La présente invention a trait à un dispositif amortisseur destiné à relier une pibcF oscillante soumise à un recul brusque, telle qu'une arme tirant en rafale, à un support, tel qu'un affût ledit dispositif ramenant la pièce à sa position initiale à la fin de la rafale. Ce dispositif est en particulier utilisable pour amortir le recul d'armes telles que des canons montés sur avions. L'arme tirant en rafale, à laquelle le dispositif selon l'invention est adapté, possède un ressort de rappel tel que les coups ne sont pas tirés après la fin du retour en position initiale de l'arme après le recul,mais pendant ce mouvement de retour, de façon à opposer à la force de recul,produite par les coups autres que le premier coup de la rafale, la force d'inertie procurée par le mouvement de retour. En d'autres termes le deuxième coup de la rafale est tiré pendant que le mouvement de retour en position est en train de s'effectuer, le tir des coups successifs de la rafale étant effectué dans les mimes conditions, de sorte que l'arme ne revient en sa position initiale qu'après le dernier coup de la rafale. On connait déjà un grand nombre de dispositifs amortisseurs d'armes et notamment d'armes automatiques. Ces dispositifs comportent généralement des moyens pour freiner 1 'arme pendant le recul et des moyens élastiques de rappel pour ramener l'arme en position initiale, des moyens de freinage complémentaires pouvant éventuellement être présents pour assurer également un freinage pendant le retour en position initiale. Ces dispositifsdéjà connus fonctionnent pendant toute la rafale, de sorte qu'ils s'usent assez rapidement. De plus ils transmettent des efforts importants à la structure qui supporte l'arme. La présente invention se propose de fournir un dispositif d'amortissement remédiant à ces inconvénients et permettant le bon fonctionnanalit d' une telle arme tout en étant de fonctionnement str et de fabrication simple et économique. L'invention se propose également, selon des perfectionnements, d'assurer l'amortissement d'armes portées par des structures légères, par exemple des structùres d'avions, de façon que les amplitudes maximum d'efforts sur la structure soient minimisées. L'invention a pour objet un dispositif d'amortissement de pièces oscillantes telles que des armes automatigues tirant en rafale dans laquelle les coups d'une rafale, à l'exception du premier coup, sont tirés pendant le mouvement de retour en position de l'arme, ledit dispositif comprenant un élément fixe, ou support, destiné à être fixé sur une structure, une pièce recu Pante recevant une partie d'arme ou constituant une partie d'arme, axialement mobile entre une position de repos et une position extrême de recul, des moyens élastiques de rappel interposés entre ledit élément fixe et ladite pièce reculante pour ramener ladite pièce en position initiale après le recul, et des moyens de freinage interposés entre l'élément fixe et la pièce reculante pour freiner ladite pièce pendant le mouvement de recul, caractérisé par le fait que lesdits moyens de freinage sont inopérants ou ont au moins une efficacité réduite pendant les mouvements de recul des coups de la rafale autres que le premier coup. Dans une première forme de réalisation simple de i'invention les moyens de freinage de recul sont disposés de façon à n'assurer le freinage que pendant une première partie de la course totale de recul et deviennent inopérants pendant le reste de la course de recul, les coups qui suivent le premier coup de la rafale étant tirés pendant que l'arme se trouve dans une position située à l'intérieur de ce reste de course de recul. Dans le cas, par exemple ot les moyens de freinage comportent des moyens d'amortissement hydrauliques, comprenant un volume de fluide diminuant pendant le recul pour chasser le fluide à travers es moyens d'étranglement, on peut avantageusement prévoir une valve dont l'ouverture est commandée par le recul de l'arme à la fin dela première partie du recul, pour permettre une sortie facile du fluide hors de la chambre sans être obligé de passer par les moyens d'étranglement pendant tout le reste du mouvement de recul. Cette forme de réalisation de l'invention n'est cependant pas préférée car, réduisant pour le premier coup de la rafale la course de freinagé à une première partie du mouvement de recul, elle oblige à assurer un freinage plus puissant, transmettant ainsi une amplitude maximale plus importante d'efforts à la structure sur laquelle est monté l'élément support. C'est pourquoi, selon un mode de mise en oeuvre perfectionné préféré de l'invention les moyens de freinage sont prévus pour être efficaces pendant la majeure partie ou la totalité du recul après le premier coup, des moyens étant prévus pour rendre lesdits moyens de freinage inopérants ou au moins réduits après le premier coup de la rafale. Selon une première forme de réalisation particulière de ce second mode de mise en oeuvre,les moyens de freinage forment une chambre disposée de préférence annulairement entre le support et la pièce reculante, ladite chambre étant divisée en un volume avant et un volume arrière variables en sens opposés l'un par rapport à l'autre grâce à un piston balladeur coopérant avec un siège présenté par la pièce reculante, des moyens de rappel étant prévus pour solliciter ledit piston vers ledit siège, ledit piston étant emmené par ledit siège lors du recul, des moyens d'étranglement étant en outre prévus pour permettre la sortie du fluide de la chambre arrière vers la chambre avant lorsque le fluide de la chambre arrière est comprimé par ledit piston balladeur qui recule. De cette façon, lorsque au premier coup, la pièce reculante emmène vers l'arrière le piston balladeur qui se trouvait appliqué contre le siège reculant par les moyens de rappel, la chambre arrière diminue de volume et le fluide qui en est repoussé freine par l'étranglement le mouvement de recul. Lorsqu'S la fin du mouvement de recul les moyens de rappel ramènent la pièce reculante vers l'avant le piston balladeur n'est soumis qu'à l'action de son organe de rappel, lequel ne lui permet de se déplacer que lentement vers l'avant à l'encontre du fluide alors que le siège porté par la pièce reculante s'éloigne beaucoup plus vite vers l'avant sous l'influence des puissants moyens de rappel de la pièce reculante. De préférence on monte le piston balladeur avec un jeu établissant une communication entre les deux volumes et dont l'importance est fonction de la vitesse de retour désirée du piston. I1 en résulte que si un deuxième coup est tiré pendant que la pièce reculante se dirige en avant vers sa position initiale, le siège se trouve éloigné du piston de sorte qu'aucun freinage n'a lieu après le deuxième coup et les coups suivants. On peut avantageusement prévoir pour assurer le freinage un clapet convenablement taré pour assurer la sortie du fluide hors du volume arrière lors du recul par l'intermédiaire d'un canal, qui débouche également dans la chambre avant, par 1' in- termédiaire éventuellement d'un second clapet. Selon une variante de l'invention on peut également prévoir des moyens pour, non pas annuler complètement le freinage pendant le fonctionnement en rafale, mais pour diminuer ce freinage jusqu'd une valeur réglée. Ceci peut wantageusement être obtenu dans cette forme de réalisation en équipant le siège d'un clapet taré de préférence fonctionnant dans les deux sens. Tant que le piston reste appliqué contre le siège, le fluide est incapable de passer a travers le clapet du siège et on obtient un freinage maximum. Lorsque le piston est écarté du siège pendant le tir en rafale, le mouvement dudit siège provoque un passage de fluide par le clapet de siège de façon à obtenir un freinage réduit. Dans une deuxième forme de réalisation du mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, le freinage lors du recul est assuré par un ou plusieurs organes de friction comportant une surface de friction s'appliquant contre la pièce reculante sous l'influence d'un dispositif a coins permettant de serrer ladite surface contre la pièce reculante lors du recul et de desserrer cette surface lors du mouvement de retour en position. Conformément à l'invention des moyens sont prévus pour empêcher le fonctionnement dudit organe de friction lors du recul consécutif à un coup de rafale autre que le premier. Ces moyens peuvent avantageusement comprendre un élément coulissant axial susceptible d'être déplacé pendant le mouvement de retour de l'arme pour empêcher la production de l'effet de serrage par coins qui assure la friction. Selon une forme de réalisation particulière de l'invention cet élément peut comprendre une bague susceptible de coulisser axialement sur la partie reculante et possédant dans ce but une rampe susceptible de coopérer avec une rampe complémentaire d'une seconde bague susceptible à la fois de coulisser axialement sur la pièce reculante et de pivoter sur ladite pièce à l'encontre d'un ressort de rappel, une rampe supplémentaire étant prévue dans ladite seconde bague pour coopérer avec des moyens complémentaires de l'arme. Cette seconde bague peut ainsi comprendre une lumière coopérant avec un pion présenté par la pièce reculante, ladite lumière ayant une largeur supérieure à celle du pion sur une partie de sa longueur. Pendant le recul, le pion se déplaçant vers l'arrière pénètre dans la partie la plus large de la lumière et, sous l'influence du ressort, ladite seconde bague pivote en fonction de la largeur de la lumière, repoussant la première bague, vers l'avant. Ce pivotement de la seconde bague reste maintenu pendant une partie du retour en avant et si à ce moment un coup est tiré, la position avancée de la seconde bague empêche le fonctionnement des moyens cunérformes de freinage. Si aucun coup supplé:nentaire ne se produit, le pion, coopérant avec la partie la plus étroite de la lumière ramène la seconde bague dans sa position initiale de sorte que la première bague recule et au coup suivant qui débute une nouvelle rafale, les moyens de freinage se trouveront en position opérante. Lesdits moyens de freinage comprennent de préférence plusieurs segments à section en coin munis d'une surface de friction et coopérant avec une bague à surface interne tronconique disposée autour desdits segments, ladite bague étant de préférence sollicitée vers l'avant par des moyens élastiques de sorte qu'au cours du recul la compression de ce ressort augmente la force de friction jusqu'à un équilibre entre ladite force et le degré de compression du ressort. Ledit ressort peut avantageusement s'appuyer sur le support fixe de sorte que l'effort de friction demeure sensiblement constant. En variante le ressort peut s'appuyer sur la partie mobile laquelle, s'éloignant en arrière, entraine au fur et à mesure du recul une diminution de la compression du ressort et par conséquent une diminution progressive de la friction. De plus les segments de friction en forme de coin peuvent avantageusement comprendre un talon susceptible de venir en butée contre une butée du support pour limiter le mouvement possible de l'organe de friction et par là les amplitudes de pointe de la friction. Selon un perfectionnement de l'invention des moyens de freinage supplémentaires peuvent être prévus pour assurer un freinage pendant le mouvement de retour en position et dans ce cas des moyens sont prévus pour annuler, ou au moins limiter ce freinage pendant une première partie de la course de retour durant laquelle un autre coup est susceptible d'être tiré. Dans la première forme de réalisation hydraulique ces moyens de freinage peuvent comprendre la même chambre divisée en deux volumes et un siège supplémentaire est alors prévu, susceptible de s'appliquer contre la face arrière du piston balladeur pour chasser le fluide contenu dans la chambre avant vers la chambre arrière par l'intermédiaire de moyens d'étranglement, ledit siège postérieur étant sépare du 9ège antérieur d'une distance suffisante pour que lors du mouvement de retour en position le siège postérieur ne vienne au contact de la face postérieure du piston qu'après une premier partie de course de retour pendant laquelle un coup est susceptible d'être tiré. Dans la seconde forme de réalisation on peut avantageusement prévoir une disposition d'organes de friction en forme de coins coopérant avec un organe cunéiforme de commande, disposés de pré Ëérence de façon symétrique par rapport aux organes de freinage de recul. Des moyens sont alors prévus pour empêcher l'effet de coin de se produire pendant la première partie de la course de retour, ces moyens pouvant avantageusement comprendre une bague repoussée en arrière par un ressort et susceptible d'empêcher le mouvement vers l'avant des organes de friction, des moyens étant prévus sur la pièce reculante pour repousser cette bague vers l'avant après ladite première partie de course de retour. Ces moyens peuvent avantageusement consister en un pion ou relief présenté par la pièce reculante et susceptible de se débattre dans une gorge interne de la bague. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaitront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif, et se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente une vue schématique en coupe axiale d'un dispositif selon l'invention, - les figures 2, 3 et 4 représentent une vue de la chambre de ce dispositif pour différentes positions de la pièce reculante, - la figure 5 représente une vue partielle en coupe axiale d'un dispositif selon une variante de l'invention, - la figure 6 représente une vue en coupe axiale d'un dispo- sitif selon une autre forme de réalisation, - la figure 7 représente une vue partielle de dessus de la bague arrière de la figure 6, - les figures 8 à 11 représentent respectivement des vues analogues aux figures 6 et 7 pour différentes positions de la pièce reculante. On se réfère aux figures 1 à 4. Le dispositif représenté comporte une pièce reculante 1 de forme généralement cylindrique présentant une partie véritable- :tent cylindrique la et une portée de rotules lb pour recevoir une arme telle qu'un canon d'avion. Une pièce 2 de forme généralement cylindrique, avec un flasque 2a, est portée par la structure de l'avion et contient à son intérieur la partiè la de la pièce reculante, laquelle est susceptible de coulisser axialement è l'intérieur du support fixe constitué par la pièce 2.Une partie cylindrique centrale 2b de la pièce 2 forme avec un manchon périphérique 3- une chambre annulaire allongée 4 qui communique par desperçages 5 avec un volume annulaire 6 délimité par la pièce 2, la pièce 1 et un joint à membrane 7 susceptible d'assurer l'étanchei- té du volume annulaire 6 malgré les mouvements axiaux de la pièce 1 par rapport au support 2. L'autre extrémité de la chambre annulaire 4 est refermée par une pièce fixe 8 qui vient prolonger la pièce 2 et qui possède des perçages 9 mettant en communication la chambre 4 avec un volume antérieur 10 également étanchéifié par une membrane 11 analogue à la membrane 7. Entre la partie fixe 2b et la surface extérieure de la partie cylindrique la se trouve déterminée une chambre annulaire 12 refermée à son extrémité arrière par une rondelle 13 munie d'un perçage 14 normalement obturé par un clapet de non-retour 15 sollicité par un ressort convenable et logé dans un logement de la pièce 2, le clapet 15 permettant lorsqu'il est repoussé, de faire communiquer l'orifice 14 avec un perçage 16 débouchant dans la chambre 4.La rondelle 13 possède un second perçage qui coopère avec un clapet de non-retour 17 sensible à la pression régnant dans le volume 6 et permettant, lorsqu'il est repoussé, de mettre en communication le volume 4 avec l'intérieur de la chambre 12. La partie antérieure de ladite chambre 12 est obturée par un rebord interne 18 de la pièce 8 comprenant un premier logement pour un clapet de non-retour 19 qui, lorsqu'il est repoussé permet le passage du fluide depuis la chambre 12 par une lumière 20 à la chambre 4 par une seconde lumière 21. Un deuxième logement, diamétralement opposé, permet de recevoir un clapet de non-retour 22 communiquant par une lumière 23 avec le volume 10 et par une lumière 24 avec la chambre 12. Sur la partie la de la pièce reculante est fixée une bague arrière 24 munie d'un rebord 25 cette bague 24 étant prolongée vers l'avant par une deuxième bague 26 munie d'un rebord 27, la bague 26 étant également rigidement fixée sur la pièce reculante. Par ailleurs, à l'intérieur de la chambre 12 se trouve un piston annulaire balladeur 28 dont la face antérieure 29 est susceptible de coopérer avec le rebord 27 alors que sa face postérieure est susceptible de coopérer avec le rebord 25. Comme on le voit sur le dessin, un certain jeu diamétral 31 est réalisé entre le piston 28 et les bagues 24, 28. Ce jeu est déterminé en fonction de la raideur du ressort 32, des dimensions du piston, de la viscosité du fluide pour régler à la valeur voulue la faible vitesse de retour du piston. Le piston 29 est sollicité vers l'avant par le ressort 32 dont la force est notablement inférieure aux moyens élastiques de rappel (non représentés) qui assurent le retour en position initiale de la pièce reculante-après le tir.Les espaces 4, 6, 10, 12 sont remplis d'huile. La position représentée sur la figure 1 correspond à la position de repos, avant le tir, position dans laquelle le piston 29 se trouve appliqué contre le siège 27 par le ressort 32. Dans cette position on tire un premier coup. La pièce reculante 1 va alors se diriger vers l'arrière dans le sens du recul matérialisé par la flèche R, à l'encontre de ces moyens de rappel élastiques (non représentés). Pendant le recul, comme on le voit sur la position intermédiaire représentée sur la figure 2, le volume arrière 33 de la chambre 12 est progressivement réduit tandis que le volume avant 34 de la chambre augmente. La pression à l'intérieur du volume 33 tend donc à augmenter et contribue à appliquer fermement le piston 29 contre le siège 27.De plus lorsque la pression a atteint une certaine valeur le clapet taré 15 s'ouvre et le fluide s'échappe de la chambre 33 pour gagner, par la lumière 16, la chambre 4 et de là, en forçant le passage par le clapet 22, regagner le volume antérieur 34. On obtient de ce fait un freinage ou amortissement hydraulique pendant toute la durée du recul. Lorsque la pièce reculante 1 est arrivée dans sa position extrême de recul (non représentée) ses moyens de rappel la repoussent alors vers l'avant en sens opposé à la flèche R et la pièce reculante avance à nouveau rapidement vers sa position initiale. Le piston balladeur 28 pour sa part, n'est sollicité vers l'avant que par son faible ressort 32 et, en raison de la résistance offerte par le fluide il ne progresse qu'avec lenteur. En fait, comparé à la vitesse importante d'avance de la pièce reculante, le piston 28 reste pratiquement dans sa position et le siège 27 étant éloigné du piston, le passage est libre entre les volumes 33 et 34 par l'intermédiaire du jeu 31 de sorte qu'aucun amortissement n'a lieu et ceci jusqu'au moment où en raison de la poursuite de l'avance de la pièce reculante 1, le rebord ou siège arrière 25 vient au contact de la face arrière 30 du piston. A ce moment le piston est emmené vers l'avant par la pièce reculante et le passage directe entre les volumes 33, 34 est obturé.La pression tend alors à monter à l'intérieur de la chambre 34 ce qui provoque l'ouverture du clapet 19 et l'expulsion du fluide hors de la chambre 34 pour regagner, par l'intermédiaire du passage 4 et du clapet 17 qui s'ouvre, le volume arrière 33 comme on le voit sur la figure 4. Lorsque la pièce reculante est revenue à sa position de départ représentée sur la figure 1, le piston 28 se détache lentement vers l'avant sous l'influence du ressort 32 et revient progressivement à sa position représentée sur la figure 1 et un nouveau coup peut être tiré. L'arme montée dans la pièce reculante 1 est cependant conçue pour tirer par rafale de façon telle qu'après un premier coup tiré comme décrit ci-dessus, le deuxième coup de la rafale se produise au moment où, dans une première phase de retour, le siège 27 s'est éloigne du piston 28 mais où le siège arrière 25 se trouve encore à une certaine distance de la face arrière 30 du piston 28, cette position étant visible sur la figure 3. Ce deuxième coup va alors interrompre l'avance de la pièce reculante et au contraire tendre à repousser la pièce reculante en arrière avec une force cependant reduite en raison de l'inertie de la pièce reculante et de l'arme qui se déplace rapidement vers l'avant au moment du deuxième coup. Lors de ce nouveau recul le piston balladeur n'a encore pratiquement pas bougé de sorte qu'il n'est pas en contact avec les sièges et que les volumes 33 et 34 restent constants ; aucun freinage ne se produit. Les moyens de rappel ramènent à nouveau la pièce reculante vers l'avant à la fin de ce second recul et toujours dans une position telle que celle représentée par exemple sur la figure 3, le troisième coup de la rafale est tiré, toujours sans amortissement. Après le dernier coup de la rafale, le mouvement de retour en position de la pièce reculante 1 n'étant pas interrompu par un coup, continue de se produire et finalement le siège 25 vient prendre en charge la face arrière 30 du piston balladeur et on se retrouve dans la position de la figure 4 jusqu'au retour de la pièce reculante à sa position initiale. Différentes variantes peuvent bien entendu être envisagées dans cette forme de réalisation et en particulier la forme et la disposition des différents organes peuvent être modifiées de façon notamment à être plus facilement accessibles ou réglables depuis l'extérieur. On se réfère à la figure 5. Dans cette forme de réalisation particulière, le piston 8 s'appuie contre un siège avant 35 constitué par un rebord s'étendant à partir d'une bague 36 et possédant deux logements diamétralement opposés, occupés respectivement par deux clapets de non-retour disposés de façon inverse 37, 38.. Les clapets repoussés par leurs ressort obturent normalement deux passages 38, 39. Pendant le recul qui suit le premier coup, le piston 28 reste maintenu contre le siège 35 et les valves ou clapets non représentés permettent l'évacuation du fluide hors du volume 33. Par contre, pendant le fonctionnement en rafale et comme vu cidessus, le piston 28 est écarté des sièges 35 et 25, de sorte que le volume 34 est divisé en deux parties par le siège 35 et le fluide circule entre ces deux parties par le clapet 38 lors du recul, et par le clapet 37 lors de l'avance, le tarage de ces clapets permettant ainsi d'assurer un freinage pendant la rafale, freinage avantageusement limité à une valeur relativement faible. On se réfère aux figures 6 à 11. Dans cette seconde forme de réalisation la pièce reculante 41, qui recule dans le sens de la flèche R sous l'effet d'un coup, coulisse axialement a l'intérieur d'un support fixe 42 dont on voit seulement une partie cylindrique. Sur la périphérie de la pièce reculante 41 sont disposés une pluralité d'organes de friction 43 s'étendant chacun selon un secteur de cercle et possédant en section une forme de coin avec un plan incliné dont la face interne porte un revêtement de friction 44. L'organe 43 présente en outre un épaulement ou talon 45 susceptible de venir en butée contre un décrochement interne 46 du support 42. La totalité des organes 43 sont disposés à l'intérieur d'un anneau 47 soumis à l'action d'un ressort 48 constitué de rondelles Belleville et qui prend appui sur une partie 49 solidaire du support 42. Disposés de façon symétrique par rapport à un plan diamétral, on retrouve une pluralité d'organes de freinage 50 similaires aux organes 43, munis de surface de friction 51, d'un talon ou rebord 52 et coopérant avec une bague périphérique 53 à surface intérieure tronconique rappelée vers l'arrière par un ressort 59 constitué de rondelles et prenant appui sur une partie 60 du support 42. Un ressort relativement faible 61 est interposé entre les deux talons 45, 52. Comme on le voit une bague 62, montée coulissante sur la pièce reculante 41, est sollicitée vers l'arrière par un ressort 63 s'appuyant sur la partie 60. Cette bague 62 présente une gorge interne 64 à 1-' intérieur de laquelle peut se débattre un pion 65 présenté par la pièce 41. Du côté arrière se trouve disposée une première et une seconde bague 66, 67, la bague 67 présentant un talon 68 ayant une échancrure dans laquelle pénètre l'extrémité 69 d'un ressort qui tend à faire tourner la bague 67 dans le sens de rotation de la flèche F. Dans la position initiale représentée sur les figures 6 et 7, la rotation de la bague 67 est empêchée par un pion 70 solidaire de la pièce reculante 41 et pénétrant dans une lumière 71 de la bague 67, ladite lumière présentant une partie antérieure 71a dont la largéur est légèrement supérieure à la largeur du pion 70 et une partie 71b plus large, les deux parties 71a et 71b étant raccordées par un bord incliné.La bague 66 est pour sa part immobilisée en rotation par un pion 72 qu'elle présente et qui pénètre à l'intérieur d'une rainure axiale 73 pratiquée dans la pièce reculante 41. On peut voir que la bague 67 présente sur sa partie avant une rampe 74 en face de laquelle se trouve normalement disposée une rampe 75 de la bague 66. On comprend dès lors que lorsque la bague 67 tourne dans le sens de la flèche F,la rampe 74 agit avec la rampe 75 pour repousser vers l'avant la bague 66. Lorsqu'on tire un coup, la pièce reculante 41 se met à reculer dans le sens de la flèche R. Les organes de friction 50 se trouvent entrainés par la pièce recuiante vers l'arrière et se dégagent d'avec la bague conique 53, le faible ressort 61 étant incapable de s'opposer à ce mouvement. On se trouve alors dans la position des figures 8 et 9 qui montrent une position de recul intermédiaire et les organes 50 n'exercent pratiquement pas d'effort de friction. Avant la fin du mouvement de recul la bague 62 est amenée en contact avec l'extrémité antérieure des organes 50 et contribue à les maintenir à l'écart de la bague 53. Par contre les organes 43 qui tendent à reculer se coincent dans la bague 47 laquelle tend à reculer sous cet effet mais rencontre la résistance importante du ressort 48 et l'on obtient de ce fait, pendant tout le recul un freinage efficace sensiblement constant. Le talon 45 limite en outre la possibilité d'engagemment des organes 43 dans la bague 47 évitant ainsi tout risque de broutage. Par ailleurs en raison du recul le pion 70 pénètre dans la partie large de la lumière 71, comme représenté sur la figure 9. Le ressort 69 essaye de faire tourner la bague 67 dans le sens de la flèche F, cependant il en est empêché par le fait que la butée 74 bute contre la butée 75 de la bague 66, laquelle ne peut guère se déplacer vers l'avant en raison de la présence des organes de friction 43 vigoureusement sollicités vers l'arrière. Après la fin du recul la pièce reculante 41 avance dans le sens contraire à la flèche R. Ce mouvement inverse tend à entrainer vers l'avant les organes 43 lesquels se dégagent ainsi d'avec la bague 47 et n'exercent plus leur action de friction. La bague 66 ne rencontre alors plus de résistance de la part des organes 43 et de ce fait la bague 67 peut tourner dans le sens de la flèche F et faire avancer la bague 66, laquelle à son tour repousse encore plus loin vers l'avant les organes 43 hors de portée de la bague 47, comme représenté sur les figures 10 et 11. Cette position reste maintenue tant que le pion 70 se trouve dans la partie large 71b mais à partir du moment où il rencontre le rétrécissement de la lumière 71 il fait à nouveau tourner la bague 67 en sens inverse de la flèche F de sorte que la bague 66 n'est plus repoussée vers l'avant par la bague 67. Simultanément pendant le retour en avant les organes 50 sont sollicités par la pièce reculante 41 vers l'avant en direction de la bague 53. Pendant une première partie du mouvement de retour en avant ce déplacement des organes 50 est cependant empêché car la bague 62 repousse ces organes 50 vers l'arrière loin de la bague 53. Ce n'est qu'après une première phase de mouvement de retour, ronction de la largeur de la gorge 64, que le pion 65 vient en contact du bord antérieur de la gorge et à ce moment-là emmène en avant la bague 62 à l'encontre du ressort 63. Les organes 50 peuvent alors se diriger vers l'avant et venir au contact de la bague 53 et assurer leur effort de friction maintenu sensiblement constant par la poussée du ressort 59. A la fin du coup les diffé- rents éléments du dispositif d'amortissement se retrouvent dans la position représentée sur la figure 6. Si maintenant un premier coup ayant été tiré, on tire un second coup de rafale au moment où la pièce reculante n'a parcouru qu'une première partie de son trajet de retour et durant laquelle le freinage des organes 50 est inopérant car la bague 62 n'a pas encore été ramenée vers l'avant, la pièce reculante interromptsa course en avant et se dirige à nouveau vers l'arrière. Cependant au moment où survient ce second coup, la bague 67 est en position pivotée et la bague 66 est repoussée vers l'avant et dans cette position représentée sur lesfigureslO et 11, les organes 43 sont empêchés de reculer et ne peuvent donc coopérer avec la bague 47 pour assurer leur effort de friction. Le recul se produit donc sans friction de même que l'avance qui suit ce second recul, avance durant laquelle on tire le troisième coup de la rafale et ainsi de suite. En définitive, on voit que dans le dispositif décrit le freinage est assuré pendant'tout le recul consécutif au premier coup, il est interrompu pendant une première partie de la course de retour en avant pendant lequel se produit le second coup de la rafale, il est interrompu pendant le recul qui suit la rafale et'pendant tout le fonctionnement successif en rafale. Après le dernier coup le freinage est effectué pendant la deuxième partie de la course de retour en position. On comprend que dans les différentes formes de réalisation aucune usure des pièces ne se produit pendant la rafale du fait que l'amortissement se trouve supprimé, à l'exception de la réalisation selon la figure 5 dans laquelle un faible amortissement se produit durant la rafale. RE VE NDlCAT IONS 1. Dispositif d'amortissement de pièces oscillantes telles que des armes automatiques tirant en rafale dans laquell9 les coups d'une rafale, à l'exception du premier coup, sont tirés pendant le mouvement de retour en position de l'arme, ledit dispositif comr prenant un support destiné à être fixé sur une structure, une pièce reculante recevant une partie d'arme ou constitznt une partie d'arme, axialement mobile entre une position de repos et une position extrême de recul, des moyens élastiques de rappel interposés entre ledit élément fixe et ladite pièce reculante pour ramener ladite pièce en position initiale, et des moyens de freinage interposés entre ledit élément fixe et ladite pièce reculante pour freiner ladite pièce pendant le mouvement de recul, caractérisé par le fait que lesdits moyens de freinage sDnt ino pérants ou ont au moins une efficacité réduite pendant les mouvements de recul des coups de la rafale autres que le dernier coup 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte en plus des moyens de freinage interposés entre l'élément fixe et la pièce reculante pour freiner ladite pièce pendant le mouvement de retour, lesdits mayens de freinage étant inopérants ou ayant au moins une efficacité ré pendant une première partie de la course de retour. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens pour rendre lesdits moyens de freinage inopérants ou au moins réduits après le premier coup de rafale. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revenditations 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comprend une chambre hydram- lique divisée en un volume avant et un volume arrière variable en sens opposés par un piston balladeur soumis à des moyens de rappel et coopérant avec un siège présenté par la pièce reculante pour être entrain par ledit siège lors du recul, des moyes d'étran- glement étant en outre prévus pour permettre la sorte da fluide hors de la chambre arrière vers la chambre avant lorsque ledit piston balladeur est entrains en recul par la pièce reculante. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la vitesse de retour du piston balladeur livre est déter- minée par un jeu reliant les volumes avant et arrière 6. Dispositif selon les revendications 2 et 4 caractérisé par le fâit qu'il comprend en outre un siege arrière porté par ladite pièce reculante et susceptible de coopérer avec la face postérieure du piston balladeur, ledit piston étant susceptible d'être ramené en avant par ledit siège arrière après un certain délai. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 a 6, caractérisé par le fait que l'un desdits sièges comprend au moins un clapet de non-retour taré pour un passage dans un sens. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ledit siège comprend un deuxième passage avec un clapet de non-retour disposé en sens inverse. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisé par le fait que ladite chambre présente à ses deux extrémités des clapets de non-retour tarés permettant d'assu rer la circulation de l'un des volumes vers l'autre. 10.Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins un organe de friction comportant une surface de friction s'appliquant contre la pièce reculante sous l'influence dnun dispositif à coin, des moyens étant prévus pour rendre inopérant ledit organe de friction après le recul consécutif à un premier coup. 11.Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait qu'il comprend un élément coulissant axial susceptible d'être déplacé pendant les mouvements de retour de l'arme pour empêcher le fonctionnement dudit dispositif de serrage par coins. 12.Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que ledit élément coulissant axial est constitué par une bague coulissante immobilisée en rotation et cooperant avec une seconde bague susceptible de coulisser sur la pièce reculante et de pivoter sur ladite pièce sous l'influence d'un ressort de rappel, ladite seconde bague possédant une rampe susceptible de coopérer, sous l'influence du pivotement avec une rampe de la première bague pour repousser ladite première bague en avant. 13.Dispositif selon la revendication 12, caractérisé par le fait que ladite seconde bague comporte une lumière coopérant avec un pion de la pièce reculante, ladite lumière présentant, vers 1' avant, une partie de faible largeur empêchant la rotation de la bague, suivie d'une partie de plus grande largeur permettant la rotation de la bague après une première phase de recul. 14.Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens de frei nage de retour en position comprenant au moins un organe de friction s'appliquant contre ladite pièce reculante sous l'influence d'un dispositif à coins pendant le retour en position, et par le fait qu'il comporte une bague susceptible de coulisser sur la pièce reculante et rappelée en arrière par un ressort pour rendre inopérant ledit dispositif à coins ainsi que des moyens pour emmener ladite bague à l'encontre du ressort après un certain délai pendant le mouvement de retour. 15.Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que lesdits moyens comprennent un pion solidaire de la pièce reculante coopérant avec une gorge plus large de la bague. 16.Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 15, caractérisé par le fait que ledit dispositif à coins comprend une bague à surface intérieure tronconique coopérant avec les surfaces tronconiques des organes de friction et repoussée en direction de blocage par des moyens élastiques. 17.Dispositif selon la revendication 16, caractérisé par le fait que lesdits organes de friction possèdent un talon susceptible de coopérer avec une butée de support.