FR 2505988 A3 19821119 FR 8109745 A 19810515 La présente invention concerne une installation de chauffage central comprenant une chaudière comportant un foyer pourvu d'un brûleur et une réserve d'eau dont I'entrée et la sortie sont respectivement reliées aux canalisations de retour et de départ d'un circuit de chauffage. La quantité d'eau contenue dans une installation de chauffage central est souvent très importante. Or, pour la chauffer et lui permettre de porter les radiateurs du circuit de chauffage à la température voulue, le brûleur doit fonctionner pendant une période de temps relativement longue au cours de laquelle il consomme une quantité appréciable de combustible. A l'heure actuelle, celui-ci est malheureusement de plus en plus cher, ce qui entraîne des dépenses de chauffage toujours plus grandes. La présente invention se propose de remédier à ces inconvénients et, pour ce faire, elle a pour objet une installation de chauffage central qui se caractér.se en ce qu'une canalisation de dérivation est branchée sur les canalisations de retour et de départ du circuit de chauffage, à proximité de l'entrée et de la sortie de la réserve d'eau de la chaudière, cette canalisation de dérivas on comportant un serpentin disposé dans le foyer de la chaudière. Le brûleur assure dès sa mise en route une surchauffe rapide de l'eau contenue dans le serpentin. Or, grace à cette eau surchauffée qui l'alimente en continu, le circuit de chauffage peut atteindre plus rapidement sa température normale de fonctionnement. Le brûleur n'a donc plus à fonctionner aussi longtemps que dans une installation de chauffage classique, ce qui permet une économie de combustible appréciable pouvant être de l'ordre de 30 à 40 %. De préférence, la canalisation de dérivation s'étend à l'extérieur de la chaudière tandis que son serpentin est coaxial avec le brûleur.Ainsi, aucun obstacle ne peut géner l'installateur chargé de raccorder et de poser la canalisation de dérivation. L'insertion de celle-ci dans une installation de chauffage central peut donc être réalisée de façon simple et peu coûteuse. On notera par ailleurs ici que le serpentin est disposé coaxialement avec le brûleur afin d'utiliser au mieux la chaleur fournie par celui-ci. Avantageusement, la canalisation de dérivation comporte un accélérateur en aval de sa liaison avec la canalisation de retourducircuit de chauffage. L'eau surchauffée peut ainsi circuler plus rapidement dans le circuit de chauffage. Celui-ci peut donc atteindre encore plus rapidement sa température normale de fonctionnement. Selon un mode de réalisation préféré, la canalisation de dérivation comporte un clapet anti-retour en amont de sa liaison avec la canalisation de départ du circuit de chauffage, ce clapet interdisant la circulation de l'eau de la canalisation de départ vers la canalisation de dérivation. Grâce à ce clapet anti-retour, l'eau chaude se trouvant dans la canalisation de départ du circuit de chauffage ne peut pas revenir dans la canal i- sation de dérivation. Les risques pour que les pressions dans les canalisations de départ et de retour se stabilisent et empêchent une circulation normale de l'eau sont donc totalement éliminés. De préférence, la canalisation de dérivation comporte un orifice calibré en amont du clapet anti-retour. Cet orifice permet la création d'une surpression dans la canalisation de dérivation, surpression grâce à laquelle le circuit de chauffage peut atteindre Sd température de fonctionnement encore plus rapidement. Pour éviter tout risque d'incident, un dispositif de sécurité est monté dans la canalisation de dérivation pour empêcher le fonctionnement du brûleur au cas où ladite canalisation de dérivation ne contiendrait plus d'eau. Un mode d'exécution de la présente invention sera décrit ci-après à titre d'exemple nullement limitatif en référence au dessin annexé dans lequel la figure unique représente schématiquement une installation de chauffage central conforme à la présente invention. L'installation de chauffage central que l'on peut voir sur le dessin comprend une chaudière 1 comportant d'une manière connue en soi un foyer 2 dans lequel débouche un brûleur 3, une cheminée 4 pour l'évacuation des fumées, et une réserve d'eau 5 dont l'entrée 6 et la sortie 7 sont respectivement reliées aux canalisations de retour 8 et de départ 9 d'un circuit de chauffage 10 comportant des radiateurs tels que celui représenté en 11. De façon habituelle, la réserve 5 de la chaudière, tout comme les canalisations 8 et 9 et les radiateurs 11 du circuit de chauffage, sont remplis d'eau. Celle-ci est mise en circulation dans le sens des flèches représentées sur le dessin lors du fonctionnement du brûleur 3 et assure le chauffage des différentes pièces dans lesquelles sont installés les radiateurs 11. Bien que cela paraisse évident pour l'homme de l'art, on rappelera à toute fin utile que pendant le fonctionnement de l'installation de chauffage, la canalisation de départ 9 véhicule l'eau chaude sortant de la réserve de la chaudière et que la canalisation de retour 8 véhicule l'eau refroidie et la ramène dans la réserve. Conformément à l'invention, une canalisation de dérivation 12 est branchée sur les canalisations de retour et de départ du circuit de chauffage, à proximité de l'entrée et de la sortie de la réserve d'eau 5 de la chaudière. Cette canalisation de dérivation s'étend à l'extérieur de la chaudière et peut donc être aisément mise en place. Elle comprend deux vannes d'isolation 13 et 14 montées à proximité de ses points de jonction avec les canalisations 8 et 9, une vanne de sécurité de manque d'eau 15 en aval de la vanne d'isolation 13, un accélérateur 16 en aval de la sécurité 15, un serpentin 17 disposé dans le foyer 2 de la chaudière et s'étendant coaxialement avec le brûleur 3, un orifice calibré 18 en amont du serpentin, et un clapet anti-retour 19 monté entre l'orifice calibré et la vanne d'isolation 14 de façon à empêcher l'eau contenue dans la canalisation 9 de revenir dans la canalisation de dérivation. Dans l'exemple représenté, le serpentin 17 est hélicoldal. Mais il va de soi qu'il pourrait avoir une toute autre forme, ses spires pouvant par exemple être rectangulaires ou carrées. On notera ici que l'introduction du serpentin dans le foyer de la chaudière peut avantageusement être effectuée par l'ouverture devant laquelle s'étend le portillon (non représenté) portant le brûleur. Lorsque le brûleur fonctionne,l'eau contenue dans le serpentin est rapidement surchauffée. Sous l'action de l'accélérateur 16 et de l'orifice calibré 18, elle se dirige sous une pression élevée vers la canalisation de départ 9 et permet un chauffage très rapide du radiateur 11. L'eau froide circulant dans la canalisation 8 de retour se dirige en partie dans la canalisation de dérivation pour être surchauffée dans le serpentin et en partie dans la réserve 5 dans laquelle elle s'échauffe de la façon usuelle sous la chaleur dégagée par le brûleur. Grâce à la canalisation de dérivation, le temps nécessaire pour chauffer l'eau du circuit de chauffage peut être réduit de 30 à 40 %, ce qui permet de diminuer le temps de fonctionnement du brûleur et donc de diminuer la consommation en combustible. Pour être complet, on précisera que la canalisation de dérivation peut être constituée par un tube en acier dont le diamètre est choisi en fonction de la puissance du brûleur et de l'importance du circuit de chauffage. REVENDICATIONS i. Installation de chauffage central comprenant une chaudière comportant un foyer pourvu d'un brûleur et une réserve d'eau dont l'entrée et la sortie sont respectivement reliées aux canalisations de retour et de départ d'un circuit de chauffage, caractérisée en ce qu'une canalisation de derivation (12) est branchée sur les canalisations de retour (8) et de départ (9) du circuit de chauffage (10), a proximité de l'entrée (6) et de la sortie (7) de la réserve d'eau (5) de la chaudière (1), cette canalisation de dérivation comportant un serpentin (17) disposé dans le foyer (2) de la chaudière. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la canalisation de dérivation (12) s'étend à l'extérieur de la chaudière (1) tandis que son serpentin (17) est coaxial avec le brûleur (3). 3. Installation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la canalisation de dérivation (12) comporte un accélérateur (16) en aval de saliaison avec la canalisation de retour (8) du circuit de chauffage (10). 4. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la canalisation de dérivation (12) comporte un clapet anti-retour (19) en amont de sa liaison avec la canalisation de départ (9) du circuit de chauffage (10), ce clapet interdisant la circulationde l'eau de la canalisation de départ vers la canalisation de dérivation. 5. Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce que la canalisation de dérivation (12) comporte un orifice calibré (18) en amont du clapet anti-retour (19). 6. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'un dispositif de sécurité (15) est monté dans la canalisation de dérivation (12) pour empêcher le fonctionnement du brûleur (3) au cas ou ladite canalisation de dérivation ne contiendrait plus d'eau. 7. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la canalisation de dérivation (12) comporte deux vannes (13, 14) pour l'isoler des canalisations de départ (9) et de retour (8) du circuit de chauffage (10).