2485S596 - La présente invention concerne un procédé de réfection des surfaces en bois usées, par exemple les marches d'escaliers, dans leur forme géomé- trique d'origine par regarnissage "in situ" entre coffrages et après une préparation du bois de l'interface. La réfection traditionnelle en bois neuf, qu'elle soit totale ou qu'elle n'intéresse que le nez de la marche, est toujours pratiquée mais très coûteuse; lorsque la structure de l'escalier a joué par suite du tassement, toutes les marches se trouvent déversées aussi le remplacement de celles-ci ne corrige pas ce défaut. Il existe des techniques empruntées aux revêtements des sols, comme les vitrifications, les plastiques collés, les nez-de-marches profilés rapportés, mais il s'agit d'une réfection pelli- culaire rétablissant l'esthétique d.'un escalier vétuste. en masquant les défauts de planéité, sans y porter remède. Il est aussi connu que tout revê- tement limité à une face d'un élément en bois donne lieu à des variations affectant la planéité de celle-ci et la solidité de la liaison boisrevête- ment. Le procédé s'en distingue en ce qu'il apporte une solution au problème de la planéité, et de l'accrochage sur le bois; de plus il corrige le dévers des marches et refait intégralement les nez-de-marches endommagés à l'aide de la même matière de rechargement. Il résoud par une seule opération les défauts de structure et d'esthétique des escaliers usés. Le procédé consiste à réaliser un traitement de la surface des marches, constituées généralement en bois dur, et saturées de cires ou incrustées de poussières, au moyen d'un rabotage grossier, puis léger, exécuté d'abord à la rape à main dans le sens-des fibres du bois-(figure 1), puis à la tron- çonneuse (figure 2) équipée d'une double rangée-de gouges alternées (fig. 3)- dans un sens recoupant celui du bois, les deux opérations visant à soulever partiellement les fibres en surface créant ainsi une face échardée- très rugueuse pour permettre à la matière de rechargement de faire corps avec la marche. Après avoir délimité la zône à recharger en tenant compte des éven- tuels dévers à reprendre, un coffrage est constitué d'une part à l'aide de profils plastiques souples ou cornières notamment en chlorure de polyvinyle, taillés à longueur et fixés par clouage le long du nez-demarche et de la face retour côté limon (figure 4) et d'autre part en utilisant les deux autres faces telle la contremarche et le mur de la cage comme partie complé- mentaire du coffrage (figure 5. A et B). - L'espace ou volume à regarnir, délimité par ledit coffrage, est rempli par gravité en une seule coulée, d'une matière de rechargement très fluide dont les propriétés après durcissement sont proches de celles du bois (figure 6). Plusieurs formules spécifiques ont été élaborées pour constituer 2 2485596 la matière de rechargement; elles feront appel suivant les cas aux polyester, époxy et généralement aux résines à prise catalysée. Une composition stan- dard pourra utiliser les polyesters ignifugés, chargés, armés et pigmentés dans la masse. Le durcisseur de la résine est incorporé juste avant la coulée; il est réglé pour provoquer la gélification en moins de cinq minutes et le durcissement complet en une heure, - durée au-delà de laquelle la marche peut être circulée à nouveau, après décoffrage facilité par l'applica- tion sur la face interne des cornières de produits de décoffrage composés d'émulsion de chlorure de-polyvinyle soluble, de silicones ou de cires. Outre sa résistance au feu (classement M.1) et sa clouabilité (pour la pose de tapis) le mélange est armé-de fibres pour assurer la tenue mécanique du nez-de-marche en porte-à-faux et pour donner une résistance structurelle dans le sens de la longueur interdisant tout décollement, car à cet endroit la matière de rechargement enveloppe-le nez-de-marche sur toute sa longueur (figures 7 et 8). Ledit rechargement confère à la marche une surface plane et de niveau qui pourra être encore améliorée au plan de la sécurité par un antidérapant du nez-de-marche, soit du type- adhésif, soit constitué par un dépôt de billes de verre pleines liées avec la résine (figures 9 et 10). Le procédé objet de l'invention peut s'appliquer à la réfection des escaliers en bois usés que l'on rencontre dans la plupart des constructions anciennes, qu'elles soient d'habitation ou d'usage public, come ceux des écoles, et des bâtiments administratifs recevant le public tels les gares, les postes, les mairies, etc... Il trouvera aussi des applications intéressantes dans les revêtements de sols en bois comme les parquets endommagés ou à protéger contre l'action de l'eau, par exemple la modernisation des chambres d'hôtel que l'on pourra ainsi équiper d'un coin salle d'eau. La mise en oeuvre du procédé pourra être exécutée par un artisan appli- cateur travaillant seul, qui utilisera un outillage portatif tel que tron- çonneuse légère, râpes, pOts de matière de rechargement prête à l'emploi et des profils plastiques pour coffrage. REVENDICATIONS 1. Procédé de réfection des surfaces en bois usées, par exemple les marches d'escaliers, caractérisé en ce qu'il consiste - à réaliser une préparation de la surface d'accrochage par un rabotage grossier-puis léger, en croisant les passages au moyen d'une.rApe et d'une tronçonneuse à deux rangées de gouges, pour soulever légèrement les fibres, - à adapter autour des marches un coffrage limité aux faces libres par exemple le nez de la marche,-les extrémités en surplomb telles que contre- marches et le nur de la cage constituant par eux-mêmes les parties complé- mentaires du coffrage, ledit coffrage étant composé de profilés plastiques plats ou de forme reconstituant le nez-de-marche, mis de niveau pour cor- riger le dévers et fixés par clouage, - à couler une matière de rechargement présentant une fluidité suffisante pour remplir par gravité le volume à regarnir, un durcisseur ayant été préalablement incorporé juste avant la coulée pour assurer-la prise du mélange et une gélification rapide en moins de cinq minutes, de telle façon que l'on réalise la réfection de la-planéité et la reconstitution du nez-de-marche en une seule opérations 2. Outil de traitement de surface pour la mise en oeuvre du procédé selon revendication 1., caractérisé en ce qu'il est constitué d'une scie à chaine ou tronçonneuse à moteur dont les maillons sont équipés d'une double rangée de gouges. 3. Les coffrages pour la mise en oeuvre du procédé selon revendication 1, consistent en des cornières ou profils-souples taillables à longueur, 4. Eléments de coffrage selon revendication 3o, caractérisés en-ce qu'ils sont en matière plastique clouable notamment le chlorure de poiy- vinyle. 5. Eléments de coffrage selon revendications 3. et 4., caractérisés par leur profil en forme de façon à permettre le moulage du nez-de-marche. 6. Forme de la matière de rechargement coulée suivant procédé selon revendication 1., caractérisée par un enveloppement total du nez-demarche ancien s'opposant mécaniquement aux efforts de décollement et rigidifiant l'ensemble par sa structure en forme de gouttière. 7. Produits de décoffrage pour la mise en oeuvre du procédé selon revendication 1., caractérisés en ce qu'ils sont composés d'émulsion de chlorure de polyvinyle soluble, de silicones ou de cires.