L'invention est relative à un procédé pour produire des cellules microbiennes utilisables comme source de protéines pour des aliments et pour l'homme et pour l'animal, et elle concerne plus particulièrement un procédé pour la production de cellules d'une nouvelle espèce de bactéries, Methylomonos probui,à ces mimes fins. On sait que si la population du monde devait continuer à s'accroitre au présent taux de 76.000.000 de personnes par an, selon les statistiques des Nations Unies, il peut etre considéré comme probable que le genre humain devra confronter une crise sérieuse sur le plan de l'alimentation encore dans ce siècle et dans la mesure où les perspectives relatives à la production d'aliments dans le futur semblent être inquiétantes. Les efforts pour accrortre les sources de protéines dans les domaines de l'agriculture et de la pêche sont sujets à certaines restrictionF dans la mesure où il ne peut être envisagé que difficilement d'accrortre considérablement les surfaces cultivées dans le domaine de l'agriculture, ou' les étendues de pêche et/ou ann les rendements agricoles et en produits marins sont affectés de façon sensible par les conditions météréologiques et/ ou l'on peut s'attendre à une chute des rendements des cultures agricoles futures étant donné que les surfaces cultivées tendent à se rétrécir du fait d'un environnement défavorable dû à l'expansion constante de la population et des zones industrielles.Dans ces conditions, on place beaucoup d'espoir dans l'utilisation des protéines d'êtres unicellulaires qui peuvent dtre produits en quantités industrielles avec un rendement élevé en toute saison de l'année, à l'abri des influences des conditions météréologiques et de tout risque de produire des perturbations susceptibles de rompre des équilibres naturels. Jusqu'à ce jour on a eu recours à des saccharides et à des effluents liquides de pulpes sulfitiques en tant que matériaux de base pour la production de cellules microbiennesjtelles que des levures et l'on s'est intéressé plus récemment à des paraffines normales qui peuvent être obtenues à partir de fractions de pétrole dans des conditions économiques relativement avantageuses, et des efforts ont été réalisés dans de nombreux pays pour produire une cellule microbienne capable d'utiliser ces paraffines normales en tant que source de carboneodans le but de produire les protéines dites "protéines de pétrole". Cependant, l'utilisation de telles paraffines normales en tant que matériaux de base pour la production de cellules microbien nes n'est pas exempte de problèmes difficiles tels que ceux sont indiqués ci-après. 1") Etant donné que les paraffines sont presque insolubles dans les milieux de culture, il faut avoir recours, pour faci liter une culture, à des moyens tels que des agitateurs à vi tesse élevée et à des agents dtémulsification ou de dispersion qui doivent être introduits dans le milieu, à une aération pous sée à l'échelle industrielle , ce qui résulte en une consomma tion accrue en énergie. 2") Etant donné que la fermentation s t accompagne de la produc tion d'une énergie calorifique élevée, jl faut prévoir des dépenses élevées pour assurer le refroidissement du milieu. 3 ) Des dépenses élevées sont également liées à la nécessité d'éliminer des substances dangereuses telles que le 3,4-benzo pyrène. 4") Il n'est pas facile de séparer la para-ffine.normale du milieu contenant les cellules microbiennes produites. Afin d'éviter de tels problèmes, on également suggéré l'utilisation diacide acétique,d'éthanol, de matériaux de rejet obtenus lors du traitement de produits de l'agriculture et de la puche etc... en tant que matériaux de base (source de carbone) pour la production de cellules microbiennes. Cependant, ces matériaux se caractérisent toujours encore par de nombreuses diffi cultés sur le plan des coûts et de la stabilité de l'approvision nement.On mentionnera que l'on s'est également intéressé au méthane et au dioxyde de carbone au titre des matériaux de base, car ils peuvent être disponibles en abondance et dans des condi tions économiques ; leur utilisation est cependant limitée par les problèmes du taux de croissance insuffisant des microorganismes sur ces milieux et du cott des équipements de production étant donné que ces matériaux sont à l'état gazeux. L'invention découle des études qui ont été faites relati vement aux sources de carbone pour la production de cellules microbiennes et de la conclusion à laquelle il a été abouti et selon laquelle le méthanol est exempt des difficulté susmention nées et, par conséquent, le mieux approprié en tant que source de carbone. Le méthanol peut Qtre produit en quantités indus trielles à partir du pétrole, du charbon et du gaz naturel, de sorte que les conditions d'approvisionnement sont stables et qu'il peut être aussi obtenu dans des conditions économiques. En outre, il est approprié,en raison de sa solubilité dans l'eau à la constitution de source de carbone dans un milieu de culture pour microorganismes. L'invention a également pour but l'obtention de microorganismes effectivement capables d'assimiler le méthanol au titre de la source de carbone. Les moississures, les levures et les bactéries constituent des exemples typiques de microorganismes qui sont capables d'assimiler le méthanol au titre de la seule source de carbone. Cependant, les moissisures et les levures ont un taux de croissance plus lent que les bactéries, les levures requérant aussi des facteurs de croissance cofteux en vue de promouvoir leur croissance, si bien que ces substances constituent un obstacle sur le plan économique, à la production de cellules microbiennes préférées. Il faut aussi noter que les moississures, comme les levures, sont caractérisées par une teneur plus faible en protéines brutes, facteurs importants lorsque l'on prend en considération les qualités nutritives des cellules microbiennes obtenues et aussi que les teneurs des protéines de leurs cellules en soufre sont également inférieures à celles des protéines originaires de bactéries. Les levures présentent un avantage considérable en raison de leur teneur en acidesnucléiqu plus faible que celle des bactéries, mais legrapport5des teneurs en protéines aux teneurs en acide nucléique sont sensiblement égales pour les levures et les bactéries. Il peut donc être constaté qu'il est plus avantageux,pour obtenir un accroissement de productivité,d'avoir recours à des cellules bactériennes riches en protéines en tant que source de protéines pour des aliments. Divers rapports récents font état de bactéries en tant que cellules microbiennes qui sont capables de se développer en utilisant le méthanol en tant que source de carbone. Parmi les rapports représentatifs, on peut citer les suivants : préparation de cellules par l'usage de bactéries appartenant au Pseudomonas par Kono et Coll. (Collection of Summaries of Lectures at Japan Agricultural Chemistry Society Congress 1H-23, 1970), Production de cellules par l'utilisation de Achromobacter méthanolophiaet Pseudomonas insneta de Kurasawa et Coll. (Collection of Summarles of Lectures at Japan Agricultural Chemistry Society Congress 41-31,1970), et Production de cellules utilisant Pseudomonas méthanolica par Terui et Coll. (Collection of Summaries of Lectures at Japane Agricultural Chemistry Society Congress 2E-07,1971). Selon l'invention, on a découvert et isolé de nouvelles espèces bactériennes dans le monde naturel, qui sont capables de se développer en utilisant le méthanol comme source de carbone et ce de la façon la plus efficace, dont le taux de croissance est extremement élevé et qui ont aussi une teneur élevéeen protéines. La présente invention concerte donc également une méthode de production de cellules microbiennes qui peuvent être utiliséesen tant que source de protéines de qualité élevée t ce procédé mettant en oeuvre une culture de ces nouvelles espèces bactériennes dans un milieu contenant du méthanol en tant que source de carbone. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé dé production de cellules microbiennes appartenant à une nouvelle espèce de bactéries, Methylomonas probus par culture et propagation dans un milieu contenant du méthanol en tant que source de carbone. Les corps microbiens utilisés dans le cadre de cette invention se caractérisent par de nombreuses différences vis-à-vis des bactéries connues mentionnées plus haut, au point qu 'il a été jugé qu'il s'agissait d'une espèce nouvelle de bactéries, laquelle a été désignée sous le nom Methylomonas probus NB-2000. Cette nouvelle espèce bactérienne a fait l'objet d'un dépôt sous le n" FERM-P 3193, à la date du 14 août 1975, à l'institut de Recherche sur les Fermentations de l'Agence de l'industrie des Sciences et de la Technologie (Chiba-shi au Japon), un organe gouvernemental désigné par le Directeur Général de l'Office des Brevets du Japon. L'invention a également pour but de fournir un procédé permettant une production avantageuse de cellules microbiennes riches en protéines, qui peuvent/eutB isées de façon efficace comme source de protéines dans des aliments. Des caractéristiques supplémentaires de l'invention apparaf- tront encore au cours de la description de l'invention qui suit. Le procédé selon l'invention peut comprendre la culture et la propagation de Methylomonas probus dans un milieu contenant des agents nutritifs minéraux et du méthanol comme source de carbone, la séparation et la récolte des cellules qui se sont développées. Methylomonas probus qui est utilisé dans le cadre de l'invention est caractérisé par les propriétés mycologiques suivantes. a) Propriétés morphologiques (1)Forme et taille des cellules : Bacille à 1, 2 ou 3 charrettes ayant une taille de 0,5 0,7 x 1,0 - 1,5 microns. (2) Polymorphisme des cellules : Absence de polymorphisme (3) Mobilité : Nobilité due à un flagelle unique polaire, (4) Spores: Ne forme pas de spore. (5) Coloration Gram : Gram négatif. L'examen des propriétés morphologiques sus-indiquées a été réalisé sur des cellules cultivées dans un milieu synthétique contenant un sel minéral (1) (la composition du milieu,pnSiquée plus loin),à 30 C,pendant une durée de 24 à 48 heures. (6) Résistance aux acides : - (moins) b)Condition de culture dans le milieu choisi (1) Culture sur plaque d'agar avec un milieu synthétique à base de sels~minéraux (1) Les bactéries selon l'invention donnent lieu à une croissance abondante et forment des colonies lisses, entières et convexes circulaires. Les colonies sont semi-transparentes et luisantes. Elles présentent une couleur grisâtre, blanche ou rose. (2) Culture sur agar incliné avec un milieu synthétique à base de sels minéraux (1) Le taux de croissance de l'espèce bactérienne est moyen. La colonie formée est filiforme et est luisante. Sa couleur est grisâtre, blanche ou rose. On ne note pas de pigment diffusant. (3) Culture sur plaque de bouillon d'agar On ne note aucune croissance ou seulement un léger taux de croissance. Lorsque se produit ce taux léger de croissance, la colonie formée a une taille inférieure à 0,5 mm (après culture pendant 48 heures à 30"C). La culture est lisse, circulaire, lustrée et transparente. (4) Culture inclinée sur bouillon d'agar On constate l'absence de croissance ou seulement un léger taux de croissance. Dans ce dernier cas, la colonie formée est filiforme et transparente. (5) Culture sur bouillon liquide On ne constate aucune croissance. (6) Culture sur bouillon de gélatine inoculé en profondeur On ne constate aucune croissance et la gélatine n'est pas liquéfiée. (7) Lait de Litmus (échantillon de lait de Litmus fabriqué par la Société DIFCO Inc.) : On ne constate aucun changement. L'addition de 1 % de méthanol ne cause pas davantage de changement. c) Diverses propriétés physiologiques tat donné que l'on ne constate pas une croissance suffisante d'espèces bactériennes selon l'invention dans les milieux utilisés par les méthodes classiques crins chacun des tests 1 à 8 suivants, les essais ont été effectues en ayant recours à un milieu traditionnel auquel avait ste ajouté i b de méthanol. (1) Aptitude à réduire les nitrates : + (2) Réaction de dénitrification (3) Test Voges-Proskauer (à l'acétyl-methyl-carbinol) (4) Test su route de méthyle (5) Aptitude à la formation d'indole (6) Formation de sulfure d'hydrogène (7) Aptitude a hydrauliser l'amidon (8) Utilisation de l'acide citrique (9) Formation de pigments : Aucun pigment coloré n'est produit dans des milieux de culture KING A ou B. Une petite quantité d'un pigment jaune hydrosoluble est libérée lorsque l'on a recours à un milieu liquide synthétique à base d'un sel inorgani que. Les cellules bactériennes pro duites sont gristEres-roses. (10) Utilisation de source d'azote Le chlorure d'amonium, le sulfate d'amonium, les phosphate d'amonium primaires et secondaires, l'urée, le nitrate d'amonium, le carbonate d'amonium et les polypeptones sont utilisables efficacement en tant que source d'azote dans des solutions nutritives minérales. Les nitrates, les nitrites, la méthy lamine, les acides casaminés et les extraits de levure peuvent également entre utilisés; le taux d'utilisation de ces substances est relativement faible. (11) Urease + (12) Oxidase + (13) Catalase + (14) Intervalle des conditions de croissance : pH : 5,3 - 9,1 intervalle de pH optimum : 6,3 - 7,0. Température : 15 - 41"C ; intervalle optimum de température : 35 - 37 C. (15) Comportement vis-à-vis de l'oxygène : Aérobie. (16) Test O-F (selon la méthode d'Hugh Leifson) : Il ne se produit pas de dégagement de gaz et d'acide. (17) Utilisation de para hydroxybenzoate (18) Aptitude à la formation d'amonia c (19) Aptitude à la fermentation des sucres Aucun des sucres indiqués ci-après ne donne lieu à fermentation (Résul tatsobtenuseprès 30 jours d'observa tion au sein d'une solution de peptone à laquelle avait été ajouté 1 % de chacun des sucres) L- arabinose, D- xylose, D- glucose. D- mannose, D- fructose, D- galactose, Maltose, Sucrose, Lactose, Tréhalose, L-rhamnose, Mannitol, Sorbitol, Glycérine, Amidon, (20) Utilisation de types variés de source de carbone Méthanol 0,5 + Ethanol 0,5 n-propanol 0,5 iso-propanol 0,5 n-butanol 0,5 - Formate de sodium 0'01 - Formaldéhyde 0,01 Acétate de sodium 0,5 Lactate de sodium 0,5 Succinate de sodium 0,5 Pyruvate de sodium 0,5 Nonomethylamine 0,5 + Méthane(aéré avec un mélange gazeux 1 : 1 air-méthane) n-tetradécane 0,5 n-hexadécane 0,5 n-octadécane 0,5 Arabinose 0,5 Glucose 0,5 Fructose 0,5 Galactose 0,5 Maltose 0,5 Sucrose 0,5 Lactose 0,5 Rhamnose 0,5 Mannitol 0,5 Sorbitol 0,5 Amidon 0,5 Alginate de sodium 0,3 Phénol 0,01 Peptone 0,5 Acides calaminés 0,5 Extrait de levure 0,5 Indole 0,5 Bouillon nutritif 0,5 (Note) Chacune des substances indiquées dans la liste ci-dessus a été ajoutée dans les proportions indiquées au milieu synthétique à base de sel minéral (1) qui a la composition suivante, à l'exclusion de l'alcool méthyliue,et on a observé la croissance des bactéries pendant une période de 30 jours. Les substances qui induisaient un degré de croissance notable des bactéries ont été repérées par un signe +. Composition du milieu synthétique à base de sel organique (1) (NH4)2HP04 3,5 g KH2P04 1,5 g K2HPO4 1,5 g MgS04.7H20 0,3 g CaCl2. 2H20 0,01 g FeS04.7H20 0,01 q Methanol 2% (V/V) Eau pour compléter à : 1 litre. En se référant à l'ouvrage intitulé "Bergey1sf4anual of Determinative Bacteriology Tome 8", il a été confirait, compte tenu de la nature des propriétés bactériologiques susindiquées,que les bactéries selon l'invention, appartiennent au genre Nethylomonas Selon ce même ouvrage, il existe trois genres de bactéries Nethylomonas, à savoir, ifi4ethylomonas methanica, Methylomonas methanoloxidans et Methylomonas methanitrificans cependant, compte tenu des propriétés variées qui ont été indiquées ci-dessus, on constate que les bactéries selon l'invention n'appartiennent à aucun de ces genres.Les bactéries de cette invention se distinguent des autres bactéries productrices de protéines et capables d'utiliser le méthanol dans des conditions analogues, par les points suivants. L'espèce bactérienne selon l'invention (à laquelle on se référera dans ce qui suit sous l'expression t'bactérium") diffère de Pseudomonas utilis (décrite dans le brevet japonais publié n 93589/1974) par la température de croissance et la température de croissance optimum et par les test5 urè'ase (-) et de formation de pigment (-). Le présent bactérium se distingue aussi de Pseudomonas inaudita (décrit dans le brevet joponais publié n 93589/1974) par une température de croissance optimum décalée de 2 à 10 C, par le test de formation de pigment (-) et par l'utilisation du para-hydroxybenzoate. Le présent bactêrium se distingue également de Methylomonas methanolica nov.SP. (décrit par Terui et coll. dans la Publication intitulée "Journal of Fermentation Technology, Tome 53, page 315, 1975) par l'inter valle de température dans lequel seffectue la croissance, par la température de croissance optimale, par l'intervalle de pH optimum, par les nuances colorées des colonies et par l'aptitude à transformer la monométhyla'nîne en une source nutritive utile. Le présent bacterium se distingue, en outre, de Nethylomonas methanolica Le présent bacterium se distingue aussi de ceux qui ont été décrits par Whittenbury et coîl. (J. Gen. Nicrobiol. 61, 205, 1970) tels que Methylomonas albus, Methylomonas methanica, Ne Methylomonas agile et Methylomonas rubrun, car toutes ces dernières bactéries sont celles qui assimilent le méthane et qui présentent un taux de croissance spécifique maximum ( max) avec le méthanol qui est de l'ordre de 0,17 à 0,23 heure-1, tandis que le présent bacterium est incapable d'assimiler le méthane, et le P max avec le méthanol est de 0,82 heure soit le double du taux de croissance des bactéries connues. Pour ces différentes raisons, il peut être conclu à ce que les bactéries utilisées dans le cadre de l'invention forment une nouvelle espèce de bactéries du genre Methylomonas. Le milieu utilisé pour la culture de la nouvelle espèce de bacterium selon l'invention peut être formé de tout milieu aqueux utilisé de façon classique pour la croissance des bacté ries, à condition que le méthanol soit Utilisé comme source de carbone. Le milieu peut contenir de l'azote et-des sources nutritives et minérales en sus de la source de carbone. La concentration en méthanol dans le milieu pour obtenir un taux satisfaisant de croissance des bactéries est contenue dans un intervalle très étendu à partir d'une valeur de concentration faible jusqu'à une valeur élevée de l'ordre de 4%. Cependant, le taux de croissance du bacterium décrit progressivement lorsque la concentration en méthanol dépasse 4%. Etant donné que la concentration en méthanol dans le milieu décroît au fur et à mesure du développement de la culture du bacterium, on peut alimenter le milieu avec du méthanol selon les besoins pendant la période de culture. La culture et la propagation des cellules bactériennes selon l'invention sont réalisées sous des conditions aérées aérobies à à un pH de 5,3 à 9,1, de préférence 6,3 à 7,G et à une température de 15 à 41 C, de préférence de 35 à 370C. Une quantité préférée de cellules bactériennes peut être obtenue en 48 heures approximativementsaprès le début de la culture. On accrort le rendement si le taux d'aération est accru en fonction du temps pendant la culture.Etant donné que la culture peut être réalisée à une température élevée, au plus à 41 C, il en résulte une efficacité de refroidissement plus importante dans le cas de la production de cellules bactériennes selon l'invention, comparé à celui que l'on constate dans les méthodes connues de ce type. La teneur en protéines brutes des cellules bactériennes obtenue par le procédé selon l'invention peut atteindre jusqutà 80% et, comme il sera montré dans les exemples qui suivent de l'invention, ces cellules bactériennes sont caractérisées par une valeur nutritive élevée et une absence de toxicité,-le~ scrte qu'elles constituent une excellente source de protéines lorsque mélangées avec des aliments. On indiquera ci-après des exemples de mise en oeuvre de l'invention de façon, bien entendu, non limitative. Exemple I 1,5 g de KH2POX; 3,0 g (NH4)2HP04;/1,5 g gr de K2HPO4; 0,5g de MgS04,7H20 et 0,1 g: de FeSO4, 7H20 sont dissous dans un litre d'eau pour échange d'ionsen vue de préparer une solution (pH : 7,0) 100 ml de cette solution sont introduits dans des flacons coniques ayant une capacité de 300 ml chacun; après stérilisation, on ajoute 1,6 gr de méthanol à la solution dans chacun de ces flacons pour préparer le milieu de culture.Chacun de ces milieux ainsi préparé est inoculé avec Methylomonas probus FERM-P. No. 3193 (cultivé dans un milieu de culture inclinée d'agar de la même composition qu'indiqué plus haut), la culture étant ensuite réalisée à 300C sous agitation pendant deux jours. Lorsque la culture est terminée, les cellules bactériennes sont récoltées par centrifugation, lavées avec de l'eau pour échange d'ions et séchées à 110 C jusqu'à ce que l'on obtienne un poids constant. On obtient alors 7,2 g de cellules sèches par litre de la solution de culture. On obtient un rendement de 45,0% vis-à-vis de la quantité de méthanol utilisée. Exemple II On prépare un milieu de culture par addition de 200 ml de méthanol (1,0 % (V/V) ) dans une cuve de fermentation ayant une capacité de 30 litres et contenant 20 litres de la solution (pH : 7,0) préparée par dissolution de 4,0 g de (NH4) 2HP04, 1,0 g de KH2PO4, 1,0 g: de K2HP04, 0,5 g: de MgS04, 7H20 et 0,1 g: de FeS04, 7H20 dans un litre d'eau pour échange d'ions le milieu est stérilisé et inoculé avec 2 % (V/V) de Méthylomo- nas probus FERM-P nO. 3193 qui a été cultivé sur le meme milieu, puis soumis à une culture à 35"C sous agitation à raison de 500 tours par minute et sous aération à raison de 30 1/201/min (1,5 v.v.m.) ;la culture est poursuivie pendant 48 heures en procédant à l'accroissement progressif du taux d'aération de la susdite valeur du taux à 401/201/Min (2,0 v.v.m.), puis à 50 1/20l/min (2,5 v.v.m.) et ensuite encore à 60 1/min/201/min (3,Ov.v.m.).On règle automatiquement le pH pendant la durée de la culture afin qu'il soit maintenu à une valeur de 6,6 à 7,2 avec une solution aqueuse d'amon::aq:eà 14% et le milieu est alimenté automatiquement avec du méthanol de façon à ce qu'il soit consommé à raison de 0,3 à 1,0 %, ces valeurs étant mesurées par chromatographie gazeuse. Après la culture, les cellules bactériennes produites sont récoltées par séparation et par centrigugation, lavées avec de l'eau pour échange d'ions et séchées à 1100C jusqu'à ce que l'on obtienne un poids constant. On obtient alors des cellules bactériennes sèches avec des rendements de 25,0 g/l après 28 heures de culture, 40,7 g/l après 40 heures et 53,8 g/l après 48 heures de culture. Exemple III On dissout les substances indiquées ci-dessous dans de l'eau pour échange d'ions à raison des quantités indiquées rapportées à 1 litre de solution. (NH4 )2HP04 4 g (NH4)2SO4 0,8 2 4 0,8 g KH2PO4 1,0 g K2HPO4 1,0 g MgS047H2 O 0,7 g FeSO4,7H20 0,1 g MnSO4,4-6H20 0,îg ZnS04,7H20 0,01 g CuSO4, 5H20 0,01 g CaCi2, 2H20 0,01 g CoC12,6H20 O,Olg (NH4 ) 6No7024, 4H2O 0,01 g 20 litres de cette solution sont alors introduits dans une cuve de fermentation ayant une capacité de 30 litres et l'on ajoute, après stérilisation pendant 15 minutes à 120 C, du méthanol en une concentration de 2% (V/V) pour préparer un milieu de culture.Ce milieu est ensuite inoculé avec une solution d'une culture de Methylomonas probus FERM-P No. 3193 au taux de 2 % (V/V) (ladite culture ayant été pré-cultivée pendant 18 heures sous agitation dans le même milieu que celui indiqué plus haut (teneur en méthanol : 1,0 % ( V/V) ) et la culture est poursuivie pendant 28 heures à 37 C sous agitation à 500 t/m et aération à raison de 30 1/20 l/min (1,5 v.v.m.) le pH du milieu étant réglé automatiquement à une valeur de 6,6 à 7,2 en utilisant une solution aqueuse d'amoniaque à 14 . Les variations de concentration en méthanol,dues à sa consom mation par le bacterium durant sa croissance, sont mesurées par chomatographie gazeuse, du méthanol étant ajouté' en continu au moyen d'une micro-pompe à débit constant de façon à maintenir la concentration de méthanol comprise entre 3,0 et 2,0 % (V/V) pendant toute la durée de la culture. On ajoute ainsi une quantité totale de 1,035 gr. de méthanol jusqu'à la fin de la culture. On récolte les cellules bactériennes produites par sépara ton par centrifugation et, après lavage avec de l'eau pour échange d'ions, on les seche à 1100C jusqu'à ce que l'on obtienne un poids constant On a- ainsi obtenu 25,6 g de cellules sèches par lItre de milieu de culture. Exprimé par rapport à la quantité de méthanol ajoutée, ce rendement est de 49,5 %. teneur en protéines brutes est de 80,3 % (N% x 6,25). Le taux de croissance du bactérium a été déterminé par des mesures de turbidité de la solution a culture au moyen d'un colorimètre (610 m ). On a constaté un taux de croissance maximum spécifique élevé de 0,82 heure -1 et un temps de géné- ration court de 51 minutes. Exemple IV Le bacterium de la même souche que celle utilisée dans les exemples précédents a été soumis à des cultures-par lots dans des conditions analogues à celles r:-ndiquas dans l'exemple 3. Etant donné que la concentration d'oxygène dissous dans la so lution de culture diminue au fur et à mesure de la croissance des cellules, le taux d'aération du milieu a été accru à 40#/20#/min (2,0 v.v.m.), puis à 60.#/20.#/min (2,5 v.v.m.) et puis à 60 1/20 1/ min (3,0 v.v.m.) jusqu'au moment où, la concentration en cellules (X g/l ) dans la solution de culture atteignant 43,6 gaz la culture en lots a été transformée en culture continue en intro duisant en continu du même milieu que celui utilise dans la culture en lots dans la solution de culture pour obtenir un taux de dilution (D . heure-1) de 0,28 heures, tout en préle vant simultanément la même quantité de solution à partir de la cuve de l'ermentation. Le pH du milieu est automatiquement réglé de façon à être maintenu dans l'intervalle de 6,6 à 7,2 à laide d'une solution aqueuse d'amoniaque à 14 %, tandis que le méthanol consommé au fur et à mesure du progrès de la production de cellules bactériennes est automatiquement remplacé de façon telle que la concentration en méthanol de la solution de culture soit constamment maintenue dans l'intervalle de 0,3 à 1,0 % (V/V) comme mesuré an chromatographie gazeuse. La culture continue est ainsi réalisée avec un degré de productivité extrêmement élevé de D.X = 8,1 g/l. heure tout au long de la mise en oeuvre du procédé. Les exemples V à X font apparaître la relation entre le taux d'aération et le taux de production de cellules dans des cultures réalisées selon la méthode de l'invention. ExemPle V Un bacterium de la même souche que celle de l'exemple III est cultivé dans des conditions analogues à celles décrites dans cet exemple. Une culture continue sous un taux d'aération de 30 1/20 lhnin (1,5 v.v.m.) conduit à un taux de production de 4,2 g/l/heure. Exemple V1: La culture est réalisée en utilisant la mtme souche de bacterium, sous les mêmes conditions que celles décrites dans l'exemple III, en continu, sous un taux d'aération de 40 1/20 1/ min (2,0 v.v.m.). Le taux de productivité a été de 5,6 g/l/heure. Exemple VII La culture a été réalisée dans des conditions analogues à celles de l'Exemple III, en continu, sous un taux d'aération de 50 1/20 1/min (2,5 v.v.m.) ; on obtient un taux de production de 7,3 g/l/heure. Exemple VIII La culture est réalisée dans les mimes conditions que dans l'exemple III, en continu, sous un taux d'aération de 60 1/20 1/ min (3,0 v.v.m.) ; on obtient un taux de production de 8,1 g/l/ heure. Exemple IX On effectue une culture en continu sous un taux d'aération de 80 1/20 1/min (4,0 v.v.m.) en ayant recours à la mEme souche de bacterium et sous des conditions identiques à celles décrites dans ltexemple III ; on obtient un taux de production de 9,3 g/l/heure. Exemple X On effectue une culture en continu avec un taux d'aération de 100 1/20 1/min (5 v.v.m.) dans les conditions identiques à celles de l'exemple III ; on obtient un taux de production dont le caractère élevé est surprenant, de 12,2 g/l/heure. Exemple XI On a procédé à un essai d'alimentation de rats males avec des cellules de Methylomonas probus FERM-P nO 3193 telles qu'obtenues par les méthodes décrites dans ce qui précède Ce test d'alimentation a été mis en oeuvre avec 60 rats Wistar agés de 3 semaines en ayant recours à des régimes expérimentaux comprenant à titre de nourriture de base la composition suivante Caséine exempte de vitamine 12,0 % Sucre 5,0 % Huile de soja 6,0 % Vitaminesdu groupe-B 0,3 % Na2Se03 0,2 ppm Amidon de mais 61,0 % Poudre de cellulose 11,5 % Vitamines A et B 0,2 % Minéraux 4,0 % Après 5 jours d'alimentation des rats avec cette nourriture de base, ils ont été répartis dans 3 groupes de 20 rats chacun. Les rats du premier groupe (groupe témoin) reçoivent en continu la nourriture de base, tandis que les deux autres groupes désignés dans ce qui suit sous les expressions "groupe d'essai I" et "groupe d'essai II" respectivement, reçoivent la nourriture de base ne contenant cependant pas la caséine exempte de vitamine (12,0 %), mais- contenant les cellules bactériennes sèches de l'invention (20 %), tandis que les rats du groupe d'essai II reçoivent la nourriture de base ne contenant que 6,0 % de caséine exempte de vitamine mais, en outre, 10 % de cellules bactériennes sèches. Les rats des 3 groupes ont ainsi été alimentés avec ces diverses nourritures pendant 5 semaines. Les poids de ces rats et les poids de nourriture absorbée par les rats des divers groupes ont été mesurés. Les résultats sont indiqués dans le tableau I ci-dessous. Tableau I Poids des rats Nourriture Moyenne Moyenne Incrément Quantité Quantité au dé- après 5 de poids mo- moyenne moyenne part semaines yen des rats de nour- de nourri riture ab- ture réS sorbée clamée (g) (g) (g) Contrôle 59,9-+3,0 175,2+16,6 115,3+17,0 484,8 4,20+0,41 Test du groupe I 60,1+3,1 175,5+1,45 115,4+14,9 466,1 4,04+0,34 Test du + + groupeIK 59,8+3,0 176,3+15,5 116,5-15,4 467,2 4,01+O,31 Lorsque l'on 'compare les rats des groupes d'essai I et II avec ceux du groupe témoin, on ne constate aucune différence dans les incréments moyens de poids des rats, des quantités de nourriture absorbée et demandée et aucune différence dans les apparences extérieures et la mobilité des rats, notamment aPPréCiéesd'après le brillant de leur poil et leur vivacité Des examens postérieurs opérés après dissection des rats n'ont permis de constater absolument aucune anomalie et ont confirmé le caractère parfaitement approprié des cellules microbiennes de l'invention en tant que source de protéines pour des aliments. ~~~ L'invention concerne donc aussi de façcn énérale tous aliments contenant les cellules microbiennes telles qu'elles ont été définies ci-dessous, notamment au titre de scurce de protéines, à l'état sec ou non. Elle est donc aussi relative 3 des compositions alimentaires associant d'autres principes alimentaires à une telle source alimentaire. Elle concerne enfin les bactéries en question elles-mêmes, notamment lorsqu'elles sont dans un état de pureté qui les rend propres à la consommation, et plus particulièrement les bactéries à l'état desséché. REVENDICATlONS 1. Procédé de production de cellules microbiennes utilisables comme source de protéines, caractérisé par la culture d'une nouvelle espèce de bactéries, Nethvlomonas probus dans un milieu contenant du méthanol en tant que source de carbone, de l'azote et des agents nutritifs minéraux et dans des conditions aérobies, la séparation et la récolte des cellules microbiennes de cette espèce bactérienne. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la culture est effectuée sous aération à une température de 35 à 37"C, en maintenant le pH du milieu de culture à une valeur de 6,3 à 7,0. 3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la concentration en méthanol du milieu ne dépasse pas 4 % en volume. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le taux d'aération est progressivement élevé à 40 1/20 1/min, puis à 50 1/20 1/min et ensuite à 60 1/20 1/min. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'aération est maintenue à un taux compris dans l'intervalle de 10 1/ 20 1/min à 100 1/20 l/min. 6. Cellules microbiennes utilisables en tant que source de protéines, caractérisées en ce qu'elles sont formées de cellules provenant d'une culture de Methylomonas probus. 7. Cellules microbiennes selon la revendication 6 qui sont à l'état desséché. 8. Application de cellules microbiennes selon la revendication 6 ou la revendication 7, en tant que source de protéines pour animaux. 9. Aliment contenant une source de protéines constituées par des cellules microbiennes selon la revendication 6 ou la revendication 7.