Après avoir été longtemps les seules utilisées, les tringles à rideaux constituées -par des barres de bois de section circulaire avaient été supplantées ces dernières années par des tringles métalliques, notamment du type dit "chemin de fer", présentant certains avantages, mais ayant aussi des inconvénients, notamment esthétiques. La faveur revenant maintenant aux tringles à rideaux faites en bois, on leur reproche cependant parfois un manque de rigidité qui limite la longueur qu'on peut leur donner, ainsi que la charge au mètre qu'elles peuvent supporter, à moins d'en augmenter exagérément le diamètre, ce qui en augmente corrélativement le prix, ainsi que la friction des anneaux destinés à glisser sur elles. Pour pallier ces inconvénients, la présente invention a pour objet une tringle à rideaux constituée par une barre de bois renforcée par une armature métallique. Suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, cette barre de bois, préférablement de section circulaire, comporte une entaille longitudinale, de section en forme de U, dont le fond est perpendiculaire à un plan radial de la tringle, et est destiné à être vertical dans la position d'utilisation de la tringle, et dans laquelle est logée, contre son fond, une âme métallique ; celle-ci est préférablement constituée par une armature de métal, notamment en tôle, repliée sur elle-mEme. C'est ainsi par exemple que, pour une tringle constituée par une barre de bois cylindrique, ayant un diamètre de 35 mm, on peut utiliser une entaille de 20 mm de hauteur, s'enfonçant jusqu'à 4 mm environ de l'axe de la barre, au fond de laquelle est logée une bande de talle de 1 mm d'épaisseur et de 40 mm de largeur, repliée sur elle-même pour n'avoir plus que 20 mm de largeur. Pour des questions de facilité de fabrication, cette entaille peut être prolongée sur toute la longueur de la barre de bois, mais, pour des raisons de poids et d'économie de métal, la bande de métal peut être limitée à la partie centrale seulement de la barre de bois, sans diminuer notablement pour cela sa rigidité ; cette disposition offre en outre l'avantage de permettre de scier sans aucune difficulté les extrémités de la barre pour qu'elle ait exactement la longueur voulue. Grâce à cette armature métallique, le diamètre de la barre de bois peut être diminué considérablement tout en lui conservant une rigidité suffisante, ce qui offre des avantages, tant en ce qui concerne le prix de revient que l'esthétique. Le dessin annexé montre à titre d'exemple un mode de réalisation de la présente invention. La figure 1 est une vue en coupe d'une telle tringle. La figure 2 est une vue en élévation, à plus petite échelle, du côté armé de la tringle, invisible quand elle est posée. La tringle représentée est constituée par une barre de bois 1, de section circulaire, comportant une entaille longitudinale, à section en forme de U, dont le fond 2, destiné à être vertical dans la position d'utilisation de la tringle, est assez voisin de son axe, et les ailes 3 et-4, destinées à être sensiblement horizontales, sont légèrement convergentes vers lteté- rieur ; au fond de cette entaille est logée une âme métallique 5, constituée par une bande de tale, dont la largeur est double de celle de l'entaille et qui est repliée sur elle-mEme ; cette entaille est symétrique par rapport au plan radial auquel son fond est perpendiculaire. Dans le cas de la figure, le diamètre de la barre de bois est d'environ 35 mm, la profondeur de l'entaille de l'ordre de 14 mm et sa hauteur de l'ordre de 20 mm ; l'armature est obtenue par repliment sur elle-mEme d'une feuille de tale de 1 mm d'épais- seur. Comme on le voit sur la figure 2, cette tringle de bois, dont les extrémités peuvent être munies d'embouts décoratifs 6 et 7 ne comporte cette armature métallique 5 que dans sa partie centrale. I1 est bien entendu que le mode de réalisation de l'inven- tion qui a été donné ci-dessus en référence au dessin annexé a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans qu'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention ; c'est ainsi que la forme et les dimensions de l'entaille pratiquée dans la barre de bois 1 peuvent être différentes de celles représentées et que l'armature métallique pourrait elle aussi être conçue différemment. REVENDICATIONS 1. Tringle à rideaux caractérisée en ce qu'elle est constituée par une barre de bois renforcée par une armature métallique. 2. Tringle à rideaux suivant la revendication 1, caractérisée en ce que cette barre de bois, préférablement de section circulaire, comporte une entaille longitudinale de section en forme de U, dont le fond est perpendiculaire à un plan radial de la tringle, et est destiné à être vertical dans la position d'utilisation de la tringle, et dans laquelle est logée, contre son fond, une âme métallique. 3. Tringle à rideaux suivant la revendication 2, caractérisée en ce que ce plan radial est un plan de symétrie pour l'entaille. 4. Tringle à rideaux suivant l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce que pour une tringle constituée par une barre de bois cylindrique, ayant un diamètre de 35 mm, la rainure a 20 mm de hauteur et s'enfonce jusqu'à 4 mm environ de l'axe de la barre, au fond de laquelle est logée une bande de tôle de 1 mm d'épaisseur et de 40 mm de largeur, repliée sur elle-mEme pour n'avoir plus Tique 20 mm de largeur. 5. Tringle à rideaux suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que l'armature métallique n'est disposée que dans la partie initiale de l'entaille longitudinale de la barre de bois constitutive de la tringle, sans aller jus- qu'à ses extrémités.