La présente invention se rapporte à des appareils à matricer et elle concerne plus particulièrement des appareils à évaser les tubes. On connaît, par exemple par le brevet britannique NO 1268 769,des appareils à évaser les tubes qui comportent une mortaise en forme de coin, dans laquelle est logée une pince de forme correspondante, destinée à serrer un tube dont il faut évaser l'extrémité, ainsi qu'un portepoinçon et un poinçon qui peuvent se déplacer par rapport à cette pince de manière à évaser 11 extrémité du tube qui y est maintenu. L'invention concerne un appareil à outil de matriçage utilisable comme appareil à évaser et comprenant un corps qui compor-te une mortaise à flancs parallèles ouverte aux -deux extrémités et d'un côté, dans laquelle est disposée amoviblement une matrice destinée à maintenir une pièce ; une butée, qui est disposée à une extrémité de cette mortaise ; un premier organe qui est destiné à agir de façon que la matrice serre la pièce et de façon à appliquer cette matrice contre la butée ; un porte-outil qui est adjacent à l'autre extrémité de la mortaise et qui peut être déplacé par rapport au corps de manière à se rapprocher et s'éloigner de cette mortaise ; un outil de matriçage qui est monté dans ce porte-outil de façon à se déplacer avec lui ; et un second organe qui est destiné à commander le déplacement de ce porte-outil par rapport à la mortaise. La matrice peut être en deux parties encastrées dans la mortaise et appliquées contre la butée par le premier organe, lequel est avantageusement une came qui est montée et pivote dans une seconde mortaise formée dans le corps et communiquant avec la première, de manière qu'une surface de cette came, lorsque celle-ci pivote, puisse pénétrer dans cette première mortaise et s'appliquer contre la matrice, ladite came étant de préférence articulée près de l'autre extrémité de ladite première mortaise. Le second organe est aussi de préférence une pièce à surface de came intérieure, destinée à faire exécuter au porte-outil le déplacement voulu. L'outil de matriçage peut être un poinçon dont une extrémité est façonnée de manière à évaser de la manière voulue un tube retenu dans la matrice. L'invention sera décrite plus en détail, à titre d'exemple nullement limitatif, en regard des dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un appareil selon l'invention, sans matrice ni poinçon la figure 2 est une élévation latérale de l'appareil de la figure 1, équipé d'une matrice et d'un poinçon ; et la figure 3 est une vue en plan de l'appareil de la figure 2. L'appareil à matricer comprend un corps 1 comportant une mortaise oblongue 2 à extrémités ouvertes 3 et 4 et flancs parallèles 5 et 6. Un talon 7,disposé à l'extrémité 4 de la mortaise 2, forme butée et comporte une face 8 et une gorge 9, dans laquelle il est possible de faire passer une pièce, qui, dans la forme de réalisation décrite, est un tube dont il convient d'évaser une extrémité. Une matrice 10 à section droite rectangulaire, représentée sur les figures 2 et 3, est composée de deux moitiés 11 et 12. La matrice se loge dans la mortaise 2, son extrémité 13 étant disposée au niveau de la face 8 du talon 7. La matrice 10 est percée en son centre d'un alésage 14 ayant le diamètre voulu pour serrer le tube et présentant une extrémité 15, représentée sous la forme d'un chanfrein usiné à un angle d'ouverture de 900. La matrice 10 est placée dans la mortaise 2 de façon que le plan de séparation de ses moitiés soit vertical. Une seconde mortaise 20 est façonnée dans le flanc 6 du corps 1 et communique avec la mortaise 2. Une came 21, montée dans la mortaise 20 sur un pivot 22, comporte une surface 23 qui, lorsqu'un bras 24 fait tourner cette came 21 sinistrorsum, pénètre dans la mortaise 2. Quand on fait tourner la came 21 sinistrorsum, elle a pour effet d'appliquer 11 une contre l'autre les moitiés 11 et 12 de la matrice de façon à serrer le tube qui y est monté et d'appliquer positivement l'extrémité 13 de cette matrice contre la face 8 du talon 7. Des barrettes latérales parallèles 30, 31 > partant des deux côtés du corps 1 et disposées en porte-àfaux,comportent des faces usinées supérieures et inférieures 32, 33 et 34, 35, parallèles au fond de la mortaise 2, ainsi que des extrémités libres 36 et 37. Un porte-poinçon 40 comporte un corps 41 dans lequel sont usinées des mortaises 42 et 43, destinées à le monter sur les barrettes latérales 30 et 31, le long desquelles il peut se déplacer librement pour se rapprocher et s'éloigner de la mortaise 2 du corps 1. Le corps 41 du porte-poinçon 40 comporte une fourche 44, destinée à se loger dans une gorge 61 formée au milieu d'un poinçon 60. Un axe 50 passe entre les extrémités 36, 37 des barrettes latérales 30, 31 et porte une pièce 51 à surface de came intérieure 52, qui peut tourner sur cet axe et qu'un bras 53 qui en part permet de faire pivoter. La pièce 51 passe dans une encoche 45, qui est usinée dans le corps 41 du porte-poinçon 40 et dans laquelle est montée une bague folle 46 en contact avec la surface de la came intérieure 52. La bague 46 peut tourner librement sur une tige fixe 47, qui est montée dans des trous 48, 49 des deux côtés du corps 41. Cette tige fixe 47 enjambe l'encoche 45. Lorsqu'on fait tourner dextrorsum la pièce 51, elle fait avancer le porte-poinçon 40 sur les barrettes latérales 30, 31, sous l'action de la bague 46 et de la surface de came intérieure 52.La came intérieure rend positif le déplacement du porte-poinçon 40, aussi bien lorsqu'il se rapproche du corps 1 que lorsqu'il s'en éloigne, ce qui permet de faire reculer positivement le poinçon lorsqu'une opération d'évasement est terminée. Comme mentionné plus haut, le poinçon 60 comporte une gorge centrale 61, destinée à être logée dans la fourche 44 du porte-poinçon 40. Le poinçon 60 représenté comporte à son extrémité deux têtes 62 et 63 façonnées de manière à assurer l'évasement de l'extrémité du tube à traiter. La tête 62 est façonnée de façon à présenter un congé annulaire arrondi 64, à téton central 65, et la tête 63 est usinée de façon à comporter un chanfrein 66 définissant un angle de 900 et un téton central 67. En service, on place entre les moitiés de la matrice un tube, son extrémité à évaser affleurant l'extrémité 15. Puis on place les moitiés de la matrice et le tube dans la mortaise 2 et l'on fait tourner la came 21 sinistrorsum, de façon à appliquer l'une contre l'autre ces moitiés de la matrice et à repousser celle-ci à une position précise, contre la face 8 du talon 7, le tube passant dans la gorge 9 de ce talon. On monte un poinçon approprié dans le porte-poinçon 40, qui est initialement maintenu à l'extrémité des barrettes 30, 31 opposée au corps 1, le bras 53 étant vertical. Le façonnage du tube débute lorsqu'on fait passer le bras 53 à une position sensiblement horizontale, ce qui permet à l'opérateur d'avoir la meilleure position pour effectuer l'évasement, car l'on obtient le rapport de bras de levier maximum pendant que ce bras 53 est abaissé. Pour dégager le poinçon, on fait tourner sinistrorsum la came intérieure, en ramenant le bras 53 à sa position verticale. On libère la matrice en faisant tourner la came 21 dextrorsum et on retire les deux moitiés de cette matrice de leur support, puis on les sépare du tube. Il va de soi que, sans s'écarter du domaine de l'invention, il est possible d'apporter diverses modifications à l'appareil à matricer représenté et décrit. REVENDICATIONS 1. Appareil à outil de matriçage comportant un corps (1), un porte-outil (40), un outil de matriçage (60) qui est monté dans ce porte-outil de façon à se déplia cer avec lui et un organe (10) qui est destiné à maintenir une pièce sur laquelle l'outil (60) doit agir, appareil caractérisé en ce que le corps (1) comporte une mortaise (2) à flancs parallèles, qui est ouverte à ses deux extrémités (3, 4) et d'un côté, et une butée (7), qui est disposée à une extrémité (4) de cette mortaise (2) l'organe de maintien de la pièce est une matrice (10) logée amoviblement dans la mortaise (2) le porte-outil (40) est disposé à hauteur de l'extrémité supérieure de la mortaise (2 et est mobile par rapport au corps (1), de manière à pouvoir se rapprocher et s'éloigner de cette mortaise (2) ;; un premier organe (21) de l'appareil est destiné à faire serrer une pièce par la matrice (10) et à repousser cette dernière contre la butée (7) ; et un second organe (51) est destiné à déplacer le porte-outil (40) en le rapprochant et en l'éloignant de la mortaise (2). 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matrice (10) est composée de deux moitiés (11, 12), qui sont serrées l'une contre l'autre dans la mortaise (2), et est repoussée contre la butée (7) par le premier- organe (21). 3. Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le premier organe est une came (21) qui est disposée et peut pivoter dans une seconde mortaise (20) formée dans le corps (1) et communiquant avec la première mortaise (2), de manière qu'une surface (23) de cette came (21), lorsque celle-ci tourne, puisse pénétrer dans cette première mortaise (2) et s'appliquer contre la matrice (10). 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que la came (21) est articulée près de l'extrémité (3) de la première mortaise (2) opposée à la butée (7). 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le second organe est une pièce (51) à surface de came intérieure (52) capable de faire avancer et reculer le porte-outil (40) par rapport à la première mortaise (2). 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'outil de matriçage est un poinçon (60) comportant une extrémité (62, 63) façonnée de manière à pouvoir évaser l'extrémité d'un tube.