La présente invention concerne la production d'explosifs. En pratique courante, on prépare de l'explosif primaire pour amorcer la détonation de dispositifs explosifs (par exemple des cartouches de munitions et des détonateurs) loin de la zone d'amorçage, en une grande quantité ou au débit continu le plus grand possible. Lors de amorçage, on retire explosif du magasin et on mélange l'explosif avec d'autres ingrédients d'une composition en un lot important que l'on distribue ensuite entre les éléments des dispositifs (par exemple chemises ou enveloppes de cartouches ou de détonateurs). Cette suite d'opérations implique le magasinage en grand, le transport vers-une station de mélangeage, 11 opération de mélangeage proprement dite, le transport du mélange jusqu'à la zone d'amorçage et la distribution entre ces éléments. Puisque, d'une façon inhérente, la fabrication et la manutention des explosifs primaires sont dangereuses, chaque stade de cette suite d'opérations est risquée et nécessite des précautions spéciales, en particulier aux endroits oU l'explosif est présent en vrac. Dans un procédé pour produire de l'explosif pour des dispositifs explosifs d'amorçage, la présente invention utilise l'une quelconque des trois caractéristiques suivantes isolément, ou bien n'importe quelle combinaison de ces caractéristiques 1 > On produit l'explosif en une quantité relativement faible, de préférence appropriée à une demande d'utilisation individuelle 2) on produit l'explosif à un débit relativement faible, de préférence à un débit qui n'excède pas sensiblement le débit d'utilisation pour l'amorçage 3) la production de l'explosif forme avec son utilisation ultérieure un processus sensiblement continu, ou bien cette production s'effectue en même temps que l'utllisation. L'explosif peut tre produit en un lot qui suffit à satisfaire plusieurs demandes d'utilisation individuelles, mais qui est petit par rapport aux lots classiques. Afin de satisfaire la demande correspondant à la totalité du débit voulu sur une certaine période de temps, on peut produire une série de ces lots dans la période en cause et l'on peut séparer ces lots par une certaine distance et/ou d'une façon facilitant l'isolement d'une explosion dans un lot quelconque. On peut produire les lots en succession régulière, par exemple à des intervalles prédéterminés de temps, ce qui facilite un espacement adéquat et la manutention subséquente. La taille maximale tolérable pour chaque lot dépendra du type d'explosif et des conditions dans lesquelles on doit le produire. La sensibilité, l'énergie explosive et les conditions requises pour la production et la divisibilité pour l'utilisation de l'explosif seront des facteurs qui influeront tous sur la dimension ou la taille des lots. lie débit total demandé par unité de temps influera également sur la dimension du lot, ainsi que les précautions prises pour isoler des lots individuels. Une composition classique d'amorçage pour des cartouches à percussion périphérique utilise du styphnate de plomb comme explosif primaire : on peut produire un lot de styphnate suffisant, par exemple, pour 20 charges d'amorçage de cartouches à percussion périphérique et diviser ce lot entre les enveloppes des cartouches en une opération continue.On peut prendre des dispositions correspondantes pour des enveloppes d'amorce des balles de fusil et pour des enveloppes de détonateurs. Bien évidemment, des lots plus importants impliqueront des précautions spéciales, mais l'on peut produire à des intervalles d'environ une minute des lots de quelques centaines de grammes. Des lots peuvent également être combinés pour une utilisation individuelle demandée ou pour un débit total demandé si on ne les utilise pas immédiatement.Cependant, on ne préfère ni la combinaison ni la division des lots, puisque chacune de ces mesures implique des risques supplémentaires. li1arran- gement préféré est celui permettant de faire correspondre un lot à une utilisation individuelle demandée, par exemple lorsque chaque lot d'une série suffit juste pour une charge d'amorçage pour une cartouche à percussion périphérique, une capsule de balle de fusil ou de détonateur. Cela permet des opérations simultanées de production et d'utilisation : l'explosif est produit in situ dans un dispositif d'utilisation. Pour éviter un doute, on donne l'explication suivante pour les expressions "dispositif d'utilisation" et production in situ": lie dispositif d'utilisation concerne une combinaison d'au moins deux éléments d'un dispositif explosif, l'un au moins de ces éléments étant une certaine quantité de l'explosif. L'autre élément peut être un simple récipient ou support de l'explosif, comme une enveloppe de cartouche à percussion périphérique ou une enveloppe de détonateur. lie dispositif d'utilisation peut être un dispositif explosif terminé, mais il s'agira plus probablement d'un dispositif qui n'est que partiellement terminé.Par exemple (a) il faudra peut-être ajouter d'autres éléments pour constituer le dispositif explosif, comme l'agent de propulsion et une balle pour une cartouche à percussion périphérique, ou bien un dispositif d'allumage électrique ou une amorce ou corde à feu pour un détonateur ; (b) il peut s'avérer nécessaire de refa çonner les éléments, ou de les redisposer les uns par rapport aux autres, comme par exemple lorsque, dans une enveloppe de cartouche à percussion périphérique, la composition d'amor çage est refoulée vers le bord de l'enveloppe par un dispositif classique à piston tournant après formation de l'explosif dans la tête de l'enveloppe. La production in situ signifie que l'explosif est produit en relation avec au moins un autre élément de façon à obtenir la combinaison en cause. Lorsque l'autre élément est un récipient, l'explosif sera normalement produit au sein de ce récipient. Si l'autre élément est un support, l'explosif peut être produit en une masse entourant une portion du support. Comme indiqué ci-dessus, la production in situ n'implique pas que la combinaison soit immédiatement disponible pour son utilisation finale. L'explosif peut entre produit en un courant continu ousemi- continu, mais à un débit relativement faible par rapport aux procédés continus ou semi-continus classiques. lie courant peut être séparé en des "longueurs" successives par des barrières d'explosion. La production de explosif sous forme d'un courant continu ou d'une série de lots est facilitée si le processus de production forme avec le stade d'utilisation un processus continu ou bien si la production s'effectue en même temps que l'utilisation. La continuité n'implique pas une utilisation immédiate. En pratique, il y aura inévitablement un certain degré de "magasinage vif" où la production n'est pas effectuée in situ, et l'on peut ajuster ce magasinage vif selon les nécessités pour correspondre aux circonstances de la production. Cependant, il y aura un trajet continu entre les stades de la production et de l'utilisation, de sorte que le magasinage "hors circuit" de substances dangereuses est diminué ou même éliminé. Pour cela, on fait de préférence correspondre ou correspondre sensiblement, au moins en moyenne sur une certaine période de temps, le débit de production et le débit d'utilisation. Un procédé de production selon l'invention est de préférence automatisé. lies matières nécessaires pour la production de l'explosif peuvent 8tre automatiquement mesurées et introduites dans un courant ou dans des lots dans des conditions thermiques réglées, même lorsqu'il faut de petites quantités. De préférence; également, un procédé automatisé de production est intégré à un stade automatisé d'utilisation produisant au moins un dispositif explosif partiellement terminé, par exemple, dans le cas de l'amorçage des cartouches à percussion périphérique, la production de explosif primaire peut être continuellement liée à une chatne automatique de réception des enveloppes contenant l'amorce, l'introduction de l'agent propulseur et d'insertion de la balle. Llexplosif doit autre un explosif primaire, c'est-à-dire un explosif qui est sensible à l'un quelconque des facteurs suivants ou à chacun d'entre eux : la chaleur, le frottement, une flamme, une étincelle électrique, la percussion ou une autre constante prédéterminée d'amorçage. L'explosif peut être conçu de façon à produire de la chaleur ou un éclair plut8t que des quantités importantes de gaz, ou un choc de détonation. On peut avoir besoin d'explosifs produisant de la chaleur et des éclairs pour amorcer l'agent de propulsion, cependant que des explosifs produisant des chocs seront généralement nécessaires pour amorcer des explosifs secondaires détonants ou brisants comme des charges de détonateurs de base. Voici une explication concernant la terminologie utilisée dans le mémoire ci-après a) le terme matière sert dans un sens général b) le terme "ingrédient" sert à indiquer une partie d'une composition dans laquelle les ingrédients restent individuellement identifiables c) le terme "constituant" sert à indiquer une matière pouvant autre combinée à un autre constituant ou à d'autres constituants pour produire une autre matière dans laquelle aucun des constituants ntest individuellement identifiable. L'explosif peut être sous n'importe quelle forme physique requise. En particulier, mais non exclusivement, il peut être sous forme d'un composé, d'une composition ou d'un sel multiple, par exemple un sel double du type indiqué dans le brevet allemand NO 289 016. Un composé explosif ou un sel multiple peut faire partie d'une composition et être produit dans un mélange de tous les autres ingrédients de la composition : par exemple, on peut produire un composé explosif ou un sel multiple dans un mélange qui comprend un combustible et/ou un oxydant et/ou un dispositif à frottement. Une telle composition est décrite dans lebrevet des Etats-Unis d'Amérique NO 2 239 547.On peut produire une composition selon la présente invention en rassemblant les ingrédients ou en rassemblant certains des ingrédients et des constituants qui, ensemble, formeront le ou les autres ingrédients. Dans n'importe quel procédé selon l'invention, les matières que l'on met ensemble ou rassemble pour produire l'explosif sont de préférence relativement insensibles, ce qui diminue les problèmes de magasinage, de mélangeage et de chargement. Cependant, il peut s'avérer nécessaire d'utiliser quelques matières sensibles de départ : par exemple, une composition explosive peut comprendre plusieurs ingrédients sensibles, et il peut s'avérer difficile sinon impossible de produire simultanément tous les ingrédients sensibles dans la composition. Par exemple, il risque d'etre difficile de produire simultanément du styphnate de plomb et du tétrazène dans une composition dtamorçage pour approvisionnement de cartouches à percussion périphérique, bien que ces deux ingrédients soient nécessaires.Donc, l'invention comprend dans son cadre l'utilisation de matières sensibles de départ, mais là où on les utilise, elles peuvent constituer une proportion mineure et, de préférence, une proportion très faible des matières de départ. Il entre dans le cadre large de l'invention de former un explosif sensible, par exemple à partir de matières de départ relativement insensibles, puis de combiner l'explosif avec des ingrédients supplémentaires d'une composition. Cela peut paraltre nécessaire si les ingrédients supplémentaires risquent de geler la formation de l'explosif sensible. Cependant, on préfère éviter une telle addition, lorsque cela est possible, car cela introduit nettement des risques supplémentaires. La production de l'explosif peut s'effectuer dans un milieu liquide, de préférence dans de l'eau. lie milieu liquide peut être chassé ou enlevé autrement, après formation de l'ex- plosif. lie milieu liquide peut jouer l'un ou l'autre des rôles suivants ou les deux 1) il peut jouer le rôle d'un désensibilisant pour des ingrédients solides sensibles, qui doivent rester humides jusqu'à formation de la compositIon 2) il peut jouer le rôle d'un milieu pour la réaction, permettant à des constituants de former une nouvelle matière. Un eonstituant qui est soluble dans un milieu de réaction peut passer en solution dans ce milieu et être ensuite mis au contact d'un autre constituant. En variante, les constituants et le milieu peuvent être indépendants les uns des autres avant leur mise en contact. En outre, lorsque des constituants ne réagiront pas de façon dangereuse en l'absence d'un milieu, on peut les mettre ensemble avant de les mettre au contact du milieu (de réaction). L'invention comprend la formation de compositions par le simple mélangeage des ingrédients de ces compositions. Cependant, on envisage que, dans le cas général, une interaction se produira entre les constituants. Habituellement, cela exigera une réaction chimique. Voici les caractéristiques intéressantes d'une telle réaction aux fins de la présente invention a) La simplicité : la réaction, de préférence, ne doit impliquer qu'un seul stade sans agitation prolon gée (de préférence, elle n'exigera pas d'agita tion du tout) et sans exiger le respect de condi tions fondamentales étroitement définies, comme la température ou le pH b) la vitesse : la réaction doit de préférence être achevée en une courte période de temps. Cependant, cela ne sera pas essentiel si une réaction incom plète n'empêche pas la suite de la mise en oeuvre et du traitement, par exemple le filage, le séchage, l'addition de l'agent propulsif et de la balle dans la production des munitions, et pourvu que la réaction se soit achevée au moment où l'on a besoin du produit pour son utilisation finale c) laoempatibilité avec les récipients : les solutions ou autres matières impliquées dans la réaction doivent, bien nettement, être compatibles avec le matériau constituant le récipient dans lequel la réaction s'effectue.Certains acides seront exclus des réactions qui se produisent dans les récipients métalliques, comme des enveloppes de laiton pour des cartouches à percussion périphérique d) les sous-produits : il ne doit pas y avoir de sous produits excessivement nuisibles. Dans certains cas, il peut s'avérer possible d'utiliser les sous produits d'une réaction, par exemple à titre d'oxydants dans une composition d'amorçage. Lors que ce n'est pas possible, les sous-produits peu vent être inertes, gazeux, volatils ou vaporisables ou au moins ne pas être gravement nuisibles. e) les matières de départ : leur manutention doit etre facile en vrac.Elles doivent être insensibles par rapport au produit final, bien que de faibles quantités de matières sensibles, par exemple le tétrazène, puissent être incorporées dans des matiè res de départ pour une composition d'amorçage sous leur forme complète. lies matières de départ ne doi vent pas nécessairement être non explosives, mais de préférence, il ne doit pas s'agir d'explosifs primaires ou d'amorçage. Une réaction de métathèse (ou double décompqsition) satisfera normalement au mieux les exigences a) et b)ci-dessus. La formation de liaisons de covalence est habituellement un processus relativement lent. Des réactions convenables de métathèse seront des réactions de double décomposition proprement dite et des réactions acide/base. En plus des réactions de métathèse , cependant, la formation de cristaux s'est avérée aussi être une réaction convenable pour les critères a) et b) ci-dessus. Des explosifs primaires comportant des cristaux mixtes sont déjà bien connus dans l'art des explosifs. Lorsque l'explosif est produit in situ, il n'est pas nécessaire de produire une forme de cristaux dite à écoulement libre ou fluide. L'obtention d'une telle forme cristalline est un problème qui se pose depuis longtemps dans l'art des explosifs et que l'on peut éviter grace à la technique de production in situ. En outre, la sensibilité requise pour l'explosif est celle de l'utilisation finale réelle et non pas une sensibilitédépendant de la technique du chargement. Dans le passé,il a fallurejeter de nombreux composés d'amor çage (qui auraient convenu par ailleurs), car ils se sont avérés trop dangereusement sensibles pour servir dans des techniques d'amorçage classiques impliquant la distribution d'un lot d'explosif primaire à des dispositifs explosifs. Des exemples de matières qui conviennent sont cités ci-après. Selon le procédé préféré de la présente invention, on met ensemble des matières qui, de façon prédominante, sont relativement insensibles afin de produire un explosif primaire en une quantité qui convient pour amorcer un dispositif explosif individuel. De préférence, la quantité fait partie d'une série de ces quantités. La production de l'explosif s'effectue de préférence entièrement in situ dans un dispositif ou appareil. Cependant, il entre dans le cadre large de l'invention d'achever la production de l'explosif loin du dispositif ou de l'appareil, le produit étant ensuite fourni au dispositif ou à l'appareil,ou bien de mettre les matières ensemble loin du dispositif ou de l'appareil et d'achever la production de l'explosif in situ. L'invention propose également un appareil pour produire des explosifs destinés à servir dans des dispositifs explosifs d'amorçage. L'appareil comprend un moyen pour mettre ensemble des matières, qui formeront ensemble cet explosif, à un faible débit et/ou en une succesion de faibles quantités, qui sont de préférence appropriées à des demandes d'utilisations individuelles et/ou sur un trajet situé en continu avec un moyen destiné à fournir de l'explosif partiellement ou entièrement formé à une succession d'autres éléments de dispositifs d'utilisation. Lorsque l'on souhaite produire de l'explosif en une succession de faibles quantités, appareil peut comprendre plusieurs moyens de distribution ou de fourniture, cnacw) adapté à fournir des doses prédéterminées de matière à des récepteurs respectifs, de sorte que chaque récepteur recevra une dose de chaque moyen de distribution ou de fourniture faisant partie de cet ensemble. Les matières fournies peuvent comprendre les constituants d'un explosif et un milieu dans lequel ces constituants peuvent subir une ou des interactions. Lorsque la production ne s'effectue pas entièrement in situ, les matières de départ peuvent être fournies continuellement à une zone de mélange. Les matières de départ peuvent comprendre les ingrédients d'une composition explosive et/ou des constituants d'un composé ou d'unsel multiple. Dans la zone de mélange ou de mélangeage, on peut mettre ces constituants ensemble en de faibles quantités ou à un faible débit. lie mélange peut quitter la zone sous forme de petites quantités discontinues, ou sous forme d'un courant de faibles dimensions. Un tel courant peut autre interrompu à certains intervalles pour diminuer les risques d'explosion. Par exemple, il peut y avoir des barrières contre les explosions, de sorte qu'une explosion en un endroit particulier du courant sera limitée à la région située entre les barrières successives. lie mélange peut autre transféré continuellement de la zone de mélange à une zone d'utilisation. Lorsque le mélange quitte la zone de malaxage sous forme d'une série de petites quantités, chaque quantité peut avoir une taille appropriée à une demande d'utilisation individuelle, par exemple une capsule pour balle de fusil, une cartouche à percussion périphérique ou un détonateur. Ma série des quantités peut donc autre fournie directement à une série correspondante des récipients des dispositifs explosifs. Il sera possible de produire une série de petites quantités dont chacune représente plusieurs demandes d'utilisation, avec une subdivision subséquente de chaque quantité entre ces demandes. Cependant, cela n'est pas préféré, car cela implique un stade opératoire supplémentaire. Lorsque le mélange quitte la zone sous forme d'un courant ae faibles dimensions, ces dimensions peuvent être choisies de façon à faciliter la division du courant en des quantités appropriées à des demandes individuelles d'utilisation. Par exemple, la section du courant peut être appropriée à une cartouche à percussion périphérique, à une enveloppe ou un détonateur de cartouche. De préférence, on mélange les matières en des proportions sensiblement prédéterminées dans la zone de mélangeage. La zone de mélangeage ou de mélange peut être telle qu'elle est librement accessible à des trajets empruntés par les matières qui approvisionnent cette zone de mélangeage. En variante, il peut y avoir des moyens pour régler l'accès à la zone de mélange à partir de ces trajets d'écoulement. Par exemple, les matières peuvent être mises en circulation dans des trajets clos normalement séparés de la zone de mélangeage, et il y a un moyen qui permet de laisser passer certaines quantités des matières vers la zone de mélange. On peut effectuer l'opération de mélange ou de mélangeage dans cette zone par n'importe quel moyen commode, par exemple grâce à une turbulence, grâce à une intervention mécanique, grâce à des bulles de gaz traversant la zone de mélange. On trouvera ci-après des exemples d'explosifs pouvant Astre produits par des procédés selon l'invention, tels qu'ils sont appliqués à des enveloppes d'amorce pour cartouches à percussion périphérique. Dans ces exemples, qui se réfèrent à la production de munitions à percussion périphérique, on se réfère à des essais de sensibilité. Ces essais impliquent de laisser tomber une bille de 56,7 g sur un percuteur qui,en la perçant,entaille ensuite la périphérie dune enveloppe de cartouche. lies résultats sont indiqués en termes de la "hauteur moyenne de feu", c'est-à-dire la hauteur au-dessus du percuteur qui est nécessaire pour que la bille, lorsqu'elle est lâchée, présente 50 % de chance de mettre à feu une cartouche dans un échantillon donné, habituellement composé de 50 cartouches.Cela s'obtient par un calcul statistique, et l'écart-type associé est également indiqué -. A l'occasion, on indique la "hauteur de la totalité de feu" c'est-à-dire la hauteur d'où on lâche la bille pour que toutes les cartouches de l'échantillon soient mises à feu. EXEMPLE 1 STYPHNATES a) par double décomposition On utilise les matières suivantes dans des proportions pondérales indiquées Styphnate de sodium 27 parties Hypophosphite de plomb 7 parties a sec Grenaille 25 parties ) Nitrate de plomb 31 parties ) Tétrazène 3 pas # voie humide ) humide Gomme arabique ) '%issapol" - 3 lies trois premières matières sont relativement insolubles dans liteau quand on les compare au nitrate de plomb, et qu'on les fournit sous forme de poudre, en une dose prédéterminée, dans une enveloppe de cartouche à percussion périphéri que.la dose requise dépend de la quantité de composition d'amor çage requise pour garantir l'allumage de l'agent propulsif. Dans une cartouche devant contenir environ 80 mg de poudre à base de nitroeellulose servant d'agent de propulsion, les quantités des constituants destinés à réagir sont telles qu'elles produisent environ 20 mg de la composition d'amor çage. On peut ajuster cette quantité selon les nécessités afin dtobtenir les caractéristiques balistiques prévues pour la combinaison. Le nitrate de plomb est soluble dans l'eau, et il est ajouté en solution aqueuse aux ingrédients secs. lie tétrazène est dispersé dans la solution de nitrate de plomb car il s'agit d'une matière dont la manutention à sec est dangereuse. La gomme arabique et le "Lissapol!' sont présents en de faibles proportions pour des raisons bien connues en pratique. La réaction entre le nitrate de plomb et le styphnate de sodium se produit alors dans l'enveloppe de la cartouche, ce qui donne du styphnate de plomb etdu nitrate de sodium dans le mélange résultant. On sèche le produit après la réaction et l'on ajoute environ 10 % en volume d'eau au mélange séché pour le rendre moulable. On fait ensuite passer l'enveloppe contenant la composition moulable dans un dispositif classique de rotation pour refouler la composition vers la périphérie de l'enveloppe de façon classique. On fait ensuite passer la composition moulée dans un dispositif classique de séchage et l'on traite de façon classique l'enveloppe comportant l'amorce. Afin d'amorcer des ogives de balles ou d'obus, on peut remplacer, au moins partiellement, la grenaille par du sulfure d'antimoine sous forme de poudre sèche. b) par réaction avec l'acide styphnique On produit un mélange des matières suivantes selon les proportions pondérales indiquées a) acide styphnique 100 parties b) plomb blanc 100 parties c) verre pilé 50 parties d) nitrate de baryum 50 parties Toutes les matières sont sous forme poudre sèche et toutes les particules de poudre traversent un tamis de 0,149 mm d'ouverture de maille. Lorsqu'on le répartit entre des enveloppes de cartouches à percussion périphérique, on humecte le mélange à l'eau et on le laisse réagir in situ dans les enveloppes. On trouve que l'enveloppe résultante, comportant une amorce, pourra exploser de façon satisfaisante avec une flamme importante. Ma quantité de la composition d'amor çage est dans chaque cas de l'ordre de 14 à 15 mg. L'acide styphnique est d'un type que l'on peut obtenir à la fabrique Royale de Bridgwater (Royal Ordnance Factory, à Bridgwater, Grande-Bretagne). lie plomb blanc est du carbonate basique de plomb dun.type servant couramment dans des pigments pour peinture et sa formule chimique est 2 PbCO5.Pb(OH)2. La voie de production de styphnate ne se limite pas à la production des composés du plomb. Qr peut produire de façon semblable d'autres styphnates de métaux lourds et ils ont été antérieurement suggérés pour sertir dans des compositions d'amorçage. En outre,la réaction de l'acide ne se limite-pas à l'utilisation du plomb blanc (carbonate de plomb) ou de l'oxyde de plomb (PbO). On peut également utiliser de l'hydroxy- de de plomb. Cependant, il est particulièrement souhaitable d'utiliser de l'oxyde de plomb, car il n'y a pas de sousproduits résultants, l'oxyde de plomb et l'acide styphnique se combinant exactement pour produire du styphnate de plomb. Cependant, on peut accepter aussi d'utiliser l'hydroxyde de plomb du fait que le seul sous-produit résultant est de l'eau, qui est présente en tout cas à titre de milieu d'ionisation. Une autre possibilité consiste en une réaction entre l'acétate de plomb et l'acide styphnique. Dans ce cas, le sous-produit attendu serait l'acide acétique, qui serait volatil et pourrait être éliminé au cours de la réaction. lie sous-produit dérivant du plomb blanc ou carbonate de plomb est du C02 qui est éliminé. On trouvera d'autres renseignements concernant la production de styphnates dans le brevet des Etats-Unis d'Amé- rique NO 2 295 104 et dans le brevet allemand N 2 531 997. EXEMPLE 2 SEBS MULTIPLES. EN PARTICULIER NTTRATO-HYPOPHOSPHITES lie nitrato-hypophosphite de plomb est un sel double décrit dans le brevet allemand N 289 016 précité, et son utilisation dans une composition d'amorçage est étudiée dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N 2 160 469 et N 2 116 878. Dans un essai, on utilise les matières suivantes suivant les pourcentages pondéraux indiqués Nitrate de plomb 40 fo ) voie Gomme arabique - 3 humide "Lissapol" - ) Hypophosphite de plomb 40 % ) Grenaille 20 3 à sec lies deux dernières matières sont relativement insolubles dans lteau, et elles sont fournies sous forme d'une poudre mixte à l'enveloppe de la cartouche à percussion périphérique. On ajoute ensuite à la poudre, en une dose prédéterminée, une solution aqueuse concentrée de nitrate de plomb incorporant de faibles proportions de la gomme arabique et du ',Lissapol". lie nitrato-hypophosphite de plomb se séparera sous forme d'un sel double de la solution à la température ambiante. On peut ensuite sécher le produit jusqu'à ce qu'il soit sous forme moulable et l'on peut alors faire passer l'enveloppe dans un dispositif classique à piston tournant pour compacter la composition et la refouler à la périphérie. Dans cet exemple, le "Lissapol" joue le rôle d'un surfactif, mais il peut ne pas s'avérer indispensable. On peut effectuer le séchage à une température pouvant aller jusqu'à 1000C au moins pour obtenir un produit contenant environ 10 à 12 % d'eau et qui conviendra pour le compactage. Ce produit peut ensuite être complètement séché. Si l'on préfère on peut sécher complètement le produit initial et ajouter une dose prédéterminée d'eau pour produire la composition moulable. Il faut un stade de séchage supplémentaire après le compactage, comme dans l'autre procédé. Dans un autre procédé pour former une composition d'amor çage, on mélange sous forme de poudre sèche le nitrate de plomb, l'hyposulfite de plomb et de la grenaille, et l'on insère une quantité déterminée de la poudre sèche dans l'enveloppe de la cartouche à percussion périphérique. On ajoute ensuite aux poudres mélangées 10 % à 12 % en poids d'eau, ainsi que de la gomme arabique et du "Lissapol", et le mélange forme le sel double généralement comme décrit ci-dessus. Puisque le mélange contient alors le pourcentage requis d'eau pour le rendre moulable, il n'est pas nécessaire d'effectuer une opération de séchage avant de faire passer l'enveloppe dans le dispositif à piston tournant ou dans un autre dispositif pour compacter le mélange et le refouler à la périphérie de l'enveloppe.Dans ce procédé, les poudres peuvent être pré-mélangées avant leur insertion dans ltenveloppe ou bien elles peuvent être insérées indépendamment et l'on peut ensuite faire vibrer l'enveloppe pour y mélanger les poudres. he stade- de mélange a été omis dans certains essais, et l'on a néanmoins obtenu un produit satisfaisant. On notera que dans un procédé comme celui décrit cidessus, qu'on ait prémélangé ou non les poudres ou que l'on ait agité ou non la suspension au cours de la réaction, on laisse le sel double cristalliser de façon sensiblement libre, c'est-àdire sans précautions pour régler la dimension des cristaux, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 2 160 469 précité. On peut laisser s'effectuer in situ dans un dispositif explosif la formation de "cristaux étendus" à laquelle on se réfère dans le brevet précité des Etats-Unis d'Amérique. Il est très commode de former la composition àlatempsa- ture ambiante, et cela s'est avéré satisfaisant. Cependant, le procédé ne doit pas être limité à de telles températures. On peut souhaiter régler la température à laquelle le produit se forme et, éventuellement, fournir de la chaleur pour élever la température au-dessus de la température ambiante.Des températures allant jusqu'à 450C se sont déjà avérées satisfaisantes. On peut utiliser des températures supérieures, mais en faisant attention à la décomposition des composés. Il s'est également avéré possible de former le sel double avec un pH se situant entre 1 et 7, bien que l'on pense que cette région soit plus acide que ce qui est nécessaire. Une acidité excessive est inopportune en vue de la possibilité d'une attaque exercée sur le matériau constituant l'enveloppe par les solutions contenues dans cette enveloppe. Par ailleurs, une alcalinité excessive des solutions peut provoquer une corrosion de l'enveloppe sous contrainte. On pense qu'un pH de 3 à 5 convient bien. lie pH sera habituellement déterminé par le pH du constituant nitrate de plomb. lies masses moléculaires du nitrate de plomb et de l'hypophosphite de plomb sont approximativement égales. Donc, on utilise de préférence les poudres en des proportions pondérales approximativement égales. Cependant, un léger excès de l'une ou l'autre poudre peut s'a?iéser intéressant en pratique selon les circonstances. L'invention ne se limite pas, cependant, à des proportions pondérales sensiblement égales puisqu'un excès allant jusqu'à 100 % de l'un ou l'autre des constituants s'est avéré donner un produit ayant une sensibilité satisfaisante et un pouvoir d'amorçage satisfaisant. A mesure qu'augmente l'excès de l'un ou l'autre produit, cependant, un mélangeage adéquat des constituants peut devenir un roblème et l'on peut trouver à la périphérie de l'enve- loppe des "zones" formées d'un constituant n'ayant pas réagi. Lorsqu'on doit ajouter une solution de nitrate de plomb à de la poudre d'hyposulfite de plomb, il est souhaitable de faire la solution aussi concentrée que possible pour ré- duire à son minimum la quantité d'eau à chasser avant compactage. Une série de cartouches à percussion périphérique, comportant comme amorce du nitrato-hypophosphite de plomb produit par le premier procédé indiqué ci-dessus, a été soumise à une série d'essais dont les résultats sont résumés dans les paragraphes suivants Sensibilité Hauteur moyenne de feu : 11,96 cm + 2,99 cm Hauteur de feu totale : 22,86 cm Cela indique une sensibilité supérieure à celle des compositions classiques d'amorçage comprenant du styphnate de plomb et du tétrazène. On a trouvé que la sensibilité dépend de la proportion de l'agent de frottement, c'est-à-dire de la grenaille dans l'exemple indiqué ci-dessus. S'il n'y a pas d'agent de frottement, on trouve que le produit ne fera pas feu, même dans une culasse de fusil. D'autres agents de frottement comprennent du verre poudre et des particules de carbone (coke). Dans certains cas, on trouve également que la sensibilité dépend dans une certaine mesure des proportions du nitrate de plomb et de l'hypophosphite de plomb, et lton trouve une sensibilité légèrement moindre dans le cas d'un excès dthypo- phosphite. Temps de présence dans le canon de fusil C'est le temps qui s'écoule entre la chute du percuteur du fusil et l'émergence ou sortie de la balle du canon de ce fusil. La mesure de ce temps a indiqué 2,59 + 0,17 ms. L'intervalle des mesures est de 0,58 ms. Cela est satisfaisant en comparaison des compositions classiques d'amorçage mentionnées ci-dessus. lie temps de présence dans le canon de fusil dépendra dans une certaine mesure des proportions relatives de la composition d'amorçage et de l'agent de propulsion. Dans les essais mentionnés ci-dessus, agent de propulsion est ragent de propulsion à simple base, du type disque vendu par Imperial Chemical Industries Limited sous la désignation de "Acurex". Dans les essais, les cartouches contiennent environ 80 mg de l'agent de propulsion, et la quantité de la composition d'amor çage est d'environ 20 mg dans chaque cas. Cela entre dans la gamme des quantités pour une composition classique d'amorçage. Pression et vitesse a pression produite par les cartouches d'essai s'est élevée en moyenne à 8930 x 104 pascals, en donnant une vitesse d'environ 322,1 m/s. Cela est légèrement inférieur à la pression et à la vitesse qu'on trouve dans le cas des compositions classiques d'amorçage, mais cela est satisfaisant. Après magasinage dans des conditions humides, on trouve que les cartouches donnent une pression d'environ 8776 x 104 pascals et une vitesse de 316,6 m/s. Explosivité en masse C'est le pourcentage des enveloppes où il y a eu amorçage par une explosion d'une enveloppe du groupe. On trouve que plus de 90 Xo du groupe peut être amorcés de cette façon, peut-etre en raison de la très grande sensibilité de la composition d'amorçage. Cela peut se traiter dans une certaine mesure en ajoutant des additifs, comme de la "farine" de verre et d'autres substances inertes (voir le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 2 356 210) ou de l'alcool polyvinylique (voir le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 2 341 262) ou bien en ajoutant une couche de vernis sur la composition d'amorçage dans les enveloppes comportant de l'amorce.Un autre procédé pour traiter ce problème consiste à produire des cartouches dans une chaîne continue en évitant qutil y ait en un point quelconque de la chaîne de fabrication des groupes d'enveloppes comportant de l'amorce. Les compositions d'amorçage peuvent comprendre d'autres additifs destinés à leur donner des propriétés supplémentaires ou à modifier les propriétés de la composition. Par exemple, on peut inclure des additifs pour diminuer ltexplosi- vité en masse, comme indiqué ci-dessus, ou pour améliorer l'aptitude à la mise en oeuvre, comme décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique no 2 327-867, no 2 377 670 et no 2 662 818. D'autres additifs peuvent contenir du combustible. Par exemple, on peut inclure du sulfure d'antimoine pour cela, et il en résulte une plus grande flamme. Le silicium et le siliciure de calcium donnent tout deux des étincelles. Des combustibles peuvent être particulièrement importants pour l'amorçage des capsules ou des têtes. On peut former le nitrato-hypophosphite de plomb (sel double) en présence de chacun des combustibles précités, et lton a trouvé que chacun de ces combustibles tend à augmenter la sensibilité de la composition en diminuant la proportion d'agent de frottement nécessaire. La composition peut également inclure de faibles proportions d'autres explosifs primaires si cela est nécessaire. L'utilisation de sels multiples dans un procédé selon l'invention ne se limite pas au sel double qutest le nitrato hypophosphite de plomb. Des sels multiples semblables sont désignés dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique no 2 175 826, no 2 292 956 et no 2 352 964, et d'autres peuvent également s'avérer convenables. EXEMPLE 3 AZOTURES Toutes les solutions auxquelles on se réfère dans le présent exemple sont les solutions aqueuses. Sauf indication contraire, tous les essais impliquent la formation d'une composition dans une enveloppe de cartouche, le séchage complet de la composition, le remouillage jusqu'à moulabilité, le compactage pour faire passer à la périphérie de ltem7eloppe et le reséchage. Sauf indications contraires, les constituants réagissent en des proportions stoechiométriques et l'on effectue le mélange des matières dans l'enveloppe, habituellement par vibration de ces matières. Essai 1 Dans une enveloppe de cartouche à percussion périphérique, on introduit 3,5 mg d'azoture de sodium en mélange avec 3,5 mg de poudre de verre et l'on y ajoute 17,8 l d'une solution à 50 % de nitrate de plomb. La hauteur moyenne de feu est de 11,76 + 1,78 cm. Essai 2 On loge dans une enveloppe de cartouche à percussion périphérique les proportions pondérales suivantes azoture de sodium 50 % poudre de verre 25 do sulfure d'antimoine 25 % On introduit dans l'enveloppe 20 pl d'une solution à 50 % de nitrate de plomb. La hauteur moyenne de feu qui en résulte est de 16,25 + 4,52 cm, et l'on note que la composition produit plus de flamme que dans le cas de l'essai 1. Ce dernier résultat était attendu en raison de l'addition du sulfure d'antimoine. Ce type de composition peut convenir pour servir dans une enveloppe d'amorce pour balle de fusil. Essai 3 On introduit dans une enveloppe de cartouche à percussion périphérique 4 mg de poudre de verre et l'on ajoute les solutions suivantes, dans l'ordre indiqué a) 12 l d'une solution de nitrate de plomb contenant 6 mg de solides, et b) 24 l d'une solution d'azoture de baryum contenant 4 mg de solides. On calcule que la hauteur moyenne de feu est de 16, 38 cm + 2,74 cm. Essai 4 On introduit dans une enveloppe de cartouche à percussion périphérique 9,3 mg de poudre comprenant 6,7 mg d'hypophosphite de plomb (le reste étant de la poudre de verre). On ajoute à la poudre 9,5 Wl d'une solution à 28 % d'azoture de sodium, ce qui donne un poids total d'amorce de 12 mg. On calcule que la hauteur moyenne de feu est de 23,75 cm + 8,48 cm. On observe que cette composition donne une large flamme, indiquant qu'elle peut convenir pour servir à l'amor çage dans des amorces pour cartouches de balles de fusil. Essai 5 On opère comme pour l'essai 4, mais avec 26,5 pl d'une solution d'azoture de baryum (à la concentration de 166 g/l) en remplacement de l'azoture de sodium, ce qui donne un poids total d'amorce de 14 mg. On calcule que la hauteur moyenne de feu est de 17,65 cm + 3,2 cm. Dans ce cas également, on observe une large flamme lors de l'amorçage de cette composition. Essai 6 Dans une enveloppe pour cartouche à percussion périphérique, on introduit 13 mg d'une poudre comprenant un mélange 50 : 50 de nitrate de plomb et de poudre de verre, et l'on ajoute 9 pi d'une solution à 28 % d'azoture de sodium. Le poids total de amorce est de 15,5 mg. On calcule que la hauteur moyenne de feu est de 13,21 cm + 2,51 cm. Essai 7 Comme dans l'essai 6, mais en remplaçant l'azoture de sodium par 4,4 g d'azoture de baryum dans la quantité d'eau la plus faible capable de faire passer l'azoture en solution. On calcule que la hauteur moyenne de feu est de 11,43 + 4,04 cm. Dans l'essai 3 ci-dessus, l'azoture de baryum et le nitrate de plomb réagiront pour produire de l'azoture de plomb et du nitrate de baryum. Ce dernier constitue l'oxydant utilisé dans des compositions classiques d'amorçage, mais l'azoture de plomb ntexige pas d'oxydant. Il peut s'avérer nécessaire d'utiliser un diluant pour diminuer la violence explosive de azoture, et le nitrate de baryum peut jouer ce role. Le nitrate de sodium produit dans la réaction du nitrate de plomb avec l'azoture de sodium peut jouer un rtle semblable à celui du nitrate de baryum. L'oxydant peut également fournir de l'oxy- gène à des combustibles secondaires comme du sulfure d'antimoine. Des azotures utiles ne se limitent pas à ceux cités ci-dessus. En théorie, on peut utiliser d'autres métaux lourds, bien que le plomb soit virtuellement en pratique universelle. On peut utiliser d'autres sels de plomb pour la réaction, et l'on préfère des sels de plomb solubles. En particulier, l'acétate de plomb peut remplacer le nitrate de plomb, puisqu'il sert de façon classique à la production de l'azoture de plomb. L'acétate de sodium résultant ne jouera pas le r3le d'un oxydant mais il jouera le rôle d'un modérateur de la façon indiquée cidessus. Voici d'autres sels solubles du plomb : des chlorates, citrates, isobutyrates, lactates nitrites, peroxydisulfates et dithionates. Cependant, le chlorate de plomb ne peut servir à la production d'une composition d'amorçage pour des munitions, puisque la combustion d'un chlorate produirait des ions chlorure pouvant provoquer la rouille d'un canon de fusil. Il est très commode de former l'explosif en milieu aqueux, mais cela n'est pas essentiel. Dans les essais indiqués ci-dessus, les réactions se sont produites à la température ambiante, mais cela ntest également pas essentiel. Cependant, on préfère ne pas diminuer les températures de réaction puisque cela diminue la solubilité des constituants dans l'eau et nécessite de lteau supplémentaire dans lrenveloppe. Dans les essais ci-dessus, on nta pas pris de mesures spéciales pour régler le pH du mélange de réaction, et l'on peut établir de façon empirique une valeur convenable du pH. Dans les essais 4 et 5, on pense que les azotures de sodium et de baryum subissent une double décomposition avec lthypophosphite de plomb pour produire de l'azoture de plomb et de l'hypophosphite de sodium ou de baryum. Cependant, il est possible que se forme un sel double azoture de sodium ou de baryum : hypophosphite de plomb,et que cela fournisse à la composition son ingrédient explosif ou l'un de ses ingrédients explosifs. La formation d'un tel sel double entre dans le cadre de la présente invention, comme indiqué dans exemple 2 ci-dessus. A titre d'exemple, on va maintenant décrire de l'appareillage selon l'invention en se référant à la figure unique annexée, qui est un schéma d'une vue plane d'un appareil de fourniture de l'amorce à des munitions. La figure unique illustre une série de modules en forme de roues cellulaires. On en présente trois en 10, 12 et 14, respectivement. L'utilisation de tels modules permet différentes durées de traitement sur des modules différents tout en permettant un mouvement uniforme des articles transportés dans leur passage dans le système ou dispositif de transport dans son ensemble, c'est-à-dire sans accélération ni décélération. lie module 10 accepte des enveloppes de cartouches à percussion périphérique provenant d'une alimentation convenable indiquée par la flèche 16, et il passe ces enveloppes à un débit prédéterminé au module 12. Là, chaque enveloppe reçoit une dose prédéterminée d'un premier constituant (ce qui est indiqué par la flèche 18) nécessaire pour une réaction chimique afin de produire un explosif primaire. lies enveloppes passent ensuite successivement au module 14 où elles reçoivent une dose prédéterminée (ce qui est indiqué par la flèche 20) d'un second constituant nécessaire pour produire l'explosif. Au moins l'iùi de ces modules fournira un liquide, de préférence comprenant de l'eau.L'un des modules ou les deux peut fournir des ingrédients d'une composition primaire autre que l'explosif primaire qui est introduit dans l'enveloppe. La suite du traitement dépend de la chimie de la réaction en cause. Si nécessaire, on peut utiliser un dispositif de mélange pour mélanger les ingrédients dans ltenveloppe. Cela peut être un moyen pour enlever l'excès de liquide se trouvant dans ltenveloppe lorsque cet excès ntest plus nécessaire pour la réaction. En tout cas, les enveloppes passent finalement dans une étuve, indiquée schématiquement en 22, où la composition se trouvant dans les enveloppes est entièrement séchée. Les enveloppes comportant de l'amorce et séchées peuvent ensuite passer dans une chaîne de fabrication, de préférence automatisée, pour l'introduction de agent de propulsion et l'insertion de la balle, si la cartouche n'est pas une cartouche à blanc. li'invention ne se limite pas aux détails des procédés illustrés ni aux explosifs auxquels on s'est référé dans les exemples. Dans certains cas, il peut s'avérer qu'un mélange délibéré des matières n'est pas nécessaire. Par exemple, si au moins une matière passe en solution et que cette solution pénètre dans une masse d'une autre matière sans opération de mélange, on peut omettre un stade délibéré de mélange. Cependant, en règle générale, il sera préférable d'inclure une opération délibérée de mélange pour garantir l'achèvement de la réaction. Cependant, il convient de mentionner qutune réaction selon la présente invention ne doit pas nécessairement se produire dans le récipient final. Elle peut se produire dans un autre type de récepteur qui peut être conçu pour appliquer des exigences moins strictes aux conditions ou aux facteurs de la réaction. La formation de l'explosif peut même être achevée dans un tel récepteur et la "pastille" résultante peut être transférée en vue de son introduction dans le récipient final. Lorsque de ltexplosif est produit sur ou autour d'un support, par exemple le fil de pontage d'une tdte de mèche de détonation, le support peut se prolonger dans un récepteur de ce type.Dans certains cas, il peut s'avérer possible dten- lever des sous-produits qui seraient, sinon, nuisibles, par exemple s'ils sont solubles dans le liquide de réaction pouvant quitter le récepteur par décantation, égouttage ou aspiration. Il existe un autre aspect de certains détails décrits ci-dessus et qui les distingue de l'art antérieur cité dans tout le mémoire. Dans un premier aspect, on laisse un explosif se former librement, en particulier, mais de façon non essentielle, sans agir sur sa forme cristalline. On a déjà fait référence ci-dessus à la formation libre de cristaux de nitrato-hypo phosphite de plomb et l'on a comparé cela avec l'agitation suggérée dans le brevet des Etats-Unis ("Amérique no 2 160 469. On a également indiqué ci-dessus que l'on évite la nécessité de former des formes de cristaux d'azides et de styphnates à "écoulement libre" et à "sensibilité réduite", comme décrit par exemple dans les brevets britanniques no 1 336 561 et no 519 340. De telles techniques de modification des cristaux ne sont pas exclues de la présente invention, mais elles peuvent s'avérer non indispensables si l'on adopte les propositions faites ici. La présente invention comprend donc dans son cadre la formation d'une amorce dtun dispositif explosif lorsque ltexplosif primaire est constitué entièrement ou surtout d'un sel "multiple" dérivant d'un hypophosphite, en particulier lorsque le sel multiple a pu cristalliser librement au cours de sa formation. Dans le présent exposé, on utilise l'expression de sel "multiple" pour indiquer un sel produit par co-cristallisation de deux ou plusieurs sels qui en sont les constituants. Ltinvention propose également un procédé pour amorcer un autre explosif, selon lequel on fait exploser cette amorce. L'amorce peut être une composition comprenant d'autres ingrédients, de préférence non explosifs, par exemple un agert de frottement et/ou un combustible. Le sel multiple comprend de préférence un constituant de type nitrate et un constituant du type hypophosphite. De préférence, les deux constituants sont des sels de plomb. L'amorce peut servir avec un agent de propulsion à base de nitrocellulose. lit agent de propulsion peut être sous forme de disques, par exemple comme ceux fournis par Imperial Chemical Industries Limited sous la désignation de Acurex. Cependant, agent de propulsion peut en variante être sous forme de poudre sphérique, de poudre en paillettes ou de poudre militaire. Cependant, des sels multiples formés par des techniques selon l'invention peuvent également servir dans des détonateurs dtamorçage et peuvent alors servir avec une charge secondaire d'un détonateur. Cela peut être une charge de base, par exemple du tétryl ou du PETN. Dans un second aspect, au moins certains sous-produits d'une interaction produisant un explosif sont retenus dans une composition explosive. On a fait allusion ci-dessus à la possibilité de retenir des sous-produits dans certains cas, en particulier lorsqutils peuvent jouer le rôle d'un oxydant ou au moins d'un diluant souhaitable. lie sous-produit forme de préférence un cristal sensiblement anhydre et, de préférence, il présente un faible degré dthygroscopicité. C'est de préférence un nitrate lorsqu'il doit jouer le r81e dtun oxydant. Cependant, il existe d'autres exigenres auxquelles il doit pouvoir répondre. Par exemple, dans la réaction de double décomposition pour la production des styphnates, la charge de formation de styphnate doit être aussi soluble que possible. lie styphnate de sodium présente une solubilité acceptable, et le nitrate de sodium joue de façon satisfaisante le r81e d'un oxydant dans un mélange contenant du styphnate de plomb. Un explosif et un sous-produit peuvent être obtenus dans un mélange d'autres ingrédients pouvant inclure un agent de frottement et/ou un combustible. En variante, d'autres ingrédients peuvent être ajoutés à la composition après la production de l'explosion et du sous-produit. En tout cas, un explosif selon l'invention doit pouvoir convenir pour servir à amorçage de dispositifs explosifs. De tels dispositifs seront généralement disposés de façon à produire des quantités importantes dténergie, par exemple sous forme de chaleur et/ou de gaz et/ou de choc. Toutes les précautions raisonnables doivent être prises pour garantir que de tels dispositifs ne sont pas amorcés sauf en réponse à un ou des événements prédéterminés, et l'on peut parvenir à de telles précautions gracie à un choix convenable de la composition de l'explosif d'amorçage et/ou d'un choix convenable du récipient de cet explosif d'amorçage. L'invention est destinée à servir à la fabrication de dispositifs explosifs et d'amorceurs pour de tels dispositifs, par exemple des capsules. lies procédés de fabrication impliqueront habituellement des opérations répétitives, continues ou semicontinues, sur une période importante avec un débit total important demandé sur cette période. L'invention permet d'étaler la production de explosif sur la période en cause au lieu de concentrer cette production, ce qui évite les risques liés à la production et au magasinage. Ainsi, le débit ou le rythme de production d'un procédé selon l'invention correspond de préférence sensiblement à la demande, bien qu'on puisse accepter un léger déficit ou un léger surplus que l'on peut traiter grâce à un magasin d'explosif relativement simple. Pour des fins de fabrication, il est souhaitable que toutes les réactions chimiques en cause soient facilement reproductibles avec des résultats auxquels on puisse constamment se fier. On comprendra que l'invention stétend à un procédé d'amorçage selon lequel on utilise l'explosif, produit comme défini cidessus, pour produire un dispositif explosif ou son amorce, et l'invention stétend aussi aux dispositifs explosifs et aux amorces ainsi produits. L'invention est particulièrement utiles pour produire des explosifs sensibles, et elle a été décrite en particulier en se référant à de tels explosifs. Cependant, le cadre large de la description ne se limite pas ainsi, puisque les idées ainsi décrites peuvent s'appliquer à la production d'autres explosifs. Il a déjà été suggéré la possibilité de produire des explosifs immédiatement avant leur utilisation finale, en particulier pour du sautage. On appréciera cependant qutun dispositif explosif ou une amorce, qui a été fabriqué, doit habituellement avoit été obtenu bien avant son utilisation finale et doit pouvoir être manipulé de façon se avant une telle utilisation finale. L'invention concerne donc particulièrement des techniques stres de fabrication pour la production de dispositifs stras, de préférence en quandes quantités, et probablement sur un site ou endroit fixe qui ne dépend pas du site de ltutilisation finale. lit invention ntexige pas l'utilisation des seuls sels multiples comme explosifs primaires. D'autres explosifs, par exemple des styphnates, peuvent être inclus, et ils peuvent autre formés in situ en même temps que le sel multiple. EVENI)ICATIONS 1. - Procédé pour fournir un explauf d'amorçage de la detonation à plusieurs dispositifs explosifs, consistant à incorporer une quantité discrète d'explosif d'amorçage dans un élément de chaque dispositif, caractérisé en ce que l'explosif d'amorçage est produit à un débit correspondant à son incorporation dans les éléments desdits dispositifs, de sorte qu'il n'y a pratiquement pas en dehors de la chaine de production, de stockage de dispositifs d'amorçage. 2. - Procedé selon la revendication 1, caractérise en ce que ledit explosif est produit en plusieurs petites quantités. 3. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque quantité correspond à la quantité nécessaire pour chaque masse d'explosif d'amorçage. 4. - Procédé selon la revendication 2, caractéri sé en ce que chaque quantité constitue une charge suffisante pour plusieurs de ces masses d'explosif d'amorçage. 5. - Procédé selon la revendication 3j caractéri sô en ce que ledit explosif est produit in situ. 6. - Piocédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la production de l'explosif d'amorçage comprend la production de styphnate de plomb, d'azoture de plomb ou de nitrato-hypo.pkLosphite de plomb. 7. - Procédé selon la revendication 6, caractéri- sé en ce que la production de l'explosif d'amorçage comprend la production de styphnate de plomb ou d'azoture de plomb par une réaction de double dôcomposition. 8. - Procédé selon la revendication 6, caractéri sé en ce que la production de l'explosif d'amorçage comprend la production de styphnate de plomb par réaction entre l'acide styphnique et un composé du plomb. 9. - Procôdô selon l'une quelconque des revendications i à 8, caractérisé en ce que la production de l'explosif d'amorçage est obtenue en prenant un prémélange sensiblement anhydre contenant des composants qui réagissent ensemble en présence d'un milieu liquide pour former un composé explosif primaire et en y ajoutant ledit milieu liquide. 10. - Procédé selon les revendications 5 et 9, caractérise en ce qu'une quantité appropriée dudit prémelange est dosée dans un élément de chaque dispositif avant l'addition à ce dernier du milieu liquide. 11. - Procédé selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que le prémélange contient de plus un ou plu sieurs ingredients d'une composition d'amorçage. 12. - Dispositifs explosifs caractérisés en ce qu'ils sont munis d'un dispositif d'amorçage parla misse en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à il. 13. - Des dispositifs explosifs selon la revendication 12, caractérisés en ce qu'il s'agit d'enveloppes de cartouches à amorce par percussion périphérique, d'enveloppes de détonateurs ou de capsules de cartouches de balle de fusil. 14. - Appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, sractérisé en ce qu'il comprend un dispositif pour alimenter une zone avec des matieres qui brument ensemble ledit explosif d'amorçage, un autre dispositif pour alimenter ladite zone avec des éléments des dispositifs devant être amorcés et un moyen pour fournir a ladite zone des doses de ces matières auxdits eléments. 15. - Appareil selon la revendication i4, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs éléments distributeurs des tines chacun à distribuer des doses prédéterminées de matière à des récipients respectifs, de sorte que chaque recipient foire une dose de chaque distributeur.