La présente invention concerne un vêtement de sauvetage destiné à protéger son porteur du froid et de la noyade et qui est donc particulièrement destiné aux naufragés. On connatt des vêtements de plongée constitués par une combinaison en une seule pièce en matériau souple imperméable et thermiquement isolant comportant des jambes, des manches et une cagoule, avec éventuellement des bottes et des gants attenants aux jambes et aux manches. La présente invention, dans l'un de ses aspects, fournit une adaptation d'une telle combinaison en vue de constituer un vêtement de sauvetage. On comprendra, d'après ce qui suit, que cette adaptation est telle que le vêtement de sauvetage auquel aboutit l'invention ne pourrait absolument pas servir de combinaison de plongée, de même qu'unie combinaison de plongée ne peut pas constituer un vêtement de sauvetage, même si l'on trouve quelques caractères communs aux deux types de produits. Le vêtement de sauvetage de l'invention en effet, considéré dans l'un des aspects de l'invention, est également en matériau souple imperméable et thermiquement isolant et comporte également des jambes, des manches et une cagoule, mais il a la forme générale d'un sac ample qui s'étend suivant un axe général d'une extrémité inférieure qui est conformée de façon à constituer les jambes à une extrémité supérieure qui est totalement ouverte et qui constitue l'entrée et la sortie du sac, en passant par une région médiane où le sac est muni de poches extérieures débouchant dans le sac et comprenant deux poches constituant les manches et une poche constituant la cagoule. A la différence d'une combinaison de plongée, le vêtement de sauvetage est un sac ample dans lequel on peut s'introduire tout habillé et chaussé alors qu'une combinaison de plongée est un vêtement ajusté qui nécessite un déshabillage préalable généralement complet et l'enlèvement des chaussures. A la différence d'une combinaison de plongée, le vêtement de sauvetage a son ouverture d'aecès située au-dessus de la cagoule alors que les combinaisons de plongée comportent une ouverture qui suit une ligne de découpage toujours située au-dessous de la cagoule. De plus, la ligne d'ouverture d'une combinaison suit généralement un parcours compliqué et non rectiligne alors que la ligne d'ouverture du vêtement de sauvetage peut entre une simple droite perpendiculaire à l'axe général du sac. On peut aussi considérer que cette ligne d'ouverture est sensiblement parallèle à l'axe des épaules matérialisé par les départs des manches. De fait, le sac qui constitue le vêtement de sauvetage a de préférence une forme générale cylindrique, l'axe du cylindre étant l'axe général du vêtement On comprendra que les jambes constituent un aménagement de la base du cylindre et que les manches et la cagoule constituent des appendices du cylindre. On comprendra également que le mot cylindre englobe également les formes à peu près cylindriques et les formes tronconiques. Le vêtement-sac peut être mis sensiblement à plat suivant un plan contenant l'axe du vêtement, abstraction faite des parties du vêtement auxquelles on a donné une forme en saillie par rapport à ce plan, comme la cagoule par exemple. Lorsque le vêtement est à plat, son ouverture supérieure, qui est circulaire lorsque le vêtement est cylindrique, s'étend suivant un diamètre perpendiculaire à l'axe du cylindre. De préférence, et cela apparatt actuellement comme une quasi-nécessité pour la destination du vêtement, ses jambes sont fermées et se terminent par des extrémités en forme de pieds et ses manches sont fermées et se terminent par des extrémités en forme de gants, au lieu autre ouvertes. La cagoule du vêtement peut être similaire aux cagoules de combinaisons de plongée connues, c'est-à-dire qu'il s'agit d'une cagoule qui couvre la tête en laissant seulement à découvert la face ; de préférence elle s'applique contre le reste de la tête pour éviter de constituer une entrée d'eau. Dans une réalisation particulière, le vêtement de sauyetage se signale encore par le fait que son ouverture d'accès constitue deux levures applicables l'une contre l'autre et munies l'une et/ou l'autre d'une armature permettant de rouler sur elle-même autour de l'armature la partie supérieure plate du sac, c'est-à-dire la partie située au-dessus du départ de la cagoule, sans former de pli dans la longueur de l'ouverture et de façon à constituer un rouleau juste au-dessus du départ de la cagoule, et ensuite de cintrer ce rouleau autour du cou. On notera que le pliage se fait autour d'un axe parallèle au diamètre d'ouverture et à l'axe des épaules. Lorsque ce cintrage est maintenu, et des moyens sont prévus à cette fin, le rouleau ne peut plus se dérouler en raison de la présence de l'armature, et l'ouverture ainsi roulée et cintrée est devenue étanche. On pourrait assurer cette étanchéité en munissant l'ouverture d'un moyen de fermeture adéquat, par exemple une fermeture étanche à curseur mais cette solution est plus onéreuse et peut donner lieu à des inconvénients. Il n'est pas sans intérêt de munir l'ouverture d'un moyen de fermeture qui peut être non étanche mais qui assure le positionnement des deux lèvres de l'ouverture l'une en face de l'autre pour leur application ltune contre 11 autre en coopération avec la ou les armatures ; on peut utiliser par exemple une fermeture à curseur (qui peut être non étanche), des boutons, des moyens du genre Velcro, etc. L'armature peut être simplement constituée par des baleines ou rubans étroits et longs ayant une bonne rigidité transversale et un minimum de souplesse longitudinale (pour pourvoir être cintrés). Des lames de ressorts ou des rubans équivalents en matière synthétique conviennent parfaitement. Le rouleau cintré constitue un volume de flottaison autour du cou, ce qui est favorable à la stabilité du naufragé. Aux commissures des lèvres il n'y a pas d'armature afin que cette dernière ne gène pas la mise à plat de la partie supérieure du sac. Pour faciliter l'opération de pliage et de cintrage, il est préconisé de disposer aux commissures des lèvres de l'ouverture deux moyens de préhension situés à l'extérieur du sac. Ces moyens peuvent servir aussi à maintenir le cintrage. Ils pourraient être disposés à un autre endroit de la partie supérieure du sac, sur les bords latéraux du sac supposé à plat. On peut utiliser par exemple deux crochets ou un anneau et un crochet que l'on raccordera l'un avec l'autre devant la poitrine après cintrage. Sn variante, le raccordement aes crochets peut se faire par amarrage sur un anneau présent sur le devant de la poitrine et qui peut être l'anneau de levage dont il sera fait mention ci-après. Dans une réalisation préférée, en effet, le vêtement comporte extérieurement, autour de la poitrine et au niveau des aisselles, une sangle de naute résistance Iereee Bur un anneau placé dans l'axe-de la poitrine et destiné à permettre le levage du naufragé. Dans un autre de ses aspects, l'invention concerne un tablier de repérage de couleur voyante dont est muni le vêtement de sauvetage, par exemple un tablier orange. Selon l'invention, ce tablier a une largeur correspondant à celle du vêtement supposé à plat et a une longueur correspondant à celle du vêtement supposé roulé serré sur lui-même de haut en bas ou vice-versa. Ce tablier, généralement rectangulaire,ntest attaché au vêtement que suivant une ligne qui constitue le bord supérieur du tablier et qui passe le long de la poitrine, horizontalement ou à peu près. Cette localisation de la fixation du tablier au vêtement a été choisie de façon que - en flottaison normale, le tablier réalise une tâche lumineuse flottant à la surface de l'eau et visible d'en haut - le naufragé peut relever- le tablier à la verticale pour faciliter le repérage suivant l'horizontale ; - le naufragé peut rabattre le tablier sur sa figure pour le protéger des embruns ou de la pluie par exemple. Le tablier peut aussi porter les marques d'identification du vêtement. En munissant l'extrémité supérieure et l'extrémité inférieure du tablier de moyens aptes à coopérer pour fixer ces deux extrémités l'une à l'autre (par exemple une moitié de fermeture à curseur à chaque extrémité), on obtient que le tablier puisse constituer un manchon enveloppant le vêtement roulé serré sur lui-meme comme indiqué plus haut. En outre, on peut munir le tablier d'une bretelle de cou formant aussi poignée pour le sac qu'il constitue et de deux sangles latérales aptes à former une ceinture. Cela étant, le vêtement plié dans son tablier présente les caractéristiques d'une brassière de sauvetage. Un sifflet peut être accroché au vêtement pour compléter l'équipement au sens de la réglementation en vigueur. De même, on peut munir le vêtement d'une capacité gonflable incorporée, par exemple dans la région du plastron, de façon en soi connue. Les enseignements de l'invention se comprennent parfaitement d'après ce qui précède et les figures du dessin annexé sont données essentiellement à titre d'exemple. Sur ces figures ; - la figure 1 montre le vêtement roulé dans son tablier (état de stockage) - la figure 2 montre le vêtement déployé à plat, et - la figure 3 montre le vêtement en service. Sur les figures, les références désignent les éléments suivants 1 : le sac dans sa généralité la, lb : les jambes droite et gauche avec pieds lc, 7d : les manches droite et gauche avec gants le : la cagoule if : la partie supérieure roulable et cintrable du sac (sur la figure 3, on voit cette partie après pliage et cintrage). 2 : l'ouverture supérieure du vêtement lg, 1h : les deux lèvres de l'ouverture supérieure (sur la figure 2, les deux lèvres ont été écartées pour montrer l'ouverture mais en fait lorsque la partie supérieure if est à plat les deux sont appliquées l'une contre l'autre suivant la ligne 3. 4, 5 : les crochets situés aux commissures des lèvres ig, 1h 6, 7 : les baleines-rubans d'armature des lèvres de l'ouverture (dans la pratique, ils ne sont généralement pas apparents). 8 : la sangle avec son anneau 9 servant pour l'amarra ge des crochets 4 et 5 et pour le levage du naufragé (à bord d'un hélicoptère par exemple). 10 : la ligne théorique des épaules (parallèle à la ligne 3) 11 : l'axe général théorique du vêtement (perpendicu laire aux lignes 3 et 10) 12 : la tubulure permettant au naufragé de gonfler une capacité incorporée dans la partie plastron du vêtement 13 : le tablier avec sa bretelle 14 et ses sangles 15, 16. 17a, 17b : les parties de la fermeture à curseur 17 qui permettent de raccorder les extrémités supérieure et inférieure du tablier pour former un sac autour du vêtement (comme on le voit sur la figure 1) On n'a pas représenté, sur les figures, la fermeture dont peuvent être munies les lèvres ig, 1h de l'ouverture du sac. Le sac est par exemple réalisé en néoprène cellulaire ou autre matériau souple, imperméable et thermo-isolant à flottabilité positive. A priori, le vêtement se présente comme la brassière montrée sur la figure 1. Au moment de l'utilisation, le sujet ouvre la fermeture 17 du tablier et déplie le sac (figure 2). Il s'introduit dans le sac par l'ouverture 2, met ses jambes et ses bras en position et passe la cagoule. Il saisit ensuite les crochets 4 et 5 pour tendre la partie 1f, la plier sur elle-même en rouleau et ceintrer le rouleur autour de son cou ; il fixe les crochets à l'anneau 9 (figure 3). Les opérations sont ainsi terminées. Il est à noter que l'ampleur du sac permet au naufragé de se remuer à l'intérieur du sac. REVENDICATIONS 1. Vetement de sauvetage en matériau souple imperméable et thermiquement isolant, comportant des jambes, des manches et une cagoule, qui a la forme générale d'un sac ample qui s'étend suivant un axe général d'une extrémité inférieure qui est conformée de façon à constituer les jambes à une extrémité supérieure qui est totalement ouverte et qui constitue l'ouverture d'accès et de sortie du sac, en passant par une région médiane où le sac est muni de poches extérieures débouchant dans le sac et comprenant deux poches constituant les manches et une poche constituant la cagoule, caractérisé en ce que ladite ouverture d'accès comporte deux lèvres applicables l'une contre l'autre et munies l'une et/ou l'autre d'une armature permettant de rouler sur elle-meme autour de l'armature la partie supérieure plate du sac, c'est-à-dire la partie située au-dessus du départ de la cagoule, sans former de pli dans la longueur de ltouverture et de façon à constituer un rouleau juste au-dessus du départ de la cagoule, et ensuite de cintrer ce rouleau autour du cou. 2. Vêtement de sauvetage selon la revendication l, caractérisé en ce qu'il a une forme générale cylindrique, l'axe du cylindre étant l'axe général du vêtement. 3. Vêtement de sauvetage selon la revendication l ou 2, caractérisé en ce qu'il peut être mis sensiblement à plat suivant un plan contenant l'axe du vêtement, abstraction faite des parties du vêtement auxquelles on a donné une forme en saillie par rapport à ce plan. 4. Vêtement de sauvetage selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que sa ligne d'ouverture, lorsqu'il est à plat, est une droite sensiblement perpendiculaire à l'axe général du sac et sensiblement parallèle à l'axe des épaules matérialisé par les départs des manches. 5. Vêtement de sauvetage selon l'une des revendications l à 4, caractérisé en ce que ses jambes sont fermées et se terminent par des extrémités en forme de pieds et ses manches sont fermées et se terminent par des extrémités en forme de gants. 6. Vêtement de sauvetage selon l'une des revendications 1 à 5 > caractérisé en ce que l'armature est constituée par des baleines ou rubans étroits et longs ayant une bonne rigidité transversales et un minimum de souplesse longitudinale. 7. Vêtement de sauvetage selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qutaux commissures des lèvres il n'y a pas d'armature. 8. Vêtement de sauvetage selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les lèvres de l'ouverture comportent un moyen de fermeture qui assure le positionnement des deux lèvres de l'ouverture l'une en face de l'autre pour leur application l'une contre l'autre en coopération avec la ou les armatures. 9. Vêtement de sauvetage selon l'une des revendications î à 8, caractérisé en ce qu'il comporte deux moyens de préhension situés à l'extérieur du sac et disposés aux commissures des lèvres de l'ouverture ou dans la partie supérieure du sac sur les bords latéraux pour faciliter le pliage et le cintrage. 10. Vêtement de sauvetage selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour maintenir le cintrage. 11. Vêtement de sauvetage selon la revendication 10, caractérisé en ce que ces moyens comportent des crochets et un anneau. 12. Vêtement de sauvetage selon la revendication 11 > caractérisé en ce qu'il comporte extérieurement, autour de la poitrine et au niveau des aisselles, une sangle de haute résistance fermée sur un anneau placé dans l'axe de la poitrine et destiné à permettre le levage du naufragé. 13. Vêtement de sauvetage selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend un tablier de repérage de couleur voyante, qui a une largeur correspondant à celle du vêtement supposé à plat et a une longueur correspondant à celle du vêtement supposé roulé serré sur lui-même de haut en bas ou viceversa, ce tablier n1 étant attaché au vêtement que suivant une ligne qui constitue le bord supérieur du tablier et qui passe le long de la poitrine, horizontalement ou à peu près. 14. Vêtement de sauvetage selon la revendication 13, caractérisé en ce que le tablier est muni à son extrémité supérieure et à son extrémité inférieure de moyens aptes à coopérer pour fixer ces deux extrémités l'une à l'autre en sorte que le tablier puisse constituer un manchon enveloppant le vêtement roulé serré sur luiwmeme. 15. Vêtement de sauvetage selon la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que le tablier est muni d'une bretelle de cou formant aussi poignée pour le sac qu?il constitue et de deux sangles latérales aptes à former une ceinture.