la présente invention concerne un dispositif mécanique de régulation de pression permettant de faire varier la section de passage d'un orifice traversé par un fluide en fonction de la pression réglant en aval. Be dispositif utilise la déformation plastique (non élastique) d'un corps solide malléable soumis à un système de forces ; par voie de conséquence; le dispositif fonctionne de façon irréversible. L'invention est applicable au controle de la pression de combustion dans les chambres de combustion, et notamment dans les chambress de combustion utilisant un propergol solide. Dans le texte, le terme "dispositif de régulation de pression" doit être interprété dans son sens générique, recouvrant notamment les valves, les clapets, les régulateurs de pression au de débit, les limiteurs de pression et de débit, la section ou col d'une tuyère de propulseur à poudre. La nécessité de développer un moyen simple et robuste permettant de réguler et de limiter la pression de combustion dans les chambres de combustion des propulseurs à propergol solide résulte du besoin de disposer de propulseurs capables de satisfaire aux conditions opérationnelles d'utilisation, ce moyen doit permettre d'opérer pour toute valeur de la pression de fonctionnement choisie, ce qui n'est pas le cas des propergols "tous temps". La raison principale est que le dispositif secondaire proposé est valable pour toute pression de fonctionnement choisie, ce n'est pas le cas des propergols "tous temps". Si l'on considère un propulseur à propergol solide, tel qu'un moteur fusée, la totalité de la charge est emmagasinée dans une enceinte sous la forme d'un ou plusieurs blocs de poudre, aussi appelés "pains" ou "grains" suivant la dénomination anglo-saxonne. Cette enceinte, de forme cylindrique, constitue la chambre de combustion du propergol et elle comporte généralement, à l'une de ses extrémités, une tuyere du type convergentdivergent ou tuyère de Laval. Il s'ensuit que la caractéristique essentielle d'un moteur à propergol solide est sa grande simplicité puisqu'il ne nécessite pas de système d'alimentation en ergols. En fait, cette simplicité n1 est qu'apparente si l'on prend en compte, dans la réalisation du moteur, les conditions opérationnelles d'utilisa tion, notamment l'étendue de la plage de température de fonctionnement, la tenue aux conditions diaceélération et de vibration rencontrées, la sécurite et la fiabilité en service. Toutefois, les problèmes posés par les contraintes opérationnelles peuvent être résolus moyennant certaines précautions telles que le choix à la conception de poudres ayant les caractéristiques chimiques et mécaniques désirées, la construction d'une chambre de combustion suffisamment rubuste. Un moteur-fusée incorporant les moyens énumérés ei- dessus peut fonctionner de manière satisfaisante mais il en résulte une certaine pénalité sur les performances de propulsion et un court de production important. L'invention vise à remédier aux inconvénients précités en créant un dispositif mécanique sensible à la pression d'un fluide et capable de faire varier la restriction offerue au passage dudit fluide. Elle vise également à créer un dispositif mécanique réalisable sous une forme facilement intégrable à un moteurfusée. l'invention a donc pour objet un dispositif mécanique caractérisé en ce que les forces antagonistes qui équilibrent le déplacement de l'obturateur soumis à la pression du fluide résultent de la déformation non élastique permanente d'un corps solide. Elle a également pour objet un dispositif irréversible caractérisé en ce que le déplacement (ouverture) de l'obturateur est permanent. Belon une caractéristique de l'invention, la-déformation du corps solide peut être produite par un système de forces telles que compression, traction, torsion, flexion, cisaillement. Belon une autre caractéristique de l'invention, la "raideur" du dispositif en fonction de la pression appliquée à l'obturateur peut suivre une loi complexe. Selon une autre caractéristique de l'invention, la constante de temps du dispositif, caractérisée par la position d'équilibre de l'obturateur peut être de très courte durée, inférieure au centième de secondes. D'autres caractéristiques apparaitront dans la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, et qui donne à titre explicatif, mais nullement limitatif, divers exemples d'exécution d'une soupape selon l'invention et son application au contrôle de la pression de combustion dans une chambre de combustion. Sur ces dessins : La Figure 1 représente les caractéristiques de combustion d'un propergol conventionnel. La Figure 2 représente les caractéristiques de combustion d'un propergolltous temps ". La Figure 3 représente un dispositif régulateur simplifié objet de l'invention. La Figure 4 représente les courbes graphiques permettant la détermination des paramètres de construction du dispositif. La Figure 5 illustre la loi de déformation d'un corps solide soumis à un système de forces. La Figure 6 représente une vue en coupe d'un dispositif réalisé selon l'invention. Les figures 7, 8, 9, 10 et Il représentent des variantes de réalisation d'un dispositif selon l'invention. La figure 12 représente un dispositif réalisé selon l'invention et intégré à un moteur-fusée. la figure 13 représente une variante de mise en oeuvre du dispositif de la figure 12. La figure 14 représente l'application d'un dispositif selon l'invention à un canon sans recul. Avant d'entreprendre la description des moyens de l'invention, on va tout d'abord rappeler certaines notions de base concernant les propulseurs à propergol solide, ainsi que les lois qui gouvernent la déformation des-matériaux soumis à un système de forces. Un propulseur à propergol solide est caractérisé par la simplicité de sa construction puisqu'il consiste en une enceinte dotée d'une tuyère et que la totalité de la charge de poudre est emmagasinée à l'intérieur de cette enceinte qui constitue la chambre de combustion. Normalement, une fois le moteur allumé, la combustion se poursuit jusqu'au bout et la loi de poussée en fonction du temps est complètement déterminée et sans possibilité de réglage par des moyens singles, et c'est l'objet de l'invention de fournir de tels moyens permettant de régler le débit des gaz et, par voie de conséquence, la pression de combustion dans la chambre. La pression engendrée (P) par la combustion d'une masse prédéterminée d'un propergol donné, dans une chambre équipée d'un convergent-divergent. réside dans légalité des débits de gaz sortant par la tuyère p = Ab Vb.# A k où s = densité du propergol k = le rapport de débit de la tuyère La pression p est fonction pour un propergol et un propulseur donné a) de la vitesse de combustion déterminée par la température initiale T. du propergol ; ; b) du facteur d'étranglement ou serrage "K" K = Ab Ac où i est la surface de combustion Ac est la surface de la section, au droit du col, de la tuyère. Pour contrôler la pression de combustion sur l'ensemble du domaine des températures initiales, typiquement entre - 400 O et + 500 O, il faut modifier la valeur du coefficient K, soit en pratique adapter la surface Ac du col de la tuyère à la valeur compatible avec la pression admise. Dans un propulseur à poudre conventionnel, on admet que la poudre brdl-e en tranches parallèles, la vitessede combustion de la poudre est fonction de la pression et de la température initiale T. de la poudre et il existe, dans certaines conditions, une pression de régime que l'on peut calculer en écrivant l'égalité du débit de gaz de la tuyère et du débit de gaz provenant de la combustion de la poudre. Ainsi, les poudres classiques ont une vitesse Vb de combustion à température donnée Vb = A + 3P A et B sont des coefficients fonction de la température initiale Ti. A la figure 1, nous avons représenté llallure caractéristique des courbes P = f (E) et Vb = f (P) pour trois valeurs de la température initiale i (- 400 e + 200 O et + 500 C ) Lorsque la température de la poudre varie, la vitesse de combustion de la poudre varie. Il en résulte que la pression de régime P de combustion du propulseur varie. Certaines poudres, communément appelées "tous temps" ont la propriété d'avoir une vitesse de combustion peu variable, dans une certaine plage de pression, comme indiqué sur la figure 2. Dans cette plage de température, les courbes P = f (K) sont des droites passant par l'origine. Ainsi la pression à "K2' constant varie beaucoup moins que pour une poudre classique. Si l'on se reporte à la figure 1, on voit que, pour une valeur de E constante, le point de fonctionnement se déplace entre A et C sur la plage totale de température, si avec ce type de poudre classique on disposait d'un moyen pour faire varier la valeur du coefficient K en fonction de la pression, on pourrait limiter le point de fonctionnement par exemple entre A1 et C1 il a déjà été proposé d'utiliser un orifice d'évacuation dont la section est une fonction réversible croissante de la pression, par exemple, un clapet qui écrase un ressort.Ainsi un tel système peut être calibré de façon que la pression de régime varie entre les valeurs P1 et P2, situées de part et d'autre de la valeur moyenne PB ehoisie. Toutefois, la dynamique d'un système utilisant un tel clapet à ressort, dans lequel deux systèmes pendulaires interfèrent : masse-ressort du clapet et pression-débit du gaz, n'a pas pu être mis au point, sauf quelques applications particulières. L'invention fournit un moyen basé sur la déformation plastique, donc irréversible, d'une pièce chargée par la pression. Le phénomène 'irréversibilité n'est pas genant dans les applications ou la pression de fonctionnement est toujours croissante, et pour un propulseur qui n'opère qu'une fois. Un tel moyen peut être réalisé par une plaque supportée par des pièces cylindriques réalisées dans un matériau plastique, ou utiliser la déformation d'une plaque de profil approprié reposant sur un pied central ou encore utiliser l'accroissement de section d'un ajutage en cuivre. Ges exemples de mise en oeuvre del'invention sont donnés à titre d'exemples, non limitatifs. Dans la description qui suivra, on donnera de nombreux modes de réalisation selon l'invention. Considérons maintenant un régulateur utilisant les moyens fournis par l'invention, représenté sous une forme simplifiée à la Figure 3. La pièce 100 constitue le corps du dispositif et comprend un orifice de sortie (102) ou d'éjection des gaz. En face de l'orifice d'entrée (loi) est disposee une plaque (103) qui repose sur des pièces cylindriques (104), réalisée dans un matériau plastique. Supposons que le dispositif ait une forme de révolution, que le rayon de la plaque (103) ait une valeur R et que la distance de l'orifice d'entrée (ici) à la plaque (103) ait une valeur e . Cette distance e est definie de façon à assurer un coefficient de serrage E adapté à la pression P recherchée.On définit ainsi une surface Sc = 2 ff Re équivalente à la surface du col d'une tuyère convergente-diver- gente. Les pièces (104) sont précontraintes de façon à ne subir pratiquement aucune déformation tant que la valeur P de la pression ne dépasse pas la valeur choisie par le rapport K choisi. Si la pression P dépasse la valeur choisie, la force F = TtR2P appliquée sur la plaque est transmise par celle-ci aux pièces (104) entraînant une déformation plastique de celles-ci. T'écra- sement des pièces (104) accroît la valeur e de la distance orifice de sortie - plaque et conduit à une nouvelle valeur de Sc Sc2 = 2 tr R (e + 2e > Cet accroissement de la valeur e réduit la grandeur du coefficient de serrage K et s'oppose à l'accroissement de la pression P. La valeur des contraintes vraies des pieces (104), sous de faibles déformations plastiques, étant presque constantes (à l'écrouissage près), on voit que l'on peut disposer d'un clapet à seuil de pression dont la fonction est irréversible et qutil peut opérer en limiteur de pression. Nous allons examiner comment l'on peut déterminer les valeurs des paramètres de construction d'un tel clapet en se rapportant à la Figure 3 et en examinant le graphique de la Figure 4. Sur la partie droite de la Figure 4 ont été tracées les caractéristiques de combustion d'un propergol choisi. Sur la partie gauche, on a porté en abcisse la force F appliquée à la plaque (103) 2 F = XR2P L'ordonnée supérieure représente les valeurs du coefficient K qui peut s'écrire E = Sb A 5c 2Tr Re e Sur la figure 4, si le coefficient de serrage E est constant et a une valeur Eo, on voit que lorsque la température initiale T. varie entre - 400C et + 50 C, la pression de combus tion prend les valeurs extrêmes P et PM Si l'on désire que la pression de -ttonetionnement ne varie qu'entre les valeurs extrêmes Pm et PX, on dispose à la sortie de l'orifice d'entrée (101) une plaque de rayon R reposant sur des pièces (104) précontraintes à une pression correspondant à P , et qui conduit à un coefficient de serrage Et Lorsque le propulseur fonctionne à une température initiale T. supérieure, la pression P augmente ; par voie de conséquence, la force F appliquée à la plaque (103), les pièces (104) se eompriment d'une quantité tKe et le coefficient de serrage K diminue, jusqu'à la valeur extrême K2 et la pression P prend la valeur d'equilibre PM. Sur la figure 4, si les valeurs numériques des valeurs de P, K, Vb, F sont exprimées numériquement, on voit que l'on peut déterminer les valeurs des paramètres de construction du dispositif régulateur. Le coefficient de régulation ou gain du système est alors p p P P m Considérons maintenant les phénomènes de déformation des matériaux, phénomènes largement appliqués dans la présente invention. Si un corps solide, ayant une forme donnée, est soumis à l'action d'un système de forces, celles-ci provoquent une déformation déterminée du dit corps. Ces forces éveillent, dans le solide, des forces égales et contraires, c'est-à-dire une contrainte interne pouvant équilibrer les forces agissantes. La connaissance des caractéristiques du matériau permet de déterminer -la déformation en fonction des forces agissantes, et réciproquement. Les modes de déformation des corps se classent arbitrairement d'après la nature des forces agissantes, ou, ce qui revient au même, d'auprès la déformation quelles produisent.On obtient ainsi le tableau suivant Effort agissant Déformation correspondante produisant une contrainte équilibrante, Charge de intérieures. Charge de compres- j Rcrasement déterminant des tensions sion. ; intérieures. Noment fléchissant. j Flexion déterminant une courbure des fibres. Couple de cisaille ment Glissement des couches superposées. Couple de torsion. Torsion hélicoldale. - Ces diverses déformations ne sont pas toujours indépendantes et peuvent se- superposer. Si l'on applique à un corps tel qu'un fil métallique, des forces de traction progressivement croissantes et que l'on observe les déformations résultantes qui se traduisent dans ce cas par un allongement du fil, on peut tramer la courbe de déformation en fonction de la charge de traction et l'on obtient une courbe semblable à celle représentée sur la Figure 5 où l'allongement ## est porté en ordonnée et les forces de traction F sont portées en abcisse . Pour des forces suffisamment faibles, on note des déformations proportionnelles aux forces. Si l'on accroit les charges de traction appliquées, au-delà d'une valeur a la courbe s'infléchit notablement ; il n'y a plus proportionnabilité des déformations aux forces. La courbe est limitée à une valeur R correspondant à une valeur or de la charge et à la rupture du fil. Arretons l'augmentation de la charge à une valeur o.m correspondant à une valeur o.M de ltallongement et supprimons cette charge ; le fil reprend sa longueur initiale, la déformation disparaît avec la charge, la partie o.a de la courbe correspond à des déformations parfaitement élastiques. Supprimons, au contraire, la force après être parvenu en un point t' situé au-delà du point d'inflexion ; le fil ne retrouve pas sa longueur initiale, il subsiste une déformation permanente. L'abeisse o.a du point A représente la limite d'élasticité du matériau. Supposons maintenant que le fil métallique soit- cons- titué en un matériau tel que du cuivre parfaitement recuit, la partie de la courbe o.A correspondant à la déformation élastique est très fortement réduite. Pour un matériau de ce type, la déformation est pratiquement permanente. Les allongements deviennent importants et peuvent atteindre 50 ffi avant d'atteindre la limite de rupture. Lorsqu'on opère sur un cylindre de section suffisante, on peut exercer la force F , dans le sens de la compression, au lieu de l'exercer dans le sens de la traction ; on obtient alors un raccourcissement permanent dn cylindre. Cette propriété est exploitée dans les appareils dits "CRUSERR" utilisés depuis longtemps comme capteurs de pression dans les canons. Dans ce type d'appareil, le matériau le plus couramment utilisé est un cuivre pur, électrolytique par exemple. Le choix d'un matériau parfaitement malléable permet donc d'obtenir, lorsqu'il est soumis à un système de forces, une déformation permanente corres pondant, produisant une contrainte équilibrante. Compte tenu des explications ci-dessus, on va maintenant décrire différentes formes de construction d'un dispositif réalisé suivant l'invention. Un tel dispositif peut, notamment, soit être monté sur la paroi d'une chambre de compression, soit intégrée à la tuyère d'échappement des gaz. La figure 6 représente une vue en coupe d'un dispositif dont la force antagoniste d'équilibre de l'obturateur est fournie par la contrainte interne d'un corps solide malléable soumis à une charge de compression. Une telle soupape est représentée fixée sur la paroi (1) d'une enceinte E qui constitue la chambre de combustion. Le pain de poudre emmagasiné à llin- térieur de l'enceinte n'est pas figuré, car son emplacement et sa structure n'interviennent pas directement dans le fonctionnement du dispositif. Le dispositif se compose de trois éléments - une structure rigide (2) destinée à etre fixée sur un orifi ce pratiqué dans la paroi (1) de l'enceinte (E), et renfer mant - l'obturateur (3) permettant de contrôler la restriction offer te au passage du fluide. - un corps solide (4) en un matériau malléable produisant, par déformation non élastique permanente, une contrainte équili brante. La structure, ici représentée, est de construction extremement rigide, elle est dotée d'évents (5) constituant des orifices d'écoulement du fluide libéré par l'ouverture de ltobturateur soumis à la pression du fluide. L'embase de la structure de forme cylindrique comporte un filetage (6) destiné à fixer, par vissage, la soupape sur l'orifice pratiqué dans la paroi (i) de l'enceinte (E).La face arrière de la structure (2) est fermée par un couvercle (7) rendu solidaire par une soudure (8). Ze couvercle (7) comporte une protubérance (7') telle qu'une tête six pans, destinée au serrage de la soupape sur la paroi de l'enceinte. Ba partie intérieure de l'embase de la structure comporte une 'plèvre" (9) usinée sur laquelle s'applique la partie périphérique de l'obturateur. Suivant les conditions de fonctionnement de la chambre, durée de combustion courte ou longue du pain de poudre, la partie de l'embase constituant la lèvre est réalisée dans un matériau identique à celui de la structure ou est chemisée par un anneau en matériau à faible érosion tel que le graphite et le molybdène. L'obturateur (3) est constitué par une pièce circulaire non déformable et comporte une tête sur laquelle s'exerce la pression du fluide. La partie périphérique de la tête de l'obturateur est usinée pour s'appliquer sur la lèvre de l'embase de la structure ; elle peut être réalisée en un matériau identique à celui de.la lèvre. la partie postérieure de l'obturateur constitue le moyen de guidage (10) de celui-ei à l'intérieur de la structure. Sur la figure (6), le moyen de guidage est constitué par une pièce tronconioue cr use compor- tant une partie usinée (11) facilitant le glissement de l'Gbtu- rateur à l'intérieur de la structure. Le corps solide (4) produisant la force antagoniste est monté par encastrement; d'une part dans la face postérieure de la tête de l'obturateur et, d'autre part, dans la face intérieure du couvercle (7) de la structure (2). Une forme appropriée à la construction du corps solide (4) est une forme cy lindrique, ce corps solide (4) est réalisé en un matériau possédant les caractéristiques requises, à savoir : une élastieité pratiquement nulle et malléable telles que les caractéristiques du cuivre électrolytique. Dans la figure 6, le dispositif est représenté en position fermée, c'est-à-dire lorsque la pression du fluide est nulle ou faible. Si la pression dans l'enceinte (E) dépasse la valeur fixée, comme il a été expliqué antérieurement, la force exercée par la pression du fluide se transmet au corps solide (4) qui se raccourcit par compression et autorise le déplacement, verS l'arrière, de l'obturateur. L'espace ainsi ouvert entre la lèvre (9) et la tete de lrobturateur permet l'écoulement, avec un certain débit, du fluide qui s'échappe à l'extérieur au travers des évents (5).Les caractéristiques de fonctionnement d'un tel dispositif sont déterminées par : l'aire de la surface d'action du fluide sur la tête de l'obtu- rateur (5), la section et la longueur, l'organisation du corps solide (4), la nature du matériau constituant le corps solide qui peut être, par exemple, métallique, homogène ou non, la forme des éléments mécaniques constituant les deux côtés du passage pour les gaz. La'figure 7 représente une vue en coupe d'une variante de réalisation de l'invention. La structure (2) est constituée par un boitier monobloc et l'obturateur (3) est de construction simplifiée. Le corps solide (4) est réalisé sous la forme d'une pièce torique montée par encastrement (12) dans la face postérieure de ltobturateur et le fond du boitier. Le déplacement de l'obturateur, au droit des évents (5), fournit un passage direct à l'écoulement du fluide. Dans une forme différente de réalisation, le corps solide 4 pourrait être remplacé par un ensemble d'éléments cylindriques montés par encastrement. La figure 8 représente une vue en coupe d'une variante d'exécution de l'invention. Le corps solide dont l'écrasement fournit l'effort antagoniste a, jusqu a maintenant, 'été considéré comme étant monolithique. Be corps solide peut être construit sous une forme complexe et formé, par exemple, de plusieurs éléments tels que, au début, l'effort s'applique sur une partie d'entre-eux puis, au fur et à mesure de I'écrasement, d'autres éléments sont intéressés, ce qui permet de régler la 'raideur" du dispositif. A titre d'illustration, sur la figure (8) on a représenté un dispositif à deux éléments : un élément torique 4' placé en périphérie de l'obturateur (3) et un élément cylindrique 4" placé au centre de l'obturateur. La figure 9 représente une vue en coupe d'une variante de construction d'un dispositif réalisé suivant l'invention. La structure rigide (2) est disposée à 11 intérieur d'un orificepratiqué dans l'épaisseur de la paroi (i) de l'enceinte (E) ; elle est constituée par une pièce de révolution creuse comporfant, dans l'épaisseur de sa face, en regard de l'enceinte des orifices (20) destinés au passage du fluide présent dans. l'enceinte et un trou axial fileté permettant de recevoir un axe central (21) destiné à supporter l'obturateur (3). 'obtu- rateur monté coaxialement sur l'axe central (21) peut coulisser librement sur celui-ci. Le guidage de l'obturateur est amélioré par l'adjonction de pieds de guidage(10). Be corps solide créant la force antagoniste qui équilibre mle déplacement de l'obturateur est constitué par une pièce torique (4) réalisée dans un matériau malléable. L'obturateur (3) et l'axe central (21) comportant respectivement des épaulements 3' et 21' assurant l'encastrement de la pièce torique (4).Une empreinte (22), de forme carrée par exemple, réalisée à l'extrémité de l'axe central (21) permet de solidariser l'ensemble constitué par l'axe central, l'obturateur (3) et la pièce torique (4) avec la strueture rigide (2). l'étanchéité au fluide de la partie extérieure de la structure rigide et de la partie intermédiaire de l'obtu- rateur est assurée par des joints (o) logés dans des gorges pratiquées dans ces deux pièces. Dans le dispositif représenté dans la figure 9, l'obtu- rateur (3) est encastré dans la partie intérieure de la structure rigide (1), cette configuration permet de réaliser un dispositif doté d'un seuil de fonctionnement. En effet, la pression du fluide s'exerçant sur l'obturateur doit atteindra une valeur prédéterminée avant que le fluide ne puisse s'échapper à travers le dispositif. En réglant la valeur de l'encastrement de l'obturateur compte tenu des valeurs des autres paramètres du dispositif, la grandeur du seuil de fonctionnement peut être déterminée. Le fonctionnement d'un tel dispositif est identique à celui décrit précédemment, la pression du fluide s'exerce sur la face de l'obturateur et produit un effort de compression sur la pièce torique qui s'écrase, permettant ainsi le déplacement de translation de l'obturateur. Lorsque la pression du fluide atteint une valeur suffisante pour assurer le dégagement de l'obturateur de la structure rigide, le passage du fluide vers l'extérieur est assuré. la figure 10 représente une vue en coupe d'une nouvelle variante de l'invention. Dans cette variante, la structure rigide (2) du dispositif est notablement différente de celles décrites précédem- ment. Elle comporte notamment un flasque vissé(2') doté d'évents (20) d'admission du fluide de l'enceinte (E) vers l'obturateur (3) et supporte un noyau (2") dont le profil aérodynamique diminue la résistance à l'écoulement du- fluide. La face du noyau, en regard de ltobturateur (3) contribue à la restriction de passage du fluide. L'obturateur (3) est une pièce de révolution, la pression du fluide s'exerce sur la face de l'obtura- teur en regard de 11 enceinte et l'écoulement du fluide contrôlé par le dispositif s'échappe à travers l'orifice (5).Les parties usinées (3) de l'obturateur assurent le déplacement de celui-ci dans la structure (2). Lv corps solide (4) qui crée l'effort antagoniste est constitué par un ou plusieurs éléments, préféra- blement montés dans des encastrements-(12) pratiqués à cet effet. La figure il représente une variante d'exécution de l'in- vention suivant laquelle le déplacement de translation de ltob- turateur (5) est transmis par l'intermédiaire d'un levier articulé (20) au corps solide (4) qui développe un effort antagoniste. Dans l'épaisseur de la paroi (i) de la chambre de combustion (R) est ménage un orifice tronconique dont la section la plus faible est orientée vers l'intérieur de l'enceinte (E). La tête de l'obturateur (3) a une forme tronconique capable de ssadapter à l'orifice pratiqué dans la paroi (1) de l'enceinte. L1obturateur (5) comporte une partie cylindrique (39) destinée à son guidage- dans la structure rigide (2) et à transmettre la force F développée parla pression des ga de combustion à un levier articulé (20) autour d'un axe (0) disposé dans la structure rigide (2).Le point d'application de la force transmise F au levier (20) est situé dans l'encoche (31) pratiquée à l'extrémité supérieure de la partie cylindrique (30) de l'obturateur (3). Les détails de fixation de la structure rigide (2) sur la paroi (1) de l'enceinte (E) n'ont pas été représentés comme connus en soi. Le corps solide (4) peut etre maintenu sur la structure rigide par des encastrements comme il a été indiqué précédemment. Après avoir décrit la réalisation d'un dispositif selon l'invention, on va décrire l'application d'un tel dispositif à la limitation de la pression de combustion dans les chambres de combustion. La figure 12 représente une vue, partielle, en coupe, d'un moteur-fusée à propergol solide, seule la partie postérieure du moteur est indiquée. Celle-ci comporte la tuyère (Q) d'échappement des gaz, du type convergent-divergent. Le dispositif est intégré à la partie divergente de la tuyère et sa réalisation se rapproche de celle décrite à la figure 6.Ta structure (2) du dispositif est fié rigidement à la paroi (1) par l'intermédiaire de toiles (2'). l'obturateur (3) est constitué par une pièce massive de révolution dont le profil externe est compatible des fonctions obturation et écoulement du gaz. La partie de l'obturateur assurant la fonction obturation, ou plus précisément qui offre une restriction au passage des gaz se situe à la hauteur du col de la tuyère ; dans la pratique, lorsque le moteur n'est pas encore allumé, la section de passage des gaz au niveau du col de la tuyère a une valeur non nulle, mais conditionnée par la pression de combustion minimale qui peut être rencontrée lors du fonctionnement aux températures initiale faibles.Le corps solide (4) qui délivre, par déformation, la contrainte équilibrante est monté à encastrement entre la partie postérieure de l'obturateur (3) et la partie interne de la structure rigide (2). A titre descriptif, le corps solide (4) a été représenté sous la forme dlune pièce cylindrique, cependant, des structures plus complexes telles que celles indiquées précédemment peuvent être adoptées selon les nécessités de fonctionnement du moteurfusée. Be fonctionnement d'un moteur-fusée équipé d'un tel dispositif est le suivant En régime de fonctionnement, à basse-température initiale T. du pain de poudre, le déplacement de l'obturateur, sous l'effet de la pression des gaz d'échappement est faible. Si la température initiale du pain de poudre est élevée ou si le pain de poudre comporte des fissures accidentelles, la pression dans la chambre de combustion aurait tendance à s'accroître dangereusement, comme il a été expliqué dans le préambule de la description. Cet accroissement de pression est représenté au niveau du col de la tuyère, provoquant un déplacement de recul de l'obturateur et consécutivement un accroissement de la section effective du col de la tuyère. Cet accroissement de la section évite un accroissement correspondant de la pression de combustion à l'intérieur de l'enceinte (E). La figure 13 représente une variante de réalisation de celle décrite dans la figure 12. Cette forme de réalisation du dispositif est à rapprocher de celle représentée à la figure 10. La structure rigide du dispositif est constituée par le col et le convergent de la tuyère (X) d'échappement des gaz et comporte un noyau (2") central fixe solidarisé au convergent de la tuyère par des toiles (2'''). L'obturateur mobile (3) -est constitué par une pièce annulaire capable de coulisser dans le col de la tu yère. l'e corps rigide (4) qui délivre, par déformation (compression) la contrainte équilibrante, est monté pas encastrement entre la face interne de l'obturateur et la paroi du col de la tuyère. Le corps solide peut tre constitué par des pièces cylindriques ou toriques ou des formes plus complexes, comme décrit précédemment.Le fonctionnement d'un moteur-fusée équipé d'un tel dispositif est identique à celui décrit à la figure 12 ; l'accroissement de la section de passage du col de la tuyère résulte du déplacement de recul de l'obturateur sous lteffet de la pression des gaz traversant. P ur permettre le montage de l'obturateur (3) et du corps solide (4) dans le col de la tuyère (T), celle-ci comporte une couronne d'assemblage (20) à la paroi de la chambre de combustion (E Les toiles (2"') qui maintiennent le noyau central (2") peuvent être ou non utilisées, en tant que grille de retenue du pain de poudre emmagasiné dans la chambre de combustion (E). La figure 14 représente l'application d'une soupape réalisée selon l'invention à un canon, ou tube de lancement sans recul. Il comporte, à son extrémité postérieure, une chambre de combustion utilisant un propergol solide capable de fournir les gaz de lancement. Le fonctionnement de la chambre de combustion est identique à celui d'un moteur-fusée à propergol solide, toutefois la durée de combustion dans les systèmes de lancement se situe dans la gamme des dixièmes voire centièmes de secondes, comparée à quelques fractions de secondes ou dizaines de secondes pour un moteur-fusée.Comme expliqué dans le préambule de la description, si l'on veut éviter l'emploi de propergols tous temps, et empêcher que le fissurage accidentel des pains de poudre ne crée des pressions de combustion importantes, il est nécessaire de contrôler la pression maximale de fonctionnement à l'intérieur de la chambre. Dans la figure 14, uniquement, la partie postérieure d'un tube de lancement sans recul a été représentée. Cette partie postérieure du tube constitue la chambre de combustion du propergol solide ; faisant suite à cette chambre, se trouve l'emplacement où se situe le projectile à lancer, puis une partie libre où le projectile acquiert sa vitesse initiale de lancement. La paroi du tube définit l'enceinte (E) où est logé un ensemble constitué par les pains de poudre (P), l'allumeur non représenté et ltembout de fermeture du tube doté d'une tuyère d'échappement et équipé d'au moins un dispositif destiné à la régulation de la pression de combustion des gaz. Ledit ensemble est glissé dans le tube et verrouillé suivant un dispositif classique en artillerie.Cet ensemble est enlevé après chaque tir de lancement et remplacé-par un nouvel ensemble vierge, puisque la pyrotechnie et les dispositifs selon Itinven tion sont consommables. Le dispositif (S) est réglé avec un seuil prédéterminé, correspondant à la pression maximale admissible dans la chambre ; si, du fait de la température initiale T. du propergol ou de fissures dans les pains de poudre, la pression de combustion croît au-delà de la valeur de fonctionnement, le déplace-ment de l'obturateur autorise un débit, parallèlement à celui de la tuyère et limite la montée en pression. Suivant les caractéristiques données au dispositif et celles du tube de lancement, il peut être nécessaire, pour obtenir le débit de fuite désiré, d'équiper l'embout du tube (C) de plusieurs dispositif (S) disposée, par exemple, de façon concentrique autour de la tuyère. Le dispositif mécanique qui vient d'être décrit présente, par rapport aux dispositifs connus, différents avantages : - la constante de temps d'un tel dispositif peut être extrêmement courte, inférieure au centième de secondes par exemple - un tel dispositif, de par sa conception, est extrêmement robuste et peut être produite pour un coût relativement faible - un tel dispositif est naturellement amorti puisqu'il utilise les efforts résultant de la déformation non élastique permanente d'un matériau malléable, contrairement à l'art connu qui propose l'utilisation d'efforts résultant de déformations élastiques ; - la loi de déplacement non réversible (unidirectionnelle) de l'obturateur rend un tel dispositif parfaitement adapté à la solution du problème de la régulation de pression dans les chambres de combustion utilisant des propergols solides. La mise en oeuvre d'un dispositif réalisé selon l'inven- tion et son application aux propulseurs permet l'emploi de propergols peu élaborés, par exemple, dont la vitesse de combustion dépend de la température initiale des pains de poudre. De plus, le facteur de sécurité de la chambre de combustion peut Entre réduit, permettant de construire des moteurs-fusées leur confé rant un rapport impulsion totale I sur le poids W du moteur complet élevé et des tubes de lancement de projectiles plus légers. De même, la sécurité opérationnelle des propulseurs peut être accrue très notablement. REN1)lCAT IONS 1. Dispositif mécanique permettant de contrôler la restriction offerte au passage d'un fluide, caractérisé en ce qu'il comprend une structure rigide (2) dotée d'un obturateur mobile (5) dont le déplacement sous l'effet d'un système de forces appliquées audit obturateur, est équilibré par des forces antagonistes résultant de la déformation non élastique permanente d'un corps solide. 2. Dispositif mécanique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la déformation non élastique permanente du corps solide est obtenue par une charge de traction. 3. Dispositif mécanique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la déformation non élastique permanente du corps solide est obtenue par une charge de compression. 4. Dispositif mécanique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la déformation non élastique permanente du corps solide est obtenue par un couple fléchissant. 5. Dispositif mécanique selon la revendication i,caracté- risé par le fait que la déformation non élastique permanente du corps solide est obtenue par un couple de cisaillement. 6. Dispositif mécanique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la déformation non élastique permanente est obtenue par un couple de torsion. 7. Dispositif mécanique selon la revendication 1, caractérisé en ce que les forces qui sont appliquées à l'obturateur et provoquent le déplacement de celui-ci résultent de la pression du fluide dont on veut contr8ler le débit. 8. Dispositif mécanique selon la revendication I, caractérisé en ce que le déplacement de l'obturateur est un mouvement de translation, de rotation ou de la combinaison de ces deux mouvements. 9. Dispositif mécanique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le corps solide dont les forces de déformation équilibrent le déplacement de l'obturateur est réalisé en un matériau plastique ou métallique malléable, notamment le cuivre pur. 10. Dispositif mécanique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le déplacement de l'obturateur mobile permet de contrôler la restriction offerte au passage d'un fluide et satisfait à une loi prédéterminée par la nature, la forme, les dimensions, les précontraintes du corps solide et la position initiale dudit obturateur. 11. Dispositif mécanique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le déplacement de l'obturateur mobile est guidé dans la structure rigide. 12. Chambre de combustion destinée à la combustion de propergols solides, caractérisée en ce que la pression des gaz de combustion, à l'intérieur de la dite chambre, est régulée par au moins un dispositif mécanique réalisé selon l'une des revendications 1 à 11. 13. Chambre de combustion selon la revendication 12, caractérisée en ce que le dispositif mécanique permettant la régulation de la pression des gaz de combustion à l'intérieur de la chambre est intégré dans la tuyère d'échappement des gaz. 14. Chambre de combustion selon la revendication 12, caractérisée par le fait que au moins un dispositif mécanique est monté dans-la paroi de ladite chambre de combustion et préférablement concentriquement à la tuyère dtéchappement isgaz.