La présente invention concerne un commutateur à touches dten combrement réduit du genre de ceux comportant un certain nombre de cellules de contacts alignées, chaque cellule étant pourvue d'une tige de commande surmontée d'une touche dont Itenfoncement détermine la fermeture des contacts de la cellule correspondante et l'ouverture des contacts précédemment enclenchés Ce genre de commutateur est largement utilisé dans des appareils grand public tels que les récepteurs de radio-diffusion portatifs, les récepteurs auto-radio et les magnétophones. La tendance à une miniaturisation de plus en plus poussée de ces appareils se heurte pour ltemploi de ces commutateurs à une difficulté tordre physiologique; en effet, une réduction du pas de ce genre de commutateur, c'est-à-dire l'augmentation du nombre de cellules de contacts logées dans une longueur donnée, en rend la commande malaisée à partir du moment ou ledit "pas" devient inférieur à la largeur moyenne de 11 extrémité d'un doigt humain. Ce défaut est particulièrement gênant lors de la manoeuvre dtun tel commutateur équipant un récepteur auto-radio qui doit éventuellement être actionne au 'Tåuge" par le conducteur du véhicule en marche. Dans un domaine d'utilisation différent, le modèle d'utilité allemand nO 72 04 139 décrit un clavier d'actionnement d'une rangée verticale de poussoirs d'un sélecteur de canaux pour récepteur de télévision, au moyen d'une double rangée de touches montées dans un cadre pivotant. Les buts visés par le dispositif décrit on été atteints, à savoir pour la section des canaux, ltenfoncement aisé des poussoirs au moyen de touches disposées de façon alternée, et une possibilité de dégagement rapide de ceux-ci afin de pouvoir régler la fréquence de l'oscillateur par rotation de Itaxe poussoir. La servitude due à la double fonction enfoncement-rotation des poussoirs a conduit à réaliser le clavier à touches de façon à ce que ces dernières ne soient en aucune façon solidaires de ceux-ci, mais simplement à venir à leur contact lorsque le cadre est fermé, ce qui a conduit à articuler lesdites touches alternativement sur les deux bords verticaux du cadre. Une telle disposition accroit de façon importante l'encombre- ment latéral du clavier, ce qui est peu gênant pour un téléviseur, mais est incompatible-avec le peu de place dont on dispose sur la face avant d'un récepteur autoradio ou portatif par exemple. Un des buts de la présente invention est de réaliser un commutateur dont la dimension longitudinale des touches d'actionnement soit largement supérieure au "pas" des cellules de contacts sans accroître pour autant de façon sensible l'encombrement latéral dudit commutateur. Selon l'invention, le commutateur à touches d'encombrement réduit du genre de ceux comportant un certain nombre de cellules de contacts alignées, chaque cellule étant pourvue d'un poussoir de commande surmonté d'une touche dont l'enfoncement détermine la fermeture des contacts de la cellule correspondante, et l'ouverture des contacts précédemment enclenchés, est notamment remarquable en ce que les emplacements de fixation des touches sur les poussoirs étant sensiblement décentrés par rapport aux deux axes de symétrie de la face frontale d'appui desdites touches, celles-ci sont fixées tete-bêche sur les poussoirs en deux rangées parallèles. La commande alternée des cellules de contacts du commutateur selon l'invention permet d'utiliser des touches dont la dimension longitudinale est pratiquement le double de celle du "pas" desdites cellules, ceci au prix d'un léger accroissement de la largeur totale du clavier qui reste de toute façon suffisamment réduite pour loger sans problèmes le commutateur dans les appareils auxquels il est destiné. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente à l'échelle 1/1 une vue latérale du commutateur selon l'invention. La figure 2 représente une vue de profil du commutateur. La figure 3 représente une vue de dessus du commutateur. Afin de ne pas surcharger inutilement le dessin de la figure 1, certaines références relatives aux moyens de commande des cellules de contacts ont été omises; de la même façon, le mécanisme d'encliquetage, bien connu en soi, n'a pas été représenté. Sur la figure 1, le commutateur comporte un profilé 1 en U prolongé de chaque côté par deux pattes de fixation 2a et 2b; le profilé 1 enserre huit cellules de contacts 3a à 3h munies de leurs cosses de connexion et surmontées de leurs poussoirs de commandes 4a à 4h de section carrée. Huit ressorts à boudin 5a à 5h enfilés sur les poussoirs 4a à 4h sont comprimés entre la partie supérieure du profilé 1 et huit flasques 6a à 6h solidaires des poussoirs correspondants. Sur les poussoirs 4a à 4h sont insérées huit touches comportant chacune une partie supérieure (ou d'appui) 7a à 7h dont quatre seulement sont visibles (7a, 7c, 7e et 7g), et une base 8a à 8h déportée par rapport à la partie supérieure et munie d'un logement carré aux dimensions des poussoirs. Les moyens de fixation des touches sur les poussoirs, non représentés, sont classiques et consistent en l'occurrence en une saignée sur les poussoirs dans laquelle vient s'engager un bossage interne de la base de la touche, le tout étant serré à l'extérieur par une frette en fil d'acier. Sur la figure 2, dont les références sont communes avec celles de la figure 1, on peut voir de profil la partie supérieure 7a d'une touche ainsi que la base 8a qui s y raccorde par une partie oblique de renfort; on peut voir également sur le profil de la touche 7b-8b le décrochement permettant le mouvement vertical d'enfoncement en évitant la base 8a de la touche 7a, cette dernière comportant évidement un même décrochement situé de façon symétrique t non visible sur la figure. Sur la vue de dessus de la figure 3, dont les références sont communes avec celles des figures 1 et 2, on peut voir les trous de fixation 9a et 9b du commutateur percés dans les pattes de fixation 2a et 2b. Cette vue de dessus montre deux façons de présenter le commutateur selon l'invention: pour les six touches 7a à 7f, les bords intérieurs sont jointifs et situés au droit-de l'axe longitudinal du commutateur, tandis que pour les touches 7g et 7h, lesdits bords, nettement en retrait de l'axe, laissent apparaitre les poussoirs 4g et 4h ainsi que les bases 8g et 8h. La première présentation a l'avantage d'offrir une plus grande surface de touches et ne nécessite qu'une découpe unique pour leur passage. La seconde présentation permet de supprimer le décrochement, ce qui simplifie le moulage de la touche et économise de la matiere; par contre, elle oblige à prévoir, soit deux découpes parallèles de passage, soit une bande centrale de masquage entre les deux rangées de touches. On choisira l'une ou l'autre des deux présentations précitées en fonction de leurs avantages et servitudes respectifs ainsi que des conditions particulières de mise en oeuvre du commutateur selon l'invention. Les touches, obtenues à partir d'un moule unique, sont en matière plastique injectable, du polystyrène par exemple. - REVENDICATIONS 1.- Commutateur à touches d'encombrement réduit du genre de ceux comportant un certain nombre-de cellules de contacts alignées, chaque cellule étant pourvue d'un poussoir de commande surmonté d'une touche dont l'enfoncement détermine la fermeture des contacts de la cellule correspondante et l'ouverture des contacts précédemment enclenchés, caractérisé en ce que les emplacements de fixation des touches sur les poussoirs étant sensiblement décentrés par rapport aux deux axes de symétrie de la face frontale d'appui desdites touches, celles-ci sont fixées tete-bêche sur les poussoirs en deux rangées parallèles. 2.- Commutateur à touches selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux rangées parallèles de touches sont sensiblement jointives. 7.- Commutateur à touches selon ltensemble des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque touche comporte sous sa face d'appui un décrochement situé au droit de l'emplacement de fixation de la touche qui lui fait face. 4.- Commutateur à touches selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux rangées parallèles de touches sont séparées par un espace au moins égal à la largeur d'une cellule de contact.