La présente invention a pour objet un piège à balle pour grenades destinées à etre lancées par des armes à feu - fusil, lance-grenades et équipées d'une queue tubulaire, dont le diamètre intérieur est gené- ralement de 22mm en vue de permettre le guidage sur le cache-flammes des fusils. Traditionnellement, les grenades à fusil étaient lancées par le tir d'une cartouche-sans-balle, parfois appelée "Feuillette". Mais l'évolu- tion des techniques, en particulier l'apparition de fusils automatiques de petit calibre, a conduit à rechercher le moyen de lancer les grenades en tirant les cartouches à balle normales, qui sont emmagasinées dans les fusils, car l'introduction d'une cartouche-sans-balle est malaisée dans les fusils automatiques de conception récente. Il existe différentes réalisations de pièges à balle capables d' arrenter la balle sans endommager ni la grenade elle-meme ni sa queue tubulaire. Toutes ces réalisations sont basées sur l'action d'une pièce volumineuse ayant une grande surface de contact avec la partie cylindrique de la queue tubulaire, cette pièce étant longue et lourde de façon à encaisser la balle sans détériorer cette partie cylindrique de la queue, ni par rupture mécanique, ni par échauffement excessif. La présente invention concerne un piège à balle moins lourd, moins volumineux et moins coûteux que les pièges connus. Ce résultat est obtenu par un ensemble de moyens mettant en application une conception originale, à savoir un nappai prépondérant contre le fond de la queue tubulaire. La caractéristique la plus apparente- de l'invention est donc la relative absence de contact entre le-piège et la partie cylindrique de la queue tubulaire. La forme générale du piège est celle d'une pièce quasi conique, à évidement cylindro-conique, ayant la forme extérieure d'un tronc de ctne de pente prononcée. Lors du tir de la cartouche de lancement, la balle pénètre dans 1 évidement, y subit d'abord une friction punis une déformation progressive. Âu fur et à mesure de son échauffement, produit par le travail de la balle, la matière du piège commence elle aussi à se déformer dans 1' espace libre situé autour du piège. Cette matière est choisie de façon à permettre une déformation sans rupture. D'autre part, la forme tronconique est réalisée de façon à présenter une grande surface d'échange thermique, ce qui est obtenu par des rainures vouant le r8le d'ailettes de refroidissement. Afin d'encaisser plus facilement l'énergie de la balle, le piège est solidaire d'un dispositif quelconque d'amortissement placé tout au fond de la queue tubulaire, ce dispositif agissant dès que la balle entre en contact avec le piège. Ce dispositif peut être réalisé, de façon préférentielle, par l' emploi d'un ou de plusieurs jeux de ressorts annulaires opposés, appelés bagues-ressorts. Or certaines bagues-ressorts, par exemple les bagues GFEDER allemandes, restituent plus de 30% de l'énergie reçue, ces anneaux étant comprimés avec une force de plusieurs milliers de newtons sous le choc de la balle, Ainsi une partie appréciable de l'énergie cinétique de laballe sera transmise à la grenade, et lui donnera une impulsion supplémentaire. Une variante de l'invention permet de supprimer l'inconvénient des pièges connus, consistant dans l'impossibilité d'utiliser les gaz de combustion de la cartouche de lancement pour produire une action particulière : allumage d'une composition pyrotechnique, d'un retard, d'un propulseur additionnel, ou enclenohement d'un méeanisme d'armement de la fusée, d'une minuterie etc Pour permettre aux gaz de la cartouche de traverser le piège à balle, celui-ci contient différents passages. Tout d'abord les rainures longitudinales sur la surface tronconique permettent aux gaz dè la cartouche de provoquer la combustion d'une charge propulsive logée dans la queue tubulaire autour du piège à balle, les gaz de cette combustion propulsive étant alors chassés vers l'arrière à travers ces mimes rainures et servant d'appoint de propulsion à la grenade. En effet, le bord extérieur de la grande base tronconique n'est au contact de la partie cylindrique de la queue tubulaire qutaux seuls endroits où il n'y a pas de rainures, tandis que les passages par les rainures restent ouverts mSme après la déformation complète du piège à balle. D'autre part, des perçages sont pratiqués dans la partie massive située entre la petite base tronconique et le sommet de l'évidement cylindro-conique, ces perçages débouchant axialement dans cette petite base. Les perçages peuvent être de simples perforations obliques ou des canaux transversaux reliés à un canal axial. Ils permettent aux gas de la cartouche d'atteindre le fond de la queue tubulaire, et ils restent ouverts pendant la presque totalité de la durée de déformation de la balle et du piège à balle. La pression exercée dans le fond de la queue tubulaire permet, soit d'agir mécaniquement sur une pièce mobile de fusée, soit à travers un conduit perforé dans ledit fond, de produire l'allumage d'une poudre ou d'une composition pyrotechnique. Des détails de réalisation apparaissent dans les figures. La figure 1 est une coupe axiale du piège à balle La figure 2 est une vue latérale de la rondelle d'garrot La figure 3 est une vue de la petite base tronconique La figure 4 est une coupe axiale de la pièce tronconique La figure 5 est une vue de la grande base tronconique La figure 6 est une coupe axiale partielle du piège à balle entouré d'une charge propulsive d'appoint La figure 7 est la coupe axiale de quelques variantes La pièce tronconique-i, évidée en 2 de manière conique ou eylindreconique, présente un certain nombre de rainures longitudinales 3 et des perçages obliques 4 ou transversaux et axiaux 5. La pièce t est en appui sur une rondelle 6, qui-- est au contact d'=n jeu de bagues-ressorts 7 appuyées dans le fond de la queue tubulaire. La pièce 1, la rondelle 6 et les bagues-ressorts 7 sont maintenues ensemble par un clinquant, par un collage, ou par un ressort annulaire 8 qui serre à ltintérieur de la partie cylindrique de la queue tubulai re. Une charge propulsive 9 est logée autour de la pièce i. Le fond de la queue tubulaire est perforé axialement par un conduit 10. REVENDICATIONS 1. Piège à balle pour grenade lançable par une arme à feu, logé inté rieurement et axialement au fond de la queue tubulaire de la grenade, caractérisé par une ferme extérieure substantiellement tronconique et par une ferme intérieure cylindro-conique la grande base tronco nique et la base cylindre-conique étant dirigées vers l'ouverture de ladite queue tubulaire de façon que la balle de lancement subisse une friction et une déformation progressives au fur et à mesure de sa pénétration dans le piège à balle avant que ledit piège commence lui-stme à se & ferier par gonflement à l'intérieur de l'eepaee libre situé autour du piège à balle au fond de la queue tubulaire. 2. Piège à balle tel que décrit en 1, dans lequel la petite base tron conique est solidaire d'un dispositif d'amortissement placé tout au fond de la queue tubulaire, ce dispositif abserbant une partie de l'énergie de la balle dès que celle-ci entre en contact avec le piège à balle. 3. Piège à balle tel que décrit en 2, dans lequel ledit dispositif est constitué par des bagues-ressorts qui restituent au moins 30% du travail encaissé lors de leur déformation, cette restitution dténer- gie donnant un supplément d'impulsion à la grenade. 4. Piège à balle tel que décrit en 1, dans lequel la forme extérieure substantiellement tronconique présente des rainures et dans lequel une charge de poudre propulsive est logée dans la queue tubulaire autour du piège à balle en sorte que les gaz produits par la mise à feu de la cartouche de lancement passent dans lesdites rainures et provoquent la combustion de cette charge, les propres gaz de cette -combustion étant alors poussés vers l'ouverture de la queue tubulai- re à travers lesdites rainures et servant d'appoint de propulsion à la grenade. 5. Piège à balle tel que décrit en 1, dans lequel la forme extérieure substantiollemont tronconique présente des rainures, et dans lequel la partie massive située entre la petite base tronconique et le sommet cylindro-conique contient des perçages débouchant axialement dans cette petie base, en sorte que les gaz produits par la mise à feu de la cartouche de lancement passent dans lesdites rainures et dans lesdits perçages et exercent une pression dans le fend de la queue tubulaire. 6. Piège à balle tel que décrit en 5, dans lequel les gaz provenant de la cartouche de lancement peuvent encore, après avoir traversé le piège à balle et le fond perforé de la queue tubulaire, provoquer ltignition d'une poudre placée contre la queue tubulaire.