La présente invention concerne un procédé facilitant la construction des instru@ents de musique å clavier - tels que l'épinette, le virginal et le clavecin - et l'appliquant au montage de la table et des éclisses ainsi qu'à la réalisation des registres d'épinette ou de virginal. Dans la construction traditionnelle (Fig. 1), lorsqu'on part du fond 1, on met @n place les coins 2 et les traverses, puis les contre-éclisses 3, le sommier et les éclisses 40 On installe le registre qui, dans le oas de l'épinette et du virginal, se colle sous la table 5. On ajuste la table 5 à l'intérieur de l'instrument; on on la collera ultérieurement sur le chant supérieur des contre-éclisses 3. La jonction des éclisses 4 exige une coupe d'onglet, selon la bisseotrice de l'angle; ce dernier peut d'ailleurs varier è chaque coin. Ce mode opératoire non seulement suppose une préparation très précise des pièces, lais encore a pour conséquence de compliquer l'opération ultérieure de collage et de pressage de celles-ci. Il est, en effet, nécessaire de coller, près de l'extrémité de chaque éclisse 4 une baguette afin de pouvoir presser l'une contre l'autre les éclisses 4 au monent du collage; il faut, évidemment, éliminer ensuite ces baguettes sans laisser de traces. Dans le ou d'une épinette ou d'un virginal, le registre, servant è guider les sautereaux, est traditionnellement fabriqué au moyen de nombreux petits éléments de bois (6,7,8) collés entre eux, on ménageant des mortaises rectangulaires 9, de manière è constituer une barre 10 (Fig. 2)3 cette barre 10 est ensuite soiée obliquement pour éliminer les parties inutiles. I1 s'agit d'un travail long et Minutieux, car on risque d'accumu- ler de multiples petites erreurs, causées notamment par les variations hygrométriques affectant les éléments et par les épaisseurs variables de colle entre les éléments (6,7,8). Une autre manière traditionnelle de fabriquer le registre consiste à préparer des éléments rainurés 11 (Fig. 3) de forme rectangulaire, à les ooller ensemble pour constituer des mortaises 122 puis à les scier obliquement pour éliminer les parties inutiles. Une grande précision est nécessaire dans la préparation des pièces et dans leur assemblage, notam sent dans la mesure oh chaque élément 11 comprend, à la fois, la partie droite d'une mortaise 12 et la partie gauche de la mortaise voisine; on risque également d'accumulor des erreurs dues aux épaisseurs variables de colle entre les éléments 11. Quel que soit le système de guidage1 après collage du registre sur la table 5, il reste à percer dans celle-ci des mortaises pour permettre le passage des sautereaux. Ce travail doit être parfaitement soigné car le dessus de la table 5 est destiné à demeurer visible. Enfin, l'ajustage de la table 5 dans l'instrument s'exécute traditionnellement par approximations successives, exig@ant du temps et de la précision. Le procédé suivant l'invention a pour objet d'éliminer les inoonvé nient s décrits ci-dessus. L'invention, telle qu'elle est caractérisée dans les revendications, résout le problème consistant à simplifier la fabrication, à réduire le besoin de précision et à diminuer sensiblement les coûts de production. Cet objet est atteint en constituant un cadre d'équilibrage des tensions subies par la table, à partir d'une découpe sur laquelle sont collées des contre-éclisses recevant la table qui ainsi demeure plane. Ce cadre est positienné bn hauteur par des traverses rainurées et par des blocs d'angle, également rainurés, recevant les éclisses. La barre de registre, collée sons la table, est percée de trous équidistantz recevant des éléments nodulaires de guidage des sautereaux; en outre, dans certains cas, cette barre de registre peut même être supprimée. L'invention présente les avantages suivants s - Fabrication moins précise, plus simple et plus économique - Equilibrage des tensions subies par la table - Suppression de l'ajustage de la table - Positionnement automatique, rapide et précis de différents éléments t du cadre, du fond et des traverses, notassent en hauteur, ainsi que des éclisses. - Elimination des coupes d'onglet dans les angles des éclisses - Utilisation d'éléments modulaires pour le guidage des sautereaux - Simplification importante de la fabrication du registre - Suppression de la barre de registre, dans certains cas. D'une façon générale, elle facilite et accélère la préparation des pièces et l'assemblage de l'instrument, notassent en offrant la faculté de changer l'ordre de certaines opérations. D'autres caractéristiques de la présente invention seront mieux compris à la lecture de la description qui suit, faite en référence aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples, dans lesquels - la Fig. 1 représente un exemple de montage traditionnel d'un angle d'un instrument @les Fig. 2 et 3 représentent des modes traditi@@nels de réalisation de registres - la Fig. 4 représente une épinette italienne construite selon l'invention - les Fig, 5 et 6 représentent différents types de cadres - les Fig. 7 et 8 représentent les blocs d'angle des éclisses - les Fig. 9, 10 et 11 représentent un élément modulaire de guidage et son positionnement dans le registre. L'épinette italienne représentée sur la Fig. 4 comporte la table 5, les contre-éclisses 3, le registre 24 et le sommier, montés sur un élément nouveau appelé découpe 13, l'ensemble constituant une structure appelée cadre 14. Cette découpe 13 se compose d'un panneau de contreplaqué, ayant exactement la forme de la table 5 et large de 5 ou environ. folle a pour prinoipale fonction d'équilibrer les tensions subies par la table 5 afin que cette dernière reste plane. Elle présente aussi l'avantage de supprimer l'opération d'ajustage de la table 5 puisque les éclisses 4 se montent désormais autour du cadre 14. Afin de mi@ux faire apparaître la table 9 et la découpe 13 sur la Fig. 4, l'éclisse frontale a été représentée an trait mixte fin. La ris. 6 représente le cas d'un instrument dont les éclisses 4 sont épaisses, la table 5 pouvant alors être plis large que la découpe 13 s les parties saillantes s'emboîtent à l'intérieur de rainures 15 pratiquées dans les éclisses 4. Ce montage assure une très grande précision dans le positionnement de la table 5 par rapport au ohant supérieur des éclisses 4. Le contre-sommier d'un clavecin doit être réalisé en deux éléments. L'élément supérieur, ayant la même hauteur que les contre-éclisses 3, fait alors partie du cadre 14 et se trouve réuni à l'élément inférieur qui, lorsque les éclisses 4 sont épaisses, s'emboîte dans celles-ci, à ses extrémités. La découpe 13 comporte, sur sa face inférieure, deux rainures trans versales 16, parallèles entre elles, destinées à faciliter le montage de l'instrument. On trouve, de même, sur la face supérieure du fond 1, deux rainures similaires 17 (Fig. 4). Les traverses 18 comportent, sur leur ohant supérieur et leur chant inférieur, des tenons 19 destinés à s'emboî- ter dans les rainures 16 et 17, assurant ainsi une précision rigoureuse dans le positionnement de la table 5 par rapport au fond 1. Les Fig. 4, 7 et 8 montrent des bloss d'angle 20 facilitant l'assenblage des éclisses 4 dans les angles. Ces blocs comportent, de manière syMétrique par rapport & l'axe Ir, des rainures 21, à l'intérieur desquelles viennent s'emboîter les éclisses 4, une partie évidée 22, dans laquelle se positionne le cadre 14, et un épaulement 23 dais lequel se positionne le fond 1. Ce dispositif, éliminant les coupes d'onglet, simplifie la prepara- tion et l'assemblage des pièces. Le registre 24, représenté sur les ris. 4 et 9, est constitué d'une unique barre de bois de section rectangulaire, collée sous la table 5 puis percée de trous cylindriques équidistants 25 dans lesquels viennent s'emboîter des éléments modulaires 26, absolument indépendants les uns des autres. Chacun de oes éléments 26, que représentent les Fig. 9, 10 et 11, se compose, par exemple, de doux parties 27 et 28, rainurées puis réunies par collage. La juxtaposition des deux rainures constitue une double mortaise en forme de croix 29 qui sert an guidage des sautereaux. Chaque élément 26 est ensuite tourné, en laissant subsister une collerette supérieure 30 (Fig. 11) qui le maintient verticalement en appui sur la table 5. La seule opération exigent une grande précision est le perçage des trous 25, au pas et au diamètre, dans le registre 24. Cosme chaque élément 26 comprend deux Mortaises 29, il en résulte que le nombre de trous 25 à percer est seulement la Moitié du nombre des mortaises 29. Les éléments modulaires 26 peuvent également être réalisés à partir d'un profil extrudé en matière plastique, découpé à la longueur voulus. On peut alors les recouvrir d'une baguette fixée sur la table 5 et percée de trous à l'emplacement du passage des sautereaux. Les éléments modulaires 26 peuvent aussi être fabriqués en trois parties, réalisées en matière plastique, en métal ou en un autre matériau : deux rondelles, incluant des mortaises de guidage des sautereaux, et un tube de liaison pour lee fixer. Les éléments modulaires et leurs logements peuvent également etre réalisés de forme polygonale. Chaque élément modulaire peut aussi, à volonté, comporter une seule mortaise ou plus de doux. L'intérêt du système de guidage selon l'invention réside dans l'utilisation indépendante d'éléments modulaires, ce qui évite toute accumulation d'erreurs successives. On économise, en outre, beaucoup de temps et d'efforts par rapport à l'opération traditionnelle de perçage des mortaises dans la table 5. Dans certains casa en vue de simplifier le montage, les éléments nodulaires de guidage 26 se placent uniquement dans les trous percés dans la table 5, ce qui permet de remplacer le registre 24 par une simple barre de bois, non percée, ayant pour seule fonction de renforcer la rigidité de la table 5 et ne servant pas au guidage des sautereaux. En fonction du type d'instrument et de ses caractéristiques structu- relles, notassent l'épaisseur des éclisses, une au moins des parties de l'invention pourra être utilisée dans la construction des épinettes, des virginals ou des clavecins. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de fabrication de claveoins, virginals et épinettes, comportant les éléments traditionnels, c'est-à-dire la table (5), les éclisses (4), les contre-éclisses (3), le fond (1), le sommier, les traverses (18), les pièces de structure et le ou les registres (24), caracté- risé en oe que, partant d'une découpe (13) sur laquelle sont collées les contre-éclisses (3) recevant la table (5), on constitue un cadre (14), et en oe que le cadre (14) est positionné en hauteur par des traverses rainurées (18) et par des blocs d'angle (20), également rainurés, recevant les éclisses (4), et en ce que, uniquement dans le cas d'une épinette ou d'un virginal, la barre de registre (24), collée sous la table (5), est perces de trous équidistants (25) recevant des éléments modulaires (26) de guidage des sautereaux. 2. Procédé selon 1, caractérisé en oe que la découpe (13), constituée d'un panneau de contreplaqué, plein ou évidé et définissant la forme intérieure de l'instrument, reçoit les contre-éclisses (3) sur lesquelles la table (5) est fixée et affleurée, et en oe que la découpe (13) comporte, sur sa face inférieure, doux rainures transversales (16) parallèles entre elles, coopérant au montage et au positionnement des traverses tenonnées (18) venant s'emboîter dans des rainures correspondantes (17) usinées dans le fond (1), et en ce que la découpe (13) est agencés avec la table (5) et les contre-éclisses (3) de manière à équilibrer les tensions de la struo- ture ainsi réalisée, dite cadre (14). 3. Procédé selon 1, caractérisé en ce que les éléments modulaires (26) de guidage des sautereaux sont constitués par des cylindres de bois, comportant ou non une collerette (30), réalisés en deux parties (27,28), symétriques ou non et assemblées par collage, dans lesquelles on a usiné longitudinalement au moins une rainure de guidage de sautereaux. 4. Procédé selon 1, caractérisé en ce que les éléments modulaires (26) de guidage des sautereaux sont coupés à longueur dans un profil extrudé en matière plastique, coopérant avec une baguette couvercle, fixée sur la table (5) et percée d'au moins un trou de passage des sautereaux. 5. Procédé selon 1* caractérisé en oe que les éléments modulaires (26) de guidage des sautereaux sont réalisés en trois parties, c'est-à-dire un tube de liaison sur lequel sont orientées et collées deux rondelles incluant au moine une mortaise de guidage de sautereaux, et en ce que l'une des rondelles déborde à l'extérieur du tube. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4 et 5, caractérisé en ce que le support des éléments modulaires (26) de guidage des sautereaux est une barre de bois de section rectangulaire (24), collée sous la table (5) puis percée de trous cylindriques équidistants (25) recevant chacun un élément modulaire de guidage (26). 7. Procédé selon 1, caractérisé en ce que les blocs d'angle rainurés (20) recevant les éclisses (4) sont de la hauteur de l'instrument et comportent doux rainures longitudinales (21) symétriques par rapport à l'axe XY, orientées à l'angle correspondant et permettant de recevoir les éclisses (4), et en oe que la face interne comporte une partie évidée (22), destinée à recevoir et positionner on hauteur le oadre (14), et un epaule- ment (23) à la partie inférieure pour recevoir et positionner le fond (1). 8. Procédé selon 1, caractérisé en ce que, pour les instruments à éclisses épaisses, on utilise une table débordante (5) qui s'emboîte dans une rainure (15) pratiquée dans les éclisses (4) pour positionner le cadre (14) en hauteur par rapport au chant supérieur des éclisses (4). 9. Procédé selon I et 8. caractérisé on oe que, dans le cas du clavecin, le contre-sommier est réalisé en deux éléments, et en ce que l'élément supérieur est assemblé, à ses extrémités, aux contre-éclisses (3) et fixé sur la partie supérieure du cadre (14), et en ce que l'élément inférieur est assemblé sous la partie inférieure du cadre (14) et emboîté, à ses extrémités, dans les éclisses (4) lorsque ces dernières sont épaisses.