Les cambrioleurs opèrent souvent, sans être entendus, par effraction d'une porte, telle que celle d'un immeuble, qui leur permet d'avoir accès à un appartement inoccupé, à un magasin ou tout autre local où ils peuvent agir à leur aise. L'invention a pour objet un avertisseur sonore, suffisamment puissant pour alerter tout le voisinage, qui, posé sur la porte, se déclanche par intermittences dès que la porte est attaquée,et de manière continue si elle commence à entre entrouverte, l'appareil étant indépendant du secteur électrique de telle sorte que la coupure des fils électriques par les cambrioleurs est inopérante. L'appareil comprend un avertisseur (par exemple un klaxon) alimenté par une pile lorsque le circuit de celle-ci est fermé par un relais qui se trouve excité par une seconde pile par l'in termédiaire d'une valve amplificatrice (transistor) lorsqutelle est rendue conductrice par la décharge d'un condensateur dans un circuit comportant un contacteur de passage qui est fermé par un léger déplacement ou llouverture de la porte. L'ensemble de ces organes est enfermé dans une botte montée sur le battant de la porte et munie d'un palpeur dont le contact avec l'huisserie détermine la mise en fonctionnement du klaxon. Le dessin ci-joint représente à titre d'exemple un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 est le schéma du montage électrique. Les figures 2 et 3 montrent l'installation de la bot- te sur le battant de la porte. Dans le schéma (fig.l) P1 est la pile d'alimentation du klaxon K P2 la pile d'excitation du relais R, C le condensateur, T le transistor, rl r2 des résistances, H un inverseur pour mettre l'appareil au repos par fermeture du contact 2, 12 le palpeur de passage à simple contact, Il le détecteur de chocs. Dans cette position de repos, on voit que le condensateur est en charge par la pile P2 par le circuit sans résistances 3, 2, 4, 5 ; et d'autre part, le transistor, n'étant pas conducteur, le relais R n'est pas excité, son contact 6 dans le circuit du klaxon est ouvert et son autre contact 7 est fermé comme représenté. En position de veille, le condensateur reste chargé par la pile P2 par le circuit 8, 9, 7, r2, 10. Tant que la porte est immobile les deux contacts Il et 12 restent ouverts et les choses restent en l'état. Dès qu'on tente d'ouvrir la porte, l'un ou l'autre de ces contacts se ferme par le tremblement de la porte ou le contact du palpeur : le condensateur se décharge par le circuit 5, 4, 1, Il ou 12, 13, pour se remettre aussitôt en charge (si le contact en 11-12 cesse) par la base du transistor.Mais la décharge du condensateur, par son action sur la base du transistor a rendu celui-ci conducteur ; un courant amplifié s'établit dans le circuit P2, 3, 14, T, R, 15 etc3, le relais R excité ouvre son contact 7, ferme 6, et le klaxon s'alimente de courant par P1.La recharge par la base du transistor passe par la résistance r suffisamment élevée (par exemple 10.000 ohms)pour que le relais R reste excité pendant un certain temps par exemple une bonne minute. Si le cambrioleur, croyant que l'arrêt du klaxon signifie que la pile est épuisée, recommence sa tentative, le même processus recommencera. Si la porte est déplacée ou légèrement ouverte, le contact 12 reste fermé et le klaxon retentit de manière continue, jusqu'à épuisement de la pile P1. Tout ce montage est enfermé dans une botte B (fig.2 et 3) qui est installée sur le battant de la porte par deux petites pattes 20 qui sont fixées sur son bord supérieur par des vis vissées dans l'épaisseur du bois, et qui sont par suite invisibles ainsi que leurs traces si on enlève l'appareil; 21 est le pipeur. Bien entendu, en dehors des temps de veille, l'appareil doit être mis au repos. On a prévu pour cela le dispositif sui es vant : le contact inverseur 1, 4, 2/live par un fil solide et inex- tensible, 22 en nylon par exemple, passant dans une petite rainure verticale pratiquée au bout du pene 23 du verrou usuel 24 pour le guider, et amarré en un point fixe 25 du verrou. Quand, dans la journée, la porte est libre, le déplacement du pêne allonge le parcours du fil qui est tiré comme l'indique la flèche et ouvre le contact I et 4, et ferme le contact 2 et 4. On voit donc que, automatiquement, dès qu'on libère la porte en ouvrant le verrou, on évite que l'ouverture de cette porte mette le klaxon en action. Si cette liaison mécanique se rompait, le klaxon retentirait et signalerait la rupture à la première ouverture de la porte. Bien entendu on pourra, sans sortir de l'invention, remplacer certains organes par d'autres équivalents, par exemple le relais électromagnétique R par un-transistor. REVENDICATIONS 1 / Appareil avertisseur contre les effractions de porte caractérisé par le fait qu'il comporte un avertisseur sonore alimenté par une pile lorsque le circuit de celle-ci est fermé par un relais et une seconde pile pour exciter ce relais lorsqu'une valve électronique, telle qu'un transistor, interposée entre eux est rendue conductrice par la décharge d'un condensateur (normalement chargé par la seconde pile) dans un circuit comportant un contact de passage qui ne met le condensateur en court-circuit que si le palpeur ou le détecteur de chocs est fermé par le mouvement de la porte. 20/ Appareil selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le détecteur de chocs comporte un double contact mobile de façon que le moindre mouvement de la porte dans un sens ou dans l'autre suffise à déclancher l'action de l'avertisseur. 38/ Appareil selon l'une des revendications 1 ou 2 caractersé par le fait que les organes du montage avec les piles sont enfermés dans une botte montée sur le battant de la porte -et comportant un palpeur et un détecteur de chocs qui, soit par butée contre le châssis dormant de la porte, soit par vibrations de celle-ci, court-circuitent le condensateur. 40/ Appareil selon la revendication 3 caractérisé par le fait qu'il comporte un interrupteur de mise au repos dont l'ou- verture est commandée par l'ouverture du verrou de sécurité usuel.