Pour traiter rationnellement et surtout avec des chances de succès des infections d'origine bactérienne, il faut absolument, en raison du phénomène de résistance, procéder à un examen de sensibilité in vitro de la souche bactérienne provoquant l'affection dans le cas particulier considéré. Ceci est valable en particulier pour les affections à aspect menaçant pour la vie du patient ou à évolution récidivant d'une manière chronique. Le résultat de tels examens préalables, appelé antibiogrammes, indique la chimiothérapie qui convient le mieux pour le traitement de l'infection. Ces examens doivent tous être effectués obligatoirement dans des laboratoires microbiologiques spéciaux. Pour établir un antibiogramme lui-même on dispose actuellement de procédés relevant de deux principes différents. 1. Tests-de dilution, dans des tubes ou sur des plaques. Rslestubes à essais ou dans des bottes de Petri oentnant -un milieu norricsr respectivement livide ou solide on établit des séries de dilue tion à l'aide de la substance chimiothérapique à essayer. Chaque tube à essai ou chaque plaque contient, avec un échelonnement déterminé de concentration de la substance chimiothérapique, la même quantité de la souche bactérienne isolée sur le patient. Au bout d'environ 24 heures dtincubation à 370C on dé- termine la concentration chimiothérapique qui a entratné l'arrêt de la prolifération bactérienne.A cet égard il existe une valeur limite pour chaque substance chimiothérapique, c'est-àdire que si une souche ntest empechée de proliférer que pour une concentration supérieure à cette valeur limite elle doit être considérée dans l'antibiogramme comme résistant à la substance chimiothérapique essayée. 20 Tests de diffusion, presque exclusivement sous forme de test de diffusion dans l'agar-agar. Après avoir étalé la souche bactérienne à étudier sur un milieu nourricier solide, avec addition d'agar-agar, les diver ses substances chimiothérapiques sont déposées selon des doses déterminées empiriquement. Comme procédé de sélection on imbibe des feuilles de papier filtre de petites dimensions avec la substance chimiothérapique à essayer.Si la souche bactérienne étudiée est sensible à une substance chimiothérapique déterminée* il se produit, au bout de 24 heures environ d'incubation à 370C, autour de la feuille de papier filtre déposée, une zone d'arrêt de prolifération des bactéries, d'un diamètre déterminé, Ces deux procédés présentent l'inconvénient, en plus de demander un temps de mise en oeuvre technique non négligeable, que le résultat des essais n'est disponible qu'au bout de 16 à 20 heures ce qui dans certains cas peut influencer d'une manière fatale l'évolution d'infections bactériennes. L'invention a pour but de mettre au pont un procédé qui, gracie à l'utilisation de principes de mesure électrochimiques, fournisse, dans un temps beaucoup plus court et sans mettre en oeuvre les complications biblogiques classiquest inéluctables jusqu'à présent, des informations sures relatives à la sensibilité chimiothérapeutique de microorganismes pathogènes. La solution conforme à l'invention de ce problème est fondée sur l'activité métabolique générale, qui peut être mise en évidence à chaque instant, des bactéries dans un milieu nourricier approprié. Elle peut être mise en évident, entre autres, d'une manière très simple, par la mesure de la consommation d'oxygène ou de la formation de C02 par unité de temps. ta solution conforme à l'invention elle-même part du fait que toutes les influences nuisibles à une population de bactéries doivent obligatoirement avoir des conséquences négatives mesurables sur l'activité métabolique des bactéries. Toutes les substances chimiothérapiques, mises au point jusqu'à présent, à action bactériostatique ou bactéricide, stoppent, pour une sensibilité donnée des bactéries, l'activité métabolique de cellesci, avec une répercussion correspondante sur la consommation de 0 ou la production de C02.En utilis-ant des instruments de me 2 sure et des électrodes usuelles du commerce, mais non prévues initialement pour cela, on peut, dans le cadre d'un agencement d'essais approprié tirer du comportement du P-02 ou du P.C02 des conclusions sur la sensibilité chimiothérapique de là population bactérienne considéré' (pO désignant ici la pression partiel le"0 L'invention est expliquée ci-après b l'aide d'un de ses modes de mise en oeuvre, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, au cas d'une infection des voiles urinaires. 5 à 10 ml d'urine (la quantité de la substance étudiée dépend de la géométrie de l'électrode) sont enrichis en oxygène par une agitation énergique de courte durée, puis sont incubés une demi-heure à 370C. Dans le cas d'une bactériurie nécessitant un traitement (nombre de germes supérieur à 105/mol) au bout du temps dtincubation, le p.02 a fortement diminué et le P0co2 augmenté du même ordre de grandeur, Pour déterininer aussitôt la sensibilité chimiothérapique on mélange, selon le nombre de substances chimiothérapiques à essayer, des échantillons de même volume de cette urine avec des quantités sufffisantes de la substance chimiothérapique avec additbn de 10 à 20 mg par exemple d'un mono ou disaccharide. Dans chaque échantillon d'urine ou essaie une substance chimiothérapique. Les doses ajoutées de substance chimiothérapique se déplacent du même ordre de grandeur que les concentrations susceptibles d'être obtenues ou nécessaires dans l'urine. Les échantillons obtenus sont incubés environ 2 heures à 370C, puis secoués énergiquement pour être enrichis en 02, puis incubés de nouveau une demi-heure à 370 ;; on mesure ensuite le p.02.ou le p.C02. I1 existe alors toujours une sensibilité relativement à une substance chimiothérapique lorsque la variation du p.02 ou du P.C02 diffère nettement de ceux correspondant a un contrtle simultané sans adjonction de substance chimiothérapique, dans le sens d'une diminution de l'activité métabolique0 Par'des mesures-successives on peut ainsi, en trois heures environ, non seulement exclure ou confirmer une infection des voies urinaires, mais encore déterminer en meme temps les conditions de traitement chimiothérapique optimales. Dans le procédé classique appliqué encore exclusivement actuellement, il faut pour cela au moins 2 à 3 jours. De la même manière* le procédé décrit ci-dessus peut etre appSqué à l'étude de toutes les bactéries isolées à l'occasion d'autres processus infectieux, à condition que ces bactéries soient introduites en quantités suffisantes dans un milieu nourricier liquide approprié, par exemple une solution de pep tonte. La technique décrite ci-dessus permet d'autre part, d'automatiser pratiquement de tels essais et de procéder ainsi, d'une manière fationnelle, à des èssais en séries, mêmes relativement grandes. Comme~il va -de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, ltinvention ne se limite nullement à ceux de ses modes dtapplicationletde réalisation qui ont été plus spé- cillement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, REVENDICATIONS 1. Procédé pour examiner la sensibilité chimiothérapique de bactéries, caractérisé en ce qu'en utilisant une channe de mesure de la pression partielle de O, 2 ou de CO2, on mesure la diminution de la première ou l'augmentation de la seconde dans une suspension de bactéries en présence d'une substance chimiothérapique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mesure électrochimique de la pression partielle de 2 ou de C02, est utilisée pour examiner la sensibilité chimiothérapique de microorganismes pathogènes0