La présente invention a pour objet des perfectionnements aux circuits anti-clutter de mer dans un radar de veille marine. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction des radars, notamment de ceux utilisés à bord des navires ou sur les côtes pour surveiller la surface de la mer. On rappelle pour mémoire, que les radars comportent généralement des circuits de détection des zones denses qui sont dues aux échos renvoyés par des terres immergées et également par la surface de la mer, ces derniers échos étant connus sous le nom de "clutter" de mer. Lorsque les échos reçus sont des échos de zone dense, on corrige ceux-ci, en les atténuant, pour éviter d'obtenir sur l'écran du radar des zones blanches qui gênent l'observation des échos ponctuels utiles, par exemple l1écho d'un navire ou d'un avion,et qui saturent les dispositifs de traitement automatique. Le clutter de mer se presente sur l'écran radar comme une zone brillante entourant le radar. L'étendue de cette zone dépend des conditions atmosphériques, notamment de la vitesse du vent. On distingue la zone de clutter de mer proprement dite, qui est une zone brillante continue et la zone de fin de clutter de mer, située à la périphérie de la précédente, qui réfléchit des échos ponctuels assimilables à des cibles. Les circuits de détection de zone dense (C.Z.D.) qui équipent généralement les radars de veille marine sont conçus pour détecter la présence d'échos qui répondent simultanément à deux criteres, à savoir leur intensité est supérieure à un seuil déterminé et leur durée est supérieure à une durée limite qui dépend de la durée des impulsions émises par le radar. Par exemple, si la durée des impulsions du radar est de 0,6 us, les circuits de détection de zone dense sont réglés pour classifier comme signal de zone dense tout écho dont la durée est supérieure à 1,5 ou 2 us ce qui permet d'identifier les échos provenant d'une cible ponctuelle dont la duree est inférieure à cette limite.Tant que les circuits de détection de zone dense reconnaissent qu'un écho répond aux deux criteres, le signal reçu est traité par des circuits spéciaux dits anti-clutter qui permettent d'en atténuer l'intensité, par exem ple en ne conservant que les variations d'intensité au-dessus d'un seuil déterminé ou en dérivant le signal reçu. Ces circuits de détection et de traitement des échos de zones denses permettent d'atténuer le clutter de mer dans la zone où celui-ci se présente comme un écho à la fois intense et sensiblement continu. Par contre, ils ne permettent. pas d'éliminer les échos ponctuels qui apparaissent à la périphérie du clutter de mer dans la zone dite de fin du clutter de mer. Or ces échos ponctuels sont assimilables à des échos utiles et provoquent de très nombreuses fausses alertes. L'objectif de la présente invention est de détecter automatiquement la présence d'une zone de fin de cîtitter de mer et de traiter séparément les signaux provenant de cette zone afin de réduire le nombre de fausses alarmes qui gênent la détection et la poursuite des cibles utiles et peuvent saturer un système de traitement automatique des informations (extracteur). On connait déjà des dispositifs ayant pour but de réduire les fausses alarmes dans la zone de fin de clutter de mer. Ces dispositifs sont basés sur l'observation que des échos ponctuels n'existent à la périphérie du clutter de mer que si l'étendue radiale de celui-ci est supérieure à une limite déterminée, par exemple à 5 Milles nautiques.On compare la durée du premier signal de détection de zone dense, qui correspond normalement au clutter de mer, à une limite T, par exemple à T = 60 ps qui correspond à la durée du trajet aller et retour de l'onde radar, pour parcourir une étendue de 5 Milles nautiques et si cette durée est supérieure à T on ajoute systématiquement au signal de présence de clutter de mer, un signal supplémentaire d'une durée arbitraire D, choisie pour englober la zone de fin de clutter de mer et on applique la correction de zone dense, au delà de la durée de présence effective de clutter de mer, pendant cette durée D arbitraire. Ce dispositif connu met donc en oeuvre une méthode de correction des échos de fin de clutter de mer sans détection préalable de ceux-ci. Elle n'est donc pas très performante car elle aboutit dans certains cas à diminuer exagérément la sensibilité du radar en appliquant une correction au delà de la zone effective de fin de clutter de mer et, dans d'autre cas, à un manque d'efficacité en laissant subsister de très nombreux échos parasites dus à la prolongation de la zone de fin de clutter de mer bien au delà de la zone de largeur arbitraire D dont la valeur est trop faible. L'objectif de la présente invention est de procurer des circuits de détection effective de la zone de fin de clutter de mer permettant d'appliquer ensuite une correction des signaux provenant de cette zone qui peut être soit la même correction que celle qui est utilisée pour la zone de clutter de mer proprement dit, ce qui a l'avantage d'utiliser les mêmes circuits de correction et de simplifier la construction, soit, au contraire, une correction spécifique de ces signaux, par des circuits séparés, ce qui permet de réduire la perte de sensibilité dans la zone de fin de clutter de mer. Les dispositifs selon l'invention sont utilisés sur des radars comportant des circuits de détection de zones denses, notamment du clutter de mer qui est habituellement la première zone dense rencontrée au cours de chaque cycle de balayage. Les objectifs de l'invention sont atteints au moyen de circuits de détection qui comportent à la fois des moyens pour comparer l'intensité des signaux reçus à un seuil de référence S et des moyens pour comparer l'intervalle entre signaux successifs, d'intensité supérieure à S, à une durée de référence D. Dans un mode de réalisation préférentiel, lesdits circuits de détection de la zone de fin de clutter de mer comportent m comparateur logique qui compare les signaux reçus à une tension de référence S et un monostable réarmable, connecté à la sortie dudit comparateur, qui reste basculé pendant tout le temps où l'intervalle entre deux signaux successifs sortant dudit comparateur reste inférieur à la durée D de basculement dudit monos table. Les circuits de détection selon l'invention comportent, en outre, des moyens de verrouillage dudit monos table qui déverrouillent celui:ci, au cours de chaque balayage, à la fin du premier signal de détection de zone dense et qui le reverrouillent dès que l'intervalle entre deux signaux sortant successivement du comparateur logique devient supérieur à la valeur D et que, par conséquent, le monos table bascule pour revenir à la position d'équilibre stable. Les circuits de détection selon l'invention comportent, en outre, des moyens pour comparer la durée du premier signal de zone dense rencontré au cours de chaque balayage à une durée de référence T, choisie telle qu'elle corresponde à l'étendue minima du clutter de mer comportant, à sa périphérie, une zone de fin de clutter de mer et des moyens pour verrouiller le circuit de détection de fin de clutter de mer si la durée du premier signal de zone dense est inférieur à T. Les radars auxquels s'applique l'invention comportent normalement un circuit de correction de zone dense dont le fonctionnement est commandé, de façon connue, par les signaux de détection de zone dense pendant la durée de ceux-ci. Un radar selon l'invention peut comporter des moyens pour commander, en outre, le fonctionnement de ce circuit de correction existant, pendant la durée du signal de détection de la zone de fin de clutter de mer, signal qui fait immédiatement suite au premier signal de détection de zone dense au cours de chaque balayage. Cette solution présente l'avantage d'être économique car le même circuit de correction des signaux de zone dense est utilisé pour obtenir une correction dans la zone de fin de clutter de mer ce qui permet de supprimer un grand nombre d'échos parasites en provenance de cette zone sans avoir à engager des dépenses d'équipement en circuits de correction supplementaires. Un radar selon l'invention peut également comporter des circuits de correction spéciaux, différents des circuits de correction de zone dense, afin d'obtenir une correction spécifique plus appropriée à la zone de fin de clutter de mer et aux échos parasites ponctuels provenant de cette zone. Dans ce cas, le fonctionnement de ces circuits de correction spéciaux est commandé automatiquement, au cours de chaque balayage, par le signal de détection de la zone de fin de clutter de mer pensant toute la durée dudit signal. Le résultat de l'invention est un radar perfectionné de surveillance et d'observation de la surface de la mer comportant des circuits permettant de détecter la zone dite de fin de clutter de mer, située à la périphérie de la zone de clutter de mer, de laquelle proviennent une grande quantité d'échos ponctuels qui ne sont pas corrigés par les dispositifs de détection et de correction de zone dense équipant les radars existants et qui sont assimilés à des cibles ponctuelles d'où une quantité importante de fausses alertes. Par exemple, des comptages statistiques effectués sur un radar de veille équipé d'un extracteur automatique ont montré qu'un dispositif conforme à l'invention permet de réduire les fausses alarmes dans un rapport qui est de l'ordre de 7 à 1. Par exemple, en choisissantscomme valeurs des paramètres D = 7 ps et S = 50 mV, la valeur moyenne du nombre de fausses alarmes par secteur de 110 est comprise entre 4 et 18 plots confirmés. Ces valeurs sont inférieures à la surcharge nominale de l'extracteur type VED2 qui est de 20 plots par secteur de 11 . Les avantages principaux des circuits de détection selon l'invention sont les suivants - ces circuits présentent une grande simplicité de conception et de réalisation et le'coût supplémentaire qu'ils entraînent est relativement bas. - ils permettent d'obtenir de bonnes performances à la périphérie du clutter de mer avec une perte de sensibilité nulle ou faible et localisée. - ils peuvent s'adapter facilement à différents types de videos radar. La description suivante se réfere aux dessins annexés qui représentent, sans aucun caractere limitatif,un exemple de réalisation de l'invention. La figure I est un diagramme des signaux reçus le long d'un rayon de balayage. La figure 2 est un diagramme des parties constitutives du traitement video d'un radar selon l'invention. La figure 3 est un organigramme des opérations logiques effectuées par les circuits de détection selon l'invention. La figure 4 est un diagramme des circuits de détection de la zone de fin de clutter de mer selon l'invention. La figure 5 représente un schéma électrique des circuits selon l'invention et la figure 6 un diagramme des signaux en divers points de la figure 5. La figure 7 est une vue en plan de l'étendue de la zone de fin de clutter de mer détectée. Les figures 8 et 9 sont des relevés de fausses alarmes obtenues selon divers réglages d'un dispositif conforme à l'invention. La figure I représente en abscisses les distances I mesurées à partir de l'origine R le long d'un rayon de balayage de la surface de la mer. Le radar R est situé à l'origine. Les distances sont mesurées en milles nautiques N ou en ps correspondant à la durée de trajet aller et retour de l'onde radar. On rappelle que 12 us = 1 N. En ordonnées on a représenté le signal dit Video Log qui est le logarithme de l'intensité de l'écho. En partant du point R on rencontre d'abord, au cours de chaque balayage, un écho parasite 1, de oourte durée, qui est du à des ondes captées par l'antenne réceptrice et provenant directement de l'antenne émettrice ou d'échos sur des parois voisines de celle-ci. On rencontre ensuite une zone 2 dans laquelle on reçoit une grande densité d'échos intenses formant une courbe pratiquement continue avec des indentations. C'est la zone dite de clutter de mer qui s'étend tout autour dusradar jusqu'à une distance L. A la périphérie de celle-ci se situe souvent, mais pas toujours, une zone 3, dite zone de fin de clutter de mer, qui renvoie des échos intenses et de courte durée, tels que 3a, qui apparaissent sur l'écran sous forme d'image ponctuelle asFumilable à des cibles utiles telles qu'un navire ou un avion volant à basse altitude. Ces échos 3a, sans etre jointifs, sont relativement rapprochés et c'est cette propriété qui est utilisée dans la présente invention pour détecter la zone de fin de clutter de mer. Le clutter de mer est du à la réflegKion des ondes radar par les vagues et les étendues L et L' du clutter et de la zone de fin de clutter varient avec l'agitation de la surface de la mer, avec l'orientation des rayons de balayage et avec les radars. Par exemple L est de tordre de 7 N et L' de l'ordre de 5 N. On a observé que la zone de fin de clutter de mer ntapparalt vraiment que si L est supérieur à une limite déterminée de ltor- dre de 5 N. La zone 4 correspond à la surface noreale de la mer. Les échos produits par les vagues sont trop faibles, en raison de leur élonguement, pour etre perçus. Ils sont noyés dans un bruit de fond ou bruit thermique. La zone 5 est une zone d'écho dense et étendu qui correspond, par exemple a une terre émergée. La zone 6 est à nouveau la surface normale de la mer ou une zone masquée sur laquelle apparalt un écho ponctuel 7 qui est par exemple celui dTun navire ou d'un avion. La figure 2 représente, sous forme très schématique, divers circuits d'un radar selon l'invention et leurs interconnexions. Les signaux radar issus du récepteur 8, sont normalement traités dans un premier circuit 9 qui transforme les signaux pour fournir les signaux dits Video Log ou V. Log. Les signaux sortant du circuit V.Log sont envoyés sur un circuit 10, qui les transforme pour fournir des signaux dits Videos Log différentiés expansés ou V.L.D.E., qui sont normalement envoyés sur l'écran du tube cathodique du radar. Le radar comporte également un circuit 11 de détection des zones denses dit C. Z.D. qui reçoit les signaux V.Log et les compare à un seuil d'intensité et à un seuil de durée. Si les deux critères sont remplis, le circuit émet un signal de détection de zone dense (S.C.Z.D.) qui commande le fonctionnement d'un circuit 12 de correction de zone dense, lequel reçoit le signal V.L.D.E. et le corrige pour réduire l'intensité des zones blanches sur l'écran. Le radar comporte également une base de temps 13 qui émet les signaux de synchronisation. Les diverses-parties qui viennent d'être décrites sont des constituants normaux d'un radar,bien connus de l'homme de l'art qutil est inutile de décrite plus en détail. Un radar selon l'invention comporte, en outre, des circuits 14, désignés circuits auxiliaires améliorés ou C.A.A., qui sont connectés à la fois à l'horloge de synchronisation 13, à la sortie du circuit V.L.D.E. et à la sortie du circuit de détection de zone dense 11 et qui sont destinés à détecter la présence d'une zone de fin de clutter de mer. Lorsque certains criteres sont remplis, le circuit 14 émet un signal désigné par S.C.A.A. qui indique la présence d'une zone de fin de clutter de mer. Deux versions d'appareil peuvent être construites. Dans une première version, représentée en traits pleins, le radar comporte un circuit spécial 15 de traitement des signaux provenant de la zone de fin de clutter de mer, qui permet d'appliquer à ces signaux un traitement spécifique approprié. Dans une deuxième version, moins onéreuse, représentée en pointillés, l'appareil ne comporte pas de circuit 15. Les signaux S.C.A.A. délivrés par les circuits 14 sont envoyés sur une porte OU 16 qui reçoit également les signaux de détection de zone dense S.C.Z.D. fournis par le circuit 11. La porte -16 émet un signal résultant, dit signal total de zone dense S.T.Z.D. qui commande le fonctionnement du circuit de correction 12, qui intervient donc pour corriger à la fois le clutter de mer ou les autres zones denses tels que des échos de terres immergées et les échos provenant de la zone de fin de clutter de mer. La figure 3 représente l'organigramme des opérations logiques effectuées par les circuits de détection 14. On détermine d'abord en 16 si le circuit 11 C.Z.D. délivre un signal S.C.Z.D.. Si oui, d'une part, ledit signal est appliqué normalement au circuit 12 de correction de zone dense. Simultanément, le signal S.C.Z.D. est appliqué à un circuit logique 17 qui détermine s'il s'agit du premier signal de zone dense au cours d'un balayage. Si oui, le signal est envoyé sur un circuit 18 qui détermine la fin du signal. Lorsque la fin du signal apparait, il provoque l'ouverture d'un circuit de verrouillage 19 qui autorise le passage du signal S.C.A.A. indiquant la présence d'une zone de fin de clutter de mer. Un circuit 20 détermine la fin du premier signal S.C.A.A. et agit alors sur un circuit 21 qui inhibe les circuits C.A.A.. En pointillés, on a représenté sur la gauche du schéma, une partie facultative qui se compose d'un circuit 22 qui compare la durée du premier signal de zone dense de chaque balayage à une valeur de référence T. Dès que cette durée dépasse T le circuit 22 autorise le passage du signal S.C.A.A.. La figure 4 représente schématiquement, sous forme d'un bloc diagramme, les circuits C.A.A. représentés par le rectangle 14 de la figure 2. On a représenté sur la gauche de la figure, les circuits 10, 11 et 13 de la figure 2 fournissant respectivement les signaux V.L.D.E., S.C.Z.D. et les impulsions de synchronisation marquant le début de chaque balayage. Les signaux V.L.D.E. sont envoyés sur un comparateur 23 qui les compare à une tension de référence S ajustable grâce a un potentiomêtre 24. Lorsque les signaux V.L.D.E. sont supérieurs à S il:apparat un signal à la sortie du comparateur 23 lequel est envoyé sur un circuit 25 qui com- pare l'intervalle entre deux signaux successifs à une durée de référence D. Tant que cet intervalle reste, pour la première fois au cours d'un balayage, inférieur à D, le circuit 25 émet sur le conducteur de sortie 26 un signal S.C.A.A. qui est le signal de détection de la zone de fin de clutter de mer. Le circuit 25 est, par exemple, un monostable réarmable,ayant une durée de basculement égale à D, qui reste armé tant qu'il reçoit des impulsions se succédant sans interruption avec des intervalles de temps inférieurs à D. Un tel circuit univibrateur réarmable est bien connu de l'homme de l'art. Le monos table 25 ou tout autre circuit équivalent comporte une deuxième entrée 27 de verrouillage qui est commandée par un circuit de verrouillage 28. Les signaux de synchronisation et les signaux de détection de zone dense S.C.Z.D. sont envoyés sur un circuit 29 de détection de la fin du premier signal de zone dense de chaque balayage. Lorsque la fin du premier signal de zone dense reçu de 11 au cours de chaque balayage est détectée par le circuit 29, celui-ci commande le circuit 28 qui autorise le déverrouillage du circuit 25. On admet que le premier signal de zone dense de chaque balayage est le signal de clutter de mer ce qui est le cas en pratique et on n t autorise donc l'émission du signal S.C.A.A., au cours de chaque balayage, qu'après détection de la fin du clutter de mer qui est détecté par le circuit C.Z.D. 11. Le circuit de verrouillage 28 et le circuit 25 sont connectés par une boucle d'auto-verrouillage 30. Par l'intermédiaire de celle-ci, le circuit 25, lorsqu'il revient à sa position -d'équilibre stable pour la pre mière fois au cours de chaque balayage, commande le basculement du circuit 28 en position de verrouillage dans laquelle il reste jusqu'à la fin du premier signal S.C.Z.D. du prochain balayage. Le fonctionnement est donc le suivant. Au cours de chaque balayage, le circuit C.A.A. est verrouillé tant que le premier signal de zone dense, qui correspond normalement au clutter de mer, est émis par le circuit C.Z.D.. La fin du signal de détection du clutter de mer commande automatiquement le déverrouillage du circuit C.A.A.. S'il existe une zone périphérique de fin de clutter de mer qui réfléchit des échos ponctuels dont l'intensité est supérieure à S, le circuit 25 émet sur la ligne 26 un signal S.C.A.A. de détection de la zone de fin de clutter de mer et ce signal persiste tant que l'intervalle entre signaux successifs d'intensité supérieure à S reste inférieur à D. Des que l'intervalle entre deux signaux successifs d'intensité supérieure à S devient supérieur à D pour la première fois au cours d'un balayage, le circuit 25 bascule et s'auto-verrouille. Le signal S.C.A.A. cesse en détectant automatiquement la fin de la zone périphérique dite zone de fin de clutter de mer ou zone de clutter de mer discontinu.Le signal S.C.A.A. commande la mise en service des circuits de correction 15 de la figure 2 ou bien, comme on l'a représenté sur la figure 4, il est envoyé sur une entrée de la porte OU 16 qui reçoit sur sa deuxième entrée le signal S.C.Z.D. et qui réunit les deux signaux pour émettre un signal total de zone dense S.T.Z.D. qui commande le fonctionnement des circuits communs de correction de zone dense représentés par le rectangle 12 de la figure 2. Les circuits de la figure 4 qui viennent d'être décrits réalisent les opérations logiques représentées en traits pleins sur l'organigramme de de la figure 3. On a représenté également, en pointillés, sur la figure 4 les circuits qui permettent d'effectuer les opérations logiques représentées en pointillés sur l'organigramme de la figure 3. Ces circuits comportent un circuit de comparaison 31 qui reçoit à la fois les impulsions de synchronisation 13 marquant le début de chaque balayage et les signaux de détection de zone dense S.C.Z.D. 11. Pendant la durée du premier signal S.C.Z.D., ce circuit effectue une comparaison du temps écoulé depuis le début du balayage avec une référence T. Tant que ce temps est inférieur à T il verrouille la porte ET 32 qui ne laisse donc passer le signal S.C.A.A. que si le premier signal de zone dense de chaque balayage, qui correspond normalement au clutter de mer, montre que b clutter de mer a une certaine étendue. La saleur de T est choisie par exemr ple égale à 60 ijs qui correspond à une étendue de clutter de mer égale à SN, cette valeur étant, on l'a vu, l'étendue minima du clutter de mer pour qu'il existe une zone périphérique de fin de clutter de mer gênante. Ce dispositif en pointillés est facultatif. Il permet d'éviter le fonctionnement des circuits de correction dans les cas où ce fonctionnement n'est pas très utile et d'éviter, dans ces cas, une certaine perte de sensibilité. La figure 5 représente le schéma électrique des circuits selon l'invention de la figure 4. On a conservé sur cette figure les mêmes repères que ceux de la figure 4 pour les éléments homologues. La figure 6 représente le diagramme des signaux en divers points T P repérés sur la figure 5. On voit sur la figure 5 un comparateur logique 23 qui compare les signaux V.L.D.E. à une tension de référence S ajustable au moyen du potentiomètre 24. Les signaux sortant de cet amplificateur sont inversés par l'inverseur 32 et sont envoyés sur l'entrée d'un univibrateur 25 réarmable dont la durée de basculement est D. Le signal sortant de l'univibrateur 25 sur la ligne 26, est le signal utile S.C.A.A.. Ce signal est repéré T P 6 sur la figure 6. Le signal de détection de la première zone dense d'un balayage, portant le repère T P 5, est envoyé sur une entrée du bistable 29 dont l'autre entrée reçoit l'impulsion de synchronisation T P 8. Le bistable 29 émet un signal 1-5 qui commence avec l'impulsion de synchronisation et qui se termine avec la fin du premier signal S.C.Z.D. de chaque balayage. Ce signal 1-5 est envoyé sur un circuit différentiateur 33 qui délivre une impulsion T P 4 correspondant au flanc final du signal 1-5. Cette impulsion est envoyée sur une entrée du bistable 28 et celui-ci > en basculant, émet sur la ligne 27 un signal T P 13 qui déverrouille le monos table 25. Le monostable 25 commence a érertre te signal TP 6 dès qu'il reçoit le premier signal sortant du comparateur 23 après la fin du premier signal S.C.Z.D.. Le signal TP 6 commence au temps 5' qui se situe très peu de temps après le temps 5. Lorsque le monostable 25 revient à son état d'équilibre, au temps 6, il commande par la ligne 30 son propre verrouillage en faisant basculer le bistable 28. La figure 5 représente, en pointillés, les circuits facultatifs qui effectuent la comparaison entre l'étendue du clutter de mer et une durée de référence T. Le signal TP 5 est envoyé sur l'entrée d'un univibrateur 34 ayant une période de basculement T lequel émet un signal TP 7 de durée T qui commence au temps 3 et se termine au temps 4. Les deux signaux TP 5 et TP 7 sont envoyés sur une porte ET 35 qui émet un signal TP 12 commençant au temps 4 et se terminant au temps 5 si le signal TP 5 a une durée supérieure à T. La sortie de la porte 35 est connectée sur une entrée d'un multivibrateur bistable 31 dont l'autre entrée est connectée sur la sortie de l'horloge de synchronisation. Le bistable 31 bascule dans un sens au début de chaque balayage et dans 1'autre sens, au temps 4 qui est le début du signal TP 12. La sortie du bistable délivre un signal TP 11 qui est envoyé. sur la porte ET 32 en même temps que le signal S.C.A.A.. La polarité de ce signal est telle que la porte 32 reste fermée pendant toute la durée du signal TP 1 1 et ne s 'ouvre donc pour laisser passer le signal S.C.A.A. que si le premier signal S.C.Z.D. du balayage a une durée supérieure à T. La porte OU 16 combine les signaux S.C.Z.D. et S.C.A.A. et délivre un signal TP 10 dont la durée est égale à la somme des durées de ces deux signaux. La figure 7 représente, en plan, l'étendue de la zone de fin de clutter de mer sur laquelle agit en pleine mer le dispositif selon l'invention, dans le cas d'un radar embarqué. L;e cercle de rayon T représente l'étendue minima du clutter de mer pour que des échos ponctuels genants apparaissent à la périphérie. Le trait fort 36 représente la limite du clutter de mer détecté et corrigé par le circuit C.Z.D. existant. Le trait interrompu 37 représente la limite extrême d'apparition d'échos ponctuels, c'est-à-dire la limite de la zone de fin de clutter de mer. La zone hachurée représente celle dans laquelle le dispositif selon l'invention agit. Lorsque le bateau est très près d'une côte, les zones d'action du dispositif selon l'invention peuvent être modifiées du fait que le premier signal de zone dense peut être un écho de terre même dans ce cas et sauf circonstances très exceptionnelles, la logique du circuit n'est pas mise en défaut et il n'y a pas de perte de sensibilité importante. Les figures 8 et 9 sont des relevés effectifs obtenus sur un radar expérimental équipé d'un dispositif selon l'invention. La figure 8 correspond à des mesures relevées par une mer très agitée par vent ayant une vitesse de 20 N, avec très fort clutter de mer. La figure 9 correspond à des mesures relevées par mer belle à peu agitée avec vent de 8 à 10 N. Le radar ayant servi aux mesures est équipé d'un extracteur et les figures indiquent le nombre de plots confirmés par tour d'antenne dans un secteur angulaire ayant une ouverture de 45 . Pendant ces essais, on a choisi comme valeur des paramètres de réglage du dispositif D = 7 ps et on a choisi plusieurs valeurs différentes de la tension de référence S qui a été prise successivement égale à 400 mV; 3010 mV; 100 mV, 50 mV et même dans E cas de la figure 8 à O mV et - 50 mV. La courbe sans C.A.A. indique le nombre de fausses alarmes obtenues dans le cas d'un radar équipé uniquement des circuits de détection de zone dense C.Z.D. connus à ce jour. Les autres courbes indiquent le nombre de fausses alarmes obtenues lorsque le radar est équipé d'un circuit de détection selon l'invention dont le seuil D = 7 ps et dont le seuil S varie selon les valeurs indiquées. On voit que le nombre de fausses alarmes décroît à mesure que l'on réduit le seuil S ce qui est normal mais on ne peut pas trop réduire ce seuil car on perdrait en sensibilité. Des comptages effectués dans les conditions opératoires de la courbe 8 ont montré que le nombre de fausses alarmes par tour est de 1624 sans le circuit selon l'invention et qu'il devient égal à 1280 avec S = 400 mV; 992 avec S = 300 mV; 656 avec S = 100 mV; 560 avec S = 50 mV; 408 avec S = O mV et 272 avec S = - 50 mV. L'exposé des performances qui précède montre que les circuits selon l'invention permettent de détecter automatiquement, lorsqu'elle existe, la zone située à la périphérie du clutter de mer, qui réfléchit des échos ponctuels situés à la limite du clutter de mer et du bruit thermique. Associez à un circuit de correction, les circuits selon l'invention permettent de réduire le nombre de faux plots détectés par un extracteur dans un rapport de 7 à 1 sans perte de sensibilité en dehors de la zone détectée et cela, dans la quasi totalité des situations que l'on rencontre dans le cas d'un radar de veille embarqué. Avec un choix approprié des valeurs des paramètres S, D et T, l'utilisation des circuits selon l'invention permet d'améliorer nettement le fonctionnement des circuits video anti-clutter dotés de détecteurs de zone dense connus. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, divers composants des circuits qui viennent d'être décrits pourront être remplacés par des composants équivalents bien connus des électroniciens. REVENDICATIONS 1 - Radar pour surveiller la surface de la mer comportant des circuits de dé- tection de zone dense notamment de clutter de mer, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, des circuits de détection de la zone de fin de clutter de mer qui réfléchit des échos denses ponctuels lesquels circuits compor tent des moyens pour comparer l'intensité des signaux à un seuil de réfé rence S et des moyens pour comparer l'intervalle entre signaux succes sifs d'intensité supérieure à S à une durée de référence D. 2 - Radar selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits circuits de détection de la zone de fin de clutter de mer comportent un compara teur logique qui compare les signaux à une tension de référence S et un monostable réarmable, connecté à la sortie dudit comparateur, qui reste basculé pendant tout le temps où l'intervalle entre deux signaux successifs sortant dudit comparateur reste inférieur à la durée de bas culement T > dudit monostable. 3 - Radar selon la revendication 2, caractérisé en ce qu il comporte, en ou tre, des moyens de verrouillage dudit monostable qui déverrouillent celui ci, au cours de chaque balayage, à la fin du premier signal de détection de zone dense et qui le reverrouillent dès que 1'intervalle entre deux signaux sortant successivement dudit amplificateur devient supérieur à la valeur D et que le monostable bascule pour revenir à la position d'équilibre stable. 4 - Radar selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens de verrouillage sont constitués par un premier multivibrateur bistable dont une sortie est connectée sur une borne de verrouillage dudit monostable, dont la première entrée est connectée à la sortie d'un circuit différen tiateur qui émet une impulsion de basculement correspondant à la dérivée du signal de zone dense à la fin de célui-ci et dont la deuxième entrée est connectée à la sortie dudit monostable de sorte que celui-ci s'autre verrouille et que le signal de sortie dudit monostable correspond au signal de détection de la zone de fin de clutter de mer. 5 - Radar selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit circuit dif férentiateur est connecté sur une sortie d'un second multivibrateur bis table dont la première entrée est connectée sur le signal de synchronisa- tion et dont la deuxième entrée est connectée sur la sortie du circuit de détection de zone dense de telle sorte que ledit second multivibrateur bistable émet, sur sa sortie, un signal qui commence avec l'impulsion de synchronisation et qui se termine à la fin du premier signal de zone dense. 6 - Radar selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, des moyens pour conparer la duree du premier signal de zone dense rencontré au cours de chaque balayage à une durée de référence T, choisie de telle sorte qu'elle corresponde à l'étendue mini ma du clutter de mer comportant une zone de fin de clutter de mer, et des moyens pour verrouiller le circuit de détection de fin de clutter de mer si ladite durée est inféreiure à ladite durée de référence. 7 - Radar selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens pour comparer la durée du premier signal de zone dense de chaque cycle de ba layage à une valeur T comportent un monostable ayant une durée de hascu lement T et une première porte ET à deux entrées et la sortie du cir cuit de détection de zone dense est connectée en parallèle sur l'entrée dudit monostable et sur une entrée de la porte ET tandis que la deuxième entrée de la porte ET est connectée sur la sortie dudit monostable de telle sorte que ladite porte ET n'est ouverte que si le premier signal de zone dense a une durée supérieure à T. 8 - Radar selon les revendications 6 et 7, caractérisé en ce que lesdits moyens pour verrouiller le circuit de détection de fin de clutter de mer comportent un troisième multivibrateur bistable et une deuxième porte ET à deux entrées, l'une des entrées dudit troisième multivibrateur bis table étant connectée sur le signal de synchronisation, autre entrée dudit troisième multivibrateur bis table étant connectée à la sortie de la pre mière porte ET et une des sorties dudit troisième multivibrateur bis ta- ble étant connectée sur une des entrées de la deuxième porte ET tandis que la deuxième entrée de ladite porte ET est connectée à la sortie du dit monostable réarmable de telle sorte que la sortie de ladite deuxième porte ET ne délivre le signal de détection de'fin de clutter de mer provenant du monostable réarmable que si le premier signal de zone dense est supérieure à T. 9 - Radar selon l'une quelconque des revendications I à 8 comportant un circuit de correction de zone dense dont le fonctionnement est commandé par les signaux de détection de zone dense pendant la durée de ceux-ci > caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour commander, en outre, le fonctionnement de ce meme circuit de correction pendant la durée du si gnal de détection de ta zore de fin de lutter de mer, signal faisan immédiatement suite au premier signal de détection de zone dense au cours de chaque balayage. 10 - Radar selon l'une quelconque des revendications I à 8, caractérisé en ce qu'il comporte > en outre, des moyens propres pour corriger les signaux de fin de clutter de mer afin de les attenuer dont le fonctionnement est commandé automatiquement au cours de chaque balayage par le signal de détection de la zone de finde clutter de mer pendant toute la durée dudit signal. Il - Radar selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la durée de référence D est comprise entre 4 et 8 us et la tension de référence S est comprise entre - 50 mV et + 400 mV.