EXTRAIT DE VEGETAL A METABOLISME ACIDE CRASSULACEEN pour utilisation dans le traitement de la dysménorrhée et/ou des douleurs liées aux spasmes et crampes menstruels La présente invention concerne un extrait d’au moins un végétal à métabolisme acide crassulacéen pour utilisation dans le traitement de la dysménorrhée. La présente invention concerne également une composition pharmaceutique comprenant un extrait selon l’invention. Extrait de vegetal a metabolisme acide crassulacéen pour utilisation dans le traitement de la dysménorrhée et/ou des douleurs liées aux spasmes et crampes menstruels La présente invention est relative au domaine des extraits de végétaux et leurs utilisations en tant que principes actifs purifiés dans des compositions alimentaires ou pharmaceutiques. ART ANTERIEUR Les plantes succulentes ou malacophytes appelées également « plantes grasses » sont des plantes dont la photosynthèse utilise une voie spécifique appelée CAM (métabolisme acide crassulacéen) où le dioxyde de carbone se fixe sur une chaîne de sucres composé de trois atomes de carbone (plantes en C3) alors que la photosynthèse est habituellement réalisée avec des sucres contenant quatre atomes de carbone (plantes en C4). Cette photosynthèse utilise une succession de deux enzymes : le phosphoénolpyruvate carboxylase (PEPc) dans le cytosol, et la ribulose-1,5-bisphosphate carboxylase/oxygénasses (Rubisco) au niveau des chloroplastes. Les plantes de la famille des Crassulaceae et des Cactaceae par exemple utilisent ce métabolisme qui leur permet de survivre dans des milieux arides. La guanosine monophosphate cyclique (GMPc) agit comme un second messager pour intervenir au niveau des différents tissus dans plusieurs processus biologiques d’une grande importance. Les bénéfices de la GMPc pour la santé sont dus essentiellement à ses effets positifs sur la croissance et la survie de nombreux types cellulaires comme les cardiomyocytes, les cellules hématopoïétiques et vasculaires, les érythrocytes, les plaquettes, les ostéoblastes et les cellules ciliées sensorielles. Les propriétés anti-inflammatoires et vasorelaxants de la GMPc peuvent conférer à ce nucléotide un rôle physiologique important. Il intervient dans la relaxation des fibres musculaires lisses caractérisant les muscles creux. Il est donc essentiel de maintenir la concentration de la GMPc à travers toutes les cellules de l’organisme à des niveaux suffisants pour assurer la décontraction des fibres musculaires du cœur, des vaisseaux, des voies aérodigestives, des organes sexuels, des voies pulmonaires etc. La GMPc est dégradée par la Phosphodiestérase de type 5 (PDE5) conduisant à la contraction de ces fibres musculaire lisses. L’utilisation d’extraits de plantes de différentes espèces comme activateurs de l’expression de la GMPc est abordé dans la littérature par exemple dans US2010119627 ou WO18134848. L’effet activateur de la GMPc de ces extraits est en majorité des cas lié à l’inhibition de sa dégradation par l’enzyme spécifique de son substrat la PDE5. L’utilisation d’extraits de plantes CAM comme activateurs de la synthèse de GMPc ainsi que leur utilisation dans le traitement de la dysménorrhée n’a encore jamais été abordée dans la littérature. La dysménorrhée est le terme médical pour désigner les spasmes et crampes menstruels se traduisant par des douleurs. La plupart des femmes qui sont menstruées ont quelques crampes. Pour certaines femmes, la dysménorrhée peut être sérieuse et invalidante. Les spasmes et crampes au bas-ventre provoquent des douleurs qui s’étendent parfois jusqu’à la région lombaire, aux hanches et aux jambes. Les douleurs débutent un peu avant ou au commencement de la période menstruelle, et la plupart du temps, durent d’un à trois jours. Certaines femmes vont également avoir des nausées, des maux de tête, de la diarrhée ou être constipées. La dysménorrhée peut être primaire ou secondaire. La dysménorrhée primaire est une douleur qui n’est causée par aucun trouble gynécologique. Ce sont des types de spasmes ou crampes que subissent la plupart des femmes et qui sont plus ou moins tolérés. Les prostaglandines sont des facteurs autocrines ou paracrines de nature lipidiques différents des hormones en ce que la sécrétion est toujours proche du récepteur, qui sont libérées au cours de la période menstruelle. Leurs sécrétions seraient associées aux contractions utérines et aux douleurs. Il a également été mis en évidence que les femmes ayant une dysménorrhée plus grave ont aussi un taux plus élevé d’une hormone appelée vasopressine. Celle-ci rend les contractions utérines plus intenses et peut-être plus douloureuses. La dysménorrhée secondaire fait référence à une douleur causée par un trouble gynécologique sous-jacent, comme l’endométriose, un léiomyome utérin ou l’adénomyose utérine (une tumeur non cancéreuse ayant les caractéristiques de l’endométriose, située dans la paroi musculaire de l’utérus). La dysménorrhée primaire est souvent traitée par des médicaments anti-inflammatoires comme le paracétamol ou acétaminophène, l’ibuprofène, le naproxen, l’acide méfénamique etc. Elle peut également être traitée avec des contraceptifs oraux, cela rend la période menstruelle moins fatigante, plus régulière, et diminue la libération des prostaglandines. Également avec le dispositif intra-utérin au lévonorgestrel, il libère une petite quantité de progestérone et rend les périodes menstruelles moins fatigantes et diminue la production de prostaglandines. Les hormones synthétiques peuvent également être utilisées pour supprimer le cycle menstruel comme le danazol (Danocrine) ou encore l’acétate de leuprolide (Lupron) qui sont cependant des médicaments très chers et ont éventuellement des effets secondaires graves. Les traitements de la dysménorrhée primaire sont donc essentiellement anti inflammatoires ou suppresseurs de cycle menstruel. La demanderesse a mis en évidence de manière surprenante que dans le cas de la dysménorrhée primaire, les crampes sont provoquées par une hausse de la contractilité de l'utérus et des spasmes artériolaires induits par les prostaglandines. La contractibilité du muscle utérin comme celui de la tunique artérielle est semblable à celle de tous les muscles lisses. La GMPc est l’un des points clefs de la relaxation de la cellule musculaire lisse. L’excès de contractions de la cellule du muscle lisse, quelle qu’en soit l’origine a toujours comme corolaire une dégradation de la GMPc. Toutes les études suggèrent que le GMPc est plus efficace pour faire baisser le calcium intracellulaire que l’AMPc dans les cellules du muscle lisse. La GMPc est produite par action d’une guanylate cyclase (GC) soluble, elle va être dégradée par des phosphodiestérases et plus particulièrement par la PDE5. La demanderesse a démontré de façon surprenante qu’un extrait de végétal à métabolisme acide crassulacéen tel qu’ Opuntia ficus- indica possède une activité sur l’expression de la GMPc et est efficace dans le traitement de la dysménorrhée notamment. L’observation clinique montre une réduction considérable des douleurs liées aux spasmes et crampes menstruels. DESCRIPTION DES FIGURES La présente les résultats de quantification de la GMPc produite par des cellules humaines en présence de différentes concentrations de l’extrait Tex-OE. Les concentrations en GMPc ont été évaluées par ELISA et exprimées en picomoles (pM). La correspond aux résultats de la exprimés en pourcentage d’augmentation de quantité de GMPc par rapport à un contrôle. La présente les résultats de quantification de la GMPc produite par des cellules humaines en présence de différentes concentrations d’un extrait isolé spécifiquement actif sur l’expression de la GMPc (Cyclo Calm®). Les résultats sont exprimés en pourcentage d’augmentation de quantité de GMPc par rapport à un contrôle La correspond à la courbe standard étalon signal/masse, les résultats d’absorbance sont convertis en quantité de GMPc à l’aide de cette courbe. Extrait d’au moins un végétal à métabolisme acide crassulacéen pour utilisation dans le traitement de la dysménorrhée et/ou des douleurs liées aux spasmes et crampes menstruels, caractérisé en ce que ledit végétal est Opuntia ficus-indica . Extrait d’au moins un végétal à métabolisme acide crassulacéen pour utilisation selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit extrait est un extrait brut obtenu par extraction à l’aide d’au moins un solvant polaire. Extrait d’au moins un végétal à métabolisme acide crassulacéen pour utilisation selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit extrait est un extrait isolé spécifiquement actif sur l’expression de la GMPc. Composition pharmaceutique ou alimentaire comprenant un extrait selon l’une quelconque des revendications précédentes. Composition pharmaceutique ou alimentaire selon la revendication 4, caractérisée en ce qu’elle est sous forme orale.