L'invention se rapporte à un chevalet, pour supporter notamment un cadre destiné à recevoir une photographie par exemple, le chevalet permettant d'assurer la stabilité parfaite du cadre et conservant sa position par rapport au cadre même en cas de déplacement de celui-ci. II existe de très nombreuses réalisations de chevalets destinés à supporter des cadres, la plupart d'entre eux utilisent une patte susceptible d'être écartée de la face arrière du cadre en pivotant autour d'une arête de fixation, celle-ci pouvant être constituée par la simple pliure d'un carton, un ruban de longueur appropriée limitant l'écartement de la patte. Dés que l'on veut déplacer le cadre en le repoussant, la patte tend à se rabattre contre la face arrière de celui-ci entrainant ainsi la chute. Cette instabilité est évidemment génante et l'on a tenté de la réduire en accroissant la largueur de la patte tout en abaissant l'arête de pivotement.On est cependant limité dans cette voie car si le cadre est effectivement plus stable lorsqu'on le repousse à sa partie inférieure il est rapidement déséquilibré lorsque l'effort est appliqué à sa partie supérieure. De même, lorsque l'on tire le cadre, la patte tend le ruban et au bout d'un temps plus ou moins long le chevalet se détériore. L'objet de l'invention est un chevalet capable d'assurer une grande stabilité au cadre même sous l'effet d'une poussée exercée sur sa base, ce chevalet étant caractérisé en ce qu'il comporte une patte articulée au moyen de pivots sur une partie fixe, .1 'assemblage ainsi réalisé étant suffisamment serré lorsque la patte du chevalet est écarté du cadre, on tout rabattement de celle-ci sous l'effet d'une poussée exercée à la base du cadre. Indépendamment du résultat immédiat dû à l'effet de verrouillage de l'assemblage serré obtenu lorsque la patte du chevalet est écartée du cadre, on voit qu'un tel chevalet ne peut plus se détériorer au niveau de l'arête de pivotement puisqu'il ne comporte plus de pliure. Un autre objet de l'invention est un chevalet de ce type capable de résister encore efficacement à la traction exercée à la base du cadre, ce chevalet étant caractérisé en ce que la patte comporte un prolongement allant au delà des pivots, ce prolongement étant incliné pour se plaquer sur toute sa surface contre le fond du cadre lorsque la patte du chevalet est en position écartée. De cette manière, I'effet de verrouillage obtenu par l'assemblage serré réalisé est complété par l'action de butée exercée par le prolongement de la patte, ce prolongement n'exercant cependant aucun effort intempestif sur le cadre puisqu'il se plaque sur une surface non négligeable du fond du cadre et de ce fait ne risque pas de l'endommager. Un autre objet de l'invention est un chevalet articulé de ce type comportant un moyen de verrouillage de la patte en position écartée, une barrette mobile de la partie fixe empêchant tout écartement de la patte au delà d'une position prédéterminée. D'autres objets et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description suivante, faite en référence au dessin annexé représentant à titre d'exemple non limitatif un chevalet à position de travail stable. Sur le dessin - la figure 1 est une vue de la face arrière d'un cadre et de son chevalet en position rabattue, - la figure 2 une vue en coupe axiale de la partie fixe du chevalet, - la figure 3 une vue en coupe axiale de la patte du chevalet. - la figure 4 la vue de dessous de la patte. - la figure 5 la vue de profil de l'assemblage du chevalet, la patte se trouvant en position écartée et - la figure 6 la vue avec arrachement d'une portion du cadre, vue d'une de ses extrémités. Le cadre 1 équipé d'un chevalet 2 conforme à l'invention a été représenté figure 1.Dans la position représentée,la partie mobile du chevalet, formée de la patte 3,est rabattue sur le fond arrière du cadre qui peut être un carton 4,également visible figure 5. La partie fixe du chevalet est constituée par une pièce 5 formant pontet dans la zone d'articulation 6,figure 2,1'évidement 7 servant à recevoir les pivots 8 solidaires de la patte 3,figures 3 et 4. Bien qu'il soit toujours possible de rendre la pièce 5 solidaire du fond 4 par tout dispositif de fixation appropriée,il est commode de coller cette pièce au fond 4 lorsque le chevalet est en matière plastique rigide et que le fond est un carton épais.Ce collage est effectué après avoir introduit les pivots 8 dans les logements 7.La patte 3 peut alors être relevée comme dans la position indiquée figure 5. L'opération de collage intervient de préférence avant la fixation du fond 4. Celui-ci peut être maintenu latéralement au moyen de baguettes plastiques telles que 9 et 10 par exemple, la baguette 9 étant fixée sur le cadre 1 et la baguette 10, possédant un bord 11 recouvrant le carton 4, étant amovible.A cet effet, la liaison entre les baguettes 9 et 10 s'effectue au moyen d'une nervure longitudinale 12 de la baguette 9 qui s'emboite dans une rainure correspondante 13 de la baguette 10 Selon un premier mode d'exécution du chevalet objet de l'invention, le jeu existant entre le bord 14 de la patte 3 et le bord 15 de la pièce 5 est tel que lorsque la patte est relevée dans la position de la figure 5, celle-ci se trouve pratiquement verrouillée dans cette position, L'arête de la patte s'appuyant contre le bord de la pièce fixe. II en résulte que contrairement aux chevalets usuels, et notamment à ceux qui n'étaient retenus dans leur position écartée que par le propre poids du cadre et la tension d'un ruban limitant l'écartement de la patte du chevalet, il devient possible, en utilisant le chevalet objet de l'invention, de déplacer le cadre en le repoussant à sa base sans aucun risque de chute, la patte 3 restant bloquée dans sa position. La stabilté du cadre est encore accrue du fait que la limitation du mouvement d'écartement de la patte 3 s'obtient par l'appui qu'exercée la partie inclinée 18 de la patte 3 sur le fond 4. Alors que les rubans utilisés dans l'art antérieur arrivaient, soit à se détacher du support, soit à entrainer la flexion de la patte, l'utilisation de la rampe d'appui 18 permet d'éviter ces risques de ruptures. En outre, la patte 3 étant articulée sur la pièce 5 au moyen des pivots 8 on évite toute détérioration à l'endroit du pivotement alors que les coupures de l'étoffe ou du carton à la pliure des pattes étaient fréquentes sur les chevalets antérieurs. On remarquera encore que selon un mode préféré de réalisation,les faces externes de la pièce fixe 5 et de la patte 3 en position rabattue sont dans un même plan. Selon un second mode d'exécution de l'invention, on assure le verrouillage de la patte 3 en position écartée en prévoyant dans la partie 20 de la pièce 5 un logement 16 destiné à recevoir une baguette 17 et en prévoyant sur la surface externe de la patte 3, dans l'axe du logement 16,un renfoncement 19 servant de butée à la barrette 17. On peut à volonté introduire la baguette 17 après déplacement de la patte 3 dans la position représentée à la figure 5,lorsque le logement 16 est ouvert des deux côtés de la partie 20,ou n'introduire la baguette 17 dans son logement que lorsque la patte 3 est dans la position rabattue de la figure 1 si le logement 16 n'est ouvert qu'en regard du renfoncement 19. Après écartement de la patte 3 et pose du cadre,dans le sens de sa longueur ou de sa largeur, I'extrémité de la barrette 17 se bloque sur une face in clinée du renfoncement 19 cette face se trouvant alors perpendiculaire à la barrette et tout glissement du cadre sur l'endroit ou il est disposé en traine le déplacement de la patte 3 sans mofifier son écartement de la sur face 4. On réalise de la sorte un chevalet particulièrement stable qui peut-être réalisé en toute matière, et de préférence en une matière synthétique suffisamment rigide pour résister au poids du cadre. REVENDICATIONS 1) Chevalet comportant une pièce fixe solidaire d'un support, tel que le fond arrière d'un cadre, et une patte mobile attenante dont l'écartement maximum par rapport au fond arrière est prédéterminé, le chevalet étant caractérisé en ce que ladite patte est articulée, au moyen de pivots, sur la pièce fixe, I'assemblage réalisé comportant un moyen blocage tel que lorsque la patte se trouve dans sa position écartée maximum, tout rabattement de celle-ci sous l'effet d'une poussée exercée à la base du cadre entraine le déplacement de la patte et non son rabattement. 2) Chevalet tel que revendiqué en 1 dont le moyen de blocage consiste en un assemblage serré de la patte et de la partie fixe, la patte possèdant au moins une arête se bloquant sur le bord de la partie fixe après pivotement de la patte. 3) Chevalet tel que revendiqué en 1 dont le moyen de blocage consiste en une barrette mobile dans un logement de la pièce fixe, la patte comportant un renfoncement dans la partie en regard dudit logement lorsque celle-ci se trouve en position écartée. 4) Chevalet tel que revendiqué dans l'une quelconque des revendications 1 à 3 dont ladite patte comporte,à l'extrémité se trouvant du côté de la pièce fixe,deux pivots, la pièce fixe ayant une de ses parties en forme de pontet, de telle sorte que la simple application du pontet de la pièce fixe au-dessus des pivots de la patte constitue un logement pour les pivots. 5) Chevalet tel que revendiqué en 4 dont la patte comporte un prolongement au delà des pivots, ce prolongement ayant une face interne inclinée allant de la partie voisine des pivots jusqu'à l'arête de la surface externe du prolongement, de telle sorte que lorsque la patte est écartée, la surface inclinée s'appuie sur toute sa surface sur le fond du cadre et constitue une butée limitant l'écartement de la patte. 6) Chevalet tel que revendiqué dans l'une quelconque des revendications 3 à 5 dont le refoncement de la patte possède une face inclinée telle que lorsque la patte est écartée ladite face inclinée est perpendiculaire à l'axe du logement de la barrette. 7) Chevalet tel que revendiqué dans l'une quelconque des revendications 2 à 6 dont la face supérieure de la pièce fixe et la face supérieure de la patte en position rabattue sont à un même niveau, les bords en regard de la partie fixe et de la patte étant contigus de façon à former entre la patte et la partie fixe un assemblage serré. 8) Chevalet tel que revendiqué dans l'une quelconque des revendications 3 à 7 dont le logement de la barrette est ouvert ou fermé du côté opposé au renfoncement porté sur la patte. 9) Chevalet tel que revendiqué dans l'une quelconque des revendications 1 à 8 dont la pièce fixe est rendue solidaire d'un fond de cadre maintenu en position par les rebords de baguettes plastiques comprenant sur leur face interne des rainures, celles-ci s'appliquant sur les nervures solidaires du cadre.