La présente invention concerne un système de liaison pneumatique perfectionné, du type à couche fluide aspirante ou soufflante entre un objet et une paroi capables d'un déplacement relatif, tels qu'un véhicule et sa voie ou son plan d'eau de guidage ou un arbre et son palier. Par couche aspirante ou soufflante on entend de façon générale celle résultant d'un coussin gazeux en dépression, ou au contraire en surpression relativement à la pression atmosphérique, ce coussin étant établi entre l'objet et sa paroi pour assurer sa sustentation et/ou son guidage. Le système de liaison visé par l'invention est également du genre comportant des jupes de confinement ou autre joint d'étant chéité pour délimiter une chambre de sustentation et/ou de guidage entre l'objet et la paroi qui lui fait face. On a déjà prévu des systèmes de liaison pneumatique comportant une jupe d'étanchéité reliée à un véhicule à coussins d'air par l'intermédiaire d'un dispositif élastique permettant à la lèvre de cette jupe de s'effacer dans le cas d'un contact avec la paroi de la voie. Cependant, un contact même intermittent suffit à provoquer des usures importantes inacceptables pour un moyen de transport public. Selon un perfectionnement de ce système, on a prévu d'introduire une lubrification systématique de la jupe et de la voie. EXeme ainsi, le système n'est pas viable car il nécessite une grande consommation de lubrifiant stil doit intervenir en permanence. Si au contraire l'on attend le contact avec la voie pour le déclencher, il est inefficace car son inertie ltempeche en général dtin- tervenir suffisamment tot. On a perfectionné ces différents dispositifs en prévoyant une commande pneumatique de la jupe d'étanchéité dont la position est alors fixée par la pression règnant à l'intérieur de la chambre de sustentation, Cette pression commande la position d'une face mobile de cette chambre à laquelle est fixée la jupe d'étanchéité. Cependant, le dispositif, tout en marquant une amélioration sur les précédents possède encore une inertie trop grande puisqu'il exige pour commencer à fonctionner une variation sensible de pression dans la chambre de sustentation et (ou) de la chambre de commande de la lèvre dont les volumes sont importants.L'ensemble a ainsi un temps de réaction trop long et une fréquence propre trop basse pour suivre avec efficacité les irrégularités de profil en long de la voie et pour maintenir à une valeur constante aussi faible que possible la distance entre les jupes d'étanchéité de la chambre de sustentation et la paroi fixe qui assure le support ou la sustentation du véhicule. La distance entre la jupe et la voie a alors tendance à varier et atteindre des valeurs soit trop faibles ce qui entralane des contacts répétés et une usure élevée, soit trop importante ce qui se traduit par le passage d'une trop grande quantité d'air, un accroissement de la puissance absorbée par les turbines de sustentation et des décollements éventuels. Le système de liaison qui fait l'objet de la présente invention vise à remédier aux inconvénients ci-dessus, notamment en assurant une commande en position des joints d'étanchéité maintenant automatiquement ceux-ci à une distance sensiblement constante et prédéterminée d'une paroi, d'une voie, d'un sol ou d'une surface liquide. Suivant la présente invention, le système de liaison pneumatique entre un objet et une paroi, capables d'un déplacement relatif, comprend une chambre de guidage confinant une couche gazeuse à une pression différente de la pression ambiante, cette chambre étant délimitée par des jupes portées par l'objet et dirigées vers ladite paroi, une partie au moins desdites jupes étant mobile par rapport à l'objet qui les porte et commandées en position relativement à celui-ci et ce système est caractérisé en ce qu'unie jupe mobile au moins est reliée mécaniquement à la cloison déplaçable d'une chambre d'équilibrage pneumatique à pression variable, montée sur l'objet, distincte et séparée de la chambre de guidage, des moyens de commande pneumatiques étant de plus prévus pour régler la position de ladite cloison en fonction de la distance de la lèvre de la jupe mobile à la paroi. Dans ces conditions, les lèvres des jupes peuvent titre maintenues à une distance pratiquement constante de cette paroi. Dans la présente invention, le mot " jupe tut doit être compris dans le sens général de joint d'étanchéité, notamment joint à lame, mais non obligatoirement. Le mot " paroi n désigne également de façon générale une surface ou un ensemble de surfaces liées entre elles. Par exemple, dans le cas d'un objet mobile par rapport à une paroi fixe, cette dernière peut constituer une voie pour l'objet et comporter des parois spécialisées, l'une servant plus spécialement au guidage de l'objet et l'autre à la commande du débit d'air intéressant la chambre d'équilibrage. Selon une autre version, ces deux parois de guidage et de commande du débit sont confondues. Suivant une réalisation préférée, les moyens pneumatiques de commande de la chambre d'équilibrage compYennent un ajutage porté par la cloison mobile de cette dernière et dirigé vers ladite Pa- roi et des moyens pour créer une circulation pneumatique à travers cet ajutage et la chambre de façon à porter celle-ci à une pression différente de la pression ambiante, ce système compre nuant encore des organe élastiques qui exercent sur la chambre une action antagoniste à celle des moyens pneumatiques de commande. Dans ces conditions, tout déplacement relatif de ajutage par rapport à la paroi se traduit par une variation de la pression dan. la chambre d'équilibrage ce qui provoque un déplacement de la cloison mobile de cette chambre lequel est transmis à la jupe liée mécaniquement à cette dernière. D'autres particularités de l'invention résulteront encore de la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatif s, La Fig0 1 représente une vue en coupe transversale de la partie supérieure d'un véhicule sustenté par dépression et équipé du système de liaison suivant L'invention, La Fig0 2 représente une vue de dessus en plan, avec arrachements de ensemble du système de liaison de la Fig0 1 La Fig0 3 est une vue en coupe à plus grande échelle suivant III-III de la Fig0 2, de la chambre de commande, La Fig, 4 est une vue analogue à la Fig. 3 d'une variante de réalisation de la chambre de commande, la Fig0 5 est une vue en coupe analogue à la Fig. 3 d'un système de liaison pour un véhicule supporté par une couche soufflante. La Fig0 6 représente le schéma aXun palier fluide équipé du système de liaison suivant l'invention. La Fig0 7 est une vue en coupe transversale suivant Vil-Vil de la. Fig0 8, d'une autre réalisation du système de liaison pneumatique0 La Fig0 8 est la vue en plat correspondante. Dans la réalisation des Fig. 1 à 3, le système de liaison pneu mastique selon 11 invention est appliqué à un véhicule du type suspendu par des couches gazeuses en dépression relativement à la pression atmosphérique ambiante, ce véhicule étant mobile au-des sous de la paroi sensiblement plane et horizontale 1 d'une voie 2 qui assure son guidage, et qui constitue également, comme on le verra, la paroi de commande du débit de la chambre d'équilibrage. Du véhicule on a figuré la superstructure 3 qui comporte à sa partie supérieure au moins une chambre de guidage porteuse 6 confinant une couche gazeuse en dépression entre la paroi 1, la paroi supérieure 4 de la superstructure 3 et un ensemble de jupes d'étanchéité 5 formant un polygone (en l'espèce un quadrilatère) dont les côtés sont respectivement parallèles et perpendiculaires à l'axe X-X de déplacement du véhicule, de manière à obtenir une chambre porteuse de surface maximale. La chambre 6 est mise en dépression par une machine soufflante constituée ici par un groupe moto-aspirateur 18 logé dans un puits 21 dont l'orifice d'entrée débouche sur la paroi 4. Les jupes 5 sont constituées par un ensemble d'équerres rigides 5a reliées par des pièces de liaison déformables 5b (blocs en caoutchouc par exemple) à des cloisons longitudinales 5c et l'ensemble est relié à la superstructure3 par un soufflet 9 permettant un déplacement des jupes 5 suivant N-N, perpendiculairement à la voie 2. Les équerres 5a sont portées (Fig. 3) par la cloison 14 rigide mais également mobile suivant N-N, d'une chambre pneumatique d'é- quilibrage 15 délimitée latéralement par une paroi déformable en soufflet 16 encastrée dans la superstructure 3 et qui est reliée de manière étanche à la cloison 14. La paroi 16 est maintenue par un ressort 17 qui prend appui sur la superstructure 3 et sur la cloison 14 et tend à rapprocher cette dernière de la paroi 1. La chambre 15 communique avec un moto-aspirateur 8 par l'intermédiaire d'une conduite 19 partiellement obturée par un diaphragme 20. La chambre 15 communique également avec la chambre de guidage porteuse 6 par un ajutage 26 traversant la cloison 14. La distance d séparant l'orifice 22a de l'ajutage 22 de la paroi 1 est du meme ordre de grandeur que l'écartement e ménagé entre les lèvres des jupes 5 et ladite paroi. On définit ainsi une section de commande S égale au produit de d par le périmètre de l'orifice de l'ajutage 22. Le périmètre de fuite ae l'ajutage 22 est inférieur au périmètre de fuite de la chambre de guidage 6, par exemple au moins inférieur à la moitié de ce périmètre. Comme on le voit sur les Fig. 1 et 2, un seul moto-aspirateur 8 peut desservir par les conduites ramifiées-19 plusieurs chambres d'équilibrage 15. Le fonctionnement est le suivant : au repos, le ressort 17 applique i'orifice 22a ue l'ajutage 22 contre la paroi 1. Si on met alors en route le moto-aspirateur 8 (et corrélativement le moto-aspirateur 18 pour obtenir la sustentation pneumatique du véhicule) il se crée très rapidement une dépression dans la chambre 15 qui agissant sur la cloison 14 exerce sur celle-ci un effort dirigé vers le bas, ce qui déplace dans cette direction ladite cloison et comprime le ressort 17.L'ajutage 22 s'éloigne alors de la paroi 1, ce qui permet l'aspiration de l'air à travers le passage annulaire ménagé entre l'orifice 22a de l'ajutage 22 et la paroi 1. Lorsque l'orifice 22a est situé à une distance d suffisamment grande de la paroi 1, l'air ainsi admis dans la chambre 15 par l'ajutage 22, en traversant le diaphragme 20 limite automatiquement la dépression dans la chambre 15 à une valeur telle qu'elle équilibre les réactions élastiques stexerçant sur la cloison 14 et en particulier l'effort du ressort antagoniste 17. Le diaphragme 20, en fonction du rapport de sa section à celle S délimitée par l'orifice 22a fixe la distance d'équilibre. En son absence, le circuitfientre le moto-aspirateur 8 et la chambre d'équilibrage 15 jouerait le même rôle puisqutil peut être assimilé à un diaphragme donnant les mimes pertes de charge. Si-au cours du déplacement du véhicule, la distance d a tendance à augmenter. par suite soit d'un creux sur la paroi 1, soit d'un mouvement d'éloignement du véhicule par rapport à la voie 2, la quantité d'air admise dans la chambre 15 augmente et la dépression dans cette chambre devient plus faible, l'effort exercé vers le bas sur la cloison 14 diminue et le ressort antagoniste 17 tend à la faire remonter-ainsi que l'ajutage 22 jusqu'à ce qutil atteigne à nouveau une position d'équilibre à une distance de la paroi 1 approximativemeAt égale à d.Si au contraire l'orifice 22a de l'ajutage 2 se rapproche de la paroi 1, la dépression dans la chambre 15 augmente, la cloison 14 se aéplace vers le bas, ce qui éloigne l'orifice 22a de la paroi 1 jusqu'à ce que la distance Q soit sensiblement rétablie. Les déplacements des cloIsons 14 provoquent des déplacements corrélatifs des jupes 5 qui leur sont liées mécaniquement.0 Le système de liaison pneumatique prévu par l'invention se comporte ainsi comme un dispositif suiveur qui maintient pratiquement constante la distance e entre les jupes d'étanchéité 5 et la paroi 1 quelles que soient les irrégularités de la voie et les mouvements du véhicule. Les jupes 5 n'entrent pas en contact avec la voie, leur usure est nulle, ensemble est particulièrement simple et peut tre construit de façon à présenter une fréquence propre élevée de l'ordre de 20 Hz qui continent parfaitement pour tous les véhicules à couche d'air aspirante ou soufflante -ònc- tionnant à des vitesses moyennes.La diminution de la distance e entre les lèvres des jupes 5 et la voie 2 relativement à celle qui conviendrait pour des jupes statiques permet un gain de puissance de sustentation plusieurs fois supérieur à la puissance absorbée par le débit d'air dans l'ajutage 22. Un systèmé de ce genre est en outre particulièrement intéressant dans le cas d'un véhicule dont la sustentation est assurée par des couches gazeuses en dépression puisque la puissance qu'il absorbe vient en déduction de celle absorbée par la turbine de sustentation. La disposition des quatre chambres d'équilibrage 15 aux quatre coins de la chambre de guidage porteuse 6 ainsi que la possibilité de déformation des jupes 5 de celle-ci, assurent à chaque instant un parallélisme aussi bon que possible entre les bords de chaque jupe et la paroi 1 qui leur fait face. Il est de plus possible d'adapter les caractéristiques du ressort antagoniste 17 pour obtenir la loi de statisme désirée. Dans la variante de la Fig. 4, où les mimes organes que précé- demment ou bien ceux jouant des rôles pratiquement identiques sont pourvus des mimes références, la cloison 14 est portée par une membrane de commande flexible 31 fixée sur le rebord 32 d'une paroi cylindrique rigide 33 délimitant la chambre d'équilibrage 36 à pression variable. L'ajutage 22 est ici placé à l'extérieur des équerres 5a. Dans l'axe de la chambre 36 débouche la conduite d'aspiration 19 séparée de cette dernière par le diaphragme 20. La chambre d'équilibrage 36 comporte des moyens pour amplifier les variations de pression dans cette chambre. A cette fin, la section de passage à l'intérieur du diaphragme 20 est commandée par une aiguille cylindro-conique 35 fixée à la partie inférieure de la cloison 14 et dont la partie conique 35a est partiellement engagée dans la conduite 19. L'aiguille 35 est entcurée par le ressort 17 qui tend, comme précédemment, à repousser la cloison 14 et par suite la membrane 31 vers le haut. Bien entendu, des moyens d'étant chéité non figurés, tels que des parois souples, sont prévus pour assurer l'étanchéité entre le soufflet 9 et la paroi de la cham bre 36. Le fonctionnement de ce dispositif est analogue à ce qui a été précédemment décrit : tout rapprochement entre 1 'orifice 22a de l'ajutage 22 et la paroi fixe 1 se traduit par une diminution de la pression dans la chambre 3o et par un effort de haut en bas sur la membrane 31 qui comprime le ressort 17 et qui fait descendre la cloison 14. Ceci entrain ur, éloignement à la fois de l'orifi- ce 22a et de 'équerre 5a relativement à la paroi fixe 1. salais simultanément l'aiguille 35 provoque l'augmentation de la section de passage du diaphragme 20.Ceci accentue la diminution de la pression dans la chambre 36 et, par conséquent l'éloignement de la cloison 14 et de l'orifice 22a relativement à la paroi fixe 1 staccroSt. On réalise ainsi une amplification automatique des réactions dynamiques de la chambre d'équilibrage et par suite des déplace ments de la cloison 14. Le système de liaison a une vitesse de réaction et une fréquence propre nettement plus élevées que le système précédent et peut donc entre utilisé sur des véhicules pos sédant une vitesse plus grande ou sur une voie présentant des ir régularités à très grande fréquence. Dans la réalisation industrielle de la Fig. 5, le système de liaison pneumatique suivant l'invention est appliqué à un véhicule 50 supporté par des coussins air en surpression relativement à la pression ambiante. Le véhicule 50 se déplace au-dessus de la paroi 51 d'une voie 52 liée au sol. Son infrastructure 53 ménage une chambre porteuse, 54 alimentée en air sous pression par une tuyère 5tua. a chambre 54 est limitée inférieurement par des jupes 55, par exemple dispo sées suivant un contour rectangulaire, dirigées vers la paroi 51 de la voie 52 et reliées à des surfaces d'appui~fixes par des souf flets déformables 59. L'infrastructure 53 porte la chambre d'équilibrage 56 qui est ici en surpression, relativement à l'atmosphère, et délimitée par une membrane flexible 57 et un bottier fixe 58 assurant sa fixa tion sur l'infrastructure 53. Du coté opposé à la chambre 56 est ménagée une chambre de dégagement 61 communiquant avec l'extérieur par un perçage 62 et qui contient un ressort 63 tendant à repousser la membrane 57o Suivant l'axe de la membrane 57 est fixé un ajutage 64 monté à coulisse dans un manchon 65 du boîtier 57 dans lequel est creusée une gorge annulaire 6t qui communique avec la chambre 56 par un canal 67.L'ajutage 64 est percé de lumières 68 pouvant péne trer plus ou moins dans la gorge 66 suivant la position de la membrane 570 L'ajutage 64 est fixé à la jupe 55 par tous moyens convenables tels que des frettes 69. L'orifice 64a de l'ajutage 64 est au niveau des lèvres des jupes 55. La chambre d'équilibrage 56 est alimentée en air sous pression par un compresseur 71 à travers un diaphragme 72 et un conduit 73 débouchant dans ladite chambre. Le fonctionnement est le suivant : au repos le ressort 63 appuie ajutage 64 sur la paroi 51. A la mise en route du compresseur 71, il se crée une surpression dans la chambre 56 qui agissant sur la membrane 57 exerce sur celle-ci un effort dirigé vers le haut. Ceci fait coulisser dans cette direction l'ajutage 64 en comprimant le ressort 63. L'orifice 64a s'éloigne alors de la paroi 51 ce qui permet la décharge de l'air à travers le passage annulaire compris entre l'orifice 64a et la paroi 51. Lorsque l'orifice 64a est situé à une distance d suffisamment grande de la paroi 51, la fuite d'air limite automatiquement la surpression dans la chambre 56 à une valeur telle qu'elle équilibre l'effort du ressort 63. Si au cours du déplacement du véhicule la distance d a tendance à augmenter soit par suite d'un creux sur la voie 51 soit par suite d'un mouvement de déplacement vers le haut du véhicule 50, la pression dans la chambre 56 devient plus faible par suite de l'augmentation des fuites à l'orifice 64a, le ressort 63 repousse vers le bas l'ajutage 64 et les jupes 55 qu'il supporte. Les lumières 68 jouent dans cette réalisation un rôle amplifi cafteur. En effet si le véhicule 50 et la voie 51 s'éloignent l'un de l'autre, non seulement la section de passage annulaire autour de l'orifice 64a augmente, mais les lumières 68 stengagent dans la gorge 66 de sorte que la section d'échappement de la chambre 56 augmente très rapidement. Ce phénomène diminue plus rapidement la surpression dans celle-ci qui s'exerce sur la membrane 57. L'ajutage 64 a donc tendance à coulisser plus rapidement, ce qui rappro ch? de nouveau les jupes 55 de la paroi 51. On a ainsi réalisé un système de liaison particulièrement bien adapté aux véhicules à coussin d'air en surpression puisque la puissance qu'il exige vient en déduction de celle exigée par le compresseur principal lorsque l'ajutage débouche à l'intérieur du coussin d'air. Selon une autre variante représentée à la Fig. 6, l'invention est appliquée aux paliers fluides 80 pour machines-outils, par exemple, l'arbre de la machine-outil étant figuré en 81. Des jupes longitudinales 82, divisent le palier 80 en plusieurs chambres individuelles d'appui réparties en couronne. Les jupes 82 sont mobiles radialement relativement au palier 80 grâce à des moyens de guidage non figurés. Les jupes 82 sont d'autre part rendues solidaires d'ajutages 83 mobiles radialement et appartenant à des systèmes de liaison pneumatique du genre de la Fig. 5 et non détaillés. Chacune des chambres périphériques délimitées par les jupes 82- est d'autre part alimentée en air comprimé par-des moyens de distribution non figurés. Ainsi un espace pratiquement constant peut etre maintenu entre l'arbre 81 et les jupes 82, de sorte que le guidage de l'arbre est assuré avec une grande précision pour une consommation minime de fluide. Suivant une autre variante représentée aux Fig. 7 et 8, le dispositif suivant l'invention est utilisé pour assurer une étanchéité entre l'extérieur et une chambre de sustentation 76 délimitée par une lèvre d'étanchéité rigide 75 et un soufflet flexible 79 reliant ladite levre à la superstructure 3 du véhicule, lequel se déplace, par exemple suivant K relativement à la voie 2. Le dispositif comprend deux ou plusieurs suiveurs pneumatiques, semblables à celui représenté sur les Fig. 7 et 8, situés en divers points de la lèvre 75. Chaque suiveur comprend essentiellement un ajutage de eoEImarjde 98 relié par un raccord 99 à un soufflet pneumatique 86 porté par la superstructure 3. Le soufflet 86 comporte une cloison 84 qui supporte le raccord 99 et il est relié par le diaphragme 90 à la conduite d'aspiration 19. Selon une autre particularité de l'invention, la lèvre 75 est supportée, à hauteur de l'ajutage 98 par une lame flexible 80, fixée sur un bloc 89 logé dans la chambre de sustentation 76 et servant au guidage et au rappel de ladite jupe. L'autre extrémité de la lame 80 est fixée sur la plaque 93 en prolongement de la paroi du soufflet 80 qui sert de support à la lèvre 75. Sous la plaque 93 est ménagé un soufflet 70 qui communique avec l'atmosphère par un-conduit 100 et qui est logé à l'intérieur de la cham bre de sustentation 76. Le fonctionnement est conforme aux réalisations précédentes mais il présente deux effets techniques et avantages supplémentaires : l'utilisation de la lame-support flexible 80 supprime tout frottement donc toute hystérésis. De plus, le soufflet 70 introdui- snt un volume pneumatique à action différentielle, permet d'éliminer partiellement ou totalement les variations du jeu 22 de la lèvre 75 en fonction de la charge du véhicule. En effet, lorsque cette charge croIt, par exemple, la pression dans la chambre de guidage 70 décroît tandis que le véhicule s'éloigne de la voie fixe 2. La force de rappel élastique exercée par la lame 80 diminue tandis que la force de rappel due à 1 'action différentielle du soufflet 79 augmente et compense la diminution de la force élastique de rappel.Dans ces conditions, le jeu 22 peut etre maintenu sensiblement constant quelle que soit la charge, grtce au système de rappel pneumatique et mécanique à flexibilité variable, la raideur du système pneumatique étant supérieure à celle du système élastique. L'invention n'est pas limitée aux cas particuliers ci-dessus et englobe toutes les combinaisons des éléments décrits. I1 peut être en particulier utile dans certains cas de guider les jupes d'étanchéité d'un véhicule sustenté par dépression au moyen d'ajutages alimentés en surpression et réciproquement0 D'autre part, il peut etre utile dans certains cas, pour éviter des phénomènes de pompage, d'adjoindre au ressort des chambres d'équilibrage un système amortisseur tel qu'un dash-pot, schéma en en 71 sur la Fig. 4. Egalement, le dispositif des Fig. 7 et 8 est applicable à une lèvre d'étanchéité séparant deux couches gazeuses à des pressions différentes. REVNDICATIONS 1 - Système de liaison pneumatique entre un objet et une paroi capables d'un déplacement relatif, ce système comprenant une chambre de guidage confinant une couche gazeuse de guidage à une pression différente de la pression ambiante, cette couche étant délimitée par des jupes portées par l'objet et dirigées vers ladite paroi, une partie au moins desdites jupes étant mobile par rapport à l'objet qui les porte et commandée en position relativement à celui-ci, caractérisé en ce qu'une jupe mobile au moins est reliée mécaniquement à la cloison mobile d'une chambre d'équilibrage pneumatique à pression variable, montée sur l'objet, distincte et séparée de la chambre de guidage, des moyens de commande pneumatiques étant de plus prévus pour régler la position de ladite cloison en fonction de la distance de la lèvre de la jupe mobile à la paroi. 2 - Système de liaison conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens pneumatiques de commande de la chambre d'équilibrage comprennent un ajutage porté par la cloison mobile de cette dernière et dirigé vers la paroi et des moyens pour créer une circulation pneumatique à travers cet ajutage et la chambre d'équilibrage de façon à porter celle-ci à une pression différente de la pression ambiante, ce système comprenant encore des organes élastiques qui exercent sur la chambre une action antagoniste à celle des moyens pneumatiques de commande. 3 - Système conforme à la revendication 2 dans lequel le périmètre de fuite entre l'ajutage et la paroi fixe est sensiblement inférieur au périmètre de fuite de la chambre de guidage. 4 - Système conforme à la revendication 2 dans lequel le périmètre de fuite entre l'ajutage et la paroi fixe est inférieur à la moitié du périmètre de fuite de la couche d'air porteuse. 5 - Système conforme à la revendication 2, dans lequel l'une au moins des jupes est reliée à l'objet par un soufflet déformable et caractérisé en ce que la jupe est reliée mécaniquement à l'ajutage. o - Système conforme à la revendication 1 et caractérisé en ce que la chambre d'equilibrage est à une pression différente de la pression atmosphérique ambiante, cette chambre étant reliée à une machine soufflante telle qutun aspirateur ou un compresseur d'air par l'intermédiaire d'un circuit comportant un diaphragme. 7 - Système conforme à la revendication 2 et caractérisé en ce que l'ajutage et les organes élastiques agissant sur la cloison mobile ont une course telle qu'au repos, l'orifice de l'ajutage soit sensiblement au contact de la voie de guidage. 8 - Système conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que l'ajutage de la chambre d'équilibrage est logé dans la chambre de guidage porteuse d'un véhicule à couche d'air de guidage. 9 - Système conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que l'orifice de l'ajutage opposé à la cloison mobile de la chambre d'équilibrage débouche sensiblement au niveau des lèvres des jupes. 10 - Système conforme à la revendication 1 notamment pour véhicule mobile le long d'une voie de guidage, caractérisé en ce que les jupes du'véhicule sont disposées suivant un polygone dont les cotés sont respectivement perpendiculaires et parallèles à la direction de marche du véhicule. 11 - Système conforme à la revendication 1 caractérisé en ce qutil comporte des moyens de liaison entre la chambre de guidage et la chambre d'équilibrage et des moyens de réglage de la pression ae la chambre d'équilibrage en fonction de la pression dans la chambre de guidage. 12 - Système conforme à la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comporte des chambres d'équilibrage réparties en divers points du polygone, les jupes comportant plusieurs éléments reliés entre eux par des pièces de liaison déformables. 13 - Système conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la cloison déplaçable de la chambre d'équilibrage est soumise sur une partie au moins de sa surface à la pression règnant dans la chambre de guidage. 14 - Système conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la chambre d'équilibrage comporte des moyens pour amplifier les variations de pression dans cette chambre. 15 - Système conforme à la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens d'amplification comprennent une aiguille cylindro conique portée par la cloison déplaçable de la chambre d'équilibrage et qui traverse un diaphragme ménagé sur le trajet du flux gazeux parcourant cette chambre. 16 - Système conforme à l'une des revendications 2 ou 10, caractérisé en ce que l'ajutage de la chambre d'équilibrage est monté à coulisse dans un manchon de cette chambre et présente des orifices pénétrant dans une gorge située sur le trajet du flux gazeux traversant la chambre, ces orifices dont la section de passage est fonction de la position de l'ajutage jouant le r61e d'amplificateurs des variations de pression. 17 - Système conforme à la revendication 1 et caractérisé en ce que la cloison mobile de la chambre d'équilibrage est reliée à une paroi fixe de cette chambre par un amortisseur. 18 - Système conforme à l'une des revendications 2 ou 6, caractérisé en ce que les écarts de pression dans la couche de guidage et dans la chambre d'équilibrage sont de même sens relativement à la pression atmosphérique. 19 - Système conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que l'ajutage et la lèvre sont supportés par des moyens de rappel mécaniques à frottement négligeable tels qu'une lame métallique élastique. 20 - Système conforme à la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend une chambre pneumatique, distincte de la chambre d'équilibrage, à une pression différente de la chambre de guidage et servant au rappel de la jupe vers la paroi. 21 - Système conforme aux revendications 19 et 20, caractérisé en ce que l'action de la chambre pneumatique s'ajoute à celle des moyens de rappel mécaniques et présente une raideur supérieure à celle de ces derniers. 22 - Système conforme à la revendication 20 et caractérisé en ce que la chambre pneumatique de- rappel est logée dans la chambre de guidage.