0829^ 2034838 La présente invention concerne une fermeture à glissière comportant des séries d'organes d'accrochage constituées par un monofilament de matière synthétique façonné en hélice ou en méandres. 5 Ces fermetures sont bien connues sous différentes formes de réalisation et,en particulier, celles où. les différents organes d'accrochage comportent chacun deux branches que réunit une tête d'accouplement et où au moins les parties des branches raccordées à ladite tête se recouvrent sensiblement l'une l'autre, 10 en projection sur le plan de la fermeture. Dès lors, les têtes d'accouplement, dont l'axe coïncide avec celui du monofilament synthétique, sont perpendiculaires ou à peu près au plan de la fermeture. Dans les fermetures à glissière connues de ce type, 15 l'intervalle plus ou moins dégagé compris entre les branches des organes d'accrochage d'une demi-fermeture forme siège d'appui pour la tête d'accouplement correspondante de l'autre demi-fermeture. La distance libre est déterminée par la largeur des têtes d'accouplement, transversalement à l'axe du monofilament synthé-20 tique, et par l'épaisseur de ce monofilament et elle peut être pratiquement égale, compte tenu de l'aptitude du monofilament synthétique à être empreint, approximativement à d+d/10, si d représente le diamètre du monofilament. Ensuite, en traetion transversale, des plis et 25 notamment des inflexions hors du plan de la fermeture à glissière engendrent des forces de rupture qui croissent à l'endroit de flexion ou d'inflexion quand le rayon de courbure décroît. D'autre part, dans ces fermetures à glissière connues, leurs moitiés accouplées ne sont pas très bien articulées 30 sur les axes reliant les endroits d'accouplement et sont également sensibles aux plis ou aux inflexions qui se manifestent dans le plan de la fermeture, en cas de traction transversale. Il en résulte que la résistance à l'ouverture en traction transversale diminue par suite des déformations décrites. 35 Des efforts très rudes, lors de plis et d'infle xions simultanés, doivent être supportés de la façon décrite par les fermetures à glissière, non seulement lorsqu'on s'en sert dans des pièces textiles, mais notamment aussi en tant que fermetures spéciales, utilisées pour des bandes transporteuses et 40 menées avec ces dernières sur des cylindres de renvoi à faible 70 08294 2 2034838 diamètre. L'invention a pour but de perfectionner une fermeture du type décrit, de façon à en garantir une résistance très accrue à l'ouverture ou la rupture pour les déformations 5 citées et lors d'une traction transversale. Selon l'invention, dans une fermeture â glissière du type envisagé, les parties de branches raccordées à la tête d'accouplement présentent des chanfreins venus d'empreinte qui constituent un siège d'appui élargi par rapport à l'inter-10 valle compris entre les branches non empreintes et destiné à une tête d'accouplement associée appartenant à l'autre demi-fermeture . Selon un mode de réalisation préférable de l'invention, qui se caractérise par une technique de fabrication 15 simple, les chanfreins forment un siège à peu près trapézoïdal en coupe orthogonale au plan de la fermeture à glissière. Les chanfreins doivent avoir, dans le sens des branches, une longueur qui correspond approximativement à l'épaisseur du monofilament synthétique ou lui est même supérieure. 20 Les avantages obtenus grâce à l'invention résident dans le fait qu'une fermeture à glissière ainsi conformée offre une résistance à l'ouverture très accrue pour les déformations déjà citées, sous traction transversale. Selon toi autre avantage, les chanfreins peuvent 25 être fabriqués sur le monofilament en matière synthétique sans difficulté et à l'aide de simples outils de matriçage ouverts, par exemple des poinçons à empreindre dotés d'un évidement trapézoïdal ou en V, qu'on presse sur le monofilament synthétique, simultanément au matriçage des têtes d'accouplement. L'angle du 30 V ou l'angle d'ouverture du trapèze peut alors être pris sans difficulté dans l'outil pour qu'il ne se produise au matriçage aucun élargissement selon l'axe longitudinal de la fermeture à glissière (ces élargissements sont nécessaires pour les têtes d'accouplement, mais compromettraient la résistance à l'ouverture 35 au cours du façonnage des chanfreins). L'opération de matriçage peut s'effectuer tant à froid qu'à chaud. La description d'un exemple qui va suivre fera bien comprendre, en regard des dessins schématiques annexés, comment l'invention ici envisagée peut être mise en pratique. 70 08294 2034838 La figure 1 représente une partie des séries d'organes d'accrochage accouplées, appartenant à une fermeture à glissière conforme à l'invention. La figure 2 est la coupe A-B de la fermeture de 5 la figure 1. La figure 3 est une vue en perspective, à échelle beaucoup plus grande que sur les figures 1 et 2, d'un organe d'accrochage isolé, tiré d'une fermeture à glissière selon l'invention. 10 La figure 4 montre, dans le sens de la flèche C de la figure 3, l'organe d'accrochage à branches déployées dans le plan. La fermeture à glissière représentée sur les figures comprend des séries d'organes d'accrochage constituées 15 par un monofilament de matière synthétique mis sous forme hélicoïdale. Ces séries d'organes pourraient de même être tirées d'un monofilaraent synthétique façonné en méandres,mais, dans ce cas, les jonctions postérieures 1 ne se développeraient plus obliquement par rapport au plan de la fermeture, mais 20 parallèlement à celui-ci. Dans chaque cas, les différents organes d'accrochage comportent chacun deux branches 2,3 que réunit une tête d'accouplement Au moins les parties de branches raccordées à la tête 4, les branches 2,3 dans leur ensemble, dans cet 25 exemple de réalisation, se recouvrent l'une l'autre en projection sur le plan de la fermeture à glissière. Les têtes 4 sont donc perpendiculaires au plan de la fermeture, leur axe 5 coïncidant avec celui du monofilament en matière synthétique. Les parties de branches raccordées à la tête 4 30 offrent des chanfreins 6 venus d'empreinte, qui constituent, pour la tête correspondante 4 de l'autre demi-fermeture, un siège d'appui 7, élargi par rapport à l'intervalle compris entre les branches non matricées, c'est-à-dire dénuées de chanfreins 6. Comme on peut le voir en particulier figure 2, 35 les chanfreins 6 forment, en coupe orthogonale au plan de la fermeture à glissière, un siège d'appui 7 à peu près trapézoïdal, dans lequel les têtes d'accouplement 4 sont prises, une fois la fermeture accouplée. Dans cet exemple et selon un mode d'exécution préféré de,!'invention, les chanfreins 6 40 ont, dans le sens des branches, une longueur L qui correspond 70 08294 4 2034838 approximativement à l'épaisseur D du monofilament de matière synthétique, mais qui peut aussi être beaucoup plus grande. Pour façonner des chanfreins/ on opère avec un outil à matricer muni, en vue d'être appliqué sur le monofila-5 ment synthétique à l'endroit où l'on veut former les chanfreins 6, d'un évidement de matriçage en V : ainsi, le monofilament est refoulé pour former les chanfreins, mais,néanmoins, il n'apparaît pas d'élargissements selon l'axe longitudinal de la fermeture à glissière. Il ressort des figures, que ces élar-10 gissements ne sont pas réalisés s ils compromettraient en effet la résistance à l'ouverture. 70 08294 5 2034838 - REVENDICATIONS - 1. Fermeture à glissière comportant des séries d'organes d'accrochage formées par un monofilament en matière synthétique mis en forme d'hélice ou de méandres, dont les 5 différents organes d'accrochage comprennent chacun deux branches que réunit une tête d'accouplement et où au moins les parties de branches raccordées à ladite tête se recouvrent à peu près l'une l'autre en projection sur le plan de la fermeture, cette dernière étant caractérisée par le fait que les parties de 10 branches 2,3 raccordées à la tête d'accouplement 4 présentent des chanfreins venus d'empreinte 6 constituant, pour la tête correspondante de l'autre demi-fermeture, un siège d'appui 7 élargi par rapport à l'intervalle compris entre les branches non empreintes. 15 2. Fermeture selon la revendication 1, caracté risée par le fait que les chanfreins 6 forment un siège d'appui 7 à peu près trapézoïdal. 3. Fermeture selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les chanfreins 6 20 ont, dans le sens des branches 2,3, une longueur L qui correspond approximativement à l'épaisseur D du monofilament synthétique ou lui est supérieure.