1- 2133974 L'invention concerne un câble coaxial constitué par. un conducteur tubulaire muni d'un enrobage en matériau électro-isolant dans lequel s'étend tin conducteur central, qui est spatialement séparé dudit conducteur tubulaire et électri-5 quement isolé de ce dernier à l'aide d'un enrobage en matière synthétique généralement appelé "diélectrique". Une réalisation de câbles de ce genre présente des difficultés lorsqu'il s'agit de connecter le conducteur central à des fiches de contact, opération pour laquelle il faut 10 mettre à nue une partie du conducteur central de l'extémité du câble pour l'enrouler ensuite à plusieurs reprises autour d'une fiche de contact, notamment lorsque cette fiche présente une section rectangulaire. Dans la plupart des cas, il n'est guère possible d'éviter qu'une partie non isolée du conducteur 15 central se trouve entre la partie enrobée du câble et la partie du conducteur central enroulée autour de la fiche de contact. Si lesdites fiches de contact se trouvent tout près les unes des autres, il se produit un risque de court-circuit entre les conducteurs centraux et les fiches de contact voisines et, 20 dans line moindre mesure, entre les conducteurs centraux. L'invention vise à fournir un câble permettant d'éviter les difficultés pouvant se produire pendant la connexion de ses extrémités à des fiches de contact. Le câble coaxial conforme à l'invention est 25 caractérisé en ce qu'à partir du conducteur central, l'enrobage en matière synthétique dudit conducteur central est constitué par une première couche relativement mince en matière synthétique suffisamment électro-isolante et une seconde couche en matière synthétique dont l'épaisseur suffit pour conférer au 30 câble l'impédance requise, la seconde couche de matière synthétique s'appliquant de façon non adhérente contre la première couche. Lors de la connexion d'un câble conforme à l'invention, à une fiche de contact, le conducteur central muni de 35 la première couche est mis à nu sur une longueur déterminée, ensuite, la couche électro—isolante est enlevée sur une plus petite partie du conducteur central ainsi mis à nu. Ensuite, le conducteur central est enroulé sur la fiche de contact, opération au cours de laquelle on fait en sorte qu'au moins 40 une spire soit constituée par la partie du conducteur entrai 72 14036 -2- 2133974 recouverte de la première couche électro-isolante. Un tel câble s'obtient en recouvrant d'abord le conducteur central d'une mince couche en matière synthétique présentant de bonnes propriétés électro-isolantes et qui ne 5 commence à se déformer qu'à une température supérieure à la température de ramollissement de la matière synthétique, dont est réalisée la seconde couche. Puis, on applique la seconde couche de matière synthétique. L'application des deux couches est effectuée par exemple par extrusion. L'épaisseur des couches 10 respectives est choisie de façon à assurer au câble les propriétés électriques et mécaniques requises. Evidemment, il faut tenir compte des possibilités mécaniques des outils de bobinage disponibles. La première couche à appliquer sur le conducteur central est de préférence réalisée en une matière synthétique 15 contenant du fluor, telle que du polytétrafluoréthylène et du fluoréthylènpropylène (copolymère de tétraîluoro-éthylène et d'hexafluorpropylène). Ces polymères peuvent être exposés pendant une plus longue durée à des températures pouvant atteindre 250°C, respectivement 200°C, sans que se produise une décom-20 position ou une déformation et de plus, ils présentent de bonnes propriétés mécaniques et électriques. Après que la couche relativement mince de matière synthétique contenant du fluor ait été appliquée sur le conducteur central, la seconde couche, généralement plus épaisse, en 25 matière synthétique est appliquée par extrusion sur la première couche. Une matière synthétique convenant à cet effet est le polyéthylène, qui peut généralement être réalisé par extrusion, ce qui évite le risque de ramollissement ou de déformation de la couche en matière synthétique contenant du fluor pendant 30 l'application de la couche en polyéthylène. Les couches desdites matières synthétiques n'adhèrent pas entre elles. Puis, le conducteur tubulaire est appliqué sur la partie centrale ainsi formée, le conducteur peut être constitué par un fil tubulaire en cuivre, éventuellement combiné avec une feuille métallique, 35 par exemple une feuille en cuivre, pliée autour de la partie centrale du câble. Puis, i'ensemble est enrobé. L'enrobage peut être constitué par une gaine obtenue par extrusion de matière synthétique, telle que du chlorure polyvinylique, du polyéthylène ou une autre matière synthétique convenant à 40 cet effet. 72 14036 -3- 2133974 La description ci—après, en se référant aux dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente schématiquement la structure 5 d'un câble coaxial conforme à l'invention. La figure 2 illustre la façon dont une extrémité de câble peut être connectée à une fiche de contact. La figure 1 montre 1 ' extf-émité d'un câble, dont des parties sont enlevées de façon à montrer la structure du câble. 10 Sur un conducteur central 1 constitué par un fil de cuivre est prévue une première couche 2 en polytétrafluoro-éthylène, couche sur laquelle se trouve une couche 3 en polyéthylène. Sur laquelle est appliqué un conducteur tubulaire constitué par un fil de cuivre 4, qui à son tour, est recouvert d'une gaine 5 en 15 chlorure polyvinylique. Dans une forme de réalisation déterminée, la section du conducteur central 1 est de 0,25 mm, l'épaisseur de la couche en polytétrafluoréthylène 2 est de 0,16 mm et celle de la couche en polyéthylène 3 de 0,36 mm. L'impédance d'un tel câble est d'environ 75 ohms. 20 La figure 2 montre la façon, dont l'extrémité d'un câble présentant la structure représentée sur la figure 1 peut être connectée à une fiche de contact 6. D'abord, on enlève, sur la distance requise, la gaine 5» le conducteur extérieur 4 et la couche en polyéthylène 3, ensuite, sur une distance 25 plus courte,5.a couche en polytétrafluorethylène 2 du conducteur central 1. La partie découverte du conducteur central est enroulée sur la fiche de contact 6 et puis la partie du conducteur central munie de la couche en polytétrafluoréhylène 2 est donc enroulée, au moins une fois, sur la fiche de contact, 30 comme le montre la figure 2. Une telle méthode n'entraîne pas le risque selon lequel les parties découvertes du conducteur central des extrémités de câble reliées à des fiches de contact voisines pourraient entrer en contact les unes avec les autres et avec 35 les fiches de contact voisines. Ce risque ne se produit que pendant l'utilisation d'un câble ne comportant qu'une seule couche 3 en polyéthylène et en une autre matière synthétique entre le conducteur central 1 et le conducteur extérieur 4. Une telle couche présente non seulement une trop grande épaisseur 40 pour être enroulée sur la fiche de contact, mais le câble est 72 14036 -h- 2133974 en outre assez rigide, ce qui provoque des tensions mécaniques exercées sur le conducteur central, entraînant le risque de rupture avec toutes sortes de suites fâcheuses s perturbations, éventuellement court-circuits. Dans le câble conforme à l'in-5 vention, ces tensions mécaniques ne se produisent guère, du fait que le conducteur comportant la couche isolante ne présente pratiquement pas de rigidité. Les câbles conformes à l'invention peuvent être utilisés entre autres dans les centraux téléphoniques. 10 Des câbles coaxiaux dans lesquels les "diélectriques" prévus entre le conducteur central et le conducteur extérieur sont constitués par plusieurs couches sont connus en soi. C'est ainsi que ces couches peuvent être réalisées en la même matière synthétique, partiellement à l'état massif, afin de permettre 15 la contractibilité du câble ou pour provoquer une variation radiale de la constante diélectrique du diélectrique. Ces structures connues ne visent pas à permettre de découvrir le conducteur central muni (fe la mince couche isolante, opération pour laquelle les couches en matière synthétique ne doivent 20 pas adhérer les unes aux autres. Les propriétés mécaniques ne sont pas améliorées dans le sens décrit ci-dessus. 72 14036 5 2133974 BEVEMPICATIOHS; 1 » Câble coaxial constitué par un conducteur tubulaire muni d'un enrobage en matériau électro-isolant dans lequel s'étend un conducteur central, qui est spatialement séparé dudit 5 conducteur tubulaire et électriquement isolé de ce dernier à l'aide d'un enrobage en matière synthétique, caractérisé en ce qu'à partir du conducteur central, l'enrobage en matière synthétique dudit conducteur central est constitué par une première couche relativement mince en matière synthétique suffisamment 10 électro-isolante et une seconde couche en matière synthétique dont l'épaisseur suffit pour conférer au câble l'impédance requise, la seconde couche de matière synthétique s'appliquant de façon non adhérente contre la première couche» 2o Câble coaxial selon la revendication 1, caractérisé 15 en ce que la première couche appliquée sur le conducteur central est constituée par une matière synthétique contenant du fluor» 3» Câble coaxial selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première couche appliquée sur le conducteur cen-20 tral est constituée par un polytétrafluoréthylène et la couche recouvrant cette première couche est en polyéthylène.