FR 2508526 A3 19821231 FR 8112388 A 19810624 L'invention se rapporte à un piquet en profilé métallique avec une âme et une aile, pour clôtures en grillage monté sur cours en rond ou tube, avec des moyens d'attache des cours étagés sur la hauteur du piquet. Certains types de clôtures sont réalisés en grillage, généralement du genre dit ondulé, à maille losange. L'armature de la clôture est réalisée en piquets en profilé métallique, en T ou en cornière, dont l'aile s'étend suivant le tracé et l'amie suivant un plan perpendiculaire au tracé, réunis par des éléments cylindriques, ronds ou tubes, parallèles au sol et étagés. Dans le langage de ce secteur de la technique, ces éléments sont dits cours. Le grillage est ensuite fixé sur ces cours, par des liens de fil métallique ou des agrafes. Dans un type courant de clôture le profilé est un T de 40 x 40 ou 50 x 50, c'est-à-dire avec une âme de 40 ou 50 mm et une aile de même largeur ; les ronds utilisés pour les cours ont un diamètre de 14 mm, et les tubes un diamètre extérieur de 17 mm. Pour attacher les cours, de ronds ou de tubes, sur les piquets on prévoit, soit des cavaliers rapportés sur l'aile, soit des trous pratiqués dans l'âme. Les cavaliers peuvent être fixés par soudure à la fabrication des piquets, ou montés à l'assemblage de l'armature d'e clôture en faisant passer les extrémités filetées d'un U dans des trous convenablement ménagés dans l'aile, et en les assujettissant avec des écrous. Les piquets à cavaliers soudés nécessitent des précautions au soudage pour éviter les déformations du piquet, et à l'emballage pour éviter les détériorations des cavaliers. Les piquets à cavaliers à tiges filetées nécessitent des reprises d'usinage sur les cavaliers et sur les piquets, et leur mise en oeuvre sur le terrain est relativement longue et minutieuse. Les trous pratiqués dans l'âme pour laisser passer les cours peuvent être exécutés par perçage ou par poinçonnage. tn raison de leur fort diamètre (15 mm pour des ronds de 14 mm, 20 mm pour des tubes de 17 mm) l'amie est affaiblie, ce qui est préjudiciable à leur résistance à des poussées perpendiculaires à la clôture. En outre l'ame d'un profilé nta pas une épaisseur constante, et se raccorde sur l'aile par des arrondis. La présence de ces arrondis rend plus difficile et lent un perçage correct au ras de l'aile. Le poinçonnage exige qu'entre l'aile et le bord du trou il y ait ltépaisseur radiale de la matrice de poinçonnage.Dans les deux cas les cours sont en retrait de l'aile du piquet, surtout dans le cas du poinçonnage de sorte que le grillage vient présenter une saillie correspondante au passage de chaque poteau. L'invention a pour objet un piquet en profilé pour clôture à grillage monté sur cours de ronds ou tubes, simple et de fabrication économique. A cet effet l'invention propose un piquet en profilé métallique avec une âme et une aile, pour clôture en grillage monté sur cours de ronds ou tubes, avec des moyens d'attache des cours étagés sur la hauteur du piquet, caractérisé en ce que lesdits moyens d'attache sont des arceaux matricés à partir de l'aile du profilé. Un tel matriçage est exécuté d'un coup de presse équipée d'un outil convenable. L'âme n'est pas entamée de sorte que la rigidité du piquet n'est pas sensiblement réduite. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels les figures 1 à 3, 4A et 4B représentent des dispositions de piquet selon l'état de la technique les figures 5A et 5B représentent en coupe et élévation un tronçon de piquet selon l'invention. Les piquets sont pris dans un profilé en T 50 x 50, avec une aile 2 de 50 mm et une âme 1 de 50 mm de largeur. Ame 1 et aile 2 ont une épaisseur de 6 mm, se raccordent l'une à l'autre par un arrondi de 6 mm de rayon et présentent des dépouilles de 20 sur leurs faces qui se raccordent. Selon l'état de la technique les cours de ronds ou de tubes sont attachés sur les piquets en traversant des ouvertures correspondant à des tubes de 17 mm de diamètre extérieur, ces ouvertures présentant un axe de passage perpendiculaire à la longueur du piquet, et parallèle au plan de l'aile, de façon que les cours de ronds ou de tubes s'étagent, sinon horizontalement, du moins parallèlement au sol, dans la surface de clôture. Suivant la hauteur de clôture les piquets porteront trois, quatre ouvertures, ou plus. Selon la figure 1, l'ouverture est constituée par un cavalier 3, en rond façonné un U, et fixé sur l'aile 2 du piquet par deux points de soudure 3a et 3b. La simplicité apparente de ce mode de réalisation cache des difficultés, car pour obtenir des soudures fiables et non fragiles, sans déformer outre mesure le profilé, il serait nécessaire de recourir à des processus de soudure relativement onéreux. Selon la figure 2, le cavalier 4 comporte des branches filetées 4a et 4b, qui traversent des trous pratiqués dans l'aile 2, et sur lesquelles se vissent des écrous 5a et 5b. Si l'on veut éviter des difficultés à l'assemblage, les trous de passage des branches 4 doivent être percés au calibre de per çage. Par ailleurs la mise en place des cavaliers s'effectue sur le terrain, à l'assemblage des cours sur les piquets c'est une opération fastidieuse et qui requiert une minutie (notamment par temps de pluie ou par temps froid) qui n'est pas en harmonie avec les autres phases de construction. Selon la figure 3, on a pratiqué dans l'rame 1 des trous 6, de diamètre convenable (20 mm pour des cours en tubes de 17 mm) et qui sont tangents à l'aile 2. Ceci implique que les trous 6 sont taillés dans les arrondis de raccordement. On rappelle que ces arrondis ont un rayon de 6 mm, tandis que le rayon du trou 6 est de 10 mm. Pour usiner les trous 6, il faut prendre des précautions, qui augmentent le temps d'usinage, pour éviter que le foret ne chasse. Le grillage qui sera fixé aux cours sera déformé quelque peu au franchissement de l'aile 2. Selon les figures 4A et 4B, on a pratiqué un trou 7 dans l'âme 1, par poinçonnage. On sait que le poinçonnage met en oeuvre un poinçon cylindrique, et une matrice annulaire. I1 est donc nécessaire que la matrice passe entre l'aile 2 et l'empreinte du futur trou 7. En outre le poinçon ne peut venir accoster l'âme à l'emplacement des raccordements, pour ne pas risquer de chasser et éventuellement fausser le poinçon, qui ne serait plus en alignement avec la matrice. Ainsi la distance minimale entre bord de trou 7 et aile 2 est de l'ordre de 6 mm lorsque le trou est poinçonné. Mais alors un cours de tube 8 passant dans le trou 7, comme on le voit à la figure 48, est en retrait d'au moins 12 mm par rapport à la face avant de l'aile 2. Un grillage 9, fixé au cours 8, va se déformer pour franchir l'aile 2. Selon la forme de réalisation choisie et représentée aux figures 5A et 5B, le cours de tube 15 passe dans un arceau 10 obtenu par matriçage du bord de l'aile 2. Cet arceau 10, en V ouvert avec deux branches 11 et 12 sensiblement rectilignes raccordées par un arc 13, résulte de l'allongement, sous l'effort d'un poinçon triangulaire, d'une bande prise dans le bord de l'aile 2, où elle reste attachée par ses extrémités. Cette bande est obtenue en cisaillant l'aile 2 suivant la surface 14, entre le poinçon triangulaire qui forme l'arceau et présente un tranchant affûté suivant la surface 14, et une matrice à bord droit complémentaire sur laquelle repose l'aile 2. L'obtention d'une ouverture par cisaillage en plein est dite, en tôlerie-chaudronnerie, crevé. Bien entendu l'outil de presse destiné à former le crevé comportera, de façon usuelle, des serre-flans, sommiers et autres accessoires que saura définir un homme du métier, pour que la formation des crevés ou arceaux 10 n'affecte pas la rectitude du piquet et la planéité de l'aile 2. Bien entendu, également, la forme de l'arceau 10 peut différer de la forme représentée, pour s'adapter notamment aux propriétés mécaniques du métal dans lequel est formé le profilé, selon les connaissances et tours de main d'un homme du métier. REVENDICATIONS 1. Piquet en profilé métallique avec une âme (1) et une aile (2), pour clôture en grillage monté sur cours de ronds ou tubes, avec des moyens -d'attache des cours étagés sur la hauteur du piquet, caractérisé en ce que lesdits moyens d'attache sont des arceaux (10) matricés à partir de l'aile (2) du profilé. 2. Piquet selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'arceau (10), limité transversalement d'un côté par un bord de l'aile (2), l'est de l'autre par un crevé (14) parallèle au bord.