La présente invention se rapporte à un procédé pour le traitement, particulièrement le lavage, de laines brutes ou autres matières fibreuses de manière à en éliminer les impuretés. Elle concerne salement l'appareil et l'installation destinés à réaliser ce procédé. Les procédés mécaniques employés pour le dégras; sage et le lavage des laines ou autres matières analogues dans des machines connues sous le nom de Léviathans doivent éviter de feutrer ou d'agglomérer les filaments, pour que la laine, par exemple, devenant de plus en plus propre soit apte à subir sans inconvénient les diverses opérations suivantes. Divers procedés ont déjà été. mis au point pour atteindre les résultats recherchés, mais avec plus ou moins de succès. C'est pourquoi il a paru avantageux de créer un nouveau procédé de lavage en continu suivant lequel la matière entre dans la laveuse, se déplace dans celle-ci et entre dans le séchoir en conservant substantiellement une meme -largeur et une même épaisseur.. Le procédé suivant l'invention permet une production à volonté, -un transport régulier, une décantation totale et'un rendement de 100 % sans perte de matière. Grâce à ce procédé, le parallélisme des mèches est respecté et la laine est présenté aux cardes non feutrée et en fibres parallèles. Le procédé de lavage mis en oeuvre suivant la pré- sente invention, principalement utilisé pour le peignage, mais pouvant être appliqué aussi à l'acidage, au désacidage ou au traitement des ploquettes, est caractérisé en ce qu'il consiste à presser la matière dans un bain entre deux tôles, dont la tôle inférieure au moins est perforée, le niveau du bain étant disposé entré les deux tôles. Suivant l'invention encore, le procédé consiste à entraîner la matière dans un bain entre les deux tôles soumises à la combinaison de deux mouvements, un mouvement de monte et baisse et un mouvement horizontal de va et vient, imprimant à la matière une série de pressions et de dépressions et un mouvement vers l'avant. Ces pressions et dépressions sont imprimées à la matière sous le niveau d'eau chaque fois sur une certaine longueur de son déplacement. Ce procédé consiste encore à mettre substantiellement les deux tôles en contact, avant que la tôle inférieure n'ait atteint sa position supérieure, et à faire suivre dans le même sens pendant un certain laps de temps le mouvement de monte et baisse de la t81e inférieure par la tôle supérieure. Encore suivant l'invention, le-procedé consiste à isoler du bain les impuretés pressées hors -de-.la matière en les évacuant sous la tôle inférieure. L'appareil destiné à réaliser le procédé et conforme à l'invention est caractérisé en ce qu'il consiste en un bac, de preférence formant entonnoir vers le bas, dans lequel est monte un dispositif comportant deux tôles superposées formant tables laveuses, dont au moins la tôle supérieure est soumise à un mouvement de monte et baisse pour comprimer la matière et dont au moins la tôle inférieure est perforée, ladite tôle formant une chambre isolée du bain. Un tel appareil peut être utilisé comme laveuse expérimentale ou comme laveuse industrielle. Dans ce dernier cas, un dispositif de pression est monté dans chaque bac d'un léviathan et soumis à la combinaison de deux mouvements, un mouvement de monte et baisse et un mouvement horizontal de va et vient, imprimant à la matière une série de-pressions et de dépressions et un déplacement vers l'avant. Suivant l'invention également, dans une laveuse industrielle, les dispositifs conformes à l'invention peuvent être reliés ensemble et constituer un tout sur toute la longueur de la laveuse. Encore suivant l'invention, les dispositifs conformes à l'invention soumis- à la c-ombinaison des deux mouvements peuvent être utilisés pour réaliser un séchoir, ces dispositifs étant pourvus alternativement sur la tôle inférieure et sur la tôle supérieure d'un système d'aspiration et étant disposé sur une seule ligne ou de manière étagée. Pour mieux faire comprendre l'invention, celle-ci est décrite ci-après sur la base des dessins annexés, à titre exemplatif uniquement, où l'on voit en figure 1 une coupe schematique transversale au travers d'un bac de traitement comportant un appareil de lavage perfectionné, dans lequel la tôle inférieure est à son point mort bas ;; Figure 2 une-coupe analogue à celle de figures, la tôle.inférieure etant-à son point mort haut Pigure-3 un schéma de la trajectoire des deux tôles formant tables laveuses Figure 4 une coupe schématique d'une installation de traitement, ou Léviathan, adaptée pour appliquer le procédé perfectionné et comportant des bacs de traitement pourvus d'appareils de lavage suivant figures 1 et 2, et Figure 5 une coupe schématique au travers d'une machine appliquant le procédé suivant l'invention et utilisée comme laveuse expérimentale. Aux dessins (figures i et 2), le bac 1 fait partie 'une colonne de lavage appelée couramment Xéviathan (représentée en figure 4) et constitue le premier bac laveur. Le bac représenté comporte un fond tronc-pyramidal 2 et, dans ce bac, est monté un dispositif de pression de la matière à traiter constitué de deux tôles perforées superposées 3, 4 formant tables laveuses en acier inoxydable ou en tout autre matériau offrant les qualités de robustesse nécessaires et résistant aux attaques des savons et-autres ingrédients utilisés pour le lavage de la matière à traiter. La tôle supérieure 4 est de dimension inférieure en largeur à-la tôle-inférieure 3 pour pouvoir s'insérer entre des bords saillants ou flasques 3' de ladite tôle 3 (figures 1 et 2).Les deux tôles superposées peuvent etre remplacées par plusieurs tôles plus petites ou, par exemple, une tôle inférieure de 2 m de long sur 1 m de large peut correspondre à deux tôles supérieures de 1 m de long sur 1 m de large. La tôle supérieure 4 peut être pourvue sur sa face inférieure de ventouses .(non représentées aux dessins). Elle peut être pleine et non perforée, ou perforée seulement à partir d'un certain endroit ou encore être pourvue d'un nombre de perforations plus petit que celui de la tôle inférieure 3. Suivant l'invention, il a paru avantageux de former une chambre isolée du bain au-dessus de la tôle inférieure en reliant celle-ci de tous les côtés au bac de traitement fixe au-dessus du niveau XY par un matériau souple 9, tel que nylon ou autre matière élastique, qui se déploie lors du mouvement vers son point mort bas de la tôle inférieure 3. Chacune des tôles 3, 4 est soumise par des excentriques ou arbres coudés 5 à la combinaison de- deux mouvements, un mouvement de monte et baisse en sens opposé pour les deux tôles et un mouvement horizontal de va et vient identique pour les deux tôles, ce qui provoque sur la matière une succession de pressions et de dépressions accompagnées d'un avancement. Le système à excentriques ou à arbres coudés utilisé' est de construction courante. Les excentriques de la tôle supérieure sont montés sur des engrenages 7 entraînés par des engrenages 8 portant les excentriques 5 de la tôle inférieure et commandés par un seul arbre moteur. Les excentriques des dieux tôles-tournent à la même vitesse. Par rapport à la position en hauteur de la tôle inférieure 3, la tôle supérieure 4 possède une certaine avance, c'est-à-dire que, au moment Où les deux tôles 3, 4 se trouvent sensiblement en contact (E-E'), la tôle inférieure n'a pas terminé son mouvement de montée et la tôle supérieure son mouvement de des-cente, mouvements provoqués tous deux en sens opposé par les excentriques 5 (figure 3). Pour permettre la poursuite du mouvement de montée de la tôle inférieure 3 et réaliser une pression de la matière à traiter pendant un certain laps de temps, la tôle supérieure 4 est reliée sur sa face supérieure à un système à ressort ou à pression hydraulique. On a représenté aux dessins des ressorts 4' disposés latéralement vers les quatre coins de la tôle. Ainsi, au moment où la tôle inférieure 3 arrive substantiellement en contact avec la tôle supérieure 4, elle repousse cette dernière vers le haut contre l'action des ressorts 4' jusqu'à ce qu'elle ait atteint sa position haute maximale C'. La tôle supérieure 4 suit alors le mouvement de descente de la tôle inférieure 3 sous l'action du système élastique 4', jusqu'à ce que la position de ses excentriques provoque son mouvement de montée. Partant de son point mort haut (figure i), la tôle supérieure, par la rotation de ses excentriques, arrive au niveau d'eau XY et pousse la matière à traiter sous ledit niveau, par exemple à 5 cm. De ce fait, le bain traverse la couche de matière en passant avec force à travers les perforations de ladite tôle,soit 10.000 trous par m2. Cette force est due à la pression produite par l'écrasement du bain du fait que la tôle est trouée au tiers et pleine aux deux tiers environ, mais ce fait force également l'eau à se déplacer dans le sens horizontal, ce qui renforce encore l'action de lavage. De son c8té, la tôle inférieure, partie de son point mort bas (figure 1), écrase en montant la couche inférieure de matière et fait sortir avec force le bain à travers ses perforations, soit aussi 10.000 trous au m2. Les impuretés sont de la sorte chassées en même temps que le bain pour se décanter dans le fond du bac. La. tôle inférieure achevant sa montée presse la matière contre la tôle supérieure, qu'elle entraîne dans son mouvement jusqu a son point mort haut (figure 2), contre l'action des ressorts 4', la compression desdits ressorts provoquant une pression accrue entre les deux tôles sur la matière. Commence ensuite la -descente de la tôle inférieure 3 avec un mouvement de dépression sur la matière à traiter. De son côté, la tôle supérieure 4 maintient sa pression sur la matière, pression qui va en diminuant progressivement (de C à B figure 3) jusqu"à ce que la rotation de ses excentriques provoque le mouvement vers le haut de ladite tôle. Pendant que les deux tôles ont été substantiellement en contact, poursuivant en commun un déplacement vers le haut puis un déplacement' vers le bas, elles ont fait avancer la ma tière. Ces déplacements sont représentés en figure 3 par les trajectoires ECF et E'C'F'. A ce moment, la matière à traiter est libre dans son espace entre les deux tôles, la tôle infé-rieure atteignant son point mort bas A' et la tôle supérieure 'son point mort haut A, et le cycle recommence. Une colonne de traitement perfectionnée est formée par plusieurs bacs, comportant chacun de préférence deux appareils de lavage suivant l'invention. Aux dessins, en figure 4, on a représenté trois bacs, deux bacs laveurs de 4 m de long et un bac rinceur de 5 m de long pourvus chacun de deux appareils de lavage de 2 m de long, avec chacun une tôle inférieure et deux tôles superieures. Les avantages de cette formule utilisant un grand nombre d'éléments de lavage séparés petits, dont les mouvements de déplacement horizontaux et verticaux sont synchronisés, consistent en ce qu'elle permet de contrôler de façon précise l'avancement de la matière à traiter et de donner à celle-ci le nombre de pressions nécessaire pour assurer un lavage parfait. Dans la colonne de traitement, la matière à traiter, amenée simplement par un transporteur 10 sur la tôle inférieure du premier appareil de lavage du premier bac laveur, nage au niveau du bain XY sur 1 m de large et sur toute la longueur de la machine pour être reprise à l'extrémité du bac rinceur-par un dispositif de sortie 11 associé saune presse. La couche de matière, qui par exemple a une épaisseur de 17 cm, sera toujours uniforme en largeur et en épaisseur grâce aux flasques dont sont pourvues les tôles inférieures. La colonne de traitement est alimentée en eau chaude à partir du bac rinceur par un dispositif approprié 12. Le bain est maintenu à un niveau et à une chaleur constants par remplacement au fur et à mesure de l'évacuation du bain usé, évacuation assurée par les soupapes d'ébouage 2' placées au fond des bacs et réglées suivant le degré d'impuretés du bain. Cette alimentation en eau chaude se fait à partir du bac rinceur vers le premier bac en parcourant tous les bacs par des dispositifs à vase communiquant 13. Un trop-plein 14 est prévu à l'extrémité avant du premier bac laveur avec prise dans le fond dudit bac, trop-plein qui est ramené à hauteur du niveau du bain à l'extérieur. Par rapport au volume énorme de la masse de laine en suult lavée, par exemple 1.800 kg/heure avec répartition de 3 kg/m2 et 10 m/min., il est nécessaire d'assurer une alimentation continue en eau propre du premier bac laveur en remplacement du bain usé. Cette alimentation du nouveau bain, à partir du bac rinceur, se fait à raison de x litres de bain pour X kg de matière à traiter, selon le degré de propreté de la laine en suint. Des moyens de contrôle visuel, non représentés, sont prévus pour connaître l'état de saleté du bain dans chaque bac et pour commander le réglage de l'évacuation des boues ou eaux usées et l'alimentation en eau chaude propre, en savon et en détergent. Grâce à cette alimentation, il se crée un contrecourant. Le bain et surtout les eaux chaudes du rinceur ont toujours la même propreté. Uomme autre avantage, l'eau de rinçage est chauffée à la même tempéra-ture et par conséquent la laine ne se rétracte pas en passant immédiatement-de l'eau chaude à 500C dans l'eau froide à 10 O, comme cela se passe dans les installations actuelles ni de nouveau en quittant l'eau froide pour être soumise au courant d'air chaud à 900C du séchoir. En raison du fait que, suivant l'invention, la laine ou autre matière à traiter subit toujours les pressions sous le niveau du bain, la fibre est plus ménagée que dans les anciens procédés, où elle était simultanément plongée puis retirée de l'eau à plusieurs reprises. Pour assurer une économie de chaleur, éviter des éclaboussures éventuelles, empêcher la formation de vapeurs dans- les locaux de travail et-supprimer les mauvaises odeurs au béné fice .de la santé; du personnel, il est encore. prévu suivant l'in vention de recouvrir chaque bac ou I'ensemble des bacs par une coupole 15 (figures 1, 2) en une ou plusieurs parties et en une matière appropriée. Cette couverture est munie d'un système d'évacuation des vapeurs et des mauvaises odeurs vers l'exté- rieur des locaus, ainsi que d'un système de levage pour permettre le nettoyage éventuel des bacs.Elle est pourvue aussi sur les côtés de clapets de visite permettant le placement d'appareils de mesure pour vérifier la chaleur de liteau, la densité des bains, etc. Le procédé suivant l'invention et décrit ci-dessus peut être appliqué-à des-colonnes de lavage ou léviathans existants avec seulement quelques modifications, comme il peut faire 1-' objet d'une laveuse complètement nouvelle avec des dispositifs de pression séparés dans chaque bac ou un seul dispositif de pression courant tout le long de la machine. Le procédé suivant l'invention utilisable dans une laveuse industrielle est également utilisable dans une laveuse expérimentale ou de laboratoire. ûne laveuse expérimentale appliquant le procédé suivant l'invention et-représentée aux dessins en figure 5 est constituée d'un baye 16 à fond tronc-pyramidal 17 pourvu d'une soupape d'ébouage 18. Ce bac 16 est monté sur un bâti 19 et il a des dimensions réduites puisqu'il est destiné à être placé dans un laboratoire. Bien entendu, on ne sortirait pas du domaine de l'invention en lui donnant des dimensions industrielles. Dans le bac 16 est disposé un second bac 20 de forme analogue laissant subsister entre ses parois et les parois du bac 16 une chambre 21 et qui est pourvu à sa base d'une ouverture 20'. La partie supérieure du bac interne 20 dépasse légèrement le niveau XY du bain contenu dans l'appareil. Dans l'appareil et à l'intérieur du bac 20 est monté un dispositif de pression de la matière à traiter.Il consiste en une- tôle inférieure perforée fixe 22 en acier inoxydable immergée dans le bain et pourvue de deux bords ou flasques 22', saillant a- dessus du niveau XY, et d'une tôle supérieure non perforée 23 en acier inoxydable pourvue salement de deux bords saillants ou flasques 23' susceptibles de coulisser avec ladite tôle 23 le long des bords 22', lorsque ladite tôle est soumise à l'ac tonde pression d'une presse représentëe schématiquement en 24. La laine à laver et à tester est amenée dans l'appareil entre les deux tôles 22, 23, la tôle 23 étant en position haute, et est noyée dans le 'bain au-dessus de la tôle perforée 22. A chaque pression, la tôle supérieure 23 est abaissée et presse la laine gorgée des produits du bain pour en extraire les impureté s, qui passent à travers la tôle perforée 22 avec le liquide du bain refoulé par la pression de la tôle 23, les impuretés et le liquide ne pouvant en effet remonter entre les bords 22' et 23'. Les impuretés et le liquide refoulés passent dans un écopeur 25 disposé sous la tôle 22 et de là dans le bac 16 par l'orifice 20' du bac 20.Les boues se déposent dans le fond du bac 16 et sont évacuées par la soupape d t ébouage 18, tandis que le liquide débarrassé des boues remonte dans la chambre 21 pour revenir à la surface du bain par au-dessus de la partie supérieure du bac 20. Une laveuse expérimentale permet de déterminer en laboratoire l'épaisseur de la couche de laine ou le nombre de kg par m2 à traiter dans la laveuse industrielle et donc à distribuer par la chargeuse. Elle permet de déterminer la chaleur des bains, les quantités de savon ou de détergent et autres ingrédients et l'addition d'eau par kg de matière à traiter. En lavant 500 gr prélevés sur différentes balles de laine, on peut connaître le rendement exact avant d'acheter et de laver la matière. Le procédé et les dispositifs de pression à mouvements combinés peuvent suivant l'invention servir aussi à la réalisation a'un séchoir. Dans ce cas, les séries de deux tables superposées sont pourvues d'un système d'aspiration alternativement sur la tôle inférieure et sur la tôle supérieure, ces séries étant disposées soit sur une ligne continue, soit d'une manière étagée. On retrouve ici une succession de pressions et de dépressions. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux formes de réalisation décrites et bien des modifications constructives peuvent être apportées à ces dernières sans sortir du cadre de l'invention. Revendications 1. Procédé pour le lavage ou autres traitements de laines brutes et matières fibreuses analogues, caractérisé en ce qu'il consiste à presser la matière dans un bain entre deux tôles ou tables, la tôle inférieure au moins étant perforée et le niveau du bain étant disposé entre les deux tôles. 2. Procédé suivant revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à imprimer à la matière une succession de pressions et de dépressions tout au long de la colonne de traitement. 3. Procédé suivant~revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à entraîner la matière dans un bain entre les deux tôles ou tables soumises chacune à la combinaison de deux mouvements, un mouvement de monte et baisse opposé et un mouvement horizontal de va et vient identique pour les deux tôles, imprimant à la matière une succession de pressions et de dépressions et un déplacement vers l'avant. 4. Procédé suivant revendication 3, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser chaque pression et dépression sur une certaine longueur du déplacement de la matière. 5. Procédé suivant revendication 4, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre substantiellement en contact les deux- tôles avant que la tôle inférieure n'ait atteint sa position supérieure, et à faire suivre dans le même sens pendant un certain laps de temps le mouvement de monte et baisse de la tôle inférieure par la tôle supérieure. 6. Procédé suivant revendication 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il consiste à soumettre la tôle supérieure, en plus du double mouvement de monte et baisse et de va et vient horizontal, à une pression vers le bas, susceptible d'être contrecarrée par la pression produite par le mouvement de montée de la tôle inférieure. 7. Procédé suivant revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à isoler du bain les impuretés pressées hors de la matière en les évacùant sous la tôle inférieure. 8. Procédé suivant revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à presser la-matière par l'intermédiaire de ventouses. 9. Procédé suivant revendication 2, caractérisé en ce que le bain est maintenu- à un niveau et à une chaleur constants par remplacement au fur et à mesure de l'évacuation du bain usé à l'aide d'une alimentation à contre-courant en eau chaude à partir du bac rinceur se trouvant à la sortie de la colonne de traitement, cette alimentation se faisant vers le premier bac à travers tous les bacs laveurs. 10. Procédé suivant revenaication 9, caractérisé en ce que l'évacuation du bain usé et par suite l'alimentation en eau chaude propre sont réalisés suivant un contrôle visuel de la saleté des bacs de traitement. 11. Appareil destiné à appliquer le procédé décrit ci-dessus, caractérisé en ce qutil consiste en un dispositif de pression à monter dans un bac de traitement et consistant en deux tôles ou tables superposées, dont au moins la tôle inférieure est perforée, soumises chacune à la combinaison de deux mouvements, un mouvement de monte et baisse opposé pour chaque tôle et un mouvement horizontal de va et vient identique pour les deux tôlesX 12.Appareil suivant revendication 11, caractérisé en ce que la dombinaison des deux mouvements est réalisée par des systèmes à excentrique ou à arbre coudé tournant à la même vitesse, chaque système d'une des tôles étant monté sur un engrenage engrenant avec un engrenage commandant le système de l'autre tôle et un des engrenages étant mis en rotation à partir d'un arbre moteur de toute manière appropriée. 13. Appareil suivant revendication 11, caractérisé en ce que la tôle supérieure est conformée en forme de caisson et est de dimension inférieure à la tôle inférieure pourvue de flasques ou bords relevés. 14. Appareil suivant revendication 11, caractérisé en ce que la tôle inférieure est reliée sur tous ses côtés au bac de traitement fixe par un matériau souple, tel que nylon ou autre matière élastique, pour former une chambre isolee du bain. 15. Appareil suivant revendication 11, caractérisé en ce que la tôle supérieure, dans son déplacement de monte et baisse, possède une certaine avance sur la tôle inférieure, son déplacement de va et vient horizontal restant identique à celui de la tôle inférieure. 16. Appareil suivant revendication 15, caractérisé en ce que la tôle supérieure est -soumise à la pression vers le bas d'un système à ressort ou système hydraulique. 17. Appareil suivant revendication 11, caractérisé en ce qu'il est surmonté d'une coupole en matière appropriée recouvrant l'ensemble du bac et munie d'un système d'évacuation des vapeurs et des odeurs vers l'extérieur du local de traitement. 18. Appareil suivant revendication 17, caractérisé en ce que la coupole est pourvue d'un moyen de levage pour permettre le nettoyage du bac et, sur les côtés, de clapets de visite permettant le placement d'appareils de mesure. 19. Installation de traitement, tel que lavage ou analogue, appliquant le procédé décrit, caractérisée en ce qu'elle consiste en une succession de bacs, genre léviathan, dans chacun desquels est monté un appareil tel que décrit. 20. Installation de traitement suivant revendication 19, caractérisée en ce que, dans chaque bac, l'appareil est fractionné sur-sa longueur et constitué d'éléments reliés entre eux par des joints à soufflets ou analogue. 21. Installation de traitement suivant revendication 19, caractérisée en ce qu, sur toute l'étendue des bacs ou sur l'étendue de plusieurs bacs, l'appareil est formé d'un seul élément d'une pièce ou constitué de portions d'éléments reliées entre elles par des joints à soufflets ou analogue. 22. Installation de traitement suivant revendication 19, caractérisée en ce qu'un tuyau fixe d'évacuation des boues provenant des bacs laveurs court tout le long de l'installation, les impureté s étant -évacuées de chaque bac par une ou plusieurs soupapes d'ébouage. 23. Installation de traitement suivant revendication 19 ou 22, caractérisée en ce qu'elle est alimentée en eau chaude à partir du bac rinceur se trouvant à la sortie de l'installation au fur et à mesure de l'évacuation des eaux usées par les soupapes d'ébouage placées au fond des bacs, cette alimentation se faisant à contre-courant depuis le bac rinceur en passant dans tous les bacs laveurs par des dispositifs à vase communiquant. 24. Installation de traitement suivant revendication 23, caractérisée en ce qu'un tuyau de trop-plein est prévu à l'extrémité du premier bac laveur avec prise dans le fond dudit bac, trop-plein qui est ramené à l'extérieur à hauteur du niveau du bain. 25. Installation de traitement suivant revendication 19, caractérisée en ce que, sur chaque bac, sont placés des moyens de contrôle visuel de l'état de saleté du bain. 26. Appareil destine à appliquer le procédé suivant revendication 1 et utilisé principalement comme laveuse expérimentale ou de laboratoire, caractérisé en ce qu'il consiste en un bac, de préférence formant entonnoir vers le bas, dans lequel est monté un dispositif comportant deux tôles superposées formant tables laveuses r dont au moins la tôle supérieure est soumise à un mouvement de monte et baisse pour comprimer la matière et dont au moin-s la tôle inférieure est perforée, ladite tôle surmontant une chambre isolée du bain. 27. Appareil suivant revendication 26, caractérisé en ce que le dispositif est monté dans un bac interne de forme analogue au bac externe et en communication avec ce dernier par un orifice prévu à sa base, le niveau du bain dans l'appareilse trouvant un. peu en-dessous du bord supérieur du bac interne et légèrement au-dessus de la tôle ou table inférieure. 28. Appareil suivant revendication 27, caractérisé en ce que, entre les bacs externe et interne, est réalisée une chambre permettant au liquide, sortant par l'orifice du bac interne sous la pression de la tôle supérieure et débarrassé des impuretés tombant dans le fond du bac externe, de remonter à la surface du bain.