La présente invention concerne de manière générale un procédé de blanchiment et de délignification de pâtes lignocellulosiques. L'invention concerne plus particulièrement un procédé de blanchiment et de delignification de pâtes lignocellulosiques par ozone. Ces dernières années, l'industrie du papier a fait des efforts importants pour développer des procédés de blanchiment sans chlore ou utilisant peu de chlore. Un pas décisif a été le développement de systèmes de blanchiment à l'oxygène, de manière générale, et en particulier le procédé de blanchiment à 1 Oxygène de la patte à faible consistance décrit par Roymoulik et col., dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 832 276. -Cependant, le blanchiment à l'oxygène ne représente qu V une solution partielle dans le domaine des procédés sans chlore, car ce blanchiment à l'oxygène ne donne pas des pâtes de blancheur suffisante et de qualité suffisante. De nombreux chercheurs ont tenté d'utiliser l'ozone comme agent de blanchiment, soit seul, soit a la suite d'une étape de blanchiment à l'oxygène,-car l'ozone peut blanchir des pâtes jusqu'à une blancheur élevée, et le procédé en question n'implique pas l'utilisation du chlore. Parmi les publications récentes traitant de ce sujet, pour les pâtes de bois, on citera Rothenberg et col. (Tappi 58 [8] 1975 : 182) ; N. Soteland et K. Kringstad (Norsk Skogindustri [2] 1968 : 1) ; R. B. Secrist et R. P. Singh (Tappi 54 [4] 1971 : 581) ; Z. Osawa et C.Schuerch (Tappi 46 [23 1963 : 79), ainsi que les brevets des Etats-Unis d'Amérique concernant le blanchiment par ozone des matériaux fibreux, parmi lesquels : 396 325, 1760 042, 1 957 937, 2 466 633, 3 049 394, 3 149 906, 3 318 657, 3 352 642, 3 451 888, 3 663 357, 3 806404 et 3 829 357, ainsi que les brevets du Canada n" 902 861, 966 604 et 970 111. Les publications et brevets ci-dessus décrivent de manière générale le blanchiment par l'ozone en phase gazeuse de matériaux fibreux dont la consistance est comprise entre 15 et 75 %. D'apres les références citées, les conditions optimales du blanchiment à l'ozone correspondent à une consistance de 30 & 60 70. Lorsque l'on travaille a de telles consistances, on obtient un certain nombre d'avantages. Parmi ces avantages, on citera les temps de réaction relativement brefs, c'est- -dire de 1 a 60 mn, et l'utilisation acceptable de l'ozone.Cependant, il existe aussi un certain nombre d'inconvénients qui comprennent : (I) la nécessité d'utiliser un équipement coateux, par exemple des-presses pour pâte à forte consistance, des dispositifs de traitement de la pâte à forte consistance, et des pompes d'alimentation en pâte a forte consistance; (2) le danger de combustion de la pâte en raison de l'état relativement sec ; et (3) la difficulté de débarrasser la pâte des gaz après traitement par l'ozone, ce qui peut se traduire par des problèmes sérieux au niveau du laveur. Pour résoudre les difficultés associées au blanchiment par l'ozone d'une pâte à forte consistance, de nombreux chercheurs ont essayé le blanchiment par l'ozone pour une faible consistance de la pâte. L'utilisation d'une pâte de faible consistance dans un processus de blanchiment à l'ozone permettrait d'éviter les inconvénients décrits ci-dessus. En conséquence, Osawa et Schuerch (Tappi 46 [2] 1963 : 79) ont effectué une comparaison du blanchiment par l'ozone d'une pâte kraft à la consistance de 1 7. et à la consistance de 50 % respectivement, à pH neutre. Leur conclusion est que le taux d'ozonation est le plus élevé lorsque l'on travaille en phase gazeuse, sur les fibres, bien au-dessus du point de saturation des fibres, c'est-à-dire une consistance de 19 à 20 Z, et est nettement inférieur lorsque les fibres sont mises en suspension dans l'eau. Soteland et Kringstad (Norsk Skogindustri [2] 1968 : 1) ont confirmé -les découvertes de Osawa et Schuerch, dans le cadre du traitement de pâtes mécaniques à pH neutre, par de l'ozone à 2,25 % (poids/poids) dans l'oxygène. Ces chercheurs ont observé que "les premières recherches montrent que l'ozone traverse une suspension de pâte mécanique dans l'eau, dont la concentration est par exemple comprise entre 0,1 et 0,2 %, sans être consommée d'une manière notable". Ces chercheurs ont également montré que l'addition de 10 % (volume/volume) d'un solvant organique convenable, par exemple acétate de méthyle ou d'éthyle, acide acétique ou acétone à la suspension, était nécessaire pour catalyser la réaction de l'ozone sur la pâte.De même, Osawa et Schuerch ont également montré que la présence du nitrométhane ou de l'acétate de méthyle catalyse la réaction de l'ozone sur la pate. La demanderesse a maintenant découvert de manière totalement surprenante, et en contradiction avec les découvertes de Osawa et col., et de Soteland et col., que l'on effectue une délignification et un blanchiment efficaces des pâtes lignocellulosiques par réaction d'une dispersion de pâte lignocellulosique, de consistance comprise entre environ 1 et 10 %, par rapport au poids de la pâte séchée au four, le pH étant d'environ 1 à 7, entre environ 0 et 700C, sur un mélange gazeux choisi parmi les mélanges ozone/oxygène, ozone/air, et les combinaisons de ces mélanges. Le mélange gazeux contenant de l'ozone, dont la concentration en ozone est d'environ 0,1 à environ 20 %, en poids d'oxygène ou d'air, est introduit en barbotage dans la dispersion de pâte, tandis que l'on agite le mélange de pâte, d'eau et de gaz sous une puissance d'environ 0,01 à 5,0 CV.jour/t de pâte. Le fait de mettre en oeuvre la réaction dans les conditions ci-dessus élimine la nécessité de l'utilisation d'un solvant organique pour catalyser la réaction, selon Osawa et col., et Soteland et col.Le procédé selon l'invention se traduit donc par une utilisation efficace de l'ozone, une vitesse élevée de réaction, une blancheur améliorée et une délignification intensive des pâtes non blanchies ou partiellement blanchies.- D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre et en se référant à la figure unique annexée qui représente, en échelle logarithmique, la courbe de diminution de l'indice de permanganate en fonction de la puissance de l'agitation. Les fibres de la pâte lignocellulosique utilisée peuvent être soit non blanchies, soit partiellement blanchies, par exemple par un blanchiment préalable à l'oxygène en présence d'un alcali. Si un blanchiment préalable à l'oxygène est effectué enprésence d'un alcali, cette opération peut être effectuée soit à une consistance élevée de la pâte, soit à une faible consistance de la pâte. Un exemple d'un tel blanchiment de la pâte par oxygène/alcali, à faible consistance, est décrit par Roymoulik et col., dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 832 276. La pate blanchie ou non blanchie peut être soit une pâte de qualité papier, soit une pâte pour dissolution, préparée par un procédé mecanique, chimico-mécanique ou chimique. Des exemples de tels procédés sont les suivants : procédé kraft, procédé au sulfite, procédé semi-chimique au sulfite neutre, ou procédé mécanique. Les matières lignocellulosiques particulières soumises aux procédés ci-dessus de transformation en pâte peuvent être par exemple des bois durs, des bois tendres, des matières herbeuses, etc. Bien que la consistance de la pâte, dans le procédé selon l'invention, puisse âtre d'environ 1 à environ 10 % en poids, il s'est révélé préférable de choisir une consistance comprise entre environ 1 et environ 5 Z, et tout particulièrement de %. Le dispersion de pâte est blanchie dans un réacteur convenable muni d'un système d'agitation. Le réacteur peut âtre pressurisé ou non, et présente des systèmes d'introduction du mélange contenant l'ozone, sous forme d'un courant gazeux finement divisé. La dispersion de pâte est acidifiée soit par un acide, par exemple sulfurique, acétique ou analogue, soit par l'effluent d'une étape aval ou amont de blanchiment, par exemple chloruration, au dioxyde de chlore, au peroxyde d'hydrogène, par l'acide peracétique, l'hypochlorite de sodium, etc., jusqu'à un pH compris entre environ 1 et environ 7. On préférera toutefois un pH compris entre environ 3 et 5. Bien que le procédé de blanchiment et de délignification puisse Btre mis en oeuvre pour une température de dispersion comprise entre environ 0 et environ 700C, on préfère travailler entre environ 20 et 30"C. Le courant gazeux contenant l'ozone est introduit dans le réacteur contenant la dispersion de pâte acidifiée. Le courant gazeux finement divisé peut contenir d'environ 0,1 % à environ 20 % en poids d'ozone il contient de préférence entre environ 2 et environ 3 % d'ozone. Le courant gazeux contenant l'ozone est admis dans la dispersion de la pâte par un distributeur qui consiste par exemple en un disque poreux ou un anneau distributeur, présentant un grand nombre d'orifices. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, il s'est révélé souhaitable de choisir un courant gazeux contenant de l'ozone formant des bulles dont le diamètre est d'environ 3,2 mm, ou moins. Il est essentiel d'agiter la dispersion de pâte durant la mise en contact et la réaction avec le gaz contenant l'ozone. L'agitation peut être effectuée de diverses manières, l'agitation mécanique étant toutefois préférée, par exemple par un mélangeur à plusieurs pales ou par un mélangeur entraîné par une turbine. Pour obtenir le taux de délignification -souhaité-, ainsi que l'augmentation de blancheur recherchée selon l'invention, il est essentiel de dépenser par tonne de pâte entre environ 0,01 et environ 5,0 CV.jour. Des énergies de mélange comprises entre environ 0,1 et environ 1,0 CV.jour/t de pâte conduisent à l'équilibre le meilleur entre le blanchiment obtenu et le rendement de l'appareillage. La durée de la délignification et du blanchiment, dans le cadre du procédé selon l'invention, est d'environ 1 mn à environ 60 mn, de préférence environ 10 mn à environ 20 mn. Durant la réaction; il est souhaitable de traiter la dispersion de pâte par environ 0,1 à environ 5,0 % d'ozone, en poids de la pâte séchée au four. Pour obtenir une blancheur Elrepho finale de 80, ou supérieure, en utilisant une pâte de bois dur, et en la traitant par le procédé selon l'invention, l'étape de blanchiment comprend une première étape utilisant l'oxygène en présence d'un alcali, la pâte étant alors une pâte non blanchie de faible consistance, c'est-à-dire inférieure à 10 %, comme indiqué par Roymoulik et col., dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 832 276, puis comprend un blanchiment à l'ozone selon l'invention, et enfin un traitement par un peroxyde ou l'acide peracétique.Pour blanchir une pâte de bois tendre jusqu'a une blancheur Elrepho de 80, ou plus, le blanchiment comprend un premier blanchiment à l'oxygène, puis un blanchiment à l'ozone selon l'invention, puis une extraction par l'hydroxyde de sodium ou l'eau, puis un second blanchiment à l'ozone, et enfin un traitement par un peroxyde, par l'acide peracétique, le dioxyde de chlore ou un hypochlorite. Dans certains cas, il peut être souhaitable d'incorporer une autre étape d'extraction suivie par une étape P, Pa, Dlou H. Naturellement, en fonction du résultat recherché, on peut choisir un grand nombre d'étapes de blanchiment utilisant le procédé à 11 ozone selon l'invention, en combinaison avec d'autres agents chimiques de blanchiment, en plus des étapes et des agents chimiques déjà mentionnés. Lorsque l'on met en oeuvre le procédé de blanchiment à l'ozone d'une pâte à faible consistance selon l'invention, qui ne nécessite aucun additif, aucun agent de protection, et aucun catalyseur de la technique antérieure, on obtient de nombreux avantages par rapport au procédé à l'ozone sur une pâte de forte consistance, décrit dans la technique antérieure.Ces avantages sont les suivants : (1) coût plus faible de l'appareillage ; (2) efficacité supérieure de l'oxygène et récupération plus facile de l'oxygène, car dans un réacteur contenant une pâte à forte consistance, les fibres sont entrainées du réacteur dans le systeme de récupération de l'oxygène ; (3) risque réduit d'incendie de la pâte, car ie procédé à faible consistance travaille avec une teneur élevée en humidité, contrairement au procédé utilisant une pâte a forte consistance ; (4) contrôle amélioré durant tout le blanchiment, car, dans le procédé à faible consistance, on ne dépend pas du degré de peluchage comme dans le cas des fortes consis- tances ; et (5) maintien de la température à une valeur plus faible lors du blanchiment à l'ozone, par rapport à la température possible lors d'un blanchiment à l'ozone avec une pâte à forte consistance. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. EXEMPLES 1 - 3 160 g, sur la base de la pâte séchée au four, d'une pâte de bois dur non blanchie, préparée par le procédé kraft, sont introduits dans un réacteur en Plexiglas muni de chicanes, de capacité 20 1, et on dilue par de liteau pour obtenir une dispersion de pâte a la consistance de 1 %. Le réacteur est muni d'un mélangeur trois pales central, entrain par un moteur de 1/30 de cheval-vapeur a 1200 tr/mn. Un disque distributeur en verre fritté, de 10 cm de diamètre, présentant de nombreux orifices mesurant de 70 a 100 microns, est placé au centre du fond du réacteur. La dispersion de pâte à pH 7 et a 200C est mise en contact avec un mélange ozone/oxygène pénétrant au travers du disque distributeur, a raison de 0,37 Nm /h. Le mélange gazeux contient 2,57. en poids d'ozone dans l'oxygène. On trouvera dans le tableau T ci-dessous, notamment, le temps de réaction et la dose d'ozone utilisée. TABLEAU I Témoin (non blanchi) 1 2 3 Ozone (%) - 1,0 3,0 5,0 Indice de permanganate 9,5 6,9 3,8 2,6 Viscosité (cPo) 31,8 19,0 15,0 10,1 Blancheur (%) (Elrepho) 33,4 41,1 54,3 65,6 Temps (mn) - 4,6 15,0 24,4 CV.jour/t (pâte) - 0,178 0,583 0,949 Les résultats rassemblés dans le tableau I ci-dessus montrent que le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre dans un large domaine de dose d'ozone. Dans l'exemple 3, on obtient une délignification intensive après seulement 24,4 mn de réaction. EXEMPLES 4 -7 On reprend le mode opératoire des exemples 1 - 3, en utilisant une pâte kraft de bois dur différente. Les seuls changements dans les conditions réactionnelles concernent l'utilisation de 3,5 % en poids d'ozone dans l'oxygène et le choix d'un débit de gaz total de 0,12 Sm3/h La réaction est effectuée durant les temps et aux doses d'ozone indiqués dans le tableau II ci-après. TABLEAU II Témoin (non blanchi) 4 5 6 7 Ozone (%) - 0,2 0,6 0,8 1,0 Indice de permanganate 9,7 8,9 7,8 6,7 6,4 Viscosité (cPo) 23,8 23,6 20,8 15,0 14,1 Blancheur (%) (Elrepho) 30,6 35,4 38,3 42,2 41,6 Temps (mn) - 3,5 10,4 15,1 17,0 CV.jour/t (pâte) - 0,136 0,404 0,587 0,660 Les résultats rassemblés dans le tableau II ci-dessus montrent qu'il existe une relation linéaire entre la délignification et la dose d'ozone. Ces résultats montrent de plus que le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre même à une dose d'ozone inférieure ou égale à 1 %. EXEMPLES 8 - 12 On reprend le mode opératoire des exemples 1 - 3, en utilisant la même pâte kraft de bois dur. La consistance est de 1 % et la température de la dispersion de pâte est de 200C. La concentration de l'ozone est de 2,6 Z, par rapport au poids de l'oxygène. On applique 1 7. d'ozone, en poids de la pâte, durant 4,5 mn, à raison de 0,37 Nm /h. On utilise pour cela un disque distributeur présentant des pores de 25 à 50 /u . Chacun des essais est effectué au pH indiqué dans le tableau III ci-dessous. TABLEAU III Témoin (non blanchi) 8 9 10 11 12 pH - 3,0 4,9 7,1 9,1 11,9 Indice de permanganate 9,5 5,1 6,2 7,3 7,1 8,7 Viscosité (cPo) 31,8 16,6 18,5 19,9 23,7 28,7 Blancheur (Z) (Elrepho) 33,4 55,1 47,7 41,8 41,9 36,8 CV.jour/t (pâte) - 0,178 0,178 0,178 0,178 0,178 Les résultats obtenus, rassemblés dans le tableau III ci-dessus, montrent que, bien que le procédé selon l'invention puisse être mis en oeuvre à pH acide aussi bien que basique, on préfère un p11 d'environ 3 à environ 5, pour obtenir une délignification et une blancheur maximales. EXEMPLES 13 et 14 Une pâte kraft de bois dur ayant été initialement blanchie par l'oxygène en présence d'un alcali, de consistance 4,5 Z, est blanchie selon le procédé utilisé dans les exemples 1 a 3, pratiquement. On utilise cependant, au lieu d'un mélangeur à hélice, un mélangeur à pales entrainé par une turbine, de puissance 1/30 de cheval-vapeur, tournant à 540 tr/mn. La température de la dispersion de pâte est de 20 C. La concentration en ozone est de 3,5 %, par rapport au poids de l'oxygène, et le débit du mélange oxygène/ozone est de 0,12 Nm /h. On utilise un distributeur sous forme d'un disque, présentant des pores de 25 a 50 . La réaction est effectuée pour une consistance de la pâte de 1 et 2 %, comme indiqué dans le tableau IV ci-dessous. TABLEAU IV Témoin Témoin (blanchi 13 14 (non blanchi) à l'oxygène) Ozone (%) - - 1,0 1,0 Consistance de la pâte - - 1,0 2,0 pH - - 3,0 3,2 Indice de permanganate 9,5 6,1 2,4 2,7 Viscosité (cPo) 31,8 18,3 13,3 13,4 Blancheur (%) (Elrepho) 33,4 46,2 72,3 66,4 Temps (mn) - - 17,7 37,0 CV.jour/t (pâte) - - 2,32 2,32 Les résultats rassemblés dans le tableau IV ci-dessus montrent que l'on obtient une délignification et un blanchiment intensifs lorsque l'on utilise le procédé selon l'invention après un blanchiment initial de la pâte par oxygène. EXEMPLES 15 --18 On reprend le mode opératoire des exemples 1 - 3, en utilisant la même pâte. La consistance est de 1 %, la température de la dispersion est de 200C, -et le pH est de 7. L'ozone est appliqué durant 14,0 mn à raison de 0,37 Nm /h, par l'intermédiaire d'un disque distributeur présentant des pores de 70 à 100 /u. La concentration en ozone est de 2,6 %, par rapport au poids de l'oxygène, et l'on applique 3 % d'ozone, par rapport au poids de la pâte séchée au four. Les conditions opératoires sont rassemblées dans le tableau V ci-après. TABLEAU V Témoin (non blanchi) 15 16 17 18 Ozone (7 3,0 3,0 3,0 3,0 Indice de permanganate 9,5 7,7 5,4 4,4 4,0 Viscosité (cPo) 31,8 21,9 16,1 15,6 11,53 Blancheur (%) (Elrepho) 33,4 39,1 46,0 47,6 57,5 Diminution de l'indice de - 18,9 43,2 53,7 57,9 permanganate ( CV. jour/t (pâte) - 0,010 0,108 0,544 1,837 Mélange : tr/mn - 300 700 1200 1800 D'après le tableau V et la figure unique annexée, on voit qu'un blanchiment satisfaisant par ozone peut être obtenu en dépensant pour le mélange 0,01 1,8 CV.jour/t de patte. La courbe représentée sur la figure unique révèle un aplatissement de la courbe de diminution de l'indice de permanganate entre 1 et 2 CV-jour/t de pâte. Cependant, des énergies de mélange supérieures à 1 CV.jour/t de pâte n'apportent que peu d'avantages supplémentaires. Ceci montre que le traitement par l'ozone dépend fortement de l'agitation convenable du mélange gaz-liquide-pâte, conduisant a un contact intime de l'ozone e. des sites réactifs de la fibre de pâte. EXEMPLE 19 On reprend le mode opératoire des exemples 1 - 3, en utilisant une pâte kraft de bois dur présentant les propriétés physiques suivantes : indice de permanganate 9,5 ; viscosité 31,8 cPo et blancheur Ekepho 33,4. La consistance de la pâte est de 1 Z, la température de la dispersion de pâte est de 200C et le pH de la dispersion est égal a 3. La concentration de l'ozone est de 3,3 %, par rapport au poids de l'oxygène. On utilise 17. d'ozone, par rapport au poids de la pâte, durant 4,5 mn, a raison de 0,37 Nm /h, en agitant à 1200 tr/mn, ce qui correspond a environ 0,178 CV.jour/t de pâte. 62 Z de l'ozone utilisée sont consommés. On a utilisé un distributeur en forme de disque présentant des pores de 25 a 50 1u La blancheur de la pâte est portée a 55,1 points (blancheur Elrepho), ce qui représente une augmentation de 64,9 Z, et l'indice de permanganate tombe å 5,1, ce qui représente une diminution de 46,3 Z. EXEMPLE 20 Une dispersion d'une pite kraft de bois dur non blanchie1 présentant une consistance de 4,5 7. en poids, est initialement blanchie par l'oxygène en présence d'un alcali. La dispersion de pâte, qui présente une consistance de 1 % en poids, et un pH de 3, est ensuite blanchie par un mélange ozone/oxygène traversant un distributeur en forme de disque présentant des pores de 25-50 P , à raison de 0,07 Nm /h. La dispersion est agitée par un mélangeur à pales entrainé par une turbine, la puissance étant de 3,26 CV.jour/t de pâte. Après consommation de 1,03 Z d'ozone, la pâte présente une blancheur Elrepho de 77,2, et est blanchie par de l'acide peracétique à 1,1 %. Durant cette opération, le pH de départ est de 8,0, la consistance est de 10 % et la température est de 700C. Cette étape de blanchiment dure 4 h.La pâte blanchie quittant ce stade opératoire est ensuite traitée par de l'acidXe sulfureux aqueux à 50 C et pH 4,0, durant 30 mn. La blancheur finale de la pâte est de 87,9 (blancheur Elrepho). Entre chacune des étapes élémentaires de blanchiment de cet exemple, ainsi que dans les exemples 21, 22 et 23 suivants, la pâte est lavée par de l'eau désionisée jusqu'à pH neutre du filtrat. Le tableau VI ci-dessous donne les propriétés de la pâte 9 différents stades du blanchiment. TABLEAU VI Propriétés de la pâte Pâte kraft Pâte blanchie Pâte blanchie Blanchi- non de la pâte non blanchie a l'oxygène l'ozone meset t7D3Xa Indice de permanganate 9,7 6,1 2,3 Viscosité (cPo) 23,8 16,7 12,93 12,38 Blancheur (%) (Elrepho) 30,6 45,1 77,2 87,9 EXErIPLE 21 Une dispersion de pâte kraft de bois tendre, non blanchie, de consistance 4,5 7. en poids, est initialement blanchie par l'oxygène es présence d'un alcali.La dispersion de pâte, qui présente une consistance de 1% en poids et un pH de 3, est ensuite blanchie par un mélange ozone/oxygène traversant un disque distributeur présentant des pores de 25 à 50 à å raisc- de 0,07 Nm3/h. La dispersion est agitée par un mélangeur à pales entre par une turbine, la puissance -étant de 3,26 CV.jour/t de pâte. La consommation d'ozone est de 0,93 %, et la pâte présente ensuite une blancheur de 55 (Elrepho). Cette pâte est extraite par l'hydroxyde de sodium. La dispersi-,- durant cette extraction, présente une consistance de 10 % et un pH de Il L'extraction est effectuée durant 90 mn à 50"C. Ensuite, la pâte extraite qui présente une consistance de 10 % est traitée par l'acide peracétique à 2 % durant 4 h, la température de la dispersion étant de 70 C, et le pH étant égal 5 8. Ce traitement 9 l'acide peracétique est suivi par une seconde extraction alcaline identique à celle décrite ci-dessus. La pâte est enfin traitée par l'acide- peracétique 9 1,2 % dans des conditions identiques à celles choisies pour le traitement à l'acide peracétique ci-dessus. La pâte est ensuite traitée par l'acide sulfureux durant 30 mn. La dispersion de pâte, durant ce traitement, présente une consistance de 6 Z, un pH de 4, et on travaille a 500C. La blancheur finale de la pâte est de 83,6 (Elrepho). Le tableau MI ci-dessous indique les propriétés de la pâte à différentes étapes du blanchiment. TABLEAU VII . Pâte de la pâte Pâte kraft Pâte blanchie Pâte blanchie Blanchiment Propriétés de la pâte non blanchie à l'oxygène à l'ozone O2O3EPaEPa Indice de permanganate 16,9 10,6 6,4 Viscosité (cPo) 34,6 23,6 14,40 10,9 Blancheur (%)(Elrepho) 24,6 31,6 55,0 83,6 EXEMPLE 22 Une dispersion de pâte kraft de bois dur non blanchie, présentant une consistance de 4,5 7. en poids, est initialement blanchie par l'oxygène en présence d'un alcali. Ensuite, la dispersion de pâte qui présente q une consistance de 2 7. en poids et un pH de 7 est blanchie par un mélange ozone/oxygène traversant un disque distributeur présentant des pores de 70 à 100 , à raison de 0,37 Nm3/h. La quantité d'ozone appliquée est de 0,75 %, par rapport au poids de la pâte séchée au four.La dispersion est agitée par un mélangeur à hélice à trois pales, la puissance étant de 1 CV.jour/t de pâte. La pâte est ensuite extraite par l'eau chaude. La dispersion durant l'extraction à l'eau chaude présente une consistance de 6 %. L'extraction est effectuée durant 2 h à 490C. L'extraction est suivie par un second traitement à l'ozone, identique au traitement à l'ozone décrit ci-dessus. Ensuite, la pâte extraite qui présente une consistance de 10 Z en poids est traitée par le peroxyde d'hydrogène à I Z et le silicate de sodium à 2 Z durant 5 h, à la température de dispersion de 70 C, et a un pH de 10,5. La pâte blanchie au peroxyde est ensuite extraite par lthydroxyde de sodium durant 2 h à 490C. La consistance de la pâte est de 10 % et le pH est de 11,0. Ensuite, la consistance de la pâte étant de 10 7 et la température étant de 70"C, on blanchit la dispersion de pâte durant 5 h par le peroxyde d'hydrogène à 0,5 %. La dispersion de pâte est ensuite traitée par l'acide sulfureux durant 1 h. La dispersion de pâte, durant ce traitement, présente une consistance de 3 % et un pH de 4. La blancheur finale de la pâte est de 82,4 (Elrepho). Le tableau VIII ci-dessous présente les propriété-s de la pâte a différents stades du blanchiment. TABLEAU VIII Pate kraft Pâte blanchie Pâte blanchie Blanchiment Propriétés de la pâte non blanchie à l'oxygène à l'ozone 02C3E03PEP Indice de permanganate 8,3 5,0 2,3 Viscosité (cPo) 23,3 15,4 non déterminée 11,2 Blancheur (%) (Elrepho) 33,3 487 62,7 82,4 EXEMPLE 23 Une d ispersion de pâte kraft de bois dur non blanchie, présentant une consistance de 4,5 % en poids, est initialement blanchie par l'oxygène en présence d'un alcali. Ensuite, la dispersion de pate, qui présente une consistance de 1 % en poids, et un pH de 3, est blanchie par un mélange ozone/oxygène traversant un disque distributeur dont les pores ont une ouverture de 25 à 50 P, raison de 0,12 Nm3/h. La quantité d'ozone appliquée est de 0,50 % en poids, par rapport à la pâte séchée au four. La dispersion est agitée par un mélangeur à pales entrainé par une turbine, à 2,02 CV.jour/t de pâte. La pâte est ensuite extraite par l'hydroxyde de sodium. La dispersion, durant l'extraction alcaline, présente une consistance de 10 % en poids et le pH est de 11,8 L'extraction est effectuée durant 90 mn à 500C. L'étape d'extraction est suivie par un second traitement à ozone, identique a celui décrit ci-dessus. La pâte est ensuite blanchie par du dioxyde de chlore à 0,6 7, la consistance de la pâte étant de 11 % en poids. Cette étape est effectuée durant 2 h à 770C. Le tableau IX ci-dessous présente les propriétés de la pâte à différents stades du blanchiment. TABLEAU IX Pâte kraft Pâte blanchie Pate blanchie Blanchiment propriétés de la pâte non blanchie à l'oxygène à l'ozone 0203E03D non de permanganate 9,5 6l5 2,3 non Indice de permanganate 9,5 6,15 2,3 déterminé Viscosité (cPo) 23,4 17,14 11,9 14,1 Blancheur (%)(Elrepho) 33,4 42,7 73,9 81,9 REVENDICATIONS 1. Procédé de délignification et de blanchiment de pâtes lignocellulosiques, caractérisé en ce que l'on fait réagir une dispersion de pâte lignocellulosique présentant une consistance d'environ 1 à environ 10 %, par rapport au poids de pâte séchée au four, et un pH compris entre environ 1 et environ 7, à une température comprise entre environ O et environ 700C, sur un mélange gazeux consistant en un mélange ozone/oxygène, ozone/air, ou en combinaisons de ces mélanges, ledit mélange gazeux étant mis sous forme de bulles et présentant une concentration en ozone comprise entre environ 0,1 /0 et environ 20 %, par rapport au poids de l'oxygène ou de l'air, la dispersion étant agitée sous une puissance d'environ 0,01 à environ 5,0 CV.jour/t de pâte. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pratiquement toutes lesdites bulles présentent un diamètre voisin de 3,2 mm ou inférieur. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la concentration en ozone représente d'environ 2,0 à environ 3,0 % du poids de l'oxygène ou de l'air 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on applique à la dispersion de pâte d'environ 0,1 a environ 5,0 % d'ozone, par rapport au poids de la pâte séchée au four. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérisé en ce que le temps de réaction est d'environ 1 à environ 60 mn. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 å 5, caractérisé en ce que l'agitation correspond à une puissance d'environ 0,1 à environ 1,0 CV.jour/t de pâte lignocellulosique. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la consistance de la pâte est d'environ 2 à environ 3 %, en poids de la pâte séchée au four. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 7, caractérisé en ce que la température de la dispersion est d'environ 20 a environ 30 C. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le pH de la dispersion de pâte est compris entre environ 3 et 5. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisi en ce que la dispersion de pâte a préalablement été soumise à un blanchiment à oxygène en présence d'un alcali. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la dispersion de pâte est ensuite blanchie par l'acide peracétique. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la dispersion de pâte est ensuite blanchie par un peroxyde. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la dispersion de pâte est ensuite soumise au blanchiment suivant : extraction par l'hydroxyde de sodium ou l'eau, blanchiment par un mélange gazeux contenant de l'ozone, consistant en ozone/oxygène, ozone/air ou combinaisons de ces mélanges, et blanchiment par l'acide peracétique. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 9, caractérisé en ce que la dispersion de pâte est ensuite soumise au blanchiment suivant : extraction par l'hydroxyde de sodium ou l'eau, blanchiment par un mélange gazeux contenant de l'ozone, consistant en ozone/oxygène, ozone/air ou combinaisons de ces mélanges, et blanchiment par un peroxyde. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 A 9, caractérisé en ce que la dispersion de pâte est ensuite soumise au blanchiment suivant : extraction par l'hydroxyde de sodium ou l'eau, blanchiment par un mélange gazeux contenant de ozone, consistant en ozone/oxygène, ozone/air ou combinaisons de ces mélanges, et blanchiment par le dioxyde de chlore. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la dispersion de pâte est ensuite soumise au blanchiment suivant : extraction par l'hydroxyde de sodium ou l'eau, blanchiment par un mélange gazeux contenant de l'ozone consistant enozone/oxygène, ozone/air ou combinaisons de ces mélanges, et blanchiment par un hypochlorite.