La présenteinvention est relative aux procédés d'exploration sismique utilisés pour déterminer l'emplacement et la configuration des structures souterraines. Un procédé courant d'exploration sismique est mis en oeuvre en disposant une chaîne de détecteurs sismiques espacés suivant une droite à la surface du sol. Une source sismique est disposée alignée avec les détecteurs et est actionnée afin de produire une perturbation sismique. Une telle perturbation produit des réflexions souterraines qui sont reçues par les détecteurs et qui sont enregis trées pour être analysées ultérieurement. La chaîne de détecteurs est alors enlevée et disposée de nouveau soit suivant une seconde droite parallèle à la première, soit en un nouveau point en alignement avec la première droite, et le processus est renouvelé pour le second emplacement .Ce processus est poursuivi jusqu'à ce que l'on ait ex ploré la zone désirée. I1 est évident que ce procédé peut devenir fastidieux et long lorsque l'on doit explorer une surface relativement grande du sol. Un problème connu qui se pose dans la technique de l'explora- tion sismique est celui qui consiste à distinguer les signaux désirés de réflexion de la structure souterraine des différentes vibrations sismiques parasites qui sont également reçues par les détecteurs et que l'on désigne couramment par l'appellation " bruits Une technique connue pour diminuer ces bruits est habituellement appelée sommation".cètte technique de sommation implique l'utilisation de sources multiples afin d'obtenir des réflexions multiples à partir d'un point souterrain commun.Après un traitement approprié, les enregistrements individuels du point souterrain commun sont combinés afin de produire un enregistrement complémentaire dans le quei les composants du signal désiré sont amplifiés et dans lequel les composants des bruits indésirables sont diminués. Cette technique est la sommation décrite de façon détaillée dans les brevets des Etats-Unis nO 2 732 906 et 3 040 833. L'invention a pour but de fournir un procédé d'exploration sismique nouveau et perfectionné - pour obtenir une quantité plus grande de données concernant les structures souterraines en un temps donnés et pour une somme de travail donnée ou inversement pour obtenir une quantite donnée d'informations en un temps plus court et pour une somme de travail moindre - pouermettre d'obtenir une quantité plus grande d'enregis trement superposés dans un temps donné et pour une somme de travail donnée ;; - permettant d'obtenir de meilleure informations concernant les structures souterraines - qui soit capable de pénétrer les barrières de diffraction sismique produites par des objets, dans les régions d'intérêt géologique, au voisinage de ces régions ou au-dessus d'elles - permettant une exploration sismique d'une région d'intérêt géologique située de telle sorte par rapport à une caractéristique de surface telle qu'une zone inhabitée où à une caractéristique souterraine telle qu'une poche de sel située au-dessus de cette région, qu'à peu près aucune donnée sismique significative puisse être obtenue en utilisant une ligne d'exploration s'étendant transversale- ment à la partie caractéristique en question et à la région d'intérêt géologique. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre faite en se référant aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels - la Fig.l est une vue en perspective d'un certain volume de sol, montrant d'une façon simplifiée l'un des concepts de base de l'invention ;; - la Fig. 2 est une vue en plan montrant un agencement en deux dimensions de sources et de détecteurs sismiques à la surface du sol, suivant un mode de mise en oeuvre de l'invention en s-urface - la Fig. 3 est une vue en plan d'un agencement de sources et de détecteurs sismiques suivant un mode de mise en oeuvre de l'invention en surface - la Fig. 4 est une vue en plan de la surface du sol montrant un autre agencement de sources et de détecteurs sismiques suint un autre mode de mise en oeuvre de l'invention - la Fig. 5 est une vue schématique en plan d'un agencement de sources et de détecteurs sismiques analogue à celui représenté à la Fig.3, montrant des procédés suivant l'invention pouvant être utilisés pour pénétrer une barriere de diffraction - la Fig. 6 est une vue en coupe verticale schématique d'une partie du sol montrant les procédés suivant l'invention utilisés afin d'obtenir des données d'une région d'intérêt géologique, située audessus d'un point caractéristique opaque ou au-dessous de la surface mais au-dessus de la région d'interêt. La Fig.l montre en trois dimensions- la structure 10 d'un certain volume du sol, la surface du sol étant désignée par la référence 11, et la surface supérieure d'une couche souterraine étant désignée par la référence 12. Suivant un mode de réalisation de l'invention,des sources sismiques S1, S2 etc. et des détecteurs sismiques D1,D2, etc. sont disposés suivant un agencement en deux dimensions à la surface 11 du sol afin d'obtenir un échantillonnage multidirection nez de chacun des différents points de réflexion souterrains, l'un de ces points étant désigné par la référence R à la Fig.l. Le point de réflexion R est situé dans le plan limite souterrain 12.Des sources sismiques S1, S2... sont actionnées d'une façon séquentielle afin de produire une série de perturbations sismiques échelonnées dans le temps. Pour le point souterrain R, la perturbation sismique engendrée par la source S1 produit un trajet 13 pour l'énergie sismique tel que la réflexion venant du point R est reçue par le détecteur sismique D1. D'une façon analogue, une partie de l'énergie produite par la perturbation sismique engendrée par la source S2 suit le trajet 14 et-est reçue par le détecteur sismique D2. Les perturbations sismiques reçues par chacun des différents détecteurs D1, D2... sont enregistrées par un appareil d'enregistrement des signaux d'un type usuel (non représenté), cet appareil étant relié aux différents détecteurs au moyen de cabales appropriés pour les signaux (non représentés). Pour chacune des paires d'appareils constituées par une source et un détecteur sismiques représentés dans l'exemple idéal de la Fig.l l'angle d'incidence du trajet de L'énergie est égal à la'angle de réflexion et le point de réflexion souterrain R est situé à mi-distance entre la source et le détecteur particuliers considérés. Des paires supplémentaires d'appareils émetteurs et détecteurs peuvent être disposées suivant le cercle 15 afin de fournir des échantillons supple- mentaires du point de réflexion souterrain R suivant des lignes supplémentaires s'étendant suivant différentes directions supplémentaires en étoile. D'une façon analogue, d'autres paires d'appareils émetteurs et détecteurs peuvent être disposées de part et d'autre de cercles supplementaires tels que le cercle 16, qui sont concentriques au cercle 15.De cette façon, on peut développer des données suivant un volume conique ayant pour sommet le point de réflexion R. Une conséquence pratique de ceci est que pendant l'analyse qui suit, les dif férentes séries de données peuvent être examinées et seules celles qui donnent les meilleurs résultats peuvent être choisies et utilisées pour l'analyse finale.De même, comme on ltexpliquera dans la suite, le concept de base représenté à la Fig.l peut être facilement étendu pour obtenir un échantillonnage multidirectionnel d'un nombre relativement grand de points de réflexion souterrains au cours d'une seule et même opération. En se référant à la Fig.2, on voit en plan une zone choisie de la surface du sol. Dans un but de précision de la description, on a superposé à la vue en plan de la Fig.2 un système imaginaire de coordonnées X,Y, l'échelle d'unités de l'axe X étant indiquée en 17 et l'échelle d'unités de l'axe Y étant indiquée en 18. A titre d'exemple seulement, chaque unité de distance sur les échelles de l'axe X et de l'axe Y peut correspondre à une distance de 33m, auquel cas la totalité de la zone d'exploration sismique représentée sur la Fig.2 couvrirait une surface de plus de 2,5 km2. Le système d'exploration sismique représenté à la Fig. 2 constitube un exemple de la façon dont on peut appliquer la technique d'échantillonnage multidirectionnel de la Fig.l à un nombre relativement grand de points de réflexion souterrains dans le but de couvrir une zone relativement grande en- deux dimensions. Le schéma sismique représenté à la Fig.2 comprend un nombre relativement important de sources sismiques S et un nombre relativement important de-détecteurs sismiques D disposés suivant un-agencement en deux dimensions, couvrant une surface notable du sol. Chacune des sources S est représentée par un petit carré avec un point en son centre,tandis que chacun des détecteurs D est représenté par un petit cercle ayant'un point en son centre. Les différents points de réflexion souterrains R qui sont échantillonnés sont représentés par de petits points. Ainsi,comme on le voit, l'agencement représenté à la Fig.2 comprend quatre droites parallèles suivant lesquelles sont disposés à la fois des émetteurs S et des détecteurs D ces droites étant situées sur l'axe Y, dans les positions Y = 8, Y = 24, Y = 40 et Y = 56 et s'étendant parallèlement à l'axe X.Les différentes lignes comportant les différents émetteurs et différents détecteurs et les droites comportant uniquement des détecteurs sont non seulement parallèles mais également espacées de distances notables. L'expression " distance notable " utilisée dans cette description doit être entendue comme désignant une distance de 30m ou plus. De préférence, l'espacement entre les rangées de détecteurs est supérieur à l'espacement entre les détecteurs voisins sur la même ligne. Suivant l'exemple représenté les détecteurs voisins sur la même ligne sont espacés de quatre unités tandis que les lignes de détecteurs adjacentes sont espacées de huit unités. Les émetteurs voisins sur la même ligne sont espacés de douze unités et sont situés en des points qui sont différents par rapport aux emplacements des détecteurs D. Les émetteurs sismiques S peuvent être du type produisant des impulsions ou du type produisant des vibrations. Les détecteurs sismiques D peuvent ttre l'un quelconque de différents types de sismomètres et de géophones connus dans la technique de la sismologie. On comprend également que chaque détecteur D, bien qu'étant indiqué au singulier peut en fait. être constitue par un certain nombre de détecteurs réunis en un groupe entourant le point détecteur commun afin d'effectuer une discrimination à l'égard de l'énergie sismique indésirable se propageant horizontalement, cette technique étant connue en sismologie. Les détecteurs D des quatre rangées inférieures sont reliés à des câbles multi-conducteurs O qui sont à leur tour reliés à des appareils appropriés d'enregistrement de signaux situés dans un camion 21 d'enregistrement. D'une façon analogue-, les détecteurs D situés dans les quatre rangées supérieures sont reliés à des câbles muiti-conducteurs 22 qui sont à leur tour reliés à des appareils d'enregistrement de signaux situés dans un second camion d'enregistrement. Dans les deux cas t les appareils d'enregistrement sont de préférence du type à bande magnétique. Chacun des vingt émetteurs sismiques S représentés à la Fig.2 produit une perturbation sismique à un instant qui est différent des instants auxquels les autres émetteurs S produisent leurs perturbations. Pour chaque perturbationJ sismique, les signaux de réflexion en provenance du sous-sol, qui sont produits par les 96 détecteurs sismiques D, sont enregistrés individuellement sur des pistes séparées sur une bande magnétique dans les camions 21 et 23. Ces bandes enregistrées sur place sont ensuite lues ou reproduites de façon coordonnée afin de fournir des indications améliorées de la géologie sou terrain. Ceci peut être effectué de différentes façons à plusieurs fins différentes. Un but particulièrement important pouvant être atteint avec l'agencement représenté à la Fig.2 est " la sommation " de réflexions en provenance de points souterrains communs dans le but de produire des enregistrements sismographiques dans lesquels l'effet du bruit sismique est réduit. La façon de combiner les enregistrements individuels ou les traces obtenues pour un point souterrain donné de réflexion est à peu près exactement la même que celle utilisez dans la technique connue de la sommation. En bref, les enregistrements effectués sur place pour les différents points donnés sont lus et traités de façon à leur appliquer les corrections habituelles d'élévation, de zone altérée, et dynamique, les tracés corrigés étant enregistrés individuellement sur une seconde bande magnétique.La seconde bande magnétique est alors lue et des signaux individuels corrigés sont combinés afin de produire un seul signal composite qui est alors enregistré afin de fournir un enregistrement composite dans lequel les réflexions du point souterrain commun s'ajoutent les unes aux autres. En même temps, les bruits de vibrations indésirables, qui ont un caractère plus ou moins aléatoire pour les différentes directions, s'annulent plus ou moins les uns les autres de façon à diminuer la composante nette de bruit dans l'enregistre- ment composite final.Un type d'appareil d'enregistrement magnétique approprié d'une façon générale pour réaliser ce procédé de sommation est décrit dans le brevet des Etats-Unis NO 3 040 833, et l'on comprend qu'un nombre plus grand de pistes initiales, ou d'entrée, des bandes magnétiques et un agencement un peu différent des commutateurs sont nécessaires dans le présent exemple. De la même façon que ci-dessus, il peut être prévu des tracés composites additionnés pour 312 des 336 points de réflexion représentés à la Fig. 2, six étant prévus à chaque angle du réseau pôur lesquels on enregistre seulement une seule réflexion. En supposànt que l'on désire obtenir une sommation maximale, on obtient les tracés pour les points de réflexion R, situés à l'intérieur de la zone délimitée par une limite imaginaire 24, en combinant ces réflexions ou plis séparés. D'une façon analogue, les tracés composites pour les points de réflexion R situés à l'intérieur de la zone entre les limites imaginaires 24 et 25 sont obtenus en combinant 12 réflexions ou plis individuels. Les tracés composites pour les points de réflexion R se trouvant dans la zone délimitéé entre les limites imaginaires 25 et 26 sont obtenus en combinant huit réflexions ou plis différents. Les tracés composites pour les points de réflexion R dans la zone délimitée entre les lignes imaginaires 26 et 27 sont obtenus en combinant quatre réflexions ou plis différents. Pour le reste des points de réflexion R se trouvant en dehors de la limite imaginaire 27, le nombre de réflexions qui sont combinées est indiqué par le petit chiffre voisin de ces points, comme représenté, pour le cas des points de réflexion se trouvant dans l'angle inférieur gauche du réseau représenté à la Fig. 2. En considérant par exemple le point de réflexion R dont les coordonnées X-Y sont 23-24, il y a 16 paires différentes constituées chacune par une source et un détecteur, qui produisent et re çoivent les réflexions en provenance de ce point. Les traJets des signaux pour ces réflexions sont indiqués par des droites radiales 28 passant par le point de coordonnées 23-24. On obtient pour ce point une réflexion enregistrée pour chaque source S excepté pour les quatre sources situées à droite aux points de coordonnées 48-o, 48-16, 48-32 et 48-48.Lorsque l'on désire obtenir une sommation maximale, on applique individuellement aux 16 tracés de réflexion pour le point de coordonnées 23-24, la correction d'élévation, la correction de zone altérée et la correction dynamique, et les traces corrigées obtenues sont additionnées ensemble afin de produire le tracé composite unique pour le point de coordonnées 23-24. Un autre but important qui peut être atteint au moyen de l'a- gencement sismique représenté à la Fig. 2 consiste en ce que cet agencement permet de choisir et d'afficher d'une façon coordonnée des trajets particuliers pour fournir des meilleures indications sur la géologie souterraine. Par exemple, lorsqu'unie faille ou fissure traverse la zone à-explorer, les trajets des signaux qui sont interrompus par la fissure fournissent de mauvaises données concernant la géologie souterraine.Par ailleurs, les trajets des signaux qui s'étendent plus ou moins parallèlement à la fissure et ne sont pas interrompus par celle-ci fournissent de bien meilleures données concernant la géologie souterraine0 Ainsi, on peut obtenir une analyse améliorée en choisissant les trajets de signaux de ce dernier type et en les reproduisant de façon coordonnée L'aspect multidirectionnel du présent mode de mise en oeuvre de l'invention rend possible une telle sélection des meilleures données seulement. Ceci est obtenu en reproduisant initialement les différentes réflexions enregistrées et en les étudiant afin d'obtenir une interprétation approximative des particularités de la géologie.En se basant sur cette étude préliminaire, les enregistrements choisis parmi les réflexions enregistrées sont ensuite reproduits d'une façon coordonnée afin de permettre une meilleure analyse de la structure du sous-sol. En plus de choisir des trajets particuliers pour éliminer les mauvaises données dues à des failles ou fissures, on peut également choisir des trajets particulierspour d'autres buts. Par exemple, on peut choisir des trajets particuliers pour produire des enregistrements additionnés dans lesquels l'effet des variations du déplacement normal est réduit. De même, on peut choisir des trajets parti culiers ayant des longueurs qui correspondent aux valeurs appropriées pour diminuer les effets de bruit indésirables. D'une façon générale également, les réflexions enregistrées qui doivent être coordonnées peuvent être choisies de façon à concentrer le maximum de données sur des points d'intérêt particulier. En sé référant à la Fig. 3, on voit une vue en plan d'un agencement de sources et de détecteurs sismiques disposés sur la surface du sol suivant un mode de mise en oeuvre linéaire du procédé suivant l'invention. L'agencement représenté à la Fig. 3 comprend une première série de détecteurs sismiques D espacés, disposés le long d'une première droite A et une seconde série de détecteurs sismiques espacés D, disposés le long d'une seconde droite différente C, les droites A et C sont parallèles et sont espacées d'une distance notable. Les détecteurs D sur la droite A sont reliés à un cible multi-conducteur 30 qui s'étend jusqu'à un camion d'enregistrement 31, tandis que les détecteurs D de la droite C sont reliés à un câble multi-conducteur 32 qui s'étend jusqu'à un second camion d'enregistrement 33. Pour la mise en oeuvre du procédé représenté à la Fig. 3, on produit des perturbations sismiques d'une façon séquentielle suivant la droite A en des points de source d'émission S espacés situés en des points différents par rapport aux emplacements des détecteurs D. D'une façon analogue1 on produit également des perturbations sismiques de façon séquentielle suivant la droite C en des points d'origine S situées en des points différents par rapport aux emplacements des détecteurs D. En utilisant l'échelle de distance imaginaire 35, parallèlement aux rangées de détecteurs dans un but de clarté, un processus caractéristique consisterait à produire une perturbation sismique au point de source A, O, où A indique la rangée de détecteurs, le chiffre indiquant la valeur de la distance sur l'échelle imaginaire. Les réflexions souterraines résultantes reçues par chacun des différents détecteurs D dans les deux droites A et C sont enregistrées individuellement.Après que cette première perturbation sismique ait disparu, une seconde perturbation sismique est produite au point de source C, O, et les réflexion-s souterraines de cette perturbation sont reçues par tous les détecteurs sismiques D dans les deux droites A et-C et de nouveau enregistrées individuellement. A la suite de cette opération, les trois détecteurs sismiques D situés en A-2, A-6 et A-10 sont enlevés et disposés de nouveau alignés et espacés vers la droite de l'extrémité de droite du câble 30. D'une façon analogue, les trois détecteurs D situés en C-2, C-6, C-10 avec les cibles qui les relient sont enlevés et transférés à la droite de I'extrémité de droite du câble 32.A la suite de cela, une perturbation sismique est produite au point de source A-12 et les réflexions souterraines qui en résultent sont reçues par tous les différents détecteurs sismiques D et sont enregistrées. Ensuite, une perturbation sismique est produite au point de source C-12, et les réflexions sismiques qui en résultent sont reçues par tous les détecteurs D et sont de nouveau enregistrées individuellement. A la suite de cela, les trois détecteurs situés le plus à gauche dans chacune des droites A et C sont enlevés et transférés en des emplacements similaires espacés vers la droite des extrémités de droite des câbles 30 et 32.On produit alors des perturbations sismiques à l'emplacement de la paire suivante de points de source, la réflexion résultante étant enregistrée, et 1'on retire les trois jeux de détecteurs de chaque droite et on les transfère aux extrémités de droite de celle-ci. De cette façon, on prolonge de façon continue les rangées de détecteurs jusqutà ce que l'on ait exploré la longueur désirée de la surface du sol. Le procédé décrit ci-dessus constitue une autre application de la technique multi-directionnelle suivant l'invention. Plus particulièrement, on obtient avec ce procédé une ligne supplémentaire de points de réflexion R situés le long d'une droite B disposée entre les rangées de détecteurs A et C. Comme l'indiquent les trajets 34 passant par le point de réflexion R situé en (B-21), chaque point sur la droite B est échantillonné d'une façon multi-directionnelle. Ainsi, on obtient des données en volume conique pour chacun de ces points de réflexion R le long de la droite B (excepté bien entendu pour le petit nombre de points situés à gauche). Ainsi, non seulement le procédé suivant l'invention fournit un nombre supérieur de points de réflexion, mais en outre, on peut obtenir, pour les points de réflexion R le long de la droite B, un degré plus grand de sommation qutil peut en être obtenu suivant l'une ou l'autre des droites A et C seules. En particulier, on obtient le double de réflexions pour chacun des points de réflexion suivant la droite B que l'on en obtient pour les points de réflexion correspondants le long des droites A et C. Les petits numéros situés au voisinage des points de réflexion sur les droites B et C indiquent le nombre de réflexions ou de plis qui peuvent être additionnés, et lton remarquera que 8 réflexions différentes peuvent être additionnées pour le point de réflexion situé en 3-21, ces réflexions étant représentées par les différents trajets 34. Les petits chiffres situés à droite du point 30 de l'é- chelle imaginaire sont inscrits entre parenthèses pour montrer qu'ils indiquent le nombre de réflexions obtenues dans le cas où aucun des détecteurs n'est enlevé de l'extrémité de gauche et disposé à l'extrémité de droite de l'agencement.Lorsque les détecteurs sont, en fait, enlevés et déplacés de la façon décrite plus haut, on obtient, pour chacun des points de réflexion le long des droites A et C, vers la droite du point 30 de l'échelle imaginaire, un total de 4 plis de réflexion et, pour chacun des points de réflexion suivant la droite B, à la droite du point 30 de l'échelle imaginaire, un total de 8 plis de réflexion, ces totaux restant constants aussi longtemps que l'on continue à enlever et transférer les détecteurs de la gauche vers la droite, après choque opération de deux perturbations sismiques. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les deux procédés de surface de la Fig. 2 et le procédé de surface de la Fig. 3 peuvent être tous utilisés pour effectuer une exploration peu profonde de la réfraction, par sommation. Cette exploration est effectuée en reproduisant, de façon coordonnée, des réfractions appro- priées choisies parmi les réfractions enregistrées. Les résultats de cette exploration de la réfraction peuvent être utilisés pour évaluer encore les données de l'exploration par réflexion. On se réfèrera maintenant à la Fig. 4, qui montre l'application du procédé suivant l'invention pour pénétrer une barrière de diffraction sismique. Dans un but de simplicité d'exposé de cet' exemple de mise en oeuvre de l'invention, on a représenté de façon simplifiée à la Fig. 4, un tracé linéaire d'exploration suivant le procédé de la Fig. 3. Ainsi, le tracé d'exploration de la Fig. 4 comprend des droites A et C, lé long desquelles sont espacés des sources S et des détecteurs D, et une droite B qui, bien qu'elle ne contienne pas de sources et de détecteurs, contient certains des points de réflexion à explorer comme expliqué plus haut en référence à la Fig. 3.Pour la clarté de l'exposé, on supposera que les droites A, B et C sont très longues et que les écartements entre la source et le détecteur sont les mêmes que ceux utilisés dans le mode de mise en oeuvre de la Fig. 3. Ainsi, dans les parties des droites A, B et C représentées à la Fig. 4, on effectue un quadruple échantillonnage de chacun des points de réflexion suivant les droites A et C, et l'on obtient un échantillonnage octuple de chacun des points de réflexion de la ligne B. En se référant à la Fig. 5, on a représenté l'exploration comme étant effectuée en mer dans une zone où les eaux sont navigables. On a représenté, en conséquence, à la Fig. 5, deux navires coulés -40 et 41 qui sont des sources ou générateurs de barrières de diffraction. I1 existe une concentration et une incidence étonnamment élevées des navires coulés dans les eaux relativement peu profondes des baies, des golfes, des mers et des océans qui sont des zones d'intérêt pour l'exploration sismique. Des objets autres que des navires coulpes, tels que 40 et 41, sont également connus comme créant des barrières de diffraction. Ces sources de diffraction comprennent des affleurements sur le fond marin au voisinage de celuici, et de petites structures relativement dures dans des zones du sous-sol. La façon dont des navires coulés et autres objets ou points caractéristiques agissent comme barrières de diffraction résulte -de leur action comme pseudo-sources sismiques. En raison de leur pouvoir réfléchissant élevé, ces objets réfléchissent nettement les signaux des perturbations sismiques planifiées, et ces signaux réfléchis sont détectés par les détecteurs et enregistrés d'une façon qui produit bien entendu un enregistrement confus dans lequel les signaux provenant d'es points de réflexion notables sont complètement masqués et, dans la pratique, effacés dans les techniques classiques d'exploration sismique. Des~barrieres de diffraction peuvent être produites par des objets situés au voisinage, au-dessus ou dans une zone d'intérêt géologique.Ainsi, les épaves de bateaux coulé s 40 et 41 représentées à la Fig. 5 représentent de telles sources situées à ltextérieur de la zone d'intérêt à explorer, mais au voisinage de celle-ci. La géométrie d'une barrière de diffraction, du point de vue acoustique, dans sa relation avec les signaux enregistrés qu'elle engendre, est extrêmement complexe et difficile à analyser d'une fagon rigoureuse. Mais, aux fins de la présente invention, le facteur géométrique clé est qu'un détecteur reçoit, pour l'enregistrer, un signal provenant de la pseudo-source créant la barrière diffraction à un moment qui est lié à la somme de la distance entre les détecteurs et la pseudo-source, et la distance entre cette dernière et la source sismique réelle.Suivant l'invention, ce fait est exploité, avec l'échantillonnage multi-directionnel d'un point de réflexion unique et la technique de combinaison ou de sommation des enregistrements en provenance dudit point de réflexion (de préférence, autant de ces enregistrements qu'il est possible d'en obtenir), pour pénétrer efficacement la barrière de diffraction. En considérant la Fig. 5, on supposera qu'unie perturbation sismique a été produite sur la droite C, au point de source Sc. Le détecteur DA sur la droite A reçoit un signal réfléchi du point de réflexion R situé sur-la droite B. Il reçoit également un signal en provenance de l'épave 40, dont le temps d'arrivée au point DA est fonction de la distance SC--40--DA, cette distance étant indiquée en trait interrompu à la Fig. 5. Le signal reçu par le détecteur DA en provenance de la pseudosource 40 peut masquer complètement le signal reçu du point de réflexion R. On suppo-sera ensuite qu'une perturbation sismique est produite au point de source SA sur la droite A. I1 résulte de cette perturbation que le détecteur D0 situé sur la droite C détecte un signal en provenance du point de réflexion R. I1 reçoit également un signal de diffraction en provenance de la pseudo-source 40, et le temps d'arrivée d'un tel signal au point DC est fonction de la distance SA--40--DC, cette distance étant indiquée à la Fig. 5 par des tirets.En considérant la Fig. 5, on voit que les distances SA--40--DC et SC--40--DA sont différentes et ceci signifie que, A lorsque les enregistrements sont additionnés suivant l'invention, les signaux de diffraction ne s'ajoutent pas entièrement, mais sont plutôt partiellement supprimés, tandis que les signaux en provenance du point de réflexion R s'ajoutent en phase. Le signal-composite additionné å deux plis contient ainsi un signal amplifié en provenance du point de réflexion R, et un signal de diffraction atténué. Lorsque le nombre de plis, pour un point de réflexion donné, qui sont ajoutés ou combinés, augmente, l'atténuation des signaux en provenance de la source de diffraction 40 est accrue, et la force des signaux en provenance du point de réflexion R est renforcée par addition cumulative, de sorte qu'un signal en provenance du point de réflexion R devient discernable en dépit de la barrière de diffraction. La Fig. 6 montre schématiquement l'application de l'invention aux problèmes de l'exploration sismique d'une zone géologique intéressante disposée de telle sorte par rapport à une surface ou à une caractéristique souterraine située au-dessus de cette région que 1'on ne peut obtenir à peu près aucune donnée sismique intéressante en faisant agir une ligne d'exploration en travers de ladite zone caractéristique et de la zone dtintéret. A la Fig. 6, la surface du sol est indiquée par la référence 43 et la zone géologique intéressante est indiquée par la limite 44 en trait interrompu.Dans la zone d'intérêt 44, on voit un dôme de sel 45, des couches géologiques 46 déformées par le dôme de sel (ces couches déformées étant d'un grand intérêt dans l'exploration sismique, du fait quelles indiquent les strates constituant un gisement possibled'huile) et, à un niveau au-dessus du dôme de sel 45, une masse de sel 47 qui peut être considérée comme une "bulle" de sel qui se serait élevée à partir du dôme, en direction de la surface, à travers les couches géologiques recouvrant le dôme. On a représenté, à la surface 43 du sol, une ville désignée par la référence 48. La ville 48 et la masse de sel 47 illustrent deux zones caractéristiques, une en surface géographique, et l'autre souterraine et géologique, qui rendent à peu près impossible de recueillir ou de rassembler des données significatives à partir d'une zone d'intérêt géologique située immédiatement au-dessous de cette zone caractéristique. Dans le cas de la cité 48, il est impossibled'opérer, pour des raisons sociales, et dans le cas de la masse de sel 47, l'impossibilité provient de raisons physiques, du fait que cette masse 47 est à peu près opaque aux signaux sismiques.On remarquera que le schéma de la Fig. 6 illustre une situation qui ne se produit que relativement rarement, dans laquelle une barrière de surface (due à des raisons sociales) et une barrière souterraine (due à des raisons physiques) sont disposées de façon à bloquer toute exploration classique de la zone d'intérêt. Suivant l'invention, une source sismique S est située d'un côté de la zone caractéristique de blocage 47 ou 48 et éloignée de celleci, et un détecteur D est disposé du côté opposé de la zone de blocage. Des configurations de trajets d'exploration telles que celles décrites aux Fig. 2 et 3 et à la Fig. 1 (si ces trajets sont étendus de façon à comprendre un nombre considérable de paires d'appareils émetteurs-détecteurs pour un point de réflexion donné) peuvent être utilisées pour fournir un échantillonnage, dans des directions multiples, des points d'intérêt, de réflexion, à partir d'un angle d-'- approche situé latéralement.Les données ainsi recueillies et enregistrées suivant l'invention sont alors combinées, additionnées à partir d'autant de plis qui ont produit de bonnes données concernant un point de réflexion donné pour produire un signal composite qui représente bien le point de réflexion, malgré que les signaux sismiques bruts aient été engendrés à des distances plus grandes que les distances ordinaires et à des angles plus grands que les angles habituels afin d'éviter les zones caractéristiques de blocage 47 ou 48. En revenant à la Fig. 4, le procédé d'exploration sismique représenté à cette figure comprend un nombre relativement important de détecteurs sismiques D situés dans une configuration à deux dimensions couvrant une zone notable de la surface du sol. Chacun des détecteurs D est représenté par un petit cercle avec un point central. D'une façon plus particulière, la configuration de l'agence- ment de détecteurs représentée à la Fig. 4 comprend une première série de douze détecteurs sismiques espacés D, disposés le long d'une première droite s'étendant parallèlement à l'axe X, à la position 0 sur l'échelle de l'axe Y. Ces détecteurs D sont reliés à un câble multi-conducteurs (non représenté) qui s'étend le long d'une droite stétendant à partir du point X = O et, de là, à un camion d'enregistrement (non représenté).La configuration de l'agencement des détecteurs comprend, en outre, une seconde série de douze détecteurs sismiques espacés D, disposés suivant une seconde droite différente qui s'étend parallèlement à l'axe X et située à la position 8 de l'échelle de l'axe Y. D'une façon analogue, des séries supplémentaires de détecteurs sismiques espacés D sont disposées parallèlement à l'axe X, en des points correspondant aux positions 16, 24, 32, 40 et 48 de l'échelle de l'axe Y. Ces différentes rangées de détecteurs sont parallèles et sont espacées d'une distance notable. L'agencement représenté à la Fig. 4 comprend, en outre, une série de quatre sources sismiques, ou émetteurs, S, situées chacune au voisinage des détecteurs sismiques D. Plus particulièrement, chacune des sources sismiques S est située au voisinage immédiat d'un angle différent des quatre angles de l'agencement rectangulaire de détecteurs, les coordonnées des sources étant 0-0, 48-0, 0-48 et 48-48, ces chiffres s'entendant en coordonnées orthogonales. Comme on le voit à la Fig. 4, chaque source S est représentée par un petit carré comportant un cercle entourant son point milieu. Les sources sismiques S sont actionnées une par une afin de produire leurs perturbations sismiques propres individuelles pendant une durée différente. En supposant que la source sismique S, située au point de coordonnées 0-0, est actionnée en premier, les réflexions souterraines qui en résultent, reçues par chacun des 84 détecteurs sismiques D de la Fig. 4, sont enregistrées séparément de la façon habituelle. Ceci fournit une couverture intelligible à points multiples de la région souterraine se trouvant au-dessous de la zone de surface désignée par I à la Fig. 4, ce carré I étant délimité par les points de coordonnées 0-o, 0-24, 24-24 et 24-0. Les points du sous-sol dont on a obtenu des réflexions par les détecteurs sont désignés par la lettre R et sont représentés par de petits points noirs, l'un de ces points caractéristiques étant représenté à la position ayant les coordonnées 1-0. Comme on le voit, il y a un de ces points de réflexion souterrains R pour chacun des 84 détecteurs D de la totalité de l'agencement. En ce qui concerne le détecteur D situé au point de coordonnées 46-48, par exemple, le point R de réflexion souterraine, situé au point de coordonnées 23-24, est recherché, ce point de réflexion étant situé à mi-distan ce entre la source et le détecteur. D'une façon analogue, les réflexions souterraines en provenance du point de réflexion R au point de coordonnées 7-16, sont reçues par le détecteur D au point de coordotnées 14-32.On voit ainsi qu'en utilisant un agencement de détecteurs Sismiques D en deux dimensions, on effectue une explo ration multi-directionnelle de la zone I au moyen de la seule source sismique S située au point de coordonnées 0-0. Après que la perturbation sismique produite par la source S au -point de coordonnées 0-0 se soit dissipée, la source sismique S située au point de coordonnées 48-0 est actionnée pour produire une perturbation sismique au moyen d'impulsions d'un second type. Les réflexions souterraines de cette seconde perturbation sont reçues par chacun des quatre-vingt-quatre détecteurs de la totalité de l'- agencement et sont enregistrées individuellement à la façon habituelle. Ceci fournit une couverture intelligible à points multiples de la région souterraine située au-dessous. de la zone II. D'une fa çon analogue, à des instants suivants dans le temps, les sources situées aux points de coordonnées O-48 et 48-48 sont actionnées pour fournir une couverture intelligible à points- multiples des zones III et IV respectivement. il ressort de ce qui précède que la surface totale représentée à la Fig. 4 est explorée de façon intelligible par l'utilisation de seulement quatre sources de détonations sismiques. A titre de comparaison, si l'on avait utilisé la technique classique d'ex ploratiorimpar une seule rangée ou ligne à la fois, il aurait été nécessaire, pour le même nombre de rangées de détecteurs, d'utili ser un total de quatorze sources de détonation. En outre, avec le présent procédé d'exploration multi-directionnelle, on explore approximativement le double de points souterrains par comparaison avec l'utilisation du procédé classique en ligne dans lequel on utilise une rangée à la fois.On constate ceci en observant que les lignes ou rangées de points de réflexion se produisent également en des positions qui correspondent aux points 4, 12 et 20 de l'échelle de l'axe Y, ces lignes ou rangées étant situées entre les rangées de détecteurs. Ces points de réflexion intermédiaire n'auraient pu être obtenus avec le procédé classique en ligne. Ainsi, on obtient une quantité plus grande de données dans un temps et pour une quantité de travail donnés. On comprend que les chiffres particuliers et l'espacement des sources et des détecteurs représentés dans les modes de mise en oeuvre qui précèdent n'ont été choisis qu'à titre d'exemple. Le nombre de sources et le nombre de détecteurs par exemple, peuvent être augmentés ou diminués dans le but de couvrir des zones de surface plus ou moins grandes, pour augmenter ou diminuer la densité des points de réflexion ou autres. Le facteur le plus important est d'agencer les sources et les détecteurs dentelle sorte que les réflexions se produisant dans des directions différentes, soient enregistrées simuitanément. Comme on l'a indiqué plus haut, ceci permet d'obtenir une plus grande quantité de données de meilleure qualité concernant la structure souterraine pour un travail donné dans un temps donné. Bien que les procédés ci-dessus aient été décrits en ce qui concerne leur utilisation sur terre, on comprend qu'ils peuvent également être utilisés sur l'eau ou dans des zones submergées telles que les océans, les baies, les lacs, les rivières ou autres. REVENDICATIONS 1. Procédé d'exploration sismique par pénétration d'une barrière de diffraction sismique créée par des objets se trouvant dans une zone géologique intéressante que l'on désire explorer sismiquement, au voisinage de cette zone ou au-dessus de celle-ci caractérisé en ce qu'il consiste à engendrer plusieurs séries de données au moyen de perturbations créées en des points de sources et au niveau de détecteurs disposés en des points de détection tels qutau moins certaines paires, chaque paire comprenant un point de source et un point de détection, soient alignées sur des azimuts se coupant , à enregistrer lesdites plusieurs séries de données, les enregistrements de données contenant des signaux de diffraction masquant un signal provenant d'un point de réflexion qui se trouve dans la région géologique intéressante et-à combiner des enregistrements de données contenant des données engendrées suivant plusieurs azimuts présentant une intersection commune de sorte que lesdits signaux de diffraction s' annulent pour une grande part les uns les autres par addition, tandis que lesdits signaux du point de réflexion se renforcent les uns les autres par addition, de manière à produire un enregistrement composite contenant un signal discernable qui représente ledit point de réflexion. 2. Procedé d'exploration sismique d'une région géologique intéressante disposée par rapport à un site en surface ou en sous-sol placé au-dessus d'elle de manière qu'aucune donnée sismique significative ne puisse pratiquement être obtenue en faisant passer une ligne d'exploration par ce site et la région intéressante, caractérisé en ce qutil consiste à engendrer plusieurs séries de données à partir d'un point de réflexion donné se trouvant dans ladite région géologique intéressanteau moyen de plusieurs paires de points de sources de perturbations et de points de détecteurs,lesdites -paires étant alignées sur des azimuts qui se coupent, tandis que lesdits points de sources et lesdits points de détecteurs sont disposés sur la surface dans des zones éloignées dudit site, le point de source d'une paire donnée quelconque étant placé du côté opposé dudit site par rapport au point de détection de ladite pairle, et à enregistrer les séries de données ainsi engendrées. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à additionner les enregistrements de données provenant dudit point de réflexion et engendrés le long desdits azimuts qui se coupent. 4. Procédé pour traiter les données sismiques enregistrées en vue dévaluer des structures géologiques de manière à amplifier au maximum les composantes ayant une signification géologique et à atténuer le plus possible les composantes de bruit sans signification, caractérisé en ce qu'il consiste à identifier des enregistrements de signaux de données engendrés par des réflexions sismiques reçues d'un seul point de réflexion, mais engendrées le long d'azimuts différents les uns des autres, à combiner certains au moins des signaux enregistrés ainsi identifiés et provenant de différents azimuts pour produire un signal enregistré composite dans lequel les composantes de bruit sans signification des enregistrements individuels se suppriment d'elles-mêmespar la combinaison, ledit signal enre gistré formé desdites composantes représentant ainsi ledit point de réflexion, et à afficher ledit signal composite enregistré en vue de son évaluation en combinaison avec d'autres signaux composites provenant d'autres points de réflexion et traités de façon similaire. 5. Procédé suivant la revendication 2 ! caractérisé en ce qu'il confis'te à reproduire les réflexions enregistrées et à les étudier ainsi qu'à combiner certaines des réflexions enregistrées choisies pour produire des enregistrements composites dans lesquels plusieurs réflexions provenant de points communs du sous-sol sont additionnées, la sélection étant réalisée pour réduire l'effet du aux variations de temps provoquées par la distance entre les points de sources et les points de détection. 6. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste à reproduire les-réflexions enregistrées et à les étudier ainsi qu'à reproduire ensuite certaines des réfle xions- enregistrées choisies de manière coordonnée, ies réflexions choisies étant cellés qui présentent des longueurs de trajet de valeur appropriée pour réduire au minimum les effets de bruit indésirables. 7. Procédé d'exploration sismique, caracterisé en ce qu'il consiste à placer un certain nombre de détecteurs sismiques suivant un réseau bidimensionnel, à produire de façon séquentielle des perturbations sismiques en un certain nombre de points-au voisinage des détecteurs sismiques r ces points étant placés de manière à produire un échantillonnage multidirectionnel de chacun-des divers points.de réflexion du sous-sol, et à enregistrer, pour chaque perturbation sismique, les réflexions de celle-ci par le sous-sol reçues par les divers détecteurs sis-miques. 8. Procédé d'exploration sismique caractérisé en ce qu'il consiste à placer un certain nombre de détecteurs sismiques suivant un réseau rectangulaire bidimensionnel couvrant une zone importante, à reproduire, à des moments différents, des perturbations sismiques au voisinage immédiat de chacun dés quatre angles du réseau rectangulaire, et à enregistrer pour chacune des quatre perturbations sismiques les réflexions par le soussol de celle-ci reçues par les détecteurssismiques afin de fournir une zone couverte à plusieurs points compréhensible de la région du sous-sol se trouvant au-dessous du réseau rectangulaire. 9. Procédé d'exploration sismique, caractérisé en ce qu'il consiste à placer un premier jeu de détecteurs sismiques espacés le long d'une première ligne, à placer un second jeu de détecteurs sismiques espacés le long d'une seconde ligne différente de la première, à produire un première perturbation sismique en un point le long de la première ligne, à produire une seconde perturbation sismique en un point le long de la seconde ligne et à enregistrer, pour chacune des perturbations sismiques, les réflexions par le sous-sol de celle-ci reçues par les détecteurs sismiques desdits premier et second jeux. 10. Procédé.suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les première et seconde lignes sont parallèles et espacées d'une certaine distance. 11. Procédé d'exploration sismique, caractérisé en ce qu'il consiste à placer un premier jeu de détecteurs sismiques espacés le long d'une première -ligne, à'placer un second jeu de détec- teurs sismiques espacés le long d'une seconde ligne différente de la première, à produire à des moments différents des perturbations sismiques le long de la première ligne en des points espacés differents par rapport aux emplacements des détecteurs, à produire à des moments différents des perturbations sismiques lelong de la seconde ligne en des points espacés différents des emplacements des détecteurs, et à enregistrer,pour chacune des perturbations sismiques, les réflexions par le sous-sol de celle-ci reçues par les détecteurs sismiques des premier et second jeux. 12. Procédé suivant la revendication 11, caractérisé èn ce que les première et seconde lignes sont paralleles et espacées d'une certaine distance. 13. Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il consiste à placer un troisième jeu de détecteurs sismiques espacés le long d'une troisième ligne parallèle aux première et seconde lignes et espacée de celles-ci d'une certaine distance et à enregistrer, pour chacune des perturbations sismiques, les réflexions par le sous-sol de celle-ci,reçue.s par les détecteurs sismiques du troisième jeu. 14. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que le troisième jeu de détecteurs sismiques est placé entre les première et seconde lignes. 15. Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il consiste à placer-un troisièmejeu de detecteurs sismiques espacés le long d'une troisième ligne parallèle aux première et seconde lignes et espacée de celles-ci d'une certaine distance, à produire le long de la troisième ligne, en des points espacés différents des emplacements de détecteurs, des perturbations sismiques à des moments différents les uns des autres et des moments des perturbations sismiques- le long des première et seconde lignes et à enregistrer, pour chacune des perturbations sismiques, le long de chacune des lignes, les réflexions par le sous-sol de celle-ci,reçues par les détecteurs sismiques des premier, second et troisième. jeux. 16 Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce qu'il consiste à placer un quatrième jeu de détecteurs sismiques espacés le long d'une quatrième ligne parallèle aux première et seconde lignes et disposée à mi-distance entre celles-ci, à placer un cinquième jeu de détecteurs sismiques espacés le long d'une cinquième ligne parallèle aux seconde et troisième lignes et disposée à mi-distance entre celles-ci et à enregistrer pour chacune desdites perturbations sismiques les réflexions par le sous-sol de celle-ci,reçues par les détecteurs sismiques des.guatrième et cinquième jeux. 17. Procédé d'exploration sismique qui consiste à produire des perturbations sismiques, à détecter les réflexions par le sous-sol de ces perturbations au moyen de détecteurs sismiques placés sélectivement par rapport aux points des sources de ces perturbations et à enregistrer, en vue de l'analyse, de ltétude et de l'amélîoration7des réflexions détectées par les détecteurs sismiques, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à engendrer plusieurs séries de données à partir d'un point de réflexion donné en produisant plusieurs perturbations sismiques décalées dans le temps les unes des autres, en des points de sources distants les uns des autres, à placer des détecteurs sismiques suivant un réseau pour recevoir les réflexions desdites perturbations par ledit point de réflexion, lesdits points de sources et les détecteurs étant placés de telle façon qu'un plan,contenant un point de source, ledit point de réflexion et un détecteur, fait un angle avec un autre plan contenant un autre point de source, ledit point de réflexion et un autre détecteur et à enrzgistrer à peu près toutes les réflexions desdites perturbations reçues par lesdits détecteurs. 18. Procédé suivant la revendication 17, caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à utiliser un nombre suffisant de perturbations sismiques et un nombre suffisant de détecteurs sismiques pour engendrer plusieurs séries de données à partir de plusieurs points de réflexion au cours d'une exploration. 19. Procédé suivant la revendication 18, caractérisé en ce qu'au moins certains desdits détecteurs sismiques sont placés dans ledit réseau de manière à recevoir des réflexions d'au moins certains desdits points de réflexion lors de la production de perturbations sismiques successives sans que leur position soit modifiée entre ces perturbations. 20. Procédé suivant la revendication 19, caractérisé en ce qu'aucun desdits détecteurs sismiques n'est changé de place au cours d'une exploration. 21. Procédé suivant la revendication 17, caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à additionner les enregistrements qui représentent au moins certaines des séries de données multiples provenant dudit point de réflexion donné. 22. Procédé suivant la revendication 17, caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à choisir, en vue de l'étude, seulement ceux des enregistrements qui représentent des séries de données provenant dudit point de réf lexion donné qui fournit les informations les meilleures concernant ledit point de réflexion. 23. Procédé d'exploration sismique, consistant à produire des perturbations sismiques, à détecter des réflexions par le sous-sol desdites perturbations au moyen de détecteurs sismiques placés sélectivement par rapport aux points de sources desdites perturbations, et à enregistrer, en vue de l'analyse, de l'étude et de l'amélioration, les réflexions détectées par lesdits détecteurs sismiques, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à produire plusieurs desdites perturbations à des distances et des moments décalés, à placer lesdits détecteurs sismiques suivant un réseau disposé par rapport aux points de sources desdites perturbations de manière à recevoir des réflexions des différentes perturbations par au moins certains points de réflexion communs, ledit réseau ayant deux dimensions dans le plan horizontal et à enregistrer à peu près toutes les réflexions desdites perturbations détectées par lesdits détecteurs sismiques. 24. Procédé suivant la revendication 23, caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à auditionner les enregistrements représentant les réflexions d'au moins un desdits points de réflexion communs. 25. Procédé suivant la revendication 23, caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, àchoisir,en vue de l'étude, seulement ceux des enregistrements représentant des réflexions d'un point de réflexion commun quelconque qui fournit les informations les meilleures concernant ledit point dè réflexion.