PARTICULES DE SUBSTANCES LIPOSOLUBLES, COMPOSITIONS CONTENANT CES PARTICULES ET DES SUBSTANCES BIOLOGIQUEMENT ACTIVES ADSORBEES SUR CELLES-CI, ET PROCEDE POUR LEUR PREPARATION. La présente invention concerne des particules préparées à partir de substances liposolubles, les compositions comprenant ces particules et les substances biologiquement actives adsorbées sur celles-ci, ainsi qu'un pro- cédé pour leur préparation. Selon des méthodes courantes, les tests in vitro sont généralement effectués avec des substances biologiquement actives liées à un support de latex (Am.J.Med. 21, p.888-892, 1956). Le support de latex est une suspension de polystyrol spécialement polymérisé, comprenant des particules de polysty- rène de dimension convenable. Il est bien connu, que le styrol qui est la matière première de suspension du latex, risque fortement de subir une auto- polymérisation. C'est pour cela que, à partir du styrol disponible industriel- lement, on sépare le styrol monomère au cours d'une distillation, puis on soumet ce monomère à une polymérisation. Malgré une telle précaution, la suspension "vieillit" au stockage et, lorsque les particules ont atteint une dimension donnée, le réactif ne convient plus pour réaliser les réactions de précipitation (J.A.M.A., 168 [21, p.180-181, 1958). Ceci est probablement dû au fai*t que de son côté la suspension de latex préparée à partir du styrol con- serve son aptitude à subir une autopolymérisation. Les réactifs contenant un support de latex sont préparés en deux étapes au moins. Dans la première étape, le support est préparé, et sur ce support les substances biologiques non-actives sont adsorbées lors d'une seconde étape. Cette procédure est plutôt pénible et les réactifs obtenus ne peuvent être utilisés que pour les tests in vitro, puisque le styrol est fortement nui- sible à l'organisme vivant. Pour les tests in vivo, on utilise largement les adjuvants de Freund (Molecular Biology, 13 Biochemistry and Biophysics, 1973, New York). Leur utilisation, cependant, même dans des conditions expérimentales, est fortement limitée par les effets secondaires qu'elle engendre, qui rendent son application impossible pour la thérapie humaine. 2 2472386 Dans le cas de la thérapie humaine, on utilise fréquemment des adjuvants contenant des métaux (Molecular Biology, 13 Biochemistry and Biophysics, 1973, New York) et des imminostimulants de type saponine, qui exercent une influence sur la composition du sol (Acta vet. scand. 19, 7-40, 1978). On a récemment essayé d'utiliser des "liposomes" pour lier des substances biologiquement actives avant de les administrer par voie parentérale (Proc. Nat. Acat. Sei. 72, 88-92, 1975). Le liposome est une particule for- mée à partir de cholestérol et d'un agent tensioactif non-hétérogène. Les particules sont formées par mélange d'une solution des deux composants dans du chloroforme et addition d'un agent convenable pour formerlesliaisons, par exempiela phosphatydyl cholone. La phase chloroformique est ensuite dis- tillée à sec. De cette façon, il se forme une couche de lipide sur la paroi du récipient. Ensuite, on ajoute une solution aqueuse de la substance bio- logiquement active au film formé (description du brevet britannique Numéro 28 131174). On constate que la préparation est une méthode de type étape- par étape, et que dans une étape on n'obtient qu'une très petite quantité du produit. La dimension particulaire des éléments ainsi préparés se trouve dans une très grande gamme de valeurs. La présente invention fournit donc un nouveau système de support, qui est dépourvu des inconvénients des adjuvants énumérés ci-dessus, qui peut être utilisé dans des tests in vivo et in vitro, respectivement. Le support selon l'invention n'est pas susceptible de subir une auto-- polymérisation, il est compatible avec l'organisme vivant et il convient donc pour des tests in vivo et in vitro. On peut l'utiliser dans différentes branches de l'immunologie et de la biologie, y compris la thérapie vétérinaire et humaine. Il est naturellement essentiel que les particules de ce support soient capables d'adsorber les molécules de substances biologiquement actives. Il est, de plus, nécessaire que la formation de particules et la liaison des substances biologiquement actives soient réalisées en une seule étape et que le produit soit obtenu en grande quantité d'une façon valable du point de vue économique. La Demanderesse avait constaté avec surprise que la préparation des particules de support et la fixation des substances biologiquement actives peuvent être effectuées à une seule étape de réaction lorsque, par exemple, le cholestérol et un tensioactif non-hétérogène, par exemple la lécithine de l'oeuf, sont dissouts dans un alcool; les substances biologiquement actives, par exemple, une bactérie, un virus, des fractions de cellules de bactéries ou des métabolites ou leurs dérivés, diverses hormones, des heptènes, ayant une médiocre activité immunogène en eux-mêmes, ou des antibiotiques, sont dissouts dans un système d'électrolyte aqueux; les phases alcooliques et aqueuses sont réunies. Dans une variante, la préparation peut être réalisée également en deux étapes. Dans ce cas, les substances formant la particule sont dissoutes dans la phase alcoolique et la phase d'électrolyte est introduite pour fournir ce que l'on appelle des particules" vides". Ces particules sont capables de fixer des substances biologiquement actives. La suspension obtenue par l;une ou l'autre des méthodes décrites ci- dessus est soumise à une centrifugation, elle est décantée, le précipité est ensuite mis en suspension dans l'eau ou dans une solution d'électrolyte aqueuse, puis traité par les ultrasons. Le produit est conservé sous forme lyophilisée ou refroidie. Le produit lyophilisé est stérilisé par rayonnement. Les particules de support préparées à partir des substances liposolubles et les compositions comprenant ces particules et des substances biologiquement actives adsorbées sur celles-ci sont également comprises dans le cadre de l'invention. Ces compositions sont préparées selon une nouvelle méthode, qui comprend le mélange d'une solution d'une substance liposoluble et d'un tensioactif convenable dans de l'alcool ou dans un autre solvant organique approprié' a- avec une solution d'une substance biologiquement active dans de l'eau ou dans une solution aqueuse d'électrolyte ayant un pH compris entre 2 et 10, selon un rapport volumique compris entre 1/1000 et 9/1, l'agi- tation du mélange réactionnel pendant au moins une minute, le repos de celui-ci pendant au plus 7 jours et la séparation des particules ayant précipité d'une façon connue en elle-même; ou bien b - avec de l'eauou une solution aqueuse d'électrolyte, selon un rapport volumique compris entre 1/1000 et 9/1, séparation des particules ayant précipité et, éventuellement, mise en suspension de celle-s-cidans de l'eau ou dans une solution aqueuse d'électrolyte ayant un pH compris entre 2 et 10 ou lyophilisation de celles-êi,ou encore c- avec de l'eau ou une solution aqueuse d'électrolyte, selon un rapport volumique compris entre 1/1000 et 9/1, séparation des particules ayant précipité, addition de ces particules à une substance biologiquement active dans l'eau ou dans une solution aqueuse d'électrolyte, agita- tion dans la solution pendant au moins 1 minute, puis séparation des particules ainsi formées d'une façon connue en elle-même; ou d - addition aux particules préparées selon la variante b) d'une substance active biologiquement dans de l'eau ou dans une solution aqueuse d'élec- trolyte ayant un pH compris entre 2 et 10 et formation d'une suspension; et éventuellement lyophilisation et, si besoin est, stérilisation du pro- duit obtenu selon l'une des variantes du procédé a) ou c). Les principaux avantages de la présente invention peuvent être résumés de la façon suivante: 1. Grâce au procédé selon l'invention, la préparation des particules et la fixation des substances biologiquement actives éventuellement, peuvent être réalisées aucours d'une seule étape de réaction. 2. Le procédé selon l'invention peut être réalisé de façon continue et permet la préparation de particules également à grande échelle. 3. Les particules sont formées à partir de substances qui sont compatibles avec l'organisme vivant. 4. Le procédé est valable du point de vue économique (se référer aux points 1 et 2 ci-dessus). 5. Selon le procédé de l'invention, on peut préparer avec une grande va- riété de nouveaux systèmes qui peuvent être utilisés pour réaliser de rapides examens immunodiagnostiques in vitron par exemple: a) diagnostic pour une détermination rapide et quantitative du - rhumatisme articulaire, b) autres réactifs pour de rapides examens immunodiagnostiques. 6. Les réactifs immunodiagnostiques indiqués dans le point 5 présentent un important avantage en ce que la réaction peut être réalisée dans un test impliquant une goutte et le résultat peut être évalué en quel- ques minutes. 7. Comme les particules du support ne renferment aucune substance incom- patible avec l'organisme vivant, elles conviennent pour introduire la substance biologique active adsorbée dans l'organisme vivant; et a) dans le cas d'immunisation active avec un virus, elles sont capables d'augmenter le pouvoir antigénique de virus vivants inactivés et désagrégés également; b) dans le cas d'une immunisation active avec une bactérie, elles sont capables de stimuler l'immunisation avec des bactéries inac- tivées, désagrégées, des fractions de bactéries et des métabolites de celles-ci; c) dans le cas d'immunisation avec des fractions fongiques, elles exercent une considérable activité de stimulation. 8. Grâce aux particules préparées selon l'invention, on peut adsorber également des substances biologiquement actives qui induisent une très petite réponse immunologique dans l'organisme vivant et, de cette façon, les réponsesimmunologiquesinduites par celles-ci peuvent être considérablement accrues. Ainsi, le système de particules selon l'invention convient pour induire un effet supplémentaire ou adjuvant (par exemple, heptènes, hormones, enzymes, histamine). Un avantage important de l'injection parentérale réalisée avec les particules selon l'invention réside dans le fait que l'injection n'induit aucune modification désirable, soit au site de l'injection, soit dans toute autre partie de l'organisme. La substance est entièrement adsorbée et ne présente aucun effet secondaire. 9. Grâce au procédé selon l'invention, on peut également adsorber des substances biologiquement actives qui sont éliminées de façon rela- tivement rapide de l'organisme vivant grâce à leurs petites molécules (par exemple, antibiotiques, différents produits chimiothérapeutiques, etc.) et, de cette façon, leur élimination peut être considérablement ralentie, ce qui se traduit par un "effet prolongé". D'autres détails concernant l'invention se trouvent dans les exemples suivants, qui cependant ne sont pas sensés en limiter la portée. Lorsqu'on réalise le procédé selon l'invention, la phase alcoolique ou organique est mélangée à la phase aqueuse selon un rapport volumique compris entre 1/1000 et 9/1. De cette façon, une quantité optimum des particules ayant une dimension optimale est obtenue et, ainsi, la capacité et l'ab- sorption des particules vis-à-vis des substances biologiquement actives sontidéales. * Variante a) du procédé Les deux récipients de l'appareillage illustré dans la Figure 1 sont remplis. Dans le récipient 1, on verse une solution de lécithine et de cholestérol dans de l'éthanol absolu. Dans le récipient 2, on introduit une solution aqueuse d'électrolyte contenant de la substance biologiquement active. Après avoir actionné l'agitateur 3, le contenu des récipients 1 et 2 est versé, introduit goutte à goutte, pulvérisé dans un récipient agité 4. Après une agitation à 50 tours par minute, la suspension est introduite depuis le récipient de mélange 4 à travers un tube de dégagement 5 dans un collecte'ur 6. Dans ce collecteur 6, on poursuit l'agitation jusqu'à ce que l'on obtienne une quantité désirée de suspension de particules. La substance est incubée à 370C pendant 5 à 10 minutes. Ensuite, la suspen- sion est centrifugée à la vitesse de 6000 tr/mn pendant 30 mn, réalisant ainsi la décantation du précipité; si l'on prévoit une utilisation directe, il est prélevé dans une solution saline physiologique, homogénéisée de fa- çon soigneuse et soumis à un traitement par les ultrasons. Si la préparation doit être conservée, le précipité obtenu est repris dans de l'eau distillée et homogénéisé de façon soigneuse. Après avoir été réparti en portions,-le pré- cipité est lyophilisé. Le produit lyophilisé est ensuite stérilisé par irra- diation. * Variante b) du procédé Les deux récipients de l'appareillage illustré dans l'Exemple 1 sont remplis. Dans le récipient 1, on introduit une solution de lécithine et de cholestérol dans de l'alcool absolu. Dans le récipient 2, on introduit une solution aqueuse d'électrolyte. Après avoir actionné l'agitateur 3, le contenu des récipients 1 et 2 est versé, introduit goutte à goutte ou pulvé- risé dans le récipient 4 soumis à agitation. Aprés la période d'agitation, la suspension est introduite depuis le récipient de mélange 4 à travers un tube de dégagement 5 dans le collecteur 6. Dans le collecteur 6, on poursuit l'agitation jusqu'à obtenir une quantité désirée de suspension de particules. La suspension est centrifugée à la vitesse d'environ 6000 tr/mn (4000 à 6000g) pendant 30 mn et se trouve ainsi décantée. Le précipité est repris dans de l'eau distillée, homogénéisé de façon soigneuse, soumis à un traitement par ultrasons et, après avoir été mis sous forme de dose, lyophilisé et stérilisé par irradiation. Une unité de particules "fluides" préparées selon ce procédé sous forme lyophilisée, renferme 11, 2g de substance sèche, ce qui correspond à un nombre de particules de 1,5 à 2,5 108. * Variante c) du procédé Les deux récipients de l'appareillage illustré dans l'Exemple 1 sont remplis. Dans le récipient 1, on introduit une solution de lécithine et de cholestérol dans de l'acool absolu. Dans le récipient 2, on verse une solution aqueuse d'électrolyte. Après avoir actionné l'agitateur 3, le contenu des récipients 1 et 2 est versé, ajouté goutte à goutte ou pulvérisé dans le récipient de mélange 4. Après agitation, la suspension est introduite depuis ce récipient 4, par l'intermédiaire du tube de dégagement 5 dans le collecteur 6. Dans ce collecteur 6, l'agitation est poursuivie jusqu'à obtention d'une quantité désirée de suspension de particules. La suspension est centrifugée à la vitesse d'environ 6000 tr/mn pendant mn et est ainsi décantée. Si une utilisation directe est prévue, le com- posé biologiquement actif recherché est repris dans une solution saline physiologique est le précipité obtenu est mis en suspension dans cette solution, puis homogénéisé et soumis à un traitement par ultrasons. Si le précipité traité doit être stocké, le composé biologiquement actif, préalablement repris dans l'eau ou dans une solution aqueuse d'électrolyte ayant un pH compris entre 2 et 10 est ajouté au précipite obtenu, le mélange est soigneusement homogénéisé, soumis à un traitement par ultrasons, incubé à 370C pendant 5 à 10 mn, mis en dose et lyophilisé. a Variante d) du procédé Les particules préparées selon la variante b) du procédé peuvent être utilisées à titre d'adjuvant en association avec les composés biologiquement actifs éventuels. EXEMPLE 1 * Production de l'anticorps de L'hépatite - Des virus de l'hépatite vivants et inactivés sont adsorbés par les par- ticules par addition de 10 particules de virus à une unité de particules lyophilisées, préparées selon la variante b) procédé. Avec la substance immunologique ainsi obtenue, on peut atteindre un taux d'anticorps supérieur à ce que l'on connaît dans l'art. EXEMPLE 2 * Effet protecteur obtenu par un vaccin de virus inactivé de myxomatose - Jusqu'à maintenant, seuls des vaccins préparés à partir de virus vivants s'avéraient exercer un rôle protecteur vis-à-vis de ce virus. On injecte à des lapins un vaccin de virus inactivé de myxomatose, contenant 108 parti- cules de virus/ml. On injecte ensuite aux lapins 1 ml de vaccin adsorbé sur une unité de particules préparées selon la variante b), par voie souscutanée. jours après l'injection, les résultats évalués montrent que le vaccin pré- paré et utilisé de cette façon fournit une complète protection, même visà- vis des virus vivants représentant 100 doses infectieuses au cours des expériences témoins. Si l'unité de particules est préparée selon la variante a) du procédé, le-taux d'anticorps fournit une protection complète vis-à-vis de 10 doses infectieuses. EXEMPLE 3 * Immunité contre Les tréponématoses - A partir de cellules désagrégées de la souche Tieponeriz paflidiwn Badapest (107/ml), on prépare un antigène par un traitement aux ultrasons, et l'antigène obtenu est fixé à deux unités/ml de particules lyophilisées préparées selon la variante b) du procédé. On injecte à des animaux une fois par semaine et six fois en tout, des doses intramusculaires, intraveineuses et sous-cutanées contenant 1 mm d'antigène. Chez les animaux traités de cette façon, on peut détecter un fort taux d'anticorps spécifique et une immunité au chancre. EXEMPLE 4 * Immunité contre Le tétanos - a - A une quantité unitaire de particules préparées selon la variante b) du procédé, on ajoute une quantité unitaire d'un atoxine du tétanos. La substance est lyophilisée. Avant usage, la substance est mise en suspension dans une solution saline physiologique correspondant à son volume original. L'activité est évaluée selon des méthodes décrites dans la "British Pharmacopeae",l'"United States Pharmacopeae" et la "Pharmacopea Hungaricae VI" concernant les cobayes. On peut clairement établir que les propriétés immunigènes de la sub- stance vis-à-vis du tétanos sont essentiellement supérieures à l'effet immunigène requis dans les prescriptions. Des tests ont été réalisés également avec un vaccin préparé selon la variante a) du procédé et la variante c) du procédé, respectivement. Les résultats sont les mêmes que décritsci-dessus. b- *A une quantité unitaire de particules préparées selon la variante b) du procédé, on fixe diverses quantités d'un atoxine du tétanos. La substance est lyophilisée, puis elle est reprise dans une solution saline physiologique correspondant au volume avant lyophilisation. L'activité est évaluée chez les cobayes de la façon décrite ci-dessus. L'antigénie spécifique est supérieure à ce qui est prescrit et en conformité avec la loi qui veut que la réponse-dépend de la dose. c- A diverses quantités de particules préparées selon la variante b) du procédé, on ajoute la même quantité d'un atoxine du tétanos. Après lyophilisation, la substance obtenue est reprise dans une solution saline physiologique correspondant au volume avant lyophilisation. Les tests effectués sur cobayes de la façon décrite ci-dessus montrent clairement que l'antigénie est supérieure à ce qui est prescrit dans chaque cas. EXEMPLE 5 * Immunisation avec des antigènes bactériens associés - A une quantité unitaire de particules préparées selon la variante b) du procédé, on fixe une association d'antigènes du tétanos, de diphtérie et de bactéries. Après lyophilisation, la substance est remise en suspension dans son volume original et l'activité des composants antigènes est évaluée sur les cobayes et la souris blanche, respectivement, selon les méthodes de la pharmacologie indiquées dans l'Exempte 4. L'activité antigénique est identique ou supérieure à celle qui est prescrite. EXEMPLE 6 * Préparation de L'immunosérum anti-chtoriogonadotropine (HCG) - Pour la préparation d'antihormones, on effectue des tests types avec de la chloriogonadotropine humaine (HCG). Cette substance immunigène tradition- nellement médiocre est généralement associée à un adjuvant huileux de Freund. On fixe 3000 E/mg de HCG à une unité de particules, préparées selon la variante b) du procédé. On injecte par voie sous-cutanée à des lapins de souche NZW, pesant 2,5 kg chacun le vaccin ainsi prépare, toutes les deux semaines. Après la 7ème injection, le taux d'anticorps anti-HCG dépasse le taux d'anticorps mesuré dans le groupe témoin. Ensuite le groupe témoin reçoit une injection de la même quantité de HCG stimulé avec un adjuvant de Freund. On observe des effets secondaires indésirables, contrairement à ce que l'on note chez les animaux traités avec les particules selon la pré- sente invention, chez lesquels aucun effet secondaire n'apparaît. Aprés cette longue période immunisante, on saigne les lapins et on les soumets à une autopsie. Les examens microscopiques et histologiques du foie des reins et des poumons ne présentent aucune modification pathologique. EXEMPLE 7 * Préparation du sérum antihistaminique - On adsorbe 2,7g d'histamine débarrassée des toxines (p-amino-benzénazo- histamine) sur 2 unités de particules d'un support lyophilisé,préparées selon la variante b) du procédé. A l'aide de cette substance, on immunise des lapins tous les deux jours. Après la 20ème injection, on peut noter un fort niveau d'anticorps antihistaminiques. EXEMPLE 8 * Préparation du réactif gamma-globuLine fixé à des particules formées à partir des substances LiposoLubtes - (Variante a) du procédé) On prépare 2ú d'une solution à 0,25% de gammaglobuline dans un tampon ayant un pH de 6. Simultanément, on prépare une solution de substances lipo- solubles dans de l'alcool absolu, renfermant 0,01 à 0,6% de lécithine de l'oeuf et 0,1 à 2% de cholestérol. Les solutions sont mélangées de la façon décrite dans la variante a) du procédé. Le précipité obtenu est repris dans une solution physiologique d'élec- trolyte (5t), utilisée de façon classique, pour diluer le sérum du sang, mélangé, soumis à un traitement par ultrasons pour fournir un réactif prêt à l'emploi. EXEMPLE 9 * Utilisation d'un réactif gamma-globuline fixé à des particules formées à partir de substances LiposoLubtes pour La détermination quantitative du facteur rhumatismal - Le rhumatisme articulaire est accompagné de la présence de complexes immunologiques qui réagissent avec des immunoglobulines humaines normales. Leur détection et le diagnostic du rhumatisme articulaire reposent actuel- lement sur cette réaction, qui est visualisée, par exemple, par l'emploi de particules de latex ou de la réaction de Waaler-Rose très sensible. Les propriétés du système adjuvant de latex ont déjà été décrites dans la partie préliminaire de la description. La réaction de Waaler-Rose est une méthode passive d'hémaglutination, plutôt pénible et longue. Les sérums sanguins recueillis chez les patients à examiner sont chauffés à 560C pendant 30 mn puis conservés à +40C jusqu'à utilisation. Si possible, on utilise des sérums frais, mais des sérums de moins d'une semaine peuvent encore être utilisés. Le sérum à étudier est dilué avec une solution saline physiologique. Une goutte (0,05 ml) est déposée sur une plaque de verre et à celle-ci des gouttes correspondant à des portions de 0,01 ml ayant des dilutions différentes du réactif contenant la gamme-globuline (Exemple 8) sont ajoutées. TABLEAU I - Titre des particules de lipoides fixées à la gamma-globuline - r r* L c'O Ch Titre de la réaction de WAALER-ROSE (WRT) Dilution du sérum. 0 32 64 128 256 512 1024 2... .............. concentre + ++++ ++++ ++++ ++++ ++++ ++++ 2 - +++ ++++ ++++ ++++ ++++ ++++ 4 - + ++ +++ +++++++ ++++ 8 - + + ++ +++ ++++ ++++ 16 - - + + +++ +++ ++++ 32 - - + ++ +++ +++ 64 -... + + 128 -.... + + Le progrès de la réaction est suivi après addition du réactif au sérum. Le réactif doit naturellement être ajouté aux gouttes de sérum dilué, aussi rapidement que possible, les gouttes sont ensuite soigneusement agitées avec une baguette de verre et le mélange homogène des deux substances est initié par agitation continue. Le progrès de la réaction est suivi à l'oeil. Le résultat est "0" si, au bout d'une période donnée de temps, par exemple mn, on n'observe aucune agglutination.-La qualité de l'agglutination est illustrée par des "croix". Ainsi, la qualité de la réaction est marquée par -++++ si on observe de solides agrégats au cours de la période d'essai et que le liquide entre les caillots de précipité est clair. L'évaluation est facilitée par une loupe. A titre de témoin, on utilise une goutte de solution saline physiologique pour diluer le sérum et 0,01 ml de réactif. Dans le témoin, on n'observe aucune agglutination pendant la période d'essai (5 minutes). La formation de micro-agrégats peut être suivie également par observation au microscope. Dans un tel cas, on effectue la réaction sur une lamelle de microscopie et lit les résultats avec un objectif multiplié par 40 et un oculaire.multiplié par 7. Les tests peuvent être effectués également avec des sérums concentrés, non-dilués. Le test est positif si l'agglutination peut être observée en 1 minute, et négatif si aucune agglutination n'a lieu en 1 minute. Les résultats du test sont consignés dans le Tableau I, ci-avant. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux exemples et modes de mise en oeuvre mentionnés ci-dessus; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. 13 2472386 REVENDICATIONS 1.- A titre de produits industriels nouveaux, des particules de substances liposolubles. 2.- Compositions caractérisées en ce qu'elles comprennent des particules formées à partir de substances liposolubles et des substances biologiquement actives fixées à celles-ci. 3.- Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend en tant que substance active, des particules de virus vivantes, inactivées ou désagrégées, des bactéries inactivées ou désagrégées, des fractions de bactéries, des métabolites et leurs dérivés, des fractions cellulaires de champignons ou de protozoaires, des immunoglobulines, des hormones, de l'histamine ou leurs dérivés, des antibiotiques et des agents chimiothérapeutiques. 4.- Procédé de préparation de particules à partir de substances lipo- solubles et des compositions contenant ces particules avec des substances biologiquement actives fixées sur celles-ci, caractérisé en ce que l'on mélangé une substance liposoluble formant les particules contenant un agent tensioactif dissous dans l'alcool ou dans tout autre solvant organique con- venable, avec: a - une substance biologiquement active reprise dans l'eau ou dans un électrolyte aqueux, ayant un pH compris entre 2 et 10, selon un rapport en volume compris entre 1/1000 et 9/1, que l'on agite le mélange réactionnel pendant au moins 1 mn, que l'on laisse reposer pendant 7 jours ou plus, et que l'on sépare les particules ayant précipité de la solution; ou b - de l'eau ou un électrolyte aqueux, ayant un pH compris entre 2 et 10, selon un rapport volumique compris entre 1/1000 et 9/1, que l'on isole les particules ayant précipité, et qu'éventuellement on les mette en suspension dans de l'eau ou dans une solution aqueuse d'électrolyte, et quel'on lyophilise le produit obtenu; ou c- de l'eau ou une solution aqueuse d'électrolyte selon un rapport volu- mique compris entre 1/1000 et 9/1, que l'on isole les particules pré- cipitées, qu'on les ajoute à une substance biologiquement active reprise dans le lot ou dans une solution aqueuse électrolytique ayant un pH compris entre 2 et 10, que l'on agite la solution obtenue pendant au moins 2 mn, qu'on la laisse reposer pendant au plus 7 jours et qu'on isole les particules formées, ou 14 2472386 d - que l'on ajoute aux particules préparées selon la variante b), une substance biologiquement active reprise dans de l'eau ou dans une solution aqueuse d'électrolyte ayant un pH compris entre 2 et 10 et que l'on forme une suspension, et que l'on lyophilise éventuellement et que l'on stérilise par irradia- tion le produit préparé selon l'une des variante a) ou c). 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on uti- lise de la lécithine de l'oeuf ou du cholestérol en tant que substance liposoluble. 6.- Procédé selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que l'on sépare les particules par centrifugation. 7.- Composition à usage in vitro et in vivo, caractérisée ence qu'on utilise les compositions selon la revendication 2.