L'invention se rapporte à des fibres optiques monomodes et plus particulièrement à des perfectionnements à des fibres optiques présentant des caractéristiques de monopolarisation utilisées dans un dispositif de transmission optique cohérent, dans un dispositif de mesure optique, en association avec un circuit intégré, etc. Lorsque les constantes de propagation de la lumière du mode HE 11, lequel est polarisé dans les directions de deux axes principaux orthogonaux d'une fibre optique, sont dénommées respectivement Px et py, la biréfringence en mode B est donné par l'équation: B = ( fibres monomodes Optics Ltt Vol 5, no 6 pages 273-275, 1981). En conséquence, on a proposé d'accroître le mode de biréfringence en créant un coeur non-circulaire au centre d'un chemisage (voir C Yah: "Elliptical Dielectric Waveguides" -Guide d'ondes diélectrique elliptique Journal of Applied Physics -Journal de la physique appliquée Vol 33 N O 11 pages 3235-3243, 1962) ou en disposant une paire de revêtements ou chemisages secondaires des deux côtés d'un coeur ou noyau central, les chemisages secondaires étant constitués en un matériau ayant un coefficient de dilatation thermique différent de celui du coeur central, et un chemisage, de façon à appliquer des contraintes assymétriques sur le coeur central (voir par exemple la demande de brevet japonais n 4587/1981 et la demande française correspondante 82 00581 du 15 janvier 1982 au nom du même déposant). La biréfringence en mode B d'une fibre optique ayant un coeur non circulaire est exprimée par l'équation suivante B = (ôx O y 0)/ k + P ( Tx y) ( 2) dans laquelle fx O et fy 0 représentent les constantes de propagation dans des conditions sans contraintes ou de non- contrainte, x et ry sont les contraintes principales (exprimées en kg/mm 2) dans les directions des axes principaux et P représente le coefficient photoélastique d'un verre de quartz donné par la formule: P = 3,36 x 10-5 (mm 2/kg) ( 3) Le premier terme de l'équation ( 2) est appelé anisotropie géométrique Bgt tandis que le second terme est appelé biréfringence de contrainte induite Bs On supposera maintenant que l'ellipticité ú de la fibre optique elliptique est donnée par l'équation: b E= 1 b ( 4) a dans laquelle a représente le grand rayon de l'ellipse et b le petit rayon. L'anisotropie géométrique B et la biréfringence de g contrainte induite B d'une fibre optique ayant une ellipticité S E = 0,4 et une différence d'indice de réfraction relatif de = 0,6 % peuvent alors être calculées et sont égales à 5 B = 1,2 x 105 et B = 3,1 x 10 5 tandis que le mode de g s biréfringence est donné par: -5 B = B + B = 4,3 x 10 ( 5) g s Les temps de retard par unité de longueur des modes de polarisation orthogonaux d'une fibre optique à monopolarisation sont donnés par: t = d Bx ( 6) x c dk : I d By ( 7) y c dk Dans ces conditions, la différence D entre les temps de retard (dispersion du mode polarisé) par unité de longueur de deux modes polarisés est donnée par l'équation suivante: D = t 1 (d Bx -B _ d x y c dk dk( 8) dans laquelle c représente la vitesse de la lumière dans le vide A partir des équations ( 1) et ( 2), la dispersion D du mode de polarisation est donnée par l'équation suivante: D = ( ( t + ( x O y O) c x ( 9) Dans l'équation ( 9), le premier terme sous parenthèses représente la différence de temps de retard en l'absence d'une contrainte assymétrique, tandis que le second terme sous parenthèses représente la différence de temps de retard provoquée par la contrainte, et ces différences sont définies en tant que Dg et Ds respectivement Dans le cas d'une fibre optique ayant un coeur elliptique, Dg est donné par la formule: D = N 2 a F (V) ( 10) g c dans laquelle N 1 représente l'indice de réfraction et F(V) représente une fonction déterminée par une fréquence normalisée V et l'ellipticité g La dispersion du mode de polarisation provoquée par la contrainte peut être déterminée expérimentale- ment. Par exemple, lorsque A= 0,6 %, i = 0,4 et V = 0,9 Vc (dans laquelle Vc représente la fréquence de coupure d'une fibre optique ayant un coeur ou noyau elliptique), puisque F(V) = 0,16, on tire: D = 11 (ps/km) ( 11) g -5 Avec B = 3,1 x 10, on a D = Bs = 103 (ps/km) s c ( 12) En conséquence, la dispersion du mode de polarisation est donné par la formule D =D + Ds = 114 (ps/km) ( 13) La dispersion du mode de polarisation d'une fibre optique à monopolarisation sur laquelle est appliquée une contrainte assymétrique dans la direction de l'axe x par le moyen d'une paire de pièces en forme d'ailette pour l'applica- tion d'une contrainte (voir Hosaka et autres "Single- Polarisation Optical Fiber Having Asymmetrical Refractive Index Pits" Fibre optique à monopolarisation présentant des régions à indices de réfraction assymétrique OQE 81-22, pages 43-48, 1981) est mesurée de la façon suivante Dans ce cas, on suppose que le coeur est constitué de Ge O 2 Si O 2 et les parties d'application de contrainte sont constitués de B 203 Si O 2 et le revêtement est constitué de Si O 2, tandis que le coeur présente une différence d'indice de réfraction relative A = 0,61 %, une ellipticité E = 0,07 et que la différence d'indice de réfraction spécifique des organes d'application de contrainte est -0,s = -044 %, le diamètre extérieur du revêtement étant égal à 2 d = 160 y. Comme il sera décrit plus loin en référence aux dessins annexés, une fibre optique à monopolarisation ayant un mode de biréfringence important B et qui a été fabriquée afin de stabiliser les caractéristiques de polarisation contre les distorsions extérieures présente une large dispersion du mode de polarisation. Dans une telle fibre optique, lorsqu'un léger couplage des modes existe entre deux modes de polarisation, une disper- sion importante du mode de polarisation entraîne une forte dégradation des caractéristiques de propagation dans un système de transmission optique cohérent ou analogue. En conséquence, un des objets principaux de l'invention. est de prévoir une fibre optique monomode à monopolarisation présentant une dispersion nulle du mode de polarisation. Conformément à l'invention, on prévoit une fibre optique monomode à monopolarisation du type comprenant un coeur elliptique, une paire de pièces ou organes d'application de contrainte de chaque côté du petit rayon du coeur elliptique afin d'y appliquer une contrainte assymétrique et un revêtement ou une gaine enveloppant le coeur et les organes d'application de contrainte, les organes d'application de contrainte étant constitués en B 203, la fibre étant caractérisée selon l'inven- tion en ce qu'une différence d'indice de réfraction relatif A entre le coeur et la gaine satisfassent la relation 0,004 1 6 x 1 6, fi -v y représentant la différence des constantes de propagation entre le mode HE 11 et le mode HEY 1 et k étant le nombre d'onde dans le vide, grâce à quoi on obtient une divergence de polarisation, c'est-à-dire une diffé- rence de temps de retard entre le mode H Ex et le mode HEY, qui sont orthogonaux entre eux, nulle. L'invention apparaîtra plus clairement à l'aide de la description qui va suivre faite en référence aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 est une vue schématique d'un dispositif de mesure permettant de mesurer la dispersion du mode de polarisa- tion, la figure 2 est une vue en coupe montrant un mode de réalisation préféré d'une fibre optique fabriquée selon l'invention, la figure 3 est un graphique montrant la visibilité des franges d'interférence lorsque la longueur de la fibre optique est égale à 1 m et à 400 m respectivement, la figure 4 est un graphique montrant les valeurs G(V) qui déterminent la biréfringence géométrique d'une fibre optique à coeur elliptique, la figure 5 est un graphique montrant la relation entre la fréquence normalisée V et la fonction H(V) = G(V) F(V), la figure 6 est un graphique montrant la relation entre l'ellipticité ú et la fréquence de coupure normalisée Vc de la fibre optique à coeur elliptique, la figure 7 montre un graphique illustrant la relation entre l'ellipticité ê et une fonction G(V) qui détermine la biréfringence géométrique de la fibre optique à coeur elliptique, la figure 8 est un graphique montrant la relation entre l'ellipticité a et une fonction F(V) qui détermine la caractéristique de dispersion du mode de polarisation de la fibre optique à coeur elliptique, la figure 9 est un graphique montrant la relation entre l'ellipticité a et la fonction H(V) illustrée à la figure 5, la figure 10 est un graphique montrant la relation entre l'ellipticité ú et la fonction Q 1 = 10-5/n 1 A 2 E ' la figure 11 est un graphique montrant la relation entre l'ellipticité & et la fonction Q 2 = 5 x 10 /n 1 12 E, la figure 12 est un graphique montrant les paramètres de guide d'ondes qui satisfont une équation H(V) = 1 x 10-5/n 1 2 la figure 13 est un graphique montrant les paramètres de guide d'ondes qui satisfont une équation H(V) = 5 x 10 /n 12, la figure 14 est un graphique montrant les paramètres de guide d'ondes que réalise la fibre optique monomode à monopolarisation de l'invention-dans laquelle le mode de -5 biréfringence B = 1 x 105, la figure 15 est un graphique montrant les paramètres de guide d'ondes que réalise la fibre optique monomode à monopolarisation de l'invention dans laquelle le mode de biréfringence B = 5 x 10 5, la figure 16 est une vue faite en coupe partielle d'une fibre optique conforme à l'invention, la figure 17 est un graphique montrant la relation entre la différence de contrainte 9 G du coeur et la x y différence d'indice de réfraction relatif As ( en pourcentage molaire) des organes d'application de contrainte, la figure 18 est un graphique montrant une autre relation entre la différence de contrainte ( rx y) du coeur x y et la différence d'indice de réfraction relatif a S (en pourcentage molaire) des organes d'application de contrainte, les figures 19 et 20 sont des graphiques montrant deux exemples de courbes illustrant une construction d'application de contrainte pour obtenir la relation désirée entre la différence d'indice de réfraction relatif A S des organes d'application de contrainte et la différence d'indice de réfraction relatif t, figures dans lesquelles B est respectivement égal à 1 x 10-5 et 5 x 10-5 Avant de décrire en détail l'invention, on décrira la raison d'être des fibres optiques à monopolarisation de l'art antérieur comportant des organes d'application de contrainte assymétriques La dispersion du mode de polarisation d'une telle fibre optique est mesurée par un dispositif tel qu'illustré à la figure 1 qui comprend un laser 4 semiconducteur ( A= 1,29 y), des lentilles 5, une plaque,/2 6, une fibre optique à monopola- risation 7, un prisme de Walaston 8, un filtre 9, une lame semi- transparente 10, un détecteur Pb S 11, un dispositif de contrôle 12, un miroir fixe (M 1) 13, et un miroir mobile (M 2) 14 Le principe de la mesure est le suivant En appelant respectivement les intensités des faisceaux lumineux dans le mode HE X et H Ei sur la surface du détecteur 11 respectivement I 1 et I 2, et la différence dans les durées de retard entre ces deux modes Ait= DL (dans laquelle L représente la longueur de la fibre optique), alors l'intensité totale I de lumière est représentée par l'équation suivante: I = I 1 +I 2 + 2 '1) cos () cos ( 14) dans laquelle Y, e et respectivement représentent le degré complexe de cohérence, son angle de phase et l'angle compris entre les deux faisceaux polarisés sur la surface du détecteur. En ajustant la plaque À/2 6, il est possible de rendre = 0, c'est-à-dire cos R = 1 D'autre part, la visibilité V des franges d'interférence est définie par la relation: V Imax min 2 11 + 12 _ ( 15) V+I 11 + I 1 Imax min 1 + 2 Lorsque I 1 est rendu égal à 12 par rajustement de l'intensité lumineuse au moyen du filtre 9, on obtient: V = ) ( 16) Il est connu que le degré complexe de cohérence devient | g (O)j = 1 lorsque la différence du temps de retard tr = 0. En conséquence, lorsque At = 0, V = 1 et la visibilité des franges d'interférence passe par un maximum A la figure 1, le miroir M 2 14 est positionné en un endroit pour lequel la visibilité passe par un maximum lorsque la longueur de la fibre optique est L, et M'2 représente en 14 ' une position pour laquelle la visibilité-est maximum lorsque la longueur de la fibre optique devient égale à 1 m Lorsque la longueur de la fibre optique est égale à 1 m, la dispersion du mode de polari- sation peut être estimée nulle, M'2 représentant une position dans laquelle les deux bras de l'interféromètre ont la même longueur Avec une fibre optique de longueur L, le mode HEY atteint la phase d'extrémité de la fibre un instant plus tÈt que le mode H Ex avec une différence de temps Ar Z= (t C It)L. il x y En conséquence, en raccourcissant la longueur du bras latéral avant d'une longueur C aú, la visibilité de la frange passe par un maximum En appelant la quantité de déplacement du miroir t, on obtient la relation C 4 t = 2 î. En conséquence, la dispersion D du mode de polarisation est donnée par: D=Z -C At 2 L 17 D x y L CL ( 17) Le résultat de la mesure d'une fibre optique à monopola- risation comprenant deux organes d'application de contrainte de chaque côté d'un coeur central est illustré à la figure 3 La quantité de déplacement du miroir est exprimée par la relation: t = 16,47 mm (L = 400 m) ( 18) en substituant cette valeur de t dans l'équation ( 17), la dispersion du mode de polarisation devient D = 275 (ps/km) ( 19) On passera maintenant à la description de l'invention. Une dispersion nulle du mode de polarisation obtenu avec une fibre optique à monopolarisation conforme à l'invention comprend essentiellement une fibre optique monomode comprenant un coeur elliptique 20, deux organes d'application de contrainte en forme de segments 21 et une gaine 23 comme il apparait à la figure 2 La dispersion du mode de polarisation d'une telle fibre optique peut être illustrée par l'équation ( 20) suivante tirée des équations ( 9) et ( 10): D = 1 N 1 -2 F(V) + C ( 6 X ( 20) D ( 20) Ainsi, de façon à annuler la dispersion du mode de polarisation, on doit obtenir l'équation suivante: n 1 2 E F(V) + P (x -y) ( 21) Des équations ( 2) et ( 21) et dans de telles conditions, on tire la biréfringence de mode B qui est donnée par l'équation: B = N 1 2 E G(V) + P ( y) =n 12 F lG (V) F (V)j c y i = N 1 l 2 a H(V) ( 22) Cependant, dans le cas d'-un coeur elliptique on a: Bg =( x O y 0) / k = nl 2 a G(V) ( 23) Les valeur de G(V) pour diverses valeurs de _ sont illustrées à la figure 4 et la dépendance de H(V) par rapport à la fréquence normalisée V est illustrée à la figure 5. De façon à stabiliser la caractéristique de polarisation d'une fibre optique à monopolarisation à l'encontre des contrain- tes externes, la biréfringence de mode B doit être supérieure à 1 x 10-6 Dans le dessin de structure suivant, les calculs ont été faits pour deux cas lorsque B = 1 x 105 et lorsque B = 5 x 105. En bref, on obtient une divergence de polarisation nulle pour une fibre optique en opérant de la façon suivante. ( 1) On détermine une combinaison d'une différence a d'indice de réfraction relatif, d'une ellipticité t et d'une fréquence -5 normalisée V telle que l'on ait B = N 1 42 & H(V) = 1 x 105 ou x 10 -5 Simultanément, la valeur de N 1 â 2 ú F(V) est également déterminée. ( 2) On détermine un organe d'application de contrainte tel que la relation ( Wx qy) = -n 1 l A 2 F(V)/P soit satisfaite. Avant de réaliser un dessin effectif, il est nécessaire de connaître la fréquence de coupure V de la fibre optique à coeur elliptique La figure 6 montre la relation entre l'ellipticité E et la fréquence de coupure Vc La longueur d'onde de coupure > c est donnée par 2 nla c V 1 c A partir de l'équation ( 21) et de l'équation: V = ( 2 W/A) N 1 a, on obtient - _ V A 'c ( 24) ( 25) Pour cette raison, dans la que de la fibre optique monomode, rapport V/Vc comme paramètre. Les figures 7, 8 et 9 sont relation entre l'ellipticité a et H(V) en utilisant le rapport V/Vc Ci-après on appellera cas I j 2 F -5 B = N 1 _ 2 H(V) = 1 x 105 et cas B = N 1 2 H(V) = 5 x 10-5. discussion de la caractéristi- il est pratique d'utiliser le des graphiques montrant la les fonctions G(V), F(V) et comme paramètre. celui dans lequel II celui pour lequel on aura En conséquence, il est nécessaire de déterminer une combinaison de à,ú et V qui satisfasse une équation telle que: Vx 10-5 H (V) = = Q nla 2 1 ( 26) dans le cas I et qui satisfasse une équation du type x 10-5 H(V) =10 ( 27) nî a 2 ú. pour ce qui est du cas II, Q 1 et Q 2 étant fonction seulement de la différence à diindice de réfraction relatif et de l'ellipti- cité Les relations entre Q 1 et l'ellipticité ú et entre 1 1 Q 2 et l'ellipticité ú sont représentées aux figures 6 et 7 respectivement avec comme paramètre En conséquence, une combinaison de LI, L et V qui satisfait l'équation ( 26) ou l'équation ( 27) peut être obtenue par un point de croisement (cas I) de H(V) dans la figure 9 et de-Q 1 dans la figure 10 lorsque ces deux figures sont superposées l'une sur l'autre, ou par un point de croisement (cas II) de H(V) dans la figuré 9 et de Q 2 dans la figure 11 lorsque ces deux figures sont superposées l'une au-dessus de l'autre. Les relations ainsi obtenues entre, E et V sont décrites dans la figure 12 (cas I) et dans la figure 13 (cas II) avec V/Vc comme paramètre On peut noter à partir des figures 12 et 13 que lorsque B-= 1 x 10-5 (cas I), id devient supérieur à 0,3 %, tandis que lorsque B = 5 x 10-5 (cas II), a devient supérieur à 1 %. On peut également noter que l'ellipticité a devient plus faible lorsque la différence A des indices de réfraction relatifs augmentent. Ainsi, en utilisant les figures 12 et 13, on obtient le dessin pratique du paramètre de structure du guide d'ondes. Dans l'exemple suivant, on suppose que V/Vc = 0,95 et que la longueur d'onde à = 1,3 À A partir de l'équation ( 25), on tire la fréquence de coupure ? c = 1,235 A Lorsque la relation entre la différence a d'indice de réfraction relatif et le grand rayon a du coeur et l'ellipticité F est déterminée à partir des courbes V/Vc = 0,95 des figures 12 et 13, les graphiques illustrés aux figures 14 (cas I) et 15 (cas II) sont obtenus. A partir de ce qui précède concernant les paramètres des guides d'ondes, on peut déterminer les paramètres du guide tel que la différence A d'indice de réfraction relatif, le diamètre a de coeur et l'ellipticité Eú qui sont nécessaires de façon à donner une divergence de polarisation nulle On peut également tirer de la figure 8 la fonction F Il est ensuite nécessaire de déterminer les organes d'application de contrainte pour satisfaire une équation telle que: c-x C = p-n 1 L' EF(V) ( 28) La figure 8 montre que F(V) est positive sauf lorsque v VIO = 1,0 V/c En conséquence de l'équation ( 28) il peut être déterminé que la différence de contrainte dans le coeur doit satisfaire une relation telle que -X - Uy 0 En conséquence, comme montré à la figure 16, y les organes d'application de contrainte doivent se situer dans la direction de l'axe Y A la figure 16, N représente l'indice de réfraction de l'organe d'application de contrainte, r 1 et r 2 ses rayons interne et externe respectivement, 4 S un angle mesuré à partir de l'axe Y Dans ce cas, le diamètre extérieur de la fibreoptique est 2 d = 125 Y Avant de déterminer les organes d'application de contrainte, il est nécessaire de rechercher quelle est la différence de contrainte dans le coeur lorsqu'on utilise un indice de réfraction (en pourcentage molaire) déterminé d'organe d'application de contrainte par rapport au diamètre du coeur elliptique, une différence d'indice de réfraction relative et une ellipticité donnée, étant entendu qu'on utilise B 203 comme dopant pour les organes d'application de contrainte. Les figures 17 et 18 montrent la relation entre l'indice de réfraction spécifique -As et la différence de contrainte cr e-) des organes d'application de contrainte y dans lesquels a = 0,5 %, ú = 0,52, a = 5,2 A, et dans- laquelle t = 1,0 %, E = 0,18 et a 2,5 g respectivement. est donné par la relation: = N 12 N 22 ( 30) 2 N 22 L'analyse a été faite en utilisant le procédé des éléments finis en prenant r 1 = 5 b, r 2 = 10 b, b représentant la longueur du petit axe de l'ellipse Comme on peut le voir d'après les figures 17 et 18, en l'absence d'organes d'applica- tion de contrainte, ona Gx - 3 y> Q, mais étant donné la diffé- rence d'indice de réfraction (en pourcentage molaire) As des organes d'application de contrainte augmente on a -x Ty En outre on peut noter que irx V est proportionnelle à t A La différence d'indice de réfraction relatif (pourcentage molaire) des organes d'application de contrainte qui satisfait la relation illustrée par l'équation ( 28) a été calculée sur ces résultats et les résultats des calculs sont illustrés par les courbes des figures 19 (cas 1) et 20 (cas II). Pour résumer ce qui précède, on peut fabriquer une fibre optique monomode à monopolarisation en utilisant des paramètres de guide d'ondes illustrés aux figures 13 et 14 et en choisissant une fibre optique ayant un coeur elliptique comportant des organes d'application de contrainte tels qu'illustrés aux figures 19 et 20. Comme il apparaît de la description qui précède, une fibre optique monomode à monopolarisation conforme à l'invention peut être préparée en présentant une dispersion du mode de polarisation nulle sans préjudice de la conservation des carac- téristiques de polarisation de la fibre optique monomode, de sorte qu'une telle fibre est très intéressante dans des applica- tions telles que celles faisant appel à des systèmes de trans- mission optique cohérents, des fibres optiques pour des appareils de mesure, un couplage avec un circuit optique de type circuit intégré. Dans le mode de réalisation décrit, la différence d'indice de réfraction spécifique du coeur est telle que A tion le fait que la perte par dispersion de 'Rayleigh augmente lorsque la concentration du dopant dans le coeur augmente; cependant, lorsque les fibres optiques sont utilisées dans des applications telles que la perte de lumière dans la fibre n'entraîne pas d'inconvénient significatif, par exemple lorsque la fibre est utilisée comme détecteur ou analogue, on peut alors utiliser des différences d'indice de réfraction spécifiques d'environ 5 % Même dans un tel cas, il est possible de réaliser une fibre optique monomode à monopolarisation conforme aux dessins illustrés dans le mode de réalisation décrit de l'invention. En ce qui concerne la perte par absorption provoquée par le dopant dans les organes d'application de contrainte, de façon à éviter une augmentation de cette perte provoquée par l'absorp- tion de lumière infrarouge par B 203-Si O 2 constituant les organes d'application de contrainte, dans un tel mode de réalisation, les organes d'application de contrainte sont séparés du coeur par une distance supérieure à cinq fois le petit rayon du coeur; comme décrit ci-dessus, au cas o une augmentation de perte est acceptable, les organes d'application de contrainte peuvent être positionnés plus proches du coeur D'autre part, même lorsque les organes d'application de contrainte sont espacés du coeur d'une distance supérieure à quinze fois le petit rayon du coeur, il est possible de réaliser une divergence de polarisation nulle en augmentant la concentration du dopant dans les organes d'applica- tion de contrainte. Si l'on utilise comme dopant pour les organes d'application de contrainte un matériau tel que Ti O 2 qui diminue le coefficient de dilatation thermique, les organes d'application de contrainte sont disposés dans la direction de l'axe x au lieu d'être disposés dans la direction de l'axe y comme illustré au mode de réalisation décrit. Dans le mode de réalisation précédent, l'ellipticité du coeur avait été choisie pour satisfaire une relation telle que 0,1 F 4 0,6; lorsqu'un accroissement de la perte de transmis- sion ne présente pas un inconvénient majeur, l'ellipticité peut être augmentée jusqu'à environ 0,9. REVENDICATIONS 1 Fibre optique monomode à monopolarisation du type comprenant un coeur elliptique ( 20), deux organes d'application de contrainte ( 21) disposés de part et d'autre du petit rayon dudit coeur elliptique pour lui appliquer des contraintes assymétriques et une gaine ( 23) recouvrant ledit coeur et lesdits organes d'application de contrainte, lesdits organes d'applica- tion de contrainte étant constitués à base de B 203, ladite fibre optique étant caractérisée par les relations suivantes on choisit une différence d'indice de réfraction relative entre le coeur et la gainé satisfaisant la relation 0,004 A t 0,05, on choisit une ellipticité ú du coeur répondant à l'équation 1 = 1 _b satisfaisant la relation 0,01 entre les modes HE 1 et HEY orthogonaux entre eux. il il 2 Fibre optique selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite gaine est constituée en Si O 2.