La présente invention concerne un dispositif pour lis- ser la couture de fermeture des pointes de pied de bas qui s'étend le long de ce qu'on appelle la ligne de remaillage ce dispositif peut être utilisé comme dispositif séparé ou bien dans une combinaison de machines, par exemple avec des machines de fermeture de pied de bas et des machines de re- tournement de bas connues. Il est bien connu que les pointes de pied de bas fermées à l'aide d'une machine à coudre ou d'une machine analogue présentent une couture très volumineuse qui, lorsqu'on porte les bas, forme dans la région des orteils des points de com- pression d'un effet très désagréable et provoquant des dou- leurs. L'aplatissement de la couture s'effectue à la main, la plupart du temps au cours d'une opération de travail séparée, à l'aide d'un fer à repasser, le bas étant disposé sur le fer à repasser de façon que la couture soit dirigée transver- salement par rapport à l'axe longitudinal du fer, et, sous l'effet d'une traction vigoureuse exercée en même temps sur la pointe du pied de bas, la couture se trouve étirée dans le sens de l'axe longitudinal du fer. Ce lissage à la main de la couture se fait au prix d'un effort physique très important et nécessite une mise en po- sition correcte du bas pour le passer sur le fer, afin que la couture vienne se placer sur le côté plat du fer qui présente à son extrémité la forme d'une pointe de pied de bas. Toutes ces opérations demandent au total beaucoup de temps. Pour éliminer ces inconvénients, on a déjà imaginé dif- férents dispositifs mécaniques o l'opération de lissage de la couture est combinée avec le retournement par retroussage des bas et/ou avec des dispositifs ayant pour rôle de fermer les pointes de pied de bas. C'est ainsi que, par exemple, est décrit dans le DE - OS 2328 831 un dispositif de lissage de couture qui se déplace dans un élément désigné sous le nom de tube à retourner. Un dispositif de serrage constitué par une paire de mâchoires de serrage cintrées, recouvertes d'une garniture en caoutchouc, disposées l'une en face de l'autre sur le côté du tube à retourner, est amené par commande pneu- matique contre le tube à retourner, de sorte que le bas qui se trouve sur ce tube est serré contre lui et, ainsi, main- tenu immobilisé. Le dispositif de lissage de couture est tiré hors du tube à retourner, la pression exercée contre la poin- te de pied de bas ayant pour suite d'étirer le bas dans le sens des colonnes de mailles, de sorte que la couture de pointe de pied de bas est étirée et, de ce fait, aplatie et lissée. Après retour en arrière du dispositif de lissage de couture, les mâchoires sont ouvertes puis le bas est retiré. Dans un autre dispositif, bien connu d'après les machi- nes que la Société ULTRASONA fabrique sous le nom de machines à coudre et à retourner le bas, enfilé sur un tube, est étiré grâce à des mâchoires de serrage glissant le lont du bas. Après avoir effectué un déplacement de longueur déterminée, les mâchoires de serrage repartent en sens inverse, de sorte que le bas est ramené en arrière en direction du débouché du tube et est évacué par le tube. Par suite des différences dans la circonférence du bas, dues aux multiples différences de figure et d'armure, le bas est soumis à des étirages variables qui, répartis sur la lon- gueur de la couture, se traduisent par des différences dans les directions de traction subie, de sorte que la couture n'est lissée qu'incormlètement. Pour uniformiser la direction de traction, transversale- ment par rapport au tracé de la couture, sur la totalité de la longueur de celle-ci, on a procédé de différentes façons à des élargissements au débouché de tube des dispositifs con- nus, par exemple en montant l'une en face de l'autre deux plaquettes de tôle. Mais comme, d'une part, la circonférence du bas ne coin- cide que rarement de façon exacte avec la circonférence élar- gie du tube et que, d'autre part, il est très difficile d' amener exactement la couture dans l'alignement des plaquettes, ce perfectionnement n'a pas permis lui non plus d'obtenir un lissage total de la couture. De la même façon que cela se passe avec les dispositifs déjà cités, seule la partie médiane de la couture est sollicitée par traction transversalement par rapport à la direction de la couture, et est lissée, tandis que les parties terminales de la couture qui, suivant la grandeur, la figure, l'armure, etc, peuvent représenter jus- qu'à un tiers de la longueur totale de la couture, ne sont étirées que de moins en moins en allant vers l'extérieur, ou même ne sont pas étirées du tout, et, par conséquent, restent non lissées. C'est un but de l'invention de créer un dispositif qui permette d'étirer uniformément dans le sens des colonnes de mailles la couture des pointes de Pied de bas et, par consé- quent, de la lisser entièrement, les différences de circon- férence des bas résultant de la technique de tricotage n'ayant fas d'effet désavantageux sur le lissage, et le posi- tionnement des pointes de pied de bas devenant inutile. Ce résultat est obtenu par l'invention grâce au fait que la zone de débouché d'un support de bas tubulaire connu en soi est constitué par une douille disposée sur une bride et, sollicitée par ressort, pouvant s'introduire dans le sup- port de bas, cette douille comportant au moins deux ouvertu- res réparties uniformément sur la périphérie de la douille, dans lesquelles se trouvent des paires de biellettes mobiles vers l'extérieur. Les paires de biellettes se présentent sous forme d'une articulation et elles sont montées sur la bride et sur la douille coulissante, avec une distance entre paliers qui varie lors du déplacement de la douille coulissante, de façon à pouvoir se mouvoir vers l'extérieur à la façon d'une genouillère, de sorte que les articulations des paires de biellettes atteignent leur inflexion maximale dans la zone de la couture du bas. Sous l'effet du mouvement de retour en arrière de la douille, les paires de biellettes selon l'invention, réparties uniformément sur la circonférence de la douille, fixées à la bride et à la douille coulissante, avec un écartement de pa- liers qui varie en fonction du mouvement de la douille coulis- sante, sont poussées vers l'extérieur par un mouvement de genouillère en passant par les ouvertures ménagées dans la douille. Grâce à l'invention, avec des bas enfilés sur des sup- ports de bas tubulaires connus en soi, et au moyen de dispo- -sitifs de serrage et de fixation également connus en soi, il est possible d'étirer uniformément dans le sens des colonnes de mailles, et par conséquent de lisser dans sa totalité, la couture des pointes de pied de bas qui s'étend le long de la ligne de remaillage. Il n'est pas nécessaire pour ce faire de positionner avec précision le bas sur le support de bas en ce qui concerne la position de la couture de pointe de pied, et les différences de circonférence de bas dues à des facteurs technologiques n'ont pas d'influence sur le lissage de la couture. L'invention est mise en oeuvre en liaison avec un support de bas tubulaire en tant que dispositif de lissage séparé, mais elle peut également être utilisée avec les machines con- nues de fermeture de pointe de pied et de retournement de bas; elle apporte une solution simple et utilisable à peu de frais à un problème qui se pose depuis longtemps déjà et qui n'avait encore reçu.que des solutions peu satisfaisantes. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressor- tiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente en coupe la zone de débouché, ainsi que la disposition et le montage des paires de biellet- tes, en position de repos; - la figure 2 représente le même dispositif que la figure 1 en position de travail; - la figure 3 représente la douille avec une des dispo- sitions possibles des ouvertures de passage. Le dispositif représenté aux figures 1 à 3 sert à lisser la couture de pointe de pied de bas qui s'étend le long de la ligne de remaillage. Il est utilisé avantageusement en liaison avec un support de bas 1 tubulaire connu en soi; monté à une extrémité, et il est relié de façon solidaire à ce support du côté opposé à sa fixation, formant ainsi sa zone de débouché. Un bas dont la couture de pointe de nied doit être lissée est enfilé Dar dessus la zone de débouché 2 sur le support de bas 1 et entoure donc celui-ci. La zone de débouché 2 comprend une bride 3 qui est soli- daire du support de bas 1, et une douille 4 qui est montée sur la bride 3 coulissant contre l'action d'un ressort de pression 5. La douille 4 comporte des ouvertures de passage 6 réparties uniformément sur sa circonférence, et est munie, dans l'alignement des ouvertures de passage 6, de paliers 7 pour recevoir les paires de biellettes 8. Deux biellettes 8' articulées l'une à l'autre en 9 forment chaque paire de biel- lettes 8. De façon analogue à la douille 4, la bride 3 com- porte également des paliers 7 qui servent de deuxième point de fixation des paires de biellettes 8. Les paires de biellettes 8 sont montées de telle sorte qu'en position de repos, elles sont incluses dans les ouver- tures de passage 6, sont appliquées par la face intérieure contre la bride 3, et, lorsque la douille 4 se déplace pour s'introduire dans le tube, peuvent se couder en se pliant et, par conséquent, sortent à l'extérieur des ouvertures de pas- sage 6. Pour aplatir et lisser la couture de pointe de pied de bas qui s'étend le long de la ligne de remaillage, le bas est placé sur le support de bas 1 puis est saisi et étiré au moyen de dispositifs de serrage connus en soi qui se dépla- cent le long du support de bas 1. L'effort de traction longi- tudinale qui est ainsi développé dans le bas agit par l'inter- médiaire de la pointe de pied de bas sur la douille 4 montée coulissante et provoque le déplacement de cette dernière dans le sens de traction du bas. Le mouvement de la douille 4 pro-- voque un mouvement de la paire de biellettes 8 par lequel ces paires de biellettes, du fait qu'elles sont montées de façon fixe dans la bride 3, effectuent une flexion qui les fait sor- tir hors des ouvertures de passage 6. Il en résulte que la pointe du pied de bas qui entoure de tous côtés de façon serrée la douille 6 est étirée trans- versalement par rapport au tracé de la couture, principalement dans la zone de la couture, ce qui permet d'obtenir un lissage complet de la couture. Les dispositifs de serrage sont agencés de façon à être réglés et changés de marche dans le sens de traction à l'aide de moyens connus en fonction d'une force, de sorte que ce n' est qu'après avoir surmonté la force antagoniste nécessaire pour le lissage complet de la couture et réglé au préalable que la douille se déplace dans le sens de traction et que s'effectue ensuite l'inversion de sens du mouvement du dis- positif de serrage. Le ressort de pression 5 provoque le retour en arrière de la douille 4 et par conséquent aussi un mouvement de re- tour des paires de biellettes, le bas étant ensuite retiré du dispositif. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le lissage de la couture de pointe de pied de bas sur un support de bas tubulaire, caractérisé en ce que la zone de débouché (2) est constituée par une douille montée, sollicitée par un ressort, sur une bride (3) et s'introduisant en coulissant dans le tube, comportant au moins deux ouvertures de passage (6) réparties uniformément sur la circonférence de la douille, dans lesquelles peuvent se déplacer vers l'extérieur des paires de biellettes (8). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les paires de biellettes (8) formant articulation (9) sont montées sur la bride (3) et sur la douille coulissante (4) de façon que la distance entre paliers varie en fonction du déplacement de ladite douille coulissante. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les paires de biellettes (8) sont disposées dans la zone de débouché (2) de façon que les articulations (9) des-paires de biellettes (8) atteignent une inflexion maxi- male dans la zone de la couture du bas.