La présente invention concerne un procédé de te'le'communica- tion par satellite ainsi que les systèmes de télécommunication réalisés en sorte d'utiliser ce procédé. Une innovation importante a été porte aux techniques de communication à grande distance par l'utilisation de satellites artificiels de la terre corme relais amplificateurs, ou même sin- pliement comme réflecteurs d'ondes radio-électriques, pour effectuer des liaisons entre stations éloignées au sol.Ainsi, les ondes n1 ont plus à contourner la surface sphérique du globe terrestre ce qui entratne pour elles un affaiblissement considérable, ou, à se réfléchir sur une ionosphère formée de coches nouvantes d'électrons dont les modifications produisent de sérieuses fluctuations des signaux reçus et sont une cause fréquente dtinter- ruptions du trafic radiotéléphonique et radiotélégraphique. Qn distingue les satellites "actifs" agissant comme relais amplificateurs des autres satellites, dits "passiSs", utilisés comme réflecteurs d'ondes. Certaines techniques consistent à positiolmer autour du globe à haute altitude, des satellites actifs dont la durée de révolution est égale à celle de la terre et qui apparaissent ainsi comme fixes à un observateur terrestre.Une répartition spatiale déterminée d'un nombre réduit de tels satellites dits "stationnaires", permet de couvrir une partie inpor tante, sinon la totalité, du globe terrestre pour assurer la transmission de signaux entre deux points que'conques. Ces points peuvent consister en des stations au sol, ou sur mer, ou des stations installées à bord d'aéronefs en vol. L'orbite équato rials de placement d'un satellite stationnaire est à une altitude de 11 ordre de 36 000 km par rapport à la terre. L'altitude des aéronefs en vol est comparativement très réduite et peut d'une manière générale, être négligée.Les stations aériennes peuvent ainsi, vues des satellites, Qtre spatialement assimilées à des stations au sol. I1 est entendu dans la description qui suit qu'une station au sol englobe aussi bien l'une ou 11 autre des versions précitées. La présente invention se rapporte à des systèmes de télécommunication par satellite actif stationnaire. De manière encore plus précise, l'invention est relative à de tels systèmes de télécommunication utilisant un mode de transmission du type multiplex à temps partagé. Suivant ce mode de transmission les différentes liaisons simultanées devant titre produites à un instant considéré sont fractionnées et comprimées temporellement, puis transmises au cours de séquences successives.Cette technique est connue généralement sous lgappellation " T D M n abré- viation de " Time Division Multiplex ". Le procédé T D M est caractérisé par la transmission en série dans le tc-nlps dlun train d'impulsions cyclique appelé " trame " de durée périodique T déterminée. Cette durée est divisée en oréneaux affectésrespecti vement à différentes stations envisagées pour ces liaisons via satellite.Cette technique met généralement en oeuvre un échantillonnage sous forme d'impulsions du signal à transmettre, une codification digitale de ces impulsions qui sont utilisées, après compression tempo-:elle, pour moduler une porteuse haute fréquence, la modulation utilisée étant, généralement, une modulation de phase ou de fréquence. Des problèmes techniques majeurs rencontrés lors de la réalisation de satellites de télécommunications sont occasion- nés par les critères de puissance disponible à bord et d'économie de bande de fréquence. Les limitations imposées par ces facteurs exigent des solutions techniques particulièrement bien adaptées et présentant des caractéristiques élevées notamment du point de vue, rendement, fiabilité, compacité et précision. Afin de remédier aux servitudes imposées par les problèmes de puissance et de bandes de fréquence disponibles, une technique réc nte consiste à utiliser un éclairement directif délimité en direction respectivement de chacune des stations. Le satellite éclaire chaque station au sol par un faisceau très étroit de manière à réduirc la zone terrestre éclairée et cen tre sur cette station4 Un tel faisceau est dit du type "fil forme ", l'appellation anglo-saxonne correspondante étant n .Pencil-Beam 't. Cette limitation importante de la zone éclairée est notamment rendue possible par la précision du contrtle d'attitude du satellite qui atteint aisément des valeurs in férieures à - 0,5 degré.Les solutions de ce type comportent un satellite stntionnaire rayonnant simultanément une pluralité de faisceaux filiformes orientés respectivement sur les différentes stations, des moyens étant prévus pour sélectionner à tout instant un ou plusieurs de ces faisceaux selon que la transmission s'effcctue sur une ou plusieurs fréquences, La réduction de la zane totale éclairée au sol permet de concentrer l'énergie dlémission et dtaocrottre la qualité des liaisons.Néanmoins, des inconvénients subsistent en considérant qu'une certaine partie de la puissance disponible est rayonnée inutilement vers des stations hors service à un instant considéré et/ou que, l'utilisation simultanée de plusieurs faisceaux nécessite un nombre équivalent de fréquences porteuses distinctes. Dlautre part, la complexité et le coft de l'équipement croissent très rapidement avec le nombre de faisceaux filiormes devant Qtre produits simultanément, ce qui entraine une limitation du nombre des zones éclairées. Un procédé de télécommunication selon l'invention permet, en appliquant un mode de transmission à temps partagé du type T D M ou Squivalent de remédier à Ces inconvénients en utilisant, dfune part, instantanément, un seul faisceau filiforme orients vers la station à atteindre à cet instant et, d'autre partr la mtme fréquence de transmission pour les différentes stations éclairées successivement selon le code de trame préétabli. Binai la puissance disponible peut Qtre concentrée au niveau dssune seule station, et l'absence dtinterférenocs permet, éventuellement, d'utiliser la meme fréquence par autres systèmes de télécommunication par satellite stationnaire ou, à partir de stations au sol hors service. Il en résulte un rendement élevé et une souplesse importante dans le conception de certains circuits du satellite, en particulier, des circuits do puissance et d'émission, Conformément à la présente invention, le procédé utilisé consiste à émettre, depuis le satellite stationnaire, un faisceau filiforme dont l'axe de rayonnement est déplacé, temporel lement, en synchronisme avec la commutation des créneaux de la transmission T n M et, spatialoment, en correspondance avec les assignations spatiales de stations devant etre successivement éclairées par ledit faisceau au cours des liaisons considérées. Les caractéristiques de ltinvention apparattront au cours de la description qui suit donnée à titre d'exemple non limitatif à l'aise des figures annexées qui représentent s - la figure i, un schéma du principe de fonctionnement dtur système de télécommunication conforme à l'invention - la figure 2, des courbes destinées à rappeler le principe de la communication à temps partagé du type " T D M ". - la figure 3, un bloc-diagramme d'une channe réceptionémission T D M à bord d'un satellite et conforme à l'invention. - les figures 4 et 5, des schémas -relatifs à une coffiposi- tion envisagée pour des signaux de télécommande et de synchro nis ation. - la figure 6, un schéma simplifié d'un circuit de commande de commutation de faisceau d'antenne. - la figure 7r un schéma d'un ensemble logique de commande utilisé dans le circuit figure 6. - la figure 8, un schéma d'un aérien d'émission à faisceau commuté comportant un réseau de sources associé à un paraboloïde. - les figures 9 et 10, des schémas relatifs à une matrice de butter alimentant le réseau de sources de la figure 8. - la figure 11, un schéma illustrant le principe d'unc couverture globale au moyen d'un faisceau filiforme commuté selon 1 'invontion0 Un système de télécommunication par satellite actif stationnaire procède, selon l'intentionS à l'émission dlun faisceau filiforme visant successivement les différentes stations à atteindre au cours des liaisons considérées s'effectuant suivant un mode T D M. De principe du fonctionnement spatial est illustré par le schéma simplifié de la figure 1. La distance D dXéloignement du satellite stationnaire S1 par rapport au centre O du globe terrestre G est de l'ordre de 7 fois le rayon terrestre RT.Le cane CO d'ouverture AT couvre un champ très important du globe1 la valeur de l'angle AT est de lXordre de 17 degrés. Dans ce champ, visible du satellite 91, ont été indiquées, à titre d'exemple, trois stations A, B et C, éloignées l'une de l'autre et communiquant par l'intermédiaire du satellite relais S1. A un instant considéré, la liaison satellitesol est produite par un faisceau filiforme F éclairant la station correspondante, soit A. L'ouverture AF du faisceau F est déterminée en considération notamment des caractéristiques de stabilité d'attitude angulaire du satellite S1 qui peuvent atteindre couramment + Ot5 degré ou moins.En conséqance, étant gle dtouverture AF est très réduit et par exemple, compris entre I et 4 degrés. Comparativement aux systèmes du type multi-àisceaus, l'aérien d'émission à bord du satellite est réalisable de manière beaucoup plus simple puisqu'il ne rayonne qu'un faisceau fiU- forme à la fois, De plus, le nombre de zones éclairées et donc de stations à relier, peut dtre très important , par exemple, compris entre 20 et 100, ce qui est difficilement, ou pas, réalisable en solution multi-faisceaux étant donné la complexité technique entrainée pour l'équipement et son dimensionnement important. Un autre avantage résulte de la disponibilité des stations non éclairées à l'instant considéré, B et C sur la figure. Ces stations peuvent éventuellement titre exploitées par l'intermé- diaire d'un autre satellite et, la meme bande de fréquence peut outre utilisée étant donné l'absence d'interférences résultant du procédé mis en jeu. Dans une exploitation de ce type, des moyens de synchronisation doivent autre envisagés et, chaque station au sol peut comporter soit, plusieurs antennes directives rayonnant respectivement chacune en direction d'un satellite soit, une antenne unique à faisceau commuté. La figure 2 est destinée à rappeler le principe de la commutation digitale à temps partagé du type T D M. Un signai 5T d'une liaison à transmettre, courbe 2-A, est échantillonné temporellement sous forme d impnlsions de période te il en est de même pour les signaux relatifs à chacune des autres liaisons transmises simultanément. La transmission T D M comporte des trames successives dc période T multiple de la période d'écham- tillonnage, T = kte. Chaque trame de durée X, courbe 2-B, est découpée en n créneaux to1, to2, ... tcn, le nombre n corres- pondant à celui des liaisons dises " simultanées " envisagées pour l'équipement. Ces créneaux ont généralement la même durée T/n. Le nombre de stations au sol dans un système considéré peut être égri- ou, supérieur à celui n des liaisons simultanées possibles. Au cours de chaque transmission simultanée, avec une capacité maximale n, chaque créneau est- affecté à une station déterminée. Cette répartition est répétée trame par trame jusque la fin de la transmission du message considérée.Le satellite peut ainsi relier simultanément, au plus, n stations au sol Soit toi lW créneau utilisé pour la tr.ansmission du message 5T. La fraction de message transmise au cours dXune trame correspond à une durée T = kte du signal ST soit k échantillons. Un traitement intermédiaire assure une codification digitale et une compression temporelle de ces échantillons.La durée de la transmission correspondante est inférieure à celle T/n du créneau,une fraction ou " garde " étant réservée pour ménager une tolérance temporelle nécessaire pour la synchronisation. Ppr souci de compréhension l'échelle du temps de la figure 2-B est dilatée. il y a lieu de remarquer que la durée T/n d'un créneaupeut être très n réduite et, en particulier, inférieure à celle d'échantillonage k ter dès que le rapport n est lui-même inférieur à l'unité. Le positionnement du faisceau dJantenne doit ainsi entre commuté à la mEme cadence que celle des créneaux et la direction sélectionnée respectivement pour chaque créneau considéré doit correspondre à la station assignée audit créneau. Compte tenu des valeurs faibles des durées mises en jeu, la commutation est du type électronique. La solution peut titre obtenue avantageusement en utilisant la télécommande du satellite de fan à prélever successivement parmi toutes les possibilités offertes par le montage les différents faisceaux utiles suivant leur séquence de commutation.Un tel agencement comporte un circuit de commande piloté en synchronisme avec la trame et permettant une exécution acyclique d'un schéma de commutation ainsi télé-affiché. Il y a lieu de remarquer que le procédé utilisé peut fonctionner, si nécessaire, aussi bien à la réception à bord du satellite qu'à l'émission. Cependant l'intérêt présenté est généralement beaucoup moindre en ce sens,étant donné que les critères mis en jeu sont différents et que, la réception à bord du satellite peut normalement s'effectuer sur des aéricns à lobe plus large grce à la directivité des aériens d'émission au sol et à la puissance d'émission importante pouvant titre obtenue pour les stations au sol. En conséquence, l'aspect transmission satellite-sol a été plus particulièrement envisagé dans la pré- sente description. La réalisation d'une antenne à commutation de faisceau commandée automatiquement est obtenue de diverses façons. Deux types préférentiels de realisation consistent llun, en un réseau dlantennes du type à balayage électronique par commande de phase et l'autre, en un paraboloide éclairé par un réseau de sources de faibles dimensions dont on déplace le centre de phase dans le plan focal gracie à une matrice d'alimentation. Cette matrice peut être du type matrice de Butler dans laquelle l'application de signaux équi-amplitude avec une loi de phase définie permet de contrtler la répartition d'amplitude en sorties ctest-à-dire sur les sources, les sorties étant équiFhasS Un exemple de réalisation des circuits utilisés dans un système de télécommunication conforme à l'invention, et situés à bord d'un satellite actif stationnaire est décrit ciaprès à l'aide des figures 3 à 10. Ces circuits ont été restreints à ceux permettant la mise en oeuvre du procédé. il est entendu que des circuits compldmentairesr procédant selon des techniques connues et non décrits, peuvent équiper le satellite. La figure 3 représente un schéma général simplifié de la channe réception-émission T D M à bord du satellite. Les signaux provenant du sol sont captés par un aérien I et comprennent les différents signaux de voies phonie à transmettre simultanément selon le mode T D M, ainsi qu'un signal de commande de commutation de faisceau d'pantenne appelé de manière simplifiée signal " a C F À n.A la sortie d'un duple- xeur 2 ces signaux sont transposés en fréquence intermédiaire par un mélangeur 3. Les signaux de voies phonie sont amplifiés dans un circuit 4, la rejection des signaux indésirables et en particulier du signal C C F A dans ce circuit s'effectuant par filtrage spectral à l'entrée0 Les signaux de voie phonie sont transposés à une fréquence d'émission différente de celle de réception par un second mélangeur 5 et appliqués au circuit C C F A 6 alimentant par une pluralité de sorties un aérien d'émission 7 à faisceau comtrté. Le signal C C F À est sélectionné par filtrage et amplifié dans un circuit 8 d'une seconde voie en sortie du mélangeur 3. il est ensuite appliqué à un circuit démodulateur 9 transmettant les données de sélection spatio-temporelle des faisceaux successifs au circuit C C F A6. Un ensemble oscillateur local 10 peut être constitué comn figuré par un oscillateur à cristal il contrtlé en fréquence par une tension de commande délivrée par un comparateur de phase 12. La fréquence locale est verrouillée en phase pour éliminer les effets de dérives et est appliqué aux mélangeurs 3-5 par l'in- termédiaire de circuits multiplicateurs de fréquence 13-14. Dans ce montage le signal de comparaison est prélevé en sortie du circuit 8 de la voie C C F A, le verrouillage de phase étant opéré sur la fréquence porteuse du signal C C F A de cadence plus lente que celle des signaux digitaux des voies phonie. Le signal C C F A est transmis sur une porteuse séparée de celle de la réception des signaux 9 D M. Il n'exige qu'unie bande réduite de fréquence ainsi qu'unie très faible puissance, comparé à la transmission T D M. Le signal C C F A comporte d'une part, des signaux de télécommande relatifs à l'affichage d'un programme de commutation de faisceau et d'autre part, des signaux de synchronisation, au rythme de la commutation X D M, de la commutation de faisceau, cette dernière correspondant au programme téléaffiche. Une représentation spectrale du signal C C F A est indiquée sur la figure 4.Selon cet exemple le spectre en fréquence comporte une fréquence porteuse Ft et deux sous-porteuses F2 et F5. Le circuit démodulateur 9 (figure 3) sélectionne par filtrage les signaux de télécommande dans une bande centrée sur F2 et les signaux de synchronisation dans une seconde bande centrée sur F3. Une forme possible des signaux de télécommande est représentée, sous forme digitalisée, sur la figure 5.Ils comportent un mot de reconnaissance MR pouvant titre codé de manière pseudo- aléatoire, un mot de zone F et un mot de voie s . Ces mots sont utilisés dans un ensemble logique de commande du télé affichage et de la commutation, décrit uLtérieurement. Il y a leu de remarquer que les signaux de telécommande parviennent, à la demandet lors de changement ou de renouvellement du programme des liaisons à effectuer tandis que les signaux de synchronisation sont reçus en permanence durant les émissions de messages. La figure 6 représente un schéma général simplifié du circuit C C F A 6 de la figure 3. Le signal T D M de voies phonie est amplifié dans un circuit 20 et appliqué à un circuit diviseur de puissance par p, 21 p = 8 dans l'exemple envisagé. Chacune des huit sorties déllvIe le 1/8 de la puissance à llen- trée et, les huit sorties sont en phase. Le circuit diviseur 21 peut titre réalisé au moyen dléléments passifs groupant des coupleurs hybrides à 3 d B et des déphaseurs fixes. Chaque sortie est connectéo à une voie comportant, en série, un circuit dé pbaseur commandé 22, un amplificateur 23 et un filtre 24. Par souci de simplification une seule voie est représentée en détail. Le circuit filtre 24 évite la transmission de signaux parasites éventuels produits par des circuits annexes à bord du satellite. Il contribue notamment au découplage entre les aériens I et 7 de réception 2 D M et d'émission T D M, un découplage étant déjà produit par l'utilisation de bandes de fréquence distinctes à la réception et à l'émission. Les sorties des huits voies alimentent l'aérien d'émission soit directement dans le cas dlun réseau d'antennes à balayage électrique par commande de phase soit indirectement comme représenté, par l'intermédiaire d'une matrice de Butler 25 dans une version comportant un réseau de sources associées à un paraboloide. La matrice de Butler consiste également en coupleurs hybride à 3 d B et circuits déphat seurs fixes.Les déphaseurs commandés 22 sont reliés, 4 d'entre eux par 3 fils et, 3 autres par 2 fils à un ensemble logique de commande du déphaseur 26. Stun des déphaseurs 22 n'est pas connecté à l'ensemble logique et introduit un déphasage constant déterminé : 1 système comporte ainsi 4 déphaseurs à 3 bits et 3 déphaseurs à 2 bits. La logique de commande 26 est commandée elre-même à partir des signaux logiques C C F A en sortie du démodulateur 9. La réalisation d'un ensemble logique de commande 26 est représentée sur la figure 7. les signaux de télécommande du signal C C F Â délivré par le démodulateur 9 sont appliqués en série à un registre à décalage 30. es sorties de ce registre sont connectées à un circuit détecteur 31 qui a pour rdle d'identifier la conformité du mot de reconnaissance MR avec un codage digital pseudo-aléatoire déterminé. Après identification, le circuit détecteur 31 déclenche au moment voulu l'ouverture de circuits portes 32 autorisant le transfert en parallèle du mot de zone F et du mot de voie W dans une mémoire tampon 33. Il est envisagé 5 voies phonie c'est-à-dire 5 créneaux par trame cru5) chaque créneau correspondant à a transmission d'une voie phonie. Le mot de voie s comporte 3 digits soit 3 bits d-nformation permettant de codifier en digital les difw rentes voies phonie (1 à 5), ou créneaux? sélectionnées. Le mot de voie Mv équivaut à l'information d'une voie phonie sélee- tionnée. Le mot de zone comporte 5 digets, soit 5 bits d'information permettant une codification digitale de O à 32 des différentes stations envisagées. Afin de tenir compte des limitations imposées par la matrice dlalimentation des sources rayonnantes, le nombre maximal de stations a été réduit à 21. Le mot de zone constitue 11 adresse d'une station sélectionnée. A cette adresse correspond un positionnement particulier du faisceau parmi les 21 positions spatiales prévues. Une matrice de transcodage 34 transforme cette adresse composée de 5 digits en un mot digital correspondant de 18 digits pour la commande du déphaseur 22. Cette commande s'effectue par l'intermédiaire d'amplificateurs non représentés. Les déphaseurs 22 comportent des diodes solides alimentés par les sorties de ces amplificateurs. Un groupement mot de voie MV et mot de zone Mz permet ainsi d'afficher une affectation de voie phonie à une station. te programme téléaffiché est constitué par ltaffectation des différentes voies phonie à autant de stations distinctes. La rentEi- bution d'une voie phonie à une nouvelle zone est produite par l'envoi au satellite d'un mot de télécommande correspondant. Cette action peut s'effectuer notamment dès qu'une voie considérée est libérée par une fin de message. Le mot de voie inscrit dans la mémoire 33 est lu par un circuit détecteur 35 qui commande un circuit porte 36 correspondant à ce rang de voie phonie. Les circuits porte tel 36 sont au nombre de 5. Le mot de zone est lors transféré en parallèle de la mémoire 33 vers un registre de zone à 5 étages 37 avec, effacement du contenu antérieur éventuel. Après cette opération, les informations W et Mz sont éguelement effacées dans la mémoire 33 qui peut dès lors recevoir d'autres informations de programmation.Les adresses écrites dans les différents registres 37 constituent le programme téléaffiché, Le signal de synchronisation reçu en permanence au rythme de la commutation de la transmission T D M comporte en sortie du démodulateur 9, un signal de synchronisation de créneau et un signal de synchronisation de trame. Ces signaux sont appliqués à un circuit 38 tel un registre à cinq sorties connectées respectivement à cinq portes de lecture 39.Le signal de synchronisation trame effectue une remise à zéro au début de chaque trame et le signal de synchronisation créneau déclenche I'ouver- ture successive des portes39 dans l'ordre temporel dlassigna- tion des voies phonie c'est-à-dire des créneaux L'Aérien d'émission est représenté sur la figure 8 et comporte un paraboloMde 40 au foyer duquel est positionne un réseau de 8 sources sous forme dlun réseau plan 41 à deux rangées de 4 sources.Les sources sont alimentées par les 8 sorties de la matrice de Buter 25. Â chaque source correspond une direction de rayonnement maximal. la matrice de Buter 25 permet dtalimen- ter les sources de façon à déplacer le centre de gravité de l'éclairement primaire dans le plan focal et, en deça, à déplacer la direction du faisceau filiforme d'émission, 1 principe de fonctionnement d'une matrice de Buter est le suivan : à uno répartition donnée des phases à 11 entrée, pour des entrées dqui-amplitude, correspond une répartition déterminée dlampli- tude en sortie, toutes les sorties étant en phase, et récipro quement. L'action des déphaseurs commandés 22 (fig. 6) impose la répartition de phase à l'entrée. Dans ce système comportant 8 sources, il existe 21 combinaisons intéressantes procurant 21 faisceaux distincts. La matrice de Butler 25 peut consister comme représenté sur la figure 9 en une combinaison groupant deux matrices à 2 x 4 piles (4 piles d'entre et 4 pôles de sortie) et quatre coupleurs hybrides à 3 d B, 52 à 55. Les sorties S1 S2t S3 et S4 sont respectivement groupes deux à deux de manière à constituer un réseau dlalimentation de 8 sources du réseau 41. La figure 10 représente l'une des matrices 50, ou 51, constituez par quatre jonctions hybrides à 3 d B, 60 à 63, et six déphaseurs fixes, 64 à 69, introduisant chacun un déphasage dvterminé. Le réseau de sources doit permettre la ddstdnction des taches de diffraction produites dans le plan focal par les 21 faisceaux distincts se recoupant à 3 d B. Chaque source peut être réalisée sous forme compacte d'une spirale en circuits imprimés ou sous forme dtune hélice. Dans un système de telécommunication conforme à l'invention et effectuent des liaisons avec des aéronefs, il y a lieu de tenir compte de la mobilité des stations correspondantes qui peuvent chacune, au cours de leur trajet de vol traverser la zone spatiale d'éclairement correspondante. Dans ce cas, des moyens annexes de télcoommunication et de surveillanae procurent les indications de positionnement spatial des stations en vol et ces coordcanaes sont utilisées pour nodificr en conséquence les si graux C C F A de façon à renouveler au fur et à mesure les indications de zones. Il en résulte pour chaque liaison considérée de la sorte, une sélection do faisceau correspondant à la localisation spatiale de la station mobile. Cette solution conduit pratiquement à la surveillance globale d'une aire totale 70 d1èvolution telle que représentée sur la figure 10, au moyen d un faisceau filiforme F omis par le satellite et pouvant prendre un nombre déterminé de positions distinctes de manière à recouvrir pratiquement la totalité de cette aire 70. Dans l'exemple considéré le recouvrement steffec- tue par les 21 positions distinctes envisagées pour le faisceau F. La réalisation du satellite est ainsi déterminez de manière à recouvrir une zone globale 70 par déplacements angulaires du faisceau filiforme émis, de manière à relier notamment des stations à bord d'aéronefs en vol ou bien une station fixe au sol nouvellement mise en service et situe dans ce champ. De manière préférentielle, l'aire 70 correspond au champ optique dlouverture AT (fig. 1) couvert au sol par le satellite. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procodé dc télécommunication par satellite actif stationnaire, utilisant pour effectuer la transmission d t une pluralité de liaisons simultanées un mode multiplex avec partage dans le temps, du type T D M (Time Division Multiplex) ,caractêrisé en ce que les stations correspondantes à atteindre sont éclairées successivement, une à la fois et dans 1 ordre du programme de transmission envisagé, par un faisceau filiforme émis depuis le satellite et dont le déplacement est commuté an accord avec ledit programme et en synchronisme avec la transmission, celle-cJ pouvant s'effectuer sur une fréquence porteuse commune. 2. Procédé de télécommunication par satollite selon la revendication 1, caractérisé en ce que le programme de la transmission est téléaffiché à bord du satellite à partir de signaux de télécommande reçus du sol et permettant le renouvellement dudit programme. 3. Système de télécommunication par satellite selon la revendication 1 caractérisé en ce que un aérien d'émission (7) à bord du satellite (si) produit, au moyen dune pluralité p d'éléments rayonnants un faisceau filiforme, ces éléments étant alimentés par l'intermédiaire d'un circuit de commande de commutation du faisceau pantenne (6) ait circuit " C C F A" qui produit à chaque instant unelot de répartition amplitude-phase imposant une direction de rayonnement en accord avec le programme de la transmission. 4 Système de tálecommunication par satellite selon les re- vendications2 et 3, caractérisé en ce que le circuit C C F À comporte un circuit diviseur de puissance par p (21) recevant le signal T D M de transmission à la fréquence émission et délivrant p sorties en phase qui sont connectées respectivement chacune à un élément rayonnant par l'intermédiaire notamment d'un circuit déphaseur commandé (22), les signaux de telécom- mande dits signaux " C C F A " étant appliqués après démodulation à une unité logique (26) délivrant les signaux de commande desdits déphaseurs comm^mdés 5. Système de télécommunication par satellite selon la revendication 4, caractérisé en ce que les signaux C C F À comportent d1 une part, des signaux d'inscription de programme relatifs aux attributions de voies phonie de la trame T D M à des stations re8pectivas envisagées, ces signaux entant transmis à chaque renouvellement de programme, dlautre part des signaux de synchronisftion transmis en permanence durant l'exploitation, l'unité logique comportant des moyens d'affichage du programme dans des registres (37) à partir desdits signaux d'inscription et des moyens de lecture de ces registres à partir desdits signaux de synchronisation. 6. Bystème de télécommunication par satellite selon une des revendications 3 ou 4 ou 5, caractérisé en ce que l'aérien dl émission est du type réseau d'antennes à balayege électronique par commande de phase. 7. Système de télécommunication par satellite selon une des revendications 3 ou 4 ou 5, caractérisé en ce que l'aérien groupe un réseau de sources (41) au foyer d'un paraboloSde (40), l'alimentation des sources s'effectuant par l'intermédiaire d'une matrice de Butler délivrant par ses sorties connectées auxdites sources une répartition déterminée d'amplitude dans des conditions equi-phase. 8. Système de télécommunication par satellite selon une des revendications 4, 5, 6 ou 7, caractérisé en ce que les positionnements spatiaux distincts possibles du faisceau sont prédétermi- nées en sorte que les différentes zones éclairées au sol sont juxtaposées et recouvrent complètement une aire globale défi- nissant un champ total d'action pour le satellite, ledit champ étant de préférence celui maximal couvert optiquement par le satellite sur le globe terrestre.