La présente invention a pour objet un escalier à structure au moins partielle;ent métallique destinée en parti culier, mais non exclusivement, aux pavillons individuels et son procédé de montage. Il existe différents procédés de fabrication d'escaliers metalliques ou à structure porteuse métallique. Un procE consiste à réaliser en atelier des éléments regroupant plusieurs Mrches, par exemple 5 ou G, à transporter ces éléments et à les assembler par soudure sur place. Un second procédé consiste, dans le cas d'escaliers de faibles dimensions Cnotannent pour les escaliershélicoVdaux) à souder en atelier les marches sur un fat, ou sur des limons, et à transporter -1tensemble ainsi constitué sur le lieu d'utilisation. On conçoit aisément que dans les deux cas, les opérations de transport, manutention et montage sont malaisées et exigent un personnel spécialisé. On connaît d'autre part des escaliers hélicoidaux dits en "colimaçon" dans lesquels un coté de chaque marche est terminé-par une virole qui peut être enfilée sur un fût, ou colonne verticale, la hauteur de la virole déterminant la hauteur des marches. En fait, la première opération de montage étant nécessairement la fixation du fût sur une platine horizontale scellee dans le sol, on doit faire descendre les marches une par une à partir du haut de la colonne, ce-qui, étant donné que le jeu entre chaque virole et la colonne doit restera limité, est une opération longue et difficile. D'une manière générale, les opérations de montage de l'escalier sur le lieu d'utilisation sont toujours délicates, campte tenu de Re que ce montage oblige à travailler dans le vide lorsque la construction d'escalier commence par la partie supérieure de celui-ci. La présente invention a pour objet de remédier à ces inconvénients. Un premier objet de l'invention est de réaliser un escalier qui puisse se transporter sous un volume raisonnable. -Un second objet de l'invention est la réalisation d'un escalier qui puisse être monté par une seule personne à l'aide d'un seul outil tel qu'une clé anglaise par exemple. Uns autre objet de l'invention est la réalisation d'un escalier pouvant être monté? degré par degré? à partir du bas de l'escalier. Selon la présente invention l'escalier composé d'une structure porteuse et d'un ensemble de marches, est caractérisé en ce que ladite structure porteuse est munie à sa périphérie de goussets régulièrement espacés, chaque marche étant solidarisée à sa partie inférieure avec au moins une pièce portant au moins une patte pouvant être introduite dans un gousset, la patte et le gousset étant équipés de moyens de fixation. La présente invention a également pour objet un procédé de montage d'un escalier tel que caractérisé ci-dessus, qui consiste à fixer la structure porteuse sur le niveau inférieur et sur le niveau supérieur, à introduire la patte solidaire de la première marche dans le premier gousset, à fixer les deux pièces, à monter le premier élément de rampe, à introduire la patte de la deuxième marche dans le deuxième gousset, à fixer l'élément de rampe de la première marche sur la seconde, etc... L'escalier selon la présente invention peut être ainsi construit sur place, sans autre moyen que celui d'un outil à main en partant du bas de l'escalier et en montant au fur et à mesure sur les marches posées. Bien entendu, le transport des éléments de cet escalier est aussi simple que possible. D'autres caractéristiques et avantages de l > inven- tion apparaîtront au cours de la description qui va suivre de modes de réalisation donnés uniquement à tire d'exemples non limitatifs, en regard des dessins qui représentent - la figure 1 une pièce d'assemblage d'une marche sur la structure porteuse, - la figure 2, un fût, ou colonne, constituant la structure porteuse d'un escalier hélicoSdal, - la figure 3, une console, ou marche, - la figure 4, la coupe d'une console telle que représentée sur la figure 3, montée sur une colonne, - la figure 5, une vue d'un escalier hélicoïdal en cours de montage, - la figure 6, la vue d'une marche d1un escalier droit, à deux limons porteurs;; - la figure 7, une vue d'un limon, et - la figure 8, une marche montée sur deux limons Sur la figure 1, la pièce d'assemblage d'une marche sur la structure porteuse est essentiellement constituée de deux parties : une plaque 1 et un gousset 2. La patte 1 est soudée sur une console ou marche, tandis que le gousset 2 est soudé sur une colonne, ou fût. L'un des côtés de la plaque 1 est rabattu de manière à former une patte qui peut être introduite dans le gousset de façon à assurer la suspension de la marche. Dans la plaque 1 est prévu un alésage 5 qui permet le passage d'un boulon 3 dont la tête est placée du côté de la structure porteuse et qui est fixée, à son extrémité, par un ensemble écrou-rondelle 4 qui permet de bloquer la pièce 1 sur le gousset 2. Une gorge 5a permet le passage du boulon 3 dans le gousset 2. La figure 2 représente un fût tel qu'il sort de l'atelier. Sur cé fût 6 ont été soudés des goussets 2, régulièrement espacés en hauteur, formant entre eux de préférence un angle fixe. La hauteur séparant deux goussets et la valeur de l'angle sont adaptées en fonction des besoins de l'usager et de la place dont il dispose7 l'escalier pouvant ainsi etre plus ou moins "raide. La figure 3 représente une marche, ou console, dont la plaque i sera introduite dans le gousset 2, la pluralité de marches telles que celle représentée à la figure 3 constituant l'escalier. Dans le cas d'un escalier hélicoïdal, ces marches sont montées en porte-à-faux et leur partie antérieure comporte un évidement circulaire leur permettant de s'adapter sur la périphérie de la colonne 6. A l'extrémité opposée de la plaque se trouvent deux alésages 8 et 9 qui sont destinés au montage des éléments de rampe. On a représenté à la figure 4, en coupe, une marche 7 mor.tee sur la structure porteuse 6, par l'intermédiaire de ltelément de fixation 1, 2. La figure 5 représente un escalier hélicoïdal en ccurs de montage où les marches 7 sont fixées sur le fût 6 coinrr rCpréS-r,,é récédeirment. La première opération de montage consiste à fixer, par tout moyen approprié, le fût 6 sur une platine 10 scellée dans le sol La première marche 7 est alors placée sur le fût 6, puis la seconde marche 7 est également posée. Le premier élément de rampe, constitué de quatre parties 11, 12, 13 et 14, est alors monté, de sorte que le barreau 12 traverse ltorifice 9 de la deuxième marche et vienne aboutir dans l'alésage 8 de la première marche sur laquelle il est fixé. La construction se poursuit alors selon le même processus itératif. Les figures 6, 7 et 8 représentent un autre mode de réalisation permettant de réaliser un escalier droit à deux limons porteurs. La marche 15 représentée à la figure 6 est rectangulaire et solidarisée comme précédemment, mais à ses deux extrémités, avec des plaques 1 dont les pattes peuvent être introduites dans les goussets 2 portés par le limon 16 qui est représenté à la figure 7. La figure 8 représente la marche 15 montée entre les deux limons 16 et 17 sur des goussets 2, par l'intermédiaire de la plaque 1. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation qui ont été décrits et représentés et la réalisation de goussets soudés sur la structure porteuse pouvant coopérer avec des pièces portées par les marches, se prête à de nombreuses applications. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Escalier composé d'une structure porteuse et d'une pluralité de marches, caractérisé en ce que ladite structure porteuse est munie a sa périphérie de goussets régulièrement espacés,--chaque marche étant solidarisée a sa partie inférieure avec au moins une pièce de montage portant au moins une patte pouvant être introduite dans un gousset, des moyens étant prévus pour assurer après montage le blocage de la marche sur le gousset 2.- EScalier selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque marche forme un caisson, la pièce de montage précitée étant soudée sur une section du caisson a une distance de l'ex- trémité de la marche sensiblement égale à la distance séparant la face d'extrémité du gousset de la surface externe de la structure porteuse. 3.- Escalier selon Itune des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la structure porteuse étant constituée par un fat, chaque marche a la forme d'une console, dont la partie supérieure sur le côté opposé au fat, est percée d'au moins un alésage permettant de monter un élément de rampe. 4.- Escalier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de blocage des marches sur les goussets consistent en des ensembles boulonsécrous. 5.- Procédé de montage d'un escalier selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qutil comprend les opérations suivantes - fixation au sol et au niveau supérieur de la structure porteuse, - pose de la première marche par introduction de la patte dans le gousset correspoRdant, - blocage de la marche sur la structure, - pose de la seconde marche, - pose d'un élément de rampe entre la première et la seconde marches et blocage, - fixation dudit élément de rampe sur la première marche, - pose de la troisième marche, jusqu'd ce que la dernière marche et le dernier élément de rampe soient fixés.