La présente invention concerne en tant que produits nouveaux des mélanges à base de fumier et d'écorce d'arbre et les procédés permettant l'obtention desdits produits Les fumiers composés de déjections animales diverses sur des litières sont des matières fertilisantes très appréciées. I1 est connu de broyer, trier, malaxer le fumier frais au fur et à mesure qu'il est approvisionné en vue d'obtenir un produit homogène, puis à présécher les produits obtenus dans des conditions convenables, puis à les mettre en forme et à les soumettre à un séchage final conduisant à un produit contenant de l'ordre de 10 à 20 % d'eau. Mais cette technique est parfois difficile à mettre en oeuvre à la fois au stade du préséchage qui amène les fumiers traités à ne plus contenir qu'une quantité dreau inférieure à 50 % environ et au stade de la mise en forme Il est par ailleurs connu de réaliser divers mélanges à partir des fumiers ; les mélanges les plus connus sont ceux où l'on utilise comme matériaux de base des fumiers, d'une part, et des déchets provenant des végétaux, tels que feuilles , brindilles etc.. d'autre part. De tels mélanges présentent pour leur préséchage et leur mise en forme les mêmes difficultés que les fumiers eux-mêmes. Il a été trouvé selon l'invention que l'on pouvait obtenir aisément des produits secs, c' est-à-dire contenant de 10 à 15 ' en poids d'eau, avantageusement utilisables comme engrais, à condition de mélanger des fumiers avec des écorces d'arbre convenablement broyées. L'invention concerne donc tout d'abord, en tant que produits nouveaux mis en forme, les mélanges caractérisés en ce qu'ils contiennent - 10 à 50 % en poids d'au moins une écorce d'arbre sous forme de particules fines, - 90 à 50 % en poids de fumier, exprimé en matière sèche, et qu'ils ont une teneur en humidité comprise entre environ 10 et 15 % en poids par rapport aux matières sèches. Dans la définition donnée ci-dessus - l'expression "mis en forme" indique que lesdits mélanges se présentent sous forme de granulés - le mot "fumier" indique toute déjection animale d'origine quelconque pouvant bien évidemment contenir une litière connue , on pourra utiliser des fumiers d'origines les plus diverses, seuls ou en mélange - le mot "écorce d' arbre" indique toute écorce d'origine quelconque mais débarrassée des feuilles et des autres parties de l'arbre ; on pourra utiliser des écorces de bois feuillus ou de bois résineux ou un mélange de ces diverses écorces ; les écorces des diverses sortes de bois ayant des propriétés diverses, on utilise sera de préférence les écorces de résineux lorsque les mélanges selon l'invention seront employés comme matières fertilisantes pour les cultures intensives réalisées dans un sol modérément enrichi en engrais azotés chimiques. Les écorces utilisées peuvent se présenter sous forme de particules relativement grosses telles que celles qui passent au travers d'un tamis de maille 10 mm. Ces particules seront d'ailleurs normalement broyées dans les diverses opérations de mélange et de malaxage avec le fumier. L'écorce par sa structure et sa composition se présente en effet comme un matériau spécialement intéressant pour les mélanges selon l'invention - sa structure spongieuse est de nature à favoriser considérablement les opérations de préséchage ou de séchage utilisées pour la réalisation des produits selon l'invention - sa composition chimique dans laquelle on retrouve, d'une part, des éléments nutritifs minéraux et , d'autre part, des composés organiques complexes permet d'apporter aux sols des produits selon l'invention, utiles pour les cultures - la présence en son sein de composés-hydrophobes et antiseptiques joue un rôle dans la conservation des produits selon l'invention et dans leur action bénéfique vis à vis des plantes. De plus, l'écorce (ou les mélanges d'écorces) utilisée p@urra, avant son mélange avec la fumier, être traitée chimiquement cu biclogiquement de façon à lui conférer des propriétés parriculières ; ainsi, en profitant du caractère spongieux de ladite écor@e, on pourra lui incorperer des oligo-éléments, par exemple à base de magnésium, dont la présence pourrait être jugée utile pour améliorer les caractéristiques fertilisantes des mélanges. Les produits selon l'invention peuvent être réalisés de diverses manières. L'opération finale consiste dans tous Izs cas à soumettre a une granulation et à un séchage des mélanges d'écorce et de fu@ier contenant moins de 60 % d'eau. Pour obtenir les mélanges qui seront soumis au séchage, on p@ut : seit @tili@er une écorce broyée convenablement séchée (5 à 10 % d'eau dont le mélange avec un fumier frais permettra directement l'obtention de produits granulés ayant moins de 60 % d'eau ; @ seit utiliser une écorce broyée mais non séchée dont on réali se@a le mélange avec du fumier frais, ledit mélange étant alors soumis à un préséchage amenant sa teneur en eau à une valeur inférieure à 60 % ; - soit combiner les deux techniques. Dans tous les cas le mélange d'écorce et de fumier pourra être soumis à un phénomène de vieillissement biologique @fermentation connu sous le nom de compostage. Les exemples non limitatifs suivants illustrent l'invention. EXEMPLE 1 On utilise une écorce de hêtre séchée dont la teneur en humidité est d'environ 1.0 / et la granulométrie est comprise et- c et S mm, On effectue le mélange de I t de fumier frais de bovins contenant 75 % d'humidité (et 250 kg de matière sèche). avec 250 kg de l'écorce de hêtre décrite ci-dessus. Le mélange de fumier et d'écorce est trituré pour obtenir une pulpe qui est susceptible d'être filée et mise sous forme de granulés. Ces granulés, dont les dimensions sont comprises entre environ ó et 12 mm, sont soumis à un séchage de façon à obtenir des produits dont la teneur en eau est de 12 %. Ces produits présentent une bonne conservation et sont utilisables comme matières fertilisantes. EXEMPLE 2 On utilise comme dans l'exemple 1, 1 t de fumier de bovins comportant 250 kg de matières sèches. On ajoute à ce fumier 5Q kg d'écorce de hêtre ayant un taux d'humidité de 20 %. Ce mélange, mis sous forme de blocs, est soumis à un préséchage au moyen d'un courant d'air à faible vitesse jusqu'à ce qu'il ne comporte plus qu'un taux d'humidité de 50 2h. Le mélange ainsi préséché est ensuite file et granulé avant d'être soumis à la dernière opération de séchage qui permet d'obtenir un produit final ayant une teneur en eau de 14 % environ. Ainsi les diverses opérations de préséchage peuvent être effectuées avec une moindre consommation d'énergie et avec une meilleure efficacité gracie à l'addition d'écorces selon l'invention. REVENDICATIONS l. Produits nouveaux mis en forme ttilisables comme matières fertilisantes, caractérisés en ce qu'ils contiennent : - 10 à 50 % en poids d'au moins une écorce d'arbre sous forme de particules fines, - 90 à 50 % en poids de fumier, exprimé en matières sèches et qu' ils ont une teneur en humidité comprise entre 10 et 15 % environ en poids par rapport aux matières sèches du mélange, 2. Produits nouveaux selon la revendication I, caract6- risés en ce qu'ils contiennent en outre de petites quantités d' oligoéléments. 3. Procédé de fabrication des produits nouveaux selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on soumet à une opération de séchage des produits filés, à base de fumier et d'écorce d'arbre, sous forme de particules et contenant, exprimé en matières sèches, de 10 à 50 % en poids d"écorce d'arbre, lesdits produits filés comportant moins d'environ 60 % en poids d'eau. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits produits filés soumis au séchage sont réalisés par mélange de fumier frais et d'écorce d'arbre sèche. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits produits filés soumis au séchage sont réalisés par mélange de fumier frais et d'écorce d'arbre. 6. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits produits filés soumis au séchage, sont réalisés par mélange de fumier frais et d'écorce d'arbre sèche puis préséchés