La présente invention est relative aux plaques a) aiguilles pour machines à piquer les touffes et elle -concerne plus particulièrement un perfectionnement apporté à la plaque à aiguilles qui est décrite dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique Wo 2976829 et 3064600. Ainsi qu'on l'a décrit dans ces brevets, il est classique, dans les machines à piquer les touffes à aiguilles multiples, de prévoir une plaque à aiguilles qui-comprend une série de doigts espacés, chaque doigt s'étendant entre deux aiguilles adjacentes. les doigts sont adaptés pour donner un appui au tissu immédiatement au-dessous des aiguilles et pour permettre en même temps aux aiguilles de décrire librement un mouvement alternatif entre les doigts.Dans les machines à piquer les touffes de jauge fine, il est habituel de disposer les aiguilles en deux rangées transversales, les aiguilles de l'une des rangées étant décalées par rapport aux aiguilles de l'autre rangée. De cette façon, les aiguilles peuvent être disposées suivant une jauge plus fine c'est--dire avec un plus petit écartement et il existe cependant largement la place entre les aiguilles adjacentes pour que les aiguilles et les fils portés par ces dernières ne se genent pas mutuellement.Toutefois, bien qu'il existe encore suffisamment de place entre les rangées d'aiCuilles décalées pour produire un tissu de jauge plus fine, le rendement de la machine est limité par la jauge des doigts, c'est-à-dire par l'écartement des doigts de la plaque à aiguilles lequel ne peut pas être nettement inférieur au total de l'épaisseur d'une aiguille et du double de 1t épaisseur du fil, dont l'ensemble va-et-vient entre les doigts adjacents, sans que le fil ne se coince entre les aiguilles et les doigts adjacents de la plaque à aiguilles.Les deux brevets prie cités avaient pour objet des perfectionnements apportés aux plaques à aiguilles de la technique antérieure, perfectionnements selon lesquels on utilisait pour les plaques à aiguilles des doigts rectilignes qui étaient uniformément espacés et ces constructions était affectées de limitations en ce que9 en raison de la construction des doigts des plaques a aiguilles, il n'était pas possible d'obtenir un produit satisfaisant en utilisant des jauges d'aiguilles plus fines, c'est-à-dire des écartements plus faibles. On a constaté que, tout en utilisant les acDer.cements perfectionnés des brevets précités, lorscu'on réduit encore la jauge des aiguilles pour la ramener, par exemple, à 2,5 mm, les boucles formées pendant le processus de piquage des touffes dans une-rangée ne sont pas identiques aux boucles formées dans la deuxième rangée - qui est décalée par rapport à la première. On a constaté en particulier que, lorsqu'on produit des tissus à poil-relati vement court, l'effet de la production des boucles n'est pas le mewme dans chaque rangée et que les variations sont plus sensibles sur ce type de. tissu.Lorsque les boucles formées pendant le processus de piquage des touffes quittent les doigts de la plaque à aiguilles, elles ont tendance à s'épanouir, le degré d'épanouissement constituant un facteur décisif pour l'aspect du produit fini. Avec les plaques à aiguilles de la technique antérieure9 l' épanouissement des touffes était différent de l'une à l'autre de deux boucles adjacentes en raison des différences existant entre les ouvertures de la plaque à aiguilles en val des aiguilles.De ce fait, lorsque les boucles quittaient les ouvertures des doigts de la plaque à aiguilles le frottement qu'elles subissaient sur les doigts, lorsque 1 matière avancait, pouvait les faire tourner d'angles différents pour les diverses touffes9 par rapport à l'orientation suivant laquelle elles avaient été initialement formées et leur aspect était donc different lorsqu'elles quittalent la plaque à aiguilles. Aspect final de l'ensemble des boucles produites n'entait donc pas uniforme; le poil n'étant pas aussi régulier qu'on l'aurait voulu et la répartition des boucles n'étant pas uniforme. Un but de l'inventIon est donc de realiser une plaque à ai- guilles perfectionnée qui réduise ou surmonte au mieux les inconvénients énumérés ci-dessus, et qui soit adaptée pour être utilisee sur les machines classiques à piquer ces touffes. La plaque à aiguilles suivant l'invention pour machine à pis quer les touffes comprend une plaque d'appui du tissu et une serie de doigts mor.tés dans cette plaque d'appui et qui loni sail- lie sur cette placue, les doigts étant Disposés en des points as pacés pour définir entre eux des passages ouverts à leurs extrémités pour permettre la formatif d'une toufe et pour permettre à cette touffe de passer eAre deux doigts adjacents, et cette pla- que à aiguille est caractérisée en ce que chaque passage comporte une première partie qui est située à la position d'aiguille cor zespondante et qui présente une largeur suffisante pour permet tre à l'aiguille et à son fil de la traverser, et une deuxième partie, de plus faible largeur, correspondant à la même position d'aiguille et disposée en aval de ladite position d'aiguille de telle façon que chaque touffe, après avoir été formée par l'ai- guille dans la première partie du passage, passe dans la deuxième partie, de telle sorte que les effets des doigts sur la formation des touffes sont les mêmes pour toutes les aiguilles. Dans la plaque à aiguilles suivant l'invention, on dispose d' une large place entre deux aiguilles adjacentes et les fils portés par ces aiguilles pour permettre de produire les boucles de façon relativement libre et il se forme un étranglement uniforme en gval de chaque aiguille pour donner un aspect uniforme à chacune des boucles des touffes piquées qui sont produites sur toute la largeur d'une machine à aiguilles multiples. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention appa rairont au cours de la description qui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple: la Fig. 1 est une vue partielle en perspective du mécanisme de piquage des touffes incorporé dans une machine à piquer les touffes suivant l'invention; la Fig. 2 est une vue de côté d'une partie du mécanisme représenté à la Fig. 1; la Fig. 3 est ure vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig.2; la Fig. 4 est une vue en élévation de côté d'une partie d' une plaque à aiguilles qui reçoit l'un des doigts de la plaque à aiguilles suivant l'invention; la Fig. 5 est une vue en plan d'un doigt de plaque à aiguilles, avant son insertion dans cette plaque à aiguilles. Sur le dessin, on a représenté sur la Fig. 1, une partie d' une machine classique à piquer les touffes comprenant une barre à aiguilles 10 qui s'étend transversalement sur toute la largeur du mécanisme de piquage des touffes de la machine, cette barre porte une série d'aiguilles disposées avec un certain décalage pour former une première rangée d'aiguilles 12 uniformément espacées et une deuxième-rangée d'aiguilles 14 uniformément espacées, les aiguilles 1-4 étant de préférence interceilées à mi-istance entre les aiguilles 12 pour donner un numéro ou écartement d'aiguilles uniforme. Il est conru, dans la te-chnique des machines à piquer les- touffes, de disposer les aiguilles en des pdsi- tions décalées-comme représenté sur la Fig. 1 pour réduire l'est pace compris entre les rangées de-touffés adjacentes, tout en ménageant pour le mecanisme de formation des touffes la place qui est nécessaire pour produire des tissus à touffes piquées d' une jauge relativement fine. Pour former les boucles ou touffes pendant les pénétrations successives des aiguilles, il est habituel de prévoir-un boucleur ou crochet preneur de boucles qui sert à retenir la boucle ou touffe au cours de la course ascendante de l'aiguille correspondante. Chaque aiguille 12 est donc conjuguée d'un boucleur correspondant 16 et chaque aiguille 14 dtun boucleur 18 correspondant, les boucles étant adaptés pour décrire un déplaeement alternatif en synchronisme avec leurs aiguilles respectives pour former des boucles avec le fil porté par les aiguilles, d'une fà- çon bien connue. les boudeurs 16 et 18 sont convenablement disposés sur une barre porte-boucleurs 20, animée d'un mouvement alternatif, d'une façon classique, comme représenté sur la Fig. i. Ainsi qu'on l'a également représenté sur la Fig. 1, un tissu de fond 22, qui forme une partie du fond du produit fini, est disposé de façon à défiler au-dessous des aiguilles 12 et 4 et audessus des boucles 16 et 18, et ce tissu est entralané par des moyens classiques, non représentés, de façon que les aiguilles 12 et 14 puissent le traverser pour y former des boucles. Bien qu'on ne l'ait pas représenté, il est bien connu de prévoir un mécanisme de coupe, en combinaison avec les boucleurs, pour former un poil coupé, au lieu d'un poil à boucles fermées et il va de soi que cette structure reste dans le domaine de la présente invention. Ainsi qu'il résultera de la suite, il est habituel de prévoir un mécanisme de plaque à aiguilles destiné à servir d'appui au tissu de fond 22 lorsque ce dernier se déplace en travers de la trajectoire des aiguilles. la plaque à aiguilles 24 représentée sur la Fig. 1 présente une série de rainures rectilignes 26, espacées sur la longueur de la plaque, qui sont convenablement formées par fraisage dans la face supérieure de cette plaque, les rainures 26 étant adaptées pour recevoir des doigts correspondants 28 de la plaque à aiguilles.Comme on l'a représenté sur les Fig. 3, 4 et 5, chacun des doigts 28 comprend une première partie intérieure droite 30, destinée à s'insérer dans une rainure 26 et une deuxième partie droite 32, qui est une partie extérieure. la partie intérieure 30 et la partie extérieure 32 sont reliées par une partie déportée 34, à double contre-coude, qui est de préférence formée de façon que l'axe longitudinal de la partie intérieure et l'axe longitudinal de la partie extérieure soient à peu près dans le prolonge- ment l'un de l'autre.Ainsi qu'on l'a représenté sur la Fig. 5, la partie intérieure 30 est légèremert coudée a son extréité la plus intérieure de façon à retenir cette partie 30 dans la rairXu- re 36, pratiquée dans la plaque à aiguilles 24. Comme on peut le voir sur la Fig. 3, les aiguilles 12 et 14 sont décalées d'une rangée à l'autre, les doigts 28 de la plaque à aiguilles étant insérés dans les rainures 26 de tellefaçon que les parties extérieures 32 des doigts forment des espaces 36 relativement étranglés, entre les paires adjacentes de doigts 28 et à l'extérieur par rapport aux aiguilles 14 disposées entre deux doigts 28 de la plaque à aiguilles. De même, les doigts 28 sont disposés de telle façon que leurs parties déportées 34 soient alignées dans le sens transversal de la plaque à aiguilles, de façoà ménager un espace étranglé à l'extérieur par rapport à l'aiguille 12 correspondant à chaque paire de doigts. Or peut voir sur la Fig.3 que dans la région qui est située entre chaque paire de doigts 28 de la plaque à aiguilles et à travers laquelle passe l'une des aiguilles, est ménagé un espace libre 38, qui est d'une largeur supérieur à la largeur de l'aiguille majorée du double de la leur du fil, de façon à donner N argement la place pour le passage de l'aiguille et du fil enfilé sur cette aiguille sans que l'aiguille ou son fil ne soit gêné entre l'aiguille et les doigts adjacents.Ce ré- sultat est obtenu par la forme des doigts de la plaque à aiguille qui comprennent les parties 34 à double contre coude et par 1' orientation particulière qui leur est donnée et qui est représentée sur la Fig.3, et dans laquelle chaque partie déportée 34 d'un doigt 28 est disposée dans le sens opposé à la partie déportée du doigt adjacent 28.De cette façon, en alternant l' orientation des doigts 28 adjacents comme représenté sur la Fig. 3, on obtient 1' espacement max mal, supérieur à 1 'écarteTnert des aiguilles9 entre deux doigts de la plaque à aiguilles à l'endroit où les aiguilles décrivent leur mouvement alternatif à travers le tissu de fond 22, tout en formant des sections étrarglées égales, en- aval de toutes les aiguilles, dans le sens de l'avance du tissu, de sorte que, lorsqu'une touffe est formée, elle traverse la section étranglée 36 en quittant les doigts de la plaque à aiguilles. Il est visible que, grace à la construction suivant l'inven- tion, lorsque chaque boucle ou touffe est formée par l'aiguille et Car son boucleur correspondant, et que le tissu est entraîné à travers la machine dans le sens allant de la plaque à aiguilles vers les doigts de cette plaque, elle quitte l'espace compris entre les deux doigts correspondants 28 Ce la plaque à aiguilles en traversant une section étranglée 36. Ceci est valable pour les deux rangées d'aiguilles décalées 12 et 14 de sorte que pour chacune des boucles formées entre les doigts de la plaque à aiguilles, le trajet décrit en partant de l'aiguille et les doigts de la plaque sera à peu près identique.Pour sortir de le partie étranglée 36, la boucle frotte légèrement contre les surfaces des doigts de la plaque à aiguilles dans cette partie, de.sorte que 12 boucle sutit une légère rotation en passant dans cette partie étranglée. Par contre, contrairement à ce qui se produit avec les plaques à aiguilles de la technique antérieure, dans lesquelles la trajectoire des boucles entre les doigts de la plaque à aiguilles n'était pas uniforme pour toutes les boucles, cette rotation des boucles est la même pour toutes les aiguilles et ceci orne un aspect de boucles uniforme dans le poil du tissu.En outre, lorsque les boucles quittent les étranglements 36, elles s'épanouissent ou se dilatent à peu près dans la même proportion par rapport à l'aspect qu'elles avaient e passant entre les doigts de la plaque à aiguilles. Il est évitent que, en l'absence d'un étranglement uniforme pour toutes les boucles, l'épanouisse- ment ou la dilatation des diverses boucles ne serait pas uniforme, corme c'était le cas des dispositifs de la technique anté- rieure En raison de l'agencement suivant la présente invention, chaque boucle s'épanouit à peu près autant que chaque boucle ad jacente et, par conséquent, l'aspect des boucles est à peu près uniforme, ainsi que la distribution de ces boucles qui est assurée par la légère rotation des boucles. Ces caractéristiques sont particulièrement importantes pour l'aspect des tissus à poil re relativement court. Il résulte de la production des tissus à touf- fes piquées, suivant l'invention, un tissu à poil plus régulier, dans lequel les boucles présentent une répartition plus uniforme. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation représenté et décrit qui n'a été choisi qu'à titre d'exemple. Revendications 1 - Plaque à aiguilles pour machine à piquer les touffes ou équivalent qui comprend une série d'aiguilles enfilées, animéesd'un mouvement alternatif pour introduire le fil à travers un tissu de fond, et des moyens servant à faire avancer ce tissu de fond en travers de la plaque à aiguilles pour qu'il subisse des traversées successives de la part des aiguilles en vue de former des touffes dans ce tissu de fond, cette plaque à aiguilles, qui comporte une plaque d'appui du tissu et des doigts montés dans cette plaque d'appui, faisant saillie sur cette dermère, et disposés à un certain écartement pour définir entre eux des passages à extrémités ouvertes afin de permettre de former les touffes et de permettre aux touffes de passer entre les doigts adjacents, étant caractérisée en ce que chacun desdits passages comprend une première partie, qui est située autour e la position d'une aiguille et qui présente une largeur suffisante pour permettre à cette aiguille et à son fil de la traverser, et une deuxième partie, de plus faible largeur, correspondant à la même position d' aiguille et disposée en aval de ladite position, de sorte que chaque touffe, après avoir été formée par l'aiguille dans ladite première partie du passage, passe dans la deuxième partie et que les effets des doigts sur la formation des touffes sont les mêmes pour toutes les aiguilles. 2 - Plaque à aiguilles suivant la revendication 7, dans laquelle la largeur de ladite deuxième partie est réduite par rapport à la largeur de la première partie pour former un étranglement tel que chaque touffe est obligée de tourner lorsqu'elle passe dans ladite deuxième partie. 3 - Plaque à aiguilles suivant la revendication 1 ou 2, dans laquelle chaque doigt comprend, les uns à la suite des autres, un premier segment droit, un deuxième segment, déporté, et un troisième segment droit situé à peu près dans le prolongement du premier 4 - Plaque à aiguilles suivant l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle les doigts sont montés dans la plaque d'appui de telle façon que les segments réportés soient alternativement déportés d'un côté et de l'autre pour former entre eux des premières parties ce passages qui alternent avec des deuxièmes parties des passages adjacents. 5 - Plaque à aiguilles suivant la revendication 1, dans laquelle les aiguilles sont disposees en plusieurs rangées transversales qui sont espacées les unes des autres dans le sens de 1' avance du tissu de fond et en ce que les doigts comprennent chacun un premier segment droit, un deuxième segment déporté à double contre-coude et un troisième segment droit, les doigts étant montés dans la plaque d'appui de telle façon que leurs segments déportés soient alternativement déportés d'un côté et de l'autre de telle sorte qu'il est formé entre les doigts adjacents une première partie de passage située en chaque position d'aiguille et une deuxième partie située immédiatement en aval de cette position d'aiguille.