L'invention due à Donald Richard REEVES est relative à un appareillage pour découper des plaques épaisses et, plus particulièrement, à un appareillage pour découper des plaques d'un matériau-de la nature d'un ciment, telles que des carreaux de plate, comprenant une partie centrale en un matériau de la nature d1un ciment disposée entre des feuilles de papier de couverture. De telles plaques sont produites selon un processus continu dans lequel une bouillie aqueuse du matériau est déposée, d'une manière continue, sur une feuille de papier, avance'e de manière continue, constituant l'une des faces de la plaque ; une seconde feuille de papier, constituant l'autre face, est placée sur la bouillie déposée et est fixée à l'aide d'un adhésif aux bords repliés vers le haut et vers l'intérieur, de la première feuille ; la plaque obtenue est calibrée à l'épaisseur désirée et laissée se solidifier jusqu'à ce qu'elle puisse titre découpée en longueurs standard, puis est séchée. Un appareillage de coupe connu pour découper de telles plaques en longueurs standard comprend deux-rotors parallèles situés en face l'un de l'autre et entratnés, chacun d'eux étant monté rotatif à ses deux extrémités, dans des montures et chacun dbax portant une lame de coupe ou couteau, disposée radialement. Dans les dispositifs de coupe connus, on utilise un moteur d'entranement et des engrenages appropriés pour faire tourner les deux rotors en sens contraire. La plaque à découper est avancée symétriquement entre les deux rotors tournant en sens contraires et est découpée lorsque les lames des rotors viennent en contact mutuel. Bien qu'un tel dispositif de coupe fonctionne d'une manière convenable il s'est révélé mal approprié à des vitesses de production élevées. Le dispositif de coupe doit présenter un temps de réponse tres court pour assurer que chaque coupe soit espacée de la précédente d'une longueur standard qui, habituellement,diffère de la circonférence décrite par le bord de coupe des lames des rotors. A cet effet, il faut mettre en oeuvre un gros moteur pour surmonter la grande inertie des mécanismes de transmission.Un tel moteur peut présenter des problèmes de sécurité et il constitue un gros consommateur d'énergie. De plus, son temps de réponse est limité, ainsi que par conséquent, la vitesse à laquelle la plaque peut titre avancée pour traverser le dispositif de coupe. L'expérience a montré que l'appareillage de coupe impose une limite supérieure à la vitesse à laquelle pcut fonctionner une installation de fabrication continue de plaques en matériau de la nature d'un ciment et il est évidemment souhaitable de trouver des moyens pour éliminer cette limitation, mais jusqu présent on n'a pu obtenir des résultats satis faisantspour des vitesses maximales de défilement des plaques dépassant beaucoup 60 mètres par minute. MCme à des vitesses inférieures, les appareillage de coupe peuvent tomber en panne sous l'action des contraintes de chocs mises en jeu. L'invention prévoit un appareillage, pour découper des planches épaisses, comprenant un dispositif de coupe comportant deux rotors parallèles, disposés en face l'un de l'autre, et portant chacun une lame disposée radialement qui sont mis en rotation individuellement par des moyens d'entraînement séparés comprenant chacun un moteur. L'adoption de moteurs séparés pour entraSner les rotors diminue l'importance des engrenages de transmission nécessaires et permet d'obtenir les mimes performances avec des moteurs plus petits. De préférence, un tel appareillage comprend des moyens pour synchroniser la rotation des rotors afin d'assurer que les lames de coupe radiales découpent simultanément la plaque avancée entre les rotors. A cet effet, dans un mode de réalisation préférentiel, un capteur est utilisé pour engendrer un signal indicateur de la position de la lame d'un des rotors. Ce signal peut ensuite entre appliqué à des circuits asservis qui commandent l'alimentation en énergie du moteur de l'autre rotor et, par conséquent, la rotation de cet autre rotor pour obtenir le synchronisme de coupe des deux lames. Il est également préférable que l'appareillage comprenne des moyens pour compenser d'éventuelles fluctuations de la vitesse d'avancement de la plaque entre les rotors, afin d'assurer que la plaque soit coupée selon des espacements constants. De tels moyens comprennent de préférence un capteur pour engendrer un signal indicateur de la vitesse d'avancement de la plaque et ce signal peut ensuite être appliqué à'un ou plusieurs circuits asservis commandant l'alimentation en énergie des moteurs des rotors. Bien qu'on puisse utiliser des moyens compensateurs différents pour es deux rotors, un seul de ces moyens est nécessaire si l'appareillage comporte aussi-des moyens de synchronisation du genre spécifié cidessus. L'invention est décrite plus cn détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale schématique d'une partie d'une installation de production continue de carreaux de plâtre, conforme à l'invention - la figure 2 est une vue en perspective du dispositif de coupe rotatif représenté sur la figure 1 - la figure 3 est une vue en coupe verticale d'un c8té du dispositif de coupe représenté sur les figures 1 et 2 - la figure 4 est un schéma fonctionnel des circuits de commande du dispositif de coupe des figures précédentes - la figure 5 est un schéma plus détaillé d'une partie du précédent, et - la figure 6 repu sente un circuit hydraulique qui t être utilisé pour actionner le dispositif de coupe rotatif des figures 1 à 3. La partie d'installation de production continue à partir d'une plaque avancée de manière continue de carreaux de plâtre représentée sur la figure 1 comprend une zone de calibrage 10, un convoyeur à rouleaux 12 qui aboutit à un dispositif de coupe rotatif 14 et un second convoyeur à rouleaux 16. le dispositif de coupe rotatif 14 comporte deux rotors 18, disposés en face l'un de l'autre et parallèles l'un à l'autre, portant chacun une lame de coupe 20 disposée radialement.Comme on va le décrire plus en détail cidessous, ces rotors tournent en sens contraire, c'est-à-dire que le rotor supérieur tourne dans le sens des aiguilles d'une montre et le rotor inférieur dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, conne on l'a indiqué sur la figure 1 et ils effectuent une opération de coupe lorsque leurs lames de coupe viennent en contact mutuel en se déplaçant à peu près à la même vitesse que la plaque qui avance symétriquement entre les rotors. Les rotors i8 sont montés, de manière à pouvoir titre déplacés de telle manière quwon puisse faire- varier leur espacement pour permettre aux lames 20 dlefectuer à volonté une coupe complète ou une coupe de pné- tration seulement. On va décrire le fonctionnement de la partie, représentée sur la figure 1, de l'installation de production de carreaux de plâtre en s'attachant à illustrer la manière selon laquelle agit le dispositif de coupe rotatif lui-même. La plaque épaisse destinée à former les carreaux de plâtre, produite d'une manière continue, est calibrée à l'épaisseur désirée dans la zone Ce calibrage 10 et est avancée d'une manière continue par le convoyeur à rouleaux 12 jusqu'à ce qu'elle passe entre les rotors 18. La rotation des rotors 18 est corimandée de telle manière que leurs coupes soient effectuée selon un espacement qui correspond à une longueur standard sélectionnée.Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, une coupe complète est effectuée par les lames 20 des rotors 18 toutes les trois coupes de pénétration. le dispositif de coupe sectionne donc la plaque en longueurs multiples 22 comprenant chacune trois longueurs standard 24 séparées par deux coupes de pénétration 26. Ces longueurs multiples 22 passent, à partir du dispositif de coupe 14, le long des rouleaux du second convoyeur 16, et arrivent à un séchoir gon représenté ici) où s'achève le séchage. Ensuite les longueurs multiples 22 sont découpées, d'une manière connue, en trois longueurs standard par sectionnement au niveau des entailles de pénétration 26. On va décrire maintenant plus en détail, à l'aide des figures 2 et 3, le dispositif de coupe rotatif 14. le dispositif de coupe 14 comporte un bâti principal 30 monté sur un jeu de vérinsà vis 32. Ces vérins sont accouplés par des tiges 28 et peuvent entre réglés simultanément par rotation d'un volant à main 36 prévu sur le côté gauche (figure 2) du dispositif de coupe 14. les deux rotors 18 portent des lames de coupe 20 en dents de scie (cf. le détail représenté sur la figure 2) et sont montés, à leurs deux extrémités, dans des montures mobiles 38 montées de manière à coulisser dans des glissières verticales 40 formées sur le bâti 30. Les montures 38 sont ainsi limitées à un mouvement de va-et-vient vertical. Les montures 38, du côté gauche, portent des moteurs d'entraînement séparés 34 destinés à mettre en rotation les deux rotors 18. Chaque moteur 34 est constitué par un moteur à circuits imprimés, c'est-à-dire qu'il comporte des rotors sans fer, de faible inertie, et présente u.-e réponse très rapide. La synchronisation et la commande de ces moteurs sont effectuées de la manière décrite ci-dessous en se référant à la figure 4. Les montures 38 situées à chaque extrémité de chacun des deux rotors 18 peuvent être déplacees au moyen de mécanismes à cames identiques, pour faire varier la distance entre les rotors. Chacun de ces mécanismes à cames comporte un galet suiveur de came 42 dont l'arbre est monté dans un support 44 fixé à la monture associée 38, et une surface 46 d'une came 48. Des cames identiques 48 sont prévues de chaque c8té du dispositif de coupe 14 et sont disposées symétriquement par rapport aux deux montures 38 de chacune des extrémités des deux rotors 18. Chaque came comporte deux surfaces 46 qui sont essentiellement rectilignes et parallèles sur à peu près la moitié de leur longueur et divergent ensuite progressivement de la manière représentée sur la figure 3. La tige 50 d'un vérin hydraulique 52 monté sur le bSti 30 est fixée à chaque monture 38 et sert à assurer que le galet 42 porte sur la surface de came correspondante 46. Les cames 48 situées de chaque côté du dispositif de coupe sont usinées dans de la barre cylindrique massive et sont montées de manière à se déplacer d'un mouvement horizontal de va-et-vient dans des guides tubulaires correspondants 54. Chacun des guides 54 présente des fenêtres pour permettre aux galets 42 de porter sur les surfaces de came 46. Un cylindre hydraulique 56 est logé à l'intérieur d'une extrémité de chaque guide 54 et est fixé, à sa base, à ce guide. La tige 58 du cylindre 56 est fixée à une extrémité de la came 48, de telle manière que l'actionnement de la tige 58 amène la came 48 à se déplacer à l'intérieur du guide 54. La tige 58 représentée sur la figure 3 se trouve dans sa position rétractée et les galets 42 portent sur les parties parallèles des surfaces 46-de la came 48. Lorsque la tige 58 est déployée, les galets 42 portent sur les parties divergentes des surfaces 46. Les guides 54 sont montés de manière à permettre un réglage horizontal dans le bat-i 30. L'extrémité qui est située à l'opposé du cylindre 56 de chaque guide, est fixée à une plaque d'entraSnement 60 montée sur une tige filetée extérieurement 62 qui fait partie d'un vérin à vis 64. Ce vérin à vis 64 est accouplé, par un arbre 66, aux arbres 28 situés en dessous du Mtî principal 30, de telle manière que la rotation du volcnt à main 36 entraîne également la rotation de l'arbre 66. Une telle rotation de l'arbre 56 amène l'élément d'entrai- nement (non représenté ici) de celui-ci à se visser en s'enga- geant dans le serin à vis 64 ou en s'en dégageant, lequel vérin à vis 64 à son tour amène la tige filetée extérieurenent 62 à se déplacer horizontalement vers la gaiche ou vers la droite (sur la figure 3). Ce mouvement est ensuite transmis par la plaque d'entraînement 6G au guide 54. Ainsi, en faisant tourner le volant à main 36, on amène les guides 50 et, par conséquent, les cylindres 56 et les cames 48, solidaires de ceux-ci, à se déplacer horizontalement vers la droite ou vers la gauche par rapport aux galets 42 des montures 38.Ce déplacement horizontal des cames 48 est toutefois peu important, en comparaison de la longueur des surfaces de cames 46 et constitue un petit réglage de la position des cames par rapport aux galets. La nécessité de ce réglage résulte de ce qui suit. Avant que le carreaux de platre puisse Outre découpé, dans ce mode de réalisation particulier, il faut régler le dispositif de coupe afin de tenir compte de l'épaisseur du carreau. il faut régler le mécanisme à came de telle manière que lorsque les rotors se trouve en position de coupe de pénétration, ils pénètrent seulement dans les papiers de couverture et ne les traversent pas complètement. En outre, les rouleaux du convoyeur à rouleaux 12 sont disposés à une hauteur fixe et, dans ces conditions le carreau de plâtre ne passera pas nécessairement symétriquement entre les rotors 18. Ces deux réglages sont effectués simultanément lorsqu'on tourne le volant à main 36. La rotation du volant à main 36 entraîne un léger réglage de position des cames 48 par rapport aux galets 42. Ce réglage a peu d'importance lorsque la tige 58 se trouve dans sa position rétractée, du fait que les galets 42 continuent à porter sur les parties parallèles des surfaces 46 des cames 48. Au contraire, lorsque la tige 58 est déployée, ce réglage de la position de la came 48 entraîne un réglage de l'espacement des rotors 18, du fait que les galets portent alors sur les parties divergentes des surfaces 46. il est relativement simple de régler ltes- pacement des rotors 18, lorsque la tige 58 est déployée, jusqu'à l'espacement désiré pour fournir une coupe de pénétration, correspondant à l'épaisseur du carreau de pitre considéré. Ainsi qu'on l'a exposé précédemment, la rotation du volant à main 36 a pour action aussi dc soulever ou d'abaisser le bRti principal 30 sur le jeu de vérins 32. L'accouplement mécanique est agencé de telle manière que le réglage de position des cames 48 par rapport aux galets 42, pour s'adapter à une épaisseur dominée des carreaux de plStre, entraîne auto.atique- ment la modification nécessaire de la position verticale du bâti 30, de manière que la ligne médiane parallèle aux rotors 18 et équidistante de ceux-ci se trouve dans le plan horizontal médian des carreaux de platre disposés sur le convoyeur 12. Une fois que le dispositif de coupe a été réglé pour l'épaisseur du carreau de plâtre 10, celui-ci peut entre avancé et coupé à la longueur désirée. Ainsi qu'on l'a exposé ci-dessus à propos de la figure 1, le dispositif de coupe est actionné, une fois sur trois, pour fournir une coupe complète, les deux autre fois correspondant à des coupes de pénétration intermédiaires 26 dans le papier de couverture des carreaux de plâtre. La commutation entre les coupes complètes et les coupes de pénétration s'effec- tue de la manière suivante. On se référera à la figure 3 qui montre les rotors 18 du dispositif de coupe dans la position de la figure 1 lorsqu'une coupe complète vient justement d'être effectuée. les lames tournantes 20 s'écartent de la longueur découpée de carreau de plâtre 22 qui vient passer de droite à gauche entre les rotors et est transporté vers la gauche par le convoyeur à rouleaux 16 (figure i). La tige 58 se trouve en position rétractée, comme on le voit et les galets 42 portent ainsi sur les parties parallèles des surfaces de cames 46. Une pression élevée a été appliquée aux vérins hydrauliques 52, avant que soit effectuée la coupe complète, de sorte que les galets 42 portent fermellent contre les cames 48 et que les montures 38 sont par conséquent verrouillées dans leur position. Tout d'abord, lorsque les rotors 18 atteignent la position représentée sur la figure 3, après une coupe complète, un dispositif codeur optique 68 (figure 4) disposé sur l'axe du rotor supérieur 18 engendre, au moyen d'un ensemble de circuits décrit ci-dessous, un signal qui actionne une soupape hydrau lique (non représentée ici) destinée à réduire à une faible valeur la pression régnant dans les vérins 52. Ensuite,du fluide est appliqué au cylindre hydraulique 56 de manière à amener la tige 58 à sa position déployée. lorsque la tige 58 se déplace jusqu'à cette position, les parties divergentes des surfaces de cames 46 sont poussées entre les galets 42 portés par les montures 38, de sorte que ces montures sont écartées l'une de l'autre et amenées a leur position de couve dc pénétration. Le déplacement de la tige 58 est contrôlé par un capteur de proximité et arène la haute pression a été rappliquée aux vérins 52, pour verrouiller ceux-ci dans leur position. les rotors 18 continuant de tourner des coupes de pénétration sont effectuées. Une autre rotation complète des rotors 18, alors que les carreaux de platre continuent d'avancer, produit un second jeu de coupes de pénétration et un signal est ensuite engendré, à la sortie du dispositif codeur optique, pour relâcher la haute pression régnant à l'intérieur les vérins 52, après quoi 1 tige 54 se rétracte et les montures reviennent à leur position de coupe complète.Pour assurer que les galets 42 portent continuellement sur les surfaces de cames 46 correspondantes au cours du retrait des cales 48, un supplément de fluide est appliqué aux vérins 52 pour maintenir la pression à l'intérieur de ces vérins. associe sont constamment sollicités de manière à demeurer appliqués l'un contre l'autre. Une fois que la tige 54 a ét rétractée, la haute pression est réappliquée aux vérins 52 et une coupe complète est effectuée. La position représentée sur la figure 2 est alors de nouveau atteinte. Il y a lieu de remarquer que les raccordements hydrauliques nécessaires pour effectuer les opérations exposées ci-dessus peuvent être assurés d'un certain nombre de manières différentes, du domaine normal d'activité de tout spécialiste de ces techniques. Un exemple de circuit hydraulique approprié pour actionner les vérins hydrauliques 52 et les cylindres hydrauliques 56 est représenté sur la figure o. Pour ne pas compliquer la figure 6, on n'a représenté sur celle-ci que les vérins supérieur 52 et inférieur 52' et le cylindre hydraulique 56, qui sont situés d'un cSté du dispositif de coupe 10.Une pompe P applique du fluide hydraulique, a une pression de 35 kg/cm2, au circuit et deux soupapes de retenue R1 R2 sont utilisées pour régler respectivement la pression à 17,5 kg/cm2 et à 4,9 kg/cm2 Cinq soupapes V1 -V5 à quatre tubulures et deux positions, à commande électromagnétique, peuvent être manoeuvrées entre les positions de repos, représentées sur la figure 6, et les positions excitées dans lesquelles les tubulures de ces soupapes sont reliées suivant les diverses manières alternées disponibles. Les soupapes V1 - V4 déterminent l'alimentation en fluide des vérins 52, 52' et V5 détermine l'alimentation en fluide du cylindre 56. On-a représenté aussi sur la igure 6 les capteurs de proximité 84, -86 qui détectent respectivement lorsque le cylindre hydraulique 56 est en position de coupe de pénétration ou de coupe complète, ceci en étant excités par un organe actionneur 88 porté par le cylindre 56. Ce circuit hydraulique présente quatre modes de fonctionnement différents qui sont consignés dans le tableau suivant. Mode de fonctionnement Origine de la Positions des soupapes Observations commande V1 V2 V3 V4 V5 Verrouillage en coupe complète Capteur de proximité 86 E E E R E Fluide à haute pression appliqué de R1 pour verrouiller les tiges 50 en position déployée tige 58 maintenue en position rétractée Passage de coupe Dispositif Tiges 50, 50' rétractées par complète à coupe codeur 68 E R R R R transfert de fluide à partir de pénétration des vérins opposés 52' ou 52 ; tige 58 amenée en position déployée Verrouillage en Capteur de Fluide à haute pression applicoupe complète proximité 84 E E E R R quée de R1 pour verrouiller tiges en position déployée ; tige 58 maintenue en position déployée Passage de coupe Dispositif Fluide à basse pression applide pénétration à codeur 68 R E R E E quée de R2 au vérin inf. 52', coupe complète amène les tiges 50, 50' en position déployée et la tige 58 en position rétractée Dans ce tableau, les positions excités des soupapes V1 à V5 sont indiquées par E et les positions de repos, ou non excités, par R. Bien que le fonctionnement de ce mode de rcalisation ait été décrit ci-dessus dans le cas de la production de lonrueurs multiples comprenant chacune trois longueurs standard séparées par deux entailles de pénétration, on peut réaliser toute autre succession désirée de coupes de pénétration et de coupes complètes. le profil des surfaces de cames 46 fournit une accélération et une décélération douces des montures 38, lors de leur actionnement, ainsi que des rotors portés par ces montures. En outre, on met à promit l'effet d'amortissement interne du cylindre hydraulique 56 à la fin de ses courses pour contribuer à adoucir le fonctionnement en direction des limites de déplacement le long des surfaces 46. Dans ces conditions, les montures 38 sont accéléréesproaressivement et sont ensuite décélérées d'une manière réglée ; elles ne sont donc pas simplement déplacées jusqu'à ce qu'elles heurtent des butées fixes. Cette souplesse de fonctionnement est fournie par la configuration des cames, associée à une contre-pression hydraulique. tulle réduit les contraintes de chocs et les risques possibles de détérioration des moteurs et des boîtes de vitesse et accroît considérablement la longévité de la machine. L'expérience a montré aussi qu'elle permet d'augmenter les vitesses de fonctionnement. Le type préférentiel de mouvement est un mouvement sinuso-idal, c'est-à-dire un mouvement harmonique simple. En fonctionnement, la rotation des rotors 18 est commandée par les circuits décrits ci-dessous en se référant à la figure 4. Cette commande assure que les coupes des faces supérieure et inférieure de la plaque sont effectuées simultanément, à des intervalles de temps déterminés constants, suivant toute la longueur de la plaque ; elle assure aussi une compensation de toute variation de la vitesse d'avancement de la plaque. Les circuits d'asservissement utilisés pour la commande des moteurs 34 du dispositif de coupe vont titre décrits maintenant en se référant au schéma fonctionnel de la figure 4. Ce schéma prévoit deux circuits principaux, l'un pour le rotor supérieur 18, l'autre pour le rotor inférieur l8'. En réalité, certains éléments ne peuvent être individualisés et sont communs aux deux circuits. Un capteur de plaque 140, disposé de manière à détecter le mouvement d'une plaque de carreau de plâtre à travers le dispositif de coupe, est connecté au premier circuit principal et engendre une impulsion c-llaque fois que la plaque avance de 0,5 mm.Le premier circuit principal, qui est représenté à la partie supérieure de la figure 4, comporte un ensemble de circuits logiquesi42, un amplificateur de gain élevé 144, le moteur 34 du rotor supérieur 18, et un capteur de rotor 146, qui est constitué par un dispositif codeur pas à pas monté sur l'arbre du rotor et qui engendre une impulsion à chaque demi-millimètre de déplacement du bord de la lame 20 du rotor supérieur 18. L'ensemble de circuits logiques 142 comprend un premier convertisseur de fréquence d'impulsions en tension 148, destiné à transformer les impulsions d'entrée engendrées par le capteur de plaque 140 en une tension proportionnelle à la fréquence de ces impulsions, un ensemble logique d'erreurs de positions 150, qui sera décrit plus en détail par la suite, un premier réseau additionneur 152 présentant une entrée non inverseuse, connectée à la sortie du convertisseur 148, et une entrée inverseuse, connectée à la sortie de l'ensemble logique d'erreurs de positions 150, un second convertisseur identique 154, destiné à transformer les signaux d'entrée engendrés par le capteur de rotorl46 en une tension proportionnelle, et un second réseau additionneur 156 présentant une entrée non inverseuse, connectée à la sortie du réseau 152, et une entrée inverseuset connectée à la sortie du convertisseur 154. le premier réseau additionneurl52 a pour action d'additionner les erreurs de position, tandis que le second réseau additionneur 156 a pour action d'additionner des vitesses. L'ensemble logique d'erreurs de positions 150 sert à déterminer la position de la lame 20 du rotor par rapport à une valeur de consigne désirée, déterminée par la longueur du carreau de plate à découper. L'autre circuit principal, représenté à la partie inférieure de la figure 4, commande la rotation de la lame 20' du rotor inférieur 18' représenté sur les figures 1 et 2. les éléments de ce second circuit sont semblables à ceux du premier circuit et comportent un ensemble de circuits logiques 142', un amplificateuri44', le moteur 34' du rotor inférieur 18' et le capteur de rotorS46'. Les impulsions d'entrée du second circuit sont issues non du capteur de plaque 140 mais, au contraire, du capteur de rotor46 du premier circuit du rotor supérieur 18. Par conséquent, l'ensemble logique d'erreurs de positions 150' détermine la position de la lame 20' du rotor par rapport à la position de la lame supérieure 20, et non par rapport à la position de la plaque à découper. Le fonctionnement de ces circuits est le suivant. On considérera tout d'abord le circuit supérieur seul, sans tenir compte de l'ensemble logique d'erreurs de positions 150. les impulsions provenant du capteur de plaque 140 sont transformé es par le premier convertisseur fréquence d'impulsions/tension148, de manière à fournir une tension de référence de vitesse proportionnelle à la vitesse d'avancement de la plaque.Cette tension est transmise, à travers le premier réseau ou roseau additionneur d'erreurs de positionsi52 (dont l'effet est considéré comme nul en ce moment) au second réseau ou réseau additionneur de vitesses 156. D'une manière analogue, les impulsions en provenance du capteur de rotor ou dispositif codeur 146 monté sur l'arbre du rotor supérieur sont transformées par le second convertisseur fréquence d'impulsions/tension 154 pour produire une tension de contre-réaction de vitesse. Cette tension est soustraite de la tension de référence de vitesse par le second réseau ou réseau additionneur de vitesses 156. L'amplificateur de gain élevés4 alimente le moteur 34 ét, par conséquent, actionne la lame supérieure 20 en fonction de la différence de tension issue de la sortie du réseau additionneur de vitesses 156. Le sens des connexions est tel que la vitesse du rotor tend à varier jusqu'à ce que la tension de contreréaction de vitesse soit égale à la tension de référence de vitesse. Une fois cette condition réalisée, la lame supérieure 20 tourne à une vitesse constante qui présente la relation désirée avec la vitesse de la plaque. Dans ces conditions, si les constantes du système sont convenablement fixées, la vitesse du bord de la lame sera adaptée à la vitesse d'avancement de la plaque. En pratique, les conditions sont réglées habituellement de telle manière que les bords de la lame se déplacent à une vitesse d'environ 5- supérieure à celle de la plaque, ce qui produit un bord de coupe plus net des carreaux de plate. On va considérer maintenant le circuit inférieur. La lame inférieure 20' est commandée de la même manière que la lame supérieure 20, ceci à deux différences près. En premier lieu, la tension de référence de vitesse est dérivée du dispositif codeur 46 monté sur l'arbre supérieur, et non du capteur de plaque 140. En second lieu, ltensemble logique d'erreurs de positions 150' contrôle les positions des deux lames l'une par rapport à l'autre et applique des corrections pour maintenir les deux lames en mouvement en conservant la mEme position relative.Ce circuit comporte aussi un ensemble logique de démarrage destiné à placer les lames en position correcte l'une par rapport à l'autre, au cours de la première révolution qui suit l'enclenchement de l'appareillage. On va considérer maintenant l'effet de l'ensemble logique d'erreurs de positionsG50. Dans les conditions décrites au paragraphe précédent, la plaque sera découpée en longueurs égales à la circonférence décrite par les bords de coupe des lames au cours d'une révolution complète du rotor. En pratique, les longueurs de plaque découpées doivent le plus souvent être supérieures à la circonférence décrite par les lames. Dans ce cas, l'ensemble logique d'erreurs de position 150 détermine la différence entre la longueur de plaque désirée et la circonférence décrite par la lame et produit un ralentissement du rotor. Ceci est effectué en réduisant la tension de référence de vitesse au niveau du réseau additionneur de positions. De m8me,si la longueur de plaque découpée devait être inférieure à la circonférence décrite par la lame, la lame pourrait cotre accélérée et, par conséquent, pourrait rattraper la plaque. La figure 5 représente l'ensemble logique d'erreurs de positions 150 correspondant au rotor supérieur. Cet ensemble comprend un compteur bidirectionnel 70, c'est-à-dire comptant dans les deux sens, qui présente une entrée "+" qui reçoit les impulsions de lame, issues du capteur146, et une entrée "-", qui reçoit les impulsions de plaque, issues du capteur l40. le compteur reçoit aussi à chaque révolution de la lame 20 une impulsion, issue du capteur 68, qui applique au compteur le signal de sortie d'un soustracteur 72.Au soustracteur.72sont appliqués la longueur de consigne, réglée manuellement, des carreaux de plate à découper, qui provient d'un cnsemble de réglage 74 et la circonférence décrite par la lame, qui peut être emmagasinée en permanence dans les circuits ou entre réglée au moyen d'un ensemble de réglage 76. La sortie du compteur 70 est raccordée, à travers un convertisseur diPital/analogique 78, à l'entrée inverseuse du réseau 52. Le soustracteur 72 détermine la différence entre la longueur fixée pour le découpage de la plaque et la circonférence décrite par la lame. Cette différence peut entre positive ou négative. Dans le cas usuel où cette.différence est positive, le décompte du compteur croit, de sorte qu'il faut plus d'impulsions de lame pour ramener le compteur à zéro. Le moteur 34 est donc ralenti, ce qui permet à une plus grande longueur de plaque de passer sous le rotor à chaque révolution de celui-ci. La réponse du rotor doit Btre suffisamment rapide pour que le compteur soit ramené à zero avant que la coupe suivante soit effectuée.A cet effet, le dispositif de coupe est muni de deux moteurs à circuits imprimés, indépendantS l'un de l'autre, l'expérience a montré qu'un tel agencement permet d'utiliser des vitesses d'avancement de la plaque supérieure à 60 m/min et de préférence, supérieure à 75 m/min, pouvant atteindre 105 m/min. L'ensemble logique d'erreurs de positions 150' correspondant au rotor inférieur est fondé sur les mimes principes que l'ensemble logique d'erreurs de positions 150 correspondant au rotor supérieur, mais il compare les impulsions de lame issues du capteur 46' avec celles issues du capteur 146. Dans ces conditions, le soustracteur 72 et les ensembles de réglage 74 et 76 ne sont plus nécessaires et ils sont remplacés par des circuits qui détectent les positions relatives instantanées des rotors 18 et 18' et règlent le rotor 18' pour amener les lames des deux rotors en coincidence. Ceci peut être effectué de diverses manières, mais l'une de celles-ci consiste à comparer les phases des signaux de sortie du capteur 68 et d'un capteur semblable associé au rotor inférieur et d'actionner le compteur à l'aide d'un signal fonction du résultat de la comparaison. Pour remédier aux effets des jeux présents dans les engrenages de transmission entre les moteurs 34 ou 34' et les rotors correspondant 18 ou 18', le rotor peut être soumis à un léger freinage, par exemple, par friction ou de préférence, par viscosité. On voit donc que la vitesse et le positionnement des deux lames sont automatiquement rélgés, en fonction de la vitesse et de la position de la plaque en cours d'avancement, par comparaison entre des trains d'impulsions, les signaux de commande résultants étant appliqués aux deux moteursélectriques. Une telle mise en oeuvre de deux moteurs permet d'utiliser des moteurs et des amplificateurs relativement petits, l'inertie a surmonter dans chaque moteur étant ainsi très réduite. La figure 5 montre aussi les circuits qui sont nécessaires pour indiquer aux systoles hydrauliques s'il faut effectuer une coupe complète ou une coupe de pénétration. Ces circuits comportent un compteur 80 qui est décrémenté par les impulsions (une par révolution) provenait du capteur 68. Lorsque le contenu de ce compteur est différent de zéro, une coupe de pénétration est effectuée. Lorsque le contenu du compteur s'annule, une coupe complète est effectuée et le compteur est ensuite ramené à un décompte égal au nombre de coupes de pénétrations nécessaires, lequel nombre est fixé manuellement dans un ensemble de réglage 82. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus particulièrement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Appareillage pour découper une plaque épaisse, comprenant des rotors parallèles, disposés en face l'un de l'autre et portant chacun une lame de coupe disposée radialement, et des moyens d'entraînement, constitués par des moteurs, pour entrainer les rotors, lequel appareillage est caractérisé en ce que les moyens d'entraînement comprennent deux moteurs (34, 34'), mécaniquement séparés, pour entrainer séparément les rotors (18, 18'). 2. Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moteurs (34, 34') sont -constitués par des moteurs électriques à circuits imprimés. 3. Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour synchroniser la rotation des rotors afin d'assurer que les lames de coupe découpent simultanément la plaque (24) avancée entre les rotors (18, 18'). 4. Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens sensibles à la vitesse d'avancement de la plaque (24) entre les rotors (18, 18') pour faire varier la vitesse des rotors afin de compenser les fluctuations de vitesse de la plaque. 5. Appareillage selon la revendication l, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de réglage (50, 74) pour commander les moteurs (34, 34') afin de permettre de faire varier les espacements entre les coupes effectuées par les lames dans la plaque. 6. Appareillage selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens de réglage comportent des moyens pour faire varier la vitesse de rotation des rotors (18, 18') au cours de chaque rotation de ceux-ci.