La présente invention se rapporte à un procédé de flottation à la mousse de sulfures contenant de l'arsenic en méme temps que des composés sulfurés de cadmium, de mercure, d'antimoine et de bismuths et obtenus à partir de minérais ou de produits de traitement des minerais. Le mot minerai tel qu'utilisé ici veut surtout indiquer des minerais sulfurés ou des minerais de fer contenant de l'arsenic pouvant aussi éventuellement contenir un ou plusieurs des quatre éléments mentionnés ci-dessus combinés soue forme de sulfures 'tandis que le terme produits de traitement des minerais veut surtout indiquer des concentrés ou des produits comparables obtenus lorsque l'on prépare les minerais, et contenant des sulfures d'un ou de plus d 'un des éléments mentionnés ci-dessus. L'invention se rapporte à un procédé de récupération de la teneur en arsenic des minerais et des produits de traitement des minerais en méme temps que du cadmium, mercure, de l'antimoine et/ou du bismuth qui pourraient y titre contenus et aussi à un procédé de séparation de l'un ou de plusieurs de ces éléments à partir d'un minerai ou d'un produit de traitement des minerais lorsque ces éléments sont considérés comme des constituants indésirables. Un grand nombre de minerais contenant les métaux de base, fer, cuivre, plomb et zinc sous forme de sulfure ou sous forme d 'oxyde contiennent aussi des sulfures d'arsenic, cadmium, mercure antimoine ou bismuth en quantités variables. Dans certains cas, un au moins des composés sulfurés mentionnés ci-dessus contient de llor et de l'argent et représente donc un constituant de minerai intéressant. Dans d'autres cas, les sulfures minéraux mentionnés ne sont présents qu'en quantités mineures et ne contiennent pas, par exemple, d'or et d'argent. Dans ces cas-la, on peut donc dire que les sulfures minéraux constituent des impuretés des concentrats ou des autres produits de traitement des minerais obtenus pendant la préparation de ceux-ci. La présence d'arsenic, cadmium, mercure, antimoine ou bismuth dans les minerais et dans les produits de traitement des minerais représente donc un facteur de complication dans les processus subséquents de traitement pyrométallurgique et elle rend la valorisation métallurgique des minerais ou des produits de traitement des minerais difficile à effectuer ,tout en créant en outre des problèmes d'environnement. Ces problèmes de métallurgie et d'environnement,que l'on rencontre lorsque l'on traite surtout des minerais ou des produits de minerais contenant de 1 arsenic, peuvent dtre évités dans une large mesure par séparation des composés sulfurés de l'arsenic et du reste des substances mentionnées ci-dessus par flottation avant de soumettre le minerais ou les produits de traitement du minerai au processus principal de traitement métallurgique. Une méthode conventionnelle d'enrichissement en métaux de base et en arsenic consiste à soumettre le minerai à un broyage et à des procédés de flottation sélective à la mousse. Par ces procédés, le minérai est broyé jusqu'à la taille de libération dans une bouillie aqueuse, ce après quoi des concentrés de, par exemple, sulfure de cuivre, sulfure de plomb et pyrites sont récupérés par flottation à la mousse. Pour des minerais à grain fin, on continue le processus de broyage jusqu'à ce que de 50 à 90 et de 20 à 40 pour cent en poids du minerai broyé passe à travers des tamis ayant respectivement des mailles de 0,044 et 0,015 mm. Si le minerai contient des arsénopyrites et des concentrations mineurs d'autres substances, le concentré de flottation, par exemple de pyrites de cuivre, de pyrites de plomb et de pyrites de soufre contiendra des quantités variables d'arsenic et d'autres substances, ceci étant dû à la sélectivité incomplète des diverses étapes de la flottation. Lorsque l'on traite un minerai par broyage et flottation, le mélange de matière et d'eau (la pulpe) est normalement à une température comprise entre 15 et 250cl Différentes méthodes de séparation des arsénopyrites à partir des minerais et des produits de traitement des minerais par flottation à la mousse ont été proposées, mais, en règle générale, aucune de celles-ci n'a donné de résultat vraiment satisfaisant. Parmi les méthodes les plus efficaces de séparation par exemple des arsénopyrites lorsque l'on produit des concentrés de pyrite de soufre, on compte celles décrites dans les brevets suédois NO 323.643 et 324.746 et le brevet U.S.A. NO 2.342.277. Ces méthodes constituent une contribution importante à l'état de la technique et elles sont basées sur l'enfoncement sélectif des arsénopyrites pendant la séparation des arsénopyrites et des pyrites de soufre0 On sait aussi que les arsénopyrites peuvent titre transférées dans la phase mousse lorsque l'on flotte sélectivement les arésénopyrites et les pyrites de soufre.Ce procédé,qui est basé sur l'addition de grandes quantités de sels d'ammonium, de chaux et de sulfate de cuivre au système, est décrit par I.N. Plaskin, A.I. Sincelnikowa et K.A. Hfremova dans les Comptes rendus de l'Académie des Sciennes de l'URSS, 59, page 1473 et suivantes (1948). Une méthode comprenant la flottation des arsénopyrites dans une pulpe alcalinisée à la chaux à la suite d'une activation de la pulpe au sulfate de cuivre suivie d'une flottation de la pyrite de soufre dans une pulpe alcalinisée à la soude est décrite dans Métal und Erz b VIII pages B83-92 (I 955). Cette méthode réclame que les matières > o,o15 mm soient séparées de la boue, ce qui ne donne pas de résultat satisfaisant lorsque l'on traite des minerais fins. Ces minerais doivent normalement dtre broyés jusqu'au point où plus de 30 % en poids de la matière peuvent être séparés avant le processus de flottation. On a maintenant découvert que les composés sulfurés de l'arsenic et les composés existant du cadmium, du mercure, de l'antimoine et du bismuth pouvaient être transférés de façon pratique des minerais et des produits de traitement des minerais à la phase mousse, bien qu'un transfert réussi de ces composés à la phase mousse ne puisse suivant la littérature mentionnée ci-dessus, s'effectuer que par l'applica- tion de conditions économiquement prohibitives de flottation ou de conditions ne donnant qu'un rendement médiocre en arsénopyrites. Lorsque lton met en pratique le procédé de la présente invention, il est possible, pendant le processus de flottations de transférer la majeure partie des sulfures d'arsenic à la phase mousse. En outre, on a aussi découvert que l'on pouvait en même temps éliminer par flottation les surfures de Cd > Hg, Sb et Bi. Ainsi, le procédé de la présente invention ne donne pas seulement un résultat qui est de loin supérieur à celui obtenu par les procédés mentionnés ci-dessus lorsque l'on produit des concentrés de pyrites de soufre, mais permet aussi de séparer les composés sulfurés mentionnés des minerais et des produits de traitement des minerais. On a ainsi trouvé qu'il était possible d'éliminer par flottation des minerais et des produits de traitement des minerais des arsénopyrites en meme temps que des composés sulfurés quelconques de cadminium, mercure, antimoine et bismuth qui peuvent y être présents en ajoutant à une pulpe des dits matériaux des substances formant des ions calcium en quantités suffisantes pour obtenir une concentration en ion calcium de 150 à 1.500 mg/litre de la phase aqueuse, de préférence de 300 à 1.200 mg/litre, en réglant le pH de la pulpe à une valeur supérieure à 11,5, en chauffant la pulpe à une température comprise entre 30 et 500C, de préférence de 35 à 450aS et en ajoutant à la pulpe des ions cuivre bivalents en quantité telle que le rapport moléculaire de 1 'arsenic dans la phase solide à la quantité d'ions cuivre bivalents ajoutée soit de l'ordre de 50/1 à 500/1, de préférence de 100/1 à 250/1. On donne à la phase aqueuse du système de flottation la teneur en ionecalcium désirée suivant l'invention pour le processus de flottation en mélangeant à la phase aqueuse de l'oxyde de calcium, de l'hydroxyde de calcium et/ou des sels de calcium. Le pH de la phase aqueuse peut aussi être réglé par addition d'hydroxydes de métaux alcalins. La température désirée pour le système de flottation est obtenue par apport de chaleur. La source de chaleur utilisée dépend des conditions locales. Des sources de chaleur convenables comprennent la vapeur, la vapeur surchauffée, des gaz produits séparément dans des générateurs de vapeur, l'air chaud, les gaz de combustion chauds et les gaz et les vapeurs obtenus lorsque l'on sèche un minerai ou un produit de traitement de minerai, aussi bien que la chaleur électrique obtenue par chauffage par résistance directement dans la pulpe ou indirectement par des éléments de chauffage électrique disposée en contact avec la pulpe. la pulpe peut aussi Entre chauffée par échange de chaleur entre la pulpe traitée et la pulpe non traitée, l'excédent de chaleur étant obtenu pabl'une ou par plus d'une des sources mentionnées ci-dessus.Pour éviter d'utiliser des quantités de chaleur inutilement élevées, il est avantageux de travailler avec une densité de pulpe élevée, impliquant normalement de 40 à 50 pour cent en poids de matière solide dans la pulpe. Comme on l'a déjà mentionné auparavant, on donne à la phase aqueuse du système de flottation l'activité en ion cuivre nécessaire suivant l'invention au processus de flottation, en ajoutant au système des sels de cuivre suivant des quantités grâce auxquelles on obtient une relation moléculaire de l'arsenic aux ions cuivre bivalents de soit à 50011, de préférence de 100/1 à 250/1. Les agents collecteurs devraient de préférence se trouver sous la forme de sulfhydrates, éventuellement accompagnés d'acides gras, d'amines grasses ou de leurs sels. Les substances grasses peuvent avantageusement titre émulsionnées dans 1 eau. Une combinaison réactive de xanthates et d'une émul- sion huile combustible - huile de pin, xanthate et sels de laurylamine ou xanthate et acides gras non saturés comportant de 18 à 22 atomes de carbone peut titre utilisée de façon particulièrement avantageuse puisque la gangue est alors éliminée par flottation en même temps que l'arsenic minéral. Parmi les xanthates que l'on peut utiliser, on préfère surtout le xanthate d'amyle. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après et des dessins ci-joints dans lesquels : - la figure 1 est un schéma de circulation des fluides illustrant graphiquement un certain nombre de variantes que l'on peut appliquer pour mettre en oeuvre le procédé de l'invention. - la figure 2 montre schématiquement un four de séchage convenant à la mise en pratique de loin invention. Suivant une variante de llinven- tion, la figure 1 montre une installation de traitement d'une pulpe comprenant une bouillie dans laquelle les pyrites sont les constituants principaux et contenant aussi des arsénopyrites. Quelques exemples sont aussi donnés ci-dessous avec référence à l'installation représentée sur la figure 1, les exemples montrant les résultats obtenus et comportant un certain nombre de variantes de procédés de flottation dans lesquels les principaux constituants de la pulpe comprennent d'autres minéraux. L'installation de la figure 1 comprend des moyens de broyage 1 et des moyens de flottation 2 pour produire des concentrés par des procédés de flottation connus en eux-mEmesDe chiffre 4 indique une série de mélangeurs, tandis que les chiffres 5, 6 et 7 indiquent un circuit flotteur-finisseur, les circuits flotteurs étant représentés en 5 et les circuits finisseurs en 6 et 7, où les sulfures d'arsenic, les sulfures de cadmium, les sulfures de mercure, les sulfures d'antimoine et/ou de bismuth sont séparés du concentré de pyrite obtenu dans les moyens de flottation 2. Les chiffres 9, 10 et ll indiquent des moyens de deshydratation mécaniques et de séchage des produits de minerais obtenus d'une façon connue en soi. Lorsque lton met en pratique le procédé de la présente invention, le minerai est broyé d'une façon connue en soi. A la suite du broyage du matériau de départ à la taille de particules désirée dans les moyens de broyage 1, on effectue une série d'opérations de concentration dans les moyens de flottation 2 en vue de séparer les constituants valorisables et les constituants indésirables et de produire un concentré de pyrite. Toutes ces opérations sont effectuées suivant des méthodes connues. Outre les pyrites, le concentré de pyrite ainsi obtenu par des méthodes connues contient aussi d'autres sulfures tels que des arsénopyrites, et de la gangue. Le concentré de pyrite obtenu est alors traité suivant l'invention dans l'un ou dans plus d'un des mélangeurs 4 où l'on amène le matériau à la teneur en ionicalcium et à la température mentionnée ci-dessus et où on ajoute les ions cuivre au mélange. Le meilleur résultat est obtenu si l'on inclut comme étape de mélange une opération de broyage léger ou de lavage. La teneur en ions calcium et la valeur du pH de la pulpe sont réglés par addition de réactif au broyeur et/ou aux stades de mélange additionnels. La pulpe est alors chauffée à une température de 30 à 500 C, de préférence à environ 400 C0 La quantité requise d'ions cuivre est alors ajoutée, ce-après quoi on effectue si on le désire une opération de mélange supplémentaire. Les niveaux desirés en ions calcium et en température peuvent étre obtenus en prenant automatiquement la température de la pulpe et sa teneur en ions calcium et en réglant la pulpe par rapport à des valeurs de consigne déterminées en ce qui concerne les ions calcium et la température. A la suite de l'addition des agents collecteurs, l'arsenic, les sulfures et les autres minéraux peuvent titre éliminés par flottation sans difficulté au moyen d'un appareil de flottation conventionnel. Le produit flotté, c 'est-à-dire le concentré d'arsenic, est reconcentré ou purifié dans une ou plusieurs étapes 6, 7, gracie à quoi l'on obtient un concentré final des sulfures en question. Ici également, il convient d'apporter de la chaleur et des réactifs à l'appareil de purification. La séquence décritewdans laquelle des réactifs sont ajoutés au mélange tandis que la chaleur y est appliquée, a une grande importante pour le résultat désiré et peut Etre considérée comme un trait caractéristique du procédé suivant l'invention. Afin d'obtenir l'efficacité maximaledans les procédés de flottation d'arsenic, il convient de contrôler l'élimination de l'arsenic de la façon décrite dans les procédés connus mentionnés plus haut. La façon suivant suivant laquelle on a représenté l'interconnexion de l'appareil de flottation 5 et de l'appareil de finition 6 et 7 procurera souvent le meilleur résultat bien que, naturellement, la façon dont ces appareils sont connectés ensemble puisse varier de toute façon connue en soi en fonction de la teneur en arsenic du matériau, de la teneur en arsenic souhaitée dans le produit de flottation et du rendement que l'on y désire en arsenic. Le concentré flotté peut titre épaissi en 9, filtré en 10 et séché en il d'une façon connue en soi. Le produit non flotté est avantageusement recyclé de l'appareil de finition à l'appareil de mélange.Le concentré de pyrite non flotté est obtenu de l'appareil de flottation 5 sous une forme extrtmement pure et il peut alors ttre épaissi en 9', fil- tré en 101 et séché en 11'. La chaleur contenue dans les gaz s'échappant des fours de séchage Il et 111 est avantageusement utilisée pour chauffer la pulpe suivant l'invention avant et après le processus de flottation. A cet égard, on a découvert qu'une quantité insignifiante seulement de chaleur supplémentaire avait besoin entre apportée au mélange, ce qui rend le procédé de l'invention économiquement favorable. Les améliorations que l'on peut obtenir un moyen du procédé suivant l'invention lorsque l'on traite des concentrés de pyrites,par comparaison avec les résultats obtenus lorsque l'on traite le minerai par des procédés conventionnels, seront maintenant illustrés en se référant à un exemple. EXNPlE 1 . On a prélevé un échantillon A sur une masse de concentré de pyrite contenant en gros 51 % de S et de 0,3 % de As. Le concentré a une granulométrie de 60 % de particules supérieures à 0,044 mm et 26 % de particules inférieures à 0,015 mm. L'échantillon est broyé dans un broyeur à billes en présence d'eau. De façon conventionnelle, on additionne la pulpe de 400 g/tonne de chaux éteinte, ce qui amène le pH de la charge à 11,2, de 52 g/tonne de sulfate de cuivre, de 9 g/tonne de xanthate d'amyle et de 25 g/tonne d'agent producteur de mousse. Le concentré d'arsenic est alors éliminé par flottation de façon conventionnelle. Un second échantillon B de concentré ayant une teneur beaucoup plus élevée en arsenic que l'échantillon A, mais ayant la même granulométrie est alors traité suivant le procédé de la présente invention. On ajoute de la chaux éteinte à la pulpe jusqu'à ce que la teneur en calcium bivalent de la phase aqueuse de la pulpe soit de 1.000 litre et que le pH de la pulpe soit de 12,0, ce après quoi on chauffe la pulpe à 400C à la vapeur, le pH tombant alors à 11,5. Après un chauffage de 20 minutes, on ajoute du sulfate de cuivre de façon que l'on atteigne un rapport moléculaire As/Cu2+ de 163/1,en mème temps que 60 sonne d'amylxanthate de potassium et 14 g/tonne d'agent producteur de mousse. Les résultats obtenus par les processus de flottation sont donnés ci-dessous. Schantillon A Teneur Distribu- Teneur Distri- Teneur distri en S en tion en en AS bution en Hg bution % % en % en % g/tonne en Produit 48.1 7.0 0.60 19.6 50 37 flotté Produit 51.7 93.0 0.20 80.4 7 63 non flotté Matériau 51.4 100.0 0.23 100.0 10 100.0 entrant Echantillon 3 Produit 41.8 15.2 1.76 84.8 46 75 flotté Produit 49.7 84.8 0.098 15.2 5 25 non flotté Matériau 47.8 100.0 0.49 100.0 15 100.0 entrant L'exemple ci-dessus montre que l'on obtient un rendement en arsenic très élevé dans le produit flotté lorsque l'on procède suivant la présente invention.De même, le concentré de pyrite obtenu lorsque l'on procède suivant la présente invention contient moins d'arsenic et de mercure que le concentré de pyrite traité suivant la méthode conventionnelle. Le concentré de pyrite obtenu au moyen de la méthode suivant l'invention présente une pureté par rapport au matériau de départ qui est de loin supérieure à celle que l'on pouvait atteindre par les procédés connus jusqu'à maintenant. Or, les procédés métalliques réclament des produits qui soient sensiblement purs. En outre, les produits contaminés constituent un risque pour l'environnement. Des concentrés de pyrites purs peuvent déjà titre produits anjourdthui au moyen d'une combinaison du procédé suivant l'invention et des procédés connus précédemment mentionnés. Lorsque l'on met en pratique ces procédés connus, les arsénopyrites s'enfoncent pendant le processus de flottation de la pyrite, gråce à quoi l'on élimine par flottation un concentré de pyrite extrtmement pur. Les résidus de sulfure d'arsenic peuvent entre enlevés avec un bon rendement au moyen du procédé suivant la présente invention, grâce à quoi l'on obtient un concentré de pyrite extrêmement pur.Un tel concentré est souvent appelé "superconcentré"* Le procédé suivant la présente invention peut aussi titre utilisé d'autres façons. Ainsi, il peut s'appliquer à des matériaux stockés, ce qui veut dire par exemple que des pyrites stockées contenant de l'arsenic peuvent Qtre avantageusement traitées au moyen du procédé suivant la présente invention et que l'on peut ainsi obtenir une forme qui les rende utilisable dans des procédés métallurgiques. En outre, des pyrites contenant de l'arsenic ou des concentrés de cuivre contenant de l'arsenic ou des concentrés de plomb contenant de l'arsenic peuvent être par exemple produits de façon conventionnelle et transportés depuis une usine d'enrichissement périphérique à une usine placée au centre. Ceci permet d'utiliser des procédés de rotation simplifiés dans les usines périphériques tandis que la flottation des sulfures minéraux contenant de l'arsenic peut se faire dans l'usine d'enrichissement centrale. Les exemples suivants illustrent une comparaison du procédé suivant l'invention avec les procédés connus de traitement d'un matériau stocké. EXEMPLE 2. Deux échantillons sont prélevés sur une masse de concentrés de pyrite stockés depuis plusieurs mois. Les échantillons contiennent de 49 à 50 % de S et entre autres impuretés de l'arsenic. Les échantillons sont légèrement broyés en présence d'eau dans un broyeur jusqu'au moment où l'analyse au tamis du matériau broyé donne 78 % de particules inférieures à 0,044 mm et 33 % inférieures à 0,015 mm. On ajoute de l'hydroxyde de sodium à l'échantillon A jusqu'à ce que la pulpe prenne en pH de 12,1 ,tandis que l'on ajoute du sulfate de calcium à l'échantillon B jusqu'à ce que la phase aqueuse ait une teneur de 400 mg/litre de Ca2+ et on lui ajoute de l'hydroxyde de sodium jusqu'à ce que son pH soit de 12,1.On agite alors l'échan- tillon B à 360C pendant 10 minutes, l'échantillon étant chauffé par un élément chauffant immergé. L'échantillon A n'est pas agité. On ajoute alors aux deux échantillon 200 g/tonne de sulfate de cuivre ce qui donne un rapport moléculaire As/Cu2+ de 184/1, en même temps que 60 g/tonne d'amylxanthate de potassium et 21 tonne d'agent moussant0 Le pH de la composition à la fin du processus de flottation est de 11,5. Les résultats obtenus par le processus de flottation effectué ensuite sont donnés ci-dessous. Echantillon A S As Cd Hg Sb Teneur Distri- Teneur Distri- Teneur Distri- Teneur Distri- Teneur Distrien % bution en % bution en bution en bution en % bution en % en % g/tonne en % g/tonne en % en % Produit 49.2 36.6 1.02 29.1 50 60.8 43 71.2 0.07 43.3 flotté Produit 49.4 63.4 1.44 70.9 20 39.2 10 28.8 0.05 56.7 non flotté Consti- 49.3 100.0 1.29 100.0 30 100.0 22 100.0 0.06 100.0 tuants Echantillon B Produit 48.2 42.5 2.16 84.2 50 65.7 41 77.9 0.09 68.6 flotté Produit 49.8 57.5 0.31 15.8 20 34.3 9 22.1 0.03 31.4 non flotté Consti- 49.1 100.0 1.1 100.0 30 100.0 23 100.0 0.05 100.0 tuants L'exemple illustre de façon ins tractive le bon résultat que l > on peut obtenir lorsque l'on met en pratique le procédé de la présente invention. Avec un procédé conventionnel, les minéraux contenant de 1 'arsenic sont particulièrement difficiles à éliminer par flottation, tandis qu'en mettant en pratique le procédé décrit on obtient une teneur en arsenic acceptable dans le produit non flotté.De même, le produit est efficacement purifié de son cadmium, de son mercure et de son antimoine. On peut ajouter que la quantité d'arsenic dans le concentré de pyrite utilisé était assez éleveépour rendre le concerne tré inutilisable. L'utilité du procédé suivant la présente invention ne se limite pas à la purification des concentrés de pyrites telle qu'elle est illustrée dans ce qui précéde, mais elle s'étend au fait que les sulfures d'arsenic et les éléments moins fréquents peuvent aussi titre éliminés par flottation en d'autres endroits de la chatne du procédé. Dans les exemples où la teneur en pyrite du minerai n'a que peu de valeur ou n'en a même aucune et où le sulfure d'arsenic les sulfures de cadmium, les sulfures de mercure, les sulfures d'antimoine et/ou les sulfures de bismuth constituent les composants valables, il est avantageux d'enlever l'arsenic, l'antimoine et les autres éléments à un stade plus avancé du processus de traitement du minerai. Un exemple de ce procédé peut aussi titre illustré par référence à la figure 1. La pulpe qui est traitée dans ce cas a déjà été soumise à la flottation pour l'enlèvement des composés du cuivre, du plomb et/ou du zinc. Suivant une autre variante de l'invention, les chiffres 1' et 3 de la figure 1 indiquent d'autres appareillages de broyage et de flottation destinés à être utilisés lorsque l'on prépare d'une façon connue un concentré de minéraux valorisables, y compris les pyrites et les quantités mineures mentionnées ci-dessus des éléments présents dans le matériau de départ. Dans la variante du procédé maintenant exposée, le chiffre 4 de la figure I indique une série d'appareils d'agitation du matériau. Les chiffres 5, 6 et 7 indiquent le circuit de flottation dans lequel les sulfures d'arsenic, cadmium, mercure, antimoine et/ou bismuth sont séparés et concentrés. Le chiffre 8 indique un circuit supplémentaire de flottation dans lequel on peut produire du concentré de pyrite si on le désire.Les chiffres 9, 10 et 11 indiquent un appareillage de deshydratation et de séchage des produits de traitement du minerai obtenus d'une façon connue en soi. Lorsque l'on applique la variante du procédé exposée maintenant, le minerai est broyé d'une façon connue en soi dans l'appareillage 1', ce après quoi une série d'opérations de concentration est effectuée en 3 afin de séparer les constituants valorisables tels que les composés de cuivre > de plomb et/ou de zinc. Le produit non flotté obtenu à partir de la dernière de ces étapes de concentration est alors traité suivant la présente invention, de préférence après avoir été épaissi pour en réduire la teneur en eau.Comme on l'a mentionné auparavantt le chiffre 4 indique un ou plusieurs broyeurs et/ou appareilsd'agi- tation de type connu où l'on contre la teneur en ions calcium et la température de la pulpe mentionnées ci-dessus et où l'on ajoute les ions cuivre à la pulpe. Après l'addition d'agents collecteurs à la pulpe, les sulfures concernés sont éliminés par flottation dans le circuit de flottation 5. Le concentré brut est alors pur rifié dans les appareils 6, 7 et le produit de retour est avantageusement recyclé dans les broyeurs ou agitateurs 4. Le concentré flotté ainsi obtenu est deshydraté et séché d'une façon connue en soi en 9 10 et 11.Le produit non flotté dans le circuit de flottation 5 peut Btre flotté en A en ce qui concerne les pyrites. Le concentré de pyrites obtenu en 5 est alors deshydraté et séché de la façon décrite auparavant en 91, 10' et Il'.- Les exemples suivants illustrent le résultat obtenu lorsque l'on applique le procédé suivant l'invention, par comparaison avec les résultats obtenus selon les procédés connus. EXEMPLE 3. Deux échantillons sont prélevés sur une masse de minerai contenant entre autres 24 à 25 % de soufre et comme impuretés de l'arsenic, du cadmium, du mercure et de l'antimoine. Les deux échantillons sont écrasés jusqu'à une taille de particules 73 mm, ce après quoi ils sont broyés à l'état humide dans des broyeurs. L'échantillon A est alors flotté en ce qui concerne l'arsenic de façon conventionnelle (concentré I), après quoi les pyrites sont aussi éliminées par flottation de fa çon connue en soi (concentré II). On ajoute de la chaux éteinte à l'échantillon B en quantité correspondant à 1120 mg d'ions calcium bivalent/litre de la phase aqueuse, ce qui donne un pH de 12,3, puis on agite la pulpe pendant 10 minutes à 440Ce La température de la pulpe est maintenue constante par injection de vapeur. On ajoute alors du sulfate de cuivre à la pulpe jusqu'à ce que l'on obtienne un rapport moléculaire de l'arsenic aux ions cuivre bivalent de 177/1 On ajoute aussi à la pulpe 44 S tonne d'isobutylxanthate de sodium et 14 g/tonne d'agent moussant. L'arsenic et les autres impuretés de la pulpe sont alors éliminées collectivement par flottation. Les pyrites sont éliminées par flottation de façon conventionnelle. On obtient les résultats suivants. Echantillon A S As Cd Hg Sb Teneur Distri- Teneur Distri- Teneur Distrien % bution en % bution en bution en bution en % bution en % en % g/tonne en % g/tonne en % en % Concentré de pyri- 40.7 61.8 1.63 40.0 20 8.3 14 5.8 0.12 44.2 te (concentré 11) (Produit flotté) Déchets, Fottation 0.9 1.4 0.15 3.8 Déchets, flottation 20.6 63.2 0.88 43.8 15 12.5 8 6.7 0.07 51.9 de As (produit non flotté) Concentré de As 33.5 36.8 1.80 56.2 230 87.5 300 93.3 0.23 48.1 (Concentré 1) (Produit flotté) Matériau constituant 24.5 100.0 1.52 100.0 90 100.0 89 100.0 0.10 100.0 Echantillon B Concentré de pyri- 44.9 60.4 0.50 10.4 10 4.2 7 3.4 0.08 25.5 te (concentré 11) (Produit flotté) Déchets, flottation 1.1 1.8 0.18 4.5 10 4.1 2 1.2 0.03 12.0 de S (produit non flotté) Déchets, flottation 21.1 62.2 0.32 14.9 10 8.3 4 4.6 0.05 37.5 de As (produit non flotté) Concentré de As 33.5 37.8 4.86 85.1 310 91.7 220 95.4 0.22 62.5 (Concentré 1) (Produit flotté) Matériau constituant 24.5 100.0 1.58 100.0 94 100.0 64 100.0 0.10 100.0 L'essai ci-dessus montre que l'on peut obtenir un résultat extrêmement satisfaisant par comparaison avec les résultats obtenus lorsque l'on utilise des méthodes conventionnelles, si l'on applique l'autre procédé décrit qui tombe dans le cadre de l'invention. Lorsque l'on effectue l'essai sur l'échantillon B, il est possible de séparer l'arsenic et les autres métaux dans un concentré séparé.Il en résulte que lton obtient des améliorations considérables en ce qui concerne les teneurs en arsenic en cadmiums en mercure et en antimoine, dans le concentré de pyrite. Un des procédés connus mentionnés précédemment peut entre appliqué avantageusement lorsque l'on désire éliminer le concentré de pyrite au moyen du procédé de l'invention tel que décrit dans l'exemple 3. Ce procédé connu prévoit un enfoncement des arsénopyrites dans la pulpe chauffée. De cette façon la chaleur fournie en abondance dans la présente invention peut titre utilisée à plein et l'on peut obtenir un concentré de pyrite particulièrement pur. ExENPIE 4. Deux échantillons sont prélevés sur une masse de minerai contenant, entre autres, de 20 à 22 % de soufre et de 3 à 4 % d'arsenic. Les échantillons sont écrasés à 3 mm et ensuite broyés à l'état humide dans un broyeur jusqu'au point où l'analyse au tamis donne 91 % de particules inférieures à 0,044 mm et 41 % inférieures à 0,0l5 mm. Les deux échantillons sont alors soumis aux processus de flottation cuivre plomb et zinc d'une façon connue en soi. L'échantillon A est alors flotté en ce qui concerne les pyrites suivant des méthodes conventionnelles. En ce qui concerne l'échantillon B, on ajoute de la chaux éteinte au matériau non flotté du processus de flottation de zinc jusqu'à ce que l'on obtienne une teneur de 350 litre de Ca2+, ce qui donne un pH de 12,5. La pulpe est alors chauffée à 500C par injection de gaz de combus t ion chauds. On mélange alors à la pulpe du sulfate de cuivre en quantité telle que l'on obtienne un rapport moléculaire de l'arsenic au cuivre bivalent de 257/1. On ajoute aussi à la pulpe 25 S tonne d'amylxanthate de potassium et 21 g/tonne d'agent moussant. Les arsénopyrites sont alors éliminés par flottation et l'on obtient un concentré d'arsenic (concentré I).On effectue un processus de flottation de pyrite suivant un procédé connu sur le produit non flotté préalablement obtenu. On obtient alors un concentré de pyrite (concentré 11) et les arsénopyrites s'enfoncent. Echantillon À Ivritee Arsénopyrites Teneur Distribution Teneur Distribution en % en % en % en % Concentré de py- 73.1 65.0 22.9 66.8 rite (produit flotté) Déchets flotta- 15.3 35.0 4.4 33.2 tion de S (produit non flotté) Constituants 31.5 100.0 9.66 100.0 Echantillon B Concentré de py- 91.4 58.9 0.24 0.5 rite (concentré 11) produit flotté) Déchets flottation 4.69 7.3 0.35 2.1 de S (produit non flotté Déchets, flottation 29.5 66.2 0.33 2.6 de As (produit non flotté) Concentré de As 43.3 33.8 35.2 97.4 (concentré 1) produit flotté) Constituants 33.1 100.0 9.32 100.0 L'exemple montre clairement comment la teneur en arsenic de la pyrite peut être diminuée par application du procédé selon la présente invention combiné au procédé connu. Le procédé selon la présente invention peut aussi Qtre appliqué tout d'abord au matériau dans lequel on doit récupérer les pyrites et ensuite au concentré de pyrite obtenu. Les améliorations obtenues lorsque l'on applique le procédé illustré sur la figure I tandis que l'on utilise la variante de l'étape de flottation 8 sont illustrées ci-dessous. EXEMPLE 5. Le concentré de pyrite (concentré 11) obtenu dans l'exemple 4 et chauffé à une température de 280C est mélangé à de la chaux éteinte jusqu'à une teneur de 500 g d'ions calcium (II) par litre de la phase aqueuse, ce qui donne un pH de 11,5, puis on chauffe la pulpe par la vapeur à une température de 40 C et et on l'agite à cette température pendant 15 minutes. La pulpe est alors additionnée de sulfate de cuivre jusqu'à un rapport de l'arsenic aux ions cuivre bivalents de 450/1 on ajoute en même temps de l'amylxanthate de potassium et un agent moussant, puis on élimine par flottation les arsénopyrites supplémentaires dans le concentré de pyrite qui était déjà extrèmement pur en ce qui concerne sa teneur en arsenic.On a obtenu les résultats suivants Pyrites Arsénopyrites Teneur Distribution Teneur Distribution en % en calculée calculée calculée calculée sur le sur le sur le sur le matériau matériau matériau matériau entrant entrant entrant entrant dans dans dans dans l'essai l'essai l'essai l'essai suivant suivant suivant suivant l'exem- ltexem- l'exem- l'exem- ple 4 ple 5 ple 4 pie 5 Concentré de pyrite (produit non flott ) 91.7 46.6 79.1 0.041 0.1 13.5 Produit riche en As (produit flot té) 89.5 12.3 20.9 1.17 0.4 86.5 Constituants 91.4 48.9 100.0 0.24 0.5 100.0 L'invention peut aussi être utilisée pour traiter des concentrés de cuivre contenant du sulfure d'arsenic ou des concentrés de plomb, qu'ils aient été stockés ou non.Ce procédé est aussi illustré sur la figure 1 en tant que variante du procédé et il se distingue par le fait que la pulpe contient principalement des sulfures de cuivre et du svlfure de plomb respectivement. Des cyanures et/@u d'antres agent@ conn@s d'en f@ncement du cuivre sont ajoutés afi@@'e@foncer @@ pyrite de euivre sont ajoutés afin d'e@foncer la @ite le euivre tandis que du bichromate et/ou des sels de for s@@t ajoutés pour @nfoncer la galérite. Suivant l'invention, un contenant du sulfure d'arsenic peut aussi entre flotté à partir d'autres matériaux que les sulfures mentionnés ci-dessus, par exemple à partir de minerais et de concentrat contenant X, Fe, Co, Ni, Se, Mo, Ag, In, Sn, Ba, W, Au et U. Des agents dtenfoncement destinés respectivement au sulfure de cuivre et au sulfure de plomb peuvent si on le désire titre introduits dans l'équipement de mélange d'une façon connue en soi. Les chiffres 4 à Il de la figure 1 indiquent un appareillage adapté à ces processus. La chaleur se dégageant des fours de séchage il sur la figure 1 est avantageusement utilisée pour le chauffage de la pulpe avant et après le processus de flottation suivant l'invention. Dans un mode préféré dlapplica- tion du procédé selon l'invention, on chauffe la pulpe dans un appareil de mélange et de flottation, complètement ou partiellement par un moyen grace auquel les produits obtenus pendant le processus de traitement sont soit complètement, soit partiellement séchés après avoir été déshydratés de sorte que les gaz chassent l'eau vaporisée dans le processus de séchage en même temps que le gaz est utilisé en totalité ou partiellement pour chauffer la pulpe avant le processus de flottation. Un four de séchage convenant à cette fin est illustré sur la figure 2. Le four de séchage peut avantageusement titre relié à un système du type illustré sur la figure 1. Le mode de fonctionnement est le suivant. La pulpe froide est introduite dans l'un ou dans plusieurs des appareils de mélange 4 dans lesquels elle est chauffée à la température caractéristique de l'invention. Le matériau est alors flotté dans les circuits de flottation 5, 6 et 7. Le produit ou les produits obtenus pendant les processus de flottation est ou sont déshydratés mécaniquement dans les appareils d'essorage 9 et 10 et ils sont ensuite séchés dans un appareil de séchage 11, avantageusement un sécheur à lit fluidisé 15 et de façon analogue dans les appareils 9', 10' et 111. L'appareil de séchage par fluidisation comprend une chambre 15 et un serpentin de vapeur 16 à l'intérieur de la dite chambre. Une grille 17 est située en-dessous des serpentins de vapeur. L'agent de chauffage est la vapeur obtenue dans la chaudière de récupération 13 et passant par un tuyau 23 dans les serpentins de vapeur 16. La vapeur froide est évacuée des serpentins de vapeur 16 par un tuyau 24. Le gateau de filtre obtenu dans le filtre 10 est introduit dans un four par un trou 18 et on le force à se fluidiser en 19 autour des serpentins de vapeur chauds 16 au moyen d'air comprimé introduit par un tuyau 20. L'air comprimé sert aussi d'agent de séchage. Le concentré sec est transféré en continu à travers les moyens d'évacuation 22 jusqu'au réservoir de concentré 12 représenté sur la figure 1.La poussière et la vapeur s'échappant du concentré en cours de séchage sont évacuées par une ouverture 21 jusqu'à un séparateur de poussières 14 dans lequel sont séparées les particules solides. La chaleur contenue dans les gaz et la vapeur enlevés par aspiration en 21 pendant le processus de séchage est utilisée pour chauffer la pulpe en introduisant le gazS à la suite de son passage dans le séparateur de poussière 14, dans la pulpe à flotter. Ceci se fait avantageusement dans les mélange geurs 4 et/ou dans les appareils de flottation 5, 6, 7. Ainsi, puisque le résidu de poussière se trouvant dans la vapeur est réincorporé à la pulpe, ladite poussière ne peut pas causer de problèmes d'environnement. Ceci confère des avantages en ce qui concerne les conditions de travail et l'hygiène tout en permettant en même temps la simplification de l'appareillage technique. En outre, lorsque l'on met en pratique le procédé de la présente invention, on récupère une certaine quantité d'agent de flottationw ce qui > réuni aux avant ges mentionnés ci-dessus, contribue à rendre le procédé efficace et économiquement avantageux. Le reste de la chaleur contenue dans la pulpe obtenue pendant le processus de traitement dans les appareils de flottation 5, 6, 7 peut aussi être utilisée par exem- ple à un échange de chaleur avec la pulpe froide des mélangeurs 4. La chaleur requise pour mettre en oeuvre le procédé de la présente invention peut aussi hêtre apportée à la pulpe électriquement, comme on l'a mentionné auparavant, ou par des brûleurs immergés. Dans ce dernier cas, la pulpe à chauffer est introduite dans une chambre de combustion dans laquelle la flamme chaude de l'huile, du gaz ou du charbon en poudre que l'on y fait brtler est en contact direct avec la pulpe. L'apport de chaleur est contralé automatiquement en fonction de la température de la pulpe chauffée. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentést à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et formes de réa~ lisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 ) Procédé de flottation à la mousse de sulfures minéraux contenant de l'arsenic en meme temps que des composés sulfurés de cadmium, de mercure, d'antimoine et de bismuths et obtenues à partir de minerais ou de produits de traitement de minerais, procédé caractérisé en ce que l'on ajoute à une pulpe formée à partir de ces matériaux des substances formant des ions calcium en quantité suffisante pour obtenir une concentration en ion calcium de 150 à 1500 mg/litre de la phase aqueuse, que l'on ajoute le pH de la pulpe à une valeur supérieure à 11,5, que l'on chauffée la pulpe à une température comprise entre 30 et 5O0C, et en ce que l'an ajoute à la pulpe des ions cuivre bivalents, en quantité telle que le rapport moléculaire de 1 'arse- nic dans la phase solide à la quantité ajoutée d'ions cuivre bivalent est de l'ordre de 50/1 à 500/1. 20) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on régle la concentration en ions calcium entre 300 et 1200 mg/litre. 3 ) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on régle la température entre 95 et 45 . 40) Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on régle le rapport moléculaire de l'arsenic aux ions cuivre entre les valeurs 100/1 et 250/1. 50) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pulpe est une bouillie de pyrite de soufre, en tant que principal composant minéral, et d'arsénopyrites. 60) Procédé suivant l'une quelconque des revendications l à 5, caractérisé en ce que l'on soumet la pulpe à une étape de flottation préliminaire pour enlever au moins l'un des minéraux du groupe constitué par les sulfures de cuivre, le sulfure de plomb et le sulfure de zinc. 7 ) Procédé suivant lrune quelconque des revendications l à 4, caractérisé en ce que la pulpe contient principalement des sulfures de cuivre et aussi des arsénopyrites et en ce que l'on ajoute des cyanures à la pulpe pendant le processus de flottation pour enfoncer les sulfures de cuivre. 80) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la pulpe contient principalement du sulfure de plomb mélangé avec des arsénopyrites et en ce que l'on ajoute des produits tels que du bichromate et des sels de fer à la pulpe pendant le processus de flottation pour enfoncer le sulfure de plomb. 90) Procédé suivant l'une quelconque des revendications l à 8, caractérisé en ce que l'on sèche les produits séparés au moins partiellement après les avoir essorés et en ce que l'on utilise la vapeur d'eau obtenue pendant le processus de séchage pour chauffer la pulpe avant le processus de flottation. 10 ) Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que l'on utilise un sécheur à lit fluidisé pour le processus de séchage et en ce que l'on introduit directement dans la pulpe les gaz chauds obtenus dans ce processus de chauffage e 1l0) Procédé suivant l'une quelconque des revendications l à 8, caractérisé en ce que l'on chauffe la pulpe à la température désirée au moins partiellement par un dispositif de chauffage à échange de chaleur, spéciale ment prévu-à cet effet. 120) Procédé suivant la revendication Il, caractérisé en ce que l'on chauffe la pulpe à la température désirée au moins partiellement par un chauffage direct à résistance. 130) Procédé suivant la revendication 11 caractérisé en ce que l'on chauffe la pulpe à la température désirée au moins partiellement par un chauffage indirect à résistance. 140) Procédé suivant la revendication 11 caractérisé en ce que l'on chauffe la pulpe à la température désirée au moins partiellement au moyen de broyeurs im mergés.