L'invention se rapporte à un nouveau type a d'échafaudage. Généralement, les échàfaudages sont formés par des éléments métalliques en forme d'échelle ayant des barreaux transversaux sur lesquels on pose des traverses destinées à former le plancher. Ce type d'échafaudage, bien que très largement repandu, présente néanmoins de nombreux inconvénients. Tout d'abord, lorsqu'on désire intervenir à une hauteur appréciable, notamment au niveau du toit, il est assez peu pratique, car il est toujours long a mettre en place et encombre le passage au sol. En outre, cet échafaudage est assez long à être monté et à être démonté et nécessite un grand nombre d'éléments, ainsi que l'intervention de spécialistes, ce qui augmente donc le coût des interventions. On a également suggéré d'utiliser des échafaudages volants, c'est-à-dire susceptibles de se déplacer parallèlement à la paroi ot l'on désire intervenir. Cette solution, quoique plus rapide, reste néanmoins coûteuse et difficile à mettre en oeuvre dans la plupart des immeubles, car elle nécessite des points spéciaux d'attache au niveau du toit. De plus, en pratique, elle ne permet d'échafauder que des longueurs déterminées, sauf à avoir de nombreux équipements annexes, tels que treuils, etc. Dans le brevet français 2 105 393, on a proposé un autre type d'échafaudage constitué essentiellement par une structure de plancher accroché au mur par un taquet d'ancrage et prenant appui sur celui-ci grâce à un piètement d'appui oblique. Cette solution, quoique plus économique, présente encore de nombreux inconvénients. En effet, la mise en place des taquets nécessite de percer le mur. Cette opération est difficilement réalisable dans les murs en béton et est tres délicate avec les murs en pierre ou en pisé, sans compter que dans les immeubles finis, on dégrade les murs intérieurs. En outre, si la dépassée de la toiture est importante, l'emplacement entre le cheneau et le garde-corps est insuffisant pour travailler. Enfin, la pose de ces éléments étant faite à l'échelle et ce, à une hauteur appréciable, l'engagement de la goupille destinée à solidariser le plancher et le taquet est une opération délicate, voire même dangereuse. Récemment, on a suggéré d'accrocher le plancher qui prend appui sur le mur grâce à un piètement, au moyen d'une patte doigt fixé sur les chevrons ou au mur des sablières de la toiture. Cette solution ne donne pas encore entièrement satisfaction. Eh effet, d'une parles pattes peuvent glisser à la longue, et d'autre partie mode de fixation a tendance à rayerles façades du fait de l'oscillation des piétements d'appui. Enfin, la patte de raccordement étant posée parfois à l'emplacement du cheneau, l-'intervention sur cette dernière partie est difficile sinon impossible.Par ailleurs, en raison de son poids et de son encombrement, la pose et la dépose de ce type d'échafaudage est- parfois une opération dangereuse, sans compter que pour l'opérateur, la stabilité du système est parfois fort contestable. La présente invention pallie ces inconvénients. Elle concerne un nouveau type d'échafaudage économique, peu encombrant, facile à monter et à démonter et donnant une grande facilité à l'opérateur lors de ses interventions. Cet échafaudage, du type comportant une structure de plancher horizontal reposant sur une traverse et un garde-corps de sécurité fixé à l'autre extrémité de ladite traverse, se caractérise en ce qu'il se compose - d'un premier montant équipé de moyens aptes à le solidariser avec les chevrons de la toiture et d'autres moyens aptes à recevoir fermement l'extrémité de la traverse d'appui du plancher, - d'un second montant articulé à l'extrémité du premier, équipé de moyens pour recevoir fermement l'autre extrémité de la traverse du plancher;; Dans une forme de réalisation avantageuse, les moyens aptes à solidariser le premier montant avec les chevrons ou analogues de la toiture sont constitués par des étriers prenant appui sur des cavaliers coulissables le long de l'extrémité dudit montant. Par "chevron" ou analogue, on désigne une pièce de bois, ou autre, équarrie ou non qui sert à la couverture d'une maison ou d'un immeuble et qui, éventuellement, soutient les lattes sur lesquelles on pose la tuile, l'ardoise ou autre revêtement. Dans une première forme d'exécution, le garde-corp) de sécurité est fixé en position verticale haute à I'extrémité extérieure de la traverse du plancher. Dans une variante, l'échafaudage comporte en outre un second plancher horizontal présentant à son extrémité intérieure un piètement d'appui horizontal et à son extrémité extérieure un garde-corps de sécurité, ledit plancher étant suspendu rigidement à l'extrémité extérieure du premier plancher. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent donnés à titre indicatif et non limitatif. La figure 1 montre en coupe longitudinale un tel échafaudage. La figure 2 représente également en coupe longitudinale un autre mode de réalisation. La figure 3 est une vue en coupe transversale d'échafaudage de la figure 1 au niveau des cavaliers. La figure 4 montre en détail une variante de réalisation de la figure 2. En se référant à la figure 1, l'échafaudage selon l'invention comprend - un premier montant 1 formé en deux parties 2 et 3 repliables l'une sur l'autre autour de la charnière d'articulation 4. Ce montant en matière rigide, résistant mécaniquement et aux intempéries, tel que par exemple une barre ou un tube d'acier, notamment du type tube acier de serrurier, est percé sur toute sa longueur de trous de positionnement 5 disposés transversalement de part en part ; - un second montant 6 de même nature que le premier, également percé de trous de positionnement transversaux 7 équidistants.Ce montant 6 est articulé à l'extrémité du premier montant autour d'une charnière d'articulation 8 ; - une traverse de plancher 9 destinée à recevoir le plancher 10, fixée à l'une de ses extrémités sur l'une des parties du montant 1, en l'occurence la partie inférieure 2, par exemple à l'aide d'une goupille ou d'un axe de pivotement verrouillé par exemple à l'aide d'un écrou ou d'un papillon 11 fixé dans un trou approprié du premier montant 2. Cette traverse-9 également rigide et avantageusement, comme dit plus haut, par exemple en fer plat, présente à son extrémité un trou transversal 12 la traversant de part en part.Une goupille ou analogue 14 traverse le trou 13 de la traverse de plancher 9 et un trou correspondant approprié 7 du second montant 6 de manière à solidariser l1extrémité de la traverse 9 et le second montant 6, de sorte que, selon l'inclinaison du toit, le plancher 10 soit sensiblement horizontal. Une fois en place, les montants 1 et 6 forment avec la traverse 9 une triangulation porte-plancher. - sur la partie extérieure 3 du premier montant 1 destinée à venir prendre appui sur la pente du toit et plus précisément sur les chevrons, on place au moins deux moyens aptes à solidariser fermement ces parties 2 et 3 avec les chevrons non représentés. Ces moyens, en l'occurence au nombre de deux, se composent de deux cavaliers cou lissables 15 et 16 sur lesquels prennent fermement appui des étriers en forme de U respectivement 17 et 18 destinés à enserrer le chevron 50 de la toiture et dont les deux branches filetées à l'extrémité sont serrées sur les cavaliers coulissables 15 et 16 à l'aide d'écrous 19 et 20 prenant appui-de chaque côté sur des pattes horizontales 21 fixées sur lesdits cavaliers.Ces cavaliers 15 (voir figure 3) sont solidarisés avec les montants 2 ou 3 grâce à des goupilles 62 ou similaires les traversant de part en part ainsi qu'un trou de positionnement 5 présélectionné ; - un garde-corps de sécurité 23 formé d'un montant sensiblement vertical 24 équipé de pattes d'equerre 25 destinées à recevoir des planches ou analogues. L'extrémité inférieure 26 du montant 24 est emmanchée libre dans un tube d'emmanchement 27 formant partie femelle pour l'extrémité 26,formant partie mâle prévue à cet effet, rapportee par exemple par soudure à l'extrémité extérieure de la traverse 9.La mise en place du garde-corps 23 est assurée grâce à une butée 28 positionnée sur le montant vertical 24 et par une goupille 29 traversant de part en part l'extrémité basse 26 et le tube d'emmanchement 27 par un trou prévu à cet effet. Dans une version améliorée, l'échafaudage présente,également une patte stabilisatrice de devers 64 fixée sous le montant I destinée à le rehausser tout en lui assurant une meilleure stabilité. Dans une autre variante illustrée à la figure 2, l'extrémité extérieure de la traverse 9 présente une patte 30 dirigée verticalement vers le bas, soudé sur le même côté de la traverse que le tube d'emmanchement 27 ou du côté opposé. Sur cette pate 30 est fixé par deux goupilles 31 ou analogues un montant vertical 32 auquel est suspendue une traverse horizontale 33 présentant à son extrémité intérieure une platine 34 formant piètement, percée de part en part et destinée a venir prendre appui sur une planche 63 disposée en regard contre le mur 35 ouune paroi.Comme précédemment, cette traverse 33 porte-plancher 37 est réalisée dans un matériau rigide, résistant tel que par exemple un tube dJtacier et est perforée de trous transversaux equidistants de positionnement 36. L'extrémité du montant vertical 32 présente une plaque triangulaire de fixation 38 fixée à elle par soudure, dont la base présente deux trous 40 espaces de la même distance que les trous 36. A l'aide de goupilles, de chevilles, axes ou équivalents non représentés, on solidarise fermement et en sécurité le montant vertical 32 et la traverse horizontale 33. Le garde-corps de sécurité 41, comme précédemment, est formé d'un montant vertical 42 présentant des équerres 43 destinées à recevoir des planches ou analogues.La base du montant 42 est solidaire d'un cavalier 44 susceptible de coulisser sur la partie libre de la traverse 33 et d'y être fixé par une goupille de sécurité ou analogue 45 traversant un trou approprié 36. La figure 3 représente, comme déjà dit, en coupe transversale un cavalier monté sur les montants 20u 3.- Ce cavalier 15 coulissable par exemple sur la partie 3 du montants, présente un étrier 17 en forme de U, dont chaque extrémité libre est destinée à recevoir des papillons ou boulons de serrage 19 et 19-', de manière à enserrer fortement le chevron 50 sur la partie basse du cavalier 15. Pour faciliter la mise en place et le serrage, le dessous du cavalier présente une patte soudée 21 dépassant de part et d'autre du cavalier et qui est traversée par l'étrier 17 et un fourreau d'appui cylindrique 60 et 61 sur lequel s'appuie le moyen de serrage 19-19'.On solidarise ce cavalier 15 sur le montant 2 ou 3, grâce à.une goupille, tige filetée ou analogue 62 traversant horizontalement de part en part le cavalier 15 et le montant 2 ou 3 dans un trou 5 prévu à cet effet. Dans une autre forme d'execution perfectionnée illustrée à la figure 4, donnant plus de stabilité à l'ensemble, on prolonge la plaque triangulaire 38 par une autre plaque-51 également en fer plat, à l'extrémité de laquelle on soude une portion de tube 52. Cette portion de tube 52 est percée d'un trou transversal dans lequel vient se loger un axe horizontal 53, autour duquel s'articulent deux branches de même longueur 54 et 55 dont chaque extrémité libre présente un trou de positionnement 56 et 57 destiné à venir en regard d'un des trous de positionnement 36 de-la traverse 33 pour y être fixé par des goupilles ou analogues. On forme ainsi une triangulation qui améliore la stabilité, donc la sécurité de l'ensemble. Le montage de l'échafaudage de la figure s'effectue de la manière suivante. L'opérateur perce deux trous dans le toit ou plus précisément dans la volige du toit et dégage de part et d'autre un chevron 50 situé au niveau où il désire intervenir. Ensuite, l'opé- rateur déplie les deux montants 1 et 6 en fonction de la pente de ce toit. Cette opération peut avantageusement s'effectuer en milieu de toiture ou même à la hauteur d'une lucarne. Il place ensuite, par exemple à l'aide d'une échelle, le montant 1 et plus précisément la partie 3 de ce montant sur le chevron ainsi dégage et passe alors les deux- étriers 17 et 18 dans les trous percés préalablement dans le toit, puis à l'aide des écrous 19 et-20, il serre les étriers 17 et 18 et les cavaliers 15 et 16 sur le chevron-ainsi dégagé.L'ensemble se trouve alors fermement amarrer au toit. L'opérateur peut alors placer de la même manière un second échafaudage à une distance appro priée du premier, puis il met ensuite en place le garde-corps 23, puis les plateaux du plancher 10 et les planches dans les équerres 25. I1 peut alors effectuer l'intervention désirée. S'il souhaite intervenir sur un cheneau, il lui suffit d'enlever un plateau du plancher 10 pour avoir directement accès sur ce cheneau. Avec le dispositif de la figure 2, le réglage de la triangulatison 1-6-9 et le positionnement de l'ensemble sur le chevron s'effectue comme précédemment. Puis, l'opérateur met en place la seconde traverse 33 qu'il fixe par des goupilles dans les trous 40 de ltex- trémité 38 du montant vertical suspendu 32. Les avantages du dispositif de l'invention sont multiples - entièrement repliable ; encombrement réduit, donc susceptible d'être transporté facilement à la main ou dans le coffre d'une voiture ; facile à passer à travers des petites ouvertures telles qu'une lucarne ; - montage et démontage- facile, rapide et ne nécessitant pas l'intervention de spécialistes - une fois repliées, toutes les pièces peuvent être solidaires ce qui evite des pertes en cours de stockage ou de montage-démontage; - s'adapte à toutes les pentes de toiture et même aux toitures en coyau (c'est-à-dire à pentes variables) grâce à son articulation 4 - solide, robuste, résiste aux intempéries ; - adaptable en milieu de toiture ; ; - adaptable sur une échelle par simple mise en place du montant 1 sur l'un des côtés de cette échelle (taquet d'échelle) ; - offre éventuellement deux plans de travail - possibilité de mettre l'échafaudage en place directement depuis le toit ; - pose de gouttière ou de chanlotte sans difficulté particulière - possibilité d'effectuer le littelage grâce à la patte stabilisatrice de devers 50 qui rehausse l'appareil et le cale ; - permet de travailler en toute sécurité - lorsqu'un dispositif est-en place, le réglage des autres peut s'effectuer commodément au sol. Cet échafaudage peut être utilisé avec succès dans toutes les applications des échafaudages volants, telles que ceux de couvreurs, zingueurs, etc. R E V E N- D C A T I O N S 1/ Echafaudage du type comportant une structure de plancher reposant sur une traverse horizontale et un garde-corps de sécurité fixé à l'extrémité extérieure de ladite traverse, Caractérisé en ce qu'il se compose - d'un premier montant équipé de moyens aptes à le solidariser avec les chevrons de la toiture et d'autres moyens aptes à recevoir fermement l'extrémité de la traverse d'appui du plancher, - d'un second montant articulé à l'extrémité du premier, équipé de moyens pour recevoir fermement l'autre extrémité de la traverse de plancher. 2/ Echafaudage selon revendication 1, caractérisé en ce que les moyens aptes à solidariser le premier montant avec le chevron de la toiture sont constitués par des étriers prenant appui sur des cavaliers coulissables le long de l'extrémité dudit montant. 3/ Echafaudage selon l'une des revendications 1 et 2, caractérise en ce que le premier montant est formé de deux parties repliables l'une sur l'autre autour d'une charnière d'articulation. 4/ Echafaudage selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les deux montants et la traverse de plancher sont percés sur leur longueur de trous de positionnement disposés transversalement de part en part. 5/ Echafaudage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens, pour fixer fermement chacune des deux extrémités de la traverse de plancher sur chacun des deux montants, sont constitués par des goupilles, axes ou analogues traversant de part en part à travers les trous de positionnement ménagés transversalement dans chacun de ces éléments. 6/ Echafaudage selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'extrémité -inférieure du garde-corps est emmanchée libre dans un tube d'emmanchement rapporté à l'extrémité extérieure de la traverse de plancher. 7/ Echafaudage selon revendication 6, caractérisé en ce que l'extrémité inférieure du montant vertical garde-corps comporte également une butée de positionnement prenant appui à l'extrémité su périeure du tube d'emmanchement et un trou horizontal destiné à être traversé par une goupille de positionnement. 8/ Echafaudage selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il présente une patte stabilisatrice de devers fixée sous le premier montant. 9/ Echafaudage selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il présente en outre un second plancher horizontal comportant à son extrémité intérieure une platine formant piètement d'appui horizontal apte à prendre appui sur le mur et à son extrémité extérieure, un garde-corps de sécurité, ladite traverse de plancher étant suspendue rigidement à l'extrémité extérieure de la pre mière traverse de plancher. 10/ Echafaudage selon revendication-9, caractérisé en ce que le montant vertical destiné à former le garde-corps est coulissable sur la seconde traverse de plancher. 11/ Echafaudage selon l'une des revendications 9 et 10, carac térisé en ce que le second plancher horizontal comporte deux bras de même longueur articulables autour d'un axe situé dans le prolongement du montant vertical de suspension à la première traverse de plancher et dont les extrémités viennent s'engager dans des trous de positionnement équidistants placés transversalement sur la traverse du second plancher.