La présente invention a pour objet un mécanisme de commande de vannes à boisseaux. Les vannes à boisseaux sont couramment utilisées dans les installations vinicoles dans lesquelles une meme canalisation peut alimenter plusieurs cuves. dans ce cas précis, les vannes sont avantageusement à trois voies afin de permettre à partir d'une seule canalisation le remplissage successif de plusieurs cuves. Ces vannes, dont le boisseau est droit ou conique si l'on veut assurer une meilleure étanchéité sont généralement manoeu vrables manuellement. A cet effet, les vannes à boisseau sont équipées par ce qu'il est courant d'stmeler une clé, clest-à-dire un levier de manoeuvre, fixée sur le boisseau par l'intermédiaire d'un "carré" généralement de forme tronconique, d'un cylindre avec une clavette, ou de tout autre mode de fixation permettant de transmettre un couple. Cependant, en raison des dimensions et de l'agencement des cuves, les vannes sont difficilement accessibles et leur manoeuvre cause une importante perte de temps pour l'utilisateur. Ira présente invention vise à remédier à ces inconvé nients en ayant nour objet un mécanisme de commande de vannes à boisseaux qui, permettant de commander à distance la manoeuvre d'une telle vanne, peut être adapté sur n importe quelle vanne à boisseaux à commande manuelle. A cet effet, le mécanisme de commande selon l'invention est constitué, en combinaison, par un moto-réducteur sur l'arbre de sortie duquel est fixée une fourche dont les extrémités sont en appui de part et d'autre d'un levier de manoeuvre solidaire du boisseau, par des contacts de fin de course provoauant la coupure d'alimentation en courant du moto-réducteur lorsque le levier atteint une position déterminée, par des moyens automati ques de positionnement du boisseau en fin de course, et par des butées élastiques de fin de course, aptes à absorber l'énergie résiduelle de l'ensemble tournant, après arret du moteur. I ainsi, pour manoeuvrer le boisseau d'une telle vanne, il suffit, depuis un tableau de commande, de provoquer la mise en marche du moto-réducteur qui entraîne le boisseau par l' intermédiaire de la fourche et du levier, l'arrêt du moteur étant réalisé automatiquement par appui que vient prendre le levier D sur un contact de fin de course. afin d'assurer une certaine douceur de tonctionnenent, des tampons de matière souple sont interposés entre la fourche et le levier. Dans une forme préférée d'exécution les Loyens automatiques de positionnement du boisseau en fin de course sont constitués par un doigt qui, ayant une extr-,ite tronconique, est logé dans un alésage ménagé dans le levier parallèlement à l'axe de rotatioh de celui-ci et soumis à l'action de forces élastiques, ce doigt coopérant avec une rampe qui, ménagée sur le capot recouvrant le boisseau, présente, en fin de course du levier, un orifice de forme complémentaire de l'extrémité du doigt, dans lequel vient s'engager ledit doigt sous l'action des forces élastiques, pour maintenir le boisseau dans une position bien précise.Ces moyens de positionnement du boisseau permettent également d'éviter partiellement l'autorotation de la vanne, le blocage étant complété par l'irréversibilité du moto-réducteur choisi du type i roue et vis sans fin. Les butées élastiques de fin de course sont constituées par des ''silentblocsl' dont chacun est monté à l'extrémité d'une tige filetée pouvant être plus ou moins vissée dans un support qui, présentant un perçage taraudé, fait partie du bati reliant le moto-réducteur à la vanne. Il est ainsi possible de régler la position des "silentblocs" pour qu'ils absorbent l'énergie résiduelle de fin de course, après coupure du moteur, afin d'assurer le positionnement du doigt dans un orifice ménagé dans le capot, et rar suite un positioenesent précis du boisseau. De toute façon l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution du mécanisme de commande selon l'invention, monté sur une vanne à boisseau. Figure 1 est une vue en coupe longitudinale de 1' ensemble Figure 2 est une vue en coupe suivant 2 - 2 de figurez La figure 1 représente un ensemble constitué par une vanne & boisseau 2, un moto-réducteur 3 et un bâti 4 reliant le moto-réducteur 3 à la vanne 2. La vanne 2 est une vanne traditionnelle à trois voies, c'est-â-4ire constituée par un siège de vanne 5 et un boisseau O monté tournant dans le siège 5. Ce boisseau 6 est solidaire d'un arbre 7, monté dans un palier 8 solidaire d'un capot 9 coiffant la vanne. Sur l'extrémité libre, de forme tronconique, de cet arbre, est engagé un levier 10, qui remplace la clé utilisée pour la commande manuelle. L' entralnement du levier 10 se fait par une fourche 12 fixée en bout de l'arbre de sortie du moto-réducteur, la fourche 12 prenant appui par ses extrémités 13 sur les faces latérales du levier 10. Ira douceur du fonctionnement est favorisée par 1' interposition de tampons 14 en matière souple entre les extrémités 13 de la fourche et le levier 10. Ire moto-réducteur 3 est fixé sur un bâti 4 qui, réalisé soit en mécano-soudure, soit en fonderie, est fixé sur la vanne proprement dite par des pieds 15 venant se fixer sur les goujons prévus initialement sur la vanne pour la fixation du flasque porte presse-étoupe. Ire boisseau étant dans une position déterminée, si l'on désire modifier sa position, il suffit de commander la mise en marche du moto-réducteur 2 qui va faire tourner le boisseau par l'intermédiaire de la fourche 12 et du levier 10. Il est prévu, dans la forme d'exécution représentée, deux contacts 16 de fin de course qui, lors du passage du boisseau d'une position dans une autre, coupent l'alimentation en courant du moto-réducteur 3, lorsque le levier atteint la position désirée. A cet effet, le levier 10 est muni, à proximité de son extrémité libre, de deux rampes 17 prenant appui sur les contacts 16 de fin de course La coupure de l'alimentation en courant du moto-réducteur est accompagnée de la fermeture d'un circuit destiné à la signalisation lumineuse. Le levier 10 présente à sa partie inférieure et à proximité de son extrémité libre, un bossage 18, dans lequel est ménagé un perçage, parallèlement à l'axe de rotation du boisseau, servant de logement à un doigt de positionnement 19 quis ayant son extrémité libre tronconique, est maintenu poussé élastiquement vers l'extérieur. Ce doit de positionnement 19 est en appui sur june rampe 20 ménagée sur le capot 9. Cette rampe 20 présente, en fin de course du levier1 deux orifices 22, de forme complé mentaire de celle de l'extrémité du doigt 19, dans lesquels pénètre le doigt sous l'action des forces élastiques, afin de maintenir le boisseau dans une position bien précise et d'éviter, au moins partiellement, l'autorotation de la vanne, le blocage étant complété par l'irréversibilité du moto-réducteur 3 du type à roue et vis sans fin. Le bâti 4 est muni d'une couronne périphérique 23 destinée à la fixation des contacts 16 de fin de course qui doivent être rigoureusement positionnés. Afin de permettre le déplacement et le règlage des contacts fui6, chacun de ceux-ci est monté sur un support 24 muni d'une bride 25 permettant, par simple désserrage d'une vis 26, de déplacer le support 24 sur la couronne 23. Comme il l'a été indiqué plus haut, il est indispensable d'amener la vanne à boisseau dans une position bien précise aussi est-il prévu des butées de fin de course pour le levier 10. Chaque butée de fin de course est constitué par un "silentbloc" 27 monté à l'extrémité d'une tige filetée 28, vissée dans un écrou ou un perçage taraudé ménagé dans un support 29 faisant partie du bati 4. Il est donc possible, de régler les 11slentblocs" pour qu'ils absorbent l'énergie résiduelle de fin de course, après coupure du moteur, afin d'assurer le positionnement du doigt 19 dans un orifice 22, et par suite le positionnement du boisseau 6. Un volant 30 est placé sur un second arbre du moteur il s'agit d'un solide de révolution afin d'éviter toute aspérité qui pourrait provoquer un accident pendant sa rotation. Il permet, en cas de panne du mélanisme de commande, de manoeuvrer manuellement la vanne. Le mécanisme de commande qui vient d'être décrit concerne une vanne à trois voies. fl est bien entendu possible d'utiliser ce mécanisme pour commander une vanne à boisseau à quatre voies, cependant, dans ce dernier cas, il n'est pas possible d'envisager de butées pour la position intermédiaire, puisque le levier doit se déplacer de part et d'autre de cette position. Comme il va de soi, l'invention ne se limite nulle ment à sa seule form-e d'exécution décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réaiisation. REVENDICATIONS 1. - Mécanisme de commande de vannes à boisseaux, caractérisé en ce qu'il est constitué, en combinaison, par un noto- réducteur sur l'arbre de sortie duquel est fixée une fourche dont les extrami'=s sont en appui de part et d'autre d'un levier de manoeuvre solidaire du boisseau, par des contacts de fin de course provoquant la coupure d'alimentation en courant du motoréducteur lorsque le levier atteint une position déterminée, par des moyens automatiques de posi-tiannenent du boisseau en fin de course, et par des butées élastiques de fin de course, sotas à absorber l'énergie résiduelle de l'ensemble tournant, après arrêt du moteur. 2. - mécanisme selon la revendIcation 1, caractérisé en ce ue des tampons en matière souple sont interposés entre les extrémités de la fourche et les faces latérales du levier de manoeuvre sur lesquelles elles sont en appui. 3. - Mécanisme selon l'une quelconque des revendications I et 2, caractérisé en ce que le bâti supportant le moto-réducteur est muni d'une couronne périphérique sur laquelle sont montés, de façon amovible, les contacts de fin de course. 4. - Mécanisme selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens automatiques de positionnement du boisseau en fin de course sont constitués par un doigt qui, ayant une extrémité tronconique, est logé dans un alésage ménagé dans le levier parallèlement à l'axe de rotation de celuici et soumis à l'action de forces élastiques, ce doigt coopérant avec une rampe qui, ménagée sur le capot recouvrant le boisseau, présente, en fin de course du levier, un orifice de forme complé mentaire de l'extrémité du doigt, dans lequel vient s'engager ledit doigt sous l'action des forces élastiques, pour maintenir le boisseau dans une position bien précise. 5. - Mécanisme selon l'une quelconque des revendications 7 à 4, caractérisé en ce que chaque butée élastique de fin de course est constituée par un "silentbloc" monté à l'extrémité d' une tige filetée pouvant être plus ou moins vissée dans un support qui, présentant un perçage tarauaé, fait partie du bâti reliant le moto-réducteur à la vanne. 6. - Mécanisme selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractéflsé en ce qu'il est prévu, en bout d'un second arbre du moteur, un volant, qui permet la manoeuvre manuelle de la vanne, en cas de pannE du mécanisme de commanda.