la présente invention se rapporte à un caisson hyperbare compor- tant une première chambre, de forme allongée et-à paroi étanche sauf en un ou plusieurs endroits par lesquels on peut intentionnellement faire passer des fluides et/ou des objets. les caissons hyperbares sont généralement utilisés, soit pour soigner les accidents de plongée, dGs par exemple à une décompression trop rapide du plongeur, soit pour traiter un malade par de l'oxygène sous une pression supérieure à la pression atmosphérique. Pour soigner les accidents de plongée, on utilise généralement des caissons monoplaces, dans lesquels la pression peut atteindre 5 bars audessus de la pression atmosphérique et dans lesquels on enferme le plongeur ; des moyens sont prévus pour observer ce dernier et pour communiquer avec lui, ais on ne peut pas intervenir manuellement pour pratiquer il assistance respiratoire, un sondage, un tubage, des injections, des perfusions, des massages, des tests, etc.., interventions qui pourraient être très utiles. Pour le traitement des malades à l'hôpital par de l'oxygène hyperbare, on utilise, soit des caissons monoplaces analogues à ceux avec lesquels on soigne les accidents de plongée, mais où la pression au dessus de la pression ambiante est limitée à 2 bars, soit des caissons multiplaces, où plusieurs personnes peuvent être enfermées dans une même chambre de façon qu'un médecin puisse agir manuellement sur le patient. les caissons multiplaces comportent généralement un ou plusieurs sas qui permettent au personnel hospitalier d'y entrer ou d'en sortir.les caissons multiplaces peuvent être également utilisés pour soigner les accidents de plongée , ils ont l'inconvénient dite lourds, encombrants, le plus souvent intransportables, de nécessiter une in frastruoture importante et un personnel nombreux ; ils sont rares et très cod teux. En effet, dans une même chambre doivent être logés un médecin debout ou assis et un ou plusieurs patients, qui sont couchés ou assis.Ceci amène à donner à la chambre multiplace un diamètre de l'ordre de 1,50 ni et une longueur de 3 ra, tandis qu'on peut se contenter pour un caisson monoplace d'un diamètre de 0,60 m et d'une longueur de 2,20m. la présente invention remédie à ces inconvénients. Elle est caractérisée par le fait que, lors de l'utilisation du caisson, la dite première chambre est fixée à une deuxième chambre de forme allongée et à paroi étanche sauf en un ou plusieurs endroits par lesquels on peut intentionnellement faire passer des fluides et/ou des objets, la deuxième chambre étant reliée par un passage à la première chambre et les lignes moyennes des deux chambres étant situées à quelque distance l'une de l'autre. Un caisson ainsi conçu est plus encombrant, plus lourd et plus coûteux qu'un caisson monoplace, mais moins qu'un caisson Eultiplace. I1 per Met à un médecin de l'installer dans la deuxième chambre et de pratiquer des interventions manuelles par le passage qui relie les deux chambres , il est relativement facile à transporter et à installer. 1* caisson, étant constitué de deux chambres dont le diamètre est beaucoup plus faible que celui d'un caisson multiplace, est fait de tales plus minces, donc plus faciles à mettre en forme et à souder et plus légères que celles d'un caisson multiplace. On peut donner aux éléments de ce caisson des formes qui favorisent sa résistance à la pression interne, notamment des formes dépourvues de surfaces planes séparant les espaces intérieurs l'un de l'autre et de l'atmosphère extérieure; il est généralement admis que, pour que le caisson permette de soigner les accidents de plongée, il faut qu'il puisse résister à une pression de 5 bars, et même plus, au-dessus de la pression am- biante. le dessin ci-joint représente,schématiquesent et à titre dtexem- ple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention ; le médecin et le patient sont dessinés en traits interrompus. la figure 1 est une vue en coupe selon le plan vertical I-I de la figure 2. La figure 2 est une vue en ooupe selon le plan horizontal Il-Il de la figure 1. la figure 3 est une vue en coupe selon le plan vertical III-III de la figure 1. La figure 4 est une vue en coupe verticale du passage et de son opercule de fermeture. la figure 5 est une vue en coupe selon le plan horizontal V-V de la figure 4. La figure 6 représente l'opercule vu de l'intérieur de la première chambre. Le caisson représenté comporte principalement s une première chambre 10, limitée par une paroi 12 en tôle soudée. la surface latérale de cette paroi présente une forme générale cylindrotronconique, de diamètre 0,60 ai dans sa partie cylindrique. La petite base du tronc de cône est fermée à demeure par une calotte ellipsoSdale 14 et la base opposée du caisson est fermée par une porte 16, munie d'une garniture souple non représentée, qui assure l'étanchéité avec le reste de la paroi.Cette chambre contient notamment une civière 18 sur laquelle le patient 20 est étendu, une deuxième chambre 22, limitée par une paroi @@ en tôle sou dée. Cette paroi forme un cylindre fermé en bas par une calotte ellipsoïdale 26 et en haut par une porte 27; la porte est munie d'une garniture, non représentée, souple et assurant l'étanchéité avec le reste de la paroi. Dans la deuxième chambre est placé un strapontin 28 sur lequel le médecin 30 peut s' asse- oir. les deux parois se coupent ; une soudure étanche est pratiquée sur la ligne d'intersection 29. La partie de la paroi 24 intérieure à la paroi 12 est supprimée. La partie de la paroi 12 intérieure à la paroi 24 a été conservée, sauf que l'on y a pratiqué un passage 32 qui permet au médecin de passer au moins une main ; dans le cas représenté, il peut y passer simultanément les deux mains et les bras et surveiller visuellement. I1 est possible d' aug- menter ce passage, dans la limite de la ligne d'intersection 29. Un opercule mobile 34, visible sur les figures 4, 5 et 6, permet de fermer le passage 32 de façon étanche, au moins lorsque la pression dans la première chambre est supérieure à celle dans la deuxième. Une garniture d'étanchéité 36 est fixée à l'opercule, près de sa périphérie ;elle peut aussi être fixée à la tôle 12. Deux bords 38, 40 de l'opercule coulissent dans des guides 42, 44 fixés à la paroi 12. Comme indiqué sur la figure 4, la paroi, l'opercule et le guide ont, en coupe transversale, la forme de cercles ou d'arcs de cercle, de façon à permettre le coulissement. Dans l'opercule est pratiqué un trou borgne taraudé 46, dans lequel on peut visser une poignée amovible pour manoeuvrer 1' opercule à partir de la deuxième chambre. Une soupape anti-retour 48 est prévue dans la portion de la paroi de la première chambre qui se trouve à l'intérieur de la deuxième chambre. Elle est montés dans un sens tel qu'elle permette au gaz de passer de la deuxième chambre vers la première, mais non en sens inverse. On évite ainsi que l'espace affecté au médecin ne soit sous une pression supérieure à celle dans laquelle se trouve le patient lorsque le passage 32 est fermé. L'ensemble des deux chambres est porté par un support 50, en tubes d'acier par exemple ; il peut être posé sur le support ou lui être fixé par boulonnage ou par soudage. Pour que le dessin reste clair, on n'a pas représenté les systèmes d'étanchéité des portes, ni les appareils accessoires : arrivée et évacuation de gaz, manomètres, soupapes de sureté, éclairage intérieur,hublots, appareils d. communication téléphonique avec l'extérieur, sas pour ltintroduc- tion d'instruments ou de flacons, pupitres de commande, etc. On peut aussi prévoir, fixés aux parois, des bossages présen- tant es trous éventuellenent borgnes et éventuellement taraudés. On peut uti liser WP @ bossages pour fixer des appareils, établir des communications avec l'extérieur, etc... Le caisson représenté et décrit peut être modifié sans sortir du domaine de la présente invention. Par exemple, on peut prévoir un étrier pour appliquer il opercule contre son siège, en vue d'assurer initialement l'étanchéité; les deux chambres peuvent être fixées l'une i l'autre de façon démontable pour faciliter le transport ou pour faire varier leur orientation respective ; il peut y avoir plus de deux chambres, de façon à permettre à un même patient de recevoir simultanément les soins de plusieurs médecins ou in fermiers ; les parois des chambres peuvent présenter des formes différentes de celles qui sont représentées ; la paroi de la deuxième chambre peut ne pas être prévue pour résister à une pression aussi forte que celle de la première chambre, etc... les caissons selon l'invention sont utilisables lorsqu'on patient doit recevoir des soins d'une personne qui, comme lui, est à une pression supérieure à la pression ambiante. Ils peuvent être utilisés, non seulement à bord d'installations desservant des plongeurs ou à l'hôpital, mais aussi par des personnes paramédicales telles que pompiers et secouristes, en cas d'asphyxie et de noyade par exemple. Ces caissons peuvent être installés dans des véhicules automobiles étant donné leurs faibles poids et encosbrement . le gaz contenu dans le caisson peut être de lwair, de l'oxygène, de l'air suro xygdné, un mélange d'hélium et d'oxygène ou d'air, etc... REVENDICATIONS 1. Caisson hyperbare comportant une première chambre, de forme allongée et à paroi étanche sauf en un ou plusieurs endroits par lesquels on peut intentionnellement faire passer des fluides et/ou des objets, earactérisd par le fait que, lors de l'utilisation du caisson, la dite première chambre est fixée à une deuxième chambre, de forme allongée et à paroi étanche sauf en un ou plusieurs endroits par lesquels on peut intentionnellement faire passer des fluides et/ou des objets, la deuxième chambre étant reliée par un passage à la première chambre et les lignes moyennes des deux chambres étant situées à quelque distance une de autre. 2. Caisson selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lors de son utilisation les lignes moyennes des deux chambres sont approximativement perpendiculaires l'une à 1' autre. 3. Caisson selon la revendication 1 ou la revendieation 2, ca ractérisé par le fait que, lors de son utilisation, la ligne moyenne de- la pre mièvre chambre est sensiblement horizontale et celle de la deuxième chambre est sensiblement verticale. 4.- Caisson selon rune quelconque des revendications 1, 2, 3, caractérisé par le fait que, lors de son utilisation, il existe entre les deux chambres un passage de section suffisante pour qu'on puisse y passer la main. 5. Caisson selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens pour obturer le dit passage de façon étanche. 6. Caisson selon la revendication 5 > caractérisé par le fait que les dits moyens d'obturation sont constitués de telle sorte qu'une surpression dans la première chambre par rapport à la deuxième chambre tende à améliorer l'étanchéité de l'obturation. 7.Caisson selon l'une quelconque des revendications 5-et 6, caractérisé par le fait que les dits moyens d'obturation comportent un opercule rigide qui, lorsque le passage est ouvert,est est placé le long de la paroi de la première chambre. 8. Caisson selon ltune quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que les parois des deux chambres se coupent et par le fait que le dit passage est constitué par l'espace entouré par la ligne d' in- tersection des deux parois, ou est ménagé dans cet espace. 9. Caisson selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'il comporte une soupape anti-retour permettant à du gaz de passer de la deuxième chambre à la première, mais non en sens inverse. 10. Installation de traitement des accidents de plongée, oaractérisée par le fait qu'elle comporte un caisson selon lune quelconque des revendications 1 à 9. 11. Installation d'oxygénothérapie, caractérisée par le fait qu'elle comporte un caisson selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.