1. La présente invention concerne un procédé de fabri- cation d'une jante de roue en aluminium et, plus particuliè- rement, un procédé de fabrication d'une jante de roue en alu- minium légère de bel aspect, dont la résistance mécanique est répartie judicieusement, et cela en faisant appel à un procé- dé facile et infaillible. Une roue en aluminium pour véhicule, constituée d'aluminium ou d'alliage d'aluminium, a l'avantage d'être légère et d'avoir un aspect lustré unique sans qu'il soit nécessaire de lui faire subir un traitement de revêtement mé- tallique, alors que sa fabrication nécessite moins d'éner- gie, de sorte qu'on fabrique maintenant de plus en plus ce type de roue. Dans l'art antérieur, on a fabriqué les roues en aluminium par coulage dans des moules en sable ou dans des moules métalliques, ou par coulage sous pression. Par consé- quent, leur structure métallique est fondamentalement la structure d'une pièce coulée.Ainsi, il est difficile d'obte- nir une résistance mécanique suffisante, indispensable pour de telles roues et, par conséquent, l'épaisseur de la paroi doit être nécessairement plus grande de façon à obtenir la résistance mécanique requise, ce qui se traduit par une aug- mentation du poids alors qu'une roue en aluminium doit être caractérisée par sa légèreté. 2. De façon à éviter les inconvénients précédents des roues en aluminium on a proposé de diviser la roue en deux ou trois parties, par exemple en une partie constituée par la jante et une partie formant un disque qui sera montée ultérieurement sur la première, de sorte qu'un procédé de roulage peut être appliqué à certaines parties de la roue, telles que la jante, qui doivent présenter une meilleure résistance mécanique. Ainsi, on a fabriqué des jantes à partir d'une tôle laminée que l'on a cambrée pour lui confé- rer une forme cylindrique, les bords étant réunis l'un à l'autre. Mais, lorsqu'une jante est fabriquée à l'aide d'un procédé de roulage, on ne peut éviter que des parties amin- cies aient tendance à apparaître dans la jante ainsi fabri- quée aux endroits mêmes o la résistance mécanique doit être la plus grande. Ainsi, l'épaisseur du matériau ou de la tôle laminée servant à la fabrication d'une jante par un procédé de roulage doit être nécessairement plus grande de façon à avoir l'assurance d'obtenir la résistance mécanique que doivent avoir ces parties amincies. Cela provoque aussi une augmentation du poids de la jante au détriment des caracté- ristiques des roues en aluminium décrites ci-dessus et pré- sent-e l'inconvénient qu'il faut davantage d'énergie pour fabriquer une jante, ce qui constitue un élément négatif dans le bilan économique de ce type de fabrication. La présente invention a pour objet d'éviter les inconvénients précédents du procédé de fabrication des roues en aluminium de l'art antérieur. Par conséquent,un objet de la présente invention est de prévoir un procédé de fabrication de jantes de roues en aluminium qui évite les inconvénients cités ci-dessus du procédé de l'art antérieur et qui soit relativement facile à mettre en application sans opérations difficiles ni défail- lances, tout en permettant de fabriquer ce type de jante avec un poids minimal et le meilleur aspect. Un autre objet de la présente invention est de pré- voir un procédé du type décrit ci-dessus, qui puisse être exécuté avec le minimum d'opérations. 3. Le procédé selon la présente invention est caracté- risé en ce qu'un matériau en aluminium ou en alliage d'alumi- nium extrudé cylindriquement, à paroi relativement fine, est utilisé dans la fabrication de la jante d'une roue en alumi- nium, lequel est comprimé axialement sous l'effet de l'ac- tion de forces de compression aissant sur celui-ci par l'inter- médiaire de parties coniques de la matrice et du poinçon dans une machine de compression de.façon à augmenter le dia- mètre du matériau et obtenir la configuration requise de la jante alors que des parties du matériau sont rendues plus épaisses par suite de l'action des forces de compression agissant par l'intermédiaire des parties coniques de la matri- ce et du poinçon, de sorte que la détérioration de la résis- tance mécanique, se produisant dans une autre méthode par suite de l'amincissement du matériau pendant cette opération, peut être évitée. La présente invention sera bien comprise lors de la description suivante faite en liaison avec les dessins ci- joints dans lesquels La figure 1 est un schéma représentant en coupe la jante d'une roue en aluminium de véhicule et la répartition des contraintes dans diverses parties de sa surface extérieu- re et de sa surface intérieure; La figure 2 est une vue en coupe d'une jante dans laquelle l'épaisseur de paroi en divers endroits est représen- tée par des références A, B, C... I et J; La figure 3 est une vue représentant la forme en coupe de la jante au cours des étapes successives de l'opéra- tion de compression et de l'opération de roulage effectuées selon la présente invention; Les figures 4 à 9 sont des vues en coupe repré- sentant la façon avec laquelle la matière première est tra- vaillée successivement de façon à former la jante, respecti- vement; La figure 10 est une vue semblable à la figure 3, mais représente les étapes successives de l'opération de com- pression et de l'opération de roulage selon un second mode de 4. réalisation de la presente invention; Les figures 11 et 12 sont des vues en coupe repré- sentant les étapes respectives de l'opération de compres- sion du matériau selon la figure 10; et La figure 13 est un diagramme représentant le cir- cuit de commande hydraulique permettant d'équilibrer les poinçons supérieur et inférieur dans la fabrication de la jante effectuée suivant les étapes des figures 11 et 12. En liaison avec la figure 1, les contraintes mises en jeu en divers endroits de la surface extérieure 20a et de la surface intérieure 20b de la jante 20 d'une roue en alu- minium comportant cette jante et un disque (non représenté) qui doivent être assemblés ensemble sont représentées dans le cas d'une pression standard de pneumatique de 4 bars et pour une charge de 1100 kg. Comme représenté, la résistan- ce à la traction de la surface extérieure au point D est la plus grande et s'élève à 1500 bars, alors que la force de compression de la surface intérieure au point D est la plus grande et s'élève à 1100 bars. Au point F, la résistance à la traction de la surface extérieure est élevée et égale à 1100 bars et la force de compression de la surface inté- rieure est assez élevée et égale à 500 bars, les résistan- ces à la traction de la surface intérieure aux points C et G étant également élevées, comme cela est indiqué. Il appa- rait dans la figure 1 que des contraintes élevées se pro- duisent aux parties cambrées de la section de la jante qui sont soumises à un travail important, par exemple à un pro- cédé classique de formage par roulage. Par exemple, une jante de roue en aluminium fabri- quée suivant le procédé classique de formage par roulage à partir d'un cylindre d'aluminium correspondant à la norme japonaise JIS A5052, ayant une épaisseur de paroi de 4 mm et un diamètre intérieur de 300 mm, a une épaisseur qui a la répartition suivante (se reporter à la figure 2). 5. Point de mesure A B C D E | G. H I Epaisseur (mm) 3,5 4,0 3,7 3,5 4,3 713,64,0 3,5 Dans ce tableau, l'épaisseur de paroi aux points D, A et I est réduite d'environ 12 % par rapport à l'épais- seur d'origine, et l'épaisseur aux points F et C est égale- ment réduite d'environ 7,5 %, ces points étant les points mêmes o il faut une résistance mécanique plus grande, comme cela apparaît dans la figure 1, alors que l'épaisseur de la paroi au point E o il est inutile d'avoir une résistan- ce mécanique élevée a une épaisseur plus grande d'environ 7,5 %. Compte tenu de ce qui précède, on comprendra fa- cilement que l'épaisseur de la paroi d'une jante fabriquée par le procédé classique est très réduite aux endroits mêmes o l'on doit disposer d'une résistance mécanique élevée de façon à supporter les contraintes sévères, alors que l'épais- seur de paroi est augmentée là o une meilleure résistance mécanique est inutile. Cela veut dire qu'un matériau en alu- minium excessivement épais doit être utilisé dans la fabri- cation d'une jante suivant le procédé classique de façon à ce que les contraintes sévères puissent être supportées dans les parties amincies de la jante, dues au procédé de fabrica- tion classique, ce qui a pour effet d'augmenter le poids de la jante-au détriment des avantages présentés par la légère- té d'une jante de roue en aluminium, alors que des machines de plus grande capacité doivent être utilisées pour le tra- vail de ce matériau plus épais qu'il faut utiliser dans le but de compenser l'insuffisance de résistance mécanique des parties amincies. La présente invention permet d'éviter les incon- vénients cités ci-dessus de l'art antérieur d'une manière très simple et efficace, comme cela sera décrit ci-après. La figure 3 représente les étapes successives (A)- (G) du travail d'un matériau cylindrique en aluminium 10 à paroi mince avec utilisation aiccessive de plusieurs jeux de 6. matrices et de poinçons et d'un ensemble de roulage repré- sentés dans les figures 4 à 9. En liaison avec la figure 4, le matériau en alumi- nium 10 est placé dans une matrice latérale 1 ayant une partie conique la à la partie supérieure de son alésage,et une matrice inférieure 2, l'extrémité inférieure du matériau étant supportée par un organe de support. Puis, un poinçon supérieur 3, dont la partie conique 31 correspond à la par- tie conique la de la matrice 1, est enfoncé dans le matériau 10 de sorte que le diamètre de la partie supérieure du maté- riau située au-dessus du point D est agrandie sous l'effet de la composante horizontale de la force de compression appli- quée par l'intermédiaire des parties coniques la et 31. A ce moment là, la partie 11 du matériau 10 soumise à la force de compression par l'intermédiaire des parties la et 31 est épaissie par suite du courant de matériau 10 dû au mouvement relatif des parties la et 31, entraînant la masse du matériau qui vient se coller ou toucher par friction les parties la et 31 sans provoquer le gondolement du matériau 10 [figure 3(B)]. L'épaississement de la partie de paroi 11 soumise à la force de compression par l'intermédiaire des parties co- niques coopérantes la et 31 constitue la caractéristique de la présente invention. A l'issue du travail de compression du matériau 10 au moyen de la matrice 1 et du poinçon 3 représentés en figu- re 4 dans le but de former une partie 11 plus épaisse et de diamètre plus grand, le matériau 10 est travaillé par un poinçon supérieur 3a comportant deux parties coniques 32, 33 et une matrice latérale 1' comportant deux parties coniques lb et lc correspondant aux parties 32, 33 respectivement, comme cela est représenté en figure 5, de sorte que la par- tie de paroi comprenant les parties 11 et 12 [figures 3(C)] se trouve formée. Au cours de cette étape,l'épaisseur de la partie 11 qui s'est trouvée augmentée dans l'étape précéden- te n'est pas sensiblement détériorée dans la mesure o un épaississement correct de la paroi a été obtenu dans 7. l'opération précédente. De même, le matériau ainsi travaillé est succes- sivement travaillé à l'aide d'une matrice 1" comportant une partie à gradin rectangulaire ld ainsi que la partie conique lb et un poinçon 3b ayant un épaulement rectangulaire 34 qui coopère avec la partie à gradin ld ainsi qu'avec la partie conique 32 pour former une partie cambrée rectangulairement 13 [figure 3(D)].Ainsi, la configuration d'un côté de la jan- te se trouve obtenue à l'exception de l'arrondi du bord l9a et de la formation d'un bossage 18 [figure 3(G)],la configu- ration de l'autre côté de la jante étant obtenue de la maniè- re décrite ci-dessous. Le travail de l'autre côté de la jante est effec- tué au moyen d'une matrice 5 et d'un poinçon 6, comme repré- senté dans les figures 7 et 8(A). Dans ce cas, la matrice - 5 est du type fendu et le matériau 10 est retourné sens dessus-dessous et le côté de la jante précédemment façonné est supporté par l'intérieur au moyen d'un organe de support inférieur 4, et la matrice 5 est appliquée à l'extérieur du matériau 10 et fixée étroitement à celui-ci par un support (non représenté). Puis le poinçon est actionné de façon à former les parties à grand diamètre 14, 15 et 16 [figure 3(E)]. Dans ce cas, l'épaississement de la paroi aux par- ties 14, 15 et 16 est obtenu de la même manière que dans le cas décrit en liaison avec la figure 4. Ensuite, la formation de la partie cambrée rectan- gulairement 17 [figure 3(F)] est exécutée au moyen d'une matrice 5a et d'un poinçon 6a comportant un épaulement rec- tangulaire 60 représenté dans la figure 8(B). L'étape finale de façonnage de la jante est la formation d'un arrondi aux bords l9a, 18a destiné à éviter l'endommagement du pneumatique que la jante recevra et la formation de bossages 19, 18 [figure 3(G)] qui est exécu- tée par roulage au moyen de rouleaux 7, 7, 8, 8 et 7a, 7a, 8a, 8a, comme cela est représenté en figure 9. Ce procédé classique ne sera pas décrit en détail. 8. Les résultats d'essais d'épaississement de la paroi de la jante obtenue par le procédé de la présente invention sont décrits ci-après. Un certain nombre de matériaux 10 sont préparés à partir de matériaux ayant les compositions correspondant aux normes japonaises suivantes: JIS A5052, 6061, 6063, 5154, 5056 et le diamètre intérieur du matériau est de 300 mm et de 340 mm. Le rapport H/D entre la hauteur, ou longueur H du matériau 10 et le diamètre intérieur D est choisi aux valeurs suivantes: 1,3, 1,5 et 1,7, alors que le rapport en- tre l'épaisseur de paroi e du matériau 10 et le diamètre in- térieur D est choisi à: 0,004, 0,006, 0,01, 0,06 et 0,07. L'angle d'inclinaison e des parties cambrées la et 31 de la matrice 1 et du poinçon 3 de la figure 4 est choisi à 7 , 10 , 30 , 45 , 50 , 550, 600, 65 et 700. Les résultats des essais d'épaississement de la paroi et l'apparition d'un gondolement au point D (figure 1) avec utilisation d'un matériau 10 ayant la composition JIS A5052 (résistance plastique moyenne ou résistance à la déformation moyenne de 1500 bars) sont représentés dans le tableau suivant I. TABLEAU I Conicité Diamètre Rapport Rapport jEnaisseur Gondole- (e ) Iintérieur (H/D) (e/D) de paroi ment ___ (Dmm) _ _. . 7 300 1,5 0,01 Pas d'aug- Non mentation " " " Augmenta- tion " " " Légère augmenta- tion " Pas d'aug- mentation 9. TABLEAU I (S:uite) " 1,7 " _ Oui 340 1,3 0,006 Augmentation Non " 0,004. Oui 30 ". 0,06 " Non 30. 0,07 " Léger _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ o u i Les mêmes résultats sont sensiblement obtenus avec des matériaux 10 ayant d'autres compositions et diver- ses résistances moyennes à la déformation telles que 800, 1000, 2500 et 2900 bars. D'après les résultats précédents, on voit que l'épaississement de la paroi à la partie cambrée, décrit ci- dessus, apparaît lorsque l'angle d'inclinaison de la partie conique du poinçon est égal ou supérieur à 100, et le taux d'épaississement augmente lorsque l'angle d'inclinaison de la partie conique augmente jusqu'à environ 450, mais ce taux diminue lorsque l'angle d'inclinaison dépasse 48 -50o, et il n'y a plus d'épaississement lorsque l'angle d'inclinai- son dépasse 650. S'agissant de la relation entre l'épaisseur de paroi e et le diamètre intérieur D du matériau, on voit que le rapport e/D doit de préférence être compris entre 0,006 et 0,06 et, lorsque le rapport e/D dépasse 0,06, le gondolement de la partie cambrée se produit, alors qu'un gondolement apparait également lorsque le rapport e/D est inférieur à 0,006. S'agissant du rapport H/D entre la hau- teur H et le diamètre intérieur D, il est préférable qu'il soit égal ou inférieur à 1,5. Lorsque ce rapport dépasse 1,7, l'épaississement de la paroi n'apparaît pas, mais le gon- dolement de la partie cambrée se produit. Quant à la résistance plastique moyenne ou à la résistance moyenne à la déformation du matériau, il est pré- férable qu'elle soit choisie entre 1000 et 2500 bars. En choisissant l'angle d'inclinaison de la par- tie conique du poinçon à une valeur de 450, et le diamètre intérieur D à une valeur de 340 mm, alors que le rapport H/D est de 1,3, l'épaississement de la paroi et l'occurrence du 10. gondolement sont observés dans les essais faits avec un maté- riau dont la résistance moyenne à la déformation est indi- quée dans le tableau suivant II. TABLEAU II Si l'on résume les résultats précédents, on peut dire qu'un épaississement correct de la paroi sans produc- tion de gonflement du matériau pour la formation d'une jan- te de roue en aluminium selon la présente invention est ob- tenu en choisissant l'angle d'inclinaison de la partie cam- brée du poinçon 31 entre 10 et 60 , et le rapport H/D à une valeur égale ou inférieure à 1,5, le rapport e/D entre 0,006 et 0,06, alors que la résistance moyenne à la défor- mation du matériau 10 est choisie dans la plage 1000-2500 bars. Les résultats de l'épaississement de la paroi de la jante de la roue en aluminium fabriquée selon la présente invention en utilisant un matériau 10 ayant la composition JIS A5052 (résistance moyenne à la déformation de 1500 bars), une épaisseur de paroi de 4 mm et un diamètre intérieur de 300 mm sont représentées dans le tableau III suivant, o l'épaisseur de la paroi de la jante obtenue avec un procédé classique à partir d'un matériau ayant la même composition et les mêmes dimensions sont données à titre de comparaison: Composition Résistance Epaississement Gondolement du matériau moyenne à la de la paroi déformation (b rà JIS A5052 1500 Augmentation Non " 6061 1C00 l"l f 6063 800.. Oui " A5154 2500 l Non 5056. 2900 Fissure 11. TABLEAU III Epaisseur de paroi (mm) Point de mesurEA B C D E F G H I Art antérieur 3, 5 4,0 3,7 3,5 4,3 3,7 3,6 4,0 3,5 Présente in- vention 3,87 4,12 4,38 4,38 4,0 4,38 4,38 4,12 3,99 Remarques: les points de mesure A - I sont représentés en figure 2. D'après le tableau précédent, il apparaît nette- ment que la présente invention permet d'obtenir des épais- seurs de paroi plus grandes de la jante de la roue en alumi- nium, o il faut une meilleure résistance mécanique afin de supporter la charge, de sorte que le matériau constituant la jante peut être plus léger, de l'ordre d'environ 20 %, que le matériau nécessaire à la fabrication d'une jante sui- vant le procédé classique, ce qui permet de bénéficier totale- ment des avantages de poids d'une jante de roue en aluminium et de faire des économies de coût en matière, alors que la ca- pacité des machines de fabrication de la jante selon la pré- sente invention ainsi que la consommation d'énergie pour cet- te fabrication peuvent être notablement réduites. Le procédé décrit précédemment utilise un nombre relativement important de jeux de matrices et de poinçons pour l'exécution des diverses étapes de déformation par com- pression du matériau. Les figures 10 à 13 représentent une variante de procédé de fabrication d'une jante de roue en aluminium selon une autre caractéristique de la présente invention, o le nom- bre de jeux de matrices et de poinçons est.notablement ré- duit de façon à diminuer les investissements en équipement de fabrication ainsi que les temps de fabrication. La figure 10 représente les étapes de déformation du matériau 10 pour la formation d'une jante selon cette va- riante du procédé de fabrication de la présente invention. Comme on peut le voir dans cette figure, les deux côtés de la jante sont simultanément travaillés en trois étapes, c'est-à- 12. dire une première étape de formation simultanée des par- ties 11, 12, 14, 15 et 16 [figure l0(B)] en utilisant une matrice 101 du type fendu comportant une paire de parties coniques lOla et 10ib, et une paire de poinçons 103 et 104 comportant chacun une partie conique 131 et 141 comme indiqué en figure 11, une seconde étape de formation des parties 13 et 17 [figure 10(C)] en utilisant une matrice 101' du type fendu et une paire de poinçons 103' et 104' comme indiqué en figure 12, et une étape finale de forma- tion par roulage de parties arrondies aux deux côtés l9a, 18a et d'une paire de bossages 19, 18 par utilisation de rouleaux 7, 7, 8,8 et 7a, 7a et 8a,8a comme représenté en figure 9. Le fonctionnement est semblable à celui qui a été décrit en liaison avec les figures 3 à 9, sauf toute- * fois que les deux côtés de la jante sont successivement travaillés simultanément o l'épaississement de la paroi aux parties o il est nécessaire d'avoir une résistance mécanique plus grande est obtenue de la même manière que décrite précédemment. De façon à assurer un travail simultané des deux côtés de la jante avec un équilibrage des forces de com- pression exercées par les poinçons supérieur et inférieur, un dispositif de commande actionné hydrauliquement ou par huile 108 est prévu comme représenté en figure 13. Comme représenté dans cette figure, les poinçons supérieur et inférieur 103, 104 (ou 103', 104') sont en- traînés par des cylindres actionnés hydrauliquement ou par huile 123, 124 respectivement, et le fluide ou l'huile pressurisé provenant d'un réservoir 121 est appliqué aux cylindres respectifs 123, 124 par une pompe 122 par l'in- termédiaire d'une vanne à solénoïde 125 et de deux pai- res de conduites 134, 134' et 133, 133' avant de revenir au réservoir 121. Des vannes électromagnétiques 135, 135' sont prévues dans les conduites 134, 134', respectivement, pour l'introduction du fluide pressurisé et l'actionne- ment des poinçons 104, 103 (104', 103'). Une-conduite 137 fait communiquer la chambre de pression du cylindre 124 2478 4 9 9 13. avec la chambre de pression d'un cylindre pilote 130 du dispositif de commande 108 dans lequel un piston 126 cou- lisse de façon à être actionné par le fluide pressurisé de la chambre de pression du cylindre 124. D'une manière similaire, une conduite 138 fait communiquer la chambre de pression du cylindre 123 avec la chambre de pression d'un cylindre pilote 130' du dispositif de commande 108 dans lequel un piston 126' coulisse de façon à être actionné par le fluide pressurisé de la chambre de pression du cylin- dre 123. Le piston 126 et le piston 126' sont solidaires d'une tige de liaison commune 127 qui comporte à sa partie intermédiaire une patte ou saillie 128 s'étendant latérale- ment. Une paire d'interrupteurs fin de course 129 et 129', est prévue aux côtés opposés de la patte 128 à une certai- ne distance de part et d'autre de cette patte, de sorte que l'un des interrupteurs 129, 129' peut être actionné par la patte 128 lorsque la tige 127 et par conséquent la pat- te 128 se déplacent vers le haut ou vers le bas de la figure 13 par suite de l'actionnement déséquilibré des cylindres 123 et 124, et par conséquent des cylindres pilo- tes 130' et 130. L'interrupteur 129 est connecté électriquement à la vanne électromagnétique 135' placée dans la conduite 134' débouchant dans le cylindre 123, alors que l'interrupteur 129' est connecté à la vanne électromagnétique 135 de la conduite 134 débouchant dans le cylindre 124. Ainsi, les variations de pression dans les cy- lindres 123, 124 sont détectées différentiellement par le dispositif de commande 108, o l'un ou l'autre des inter- rupteurs 129, 129' est actionné lors de l'apparition d'un déséquilibre de façon à actionner l'une ou l'autre des van- nes électromagnétiques 135, 135' et équilibrer les forces exercées par les poinçons 103, 104 (103', 104'). Le tableau IV représente l'épaississement de la paroi d'une jante fabriquée suivant le procédé représenté dans les figures 10 - 13 avec un matériau correspondant à 14. la norme JIS A5052 ayant une résistance moyenne à la défor- mation de 1500 bars,une épaisseur de paroi de 4 mm et un diamètre intérieur de 300 mm. TABLEAU IV Point de mesure A B.C D. E F G H I Epaisseur de paroi (mm) 3,90 4,10 4,15 4,40 4,0 4,34 4,37 4,15 3,9C Si l'on procède à une comparaison de ce tableau IV avec le tableau III,il apparaît que le procédé décrit dans les figures 10 à 13 est de loin supérieur au procédé de l'art antérieur et assez supérieur au procédé représenté dans les figures 3 à 9 pour la fabrication d'une jante de roue en aluminium légère et présentant une résistance mécani- que plus grande, et dans l'économie en matériau ainsi que dans la réduction des investissements en équipements de fabrication. La présente' invention n'est pas limitée aux exem- ples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. 15. REVEND ICATIONS 1 - Procédé de fabrication d'une jante de roue en aluminium à partir d'un matériau en aluminium ou en al- liage d'aluminium cylindrique, à paroi mince, caractérisé on ce qu'il comprend la compression axiale du matériau sous l'action de contraintes de compression agissant par l'inter- médiaire de parties coniques d'une matrice et d'un poinçon coopérant ensemble dans une machine de compression de façon à agrandir le diamètre du matériau et obtenir la configu- ration requise de la jante, alors que l'épaisseur de paroi du matériau est augmentée aux endroits o les contraintes de compression sont appliquées par l'intermédiaire des par- ties coniques de la matrice du poinçon, ce qui a pour effet d'augmenter la résistance mécanique du matériau aux en- droits o, dans une autre méthode, un affaiblissement a tendance à se produire par suite de la réduction de l'épais- seur de la paroi pendant le travail du matériau par roulage. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport H/D entre la hauteur H du matériau et son diamètre intérieur D est égal ou inférieur à 1,5, et le rapport e/D entre l'épaisseur de paroi e du matériau et son diamètre intérieur D est compris entre 0,006 et 0,06, alors que la résistance moyenne à la déformation du maté- riau est comprise entre 1000 et 2500 bars et l'angle d'in- clinaison des parties coniques de la matrice et du poinçon est compris entre 10 et 65 . 3 - Procédé selon la revendication 1, caractéri- sé en ce qu'il comprend la compression axiale du matériau simultanément à ses deux côtés sous l'action des contrain- tes de compression agissant par l'intermédiaire des parties coniques d'une matrice fendue longitudinalement et d'une paire de poinçons coopérant avec celle-ci aux côtés respec- tifs du matériau.