la présente invention est relative, dtune manière génerale, au traitement des déchets ou détritus et, plus particuliè- rement, à une installation susceptible de traiter des volumes importants de déchets organiques et inorganiques et de tirer de ceux-ci un produit final utile. Parmi les problèmes les plus sérieux qui se posent actuellement dans les zones urbaines figure celui du traitement et de l'évacuation des quantités croissantes de déchets qu'elles produisent journellement. Ce problème a-été résolu jusqu'ici soit par incinération des déchets, soit par leur transport dans des lieux de décharge, leur enfouissage, ou encore par leur transport en mer et leur immersion. La formation de décharges de déchets à la périphérie des zones urbaines est désagréable à la vue et insalubre et les terrains convenant pour de telles décharges sont rapidement devenus introuvables. Dans certaines agglomérations, le manque de terrain de décharge a atteint un seuil critique.L'expédient consistant à transporter les déchets dans des lieux de décharge déterminés, outre le danger qu'il présente pour la santé, ne constitue donc plus, dans de nombreuses zones, une solution pratique du fait du manque de terrains se prêtant à une telle opération. L'incinération, bien que réduisant la quantité des déchets restant devant être évacués, augmente le coût de l'évacuation et, ce qui est plus important, accroît le niveau de pollution de l'air qui est déjà devenu intolérable dans presque toutes les zones urbaines. Cette solution est donc devenue, elle aussi inapplicable. L'enfouissage des déchets crée le danger d'infiltrations et, par suite, d'une pollution de l'eau dont le niveau est déjà critique en l'absence de la pollution additionnelle pro voquée-par de telles infiltrations. De récentes tentatives visant à résoudre le problème en déversant les déchets en mer se sont déjà heurtées à des limitations sévères du fait que de- grandes quantités de tels déchets ont été rejetés sur les plages d'un grand nombre de pays. Il est donc devenu nécessaire d'innover dans le traitement et l'évacuation des déchets inorganiques et organiques. Pour être pratique, la nouvelle technique utilisée devra entre compatible avec les ressources des circonscriptions urbaines et susceptible de traiter effectivement, de manière sûre et efficace, les quantités toujours croissantes de déchets, et cela sans élever le niveau1 déjà dangereux, de la pollution de l'eau et de lape, et sans nécessiter des terrains de décharge. L'un des procédés qui ont été proposés pour résoudre ce problème consistait à traiter les déchets de manière à en transformer certaines parties en un produit dont on puisse se: défaire plus commodément Ce procédé comprenait le traitement bactérien de certains déchets organiques de manière à les transformer, dans des conditions appropriées, en un produit susceptible d'être utilisé comme compost Ce procédé de traitement n'a toutefois reçu qu'un ac cuell limité du fait qu'il n'est pas apte à transformer économiquement les quantités importantes de déchets produites dans les zones urbaines.De plus, ce procédé n'a que peu ou pas d'effet sur les quantités importantes de déchets inorganiques qui constituent une proportion notable des déchets d'une zone urbaine Pour être considéré comme utile, le produit final d'une installation de traitement de déchets devra être salubre, sans odeur et pratiquement inerte, c'est-à-dire dépourvu de bactéries pathogènes. Les installations connues pour le traitement des déchets ne produisent pas un tel produit final d'une manière suffisamment efficace et économique. Les déchets organique s et inorganiques doivent-être considérés séparément relativement à l'ambiance dans laquelle ils doivent être traités. Des déchets quotidiens typiques comprennent des eaux d'égoût, des ordures et immondices ménagères, des déchets commerciaux tels que ceux des magasins, restaurants, etc., et des déchets industriels. Poub satisfaire aux conditions d'un traitement pratique, économ-iquement réalisable, de déchets, l'installation devra être prévue de manière à pouvoir traiter et transformer pratiquement tous ces -déchets, organiques et inorganiques, métalliques et non métallique-sj avec un rendement et une efficacité satisfaisants. Certains types de déchets tels- que- certaines' matières plastiques et-le papier, peuvent nécessiter des conditions d'am -biance différentes-afin de. rendre leur traft-ement-plus- efficace et plus conomique et de permettre leur récupération en vue dtune réutilisation ultérieure possible----Les installations de traitement de déchets connues- ne.- prévoient pas de tels traitelments spéciali- sés et sont, par conséquent, gaspilleuses de matières et insuffi- santés L'un des objets de l'invention est la réalisation d'une installation traitant les déchets d'une manière hygiénique ne polluant pas le milieu environnant. Un autre objet de l'invention est la réalisation d'une installation de traitement de déchets fournissant un produit final salubre et utile en partant d'une certaine quantité de ces déchets. Un autre objet de l'invention est la réalisation d'une installation de traitement de déchets dans laquelle un produit final est obtenu en partant des déchets organiques et inorganiques traités, ce produit final étant pratiquement complètement stérilisé et pouvant être utilisé en toute sécurité comme remblais et pour usage-s similaires sans avoir à subir de traitement ultérieur. L'invention a encore pour objet un procédé pour le traitement de déchets et une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé dans laquelle une certaine quantité de déchets est transformée en un produit final salubre utile d'une manière efficace, économique et hygiénique sans nuire au paysage environnant et/ou à l'environnement en air et en-eau. Enfin l'invention a également pour objet une installation pour convertir des déchets en un produit final salubre dans laquelle différents types de déchets peuvent être traités séparément et simultanément dans des conditions d'ambiance contrôlées différentes. A ces fins, la présente invention concerne une installation ou usine de traitement dans laquelle des déchets pratiquement de tous types, par exemple organique et inorganique, métallique et non métallique, ménager, commercial et industriel, sont traités et transformés en vue d'obtenir un produit final pratiquement sans odeur, stérilisé et, ce qui peut être le plus important, utile et susceptible d'être utilisé pour d'autres usages tels que remblayage de terrains. Les déchets sont d'abord traités en vue de réduire leurs dimensions. Une certaine quantité de ces déchets de dimensions réduites est déposée dans la plus élevée parmi un certain nombre de zones de traitement superposées qui comprennent des convoyeurs en mouvement, Des moyens sont prévus pour déplacer les déchets le long de cette: zone la plus élevée et les transférer ensuite dans la zone immédiatement inférieure, puis ainsi de suite--usqù'à ce qu'ils parviennent dans la zone de traitement la plus basse. Pendant qu'ils se déplacent le long de chaque zone, les déchets sont soumis aux conditions de traitement qui agissent pour décomposer et transformer ceux de nature organique et oxyder ceux de nature métallique. Afin de mettre le traitement en oeuvre dans les conditions les plus favorables et les plus efficaces, celui-ci est ef fectué dans de-s conditions d'ambiance contrôlées avec précision qui peuvent être relatives aux niveaux de température, dthumidité, de pression d'air ainsi qu'à la teneur en oxygène. Chacun de ces facteurs peut être contrôlé séparément suivant la nature des déchets traités de manière à obtenir les résultats optimaux. Une section de telles zones de traitement verticalement espacées peut être logée avec un certain nombre d'autres sections similaires de zones verticalement espacees dans une usine de traitement. Les sections de traitement individuelles peuvent être isolées l'une de l'autre afin de permettre l'établissement d'ambiances différentes dans une ou plusieurs d'entre elles. De cette manière, certains types de déchets, tels que les matières plastiques, le papier ou les métaux, peuvent être isolés dans des sections de traitement séparées et soumis à une ambiance contrôlée particulière la mieux-adaptée à leur traitement et à leur conversion. Après avoir quitté la zone la plus basse d'une section de traitement, les déchets traités peuvent être soumis à un écrasement ou broyage final réduisant -ceux-ci à l'état de particules ou de granules. Ces particules peuvent ensuite être formées en un mince filet qui est envoyé à travers une zone d'irradiation de haute énergie ou les bactéries pathogènes contenues dans le matériau sont détruites. Le produit final quitte donc l'installation à l'état pratiquement stérilisé et inodore. En vue d'atteindre les objets précités, ainsi que d'autres qui apparaîtront ci-après? la présente invention est relative à la construction, à la disposition et au mode de fonctionnement d'une installation pour le traitement de déchets solides telle qu'elle est définie dans les revendications a.nnexées et décrite dans 1a présente description en référence aux dessins annexés, dans lesquels La figure 1 est un diagramme de circulation montrant les différentes opérations effectuées dans l'installation de traite ment de déchets de la presente invention; La figure 2 est une vue en plan du toit de l'usine de traitement de déchets; La figure 3 est une wme en plan de l'une des aires iner- médiaires de convoyeurs;; La figure 4 est une vue en plan de l'étage le plus bas de l'installation; La figure 5 est une vue en coupe prise approximativement le long de la ligne 5-5 de la figure 4; La figure 6 est une vue en coupe de l'usine de traitement de déchets prise approximativement le long de la ligne 6-6 de la figure 5; La figure 7 est une vue fragmentaire en plan et à grande échelle de plusieurs zones voisines de convoyage de l1instal- lation; La figure 8 est une vue en coupe prise le long de la ligne 8-8 de la figure 7; La figure 9 est une vue en plan, avec une partie arrachée, de l'irradiateur de haute énergie de l'installation; et La figure 10 est une vue en coupe prise le long de la ligne 10-10 de la figure 9. L'installation de traitement de déchets, désignée de manière générale par la référence 10, est logée dans une construction 12 qui, du fait du fonctionnement de cette installation dans des conditions relativement salubres, peut être édifiée dans une zone urbaine ou suburbaine dont les déchets devront être traités ou à proximité de celle-ciO Ainsi que le montrent les figures 5 et 6, l'installation 10 comprend une pluralité de zones de traitement de déchets verticalement espacées dans lesquelles sont prévus des convoyeurs en mouvement. Ainsi que le montre la figure 6, uns installation typique peut comporter six sections de traitement 16a à 16f comprenant chacune six convoyeurs 14a à 14f verticalement espacés. Une certaine quantité de déchets 18, qui peuvent être constitués par des matières organiques et inorganiques et qui ont, de préférence, déjà subi un écrasage ou un déchiquetage initial, est déposée sur le convoyeur de traitement le plus élevé 14a d'une section de traitement donnée, puis transférée sur le convoyeur de traitement immédiatement inférieur 14b d'où elle est transférée successivement vers le bas d'un convoyeur de traitement à celui qui lui est immédiatement inférieur åusqu8a ce que les déchets rrIent au convoyeur de traitement le plus bas 14f. Le mouvement des déchets le long des convoyeurs 14a à 14f et entre eux est, de préférence, pratiquement continu0 Pendant cue les déchets se déglacent le long de chacun des convoyeurs 14a à 14f, ils sont soumis à un traitement effec tué dans une ambiance de température, d'humidité et de teneur en oxygène contrôlée au cours duquel les Pes déchets organiques sont dé- composés et les déchets métalliques oxydés.Chacune des sections de traitement 16a à 16f est isolée dune section de traitement voisine par une cloison isolante 19. La construction 12 est couverte par un toit 21 s'étendant sur les extrémités supérieures des cloisons 19 de telle sorte qu'un isolement et une séparation efficaces soient obtenus entre les sections de traitement voisines 16a à 16f en vue de permettre d'établissement de conditions d'ambiance différentes dans chaque section chaque fois qu'on le désire. Après avoir quitté le convoyeur le plus bas 14f, les déchets traités sont soumis à une seconde opération d'écrasement su broyage et conduits, sous forme de particules, dans une zone d'irradiation de haute énergie où les bactéries pathogènes sont détruites, de telle sorte que ces particules de déchets sont pratiquement complètement stérilisées. Le produit final ainsi obtenu est pratiquement salubre et sans odeur de telle sorte qu'il peut être utilisé sans avoir à subir d'autre traitement pour des applications telles que le remblayage. Ce processus de traitement est montré schématiquement dans le diagramme de la figure 1. Des déchets ménagers, commerciaux et industriels de toutes dimensions, formes et matières arrivent en 20 dans l'installation 10 d'où ils sont transférés dans une zone de broyage primaire 22 où ils sont broyés, brisés et subissent une réduction dimensionnelle. De là, les déchets ayant subi la réduction initiale-sont transférés dans une zone de broyage secondaire 24, dans laquelle des eaux d'égoût, en provenance du système primaire de tout-à-légout, fournies à une seconde entrée 26-peuvent également être introduites. Au cours du processus de broyage secondaire, les déchets sont, en poutre, réduits dimensionnellement et préparés de telle sorte qu'ils sé présentent avec une consistance pratiquement uniforme. Les déchets dimensionnellement réduits sont ensuite transférés, sur le convoyeur le plus élevé 14a, à l'une ou à plusieurs des sections de traitement 16a à 16fil, représentées par le bloc 28, puis déplacés le long de convoyeurs de l'un à l'autre desquels ils sont transférés jusqu'à ce qu'ils parviennent au convoyeur le plus bas 14f.Au cours de leur déplacement le long des convoyeurs de traitement, les déchets sont soumis à un traitement dans une ambiance déterminée quant à sa température, son humidité et sa teneur en oxygène, ainsi que l'indique le bloc 30, en vue de les transformer en un produit salubre0 Après leur déplacement sur le convoyeur de traitement le plus bas 14f, les déchets sont enlevés et transférés à une section de broyage tertiaire ou final 32, où ils subissent une nouvelle réduction à l'état granulaire ou de particules. Ces particules sont ensuite conduites vers une source de rayonnement de haute énergie à l'action de laquelle elles sont soumises, ainsi que l'indique le bloc 34 de telle sorte que les bactéries pathogènes qu'elles peuvent contenir soient détruites et que le matériau soit ainsi effectivement stérilisé. Les déchets ainsi traités, transformés et stérilisés sont transférés dans une zone de stockage et d'expédition 36, d'où le produit final salubre, stérilisé et pratiquement inodore quitte l'installation 10, par la sortie 38, pour les lieux d'utilisation. En se référant maintenant à la figure 4, les déchets sont reçus dans deux trémies 40 (entrée 20) d'où ils sont transférés par les convoyeurs 42 aux broyeurs à marteau 44 effectuant le broyage primaire (bloc 22). Les déchets se présentant sous la forme de morceaux importants peuvent être prélevés par un pont-grue, transportés et déposés directement dans les broyeurs à marteau 44. Ces broyeurs sont d'un type dans lequel les déchets sont pulvérisés et déchiquetés par plusieurs rangées de marteaux tournant à grande vitesse. Les déchets ayant subi le broyage initial sont transférés par les convoyeurs 46 sur les convoyeurs 48 qui les transfèrent à une paire de broyeurs secondaires 50 (bloc 24). De l'eau dégoût peut être ajoutée dans les broyeurs 50 si on le désire.Ici, les déchets -sont de nouveau déchiquetés, pulvérisés et réduits à des particules d'une dimension approximativement de 90 mm ou moindre. À partir des broyeurs à marteaux 50, les déchets-déchi- quetés sont transférés à un élévateur 52 à godets qui les trans porte dans des godets 54 jusque sur le toit 21 du bâtiment 12. Ainsi que le montre la figure 2, les déchets sont déversés par les godets 54, à la limite supérieure de leur déplacement, sur trois convoyeurs en mouvement 56, 58 et 60 disposés sur le toit 21. Ces déchets sont transportés par ces trois convoyeurs et transférés respectivement de ceux-ci sur des convoyeurs en mouvement 62, 64 et 66, lesquels agissent à leur tour pour transférer et décharger ces déchets dans la partie supérieure ouverte des trémies de toit 68, 70 et 72, respectivement. Chaque trémie comporte deux goulottes 74 et 76 dans lesquelles les déchets s'écoulent par gravité dans la zone de traitement supérieure, c'est-à-dire sur le convoyeur 14a, de chacune des sections de traitement 16a à 16f. Les goulottes 74, 76 sont montrées ici comme colncidant pratiquement avec les extrémités de droite des convoyeurs 14a tels qu'ils sont vus dans les figures 3 et 5, et avec l'orifice d'une unité d'aération et d'agitation 78 qui peut être fixée sur l'extrémité du convoyeur 14a et à l'extrémité appropriée de chacun des autres convoyeurs 14b à 14f. L'unité 78 est décrite dans la demande de brevet des Etats Unis d'Amérique N 039.241 déposé le 17 Janvier 1969 et intitulée "Waste Material Treating Apparatus".En bref, l'unité 78 agite violemment, mélange et aére la quantité de déchets qui a été déposée pendant une période d'environ 30 secondes. L'aération efficace des déchets par l'unité 78 accroît considérablement la vitesse de l'action de conversion bactérienne sur les déchets organiques, Les déchets agités et aérés en provenance de l'unité 78 sont déposés sur le convoyeur 14a qui se déplace lentement vers la gauche tel qu'on le voit sur la figure 5. Lorsque les déchets atteignent l'extrémité de gauche du convoyeur 14a, ils tombent de celui-ci dans une seconde unité d'agitation fixe 80 disposée à l'extrémité de gauche du convoyeur en mouvement 14b qui s'étend au delà de l'extrémité de gauche du convoyeur 14a. Le convoyeur 14b, ainsi que les convoyeurs 14c à 14f sont tous disposés au-dessous du convoyeur 14a et s'étendent pratiquement parallèlement à celui-ci. Ainsi que le montre la figure 5, les convoyeurs 14a à 14f sont tous inclinés vers le haut en direction de la gauche, mais il est évident que ces convoyeurs peuvent s'étendre horizontalement ou etre inclinés en direction opposée. De son côté, l'unité 80 agite et aére les déchets et les dépose ensuite sur la surface supérieure du convoyeur 14b, lequel se déplace lentement vers la droite tel qu'on le voit sur la figure 5, jusqu'à ce que ces déchets atteignent ltextrémité de ce convoyeur 14b et tombent, alors, dans l'unité d'agitation 82 À- près avoir été de nouveau aérés et mélangés dans l'unité 82, les déchets tombent sur la surface du convoyeur 14c qui se déplace lentement vers la gauche tel qu'on le voit sur la figure 5. Le processus d'agitation, d'aération et de convoyage est répété par les unités d'agitation fixes 84, 86 et 88 disposées respectivement sur les convoyeurs 14d, 14e ainsi que sur le convoyeur le plus bas 14f. Tandis qu'ils se déplacent le long des convoyeurs, les déchets sont soumis à l'action d'un fluide, qui peut entre de la vapeur dont la teneur en oxygène a été enrichie, à une température re et sous une pression déterminées. Cette vapeur est appliquée par l'intermédiaire d' ajutages 92 (figures 7 et 8) également espacés le long de chacun des convoyeurs 14a à 14f de chacune des sections de traitement 16a à 16f. La manière dont la vapeur à teneur en oxygène enrichie est fournie aux ajutages 92 sera décrite plus loin. L'ambiance de vapeur enrichie collabore avec les bactéries contenues dans les déchets pour décomposer et transformer les déchets organiques et oxyde les déchets métalliques d'une manière relativement rapide et efficace. Pendant le temps mis par les déchets pour atteindre 1'- extrémité basse de droite du convoyeur le plus bas 14fil (typiquement de 8 à 10 jours après leur dépôt initial sur le convoyeur le plus élevé 14a), ceux-ci-ont été transformés en un produit pratiquement salubre et inodore principalement du fait de l'activité des bactéries sur les déchets organiques et de l'oxydation des déchets métalliques, les deux processus étant activés par l'aération et l'oxygénation de ces déchets exercées par le mélange fluide enrichi. Ce produit est déposé, aux extrémités basses des convoyeurs 14f des sections de traitement 16a à 16f, sur un convoyeur en mouvement 94 (figure 4) qui le transfère sur un convoyeur en mouvement 96 se déplaçant dans une direction perpendiculaire à celle du déplacement du convoyeur 94. Le convoyeur 96 transfère à son tour le produit sur un convoyeur 98 qui lui est perpendiculaire.Le convoyeur 98 transfère le produit dans une trémie de distribution 100 équipée de deux goulottes se présentant au-dessus des convoyeurs en mouvement 102 et 104 at respectivement en ali- gnement avec ceux-ci Ces derniers convoyeurs reçoivent le produit de la trémie 100 et le transfèrent aux broyeurs à marteaux finaux 106 et 108 (bloc 32) qui broient et pulverisent de nouveau le produit qui se présente ensuite sous forme granulaire ou par titulaire. Ce produit granulaire est envoyé sur un tamis qui l'etale sur les bandes larges des convoyeurs 110 et 112. Le tamis ne livre passage qu'aux pa-i3fcules dont le diamètre est inférieur à un diamètre déterminé (3,2 mm par exemple) et qui seront seules transmises aux bandes 110 et 112 Les particules rejetees peuvent être retournées aux trémies de toit 68 70 et 72 en vue de subir un nouveau traitement. Le matériau granulaire se déplaçant le long des bandes de convoyeur 110 et 112 peut alors être chauffé par des moyens appropries (non représentés) en vue de le sécher. Le produit granulaire séché est transféré par les convoyeurs 110 et 112 à un irradiateur de haute énergie, désigné d' une manière générale par la référence 114 (bloc 34), dans lequel il doit franchir un barrage ou obstruction 115 qui donne la forme d'un filet mince (2594 mm par exemple) et large (1,8 m par exemple) Le filet est introduit par gravité entre deux cornes évasées 116 qui reçoivent l'énergie d'irradiation (1.800.000 volts par exemDle) des générateurs de haute tension 118.Lorsque le filet muance de déchets passe entre les cornes 116, il est soumis à l'irradiation de la haute tension qui le pénètre, l'irradie et détruit pratiquement la totalité des bactéries pathogènes qui peu- vent entre présentes dans le matériau de telle sorte que celui-ci est effectivement stérilisé. Des parois de béton d'épaisseur suf fusante empechent la propagation à l'extérieur de rayonnements susceptibles d'effets dangereux. De cette manière, les déchets organiques et métalliques antérieurement transformés sont stérilisés et les particules inorganiques sont rendues inertes et, par conséquent, neutralisées. Les particules ainsi sterilisées, constituant le produit final de l'installation de traitement 10, tombent sur les convoyeurs 120 et 122 quilles transfèrent respectivement sur les convoyeurs 124 et 126. De là, le produit final sanitarisé, stérilisé et inodore est stocké (bloc 36) en vue de son expédition ultérieure dans les régions où il doit être utilisé, par exemple comme matériau de rem balayage. La vapeur fournie par les ajutages 92 aux convoyeurs de traitement est produite dans une chaudière 128 (figure 4) et 1'oxygène est stocké sous forme liquide dans un récipient 130 La vapeur est amenée par une conduite 132 et l'oxygène par une conduite 134 à un mélangeur 136 de vapeur et d'oxygène.Le mélange vapeur-oxygène résultant est entraîné par une turbine 138 à travers une conduite 140 qui communisue, par l'intermédiaire d'une canalisation appropriée 142, avec une conduite telle que la conduite de distribution 144 (figures 7 et 8) s'étendant pratiquement sur toute la longueur de chacun des convoyeurs de traitement Des tubes de raccordement 146 sont fixés, par l'une de leurs extrémités, à intervalles égaux le long de chaque conduite de distribution 144 et par leur autre extrémité à une paire d'ajutages 92 disposés en opposition qui s'étendent au-dessus de deux convoyeurs 14 voisins.Les tubes de raccordement 146 font communiquer les ajutages 92 avec l'intérieur de la conduite de distribution 144 de manière à fournir la vapeur enrichie d'oxygène à ces ajutages 92 et, par conséquent, aux déchets traités sur les convoyeurs 14. Les extrémités des conduites de distribution 144 sont raccordées à une conduite collectrice 148 qui achemine le mélange vapeur-oxygène inutilisé à un condenseur 150 qui reforme de l'eau à partir de la vapeur et, ensuite, à un désaérateur 152 qui extrait l'oxygène du mélange. L'eau en provenance du condenseur 150 retourne à la chaudière 128 par une conduite 154 et l'oxygène extrait du mélange vapeur-oxygène par le désaérateur 152 retourne au mélangeur 136 par une conduite 156 Le mouvement des déchets le long des convoyeurs de traitement est, de préférence, communiqué à ceux-ci par celui de ces convoyeurs eux-mêmes. L'entraînement des convoyeurs est assuré par un moteur 158 fixé à un support 160 qui peut être disposé dans l'intervalle entre deux convoyeurs 14 voisins. Ce mouvement entraîne un arbre 162 auquel est fixée une roue à chaîne 164. Une seconde roue à chaîne 166 de plus grand diamètre est fixée sur un arbre 168 d'entraînement du convoyeur et une chaîne d'entraînement 170 est passée autour de ces roues à chaîne 164 et 166 de manière à entraîner l'arbre 168 et, par conséquent, le convoyeur 14 situé à gauche sur la figure 8.Le mouvement de cet arbre 168 est transmis, par l'intermédiaire d'un embrayage 172 à un second arbre 174 qui entraîne le convoyeur de droite. L'embrayage 172 permet au moteur 158 d'entraîner l'un de;convoyeurs de la figure 8 dans le cas ou l'autre convoyeur cesse de fonctionner pour une raison quelconque. Ainsi qu'il a été dit plus haut, les unités d'agitation 78 à 90 sont normalement fixées aux extrémités des-convoyeurs de traitement auxquels elles sont associées. Si l'un des mécanismes d'entraînement des convoyeurs vient à cesser de fonctionner, l'unité en position fixe peut être remplacée par une unité similaire mais mobile le long des convoyeurs et présentant des portes avant et arrière qui peuvent être fermées quand on le désire pour enfermer une certaine quantité de déchets. Après que l'unité d'agitation fixe a été éliminée du convoyeur hors service, l'unité de remplacement est élevée jusqu'au niveau désiré par l'un des élévateurs d'unités 176 et 178 et ensuite déplacée le long des voies 180 et 182 jusqu'à l'emplacement désiré du convoyeur hors de service.Cette unité de remplacement peut être propulsée par un moteur incorporé le long de rails ou voies 184 et 186, qui peuvent être disposés sur un support 160 (figure 8), pour déplacer les déchets qu'elle renferme le long du convoyeur. Dans ce cas, les portes fermées peuvent être utilisées à la manière d'un bulldozer pour pousser les déchets le long du convoyeur hors service immobile jusqu'à ce que ceux-ci tombent sur le convoyeur immédiatement inférieur. Une description complète de l'unité mobile de remplacement est donnée dans la demande de brevet dont il a été fait mention plus haut. Ainsi qu'il est décrit, les conditions d'ambiance, c'est-à-dire la température, la pression, lthumidité et la teneur en oxygène du mélange vapeur-oxygène sont contrôlées avec précision et séparément à la chaudière 128, au mélangeur 136 et à 1'entraîneur 138 en vue d'établir des conditions contrôlées pratiquement identiques dans chacune des sections de traitement l6a à 16f; c'est-à-dire la condition désiréé si des déchets similaires sont traités et transformés dans toutes ces sections. D'autre part, une ou plusieurs sections de traitement 16a à 16f peuvent être employées, si on le désire, au traitement d'un type différent'de déchets nécessitant un réglage différent des conditions d'ambiance en vue de leur traitement optimal. Ain- si, par exemple, une certaine- certaine-qyRtité de déchets de matières plastiques peut-8tre initiSIemer* iso lors de sa réception à l'usine par une technique appropriée, telle que la flottation9 transportée jusqu'à un élévateur à godets séparés, déposée sur 1'un des convoyeurs de toit 56, 58 ou 60, et transportée par celuici jusqu'à l'une des trémies 68, 70 ou 72.De là, la matière plastique est déversée par les goulottes-74 et 76 sur le convoyeur de traitement le plus élevé 14a de deux des sections de traitement voisines. La construction des trémies 68 à 72 peut ê- tre modifiée de manière à ne présenter qu'unie seule goulotte s'ouvrant sur le convoyeur le plus élevé d'une seule section de traitement si on le désire. Ces sections de traitement (ou cette section) sont ensuite soumises à une ambiance contrôlée unique, c'est-à-dire par exemple, à une même température et à une même teneur en oxygène, pour faciliter la liquéfaction des matières plastiques en vue d'une récupération et d'une réutilisation ultérieures.Les papiers peuvent également être initialement isolés et traités séparément de cette manière dans des conditions d'ambiance contrôlée différentes déterminées afin de permettre la récupération de la matière cellulosique en vue d'un retraitement ultérieur. D'autres types de déchets peuvent être traités de manière similaire dans des conditions d'ambiances contrôlées séparément si les facteurs économiques et autres, tels que les vitesses de traitement et la réutilisation possible de la matière, justifient un tel processus. Etant donné que les cloisons 19 séparant les sections de traitement 16a à 16f voisines isolent celles-ci l'une de l'autre, l'installation 10 de la présente invention rend possible le traitement simultané de différents types de déchets dans des conditions d'ambiance déterminées différentes convenant chacune particulièrement au traitement optimal de ceux-ci. Dans une usine typique construite suivant l'invention, les convoyeurs 14 ont approximativement 135 m de longueur et 5,6m de largeur. Ces convoyeurs peuvent être déplacés à une vitesse d'approximativement 3,6 m à l'heure. Lorsqu'il y a six niveaux de convoyeurs 14 dans chaque sectipn de traitement 16, les déchets séjourneront dans chaque section et y seront-traités pendant une période d'environ neuf jours. Une usine de cette importance est susceptible de traiter environ 1.500 tonnes de déchets dans une journée de huit heures. La vitesse des convoyeurs peut être accrue et la période de séjour correspondante raccourcie si on le désire lorsque la nature des déchets la teneur en carbone et azote des déchets or geniques par exemple, et la- quantité d'oxygène introduite dans le mélange vapeur-oxygène enrichi permettent de réduire la période de temps nécessaire à la décomposition totale des déchets organiques et à l'oxydation complète des déchets métalliques.Le temps de séjour nécessaire et la vitesse correspondante des convoyeurs, ainsi que les conditions contrôlées de l'ambiance de traitement sont déterminés empiriquement et ces facteurs sont établis et conr troués en conséquences Dans une installation typique, la température de la vapeur peut varier de l'ambiarìce jusqu a approximativement 800C, l'humidité du mé1angevapeur-oxygène de 10 % à 90 %, et la pression de la vapeur peut être augmentée jusqu 'à une valeur d'appro ximativement 3,5 kg/cm2.Ces valeurs ne sont données que comme de simples exemples et peuvent être modifiées afin de satisfaire aux conditions et exigences qui se présentent. L'installation de traitement de résidus de lå présente invention procure ainsi une technique efficace et salubre pour le traitement et l'évacuation de pratiquement tous les types de dé chetsa Un point important est le fait que le produit final obtenu dans l'installation à partir des déchets organiques et inorganiques est un produit cliniquement propre qui peut être utilisé sans avoir à subir d'autre traitement comme matériau dè remblais salubre et qui, par addition de liants appropriés et compression, peut être utilisé pour réaliser des blocs pour la construction, des assiettes de routes, des panneaux pour l'isolement- acoustique, etc. Ce produit final peut être vendu à des entreprises de construction ou analogues pour couvrir une partie du coût de la construction et du fonctionnement de l'installation. L'installation de traitement de déchets de l'invention apporte donc une solution pratique et économique au problème urgent de ltévacuation des déchets en transformant pratiquement complètement ceux-ci en un sous-produit utile. Le traitement des déchets est effectué sans nécessiter la décharge ou l'enfouissage de ceux-ci et n'ajoute pas à la pollution du voisinage de telle sorte que l'usine peut être construite et fonctionner dans une grande agglomération ou à proximite de celle-ci, ce qui facilite la livraison des déchets à cette usine. - Bien qu'une seule réalisation de la présente invention ait été spécifiquement décrite, il est évident -que de nombreuses modifications peuvent être apportées celle-ci sans sortir de son esprit et de son cadre, REVENDICÂTIONS. 1. Installation pour le traitement des déchets, caractérisée en ce qu'elle comprend une pluralité de zone de traitement des déchets; des moyens pour déposer une certaine quantité de déchets à traiter dans une première des dites zones; des moyens pour déplacer la dite quantité de déchets le long de la dite première des zones, pour transférer ensuite les déchets dans la zone immédiatement inférieure et pour déplacer les déchets de zone en zone jusqu'à ce qu'ils soient déposés dans la dernière zone; des moyens pour soumettre les déchets à des conditions de traitement pendant qu'ils se déplacent le long des zones; et des moyens pour transférer les déchets traités depuis la dernière zone en direction de la sortie. 2. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens disposés en avant d'au moins l'une des zones de traitement pour recevoir les déchets en provenance de la zone précédente, les aérer et les agiter avant qu'ils soient déposés dans la zone suivante. 3. Installation suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens disposés en amont de la sortie pour irradier les déchets au moyen d'un rayonnement à haute énergie de telle sorte qu'ils soient effectivement stérilisés. 4. Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend une pluralité de sections de traitement des résidus comportant chacune plusieurs des dites zones de traitement, et des moyens pour isoler sélectivement l'ambiance d'au moins l'une des dites sections de celle des autres dites sections0 5. Installation suivant l'une quelconque des revend-ica- tions 1 à 4, caractérisée en ce que les dits moyens pour soumettre à des conditions de traitement comprennent des moyens pour l'établissement d'une ambiance contrôlée déterminée dans au moins l'une des dites zones de traitement des déchets. 6. Installation de traitement de déchets solides comprenant une pluralité de sections de traitement de résidus, chacune de ces sections comportant une entrée et une sortie; des moyens pour déplacer une certaine quantité de déchets depuis l'entrée jusqu'à la sortie d'une manière contrôlée; des moyens soumettant les déchets à des conditions de traitement pendant qu'ils se déplacent entre l'entrée et la sortie, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens interposés entre au moins deux des dites sections et intervenant pour isoler l'ambiance de l'une de ces sections de celle de l'autre section; et des moyens pour établir des conditions contrôlées d'ambiance dans chacune de ces deux sections0 7.Installation suivant la revendication 5 ou 6, caractérisée en ce que les dits moyens d'établissement de l'ambiance comprennent des moyens pour fournir dans les dites zones un fluide sous température et pression contrôlées. 8. Installation suivant la revendication 7, caractérisée en ce que le dit fluide est de la vapeur et en ce que les dits moyens d'établissement de l'ambiance comprennent en outre des moyens pour contrôler la teneur en oxygène de la dite vapeur. 9. Installation suivant la revendication 3 ou 8, caractérisée en ce quelle comporte des moyens disposés en amont des dits moyens d'irradiation pour réduire les déchets en particules et des moyens pour évacuer ces particules de la zone d'irradiation. 10. Installation suivant la revendication 6 ou 8, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens prévus dans au moins l'une des dites sections pour irradier les déchets au moyen d'une source de rayonnement à haute énergie de telle sorte que les déchets soient stérilisés. 11. Dans un procédé de traitement de déchets dans lequel une certaine quantité de déchets est réduite en particules, le perfectionnement caractérisé par la formation d'un courant des dites particules et le passage du dit courant de particules à travers une zone de rayonnement à haute énergie de telle sorte que les dites particules soient effectivement stérilisées. 12. Dans une installation pour le traitement de déchets solides comprenant des moyens pour réduire une certaine quantité des déchets en particules, le perfectionnement caractérisé par une source de rayonnement à haute énergie; des moyens pour créer un courant contrôlé des dites particules de déchets; et des moyens pour déplacer lé dit courant au-delà de la-source de rayonnement de telle sorte que ces particules soient effectivement stérilisées