Procédé de craquage de gaz d'hydrogène sulfuré et appa- reil pour sa mise en oeuvre. La présente invention concerne un procédé de décomposi- tion catalytique ou thermochimique de gaz d'hydrogène sulfuré. L'hydrogène sulfuré est devenu abondant du fait qu'il est maintenant économiquement intéressant de forer dans des formations très profondes pour obtenir du gaz naturel Ces puits profonds contiennent parfois de grandes quantités d'hydrogène sulfuré, dont la teneur atteint souvent 35 %, et certains puits profonds contiennent jusqu'à 90 % ou plus de gaz d'hydrogène sulfuré En raison de problèmes de pollution provenant du dioxyde de soufre et de la toxicité de l'hydro- gène sulfuré lui-même, l'hydrogène sulfuré doit être éliminé du gaz naturel avant sa distribution au consommateur Il existe de nombreux procédés pour éliminer l'hydrogène sulfuré du gaz naturel tels que l'épurateur ou la tour de lavage à amines classique qui élimine les gaz acides du gaz naturel acide Des quantités importantes d'hydrogène sulfuré sont également produites pendant le raffinage de nombreuses huiles brutes, et la quantité potentielle que l'on peut attendre de la gazéification du charbon, de la désulfuration du charbon et de la production de carburant synthétique à partir d'hui- les lourdes est énorme. Dans la pratique courante, le soufre est récupéré du gaz d'hydrogène sulfuré mais l'hydrogène ne l'est pas L'hydrogè- ne gazeux a constitué pendant longtemps une matière première gazeuse importante pour les industries chimiques et pétrochi- miques Il constitue un produit de valeur, dont une grande partie est généralement produite à partir de combustibles fossiles tel que le gaz naturel La récupération de l'hydro- gène du gaz d'hydrogène sulfuré, si elle était possible économiquement, permettrait d'économiser les combustibles fossiles. A l'heure actuelle, l'hydrogène sulfuré récupéré du gaz naturel est converti en soufre élémentaire et en eau par le procédé Claus Dans ce procédé, un tiers de l'hydrogène sulfuré est oxydé en dioxyde de soufre, qui réagit alors avec les deux tiers restants par l'intermédiaire d'une réaction redox en phase gazeuse pour produire du soufre élémentaire et de l'eau: H 2 S + 3/2 2SO 2 2 2 H 2 S + SO 2 3 S + 2 H 20 Bien que le procédé C Laus soit assez efficace, il a l'inconvénient de perdre sous forme d'eau les valeurs poten- tielles de l'hydrogène En outre, du fait des lois plus strictes sur la pollution de l'air, il faut prévoir des installations de nettoyage de gaz de queue conteuses pour que les niveaux d'émission du SO 2 soient acceptables. Un procédé de l'art antérieur pour récupérer l'hydrogène de l'hydrogène sulfuré est le procédé par décomposition thermique directe Selon ce procédé, le H 2 S est traité à une température suffisamment élevée pour qu'il commence à se décomposer par la réaction H 2 S(g) H 2 (g) + 1/252 (g) Les températures nécessaires sont assez élevées pour une décompo- sition partielle et on obtient 14 % par exemple à une tempé- rature de 9271 C Cependant, des difficultés apparaissent concernant le rendement du produit et la séparation à tempé- rature élevée à la fois de l'hydrogène et de la vapeur de soufre à partir d'un courant de H 2 S sans recyclage excessif et sans transformation par refroidissement et chauffage du courant gazeux En principe, H 2 peut être séparé par une membrane perméable ou un filtre poreux, mais ces procédés ne sont pas pratiques à des températures très élevées On notera que la décomposition thermique directe de H 2 S ne peut être justifiée que si le prix du gaz naturel et du charbon est suffisamment élevé Si cela est le cas, la décomposition thermique de l'eau qui demande beaucoup d'énergie peut deve- nir également un procédé viable pour la production d'hydro- gène. * Un autre procédé de récupération de l'hydrogène à partir de l'hydrogène sulfuré est la décomposition thermochimique. Il existe plusieurs procédés à cycle fermé et à deux étapes qui sont possibles à des températures modérées Un procédé à cycle fermé typique serait le suivant: Fe S(s) + H 2 S(g) -4 Fe 52 (s) + H 2 (g) Fe 52 (s) i? Fe S(s) + 1/252 (g) La première étape du procédé a lieu à une température inférieure à 5001 C, alors que la seconde étape a lieu à une température inférieure à 9001 C. L'obtention d'hydrogène par le craquage catalytique de l'hydrogène sulfuré est théoriquement possible Contrairement à la molécule d'eau, la molécule d'hydrogène sulfuré contient une énergie élevée et elle peut donc être soumise au craquage au moyen d'une quantité d'énergie relativement faible Le craquage thermique n'est pas économiquement pratique du fait de la température élevée nécessaire si l'on veut atteindre des taux de conversion élevés. En Amérique du Nord, le gaz naturel constitue la matière première de base pour produire l'hydrogène Le procédé consis- te essentiellement en la conversion d'un mélange de gaz naturel et d'un courant de dioxyde de carbone et d'hydrogène. Les deux réactions de base sont la réaction de reformation et la réaction de transfert eau-gaz comme suit: CH 4 (g) + H 20 (g) -+ CO(g) + 3 H 2 (g) Co(g) + H 20 (g) CO 2 (g) + H 2 (g) Le dioxyde de carbone est alors éliminé par des épurateurs à amines de manière à ne laisser que de l'hydrogène pur. La présente invention procure un procédé de craquage du gaz d'hydrogène sulfuré à une température relativement basse. La caractéristique essentielle de l'invention est l'utilisa- tion d'un réacteur catalytique chimique à lit fluidisé gazeux o le H 2 S régit pour produire du gaz H 2 et du soufre élémentai- re Le soufre est lié au matériau actif dans le catalyseur chimique Lorsque le catalyseur chimique se désactive, il peut être transporté pneumatiquement vers un régénérateur à lit fluidisé gazeux Un aspect essentiel de l'ensemble du procédé est donc l'utilisation poussée de la technologie des lits fluidisés gazeux L'autre aspect est constitué par le catalyseur chimique utilisé dans le réacteur L'expression "catalyseur chimique" est utilisée pour indiquer une subs- tance présentant de véritables propriétés catalytiques, mais prenant également chimiquement part à la réaction désirée. 1 o Dans le cas présent, le catalyseur chimique contient un mélange de métaux, dont tous ont une nature catalytique, mais dont certains réagissent avec pour résultat de favoriser la réaction désirée. Le procédé de craquage du gaz d'hydrogène sulfuré en hydrogène et en soufre comprend les étapes consistant d'abord à introduire du gaz d'hydrogène sulfuré dans le réacteur à lit fluidisé gazeux contenant au moins un lit de catalyseur chimique métallique Le réacteur est maintenu à une tempéra- ture de fonctionnement sensiblement constante lorsque le gaz d'hydrogène sulfuré est introduit Le résultat est que le soufre est lié chimiquement au matériau actif dans le cata- lyseur chimique, alors que l'hydrogène peut être récupéré. De façon typique, le catalyseur chimique utilisé dans le réacteur est constitué par des quantités diverses de cobalt, de silicate, de fer, d'alumine, de silicium, de nickel, de vanadium, de cuivre, de zinc et de soufre Bien qu'il n'exis- te pas une combinaison bien précise de ces matériaux qui fonctionne et qu'en fait il existe de nombreuses combinaisons donnant des résultats satisfaisants, on a constaté que le fer convient le mieux au fonctionnement du système à réacteur. Il existe deux facteurs à considérer quand on forme le catalyseur chimique Il y a d'abord le support du catalyseur qui lui fournit une rigidité de structure et de la porosité. La Déposante a réalisé ce support principalement en alumine, en silicium et en silicate En second lieu, il y a le maté- riau actif qui est déposé sur le support Bien que le support et le matériau actif soient tous les deux de nature cataly- tique, c'est le matériau actif qui lie le soufre De plus, on peut choisir les dimensions des particules de manière à obtenir une qualité élevée de la fluidisation La littérature disponible décrit diverses façons pour produire des cataly- seurs ayant des compositions données. La préparation d'un catalyseur est classique et comporte généralement l'imprégnation du matériau actif sur un support. Les étapes comprennent la mise sous vide de l'élément porteur, la mise en contact de l'élément porteur avec la solution d'imprégnation, l'élimination de la solution en excès, le séchage, la calcination et l'activation Un procédé que l'on peut utiliser pour préparer le catalyseur chimique de la Déposante consiste à tremper les particules d'alumine/silice mises sous vide dans une solution de nitrate de fer, de les soumettre à drainage pour éliminer la solution en excès et ensuite de les chauffer dans un four pour décomposer le nitrate en un oxyde L'étape finale est la réduction de l'oxyde en fer métallique en utilisant un agent réducteur tel que de l'hydrogène, puis la sulfuration du fer avec de l'hy- drogène sulfuré. On a constaté que le gaz naturel contient également parfois du CO 2 en quantité importante, en plus de l'H 25 qu'il contient parfois Le dioxyde de carbone est un gaz de valeur utilisé en quantités importantes pour remplir de façon miscible des réservoirs de pétrole Dans le réacteur à lit fluide, le C 02 se comporte seulement en tant que diluant modifiant la concentration de H 2 S dans le produit alimenté. Les gaz d'échappement provenant de la sortie du réacteur sont le H 2 et le CO 2 qui peuvent être alors séparés par des pro- cédés classiques et envoyés à des systèmes transporteurs séparés. La figure 1 est un diagramme schématique par blocs d'une installation de production d'hydrogène, de dioxyde de carbone et de soufre à partir d'un gaz naturel acide, la figure 2 est un diagramme schématique d'un réacteur à lit fluidisé à l'échelle d'un laboratoire, la figure 3 est un graphique représentant la conversion de l'hydrogène sulfuré dans le réacteur à lit fluidisé gazeux, la figure 4 est un diagramme schématique d'un réacteur à lit fluidisé à étages. La figure 1 représente une application possible de la présente invention En tant que tel, le procédé pourrait concurrencer directement le procédé Claus actuellement utili- sd, dans lequel l'hydrogène sulfuré est soumis à réaction pour donner de l'eau et du soufre élémentaire dans des réac- teurs à lit fixe Le gaz acide qui contient essentiellement du méthane, de l'hydrogène sulfuré et du dioxyde de carbone est envoyé en 100 dans un épurateur de gaz à amines classique 1, ou tout autre épurateur pour éliminer les gaz acides Le méthane est éliminé en 140 Après avoir dégagé les gaz acides de la solution d'amines dans un séparateur à vapeur 2, les gaz H 2 S et CO 2 sont envoyés par la conduite 200 dans un lit fluidisé gazeux à catalyseur chimique 3 qui soumet au craqua- ge l'H 2 S en gaz H 2 et en soufre à une température comprise -entre 3500 C et 550 WC La température doit être maintenue sensiblement constante pendant que se déroule la réaction Le soufre se trouve lié chimiquement au catalyseur chimique. Du fait que la réaction dans le cracker catalytique thermochimique 3 est exothermique, de la chaleur est engen- drée et peut être éliminée en disposant des tubes à vapeur dans le lit fluidisé, et la vapeur produite 4 peut sortir. D'autres procédés sont possibles Le gaz d'échappement H 2/CO 2 indiqué en 5 et provenant du réacteur est refroidi dans une chaudière à chaleur perdue (non représentée) avant de passer vers un autre épurateur à amines 6 o le C 02 est éliminé Le gaz H 2 pur sort à la partie supérieure de l'épurateur 7 et le gaz CO 2 pur est éliminé de la solution d'amines dans le régénérateur d'amines 8 et récupéré en 110 Ces deux gaz sont alors envoyés à un système transporteur. Du fait que le catalyseur chimique provenant du cracker à lit fluide capte du soufre, il peut être transféré pneumati- quement par la conduite 150 vers un régénérateur à lit fluide 9 fonctionnant à une température élevée En cet endroit, le soufre est dégagé sous forme d'un gaz en 120, en même temps que du C 02 Pour maintenir la qualité de la fluidisation dans le régénérateur à catalyseur chimique, un courant de soutira- ge de gaz CO 2 130 peut être utilisé pour transporter le soufre provenant du réacteur Du fait que la réaction est endothermique, une chaleur indirecte 10 doit être ajoutée en brûlant du combustible Le catalyseur régénéré est ramené par transfert pneumatique au cracker catalytique thermochimique 3 par l'intermédiaire de la conduite 160 A la suite du régéné- rateur/ réacteur à catalyseur chimique 9, les gaz CO 2/S sont envoyés par un condenseur de soufre 11 o la vapeur addition- nelle monte et est évacuée en 170, et le soufre est évacué en Le C 02 est également éliminé en 190 et envoyé au système transporteur En plus du gaz naturel qui est séparé initiale- ment, il y a également trois autres produits qui proviennent de l'installation, à savoir du soufre, du dioxyde de carbone et de l'hydrogène. La figure 2 est un diagramme schématique d'un réacteur à lit fluide 20 à l'échelle d'un laboratoire, dont le diamètre est de 10 cm Du gaz argon inerte est mélangé au gaz d'hydro- gène sulfuré, et le mélange en résultant est envoyé par l'entrée 21 dans le réacteur 20 L'argon agit comme diluant seulement et ne participe pas à la réaction Le taux de réaction global dans le réacteur à lit fluide 20 peut dépen- dre fortement de la concentration de l'hydrogène sulfuré qui constitue le réactif L'introduction d'argon inerte est un moyen de régler la concentration lorsqu'on est dans un labo- ratoire D'autres gaz inertes tels que le néon, le krypton, le xénon ou l'hélium peuvent fonctionner tout aussi bien pour réaliser cet effet de diluant, mais peuvent également provo- quer des problèmes de flottement du fait de leur densités différentes L'argon a une densité très proche de celle de l'hydrogène sulfuré et c'est pourquoi on le préfère. Le gaz réactif pénètre dans une boîte à vent classique 22 puis passe par un distributeur ou une grille à gaz 23 classi- que Ceci détermine une distribution uniforme du gaz réactif dans le lit fluide en maintenant une chute de pression rela- tivement importante dans le distributeur Le gaz d'entrée passe alors dans le lit fluidisé 24 o l'hydrogène sulfuré réagit De façon typique, des bulles gazeuses 27 sont présen- tes pendant la réaction Dans le lit fluide 24, le soufre se lie au catalyseur chimique et le gaz H 2/H 2 S produit monte dans le lit vers la section de dégagement 25, puis dans un séparateur à cyclone 26 o les matières solides entraînées sont éliminées Le sépérateur à cyclone 26 contient un collec- teur de particules 28 et une sortie 29 La température du lit fluide est maintenue constante entre 350 C et 5500 C Un avantage venant de l'utilisation de réacteurs à lit fluide est que la température régnant dans la totalité du lit est sensiblement uniforme L'uniformité de la température dans le réacteur est le facteur clé de l'opération, du fait que la Déposante a découvert que des variations de température autour de la température de fonctionnement désirée ont un effet adverse sur la réaction et provoquent des chutes impor- tantes du taux de conversion. La figure 3 est un graphique représentant la conversion de l'hydrogène sulfuré contenu dans le réacteur à lit fluidi- sé gazeux de la figure 2 La température du réacteur a été maintenue constamment à 3800 C Le catalyseur chimique dans ce cas a été réalisé au moyen d'une quantité importante de fer. Une observation importante qu'il convient de faire est que pour les quatre premières minutes, la conversion moyenne de l'hydrogène sulfuré est d'environ 60 à 65 % A la huitième minute, le réacteur est utilisé sur le mode d'un régénérateur en arrêtant le courant du gaz réactif et en faisant monter le température Pour régénérer le catalyseur chimique, on a coupé l'arrivée de gaz réactif et on a élevé la température du réacteur à une gamme comprise entre 6000 C et 9500 C Après régénération du catalyseur chimique, on a réduit à nouveau la température du lit à 3800 C, et on a poursuivi la réaction. Les résultats des expériences menées montrent que le cataly- seur chimique peut être utilisé de façon cyclique et que la conversion moyenne à étage unique est assez élevée Il est important de noter que des résulatats presque indentiques seraient obtenus en utilisant du dioxyde de carbone comme diluant Ceci démontre la possibilité d'utiliser le procédé représenté à la figure 1. Pour faire fonctionner un réacteur industriel de façon continue en utilisant le procédé de la présente invention, le problème à surmonter vient de ce que le catalyseur chimique se désactive après une courte période La figure 4 montre comment ce problème peut être traité sur une échelle indus- trielle On peut faire en sorte que les matières solides se rapprochent d'un état o elles peuvent s'écouleur par blocs en prévoyant un certain nombre d'étages dans le récipient du réacteur La figure 4 représente un réacteur à quatre étages. Si la conversion effective est de 50 % par étage, la conver- sion d'ensemble du réacteur sera donc de 94 % pour quatre étage La conception de la disposition en étages de lits fluides a été largement utilisée dans l'industrie, par exem- ple pour la réduction du fer, de l'oxyde et de la calcination de la pierre à chaux En outre, le temps moyen d'ensemble pendant lequel les matières solides restent dans le réacteur est inférieur à 20 minutes Le catalyseur chimique régénéré qui est le plus actif parvient dans le lit initial en 40 et s'écoule successivement de lit à lit en captant le soufre du gaz à mesure qu'il circule Les matières solides prélevées du dernier lit en 41 sont complètement chargées de soufre et transportées pneumatiquement vers le régénérateur Le soufre s'échappe du catalyseur chimique sous forme d'une vapeur dans le régénérateur, et il est alors envoyé à un condenseur de soufre classique Le gaz H 2 S pénètre dans le lit fluidisé à étages en 42 et traverse les matières solides à contre- courant pour sortir éventuellement en 43. Pour obtenir ce que l'on appelle une fluidisation de haute qualité, les particules du catalyseur à lit fluide ont normalement une distribution dont le diamètre moyen est d'environ 80 microns Les particules ont des dimensions comprises normalement entre 40 et 2500 microns environ Si le diamètre moyen des particules devient trop important (supé- rieur à 2500 microns) de grosses bulles se forment alors dans le lit, ce qui a pour résultat une dérivation importante des gaz réactifs et des taux de conversion plus faibles Les particules du catalysuer du lit fluidisé sont habituellement de forme sphérique avec des diamètres moyens compris entre 60 et 120 microns Elles sont par ailleurs normalement consti- tuées par des supports fortement poreux, ce qui a pour résultat un rapport très élevé entre surface et poids Il n'est pas inhabituel qu'un catalyseur typique ait une surface speécifique atteignant 150 mètres carrés au gramme. il REVENDICATIONS 1 Procédé de craquage de gaz d'hydrogène sulfuré, com- prenant les étapes consistant à: (i) introduire du gaz d'hydrogène sulfuré dans un réac- teur à lit fluidisé gazeux contenant au moins un lit d'un catalyseur chimique métallique, et - (ii) maintenir ledit réacteur à une température de fonc- tionnement sensiblement constante, caractérisé en ce que le gaz d'hydrogène sulfuré est soumis à craquage et en ce que le soufre est lié chimiquement à au moins certaines des particu- les du catalyseur chimique. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le catalyseur chimique est constitué par du cobalt, du fer, du nickel, du cuivre, de l'alumine, du silicium, du silicate et du zinc selon des pourcentages variant entre 0 % et 100 %. 3 Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le catalyseur chimique comprend au moins 20 % de fer. 4 Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les particules du catalyseur chimique ont des diamètres moyens inférieurs à 2500 microns. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la température du iéacteur est maintenue à une températu- re de fonctionnement constante comprise entre 3501 C et 5500 C. 6 Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le gaz introduit dans le lit fluidisé gazeux contient, en plus du gaz d'hydrogène sulfuré, du dioxyde de carbone. 7 Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'après une période prédéterminée, le gaz introduit dans le lit fluidisé gazeux est coupé et la température du réacteur est élevée pendant une durée prédéterminée pour régénérer le catalyseur chimique, suite à quoi la température est alors abaissée à la température de fonctionnement d'origine et le gaz est réintroduit dans le lit fluidisé gazeux pour conti- nuer le procédé. 8 Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la température du réacteur est élevée à un niveau compris entre 650 WC et 9500 C. 9 Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il est prévu un lit initial de catalyseur chimique et un dernier lit de catalyseur chimique, lesdits lits étant dispo- sés en série, le lit initial comprenant des moyens d'entrée pour recevoir pneumatiquement du catalyseur chimique régénéré et des moyens de sortie par lesquels le catalyseur chimique est transporté vers le dernier lit, le dernier lit comprenant des moyens d'entrée par lesquels le catalyseur chimique est transporté vers un régénérateur de catalyseur chimique. Procédé selon la revendication 9 caractérisé en ce qu'il est prévu au moins un lit intermédiaire de catalyseur chimique disposé entre le lit initial et le dernier lit de manière que le lit intermédiaire reçoive le catalyseur chimique provenant du lit situé avant et envoie en sortie le catalyseur chimique vers le lit situé à la suite. 11 Procédé de récupération d'hydrogène à partir d'hydro- gène sulfuré, comprenant les étapes consistant à (i) introduire du gaz d'hydrogène sulfuré dans un réac- teur à lit fluidisé gazeux comprenant au moins un lit d'un catalyseur chimique métallique, (ii) maintenir ledit réacteur à une température de fonc- tionnement sensiblement constante, cette température étant comprise entre 3500 C et 550 WC, (iii) récupérer les gaz d'échappement provenant dudit réacteur, (iv) séparer et récupérer l'hydrogène gazeux desdits gaz d'échappement. 12 Procédé de récupération d'hydrogène, de dioxyde de carbone et de soufre d'un mélange d'hydrogène sulfuré, de dioxyde de carbone et de gaz naturel, comprenant les étapes consistant à (i) séparer le gaz naturel de l'hydrogène sulfuré et du dioxyde de carbone, (ii) introduire le mélange d'hydrogène sulfuré et de dioxyde de carbone dans un réacteur à lit fluidisé gazeux contenant au moins un lit D'un catalyseur chimique métallique, (iii) maintenir ledit réacteur à une température de fonctionnement sensiblement constante, cette température étant comprise entre 3500 C et 5500 C, (iv) récupérer les gaz d'échappement dudit réacteur, (v) séparer l'hydrogène gazeux dudit oxyde de carbone gazeux, (vi) récupérer le soufre qui est lié chimiquement audit catalyseur chimique métallique. 13 Procédé selon la revendication Il ou 12, caractérisé en ce que le catalyseur chimique est constitué par des parti- cules, chaque particule ayant un diamètre moyen inférieur à 2500 microns, et en ce que le catalyseur chimique comprend au moins 20 % de fer. 14 Appareil pour le craquage thermochimique et cataly- tique de gaz d'hydrogène sulfuré, comprenant: (i) un cracker à catalyseur chimique à lit fluidisé - contenant des moyens d'entrée par lesquels le gaz d'hydrogène sulfuré est introduit et des moyens de sortie par lesquels passent les gaz d'échappement, ledit cracker à catalyseur chimique à lit fluidisé contenant un catalyseur chimique métallique constitué par au moins 20 % de fer, et ledit cra- cker à catalyseur chimique à lit fluidisé étant apte à main- tenir une température sensiblement constante comprise entre 3500 C et 5500 C. Appareil pour la production d'hydrogène, de dioxyde de carbone et de soufre à partir d'un mélange de gaz naturel, d'hydrogène sulfuré et de dioxyde de carbone, comprenant: (i) des premiers moyens de séparation pour séparer le gaz naturel de l'hydrogène sulfuré et du dioxyde de carbone, (ii) un cracker à catalyseur chimique à lit fluidisé pour soumettre à craquage l'hydrogène sulfuré, (iii) des seconds moyens séparateurs pour séparer l'hy- drogène et le dioxyde de carbone, (iv) des troisièmes moyens séparateurs pour séparer le soufre d'un catalyseur chimique métallique, caractérisé en ce que ledit cracker à catalyseur chimique à lit fluidisé est apte à maintenir une température de fonc- tionnement sensiblement constante comprise entre 350 'C et 5500 C. 16 Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le catalyseur chimique est transféré de façon continue vers des moyens régénérateurs de catalyseur chimique o ledit catalyseur chimique est sensiblement régénéré, et est ensuite renvoyé de façon continue dans ledit cracker à catalyseur chimique à lit fluidisé gazeux. 17 Prcédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que lesdits moyens régénérateurs sont constitués par un régénérateur à lit fluidisé o la température du lit est comprise entre 6000 C et 9501 C.