Domaine technique. La présente invention concerne des perfectionnements aux escaliers préfabriqués à volée droite avec chaque limon en deux parties parallèles reliées par les marches qui sont fixées à chaque demi-limon par un axe situé de telle manière que les axes parallèles relatifs à deux marches consécutives soient aux quatre angles d'un parallélogramme de fanon que l'ensemble de la volée puisse se déformer en déplagant les demi-limons parallèlement l'un à l'autre tout en maintenant les marches parallèles entre elles Problème posé. Malgré la standardisation existant dans la cons traction, la hauteur entre deux niveaux peut varier, par exemple, entre 2,65 m et 2,85 m.- Pour répondre aux critères d'er gologie, la hauteur des marches admise est comprise entre 15 et 20 cm ce qui correspond, pour la différence de niveau indiquée, à 15 marches. Pour abaisser le prix de revient de la construction on est amené à préfabriquer ces escaliers en bois et à essayer de prévoir des dispositifs permettant de les adapter à la différence entre deux niveaux à desservir. Etat de la-technique antérieure et inconvénients. Dans ce but, on a déjà utilisé les propriétés du parallélogramme déformable pour fabriquer des escaliers repliables ou articulés comportant des limons en deux parties sur lesquelles sont articulées les marches. Cependant, de pareilles réalisations n'ont pas le caractère esthétique souhaitable pour des habitations cossues. On réalise aussi des escaliers avec limon à crémaillère ou entaillé mais ceux-ci ne permettent aucun réglage sur place lors de la pose et surtout ne permettent pas un réglage répartissant les différences de hauteurs simultanément sur toutes les marches. Dans ce cas on est obligé de construire les escaliers à la demande et c'est une solution codeuse dans la construction. L'invention est destinée à remédier à ces inconvénients et à transposer les propriétés géométriques qui viennent d'être indiquées à une application particulière permettant la fabrication en grande série d'escaliers identiques à volée droite, destinés aux immeubles d'habitation où une esthétique traditionnelle est souhaitée. Exposé de l'invention. L'escalier de l'invention est caractérisé principalement par la combinaison a) de deux demi-limons s'emboîtant longitudinalement l'un dans l'autre pour qu'il n apparaisse aucun jour entre eux lorsque l'escalier est posé, quelle que soit l'inclinaison normale de la volée, b) d'axes d'articulation des marches sur les demi-limons complètement incorporés dans l'épaisseur des marches et des de mi- limons > c) de broches ou similaires qui traversent chaque demi-limons et chaque marche à côté des axes dont il est question dans b) et parallèlement à ceux-ci pratiquement dans le mye plan, lesdites broches ou similaires étant placées après avoir donné aux marches l'inclinaison que l'on désire par rapport au limon, pour l'escalier posé > d) de contre-marches fixées aux marches après avoir placé les broches ou similaires prévues en c), e) d'une rampe pouvant s'adapter aux inclinaisons de la volée de l'escaler posé. Plus précisément, le limon se compose d'un demi-li- mon comportant une languette susceptible de s'engager dans une rainure correspondante de l'autre demi-limon, au moins dans les diverses positions d'inclinaison de la volée normalement prévues pour l'escalier posé pour s'assembler à la ma nière d'un plat joint, la profondeur de la rainure et la hauteur de la languette étant suffisante pour permettre leur Jeu respectif dans toutes les inclinaisons prévues pour l'escalier posé. Les axes d'articulation des marches sur les demi-limons peuvent être constituées soient par une vis traversant les limons et s'engageant dans un insert de la marche soit une tige traversant de. part en part des limons et chaque marche, ces tiges pouvant être encastrées dans une rainure sous chaque marche. De leur côté, les broches-ou similaires, peuvent être constituées soit par des chevilles de bois dur, soit par des vis à bois qui sont l'une et l'autre encastrées complètement dans les limons et rendues invisibles. Les contre-marches sont fixées soùs chaque marche et sur le bord de la marche du dessous opposé au nez de cette dernière marche. La volée d'escalier est complétée par une rampe rapportée avec des balustres non rectilignes, -la main courante de cet élément s'encastrant dans les pilastres par des assemblages permettant une oscillation correspondant à celle possible entre les deux inclinaisons extrêmes de la volée de l'escalier. Suivant une forme préférée de réålisation, l'encastrement des éléments de la rampe dans les limons et pilastres se fait par tenon et mortaise à profil trapézoidal dont les côtés forment un angle correspondant à l'angle-représentant l'amplitude maximum de l'angle de réglage d'inclinaison de la volée. Solution au problème et avantages. L'escalier de l'invention peut, en se déformant, s'adapter à différentes hauteurs d'étage dans une gamme de quelques dizaines de centimètres. Ce réglage se fait rapidement et la hauteur de marche ainsi que le giron varient uniformément sur toute la longueur de la volée. Les demi-limons sont prévus pour rester constamment en contact l'un de l'autre par leur languette et leur rainure si bien que l'aspect de l'escalier ne diffère pratiquement pas dtun escalier fabriqué spécialement ; il existe seulement deux rainures de largeur variable tout le long des côtés du limon, rainures qui présentent d'ailleurs un caractère esthétique.Dans les exemples les plus courants, c'est-à-dire pour un escalier en une seule volée prévus pour des hauteurs entre étages variant entre 2,65 et 2,85 m, on prévoit quinze marches dont la hauteur varie de 1,5 cm. Pour cette zone limitée de réglage, les modifications de la géométrie de l'escalier sont insensibles. La rampe ou balustrade,~doit pouvoir s'adapter aux variations angulaires de la volée. Si les balustres étaient rectilignes, on pourrait voir les différences de leurs inclinaisons. C'est pourquoi on préfère les réaliser en "trompe l'oeil" c' est-à-dire leur donner un profil trapézoïdal, zigzaguant, sinusoide ou similaire. Cela apporte un effet décoratif et ne laisse pas soupçonner la différence d'inclinaison. La préfabrication de l'escalier de l'invention permet d'adopter des méthodes très précises assurant un excellent fini de la volée d'escalier dans de meilleures conditions que les escaliers que l'on fabrique sur place dans l'immeuble. Brève description des figures. La figure 1 est une coupe transversale de deux demilimons constituant un limon dans la position où-lls sont le plus rapprochés l'un de l'autre, ctest-à-dire dans le cas où la volée droite d'escalier est prévue pour la plus faible hauteur entre étages. La figure 2 est une figure similaire à la figure 1 dans la position des demi-limons où la hauteur entre étage est pratiquement maxlmum. La figure 3 est une coupe verticale à travers une marche et un demi-limon au niveau d'un axe d'articulation comportant une vis et un premier type d'insert. La fulgure 4 est une vue similaire à la figure 3 avec un deuxième type d'insert. La figure 5 est une coupe transversale d'une marche dans laquelle les axes d'articulation sont constitués par des tiges les traversant de part en part ainsi que les limons. La figure 6 est une coupe horizontale d'une marche suivant un plan passant par les axes dtarticulation et les broches de blocage. La figure 7 est une vue de profil d'une volée d'escalier suivant l'invention. La figure 8 est une vue de profil partielle de la base d'une volée d'escalier suivant l'invention montrant la façon avec laquelle elle s'applique sur le plancher du niveau inférieur. La figure 9 est une vue de profil partielle de la partie inférieure de 1' escalier avec la rampe montrant comment celle-ci peut osciller par rapport au pilastre. La figure 10 est un schéma montrant comment se règle la volée rectiligne d'escalier suivant la hauteur entre deux étages, dans les deux positions extrêmes de réglage de ladite volée. Exposé de quelques modes de réalisation. L'escalier se compose de deux limons tels que L sur lesquels sont articulées les marches 2. Chaque limon 1 est composé de deux demi-limons 3, 4 qui sont retenus l'un à l'autre par les marches 2 et qui sont guidés l'un par rapport à l'autre par le fait qu'ils s'emboitent l'un dans l:au- tre par une rainure 5 dans le demi-limon 3 et une languette 6 dans le demi-limon 4. L'articulation des marches 2 sur les demi-limons 4 se fait par toutes manières connues. Par exemple elle se fait par des vis 7 qui de préférence, sont des vis à filetage pour métal se vissant dans des inserts métalliques 8, 9 (figure 3 et 6) ce qui est une technique courante dans l'industrie du meuble. On peut encore prévoir une vis 10 (figure 4) dont la tête 11 présente un six pans creux, et qui se visse dans un insert 12, à axe perpendiculaire à la vis 10, et qui comporte une tête 13 avec une fente permettant son vissage sous la marche 2. Les têtes 7 et il des vis sont dissimulées, après finition de l'escalier, sous du mastic de meme couleur que le bois.On peut encore fixer la marche 2 (figure 5) par des articulations aux demi-limons 3 et 4, par des tiges 14, 15 aux extrémités filetées qui traversent les demi-limons 3, 4 et qui y sont fixés par des écrous encastrés qui peuvent être cachés, par 12 suite, par du mastic, comme les têtes 71, 11 des vis 7 > 10. Les tiges 14, 15 sont encastrées dans des rainures doubles 16, 17 qui sont comblées, après avoir placé lesdites tiges l4, 15, par des baguettes 1 & 19. L'immobilisation des différentes parties de la volée d'escalier, c'est-à-dire des demi-limons 3, 4 et des marches 2 les unes par rapport aux autres s'effectue par le serrage des vis 7, 10 mais elle est complétée par des broches en bois dur 20 enfoncée dans des trous percés dans les demi-limons 3, 4 et les marches 2 après réglage de la volée d'escalier, ou encore par des vis à bois 21 placées, de la même façon après réglage de l'escalier. Il faut comprendre que les articulations constituées par les vis 7, 10, lorsque celles-ci sont~desserrées, permettent le Jeu de chaque demi-limon 3, 4 l'un par rapport à l'autre en faisant osciller toutes les marches 2 i la manière des lames d'un store à lames mais que les dimensions des éléments sont prévues pour que les languettes 6 soient toujours dans les rainures 5 dans les inclinaisons prévues pour la volée rectiligne d'escalier. Dans ce cas il reste apparent, du limon 1, une rainure longitudinale 22. Le bas de la volée comporte généralement un pilastre 23 qui est éventuellement vertical et s'ajuste par rapport au limon 1. Au dessus d'au moins un limon 1 se fixe une balustrade ou garde fou composée d'une mat courante 24 et de balus tres 25. Cette balustrade ou garde fou est préfabriquée et est livrée avec des balustres 25 encastrées dans la main courante 24. Les différentes inclinaisons des limons 1, représentées à la figure 10, sont compensées par un assemblage à tenon et mortaise 26 dans le pilastre 23, qui ont un profil trapézoidal dont les côtés forment un angle correspondant à l'angle des deux positions extrêmes des limons représentés à la figure 10.Le bas des balustres 25 s'encastre dans une moulure 27 fixée sur le dessus du demi-limon 3 Si les balustres 25 étaient rectilignes, on pourrait remarquer leurs différentes inclinai- sons correspondant aux différentes Inclinaisons du limon8~1 (figure 10). Pour éviter cela, on donne une forme tourmentée à ces balustres 25, telle qu'une forme trapézoidale ou encore une forme courbée, la courbure pouvant être simple ou multiple. Des contre marches peuvent être fixées sous chaque marche 2 et appliquées sur le bord de la marche du dessous, du côté opposé au nez de cette dernière marche. La réalisation de l'escalier de l'invention peut être faite en toutes matières connues. On a décrit ci-dessus une réali-sation en bois ou en matière moulée mais une version métallique est prévue, les demi-limons 3, 4 étant réalisés par extrusion, par exemple. Les éléments de escalier s'assemblent facilement sur un gabarit constitué, par exemple, par deux lambourdes entaillées dans lesquelles on cale les marches pour les fixer sur les demi-limons. L'assemblage se fait en plaçant les vis telles que 7 ou 10. Sur les chantiers, que l'escalier doive ou non s'intercaler entre des paliers, le réglage de chaque volée droite se fait en plaçant la volée couchée avec les marches 2 verticales en laissant au-dessus des têtes 71 et Il qui sont débloquées pour le réglage et seront bloquées à nouveau, le réglage effectué. On mesure ensuite avec précision la hauteur de plancher à plancher et on règle l'assemblage de la volée à la hauteur de marche requise en agissant sur le coulissement des demi-limons 3 et 4 l'un par rapport à l'autre pour augmenter la hauteur des marches quand on opère un déplacement dans le sens des flèches 28 et 29 (figure 7) et pour diminuer la hauteur des dites marches quand on réalise un '.eplacement relatif dans le sens inverse des flèches 28 et 29. Lorsque la hauteur est rigoureusement réglée, on serre les vis 7 et 10 puis on perce. des trou8 de façon à disposer les broches en bois dur 10 ou les vis 21. La volée d'escalier est alors réglée définitivement. Il suffit ensuite de scier le sommet de escalier pour qu'il soit horizontal en position posée. Puis (figure 8) on ajuste le pied de l'escalier pour qu'il repose soit sur le sol 30 soit au niveau 31 du dessous de la chape. Pour cet ajustage, on obtient la ligne horizontal de référence 32 par l'alignement de deux trous 33 et 34. On réalise que l'ajustage de la volée est grandement facilité avec le-dispositif de l'invention. Les finitions sont ensuite effectuées par la pose de moulures sur les demi-limons du côté de la rampe et contre le mur. On peut aussi compléter l'angle de la contre-marche avec la marche par une moulure. REVENDICATIONS 10/ Perfectionnements aux escaliers préfabriqués à vo lée droite avec chaque limon en deux parties parallèles reliés par les marches qui sont fixées à chaque demi-limon par un axe situé de telle manière que les axes parallèles relatifs à deux marches consécutives soient aux quatre angles d'un parallélogramme de façon que l'ensemble de la volée puisse se déformer en déplaçant les demi-limons parallèlement l'un à l'autre tout en maintenant les marches parallèles entre elles, c a r a c t é r i s é s par la combinaison a) de deux demi-limons 8emboîtant longitudinalement l'un dans ltautre pour qu'il ntapparalsse aucun jour entre eux lorsque l'escalier est posé, quelle que soit l'inclinaison normale de la volée, b) d'axes d'articulation des marches sur les demi-limons complètement incorporés dans l'épaisseur des marches et des demi-limons, c) de broches ou similaires qui traversent chaque demi-limon et chaque marche à côté des axes dont il est question dans b) et parallèlement à ceux-ci, pratiquement dans le meme plan, lesdites broches ou similaires étant placées après avoir donné aux marches l'inclinaison que l'on désire par rapport au limon, pour l'escalier posé, d) de contre-marches fixées aux marches après avoir placé les broches ou similaires prévues en c), e) d'une rampe pouvant s'adapter aux inclinaisons de la volée de l'escalier posé. 20/ Escalier, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que les limons se composent d'un demi-limon comportant une languette susceptible de s'engager dans une rainure correspondante de l'autre demi-limon, au moins dans les diverses positions d'inclinaison de la volée normalement prévues pour l'escalier posé, pour s'assembler à la manière d'un plat joint, la profondeur de la rainure, et la hauteur de la languette étant suffisante pour permettre leur jeu respectif dans toutes les inclinaisons prévues pour l'escalier posé. 30/ Escalier, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que les axes d'articulation des marches sur les demi-limons sont constitués par une vis traversant les limons et s'engageant dans un insert de la marche. 40/Escalier, tel que défini dans lune ou l'au- tre des revendications 1 ou 2, prise isolément, c a r a c t é r i s é parle fait que les axes d'articulation des marches sur les demi-limons sont constitués par une tige traversant de part en part les limons et chaque marche. 50/ Escalier, tel que défini dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é par le fait que les tiges sont encastrées dans une rainure sous chaque marche. 6 /~Escalier, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 5, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que les broches ou similaires sont des chevilles de bois dur. 7 / Escalier, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 5, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que les broches ou similaires sont des vis. 80/ Escalier, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 7, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que les contremarches sont fixées sous chaque marche et sur le bord de la marche du dessous opposé au nez de cette dernière marche. 90/ Escalier, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 8, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la rampe est rapportée et comporte des balustres non rectilignes et que la main courante, s'encastre dans les pilastres par des assemblages permettant ure oscillation correspondant à celle possible entre les deux inclinaisons extremes de la volée d'escalier. 100/ Escalier, tel que défini dans la revendication 9, c a r a c t é r i s é par le fait que l'encastrement des éléments de la rampe dans les limons et pilastres se fait par tenon et mortaise à profil trapézoidal dont les côtés forment un angle correspondant à l'angle représentant 1 'amplitude maximum de l'angle de réglage d'inclinaison de la volée.