L'invention concerne les machines automotrices à organe d'attaque commandé. L'invention peut être utilisée avec une efficacité maximaledans l'agriculture pour ltaménagement de terrasses sur les versants des-montagnes, dans la construction des routes pour le creusement de fossés et de canaux, ainsi que dans l'industrie minière. On connaît diverses machines automotrices à organe d'attaque moteur Dans ces machines, l'organe d'attaque est entraîné par le moteur du train automoteur par l'intermédiaire d'une transmission mécanique. Le train de roulement de la machine est lui aussi entraîné par ce moteur. La commande de l'organe d'attaque de certaines machines connues comporte un manchon de sécurité protégeant organe d'attaque et la transmission contre les ruptures. On connaît aussi des machines automotrices à organe d'attaque moteur, dans lesquelles le train de roulement est entraîné par un moteur hydraulique alimenté par une pompe reliée directement au moteur de la machine. Pendant la marche de telles machines, leur organe d'attaque est actionné à l'aide d'une transmission, et le mouvement de translation de la machine s'effectue à l'aide d'une transmission hydraulique. Toutefois, comme le fait apparaître la pratique de l'utilisation de ces machines, la protection contre les ruptures y est peu efficace. En cas de surcharge de organe d'attaque , le manchon de sécurité entre en jeu, l'organe d'attaque s'arrête, tandis que la machine continue son mouveme-~ de translation dans le sens de progression. Si l'opérateur ntintervient pas assez vite pour arreter la traislation de la machine, il se produit une rupture. La conduite d'une telle machine exige de l'opérateur qu'il soit toujours prêt à arrenter la machine afin de prévenir les ruptures.Gela est particulièrement important lors du travail d'une telle machine sur les versants de montagne , quand la moindre erreur de l'opérateur pourrait provoquer le basculement de la machine. On connaît aussi une machine automotrice à organe d'attaque moteur, dans laquelle les transmissions de l'organe d'attaque et du train de roulement sont reliées par une boite de transfert. Dans la chaine cinématique est intercalé un convertisseur de couple hydrauliWueS 51i3é entre le moteur et la boite de transfert. La rotation de l'arbre du moteur est transmise au convertisseur de couple, qui la retransmet à la boite de transfert. De la boite de transfert, la rotation est transmise à l'organe d'attaque et au train de roulement de la machine. Pendant le travail, une telle machine permet la réduction ou l'augmentation automatique de la vitesse de translation en fonction de la charge s'exerçant sur l'organe d'attaque. En cas de calage de l'organe d'attaque, la machine s'arrête, tandis que le convertisseur de couple continue de fonctionner. Il s'ensuit un échauffement intense de l'huile dans le convertisseur de couple et l'usure de ses pièces. Pour le refroidissement de l'huile il faut utiliser un système de refroidissement compliqué et coûteux. Lorsque l'échauffement de l'huile est excessif, il faut arrêter la machine pour un certain temps, ce qui abaisse fortement son rendement. Un tel agencement de la transmission de l'organe a'attaque et du train de roulement de la machine ne supprime pas la nécessité d'une intervention rapide de l'opérateur pour désolidariser le moteur d'avec la transmission en cas de surcharge. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients mentionnés. Il s'agissait donc de créer une machine automotrice à organe d'attaque commandé, dans laquelle la protection contre les ruptures en cas de surcharge de l'organe d'attaque s'effectuerait automatiquement. Ce problème est résolu du fait que dans la machine auto- motrice à organe d'attaque commandé du type comprenant un moteur, une transmission pour l'entraînement de l'organe d'attaque, équipée d'un manchon de sécurité désolidarisant l'organe d'attaque du moteur lors des surcharges, la partie menante de ce manchon étant solidaire de l'arbre du moteur, et sa partie menée de l'organe d'attaque, et un train de roulement entravé par un moteur hydraulique alimenté par une pompe, selon l'invention l'arbre de la pompe est rigidement solidaire de la partie menée du manchon de sécurité, de telle façon quel cas de calage de l'organe d'attaque, la partie menée du manchon de sécurité s'arroCte, la rotation de la-pompe cesse, ainsi que I'alimentation en huile du moteur hydraulique du train de roulement, ce qui a pour effet d'arrêter la machine. Suivant une variante de réalisation de l'invention, la machine peut avoir une pompe hydraulique auxiliaire entraînée en rotation par l'arbre du moteur et branchée sur le moteur hydraulique en parallèle avec ladite pompe entraînée en rotation par la partie menée du manchon de sécurité. L'emploi d'une pompe auxiliaire permet d'assurer la translation de la machine lorsque son organe d'attaque est calé, en cas de rencontre d'obstacles infranchissables. L'invention permet d'assurer une Potection fiable de la machine contre les ruptures en cas de surcharge de son organe d'attaque, ce qui, à son tour, permet d'accroître notablement son rendement et d'augmenter sa durée de service. En outre, une telle machine automotrice à organe d'attaque commandé allège au maximum la tache de l'opérateur. Be système de protection de la machine contre les ruptures en cas de surcharge de son organe d'attaque est caractérisé par la simplicité de sa fabrication et par sa fiabilité; de plus, il permet l'emploi d'appareils hydrauliques peu comateux. D'autres objectifs et avantages del1invention apparaltront à la lecture de la description détaillée suivante d'un exemple de réalisation non limitatif illustré par le dessin unique annexé, dans lequel - la figure 1 représente une vue schématique de la machine automotrice proposée (vue de dessus); - la figure 2 représente une vue schématique des circuits de commande hydraulique de la meme machine. La machine automotrice à organe- d'attaque commandé comprend un moteur 1 (figures 1 et 2) dont l'arbre est relié par un manchon d'accouplement 2, un renvoi d'angle 3, un manchon de sécurité 4 et une transmission à chaîne 5, à l'organe d'attaque 6. L'organe d'attaque 6 peut etre d'un type quelconque dépendant de la destination de la machine automotrice; ce peut entre une fraise, une roue à godets, une chaîne sans Sii, etc.... Le manchon de sécurité 4 comprend une partie menante 7 ri ide- ment solidaire de l'arbre 8 du renvoi d'angle 3, et une partie menée 9 reliée à l'organe d'attaque 6 par la transmission à chaîne 5. La partie menée 9 du ;manchon de sécurité 4 est reliée à l'arbre d'une pompe hydraulique 10 par un engrenage 11. Le train de roulement 12 de la machine est entraîné par un moteur hydraulique 13 relié à la pompe 10 par une tuyauterie 14. Le train de roulement 12 de la machine peut avoir divers organes de propulsion : chenilles, roues, etc.... Dans l'exemple considéré, le train de roulement 12 de la machine est à chenilles. La machine est équipée d'une pompe hydraulique auxiliaire 15, dont l'arbre est entraîné en rotation directement par le moteur 1. La pompe 1 5 est montée en parallèle avec la pompe 10 et est reliée au moteur hydraulique 13 par une tuyauterie 14. Dans les circuits hydrauliques dela machine sont insérés des distributeurs 16 et 17, ainsi qu'un étrangleur réglable 18 et un bac d'huile 19 doté d'un filtre 20. La machine automotrice à organe d'attaque commandé (figures 1 et 2) fonctionne de la façon suivante. Le moteur 1 entraîne en rotation l'organe d'attaque 6 par l'intermédiaire du manchon 2, du renvoi d'angle 3, du manchon de sécurité 4 et de la transmission à chaîne 5. Simultanément, la partie menée 9 du manchon de sécurité 4 transmet la rotation à l'arbre de la pompe 10 par l'intermédiaire de l'engrenage 11. L'huile du bac 19 est envoyée par la pompe 10, à travers le distributeur 16 et la tuyauterie 14, au moteur hydraulique 13 dont elle fait tourner l'arbre. L'arbre du moteur hydraulique 13, qui est relié par une transmission au train de roulement 12, met celui-ci en mouvement. Simultanément, le moteur 1 entraîne la pompe 15. Comme le tiroir du distributeur 17 est en position neutre, l'huile aspirée du bac 19 par la pompe 15 revient au bac 19 en passant à travers le distributeur 17 et du filtre 20. En cas de rencontre d'un obstacle infranchissable par l'organe d'attaque 6, celui-ci cale. Etant donné que la partie menée 9 du manchon de sécurité 4 est rigidement solidaire de l'organe d'attaque 6, elle s'arrête aussi, ce qui interrompt la rotation de l'arbre de la pompe 10.Cette pompe cesse d'alimenter le moteur hydraulique 13 et le mouvement de translation de la machine s'arrête. Si, par contre, au cours du travail, l'organe d'attaque 6 est chargé de telle manière que le manchon de sécurité 4 patine partiellement, la vitesse de rotation de la partie menée 9 de ce manchon baisse. Etant donné qu'elle est reliée à la pompe 10, la vitesse de rotation de l'arbre de celle-ci diminue elle aussi. t débit d'huile de la pompe 10 vers le moteur hydraulique 13 diminue et la vitesse de l'arbre du moteur 13 baisse. Il en résulte une diminution de la vitesse de translatif de la machine. La pompe 10 peut être une pompe à débit variable, ce qui permet de mieux régler le débit d'huile vers le moteur hydraulique 13 en fonction de la charge exercée sur 1' organe d'attaque 6, et d'assurer ainsi la sélection automatique du régime de marche en fonction de ladite charge. Au besoin, après un arrêt de la machine dû au calage de l'organe d'attaque 6, on peut actionner le train de roulement de la machinera partlr.de la pompe 15. Pour cela, on met le tiroir du distributeur 16 en position neutre, et, à l'aide du distributeur 17, on dirige l'huile, aspirée du bac par la pompe 15, vers le moteur~hydraulique 13, à travers la tuyauterie 14, ce qui assure la mise en mouvement du train de roulement de la machine pour dégager l'organe d'attaque 6 de la zone de calage. Ensuite, on rétablit l'actionnement du train de roulement de la machine par la pompe 10; à cet effet on met le distributeur 17 en position neutre, et le distributeur 16, en position de travail. Pour assurer une variation sans à-coups de la vitesse de translation au cours du travail, le circuit hydraulique de la machine est doté d'un étrangleur réglable t8. S'il est nécessaire de changer la vitesse de la machine en fonction de la charge de son organe d'attaque 6, on peut faire passer à travers l'étrangleur réglable 18 une partie de l'huile envoyée par la pompe 10 au moteur hydraulique 13. Etant donné que la quantité d'huile arrivant au moteur 13 se trouve ainsi réduite, la vitesse de rotation de son arbre diminue et il s ensuit une diminution de la vitesse de translation de la machine. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICliTIONS 1.- Machine automotrice à organe d'attaque commandé, du type comprenant un moteur, une transmission pour ltentraî- nement de l'organe d'attaque équipé d'une manchon de sécurité désolidarisant l'organe d'attaque d'avec ledit moteur en cas de surcharges, la partie menante de ce manchon étant rigidement solidaire de l'arbre dudit moteur, et sa partie menée, de l'organe d'attaque, et un train de roulement entraîné par un moteur hydraulique alimenté par un pompe hydraulique caractérisée en ce que l'arbre dela pompe hydraulique est rigidement solidaire de la partie menée du manchon de sécurité, de telle façon qu'en cas de calage de l'organe d'attaque, la partie menée du manchon de sécurité s'arrête,la rotation de l'arbre de la pompe hydraulique cesse, ainsi que l'alimentation en huile du moteur hydraulique du train de roulement de la machine, ce qui a pour effet, d'arrêter la machine. 2.- Machine automotrice selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte une pompe hydraulique auxiliaire entraînée en rotation par l'arbre du moteur principal de la machine et branchée sur le moteur hydraulique précité en parallèle avec la pompe hydraulique, dont l'entraînement en rotation est assuré par la partie menée du manchon de sécurité.