La présente invention a pour objet un outillage permettant de saisir et de supporter une pièce cylindrique creuse sans la déformer, pour son usinage. Il est parfois difficile en effet de fixer solidement certaines pièces pour les usiner, c'est le cas en particulier, mais non limitativement, des viroles de palans électriques, ces viroles se composent d'un tube, possédant à chaque extrémité une bride dont l'une se fixe sur le moteur et 11autre sur le réducteur de l'autre côté. L'arbre du moteur se prolonge et traverse la virole et est entouré par le tambour de déroulement et d'enroulement du câble, ceci exige qu #### lumie- re soit pratiquée dans la virole pour permettre le passage du câble sur toute la longueur du tambour sur lequel s'enroule le câble.Cette lumière, pratiquée dans la virole, lui enlève toute rigidité et il est difficile de la saisir sans la déformer avec les moyens actuels, par exemple avec un mandrin usuel, on peut également placer la virole sur le plateau d'un tour vertical et serrer la bride du bas contre le plateau et usiner la bride du haut mais, par suite de la faible rigidité de la pièce, celle-ci se déforme et de plus, son état de surface d'usinage est mauvais. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients et d'avoir un outillage permettant la prise solide et sans déformation de pièces creuses cylindriques et a pour objet un mandrin à trois mors à cent vingt degrés, caractérisé n en ce que l'effort exercé par chaque mors est divisé en 2n forces égales par une succession de 2n- 1 balanciers, chacun d'eux s'articulant en son milieu, de chaque côté d'un balancier de l'iLtage inférieur et le premier s'articulant à l'extré- mité d'un mors, la longueur des balanciers étant telle que les points d'appuis des forces soient régulièrement répartis le long de la circonférence interne de la pièce a saisir et la valeur de "n'l étant la même pour chaque mors et égale à l'une des valeurs de la suite des nombres entiers. n On obtient ainsi un mandrin exerçant 3.2 forces égales, régulièrement ré- parties et sensiblement radiales, qui peuvent être appliquées à l'intérieur d'un élément de la pièce capable de résister à une pression interne, comme par exemple l'une des deux brides terminales de la virole. La fixation de cette pièce exige deux ensembles à balanciers, assemblés par un arbre commun. Ainsi, si l'on a un seul balancier par mors, on obtient 6 forces régulièrement réparties et 12 si l'on a trois balanciers par mors. La présente invention a pour avantage de permettre un serrage énergique de la pièce sans la déformer si l'on a un nombre suffisant de points d'appui des efforts, donc de balanciers, toutes les forces étant égales puisque l'on part d'un mandrin à trois mors à 1200. En se référant aux figures schématiques ci-jointes, on va décrire un exemple de mise en oeuvre de l'invention donné à titre non limitatif. La figure I représente un mandrin suivant l'invention comportant deux étages de balanciers. La figure 2 montre un détail d'assemblage de la figure 1. La figure 3 est une coupe BB de la pièce 7 de la figure 2. La figure 1 représente un mandrin à trois mors 1, 2 et 3 à 1200 dont le mécanisme, non représenté, est celui d'un quelconque mandrin connu, par exemple, muni d'un plateau à spirale. Chaque mors est muni à son extrémité périphérique d'un balancier 4 formé de deux parties 4a et 4b (voir figure 2 coupe AA de la figure 1) assemblées sur le mors 1 par l'intermediaire d'un axe 5 et de goupilles cavaliers 6. Près de chaque extrémité de chaque balancier 4 est articulé un autre balancier 7. Ces balanciers 7 sont montés entre les deux parties 4a et 4b des balanciers 4 et assemblés par des axes 8. Des ressorts 9 de faible raideur viennent s'accrocher à des goupilles 10 introduites dans des perçages il effectués dans les balanciers 7 ; la figure 3 montre une coupe BB de la figure 1 d'un balancier 7 passant par l'un de ces per çages. Ces ressorts ont pour but d'éviter que les balanciers se placent dans n'importe quel sens lorsque le mandrin est inutilisé et de pouvoir l'introduire facilement dans les pièces à prendre. Les mors 1, 2 et 3 sont percés d'un trou 12 permettant le passage d'un ressort 9. Un tel mandrin permet donc d'avoir de nombreux points d'appui des efforts à partir d'un mandrin à trois mors à 1200 donc dtavoir des efforts égaux. Par ailleurs, les points d'appui sont régulièrement répartis le long de la circonférence et les lignes d'action des forces sont sensiblement radiales. Deux de ces mandrins peuvent être, par exemple, montés sur un arbre et l'on peut ainsi saisir facilement et fortement sans.la déformer, par exemple une virole telle que décrite plus haut, les points d'appui 13 et 14 des balanciers 7 exerçant leurs efforts au niveau desdites brides. Bien entendu, on pourrait multiplier le nombre de points d'appui en plaçant un troisième étage de balanciers ou plus. On ne saurait évidemment sortir du cadre de la présente invention en modifiant certains éléments technologiques de la description ci-dessus et en particulier en modifiant les assemblages et la forme des balanciers. REVENDICATION 1/ Mandrin à trois mors à 120ou caractérisé en ce que l'effort exercé par chaque n n mors est divisé en 2n forces égales par une succession de 2 -I balanciers, cha- cun d'eux s'articulant en son milieu, de chaque côté d'un balancier de l'étage inférieur et le premier s'articulant à l'extrémité d'un mors, la longueur des balanciers étant telle que les points d'appui des forces soient régulièrement répartis le long de la circonférence interne de la pièce à saisir et la valeur de "n" étant la même pour chaque mors et égale à l'une des valeurs de la suite des nombres entiers.