L'invention concerne un procédé de fabrication de pellicules detabac ayant une longueur de rupture améliorée, à partir de poussière de tabac, de liants hydrosolubles à base de dérivés de cellulose et d'agents d'humidification. Pour fabriquer des pellicules de tabac servant de feuilles d' enveloppement pour cigares, cigarillos ou petits cigarillos, il est connu de délayer de la poussière de tabac avec des solutions aqueuses de matières macromoléculaires filmogènes pour obtenir une substance plastique et ensuite de former une pellicule mince de cette substance et de la sécher. Comme matières filmogènes on peut envisager en premier lieu des éthers de cellulose, comme la méthylcellulose, la carboxyméthylcellulose ou la méthylcarboxyméthylcel lulose. Comme poussière de tabac, on utilise des feuilles naturelles de tabac ou des cotes de tabac, ainsi que la poussière de tabac qui se forme d'autre part dans la fabrication de cigares ou cigarettes. Toutefois, les procédés connus ont différents inconvénients. On exige une charge de rupture élevée des pellicules d'enveloppement pour lesquelles on utilise en particulier les feuilles tirées de poussière de tabac. Pour atteindre cette charge de rupture élevée, il est nécessaire d'utiliser des quan tités disproportionnées de liants. Mais il est connu que ces liants, ajoutés en grandes quantités, ont une influence négative sur le goût des cigares ou cigarillos fabriqués avec ces feuilles. C'est pourquoi l'invention a pour but, grâce à des particularités déterminées de procédé, d'augnenter la longueur de rupture des pellicules de tabac pour une quantité donnée de liant, ou encore, de maintenir la longueur de rupture avec une moindre quantité de liant ou une moindre épaisseur de pellicule. De façon surprenante, on a trouvé maintenant que l'on peut résoudre ce problème grâce à un procéde caractérisé par le fait qu'on utilise une poussière de tabac fractionnée dont la distribution granulométrique se situe entre 0,02 et 0,1 mm et qu'avant le formage de la substance essentiellement formée de poussière de tabac, de liant et d'eau, on lui ajoute encore des alcools aliphatiques inférieurs. Un mode d'exécution particulièrement avantageux est caractérisé par le fait que l'on utilise une poussière de tabac dont la distribution granulométrique se situe entre 0,03 et 0,07 mm et qu'en outre on ajoute au mélange 5 à 20X en volume, relativement aux fractions liquides, d'un alcool monofonctionnel contenant 1 à 3 atomes de carbone. Suivant l'habitude commune aux autres procédés, on utilise coi- me poussiere de tabac des feuilles ou côtes de tabac moulues, ou d'autres déchets de tabac Le broyage peut s'effectuer par voie sèche ou humide. Ensuite, on tamise la poudre et on sépare toutes les fractions supérieures à 0,1 mm. On soumet alors les fractions grossieres à un nouveau broyage. Pour le procédé se lon l'invention, on utilise de préférence, comme alcool inférieur, le méthanol. Mais on peut aussi envisager, aux fins de l'invention, l'éthanol, le propanol ou l'isopropanol. Comme dérivés hydrosolubles de cellulose, on peut envisager une méthylcellulose ayant une viscosité d'environ 400 a 4000 cPo à 20"C, par la mé thode Brookfield, en solution à 2%, ou la carboxyméthylcellulose, la méthylcar boxyméthylcellulose, la carboxyhydroxyéthylcellulose, la méthylhydroxypropylcel- lulose etc., qui ont une viscosité similaire. Pour fabriquer les pellicules de tabac, on commence par dissou dre le filmogène hydrosoluble dans de l'eau ou le faire gonfler dans de l'eau. Puis, à cette solution colloldale, on incorpore la poussiere de tabac ou de pré ference une poussiere de tabac délayée dans de l'eau. Le rapport entre poussiè re de tabac et mélange filmogène doit être tel que par 100 parties en poids de poussière de tabac, il y ait 10 à 30 parties en poids de filmogène. En outre, il faudrait encore ajouter au mélange des adjuvants qui servent à améliorer la résistance à l'état humide et la transformation. On peut ici envisager, par exemple, le sirop de sucre ou des polyalcools comme le diéthylèneglycol. On peut aussi, dans certaines conditions, utiliser en même temps des charges comme la poudre de cellulose, le kaolin ou la silice finement divisée. Pour améliorer la résistance à l'état humide, il est très recommanda ble d'utiliser des dialdéhydes comme le glyoxal. ta suite de la transformation des pellicules de tabac s'effectue de façon connue et après avoir établi un pH approprié, par exemple en ajoutant des acides faibles comme l'acide citrique ou l'acide tartrique, on applique le mélange avec une racle ayant une largeur d'interstice déterminée sur des plaques d'acier inoxydable poli etc. Le séchage s'effectue ensuite entre 60 et 100 "C environ. Ensuite, on conditionne la pellicule de tabac de façon usuelle, c' est-à-dire qu'on l'amène à une teneur optimale en hunidité. Les pellicules de tabac fabriquées par le procédé selon l'inven tion se distinguent par une longueur de rupture améliorée. L'amélioration va jusqu'à 35% relativement aux valeurs que l'on peut observer dans les procédés usuels antérieurement pour la fabrication de pellicules de tabac.On ne pouvait nullement s'attendre à ce que, simplement en fractionnant la poussière de tabac et en choisissant une fraction granulométrique fine et restreinte, ainsi qu'en utilisant conjointement des quantités relativement faibles d'alcools aliphatiques inférieurs volatiles, on puisse améliorer de façon décisive les propriétés méca niques des pellicules de tabac fabriquees. L'amélioration de la charge de rup ture permet maintenant de fabriquer des pellicules de tabac d'une épaisseur nota blement inferieure, ou d'économiser du liant, ce qui améliore de façon décisive le goût des cigares, cigarillos, etc. Exemple Dans 350 ml d'eau, on disperse 12 g d'une méthylcarboxyméthyl- cellulose commerciale ayant une viscosité Brookfield de 2000 cPo mesurée en so lutin à 2% à 20"C et 20 tours/minute, en même temps que 2,5% de solution aqueuse de glyoxal à 40%. On laisse reposer la solution ainsi obtenue pendant seize heures à la température ambiante, on disperse 75,5 g de poussière de tabac d'une granulométrie de 0,03 à 0,065 mm dans 140 ml d'eau, 10 ml de methanol et 5 g de diéthylèneglycol comme agent d'humidification et on mélange intimement la dispersion au mélange de liant déjà préparé. En ajoutant de l'acide citrique, on éta- blit un pH de 5. La viscosité Brookfield déterminée dans ce mélange à 200C et vingt tours/minute est de 25000 cPo. On applique le mélange à la racle sur des plaques d'acier inoxydable poli, on seche à 80"C et on conditionne. La pellicule conditionnée présente alors une humidité de 10,5% une épaisseur de 0,085 mm et une masse surfacique de 90,9 g/m2. La longueur de rupture est de 932 m. Expérience comparative On procède comme ci-dessus mais la poussière de tabac a la composition usuelle (100% inférieure à 0,2 mm). En outre, on n'ajoute pas de méthanol. Dans ce cas, apres le conditionnement, on obtient une feuille ayant une humidité de 10 ,8%, une épaisseur de 0,087 mm, une masse surfacique de 93,2 g/ m2 et une longueur de rupture de 602 m. REVENDI CATIGNS 1.- Procédé de fabrication de pellicules de tabac ayant une longueur de rupture améliorée, à partir de poussière de tabac, de liants hydrosolubles à base de dérivés de cellulose et d'agents d'humidication, ledit procédé étant Ca- ractérisé par le fait qu'on utilise une poussière de tabac fractionnée dont la distribution granulométrique se situe entre 0,02 et 0,1 mm et qu'avant le formage de la substance essentiellement formée de poussière de tabac, de liant et d' eau, on lui ajoute encore des alcools aliphatiques inférieurs. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on utilise une poussière de tabac dont la distribution granulométrique se situe entre 0,03 et 0,07 mm et qu'en outre, on ajoute au mélange 5 20% en volume, relativement aux fractions liquides, d'un alcool monofonctionnel contenant 1 à 3 atomes de carbone.