-1- 2075945 La présente invention concerne un procédé et un appareil de moulage pour la fabrication de pièces en élastomère, et notamment de joints d'étanchéité. Le moule de l'invention comprend un noyau inférieur mâle de 5 surface extérieure tronconique qui comporte une gorge annulaire voisine de son sommet,ainsi qu'une gorge et un épaulement ou portée annulaires voisins de sa partie inférieure,et qui coopère avec un moule femelle dont la surface interne tronconique délimite avec le noyau une empreinte annulaire d'une forme correspondant à celle du joint 10 en élastomère qui doit être moulé dans cet ensemble. Avant le moulage du joint, le moule femelle est séparé et décalé par rapport au noyau et remplacé temporairement par un appareil de chargement constitué par un mandrin cylindrique comportant une gorge annulaire qui reçoit le ressort annulaire creux devant être noyé 15 dans le corps du joint et une partie cylindrique s'étendant sous la gorge annulaire et qui reçoit une change annulaire d1élastomère. Selon le procédé de l'invention, l'ébauche du boîtier métallique annulaire du joint est d'abord placée sur le siège du bas du noyau, puis une bague extérieure au mandrin du dispositif de chargement 20 se déplace vers le bas pour transférer le ressort et la charge annulaire sur le noyau jusqu'à ce que le bracelet élastique ou ressort annulaire creux s'encastre dans .la. gorge annulaire du aommet du est noyau. Le dispositif de chargement alors reculé et décalé axialement du noyau, puis l'empreinte du moule est à nouveau alignée avec 25 le noyau et descend en venant coiffer celui-ci et en dégageant le ressort annulaire de sa gorge et en le poussant vers le bas pou* augmenter son diamètre et ménager des canaux de passage entre ses spires initialement jointives. Lorsque le ressort est poussé vers le bas, il pousse à son 30 tour devant lui la charge d'élastomère dans l'empreinte de moulage, pour former le joint, puis il est complètement noyé dans la matière. L'excès d'élastomère est éjecté vers le haut dans le jeu ménagé entre le moule et le noyau. En même temps, 1'élastomère est injecté entre les spires du ressort qui sont alors écartées et il 35 pénètre à l'intérieur du ressort dont la cavité intérieure est ainsi remplie complètement et uniformément par 1*élastomère. L'empreinte supérieure continue ensuite de descendre et à la fin 71 00161 -2- 2075945 de sa course, un bec annulaire de son extrémité inférieure coopère avec l'épaulement du noyau à la manière d'un poinçon pour rabattre vers le haut le bord central du boîtier et former une bride tronconique qui pénètre dans l'empreinte et se soude à 1'élastomère 5 fluant sur ses deux faces opposées. En général, à la fin de la course descendante du moule femelle, la bavure adhérant à l'extrémité supérieure du joint est sectionnée pour former une lèvre d'étanchéité aiguë sur le joint. La matière est alors cuite dans l'empreinte par chauffage du moule maintenu assemblé, puis le 10 joint terminé est séparé du noyau par un extracteur classique tandis que le moule femelle se dégage en remontant. Les joints annulaires d'étanchéité connus, notamment les joints pour arbre rotatif, sont munis de ressorts de tension annulaires creux ou bracelets à ressort, qui maintiennent le contact 15 et la pression du joint sur l'arbre tournant. A l'origine, ce ressort était encastré dans une gorge ménagée dans la surface extérieure du corps annulaire élastique du joint. Non seulement ces bracelets pouvaient se perdre pendant le transport et le stockage des pièces, mais de plus ils pouvaient se dégager de leurs gorges au cours 20 de leur "utilisation. On a cherché à noyer le ressort dans l'élastomère au cours du moulage, mais dans ce cas l'action du ressort était inégale en raison de la mauvaise répartition de 1'élastomère, celui-ci pénétrant partiellement à l'intérieur du ressort par l'ouverture du raccord, c'est-à-dire au point où les extrémités oppo-25 sées de la section découpée d'un ressort rectiligne sont rapprochées pour foraier le ressort annulaire. On a également cherché à remplir volontairement toute la cavité interne du ressort, mais les résultats ne sont pas satisfaisants étant donné l'impossibilité de remplir complètement et uniformément cette cavité. De ce fait, 30 les forces engendrées sont inégales sur le pourtour du ressort et il en résulte une usure inégale du joint, des fuites de lubrifiant et le passage de matières étrangères entre le joint et l'arbre rotatif. Le procédé et l'appareil de l'invention, en provoquant 35 l'expansion du ressort à spires jointives, écarte ces spires, ce qui permet un fluage rapide et régulier d'élastomère dans la cavité interne du ressort qui est ainsi remplie uniformément et complètement. 71 00161 -3- 2075945 Lorsque le joint est ensuite éjecté du noyau les spires du ressort se resserrent grâce à son élasticité, une partie de l'élas-tomère est chassée par la compression des spires et l'intervalle séparant les spires diminue. L'anneau d'élastomère ainsi formé 5 dans la cavité interne du ressort empêche non seulement des corps étrangers de pénétrer dans le ressort, mais également constitue un anneau élastique à l'intérieur du ressort et s'ajoute à l'élasticité propre du ressort lui-même. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la 10 description détaillée qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, un mode de réalisation conforme à l'invention. Dans ces dessins : la figure 1 est une vue en perspective à échelle réduite d'un 15 joint d'étanchéité pour arbre rotatif, réalisé selon le procédé de l'invention et dont le corps comporte un ressort noyé dans la matière ; la figure 2 est une coupe agrandie selon la ligne 2-2 de la figure 1 ; 20 la figure 3 est une coupe verticale du moule de l'invention, montrant le chargeur ou "poupée" en position initiale de chargement, et alignant le bracelet à ressort et la charge d'élastomère avec le noyau du moule ; la figure 4 est une vue semblable à la figure 3, montrant le 25 bracelet à ressort et la charge poussée vers le bas et engagée sur le noyau ; la figure 5 est une élévation latérale à grande échelle d'une partie du bracelet à ressort détendu, vu dans le sens de la flèche 5 de la figure 4 ; 30 la figure 6 est une vue senblable aux figures 3 et 4 après que le chargeur a été écarté et que le moule femelle a été aligné pour faire glisser vers le bas le ressort et la charge préalablement déposée sur la surface conique du noyau ; la figure 7 est une vue semblable à la figure 5, vue selon 35 la flèche 7 de la figure 6, montrant la jonction des extrémités du ressort lorsque celui-ci est tendu ; la figure 8 est une vue semblable à la figure 6, le moule 71 00161 -4- 2075945 femelle étant placé à sa seconde position pour donner à la charge la forme approximative du joint et noyer le ressort dans la matière la figure 9 est une vue semblable aux figures 6 et 8, montrant la troisième position du moule femelle lors du formage complet du 5 joint et de la déformation du bord intérieur du boîtier métallique pour solidariser le joint au boîtier ; et la figure 10 est une vue explosée en coupe verticale du moule des figures 6, 8 et 9, le moule femelle étant en position ouverte et le joint d'étanchéité terminé, dégagé des deux éléments de l'ou-10 tillage de moulage. Le joint d'étanchéité 20, destiné à assurer l'étanchéité radiale d'un arbre, rotatif et réalisé selon le procédé et grâce au dispositif de l'invention, est représenté en détail sur les figures 1 et 2. Il est constitué par un boîtier annulaire métallique 22 15 solidarisé par son bord intérieur à un corps annulaire élastique 24 ou corps du joint, dans lequel un bracelet à ressort 26 est noyé et recouvert entièrement par la matière du joint. Le boîtier de montage 22 est rigide, il est de préférence en acier ou autre métal convenable et il comporte une paroi cylindrique extérieure 28, une 20 paroi annulaire radiale 30 et un bord intérieur annulaire oblique ou troncQnique/sur lequel l'extrémité arrière 34 du corps du joint est surmoulée en délimitant une gorge annulaire 36 dans le corps du joint au cours du moulage. Le corps 34 du joint, en plus de cette extrémité 36 comprend 25 une paroi internédiaire annulaire axiale 38 flexible, généralement plus mince que la partie arrière 36, mais qui peut être plus épaisse dans un joint devant assurer une étanchéité à la pression. La paroi flexible 38 est également plus mince que la partie avant 40 qui contient le bracelet à ressort 26. La partie avant ou tête 40 30 comporte au voisinage immédiat du ressort 26 une lèvre d'étanchéité aiguë 42 qui est plaquée contre l'arbre tournant (non représenté) par l'effet de constriction du bracelet à ressort 26. 0e bracelet 26 est de préférence en acier à ressort. Il peut également être en acier inoxydable, ce qui n'est pas obligatoire 35 étant donné qu'il est complètement noyé dans la tête 40 et de ce fait à l'abri des substances corrosives pouvant détériorer un ressort en acier ordinaire. Le bracelet 26 (figure 5) est fabriqué 71 00161 -5- 2075945 à partir d'une "longueur" de ressort hélicoïdal à traction, recti-ligne et à spires jointives (figure 5). la longueur de cette section de ressort est évidemment fonction du diamètre principal du bracelet 26. Le diamètre d'enroulement ou diamètre intérieur 5 des spires individuelles 44 est constant jusqu'à un point 46 voisin d'une des extrémités,et au-delà de ce point 46 il décroît sur une ou deux spires jusqu'aux trois ou quatre dernières spires 50 qui sont d'un diamètre intérieur réduit constant. Le diamètre extérieur de ces dernières spires 50 est sensiblement égal au plus^etit^ 10 diamètre intérieur des spires rectilignes 44 du ressort 26 et ^peuvent s'introduire en emmanchement serré dans celui-ci lorsque les deux extrémités de la section du ressort sont rapprochées pour constituer le bracelet 26. Les spires à diamètre décroissant 48 et les spires à diamètre réduit 50 délimitent une extrémité effilée 15 52 constituant un embout pouvant être vissé dans les spires 44 de l'extrémité opposée 54 du bracelet 26 pour solidariser ces deux extrémités du bracelet annulaire 26. L'embout 52 se termine par une spire 56 de très faible diamètre. Lorsque le ressort 26 est tendu par extension pour ménager des intervalles 57 entre ses 20 spires 44 (figure 7) au cours du moulage, la partie primitivement rectiligne de la longueur de ressort utilisée pour former le bracelet 26 s,allonge lorsque le ressort se tend pour constituer l'anneau constricteur dont le développement est égal à la longueur rectiligne 55 à l'exclusion de la longueur de l'embout 52 qui est 25 alors logée à l'intérieur de l,extrémité opposée non conique. Il faut noter que le boîtier 22 visible dans les différentes figures est représenté uniquement à titre d'exemple, et qu'il peut être l'objet de différentes modifications, en fonction de l'utilisation prévue du joint et de la foime de son logement qui 30 doit le maintenir autour de l'arbre tournant. Il faut également noter que le diamètre total du joint et le diamètre intérieur des lèvres d'étanchéité 42 peuvent varier notablement, notamment dans le cas de joints assurant l'étanchéité d'arbres de cylindres de laminoirs. 35 Les figures 3, 4, 6, 8, 9 et 10 représentent en détail l'outillage de moulage 60 de l'invention. Cet outillage se compose de trois éléments, soit un premier élément ou dispositif de 71 00161 -s- 2075945 chargement 58 qui comprend un mandrin 62 de préférence en aluminium, sur lequel sont préalablement positionnés le bracelet à ressort 26 et une charge annulaire 64 d'élastomère non traité qui doit être moulée pour former le joint 24. Le second élément est 5 le noyau intérieur du moule 66 sur lequel la charge 64 et le ressort-26 en attente sur le mandrin 62 seront transférés au commencement de l'opération de moulage. Le troisième élément est un moule femelle 68 qui entre en action après que le ressort 26 et la charge 64 ont été placés sur le noyau 66, et qui en coopération 10 avec celui-ci effectue le moulage final et la mise en forme du boîtier métallique 22. Le moule femelle 68 et le noyau 66 constituent le moule.proprement dit 65. Le mandrin 62 .du dispositif 60 (figures 3 et 4) est fixé à un plateau de commande 70. Il comporte un alésage central bor-15 gne 72 s'étendant dans une partie inférieure de forme générale cylindrique 74 et une bride supérieure 76. La surface extérieure 78 de la partie inférieure 74 est cylindrique et elle comporte deux gorges annulaires de section arrondie, espacées verticalement l'une de l'autre, soit une gorge supérieure 80 et une gorge inférieure 20 82. Une ouverture circulaire 84 ménagée dans le plateau 70 entoure le corps 74 du mandrin 62. Une bague extérieure ou poussoir' 86 solidaire du plateau 70 peut coulisser axialement par rapport au mandrin 62 comme on le voit en comparant les figures 3 et 4. La bague 86 comporte un alésage central 88 surmonté par un suralésage 25 90 entourant la gorge supérieure 80 du corps 7.4. Lorsque l'appareil est monté sur une presse mécanique (mais non hydraulique), cette gorge reçoit un ressort annulaire tendu de verrouillage 92. Le bord supérieur 94 de la bague poussoir 86 est. fixé à la face inférieure 96 du plateau de commande 70, et son bord inférieur 98 30 est voisin du bracelet à ressort 26 à noyer dans le joint et le pousse vers le bas lors de. la course de descente du chargeur. Lorsque le plateau 70 est à sa position haute, sa face supérieure 100 est en contact avec la face 102 de la bride annulaire 76 limitant vers le haut la partie cylindrique 74 du mandrin. la face inférieure 35 104 de celui-ci porte sur l'extrémité supérieure 106 du noyau mâle 66 du moule 65. Ce noyau 66 comporte une embase 108 montée sur le plateau fixe de la presse ou d'une autre machine actionnant. 71 00161 _7_ 2075945 * * le dispositif de moulage 60. La partie supérieure de l'embase 108 est relrée par une paroi étagée 110 à l'empreinte mâle 112 du noyau 66 et se termine par une surface annulaire 114 bordée intérieurement par une surface concave annulaire torique ou siège 116 5 recevant et centrant le bord intérieur du trou central 118 de l'ébauche 120 qui constituera le boîtier fini 22, conformément au procédé de l'invention. Un bord annulaire 122 reliant la surface supérieure annulaire 114 et la surface 124 du sommet de l'embase 108 constitue un poinçon annulaire (figure 9) pour la phase finale de la 10 mise en forme conformément au procédé de l'invention. L'ébauche 120 du boîtier est constituée par une coupelle comportant une paroi radiale 126 limitée à l'intérieur par les bords d'un trou central 118 à l'extérieur par une paroi cylindrique 128. 15 L'empreirte 112 du noyau 60 comporte une courte partie cylindrique inférieure 130 (figure 3) immédiatement voisine de la gorge torique 116 et qui centre le trou central 118 de l'ébauche 120. L'extrémité supérieure de la surface cylindrique 130 se prolonge par une courte surface conique 132 dont l'extrémité supé-20 rieure est reliée par une gorge annulaire 134 à la base d'une surface conique 136 de grande longueur et d'une conicité inférieure à celle de la surface 132. Au voisinage de l'extrémité supérieure 106 du noyau, la surface conique 136 comporte une gorge annulaire 138 d'un profil correspondant à celui du bracelet à ressort 26. 25 Le moule femelle 68 du moule 65 (figure 6) est creux et sa surface extérieure 140 est cylindrique. Il comporte une empreinte femelle de foime générale conique 142 limitée vers le haut par une paroi supérieure 144 bordée par une gorge annulaire 146 qui se raccorde à l'extrémité supérieure de la surface conique 148 de 30 l'empreinte 142. Le conicité de cette surface 148 est sensiblement identique à la conicité de la surface conique 136 du noyau mais d'un diamètre légèrement plus grand pour ménager un passage 150 entre ces deux éléments (figure 8) et permettre l'évacuation de la quantité d'élastomère en excès du volume requis pour le remplis-35 sage de la chambre de moulage 157, comme on le verra ci-dessous. Immédiatement au-dessous de la partie inférieure de la cavité conique 148, un épaulement annulaire 152 (figure 6) relie 71 00161 2075945 cette surface 148 à une surface conique divergente 154 dont l'extrémité inférieure est limitée par un épaulement 156 qui la relie à l'extrémité supérieure d'une courte surface cylindrique 158 qui délimite la chambre de moulage 157. L'extrémité inférieure de la 5 surface cylindrique 158 est bordée par une surface conique vers le bas et vers l'extérieur 160 dont l'extrémité inférieure délimite un bec annulaire 162 qui participe à la déformation de la paroi radiale 126 de l'ébauche 120 autour de son trou central 118. Le moule est muni d'un dispositif de chauffage (non représenté) 10 pour la cuisson de 1'élastomère après son moulage et avant l'opération d'éjection. Les températures de traitement seront indiquées ultérieurement en regard de la description du procédé. Dans la description du procédé de l'invention et du fonctionne-15 ment du dispositif de moulage 60, on suppose que l'ensemble 64 du moule a été convenablement préchauffé comme on le verra ci-après, et que le dispositif de chargement 58 constitué par le mandrin 62 et le plateau 70 est à l'écart du moule mâle ou poinçon 66. Une ébauche 120 de boîtier est alors mise en place sur le noyau 66. 20 Un bracelet à ressort 26 esô placé autour du mandrin 62 et positionné dans sa gorge inférieure 82,'puis un anneau de matière ou charge 84 de caoutchouc naturel ou synthétique est mis en place autour de la partie inférieure de l'extrémité cylindrique 74 du mandrin 62. Le bord intérieur de la paroi de l'ébauche 120 du boîtier est 25 revêtu au voisinage du trou 115 d'une couche de ciment de liaison. Le plateau 70 déplace alors le mandrin et le place à la position de la figure 3 au-dessus du noyau 66 de manière que les surfaces des extrémités correspondantes 104 et 106 soient alignées et au contact l'une de l'autre. A ce stade, le bracelet à ressort 26 n'est 30 pas tendu (figure 5), ses spires 44 sont jointives et de ce fait ne ménagent aucun passage entre elles.. Le plateau 70 entraînant la bague poussoir 86 et le ressort d'accrochage 92 est alors déplacé vers le bas. De ce fait, le ressort d'accrochage 92 se dégage de la gorge supérieure 80 et la bague 35 86 pousse vers le bas le bracelet à ressort 26 qui se dégage de -même manière de la gorge inférieure 82, puis la charge annulaire 64 est à son tour poussée vers le bas et emboîtée sur la surface COPY 71 00161 -g- 2075945 conique 136 du noyau 66 (figure 4) jusqu'à ce que le bracelet à ressort 26 vienne se loger dans la gorge annulaire 138 du noyau, le mandrin ainsi déchargé est ramené à sa position de la figure 3 en remontant le plateau 70 et la bague 86 pour que le ressort de 5 retenue 80 se dégage de la gorge inférieure 82 et revienne se verrouiller dans la gorge supérieure 80 (figure 3). Le dispositif de chargement 58 est alors écarté du noyau 66, et le moule femelle 68 de l'outillage de moulage 65 est replacé au-dessus du poinçon 66 (figure 6) puis descendu axialement. Au 10 cours de ce mouvement, il dégage le bracelet à ressort 26 de la gorge 138, l'entraîne vers le bas, et le bracelet 26 pousse à son tour la charge 64 et commence à l'engager sur la partie inférieure de la surface conique 136 du no'yau. De ce fait, le bracelet à ressort 26 se dilate et ses spires 44 s'écartent en ménageant des interval-15 les 57 entre elles (figure 7). Le moule femelle 68 continue à descendre (figure 8), en augmentant la dilatation du ressort 26 et la largeur des intervalles 57 ménagés alors entre les spires 44 et en même temps, la descente du moule femelle 68 provoque une déformation de la charge d'élastomère 64 en la conformant- dans la chambre 20 157 et en noyant le bracelet à ressort 26 alors dilaté dans la matière qui n'a toutefois pas encore pris sa forme définitive* L'excès d'élastomère est chassé vers le haut par l'intervalle annulaire 150.Entre-temps,1'élastomère de la charge 64 est injecté par les intervalles 57 séparant les spires espacées 44 du ressort 26 et 25 remplit complètement la cavité intérieure de celui-ci. Le moule femelle 68 continue à descendre jusqu'à la position de la figure 9, et la matière continuant à se déformer remplit la -chambre de moulage 157. En même temps, le bec annulaire 162 de l'extrémité inférieure du. moule femelle appuie sur la partie centrale_ 30 de la paroi radiale 126 de l'ébauche 120, et coopère avec le bord annulaire 122 de 1'épaulement 114 de l'embase du mandrin, à la manière d'un poinçon, pour déformer cette partie de la paroi radiale 126 vers le haut et former la collerette intérieure conique 32 du boîtier , 22 qui prend ainsi sa foime finale. En même temps, la fin de la 35 descente du moule femelle 68 a chassé 1'élastomère dans l'anceinte entourant la paroi conique 32 et la matière se lie au métal par 1*intérieur d'une gorge annulaire 36 qui se forme en même temps que OOPY 71 00161 -10- 2075945 la partie arrière 34 du joint d'étanchéité 24. Pendant cette opération, l'excès d'élastomère continue à être éjecté par l'intervalle annulaire 150 qui diminue progressivement de largeur et finit par se refermer totalement en sectionnant la plupart des bavures qui 5 se sont formées à sa partie inférieure. Le moule femelle 68 et le noyau 66 de l'ensemble du moule 65 sont alors maintenus en position fermée pendant une période de temps pouvant varier entre environ 2 et 5 minutes, et à une température comprise entre environ 160 et 220°, pour cuire l,élastomère 10 du joint 24. Le moule supérieur 68 peut alors être remonté à sa posit^gn haute (figure 10) et écarté du noyau 66, puis le joint terminé/est éjecté du noyau 66 par un éjecteur classique (non représenté). Toutes les bavures pouvant demeurer à l'extrémité libre du joint 24 sont alors enlevées et l'arête aiguë* d'étanchéité 42 15 se présente à la foime désirée. Le joint fabriqué par le procédé et l'outillage de l'invention ne présente toutefois que des bavures peu importantes et, en général, cette opération d'ébavuxage n'est pas nécessaire. Le bracelet à ressort étant entièrement noyé dans l'élasto-20 mère,il ne peut se dégager du corps du joint ni se perdre ou tomber dans un mécanisme qui pourrait de ce fait être endommagé. Pour la même raison, le joint peut être utilisé au contact de substances corrosives, liquides ou solides, et ion ressort en acier ordinaire peut être utilisé en remplacement du ressort coûteux en acier 25 inoxydable qui est obligatoirement utilisé lorsque le joint est simplement encastré dans une gorge et exposé à la corrosion. Le bracelet à ressort est un ressort pré-tendu et de ce fait, à son état libre initial il est à spires jointives. Le joint peut être fabriqué en n'importe quel élastomère convenable en fonction de son 30 utilisation, prévue. Il peut être par exemple en caoutchouc naturel pour empêcher les fuites d'eau, il peut être également en silicone ou en caoutchouc synthétique du commerce. Il va de soi que la présente invention a été décrite ci-dessus à titre purement indicatif, mais nullement limitatif, et que l'on 35 pourra lui apporter toutes modifications de détail conformes à son esprit sans sortir de son cadre. 71 00161 -11- 2075945 REVENDICATIONS 1. Procédé de moulage de joints annulaires d'étanchéité en élastomère, comportant un bracelet constricteur composé d'un ressort creux noyé dans la matière et dont la cavité intérieure est complè- 5 tement remplie d'élastomère, caractérisé en ce qu'il consiste à positionner le ressort à l'intérieur d'une empreinte ou chambre de moulage ayant la forme du joint à mouler, à appliquer une force dilatant le ressort pour écarter ses spires l'une de l'autre, à remplir la chambre de moulage d'une charge d'élastomère suffisante 10 pour former le joint et noyer le ressort dans la matière,à faire pénétrer une quantité suffisante de matière par les espaces ainsi ménagés entre les spires du ressort dilaté pour remplir complètement la cavité intérieure du ressort, à solidifier 1'élastomère, à supprimer la force provoquant la dilatation du ressort, puis à 15 éjecter le joint ainsi moulé de la chambre de moulage. 2. Procédé selon la revendication 1 , caractérisé en ce que le boîtier annulaire de montage du joint comporte une surface de liaison située à l'intérieur de la chambre de moulage, 1'élastomère étant solidarisé de cette surface de liaison. 20 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le ressort est disposé au voisinage d'une extrémité de la chambre de moulage, le remplissage de la chambre de moulage formant un corps annulaire élargi dans lequel le ressort est noyé. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il 25 consiste en outre à déformer, la surface de liaison du boîtier annulaire au moment où elle est solidarisée de 1'élastomère. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la charge d'élastomère est un anneau de matière non cuite, et le volume de la chambre de moulage est réduit au cours du moulage pour 30 comprimer et déformer la charge et la conformer à la forme de la chambre de moulage ainsi réduite. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la chambre de coulage comporte un orifice d'échappement, la matière en excès du volume exigé par le remplissage de la chambre et de la 35 cavité intérieure du ressort étant expulsée par cet orifice d'échappement. i COPY 71 00161 2075945 -12- 7'. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'orifice d'échappement est annulaire, et se rétrécit pour couper la bavure formée par l'excès de matière au moment où la réduction du volume de la chambre de moulage est pratiquement terminée. 5 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'ouverture d'échappement est disposée au voisinage du ressort noyé dans 1'élastomère, le sectionnement de l'excès de matière délimitant une arête aiguë pour former une lèvre d'étanchéité aiguë au voisinage du ressort noyé dans la matière. 10 9. Appareil pour le moulage d'un joint annulaire d'étanchéité en élastomère dans lequel un ressort annulaire creux est noyé, la cavité intérieure du ressort étant complètement remplie d'élastomère, caractérisé en ce qu'il comprend un noyau de moulage comportant une surface latérale tronconique et un moule femelle comportant une 15 empreinte de surface intérieure conique complémentaire de la surface conique du noyau, le noyau et le moule femelle pouvant se déplacer axialement l'un par rapport à l'autre pour ouvrir et fermer une chambre de moulage ou empreinte, délimitée entre le noyau et le moule, l'empreinte du moule femelle comportant une partie élargie 20 d'une foime correspondant à la forme extérieure du joint et une partie de la surface du noyau correspondant à la fonae intérieure du joint. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que la surface conique du noyau comporte au voisinage de son plus petit 25 diamètre une gorge annulaire pour maintenir temporairement le ressort du joint avant que celui-ci ne soit dilaté. 11. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que la partie du noyau opposée à son extrémité conique de plus petit diamètre comporte un siège annulaire recevant et supportant le 30 bord circulaire intérieur du boîtier annulaire de montage du joint. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que la chambre de moulage comporte à une de ses extrémités un bec annulaire venant en contact du bord circulaire intérieur du boîtier pour déformer sa paroi au voisinage de ce bord circulaire intérieur 35 lors du déplacement relatif du moule femelle et du noyau à la fin de la fermeture du moule. COPY 71 00161 -13- 2075945 13» Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que le moule femelle une fois dégagé axialement du noyau peut en être écarté latéralement et être remplacé par un dispositif chargeur aligné axialement avec le noyau, ce dispositif étant un mandrin 5 comportant une gorge de maintien du ressort annulaire du joint et un poussoir mobile par rapport à la gorge pour éjecter le ressort retenu dans celle-ci et le transférer sur le noyau du moule. 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que la gorge de retenue du ressort du joint ménagée dans le mandrin 10 du dispositif chargeur est espacée axialement de l'extrémité inférieure du mandrin cylindrique, la surface du mandrin séparant la gorge de retenue du ressort de son extrémité pouvant recevoir une charge annulaire d'élastomère. copy