La présente invention est relative à une tête de bridage perfectionnée destinée plus particulièrement, bien que non exclusivement, à l'immobilisation de fonds bombés, leur concavité pouvant entre tournée indifféremment vers le haut ou vers le bas. On sait que pour leur usinage, les fonds bombés destinés plus particulièrement à fermer les extrémités de réservoirs cylindriques, doivent subir des opérations consistant entre autres à réaliser des perforations autour desquelles sont ensuite soudées des tubulures munies ou non de brides. Pour effectuer ces opérations il est nécessaire que chaque fond soit fermement immobilisé, de plus il doit pouvoir être orienté aisément pour faciliter la réalisation des cordons de soudure. La tête de bridage suivant l'invention permet d'obtenir des résultats satisfaisants sans investissement particulièrement important du fait que ses organes de maintien sont commandés au moyen de vérins hydrauliques alimentés par une pompe hydropneumatique. De plus la tête de bridage suivant l'invention est agencée de manière qu'elle puisse immobiliser des fonds bombés de quelque diamètre que ce soit. Le dessin annexé, donné à titre exemple, permettra de mieux comprendre l'invention,les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qutelle est susceptible de procurer Fig. 1 montre une tête de bridage suivant 11 invention immobilisant un fond bombé dont la face concave est tournée vers le haut. Fig. 2 en est une coupe à plus grande échelle suivant Il-Il (fig. 1). Fig. 3 est une vue semblable à celle de fig. 1, mais montrant le bridage d'un fond dont la concavité est tournée vers le bas. Fig. 4 en est une coupe à plus grande échelle suivant IV-IV (fig. 3). La tête de bridage suivant l'invention, qui a été représentée en fig. 1, comprend essentiellement trois organes semblables de maintien ou mors 1 convenablement montés sur un plateau 2 fixé à l'extrémité supérieure d'une colonne 3 reliée à un dispositif de positionnement en soi connu et qui n'a pas été représenté pour ne pas surcharger le dessin. Le plateau 2 présente en profil en plan une forme préférablement circulaire et il comporte des rai nures radiales qui permettent la fixation des mors 1 de manière que chacun d'eux soit orienté à 1200 par rapport à ses voisins. Des boulons 14 traversent la semelle débordante 5 de chaque mors et les rainures précitées, non représentées, en vue de son immobilisation par rapport au plateau 2. Le fait que les rainures soient orientées radialement permet de rapprocher ou d'éloigner les mors du centre du plateau 2 en fonction du diamètre du fond bombé 6 qui doit être bridé. Chaque mors comporte outre la semelle 5 qui permet sa fixation sur le plateau 2, deux joues 7, 8 orientées verticalement et dont l'écartement est maintenu au moyen d'un fond 9 soudé aux arêtes arrières de chaque joue et à la face supérieure de la semelle 5. Des goussets 10, 11 soudés à la face latérale extérieure de chaque joue 7, 8 permettent en outre le maintien de celle-ci par rapport à la semelle 5 qui déborde de chaque côté des joues précitées. Comme montré en fig. 2 un arbre 12 traverse les joues 7 et 8 par rapport auxquelles il est immobilisé par des moyens non représentés. Un levier coudé 13, placé entre les joues 7 et 8, est monté à pivotement autour de l'arbre- 12. L'extrémité de son bras orienté vers le centre du plateau 2 porte un galet 14 dont le rtle sera mieux expliqué plus loin, tandis que l'extrémité de son autre bras prévu plus court, est associée à une chape 15 montée à l'extrémité de la tige de piston 16 d'un vérin hydraulique 17. Un axe 18 supporté par les joues 7 et 8 de chaque mors traverse une butée 19 qui se trouve donc montée à pivotement par rapport à cet axe. Cette butée 19 peut occuper deux positions, l'une apparente lorsqu'elle repose contre un taquet 20, l'autre effacée (fig. 4) lorsqu'elle est en appui contre une traverse 21. On notera que la butée 19 peut etre verrouillée en position apparente grâce à une broche 22 qui traverse cette butée et des perforations 7a, 8a des joues 7 et 8. Lorsqu'on désire brider le fond 6 avec sa face concave tournée vers le haut on effectue les opérations suivantes - le fond est d'abord placé au milieu du plateau 2, puis chacun des mors est déplacé en direction du centre de façon qutil porte contre la périphérie dudit fond, - chaque mors est immobilisé par rapport au plateau 2 par serrage des boulons 4, - le vérin 17 est alimenté dans le sens de l'expansion de manière que le levier 13 passe de sa position effacée, représentée en traits mixtes, à celle indiquée en traits continus en fig. 2. Les trois galets 14 coopèrent alors avec la face extérieure du fond 6 et ltélève, jusqu' ce que sa périphérie prenne appui contre les butées 19 préalablement verrouillées en position ouverte grâce aux broches 22.L'élévation du fond est facilitée par le fait que les galets 14 sont montés à rotation libre par rapport au bras considéré. Des trous 23 sont pratiqués dans les joues 7 et 8 de manière qu'an puisse engager entre celles-ci une broche 24 disposée immédiatement en dessous du bras du levier 13 qui porte le galet 14. Ainsi en cas de mauvais fonctionnement du vérin 17 ctest-à- dire si le levier 13 vient à basculer vers le bas, il prend appui contre ladite broche 24 et il continue à soutenir le fond 6 même si celui-ci descend quelque peu par rapport à sa position bridée. Lorsqu'on désire immobiliser le fond 6 sa concavité étant tournée vers le plateau 2 (fig. 3), l'on désaccouple la chape 15 du vérin 17 de l'extrémité du bras court du levier 13, pour la relier en un point 25 situé sur l'autre bras entre l'arbre 12 et le galet 14. Puis l'on provoque la contraction du vérin 17 pour amener le levier 13 dans la position représentée en traits mixtes en fig. 4, c'est-à-dire dans celle où le galet 14 correspondant est éclipsé. Comme on l'a indiqué plus haut la butée 19 est placée en position effacée, ctest-à-dire qu'elle repose contre la traverse 21. L'expansion du vérin 17 de chaque mors amène les trois galets 14 en prise avec le dessus du fond 6 qui se trouve alors coincé entre eux-memes et la face supérieure du plateau 2. En vue de simplifier l'installation hydraulique on a prévu d'utiliser des vérins 17, à simple effet qu'on alimente chacun en huile sous pression à partir d'une pompe hydro-pneumatique et qui permettent d'obtenir des forces d'actionnement élevées sous un déplacement relativement faible. Chacun de ces vérins est constitué de manière que lorsque l'alimentation en air comprimé de sa pompe est coupée il reste sous pression. De cette manière dès que le fond 6 est bridé dans l'une ou l'autre des positions représentées l'on supprime l'alimentation des pompes, ce qui permet de créer une sécurité par le fait qu'il est alors impossible de débrider la pièce. De plus le positionneur qui supporte la colonne 3 peut être manoeuvré dans toutes ses positions, sans que ses dé placements soient entravés par les tuyauteries d'alimentation des vérins 17. Bien entendu lorsque les vérins 17 ont à entre contractés cette opération s'effectue manuellement. On a ainsi réalisé une tête de bridage dont le prix de revient est très bas et qui permet de manière pratique et simple de brider un fond bombé que sa concavité soit tournée vers le haut ou vers le bas. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'a. titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R VEN Dl CATI ONS 1. Texte de blocage comprenant trois mors déplacables radialement sur un plateau, caractérisée en ce que chaque mors comporte un bti par rapport auquel est monté à pivotement un levier articulé à des moyens d'actionnement,de manière que ce levier puisse bloquer une pièce à usiner soit contre le plateau, soit contre une butée éclipsable prévue à la partie supérieure du bâti de chaque mors. 2. Tête de blocage suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'actionnement du levier de chaque mors sont réalisés sous la forme d'un vérin à fluide sous pression dont l'extrémité de la tige de piston est articulée à l'une ou à ltau- tre des deux bras du levier. 3. Tête de blocage suivant la revendication 2, caractérisée en ce que llextrémité de l'un des bras du levier comporte un ga- let propre à coopérer avec la pièce à brider. 4. Tête de blocage suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la course du vérin est telle que le galet est complétement effacé à l'intérieur du bâti du mors lorsque ledit vérin est contracté. 5. Tette de blocage suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le vérin est du type à simple effet son déplacement s'effectuant au moyen d'huile qui lui est envoyée par l'intermédiaire d'une pompe hydro-pneumatique, et qui restent expandés si l'alimentation en air comprimé de cette pompe est coupée. 6. Tête de bridage suivant la revendication 5, caractérisée en ce que des broches peuvent être engagées dans des trous pratiqués dans le bti de chaque mors en vue de soutenir le levier en cas de fonctionnement défectueux des vérins.