L'invention concerne un dispositif pour araser les pattes de connexions de circuits intégrés. On sait que lorsque des circuits intégrés sont montés sur des plaques de circuits imprimés, les pattes des circuits intégrés traversent la plaque, et le dépassement autorisé des pattes sous la plaque est compris entre 1,2 et 1,5 mm. Les pattes de ces circuits comportent un épaulement contre lequel la plaque de circuit imprimé vient en butée, cependant, selon la provenance des circuits intégrés, la hauteur de cet épaulement à partir de la face inférieure du circuit intégré est variable, de même que la hauteur totale des pattes varie. Ainsi, pour maintenir un dépassement des pattes, sous la plaque de circuit imprimé, compris entre 1,2 et 1,5 mm, il est actuellement d'usage de disposer, lorsque cela est nécessaire, une cale entre la face inférieure du circuit intégré et la plaque de circuit imprimé sur lequel il est placé. Cette façon de procéder fait perdre du temps et il serait souhaitable de pouvoir se dispenser de cales, pour cela, il faut que la longueur des pattes au-dessous de l'épaulement soit identique pour tous les circuits imprimés et que cette longueur, compte tenu de l'épaisseur de la plaque de circuit imprimé soit telle que le dépassement sous la plaque soit compris dans la norme indiquée. La présente invention a donc pour objet une machine automatique à araser les pattes de connexions de circuits intégrés, caractérisée en ce qu'elle comprend un bol vibrant pour disposer les circuits en file les uns derrière les autres les pattes en l'air, une rampe de retournement et d'acheminement des circuits vers une réglette vibrante conduisant les circuits jusqu'à une butée sous une pince de préhension des circuits, des moyens de détection de la présence d'un circuit intégré contre la butée et de déclenchement du cycle suivant - descente de la pince, - fermeture de la pince, - vérification de la prise d'un circuit au moyen d'un micro-contact, - remontée de la pince, - translation de la pince vers une table de coupe, - descente de la pince vers la table de coupe, - mise en action d'un outil de coupe, - remontée de la pince, - translation de la pince vers la position initiale avec ouverture de la pince à mi-course pour éjection du circuit. Selon une réalisation de l'invention, la table de coupe comprend une plaque supérieure dont la partie centrale comprend deux rangées d'orifices permettant le passage des pattes des circuits intégrés, une languette fixée sous la plaque supérieure dont la largeur correspond à la distance séparant les deux rangées d'orifices, les deux bords de la languette parallèle aux dites rangées d'orifices comportant des créneaux correspondant # ces orifices, deux contre plaques situées respectivement de part et d'autre de ladite languette et de même épaisseur que ladite languette et un outil de coupe composé de deux organes de coupes glissant sous la face inférieur des contre plaques, chaque organe de coupe étant lié élastiquement au moyen de ressorts à la contre plaque correspondante, le déplacement des organes de coupe entratnant dans leur mouvement les contre-plaques jusqu'à ce qu'elles butent contre ladite languette. Selon une autre caractéristique de l'invention, lors de la descente de la pince vers la table de coupe, celle-ci descend Jusqu'à ce que le circuit intégré repose sur ladite plaque supérieure par des épaulements situés à la partie supérieure des pattes des circuits intégrés, celles-ci pénétrant dans lesdits orifices de ladite plaque supérieure. On va maintenant décrire un exemple de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif en référence au dessin annexé dans lequel - La figure 1 est une vue de dessus d'une machine selon l'invention, - La figure 2 est une vue de face de la machine, - La figure 3 est une vue du côté gauche de la machine, - La figure 4 représente un détail de la machine montrant en perspective la pince, la réglette vibrante et les dispositifs de butée des circuits intégrés, - La figure 5 montre, vu du côté gauche, le chariot de déplacement vertical de la pince, la pince en position ouverte et son vérin et le chariot transversal, - La figure 6 est une vue de droite de la figure 5, - La figure 7 est la même vue que la figure 6, mais les pinces étant en position fermée enserrant un circuit intégré, - La figure 8 montre, selon la ligne Vili-Vili de la figure 10, le dispositif de coupe de la machine, - La figure 9 montre un circuit intégré serré dans la pince et placé en position pour la coupe des pattes, Et la figure 10 montre le dispositif de coupe de la machine, selon la ligne X-X de la figure 8. En se reportant maintenant aux figures, les figures 1, 2 et 3 montrent des vues d'ensemble de la machine en vue de dessus, de face et de gauche. L'ensemble comprend un bol vibrant 1 destiné à ordonner les circuits intégrés les uns derrière les autres, les pattes vers le haut ; une rampe 2 de retournement des circuits intégrés et d'acheminement vers le bloc porte-pince 3 ; une table de coupe 4 et un réceptacle 5 des circuits intégrés après la coupe des pattes à la bonne longueur. L'ensemble comprend encore un coffret électrique 6 comportant un tableau de commande et un coffret pneumatique 7. La figure 4 montre le dispositif d'arrivée des circuits intégrés 8en position pour être pris par la pince. On voit, sur la figure, la rampe 2 par laquelle les circuits intégrés arrivent en descendant le long de la rampe par gravité. Les circuits intégrés passent alors sur une réglette vibrante horizontale 9 les acheminant jusqu'à un chevalet support 10 comportant une butée 11. En arrivant contre la butée 11, les circuits coupent un faisceau optique 12 émis par une source lumineuse en direction d'un récepteur, lten- semble source-récepteur est désigné par la référence 13.La coupure du faisceau lumineux provoque le déclenchement du cycle qui commence par la descente de la pince 14. Une petite languette 15 élastique appuie légèrement sur l'arrière du circuit intégré en butée, de manière à éviter que l'arrière de ce circuit ne se soulève sous l'action de la poussée des autres circuits. On évite ainsi un bourrage par chevauchement des circuits les uns sur les autres. Sur la figure 5, on voit l'ensemble mobile portant la pince 14 et permettant son déplacement vertical et horizontal. Il comprend un chariot de déplacement vertical 16 et un chariot de déplacement horizontal 17. Le déplacement du chariot vertical 16 est assuré par un vérin 18, et guidé par deux tiges 19 et 20 (seule la tige 19 est visible sur la figure 5). La pince 14 est montée dans le bloc porte-pince 3 et est actionnée par un vérin 21. Le déplacement horizontal du chariot 17 est guidé par deux tiges 22 et 23 et est actionné par un vérin non représenté mais dont on voit la tige 24. Sur la figure 6, on voit le mécanisme de la pince : il comprend deux leviers 25 et 26 articulés en 27 et 28, à l'extrémité inférieure desquels sont fixés des doigts de serrage 29, 30 et 31 (voir figure 4). Le mécanisme comprend en outre un éjecteur 32 qui, grâce à un ressort 33, éjecte la pièce 8 (le circuit intégré) vers le bas lorsque les pinces s'ouvrent. Le vérin 21 comporte une tige 34 au bout de laquelle est fixée une pièce cônique 35 qui, en descendant, écarte les parties supérieures des leviers 25 et 26 et qui, par conséquent, rapproche les doigts de préhension 29, 30 et 31 situés à l'extrémité inférieure des leviers. Lorsque la tige 34 du vérin 21 remonte, des ressorts 36 et 37 repoussent les extrémités inférieures des leviers 25 et 26 et c'est alors que le ressort 33 agit sur l'éJecteur 32 pour évacuer énergiquement le circuit intégré 8. Dans la figure 7, la pince est en position fermée enserrant un circuit intégré 8. Les figures 8 à 10 montrent le détail de la table de coupe 4. L'ensemble comprend une pièce en U, 38 située dans un évidement dtun supprot 39. Dans cet évidement, la pièce en U peut glisser dans son plan selon une direction parallèle aux côtés extérieurs 40 et 41 des branches du U. Les côtés internes 42 et 43 des branches de la pièce en U sont obliques et s'appuient respectivement contre un côté des organes de coupe 44 et 45. La pièce en U 38 est reliée à la tige 46 d'un vérin de manoeuvre 47. Le mouvement dans le sens de la flèche 48 de la tige 46 du vérin provoque le rapprochement l'un vers l'autre des organes de coupe 44 et 45. Lorsque la tige 46 du vérin 47 se retire, des ressorts de rappel 49, 50, 51 et 52 permettent aux organes de coupe 44 et 45 de se rétracter. Une plaque supérieure 53 recouvre les organes contenus dans l'évidement du support 39.Cette plaque comporte deux rangées 54 et 55 d'orifices pour le logement des pattes des circuits intégrés 8. Ces orifices dont la forme est prévue de manière à faciliter la pénétration des pattes des circuits intégrés sont dimensionnées de façon à ce que ltépau- lement de ces pattes vienne en appuie sur la face supérieure de la plaque 53. Au-dessous de cette plaque 53, sous la partie située entre les deux rangées d'orifices, est située une languette 56 dont les deux bords sont crénelés, de telle sorte que les pattes des circuits intégrés se placent chacune dans un créneau. Deux contre-plaques 57 et 58 sont situées entre la plaque 53 et les organes de coupe 44 et 45.Lorsque la tige 46 du vérin 47 pousse la pièce en U 38, les organes de coupe 44 et 45 se rapprochent, entratnant dans leur mouvement les contre-plaques 57 et 58 par l'intermédiaire de pièces 59 et 60 respectivement fixées aux contreplaques 57 et 58, et de ressorts 61, 62 et 63 (pour la contre-plaque 57) s'appuyant contre la face arrière 64 d'un évidement réalisé dans l'organe de coupe 44. Les contreplaque 57 et 58 avancent ainsi Jusqu'à prendre appui contre les pattes du circuit 8 et la languette 56, les organes de coupe continuant alors leur course pour couper la partie des pattes qui dépasse la languette 56. Le fonctionnement de l'ensemble est le suivant : Un circuit 8 arrive en butée contre la butée 11 et coupe le faisceau optique 12, le signal de départ est alors donné : le bloc porte-pince 3 descend par l'action du vérin 18 jusqu'à ce que l'éjecteur 32, reposant sur la partie supérieure du circuit 8, comprime le ressort 33, la tige 34 du vérin 21 descend alors provoquant la fermeture de la pince 14 (25, 26, 27, 28, 29, 30, 31) sur le circuit intégré 8. Un micro-contact non représenté vérifie la prise d'un circuit 8.Te bloc porte-pince 3 remonte alors par l'action du vérin 18, puis le chariot transversal 17 se déplace jusqu'à ce que le circuit 8 soit situé au-dessus des orifices 54, 55, le vérin 18 abaisse à nouveau le bloc porte-pince 3 jusqu'à ce que l'épaulement des pattes du circuit 8 vienne en appui sur la face supérieure de la plaque 53, les pattes pénètrant dans les orifices 54, 55 ; le vérin 47 est alors actionné, les pattes sont coupées, la tige 46 du vérin 47 revient en arrière, le bloc porte-pince 3 remonte, le chariot transversal est remis en mouvement vers sa position initiale et au cours de sa course, on ouvre la pince pour éjecter le circuit 8 qui tombe dans une goulotte 65 (figures 1 et 2), puis dans le réceptacle 5. Du fait du mode de réalisation, les pattes des circuits intégrés sont coupées à une distance de l'épaulement déterminée par l'épaisseur de la plaque 53 et de la languette 56. Le choix de l'épaisseur de la plaque 53 et de la languette 56 permet, quelque soit la longueur au delà de l'épaulement des extrémités des pattes des circuits intégrés, d'obtenir un dépassement constant des pattes arasées par rapport à la face inférieur des circuits imprimés sur laquelle ces pattes seront raccordées. REVENDICATIONS 1/ Nachine automatique à araser les pattes de connexion de circuits intégrés, caractérisée en ce qu'elle comprend un bol vibrant pour disposer les circuits en file les uns derrière les autres, les pattes en l'air, une rampe de retournement et d'acheminement des circuits vers une réglette vibrante conduisant les circuits jusqu'à une butée sous une pince de préhension des circuits, des moyens de détection de la présence d'un circuit contre la butée et de déclenchement du cycle suivant :: - descente de la pince, -fermeture de la pince, - vérification de la prise d'un circuit au moyen d'un micro-contact, - remontée de la pince, - translation de la pince vers une table de coupe, - descente de la pince vers la table de coupe, - mise en action d'un outil de coupe, - remontée de la pince, - translation de la pince vers la position initiale avec ouverture de la pince à mi-course pour éjection du circuit. 2/ Machine automatique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la table de coupe comprend une plaque supérieure dont la partie centrale comprend deux rangées d'orifices permettant le passage des pattes des circuits intégrés, une languette fixée sous la plaque supérieure dont la largeur correspond à la distance séparant les deux rangées d'orifices, les deux bords de la languette, parallèles auxdites rangées d'orifices comportant des créneaux correspondant à ces orifices, deux contre plaques situées respectivement de part et d'autre de ladite languette et de laême épaisseur que ladite languette et un outil de coupe composé de deux organes de coupes glissant sous la face inférieure des contre plaques, chaque organe de coupe étant lié élastiquement au moyen de ressorts à la contre plaque correspondante, le déplacement des organes de coupe entraînant dans leur mouvement les contre-plaques jusqu'à ce qu'elles butent contre ladite languette. 3/ Machine automatique selon la revendication- 2, caractérisé en ce que lors de la descente de la pince vers la table de coupe, celle-ci descend jusqu'à ce que le circuit intégré repose sur ladite plaque supérieure par des épaulements situés à la partie supérieure des pattes des circuits intégrés, cellesci pénétrant dans lesdits orifices de ladite plaque supérieure.