L'invention concerne une charrue brabant semi-portée comportant un bâti antérieur destiné à être accouplé à un dispositif de relevage d'un tracteur, un cadre pouvant pivoter par rapport au bâti antérieur autour d'un axe vertical, un châssis roulant disposé à l'extrémité du cadre, un palier antérieur prévu sur le bâti antérieur et un palier postérieur prévu sur le châssis roulant pour le montage du cadre avec possibilité de rotation et un dispositif de direction muni d'un organe de commande qui s'applique d'une part au bâti antérieur et d'autre part à une partie de la charrue qui, dans les courbes, pivote autour de l'axe vertical mentionné par rapport au bâti an- térieur, et un organe de direction relié à l'organe de commande. Les charrues brabants semi-portées ont une longueur relativement grande. Sans dispositif de direction, la roue porteuse arrière ou le chariot postérieur de ses charrues ne suivrait pas la voie du tracteur mais décrirait un arc notablement plus étroit que l'arc suivi par le tracteur. Cela peut avoir facilement pour conséquence que la charrue reste accrochée, par exemple,à des bordures de route ou à des poteaux d'une porte cochère étroite ; autrement dit, une charrue non dirigée est très dangereuse pour la circulation. Pour éviter ces problèmes, on a construit des charrues munies de dispositifs de direction qui écartent une roue porteuse arrière ou un chariot postérieur de façon telle que la charrue suive à peu près la voie suivie par le tracteur.On connaît aussi bien des charrues munies de dispositifs de direction dont l'organe de commande et l'organe de direction sont de nature mécanique, par exemple sous forme de tringleries ou de câbles de traction, que des charrues dans lesquelles les organes mentionnés sont des vérins hydrauliques reliés entre eux par des conduits hydrauliques. Des charrues à dispositif de direction mécanique sont connues par exemple par les imprimés suivants. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 749 178 décrit une charrue utilisant une tringlerie de direction avec levier de renvoi. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 698 486 et 3 507 334 décrivent des charrues dans lesquelles on utilise des câbles de traction pour transmettre des impulsions de direction. La demande de brevet allemand publiée nO 1 632 782 décrit une charrue dans laquelle un arbre parcourant toute la longueur de la charrue sert à transmettre des impulsions de direction.La demande de brevet allemand examinée nO 1 267 014 montre une charrue dont le cadre lui-même est utilisé comme arbre transmettant des impulsions de direction. Le cadre est entraîné par un train antérieur d'engrenages coniques et fait pivoter, grâce à un train postérieur d'engrenages coniques, la fourche de montage de la roue arrière. Le cadre tourne, en quittant sa position centrale, vers l'extérieur de chaque courbe, ce qui fait que si le centre de gravité est placé excentriquement, il se produit un déplacement du centre de gravité, tendant à faire basculer la charrue vers l'extérieur. Le couple ainsi engendré peut devenir relativement grand parce que le centre de gravité, vu en plan, se déplace souvent très loin vers l'extérieur. Dans toutes ces solutions, comme d'ailleurs aussi dans les dispositifs hydrauliques de direction, on tire parti du pivotement de la charrue par rapport au tracteur autour d'un axe vertical pour engendrer des impulsions de direction. Des charrues à dispositif de direction hydraulique du genre défini plus haut sont connues par exeat par les imprimés suivants. La demande de br allemand/n 1 632 783 examinee .emand/no 1 632 783 et la demande de brevet allemand/n 1 273 888 décrivent chacune une charrue dans laquelle le cylindre de direction est relié à une roue porteuse arrière. Les conduits hydrauliques doivent donc être posés sur toute la longueur de la charrue. Les charrues brabants semi-portées munies d'une seule roue porteuse arrière, comme c'est le cas des charrues susdites, doivent comporter un stabilisateur qui maintient la roue porteuse dans sa position verticale. Un stabilisateur augmente notablement le prix de revient d'une charrue et conduit aussi à des constructions relativement lourdes. On peut se passer de stabilisateurs si l'on utilise un chariot postérieur comportant deux roues espacées transversalement. Des cha riots postérieurs de ce genre sont connus dpar exemple par le demande de brevet britannique nO 1 023 095 et la/brevet allemand -examinée 2 210 410. Dans toutes les charrues connues, il existe une liaison entre l'extrémité antérieure de la charrue, où l'on applique les impulsions de direction, etl'extrémité postérieure de la charrue, ou une roue porteuse éventuellement située à peu près au milieu de la charrue. Une telle transmission exige des moyens importants et pose aussi des problèmes de construction car il faut que les organes de transmission s'effacent devant les parties tournantes de la charrue. En cas de transformations de la charrue, par exemple d'allongement ou de raccourcissement, il faut aussi transformer et ajuster à nouveau le dispositif de direction. L'invention a pour but de donner à une charrue du genre défini plus haut une structure telle qu'on n1 ait pas besoin de dispositifs spéciaux pour la transmission d'impulsions de direction au châssis roulant. Selon l'invention, ce problème est résolu par le fait que l'axe du palier postérieur est situé dans le plan de symétrie de la charrue et que lorsque la charrue est retournée de 90 , cet axe est incliné par rapport au sol, de préférence d'en bas vers l'avant vers le haut en arrière, et que organe de direction est disposé à proximité du palier antérieur et est en liaison d'entraînement en rotation avec le cadre. Dans cette construction de charrue, les impulsions de direction sont transmises par le cadre à l'extrémité postérieure de la charrue. On obtient le braquage en vertu de l'inclinaison de l'axe du palier postérieur et le plus grand braquage possible est obtenu lorsque le cadre est à 900 de sa position moyenne. Quand la charrue est tournée exactement à moitié, position prise dans la marche en ligne droite, les roues, dont le plan est parallèle à l'axe de rotation postérieur, sont placées dans la direction de la marche. Cette cinématique est facile à comprendre grâce à la description ciaprès, portant sur un exemple de réalisation et se référant aux dessins. Le dispositif de direction selon l'invention a un avantage notable, à savoir qutil n'est pas nécessaire de monter le long de la charrue des organes de transmission d'impulsions de direction, étant donné que la direction s'effectue par le palier antérieur et que le cadre sert à faire agir la direction à l'extrémité postérieure de la charrue. Par suite, les transformations de la charrue n'ont aucune influence sur la direction de sorte qu'on n'a pas besoin non plus de travaux d'ajustement spéciaux. I1 est possible de prévoir un dispositif de direction aussi bien mécanique qu'hydraulique. Dans ce dernier cas, l'or- gane de commande et l'organe de direction sont des dispositifs hydrauliques de manoeuvre (vérin de commande et vérin de direction), de préférence des vérins hydrauliques reliés entre eux par des tuyaux hydrauliques. En cas de transformations d'une charrue de ce genre, il n'est pas nécessaire d'allonger ni de raccourcir les tuyaux hydrauliques entre les vérins de commande et de direction, puisque, en cas de transformations de la charrue, il ne se produit aucune modification de la distance entre ces deux vérins. Si, ainsi .qu'ilest préférable, l'axe du palier a l'avant postérieur est incliné d'en bas/vers le haut en arrière, le cadre pivote lors du braquage de telle sorte qu'il se produit un déplacement du centre de gravité vers l'intérieur de la courbe, ce qui fait qu'il existe un couple de basculement aussi faible que possible et que la charrue a une position stable même dans les virages. Selon un mode d'exécution, le vérin de direction sert en même temps à retourner les socs d'un demi-tour, la liaison hydraulique entre le vérin de commande et le vérin de direction peut être interrompue et le vérin de direction peut être raccordé à des moyens hydrauliques de commande du retournement de la charrue. Une construction de ce. genre est particulièrement simple car au lieu de deux vérins (vérins de direction et de retournement), il n'en faut qu'un seul. Cette construction convient surtout à des charrues qui peuvent pivoter d'un angle d'au moins 900 par rapport au tracteur, car pendant le labour, la direction ne peut pas fonctionner puisque le vérin de direction, utilisé lors du labour comme cylindre de retournement, est décauplé du cylindre de commande de sorte que sur la tournière, il n'est plus possible de diriger la charrue. Dans les conditions d'espace limité qu'on trouve généralement sur la tournière, une charrue dont le pivotement par rapport au tracteur est réduit ne peut pas être amenée purement et simplement dans le sens de marche opposé. Une charrue non dirigée à faible possibilité de pivotement par rapport au tracteur nécessite un rayon de braquage particulièrement grand. L'invention comprend aussi des constructions dans lesquelles le vérin de direction et le vérin de retournement à moitié ne sont pas identiques et des constructions dans lesquelles une direction est rendue possible sur la tournière par des mesures décrites plus loin. De préférence, l'angle d'inclinaison de l'axe du palier postérieur est tel que cet axe est situé dans la direc tion de la marche pendant le labour ; par exemple, l'axe fait un angle de 20 avec le cadre. Un tel angle suffit en général à diriger la charrue de façon satisfaisante. Toute fois, on peut aussi établir au besoin une déviation plus grande si, selon un mode de réalisation de l'invention, l'an gle d'inclinaison de l'axe du palier postérieur est réglable. La marge de réglage définit alors de préférence un angle dtin- clinaison tel que l'axe de rotation postérieur est situé dans la direction de la marche pendant le labour. Des modes d'exé- cution d'un dispositif de réglage de ce genre sont indiqués plus loin. Selon un autre mode de réalisation, la charrue comporte des moyens permettant de la régler dans sa position re tournée d'un demi-tour et dans la position rectiligne de transport. Ces moyens peuvent être sous la forme de butées ou de simples repères. On peut, au choix, prévoir pour chacun des alignements soit un repère, soit un dispositif de butée. L'invention est applicable aussi bien à des charrues munies d'un stabilisateur servant à maintenir le châssis rou lant qu'à des charrues munies d'un chariot postérieur compor tant au moins deux roues espacées transversalement à la direc tion de la marche, le cadre étant seulement relié mécaniquement au chariot postérieur par l'intermédiaire du palier postérieur. L'avantage d'un mode de réalisation à chariot postérieur est qu'il est notablement plus facile d'allonger ou de raccourcir la charrue en ajoutant ou en enlevant des tronçons. Des exemples de réalisation de l'invention sont re présentés schématiquement par les dessins sur lesquels la figure 1 est une élévation latérale d'une charrue en position de transport en ligne droite la figure 2 est un plan partiel dans le sens de la flèche II de la figure I la figure 3 est une élévation partielle suivant la flèche III de la figure 1, à plus grande échelle la figure 4 est un plan correspondant à la figure 2, mais dans le cas où la charrue prend un virage la figure 5 est une élévation latérale de l'extrémi- té postérieure de la charrue, dans un mode de réalisation où l'inclinaison de l'axe du palier postérieur est réglable la figure 6 est une élévation latérale d'un dispositif de commande modifié par rapport à la figure 5, pour le réglage de l'inclinaison de l'axe du palier postérieur ; et la figure 7 est un plan partiel suivant la flèche VII de la figure 1. La charrue comporte un cadre désigné par la référen- ce générale. 1, qui peut tourner par rapport à un bâti antérieur 2. Ci-après, on entend par bâti antérieur la partie antérieure de la charrue jusqu'au trait mixte 3. Le cadre peut tourner dans un palier antérieur 4 et un palier postérieur 5. I1 présente, de part et d'autre d'un plan de symétrie 6, des socs 7 et, de façon connue, lorsqu'on change de sens de labour, on fait tourner le cadre 1 de 1800 de sorte que les socs précédemment en action pivotent vers le haut dans une position de repos et que les socs précédemment tournés vers le haut pivotent dans une position de travail tournée vers le bas. Le palier postérieur 5 est situé sur un chariot postérieur désigné par la référence générale 8. Ce chariot postérieur présente (voir figure 4) deux roues 9 et 10, espacées l'une de l'autre, montées sur un essieu en forme de fourche 11. L'essieu 11 est monté de façon pivotante en 12 et on peut le faire pivoter par rapport au chariot postérieur au moyen d'un vérin hydraulique 13. Lorsque le vérin hydraulique 13 s'allonge, la charrue est soulevée par l'extrémité postérieure. Le palier 5 présente une douille de palier 14 reliée rigidement au cadre 1 et un tourillon 15 relié rigidement au chariot postérieur 8. Le longeron 16 du cadre porte à l'avant une fourche 17 dans laquelle un élément 19 est monté de manière à pouvoir tourner par un tourillon 18. A l'élément 19 est relié rigidement un arbre 20. La position relative des éléments 19 et 16 est déterminée par un vérin hydraulique 75. L'arbre 20 est monté dans le palier antérieur 4. Ce palier se trouve dans un élément structural 21 qui porte aussi un vérin de direction désigné par la référence générale 22. Comme le montre la figure 3, la tige de piston 23 du vérin de direction 22 est articulée en 24 à l'élément 21 tandis que le cylindre 25 est relié à une crémaillère qui engrène avec une roue dentée 27 montée de façon solidaire en rotation sur l'arbre 20 déjà mentionné. L'élément structural 21 est relié, par un joint à cardan désigné par la référence générale 28, à une bielle 29 qui peut être accouplée à la tringlerie à trois points d'un tracteur. Le joint à cardan 28 présente un axe horizontal 30 et un axe pratiquement vertical 31. La bielle 29 présente une extension 32 dépassant loin vers l'arrière et portant le joint à cardan. Le croisillon 33 du joint à cardan 28 présente un bras solidaire 34 (voir aussi figure 2) auquel est reliée en 35, la tige de piston 36 d'un vérin de commande désigné par la référence générale 37. Le cylindre 38 du vérin de commande est articulé en 39 à la bielle 29. Du côté par lequel sort la tige de piston 36, le cylindre du vérin de commande 37 est relié, par un tuyau hydraulique 40 qui est de préférence un tuyau souple, au vérin de direction 25 du côté de sa tige de piston, tandis que le pâté opposé du cylindre 38 est relié par un tuyau hydraulique 41 à l'autre côté du vérin de direction 25. Dans les tuyaux 40, 41 sont prévus des robinets d'interruption 42, 43. Du tuyau 40 se détache un tuyau 40a et du tuyau 41, un tuyau 41a. Ces deux tuyaux mènent à une valve de commande 45 située sur le tracteur et auquel ils peuvent être raccordés par des raccords rapides 46, 47. Pour le réglage exact à la position de transport en ligne droite, la charrue est munie du dispositif d'observation représenté par la figure 7, formé d'un repère 48 et d'un index 49. Le repère 48 se trouve sur l'extension 32 de la bielle et l'index 49 est solidaire en rotation de laxe 31, lui-même solidaire en rotation du croisillon 33. Pour indiquer la position de "retourné à moitié", on a prévu une disposition de butée qui comprend une butée rétractable 50 prévue sur l'élément 19 et une butée fixe 51 prévue sur l'élément 21. La butée 50 vient s'appliquer contre la butée 51 exactement lorsque le cadre 1 est à demi-tourné. Quand la butée 50 est rétractée, le cadre peut pivoter librement en dépassant la butée 51. L'axe 52 du palier postérieur 5 est incliné par rapport au sol d'en bas à l'avant vers le haut en arrière. L'angle d'inclinaison est appelé ffi sur la figure 1. L'axe 52 est d'autre part situé dans le même plan vertical que le longeron 16 quand le cadre est retourné à moitié. Quand le longeron 16- est horizontal, l'angle entre le longeron et l'axe 52 est naturellement aussi X . Le dispositif de direction fonctionne comme suit. Pendant le trajet vers le lieu de travail et le retour, le dispositif de direction est en action. Les robinets 42, 43 sont ouverts et la valve de commande 45 est dans une position telle que les tuyaux 40a, 41a sont fermés. Dans la marche en ligne droite, le braquage est nul et le longeron 16 est situé dans la direction de la marche. Les pistons du vérin de commande 37 et du vérin de direction 22 sont à peu près dans leur position moyenne. S'il y a lieu de prendre par exemple un virage à droite, les parties de la charrue prennent par exemple la position représentée par la figure 4. Cette position est atteinte dé la façon suivante. Quand on amorce le virage à droite, le bâti antérieur 2 accroché au tracteur pivote autour de l'axe 31 par rapport au cadre 1. Les points d'articulation 39 et 35 du vérin de commande s'éloignent l'un de l'autre, la tige de piston 36 se retire du cylindre 38 et par suite, de l'huile est refoulée par le tuyau 40. Cette huile entre dans le vérin de direction 22 du côté de la tige de piston et pousse le cylindre 25 vers la gauche de la figure 3, la crémaillère 26 faisant tourner la roue dentée 27, ce qui fait tourner également le cadre. Quand la rotation est de 90 , il prend la position indiquée par la figure 4.Cette position correspond au braquage maximal possible. Le braquage est assuré uniquement par l'inclinaison (angle ) de l'axe 52. La plus grande oblicité possible par rapport à la direction de la marche est égale à l'angle X . Toute position intermédiaire entre un angle nul et l'angle er est possible, le cadre 1 étant plus ou moins dévié. Lors de la rotation, le centre de gravité S se déplace vers l'intérieur de la courbe de sorte qu'il est situé à l'intérieur du triangle 54 défini par le point A et par les points d'appui non représentés des roues arrière du tracteur, triangle qui délimite la surface de sustentation de la charrue. Dans la position la plus déviée, c'est-à-dire dans le virage le plus serré possible, la tige de piston 36 du vérin de commande 37 est déployée au maximum hors du cylindre 38 tandis que la tige de piston 23 du vérin de direction 22 est rétractée au maximum dans le cylindre 25. Quand on passe -à un virage moins serré ou quand on revient à la marche rectiligne, la tige de piston 36 se rétracte de plus en plus dans le cylindre 38 et la tige 23 sort de plus en plus du cylindre 25. Dans le cas d'un virage à gauche, la tige de piston 36 pénètre encore plus profondément dans le cylindre 38 que ne l'indique la figure 2 et la tige de piston 23 sort davantage du cylindre 25 que ne l'indique la figure 3. Dans la charrue représentée, le vérin de direction 22 est en même temps le vérin pour le demi-tour. Quand la charrue est arrivée au lieu de travail, on commence par la mettre dans la position de transport en ligne droite où l'axe 52 est situé dans le même plan vertical que le longeron 16. 42 Ensuite, on ferme les robinets drinterraptiOn/et 43 et on met hors d'action le vérin de direction ; à cet effet, dans le cas le plus simple, on le détache en 35 de la saillie 34, par exemple en retirant une cheville d'articulation. Le vérin de commande 37 peut alors être arrêté par rapport à l'élément 32 au moyen d'un dispositif de blocage non représenté. Le vérin 22 est alors utilisé comme vérin pour le demi-tour et de l'huile sous pression lui est amenée par les tuyaux 40a et 41a. On établit la liaison avec ces tuyaux en mettant la valve de commande 45 dans la position appropriée. Pendant le labour, la direction est hors d'action. La charrue représentée est de structure telle que le cadre 1 peut exécuter un très grand pivotement autour de l'axe 31, ce qui permet qu'en tournant en avant on peut prendre des virages très serrés sans que la charrue risque de basculer. La sécurité contre le basculement est assurée par le fait que même si l'angle de pivotement est de 90 , l'axe 30, perpendiculaire à l'axe 31, évite l'existence, à l'avant de la charrue, d'une articulation permettant le basculement. Selon une autre possibilité de fonctionnemen ---- - ----- on dirige la charrue sur la tournière. A cet effet, le conducteur du tracteur doit tout d'abord, à la fin d'un sillon, amener la charrue à la position retournée à moitié. Alors, une fois que la charrue et le tracteur ont été amenés dans le sens de la marche opposé, il faut terminer la rotation et veiller à ce que la charrue soit amenée dans la position de travail correcte. Dans ce cas les vérins de commande et de direction restent toujours reliés entre eux.A cet effet, on peut aussi prévoir des dispositifs automatiques, en ce sens que le châssis roulant présente un vérin de -soulevage à double effet, relié en parallèle au dispositif de rotation du cadre, qu'un premier dispositif de manoeuvre est prévu pour mettre en marche le dispositif de rotation au début de soulevage et qu'un deuxième dispositif de manoeuvre, par exemple un robinet interrupteur commandé par came, est prévu pour arrêter le dispositif de rotation après une demi-rotation du cadre. Si maintenant le labour est terminé et qu'on veut ramener la charrue à une position de transport dans laquelle la direction intervient, on procède comme suit. On commence par faire tourner la charrue exactement à moitié. On y arrive en poussant en avant la butée 50 et en faisant tourner la charrue dans une mesure telle que la butée 50 poussée en avant s'applique contre la butée fixe 51. Puis on amène la charrue à la position de marche en ligne droite, ce qui est le cas lorsque l'index 49 est aligné sur le repère 48. Ensuite, on remet en action le vérin de commande 37, par exemple en l'accouplant à nouveau en 35 au bras de levier 34. Puis on ouvre les robinets interrupteurs 42 et 43 et on repousse la butée 50.La liaison avec le tracteur est interrompue, ctest-à-dire que la valve de commande 45 ferme les tuyaux 40a,tla. La direction est alors à nouveau en état de fonctionne et agit de la façon décrite plus haut. Dans le mode de réalisation décrit jusqu'ici, l'inclinaison de l'axe 52 est invariable. La figure 5 montre un dispositif qui permet de faire varier cet angle. A cet effet, on a prévu une articulation 55 qui, dans la position retournée à moitié, présente un axe horizontal et autour de laquelle peut pivoter l'ensemble du chariot postérieur,indiqué ici par 8', de sorte que le palier 5 et donc son axe 52 prennent différentes positions. Le pivotement est assuré par un vérin hydraulique 56 comportant un cylindre 57 et une tige de piston 58. Le cylindre 57 est articulé en 59 au cadre tandis que la tige de piston 58 est articulée en 60 à un bras de levier 61 relié rigidement au palier 5. Au cylindre 57 est raccordé un conduit hydraulique 62 dans lequel se trouve un robinet interrupteur 63, Le çol?duit 62 et le conduit 64,menant au vérin de relevage se divisent. 13,/Entre la bifurcation 65 et le vérin de relevage 13 est prévu un autre robinet interrupteur 66. Le conduit 64 peut être raccordé, par un raccord rapide 67, à llinstallation hy draulique du tracteur. Si maintenant on veut augmenter l'ange d'inclinaison de l'axe 52, la charrue étant dans l'état relevé et à demiretournée, on ferme le robinet 66 et on ouvre le robinet 63, ce qui donne à l'huile la possibilité de s'écouler du vérin 56 par le conduit 64 vers le tracteur. Ou encore, on pourrait établir la position retournée à moitié seulement lorsque le robinet 66 est fermé et le robinet 63 ouvert. En vertu de son poids propre, la charrue s1 abaisse, la tige de piston 58 est poussée vers l'intérieur du cylindre 57 et par suite le bras 51 pivote sur la figure 5 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, ce qui augmente l'angle d" . En conséquence, un braquage d'autant plus grand du chariot postérieur est possi ble.Si l'on veut passer à nouveau à la position de labour, on introduit de l'huile sous pression par le conduit 64 et on la refoule dans le vérin 56, le robinet interrupteur 63 étant ouvert, ce qui fait que la tige de piston 58 est pous sée hors du cylindre 57 et que par conséquent l'angle cc est ramené à sa grandeur appropriée au labour, c'est-à-dire telle que, dans les deux positions de travail, l'axe 52 soit paral lèle aux seps 68 des socs 7. Grâce à la disposition selon la figure 5, il est possible d'actionner hydrauliquement le dis positif de réglage avec des moyens très réduits. La figure 6 montre un dispositif de réglage muni d'une tige filetée 69 qui porte une manivelle 70. En faisant tourner la tige filetée, on peut modifier la distance des points d'articulation 71 et 72 si la tige filetée, de manière en elle-même connue, est montée en un point d'articulation de manière à pouvoir tourner sans pouvoir coulisser axialement et peut se visser et se dévisser dans un écrou prévu à l'autre point d'articulation. Quand les points d'articulation se rap prochent l'un de l'autre, l'angle ffi diminue et quand ils s'écartent l'un de l'autre, l'angle augmente. On a expliqué l'invention à propos d'un exemple dans lequel les vérins de commande et de direction ont un axe rec tiligne le long duquel se meuvent un piston et une tige de piston. Bien entendu, le vérin de direction aussi bien que le vérin de commande peuvent être remplacés par un dispositif hydraulique de manoeuvre de structure différente. Ainsi, le vérin de direction pourrait avantageusement avoir la forme d'un dispositif à piston tournant, ce qui fait qu'il n'est plus nécessaire de transformer un mouvement rectiligne en un mouvement rotatif, mais que le dispositif de manoeuvre engendre directement un mouvement rotatif. I1 importe seulement que le vérin de commande soit un dispositif hydraulique qui, sous la dépendance de l'angle entre le tracteur et la charrue, refoule du liquide hydraulique vers le vérin de commande qui exécute un mouvement de manoeuvre sous la dépendance de la quantité de liquide hydraulique amenée. REVENDICATIONS 1. Charrue brabant semi-portée comportant un bâti antérieur destiné à être accouplé à un dispositif de relevage d'un tracteur, un cadre pouvant pivoter par rapport au bâti antérieur autour d'un axe vertical, un châssis roulant disposé à l'extrémité du cadre, un palier antérieur prévu sur le bâti antérieur et un palier postérieur prévu sur le châssis roulant pour le montage du cadre avec possibilité de rotation et un dispositif de direction muni d'un organe de commande qui s'applique d'une part au bâti antérieur et d'autre part à une partie de la charrue qui, dans les courbes, pivote autour de l'axe vertical mentionné par rapport au bâti antérieur, et un organe de direction relié à l'organe de commande, charrue caractérisée par le fait que l'axe du palier postérieur est situé dans le plan de symétrie de la charrue et que lorsque la charrue est retournée de 90 , cet axe est incliné par rapport au sol, de préférence d'en bas vers l'avant vers le haut en arrière, et que l'organe de direction est disposé à proximité du palier antérieur et est en liaison d'entraînement en rotation avec le cadre. 2. Charrue brabant selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'organe de commande et l'organe de direction sont des dispositifs hydrauliques de manoeuvre, de préférence des vérins hydrauliques, reliés entre eux par des conduits hydrauliques. 3. Charrue brabant selon la revendication 2, caractérisée en ce que le vérin de direction sert en même temps de vérin pour faire tourner les socs d'un demi-tour, la liaison hydraulique entre lesërin de commande et le vérin de direction pouvant être interrompue et le vérin de direction pouvant être raccordé à des moyens hydrauliques de commande du retournement de la charrue. 4. Charrue brabant selon la revendication 3, caractérisée en ce que les extrémités des vérins de commande et de direction sont reliées hydrauliquement entre elles, que dans chaque tuyau de liaison est disposé un robinet d'arrêt et qu'aux tuyaux de liaison en question sont raccordés, dans les tronçons situés entre les robinets d'arrêt et le vérin de direction, des tuyaux venant d'un distributeur qui sert à commander le retournement de la charrue. 5. Charrue brabant selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'angle d'inclinaison de l'axe du palier postérieur est tel que cet axe est situé dans la direction de la marche pendant le labour, par exemple, que l'axe fait un angle de 200 avec le cadre. 6. Charrue brabant selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'angle d'inclina'son de l'axe du palier postérieur est réglable et qu'il existe de préférence, dans la marge de réglage, un angle d'inclinaison auquel l'axe en question est situé dans la direction de la marche pendant le labour. 7. Charrue brabant selon la revendication 6, caractérisée en ce que le palier postérieur est monté sur un bras pouvant pivoter par rapport au cadre et auquel s'appliquent des moyens de pivotement, par exemple une tige filetée ou un vérin hydraulique. 8. Charrue brabant selon la revendication 7, comportant comme moyen de pivotement un vérin hydraulique et caractérisée par le fait que le vérin est relié à un tuyau hydraulique menant à un vérin de relevage disposé sur le chàs- sis roulant, et qu'entre le raccordement en question et le vérin de pivotement, ainsi qu'entre ce raccordement et le vérin de relevage, sont prévus des robinets d'arrêt respectifs. 9. Charrue brabant selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle comporte des butées et/ou des moyens d'indication, servant de moyens auxiliaires pour l'amenée de la charrue à sa position à demi tournée et à sa position de transport en ligne droite. 10. Charrue brabant selon la revendication 9, caractérisée en ce que le bâti antérieur présente un repère et qu'une partie de la charrue qui peut tourner autour de l'axe verti cal mentionné présente un index coopérant avec le repère. 11. Charrue brabant selon les revendications 9 et 10, caractérisée en ce que sur le bâti antérieur et sur la partie tournant sont disposées des butées respectives, dont l'une est rétractable et qui s'appliquent l'une contre l'autre quand le cadre est retourné d'un demi-tour. 12. Charrue brabant selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que la partie mobile du vérin de direction est reliée à une crémaillère de préférence parallèle à l'axe du vérin et engrenant avec une roue dentée solidaire en rotation de la partie tournante de la charrue. 13. Charrue brabant selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que la charrue peut pivoter d'au moins 90" par rapport au tracteur. 14. Charrue brabant selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que le châssis roulant est un chariot postérieur muni d'au moins deux roues espacées transversalement à la direction de la marche et que le cadre est seulement relié mécaniquement au chariot postérieur par l'intermédiaire du palier postérieur. 15. Charrue brabant selon l'une quelconque des revendications 2 à 14, caractérisée en ce que le châssis roulant présente un vérin de soulevage à double effet, qu'un premier dispositif de manoeuvre est prévu pour mettre en marche le dispositif de rotation au début du soulevage et qu'un deuxième dispositif de manoeuvre,par exemple un robinet interrupteur commandé par came, est prévu pour arrêter le dispositif de rotation après une demi-rotation du cadre~.