La présente invention se rapporte à un procédé pour traiter un métal fondu contenant des particules en suspen- sion en vue d'en éliminer ces particules. Le brevet des Etats Unis N O 2 840 463 décrit un procédé dans lequel on filtre de l'aluminium fondu sur un lit de corps réfractaires afin d'en éliminer les matières solides en suspension Dans le brevet des Etats Unisno 3.039 864, on décrit un procédé dans lequel on fait passer de l'argon ou un autre gaz non réactif au travers d'un lit de corps réfractaires, en contact, en écoulement à contre- courant, avec de l'aluminium fondu duquel on veut éliminer les impuretés non métalliques et l'hydrogène gazeux Ce procédé a permis d'éliminer de fortes proportions de l'hy- drogène dissous, avec des impuretés non métalliques, d'o une purification très substantielle de l'aluminium fondu. Dans les brevets des Etats Unis no 3 737 303, 3 737 304 et 3 737 305, on décrit un perfectionnement du procédé du brevet des Etats Unis no 3 039 864 précité, perfectionne- ment qui conduit à une augmentation très substantielle de la durée de service des corps réfractaires avec d'autres avantages opératoires, et a connu un succès industriel con- sidérable Selon ce procédé perfectionné, on fait passer une petite quantité de chlore ou d'autre gaz chloré, avec de fortes proportions de gaz fondant non réactif, au tra- vers du milieu réfractaire, en contact avec l'aluminium fondu La durée de service prolongée apportée par ce perfec- tionnement supprime par exemple la nécessité d'interrompre une opération de coulée afin de remplacer le milieu filtrant, remplacement qui pourrait être effectué au cours d'une in- terruption due à une autre raison, par exemple le réglage ou la réparation d'un moule de coulée Toutefois, dans le cours des années, la durée de service des moules et autres équipements de coulée associés s'est accrue, de sorte qu'il est apparu que de nouveaux accroissements de la durée de service des milieux filtrants de l'aluminium fondu pour- raient être très utiles car ils permettraient d'accroître encore les efficacités et productivités des traitements et des coulées de l'aluminium fondu et autres métaux Les en- seignements des brevets des Etats Unis N O 2 840 463, 3.039 864, 3 737 303, 3 737 304, 3 737 305 sont considérés comme intégrés à la présente demande. Conformément à l'invention, on fait passer de l'a- luminium fondu ou un autre métal fondu au travers d'un mi- lieu de surfaces de contact submergé, par exemple un lit filtrant Le milieu à surfaces de contact est choisi de ma- nière à apporter une haute fraction de vide, d'une moitié ou plus, et une haute surface spécifique, par exemple 164 m 2 par m 3 du milieu Un lit garni de selles Interloc ou d'an- neaux Raschig constitue un milieu approprié L'aluminium ou autre métal fondu se déplace au travers du milieu de contact à faible vitesse et on peut faire entrer un gaz en contact avec le métal fondu qui traverse le milieu Au fur et à mesure que le métal fondu se déplace au travers du milieu, les particules non métalliques entraînées, par exem- ple les particules d'oxyde dans le cas de l'aluminium, sont éliminées efficacement à condition que le métal ne se déplace pas au travers du milieu à trop forte vitesse Après une période d'opérations telles que décrites ci-dessus, on peut purger périodiquement le milieu en y faisant passer une quantité importante de gaz qui l'agite et en déloge les im- puretés, lesquelles montent et flottent sur le métal fondu. Ce procédé pratique d'élimination des particules contenues dans le milieu avec purges périodiques et agitations du mi- lieu pour en déloger les particules retenues a permis au procédé perfectionné d'apporter une durée de service nette- ment améliorée, même par rapport au procédé déjà très avan- tageux décrit dans le brevet des Etats Unis N O 3 737 305. Dans la description ci-dessous, on se référera à la figure unique qui est une vue schématique en élévation, en coupe, illustrant la présente invention. Sur cette figure, le métal fondu entre dans le ré- cipient de traitement 10 par l'orifice d'entrée 12, et des- cend vers le passage de descente 14, du côté de l'orifice d'entrée du déflecteur 16 qui divise le récipient 10 en passages de descente 14 et de remontée 18 Dans le récipient se trouve une zone avec un milieu non-contaminant à sur- faces de contact tel qu'un lit comprimé Le métal fondu passe en descendant, au travers du milieu de contact sub- mergé 20 dans le passage de descente 14, sous le déflecteur 16, puis remonte par le passage de remontée 18, et enfin sort par l'orifice de sortie 21. Quand le métal fondu passe au travers du milieu 20, il peut être mis en contact avec un courant de gaz qui pénètre par le dispositif de dispersion 22 Dans le mode de réalisation-représenté dans la figure, le gaz pénétrant par le dispositif de dispersion 22 monte vers le haut à l'intérieur du passage de descente 14 et de la zone 20 du milieu, en écoulement à contre-courant avec le métal fondu qui se déplace vers le bas au travers du passage 14 On préfère faire déplacer le métal fondu vers le bas dans la zone de contact 20 du milieu mais on pourrait envisager un mouvement ascensionnel. Dans le cas du traitement de l'aluminium fondu, le gaz introduit par le dispositif de dispersion 22 peut con- sister en un gaz non réactif ou un gaz halogéné ou chloré ou en un mélange de tels gaz Pour l'aluminium, le gaz non réactif peut consister en l'un quelconque de ceux dé- crits dans le brevet des Etats Unis N O 3 039 864, y compris les gaz inertes de la classification périodique des éléments, hélium, néon, argon, krypton et xénon et leurs mélanges, l'argon étant préféré en raison de son prix et de ses faci- lités d'approvisionnement On peut en outre utiliser de l'azote ou de l'anhydride carbonique quoique des précautions soient fréquemment nécessaires pour éviter la formation de nitrures, oxydes, carbures ou complexes de ces composés. Tous ces gaz sont considérés comme non réactifs dans la pratique de l'invention pour le traitement de l'aluminium fondu On peut utiliser des gaz halogénés comme les Fréons et des gaz chlorés comme le chlore luimême, le chlorure d'aluminium et l'hexachloroethane; cependant, le chlore est le gaz chloré qu'on préfère en raison de son prix et de sa compatibilité avec les équipements existants dans de nombreuses installations Un mélange gazeux typique peut consister en proportions prépondérantes d'argon et proportions mineures d'un gaz chloré ou halogéné, par exemple en 1 à 50, plus couramment 1 à 10 parties de gaz chloré ou halogéné et environ 99 à 50, plus couramment 99 à 90 parties d'un gaz fondant non réactif, en volume. Toutefois, on peut utiliser d'autres mélanges, par exemple des mélanges atteignant ou même dépassant les proportions égales de gaz chloré ou halogéné et de gaz non réactif. Dans le cas d'un mélange gazeux, il est recommandé de mé- langer les gaz avant l'entrée dans la zone 20, comme in- diqué sur la figure sur laquelle on voit que les gaz sont mélangés avant d'entrer dans le dispositif de dispersion 22. La quantité de gaz fondant pour le traitement de l'aluminium fondu varie d'environ 0,0022 à 2,2 dm 3 normal par heure et par cm 2 de la surface de section dans la zone dans un plan normal au trajet du gaz, c'est-à-dire le plan horizontal de la figure qui est normal à l'écoulement ascensionnel du gaz et à l'écoulement global du métal vers le bas Les débits de gaz préférés vont de 0,06 à 0,87 dm 3 normal par heure et par cm 2 Ces débits de gaz sont ceux qui s'appliquent lorsqu'on traite l'aluminium fondu con- formément à l'invention Comme on le verra en détail ci- après, on travaille avec un débit de gaz plus fort pour purger périodiquement la zone 20 Il est souhaitable que le dispositif de dispersion 22 occupe une proportion im- portante de la section transversale du dessous de la zone du milieu de contact 20, de manière à assurer une disper- sion large et uniforme des gaz au travers de la zone de con- tact principale 20 Ainsi donc, ou bien on peut utiliser un dispositif de dispersion de grandes dimensions 22 comme illustré sur la figure, ou bien on peut utiliser plusieurs petits dispositifs de dispersion L'utilisation d'une large zone de dispersion des gaz peut conduire à utiliser des dé- flecteurs inclinés 17 au dessous du déflecteur principal 16, ces déflecteurs 17 canalisant l'écoulement du métal au- dessous du déflecteur 16 dans une direction générale inclinée vers le bas, ce qui diminue la quantité de gaz susceptible de passer au dessous du déflecteur 16 et à tendance à re- tenir le gaz à l'intérieur de la zone de contact principale o il peut entrer plus avantageusement en contact avec le métal fondu Ainsi, il est préférable de prévoir des dispositifs assurant un écoulement latéral incliné vers le bas pour conduire le métal fondu hors de la zone de contact avec les gaz, laquelle dans le mode de réalisation repré- senté dans la figure est la zone principale de surfaces de contact, la zone 20 du milieu On diminue ainsi notablement la quantité de gaz qui peut sortir de la zone 20 tout en contribuant à diriger l'écoulement du métal liquide. Conformément à l'invention, il est important de choisir correctement le milieu des surfaces de contact 30 pour la zone de contact principale 20 Une première exigence posée à ce milieu à surfaces de contact submergées est qu'il doit y avoir une fraction relativement importante de vides, en désignant par là la fraction du volume total qui n'est pas occupée par la matière solide telle que les corps de garnissage ou corps submergés et qui est donc disponible pour le déplacement du métal fondu au travers de la zone des surfaces de contact 20 La valeur minimum pour la frac- tion de vides conformément à l'invention est d'environ 0,4 ou d'environ 0, 5 et de préférence d'environ 0,6 Une fraction de vides préférée est d'environ 0,7 ou 0,8 ou plus Une fraction de vides de 0,6 représente presque deux fois celle d'un lit filtrant constitué de billes d'alumine de 19 mm de diamètre ou d'un lit filtrant constitué de particules fines d'alumine, par exemple des particules de dimensions comprises entre 3,36 et 4,76 mm (brevets des Etats Unis n O 3 737 305 et 3 039 864), chacun de ces lits filtrants ayant une fraction de vides d'environ 0,33 La forte frac- tion de vides selon l'invention facilite la fixation des particules non métalliques fines et autres particules sur les surfaces de contact, c'està-dire leur élimination du métal fondu en déplacement lent au travers de ladite zone de contact 20. Une seconde exigence posée au milieu de contact est une forte surface spécifique (surface par unité de volume) offrant des surfaces pour l'élimination recherchée des particules non métalliques Conformément à l'invention, la surface spécifique souhaitée pour le milieu de contact est au minimum de 82 m 2 par m 3, et des surfaces spécifiques de 164 ou de 246 m 2 par m 3 conviennent mieux, les surfaces spécifiques supérieures à 262 m 2 étant préférées Des sur- faces spécifiques des milieux de contact dépassant 295 m 2 par m 3 semblent donner des résultats supérieurs A condi- tion qu'elle soit accompagnée d'une fraction de vides adéquate, une surface spécifique de 393 m 2 par m 3 est la plus appréciée On trouvera dans le tableau ci-après des matières de garnissage appropriées (selles Interloc et an- neaux Raschig) qui conviennent dans l'invention, et des ma- tières comparatives par leur fraction de vides et leurs sur- faces spécifiques moyennes Les matières comparatives sont celles mentionnées dans les brevets des Etats Unis no 3.737 305 et 3 039 864. TABLEAU 1 Garnissage Fraction de vides Surfaces spéci- moyenne du lit fiques moyennes (m 2/m 3) selles Interloc de 12,7 mm 0,78 623 anneaux Raschig de 12,7 x 12, 7 mm 0,85 305 billes de 19 mm de diamètre 0,33 177 particules de dimen- sions 1,41 à 3,36 mm 0,33 843 L'examen des chiffres rapportés dans le tablea Iu 1 ci-dessus montre que les billes de 19 Mm de diamètre ou les particules fines telles que celles décrites dans les bre- vets précités ne conviennent pas dans la pratique de l'in- vention Les lits constitués de ces matières peuvent le cas échéant être colmatés, et la surface du métal fondu du côté d'entrée 12 monte alors audessus de la surface dans la zone de sortie-21, en conséquence de la chute de pression au travers de la zone 20 Dans les procédés antérieurs de ce type, lorsque le niveau sur le côté entrée 12 commen- çait à monter trop fortement au-dessus du niveau dans la zone de sortie 21, ce phénomène était irréversible et s'accentuait constamment, conduisant le cas échéant à une interruption des opérations en raison d'un passage inadéquat du métal fondu au travers de la zone de traitement Toute- fois, le lit à type plus ouvert constitué par les selles ou les anneaux contribue à servir les buts de l'invention. On peut former des anneaux en découpant des éléments en forme de tube ou en forme de cylindre creux dans des segments relativement courts. Le matériau choisi pour le milieu de contact 30, par exemple les anneaux Raschig ou les selles Interloc, ne doit pas souiller le métal fondu et il doit pouvoir ré- sister à une longue exposition en surface au métal fondu sans fusion ni dégradation qui gênerait la mise en oeuvre du procédé selon l'invention ou empêcherait de parvenir aux résultats recherchés Lorsque le métal fondu est l'alu- minium, les températures couramment observées sont de 675 à 815 OC, et le milieu 30 doit être capable de résister à ces températures Parmi les matériaux réfractaires conve- nant à l'utilisation avec l'aluminium, c'est-à-dire ayant un point de fusion plus élevé que l'aluminium et étant pra- tiquement inertes à l'égard de l'aluminium, on citera des matériaux tels que la chromite, le corindon, la forsterite, la spinelle de magnésie, le périclase, le carbure de sili- cium et la zircone L'alumine (corindon synthétique) est un matériau préféré, non contaminant, pour l'aluminiium fondu On peut également utiliser avec l'aluminium fondu des matières carbonées telles que façonnées à partir d'a- nodes de carbone usées quoique ces matières ont tendance à flotter et il faut prendre alors des précautions, par exemple placer un écran réfractaire au-dessus de la zone 40, afin d'empêcher la matière carbonée de sortir par flot- tement de la zone Par conséquent, l'expression " ne con- taminant pas" ou dit "ne souillant pas" s'applique à la fois aux matières réfractaires et même aux matières carbonées et autres matières qui ne peuvent être considérées comme entièrement réfractaires au strict sens du terme par rap- port à l'aluminium mais qui sont suffisamment stables pour ne pas introduire d'impuretés indésirables dans le métal fondu. La profondeur du milieu de contact 30 est d'au moins 15 cm et de préférence de 25 ou 37 cm ou plus Il est sou- haitable de disposer d'un lit d'environ 50 cm Une telle hauteur assure une durée de contact souhaitable entre le métal fondu et les surfaces du milieu de contact, avec élimination des particules non métalliques, et elle assure également une durée suffisante pour le contact entre le métal et les gaz éventuellement introduits dans la zone de contact 20. Lors de son déplacement au travers de la zone de contact 20, il est souhaitable que le métal se déplace à une vitesse relativement basse La vitesse superficielle du métal fondu (rapportée à la zone 20 mais vide, c'est- à-dire en l'absence du milieu ou garnissage 30) est de préférence inférieure à 15 cm/mn On préférera encore une vitesse superficielle plus basse, inférieure à 12 ou 9 cm/mn, et par exemple une vitesse superficielle d'environ 7,5 cm/mn donne satisfaction Toutefois, quoique cela soit moins apprécié, on peut parvenir à des résultats satis- faisants avec des vitesses du métal fondu allant jusqu'à 22 cm ou même 30 cm / mn Cependant, pour le mode de réa- lisation particulier représenté dans la figure, dans le- quel il n'y a plus de disposition particulière prise pour l'élimination des particules après sortie de la zone 20, une vitesse du métal ne dépassant pas 15 cm/mn est consi- dérée comme plus satisfaisante Les particules s'agglo- mèrent et sont retenues dans le milieu, et donc éliminées du métal fondu traité, et cet effet combiné d'aggloméra- tion et d'élimination est amélioré par les vitesses d'é- coulement relativement lentes. Comme indiqué ci-dessus, on peut, dans la pratique de l'invention, introduire des gaz fondants, y compris des mélanges de gaz fondants, pour le traitement de l'alu- minium fondu dans la zone de contact 20 Lorsque le mélange gazeux comprend un gaz halogéné ou chloré, celui-ci peut éliminer les impuretés élémentaires à l'état de traces comme le sodium et le calcium, et contribuer à l'élimina- tion des oxydes et des gaz dissous Pour ces traitements par des gaz, il faut habituellement travailler à des débits relativement faibles, par exemple d'environ 0,22 dm 3 normal par cm 2 de section transversale du lit, normale au plan du mouvement général du métal et des gaz au travers du lit (c'est-à-dire mesuré dans le plan horizontal) Toutefois, on peut également conformément à l'invention utiliser pé- riodiquement des débits de gaz deux ou trois fois plus forts de manière à agiter le milieu 30 et à le purger ou en délo- ger les particules retenues ou contenues, éliminées du métal fondu, de manière à faire que ces particules montent et se rassemblent sous forme d'une couche flottante 36. 1 1 Les débits qui conviennent pour les gaz de purges sont d'environ 0,035 ou 0,039 à environ 2,63 ou 3,07 dm 3 nor- maux ou plus par heure et par cm 2, de préférence d'environ 0,11 à 1,53 dm 3 normaux par heure et par cm 2, et ces débits permettent correctement d'agiter le milieu et d'en déloger les particules contenues En raison de l'agitation sérieuse du milieu 30 provoquée par ce débit abondant de gaz, il est recommandé de prévoir une couche supérieure de matières lourdes, par exemple une couche unique de billes réfrac- taires 34 de 19 ou 25 cm On empêche ainsi les gaz à débit relativement fort servant à purger la zone 20 de refouler les éléments du milieu de contact, par exemple les anneaux Raschig ou les selles Interloc 30, hors de la zone 20, avec l'éventualité, après la purge, d'une redéposition à l'état non uniforme et non tassé Par conséquent, et conformément à l'invention, on peut purger périodiquement le lit à l'aide d'un gaz à un débit suffisant pour agiter le milieu 30 et en déloger et en éliminer les particules qu'il contient. Cette purge peut être effectuée à un moment quelconque ap- proprié. Ainsi, par exemple, cette opération peut être dif- férée jusqu'au moment o le niveau du métal fondu du côté d'entrée 12 est nettement plus lourd que le niveau de la zone de sortie 21 Toutefois, il n'est pas nécessaire d'at- tendre ce moment La purge peut être faite à un moment quelconque, par exemple durant une interruption quelconque de l'écoulement du métal, par exemple durant une interrup- tion quelconque de la coulée ou d'une opération antérieure ou subséquente provoquant un retard ou une interruption dans le mouvement des métals fondus au travers du récipient servant au traitement perfectionné Il est préférable que, durant l'opération de purge, le mouvement du métal fondu au travers de la zone 20 soit interrompu, et il est donc plus avantageux d'effectuer la purge au cours d'une interruption du mouvement du métal fondu causée par des opérations antérieures ou subséquentes Toutefois, si l'opé- ration de coulée associée est entièrement continue et ne peut subir une interruption quelconque, le lingot coulé à partir du métal traversant la zone 20 au cours de la purge peut contenir des impuretés qui amoindrissent sa qualité. On comprendra qu'il n'est pas pratique de purger un lit tel que celui décrit dans le brevet des Etats Unis no 3.737 305 utilisant des corps réfractaires fins, par exem- ple à des dimensions de 1,41 à 6,73 mm car les forts débits de gaz sont incompatibles -avec la fraction de vides relati- vement faible de ces lits filtrants et par conséquent au- raient un fort effet de rupture Ainsi donc, le procédé du brevet des Etats Unis N O 3 737 305 implique une purge continue des impuretés contenues dans le lit filtrant de particules fines Or, ce balayage continu quoiqu'il per- mette d'augmenter efficacement la durée de service du lit dans ce système, permet également une certaine accumulation des particules non métalliques à l'intérieur du lit fil- trant, accumulation qui peut conduire celui-ci à provoquer une plus forte chute de pression et à accroître la hauteur du métal fondu du côté entrée 12, au-dessus du déflecteur 16 et du côté sortie 21, au point que le niveau du côté entrée 12 peut monter à plusieurs dizaines de centimètres au-dessus du niveau de sortie 21 Toutefois, lorsque cette différence entre les niveaux du métal commence à se pro- duire dans le procédé du brevet des Etats Unis N O 3 737 305, elle est normalement irréversible et conduit à un éventuel remplacement du lit Le procédé selon l'invention, par contre, permet une purge répétée par des gaz de purge à haut débit et assure une durée de service du lit encore plus longue, approchant dans certains cas d'une durée infi- nie Dans la pratique de l'invention, on a procédé à des essais prolongés sans que le niveau de métal s'élève au niveau 21 par rapport au niveau 12. L'exemple qui suit illustre l'invention sans tou- tefois en limiter la portée; dans cet exemple les indica- tions de parties et de pourcentages s'entendent en poids sauf mention contraire. Exemple Toute comparaison exige naturellement d'utiliser le même type de métal et la même qualité de métal (présence ou absence d'impuretés) ainsi que les mêmes débits et au- tres conditions opératoires Une telle comparaison est ré- alisée dans le présent exemple Dans une installation telle que représenté dans la figure, on a utilisé pour la purification de l'aluminium fondu le procédé du brevet des Etats Unis N O 3 737 305 Le lit filtrant comprenait une portion de granules d'alumine fines (de 1,41 à 3,36 mm) sur une hauteur de 33 cm, au-dessus d'un support de billes d'alumine de 19 mm, sur une hauteur de 15 cm On a fait passer de l'aluminium fondu au travers du lit filtrant à une vitesse superficielle d'environ 6 cm/mn et on l'a fait entrer en contact avec un mélange de trois parties de chlore et 100 parties d'argon à un débit d'environ 0,21 dm 3 normal par heure et par cm 2 de section transversale du lit dans le plan horizontal L'aluminium fondu était en fait l'al- liage 5182 contenant 4 à 5 % de magnésium et 0,2 à 0,5 % de manganèse, cet alliage étant préalablement utilisé pour la fabrication des fonds de boîtes de boisson à ouvrir par arrachement, et se trouvant couramment dans l'industrie sous la forme de résidus de fonderie contenant des propor- tions importantes d'impuretés On a constaté que la prati- que du procédé du brevet des Etats Unis N O 3 737 305 per- mettait d'améliorer dans une mesure notable la quallité de l'aluminium passant au travers du lit filtrant, au point de le rendre propre à la coulée en lingot pour la- minage en feuilles convenant pour l'utilisation en fond de boîte Toutefois, lors de l'exploitation du procédé, on a observé une augmentation progressive de la pression du métal fondu sur le déflecteur 16, et on a interrompu les opérations au bout de 160 heures en raison de cette augmentation de pression. On a retiré du récipient les fines particules et les billes d'alumine et on les a remplacées par des anneaux Raschig de 12,7 mm en alumine, portant au-dessus d'eux une couche de billes d'alumine de 19 mm comme représenté dans la figure On a fait passer dans cet appareillage de mise en oeuvre de l'invention le même type d'aluminium 5182 fondu avec la même forte teneur en impuretés, et la purification remarquable du métal a été la même dans le cas du procédé du brevet des Etats Unis no 3 737 305 et dans le cas présent, le métal évacué par la sortie 21 pré- sentant des teneurs notablement réduites en gaz, impuretés non métalliques et éléments à l'état de traces Toutefois, dans la pratique du procédé avec le milieu à contact par anneaux, on n'a pas observé d'accumulation ni d'augmentation de pression après une durée d'opération prolongée à 750 heures au bout desquelles on a interrompu les opérations pour des raisons n'ayant rien à voir avec leur déroulement. Au cours de ces opérations, on a pratiqué des purges pé- riodiques à haut débit de gaz, à savoir 0,87 dm 2 normal par heure et par cm 2 de la section transversale du lit dans le plan horizontal, ce qui représente environ quatre fois le débit observé dans le traitement normal du métal. Dans chaque cas, la purge a été effectuée au cours d'une période d'interruption de l'écoulement du métal en raison d'une interruption de coulée Aucun autre entretien ni. réglage n'a dû être fait au cours du traitement du métal fondu au cours de la durée indiquée, et le débit de métal fondu, sa qualité et toutes les caractéristiques étaient les mêmes au bout de 750 heures que durant la première heure d'opération, ce qui confirme les améliorations marquées auxquelles on peut parvenir conformément à l'in- vention. Il est clair que l'invention n'est nullement limi- tée au mode de réalisation préféré décrit ci-dessus à titre d'exemple et que l'homme de l'art peut y apporter des mo- difications sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 Procédé pour traiter un métal fondu contenant des particules en suspension afin d'éliminer ces parti- cules du métal, caractérisé en ce que l'on fait passer le métal au travers d'un milieu à surfaces de contact non contaminantes submergées, ce milieu présentant une frac- tion de vides moyennes d'au moins 1/2 et une surface spé- cifique d'au moins 82 m 2 par m 3, le métal se déplaçant au travers de ce milieu à une vitesse superficielle du métal ne dépassant pas 15 cm/mn, et de préférence de 12 cm/mn ou moins. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la fraction de vides est de 0,7 ou plus. 3 Procédé selon la revendication 1-ou 2, carac- térisé en ce que la surface spécifique est de 164 m 2 par m 3 ou plus (de préférence 246 m 2 par m 3). 4 Procédé selon l'une quelconque des-revendica- tions 1 à 3, caractérisé en ce que le métal fondu se dé- plaçant au travers des surfaces de contact non contaminantes submergées entre en contact avec un gaz. 5 Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le gaz se déplace à contre-courant du métal fondu. 6 Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le gaz et le métal fondu se déplacent dans le même sens. 7 Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 6, caractérisé en ce que périodiquement (et non en continu) on fait passer un gaz au travers du milieu à un débit suffisant pour agiter ce milieu et en déloger les particules éliminées au préalable du métal fondu ayant traversé ce milieu et éliminer les particules de ce milieu, ces particules montant vers le haut dans ledit milieu (sous l'action du gaz). 8 Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que au cours de la purge par un gaz dudit milieu, on interrompt le mouvement du métal fondu au travers de ce milieu. 9 Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 8, caractérisé en ce que le milieu consiste en corps non contaminants en forme de selle ou encore non contaminants en forme d'anneau. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 9, caractérisé en ce que des dispositifs placés au-dessus du milieu empêchent un mouvement de celui-ci vers le haut.