La'présente invention concerne un équipement de lutte contre l'incendie, notamment pour l'extinction d'un incendie s'étant déclaré en étage élevé dans un immeuble de grande hauteur, ledit équipement mettant en oeuvre un appareil à vol stationnaire, du genre hélicoptère ou analogue, portant un réservoir à eau et pourvu.d'une lance alimentée par une pompe, pour la projection d'eau sous pression sur le foyer d'incendie. I1 est inconcevable qu'un équipement de ce type comporte un réservoir de capacité telle qu'elle suffise à coup sûr à l'extinc- tion complète d'un foyer d'incendie ordinaire. On est alors amené à prévoir plusieurs appareils se relayant, ce qui est onéreux et cause de temps morts préjudiciables dans la lutte contre l'incendie. Le but de le présente invention est d'éviter cet inconvénient majeur et, à cet effet, un équipement conforme à l'invention, du type mentionné au début, est caractérisé en ce que ledit réservoir est adapté à être relié par un tuyau à une source d'eau sous pression située à demeure, au sol à proximité dudit immeuble, ou dans celui-ci. De la sorte, le réservoir peut être de capacité réduite, puisque pouvant être alimenté en permanence par ladite source d'eau sous pression, et ne servant pratiquement que de relais. Un incendie, même très important, pourra donc être combattu efficacement, sans autre limitation de durée que l'autonomie de vol de l'hélicoptère ou tout autre appareil analogue, avec toute la sécurité souhaitable, et moyennant la mise en oeuvre d'un équipement relativement peu coûteux ; en particulier, l'hélicoptère ou analogue pourra avoir un moteur de puissance tout à fait moyenne. Quant à la source d'eau sous pression, elle pourra être constituée d'un poste de pompage classique au sol, dont l'aspiration pourra être mise en liaison avec le réseau urbain d'eau sous pression à 2 ou 3 kg/cm2, et dont la pression de sortie sera bien entendu suffisante pour atteindre, avec la marge de sécurité voulue, l'étage le plus élevé de l'immeuble considéré. On peut d'ailleurs noter que, grâce à l'invention, il n'est pas nécessaire que l'eau arrive au niveau dudit étage le plus élevé de l'immeuble avec la pression habituelle d'alimentation des 2 lances à incendie, qui est de l'ordre de 7 à 15 kg/cm . L'eau peut au contraire arriver au réservoir porté par l'appareil sous une pression assez faible, puisqu'elle sera remise en pression par la pompe de l'équipement. Par suite, le poste de pompage au sol n'aura pas à fournir une pression de sortie extrêmement élevée. Bien entendu cependant, on pourrait également utiliser, pour l'alimentation du réservoir porté, le circuit d'eau en surpression de l'immeuble, tel que prévu obligatoirement pour la lutte contre les incendies dans les immeubles de grande hauteur. L'invention ci-dessus décrite dans ses grandes lignes pourra également comporter bien d'autres dispositions annexes. En particulier, un équipement conforme à l'invention pourra encore être caractérisé en ce que ladite pompe d'alimentation de la lance en eau sous pression est couplée à une turbine d'entraînement dont la tuyère de sortie est dirigée selon l'axe de sortie de ladite lance, et dans le sens opposé. Ainsi, on pourra obtenir un équilibrage permanent de la force de réaction s'exerçant sur l'équipement du fait de la projection d'eau à l'extérieur, force non négligeable, et qui autrement pourrait compliquer la tâche du pilote de l'appareil porteur. Il pourra bien entendu s'agir d'une turbine classique, pouvant être commandée à partir du poste de pilotage. Toute disposition équivalente, par exemple une hélice extérieure couplée à l'arbre de la pompe et soufflant en sens inverse de l'éjection de l'eau sous pression, peut également être envisagée. Il n'est pas à exclure que ledit réservoir ou bâche soit suspendu sous l'appareil porteur par des câbles, mais, de préférence, pour éviter tout ballant et pour ne pas compliquer le pilotage, le pilote devant évidemment être en mesure de diriger la lance avec précision sur le foyer d'incendie, on préférera prévoir que le réservoir est fixé directement sous la cellule dudit appareil, et ceci, en outre, par des moyens de fixation en permettant le largage instantané. La chute du réservoir sur le sol pourra d'ailleurs être ralentie par un parachute, si l'altitude de l'appareil porteur est suffisante. Ces dispositions permettront d'éviter les conséquences que pourrait avoir toute surcharge brutale, pouvant notamment survenir en cas de panne du poste de pompage situé au sol, et qui ré- sulterait alors de l'arrêt de la circulation d'eau dans le tuyau qui le relie au réservoir porté. En effet, le poids effectif de l'eau contenue dans le tuyau pourra dans certains cas être très important vis-a-vis de la charge portée en permanence : à titre indicatif, un tuyau d- 100 m de longueur et-de 110 mm de diamètre contient en effet enu"pon 950kg d'eau. Ledit largage po rira être commandé par le pilote, mais, de préférence, il sera commandé automatiquement, par exemple à partir d'un signal de me re représentatif de ia force exercée par le tuyau sur sa prise de branchement au réservoir, ou encore du débit dans ledit tuyau. Des dispositions connexes peuvent aussi être mises en oeuvreet l'une d'elles, entre autres, pourrait consister par exemple à prévoir que la prise de branchement du tuyau sur le réservoir porté peut être déconnectée automatiquement en cas de surcharge. Conformément à encore une autre disposition de l'invention, l'équipement pourra aussi être caractérisé en ce qu'il comporte pour le tuyau, entre ledit réservoir et ladite source d'eau sous pression, soit au sol soit fixé audit réservoir, un système de dévidage, de préférence à enroulement automatique. De la sorte, le rayon d'action de l'hélicoptère ou analogue ne sera pas étroitementlimité par la présence du tuyau d'alimentation qui le relie au sol ; le tuyau se dévidera ou s'enroulera à la demande, automatiquement, en fonction de la position de l'appareil porteur. Selon encore une autre disposition avantageuse, un équipement conforme à l'invention pourra aussi être caractérisé en ce que ledit réservoir comprend des moyens déflecteurs propres à dé-. vier vers le bas l'eau issue dudit tuyau. Il pourra s'agir par exemple d'une ou de plusieurs portions de tube recourbées vers le bas, reliées par une partie commune à la prise de branchement du tuyau d'alimentation sur le réservoir, ce qui pourra donner naissance à une certaine force ascendante, au cas où l'eau arriverait au réservoir porté avec une forte pression, l'hélicoptère ou analogue étant par exemple à altitude relativement basse (par rapport à la hauteur maximale des immeubles). L'équipement pourra encore comprendre certains autres accessoires, notamment des moyens de lancement d'engins spéciaux, notamment explosifs, aptes à briser des baies vitres ou analogues, pour permettre le passage du jet d'eau issu de la lance vers le foyer d'incendie. A la figure unique du dessin annexé, on a représenté, à titre d'exemple nullement limitatif et schématiquement, un appareil à vol stationnaire équipé conformément à l'invention. Il s'agit d'un hélicoptère I portant, accroché sous sa cellule, un ensemble comprenant un réservoir ou bâche 2, une lance à incendie 3 de longueur telle que son ajutage 3' se situe en dehors du vent direct des pales du rotor 4, et une pompe entrainée par une turbine (non représentées), pour l'alimentation de la lance 3 en eau sous pression, à partir de l'eau reprise par l'ori fice d'.aspiration de la pompe dans la bâche.La référence 5 dési gne la tuyère de sortie de ladite turbine, dirigée selon l'axe de la lance, mais dans le sens opposé. (Il pourrait s'agir de l!ar- bre d'une hélice supplémentaire ayant aussi pour rôle de compenser la réaction due à l'eau éjectée.) L'ensemble pompe-turbine peut être commandé à partir du poste de pilotage. Le réservoir 2 peut également comporter des moyens déflecteurs du genre décrit plus haut, de même que différents accessoires ou appareils de mesure ou détecteurs, notamment un détecteur de niveau, des clapets de sécurité, etc. La référence 6 désigne des moyens de fixation amovible du réservoir 2 sous le ventre de l'appareil, aptes à en permettre le largageinsantané, automatique ou commandé, en cas de besoin. Enfin, on a désigné en 7 un tuyau du genre couramment utilisé dans la lutte contre les incendies, et permettant de relier le réservoir 2, par sa prise 8 (éventuellement aussi à déconnexion ins tantane),à une source d'eau sous pression. Dans l'exemple décrit ici, il s'agit d'une source située au sol, à proximité d'un immeuble de grande hauteur, et comprenant un poste de pompage dont l'aspiration peut être branchée sur le réseau urbain d'eau sous pression. Ce poste de pompage ainsi que le dévidoir-enrouleur de tuyau ont été référencés globalement en 9. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. En particulier, on pourrait envisager une variante consistant à monter la lance 3 mobile sur la cellule, de préférence suivant plusieurs axes, et manoeuvrable par le pilote ou un opérateur, lequel pourrait la diriger précisément sur l'objectif on pourrait par suite se contenter d'un pilotage moins précis que dans le cas où, comme représenté, la lance est fixée rigidement au réservoir. REVENDICATIONS 1. Equipement de lutte contre l'incendie, notamment pour l'extinction d'un incendie stétant-déclaré en étage élevé dans un immeuble de grande hauteur, ledit équipement mettant en oeuvre un appareil à vol stationnaire, du genre hélicoptère ou analogue, portant un réservoir à eau et pourvu d'une lance alimentée par une pompe, pour la projection d'eau sous pression sur le foyer d'incendie, caractérisé en ce que ledit réservoir est adapté à être relié par un tuyau à une source d'eau sous pression située à demeure, au sol à proximité dudit immeuble, ou dans celui-ci. 2. Equipement selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite pompe d'alimentation de la lance en eau sous pression est couplée à un dispositif aérodynamique dirigé selon l'axe de sortie de ladite lance, et dans le sens opposé, 3. Equipement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit réservoir est fixé directement sous la cellule de l'appareil, par l'intermédiaire de moyens de fixation adaptés à en permettre un largage instantane. 4. Equipement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte pour le tuyau, entre ledit réservoir et ladite source d'eau sous pression, soit au sol soit fixé audit réservoir, un système de dévidage, de préférence à enroulement automatique. 5. Equipement selon l'une quelconque des revendications prd- cédentes, caractérisé en ce que ledit réservoir comprend des moyens déflecteurs propres à dévier vers le bas l'eau issue dudit tuyau. 6. Equipement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de lancement d'engins spéciaux, notamment explosifs, aptes à briser des baies vitrées ou analogues, pour permettre le passage du jet à'eau issu de la lance vers le foyer d'incendie.