La présente invention se rapporte à un ellipsographe complet, du type réalisé au moyen d'une équerre et d'une règle dont les extrémités se déplacent le long des cathètes de ladite équerre. Il est connu qu'actuellement, lorsqu'il faut dessiner une figure elliptique, le dessinateur se trouve parfois en difficulté, à cause de l'absence, dans l'utilisation courante, d'au moins un instrument simple et maniable répondant à ce besoin. Dans la majorité des cas, on a recours à des artifices, comme par exemple la méthode "du jardinier" ou le compas circulaire avec les artifices nécessaires ou des procédés semblables, moyens cependant peu commodes et imprécis, qui sont aussi, bien entendu, des sources d'imperfections graphiques parfois inadmissibles. I1 existe certes des ellipsographes authentiques, mais ils sont tous peu adaptés à l'utilisation pratique, pour les raisons suivantes - Ils sont très encombrants et compliqués, donc difficiles à garder et à conserver, et aussi d'utilisation peu pratique et peu aisée; ils sont, en outre, imprécis, à cause du jeu inévitable qui se produit entre les articulations, et incomplets, c'est-à-dire de capacité limitée. Ils demeurent donc des objets constituant une fin en soi, qui ne servent donc plus à rien une fois réalisés, étant donné que, comme on l'a indiqué précédemment, il ne viendrait à aucun dessinateur l'idée de s'en servir, lorsqu'il doit tracer des ellipses ou des arcs d'ellipse Dans l'état actuel de la technique, le dessinateur se sert en général, avec une habileté plus ou moins grande, de règles curvi ligne et le problème reste sans solution. L'invention a, par contre, pour objet, de permettre à l'utilisateur de tracer des ellipses ou des arcs d'ellipse, au moyen d'un instrument basé sur des principes rigoureusement exacts, sans présenter les inconvénients de complexité et de maniabilité médiocre indiqués précédemment. L'invention s'appuie sur le principe connu, qui nous est donné par la géométrie analytique, de la trajectoire tracée par un point intérieur à un segment de droite, lorsque les extrémités de ce segment de droite parcourent deux trajectoires perpendiculaires entre elles; ladite trajectoire est une ellipse dont les axes se trouvent précisément sur les droites orthogonales. L'ellipsographe selon l'invention représente une mise en oeuvre pratique du principe indiqué plus haut, et il est essentiellement constitué par une équerre et une règle de longueur réglable com portant une pointe traçante, devant se déplacer de façon que ses :;trémitis, alignées avec lapointe traçante, se déplacent en même temps le long des côtés orthogonaux ou cathètes de ladite équerre. La description détaillée qui va suivre, et les dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur les dessins annexés La figure 1 est une vue en plan de 11 équerre; la figure 2 est une coupe transversale de l'équerre représentée sur la figure 1; la figure 3 est une vue de face de la règle; la figure 4 est une vue en plan de la règle représentée sur la figure , la figure 5 est une coupe transversale de la règle comprenant la pointe traçante, suivant la ligne I-I de la figure 3; la figure 6 est une coupe transversale de la règle, suivant la ligne II-II de la figure 3; la figure 7 est une vue en plan, illustrant le fonctionnement de l'ellipsographe selon l'invention. Dans le mode d'exécution indiqué à titre d'exemple et représenté sur les figures 1 à 7, la référence 1 désigne l'équerre comportant deux trous 2 aux extrémités des cathètes, permettant de fixer ladite équerre au plan du dessin; l'équerre est réalisée avec une section trapézoldale 3, l'arête à angle droit étant tournée vers l'extérieur et l'arête à angle aigu étant tournée vers l'intérieur, la face oblique 4 étant inclinée vers la table, pour permettre un passage correct de la pointe traçante, comme on l'expliquera dans la suite. La règle 5 est constituée par une barre rectiligne 6, comportant un bord 7 cunéiforme, et de longueur égale à la longueur de chaque cathète de l'équerre. Sur la barre 6 sont appliqués, mobiles et fixables à volonté, trois curseurs 8, 9 et 1G de forme générale parallélépipBdique, mais comportant des bords également parallélépipédiques. Les deux curseurs 8 et 9 constituent les supports de la règle ellinsographiquc elle-même, et ils sont propres à glisser sur les faces supérieures des deux cathètes de l'équerre, les arêtes e::- térieures des bords ll adhérant constamment aux bords intérieurs de l'équerre. Comme il ressort des figures, la hauteur de ces bords ou saillies 11 est inférieure à l'épaisseur de la barre de l'équerre sur laquelle elle s'appuie, pour éviter que l'instrument puisse frotter sur le plan du dessin et maculer le travail en cours d'exécution. Les moyens de fixation de ces curseurs à la barre de la règle sont constitués par des chevilles filetées 12 commandées par des têtes moletées 13. Le curseur central 10 est constitué de façon analogue aux curseurs 8 et S décrits un peu plus haut, avec la seule différence qu'il comporte sur son bord en saillie 14 deux trous obliques 15, trous dans lesquels on introduit ultérieurement la pointe traçante 16. Cette pointe traçante 16 est sur la figure, un porte-mine normal 17, à avancement automatique, dont la mine dépasse naturellement jusqu'à entrer en contact avec la feuille, et il lui est appliqué un poids 18 constituant le lest nécessaire pour faire adhérer la pointe traçante à la feuille, pendant que l'on manoeuvre l'instrument. I1 est clair que la pointe traçante peut être, au lieu d'un porte-mine, une plume à encre, de chine ou non, selon les désirs de l'utilisateur. Comme il ressort de la figure 5, grâce à l'obliquité du trou 15, la pointe traçante 16 adhère étroitement à la fin du tracé au bord incliné 4 des cathètes de l'équerre. Le tracé sera donc net et sans taches, et suffisamment précis. Le second trou 15, qui apparaît vide sur la figure, a pour but de retourner bout pour bout la règle pendant l'exécution du travail, ce qui est nécessaire pour éviter un second ajustement de l'instrument pendant l'exécution de la figure elliptique entière. L'exécution du tracé est simple On fait adhérer la règle avec la pointe traçante à une cathète de l'équerre, puis on la déplace graduellement, en ayant soin de laird adhérer les petites pièces d'appui ou blocs aux branches de l'équerre, lesdites extrémités de la règle se déplaçant donc dans deux directions perpendiculaires entre elles, jusqu a ce que la règle entre en contact avec l'autre cathèdre; la pointe tramant aura décrit sur la feuille un quart de l'ellipse lc. Ensuite, en détachant les punaises de fixation 2a de l'équerre, en la faisant tourner et en l'alignant de nouveau dans des positions successives avec les axes de l'ellipse, on achève la figure. I1 va de soi que l'on peut apporter à la description précédente et aux figures de nombreuses modifications de détail sans, pour cela, sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Ellipsographe complet, caractérisé en ce qu'il comprend, entre autres, une équerre orthogonale comportant deux trous aux extrémités à angle aigu permettant la fixation au plan du dessin et comportant, entre autres, des régloirs ou bras orthogonaux dont la section a un profil en plan incliné reversé et permet donc à la pointe traçante d'atteindre les perpendiculaires passant par les axes du dessin en évitant de laisser vides les intervalles, même courts, correspondant à l'encombrement de la pointe traçante seule. 2 - Ellipsographe selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, entre autres, une règle comportant trois curseurs mobiles à volonté sur toute sa longueur, ce qui a pour effet pra titre de donner à l'instrument la capacité la plus grande possible, c'cst-à-dire la possibilité de dessiner des figures extrêmement petites ou extrêmement grandes. 3 - Ellipsographe selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les curseurs extrêmes de la règle ellipsographique, qui sont montés mobiles sur celle-ci, comportent chacun deux entailles directement symétriques qui permettent de faire basculer bout pour bout toute la règle pendant son utilisation, ce qui a pour conséquence pratique d'éviter un second ajustement de l'ils trument pendant l'exécution du travail, ajustement qui serait autrement inévitable et occasionnerait de fréquentes imperfections graphiques 4 - Ellipsographe selon l'une des revendlcations 1 à 3, caractérisé par la forme particulière de la règle dont la section présente, d'un côté, un profil en coin, à l'image du creux dans lequel elle doit se déplacer, pour éviter des déplacements, même faIbles, de l'axe vertical des curseurs pendant l'ajustement de l'instrument, déplacements qui se traduiraient inévitablement par des n perfec tions graphiques des Ligures à dessiner. 5 - tlllpsograpbe selon l'une des revendications 1 à 4, caracté- risé en ce que le curseur central ou support de la pointe traçante comporte deux trous débouchant des deux côtés, inclinés par rap- port à la perpendiculaire, à parcours croisés et directement symétriques, qui permettent d'utiliser l'instrument en renversant la règle bout pour bout au cours de l'exécution du travail, ce qui a pour conséquence pratique d'éviter un second ajustement de celui-ci qui serait autrement inévitable et serait la cause de fréquentes Imperfections graphiques.