La présente invention est relative à la coulée d'objets métalliques par le procédé à modèle pouvant être déciré ou technique à la cire perdue. L'invention repose sur un procédé connu de moulage de pièces métalliques par la technique du modèle pouvant être dé ciré qui consiste successivement à a) à former une coquille de matière réfractaire autour d'un modèle en cire pouvant être déciré; b) à envoyer cette coquille sens dessus dessous dans un four de cuisson en vue de durcir la coquille de matière réfractaire et-de "perdre" le modèle pouvant être déciré afin de laisser une empreinte dans la coquille de matière réfractaire; c) à chauffer simultanément du métal fondu dans un creuset; d) à sortir la coquille du four de cuisson; à faire tourner la coquille de 1800; à envoyer la coquille en un emplacement se trouvant en dessous du creuset; e) et à basculer le creuset pour couler du métal fondu dans l'empreinte de la coquille par 11 intermédiaire d'un orifice de sortie du creuset à débit contr81é. I1 est connu aussi de monter plusieurs de ces modèles sur un moule commun en forme d'auge, de sorte que, quand les coquilles de matière réfractaire sont formées autour des modèles et lorsque les modèles sont ensuite perdus, le moule commun en forme d'auge aura un certain nombre de coquilles restant fixées à lui. Un tel moule commun en forme d'auge sera dénommé ci-après par souci de commodité, une "brique". La "brique", qui est relativement robuste, peut être attaquée par des dispositifs de préhension de moule ou par des rails alors qu'elle se déplace le long d'une machine de coulée automatique en passant par les divers postes de chauffage et de coulée; elle peut être tournée ou mise sens dessus dessous sans que les dispositifs de préhension aient à toucher les moules en forme de coquille moins robustes, dont un certain nombre est fixé à la "brique". La "brique", ayant plusieurs de ses coquilles fixées à elle, aura plusieurs ouvertures en forme d'entonnoir menant chacune à l'empreinte de l'un des moules qui y sont fixés. Les diverses ouvertures en forme d'entonnoir ménagées dans la "brique" débouchent d'une chambre commune en forme d'auge ménagée dans la "brique" dans laquelle le métal de coulée est coulé depuis le creuset. Le procédé suivant l'invention de moulage de pièces moulées métalliques dans plusieurs moules sous forme de coquilles portées par un moule commun en forme d'auge ou "brique" tel que décrit ci-dessus se caractérise en ce qu'il consiste à faire passer le moule en forme d'auge ou la "brique" en dessous d'un orifice par lequel du métal fondu est coulé dans l'auge et dans les empreintes de moule formées par les coquilles communiquant avec les ouvertures en forme d'entonnoir de l'auge et à déplacer la "brique" pendant des periodes distinctes pour amener successivement les ouvertures en forme d'entonnoir en dessous de l'orifice de coulée. Entre les mouvements de déplacement, la "briqueZ' peut être soit maintenue fixe, cependant que chaque empreinte et le moule formé par la coquille communiquant avec elle est emplie de métal fondu ou,cependant que chaque empreinte est emplie, la "brique" peut être déplacée lentement, c'est-àdire à une vitesse inférieure à celle à laquelle elle est déplacée pendant les périodes de déplacement. L'avantage procuré par 17 invention est qu'en se rendant maître soigneusement de la durée pendant laquelle chaque empreinte de moule successive est accessible à l'orifice de coulée, on peut utiliser pleinement l'énergie cinétique du métal fondu qui tombe pour atteindre correctement les parties les plus éloignées des empreintes de moule , En même temps, on peut éviter que duiai ne déborde pendant le remplissage des moules et de l'auge, ce qai Scasomse du mfital. Une installation pour effectuer le procédé d'une manière automatique et continue peut comprendre tout d'abord un poste de chargement des "briques". La "brique" sera chargée, avant d'être mise sens dessus dessous, de deux ou de plusieurs modèles pouvant être décirés. On appliquera ensuite de la matière réfractaire autour de chaque modèle pour former une coquille par durcissement par passage au four de cuisson. La ';brique" sera montée sur des moyens de transport ou elle peut glisser le long de rails. Elle peut être montés sur un chariot et ce dernier peut avoir des moyens pour mettre sens dessus dessous la "brique" a laquelle des coquilles sont fixées. A l'extrémité de sortie du four de cuisson, il y a un creuset, qui peut être chauffé dans un four secondaire ou de fusion qui est de préférence un four de fusion à haute fréquence, creuset dans lequel le métal est fondu. Quand le métal est fondu et prêt pour la coulée, la porte de sortie du four de cuisson s'ouvre et la "brique", avec ses moules formés par les coquilles fixées sur elle, sort en étant supportée par ses moyens de transport ou sur des rails, et tourne de 1800. En cet état, la "brique" est présentée en dessous du creuset en une position telle que la chambre de coulée en forme d'auge ménagée dans la "brique" est tournée vers le haut afin de recevoir le métal fondu. On fait basculer le creuset contenant du métal fondu et on coule le métal fondu par un orifice du creuset. Comme la chambre en forme d'auge de la "brique" mène à un certain nombre d'empreintes formées par les coquilles, suivant l'invention on fait passer ou progresser alors la "brique" à une vitesse telle que le courant de métal fondu emplit juste toutes les empreintes formées par les coquilles. Le déplacement de la "brique" ayant deux ou plusieurs moules formées par des coquilles fixées à elle peut être effectué à l'aide d'un chariot, d'une vis ou d'un transporteur à chaîne. Dans chaque cas,un mécanisme de manoeuvre convenable met les extrémités antérieure ou postérieure de la "brique" en position et de cette position on peut déduire les diverses autres informations nécessaires pour commander la progression de la "brique", alors qu'elle passe transitoirement devant l'orifice de coulée. Un mécanisme de manoeuvre approprié de n'importe quel type connu en soi peut être utilisé pour obtenir les arrêts et les déplacements successifs ou les déplacements successivement rapides et lents de la "brique", comme cela est requis dans chaque cas particulier. C'est ainsi par exemple que,lorsqùe les four les ont chacun des empreintes de grand volume ou de forme interne complexe , il peut être nécessaire de maintenir la "brique" en position fixe, cependant que l'on procède au remplissage du moule. Mais si, en revanche, les empreintes sont petites ou d'une forme simple, on peut maintenir la "brique" en déplacement lent en dessous de l'orifice de coulée, tout en emplissant chaque empreinte. De préférence, la "brique" a un contour tel que dès que la "brique" commence à se déplacer après que chaque orifice individuel a été empli, le courant de métal provenant de l'orifice de coulée du creuset'est pratiquement instantanément dévié vers orifice qui vient immédiatement à la suite. Lorsque l'on arrive au moment où toutes les empreintes formées par les coquilles sont emplies, on bascule le creuset en sens inverse et on éjecte la coquille ou le moule. Les coquilles emplies de métal fondu peuvent être envoyées ensuite dans un autre tunnel ayant une atmosphère réductrice en vue d'empêcher toute oxydation. Ce tunnel peut incorporer aussi une unité de sablage pour enlever les coquilles en céramique des pièces coulées solidifiées. Le creuset contenant le métal fondu est avantageusement maintenu bien empli du métal fondu et on ne le laisse jamais être empli à moins de 25%. Si l'on maintient ainsi empli le creuset, on a l'avantage que son débit de coulée est plus régulier. Mais il peut néanmoins être nécessaire de diminuer la vitesse de la "brique" ou d'augmenter les durées de coulée au fur et à mesure que l'on emplit les empreintes se trouvant vers l'extrémité postérieure de l'auge. REVENDICATIONS 1) Procédé de moulage de pièce métallique par la technique à modèle pouvant être dé cirer qui consiste successivement a) à former une coquille de matière réfractaire autour d'un modèle en cire pouvant être déciré; b) à envoyer cette coquille sens dessus dessous dans un four de cuisson en vue de durcir la coquille de matière réfractaire et de "perdre1, le modèle pouvant être déciré afin de laisser une empreinte dans la coquille de matière réfractaire; c) à chauffer simultanément du métal fondu dans un creuset; d) à sortir la coquille du four de cuisson; à faire tourner la coquille de 1800; à envoyer la coquille en un emplacement se trouvant en dessous du creuset; e) et à basculer le creuset pour couler du métal fondu dans l'empreinte de la coquille par l'intermédiaire d'un orifice de sortie du creuset à débit contrôlé; f) plusieurs de ces modèles étant montés sur un moule commun en forme d'auge ou "brique"; la "brique" ayant plusieurs ouvertures en forme d'entonnoir menant chacune à l'empreinte intérieure de l'un des moules qui y sont fixés et les diverses ouvertures en forme d'entonnoir ménagées dans la brique débouchant d'une chambre commune en forme d'auge ménagée dans "la brique" et dans laquelle le métal de coulée est coulé depuis le creuset, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer le moule en forme d'auge ou la "brique" en dessous d'un orifice par lequel du métal fondu est coulé dans l'auge et dans les empreintes de moule formées par les coquilles communiquant avec les ouvertures en forme d'entonnoir de l'auge et à déplacer la "brique" pendant des périodes distinctes pour amener successivement les ouvertures en forme d'entonnoir en dessous de l'orifice de coulée. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à maintenir fixe la "brique", cependant que chaque empreinte et le moule formé par la coquille communiquant avec elle est emplie de métal fondu. 3) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à déplacer la "brique" lentement, c'est-à-dire à une vitesse inférieure à celle à laquelle elle est déplacée pendant les périodes de déplacement, cependant que chaque empreinte et le moule formé par la coquille communiquant avec elle est emplie de métal fondu. 4) Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer le déplacement de la "brique" ayant deux ou plusieurs moules formés par des coquilles fixées à elle, à l'aide d'un chariot, d'une vis ou d'un transporteur à channe. 5) Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé par des moyens pour mettre en position les extrémités antérieure et postérieure de la "brique", les diverses autres informations nécessaires à la commande de la progression de la brique étant déduites de cette mise en position. 6) Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les orifices individuels partant de l'auge commune de la "brique" ont un contour tel que dès que la "brique" commence à se déplacer après que chaque orifice individuel a été empli, le courant de métal provenant de l'orifice de coulée du creuset est pratiquement instantanément dévié vers l'orifice qui vient immédiatement à la suite.