Llinvention a pour objet un procédé de préparation d'additifs pour revêtements de rues, routes et chaussées dont le liant est constitué par du bitume, ayant pour but d'éclaircir la couleur de ceux-ci. L'éclaircissement de la couleur des revêtements des rues, routes et chaussées dont le liant est constitué par du bitume, en vlle d'améliorer les conditions de visibilité, apparaît comme indispensable, en particulier si l'on. tient compte de l'accroissement de la densité de la circulation, même aux heures de faible éclairement. Des exigences très sévères sont imposées aux additifs destinés à éclaircir les revêtements bitumineux, tant en ce qui concerne la clarté de la couleur que la résistance mécanique, par exemple les résistances à l'abrasion aux chocs, ainsi que la résistance aux intempéries, en particulier la résistance au gel.De même, la résistance à la pression doit être suffisamment élevée et le pouvoir d'absorption de l'eau doit être aussi faible que possible. Les additifs doivent en outre.présenter une bonne liaison avec le bitume et, par conséquent, une rugosité qui favorise également les quantités antidérapantes des revêtements de chaussées. Le ~calcaire ne s'est pas montré satisfaisant comme additif de ce genre, en raison de son peu de résistance mécanique. Les menus fragments de céramique de couleur claire ne répondent pas, eux non plus, suffisamment bien aux diverses exigences qui leur sont imposées. Le silex calciné est bien connu comme additif dans ce domaine, mais son utilisation est exclue pour des raisons de prix de revient, surtout lorsque le gisement et l'endroit où s'effectue l'élaboration sont éloignés du lieu d'utilisation. Le nom de marque deposé "Synopal-Splftt' désigne une matière à base de verre, de couleur claire, destinée aux revêtements de chaussées, mise au point au Danemark, dont le prix constitue un obstacle à son utilisation sur une grande échelle.Par ailleurs, elle ne convient pas très bien comme additif pour les revêtements de chaussées dont le liant est constitué par du bitume, en raison de sa faible résistance à la pression. En outre, cet additif présente un pouvoir d'absorption de 11 eau qui est au-dessus de la limite admissible, dont la pratique a montré quelle se situe à environ 4 %. I1 s'ensuit des cassures sous l'effet du gel et, à la suite de sollicitations prolongées, des destructions prématurées de la chaussée par éz,atasnt et désagrégation de la surface. Les gravillons de quartzite et le silex n'ont pas non plus donné satisfaction, car leur surface lisse nassure pas la liaison exigée avec le bitume.On connalt enfin l'utilisation de grenaille d'aluminium, que l'on répand sur le revêtement de la chaussée alors qu'il est encore à l'état thermoplastique, puis que l'on passe au rouleau compresseur, mais ici encore le facteur coût constitue un obstacle à la généralisation du procédé. L'invention a pour objet un procédé de préparation dadditifs pour revêtements de rues, routes et chaussées dont le liant est constitué par du bitume, ayant pour but d'éclair cir la couleur de ceux-ci, par frittage de mélanges minéraux prenant par calcination une coloration blanche ou blancgrisatre, suivi d'un broyage des masses frittées, procédé permettant obtention d'additifs qui satisfassent pour le mieux aux cond-itions imposées et qui permettent d'éviter les inconvénients inhérents aux additifs antérieurement connus Le procédé est caractérisé en ce que l'on utilise des mélanges minérauJc de matières céramiques grossières, par exemple des argiles blanches, des schistes dévoniens blancs etfou des sables quartzeux prenant par calcination une coloration blanche ou claire, contenant de 50 à 90 % de silice de 10 à 25 V d'alumine, avec 2 20 au maximum de composes du er, et que l'on effectue le frittage à des températures comprises entre 1000 et 14000. On obtient ainsi avantageusement un additif qui satisfait également à des exigences élevées en ce qui concerne la forme des grains, la clarté et la résistance au gel ; la rugosité de la surface de la chaussée, qui est indispensable pour assurer un bon coefficient dcadhé- rence, est avantageusement adaptée aux conditions de chaque cas par un choix adéquat du spectre de grallularité. Pour la préparation d'un revêtement pour rues, routes et chaussées avec utilisation des additifs cités en dernier lieu, il est proposé un procédé selon lequel- on mélange les additifs, en une proportion qui est, de préférence, au moins égale à 20 %, avec le bitume liquide, puis on traite de la manière habituelle le mélange obtenu pour en faire un revêtement- de rue, route ou chaussée. On évite ainsi les opérations ultérieures bien connues consistant à répandre et à incorporer, par action d'un rouleau compresseur, les additifs éclaircissants dans la surface de la chaussée encore plastique, d'où une diminution Ces frais. La proportion d'additifs ajoutée dépend dans une large mesure de l'effet d'éclaircissement souhaité.On obtint déjà un éclaircissement satisfaisant avec les proportions indiquées plus haut, mais on peut également utiliser des proportions beaucoup plus importantes, en vue d'obtenir des surfaces de chaussées particulièrement claires. L'exemple de réalisation qui suit a pour but d'illustrer la présente invention. Les températures y sont indiquées en degrés Celsius. On mélange 75 parties en poids d'un schiste argileux, comportant approximativement 69 V de SiO2, 19 V de Al203 et 0,8 c; de Fe203 avec 25 parties en poids d'un sable quartzeux ayant une teneur en silice au moins égale à 50 %, puis on démoule le mélange. On calcine ensuite les pièces moulées à des températures comprises approximativement entre 10000 et 14000, puis on les broie jusqu'à une granularité d'au moins 2 mm. L'additif ainsi obtenu est uniformément blanc, ne présente pas d'impuretés et se signale par la rugosité des surfaces de cassure des grains. On mesure la clarté sur la matière pulvérisée à ltétat sec, à l'état numide, puis encore après séchage. On obtient ainsi une valeur de référence pour la clarté qui, comparée avec un étalon de blancheur, pour lequel elle est de 99 /, est de 75 V pour la poudre sèche, de 49 % pour la poudre humide et de 73 ,0 pour la poudre séchée de nouveau. On a ainsi l'assurance d'un bon effet d'éclaircissement. L'additif contient environ 8 % en poids de grains à surface ronde, dont la surface comporte moins de 50 Vo de surfaces de cassure. Il répond ainsi aux exigences de haute qualité, de même qu'au point de vue de la proportion de grains malformés, dans lesquels le rapport entre la longueur et l'épaisseur est supérieur à 3 : 1. La proportion observée de ces grains est de 8,3 % en poids. La résistance au gel également, qui est évaluée par traitement à 1' eau bouillante pendant deux heures, puis séquence congélation-dicongélation, répétée à trois reprises, à l'aide d'une solution réfrigérante à -20 , se montre remarquable, étant donné que la proportion de matière ayant éclaté en fragments de moins de 5 mm n'est que de 0,3 % en poids. REVENDICATIONS 1. Un procédé de préparation d'additifs pour revêtements de rues, routes et chaussées dont le liant est constitué de bitume, ayant pour but d'éclaircir la couleur de ceux-ci, par frittage de mélanges minéraux prenant par calcination une coloration blanche ou blanc-grisâtre, puis broyage des pinces frittées, procédé caractérisé en ce que l'on utilise des mélanges minéraux de matières céramiques grossières, par exemple des argiles blanches des schistes dévoniens blancs et/ou des sables quartzeux prenant par calcination une coloration blanche ou claire, contenant de 50 à 90 V de silice, de 10 à 25 Vo d'alumine et, au plus, 2 V0 de composés du fer, et que lson effectue le frittage à des températures comprises entre 1000 et 1400 . 2.- Un procédé de préparation de revêtements de rues, routes et chaussées, avec utilisation des additifs préparés conformément à la revendication 1, caractérisé en ce que l'on mélange les additifs, dans une proportion qui est, de préférence, au moins égale à 20 /J, avec le bitume liquide, et que l'on traite le mélange, de la manière habituelle, pour en faire des revêtements pour rues, routes ou chaussées.