L'invention est relative à un sablage" à l'aide de granules d'une matière ou de matières capables de se sublimer. Le terme "sablage" est utilisé ici pour désigner un procédé dans lequel des granules ou des particules sont projetés contre une surface, par entraînement dans un courant de gaz sous pres siont de manière à produire une modification de cette surface. Le sablage classique est usuellement utilisa pour décaper divers genres de surfaces et les débarrasser de divers genres de substances contaminantes. Un cas d'utilisation du sablage à d'autres fins que le décapage est pour modifier un état physique d'un matériau dans le voisinage immédiat de la surface de ce matériau. Ainsi le terme sablage" est utilisé aussi parfois pour désigner divers procédés de matage dans lesquels des particules sont projetées contre la surface d'un métal pour engendrer certaines propriétés physiques dans cette surface. On s'est rendu compte que l'utilisation, pour le sablage, de particules qui sont solides dans les conditions ambiantes est désavantageuse en raison des difficultés qu'il y a à enlever ces particules une fois telles ont été utilisées au sablage et des difficultés relatives aux possibilivés de contaminer l'atmosphère ambiante. C'est pourquoi on a été conduit à envisager l'utilisation, pour les opérations de sablage, de particules de dioxyde de carbone solide ou neige carbonique. On a considéré que l'utilisation de particules de neige carbonique pour le sablage serait avantageuse du fait que des particules de dioxyde de carbone solide disparaîtraient sous forme de gaz après avoir été utilisées pour le sablage. Evidemment il ne se pose pas de problèmes relativement à l'élimination de dioxyde de carbone gazeux après le sablage d'une surface à l'aide de particules de dioxyde de carbone solide. En outre, le dioxyde de carbone solide ne présente qu'un problème de pollution atmosphérique minime du fait que l'air ambiant contient du dioxyde de carbone et du fait que le dioxyde ce carbone gazeux est facilement dispersé dans l'atmosphère ambiante. Bien que, en théorie, l'utilisation de particules de dioxyde de carbone solide pour le sablage soit considérée comme fondamentalement valable on a rencontré un certain nombre de difficultés pour la mise en oeuvre du sablage à l'aide de granules de neige carbonique. Ces difficultés ont porté tout d'abord sur l'uniformité d'entrainement de telles particules dans un courant de gaz comprimé, dans des conditions telles que les particules soient uniformément appliquées contre une surface, par l'écoulement de gaz à travers une buse, de manière que l'effet de ces particules soit maximum sur cette surface. On peut s'en rendre mieux compte peut être en se reportant à certaines difficultés rencontrées dans le sablage à l'aide de granules de dioxyde de carbone solide. L'une de ces difficultés concernait le fait que le choc d'une particule de neige carbonique contre une surface a normalement un effet quelque peu limité dans cette surface ou sur celle-ci, du fait de la densité limitée de ces particules et du fait des configurations usuelles ou normales, un peu arrondies, des aretes et des sommets d'une telle particule. En outre, les résultats obtenus dans le sablage à l'aide de granules ou de particules de neige carbonique tendent à ne pas être très uniformes du fait que ces particules ou granules ne sont pas amenés avec une répartition régulière et uniforme dans des courants de gaz comprimé.Cette dernière particularité provient dans une grande mesure de cé que de tels granules ont tendance à s'àgglomérer ou à se former en masse compacte avant et pendant qu'ils se trouvent distribués dans un courant de gaz comprimé. il en résulte que la teneur en granules ou en particules du courant de gaz utilisé variera et ne sera pas homogène, ce qui tend à empocher de réduire au minimum le temps nécessaire pour traiter une surface avec de tels granules ou de telles particules selon le degré maximum désiré. Ceci peut même, dans certains cas, rendre pratiquement inutilisable un procédé de sablage à l'aide de particules de neige carbonique.Bien que, dans une certaine mesure. une telle agglomération de particules ou de granules puisse être réglée en agissant sur la pureté des granules ou des particules utilisés, cette solution n'est pas considérée comme remédiant absolument à la difficulté signalée. De ce qui précède. il résulte qu'il existe un besoin d'amé- lioration dans le domaine du sablage à l'aide de granules ou de particules de dioxyde de carbone solide. Le but général ou fondamental de l'invention est de satisfaire à ce besoin en fournissant un procédé nouveau et perfectionne de sablage à l'aide des matériaux précités, qui soit plus avantageux que les procédés décrits précédemment. Le terme "avantageux" vise à qualifier un procédé conforme à l'invention oui puisse être mis en oeuvre facilement et commodément sans aucune difficulté, qui assure une uniformité et une homogénéité de traitement d'une surface, dans un temps minimal, et qui rendent maximaux le ou les effets obtenus sur une surface dans une telle période de temps. L'invention est plus étendue cependant que la seule utilisation de particules ou de granules de dioxyde de carbone solide ou neige carbonique pour le sablage. Un but de l'invention est d'étendre: l'utilisation des procédés de sablage de manière à permettre de les mettre en oeuvre avec d'autres matériaux que le dioxyde de carbone solide, capables de se sublimer après qu'une surface a été traitée. Ces autres matériaux comprennent un grand nombre de combinaisons organiques connues pour se sublimer dans les conditions ambiantes. Certaines de ces combinaisons organiques peuvent entre utilisées non seulement pour produire une modification d'une surface par une action physique, comme dans le sablage classique, mais aussi pour produire une modification d'une surface par une action chimique ou du genre d'une action chimique.Par exemple on peut éventuellement utiliser de telles autres combinaisons pour faciliter l'élimination d'un revêtement organique, soit par abrasion de ce revêtement, soit pardisso- lution pour faciliter la désagrégation de ce revêtement. Conformément à l'invention, les résultats les plus efficaces sont obtenus dans les meilleures conditions, avec un procédé dans lequel des granules solides sont entraînés dans un courant de gaz sous pression à l'intérieur d'un conduit et sont projetés par ce gaz et/ou avec celui-ci hors du conduit, à travers une buse, contre une surface, lequel procédé est caractérisé par les perfectionnements suivants : les particules sont des particules solides d'un matériau qui se sublime après avoir frappé ladite surface, le contour de la buse est agencé de manière à rendre maximale la auantité de mouvement du flux de particules en produisant une pression statique locale à la sortie de la buse qui est égale à la pression statique régnant dans le milieu ambiant. Les résultats les plus satisfaisants peuvent être obtenus en agitant les particules ou les granules, alors qu'ils sont encore retenus avant d'être entraînés dans le courant de gaz et lorsqu'ils sont introduits dans ce courant. I1 est également préférable de soumettre de telles particules ou granules à des radiations alpha lorsqu'vils sont stockés et lorsqu'ils sont en train d'être entratnés dans un courant de gazX ainsi qu'on l'a indiqué, de manière à tendre à neutraliser les charges électrostatiques de ces particules qui pourraient amener ces particules à adhérer l'une à l'autre. Lorsque l'invention est utilisée pour produire l'abrasion dlune surface, il est préférable d'utiliser des granules ou des particules qui soient relativement denses et qui aient des arêtes aigues et des sommets aigus lorsqu'ils entrent en contact avec ladite surface. Du fait de la manière dont les matériaux se subliment à partir d'un solide le long des arêtes et aux sommets de celui-ci, il est nécessaire que les granules ou les particules soient produits avec une configuration du genre spécifié et que des granules soient utilisés rapidement après leur production de manière qu'ils entrent en contact avec une surface avant que les formes des arêtes et des sommets soient modifiées. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide d'un de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant au dessin annexé dont la figure unique représente un mode préférentiel de mise en oeuvre de l'invention. Les granules ou particules utilisés ici sont des particules de dioxyde de carbone solide ou neige carbonique produites par une machine 10, d'un genre connu, de production de tels granules ou de telles particules. Cette machine 10 est de préférence d'un type capable de fournir des particules ou des granules soit présentant une configuration arrondie ou légèrement arrondie, soit comportant des arêtes et des sommets relativement aigus. Lorsque l'invention doit être utilisée pour l'abrasion d'une surface ou un traitement analogue il est préférable que ces particules ou ces granules produits par la machine 10 présentent une forme tétraédrique. car dans ce cas ils présentent le maximum d'arêtes et de sommets aigus par unité de poids. Toutefois des particules cubiques, cylindriques et d'autres formes peuvent être utilisées aussi pour des opérations du type d'une abrasion. Lorsque l'invention est utilisée pour obtenir une opération du type d'un matage ou d'un polissage d'une surface, il est préférable que les granules ou les particules produits par la machine soient de forme sphériques bien qu'ils puissent aussi présenter d'autres formes de nature analogue, caractérisés par l'absence d'arêtes et de sommets relativement aigus. La machine 10 adoptée pour être utilisée pour la mise en oeuvre de l'invention doit être soigneusement choisie de manière à produire des particules de densité aussi grande que possible, du fait que la densité des particules ou granules utilisés est liée à la qualité des résultats obtenus. Certains équipements du commerce fournissent des particules ou des granules de neige carbonique d'une densité d'environ 1.360 kg/m3. Mais des résultats plus efficaces peuvent être obtenus en utilisant une autre machine du commerce 10 produisant des particules ou des granules d'une densité d'environ 1.520 kg/m . La machine 1C choisie doit produire des particules ou des granules d'une densité d'au moins 90X de la densité théorique de la macnine constituant ces particules ou ces granules. D'une manière générale, les dimensions des granules ou des particules produits par la machine 1C doivent correspondre à celles de ceux qui sont utilisés dans les opérations de sablage classiques. Ces particules ou ces granules doivent être suffisamment gros pour que leur action produise un effet sur une surface à traiter ; pour la mise en oeuvre de l'invention, la plus grande dimension de ces particules ou de ces granules doit être d'au moins 0,1o cm. D'autre part si les granules ou les particules ont plus gros que 0,63 cm environ, selon leur plus grande dimension, ils seront difficiles à utiliser pour la mise en oeuvre de l'invention. De même de telles grosses particules, en particulier si elles sont relativement dures, peuvent tendre à produire des marques en relief sur une surface traitée selon ce procédé.Les dimensions des particules sont spécifiées ici à l'aide de leurs dimensions maximales, du fait qu'ii est normalement très facile de dimensionner des particules en utilisant des tamis classiques qui ont pour action de séparer ces particules selon leur plus grande dimension. il y a lieu de noter que l'invention n'est pas limitée à l'utilisation d'une machine 1C qui produit des granules ou des particules de neige carbonique. La machine 1G utilisée peut être d'un genre agencé pour produire des granules ou des particules d'autres matériaux capables de se sublimer après avoir été projetés contre une surface de la manière indiquée ici. Une liste de tels matériaux est fournie page 0.686 du "Handbook of Chemistry and Phy- sics" 48ème Edition, publié par la société "Chemical Rubber Company" de Cleveland (ohio 44128 E.U.A.), copyright 1967.Parsi les matériaux indiqués dans ce texte, qui sont capables de se sublimer à diverses temperatures ambiantes auxquelles l'invention peut être pratiquée, on compte les combinaisons t-chloro- acétophénone, benzoyle acétone, p-dichlorobenzène et autres benzènes halogénés correspondants tels que le 1,2,4-trichlorobenzène, le biphényle, le naphtalène, divers phénols et des substanceS analogues. La matière utilisée pour produire les particules ou les granules doit être de préférence exempte de tout contaminant ou de tous contaminants susceptibles de favoriser l'agglomération ou la prise en bloc de ces particules ou de ces granules.Par exemple, dans le cas de particules de neige carbonique il est préférable que celle-ci soit constituée par du dioxyde de carbone solide "pur". Même la présence de faibles quantités d'eau dans les particules ou les granules de neige carbonique peut avoir un effet désavantageux, car elle peut amener ces particules à adhérer l'une à l'autre dans une faible mesure. Cependant il est possible de revêtir de telles particules ou de tels granules d'une matière, telle que la terre dtinfu soires, capable de réduire au minimum cette possibilité d'agglomération des granules l'un à l'autre.De tels expédients toutefois ne peuvent être considérés comme très avantageux. selon le mode de mise en oeuvre préférentiel de l'invention, du fait que la matière constituant le revêtement peut poser un problème de nettoyage de la surface traitée et/ou de pollution atmosphérique, en particulier lorsqu'on utilise des quantités appréciables d'une telle matière. Conformément à l'invention, les granules ou les particules produits par la machine 10 sont transportés, à travers une conduite 12 comprenant une soupape de commande 14, dans une trémie de stockage 16 qui est utilisée comme un réservoir tampon à partir duquel ces granules ou ces particules sont distribués à travers un raccord en Y 18, dans une canalisation ou conduite principale 20. De préférence, la conduite 12 doit être aussi courte que possible en pratique, de manière que la durée totale pendant laquelle un granule ou une particule demeure dans cette conduite soit réduite au minimum pratiquement possible. D'une manière analogue, la trémie 16 est normalement de dimensions relativement faibles afin que les granules ou les particules n'y restent pas plus longtemps qu'il n'est pratiquement nécessaire pour la mise en oeuvre de l'invention. Ces considérations de durées sont imposées par le fait d'vx- prince que la sublimation des particules utilisées doit être r*- duite au minimum afin que les granules ou particules produits possèdent essentiellement leur poids initial ou un poids voisin, lorsqu'elles frappent la surface traitée conformément à l'invention. Une telle réduction de la sublimation est particulièrement importante lorsque les particules utilisées ont des arêtes et des sommets relativement aigus. On a observé que la sublimation de particules d'une telle configuration tendait normalement à en arrondir les arêtes et les sommets. Lorsque ce phénomène produit sur les arêtes et aux sommets d'une particule ou d'un granulie, l'efficacité de cette par tipule ou de ce granule pour l'abrasion d'une surface est considérablement réduite- Bien qu'il soit difficile de mesurer avec précision le degré d'arrondissement qui peut se produire sans que les caractéristiques abrasives de ces particules ou de ces granules soient réduites d'une manière importante pour le but pratique visé, on peut considérer que les particules ou les granules utilisés ne doivent pas perdre plus de 10% et, de préférence, pas plus de 5X de leur poids initial, par suite de la sublimation qui se produit entre le moment où ils sont produits et celui où ils frappent une surface à traiter. Jusqu'à un certain point, une telle sublimation peut être réglée, non seulement en limitant le temps de séjour des particules ou des granules à l'intérieur de la conduite 12 et de la trémie 16, mais encore en munissant la conduite 1 et la trémie 16 de chemises de refroidissement 22 de conception classicue, destinées à abaisser la température à l'intérieur de la conduite 12 et de la trémie à une valeur bien inférieure au point triple de la matière constituant les granules ou les particules. Ce point triple est, par définition, l'ensemble de la température et de la pression. pour lesquelles les phases solide. liquide et vapeur d'une substance sont en équilibre mutuel. Normalement il nty a pas de difficulté notable à naintenir la température oe particules ou de granules, notamment de particules ou de granules de neige carbonique, à une valeur suffisam- ment basse pour qu'elle se trouve dans la gamme désirée. Evide - ment la pression qui règne à l'intérieur de la trémie 16 et, selon les caractéristiques particulières de réalisation à l'intérieur de la totalité ou d'une partie de la conduite 12, est impor tante pour la conservation des particules ou des granules du fait quelle réduit au minimum leurs pertes de poids par sublimation. La trémie 16 est normalement maintenue sous une certaine pression à l'aide d'un gaz comprimé introduit dans la trémie par une canalisation 24. La pression de ce gaz sera normalement suffisante pour amorcer la progression des particules ou des granules dans le raccord en Y 18, afin qu'elles pénètrent dans la conduite 20. Le gaz utilisé pour mettre sous pression la trémie 16 est de pré- férence assez froid et/ou est refroidi jusqu'à une température suffisamment basse pour ou'il ne produise pas la sublimation par échauffement des particules ou des granules qui se trovent à l'intérieur de la trémie 16. Le mouvement des particules ou des granules à travers la conduite 12 et à l'intérieur de la trémie 16 et, dans une certaine mesure,hors de la trémie 16, tend fréquemment à charger électrostatiquement ces particules ou ces granules. Ces charges favorisent l'agglomération des particules ou des granules, ce qui est à éviter du fait que ces agglomérats ne se déplaceront pas de la manière désirée de la trémie 16 au raccord 18. Eventuellement une telle adhérence entre les diverses particules ou les divers -granules peut même empecher complètement leur déplacement de la trémie i6 au raccord 18. Une telle adhérence d'origine électrostatique est de préférence réduite au minimum en disposant, conformément à l'invention, à l'intérieur de la trémie 16 et éventuellement à l'intérieur de la conduite 12, un certain nombre d'éliminateurs de charges électrostatiques 26 à rayons alpha. Le nombre et les emplacements précis de tels éliminateurs 26, utilisés dans une installation donnée, sont de préférence déterminés empiriquement. De tels éliminateurs sont des dispositifs de dimensions relativement faibles qui peuvent normalement être installés avec le minimum de difficultés. Ces dispositifs ne requièrent pas de source d'énergie- extérieure et fonctionnent efficacement pendant des périodes de temps relativement longues. Des dispositifs de ce genre sont disponibles sur le marché et sont utilisés dans d'autres applications. Il est également préférable de loger à l'intérieur de la trémie 16 un agitateur mécanique classique 28 pour brasser en permanence les particules ou les granules qui se trouvent dans la trémie 16. L'agitateur mécanique particulier 28 représenté ici est constitué par une palette agitatrice de conception classique. Une telle palette maintiendra constamment les particules ou les granules dans jn état d'agitation tel qu'il empêche ceux-ci de former des "ponts" entre les parois au voisinage du raccord 18, et quels seront toujours prêts à être introduits dans le raccord 18. cvidemmènt on peut utiliser bien d'autres genres de dispositifs d'agitation. Pour empêcher que les particules ou les granules puissent s'agglomérer à l'intérieur de la trémie et/ou y former un pont obturant l'intérieur du raccord 18, il est préférable d'utiliser un agitateur lié à ce raccord 18, notamment dans le cas où une soupape 30 est installée à l'inter-eur d raccord 18 pour régler ltécolllement de particules ou de granules à travers ce raccord 18. Du fait de la nature d raccord 18 normalement utilisé on ne peut utiliser pour cela un agi.atellr du type à brassage.Il est préférable d'utiliser avec le raccord 18 un petit agitateur à vibration 32 qui aD-liquer2 au raccord 18 une action de secouement constante d'une amplitude suffisante pour empêcher toute adhérence de matière aux parois intérieures du raccord 18. Les particules ou les granules qui traversent le raccord 18 et Méntrent dans la c-nd 20 et sont agités par la turbulence de ce gaz dans une mesure telle qu'il ne se pose plues de problème d'adhérence de matière aux parois de la conduite. ni d'agglomération de cette matière elle-même. une fois que les particules et le gaz comprimé ont été mélangés. Normalement le gaz utilisé avec n'importe lesquels des granules ou des particule les susceptibles d'être utilisés pour la mise en oeuvre de l'invention sera constitué par de l'air ordinaire. Les résultats les plus satisfaisants sont obtenus avec de l'air comprimé à une pression comprise entre 2,8 et 14 bars environ au-dessus de la pression atmosphérique. Lorsqu'on utilise des pressions inférieures la quantité de mouvement d'une particule qui frappe une surface à traiter conformément à l'invention tend à être trop faible pour avoir une action appréciable s:Jr la surface. 3ir au contraire, on utilise un gaz à une pression supérieure, la mise en oeuvre de l'invention se heurtera aux difficultés usuelles rencontrées pour le transport de fluides sous des pressions relativement élevées. Les quantités relatives de particules ou de granules et de gaz comprimé qui doivent être util oonjontment peuvent être modifiées entre des limites relativement larges. D'une maniere générale le débit sous lequel les granules ou les particules traversent le raccord 18 doit être réglé en fonction du débit de gaz comprimé parcourant la ccnduite 20 de manière que le courant de gaz ne soit pas surchargé de particules ou de granules dans une mesure telle que ces particules ou ces granules risquent de ne pas être entraînés dans ce courant et ne soient pas déplacés par ce courant de gaz comprimé. D'une manière générale, plus la charge d'un tel courant de gaz comprimé en particules ou en granules est élevée, plus les résultats obtenus seront efficaces, pour autant que cette charge ne soit pas trop élevée au point de provoquer des accumulations de granules ou de provoquer des frottements trop intenses entre ceux-ci au point de les empêcher d'acquérir une vitesse relativement élevée. Conformément à l'invention, la conduite w sert normalement à transporter les particules ou les granules jusqu'à un tube allongé et flexible 34 qui, à son tour, sert à les transporter jusqu'à une buse de sortie 36. Le tube 34 est flexible de ma fière à permettre de diriger la buse 36 de la manière désirée. I1 est de préférence formé de manière à ne pas se dilater d'une manière appréciable aux pressions utilisées dans la conduite 20. En outre il est réalisé de préférence en un caoutchouc de silicone renforcé qui n'est pas affecté pratiquement par les températures des particules ou des granules qu'il contient. La nature de la buse 3O est très importante pour assurer les résultats optimaux que permet d'obtenir l'invention. De préférence la buse 36 est d'un genre appelé fréquemment buse "supersonique" dont le contour intérieur présente la configuration représentée sur la figure de manière à produire une pression statique local il sée, à la sortie de la buse, qui soit égale à la pression statique régnant dans le milieu ambiant. Une telle buse supersonique peut être définie comme une buse "venturi". La terminologie couramment employée pour désigner ce type de buse est quelque peu confuse. Techniquement une buse venturi est constituée par une partie centrale courte et étroite à extrémités évasées. Les extrémités et la partie centrale d'une buse venturi présentent une légère incurvation. En pratique toute buse de ce genre convergent/ divergent peut être utilisée pour obtenir des résultats convena bles avec le procédé conforme à l'invention. Une telle buse supersonique utilisée pour la mise en oeuvre de l'invention peut être considérée comme une sorte particulière de buse venturi ou de buse de type venturi. Il est préférable d'utiliser une telle buse supersonique afin de rendre maximale la vitesse à laquelle les particules ou les granules sont émis par la buse 36. Toutes les fois que des granules sont mis en mouvement dans un courant de gaz comprimé de la manière indiquée, la vitesse des granules est directement fonction de celle du courant de gaz, du fait que l'accélération des granules est produite par l'action de la force exercée sur ceux-ci par le courant de gaz. L'étranglement 38, situé entre l'entrée 4C et la sortie 42 de la buse 36, a pour action d'accrot- tre la vitesse du courant de gaz transporteur de manière que les granules utilisés soient éjectés à une vitesse aussi élevée qu'il est pratiquement possible. La configuration précisé de la buse 36 pour obtenir une telle augmentation de la vitesse de sortie varie en fonction de la pression appliquée à la conduite 20.-Du fait que les pertes de charge qui se produisent, comme le montrent des considérations usuelles de mécanisme des fluides, varient en fonction de -acteurs tels que la loncueur du tube 34, la manière selon laquelle ce tube est courbé ou incurvé en cours d'utilisation et divers autres facteurs, on ne peut fixer ici la forme et la configuration précises d'une buse supersonique convenant le mieux pour la mise en oeuvre de l'invention.De préférence pour toute application particulière de l'invention on essaiera diverses buses supersoniques différentes pour constituer la buse 36, afin d'obtenir la vitesse maximale des particules ou des granules utilisés pour une charge particulière en particules du courant de gaz. Eventuellement, la buse 36 utilisée peut être munie d'une chemise de refroidissement usuelle classique 44, correspondant à la chemise 22 précédemment citée, de manière à réduire au minimum la sublimation des particules ou des granules à l'intérieur de la buse 36. Bien que l'utilisation de la chemise 44 présente un certain avantager elle n'est généralement pas absolument indispensable, car la durée pendant laquelle une particule ou un granule particulier se trouve dans la buse 36 est si limitée que Ues chances qu'unie telle particule s'échauffe et se sublime d'une manière appréciable sont très faibles.De meme on pourrait disposer une chemise de refroidissement (non représentée ici) autour du tube 34, mais ce n'est normalement ni souhaitable ni nécessaire en raison des difficultés pratiques inhérentes à la construction d'une telle chemise'de refroidissement destinée à être utilisée avec un tube ou tuyau flexible. En outre le temps de séjour d'une particule ou d'un granule à l'intérieur du tube 34 est normalement suffisamment court pour qu'aucune sublimation appréciable ne se produise à l'intérieur du tube 34. La considération du temps de séjour d'une particule ou d'un granule à lwinterieur du système décrit ci-dessus est impor- tante pour obtenir les meilleurs résultats offerts par l'invention. Comme on l'a indiqué précedemment, la perte totale de poids d'une particule ou d'un granule doit, conformément à l'invention, être réduire afin de rendre maximal l'effet d'une telle particule ou d'un tel granule sur une surface, de manière que la particule ou le granule soit le plus lourd possible à la sortie de la buse 36. Ceci réduit aussi au minimum la consommation. aussi bien de la matière constituant les particules ou granules que du gaz. De plus une telle réduction au minimum des pertes totales en poids est avantageuse du fait qu'elle permet aux par ticules- ou aux granules de conserver une configuration d'arêtes et de sommets non modifiée, lorsqu'ils sont utilisés pour l'abrasion ou pour des traitements de surfaces analogues. Pour obtenir des résultats efficaces, avec le procédé conforme à l'invention, les pertes de poids des particules ou des granules peuvent normalement être réglées en réalisant le système complet décrit ci-dessus de telle manière qu'aucune particule ou aucun granule ne demeure individuellement dans le système pendant plus de deux minutes. Il est cependant préférable de réaliser le système complet de manière qu'aucune particule ou aucun granule ne demeure dans 1 système pendant plus d'une minute, afin de réduire encore davantage les pertes de poids. Les particules ou granules sont évidemment éjectés de la buse 36 en direction d'une surface 46 de manière qu'ils frappent cette surface 46 afin d'accomplir le traitement superficiel dé- siré pour une application particulière. Du fait de la nature du procédé conforme à l'invention, ce traitement superficiel peut être de n'importe quel genre effectué auparavant par des procédés de sablage connus. Pour éviter toute difficulté provenant de la matière gazeuse dégagée au cours de la sublimation des particules ou des granules utilisés qui ont frappé la surface 46 à traiteur, il est préférable de prévoir une légère circulation d'air aans la région comprise dans l'ensemble entre la buse 36 et la surface 46 et autour de la buse 36. Dans certains cas cependant, il peut être sc haitable d'enclore une telle région de manière à récupérer la matière sublimée, selon diverses techniques connues ou classiques. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précéde, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes a'application et de réalisation qui ont été plus speciale- ment envisagés elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé dans lequel des granules de matières solides sont entrainés dans un courant de gaz sous pression à travers un conduit et projetés par ce gaz, à travers une buse, hors du conduit, contre une surface, lequel procédé est caractérisé en ce que les particules sont des particules solides d'lln matériau qui se sublime après avoir frappé-ladite surface, le contour de la buse est agencé de manière à rendre maximale la quantité de mouvement du flux de particules en produisant une pression statique locale à la sortie de la buse qui est égale à la pression statique régnant dans le milieu ambiant. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la buse est constituée par une buse venturi. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la buse est instituée par une buse supersonique. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3. caractérisé en ce que les particules demeurent dans l'équipement utilisé pour la mise en oeuvre du procédé pendant suffisamment peu de temps pour que leur perte de poids ne dépasse pas 10% environ entre leur introduction dans cet équipement et le moment où elles entrent en contact avec la surface. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les particules ne demeurent pas plus de deux minutes environ dans l'équipement utilisé pour la mise en oeuvre du procédé. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que les particules sont de forme tétrairique et présentent des arêtes et des sommets aigus, que leur plus grande dimension est comprise entre 1s6 mm environ et 9,3 mm environ, que la densité des particules est au moins d'environ 90X de leur densité théorique et que le gaz sous pression est à une pression comprise en 2,8 bars environ et 14 bars au-dessus de la pression atmosphérique. 7. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que les granules sont contenus dans une trémie et sont introduits de cette trémie dans le courant de gaz sous pression, que ces granules sont agités en permanence à 1'intérieur de la trémie et y sont soumises en permanence au rayonnement de particules alpha. 8. Equipement, pour le sablage à l'aide de particules de matières capables de se sublimer, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour fnrmer des particules de matières capables de se sublimer. des moyens de la nature d'une trémie pour recevoir les particules formées par les moyens précédents. des moyens de la nature dtun raccord reliés aux moyens de la nature d'une trémie, pour entrainer ces particules. à partir des moyens de la nature d'une trémie, dans un courant de gaz comprimé > des moyens de la nature d'un tuyau flexible présentant deux extrémités. pour transporter les particules entrainées par le courant de gaz comprimé à partir des moyens de la nature d'un raccord. l'une des extré- mités de ces moyens de la nature d'un tuyau étant reliée aux moyens de la nature d'un raccord, des moyens de la nature d'une buse pour la sortie des particules entraînées et du gaz comprimé hors des moyens de la nature d'un tuyau de manière à éjecter ces particules en les projetant contre une surface située à l'autre extrémité des moyens de la nature d'un tuyau. cet équipement étant construit de telle manière que chacune des particules ne demeure pas plus d'environ deux minutes dans l'équipement et qu'elle n'y perde. par vaporisation, pas plus de 10% de son poids. 9. Equipement selon la -revendication 8. caractérisé en ce que les moyens de la nature d'une buse comportent une buse venturi. 10. Equipement selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens de la nature d'une buse comporte une buse supersonique. 11. Equipement selon l'une quelconque des revendications 9 et 1G, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour émettre un rayonnement de particules alpha à l'intérieur des moyens de la nature 'une trémie, ce rayonnement ayant une intensité suffisante pour éliminer les charges électrostatiques qui tendent à provoquer l'agglomération des particules. 12. Equipement selon l'une quelconque des revendications 9 et 10 > caractérisé en ce qu'il comporte un agitateur pour agiter en permanence les particules à l'intérieur des moyens de la nature d'une trémie et un agitateur pour mettre en vibration permanente les moyens de la nature d'un raccord. 13. Equipement selon l'une quelconque des revendications 9 et 10, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de la nature d'une chemise de refroidissement pour refroidir les particules à l'intérieur des moyens de la nature d'une trémie et d'autres moyens de la nature d'une chemise de refroidissement pour refroidir les particules lorsqu'elles traversent les moyens de la nature d'une buse.