La présente invention concerne un procédé pour l'épuration du jus sucré brut, provenant d'une installation de diffusion dans une raffinerie qui traite les betteraves. Elle concerne aussi bien le jus ainsi épuré, considéré comme produit inter-^ médiaire, que l'installation pour la mise en oeuvre du procédé. COmme l'on sait, dans les raffineries de betteraves, le traitement du sucre brut provenant de la diffusion met en oeuvre des opérations complexes et pénibles qui impliquent une consommation importante de réactifs, d'énergie, de chaleur un temps 10 considérable, une grande superficie et en définitive d'importantes dépenses, tout en obtenant un jus raffiné final peu satisfaisant quant à la couleur et à la teneur en produits non sucrés. Cela se répercute défavorablement sur l'opération suivante de concentration dans les blocs d'évaporation dans 15 lesquels elle provoque d'abondantes incrustations ou, si l'on prévoir une épuration préalable à l'aide de résines échangeuses d'ions, un rapide épuisement et une plus forte dégradation de ces dernières. Le procédé, selon l'invention, qui est le fruit de nombreu-20 ses recherches élimine en grande partie les défauts et carences indiquées plus haut permettant une simplification du travail, une réduction sensible du coût total ainsi que l'obtention d'un jus pur et moins coloré. Le procédé suivant l'invention se caractérise entre 25 autre par un enchaînement particulièrement facile des diverses opérations qui se succèdent pendant le traitement, permettant d'adapter ce traitement aux exigences du matériau traité, pour obtenir le meilleur produit avec le meilleur rendement et un coût minimum dans chaque cas particulier. 30 Le procédé selon l'invention comprend essentiellement les opérations suivantes : 1°) Epuration préliminaire du jus brut à 45°-70°C, à l'aide d'un additif composite spécial qui sera décrit par la suite en détails constitué par : 35 a) un mélange de composants ayant des foutions respectives 71 40548 2113944 de support (a^) et de transport des colloïdes et des colorants (a ou a + a ). z ^ 3 b) un coadjuvant de coagulation actif dans le domaine légèrement acide des jus sucrés bruts 5 2°) Prédéfication progressive à l'aide de lait de chaux (0,15 - 0,4% C a O dans le jus prédéféqué ) jusqu'à obtenir une prédéfication optimale dépendant du jus â traiter; 3°) Epuration du jus par adjonction de l'additif composite constitué par les mêmes composants kque ceux décrits en (1) dans les- ÎO quels cependant (a ) ou (a + a ) sont présents avec des concen- 2 2 3 trations différentes de celles indiquées en (1) et par un coadjuvant. de coagulation (b) (2-4 parties par million) actif dans le domaine basique et ayant une composition identique ou différente de celle du coadjuvant cité en (1) 15 4°) Réchauffement par échange thermique, à 80°-90°C, pendant quelques minutes; 5°) Filtrage, qui peut aussi être supprimé lorsque cela semble opportun 6°) légère carbonatation ou saturation du juS obtenu à une valeur 20 du pH correspondant aux valeurs de la première carbonatation classique; 7°) Eventuellement réchauffement ultérieur, si cela est nécessaire pour filtrage suivant; 8°) Filtrage 25 9°) Seconde carbonatation du jus filtré à 70°-75°C jusqu'à obtenir 0,005-0,0015% de C à 0 par rapport au jus traité; 10°) Bref réchauffement (2-3 minutes) par échange thermique (101-103°C) . 11°) Troisième dépuration moyennant l'adjonction au jus d'un addi-30 tif composite analogue au deuxième additif, mais avec des proportions différentes des composants. 12°) Filtrage du jus ainsi obtenu et passage au traitement ultérieur selon le procédé classique. Le processus ébauché ci-dessus, bien qu'il diffère consi-35 durablement de la méthode traditionnelle se caractérise par un 71 40548 3 2113944 enchaînement particulièrement facife qui permet de modifier les différentes opérations et la séquence indiquée ci-dessus, la suppression de certaines opérations quand leur présence est superflue et par exemple l'épuration préliminaire peut être effectuée 5 en introduisant directement l'additif composite dans le bloc de -prédéfication, où arrive le jus brut de diffusion, la carbonatation de la phase (6) peut ne pas être effectuée et dans ce cas on se contente de filtrer et on effectue une seule carbonatation à 70°-75°C, avec laquelle on peut déjà obtenir une teneur de 10 0,005 + 0,0015% de C à 0 dans le jus traité, tandis que simultan-ment on a 1'avantage de ne pratiquement pas descendre à des valeurs de pH inférieures à 8,3-8,5 (évitant ainsi la possibilité de formation de sucre invertis); le réchauffement de la phase (7) pourrait être éliminé de même lorsque l'on ne cherche pas à 15 obtenir un jus particulièrement épuré et décoloré, la 3ème dépuration peut être supprimée, l'opération de réchauffement et la troisième épuration peuvent être inversées; Un^expert dans ce domaine peut déjà facilement remarquer les quelques différentes essentielles qui offrent des avantages 20 très remarquables vis à vis du procédé traditionnel et précisément: - l'introduction d'une phase d'épuration (là avant la prédéféca-tic>n, dans laquelle le jus subit un pré-traitement", par l'adjone-tion d'un additif composite particulier à action coagulante et décolorante qui rend plus efficace la prédéfécation ultérieure; 25 - l'élimination, après la prédéfécation de la phase de prédéfécation qui est très difficile, nécessite beaucoup de place et est coûteuse; - l'introduction après la prédéfécation d'une seconde phase d'épuration, toujours effectuée à l'aide de l'additif particulier 30 utilisé idans la phase (1) modifié cependant de façon à correspondre aux exigences de la composition du jus dans cette phase; - l'introduction d'une opération de filtrage précédant la carbonatation opération impossible dans les procédés classiques ;-qui permet -d'obtenir après le traitement effectué durant les phases 1-3 un 35 jus déjà épuré en grande partie des substances colloïdales pour la 71 40548 4 2113944 phase de carbonatation, ce qui facilite énormément l'opération ultérieure de carbonatation; - la troisième épuration effectuée avant le dernier filtrage, qii permet l'obtention d'un jus très pur et décoloré. 5 On va maintenant décrire les diverses phases du procédé selon l'invention dans leurs particularités et on notera avant tout qu'une des caractéristiques essentielles du procédé est l'emploi d'un additif composite, particulier dans les hors phases dépuration différentes prévues dans ce procédé. L'additif compo-10 site comporte comme on l'a déjà indiqué deux composants essentiels c'est-à-dire : a) un mélange à action coagulante et b) un coadjuvant de coagulation. Le mélange (a) est constitué par (a) des substances inor-15 ganiques choisies parmi des argiles montmorillinitiques Kaolin, bentonite, et bentonites modifiées, terre de Fuller, farines fossiles de divers types, attapulgite, sépiolite, bauxite oxydes et sels d'aluminium aluminates de sodium et de potassium, phosphates alcalins, comme les phosphates bisodiques, trisodiques, 20 monopotassiques, phosphates drammonium, polyphosphates et poly- métaphosphates alcalins, silices et semblables ayant pour fonction essentielle de servir de véhicule aux autres composants du mélange et si nécessaire, aussi de coadjuvants . d'épuration dans ce cas elles subissent un traitement mécanique 25 préliminaire qui leur communique de telles propriétés; (a2) des substances organiques aptes à disperser les colloïdes et substances colorantes par exemple celles d'un sel d'azote quaternaire (2,5-12,5% de (a)), non toxique, de la formule générale : (N (R1R2R3R4)). 30 Dans laquelle R^ et R^ peuvent être égaux ou différents et peuvent représenter un groupe alcoylé inférieur (par exemple le méthyle l'éthyle, le propyle) ou oxyalcoyle (par exemple 1'oxyméthyle, l'oxyéthyle, 1'oxypropyle); R^ peut être constitué par du phényle du benzyle, ou par un groupe alcoylarylé (par exemple le méthyl-35 phényle, 11éthylphényle,) ou dialcoylarylé (par exemple le dimé- 71 40548 5 2113944 thylphényle); peut être constitué par une chaîne aliphatique C10~C16' de préférence C-^2~C14' X rePrésente la partie salifiante dans le sel d'azote quaternaire et est choisi en particulier entre Cl , HSO^ , SO^ , CH^COO et éventuellement (a^) d'1111 dérivé polyéthylénique (1-10% de (a)), non toxique, à poids moléculaire non inférieur à 40.000, qui possède la formule générale (CH^CH^NH^ Le coadjuvant (b) est constitué par un coadjuvant de coagulation vendu dans le commerce, de préférence un polyélectrolyte. Comme on l'a déjà indiqué, l'additif peut être modifié quantitativement et qualitativement durant les opérations indiquées plus haut en fonction de la composition du jus dans les phases particulières d'épuration. Ainsi, dans l'épuration préliminaire le mélange (a) corres- 3 pond à l00-300g/m de jus , où est égal à environ 2,5-12,5% et (a^) est environ égal à 1-10% et (b) correspond environ à 2-4 parties par million du jus, en outre (b) agit dans le domaine légèrement acide tel celui des jus sucrés bruts (comme par exemple une polyacrylamide vendue dans le commerce). Par contre dans la deuxième épuration, la proportion • 3 nécessaire pour le mélange (a) est de 50+250 g/m et de préférence la concentration de (a^) est de 1 à 7,5% et celle de (a^) est de 1 à 7,5% et le coadjuvant de coagulation (b) (2-4 parties par million) agit en milieu basique et peut être égal ou différent de celui utiliséten (1). • Dans la' troisième épuration, on préfère des proportions de 3 50-200 g/m de (a); (a^) représentant les 4 + 14% de (a) et (a^) représentant aussi les 4-14% de (a) et (b) (2-3 parties par million) doit aussi agir dans un milieu basique. Enfin, on notera que l'additif (a) de la phase (1) ainsi que ceux des opérations ultérieures d'épuration sont utilisés de propos délibéré sous forme de poudre afin de ne pas modifier les volumes des jus par l'adjonction de solutions. La phase de prédéfécation se déroule d'une façon analogue aux procédés habituels, cependant facilité par l'épuration préliminaire qui fournit un jus plus sensible à l'action de la chaux. 71 40548 6 2113944 Avant de continuer à décrire les procédés suivant l'invention, il est opportun d'attirer l'attention sur l'importante caractéristique distinctive de ce procédé, consistant dans l'élimination de la phase traditionnelle de décantation en carbonata-5 tion à la chaux avec les avantages exceptionnels suivants comme cela est évident par tout expert en raffinerie. En effet, il s'agit d'une opération qui est effectuée en général aux alentours de 80°C, avec une forte addition de chaux, qui peut atteindre ..un total d^ 2% (y compris les 0,15-10 0,4% de CaO dans le jus prédéféqué). Cette élimination implique aussi naturellement une réduction conséquente de l'oxyde de chaux à introduire dans le système, oxyde jqui peut être de grande importance vu la quantité de jus à traiter, donc une réduction importante (environ 1/5-1/10) des 15 dimensions des fours de calcination et des réservoirs-mélangeurs classiques pour le lait de chaux, et, par conséquent, la réduction du lait de chaux (teneur de 18-22% en CaO) en circulation, ainsi qu'une réduction importante de la quantité d'anhydride carbonique nécessaire pour la première saturation de la chaux 20 ajoutée; une réduction importante du volume d'eau à évaporer et de la consommation de chaleur, une réduction importante des boues en circulation et du résidu sec dans les boues, ceci est un avantage particulièrement important comme c'est le cas pour la réduction de l'encombrement et de la masse à éliminer; une réduc-25 tion importante de la perte du sucre entraîné par la boue; en effet la quantité de boue provenant du filtrage de la phase 5 est égale à environ 115 de celle qui se forme généralement lors du premier filtrage dans le procédé classique; ce qui signifie que, par 3 exemple, a partir de 100 kg de boue, provenant de lm de jus 30 dans les dispositifs connus, constitués de 50% de boue sèche et de 50% de jus sucré (contenant par exemple 10% de sucre), en général 3 il passe 5 kg de sucre dans la boue pour chaque m de boue, tandis que, suivant l'invention, il ne passe qu'un kg de sucre pour 3 1 m de boue, et par conséquent il passe dans le jus sucré environ 35 4 kg de sucre de plus par m^ de boue que par rapport au procédé classique. 71 40548 7 2113944 Naturellement, cela permet de réduire la mise en oeuvre technique, l'encombrement dû à la complexité de l'installation, la manutention et donc le coût de production. Comme on peut le remarquer, suivant l'invention le jus sor 5 tant du poste de prédéfécation est soumis à une opération d'épu-lation au moyen de l'additif composite décrit ci-dessus, opération qui, d'une certaine façon, évite la cafbonatation à la chaux classique, cette opération étant beaucoup plus simple et efficace ainsi que plus économique, comme on l'a déjà vu. on constate en effet que le jus obtenu à la fin de la phase (3) est directement filtrable, étant donné qu'il n'y a pratiquement plus de substances colloïdales, ce qui n'est pas le cas dans le jus déféqué suivant la manière classique, en fait, comme dans le jus prédéféqué - la présence en solution de telles 15 substances colloïdales exclut la possibilité de filtrage direct du jus avant la carbonatation etv en outre, même après la carbona-iation, le filtrage n'est pas toujours satisfaisant. Grfce à cette grande facilité de filtrage du jus, il est possible et préférable suivant l'invention de réaliser un filtra-20 ge avant, la carbonatation; en effet dans le jus qui sort du bloc dépuration, après la prédéfécation et après le réchauffement, les substances colloïdales ont été presque complètement coagulées et le jus possède un pH et une teneur en CaO qui correspondent à une épuration optimale. 25 Autrement dit, le jus peut être directement filtré, donc avant la carbonatation, de cette façon les substances colloïdales coagulantes restent sur le filtre et c'est un jus qui est presque complètement purifié, depuis peu de temps, qui subit la carbonatation, donc le phénomène de redissolution partielle des substances 30 colloïdales qui peut apparaitre dans l'opération de carbonatation ctes procédés classiques; dans ce dernier cas en effet, le jus qui subit la carbordiation contient des substances colloïdales qui, à la suite de la diminution du pH déterminée par l'introduction cfe l'anhydride carbonique (CO^) de carbonatation, sont susceptibles 35 ôfe passer partiellement de nouveau en solution colloïdale et sous 71 40548 8 2113944 cette forme sont entraînés et donnent lieu aux inconvénients connus et non souhaités qui apparaissent dans la phase ultérieure du traitement du jus. Par contre, suivant l'invention, comme décrit plus haut, 5 les opérations successives qui se déroulent presque en l'absence de substances colloïdales, se trouvent énormément simplifiées et sont plus efficaces; dans les blocs d'évaporation où les dipôts d'incrustation sont moins importants, le filtrage du jus dense et du sirop est facilité; le sucre brut est moins coloré; 10 le traitement global est de ce fait plus uniforme et économique, évitant en bonne partie les diminutions de rendement qui apparaissent au cours des procédés classiques. Comme on l'a déjà indiqué après le filtrage précédent la carbonatation, cette dernière se déroule sans difficulté et le filtrage suivant (8) ne constitue plus un problème puisque le précipité de caractère organique prédomine maintenant. Il en est de même pour la deuxième carbonatation du jus filtré. La dernière épuration a pour but d'éliminer ultérieurement 20 d'éventuels produits non sucrés, encore présents, et de réduire la œloration, que les opérations à chaud de 4 à 10 peuvent avoir rendue de nouveau plus intense. Cependant, si l'on ne désire pas un jus particulièrement épuré et décoloré, on peut sauter cette dernière opération. 25 En opérant selon le procédé de cette invention décrit plus haut, on obtient, dans les diverses phases de traitement, des jus nettement supérieurs qui présentent une réduction du contenu en sibstances colloïdales et une coloration plus faible, une augmentation du degré de pureté d'au moins 0,5-4 fois par rapport au jus 30 classique, par suite d'une plus grande épuration et d'une dégradation moindre du saccharose, une réduction de 20-30% du degré salin di jus par rapport à un jus classique correspondant, grâce à l'emploi de l'additif spécial défini dans cette invention. Ces avantages se reflètent natureHement comme on l'a déjà 35 dit, sur un traitement ultérieur du jus fournissant le sucre. 71 40548 9 2113944 Pour une compréhension meilleure du procédé d'épuration des jus sucrés bruts de betteraves selon cette invention, on va décrire maintenant le déroulement du traitement sur la base d'un schéma d'implantation, qui prévoit essentiellement, toutes les opérations décrites et qui constitue aussi l'objet de cette invention. Dans le schéma de la figure 1 du dessin annexé, le jus brut de diffusion (c) , l'additif (a) et le coadjuvant de coagulation (b) sont amenés par des voies séparées dans un dispositif mélangeur (A) d'un type quelconque connu, permettant un mélange intime des substances introduites et on commence une épuration préliminaire . Selon une variante, il est possible aussi d'ajouter directement Les additifs (a) et (b) en tête du bloc de prédéfécation, dans lequel le jus sucré arrive directement de la diffusion. Dans ce cas (A) est supprimé, comme indiqué par les lignes en pointillés dans les figures; Lq. jus, ainsi additionné, est acheminé vers un prédéféca-teur progressif, continu, B, de type classique, dans lequel on introduite aussi le lait de chaux (de préférence O,5-0,4 % de CaO par rapport au produit prédéféqué}, dans lequel se déroule une épuration plus poussée que celle que l'on obtient dans le ^stème classique; à partir de là, la masse toute entière est acheminée directement dans un dépurateur (c) ou elle reste 10 à 20 minutes, sans apport ultérieur de chaleur, et où l'on introduit, comme on l'a déjà indiqué, le mélange (a) et le coadjuvant de coagulation(b). Il est évident pour ceux qui sont familiers avec cette tèchnique, que dans les installations classiques, le produit traité passe alors dans un dépurateur dans lequel le jus prédéféqué est traité au moyen d'une quantité considérable de lait de chaux et précisément, comme on l'a vu précédemment,jusqu^à l'obtention d'une quantité de chaux totale d'environ 2%, (calculée comme CaO), pendant une période prolongée (dè l'ordre de 20 minutes) à environ 80 0 C. 71 40548 10 2113944 Par contre, dans l'installation d'après l'invention, le jus traité en provenance du dépurateur, traverse directement une batterie d'échangeurs de chaleur D, où il est réchauffé à 80—90°C. 5 Le jus , ainsi réchauffé passe directement dans une première batterie de filtrage (F). constituée de préférence par des filtres épaississeurs et, de là, par la suite est acheminé vers un premier dispositif de carbonatation ou saturateur, E, de type classipe, ce qui constitue une caractéristique 'intéressante de cette inven-lO tion; ensuite vers une deuxième batterie de filtres un deuxième saturateur (G) de modèle classique et, si on le juge nécessaire, vers un récipient d'attente (non représenté); par la suite, le jus est acheminé vers une batterie d'échangeurs de chaleur (H) à l02-jl03°C; autrement dit vers un deuxième dépurateur 15 (I) dans lequel on introduit le mélange (a) décrit, ainsi que le coadjuvant de coagulation (b) et en quantité totale et respectivement en fonction des divers composants prévus en (A) et en (C) ici le temps de séjour est de 8 à 15 minutes. On élimine ainsi presque complètement les substances colloïdales et on réduit la 2o coloration, par rapport au jus léger obtenu par la manière classique d'environ 15-30% en colorie Stammer % Brix; le jus passe aisuite dans une troisième batterie de filtres (F^) desquelles sort un jus exceptionnellement pur et décoloré lequel est ensuite acheminé vers le poste de traitement ultérieur, fait déjà signalé 25 plus haut. En guise de dépurateurs, on peut utiliser : - des réacteurs et/ou des agents de coagulation. L'installation est naturellement complétée par des tuyauteries et des pompes de transfett, comme on peut le voir sur le sché-30 ma ci-joint. Lorsqu'il s'agit de poudres (mélange a^-a^), le dosage est effectué au moyen d'un dispositif doseur-vibreur; - par contre, lorsqu'il s'agit de solutions, ce qui est préférable pour le coadjuvant de coagulation , il est effectué à l'aide d'une 35 d'une petite pompe de dosage. Les amalgames provenant des batteries de filtres peuvent 71 40548 U 2113944 être réunis et acheminés vers un filtre éliminant le sucre, duquel la solution sucrée est renvoyée et remise en circulation comme dans une installation classique, ou bien, si on le désire, les amalgames de la deuxième batterie de filtres peuvent être remis en circulation dans le prédéfécateur. Ainsi que cela a été indiqué antérieurement, le dispositif suivant l'invention peut être modifié de différentes façons sans sortir du cadre de l'invention. Ceci ressort de quelques exemples qui sont donnés ci-après dans un but purement indicatif et ne sont en aucune façon limitatifs; ceux-ci seront décrits en se référant aux figures annexées," dans lesquelles : La figure 1 représente un schéma d'une installation complète; La figure 2 représente un schéma d'implantation d'après la figure 1 dans lequel cependant la position du dépurateur 1 et celle de la chambre de réchauffement H sont inverties par rapport à la figure 1. k. La figure 3 représente un schéma d'installation qui prévoit une seule carbonatation; La figure 4 représente un schéma d'installation avec une seule carbonatation dans lequel les positions du dépurateur I et de la chambre de réchauffement H ont été invertis par rapport à la figure 3. . La figure 5 représente un schéma d'implantation sans dispositif mélangeur et sans le filtre précédant la première carbona ration. 71 40548 12 2113944 EXEMPLE 1 3 On utilise une installation pilote d'une capacité de 3 m /h on introduit 220 parties par million de AIS ( de la Dona S.À.S.) et 3 parties par million de coadjuvant 1007 RD ( Dona S.A.S ) en 5 même temps que 3 m /h d'un jus de diffusion, possédant un degré de sucre de 83,2 (moyenne journalière) et un pH de 6,6-6,8 à 50°-60° C dans un mélangeur, et dans lequel, pendant le passage,on effectue un mélange intime à partir de ce point , le jus est acheminé vers un prédéfëcateur, dans lequel il est additionné d'une quan-10 tité de lait de chaux telle que l'on obtient une alcalinité du produit prédéféqué d'environ 0,22 % de CaO et dans lequel il demeure pendant 20 minutes à la même température que le mélange. Puis, la totalité de la masse passe dans le dépurateur C dans lequel on introduit en même temps 150 parties par million de A115 et 3 15 parties par million de coadjuvant 1007 RD (Dona S.A.S) et elle y reste pendant 12 minutes, à une température d'environ 50°C; de là, le jus traité traverse un échangeur de chaleur qui le porte à 83-86°C passe aux filtres (F^)- dans lesquels les boues se déposant pendant que la partie ainsi filtrée, qui possède un pH de 10,7-20 10,7, est envoyée au premier saturateur, où elle subit une légère carbonatation jusqu'à l'obtention d'un pH de 10,4-10,5; avec la formation d'une petite quantité d'un précipité de caractère essentiellement organique; le jus est ensuite filtré facilement pendant la phase de filtration (F2) suivante , et de là il passe dans un 25 deuxième saturateur (C); de ce saturateur il sort un jus comportant 0,05 + 0,06 % de CaO et possédant un pH de 8,3-8,5, lequel passe directement dans un dépurateur I,à l'intérieur duquel on introduit 14 parties par million de "BS" (Dona ASA) et 2 parties par million de coadjuvant 1007 RD, et il y reste 10 minutes (ensui-30 te il traverse un échangeur de chaleur (H) qui lui fait atteindre 102-103°C, et arrive au dernier filtre (F^)• On obtient de cette manière un jus final, appellé aussi " jus léger" qui présente les caractéristiques suivantes qui sont comparées à celles d'un jus léger obtenu suivant une méthode classique. 35 Degré de sucre {moy.journalière) Colorie St .% Brix Conductibilité Suivant 1'invention 90,1 0,21-0,32 4100-4300 Suivant la méthode classique 88,3 0,41-0,56 5200-5400 40 (cfusine) 71 40548 13 2113944 EXEMPLE 2 (fig. 3) Dans une installation pilote d'une capacité de 100 1/4, on introduit directement en tête du prédéfécateur B, dans lequel arrivent les jus sucrés bruts possédant un pH de 6,5-6,8 et un 5 degré de sucre (moyenne journalière) de 83,4, 200 parties par million de AIS (Dona S.A.S) et 3 parties par million de coadjuvant 1007..RD; on ajoute successivement une quantité de lait de chaux telle que ljon obtient un jus prédéféqué à alcalinité variable entre 0,195-0,2% de CaO, ensuite le jus passe dans un dépurateur-10 réacteur (C), dan^lequel on ajoute 130 parties par million de AIIS et 3 parties par million de coadjuvant 1007 RD, et il y reste 15 minutes; puis il traverse un échangeur de chaleur (D) qui le porte à 84-86°C, passe dans les filtres (Fe); le filtrat possédant un pH d'environ 10,8 passe dans le saturateur G, où il subit une 15 seule saturation jusqu'à obtention d'un pH de 8,5; le jus qui en sort est envoyé à l'échangeur à ëbullition (H)' à 102°-103°C et ensuite au dépurateur (ï), où l'on introduit 140 parties par million de BIS et 3 parties par million de Coadjuvant 1007 RD; (de là,le jus arrive au dernier filtre (F2) à la sortie duquel 20 on obtient un jus léger présentant les caractéristiques suivantes : h.. Caractéristiques des jus légers Degré de sucre (moy. journalière) Colorie St % Brix Conductibilité (JX S) Suivant 1'invention 89,8 0,30 - 0,35 3900-4100 Procédé classique 88,2 0,45-0,5 4800-5200 (d'usihe) 30 EXEMPLE 3 (figure 4) On procède comme dans l'exemple 3, avec la différence que l'échangeur H est placé entre le dépurateur I et le filtre F^î On obtient ainsi les mêmes résultats 35 EXEMPLE 4 (figure 5) Le jus provenant de la diffusion (degré de sucre (moyenne journalière) 82,8; pH de 6,5-6,7), est acheminé directement, à 50-60°C, 3 avecun débit de 3 m /h dans lq£remier compartiment du prédéféca-teur (B), dans lequel il est additionné de 200 parties par 40 million de AIS ainsi que 3 parties par million de coadjuvant 1007RD; 71 40548 i4 2113944 ici on introduit le lait de chaux jusqu'à obtention de 0,20+ 0,22% par rapport à la quantité prédéféquée? la quantité prédéféquée sortante est acheminée vers l'épurateur C (avec un temps de séjour de 10 minutes), où on lui ajoute 180 parties par million de AIIS 5 et 3 parties par million de coadjuvant 1007 RD; de là il passe dans 1'échangeur D où il atteint 83~87°C et ensuite vers un saturateur E, dans lequel il est carbonaté jusqu'à obtenir un pH de 10,5-10,6 , et ensuite dans le filtre où les amalgames sucriers se détachent, lesquels sont envoyés à l'appareil d^désucrage 10 le jus filtré subit une seconde carbonatation dans le saturateur G jusqu'à obtenir un pH de 8,4-8,5 et est ensuite envoyé, à travers un échangeur H (102°-103°C) vers l'épurateur I(temps de séjour 8 minutes) où on ajoute 150 parties par million de BS et 2-3 parties par million dë coadjuvant 1007 RD; enfin, le jus ainsi 15 traité passe dans le filtre L, duquel sort un jus léger, qui présente les caractéristiques suivantes, par rapport à un jus analogue obtenu selon les procédés classiques : Caractéristiques du jus léger Degré de sucre Colorie St Conductibi (moy. journalière) % Brix lité Selon 11 invention 90,4 0,28-0,35 4100-4300 Selon un procédé classique (d'usine) 88,5 0,48-0,52 5000-5200 71 40548 15 2113944 REVENDICATIONS I - Procédé pour l'épuration du jus sucré brut de betteraves, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations suivantes : 1) Epuration préliminaire du jus brut à 45°-70°C à l'aide d'un addi-5 tif'composite constitué de : a) un mélange (100-300 g/m ) de composants ayant pour des fonctions respectives de support (a^) et de dispersion des colloïdes et des-colorants (environ 2,5-12,5% de (a)); et de b) un coadjuvant de coagulation, agissant dans 3e domaine 10 légèrement acide des jus sucrés bruts; 2°) Prédéfécation progressive avec du lait de chaux (0,15-0,4% de CaO sur le jus prédéféqué) jusqu'à l'obtention d'une prédéfécation optimale dépendant du jus à traiter; 3) Epuration du jus sortant de la phase (2) par adjonction, en 3 15 quantité variant entre 50 à 250 g/m de jus, d'un additif composite dans lequel les composants sont choisis parmi les mêmes que ceux de la phase (1) avec la différence que est présent en concentration de 1 à 7,5% et que le coadjuvant de coagulation (b) (2-4 parties par million) qui peut être identique ou différent de celui cité en 20 (1) , agit dans le domaine basique; V 4) Réchauffement à 80°-90°C pendant quelques minutes; 5) filtrage 6) légère carbonatation du jus à un pH correspondant aux valeurs de la première carbonatation conventionnelle; 25 7) Réchauffement à environ 70°-75°C 8) Filtrage 9) Seconde carbonatation à 70-75°C jusqu'à 0,005-0,015 % de CaO, sur le jus traité; 10) Réchauffement à 101-103°C pendant 2-3 minutes; 30 il) Troisième épuration par adjonction au jus sortant de la phase 3 (10) d'un mélange (50-200 g/m ) du type décrit en (1) mais contenant des pourcentages de (a£) (4 + 14% de (a)) supérieurs à ceux prévus en (1) et d'un coadjuvant de coagulation (2-3 parties par million), agissant dans le domaine basique; 35 12) Filtrage du jus ainsi obtenu, en passant au cycle ultérieur de traitement normal. II - Procédé d'épuration des jus sucrés bruts selon la revendication (1), caractérisé en ce que le composant de (a) ayant pour fonction de disperser les colloïdes et les colorants, 40 est constitué de (a2) + (a^), (a^) étant un dérivé polyéthylénimi- 71 40548 16 2113944 nique (HN-CK^CI^) non toxique à poids moléculaire non inférieur à 40.000, (le pourcentage de (a^) H(a^) dans les trois diverses épurations étant tel que celui de (a^)-correspond, respectivement à celui prévu dans la revendication (1) et que celui de (a^) est le suivant : 1 - 10% dans l'épuration préliminaire; 1 - 7,5% dans la deuxième épuration, et 4-14% dans la troisième; 3) Procédé d'épuration du jus sucré bruf: .de betteraves selon la revendication (1), caractérisé en ce que (a^) est choisi parmi les substances inorganiques comme les argiles montmorillonitiques, Kaolin, bentonites, et bentonites modifiés, terre de Fuller, farines fossiles de types divers, atapulgite, sépiolite, bauxite, oxydes et sels d'aluminium, aluminates de sodium et de potassium, phosphates alcalins comme les' phosphates bisodiques, trisodiques et monopotassiques ; phosphates d'ammonium, polyphosphates et polymëtaphosphates alcalins, silices et semblables. 4) Procédé d'épuration du jus sucré brut selon la revendication (3), caractérisé en ce que les substances inorganiques sont soumises à un traitement mécanique préliminaire qui leur donne une propriété de coadjuvant d'épuration en plus de celle de support. 5) Procédé d'épuration du jus sucré de betterave brut selon la revendication (1), caractérisé en ce que (a2) est choisi parmi des substances organiques aptes à disperser les colloïdes et colorants en particulier parmi les sels d'azote quaternaire non toxiques, possédant la formule générale : /~n(r1r2r3r4)_7 X dans laquelle R^ et R^ peuvent être égaux ou différents et peuvent représenter un groupe alcoylé inférieur (par exemple mé'thyle, éthyle, propyle) ou oxyalcoylé (par exemple oxyméthyle, oxyéthyle, oxypropyle); R^ peut être du phényle , benzyle ou un groupe alcoylarylé (par exemple mëthylphényle, éthylphényle) ou dialcoylarylé, par exemple (diméthylphényle); R4 peut être une chaîne aliphatique C10-C16 de préférence ci2~ci4 X représente la partie salifiante dans le sel d'azote quaternaire et est choisi, en particulier entre Cl-, HS04~, S04 , CH300~. 71 40548 i7 2113944 6) Procédé d'épuration du jus sucré brut de betteraves selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on a recours à un coadjuvant de coagulation (b), tel un polyélectrolyte, par exemple une polyacrilamide vendue dans le commerce. ^ 7) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, en présence de jus bruts, particulièrement purs, on n'effectue qu'une carbônatation, en envoyant le jus provenant de 1'échangeur de chaleur (80-90"°C) directement au filtrage et à la carbonatation finale avec des valeurs de 0,005-0,15% de CaO sur le jus traité. 10 8) Procédé d'épuration du jus sucré brut selon la revendication 1, caractérisé en ce que la troisième épuration n'est pas effectuée si le jus est particulièrement pur déjà après la carbonatation. 9) Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le filtrage précédant la première carbonatation n'est pas effectué. 10) Jus sucré de betteraves, en tant que produit intermédiaire, caractérisé par le fait qu'il a été épuré suivant le procédé décrit dans les revendications 1 à 15, et par le fait que l'on obtient une augmentation du degré de pureté d'au moins 0,5-4 fois par 20 rapport fu jus traité d'une manière classique, une réduction de 20-30%, du degré salin dans le jus, une diminution de la coloration d'au moins 30-60% en colorie Stammer % Brix, par rapport au même jus épuré selon des procédés classiques. 11) Installation pour l'épuration de jus sucré brut de betteraves 25 préparé selon le procédé décrit dans les revendications 1 à 13, caractérisé par le fait qu'il comprend en succession un dispositif de mélange dans lequel on introduit, par 3 lignes d'alimentation respectivement le jus brut , le mélange (a^-a^) et le coadjuvant de coagulation (b), un prédéfëcateur progressif continu, un pre-30 mier épurateur, une batterie d'échangeurs de chaleur, une batterie de filtres, un premier dispositif de carbonatation ou saturateur, une seconde batterie de filtres, un second dispositif de carbonatation, une deuxième batterie d'échangeurs de chaleur, un deuxième épurateur, une troisième batterie de filtres. 35 12 - installation pour l'épuration de jus sucré brut de betteraves, préparé selon le procédé décrit dans les revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que le jus sucré passe successivement dans un dispositif de mélange dans lequel arrivent 3 lignes d'alimentation, fournissant respectivement du jus brut, le mélange (3.^-32 ) 40 et le coadjuvant de coagulation (b), un prédéfécateur progressif 71 40548 18 2113944 continu, un premier épurateur, une batterie d'échangeurs de chaleur, une première batterie de filtres, un saturateur, une seconde batterie d*échangeurs de chaleur, un second épurateur et une seconde batterie de filtres-