La présente invention concerne un additif alimentaire favorisant la croissance pour les animaux de ferme et les volailles, contenant du (nitro-5 furyl-2)-l (amino-6 pyridazyl-3)-2 éthylène, ci-après dénommé "ni furprazine", représenté par la formule ou un de ses sels, par exemple un sel d'acide inorganique, tel qu'acide chlorhydrique, nitrique, sulfurique, etc , ou d'acide organique tel que l'acide acétique, etc. Il est très important dans l'élevage moderne de contr8ler diverses maladies infectieuses et de produire des animaux de taille adaptée ,u marché en un temps plus court. -. En vue de contrôler les diverses maladies infectieuses, on a largement utilisé de nombreuses sortes de substances antibactériennes, telles qu'antibiotiques5 sulfamides, dérivés de nitrofuranne, etc. D'autre part, on a utilisé dans de nombreux pays, pour produire des animaux de taille appropriée au marché en un temps plus court, des agents facilitant la croissance des animaux de ferme et volailles, tels que bétail, cochon, volaille, caille japonaise, etc. Cependant, presque toutes les substances connues n'ont pas un effet suffisant sur la croissance comme les additifs alimentaires selon l'invention. La nifurprazine ou ses sels utilisés selon l'invention ont un effet favorisant la croissance supérieur à celui des agents classiques pour les animaux de ferme et volailles ci-dessus mentionnés à des teneurs extr8mement faibles de 1 à 20 ppm dans la nourriture. De plus, la nifurprazine et ses sels ont une activité antibactérienne beaucoup plus forte que les substances antibactériennes classiques vis-à-vis d'une large gamme de bactéries, gram positif ou gram négatif, comme indiqué dans les tableaux I à V ci-après. Le fait que la nifurprazine ou ses sels inhibent à très faible concentration la croissance de bactériespathogènes, telles queMycoplasma gallisepticum, Haemophilus gallinarum, Alcaligenes bronchisepticus, Vibrio coli, Salmonella, E. coli, etc., indique que la nifurprazine et ses sels sont très utiles non seulement comme agent favorisant la croissance mais également comme agent thérapeutique et/ou prophylactique en médecine vétérinaire. On obtient l'additif alimentaire selon l'invention en mélangeant la nifurprazine ou son sel avec un composant alimentaire, tel que carbonate de calcium, lactose, amidon, son dégraissé, farine de soja, lait écrémé en poudre, grain, farine de poisson et les analogues. En outre, on peut bien entendu ajouter directement une quantité nécessaire de nifurprazine ou son sel dans l'aliment sans le procédé de mélange ci-dessus mentionné. Dans les tableaux et les exemples ci-après, on utilise les abréviations suivantes : NP = nifurprazine, Nf = nitrofurazone, Fr = furazolidone, CP = chloramphdnicol, CTC = chlorotétracycline SPM = spiramycwne, KM = kanamycine, dihydroSM = dihydrostreptomycine, JM = josamycine, SDM = sulfadiméthoxine, SMM = sulfamonométhoxine et SIX = sulfisoxazol. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. EXEMPLE 1 On divise 408 poulets à rôtir (Shaver starbro) en quatre groupes de 102 poulets chacun. On utilise dans le présent exemple l'aliment de base ayant la composition suivante Ingrédient Démarrage Finition Mass 52,21 52,81 Amidon milo 15 20 Farine de soja 20 14 Farine de poisson 8 5 Farine de luzerne 3 3 Suif - 3 Carbonate de calcium 0,5 0,7 Phosphate tricalcique 0,5 0,7 Vitamines A, D et E 0,05 0,05 Vitamines du groupe B 0,1 0,1 Matière inorganique 0,1 0,1 Chlorure de sodium 0,45 0,45 Amprol plus 0,09 0,09 Total 100 100 qui ne contient pas de substances antibactériennes ni antibiotiques. On nourrit les poulets des premier et deuxième groupes avec l'aliment contenant du chlorhydrate de nifurprazine (ci-après en abrégé NPHC1) aux teneurs de 1 et 10 ppm, respectivement.On donne au troisième groupe l'aliment contenant 100 ppm de furazolidone et le quatrième groupe sert de groupe témoin et reçoit l'aliment de base seul. La période d'essai du présent exemple est de 8 semaines. Depuis le début de l'essai jusqu'à 14 jours, les poulets sont conservés en couveuse et ensuite ils sont élevés de la manière habituelle. On leur donne l'aliment et l'eau à volonté. On utilise l'aliment de démarrage pendant les quatre premières semaines et l'aliment de finition pendant la deuxième moitié de la période d'essai. Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau VI ci-après. EXEMPLE 2 On divise des poulets à griller ma8es de 1 jour en cinq groupes de 50 poulets chacun et on les place dans un poulailler sans fenêtre 2 à une densité de 50 poulets par surface de 8 m (2 m x 4 m) pendant toute la période d'essai. On donne aux poulets l'aliment de démarrage pendant les quatre premières semaines et l'aliment de finition pendant la dernière partie de l'essai. Les aliments utilisés dans ces essais contiennent du NPHC1 ou de la furazolidone aux concentrations indiquées dans le- tableau VII ci-après. On donne aux poulets l'aliment et l'eau à volonté. EXEMPLE 3 Méthode On divise des poulets à rôtir d'un jour en quatre groupes de 70 poulets des deux sexes (35 et 35) et on les nourrit avec les aliments contenant les additifs aux concentrations indiquées dans le tableau VIII ci-après. On maintient chaque groupe de poulets dans une couveuse ayant une surface de 0,8 m x 2,70 m pendant les 21 premiers jours et ensuite dans un poulailler de 2,70 m x 2,70 m. La composition de l'aliment de base est donnée dans le tableau IX ci-après. On donne aux poulets l'aliment de démarrage pendant les quatre premières semaines et l'aliment de finition pendant le reste de la durée de l'essai. On leur fournit l'aliment et l'eau 9 volonté. On administre aux poulets à l'age de 14 jours un vaccin de virus vivant de la maladie de Newcastle et à nouveau à l'age de 35 jours. On inocule également aux poulets de 28 jours un vaccin d'entretien de la manière habituelle, Résultats Poids moyen et gain de poids Les résultats au bout de quatre semaines montrent que, pendant la première moitié de la période d'essai où les animaux reçoivent des aliments de démarrage, les poulets du groupe 1 prennent très rapidement du poids, suivis par les poulets des groupes 3, 4 et 2 dans cet ordre. Croissance Les résultats sont illustrés par les tableaux X et XI ci-après. Les poulets du groupe 1 sont notablement plus lourds que les poulets du groupe 2, l'écart étant significatif à 5 %. Pendant la dernière moitié de la période d'éssai où les poulets sont nourris avec l'aliment de finition, cependant, on obtient le plus fort gain de poids avec les poulets du groupe 4 suivis des poulets des groupes 1, 2 et 3 en ordre décroissant. Les résultats en gain de poids sont illustrés par le tableau XII ci-après. Les gains de poids des groupes 4 et 1 pendant cette période sont supérieurs de manière significative à 5 % à celui du groupe 2. Le gain de poids total dans toute la période d'essai est le plus grand avec les poulets du groupe 4, suivis par les groupes 1, 3 et 2 en ordre décroissant. Le gain moyen de poids du groupe 4 est de 116,2 g de plus de celui du groupe 2. Cette différence est statistiquement significative à 5 %. Egalement, le poids de carcasse du groupe 4 est supérieur de manière significative à celui du groupe 2. Bonne absorption et bon taux de conversion de l'aliment Ces résultats sont illustrés par le tableau XIII ci-après. Comme le montre le tableau XIII, les poulets du groupe 4 absorbent la plus grande quantité d'aliment pendant la période d'essai, et les groupes 13 3 et 2 suivent dans cet ordre. Le tableau XIZI montre également que l'amélioration du taux de conversion de l'aliment est le meilleur pour le groupe 3, suivi par ceux des groupes 2, 1 et 4 en ordre décroissant. Etat général Le taux de survie est illustré par le tableau XIV ci-après. Bien que quelques poulets de chaque groupe soient perdus par pneumonie ou perosis, presque tous les poulets sont en bon état de santé pendant toute la période. EXEMPLE 4 On divise en quatre groupes de 8 desporcelets de 20 à 22 jours (croisement Yorkshire x Land) et on leur donne du lait synthétique (types A et B) contenant du NPHC1 ou de la furazolidone aux teneurs indiquées dans le tableau XV ci-après. On donne aux porcelets de chaque groupe le lait synthétique de- type A pendant la première semaine puis le lait synthétique de type B pendant les cinq dernières semaines. Les deux types de lait synthétique ne contiennent pas d'agents de croissance, tels que des substances antibactériennes ou des antibiotiques, autres que les substances d'essai. Chaque groupe est élevé dans la porcherie à sol de ciment sur une surface de 2,7 m 2,7 m x 3,6 m pendant toute la période de l'essai. La nourriture et l'aliment sont donnés à volonté.Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau XVI ci-après qui montre la croissance accrue des porcelets obtenue avec le NpHCî. TABLEAU I Concentration inhibitrice minimale (&gamma;ml) contre divers organismes. Composés Dérivés de Antibiotiques Sulfamides Organismes nitrofuranne NP Nf Fr CP CTC SMM SDM SIX E. coli Kauffman C-1 0,09 3,13 0,78 6,25 25 50 50 50 Aerobacter aerogenes 0,04 12,3 0,78 1,56 12,5 25 25 25 C-12 Klebsiella pneumoniae 0,04 3,13 0,78 1,56 12,5 50 50 50 Proteus vulgaris 6,25 100 50 12,5 100 > 100 > 100 > 100 Psuedomonas aeruginosa 50 100 100 100 100 > 100 > 100 > 100 Salmonella typhimurium 0,04 3,13 0,78 1,56 6,25 100 100 100 S. gallinarum 0,01 1,56 0,78 1,56 6,25 50 50 50 Shigolla fîexneri 0,09 3,13 0,78 1,56 6,25 50 50 50 (Hanabusa) Sh. flexneri 2a 1875 0,09 3,13 0,78 0,78 6,25 25 25 25 Sh. sonnei II 37148 0,09 3,13 0,78 3,13 12,5 25 25 25 Sh. flexneri 2a 133 0,09 3,13 0,78 0,78 12,5 > 100 > 100 > 100 (SA-R) Sh, flexneri 2a 320 0,04 6,25 1,56 1,56 12,5 > 100 > 100 > 100 (SÂ-R) Bacillus megatherium 0,01 1,56 0,39 3,13 0,19 25 25 25 10778 BI Cereus 0,09 6,25 1,56 3,13 0,78 12,5 -12,5 12,5 B. subtilis ATCC 6633 0,01 1,56 0,78 3,13 0,78 6,25 6,25 6,25 Micrococcus glarus 0,19 100 25 1,56 0,78 50 50 50 Staphyrococcus aureus 0,19 6,25 1,56 6,25 1,56 12,5 12,5 12,5 FDA 209@ Staphy. aureus Smith 0,19 @2,5 1,56 6,25 1,56 | 50 50 50 Staph. aureus 0,19 12,5 1,56 50 50 > 100 > 100 > 100 (Tanaka SA-R) Staph. aureus 0,19 12,5 3,13 12,5 50 > 100 > 100 > 100 (Onuma SA-R) Staph. aureus 0,1@ 12,5 1,56 12,5 50 > 100 > 100 > 100 (Shimanisi SA-R) TABLEAU II Concentration inhibitrice minimale (&gamma;/ml) de la Nifurprazine contre Mycoplasma gallisepticum. Souche C.I.M. (&gamma;/ml) Mycoplasma C 30 0,1 gallisepticum S 6 0,1 Kp-13 0,1 396S 0,1 TTC 0,1 TABLEAU III Concentration inhibitrice minimale (7/ml) contre Haemophilus galîinarum. Compose Souche NP JM SPM CP dihydro SM H. gallinarum 221 0,012 6,25 12,5 0,78 6,25 227 0,006 12,5 25 0,39 6,25 159 0,012 25 50 0,78 3,125 S-2 0,012 12,5 25 0,78 6,25 6331 0,78 12,5 50 0,78 6,25 6332 0,78 | 25 100 0,78 6,25 6335 0,78 12,5 50 0,78 6,25 0393 0,78 | 12,5 50 0,39 6,25 1054 0,012 | 12,5 50 0,78 6,25 6208 0,012 6,25 25 0,78 6,25 288 0,003 12,5 25 0,78 6,25 F 0,38 6,25 25 0,78 12,5 6211 0,78 25 100 0,78 > 100 260 0,78 25 50 0,78 > 100 A-3 1,56 100 > 100 1,56 6,25 A-4 3,125 100 > 100 1,56 6,25 TABLEAU IV Concentration inhibitrice minimale (&gamma; ;/ml) contre Vibrio coli Souche Composé NP JM SPM CP Vibrio coli 34E 0,0126 6,25 6,25 6,25 Tohgen 0,024 0,78 1,56 6,25 SD293-1 0,006 > 100 > 100 3,125 TABLEAU V Concentration inhibitrice minimale (&gamma;/ml) contre Alcaligenes bronchisepticus Composé Souche NP Fr CP CTC SDM SPM KM Alcaligenes n 138 12,5 100 6,25 6,25 1,56 100 25 bronchisepticus n 266 12,5 100 12,5 6,25 > 100 100 25 REVENDICATION Additif alimentaire favorisant la croissance pourles animaux de ferme et la volaille, caractérisé en ce qui consiste en (nitro-5 furyl-2)-l (amino-6 pyridazyl-3)-2 éthylène de formule ou un de ses sels.