La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un lien tel qu'unie charnue, notamment à usage ornemental. On connaît de nombreux procédés permettant d'ob- tenir des liens ou des chaînes ayant le caractère de bijoux. Sans parler des traditionnels colliers de perles enfilées successivement les unes aux autres, on réalise à partir de métaux des channes et autres gourmettes composées de maillons aux formes variables et fixés entre eux. On connatt également des liens de sections circulaires constitués par l'imbrication de motifs géométriques répétitifs. Tous ces produits nécessitent, une fois la fabrication des éléments constitutifs réalisés, une mise en place relativement longue ou l'intervention d'un outillage spécialisé et onéreux. La présente invention propose un procédé de fabrication d'un nouveau type de lien tel qu'une thane dont les éléments s'emboitent les uns aux autres de par leur forme sans pour cela perdre la souplesse inhérente à une charnue. En effet, le procédé de fabrication selon l'invention se caractérise en ce que, à partir d'une vertèbre prélevée sur une colonne vertébrale d'un animal, on réalise des modules présentant le mime type d'articulation que la vertèbre d'origine. Lesdits modules sont avantageusement constitués par des répliques conservant les surfaces d'articulation de la vertèbre d'origine. Ensuite, on embosse ces modules les uns dans les autres, selon le modèle naturel de la colonne vertébrale, en les enfilant sur un fil souple. On prevoit en outre des moyens pour maintenir ces modules imbriqués les uns dans les autres. Les modules dérivés de la vertèbre origine sont avantageusement obtenues par moulage, ce qui permet une fabrication aisée. Les méthodes utilisées sont soit du domaine de la fonderie, utilisant par exemple les techniques de la cire perdue et de l'injection, soit du domaine du forgeage utilisant par exemple les techniques de l'estampageet du matriçage.La techeiQue de la cire perdue, en elle-même connue, consiste à prendre l'em- preinte de la vertèbre origine au moyen d'une pSte caoutchouteuse adéquate. Ce premier moule permet, en y coulant de la cire, d'obtenir une première réplique de la vertèbré origine.Cette réplique est alors prise dans un second moule en matériau réfractaire, ciment par exemple, qui permet ensuite la reproduction aisée du modèle initial en y coulant du métal en fusion qui vient prendre la place de la cire préalablement évacuée par cuisson. On peut également utiliser la méthode d'estampage qui autorise une fabrication en série beaucoup plus importante. Dans ce cas, un ouvrier spécialisé reproduit dans une pièce d'acier doux les caractéristiques de la vertèbre origine, éventuellement en choissisant une échelle différente de 1, il suffit alors de tremper les deux parties du moule ainsi fabriqué pour -obtenir une matrice permettant, à l'aide d'une presse, la reproduction en série du modèle souhaité. Selon le matériau utilisé on pourra bien entendu travailler à chaud ou à froid. Selon un autre aspect du procédé selon/l'inven- tion, on remarque que le fil souple utilisé pour constituer la channe peut avantageusement passer dans le canal constitué par la juxtaposition des "trous vertébraux des modules. En outre, selon l'usage désiré, le matériau des modules pourra etre choisi parmi des matériaux forts différents tel que métaux précieux ou non, verre, matière plastique, caoutchouc et analogues. Selon une autre caractéristiques de l'invention les moyens prévus pour maintenir les modules imbriqués les uns dans les autres sont avantageusement réalisés en fixant régulièrement un module au fil souple. Suivant les matériaux enprésence on adaptera la méthode utilisée. Dans le cas d'un métal le soudage s'avère fort avantageux, par exemple-on préconise le soudage d'un module sur dix. Il va sans dire que des nécessités d'ordre purement esthétiques ou d'agrément de contact peuvent amener à modifier au préalable la forme extérieure de la vertèbre erigine. Ainsi on peut avoir intérêt à supprimer l'apophyse épineuse située sur une des faces de la vertèbre tandis que l'on supprimera les éventuels points de fixation des c8tes sur ladite vertèbre. Ces opérations, qui peuvent être faite par meulagewont pour objet l'obtention d'une channe de forme régulière et agréable au toucher. De meme,il peut stavérer très intéressant de consti tuer une channe avec des modules obtenus à partir de différentes vertèbres origines, dans le but par exemple d'obtenir un dégradé pour la forme de ladite channe. Enfin, il est à remarquer qu'une vertèbre d'ophi- dien donne une channe particulièrement homogène possédant en outre une direction de moindre souplesse, correspondant à l'une des faces de la vertèbre, cette "rigidité" autorisant un positionnement à peu près invariable sur le poignet ou autour du cou lorsque ladite chaine est portée comme bracelet ou comme collier. La présente invention sera mieux comprise quant à son résultat à la lecture de la description ci-dessous et des deux photographies annexées qui représentent des répliques métalliques de vertèbres d'ophidien réalisées par la technique de la cire perdue. A la partie supérieure de la photographie nO i on aperçoit plusieurs répliques métalliques d'une vertèbre d'ophidien imbriquées les unes dans les autres de la même manière que sur la colonne vertébrale d'origine. La réplique de gauche, légèrement à l'écart, et dont on voit la face antérieure ou ventrale possède, de part et d'autre de la"cavité articulaire" destinée à recevoir la rotule" d'une réplique précédente, deux zones mouchetées correspondant aux traces des points de fixation des côtes qui ont été supprimées afin d'obtenir une chaste particulièrement lisse et esthétique.Outre quelquestrvertèbres"vues sous des angles variables, la partie médiane de la photo montre cinq répliques en vue latérale pretes à être imbriquées les unes dans les autres. l'a partie inférieure de la photo, contrairement à la partie supérieure, montre-une succession de répliques imbriquées, vues du coté dorsal. On aperçoit,sur la ligne médiane de la chine ainsi constituée,une succession de proéminences qui correspondent aux bases des apophyses épineuses, lesquelles ont été préalablement supprimées afin que la chaine obtenue ne présente aucune aspérité susceptible de s'accrocher aux vêtements de l'utilisateur. La photographie nO 2, autre des répliques similaires a celles de la précédente photographie, montre principalement une chaîne fabriquée selon le procédé conforme à l'invention. Sur la partie droite de ce "collier" on peut voir le fil souple sur lequel les répliques sont moeitées. Dans ce -cas, le fil souple, en cuir, emprunte le canal constitué par la juxtaposition des "trous vertébraux". En outre, on remarque, sur la partie gauche de la ch.aSnes les faces antérieures des répliques qui correspondent ici à une direction de rigidité puisque leurs "rotules" viennent stautobloquer dans la "cavité articulaire" de la réplique suivante. Peu à peu, vers la partie droite de la photo, la channe apparat se vrillant et lton aperçoit le côté latéral des répliques. Il est à noter que le sens de courbure de la chaine correspond princpialement à un fléchissement suivant la face postérieure ou dorsale des répliques, cette direction étant privilégiée quant à la souplesse des articulations. Il faut toutefois noter que cette direction privilégiée peut varier suivant 11 origine de la vertèbre choisie Il va sans dire que la présente invention n'est absolument pas limitée au mode de réalisation ci-dessus décrit et représenté mais qu'elle s'étend a toutes les variantes conformes à son esprit. REVENDICATIONS 1. - Procédé de fabrication d'un lien tel qu'une charte, notamment à usage ornemental, caractérisé en ce que, à partir d'une vertèbre prélevée sur une colonne vertébrale d'un animal, on réalise des modules à échelle variable présentant le même type de surface d'articulation que la vertèbre d'origine et on emboite ces modules les uns dans les autres selon le modèle naturel de la colonne vertébrale à l'aide de moyens d'assemblage desdits modules, des moyens étant prévus pour maintenir ces modules emboités les uns dans les autres. 2. - Procédé de fabrication d'un lien selon la reven dication 1, caractérisé en ce que les moyens d'assemblage des modules sont constitués par un fil souple sur lequel on enfile lesdits modules. 3. - Procédé de fabrication d'un lien selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les modules sont des répliques conservant les surfaces d'articulation de la vertèbre d'origine. 4. - Procédé de fabrication d'un lien selon l'une des revendications 2 et3, caractérisé en ce que le fil souple passe avantageusement dans le canal constitué par la juxtaposition des trous vertébraux" des modules. 5, - Procédé de fabrication d'un lien selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les modules sont ob tenus par moulage de la vertèbre choisie, les techniques utilises étant avantageusement la cire perdue, l'injection, l'estampage et le matriçage. 6. - Procédé de fabrication d'un lien selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la ou les vertèbres destinées à Autre reproduites ont préalablement été rendues de forme régulière en enlevant les parties saillantes telles que les apophyses épineuses et les points de fixation des côtes de façon à obtenir une channe sans aspérités 7. - Procédé de fabrication d'un lien selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le matériau utilisé pour fabriquer les modules est un métal précieux 8, - Procédé de fabrication d'un lien selon l'une des revendicatiotls 1 à 7, caractérisé en ce que le matériau utilisé pour fabriquer les modules est un métal non précieux. 9. - Procédé de fabrication d'un lien selon l'une des revend'cations 7 à 8, caractérisé en ce que le matériau utilisé pour fabriquer les modules est une matière plastique. 10. - Procédé de rabrication d'un lien selon itune des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le matériau uti- lisé pour fabriquer les modules est du verre. 11. - Procédé de fabrication d'un lien selon l'une des revendications 1 à10, caractérisé en ce qu'on utilise une vertèbre d'ophidien, la chaine ainsi formée possédant une direction de moindre souplesse du côté antérieur de la vertèbre, cv qui permet un bon positionnement notamment sur le poignet ou autour du cou lorsque ladite chaîne est portée comme bracelet ou comme collier. 12. - Procédé de fabrication d'un lien selon l'une des revendications 2 a 11, caractérisé en ce que les moyens prévus pour maintenir les modules emboités sont réalisés en fixant régulièrement un module au fil souple, ainsi, selon qu'il s'agit d'un fil métallique ou non, on peut coller ou bien souder au fil un module sur dix. 13, - Un lien tel qu'une channe obtenu par le procédé selon l'une des revendications 1 à 12. 14. - Un lien tel qu'une chaine selon la revendica- tion 13, caractérisé en ce qu'on utilise des modules obtenus à partir d'une ou plusieures vertèbres origines, notamment en vue de réaliser un lien présentant une forme en dégradé.