L'invention concerne une construction formée d'un réseau de poutre5 ainsi que d' dreléments maintenus par ce réseau. Les constructions connues de ce genre comprennent un reseau de poutres consistant en barres profilées qui portent les éléments constituant la paroi, le plafond ou un autre ensemble proprement dit. Dans les constructions portantes exécutées de cette façon, les poutres principales du réseau s'étendent simplement d'une paroi d'appui à l'autre, ou du plancher de la pièce au plafond de celle-ci. Les poutres transversales secondaires du réseau ne peuvent stétendre que d'une poutre principale à la poutre voisine, si ces poutres principales ne doivent pas entre interrompues. En conséquence, les diverses sections des poutres secondaires ne peuvent être assemblées aux poutres principales que sur le chantier, au moyen de vis ou d'autres organes de fixation, par exemple. En premier lieu, ce travail exige un temps prolongé et, en second lieu, on ne peut fréquemment l'exécuter qu'avec diffi culté quand, par exemple, on doit monter un réseau portant -pour un plafond ou un toit. Les constructions de ce genre présentent, en outre, des caractéristiques dwisolation thermique ou acoustique insuffisantes, car les éléments de remplissage ne sont posés qu'en une seule couche. Au cas où l'on voudrait profiter des avantages d'une couche d'air entre deux parois dans une construction de ce genre, on devrait monter deux parois, l'une parallèlement à l'autre, et assurer entre celles-ci l'espacement nécessaire. La dépense exigée par l'érection d'une construction de ce genre serait au moins doublée. Ces inconvénients des constructions précédemment connues de ce genre, ainsi que d'autres, sont éliminés dans une construction selon l'invention, du fait que le réseau de poutres consiste en poutres en treillis et que les membrures de ces poutres s1 introduisent dans des rainures prévues dans les éléments de construction. L'invention sera expliquée ci-aprbs,de façon plus détaillée, en se reportant à un exemple illustré dans le dessin annexé, dans lequel la figure 1 est une vue en perspective, partiellement en coupe, d'un exemple d'exécution d'une construction selon l'in mention la figure 2 représente un bloc isolant pouvant être disposé entre les deux coquilles de la construction de la fig. 1 ; et la figure 3 montre des poutres de la construction de la fig. i, s'étendant obliquement par rapport à la maçonnerie d'un bâtiment. La construction représentée comprend un réseau de poutres 1, ainsi que des éléments de construction 2 et 3. Le réseau consiste en poutres en treillis 4, 5, se croisant. Les premières poutres en treillis qui s'étendent, l'une parallèlement à l'autre, suivant une première direction, sont désignées ci-après sous le nom de poutres principales. Les poutres en treillis, qui sont perpendiculaires aux poutres citées en premier lieu et passent en travers de celles-ci, sont dénommées poutres secondaires. Les poutres en treillis 4 et 5 peuvent être continues, c'est-à-dire qu'elles peuvent s'étendre complètement au-dessus d'un espace à couvrir ou s'étendre du plancher au plafond de la pièce correspondante. Chacune des poutres en treillis consiste en deux membrures 6 et 7, dont la première peut aussi être dénommée membrure supérieure 6, et l'autre membrure inférieure 7. Chacune des membrures 6 et 7 se présente sous la forme d'une barre profilée de section hexagonale, qui présente une rainure 8 s'ouvrant vers l'intérieur de la poutre. Les membrures 6 et 7 sont reliées au moyen d'une barre de liaison 9, qui les maintient en même temps à une certaine distance l'une de l'autre, et qui peut s'étendre de manière variable de 1'une à 1'autre membrure. Dans le cas présent, la barre de liaison possède des parties diagonales 10 s'étendant entre les membrures 6 et 7, ainsi que des parties coudées 11 qui sont montées et fixées dans les rainures 8 des membrures où elles sont fixées au moyen d'un enrobage de béton, par exemple. A l'extrémité de la poutre en treillis correspondante, la partie de la barre de liaison 9 se trouvant entre les membrures 6 et 7 peut s'étendre perpendiculairement à celles-ci, tandis que les extrémités 12 de la barre 9 sont repliées et fixées également, de la manière indiquée, dans la rainure 8. Les extré- mités de la poutre en treillis ne doivent toutefois pas obligatoirement se terminer de cette façon. Afin que les poutres secondaires 5 puissent traverser les poutres principales 4, elles sont moins hautes que ces dernières. La hauteur de la poutre secondaire 5 correspond à la distance intérieure des membrures 6 et 7 de la poutre principale 4. Les membrures 6 et 7 des poutres en treillis 4 et 5 s' in- troduisent dans des rainures prévues dans les parois frontales des éléments de construction 2, 3, de telle manière qu'une moitié de la membrure présentant un profil hexagonal s'introduise dans l'une des rainures de la paroi frontale de deux éléments de construction s'aboutant l'un à l'autre. En assemblant plusieurs poutres et éléments de construction, on obtient une construction qui comprend deux coquilles espacées l'une de l'autre, et dont chacune consiste en éléments de construction s'aboutant l'un à l'autre par leurs parois frontales. Les éléments de construction peuvent avantageusement présenter une projection horizontale carrée, mais ils peuvent toutefois présenter une autre forme suivant les besoins. Dans ltexem- ple de construction représenté, on a choisi des éléments carrés, qui sont fabriqués en béton au gaz, par exemple, pour la coquille extérieure d'une paroi extérieure. La longueur de la paroi frontale de ces élements est choisie de manière que trois de ceuxci couvrent une distance d'un mètre. Les éléments ont alors une épaisseur de 10 cm, et la face de l'élément orientée vers l'intérieur de la construction est munie de trous borgnes, afin de réduire le poids propre de l'élément ; cette face intérieure présente ainsi l'aspect d'un nid d'abeilles. La face extérieure des éléments de la coquille eXtérieure est lisee, de sorte qu'en principe ils n'exigent aucun parachèvement. On peut, toutefois, la revêtir d'un enduit sans difficulté. Les éléments de construction de la coquille intérieure présentent, en principe, la même projection horizontale que les éléments de la coquille extérieure ; leur épaisseur peut toutefois être diminuée selon les besoins, dans le cas, par exemple, où la coquille intérieure doit former un revêtement de plafond ou de paroi. Comme matériau pour ces éléments de construction, on emploie des plaques de matière synthétique ou de bois dont la surface peut être munie d'un fini approprié ou être diversement colorée. Du fait que les poutres secondaires 5 passent au travers des poutres principales 4, les membrures des poutres 4 et 5, qui sont en contact et qui se croisent, se trouvent dans des plans différents. En conséquence, les rainures prévues dans les parois latérales des éléments de construction 2 et 3 doivent être décalées l'une par rapport à l'autre. Le décalage est tel que la rainure 13 de l'une des parois latérales 14 de l'un des éléments de construction est décalée de la hauteur de la membrure 6 correspondante, par rapport à la rainure 15 de la paroi latérale 16 du même élément qui est perpendiculaire à la paroi latérale 14 citée en premier lieu. En'outre, la section transversale des rainures 13 et 15 doit être adaptée à la section transversale des membrures 6 et 7. Du fait que, dans exemple d'exécution représenté, on a choisi des membrures avec un profil hexagonal, la rainure correspondante 13 ou 15 doit présenter une section transversale qui correspond à la forme d'une moitié du profil hexagonal. Après que les différents éléments de construction ont été assemblés pour former une maçonnerie, une membrure s'introduit dans les rainures des éléments voisins s'appliquant l'un contre l'autre, de sorte que ces deux rainures entourent complètement la membrure jusqu'à obtention d'un joint étroit. Comme déjà indiqué, les parties diagonales 10 de la barre de liaison 9 s' étendent entre les différentes membrures 6 et 7 de la poutre en treillis correspondante, et doivent donc pouvoir passer dans les parties intérieures 18 et 19 des parois latérales 14 et 16 de deux éléments de construction voisins. A cet effet, les parties intérieures 18 et 19 des parois latérales 14 et 16 des éléments de construction 2 et 3 sont munies d'ouvertures 17.Ces ouvertures t7 ont une section transversale correspondant à une moitié de la section transversale de la barre de liaison 9 utilisée et forment, avec l'axe de la rainure 13 ou 15, prévue dans la même paroi latérale de l'élément de construction, un angle qui correspond à la direction des parties diagonales 10 de la barre de liaison~9. La position des ouvertures 17 est déterminée par rapport à la dimension des éléments de construction 2 et 3, ainsi que par rapport à l'allure de la barre de liaison 9 entre les membrures 6 et 7, de manière que les parties coudées 11 de la barre 9 passent par un joint entre deux éléments de construction voisins.De cette manière, les membrures correspondantes sont renforcées aux joints par la barre de liaison 9 et, surtout, les poutres secondaires peuvent traverser sans difficulté les poutres principales. Les parois frontales 14 et 16 des éléments de construction 2 et 3 présentent encore des parties extérieures 20 et 21 plus rapprochées de la face extérieure de 1' élément que les parties intérieures évoquées ci-dessus. Les parties extérieures 20, 21 des parois latérales des éléments de construction ne présentent pas dtouvertures 17, de sorte que les arêtes de la face extérieure des éléments de construction sont rectilignes. Après l'assemblage d'une construction de ce genre, celle-ci ne présente que des joints étroits. Les parties intérieures 18 et 19 d'un élément de construction peuvent aussi être exécutées sans ouvertures 17.Elles doivent, toutefois, être décalées quelque peu vers l'arrière, afin que les parties diagonales 10 puissent passer sans serrage entre les parties intérieures 18 et 19 de deux éléments de construction s'aboutant l'un à l'autre, ou s'introduire facilement entre celles-ci. Dans la forme d'exécution décrite précédemment de 1' élé- ment de construction en béton au gaz, la rainure a une largeur de 3 cm. La partie extérieure ou intérieure de la paroi latérale a une largeur de deux ou de cinq centimètres, tandis qu'en ce qui concerne les parois latérales de l'élément de construction perpendiculaires l'une à l'autre, les valeurs relatives de la largeur des parties évoquées doivent être inversées. Pour le montage de la construction décrite, on procède comme suit. Dans le cas où il s'agit d'une maçonnerie disposée ver ticalement, --on met d'abord en place les poutres principales dirigées verticalement, et on ancre leurs extrémités inférieures dans le sol. On pose alors les éléments de construction de la première couche des deux coquilles de la construction entre les poutres principales correspondantes. Ces éléments doivent être placés de manière que, premièrement, les parties extérieures de leurs parois latérales soient effectivement orientées vers la face extérieure de la construction et, en second lieu, que les rainures 15 des éléments rapprochés de 1 'intérieur de la maçonnerie 8 t tendent transversalement entre les poutres principales.Après que tous les éléments de la première couche ont été posés, on fait passer une première poutre secondaire au travers des poutres principales et on la pose au-dessus des éléments de construction déjà en place, de manière qu'une membrure s'introduise dans les rainures 15 et ses parties diagonales 10 dans les ouvertu- a res 17 des plaques 2 et 3 des deux coquilles de la construction. On place ensuite une seconde couche de plaques, disposées comme décrit et recouvertes par une autre poutre secondaire. Lors de la pose des plaques entre les poutres principales, ces poutres flexibles peuvent être quelque peu écartées l'une de l'autre, afin de pouvoir insérer ces plaques facilement. Dans le cas de la pose des plaques dans une construction disposée horizontalement, on procède, en principe, de la même façon. Il suffit, en outre, d'employer un échafaudage, à partir duquel les plaques sont insérées à l'endroit voulu des poutres, qui soutient et assure déjà les parties terminées de la construction avant lta- chèvement de la pose des plaques. Entre les plaques 2 et 3 des coquilles de la construction décrite ci-dessus, on peut disposer une couche de plaques isolantes. La plaque isolante 31, représentée dans la figure 2, convient à ce but. La plaque isolante 31 comprend deux pièces 34 et 35 en un matériau capable de supporter une charge, comme par exemple, le mortier, le béton ou un autre matériau dont une face est profilée. Le profilage des pièces indiquées est formé de nervures parallèles 36 et 36', qui recouvrent la totalité d'une face de ces pièces. Les deux pièces citées 34 et 35 sont disposées l'une par rapport à 1-' autre, de telle façon que les nervures 36 de la première pièce 34 puissent s'introduire dans les vides existant entre les nervures 36' de la seconde pièce. La mousse isolante 37 placée entre les nervures 36 et 36' et les pièces 34 et 35, qui constitue le coffrage utilisé une seule fois pour la formation des nervures, présente une forme en méandres. Les faces d'about de la plaque isolante 31 sont munies de languettes 38 et de nervures 39. Les languettes 38,ainsi que les nervures 39, sont formées dans les faces d'about de la plaque isolante 31, de manière à pouvoir s'assembler avec les rainures 39' et les languettes 38' drune plaque isolante voisine 31'. Afin d'obtenir la résistance à la compression nécessaire pour les plaques isolantes 1 évoquées, on les munit d'tune armature 40, par exemple en fer rond. L'avantage principal de cette plaque isolante réside dans le fait que, lors de sa fabrication, la masse de mousse synthé- tique 37 sert tout d'abord de coffrage pour le noyau, contre lequel les pièces 34 et 35 sont appliquées, ceci étant réalisé avantageusement sur le chantier. La construction décrite peut, par exemple, s'appliquer à l'érection de bâtiments industriels, de bureaux, de halles de magasins et d'exposition, de bâtiments d'écoles, de jardins d'enfants, de halles de sport et de bassins de natation, d'im- meubles économiques d'écuries et de manèges, de bungalows, de maisons d'habitation et et d'immeubles à appartements, de homes pour enfants et pour personnes âgées, de pavillons dthapitaux, de maisons de repos et d'hôtels, ainsi que, notamment, à l' & ec- tion de motels, de garages de toutes dimensions et de dépôts de matériel d'incendie, à l'établissement de ponts, de passages audessus ou en-dessous des routes, au revêtement de tunnels, etc. On peut, en outre, adopter cette construction pour l'ins- tallation de dépôts d'armée qui se trouvent dans des forêts épaisses. Comme le montre ce qui-précède, la construction peut être disposée verticalement, aussi bien qu'horizontalement. Les coquilles de la construction peuvent stétendre l'une parallèlement à l'autre, mais ceci ntest toutefois pas nécessaire dans le cas où il s'agit, par exemple, d'une couverture d'une halle ou de la construction d'un pont. Dans le cas d'un toit plat ou du plancher d'un étage, on emploie des poutres en treillis avec membrures superieure et inférieure parallèles l'une à l'autre, qui s'étendent d'une paroi à l'autre de l'espace à couvrir. Dans le cas d'un toit plat, les joints dans la coquille extérieure peuvent encore être recouverts d'une feuille en matière synthétique,-afin d'assurer l'étanchéité nécessaire du toit. En outre, sur un toit de ce genre, on peut placer des plaques munies de rainures dans lesquelles les tuiles du toit s'introduisent. Dans le cas du plancher d'un étage, la face extérieure des plaques de la coquille supérieure peut avoir l'aspect d'une natte ou d'une plaque de revêtement de sol, de manière à former, par exemple, le plancher d'une cuisine. il est par ailleurs nécessaire d'assurer l'étanchéité des joints entre les plaques de la coquille supérieure, au moyen de garnitures d' é- tanchéité profilées. I1 est toutefois possible qu'un premier groupe de poutres en treillis du réseau ne recouvre que partiellement l'espace à couvrir. La distance restante est ensuite couverte par d'autres poutres en treillis appartenant à un second groupe et s'étendant parallèlement aux poutres du premier groupe. Les extrémités de chacune des poutres en treillis du second groupe viennent se placer entre les poutres du premier groupe.La disposition, pour ainsi dire déployée, des poutres principales, est rendue possible du fait que les membrures des diverses poutres s'introduisent dans les rainures 13 des éléments 2 et 3, les espaçant l'une de l'autre et qui sont maintenus dans ces membrures, et du fait que les poutres principales 4 des deux groupes cités sont reliées entre elles par les poutres secondaires 5 qui les croisent, les membrures de ces poutres secondaires étant en contact avec les membrures des poutres principales et s'introduisant dans les rainures 15 des éléments 2 et 3 qui les espacent également l'une de l'autre. Le raccord des planchers intermédiaires à un mur extérieur peut se réaliser en ne posant tout d'abord au niveau de ces planchers aucune couche de plaques de la coquille intérieu- re de la construction et en n'appuyant les poutres en treillis que sur des plaques déjà posées de cette coquille intérieure. C'est ainsi que la coquille extérieure de la maçonnerie reste sans interruption au niveau des planchers intermédiaires correspondants. Si la maçonnerie est verticale, les poutres en treillis peuvent s'étendre complètement au niveau de ltespace à enfermer ou partiellement seulement, comme décrit précédemment. Le premier groupe de poutres principales disposées ver ticalement, qui sont appuyées sur le sol et qui s'étendent l'une parallèlement à l'autre à une distance supérieure à une plaque, ne s'étend dans le second cas que l'on vient précisément de citer, que jusqu'à une hauteur inférieure à la hauteur totale prédéterminée de la paroi. C'est seulement à une hauteur déterminée au-dessus de la base de celle-ci, mais encore en dessous des extrémités supdrieures des poutres en treillis du premier groupe, que commencent les poutres en treillis du second groupe, qui sont aussi disposées l'une parallèlement à l'autre et pa rallèlement aux poutres du premier groupe.Un troisième groupe de poutres en treillis verticales pourrait se trouver à nouveau entre les poutres du premier et du second groupes, décalées naturellement d'une hauteur déterminée par rapport à celles-ci. Ces poutres en treillis principales s'étendant verticale ment et appartenant aux groupes cités sont alors reliées entre elles au moyen de poutres secondaires, s'étendant'horizontalement, qui peuvent égaLementtrairsg fa maçonneriede cette manière échelonnée. Les ouvertures dans les parols, nécessaires pour l iF - tallation des fenêtres ou des portes, s'obtiennent simplement en ne posant pas les poutres en treillis dans la région de ces ouvertures. Latéralement à celles-ci, les plaques sont simplement maintenues par les poutres principales et au-dessus ou en dessous des ouvertures, elles sont simplement portées par les poutres secondaires. On peut toutefois, en cas de nécessit, employer ici encore des poutres secondaires et principales raccourcies. Dans le cas où l'on doit construire une maçonnerie pour une cave, il existe deux possibilités d'exécuter encore la construction a' deux coquilles décrite précédemment. Si l'on doit s1 attendre à une pression de terrain sur la maçonnerie, celle-ci doit être solide. On arrive à ce résultat en coulant du béton dans l'intervalle entre les coquilles de la construction. Si, par contre, une maison est construite sur un terrain en pente, et si l'on doit s'attendre à une infiltration d'eau dans la cave, on pose une rigole d'écoulement en dessous de la maçonnerie. L'eau s'infiltre, il est vrai, à travers la coquille extérieure de la maçonnerie, mais s'écoule toutefois contre la face intérieure de cette coquille, vers la rigole d'écoulement et, de là, par exemple, dans une canalisation. Afin d'empêcher le passage de l'eau d'infiltration jusqu'à la coquille intérieure de la maçonnerie, on peut choisir une autre disposition de la barre de liaison 9 dans les poutres principales. La barre de liaison peut à nouveau présenter des parties diagonales, ainsi que des parties coudées, toutes les parties diagonales de la barre étant toutefois parallèles l'une à l'autre, et s'étendant toujours vers le bas, dans la maçonnerie, de la coquille intérieure vers la coquille extérieure. L'eau pourrait ainsi s' écouler simplement de la coquille intérieure vers la coquille extérieure, le long des parties diagonales des barres de liaison des poutres en treillis verticales. Comme déjà indiqué, la construction peut aussi comprendre des poutres en treillis avec membrures non parallèles l'une à l'autre. Tel peut être le cas, par exemple, dans la construction de halles où les éléments portant de celles-ci sont, par exemple, des cadres à double articulation. La poutre d'appui d'un cadre utilisé de cette façon est une poutre principale avec membrures non parallèles, disposée verticalement. A cette poutre d'appui se raccorde alors une poutre principale, horizontale ou inclinée. Ces deux poutres principales sont assemblées entre elles aux points d'inflexion des membrures supérieures et inférieures, avantageusement au moyen des parties coudées 11 de leurs barres de liaison 9. On peut adopter ici encore une construction avec poutres en treillis décalées. La construction décrite peut aussi 8tre adoptée pour des ponts. Les poutres d'un pont de ce genre consistent en poutres principales qui couvrent l'espace à franchir, ainsi qu'en poutres secondaires qui relient les poutres principales entre elles. La membrure supérieure des poutres principales est rectiligne et, après la pose des plaques, elle forme, avec les plaques posées, la voie carrossable du pont. La membrure inférieure des poutres principales peut être en forme d'arc, et les poutres secondaires peuvent présenter des hauteurs différentes suivant la position qu'elles occupent dans les poutres principales. La face intérieure en forme d'arc de la construction en poutres est alors également remplie de plaques, qui doivent toutefois être exécutées avec des parois frontales chanfreinées, afin de pouvoir suivre la courbure de la membrure inférieure des poutres principales. Il va sans dire que l'on peut construire aussi de cette façon des ponts avec poutres en treillis, dans lesquelles les membrures supérieure et inférieure sont parallèles l'une à l'autre. Les garde-fous des ponts de ce genre peuvent aussi être construits au moyen de poutres principales et de poutres secondaires dont la forme correspond à celle du garde-fou ; l'espace compris entre les deux coquilles du garde-fou peut être recouvert au moyen d'une tôle en U par exemple. Les poutres en treillis nécessaires peuvent être assemblées sur chantier au moyen de profilés préfabriqués. A cet effet, on a besoin d'un moule dans lequel le profilé à section hexagonale est posé avec la rainure 8 orientée vers le haut. On introduit ensuite dans la rainure la barre de liaison 9 avec ses parties coudées, puis on pose l'autre profilé hexagonal, formant l'autre membrure, au-dessus des parties coudées opposées 11 de la barre de liaison. On coule du béton dans la rainure du profilé se trouvant en dessous ; la composition de ce béton est choisie de manière qu'il durcisse rapidement. On fait alors basculer la poutre en treillis, de manière que l'autre membrure vienne se placer dans le moule et on remplit aussi sa rainure de béton. Les profilés à section hexagonale peuvent être des barres de fer, mais il peut aussi s'agir de profilés en caoutchouc. Avant la pose de la barre de liaison, on doit encore,dans une membrure de ce genre, introduire au moins un fer de traction. Les membrures construites de cette façon offrent l'avantage qutelles peuvent, en même temps, servir de garnitures d'6tanchéi té pour les joints entre les plaques voisines. Au - cas où les poutres en treillis nécessaires seraient trop longues pour le transport des profilés préfabriqués, on peut assembler plusieurs poutres sur le chantier,seulement au. moyen des parties coudées de leurs barres de liaison. Une construction selon l'invention présente les avantages suivants - économie de temps, en raison d'une construction plus rapide ; économie considérable de main-d'oeuvre et économie lors de la mise en place des installations électriques et sanitaires. Les installations peuvent toujours s'agrandir facilement. Les cloisons peuvent être déplacées, démontées et remontées facilement, même par des profanes. L'agrandissement des habitations et des pièces particulières ou l'adjonction d'étages supplémentaires à des immeubles peuvent se réaliser facilement, et les modifications peuvent s'exécuter en employant les matériaux déjà présents. Du fait que la construction s'effectue sans mortier, elle peut être utilisée aussitôt après son érection. En cas de chute de pluie ou de neige, la maçonnerie humide sèche rapidement. La construction présente une excellente isolation contre l'humidité et n'aspire l'eau en aucune façon. On peut obtenir une bonne isolation acoustique par l'emploi de matériaux appropriés, ou en donnant une forme appropriée aux plaques ou, par exemple, au moyen d'ouvertures en forme de nid d'abeilles absorbant le son. La maçonnerie garantit une bonne adhérence d'enduits de luxe, de peinture ou de tapis, etc. Les plaques de la construction peuvent se fabriquer an toute longueur et peuvent toujours être réemployées. Il ne se produit aucun effritement, ni aucune usure du matériau. Dans des cas exceptionnels, les plaques peuvent être peintes ou enduites à l'avance. Leur enduction n'est pas nécessaire. Ces plaques peuvent s'employer comme éléments de plafond et de paroi, et leur résistance-à la compression peut se déterminer et s'obtenir facilement selon les besoins. Les plaques garantissent une isolation à toute épreuve. Une pose imprécise des plaques isolantes, comme une destruction involontaire des vides par remplissage de mortier, sont exclues. En ~cas de besoin, les plaques de fabrication spéciale peuvent s'employer après quel- ques heures.On peut les employer comme plaques apparentes ou ornementales et on peut réaliser des revêtements de façade en plaques imitations. En vue de l'esthétique, les plaques peuvent se fabriquer avec des dimensions de 4/9 m2, 2/9 m2 et 1/9 m2. On peut, en outre, incorporer dans la construction (habitations, halles de natation et de sport, halles de fabrication et d'entrepôt, etc.), des plaques de forme quelconque, en verre, en résine synthétique coulée, ou en un matériau comprimé. Pour la formation de chambres à air, on peut exécuter la construction avec deux, trois ou un plus grand nombre de parois. La combinaison de plaques isolantes et portantes est extrêmement simple. Le réchauffement facile des éléments de paroi rend superflus les éléments chauffants habituels. Des volets d'aération incorporés, s'ouvrant et se fermant selon les besoins, permettent l'introduction directe d'air chaud dans la construction ; quand ces volets sont fermés, la paroi cède à nouveau indirectement la chaleur nécessaire. Ceci peut s'employer, en particulier, pour les maisons de campagne. La paroi constitue un excellent réservoir de chaleur qui garantit une égalisation de la température. On peut facilement renouveler l'air d'une pièce en laissant échapper l'air chaud montant et en le remplaçant par de l'air frais au moyen de clapets disposés dans des ouvertures de la maçonnerie. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Construction formée d'un réseau de poutres, ainsi que d'éléments maintenus par ce réseau, caractérlsée en ce que le réseau de poutres (1) consiste en poutres en treillis (4,5) et en ce que les membrures (6,7) des poutres en treillis (4,5) s'introduisent dans les rainures (13,15) prévues dans les éléments de construction (2,3). 2. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que le réseau de poutres (1) consiste en poutres principales et secondaires (4,5) se croisant, en ce que les poutres secondaires (5) traversent les poutres principales (4), et en ce que la rainure (13) de l'une des parois latérales (14) d'un élément de construction est décalée de la hauteur de la membrure correspondante (6,7) par rapport à la rainure (15) de la paroi latérale (16) qui est perpendiculaire à la paroi latérale tel4) citée en premier lieu. 3. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que la membrure (6,7) de la poutre en treillis correspondante est une barre profilée hexagonale, munie d'une rainure (8) swou- vrant vers l'intérieur de la poutre, et en ce que, dans cette rainure (8) sont fixées des parties coudées (11) d'une barre de liaison (9) s'étendant entre les membrures (6,7) de la poutre en treillis. 4. Construction selon la revendication 3, caractérisée en ce que les parties (10) de la même diagonale, se trouvant entre les deux parties coudées correspondantes (11) de la barre de liaison (9), s'étendent entre les membrures (6,7) de la poutre en treillis. 5. Construction selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'aux extrémités de la poutre en treillis, la barre de liaison (9) s'étend transversalement entre les membrures de celleci, et en ce que ses extrémités (12) sont repliées vers l'arrière. 6. Construction selon la revendication 2, caractérisée en ce que la hauteur de la poutre secondaire (5) correspond à l'espacement des membrures (6,7) de la poutre principale (4). 7. Construction selon la revendication 3, caractérisée en ce que la section transversale de la rainure (13,15) dans l'élément de construction (2,3) est limitée vers la base de celui-ci par une moitié du profilé hexagonal. 8. Construction selon la revendication 3, caractérisée en ce que les parois latérales (14,16) d'un élément de construction (2,3) sont munies d'ouvertures (17) s'étendant obliquement, dont la section transversale et la position correspondent à la section transversale et à la position des parties diagonales correspondantes (10) de la barre de liaison (9). 9. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que la projection horizontale des éléments de construction est quadrangulaire. 10. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce qutil est prévu deux coquilles formées d'éléments de construction, en ce que les éléments de la première des coquilles sont maintenus par chacune des membrures du réseau de poutres en treillis qui définissent une première surface, et en ce que les éléments de la deuxième coquille sont maintenus par chacune des membrures du réseau de poutres en treillis qui définissent une seconde surface. 11. Construction selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'une couche isolante (31) se trouve entre les deux coquilles. 12. Construction selon la revendication 10, caractérisée en ce que l'une des coquilles est exécutée comme revêtement de paroi ou de plafond. 13. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que le réseau de poutres est disposé horizontalement. 14. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que le réseau de poutres est disposé verticalement. 15. Construction selon la revendication X, caractérisée en ce que l'intérieur (8) des membrures (6,7) est rempli d'un matériau immobilisant dans ses membrures les parties coudées (11) de la barre de liaison (9). 16. Maçonnerie selon la revendication 15, caractérisée en ce que le matériau cité est le béton. 17. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que les membrures (6,7) sont exécutées sous la forme de profilés en caoutchouc. 18. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que les-éléments (2,3) sont en verre. 19. Construction selon la revendication 3, caractérisée en ce que les éléments (2,3) présentent des parois latérales (14,16) avec des rainures (13,15), en ce que la rainure correspondante (13,15) subdivise la paroi latérale (14,16) en une partie intérieure~(18,19) et en une partie extérieure (20,21), et en ce que la partie intérieure (18,19) est décalée vers l'arrière par rapport à la partie extérieure. 20. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments (2,3) servent de corps chauffants. 21. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que la face extérieure de l'élément (2, 3) est exécutée sous la forme d'une natte de revêtement de sol.