L'invention concerne le graissage centralisé de diverses machines, notamment les installations comportant un grand nombre de points å graisser comme les machines transfert. On connait déjà, notamment par le brevet français 1 460744 au nom de la demanderesse, un dispositif de graissage centralisé comportant une série de distributeurs munis de ressorts de rappel et fonctionnant à simple flux, soit dans le sens aller soit dans le sens retour mais jamais les deux a la fois, ces divers distributeurs étant montés en ligne entre une pompe d'alimentation et un dispositif de contrôle de pression en fin de ligne. On connatt également, notamment d'après le brevet français 1 460 745 au nom de la denanderesse, un autre dispositif de graissage cen oralisé comportant des distributeurs dépourvus de ressorts de rappel et fonctionnant a double flux, les deux flux étant indifféremment réunis ou séparés pour graisser dans ce cas deux points différents pour chaque piston distributeur, ces distributeurs étant dans ce cas réunis dans un circuit bouclé qui impose l'utilisation d'un dispositif inverseur du flux dans la boucle ou encore l'utilisation de deux pompes d'alimentation å fonctionnement alterné. Les distributeurs a double flux présentent le double avantage d'une construction simplifiée et d'une réduction de moitié du nombre d'elé ments, mais l'inconvénient d'obliger a boucler le circuit et b prévoir une double pompe ou un dispositif inverseur, inconvénient que ne présentent pas les dispositifs du premier type. Le but de l'invention est de réaliser un dispositif de graissage double flux qui présente les avantages propres au double flux sans en présenter les inconvdnientsl crest-b-dire sans nécessiter ni le bouclage du circuit, ni la double pompe, ni le dispositif inverseur de flux. L'invention consiste à monter en ligne des distributeurs de graissage a double flux du type rappelé plus haut, une extrémité de la ligne étant alimentée par une pompe de graissage avec un dispositif de décompression s'ouvrant automatiquement lors de l'arrêt de la pompe, tandis que L'autre ex tremité comporte un accumulateur oléopneumatique destiné a fournir le flux de retour, cet accumulateur étant doublé d'un accumulateur secondaire d basse pression absorbant le volume refoule par les divers clapets en série lors du démarrage de la pompe, un contacteur manométrique å maximum et w minimum étant également prévu en bout de ligne pour commander la marche et l'arrêt de la pompe.Deux électrovannes peuvent également être installées a l'extré- mité de ligne pour faciliter la décompression de la ligne avant la libération du flux de retour. Un autre objet de l'invention est de simplifier la fabrication des distributeurs par une construction modulaire symétrique b éléments interchangeables. D'autres particularités de l'invention apparaitront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé, sur lequel - la figure 1 est un schéma général de l'installation, - la figure 2 est le schéma correspondant à la variante d'uti lisation avec electrovannes, - la figure 3 représente un élément modulaire en coupe selon III-III de la figure 4, - la figure 4 est une coupe du meme élément selon IV-IV de la figure 3, - la figure 5 est une vue simplifiée en coupe selon V-V de la figure 6 d'un assemblage de trois éléments modulaires, - la figure 6 est une vue extérieure selon VI-VI de la figure 5, - la figure 7 est une vue de dessus de ce meme assemblage, - la figure 8 est une vue correspondant å la figure 5 dans le cas d'un assemblage de deux éléments. Comme on le voit sur la figure 1, le dispositif selon l'invention consiste v utiliser un certain nombre de distributeurs à double flux la, lb, lc, du type decrit dans le brevet français 1 460 745 indiqué précé- dément, et å les monter en serie sur une ligne de distribution de fluide 2 dont une extrémité 2a est raccordée la pompe d'alimentation 3 et dont l'autre extrémité 2b est raccordée à un accumulateur oléopneumatique 4.De cette maniera, lorsque la pompe 3 fonctionne, les divers étages des divers distributeurs fonctionnent successivement de la maniera décrite dans le brevet susvisé et envoient chacun la quantité de lubrifiant pr6-réglee et contrôlée aux divers points a graisser. Lorsque tous les pistons distributeurs ont effectué la totalité de leur course, la pression parvient à l'accumulateur 4 qu'elle charge progressivement. lorsque celui-ci est chargé à sa pression maximum, un contacteur manométrique 5 de contrôle de la pression minimum et maximum fonctionne pour cette pression maximum et arrête la pompe. Le flux s'inverse alors, alimenté par l'accumulateur oléopneumatique 4. Pour permettre a ce flux de s'couler, on dispose entre la pompe 3 et l'extrémité 2a de la ligne un dispositif de décompression comportant un piston 6, muni intérieurement d'un clapet 7 a bille rappels par un ressort 8, et termine par un joint 9 qui, lorsque la pompe 3 fonctionne, vient obturer l'orifice de sortie 10 par le d* lacement du piston 6 dO å la différencie de pression retenue par le clapet 7. La pression passe alors par ce clapet 7 à travers le piston et les-orifices ll de celui-ci vers la canalisation 2a. Au contraire, lorsque la pompe 3 est arretée, le piston 6 est refoulé dans sa position initiale représentée sur la figure 1 sous l'effet de la pression résiduelle dans la canalisation 2a ainsi que la pression résultant du flux ultérieur, ce qui est rendu possible en décomprimant l'espace 12 situé entre le piston 6 et la pompe 3 au moyen d'une pige calibrée 13 dont la fuite est négligeable par rapport au débit normal de la pompe. En outre un clapet de décharge 14 de type habituel permet de limiter à une valeurpr6,réglée la pression fournie par la pompe 3. Ilya lieu toutefois de remarquer que l'accumulateur oléopneumatique 4, lorsqu'il est déchargé, conserve toujours une certaine pression intérieure, par exemple 15 à 16 bars pour une pression maxi de 30 à 40 bars, de sorte que cette pression gene les déplacements successifs des clapets latéraux en aval des distributeurs ainsi que des tiges creuses des pistons distributeurs lors de la mise en route de la pompe. Cette contre-pression ralentit par suite considérablement le déroulement des opérations. Pour éviter ce phénomène on prévoit un accumulateur auxiliaire 15 monté en dérivation sur l'extrémité 2b et qui fonctionne à une faible pression de l'ordre de quelques bars, et seulement pour un fàible volume correspondant aux déplacements successifs de tous les clapets en ligne. Par ailleurs, pour des lignes très longues, telles que eelles installées sur les machines-transfert qui comportent de nombreux distributeurs de graissage, il peut arriver que, lors de l'arrêt de la pompe, il se produise également un retard considérable dans le fonctionnement dû au fait qu'à ce moment là tous les clapets centraux à billes sont ouverts et que par suite la pression de l'accumulateur pneumatique, qui s'établit dans tous les distributeurs, contrarie le fonctionnement des clapets latéraux et ne peut s'échapper rapidement pour unie ligne très longue.Dans ce cas on peut éviter cet inconvénient en disposant, comme représenté sur la figure 2, deux éléctrovannes 16 et 17 placées,la première 16 dans la branche 2b de la canalisation située entre le dernier distributeur la et les jonctions ducontacteur manométrique 5 et de l'accumulateur auxiliaire 15, et la deuxième 17 sur une bifurcation 18 raccordée entre l'électrovanne 16 et le dernier distributeur la et retournant au réservoir 19 par un conduit sans pression, qui peut être très court dans le cas où l'installation, tout en étant en ligne, comporte cependant un tracé à peu près bouclé faisant le tour de la machine. Un dispositif non représenté agit au moment où le contacteur manométrique 5 déclenche pour la pression maximum et arrente à la pompe 3, afin de fermer la vanne 16 qui retient la pression de l'accumulateur 4, puis avec un léger retard ouvrir la vanne 17 qui permet la décompression de la canalisation par les deux extrémités a la fois, et ceci pendant un temps pré-réglé de l'ordre de deux secondes environ, après quoi la vanne 17 se referme en premier, puis la vanne 16 s'ouvre å nouveau pour rester ouverte pendant tout le fonctionnement suivant correspondant aussi bien à la phase de retour du fluide sous l'effet de l'accumulateur pneumatique qu'à la phase d'aller du fluide sous l'effet de la pompe. Lorsque le contacteur manométrique 5 accuse sa pression minimum, il remet naturellement la pompe 3 en route lors d'un fonctionnement ininterrompu, et, comme on l!a vu, le recul des clapets latéraux aval et des tiges est facilité par l'accumulateur auxiliaire 15. Toutefois, dans ce cas, on pourrait mettre profit la présence de la vanne 17 pour ouvrir également cette vanne pendant quelques secondes au moment du demarrage de la pompe 3, ce qui permettrait de se passer de l'accumulateur auxiliaire 15. Comme on vient de le voir, l'ensemble de l'installation selon l'invention peut parfaitement fonctionner h l'aide de distributeurs de graissage å double flux du type decrit dans le brevet français 1 460 745 susvisé. I1 est cependant possible, conformement a l'invention, de leur apporter des perfectionnements de réalisation tout en conservant le mFme principe de fonctionnement. Le premier'perfectionnemènt consiste h adopter une construction modulaire sous la forme d'une série de blocs tels que représenté sur les figures 3 et 4 comportant chacun un seul piston distributeur 20 et deux raccordements 21 vers les points à graisser, l'ensemble du corps ayant de préference une construction symétrique avec des éléments interchangeables, notamment les bouchons 22 munis des tiges 23 de longueur pre-réglée permettant l'ajustage du volume de lubrifiant injecté 9 chaque cycle. Un trou central 24 permet la fixation, à l'aide d'une tige filetée 25 et d'écrous 26, d'un certain nombre de blocs semblables cbte à côte afin de réaliser un distributeur ayant le nombre voulu de départs 21. Dans cet empilement les raccordements hydrauliques entre les divers blocs sont réalisés en munissant chaque bloc, comme cela apparaît sur la figure 4, de deux lamages 27 sur une face 28, tandis que l'autre face 29 est complètement plane. Tous les blocs sont usinés d'une maniere identique a l'intérieur et'munis des mêmes pièces, et ils sont tous obtenus en partant de la meme ébauche de fonderie, mais en prévoyant deux types dont un type 30a dans lequel deux trous 31 et 32 sont perçus, l'un å travers le lamage 27 inférieur, l'autre a la partie supérieure de la face plane 29, comme représente sur la figure 4, et d'autre part un deuxième type 30b dans lequel le trou 31 est perçu a travers le lamage supérieur 27 et le trou 32 dans la partie inférieure de la face plane 29. Ceci permet, en alternant les éléments de type 30a et ceux de type 30b, d'avoir la disposition tete-bêche des étages comme indiqué dans le brevet français sus-visé mais en pouvant réaliser un nombre quelconque d'étages. Par exemple dans l'assemblage représenté sur la figure 5 on a un élément du type 30b disposé entre deux éléments du type 30a, les trous étant placés comme représenté, ce qui permet le montage en série des étages et le raccordement hydraulique de ces étages entre-eux au moyen de joints toriques 33 placés dans ceux des lamages 27 qui sont utiles. Pour assurer les raccordements d'extrémités, on utilise des plaques d'extrémités 34 visibles notamment sur les figures 5, 6 et 7 et qui comportent une partie centrale d'appui percée d'un orifice pour le passage de la tige filetée 25 et deux bossages d'extrémités 35 perçés chacun d'un trou 36. Ces pièces sont obtenues à partir d'une seule ébauche parfaitement symétrique et permettent de la même façon de réaliser deux types de plaques d'extrémités dont une 34 se trouve terminée par l'exécution d'un filetage 37 à partir du trou 36 d'un des bossages 35, et le percement d'un trou perpendiculaire 38 dans l'autre bossage 35. Sous la base de chaque bossage 35 existe en outre un lamage 39 dont un seul est utilisé, celui correspondant la partie filetée 37, pour placer un joint torique 40 permettant pour une plaque de gauche de se raccorder sur une face 28 å la périphérie d'un lamage 27, et pour une plaque de droite pour se raccorder de la même façon sur une face 29 à la périphérie d'un trou 32. Dans le cas où le nombre d'éléments est impair comme représenté sur les figures 5, 6 et 7 ou en lc sur les figures 1 et 2, les deux plaques 34 sont identiques et disposées tete-beche avec retournement. Dans ce cas la fixation de l'ensemble sur le bati de la machine se fait en utilisant les deux trous 38 qui se trouvent disposés en diagonale, les quatre bossages 35 constituant quatre saillies d'appui sur la face arrière de l'ensemble. Dans le cas où on utilise un nombre pair d'éléments, comme représenté sur la figure 8, ou en la et lb sur les figures 1 et 2, le montage est identique, mais on n'utilise en même temps qu'une plaque 34 > une autre plaque 34a symétrique de la précédente et obtenue à partir de la même ébauche en permutant l'exécution du filetage 37 et le percement du trou 38.Dans ce cas les deux trous de fixation 38 se trouvent du même coté. D'autre part, comme on le voit sur la figure 7, les saillies 41 des blocs 30a ou 30b b l'intérieur desquelles sont perçés les deux raccordements filetés 21 situés dans le prolongement l'un de 1' autre, sont de préférence d'une épaisseur inférieure à l'épaisseur du bloc correspondant d'une quantité au moins égale au diamètre d'une canalisation réunissant le raccord 21 au point à graisser, ceci afin de permettre éventuellement de courber la moitié de ces tuyaux sous forme d'épingle à cheveux et de les faire passer dans les intervalles entre les saillies 41 pour les ramener dans le meme plan que l'autre moitié des tuyaux afin de les grouper en nappe, en particulier lorsqu une extrémité du tstributeur est inaccessible. L'invention permet ainsi, avec une simple pompe et un simple accumulateur pneumatique ainsi que des organes auxiliaires extrémement sim ples, de réaliser un graissage centralisé à double flux ce qui permet notamment d'utiliser moitié moins d'éléments distributeurs que de points à graisser et avec une distribution en ligne. D'autre part, la construction modulaire permet également, selon l'invention, à partir de pièces standard toutes montées et en nombre redut, de constituer h chaque emplacement voulu un distributeur pour le nombre de points à graisser voulu, ce qui facilite l'exécution des raccordements hydrauliques et constitue une économie appréciable sur le plan économique. REVENDICATIONS 1 - Installation de graissage centralisée utilisant des distributeurs de graissage à double flux, caractérisée par le fait que les divers distributeurs sont montés en ligne entre une pompe unique d'alimentation munie d'un dispositif de décompression lors de l'arret de la pompe, et un accumulateur oléopneumatique disposé en bout de ligne avec un contacteur manométrique de contrôle de la pression maximum et minimum commandant l'arret de la pompe et sa remise en marche, cet accumulateur possédant une pression de travail supérieure à la pression maximum d'injection de lubrifiant vers les points à graisser, et une capacité de travail au moins égale à la totalité des doses de lubrifiant injectées lors de la phase retour vers les points à graisser qui n'ont pas été lubrifiés dans la phase aller 2 - Installation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le bout de ligne comporte en outre un accumulateur secondaire réglé pour une pression très inférieure à la pression minimum de l'accumulateur principal et pour un volume correspondant à la somme des volumes déplacée par le mouvement des divers clapets latéraux et des diverses tiges creuses des pistons doseurs pour l'ensemble des distributeurs lors de la mise en route. 3 - Installation selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comporte en bout de ligne et avant l'accumulateur et le contacteur manométrique une première électrovanne susceptible d'obturer la canalisation principale et une deuxième électrovanne susceptible d'obturer une canalisation latérale raccordée elle-meme sur la canalisation principale avant la première électrovanne et communiquant avec le retour au réservoir, un dispositif approprié permettant, lors de la commande d'arret de la pompe par le contacteur manométrique parvenu à sa pression maximum, de fermer la première vanne, puis avec un retard,d'ouvrir la deuxième vanne pendant un temps prédéterminé de quelques secondes, afin de refermer la deuxième vanne et avec un retard, d'ouvrir à nouveau la première vanne. 4 - Installation selon la revendication 3, caractérisée par le fait qu'un dispositif auxiliaire permet également l'ouverture de la deuxième vanne pendant quelques secondes lors de la mise en route de la pompe commandée par le contacteur manométrique parvenu à sa pression minimum. 5 - Installation de graissage selon une quelconque des revendications précédentes, dont les distributeurs sont constitués chacun par l'empilement d'un certain nombre d'éléments modulaires comportant chacun un piston doseur et deux départs de fluide vers les points à graisser, caractérisée par le fait que les deux raccordements de départ de fluide vers les points à graisser sont disposés dans le prolongement l'un de l'autre aux deux extrémités d'une saillie latérale du bloc dont ltépaisseur est inférieure à l'épaisseur du bloc d'une quantité au moins égale au diamètre des canalisations conduisant aux points à graisser.