La présente invention concerne un procédé et une installation pour recycler le fumier animal. De façon plus spécifique, cette invention concerne un procédé et une installation de recyclage de fumier particulièrement adaptée à des opérations sur une grande échelle, comme par exemple dans les enclos modernes d'alimentation du bétail0 I1 est bien connu que les processus digestifs de certains animaux, particulièrement du bétail et d'autres ruminants, sont inefficaces. I1 en résulte que des parties importantes de nourriture non digérée passent à travers l'animal et sont éliminées comme fumier.En outre, 'le fumier contient d'autres substances nutritives de valeur, notamment des protéines sous la forme d'entités microbiologiques créées lors du processus digestif, On a depuis longtemps reconnu qu'il était souhaitaDle ae récupérer la nourriture non digérée et les autres substances nutritives (cette opération est parfois appelée recyclage), et c'est un but principal de l'invention de procurer un procédé amélioré pour récupérer ces produits. I1 existe d' autres raisons importantes pour recycler le ramier L'accumulation du fumier dans les enclos crée, lorsque le temps est chaud et sec, de la poussière nuisible à la santé du bétail et déplaisante aux gens. Lorsque les enclos sont humides après de fortes pluies ou après la neige, ils deviennent pratiquement des marécages åans lesquels les grains de poids du bétail sont retardés et le taux de mortalité accru.La décomposition du fumier provoque des odeurs puissantes et nocives qui polluent les zones urbaines, Une partie de l'azote enlevé par évaporation peut titre réabsorbée par Ces plans d'eau découverts ; et lors des périodes de fortes pluies et de neige, le ruissellement provenant des enclos de bétail peut pénétrer dans les courants d'eau et contribuer ainsi à la pollution de l'eau. Du fait que le fumier n'a qu'une faible valeur comme engrais, l'éleveur de bétail doit l'évacuer à ses frais. Du fait des grandes quantités de fumier produites dans les enclos industriels, cette évacuation peut entraSner des effets nocifs sur l'environnement1 à moins de prendre des précautions spéciales et conteuses. En outre, du fait que le fumier est inévitablemeht mélangé aux sols des enclos en terre battue et en gravier, une partie importante du matériau enlevé doit etre ramené pour former de nouveaux sols.Bien que ce dernier problème puisse Qtre résolu par l'utilisation de sols en béton, les propriétaires d'enclos n'ont pas totalement accepté ces sols en béton, en partie pour des raisons économiques, du fait de la surface nécessaire et, lorsque la surface est réduite matériellement, 11accumulation de fumier soulève des problèmes plus importants que ceux que les sols en béton étaient censés résoudre. De ce fait, le problème de l'évacuation du fumier augmente matériellement le coût de la viande, On a proposé divers procédés pour recycler le fumier, à la fois pour récupérer les substances nutritives intéressantes et pour résoudre les problèmes d'environnement et les autres problèmes rencontrés dans l'évacuation du fumier0 Par exemple, on a suggéré de mettre en fermentation des masses importantes de fumier entier afin de tuer les bactéries et de mélanger ensuite le produit fermenté avec un aliment standard pour les animaux, tel que les céréales ou l'analogue, de façon à alimenter les animaux.Cependant, on ne peut pas utiliser aisément le fumier fermenté humide en rations alimentaires dans les grandes exploitatons, du fait des problèmes d'ordonancement associés à la livraison, au mélangeage, au contrôle de consommation et à la rotation rapide des stocks, En outre, le mélange naturel de protéines et d'hydrates de carbone n'est pas optimal pour des rations alimentaires équilibtées, et du fait de son gott peu agréable, on ne peut mélanger à la nourriture des animaux que de faibles quantités de fumier fer mentéO Le brevet des Etats-Unis d'bmérique nO 3 375 116 du 26 mars 1968 décrit un procédé de recyclage de fumier dans lequel on forme une boue de fumier et d'eau et dans lequel on sépare les fractions liquide et solide, de la boue. Les solides ou matières déshydratées peuvent votre utilisées comme aliments, tandis que d'autres substances nutritives, no $ament des protéines sont extraites de la fraction liquide ou de l'eau de lavage pour être utilisées comme nourriture complémentaire. Le procédé de cette invention a donné entière satisfaction dans les petites exploitations, mais il exige-d grandes quantités d'eau, dont l'évacuation présente également de sérieux problèmes d'environnement. Pour cette raison, et également du fait des techniques spécifiques de déshydratation et de séparation proposées par ce brevet, le procédé n'a pas été antérieurement utilisé pour traiter tout le fumier provenant de grands enclos où par exemple il est nécessaire de traiter le fumier provenant de 200 000 animaux, voire plus. Les problème impliqués dans l'adapta- tion du procédé fondamental de ce brevet à la production en -sé- rie ou à l'utilisation dans de grands enclos, sont en partie dus à la nature physique du fumier brut, qui est retiré de l'enclos. En premier lieu, la viscosité du fumier lut-mtme peut varier en fonction des conditions de l'environnement. En second lieu, lorsque l'enclos a un sol sale, le fumier est mélangé avec des quantités importantes de matières minérales qui doivent en fin de compte être séparées du mélange. En troisième lieu, du fait de la nature du fumier, il est difficile de séparer physiquement les fractions, solide et liquide, de la boue.Il est également difficile d'extraite les matières protéiques dont la plus grande partie se trouve sous la forme de matériaux dissous et de fines particules maintenues en suspension colloPdale dans la traction liquide, La demande de brevet des Etats-Unis d'b- mérique nO 288 250 déposée le 12 septembre 1972 concerne un système de recyclage du fumier utilisant le procédé fondamental du brevet précédent, avec des caractéristiques et des améliorations spéciales prévues pour permettre d'utiliser économiquement dans de larges enclos ce procédé de base. Entre autres choses, ce système consiste à recycler l'eau de lavage (après enlèvement des substances nutritives) et des techniques de séparation spéciales pour séparer les solides de la boue et extraire les protéines et autres substances nutritives de la fraction liquide. La présente invention est une amélioration du procédé de l'invention précitée et du procédé décrit dans la demande de brevet précitée eau elle permet de recycler de grandes quantités du fumier produit, par exemple dans les plus grands enclos connus. Le procédé n'exige que des quantités relativement faibles d'eau et n'entrasse pratiquement aucun produit résiduaire que l'on doive évacuer, sauf les cailloux et les autres minéraux qui peuvent être mélangés au fumier brut. L'invention procure une autre amélioration,car elle permet une concentration plus élevée des protéines dans la fraction liquide, ou dans l'eau de lavage, permettant ainsi une récupération plus efficace et plus complète de ces substances nutritives. En résumé,selon l'invention, on sépare une première boue de fumier et d'eau en des fractions, solide et liqui de, Les solides ou matières déshydratées en provenance dt premier séparateur sont transformés en boue dans une deuxième cuve de mélangeage, et on sépare également les fractions liquide et solide de cette deuxième cuve. I)ans la réalisation préférée, trois cuves de mélangeage et leurs séparateurs liquide-solide correspondants,ou davantage, sont montes en cascade, la fraction liquide de chaque séparateur étant ajoutée à la fraction solide dans la cuve de mélangeage précédente. La fraction solide du dernier séparateur peut & re lavée et comprimée pour donner un produit alimentaire constitué essentiellement par les grains et les fibres non digérées.La fraction liquide en provenance du premier séparateur est.traitée pour enlever les autres substances nutritives. Dans la réalisation préférée, les matières protéiques peuvent être suffisamment concentrées dans une première fraction liquide, pour permettre la récupération des protéines sur une échelle industrielle, uniquement par évaporation. L'invention va maintenant être décrite plus en détail, à titre d'exemple seulement, en se reportant au dessin joint, sur lequel la figure 1 est un schéma de circulation représentant une réalisation préférée du procédé de recyclage du fumier selon l'inveLtion ; et la figure 2 est un schéma de circulation d'une autre partie du procédé représenté sur la figure 1 pour extraire les matières protéiques. On se reporte maintenant aux fractions solide et liquide. des boues qui existent dans le procédé, bien que ces fractions ne soient jamais ni entièrement sèche, ni entièrement liquide . En réalité, la fraction liquide est une boue d'eau et de solides fins qui contient pratiquement tout le matériau dissous. La fraction solide est constituée par les solides humides (par exemple fibres grossières et grains)0 En conséquence, dans la description suivante et dans les revendications, les termes "fraction liquides et "fraction soli de" doivent titre considérés comme des termes relatifs permettant de distinguer entre les deux composants d'une boue. En fonction du procédé de séparation particulier, la quantité de solides contenue dans la fraction liquide (et vice-versa) varie.. Sur le dessin, la circulation des fractions solides est représentée en traits plus épais que la circulation des fractions liquides. Dans la description de l'invention, on se reporte à un schéma de circulation représentant schématiquement les divers stades du procédé préféré. L'installation utilisée pour effectuer les divers stades peut être constituée par des équipements disponibles dans le commerce, lesquels ne seront pas décrits en détail. En se reportant à la figure 1, le fumier brut récupéré dans un enclos d'animaux est broyé par un broyeur à marteaux ou tout autre dispositif approprié 10, et ensuite transporté de toute façon appropriée Jusqu'à une première cuve de mélangeage 12. Le dispositif 10 déchiquète le fumier brut pour séparer les blocs de fumier en leurs particules constitutives, sans broyage notable des particules, et facilite ainsi la mise en boue ultérieure. De préférence, l'enclos a un plancher en béton pour réduire au minimum la contamination, mais l'invention peut évidemment être utilisée avec tout type d'enclos ou d'autres enceintes. La dimension de la première cuve de mélangeage 12 est fonction de la quantité de fumier à traiter et, dans une certaine mesure, de la manière dont ce fumier est amené à la cuve 12. Par exemple, si le fumier est amené à la cuve 12 par chargements de camion, il est nécessaire de disposer d'une cuve légèrement plus grande que si le fumier était amené sous forme d'un courant continu, tel que par exemple par une vis, un entratnement à channe ou une bande transporteuse. On forme une boue dans la première cuve de mélangeage 12, comme il sera décrit ci-après, la boue contenant environ 15 à 30 % de matière sèche, et environ 85 à 70 * d'eau. Ces pourcentages peuvent varier dans de grandes proportions, plus d'eau étant souhaitable avec du fumier fratchement ramassé, du fait de la présence de substances muqueuses0 La quzntité d'eau dans le fumier brut collecté dans l'enclos peut largement varier (par exemple d'environ 50 % à environ 80 %) et la quantité d'eau à ajouter dans la cuve 12 varie donc en conséquence. Par exemple, la quantité d'eau ajoutée dans la cuve 12 peut varier de O à 3 kg d'eau pour chaque kg de fumier brut. Lorsqu'on ajoute l'eau, on peut introduire une petite quantité de chlore dans la cuve 12, afin de tuer certaines bactéries et réduire ou éliminer l'odeur de la boue. On peut utiliser dans ce but un dispositif classique. La quantité de chlore ajouté est habituellement inférieure à 20 parties de chlore pour 1 million de parties de boue. On peut également ajouter à la boue dans la cuve 12 un détergent approprié (par exemple un surfactant) pour faciliter le processus de dissolution. Par ailleurs, la boue dans la cuve 12 peut être chauffée (par exemple en introduisant de la vapeur, pour réduire sa viscosité et faciliter ainsi les stades ultérieurs de séparation liquide/solide. Si la boue est chauffée à environ 500C, certaines bactéries seront tuées, ce qui est souhaitable. La cuve de mélangeage 12 peut être équipée d'un agitateur standard 12A qui sert à mélanger la boue jusqu'à atteindre une consistance sensiblement uniforme. L'agitateur peut être du type à hélice ou de tout autre type classique utilisé dans des cas analogues. La cuve 12 peut comporter un collecteur 123 en direction duquel les cailloux et le sable ont tendance à s'enfoncer, de façon qu'on puisse périodiquement les enlever0 La boue est amenée de la cuve 12 dans un premier séparateur liquide - solide 14, qui sépare la boue en fractions liquide et solide. Dans une réalisation industrielle, le séparateur 14 est constitué par un tamis grossier 14A qui tourne au-dessus d'un tamis vibrant incliné 14B à mailles plus fines. La boue est amenée axialement dans une extrémité du tamis tournant et les solides grossiers humides sont transportés axialement à travers le tamis 14A par des aubes appropriées ou l'analogue, alors que les solides plus fins et la fraction liquide tombent à travers ce tamis sur le tamis vibrant 14B. Ces solides plus fins sont séparés par le tamis 143 et combinés avec les solides grossiers en provenance du tamis rotatif 14A pour former la fraction solide sortant du séparateur 14. Les dimensions particulières des mailles retenues pour les tamis 14A et 14B sont fonction des cara;té- ristiques du fumier, lesquelles peuvent dépendre à leur tour du type de nourriture mangée par les animaux dont le fumier est collecté. Par exemple, si le fumier provient de bétail qui a été alimenté avec des grains de céréales complets, le fumier peut contenir une certaine proportion de grains complets partiellement digérés.Dans ce cas, le tamis rotatif 14A peut avoir des ouvertures d'environ 12,5 mm , de telle sorte que seuls les plus gros grains et les morceaux grossiers de fibres ou de paille sont retenus sur le tamis 14A, tandis que le reste de la boue du fumier s'écoule à travers ce tamis rotatif pour tomber sur le tamis vibrant 143. D'autre part, si le fumier provient de bétail qui a été nourri avec du grain broyé, le tamis tournant 14A peut avoir des ouvertures d'environ 5 mm ou moins, de façon à ne retenir que les plus gros morceaux non digérés de grains broyés et les morceaux grossiers de fibres ou de paille. Au lieu de servir à séparer la fraction solide en provenance de la cuve 12, le tamis rotatif 14Â peut 8tre utilisé pour déchiqueter davantage le fumier en ses particules constituantes et pour retenir de la boue les cailloux et autres objets non souhaités. Dans ce cas, les dimensions des mailles doivent être choisies pour permettre aux fractions solide et liquide de la boue de passer à travers le tamis tournant jusqu'au tamis vibrant 143. Une vis ou l'analogue peut 8tre utilisée pour enlever les matières non souhaitables à l'extrémité de sortie du tamis 14A. Le tamis vibrant 143 a des mailles plus fines, par exemple des mailles de 900 microns, de façon à retenir les particules plus fines de nourriture non digérée et de fibres. De très fines particules, telles que des matières minérales ou des solides en suspension (qui contiennent la plus grande partie des protéines de valeur), passent à travers le deuxième tamis vibrant 143. La fraction solide provenant du séparateur 14 est alors amenée à une deuxième cuve de mélangeage 16, qui peut être essentiellement identique à la cuve 12, comportant un agitateur 16A pour mélanger la boue jusqu'à atteindre une consistance uniforme et un collecteur 163 pour recueillir les matières minérales non souhaitables. Un élévateur à chaîne 17 peut Qtre utilisé pour amener la fraction solide du séparateur 14 à la cuve 16, bien que l'on puisse utiliser tout autre moyen de transport ou de refoulement approprié. La boue en provenance de la deuxième cuve 16 est amenée à un deuxième séparateur liquide-solide 18 qui peut être identique au séparateur 14, comportant par exemple un tamis grossier rotatif 18A et un tamis vibrant plus fin 18B pour séparer les fractions liquide et solide de la deuxième boue. Du fait que la boue dans la cuve 16 est relativement fluide (par exemple environ 15 % de matière sèche), la hauteur d'eau dans la cuve sera habituellement suffisante pour permettre une alimentation par gravité du séparateur 18, bien que l'on puisse utiliser comme moyen de refoulement auxiliaire une vis ou un dispositif analogue. Selon la réalisation préférée, la fraction solide provenant du séparateur 18 est amenée à une troisième cuve de mélangeage 20, qui peut être essentiellement identique aux cuves 12 et 16, bien qu'ordinairement, il ne soit pas nécessaire de prévoir un collecteur de cailloux. La boue provenant de la cuve 20 est amenée à un troisième séparataur liquidesolide 22 pour séparer les fractions liquide et solide de la troisième boue. Le séparateur 22 peut ne comporter qu'un seul tamis vibrant 22B, similaire ou identique aux tamis vibrants 14B et 183. Les solides humides en provenance du troisième séparateur 22 sont alors transportés par un élévateur à chatne 23 ou l'analogue dans une presse 24, qui comprime ces solides humides pour en éliminer l'excès d'eau. La matière solide restante est constituée principalement par des particules de fibres et des grains et est l'un des deux produits de base récupérés dans le fumier selon le procédé de recyclage de l'invention. Elle est constituée principalement par 45 * de matière sèche et des analyses chimiques dans des expériences d'alimentation avec des moutons et des bovins ont montré que ce produit était l'équivalent de la pulpe de betterave séchée ou de l'orge de faible qualité, en valeur nutritive sur la base du poids sec. Selon une caractéristique principale de l'invention , les fractions liquides en provenance des séparateurs 18 et 22 et de la presse 24 (qui est également un séparateur) sont ramenées aux cuves à boue précédentes 12, 16 et 20 respectivement, pour être mélangées avec le fumier dans ces cuves. Autrement dit, le liquide en provenance du séparateur 18 est ramené à la cuve 12, le liquide en provenance du séparateur 22 est ramené à la cuve 16 et le liquide en provenance de la presse 24 est ramené à la cuve 2Q, Des moyens de pompage et des vannes (non représentés) peuvent titre installés dans les diverses canalisations pour régler les circulations de liquide en direction des cuves de mélangeage pour maintenir les boues respectives à leur consistance recherchée.Dans la réalisation représentée, la seule eau introduite dans le système (sauf l'eau contenue dans le fumier brut) est l'eau de lavage représentée schématiquement sur la canalisation 26 qui peut & re utilisée pour nettoyer la matière des fibres et des grains sur le tamis vibrant 22B. L'utilisation d'un procédé de mise en boue et de séparation à plusieurs stades permet de séparer plus complètement la fibre et le grain des produits nutritifs contenus dans la matière soluble du fumier et des fines particules qui contiennent ou constituent la plus grande partie des protéines récupérables. Les fractions solides en provenance des séparateurs respectifs ont des concentrations en matière sèche progressivement croissantes, tandis que la fraction liquide s'éclaircit progressivement.Du fait de la circulation à contre-courant des fractions liquides recyclées comme il vient d'B- tre décrit, la séparation exige beaucoup moins d'eau et la fraction liquide provenant du réparateur 14 (c'est-à-dire l'eau de lavage en provenance du tamis 14B) contient une quantité extremement élevée (pouvant atteindre 40 ) des particules protéiques contenues dans une suspension du type colloTdal. Jusqu'ici la récupération économique de ces particules avait présenté des difficultés et une grande partie de ces matières protéiques avait été perdue. Cependant, selon l'invention, la concentration de ces particules peut & re suffisamment élevée pour permettre leur séparation par évaporation dans une étuve 30 ou un dispositif similaire, dans lequel la fraction liquide en provenance du séparateur 14 est refoulée ou transportée de toute autre façon. De ce fait, l'invention procure une fraction liquide dont la teneur en matières protéiques est plus élevée et dont en conséquence 11 élimination de l'eau est plus simple. En outre, du fait de cette concentration plus élevée, on peut employer un processus d'évaporation pour récupérer pratiquement toutes ces matières et les autres solides. Le produit alimentaire de base récupéré de la presse 24 peut être ultérieurement traité de diverses façons avant d'être ramené aux animaux dans l'enclos. Par exemple, le produit alimentaire provenant de la presse 24 peut autre déversé à travers une flamme libre pour brûler tous les poils d'animaux présents dans le produit. Après combustion de ces poils, le produit restant (qui contient environ 60 % de matière seiche, du fait de la déshydratation partielle) peut être envoyé à travers un séparateur pneumatique, un tamis ou tout autre dispositif approprié pour séparer les partiales de grains des particules de fibres0 Les particules de grains constituent une alimentation fortement énergétique et peuvent autre renvoyées directement aux animaux dans l'enclos.Les particules de fibres peuvent titre mélangées avec différentes nourritures supplémentaires avant d'etre renvoyées aux animaux. En variante, après enlèvement des poils, le produit peut être mélangé avec des mélasses ou d'autres hydrates de carbone tels que le sucre et tertre mis en fermentation pour améliorer la teneur en protéines, le loft, la possibilité de stockage et la conservation en silo. En variante, on peut déshydrater le produit fermenté, le mélanger avec d'autres in gréaient s alimentaires et le transformer en granulés avant de la donner comme nourriture aux animaux. La teneur en eau du fumier brut varie en partie en fonction des conditions climatiques, mais elle dépend, dans une plus grande mesure, également de la nature de l'enclos. Si la teneur en liquide du fumier est excessive, il est possible que la fraction liquide provenant du séparateur 14 contiens6 tellement d'eau que 11 évaporation directe ne soit pas un moyen efficace d'en retirer les matières protéiques. Dans ce cas, on peut employer la disposition de la figure 2 pour séparer les particules de protéine de la fraction liquide provenant du séparateur 14, bien que le procédé de récupération des solides dans la figure 2 ne soit pas une bonne solution. Sur la figure 2, la fraction liquide contenant les protéines et provenant du tamis vibrant 14B est amenée à une petite cuve de mélangeage 42 par tout moyen de transport approprié. On introduit un agent de floculation dans cette cuve 42 par un distributeur approprié 44, qui peut Qtre du type classique. L'agent de floculation est une substance telle que sulfate d'aluminium, chlorure ferrique ou l'analogue, que l'on peut donner comme nourriture en quantités appropriées aux animaux sans danger. Un agitateur 45 est disposé dans la cuve de mélangeage 42 pour mélanger intimement l'agent de floculation à la boue de fumier. L'agitateur 45 peut autre un agitateur du type à hélice ou tout autre agitateur classique bien connu.La proportion d'agent de floculation nécessaire est comprise entre 0,5 et 2 % en poids de la boue de fumier en fonction de la densité. Ce processus de floculation est important (lorsque 11 évaporation seule ne donne pas satisfaction) du fait que des études ont montré que les protéines étaient concentrées en entités microscopiques en suspension colloSdale. En conséquence, elles doivent être coagulées avant de se déposer efficacement. La boue de fumier est amenée de la cuve de mélangeage 42 à une cuve de mélangeage plus grande 46 qui est suffisamment grande pour laisser à l'agent de floculation le temps suffisant pour rassembler les solides en suspension dans la boue de fumier de façon à former des flocons. Un dispositif de mélangeage 48 est monté dans la cuve 46 de façon à mélanger lentement la boue de fumier pendant que 1' agent de floculation exerce son action, Le dispositif de mélangeage 48 peut etre un dispositif du type roue à palettes ou tout autre dispositif de mélangeage classique tel que par exemple les dispositifs fabriqués par la Link Belt Oy de Chicago, Illinois. La boue de fumier floculée est conduite du réservoir de mélangeage 46 à un centrifugeur 51 qui sépare le floculat de l'eau. L'eau clarifiée peut alors autre ramenée par la canalisation 53 à la cuve à boue 12 ou recyclée comme eau de lavage par la canalisation 260 Le gateau provenant de la centrifugeuse 51 constitue le deuxième produit de base et peut contenir envifon 40 % de matière sèche dont 50 % environ sont des protéines.Ce gâteau riche en protéines, et les solides provenant de l'étuve 30, peuvent autre soumis à divers stades de traitement supplémentaires avant d'entre donnés comme nourriture aux animaux dans ltenclosO Par exemple, le gâteau produit peut être stérilisé et on peut y ajouter des produits de conservation ; il peut etre mélangé à d'autres produits d'alimentation et donné comme nourriture aux animaux sous forme d'un supplément aux protéines liquides. En variante, les protéines peuvent sistre déshydratées, mélangées avec d'autres ingrédients alimentaires, mises en granulés et données aux animaux comme nourriture sèche. Une autre variante consiste à mélanger les protéines avec des mélasses ou avec d'autres hydrates de carbone, tels que le sucre, et à laisser fermenter le mélange dans une cuve pendant environ 2 jours. Ce stade peut augmenter notablement la teneur en protéines du mélange avant qu'on la donne comme nourriture aux animaux dans l'enclos0 Une autre variante consiste à mélanger le gâteau provenant de la centrifugeuse avec environ 1 * d'alginate de sodium ou d'autres agents de gélification ou d'adhérence pour former un gel qui peut titre mélangé à d'autres aliments ou tonnés directement comme nourriture aux poissons. On peut mélanger de l'air avec le gel de telle sorte que les particules flottent sur un étang à poissons. L'invention procure ainsi un procédé amélioré pour séparer du fumier les substances nutritives sous forme de fibres, de grains et d'un supplément riche en protéines. Les proportions de ces composants varient de façon importante selon la nourriture du bétail, mais une ration de détritus moyenne (après enlèvement des débris) contient les proportions suivantes de ces composants alimentaires en poids sec 28 % du type fourrage (fibres), 25 % de composants alimentaires fortement énergétiques (grains), 40 % de composants à forte teneur en protéines, 7 Gh de matière minérale. En outre, dans le cas d'un fumier provenant d'un bétail nourri avec des grains de céréales complets, jusqu'à 35 * en poids des composants du fumier sec récupéré sont constitués par des grains de céréales que l'on peut redonner aux animaux, réalisant ainsi des économies considérables dans les dépenses d'alimentation. D'autres économies peuvent autre réalisées par le fait que le procédé de recyclage du fumier peut éliminer la n cessité de broyer le grain avant de le donner comme nourriture aux animaux. I1 en résulte des économies d'alimentation pouvant atteindre 5 % du coût total de l'alimentation. Dans la réalisationpréférée, on emploie un procédé d'extraction à contre-courant dans lequel la fraction liquide de chaque stade est *amenée à la boue précédente0 Du fait de la nature du fumier, il est vraisemblable que les fractions liquide et solide des boues respectives ne seront pas totalement en équilibre (c'est-à-dire que les solides peuvent ne pas être physiquement distincts dans la boue et que certaines matières solubles peuvent rester non dissoutes).Dans ce cas, il peut titre préférable de ramener intérieurement une partie de la fraction liquide en provenance des séparateurs aux cuves de mélangeage des mêmes stades (par exemple la fraction liquide provenant du tamis 18B à la cuve de mélangeage 16) pour augmenter la durée de séjour sans avoir besoin de cuves plus grandes0 Ceci peut contrebalancer l'inconvénient de l'augmentation de la concentration en solides dans la fraction liquide à chaque stade provoquée par un tel recyclage interne. Un procédé en trois stades comme représenté sur la figure 1 a été mis en oeuvre sur une base expérimentale, mais on peut opérer également en quatre stades, ou plus. Pour traiter le fumier provenant de 20 000 textes de bé- tail, la première cuve doit avoir une capacité d'environ 2 000 litres et les autres d'environ 1 000 litres. La production d'une telle installation est de l'ordre de 50 tonnes de matière sèche par jour. Comme il a été mentionné précédemment, la boue dans la cuve 12 peut contenir de 15 à 30 % de matières solides. Les boues restantes peuvent contenir environ 15 % de matières solides, bien que la teneur puisse varier de façon importante. En utilisant le procédé à contre-courant de l'invention, la fraction liquide provenant du tamis vibrant 143 peut contenir environ 40 * de matières solides, contenant de fines particules en suspension colloidale, tandis que le liquide provenant du tamis 22B ne contient pratiquement plus de matières solides0 Les durées de séjour dans les cuves dépendent des débits de circulation, de la dimension des cuves et de l'importance du recyclage interne, (s'il y en a un).Sans recyclage interne, la durée de séjour dans une cuve de 2 000 litres est d'environ 20 minutes. Le chlore tue les bactéries et en conséquence tend à retarder l'ensilage. En conséquence, si les fibres et les grains provenant de la presse 24 doivent être mis en fermentation, on doit ajouter le chlore à la fraction liquide provenant du séparateur 14 au lieu de 11 ajouter à la première boue. Ceci n'est pas le cas, si on ajoute directement aux fibres et aux grains provenant de la presse 24 de l'acide proprionique (ou des acides similaires normalement produits par la fermentation). Si le moussage des boues et/ou des fractions liquides présente des problèmes, on peut ajouter, si nécessaire, un agent approprié du commerce pour faire tomber la mousse. Du fait que les poils contiennent des protéines, mais ne sont pas facilement digestibles, il peut autre souhaitable de récupérer la quantité importante de poils existant dans le fumier pour les traiter par des techniques connues. Dans ce but, on peut choisir par exemple la dimension des mailles du tamis tournant 18A pour y concentrer les poils, tout en permettant à la majorité des fibres et des grains de passer au travers jusqu'au tamis 18B. Toute la retenue du tamis 18A peut alors être hydrolysée pour entre utilisée comme produit alimentaire, ou on peut en séparer les poils et les hydrolyser seuls. L'étuve 30 peut être du type rotatif utilisé habituellement pour sécher les boues, comme par exemple celles vendues par Stearns-Rodgers de Denver, Colorado. La sortie chaude de étuve peut être ramenée à la première boue sous forme de vapeur ou autre0 On préfère des sols en béton pour les enclos d'alimentation, de façon à réduire la quantité de corps étrangers et d'autres débris dans le fumier. Le fumier doit autre raclé dans les enclos environ tous les quatre jours en fonction du temps pour empocher la décomposition excessive et/ou la putréfaction des substances nutritives récupérables. En général, les composants individuels de l'installation peuvent etre standard et en tout cas, on peut employer des équipements du commerce. Evidemment, on peut employer dans l'esprit de l'invention, de nombreux dispositifs et de nombreux procédés de séparation liquide/solide. A la place de la combinaison dtun tamis tournant et d'un tamis vibrant, on peut utiliser un tamis vibrant à deux étages, le tamis grossier se trouvant au-dessus. Ceci peut accroître le rendement. Une presse à vis peut constituer un séparateur efficace et des cuves de décantation et centrifuges peuvent également avoir leur utilité. Un élévateur à channe peut être utilisé pour faciliter l'enlèvement des cailloux et du sable dans les boues. La presse 24 peut etre une presse à vis, bien qu'en pratique on obtienne d'excellents résultats en comprimant de petites quantités de la fraction solide provenant du tamis 22B par un dispositif de compression à un seul piston. Dans cette disposition, une table tournante portant une multiplicité de comparti ment s grillagés reçoit des fractions solides provenant du dispositif de lavage dans des compartiments successifs. Au fur et à mesure que la table tourne, le piston est levé et abaissé pour comprimer successivement -chaque petite portion. Les contenus comprimés de chaque compartiment sont enlevés lorsque le compartiment a tourné jusqu'à une position de déchargement prédéterminée, Un avantage de l'invention réside dans la réduction importante de la quantité d'eau nécessaire pour séparer les composants du fumier. Lorsque le fumier brut contient un excès de liquide, il peut etre inutile d'ajouter de l'eau dans l'installation et, en fait, il peut même titre désirable d'évacuer de l'eau. Du fait que l'eau provenant de la centrifugeuse, 51, est très claire, et que la quantité d'eau à évacuer est relativement faible, l'évacuation de cette eau dans les étangs ou sur les champs ne soulève aucun problème d'environnement. Rt.VflNDICTI0NS lo Procédé pour récupérer des produits alimentaires dans le fumier animal, caractérisé en ce qu'on forme une boue de fumier animal et d'eau, qu'on sépare la boue en fractions liquide et solide, qu'on extrait les matières protéiques de la fraction liquide, et que l'on mélange au moins une partie de la fraction liquide restant après l'enlèvement de ces matières protéiques avec une autre partie du fumier à traiter. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le stade d'extraction consiste à ajouter un agent de floculation à la fraction liquide et à centrifuger le mélange restant. 3. Procédé de recyclage du fumier selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on ajoute de l'eau douce lors du dernier stade de séparation pour laver la fraction solide produite par ce dernier stade de séparation. 4. Procédé de recyclage du fumier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le stade de traitement consiste à faire évaporer 11 eau dans la fraction liquide de la première boue. 5. Procédé de recyclage du fumier selon la revendication 1, caractérisé en ce que-le stade de traitement consiste à ajouter un agent de floculation dans la fraction liquide de première boue. 6. Procédé de recyclage du fumier selon la revendication 2, caractérisé en ce que le stade de traitement consiste à évaporer l'eau dans la fraction liquide de la première boue. 7. Procédé de recyclage du fumier selon la revendication 2, caractérisé en ce que le stade de traitement consiste à qjouter un agent de floculation à la fraction liquide de lalremière boue. 8. Procédé de recyclage du fumier selon la revendication 2, caractérisé en ce que la fraction solide provenant du dernier stade de séparation est lavée et comprimée et que le liquide qui en est exprimé est ajouté à la dernière boue eau-fumierO 9. Procédé de recyclage du fumier selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première boue est chauffée pour réduire sa viscosité0 10.Procédé pour récupérer des produits alimentaires dans le fumier animal, caractérisé en ce qu'on mélange de l'eau au fumier animal pour former une première boue, quton sépare les fractions liquide et solide de cette boue, qu'on ajoute de l'eau à cette fraction solide pour former une deuxième boue, qu'on enlève les matières protéiques de la fraction liquide, qu'on sépare les fractions solide et liquide de la deuxième boue et qu'on sépare les solides comestibles de la fraction solide de la deuxième boue. lic Procédé pour récupérer des produits alimentaires selon la revendication 10, caractérisé en ce que la fraction liquide provenant du deuxième stade de séparation est mélangée au fumier dans le stade où se forme la première boue0 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le liquide provenant de la fraction liquide est ajouté à au moins l'une des boues après enlèvement des matières protéiques. 13. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on comprime la fraction solide provenant du dernier stade de séparation et qu'on déverse les solides comprimés à travers une flamme libre pour en brûler les poils des animaux. 14. Installation pour récupérer les produits alimentaires dans le fumier animal, caractérisée en ce qu'elle comporte un premier moyen de mélangeage pour mélanger l'eau au fumier animal pour former une première boue de fumier, un premier moyen de séparation pour recevoir cette première boue de fumier et la séparer en fraction solide et fraction liquide, un deuxième moyen de mélangeage pour mélanger de l'eau à cette fraction solide pour former une deuxième boue, un deuxième moyen de séparation pour séparer cette deuxième boue en fractions solide et liquide, un moyen pour ramener la fraction liquide en provenance du deuxième moyen de séparation au premier moyen de mélangeage pour la mélanger avec une autre portion de fumier pour former ladite première boue, et des moyens pour récupérer les substances nutritives de la fraction liquide provenant du premier moyen de séparation. 15. Installation selon la revendication 14, caractérisée en ce que le premier moyen de mlangeage comporte une cuve pour recevoir de l'eau et du fumier animal, un moyen pour agiter la boue de fumier à lrintérieur de la cuve, et un collecteur disposé au fond de la cuve pour recueillir le sable et les cailloux. 16. Installation selon la revendication 14, caractérisée en ce que le premier moyen de séparation comporte au moins un tamis ayant des ouvertures de dimensions suffisantes pour retenir d'un coté les grains et les particules de fibres tout en laissant passer la fraction liquide de la première boue. 17. Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que le premier moyen de séparation comporte des moyens pour faire vibrer ce premier tamis. 18. Installation selon la revendicattion 14, caractérisée en ce que le moyen de récupération comporte un moyen pour floculer les solides en suspension dans la fraction liquide provenant de la première boue, et des moyens pour séparer la matière floculée de la partie restante de la fraction liquide, 19. Installation selon la revendication 18, caractérisée en ce que le moyen pour séparer le floculat de la partie liquide restante est une centrifugeuse. 20. Installation selon la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle comporte un moyen pour ramener la fraction liquide de la deuxième boue au premier moyen de mélangeage pour former ladite première boue0