La présente invention est relative à une machine à for ger comportant au moins quatre poinçons radiaux décalés angulaire ment entre eux, guidés dans le bâti de façon solidaires en rota- tion et reliés à des tiges d'entraînement pouvant pivoter en va- et-vient, de préférence par l'intermédiaire de leviers oscillant: et d'arbres excentriques, des mécanismes à vis étant prévus auss: bien pour le mouvement de course que pour le réglage de la posi- tion de course des poinçons. Ces machines à forger munies de mécanismes à vis pure- ment mécanique pour l'entraînement de course et l'entraînement de réglage ont bien donné satisfaction, relativement aux machines h] drauliques, étant donné l'absence de suspension hydraulique et rn lativement aux machines à excentrique étant donné les moyens de construction relativemet réduits, mais les forces et moments de réaction entraînent quelques difficultés. Ainsi, ce sont surtout les machines à quatre marteaux et davantage qui se sont implan- tées, car dans celles-ci, grâce à un mouvement opposé approprié des entraînements des différents marteaux et à leur disposition relative, il est possible de compenser les moments ou les masses. Selon le brevet AT 329 349, dans des machines à quatre marteaux, les poinçons et les tiges d'entraînement qui leur sont adjointes sont reliés de manière à pouvoir tourner sans pouvoir coulisser axialement et les tiges d'entraînement s'engagent cha- cune par un tronçon de filetage dans le filetage femelle d'une douille de guidage qui, à son tour, est montée de façon fixe danz un manchon de réglage. En faisant pivoter les tiges d'entraîne- ment, on déplace celles-ci dans les douilles de guidage, le mouvE ment axial des tiges d'entraînement se transmet aux poinçons gui- dés de façon solidaire en rotation dans le bâti et on obtient le mouvement de course désiré. Pour le réglage de la position de course, on peut faire pivoter, par l'intermédiaire d'un bras de réglage, les manchons de réglage montés de manière à pouvoir tour ner dans le bâti, ce qui fait que les douilles de guidage tourner aussi et qu'en vertu de leur coopération avec les tronçons de fi- letage des tiges d'entraînement, la position de course des poin- çons se règle. Pour obtenir le pivotement en va-et-vient des tigf d'entraînement, nécessaire au mouvement de course, aux tiges d'er trainement sont reliés des leviers oscillants auxquels le mouve- 2 250&766 ment oscillant approprié est imposé par l'intermédiaire d'arbres excentriques. Dans cette machine connue, les forces de forgeage doivent être absorbées par les manchons de réglage et les entraî- nements de réglage, par l'intermédiaire des douilles de guidage, de sorte que le mécanisme de réglage subit de grands efforts, ce qui fait que sa constructions doit répondre à des conditions spé- ciales et que toute la structure de la machine s'en ressent forte- ment, en ce qui concerne les dimensions, la complication, le prix de revient, etc... Dans les machines à deux marteaux, il est aussi connu, selon le brevet AT 329 349 déjà cité, de séparer l'un de l'autre l'entraînement de course et l'entraînement de réglage des poin- çons, de sorte que la tige d'entraînement, avec son tronçon de fi- letage pour l'entraînement de course, peut s'appuyer dans une douille de guidage solidaire du bâti et que par suite les forces de forgeage peuvent être absorbées directement par le bâti. Toute- fois, pour régler la position de course, il faut ici, entre le poinçon et la tige d'entraînement, un manchon intermédiaire qui coopère par un taraudage avec un tronçon fileté du poinçon, de sorte qu'en faisant tourner le manchon intermédiaire, on obtient un coulissement axial du poinçon relativement au manchon intermé- diaire et à la tige d'entraînement. Cette construction est donc coûteuse et surtout très longue, de sorte qu'elle ne convient pas à une machine à quatre marteaux. En outre, jusqu'ici, aussi bien dans les machines à deux marteaux qu'à plusieurs marteaux, des pa- liers de butée appropriés sont nécessaires entre les poinçons et les manchons intermédiaires d'une part, et les tiges d'entraîne- ment, d'autre part, pour transmettre ou appliquer les forces de forgeage, et ce sont des éléments délicats et coûteux. C'est pourquoi l'invention a pour but d'éléminer ces in- convénients et de fournir une machine à forger de l'espèce définie plus haut qui se distingue surtout par sa construction simple, peu encombrante et peu coûteuse. Selon l'invention, le problème est résolu par le fait que les tiges d'entraînement présentent chacune deux tronçons de filetage dont l'un coopère, en tant qu'élément menant de l'entraî- nement de course, avec un tronçon de filetage correspondant du poinçon correspondant et dont l'autre, en tant qu'élément réglable du mécanisme de réglage, coopère avec un écrou de réglage pouvai tourner par exemple sous l'action d'un train à vis sans fin. Et; donné que les tiges d'entraînement ou leurs tronçons de filetag ment la tige d'entraînement. Etant donné que la tige d'entraîne- ment ne fait pas seulement partie de l'entraînement de course, mais aussi de l'entraînement de réglage, lors du pivotement en v et-vient de la tige pour l'entraînement de course, étant donné q la tige tourne simultanément dans l'écrou de réglage, au mouveme de course du poinçon dû à l'entraînement de course se superpose mouvement de course de la tige d'entraînement, dû à l'entraîneme de réglage et on peut influencer l'action globale comme on le dé sire, en choisissant convenablement les filetages. Il est entend que pour le mouvement de pivotement des tiges d'entraînement, on dispose de toutes les possibilités appropriées et que l'on harmo nise entre eux les mouvements de pivotement des différents entra nements de manière à assurer une compensation de masses. Par sui te, les mesures selon l'invention permettent dans leur ensemble construire une machine à plusieurs marteaux de très petites dime sions et de très grande aptitude au fonctionnement, avec une structure simple et peu coûteuse. Si selon l'invention le filetage du tronçon affecté à l'entraînement de réglage présente un petit pas relativement au tronçon de filetage affecté à l'entraînement de courses, les for- ces de soutien à absorber par l'écrou de réglage ou par le mécanis- me de réglage sont petites aussi et la composante du mouvement de course causée par le mécanisme de réglage devient négligeable. Dans un mode d'exécution avantageux quant à la construc- tion, le tronçon de filetage des tiges d'entraînement qui est af- fecté à l'entraînement de course constitue un taraudage pour le tronçon de filetage correspondant des poinçons qui pénètrent dans les tiges d'entraînement creuses et les tiges d'entraînement pré- sentent de préférence,, comme taraudage, -une douille filetée inté- rieurement insérée de façon solidaire de la tige. On obtient ainsi un ensemble tige-poinçon relativement court, de grande rigidité, et étant donné la douille taraudée insérée dans la tige d'entraîne- ment, la fabrication du taraudage est simplifié. Pour l'insertion de cette douille taraudée dans la tige d'entraînement, il peutfort bien être avantageux que la tige d'entraînement soit axialement di- visée en deux, mais cela joue seulement un rôle pour l'assemblage ou la fabrication, mais non pour la fonction. Etant donné qu'un fonctionnement de l'entraînement de course avec le moins possible de perturbations et avec un peu de frottement dépend aussi de la corrélation exacte entre tiges d'en- traînement et poinçons ou des tronçons de filetage des poinçons, selon l'invention, à l'intérieur des tiges d'entraînement sont pré- vus, de part et d'autre du taraudage, des guides destinés aux poin- çons, de sorte que malgré le mouvement relatif entre les tiges et les poinçons, il est toujours assuré que les poinçons soient main- - tenus en position sûre à l'intérieur des tiges d'entraînement. L'invention est représentée purement schématiquement sous un exemple d'exécution, par les dessins annexés sur lesquels' la figure 1 montre, partie en coupe, une machine à for- ger selon l'invention et la figure 2 est une vue de profil de cette machine, a plus petite échelle. La machine à forger représentée présente quatre poinçons 1, décalés successivement de 90' et guidés de façon solidaire en rotation dans le bâti 2 au moyen d'un assujettissement contre la rotation 3. Coaxialement à chaque poinçon est montée, dans le bâ 2, une tige d'entraînement 4 présentant deux tronçons filetés 5, dont le tronçon 5, affecté à l'entraînement de course, constitue le filetage femelle d'une douille taraudée 7 insérée de façon so. lidaire de la tige et coopère avec un tronçon de filetage 8 du poinçon 1,tandis que l'autre tronçon de filetage 6 de la tige s'engage dans un écrou de réglage 9 qui est soutenu dans le bâti *de manière à pouvoir tourner, par l'intermédiaire d'un train à v: sans fin 10. A l'intérieur des tiges d'entraînement 4 sont prévue de part et d'autre de la douille taraudée 7, des guides 11 desti- nés aux poinçons 1 qui pénètrent dans les tiges d'entraînement, c qui assure une corrélation exacte entre poinçon et tige d'entraî- nement. Aux tiges d'entraînement 4 est en outre adjoint un le- vier oscillant 12 qui, par une partie terminale fourchue 13, cou- dée à 45e, coopère avec un arbre excentrique 14, la liaison entré l'arbre excentrique 14 et le levier 12 étant assurée par une sort de joint de Cardan 15 qui permet les mouvements relatifs entre l'arbre excentrique en rotation et le levier oscillant 12 qui, pe suite, pivote en va-et-vient autour de l'axe de la tige. Par suit de ce mouvement du levier oscillant 12, la tige d'entraînement 4 pivote également en va-et-vient, ce qui fait que, par l'intermé- diaire de la douille taraudée 7 et du tronçon de filetage 8, on obtient l'entraînement de course des poinçons 1. Lors de ce mouve ment de course qui assure le processus de forgeage, les forces de forgeage engendrées sont transmises, par l'intermédiaire du tron- çon de filetage 6, à l'écrou de réglage 9 et, en outre, le mouve- ment de va-et-vient de la tige d'entraînement 4 cause dans le mé- canisme de réglage 6, 9 une composante axiale de mouvement de la tige d'entraînement 4, qui se superpose au mouvement de course du à l'entraînement de course 5, 8. Si, avantageusement, le pas du mécanisme de réglage est plusieurs fois inférieur à celui de l'en traînement de course, la force de soutien reste entre des limites réduites et peut être absorbée sans difficulté par le mécanisme d réglage. Egalement la composante axiale de mouvement provoquée pa le mécanisme de réglage, pour la tige d'entraînement 4, est ainsi pratiquement négligeable. L'harmonisation des deux entraînements vis 6, 9 et 5, 8 entre eux, en ce qui concerne la grandeur et le 6 2500766 sens du pas, etc..., permet par ailleurs d'influencer largement l'ensemble des conditions de mouvement et de soutien, ce qui aide à diminuer encore la dépense de construction. Pour obtenir une compensation de masses des entraîne- ments oscillants des poinçons, les deux arbres excentriques 14 de deux ensembles de poinçon voisins tournent dans un sens opposé, ce qui est obtenu de façon simple par des roues intermédiaires, non représentées spécialement, prévues dans le carter commun 16 de ces deux ensembles de poinçon. La source d'entraînement de tous les ensembles de forgeages est un moteur 17 qui est accouplé, par l'intermédiaire d'un arbre d'entraînement 18, aux deux carters 16, adjoints chacun à une paire d'ensembles de forgeage. Le réglage de la position de course est assuré par deux moteurs de réglage 19, qui, par l'intermédiaire d'arbres de liaison 21, 22 et 23, peu- vent mouvoir les trains à vis sans fin 10 et donc les écrous de réglage 9. S'il existe deux moteurs de réglage 19, 20, il est pos- sible d'actionner deux par deux des mécanismes de réglage opposés, s'il n'y a qu'un seul moteur de réglage, qui doit alors être ac- couplé à tous les mécanismes de réglage, on ne peut commander les quatre mécanismes que conjointement. La machine à forger selon l'invention se distingue par sa construction particulièrement simple et ramassée, qui ne néces- site que peu d'éléments et entraîne de très petites dimensions, ainsi qu'un prix de revient très-réduit. REVENDICATIONS 1. Machine à forger comportant au moins quatre poinço radiaux décalés angulairement entre eux guidés dans le bâti de çon solidaire en rotation et reliés à des tiges d'entraînement pouvant pivoter en va-et-vient, de préférence par l'intermédiai de leviers oscillants et d'arbres excentriques, des mécanismes vis étant prévus aussi bien pour le mouvement de course que pou: le réglage de la position de course des poinçons, machine carac risée par le fait que les tiges d'entraînement (4) présentent cl cune deux tronçons de filetage (5, 6) dont l'un (5) coopère, en tant qu'élément menant de l'entraînement de course, avec un troi çon de filetage correspondant (8) du poinçon correspondant (1) i dont l'autre (6), en tant qu'élément réglable du mécanisme de rn glage, coopère avec un écrou de réglage (9) pouvant tourner, pai exemple, sous l'action d'un train à vis sans fin (10). 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par fait que le filetage du tronçon (6) affecté à l'entraînement de réglage présente un petit pas relativement au tronçon de filetai (5) affecté à l'entraînement de course. 3. Machine selon l'une des revendications 1 et 2, care térisée par le fait que le tronçon de filetage (5) des tiges d'l traînement (4) qui est affecté à l'entraînement de course consti tue un taraudage pour le tronçon de filetage (8) correspondant ( poinçons (1) qui pénètrent dans les tiges d'entraînement creuset (4) et que les tiges d'entraînement présentent de préférence, cc me filetage femelle, une douille filetée (7) insérée de façon sc lidaire de la tige. 4. Machine selon la revendication 3, caractérisée par fait qu'à l'intérieur des tiges d'entraînement (4) sont prévus, part et d'autre du taraudage (7), des guides (11) destinés aux poinçons (1).