La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication de panneaux ignifuges qui peuvent être composés d'une amie, formée au minimum d'un substrat et de deux plaques laminaires de recouvrement. On entend par matière ignifuge ou incombustible une matière qui ne brûle pas, ni ne dégage des vapeurs inflammables en une quantité suffisante pour pouvoirprendre feu si on la soumet à l'action d'une flamme pilote qui la chauffe à 7500C environ, suivant le règlenent 35 (a), chapitre II de la "International Convention for the Safety of Lifte At Sea" (Convention internationale pour la sauvegarde de la vie en mer). - année 1960. Ainsi qu'il résulte du paragraphe précédent, on se préoocu- pe dans tous les pays de donner une certaine marge de sécurité aux personnes surtout celles se trouvant en mer où, en cas d' in- cendie du navire, il arrive fréquemment qu'on ait à déplorer, non seulement des pertes matérielles, malus également la perte de vies humaines. On se trouve dans le meme cas en ce qui concerne la construction des édifices. C'est pour ces raisons qu'il est devenn règle générale de réaliser en matière ignifuge aussi bien les bâtiments que les bateaux. Les produits qui se présentent actuellement pour éviter les incendies sont en majeure partie des produits dérivés du bois, que l'on imprègne, généralement superficiellements de substances qui, plut8t que d'empêcher la combustion, la retardent et, en fait, n'exercent pas un effet permanent capable d'éviter cette combustion. Les types de bois résistant au feu actuellement connus présentent l'inconvénient de s'écroûter facilement en se carbonisant, ce qui provoque une nouvelle progression de la carbonisation du fait que, ces bois sont généralement collés à l'aide de résines synthétiques qui, lors de la carbonisation, perdent leur qualité d'adhésifs. La présente invention a pour but fondamental de résoudre ce problème et, pour cela elle fournit un nouveau procédé de fabrication panneaux ignifuges. Au moyen du procédé suivant l'invention, on peut obtenir des panneaux ignifuges qui sont particulièrement indiqués comme parois de séparation pour bateaux ou cloisons pour la construction de bâtiments. Ces panneaux peuvent entre composés d'une série de couches alternées faites d'une matière ignifuge et d'une autre matière laminaire, et convenablement encollées.Les matières laminaires qui recouvrent la matière ignifuge peuvent entre, psr exemple, des feuilles stratifiées en fibre et ciment ou "fibrociment" des agglomérés de bois, de sciure, de liège et des mélanges de ces matières ainsi que des feuil]es ae placage de bois, des stratifiés plastiques décoratifs, des feuilles de placage métalliques, des panneaux de contreplaqués, des panneaux de fibres, de bois, de papier, etc0 Le nombre de couches de chaque panneau dépend de l'épaisseur que ce panneau doit avoir et de la fonction qu'il aura à remplir, de sorte que 'on réalisera des panneaux présentant par exemple trois, cinq, sept couches.On peut éventuellement prévoir à lrintérieur des panneaux une série de conduits pour faciliter le passage des éléments auxiliaires des installations électriques, téléphoniques, etc. L'invention consiste à réaliser les panneaux par agglomération de produits inertes au feu, on entend par cette expression les produits qui, mélangés entre eux ne changent pas de structure interne ou externe, c'est-à-dire qu'ils ne produisent pas de combinaison chimique. Il n'y a qu'une union physique ou un mélange au moyen d'un agglutinant. Les corps mélangés sont ceux qui, après avoir été réunis au moyen d'un agglutinant à base de produits inorganiques, forment un produit pâteux que l'on étale au moyen de machines qui forment des couches d'une épaisseur donnée. Ensuite, on fait passer cet aggloméré dans une presse et, dans.un four de préséchage où il séjourne pendant quatre à six heures pour passer alors dans un four de séchage et de durcissement où il subit une température de 100000 pendant environ 10 heures. Finalement, pour éviter une variation brusque de température, on fait passer le produit dans un four de refroidissement au moyen duquel on obtient la rigidité nécessaire. Il est à noter que le panneau est composé de l'ame de matière incombustible et de plaques laminaires extérieures réunies à cette tme au moyen d'une résine afin de donner au produit un aspect décoratif. Les couches de matière ignifuge sont réalisées en mélangeait des matières inertes, qui ne se combinent que difficilement avec de la poudre d'amiante, de la sciure, des phosphates diammoniques et du borax. Il va de soi que l'invention nta été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif et nullement limitatif et que l'on pourra y apporter des variantes sans pour cela sortir de son cadre, qui est défini par les revendications annexées. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de fabrication de panneaux ignifuges composés de plusieurs-couches qui sont formées alternativement de matières ignifuges et d'autres matières laminaires de recouvrement telles que les stratifiés de ciment et de fibres, les agglomérés de bois, de sciure, de liège et de mélanges daces matières recouvertes de feuilles de placages de bois, de tales métalliques, de panneaux de contreplaqués, de bois, de papiers, de panneaux de fibres, de stratifiés plastiques décoratifs, etc., ce procédé étant caractérisé en ce qu'on prépare les couches de matière ignifuge en agglomérant des matières inertes au feu avec un au- tinant à base de produits inorganiques pour former un produit pâteux qu'on étale en-couches d'une épaisseur donnée, qu'on presse ensuite pour le sécher et lui donner de la rigidité, et qu'on recouvre finalement de matières laminaires, en assurant ltadhérence entre ces matières à l'aide de résines synthétiques0 2o Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise, comme matières inertes au feu composées de produits inorganiques, un mélange d'une matière inerte, se combinant difficilement, avec de la poudre d'amiante et du borax. 3. Procédé suivant les revendications 2 caractérisé en ce que l'on ajoute, au mélange résultant de la-matière inerte précitée et dudit agglutinant, des petites quantités de sciure de bois. 4. Procédé suivant les revendications précédentes caractérisé en ce que l'on ajoute à l'aggloméré du phosphate diammonique à titre de matière d'extinction.