L'invention concerne un moule de compression à vulcaniser des pneus, ayant deux coquilles de moule disposées l'une au-dessus de l'autre suivant le même axe pour le moulage des flancs de pneu et des segments circonférentiels guidés par ces 5 coquilles de moule et radialement mobiles pour le moulage de la bande de roulement du pneu, les segments circonférentiels étant, lorsque les coquilles de moule se trouvent dans la position de fermeture, radialement mobiles grâce à un mécanisme comprenant un anneau entourant les segments, qui se trouve sur le 10 moule et entre en action par le mouvement de fermeture de la presse. Des moules de compression de ce genre ont été développés pour la fabrication des pneus radiaux ou à ceinture. Dans la fabrication des pneus radiaux, il importe que la cein-15 ture ne change pas de position par rapport au reste du pneu pendant la fermeture du moule. Cela se réalise le mieux avec lesdits moules, étant donné qu'ici les flancs sont portés dans leur position définitive avant que des coquilles de moule quelconques ne viennent en prise à la circonférence du pneu, ce 20 qui pourrait produire un déplacement axial, de la ceinture. La course radiale qui doit être effectuée par les segments circonférentiels dépend, d'une part, de la profondeur du profil du pneu et, d'autre part, de la distance à laquelle ^les segments circonférentiels encerclent le pneu, c'est-à-dire 25 de la mesure dans laquelle les parties des segments circonférentiels qui se trouvent le plus près du centre du pneu sont éloignées de l'équateur du pneu. L'encerclement par les segments circonférentiels dépend de la configuration du profil de la bande de roulement et s'étend,- dans de nombreux cas, jusqu'au 30 domaine des flancs du pneu. En vue d'avoir un diamètre de moule aussi petit que possible, il est désirable de maintenir la course radiale des segments circonférentiels la plus courte possible. Dans un moule connu du genre précisé au début (brevet allemand n° 1 187 364), les segments circonférentiels sont cons-35 titués, chacun, d'une seule pièce et ils sont supportés par la coquille supérieure du moule. Les segments circonférentiels sont entraînés par le fait que, lors de la fermeture de la presse, une glissière oblique est déplacée relativement aux segments circonférentiels. Ce déplacement est rendu possible par le fait 70 00775 2 2028123 que les surfaces obliques sont fixées à une plaque mobile relativement au reste de la coquille supérieure du moule contre une force de ressort, l'aménagement des segments à la coquille supérieure présente l'avantage que le pneu est largement libre 5 après l'ouverture du moule, le nettoyage de la coquille inférieure, par exemple par soufflage d'air comprimé, est également considérablement facilité étant donné que les segments circonférentiels ne forment pas obstacle. Pourtant, il faut s'ac-comoder du désavantage qu'une course radiale relativement grande 10 des segments circonférentiels est nécessaire si l'encerclement du pneu par les segments circonférentiels doit s'étendre relativement loin. On connaît également (demande allemande publiée n° 1 160 606) des moules de compression dans lesquels les seg-15 ments circonférentiels sont divisés suivant un plan situé entre les deux coquilles de moule. Pour le déplacement radial, un mécanisme d'entraînement individuel est associé à chaque partie des segments circonférentiels se complétant. Dans la position ouverte de la presse, les segments circonférentiels sont soule-20 vés relativement loin au-delà des surfaces constituant les flancs du pneu. Dans le moule cornu, le rapprochement des parties moulant les flancs et celui des segments circonférentiels au pneu se,produisent au même temps. l'invention a pour but de réaliser un moule de compres-25 sion du genre spécifié.au début, de façon qu'un diamètre de moule le plus petit possible soit atteint bien que le mécanisme d'entraînement doive rester aussi simple que possible. Selon l'invention, ce but est atteint par le fait que les segments circonférentiels sont divisés, d'une manière connue 30 en soi, suivant un plan situé entre les deux coquilles du moule, de préférence suivant un plan équatorial du pneu, les parties des segments situées au-dessus du plan de division étant supportées par la coquille supérieure du moule et les parties des segments situées au-dessous du plan de division étant suppor-35 tées par la. coquille inférieure du moule, et par le fait qu'il n1 est prévu de mécanisme de mouvement que pour celles des parties qui sont situées d'un côté du plan de division, et que les parties actionnables des segments circonférentiels peuvent être accouplées avec les parties non actionnables desdits segments 70 00775 3 2028123 qui sont immobiles en direction axiale par rapport à leur coquille de moule associée, de manière à entraîner ces dernières en direction radiale. Dans un moule de compression .constitué de cette fa-5 çon, il suffit de retirer les segments circonférentiels seulement d'un peu plus que la profondeur du profil pour libérer le pneu de manière que la coquille supérieure puisse se détacher du pneu et que le pneu puisse être enlevé plus tard de la coquille inférieure du moule. Malgré cet avantage, le mécanisme 10 d'entraînement n'est pas plus compliqué que dans un moule de compression où les segments ne sont pas divisés. Au contraire, il est plus simple à cause de la course radiale plus petite, en ce que des difficultés constructives résultant de grandes courses n'existent plus. En dépit de la division des segments, f5 un dispositif d'entraînement monté sur une seule coquille de moule suffit parce que les parties mutuellement complémentaires des segments circonférentiels peuvent être accouplées selon l'invention de façon que les parties non actionnables soient entraînées par les parties actionnables. Egalement maintenu 20 est l'avantage qu'avant le mouvement radial, vers l'intérieur, des segments circonférentiels, le moule s'est mis contre les flancs du pneu. Avantageusement, les parties non actionnables des segments circonférentiels sont disposées sur la coquille infé-25 rieure du moule et les parties actionnables des segments circonférentiels, sur la coquille supérieure. De ce fait, avec le moule ouvert, les parties des segments circonférentiels se trouvant sur la coquille inférieure saillissent seulement de leur hauteur de construction au-delà dé la paroi par laquelle 30 le flanc inférieur du pneu est moulé. Cela résulte du fait que les parties non actionnables des segments circonférentiels ne sont pas déplacées axialement, c'est-à-dire qu'aucune course axiale de déplacement ne vient s'ajouter à la hauteur de construction. De ce fait, le nettoyage de la coquille inférieure 35 du moule par soufflage d'air comprimé est encore relativement facile. L'invention peut être employée dans des presses connues en soi où. les segments circonférentiels coopèrent avec des surfaces obliques, d'où résulte, dans la position de fermeture des 70 00775 4 2028123 coquilles de moule, un mouvement de la surface oblique, par rapport aux segments circonférentiels, opposé à la force provenant des dispositifs de relevage serrant les coquilles de moule contre les flancs du pneu. Il est entendu que d'autres mécanis-5 mes d'entraînement peuvent être utilisés, par exemple ceux qui travaillent avec des attaches articulées qui pressent les segments circonférentiels dans la position de fermeture. Dans le moule connu précisé au début suivant le brevet allemand n° 1 187 364, des ressorts sont employés en tant que 10 dispositifs de relevage . Dans les moules plus grands il faut avoir des ressorts relativement nombreux et forts à cause des forces puissantes qui sont nécessaires pour maintenir en bas le flanc de pneu supérieur quand le pneu est sous pression - ressorts dont l'aménagement est possible constructivement 15 mais cause parfois des difficultés. Afin d'aplanir ces difficultés, on propose selon l'invention que le dispositif de relevage soit un cylindre à fluide sous pression. Préféra- blement, ce cylindre à fluide sous pression est à double effet. Au moyen d'une telle disposition, de grandes forces 20 peuvent être exercées sur la coquille de moule supérieure qui suffisent en tout cas pour maintenir la coquille de moule supérieure dans sa position définitive avant la fermeture complète de la presse, et cela même avec de grands moules. Par rapport à l'emploi des ressorts, un cylindre à double effet a, en outre, 25 l'avantage que, dans la position ouverte de la presse, la coquille supérieure du moule peut être rapprochée de la partie supérieure de la presse, ce qui permet d'obtenir, d'une part, un contact avec un plateau chauffant et, d'autre part, un retrait axial des segments circonférentiels. De ce fait, un chauffage 30 de la coquille de moule supérieure est maintenu également dans la position ouverte de la presse, et l'ampleur d'ouverture de la presse est augmentée, ce qui facilite le pivotement vers l'intérieur, de dispositifs de chargement. Suivant un développement de la disposition à cylindre 35 à fluide de pression décrite, l'espace de travail du cylindre, qui est évacué pendant le mouvement radial des segments circonférentiels vers l'intérieur, peut être évacué au moyen d'une soupape de surpression dont la force d'ouverture est réglée de sorte que la force du piston est un peu plus grande que la 70 00775 5 2028123 force nécessaire pour presser les flancs du pneu. Avec un cylindre à fluide de pression de ce genre, le même effet peut être obtenu que par des ressorts contre la force desquels les surfaces obliques peuvent'être déplacées, L'aména-5 gement d'une soupape de surpression dans le conduit de décharge rend possible de produire une pression plus grande dans le cylindre à fluide de pression que celle qui est fournie par la source. Même avec des surfaces effectives relativement petites du cylindre à fluide de pression, de grandes forces peuvent 10 être exercées sur les flancs du pneu pendant le mouvement des segments circonférentiels vers l'intérieur. L'emploi d'un cylindre à fluide de pression, à simple ou double effet, n'est pas avantageux seulement pour un moule de compression dans lequel les segments circonférentiels sont 15 divisés suivant un plan horizontal, mais aussi pour des moules ayant des segments circonférentiels non divisés horizontalement. En particulier, dans les moules où des segments circonférentiels non divisés sont supportés à la coquille supérieure, l'avantage d'une augmentation considérable de l'ampleur de l'ouverture est 20 gagné et, par le contact avec le plateau chauffant, le chauffage des segments est assuré également pendant l'ouverture de la presse. Pour les caractéristiques en liaison avèc l'emploi d'un cylindre à fluide de pression à simple ou double effet, on fait valoir une protection indépendante, c'est-à-dire une 25 protection indépendante de l'emploi de segments divisés horizontalement. Suivant un développement de l'invention particulièrement avantageux, il est prévu un dispositif de verrouillage arrêtant les parties non actiônnables des segments circonféren-30 tiels, dans la position sortie, pour la coquille de moule associée. Un tel dispositif de verrouillage a l'avantage que les parties non actionnables des segments circonférentiels maintiennent leur position sortie même si les segments circonférentiels sont heurtés, par exemple, par suite des manieménts du 35 moule. Le dispositif de verrouillage peut être constitué de sorte que, dans chaque partie non actionnable des segments circonférentiels, un forage d'arrêt soit prévu qui, dans la position retirée de ladite partie de segment circonférentiel, 70 00775 6 2028123 s'aligne avec une cheville d'arrêt logée dans la coquille de moule et soumise à l'action d'un ressort, et qu'une cheville soit montée dans le forage d'arrêt qui puisse être poussée hors du forage d'arrêt par les parties actionnables des segments cir-5 confèrent!els, pendant la fermeture du moule. Quand les parties non actionnables des segments ont gagné leur position finale extrême, la cheville d'arrêt soumise à l'action du ressort en-cliquète dans le forage d'arrêt et les parties des segments ne peuvent plus être déplacées. Lors de la fermeture du moule, 10 les chevilles d'arrêt sont sorties du forage d'arrêt par les autres parties des segments, par l'intermédiaire de la cheville qui y est montée, et on peut alors les déplacer radialement. L'accouplement des parties des segments peut s'effectuer au moyen d'une saillie en forme de coin prévue à l'une 15 des parties des segments, préférablement à la partie actionna-ble, et d'une gorge adaptée à l'autre partie des segments. L'en gagement des parties des segments est ainsi semblable à un assemblage à languette et rainure. Dans un tel assemblage, il est avantageux de faire déboucher le forage d'arrêt prévu dans la 20 partie de segment non actionnable au fond de la gorge. La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant des dessins que du texte faisant, 25 bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 représente une coupe radiale d'un moule de compression suivant l'invention, le moule étant dans la position ouverte. La figure 2 représente une coupe correspondant à la 30 figure 1, les parties supérieures des segments étant déplacées radialement vers l'extérieur. La figure 3 représente une coupe radiale dans une position de moule dans laquelle les coquilles de moule moulant les flancs de pneu ont déjà gagné leur position définitive. 35 La figure 4 représente une coupe avec le moule complè tement fermé. La figure 5 représente une portion de la figure 4 dans le domaine du cadre Y marqué en trait mixte, d'autres détails étant illustrés. 70 00775 7 2028123 Le moule de compression se compose d'une coquille inférieure 1 et d'une coquille supérieure 2. Ces coquilles sont entourées d'un dôme de prise de vapeur ayant une partie inférieure cylindrique 3 et une partie supérieure en forme de cloche 5 4. Une tubulure 65 de raccord est montée à la partie cylindrique inférieure 3 pour l'alimentation en vapeur de chauffage. Au lieu d'un dôme de prise de vapeur, on peut également employer des plateaux chauffants sur lesquels reposent les coquilles du moule. Même si l'on utilise des plateaux chauffants, un dôme 10 de prise de vapeur peut être gardé qui alors sert de cloche calorifuge. Dans l'emploi du moule de compression, celui-ci est monté dans une presse de vulcanisation de pneus, la coquille inférieure 1 étant fixée sur une table de presse fixe et la 15 coquille supérieure 2 étant fixée à une partie de la presse qui peut être levée etbaissée relativement à ladite table. Les coquilles de moule 1 et 2 sont décrites en détail dans la suite. La coquille de moule 1 possède un corps de base 5 dont la face inférieure 6 est plane et repose sur plusieurs ner-20 vures 7 disposées en étoile qui sont soudées sur la plaque de base 8 de la partie 3 du dôme de prise de vapeur. Les nervures 7 rendent possible le contact de la face inférieure du moule avec la vapeur de chauffage. Le corps de base 5 comporte une aire concave annulaire 9 par laquelle un flanc de pneu est moulé. 25 Une pluralité de parties 10 de segments circonférentiels radialement mobiles sont fixées au corps de base 5; leur nature et leur mode de fixation apparaîtront mieux dans la représentation détaillée suivant la figure 5.- Les parties 10 des segments circonférentiels possèdent 30 un corps 11 auquel des coquilles de moule 12 sont fixées au moyen de vis 13» lesdites coquilles étant équipées à cet effet d'une bride 14. A l'extrémité inférieure, les coquilles de moule tiennent par engagement dans le coin 15. Sur la face active des coquilles de moule 12 sont disposées des saillies 16 qui 35 s'enfoncent dans le caoutchouc encore mou pendant le moulage d'un pneu, de manière à y constituer les rainures de profil. Sur la face inférieure du corps 11 se trouve une rainure 17 de section transversale en forme de T. Dans cette rainure s'engage une partie en forme de T 18 fixée au corps de 70 00775 8 2028123 base 5 de la coquille inférieure du moule 1 au moyen de vis 19 et 20. Il est évident que, par l'engagement de la partie en forme de T 18 dans la rainure en forme de T 17» la partie de segment 10 est guidée en direction radiale et arrêtée vers le 5 haut de façon qu'elle ne puisse pas être enlevée. Dans la partie 18 à section transversale en forme de T, il est prévu un forage 21 dans lequel une cheville d'arrêt 22 est montée coulissante. La cheville d'arrêt possède un rebord 23 qui peut prendre appui contre un épaulement 24 du forage 21. 10 Un ressort 25 presse sur l'extrémité inférieure de la cheville d'arrêt 22, l'extrémité inférieure de ce ressort 25 prenant appui contre une courte vis à six pans creux 26 fermant un forage 27 ménagé dans le corps de base 5, dans le prolongement du forage 21. 15 Dans le corps 11 est disposé une cheville de déclen chement 28 coulissant dans un alésage 29 prévu dans le corps 11. L'alésage 29 est étagé et présente un épaulement 30 contre lequel un épaulement 31 de la cheville de déclenchement 28 également étagée vient prendre appui. L'extrémité inférieure de 20 l'alésage 29 est revêtue d'une douille 32 dont le bord 33 présente un arrondi. A la face supérieure du corps 11 il est prévu un creux 34 présentant, en coupe transversale, la forme d'un coin avec deux flancs 35 et 36 et un fond 37. Le dessin montre que l'alésage 29 débouche dans l'aire de fond 37 du creux en 25 forme de coin. La figure 5 montre, en outre, une cheville 38 prévue dans le corps de base 5 de la coquille inférieure de moule 1, ladite cheville faisant saillie au-delà de la face supérieure du corps de base 5 et s'engageant dans une découpure 39 du corps 30 11. De cette manière, l'extrémité avant du corps 10 est fixée dans la position radialement rentrée, et de cette façon occupe sa position correcte. La figure 1 montre qu'à la coquille inférieure de moule 1 se trouve encore un anneau 40 servant d'anneau de siège 35 de talon. Cet anneau de siège de talon n'est pas dessiné dans la représentation agrandie suivant la figure 5. La coquille supérieure de moule 2 (voir figure 1) possède un corps de base 41 supportant les parties supérieures 42 des segments. Un anneau 43 appartient également à la coquille 70 00775 supérieure du moule. Sur cet anneau sont ménagées des surfaces obliques 44 à l'aide desquelles les parties supérieures 42 des segments sont déplacées. L'anneau 43 est vissé à une plaque 45 qui est un élé-5 ment de la presse et qui peut être déplacée relativement à la table de presse. Le corps de base 41 avec les parties s'y trouvant est axialement mobile par rapport à la plaque 45. La plaque de base 41 et la plaque 45 appartenant à la presse sont liées entre elles par l'assemblage cylindre/pis-10 ton désigné par la référence générale 46. Un piston à double effet 47 est fixé au corps de base 41 au moyen de brides de fixation 48, 49. Le piston 47 possède une tête 50 où se trouvent des joints 51 et 52 à section transversale en forme d'U. Le joint 51 assure l'étanchéité quand l'espace de travail supérieur 15 53 est mis sous pression, et le joint 52 assure l'étanchéité quand l'espace de travail inférieur 54 est mis sous pression. Le piston 47 est monté coulissant dans un cylindre 55 qui est fixé au moyen d'une bride de fixation 56 à une partie 57 fermement liée avec la plaque 45. En haut,, le cylindre 55 20 est fermé par un couvercle 58. A l'extrémité inférieure du cylindre se trouve un anneau 59 de guidage à travers lequel passe, de façon étanche à la pression, une tige de piston: 60. Un joint 61 assure l'étanchéité. La partie 57 est fixée à 1'entretoise, non représen-25 tée, de la presse et possède un filetage extérieur. Entre la partie 57 et la saillie tubulaire de la plaque 45 se trouve une douille intermédiaire 85 montée en rotation avec filetages extérieur et intérieur grâce auxquels elle est en prise, d'une part, avec la partie 57 et, d'autre part, avec la partie 45. 30 Au moyen de cette douille intermédiaire, la plaque 45 est réglée plus bas ou plus haut suivant la hauteur du moule. Dans l'espace de travail 53 débouche une conduite d'alimentation et d'évacuation 62 de fluide de pression dans laquelle est montée une soupape de surpression 63. Dans l'espa-35 ce 54 débouche une conduite de fluide de pression 64. L'aménagement des parties supérieures 43 des segments circonférentiels est visible le mieux sur la figure 5. Les parties supérieures des segments circonférentiels possèdent un corps 66 à la face intérieure duquel sont fixées des coquilles 2028123 70 00775 2028123 10 de moule 67 au moyen de vis 68 qui passent par une bride 69 de la coquille 67 et sont vissées dans le corps 66. Des saillies 16 pour le moulage des rainures du pneu se trouvent également à cette coquille de moule. 5 A la face extérieure du corps 66 se trouve une rai nure de guidage 70 dans laquelle s'engage une pièce de guidage 71 en forme de queue d'aronde qui est visée à l'anneau 43 au moyen de vis 72, 73 et 74. En vue d'une fixation de position exacte, il est prévu une clavette parallèle 75 s'engageant dans 10 une rainure tournée dans la partie 43- A côté de la rainure 70, le corps 66 présente des surfaces qui prennent appui contre la surface de glissement 44 de l'anneau 43. Une partie 76 en forme de T est vissée au moyen d'une vis 77 sur la face supérieure du corps 66. Cette partie en forme de T s'engage dans une rai-15 nure 78 en forme de T ménagée à la face inférieure du corps de base 41 de la coquille de moule supérieure 2. Il est évident que l'engagement de la partie 76 en forme de T dans la rainure 78 en forme de T empêche les parties supérieures des segments de tomber. 20 Le corps de-base 41 est pourvu d'une bride étroite 79 qui peut prendre appui contre une bride étroite 80 si l'anneau 43 est soulevé d'une valeur x par rapport au corps de base 41. A la face inférieure du corps 66 se trouve une saillie 81 en forme de coin dont la section transversale est exac-25 tement adaptée à la section transversale du creux 34 dans le corps 11, de sorte que la.saillie 81 s'engage exactement dans ledit creux 34. La cheville 86 représentée en tirets au niveau de la découpure 34 a pour fonction dè centrer le segment inférieur 30 relativement au segment supérieur ou inversement. Dans la saillie 81 du segment supérieur se trouve un approfondissement demi-rond correspondant au boulon de centrage 38, que l'on réalise en .serrant ensemble les deux moitiés de segment et en perçant un trou après. Correspondant au boulon de centrage 38, un bou-35 Ion de centrage par segment est également monté à la coquille supérieure. Tous les trois boulons de centrage sont nécessaires parce que les rainures de guidage 17, 70 et 78 doivent avoir un jeu latéral et que ce jeu doit être éliminé quand le moule 70 00775 est fermé afin que le profilage à l'épaulement du pneu, dont une partie se trouve au segment de la bande de roulement et 11 autre partie à la coquille inférieure ou supérieure du moule coïncide, le moule décrit travaille comme suit : 5 Lorsque la presse est ouverte, les coquilles de moule occupent la position illustrée à la figure 1. Dans cette position, les parties des segments circonférentiels de la coquille inférieure du moule sont déplacées radialement vers l'extérieur et sont fixées dans cette position ouverte par l'engagement des 10 chevilles d'arrêt 22 dans les forages d'arrêt 29. la coquille supérieure 2 du moule est soulevée-de la coquille inférieure du moule. Les parties 42 des segments circonférentiels se trouvent dans leur position radialement reculée. Cette position est maintenue par le fait que l'espace de travail 54 au-dessous 15 du piston 47 est maintenu sous pression. De ce fait, le corps de base 41 est serré contre la plaque 45 se trouvant à la partie mobile de la presse. Par les surfaces de glissement obliques 44 sur l'anneau 43» les segments circonférentiels 42 sont maintenus dans leur position retirée. Ce retrait dans la posi-20 tion ouverte de la presse a l'avantage que plus d'espace est créé pour le pivotement d'un dispositif de chargement et que la coquille supérieure du moule est rapprochée, en cas d'emploi d'un plateau chauffant, dudit plateau de façon que, même dans la position ouverte de la presse, la coquille supérieure du . 25 moule soit bien chauffée. Avant la fermeture du moule et après mise en place d'un pneu cru à vulcaniser, la coquille supérieure 2 est d'abord portée dans la position illustrée à la figure 2. Pour que cette position puisse être atteinte à partir de la position suivant 30 la figure 1, le fuide de pression se trouvant dans l'espace de travail 54 est évacué par la conduite 64, et du fluide de pression est amené par la conduite 62. Il est évident que, de ce fait, le corps de base 41 avec les parties supportées par celui-ci est poussé vers le bas par rapport à la plaque 45. Lors de 35 cette poussée vers le bas, les parties 42 des segments circonférentiels glissent le long des surfaces de glissement 44 et, de ce fait, sont poussées radialement vers l'extérieur. Dans la position complètement avancée, la bride 79 du corps de base repose contre la bride 80 de l'anneau 43. la 70 00775 2028123 position avancée est ainsi définie exactement. les saillies 81 se trouvent alors exactement verticalement au-dessus des creux en forme de coin 34. En partant de la position suivant la figure 2, la 5 partie mobile de la presse est abaissée maintenant jusqu'à ce que le corps de base 41 de la coquille supérieure 2 du moule 4 occupe sa position définitive. Au cours du mouvement de descente de la coquille supérieure 2 du moule , les saillies 81 se sont engagées dans les creux 34 associés des parties inférieures 10 des segments circonférentiels. Comme le montre plus particulièrement la figure 5, la cheville de déclenchement 28 a été poussée de ce fait, vers le bas, la cheville d'arrêt 22 étant poussée du trou d'arrêt 29. Lors de la fermeture de la presse, la soupape de surpression 63 est entrée en action, c'est-à-dire 15 qu'une pression a été maintenue dans l'espace de travail 53 correspondant à la pression d'ouverture de la soupape 63. Cette pression d'ouverture est choisie de sorte que la pression intérieure dans le pneu ne puisse pas soulever le corps de base 41 par rapport à la plaque 45. 20 Lors de la fermeture ultérieure de la presse, la pla que 45 est alors repoussée vers le bas avec une grande force au moyen d'un mécanisme de fermeture de la presse, et la pression dans l'espace de travail 53 dépasse la pression d'ouverture de la soupape 63. De ce fait, le fluide de pression est re-25 poussé hors de l'espace de travail 53 et la plaque 45 peut s'abaisser jusqu'à toucher le corps de base 41. En même temps, l'anneau de serrage 43 est également transporté vers le bas et, de ce fait, se déplace relativement aux parties supérieures 42 des segments circonférentiels. Ces dernières sont en conséquence 30 repoussées radialement vers l'intérieur jusqu'à ce qu'elles occupent la position représentée à la figure 4. Par suite de l'accouplement des parties 43 des segments circonférentiels avec les parties inférieures 10 des segments circonférentiels, celles-ci (10) sont également transportées radialement vers l'intérieur, 35 ce qui est possible parce que l'arrêtage a déjà été libéré auparavant. La presse est alors complètement fermée. Dans la position de fermeture les deux parties d'enveloppe 3 et 4 reposent l'une contre l'autre de façon qu'on puisse maintenant introduire de la vapeur de chauffage par la tubulure 65. 70 00775 13 2028123 Après que le pneu a été vulcanisé, l'ouverture s'effectue dans l'ordre inverse du procédé de fermeture décrit, c'est-à-dire que, par mise sous pression de l'espace 53 la plaque 45 est d'abord soulevée, les segments 10, 43 sont repoussés radia-5 lement vers l'intérieur et les chevilles d'arrêt 22 encliquêtent dans les forages d'arrêt dans la position avancée des segments. Puis la plaque 45 continue à être soulevée et le corps de base 41 se détache de la face supérieure du pneu. Finalement, le pneu est enlevé de la coquille inférieure du moule 2 au moyen 10 d'un électeur de pneu. De l'examen de la figure 5, il apparaît de façon évidente qu'il suffit, pour la levée d'ouverture radiale des parties 10 et 42 des segments circonférentiels, que l^iéourse soit supérieure de peu à la profondeur T des saillies 16, et cela 15 indépendamment de la distance à laquelle les coquilles 12, 67 saisissent le pneu latéralement. Par le fait de la faible valeur de la dimension T on obtient, pour un angle d'inclinaison donné des surfaces de glissement 44, une course x aussi petite que possible, ce qui permet de conserver une valeur réduite 20 à la dimension du moule. Oet avantage rend possible l'emploi du moule conforme à l'invention dans des presses relativement petites qui, à l'origine, n'étaient pas destinées à recevoir des moules ayant des segments radialement mobiles. Il va de soi que les modes de réalisation décrits ne 25 sont que des exemples et qu'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. 70 00775 14 2U2b Mi BEVENDICAÏIONS 1. Houle de compression à vulcaniser des pneus, ayant deux coquilles de moule disposées l'une au-dessus de l'autre suivant le même axe pour le moulage des flancs de pneu, et 5 des segments circonférentiels guidés par ces coquilles de moule et radialement mobiles pour le moulage de la bande de roulement du pneu, les segments circonférentiels étant, lorsque les coquilles de moule se trouvent dans la position de fermeture, radialement mobiles grâce à un mécanisme comprenant un anneau entou-10 rant les segments, qui se trouve sur le moule et entre en action par le mouvement de fermeture de la presse, caractérisé par le fait que les segments circonférentiels sont divisés, d'une manière connue en soi, suivant un plan situé entre les deux coquilles du moule, de préférence suivant un plan équatorial du 15 pneu, les parties des segments situées au-dessus du plan de division étant supportées par la coquille supérieure du moule et les parties des segments situées au-dessous du plan de division étant supportées par la coquille inférieure du moule, et par le fait qu'il n'est prévu de mécanisme de mouvement que 20 pour celles des parties qui sont situées d'un côté du plan de division, et que les parties actionnables des segments circonférentiels peuvent être accouplées avec les parties non actionnables desdits segments qui sont immobiles en direction axiale par rapport à leur coquille de moule associée, de ma-25 nière à entraîner ces dernières en direction radiale. 2. Moule de compression suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les parties actionnables des segments circonférentiels sont supportées par la coquille supérieure de moule et les parties non actionnables des segments 30 circonférentiels sont supportées par la coquille inférieure de moulé. 3. Moule de compression suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que les parties actionnables des segments circonférentiels coopèrent, d'une 35 manière connue en soi avec des surfaces obliques d'où résulte, dans la position de fermeture des coquilles de moule, un mouvement des surfaces obliques, par rapport auxdites parties des segments circonférentiels, opposé à la force- provenant des dispositifs de relevage pressant les coquilles de moule contre les 70 00775 2028123 15 flancs de pneu. 4. Moule de compression à vulcaniser des pneus, ayant deux coquilles de moule disposées l'une au-dessus de l'autre suivant le même axe pour le moulage des flancs de pneu, et 5 des segments circonférentiels guidés par ces coquilles de moule et radialement mobiles pour le moulage de la bande de roulement du pneu, les segments circonférentiels étant radialement mobiles par un mécanisme de mouvement quand les coquin es de moule se trouvent dans la position de fermeture, ledit mécanisme se 10 trouvant sur le moule et entrant en action par le mouvement de fermeture de la presse, les segments circonférentiels coopérant avec des surfaces obliques d'où résulte, dans la position de fermeture des coquilles de moule, un mouvement des surfaces obliques, par rapport aux parties des segments circonférentiels, 15 opposé à la force provenant des dispositifs de relevage pressant les coquilles de moule contre les flancs de pneu, caractérisé par le fait que le dispositif de relevage est un cylindre à fluide de pression. 5. Moule de compression suivant la revendication 4, 20 caractérisé par le fait que le cylindre à fluide de pression est à double effet. 6. Moule de compression suivant la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisé par le fait que l'espace de travail du cylindre à fluide de pression, qui est évacué pen-25 dant le mouvement radial de retrait des segments circonférentiels, peut être évacué par une soupape de surpression dont la force d'ouverture est réglée de façon que la force du piston soit un peu plus grande que la- force nécessaire pour enfoncer les flancs du pneu. 30 7. Moule de compression suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par un dispositif de verrouillage arrêtant les parties non actionnables des segments circonférentiels sur la coquille de moule associée, dans la position sortie des segments. 35 8. Moule de compression suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que, dans chaque partie non actionnable des segments circonférentiels, un forage d'arrêt est prévu qui s'aligne, dans la position retirée de ladite partie de segment circonférentiel, avec une cheville d'arrêt logée dans la coquille 70 00775 16 2028123 inférieure du moule et soumise à l'action d'un ressort, et que dans le forage d'arrêt une cheville est montée qui peut être poussée hors du forage d'arrêt par les parties actionnables des segments circonférentiels, pendant la fermeture du moule. 5 9. Moule de compression suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'une saillie en forme de coin est prévue à l'une des parties des segments circonférentiels à accoupler, préférablement à la partie actionna-ble, et qu'une gorge adaptée est prévue à l'autre partie des 10 segments. 10. Moule de compression suivant la revendication 8 ou la revendication 9» caractérisé par le fait que le forage d'arrêt débouche au fond de la gorge prévue à la partie non actionnable du segment circonférentiel.