ta présente invention se rapporte à un circuit electronique d'injection du signal de sonnerie sur une ligne d'abonné téléphonique. -Les dispositifs classiques d'injection de sonnerie fonctionnent au moyen de relais qui présentent notamment l'inconvénient d'être volumineux et relativement lourds. L'objet de la présente invention est précisément un circuit d'injection de sonnerie entièrement électronique évitant ainsi l'emploi de relais. Le circuit selon l'invention, relié par deux bornes L et L' à une ligne d'abonné et recevant sur deux autres bornes A et A' la tension continue d'alimentation de ligne -V et la tension alternative de sonnerie u, est caractérisé notamment en ce qu'il comporte - deux triacs identiques placés respectivement entre les bornes L et A et entre les bornes L' et A', rendus conducteurs pendant la présence d'impulsions d'émission de sonnerie ; - deux transistors NPN et PNP placés respectivement entre la borne L et le point de potentiel -V et entre la borne L' et la masse, rendus conducteurs pendant les "blancs" de sonnerie. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec la figure jointe, Le circuit d'injection de sonnerie représenté sur la figure comporte deux bornes L et L' reliées aux deux fils de la ligne d'abonné et deux bornes A et A' entre lesquelles sont appliquées en permanence deux tensions superposées : - la tension continue d'alimentation de ligne -V, par exemple -48 V ; - la tension alternative de sonnerie de valeur efficace u, par exemple 80 V, et de fréquence f, par exemple 50 Hz.Cette tension u est produite de façon symétrique par rapport à l'alimentation -V : une tension 2 est 2 produite dans chacune des branches de l'alimentation -Y. Ces deux tensions superposées peuvent être obtenues au moyen d'un transformateur TR à trois enroulements : un enroulement primaire et deux enroulements secondaires identiques. L'enroulement primaire est alimenté par une tension alternative qui engendre dans chaque enroulement secondaire une tension alternative 2 avec opposition de phase. De plus, un enroulement 2 secondaire relie la borne A au potentiel -V, alors que l'autre enroulement secondaire relie la borne A' à ta masse. Deux triacs identiques l et 1' placés respectivement entre les bornes L et A et entre les bornes L' et A' permettent, lorsqu'ils sont conducteurs, d'appliquer sur la ligne d'abonné la tension continue d'alimentation -V ainsi que la tension de sonnerie u. La gâchette du triac I est commandée en courant alternatif par un circuit de gâchette comprenant en série une résistance 2, un condensateur 3 et un triac 4. Le triac 4 est connecté par son électrode de référence au potentiel -V.La résistance 2 est connectée entre l'électrode de référence et la gâchette du triac 1. Ainsi, le circuit de gâchette du triac I reçoit en permanence à ses bornes une tension alternative U . Lorsque le triac 4 est conducteur, cette tension produit aux bornes de la résistance 2 une tension alternative suffisante pour amorcer le triac 1. Le contrôle du triac I est donc obtenu en contrôlant le triac 4. Ce dernier est rendu conducteur par l'application d'une tension continue suffisante aux bornes d'une résistance 5 placée entre sa g chette et son électrode de référence.Le rôle du condensateur 3 placé dans le circuit de gâchette du triac I est de produire un déphasage entre la tension alternative traversant ledit triac I et la tension alternative de commande présente sur la gâchette, de façon à obtenir une tension de commande maximum lors du passage par zero du courant traversant le triac 1. La conduction du triac I est ainsi assurée pendant toute la durée de la sinusolde. Le triac 1' placé entre les bornes L' et A' est commandé par un circuit de gâchette identique à celui qui vient d'etre décrit pour le triac 1, ce circuit etant constitué par une résistance 2', un condensateur 3', un triac 4' et une résistance S'. L'electrode de référence du triac 4' est reliée à la masse. Un circuit de commande Cl assure la conduction des triacs lorsqu'il reçoit sur une borne B1 des impulsions d'emission de sonnerie (cadencée ou permanente). ta présence de ces impulsions a pour effet de produire,aux bornes de la résistance 5 et de la résistance 5', une tension continue suffisante pour amorcer respectivement les triacs 4 et 4'. Un exemple de réalisation du circuit de commande Cl se compose d'un transistor PNP 6 placé en série avec une résistance 7 et la résistance 5, et d'un transistor NPN 6 placé en série avec une résistance 7t et la resistance 5'. L'émetteur du transistor 6 est connecté à la masse alors que celui du transistor 6' est relié au potentiel -V. La base du transistor 6 est alimentée par l'intermédiaire de deux résistances 8 et 9 dont l'une est reliée à la masse et l'autre à la borne B1. La base du transistor 6' est alimentée par I'intermédiaire de deux résistances 8' et 9' dont l'une est reliée au potentiel -V et l'autre au collecteur du transistor 6. Les résistances 7', 8' et 9' sont respectivement identiques aux résistances 7, 8 et 9.Le montage venant autre décrit nécessite des impulsions d'émission de sonnerie négatives. La présence de ces impulsions se traduit par la conduction des transistors 6 et 6'. La ligne d'abonné est également alimentée en continu par l'intermédiaire de deux transistors NPN 1Q et PNP 10'. Les émetteurs sont reliés respectivement au potentiel -V et à la masse. Le collecteur du transistor 10 est relié à la borne L par l'intermédiaire d'une diode 11 et d'une résistance 12, ces deux derniers éléments servant de protection contre l'inversion de polarité et les court-circuits. De même, le collecteur du transistor 10' est relié à la borne L' par l'intermédiaire d'une diode 11' et d'une resistance 12' respectivement identiques à la diode il et à la résistance 12. Les deux transistors 10 et 10' sont rendus passants par l'application d'une tension suffisante aux bornes de deux résistances identiques 13 et 13' connectées entre la base et l'émetteur de chacun d'eux. Ce mode d'alimentation de la ligne d'abonné est utilisé pendant les "blancs" de sonnerie, c'est-à-dire entre deux impulsions démission de sonnerie. il est nécessaire, car les triacs 1 et 1' ne conduisent plus pendant les "blancs". L'absence de courant continu empêcherait alors sans cela la détection du décrochage de l'abonné pendant les "blancs". Un circuit de commande C2 assure la conduction des transistors 10 et 10' pendant les "blancs". A cette fin, il reçoit sur une borne B2 un signal logique de sonnerie présent pendant toute la phase de sonnerie, c'est- à-dire pendant les impulsions d'émission de sonnerie et pendant les "blancs". il reçoit d'autre part du collecteur du transistor 6' des impulsions synchronisées avec les impulsions d'émission de sonnerie. Le circuit de commande C2 est agencé pour assurer la conduction des transistors 10 et 10' lorsqu'il y a simultanément présence du signal logique de sonnerie sur la borne B2 et absence d'impulsions démission de sonnerie sur la borne B1. Un exemple de réalisation du circuit de commande C2 se compose d'un transistor PNP 14 dont le collecteur est relié à la base du transistor 10 par l'intermédiaire d'une résistance 15, et dont l'émetteur est relié à la base du transistor 10' par l'intermédiaire d'une résistance 16. La base du transistor 14 est reliée à la masse par l'intermédiaire d'une résistance 17 et à la borne B2 par l'intermédiaire d'une résistance 18. Un autre transistor PNP 19 a son collecteur relié à la base du transistor 14, son émetteur relié à la masse et sa base reliée d'une part à la masse par I'intermédiaire d'une résistance 20 det d'autre part au collecteur du transistor 6' par l'intermédiaire d'une résistance 21. La conduction des transistors 10 et 10' est obtenue par la conduction du transistor 14. Le fonctionnement du circuit d'injection de sonnerie est le suivant. Le signal logique de sonnerie est envoyé sur la borne B2 pendant toute la phase de sonnerie. Au cours de cette phase de sonnerie, des impulsions d'émission de sonnerie sont envoyees sur la borne B1. Pendant la présence de ces impulsions, la ligne d'abonné est alimentée en courant continu et en courant alternatif de sonnerie par l'intermédiaire des triacs 1 et 1'. En l'absence d'impulsions, c' est-à-dire pendant les "blancs" de sonnerie, la ligne d'abonné est alimentee en courant continu par l'inter médiaire des transistors 10 et 10', mais n'est pas parcourue par le courant de sonnerie. Bien que la présente invention ait été décrite à l'aide d'un exemple particulier, il est clair qu'elle n'est pas limite audit exemple et qu'elle est susceptible de variantes ou modifications sans toutefois sortir de son cadre. En particulier, les circuits de commande C1 et C2 peuvent être constitués de façon différente. REVENDICATIONS 1. Circuit électronique d'injection de sonnerie relié par deux bornes L et L' à une ligne d'abonné et recevant sur deux autres bornes A et A' la tension continue d'alimentation de ligne -V et la tension alternative de sonnerie u, cette tension u étant produite de façon symétrique par rapport à l'alimentation -V, caractérisé en ce qu'il comporte - deux triacs identiques placés respectivement entre les bornes L et A et entre les bornes L' et A', rendus conducteurs pendant la présence d'impulsions d'émission de sonnerie ; - deux transistors NPN et PNP placés respectivement entre la borne L et le point de potentiel -V et entre la borne L' et la masse, rendus conducteurs pendant les "blancs" de sonnerie. 2. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux triacs sont contrôlés à partir d'ùn circuit de commande C1 permettant, lorsqu'il reçoit les impulsions d'émission de sonnerie, la circulation d'un courant alternatif dans les circuits de gâchette des deux triacs. 3. Circuit selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits circuits de gâchette sont identiques et comprennent chacun en série un autre triac, un condensateur et une résistance, ladite résistance étant placée en parallèle entre la gâchette et l'électrode de référence des deux premiers triacs. 4. Circuit selon la revendication 3, caractérisé en ce que les triacs inclus dans les deux circuits de gâchette sont rendus conducteurs par l'application sur leur gâchette d'une tension continue délivrée par le circuit de commande C! en réponse à une impulsion d'émission de sonnerie. 5. Circuit selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, carac térisé en ce que les deux transistors sont contrôles par un circuit de commande C2 permettant de les rendre conducteurs lorsqu'il reçoit d'une part un signal logique de sonnerie présent pendant toute la phase de sonnerie; et d'autre part aucune impulsion d'émission de sonnerie.