La présente invention concerne un procédé et une machine pour le travail plastique d'un matériau métalli- que, et plus particulièrement un procédé et une machine de travail plastique lubrifié utilisant un dispositif pour aug- menter électriquement la quantité d'huile lubrifiante inter- venant entre un outil de travail et une pièce pour l'exécu- tion d'opérations de travail plastique uniforme. Dans une opération de travail plastique (par exemple de laminage ou d'étirage) d'un matériau métallique, il est d'une pratique courante d'utiliser comme lubrifiant une huile Lubrifiante du type non-émulsionnée, qui est géné- ralement appelée "huile pure", ou bien une huile lubrifiante du type émulsionnée qui est obtenue par addition d'eau à de l'huile pure pour produire un effet de refroidissement.On définit le degré de lubrification en fonction de la quantité d'huile de lubrification intervenant entre un outil et une pièce, l'outil pouvant être un cylindre de laminage ou une filière d'étirage.Le facteur le plus important qui définit le degré d'intervention d'une huile lubrifiante est l'adhé- rence de l'huile sur l'outil de travail et la pièce. On a par conséquent effectué différentes expériences pour amélio- rer l'adhérence de l'huile lubrifiante, par exemple, en mo- difiant chimiquement la propriété de lubrification ou bien en faisant varier la taille des particules de l'émulsion, mais aucune de ces tentatives n'a donné satisfaction. Notam- ment des huiles lubrifiantes émulsionnées connues sont dans la plupart des cas du type huile-dans-eau de sorte qu'elles sont inférieures à l'huile pure en ce qui concerne l'adhé- rence sur la pièce. En outre, on ne peut pas s'attendre à une lubrification satisfaisante avec des émulsions lubri- fiantes stables ayant une faible concentration en huile car elles ont par nature une mauvaise adhérence.On remédie ha- bituellement à cet inconvénient en utilisant une émulsion contenant des particules de grosseur relativement importan- te mais qui est cependant instable et incapable d'assurer une lubrification uniforme et stable. En outre, il est dif- ficile d'établir le degré optimal d'adhérence d'une huile de lubrification pour des conditions de travail particulières du fait qu'elle varie dans une large plage en fonction de l'huile lubrifiante et des conditions de travail. En conséquence,l'invention a pour but de fournir un procédé et un dispositif pour augmenter l'adhéren- ce d'une huile lubrifiante sur une pièce et/ou un outil de travail lors d'un travail plastique lubrifié d'un matériau métallique. L'invention a plus particulièrement pour but de fournir un procédé et un dispositif pour commander élec- triquement l'adhérence d'une huile lubrifiante sur une pièce et/ou un outil de travail lors d'un travail plastique lubri- fié d'un matériau métallique, en fonction des conditions de travail ou de la nature de la pièce. Selon l'invention, il est prévu un procédé pour augmenter électriquement le degré de lubrification lors d'un travail plastique lubrifié d'un matériau métallique, pro- cédé consistant à brancher un outil de travail et/ou une piè- ce dans un circuit de courant continu pour former unpôle pla- cé en regard d'un pôle opposé, et à faire passer un courant continu entre les deux pôles de façon à produire un champ électrique dans une huile lubrifiante du type émulsionné se trouvant entre eux, afin d'attirer ainsi électriquement l'hui- le vers l'outil et/ou la pièce et d'augmenter l'adhérence de l'huile lubrifiante sur l'outil et/ou la pièce. L'invention concerne également un dispositif pour la mise en pratique dudit procédé, comprenant un bac à huile lubrifiante contenant une huile lubrifiante du type é- mulsionné en contact avec un outil de travail et/ou une piè- ce, et un circuit de courant continu contenant l'outil de travail et/ou la pièce de façon à former un pôle (A) et com- portant un pôle opposé (B) placé au contact de l'huile lubri- fiante et disposé en regard du pôle (A) pour produire un champ électrique dans l'huile lubrifiante lors du passage d'un cou- rant entre les pôles (A) et (B), ce qui provoque une attrac- tion de l'huile vers l'outil et/ou la pièce de façon à aug- menter l'adhérence de l'huile sur l'outil de travail et/ou la pièce. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemples non limitatif, en référence aux dessins annexés dans lesquels: Fig. 1,3,4,5,7 et 8 sont des graphiques don- nant des résultats d'expériences. Fig. 2 est un schéma d'un système de lamina- ge lubrifié opérant conformément à l'invention. Fig. 6 et 9 sont des schémas montrant diffé- rentes formes de systèmes d'étirage lubrifié opérant confor- mément à l'invention. Fig. 10 est un schéma d'un système de lamina- ge lubrifié avec commande divisée de lubrification conforme à l'invention. Fig. 11 est une représentation graphique per- mettant d'expliquer le principe de commande divisée de lubri- fication correspondant à la figure 10, et Fig. 12 à 14 sont des représentations graphi- ques semblables à celle de la figure 11 mais montrant des mo- dèles de commande de lubrification plus finement divisée pou- vant être assurée par le procédé selon l'invention. Dans une expérience préliminaire effectuée par les présents inventeurs, on a immergé une tôle d'acier et une tôle de cuivre dans un bain d'huile lubrifiante conte- nant un lubrifiant émulsionné du type avion (à savoir en u- tilisant un oléate de triéthanolamine, le lubrifiant ayant une concentration d'émulsion de 10% et une dimension moyen- ne de particules de 5 microns) et on a appliqué des tensions de valeurs différentes aux tôles d'acier et de cuivre ser- vant respectivement de pôles positif et. négatif. On a indi- qué sur la figure 1 les quantités résultantes d'huile lubri- fiante en adhérence, en fonction du temps d'immersion. Comme le montre le graphique, l'adhérence de- l'huile sur la tôle d'acier augmente à la fois en fonction de la tension et du temps d'immersion. Par exemple, pour un temps d'immersion de 10 secondes, l'adhérence de l'huile lubrifiante sous une tension de 50 V est environ 10 fois supérieure à ce qu'on obtient en l'absence de courant. Cette augmentation d'a- dhérence est considérée comme imputable à l'attraction de l'émulsion du type à anions chargés négativement par le pôle positif formé par la tôle d'acier. L'adhérence d'un lubrifiant émulsionné du type à cations peut aussi être augmentée par application d'une tension entre une plaque d'acier cathodique et une pla- que de cuivre anodique. Dans une expérience semblable faite en uti- lisant une huile lubrifiante émulsionnée du type non ionique et une huile lubrifiante du type non émulsionnée, on a con- firmé que l'adhérence n'augmentait pas à un degré apprécia- ble aux basses tensions mais augmentait remarquablement lors- qu'une tension relativement élevée était appliquée pendant une longue période de temps. Par exemple, l'adhérence s'est élevée à environ 8g/m lors de l'application d'une tension de 100 V pendant 8 minutes, cette valeur étant quatre fois supérieure à ce qu'on obtiendrait en l'absence de courant (environ 2 g/m2). Les résultats de ces expériences ont montré que-l'application de tension provoque une dissociation élec- trolytique en groupes ou substances ionisables, tels que R- COO qui sont habituellement contenus dans des huiles lubri- fiantes, conformément à la relation suivante 2R-COOR + 2e - 2R-COO + H 2 ce qui se traduit par une attraction de R-COd ainsi produit par la plaque d'acier anodique. I Laminage lubrifié Le procédé selon l'invention a été appliqué expérimentalement à une opération de laminage lubrifié en utilisant un dispositif tel que celui de la figure 2, o on a désigné par 14 une bande d'acier, par 15 et 16 des cylin- dres de laminage, par 17 et 18 des buses de distribution d'huile lubrifiante et par 19 et 20 des bacs à huile de lu- brification. Des plaques-polaires 21 et 22 sont immergées dans les bacs à huile 19 et 20 en étant disposées face con- tre face respectivement par rapport aux cylindres de travail et 16. Le cylindre 15 et la plaque polaire 21 sont re- 246 2945 liés à une source de courant continu 23 tandis que le cylin- dre 16 et la plaque polaire 22 sont reliés à une autre sour- ce de courant continu 24. Dans l'opération de laminage, pour la dé- termination de l'adhérence de l'huile lubrifiante sur les cy- lindres à différentes tensions, on a mesuré les quantités d'huile lubrifiante en adhérence sur les cylindres pendant une courte période de temps en prenant en considération la vitesse des cylindres de laminage. L'huile de lubrification utilisée dans l'opération de laminage est une émulsion du type à anions (émulsionnée par un oléate de triéthanolamine, d'une concentration de 10% et ayant une dimension moyenne de particules de 0,9 micron). On a ainsi confirmé que le de- gré d'adhérence avait tendance à augmenter avec la tension appliquée, même pour un court temps de contact comme indi- qué sur la figure 3. La figure 4 met en évidence les degrés d'adhérence obtenus avec la même huile mais mesurés au bout d'une période de 0,5 seconde après application de courants de différentes densités. On se rend compte clairement que l'adhérence de l'huile lubrifiante augmente avec la densité de courant. Conformément à la présente invention, l'adhé- rence de l'huile lubrifiante sur les cylindres de laminage est amplifiée considérablement par application d'un courant à 1'- huile lubrifiante se trouvant entre les cylindres et les pla- ques-électrodes et on peut commander le degré d'adhérence à volonté simplement par réglage de la tension ou densité du courant appliqué en vue de produire un laminage uniforme. L'adhérence de l'huile lubrifiante a une grande influence sur la charge pendant l'opération de laminage. A cet égard, les effets des tensions appliquées sur la charge de lamina- ge (lubrification de laminage) ont été contrôlés dans une opération de laminage effectuée avec le système de la figure 2 et dans les conditions suivantes - matière laminée: aluminium de dimensions 1,5 mm x 50 mm (en bobine) - température de laminage * 3600C (à l'entrée) - taux de réduction: 60% - vitesse de laminage 27,7 m/mn - diamètre de cylindre 155 mm - huile de lubrification: émulsion à 3% d'huile de laminage à chaud d'aluminium - dimensions de la plaque polaire: hauteur 20 mm largeur 65 mm Comme le montre la figure 5 qui donne les résultats de l'essai de laminage, la charge de laminage, qui peut atteindre 11 tonnes dans une opération de lamina- ge lubrifié ordinaire sans intervention de courant ( à 0 volt), peut être notablement réduite, jusqu'à environ 9 ton- nes sous une tension de 20 V et jusqu'à moins de 6 tonnes sous une tension de 50 V grâce aux effets de la présente invention. Sur la figure 5, la dernière moitié de la cour- be de 0 volt donne les résultats expérimentaux obtenus par application d'une tension de 50 V au point indiqué par une flèche. La tension appliquée au milieu de l'opération de. laminage produit un certain effet de réduction de la charge de laminage, qui est cependant inférieur à celui qui serait obtenu par application de la même tension à partir du début de l'opération. Dans le mode de réalisation de la figure 2, les masses d'huile de lubrification sont placées d'un côté des cylindres de laminage et on fait passer un courant élec- trique entre les cylindres et les plaques polaires immer- gées. A cet égard, il est également à noter qu'il est pos- sible d'utiliser les buses 17 et 18 comme un pôle négatif, en projetant de façon continue l'huile lubrifiante en di- rection des surfaces des cylindrés de laminage qui forment un pôle positif. Dans ce cas, il est préférable d'utiliser des buses qui ont une grande largeur dans la direction lon- gitudinale des cylindres de laminage. Il est également possible d'utiliser la bande à laminer comme pôle positif, en plaçant les plaques- électrodes (pôles négatifs) en regard 245294- des faces supérieure et inférieure de la bande entrant dans le laminoir et en introduisant l'huile lubrifiante dans les intervalles existant entre la bande et les plaques-électro- des négatives respectives. Il Etirage lubrifié Le procédé selon l'invention est également applicable à l'étirage lubrifié en utilisant le système repré- senté sur la figure 6, o on a désigné par 1 une barre en train d'être étirée, par 2 une filière, par 3 un porte-fi- lière, par 4 un élément cylindrique définissant intérieure- ment une chambre àhuile lubrifiante 4a, par 5 un joint iso- lant reliant ensemble le porte-filière 3 et l'élément cy- lindrique 4, par 6 un guide-barre isolant, par 7a une en- trée d'huile lubrifiante, par 7b une sortie d'huile et par 8 un trou d'insufflation d'air comprimé (pour empêcher une fuite d'huile lubrifiante par l'intervalle existant entre le guide-barre 6 et la barre 1). Le porte-filière 3 et l'élé- ment cylindrique 4 sont reliés à une source de courant con- tinu 9. Dans ce mode de réalisation, on fait passer du cou- rant entre le porte-filière 3 et l'élément cylindrique 4, qui forment les pôles positif et négatif par le fil étiré 4 et la surface périphérique intérieure de l'élément cy- lindrique 4, tandis qu'on fait circuler de l'huile lubrifian- te dans la chambre 4a. On a étiré une barre en alliage d'aluminium de 3,2 mm de diamètre par 120 mm de longueur à l'aide d'un dispositif tel que celui de la figure 6, en utilisant une huile lubrifiante émulsionnée du type à anions (concentra- tion 10%) et en appliquant une tension de O à 50 volts.On a mesuré l'adhérence de l'huile lubrifiante sur la barre pendant une période de contact de 5 ou 10 secondes. Les ré- sultats sont indiqués sur la figure 7. Comme le montre cette figure 7, l'huile lubrifiante en adhérence comporte une épaisseur moyenne de film inférieure à 5 microns pour une tension de O volt, à 54 microns pour une tension de 50 volts et une période de contact de 5 secondes et elle atteint une valeur de 70 mi- crons pour une tension de 50 volts et une période de contact de 10 secondes. En conséquence, l adhérence de l'huile lu- brifiante sur la barre est considérablement augmentée par application d'un courant électrique entre la barre et la paroi périphérique intérieure de l'élément cylindrique de manière à établir une différence de potentiel entre la bar- re et l'huile lubrifiante. La figure 7 montre également que l'adhérence augmente avec la tension et le temps de contact entre la barre et l'huile lubrifiante. En conséquence, on peut commander l'adhérence de l'huile lubrifiante à une va- leur optimalepour une condition d'étirage particulière par réglage de la tension de la source de courant continu 9 (Fig.6) en vue de réaliserainsi une opération d'étirage très uniforme. L"'adhérence de l'huile lubrifiante est également en relation étroite avec la charge à exercer dans l'opération d'étirage et le degré de grippage de la barre. On a effectué des essais, dans des conditions définies dans la suite, pour réduire la charge d'étirage (augmentation de la lubrification pendant l'étirage) et le dégré de grippage de la barre. Conditions d'étirage - Machine d'étirage lubrifié longueur de la chambre à lubrifiant 4a: 100 mm diamètre intérieur de la chambre 4a: 13,2 mm 25. diamètre de filière: 2,9 mm - Huile lubrifiante: émulsion à 3 % ou 10 -5 d'huile pure, type à anions. - Barre à étirer: alliage d'aluminium, 5,2mm de diamètre, - Réduction de section à l'étirage: 18 % - Vitesse d'étirage: 1 à 10 m/mn - Tension: O à 4o0V' - Dispositif d'étirage: banc d'étirage 1) Effet de réduction de la charge d'étirage L'application de tension a eu un net effet de ré- duction de la charge dtétirage, de 6 à 25 5S, comme indiqué sur la Fig. 8, l'effet étant supérieur avec une émulsion du type à arions ayant une concentration en huile d'environ 10%. 2) Effet de réduction du grippage de barre. Il s'est produit un grippage de la barre dans des opérations d'étirage sans intervention de courant à la fois puurune vitesse d'étirage de 6 m/mn avec une émulsion à 10l et pour une vitesse d'étirage de 5 m/mn avec une émulsion à 3 g. Lors de l'application d'une tension de 40 volts, on a pu effectuer l'étirage uniformément dans les mêmes condi- tions sans qu'il se produise de grippage desbarres. Comme le montrent clairement ces résultats d'essais, le procédé de lubrification selon l'invention contribue éga- lement à réduire la charge d'étirage tout en empêchant le grippage de barre. Le procédé selon l'invention a été décrit en réfé- rence à l'étirage lubrifié d'une barre dans le mode de réa- lisation de la Fig. 6-mais il peut aussi être appliqué de la même facon à l'étirage d'un tuyau, comme indiqué sur la Fig. 9, o on a désigné par 1' un tuyau en train d'être éti- ré, par 2 une filière, par 4 un élément cylindrique, par 10 un galet presseur conducteur servant à l'application de cou- rant au tuyau 1', et par 11 un tampon servant à définir le diamètre intérieur du tuyau étiré. Le tampon 11 est supporté par une barre 12 de facon à être placé concentriquement dans l'orifice de la filière 2. L'élément cylindrique 4 est pour- vu d'une entrée d'huile lubrifiante 7a pour amener de l'huile lubrifiante sur la périphérie extérieure du tuyau 1' tandis que la barre 12 est pourvue intérieurement d'un conduit d'huile lubrifiante 13 pour amener de l'huile lubrifiante sur la périphérie intérieure du tuyau 1'. L'élément cylindrique 4 et le galet presseur 10 sont reliés à une source de courant continu 9 ser-vant à appliquer du courant, pendant l'opéra- tion d'étirage, entre un p8le négatif, formé sur la périphé- rie intérieure de l'élément cylindrique 4 et la périphérie extérieure de la barre portante 12, et un p8le positif formé sur les périphéries intérieure et extérieure du tuyau 1'. Dans ce mode de réalisation, l'huile lubrifiante de l'émul- sion du type à anions adhère efficacement sur les périphéries intérieure et extérieure du tuyau 1' formant un p8le positif de manière à réaliser une opération d'étirage uniforme sans grippage du tuyau. III Commande divisée de lubrification. En considérant maintenant la Fig. 10, on voit qu'on a représenté un laminoir o un commande le profil d'une bande laminée en utilisant le procédé de lubrification conductrice conforme à l'invention. Dans ce mode de réalisation, des cy- lindres de travail 37a et 37b entrent directement en contact avec une huile lubrifiante contenue dans des bacs 38a et 38b qui sont disposés sur la longueur des cylindres respectifs 37a et 37b, de manière que l'huile 2 soit entratnée dans la direction de laminage lors de la rotation desdits cylindres 37a, 37b. Dans les bacs à huile 38a, 38b sont placées un cer- tain nombre de plaques polaires 39a-1 à 39a-3 et 39b-1 à 39b-3 qui sont placées en regard des cylindres de laminage qui forment un pôle opposé d'un circuit électrique en vue de produire un champ électrique dans l'huile lubrifiante2 entre les pôles opposés. Dans cet agencement particulier, les pla- ques polaires 39a-1, 39b-1 et 39a-3, 39b-3, qui sont placées en regard des parties extrêmes opposées des cylindres de la- minage, sont reliées à une source de courant commune 41b par l'intermédiaire d'un régulateur de tension 40b, séparément des plaques polaires intermédiaires 39a-2 et 39b-2 qui sont reliées à une autre source de courant 41a par l'intermédiaire d'un régulateur de tension 40a, afin de commander la lubri- fication indépendamment dans les parties médianes et les par- ties extrêmes opposées des cylindres de laminage 37a et 37b. Un certain nombre de détecteurs 42-1 à 42-3 sont répartis sur la largeur de la bande laminée A pour détecter son profil et ses dimensions, les détecteurs extrêmes opposés 42-1 et 42-3 étant reliés au régulateur de tension, 40b tandis que le dé- tecteur central 42-2 est relié au régulateur de tension 40a. Au début de l'opération de laminage, une tension est appliquée entre les p8les opposés respectifs de manière que l'huile lubrifiante soit attirée électriquement vers les cylindres de laminage pour la faire adhérer sur ceux-ci et régler ainsi cette adhérence. Même si l'adhérence est unifor- mément commandée sur la longueur des cylindres de laminage, il se produit parfois des variations dans le dégré de lubri- fication et il en résulte des allongements dans la partie 246294.5 il médiane de la bande laminée A ou bien des ondulations sur ses bords longitudinaux opposés. Ces conditions sont immédiatement détectées par les détecteurs 42-1 à 42-3 et les régulateurs de tension 40a et 40b sont commandés de facon à régler en correspondance les tensions à appliquer aux plaques polaires respectives. Plus particulièrement, dans un cas ou la lubri- fication dans les parties extrêmes opposées de la bande la- minée est insuffisante, on augmente la tension appliquée aux plaques polaires 39a-1, 39b-1, 39a-3 et 39b-3 de façon à aug- menter l'adhérence de l'huile lubrifiante sur les parties extrêmes opposées des cylindres de laminage. D'autre part, quand la lubrification dans la partie médiane de la bande laminée est insuffisante, on augmente la tension appliquée aux plaques polaires 39a-2 et 39b-2 de façon à augmenter l'adhérence de l'huile lubrifiante sur les parties centrales des cylindres de laminage. Ainsi on maintient une lubrifica- tion uniforme sur la longueur des cylindres de laminage afin de permettre la production de t8les laminées de haute qualité qui sont exemptes d'ondulations sur leurs bords longitudinaux et d'allongements dans leurs parties médianes. La commande séparée de l'adhérence de l'huile lu- brifiante sur les parties rûédianes et extrêmes opposées d'un cylindre de laminage peut être définie par le modèle de com- mande de la Fig. 11. Dans un cas ou plus de cinq ensembles comprenant chacun une plaque polaire et un détecteur, reliés chacun à une source de courant et à un régulateur de tension d'un circuit de commande séparé, sont juxtaposés dans la di- rection transversale, il devient possible de commander l'a- * dhérence de l'huile lubrifiante suivant un modèle plus fine- ment divisé, comme le montrent les Fig. 12 à 14. Les plaques polaires sont placées dans les bacs à huile 38a et 58b du mode de réalisation de la Fig. 10. Cependant on peut les supprimer en utilisant les parties de paroi verticales des bacs 38a et 38b qui sont placées en regard des cylindres de laminage res- pectifs. En outre, la borne extrême de chaque circuit de com- mande, qui est directement reliée au cylindre de laminage dans le mode de réalisation de la Fig. 10, peut4tre connec- tée à un curseur conducteur qui est placé au contact d'un cy- lindre de laminage de façon à pouvoir glisser sur celui-ci lors de sa rotation, en empêchant ainsi une fuite de courant en direction d'un palier ou d'une butée du cylindre de laminage. Ce curseur conducteur est de préférence formé de graphite ou d'une matière très conductrice et résistante à l'usure par abrasion. La description faite ci-dessus montre que le procé- dé de lubrification conforme à l'invention à une haute valeur pratique, en particulier pour des opérations de laminage lubri- fié ou d'étirage lubrifié. On peut résumer ainsi les effets a- vantageux obtenus grâce au procédé selon l'invention: a) L'adhérence est augmentée indépendament du type d'huile lubrifiante (type à anions, cations ou non-ionique); en outre, avec une huile lubrifiante en émulsion du type à anions, l'a- dhérence peut être considérablement augmentée par application d'une tension relativement faible. b) On peut commander l'adhérence de l'huile lubrifiante sur un outil de travail (par exemple une filière ou un cylindre) par réglage de la tension ou de l'intensité du courant de façon à obtenir une lubrification optimale en utilisant une huile lubrifiante de concentration donnée en fonction de la nature de la pièce et des conditions rencontrées dans une opération de laminage ou d'étirage. c) Même si l'huile lubrifiante est sujette à modification pen- dant une opération de travail plastique (par exemple un chan- gement des dimensions de particules ou de la concentration de l'émulsion), il est possible de commander l'adhérence de façon antagoniste, en permettant constamment le déroulement stable de l'opération de travail plastique. d) On réduit au minimum le risque de grippage d'une pièce, ce qui est associé à d'autres avantages comme la prolongation de la durée de service de filières et cylindres de laminage, la réduction des charges d'étirage et de laminage, la meil- leure qualité des produits étirés et laminés. L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisa- tion décrits ci-dessus en détail, mais diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé pour augmenter électriquement le degré de lubrification dans une opération de travail plastique lu- brifié d'un matériau métallique, caractérisé en ce qu'on bran- che un outil de travail (2,15,16) et/ou une pièce (1,14) dans un circuit de courant continu (9, 2),24), afin de former un p8le (21,22) placé en regard d'un p8le opposé (15,16), et en ce qu'on fait passer du courant entre lesdits p8les de façon à produire un champ électrique dans une huile lubrifiante du type émulsionnée (4a, 19,20) se trouvant entre eux, ce qui provoque une attraction électrique de l'huile lubrifiante vers l'outil de travail (2, 15,16) et/ou la pièce (1, 14) pour augmenter l'adhérence de l'huile sur l'outil et/ou la pièce. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite opération de travail plastique est une opération de laminage. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite opération de travail plastique est une opération d'étirage. 4. Machine de travail plastique lubrifié d'un maté- riau métallique, comportant un dispositif pour augmenter élec- triquement le degré de lubrification, caractérisée en ce qu'elle comprend: - un bac à huile lubrifiante (19,20) contenant une huile lubrifiante du type émulsionnée en contact avec un outil de travail (2, 15,16) et/ou une pièce (1,14), et - un circuit de courant continu contenant ledit outil de tra- vail et/ou ladite pièce de façon à former un p8le (A), et com- portant un.pA8le opposé (B) placé au contact de l'huile lubri- fiante et en regard dudit p8le A de façon à produire un champ électrique dans l'huile lubrifiante lors du passage d'un cou- rant entre lesdits p8les (A) et (B), ce qui provoque une at- traction électrique de l'huile lubrifiante vers ledit outil de travail et/ou ladite pièce pour augmenter l'adhérence de l'huile sur l'outil et/ou la pièce. 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que ledit p8le (B) est formé par ledit bac à huile lubri- fiante (19,20). 6. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que ledit pôle (B) est formé par une plaque polaire immer- À et À gée (21,22), dans l'huile lubrifiante/supportée par ledit bac (19,20). 7. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que ledit outil de travail est une filière d'étirage 2 et en ce que ledit bac est agencé pour maintenir l'huile lu- brifiante autour d'une barre à étirer 1, un courant électri- que passant entre des pôles formés par la filière et le bac pour produire un champs électrique dans l'huile lubrifiante. 8. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que ledit outil de travail est un cylindre de laminage (57a, 37b) formant un p8le placé en regard d'une plaque po- laire formant le pôle opposé et placée dans ledit bac (38a, 38b) au contact de l'huile lubrifiante, un courant électrique passant entre les deux pôles précités pour produire un champ électrique dans l'huile lubrifiante. 9. Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un curseur, un contact glissant avec ledit cylindre de laminage et connecté à une borne dudit circuit. 10. Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que ladite plaque polaire se compose d'un certain nom- bre d'éléments (39a-1 à 39a-3, 39b-1 à 39b-3) alignés sur la longueur du cylindre de laminage (37a, 37b) et fonction- nent chacun indépendammentcomme un pôle, ladite machine com- prenant en outre des moyens (42-1 à 42-3) pour détecter les dimensions d'une pièce laminée et des moyens (40a, 40b) pour commander séparément les puissances des champs électriques correspondant aux pôles respectifs en réponse à des signaux fournis par lesdits moyens de détection.