La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication de ponts en béton armé stappuyant sur deux piliers, dans lequel tout d'abord sur chacun des piliers sont réalisées des parties de construction de pont dépassant sensiblement en équilibre au-delà de chacun desdits piliers, transversalement à l'axe longitudinal du pont à réaliser, à la suite de quoi les parties précitées sont entratnées en rotation pour venir dans leur position d'extrémité en alignement mutuel dans le sens de l'axe -longitudinal du pont, puis reliées l'une à l'autre. Dans un procédé de ce type connu par le brevet allemand nO 2.321.658 le pilier rendu solidaire de la partie de superstructure du pont au cours de la fabrication de cette dernière est monté tournant par rapport aux fondations et pour faire tourner cette partie de superstructure du pont, des des presses en appui sur les fondations, tournées l'une vers l'autre et sensiblement parallèles entre elles sont appliquées de manière tangentielle au pied du pilier en des emplacements diamètralement opposés prévus sur la périphérie du pied dudit pilier. Pour exécuter ce procédé connu, le pilier est élargi au niveau de son pied par une plaque sur laquelle viennent en prise les presses s'appuyant sur les fondations0 La plaque de pied du pilier est appuyée sur les fondations par un pivot central.Les forces de compression résultant du poids de la superstructure du pont ainsi que des piliers sont introduites par le pivot -central prévu sur une surface relativement petite, dans les fondations si bien que ces dernières subissent des contraintes très importantes et que ces contraintes ne sont réparties et ne viennent porter sur l'ensemble de la section de ladite surface qutà partir d'une certaine profondeur lorsque les forces introduites dans le pivot se sont réparties sur toute la section des fondations0 Les fondations doivent donc être plus importantes que ceci ne serait nécessaire si les contraintes étaient exercées sur une surface correspondant à la section du pilier0 La présente invention a donc pour but de créer un procédé du type précité permettant de faire tourner la superstructure du pont sans que les fondations des piliers ne soient surdimensionnées. Conformément à l'invention, ce but est obtenu par le fait que les parties de superstructure du pont sont en appui sur une trajectoire entourant le pilier puis entraînées en rotation jusque dans leur position d'extrémité sur cette dernière, Dans le procédé conforme à l'invention, les forces de compression résultant du poids de la superstructure du pont sont introduites par l'intermédiaire de la surface de ladite trajectoire circulaire dans les fondations si bien que les fondations subissent des contraintes importantes sur une grande surface au niveau de leur surface et qu'elle peuvent donc etre de dimensions réduites puisque l'introduction des forces résultant du poids de la superstructure et des piliers ne s'effectue plus sur une surface qui correspond à la section du pivot central. Pour les superstructures de pont lourdes, il est avantageux que ces dernières s' appuient au centre sur les piliers. L'appui est réalisé de manière connue par un logement à pivot ou à calotte sphérique, Les paliers à calotte qui sont très motteux en raison des forces importantes à absorber peuvent être remplacés dans le procédé conforme à l'invention après rotation de la partie de superstructure du pont par son soulèvement, par les paliers proprement dits du pont, Dans le procédé connu, il n'est au contraire pas possible de récupérer le pivot central. Le dispositif servant à l'exécution du procédé conforme à l'invention se caractérise par un cylindre de béton armé stappuyant sur les fondations du pilier entourant ce dernier qui, sur son bord opposé tourné vers la superstructure du pont comprend un revêtement glissant sur lequel s'appuie la partie de superstructure du pont par l'intermédiaire de tampons d'appui comportant également un revêtement glissant, ce dispositif étant également caractérisé en ce qu'il comprend des dispositifs pour assurer la rotation de la partie de superstructure du pont. Comme revêtement diminuant le frottement, on peut prévoir des tôles ou des revEtements réalisés dans le produit connu sous la dénomination commerciale de wT6flon". Uniquement dans le cas des superstructures de ponts lourdes, on prévoira avantageusement un palier de pivotement central entre le pilier et la superstructure du pont, ce palier pouvant toutefois être récupéré après mise en place du palier de pont proprement dito Les tampons d'appui peuvent être formés par des presses hydrauliques fixées à la superstructure du pont qui s'appuient par l'intermédiaire d'un revêtement glissant sur la trajectoire de glissement formée par le bord supérieur du cylindre de béton armé précité.Dans une forme simplifiée, la superstructure de pont en appui sur le cylindre de béton armé peut être réunie sous forme d'un support sur deux appuis si bien que pour la progression par à-coup de la superstructure du pont en saillie, il ne sera pas nécessaire de prévoir des appuis de stabilisation supplémentaires0 Les presses appuyant la partie de superstructure du pont sur le bord supérieur du cylindre de béton armé, peuvent être réglées sur les forces d'appui respectives et servent en plus à stabiliser la partie de superstructure du pont pendant sa réalisation et son entrainement en rotation. Lorsqu'on a prévu un palier de pivotement central, on peut introduire des pièces supplémentaires entre le cylindre de béton armé et la superstructure du pont pour pouvoir lever ladite superstructure, démonter le pivot central et monter ensuite le palier définitif du pont. Lorsqu'il n'y a pas de pivot central et que la superstructure du pont pendant sa rotation s'appuie seulement sur le cylindre de béton armé, ladite partie de superstructure, après montage du palier définitif du pont, est rabaissoesur les piliers. Si l'on veut appuyer une superstructure de pont lourde aussi bien sur un pivot central que sur le cylindre de béton armé entourant le pilier,les forces de compression introduites dans le pilier par l'intermédiaire du pivot se répartissent sur toute la hauteur du pilier et sur toute la section de ce dernier, si bien que les fondations sont chargées régulièrement sur toute la section du pilier tout comme sur la surface annulaire du cylindre de béton armé entourant ledit pilier.Ces charges sur une grande surface grace auxquelles les pointes de compression sur les fondations sont empêchées, permettent de réaliser les fondations suivant le poids de la superstructure ou du tablier du pont ainsi que du pilier, sans devoir nécessairement surdimensionner ces éléments Le procédé conforme à l'invention est également plus économique que le procédéG=onnu en raison de ses fondations plus petites si l'on tient compte du montage et du démontage du cylindre de béton armé servant à assurer la rotation et la stabilisation, L'entratnement en rotation du pont peut être effectué, suivant le procédé selon la présente invention, par des forces de pression ou de traction exercées aux extrémités du tablier du pont.Dans une autre configuration de l'invention, on a prévu toutefois pour assurer la rotation'du tablier du pont dans la partie supérieure de l'enveloppe du cylindre de béton armé des butées espacées l'une de l'autre pour des presses hydrauliques qui s'appuient sur des butées se trouvant sur le tablier du pont. Le cylindre de béton armé peut comporter des butées sur sa face d'enveloppe interme et sur sa face d'enveloppe externe. Sur le tablier ou la superstructure du pont sont disposées des butées avantageusement sur une trajectoire circulaire suivant l'écartement correspondant au levage des presse de sorte que l'entratnement en rotation du pont peut être réalisé sans qu'il soit nécessaire de procéder à d'importants travaux de transformation.Par rapport au procédé connu par le brevet allemand nO 2.321.568, ce mode d'entratnement en rotation présente l'avantage que l'on peut supprimer la plaque d'un prix de revient motteux qui s'étendait au pied des piliers. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaitront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre, faite en référence aux dessins schématiques annexés, donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels - La figure 1 est une coupe longitudinale de la partie centrale d'une superstructure de pont s'appuyant par l'intermédiaire d'un pivot central sur un pilier et sur un cylindre de béton entourant ledit pilier; - la figure 2 est une coupe suivant la ligne C-C de la figure 1; - la figure 3 est une représentation analogue à la figure 1 ne montrant pas d'appui de la superstructure de pont par l'intermédiaire d'un pivot central sur un pilier; et - la figure 4 est une vue de dessus du pilier et du cylindre de béton armé entourant ce dernier. De chaque côté d'un obstacle à surmonter, par exemple d'un fleuve ou d'un terrain non apte à la circulation et devant être franchi, on érige sur des piliers 1 enfoncés dans le sol des fondations 2. Sur la plaque de fondations2, on monte le pilier de pont 3 ainsi que le cylindre de béton armé 4 entourant ledit pilier à un certain écartement. Le cylindre de béton armé 4 comporte sur son extrémité supérieur un bord élargi 5 et est fermé par une surface frontale plane. Cette surface comprend pour sa part, à titre de revêtement facilitant le glissement, une tôle 6 ou une couche du produit connu sous la dénomination commerciale de "Téflon". Transversalement à l'axe longitudinal du pont définitif, le tablier 7 du pont qui s'appuie sur le pilier 3 ainsi que sur le cylindre de béton armé 4, est érigé de telle manière qu'il est poussé vers l'avant par portion à partir de ses deux extrémités. Le tablier du pont 7 s'appuie au milieu par l'intermédiaire d'un palieWcentral à calotte sphérique 9, sur le pilier 3 du pont. Pour obtenir une certaine stabilisation et une meilleure répartition de la charge, on fixe par ailleurs sur un cercle présentant le rayon du cylindre de béton armé 4, à la partie inférieure du tablier 7 du pont, des presses hydrauliques qui présentent à leur partie inférieure des rev8tement glissant venant s'appuyer sur la trajectoire de glissement formée par la surface frontale du cylindre de béton armé 4.Les presses hydrauliques 8 peuvent être commandées de telle manière qu'elles absorbent les contraintes respectives formées et sont en mesure de compenser les faibles variations de position pouvant apparaitre. Au niveau du bord élargi 5 du cylindre de béton armé 4 sont disposées sur la surface d'enveloppe intérieure de ce dernier, des butées 10 décalées de 1800 les tintes par rapport aux autres sur lesquelles viennent s'appuyer les presses 11. Les presses viennent en prise sur des butées 12 qui peuvent etre formées de traverses en forme de double T et sont eixées le long d'une trajectoire circulaire à la partie inférieure du tablier 7 du pont. Par les presses 11, le tablier fini du pont est entratné en rotation de l'état de montage montré en tirets à la figure 2 et désignées en 13 dans l'état définitif 14 montré également par des tirets sur les dessins. Après rotation complète de la partie 7 du pont, cette dernière est soulevée et le palier central 9 est remplacé par le palier définitif du pont. Les extrémités tournées l'une vers l'autre des portions de tablier de pont entratnéesen rotation sont assemblées l'une à l'autre et aux extrémités ainsi obtenues, on raccordera d'autres portions de pont. Le cylindre de béton q armé 4 est ensuite cassé sur place. Aux figures 3 et 4, on a représenté un tablier de pont 7 plus léger qui est en appui uniquement par l'intermédiaire des presses 15 sur le cylindre de béton armé 4 entourant le pilier 3. Dans ce cas, il n'a pas été prévu de palier central retenant en son milieu le tablier 7 du pont sur le pilier 3. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent, REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de ponts en béton armé s'appuyant sur deux piliers, dans lequel on réalise tout d'abord sur chacun des piliers des parties de tablier de pont en porte-àfaux sensiblement en équilibre de chaque côté desdits paliers, transversalement à l'axe longitudinal du pont fini, à la suite de quoi lesdits tabliers sont amenés à tourner pour venir dans 11 axe longitudinal du pont dans des positions d'extrémité en alignement réciproque puiez sont assemblées entre elles , caractérisé en ce que les parties de superstructure ou de tablier du pont sont en appui sur une trajectoire circulaire entourant le pilier puis sont entrainées en rotation sur cette dernière dans leur position définitive. 2.- Procédé selon la revendication1, caractérisé en ce que les parties de tablier du pont sont par ailleurs en appui au milieu sur les piliers. 3.- Dispositif servant à l'exécution du procédé selon la revendication 1, caractérisé par un cylindre de béton armé s'appuyant sur les fondations du pilier et entourant chaque pilier de pont, qui comprend sur son bord supérieur tourné vers le tablier du pont, un revêtement facilitant le glissement sur lequel s'appuie le tablier du pont par l'intermédiaire d'un tampon d'appui comprenant également un revêtement glissant, ce dispositif se caractérisant également par des dispositifs servant à assurer la rotation de la partie de tablier dudit pont. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'entre le pilier et la partie de tablier du pont est monté un pivot central, 5.- Dispositif selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que les tampons d'appui précités sont formés de presses hydrauliques fixées au tablier du pont, qui s'appuyent par l'intermédiaire d'un-revêtement facilitant le glissement sur la trajectoire de glissement formée par le bord superur du cylindre de béton armé précité. 6.- Dispositif selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que pour entratner en rotation la partie de tablier du pont sont disposées dans la partie supérieure de l'enveloppe du cylindre de béton armé précité, des butées écartées les unes des autres pour des presses hydrauliques qui s' appuient sur les butées se trouvant sur la partie de tablier du pont. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que sur la partie de tablier du pont sont disposées sur une trajectoire circulaire des butées suivant un écartement correspondant à la hauteur de levage des presses précitées0