La présente invention se rapporte â un procédé de fabrication de verre dans lequel on alimente en continu du verre fondu dans un puits et l'on étire en continu un ruban de verre vers le haut à partir de la surface du verre fondu, L'invention 5 se rapporte aussi à un dispositif destiné à la mise en oeuvre d'un tel procédé. Pour réaliser le procédé d'étirage du verre dont question ci-dessus, les conditions thermiques et rhéologiques dans le four, qui comprend des zones en arval du puits et le puits lui-10 même, ont une importance critique pour la qualité du verre étiré. Dans tous les cas, il est nécessaire que ces conditions soient telles qu'un ménisque très stable soit établi à la surface du "erre dans la zone d'étirage, mais la formation et le maintien d'un tel ménisque ne garantit nullement que le verre étiré sera 15 de bonne qualité. Le verre est étiré intérieurement dans le ménisque à partir de zones superficielles de verre fondu entourant le ménisque et les différences de température du verre qui existent inévitablement entre des zones superficielles à des distances différentes à partir des parois limites du four, combinées avec la 20 configuration complexe de 1'écoulement, tendent à empêcher la formation d'un ruban réellement plat et d'épaisseur pratiquement uniforme sur sa largeur, et produisent aussi des défauts optiques dus au mélange de courants composés de verre de viscosités différentes. Ces tendances deviennent plus prononcées quand la vitesse 2 5 d'étirage augmente. Les problèmes cités se présentent dans tous les procédés d'étirage. Grosso modo, les procédés d'étirage peuvent être divisés en deux catégories suivant la profondeur du puits dans la zone d'étirage. Il est possible d'utiliser d'une part un puits 30 peu profond dans lequel le verre alimente le ruban étiré à partir de la totalité de l'épaisseur du verre fondu dans le puits. Cette catégorie de procédés comprend le procédé Colburn classique dans lequel le ruban de verre étiré vers le haut à partir du four est plié sur un rouleau plleur puis est transporté à travers une 35 galerie de recuisson horizontale. Il est possible d'utiliser d'autre part un puits profond dans lequel le courant direct du verre vers la zone d'étirage se situe sur un courant de retour de verre plus froid venant de ia zone terminale du four. Cette catégorie de procédés comprend le procédé Pittsburgh classique dans 72 05462 2. 2131965 lequel le ruban de verre est étiré vers le haut à travers un caisson d'étirage vertical. De nombreuses modifications de ces procédés classiques sont possibles dans le cadre des deux catégories indiquées. Par 5 exemple, dans n'importe quel type de procédé, le ruban de verre peut être étiré à partir du puits suivant un certain angle par rapport à la verticale, et un ruban étiré à partir d'un four profond peut être plié sur un rouleau plieur au lieu d'être étiré à travers un caisson d'étirage vertical. 10 La demande de verre d'une grande qualité et l'exigence de vitesses de fabrication plus élevées ont stimulé une recherche continue des fabricants en vue de trouver les moyens de créer de meilleures conditions thermiques et rhëologiquesdans l'installation d'étirage, et des propositions nombreuses ont été faites ces 15 dernières années. Il a donc été proposé de porter à des températures particulièrement élevées des parties du fond et des parois latérales du four afin de réduire le freinage de l'écoulement le long des parois. Ce procédé ne crée pas des conditions favorables à 20 la fabrication de verre à vitres de haute qualité. En fait, il existe un risque accru que le verre étiré soit souillé par des grains de matériau réfractaire ou contienne des bulles de gaz. L'augmentation de la température du matériau réfractaire augmente sa tendance à la corrosion et à l'érosion. 25 La présente invention a pour objet de fournir un moyen de favoriser l'écoulement du verre dans le ruban en des endroits déterminés du four, et de réduire de cette façon des différences de composition et d'écoulement de courants de verre alimentant des parties différentes du ruban. L'invention a également pour 30 objet d'augmenter la vitesse d'étirage sans augmenter le risque de corrosion et d'érosion du matériau réfractaire que cette augmentation de vitesse entraînait jusqu'à présent. Suivant la présente invention, il est prévu un procédé de fabrication du verre à vitres dans lequel on alimente en conti-35 nu du verre fondu dans un puits et l'on étire en continu un ruban de verre vers le haut à partir de la surface du verre fondu, caractérisé par le fait que l'écoulement du verre fondu dans le ruban à partir d'au moins une partie du four est facilité, afin d'améliorer l'uniformité entre les courants de verre qui 72 05462 2131965 alimentent des parties différentes du ruban, en faisant passer un courant électrique à travers le verre fondu dans cette partie ou ces parties du four, entre des électrodes situées à des niveaux différents dans le four. 5 L'invention permet de faciliter l'écoulement du verre dans le ruban à partir de n'importe quelle partie donnée du four sans appliquer de La chaleur par l'extérieur des parois du four à des températures exceptionnellement élevées, ce qui impliquerait un risque important que le verre fondu alimentant le ruban soit 10 souillé par des grains du matériau réfractaire ou des bulles de gaz comme dit ci-dessus. L'amélioration de l'écoulement est obtenue en faisant passer un courant électrique à travers le verre fondu dans le four. Pour influencer l'écoulement du verre, les électrodes peuvent être placées dans n'importe quelle partie ou 15 dans n'importe quelles parties du four, dans une position contiguë ou non à une paroi du four. En appliquant le procédé conforme à l'invention, il se produit une amélioration de la stratification du verre dans le ruban étiré. C'est un fait connu qu'une stratification peu perturbée 20 a un effet favorable sur les propriétés optiques du verre à vitres. Par conséquent, cet autre résultat, rendu possible par l'invention, a une grande importance pratique. Il apparaît que le passage du courant électrique à travers le verre fondu dans le four a des effets composites. 25 Premièrement, le verre se trouvant entre les électrodes est chauffé, de sorte que son écoulement est facilité. La chaleur est produite par effet Joule dans la masse de verre et ne doit pas être transmise de l'extérieur à travers une paroi réfractaire du four. On a constaté que si un courant électrique traverse le 30 verre fondu entre des électrodes au même niveau, il se produit une turbulence ayant des effets néfastes sur la stabilité de l'écoulement vers la base du ruban étiré. Au contraire, la création d'une différence de potentiel entre des électrodes situées à des niveaux horizontaux différents dans le four tend à stabiliser la réparti-35 tion de courants du verre et à maintenir leur régime constant. Il est fait usage de préférence d'électrodes situées de telle sorte que la direction ou la direction moyenne du courant électrique soit verticale ou ait une composante verticale importante. Il est préféré en particulier qu'une telle direction ou 72 05462 A 2131965 direction moyenne forme au moins un angle de 45° par rapport à l'horizontale. Généralement, plus la direction du courant ou la direction moyenne du courant se rapproche de la verticale, plus l'effet stabilisateur sur les courants de verre est important et 5 plus le système électrique améliore la stratification du verre dans le ruban. Suivant une application préférée, un courant électrique traversant le verre fondu dans une partie au moins du four est établi entre au moins une paire d'électrodes situées de façon lO telle que le trajet le plus court entre elles soit vertical ou sensiblement vertical. Cette disposition d'électrodes est optimale en ce qui concerne la stabilisation du courant de verre. Il est avantageux, particulièrement pour l'application du procédé dans un four peu profond dans lequel du verre est 15 étiré à partir de toute l'épaisseur du verre fondu dans le four, de faire passer un courant électrique à travers le verre fondu dans au moins une partie du four, entre au moins une paire d'électrodes situées à des niveaux différents, une de ces électrodes étant située au fond du four ou dans une position proche du fond 20 du four. Le placement de cette dernière à un tel endroit facilite l'écoulement du verre fondu le long des zones du fond du four avec le résultat souhaitable de faciliter directement ou indirectement l'écoulement de courants de verre alimentant le ruban de verre étiré. 25 Suivant un autre mode préféré, particulièrement appli cable dans un procédé utilisant un four peu profond, un courant électrique traverse du verre fondu au moins dans une partie du four, entre une paire d'électrodes au moins situées à des niveaux dont l'espacement vertical dépasse la moitié de l'épaisseur du 30 verre fondu dans la partie du four dans laquelle ces électrodes sont placées. Si llépaisseur du verre varie sur ladite partie, la profondeur est prise à sa valeur maximale dans ladite partie. Ledit espacement vertical sera de préférence d'au moins trois quarts de ladite profondeur ou profondeur maximale. D'une façon 35 optimale, il existe une dite paire d'électrodes dont l'une est placée au fond du four ou dans une position proche du fond du four, et dont l'autre est placée au niveau de la surface du verre fondu ou dans une position proche de ce niveau. L'avantage 72 05462 S 2131965 d'employer une paire d'électrodes qui sont espacées verticalement dans une mesure notable comme il est indiqué ci-dessus est que le système électrique influence l'écoulement du verre fondu sur une profondeur notable de la masse de verre fondu. Dans un procédé à bain peu profond tel que mentionné 5 plus haut, il est préférable que le courant électrique traverse au moins une partie du verre fondu dans le four, entre une paire d'électrodes dont l'électrode inférieure forme partie de ou est placée directement sur la sole du "four. Ce placement d'une électrode inférieure est utile pour empêcher qu'il se produise une 10 zone stagnante dans la masse fondue où des grains de verre dévitrifié pourraient se former. Une électrode inférieure placée au fond du four comme dit ci-dessus peut être solide. Il est possible aussi qu'une telle électrode soit formée par une certaine quantité de métal 15 fondu ou de sel métallique fondu sur lequel flotte le verre fondu. Le flottage d'une partie au moins de la masse de verre fondu sur une couche de métal fondu ou de sel métallique fondu, contribue à faciliter l'écoulement du verre fondu en réduisant ou en évitant le freinage par frottement du verre fondu contre le 20 fond du four. Ceci est plus particulièrement intéressant dans des procédés à bain peu profond dans lesquels le verre fondu composant le ruban est étiré à partir de toute la profondeur du verre fondu dans le four. Il est possible naturellement de déposer une couche de métal fondu ou de sel métallique fondu au fond du four, pour 25 faciliter l'écoulement du verre, indépendamment du fait que ce métal fondu ou ce sel de métal fondu doit ou ne doit pas servir comme une des électrodes. Dans certaines applications très avantageuses de l'invention, on fait passer un dit courant électrique entre des 30 électrodes situées aux niveaux ou près des niveaux supérieur et inférieur d'une partie du four à partir de laquelle du verre fondu alimente le ruban. Dans de tels procédés, la couche de verre fondu alimentant le ruban est soumise à l'influence du courant électrique sur toute la profondeur d'une telle couche. 35 Dans un procédé à bain peu profond, une électrode faisant partie d'une paire est placée au fond du four ou près du fond du four, et l'autre électrode d'une telle paire est placée au niveau de la surface ou près du niveau de la surface du verre fondu dans le 72 05462 i 2131965 four afin d'obtenir cet avantage. Dans un procédé à bain profond dans lequel l'écoulement du verre fondu dans le ruban est un écoulement de verre fondu situé dans une partie supérieure du four, on emploie de préférence au moins une paire d'électrodes dont l'élec-5 trode inférieure est placée au niveau le plus bas ou près du niveau le plus bas d'un tel écoulement. Dans certaines applications de l'invention, un tel courant électrique est maintenu à travers le verre fondu situé dans une partie du four qui se trouve directement à l'arrière de 10 la zone d'étirage, le four étant vu en plan. Le placement d'électrodes pour entretenir un courant électrique dans cette partie du puits facilite l'écoulement du verre fondu dans la partie arrière du ruban, c'est-à-dire la face du ruban la plus éloignée de l'extrémité d'alimentation du four. La différence entre les courants 15 de verre alimentant les faces avant et arrière du ruban est souvent en grande partie responsable de la limitation de la vitesse d'étirage, que l'on ne peut dépasser si l*on veut obtenir un verre étiré d'une qualité acceptable. Le passage d'un courant électrique entre des électrodes situées à des niveaux différents et dans 20 une partie du verre fondu qui se trouve à 1'arrière de la zone d'étirage comme indiqué ci-dessus permet d'augmenter la vitesse d'étirage sans que le ruban se déforme ou montre une stratification médiocre. Un courant électrique de ce genre est entretenu de 2 5 préférence entre des électrodes qui, en regardant le four en plan, se trouvent directement à l'arrière de la zone d'étirage comme il a été dit plus haut, l'électrode supérieure de cette paire au moins étant espacée de l'extrémité arrière du four. Dans ce cas, l'écoulement du verre dans la face arrière du ruban est facilité 30 sans produire des courants de verre rapides contre ladite paroi de l'extrémité arrière, lesquels pourraient entraîner des grains de matière dévitrifiée dans la zone d'étirage. Il est également avantageux d'établir un courant électrique à travers du verre fondu se trouvant près d'une paroi 35 latérale du four. Par ce moyen, il est possible de réduire ou d'éviter la disparité entre les courants alimentant d'une part la partie centrale du ruban et d'autre part un bord du ruban sans augmenter, et souvent même en réduisant la corrosion ou l'érosion de la paroi latérale du four. Ce résultat s'obtient de préférence 72 05462 2131965 en plaçant les électrodes de façon telle qu'en regardant le four en plan elles se trouvent dans une zone proche d'une extrémité du ménisque par laquelle le verre pénètre dans un bord du ruban. Dans le cas où l'on fait passer un courant électrique à travers le ver-5 re fondu situé près d'une paroi latérale du four comme il est indiqué plus haut, il est préférable naturellement de faire également passer un courant électrique à travers le verre fondu se trouvant près de l'autre paroi latérale du four de sorte que des conditions d'écoulement similaires déterminent la formation des deux bords du 10 ruban. L'amélioration de l'écoulement du verre fondu dans les parties marginales du ruban diminue la surface des parties marginales du ruban mises au rebut quand le ruban est coupé. L'invention concerne aussi un dispositif pour étirer 15 du verre, ledit dispositif comprenant un four ayant une extrémité d'alimentation par laquelle un puits d'étirage est alimenté en continu et des moyens pour étirer en continu un ruban de verre vers le haut à partir de la surface du verre dans le puits d'étirage, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens pour 20 faire passer un courant électrique à travers le verre fondu dans une partie du four au moins où les courants du verre fondu s'écoulent vers un bord ou vers l'arrière du ruban, lesdits moyens comprenant une source de potentiel électrique raccordée à une paire d'électrodes au moins situées à des niveaux différents dans le 25 four. Avec ce dispositif, il est possible de produire une quantité de chaleur appréciable dans la masse de verre fondue pour créer des courants stabilisés, plus rapides, dans une ou plusieurs zones critiques. Par conséquent, le dispositif permet d'étirer 30 du verre à vitres de bonne qualité à une vitesse plus élevée que celle qui serait possible normalement. Suivant des modes préférés de l'invention, il existe au moins une paire d'électrodes placées S des niveaux différents dans le four et disposées de telle sorte que la direction ou la 3direction moyenne du trajet du courant électrique entre elles forme un angle de plus de 453 avec l'horizontale. Dans d'autres applications préférées, il existe au moins une paire d'électrodes placées à des niveaux différents dans le four, disposées de telle sorte que le trajet le plus court entre elles soit vertical ou 72 05462 f 2131965 pratiquement vertical. Il est avantageux qu'une électrode au moins soit constituée de métal fondu. Dans ce cas, des courants de convection dans le métal fondu coopèrent au maintien d'une température cons-5 tante à la surface de l'éLect.rode, même si elle est de grande surface. Il est avantageux que les moyens électriques comprennent au moins une électrode fabriquée en une matière solide. Il est préférable qu'une telle électrode solide soit constituée d'une 10 matière du groupe suivant : métaux nobles réfractaires, graphite, molybdène et oxydes réfractaires conducteurs de l'électricité, tels que Sn02» La matière en laquelle l'électrode est fabriquée peut éventuellement contenir un agent de dopage. De telles électrodes solides se comportent bien au contact du verre fondu et 15 peuvent s'employer pour l'électrode inférieure et/ou supérieure d'une paire d'électrodes. Un autre avantage d'une électrode solide est de pouvoir être conformée de façon à obtenir une densité et une répartition de courant prédéterminées. Suivant une autre caractéristique avantageuse, les 20 moyens électriques comprennent au moins une électrode constituée d'un sel fondu conducteur de l'électricité. Une électrode de ce genre ou en un métal fondu peut se remplacer facilement, même pendant le fonctionnement du four. Les moyens électriques du dispositif comprennent de 25 préférence au moins une électrode placée au niveau ou presque au niveau du fond du four. L'avantage de cette disposition apparaîtra en fonction de ce qui a été dit concernant la caractéristique correspondante du procédé. De façon avantageuse, il existe au moins une paire 30 d'électrodes placées à des niveaux dont l'espacement vertical dépasse la moitié de la profondeur et de la profondeur maximale du verre fondu dans la partie du four où ces électrodes sont placées et dépasse de préférence les trois quarts de cette profondeur. De façon optimale, le dispositif comprend au moins 35 une paire d'électrodes dont l'une est placée au fondu du four ou dans une position voisine et dont l'autre est placée au niveau de la surface du verre fondu ou dans une position voisine. Les' moyens électriques du dispositif comprennent de préférence au moins une électrode formant partie de (ou placée sur} 72 05462 9 2131965 la sole du four. Une telle disposition coopère à la réduction du freinage de l'écoulement de courants horizontaux au fond du four et au maintien du verre à cet endroit à une température plus élevée. Ce fait empêche la formation de grains de verre dévitrifié 5 qui pourraient être entraînés dans les courants alimentant le ruban. Dans certains modes avantageux du dispositif suivant l'invention, des électrodes sont placées aux niveaux ou près des niveaux respectivement supérieur et inférieur dTune partie du four 10 à partir de laquelle le verre fondu alimente le ruban. Une couche de verre fondu alimentant le ruban est dès lors influencée par le courant électrique sur toute l'épaisseur d'une telle couche. Dans un procédé à bain profond, tel qu'un procédé Pittsburgh classique, dans lequel le ruban est alimenté par un courant superficiel de 15 verre, il est particulièrement avantageux de prévoir une paire d'électrodes comprenant une électrode inférieure placée au niveau le plus bas ou près du niveau le plus bas dudit courant superficiel. Importantes également sont des applications du dispo-20 sitif dans lesquelles il existe une paire d'électrodes à des niveaux différents, l'électrode supérieure d'une telle paire étant placée directement derrière la zone d'étirage, le four étant vu en plan. Cette disposition des électrodes contribue à accélérer l'écoulement du verre dans la face arrière du ruban sur la partie 25 centrale principale de sa largeur. Dans un tel dispositif muni d'une électrode supérieure placée directement à l'arrière de La zone d'étirage, l'électrode inférieure qui coopère â 1 *accéLération est placée aussi de préférence à un endroit situé derrière la zone d'étirage, le four étant 30 vu en plan. Le placement d'électrodes de façon telle que la direction générale du trajet du courant électrique entre elles soit pratiquement verticale et dans une position située directement derrière la zone d'étirage est particulièrement intéressant parce que le courant électrique entre les éLectrodes stabilise la 35 position et la forme du ménisque et réduit ou supprime certains défauts qui ont tendance à se produire dans le ruban de verre, entre autres, une variation de l'épaisseur du ruban sur sa largeur. Le dispositif suivant l'invention comprend avantageusement au moins une paire d'électrodes placées à des niveaux 72 05462 ■io 2131965 différents du four, l'électrode supérieure de cette paire étant située dans une zone latérale du four le long de laquelle des courants de verre s'écoulent vers les bords du ruban. puand un courant électrique passe à travers le verre du four entre une 5 paire d'électrodes de ce genre, le courant de verre passant le long de la paroi voisine est accéléré, ce qui contribue à augmenter la vitesse d'étirage maximale admissible, La chaleur est dissipée directement dans le verre fondu de sorte qu'il existe un risque moindre d'augmentation de la corrosion de la paroi latérale 10 que si de la chaleur était appliquée directement sur la paroi pour être transmise au verre fondu. L'électrode inférieure de ladite paire est placée de préférence sensiblement directement sous l'électrode supérieure de sorte que le trajet du courant électrique est pratiquement vertical, situation souhaitable pour obtenir 15 une stabilité optimale du courant de verre fondu. Dans le dispositif comprenant une paire d'électrodes dont l'électrode supérieure est dans une paroi latérale ou conti-guë à une paroi latérale du four comme indiqué plus haut, l'électrode supérieure est placée de préférence à proximité d'une extrë-20 mité delà zone d'étirage où le verre fondu alimente un bord du ruban. Le placement des électrodes de façon telle que le courant passant entre elles influence directement les courants de verre alimentant un bord du ruban a un effet stabilisateur sur la position et la forme de ces courants. Par conséquent, cette dis-25 position intervient pour réduire la largeur des bords à découper du ruban et à mettre au rebut, par suite d'une épaisseur excessive du verre en ces bords. Deux ou plusieurs montages d'électrodes tels qu'ils ont été spécifiées plus haut peuvent être combinés dans un seul 30 dispositif. Il peut donc exister deux ou plusieurs paires d'électrodes situées à des endroits différents du four, par rapport à la zone d'étirage. Suivant une forme particulièrement avantageuse du dispositif, le système d'électrodes comprend des électrodes supérieures placées à proximité des parois latérales opposées du 35 four et de part et d'autre du plan d'étirage. Il est possible ainsi de maintenir des courants électriques à travers le verre fondu qui alimente les bords du ruban, et ces courants électriques peuvent être réglés pour influencer les caractéristiques d'écoulement du verre fondu. 72 05462 2131965 Une disposition très satisfaisante est celle dans laquelle des électrodes supérieures sont placées en des zones latérales du four de part et d'autre du plan d'étirage et très rapprochées, Avec une telle disposition, il est possible d'équilibrer 5 l'écoulement de L'alimentation du verre dans les bords du ruban de part et d'autre dudit plan d'étirage. Des avantages résultent également du placement d'au moins une électrode supérieure exactement contre une paroi du four. De cette façon, Le verre en contact avec la paroi du four 10 s'échauffe, ceci contribuant à empêcher La formation de grains dévitrifiés due à la présence de zones stagnantes relativement froides dans la masse de verre fondu contiguë à une telle paroi. L'électrode supérieure ou au moins une électrode supérieure peut être comprise dans une paroi du four. Une telle élec-15 trode supérieure peut être placée de façon qu'elle soit submergée totalement dans le verre fondu, ou qu'une partie supérieure de l'électrode fasse saillie au-dessus du niveau de ce verre fondu à condition que la partie qui dépasse ne soit pas exposée à une atmosphère corrosive pour l'électrode. Une telle électrode peut 20 avoir une longue durée d'utilisation, malgré qu'une certaine corrosion de l'électrode soit inévitable. Bien que L'on obtienne des avantages en plaçant une électrode supérieure contre ou dans une paroi du four comme indiqué plus haut, certains avantages peuvent être obtenus également au moyen d'une telle électrode 25 supérieure quelque peu écartée de cette paroi. Une telle électrode peut être en forme de plaque ou de corps moulé dans une matière réfractaire conductrice de l'électricité. L'électrode peut être complètement ou incomplètement immergée dans le verre fondu, à condition qu'une telle partie supérieure ne soit pas 30 exposée à une atmosphère trop corrosive. Au moyen d'une électrode supérieure quelque peu écartée d'une paroi, plusieurs avantages peuvent être obtenus. Premièrement, les moyens de chauffage peuvent être rapprochés de la zone d'étirage et la consommation d'énergie pour produire un effet donné sur l'écoulement du verre 35 dans cette zone est réduite . Deuxièmement, la vitesse d'écoulement du verre fondu contre la paroi du four à la ligne de flottaison est réduite et par conséquent aussi la corrosion de la paroi réfractaire. En outre, une telle disposition d'électrodes contribue à empêcher le passage dans la zone d'étirage de grains du 72 05462 2131965 matériau réfractaire corrodé qui peuvent se détacher de la paroi. De préférence, l'électrode supérieure ou une électrode supérieure est conformée de façon à obtenir une répartition prédéterminée de la densité du courant électrique, en tenant compte 5 de la température et d'autres conditions régnant dans la zone où l'électrode est placée. L'électrode supérieure ou une électrode supérieure peut être par exemple en forme de plaque. La répartition du courant électrique peut être telle qu'on obtient un chauffage intense à des endroits choisis, par exemple pour empêcher 10 la dévitrification. Il est aussi possible de donner à l'électrode supérieure une forme telle que l'on obtienne une répartition aussi uniforme que possible de la densité du courant électrique. Si la densité du courant électrique est trop élevée, il existera un risque de formation de bulles dans la masse de verre fondu, les sur- 15 faces efficaces des électrodes seront donc choisies pour éviter cette situation. Certains exemples de l'invention, nullement limitatifs, sont décrits ci-dessous, en se référant aux figures schématiques suivantes : 20 La figure 1 est une élévation en coupe transversale verticale d'un puits d'étirage du verre du type Pittsburgh selon 1.' invention. La figure 2 est une élévation en coupe transversale verticale d'un puits d'étirage du verre du type Colburn utilisant 2 5 l'invention. La figure 3 est une vue, similaire à la figure 2, d'une autre installation du type Colburn selon l'invention. La figure 4 est une vue en plan de l'installation présentée à la figure 3. 30 La figure 5 est une élévation en coupe transversale verticale d'une autre installation du type Colburn selon l'invention. Les figures 6 et 7 représentent deux formes différentes d'électrodes utiles pour l'application de l'invention. 3 5 La figure 8 est une élévation en coupe transversale verticale d'une autre installation du type Colburn selon l'invention . L'installation représentée en figure 1 comprend un puits d'étirage muni d'une sole 1, d'une paroi arrière ou 72 05462 ■4$ 2131965 cul-de-sac 2 et de parois latérales 3 dont ane seulement est visible sur le dessin. Ce puits contient un bain 4 de verre fondu. Une barre d'étirage 5 est immergée dans le bain de verre fondu sous un ménisque 6 fjrmê à la surface du bain de verre fondu, ménis-5 que à partir duquel un ruban continu de verre 7 est étiré vers le haut. Dans Le bain de verre fondu, à une certaine distance en aval du plan vertical du ruban 7 et à une certaine distance en amont de la paroi arrière 2 du puits, des électrodes supërieu-10 res 8 et inférieures 9 sont connectées à une source de courant alternatif. Un courant électrique est maintenu entre les électrodes pendant l'étirage du verre. On notera que les électrodes sont immergées à une faible profondeur du bain de verre fondu. Elles se trouvent en fait à des niveaux qui correspondent respectivement 15 aux niveaux supérieur et inférieur du courant direct d'alimentation de verre, à l'endroit du puits où ce courant direct monte en direction de la face arrière du ruban. Les électrodes peuvent s'étendre sur la pLus grande partie de la largeur du puits et ont de préférence pratiquement La même Longueur que La Largeur du 20 ruban. L'action du courant électrique entre Les électrodes favorise L'écoulement de ce verre fondu vers Le haut jusque dans la face arrière du ruban. Par conséquent, ia vitesse d'étirage maximale peut être fortement accrue. La vitesse d'étirage d'un ruban de verre de 4 mm d'épaisseur peut être ainsi portée de 55 mètres 25 à l'heure à 95 mètres à l'heure. L'ëLectrode 8 peut être en oxyde d'étain et l'électrode 9 peut être en molybdène. Ces matières pour les électrodes sont citées seulement à titre d'exemple. Autre possibilité ; L'électrode 7 et/ou L'ëLectrode 8 pourraient être constituées de platine. 30 Le dispositif représenté à la figure 2 comprend un puits peu profond muni d'une sole 10, d'une paroi terminale arrière IL et des parois Latérales L2 dont une seulement est visible sur 1a figure. Le puits contient un bain de verre fondu à partir de La surface duquel du verre fondu est étiré sous forme 3 5 d'un ruban continu 13 à partir d'un ménisque 14. Le ruban de verre L3 est étiré vers le haut à travers une chambre de recuit verticale (non représentée). Comme autre possibilité, le ruban pourrait passer sur un rouleau plieur et dans une galerie de recuisson horizontale. 72 05462 2131965 Deux électrodes 15 et 16 superposées sont placées dans la zone du puits se trouvant en arrière du ruban de verre étiré. L'électrode supérieure 15 se compose d'une masse de matière fondue, conductrice de l'électricité, flottant à la surface du 5 bain entre le ménisque 14 et la paroi terminale arrière 11 du puits. Dans l'installation représentée sur la figure, l'électrode supérieure est constituée d'une masse de MgCl2- L'électrode supérieure pourrait également être constituée d'un autre sel métallique fondu, conducteur de l'électricité, par un métal fondu, ou par 1Q un alliage de métaux fondus de poids spécifique inférieur à celui du verre fondu. La matière fondue constituant l'électrode supérieure occupe la surface délimitée par les parois terminale arrière 11 et latérale 12 du puits et par le ruban 13. L'électrode inférieure 16 est une plaque en platine ou en une autre matière 15 conductrice de l'électricité et est placée'sur la sole 10 du puits. Les électrodes 15, 16 sont connectées aux bornes d'une source de courant alternatif. Une source de courant continu pourrait être éventuellement utilisée. Le courant de verre fondu qui s'écoule sous la zone 20 d'étirage, vers la paroi terminale arrière et monte pour former la face arrière du ruban est chauffé par le courant électrique passant entre les électrodes 15 et 16. L'écoulement du verre dans la face arrière du ruban est donc facilité et permet l'obtention d'un ruban d'une qualité particulièrement bonne quant à ses pro-25 priétés superficielles et optiques. En outre, il est possible d'étirer un ruban d'une qualité donnée à une vitesse plus grande que cela n'a été possible jusqu'à présent. La surface importante des électrodes 16 et 17 permet de maintenir la densité de courant à proximité des électrodes à 30 moins de 0,5 ampère par centimètre carré; de la sorte, il n'existe pratiquement pas de risques de formation de bulles, lesquelles seraient entraînées dans le ruban de verre. Si l'électrode liquide 15 est souillée, elle peut être remplacée facilement sans interrompre la fabrication du ruban de verre. L'épaisseur de cette 35 électrode peut aussi être modifiée en cours d'étirage. En se référant aux figures 3 et 4, on voit un puits peu profond comprenant une sole 18, une paroi terminale arrière 19 et des parois latérales 20, 21. Des électrodes supérieures et inférieures sont placées dans le bain de verre fondu en amont de 72 05462 2131965 la zone d'étirage où le verre est étiré vers le haut sous forme d'un ruban continu 22 à partir d'un ménisque 23 formé en surface du bain de verre fondu. Il existe deux électrodes supérieures 24, 25 placées à une faible profondeur au-dessous de la surface du 5 bain et à des endroits proches des parois latérales opposées 20, 21 du four, et deux électrodes inférieures 26, 27 placées sur la sole 18 et au-dessous des électrodes supérieures respectivement 24 et 25. Les électrodes solides 24, 25, 26 et 27 sont connectées à une source de tension alternative constituée d'un transformateur 28 dont la 10 tension de sortie est suffisante pour entretenir des courants électriques importants dans le bain de verre fondu, entre les électrodes 24, 26 d'une part, et les électrodes 25 et 27 d'autre part. Les courants électriques maintiennent donc le verre fondu qui se trouve à proximité des parois latérales 20, 21 et qui s'écoule 15 vers la zone d'étirage, dans un état plus fluide, de sorte qu'il n'existe pas ou peu de disparité dans les vitesses d'écoulement des nappes de verre qui formeront respectivement l'une et l'autre faces de la feuille. Par conséquent, la vitesse d'étirage peut être plus élevée que dans une installation conventionnelle. En 20 utilisant de tels courants électriques pour l'étirage d'un ruban de verre de 2 mm d'épaisseur, on a constaté la possibilité de porter la vitesse d'étirage de 100 mètres à l'heure à environ 140 mètres à l'heure. La figure 5 représente une installation d'étirage du 25 type Libbey-Owens comprenant un puits peu profond muni d'une sole 29, d'une paroi terminale arrière 30 et des parois latérales 31 dont une seulement est représentée sur le dessin. Du verre fondu est introduit dans le puits et s'écoule continuellement vers la paroi terminale arrière 30. A un endroit situé à une 30 certaine distance en amont de la paroi terminale arrière 30, le verre fondu est étiré vers le haut à partir de la surface du verre fondu sous forme d'un ruban continu 32, à partir d'un ménisque 33, Le ruban passe sur un "rouleau plieur" 34 et se dirige ensuite dans une direction pratiquement horizontale à travers une 3 5 galerie de recuit 'non représentée). En aval de la zone d'étirage, il existe une paire d'électrodes 35, 36 s'étendant sur la plus grande partie de la largeur (en projection horizontale) du ruban, et l'on dispose d'autres électrodes le long des parois latérales. Ces autres électrodes comprennent deux électrodes 72 05462 2131965 supérieures et une électrode inférieure unique. Les électrodes supérieures sont placées à une courte distance en-dessous de la surface du bain et contre les parois latérales opposées du four ou à proximité de ces parois. Seule une des électrodes supérieu-5 res, l'électrode 37 est représentée sur le dessin. L'électrode tnférieure36 est disposée dans la sole 29 du four et s'étend sur la plus grande partie de sa largeur. Les électrodes supérieures 35 et 37 sont des électrodes solides. Par exemple, ces électrodes supérieures peuvent être des plaques en tungstène. Les électrodes 10 inférieures 36 et 38 sont formées de masses de matière fondue conductrice de l'électricité, de i'étain fondu, par exemple. Les électrodes 35, 36 sont connectées à une source de courant alternatif 39, tandis que les électrodes 37 et 38 sont connectées à une autre source de courant alternatif mon représentée). 15 Les courants électriques qui traversent le verre fondu entre les électrodes 37 et 38, maintiennent ce verre qui s'écoule le long de la paroi latérale du four dans un état suffisamment fluide, tandis que le courant électrique qui passe entre les électrodes 35, 36 échauffe le courant de verre fondu qui s'élève en 20 aval de la zone d'étirage et alimente la face arrière du ruban. Il est préférable de limiter à 0,5 ampère par cm carré les densités du courant à proximité des électrodes de façon à éviter le risque de formation de bulles aux électrodes, ce qui nuirait à la qualité optique du verre. Le maintien des divers cou-2 5 rants électriques favorise l'uniformité des vitesses d'écoulement d'une part entre les masses de verre en amont et en aval de la zone d'étirage, et d'autre part entre respectivement les masses de verre alimentant la partie centrale du ruban et les bords du ruban. En adoptant le système d'électrodes décrit ci-30 dessus, on a constaté qu'il était possible d'augmenter la vitesse d'étirage d'un ruban de verre de 2 mm d'épaisseur de 120 jusqu'à 190 mètres à l'heure environ. Les figures 6 et 7 représentent d'autres formes possibles d'électrodes qui peuvent s'employer dans tout procédé 35 ou dispositif suivant l'invention. L'électrode représentée à la figure 6 a un profil arqué, tandis que celle représentée à la figure 7 est plate avec un bord supérieur en bourrelet. Les figures 6 et' 7 sont présentées uniquement à titre d'exemples de différentes formes d'électrodes capables de limiter la densité 72 05462 2131965 du courant électrique et/ou d'obtenir une répartition déterminée de la densité du courant électrique; celle-ci doit être suffisamment faible pour éviter la formation de bulles de gaz. Les formes et dispositions des électrodes représentées aux figures 6 et 7 5 contribuent en outre à empêcher La formation de matière dévitri-fiée Le Long de La paroi adjacente du four, LaqueLle peut être une paroi soit terminale soit latérale, ou en tout cas à réduire l'entraînement de matières dévitrifiées vers la zone d'étirage. La figure 8 représente-un puits peu profond constitué 10 d'une sole 42, d'une paroi terminale arrière 43 et des parois latérales dont seule la paroi 44, est visible sur le dessin. Du verre fondu est étiré à partir de la surface du bain sous forme d'un ruban continu 45 à partir d'un ménisque 46, lequel ruban passe autour d'un rouleau plieur 47 avant de poursuivre sa course 15 de façon pratiquement horizontale. En variante, le ruban pourrait également être étiré vers le haut à travers un caisson de recuit vertical. On fait passer un courant électrique à travers le verre fondu dans le four entre une électrode supérieure 48 et une 20 électrode inférieure 49. L'électrode 48 est constituée par une plaque de matière conductrice de l'électricité. L'électrode inférieure est constituée par une masse de matière fondue conductrice de l'électricité contenue dans une cavité de la sole 42 et s'étendant sur toute 1a largeur du four et de part et d'autre du 25 plan d'étirage. La présence de cette matière fondue facilite l'écoulement des courants inférieurs de verre. Si on le désire, d'autres électrodes supérieures peuvent être prévues près du niveau supérieur du verre fondu, sur les parois latérales du four ou à côté de ces parois, en amont et/ou en aval de la zone d'éti-30 rage. Si, en outre, des électrodes sont installées dans la zone terminale de la zone d'étirage, La vitesse d'étirage, dans le cas d'un ruban de 4 mm d'épaisseur, peut s'élever jusqu'à 100 mètres à l'heure ou même plus. Même en étirant du verre de cette épaisseur à cette vitesse d'étirage élevée, on obtient une stabilité 35 parfaite de la forme et de la position du ménisque. Ces exemples ne sont pas limitatifs et l'on ne sortirait pas du cadre de l'invention en y apportant des modifications. 72 05462 2131965 REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de verre dans lequel on alimente en continu du verre fondu dans un puits, et l'on étire en continu un ruban de verre vers le haut à partir de la surface du verre fondu, caractérisé par le fait que l'écoulement du verre 5 fondu dans le ruban à partir d'au moins une partie du four est facilité, afin d'améliorer l'uniformité entre les courants de verre qui alimentent des parties différentes du ruban, en faisant passer un courant électrique à travers le verre fondu dans cette partie ou ces parties du four, entre des électrodes situées à 10 des niveaux différents dans le four. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les électrodes sont disposées de telle sorte que la direction ou la direction moyenne du courant électrique forme au moins un angle de 45° par rapport à l'horizontale. 15 3. Procédé suivant l'une ou les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on dispose au moins une paire d'électrodes de telle sorte que le trajet le plus court entre elles est vertical ou sensiblement vertical. 4. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, 20 caractérisé en ce que l'on utilise une paire d'électrodes comprenant une électrode inférieure située au fond du four ou dans une position proche du fond du four. 5. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on place des électrodes à des niveaux 25 dont l'espacement vertical vaut au moins les trois quarts de l'épaisseur ou de l'épaisseur maximale du verre fondu dans la partie du four ou lesdites électrodes sont placées. 6. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on fait passer un courant électrique à 30 travers le verre fondu dans le four entre des électrodes dont l'une est placée au fond du four ou dans une position proche du fond du four, et dont l'autre est placée au niveau de la surface du verre fondu ou dans une position voisine de ce niveau. 7. Procédé suivant 11 une des revendications 1 à 6, 35 caractérisé en ce que l'on fait passer un courant électrique à travers une partie au moins du verre fondu dans le four, entre une paire d'électrodes dont l'électrode inférieure forme partie de 72 05462 49 2131965 ou est placée directement sur la sole du four. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'on dispose une électrode, formée par une masse de métal fondu ou de sel métallique fondu, sur la sole du four. 5 9. Procédé suivant 1'une des revendications 4 à 8, caractérisé en ce que l'on fait passer un courant électrique entre des électrodes situées aux niveaux supérieur et inférieur -ou près de ce niveaux - d'une partie du four à partir de laquelle le verre fondu alimente le ruban. 10 10. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, dans lequel le verre qui alimente le ruban provient d'un courant superficiel de verre, caractérisé en ce que l'on dispose une paire d'électrodes comprenant une électrode inférieure placée au niveau le plus bas de ce courant ou près de ce niveau. 15 11. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'on fait passer un courant électrique à travers le verre situé en aval du plan d'étirage. 12. Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que l'on fait passer un courant électrique entre des élec- 20 trodes supérieure et inférieure situées à l'aval du plan d'étirage, l'électrode supérieure au moins étant espacée de l'extrémité arrière du four. 13. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'on fait passer un courant électrique à 25 travers le verre fondu longeant une paroi latérale du four. 14. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que l'on fait passer un courant électrique entre des électrodes situées à proximité d'un bord du ménisque à partir duquel le verre alimente un bord du ruban. 30 15. Procédé suivant l'une des revendications 13 et 14, caractérisé en ce que l'on fait passer un courant électrique à travers le verre fondu longeant les deux parois latérales du four. 16. Dispositif pour étirer du verre comprenant un four ayant une extrémité d'alimentation par laquelle un puits 35 d'étirage est alimenté en continu, et des moyens pour étirer en continu un riiban de verre vers le haut à partir de la surface du verre dans le puits d'étirage, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour faire passer un courant électrique à travers le verre fondu dans une partie du four au moins où les courants de 72 05462 2131965 verre fondu s'écoulent vers un bord ou vers la face arrière du riiban, lesdits moyens comprenant une source de potentiel électrique connectée au moins une paire d'électrodes placées à des niveaux différents dans le four. 5 17. Dispositif suivant la revendication 16, caractéri sé en ce qu'il comporte des électrodes placées de telle sorte que la direction ou la direction moyenne du trajet du courant électrique entre elles forme un angle de plus de 45° avec l'horizontale. 18. Dispositif suivant la revendication 17, caractéri-10 sé en ce qu'il comporte des électrodes placées de telle sorte que le trajet le plus court entre elles est vertical ou sensiblement vertical. 19. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 18, caractérisé en ce qu'une électrode au moins est composée de 15 métal fondu. 20. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 19, caractérisé en ce qu'une électrode au moins est constituée d'une matière solide. 21. Dispositif suivant la revendication 20, caractéri-20 sé en qu'une électrode au moins est constituée d'une matière solide (éventuellement additionnée d'un agent de dopage) choisie dans le groupe métaux nobles réfractaires, graphite, molybdène et oxydes réfractaires conducteurs de l'électricité, tels que Sn02. 22. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 25 21, caractérisé en ce qu'une électrode au moins est composée d'un sel métallique fondu conducteur de l'électricité. 23. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 22, caractérisé en ce qu'une électrode au moins est placée au niveau ou près du niveau du fond du four. 30 24. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 23, caractérisé en ce qu'il comporte une paire d'électrodes au moins, placées à des niveaux différents, leur espacement vertical valant au moins les trois quarts de la profondeur ou de la profondeur maximale du verre fondu dans la partie du four ou lesdites 35 électrodes sont placées. 25. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 24, caractérisé en ce qu'il comporte une paire d'électrodes au moins dont l'une est placée au fond du four ou à un niveau voisin, et dont l'autre est placée à la surface du verre fondu ou à un 17 0546? 2131965 niveau voisin. 26. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 25, caractérisé en ce qu'il comporte une paire d'électrodes au moins dont l'une forme partie de ou est placée sur la sole du 5 four. 27. Dispositif suivant l'une des revendications 23 à 26, caractérisé en ce qu'il comporte des électrodes placées aux niveaux, ou près des niveaux, supérieur et inférieur d'une partie du four à partir de laquelle le ve'rre fondu alimente le ruban. 10 28. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 22, dans lequel le verre qui alimente le ruban provient d'un courant superficiel de verre, caractérisé en ce qu'il comporte une paire d'électrodes, dont l'électrode inférieure est placée au niveau le plus bas ou près du niveau le plus bas dudit courant. 15 29. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 28, caractérisé en ce qu'il comporte une paire d'électrodes à des niveaux différents, l'électrode supérieure au moins étant placée en aval du plan d'étirage. 30. Dispositif suivant la revendication 29, caractéri- 20 sé en ce que les électrodes supérieure et inférieure sont placées en aval du plan d'étirage. 31. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 30, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une paire d'électrodes situées à des niveaux différents, l'électrode supérieure 25 au moins se trouvant dans une région latérale du four le long de laquelle des courants de verre s'écoulent vers un bord du ruban. 32. Dispositif suivant la revendication 31, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une paire d'électrodes situées à des niveaux différents, les électrodes supérieure et inférieure 30 étant placées dans une région latérale du four. 33. Dispositif suivant l'une ou les revendications 31 à 32, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une paire d'électrodes situées à des niveaux différents, l'électrode supérieure étant placée en aval du plan d'étirage à un endroit où du verre 35 fondu alimente un bord du ruban. 34. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 33, caractérisé en ce qu'il comporte des paires d'électrodes situées à des niveaux différents, comprenant des électrodes supérieures placées dans des régions latérales du four et de part 72 05462 2131965 et d'autre du plan d'étirage. 35. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 34, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une paire d'électrodes dont l'électrode supérieure au moins est disposée contre une paroi du four. 36. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 35, caractérisé en ce qu'au moins une électrode supérieure est incorporée dans une paroi du four. 37. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 36, caractérisé en ce qu'au moins une électrode supérieure est espacée par rapport à une paroi du four. 38. Dispositif suivant l'une des revendications 16 à 37, caractérisé en ce qu'au moins une électrode supérieure est conformée pour obtenir une répartition prédéterminée de la densité du courant électrique. 39. Verre qui a été étiré grâce à un procédé suivant une des revendications 1 à 13.