La présente invention concerne un système pour détecter la rupture effective des ouvrages d'art tels que des ponts ou des barrages, particulièrement en maçonnerie. La rupture effective, c'est-à-dire complète ou quasi complète de tels ouvrages peut être à l'origine de graves dangers pour la population environnante ou pour les usagers. Or, dans la plupart des cas, les agglomérations sont construites à une distance relativement importante des barrages, de sorte qu'un certain délai s'écoule entre la rupture du barrage et ses effets catastrophiques sur la population. De même, dans le cas des ponts, il en existe un nombre important dont la fréquentation est suffisamment modérée pour qu'à un instant donné la distance moyenne entre le pont et un véhicule qui s'y dirige ne soit pas négligeable. Dans les deux cas, il peut donc être avantageux de donner immédiatement une alerte pour permettre respectivement une évacuation rapide de la population ou la mise en service de barrages routiers ou ferroviaires. On connaît, au moins dans le cas des barrages, des systèmes ayant pour but de déceler des débuts de fissuration ou des déformations qui, même très faibles, doivent retenir l'attention car elles sont annonciatrices, à plus ou moins long terme, dtin- cidents plus graves. Ces systèmes comprennent, en général, des jauges de contrainte placées dans un circuit électrique, c'est-àdire des conducteurs incorporés à l'ouvrage et disposés transversalement aux directions probables des lignes de fracture éven- tuelles de l'ouvrage et présentant des caractéristiques mécaniques telles que toute traction sur cette jauge se traduise par une variation des caractéristiques électriques du circuit. I1 en résulte que toute évolution de la structure de l'ouvrage, dangereuse ou non, à court terme ou à long terme, donne lieu à un signal normalement réservé à l'interprétation des spécialistes dans le cadre d'une étude évolutive d'ensemble. Ce genre de système n'est pas susceptible de résoudre le problème posé par l'invention, pour plusieurs raisons. D'abord, les anomalies qu'ils décèlent ne sont annon ciatrices d'une rupture instantanée ou imminente que dans un nombre infime de cas. Ensuite, si leur fiabilité est douteuse, l'efficacité des travaux de surveillance de l'ouvrage peut en être affectée, mais sans que les risques de catastrophe en soient fortement augmentés. Enfin, l'amélioration de cette fiabilité peut, sans inconvénient, passer par un excès de sécurité, qui est sans aucune conséquence. Le but de la présente invention est de réaliser un système de détection qui ne délivre un signal d'alarme qu'en cas de rupture effective, et en aucun autre cas, qui soit d'une fiabilité pratiquement parfaite, eu égard aux dangers qu'il doit pallier, et qui, de plus, ne puisse en aucun cas donner une fausse alerte qui aurait le double inconvénient de susciter d'éventuelles paniques sans fondement et de faire perdre de sa crédibilité au système. Suivant l'invention, le système pour détecter la rupture effective d'ouvrages d'art tels que des ponts ou des barrages, notamment, en maçonnerie, comprend un conducteur électrique incorporé à la matière de l'ouvrage et dirigé au moins partiellement suivant des directions transversales aux directions probables des lignes de fracture éventuelles de l'ouvrage, et un générateur pour alimenter ce conducteur en courant électrique. Il est caractérisé en ce que ce conducteur comprend au moins une ligne sensible se développant sur l'ensemble de l'ou- vrage suivant un parcours tel que toute rupture de l'ouvrage provoque la rupture de cette ligne, des moyens de détection du courant dans toutes les lignes pour émettre un signal d'alarme en cas d'absence de courant dans toutes les lignes, des moyens de sécurité pour empêcher l'émission de ce signal en cas de dérangement des moyens de détection, et des moyens de transmission d'information entre un poste local situé près de l'ouvrage et contenant les moyens précités et un poste distant situé au voisinage de la popu lte tion à alerter. La rupture de l'ouvrage se trahld par la rupture de la ligne sensible et il suffit de détecter un manque de courant dans cette ligne. Mais, si le manque de courant est dû à un dérangement quelconque dans l'installation, des moyens de sécurité cm- pechent l'émission d'une fausse alerte. Les moyens de transmission d'information entre le poste local et le poste distant servent, non seulement à transmettre le signal d'alarme, mais permettent également toute communication liée au service. De préférence, le conducteur comprend plusieurs lignes sensibles en parallèle disposées suivant des parcours voisins les uns des autres, pour minimiser la probabilité d'une fausse alerte, et il est caractérisé en ce que les moyens de sécurité comprennent un étage logique de détection comprenant des moyens de contrôle du circuit du conducteur pour valider le signal d' alarme. Cet étage a pour rôle de détecter tous les dérangements du système qui pourraient se traduire par le même signal que celui causé par la rupture de la ligne sensible. D'une part, l'étage logique de détection comprend au moins une ligne de contrôle montée aux bornes du générateur, en parallèle avec les lignes sensibles, cette ligne de contrôle étant munie d'un détecteur de courant. On élimine ainsi les fausses alertes ayant leur origine dans une défaillance du générateur de courant. Par mesure de sécurité, la ligne de contrôle du générateur est double, chacune comportant un relais dont la bobine est montée en série sur la ligne correspondante. On diminue ainsi la probabilité d'une fausse alerte imputable à une défaillance d'un des relais de la ligne de contrôle du générateur. Par ailleurs, les moyens de contrôle comprennent, sur chaque ligne sensible, un relais dont la bobine est en série sur cette ligne. Suivant une caractéristique avantageuse de l'invention, les relais respectifs, montés sur les lignes sensibles, sont de types différents. Les dérangements qui peuvent affecter ces relais sont donc de nature différente, ce qui reduit encore la probabilité pour que ces relais cessent tous de fonctionner simultanément. Suivant une caractéristique préférée de l'invention, les contacts des relais des lignes sensibles et des lignes de contrôle sont montés en série avec la bobine d'au moins un relais de declenchement, de manière que ce dernier soit excité en cas de manque de courant dans toutes les lignes sensibles et, simultanément, de présence de courant dans au moins l'une des lignes de contrôle. L'alerte est donc déclenchée seulement si, à la fois, toutes les lignes sensibles sont rompues et si le générateur de courant de ces lignes fonctionne correctement. Cette double condition n'est satisfaite, normalement, qu'en cas de rupture effective de l'ouvrage. Les moyens de transmission entre le poste local et le poste distant sont indifféremment du type à câble, c'est-à-dire téléphonique, ou du type hertzien mais peuvent avantageusement associer ces deux types en vue de pallier les défaillances éventuelles de l'un des deux systèmes et, notamment celles des cibles téléphoniques toujours exposés à certaines détériorations, difficilement prévisibles, inhérentes à la nature des choses - Risque d'immersion sous le flot engendré par la rupture du barrage, - Avalanches ou glissements de terrain, - Décharges atmosphériques, - Rupture par surcharge mécanique due au givre, à la tempête, - Actes inconscients ou malveillants. De préférence, ces moyens de transmission sont agencés pour transmettre des informations d'un poste vers l'autre, dans les deux sens. Cette disposition permet, à chaque instant, de signaler, à l'un des deux postes, toute anomalie constatée sur l'autre et de donner toutes consignes propres à y remédier. Suivant un perfectionnement important de l'invention, il est prévu des moyens de vérification pour contrôler le fonctionnement des moyens de transmission par application d'un signal d'essai. Une des fonctions des moyens de transmission est de transmettre le signal d'alerte. A ce titre, ils constituent une partie essentielle du système et leur bon fonctionnement doit être vérifié périodiquement. L'invention prévoit avantageusement d'appliquer période quement un signal d'essai pour vérifier ce bon fonctionnement, au moyen d'un dispositif automatique, en vue de ménager le personnel et de réduire l'incidence de défaillances humaines. I1 est, toutefois, prévu des moyens pour provoquer cette vérification à volonté par intervention manuelle, en dehors des périodes de vérification automatique. En cas de déclenchement du signal d'alerte, il est prévu des moyens pour inhiber le signal dressai et faire cesser immédiatement l'opération de vérification en cours, pour permettre la transmission du signal d'alerte. Dans le poste local et le poste distant, un étage logique permet de décoder les dérangements constatés par le signal d'essai, en vue de l'affichage de ces dérangements sur des voyants lumineux. La nature de ces dérangements est codée en signaux binaires, en vue de la transmission de cette information d'un poste à Autre. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif : - la Figure 1 est un schéma d'ensemble, par blocs fonc tionnels, d'un système conforme à ltinvention, - la Figure 2 est un schéma détaillé des étages de détection et d'alimentation du poste local, - la Figure 3 est un schéma du tableau de visualisation du poste local, - la Figure 4 est un schéma de visualisation du tableau de visualisation du poste distant, - la Figure 5 est un schéma de étage logique d'interrogation et des moyens de transmission - réception du poste local, - la Figure 6 est un schéma de étage logique de réponse et des moyens de transmission - réception du poste distant, - les Figures 7 à 14 sont des diagrammes temporels pour expliquer le fonctionnement des moyens de vérification. En référence à la Figure 1, le système conforme à ltin- vention comprend un poste Bsilsibéà proximité de l'ouvrage surveillé et relié à au moins un poste distant 2, situé près de l'endroit où l'on désire donner l'alerte, par une liaison de type téléphonique 3, doublée d'une liaison hertzienne 4. Un étage de détection 5 est relié à un coffret de détection 6 situé dans le poste local 1, ce coffret incluant un générateur de courant continu constant 7. Le coffret 6 est relié, d'une part, à un étage d'alimentation secourue 8, pour alimenter le générateur 7 et, d'autre part, à un étage de transmission 9, ces deux étages étant situés dans le poste local comme le coffret 6. L'étage de transmission 9 est relié par la ligne téléphonique 3 au poste distant 2. Il y est également relié par la liaison hertzienne 4, grâce à un émetteur-récepteur hertzien 11 muni d'un microphone 12 et d'un haut-parleur 13. Un poste téléphonique 14, situé sur un tableau de contrôle 15, est également relié à l'étage de transmission 9, pour pouvoir utiliser la ligne téléphonique 3. Le tableau de contrôle 15 comporte un certain nombre de voyants qui seront précisés plus loin, pour signaler les dérangements éventuels de l'installation. Un étage logique d'interrogation 16, qui sera décrit plus loin en détail, est agencé pour émettre et traiter périodiquement un signal d'essai des moyens de transmission. La signalisation des défauts apparait sur le tableau 15 relié à la fois à l'étage 9 et à l'étage 16. Le poste distant 2 comprend des éléments non identiques mais analogues à ceux du poste local 1. Ainsi, un émetteur-récepteur hertzien 17 est connecté à la liaison hertzienne 4. Il est muni d'un microphone 18 et d'un haut-parleur 19, et il est relié à un étage de transmission 21, au même titre que la ligne téléphonique 3. L'étage de transmission 21 est relié à une sirène d'alarme 22, pour diffuser le signal d'alerte, et à un tableau de contrôle 23 où des voyants lumineux signalent les dérangements du système et comportant un poste téléphonique 24 pour communiquer avec le poste local 1. Le tableau de contrôle 23 est également relié à un étage logique de réponse 25 qui, dans le traitement du signal d'essai précité, coopère avec l'étage logique d'interrogation 16. Enfin, le poste distant est muni d'un étage d'alimentation secourue 26. On va maintenant décrire, en détail, en référence à la Figure 2, l'ensemble formé par l'étage de détection 5, le coffret de détection 6 et l'étage d'alimentation secourue 8. L'étage de détection 5 comprend trois lignes sensibles 27, 28, 29, montées en parallèle, partant d'un coffret 31 ancré sur l'une des rives du barrage et y revenant par l'intermédiaire d'un autre coffret 32 situé sur l'autre rive du barrage. Ces lignes sont constituées, chacune, par un câble conducteur électrique, noyé dans la maçonnerie du barrage, ou fortement cramponné sur elle , et elles se développent suivant des parcours voisins les uns des autres, de manière qu'en cas de rupture du barrage les trois lignes soient coupées simultanément, et que, réciproquement, le passage d'un courant électrique dans au moins l'une des lignes signifie qu'il n'y a pas de rupture. Ce parcours commun est déterminé en fonction de considérations architecturales pour remplir cette double condition. Notamment, les lignes sensibles doivent être disposées transversalement aux directions probables des lignes de fracture éventuelles de l'ouvrage. A l'une de leurs extrémités, les lignes sensibles sont réunies en un point commun 30, relié à un pôle du générateur de courant continu constant 7. A l'autre extrémité, elles pénètrent indépendamment dans le coffret de détection 6 où chacune d'elle comprend, en série, la bobine d'un relais, respectivement KB1, KB2, KB3, avant d'être réunies pour être connectées à l'autre p81e du générateur 7. Les relais KB1, KB2, KB3, sont de types différents, par expie réalisés par des constructeurs différents, de façon à minimiser le risque de pannes simultanées. Aux bornes du générateur 7 est montée une double ligne é contrôle comljosée de deux lignes 33, 34 en parallèle avec les lignes sensibles. Sur chacune des lignes 33, 34, est montée en série la bobine d'un relais, respectivement KG1, KG2. Chacune des bobines des relais précités est court circuitée par une d ode Zener 35, pour assurer un niveau de tension sensiblement constant sur chaque bobine où passe du courant, quand le courant manque dans certaines lignes pour une raison quelconque. Chacun des relais précités comporte deux contacts qui sont représentés sur la Figure 2 en position de repos (absence de courant dans les bobines). Pour faciliter l'exposé, ces contacts sont dénommés A et B dans chaque relais. En position de travail, le contact A de l'un quelconque des relais KB1, KB2 ou KB3, met une ligne 37 en relation avec une borne 36 du coffret 6 recevant une tension continue positive suivant des dispositions qui seront décrites plus loin. Si un ou deux de ces trois relais est en position de repos, la ligne 37 sous tension met sous tension une ou deux de trois bornes DB1, DB2, DB3 reliées, comme il sera expliqué plus loin, à des voyants de signalisation VBi, VB2, VB3 de défaut de ces relais montés sur le tableau 15 (Figure 3). Si les trois relais précités sont excités et si aucun courant ne passe dans l'une et/ou l'autre des lignes de contrôle 33, 34, le contact A de l'un et/ou de l'autre des relais KG1, KG2, tombe en position de repos et la tension de la ligne 37 est transmise à l'une et/ou l'autre de deux bornes DGî, DG2, reliées à des voyants Vol, VG2 de signalisation de défaut des relais KG1 et KG2 montés sur le tableau 15. Les contacts B des relais KB1, KB2, KB3 ouvrent, en position de travail, une ligne 38 reliant la borne 6 sous tension a une borne DG reliée à un voyant VG du tableau 15, après un passage dans l'étage 8 qui sera expliqué plus loin. Les contacts B des relais KOl, KG2 jouent le même rôle que ceux des relais KB1, KB2, KB3, mais en outre, en position de travail, ils commutent la ligne 38 sur les bobines de deux relais temporisés KTî, KT2 montés en parallèle par simple raison de sécurité en cas de défaillance de l'un d'eux. Ces relais comprennent chacun trois contacts C, D, E. En position travail, les contacts C mettent en relation une ligne 39, reliée à la borne 36 sous tension, avec une borne CAH, pour commander l'alternat hertzien (Figure 5), comme il sera expliqué plus loin. Dans cette même position travail, les contacts D ferment un circuit 41 d'alarme de rupture du barrage, qui se ferme sur un avertisseur sonore 42 (fig. 3). Enfin, en position repos, les contacts E ferment un circuit 43 (voir aussi Figure 5), pour autoriser les cycles de vérification qui seront décrits plus loin. L'étage d'alimentation secourue 8 comporte un relais KA, dont la bobine est en série sur la sortie d'un générateur de tension continue primaire 44 qui sert, notamment, à polariser la borne 36 du coffret 6 et à alimenter le générateur 7. Le relais KA comporte deux contacts dont l'un, en position de repos, ferme un circuit DA alimentant un voyant VA de signalisation de manque de courant continu (Figure 3), et dont l'autre, également en position de repos, ouvre le circuit aboutissant à la borne DG qui signale une défaillance du générateur 7. L'étage 8 comporte encore un autre relais KS, dont la bobine est en série sur une dérivation du réseau du secteur, et dont le contact, en position de repos, ferme un circuit d'alarme DS, pour allumer un voyant VS de manque de courant secteur sur le tableau 15 (Figure 3). Pour plus de clarté, on va expliquer, dès maintenant, le fonctionnement des étages qui viennent d'être décrits. La disposition des contacts B montre clairement que la ligne sous tension 38 se ferme sur les bobines des relais KTî et KT2, uniquement si les trois relais KB1, KB2, KB3 sont désexcités et si au moins l'un des deux relais KGî, KG2 est excité, c'esta--dire si, à la fois, les trois lignes sensibles 27, 28, 29 sont coupées et si le générateur 7 fonctionne convenablement. Les contacts C, D, E, passent alors en position travail. Le contact C, par la borne CAH, commande l'alternat hertzien dans le sens du poste local vers le poste distant. Le contact D provoque l'émission du signal d'alarme de rupture par le circuit 41, et le contact E, en ouvrant le circuit 43, inhibe une opération de vérification qui peut, éventuellement, être en cours à cet instant. Les relais KTî et KT2 sont temporisés, en vue d'éviter une fausse alerte pouvant résulter d'une synchronisation inexacte des commutations lorsque, pour diverses raisons (notamment des opérations de maintenance), le détecteur 5 est mis sous tension ou hors tension. Si certains des cinq relais KB1, KB2, KB3, KG1, KG2 viennent en position repos en dehors de la configuration précitée ce ne peut être que par suite d'une défaillance individuelle et la conséquence en est l'allumage du voyant correspondant sur le tableau 15. Dans le cas oU seuls les relais KG1 et KG2 sont en position repos, les contacts B mettent sous tension la borne DG pour signaler une défaillance du générateur 7, à condition que le relais KA soit excité. Sinon, par le circuit DA, c'est le voyant VA de manque de tension continue primaire qui s'allume. Enfin, en cas de panne de secteur, le relais KS vient en position de repos pour allumer le voyant VS. Tous les voyants du tableau 15, évoqués jusqu'ici, sont indicateurs d'un dérangement du système et, à ce titre, ils sont doublés par un avertisseur sonore 45. On va maintenant décrire, en référence à la Figure 5, l'étage de transmission 9 et l'étage logique d'interrogation 16. Sur la Figure, ces deux étages sont séparés l'un de l'autre par un trait mixte Z1. L'étage de transmission 9 comprend un émetteur codeur et modulateur m 24, recevant sur une borne 46 des signaux normalaisés relatifs à l'état du système et qui doivent être transmis sous forme codee,et, par le circuit 41, le signal de rupture du barrage. Il est relié à un bloc oscillateur-amplificateur E24 qui attaque, en sortie, un transformateur adaptateur 47, relié à une entrée d'un transformateur de couplage bi-directionnel 48 dont 1U ointHnilieu est relié, par l'intermédiaire d'un filtre passe-haut 49 et d'un transformateur d'isolement 51, à une borne 52 reliée à la liaison téléphonique 3.En parallèle sur le transformateur 51, est montée une ligne comportant un filtre passe-bas 53 et aboutissant à une borne 54 reliée au combiné du poste téléphonique 14. Simultanément, le point-milieu du transformateur 48 est relié, par l'intermédiaire d'un filtre passe-haut 55 et d'un transformateur d'isolement 56, à une borne 57. En parallèle sur le transformatuer 56, est montée une ligne comportant un filtre passe-bas 58 et aboutissant à une borne 59. Les bornes 57 et 59 sont reliées à l'émetteur-récepteur hertzien Il (Figure 1). L'autre entrée du transformateur bi-directionnel 48 est reliée à un amplificateur 61 attaquant un récepteur R21 , suivi d'un démodulateur-décodeur Rec 24, relié à une borne 70, sur laquelle sont recueillies les informations normalisées relatives à l'état du système et provenant du poste distant 2. Par mesure de sécurité, l'ensemble d'émission composé des étages Ém24 et E24 , est doublé par des étages analogues Em6 et E20 , montés en parallèle, où l'émetteur Em6 est attaqué à son entrée uniquement par le signal d'alarme de rupture du barrage. Le signal de sortie de l'amplificateur 61 est appliqué à l'entrée de deux récepteurs de contrôle R25 montés en paral lève, leur doublement étant motivé par des raisons de sécurité. Ces récepteurs délivrent chacun, en sortie, un signal continu qui commande des contacts F, G faisant partie de l'étage logique d'interrogation 16 qui sera décrit plus loin. Un bloc oscillateur-amplificateur E23 est attaqué, sur son entée, par un signal provenant de l'étage logique d'interrogation 16 pour émettre, en sortie, un signal d'essai appliqué en parallèle au transformateur 47 et, par l'intermédiaire d'un atténuateur 62, à un récepteur de contrôle RC 23, qui délivre un signal continu pour commander un contact H appartenant à l'étage logique d'interrogation 16. On va maintenant décrire en détail l'étage logique d'interrogation 16 (Figure 5). Cet étage comporte un certain nombre de relais dont les contacts sont tous représentés en position de repos sur la Figure 5. L'étage 16 comprend une horloge d'interrogations cycliques HIC agencée de façon connue pour ouvrir pendant un temps très court, suivant une période prédéterminée, par exemple d'une demi-heure, un contact 63 dont la fermeture relie une borne recevant de l'étage d'alimentation secourue 8 une tension continue constante à une ligne 64, par l'intermédiaire d'un circuit 65 comportant, en série, un bouton-poussoir à ouverture 66 situé sur le tableau 15 (Figure 3). La ligne 64 se développe jusqu'aux contacts F des récepteurs de contrôle R25, montés en série de manière à ouvrir la ligne 64 quand ces contacts sont dans le même état, et à ne la fermer sur une ligne 67 que lorsque ces contacts sont dans des états différents, la ligne 67 aboutissant à une borne D1R-, dont la mise sous tension correspond au défaut d'un des deux récepteurs précités. Cette borne est raccordée à un voyant D1R du tableau 15 (Figure 3). Une dérivation 68 de la ligne 64-67 court-circuite les contacts F et cette dérivation est interrompue par un contact au repos d'un relais K8 dont la bobine est alimentée par la ligne 67, de sorte que le relais K8 est auto-alimenté et que la persistance de la tension sur la borne D1R est assurée après coupure de la ligne 64 par les contacts F. La ligne 64 présente une deuxième dérivation 69 sur laquelle se trouvent, en série, un contact d'un relais K5 temporisé à une seconde et un contact J d'un relais K4. Ces contacts sont fermés en position de repos. Cette dérivation 69 se divise, d'une part, en une ligne 71 qui comporte, en série, le contact H ouvert au repos du récepteur RC 23, et qui aboutit à une borne IT sous tension quand l'interrogation est transmise et, d'autre part, en une ligne 72. La ligne 72 comporte, en série, un contact fermé au repos, d'un relais K1 temporisé à cinq secondes et se divise en une branche 73 aboutissant à une borne IC sous tension quand l'interrogation est en cours, et en une branche 74 qui aboutit à l'entrée du bloc modulateur-amplificateur E23 émettant le signal d'essai. La branche 74 comporte, en série, le circuit 43 d'inhibition de l'opération de vérification (Figure 2). Les bornes IT et IC sont reliées respectivement à des voyants VIT et VIC du tableau 15 (Figure 3). La bobine du relais Ki est montée en dérivation sur la ligne 72, en amont du contact de ce relais, de sorte que l'excitation de cette bobine coupe la tension sur les lignes 73 et 74. Un relais K3 a sa bobine en dérivation sur la ligne 71, et l'un de ses contacts L court-circuite, en position de repos, le contact H, tandis que son autre contact M, en position de repos met la bobine d'un relais K2 en relation avec la ligne 73, par l'intermédiaire d'une diode 75. Le relais K2 est temporisé à deux secondes, et son contact unique, en position de travail, met sous tension sa propre bobine, par l'intermédiaire d'une diode 76, et met sous tension une borne DI de défaut d'interrogation, par l'intermédiaire d'un contact N du relais K4 en position de repos. Ce contact M forme commutateur et met sous tension une borne DCL de défaut de contrôle local en position de travail. Les bornes DI et DCL sont reliées à des voyants respectifs VDI et VCL du tableau 15 (Figure 3). Un contact P du relais K4 ferme, en position de repos, une dérivation 77 de la ligne 71 sur la bobine d'un relais K6 à travers une diode 78. Ce relais est temporisé à quinze secondes et l'un de ses contacts Q relie, en position de travail, la ligne 64 à une borne LD de liaison en dérangement et à une borne UR d'urgence, en même temps qu'il auto-alimente le relais K6, par l'intermédiaire d'une diode 79. L'autre contact R du relais K6 alimente, en position de travail, la bobine du relais K5 à partir de la ligne 64. La borne LD est reliée à un voyant VLD du tableau 15 (Figure 3), et la borne UR est reliée à un dispositif de signalisation d'urgence, non représenté. Une dérivation 81 de la ligne 69 est connectée sur cette ligne entre le contact du relais K5 et le contact J du relais K4, et se développe en parallèle jusqu'aux deux plots de travail des contacts G des récepteurs de contrôle R25. Les plots communs de ces contacts sont reliés, par une ligne 82, à une borne LC de liaison correcte, reliée à un voyant VLC du tableau 15 (Figure 3). Une dérivation de la ligne 82 alimente la bobine du relais K4, et une autre dérivation aboutit au plot de travail du contact J du relais K4. Les plots de repos des contacts G sont reliés, par une ligne 83, à la bobine d'un relais K7 temporisé à trente secondes, et au plot de repos d'un contact S de ce relais. L'autre contact T de ce relais ferme, en position de repos, un circuit 84 assurant le fonctionnement de l'émetteur Em24. Des étages de commande 85, 86, 87, composés de façon connue en soi, d'une diode en série avec une résistance à la masse, avec entrée de commande entre la diode et la résistance, sont reliées en parallèle, de manière à constituer une porte "OU", à une borne AH reliée à l'alternat hertzien. L'étage 85 est commandé à partir de la borne CAH, comme indiqué plus haut, en relation avec la Figure 2. L'étage 86 est commandé à partir du plot commun du contact S du relais K7, et l'étage 87 est commandé à partir de la ligne 74. Deux diodes 88, 89, ont leurs anodes reliées respectivement aux bornes DI et DCL, et leurs cathodes reliées à une résistance 91 à la masse et à une borne NUR de non-urgence, elle-même reliée à un dispositif de signalisation, non représenté. Le tableau 15 (Figure 3) comporte encore trois voyants ISD pour la visualisation d'informations diverses provenant du poste distant 2. Pour plus de clarté, on va expliquer, dès maintenant, le fonctionnement des étages qui viennent d'être décrits. L'émission et la réception d'informations quelconques en phonie s'effectuent de façon connue en soi, en utilisant le combiné téléphonique 14 (Figure 1), relié à la borne 54 (Figure 5), la liaison avec le poste distant s'effectuant par la liaison filaire 3. On peut aussi utiliser le microphone 12 et le hautparleur 4, reliés à l'émetteur hertzien 11. Ces émissions-réceptions en phonie ne concernent pas les signaux de service normalisés et s'effectuent suivant le chemin le plus court entre les bornes 54 et 52 dans un cas, 57 et 59 dans l'autre. Pour expliquer la transmission des signaux de service, (ou informations drétat du système), il convient d'abord d'expliquer le fonctionnement de l'étage logique d'interrogation dont le but est précisément de fournir la nature de ces signaux. Le cycle d'interrogation commence à chaque fois que l'horloge HIC ouvre le contact 63, ce qui met hors tension la ligne 64 et place tous les relais en position de repos. En plus des cycles périodiques prévus, il est possible, à tout instant, de provoquer le démarrage d'un cycle exceptionnel, en appuyant sur le bouton-poussoir 66, ce qui ouvre de la même manière la ligne 64. On comprendra mieux ce qui va suivre en se reportant aux diagrammes temporels des Figures 7 à 10, où chaque courbe représente la tension appliquée sur la borne rappelée à gauche sur la même ligne, en fonction du temps, les lignes verticales correspondant à des intervalles successifs de cinq secondes. Dans tous les cas, la tension dans la ligne 64 s'établit dans les lignes 69 et 72, tous les contacts étant au repos (Figure 5), pour venir s'établir, par la ligne 73, sur la borne IC et pour allumer le voyant VIC (interrogation en cours). En même temps, la tension s'établit, par le circuit 43, dans la ligne 74, pour attaquer le bloc E23 et lui faire émettre le signal de test. Au bout de cinq secondes, le relais temporisé K1 passe en position de travail, ce qui met hors tension les lignes 73 et 74. Le signal de test cesse d'être émis par le bloc E23, et le voyant VIC s'éteint. La séquence d'interrogation se poursuit pour détecter, soit certaines anomalies, soit un fonctionnement correct. Une première anomalie qui peut se présenter consiste en une panne de l'oscillateur amplificateur E23, qui n'émet aucun signal d'essai et est à l'origine d'un "défaut d'interrogation". Dans cette circonstance, le relais K2, temporisé à deux secondes et alimenté par le contact M à partir de la ligne 73, déclenche au bout de deux secondes pour s'auto-alimenter et mettre sous tension la borne DI qui allume le voyant VDI (Figure 8). Il se peut, également, que l'on ait une "liaison correcte" mais qu'une panne du récepteur de contrôle RC 23 entraîne un "défaut de contrôle local". Dans ce cas, la séquence commence, comme précédemment, par les échelons IC et DI (Figure 9) mais, dès que la réponse parvient du poste distant, les contacts F alimentent le relais K4 dont le contact N commute la tension de la borne DI sur la borne DCL pour allumer le voyant DCL. En même temps, la tension s'établit sur la borne LC pour allumer le voyant VLC (liaison correcte). Il se peut aussi que l'un des deux récepteurs de contrôle R 25 soit en panne, mettant les contacts F dans des posions différentes. C'est le seul cas où la tension peut passer de la ligne 64 à la ligne 67 pour atteindre la borne D1R et allumer le voyant V1R (défaut d'un récepteur). L'indication persiste par' l'auto-alimentation du relais K8. Si le poste local est entièrement en ordre, il se peut que la liaison soit en dérangement. La séquence commence comme plus haut par l'indication IC. Presque instantanément, le contact H se ferme sous l'action du récepteur RC 23, ce qui permet à la tension de s'établir dans la ligne 71 et sur la borne IT (interrogation transmise) pour allumer le voyant VIT (Figures 7 et 10). Le relais K3 est excité et auto-alimenté par son contact L, tandis que son contact M coupe l'alimentation du relais K2. La ten sion s'établit en même temps sur la bobine du relais K6 temporisé à quinze secondes. Si une réponse du poste distant parvient aux récepteurs R25 avant quinze secondes, les contacts G mettent sous tension la ligne 82 et la borne LC (liaison correcte), pour allumer le voyant VLC (Figure 7). En même temps, le relais K4 est excité pour couper, par son contact P, l'alimentation du relais K6, et pour couper, par son contact S, la tension sur la borne ST. Dans le cas contraire (Figure 10), l'alimentation du relais K6 persiste et, au bout de quinze secondes, son contact G met sous tension la borne LD (liaison en dérangement), pour allumer le voyant VLD. Le contact R excite le relais K5 qui, après une seconde, coupe la ligne 69 et met hors tension la borne IT. Lorsque tout est en ordre, le relais K7 sous tension et temporisé à trente secondes permet, pendant ce délai, la transmission des informations d'état par 11 émetteur Em24 en activant cet émetteur par le contact T au repos et en actionnant l'étage de commande d'alternat hertzien 86 par son contact S. La commande d'alternat hertzien peut aussi s'effectuer, en cas de rupture du barrage,par l'étage 85 actionné à partir de la borne CAH, ou à partir de la ligne 74 par l'étage 87, à l'émis- sion du signal d'essai. En cas d'alerte survenant au cours de l'interrogation, celle-ci est instantanément inhibée par coupure du circuit 43, pour donner la priorité à la transmission du signal d'alarme. Le tableau 15 comporte encore un certain nombre de voyants pour signaler diverses informations en provenance du oste distant, ainsi qu'une borne de masse, marquée - , à toutes fins utiles. Ces voyants ne sont pas représentés. Le poste distant 2, dans son étage de transmission 21, son étage logique de réponse 25 (Figure 6), et son tableau de con- trôle 23 (Figure 4) comprend, approximativement, des éléments complémentaires à ceux du poste local 1 pour coopérer avec eux. En particulier, dans l'étage de transmission 21, on a lésiné par les mêmes numéros de référence, augmentés de 100, les éléments qui se retrouvent, sinon complètement identiques, du moins très analogues aux éléments correspondants du poste local. Ainsi, une borne 154, reliée au combiné téléphonique 24, est connectée par un filtre passe-bas 153 et un transformateur d'isolement 151 à une borne 152, pour raccordement à la ligne filaire 3. Le transformateur 151 est également attaqué, par l'intermédiaire d'un filtre passe-haut 149, à partir du pointmilieu d'un transformateur bi-directionnel 148, relié d'un côté à un transformateur adaptateur 147 et de l'autre à un amplificateur 161. Le transformateur 147 sert à l'émission vers le poste local et est relié, d'une part, à un bloc oscillateur-amplificateur E25 et, d'autre part, à un bloc oscillateur-amplificateur E21, attaqué par un émetteur-codeur Em24 recevant, par une borne 146, les signaux qu'il doit émettre. L'émetteur-codeur Em24 comporte encore un circuit d'activation 184 qui peut être ouvert ou fermé par l'étage logique de réponse 25, que l'on décrira plus loin. Quant au bloc E25, il est sensible à un signal issu également du bloc E25 pour émettre un signal d'essai en réponse. L'amplificateur 161 sert à la réception et est relié, d'une part, à deux récepteurs de contrôle R23 , montés en paral l > le par raison de sécurité, et commandant chacun deux contacts F1 et G1 de l'étage logique 25, et d'autre part, en parallèle,à deux récepteurs-amplificateurs R24 et R20 , reliés respective- ment à des récepteurs-décodeurs Rec 24 et Rec 6. Le récepteur Rec 24 délivre les signaux de service sur une borne 170, tandis que, par raison de sécurité, les deux récepteurs Rec 24 et Rec 6 délivrent le signal de rupture du barrage sur un circuit 141. Ces deux récepteurs délivrent, en outre, des signaux de commande de deux contacts X et Y de l'étage logique 25. Le signal de réponse élaboré par le bloc E25 est, non seulement transmis au poste local comme indiqué plus haut, mais également appliqué, par l'intermédiaire d'un alternateur 162, à un recepteur de contrôle R25 qui commande un contact de l'étage logique 25. Ce qui vient d'être dit se rapporte à la liaison fi laire 3. La liaison hertzienne s'effectue, de façon symétrique, à partir du point-milieu du transformateur bi-directionnel 148, par le système de filtres passe-haut 155 et passe-bas 159 et du transformateur dsisolement 156, disposés comme dans le cas de la liaison filaire 3. La borne 158 est en liaison avec le microphone 18 et le haut-parleur 19, tandis que la borne 157 est en liaison avec l'émetteur hertzien proprement dit. On va maintenant décrire, en détail, en référence aux Figures 4 et 6, l'étage logique de réponse 25 et le tableau de contrôle 23 auquel il est connecté. On notera d'abord que, comme dans le cas de la Figure 5, les contacts représentés sur la Figure 6 sont tous en position de repos. Une borne marquée + reçoit, de l'étage d'alimentation secourue 26, une tension continue sensiblement constante. Cette borne est reliée aux plots communs des contacts G1 dont les plots de travail sont reliés, en parallèle, à une borne IRC par une ligne 101 et dont les plots de repos sont reliés à une ligne 102 qui comprend, en série, un interrupteur constitué par le contact fermé au repos d'un relais K15. Cette ligne 102 est reliée, en parallèle, aux plots de travail des contacts X et Y, actionnés par les récepteurs respectifs Rec 24 et Rec 6, et dont les plots communs sont reliés, par une ligne 103, à une borne LC2. Les bornes IRC et LC2 sont reliées, respectivement, à des voyants lumineux VIRC et VLC2 du tableau 23 (Figure 4). Les plots de repos des contacts X et Y sont reliés à une ligne 104 qui se développe, en parallèle, sur la bobine d'un relais K17 temporisé à trente secondes et, à travers un contact Sî de ce relais en position de repos, sur l'entrée de commande d'un étage de commande 105 à diode et résistance analogue aux étages 85, 86 et 87 (Figure 5), dont la sortie est reliée à une borne AHî pour commander l'alternat hertzien. Un autre contact TI du relais K17 ferme, en position de. repos, le circuit d'activation de l'émetteur Em24 mentionné plus haut. Une dérivation 106 de la ligne 102 passe par un contact J1 d'un relais K14, dont la bobine est alimentée à partir de la ligne 103, qui ferme cette dérivation au repos, et se déve loI)pe, en parallèle, sur la bobine d'un relais K11 temporisé à cinq secondes et, à travers le contact fermé au repos de ce relais, sur deux lignes 107 et 108 aboutissant, respectivement, à une borne RC et à l'entrée de commande de l'oscillateur-amplificateur E25. La ligne 108 est, en outre, reliée à l'entrée de commande d'un étage de commande 109, à diode et résistance, dont la sortie est reliée à la borne AHî. La borne RC est reliée à un voyant lumineux VRC du tableau 23 (Figure 4). Une dérivation 111 de la ligne 106 est coupée par un contact Z en position de repos, ce contact Z étant commandé par le récepteur 25. Cette dérivation 111 se subdivise en deux lignes dont l'une, 112, est reliée à une borne RT et dont l'autre, 113, attaque la bobine d'un relais K16 temporisé à trente secondes, par l'intermédiaire d'une diode 114. La ligne 113 est interrompue par un contact Pî du relais K14 en position de travail. La borne RT est reliée à un voyant VRT du tableau 23 (Figure 4). Le relais K16 comporte deux contacts dont l'un, R1, dérive, en position de travail, la tension de la ligne 102 sur la bobine du relais K15 et dont l'autre, Qî, en position de travail, dérive la tension de la ligne 102, d'une part sur deux bornes LD1 et URI et, d'autre part, la bobine du relais K16 ainsi autoalimenté, par l'intermédiaire d'une diode 115. La borne LD1 est reliée à un voyant VLD1 du tableau 23 (Figure 4) et la borne URî est reliée à un dispositif de signalisation d'urgence non représenté. Un relais K13, alimenté en dérivation de la ligne 111, provoque le court-circuit du contact Z, par la mise en position de travail de son contact LI, qui est un contact d'auto-alimentation. De même, la connexion des lignes 102 et 103, par les contacts X, Y, peut être court-circuitée par le contact J1 du relais K14 en position de travail, le relais K14 étant alors auto-alimenté. Une dérivation 116 de la ligne 107 alimente la bobine d'un relais K12 temporisé à deux secondes à travers un contact Ml du relais K13, fermé au repos, et une diode 117. La bobine du relais K12 est, également, auto-alimentée à partir de la ligne 102, à travers le contact unique de ce relais fermé au travail, et une diode 118. La venue en position de travail de ce contact unique met sous tension le plot commun d'un contact N1 du relais K14 Le plot de repos du contact N1 est relié à une borne DCL1, reliée à un voyant VCL1 du tableau 23, et son plot de travail est relié à une borne DR reliée à un voyant VDR du tableau 23. La borne DCL1 et la borne DR sont reliées, à travers des diodes 119 et 121 respectives, à une borne NURî isolée de la masse par une résistance 122, l'ensemble de la résistance et des diodes constituant une porte OU. La borne NUR1 est reliée à un dispositif de signalisation de non-urgence non représenté. Les contacts Fl, commandés par les récepteurs R23, sont montés de telle façon que le plot de travail de chacun soit connecté au plot de repos de l'autre. Le plot commun de l'un est relié à la source de tension + , et le plot commun de l'autre est relié à une ligne 123 se développant vers une borne DlR1 et vers la bobine d'un relais K18, dont le seul contact est un contact d'auto-alimentation en série avec un bouton-poussoir à ouverture 124 placé sur le tableau 23 (Figure 4), par l'intermédiaire d'un circuit 125. La borne DIRI est reliée à un voyant ViR1 du tableau 23. Le tableau de contrôle 23 comporte encore des voyants V1B1, V1B2, V1B3, V1G1, V1G2 qui répètent les signaux des voyants V81 , VB2 , V83 , VGI , VG2 du tableau 15 du poste local relatif à des défaillances éventuelles des cinq relais principaux de l'étage de détection. On trouve, également, des voyants VîG et V1S répétant les indications des voyants VG et VS du tableau 15, relatifs à une défaillance du générateur ou à un manque de courant alternatif. Les voyants présentant une grande importance en tant que correspondant à des dérangements de l'installation sont doublés par un dispositif d'alarme sonore 145. Un dispositif d'alarme sonore spécial 142, plus puissant, est relié au circuit 141 où se développe le signal de rupture du barrage. Le fonctionnement de l'étage de transmission 21 est exactement complémentaire de celui de l'étage correspondant 9 du poste local et n'appelle, par conséquent, que peu de commentaires. On notera simplement que l'émetteur-codeur Em24 reçoit les informations d'état du système à transmettre sur la borne 146 et qu'il les transmet, par voie filaire ou hertzienne, pourvu que son circuit d'activation 184 soit fermé. Les informations d'état sont reçues du poste local par la voie du récepteur Rec 24, et sont disponibles sur la borne 170, sauf l'information de rupture du barrage qui est reçue sur les deux récepteurs Rec 24 et Rec 6 et, après reconnaissance de son codage, est émise sur le circuit 141. Le signal d'essai, qui précède les informations d'état, est reçu par les récepteurs de contrôle R23, alors que le signal de réponse élaboré par le bloc E25 est à la fois émis vers le poste local et immédiatement réinjecté dans l'étage logique de liaison 25, aux fins de contrôle. Le fonctionnement de cet étage logique présente, également, certaines analogies avec celui de l'étage logique d'interrogation du poste local. Avant l'opération de vérification, les contacts des relais sont tous dans l'état indiqué sur la Figure 6, sauf celui du relais K11. En effet, ce relais est alimenté par la ligne 102 et la ligne 106 et, malgré sa temporisation, il ouvre son contact. De la sorte, la tension n'est présente que dans la ligne 102 jusqu'aux contacts X, Y, et dans la ligne 106. On va maintenant examiner comment se déroulent les opérations de vérification dans un certain nombre d'hypothèses, en référence aux Figures 11 à 14. Dès la réception du signal d'essai par les récepteurs de contrôle R23, les contacts F1 et Gî basculent pour laisser la tension s'établir par la ligne 101 sur la borne IRC et allumer le voyant VRC ("interrogation reçue en cours"). Mais les lignes 102 et 106 ne sont plus alimentées et le relais K11 tombe au repos. Les récepteurs Rec 24 et Rec 6, accordés sur d'autres fréquences, ne reçoivent pas le signal dressai émis par le bloc E23. Si l'un des deux récepteurs R23 est en panne, les contacts F1 sont dans des états différents, de sorte que la ligne 123 est mise sous tension ainsi que la borne DlR1 pour allumer le voyant VlR1 (défaut d1un récepteur). En même temps, le relais K18 est alimenté, ce qui maintient l'allumage de ce voyant, même après cessation du signal d'essai. On peut provoquer son extinction en coupant le circuit 125 par le bouton-poussoir 124. Au bout de cinq secondes, le signal d'essai cesse d'être émis, comme on l'a vu plus haut, et les contacts FI et G1 retombent en position de repos. La ligne 101 cesse d'être alimentée et le voyant VIRC s'éteint. En même temps, les lignes 102 et 106 sont à nouveau alimentées, ce qui excite la bobine du relais temporisé K11, et ce qui alimente la ligne 108 pour faire émettre un signal de réponse par le bloc E25 et la ligne 107 pour allumer le voyant VRC (réponse en cours), par l'intermédiaire de la borne RC. Encore cinq secondes après (Figures Il à 14), le contact du relais temporisé K11. passe en position de travail, ce qui a pour effet de faire cesser l'émission du signal de réponse par le bloc E25 et d'éteindre le voyant VRC. Diverses anomalies peuvent alors être décelées. Le bloc d'émission E25 peut être en panne et ne pas émettre le signal de réponse. Ce signal n'est alors pas reçu sur le récepteur de contrôle R25 et le contact Z reste ouvert. Au bout de deux secondes, le relais K12, alimenté à partir de la ligne 107 par la ligne 116 et le contact MI au repos,passe en position de travail, ce qui, d'une part, provoque son auto-alimentation à partir de la ligne 102 et, d'autre part, met sous tension la borne DR, par l'intermédiaire du contact NI au repos. Le voyant VDR (défaut de réponse) se trouve ainsi allumé (Figures 12 et 13). Ce voyant VDR peut rester allumé pendant un temps indéfini si c'est le bloc d'émission E25 qui est en panne (Figure 12). Si, au contraire, c'est le récepteur R25 qui est en panne, le signal de réponse émis par le bloc E25 provoque, au poste local, la poursuite de la séquence et l'émission des informations d état reçues par les récepteurs Rec 24 et Rec 6, qui actionnent les contacts X et Y pour provoquer l'excitation du relais K4 auto-alimenté par son contact J1 au travail. Le contact N1 au travail provoque lextinction du voyant VDR et l'allumage du voyant VCLî (défaut de contrôle local), comme illustré sur la Ligure 13.Quant au contact Pî, sa venue en position de travail empêche l'alimentation du relais K16. On notera que l'application de la tension à l'entrée du bloc E25 s'accompagne de la commande de l'alternat hertzien sur la borne AHî par l'étage de commande 109. Si aucune des deux anomalies précitées ne se produit, le récepteur K25 ferme le contact Z, ce qui provoque l'excitation du relais K13 auto-alimenté par son contact LI et, en ouvrant le contact MI, coupe l'alimentation du relais K12. Le relais K13 excité met sous tension la borne RT (réponse transmise) et allume le voyant VRT (Figures 11 et 14). Au bout de trente secondes, le relais K6 déclenche, provoquant l'allumage du voyant VLD1 (liaison en dérangement) et l'extinction du voyant VRT, par l'intermédiaire du relais interrupteur K15 , à moins qu'entre temps la liaison effective entre le poste local et le poste distant n'ait provoqué, par les contacts X, Y, l'alimentation du relais K4 , et la mise hors tension du relais K16 . Dans ce cas, c'est alors le voyant VLC2 (liaison correcte) qui s'allume. Le relais K17 temporisé laisse alors pour trente secondes l'émetteur Em24 envoyer les informations d'état codées, amenées sur la borne 146, l'alternat hertzien étant commandé par l'étage de commande 105. Le système conforme à l'invention permet de détecter et de transmettre un signal de rupture de barrage à la fois sans défaillance, grâce notamment à la détection continuelle des défauts éventuels de transmission, et sans fausse alerte, grâce notamment à la surveillance du dispositif de détection. Il peut s'appliquer, non seulement aux barrages, mais également à tout ouvrage dont la rupture peut avoir des consé- quences d'une haute gravité et qui peuvent être minimisées par un avertissement préalable. Il peut, par exemple, s'appliquer à la rupture d'un pont abordé sans visibilité par les véhicules. Au point de vue de la réalisation, les moyens de transmission et les moyens de vérification du postefilocal et du poste distant, c'est-a-dire plus précisément les étages référencés 16 et 9 sur la figure 5 et 21 et 25 sur la figure 6 peuvent, dans une technologie différente, être remplaces par un microprocesseur qui commande la séquence des signaux d'essai et d'alerte. Le programme d'essai est alors rangé dans une mémoire morte, et un modulateur-démodulateur est connecté en sortie de chaque poste pour permettre la liaison hertzienne. REVENDICATIONS système pour détecter la rupture effective d'ouvrages d'art, tels que des ponts ou des barrages, notamment en maçonnerie, comprenant un conducteur électrique incorporé à la manière de l'ouvrage et dirigé au moins partiellement suivant des directions transversales aux directions probables des lignes de fracture éventuelles de l'ouvrage, et un générateur pour alimenter ce conducteur en courant électrique, caractérisé en ce que ce conducteur comprend au moins une ligne sensible se développant sur l'ensemble de l'ouvrage suivant un parcours tel que toute rupture de l'ouvrage provoque la rupture de cette ligne, des moyens de détection du courant dans toutes les lignes pour émettre un signal d'alarme en cas d'absence de courant dans toutes les lignes, des moyens de sécurité pour empêcher l'émission de ce signal en cas de dérangement des moyens de détection, et des moyens de transmission d'information entre un poste local situé près de l'ouvrage et contenant les moyens précités et un poste distant situé au voisinage de la population à alerter. 2. Système conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le conducteur comprend plusieurs lignes sensibles en parallèle disposées suivant des parcours voisins les uns des autres. 3. Système conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens de sécurité comprennent un étage logique de détection comprenant des moyens de contrôle du circuit du conducteur pour valider le signal d'alarme. 4. Système conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que l'étage logique de détection comprend au moins une ligne de contrôle montée aux bornes du générateur en parallèle avec les lignes sensibles, cette ligne de contrôle étant munie d'un détecteur de courant. 5. Système conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que la ligne de contrôle du générateur est double, chacune comportant un relais dont la bobine est montée, en série, sur la ligne correspondante. 6. Système conforme à l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les moyens de contrôle comprennent, sur chaque ligne sensible, un relais dont la bobine est en série sur cette ligne. 7. Système conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que les relais respectifs montés sur les lignes sensibles sont de types différents. 8. Système conforme à l'une des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que des contacts des relais des lignes sensibles et des lignes de contrôle sont montés en série avec la bobine d'au moins un relais de déclenchement de manière que ce dernier soit excité en cas de manque de courant dans toutes les lignes sensibles et, simultanément, de présence de courant dans au moins l'une des lignes de contrôle. 9. Système conforme à l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les moyens de transmission entre le poste local et le poste distant sont du type à câble. 10. Système conforme à l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les moyens de transmission entre le poste local et le poste distant sont du type hertzien. 11. Système conforme à l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que les moyens de transmission sont agencés pour transmettre des informations d'un poste vers l'autre dans les deux sens. 12. Système conforme à l'une des revendications 9 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de vérification pour contrôler le fonctionnement des moyens de transmission par application d'un signal d'essai. 13. Système conforme à la revendication 12, caractérisé en ce que l'application du signal d'essai s'effectue automatiquement, suivant une période prédéterminée. 14. Système conforme à l'une des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce que les moyens de vérification comprennent un dispositif manuel pour appliquer à volonté le signal d'essai. 15. Système conforme à l'une des revendications 12 à 14, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens sensibles au signal d'alerte pour inhiber le signal d'essai. 16. Système conforme à l'une des revendications 12 à 15, caractérisé en ce que les moyens de vérification comprennent, dans le poste local et dans le poste distant, un étage logique d'interrogation pour décoder les dérangements constatés par le signal d'essai. 17. Système conforme à l'une des revendications 12 à 16, caractérisé en ce que les moyens de transmission comprennent des moyens pour coder en signaux binaires la nature des dérangements constatés, en vue de l'émission, et des moyens pour décoder ces signaux à la réception. 18. Système conforme à l'une des revendications 12 à 17, caractérisé en ce que les moyens de transmission et les moyens de vérification respectivement du poste local et du poste distant comprennent chacun un micro-processeur pour commander la séquence des signaux d'essai et d'alerte, le programme d'essai étant rangé dans une mémoire morte, et un modulateur-démodulateur adapté à la liaison hertzienne étant connecté en sortie de chacun des deux postes.