De très nombreuses tentatives ont été faites pour réaliser des vêtements assurant la flottabilité à leurs usagers s ils tombent à l'eau. On a proposé d'y incorporer des plaques de liège cousues dans des poches appropriées, de gonfler des poches étanches avec une bouteille d'air comprimé utilisée lors de l'immersion, dtin- corporer dans le vêtement de la mousse de polyuréthane enfermée dans des sachets de matières plastique, d'utiliser des sachets renfermant des microbilles de verre, de confection le vêtement avec des panneaux constitués par des feuilles de matière plastique soudées l'une à l'autre suivant des lignes équidistantes, longitudinales et transversales, de façon à constituer des poches carrées jointives remplies d'air comprimé. Aucun de ces vêtements n1 est susceptible de constituer un vêtement de travail remplaçant le vêtement de travail normalement utilisé par le marin, et constituant simultanément un vêtement de sureté permettant de récupérer le naufragé s'il tombe à la mer ou est entralné par elle. Les marins, qu'ils soient professionnels ou plaisanciers, utilisent couramment pour se protéger des embruns des vareuses en toile enduite garnie d'une doublure ces ces vareuses- doivent être suffisamment amples pour ne pas les gêner dans leur travail, même si le froid les oblige à porter en-dessous des chantails épais, et suffisamment longues pour recouvrir partiellement le haut des pantalons, souvent en ciré, et des bottes montantes qu'ils utilisent. La présente invention a pour objet une vareuse de ce type, qui est agencée pour constituer également une vareuse de sécurité et qui assure en conséquence la flottaison, la prote c- tion contre le froid et le repérage à la vue ou par radar, et offre ainsi les meilleures chances de sauvetage aux marins qui la portent, dans le cas ou ils tombent à l'eau ou sont emportés par les flots. A cet effet, cette vareuse en toile enduite garnIe d'une doublure est caractérisée en ce qu'elle comporte, entre la toile et la doublure, un film à bulles d'air qui assure à la fois la flottaison et la protection contre le froid et dont les bulles dlair sont suffisamment éloignées les unes des autres pour que non seulement il n'y ait aucune ssssit li é de communication de l'une à l'autre mais encore qu'il existe entre elles une distance suffisante pour permettre le pliage de la vareuse et, par conséquent, ne pas gêner les mouvements du marin qui l'utilise. Ces films à bulles d'air sont constitués par deux minces feuilles de matière plastique imperméable à l'air, telle que le polyéthylène, par exemple, collées l'une à 11 autre, dont l'une comporte des empreintes en creux uniformément réparties dans lesquelles l'air atmosphérique se trouve emprisonné ; ces empreintes sont préférablement circulaires et peuvent avoir un centimètre de diamètre ; un certain espace les sépare de façon qu'elles soient entièrement indépendantes et que la détérioration de l'une d'entre elles n'affecte pas celles qui l'entourent; cet espacement des bulles d'air confère, en outre, au film une grande souplesse presque équivalente à celle qu'il aurait en l'absence de ces bulles d'air. D'autres caractéristiques de l'invention découleront de la description qui suit d'un mode de réalisation ;particulier, en référence au dessin dans'lequel : La figure 1 est une vue de face de la vareuse et de sa capuche Les figures 2 et 3 sont des vues en coupe, à plus grande échelle, de la matière utilisée. La vareuse boulonnaise classique 1 représentée comporte une capuche 2 susceptible d'être fermée au col par un cordon de serrage 3 ; elle est réalisée en toile de PVC enduite avec des bandes rouges 4 et des bandes réfléchissantes 5 pour le repérage visuel, respectivement de jour et de nuit. Sur le col et sur la capuche 2 sont cousues ou soudées des feuilles d'aluminium très minces 6 servant de réflecteur radar. La vareuse comporte, à sa partie inférieure, une sangle escamotable 7 dont le rôle sera décrit plus loin. La toile PVC 8 est doublée d'une toile à mailles fines 9, et un ou plusieurs films 10 à bulles d'air sont intercalés entre les deux couches 8 et 9. Cette structure composite affecte la totalité de la vareuse à l'exception de la partie antérieure des manches qui ne comporte pas de film à bulles d'air, de façon à en améliorer la flexibilité et, par conséquent, faciliter le travail des marins. La face ventrale de la vareuse présente, au niveau de la poitrine, une double épaisseur de film à bulles d'air afin de donner la préférence à la sustentation de la veste, de renforcer la protection contre le froid de cette partie fragile du corps, et de conférer une plus grande souplesse de la vareuse dans sa partie centrale pour faciliter le travail manuel du marin. La face arrière de la vareuse présente une double épaisseur sur toute son étendue afin d'assurer une flottaison renforcée permettant une bonne sustentation du marin en position allongée et assurant dans cette position une bonne isolation thermique. Le film à bulles d'air, couvrant donc la totalité du vêtement à l'exception du bas des manches, procure un volume d'air d'air très important, de l'ordre de 6 à 7 litres qui assure une flottaison excellente et immédiate dès que le marin tombe à l'eau; cette sustentation est assurée même si les bottes ou les cuissardes qu'il porte se remplissent d'eau. Le film à bulles d'air est constitué de deux feuilles minces de polyéthylène enfermant, par préformage de l'une d'elles, de l'air dans une série de bulles cylindriques ou sphériques régulièrement espacées ; ces feuilles minces de polyéthylene sont préférablement enduites intérieurement de façon à assurer une étanchéité parfaite desdites bulles. La résistance mécanique est suffisante pour résister à des chocs violents auxquels la vareuse peut, éventuellement, être soumise. La double épaisseur de film peut être réalisée de manière différente ; soit en superposant deux films, soit en les disposant de façon que les bulles du film se fassent vis à-vis, soit encore par une réalisation directe avec trois feuilles minces de polyéthylène enfermant des bulles d'air entre la feuille intérieure et les deux feuilles extérieures. La sangle prévue à la partie inférieure de la vareuse est destinée à permettre aux naufragés au cas où, lors de l'immersion cette- partie inférieure de la vareuse serait remontée vers le dessous des bras, d'y engager un pied pour ramener cette partie inférieure en position normale et, par conséquent, d'améliorer la flottabilité de la partie inférieure du corps et, en conséquence, de faciliter la sustentation sur le dos. il est du reste bien entendu que le mode de réalisation de l'invention qui a été décrit ci-dessus en référence au dessin annexé a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans qu'on s' écarte pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Vareuse de travail et de sécurité pour marins permettant le sauvetage en mer, réalisée en une toile enduite garnie d'une doublure, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un film à bulles d'air interposé entre la toile enduite et la doublure. 2. Vareuse de marin suivant la revendication 1 caractérisée en ce que le film à bulles d'air est constitué de deux feuilles minces en matière plastique imperméable à l'air, telle que du polyéthylène, collées l'une à l'autre, l'une d'entre elles comportant des empreintes en creux uniformément espacées. 3. Vareuse de marin suivant la revendication 2 caractérisée en ce que ces empreintes sont circulaires et ont, environ, 1 centimètre de diamètre. 4. Vareuse de marin selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la structure composite toile enduite, film à bulles d'air, doublure, affecte la totalité du vêtement à l'exclusion du bas des manches. 5. Vareuse de marin selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que sa partie avant supérieure couvrant la poitrine comporte une double épaisseur de film à bulles flair, de même que la totalité de la partie arrière et que la capuche. 6. Vareuse de marin selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les bulles d'air sont rendues parfaitement étanches par enduction interne des feuilles de matière plastique collées l'une à l'autre. 7. Vareuse de marin selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'une double épaisseur de film à bulles d'air est réalisée par superposition simple de deux films, dont les deux feuilles, ne comportant pas d'empreintes en creux, sont accolées l'une à l'autre. 8. Vareuse de marin selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'une double épaisseur de film à bulles d'air est réalisée par un matériau tri-couche dans lequel deux feuilles à empreintes en creux sont collées de part et d'autre d'une feuille centrale plane. 9. Vareuse de marin selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la doublure est constituée par une toile à mailles fines présentant un bon coefficient de glissement. 10. Vareuse de marin selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que des feuilles d'aluminium très minces sont cousues sur le col et sur le dessus de la capuche en vue du repérage par radar et en ce que la toile enduite comporte des bandes rouges pour le repérage visuel de jour et des bandes réfléchissantes et fluorescentes pour le repérage visuel de nuit. 11. Vareuse de marin selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle comporte à sa partie inférieure, une sangle escamotable qui permet au marin tombé verticalement dans l'eau d'abaisser la partie inférieure du vete- ment à l'aide du pied, entraînant ainsi un retour automatique à la position horizontale.