La présente invention concerne un nouvel acier inoxydable biphasique amélioré, résistant à la corrosion et de grande usinabilité. On utilise de manière classique des aciers inoxyda bles de décolletage qui sont préparés, pour augmenter l'usinabilité, en ajoutant des éléments tels que le soufre, le sélénium etc., à des aciers inoxydables austénitiques, soit généralement l'acier inoxydable 18 - 8 (c'est-à-dire contenant en poids 18% de chrome, 8% de nickel et le reste de fer) ou l'acier inoxydable 18 - 8 - 2 (en poids 18 de chrome, 8% de nickel, 2 de molybdène, le reste étant du fer). les aciers austénitiques sont très résistants au choc et à la corrosion mais ils présentent l'inconvénient d'entre difficiles à usiner à moins qu'ils ne contiennent du soufre ou du sélénium.De plus la matrice, qui est de l'acier austénitique, a une très mauvaise usinabilité propre, de sorte que l'on ne peut qu'obtenir une mauvaise usinabilité car la quantité d'éléments d'addition pour l'améliorer doit res ter dans certaines limites pour éviter une dégradation de la résistance à la corrosion à laquelle se sont heurtés tous les efforts pour ajouter à l'acier les quantités importantes de ces éléments nécessaires à l'amélioration de l'usinabilité. D'autre part, pour les aciers férritiques constitués par les aciers inoxydables contenant 18% m - ds de chrome ou les aciers inoxydables martensitiques constitués par les aciers inoxydables contenant 1 3fi de chrome, l'usinabilité de la matrice est meilleure que dans les cas des aciers inoxydables austénitiques, en particulier du fait de l'amélioration apportée par. le soufre ou le sélénium, mais la résistance à la corrosion est nettement plus faible. La présente invention vise à la conception d'aciers inoxydables présentant sensiblement la même résistance à la corrosion que les aciers inoxydables austénitiques mais présentant en outre une plus grande usinabilité que ces derniers. Une matrice formée d'acier inoxydable contenant des aciers austénitiques et ferritiques en mélange (appelés par la suite aciers inoxydables biphasiques) présente une structure cristalline à grains très fins. En conséquence l'incorporation d'au moins un élément tel que le soufre, le tellure, le sélénium, le plomb et le bismuth dans les aciers inoxydables biphasiques apporte comme avantage une amélioration considérable de l'usi T A B L E A U 1 COMPOSITION CHIMIQUE (%) ECHANTILLON N C Si Mn Cr Ni S Te Se Pb Bi Fe 1 0,07 0,78 0,85 25,8 6,3 0,20 RESTE 2 0,08 0,93 0,73 25,7 6,1 0,18 RESTE 3 0,06 0,67 0,86 26,3 5,9 0,15 RESTE 4 0,08 0,58 0,73 26,0 6,2 0,11 RESTE I 5 0,09 0,73 0,58 26,1 5,8 0,13 RESTE 6 0,10 0,86 0,68 25,8 6,2 0,13 0,10 RESTE 7 0,08 0,56 0,78 26,1 6,3 0,15 0,09 RESTE III 8 0,07 0,89 0,96 18,1 8,1 0,12 RESTE II 9 0,07 0,63 0,83 17,8 12,3 0,20 RESTE 10 0,07 0,83 0,68 21,2 3,7 RESTE IV 11 0,06 0,52 0,93 26,1 6,2 RESTE 12 0,06 0,63 0,79 29,8 14,3 RESTE I : Aciers alliés @ suivant l'invention II : Aciers inoxydables classiques III : Aciers inoxydables austénitiques IV :Aciers inoxydables biphasiques nabilité par rapport aux aciers inoxydables ordinaires du fait que les additions métalliques ou non métalliques forment une dispersion uniforme de grains très fins dans l'acier biphasique, conduisant ainsi à une usinabilité améliorée, tandis que l'on conserve la même résistance à la corrosion que dans les aciers inoxydables austénitiques classiques. Le résultat est le même dans le cas où la matrice est constituée d'acier inoxydable biphasique contenant du fer, du chrome et du nickel comme métaux principaux et du molybdène et/ou du cuivre comme additif d'amélioration de la résistance à la corrosion, ou dans le cas où la matrice est constituée d'acier inoxydable biphasique contenant du fer, du chrome et du nickel comme métaux principaux et au moins un élément parmi le titane, le zirconium, le niobium et le tantale avec du carbone en excès ou contenant en outre du molybdène et/ou du cuivre pour améliorer la résistance à la corrosion. Les avantages et les caractéristiques de 1 invention apparaîtront plus complètement dans la description suivante qui fait référence aux figures 1 à 6 dans esquelles Les figures 1, 3 et 5 sont des micrographi s d'aciers inoxydables austénitiques de décolletage classique;. Les figures 2, 4 et 6 sont des micro&num;?aphies. d'aciers inoxydables biphasiques de décolletage selon l invention. Les aciers inoxydables de décolletage selon l'invention (appelés par la suite aciers alliés selon l'invention) et les aciers ordinaires avec lesquels ils sont comparés dans chaque exemple sont préparés par un procédé selon lequel ils sont usinés à une forme prédéterminée par un procédé de laminage à froid après avoir été traités à chaud en solution à l'atmosphère puis ils sont recuits pour être taillés sous forme d'échantillons. Exemple 1. Dans ce premier exemple les aciers alliés selon l'invention sont préparés en ajoutant au moins un élément parmi le soufre, le tellure, le sélénium, le plomb et le bismuth comme additif d'amélioration de l'usinabilité dans la matrice constituée de l'acier inoxydable biphasique. Les compositions chimiques des alliages, en pourcentage pondéraux, sont indiqués dans le tableau 1, ainsi que celles d'aciers inoxydables classiques. La figure 1 montre la microstructure d'un acier inoxydable à coupe rapide classique (échantillon n 9) on y voit une structure cristalline à gros grains et du sulfure grossier dispersé parmi les grains en distribution lâche, visible sous forme de longs grains noirs qui condltisent à une faible usinabilité. La figure 2 montre par ailleurs la microstructure d'un acier inoxydable biphasique selon l'invention (échantillon ne 1). On constate qu'il comporte du sulfure très fin (dont les grains apparaissent sous forme de points noirs sur la figure 2) dispersés selon une distribution dense et uniforme du fait de la structure cristalline fine de l'acier biphasique austénitique ferritique, l'acier austénitique constituant une phase interne de grande densité au sein de l'acier ferritique de faible densité en phase externe. De manière analogue cet effet est également observé dans le cas de composés autres que les sulfures, par exemple avec les séléniures ou les tellurides ou des additions métalli qu.s tels que le plomb ou le bismuth. Ainsi, sous forme d'une dispersion fine et uniforme, les composés des éléments métalli quels ou les additifs métalliques apportent une amélioration remarquables do l'usinabilité. Le pténcmène par lequel le sulfure par exemple se trouve finament et unifermément dispersé dans la structure cristalline de l'acier bipr.- eique peut être expliqué de la manière suivante le soufre après refroidissement est libéré entre les grains ferritiques et peut subir une réaction chimique avec le manganèse en saison de la solubilité importante du soufre dans le fer à haute température, de sorte que le sulfure de manganèse se trouve finement et uniformément dispersé. Comme il a déjà été indiqué, il est difficile dans les aciers inoxydables connus d'obtenir une dispersion fine et uniforme de composés métalliques ou non métalliques entre les grains de matrice t par conséquent d'en effectuer la fabrication à l'échelle industrielle. L'acier inoxydable biphasique selon l'invention s'affranchit de ces inccnvenients et permet ainsi d'obtenir des dispersions fines es uniformes de composés servant chacun à améliorer l'usinabilité grâce à l'emploi d'un acier inoxydable biphasique dans lequel les grains sont très fins. Le tableau 2 indique les résultats d'essai de tournage et de perçage où les aciers inoxydables biphasiques de TABLEAU 2 ECHANTILLON INDICE D'USINABILITE Test de tournage test de perçage 1 140 281 2 142 285 3 144 288 I 4 131 260 5 130 258 6 153 293 7 152 290 III 8 101 102 9 100 100 II 10 88 42 IV 11 85 38 12 84 43 I : Aciers alliés suivant l'invention II : Aciers inoxydables classiques III :Aciers inoxydables austénitiques IV : Aciers inoxydables bip@asiques décolletage selon l'invention sont comparés avec des aciers inoxydables de décolletage classiques et avec des aciers inoxydables biphasiques classiques. L'essai de tournage a été effectué en soumettant les échantillons de 20 mm de diamètre extérieur à un tournage au moyen d'un outil de coupe carbure cémentique à une vitesse de tournage de 25 mètres par minute (correspondant à 4.000 tours par minute), une profondeur de coupe de 0,4 mm et une vitesse de 0,07 mm par tour, et en mesurant la composante de contrainte principale apparaissant en direction tangentielle sur l'échan- tillon tourné. Par ailleurs, dans l'essai de perçage on a mesuré le temps nécessaire pour percer les échantillons à une profondeur de 1 mm au moyen d'un foret hélicoidal en acier de décolletage de 1,5 mm de diamètre à une vitesse de 3500 tours par minute et une charge de 1.300 grammes. Dans le tableau 2 les chiffres sont indiqués par rapport à l'ééhantillon nO 9, la meilleure usinabilité correspondant aux plus grands chiffres. De plus le tableau 2 montre que les aciers inoxydables de décolletage selon l'invention présentent par rapport aux aciers inoxydables de décolletage. classiques une usinabilité 1, 3 à 1, 5 fois supérieure etçune aptitude au perçage 2, 6 à 2,9 fois supérieure, et par rapport aux aciers inoxydables biphasiques classiques une usinabilité 1,6 à 1,7 fois supérieure et une aptitude au perçage 7 fois supérieure environ. Les compositions chimiques des alliages selon l'invention convenant à l'obtention des résultats mentionnés ci-dessus répondent aux conditions ci-après : la teneur en chrome-est comprise entre 20 et 30 ffi en poids car il n'existe pas de mélange biphasique austénitique ferritique si elle est inférieure à 20 % et si elle est supérieure à 30 % elle provoque des craquelures pendant le traitement thermique et une mauvaise usinabilité pendant le façonnage à froid. La teneur en nickel est supérieure à 4% en poids conduisent à une mauvaise résistance à la corrosion dde à l'apparition d'acier inoxydable martensitique, mais cette teneur doit être inférieure à 16% en poids car des additions plus importantes de nickel conduisent à une diminution de l'usinabilité et à un coût de fabrication important.Au moins l'un des éléments parmi le soufre, le T A B L E A U 3 COMPOSITION CHIMIQUE (%) ECHANTILLON C Si Mn Cr Ni Mo Cu S Te Se Pb Bi Fe N 13 0,07 0,83 0,99 26,1 5,9 2,1 0,23 RESTE 14 0,06 0,52 0,85 26,3 5,8 2,0 0,18 RESTE 15 0,06 0,66 0,90 25,9 6,1 2,0 0,21 RESTE 16 0,07 0,87 0,78 26,6 6,3 2,1 0,15 RESTE I 17 0,04 0,85 0,73 25,8 5,8 2,1 0,13 RESTE 18 0,07 0,63 0,86 25,9 6,2 1,9 0,13 0,12 RESTE 19 0,05 0,52 0,73 26,0 5,7 1,9 0,15 0,11 RESTE 20 0,06 0,78 0,58 26,2 6,9 2,3 0,10 0,10 0,1 RESTE 21 0,06 0,85 0,68 25,8 6,1 2,1 0,09 0,10 RESTE 22 0,07 0,73 0,90 26,2 5,8 1,1 0,9 0,21 RESTE 23 0,18 0,73 1,0 13,2 0,22 RESTE II 24 0,10 0,65 0,32 18,1 0,21 RESTE 25 0,08 0,72 0,96 18,1 8,1 0,12 RESTE 26 0,06 0,85 0,83 17,8 @@,3 2,1 0,20 RESTE I : Aciér allié suivant l'invention II :Acier inoxydable classique de décolletage TABLEAU 4 ECHANTILLON INDICE D'USINABILITE N Test de tournage Test de perçage 13 130 283 14 132 287 15 134 290 16 121 262 17 118 257 18 148 298 19 142 297 20 135 275 21 136 270 22 140 285 II 25 101 105 26 100 100 I : Acier allié suivant l'invention II : Aciers inoxydables austénitiques de décolletage classique. tellure le sélénium le plomb et le bismuth ajouté pour améliorer l'usinabilité, présente une teneur comprise entre 0,05 et 0,5* en poids car sinon cette addition est nifaste au procédé de fa çonnage à froid par exemple si elle est supérieure à 0,5% en poids et conduit à une mauvaise usinabilite' dans le cas de teneurS inférieures à 0,05% en poids. Le manganèse peut être utilisé en teneur supérieure à 0,3% en poids car il sert à constituer des composés et à améliorer l'usinabilité pendant le façonnage à froid mais cette teneur est de préférence inférieure à 3% car des teneurs supérieures n'améliorent pas sensiblement l'alliage obtenu.La teneur en carbone est aussi réduite que possible dans les aciers alliés selon l'invention, avec une teneur limite su prieure de 0,2* en poids pour éviter de nuire aux propriétés de ces aciers et le silicium utilisé comme désoxydant peut être ajouté à des teneurs inférieures à 1% comme dans les alliages classiques. Exemple 2. Dans cet exemple les aciers alliés selon l'invention sont préparés de la même manière que dans l'exemple 1 si ce n'est que la matrice est constituée d'acier inoxydable biphasique contenant du molybdène et du cuivre pour améliorer la résis- tance à la corrosion et du fer du chrome et du nickel comme métaux principaux. Les compositions chimiques des aciers alliés exprimées en pourcentage en poids sont indiquées dans le- tableau 3 en même temps que celles d'aciersinoxydables classiques. Les figures 3 et 4 sont des micrographies d'aciers inoxydables de décolletage austénitiques de type classique (n 26) et d'aciers alliirselon l'invention ( n 13 ). Elles montrent comme dans l'exemple 1 que des sulfures apparaissent sous forme de grains noirs ponctuels sur la figure 4, trés fins et selon une distribution dense et nomogène,aux limites des grains de la matrice, du fait de la finesse cristalline de celle-ci. On obtient donc les mêmes effets que dans l'exemple 1. D'autre part le tableau 4 donne les résultats d'essais de de tournage et de perçage concernant les aciers alliés selon l'invention et des aciers inoxydables de décolletage classiques. Ces deux types d'essai ont été conduits dans des conditions identiques à celles de l'exemple 1 et les indices de l'usinabilité ont été chiffrés par rapport à l'exemple n 26. Le tableau 4 fait apparaître que les échantillons d'aciersalliés présentent une usinabilité et une aptitude au perçage considérablement amélioréspar rapport aux aciers austénitiques de décolletage classiques, avec en particulier une aptitude au perçage 3 foie plus importunte. De plus les aciers alliés selon l'invention pré sentent une aptitude au perçage correspondant à au moins 7 fois en- viron à celle des aciers inoxydables biphasiques classiques auxquelles des éléments d'amélioration de l'usinabilité sont ajoutés et environ 4 fois celle des aciers inoxy- dables austénitiques de décolletage. Tous les chantillons d'alliage ont ensuite été soumis à un essai de corrosion effectué en observant les variations superficielles de tous les echantillons au cours du temps, après avoir poli la surfaee et les avoir immergés dans respectivement une solution d'eau salée artificielle constituée d'eau contenant 3% de chlorure de sodium et une sueur artificielle constituée d'eau contenant 1% de chlorure de sodium, 0,2% durée 0,0396 de sulfure de sodium, 0,02% de sucre de canne,0,0296 d'am moniaque, 0,1% d'acide lactique. Le tableau 5 qui rapporte les résultats de ces essais, montre que lors de l'essai d'immersion dans l'eau salée artificielle les aciers inoxydables de décolletage à 13* et 18% de chrome ( échantillon n 23 et 24 respectivement ) devienent moins brillants tandis que les aciers alliés selon l'invention ( n 13 et 20 ) et les aciers inoxydables de décolletage à 18% de chrome t2es de nickel et 2% de molybdène ( n026) conservent mieux leur brillant.D'autre part l'essai d'immersion dans la solution de sueur artificielle montre que les aciers inoxydables de décolletage à 1396 de chrome et 18 % de chrome ( n 23 et 24 ) perdent leur brillant en 7 jours et deviennent complètement rouit lés en 14 à 21 jours, que les aciers inoxydables à 18% de chrome 8% de nickel ( n 25 ) deviennent un peu moins brillants en 7 Jour tandis que les aciers alliés selon l'invention et les aciers inoxydables de décolletage à 18* de ohrome,8% de nickel,2% de molybdène ( n 26 ) conservent leur brillant sans aucune modification de leur surface après 21 jours d'immersion En conséquence, il apparait que les aciers alliés selon l'invention sont aussi résistants vis-à-vis de la corrosion que les aciers inoxydables de décolletage à 18* de chrome, 12% de nickel, 2% de molybdène. Les compositions chimiques des aciers alliés de T A B L E A U 5 ECHANTILLON EAU SALEE SUEUR ARTIFICIELLE N ARTIFICIELLE 7 jours 14 jours 21 jours 30 JOURS 13 A A A t A A 14 A A AAA 15 A A A A 16 A A A A I 17 A A A A t8 A A A A 19 A A A A 20 A A A A 21 A A A A A 22 A A A A 23 B C D D II 24 B C z C D 25 A A B B 26 A A A A A : Brillant conservé B : Moins brillant C : Perte de brillant D : Rouillé et détérioré I : Alliage d'acier suivant l'invention II : Acier inoxydable de déc@lietage classique. l'exemple 2 comprennent 20 à 30 46 de chrome, 4 à 16 % de nickel, t 5 et 0,5 96 d'au moins un élément parmi le soufre, le tellure, le sélénium, le plomb et le bismuth, 0,3 à 3 qb de manganèse, moins de 0,2 % de carbone, moins de l % de silicium et 0,2 % à 4 96 de molybdène et/ou de cuivre. Ces limitations dans les proportions ajoutées de chaque élément, sauf pour le dernier, sont justifiées par les mêmes raisons que dans l'exemple 1. En ce qui concerne le molybkène et/ou le cuivre, leur teneur est limitée à 0,2 à 4 ffi car leur action est moins efficace à des valeurs inférieures à 0,2 % et se sature à plus de 4 %. Exemple 3. La matrice dans l'exemple 3 est constituée par un acier inoxydable biphasique contenant du fer, du chrome et du nickel comme métaux principaux et du titane, di zirconium, du niobium ou du tantale, éventuellement avec carbone en excès, ou contiennent en outre du molybkène et/ou du cuivre pour améliorer la résistance à la corrosion. De même que dans les exemples l et 2 tous les échantillons sont préparés en ajoutant à la matrice d'acier inoxydable biphasique au moins un élément d'amélioration de l'usinabilité tel que le soufre, le tellure, le sélénium, le plomb ou le bismuth, Des compositions chimiques correspondantes sont indiquées dans le tableau 6 en même temps que celles d'aciers inoxydables de décolletage classiques. D'une manière analogue les figures 5 et 6 montrent des micrographies d'un acier inoxydable de décolletage classique (NO 316 F) et d'un acier allié selon l'invention (No 33) respectivement. Ces micrographies montrent la supériorité de l'acier allié sur l'acier classique et révèlent le sulfure extrêmement fin (grains noirs ponctuels sur lq ligure 6) dispersé à la limite des grains des aciers inoxydables austénitiques et ferritiques suivant une distribution dense et uniforme du fait de la finesse cristalline des grains. Ainsi, les aciers alliés selon l'invention apportent une usinabilité élevée comme dans les exemples 1 et 2. En outre, on a effectué des essais de tournage et de per çage dans les mêmes conditions que dans les exemples l et 2. Les résultats sont donnés dans le tableau 7 en exprimant les indices d'usinabilité par rapport à celui de l'échantillon n0 316 F.On voit d'après le tableau 7 de la même manière que dans les exemples l et 2 que tous les échantillons d'acier allié présentent T A B L E A U 6 COMPOSITION CHIMIQUE (%) ECHANTILLON N C Si Mn S Cr Ni Ti AUTRES Fe 27 0,09 0,64 1,38 0,21 25,4 6,6 0,44 RESTE 28 0,14 0,97 1,34 0,05 24,9 6,7 0,42 Se=0,27 RESTE 29 0,12 0,58 1,15 0,05 25,7 6,3 0,49 Te=0,31 RESTE 30 0,11 0,73 0,88 0,06 25,2 7,1 0,43 Pb=0,12 RESTE 31 0,10 0,79 0,78 0,05 26,1 6,8 0,38 Bi=0,14 RESTE 32 0,13 0,67 1,25 0,14 25,5 6,4 0,46 Te=0,12 RESTE I 33 0,12 0,82 1,38 0,23 24,6 6,6 0,41 Mo=2,3 RESTE 34 0,13 0,75 1,44 0,24 25,9 6,8 0,48 Cu=1,8 RESTE 35 0,11 0,61 1,35 0,21 25,2 6,3 Nb=0,85 RESTE 36 0,12 0,56 1,29 0,22 25,4 6,5 Zr=0,72 RESTE 430F 0,10 0,65 0,82 0,21 18,1 RESTE II 303A 0,08 0,72 0,96 0,12 18,1 6,1 RESTE 316F 0,06 0,85 0,83 0,20 17,8 12,3 Mo=2,1 RESTE I : Acier alli@ suivant l'invention II :Acier classique inoxydable de décolletage une usinabilité et une aptitude au perçage considérablement améliorées par rapport aux aciers classiques, en particulier avec une aptitude au perçage environ 3 fois supérieure à celle de ces derniers. De plus ils présentent une aptitude au perça- ge environ 7 fois supérieure à celle des aciers inoxydables biphasiques classiques auxquels des éléments d'amétioration de l'usinabilité ont été ajoutés et environ 4 fois supérieure à celle des aciers inoxydables de décolletage austénitiques d'une manière analogue à celle qui a été exposée en liaison avec les caractéristiques des aciers alliés de l'exemple 2. Tous les échantillons ont ensuite subi un essai de corrosion en utilisant des solutions artificielles d'eau salée et de sueur préparées de la même manière que dans l'exemple 2, les résultats de ces essais étant reportés sur le tableau 8. Les essais effectués pour l'exemple 3 ont également fait apparaître que les aciers alliés selon l'invention (échantillons NO 27 à 36) et les aciers inoxydables de décolletage à 18 % de chrome, 8 % de nickel et à 18 % de chrome, 12 %-de nickel, 2 ffi de molybdène (n 430 F et 316 F) conservent bien leur brillant dans l'essai d'immersion dans l'eau salée artificielle, bien que l'acier inoxydable de décolletage à 18 % de chrome présente une surface moins brillante, alors que dans l'essai d'immersion dans une solution de sueur artificielle l'acier de décolletage à 10 % de chrome n 430 F) a déjà perdu son brillant en 7 jours et est complètement rouillé en 14 à 21 jours.D'autre part, les aciers alliés (n 29, 30, 33 et 34) et l'acier inoxydable de décolletage à 18 % de chrome, 12 ffi de nickel, 2 % de molybdène conserve son brillant sans aucune modification superficielle même après l'immersion de 21 jours. De plus on constate d'après le tableau que les autres aciers inoxydables ont une résistance à la corrosion égale ou supérieure à celle de l'acier inoxydable de décolletage à 18 % de chrome, 8% de nickel (n 316 F), les aciers alliés selon l'invention étant ainsi aussi résistants à la corrosion que les aciers austénitiX ques de décolletage (échantillon ne 303 A et 316 F). Dans la composition chimique des aciers alliés de l'exemple 3 les teneurs en élément d'addition sont : 20 à 30 * en poids de chrome, 4 à 16 % en poids de nickel, 0,05 à 0,5 % d'au moins un élément parmi le soufre, le tellure, le sélénium, le plomb et le bismuth, 0,3 à te manganèse, moins de 0,2%en T A B L E - U t ECHANTILLON INDICE D'USINABILITE N Test de tour@age Test de perçage 27 141 302 28 139 284 29 141 279 30 @ 124 248 31 124 255 32 i 149 314 33 134 289 34 136 291 35 138 287 36 135 285 430F 104 143 II 303A 101 105 316F 100 100 I : Acier allie suivant l'invention II :Acier inoxydable classique de décolletage poids de carbone, moins de 1 % en poids de silicium. Les motifs pour lesquels les teneurs de ces éléments sont limitées à ces proportions ont été décrits dans l'exemple l. Le molybdène et/ou le cuivre utilisé pour ameliorer la résistance à la corrosion de l'acier inoxydable biphasique présente une teneur limitée à moins de 4 ffi en poids à cause d'un effet de saturation pour les teneurs supérieures à 4 96 de poids et du fait que la résistance à la corrosion est la m8me que dans les aciers austé- nitriques de décolletage même en l'absence de ces éléments d'addition.Au moins un élément parmi le titane, le zirconium, le niobium et le tantale est ajouté pour éviter une corrosion intergranulaire; la teneur en titane étant de 4 fois celle du carbone, la teneur en zirconium et en niobium de 8 fois celle du carbone et de préférence inférieure à 1,5 % en poids, et la teneur en tantale de 4 fois celle en carbone et de préférence inférieure à 1,5 % en poids car l'addition de trop fortes teneurs en ces éléments produirait une fragilisationsà 475 C provoquant ainsi une ségrégation de fer. Ainsi qu'on l'a déjà mentionné la présente invention propose des aciers inoxydables biphasiques de décolletage présentant une usinabilité excellente par comparaison avec les aciers de décolletage austénitiques classiques et une résistance à la corrosion au moins égale à celle de ces derniers, ce qui les rend utiles à l'échelle industrielle dans des domaines tels que l'industrie des machines de précision et l'industrie de l'emballage qui exigent une bonne résistance à la corrosion ainsi qu'une bonne usinabilité. Il apparaîtra évident à l'homme de l'art que la présente invention peut subir différentes modifications et peut comporter des modes de réalisation différents de ceux qui ont Xté décrits ci-dessus, sans sortir du cadre des caractéristi ques essentielles de l'invention. T A B L E A U 8 ECHANTILLON EAU SALEE SUEUR ARTIFICIELLE N ARTIFICIELLE 7 jours 14 jours 21 jours 30 JOURS 27 A A B B 28 A A A B 29 A A A A 30 A A A A 31 A A A B 32 A A B B 33 A A A A 34 A A A A 35 A A A B 36 A A A B 430F B C C D II 303A A A B B 316F A - A A A A : Brillant conservé B : Perte de brillant C : Moins brillant D : Rouille et détérioré I : Acier allié @uivant l'invention II : Acier i@oxydable classique de décolle tage REVENDICATIONS 1. Acier inoxydable biphasique de décolletage caractérisé en ce qu'une proportion dé 0,05 à 0,5 % en poids d'au moins un élément parmi le soufre, le tellure, le sélénium, le plomb et le bismuth est ajouté à une matrice d'aciers inoxydables austé nitriques et ferritiques contenant en poids 20 à 30 % de chrome, 4 à 16 % de nickel, 0r3 à 3 % de manganèse, moins de 1,0 % de silicium, moins de 0,2 % de carbone, le reste étant du fer. 2. Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce que les aciers austénitiques et ferritiques contiennent en plus 0,2 à 4 ffi en poids de molybdène et/ou de cuivre pour améliorer la résistance à la corrosion. 3. Acier selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les aciers austénitiques et ferritiques contiennent en outre du titane en proportion inférieure à 1 % poids, du zirconium en proportion inférieure à 1,5 % poids, du niobium en proportion inférieure à 1,5 % poids et du tantale en proportion inférieure à 3 ffi poids.