La présente invention concerne les faisceaux de câblage électrique munis de connecteurs multicontacts à boite de eompoundage dans laquelle des tronçons terminaux de fils conducteurs sont noyés dans un compound constitué par un élastomère et raccordés par sertissage ou soudure aux contacts d'un connecteur. Les boites et compoundage ci-dessus sont également désignés dans la littérature technique respectivement par "pots", "coupelles", "embouts" ou "raccords" pour les premiers et "remplissage", "potting" ou "grommet" pour les seconds. Les faisceaux de câblage, auxquels l'invention peut s'appliquer de façon particulièrement avantageuse, sont généralement constitués par une pluralité de fils conducteurs électriques multibrins isolés, engagés dans une gaine en matière plastique souple commune, elle-meme protégée par un blindage métallique tressé. Â l'intérieur de la gaine commune, une partie des fils peut être divisée en groupes entourés chacun d'une gaine et d'un blindage. le tels faisceaux de câblage sont auaourdthui couramment montés dans les appareils de locomotion par terre, par air et par eau. Des connecteurs du genre de ceux auxquels l'invention peut être appliquée ont été définis entre autres dans la norme française NF C 93 - 422 et décrits, par exemple, dans le brevet France 71 05 755 du 19 février 1971 pour "Perfectionnements aux prises électriques Les principaux inconvénients des faisceaux de câblage connus résultent du risque de rupture des conducteurs au niveau de leur contact. Le compoundage, en plus de sa fonction d'étanchéité, réduit le risque ci-dessus en protégeant les raccordements des fils sur leurs contacts respectifs contre les flexions et tractions brutales. Lorsque cela est possible, on prévoit le faisceau plus long que normal ment nécessaire, par exemple en montant le faisceau avec une certaine sinuosité, ce qui permet de refaire éventuellement le raccordement des fils sur leurs contacts en cas de rupture. L'inconvénient de cette solution réside dans l'augmentation de l'encom- brement et du poids du câblage. urnes souvent la place disponible et les impératifs de limitation de poids ne permettent pas de faire appel à cette solution et, en cas de rupture d'un seul fil, c'est tout le faisceau qui doit être remplacé. Le but de lfinvention est de supprimer ces inconvénients. A cette fin, le faisceau de câblage du type décrit au début de la présente description est caractérisé par le fait que ledit compound est obligatoirement choisi parmi les élastomères facilement solubles dans un solvant à action sélective et que lesdits tronçons terminaux suivent chacun dans le compound un tracé courbe sortant suffisamment du trajet normal direct menant du point d'entrée des fils dans le compound à leur point de raccordement aux contacts respectifs, pour que leur longueur dans le compound soit supérieure à celle dudit trajet normal direct et permette, en cas de rupture d'un fil au niveau de son contact et après dissolution du compound au moyen du solvant, de raccorder à nouveau le fil raccourci à un contact sans que la longueur totale du faisceau soit modifiée. Il va de soi que le solvant est choisi de telle sorte qu'il ne puisse dissoudre que le compound et non les isolants du faisceau et du connecteur. Le compound peut être réalisé au moyen d'une résine polyuréthane liquide à laquelle on ajoute un durcisseur avant injection ou coulage. La résine "PR 1524" fabriquée par la société Products Research Company à Burbank (E.U.A.) et en France par la société Le Joint Français à Bezons et le solvant à action sélective "Eresolve RF" fabriqué par la société Ami con Corporation à Lexington, Massachusetts (E.U.B.) et diffusé en France et en Suisse sous la marque "Panasolve HF", solvant qui dissout les polyuréthanes, les résines époxy-à durcisseurs anhydres et les polyuréthanes à base de polyester, répondent très bien aux caractéristiques recherchées. Le tracé courbe des tronçons terminaux peut avantageus-ement être constitué par un enroulement à au moins une spire. le principal avantage de lsinvention réside dans le fait qu'elle permet de réaliser des faisceaux de câblage susceptibles d'etre montés dans un véhicule sans qutil soit nécessaire de prévoir du "mou", c'est-à-dire un supplément de longueur lors du montage, et ceci tout en offrant la possibilité d2 une réparation en cas de rupture d'un ou de plusieurs fils au niveau de leur contact. L'invention n'a pas d'incidence sur l'encombrement des connecteurs, car leur boîte de compoundage normale est toujours suffisamment grande pour contenir 1 'enroulement noyé dans le compound. Un autre avantage important est offert par une élasticité accrue au niveau des connecteurs, une traction brutale sur le faisceau n'étant plus directement transmise aux points de raccordement des fils sur leurs contact. L'invention sera maintenant décrite de façon plus détaillée en référence au dessin schématique annexé. Celui-ci représente à titre d'exemples non limitatifs plusieurs modes de réalisation de l'invention. La figure 1 est une vue en coupe partielle du connecteur d'un faisceau de cablage selon l'invention, avant compoundage. La figure 2 représente un tel connecteur avec raccordement d'un fil de masse relié au blindage du faisceau. La figure 3 montre, à plus grande échelle, une variante du connecteur représenté sur la figure 2, boîte de compoundage remplie. Bans le but de rendre le dessin plus clair, le faisceau de câblage 1 représenté ne contient que deux conducteurs isolés, étant entendu que l'invention s'applique d'une façon générale à tous types de faisceaux souples, quels que soient le genre et le nombre des fils, isolants, gaines et blindages. Le connecteur multicontacts proprement dit 2 avec sa boîte de compoundage 3 et le faisceau de sablage sont des éléments bien connus et n'ont été représentés que de façon schématique et non détaillée. Comme cela ressort de toutes les figures, la paire de fils isolés 4 sortant de la gaine blindée 5 forme dans la boîte 3 un enroulement 6 à deux spires. Un tel enroulement peut être exécuté à chaud autour d'un mandrin. Il est bien évidènt que le rayon de courbure de l'enroulement est choisi de telle sorte qutil soit compatible avec les rayons minimaux admissibles imposés par les règlements ou cahiers des charges. Par ailleurs, ltenroulement peut être effectué sur les fils aussi bien que sur les groupes de fils revêtus d'une gaine dans le cas des faisceaux composés de plusieurs groupes de fils. Les extrémités dénudées 7 des fils 4 sont reliées par sertissage classique aux contacts 8 débouchant dans la face avant du connecteur 2 (figure 3). Bans certains cas, il est nécessaire de relier un contact du connecteur 2 au blindage extérieur du faisceau au moyen dtun fil isolé 9, partie constituante du faisceau, dont une extrémité dénudée est maintenue appliquée contre le blindage au moyen d'une bague 10 généralement appelée "ferrule". Pour permettre, en cas de rupture de ce fil 9 au niveau soit de son contact, soit de sa bague, de rétablir le raccordement, on peut lui laisser du "mou" à ltestérieur de la boîte de compoundage 3 (figure 2). Une autre solution a été représentée sur la figure 3. Ici le fil 9 longe la gaine blindée 5, pénètre dans la boîte 3 dans laquelle elle forme, conformément à l'invention, une boucle 11. L'exécution d'un faisceau agencé selon l'invention ne soulève aucune difficulté. L'enroulement 6 et éventuellement 1 1 ainsi que le faisceau 1 proprement dit étant positionnés par rapport au connecteur, et les extrémités dénudées 7 des fils 4 reliées à leurs contacts 8, le compound 12 peut être soit coulé, soit injecté dans la boite 3 fixée sur le connecteur 2. Il peut également être coulé ou injecté dans un moule disposé à la place de la boite engagée sur le faisceau, ce moule étant alors retiré ou laissé en place si son épaisseur le permet, à la suite de quoi on fait glisser la bolte sur le compound jusqu'à ce qu'elle soit engagée sur le connecteur proprement dit 2. En cas de rupture d'un fil, on libère du boîtier 3 le connecteur 2 et le compound 12, on dissout ce dernier au moyen du solvant approprié, on remplace le contact au niveau duquel la rupture s'est produite, on déroule la longueur nécessaire de fil de l'enroulement 6, on dénude l'extrémité de ce fil, puis on rétablit le raccordement par sertissage pu soudage. Il suffit ensuite de procéder au compoundage tel que décrit plus haut pour obtenir un faisceau de câblage intact auxcotes inchangées. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits ou représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme du métier suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela du principe de l'invention. REVENDICAUIONS 1 - Faisceaux de câblage électrique munis de connecteurs multicontacts à boite de compoundage dans laquelle des tronçons terminaux de fils conducteurs noyés dans un compound constitué par un élastomère sont raccordés par sertissage ou soudure aux contacts du connecteur, caractérisé par le fait que ledit compound (12) est obligatoirement choisi parmi les élastomères facilement solubles dans un solvant à action sélective et que lesdits tronçons terminaux suivent chacun dans le compound un tracé courbe sortant suffisamment du trajet normal direct menant du point d'entrée des fils dans le compound à leur point de raccordement aux contacts respectifs (8) pour que leur longueur dans le compound soit supérieure à celle dudit trajet normal direct et permette, en cas de rupture d'un fil au niveau de son contact et après dissolution du compound au moyen du solvant, de raccorder à nouveau le fil raccourci à un contact sans que la longueur totale du faisceau soit modifiée. 2 - Faisceau selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit tracé courbe forme un enroulement (6, 11) à au moins une spire.