BOULE MAGIQUE L'invention se rapporte à une boule magique, un jeu logique qui de l'extérieur forme une entité entièrement fermée. La boule magique est extrS- mement bien appropriée pour développer, sous une forme amusante et ludique, les facultés de représentation mentale dans l'espace. On connait déjà des jeux logiques sous de nombreuses versions extrêmement différentes les unes des autres tant sous l'angle du principe que sous l'angle de l'aspect extérieur et du mode de fonctionnement. Une caractéris- tique commune à ces jeux réside dans le fait que leurs éléments constitutifs forment des unités liées les unes aux autres. Le jeu qui est le plus proche de l'objet de l'invention est le cube magique, universellement connu (brevet hongrois) qui s'est de meme donné pour but de résoudre des problèmes de développement des facultés logiques de l'esprit. Dans le cube magique, on constat que le nombre des catégories d'éléments ayant des fonctionnements différents est de trois. Ce cube comprend au total vingt-sept éléments (26 + 1).Parmi ces éléments, six d'une part, douze d'autre part et huit par ailleurs sont respectivement entièrement identiques et par ailleurs ces éléments peuvent tourner par groupes (chaque groupe étant de 9 éléments). Une autre caractéristique réside dans le fait que les éléments d'angle (qui sont au nombre de huit) ne peuvent se placer qu'aux angles (nombre d'orientations possibles : trois), les éléments situés sur les arêtes (qui sont au nombre de douze) ne peuvent se placer que sur les aretes (nombre d'orientations possibles : deux) tandis que les éléments centraux situés au milieu des faces ne peuvent absolument pas etre déplacés. L'invention vise à créer un nouveau jeu logique intéressant qui, comparativement aux solutions connues sollicite encore davantage les facultés logiques de l'esprit. Le but visé est atteint de la façon suivante par la boule magique suivant l'invention : la surface de la boule magique est composée d'éléments de guidage fixes, immobiles qui servent uniquement de surface d'orienta-tion ou de guidage d'une part et d'autre part d'éléments coulissants qui peuvent coulisser entre les éléments de guidage. Les surfaces des éléments de guidage et des éléments coulissants qui se trouvent au même niveau forment ensemble la surface externe de la boule magique. Le moyen le plus simple d'illustrer la disposition relative des éléments de guidage et des éléments coulissants à la surface de la boule magique consiste à se représenter la boule magique ou son- centre au centre d'un système de coordonnées rectangulaire en trois dimensions XYZ. Dans ce cas, les plans XY, XZ et YZ coupent trois cercles de la surface de la boule magique. Les éléments coulissants sont disposés de façon à librement coulisser le long de ces trois cercles - du moins le long de deux cercles. Entre les éléments coulissants sont intercalés les éléments de guidage montés fixes. Les éléments coulissants qui se trouvent le long d'un cercle peuvent tourner tous ensemble dans l'un ou l'autre sens. Les éléments coulissants qui se trouvent au point d'intersection de deux cercles peuvent, soit tourner avec les éléments coulissants qui se trouvent sur l'un de ces cercles, soit se déplacer avec les autres éléments coulissants qui se trouvent le long de l'autre cercle, de sorte qu'on obtient une possibilité de déplacement selon quatre sens. Les éléments coulissants qui se trouvent au point d'intersection des cercles ont la possibilité de passer d'un arc de cercle à l'autre. I1 en résulte donc qu'un élément coulissant peut être amené à la place de n'importe quel autre élément coulissant, de sorte qu'on peut réaliser un grand nombre de positions relatives des éléments coulissants. La surface de la boule magique peut porter une plusieurs figures, des chiffres ou des couleurs, de manière que la surface de la boule magique présente dans la disposition initiale une figure complète (ou plusieurs figures complètes) ou encore un motif coloré complet. En tournant les éléments coulissants, on détruit le dessin ou motif coloré initial. Le jeu logique consiste à rétablir le dessin, motif coloré ou équivalent initial,en tournant les éléments coulissants. L'invention sera décrite avec plus de détails dans la suite à propos d'un exemple de réalisation de la boule magique suivant l'invention, en regard des dessins annexés sur lesquels, la Fig. 1 montre la boule magique dans le système de coordonnées à trois dimensions XYZ ; la Fig. 2 est une demi-coupe (ou demi-vue) de la boule magique. Dans une forme avantageuse de réalisation de la boule magique, il est prévu huit éléments de guidage 2 et trente éléments coulissants 3, les surfaces de ces éléments qui se trouvent au même niveau fonnant la surface de la boule magique. Les éléments de guidage 2 sont de configuration identique, leur surface forme un triangle sphérique. Les éléments coulissants sont également de confi giration identique entre eux et leur surface a la forme d'un carré sphérique (Fig. 1). Les huit éléments de guidage sont montés fixes et sont immobilisés on peut faire coulisser ou tourner les éléments coulissants 3 entre ces éléments de guidage. L'arrangement des éléments de guidage 2 et des éléments coulissants 3 sur la surface de la boule magique 1 est le suivant : si l'on considère le centre de la boule magique 1 comme placé au centre du système de coordonnées à trois dimensions XYZ, les plans de coordonnées divisent la boule magique 1 en huit quartiers sphériques 4. A la surface de chaque quartier sphérique 4 est monté ou formé-un élément de guidage qui est placé de telle manière que ses bords s'étendent respectivement parallèlement aux plans de coordonnées et soient situés à la même distance de ces plans (Fig. 1). Les plans de coordonnées (XY, XZ, YZ) découpent la surface de la boule magique 1 en trois cercles. Les éléments coulissants 3 sont disposés le long de ces cercles, entre les éléments de guidage 3. Le long d'un même cercle, il y a au total douze éléments coulissants 3. Compte tenu du fait que les éléments coulissants qui se trouvent aux points d'intersection des cercles sont communs, les éléments coulissants sont au total au nombre de trente. L'exemple de réalisation présente une construction structurelle dans laquelle le corps de la boule magique 1, réalisé sous la forme d'un corps creux, est composé de huit quartiers sphériques 4 qui sont assemblés entre eux par tenonnage ou par collage. Les surfaces forment d'une part les élé ments de guidage 2 et, d'autre part, à l'emplacement des éléments coulissants 3, il est prévu le long des quartiers sphériques 4 une rainure profilée 5, qui correspond à la largeur et à la profondeur des éléments coulissants 3, et qui est destinée à recevoir ces éléments coulissants. Les éléments coulissants 3 sont disposés dans la rainure profilée 5 de telle manière que la partie saillante 8 de la rainure profilée 5 soit engagée entre l'aile 7 prévue sur le téton 6 d'un élément coulissant 3 et cet élément coulissant lui-même, de sorte que les éléments coulissants 3 ne peuvent se déplacer que le long d'un arc de cercle de la surface de la sphère. Dans une autre forme de réalisation (non représentée), l'élément de guidage 2 et la rainure profilée 5 (ou plus précisément une moitié de cette rainure) sont réalisés sous la forme d'un élément d'un seul tenant qui se fixe sur la sphère intérieure ou sur la coquille sphérique intérieure. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, il est prévu douze éléments coulissants sur un même cercle. On ne peut faire tourner ces Sléments le long d'un cercle que tous ensemble, dans un sens ou dans l'autre. De cette façon, la position relative des éléments coulissants situés sur un même cercle ne peut pas être modifiée par une ou plusieurs rotations. Toutefois, étant donné que deux cercles distincts contiennent deux éléments coulissants 3 communs,- lorsqu'on fait tourner les éléments coulissants 3 situés sur un cercle donné, de-nouveaux éléments coulissants 3 viennent se placer sur les deux autres cercles, de sorte que, sur ces derniers cercles, la position relative des eléments 3 est modifiée.Un élément coulissant 3 donne peut être amené en importe quel point de la boule magique 1 précédemment occupé par un autre élémentcou1is- sant 3 ; au contraire, la position relative d'un élément coulissant~3 par rapport à un autre élément coulissant 3 donné ne peut pas etre quelconque. En effet un élément 3 ne peut être que coordonné à l1êlément coulissant 3 qui lui est opposé en diagonale (ou diamétralement), c'esi-à-dire que les éléments coulissants 3 qui sont diamétralement opposés entre eux conservent leurs positions relatives dans chaque paire. Bien que ceci réduise le nombre d'états possibles qu'on peut obtenir en amenant un élément coulissant 3 à la place d'un autre, le nombre des différents états possibles est encore extrêmement grand et c'est justement dans ce fait que réside l'avantage que'la boule magique possède comparativement au cube magique. On peut qbtenir une autre forme de réalisation en modifiant le nombre des éléments- de guidage 2 (par exemple en réduisant ce nombre à quatre) ou encore en modifiant le nombre des éléments coulissants 3 dans la forme de réalisation décrite plus haut ; toutefois, après une étude poussée, on a pu constater que la forme de réalisation choisie par la demanderesse semble être celle qui atteint le mieux le but visé. I1 ést avantageux de choisir comme matière de base pour la boule magique une matière plastique facile à travailler mais la boule peut également être réalisée en n'importe quelle matière solide,métal, bois, etc... La dimension doit être avantageusement choisie de manière que la boule puisse être tenue facilement dans la main. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés et elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles -l'homme de l'art, sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Boule magique, constituant un jeu logique à trois dimensions, carac térisé en ce que la surface de la boule magique (1) est constituée par des éléments de guidage fixes (2), immobiles, et par des éléments coulissants (3) qu'on peut faire coulisser entre les éléments de guidage (2). 2. Boule magique suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments coulissants (3) sont disposés le long de deux ou de trois cercles découpés dans la surface de la boule magique (1) par les plans de coordonnée (XY, XZ, YZ) du système de coordonnées à- trois dimensions (XYZ) centré sur le centre de la boule magique (1), les éléments de guidage (2) formant la partie restante de la surface de la boule magique (1). 3. Boule magique suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la surface de la boule magique (1) est composée de huit éléments de guidage,qui pré sentent chacun la forme d'un triangle sphérique ainsi que de trente éléments coulissants présentant chacun la forme d'un carré sphérique. 4. Boule magique suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la boule magique (1) est composée de huit quartiers sphériques (4) dont la sur face externe forme, d'une part les éléments de guidage (2) et, d'autre part, à l'emplacement des éléments coulissants (3) sur la surface externe, une rainure profilée (5) correspondant à la largeur et à la profondeur des éléments coulissants et destinée à recevoir ces derniers. 5. Boule magique suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les parties saillantes (8) des quartiers sphériques (4) sont engagées entre les éléments coulissants (3) et les ailes inférieures (7) de ces éléments.