i. La présente invention concerne un dispositif d'aide à la marche pour invalide et, en particulier, un dispositif roulant d'aide à la marche possédant des roues normalement bloquées et une ou plusieurs commandes manuelles permettant de faire cesser le blocage pour permettre au disposit:if de rouler. Ces dispositifs pour invalides sont exorêmement utiles pour aider à marcher des personnes handicapées physiques. Un dispositif classique d'aide à la marche pour inva- lide est essentiellement constitué d'un bâti léger ouvert doté de quatre pieds réglables à extrémités de caoutchouc. En utilisation, l'handicapé s'appuie sur le dispositif pour se soutenir entre les pas. Pour se déplacer en avant, il soulève concrètement le dispositif et le fait avancer jusqu'à une nouvelle position dans laquelle il sert de nouveau de support. La principale difficulté associée à ce type de dispositif d'aide à la marche est qu'il ne peut faire office de sup- port pendant les enjambées proprement dites, alors que c'est à ce moment que cela serait le plus nécessaire. De plus, l'utilisateur doit faire porter par ses jambes défaillantes son propre poids et celui du dispositif d'aide à la marche. On a tenté de surmonter ces difficultés en plaçant des roulettes sur le dispositif d'aide à la marche. Ces dispositifs ont typiquement été dotés de freins à friction s'appliquant au degré voulu par l'utilisateur. Toutefois, ces dispositifs se sont révélés généra- lement peu sûrs du fait que les déplacements du dispositif ne sont absolument pas contrôlés tant que l'utilisateur n'applique pas les freins. A moins que l'utilisateur handicapé possède une agilité, uLle vivacité et une force comparables à cellesdu conducteur d'une auLo- mobile, il existe de sérieux risques que le dispositif roule devant lui au point de ne plus pouvoir servir de support vertical. Pour diminuer le risque d'un déplacement non contrôlé, le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 4 018 440 propose un dispositif roulant d'aide à la marche possédant un mécanisme de commande de roues par A-coup qui laisse rouler une roue sur une distance prédéterminée correspondant à un pas, puis se bloque automatiquement-. L'handicapé libère alors la roue, puis fait un pas en avant. Le dispositif roule vers l'avant pendant le pas, en offrant son support, puis se bloque. L'utilisateur se déplace donc par une série de déblocages, pas et blocages. Alors que ce dispositif d'aide à la marche fonctionnant par à-coups constitue une amélioration nette par rapport au dispo- sitif classique, la nécessité de le libérer à chaque fois entre les pas, de même que celle de devoir soulever un dispositif classique, rend difficile à l'utilisateur la pratique d'une allure régulière "normale". Il existe donc un besoin pour un dispositif roulant d'aide à la marche perfectionné permettant une marche continue sûre à allure normale. Dans le but de proposer un dispositif roulant d'aide à la marche permettant à l'utilisateur d'avoir une marche continue, la demanderesse avait imaginé un dispositif d'aide à la marche com- mandé par des cibles du type Bowden et possédant des roues normalement bloquées. Ce dispositif d'aide à la marche est décrit dans "Bulletin of Prosthetics Research", pages 182-184, U.S. Veteran's Administration (BPR 10-31 Spring 1979). Une unique poignée de serrage couplée aux mécanismes de blocage par l'intermédiaire du câble permet à l'utili- sateur de libérer le mécanisme de blocage pour permettre au dispositif de rouler. Ce dispositif d'aide à la marche commandé par câble présente toutefois un certain nombre d'inconvénients. L'un d'eux est que le câble est un couplage présentant un frottement relatif et que de nombreux handicapés trouvent difficile et fatigant d'exercer la pression de serrage nécessaire à l'activation du dispositif d'aide à la marche. Une deuxième difficulté est que le couplage par câble présente un manque relatif de solidité. Des liaisons peuvent facile- ment se rompre si, par exemple, le c9ble vient frapper sur un objet résistant. De plus, même en l'absence de telles deconnexions, les montages à câble doivent être réglés à une fréquence relativement élevée. En outre, l'utilité du dispositif d'aide à la marche à tenir compte de côtés préférés différents pour les utilisateurs (c'est-à- dire main droite ou main gauche) est limitée par la difficulté impor- tante qu'il y a à faire passer la poignée et le câble d'un c8tié du dispositif à l'autre. Selon l'invention, il est proposé un dispositif roulant d'aide à la marche pour invalide qui comporte des roues normalement bloquées et une ou plusieurs commandes manuelles permettant de faire cesser le blocage pour autoriser le dispositif à rouler. Un mode de réalisation préféré comprend un bati à quatre pieds et quatre roues, Les deux roues avant sont normalement bloquées, et deux commandes manuelles sont prévues pour faire cesser le blocage au prix d'une force minimale. Les commandes manuelles sont couplées l'une à l'autre à l'aide d'une tige de liaison horizontale si bien que -les roues peuvent être débloquées par l'une ou l'autre commande ou par les deux commandes, et si bien qu'une pression critique exercée sur l'une ou l'autre des commandes a pour effet de bloquer les roues. Afin qu'il existe un effet de blocage assuré, les roues avant sont de préférence verrouillées à l'aide de segments à plusieurs dents venant respectivement en prise avec des pignons fixés à chaque roue. Pour empêcher que le dispositif d'aide à la marche ne s'éloigne de son utilisateur lorsqu'il est débloqué, des moyens de freinage à friction ajustables sont de préférence incorporés dans chaque roue avant. Une caractéristique préférée du dispositif de l'invention est l'existence supplémentaire d'une possibilité de blo- cage par serrage critique". Cette possibilité est particulièrement souhaitable dans le cas d'handicapés sévères qui, frappés d'une brusque défaillance ou d'une autre indisposition inattendue, peuvent serrer désespérément la poignée au lieu de la relâcher. Ainsi, le mécanisme de libération de blocage passe par trois étatsde commande. En l'absence d'action (serrage) par l'utilisateur, le dispositif d'aide à la marche reste bloqué; pour un serrage de force intermé- diaire, le dispositif d'aide à la marche se déverrouille et autorise une avance continue; et, pour des niveaux "critiques" de serrage, le dispositif se bloque de nouveau. Puisque le dispositif d'aide à la marche ne doit pas être soulevé à tout moment lorsqu'il est utilisé, il peut porter une charge notable. Par conséquent, un panier repliable peut lui être fixé en cas de besoin. 2483Z24 Puisque le dispositif d'aide à la marche est automa- tiquement verrouillé lorsqu'il n'est pas actionné, il peut lui être fixé de manière sûre un siège repliable. La description suivante, conçue à titre d'illustra- tion de l'invention, vise à donner une meilleure compréhension de ses caractétistiques et avantages; elle s'appuie sur les dessins annexés, parmi lesquels: la figure 1 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation d'un dispositif roulant d'aide à la marche selon l'invention; les figures-2 et 3 sont respectivement des vues de face et de côté d'un ensemble de roue avant préféré pouvant être utilisé dans le mode de réalisation de la figure 1; la figure 4 est une vue en coupe radiale d'un mécanisme de freinage de roue avant préféré pouvant être utilisé dans le mode de réalisation de la figure 1; la figure 5 est une vue latérale en coupe partielle d'une roue arrière préférée pouvant être utilisée dans le mode-de réalisation de la figure 1; les figures 6A et 6B sont respectivement des vues en plan et en coupe partielle d'un mécanisme de libération de blocage à commande manuelle préféré pouvant être utilisé dans le mode de réali- sation de la figure l la figure 7 illustre un moyen de liaison vertical pré- féré entre le mécanisme de libération de blocage à commande manuelle et le mécanisme de blocage de roues; la figure 8 illustre un moyen de liaison horizontal préféré permettant de coupler l'actionnement des deux commandes manuelles; et la figure 9 illustre un siège repliable préféré pouvant- être utilisé dans le mode de réalisation de la figure 1. Par commodité, des éléments identiques sont désignés, d'une figure à l'autre, par les mêmes numéros de référence. A. Le dispositif d'aide à la marche dans son ensemble (figure 1) La figure 1 montre un premier mode de réalisation d'un dispositif roulant d'aide à la marche selon l'invention comprenant un bâti pliant 1 classique modifié possédant quatre pieds de support 2 et des barres horizontales droite et gauche 3. Le bâti du dispositif est modifié en ce qu'il comporte, en plus des pieds, un moyen de roulement constitué de deux ensembles de roues avant 4 et deux ensembles de roulettes arrière 5. Des moyens de blocage libérables 6 sont destinés à verrouiller de préférence les ensembles de roues avant 4, et des moyens de libération de blocage à commande manuelle, de préférence constitués de poignées droite et gauche, 7 sont commodément fixés aux barres horizontales 3 droite et gauche du bâti 1. Un moyen de liaison vertical 8 est destiné à coupler les poignées 7 de libération de blocage avec les moyens de blocage 6 des roues avant, et un moyen de liaison horizontal, de préférence sous forme d'une barre de liaison horizontale, 9 est destiné à coupler les poignées droite et gauche. Les moyens de libération de blocage à commande manuelle 7 (de préférence sous forme de moyens de commande du type poignées de serrage) et les moyens de blocage sont conçus et liés ensemble de façon que, en l'absence de pression manuelle dépassant une valeur d'activation prédéterminée, la roue avant reste bloquée. Une pression manuelle se trouvant dans les limites d'une gamme intermédiaire prédé- terminée de pressions d'activation a pour effet de faire cesser le blocage et d'autoriser le dispositif à rouler de façon continue sans limite; et des pressions manuelles dépassant une pression de seuil critique prédéterminée remet en place le blocage et arrête les roues. De préférence, les moyens 7 de libération de blocage à commande manuelle droit et gauche sont couplés ensemble par le moyen de liaison horizontal 9 de façon qu'une pression manuelle d'activation exercée sur l'une ou l'autre commande autorise le dis- positif à rouler, sauf si une pression critique exercée sur l'une des commandes bloque les roues, indépendamment de la pression exercée sur l'autre commande. B. L'ensemble de roue avant (figures 2, 3 et 4) Les figures 2 et 3 sont respectivement des vues de face et latérale d'un ensemble de roue avant préféré 4 destiné à être utilisé dans le mode de réalisation de la figure 1. En substance, chaque ensemble comprend un manchon tubulaire 12 comportant une série de trous 13 alignés et un court arbre 14 en saillie. Une roue 15 revêtue de caoutchouc est montée rotative sur l'arbre 14. L'ensemble 4 est monté de façon réglable sur le pied de support avant 2, par exemple au moyen d'une bille à ressort 11 insérée dans le pied de façon à pouvoir venir s'engager dans l'un des trous 13. La roue 15 est dotée d'un moyen de blocage libérable 6 se présentant avantageusement sous la forme d'un pignon denté 16 fixé à la roue. Un segment denté 17, de préférence incurvé de manière à suivre la forme du pignon, est fixé à un moyen de liaison vertical 8 et est maintenu en position par un élément de guidage 18 de façon à venir en prise avec le pignon 16 afin de bloquer positivement la roue associée. Un ressort (non représenté) est prévu de façon commode pour solliciter élastiquement le moyen de liaison vertical de manière à maintenir normalement le segment 17 en prise avec le pignon 16, pour ainsi maintenir la roue dans un état normalement bloqué. De façon avantageuse, la roue 15 est également dotée d'un frein à friction réglable permettant de réduire le risque que la voiture ne s 'échappe de façon accidentelle. La figure 4, qui est une vue en coupe de la roue 15, illustre un tel frein, lequel comprend un disque de friction 19 porté par l'arbre 14 et maintenu de façon à ne pas pouvoir tourner par un dispositif 20 à rainure et clavette. Le disque 19 est appliqué contre la face interne de la roue 15 par un ressort 21 monté sur l'arbre 14 entre le disque 19 et un écrou 23 vissé sur l'extrémité libre de l'arbre 14. On règle le frein à friction en faisant tourner l'écrou 23 de manière à régler la pression exercée sur le disque 19. Il existe en outre, de façon commode, un contre-écrou 24 permettant de mainte- nir le réglage choisi du frein. Selon un autre moyen de réalisation, on pourrait monter une plaque de frottement (non représentée) à la base de l'arbre 14 contre le manchon 12, la combinaison roue-pignon pouvant être élas- tiquement sollicitée de façon réglable à s'appliquer contre la plaque. C. L'ensemble de roulette arrière (figure 5) La figure 5 illustre un ensemble de roulette arrière 5 préféré du dispositif d'aide à la marche. L'ensemble comprend un 7 2483224 manchon 26 comportant des trous alignés 27 et une roulette 20a rev8- tue de caoutchouc et ajustée dans le manchon. Il est possible de déplacer le manchon sur le pied 2 pour-ajuster la hauteur du dispo-= sitif d'aide à la marche. La position de réglage choisie est mainte- nue par une bille-à ressort 28 s'engageant dans l'un des trous 27. D. Les mécanismes de libération de blocage à commande manuelle (figures 6A et 6B) Le dispositif d'aide à la marche se bloque automatique- muent de façon normale par le fait que, dans chaque ensemble de roue avant, le segment 17 et le pignon 16 viennent en prise. L'utilisateur peut débloquer le dispositif en exerçant son action sur l'une ou l'autre des commandes manuelles 7,ou sur les deux commandes, se trou- vant des côtés gauche et droit du dispositif d'aide & la marche. La figure 6A illustre un mécanisme 7 de libération de blocage à commgnde manuelle préféré dans sa position de départ, pour laquelle le dispositif d'aide à la marche est bloqué. Chaque mécanisme de libération de blocage à commande manuelle comprend une plaque de base 31 de laquelle font saillie des axes de montage 32 et 33, Sur l'axe 32>- sont montés pivotants une poignée de serrage 30 et un élément d'actionnement 34 en forme de L. La poignée de serrage 30 comporte un prolongement 30A. comportant lui-même un épaulement 35 qui fait tourner l'élément d'cinnmn 34 en sens antihoraire à la suite d'une pression de serrage exercée sur la poignée 30. Il est avantageusement prévu un ressort 36 pour solli- citer élastiquement l'élément d'actionnement 34 à venir dans une posi- tion initiale de blocage des roues. A l'extrémité supérieure de l'élément d'actionnement 34, est articulée une extrémité de la barre de liaison horizontale 56 (voir figure 8) qui couple ensemble les commandes manuelles gauche et droite. L'autre extrémité de la barre de liaison 56 est de même connectée à l'élément d'actionnement de l'autre commande manuelle (non représenté). A l'autre extrémité de l'élé5ment d'actionnement, est monté pivotant un cliquet 42 en forme de L par l'intermédiaire d'un axe 37. Une extrémité du cliquet présente la forme d'un crochet 43, En outre, sur la plaque 31, par l'intermédiaire de l'axe 33, est monté pivotant un levier coudé 38 en forme de L. Une extrémité du levier coudé est articulée, par l'intermédiaire d'un axe 40, au moyen de liaison vertical 8. Son autre extrémité est couplée de façon libérable au cliquet 42 par l'intermédiaire d'un ergot 44 et du crochet 43. De façon avantageuse, on prévoit un ressort 36 pour appliquer élastiquement le ressort 43 sur l'ergot 44. Une vis 39 de réglage de déplacement faisant saillie en direction de l'extrémité du cliquet 42 du côté de celui-ci opposé au crochet 43 est destinée à faire tourner le cliquet dans le sens horaire pour un déplacement des poignées de serrage au-delà d'une quantité prédéterminée. Cette rotation a pour effet de soulever le crochet 43 et de le dégager de l'ergot 44, de manière à interrompre toute liaison entre le levier coudé et la poignée de commande. En l'absence d'une pression de serrage sur la poignée , les roues sont bloquées. L'effet des ressorts est de nature à maintenir le mécanisme de libération dans sa position de blocage des roues. Ceci est obtenu principalement par l'intermédiaire d'un ressort (55 sur la figure 7) monté sur la tige de liaison verticale. Pour des déplacements intermédiaires de la poignée de serrage, le verrouillage cesse de sorte que les roues peuvent rouler. L'épaulement 35 amène l'élément d'actionnement 34 à tourner dans le sens antihoraire, et ainsi déplacer le cliquet 42 vers la droite. Ce déplacement fait tourner le levier coudé 38 dans le sens horaire, ceci ayant pour effet de soulever la barre de liaison verticale et de faire cesser le verrouillage (non représenté). Le dispositif d'aide à la marche est alors libre de rouler. Un déplacement au-delà d'une quantité prédéterminée impose un blocage d'urgence aux roues. Pour une rotation suffisante de l'élément d'actionnement 34, l'extrémité du cliquet 42 est amenée en contact avec le mécanisme 39 d'ajustement de déplacement. Ce con- tact fait tourner le cliquet 42 dans le sens horaire, ce qui soulève- le crochet 43 de l'ergot 44 etlibère la barre de liaison verticale vis-àvis du moyen de liaison. Le verrouillage s'enclenche alors, ce qui bloque la roue. Les mécanismes de libération manuels droit et gauche sont reliés ensemble par l'intermédiaire de la barre de liaison horizontale 56. Avec un tel couplage, c'est la poignée de serrage ayant le déplacement maximal qui prévaut. Ainsi, si une main de l'utilisateur applique un serrage critique, les roues se bloquent, quelle que soit la pression appliquée au niveau de l'autre poignée de serrage. La figure 6B, qui est une vue en coupe partielle de la région placée derrière la vis 39, montre un autre mode de réalisa- tion comportant un mécanisme facultatif pouvant être utilisé pour ajuster la force nécessaire pour réaliser le blocage d'urgence. Le mécanisme de réglage de force comprend un vis 139A dont l'intérieur est creux et peut recevoir une tige à épaulement 139B et un épaulement venant en contact avec un ressort 139C. La vis creuse 139A s'ajuste à l'intérieur d'une partie filetée de la plaque de base 31, et la tige 139B est projetée par le ressort 139C en direction de la partie inférieure du prolongement 30A de la poignée. La tige et le prolongement de poignée sont dimensionnés de façon que la tige vienne frapper le prolongement de poignée, pendant le serrage de la poignée, avant que la vis 30 (figure 6A) , ne vienne frapper le cliquet 42. On peut facilement voir que, dans ce mécanisme, la rotation de la vis 139A commande la force nécessaire pour provoquer le blocage d'urgence. Si la vis 139A n'est engagée que sur une faible longueur, alors, lorsque le prolongement de poignée 30A frappe la tige 139B, celui-ci comprime le ressort 139C et déplace la tige jusqu'en un point pour lequel la vis 39 de la figure 6A débraye le mécanisme de blocage d'urgence. Si l'on visse plus loin la vis 139A, la précompression résultante du ressort augmente la force de serrage qui est nécessaire pour débrayer le mécanisme de blocage. Enfin, si l'on enfonce complètement la vis 139A, la tige 139B s'immobilise, et tout blocage d'urgence est empêché puisque la venue en contact de la tige 139B contre le prolongement de poignée empêche la poignée d'être déplacée d'une quantité mettant la vis 39 de la figure 6A en contact avec le cliquet 42. E. Le moyen de liaison de blocage vertical (figure 7) La figure 7 illustre les éléments constitutifs d'un moyen de liaison de blocage vertical 8 préféré permettant de coupler un mécanisme 7 de libération de blocage à commande manuelle sur le moyen de blocage d'un ensemble de roue avant 4. Chaque moyen de liai- son vertical comprend en substance un tube creux 50, monté coulissant par le moyen d'une bride 51 et une tige coulissante 52 insérée dans le tube 50. La bride 51 est fixée à un pied 2 du dispositif, et la tige coulissante 52 est rigidement liée au tube 50 par une vis poin- tue 53 serrée dans un support fileté 54. L'extrémité inférieure de la tige 52 passe dans l'élé- ment de guidage 18 et est fixée au segment denté de blocage 17. De façon avantageuse, un ressort 55 est disposé entre la bride 51 et Le support 54 afin de solliciter élastiquement le moyen de liaison et, par conséquent, le segment 17, à venir en posi- tion de blocage sur le pignon 16 (non représenté). Avec un tel agencement, on peut facilement régler la longueur du moyen de liaison vertical en faisant plus ou moins cou- lisser la tige 52 dans le tube 50 avant de serrer la vis 53. Ainsi, on peut régler la longueur du moyen de liaison de manière qu'il corresponde au réglage de la hauteur des pieds du dispositif d'aide à la marche. F. Le moyen de liaison horizontal (figure 8) La figure 8 illustre un moyen de liaison horizontal 9 préféré permettant de coupler le fonctionnement des mécanismes 7 de libération de blocage à commande manuelle gauche et droite. Le moyen de liaison horizontal préféré est une barre de liaison horizontale 56 repliable comprenant deux parties de tige creuses 56A et 56B qui sont rigidement connectées ensemble de manière libérable par l'intermédiaire d'un manchon cylindrique fendu 57 posi- tionné par coulissement sur l'une des parties, par exemple la partie 56B. Un ressort 58, libre de se contracter ou se dilater entre l'épau- lement 58A et une collerette 58B, sollicite élastiquement le manchon fendu à venir en position de blocage, et la tige 59 du manchon s'ajuste à l'intérieur d'une fente correspondante 60 formée dans l'autre par- tie 56A. De préférence, un deuxième épaulement 58C est prévu pour retenir le manchon 57 sur la partie 56B. Les éléments de liaison articulée 61 servent à coupler de façon articulée les parties de tige creuses aux éléments d'actionnement respectifs 34 des mécanismes gauche et droit de libération de blocage par commande manuelle. A l'aide de cet agencement de couplage horizontal, l'actionnement de l'une ou l'autre des poignées de commande est trans- mis aux moyens de liaison verticaux des deux roues avant. Ainsi, l'uti- lisateur peut débloquer les deux roues avant à l'aide d'une ou deux poignées. Le dispositif d'aide à la marche selon l'invention peut 8tre conçu sous forme de dispositif pliant par le simple fait que l'on applique un tel agencement de couplage horizontal à un dispositif pliant d'aide à la marche classique. Dans cet exemple, pendant le pliage, on sépare les parties 56A et 56B en faisant coulisser le man- chon 57 en direction de la partie 56B, puis en faisant pivoter l'une par rapport à l'autre les parties 56A et 56B. G. Siège repliable Puisque le dispositif d'aide à la marche selon l'inven- tion est automatiquement bloqué lorsqu'il n'est pas explicitement libéré par l'utilisateur, il est conforme à la sécurité de le doter de quelque espèce d'agencement de siège pliant. Comme on peut le voir sur la figure 9, un siège 67 d'extension latérale est articulé sur des support 68 qui sont fixés à chacun des côtés du bâti du disposi- tif d'aide à la marche.-En position basse, le siège 67 est maintenu par des tiges 69 insérées dans les supports 68. Un semblable agence- ment comportant des côtés en osier tressé peuvent être utilisés comme panier. On voit donc que le dispositif d'aide a la marche selon l'invention comporte des roues normalement bloquées ainsi que des commandes manuelles permettant de faire cesser le blocage pour laisser rouler sans limite le dispositif. Cet agencement se révèle particu- lièrement utile comme dispositif de rééducation en ce qu'il permet à l'utilisateur d'avoir une allure normale n'imposant pas d'arrêts entre les pas. Ainsi, le dispositif présente une valeur thérapeutique dis- tincte en aidant des personnes provisoirement blessées et des handi- capés légers dans leurs efforts à atteindre une marche normale. Bien entendu, l'homme de l'art sera en mesure d'ima- giner, à partir du dispositif dont la description vient d'être donnée à titre simplement illustratif et nullement limitatif, diverses variantes et modifications ne sortant pas du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Dispositif d'aide à la marche pour invalide du type comprenant un bâti (1) possédant plusieurs points de support, des moyens de roulement (4, 5) qui donnent une complète mobilité au dis- positif d'aide à la marche, des moyens de blocage libérables (6) placés sur les moyens de roulement, et des moyens de libération du blocage (7) associés aux moyens de blocage, le dispositif étant caractérisé en ce que les moyens de libération de blocage comprennent des poignées de serrage (7) manuellement actionnables qui bloquent lesdits moyens de roulement (4) en l'absence d'une pression de serrage prédéterminée constituant un seuil inférieur, qui suppriment l'action des moyens de blocage (6) pour des pressions de serrage intermédiaires et qui bloquent les moyens de roulement en cas d'application d'une pression de serrage dépassant une pression de serrage prédéterminée de seuil supérieur. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de roulement comprennent plusieurs moyens de roulement et en ce que les moyens (6) de libération de blocage comprennent des moyens qui bloquent au moins deux desdits moyens de roulement (4). 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de libération de blocage comprennent deux moyens de serrage (7) manuellement manoeuvrables. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de roulement comprennent plusieurs moyens de roulement (4, 5) et en ce que les moyens de libération de blocage comprennent deux moyens de serrage (7) manuellement manoeuvrables qui sont couplés l'un à l'autre de manière à faire cesser l'effet des moyens de blocage en cas de pression de serrage intermédiaire exercée sur l'un ou l'autre des moyens de serrage et à bloquer au moins deux des moyens de roule- ment en cas d'application d'une pression de serrage dépassant une pression de serrage prédéterminée de seuil supérieur. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de roulement comprennent des moyens de freinage régla- bles (19, 20, 21) permettant d'ajuster l'amplitude de la force néces- saire pour faire rouler le dispositif d'aide à la marche. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lesdits moyens de blocage (6) comprennent un pignon denté (16) fixé aux moyens de roulement (4) et un segment denté (17) destiné à venir en prise avec le pignon denté. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens de blocage (6) comprennent un pignon denté (16) fixé aux moyens de roulement (4) et un segment denté (17) destiné à venir en prise avec le pignon denté, et en ce que les moyens (7) de libération de blocage comprennent des moyens (7) manoeu- vrable manuellement qui permettent de dégager le segment du pignon. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens de libération de blocage com- prennent deux moyens de serrage (7) manuellement manoeuvrables qui sont fonctionnellement couplés l'un à l'autre par un moyen (8) du type barre horizontale.-