L'invention concerne un bras télescopique porte-bobine, pour projecteur cinématographique et son procédé de fabrication. L'objet de l'invention se rattache au secteur technique des accessoires de projecteurs cinématographiques. Les bobines de films cinématographiques qui doivent être montées sur les bras des projecteurs, sont en général limitées quant à leur diamètre, par la longueur des bras ; car ces bras sont articules sur un axe commun ou non, et s'escamotent en position de repos, dans la carrosserie de l'appareil. Cela affin de limiter l'encombrement, soit pour que le projecteur reçoive un capot de protection, soit pour être entièrement loge dans uhe mallette de transport. Suivant l'invention, on a voulu améliorer sensiblement la capacité de réception des bras, c'est-à-dire monter des bobines de plus grand diamètre ou des longueurs de-films plus importants. Pour cela on réalise des bras porte-bobines télescopl- ques dont les deux positions sont aisément obtenues par une manoeuvre simple et rapide. Le bras télescopique suivant l'invention est remarquable en ce qu'il comprend deux parties qui en position rétractée du bras, se trouvent dans le prolongement l'une de l'autre, sansas pérités, avec un aspect unitaire ; la position d'extension du bras étant obtenue par simple coincement d'organes élastiques dans des logements de la partie fixe, tandis que la mise en rétraction du bras s'opère par pression sur les organes élastiques et trans- lation en rappel élastique ou non, de la partie coulissante. Cés caractéristiques et d'autres ressortiront de la description qui suit. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter, dans les dessins annexés La figure 1 est une vue perspective d'un projecteur é quipé des bras selon l'invention. On a illustré en traits interrompus les deux positions des bras. La figure 2 est une vue perspective des éléments principaux séparés composant le bras télescopique. Les figures 3 et 4 sont des vues en coupe longitudinale montrant respectivement le bras en position rétractée et en position expansée. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant sous une forme non limitative de réalisation illustrée aux figures des dessins. On voit aux figures 2,3,4, un bras télescopique selon 1' invention qui comprend essentiellement un corps 1 et un chapeau ou carter 2 réalisés dans des matériaux appropriés (tole pourle carter et matériau moulé pour le corps, par exemple), d'une seule pièce pour les deux futures parties du bras (fixe et mobile). A chaque extrémité arrondie, le corps et le carter présentent des orifices la - lb 2a - 2b pour le montage sur un axe de pivotement d'une part et le positionnement des axes porte-bobines d'autre part. Le carter 2 présente encore des bossages ou "crevés" 2c filetés pour recevoir d'autres éléments que l'on décrit plus loin. Le corps 1 forme à son extrémité porte-bobine, un bossage déporté lc assurant le réalignement des bobines, compte tenu du montage côte à côte des deux bras sur leur axe de rotation. Des bossages Id correspondant pour deux d'entre eux aux "crevés" 2c du carter, sont prévus à l'intérieur du corps, tandis que des axes ou pivots le , situés de part et d'autre de l'axe de symétrie et près de l'extrémité d'articulation, autorisent le mon tagRà rotation libre des galets de renvoi 3 (figures 3 et 4) destinés à tendre la courroie-ressort 4 reliant les poulies 5 et 6 axées aux extrémités d'articulation et porte-bobines. Sur le corps 1, on trouve encore, de part et d'autre d'un orifice If situé près du bossage Id côté porte-bobine, des barrettes lg venues directement de moulage et dont le rôle sera défini plus loins. Une fois réalisés, le corps I et le carter 2 sont séparés en deux parties A-B et C-D suivant une ligne de découpe commune x (traits interrompus figure 2), située entre les deux "crevés" proches 2c pour le carter et entre le bossage Id côté porte-bobine et les barrettes lg, pour le corps. La découpe doit être opérée avec un outil très mince (1 mm maxi) pour les raisons que l'on verra par la suite. Après séparation, on monte sur la partie C du carter une rallonge 7 en tôle profilée, par l'intermédiaire du "crevé" 2c ex'une vis appropriée traversant la rallonge. Cette rallonge est donc destinée à pénétrer dans la partie D du carter et plus particulièrement dans des glissières 1h de la partie B du cops (figures 3 et 4). Pour cela, la rallonge 7 présente des côtés latéraux rabattus 7a - 7b séparés en deux endroits par des échancrures 7c pour former successivement des bords 7d - 7e - 7f dans lesquels les bords 7d - 7f sont sur un même plan et le bord 7e dans un plan inférieur (figures 3 et 4). Le bord 7f coulissant dans les glissières 1h du corps. Lgrallonge 7 présente encore à son extrémité libre une échancrure 7g permettant le passage des bords 7f au-delà des galets de renvoi 3, en position rétractée du bras. D'autre part, la rallonge est guidée en translation par une lumière centrale 7h dans laquelle passent les barrettes Ig du corps. La rallonge est fermée par un couvercle 8 (figure 2) en tôle mince de profil semblable à la rallonge et soudé par points. Entre les bords 7d - 7f de la rallonge sont places des lames en acier à ressort 9 qui d'origine , forment un angle sur la plus grande partie de leur longueur de manière à prendre appui constamment contre les glissières ih pendant tout le coulissement de la position rétractée à la position d'extension. En fin de course, les lames s'engagent alors dans une entaille li exécutée sur le corps au niveau de la ligne de découpe (figures 2,3,4). Le bras est alors verrouillé dans la position d'extension. Pour revenir à la position rétracté, il suffit d'exercer une pression des doigts sur les lames tout en poussant la partie C du carter, pour permettre le dégagement des lames et le coulissement de la rallonge, coulissement facilité par le rappel de la courroie-ressort, tendue à la fois par les galets et par son allongement. Bien entendu, grâce à la réalisation du corps et du carter d'une seule pièce découpée avant montage, le bras en position ré tracte ne présente aucune aspérité ni discontinuité de forme, mais au contraire présente un aspect unitaire esthétique, tout comme les bras classiques. A noter que l'on peut ainsi facilement monter des bobines portant jusqu'à 300 m de film avec le même encombrement de bras en position escamotée. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS - l - Bras télescopique porte-bobine pour projecteur cinématogra phique et son procédé de fabrication, caractérisé en ce que deux de ses éléments principaux sont réalisés d'une seule pièce puis découpés à une certaine longueur pour former deux parties distinctes qui, en position rétractée du bras, se trouvent dans le prolongement l'une de l'autre sans discontinuité, avec un aspect unitaire ; la position d'extension du bras étant obtenue par simple coincement d'organes élastiques par rapport à la partie fixe du bras, tandis que la mise en rétraction du bras stopère par dégagement des organes élastiques et translation en rappel élastique de la partie coulissante. - 2 - Bras télescopique suivant la revendication l, caractérisé en ce qu'il est composé principalement d'un corps en matériau moulé et d'un carter en tôle par exemple, présentant à leurs extrémités arrondies des orifices destinés à leur montage sur un axe commun de pivotement dtune part, et au montage d'un axe portebobine d'autre part ; des bossages et "crevés" de tôle étant prévus sur chacun d'eux pour l'assemblage des parties fixes et mobiles du carter et du corps constituées après découpage. - 3 - Bras télescopique suivant es revendications 1 et 2 ensemble, caractérisé en ce que la partie mobile du carter reçoit suivant un bossage ou point de fixation, une rallonge en tôle profilée s'étendant en direction des parties fixes du corps et du carter avec une extrémité libre découpée et dont les cotés latéraux repliés coulissent dans des glissières iexécutées sur les parois latérales du corps ; la rallonge étant guidée en translation par une lumière centrale dans laquelle pénètrent des barrettes formées directement sur le corps. - 4 - Bras télescopique suivant les revendications l et 3 ensemble, caractérisé en ce que les organes élastiques de coincement sont des lames en acier à ressort, logées dans une cavité ou dégagement, formé sur les côtés latéraux repliés ou bords de la rallonge par séparation en trois éléments pour lesquels les éléments extrêmes sont sur un même plan et l'élément central portant la lame étant dans un plan inférieur. - 5 - Bras télescopique suivant les revendications 1,3,4 ensemble, caractérisé en ce que les organes élastiques ou lames sont préformées pour s'appuyer constamment pendant le coulissement de la ral longe, contre les glissières du corps et pour, en fin de course, s'engager dans des entailles formées en bout de la partie fixe du corps, au niveau de la ligne de découpe, afin d'opérer le coincement ou verrouillage en position d'extension. - 6 - Bras télescopique suivant les revendications 1,3,4 ensemble, caractérisé en ce que la rallonge est fermée par un couvercle en tôle mince de profil semblableS la rallonge sur laquelle il est soudé par points. - 7 - Bras télescopique suivant les revendications 1 et 2 ensemble, caractérisé en ce que les offices d'extrémité (articulation et axe porte-bobine) reçoivent des poulies reliées par une courroie-ressort pré-tendue en position de rétraction par des galets de renvoi montés à rotation libre sur des pivots solidaires du corps, et facilitant le rappel de la position d'extension à la position rétractée du bras. - 8 - Bras télescopique suivant les revendications 1,2 et 7 ensemble, caractérisé en ce que l'extrémité du corps côté axe portebobine est déporteelatéralement par un bossage afin de rattraper le décalage d'alignement des deux bras dû au montage articulé côte à côte.