Procédé d’acquisition d’un modèle d’une arcade dentaire d'un utilisateur (U), ledit procédé comportant les étapes suivantes : a) à un instant actualisé, acquisition extraorale, avec un scanner portable (12), par l’utilisateur, d’un modèle tridimensionnel numérique (8) de ladite arcade, et optionnellement découpage du modèle de l’arcade de manière à isoler une partie (30) du modèle de l’arcade, de manière à obtenir un « modèle actualisé », le modèle actualisé pouvant ainsi être le modèle acquis ou la partie du modèle acquis isolée par découpage, l’objet représenté par le modèle actualisé étant appelé « objet actualisé ». Figure de l’abrégé : figure 1 PROCEDE D’ACQUISITION D’UN MODELE D’UNE ARCADE DENTAIRE La présente invention concerne un procédé d’acquisition d’un modèle d’une arcade dentaire d'un utilisateur et un programme informatique pour la mise en œuvre de ce procédé. Etat de la technique Il est souhaitable que chacun fasse régulièrement contrôler sa dentition, notamment afin de vérifier que la position et/ou la forme et/ou l’aspect (ou « texture ») de ses dents n'évolue pas défavorablement. Lors d’un traitement orthodontique, cette évolution défavorable peut notamment conduire à modifier le traitement. Après un traitement orthodontique, cette évolution défavorable, appelée « récidive », peut conduire à une reprise d’un traitement. Enfin, de manière plus générale et indépendamment de tout traitement, chacun peut souhaiter suivre les déplacements éventuels et/ou le changement de forme et/ou d’aspect de ses dents. Classiquement, les contrôles sont effectués par un orthodontiste ou un dentiste qui seuls disposent d’un appareillage adapté. Ces contrôles sont donc coûteux. En outre, les visites sont contraignantes. Enfin, les scanners professionnels disponibles sont précis, mais requièrent une compétence particulière. Ils sont classiquement utilisés sur le patient, pour une acquisition intraorale, ou sur un moulage des arcades du patient, pour une acquisition extraorale. Par ailleurs, US 15/522,520 décrit un procédé qui permet, à partir d’une simple photographie des dents prise par l’utilisateur à un instant actualisé, d’évaluer avec précision le déplacement et/ou la déformation des dents depuis un instant initial. A cet effet, on réalise, à l’instant initial, un modèle tridimensionnel numérique d’une arcade dentaire de l’utilisateur, de préférence avec un scanner professionnel. Ce modèle initial est ensuite découpé de manière à définir un modèle de dent pour chaque dent. Enfin, les modèles de dent sont déplacés de manière à transformer le modèle initial de l’arcade dentaire pour qu’il corresponde le mieux possible à la photographie. Ce procédé permet d’obtenir un modèle représentant l’arcade à l’instant actualisé avec une excellente précision, sans que l’utilisateur ait à se déplacer pour un scan de ses dents. Ce modèle peut ensuite être comparé au modèle initial pour contrôler le positionnement et/ou la forme de dents de l’utilisateur. Ce procédé est pratique pour l’utilisateur, mais nécessite au moins un rendez-vous pour acquérir le modèle de l’arcade initial. Il nécessite ensuite un traitement informatique lourd pour découper le modèle initial, puis le déformer. Il existe donc un besoin pour un procédé permettant un suivi de la situation dentaire d’un utilisateur à distance, comme décrit dans US 15/522,520, mais qui soit encore plus pratique pour l'utilisateur et plus rapide à mettre en œuvre. Un objectif de la présente invention est de répondre, au moins partiellement, à ce problème. L'invention fournit un procédé d’acquisition d’un modèle d’au moins une arcade dentaire d'un utilisateur, ledit procédé comportant les étapes suivantes : a) à un instant actualisé, acquisition, de préférence extraorale, avec un scanner portable, par l’utilisateur, d’un modèle tridimensionnel numérique de ladite arcade, ou « modèle acquis », et optionnellement découpage du modèle de l’arcade de manière à isoler une partie du modèle de l’arcade, de préférence un modèle de dent, de manière à obtenir un « modèle actualisé », le modèle actualisé pouvant ainsi être le modèle acquis ou la partie du modèle acquis isolée par découpage, l’objet représenté par le modèle actualisé étant appelé « objet actualisé ». Comme on le verra plus en détail dans la suite de la description, les inventeurs ont découvert qu’il est possible d’utiliser un scanner portable pour réaliser, de préférence de manière extraorale et sans précaution particulière, un modèle d’une arcade ou d’une dent présentant une qualité suffisante pour être exploitée en orthodontie. Un tel procédé semblait incompatible avec l’acquisition d’un modèle suffisamment complet et précis. Avantageusement, l’acquisition peut être réalisée par l'utilisateur lui-même, ce qui ouvre un large champ d’applications. En particulier, l’acquisition ne nécessite plus un déplacement chez une professionnel de soins dentaires. En outre, un procédé selon l’invention permet une analyse de la situation dentaire de l’utilisateur de manière plus rapide que suivant les procédés de l’art antérieur. Notamment, aucune construction d’un modèle d’arcade à partir de photos n’est requis. Dans un mode de réalisation avantageux, le scanner portable est de faible précision. Il suffit en effet de relever la position spatiale de quelques points remarquables de l’arcade pour constituer un modèle actualisé. Avantageusement, l’acquisition d’un modèle peu précis est possible avec des moyens techniques limités et portables. Un modèle peu précis nécessite également peu de mémoire pour être stocké. Il peut facilement et rapidement être transmis à distance, par exemple par ondes hertziennes. Un procédé d’analyse selon l’invention peut encore comporter une ou plusieurs des caractéristiques optionnelles suivantes : à l’étape a), on traite informatiquement le modèle actualisé pour le corriger, la correction pouvant comporter une modification du modèle actualisé ou un remplacement du modèle actualisé par un modèle de correction ; à l’étape a), on compare le modèle actualisé avec un modèle de correction de manière à obtenir une mesure d’une différence de forme entre le modèle actualisé et le modèle de correction, puis - on modifie le modèle actualisé de manière à réduire ladite différence de forme, de préférence de manière à minimiser ladite différence de forme, de préférence au moyen d’une méthode métaheuristique, en particulier choisie parmi les méthodes listées ci-dessous, de préférence par recuit simulé, ou - en fonction de ladite mesure, on laisse le module actualisé inchangé ou remplace le modèle actualisé par le modèle de correction ; à l’étape a), on soumet le modèle actualisé à un réseau de neurones entrainé pour rendre plus réaliste un modèle tridimensionnel numérique qu’on lui présente en entrée ; l’objet actualisé est ladite arcade de l'utilisateur ou une dent de ladite arcade ; le modèle de correction est un modèle - obtenu, à un instant différent de l’instant actualisé, par un scan dudit objet actualisé, ou - représentant ledit objet actualisé avec une forme théorique, de préférence résultant d’une simulation, ou - un modèle d’un objet représentatif d’un ensemble d’individus, ledit objet étant du même type que l’objet actualisé, de préférence une arcade ou une dent, par exemple un typodont ou une dent issue d’un typodont ; le modèle de correction est : - un modèle de l’objet actualisé obtenu par un scan, de préférence avec le scanner portable ou avec un scanner professionnel, de préférence à un instant antérieur de plus de 2 semaines, 4 semaines, 6 semaines, 2 mois, 3 mois et/ou de moins de 12 mois, ou de moins de 6 mois à l’instant actualisé, ou - un modèle de l’objet actualisé, qui simule la forme dudit objet actualisé telle qu’anticipée pour l’instant actualisé et qui, de préférence, a été réalisé à un instant antérieur de plus de 2 semaines, 4 semaines, 6 semaines, 2 mois, 3 mois et/ou de moins de 6 mois à l’instant actualisé, ou - un modèle de l’objet actualisé, qui simule la forme dudit objet actualisé telle qu’anticipée pour un instant « de correction », postérieur ou antérieur à l’instant actualisé, l’intervalle temporel entre les instants actualisé et de correction étant de préférence supérieur à une semaine, de préférence supérieur à 2 semaines, à 4 semaines, à 6 semaines, à 2 mois et/ou inférieur à 6 mois, ledit modèle ayant de préférence été réalisé plus de 2 semaines, plus de 4 semaines, plus de 6 semaines, plus de 2 mois ou plus de 3 mois avant l’instant actualisé, ou - un modèle historique choisi dans une bibliothèque historique comportant plus de 1 000 modèles historiques représentant des objets du même type que le modèle actualisé, ledit choix étant de préférence guidé de manière que le modèle historique choisi soit le modèle historique présentant la plus grande proximité de forme avec le modèle actualisé, ou - un modèle obtenu par traitement statistique des modèles historiques de ladite bibliothèque historique, de préférence de manière que le modèle obtenu par traitement statistique soit représentatif d’une population d’individus ; la bibliothèque historique ne comporte que des modèles historiques respectant le même critère de classification que le modèle actualisé, par exemple relatifs à des individus présentant au moins une caractéristique commune avec l'utilisateur, par exemple le même âge et/ou le même sexe et/ou la même pathologie et/ou suivant le même traitement orthodontique ou un traitement orthodontique similaire ; à l’étape a), on corrige le modèle actualisé en entrant le modèle actualisé à l’entrée d’un réseau de neurones entrainé pour corriger des modèles, de préférence choisi parmi les réseaux de neurones listés dans la description détaillée de l’étape iv) ci-dessous ; et/ou à l’étape a), on corrige le modèle actualisé en suivant les étapes suivantes : i) création d’une bibliothèque historique comportant plus de 1 000, de préférence plus de 5 000, de préférence plus de 10 000 modèles historiques, chaque modèle historique modélisant un objet du même type que l’objet actualisé, par exemple modélisant une arcade ou une dent si le modèle actualisé modélise une arcade ou une dent, respectivement, et attribution à chaque modèle historique, d’une valeur pour un critère de classification ; ii) analyse du modèle actualisé, de manière à déterminer la valeur dudit critère de classification pour l’objet actualisé ; iii) recherche, dans la bibliothèque historique, d’un modèle historique ayant la même valeur pour ledit critère de classification et présentant une proximité maximale avec ledit modèle actualisé, ou « modèle optimal » ; iv) modification du modèle actualisé à partir d’informations relatives au modèle optimal, la modification pouvant comporter un remplacement du modèle actualisé par le modèle optimal ; à l’étape a), on procède à un découpage du modèle acquis de manière à définir une pluralité de modèles de dents, puis pour chaque modèle de dent considéré comme modèle actualisé, on réalise un cycle d’étapes i) à iv) dans lequel le modèle optimal déterminé à l’étape iv) est disposé de manière à remplacer, dans le modèle acquis, ledit modèle de dent, ce qui, avantageusement permet de reconstituer un modèle d’arcade de haute précision à partir d’un modèle acquis de faible précision ; à l’étape a), on corrige le modèle actualisé en suivant les étapes suivantes : i’) définition de : - une première zone certaine constituée des points du modèle actualisé représentant un partie du patient, par exemple une dent, avec une précision supérieure à 90%, de préférence supérieure à 95%, de préférence supérieure à 99% ou « premiers points certains », et - une première zone incertaine, constituant le complément à 100% du modèle actualisé ; ii’) extrapolation de la première zone certaine, à partir de la seule première zone certaine, pour définir, dans la région de la première zone incertaine, une première zone reconstituée, puis définition de : - une deuxième zone certaine constituée des points de la première zone incertaine écartés de la première zone reconstituée d’une distance inférieure à une distance de seuil, ou « deuxièmes points certains » ; et - une deuxième zone incertaine, constituant le complément à 100% de la première zone incertaine ; iii’) extrapolation de l’ensemble constituée des première et deuxième zones certaines, à partir du seul ensemble, pour définir, dans la région de la deuxième zone incertaine, une deuxième zone reconstituée, puis remplacement de la deuxième zone incertaine par la deuxième zone reconstituée, de manière à obtenir un modèle actualisé nettoyé ; à l’étape a), on corrige le modèle actualisé en soumettant le modèle actualisé à un réseau de neurones entrainé en lui fournissant en entrée des modèles bruts d’objets du même type que l’objet actualisé, et en sortie lesdits modèles bruts rendus hyperréalistes ; à l’étape a), on traite informatiquement le modèle actualisé pour le simplifier ; le scanner portable est intégré dans un téléphone portable ou comporte un téléphone portable et un outil d’acquisition comportant une tête d’acquisition apte à être introduite dans la bouche de l'utilisateur, l’outil d’acquisition étant en communication avec le téléphone portable pour transmettre le modèle acquis ou le modèle actualisé ; la tête d’acquisition est connectée au téléphone portable, de préférence en Bluetooth® ou par câble ; le téléphone portable est utilisé pour transmettre, par voie hertzienne, le modèle acquis ou le modèle actualisé, de préférence à un professionnel de soins dentaires, et en particulier à un orthodontiste, et/ou à un centre de traitement informatique, de préférence pour la mise en œuvre des étapes b) et/ou c) ; le scanner portable est un télédétecteur par laser, en anglais lidar, pour « light detection and ranging » ; à l’étape a), l'utilisateur modifie l’angulation du scanner portable, de préférence en déplaçant le scanner portable par rapport aux dents du patient, de préférence horizontalement et/ou verticalement, de préférence bouche ouverte et bouche fermée ; à l’étape a), l'utilisateur écarte ses lèvres et/ou ses joues pour rendre ses dents visibles du scanner portable, puis acquiert le modèle acquis, de préférence de manière extra-orale, c'est-à-dire sans faire pénétrer, même partiellement, le scanner portable dans sa bouche ; de préférence, l'utilisateur met en œuvre un écarteur et/ou un support de scanner portable pour améliorer la qualité du modèle acquis ; à l’étape a), le scanner portable est immobilisé sur un support comportant un rebord, le rebord étant inséré entre les lèvres et les dents de l'utilisateur ; le support comporte un espaceur tubulaire qui définit une ouverture orale, ledit rebord s’étendant à la périphérie de l’ouverture orale ; à l’étape a), l'utilisateur modifie l’angulation du scanner portable, de préférence en déplaçant le support par rapport aux dents du patient, de préférence horizontalement et/ou verticalement, de préférence bouche ouverte et bouche fermée, en maintenant le rebord du support entre les dents de l'utilisateur et les lèvres de l'utilisateur ; à l’étape a), le modèle acquis avec le scanner portable est découpé de manière à définir une pluralité de modèles de dents, puis on corrige et/ou on simplifie successivement chacun desdits modèles de dent, de préférence comme décrit ci-dessus ; le procédé comporte, après l’étape a), l’étape suivante : b) détermination d’au moins une valeur d’un paramètre dimensionnel du modèle actualisé, ou « valeur dimensionnelle », et/ou d’un paramètre d’aspect du modèle actualisé, ou « valeur d’aspect » ; à l’étape b), on définit plus de deux valeurs dimensionnelles, de préférence suffisamment de valeurs dimensionnelles pour définir une position dans l’espace d’au moins un point du modèle actualisé, de préférence de plus de 10, plus de 100, plus de 500 points du modèle actualisé ; le paramètre dimensionnel est choisi parmi - une dimension du modèle actualisé ; - une distance d’un point remarquable du modèle actualisé par rapport à un référentiel, de préférence fixe par rapport au modèle actualisé, de préférence un modèle de référence disposé, comme le modèle actualisé, dans une configuration normalisée, et - un paramètre dérivé d’une ou plusieurs dimensions du modèle actualisé et/ou d’une ou plusieurs distances d’un point ou plusieurs points remarquables du modèle actualisé par rapport au dit référentiel ; le paramètre d’aspect est choisi parmi une couleur, une réflectance, une transparence, une réflectivité, une teinte, une translucidité, une opalescence, un indice sur la présence de tartre, d’une plaque dentaire ou de nourriture sur la dent ; pour déterminer une dite valeur dimensionnelle, on mesure une distance entre un point du modèle actualisé et un modèle de référence disposé, comme le modèle actualisé, dans une configuration normalisée ; le modèle de référence est de préférence - un modèle de l’objet actualisé obtenu par un scan, de préférence avec le scanner portable ou avec un scanner professionnel, de préférence à un instant antérieur de plus de 2 semaines, 4 semaines, 6 semaines, 2 mois, 3 mois et/ou de moins de 6 mois à l’instant actualisé, ou - un modèle de l’objet actualisé, qui simule la forme dudit objet telle qu’anticipée pour l’instant actualisé et qui, de préférence, a été réalisé à un instant antérieur de plus de 2 semaines, 4 semaines, 6 semaines, 2 mois, 3 mois et/ou de moins de 6 mois à l’instant actualisé, ou - un modèle de l’objet actualisé, qui simule la forme dudit objet telle qu’anticipée pour un instant de référence, postérieur ou antérieur à l’instant actualisé, l’intervalle temporel entre les instants actualisé et de référence étant de préférence supérieur à une semaine, de préférence supérieur à 2 semaines, à 4 semaines, à 6 semaines, à 2 mois et/ou inférieur à 6 mois, ledit modèle ayant de préférence été réalisé plus de 2 semaines, plus de 4 semaines, plus de 6 semaines, plus de 2 mois ou plus de 3 mois avant l’instant actualisé, ou - un modèle historique choisi dans une bibliothèque historique comportant plus de 1 000, de préférence plus de 10 000, de préférence plus de 100 000 modèles historiques représentant des objets du même type que l’objet actualisé, ledit choix étant de préférence guidé de manière que le modèle historique choisi soit le modèle historique présentant la plus grande proximité de forme avec le modèle actualisé, ou - un modèle obtenu par traitement statistique des modèles historiques de ladite bibliothèque historique, de préférence de manière que le modèle obtenu par traitement statistique soit représentatif d’une population d’individus ; le procédé comporte, après l’étape b) l’étape suivante : c) utilisation de la valeur dimensionnelle et/ou la valeur d’aspect pour : - détecter ou évaluer une position ou d’une forme d’une dent et/ou une évolution d’une position ou d’une forme d’une dent et/ou une vitesse d’évolution d’une position ou d’une forme d’une dent, et/ou - détecter ou évaluer une position ou une forme d’un appareil orthodontique et/ou une évolution d’une position ou d’une forme d’un appareil orthodontique et/ou une vitesse d’évolution d’une position ou d’une forme d’un appareil orthodontique, et/ou - mesurer une évolution de la forme de la denture du patient entre deux dates, et/ou - en dentisterie ; à l’étape c), on utilise la valeur dimensionnelle et/ou la valeur d’aspect pour - détecter ou évaluer une position ou une forme d’une tâche ou d’une carie : - suivre l’éruption d’une dent, et/ou - détecter une récidive ou une position anormale d’une dent, et/ou - détecter une abrasion d’une dent, et/ou - suivre l’ouverture ou la fermeture d’au moins un espace entre deux dents, et/ou - contrôler la stabilité ou la modification de l’occlusion, - suivre le déplacement d’une dent vers un positionnement prédéterminé, et/ou - détecter ou évaluer un décollement d’une bague ou d’une gouttière orthodontique, - optimiser la date de prise de rendez-vous chez un professionnel de soins dentaires, et/ou - évaluer un indice orthodontique, en particulier choisi parmi les indices orthodontiques listés dans la définition d’un indice orthodontique ci-dessous, de préférence un indice orthodontique indiquant si - l’utilisateur a atteint une classe d’occlusion n°I pour les canines, et/ou - l’utilisateur a atteint une classe d’occlusion n°I pour les molaires, et/ou - les espaces antérieurs du patient sont fermés, et/ou - tous les espaces résultant de l’extraction d’une dent sont fermés, et/ou - l’utilisateur a un surplomb horizontal , ou « overjet » en anglais, normal, de préférence compris entre 1 et 3 mm, et/ou - l’utilisateur a un surplomb vertical, ou « overbite » en anglais, normal, de préférence compris entre 1 et 3 mm, et/ou - les lignes médianes des arcades inférieure et supérieure sont décalées, et/ou - l’utilisateur ne présente pas de décalage latéral de l’arcade supérieure par rapport à l’arcade inférieure, et/ou - lors des deux derniers contrôles, aucun mouvement d’une dent n’a été détecté, et/ou - toutes les dent temporaires sont tombées, ou un indice orthodontique évaluant quantitativement et/ou évaluant l’évolution temporelle de : - la classe d’occlusion pour les canines, et/ou - la classe d’occlusion pour les molaires, et/ou - les espaces antérieurs du patient, et/ou - les espaces résultant de l’extraction d’une dent, et/ou - le surplomb horizontal, et/ou - le surplomb vertical, et/ou - le décalage entre les lignes médianes des arcades inférieure et supérieure, et/ou - le décalage latéral de l’arcade supérieure par rapport à l’arcade inférieure, et/ou - le mouvement d’une dent lors des deux derniers contrôles, et/ou - évaluer l’efficacité d’un traitement orthodontique actif, et/ou - mesurer l’activité d’un appareil orthodontique actif ; et/ou - mesurer une perte d’efficacité d’un appareil orthodontique passif ; et/ou - comparer le positionnement de dents de l'utilisateur, à l’instant actualisé, avec celui desdites dents telles que représentées un modèle théorique cible, de préférence un modèle intermédiaire représentant lesdites dents dans une position anticipée, selon un plan de traitement, pour une étape finale ou pour une étape intermédiaire du traitement orthodontique, en anglais « set-up » intermédiaire ; et/ou - évaluer la nécessité de corriger ou d’adapter le traitement orthodontique, par exemple en concevant et en fabriquant une nouvelle série de gouttières orthodontiques dans le cadre d’un traitement orthodontique avec des gouttières orthodontiques, ou en changeant de type de traitement orthodontique, par exemple pour passer d’un traitement avec arcs et attache (« brackets » en anglais) à un traitement avec des gouttières orthodontiques, ou inversement) ; et/ou - mesurer une évolution de la forme de la denture du patient entre deux dates séparées par l’occurrence d’un choc sur les dents ou par la mise en œuvre d’un dispositif dentaire destiné au traitement de l’apnée du sommeil, ou par l’occurrence d’une greffe dans la bouche du patient ; à l’étape a), le modèle acquis avec le téléphone portable est découpé de manière à définir une pluralité de modèles de dents, puis on réalise une dite étape b) pour définir au moins une valeur dimensionnelle pour chaque modèle de dent, défini comme le modèle actualisé pour ladite étape b) ; à l’étape a), l'utilisateur acquiert, de préférence avec un même téléphone portable, ledit modèle acquis et une ou plusieurs images actualisées, de préférence des photos en couleurs, de préférence en couleurs réalistes, et à l’étape b), on détermine une information relative à une dimension et/ou à l’aspect d’un ou plusieurs objets, de préférence des dents, représentés sur la ou les images actualisées, puis on utilise ladite information pour compléter et/ou corriger ladite valeur dimensionnelle et/ou ladite valeur d’aspect déterminés à partir du modèle actualisé ; à l’étape a), le modèle acquis comporte moins de 500 points. L’invention concerne également : un programme d’ordinateur, et en particulier un applicatif spécialisé pour téléphone portable, comprenant des instructions de code de programme pour l'exécution de l’étape a), et de préférence de l’étape b), et de préférence de l’étape c), lorsque ledit programme est exécuté par un ordinateur, un support informatique sur lequel est enregistré un tel programme, par exemple une mémoire ou un CD-ROM, et un scanner portable, en particulier incorporé dans un téléphone portable, dans lequel est chargé un tel programme. L’invention concerne ainsi un scanner portable, de préférence intégré dans un téléphone portable, apte à mettre en œuvre l’acquisition à l’étape a), et de préférence un ou plusieurs des procédés de correction et/ou de simplification décrits dans la présente description, et de préférence l’étape b), et de préférence encore l’étape c). Définitions Par « utilisateur », on entend toute personne pour laquelle un procédé selon l’invention est mis en œuvre, que cette personne soit malade ou non, subisse un traitement orthodontique ou non. Par « professionnel de soins dentaires », on entend toute personne qualifiée pour prodiguer des soins dentaires, ce qui inclut en particulier un orthodontiste et un dentiste. Un « traitement orthodontique » est tout ou partie d’un traitement destiné à modifier la forme d’une arcade dentaire (traitement orthodontique actif) ou à maintenir la forme d’une arcade dentaire, en particulier après la fin d’un traitement orthodontique actif (traitement orthodontique passif). Les indices orthodontiques sont des indices qui permettent, de manière synthétique, d’évaluer la forme et/ou l’évolution de la forme des arcades dentaires. Ils peuvent être spécifique à une arcade ou à l’ensemble des deux arcades (indices « inter-arcades). A titre d'exemples, on peut citer : le surplomb vertical, le surplomb horizontal, l’encombrement, en particulier l’indice de Nance, la déviation des milieux inter-incisifs, les classes d’occlusions canines et/ou molaires, un indice d’irrégularité, en particulier l’indice de Little, la béance antérieure, la béance latérale, l’inversé d'articulé lingual postérieur, l’inversé d'articulé buccal postérieur, une longueur d’arc idéal, la présence ou non d’espace inter-dentaires, un indice de nivellement de la courbe de Spee, la présence d’une rotation importante, par exemple supérieure à 10°, sur certaines dents, ainsi que les combinaisons de ces indices et leur évolutions. Des exemples d’indices orthodontiques sont ceux utilisés pour définir l’index orthodontique de l’American Board of Orthodontics « ABO Discrepancy Index ». Un « appareil orthodontique » est un appareil porté ou destiné à être porté par un utilisateur. Un appareil orthodontique peut être destiné à un traitement thérapeutique ou prophylactique, mais également à un traitement esthétique. Un appareil orthodontique peut être en particulier un appareil à arc et attaches, ou une gouttière orthodontique, ou un appareil auxiliaire du type Carrière Motion. Par « arcade » ou « arcade dentaire », on entend tout ou partie d’une arcade dentaire. Par "image", on entend une représentation numérique en deux dimensions, comme une photographie ou une image extraite d’un film. Une image est formée de pixels. Par « modèle », on entend un modèle tridimensionnel numérique. Un modèle est constitué d’un ensemble de voxels. Il comporte classiquement un maillage constitué de points reliés par des segments de droite, c'est-à-dire un assemblage de triangles. Un « modèle de dent » est un modèle numérique tridimensionnel d’une dent. Un modèle d’une arcade dentaire peut être découpé de manière à définir, pour au moins une partie des dents, de préférence pour toutes les dents représentées dans le modèle de l’arcade, des modèles de dent. Les modèles de dent sont donc des modèles au sein du modèle de l’arcade. Un « modèle d’une arcade » est un modèle représentant au moins une partie d’une arcade dentaire, de préférence au moins 2, de préférence au moins 3, de préférence au moins 4 dents. Un modèle, en particulier un modèle d’une arcade ou d’une dent, est « hyperréaliste » lorsque celui qui l’observe a l’impression d’observer l’objet modélisé lui-même. En particulier, les couleurs du modèle sont celles de l’objet modélisé. Par modèle « brut », on entend un modèle résultant d’un scan et éventuellement corrigé selon l’invention, mais dont la couleur n’a pas été modifiée pour le rendre hyperréaliste. Le « type » d’un objet modélisé, et en particulier de l’objet actualisé, définit la nature de cet objet. L’objet peut être en particulier du type « dent » ou « arcade » ou « gencive ». L’objet peut être également un sous-groupe de dents, par exemple le groupe des incisives ou le groupe des dents portant un ou plusieurs numéros de dent, ou un sous-groupe d’arcade, par exemple l’arcade supérieure. Un « critère de classification » est un attribut d’un objet modélisé, en particulier une arcade ou une dent, qui permet de le classer. Par exemple, le critère de classification peut être une classe d’occlusion, une plage pour une dimension (par exemple hauteur, largeur, concavité, distance inter-canine, largeur inter-prémolaire, largeur inter-molaire, longueur ou flèche d’arcade, périmètre d’arcade) de l’objet modélisé, l’âge, le sexe, la pathologie, ou un traitement orthodontique de la personne qui possède l’objet modélisé, un indice orthodontique, en particulier choisi parmi les indices orthodontiques listés ci-dessus, ou une combinaison de ces critères. L’utilisation d’un critère de classification permet en particulier de sélectionner des objets modélisés qui présentent des caractéristiques proches ou identiques. Avantageusement, elle permet de constituer une base d'apprentissage bien adaptée à l’objet qu’un réseau de neurones est destiné à traiter. Par exemple, si un réseau de neurones est destiné à corriger des modèles de dent représentant des dents ayant le numéro 14, il est préférable de l’entrainer avec une base d'apprentissage ne comportant que des enregistrements relatifs à des dents n°14. Le numéro de dent est alors un critère de classification. Une « configuration normalisée » est un positionnement d’un modèle, dans l’espace, suivant une orientation prédéterminée, avec une échelle prédéterminée. Pour comparer la forme de deux modèles représentant un objet, par exemple une arcade ou une dent, les deux modèles peuvent être disposés suivant la configuration normalisée. Les procédés de normalisation pour disposer et dimensionner un modèle suivant une configuration normalisée sont bien connus. Pour comparer la forme de deux modèles, on peut en particulier utiliser un algorithme de recherche itérative du point le plus proche (ICP, ou « Iterative Closest Point » en anglais, décrite dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Iterative_Closest_Point). Le « découpage » d’un modèle d’une arcade en « modèles de dent » est une opération permettant de délimiter et rendre autonomes les représentations des dents (modèles de dent) dans le modèle de l’arcade. Il existe des outils informatiques pour manipuler les modèles de dent d’un modèle d’arcade. Un exemple de logiciel permettant de manipuler les modèles de dent et créer un scénario de traitement est le programme Treat, décrit sur la page https://en.wikipedia.org/wiki/Clear_aligners#cite_note-invisalignsystem-10 . Un « traitement statistique » est un traitement qui, appliqué à un ensemble de données, permet de déterminer des caractéristiques propres à cet ensemble, par exemple une moyenne, un écart-type, ou une valeur médiane. Les outils de traitement statistique sont bien connus de l’homme du métier. Les méthodes « métaheuristiques » sont des méthodes d’optimisation connues. Dans le cadre de la présente invention, elles sont de préférence choisies dans le groupe formé par : - les algorithmes évolutionnistes, de préférence choisie parmi les stratégies d’évolution, les algorithmes génétiques, les algorithmes à évolution différentielle, les algorithmes à estimation de distribution, les systèmes immunitaires artificiels, la recomposition de chemin Shuffled Complex Evolution, le recuit simulé, les algorithmes de colonies de fourmis, les algorithmes d’optimisation par essaims particulaires, la recherche avec tabous, et la méthode GRASP ; - l’algorithme du kangourou, - la méthode de Fletcher et Powell, - la méthode du bruitage, - la tunnelisation stochastique, - l’escalade de collines à recommencements aléatoires, - la méthode de l'entropie croisée, et - les méthodes hybrides entre les méthodes métaheuristiques citées ci-dessus. On appelle « concordance » ou « proximité » (« match » ou « fit » en anglais) entre deux objets une mesure de la différence, ou « distance », entre ces deux objets. Une concordance est maximale (« best fit ») lorsque cette différence est minimale. Un « réseau de neurones » ou « réseau neuronal artificiel » est un ensemble d’algorithmes bien connu de l’homme de l’art. Pour être opérationnel, un réseau de neurones doit être entrainé par un processus d’apprentissage appelé « deep learning », à partir d’une base d'apprentissage. Une « base d'apprentissage » est une base d’enregistrements informatiques adaptée à l’entrainement d’un réseau de neurones. La qualité de l’analyse réalisée par le réseau de neurones dépend directement du nombre d’enregistrements de la base d'apprentissage. Classiquement, la base d’apprentissage comporte plus de 1 000, de préférence plus de 10 000 enregistrements. L’entrainement d’un réseau de neurones est adapté au but poursuivi et ne pose pas de difficulté particulière à l’homme de l’art. L’entrainement d’un réseau de neurones consiste à le confronter à une base d’apprentissage contenant des informations sur des premiers objets et deuxièmes objets que le réseau de neurones doit apprendre à faire « correspondre », c'est-à-dire à connecter l’un à l’autre. L’entrainement peut se faire à partir d’une base d’apprentissage « pairée » ou « avec paires », constituée d’enregistrements « de paires », c'est-à-dire comportant chacun un premier objet pour l’entrée du réseau de neurones, et un deuxième objet correspondant, pour la sortie du réseau de neurones. On dit aussi que l’entrée et la sortie du réseau de neurones sont « pairées ». L’entrainement du réseau de neurones avec toutes ces paires lui apprend à fournir, à partir d’un objet similaire aux premiers objets, un objet correspondant similaire aux deuxièmes objets. L’article « Image-to-Image Translation with Conditional Adversarial Networks » de Phillip Isola Jun-Yan Zhu, Tinghui Zhou, Alexei A. Efros, Berkeley AI Research (BAIR) Laboratory, UC Berkeley, illustre l’utilisation d’une base d’apprentissage pairée. Un « référentiel » a pour fonction de servir de base pour mesurer une ou plusieurs distances. Un référentiel peut être par exemple un repère tridimensionnel, par exemple orthonormé. Le repère tridimensionnel est de préférence fixe par rapport au modèle considéré. Si le modèle représente une arcade, il peut par exemple avoir son origine au centre de la cavité buccale de l’utilisateur. En particulier, le repère tridimensionnel est de préférence indépendant de la position et de l’orientation du scanner portable. Les dimensions (longueur, largeur, hauteur) d’une arcade sont classiquement mesurées en considérant que l’arcade est dans un plan horizontal. La direction de la hauteur Y est alors la direction verticale. La direction de la largeur X est la direction transversale pour l’utilisateur, qui s’étend de la droite à la gauche de l’utilisateur. La direction de la longueur Z est la direction de la profondeur pour l’utilisateur, qui s’étend de l’avant à l’arrière de l’utilisateur. Les dimensions (longueur, largeur, hauteur) d’une dent sont classiquement mesurées en considérant que l’arcade est dans un plan horizontal. La direction de la hauteur Y’ est alors la direction verticale. La direction de la largeur X’ est la direction de la plus grande dimension de la dent lorsqu’elle est observée de face, perpendiculairement à la direction de la hauteur. La direction de la longueur Z’ est la direction perpendiculaire aux directions Y’ et X’. Selon la convention internationale de la Fédération Dentaire Internationale, chaque dent d’une arcade dentaire a un numéro prédéterminé. Les numéros de dent définis par cette convention sont rappelés sur la . Un « point remarquable » est un point d’un modèle d’arcade ou de dent que l’on peut identifier, par exemple le sommet de la dent ou à la pointe d’une cuspide, un point de contact interdentaire, c'est-à-dire d’une dent avec une dent adjacente, par exemple un point mésial ou distal du bord incisif d’une dent, ou un point au centre de la couronne de la dent, ou « barycentre ». Une « angulation » est une orientation de l’axe optique du scanner portable par rapport à l’utilisateur, lors de l’acquisition du modèle à l’étape a). Un scanner 3D, ou « scanner », est un appareil permettant d’obtenir un modèle d’une dent ou d’une arcade dentaire. Il utilise classiquement une lumière structurée et, à partir de différentes images et de la mise en correspondance de points particuliers sur ces images, parvient à constituer un modèle 3D. La différence maximale de forme entre le modèle acquis avec le scanner et l’objet scanné, à l’échelle réelle, est inversement proportionnelle à la performance du scanner. Elle est appelée « résolution d’acquisition » ou « précision » du scanner. Plus la résolution est petite, plus le modèle est fidèle à la réalité. Un scanner professionnel a de préférence une précision inférieure à 5/10 mm (c'est-à-dire que la différence maximale de forme entre le modèle acquis avec le scanner et l’objet réel scanné, à l’échelle réelle, est inférieure à 5/10 mm), de préférence inférieure à 3/10 mm, de préférence inférieure à 1/10 mm, de préférence inférieure à 1/50 mm, de préférence inférieure à 1/100 mm et/ou supérieure à 1/500 mm. On appelle "téléphone portable" ou « téléphone mobile » un appareil de type iPhone®. Un tel appareil pèse typiquement moins de 500 g, ou moins de 200 g, est doté d'un appareil photo comportant un objectif lui permettant de prendre des films ou des photos, voire d’un scanner lui permettant d’acquérir des modèles numériques tridimensionnels. Un téléphone portable est en outre capable d'échanger des données avec un autre appareil éloigné de plus de 500 km du téléphone portable, et est capable d'afficher sur un écran les films, photos ou modèles qu’il a permis d’acquérir. Un « écarteur » (« retractor » en anglais), ou « écarteur dentaire », est un dispositif destiné à retrousser les lèvres. Il comporte un rebord supérieur et un rebord inférieur, et/ou un rebord droit et un rebord gauche, s’étendant autour d’une ouverture d’écarteur et destinés à être introduits entre les dents et les lèvres. En position de service, les lèvres de l’utilisateur sont en appui sur ces rebords, de sorte que les dents sont visibles à travers l’ouverture d’écarteur. Un écarteur permet ainsi d’observer les dents sans être gêné par les lèvres. Les dents ne reposent cependant pas sur l’écarteur, de sorte que l’utilisateur peut, en tournant la tête par rapport à l’écarteur, modifier les dents qui sont visibles à travers l’ouverture d’écarteur. Il peut aussi modifier l’écartement entre ses arcades dentaires. En particulier, un écarteur n’appuie pas sur les dents de manière à écarter les deux mâchoires l’une de l’autre, mais sur les lèvres. Dans un mode de réalisation, un écarteur est configuré de manière à écarter élastiquement l’une de l’autre les lèvres supérieure et inférieure de manière à dégager les dents visibles à travers l’ouverture d’écarteur. Dans un mode de réalisation, un écarteur est configuré de manière que la distance entre le rebord supérieur et le rebord inférieur, et/ou entre le rebord droit et le rebord gauche soit constante. Des écarteurs sont par exemple décrits dans PCT/EP2015/074896, US 6,923,761, ou US 2004/0209225. La « position de service » est la position dans laquelle l'utilisateur acquiert le modèle acquis à l’étape a). Lorsqu’il utilise un support pour fixer rigidement le scanner portable, le support est partiellement introduit dans la bouche de l’utilisateur, comme illustré sur les figures 2 et 3. La position « bouche fermée » est la position d’occlusion dans laquelle les dentures des arcades supérieure et inférieure du patient sont en contact. Une position « bouche ouverte » est une position d’ouverture de la bouche, dans laquelle les dentures des arcades supérieure et inférieure du patient ne sont pas en contact. Le procédé (hors l’opération d’acquisition avec le scanner portable) selon l’invention est mis en œuvre par ordinateur, de préférence exclusivement par ordinateur. Par « ordinateur », on désigne une unité de traitement informatique, ce qui inclut un ensemble de plusieurs machines, ayant des capacités de traitement informatique. Cette unité peut être notamment intégrée dans le scanner portable, ou dans un téléphone portable intégrant le scanner portable, ou être un ordinateur de type PC ou un serveur, par exemple un serveur à distance de l’utilisateur, par exemple être le « cloud » ou un ordinateur disposé chez un professionnel des soins dentaires. Le téléphone portable et l’ordinateur comportent alors des moyens de communication pour échanger entre eux, notamment pour transmettre le modèle actualisé, optionnellement corrigé et/ou simplifié, et/ou une ou plusieurs valeurs dimensionnelles déterminée selon l’invention. Classiquement, un ordinateur comporte en particulier un processeur, une mémoire, une interface homme-machine, comportant classiquement un écran, un module de communication par internet, par WIFI, par Bluetooth® ou par le réseau téléphonique. Un logiciel configuré pour mettre en œuvre un procédé de l’invention est chargé dans la mémoire de l’ordinateur. L’ordinateur peut être également connecté à une imprimante. « Premier », « deuxième » sont utilisés à des fins de clarté. De même, à des fins de clarté : - « de base » fait référence à un modèle utilisé dans le procédé de simplification préféré ; - « de référence » fait référence à un modèle utilisé à l’étape b) pour évaluer une valeur dimensionnelle ou une valeur d’aspect, ou à un instant auquel on prévoit que l’objet modélisé par le modèle de référence aura la forme ou l’aspect de ce modèle ; - « de correction » fait référence à un modèle ou à un instant utilisé dans un procédé de correction préféré ; - « actualisé » fait référence à l’étape a), et en particulier au modèle issu de l’étape a) ; - « historique » fait référence à un ou plusieurs modèles acquis antérieurement à l’instant actualisé, en particulier modélisant une arcade ou une dent d’une personne « historique » différente de l'utilisateur ; - « optimal » fait référence à un modèle qui, parmi en ensemble de modèles, présente la forme la plus proche du modèle actualisé. « Vertical », « horizontal », « droite », « gauche », « devant » ou « de face », « derrière », « au-dessus », « au-dessous » font référence à un utilisateur qui se tient debout, verticalement. Il faut interpréter "comprenant " ou "comportant " ou "présentant " de manière non restrictive, sauf indication contraire. Brève description des figures D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront encore à la lecture de la description détaillée qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel : la représente, schématiquement, un exemple de kit selon l’invention ; la représente, schématiquement, le kit selon l’invention dans une position de service, l'utilisateur étant vu de face ; la représente, schématiquement, le kit selon l’invention dans une position de service, l'utilisateur étant vu de côté ; la représente un modèle acquis, avec trois résolutions d’acquisition différentes ; la est un exemple de modèle acquis, après un traitement pour découper des modèles de dent ; un exemple de modèle de dent est coloré en gris foncé ; la illustre la numérotation des dents utilisée dans le domaine dentaire ; la illustre un procédé d’acquisition selon l’invention ; la illustre un premier procédé de correction selon l’invention ; la illustre un deuxième procédé de correction selon l’invention ; la représente schématiquement un exemple de scanner portable dans un mode de réalisation de l’invention. Dans les différentes figures, des références identiques sont utilisées pour désigner des objets analogues ou identiques. Procédé d’acquisition d’un modèle d’au moins une arcade dentaire d'un utilisateur (U), ledit procédé comportant les étapes suivantes : a) à un instant actualisé, acquisition, avec un scanner portable (12), par l’utilisateur, d’un modèle tridimensionnel numérique (8) de ladite au moins une arcade, ou « modèle acquis », et optionnellement découpage du modèle acquis de manière à isoler une partie (30) du modèle de l’arcade, de manière à obtenir un « modèle actualisé », le modèle actualisé pouvant ainsi être le modèle acquis ou la partie du modèle acquis isolée par découpage, l’objet représenté par le modèle actualisé étant appelé « objet actualisé ». Procédé selon la revendication précédente, dans lequel le scanner portable est intégré dans un téléphone portable (12) ou comporte un téléphone portable (12) et un outil d’acquisition comportant une tête d’acquisition (32) apte à être introduite dans la bouche de l'utilisateur, l’outil d’acquisition étant en communication avec le téléphone portable pour transmettre le modèle acquis ou le modèle actualisé. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape a), on traite informatiquement le modèle actualisé pour le corriger, la correction pouvant comporter une modification du modèle actualisé ou un remplacement du modèle actualisé par un modèle de correction. Procédé selon la revendication 1, dans lequel à l’étape a), - on compare le modèle actualisé avec un modèle de correction de manière à obtenir une mesure d’une différence de forme entre le modèle actualisé et le modèle de correction, puis soit on modifie le modèle actualisé de manière à réduire ladite différence de forme soit, en fonction de ladite mesure, on laisse le modèle actualisé inchangé ou on remplace le modèle actualisé par le modèle de correction, et/ou - on soumet le modèle actualisé à un réseau de neurones entrainé pour rendre plus réaliste un modèle tridimensionnel numérique qu’on lui présente en entrée. Procédé selon l’une quelconque des revendications 3 et 4, dans lequel le modèle de correction est un modèle - obtenu, à un instant différent de l’instant actualisé, par un scan dudit objet actualisé, ou - représentant ledit objet actualisé, respectivement, avec une forme résultant d’une simulation, ou - un modèle d’un objet représentatif d’un ensemble d’individus, ledit objet étant du même type que l’objet actualisé. Procédé selon la revendication 5, dans lequel le modèle de correction est : - un modèle de l’objet actualisé obtenu par un scan avec le scanner portable, ou - un modèle de l’objet actualisé qui simule la forme dudit objet actualisé telle qu’anticipée pour l’instant actualisé, ou - un modèle de l’objet actualisé qui simule la forme dudit objet actualisé telle qu’anticipée pour un instant dit « instant de correction », postérieur ou antérieur à l’instant actualisé, l’intervalle temporel entre les instants actualisé et de correction étant supérieur à une semaine, ou - un modèle historique choisi dans une bibliothèque historique comportant plus de 1 000 modèles historiques représentant des objets du même type que l’objet actualisé, ledit choix étant de préférence guidé de manière que le modèle historique choisi soit le modèle historique présentant la plus grande proximité de forme avec le modèle actualisé, ou - un modèle obtenu par traitement statistique des modèles historiques de ladite bibliothèque historique, de préférence de manière que le modèle obtenu par traitement statistique soit représentatif d’une population d’individus. Procédé selon l’une quelconque des revendications 3 à 6, dans lequel à l’étape a), on corrige le modèle actualisé - en entrant le modèle actualisé à l’entrée d’un réseau de neurones entrainé pour corriger des modèles, et/ou - en suivant les étapes suivantes : i) création d’une bibliothèque historique comportant plus de 1 000 modèles historiques, chaque modèle historique modélisant un objet du même type que l’objet actualisé, et attribution à chaque modèle historique, d’une valeur pour un critère de classification ; ii) analyse du modèle actualisé, de manière à déterminer la valeur dudit critère de classification pour l’objet actualisé ; iii) recherche, dans la bibliothèque historique, d’un modèle historique ayant la même valeur pour ledit critère de classification et présentant une proximité maximale avec ledit modèle actualisé, ou « modèle optimal » ; iv) modification du modèle actualisé à partir d’informations relatives au modèle optimal, la modification pouvant comporter un remplacement du modèle actualisé par le modèle optimal, et/ou - en suivant les étapes suivantes : i’) définition de : - une première zone certaine constituée des points du modèle actualisé représentant un partie du patient avec une précision supérieure à 90%, ou « premiers points certains », et - une première zone incertaine, constituant le complément à 100% du modèle actualisé ; ii’) extrapolation de la première zone certaine, à partir de la seule première zone certaine, pour définir, dans la région de la première zone incertaine, une première zone reconstituée, puis définition de : - une deuxième zone certaine constituée des points de la première zone incertaine écartés de la première zone reconstituée d’une distance inférieure à une distance de seuil, ou « deuxièmes points certains » ; et - une deuxième zone incertaine, constituant le complément à 100% de la première zone incertaine ; iii’) extrapolation de l’ensemble constituée des première et deuxième zones certaines, à partir du seul ensemble, pour définir, dans la région de la deuxième zone incertaine, une deuxième zone reconstituée, puis remplacement de la deuxième zone incertaine par la deuxième zone reconstituée, de manière à obtenir un modèle actualisé nettoyé, et/ou - en soumettant le modèle actualisé à un réseau de neurones entrainé en lui fournissant en entrée des modèles bruts d’objets du même type que l’objet actualisé, et en sortie lesdits modèles rendus hyperréalistes. Procédé selon la revendication 7, comportant un découpage du modèle acquis de manière à définir une pluralité de modèles de dents, puis pour chaque modèle de dent considéré comme modèle actualisé, un cycle d’étapes i) à iv) dans lequel, à l’étape iv), le modèle optimal remplace, dans le modèle acquis, ledit modèle de dent. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape a), on traite informatiquement le modèle actualisé pour le simplifier. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le scanner portable est un télédétecteur par laser. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape a), l'utilisateur écarte ses lèvres et/ou ses joues pour rendre ses dents visibles du scanner portable, puis acquiert le modèle acquis de manière extra-orale, sans faire pénétrer, même partiellement, le scanner portable dans sa bouche. Procédé selon la revendication 11, dans lequel, à l’étape a), le scanner portable est immobilisé sur un support comportant un rebord (22), le rebord étant inséré entre les lèvres et les dents de l'utilisateur. Procédé selon la revendication 12, dans lequel le support (14) comporte un espaceur tubulaire (16) qui définit une ouverture orale (Oo), ledit rebord s’étendant à la périphérie de l’ouverture orale (Oo). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel à l’étape a), l'utilisateur modifie horizontalement l’angulation du scanner portable (12). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant, après l’étape a), l’étape suivante : b) détermination d’au moins une valeur d’un paramètre dimensionnel du modèle actualisé, ou « valeur dimensionnelle », et/ou d’un paramètre d’aspect du modèle actualisé, ou « valeur d’aspect ». Procédé selon la revendication 15, dans lequel le paramètre dimensionnel est choisi parmi - une dimension du modèle actualisé ; - une distance d’un point remarquable du modèle actualisé par rapport à un référentiel, et - un paramètre dérivé d’une ou plusieurs dimensions du modèle actualisé et/ou d’une ou plusieurs distances d’un point ou plusieurs points remarquables du modèle actualisé par rapport au dit référentiel, ou dans lequel le paramètre d’aspect est choisi parmi une couleur, une réflectance, une transparence, une réflectivité, une teinte, une translucidité, une opalescence, un indice sur la présence de tartre, d’une plaque dentaire ou de nourriture sur la dent. Procédé selon l’une quelconque des revendications 15 et 16, dans lequel, pour déterminer une valeur dimensionnelle, on mesure une distance entre un point du modèle actualisé et un modèle de référence disposé, comme le modèle actualisé, dans une configuration normalisée. Procédé selon la revendication 17, dans lequel le modèle de référence est - un modèle de l’objet actualisé obtenu par un scan avec le scanner portable à un instant antérieur de plus de 2 semaines à l’instant actualisé, ou - un modèle de l’objet actualisé, qui simule la forme dudit objet actualisé telle qu’anticipée pour l’instant actualisé et qui a été réalisé à un instant antérieur de plus de 2 semaines à l’instant actualisé, ou - un modèle de l’objet actualisé qui simule la forme dudit objet actualisé telle qu’anticipée pour un instant de référence, postérieur ou antérieur à l’instant actualisé, ou « modèle de référence », l’intervalle temporel entre les instants actualisé et de référence étant supérieur à une semaine, ledit modèle de référence ayant été réalisé plus de 2 semaines avant l’instant actualisé, ou - un modèle historique choisi dans une bibliothèque historique comportant plus de 1 000 modèles historiques représentant des objets du même type que l’objet actualisé, ou - un modèle obtenu par traitement statistique des modèles historiques d’une bibliothèque historique comportant plus de 1 000 modèles historiques représentant des objets du même type que l’objet actualisé, de manière que le modèle obtenu par traitement statistique soit représentatif d’une population d’individus. Procédé selon l’une quelconque des revendications 15 à 18, dans lequel à l’étape a), le modèle acquis avec le téléphone portable est découpé de manière à définir une pluralité de modèles de dents, puis on réalise une dite étape b) pour définir au moins une valeur dimensionnelle pour chaque modèle de dent, défini comme le modèle actualisé pour ladite étape b). Procédé selon l’une quelconque des revendications 15 à 19, dans lequel, à l’étape a), l'utilisateur acquiert, avec un même téléphone portable, ledit modèle acquis et une ou plusieurs images actualisées, et à l’étape b), on détermine une information relative à une dimension et/ou à l’aspect des dents représentées sur la ou les images actualisées, puis on utilise ladite information pour compléter et/ou corriger ladite valeur dimensionnelle et/ou ladite valeur d’aspect. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape a), le modèle acquis comporte moins de 500 points. Kit comportant un scanner portable (12) et un support (14) sur lequel le scanner portable est fixé, de manière amovible, dans une position permettant au scanner portable d’observer une ouverture orale (Oo) définie par le support, ledit support comportant un rebord (22) apte à être inséré entre les lèvres et les dents de l'utilisateur pour l’acquisition de l’étape a) d’un procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans une position de service dans laquelle le scanner portable observe des dents de l'utilisateur à travers ladite ouverture orale.