la présente invention concerne l'amélioration de l'allumage de carburant dans un espace de combustion comportant un éclateur Plus particulièrement, mais non exclusivement, elle concerne lla- mélioration de l'inflammation du carburant dans un moteur è combustion interne en vue de l'obtention de meilleures performances et/ou d'une économie de carburant. Dans les dispositifs d'allumage classiques, une impulsion å basse tension ou une décharge de condensateur est transformée par une bobine en une impulsion b haute tension qui fait Jaillir une étincelle entre deux électrodes espacées. la tension doit entre assez élevée pour interrompre l'isolement du gaz séparant les électrodes, dont le pouvoir isolant augmente progressivement avec la pression de gaz. Quand les électrodes sont situées dans une chambre sous pression, telle que chambre de combustion d'un moteur å explosion, il faut une tension particulièrement élevée pour engendrer une étincelle d'allumage de la charge comprimée.Après apparition d'une décharge dans les gaz, il apparat une très forte modifioation de l'impédance entre électrodes parce qutil y a eu percement de l'isolant séparant les électrodes. Du fait de facteurs tels que la pression de gaz, la transformation en haute tension et le passage d'une valeur très forte à une valeur très faible de l'impédance en travers de l'éclateur, la durée de la décharge dans les gaz est brève. Bien que normalement suffisante pour enflammer la charge comprimée, l'étincelle peut être insuffisante pour provoquer la combustion totale du carburant pendant le temps de combustion. I1 en résulte une réduction des performances et/ou un gaspillage de carburant. la présente invention a pour but d'améliorer l'inflammation de carburant et, notamment, de gaz combustibles comprimés dans des moteurs à explosion en vue d'augmenter le rendement de combustion et, ainsi, de réduire la consommation de carburant et/ou d'amélis- rer les performances. Elle a aussi pour but d'améliorer, selon certains modes de réalisation, l'inflammation du carburant dans un moteur à explosion sans imposer aucune modification notable de ce moteur. Suivant la présente invention, dans un espace de combustion muni d'un éclateur, on améliore l'inflammation du carburant en pro Jetant un Jet de gaz en travers de l'éclateur pour faciliter 1 'ap- parition d'une décharge dans ce dernier lors de l'application à l'éclateur d'une tension génératrice d'étincelle. la gaz formant le Jet peut être de l'air ou les produits de combustion d'un mélange carburant-air enflammé dans une chambre de combustion associée. Dans le premier cas, qu'on peut adopter tant pour des moteurs à cylindre unique et i deux temps que pour des moteurs à plusieurs cylindres, à quatre temps, le jet gazeux est formé d'air arrivant d'un compresseur, de préférence mu par le moteur. Dans le second cas, le gaz du Jet provient d'un accumulateur de gaz relié à une ou à plus d'une chambre de combustion d'un moteur à combustion interne. De préféreneeJ le jet gaz est projeté en travers de la pointe d'une électrode formant en partie 1'éclateur. De préférence, le jet est dirigé dans le sens de propagation de l'étincelle, bien qu'il puisse aussi être de sens opposé. De préférence, la direction du jet est choisi selon la structure de l'espace ou chambre de combustion de manière à assurer un effet optimal. Selon un premier mode de réalisation de l'inventlon, chaque chambre de combustion d'un moteur à explosion comportant deux ou plusieurs chambres de combustion est munie d'une buse ou passage propre à projeter un Jet gazeux en travers de l'éclateur dtune bougie montée dans la chambre, chaque buse ou passage étant relié par un conduit à un réservoir sous dépression, de sorte qu'en fonctionnement, des gaz sous pression chargés dans le réservoir lors de l'inflammation et de la combustion dans une chambre est émis sous forme de jet gazeux au travers de ltéclateur pendant inflammation dans une autre chambre. Dans un second mode de réalisation selon 1'invention, il est prévu un agencement modificateur de moteur à explosion, comprenant un réservoir sous pression et des conduits reliant ce réservoir à la buse de chacun de deux ou plusieurs dispositifs munis d'un éclateur ou formant un éclateur, chaque buse étant disposée de manière à projeter un jet gazeux en travers de l'éclateur respectif. Dans une troisième réalisation de l'invention, une culasse de moteur à combustion interne à plusieurs chambres de combustion définit ou porte un réservoir sous pression présentant, avec les chambres de combustion, des liaisons dont chacune comporte un passage propre à projeter un Jet de gaz vers ltemplacement normalement occupé par une électrode d'une bougie d'allumage montée dans la culasse. Le réservoir sous pression est un dispositif pouvant recevoir les gaz de combustion résultant de l'inflammation et de la combustion du carburant dans chaque chambre et les maintenir sous une pression supérieure à celle régnant dans l'une quelconque des chambres immédiatement agent inflammation du carburant quelle contient. En conséquence, des gaz passent du réservoir dans chaque chambre avant inflammation du carburant. Le réservoir sous pression peut être un tronçon de serpentin à alésage de diamètre faible communiquant librement, par une extrémité, avec la buse ou passage d'une chambre et, par l'autre extrémité, avec la buse d'une autre chambre. Par "chambre de combustion" on entend ici la chambre principale oh a lieu l'inflammation d'une charge carburant-air telle que l'espace surmontant un piston alternatif ou l'espace balayé par un piston rotatif dans un moteur de Wankel, mais non la chambre d'un moteur à combustion secondaire du type à "charges stratifiées". De préférence, des moyens sont prévus pour introduire du carburant gazeux, vaporisé ou pulvérisé, dans le jet gazeux avant que celui-ci soit émis dans la chambre de combustion respective. Quand le jet est formé d'air comprimé, celui-ci peut provenir d'un compresseur présentant une entrée sous pression faible ou atmosphérique reliée à un moyen de vaporisation ou d'atomisation du carburant. Le moyen de vaporisation peut Entre un carburateur, ou une enceinte telle que réservoir d'essence d'un véhicule, contenant du carburant liquide surmonté par un espace dans lequel se rassemblent les vapeurs. En variante, quand le jet est formé des gaz de combustion du moteur, on peut introduire du carburant liquide ou du carburant gazeux sous pression dans le moyen d'accumulation de gaz ou le réservoir sous pression. Une bougie d'allumage convenant pour utilisation selon l'invention comprend une électrode haute tension creuse ouverte aux deux extrémités, dont une extrémité définit uoe buse propre Bpro- jeter un jet de gaz en travers de l'éclateur vers une électrode de masse, qui se termine dans le prolongement de la buse à faible distance de l'axe de celle-ci. Une autre bougie convenable pour l'application de l'invention comprend une buse voisine de l'électrode de masse, ou la constituant, dirigée vers un point immédiatement voisin de l'électrode haute tension, de sorte qu'en fonctionnement le trajet de propagation d'un Jet gazeux émis par la buse est parallèle et de sens opposé à celui d'une étincelle Jaillissant entre la masse et l'électrode haute tension. On peut inverser la polarité du dispositir d'allumage, c'est-à-dire isoler ltélectrode usuellement mise à la masse et met sous tre à la masse l'électrode usuellement/haute tension. Toutefois, en général, il vaut mieux que le sens de propagation de l'étincelle soit opposé à celui de propagation du jet gazeux. Un autre dispositif d'allumage à bougie indiqué pour l'application de l'invention comprend une bougie à corps fileté portant une électrode haute tension isolée, en combinaison avec un adaptateur taraudé à poser dans la culasse pour recevoir la bougie, l'a- daptateur portant une buse destinée à projeter un jet gazeux en travers d'un éclateur parttllement défini par l'électrode haute tension, la buse communiquant avec un conduit qui traverse l'adap- tateur. De préférence, le gaz (air ouproduits de combustion) formant le Jet gazeux est préionisé avant d'émerger d'une buse dirigée vers 1 'éclateur. Au lieu de l'étincelle unique usuelle, on peut prévoir une série d'étincelles pour mieux assurer l'allumage. Dans une réalisation préférée, une première étincelle ionise les gaz dans l'écla- teur et une seconde étincelle enflamme le carburant. L'intervalle séparant les première et seconde étincelles peut être fixe, par exemple de 4 millisecondes, ou peut Entre ajusté automatiquement selon la vitesse dumoteur. Dans un circuit d'allumage préféra, on engendre les première et seconde étincelles par décharge de condensateurs respectifs pendant le temps d'allumage de chaque chambre de combustion. On peut ainsi rendre bref l'intervalle séparant les première et seconde étincelles et régler indépendamment l'énergie de chaque étincelle en ajustant la capacité du condensateur respectif. Un circuit propre à engendrer deux ou plusieurs étincelles en succession rapide comprend des moyens de commutation à commande par impulsions destinés à décharger consécutivement plusieurs condensateurs reliés, par une extrémité, à une borne commune et, par l'autre extrémité, à une diode d'isolation respective, la borne commune étant reliée en série au primaire d'une bobine d'allumage. Les moyens de commutation pulsés exercent une action synchronisée avec la vitesse du moteur pour décharger successivement lesdits conden sateurs. Les intervalles entre étincelles peuvent soit titre fixes, soit varier selon la vitesse ou un autre paramètre de fonctionnement du moteur afin d'assurer des performances optimales. En variante, lorsqu'unie étincelle Jaillit, établissant un arc dans l'éclateur, on maintient cet arc pendant un temps prédéterminé pour assurer une combustion efficace. On peut obtenir ce résultat à l'aide d'un commutateur semi-conducteur, assurant la décharge d'un condensateur dans le primaire d'une bobine d'allumage, le commutateur étant basculé à la fréquence de résonance de la bobine afin d'appliquer au condensateur des charges suffisantes pour entrete nir l'arc. Dans autre réalisation, une impulsion haute tension initiale assure l'établissement de l'arc, qu'on fait entretenir par un signal sous tension faible, mieux adapté à l'impédance existant dans l'éclateur apres jaillissement de l'arc. On peut utiliser selon l'invention des moyens propres à fn- terrompre la dépression régnant dans la tubulure d'admission de carburant, dans certaines conditions de commande, pour accuser 1'S- conomie de carburant. On peut à cette fin poser dans la tubulure d'admission une vanne d'interruption de la dépression et prévoir des moyens propres à ouvrir cette vanne, pour admettre de l'air, à une vitesse préfixée du moteur, par exemple de 1000 tr/mn. la vanne peut Entre commandée électriquement par un interrupteur, lui-m8me commandé par l'accélarateur, monté en série avec une unité manoeuvrant les contacts de l'interrupteur à la vitesse de moteur préfixée et aussi, de préférence, avec un interrupteur commandé par la pédale de frein.La vanne, qui peut être une électro-vanne, peut 8- tre reliée au filtre à air du carburateur ou à une poche sous dépression munie d'une soupape de retenue. On va maintenant décrire certaines réalisationsde l'invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels Fig. 1 à 3 illustrent divers modes de raccordement de réservoirs sous pression aux cylindres d'un moteur à explosion à quatre cylindres. Fig. 4 à 7 illustrent diverses variantes de bougies d'allumage. Fig. 8 représente une culasse modifiée munie d'une bougie convenable. Fig. 8a est une vue schématique en plan de la culasse représentée sur la figure 8. Fig. 9 est un schéma de montage d'un circuit d'allumage pour la production de deux étincelles. Fig. 10 représente un agencement propre à appauvrir dans certaines conditions le mélange arrivant dans un moteur, et Fig. il est une vue en coupe d'une bougie d'allumage. Sur la figure 1, des communications sont établies entre des cylindres nO 1 et 2 et entre des cylindres n0 3 et n" 4 par des tubes 10 et 11 respeetivement, enroulés en hélice et qui servent de réservoirs sous pression. Ainsi, pendant la combustion dans l'un ou ltau- tre cylindre nO 1 et n0 2, le serpentin 10 se charge de gaz de combustion sous la pression de combustion, ce gaz se déchargeant simultanément dans l'autre cylindre, mais seulement Jusqu'à ce que la combustion ait lieu dans cet autre cylindre, le sens d'écoulement de gaz s'inversant alors dans le serpentin 10. I1 en est de meme dans le serpentin 11 reliant les cylindres nO 3 et n0 4. L'important est qu'après une mise en route du moteur, la pression des gaz de combustion présents dans les serpentins 10 et 11 ne tombe pas au-dessous de la pression régnant dans chaque cylindre à la fin du temps de compression et immédiatement avant l'explosion. Ainsi, un jet de gaz est émis dans chaque cylindre en travers de l'éclateur lors de l'inflammation. Dans l'agencement représenté sur la figure 2, les autres cylindres communiquent directement ensemble et un seul serpentin amortisseur 12, formant réservoir sous pression, est interposé sur la liaison commune. Dans ce cas, le réservoir sous pression se charge de gaz de combustion sous pression à chaque temps d'inflammatlon- combustion de l'un quelconque des cylindres. La figure 3 représente l'agencement préféré dans lequel les cylindres amortisseurs nO 1 et nO 2 sont reliés par une liaison comportant deux serpentins amortisseurs 13 et 14 formant réservoirs sous pression et les cylindres nO 3 et n" 4 sont de meme reliés par une liaison comportant deux serpentins -amortisseurs 15 et 16 formant réservoirs sous pression. Un autre serpentin amortisseur 17 formant réservoir sous pression est relié, par une extrémité, à la liaison reliant les réservoirs 13 et 14 et,par son autre extrémité, à la liaison établie entre les réservoirs 15 et 16. Les serpentins-amortisseurs peuvent Entre en tube (de cuivre) le nombre et la grandeur de leurs spires sont choisis selon le type de moteur en vue de rendre les performances optimales. Les réservoirs sous pression selon l'invention ne se présentent pas forcément sous forme de serpentins amortisseurs comme décrit ci-dessus et peuvent avoir d'autres structures, par exemple celle d'une petite enceinte ou analogue. L'essentiel est que les réservoirs présentent une capacité suffisante pour établir une réserve de pression afin d'émettre un jet de gaz dans chaque cylindre dans toute la gamme de régimes du moteur, ce jet de gaz étant émis sensiblement lors defr'infîammation dans chaque cylindre. On a appliqué pratiquement l'invention en utilisant des bougies standard pour moteurs à explosion, modifiées de façon présenter une sortie de buse à gaz située près d'une électrode et orientée de façon à projeter un jet de gaz sur la pointe de l'autre électrode. Des moyens non représentés peuvent titre prévus pour introduire du carburant gazeux, vaporisé ou atomisé dans le gaz avant que celui-ci ne jaillisse dans la chambre de combustion. Par exemple, un conduit peut relier le ou les réservoirs sous pression à un moyen propre à y introduire une charge de carburant liquide ou gazeux sous pression. Quand le carburant est liquide, il est ensuite atomisé ou vaporisé et atteint avec le gaz sous pression la sortie de la buse respective. Quand le carburant est gazeux, il est sous une pression supérieure à la pression moyenne ou maximale régnant dans le réservoir. Si le jet gazeux est formé par de l'air comprimé arrivant d'un compresseur, et non par des produits de combustion, le compresseur peut présenter une entrée, sous pression faible ou atmosphérique, reliée à des moyens de vaporisation ou d' atomisation de carburant. Ces moyens de vaporisation peuvent titre un carburateur ou une enceinte telle que le réservoir d'essence d'un véhicule, qui contient du carburant liquide surmonté d'un espace dans lequel se rassemblent les vapeurs. Dans ce dernier cas, un conduit relie ou permet de relier l'espace de vapeurs à l'entrée du compresseur. En variante, on peut utiliser une réserve de combustible gazeux sous pression (tel que du propane), des atomiseurs ou éventuellement des injecteurs pour introduire une dose prérixée de combustible~ou carburant dans le gaz projeté en travers de l'éclateur. Dans un premier modèle de bougie représenté sur la figure 4 on ménage dans ltélectrode centrale 20 sur toute sa longueur, un alésage axial de 0,508 mm de diamètre, terminé par une buse 22. On sectionne la pointe de l'électrode latérale 23 de façon que le Jet de gaz émis par la buse 22 la franchisse suivant la flè- che 25. On constate qu'avec cette structure de bougie on peut porter la largeur de l'éclateur à 2,54 mm et que l'étincelle engendrée, pendant que du gaz Jaillit de la buse 22, s'étend suivant la -flèche 25 au-delà de la pointe 24 de l'électrode latérale 23. Une largeur d'éclateur supérieure à 2,54 mm peut même hêtre avantageuse. L'étincelle n'est pas uniquement située entre les deux électrodes comme pour une bougie classique. Avec une bougie de ce modèle, on relie le tube menant au réservoir sous pression à l'extrémité externe (supérieure) de ltéletrode centrale. Dans un autre modèle de bougie, représenté sur les figures 5 et ga, on scelle un tronçon de tube métallique 26 à alésage fin dans une gorge taillée extérieurement dans la paroi latérale du corps de bougie, ce tube se terminant par une buse 27 voisine de l'électrode latérale. Une variante de cette structure est représentée sur la figure 6, sur laquelle le tube 26 s'écarte du corps de bougie immédiatement au-dessus du culot fileté 28 et au-dessous de l'écrou six pans 29. Selon une autre variante illustrée par la figure 7, on utilise une bougie de structure classique, mais débarrassée de son électrode latérale et combinée avec un adaptateur 30. L'adaptateur 30 présente un corps annulaire 31, taraudé en 32 pour recevoir la bougie et fileté en 33 pour qu'on puisse le visser dans la culasse du moteur. Un rebord hexagonal 34 est prévu au sommet du corps annulaire 31 pour recevoir une clef servant à visser l'adaptateur dans b culasse. Un passage de gaz fin 35 traverse le corps annulaire. Ce passage 35 est relié, par son extrémité extérieure, à un tube métallique 36 à alésage fin et, par son extrémité intérieure, à une buse 37, voisine d'une électrode latérale 38 fixée sur la tranche inférieure ou intérieure du corps d'adaptateur. On peut relier électriquement les diverses bougies d'allumage décrites ci-dessus à un circuit classique fournissant du courant sous haute tension. Toutefois, on peut obtenir une amélioration en faisant agir plus d'une étincelle pendant l'inflammation. Par exemple, dans un système à double étincelle, une première étincelle ionise le courant gazeux qui franchit l'éclateur et une seconde étincelle, apparaissant dans un délai de l'ordre de 4 millisecondes, provoque l'inflammation. la figure 9 représente un circuit propre à faire Jaillir les première et seconde étincelles. Le primaire d'un transformateur d'impulssons de bobine d'allumage T1 est relié à un circuit comportant en parallèle des condensateurs Cl et C2. Le ou les organes, tels que bougies, présentant les éclateurs,sont symbolisés en B et montés aux bornes du secondaire du transformateur TI. Les condensateurs C1, C2 sont isolés par une diode Dl et chacun d'eux peut se décharger indépendamment dans le primaire du transformateur au moyen de thyristors respectifs TH1, TH2.Chaque thyristor est déclenché par un signal S provenant d'un générateur d1impulsions de déclenchement TPG, synchronisé avec le moteur de façon à faire émettre les première et seconde étincelles aux instanvoulus. En fonctionnement, la première étincelle, de référence, est émise par déclenchement du thyristor TH1, qui décharge le condensateur C1 à travers le primaire du transformateur Tl. La diode d'isolation Dl interdit la décharge du condensateur C2 Jusqutà ce que le thyristor TH2, déclenché, fasse Jaillir la seconde étincelle. Les deux condensateurs Cl > C2 sont alors chargés en parallèle par un circuit convenable, tel que convertisseur de courant continu du type utilisé dans les circuits de décharge de capacités.Le condensateur C1 se charge à travers le primaire du transformateur T1 et le condensateur C2 à travers le primaire du transformateur T1 et la diode Dl. Le délai séparant les amorçages des thyristors TRI et TH2 peut être soit fixe, soit réglable selon la vitesse du moteur. Le circuit décrit ci-dessus assure l'apparition d'une première et d'une seconde étincelle pendant chaque temps allumage de chaque chambre de combustion d'un moteur, mais on peut aussi augmenter le nombre d'étincelles par explosion en lui aJoutant, par étincelle supplémentaire, un condensateur, un thyristor et une diode d'isolation. On peut aussi substituer des interrupteurs semi-conducteurs, tels que transistors ou autres, par exemple à lame vibrante , aux thyristors TH1, TH2 pour commander la décharge des condensateurs. La figure 8 illustre une variante selon laquelle on insère une bougie 40 de structure spéciale dans une culasse modifiée 41. La culasse 41 présente des cavités 42 formant des réservoirs sous pression. Les cavités communiquent entre elles par des passages 43 et sont aussi reliées à des passages 44 débouchant dans des logements de bougie 45. la bougie 40 présente un tronçon fileté 46 à visser dans le logement 45. Dans ce tronçon 46 est ménagée une gorge annulaire 47 dans laquelle débouctent, à intervalles de 900 > des canaux radiaux 48 qui débouchent/l'intérieur du corps de bougie immédiatement au-delà de la pointe de l'électrode centrale HT 49. Quand la bougie 40 est posée dans la culasse 41, les canaux 48 sont situés en face des sorties des passages 44, par juxtaposition de repères 50 portés sur la bougie et sur la culasse. En fonctionnement, les réservoirs sous pression 42 se chargent des produits de combustion émanant des diverses chambres de combustion, qui Jaillissent des passages 44 et canaux 48 alignés avant l'émission d'une étincelle par la bougie 40 respective. Un moteur à explosion muni d'un dispositif d'allumage selon l'invention, tel que décrit ci-dessus, présente des caractéristi- ques améliorées : puissance accrue et consommation de carburant réduite. Cette réduction de consommation résulte surtout de ce que l'inflammation et la combustion sont améliorées. Toutefois, on peut aussi appauvrir le mélange, par exemple en posant dans le carburateur un gicleur plus petit. Aux fins d'aJustement, on peut poser un régulateur de pression ou un étranglement sur la buse ou le passage émettant le jet gazeux en travers de l'ajutage. Ce régulateur ou cet étranglement est réglé pour assurer pratiquement des caractéristiques optimales. A certains régimes, par exemple en descente sans action sur l'aceélérateur, on peut accuser ltéconomie de carburant en supprimant la dépression dans la tubulure d'admission. La figure 10 représente un agencement convenable, comportant une électrovanne 60, reliée par un tube 61 au filtre à air du carburateur (non représenté), interposée sur la tubulure d'admission 62 d'un moteur. L'6lectro- vanne 60 est montée entre la masse et les contacts 63 d'un relais 64. Les contacts 63 sont reliés à un conducteur 65 qui alimente I'électrovanne 60. En dérivation avec la vanne 60 et les contacts 63 est monté un microrupteur 66 commandé par l'accélérateur.La bobine 67 du relais 64 et des contacts 68 son t liés à un contacteur non représenté d'une unité d'isolation 69, ce contacteur agissant à une vitesse préfixée du moteur, par exemple de 1000 tr/mn. Les contacts 68 appartiennent à un relais 70 dont la bobine 71 est excitée,par l'intermédiaire d'un conducteur 74, par un in- terrupteur d'arrQt, commandé par la pédale de frein, monté sur le véhicule. L'unité 69 est reliée du veôté haute tensionspar un con ducteur 72, au circuit d'allumage pour déceler la vitesse du moteur etdu cEté basse tension, par un conducteur 73, à une source d'alimentation. En fonctionnement, quand la vitesse du moteur dépasse une valeur préfixée et qu'on relâche l'accélérateur pour freiner, la bobine 67 s'excite, réunissant les contacts 63 pour ouvrir l1élec- trovanne 60, qui interrompt alors la dépression régnant dans la tubulure 62. La figure Il représente en coupe une bougie d'allumage préférée, comprenant un corps en acier doux 80, présentant un tronçon fileté 81 à visser dans un taraudage de la culasse, et un bossage hexagonal 82. Un isolateur céramique creux 83 présente une tête 84 ceinte d'une série de nervures annulaires, un bossage intermédiaire 85 et un nez aminci 86. Le bossage 85 Pénètre dans un logement 87 du bossage hexagonal 82 du corps 80. On l'immobilise par galetage d'un rebord annulaire 88 du bossage 82 sur son redan supérieur. Une composition pour joints ou une rondelle d'étanchéité 89 est interposée entre son redan inférieur et la facette inférieure du logement 87. Le nez 86 traverse un goulet 90 formé dans le corps 80 et débouche dans une dépression en coupelle 91.Une rondelle en cuivre 92 est interposée entre un redan de ltîsolateur voisin du nez 86 et le redan du corps 80 définissant le ourlet 90. la surface de l'isolateur 83 est vitrifiée. Une électrode centrale creuse 93 comporte un tronçon fileté 94 de raccordement à un conduit non représenté et au réseau d'allumage non représenté du moteur. Le tronçon 94 est solidaire d'un bossage hexagonal 95 et d'un tronçon 96 muni d'une série d'ailettes de refroidissement 97. L'électrode 93 est fixée dans'isola- teur 83 par un tronçon fileté 98 solidaire du tronçon 96Jet et d'un tronçon tubulaire 99 qui traverse l'isolateur et ressort de son nez 86. L'extrémité saillante du tronçon tubulaire 99 est voisine d'un fil-électrode de masse latéral 100, soudé sur le corps 80. En service, un réservoir sous pression contenant les produits de combustion, ou un compresseur d'air est relié par un moyen de canalisation non représenté au tronçon fileté 94. L'électrode 93 est électriquement reliée au caté haute tension du circuit dlallu- mage, le corps 80 complétant ce circuit à travers la culasse et assurant les mises à la masse usuelles. REUENDICATIONS 1. Perfectionnement à un moteur à explosion comportant une ou plusieurs chambres de combustion munies de bougies d'allumage respectives pour l'inflammation du carburant qu'elles contiennent, caractérisé en ce qu'il est prévu un moyen propre à projeter un jet gazeux en travers du ou de chaque éclateur lorsqu'une tension génératrice d'étincelle s'applique aux bornes de cet éclateur, afin de favoriser la décharge dans les gaz provoquée par ladite tension. 2. Perfectionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le jet gazeux est formé par les produits de combustion du moteur. 3. Perfectionnement selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'un moyen accumulateur de gaz est relié au moyen projetant le Jet gazeux en travers de l'éclateur, ce moyen accumulateur pouvant se charger des produits de combustion afin de former le jet gazeux. 4. Perfectionnement selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen accumulateur est un réservoir sous pression, une première et une seconde chambre de combustion du moteur présentant chacune un orifice destiné à projeter le Jet gazeux en travers de l'éclateur respectif et ledit réservoir reliant l'un à l'autre ces orifices. 5. Perfectionnement selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen accumulateur est un réservoir sous pression, chaque chambre de combustion du moteur présentant un orifice destiné à projeter le Jet gazeux en travers de l'éclateur respectif et le réservoir étant monté en parallèle avec chacun desdits orifices. 6. Perfectionnement selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque chambre de combustion présente un orifice destiné à projeter le Jet gazeux en travers de l'éclateur respectif, tous ces orifices étant reliés en parallèle par un moyen de canalisation et le réservoir étant monté entre les extrémités de la liaison en parallèle. 7. Perfectionnement selon la revendication 3, caractérisé en ce qte le moyen accumulateur comprend doepremiers réservoirs sous pression, reliés à des orifices respectifs de chaque chambre de combustion pour projeter un Jet gazeux en travers de l'éclateur asso cié, et un second réservoir sous pression relié par un moyen de canalisation à chacun desdits premiers réservoirs. 8. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que chaque réservoir sous pression est formé d'un serpentin tubulaire. 9. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que chaque réservoir sous pression est formé d'une cavité définie à l'intérieur d'une culasse refermant les chambres de combustion. 10. Perfectionnement selon la revendication 9, caractérisé en ce que chacune desdites cavités communique par des passages avec un logement recevant une bougie d'allumage qui forme l'éclateur. 11. Perfe-ctionnement selon la revendication 10, caractérisé en ce que la bougie d'allumage présente des canaux radiaux de communication avec lesdits passages, ces canaux étant dirigés radialement vers une électrode haute tension centrale. 12. Perfectionnement selon la revendication 1 caractérisé en ce que ledit jet est formé d'air comprimé et en ce qu'il est prévu un compresseur fournissant cet air comprimé. 13. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il est prévu un moyen pour l'introduction de carburant ou combustible gazeux dans le Jet gazeux. 14. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il est prévu un moyen pour l'introduction de carburant vaporisé dans le jet gazeux. 15. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il est prévu un moyen pour l'introduction de carburant atomisé dans le jet gazeux. 16. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le jet gazeux est projeté en travers le la pointe d'une électrode qui définitenpartie l'éclateur. 17. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que le Jet gazeux est pro Jeté dans le sens de propagation de 11 étincelle dans éclateur 18. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que le Jet gazeux est projeté en sens opposé à celui de propagation de l'étincelle dans ltéclateur. 19. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque éclateur est défini par les électrodes d'une bougie d'allumage, 20. Perfectionnement selon la revendication 19, caractérisé en ce que la bougie d'allumage comprend une électrode creuse haute tension ouverte aux deux extrémités et dont une extrémité forme une buse destinée à projeter le jet gazeux, en travers de l'écla- tuerj vers une électrode de masse, celle-ci se terminant dans le prolongement de la buse, peu en deçà de l'axe de celle-ci. 21. Perfectionnement selon la revendication 19, caractérisé en ce que la bougie d'allumage comprend une buse disposée près de l'électrode de masse, cette buse étant dirigée vers un point immédiatement voisin de l'électrode haute tension. 22. Perfectionnement selon la revendication 19, caractérisé en ce que la bougie d'allumage comprend une buse formant l'électrode de masse, cette buse étant dirigée vers un point immédiatement voisin de l'électrode haute tension. 23. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 19 à 22, caractérisé en ce qu'on inverse la polarité du dispositif d'allumage du moteur en isolant l'électrode de masse usuelle et en lui appliquant des impulsions à haute tension, l'électrode haute tension usuelle étant mise à la masse. 24. Perfectionnement selon la revendication 19, caractérisé en ce que la bougie d'allumage comprend un corps fileté qui porte une électrode haute tension isolée, la bougie étant associée avec un adaptateur fileté pour se visser dans la culasse du moteurs et taraudé pour recevoir la bougie, l'adaptateur portant une buse destinée à proJeter le Jet gazeux en travers de éclateur partiellement défini par ladite électrode haute tension, la base communi- quant avec un passage qui traverse l'adaptateur. 25. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 24, caractérisé en ce que le Jet gazeux est pré-ionisé avant d'être émis dans la ou les chambres de combustion. 26. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 25, caractérisé en ce qu'il est prévu un moyerffpropre à une succession d'étincelles dans 1'éclateur pendant la phase d'inflammation de chaque temps de compression du moteur. 27. Perfectionnement selon la revendication 25, caractérisé en ce que chaque succession d'étincelles comporte une première étincelle destinée à ioniser le gaz présent dans éclateur et une seconde étincelle destinée à enflammer le carburant. 28. Perfectionnement selon la revendication 26, caractérisé en ce que l'intervale séparant la première et la seconde étincelle est rixe. 29. Perfectionnement selon la revendication 27, caractérisé en ce que l'intervalle séparant les première et seconde étincelles est réglable automatiquement en réponse à la vitesse du moteur. 30. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 27 à 29, caractérisé en ce qu'il est prévu un circuit d'allumage comportant des condensateurs respectivement affectés à 1'émission de la première et de la seconde étincelle 31. Perfectionnement selon la revendication 30, caractérisé en ce que ledit circuit comprend des moyens de commutation commandés par impulsions assurant les décharges consécutives de plusieurs condensateurs dont chacun est relié, par une extrémité,à une bor xe commune et, par l'autre extrémité, à une diode d'isolation res pectivev la borne commune étant montée en série avec le primaire d'une bobine d'allumage. 32. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 25, caractérisé en ce qu'il est prévu des moyens d'entretien de l'arc jailli dans l'éclateur. 35.Perfectionnement selon la revendication 32, caractérisé en ce que l'arc est entretenu par des moyens comprenant un commutateur semi-conducteur qui assure la décharge d'un condensateur dans le primaire d'une bobine d'allumage et qui est ré-amorcé à la fréquence de résonance de la bobine afin d'appliquer au condensateur une charge suffisante pour entretenir l'arc. 34. Perfectionnement selon la revendication 32, caractérisé en ce qu1il est prévu des moyens propres à générer une impulsion à haute tension initiale pour faire jaillir l'arc et des moyens propres à appliquer à l'éclateur une tension plus faible pour entretenir l'arc. 35. Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 34, caractérisé en ce qu'il est prévu des moyens propres à interrompre la dépression régnant dans la tubulure d'admission du moteur. 36. Perfectionnement selon la revendication 35, caractérisé en ce que lesdits moyens d'interruption de la dépression comprennent une vanne d'annulation de dépression interposée sur la tubu lure d'admission et un moyen propre à ouvrir cette vanne pour admettre de l'air à une vitesse préfixée du moteur. 37. Perfectionnement selon la revendication 56, caractérisé en ce que ladite vitesse préfixée du moteur est d'environ 1000 tr/ mn. 38. Perfectionnement selon ltune des revendications 36 ou 37, caractérisé en ce que ladite vanne est électriquement commandée par un interrupteur commandée par l'accélérateur, monté en série avec une unité qui agit sur des contacts d'interrupteur quand le moteur atteint la vitesse préfixée. 39. Perfectionnement selon la revendication 38, caractérisé en ce qu'il est prévu un interrupteur manoeuvré par la pédale de frein pour commander l'ouverture de ladite vanne. 40. Agencement destiné à modifier un moteur à explosion pour améliorer l'allumage, caractérisé en ce qu'il comprend un réservoir sous pression et un moyen de canalisation reliant ce réservoir à une buse incorporée à chacun de deux ou plusieurs dispose tifs muni d'un éclateur ou formant un éclateur, chaque buse étant disposée de manière à projeter un Jet gazeux en travers de l'écla- teur respectif. 41. Bougie d'allumage comprenant une électrode de masse et une électrode haute tension creuse > caractérisée en ce que I'élec- trode haute tension est ouverte aux deux extrémités, dont l'une définit une buse propre à projeter un jet gazeux en travers de 1'é dateur vers l'électrode de masse, l'électrode de masse se terminant dans le prolongement de la buse, peu en decà de l'axe de celle-ci. 42. Bougie d'allumage, caractérisée en ce qu'elle comprend une buse Juxtaposée à l'électrode de masse ou formant cette électrode de masse et dirigée vers un point immédiatement voisin de l'électro- de haute tension.