La présente invention a pour objet un châssis automoteur pour machines agricoles, destiné notamment à être mis en oeuvre dans les cultures en ligne, le châssis étant particulièrement adapté à l'ensemencement, à l'entretien et au démariage des betteraves sucrières. Les machines connues à ce jour pour semer, entretenir ou démarier les betteraves, quelles soient portées ou remorquées par des tracteurs, exercent une influence défavorable sur l'ensemble de l'organisation, l'économie et le rendement des cultures de betteraves sucrières. La construction de ces machines ne correspond plus aux exigences liées à l'introduction de nouvelles technologies et d'organisations de la production agricole en masse, notamment en ce qui concerne les efforts et l'ambiance de travail du personnel de service. Ces machines ne résolvent que dans une faible mesure le problème de la perte des travailleurs agricoles. On connatt dans l'agriculture toute une série de machines automotrices. Dans la plupart des cas, il s'agit de machines à récolter ou moissonneuses d'une largeur de travail relativement réduite, utilisés pour différents produits, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de procéder à une transformation de largeur lors du transport sur les voies de communication. Dans la mesure où ces machines présentent une largeur de travail élevée, on procède alors à leur transformation pour le transport, soit par dépose des pièces de machines et leur mise en place sur un châssis autonome spécial, lequel en position de transport, est remorqué à l'arrière de l'engin moteur proprement dit, soit par l'abaissement d'une certaine partie seulement de ltélément de travail dans le plan horizontal ou vertical. Le principal inconvénient de ces dispositifs est que, lors de la transformation, il faut séparer l'entratnement des pièces de travail et des organes de commande. Cette solution exige du temps, est complexe du point de vue technique de fabrication et fait ap- pel à un chassies roulant spécial ou, dans le cas de l'abaissement vertical, elle est gênante sur le plan de la vision lors du transport. Cette solution est donc désavantageuse tant des points de vue de la production et des frais que de ceux de l'organisation et de l'économie de mise en oeuvre de la machine. L'invention se propose de pallier ou du moins de réduire à un minimum les inconvénients et défets mentionnés ci-dessus. Le problème que l'invention vise à résouare est de créer un châssis automoteur pour machines agricoles, notamment pour les cultures en ligne, châssis qui accroisse le rendement à la surface et réduise les temps morts, ce qui entraîne une économie du temps de travail et de main-d'oeuvre ainsi qu'une réduction du nombre de machines mises en oeuvre et, de ce fait également, des frais de production, de réparation et d'exploitation, qui accélère et améliore l'intervention sur le plan de la technique agricole, ce qui influe sur 1' accroissement des revenus, qui réduise les pertes de transmission d'énergie aux organes de travail, qui aide à satisfaire les importantes exigences pour résoudre les problèmes de l'hygiène et de charge physique du travailleur et qui permette une supervision parfaite des éléments opérationnels de la machine ainsi qu'une bonne conduite sur le terrain. Ce problème est résolu par l'invention du fait que la machine ou l'appareil adapté, d'une grande largeur de travail, est monté tournant à partir de la position de travail à celle de transport et vice-versa suivant le diamètre du cercle dans le plan horizontal et est remorqué en position de transport sous le bras principal du dispositif porteur, sa partie avant étant logée dans l'espace compris entre les roues directrices avant, sous l'essieu avant. Cette transformation est réalisée au moyen des éléments de commande, rapidement et sans aucun effort physique de l'opérateur, à partir du siège de commande. A cet effet, selon l'invention, un châssis automoteur pour machines agricoles, notamment destiné aux cultures en ligne, est caractérisé en ce que la partie porteuse dudit châssis automoteur comporte un tourillon porteur vertical sur lequel est monté tournant un support ou longeron de la machine de travail, cette dernière étant logée dans l'espace compris entre les roues motrices et au moins une roue directrice dudit châssis automoteur. lies autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, à titre d'exemple non limitatif, d'une forme de réalisation du châssis selon l'invention en rdférence aux dessins annexés dans lesquels: - La figure 1 est une vue en plan d'une forme de réalisation du châssis de l'invention; - la figure 2 est une vue latérale du châssis de la figure 1; - la figure 3 est une vue en plan d'une variante du châssis selon l'invention; - la figure 4 est une vue en plan de la partie avant du châs sis selon l'invention; - la figure 5 est une vue en plan d'une forme de réalisation similaire de la partie avant du châssis, et - la figure 6 est une vue en plan d'une autre variante du châssis selon l'invention. Le châssis automoteur 1 est composé d'une partie motrice 2 et d'une partie porteuse 3,cette dernière étant articulée à la partie motrice 2 par l'intermédiaire d'un tourillon longitudinal horizontal 4. La partie motrice 2 du châssis 1 est munie de roues motrices 5. Sur la partie porteuse 3 du châssis automoteur 1 est disposé un essieu 6 équipé de roues directrices 7. L'essieu 6 est monté, soit pivotant par rapport à la partie porteuse 3, par exemple, sur un tourillon de support vertical 8, soit attelé à un longeron porteur coulissant 9 (figures 4 et 5) par rapport auquel il peut, le cas échéant, également être monté pivotant sur le tourillon de support vertical 8. Mais l'essieu 6 peut également être solidarisé à la partie porteuse 3 auquel cas l'une au moins de ses roues directrices 7 doit être montée, soit sur un bras pivotant 10 (figure 2) soit sur un bras fixe 11 (figure 6).Dans ce dernier cas toutefois, l'une des roues directrices 7 solidaire du bras fixe 11 doit être décalée dans le sens longitudinal, vers l'avant ou vers l'arrière par rapport à la seconde roue directrice 7, les deux roues étant montées sur des essieux non alignés. La partie porteuse 3 du châssis automoteur 1 comporte, en outre, un tourillon porteur vertical 12 auquel est attelé, par exemple au moyen d'un disque tournant 13 (figure 1) un support ou longeron 14 de la machine de travail 15, disque préférentiellement du type échangeable. lie longeron 14 peut également être équipé d'au moins une roulette d'appui réglable 16 (figure 1). Au longeron 14 ou au disque tournant 13 est articulé un vérin réglable 17, par exemple, du type hydraulique, vérin dont l'autre extrémité est attelée à la partie porteuse 3 du châssis automoteur 1. La machine de travail 15 est ainsi montée pivotante dans l'espace compris entre les roues motrices 5 et au moins une roue directrice 7 du châssis automoteur 1. La partie porteuse 3 peut encore être pourvue d'une béquille rabattable 18 (figure 3) pour venir prendre appui sur le sol. le châssis automoteurselon l'invention est mis en oeuvrecomme suit: La machine de travail 15, qui est destinée, par exemple, à l'ensemencement des différentes cultures et autres opérations agri coles, est attelée au longeron 14. Le déplacement de la machine 15 de la position de travail à celle de transport, dans laquelle la machine est disposée dans le sens longitudinal, a lieu par sa rotation d'un angle de 900autour de l'axe du tourillon vertical 12 sous l'action du vérin mobile 17 qui fait tourner le disque 13 et, de ce fait, également le longeron 14 et la machine 15 associée. Pendant cette opération, la machine 15 roule, soit sur ses roulettes d'appui, non représentées, soit sur une ou plusieurs roulettes 16 du longeron 14. Cependant, pour que la rotation de la machine 15 de sa position de travail à sa position de transport et vice-versa puisse être effectuée, il est impératif que l'essieu 6 de la partie porteuse 3 ait une forme coudée, l'une des roues directrices 7 étant disposée derrière la machine 15 et l'autre de ces roues 7 devant cette machine ou, en variante, il faut que 1' une au moins des roues directrices 7, le cas échéant tout l'ensemble de l'essieu 6 puisse être écarté de la trajectoire de la machine 15 lors de sa rotation, de sorte que cette rotation ne soit pas gênée.C'est dans ce but que le châssis porteur 1 est muni d' un dispositif de levage automatique, hydraulique par exemple, ou d'un dispositif de levage manuel du bras pivotant 10 de l'une des roues directrices 7; il est également possible, en variante, de faire coulisser tout l'essieu 6 d'une distance suffisamment grande vers l'avant, par exemple, également par voie hydraulique, soit encore de combiner le coulissement et la rotation. Lorsqu'on procède au levage du bras pivotant 10, il est avantageux de faire prendre appui provisoirement l'un des cotés du châssis porteur 1 sur la béquille 18, opération qui peut être commandée par voie manuelle, hydraulique ou mécanique. Une fois que la machine 15 est amenée dans sa nouvelle position, on peut éventuellement ramener dans leur position normale respective, l'essieu 6 ou la roue directrice 7, le châssis porteur 1 et la machine 15 associés étant ainsi préparés soit au transport, soit au travail. REVEND I CATI0N 1.- Châssis automoteur pour machines agricoles notamment destiné aux cultures en ligne, ledit châssis caractérisé en ce que sa partie porteuse est munie d'un tourillon porteur vertical sur lequel est monté à pivotement un longeron porteur de la machine de travail, cette dernière étant logée dans l'espace compris entre les roues motrices et au moins une roue directrice dudit châssis automoteur. 2.- Châssis selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tourillon porteur vertical est muni d'un disque tournant coopérant à l'une de ses extrémités avec un vérin mobile, tandis que 1' autre est articulée à ladite partie porteuse dudit châssis automoteur. 3.-Châssis selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que la partie porteuse dudit châssis automoteur comporte un essieu équipé de roues directrices, dont l'une est tourillonnée sur un bras pivotant, ladite partie porteuse étant munie en alternance d'une béquille susceptible de prendre appui sur le sol. 4.- Châssis selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'un essieu équipé de roues directrices est attelé à ladite partie porteuse du châssis automoteur par l'intermédiaire d'un longeron porteur coulissant. 5.- Châssis selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit essieu coopère avec ledit longeron coulissant par l'intermédiaire d'un tourillon de support vertical. 6.- Châssis selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'une desdites roues directrices dudit châssis automoteur est tourillonnée sur un bras fixe, son essieu n' étant pas aligné avec celui de l'autre desdites roues directrices.