La présente invention est relative à per- fectionnements à la consérvation du sang, et en particulier à une unité améliorée de stockage du sang, ainsi qu un procédé amélioré pour la conservation du sang. L'état de la technique en ce qui concerne les connaissances biochimiques de la composition chimique et de l'action des globules rouges (érythrocytes) est resumé dans deux publications récentes, à savoir : Red Cell Mètab ism and Func- tion, édité par Georges J. Brewer, Plenum Press, ')70 et Red Cell Metabolism, Ernest Beutler, Grune and Stratton, 1971. La source principale d'énergie des globules rouges est le giucose (ou sucre équivalent), qui est métabolisé par les globules suivant des voies biochimiques complexes comprenant des réactions enzymatiques. La voie principale, que l'on appelle souvent la voie d'Embden-Meyerhoff, suppose la rupture anaérobie du glucose en acide pyruvique ou lactique.Une voie supplémentaire est désignée comme étant la dérivation oxydante directe ou la dérivation de monophosphate d'hexose. Suivant la voie d'Embden-Meyerhoff, le composé 1,3-diphosphoglycérate est produit du D-glycéraldéhyde-3-phospha- te. Le 1,3-diphosphoglycérate est converti par une interréaction avec du ADP (diphosphate d'adénosine) en ATP (triphosphate d'adénosine) et en 3-phosphoglycérate, la réaction étant catalysée -par la kinase de phosphoglycérate. Une autre voie détournée mène aus- si au 3-phosphoglycérate, grâce aux 2,3-diphosphoglycérate (que l'on désigne ci-après par 2,3-DPG ou plus simplement encore par DPG), qui est un régulateur important de l'affinité de l'né- moglobine vis-à-vis de l'oxigène. La formation d'un complexe de 2,3-DPG avec l'hémoglobine diminue l'affinité de l'oxygène (O2) vis-à-vis de l'hémoglobine d'une manière essentielle pour la libération d'oxygène vers les tissus du corps. Dans le sang humain, le taux normal de 2,3-DPG se situe dans l'intervalle de 12 à 18 micromoles de 2,3-DPG pargram- me d'hémoglobine. Beutler donne un chiffre plus précis : 15,36-+ 1,98 micromoles de 2,3-DPG/grd'hémoglobine (Red Cell Metabolism supra., p. 99). Dans le corps, sous les conditions habituelles, une quantité suffisante de 2,3-DPG est produite par les globules rouges dans le métabolisme du glucose suivant la voie d'Embden Meyerhoff pour obtenir ainsi la' quantité requise en vue d'un transfert convenable oxygène-' 'hémoglo' bine-tissus. Pour des raisons qui ne sont pas bien comprises, la teneur de 2,3-DPG des globules rouges dans le sang stocké diminue cependant jusqu'à des niveaux inférieurs à la normale, en gênant l'oxygène libéré par les globules, même si le sang est stocké sous les conditions d'un réfrigérateur (1-6 C.) en mélange avec une solution anticoagulante contenant du dextrose (ou sucre équivalent) comme principale source d'énergie pour les globules rouges. Par.conséquent, bien que les globules rouges restent viables, contiennent une quantité suffisante de ATP et montrent un taux-satisfaisant de survie (700 ou plus après 24 heures), la teneur de'2,3-DPG inférieure à la normale des globules rouges peut en réalité provoquer une diminution de l'oxygène envoyé aux tissus pendant plusieurs heures après la transfusion, et une période atteignant 24 heures peut être nécessair pour que les globules rouges transfusés soient ramenés à des taux normaux de 2,3-DPG en vue d'une libération efficace d'oxygène vers les tissus. (Dawson, "The Hemoglo- bin Function of Blood Stored at 40 c.", pages 305-317, dans Red Cell Metabolism and Function. supra). Le problème consistant à administrer un sang stocké, défficient en 2,3-DPG, est rendu plus aigu dans de nombreux états cliniques, par exemple dans le cas de patients sous choc septique, de patients recevant des volumes importants de sang stockés, et d'enfants, en particulier d'enfants prématurés, présentant une infection ou le syndrome d'une maladie respiratoire car les taux de 2,3-DPG du sang de ces patients peuvent déjà être amoindris, et une nouvelle diminution peut se produire lorsqu'on administre le sang présentant un faible taux de 2,3 DPG. Etant donné la connaissance de l'action du 2,3 DPG à titre de régulateur de la libération d'oxygène pour l'hémoglobine et étant donné aussi la connaiss-ance que des taux amoindris de 2,3-DPG peuvent se présenter dans le corps et sous un stockage du sang in vitro, on a procédé à des recherches.importantes pour trouver des additifs chimiques ou d'autres moyens pour maintenir ou même augmenter la teneur de 2,3-DPG des globules rouges. On a trouvé qu'un.sang congelé, stocké sous des conditions très froides (à savoir 850 C.X) peut être conservé pendant de nombreux mois sans mqdification importante du taux de 2,3-DPG. Cependant, en raison de la dépense accrue pour la congélation du sang et son stockage à l'état congelé, l'utilisation d'un sang congelé ne s'est pas répandue en pratique. Le procédé pratiquement universel actuellement aux Etats-Unis d'Amérique consiste à combiner le sang fraîchement collecté avec une solution anticoagulante contenant du dextrose, par exemple une solution de citrate-dextrose ou une solution de citrate-phosphate-dextrose, et de stocker ensuite le sang sous réfrigération à une température essentiellement constante de l'ordre dé 1à 60.C. En suivant ce procédé, le stockage en banque du sang est valable jusqu'à 21 jours et, si le sang n'est pas administré à ce moment, il doit habituellement être jeté. Dans la demande de brevet en France n 72.38.530 du 31 octobre 1972 de la société demanderesse, on a décrit une unité de stockage du sang et un procédé de conservation du sang, suivant lesquels on a envisagé d'incorporer de la dihydroxyacétone (DHA) dans la solution de conservation et de maintenir cette dihydroxyacétone en contact avec les globules rouges du sang durant le stockage dans le but de maintenir et/ou d'augmenter la teneur de 2,3-DPG des globules rouges. A la suite de cette découverte de l'effet du D sur les taux de DPG des globules rouges, le Dr. Ernest Beutler a trouvé que le mécanisme d'action du DHA implique une activité d'enzyme de triokinase, à savoir un type d'activité enzymatique dont on ignorait l'existence dans les globules rouges. Par le mécanisme supposé, la dihydroxyacétone est convertie en phosphate de dihydroxyacétone par l'intermédiaire de l'activité d'enzyme de triokinase, et le phosphate de dihydroxyacétone pénètre dans la voie métabolique principale des globules rouges. Le Dr. Ernest Beutler a également signalé que l'acide L-ascorbique (vitamine C) a un effet positif sur l'entretien des taux de DPG d'un sang stocké mais que le mécanisme de l'action du L-ascorbate n'est pas connu : Transfusion Congress, American Association of Blood Banks, XXV Réunion Annuelle , 27 aout - 2 septembre, '197?';, et Western Society of Clinical Research Réunion des 3-5 février, 1972, Carmelj California. Comme signalé par le Dr. Beutler, les globules rouges stockées avec du L-ascorbate utilisent nettement moins de dextrose que des globules rouges témoins (pas de L-ascorbate), et le pH intracellulaire est nettement plus élevé.En outre, durant le stockage des globules rouges avec de l'ascorbate, il y a moins de formation de lactate et plus de formation de pyruvate à partir de la source d'énergie formée par le sucre. I1 semble par conséquent que le mécanisme d'action de l'ascorbate dans l'entretien des taux de DPG, bien qu'on ne le connaisse pas parfaitement, soit très différent du mécanisme d'action du DHA.La découyerte quiconstitue une partie importante de la présente invention es en conséquent inattendue, à savoir que le DEA et l'acide L-ascarbique (vitamine C) peuvent agir de manière synergique dans le maintien et/ou l'augmentation des taux de.DPG des,globules rouges d'un sang stocké et, en particulier, lorsqu'un tel sang est stocké pendant deux ou trois semaines ou même plus, par exemple exemple durant des périodes de stockage de 3 à 6 semaines. Pour la mise en oeuvre de la présente invention, on préfère utiliser des types approuvés de récipients de récolte et de conservation du sang. On peut employer des récipients de verre ou de matière plastique, pourvu qu' ils répondent aux exigences t.S. Pharmacopeia XVIII, pages 887 et 92j. Ces récipients seront calibrés pour recevoir et stocker un volume prédéterminé de sang, par exemple 1000 ml., 500 ml., etc. Ces récipients auront en particulier un volume interne destiné à recevoir 500 ml. (1/2 1.) de sang, en même temps que 70 à 125 ml. d'une solution j. antieoagulant. En d'autres mots, ces récipients pourront avoir un volume interne d'environ 570 à 625 ml. Ces récipients seront également équipés de moyens pour l'introduction du sang frais lorsqu'il est récolté et pour le débit de ce sang lors d'une transfusion. De tels ensembles de transfusion et d'infusion, utilisé avec des unités de récolte et de conservation du sang, doivent répondre aux exigences U.S.P. (voir U.S. Pharmacopeia XVIII, p. 887). Tout comme en pratique courante, la solution anticoagulante destinée au mélange avec le sang récolté dans les récipients doit contenir une substante anticoagulante permettant d'empêcher la coagulation du sang, et de préférence aussi une source d'énergie formée par un sucre pour les globules rouges, en plus du DHA. La substance anticoagulante preféréé est constituée par des "ions de citrate", qui peuvent être fournis par le citrate de sodium ou des mélanges d'acide citrique et de citrate de sodium. Les quantités à employer sont les mêmes que dans la pratique actuelle (voir U.S. Pharmacopeia XVIII; pages 47-49). La source d'énergie pour les globules rouges est de préférence formée par le dextrose Cependant, il est connu que d'autres sucres sont des équivalents-du dextrose à cet effet, notamment le fructose, le iannose et le galactose. La quantité du dextrose ou du sucre équivalent, à utiliser, peut être la même que dans la pratique actuelle (voir U.S. Pharmacopeia XVIII, pages 47-48).. De manière plus particulière, on peut utiliser environ 1,7 à 1,9 gramme de dextrose en considérant le dextrose monohydraté, par 500 mililitres de sang. Dans la mise en oeuvre de la présente invention, l'unité de récolte et de conservation du sang doit contenir au moins 5 et de préférence au moins 10 millimoles de DHA par litre de sang. En conséquence, lorsque l'unité est destinée à récolter 500 ml. de sang, on incorporera-au moins 2,5 et de préférence 5 millimoles de DEA dans la solution anticoagulante acqueuse. Bien qu'il ne semble pas qu'il y ait une limite supérieure critique quelconque en ce qui concerne la teneur de DHA, il est apparu qu'il n'y a pas de raison de dépasser 100 millimoles de DEA par litre de sang. Lorsque le récipient est conçu pour contenir 500 ml.- de sang, il ne -sera par conséquent pas nécessaire d'incorporer plus de 50 millimoles de DEA dans la solution anticoagulante. Lorsque le DHA est utilisé pour l'entretien du taux de 2,3-DPG, et qu'une source d'énergie formée par un sucre est prévue, comme dans la pratique habituelle, il ne sera normalement pas nécessaire d'utiliser plus de 30 millimoles de DHA par litre de sang ou 15 millimoles par 500 ml. de sang. Comme les globules rouges occupent environ 1/3 du volume !e - nplet, on comprendra que ces globules rouges au stockage seront -en contact avec une solution acqueuse contenant de 7,5 à 150 millimoles de DHA'par litre de solution, ou de préférence 15 à 45 millimoles de DHA par litre de solution. Le DKA est de préférence incorporé au sang immédiatement après la récolte de celui-ci. Pour une coopération avec le DHA dans le maintien et/ou l'augmentation de la teneur de DPG des globules rouges du sang, la présente invention prévoit l'utilisation, de l'acide L-ascorbique ( vitamine C ) à titre d'additif coopérant. L'acide ascorbique peut être incorporé dans. la solution de conservation sous sa forme d'acide libre ou sous forme d'un sel ascorbate non toxique, compatible avec le sang et soluble dans l'eau. A titre d'exemple, on peut avantageusement utiliser le sel sodique d'acide L-ascorbique pour obtenir le même effet à titre d'addition d'ascorbate que dans le cas de l'acide L-ascorbique libre. Tels qu'on les utilise ci-après, les termes "L-ascorbate" ou "ascorbate" sont par conséquent destinés à désigner et à inclure le fragment L-ascorbate à la fois sous la forme de l'acide libre et sous la forme de sel, l'une ou l'autre forme étant biologiquement équivalente pour les besoins de la présente invention. En ce qui concerne la teneur de L-ascorbate, la solution de conservation à mélanger avec le sang stocké devrait comporter 0,5 à 20 mîllimoles de L-ascorbate par litre de sang. A titre d'exemple, lorsque la solution de conservation est destinée à un mélange avec environ 0,5 litre de sang complet, il y a lieu d'utiliser de 0,25 à 10 millimoles de L-ascorbate en combinaison avec 2,5-50 millimoles de DHA. On utilisera de préférence de 1 à 10 millimoles de L-ascorbate par litre de sang. A titre d'exemple, lorsque la solution de conservation doit être ajoutée à environ 0,5 litre de sang, elle peut avantageusement contenir de 0,25 à 10 millimoles. de L-ascorbate, en même temps qu'une quantité de 2,5 à 5 millimoles de DEA. Les globules rouges seront par conséquent stockés en contact avec une solution aqueuse contenant de 0,75 à 30 millimoles de L-ascorbate par litre de solution, ou de préférence de 1,5 à 15 millimoles de L-ascorbate par litre de solution. La solution de concervation contenant du DHA et de l'ascorbate comporte de préférence aussi de l'adénine. A titre d'exemple, on peut inc6rporer 'de 0ç1 à 1,0 millimole d'adénine dans la solution de conservation par litre de volume prédéterminé de sang. En d'autres mots, lorsque la solution de conservation est destinée à un mélange avec environ 0,5 litre de sang, la quantité d'adénine peut être de 0 > 05. à 0,5 millimole. Pour 1 stockage sous réfrigération, comme il en a été question précédemment, l'action conjointe de la combi- nais on DHA-ascorbate de la présente invention dans le maintien des taux de DPG est renforcée au fur et à mesure que la période de stockage augmente.Après un stockage d'environ 2 à 3 semaines, la coopération synergique du L-ascorbate et du DEA devient l'effet prédominant. Avec la combibaison DHA-ascorbate de la présente invention, du sang peut être stocké tandis que l'on maintient des taux acceptables de DPG sur des périodes supérieures à 3 semaines et allant jusqu'à 5 à 6 semaines. Des résultats démontrant l'effet synergique remarquable au DHA et-du L-ascorbate durant lè stockage prolongé du sang sont présentés par la suite dans l'exemple 1. Lorsqu'on incorpore de l'adénine dans la solution de conservation, solution qui est préférée, la teneur ATP (triphosphate d'adénosine) des globules rouges peut également être maintenue à un taux satisfaisant durant de telles périodes prolongées de stockage. La-combinaison DHA-ascorbate de la présente invention peut être utilisée à un pH de solution de conservation allant de la neutralité (pH-d'environ 7,0) jusqu'à un pH acide descendant jusqu'à 5,0 environ. Un pH acide peut être avantageux. A titre d'exemple, dans un mélange de la solution de conservation avec le sang, un pH de l'ordre de 5,3 à 5,9 > tel qu'un pH d'environ 5,6, est particulièrement avantageux. Lorsque les solutions de conservation sont stérilisées à la chaleur (traitement à l'autoclave), solution qui est préférée, on a découvert que la décomposition du DHA et de l'ascorbate peut être réduite au minimum en subdivisant la solution de conservation en deux solutions distinctes pour les besoins de la stérilisation, les solutions pouvant être recombinées pour un mélange avec le sang dans le récipient de récolte du sang. On a en particulier découvert que l'ascorbate, lors d'une stérilisation à la chaleur, tend à être décomposé par le DHA > et également par le dextrose.En conséquence, on préfère que l'unité de stockage du sang comporte un compartiment distinct contenant une solution aqueuse de DEA et de dextrose, le sae de sang, ou un autre compartiment, contenant une solution aqueuse de l'ascorbate. On a trouvé que la solution aqueuse de DKA-dextrose est la plus stable, lors d'une stérilisation à la chaleur, à un pH de l'ordre de 3,8 à 4,2 par exemple à un pH d'environ 4,0. On préfère par consé- quent un tel pH. La solution contenant l'ascorbate peut avantageusement présenter un pH de 5,3 à 5,9, par.exemple un pH de 5,6. Cette solution peut également contenir l'anticoagulant citrate et l'adénine, tous ces ingrédients étant sensiblement stables sous les conditions d'une stérilisation à la chaleur, en mélange les uns avec les autres au pH prévu. Toutefois, tous les ingrédients de la solution de conservation peuvent aussi être combinés, et on peut stériliser la solution aqueuse en la faisant passer à travers un filtre de stérilisation avant l'introduction dans le récipient de stockage du sang. Ce procédé est cependant.plus difficile et plus couteux qu'une stérilisation thermique. Divers aspects de la présente invention seront encore illustrés grâce aux exemples donnés ci-après. EXEMPLE I Cet exemple décrit des expériences effectives de laboratoire et donne les résultats obtenus, en démontrant l'effet synergique de la dihydroxyacétone (DHA) et de l'acide L-ascorbique (vitamine C) sur la teneur de 2,3-diphosphoglycérate (DPG) d'un sang stbcké. Lors de trois expériences distinctes, on a subdivisé du sang venant d'un seul donneur en quatre portions. L'une a été stockée avec du CPD-adénine, une autre avec du CPD-adénineascorbate, une autre avec du CPD-adénine-DHA et la dernière avec du CPD-adénine-ascorbate-DHA. Les concentrations des composants étaient les suivantes : CPD (citrate-phosphate-dextrose) suivant U.S.P.XVIII, pg. 48-49 ; adénine : 0,5 millimole par litre de sang ; acide L-ascorbique (L-ascorbate) : 100 mg. par 100 ml. de sang ; et dihydroxyacétone (DHA); 20 millimoles par litre de sang. Le pH de la solution de conservation était de 5,6. Des échantillons ont été stockés dans des sacs en matière plastique d'une contenance de-100 ml., prévus pour stocker du sangs ce stockage se faisant à 40 C. et des prélèvements étant faits à intervalles. On a déterminé la teneur de DPG par la méthode dite enzymatique de Prins et Looks, telle que décrite dans "Red Cell Metabolism and Function!', ed. G. J. Brewer, pages 227-228 (Plenum Press, 1970). Au cours de l'expérience No. 1, on a soutiré du sang dans de l'héparine(2115 unités U.S.P./5QO ml. de sang). On a transféré 40 ml. de sang dans les sacs stériles en matière plastique de 100 ml., contenant 6 ml. de CPD-adénine. Au cours des expériences 2 et 3, on a soutiré du sang dans du CPD-adénine (70 ml. d'anticoagulant/500 ml. de sang). Des quantités du sang ont alors été transférées de manièrç aseptique dans des sacs stériles en matière plastique de 100 ml. On a préparé une solution à 10% de DH et on l'a stérilisée par traitement à l'autoclave. Cétte solution a été introduite dans des sacs choisis dans un rapport de 0,5 ml. par 500 ml. de sang. On a préparé une solution de L-ascorbate en dissolvant 5 gr. d'acide L-ascorbique dans 100 ml. d'eau et en réglant le pH à 5,5 avec de l'hydroxyde de sodium 1N. On l'a stérilisée par filtration à travers un filtre stérilisant de 0;22 mi cron et on l'a ajoutée aux sacs choisis dans une proportion de 1 ml. par 50 ml. de sang. Les résultats de ces expériences sont présentés dans le tableau A. Après trois semaines de stockage, l'effet synergique du DHA et de l'ascorbate sur les taux de DPG s'est révélé. A cet effet, l'effet synergique peut être mesuré lorsque le taux de DPG de l'échantillon contenant du DHA + de l'ascorbate dépasse la somme du taux de DPG avec l'ascorbate seul plus le taux de DPG avec le DHA seul. Après trois semaines, on a mesuré un tel effet synergique dans l'une des trois expériences. Après quatre et cinq semaines, cet effet synergique a été mesuré pour deux des trois expériences. Après six semaines, l'effet synergique se révélait dans les trois expériences. Dans le tableau B, on a recalculé les mêmes résultats sous forme de valeurs de différence, échantillon moins témoin. Ceci isole l'effet dû l'additif sur le DPG par rapport à l'effet dû à la solution de conservation de CPD-adénine. L'effet synergique est encore plus nettement mis en évidence dans ces résultats, c'est-à-dire que l'action synergique est découverte dans deux des trois expériences après trois semaines et dans les trois expériences après quatre, cinq et six semaines. I1 est'par conséquent évident que la coopération synergique du DHA et de l'ascorbate dans le maintien des taux de DPG dans du sang stocké constitue un moyen améliorant nettement la qualité du sang. TABLEAU A Effet de l'ascorbate , du,DEA et de la combinaison ascorbate/DHA sur les taux de DPG d'un sang stocké dans du CPD-adénine. Durée de Additif stockage DPG (% de la teneur initiale) (Semaines) Exp. n 1 Exp.n 2 Exp.n 3 Moyenne Néant 3 12 12 22 15,3 Ascorbate 3 18 66 71 51,7 DHA 3 67 71 95 77,7 DHA + Ascorbate 3 137 x 109 150 132 x Néant 4 10 15 14 13 Ascorbate 4 14 71 60 48,3 DHA 4 41 26 25 30,7 DHA + Ascorbate 4 119 x 86 125 x 110 x Néant 5 13 8 15 12 Ascorbate 5 25 39 56 40 DHA 5 28 10 20 19,3 DHA + Ascorbate 5 125 x 48 115 x 96 x Néant 6 13 11 19 14,3 Ascorbate 6 32 13 50 31,7 DHA 6 5 8 20 11 DHA + Ascorbate 6 88 x 36 x 84 x 69,3 x x La somme des valeurs de DPG pour l'ascorbate et le DHA con sidérés séparément est inférieure à la valeur de DPG pour l'ascorbate et le DHA pris ensemble. TABLEAU B Effet-de l'ascorbate du DHA et de la combinaison ascorbate/DHA sur les taux différentiels de DPG d'un sang stocké dans du CPD-adénine. Durée de Additif stockage DPG (% de la valeur initiale) xx (semaines) Exp.n l Exp.n 2 Exp.n 3 Moyenne Ascorbate 3 6 54 59 36,4 DHA 3 55 59 73 62,4 DHA + Ascorbate 3 125 x 77 - 138 x 116,7 x Ascorbate 4 4 56 @ 46 35,3 DHA 4 31 11 11 17,7 DHA + Ascorbate 4 109 * 71 X -- 111 x 97 Ascorbate 5 12 31 41 28 DHA 5 15 2 5 7,3 DHA + Ascorbate 5 112 x 40 x 100 x 84 x Ascorbate 6 19 2 31 17,3 DHA 6 0 0 1 0,3 DHA + Ascorbate 6 65 x 25 x 25 x 51,7 x x La somme des valeurs de DPG pour l'ascorbate et le DEA con sidérés séparément est inférieure à la valeur de DPG pour la combinaison des deux. xx Calculée comme étant la différence de DPG entre l'échantil lon et le CPD-adénine témoin. EXEMPLE II Suivant une forme de réalisation, on peut mettre l'invention en pratique de la manière suivante. Pour préparer un système CPD-adénine-ascorbate-dihydroxyacétone, on dissout les produits chimiques suivants dans 800 ml. d'eau pour injection U.S.P. et on ajoute de l'eau pour faire un litre de solution citrate de sodium dihydraté : 30,8 gr. ; dextrose (anhydre) 22,2 gr. ; dihydroxyacétone : 14,7 gr. ; adénine : 0,55 gr. acide L-ascorbique 8,1 gr. ; et biphosphate monohydraté : 2,22 gr. On stérilise par filtration à travers un filtre stérilisant de 0,22 micron. En utilisant une technique aseptique, on introduit 70 ml. dans des sacs stériles pour sangs d'une capacité volumétri que permettant la récolte de 500 ml. de sang. On entasse les unités préparées dans des bOites métalliques sous atmosphère d'azote, jusqu'à ce qu'on les utilise "pour la récolte et le stockage du sang. Lorsque du sang en mélange avec le DEA et de l'ascorbate est stocké pendant des périodeS dépassant une semaine, ce qui est préférable, il est désirable de renverser les récipients de stockage au moins à la fin de chaque semaine de stockage. Suivant une méthode préférée, les récipients de stockage sont renversés journellement, ou au moins cinq jours par semaine. Une telle inversion sert à assurer une agitation modérée du contenu des sacs de sang, en maintenant ainsi les globules rouges en contact plus uniforme avec la solution de DEA et d'ascorbate . Ceci aidera à assurer que les effets combinés du"i:DHA et de \'ascorbate soient rendus maxima EXEMPLE III On illustre ci-après un mode préféré de mise en oeuvre de l'invention.On utilise une conception spéciale d'unité de stockage sang, c'est-à-dire une unité d'un type suivant le dessin annexé, que l'on décrira plus en détails dans l'exemple IV. D'une manière générale, l'unité consiste en un sac de 500 ml. comportant un tube pilote de 15 ml. qui lui est attaché. La solution pour le sac de sang (solution A) est préparée en dissolvant les produits ci-après dans 800 ml. d'eau et en ajoutant ensuite de l'eau pour faire un litre de v & me final : 38,3 gr. de citrate de sodium dihydraté ; 0,68 gr. d'adénine ; 11,1 gr. d'acide ascorbique ; et 2,76 gr. de biphosphate sodique mononhydraté. Le tube pilote étant désserré, on introduit 56,4 ml. de cette solution par un tube donneur dans le sac de sang. Ensuite, on applique du cyclohexane à l'extrémité du tube donneur et celui-ci est introduit dans un connecteur d'aiguille avec aiguille attachée. Ceci rend l'aiguille étanche par rapport au tube. On prépare la solution pour le tube pilote (solution B) en dissolvant les produits suivants dans 800 ml. d'eau et en amenant à un volume final d'une litre : 105,6 gr. de dextrose (anhydre) et 66,9 gr. de dihydroxyacétone. On règle le pH à 4 en ajoutant de l'hydroxyde~de sodium lN. Le compartiment sépa ré formé par le tube pilote est connecte, à son extrémité interne, au sac de sang par un tube.pincé manière amovible. Ensuite, on ajoute 15,4 ml. de cette solution dads le-tube pilote, par l'intermédiaire du court trfbe de 'remplissage connecté à l'extrémité externe du tube pilote. Ce tube de remplissage est ensuite scellé à chaud. On peut utiliser l'unité de la façon suivante. Après ouverture de la boîte métallique, on enlève le sac et la pince entre le tube pilote et le sac est ouverte. Le tube pilote est exprimé ou pressé en chassant la solution B dans le sac principal. La pince existant sur le tube pilote est fermée et le sac est agité pour mélanger à fond les solutions A et B. Le protecteur de l'aiguille est retiré et on réalise une ponction de sang sur un volontaire humain par une technique classique.) Après récolte de 500 ml. (530 gr.) de sang, la pince existant sur le tube donneur est fermée. Le sac est stocké sur le cté dans un réfrigérateur à 40 C. ét il: est agité pour remettre en suspension les globules rouges dans le plasma, et ce comme décritfdans l'exemple II. EXEMPLE IV Les dessins annexés représentent une unité de stockage du sang, qui est destinée plus particulièrement à la mise en pratique de la présente invention. La figure 1 est une vue en élévation d'une unité complète de stockage du sang, prête pour une récolte de sang. La figure 2 est une vue en perspective de l'une des deux pinces de l'unité de la figurel. La figure 3 est une vue en élévation développée du connecteur d'aiguille et du protecteur d'aiguille de l1uni- té de la figure 1. La figure 4 est une vue détaillée montrant la portion pincée de l'un des tubes de la figure 1. La figure 5 illustre l'aspect de la portion pincée du tube de la figure 4, immédiatement après l'enlèvement de la pince. La figure 6 illustre l'aspect de la portion pincée du tube de la figure 4, après enlèvement de la pince et ouverture du tube pour la circulation du liquide. La figure 7 est une vue coupe, prise suivant la ligne 7-7 de la figure '5, montrant le tube à l'état applati, tel qu'il apparaîtrait à l'état pince ou avant ouverture du tube pour la circulation-du liquide. Comme signalé dans l'exemple III, l'unité de stockage du sang comprend un sac en matière plastique flexible 10, de type courant, comportant un compartiment de stockage du sang 11 et un tube pilote 12 comportant intérieurement un plus petit compartiment distinct de stockage de liquide 13. Comme monté par la figure 1, le compartiment 11 contient la solution A, tandis que le compartimentl3 contient la solution B. On, comprendra que ces solutions peuvent être préparées et introduites dans ces compartiments, de la manière décrite dans l'exemple III. Bien que les détails de construction de l'unité formée par le sac de sang de la figure 1 soient traditionnelles et bien connues dans la technique de la récolte et du stockage-du sang, on 'les décrira brièvement afin que l'utilisation de l'unité de stockage du sang pour les besoins de la présente invention puisse être bien comprise. Le sac de sang 10 qui peut être formé par un procédé de scellage à chaud à partir d'une matière plastique en feuille appropriée, comme du chlorure de polyvinyle, est pourvu d'une entrée 14 connectée à un tube d'entrée 15. Comme repré senté, ce tube 15, qui peut être plus long qu'illustré si on le désire, se relie à un connecteur 16 en forme de Y.Depuis ce connecteur en Y, s'étend un tube de récolte du sang 17 comportant un ensemble à aiguille 18 à son extrémité externe et une pince 19 au voisinage d'un manchon coulissant 20. Comme illustré plus-clairement par la figure 3, l'ensemble à aiguille 18-comprend une douille 19, une aiguille 20 et un couvercle ou protecteur d'aiguille 21. Depuis le connecteur 16, s'étend également un tube 22 qui se relie à l'extrémité interne du tube pilote élargi 12 et au compartiment 13 que contient celui-ci. Sur le tube 22, on prévoit également une pince linéaire 19 et un manchon adjacent 20. On comprendra que le tube 17 et le tube 22 peuvent être plus longs que représentés, si on le désire. A l'autre extrémité du tube pilote 22, le compartiment 13 se relie à un court tube de remplissage 23.. Comme mentionné dans l'exemple III, la solution A sera placée dans le compartiment 11 par le tube 17 avant la fixation de l'ensemble à aiguille 18à l'extrémité externe de ce tube 17, la pince 19 prévue sur,ce-derniea. tube étant ouverte durant cette opération de remplissage, tandis que la pince 19 prévue sur le tube 22 est fermée. Après la mise en place de la solution A par le tube 17, la pince 19-peut être déplacée.jusqu'à sa position fermée et l'ensemble à aiguille 18 peut être attaché.Comme montré plus clairement par la figure 2, la pince 19 présente une ouverture agrandie l9a à travers laquelle le tube peut passer sans être pincé, cette ouverture communiquant avec la fente de plus petites dimensions l9b, dans laquelle le tube est pincé dans un état de fermeture temporaire. Comme mentionné également-dans l'exemple III, la solution B est introduite dans îè compartim.ent séparé 13 par le tube de rerrtplissage 23 tandis que la pince~l9 se trouvant sur le conduit 22 est en position fermée. Après l'opération de remplissageS le tube 23 peut être scellé à chaud comme indiqué en 24.Durant la stérilisation à chaud qui peut être réalisée comme décrit dans l'exemple III,les pinces 19 sur les conduits 17 et 22 peuvent rester fermées. Pour la récolte du sang, le protecteur 21 sera retiré de l'aiguille 20, la pince 19 sera ouverte et le tube sera maintenu à l'état ouvert grâce au manchon 20. Le sang provenant du donneur sera alors transféré par les conduits 17 et 15 dans le compartiment 11. Après la récolte du sang, la pince 19 sur le conduit 17 peut à nouveau être déplacée vers sa position fermée. Avant la récolte du sang ou après cette récolte, la solution B peut être mélangée avec la solution A et avec le sang se trouvant dans le compartiment 11 en ouvrant la pince 19 et en déplaçant le manchon 20 du tube 22 pour maintenir celui-ci à 11. état ouvert.Comme le tube pilote 20 est formé d'une matière plastique flexible, il peut être exprimé pour assurer une action de pompage chassant la solution B à travers les tubes 22 et 15 dans le compartiment 11. On peut également élever le tube 12 pour aider à ce transfert par une circulation sous l'effet de la pesanteur. Après le transfert de la solution B dans le compartiment 11, la pince 19 du tube 22 peut à nouveau être déplacée vers sa position fermée. Lorsqu'on désire rendre l'unité plus compacte pour le stockage du sang récolté et aprbe que le sang et la solution B se trouvent tous deux dans le compartiment.ll, le tube 15 peut être scellé à chaud, comme indiqué en 25, et ensuite coupez par exemple en 26. Le processus de manipulation de la pince 19 et du manchon 20 par rapport à un tube-T,tel que les tubes 17 ou 22 de la figure 1, est illustré par les figures 4 à 7. Suivant la figure 4, la pince 19 est représentée dans sa position de pinçage ou élevée, le tube T étant aplati à un état temporairement bouché par son introduction dans la fente 19b. Pour ouvrir le tube, la pince 19 est déplacée par rapport au tube T de manière que ce tube s'étende à travers l'ouverture plus grande 19a et elle est alors écartée de la partie précédemment serrée en la faisant glisser le long du tube. Comme illustré par les figures 5 et 7, la partie serrée 27 du tube T tend à tester obturée. après dégagement de la pince 19. Cette partie peut être ouverte én la serrant entre le pouce et l'index.Après ouverture, le manchon 20 est poussé pardessus la partie précédemment pincée du tube pour maintenirce dernier à l'état ouvert. Cette position est illustrée par la figure 6. Comme une telle utilisation et une telle manipulation de ces pinces et de ces manchons sont bien connues dans la technique de la récolte et de la transfusion du sang, on ne croit pas qu'il soit nécessaire de les décrire ici plus complètement. Toutes les parties constitutives des unités de récolte et de stockage du sang de la figure 1 peuvent être formées de matières plastiques appropriées. A titre d'exemple, le sac 10, le tube pilote 12, lestubesl5, 17, 22 et 23, et le connecteur en Y 16 peuvent êtres réalisés en chlorure de polyvinyle, les pinces mobiles 19 peuvent être réalisées en nylon ou en une autre matière thermoplastique relativement rigide, et la douille 19 et le protecteur 21 peuvent être réalisés en chlorure de polyvinyle ou en une autre matière thermo plastique appropriée. L'aiguille 21 est de préférence réalisée en acier inoxydable d'une dimension classique, par exemple du calibre 16. I1 sera évident que, comme on l'a illustré, le sac 10 sera pourvu des boucles et perforations classiques de suspension, par exemple comme illustré en 28 et en 29. Le sommet du sac est également pourvu de deux sorties tubulaires de connexion 30, dont les extrtnités supérieures sont obturées par des capsules 31 pouvant être déchirées Pour la transfusion du sang un patient, l'une des capsules31 peut être retirée et un appareil de transfusion peut être connecté à l'un des tubes 30. I1 sera évident pour les spécialistes en ce domaine que l'unité de récolte du sang de la figure 1 peut être modifiée de diverses manières, tout en étant encore utilisable pour la mise en oeuvre de la présente invention. A titre dlexem- ple, le tube pilote 12 peut etre remplacé par un petit sac distinct, ou bien le sac 10 peut être fabriqué en prévoyant deux compartiments, et des moyens peuvent être prévus pour ouvrir une fermeture existant entre les deux compartiments en vue du mélange des solutions A et B à la fin de la stérilisation thermique. EXEMPLE ; Cet exemple décrit des expériences de laboratoire, démontrant que l'on peut ajouter du DHA et de l'ascorbate à du sang après une semaine de stockage, avec pour résultat le maintien de taux élevés de DPG pendant six semaines. On a récolté 500 ml. de sang humain dans un sac contenant 70 mi. de CPD-adénine (composition donnée dans l'exemple I). Quatre quantités de 35 mi. du sang ont été transférées dans des sacs stériles de 100 ml., un sac servant de témoin, tandis que les autres sont utilisés dans d'autres expériences. Les sacs ont été stockés à 40C. pendant une semaine et on a ensuite ajouté du DEA (20 millimoles/litre) et du L-ascorbate (5,7 millimoles/litre) dans un sac de la manière suivante : un dispositif d'injection stérile (pointe avec septum en caoutchouc attaché) est placé dans une des lumières du sac de sang.Ensuite, en utilisant une seringue stérile, on injecte les solutions suivantes dans le grand sac de sang : 3,8 mi. d'une solution 2 molaire de DEA, stérilisée par traitement à l'autre clave à 1210 C pendant dix minutes et 7,6 ml. d'une solution à 5% d'acide L-ascorbique, réglée au pH de 5,6 avec de l'hydroxyde de sodium et stérilisée par filtratation à travers un filtre stérile de 0,22 micron. Tous les sacs ont été soumis à un mélange journalier, sauf durant lesweek-ends. Les résultats des titrations de DPG du sang sont donnés dans le tableau C suivant. L'échantillon témoin montre une chute rapide du taux de .DPG après la première semaine, tandis que le sang complété avec.le DHA et l'ascorbate conserve, après une semaine de stockage, un taux normal de DPG ou un taux supérieur à la normale pendant six semaines. TABLEAU C Taux de DPG dans du sang récolté dans du CPD adénine avec et sans addition de DHA/ascorbate, après une semaine de stockage à 40 C. Durée de DPG (millimoles/gr. d'hémoglobine) stockage (semaines) CPD +adénine CPD+adénìne+DHA+ascorbate O 12,9 1 12,8 J12,6 2 4,8 13,1 3 2,9 14,2 4 1,8 5 1,9 15,6 6 2,4 13,5 EXEMPLE VI Pour la mise en oeuvre du procédé décrit dans l'exemple V, on peut récolter le sang dans n'importe quel sac ou récipient standard de stockage et, au moment de la récolte, on le mélange avec un anticoagulant classique contenant des ions de citrate et une source d'énergie, tel que du dextrose. A titre d'exemple, l'anticoagulartcpD décrit dans l'exemple T peut être employé et, si on le désire, on peut également inclure de l'adénine, comme décrit dans cet exemple I. Le récipient devrait être pourvu de moyens pour l'introduction ultérieure d'une solution aqueuse de dihydroxyacétone et de L-ascorbate. A titre d'exemple, on peut préparer une solution destinée à l'addition a"" 0,5 litre de sang-en dissolvant 0,9 gr. de DHA et 0,44 gr. d'acide L-ascorbique dans 25 ml. d'eau, et en soumettant cette solution à une filtration stérile. REVENDICATIONS 1. Procédé de maintien de teneur de 2,3diphosphoglycérate (2,3-DPG) dans les globules rouges du sang humain stocké en contact avec une solution aqueuse, caractérisé en ce qu'il comprend l'incorporation, dans cette solution aqueuse, de 7,5 à 150 millimoles de dihydroxyacétone par litre de solution, en meme temps que 0,75 à 30 millimoles de L-ascorbate par litre de solution, et le maintien des globules rouges en contact avec la solution pendant une période de temps suffisante pour maintenir la teneur de 2,3-DPG à un niveau résultant de l'action synergique de la dihhydroxyacétone et du L-ascorbate. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la diphydroxyacétone et le L-ascorbate sont incorporés dans la solution aqueuse en des quantités raopecti ves de 15 à 45 millimoles de dihydroxyacétone et de 1,5 à 15 millimoles d'ascorbate par litre de solution. 3. Procédé de maintien de la teneur de 2,3diphosphoglycérate (2,3-DPG) des globules rouges du sang humain entier sous des conditions de stockage, caractérisé en ce qu'il comprend l'addition, à ce sang, de 5 à 100 millimoles de dihydroxyacétone et de 0,5 à 20 illimoles de L-ascorbate par litre de sang, et le stockage de ce sang contenant de la dihydroxyacétone et de l'ascorbate sans congélation à une température inférieure à 100 C. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'on ajoute 10 à 30 millimoles de dihydroxyacé- tone et de 1 à 10 millimoles de L-ascorbate au sang immédiatement après sa récolte. 5. Procédé de maintien de la teneur de 2,3diphosphoglycérate (2,3DPG) des globules rouges du sang humain sous des conditions de stockage, caractérisé en ce qu'il comprend l'addition à ce sang, immédiatement après sa récolte, de 10 à 30 millimoles de dihydroxyacétone et de 1 à 10 millimoles de L-ascorbate par litre de sang, et le stockage de ce sang à une tempéra-ture de I à 6" C. avec ce DEA et cet ascorbate en contact avec les globules rouges. 6. Procédé suivant l'une quelconque des re vendications 3 à 5, caractérisé en ce que le sang est stocké pendant une période de trois à six semaines 7. Solution de conservation destinée à être ui- lisée dan? le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est constituée par une solution aqueuse stérile de dihydroxyacétone et de L-ascorbate, cette solution contenant de 0,5 à 20 millimoles de L-ascorbate pour une quantité de 5 à 100 millimoles de la dihydroxyacétone, en contenant plus particulièrement de 1 à 10 millimoles du L-ascorbate pour une quantité des 10 à 30 millimoles de la dihydroxyacétone. 8. Solution de conservation suivant la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle consiste en une solution aqueuse stérile contenant de 2,5 à 50 millimoles de dihydroxyacétone en même temps que 0,25 à 10 millimoles de L-ascorbate. 9. Unité de stockage du sang, destinée à la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, comprenant un récipient destiné à recevoir et à stocker un volume prédéterminé de sang et auquel est assocIée une solution de conservation pouvant être mélangée avec le sang stocké dans le récipient, cette solution de-conservation étant stérile et comportant une source d'énergie formée par un sucre et un anticoagulant pour la conservation du sang, caractérisée en ce qu'elle comprend, dans cette solution de conservation, en vue d'un mélange avec le sang stocké, une quantité de dirvdroxy- acétone egale 5-100 millimoles par litre de volume prédéterminé de sang, ainsi qu'une quantité de L-ascorbate, égale à 0,5-20 millimoles par litre de ce volume prédéterminé de sang. 10. Unité de stockage du sang suivant la revendication 9,caractérisée en ce que le DEA est présent en une quantité de 10 à 30 millimoles par litre de volume prédéterminé de 11. Unité de stockage du sang suivant la revendication 9 ou 10, caractérisée en ce que la solution de conservation contient également de l'adénine en une quantité de 0,1 à 1,0 millimole par litre du volume prédéterminé de sang. 12. Unité de stockage du sang suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la solution de conservation contient de 1 à 10 millimoles du L-ascorbate par litre du volume prédéterminé de sang. 13. Unité de stockage du sang, comprenant un récipient destiné à recevoir et à stocker environ 500 ml. de sang-et auquel est associée une solution de conservation pouvant être mélangée avec le sang se trouvant dans ce récipient, cette solution de conservation étant stérile et fournissant au moins du dextrose comme source d'énergie pour les globules rouges et des ions de citrate pour empêcher la coagulation de ces globules rouges, caractérisée en ce qu'elle comprend, dans cette solution de conservation, en vue d'un mélange avec le sang, de la dihydroxyacétone en quantité de 2,5 à 50 millimoles en même temps que du L-ascorbate en une quantité de 0,25 à 10 millimoles, le DEA étant de préférence présent en une quantité de 5 à 15 millimoles, tandis que le L-ascorbate est de préférence présent en une quantité de 0,5 à 5 millimoles. 14. Unité de stockage du sang, caractérisée en ce qu'elle comprend un sac en matière plastique destiné à rece- voir et à stocker environ 0,5 litre de sang, et en ce qu'elle comprend également un compartiment distinct d'un plus petit volume, un conduit assurant une liaison pour la circulation de liquide entre le compartiment et le sac, un moyen de fermeture amovible associé à ce conduit pour empêcher la circulation depuis le compartiment vers le sac jusqu'à libération de ce moyen de fermeture, une première solution aqueuse stérilisée thermiquement se trouvant dans le sac, une seconde solution aqueuse stérilisée thermiquement se trouvant dans le compartiment,l'une de ces solutions ayant un pH de 3,8 à 4,2 et contenant de 2,5 à 50 millimoles de dihydroxyacétone tandis que l'autre de ces solutions contient de 0,25 à 10 millimoles de L-ascorbate. 15. Unité de stockage du sang suivant la revendication 14, caractc-risée en ce que la première solution contenant la dihydroxyacétone contient aussi du dexrose, tandis que l'autre solution est exempte d'un tel dextrose. 16. Unité de stockage du sang suivant l'une ou l'autre des revendications 14 et 15, caractérisée en ce que la seconde solution, qui contient le L-ascorbate, comporte égal e- ment du citrate et présente un pH de 5,3 à 5,9. 17. Unité de stockage du sang suivant l'une ou l'autre des revendications 14 à 16, caractérisée en ce que la seconde salution contient également de l'adénine.