La présente invention est relative à un dispositif de support de pièces tubulaires, du type comprenant deux vés de support. Ce dispositif est en parti cuiller destiné à supporter des pièces tubulaires de faible lor gueur par rapport au diQmetre,telles que des raccords tubulaires de ca nalisation,en vue,nctanrt'ent rais non exclusiewt,de leur ébarbage. L'invention est applicable au support des raccords d'un poids suffisanment élevé pour rendre une manutention manuelle pénible ou impossible, ces raccords pouvant avoir différents diamètres et différentes formes: manchons, coudes au 1/6 (220 30'), au 1/32 (110 15'), au 1/8 (450) ,au 1/4 (900) et tés, et pouvant être réalisés en fonte, en arnia:ite-ciment, en béton ou en grès. D'une manière générale on considère un poids de 50 kg comme suffisamment élevé pour justifier l'utilisation du dispositif de l'invention. Ce poids correspond à des raccords en fonte d'un diamètre au moins égal à 300 min. Mais le dispositif de l'invention convient pour des raccords dediamètres bien supérieurs, pouvant dE- passer 1000 mm. Sur certains chantiers de finition de raccords tubulaires, tels que par exemple des chantiers d'ébarbage de raccords tubulaires moulés en fonte, un opérateur doit meuler les bavures de raccords de différents types et différentes dimensions. Alors que des raccords en fonte de faible poids, de l'ordre de 15 kg pour coudes d'un diamètre de 150 mm, peuvent être simplement déposés sur une table à grille pour être meulés sur différentes faces, des raccords en fonte pesant au moins 50 kg nécessitent un support rigide bien adapté à leur configuration. L'invention a pour but de fournir un dispositif de support adaptable facilement à l'ensemble des configurations que l'on rencontre dans les raccords de poids élevé. A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif du type précité, caractéris on ce u chaque vé est menté pivotant autour d'un pijvet cent@al. L'adaptabilité du dispositif est enoore accrue lorsque chaque vé a, en plan, une fomme en V. Pour augmenter la gamme de diamàtres de raccords à supporter, le dispositif comprend de préfé rence un jeu de rehausses interchangcables finées à chaque extrémité de chaque branche des vés. Si par ailleurs chaque @é conprend une vis de blocage en rotation pourvue à son extrémité d'un organe de friction en élastomère, les vés effectuent d'eux-mêmes les corrections angulaires nécessaires pour que le raccord posé sur eux soit effectivement supporté en quatre points de açon parfaitement stable. L'invention est exposée ci-après plus en détail à l'aide ees dessins annexes, qui en représentent seulement un mode d'exécution. Sur ces des dessins: la Fig. 1 est une vue schématique e partielle en élévation d'un dispositif de support suivant l'invention; la Fig. 2 est une vue latérale du disposi- tif qui illustre la possibilité e sorte des pièces tubulaires de différents dianètres; la Fi. 3 est une vue en plan du disposi- tif des Fig. 1 et 2; e Fig. 4 est une vue partielle du dispositif en élévation et en coupe illustrent le pivotement de 90 d'un vé parrapport à l'autre;; la Fig. 5 est une vue partielle en plan, et 7 grande échelle, illustrant une graduation de l'angle de pivotement d'un vé; les Fig, 6 à 15 sont des vues schématiques en plan illustrant la déformabilité du support de iinR vention par pivoteront des vés pour recevoir des raccord tubulaires de do différentes ores. Le dispositif de support représenté aux Fig. 1 à 5 est porté par la tige de piston 1 un vérin 2 d'axe X-X vertical dont le corps 3 est fixé au sol 4. I1 se compose d'une poutre horizontale 5 montée pivotante sur l'extremite supérieure de la tige -l,forinant pivot central,par l'intermediaire de roulements 6(Fig;4)etde deux supports en V ou 7 l montés pivotants aux extrémités de la poutre 5. Chaque vé 7 a en élévation (Fig.2 et 4) la forme d'un V très ouvert dent l'angle est fixé à un pivot ou broche 8. La partie inférieure de cette broche est reçue a rotation dans un alésage 9 d'axe vertical prévu à Ilextrémité correspondante de la poutre 5, le positionnement vertical étant assuré par une collerette 10 en saillie sur la broche 8. La position angulaire de la poutre 5 sur la tige 1 peut être fixée au moyen d'une vis d'arrêt horizontale 11 qui traverse la poutre et attaque la tige 1. De même, la position angulaire de chaque vé 7 peut être fixée au moyen d'une vis d'arrêt horizontale 12 vissée dans un trou partant de l'extrémité correspondante de la poutre 5 et débouchant dans l'alésage 9. L'extrémité intérieure de chaque vis 12 porte une rondelle 13 en élastomère (Fig. 4) qui entre en contact avec la broche 8 associée lorsque la vis 12 est vissée. Des têtes de rehausse ou d'appui interchangeables 14 peuvent être montées à llextremite de chaque branche 15 des deux vés 7. Comme représenté à la Fig 2, ces têtes d'appui 14, qui sont orientées perpendiculairement aux branches 15 et présentent un bout arrondi, permettent de supporter des raccords 16 de petits diamétres, tandis que les raccords 17 de gros diamètres peuvent porter directement sur les extrémités des branches 15, les têtes 14 n'étant pas utilisées dans ce cas. La position angulaire de chaque vé 7 par rapport à la poutre 5 peut être déterminée avec précision au moyen d'une graduation 18 de chaque extrémité de la poutre 5 (Fig. 5) avec laquelle coopère l'un ou l'autre de deux repères 19 prévus en deux points du vé associé diamétralement opposés par rapport à la broche 8 correspondante. Vu en plan (Fig. 3), chaque vé 7 a la forme d'un V très ouvert-dDnt l'angle est situé sur l'axe de la broche 8 associée. Par ailleurs, comme on le voit à la Fig. 4, la distance L séparant les axes des deu broches 8 est calculée en fonction de la conformation des vés 7 pour que, lorsqu'un vé est disposé transversalement i la poutre 5, l'autre vé puisse tourner librement de 1800 autour de sa broche 8 sans qu'aucun démontage soit nécessaire. Ainsi, en supposant les vés orientés transversalement à la poutre 5 (Fig. 3), les deux points d'appui 2Q situés du même côté de la poutre 5 peuvent être espacés soit d'une petite distance d1 Il résulte de ce qui précède que, pour une position angulaire et en hauteur donnée de la tige de vérin 1, le dispositif de support possède plusieurs pos sibilités de réglage: - réglage de la position angulaire de cha- que vé 7 par rapport à la poutre 5, ce qui adapte le dispositif à l'angle de coude du raccord 16 ou 17; - ces positions angulaires étant fixées, chaque vé 7 peut prendre deux positions à 1800 l'une de l'autre, ce qui conduit à trois valeurs différentes des entraxes entre les paires de points d'appui 20 situées du meme côté de la poutre et adapte le dispositif à la longueur du raccord en lui donnant une forme de H ccntracté,as'ffétrique ou expansé; - réglage éventuel en fonction du diamètre du raccord au moyen de quatre têtes d'appui 14. Lorsqu'on désire ébarber un raccord 16 ou 17, c'est-à-dire éliminer les bavures de fonte 21 (Fig. 2) présentes dans chaque plan d'extrémité ou de joint du raccord, on effectue les réglages ci-dessus, puis on pose le raccord sur les quatre appuis 20 au moyen d'un appareil de levage non représenté, les vis 12 étant serrées et comprimant les rondelles 13 contre les broches 8. Dans chaque cas, le raccord 16 ou 17 comporte un fut cylindrique ou torique se terminant par un en1terrnt, un bout uni ou une bride à chaque extrémité. Les réglages effectués amènent les quatre points d'appui 20 sur l'emboîtement, le bout uni ou la bride de chaque extrémité du raccord, ou encore sur son fut, suivant les dimensions du raccord considéré. Grâce au serrage des vés 7 sur les broches 8 par simple friction au moyen des vis d'arrêt 12 à rondelle de friction 13, le raccord 16 ou 17, en "s'asseyant" sur les deux vés 7, fait éventuellement pivoter légèrement ces vés en déformant élastiquement les rondelles 13 de façon à trouver sa meilleure assise sur le support. Ceci assure que le raccord n'est jamais bancal mais est toujours parfaitement stable sur quatre points d'appui effectifs 20 qui appartiennent aux quatre têtes 14 ou aux quatre extrémités des bras 15 des vés 7. Une fois que le raccond repose convenablement sur les vés 7, ayant de lui-même ajusté anmgulairerent la meilleure position de vés 7 sur les broctes 8, ce-~e position ne se dérègle plus grâce aux vis d'arrêt 12. Pendant ces opérations de mise en place du raccord 16 ou 17, la poutre 4 est également immetilisée en rotation par la coopération ce ia vis li et de a tige centrale 1 Le raccord étant ainsi immobilisé, le meulage pent avoir lieu sans risque de basoule ent du raccord sous l'effort de la meule ni risque de rupture de cette dernière. La meule 22, en forme de disque, a été représentée schématiquement à la Fig. 2; son axe de rotation peut prendre toute orientation appropriée iui permettant d'atteindre tOLS les oints de la périphérie du raccord. te dispositif ce support, en particulier lorsqu'il est ni ce lets d'appui 14, laisse libre un large champ d'accès de la menle 22 à la surface extérieure du raccord à ébarber, de sorte que la totalité de l'ébarbage peut être effectuée sans placer le raccord. Le dispositif de l'invention est utilisable pour un ébarbage manuel ou un ébarbage autcatique. On appelle ébarbage automatique un ébarbage dans lequel la rotation du support autour de son pivot central est motorisée et dans lequel la meule est commandée à distance avec un éventuel asservissement entre, d'ue p art, la montée et la rotation du support et, d'autre part, la commande de la eule, et une éventuelle programm@ation de ces différents nouvements A l'aide du verin él vateur 2, le dispositif de l'invention présente la plèoe tubulaire 16 ou 17 à la hauteur voulue pour son ébarbage, c'est-à-dire à la hauteur commode pour l'ouvrier ébarbeur dans le cas d'un ébarbage manuel et à la hauteur de la meule dans le cas d'un ébarbage automatique. De plus, par pivctement, éventuellement motorisé, de la poutre 5 autour du pivot central 1 d'axe X-X, le dispositif de l'invention présente à la meule 22 la face voulue à ébarber, ce qui est particulièrement intéressant dans le cas d'un ébarbage automatique. Par conséquent, grâce au vérin 2 et au pivot central 1, le dispositif de l'invention est levable et orientable à volonté pour présenter la pièce à meuler dans la position la plus favorable. Les Fig. 6 à 15 illustrent schématiquement l'utilisation du dispositif de l'invention pour supporter divers types de ráccords tubulaires de poids élevé. Sur chaque figure, le raccord est assis sur quatre points 20 marqués d'une croix (+). - Fig. 6 - Manchon M court, à deux emboîtements: Comme à la Fig. 3, les vés orientables 7 sont placés symétriquement par rapport au pivot central i, de façon à tourner leurs concavités l'une vers l'autre. Les entraxes des points d'appui 20 ont, de chaque côté de la poutre 5, la petite valeur dl, le dispositif de support formant en plan un H contracté droit. Fig. 7 - Coude court C au 1/32 (11 15') à deux emboi- ments: A partir de la position de la Fig. 6, on fait pivoter autour de leurs pivots 8 les deux vés 7 de manière symétrique, de telle sorte qu'un entraxe entre deux points d'appui 20 d'un côté de la poutre 5 augmente jusqu'à une valeur d4 > d1 alors que l'autre entraxe, de l'autre coté de la poutre 5, diminue jusqu'à une valeur 5 / d d5 C. Le dispositif forme en plan un H que l'on pourrait qualifier de contracté divergent. - Fig. 8 Coude C1 au 1/16 (220 30') à deux emboitements,plus long que C: On accentue la différence entre d4 et d5 par pivotement des vés 7 autour des pivots 8. On obtient un H contracté encore plus divergent. - Fig. 9 - Manchon M1 à bride et emboîtement: Même position du dispositif que pour le manchon M de la Fig. 6. - Fig-lO - Manchon M2 un peu plus long que M1: Le dispo sitif de l'invention peut conserver la même position qu'à la Fig. 9. - Fig. li - Manchon M3 à bride unique: La même position peut encore être conservée. On comprend qu'un souple retournement d'un ou des deux vés 7 permettrait de supporter de la même façon des manchons M, M1, M2 ou M3 nettement plus longs. - Fig. 12 - Coude C2 au 1/8 (450) à deux emboîtements: Pour supporter cette pièce de forme différente et d'encombrement supérieur à celui des manchons et coudes précédents, on utilise la déformabîlité du dispositif en H del'invention de manière que l'orientation générale des vés 7 suive l'inclinaison des deux faces d'extrémité à emboîtement du coude C2. Pour avoir un grand entraxe ds suffisant, on retourne de 1800 l'un des vés 7, celui de droite sur la Fig. 12. Corrélativement, on obtient un très faible entraxe d7 de l'autre côté de la poutre 5. Le dispositif de support forme un H divergent asymétrique. - Fig. 13 - Coude C3 au 1/8 (450) à deux emboîtements, de plus grand diamètre que C2:On accentue llangle que forment entre eux les droites D des deux vés,-conformément àl'an- gle du coude C3. De plus les deux vés 7 sont symétrique- ment retournés de 1800 et tournent leurs convexités l'une vers l'autre. Le dispositif de support forme un H expansé divergent. - Fig. 14 et 15- Tés. T et T1 à deux emboîtements et une tubulure à bride: C' est la tubulure principale à deux emboîtements qui repose sur le dispositif de l'invention dans les deux cas. Pour le té T, qui a des dimensions relativement petites, le dispositif de support est réglé en H droit contracté, comme a la Fig. 6. Pour le té T1, de dimensions nettement supérieures, le dispositif est réglé en H droit expansé, comme représenté en traits mixtes à la Fig. 3. En variante, à la place du vérin 2, on peut utiliser comme élévateur un dispositif à parallélogramme articulé ou tout autre dispositif approprié. Enfin, le support de l'invention est utilisable également pour d'autres travaux que l'ébarbage à effectuer sur des raccords tubulaires de canalisation, par exemple pour des opérations de revêtement intérieur, des opérations d'usinage ou encore des opérations de mesure, d'examen ou de contrôle. - REVENDICATIONS 1.- Dispositif de support de pièces tubulaires en vue de leur ébarbage, du type comprenant deux vés de support, caractérisé en ce que chaque vé (7) est monté pivotant autour d'un pivct vertical (8). 2.- dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque v g7) a, e par, une for ne en V. 3.- Dispositif suivant l'une des revendi- cations 3 et 2, caractérisé en ce que la distance (L). séparant les deux pivets verticaux (8) est calculée en fonetion des dimensions des vés (7) de façon à permettre la rotation complète de chaque vé (7) autour de son pivot (8) 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendication. 1 à 3, caractérisé en ce que les deux pivots verticaux (8) sont montés aux extrémités d'une poutre (5! de support horizontale montée rotative en son milieu autour d'un pivot central d'axe vertical (X-X) 5.- Dispositif suivant La revendication 4, caractérisé en ce que la poutre (S) de support est reliée à un dispositif el-uatelr (2). 6. Dispositif suivant l'une des revendication 4 et 5, caxactérisé en ce que la poutre (5) de support et chaque vé (7) présentent des ;raduataons (18, 1Q1 de mesure d'angle. 1. dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend un feu de rehausses (l) interchangeables pouvant entre fixees à chaque extrémité de chaque branche (15) des vés (7). 8. - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que chaque vé (7) comprend une vis (12) de blocage -n rotation pour vue à son extrémité d'un organe de friction en élasto Père !13). 9.- Dispositif de support suivant l'une des revendications 1 et 2,caractérisé en ce qu'il forme en plan un H constitué par les deux vés (7) et une poutre (5) reliant les pivots (8) de ces vés 87), ce H étant déformable en vue de son adaptation aux pièces tubulaires à supporter.