La présente invention se rapporte à un procédé de purification de courant gazeux par élimination de ce courant de gaz acides, tels que des oxydes d'azote, du gaz carbonique, du sulfure d'hydrogène, de l'anhydride sulfureux, des gaz halogénés, des gaz acides d'halogènes, des gaz acides organiques tels que l'acide formique, l'acide acétique et similaires, Ce procédé est applicable en particulier pour éliminer les oxydes d'azote de gaz produits dans dtisproeessus chimiques, de produits gazeux de combustion, de gaz sortant de générateurs de courant brûlant du charbon et du mazout et similaires, de gaz dégagés dans des opérations de décapage de métaux et d'autres émissions gazeuses où il existe un problème de pollution par des oxydes d'azote.L'invention concerne en outre un appareil pour la mise en oeuvre d'un tel Procédé. Les exigences de plus en plus sévères concernant l'élimi- nation de substances polluantes de gaz déversés dans l'atmosphère ont rendu inefficaces de nombreux systèmes et procédés classiques servant à purifier les gaz produits dans des processus industriels et qui permettent d'éliminer jusqu'a environ 98 o de substances polluantes. En ce qui concerne l'élimination des gaz acides, un procédé connu depuis longtemps consiste à mettre en contact un courant gazeux avec des solutions alcalines de lavage contenant de l'ammoniac, des amines, de l'urée,des hydroxydes de métaux alcalins et/ou des sels alcalins.Des procédés de ce type sont décrits dans les brevets US 2 608 462, 2 613 132, 2 638 405,, 2 899 197, 2 955 909 3 161 461, 3 329 478 3 463 603, 3 502 428, 3 635 657, 3 653 809 et 3 653 810. Dans les brevets US 2 818 323 et 3 508 382, on a également proposé d'enlever des gaz acides d'un courant gazeux en le faisant traverser un tamis moléculaire à zéolite ou un lit fluidisé constitué d'une substance solide absorbante qui est imprégnée d'une amine à point d'ébullition élevé. En outre, les brevets US 3 425 893 et 3 567 367 concernent la transformation à l'aide de catalyseurs des gaz constitués par des oxydes d'azote. L'élimination efficace (c'est-à-dire avec un rendement d'au moins 99 %) des oxydes d'azote s'est avérée plus difficile que l'élimination d'autres gaz acides tels que du gaz carbonique, du sulfure d'hydrogène et de l'anhydride sulfureux et on a apporté une grande attention à ce problème très récemment. Ainsi dans un article du Journal Of The Air Pollution Oontrol Àssociation, Vol. 21, NO 3 Mars 1971 pages 122 à 127 > on décrit la transformation de NO en NO#, en précisant que la vites se de conversion est bien plus lente aux faibles concentrations et que la vitesse de solubilité de N02 dans l'eau ou dans des solutions alcalines e bien plus lente pour de faibles concentrations et on conclut qu'il n'est pas possible en pratique de réduire les concentrations en oxydes d'azote dans des fumées en dessous d'environ 2000 ppm dans des installations d'absorption par liquides de dimensions normales. Dans des installations fixes de génération de courant utilisant des combustibles fossiles, on s'est attaché à faire des modifications de conception et de techniques de combustion au lieu de faire intervenir la fiabilité des équipements dfabsorp- tion en vue de réduire les émissions d'oxydes d'azote. L'utilisation d'ammoniac dans les procédés connus, soit en solution aqueuse, soit en présence d'un catalyseur solide, pour la réduction des oxydes d'azote fait intervenir une réaction en phase vapeur du fait de la volatilité de l'-ammoniac gazeux. Ce- pendant, la réaction exothermique de l'ammoniac avec des oxydes d'azote est d'un type absolument différent de la réaction des amines avec des oxydes d'azote. Selon le document Air Pollution Control - Première partie, Série Wiley Interscience de textes et de monographies, (1971) pages 80-88, une réduction catalytique d'oxydes d'azote par de l'ammoniac produit un courant gazeux déversé dans l'atmosphère et contenant 80 ppm d'oxydes d'azote et 10 ppm d'ammoniac.Il apparat par conséquent que l'ammoniac ne permet pas d'éliminer pratiquement complètement l'oxyde d'azote dans un réacteur de dimensions normales. Actuellement7 on estime que les procédés connus pour éliminer des oxydes d'azote de courants gazeux par absorption en solution ou par des substances solides ne sont pas efficaces pour satisfaire aux impératifs récents concernant le controle de la pollution de l'air. On considère que la réduction catalytique des oxydes d'azote est commercialement applicable mais il est bien connu que les catalyseurs sont coûteux sont sujets à un empoisonnement par d'autres substances polluantes pouvant exister dans le courant gazeux à épurer et nécessitent un contre précis et un entretien de l'appareillage. conséquence, il semble évident qu'il soit nécessaire de disposer d'un procédé simple, efficace et sûr pour éliminer des gaz acides de coupants gazeux avant leur déversement dans 1' atmosphère. L'invention a pour but principal de fournir un procédé qui permette de résoudre le problème de 11 élimination simple, économique, sûr et pratiquement complète de gaz acides à partir de courants gazeux. Selon l'invention, le problème défini ci-dessus est résolu. en mettant en contact le courant gazeux contenant des gaz acides avec une vapeur d'amine dans une zone de réaction, la pression partielle de la vapeur d'amine existant dans cette zone étant suffisante pour correspondre à au moins 5 % de la pression totale régnant dans ladite zone, en mélangeant ce courant gazeux et la vapeur d'amine pour produire une réaction en phase vapeur entre l'amine et les gaz acides, en produisant facultativement et additionnellement une réaction en phase liquide entre l'amine et les gaz acides, en séparant les produits de réaction du courant gazeux et en déchargeant le courant gazeux purifié dans-l'atmosphère. Un appareil pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention peut être d'une construction classique excepté qu'il est prévu une chambre de réaction dans laquelle le courant gazeux entre en contact avec la vapeur d'amine pour amorcer la réaction en phase vapeur. Cette opération est suivie par une mise en contact du courant gazeux, dans un laveur classique, avec une pulvérisation aqueuse d'amine et/ou avec une pulvérisation aqueuse d'une solution d'amine dans des conditions qui peuvent amorcer à la fois des réactions en phase vapeur et des réactions en phase liquide. On peut affirmer qu'il n'a pas été proposé par le passé de faire réagir en phase vapeur des amines avec des gaz acides et que les amines utilisées dans les procédés connus ont une si 9ai- ble volatilité que leur solution ne produit pas intrinsèquement dans la zone de réaction une pression de vapeur partielle de l'amine s'élevant au moins à 5 % de la pression totale régnant dans ladite zone. On a trouvé qu'une réaction en phase vapeur se déroule plus rapidement et est plus complète qu'une réaction en phase liquide, ce qui permet de maintenir le pourcentage d'élimination des gaz acides à au moins 99 %, c'est-à-dire à un niveau inférieur à 10 ppm dans un réacteur de dimensions normales. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence au dessin unique annexé qui représente schématiquement un système de traitement d'un courant de déchets gazeux contenant des gaz acides et provenant d'une installation industrielle, la figure représentant en coupe verticale une zone de réaction en phase vapeur, une chambre d'épuration et un éliminateur de brouillard agencés selon l'invention. Dans la mise en pratique du procédé de l'invention, le courant gazeux à purifier se trouve ordinairement à la température ambiante, c'est-à-dire entre environ 100 ou 400C, et il contient également une certaine quantité de vapeur d'eau et d'oxygène en plus des gaz acides qui doivent être éliminés. Dans les installations connues on s'est rendu compte que la présence de NO rend la purification des gaz plus difficile du fait de la plus faible solubilité et réactivité de NO. En conséquence, il est préférable qutil existe dans le courant gazeux une quantité suffisante d'oxygène pour produire une conversion substantielle de NO en NO2. Comme cela est bien connu, à la température ambiante et en présence d'une quantité d'oxygène suffisante, l'équilibre de la réaction : est déplacé vers la droite de sorte que les oxydes d'azote se présentent en majeure partie sous la forme de N02 dans ces conditions On voit par conséquent que, dans le mode préféré de mise en oeuvre du procédé, si le courant gazeux à purifier se trouve à haute température et contient très peu d'oxygène, on prévoit des moyens pour introduire de l'air dans le courant gazeux ou dans la chambre de réaction en phase vapeur, ce qui réduit ainsi simultanément la températu-e du courant gazeux et permet d'introduire une quantité suffisante d'oxygène dans le système pour assurer la conversion ou transfornation de la majeure partie du NO en M02 Lorsqu'on opère à la température ambiante, on constate qu'une amine ayant un point d'ébullition non supérieur à environ 7000, et de préférence non supérieur à environ 5000, a une volatilité suffisante lorsqu'elle est introduite dans la zone de réaction, sous forme vapeur ou liquide, ou sous forme d'une pulvérisation d'une solution d'amine aqueuse, pour produire une pres- sion de vapeur partielle de l'amine égale à au moins 5 % de la pression totale dans la zone de réaction. Â cet égard, il est à noter que le système selon l'invention est conçu pour fonctionmer de façon continue à la pression atmosphérique, ou à une pression légèrement inférieure à la pression atmosphérique, du fait de l'effet d'aspiration d'un ventilateur de décharge. La vapeur d'amine, la solution d'amine et de l'air sont introduits à une pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique, l'expression "pression essentiellement atmosphérique" utilisée dans la présente description étant destinée à inclure la pression atmosphérique, la pression légèrement inférieure à la pression atmosphérique qui est créée par l'aspiration exercée par le ventilateur de décharge et la pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique qui est utilisée pour introduire l'amine et l'air supplémentaire dans le système. Sur la figure, on a désigné par 10 une hotte de décharge qui collecte des fumées ou des déchets gazeux provenant d'une installation industrielle typique telle qu'une installation de traitement chimique, de décapage de métaux, une installation produisant des gaz/combustion ou toute installation similaire. Le courant gazeux contenant des gaz acides est canalisé par l'intermé- diaire d'un conduit désigné par Il jusqu'à l'entrée 12 d'une zone de réaction désignée par 13. Le conduit est pourvu d'une entrée réglée d'air supplémentaire désignée par 15. La zone de réaction 13 est une chambre de réaction en phase vapeur comportant des moyens tels que des buses de pulvérisation 14 pour introduire une amine. Cette amine peut commodément être introduite par l'intermédiaire des buses 14 sous la forme d'une vapeur, d'une pulvérisation d'amine liquide ou bien d'une solution aqueuse de cette amine et l'amine est choisie de manière que sa volatilité et sa pression de vapeur à la température régnant dans la zone de réaction fassent en sorte que l'amine existe sous la forme de vapeur dans la chambre 13. Comme indiqué précédemment on introduit l'amine à une pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique. La chambre 13 est pourvue d'une région de base 16 agencée de manière à collecter les résidus d'amine liquide ou de solution d'amine en vue de leur recyclage dans la chambre de réaction. Un éliminateur de brouillard 17, se présentant sous la forme de déflecteurs ou d'un garnissage et placé à proximité de la sortie 18 de la chambre de réaction, réduit ltentrannement de l'amine liquide ou de la solution d'amine hors de la zone de réaction Les produits de réaction de l'amine avec les gaz acides sont aspirés au travers de l'éliminateur de brouillard 17 et sortent de la chambre de réaction par l'intermédiaire du conduit 18 en vue de leur introduction par l'entrée 19 dans une zone d'épuration 28 comprenant une entrée de liquide de lavage 20, des buses de pulvérisation 21 et un lit de lavabe 22 qui peut être garni d'an neaus de Raschig. L'évacuation, la séparation et l'épuration des produits de réaction et l'appareil correspondant sont d'un type classique et ne seront par conséquent pas décrits en détail dans la suite. On pourra se référer par exemple au brevet US 3 006 436 pour trouver de tels détails. Un conduit d'évacuation désigné par 35 est prévu pour assurer l'évacuation de l'amine ou de la solution d'amine collectée dans la zone de base ou bac 16 de la chambre de réaction en vue de leur transfert dans une cuve de recyclage 36. l'amine peut etre introduite à partir d'une cuve d'alimentation 37 dans la cuve de recyclage. Une pompe de recyclage désignée par 38 est prévue pour assurer le transfert continu de Lamine par l'intermédiaire du conduit 39 vers la chambre de réaction 13 par les buses 14. Dans l'exemple représenté, la cuve d'alimentation 37 est agencée pour introduire une solution d'amine concentrée dans la cuve de recyclage 36 en vue de son introduction ultérieure dans la chambre de réaction 13 sous une forme pulvérisée, entrée d'eau dans la cuve 36 ayant été désignée par 40. Il est évident qu'on peut introduire une solution d'amine dans la partie d'épuration classique par l'entrée de liquide 20 et/ou par les buses de pulvérisation 21. On peut introduire la meme amine à la fois dans la chambre de réaction et dans la partie d'épuration à une concentration identique ou différente ou bien on peut introduire des amines différentes dans la chambre de réaction et dans la partie d'épuration en doublant de façon appropriée les cuves d'alimentation, les pompes et les conduits pour créer un contact supplémentaire entre l'amine et les gaz acides en vue d'établir dans un lit 22, et/ou au dessus et en dessous du lit, une zone où se déroulent des réactions en phase vapeur et en phase liquide. Les produits de réaction entre l'amine et les gaz acides, qui sont solubles dans l'eau, sont évacués dans le lit du dispositif d'épuration 22 et ils sont entraînés vers le bas jusaue dans un bac 23 par le liquide d'épuration. Ces produits de réaction sont évacués du bac par un tuyau de vidange désigné par 24. Le courant de gaz épuré ou purifié est canalisé par l'intermédiaire d'un épurateur de brouillard 25 par l'effet d'aspiration exercé par un ventilateur de décharge 26 et il est déversé dans l'atmosphère par l'intermédiaire d'une cheminée désignée par 27. Un séparateur à cyclône (non représenté) peut être éventuel le- ment prévu. On peut également assurer un recyclage du liquide de lavage ou d'épuration du bac 23 vers les buses de pulvérisation 21, une pompe de recyclage 30 et un conduit correspondant 31 servant à remplir cette fonction et étant représentés sur le dessin. Il est en outre à noter qu'on peut introduire de-l'air supplémentaire dans la hotte de décharge 10 plumet que par l'entrée 15 pour augmenter la période de conversion de NO en N02 ou bien on peut. introduire cet air dans la chambre de réaction 13. Comme indiqué ci-dessus, lors de l'épuration ou purification d'un courant de gaz à la température ambiante, il est préférable d'utiliser une amine ayant un point d'ébullition non supérieure à environ 500C. Un certain nombre d'amines aliphatiques primaires secondaires ou tertiaires satisfont à cette condition et on a résumé dans le tableau 1 ci-dessous les renseignements concernant ces amines:: TABLEAU 1 Désignation Formule Point d'ébul- Poids molé lition C culaire méthylamine CH3NH2 -6,5 31,06 diméthyl ami ne (CH3)2NE 7,4 45,08 triméthylamîne (CH3)3N 3,5 59,11 éthylamine 2 5 2 16,6 45,08 diéthylamine (C2#)2## 55,5 73,14 i-propylamine (CE3)2CHNH2 33 59,11 n-propylamine 49 59,11 t-butylamine (CH3)3 CNH2 45,2 73,14 Dans une série d'essais en laboratoire où on a épuré à la température ambiante des courants gazeux contenant des oxydes d'azote par un certain nombre d'amines du tableau I ainsi que certaines autres matières couramment utilisées dans le domaine connu, on a constaté que les amines permettaient d'éliminer très efficacement les oxydes d'azote. On a effectué les essais dans une chambre de réaction en phase vapeur en pulvérisant dans la chambre une solution aqueuse à 5 % en poids du composé d'épuration. On a établit une échelle en prenant pour unité l'efficacité de l'eau, les essais de laboratoire décrits ci-dessus ont montré qu'il existait les relations approximatives suivantes, tous les essais ayant été exécutés dans les mêmes conditions : TABLEAU Il Désignation Type de composé Rendement relatif- sur une base de poids é# eau neutre 1 urée (carbamide) amide 5 ammoniac gaz alcalin 15 triéthanolamine alcanolamine Il méthylamine amine primaire 55 diméthylamine amine secondaire 35 triméthylamine amine tertiaire 18 i-propylamine amine primaire 16 t-butylamine amine primaire 20 Les données indiquées dans le tableau Il montrent que toutes les amines testées sont d'une efficacité supérieure pour l'élimination des oxydes d'azote, la méthylamine et la diméthylamine constituant les amines préférées. Cela est du à deux facteurs, à savoir le faible point d'ébullition (et par conséquent la haute pression de vapeur) de la méthylamine et de la diméthylamine et leur faible poids moléculaire, qui permettent d'obtenir une équivalence stoechiométrique supérieure pour le même poids absolu. En d'autres termes, un gramme de méthylamine produit un plus grand nombre de groupes amino qu'un gramme de t-butylamine par exemple. Une comparaison de ces rendements relatifs avec les données du tableau I indique que l'efficacité n'est.pas uniquement fonction du point d'ébullition et/ou du poids moléculaire. Par exemple la triméthylamine qui a un point d'ébullition de 3,50C et un poids moléculaire de 59,11, présente essentiellement la même efficacité que la i-propylamine (d'un point d'ébullition de 3300 et d'un poids moléculaire de 59,11) et que la tbutylamine (ayant un point d'ébullition de 45,200 et un poids moléculaire de 73,14). Puisque la triméthylagine est une amine tertiaire alors que l'i-propylamine et la t-butylamine sont des amines primaires, il a araRt que les amines tertiaires sont moins efficaces que les amines primaires.D'autre part la dimé tnylamine qui est une amine secondaire présente un rendement relativement élevé et en conséquence on peut considérer que les ami nes aliphatiques primaires et secondaires ont un rendement optimal. Bien qu'on ne désire pas se lier à une théorie, on estime que la réaction en phase vapeur avec des oxydes d'azote peut être un peu analogue à la réaction d'une amine aliphatique avec un acide nitreux. il est bien connu que les amines aliphatiques primai- res sont transformées par de l'acide nitreux en alcools avec dégagement d'azote, que des amines aliphatiques secondaires produisent des nitrosamines tandis que les amines tertiaires ne produisent aucune réaction en ce qui concerne le groupe amino. En conséquence théoriquement, une réaction en phase vapeur d'amines primaires et secondaires avec des oxydes d'azote se traduit par une conversion au moins partielle des oxydes d'azote en azote et en nitrosamines, le reste étant converti en produits de réaction de types non identifiés à 11 heure actuelle. Des amines tertiaires de faible point d'ébullition sont soumises à un type de réaction en phase vapeur qui n'est pas connu à l'heure actuelle mais qui est plus efficace pour l'élimination des oxydes d'azote que la triéthanolamine et l'urée. Lorsqu'on traduit les rendements relatifs définis ci-dessus en termes correspondant à l'efficacité d'élimination des oxy- des d'azote contenus dans un courant gazeux, on voit que les composants préférés constitués par la méthylamine et la diméthylami- ne permettent d'éliminer au moins 99 ffi des oxydes d'azote à la température ambiante dans une zone ou chambre de réaction de dimensions normales. Chacun des autres composés énumérés ci-dessus ne permet pas d'éliminer 99 % des oxydes à la température ambiante à moins qu'on augmente sensiblement la durée de la période de réaction ou les dimensions de la chambre de réaction. Cependant, une température plus élevée à l'intérieur de la zone de réaction, par exemple de 400 à 500C, augmente l'efficacité de composés tels que l'i-propylamine et la t-butylamine. On a effectué des essais de laboratoire similaires où on a épuré des courants gazeux contenant de l'anhydride sulfureux par plusieurs amines et autres matières énumérées dans le tableau Il. Ces essais ont mis en évidence approximativement la neume efficacité des amines à éliminer l'anhydride sulfureux dans une réaction en phase vapeur. D'autres gaz acides du type défini ci dessus qui sont soumis à des réactions en phase vapeur analogues sont apparemment éliminés d'une manière aussi efficace par les amines. 3ien quton fasse varier la concentration de la vapeur d'amine dans la zone de réaction en fonction de la concentration des gaz acides dans le courant gazeux à épurer, on a trouvé qutil suffit d'utiliser une quantité de vapeur d'amines permettant de produire une pression partielle de vapeur d'au moins 5 % de la pression totale dans la zone de réaction pour réduire les concentrations des oxydes d'azote d'environ 1000 ppm à entrée jusqu'à moins de 10 ppm à la sortie de la zone de réaction. On arrive à ce résultat en introduisant l'amine dans la chambre de réaction et dans la chambre de lavage de l'appareil décrit ci-dessus sous la forme d'une solution aqueuse contenant entre environ 1 * en poids et la teneur de saturation de l'amine.De préférence la solution contient au moins 5 % en poids de lamine. On a effectué des calculs du débit d'introduction de la vapeur d'amine en marche continue en se basant sur des concentrations en N02 comprises entre 50 et 1000 ppm pour le composé préféré constitué par la méthylamine et pour le composé le moins efficace constitué par la triméthylamine. On a trouvé qu'une partie en poids de N02 était éliminée par environ 0,674 partie en poids de méthylamine alors qu'une partie en poids de NOS est éliminée par environ 1,283 partie en poids de triméthylamine.Les quantités nécessaires de chaque amine, exprimées en mg/m3, pour éliminer diverses concentrations de N02 ont été indiquées dans le tableau III ci-dessous. il est à noter qu'une valeur minimale d'environ 32 mg de méthylamine suffit pour enlever 50 ppm de NO2 par m tandis qu'une quantité maximale d'environ 1210 mg de triméthyl- amine est nécessaire pour enlever 1000 ppm de NOS par m3 Cela équivaut à un minimum d'environ 0,001 mole par m de méthylamine et un maximum d'environ 0,02 mole par m) de triméthylamine. TABLEAU III CONCENTRATION EN NO# Q;UM#ITE E D'AS5IIIE ?rLCESS#IRE m#/m3 mg/m néthylamine triméthylamine 50 47 31,7 60,3 100 94 63,4 120,9 200 188 126,8 241,8 500 470 317 603 100 940 654 1209 Bien qu'on ait indiqué ci-dessus que le procédé selon l'in- vention se déroule de préférence à la température ambiante et essentiellement à la pression atmosphérique, il rentre dans le cadre de l'invention de purifier des courants gazeux à des températures élevées et/ou à des pressions supérieures à la pression atmosphérique. Lorsqu t on opère dans de telles conditions, on choi sit une amine présentant un point d'ébullition tel qu'il établisse une pression partielle de vapeur de l'amine au moins égale à 5 % de la pression totale régnant dans la zone de réaction, en vue d'amorcer ainsi une réaction en phase vapeur entre la vapeur d'amine et les gaz acides. L'invention permet par conséquent d'obtenir un procédé extremement souple qui peut être mis en pratique dans des conditions très différentes. En outre, bien qu'on ait décrit 11 appareil préféré agencé selon l'invention comme comprenant une chambre de réaction et d'épuration et comme faisant intervenir à la fois des réactions en phase vapeur et en phase liquide, il rentre dans le cadre de l'invention de mettre en contact le courant gazeux avec la vapeur d'amine dans une seule chambre de réaction où il se déroule seulement et essentiellement une réaction en phase vapeur, cette opération étant suivie par une épuration à l'eau classique. En résumé, les amines pouvant être utilisées dans la mise en pratique de l'invention comprennent des amines aliphatiques et araîkyles primaires, secondaires et tertiaires solubles dans l'eau qui présentent une pression de vapeur suffisamment haute pour établir une pression partielle de vapeur d'amine correspon- dant à au moins 5 % de la pression totale régnant dans la zone de réaction à la température et à la pression existant dans ladite zone. Quand la zone de réaction se trouve à la température ambiante, il est préférable d'utiliser des amines ayant un point d'ébullition-qui ne soit pas supérieur à environ 500C et qui#soit de préférence non supérieur à environ 200C. Dans de telles conditions, on a obtenu des résultats optimaux avec des amines aliphatiques primaires et secondaires ou bien des mélanges desdites amines présentant des points d'ébullition non supérieurs à environ 100G (par exemple la méthylamine, la diméthylamine, et des mélanges desdites substances). KE:VENDICADIONS 1. Procédé continu de purification d'un courant gazeux mobile par élimination des gaz acides contenus dans celui-ci tels que les oxydes d'azotes le gaz carbonique, le sulfure d'hydrogè- ne, l'anhydride sulfureux, les gaz halogénés, les gaz d'acide formique, les gaz d'acide acétique et des mélanges desdites substances, procédé caractérisé en ce qu'on fait passer le courant gazeux dans une zone de réaction, on introduit de façon continue une vapeur d'une amine telle que des amines aliphatiques et aralkyles primaires, secondaires, et tertiaires solubles dans l'eau et des mélanges desdites amines dans ladite zone en quantité suffisante pour produire une pression de vapeur partielle de ladite amine au moins égal à 5 h de la pression totale régnant dans ladite zone de réaction, on assure le mélange desdits courants gazeux et de ladite vapeur d'amine afin de produire une réaction en phase vapeur de ladite vapeur d'amine avec les gaz acides, on sépare les produits de réaction de la vapeur d'amine et des gaz acides du courant gazeux et on déverse le courant gazeux ainsi purifié dans l'atmosphère. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que ladite amine a un point d'ébullition non supérieur à environ 500C lorsque le courant gazeux se trouve à la température ambiante. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le courant gazeux contient en outre de l'oxygène. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on sépare les produits de réaction de l'amine et des gaz acide du courant gazeux en épurant le courant gazeux à l'aide d'un liquide aqueux. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on pulvérise l'amine dans la zone de réaction sous la forme d'une solution aqueuse contenant au moins 1 % en poids de ladite amine. 6e Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lesdits gaz acides contiennent des oxydes d'azote et ladite amine est pulvérisée dans la zone de réaction sous la forme d'une pulvérisation aqueuse en quantité directement proportionnel à la concentration des oxydes d'azote dans le courant gazeux et un débit suffisant pour produire entre environ 0,001 mole et 0,02 mole de vapeur d'amine par m3 de courant gazeux pour des concentrations comprises entre environ 50 et 1000 ppm d'oxydes d'azote. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que ladite amine est la méthylamine. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ladite amine est la diméthylamine. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'étape d'épuration du courant gazeux avec un liquide aqueux consiste à épurer le courant gazeux avec une solution aqueuse de ladite amine en vue de produire une réaction en phase liquide de ladite amine avec lesdits gaz acides. 10. Appareil de purification pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, comprenant un moyen pour collecter et canaliser le courant gazeux, une chambre d'épuration, un moyen prévu dans la chambre d'épuration pour mettre en contact le courant gazeux avec une pulvérisation aqueuse, un moyen pour séparer les produits de réaction du courant gazeux et un moyen pour déverser le courant gazeux dans l'at- mosphère, appareil caractérisé en ce qu'il comprend une chambre de réaction située entre le moyen servant à collecter et à canaliser le courant gazeux et la chambre d'épuration de nanière à recevoir le courant gazeux cahalisé par ledit moyen et un dispositif pour pulvériser un réactif fluide en phase#;euse dans la chambre de réaction.