La présente invention concerne un procédé et une installation pour l'obtention de cartes-doses pour la conservation des fleurs coupées. Une carte-dose de ce genre a été décrite dans le Brevet français No 74/18899 et est notamment remarquable en ce quelle est cons tituée par une carte de carton, papier ou substitut de ces matières, imprégnée d'une quantité adéquate de conservateur soluble dans l'eau et correspondant à un volume déterminé d'eau dans laquelle est destinée à entre immergée ladite carte. Les avantages découlant de ces cartes-doses sont multiples. Elles peuvent titre aisément agrafées, de manière rapide et parfaitement visible, sur les papiers ai feuilles d'emballage des bouquets ou bottes de fleurs coupées. D'autre part, elles rendent possible l'impression aisée et économique des modes d'emploi des doses de produits conservateurs sur les doses elles-mttes, en supprimant ainsi les notices accompagnant habituellement les doses présentées sous d'autres formes (liquide, poudre, pastille). Par ailleurs, elles se prttent également à l'impression facile et peu conteuse des noms, marques et autres signes ou dessins distinctifs des commerçants sur les doses elles-mSses, en évitant, de la sorte, l'apposition des étiquettes communément utilisées pour préciser la provenance des articles. Dans le Brevet français susmentionné, il a été indiqué que lim- prégnation des feuilles ou planches de carton ou papier dans lesquelles sont ensuite découpées les cartes-doses, pouvait être réalisée de différentes manières : - par trempage dans une solution concentrée de produit conser vateur - par vaporisation à l'aide d'un brumisateur du genre pistolet à peinture - par incorporation du produit de conservation dans la pSte à papier ou autre, lors de la fabrication des planches ou feuilles. Les deux premiers procédés précités ont un caractère artisanal et ne conviennent pas à une fabrication industrielle impliquant des rythmes de production élevés. D'autre part, le troisième procédé susmentionné pose des problèmes pratiques et techniques difficiles à résoudre. Le procédé et l'installation selon la présente invention ont donc pour but de permettre l'imprégnation, à des cadences industrielles, des feuilles de papier préalablement imprimbes. Ce procédé est notamment remarquable en ce que des feuilles de papier sans colle sont disposées à plat et animées d'un mouvement trajectoire, de préférence rectiligne, lors duquel elles sont d'abord imprégnées de produit conservateur constitué par du sulfate d'alumine liquide et appliqué par projection, puis séchées lors de leur trajet au-dessous d'une rampe chauffante avantageusement constituée par une pluralité d'éléments chauffants placés en succession. L'installation selon la présente invention est principalement caractérisée par le fait qu'elle comprend un transporteur traversant successivement : dtune part1 une chambre d'imprégnation dans la partie supérieure de laquelle est installée une buse de projection et, d'autre part, un tunnel de séchage comportant une rampe chauffante de préférence constituée par une pluralité d'é léments chauffants disposés en succession au-dessus dudit transporteur. Selon une autre caractéristique, ledit transporteur est constitué par une pluralité de câbles sans ìn convenablement espacés, de préférence exécutés en acier inoxydable et stenroulant sur au moins deux rouleaux extrtmes. Ces buts et caractéristiques et d'autres encore, ressortiront mieux de la description qui suit et des dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue en coupe longitudinale de l'installation Selon l'invention. La figure 2 est une vue en plan et en coupe selon la ligne 2 - 2 de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3 - 3 de la figure 1. La figure 4 est une vue de détail des moyens de réglage de la tension des cibles sans fin constituant le transporteur de l'installation. On se réfère auxdits dessins pour décrire un exemple de mise en oeuvre du procédé et de réalisation de l'installation selon l'invention, cet exemple n'ayant, bien entendu, aucun caractère li mitatif. L'installation revendiquée comprend un transporteur 1 du genre comportant une bande sans fin s'enroulant sur au moins deux rouleaux d'extrémité 2a - 2b dont l'un reçoit le mouvement moteur. Selon une disposition caractéristique, la bande ou surface porteuse de ce transporteur est constituée par une pluralité de câbles 3 sans fin convenablement espacés, par exemple exécutés en acier inoxydable, et s'enroulant dans des gorges ménagées, de toute manière connue, dans les rouleaux extrtmes 2a - 2b. Le rouleau entratneur reçoit son mouvement d1un moteur électrique à courant continu à régime réglable, de façon à permettre un entratnement de la surface porteuse du transporteur à des vitesses variables, en fonction des nécessités. Le rouleau entratné est, de manière préférée, installé, de toute manière connue, avec une aptitude de règlage dans le plan longitudinal de l'installation. Le transporteur, et plus précisément le brin supérieur actif la de la surface porteuse de ce dernier, traverse successivement, une chambre d'imprégnation 4 et un tunnel de séchage 5. La chambre d'imprégnation comporte, à la base de ses parois transversales opposées, des ouvertures 4a - 4b pour le passage du brin supérieur actif la du transporteur. Dans sa partie supérieure, est installée au moins une buse de projection 6 laquelle est, de préférence, du type, connu en soi, permettant la projection d'un liquide sous forme de jet J triangulaire et plat. Cette buse de projection est alimentée par une pompe 7 à débit réglable, apte à être reliée à un réservoir (non représenté) de produit conservateur. La partie inférieure de la chambre dtimpréguation est aménagée pour former un bac de récupération 4c, afin de recueillir l'excè- dent de produit liquide qui n'a pas été absorbé par les feuilles de papier lors de leur -passage dans ladite chambre. Ce bac de récupération est formé par la base des parois latérales 4d de la chambre d'imprégnation et par des cloisons transversales de faible hauteur 4e réservées au-dessous des orifices d'entrée 4a et de sortie 4b de ladite chambre. Le fond de la partie inférieure formant bac de récupération 4c comporte un orifice d'évacuation 4f communiquant avec un tuyau 8 (partiellement représenté) acheminant, par exemple par gravité, le surplus de liquide recueilli jusqu'au réservoir de produit conservateur. La paroi supérieure 22 de la chambre d'imprégnation comporte un orifice d'aspiration 4h communiquant avec une gaine 9 reliée à l'entrée d'un aspirateur 10 constitué par une turbine ou autre appareil analogue. Cette aspiration permet de compenser la surpression d'air qui pourrait régner dans la chambre dtimprégna- tion, lors de la présence du jet, en évitant ainsi la déòrma- tion de la configuration triangulaire et plate de ce dernier. Le tunnel de séchage 5 dont l'entrée communique avec la sortie de la chambre d'imprégnation comporte une rampe chauffante laquelle est avantageusement constituée par une pluralité d'éléments chauffants 11 disposés les uns à la suite des autres au-dessus du brin supérieur actif de la bande transporteuse. Les éléments chauffants sont avantageusement constituées par des radiants électriques disposés transversalement en succession, sans écartement ou avec un espacement très minime sur toute la longueur du tunnel ou enceinte de séchage. Ils sont portés par un bAti 12 réglable en hauteur, par exemple au moyen de ses tiges de suspension 12a comportant une extrémité supérieure filetée traversant la paroi supérieure 5a du tunnel de séchage et sur laquelle se vissent des écrous de blocage. La paroi supérieure 5a du tunnel de séchage comporte encore, de manière intéressante, au moins une bouche dtaspiration 5b communiquant avec une gaine 13 (partiellement représentée) également reliée à l'entrée de l'aspirateur 10, de manière à évacuer les vapeurs résultant du séchage accéléré des feuilles imprégnées. Le transporteur est doté de moyens de réglage de la tension des cables 3, par exemple disposés au voisinage de l'extrémité postérieure dudit transporteur, aìn que la surface porteuse délimitée par lesdits cibles soit parfaitement plane. Ces moyens comprennent, pour chaque cible 3, un bras 14 monté avec une aptitude de libre pivotement, par l'une de ses extrémités, sur un axe fixe 75 solidaire du chassies 21 de l'installation, et dont l'autre extrémité est pourvue d'un galet 16 prenant appui sur le brin inférieur du cible sans fin. Les bras 14 sont orientés vers l'amont par rapport à leur axe d'articulation, en considérant le sens de circulation des cibles 3. Un contre-poids 17 peut entre avantageusement suspendu ou autrement fixé à 11 extrémité libre de chaque bras 14 pour augmenter la force de l'appui exercé sur le brin inférieur des cibles et, par conséquent, améliorer la tension de leur brin supérieur. Un casier 18 est placé en bout de l'installation pour la réception des feuilles ou planches imprégnées et séchées. On a prévu de disposer un transporteur à courroies 19, à l'avant de l'installation, le brin supérieur de ce transporteur auxiliaire étant situé dans le plan du brin supérieur actif la du transporteur principal. Ce transporteur auxiliaire doté d'un guide latéral 20 a pour fonction de permettre un bon positionnement des feuilles au début de leur trajet, notamment lorsque l'installation est alimentée aanueileilent, Cependant, il est aussi possible de placer, à l'entrée de l'installation, un dispositif d'alimentation automatique, connu en soi, délivrant et positionnant les feuilles à traiter, une à une, sur l'extrémité avant du brin supérieur actif du transporteur. Pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on utilise un papier sans colle lequel peut ttre avantageusement un buvard AFNOB VII/2 160 g/m2 ou une carte à parfum AFNOR VII/1 175 tandis que le produit conservateur employé est le sulfate d'alumine liquide à 8 ç d'alun. On comprend bien le processus d'imprégnation et le fonctionne- ment de l'installation selon l'invention. Au début de leur trajet, lors de leur passage dans la chambre 4t les feuilles F placées unitairement sur le transporteur et préa- lablement imprimées, sont imprégnées, sur la totalité de leur surface, du produit conservateur projeté par la buse de projection 6. Elles sont ensuite séchées durant leur parcours d'non bout à l'autre du tunnel de séchage 5. Les feuilles ainsi imprégnées et séchées sont enfin découpées au nassicot ou machines analogues, de manière à constituer des cartes-doses ayant, par exemple, un format de 100 x 63,5 mm, chaque dose réalisée de la sorte étant prévue pour un litre d'eau et contenant entre 500 et 800 milligrammes d'alun ou A12(S04)3,18 1120 L'intFrtt et les avantages découlant du procédé et de l'installation selon l'invention, ressortent bien de l'exposé qui précède et des dessins annexés. Entrent également dans le cadre du présent brevet, les modifications ou substitutions susceptibles autre apportées, par l'homie de l'art, au procédé et à l'installation décrits et qui, sans en altérer des dispositions originales, nten seraient que de simples équivalents techniques. EVEND I CAT IONS 1. - Procédé pour l'obtention de cartes-doses pour la conservation de fleurs coupées suivant lequel lesdites cartes-doses sont découpées dans des feuilles ou planches de papier, carton ou substitut de ces matières, imprégnées d'un produit conservateur soluble dans l'eau, caractérisé en ce que des feuilles de papier sans colle sont disposées â plat et animées d'un mouvement tra- jectoire, de préférence rectiligne, lors duquel -elles sont d'abord imprégnées de produit conservateur constitué par du sulfate d'alumine liquide et appliqué par projection, puis séchées durant leur trajet au-dessous d'une rampe chauffante par exemple formée d'une pluralité d'éléments chauffants placés en succession. 2. - Installation pour l'obtention de cartes-doses pour la con- servation de fleurs coupées, caractérisée en ce qu'elle comprend un transporteur traversant successivement : d'une part, une chambre d'imprégnation dans la partie supérieure de laquelle est installée une buse de projection et, d'autre part, un tunnel de séchage comportant une rampe chauffante de préférence constituée par une pluralité d'éléments chauffants disposés en succession au-dessus dudit transporteur. 3. - Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit transporteur comporte une pluralité de câbles sans fin espacés, de préférence exécutés en acier inoxydable. 4. - Installation suivant l'une des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce que seul le brin supérieur actif du transporteur traverse la chambre d'imprégnation. 5. - Installation suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4 comportant une buse de projection permettant une projection sous forme de jet triangulaire et plat, caractérisée en ce qu'un orifice d'aspiration relié à un aspirateur est ménagé à la partie supérieure de la chambre d'imprégnation, de façon à créer une aspiration évitant la déformation de la conformation dudit jet. 6. - Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que la partie inférieure de la chambre dsinprégnation forme un bac de récupération dans le fond duquel est prévu un orifice d'évacuation lequel est, de préférence, raccordé, à l'aide d'un tuyau, au réservoir de produit conservateur. 7. - Installation suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les éléments chauffants sont constitués par des radiants électriques disposés transversalement en succession, sans écartement ou avec un espacement très réduit. 8. - Installation selon l'une des revendications 2 ou 5, ou 7, caractérisée en ce qu'au moins un orifice d'aspiration relié à un aspirateur, est ménagé à la partie supérieure du tunnel de séchage. 9. - Installation suivant la revendication 3, caractérisée en ce que chaque crible sans fin est pourvu d'un dispositif de réglage de tension indépendant, ce dispositif étant, par exemple, constitué par un bras monté à pivotement libre et dont l'extré- mité libre pourvue d'un galet prend appui sur le brin inférieur dudit cabale, ledit bras étant orienté vers l'amont par rapport à son axe d'articulation, en considérant le sens de circulation du câble. 10. - Cartes-doses pour la conservation des fleurs coupées, caractérisées en ce qu'elles sont exécutées par la mise en oeuvre du procédé et/ou à l'aide de l'installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.