La présente invention se rapporte à de nouveaux composés chimiques et à leur utilisation comme agents herbicides. Ces composés chimiques appartiennent à la classe des thiadiazole urées. On sait que la lutte contre les végétations indésirables constitue un facteur important pour les rendements obtenus dans les cultures. L'élimination des mauvaises herbes et autres végétaux indésirables permet de supprimer une source de concurrence vis-à-vis de l'humidité, des substances nutritives et de la lumière solaire, etc..., dont on dispose. Par ailleurs, la lutte contre les mauvaises herbes constitue également un facteur important de l'entretien des abords des routes, des voies de chemin de fer, des batiments industriels, des lignes électriques, etc... Les problèmes posés par une lutte efficace contre les végétaux indésirables sont très différents dans les deux cas pr6cités. Ainsi, par exemple, lorsqu'on traite des cultures ou des terrains préparés pour des cultures, l'agent herbicide utilisé doit posséder une activité sélective ; en d'autres termes, il doit être capable d'éliminer les mauvaises herbes et autres végétaux indésirables sans présenter de nocivité vis-à-vis de la plante cultivée ou à cultiver dans la zone traitée. Lorsqu'on traite d'autres aires, par exemple les aires placées au-dessous de lignes électriques, il peut être avantageux d'éliminer toute vie végétale, et dans ce cas c'est un herbicide non sélectif qui donne les meilleurs résultats. Les aenF$herbicides chimiques sont en général classés selon leur type d'activité. Un composé déterminé peut présenter plusieurs types d'activité selon son mode d'application et la dose à laquelle on l'applique. Par ailleurs, les agents herbicides sont classés habituellement dans les catégories sélectifs ou non sélectifs en pré-émergence ou en post-émergence. Les herbicides-en pré-émergence sont appliqués au solvant germination des graines et, pour être efficaces, ils doivent entrer en contact intime avec ces dernières ou avec les graines germées. Comme les graines de mauvaises herbes germent plus près du niveau du sol que les graines cultivées, on peut utiliser efficacement un agent herbicide non sélectif en pré-émergence si sa pénétration est limitée à une certaine profondeur au-dessus des graines cultivées. Mais comme cela n'est pas toujours pos sible, l'agent herbicide en pré-émergence le plus efficace est l'agent herbicide sélectif. Si le composé choisi élimine les graines germées ou non des végétaux indésirables sans affecter les graines, germées ou non, qui font l'objet de la culture, il n'existe plus aucun dangr de pénétration trop profonde. Les agents herbicides en post-émergence sont par contre appliqués à un moment où la plante cultivée et les mauvaises herbes ont atteint une taille appréciable. D'une manière générale, si l'on constate qu'un composé présente une activité en post-émergence, il n'est pas sélectif. Cette observation concorde avec une autre observation : en règle générale, les composés qui présentent une activité herbicide ne possèdent pas un effet sélectif sur la vie végétale. On trouvera dans la littérature technique antérieure, par exemple dans un article de S. Giri et H. Singh, J. Indian Chem. Soc., 43 (7), 477-80 (1966), la description de certaines urées 1,3-disubstituées, sulfonylurées et composés apparentés. Dans un autre article de A. Ernili et I. Cortese, Formaco (Pavio), Ed. Sci., 18 (8), 607-13 (1963), cf. C.A. 60, 2208C (1964), on décrit des composés te2s que la 1-(1,3,4-thiadiazole-2-yl)-3-(p- toluène sulfonylp urée et de la 1-(5-méthyl-1,3,4-thiadiazole- 2-yl)-3-(p-toluène sulfonyl)-urée. Ces publications ne mentionnent pas une éventuelle activité herbicide des composés décrits. La demanderesse ne connatt pas de publication mentionnant une activité herbicide éventuelle des composés cités dans ces publications ou des composés décrits plus en détail dans la présente demande. Les produits de départ. d'un grand nombre des composés de la présente invention sont des 2-amino- ou -alkylamino-1,3,4- thiadiazoles substitués en position 5. Ces produits de départ peuvent être préparés selon le procédé décrit par Lazari et Sharghi, J. cf Het. Chem., , 336 (1966) ou par d'autres procédés décrits dans la littérature technique ou scientifique. La présente invention comprend en premier lieu, à titre de composés chimiques nouveaux, des composés de formule générale dans laquelle R représente un atome d'hydrogène, -un reste alkyle de C1 à C6, halogénoalkyle de C1 à C6, cycloalkyle de C3 à C6, halogénocycloalkyle de C3 à C6, alcoxy, alcoxyalkyle, alcoxyalkylthio, aryle éventuellement substitué, alkényle de C2 à C6, alkylthio de C1 à C6, alkylsulfoxyde de C1 à C6 et alkylsulfonyle de C1 à C6 ; R1 représente un atome-d'hydrogène, un groupe alkyle de C1 à C4 ou cycloalkyle de C5 à C6 ;R2 représente un atome d'hydrogène, un reste alkyle de C1 à C4, halogénoalkyle de C1 à C4, alcoxy de C1 à C4, alkényle de C2 à C4, alkynyîe de C2 à C4, aryle ou halogénoaryle, R1 et R2 pouvant également représenter des restes alkyles, qui, avec l'atome d'azote, forment un cycle contenant au moins 3 sommets mais pas plus de 6 sommets ; R3 représente un atome d'hydrogène ou un reste alkyle de C1 à C6 et X est un atome d'oxygène ou de soufre. L'invention comprend également un procédé pour agir sur la croissance des végétaux, procédé qui consiste à appliquer aux végétaux ou à leurs graines une quantité adéquate d'une thiadiazole urée telle que définie ci-dessus. Les thiadiazole urées de l'invention sont stables et bien définies et conviennent tout particulièrement à l'utilisation comme agents herbicides, seules ou en combinaisons avec les véhicules inertes couramment utilisés dans la technique des produits herbicides. Les adjuvants utilisés comme véhicules peuvent être liquides ou solides selon la nature de l'aire à traiter, le type des végétaux sur lesquels on veut agir, et le type de l'appareillage utilisé pour l'application. Lorsqu'il s'agit de compositions liquides, ces dernières peuvent se trouver à l'état de solutions vraies, de dispersions ou d'émulsions contenant de préférence une petite proportion d'un agent mouillant. Ces compositions contiennent une proportion mineure mais efficace comme herbicide, d'un composé au moins selon l'invention, et une proportion prépondérante du véhicule. On notera que les composés de l'invention sonten général insolubles dans l'eau, de sorte qu'il faut faire appel à un solvant organique lorsqu'on veut préparer des solutions vraies. Dans ce cas, on peut utiliser par exemple l'acétone comme solvant. D'autres solvants sont bien connus des experts en la matière, et il n'est pas utile d'en discuter plus avant ici même. Lorsqu'on utilise des dispersions, le milieu dispersant est en'général essentiellement aqueux mais il peut contenir des petites quantités de solvant organique, c'est-à-dire des quantités qui ne suffisent pas pour provoquer la dissolution du composé actif, ainsi que des petites proportions d'un agent mouillant qui contribue à maintenir les particules en suspension. Les agents mouillants mentionnés,en dehors de leur contribution au maintien en suspension des particules de matière toxique, contribuent également à une répartition uniforme de la matière active sur l'aire à traiter. En d'autres termes, l'agent mouillant contribue à empêcher l'accumulation de gouttelettes à certains endroits alors que d'autres endroits ne sont pas touchés ou sont traités par des quantités insuffisantes du produit toxique. Ces agents mouillants sont bien connus dans la technique et ne seront donc pas décrits plus en détail dans la présente demande. Cependant, on trouve dans le commerce un agent mouillant efficace qui est un monolaurate de sorbitanne polyéthyléné, par exemple sous la marque "Tween 20". Les compositions solides peuvent consister en poussières ou en granulés contenant des quantités efficaces des thiadiazole urées de l'invention. Les véhicules pour herbicides peuvent être choisis parmi de nombreuses matières solides bien connues, en particulier le kaolin, le talc, le kieselguhr, la terre de diatomées, la pyrophyllite, la bentonite, le carbonate de calcium, le liège en poudre, le bois, les coques de noix et d'arachides, la terre à foulon, le phosphate tricalcique, etc..., Les compositions contenant ces véhicules peuvent être préparées de manière connue en soi. Par ailleurs, les composés de l'invention peuvent être appliqués, en aérosols, auquel cas il est recommandé de les dissoudre dans un solvant quelconque approprié et de disperser cette solution dans du dichlorofluorométhane ou un autre chlorofluoroalcane présentant un point d'ébullition inférieur à la température ambiante à pression ambiante. On peut également utiliser à cet effet d'autres substances appropriées bouillant au-dessous de la température ambiante. La concentration des agents chimiques dans les compositions de l'invention peut varier dans des limites étendues du moment que l'on traite les végétaux ou leur environnement immédiat par des quantités suffisantes du produit herbicide ou toxique. Ainsi donc, les concentrations importantes ne sont pas les concentrations minimale et maximale mais la concentration la plus économique. Les agents herbicides de l'invention sont efficaces à des doses d'environ 0,27 à 33 kg de matière active par hectare, et les proportions relatives du véhicule et du composé actif sont fonction de la quantité de véhicule nécessaire pour parvenir à la répartition régulière d'une quantité suffisante de matièreactive sur l'aire traitée. Lorsqu'on veut agir sur des végétaux indésirables à l'aide des composés chimiques de l'invention en pré-émergence, le composé toxique ou les compositions qui le contiennent peuvent être pulvérisés, lorsqu'il s'agit d'un liquide, ou étendus, lorsqu'il s'agit d'une matière solide, sur le sol. On laisse ensuite la matière agir sous l'effet naturel des pluies mais on peut également arroser ou labourer et faire pénétrer dans le sol au pulvériseur. Lorsqu'on utilise les composés actifs en postémergence, on peut appliquer sur les végétaux une composition solide à l'état de poussière par des techniques identiques à celles utilisés avec d'autres compositions herbicides solides connues. Lorsqu'on traite des végétaux à l'aide de produits liquides à pulvériser, la pulvérisation peut être poursuivie jusqu'au moment où on observe un écoulement de liquide. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois la limiter ; dans ces exemples, les indications de parties et de pour cent s'entendent en poids sauf indication contraire. EXEMPLE 1 l-mdthyl-3- g5-trifluorométhyl-2-(1,3a4-thiadiazolyl) urée. On dissout 5 parties (0,03 mole) de 2-amino-5-trifluo- rométhyl-1,3,4-thiadiazole dans 45 parties de pyridine, dans un flacon résistant à la pression. On ajoute 4,9 parties (0,033 mole) d'isocyanate de méthyle et on chauffe le mélange au-bain-marie pendant 2 h 30. Après cette période de chauffage, on élimine la pyridine par distillation sous pression réduite Jusqu'à pression finale de 20 mm Hg et température finale de 750C. On obtient un résidu solide jaune qu'on recristallise dans l'méthanol aqueux ; finalement, on obtient 4,2 parties d'une matière solide blanche (rendement : 61,9%).Le produit présente un point de fusion de 192-190C, et ses spectres infrarouge et de résonance magnétique nucléaire confirment la structure supposée Analyse élémentaire : Trouvé : Calculé carbone (C), % 26,31 26,55 hydrogène (H), % 2,08 2,23 azote, (N), % 24,52 24,77 EXEMPLE 2 1, 1-diméthyl-3-[5-trifluorométhyl-2(1,3,4-thiadiazolyl)] urée. On taist barboter 4,4 parties (0,074 mole) de sulfure de carbonyle dans 87 parties de toluène. On ajoute à 10-15 C, en 30 minutes, 6,7 parties (0,15 mole) de diméthylamine. On introduit dans le mélange 6,3 parties (o, 037 mole) de 2-amino-5-trifluoro méthyl-l,3,4-thiadiazole et on porte le mélange au reflux pena8nt 16 h. La réaction étant alors terminée, on refroidit et on élimine le toluène par distillation sous pression réduite jusqu'à température finale de 750C et pression finale de 20 mm Hg. On obtient un résidu solide de couleur orangée- qu'on recristallise dans le benzène ; rendement : 3,3 parties (37,7%) d'une matière solide de couleur beige clair.Le produit présente un point de fusion de 157-1580C et ses spectres infrarouge et de résonance magnétique nucléaire confirment la structure supposée. Teneur en azote à l'analyse : 2D,02% ; Calculé : 23,32 EXEMPLE 3 l-méthyl-3-J5-éthyl-2 (1,3,4- thiadiazolyl )Jurée On observe essentiellement le mRme mode opératoire que dans l'exemple 1 ; 10,0 parties (0,078 mole) de 2-amino-5-éthyl1,3,4-thiadiazole donnent 7,4 parties (rendement 51%) du produit recherché à l'état de matière solide blanche fondant à 188-1890C. Les spectres infrarouge t de résonance magnétique nucléaire confirment la structure supposée. Teneur en azote à l'analyse : D0,10 ; Calculé 30,10%. EXEMPLE 4 1,1,3-triméthyl-3-[5-trifluorométhyl-2-(1,3,4-thiadiazolyl)]urée. On dissout 6,0 g (0,033 mole) de 2-méthylamino-5-tri fluorométhyl-l,3,4-thiadiazole (P.F. 116-1180C), préparé par réaction du 4-méthylthiosemicarbazide avec l'acide trifluoracétique dans l'acide polyphosphorique, dans 50 tnl de pyridine. On ajoute goutte à goutte au mélange 3,5 g (0,033 mole) de chlorure de diméthylcarbamyle ; on obtient une solution de couleur jaune pâle. On chauffe ce mélange à 890C pendant 90 h, on refroidit et on coule dans 100 ml d'eau. On extrait la solution aqueuse par 2 fois 100 ml de chlorure de methylène ; on lave les extraits dans le chlorure de méthylène à quatre reprises par 100 ml d'HCl à 5% dans l'eau puis à quatre-reprises par 100 ml d'eau.On sèche la solution dans le chlorure de méthylène sur sulfate de calcium anhydre et on chasse le solvant par distillation sous pression réduite. On obtient un résidu solide cristallin de couleur blanche qu'on redisperse dans l'hexane et qu'on filtre. Après séchage à l'exsiccateur à vide, on obtient 3,3 g de résidu (rendement : 40%); P.F. 59-6l0C Analyse élémentaire du résidu Calculé : Trouvé C 33,07 33,08% H 3 57 % 3269 % EXEMPLE 5 On peut préparer le composé 1,1,3-triméthyl-3-Ê5-mé thylthio-2-(l,3,4-thiadiazolyl)Jurée par le mode opératoire décrit dans l'exemple 4 à partir du 2-méthylamino-5-mthylthio- 1,3,4-thiadiazole (P.F e 85-870C). Le composé est recueilli à l'état d'huile de couleur brune. Les composés dont la structure est indiquée dans le tableau I ci-après ont été préparés par les modes opératoires des exemples 1 à 3 ; tous ces composés peuvent être utilisés comme agents herbicides. TABLEAU. I N ''I R'C,\SC-N-C-N-R1 \S/ I I 1 H R2 EXEMPLES R R1 R2 X P.F.(OC) 9 CF3 C H H 0 185-186 10 CF3 C3H7 H 0 163-165 11 CF3 (H3C)2CH -H o 164-165 12 CF3 H2C=CHCH2 H 0 154-158 14 CF3 C6H5 H o 252-253 15 CF3 Cl H O -270-271 16 CF3 C1 H O 241-242 C1 18 CH3 CH3 H O 267(décomp) 19 CH3 CH3 CH3 0 192-194 20 C H CH3 CH3 O 151-152 21 (H3C)2CHCH2 CH3 H o 156-157 24 H CO CH3 H o 185-187 25 H3COCH2 CH3 H o 175-177 26 H3CS CH3 H o 210 28 H CS C2H5 H o 191-192 29 H3CS C3H7 H 0 140-141 30 3 (H3C)2CH H o 175-178 31 H;CS H2C=CHCH2 H 0 150-152 32 H5C2 S CH3 H 0 198-199 33 H3CS02 CH3 H O 224(décomp) 34 C6H5 CH3 H 0 210 35 H CH3 H 0 224(décomp) D'autres composés de l'invention répondant à la formule générale du tableau I sont énumérés ci-après.Ces composés peuvent entre préparés par des modes opératoires correspondant à ceux des exemples 1 à 3. R R1 R2 X CF3 CH3 H S CF3 CH3 CH3 S CF3 CH3 OCH3 O CF3 n-C4Hg C2H5 0 CF3 CH2CH2J1 0 H2C=CH CH3 H O H2C CH CH CH3 H O H2C H3CS CH) CH3 O 1) R1 et R2 constituent avec l'atome d'azote une structure cyclique. Les composés dont la structure est indiquée dans le tableau II ci-après sont préparés par le mode opératoire de l'exemple I et conviennent également à l'utilisation comme agents herbicides. T A B L E A U II N N O Il Il R - C C - N - C -N -R1 Mx R3 R2 EXEMPLES R R1 R2 R PoFo( C) 36 3 H CH3 CH3 137-138 37 CF3 H CH3 C2H5 t 132-134 38 H3CS H CH3 CH3 157-159 Essais d'activité herbicide Essais en pré-émergence et en post-émergence Espèces végétales soumises aux essais Digitaria sanguinalis (D. s) Setaria glauca (S. g) Sorgum halepense (S. h) Echinochloa crus-galli (E. c) Amaranthus retroflexus (A. r) Brassica sp. (B) Gossypium hirsutum var. DPL à feuilles lisses (G. h) Zea Mays (Z. m) Phaseolus vulgaris var. Black Valentine (P. v) Mode opératoire de culture Toutes les espèces cultivées ou de mauvaises herbes ont été ensemencées individuellement dans des pots en matière plastique de 75 mm contenant du terreau. On a semé 4 graines de Zea Mays, de Gossypium et de Phaseolus à une profondeur'égale au diamètre de la graine. Toutes les autres espèces ont été ensemencées en surface et saupoudrées de terre tamisée en quantité suffisante pour les recouvrir. Immédiatement après les semailles, tous les pots ont été humidifiés par irrigation par le dessous dans des plateaux de serre. Les pots destinés à être traités en pré-émergence ont été ensemencés un jour avant traitement. Les dates des semailles pour les essais en post-émergence ont été échelonnées de manière que toutes les pousses atteignent simultanément le stade de développement voulu, Le stade correct de développement des pousses pour le traitement en post-émergence est le suivant pour chacune des espèces Graminées : 50 mm de hauteur Amaranthus et Brassica : une ou deux feuilles vraies au-dessus de cotylédons visibles. Gossypium : premières feuilles vraies de 25 mm de longueur ; cotylédons dilatés. Mays : 75 à 100 mm de hauteur Phaseolus : feuilles primaires déployées point de croissance aux noeuds des feuilles primaires. Mode opératoire de traitement Les composés ont été utilisés à des doses d'application correspondant à 8,9 kg de composé actif par hectare pour un volume de liquide pulvérisé de 354 litres par hectare. Pour la délivrance de ce volume de liquide, la hotte de pulvérisation a été réglée de la manière suivante Vitesse du tapis : 3,2 km/heure Pression d'air : réglée au débit de 354 litres/hectare Tête de gicleur : permettant d'obtenir une pulvérisation plane, de section transversale uniforme. On a préparé des compositions pour application en pulvérisation en volumes de 50 ml à l'aide des trois composants suivants 1 - 1,24 g du composé actif (soit une dose de 8,9 kg/ha) 2 - 49 ml d'acétone ou d'acétone aqueuse 3 - 1 ml de monolaurate de sorbitanne polyoxyéthyléné ( " Tween 20 "). Les compositions destinées à être appliquées à la dose de 4,4 kg/ha ont été préparées par réglage correspondant de la proportion de composé actif. Les applications par pulvérisation ont été réalisées dans une hotte contenant un tapis mobile et un gicleur de pulvérisation fixe. Pour le passage dans la hotte de pulvérisation, on a placé un pot de chacune des espèces (destinées aux essais en pré-émergence) sur la moitié antérieure d'un plateau en bois et un pot de chacune des plantes (destinées aux essais en postémergence) sur la moitié postérieure du plateau. Les pots traités ont été ramenés à la serre après pulvérisation. Durant la période d'observation, l'humidification a été réalisée uniquement par irrigation par le dessous. Observations des résultats Deux semaines après traitement, on examine à l'oeil nu l'état des végétaux traités en pré-émergence et en post-émergence; les résultats de ces observations sont rapportés dans les tableaux ci-après sous la forme d'un coefficient pour cent.qui correspond au degré d'activité (100 = mortalité totale). Les résultats des essais en pré-émergence sont rapportés dans le tableau III et les résultats des essais en post-émergence dans le tableau IV pour les composés répondant à la formule donnée dans le tableau I. Les résultats des essais en pré-émergence et en postnémergence sont donnés respectivement dans les tableaux V et VI pour les composés répondant à la formule du tableau II. T A B L E A U III Activité en pré-émergence, % EXEMPLE dose kg/ha Ds Sg Sh Ec Ar B Gh Zm Pv 1 8,8 100 90 70 90 90 100 100 90 90 4,4 90 80 80 90 90 90 80 30 90 2 8,8 90 90 90 90 90 100 70 50 80 3 8,8 10 - 20 10 70 70 50 100 90 9 8,8 10 20 10 20 - 10 30 50 100 10 8,8 20 20 20 10 - 10 80 50 80 il 8,8 20 10 30 10 - 10 80 80 30 12 8,8 20 10 10 10 10 10 30 10 10 14 8,8 10 10 20 10 90 10 50 50 100 15 8,8 10 10 lq 10 - 10 80 10 )0 16 8,8 10 10 ld 10 - 30 30 30 80 18 8,8 10 - 10 20 10 50 30 80 50 19 8,8 10 - 20 10 10 20 30 80 80 20 8,8 90 - 70 - 90 100 30 30 10 21 8,8 20 - 10 10 60 20 10 10 100 24 8,8 10 10 10 10 60 10 10 30 60 25 8,8 20 10 10 10 10 - 10 100 10 70 26 8,8 100 - - 50 - 30 100 50 30 28 8,8 40 30 20 50 30 o 40 10 80 29 8,8 20 10 10 10 10 o 30 30 80 30 8,8 20 10 10 10 10 - 10 10 50 31 8,8 70 70 20 30 20 30 30 10 80 32 8,8 90 90 70 90 100 90 50 70 80 33 8,8 90 80 70 80 70 100 50 70 90 4,4 90 90 60 90 60 100 50 20 90 2,2 90 70 80 70 50 90 40 20 100 > 4 8,8 10 20 20 10 - 20 40 10 80 35 8,8 10 10 10 10 10 10 100 10 60 T A B L E A U IV Activité en post-émergence, % EXEMPLES dose kg/ha Ds Sg Sh Ec Ar B Gh Zm Pv 1 8,8 100 100 100 100 100 100 100 100 100 4,4 90 90 90 100 100 100 100 100 100 2,2 60 50 90 70 100 80 100 70 100 T A B L E A U "r (Suite) EXEMPLES dose k/ha Ds Sg Sh Ec Ar B Gh Zm Pv 2 8,8 60 60 40 60 go 80 go 100 60 4,4 80 go 30 go 100 go go 100 70 2,2 100 90 90 90 100 100 100 100 80 3 8,8 20 20 20 20 100 100 90 20 60 9 8,8 60 30 80 40 100 60 50 30 70 10 8,8 50 20 30 40 100 60 60 40 50 il 8,8 50 20 30 40 100 60 60 40 50 12 8,8 50 40 40 50 70 70 90 40 100 14. 8,8 10 10 20 10 90 10 50 50 100 15 8,8 30 20 20 20 100 50 60 20 40 16 8,8 20 20 20 20 100 40 20 20 .40 18 8,8 20 20 20 20 40 40 50 20 50 19 8,8 20 20 20 10 40 50 40 20 50 20 8,8 20 - 20 20 100 90 80 30 50 21 8,8 30 - 30 20 20 20 50 20 60 24 8,8 30 20 20 20 go 60 70 20 - 25 8,8 30 20 30 20 40 30 100 30 100 26 8,8 100 go 100 60 100 100 go 40 100 4,4 100 100 80 100 100 100 go 100 100 2,2 50 60 30 10 90 60 100 20 100 28 8,8 20 20 20 20 30 50 70 20 50 29 8,8 30 20 20 20 40 .40 60 20 100 30 8,8 20 20 20 20 50 40 70 20 100 31 8,8 30 30;;. 30 20 90 50 100 20 100 32 8,8 100 go go 100 100 go 100 60 100 33 8,8 go go 40 100 100 100 100 100 100 4,4 60 100 50 70 100 80 100 10 100 2,2 90 70 80 70 50 90 40 20 100 34 8,8 10 30 30 10 20 40 50 50 60 35 8,8 10 10 10 10 100 20 50 10 30 TABLEAU V Activité en pré-émergence, % EXEMPLES Dose kg/ha kg/ha ns Sg Sh Ec Ar B Gh Zm Pv 4 4,4 100 80 40 90 100 100 70 70 90 5 8,8 100 90 50 80 100 100 90 70 90 36 8,8 90 90 90 90 90 100 go 30 100 4,4 90 90 40 100 100 100 90 40 80 2,2 100 100 70 80 90 100 80 30 90 37 8,8 90 90 60 90 100 100 60 50 90 4,4 90 80 70 60 1OO 100 40 40 70 2,2 90 70 60 50 90 100 40 30 80 38 8,8 100 100 80 100 90 100 90 80 100 T A B t E A U VI Activité en post-émergence, % EXEMPLES Dose kg/ha kg/ha Ds Sg Sh Ec Ar B Oh Zm Pv 4 4,4 80 90 40 60 100 100 100 100 100 5 8,8 100 100 90 100 100 100 100 100 100 36 8,8 100 100 100 100 100 100 100 100 100 4,4 90 100 80 100 100 100 100 100 100 2,2 70 100 80 -100 100 100 100 70 100 37 8,8 90 90 70 90 100 100 100 80 100 4,4 40 50 30 30 100 90 100 30 100 2,2 30 30 20 20 90 90 100 20 90 38 8,8 80 100 80 90 100 100 100 100 100 Les résultats rapportés dans les tableaux III à VI cidessus montrent que plusieurs des composés de l'invention sont extrêmement efficaces lorsqu'on les appliquer des plantes cultivées et à des mauvaises herbes d'espèces variées. Ainsi par exemple, les composés des exemples 1, 2, 5, 26, 36 et 37. D'autres composes, plutôt que d'application étendue, paraissent plus sélectifs vis-à-vis d'une certaine espèce de plante cultivée ou de mauvaise herbe : ainsi par exemple les composés des exemples 9, 15, 16, 20, 21, 25 et 35. D'autres encore sont plus sélectifs parce qu'ils agissent en post-émergence et n'ont qu'un faible effet en pré-émergence ; c'est le cas par exemple du composé 12. L'inverse se manifeste pour le composé de l'exemple 19. R E V E N D I C A T I O N S 10. A titre de composés chimiques nouveaux, les composés de formule dans laquelle R représente un atome d'hydrogène, un reste alkyle de C1 à C6 ; halogénoalkyle de C1- à C6, cycloalkyle de C3 à C6, halogénocycloalkyle de C3 à C6, alcoxy, alcoxyalkyle, alcoxyaî- kylthio, aryle éventuellement substitué, alkényle de C2 à C6, alkylthio de C1 à C6, alkylsulfonyle de C1 à C6 et alkyîsulfoxyde de C1 à C6 ;; R1 représente un atome d'hydrogène, un reste alkyle de C1 à C4, un reste cycloalkyle de C3 à C6 , R2 représente un atome d'hydrogène, un reste alkyle de C1 à C4, halogénoalkyle de C1 d C4, alcoxy de C1 à C4, alkényle de C2 à C4, alkynyle de C2 à C4, aryle ou halogénoaryle, R1 et R2 pouvant également représenter des restes alkyles qui, avec l'atome d'azote, forment un cycle portant au moins 3 mais pas plus de 6 sommets, X est un atome d'oxygène ou de soufre et R3 représente un atome d'hydrogène ou un reste alkyle de C1 à C6. ". Des composés nouveaux selon la revendication 1, dans lesquels R représente un atome d'hydrogène, un reste alkyle de C1 à C6, halogénoalkyle de C1 à C6, cycloalkyle de C3 à C6, halogénocycloalkyle de C3 à C6, alkényle de C2 à C6, alkylthio de C1 à C6, alkylsulfonyle de C1 à C6 ou alkylsulfoxyde de C1 à C6, R1 représente un atome d'hydrogène, un reste alkyle de C1 à C4 ou cycloalkyle de C3 à C8, R2 est un atome d'hydrogène, un 3 reste alkyle de C1 à C4, halogénoalkyle de C1 à C4, alcoxy de C1 à C4, alkényle de C2 à C4, alkynyle de C2 à C4, aryle ou halogénoaryle, ou bien R1 et R2 forment avec l'atome d'azote sur lequel ils sont fixés un cycle contenant de 3 à 6 sommets, X est un atome d'oxygène ou de soufre et R un atome d'hydrogène. 3 . Le composé répondant à la formule 40. Le composé répondant à la formule 5 . Le composé répondant à la formule 60. Le composé répondant à la forme 7 . Le composé répondant à la formule 8 Le composé répondant à la formule 9 . Le composé répondant à la formule 10 . Le composé répondant à la formule 110. Le composé répondant à la formule 120. Le composé répondant à la formule 130. A titre de produit industriel. nouveau, un produit herbicide constitué par un composé selon l'une quelconque des revendications précédentes et par-un véhicule. 140. Un procédé pour agir sur la croissance des végétaux, caractérise en ce qu il consiste à appliquer aux végétaux ou à leurs graines une dose suffisante d'un composé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12.