La présente invention concerne un procédé de fabrication de pièces en matière granulaire et une presse à mouler par compression. Le moulage de matières en grains ou en poudre par compression 5 est bien connu dans les industries fabriquant des pièces en céramique ou en poudre métallique agglomérée. De nombreux types de presses à comprimer, soit mécaniques, soit hydrauliques, ont été proposées pour la compression de matières granulaires, mais, le fonctionnement et les réglages de ces machines connues sont rela-10 tiventent compliqués et les presses de ce type existant à ce jour ne sont pas d'un fonctionnement suffisamment sûr et ne présentent pas la précision et la rigidité nécessaires pour produire & grande cadence des pièces calibrées avec précision. Par ailleurs, la plupart de ces presses comportent des dispo-15 sitifs mécaniques de verrouillage et de déverrouiliage, ainsi que des moteurs ou des organes de commande auxiliaires pour assurer un positionnement relatif correct des différents éléments mobiles pendant le fonctionnement de la machine. En outre, la plupart des presses comportent des moteurs multi-20 pies qui actionnent les différents éléments de l'outillage monté dans la presse, et la présence des verrous et de ces moteurs multiples complique le fonctionnement de la machine. Du fait de cette complexité de la structure de la machine, il est difficile d'obtenir la rigidité et la précision requises. 25 Lorsqu'une pièce est fabriquée par compression d'une matière en grains ou en poudre, il est en général nécessaire d'exercer un effort considérable pour séparer la pièce moulée du moule dans laquelle elle a été formée, et jusqu'ici cette opération s'effectuait soit par éjection de la pièce retenue dans le moule, soit 30 par rétraction du moule par rapport à la pièce moulée. Dans certains types de presses existantes mettant en oeuvre le système d'"éjection", le poinçon inférieur doit se déplacer pour permettre le remplissage de l'empreinte du moule. Dans d'autres types de presses existantes mettant en oeuvre le système de "rétraction", 35 le poinçon inférieur est fixe, mais dans ce cas, il est difficile d'extraire du moule des pièces moulées présentant des collerettes ou des parties étagées. L'invention concerne donc essentiellement une presse combinant les avantages des procédés d'"éjection" et d'"extraction", et dans 71 19368 2 2092163 laquelle l'alignement précis entre le coulisseau portant le poinçon supérieur et la table flottante portant le moule ou matrice est assuré en guidant ces éléments par des organes précis de guidage solidaires de la structure de la presse ; dans cette presse, 5 le poinçon inférieur de l'outillage de moulage est relié à la table fixe de la presse et il est solidement assis pendant la compression, et aucun réglage du niveau du poinçon inférieur n'est requis pour délimiter la profondeur de remplissage de l'empreinte de la matrice. En outre, la structure de cette presse est plus ri-10 gide, donc plus précise, du fait, que les charges de compression importantes ne sont transmises que par des éléments principaux de la structure de la presse et sur de courtes distances. L'invention a également pour objet une presse dans laquelle la pièce agglomérée par compression est éjectée vers le haut de la 15 matrice, par l'effet d'une course constante du mécanisme actionnant la presse, ce qui supprime la nécessité d'utiliser les butées amovibles de matrice qui sont généralement utilisées lorsque la matrice est tirée vers le bas pour dégager la pièce moulée. L'invention concerne plus particulièrement une presse comman-20 dée par un mécanisme à vilebrequin qui est robuste et conserve sa précision, et qui remplace les mécanismes à cames plus fragiles et moins précis qui sont utilisés dans les presses mécaniques classiques, le mécanisme à vilebrequin permettant d'obtenir les positions d'arrêt désirées des mouvements de la table de montage du poinçon 25 inférieur et de la plaque flottante supportant la matrice, grâce à un dispositif d'amortissement élastique et à des butées. Cette presse est à cycle rapide et, grâce à sa grande rigidité elle permet de fabriquer des pièces de haute précision à des cadences élevées. En outre, elle permet de fabriquer par compression des 30 pièces dont le contour est étagé et sont éjectées de la matrice sans se détériorer. Le réglage de cette presse est facile, et sa manoeuvre est simple, tous les mouvements étant réglés avec précision l'un par rapport à l'autre, sans l'aide d'un circuit de commande compliqué ni de cames. 35 Enfin, l'invention a également pour objet un tiroir interchan geable de remplissage et un mécanisme de commande de ce tiroir adaptable à de nombreux impératifs de fabrication grâce à une rampe facilement interchangeable et réglable actionnant le tiroir, 71 19368 3 2092163 le dispositif de montage du tiroir pouvant facilement recevoir des tiroirs interchangeables de différentes formes et dimensions adaptés à la fabrication d'un type particulier de pièce, ainsi qu'un mécanisme réglable permettant de modifier le temps d'arrêt du ti-5 roir à sa position de remplissage. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à l'examen de la description non limitative qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre d'exemple un mode de réalisation de l'invention. 10 Sur ces dessins, la figure 1 représente schématiquement la disposition d'une série de machines constituant une ligne de fabrication de pièces et mettant en oeuvre le procédé de 1'invention ; la figure 2 est une vue en perspective de la presse de l'in-15 vention, constituant la machine principale incorporée dans la ligne de fabrication de la figure 1 ; la figure 3 est une vue partielle en perspective montrant le mécanisme de commande par vilebrequin de la presse de la figure 2; la figure 4 est une vue schématique partielle avec coupe par-20 tielle, montrant d'autres éléments de la presse ; la figure 5 est une vue partielle en perspective montrant le dispositif de distribution de poudre pour l'alimentation de la presse ; la figure 6 est une vue partielle de différents dispositifs de 25 réglage incorporés dans le mécanisme d'alimentation, vus du côté droit de la figure 5 ; la figure 7 est une vue partielle d'un dispositif de réglage incorporé dans la presse ; la figure 8 est une coupe verticale schématique de la presse 30 dont certains éléments sont décalés par rapport à leur position exacte pour que la figure soit plus claire ; la figure 9 est une coupe partielle de la presse, montrant la position des éléments au point du cycle auquel l'empreinte de la matrice commence à se remplir de poudre. 35 la figure 10 montre la position relative des excentriques du vilebrequin lorsque les éléments de la presse sont dans leur position de la figure 9 ; la figure 11 montre schématiquement la presse à la fin du cycle de remplissage ; 71 19368 4 2092163 la figure 12 montre les positions des excentriques du vilebrequin lorsque les éléments de la presse sont dans la position de la figure 11 ; la figure 13 représente la presse après le recul du tiroir de 5 distribution ; la figure 14 montre la position des excentriques du vilebrequin lorsque les organes de la presse sont dans la position de la figure 12 ; la figure 15 représente la presse à la fin du cycle de compres-10 sion ; la figure 16 montre la position des excentriques lorsque les organes de la presse sont dans la position de la figure 15 ; la figure 17 est une vue montrant la position des organes de la presse lors de l'éjection d'une pièce comprimée ; 15 la figure 18 montre la position des excentriques lorsque les organes de la presse sont dans la position de la figure 17 ; la figure 19 représente la presse à la fin de la course d'éjection ; la figure 20 montre la position des excentriques lorsque les 20 organes de la presse sont dans la position de la figure 19 ; la figure 21 est une coupe verticale schématique montrant une forme de réalisation modifiée, certains éléments étant décalés par rapport à leur position exacte, et, la figure 22 est une coupe partielle transversale de la pres-25 se de la figure 21. La presse de l'invention comprend un sommier supérieur relié par des montants à un bâti inférieur, un coulisseau guidé par les montants verticaux, et un pont élévateur coulissant verticalement dans le bâti. Un vilebrequin monté dans le sommier de la presse 30 comporte des excentriques reliés respectivement au coulisseau et au pont élévateur pour que ces organes soient animés de mouvements de va-et-vient verticaux décalés dans le temps l'un par rapport à 1'autre. Une table flottante porte-matrice disposée au-dessus de la 35 table du bâti est guidée par les mêmes organes qui guident le coulisseau est destinée à supporter une matrice tubulaire ou moule. Un support de poinçon inférieur disposé sous la table flottante porte le poinçon inférieur introduit dans la matrice par le dessous de celle-ci. Le Poinçon supérieur coopérant 71 19368 s 2092163 également avec la matrice est monté sur le coulisseau et peut pénétrer dans la matrice par la partie supérieure de celle-ci. La table flottante portant la matrice est montée sur des organes élastiques. D'autres organes élastiques tendent à ramener 5 le support du poinçon inférieur vers une position supérieure â laquelle il bute contre la table flottante, tandis que celle-ci vient également porter contre une butée fixe lorsqu'elle est en position supérieure. Le remplissage de l'empreinte du moule s'effectue en dépla-10 çant le support du poinçon inférieur vers le bas jusqu'à une position où il repose sur la table du bâti de la presse, et il demeure dans cette position pendant que la matière est comprimée entre le poinçon inférieur et le poinçon supérieur. Le dosage de la matière remplissant l'empreinte se règle en déplaçant la table 15 porte-matrice vers le bas, et en déplaçant en même temps le support du poinçon inférieur, mais sur une distance plus faible. L'éjection de la pièce agglomérée par compression s'effectue lorsque le support du poinçon inférieur et la table porte-matrice sont à leur position limite supérieure, l'extrémité supérieure du 20 poinçon inférieur et la face supérieure de la matrice étant alors dans le même plan que la face supérieure de la table porte-matrice. Dans cette position, un tiroir de remplissage coulissant vient se placer sur la matrice et chasse la pièce précédemment moulée par compression qui a été initialement remontée au-dessus 25 de l'empreinte de la matrice et introduit une dose de poudre lorsque le poinçon inférieur redescend. Le tiroir de remplissage s'écarte latéralement de la face supérieure de la matrice lorsque le poinçon supérieur descend à son tour pour effectuer la compression de la poudre. 30 La ligne de fabrication schématisée sur la figure 1 comprend une presse 10 destinée à mouler par compression un produit en poudre ou en grains, par exemple un métal ou une céramique, et un four 12 de cuisson, de trempe ou de frittage. La ligne de fabrication comprend également une presse à calibrer 14 et un bac 35 de réception 16 des pièces terminées. La presse 10 fonctionne en continu, et à chaque cycle elle est alimentée en matière par une trémie d'alimentation 18, par l'intermédiaire d'un tiroir de remplissage 20 qui pénètre dans le poste de travail lorsque le coulisseau 22 remonte et dégage ce 71 19368 6 2092163 dernier et le tiroir s'écarte du poste de travail lorsque le coulisseau redescend. Le tiroir 20 pénètre dans le poste de travail au moment où une pièce comprimée au cours du cycle précédent de la presse a été éjectée de la matrice et reste en attente au som-5 met de celle-ci, de ce fait, la pièce est chassée du poste de travail par le mouvement d'avance du tiroir, et elle est dirigée par un plan incliné 24 dans un bac de réception ou sur un convoyeur 26 qui l'entraîne dans le four de traitement 12. La pièce une fois traitée peut alors être placée entre les ma-10 trices 28 d'une presse 14 pour être soumise à une opération d'estampage, d'emboutissage ou d'ébavurage et qu'elle présente la dimension et la forme finales recherchées. La pièce terminée est évacuée dans un dispositif récepteur 16 qui peut être un bac de réception, une caisse,etc. 15 La presse 10 incorporée dans la ligne de fabrication de la figure 1, est représentée plus en détail sur la figure 2. Elle comprend un sommier supérieur 30 relié par des montants ou colonnes 32 à un bâti inférieur ou berceau 32. Un moteur 36 monté au-dessus du sommier 30 entraîne un volant 38 par un jeu de 20 courroies 40. Les volant® 38 et 39 sont calés sur un arbre 42 sur lequel est également calé un pignon 4 4 qui engrène avec une roue dentée 45 calée sur un arbre intermédiaire 46. Un système embrayage-frein 48 monté sur l'arbre intermédiaire 46 permet de coupler ou de découpler le mécanisme d'entraînement de la presse. 25 Le côté sortie du dispositif embrayage-frein 48 est couplé par un mécanisme d'entraînement convenable à un arbre 50 de vilebrequin tournant dans le sommier de la presse. On voit sur la figure 3, que deux roues d'entraînement 52 couplées par un train d'engrenages appropriés au côté sortie du 30 dispositif embrayage-frein 48 sont calées à chaque extrémité de l'arbre 50 du vilebrequin. L'arbre 50 peut ne comporter qu'un seul pignon 52 à une de ses extrémités, mais de préférence il pointe un pignon 52 à chacune de ses extrémités. L'arbre 50 tourne dans des paliers 5 4 fixés au sommier de la 35 presse et il comporte un excentrique central 56 et deux excentriques latéraux 58. Ces deux derniers sont de même dimension et sont disposés dans la même position angulaire autour de l'arbre 52 tandis que l'excentrique central 56 qui est en général d'une dimension différente est solidaire de la partie médiane de l'arbre, 71 19368 7 2092163 et sa position angulaire est décalée dans le sens "retard" par rapport à la position angulaire des excentriques latéraux 58. Dans le cas présent, l'excentrique central 56 est calé avec un retard de 75° par rapport au calage des excentriques 58. L'excentrique central 56 est couplé au coulisseau 22 par un dispositif de liaison qui comprend une bielle 60 dont la tête entoure l'excentrique 56. Comme on le verra ci-après, le coulisseau 22 est de préférence réglable en longueur pour régler la position limite basse d'un poinçon supérieur monté à la face inférieure du coulisseau 22. Chacun des excentriques latéraux 58 est entouré par la tête d'une bielle de liaison 66 dont l'autre extrémité est couplée par une articulation à une chape 68 solidaire de l'extrémité supérieure d'une tige de tirage 64. La figure 4 montre certains éléments de la presse qui sont disposés sous le berceau. On voit sur cette figure que les extrémités inférieures des tiges de tirage 64 sont reliées à un pont élévateur 70 disposé transversalement au-dessous de la table supérieure 72 du berceau inférieur 32. De ce fait, lorsque le vilebrequin 50 tourne, le pont élévateur 70 se déplace verticalement dans un sens ou dans l'autre et sa course est déterminée par l'excentricité des excentriques 58. En outre, le mouvement de va-et-vient du pont 70 s'effectue avec un décalage précis dans le temps par rapport au mouvement de va-et-vient du coulisseau 22 en raison du décalage angulaire des excentriques 56 et 58. Le coulisseau 22 est guidé sur les montants verticaux 34 de la presse, et ltespace compris entre le coulisseau 22 et la table 72 du bâti inférieur délimite l'aire de travail de la presse. Un poinçon supérieur monté sous le coulisseau 22 peut pénétrer dans une ouverture centrale 76 de la table mobile 74 qui reçoit la matrice. Un poinçon inférieur peut être introduit par dessous dans la matrice disposée dans le logement 76 de la table 74. Ce poinçon inférieur est monté dans un porte-poinçon qui comprend un support 78 disposé dans l'axe de la presse. Quatre colonnes 80 sont reliées à la table 74, elles sont disposées sous cette dernière et traversent la paroi de la table fixe 72. Deux de ces colonnes 80 sont prolongées vers le bas par des tiges 101 qui viennent buter contre un plateau transversal 82 fixé lui-même à l'extrémité inférieure d'une colonne solidaire 71 19368 8 2092163 du support 78 du poinçon inférieur. Comme on le verra ultérieurement, ces colonnes 80 sont réglables en longueur par rapport à la table 74. Des butées 84 réglables en longueur sont également couplées à la table 74 et sont dirigées vers le bas. Elles peuvent venir en contact de l'extrémité supérieure de tiges 86 reliées à des cylindres pneumatiques 88 qui constituent des tampons pneumatiques. La figure 4 montre également des coussins pneumatiques montés sous le pont transversal 70 et sollicitant des tiges 92 vers le bas. Ces tiges 92 peuvent venir buter contre le plateau transversal 82 pour que celui-ci pousse vers le bas d'autres coussins pneumatiques 94. Le tiroir de remplissage 2 0 et son mécanisme de commande sont représentés en détail sur les figures 5 et 6. On voit que ce tiroir est composé d'un cadre extérieur rectangulaire 100 fermé à sa partie supérieure par une plaque de couverture 102 relativement mince, et il peut comporter si on le désire un tamis 104 horizontal dont la position est réglable en hauteur à l'intérieur du cadre. Il délimite ainsi une boîte 20 dont le fond est ouvert et qui est reliée par des biellettes latérales 10 6 à un arbre 108 fixé à un plateau 110 pouvant effectuer un mouvement de va-et-vient et pénétrer dans le poste de travail, et qui est guidée par des paliers 112 et des tiges de guidage 113. Cette boîte 20 peut être extraite du poste de travail de la presse par une bielle 114 dont une extrémité est articulée sur le plateau 110 et dont l'autre extrémité est articulée sur un pivot 118 fixé au montant voisin de la presse par un moyen convenable. Un galet 120 fixé au levier au voisinage du pivot 118 porte sur une rampe 122 réglable en hauteur et fixée sur la paroi voisine du coulisseau 22. On voit que lorsque le coulisseau 22 descend, le levier 116 pivote dans le sens où il commande le recul du tiroir hors du poste de travail tandis que lorsque le coulisseau 22 remonte, un cylindre pneumatique 111 pousse le levier 116 en sens inverse pour maintenir le galet 120 en contact de la rampe 122, afin de ramener le tiroir dans le poste de travail dès que le galet 120 se dégage de la bosse de la rampe 122. Le réglage de la rampe 122 sur le coulisseau 22 permet de régler dans le temps le mouvement du tiroir par rapport à celui du coulisseau. 71 19368 9 2092163 L'extrémité inférieure du levier 116 est reliée à la bielle 114 par un dé 124 réglable par une vis 126 et qui peut coulisser dans une encoche 128 ménagée dans l'extrémité de la bielle 114. Ce dispositif permet de délimiter les positions extrêmes du tiroir 5 lorsque celui-ci est à l'arrêt. Des leviers 131 articulés sur l'arbre 108 et sollicités par des ressorts 130 poussent le tiroir vers le bas pour l'appliquer contre la table porte-filière 74, afin d'empêcher la matière de s'écouler à l'extérieur par le dessous du tiroir. 10 Le tiroir comporte également un tampon 132 fixé sur son ex trémité extérieure et qui est destiné à pousser une pièce précédemment moulée pour l'éjecter du poste de travail lors de l'avance du tiroir. On voit également que ce tiroir de remplissage peut être faci-15 lement remplacé par un autre tiroir d'une dimension différente si on le désire, pour que l'ouverture de son fond soit adaptée à l'ouverture supérieure de l'empreinte de la matrice. Un tube 134 d'alimentation communique d'une part avec la trémie 18 et d'autre part avec une ouverture ménagée dans la paroi supérieure du tiroir, 20 de manière que ce dernier soit toujours rempli de la matière alimentant l'empreinte du moule. On a vu, dans la description de la figure 4,que les colonnes 80 sont fixées à la table 74 porte-matrice et sont réglables par rapport à celle-ci, ainsi que les butées 84. Ce réglage peut s'ef-25 fectuer par exemple grâce à des parties filetées 85 des colonnes 80 et des butées 84 qui sont vissées dans des écrous 87 tournant dans la table 74 mais ne pouvant se déplacer axialement. La rotation des écrous 87 est commandée par exemple par le dispositif à roue et vis tangente de la figure 7. Dans ce cas, la rotation 30 d'une roue dentée 89 est commandée par une vis sans fin tangente 91 dont la rotation est commandée par un volant manuel 9 3 ou par un moteur. La roue dentée 89 est couplée à un écrou 87 qui est solidaire d'un pignon 95 engrenant avec la denture d'une couronne 97 tournant dans la table 74 et engrènant avec un autre pignon 99 35 solidaire d'un autre écrou 87. Le dispositif décrit est un exemple de dispositif pouvant être utilisé dans la presse pour régler la position des différentes colonnes et grâce auquel, deux ou plusieurs colonnes peuvent être simultanément réglées en position verticale en agissant directement sur une seule d'entre elles. 71 19368 10 2092163 L'ensemble de la presse est schématiquement représenté en coupe sur la figure 8, qui montre certains éléments écartés de leur position normale pour permettre une description plus claire du fonctionnement de la machine. 5 La presse représentée figure 8 comporte certains éléments dis posés sous la table fixe de la presse et qui peuvent faire partie intégrante du socle de celle-ci ou être rapportés lors du montage de la machine. Ces éléments disposés sous la table fixe de la près-se 8 sont utilisés dans certains modes d'opération dans la presse, 10 et dans d'autres cas, ils ne sont pas utilisés. Les éléments qui ont été décrits précédemment en regard des figures 1 à 7 portent les mêmes chiffres de repère sur la presse de la figure 8. Celle-ci toutefois, montre certains organes de la presse qu'il est difficile de distinguer sur les figures précé-15 dentes. En particulier, la figure 8 montre un autre système de réglage de la position des colonnes 80 par rapport à la table mobile 74. Cette liaison réglable est figurée par des filetages 140, mais il est évident que les colonnes 80 peuvent être couplées à la table 20 74 par le dispositif représenté figure 7. De même, le système de réglage vertical des butées 84 dans la table 74 est figuré par des filetages 142. Sur la figure 8, on voit que les colonnes 80 comportent des butées 144 qui sont constituées par des bagues qui, lorsque la table est à un niveau déter-25 miné viennent buter contre la face inférieure de la table supérieure 72 du berceau 32, ou table fixe de la presse. On voit également que le moule ou matrice 146 est un organe tubulaire encastré dans la table 74 et dont la face supérieure est alignée avec la face supérieure de cette table. On voit également 30 que le support 78 du poinçon inférieur supporte une cale d'épaisseur 148 et un poinçon inférieur tubulaire 150 qui pénètre dans la matrice 146 par le dessous de celle-ci. Le poinçon supérieur 152 est monté sous la face inférieure du coulisseau 22. Le pont élévateur couplé aux extrémités inférieures des tiges de tirage 35' latérales 64 comporte une face d'appui supérieure 154 sur laquelle repose le support 78 ce qui permet de soulever celui-ci à sa position haute de la figure 8. On voit également que le plateau transversal 82 qui est fixé à l'extrémité inférieure du support 78 71 19368 ii 2092163 est en contact de face de butée 156 des tiges 101 et de ce fait/ la matrice et le poinçon inférieur 154 sont maintenus à une position haute prédéterminée lorsque les excentriques 58 du vilebrequin sont à leur point mort haut, et que la face supérieure de la matrice et celle du poinçon inférieur sont alignées avec la face supérieure de la table 74 et que grâce à cet alignement, le tiroir distributeur 20 peut glisser librement sur la table, et qu'une pièce précédemment moulée par compression peut être chassée par le déplacement du tiroir vers l'intérieur du poste de travail. Deux des colonnes 80 de la figure 8 sont prolongées vers le bas par des tiges 103 qui traversent la paroi intérieure 160 du berceau 32 et la paroi d'une première table flottante 162. Cette dernière porte à sa face inférieure un dispositif de réglage par écrou 164 dans lequel est vissée une tige 166 orientée vers le haut, qui passe dans un trou central du support 78 ainsi que dans l'alésage du poinçon annulaire inférieur 150, et dont l'extrémité supérieure est solidaire d'un noyau 168. Dans la disposition de la figure 8, les tiges 103 qui sont solidaires de deux des colonnes 80 sont fixées à la table flottante supérieure 162. La tige centrale 166 est également fixée à la table 162 et de ce fait la table porte-matrice 74 et le noyau 168 se déplacent en même temps, la face supérieure du noyau 168 étant alignée avec la face supérieure de la matrice 146. Lorsque les excentriques 58 sont au point mort haut, la face supérieure du poinçon inférieur 150 est également alignée avec la face supérieure de la table 74 et celle du noyau 168. Des coussins pneumatiques 170 sont fixés à la table flottante supérieure 162 et interaalés entre sa face supérieure et la paroi inférieure 160 du berceau 32, et des coussins pneumatiques 172 fixés sous la table flottante supérieure 162 sont intercalés entre celle-ci et une table flottante inférieure 174. Des coussins pneumatiques 178 sont également intercalés entre la table flottante inférieure 174 et une table fixe inférieure 176. Cette table fixe 176 est toutefois réglable en hauteur sur des tiges verticales 180 dirigées vers le bas et solidaires de la paroi inférieure 160 du berceau. Les extrémités inférieures des tiges 180 sont filetées et vissées dans des écrous 184 disposés sous la table fixe 176. Ces écrous 184 peuvent être couplés par une chaîne 186 commandée par une 71 19368 12 2092163 manivelle 188 ou par un moteur et de ce fait, tous les écrous 184 peuvent être réglés en même temps. Les coussins pneumatiques 170, 172 et 178 peuvent être gonflés par de l'air sous pression de manière à s'écraser lorsqu'ils sont soumis à une certaine force 5 axiale, où l'air comprimé qu'ils contiennent peut s'échapper et dans ce cas, ils s'écrasent pratiquement sans être soumis à une force. Dans la figure 8, les coussins 170, 172 et 178 ne sont pas sous pression. Pour différents modes d'opération de la presse, ces coussins sont mis sous pression selon certaines combinaisons. 10 Sur la figure 8, comme on l'a vu, les excentriques 58 sont au point mort haut et l'excentrique central 5 6 est décalé de 75° en arrière du point mort. Dans ces conditions, la pièce 151 précédemment moulée par compression a été éjectée de la matrice et reste posée sur la face supérieure du poinçon inférieur 150 et 15 sera chassée du poste de travail lorsque le tiroir d'alimentation 20 pénétrera dans cet espace. Le vilebrequin continuant à tourner, le pont élévateur 70 commence à descendre, et les poids combinés de la table 74 et du support 70 du poinçon inférieur provoquent l'affaissement des coussins pneumatiques 94 qui réagissent vers 20 le haut contre le plateau transversal 82. Toutefois, lorsque les tiges de butée 84 viennent porter contre la face supérieure des tiges 86, le poids de la table 74 est alors supporté par les coussins pneumatiques 88 solidaires des tiges 86, et le poids du support 78 du mandrin inférieur n'est 25 plus suffisant pour que les coussins pneumatiques 94 continuent à s'affaisser. Le pont élévateur 70, toutefois, continue à se déplacer vers le bas, et ses broches verticales 92 viennent s'appliquer contre le plateau transversal 82 et l'entraînent vers le bas avec le support du mandrin inférieur en écrasant les coussins 30 pneumatiques 94. Ce mouvement du support 78 se prolonge jusqu'à ce que son épau-lement 190 orienté vers le bas vienne porter sur une butée d'une bague 192 montée sur la table supérieure 72 du berceau, et de ce fait le support 78 s'arrête et est assis sur la plaque 72. Pen-35 dant cette descente du support, le poinçon inférieur 150 est tiré vers le bas dans la matrice 146 et délimite une empreinte qui se remplit de la matière contenue dans le tiroir distributeur 20 qui s'est avancé en position de remplissage sous l'effet de la descente du coulisseau 22, avant le début de la descente du poin-40 çon inférieur 150 dans la matrice. 71 19368 13 2092163 Après l'arrêt de la descente du support 78, le pont élévateur 70 continue à descendre, et les coussins 90 solidaires des broches 92 s'écrasent pour permettre au pont 70 de continuer sa descente. Le coulisseau 22 amorce son mouvement de descente lorsque les 5 excentriques 58 ont dépassé leur poids mort haut de 75° et, après que le support 78 ait été arrêté dans sa descente par la butée 192. Le tiroir 20 recule et le poinçon supérieur 152 pénètre dans l'ouverture supérieure de la matrice en comprimant la matière qu'elle contient. Après que l'excentrique central ait passé son 10 point mort bas, le coulisseau 22 commence à remonter, et le pont élévateur 70 étant revenu à la position à laquelle il porte contre la face de butée 154 du support 78 soulève alors le poinçon inférieur 150 qui remonte dans la matrice et éjecte la pièce comprimée. 15 Pendant le cycle de compression, les coussins 88 s'écrasent en fonction de la force exercée vers le bas sur la filière 146 par la friction exercée par la matière comprimée et ce mouvement descendant s'accompagne d'un mouvement descendant correspondant du noyau 168 qui, dans ce mode d'opération de la presse est fixe par 20 rapport à la matrice. Pendant l'éjection, la table 74 et,de ce fait, la matrice 146 et le noyau 168 sont ramenés en position haute par les butées 156 des tiges 101 sur le plateau transversal 82 qui est couplé au support 78 du poinçon inférieur. 25 Grâce à cette disposition, toute la puissance de la presse s'exerce sur la matière comprimée tandis que le poinçon inférieur est maintenu fixe et que la matrice est flottante. Dans cette disposition également, environ la moitié de la puissance de la presse est disponible pour l'éjection de la pièce comprimée. Il 30 faut noter qu'aucun verrou, aucune came ni aucun dispositif d'entraînement auxiliaire ne sont nécessaires, mais que tout le cycle de la presse s'effectue grâce à un unique vilebrequin comportant deux jeux d'excentriques décalés angulairement l'un par rapport à l'autre et commandant les mouvements de va-et-vient du coulis-35 seau 22 et du pont élévateur 70 avec un décalage prédéterminé des mouvements respectifs dans le temps. Dans la description qui précède, le noyau 166 est maintenu fixe par rapport à la table 74, par les écrous 81 et 83 vissés sur la tige 103 de part et d'autre de la table flottante supérieure 162. 71 19368 14 2092163 Toutefois, d'autres modes d'opération peuvent être accomplis sur la presse, et la tige solidaire 5u noyau 168 peut se déplacer indépendamment de la table porte-matrice 74. Dans un cas, le noyau peut effectuer un mouvement flottant plus important que ce-5 lui de la table 74, et dans un autre cas le mouvement flottant du noyau peut être inférieur à celui de la table porte-matrice. Dans un cas où le mouvement du noyau est indépendant de celui de la table, le noyau 168 (Figure. 8) doit être en place pour le remplissage de l'empreinte et s'écarter de cette position avant le début 10 de l'opération de compression. Conformément à l'invention, un noyau supérieur monté sur le coulisseau est utilisé pour pousser vers le bas le noyau inférieur avant la compression de la matière. L'écrou réglable 164, dans ce type d'opération, permet de positionner la face supérieure du 15 noyau 168 en maintenant cette face supérieure alignée avec celle de la table 74 après l'éjection. La position du noyau est dans ce cas, déterminée par un mouvement ascendant de la table flottante inférieure 174 commandé par les coussins ou membranes pneumatiques 178. 20 Cette table 174 est sollicitée par les membranes 178 contre les êpaulements 181 des tiges 180 fixées sous la paroi inférieure 160 du berceau 32. La position des écrous 81 est réglée de manière à ce qu'ils soient plaqués contre la face supérieure de la table flottante supérieure 162 en position haute, tandis que les 25 écrous 83 sont écartés vers le bas de la table 162 d'une distance suffisante pour permettre le flottement de cette dernière. De ce fait, le noyau 168 est maintenu à ras de la face supérieure de la table mobile 74 après l'éjection de la pièce et jusqu'à la fin du remplissage de l'empreinte de la matrice, mais 30 lorsque le noyau supérieur rçonté sur le coulisseau pénètre dans l'empreinte, il pousse le noyau inférieur 168 vers le bas en é-crasant les membranes 178. Dans le cas où le flottement de la tige 166 solidaire du noyau 168 soit être supérieur au flottement de la table porte-35 matrice 174, ces réglages sont effectués de manière que le noyau 168 soit en position correcte pour l'éjection de la pièce et pour le remplissage de l'empreinte. Les écrous 83 sont réglés pour qu'ils se plaquent contre le fond de la table flottante 162 tandis que les écrous 81 sont éloignés vers le haut à une certaine 71 19368 15 2092163 distance de cette table flottante. Les membranes 170 sont maintenues sous pression pour appliquer la table flottante supérieure 162 contre les écrous inférieurs 83. Dans ce cas, les membranes 170 participent à extraire le noyau après que la pièce moulée ait été éjectée. Dans le cas où il n'est pas nécessaire que la face supérieure du noyau 168 soit dans le plan de la face supérieure de la table 74 pendant l'éjection et le remplissage, les écrous 81 et 83 peuvent être respectivement écartés des faces correspondantes de la table flottante 162. Dans un autre mode de fonctionnement de la presse, la tige 166 solidaire du noyau 168 doit être maintenue fixe pendant la compression. Cette condition est obtenue en déplaçant la table réglable inférieure 176 vers le haut jusqu'à ce qu'elle vienne buter contre l'extrémité inférieure 177 de la tige 166. L'écrou réglable 164 peut être manoeuvré pour aligner la face supérieure du noyau 168 avec la face supérieure de la table, à la position de remplissage. Les écrous inférieurs 83 sont alors réglés pour qu'ils se plaquent contre le dessous de la table flottante supérieure 162 tandis que les écrous supérieurs 81 sont réglés pour qu'ils soient écartés de la face supérieure de cette table. Les membranes pneumatiques 170 permettent d'extraire le noyau de la pièce comprimée et plaquent la table flottante supérieure 162 contre les écrous inférieurs 83. Dans un autre type d'opération, la tige 166 du noyau flotte en se déplaçant vers le bas pendant la compression de la matière jusqu'à ce qu'elle rencontre une butée. Dans ce cas, la table 74 étant au niveau du remplissage, 1'écrou réglable 164 est manoeuvré jusqu'à ce que la face supérieure du noyau 168 soit au niveau désiré. Les membranes pneumatiques 178 sont mises sous pression et maintiennent la table flottante inférieure 174 contre les êpaulements 181 des tiges 180. La table fixe réglable 176 est alors déplacée pour ménager l'intervalle désiré entre l'extrémité inférieure 177 de la tige 166 du noyau et la surface supérieure de cette table 176. Les écrous supérieurs 81 sont abaissés contre la face supérieure de la table flottante supérieure 162 pour déterminer la limite supérieure du noyau et de sa tige, tandis que les écrous inférieurs 83 sont écartés vers le bas de la table flottante 162. 71 19368 16 2092163 Pendant la compression, la tige de noyau 166 se déplace vers le bas malgré la réaction des membranes 178, jusqu'à ce que sa face inférieure 177 vienne vuter contre la table fixe réglable 176 qui limite la descente de la tige et du noyau, et elle main-5 tient ces éléments pendant la compression finale. La table inférieure fixe réglable 176 est conçue de manière à pouvoir supporter au moins la moitié de la puissance nominale de la presse. Si on désire que la face supérieure du noyau 168 soit alignée avec la surface de la table 7 4 pendant l'éjection et au 10 début du remplissage de l'empreinte, les membranes 170 et 172 sont alors utilisées. Dams ce cas, les écrous supérieurs 81 sont réglés de manière que les membranes 172 plaquent la table flottante supérieure 162 contre ces écrous 81, et au moyen de 1'écrou réglable 164, la 15 face supérieure du noyau 168 est alignée avec la face supérieure de la table 74. Si la table 74 se déplace vers le bas vers son niveau de remplissage, la tige du noyau et celui-ci se déplacent également vers le bas pour suivre cet alignement. Lorsque le poinçon infé-20 rieur se déplace vers le bas pour remplir l'empreinte, une soupape est actionnée pour purger l'air comprimé des membranes 172 tandis que les membranes 170 sont simultanément mises sous pression. Cette inversion des alimentations des membranes oblige la table flottante 162 et la tige 166 du noyau à descendre jusqu'à une po-25 sition où ces dernières butent contre la table flottante inférieure 174 afin de délimiter le niveau de remplissage du noyau monté à l'extrémité supérieure de la tige 166. On voit que toutes ces possibilités de la presse n'exigent pas l'utilisation de cames, de verrous mécaniques ni de systèmes 30 de déverrouillage, et que, lorsque cela est nécessaire, la tige solidaire du noyau peut être solidement assise ce qui lui permet de résister aux efforts engendrés par une force de compression très élevée. Les figures 21 et 22 représentent une autre forme de réalisa-35 tion de la presse de l'invention dans laquelle une seconde table flottante supporte un second poinçon inférieur. Le but de cette modification est de faciliter l'éjection des pièces moulées dans une matrice étagée. Sous les hautes pressions de compression développées par la presse, toutes les surfaces verticales de la 71 19368 17 2092163 pièce comprimée sont plaquées en contact frottant très serré contre les parois de la matrice, du poinçon extérieur et du noyau. Pour éviter la rupture des collerettes minces de la pièce lors de l'éjection, il est nécessaire que le poinçon extérieur se déplace 5 vers le haut avec la pièce pour éviter que les collerettes de la pièce soient soumises au frottement. Cette fonction peut être assurée par l'addition d'organes mobiles à l'outillage, ou peut être assurée par la presse elle-même. La description qui suit montre la manière dont la presse à comprimer de l'invention peut être modi-10 fiée pour assurer le support des collerettes de la pièce moulée grâce à une table flottante porte-matrice, une table flottante porte-poinçon extérieur, et un support mobile de poinçon intérieur. La figure 21 est une illustration simplifiée de la presse ainsi modifiée. La tige du noyau est couplée à la table flottante 15 porte-matrice et se déplace avec celle-ci. Les éléments de la presse qui ont été précédemment décrits et qui sont disposés sous le berceau peuvent cependant être associés à la presse de la figure 21 si on le désire. On voit sur la figure 21 que la table flottante porte-matrice 200 est munie d'une matrice tubulaire 202 20 dans laquelle est introduit, par dessous, un poinçon extérieur 204 ainsi qu'un poinçon intérieur 206 et un noyau 208 qui coulisse dans le poinçon intérieur 206. Le noyau 208 est monté sur une tige de noyau 210 reliée par une plaque 212 aux tiges 214 qui sont des prolongements des tiges 262. 25 La table supérieure porte-matrice 200 est munie de butées in férieures réglables 218 pouvant venir en contact de la face supérieure de la seconde table flottante 220 qui porte le poinçon extérieur 204. La table porte-matrice supérieure s'appuie par 1'intermédiai-30 re de broches réglables 224 contre des coussins pneumatiques 222 lorsqu'elle se déplace vers le bas d'une certaine distance à partir de sa position de la figure 21. La table flottante 220 porte-poinçon est munie de butées inférieures 226 qui peuvent porter contre la face supérieure des 35 tiges 228 dont l'autre extrémité est couplée à des coussins pneumatiques 230 montés sur la paroi inférieure 232 du berceau. La table flottante 220 est également munie de tiges 234 dirigées vers le bas, qui traversent la paroi supérieure du berceau de la presse ainsi que celle du pont élévateur 238 et dont 71 19368 18 2092163 l'extrémité inférieure repose contre la plaque 244 sur laquelle est monté le porte-poinçon inférieur, ce qui permet d'aligner les surfaces supérieures des deux poinçons inférieurs 204 et 206 dans un même plan. 5 Deux butées réglables 2 42 montées sur la plaque 23 6 permet tent de régler la position basse de la table 220 et du poinçon 204, et elles supportent solidement ces derniers pendant la compression de la matière. J Les extrémités inférieures des tiges 234 portent contre la 10 plaque 244 fixée à l'extrémité du support 246 qui maintient à son extrémité supérieure le poinçon intérieur 206. La plaque 244 est sollicitée vers le haut par des coussins pneumatiques 248, et elle peut être déplacée vers le bas par des broches 250 sollicitées vers le bas par des coussins pneumatiques 252 fixés au pont 15 élévateur 238. Une bague de butée 2 54 fixée au-dessus de la paroi supérieure 23 6 du berceau entoure le support 246 qui vient buter contre cette bague de manière à supporter le poinçon intérieur 206 lorsqu'il est en position basse. 20 La figure 21 représente le noyau 208 et les poinçons inférieurs 204 et 206, ainsi que la table 200 en position d'éjection. Le remplissage de l'empreinte est amorcé par la descente du pont élévateur 238 lorsque les tiges de tirage 256 couplées à leurs excentriques respectifs du vilebrequin com-25 mencent à descendre. Le début de la descente du pont élévateur 238 s'accompagne d'une descente de la table 200 porte-matrice, du poinçon extérieur 204, du poinçon intérieur 206 et du noyau 208. Lorsque les butées réglables 224 de la table flottante 200 viennent por-30 ter contre les coussins pneumatiques 222, la descente de la table 200, celle du noyau 208 et celle des poinçons 204 et 206 s'interrompt. Le porte-poinçon 246 s'arrête également à ce moment, car les coussins pneumatiques 248 supportent son poids. Le pont élévateur 238 continuant à descendre, ses broches 250 35 viennent porter contre la plaque 244 qui tire vers le bas le porte-poinçon 246, le poinçon intérieur 206, la table flottante 220 et le poinçon 204 en écrasant les coussins 248. Lorsque les butées 226 rencontrent les tiges 228, la descente de la table 220 et du poinçon 204 s'interrompt. Le porte-poinçon 246 continue à 71 19368 19 2092163 descendre jusqu'à ce qu'il vienne buter contre la plaque 254, et de ce fait, le poinçon intérieur 206 est supporté en position basse par la paroi supérieure fixe 236 du berceau. Le pont élévateur 238 qui continue à descendre écrase les coussins pneuma-5 tiques 252. L'empreinte de la matrice est alors complètement remplie, et immédiatement après, le poinçon supérieur 258 pénètre dans la matrice 202 par l'ouverture supérieure de celle-ci et comprime la matière. Pendant la compression, la table flottante 200 et le 10 noyau 208 sont entraînés vers le bas par le frottement de la matière comprimée contre les parois axiales de la matrice 202 et du noyau 208, tandis que le poinçon extérieur 204 et sa table 220 descendent en comprimant les coussins 230, jusqu'à ce que les butées 242 interrompent la descente de la table 220 et la supportent 15 en position basse, ainsi que le poinçon 204 qui est fixé à cette table 220. Après la compression de la matière, et lorsque le coulisseau de la presse et le poinçon supérieur 258 commence à remonter, le pont élévateur 238 amorce l'éjection de la pièce. Pendant l'éjec-20 tion, le pont 238 vient buter contre un épaulement du support 246 qui est entraîné vers le haut avec son poinçon 206 tandis que la table porte-matrice et le noyau sont entraînés vers le haut par le frottement de la matière. Lorsque la table porte-matrice 200 arrive en butée à sa position supérieure, cette position étant 25 déterminée par celle des écrous 260 des tiges 262 qui butent sous la paroi 236 du berceau, la table 200 s'arrête et la pièce moulée est chassée de la matrice 202. La table porte-poinçon 220 est retenue en position d'éjection par ses tiges 234 dont l'extrémité est fixée à la plaque 244. 30 Les tiges 262 sont réglables en longueur par rapport à la ta ble 200, par exemple grâce à un filetage 2 64. Il faut noter que la presse de la figure 22 est commandée par un vilebrequin portant des excentriques couplés respectivement au coulisseau et au point élévateur 238, et que grâce à la présence 35 des coussins pneumatiques et des différents organes de butée intercalés entre les éléments fixes et les éléments mobiles de la presse, l'emploi de cames, de verrous et de dispositifs de déverrouillage n'est pas nécessaire et ces organes peuvent être éliminés. 71 19368 2092163 Dans chaque cas, la presse est relativement facile à équiper et à régler ce qui représente un gain de temps appréciable par rapport aux dispositifs connus. La simplicité des réglages de la presse diminue considérablement les risques d'erreurs et de dété-5 rioration des outillages dont le prix est élevé, provoqués par des réglages incorrects. La structure de base est une presse mécanique rectiligne à laquelle sont associés des dispositifs à coussins pneumatiques, et de ce fait le prix de fabrication de la presse est maintenu dans des limités raisonnables, et les frais 10 d'entretien de la machine sont notablement réduits. En outre, des outillages relativement simples peuvent être utilisés, et le prix de ceux-ci est également réduit en conséquence. Grâce à sa conception, la presse de l'invention peut être très précise et elle conserve sa précision initiale grâce à la rigidité 15 de tous ses éléments et grâce au fait que tous les éléments de l'outillage qui déterminent les dimensions finales de la pièce moulée sont supportés solidement pendant la compression de la matière. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à 20 titre illustratif, mais non limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes et modifications entrant dans son cadre et dans son esprit. 71 19368 21 2092163 REVENDICATIONS 1. Presse mécanique destinée à comprimer des matières à structure granulaire pour mouler des pièces, et à éjecter les pièces moulées, la presse comportant un ensemble de commandes à courses 5 fixes, caractérisée en ce qu'elle comporte des organes animés d'un mouvement de va-et-vient comprenant un poinçon supérieur, un poinçon inférieur et une table flottante porte-matrice pouvant se déplacer entre trois positions d'arrêt différentes : une première position supérieure d'arrêt à laquelle la pièce moulée par com-10 pression est éjectée, une seconde position intermédiaire d'arrêt à laquelle l'empreinte de la matrice est remplie de matière à comprimer, et une troisième position inférieure d'arrêt à laquelle la matière granulée est comprimée. 2. Presse destinée à comprimer des matières à structure granu-15 laire, caractérisée en ce qu'elle comprend un mécanisme de commande à courses fixes commandant deux mouvements de va-et-vient selon des courses en relation fixe l'une par rapport à l'autre, des coussins élastiques étant dessinés à commander les courses réglables d'une table porte-matrice et d'un poinçon inférieur déplaça- 20 bles par le mécanisme de commande à courses fixes, des butées étant destinées à délimiter les positions d'arrêt de la table porte-matrice et du poinçon inférieur au cours de leur course réglable, un poinçon supérieur étant commandé par le mécanisme de commande à courses fixes et animé d'un mouvement de va-et-vient 25 par rapport à la table porte-matrice et au poinçon inférieur. 3. Presse destinée à comprimer des matières à structure granulaire, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de commande à courses fixes constitué par un premier et un second mécanismes commandant respectivement un mouvement de va-et-vient 30 sur des distances en relation prédéterminée, des tampons élastiques destinés à contrôler les courses réglables d'une table porte-matrice et d'un poinçon inférieur montés sur la presse, le poinçon inférieur étant mobile par rapport à la table porte-matrice afin de supporter les charges engendrées par la compression de la 35 matière, les tampons élastiques et le poinçon inférieur étant animés d'un mouvement de va-et-vient par le premier mécanisme du dispositif de commande à courses fixes, des butées coopérant avec les tampons élastiques étant destinées à délimiter des positions d'arrêt de la table porte-matrice et du poinçon inférieur, un 71 19368 22 2092163 poinçon supérieur étant animé d'un mouvement de va-et-vient par le second mécanisme du dispositif de commande à courses fixes afin de coopérer avec la table porte-matrice et le poinçon inférieur. 4. Presse selon la revendication 3, caractérisée en ce que le 5 poinçon inférieur suit une course de longueur fixe délimitée par la coopération des tampons élastiques et des butées de manière que la course du poinçon inférieur soit plus courte que la course déterminée par le dispositif de commande à courses fixes. 5. Presse selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'un 10 second poinçon inférieur est disposé autour du premier poinçon inférieur et supporte les collerettes des pièces moulées. 6. Presse selon la revendication 5, caractérisée en ce que le second poinçon inférieur est commandé par le premier mécanisme du dispositif de commande à courses fixes et coopère avec d'autres 15 tampons élastiques et avec d'autres butées. 7. Presse destinée à comprimer des matières à structure granulaire et comportant un sommier, un socle, des colonnes reliant le sommier et le socle, une table porte-matrice supportant une matrice à axe vertical, un support de poinçon disposé sous la 20 table porte-matrice et supportant un poinçon inférieur engagé dans la matrice par une ouverture inférieure de celle-ci, un coulisseau animé d'un mouvement de va-et-vient vertical étant disposé au-dessus de la table porte-matrice et portant un poinçon supérieur pouvant péné-trer dans la matrice par le dessus de celle-25 ci, la table porte-matrice et le porte-poinçon pouvant prendre chacune une position supérieure afin que,dans ces positions respectives, la face aipérieure de la matrice et la face supérieure du poinçon inférieur soient alignées dans le plan de la face supérieure de la table porte-matrice, une première butée fixe dirigée 30 vers le bas maintenant la table porte-matrice à sa position supérieure, et une seconde butée dirigée vers le bas et fixée à la table porte-matrice venant en contact du porte-poinçon inférieur lorsque la table porte-matrice et le porte-poinçon sont à leur position supérieure, un pont élévateur étant disposé sous le 35 porte-poinçon et mobile verticalement entre une position supérieure et une position inférieure, une troisième butée dirigée vers le haut pouvant venir en contact avec le porte-poinçon pour soulever celui-ci et l'amener à sa position supérieure, un premier tampon élastique dirigé vers le haut étant associé à la table 71 19368 23 2052163 porte-matrice et permettant à cette dernière de descendre pendant la compression de la matière, un second tampon élastique sollicitant le porte-poinçon vers le haut, une quatrième butée dirigée vers le bas étant solidaire du pont élévateur et pouvant venir en 5 contact du porte-poinçon après un déplacement prédéterminé du pont élévateur vers le bas à partir de sa position supérieure,et un troisième tampon élastique dirigé vers le bas et supportant la quatrième butée du pont élévateur, une cinquième butée fixe dirigée vers le haut pouvant venir en contact du porte-poinçon pour 10 limiter le mouvement de ce dernier à une position inférieure prédéterminée espacée de sa position supérieure d'une distance inférieure à la distance comprise entre la position supérieure et la position inférieure du pont élévateur, et un dispositif de commande couplé au coulisseau et au pont élévateur permettant d'ani-15 mer ces derniers de mouvements respectifs de va-et-vient décalés dans le temps l'un par rapport à l'autre. 8. Presse selon la revendication 7, caractérisée en ce que ledit dispositif de commande est un vilebrequin dont un premier maneton est relié fonctionnellement audit pont et un second mane- 20 ton décalé angulairement par rapport au premier est relié fonctionnellement au coulisseau. 9. Presse selon la revendication 8, caractérisée en ce que la table porte-matrice comprend une sixième butée destinée à s'appliquer comme le premier tampon élastique et réglable sur cette 25 table pour permettre de déterminer la distance à laquelle cette dernière se trouve à sa position supérieure de la position qu'elle occupe lorsqu'elle est supportée par ledit premier tampon élastique. 10. Presse selon la revendication 6, caractérisée en ce que le 30 second poinçon inférieur entourant le premier poinçon inférieur est monté sur une table flottante. 11. Procédé de moulage de pièces en matière à structure granulaire, caractérisé en ce qu'il consiste à comprimer la matière entre un poinçon supérieur et un poinçon inférieur dans une ma- 35 trice, à déplacer vers le haut le poinçon inférieur dans la matrice jusqu'à une position supérieure lorsque cette dernière est en position supérieure, de manière que la face supérieure du poinçon inférieur soit alignée sur la face supérieure de la matrice afin d'éjecter la pièce en matière comprimée de la matrice, 71 19368 24 2092163 à abaisser le poinçon inférieur jusqu'à une position inférieure prédéterminée afin de délimiter une empreinte dans la matrice, cette empreinte recevant la matière devant être comprimée, à introduire le poinçon supérieur dans la matrice après que le poin-5 çon inférieur a atteint sa position inférieure et à amorcer le déplacement du poinçon supérieur vers le haut après la compression de la matière et avant d'amorcer le déplacement du poinçon inférieur vers le haut. 12. Procédé selon la revéndication 9, caractérisé en ce qu'il 10 consiste à supporter élastiquement la matrice pendant la compression de la matière pour que la matrice soit flottante pendemt cette compression.