lors de certains traitements médicaux on est amené à faire respirer au malade du gaz dit "Carbogène" qui consiste en un mélange d'oxygène et de gaz carbonique, ce dernier entrant pour un faible pourcentage de l'ordre de 4 à 8%. Jusqu'à présent un tel mélange était, soit pré-fabriqué soit réalisé au fur et à mesure à partir de deux sources de gaz pur, C02 et 02 dont les débits sont alors calibrés en conséquence pour que leur mélange corresponde au nCarbogène" souhaité. La présente invention consiste en un mode d'obtention de "Car- bogène" à partir seulement d'une source d'oxygène pur, le gaz carbonique étant obtenu à partir de la récupération partielle du O02 naturellement fourni par la propre respiration du malade. l'inven- tion offre alors l'avantage d'être utilisable là où l'on dispose seulement d'oxygène, ce qui est le cas le plus courant. Lors de la respiration, l'organisme consomme de ltoxygène et fourni une part approximativement égale de C02 qui apparait durant la phase expiratoire. Ainsi sur un cycle, le volume ventilé reste invariant mais le gaz rejetté est enrichi en 002. Si l'on imagine une respiration en cycle fermé sur un volant D'02 pur, comme par exemple sur un sac souple de volume égal ou supérieur au volume courant, le contenu de l'ensemble sac-poumons s'enrichi régulièrement en C02 pour tendre à la limite à du C02 pur. Pour obtenir du "Carbogène" suivant l'invention l'on fait respirer le malade sur un système semblable mais auquel on raJou- te - Un débit constant Q d'02 pur. - Un moyen d'échappement vers l'extérieur des gaz excédentai res correspondants. Dans de telles conditions le taux en gaz carbonique se stabilise lorsque la quantité de C02 perdue par l'echappement correspond à la quantité q fournie par l'organisme. le taux stabilisé s'écrit Pour réaliser un tel dispositif l'invention prévoit de préférence et d'une manière non limitative deux modes de réalisation caractérisés par les dessins I et 2 où l'on distingue : FIGUER I Un-embout ou masque I, propre à être relié aux voies respiratoires du malade, aboutit directement à un sac souple 2 de volume égal ou supérieur au volume courant respiratoire. Au niveau de l'embout I un conduit 3 fournit un débit constant d'oxygène à partir d'un débitmètre alimenté par une source quelconque d'02 pur sous pression. le sac comporte un clapet 5 s'ouvrant vers l'ext4- rieur lorsque le volume des gaz dans le sac dépasse sa capacité. Si l'on raccorde ce système, préalablement plein d'02 pur, à un malade dont, par exemple, la consommation d'02 et donc le rejet de C02 est en moyenne de q = 0,6 1/mon, une respiration sous "Car bogèneti à 5% demande de régler le débimètre 4 à la valeur de PIGURE 2 D'une manière avantageusement simplifiée, le sac peut être substitué à un long tube souple 6 mais de volume fixe et égal ou supérieur au volume courant respiratoire. L'une des extrémités de ce tubt est directement relié par l'embout I aux voies respiratoires tandis que l'autre débouche en 7 d l'air libre. le conduit 3 d'amené de l'oxygène parcours coaxialement le tube 6 jusqu'à l'embout I. Dans ces conditions et pour autant que la section du tube 6 est petite par rapport à sa longueur, il n'y a pratiquement pas de mélange entre les diverses tranches de gaz circulant le long du tube. Le clapet 5 du montage précédant disparaît au profit du simple débouché 7. A titre d'exemple, pour un volume courant de I litre, le tube 6 aura une longueur de 3 mètres pour une section de I2 mm de diamètre. le débouché du tube 5 d'amenée de l'oxygène éjecte ce gaz dans l'axe du débouché de l'embout I. Cette disposition entraine par effet dynamique une surpression respiratoire qui peut être mise à profit car elle améliore l'oxygènation des voies respiratoires du malade. REVENDICATIONS Dispositif respiratoire sous nCarbogène" caractérisé en ce qu'il n'utilise qu'une source d'oxygène pur, le C02 nécessaire étant fourni-par la propre respiration du malade. Dispositif suivant I comportant en raccord direct aux voies respiratoires du malade un sac souple alimenté en continu par un débit calibré d'oxygène et limité en volume maxim#ui par un clapet d'échappement s'ouvrant vers l'extérieur. Dispositif suivant I composé d'un long tube souple dont une extrémité est libre, l'autre étant d'une part raccordé aux voies respiratoires du malade et d'autre part alimenté en continu par un débit calibré d'oxygène. Dispositif suivant 2 ou 3 où l'oxygène est injecté dans l'axe du débouché de l'appareil pour créer une surpression respiratoire.