Dans leur brevet n0 71 20.935, déposé le 9 juin 1971, les Déposants ont décrit un procédé de fabrication de coques et de ponts de bateaux, en particulier d'embarcations de plaisance, caractérisé en ce que la coque, et/ou le pont, est réalisée par une expansion in-situ, entre un moule mâle et un moule femelle, d'un matériau à structure cellulaire, par exemple de la mousse de polyuréthane, des éléments rigides étant prévus pour augmenter la rigidité de l'embarcation réalisée et la renforcer aux endroits désirés. Au cours de son expansion, le matériau cellulaire utilisé soumet les moules dans lesquels il est injecté à une pression 2 considérable, pouvant atteindre 5 kg/cm . Pour la mise en oeuvre de ce procédé, il est donc nécessaire de prévoir des moules capables de résister à de telles pressions. C'est dans la réalisation de ces moules, mâles et femelles, que réside le but de la présente invention. les moules objets de la présente invention sont réalisés en stratifié de polyester, et ils comportent une armature métallique pour leur permettre de résister aux pressions développées par le matériau cellulaire durant son expansion entre les moules mâle et femelle, des moyens étant en outre prévus pour réaliser l'étanchéité, durant le moulage, entre les moules mâle et femelle. Suivant une caractéristique de l'invention, l'étanchéité entre les moules mâle et femelle est réalisée au moyen d'un joint en un matériau plastique restant souple après polymérisation, par exemple un élastomère, et directement coulé dans une empreinte prévue à cet effet sur le pourtour du moule, des presses étant régulièrement réparties sur ce pourtour pour serrer le joint entre les moules. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description ci-après qui, en référence au dessin annexé, en illustre un mode de réalisation, donné à titre d'exemple pourvu de tout caractère limitatif. La figure unique du dessin est une coupe transversale des moules selon l'invention. En se référant à cette figure, on voit en 10 le moule mâle et en 12 le moule femelle. Ces moules comportent d'une part une paroi, respectivement Il et 13, réalisée en stratifié polyester de grande épaisseur, et, d'autre part une armature métallique, respectivement 14, 16. Dans l'exemple représenté, chacune des armatures 14 et 16 comprend un certain nombre de traverses maintenues assemblées par une ceinture métallique, respectivement 18, 20, disposée sur le pourtour du moule correspondant. L'étanchéité entre les moules mâle 10 et femelle 12 est réalisée à l'aide d'un joint 22, par exemple en élastomère ou tout autre matériau demeurant souple après polymérisation. Ce joint est disposé sur la périphérie du moule, et il est réalisé en coulant directement le matériau utilisé dans une empreinte 24 préparée sur le pourtour de l'un des moules. Pour assurer la fermeture rapide des moules et le serrage du joint 22, on prévoit un certain nombre de presses telles que 23, réparties sur la périphérie des moules. A titre d'exemple, on mentionnera qu'il faut environ 60 de ces presses pour le moulage d'un bateau de 3,30 mètres de long. Les moules selon l'invention permettent de résister à des efforts de l'ordre de 45 tonnes qui se développent durant l'ex- pansion in-situ du matériau cellulaire dans l'entrefer entre les moules, au cours du moulage d'un bateau de 3,30 mètres de long. La pression développée est alors de l'ordre de 4,5 kg/cm2. Il demeure bien entendu que l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation décrit et représenté, mais qu'elle en englobe toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Moules pour la fabrication de bateaux, notamment de plaisance, par le procédé suivant lequel la coque, ainsi qu'é- ventuellement le pont, est réalisée par une expansion in-situ, entre un moule mâle et un moule femelle d'un matériau à structure cellulaire, ces moules étant caractérisés en ce qu'ils sont réalisés en stratifié de polyester et en ce qu'ils comportent une armature métallique leur permettant de résister aux pressions développées par le matériau cellulaire durant son expansion, des moyens étant en outre prévus pour réaliser l'étanchéité, pendant le moulage, entre les moules mâle et femelle. 2 - Moules selon la Revendication 1, caractérisé en ce que l'étanchéité entre les moules mâle et femelle est réalisée au moyen d'un joint en un matériau plastique restant souple après polymérisation, et qui est directement coulé dans une empreinte prévue à cet effet sur le pourtour de l'un des moules, des presses étant régulièrement réparties sur la périphérie des moules pour serrer le joint entre ces derniers. 3 - Moules selon la Revendication 2, caractérisé en ce que le joint est constitué d'un élastomère. 4 - Moules selon l'une quelconque des Revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'armature métallique est constituée de traverses maintenues rigidement assemblées par une ceinture métallique disposée suivant la périphérie du moule considéré.