La présente invention concerne un appareil pour la perforation par étincelles d'un matériau en feuille, et plus particulièrement la configuration et l'agencement des électrodes destinées à être utilisées dans cet appareil. La perforation par étincelles est une technique utilisée pour former des rangées de petits trous avec un faible pas dans une feuille en mouvement, par exemple du papier tel que du papier à cigarettes, pour lequel on désire accroître la perméabilité. Des appareils connus comportent des électrodes opposées en forme de pointe d'aiguille entre lesquelles le matériau en feuille est tiré pendant que sont engendrées les étincelles. Avec un tel agencement, du fait de l'érosion des électrodes, l'espacement entre les électrodes doit être fréquemment ajusté avec des tolé- rances étroites pour obtenir une propagation satisfaisante des étincelles. Un autre inconvénient réside dans la nécessité de prévoir un guidage précis et un contrôle de la tension de la feuille pour empêcher que les aiguilles ne provoquent des dommages physiques. Cependant, le problème principal lié à l'utilisation d'électrodes en forme d'aiguilles réside dans leur tendance à provoquer la "traînée" des étincelles. Ce phénomène se produit du fait du caractère du gradient de contraintes qui existe dans l'intervalle entre les électrodes. Lorsqu'une étincelle est engendrée et provoque la rupture du papier, un canal d'air ionisé de conductivité plus élevée est réalisé le long du trajet de l'étincelle et à travers le trou formé dans le papier. A mesure que le papier continue à se déplacer, le gradient de contraintes entre les électrodes permet à l'étincelle d'être maintenue pendant un certain temps le long-d'un arc allongé traversant le trou. L'effet en est que le trou s'élargit au-delà du diamètre voulu et que l'on empêche qu'une autre étincelle soit engendrée pour former le trou suivant au pas désiré. Pour surmonter ce problème, on a proposé d'utiliser des impulsions électriques discrètes pour engendrer les étincelles en vue d'obtenir un faible pas de trou. Cependant, du fait de l'exis- tence du canal d'air ionisé de conductivité plus élevée en combi- naison avec le gradient de contraintes particulier existant dans l'intervalle entre les électrodes, la seconde étincelle tend à passer à travers le trou existant plutôt qu'à produire un nouveau trou dans la feuille. La présente invention se propose de fournir notamment une configuration et un agencement d'électrodes pour effectuer la perforation par étincelles en réduisant notablement la traînée des étincelles tout en minimisant les autres problèmes liés à l'utilisation d'électrodes en forme d'aiguilles. L'appareil selon la présente invention pour la perforation par étincelles d'un matériau en feuille comprend une première et une seconde électrodes, espacées, qui définissent entre elles une zone de décharge à travers laquelle le matériau en feuille à perforer peut être déplacé dans un sens prédéterminé, la partie de la première électrode qui est la plus proche de la partie la plus proche de la seconde électrode étant placée entre une position de recouvrement de la seconde électrode dans le sens de déplacement de la feuille d'une longueur de 1 mm et une position décalée, également de 1 mm, dans le sens de déplacement de la feuille, des moyens étant prévus pour guider la feuille à travers la zone de décharge le long d'un trajet plus proche de ladite seconde électrode que de ladite première électrode. De préférence l'intervalle entre les électrodes est compris entre 0,2 et 1,0 mm. Avantageusement, la partie de chaque électrode qui est la plus proche de l'autre électrode présente la forme d'un coin, le coin sur la première électrode étant formé entre une surface ou bord latéral et une surface ou bord d'extrémité s'écartant du coin dans le sens de déplacement de la feuille. Le coin sur la seconde électrode y est formé entre une surface ou bord latéral et une surface ou bord d'extrémité convergent peut être agencé pour s'écarter dudit coin dans le sens opposé au sens de déplacement de la feuille. L'angle défini au coin de la première électrode entre la surface ou bord latéral et la surface ou bord d'extrémité peut être compris entre environ 600 et 1200-et de préférence entre 80 et 950. L'angle défini au coin de la seconde électrode entre la surface ou bord latéral et la surface ou bord d'extrémité peut être compris entre environ 45 et 1200 et de préférence entre 800 et 950. L'électrode peut être montée pour un mouvement longitudinal ou vertical de la feuille. La première électrode peut se présenter sous la forme d'un élément en forme de tige dont le coin est formé à l'ex- trémité inférieure, et la seconde électrode peut être réalisée sous la forme d'un élément en forme de barre, le coin étant réalisé à une surface ou bord d'extrémité à l'un de ses grands cotés. L'appareil peut comprendre un certain nombre de jeux d'électrodes espacés, les premières électrodes pouvant être disposées en une ou plusieurs rangées perpendiculairement à la direction de déplacement de la feuille. Avec cet agencement, l'élément en forme de barre peut être agencé pour agir en tant que barre de support pour la feuille et s'étend sur la longueur de la rangée. Dans l'agencement décrit ci-dessus, les bords longitudinal peuvent être formés par une série de nervures triangulaires sur la barre de support, les nervures s'étendant dans le sens de déplacement de la feuille vers le coin prévu sur chacune. Dans le but de promouvoir l'alimentation de la feuille, une barre menante peut être prévue et s'étend perpendiculairement au sens de déplacement de la feuille, ladite barre reliant les nervures et agissant pour guider la feuille sur les bords. En vue de retirer les débris et maintenir le papier vers le bas sur la seconde électrode, on peut prévoir une aspiration à vide du côté inférieur de la feuille en aval de la seconde électrode. Dans le but de mieux faire comprendre l'invention, on va maintenant en décrire à titre d'exemples en aucune manière limitatifs, différents modes de réalisation en se référant au dessin annexé dans lequel: La figure 1 est une vue schématique d'une paire d'électroÈ disposées en une configuration particulière et de forme prédétermina La figure 2 est un diagramme représentant les lignes d'isopotentiel du champ électrique dans la construction illustrée à la figure 1, Les figures 3 à 7 illustrent des variantes de configurati( qui produisent des champs électriques de type similaire à celui de la construction illustrée à la figure 1, La figure 8 représente un autre agencement d'électrodes qui produit un type différent de champ électrique, La figure 9 est un diagramme illustrant les lignes d'isopotentiel du champ électrique de la construction représentée 4. à la figure 8, Les figures 10 à 12 représentent des agencements et configurations d'électrodes selon la présente invention qui présentent un champ électrique du type illustré à la figure 9, La figure 13 représente une configuration d'électrodes également selon l'invention avec un champ électrique constituant une combinaison de ceux représentés aux figures 2 et 9 et dans lequel les axes de champ sont obliques, La figure 14 représente une autre configuration d'électrodes selon l'invention, La figure 15 est un diagramme représentant le champ électrique et les lignes d'isopotentiel de la construction repré- sentée à la figure 14, La figure 16 représente un autre agencement d'électrodes selon l'invention, Les figures 17, 18 et 19 sont des vues latérales d'extré- mité et respectivement en plan de l'appareil selon l'invention, Les figures 20, 21 et 22 sont des vues latérales d'ex- trémité en coupe et respectivement en plan d'une autre construction selon l'invention, Les figures 23 et 24 sont des vues en perspective isométrique d'une variante de l'appareil représenté aux figures à 22, La figure 25 est une vue en élévation latérale de l'appareil représenté à la figure 24, La figure 26 est une vue en élévation en coupe d'une autre construction similaire à celle représentée aux figures 17, 18 et 19, La figure 27 est une vue en élévation latérale en coupe d'une variante de construction, et La figure 28 est une vue en élévation latérale de l'appareil à perforation par étincelles selon l'invention. La société déposante a trouvé que la forme et la position des électrodes dans un appareil de perforation par étincelles déterminent le gradient de contraintes existant dans l'intervalle entre les électrodes, et le mécanisme de contrôle de décharge peut être analysé en étudiant les lignes d'isopotentiel existant dans le champ électrique établi pour différentes géométries d'électrodes. Dans l'agencement représenté à la figure 1, la première électrode 1 est sous la forme d'un plan ou surface plane désigné par le chiffre de référence 2 et la seconde électrode 3 présente une pointe 4 qui constitue la partie la plus proche de la seconde électrode vis-à-vis de la première électrode 1. L'intervalle minimal entre les électrodes est désigné par la ligne en trait mixte 5 et est formé entre les parties les plus proches des première et seconde électrodes. Dans ce type de construction, le champ électrique est donc contenu entre un plan formé par la surface 2 et un plan incliné à 450 formé par la surface latérale 6 de la seconde électrode 3, ce plan se terminant dans l'intervalle minimal 5. La feuille à perforer est désignée par le chiffre de référence 7, l'étincelle passant entre les électrodes et formant un trou dans la feuille au niveau de l'intervalle minimal 5 comme cela sera décrit ci-dessous. Le sens de déplacement de la feuille à travers l'intervalle 5 est désigné par la flèche 8. Les lignes d'isopotentiel existant dans ce type de champ peuvent être calculées géométriquement en définissant dans chaque cas l'équipotentiel existant en un point entre les deux surfaces. Cela est obtenu en projetant des vecteurs à angle droit de chaque point ou surface de telle sorte que les modules soient égaux. Dans une approximation de premier ordre, ces vecteurs en se coupant définissent un point d'équipotentiel. Comme représenté dans la figure 2, la surface de l'électrc 1 est désignée par l'axe des ordonnées y et à l'intervalle 5 par l'axe des abscisses x. Le champ est construit en obtenant d'abord les équipotentiels entre les deux électrodes 1 et 3 pour former la courbe d'isopotentiel qui est désignée dans la figure 2 par la lettre D. Ayant obtenu cette courbe, la courbe d'isopotentiel D devient en fait une limite ou enveloppe et peut être traitée comme une nouvelle surface d'électrode. Ainsi les équipotentiels entre cette limite et les limites d'électrodes 1 et 2 donnent naissance aux courbes d'isopotentiel E et F. Les lignes de force électrostatique qui en tous points sont à angle droit par rapport aux lignes d'isopotentiel sont désignées par les lignes en trait mixte J. L'arc électrique dans l'espace est maintenu à un gradient de potentiel et est donc à angle droit par rapport aux lignes d'isopotentiel. Cela correspond à la forme de la ligne de force électrostatique et la forme d'arc va donc y correspondre. En considérant la formation de l'arc électrique à travers la feuille 7, on suppose que cet arc commence le long de la ligne de contraint maximale, c'est-à-dire la ligne reliant les points 0,0 et 1,0 sur l'axe des x. Cette ligne est naturellement formée entre la surface 2 sur l'électrode 1 et la pointe 4 sur l'électrode 3. Le trou ainsi formé dans la feuille se déplace hors de l'intervalle 5 dans le sens de déplacement de la feuille désigné par la flèche 8 emmenant l'arc avec lui. Ainsi l'arc prend la forme des lignes de force à mesure qu'il est tiré de l'intervalle 5 par le trou. Lorsque la longueur de l'arc devient critique, l'arc s'éteint et un nouvel arc est formé au point de contrainte maximale qui est l'intervalle minimal 5 de façon à produire un nouveau trou espacé du trou précédent. Pour une tension appliquée donnée, à titre d'exemple la longueur d'arc critique pour l'extinction peut être prise comme un arc électrique se terminant au point 0,75 sur l'axe des Y. On voit que cela constitue un espacement de trou minimal égal à cette dimension Y du fait qu'un nouveau trou peut immédiatement commencer au point 0,0. On voit, et ceci est une caractéristique de l'invention, que pour le même arc s'éteignant, si la feuille était déplacée vers l'électrode en pointe 3, une distance Y plus petite serait déplacée, comme cela résulte de la configuration de la ligne appropriée 10 représentant la force électrostatique. Ainsi pour le mouvement depuis (0,8, 0) à (0,8, 0,6) si la feuille est placée à 0,8 sur l'axe des X il n'est besoin que d'un déplacement jusqu'à 0,6 sur l'axe des Y, ce qui provoque un espacement de trous de 0,6 contre 0,75 lors d'un déplacement depuis 0,0 sur l'axe des X. Dans la pratique, l'intervalle entre les électrodes est par exemple compris entre 0,2 et 1,0 mm. La largeur d'intervalle dépend de l'épaisseur du papier et de la tension appliquée et de l'espacement des trous requis. Si l'intervalle est plus grand, la tension appliquée doit être augmentée. Cela provoque un-changement du rapport entre la largeur d'intervalle et l'épaisseur du papier, la forme du champ restant inchangée. Avec un grand intervalle le point (0,0, 0,75) représente une grande distance, et avec un petit intervalle cette distance est réduite. Ainsi un intervalle plus petit est plus souhaitable mais impose des contraintes plus élevées sur la commande du papier et le réglage de l'intervalle. Dans la pratique, il est souhaitable d'avoir un intervalle qui ne soit pas inférieur à 0,3 mm en utilisant plusieurs électrodes. Les figures 3, 4 et 5 représentent des agencements d'électrodes similaires avec des configurations d'électrodes légèrement différentes, les mêmes chiffres de référence étant utilisés pour désigner des parties similaires. Dans toutes ces constructions, le premier type de champ est produit. Egalement dans les figures 6 et 7, on produit un type similaire de champ mais dans ce cas l'espace entre l'extrémité plate de l'électrode 1 et la seconde électrode produit un champ uniforme. La figure 8 représente une autre forme d'agencement d'électrodes dans lequel la seconde électrode pointue 3 est remplacée par une électrode ayant un côté sensiblement droit et une extrémité plate. Dans cette construction, la première électrode est désignée par le chiffre de référence 10 et possède une surface 11 qui s'étend dans le sens de déplacement de la feuille 7, ce sens étant là encore désigné par une flèche 8. Le point le plus proche de la seconde électrode 13 est sous la forme d'un coin 14, ce coin étant formé entre le bord ou surface latérale désigné par le chiffre de référence 15 et une surface ou bord d'extrémité 16. La figure 9 est un diagramme similaire à celui de la figure 2 mais représentant les lignes d'isopotentiel pour le type de construction représentée à la figure 8. Les mêmes chiffres de référence sont utilisés pour des parties similaires. Dans cette construction, cependant les courbes A, B et C remplacent les courbes D, E et F. En comparant les champs représentés aux figures 2 et 9, on voit que la courbure des lignes d'isopotentiel augmente vers le coin 14 et les lignes de force électrostatique 10 sont en conséquence plus courbées également On voit que si la feuille est placée dans l'intervalle 5 au voisinage de la seconde électrode 13, l'interception avec la longueur de prolongement d'arc critique est réduite par rapport à la distance de celui de la figure 2. Ainsi, constitue une caractéris tique le fait que la conformation du champ tel que représentée à la figure 9, associée au déplacement de la position de la nappe de papier dans l'intervalle 5 vers la droite en direction de la seconde électrode 13 fournit un trajet de déplacement de la nappe plus court depuis l'arc de départ vers l'arc s'éteignant et donc un pas de trous plus faible. En outre, du fait que la seconde élactode peu. prrser.ter une extreritt sensiblement plane, elle permet à la nappe de papier d'être effectivement en contact ou à son voisinage immédiat. Bien que cela ne soit pas représenté dans la figure 8, il est clair qu'il est nécessaire de provoquer le début de l'étincelle à un emplacement prédéterminé dans l'intervalle 5 de telle sorte qu'il est nécessaire d'avoir un point sur la première électrode depuis lequel l'étincelle part. Les figures 10, 11 et 12 représentent différentes constructions qui peuvent être utilisées pour produire ce second type de champ, les mêmes parties étant désignées par des chiffres de référence similaires. Dans la figure 13, l'électrode présente un décalage par rapport au sens de déplacement de la feuille et présente un champ qui se réduit progressivement au champ du type représenté à la figure 2. Cet agencement n'utilise pas un champ du type de celui de la figure 2 de la meilleure manière du fait que le papier traverse le champ en oblique. Ainsi, la figure 10 constitue une construction selon l'invention dans laquelle les électrodes se présentent sous la forme de deux tiges à extrémités plates, le point d'une électrode le plus proche de l'autre étant sous la forme d'un coin, la première électrode 10 présentant en conséquence une surface latérale 17, une surface d'extrémité 11 s'étendant dans le sens de déplacement de la feuille 7 à l'écart d'un coin 18, et la seconde électrode 13 possédant sa surface latérale 15, son coin 14 et sa surface d'extrémité 16 s'écartant du coin dans le sens opposé au déplacement de la feuille 7. Les coins sont agencés en alignement perpendicu- lairement au sens de déplacement de la feuille. La figure il représente une construction similaire, mais dans cet agencement la seconde électrode 13 se présente sous la forme d'une barre possédant un bord prolongé 16 de l'extrémité 18 et biseautée pour favoriser le guidage de la feuille 7. Des tolérances de recouvrement et de décalage sont admises et dans l'agencement représenté à la figure 12, les électrodes sont disposées pour se recouvrir de telle manière que la première électrode 10 recouvre la seconde électrode dans le sens de l'amont. On a trouvé qu'un recouvrement des points les plus proches des électrodes de 1 mm peut être toléré. La figure 13 représente un agencement dans lequel le coin 18 sur la première électrode est disposé dans une position décalée en aval du coin 14 et on a trouvé qu'un espacement décalé entre les électrodes dans le sens du déplacement du papier de 1 mm peut être toléré. Dans cette construction cependant, l'intervalle de décharge est légèrement plus long. On comprend que ce second type de champ donne l'avantage d'une courbure de champ plus grande avec la facilité d'utiliser une barre longue telle que représentée aux figures 11, 12 et 13 sur laquelle le papier peut passer et avec laquelle la première électrode sous la forme d'une tige peut provoquer un arc maintenant ainsi la nappe dans la zone de plus grande courbure de champ. La construction préférée est celle représentée dans la figure 11 et cette configuration tend à confiner l'arc de départ entre les coins et empêche la formation de pré-arcs dans la zone de champ uniforme qui est provoquée dans la zone de recouvrement de la construction représentée à la figure 12. Un autre avantage encore de ce type de construction est qu'à la fois la tige et la barre qui forment les électrodes peuvent être de construction massive comparées à une électrode pointue de telle sorte que la chaleur est rapidement évacuée par conduction et que l'érosion est très sensiblement réduite. Une plus grande durée de vie peut être obtenue en faisant osciller lentement la barre ou les tiges verticalement par rapport au plan de la figure lors du fonc- tionnement du perforateur de façon à uniformiser l'érosion. Des mécanismes appropriés de type bien connu peuvent être prévus pour assurer l'oscillation. On comprend que les surfaces représentées aux figures 8 à 13 peuvent être remplacées par des bords. On a également trouvé qu'une configuration telle que représentée à la figure 14 fournit des avantages tels que définis par l'invention. Des chiffres de référence similaires à ceux de la figure 8 sont utilisés dans cette figure mais on voit immé- diatement que le bord latéral 15 de la seconde électrode 13 est coupé vers l'arrière pour réaliser un coin 14 possédant une configuration de bord de burin. La figure 15 est un diagramme de type similaire à ceux représentés aux figures 2 et 9 et illustre des lignes d'isopotentiel G et H et des lignes de force électrostati J. Dans l'agencement représenté, la découpe sur la surface latérale est de 450. La courbure plus grande des lignes d'isopotentiel dans le premier quadrant influence les lignes de force J et pour limiter les longueurs d'extinction d'arc plus grandes que celles se terminant à 0-0,75, le bord de burin constituant ainsi un perfectionnement. L'inconvénient cependant est que le bord de burin est de masse plus faible et est soumis à des contraintes électriques plus grandes. Cela provoque une érosion rapide du type existant avec les électrodes en pointe d'aiguille. Cependant, en formant l'électrode sous forme de barre, la conductivité favorise le refroidissement. Dans un mode de réalisation préféré, la barre possède un angle de découpe limité à environ 200. On a également trouvé que les coins qui sont au voisinage l'un de l'autre sur les électrodes peuvent avoir des angles qui, dans le cas de la première électrode, peuvent être compris entre environ 60 et 1200 mais de façon particulièrement avantageuse sont compris entre 80 et 950 dans la mesure o cela constitue une construction plus lourde. Les angles aux coins de la seconde électrode peuvent être compris entre 45 et 1200 et sont de préférence entre 80 et 950 pour assurer une construction plus lourde. Les figures 17, 18 et 19 représentent un agencement dans lequel une série de premières électrodes 100 présentent la forme de tiges cylindriques verticales. La surface inférieure 101 de chaque tige est sensiblement horizontale et forme un coin 103 avec la surface latérale 102. Ce coin 103 est aligné perpendiculairement à la direction de déplacement de la feuille de papier 104 qui doit être perforée, le coin de bord 105 d'une barre horizontale 106 agissant en tant que seconde électrode. On voit que la barre agit en tant que support pour la feuille de papier pour la guider à travers l'intervalle entre les électrodes. En vue d'obtenir des porosités très élevées, sans accroître notablement la taille des trous, le nombre de trous par unité de surface doit être accru. L'agencement représenté aux figures 17, 18 et 19 montre comment cela peut être obtenu dans le sens de circulation de la feuille de papier. L'accroissement du nombre de trous par l'accroissement du nombre de tiges d'électrodes est limité non par la dimension d'électrodes du fait que ces électrodes peuvent être étagés dans le sens de la circulation du papier, mais par l'incidence des rangées adjacentes de trous amenant l'étincelle à être dirigée vers ces trous, de préférence à la création de nouveaux. Un contrôle plus précis de l'étincelle peut être obtenu en créant un champ électrique divergent du type de celui décrit en référence à la figure 1 mais uniquement dans le sens transversal de la machine. Cela peut être obtenu dans la construction représentée aux figures 20, 21 et 22. Dans cet agencement, la première électrode est là encore en forme de tige mais la seconde électrode est sous la forme d'une barre s'étendant horizontalement dans le sens de déplacement de la feuille 104. Le côté supérieur de la barre possède une nervure triangulaire 207. Cela provoque un champ transversal entre les électrodes similaire à celui représenté à la figure 1 du dessin. La figure 23 montre comment des barres nervurées de ce type peuvent être montées sur une barre de support s'étendant transversalement et la feuille de papier est ainsi supportée au sommet des nervures. En pratique, ces petites barres nervurées sont fixées à une barre pour fournir une connexion électrique et possèdent une hauteur sur le bord menant pour éviter l'endommagement. Si cela est nécessaire, la partie nervurée peut être réalisée séparément et vissée à une barre de support pour faciliter le remplacement. Comme représenté aux figures 24 et 25, une barre menante 301 peut être incorporée pour améliorer la commande du papier. Afin de faciliter l'enlèvement des débris des trous faits par les étincelles, on peut prévoir une aspiration à vide en aval de la seconde électrode et ce vide favoriser également le maintien du papier vers le bas sur l'électrode elle-même. L'invention peut être mise en oeuvre dans tout appareil à électrodes de décharge pouvant être utilisé par exemple pour accroître la porosité d'une feuille telle que du papier ou du plastique, un exemple d'utilisation étant un appareil pour accroîtr la porosité de papier à cigarettes. L'invention a également pour objet une feuille perforée qui présente des trous réalisés par l'appareil selon la présente invention. La figure 26 représente une construction similaire à celle représentée aux figures 17 à 19, mais employant deux ensemble de rangées de tiges 100. Les mêmes chiffres de référence sont utilisés pour désigner des parties similaires à celles des figures 17, 18 et 19, et on voit qu'une barre de support supplémentaire 261 est prévue. Afin de favoriser l'enlèvement des débris des trous réalisés par les étincelles, un vide est réalisé dans une chambre à vide 262 qui ainsi aspire l'air à travers des orifices 263. Ces orifices débouchent respectivement dans un intervalle 264 entre les deux secondes électrodes 1 et 6 et un intervalle 265 entre l'électrode 106 et le support d'extrémité 261. Ce vide favorise en conséauence le maintien du papier vers le bas sur les secondes électrodes. Dans une variante de construction non représer l'ouverture 263 débouchant dans l'intervalle 265 peut être supprimé de même que le support d'extrémité 261. Si on le désire, des jets d'air 266 peuvent également être prévus pour favoriser l'enlèvement des débris. La figure 27 représente une construction similaire et les mêmes chiffres de référence sont utilisés pour désigner des parties similaires mais dans cette construction les tiges 100 ont un alésage interne 261 auquel de l'air sous pression est fourni à travers une entrée 272. Ainsi les tiges elles-mêmes peuvent réaliser les jets d'air et en même temps la circulation d'air favorise le refroidissement des tiges. On voit que dans les figures 26 et 27, le sens de déplacement de la feuille est sensiblement vertical vers le haut et non pas horizontal comme dans les figures 17, 18 et 19. La figure 28 représente un appareil de perforation par étincelles-selon l'invention et, dans cette construction, la con- figuration des électrodes est similaire à celle représentée à la figure 26mais la barre de support d'extrémité 261 est supprimée et on ne prévoit ni vide, ni jets d'air. On comprend que la cons- truction des électrodes pourrait être analogue à l'un quelconque des exemples décrits ci-dessus et qu'une aspiration par vide et des jets d'air pourraient si on le désire être prévus. Une feuille de matériau à perforer se présente sous la forme d'une nappe con- tinue 281 qui est prélevée d'un rouleau non représenté, la nappe 281 passant autour d'un rouleau de guidage 282 et étant ensuite prise en charge sur une barre menante 283 avant de passer entre un premier banc de trois rangées d'électrodes 100, 106. Chaque rang possède deux lignes d'électrodes 100, 106. La nappe passe ensuite autour d'un second rouleau de guidage 284, d'un troisième rouleau de guidage 285 et descend verticalement vers le bas à travers un second banc d'électrodes 286 similaire à celle du premier banc. De là, la nappe passe autour d'un quatrième rouleau de guidage 287 et à travers un dispositif de tension à un rouleau récepteur (non représenté). Comme on le voit dans le dessin, l'appareil est monté dans un bâti approprié désigné par le chiffre de référence 288 et l'on prévoit des connexions électriques et des moyens d'entraînement appropriés. REVENDICATIONS 1. Appareil pour la perforation par étincelles d'un ma- tériau en feuille, caractérisé par le fait qu'il comprend une première et une seconde électrodes qui définissent entre elles une zone de décharge à travers laquelle un matériau en feuille à perforer peut être déplacé dans un sens prédéterminé, et la partie de la première électrode qui est la plus proche de la partie la plus proche de la seconde électrode étant placée entre une position de recouvrement de la seconde électrode dans le sens de déplacement de la feuille d'une longueur de 1 mm et une position décalée, également de 1 mm, dans le sens de déplacement de la feuille, des moyens étant prévus pour guider la feuille à travers la zone de décharge selon un trajet plus proche de ladite seconde électrode que de ladite première électrode. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'intervalle entre les électrodes est compris entre 0,2 et 1,0 mm. 3. Appareil selon l'une quelconque des revendications-l et 2, caractérisé par le fait que la partie de chaque électrode qui est la plus proche de l'autre électrode présente la forme d'un coin, le coin sur la première électrode étant formé entre une surface ou bord latéral et une surface ou bord d'extrémité s'écartant du coin dans le sens de déplacement de la feuille. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le coin sur la seconde électrode est formé entre une surface ou bord latéral et une surface ou bord d'extrémité convergex s'écartant dudit coin dans le sens opposé au sens de déplacement de la feuille. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que l'angle défini au coin de la première électrode entre la surface ou bord latéral et la surface ou bord d'extrémité est compris entre environ 60 et 1200. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ledit angle est compris entre 80 et 95 . 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que l'angle défini au coin de la seconde électrode entre la surface ou bord latéral et la surface ou bord d'extrémité est compris entre environ 45 et 1200. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ledit angle est compris entre 80 et 95 . 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé par le fait que ladite première électrode présente la forme d'un élément en forme de tige, le coin étant formé à son extrémité inférieure. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la seconde électrode est formée d'un élément en forme de barre, le coin étant réalisé à une surface ou bord d'extrémité à l'un de ses grands côtés. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'il comprend une pluralité de jeux d'éléments espacés. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé par le fait que lesdites premières électrodes sont agencées en une ou plusieurs rangées perpendiculairement au sens de déplacement de la feuille. 13. Appareil selon les revendications 12 et 10, caractéri- sé par le fait que l'élément en forme de barre agit en tant que barre de support pour la feuille et s'étend sur la longueur de la rangée. 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé par le fait que les bords horizontaux sont formés d'une série de ner- vures triangulaires sur la barre de support, une nervure s'étendant dans le sens de déplacement de la feuille vers le coin prévu sur chacune. 15. Appareil selon la revendication 14, caractérisé par le fait qu'une barre menante s'étendant perpendiculairement au sens de déplacement de la feuille relie les nervures et agit pour guider la feuille sur les bords. 16. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'une aspiration à vide est réalisée sur le côté inférieur de la feuille en aval de la seconde électrode. 17. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens pour fournir un jet d'air à l'intervalle de décharge. 18. Appareil selon la revendication 17, caractérisé par le fait que la première électrode présente un alésage à travers lequel un fluide est amené à s'écouler sous pression pour fournir le jet à l'intervalle de décharge. 19. Feuille perforée, caractérisée par le fait qu'elle est réalisée par l'appareil selon l'une quelconque des revendication précédentes.