La présente invention se réfère aux dispositifs d'éclairage intensif et elle concerne plus particulièrement ceux destinés aux blocs opératoires dans les hopitaux, cliniques, etc.... On sait que l'éclairage joue un râle très important dans les opérations chirurgicales de toute nature et plus spécialement dans celles effectuées au fond de cavités relativement profondes. I1 faut qu'il soit intense et uniforme ; d'autre part il convient de réduire dans toute la mesure des phénomènes parasites tels que celui de l'ombre portée des opérateurs et de leurs aides. Pour satisfaire à ces conditions l'on utilise des sources lumineuses à grande puissance auxquelles on associe un système réflecteur de grandes dimensions formé d'un ou plusieurs miroirs, ainsi que des moyens permettant de concentrer le flux de lumière sur le champ opératoire. Toutefois les sources lumineuses intenses dégagent une très grande quantité de chaleur qui tend à être transférée par rayonnement au champ opératoire et à son voisinage. Pour y parer on prévoit des écrans appropriés arrêtant les radiations infra-rouges tout en laissant passer les rayons lumineux. Mais la chaleur rayonnante ainsi arrêtée doit bien entendu être évacuée en même temps d'ailleurs que celle qui apparait sur les surfaces de la source lumineuse ou directement associées à celle-ci. Cette évacuation s'effectue en général par l'intermédiaire de l'air ambiant mis en circulation autour de la source par effet de convection naturelle. L'inconvénient est que ces courants de convection perturbent la ventilation aseptique prévue dans le bloc opératoire et sont très nuisibles au point de vue de la bio-contamination. On peut avoir une idée de leur importance en considérant par exemple un dispositif d'éclairage à ampoule électrique de 250 watts, refroidi par une circulation d'air dont la température moyenne s'élève de 10 à la traversée du dispositif. Dans ces conditions le débit de l'air de 3 convection doit être d'environ 120 m /h, ctest-à-dire du même or- dre de grandeur que le débit de ventilation aseptique du bloc. L'invention vise à remédier à cet inconvénient et à assurer le refroidissement du dispositif d'éclairage du bloc opératoire sans formation de tourbillons d'air autour de ce dispositif. Conformément à l'invention l'on aspire l'air qui apparaît dans le dispositif et/ou au voisinage de celui-ci, de manière à assurer son refroidissement sans établissement de courants de convection autour de lui à l'intérieur du bloc opératoire. L'air ainsi aspiré peut être purement et simplement rejeté à l'extérieur, ou bien au contraire être réutilisé directement en tout ou en partie pour la ventilation du bloc. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 montre très schématiquement en coupe un bloc opératoire avec son dispositif d'éclairage, ce bloc étant du type dans lequel la ventilation s'effectue par des bouches de soufflage et des bouches d'aspiration. Fig. 2 montre de même manière un bloc opératoire à ventilation par flux laminaire intégral. Fig. 3 est une coupe d'un dispositif d'éclairage agencé pour la mise en oeuvre de l'invention. Fig. 4 est une coupe schématique semblable à celle de fig. 2, mais indiquant le trajet des filets d'air avec un dispositif d'éclairage du genre de fig. 3. Fig. 5 est un schéma général de ventilation correspondant au cas de fig. 4. En fig. 1 on a indiqué en 1 les parois qui délimitent un bloc opératoire renfermant une table 2 sur laquelle repose le sujet 3. L'éclairage est assuré par un dispositif 4 porté par un support 5. Pour la ventilation le bloc comporte des bouches de soufflage telles que 6, disposées sur les parois latérales au voisinage du plafond, et des bouches d'aspiration telles que 7, également prévues sur les parois latérales, mais au voisinage du plancher, ces deux genres de bouches étant associés à un circuit extérieur approprié équipé d'un ventilateur et d'un dispositif de filtrage. L'air sortant des bouches 6 descend à l'intérieurdu bloc pour parvenir aux bouches 7, le tout suivant les trajets indiqués par les flèches 8. Comme mentionné plus haut, le dispositif 4 est équipé d'un filtre d'absorption des radiations infra-rouges. De ce fait il apparaît dans ce dispositif une quantité de chaleur considérable qui s'évacue dans l'ambiance par effet de convection naturelle. Une fraction de l'air sortant des bouches 6 vient ainsi lécher le dispositif 4 en tourbillonnant au-dessous et au-dessus de celui-ci, avant de redescendre vers les bouches d'aspiration 7. Ce tourbillonnement d'air au-dessus de la table 2 entraîne évidemment un risque de bio-contamination notable. On retrouve un inconvénient du même genre dans un bloc aménagé en flux laminaire intégral, comme représenté en fig. 2. Dans un tel bloc l'air de ventilation sort régulièrement par toute surface du plafond, convenablement perforée à cet effet, de manière à déterminer une masse gazeuse qui descend uniformément dans le bloc pour disparaître à travers le plancher, également perforé. On constate que la encore les courants de convection qui apparaissent au niveau du dispositif 4 déterminent une zone de tourbillonnement intense au-dessous de ce dispositif et, mais dans une plus faible mesure, au-dessus de celui-ci. Conformément à l'invention pour éliminer les inconvénients qui précèdent, on prévoit de brancher sur le dispositif 4 une canalisation 9 qu'on relie à un ventilateur extérieur approprié, le tout étant agencé de manière telle que l'air chaud qui apparaît au voisinage du dispositif précité soit aspiré de façon substantiellement totale à travers cette canalisation. Dans l'exemple représenté le dispositif 4 comprend une ampoule 10 entourée d'un filtre à infra-rouge 11, l'ensemble étant disposé à l'intérieur d'un système optique approprié comprenant notamment un miroir 12. On a prévu autour du filtre 11 un passage annulaire qui aboutit dans le haut à la canalisation 9. Dans ces conditions l'air qui se trouve sous le dispositif 4 est aspiré par la canalisation 9, comme indiqué par les flèches 13, sans avoir eu le temps de s'échauffer suffisamment au-dessous du dispositif pour déterminer des effets de tourbillonnement. L'échauffement de cet air s'effectue au contraire pour la plus grande partie au contact du filtre 11. Fig. 4 montre l'application du dispositif de fig. 3 à un bloc opératoire du genre de fig. 2. On constate aisément que le flux d'air provenant du plafond (flèches 14) descend régulièrement dans le bloc sans que son mouvement soit perturbé par des tourbillonnements au-dessous du dispositif 4. Bien entendu le dispositif de fig. 3 pourrait également être appliqué à un bloc du genre de fig. 1 dans lequel il assurerait la disparition des tourbillons entre lui-même et la table 2. I1 va de soi que dans l'un et l'autre cas le débit d'air sortant des bouches de soufflage 6 de fig. 1 ou du plafond en fig.2 doit être prévu supérieur à celui aspiré par la canalisation 9 pour que la ventilation du bloc soit efficace. Mais dans la plupart des cas, cela ne pose pas de problèmes. Fig. 5 montre à titre d'indication le schéma général de ventilation d'un bloc du genre de celui de fig. 4. On aperçoit en 15 le filtre disposé au-dessus du plafond du bloc pour filtrer l'air amené à celui-ci. L'entrée de ce filtre est reliée par une canalisation 16 au refoulement d'un ventilateur 17. Ce ventilateur comporte une aspiration principale 18 reliée à la fois à la canalisation 9 et à une autre canalisation 19 qui s 1ouvre dans le caisson prévu sous le plancher du bloc. Pour éviter une circulation en circuit rigoureusement fermé et permettre la climatisation, on a fait comporter au ventilateur 17 une entrée auxiliaire d'air extérieur 20, tandis que le caisson prévu sur le plancher du bloc comporte une sortie correspondante 21. On conçoit qu'en prévoyant une vanne appropriée, par exemple sur l'entrée auxiliaire 20, on peut régler comme on le désire le renouvellement de l'air en circulation. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'éclairage intense, notamment pour bloc opératoire chirurgical, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour aspirer de l'air à son intérieur ou dans son voisinage immédiat de manière telle que l'air ainsi aspiré entraîne avec lui la majeure partie de la chaleur dégagée à l'intérieur du dispositif. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, du genre comprenant une source lumineuse entourée par un filtre propre à retenir l'infra-rouge, caractérisé en ce que l'air aspiré circule autour de ce filtre. 3 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'entrée de l'air aspiré s'effectue par la face inférieure du dispositif de façon à éliminer toute formation de tourbillons d'air en convection entre ce dispositif et la table d'opération. 4 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'air aspiré est renvoyé au moins en partie dans le circuit de ventilation du bloc opératoire.