L'invention concerne les calendriers et présentoirs muraux comprenant une succession de feuilles juxtaposées suspendues à un dispositif de reliure commun et detachables une à une de ce dispositif par simple arrachement manuel. Dans les modes de réalisation connus, ces dispositifs de reliure sont constitués par une suite d'anneaux ou boucles en mental ou matière plastique traversant respectivement des ouverturcs alignees percées dans la marge supérieure de chaque feuille. Ces dispositifs de reliure sont relativement motteux et souvent peu esthetiques du fait de leur saillie sur le mur de support. De plus, ils ne se prêtent pas ou se prêtent mal à l'impression d'indications publicitaires ou autres indépendamment des feuilles reliées, indications telles que le nom de l'entreprise offrant le calendrier ou presentoir. L'invention a pour but, surtout, de remédier à ces in convénients. Elle es essentiellement caractérisée en ce que les dispositifs de reliure des calendrIers ou présentoirs muraux du genre en question sont constitués par des peignes en carton dont les dents, relativement etroites et espacées, sont rabattues et collées sur le corps après avoir traversé des ouvertures alignées percées dans les feuilles à relier. Dans des modes de réalisation préférées, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes : - le collage des dents sur le corps est assuré par simple pression mutuelle des surfaces en regard de ces dents et de ce corps, enduites au préalable d'une substance adhésive, - ladite substance est répartie d'une part sur le corps selon une bande qui s'étend parallèlement à la ligne des racines des dents, à une petite distance non nulle de ces racines, et d'autre part sur la partie terminale des dents et non sur leurs bases on racines, - les dents sont terminées selon des pointes à extrémités arrondies, - les ouvertures alignées pratiquées dans les feuilles sont rec tangulaires et plus larges que hautes, - le corps du peigne se présente sous la forme d'un pan de carton, généralement-rectangulaire, portant des indications im primées bien visibles quand le calendrier ou présentoir relié correspondant est mis en place sur un mur, la face de ce pan de carton sur laquelle sont collées les extrémités rabattues des dents étant alors sa face arrière, tournée vers le mur, - le carton constitutif du peigne est choisi parmi ceux dont le poids est compris entre 250 et 1000 g/m2. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de pré- férence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. L'invention s'applique à tous présentoirs publicitaires ou autres destinés à l'affichage mural et composés d'une pluralité de feuilles superposées suspendues à un même dispositif de reliure, lesdites feuilles étant détachables de ce dispositif par simple arrachement manuel. Mais la catégorie, de ces présentoirs, à laquelle l'invention semble s'appliquer avec le plus d'intérêt est celle des calendriers muraux. Dans ce qui suit l'on va décrire deux modes de réalisation de tels calendriers muraux reliés conformément à l'invention, en se référant au dessin ci-annexé de manière bien entendu non limitative. Les figures 1 et 2, de ce dessin, montrent respectivement de face et de dos, un dispositif de reliure établi conformément à l'invention pour relier les différentes feuilles d'un calendrier mural. La figure 3 montre de face, à plus petite échelle, une partie d'un calendrier mural relié à l'aide d'un tel dispositif. La figure 4 montre, en coupe verticale selon IV-IV figure 3, à une échelle agrandie, le même calendrier mural suspendu à un clou planté dans un mur. Les figures 5 et 6 montrent semblablement aux figures 3 et 4, c'est-à-dire respectivement de face en partie, à une échelle réduite, et en coupe verticale selon VI-VI figure 5 à une échelle agrandie, une variante de calendrier mural relié selon l'invention. Dans chaque cas le dispositif de reliure est ccnstitué par un peigne 1 en carton composé d'un corps 2 et d'une pluralité de dents parallèles 3 étroites et espacées. Ce peigne est découpé dans une feuille de carton dont 2 le poids est avantageusement de l'ordre de 400 à 500 gZm2, , tant plus généralement compris entre 250 et 1000 g/m2. Le corps 2 se présente de préférence sous la forme d'un pan rectangulaire plus large que haut percé d'un trou d'accrochage 4. Les dents 3 sont délimitées latéralement par des bords parallèles et se terminent par des pointes 5 à extrémité arrondie afin de faciliter leur introduction dans les lumières des feuilles à relier. Chaque bord de dent est raccordé à angle droit avec le tronçon adJacent du bord correspondant 6 du corps 2, ctest-à- dire du bord inférieur de ce corps si l'on suppose que les dents sont orientées vers le bas, hypothèse qui sera d'abord adoptée en référence aux figures 1 à 4 pour simplifier la description. Une bande de substance adhésive 7 (figure 2) est rapportée sur le verso du corps 2, parallèlement à son bord inférieur 6, de préférence à une petite distance d non nulle de ce bord. Une couche de substance adhésive 8 est également rapportée sur le verso des dents 3 à l'exclusion des bases et des racines de ces dents : ladite couche s'étend par exemple sur la moitié de la longueur de chaque dent 3 comptée à partir de sa pointe. La substance adhésive en question est d'un type semiadhésif en ce sens qu'elle ne présente pas par elle-même un effet collant très accentué comparable à ceux des rubans adhésifs: elle est choisie de façon telle que la simple application de deux plages de carton revêtues d'une telle substance l'une sur l'autre assure le collage mutuel de ces deux plages, ainsi qu'il est bien connu pour la fermeture des enveloppes de cor respondance. Les feuilles 9 à relier sont percées d'une succession de lumières alignées 10 dont le bord supérieur est rectiligne et dont les nombres et emplacements correspondent à ceux des dents 3 du peigne ci-dessus. Chaque lumière 10 a de préférence une forme rectangulaire a2Dngée horizontalement dimensionnée de façon à pouvoir encadrer avec jeu la portion de dent 3 la traversant. Dans le mode de réalisation préféré qui a été illustré sur les figures 1 à 4, le pan de carton constitutif du corps 2 porte sur sa face avant des indications imprimées tl relatives notamment à l'entreprise qui offre le calendrier : ces indications sont par exemple le nom et l'adresse de ladite entreprise ainsi que la nature de son activité et qu'éventuellement un slogan publicitaire ou autre. Il est à noter que les pans 2 peuvent être imprimés indépendamment des feuilles de calendrier à relier, lesquelles sont en général établies par des entreprises indépendantes de celles qui assurent le montage des calendriers. Dans le cas considéré d'une impression spéciale des pans 2, le montage des calendriers est effectué de façon telle que les faces imprimées de ces pans demeurent bien visibles après mise en place de ces calendriers sur les murs. D'une façon plus générale, ce montage est assuré de la manière suivante. On commence par juxtaposer les unes contre les autres les feuilles 9 à relier de façon que les différentes lumières 10 de ces feuilles se présentent en regard les unes des autres. Puis on introduit dans les canaux de lumières ainsi mises en regard les différentes dents 3 d'un peigne, après quoi l'on rabat les pointes de ces dents de façon à appliquer leurs plages revêtues de substance adhésive 8 sur la bande adhésive 7 du corps 2 : ce rabattement peut être assuré par un simple pliage, manuel ou mécanique, ne présentant aucune difficulté. La simple application de ces plages adhésives l'une sur l'autre suffit pour assurer le collage desdites pointes sur ledit corps en-matérialisant inférieurement des bouclettes cylindriques 12 (figures 3 et 4) dans lesquelles sont enfermés les pontets 13 qui, dans les feuilles 9, séparent les lumières 10 des bords supérieurs de ces feuilles. Il est à noter que, du fait de l'absence de substance adhésive sur les bases des dents 3 et sur la marge contiguë du corps 2, on ntobserve aucun effet de collage à l'intérieur des bouclettes considérées. Sur la figure 4, le calendrier est représenté mis en place sur un mur 14 : ce calendrier est alors suspendu à un clou 15 planté dans ce mur et traversant le trou 4 du corps 2. Dans ces conditions - les feuilles 9 du calendrier sont solidement et durablement reliées entre elles, les tranches rectilignes inférieures des pontets t3 de chaque feuille reposant chacune sur toute la lar er e la dent recourbée 3 qui la supporte, ce qui répartit les charges supportées et écarte les risques d'amorces de dé chirure, - le calendrier mural obtenu est particulièrement esthétique et plat, chaque bouclette 12 pouvant être légèrement écrasée ans la direction perpendiculaire à la fois au pan 2 et aux feuilles 9, ce qui présente plusieurs avantages tels que les suIvants : stockage et expédition plus faciles; saillie moindre du calendrier au niveau du dispositif de reliure, après mise n lace de ce calendrier sur un aiur, ce qui donne à l'observa- teur l'impression que la feuille présentée se trouve dans le prolongement inférieur du pan 2 et que le dispositif de reliure a été encastré dans ce pan, - les feuille 9 peuvent tre très facilement séparées du ca lendrier par un arrachement manuel se traduisant par simple déchirure des pontets 13, ce qui ne détérlore ces feuilles que sur une très petite épaisseur marginale et rend donc possible leur réc@pération d'autres fins, décoratives ou autres. La variante qui a été représentée sur les figures 5 et 6 permet de présenter successivement à l'affichage mural les @@fférentes feuiles 9 reliées entre elles sans pour autant les séparen. Il suffit à cet effet que le calendrier soit suspendu à un clou 15 ou analogue qui traverse non seulemenL le trou 4 du pan de carton 2, ma@s aussi des trous 16 pratiqués dans les différentes feuilles 9 et disposés en regard les uns des autres et en regard -du trou 4 lorsque le pan 2 a été rabattu de 180 vers le bas à partir de sa position supérieure décrite précédemment en référence aux figures 1 à 4. Dans un te cas ce sont les bouclettes 12 qui sont disposées au sommet du calendrier. Pour passer de la présentation d'une feuille à la suivante, il suffit de détacher le calendrier du mur, puis de relever vers l'avant la première feuille, de lui faire subir un tour complet autour de la ligne des bouclettes jusqu'à ce qu'el- le soit à nouveau suspendue à l'arrière du calendrier, et de remettre en place celui-ci au mur. Dans une telle variante, le pan 2 n'est plus exploité lui-même à des fins d'affichage d'indications ImprImées sur lui: on peut alors réduire la hauteur de ce pan à la valeur strictement nécessaire pour assurer un bon collage des dents 3 sur ce pan, ce qui peut être avantageux dans certains cas puisque cette limitation se traduit par une économie de carton. A titre d'exemple purement illustratif et bien entendu aucunement limitatif de l'invention, on donne ci-après quelques indications numériques relatives à des modes de réalisation de celle-ci ayant donné toute satisfaction : pour des largeurs de calendrier de l'ordre de 25 à 30 cm, le nombre des dents 3 était d'une dizaine et ces dents étaient espacées les unes des autres d'environ 3 cm, leur longueur étant de 3 à 4 cm et leur largeur de l'ordre de 5 à 8 mm. En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient des calendriers ou présentoirs muraux dont la constitution, la fabrication et les avantages (notamment faible prix de revient, possibilité d'afficher très simplement des indications imprimées, et esthétique) résultent suffisamment de ce qui précède. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIS 1. Calendrier mural comprenant une succession de feuilles juxtaposées détachables suspendues à un dispositif de reliure commun, caractérisé en ce que ce dispositif de reliure est constitué par un peigne en carton dont les dents (3), relativement étroites et espacées, sont rabattues et collées sur le corps (2) après avoir traversé des ouvertures (10) alignées percées dans les feuilles (9) à relier. 2. Calendrier mural selon la revendication 1, caractérisé en ce que le collage des dents sur le corps est assuré par simple pression mutuelle des surfaces en regard de ces dents et de ce corps, enduites au préalable d'une substance adhésive. 3. Calendrier mural selon la revendication 2, caractérisé en ce que la substance adhésive est répartie d'une part sur le corps selon une bande (7) qui s'étend parallèlement à la ligne des racines des dents, à une petite distance (d) non nulle daces racines, et d'autre part sur la partie terminale 8) des dents et non sur leurs bases ou racines. 4. Calendrier mural selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les dents sont terminées selon des pointes (5) à extrémités arrondies. 5. Calendrier mural selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les ouvertures alignées (10) pratiquées dans les feuilles sont rectangulaires et plus larges que hautes. 6. Calendrier mural selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps du peigne se présente sous la forme d'un pan de carton (2), généralement rectangulaire, portant des indications imprimées (11) bien visibles quand le calendrier est mis en place sur un mur, la face de ce pan de carton sur laquelle sont collées les extrémités rabattues des dents étant alors sa face arrière, tournée vers le mur. 7. Calendrier mural selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le carton constitutif du peigne est choisi parmi ceux dont le poids est compris 2 entre 250 et 1000 g/m 8. Calendrier mural selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les dents sont espacées les unes des autres d'environ 3 cm, leurs longueurs étant de l'ordre de 3 à 4 cm et leurs largeurs de l'ordre de 5 à 8 mm.