i 2009584 La présente invention se rapporte à un dispositif pour régler l'aplomb vertical d'un lampadaire ou autre poteau d'appareil d'éclairage qui est guidé dans un trou percé dans un bloc d'ancrage en béton, des moyens de guidage étant montés à l'extrémité supérieure du bloc d'ancrage, moyens qui comprennent, avantageusement, un coin annulaire pouvant être engagé entre le poteau et le bloc et dont la surface intérieure, qui est en regard du poteau, présente une section axiale convenable, cependant que l'extrémité inférieure du poteau peut être positionnée latéralement au moyen de mâchoires capables d'être déplacées verticalement à l'aide de tirants pouvant être actionnés à partir du sommet du bloc de béton. Dans les agencements connus, dans lesquels l'extrémité inférieure du poteau, qui s'étend à l'intérieur du bloc, peut être déplacée verticalement au moyen de mâchoires pour régler l'aplomb vertical, l'extrémité inférieure du poteau repose sur les mâchoires, notamment sur des surfaces obliques formées sur celles-ci. Cette disposition présente certains inconvénients, en partie à cause' du mouvement vertical relativement grand qui peut se produire quand on déplace le poteau d'une position relativement inclinée à une position verticale, ce mouvement causant des difficultés en ce qui concerne le guidage et les moyens de rétention situés à l'extrémité supérieure du poteau, et en partie à cause du fait que la partie inférieure du poteau n'occupe pas une position fixe et peut tourner autour de son axe longitudinal pratiquement sans rencontrer de résistance, la tendance du poteau à tourner autour de son axe longitudinal n'étant contrariée que par les moyens de guidage supérieurs logés dans le bloc d'ancrage et ce, dans une mesure très insuffisante. Les inconvénients ci-dessus sont éliminés par la présente invention dans laquelle les mâchoires sont adaptées à porter contre la surface latérale du poteau et sont guidées à leur face radialement extérieure par une surface de guidage orientée obliquement vers le bas et vers l'extérieur dans le bloc d'ancrage. Grâce à cette disposition, le bord inférieur du poteau peut reposer contre une surface de support fixe du bloc et est positivement empêché de tourner autour de son axe longitudinal. Dans le cas de lampadaires, par exemple, une telle rotation peut être un grave inconvénient. En effet, ces poteaux, qui ont souvent une hauteur de 10 mètres, portent à leur sommet un bras radial qui est exposé aux effets du vent et qui supporte les appareils d'éclairage, lesquels sont pourvus de surfaces réfléchissantes orientées de façon précise. Il est clair que la précision d'éclairage de la route, etc., qui doit être éclairée par la lampe, est perdue lorsque le poteau et, par conséquent, la lampe,tournent ne serait-ce que légèrement. Le dispositif de la présente invention empêche effectivement une telle rotation en appliquant fermement contre la surface latérale du poteaç des mâchoires situées à son extrémité inférieure en ayant 69 17472 2 2009584 recours à une force de coincement. La surface de guidage des mâchoires est avantageusement constituée par une bague métallique conique encastrée dans le béton et reliée à une plaque de • fond contre'laquelle peut venir reposer l'extrémité inférieure du poteau. Ceci 5 permet de réaliser avec précision les surfaces de guidage et offre certains avantages en ce qui concerne le coulage des blocs de béton. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre donnée uniquement à titre d'exemple nullement limi-. tatif en référence au dessin annexé dans lequel : 10 - la Figure- 1 est une vue latérale partiellement en coupe,d'un bloc d'an crage en béton pour lampadaire conforme à l'invention; et, - la Figure 2 est une vue en plan des mâchoires. En se référant au dessin, on voit un bloc d'ancrage 1 fait, par exemple, de béton armé et qui peut être enfoncé dans le sol jusqu'au niveau A. La réfé-15 rence 2 désigne la partie inférieure d'un poteau en tube d'acier. Dans le bloc de béton est percé un trou vertical 3, dont l'extrémité supérieure comporte un revêtement ou une garniture métallique 4, cette garniture étant coulée dans le bloc et convenablement reliée aux éléments d'armement de celui-ci. Entre la garniture 4 et le poteau est interposé un coin 5, de préférence en acier. Ce 20 coin, qui est convenablement fendu dans le sens vertical, présente au poteau une surface intérieure 6 qui, en coupe axiale, a une forme convexe, de sorte que le coin s'applique contre le poteau, le long d'une ligne de contact orientée circonférentiellement. Le coin 5 est percé d'un certain nombre de trous, par exemple de trois, 25 à travers lesquels sont enfilés des tirants 7 dont l'extrémité supérieure est filetée pour recevoir des écrous 8. A son extrémité inférieure, chaque tirant est relié à une mâchoire 9 présentant une surface de contact radialement extérieure 10 qui coopère avec une surface de guidage 11 disposée dans le bloc d'ancrage et qui s'incline vers le bas et vers l'extérieur. Cette surface est, de 30 préférence, formée par un cône de métal encastré dans le bloc et dont la base est reliée à une plaque 12 servant de support à l'extrémité inférieure du poteau 2. La surface radialement intérieure des nâchoires est essentiellement cylindrique, de sorte qu'elle épouse le contour de la surface extérieure du poteau. 35 Pour ériger le poteau, on l'engage dans le trou 3 jusqu'à ce qu'il vienne reposer sur la plaque 12. Ensuite, on fait passer les tirants 7, qui avaient été préalablement mis en place, à travers les trous du coin 5, puis on abaisse ce dernier vers le poteau, à l'extrémité supérieure du bloc d'ancrage. Lors de l'alignement du poteau, celui-ci peut être réglé pour coïncider avec une droite 40 verticale qui, éventuellement, peut former un certain angle avec la ligne mé 69 17472 3 2009584 diane du bloc enterré dans le sol en déplaçant verticalement les différents tirants 7 associés aux mâchoires verticalement et entre eux, ceci étant réalisé en faisant varier la force exercée par les écrous 8 contre la surface supérieure du coin. La distance, relativement petite par rapport à la hauteur 5 du poteau, entre les mâchoires et le coin 5 a pour conséquence que le poteau ne se déplace que légèrement à l'intérieur de ce dernier, même en cas de réglage latéral appréciable de la partie inférieure du poteau, et du fait que le coin s'applique contre le poteau suivant une ligne de contact circulaire, un mouvement entre le poteau et le coin est improbable. Le serrage des écrous, 10 c'est-à-dire le mouvement vertical des tirants 7 et des mâchoires 9 fait que la partie inférieure du poteau se déplace latéralement pendant que les mâchoires se déplacent pour serrer la partie inférieure du poteau. Dans l'exemple représenté, la surface radialement extérieure des mâchoires est inclinée de la même manière que la surface de guidage 11 du bloc d'ancrage 15 et, ainsi, porte contre celle-ci sur une aire étendue. Toutefois, il est également possible d'obtenir le même résultat en n'utilisant qu'une ligne de contact entre la surface de guidage et la mâchoire, laquelle n'a alors pas besoin d'avoir une surface extérieure inclinée. Les tirants 7 peuvent être déplacés d'une manière différente de celle décrite. C'est ainsi, par exemple, que leur 20 extrémité inférieure pourrait être filetée et engagée dans la mâchoire 9 correspondante, laquelle se déplace alors verticalement lorsqu'on tourne les tirants, ce qui peut s'effectuer au niveau du sol, pendant qu'ils reposent contre la face supérieure du coin. En variante, dans certains cas il peut être avantageux de faire passer le tirant 7 à travers un trou de la mâchoire ayant un plus 25 grand diamètre que le tirant et de pourvoir le tirant d'un épaulement qui entraîne la mâchoire quand il s'élève. Ceci équivaut à une liaison d'articulation entre le tirant et la mâchoire. Dans l'exemple de réalisation représenté, le coin porte directement contre le poteau avec une surface bombée. Toutefois, 1'invention n'est nullement 30 limitée à ce mode de réalisation, le coin pouvant également s'appliquer contre le poteau par une surface cylindrique, la courbure provoquant le contact linéaire pouvant, dans ce cas, être prévue à l'extérieur du coin et/ou sur la garniture 4 correspondante. 17472 ' 2009584 REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour régler l'aplomb vertical d'un lampadaire ou autre poteau d'appareil d'éclairage qui est guidé dans un trou percé dans un bloc d'ancrage en béton, des moyens de guidage étant montés à l'extrémité supérieure du bloc d'ancrage, moyens qui comprennent avantageusement un coin annulaire pouvant être engagé entre le poteau et le bloc et dont la surface intérieure qui est en regard du poteau présente une section axiale convenable, cependant que l'extrémité inférieure du poteau peut être positionnée latéralement au moyen de mâchoires capables d'être déplacées verticalement à l'aide de tirants pouvant être actionnés à partir du sommet du bloc de béton,caractérisé en ce que les mâchoires sont adaptées à porter contre la surface latérale du poteau et, sont guidées à leur surface radialement extérieure par une surface de guidage orientée obliquement vers le bas et vers l'extérieur, située dans le bloc d'ancrage. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mâchoire présente une surface de contact analogue à la surface de guidage inclinée du bloc d'1 ancrage et coopérant avec celle-ci. 3.- Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le côté des mâchoires faisant face au poteau a sensiblement la même forme que la surface cylindrique de ce dernier. 4.- Dispositif selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que la surface de guidage des mâchoires comprend une bague métallique conique encastrée dans le béton et reliée à une plaque de base contre laquelle peut venir reposer l'extrémité inférieure du poteau.