La présente invention, due à la collaboration de MonsieurJacques Martin et réalisée dans les services de la Demanderesse, est relative aux montures destinées à recevoir des objets ou des clichés à projeter par transparence et, en particulier, à la projection de coupes histologiques et autres préparations de petites dimensions. Le grandissement que permet d'obtenir une lanterne de projection, du type utilisé normalement pour projeter des diapositives 24 mm x 36 mm, enchâssées dans des montures carrées de 50 mm de côté, est souvent suffisant pour examiner utilement des coupes histologiques. On rappelle ici que ces coupes sont normalement montées sur des lames porte-objet et recouvertes d'une lamelle couvre-objet : l'ensemble est épais d'environ 3 mm et forme un rectangle transparent de 72 mm x 26 nan ; la coupe n'occupe qu'une petite partie de ce rectangle et est très généralement entièrement renfermée dans un cadre de 24 mm x 36 mm, ayant même axe longitudinal que la lame porte-objet, le centre de ce cadre étant à une distance du petit cbté de la lame porte-objet habituellement comprise entre environ 15 mm et environ 35 'mn et le plus souvent voisine de 25 mm. Il est souhaitable de pouvoir, par exemple au cours d'un exposé audiovisuel, projeter des diapositives classiques 24 mm x 36 mm ainsi que des coupes histologiques au moyen d'un unique projecteur, en intercalant simplement ces coupes parmi les diapositives. Selon la technique usuelle, ceci est irréalisable par ce que les lames porte-objet ne peuvent pas entrer directement dans le panier-magasin ou le passe-vues d'un projecteur destiné à présenter des images en montures carrées classiques, de 50 mm x 50 nain. En pratique, suivant la technique connue, pour projeter une coupe histologique au moyen d'un tel projecteur, on en prépare, par voie photographique, une réplique sur une diapositive 24 mm x 36 timi qu'on monte de la manière habituelle. Cette opération est compliquée et entraîne nécessairement une perte de définition, si bien qu'on a cherché à l'éliminer. On a trouvé, suivant l'invention, comment on peut projeter des coupes histologiques3 éventuellement intercalées dans une série de diapositives enchas- sées dans des montures carrées, ayant 50 rmn de côté, au moyen dvun projecteur conçu pour projeter ces diapositives, éventuellement un peu modifié. La modification, qui concerne essentiellement le passe-vues ou le panier-magasin, suivant que le projecteur est du type à alimentation manuelle ou du type à alimentation mécanique, est simple et à la portée du spécialiste moyen. Suivant l'invention, on utilise une monture spéciale. L'invention a donc essentiellement pour objet une monture permettant de projeter au moins partiellement une coupe histologique, un objet,un document original ou une reproduction (qu'on désignera, dans la suite, par le mot "objet") au moyen d'un projecteur recevant normalement des diapositives en cadre carré, ce carré étant nécessairement plus large et généralement moins long que cet objet. Suivant un mode spécifique de réalisation, cette monture permet d'utiliser, pour la projection de coupes histologiques, un projecteur conforme au brevet français 1 359 193, conçu pour projeter des diapositives en cadres de 50 imn x 50 mm. Considérée dans toute sa généralité, l'invention a pour objet une monture pour la projection d'un objet transparent, comprenant une plaque frontale et une plaque dorsale, percées de fenêtres en regard et écartées par deux entretoises un peu plus épaisses que l'objet à projeter, les deux plaques ayant la largeur normale des cadres des diapositives pour lesquelles le projecteur associé a été prévu, les entretoises, parallèles, étant écartées de la largeur de l'objet, de sorte que les deux plaques et les deux entretoises définissent un couloir dans lequel on peut.introduire cet objet. Dans la monture suivant l'invention, la plaque dorsale est au moins aussi longue que l'objet à monter et la plaque frontale est plus çourte que cet objet.En outre, l'épaisseur aPproximativement/ totale de la monture est/egale a celle d'une monture usuelle de format carré 50 x 50. Les entretoises ont avantageusement même longueur que la plaque dorsale, ce qui permet de fixer l'objet sur la monture au moyen d'une bande adhésive. Cette bande adhésive est avantageusement fixée à l'une des entretoises et peut être appliquée sur l'autre entretoise, en recouvrant une partie de l'objet en place, à fin dtimmobilisation ; la partie de cette bande non fixée à la première entretoise est recouverte d'une pellicule protectrice séparable, à la façon d'une "vignette" de médicament. Suivant un mode particulier de réalisation, la plaque dorsale est plus longue que l'objet à monter ; d'autre part, les deux plaques, superposées sur la totalité de la plaque frontale, présentent deux découpes en gradin dans les angles où elles sont superposées. La description qui va suivre illustre l'invention, en se référant au dessin annexé, où - la figure 1 représente, en perspective, une monture suivant un premier mode avantageux de réalisation de l'invention, qui ne permet pas d'ajuster la position de l'objet par rapport à la fenêtre d'exposition, cette monture pouvant être utilisée dans un projecteur conforme au brevet précité, sans aucune modification de celui-ci ; et - la figure 2 représente, en perspective, une monture suivant un autre mode avantageux de réalisation de l'invention, qui permet d'ajuster la position de l'objet par rapport à la fenêtre d'exposition, cette monture ne passant, parmi des montures de diapositives ordinaires, dans le projecteur précité qu'après une modification mineure du mécanisme de changement de vues. La monture de la figure 1 est représentée vide, tandis que celle de la figure 2 est représentée avec une coupe histologique montée. La matière dont sont faites les montures est en dehors de l'invention : elles peuvent être formées de plusieurs pièces de carton collées ou d'une pièce de matière moulée, ou être faites en métal. Pour la clarté de l'exposé, il est commode de considérer des montures collées, et les lignes de collure sont représentées en trait fin à la figure 1 seulement. Pour la clarté du dessin, les parties cachées (représentées normalement en ponctué à la figure 1) ne sont pas représentées à la figure 2. Chacune des montures représentées comprend une plaque frontale rectangulaire (respectivement 11 à la figure 1 ou 21 à la figure 2) et une plaque 12 ou 22 dorsale rectangulaire, ayant la largeur de la plaque frontale et plus longue que cette dernière. Ces deux plaques sont parallèles et un peu plus écartées que l'épaisseur de l'objet à monter (représenté en 27 à la figure 2). La partie à projeter est représentée en 32. Les deux plaques présentent des fenêtres (13, 14 ou 23, 24) de projection, en face l'une de l'autre, et sont séparées par deux entretoises (15, 16 ou 25, 26) parallèles et écartées de la largeur de l'objet, augmentée du jeu nécessaire à la mise en place de celui-ci. Ces entretoises se prolongent avantageusement sur toute la longueur de la plaque dorsale, comme représenté aux deux figures. Les deux plaques et les deux entretoises définissent ainsi un couloir dans lequel on introduit l'objet à monter. I1 est à remarquer que les entretoises ne sont pas nécessairement continues et peuvent être remplacées par des plots distincts, fixant l'écartement des deux plaques et la largeur du couloir. Il est avantageux que les entretoises se prolongent sur la partie de la plaque dorsale non recouverte de la plaque frontale parce que les prolongements (15 A, 16 A ou 25 A, 26 A) encadrent la partie de l'objet qui ne porte pas d'image, la surface libre de cette partie se trouvant sensiblement de niveau avec la surface de l'objet, si bien qu'il suffit d'appliquer une bande adhésive ou de coller une bande quelconque sur les deux entretoises et cette partie de l'objet pour immobiliser celui-ci. Dans le cas d'une coupe histologique, cette partie de l'objet est généralement celle qui porte une étiquette d'identification ; celle-ci se trouve protégée au montage quand on utilise une bande adhésive transparente, comme il est représenté à la figure 2 où l'étiquette est désignée par 30 et la bande adhésive par 31. Il est avantageux que, lors de la fabrication de la monture, on fixe la bande adhésive sur une entretoise, la partie en attente d'utilisation étant temporairement protégée par une pellicule protectrice séparable (à la manière d'une "vignette" de médicament). La largeur totale de la monture, c'est-à-dire celle des plaques frontale (11 ou 21) et dorsale (12 ou 22) est celle des montures de diapositives pour lesquelles le projecteur associé est prévu. La monture de la figure 1 a la même longueur que l'objet qu'on y loge. La fenêtre de projection se trouve donc en regard d'une plage prédé terminée de l'objet ; quand celui-ci est une coupe histologique, le prépa rateur de la coupe doit s'imposer de la placer à l'endroit convenable de la lame porte-objet, ce qui ne fait pas de difficulté. Si le projecteur est conforme au brevet précité, la monture suivant le mode de réalisation de la figure 1 peut être intercalée dans un lot de montures normales3 à la seule condition que la distance du centre de la fenêtre à la base 19 sur laquelle repose la monture, ainsi que l'objet lui-même, soit la même que pour une monture normale pour que le faisceau lumineux soit bien centré sur la fenêtre de projection.On rappelle, à ce sujet, que, dans le projecteur décrit au brevet précité, le déplacement d'une diapositive montée entre sa position de rangement dans le panier-magasin et sa position de projection est simplement une descente verticale ; la diapositive montée descend par son propre poids, en étant guidée latéralement, d'une part, et supportée par un plateau mobile servant d'ascenseur, d'autre part, si bien que la hauteur de la monture peut être un peu plus grande que la hauteur normale, sans inconvénient. Les montures conformes à la figure 1 peuvent ainsi être mélangées, dans un ordre quelconque, aux montures usuelles, de sorte qu'un conférencier, s'accompagnant de projections lumineuses, peut présenter des coupes histologiques et des diapositives, sans avoir aucune précaution particulière à prendre, sans devoir utiliser un projecteur modifié.Les coupes histologiques en montures conformes à la figure 1 peuvent être rangées dans le panier-magasin associé au projecteur précité. Néanmoins, ce panier-magasin doit être dépourvu de couvercle ou être muni d'un couvercle plus haut que le couvercle usuel. La monture de la figure 2 diffère de celle de la figure 1 en ce que sa longueur est un peu plus grande que celle de l'objet qu'on y loge, ce qui permet de faire varier la partie de cet objet en regard de la fenêtre de projection. Cette monture convient donc pour les coupes histologiques qui n'ont pas été systématiquement préparées en s'imposant de placer la coupe à un endroit déterminé de la lame porte-objet. On fixe l'objet tel qu'une coupe histologique, après ajustage précis de sa position dans le couloir formé par les plaques 21, 22 et les entretoises 25, 26, au moyen d'une bande, comme déjà expliqué.En pratique, on constate, dans le cas d'une coupe histologique, que le centre de la partie 32 peut varier d'environ 10 mm de part et d'autre d'une position moyenne, si bien que la longueur de la monture doit être environ 20 rmn plus longue que l'objet à monter et que la fenêtre de projection doit se trouver décalée d'environ 10 'mn par rapport au bord inférieur de la monture pour que, en aucun cas, l'objet monté ne déborde du couloir précité par une extrémité ou par l'autre. Ceci impose une mod:fication du mécanisme d'alimentation du projecteur ou du passe-vues ou du panier-magasin. Cette modification, pour un projecteur donné, est simple et à la portée du technicien moyen. Une donnée essentielle est à respecter : il faut que la distance de l'axe du faisceau aux butées fixant la position de la monture dans ie projecteur soit égale à celle du centre de la fenêtre de projection aux butées antagonistes situées sur la monture. Si l'on s impose de pouvoir passer des diapositives en montures normales et des objets en montures suivant l'invention, sans précautions spéciales, il faut que cette distance soit la même dans les deux cas. On a trouvé, suivant l'invention, une solution à ce problème, qui convient, pour l'utilisation dans un projecteur conforme au brevet précité. On rappelle qu'en position d'exposition, la monture repose sur deux butées fixes se trouvant des deux cotés du plateau mobile (dont on a parlé précédemment) ; ce plateau descend davantage et ne supporte pas la monture pendant la projection. Suivant le second mode de réalisation de l'invention, la monture est munie de deux découpes 28, 28' en gradins, visibles à la figure 2. Les bords 29, 29' de ces découpes viennent porter sur les butées fixes précitées du projecteur, si bien que celui-ci fonctionne normalement, aussi bien avec des objets en montures suivant l'invention qu'avec des diapositives en montures normales à la suite de la simple modification du projecteur qui consiste à abaisser la position inférieure d'arrêt du plateau mobile, tout en conservant la même position supérieure d'arrêt. Le déplacement vertical de ce plateau est commandé par une came dont il suffit de modifier le profil pour obtenir ce résultat. Une telle modification est évidemment à la portée du technicien moyen. Le panier-magasin normal reste utilisable sans modification avec des montures usuelles; néanmoins, comme avec le premier mode de réalisation, le couvercle de ce panier doit être surélevé pour pouvoir ranger ensemble les montures usuelles et les montures suivant l'invention, à l'abri de la poussière. - REVENDICATIONS 1 - Montre pour la projection d'un objet, comprenant une plaque frontale et une plaque dorsale percées de fenêtres en regard et écartées d'une distance un peu plus grande que ltépaisseur de l'objet à projeter, ayant la largeur et l'èpaisseur normales des cadres des diapositives pour lesquelles le projecteur associé a été prévu, caractérisée en ce que la plaque dorsale est au moins aussi longue que l'objet à monter et que la plaque frontale est plus courte que cet objet et présente le format d'une diapositive adaptée au dit projecteur. 2 - Monture conforme à la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend deux entretoises maintenant parallèles les deux plaques et formant avec elles un couloir pour l'introduction de l'objet. 3 - Monture conforme à la revendication 2, caractérisée en ce que les entre toises se prolongent au moins partiellement sur la plaque dorsale et qu'un moyen d'immobi1isaion, notamment une bande adhésive, est fixé à l'une d'elles, en attente d'utilisation. 4 - Monture conforme à la revendication 3, caractérisée en ce que le moyen d'immobilisation est une bande adhésive transparente, de manière à pouvoir protéger une étiquette fixée à l'objet. 5 - Monture conforme à l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisée en ce que la partie libre de la bande est recouverte d'une pellicule protectrice séparable. 6 - Monture conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la plaque dorsale est plus longue que l'objet à monter et que les deux plaques présentent des découpes au voisinage des angles où elles sont superposées. 7 - Application d'une monture conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6 à la projection de coupes histologiques.