La présente invention a pour objet un nouveau scaphandre se présentant sous la forme d'une combinaison avec cagoule dans laquelle sont intégrés les bottes, les gants, le masque et les appareils respiratoires autonomes. On connatt déjà des scaphandres équipant les appareils respiratoires autonomes. Ces vêtements, qui ont pour but d'assurer la protection des utilisateurs et des appareillages, sont principalement de deux types différents - les équipements avec harnais et bouteilles d'alimentation extérieurs au scaphandre, - les appareils avec équipement respiratoire entièrement enveloppé par le scaphandre. Tous ces vêtements sont livrés avec une fermeture dite "en virgule" ou "Ro grec", fermeture qui part en biais de l'entre- jambe vers l'épaule, puis décrit une courbe en cloche autour de la tête pour se terminer au bas de l'épaule opposée. Cette ouverture de de pénétrer dans le permet à l'utilisateur de pénétrer dans le scaphandre,/s'harnacher, d'effectuer les liaisons masque-bouteilles et ensuite, en tirant la fermeture, de réaliser l'isolement avec ltextérleur. Le scaphandre du premier type cité présente l'inconvénient d'avoir une partie de l'équipement respiratoire, c'est-à-dire le harnais, les bouteilles et la tuyauterietà l'extérieur de la combinaison, donc peu ou pas protégée. Par contre, ltenfilage d'un tel scaphandre est plus rapide et plus aisé, la présence du harnais extérieur permet un changement facile de harnais ou de bouteilles voire une intervention sur celui-ci, et l'opérateur n'est pas dans ses mouvements lorsqu'il se baisse ou s'accroupit. Le scaphandre du deuxième type cité est assez difficile à enfiler, ltopérateur devant d'abord s'assurer du harnais portebouteilles (15 kg minimum) puis pénétrer dans le scaphandre; d'autre part, l'enveloppe des bouteilles nécessitant une grande poche dorsale mal ajustée et vague est peu conforme à l'esprit d'un vêtement de sécurité qui doit être relativement ajusté, afin d'éviter tous les risques de parties flottantes, causes d'accrochages malencontreux Un tel vêtement ne permet pas un changement facile de harnais ou de bouteilles, voire une intervention sur celui-ci. Le scaphandre, selon la présente invention, concerne une combinaison qui permet d'une part, un enfilage rapide et aisé,un accès facile aux bouteilles et aux détendeurs tout en assurant une protection totale à l'opérateur et à son appareillage. Ce scaphandre est caractérisé en ce qu'il comporte une ouverture d'accès se faisant sensiblement au niveau de la poitrine, ladite ouverture étant située dans un plan pratiquement horizontal, et en ce que la partie dorsale enveloppant lesdits appareils respiratoires est constituée par une poche séparée en deux demi-poches par ladite ouverture d'enfilage, la demi-poche inférieure étant reliée à la combinaison par un pli d'aisance. Cette ouverture permet à la partie supérieure du vêtement de basculer vers l'avant en s'articulant autour de la partie non ouverte qui assure la continuité du vêtement entre sa partie basse, constituée par les jambes et la partie inférieure du tronc, et sa partie haute constituée par les bras, les épaules et la cagoule du vêtement. Le dos du vêtement comporte une poche destinée à servir d'enveloppe pour les bouteilles; -cette poche est divisée en deux parties - une partie basse qui constitue la partie dorsale de la moitié inférieure du vêtement et destinée à recevoir le fond des boute il les; le profil de cette poche est tel qu'il permet un développement dans le dos lorsque l'opérateur se baisse ou s' accroupit, ce profil jouant le rôle de pli d'aisance - une partie haute qui- constitue les épaules et la partie dorsale de la moitié supérieure du vêtement. Les deux parties de la poche se réunissent au niveau de l'ouverture permettant l'enfilage du vêtement. Le scaphandre seon l'invention, comportant une ouverture horizontale sensiblement au niveau de la poitrine permet de concevoir une poche et un haut de vêtement ajusté et un profil inférieur se développant lors des mouvements de l'opérateur. Le vêtement selon l'invention, pourra être avantageusement réalisé dans les coupes dénommées DELTA, GAMMA, décrites dans le brevet français n" 1 599 164.L'homme de l'art se rapportera à la description de ce brevet qui concerne une nouvelle coupe permettant de réaliser des vêtements tels que des combinaisons, en partant d'un minimum de pièces de formes géométriques symétriques, réunies entre elles par des coutures réduites en nombre et en longueur. L'invention a également pour objet un nouveau moyen d'ouverture de la cagoule d'un scaphandre. Lorsque l'opérateur s'équipe d'un scaphandre, il y a lieu de prévoir qutil reste le maximum à l'air libre et que ce ne soit qu au dernier moment qu'il ajuste son masque et se branche sur les bouteilles. I1 est nécessaire que l'opération d'ajustage du masque, branchement et fermeture de la cagoule, dure le moins longtemps possible, afin d'économiser l'air, d'une part, et, d'autre part, de donner le minimum d'inconfort à l'opérateur en le maintenant dans le scaphandre. A cet effet, on a prévu, selon l'invention, une ouverture telle qu'elle permette la séparation de la cagoule sensiblement en deux moitiés; la partie antérieure, comportant le masque,se rabat vers l'avant sur la poitrine de itopérateur et la partie postérieure, constituant le derrière de la tête de l'opérateur, repose sur le cou et le harnachement du scaphandrier. Pour obtenir cette disposition, l'ouverture qui part sensiblement au niveau du cou de l'opérateur et se termine sensiblement au point symétrique de l'autre cEté de la tête, est située dans un plan sensiblement vertical passant approximativement au niveau des oreilles de l'opérateur. A l'enfilage, la cagoule se trouve ouverte en "quartier d'orange", les deuz demi-coquilles ayant basculé de part et d'autre par rapport à/base de l'encolure. Ce système permet - un très grand dégagement de la tête, - un ajustage du masque facilité par le fait que la partie arrière est dégagée, - une rapidité de fermeture, car le profil en eouvre-Joint évite le pressionnage de la surpatte de sécurité utilisée sur bon nombre d'équipements, - une étanchéité accrue, car en disposant cette ouverture légèrement inclinée vers l'arrière de la tête, la partie ouverte du couvre joint se trouve dirigée du haut vers le bas et vers l'arrière. La présente invention a également pour objet un nouveau dispositif de montage de la cagoule sur un masque respiratoire constitué d'un écran oculaire, d'un corps s'adaptant sur le visage de l'opérateur et d'un collier de serrage maintenant le corps sur l'oculaire, de façon étanche, caractérisé en ce que le masque comporte un organe destiné à raccorder le masque et la cagoule, de façon étanche, sans aucun démontage dudit masque. Le montage de la cagoule sur le masque est le point faible de tous les équipements qui nécessitent le démontage du masque pour l'adaptation au scaphandre. Un masque respiratoire réalise un volume cylindrique fermé plaqué sur le visage dans lequel est amené et évacué l'air à respirer et expirer. L'étanchéité sur levisage est obtenue par le maintien plaqué d'un profil élastique souple sur la figure. Ce volume est obturé en avant du visage par un écran. Cet écran est maintenu à l'aide de deux demi-colliers,- enserrant le tour de l'écran-et assurant ainsi l'étanchéité . L'adaptation sur le scaphandre consiste généralement à glisser sous le collier le bord libre de la cagoule découpée à cet effet. Cette opération est délicate, car les colliers ne sont pas prévus pour cela. De plus, il faut, compte tenu des profils, ajouter une pièce annulaire qui occasionne un assemblage complé- mentaire difficile à rendre étanche et disposé dans une partie "fragile" de l'équipement. L'invention permet d'éliminer tous ces inconvénients. Le dispositif selon l'invention utilise une couronne faciale qui est maintenue plaquée et accrochée sur le masque de façon à assurer une jonction étanche couronne-masque. La ne peut être réalisée notamment en plastique moulé ou stratifié, elle peut être maintenue sur le masque, par exemple par 2 ou 4 pattes noyées, la jonction pouvant être réalisée par serrage de quatre vis avec Joint incorporé, pouvant être situées par exemple aux extrémités des deux diamètres de l'éllipse formée par la couronne.La forme de la couronne faciale est déterminée par la formedu collier de serrage du masque, assurant le raccordement de l'oculaire et du corps du masque. La couronne comporte, à sa partie extérieure, un rail permettant la fixation étanche du tour de la cagoule, cette fixation étanche pouvant être obtenue notamment par serrage sous collier de type connu, par exemple souks la déno mination "Serflex". Le dispositif de liaison masque-scaphandre selon l'invention, assure une étanchéité parfaite, il est facilement xontable et démontable, il permet d'ajuster le masque sans démontage préalable et ne fragilise pas l'ensemble. L'invention concerne, en outre, un nouveau dispositif de liaison des bottes et des gants avec le scaphandre. Ces liaisons sont réalisées au moyen de baguages constitués respectivement par un anneau avec rail et collier de serrage; elles permettent de relier gants et double-manches, bottes et double-jambes. Dans l'art antérieur, les double-jambes ou double-manches servant à raccorder les bottes et les gants étaient constituées par des troncs de cônes rapportés intérieurement dans les cylinares jambes et manches. La liaison présentait, en général, un grave manque d'étanchéité , surtout lorsque le tissu n'était enduit que sur une seule face. D'autre part, au cours de l'enfilage de la combinaison, les passages répétés des pieds avaient tendance à arracher la double-jambe. Dans le dispositif selon l'invention, le raccordement s'effectue directement en fuseau sur la botte ou le gant, Contrairement à l'art antérieur, ce sont les manchons protecteurs qui sont rapporté sur la jambe ou lamanche; ces manchettes ont pour but de protéger l'attache. Dans un mode particulier de réalisation du scaphandre représenté à la figure 1, l'ouverture permettant à l'opérateur de s'introduire dans le scaphandre est représentée en 1, la partie supérieure du vêtement bascule vers l'avant autour de 2. La poche dorsale est représentée en 3, elle est ajustée autour du harnachement 4; le profil inférieur de la poche 5 - 6 - 7 permet un développement dans le dos, lorsque l'opérateur se baisse ou s'accroupit, par rotation de la.poche et de son contenu autour d'un axe perpendiculaire à la feuille et passant en 6; la hauteur de la poche est déterminée par la hauteur du harnachement, de telle sorte que la poche soit bien ajustée et ne forme pas de parties flottantes. La cagoule fermée est représentée en 8, la fermeture avec profil en couvre joint est indiquée en 9. Lorsque la cagoule est ouverte, la moitié avant 10 repose sur la poitrine de l'opérateur, tandis que la moitié carrière 11 repose sur le cou et le harnachement du scaphandrier. La figure 2 représente un masque de type connu, 21 indique le corps, 22 l'oculaire, 23 les deux demi-colliers et 24 les vis de serrage. La figure 3 montre en détail le montage de l'écran oculaire 22 et du corps du masque 21, par le collier de serrage 23. La figure 4 montre un dispositif utilisé dans l'art anté rie1ir,le bord libre de la cagoule 24 est glissé entre le corps du masque 21 et le collier de serrage 23, 25 représente une couronne de raccordement prise entre le collier 3 et le corps 1. La figure 5 montre un mode de réalisation du montage cagoule-masque : la cagoule 24 est ajustée sur la couronne faciale 29 comportant un rail annulaire 28 à sa partie extérieure, la jonction étanche de 24 et de 29 se fait sur ce rail 28 au moyen d'un collier de serrage de type Serflex 26. La couronne faciale 29 est maintenue sur le pourtour~du masquejau niveau du collier de serrage du masque 23, par quatre pattes de serrage, l'étanchéité entant assurée par le joint 27. La figure 6 représente le montage des double-jambes ou des double -manches dans l'art antérieur; la double-manche (ou doublejambe) 31 est rapportée à l'intérieur de la manche (ou jambe) 32 en 33. La zone 33 est une zone de faiblesse mécanique, car elle a tendance à s'arracher lors de 1'enfilage du scaphandre, et, par voie de conséquence, l'étanchéité -réalisée en ce point est mauvaise. La figure 7 représente un mode de réalisation de l'invention. La jambe (ou la manche) 41 a une forme fuselée et réalise l'étanchéité avec le gant ou la botte en 44; on a rapporté en 43 une manchette protectrice 42, assurant la protection de l'attache. La zone 43 n'est plus soumise à des efforts lors de l'enfilage, et si éventuellement l'étanchéité en 43 n'est pas parfaite,ceci n' affecte pas l'étanchéité de la combinaison elle-même. REVENDICATIONS 1. Scaphandre destiné à revêtir de façon sensiblement étanche un utilisateur équipé d'appareils respiratoires autonomes, constitué par une combinaison munie - de moyens pour intégrer les gants et les bottes, - d'une partie dorsale enveloppant lesdits appareils respiratoires, - d'une ouverture permettant à l'utilisateur de s'introduire dans le scaphandre, - d'une cagoule dans laquelle on peut intégrer un masque, caractérisé en ce que l'ouverture d'enfilage est située dans un plan sensiblement horizontal disposé approximativement au niveau de la poitrine de l'utilisateur et en ce que la partie dorsale enveloppant lesdits appareils respiratoires est constituée pr une poche séparée en deux demi-poches par ladite ouverture d'enfilage, la demi-poche inférieure étant reliée à la combinaison par un pli d'aisance. 2. Scaphandre selon la revendication 1, caractérisé en ce que 11 ouverture se fait par l'arrière de la combinaison. 3. Scaphandre selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la cagoule comporte une ouverture partant sensiblement du cou de l'opérateur et se terminant sensiblement au point symétrique de l'autre cité de la tête, ladite ouverture étant située dans un plan sensiblement vertical passant approximativement au niveau des oreilles de l'opérateur. 4. Scaphandre,selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le masque comporte un organe destiné à raccorder ledit masque et la cagoule de façon sensiblement étanche, sans aucun démontage dudit masque. 5. Scaphandre selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'organe de raccordement a la forme d'une couronne faciale épousant le contour du collier de serrage de l'oculaire du masque. 6. Scaphandre selon la revendication 5 , caractérisé en ce que la couronne faciale de raccordement est réalisée en plastique moulé ou en stratifié et est maintenue plaquée et accrochée sur le masque par plusieurs pattes noyées, le moyen de serrage assurant la jonction étanche couronne-masque, ladite couronne comportant à sa partie extérieure un rail pour fixer la cagoule de façon étanche, par exemple par un collier. 7. Scaphandre selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les jambes et/ou les manches sont tail lées en fuseau pour assurer la liaison avec lea bottes et/ou les gants. 8. Scaphandre selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte des manchettes protectrices rapportées sur la Jambe et/ou la manche. 9. Scaphandre selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qutil est réalisé dans une coupe effectuée en partant d'un minimum de pièces de formes géométriques symétriques, réunies entre elles par des coutures réduites en nombre et en longueur, telle qu'une coupe Delta-Gamma.