On sait que bon nombre de fromages doivent en fin de fabrication être immergés pendant un laps de temps approprié dans un bain de saumure. A l'heure actuelle cette opération est encore effectuée à l'aide de moyens assez hétéroclites et de manière très empirique, de telle sorte qu'elle implique en fait des manipulations nombreuses et une main d'oeuvre considérable qui grèvent de façon sensible le prix de revient des produits. C'est à cet inconvénient que la présente invention entend remédier et ce au moyen d'une installation rationnelle à fonctionnement entièrement automatique, la seule intervention manuelle consistant dans des manoeuvres de chargement et de déchargement d'ailleurs susceptibles d'être opérées à l'aide d'engins de manutention de type courant. L'installation suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'elle comprend en combinaison - une capacité ou cuve de grande contenance remplie d'un bain de saumurage classique - un portique de manutention mobile le long de rails disposés le long de deux côtés opposés de la cuve précitée ;; - un moteur pour l'actionnement de deux mécanismes d'entraI- nement logés dans la base des pieds du portique sus-mentionné et propres à coopérer avec une crémaillère associée à chacun des rails de déplacement de celui-ci - deux dispositifs de levage montés dans les pieds du portique et reliés l'un à l'autre à travers la poutre horizontale de celui-ci, chacun desdits dispositifs opérant la commande verticale d'un sabot prévu coulissant contre la face intérieure de l'un des pieds du portique - et une série de châssis indépendants de transfert pourvus d'un nombre approprié de logements verticaux ajourés aptes à recevoir des empilages de fromages, les extrémités de chaque châssis étant agencées pour coopérer avec les sabots mobiles des dispositifs de levage sus-indiqués. On comprend sans peine qu'on peut assurer la commande des mouvements du portique lui-même et des dispositifs de levage à l'aide d'une centrale programmée de façon à ce que chaque châssis soit prélevé d'un poste de chargement, plongé dans la cuve pour y séjourner un laps de temps déterminé, et être extrait de celle-ci pour être amené à un poste de déchargement. I1 convient d'observer à ce sujet que les logements prévus dans chacun des châssis de transfert peuvent être agencés pour recevoir des palettes classiques formant supports pour des empilages de fromages, afin de simplifier les opérations de chargement et de déchar- gement. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 illustre de manière schématique l'agencement général d'une installation de saumurage suivant l'invention. Fig. 2 est une vue en élévation partielle du portique de cette installation. Fig. 3 est une vue de côté de ce même portique. Fig. 4 est une vue de détail à plus grande échelle montrant le mécanisme d'entraînement logé dans la base de l'un des pieds du portique. Fig. 5 illustre de la même manière l'agencement de l'un des deux dispositifs de levage. L'installation représentée en fig. 1 comprend en premier lieu une capacité ou cuve 1 de grande contenance, destinée à être remplie d'un bain de saumure. Dans l'exemple de réalisation envisagé l'on a supposé que cette cuve 1 était creusée dans le sol à la manière d'une piscine et comportait un bord supérieur disposé à une certaine hauteur au-dessus du sol, mais ces points ne sont pas obligatoires et peuvent donner lieu à d'autres formes de réalisation. Le long de deux côtés opposés de la cuve 1 sont prévus des rails 2 pour le déplacement d'un portique de manutention 3 essentiellement constitué par deux montants ou pieds 4 reliés l'un à l'autre par une poutre horizontale 5, formée par deux éléments 5a et 5b rapportés de part et d'autre des pieds 4. Dans la vue générale de fig. 1 l'ensemble du portique 3 a été représenté à l'état "carrossé" alors qu'en fig. 2 et 3 n'apparaît que la membrure ; il suffit de signaler que s'agisssant d'un appareillage de laiterie cette membrure et la carrosserie éventuelle sont avantageusement réalisés en acier inoxydable, de la même manière que le revêtement de la cuve 1. Comme plus particulièrement montré en fig. 3 et 4 la base de chaque pied 4 du portique 3 est supportée par un bâti horizontal 6 à section transversale en forme de U ouvert vers le bas. A l'intérieur de chaque bâti 6 sont montées des roues 7 qui coopèrent avec le rail 2 correspondant. A l'extérieur de chaque bâti 6 et sur le côté de celui-ci qui est tourné vers l'intérieur du portique 3 est disposé une roue dentée ou pignon 8 en prise avec une crémaillère 9 rapportée latéralement contre chacun des rails 2. Ce pignon est calé sur un arbre 10 porté par le bâti 6 correspondant et cet arbre est luimême solidaire d'une roue de chaîne 11 associée à un tendeur 12 de type classique. Sur chaque roue 11 s'enroule une chaîne 13 dont les deux brins s'étendent verticalement vers le haut de manière à coopérer avec une roue correspondante 14 (fig. 3), laquelle est fixée en bout d'un arbre horizontal 15 (fig. 1 et 2) supporté par l'un, référencé 5a en fig. 3, des deux éléments qui constituent la poutre double 5 du portique 3 de l'installation. En son point milieu cet arbre 15, commun aux deux roues dentées 14, est relié par une transmission à chaîne à un moteur hydraulique 16 (fig. 1 et 2) porté par l'élément Sa de la poutre double 5.On conçoit que lorsque le moteur 16 est alimenté en fluide sous pression la rotation de l'arbre 15 dans un sens ou dans l'autre détermine, à travers les chaînes 13 et les pignons 14, la commande des mécanismes d'actionnement 8-10 et le déplacement horizontal correspondant de l'ensemble du portique 3 le long de ses rails 2. A la manière illustrée en fig. 2 et 3, chaque pied 4 renferme un vérin hydraulique 17 orienté verticalement. Le corps de chaque vérin 17 prend appui contre la base du pied 4 envisagé tandis que sur l'extrémité libre de son organe mobile, référencé 18 en fig. 5, est fixé un embout 19. Ce dernier porte à son extrémité supérieure une traverse double 20 formant support pour deux roues dentées 21 coopérant avec une chaîne unique 22. L'une des extrémités de cette chaîne 22 est amarrée en un point fixe 4a du pied 4 correspondant, tandis que l'extrémité opposée vient s'attacher à un sabot 23 (fig. 1, 2 et 3). Chaque sabot 23 est monté à coulissement entre deux glissières ou guides verticaux 4b prévus sur le côté de chaque pied 4 qui est tourné vers l'intérieur, de telle sorte que lorsque les vérins 17 des deux dispositifs de levage sont alimentés en fluide sous pression le déplacement des traverses 20 détermine le coulissement vertical des sabots 23. Toutefois et ainsi qu'on le comprendra mieux ci-après il est indispensable que le déplacement des deux sabots 23 du portique soit par fait ment synchronisé. A cet effet et comme montré en fig. 5 chaque embout 19 porte, au-dessous de sa traverse 20, un bras horizontal 24 orienté à 90 par rapport à ladite traverse. Sur chacune des extrémités de ce bras 24 sont amarrées les deux extrémités d'une chaîne 25 qui est renvoyée verticalement par des roues appropriées, de façon à s'enrouler sur une roue 26 prévue dans la partie supérieure des éléments 5a, respectivement 5b, de la poutre 5 du portique. Compte tenu des deux chaînes 25 amarrées à l'embout 19 de chacun des deux vérins 17 du portique, ces roues de chaîne 26 sont au nombre de quatre en étant alignées par paires sur chacun des deux éléments de la poutre 5.Ces quatre roues 26 sont calées sur deux arbres horizontaux 27 (fig. 1 et 2) portés par les éléments Sa, respectivement 5b, de la poutre précitée, et l'on comprend dans ces conditions que les deux dispositifs de levage associés aux deux sabots 23 sont contraints de fonctionner en synchronisme. L'installation suivant l'invention comprend une série, en nombre variable suivant les caractéristiques de l'installation envisagée, de châssis indépendants de tranfert référencés 28. Comme plus particulièrement montré en fig. 2 chaque châssis 28 est constitué par une membrure horizontale supérieure dont les extrémités 28 sont conformées de façon à coopérer avec les sabots coulissants 23 sus-décrits. Cette membrure supérieure est solidaire de deux séries alignées de montants 29 qui définisssent des logements ou compartiments ajourés dont le nombre varie suivant la longueur de la membrure précitée et de celle de la poutre double 5 du portique. I1 convient d'observer que la hauteur des montants 29 est calculée de façon à ce que la membrure supérieure de chaque châssis 28 se trouve disposée au-dessus des bords surélévés de la cuve 1, comme cela ressort bien de l'examen de fig. 1 et 2. On conçoit par ailleurs que la largeur des châssis doit être légèrement inférieure à l'espacement des deux éléments Sa et 5b de la poutre 5, afin que lesdits châssis puissent, sous l'action de levage des sabots 23, s'élever au-dessus de ladite poutre, comme représenté en 28' en fig 2. La base des montants 29 est équipée de semelles horizontales 30 qui assurent la stabilité de l'ensemble du châssis considéré lorsque celui-ci repose sur le sol ou sur le fond de la cuve 1. Par ailleurs ces semelles 30 forment appuis pour les palettes 31 qui supportent les empilages de fromages à traiter, lesquels empilages ont été schématisés en 31a. En vue d'éviter tout soulèvement intempestif des empilages 31a lorsque le châssis 28 est plongé dans le bain de saumure renfermé par la cuve 1, l'on fait comporter à la partie supérieure de chaque logement vertical un sytème de serrage constitué par un plateau 32 mobile verticalement sous l'effet d'un mécanisme à cliquet 33 actionné à l'aide d'une manivelle 34. Pour exposer le fonctionnement et l'utilisation de l'installation suivant l'invention telle que décrite ci-dessus, on se reportera à fig. 1. Le chargement des châssis 28 est opéré à un poste A situé à l'une des extrémités des rails 2. On conçoit que des engins de manutention classiques peuvent amener les palettes 31 et les empilages de fromages 31a qui sont successivement disposés dans les logements définis par les montants 29. Les mécanismes 33 ayant été manoeuvrés au serrage, le portique 3 est commandé de façon à venir se positionner au-dessus du châssis chargé, les sabots mobiles 23 se trouvant en position basse. Il suffit alors d'actionner les dispositifs de levage formés par les deux vérins 17 pour que les sabots précités assurent l'élévation du châssis considéré. Le moteur hydraulique 16 est à nouveau commandé afin de déplacer le portique 3 pour l'amener au-dessus de la cuve 1. Les dispositifs de levage sont alors actionnés pour abaisser le châssis 28 qui est ainsi déposé dans la cuve 1. Après un séjour approprié ce châssis est susceptible d'être extrait de la cuve 1 pour être ramené à un poste de déchargement prévu soit du même côté que le poste A, soit du côté opposé. Les mécanismes 33 sont alors manoeuvrés et les empilages 31a sont susceptibles d'être évacués. On comprend que le moteur hydraulique 16 et les vérins 17 peuvent être placés sous la dépendance d'une centrale de commande programmée de façon à assurer de manière entièrement automatique le déroulement des phases opératoires du processus de fonctionnement de l'installation. La seule intervention manuelle se situe alors au niveau du chargement et du déchargement des châssis 28, ainsi que de la manoeuvre des mécanismes de serrage 33, étant entendu que sur ce dernier point l'on peut encore prévoir un système d'actionnement automatique du type à crémaillère permettant la commande simultanée de l'ensemble des mécanismes précités. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Installation pour le saumurage des fromages, caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison - une capacité ou cuve (1) de grande contenance remplie d'un bain de saumurage classique - un portique de manutention (3) mobile le long des rails (2) disposés le long de deux côtés opposés de la cuve précitée ; - un moteur (16) pour l'actionnement de deux mécanismes d'entraînement (8-10) logés dans la base des pieds (4) du portique et propres à coopérer avec une crémaillère (9) associée à chacun des rails de déplacement - deux dispositifs de levage (17) montés dans les pieds du portique et reliés l'un à l'autre à travers la poutre horizontale (5) de celui-ci, chacun desdits dispositifs opérant la commande verticale d'un sabot (23) prévu coulissant contre la face intérieure de l'un des pieds du portique ;; - et une série de châssis indépendants de transfert (28) pourvus d'un nombre approprié de logements verticaux ajourés aptes à recevoir des empilages de fromages (31a), les extrémités (28a) de chaque châssis étant agencées pour coopérer avec les sabots mobiles des dispositifs de levage. 2. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la poutre (5) du portique (3) est constituée par deux éléments (Sa et 5b) fixés horizontalement de part et d'autre des deux pieds (4) de celui-ci, les châssis (28) étant susceptibles de se déplacer verticalement entre lesdits éléments. 3. Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que chacun des mécanismes d'entraînement logés dans la base des pieds (4) du portique (3) comprend un pignon (8) en prise avec la crémaillère (9) et solidaire d'une roue dentée (11) reliée par une chaîne (13) à un arbre s'étendant le long de la poutre (5) du portique (3) pour être entraîné par le moteur (16), de type hydraulique, porté par ladite poutre. 4. Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que chaque dispositif de levage comprend un vérin hydraulique (17) orienté verticalement à l'intérieur de chaque pied (4) du portique (3) et dont l'organe mobile (18) porte un embout (19) formant support pour une traverse (20) équipée de deux roues dentées (21), lesquelles forment renvois pour une chaîne (22) dont une extrémité est attachée en un point fixe (4a) du pied (4) considéré du portique (3) tandis que l'extrémité opposée est amarrée au sabot coulissant (23) correspondant. 5. Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les deux dispositifs de levage sont reliés l'un à l'autre de façon à ce que les sabots (23) se déplacent à l'unisson. 6. Installation suivant les revendications 2,4 et 5 envisagées en combinaison, caractérisée en ce que l'embout (19) de chacun des deux mécanismes porte un bras horizontal (24) orienté perpendiculairement à sa traverse (20) et pourvu de roues dentées pour le renvoi des deux channes (25), l'une (26) des roues de chaque système étant calée sur un arbre horizontal (27) porté par l'un des éléments (Sa, 5b) de la poutre (5). 7. Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que chaque châssis de transfert (28) comprend une membrure supérieure solidaire de montants (29) qui définissent les logements ajourés, la base desdits montants portant une selle (30) propre à reposer sur le sol ou sur le fond de la cuve (1) et à former appui pour les palettes (31) qui supportent les empilages de fromages (31a). 8. Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'à chacun des logements verticaux des châssis (28) est associé un mécanisme de serrage à cliquet (33) pour application d'un plateau mobile (32) contre le sommet de l'empilage correspondant (31a).