L'invention se rapporte aux quartes-étoiles utilisées dans les lignes elec- triques de télécommunication. On sait que de telles quartes sont constituées par deux paires de conducteurs isolés, normalement disposés aux @@mmets d'un carrée les deux conducteurs d'une même paire se trouvant aux somme@s opcosés de celui-ci. Le but de l'invention est de corriger les inconvénients d::ne riruvaise disposition géométrique des conducteurs lorsque ceux-ci viennent se placer aux sommets d'un quadrilatère différent d'un carré @ ce@i se produit par exemple si l'un des conducteurs est mal centré dans son isolant, ou si ce dernier n'est pas parfaitement cylindrique. Un tel défaut provoque des couplages parasites entre les conducteurs, qui nuisent à la qualité de la transmission des inforrations sur la quarte. L'invention a pour objet an procédé pour corriger ces défauts, caractérisé par le fait qu'il consiste à mesurer les c@uplages,entre les conducteurs d'un tronçon de quarte qui vient d'être assemblé par une machine, afin de déterminer la nature et la grandeut da @éfau@ de symétri@ d@@it tronçon, puis à réaliser le tronçon suivant en incorporant entre ses conducteurs un ruban dont l'emplacement et l'épaisseur sont calculés de façon que ledit tronçon suivant, ou bien soit exempt dudit défaut, ou bien présente un défaut égal et de sens opposé à celui du tronçon précédent. En d'autres termes, dans une @remière forme de mise en oeuvre du procédé, après avoir assemblé sur une ma@hi@@@@@ @@n@@n d'une @@rtaine longu@ur, on arréte ladite machine, on mesure les pa@a@@@res electriques @u@it tronçon @en l'occurence les couplages cap@citifs et induetifs entre @@ d@@teurs isoles- qui permettent de déterminer celui ou ceux des conducteurs dont la distance par rapport aux autres conducteurs est trop faible, ainsi que la grandeur de cette difference de distance, on calcule l'épaisseur d'un ruban d'écartement qui permeturait de rétablir ladite distance à la valeur assurant la symétrie de la quarte, on introduit à l'entrée de la machine ledit ruban entre ceux des conducteurs qui ont été déterminés par les mesures, et on reprend l'assemblage d'un nouveau tronçon, avec ledit ruban incorpor ; on opère d; même, s'il y a lieu, pour les tronçons suivants. Dans une seconde forme de rise en oeuvre du procédé, on opère les mènes mesures, mais on calcule l'épaisseur du ruban de façon qu'il crée dans le tron çon à assembler une dissymétrie égale et de sens opposé à celle qui affectait le tronçon précédent. On obrient ainsi, sur l'ensemble des deux tronçons, une quarte globalement exempte de défaut. On opère de même pour les tronçons suivants, en réalisant éventuellement une succession de tronçons ayant alternativement des défauts de sens opposés. Les figures ci-annexées illustrent, à titre d'exemples, divers modes d'ap plication du procédé selon l'invention. Sur cas figures A et B désignent respectivement les deux conducteurs d'une des paires, et C et D les deux conducteurs de l'autre paire ; a, b, c, d, désignent respectivement les longueurs des côtés du quadrilatère ABCD, en partant du sommet portant la même lettre majuscule et en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre. On designera respectivement par C1 et C2 les capacites linéiques des deux paires AB et CD, exprimées en picofarads par kilomètre, et par E la constante diélectrique dellisolation des conducteurs. On démontre qu'il existe entre les deux paires un couplage capacitif, @1 @2 a x b f = 72 loge picofarads par kilomètre # c x d et un couplage inductif axb m = 200 long d microhenrys par kilomètre. Ces couplages seront dits arbitrairement "positifs" si a x b > c x d, et "négatifs" si a x b Pour que ces deux couplages parasites soient nuls, il faut et il suffit que les positions relatives des conducteurs soient telles que a x b = c x d. La figure I est une vue schématique, en coupe transversale, d'un tronçon de quarte dans lequel les trois distances a, c, d ont une valeur commune m, tandis que la distance b est plus courte: d'une quantité A = m - b ; sur cette figure, les écartements entre les conducteurs ont été grossièrement exagérés, pour la clarté du dessin. Pour corriger le défaut qui résulte de cette dissymétrie, il suffit de réaliser le tronçon suivant en insérant entre les conducteurs B et C un ruban E d'épaisseur e convenablement choisie. Si l'on veut simplement assurer la symétrie dudit nouveau tronçon, on choisit cette épaisseur e = A = m - b, tandis que si l'on veut que ce nouveau tronçon présente un défaut égal et opposé à celui du tronçon précédent, on choisit un ruban d'épaisseur e = 2E, de sorte que la nouvelle distance bl entre C et D deviendra m + A; si l'on realise ainsi le.nouveau tronçon sur une longueur égale à celle du tronçon précédent : le défaut global de l'ensemble des deux tronçons se trouve éliminé. I1 est d'ailleurs possible, conformèment à l'invention, d'utiliser un ruban d'épaisseur n fois plus grande que celle qui a été calculée, et de ne l'insérer que sur I de la longueur du tronçon ; ceci permet d'utiliser un ruban plus épais donc moins fragile, tout en obtenant la même compensation globale des défauts. La figure 2 illustre un cas particulier dans lequel les conducteurs sont disposés de telle sorte que c - a = d - b. Dans ce cas, le ruban E doit être inséré entre l'ensemble A, C et l'ensemble B, D. Si l'on veut simplement équilibrer le nouveau tronçon, on donnera audit ruban une épaisseur e = c - a = d - b, de telle sorte que la nouvelle distance AD = a'.deviendra égale à a + e = a + c - a = c, et la nouvelle distance BC = bl deviendra égale à b + e = b + d - b = d. La condition a' x b' = c x d sera donc satisfaite. La figure 3 est une vue en coupe d'un tronçon de quarte ainsi réalisé, et la figure 4 est une vue en perspective montrant la confection d'un tel tronçon. Pour fixer les idées, on va décrire ci-dessous l'application du procédé selon l'invention dans un cas concret choisi à titre d'exemple non limitatif Après avoir réalisé un tronçon de quarte de 500 mètres de longueur, constitué de fils isolés d'un diamètre sur isolant de 3 millimètres, on a effectué sur ce tronçon une mesure de couplage magnétique qui a donné un résultat de 300 nanohenrys, soit 600 nanohenrys par kilomètre. On a donc, d'après la formule mentionnée précédeimnent a x b 2 loge 105 = - 600. c x d Pour que ce couplage soit réduit à zéro, il faut et il suffit, toujours dans lthypothese où c - a = d - b, que l'épaisseur e du ruban E introduit entre l'en- semble A,C et l'ensemble B,D soit telle que (a + e) (b + e) 2 loge 105 = + 600. c x d On peut faire aisément ce calcul dans le cas où les quatre distances a, b, c, d ne sont pas égales. Si toutefois, pour simplifier, on suppose que c = d, on trouve 4 loge c + e 105 = 600 d'où e = 0,05 millimètre. Comme on l'a dit auparavant, il est possible, pour utiliser un ruban moins fragile, d'insérer un ruban plus épais sur une partie seulement de la longueur du tronçon de quarte, par exemple un ruban d'épaisseur quadruple, soit 0,2 millimètre, sur un quart seulement de la longueur du tronçon ; dans ce cas, certes, la symétrie électrique de la quarte ne sera pas réalisée en tout point du tronçon, mais la valeur moyenne des caractéristiques électriques désirées dudit tronçon sera assurée. REVENDICATIONS 1/ Procédé pour assurer la symétrie électrique d'une quarte-etoile, caractérisé par le fait qu'il consiste à mesurer les couplages entre les conducteurs d'un tronçon de quarte afin de déterminer la nature et la grandeur du défaut de symétrie dudit tronçon, puis à réaliser le tronçon suivant en interposant entre ses conducteurs un ruban dont l'épaisseur et l'emplacement sont calculés de façon que ledit tronçon suivant, ou bien soit exempt de défauts, ou bien présente un défaut égal et de sens opposé à celui du tronçon précédent. 2/ Procedé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on donne au ruban une épaisseur n fois plus grande que celle qui serait nécessaire pour obtenir un nouveau tronçon sans défaut ou ayant un défaut égal et opposé à celui du tronçon précédent, et on n'introduit ledit ruban que sur - de la longueur du nouveau tronçon.