L'invention concerne une machine de soudage automatique de tôles métalliques suivant des bords de ces tôles relevés sensiblement à 900 par rapport au plan des tôles disposées les unes contre les autres suivant les bords relevés, le soudage étant effectué parallèlement aux tôles suivant ltépaisseur des bords relevés. Dans le cas de l'assemblage de tôles pour la réalisation de panneaux de grande surface ayant une très bonne étanchéité, on utilise souvent une technique d'assemblage des tôles, constituant les panneaux de grande surface, suivant des bords relevés a' 900 soudés entre eux, suivant ltépaisseur des tôles. En particulier dans la construction des cuves intégrées de méthaniers, c1 est à dire de navires destinés au transport de gaz naturel liquéfié, suivant une technique connue, on est amené à souder entre elles des tôles minces d'une épaisseur de 0,5 à 0,7 mm en alliage fer-nickel à teneur en nickel voisine de 36 7., tel que celui commercialisé sous la marque INVAR, dont le coefficient de dilatation est extrêmement faible, ces soudures de grande longueur devant pré- senter une grande étanchéité. Pour réaliser la cuve, des panneaux D'INVAR sont disposés côte à côte et leurs bords latéraux sont relevés à 900 par rapport au plan des panneaux grâce à des galets de formage. Des languettes d'INVAR sont d'autre part intercalées entre les bords relevés des panneaux sur toute la longueur des panneaux de telle sorte qu'une partie de ces languettes dépasse sur le côté du panneau opposé à celui vers lequel on a effectué le pliage des bords qui constitue la face disposée vers l'intérieur de la cuve. Ces panneaux à bords relevés sont appelés des virures. L'ensemble de deux virures disposées cote à côte et de la languette intercalée entre les bords relevés est soudé sur la plus grande partie de sa longueur, par résistance, à la molette, grâce à une machine automatique de soudage qui se déplace le long des bords relevés grâce à des galets de maintien et d'entrainement ser rés l'un contre l'autre de part et d'autre des bords relevés. Les parois des cuves intégrées de méthaniers sont généralement doubles et sur la face externe de chacune des parois élémentaires formées de virures soudées le long de leurs bords relevés comme il vient d'être décrit, sont disposées les couches d''isolants formées de caissons de dimensions standard, La couche isolante externe vient elle-m & e se fixer en appui sur la double coque étanche du métanier. Les cuves de méthaniers sont généralement sous la forme de prismes de très grandes dimensions dont les surfaces latérales et les bases sont tapissées de virures d'INVAR d'une largeur voisine de 500 mm. La périphérie de chacune des bases de ces prismes est constituée par une armature rigide composite constitubée par des profilés D'INVAR et des caissons d'isolation fixes les uns aux autres par soudage et par vissage. La jonction entre les virures constituant les bases et les faces latéra-~ les des prismes et l'armature constituant la périphérie des bases, appelées anneaux, ne peut se faire par soudure directe des virures sur l'anneaux il est nécessaire de prévoir des tales de jonction intermédiaires dtépaisseur supérieure à celle des virures et prolongeant ces virures dans le sens longitudinal. Ces pièces de jonction entre les virures et l'anneau appelées fourrures sont assemblées entre elles côte à côte à bords relevés de la même façon que les virures. Entre les bords relevés des fourrures sont également intercalées des languettes d'INVAR. L'épaisseur totale des bords relevés des fourrures et des languettes varie dans un intervalle compris entre 5 et 8 mm, ce qui interdit l'utilisation d'un soudage à la molette comme pour l'ensemble constitué par les bords relevés des virures et les languettes dont ltépaisseur ne dépasse pas 2 nnn. Actuellement, le soudage des fourrures et des languettes entre elles doit se faire manuellement, par arc électrique, suivant ltépaisseur des bords rele vés et des languettes sur toute la longueur de la fourrure qui est de l'ordre de 50 cl. Etant donné le nombre considérable de soudures à réaliser sur une cuve de méthanier et le grand soin qui doit être apporté a' la réalisation de ces soudures pour des questions d'étanchéité, cette opération manuelle est extrêmement coûteuse et longue et il est très-difficile d'en assurer et d'en contrôler ltexé- cution parfaite en ce qui concerne D'autre part pour assurer le raccord entre la soudure à la molette effectuée à un certain niveau des bords relevés avec la soudure à l'arc des fourrures réalisée au sommet des bords relevés, il est nécessaire dedécouper ltextrémité des virures suivant un tracé incliné venant recouper la soudure à la molette et de souder à l'arc suivant ltépaisseur des tôles la partie découpée de la virure depuis ltextrémité de la fourrure jusqu'au raccord avec la soudure à la molette, La soudure manuelle à l'arc électrique suivant ltépaisseur des bords relevés des fourrures et d'une partie des virures représente pour l'ensemble d'une cuve de méthanier une longueur approximative de 2800 m, D'autre part pour réaliser ces soudures à l'arc dans de bonnes conditions, il est nécessaire de réaliser un pointage sur ltextrémité des virures pour maintenir en place les bords relevés et de réaliser un meulage de la surface à souder des fourrures et des languettes pour que le soudage manuel s'effectue dans de bonnes conditions. On comprend que de telles opérations manuelles augmentent considérablement le coût de construction des cuves de méthaniers et nécessitent un contrôle plus sévère de la qualité des soudures. Un des obstacles à l'automatisation d'une telle opération de soudage réside dans les variations d'épaisseur, suivant la longueur des fourrures, de la zone à souder. En effet, le plaquage des bords relevés les uns- contre les autres par l'intermédiaire de la languette ne peut pas être fait avec une très grande précision et ltépaisseur de la zone à souder varie généralement dans un intervalle de 5 à 8 mm. Il faut donc un contrôle constant de cette épaisseur pour que le balayage par l'arc électrique soit effectué sur toute la zone à souder. Le but de l'invention est donc de proposer une machine de soudage automatique de tôles métalliques suivant des bords de ces tôles relevés sensiblement à 900 par rapport au plan ses tôles disposées les unes contre les autres suivant leurs bords relevés, le soudage étant effectué par arc électrique parallèlement au tales suivant ltépaisseur des bords relevés, cette machine étant à fonctionnement autonome et se déplaçant sans nécessiter la présence de rails de façon à effectuer automatiquement une soudure à l'arc électrique suivant ltépais- seur des bords relevés quelles que soient les variations de cette épaisseur. Dans ce but la machine de soudage suivant l'invention est constituée par un chariot mobile guidé lors de ses déplacements par les bords relevés comportant - un châssis constitué de deux traverses et de deux pièces longitudinales dont une au moins est mobile dans la direction transversale le long des traverses, - deux galets moteurs portés chacun par une des pièces longitudinales du châssi8 par l'intermédiaire d'un axe légèrement incliné vers l'avant du chariot par rapport à la direction perpendiculaire au plan des faces externes des pièces longitudinales du chtssis9 en prise lors des déplacements du chariot avec les bords relevés de part et d'autre de ces bords relevés, - au moins un vérin linéaire dont le corps est fixé à l'une des parties longitu dinales du châssis et dont la tige est fixée à l'autre partie longitudinale, pour le serrage des galets moteurs contre les bords relevés - au#moins un galet de roulement du chariot sur les faces non relevées des tôles fixé à la traverse avant du chariot par l'intermediaire d'un axe parallèle au plan des tôles, - un galet de règlage de hauteur fixé à la traverse arrière du chariot par ltintermédiaire d'un axe perpendiculaire aux bords relevés dont la surface de roulement est en contact avec les bords à souder, lors du soudage, - deux galets de règlage d'épaisseur fixés chacun à la partie arrière d'une des pièces longitudinales du châssis dont les surfaces de roulement sont constam ment en contact avec les bords relevés de part et d'autre de ces bords relevés, en cours de soudage, et une torche de soudage fixée à arrière du chariot en deux parties reliée à un dispositif de balayage transversal alternatif d'am- plitude variable porte'es chacune par la partie arrière d'une des pièces longitudinales du châssis, auvvoisinage des galets de règlage d'épaisseur, le dispositif de soudage balayant la zone constituée par ltépaisseur des bords relevés disposés côte à côte, dans une zone voisine des galets de réglage dtépaisseur. On va maintenant décrire en se référant aux figures jointes en annexe un dispositif suivant l'invention appliqué au cas de la soudure des bords relevés de fourrures et d'extrémités de virures d'une cuve de méthanier. La figure 1 représente l'extrémité de 2 virures disposées cote à côte et de 2 fourrures permettant leur jonction à l'anneau d'une cuve de méthanier. La figure 2 représente une vue en élévation latérale de la machine de soudage selon l'invention. La figure 3 représente une vue de dessus de la machine de soudage automatique suivant l'invention. Sur la figure I, on voit lsextrémité d'une virure 1 assemblée à une fourrure de plus forte épaisseur 2 elle-même soudée sur l'anneau 3 d'une cuve de méthanier. Une virure 1' assemblée à une fourrure 2' est disposée côte à côte avec la fourrure I, les bords 4 et 4t correspondants des virures 1 et 1' étant relevés à 900 et disposés côte à côte. Entre les bords 4 et 4t est disposée une languette 5 permettant la fixation des virures contre la paroi du méthanier. L'ensemble des bords relevés 4, 4r et de la languette 5 est assemblé par soudure à la molette 6 effectuée automatiquement à une certaine hauteur sur les bords relevés des virures. Les fourrures 2 et 2t assemblées aux virures 1 et 1" sont disposées côte å côte de telle sorte que leurs bords relevés 8 et ô' viennent en contact avec chacune des faces d'une languette 9 qu'on veut solidariser aux bords relevés 8 et 8'. L'opération de soudage quton veut réaliser consiste à solidariser les bords relevés 8 et 8' et la languette 9 ainsi qu'une partie des bords relevés 4 et 4' et de la languette 5 intercalée entre les bords 4 et 4' de façon à faire la jonction entre la soudure suivant ltépaisseur des tôles des bords relevés des virures 4 et 4'. Pour effectuer la jonction entre la soudure des virures et la soudure à la molette des virures on opère un découpage des bords relevés des virures 4 et 4' suivant une ligne telle que 10 et on soude les virures 4 et 4' et la languette 5 suivant leur épaisseur le long de la ligne de découpage 10 jusqu'au moment où on effectue le recoupement avec la soudure 6. Ainsi ltétanchéité de la soudure est parfaite sur toute la longueur considérée. L'ensemble des soudures que nous venons de décrire peut être réalisé automatiquement grâce à la machine de soudage représentée aux figures 2 et 3 malgré les différences d'épaisseur provenant d'un plaquageX égulier des bords relevés les uns contre les autres et du fait qu'il existe une grande différence d'épais- seur entre les fourrures et les virures. Ainsi qu'il est visible aux figures 2 et 3, la machine de soudage automatique selon l'invention comporte un chariot mobile dont le sens de marche est indiqué par la flèche représentée au bas de la figure 2, ce chariot mobile comportant un châssis et divers galets de roulement. Le châssis du chariot comporte deux traverses 11 et 12, la traverse 11 étant disposée à l'avant du chariot et la traverse 12 au voisinage de la partie arrière de ce chariot. Sur les traverses Il et 12 est fixée une pièce longitudinale 14 solidaire des traverses 11 et 12 par l'intermédiaire de vis telles que 15. Sur la pièce longitudinale 14 sont fixes deux corps de verins 16 et 17 de direction transversale au voisinage des traverses ll et 12 respectivement. Le châssis comporte également une pièce longitudinale 18 supportée au voisinage de son extrémité arrière par la traverse 12 qui comporte une ouverture d'une hauteur très légèrement supérieure à ltépaisseur des pièces 14 et 18 sur la plus grande partie de sa longueur. Cette ouverture dans la traverse 12 permet le passage et la fixation de la partie arrière de la pièce 14 et le guidage de la partie arrière de la pièce 18 longitudinale engagée dans cette ouverture de telle sorte que cette pièce 18 restemobile transversalement par rapport à la traverse 12. Les pièces 14 et 18 sont montées par rapport à la traverse 12 de telle sorte que la partie arrière de ces pièces 14 et 18 forme la partie extrême à l'arrière du châssis du chariot. A l'avant du châssis, la pièce 18 est également guidée en déplacement transversal par la traverse 11. Les tiges des vérins 16 et 17 sont fixées de façon articulée en 21 et 22 sur la pièce 18 si bien que les pièces 14 et 18 sont reliées entre elles par les vérins qui permettent un déplacement transversal de la pièce 18 par rapport à la pièce 14. Les pièces 14 et 18 portent encore à leur partie centrale des galets moteurs 23 et 24 reliés à des moto-réducteurs 27 et 28 permettant leur entrainement en rotation par l'intermé- diaire d'une transmission non représentée. Les galets 23 et 24 constituent les galets moteurs pour ltentrainement du chariot et, pour le déplacement de la pièce longitudinale 18 par rapport à la pièce 14, on peut écarter ces galets grace aux vérins 16 et 17 pour les disposer de part et d'autre des bords relevés tels que 8 et 8' ou 4 et 4' de la figure 1, le serrage de ces galets de part et d'autre des bords relevés étant assuré par les vérins 16 et 17 qui permettent ainsi un accrochage du chariot de la machine de soudage automatique sur les bords relevés.L'axe de rotation de ces galets moteurs tel que 30 représenté à la figure 2 est d'autre part légèrement incliné vers l'avant du chariot. par rapport à la direction perpendiculaire à la face supérieure, ou face externe, de la pièce longitudinale 18 de telle sorte que, lorsque les galets sont en prise sur les bords releves, serres par les vérins 16 et 17 et mis en rotation, il se produit un plaquage du chariot contre les tôles à souder. Le contact entre le chariot et les tôles à souder est assuré par deux galets à axe de roulement horizontal tels que 32 fixés sur la traverse avant 11 du châssis, ces galets 32 roulant sur la surface plane non relevée des tôles 1 et 2 et 1' et 21. Le chariot comporte également un galet à axe horizontal 35 fixé à la traverse arrière 12 en son milieu et destiné à venir en contact de roulement avec le sommet des bords relevés sur lesquels on effectue le soudage. La partie arrière des pièces longitudinales 14 et 18 se trouvant à l'arrière de la traverse 12 porte également des galets à axes verticaux 40 et 41 destinés à venir en contact de roulement avec les bords relevés de part et d'autre de ces bords pendant le déplacement de la machine automatique le long des bords relevés. Ces galets permettent de transmettre à la partie arrière de la pièce 18, mobile transversalement, des déplacements identiques aux différences d'épaisseur le long des bords relevés sur lesquels on effectue le soudage. Les pièces 14 et 18 portent au voisinage des galets 40 et 41, un dispositif de balayage composé de deux supports 42 et 43, d'un vérin pneumatique 45 porté par le support 42 et d'une butée réglable 46 portée par le support 43. Le support 42 porte également un dispositif de guidage 47 constitué par une tige cylindrique destinée à venir en prise avec une douille de guidage 48 portée par une pièce de support 50 destinée au support de la torche de soudage qui vient se loger dans ltévidement 51 prévu dans le support 50. Le support 50 est solidaire de la tige du vérin 45 et peut se déplacer en translation dans la direction transversale sous l'effet du déplacement de la tige de ce vérin entre une position correspondant à la rétraction complète du vérin et une position correspondant au contact avec la butée 46 solidaire du support 43. L'ensemble du dispositif de déplacement du support 50 est porté par la partie arrière des pièces longitudinales 14 et 18 de telle sorte que l'amplitude des mouvements du support 50 dans le sens transversal peut être règlée à une valeur constamment identique à la largeur des bords relevés à souder. Sur la figure 3, les organes de la machine de soudage sont représentés dans leur position hors service, lorsque la machine n'est pas en fonctionnement, les galets moteurs 23 et 24 ntétant pas en prise sur des bords relevés de tôles et les galets 40 et 41 étant en contact l'un avec l'autre. Pour mettre la machine de soudage en fonctionnement on alimente les vérins 16 et 17 dans un sens tel qu'ils écartent les pièces 14 et 18 et l'on met en prise avec les bords relevés les galets moteurs 23 et 24 ainsi que les galets de réglage d'épaisseur 40 et 41. L'écartement des galets de réglage d'épaisseur 40 et 41 produit un écartement de ltextrémité arrière des pièces 14 et 18 ainsi que des supports 42 et 43 du dispositif de balayage qui lui sont rigidement reliés. Si la butée 46 est correctement règlée, la course de balayage possible pour le support 50 a une amplitude égale à la largeur des bords relevés. Le vérin 45 est alimenté par un circuit pneumatique non représenté qui permet un renversement du mouvement de ce vérin avec une fréquence constante et choisie en fonction de la vitesse d'avancement de la machine de soudage. 23 et 24 Si l'on alimente les moto-réducteurs 27 et 24 les galets d'entrainement/ entrainent alors la machine de soudage dans le sens de la flèche représentée sur la figure 2 et provoquent en meme temps le plaquage de la machine de soudage contre le plan des tôles à souder de telle sorte que les galets 32 roulent sur cette surface et ils sont appliqués avec pression. Au cours du déplacement du chariot de la machine de soudage le galet de réglage de hauteur 35 est maintenu en contact avec le sommet du bord relevé ce qui permet de suivre les différences de niveau qui peuvent exister le long de ce bord relevé. Les galets 40 et 41 stécartent plus ou moins l'un de l'autre suivant ltépaisseur des bords relevés sur lesquels ils sont en prise, ce qui provoque un déplacement relatif de la partie arrière des pièces 14 et 18 de telle sorte que la butée 46 est déplacée par rapport au support 42, ce qui limite le mouvement du support 50 suivant une amplitude égale à ltépaisseur des bords relevés. Une torche de soudage 60 comportant une électrode de soudage en tungstène et une tubulure d'arrivée de gaz inerte est disposée au droit de la zone à souder. La position du support 50 et donc de la torche de soudage 60 par rapport aux bords relevés à souder peut être déterminée très facilement de façon que la torche de soudage se déplace bien à l'aplomb des bords relevés, l'amplitude de son mouvement étant automatiquement ajustée à la valeur de ltépaisseur de ces bords relevés grâce aux galets 40 et 41. La torche de soudage 60 est alimentée en courant électrique et en gaz inerte grâce à un câble et à une tubulure souple reliés à la partie supérieure de la torche. On comprend que le fonctionnement de la machine automatique qui vient d'être décrit est le suivant; les vérins 16 et 17 sont alimentés de telle sorte que les galets moteurs 23 et 24 sont mis en position de serrage sur les bords relevés à souder, les moteurs 27 et 28 étant alimentés pour provoquer l'avancement du chariot en position sur les bords relevés, on alimente la torche de soudage en courant électrique et en gaz inerte et le vérin 45 de déplacement de son support 50,en fluide pneumatique. Le soudage des bords relevés se produit alors en continu de façon totalement automatique, le balayage de la zone de soudage étant assuré par le vérin 45 et la limitation du mouvement par la butée variable 46 dont ltécar- tement par rapport au support 42 est rendu variable grâce aux galets 40 et 41 disposés dans une zone très proche de la zone de soudage. Lorsqu'on commence à souder les bords relevés des fourrures et leurs languettes on adopte une première intensité de valeur élevée, par exemple 90 ampères pour une vitesse- du chariot de 175 mm/mn, ce qui permet dans le cas de l'INVAR d'effectuer un soudage correct sur des bords dont ltépaisseur varie de 5 à 8 mm. Lorsqu'on passe du soudage des bords relevés des fourrures aux soudage des bords relevés des virures dont llépaisseur n'excède pas 2 mm, il faut revenir à une intensité plus faible par exemple dans le cas de la vitesse de déplacement mentionnée ci-dessus une intensité de 30 ampères. Le balayage se faisant à fréquence fixe et son amplitude étant variable il faut évidemment tenir compte de cette amplitude dans le choix des paramètres de soudage. On voit que le réglage de la machine automatique selon l'invention est donc particulièrement facile et que, pratiquement, seul le paramètre intensité du courant de soudage doit être modifié pour tenir compte de grandes différences d'épaisseur de la zone à souder. Cette modification d'intensité est commandée automatiquement par un microcontact non représenté porté par la pièce longitudinale 14. La fermeture de ce microcontact est assurée par la pièce 18, mobile par rapport à la pièce 14, lorsque ces deux pièces se rapprochent de façon suffisante, ce qui se produit lorsque les galets moteurs et les galets de réglage d'épaisseur viennent en contact avec les bords relevés des virures, d'épaisseur beaucoup plus faible que celle des fourrures. L'actionnement du microcontact provoque la mise en service de la torche avec une intensité plus faible, préréglée pour le soudage des virures, dès que la torche arrive à l'aplomb des bords des virures.Le microcontact pourrait également faire varier la vitesse de déplacement du chariot, lors de son actionnement, l'alimentation des galets moteurs étant modifiée au moment du passage de la machine de soudage des bords de fourrures aux bords des virures. Au lieu d'un microcontact électrique, on peut également utiliser un détecteur de proximité, un pressostat ou tout autre type de capteur pour la commande de l'alimentation de la torche ou des galets moteurs, lors de changements importants d'épaisseur. il est possible également d'utiliser plusieurs capteurs réglés par un déclenchement pour des valeurs différentes de ltespacement entre les pièces 14 et 18. Chacun de ces capteurs agit, lors de son déclenchement, sur le circuit d'alimentation de la tanche ou sur le circuit d'alimentation des galets moteurs pour modifier l'intensite du courant de soudage ou la vitesse du chariot de la machine de soudage, lorsque la machine de soudage passe d'une zone à une autre où les bonb relevés ont une épaisseur très différente. Ainsi la machine de soudage est utilisable dans une très grande plage, en ce qui concerne l'epaisseur des bords relevés. Un avantage de la machine de soudage selon l'invention est que la pression des galets moteurs sous l'effet des vérins de serrage permet d'éviter le pointage des bords relevés pour les maintenir en place les uns contre les autres. L'accrochage efficace de la machine sur les bords relevés permet d'autre part un fonctionnement de cette machine sur des parois orientées de façon quelconque, parois verticales, plafonds. La machine automatique selon l'invention permet également de rattraper des défauts d'alignement verticaux sur les bords relevés puisque le galet de réglage de hauteur permet de suivre les irrégularités du sommet des bords relevés. Mais l'invention ne se limite pas au mode de réalisation qui vient d'être décrit elle en comprend au contraire toutes les variantes et lton peut modifier des points de détail sans pour autant sortir du cadre de-l'invention. C'est ainsi qu'on peut utiliser au lieu d'une torche unique mobile grâce à un dispositif de support entraîné dans un mouvement de translation alternatif, deux torches jumelées liées à des pièces mobiles solidaires des galets de réglage d'épaisseur de telle sorte que ltécartement des deux torches jumelées oit dépendant de l'écar~ tement des deux galets de réglage d'épaisseur.En réglant les torches de soudage l'une par rapport à l'autre on peut obtenir un recouvrement suffisant des deux zones de soudage quel que soit ltécartement des deux torches provoqué par les galets de réglage d'épaisseur. D ans ce cas, le balayage se produit par ltécarte- ment ou le rapprochement des deux torches jumelées. On peut également imaginer un dispositif utilisant à la place d'un vérin de déplacement et d'une butée associés pour la création du mouvement de balayage d'amplitude variable, deux vérins portés par des supports dont ltécartement est rendu variable grâce aux galets de réglage d#épaisseur, entrainant alternativement dans un sens et dans l'autre le support de torche dans un mouvement d'amplitude variable. La machine de soudage automatique suivant l'invention est particulièrement bien adaptée au soudage des fourrures et des extrémités de virures de méthaniers comme il a été expliqué plus haut mais cependant elle peut avoir des applications dans toutes sortes d'industries où il peut être nécessaire de souder de grandes longueurs de t8les suivant des bords relevés à 900 pour la réalisation de panneaux de grandes dimensions. REVENDICATIONS. 1. - Machine de soudage automatique de tôles métalliques suivant des bords de ces tôles relevés sensiblement à 900 par rapport au plan des tôles disposées les unes contre les autres suivant leurs bords relevés, le soudage étant effectué, par arc électrique, parallèlement aux tôles suivant l'épais- seur des bords relevés, caractérisée par le fait qu'elle est constituée par un chariot mobile guidé, lors de ses déplacements, par les bords relevés, comportant - un châssis constitué de deux traverses et de deux pièces longitudinales dont une au moins est mobile dans la4direction transversale le long des traverses, - deux galets moteurs portés chacun par une des pièces longitudinales du châssis par l'intermédiaire d'un axe légèrement incliné vers l'avant du chariot par rapport à la direction perpendiculaire au plan des faces extérieures des pièces longitudinales du chassis, en prise avec les bords relevés, lors des déplacements du chariot, de part et d'autre de ces bords relevés, - au moins un vérin linéaire dont le corps est fixé à l'une des parties longi tudinales du châssis et dont la tige est fixée a' l'autre pièce longitudinale pour le serrage des galets moteurs contre les bords relevés, - au moins un galet de roulement du chariot sur les faces non relevées des tôles fixé à la traverse avant du chariot par l'intermédiaire d'un axe parallèle au plan des tôles, - un galet de réglage de hauteur fixé à la traverse arrière du chariot par l'intermédiaire d'un axe perpendiculaire aux bords relevés dont la surface de roulement est en contact avec les bords à souder, lors du soudage, - deux galets de réglage d'épaisseur fixés chacun à la partie arrière d'une des pièces longitudinales du châssis dont la surface de roulement est constamment en contact avec les bords relevés, de part et d'autre de ces bords, en cours de soudage, et au moins une torche de soudage fixée sur un support à l'arrièle # du chariot et reliée à un dispositif de balayage transversal alternatif d'am plitude variable en 2 parties portées chacune par la partie arrière d'une des pièces longitudinales du châssis au voisinage des galets de réglage d'épais seur, le dispositif de soudage balayant le sommet des bords relevés dans une zone voisine des galets de réglage d'épaisseur. 2. - Machine de soudage automatique suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le dispositif de balayage transversal alternatif est constitué par un support solidaire d'une des pièces longitudinales du châssis dans sa partie arrière point un organe de guidage et un vérin d'entrainement du support de torche et un support solidaire de la seconde pièce longitudinale du châssis à sa partie arrière sur lequel est disposé une butée pour la limitation du mouvement du support de torche en fonction de l'écartement des galets de réglage d'épaisseur. 3. - Machine de soudage automatique selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le dispositif de balayage transversal alternatif est constitué par deux supports solidaires à leur partie arrière des pièces longitudinales du châssis portant chacun un vérin Q mouvement alternatif dont la tige est en prise avec un support de torche mobile transversalement dans un mouvement d'amplitude variable commandé par les galets de réglage d'épaisseur. 4. - Machine de soudage automatique selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'il comporte deux torches de soudage disposées latéralement suivant ltépaisseur des bords relevés, chacune des torches de soudage étant solidaire d'un support fixé rigidement à ltextrémité des pièces longitudinales du châssis, l'écartement de ces torches étant rendu variable par les déplacements des extrémités des pièces longitudinales du châssis sous lteffet des galets de réglage de l'épaisseur. 5. - Machine de soudage suivant l'une quelconque des revendications# 1 à 4 caractérisé par le fait qu'au moins un capteurlmonté sur une des pièces longitudinales du chariot pour son actionnement par l'autre pièce longitudinale, lorsque ces pièces se rapprochent de façon suffisante, pour une variation d'épaisseur importante des bords relevés, l'actionnement du capteur agissant sur l'intensité du courant d'alimentation de la torche ou sur la vitesse d'actionnement des galets moteurs. 6 - Application de la machine de soudage automatique selon quelconque des revendications i à 5 au soudage des extrémités des bords relevés des virures et au soudage des bords relevés des fourrures, dans la construction des cuves de méthaniers, les bords relevés des virures étant préalablement découpés de façon à joindre par une soudure continue sur ces bords relevés après leur découpage la zone de soudage des bords relevés des fourrures et la zone de soudage des virures effectuée de façon classique à la molette.