La présente invention concerne les traitements des déchets liquides relativement peu radioactifs des centrales nucléaires et analogues et plus précisément, un procédé et un appareil destinés à réduire le volume de ces déchets et à les conditionner sous forme d'un bloc solide monolithique. Les centrales nucléaires constituent le domaine de l'industrie des centrales électriques qui crott le plus vite. Cependant, étant donné les risques de pollution des centrales nucléaires, la réalisation des installations progresse dans le sens des centrales en circuit fermé, 5 1 est-à- dire des centrales qui contiennent et traitent intérieurement la totalité en pratique des déchets radioactifs de manière qu'elles ne libèrent pas dans l'atmosphère ou dans les eaux de elles matières. La réalisation d'installations fonctionnant en circuit fermé conduit à la production de grandes quantités de déchets-liquides faiblement radioactifs,.dans chaque centrale, ces déchets devant etre'traités, transportés et enterrés aux sites industriels connus.La conséquence d'un traitement important accroît l'investissement et le prix de fonctionnement ainsi que les cottes annuels de traitement des déchets. De plus, les grandes quantités de déchets qui doivent être expédiées tous les ans accroissent la probabilité d'accidents les dangers d'exposition publique, les dangers de pollution, la consommation d'espaces utilisés pour l'enterre- ment des déchets à un grand débit, et l'investissement né cessa pour le transport, la manutention de ltenterrement des matières de déchets. Tous ces prix apparaissent finalement sous forme d'un coût global accru de l'énergie électrique vendue aux consommateurs. Les déchets liquides faiblement radioactifs, mis à part les déchets dus aux éléments combustibles épuisés, sont créés dans la boucle de refroidissement primaire du réacteur dans le cas des réacteurs à eau légère. Ces déchets proviennent des produits de fission libérés par les éléments combustibles et/ou des produits de corrosion qui deviennent radioactifs après circulation dans les passages de refroidissement du coeur du réacteur. On obtient une contamination radioactive acceptable du flux primaire de refroidissement par traitement de l'eau de refroidissement par des matières d'échange d'ions et par filtration.Les ensembles utilisés à cet effet concentrent initialement la mattère radioactive et, après régénération ou lavage, donnent des déchets liquides radioactifs qui nécessitent un traitement avant évacuation. Dans les techniques de traitement couramment utilisées actuellement dans l'industrie nucléaire, les déchets radioactifs dilués sont concentrés à l'aide d'un évaporateur. Les concentrés liquides de cet appareil, enrichis en produits chimiques et en radio-isotopes, sont dilués de façon classique lorsqu'ils sont mélangés avec des matières de solidification telles que le ciment et la vermiculite, et ils sont conditionnés dans un récipient sous forme d'une matière solide. Cependant, la partie de déchets concentrés, dans chaque récipient de ce type, occupe un volume relativement faible par rapport à celui de la matière de solidification qui est ajoutée. Ainsi, il'est souhaitable que le volumedes déchets ajoutés dans chaque recipient soit accru, et que cependant les critères de sécurité concernant le stockage, le transport et l'enterrement des déchets conditionnés, soient satisfaits. L'application des techniques actuelles de manuten- tion des déchets liquides radioactifs a conduit en 1969 à la préparation de 4 000 Mts de 200 1 destinés à être enterrés. Si les procédés actuels ne sont pas perfectionnés, ce volume atteindra sans doute 200 000 fflts par an en 1980. Des limitations imposées'aux sites d'enterrement, une surveillance perpétuelle et les prix imposés montrent clairement qu'un procédé perfectionné de réduction du volume des déchets radioactifs est très souhaitable. L'invention concerne un procédé et un appareil donnant une réaction d'environ 10 fois le volume de déchets radioactifs créés dans les centrales. Le produit résultant de déchets, ayant un volume minimal, est solide et peut être conservé indéfiniment sur place sous forme récupérable, si bien que la réduction de la radioactivité est maximale avant l'expédition, Dans une variante, les déchets peuvent être retirés et transmis à une installation d t enterrement disposée ailleurs, de manière classique. Le cotit unitaire du transport et de l'entrainement des déchets selon l'invention peut être supérieur au cotit correspondant lors de l'utilisation des techniques classiques de traitement.Selon l'invention, la réduction du volume au dixième ou moins du volume d'origine permet une réduction globale importante du prix de traitement de tels déchets. L'appareil de l'invention comprend un réacteur de calcination-séchage qui retire le liquide des déchets et laisse ceux-ci sous forme d'une matière solide particulaire anhydre contenant pratiquement la totalité des produits chimiques et des produits radioactifs des déchets traités. Les matières solides dont le volume est environ 5 fois inférieur à celui des déchets introduits dans le réacteur, sont transmises à un poste de conditionnement dans lequel un certain nombre de récipients ou d'emballages est rempli de matières solides. Un agent de solidification est disposé dans -chaque emballage de manière qutil remplisse l'espace compris entre les particules et, après durcissement et solidification, il forme un bloc monolithique qui peut être conservé ou transporté à un emplacement d?enterrement. Le volume de matières solides disposé dans chaque emballage correspond à 2,5 fois le volume de déchets liquides disposé dans un tel emballage lors de la mise en oeuvre des techniques classiques de conditionnement car, de manière classique, ltemballage est rempli à 40 ou 50 % seulement de sa capacité, du ciment ou de la vermiculite étant ajouté pour le remplissage de l'emballage. Ainsi, la réduction globale du volume peut être obtenue par mise en oeuvre du procédé de llinvention qui correspond à au moins un rapport de 10/1, suivant la composition de la charge de déchets radioactifs introduits dans le réacteur. Les gaz retirés de celui-ci peuvent être encore traités, par exemple par filtration, épuration et refroidissement de manière qu'ils forment de l'eau réutilisable et des gaz inoffensifs qui peuvent être libérés dans l'atmosphère. L'invention concerne donc un procédé et un appareil perfectionnés de traitement des déchets liquides faiblement radioactifs, selon lesquels le volume des déchets peut être réduit par un facteur drau moins 10, si bien que les colts de stockage et de traitement final des déchets sont minimaux, les déchets étant sous une forme avantageuse pour le stockage, le transport et l'enterrement, et satisfaisant cependant aux règlements de sécurité. L'invention concerne aussi un procédé de traitement de déchets liquides faiblement radIoactifs, selon lequel les déchets dont le volume est réduit forment une masse de particules solides en poudre, par calcination, les particules étant condit.iormées en présence d'un agent de solidification ou étant comprimées, frittées ou fondues de manière que les déchets forment un produit monolithique qui peut être conservé ou transporté à un emplacement d'enterrement de manière facile et sure. D'autres caractéristiques et avantages de- l'inven- tion ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est un schéma d'une Installation de traitement selon l'invention - la figure 2 est un diagramme représentant, en ordonnées, le volume relatif des déchets, en fonction de la composition de la charge de déchets liquides, portée en abscisses en pourcentage en poids de matières solides dissoutes, et elle représente la réduction de volume réalisée selon l'invention ; et - la figure 3 est analogue à la figure 2 et montre l'effet de liverses compoìtions liquides de déchets et d'un certain nombre de rendements relatifs de conditionnement. La figure 1 représente un mod de réalisation avantageux d'appareil ou installation destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, cet appareil portant la référence 10 et comprenant un réacteur 12 destiné au traitement des déchets liquides e+ comportant un ensemble de calcination-séchage qui fonctionne entre 200 et 650 C par exenJlple, suivit la composition-des solutions de déchets de charge reçues pour le traitement Le réacteur 12 a une partie i-n.Sérieure îj destinée à contenir un lit fluidité et comportant ùiie réserve de gaz de fluidisation.La partie 13 a aussi une entrée 18 de charge de déchets, permettant une atomisation dans le lit, à l'aide de buses simples ou multiples d'injection (non représentées). Le réacteur 12 peut aussi comporter une entrée 20 de matières de déchets, reliée aux buses gon représentées) de manière que les déchets soient pulvérisés au-dessus du lit fluidisé. Une sortIe 21 d'effluent est reliée par un tube 22 à l'entrée d'un séparateur 24 de particules. Celui-ci peut être d'un type bien cornu des spécialistes, par exemple à cyclone, à filtre, à chambre de sédimentation, etc. La partie 13 a une sortie 26 par laquelle les matières solides sous forme de particules anhydrespeuvent être évacuées vers un récipient 28 de stockage de produits de déchets. Les particules peuvent être retirées de façon continue ou discontinue, par transfert mécanique, penumatique ou par gravité. Le séparateur 24 communique aussi avec le récipient 26 et transmet les particules séparées de l'effluellt de 'appa- reil de traitement. L'énergie nécessaire à la calcination des déchets peut être transmise de toute manière conarenable. par exemple par chauffage par resistance à l'extérieur ou par un dispo sites immergé, par chauffage par induction, par chauffage infrarouge, par chauffage par pertes diélectriques, par immersion d'é.changeur de chaleur et par combustion d'un combustible dans le lit ou au-dessus du lit.Par exemple, on a représenté un dispositif externe 30 de chauffage par résistance, entcurant la partie 13.La quantité d'énergie nécessaire au réacteur 12 est réglée avec précision à partir d'une console placée à distance et non représentée, ainsi que le volume de gaz de fluidisation pénétrant dans la partie 13 par ltentrée 14 et le volume des liqueurs de déchets introduites. Les déchets liquides faiblement radioactifs proviennent dlun réservoir 51 de stockage et parviennent au réacteur 12 de toute manière convenable. Lorsque la liqueur introduite est diluée en matières solides dissoutes, la li queur peut être concentrée par passage dans un évaporateur 32 qui peut être alimenté de toute manière convenable. par exemple par combustion d'wl combustible, par de la chaleur de récupération, par de la vapeur d'eau ou par un dispositif de chauffage élec+rique Par résistance. L'évaporateur assure une concentration préalable de la liqueur de charge à un pourcentrage voulu de matières solides de déchets de manière que les rendements scient élevés.L'effluent de l'évaporateur 32 passe par un tube 33 vers un condenseur 34 dans lequel le condensat est collecté, analysé au point de vue de la contamiaton par les produits chimiques et radioactifs, et recyclé de manière qu'il soit réutilisé dans la centrale, à l'aide d'une pompe 36. Le courant liquide de charge provenant de l'évaporateur 32 passe par une pompe 38 vers un réservoir 40 de stockage à partIr duquel les déchets liquides sont transmis par une pompe 42 à l'une des entrées 18 et 20 du réacteur 12 ou aux deux. Le séparateur 24 peut être d'un type variabie, connu des spécialistes et il est réalisé de manière que les particules de poussière les plus grosses, entranées dans le séparateur, soient retirées et transférées par exemple par gravité ou par transport pneumatique, vers le récipient 28 d stockage. Dans une vaante, ces particules peuvent être renvoyées dans le lit fluidisé de la partie 13 du réacteur 12 de manièrequ'elles forment des germes permettant la crois- sance du lit.La poussière peut être renvoyée dans le lit de toute manière commode, par exemple par des canaux flu,- disses à tuyauterie plongeante, formant obturateur, un trans- porteur à vis ou par injection pneumatique. L'évacuation du séparateur 24 est reliée par un tube 44 à un épurateur 46 ou directement au condenseur 68 lorsque l'épurateur n2 est pas nécessaire à la décontamination de l'effluent gazeux. L'épurateur 46 peut comprendre divers élmérents connus des spécialistes pour l2épuration des gaz, par exemple un relroidisseur préalable 48, un épurateur 50 à venturi a anergie élevée, une section 52 de désentraîne- ment et un épurateur 54 à faible énergie, Dans l'épurateur 45 représenté à titre d'exemple, toute la liqueur provenant des épurateurs est refroidie, et elle est collectée, analysée de manille que la concentration des matières solides soit déterminée, mise a un pF réglé et recyclée de manière qu'elle soit utilisée à nouveau pour l'épuration.Uné partie de la liqueur d'épuration est retirée par une canalisation 57 vers un réservoir 31 ou 40 de manière que sa composition puisse être modifiée. Un puisard 56 reçoit la liqueur épurée du dispositif 48 et de la section 52 et une pompe 58 renvoie cette liqueur, par l'intermédiaire de l'échangeur 60, au refroidisseur préalable 48 par le trajet 62, jusqu'à l'épu- rateur 50 par le trajet 64 et la section 52 et le laveur 54 par le trajet 66. Pendant les opérations d'épuration, les gaz effluents sont refroidis à leur point de rosée et une faible condensation apparatt et assure ltélimination pratiquement totale des particules de leffluent. 50 96 au moins de l'eau de lteffluent du laveur ou du séparateur 24, lorsque l'épurateur 46 n'est pas nécessaire, sont condensés par un condenseur 68 relié par un tube 70 à la sortie de lrépurateur 54 ou par un tube 44 à la sortie du séparateur 24. Le condenseur 68 peut être du type à surfaces ou barométrique. La quantité d'eau extraite-est limite uniquement par la température de condensation. Le condensat est collecté dans un réservoir 72 et renvoyé par une pompe 74 à la centrale nucléaire de manière qu'il soit réutilisé.A titre de sécurité, l'analyse du condensat est réalisée de façon continue dè manière que sa qualité soit déterminée et, lorsque celle-ci atteint une limite inférieure prédéterminée, le condensat passe automatiquement vers le réservoir 31 de manière qutil retourne vers le réacteur 12. Le condensat peut aussi être utilisé pour compléter la solution d'épuration et/ou l'eau de lavage utilisées dans les divers éléments d'épuration. Les gaz d'échappement du condenseur 68 circulent dans un dispositif 76 de chauffage qui élève la température de bulbe sec des gaz et empêche. une condensation suppiémentaire avant introduction dans le filtre et les adsorbeurs à rendement élevé, portant la référence 78. Des contrtleurs de radiations (non représentés) vérifient la qualité des gaz pendant ce temps et, après contrtle, les gaz sont évacués dans l'atmosphère par une cheminée 80. I explication qui précède concerne un cycle de tzai- tement en boucle ouverte de l1effluent du réacteur 12. Lorsque la qualité des gaz évacués est réglementée par des normes très sévere-s, un tel cycle à boucle ouverte peut être modifié de manière outil forme une boucle fermé les gaz provenant du condenseur 68 étant introduits à l'aspiration d'un ventila teur 16. De cette manière, les gaz d'échappement peuvent entre dirigés dans le lit fluidisé de manière qu'ils assurent le fluidisation.De plus, la chaleur de l'effluent du réacteur 12 peut être utilisée pour le préchauffage de l'air de fluidisatlon provenant du ventilateur 16 ou pour le chauffage partiel de l'évaporateur 32. De plus, une telle chaleur récupérée peut être utilisée dans d'autres installations de récupération d'énergie ou peut permettre le réglage de la température du récipient 28 de stockage du réservoir 31. La matière particulaire solide reçue dans le ré cipi.ent 28 es-t conditionnée en récipients ou emballages déterminés par les règlements. Le conditionnement des déchets solides provenant du récipient 28 est réalisé à un poste de conditionnement 82 et les déchets solides sont transmis à ce poste de toute manière convenable, par exemple par gra- vité ou à l'aide d'un dispositif mécanique ou pneumatique. Au poste de conditionnement, les matières solides sont introduites dans chaque emballage de manière qu'ellesrem- plissent celui-ci à sa capacité maximale. Un agent de soli difi cati on est alors introduit dans chaque emballage, plus précisérément dans les espaces compris entre les particules de manière que ces espaces soient remplis. Après un temps prédéterminé de durcissement, la solidification provoque la mise des particules sous forme d'un bloc monolithique, si bien que la charge de l'emballage est maximale et la conta mination est minimale dans le cas où l'emballage se rompt au cours du transport et de l'enterrement. La matière particulaire solide provenant du récipient 28 passe par une canalisation 29 dans un récipient au poste 82, par l'intermédiaire d'un capot 81 à poussière. De manière générale, le récipient est soulevé de manière qu'il coopère étroitement aqec le capot, et, après remplissage, il est abaisse et séparé du capot. Le récipient du poste 82 est maintenu à température constante par un dispositif 87 de chauffage. L'agent de solidification est contenu dans un réservoir 83 de mélange et il est chauffé par un dispositif externe 86. Cet agent de solidification est pompé dans le réservoir 83 par une pompe doseuse 84 et il passe par une canalisation 85, vers le capot 81 puis dans le récipient qui coopère avec le capot. L'agent de solidification peut avoir toute composition convenable. Par exemple, il peut s'agir d'un mélange de polyéthylène et de paraffine ou d'un copolymère styrénique auquel a été ajoutée une résine polyester. De manière générale, l'agent est sous forme solide et peut être emballé et expédié de manière qu'il soit prêt à être utilisé. Lorsque l'agent doit être utilisé, il est chauffé de manière qu'il soit fluide et il est coulé et injecté dans les conditionnements avant ou après passage des matières solides de déchets dans l'emballage. Les particules solides reçues dans le récipient 28 peuvent être comprimées, frittées ou fondues sous forme. monolithique de manière que la densité théorique soit presque atteinte, et que la réduction de volume des déchets soit maximale. L'appareil 10 comprend d'autres éléments non repr - sentés dest nés à résoudre les problèmes habituels d'entretien. Par exemple, l'appareil comprend des tuyauteries, des vannes et des comiriandes de décontamination permettant le lavage périodique interne de tout l'appareillage De cette manière, l'essentiel de la contamination radioactive est supprimé et le personnel peut avoir accès aux divers éléments de ltsppareil. De plus, oelui-ci peut être réalisé de manière qu'il forme un ensemble autonome qui a une dimension minimale et qui peut être déplacé à un emplacement ae fonctiorme- ment, avec une difficulté minimale. Lors du fonctionnement, la liqueur de déchets formant la charge, prenant d'une centrale nucléaire, passe dans le réservoir 31 de manière qu'elle soit stockée jusqu'à l'utilisé sation. Lors de 1 utilisation d'un évaporateur, la liqueur du réservoir 31 est pompée dans l'évaDorateur 32 par une pompe 35, et la sortie de l'évaporateur est reliée au réservoir 40 à partir duquel la liqueur est pompée à l'une au moins des entres 18, 2G du réacteur 12-. La liqueur introduite dans le réacteur 12 a une concentration en matières solides qui varie en général entre 2 et 50 %. Dans le réacteur, la chaleur provoque une vaporisation immédiate de la totalité de l'eau des déchets liquides. Ainsi, le réacteur 12 constitue un sécheur. Il assure aussi l'oxydation de toutes les matières carbonées le cas échéant et le résidu solide obtenu se dépose dans le lit fluidité de la partie 13. Les particules du lit dont la forme est sphéroidale et qui forment une poudre fluide, sont retirées par la sortie 26 et transférées à un récipient 28 de stockage. Les aires solides du récipient 28 sont alors transmises au poste 82 de conditionnement où les divers emballages sont remplis de matières solides, avant ou après introduction de l'agent de solidification. En conséquence, les matières solides de chaque emballage forment uri bloc monolithique qui peut être stocké ou déplacé facilement et en toute sécurité vers un emplacement d'enterrement. L'effluent du réacteur 12 passe dans le séparateur 24 qu retire les particules de poussiere. Les gaz d'évacua- tion du séparateur 24 sont efficaceraent épurés par filtration et/ou lavage ce manière qu'ils soient purifiés, si bien que les gaz d'échappement peuvent finalement autre libérés à l'atmosphère lorsque la qualité du gaz satisfait aux règle mentis. L recteur 12 met en oeuvre des pressions diffé- rentielles pour la mesure du rendement de fluidisation et de la hauteur du lit fluidisé. Le réacteur règle aussi le débit d'évacuation de matières solides du lit.L'entrée 14 de gaz de fluidisation du réacteur 12 est réglée de manière que la vitesse superficielle du lit soit comprise par exemple entre C,15 et 1,2 rnZs. Divers instruments non représntés maintiennent et contrôlcut la qualité de la solution de change, la concentration de la solution de l'épurateur, la qualité et te débit du condensat, et maintiennent les tam- péretures des canalisations de liqueur introduite bien au dessus des températures de cristallisation normales. Le résultat de l'utilisation du procédé de l'in Invention est représenté -graphiquement par les figures 2 et 3. Par exemple, sur la figure 2, la courbe A représente la réduction apBxximative du volume des déchets pour des charges ayant diverses concentrations en matières solides dissoutes, alors que la courbe B représente des déchets liquides bruts. La courbe A montre une réduction importante de volume lorsque les déchets sont calcinés et indique aussi que cette réduction varie avec la teneur en matières solides de la liqueur introduite. Les réductions de volume qui peuvent être obtenues sont impressionnantes et les caractérIstiques physiques des déchets solides sont améliorées par rapport à celles des déchets liquides, si bien que le conditionnement est très efficace et permet une réduction encore accrue du volume. La figure 3 représente les volumes après cond,tion- nement des déchets liquides calcinés et séchés, par rapport à ceux des déchets liquides non traités, comme indiqué par la courbe C, dans le cas de diverses compositions de déchets liquides et de divers rendements de conditionnement, indiques par les rapports adjacents auxcourbes. Le rendement de conditionnement est le rapport du volume conditionné obtenu selon l'Invention,placé dans un emballage de configuration donnée, au volume des déchets liquides bruts placés dans le même- conditionnement, suivant les teclxniques classiques de traitement des déchets liquides radioactifs. Comme les déchets liquides bruts sont conditionnés de manière classique avec des grandes quantités dtadditifstels que du ciment et de la vermiculite qui forment un diluant, le rendement de conditionnement est normalement proche de 2/1. Lorsque de plus la matiere particulaire solide est comprimée, frittée ou fondue, le rendement de conditionnement est proche de 4/1. La totalité en pratique de la matière radioactive présente dans le courant liquide de charge formé de déchets radioactifs est finalement retirée sous forme de produits solides. RE'!EI'.JDICATIONS 1. Procédé de traitement de déchets liquides radioactifs, caractérisé en ce qu'il comprend le chauffage des déchets liquides de manière que les liquides c-ontenus soient évaporés et qu'ils forment une masse pratiquement anhydre de particules solides ayant un volume inférieur à celui des déchets introduits, et la transformation de la masse de particules solides sous forme d'une structure monolithique. 2. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la transformation sous forme d'une masse de particules solides comprend la compression des particules de la masse, le frittage ou la fusion. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la phase de transformation de la masse comprend l'addition d1xLn agent de solidification dans les espaces compris entre les particules, et le durcissement de l'agent de manière que la masse de particules forme une structure monolithiqale. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'agent de solidification est un mélange de polyéthylène et de paraffine ou d'un copolymère styrénique et d'une resine polyester. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend le remplissage d"un récipient avec une partie au moins de la masse de particules, l'agent de solidification étant mis dans le récipient sous forme fluide, avant ou après introduction de la masse de particules. 6, Procédé selon la revendication í, caractérisé en ce qu t il comprend la fluidisation des déchets lorsque ceux.-ci sont chauS > és. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend la formation d'un lit de particules dans une région délimitée, la circulation des déchets liquides dans cette région au-dessus du lit, et la fluidisation du lit, la phase de chauffage comprenant le chauffage des déchets liquides lorsque ceux-ci sont dans ladite région. a. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend la concentration préalable des déchets liquides, avant leur passage dans ladite région. 9. Procédé selon la revendication 1,'caractérisé en ce qutil comprend la formation d'un effluent à partir des matières liquides évaporées à partir des déchets, le retrait de la matière particulaire de l'effluent, et la combinaison de la matière particulaire avec ladite masse de manière quelle soit utilisée pour le remplissage du récipient. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en c qu'il comprend le nettoyage de l'effluent gazeux et sa circulation sous forme gazeuse vers l'atmosphère lorsque la matitre particulaire et les gaz nocifs ont été retirés de llefluent. 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend la formation d'un lit de particules dans une région délimitée, la circulation des déchets liquides dans le lit, et la fluidisation du lit, le chauffage comprenant le chauffage des déchets liquides lorsque ceux-ci sont dans le lit. 12. Procédé de traitement des déchets radioactifs liquides, caractérisé en ce qutil comprend l'évaporation d'une partie de liteau de déchets liquides de manière que les matières solides qu'ils contiennent soient concentrées, la circulation d'un courant de déchets liquides dans lequel les matières solides sont concentrées, dans une région délimitée contenant- un lit fluidité, le chauffage des déchets liquides dans cette région de manière que les liquides soient évaporés et qu'ils forment une masse sensiblement anhydre de particules solides, lorsque celles-ci sont fluidisées dans le lit, le retrait de la masse de particules vers une seconde région externe à la première, le remplissage d'un certain nombre d'emballages avec des parties de la masse de particules dans la seconde région, l'addition d'un agent de solidification à chaque emballage, sous forme fluide, de manière que imagent remplisse les espaces compris entre les particules dans chaque emballage, le durcissement des agents de solidification dans chaque emballage de manière que le contenu de l'emballage forme un bloc monoli thique, la circulation de l'effluent formé par le liquide évaporé dans la première région hors de cette dernière, et la dé contamination de ltefÎluent lors de son écoulement à partir de la première région. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la décontamination comprend le nettoyage de lteffluent, et l'évacuation des gaz de l'effluent à l'atmosphère après nettoyage 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend l'utIlisation de l'effluent, après déconta mination, comme matière de fluidisation du lit fluide. 15. Appareil de préparation de déchets liquides radioactifs en w.e de leur évacuation, caractérisé en ce qu'il comprend un évaporateur destiné à être relié à une source de déchets liquides radioactifs de manière qu'il accroisse la concentration en matières solides des déchets, un dispositif de calcination ayant une entrée de fluide, deux sorties, un premier dispositif de chauffage de liquide et un second dispositif de retrait de matières solides particulaires par l'une des sorties, un dispositif relié à l'évaporateur et destiné à faire circuler un courant de déchets ayant une concentration accrue en matières solides de l'évaporateur a entrée de fluide de l'appareil de calcination, le dispo- sitif de chauffage étant destiné à dégager suffisamment de chaleur pour que les déchets liquides de l'appareil de cal cination forment-une masse pratiquement anhydre de particules solIdes et un effluent, un dispositif relié à la seconde sortie de appareil de calcination et destiné à décontaminer l'effluent, et un récipient destiné à recevoir des matières solides, à l'extérieur de l'appareil de calcination, le dis positif destiné à retirer la matière matière parti cula ire solide de l'appareil de calcination é-tant destiné à faire circuler la masse hors de cet appareil par la première sortie de celuici. 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que Itappareil ce calcination comprend un dispositif destiné à former un lit fluidisé et un dispositif relié à l'appareil de calcination et destiné à diriger du gaz de fluidisation dans le lit fluidisé. 17. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que le dispositif de décontamination comprend des éléments dépuration de gaz et un dispositif de condensation d'une parti.e de l'humidité de l'effluent.