La présente invention a pour objet un perfectionnement aux raccords pour tuyauteries, notamment pour tuyauteries métalliques destinées à la circulation de fluides sous pression en général, et notamment les circuits d'asservissement hydraulique à hautes pressions. Dans les circuits d'asservissement hydraulique, on utilise des moyens de raccordement soudés (brides, etc.) et des raccords de dif- férents types qui assurent la fixation et l'étanchéité des tubes. Dans l'invention, il s'agit de tels raccords comportant un corps sur lequel est vissé un écrou qui assure le serrage d'une bague sertie sur le tube. Les différentes pressions utilisées dans les circuits d'as- servissement hydraulique, les à-coups de pression très importants, les cycles rapides des machines modernes et les vibrations internes des fluides sou- mettent les tubes et les raccords à des efforts très importants, à tel point que les raccords les plus utilisés, par exemple les raccords à bague coupante, qui paraissaient satisfaisants il y a quelques années sont rejetés par les utilisateurs en raison des fuites qu'ils occasionnent. Ces fuites et suinte- ments de fluide sont provoqués par des micromatages des parties métalliques entre elles sous l'effet des efforts importants mis en jeu, des vibrations et des contraintes externes et internes sur le tube. Ces fuites ont également pour cause des mauvais montages des raccords courants qui résultent soit du non-respect des opérations de montage, soit de l'incapacité d'une main-d'oeuvre non qualifiée. Dans les grandes entreprises telles que l'industrie automobile ou la sidérurgie, la perte d'huile gaspillée est énorme et le bilan très lourd en raison du coût de plus en plus élevé des huiles. De plus, les fuites d'huile provoquent la formation de taches sur le sol qui entraînent des frais importants de nettoyage. Par ailleurs, les fuites d'huile sous forme pulvérisée sont dangereuses car elles peuvent causer des incendies. Les grandes entreprises sont dans l'obligation de disposer d'équipes assurant le nettoyage des salissures, et d'autres dont le travail a pour but de resserrer ou de changer les raccords qui fuient. Le bilan résultant de l'utilisation de raccords à fiabilité insuffisante est donc très lourd et les utilisateurs ne veulent plus le supporter. C'est pourquoi, les recherches sont orientées vers une nouvelle génération de raccords à haute fiabilité et la présente invention concerne des raccords de ce type. 2 246 118 6 Les conditions d'utilisation fixées pour ce type de raccord et qui sont très difficiles à remplir sont énumérées ci-après: - le raccordement doit être étanche de la pression nulle à la pression d'épreuve; - le raccordement doit être étanche à basse pression - le raccordement doit être étanche à une pression minimale (exemple 50 bars) par simple serrage manuel à faible couple; - le raccordement doit être étanche après cinq montages et démontages successifs - les pièces métalliques ne doivent pas se mater sous pres- sion, ni fuir et ne nécessiter aucun resserrage pour cette raison; - le raccord ne doit pas se dévisser sous l'effet des vibra- tions - le raccord doit résister à des températures de -10 à 80C, - le couple de serrage doit être indépendant du tube utilisé - les tubes à paroi épaisse ou mince doivent pouvoir être utilisés; - la durée de fonctionnement sous pression est au moins de 20 000 h ou 10 années pour la machine sur laquelle sont montés les raccords, avec environ 5 millions de cycles de pression; - le montage doit être effectué par un personnel non spécia- lisé avec une période de formation de quelques heures seulement; - le seul entretien admis est un changement rapide de joint amovible, d'accès facile rendant le raccord totalement étanche à nouveau pour une très longue période. L'invention a donc pour but la réalisation de raccords répon- dant aux conditions ci-dessus, c'est-à-dire des raccords à haute fiabilité ne fuyant pas aux difficiles conditions exigées. L'invention se rapporte à ce genre de raccord du type bague à sertir comprenant un corps rigide présentant un alésage et, à l'une de ses extrémités, une partie filetée extérieure sur laquelle est vissé un écrou rigide, ledit écrou présentant intérieurement et respectivement un alésage cylindrique de faible longueur et, à la suite, une partie conique qui est en contact avec une bague en métal ductile sertie sur le tube et présentant des arêtes circulaires qui sont engagées lors du sertissage dans le tube, ladite bague présentant à l'une de ses extrémités une partie constituant un joint d'étanchéité en matière déformable dont la dureté est 3 246118 6 inférieure à celle de l'autre partie de la bague métallique, ladite partie formant joint étant en contact avec la partie conique du corps et avec le tube sur lequel elle est engagée. Le raccord suivant l'invention ne comporte qu'un minimum de pièces à manipuler, la bague en deux parties étant monobloc. Le montage, dans le cas de l'invention, est réalisé par simple serrage de l'écrou, avec un couple raisonnable de serrage, avec un outillage réduit à une simple clé. L'utilisation de deux parties en matières différentes pour réaliser la bague assure une étanchéité totale durable et qui est fiable à de très hautes pressions. Le raccord suivant l'invention peut être monté et démonté une dizaine de fois-au moins sans nuire à l'étanchéité. Par ailleurs, la partie constituant le joint d'étanchéité peut être enlevée et remplacée très aisément par une partie neuve de joint d'étanchéité. En ce qui concerne l'écrou monté sur le raccord, celui-ci ne peut pas se desserrer sous l'effet des vibrations en raison de la faible conicité de la bague et, par conséquent, ledit écrou ne nécessite donc aucun resserrage, ni aucune équipe d'entretien affectée à cette opération. La matière constituant la partie formant joint d'étanchéité est choisie convenablement de telle sorte que le raccord résiste à tous les fluides employés dans les installations d'asservissement hydraulique, tels que des fluides synthétiques ou de pétrole, des mélanges à base d'eau et d'huile ou à base d'eau et de glycol. Enfin, le raccord suivant l'invention peut résister aux tempé- ratures des circuits hydrauliques jusqu'à 120'C. On connait un certain nombre de raccords présentant des ressemblances ou semblant avoir des points communs avec le raccord suivant l'invention. On connatt un certain nombre de raccords dont les moyens de fixation sur le tube sont utilisés isolément des moyens d'étanchéité qui sont constitués de joints annulaires en matière déformable, disposés de façon plus ou moins adéquate aux endroits nécessaires. Dans certains brevets existants, on a tenté de résoudre le problème fondamental de l'anti-extrusion du joint. Il semble que, dans cer- tains dispositifs, on y soit apparemment parvenu; toutefois, un examen plus approfondi révèle presque toujours un vice important ou une construction 4 2461 186 compliquée entraînant un coût prohibitif. Or, aucun raccord n'est parfaite- ment étanche sans joint, les contacts métal contre métal étant condamnés du fait des micromatages métalliques qui engendrent des microfuites dans tous les cas. Les brevets français 77-31 968 et 78-27 531 appartenant au déposant concernent des raccords qui donnent une solution presque parfaite à ce problème. Cependant, avec ces raccords, il est nécessaire que l'uti- lisateur effectue lors du montage un rainurage du tube et ceci a été consi- déré comme un obstacle à l'utilisation courante de ces raccords. De même, l'anti-extrusion qui est effectuée sur une face radiale ne donne pas égale- ment entière satisfaction. Le raccord suivant l'invention a pour-but d'aboutir au per-- fectionnement mentionné ci-dessus avec une bague d'une simplicité maximale, une simplicité totale du montage et un coût faible du raccord. Les caractéristiques connues du raccord suivant l'invention résident dans l'utilisation d'une bague en deux parties dont une qui maintient le tube et l'autre qui constitue un joint d'étanchéité. De même, le fait que les deux parties de la bague sont encliquetées ou solidarisées par un moyen quelconque (adhérisation) est également connu. On connaît également l'utilisation d'une butée limitant l'écra- sement du joint, de dents serties sur le tube par une partie conique adéquate agissant sur la partie conique de l'écrou. Le dispositif suivant l'invention permet d'utiliser un corps et un écrou tout à fait communs et standards qui sont les moins chers pour l'utilisation en haute pression. Conformément à la présente invention, la partie de la bague munie de dents d'accrochage à l'une de ses extrémités comporte deux moyens réalisant indépendamment l'un de l'autre une anti-extrusion totale de la partie formant joint, le premier moyen étant constitué par une partie conique de longueur déterminée qui est complémentaire de la partie conique prévue sur le corps et le deuxième moyen étant constitué par une lèvre mince circulaire située contre le tube, laquelle est sertie et écrasée contre ledit tube par le joint lui-même pendant le montage, le premier moyen empêchant l'extrusion du joint le long du cône du corps et le deuxième moyen empochant l'extrusion du joint le long du tube sous l'action des hautes pressions de fluide et des coups de bélier résultant de la pression du fluide. 24 61 18 6 La disposition suivant l'invention permet de réunir sur une même bague très simple deux moyens permettant les deux fonctions anti- extrusion fondamentales et nécessaires aux raccords haute pression. Le premier moyen est constitué par la partie conique de la bague qui présente un serrage calculé contre la partie conique du corps, l'antiextrusion du joint (à l'état fluoplastique à haute pression et au serrage) étant totalement assurée le long de la partie conique du corps. Le deuxième moyen est constitué par la lèvre mince de la bague métallique qui possède une partie de section très mince pliante et se sertissant avec une grande résistance sur le tube sous l'effet de l'énorme poussée fluoplastique du joint pendant le serrage de l'écrou. La lèvre réalise une anti-extrusion parfaite du joint contre le tube aux plus hautes pressions. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le raccord présente un logement de joint déterminé et limité, par lequel le joint ne peut fluer que par le jeu existant entre le tube et la partie cylindrique du corps. Toutefois, le joint est choisi en matière malléable, mais non molle, et il est difficile de le faire fluer dans l'espace déterminé par le jeu de quelques dixièmes de millimètre. Par ailleurs, les pressions de contact sont énormes pendant le serrage et le joint épouse tout le logement, y compris les défauts de surface du tube et du raccord. Le joint subit sur la partie d'extrémité dirigée en regard du jeu des efforts de pression semblables à ceux d'un piston étanche qui pousse vers les zones d'anti-extrusion. Dans ce cas, la pression présente un effet d'auto-étanchéité et aucun effet de pompage du joint n'est possible. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le montage est très aisé, car il suffit de pousser le tube au fond du raccord et de l'y maintenir en effectuant le serrage de l'écrou au couple prévu. On connaît également des dispositifs tels que ceux des brevets des EtatsUnis d'Amérique n0 3 857 591 et 1 851 143, dans lesquels une partie conique maintient un joint en place sur le tube et dans le corps pour essayer d'obtenir une anti-extrusion totale avec une seule partie sertie. Mais ces dispositifs qui fonctionnent avec des parties coniques devant effectuer en même temps un serrage sur le tube de façon dépendante ont une course axiale imprécise et, en conséquence, il n'est jamais certain, en partant du tube de tolérances maximales et du tube de tolérances minimales, que le joint puisse être bloqué suffisamment dans son logement, soit que le cône bloque le ser- rage trop tôt, soit que le tube bloque le serrage trop tôt (gros tube), soit que le joint dans son logement empêche la partie conique d'atteindre le tube par un excès de dureté (tube trop petit), soit encore qu'une déformation du tube trop près de son extrémité fragile redonne un volume excessif au joint qui fonctionne mal. Ainsi, il est possible de monter 80 % des raccords étanches et 20 % seront inexplicablement non étanches. Dans le cas du brevet français n0 77-31 968 appartenant au déposant, le raccord comporte un joint toriqẻ "O-Ring" qui nécessite l'emploi d'une troisième pièce empêchant le mouvement du joint torique et d'un dispositif nécessitant un rainurage préalable du tube qui est écarté par les utilisateurs modernes, car il demande trop de préparation et de précautions. De plus, le joint torique est trop fragile et nécessite dif- férentes qualités suivant les fluides et les températures. Enfin, son utilisation n'est pas recommandéeau-dessus de 80 bars de pression. Le raccord suivant l'invention ne réclame aucune précaution et atteint facilement des pressions de 1 000 bars sans fuites. L'étanchéité rejoint pratiquement la résistance mécanique du raccord et du tube. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 e95 640 concerne un raccord présentant de l'intérêt qui semble réaliser une anti-extrusion du joint sur la partie conique du raccord. Mais, par contre, sur le tube, la pièce intermédiaire tournante présente du jeu et il est facile d'imaginer que le jeu de fonctionnement avec un tube de tolérances minimales est d'environ 0,35 mm, de telle sorte qu'avec un tel jeu la matière du joint est facilement extrudée. Le raccord ne garantit donc pas du tout l'anti- extrusion le long du tube-. Cet inconvénient peut avoir de graves consé- quences, car le joint perd rapidement son serrage, ce qui occasionne des fuites certaines le long du cône en particulier. L'anti-extrusion réclame des contacts métalliques forts et sans aucun leu, ce qui est le fait et le but de l'invention grâce à l'indépendance des deux moyens anti- extrusion, garantissant à 100 % le résultat quelles que soient les tolérances du tube. Il existe également des raccords dans lesquels les joints sont utilisés comme des presse-étoupe, notamment ceux ayant fait l'objet des brevets français 887 813 et 1 571 319. Or, ces raccords ne peuvent convenir que pour les basses pressions, car les organes de maintien des joints ont des jeux qui, pour le tube à tolérances minimales, peuvent atteindre 0,35 mm, ce qui est incompatible avec les pressions comprises entre 200 et 600 bars et les à-coups de pression qui peuvent se situer entre 400 et 1200 bars et entraînent le fluage certain des joints par les jeux. 7 2461186 Il est remarquable de constater que seul le raccord suivant l'invention permet de résoudre de façon parfaitement fiable le problème de l'étanchéité de longue durée en respectant parfaitement les conditions d'uti- lisation mentionnées ci-dessus. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de réalisation et en se référant aux dessins annexés, sur lesquels: - la figure 1 est une demi-vue en coupe longitudinale du raccord suivant l'invention en position montée avant serrage de l'écrou - la figure 2 est une même vue en coupe en position montée et serrée; - la figure 3 est une vue en coupe longitudinale d'un détail à grande échelle des moyens antiextrusion; et - la figure 4 est une vue en coupe de la bague avec ses deux parties assemblées pour constituer un seul ensemble monobloc. Aux figures 1 et 2, on a représenté un raccord suivant l'invention du type bague à sertir et qui comprend un corps rigide 1 pré- sentant un alésage cylindrique la prolongé par un logement conique ld et comportant à l'avant un épaulement lb, ainsi qu'extérieurement un file- tage lc sur lequel est vissé,par une partie taraudée 2a, un écrou rigide 2. L'écrou 2 présente un alésage cylindrique 2b, un logement conique 2c et un taraudage 2a. Le corps 1 et l'écrou 2, lorsqu'ils sont assemblés, constituent un logement intérieur présentant des formes complé- mentaires d'une bague monobloc constituée de deux pièces 4 et 3 en matières différentes,dont l'une 4 en matière ductile, à forte ténacité, par exemple en acier recuit, mais dont la surface est durcie de manière à's'accrocher par les arêtes 41 au tube 5, et dont l'autre partie 3 constitue un joint d'étanchéité en matière déformable dont la dureté est inférieure à celle de la partie 4 de la bague métallique. Cette partie 3 de la bague formant joint d'étanchéité est constituée d'une matière malléable semi-dure à semi-souple permettant une déformation plastique de cette pièce sous une haute compression, ladite matière pouvant être notamment des matériaux connus sous le nom de "polyamides" qui peuvent résister chimiquement à toutes les huiles connues, synthétiques ou de pétrole, aux températures les plus élevées, utilisées dans les circuits d'asservissement hydraulique. L'élévation de température procurent un léger ramollissement de la matière qui se comporte comme une matière fluable, susceptible d'épouser totalement les parties métalliques avec lesquelles elle est en contact. 8 246 1186 Différentes matières déformables plastiquement sous hautes contraintes peuvent être employées pour la partie 3 de la bague. Leur dureté doit être inférieure à celle du métal employé pour le corps 1. On peut citer les plastiques chargés ou non, les métaux non ferreux à l'état recuit, cuivre, laiton, plomb, zamac, etc. La partie 4 de la bague (figure 4) comporte une partie centrale de forme tubulaire épaisse présentant un diamètre extérieur 4h et un alésage cylindrique 4j. A l'une des extrémités de la bague 4 sont prévus des moyens de maintien du tube constitués par les dents à accrochage positif 4.& qui coopèrent avec une partie conique 4c lorsqu'on procède au serrage de l'écrou et que la déformation de la partie 4c sertit les arêtes 4ú sur le tube. Lorsqu'il est serti, le dispositif est auto-accrocheur car tout recul du tube sous l'effet de la pression provoque un resserrage des arêtes 4ú sur le tube 5 et une augmentation de l'accrochage et de la pénétration. Le dispositif n'est pas nouveau en soi, mais c'est son asso- ciation sur la même bague 4 à deux moyens anti-extrusion de joint agissant indépendamment l'un de l'autre qui est nouvelle. La caractéristique nouvelle de l'invention réside dans la disposition suivante. Le raccord faisant l'objet du brevet français n0 78-27 531 comporte une bague dont l'extrémité ne présente pas une partie conique 4d comme il est indiqué à la figure 4. Lors du serrage de la bague, la matière constituant le joint peut fuir. entre la face lb du corps 1 et la face 4e de la bague 4, tant que ces deux faces lb et 4e ne sont pas en contact pour fermer la fuite. L'anti-extrusion n'est donc qu'imparfaitement' réalisée, car la fuite de joint gêne la mise en pression et le sertissage de la lèvre 4a. Au contraire, avec le raccord perfectionné suivant l'invention, la présence de la partie conique 4d sur la bague qui coopère avec un certain serrage et dès son premier contact avec la partie conique ld du corps 1 permet, après un début de compression du joint 3 déjà important par la partie conique ld du corps 1, de bloquer le passage de façon totale le long de la partie conique ld, tout en conservant une course de compression finale du joint évitant toute fuite possible, ladite course de compression étant égale à la longueur de la partie conique 4d anti-extrusion qui est calculée spé- cialement. 9 246 1186 Un second moyen anti-extrusion est associe au premier moyen à la même extrémité de la bague 4 d'accrochage. Ce deuxième moyen agissant en totale indépendance du premier moyen 4d est constitué d'une lèvre 4a dont la section est amincie en 4b. Disposée à la suite de la partie conique 4d à l'extrémité de la bague 4, cette lèvre subit directement les efforts de déformation fluoplastique du joint 3 sous l'effet de la partie conique Id, de telle sorte que la lèvre se trouve immédiatement sertie et pliée au niveau de sa faible section 4b, ainsi que collée avec une grande énergie sur le tube 5, et cela quels que soient le diamètre et les tolérances dudit tube 5, ce qui est très important. Le sertissage de la lèvre 4a sur le tube 5 est donc réalisé indépendamment du serrage de la partie conique 4d, par le joint 3 lui-même, aussitôt que sa pression fluoplastique de déforma- tion est suffisante. Ainsi, tout passage de joint entre le tube 5 et la bague 4 est obturé énergiquement, de manière à réaliser une parfaite et indépendante anti-extrusion dudit joint 3 sur le tube 5 quelles que soient les tolérances du tube 5. C'est donc dans l'association des deux moyens essentiels à l'antiextrusion du joint malléable et agissant indépendamment l'un de l'autre, c'est-à-dire une partie conique de course calculée et à serrage obturant la fuite du joint le long du corps et une lèvre mince sertie fluoplastiquement par le joint lui-même sur le tube pour obturer la fuite du joint sur le tube, que réside la principale caractéristique de l'invention ainsi qu'il est représenté à la figure 3. Suivant une autre caractéristique de l'invention qui découle de la disposition précédente, dans laquelle il est prévu à l'une des extré- mités de la bague 4 deux moyens d'anti-extrusion, on prévoit à l'autre extrémité de la bague un moyen d'accrochage constitué de dents d'accrochage positif serrées sur le tube par un effet de cône à angle calculé. A la figure 3, on a représenté plus en détail comment le joint est bloqué par la partie conique 4d sur la partie conique du corps 1 et par la lèvre 4a sur le tube 5. Il est visible que le joint malléable 3, complètement enserré dans son logement, est obligé, du fait que son volume est calculé volontairement de façon légèrement supérieure à son logement, de fluer dans l'espace réservé par le jeu 3b entre le tube et le corps qui est compris entre 0,05 et 0,35 mm. La matière du joint flue très difficile- ment dans ce faible espace réservé par le jeu et la pression de montage dans le logement du joint est donc très élevée, de telle sorte que le joint 246118 6 épouse même les défauts du tube dans leur plus petit détail. Le piston étanche constitué par la matière du joint 3b entre le tube 5 et le corps 1 reçoit la pression directe et contribue à mettre l'ensemble du joint à la pression de fonctionnement par un tassement du joint contre les zones d'anti-extrusion garantissant ainsi l'étanchéité. De ce fait, plus la pression augmente plus le joint agit par auto-étanchéité sur les zones d'anti-extrusion. Ce dispositif auto-étanche est excellent pour les rac- cords haute pression. Lorsque les températures s'élèvent et si le joint est légèrement plus malléable à chaud qu'à froid, les résultats du phéno- mène d'auto-étanchéité sont encore améliorés. En conséquence, il faut choisir la matière du joint en fonction des températures et des pressions recherchées. Le dispositif est anti-feu, c'est-à-dire qu'il n'y a aucun risque de fuite si le raccord est soumis lors d'un incendie à de très hautes températures. En effet, dans le cas de raccords et de tubes en acier courants, si le raccord est chauffé au rouge par exemple, le joint risque d'être brûlé ou fondu, mais les résidus de combustion obturent par effet d'auto-étanchéité les zones d'anti-extrusion. De plus, la partie conique 4d constitue une zone d'étanchéité qui ne peut laisser passer les fuites, renforcée par l'auto-étanchéité des déchets du joint. Sur le tube, les arêtes 49 (figure 2) constituent des éléments d'accrochage et d'étanchéité non affectés par la chaleur, car auto-accrocheurs et déjà accrochés sur le tube. L'étanchéité des raccords est renforcée par l'autoétanchéité des déchets du joint 3 sur la zone d'anti-extrusion de la lèvre 4a sur le tube. L'invention trouve ses applications dans tous les domaines des fluides sous pressions importantes (O à 400 bars) et, en particulier, dans l'asservissement hydraulique des machines. Ce raccord est particu- lièrement employé sur les machines-outils, les machines-transferts, les tracteurs agricoles, les engins de levage, les grues et les pelleteuses (dans la construction de maisons et les travaux publics). L'invention-doit permettre l'établissement simplifié de rac- cords de très haute fiabilité, permettant à long terme d'importantes économies d'huile et de main-d'oeuvre,d'entretien et une augmentation de la sécurité (accidents et incendies) sur les installations nouvelles. Bien entendu, la description n'est pas limitative et l'homme de l'art pourra y apporter des modifications sans sortir pour cela du domaine de l'invention. il 2 4 661 18 6 R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Perfectionnement aux raccords de tuyauteries, notamment pour tuyauteries de fluides à haute pression, lesdits raccords du type bague à sertir comprenant un corps rigide présentant un alésage et, à l'une de ses extrémités, une partie filetée extérieure sur laquelle est vissé un écrou rigide, ledit corps et ledit écrou présentant intérieurement et res- pectivement un alésage de faible longueur et, à la suite, une partie conique qui est en contact avec une bague en métal ductile sertie sur le tube et présentant des arêtes circulaires qui sont engagées lors du sertissage dans le tube o elles pénètrent et s'accrochent en raison de leur dureté obtenue par un traitement superficiel de ladite bague, celleci présentant à l'autre extrémité une partie formant joint d'étanchéité en matière malléable de consistance semi-souple à semi-dure, dont la dureté est inférieure à celle de l'autre partie métallique de la bague dont elle est solidarisée, ladite partie formant joint étant en contact avec la partie conique du corps et avec le tube sur lequel elle est engagée, caractérisé en ce que la partie de la bague munie de dents d'accrochage à l'une de ses extrémités comporte deux moyens réalisant indépendamment l'un de l'autre une anti-extrusion totale de la partie formant joint, le premier moyen étant constitué par une partie conique de longueur déterminée qui est complémentaire de la partie conique prévue sur le corps et le deuxième moyen étant constitué par une lèvre mince circulaire située contre. le tube, laquelle est sertie et écrasée contre ledit tube par le joint lui-même pendant le montage, le premier moyen empêchant l'extrusion du joint le long du c8ne du corps et le deuxième moyen empêchant l'extrusion du joint le long du tube sous l'action des hautes pressions de fluide et des coups de bélier résultant de la pression du fluide. 2. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la petite partie conique 4d constituant le moyen d'anti- extrusion du joint est en contact forcé avec la partie conique ld du corps, depuis le début de sa pénétration dans le corps jusqu'à la position de butée de la face 4e de la bague d'accrochage contre la face lb du corps, de telle sorte que l'anti-extrusion est réalisée le long du cône ld du corps pour le joint, mais est réalisée également une compression du joint dans un espace fermé, suivant une course égale à la longueur de la partie conique 4d. 3. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que le deuxième moyen d'anti-extrusion du joint constitué d'une 12 246118 6 lèvre mince 4a, de section réduite en 4b, est situé à l'extrémité de la partie conique 4d constituant le premier moyen anti-extrusion de la partie 4 de la bague. 4. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bague comprend la partie formant joint 3 et la partie comportant les organes d'accrochage, qui sont raccordées et solida- risées,lesdites parties étant prolongées par les moyens anti-extrusion dont la partie conique 4d est associée à- la partie conique 3c du joint 3 et prolongé celle-ci, et dont la lèvre 4a formant l'alésage cylindrique 4f de la bague d'accrochage 4 est associée à l'alésage 3f de la partie formant joint 3 et prolonge celui-ci, les parties en contre-dépouille 3d et 3 de la partie formant joint sont associées et assurent la solidarisation du joint 3 sur la partie 4 d'accrochage de la bague qui comporte le moyen anti-extrusion constitué par la lèvre 4a-4b. 5. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le joint 3 est bloqué dans un logement formé par le cône du corps ld, le tube 5, l'extrémité 4k du cône anti-extrusion 4d et la lêvre anti-extrusion 4a-4b de façon totalement étanche et inviolable dans le sens de la poussée de la pression et que la partie excédentaire du joint est susceptible d'être engagée dans un espace 3b constitué par un jeu très faible prévu entre le tube et le corps et dont la valeur est susceptible de varier suivant les tolérances de fabrication de quelques centièmes de millimètre et trois ou quatre dixièmes de millimètre, ladite partie excé- dentaire étant disposée comme un piston creux antagoniste par rapport au sens de la pression du fluide, ledit piston creux assurant la mise én pression de la matière du joint dans son logement. 6. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la partie conique anti-extrusion 4d du joint, bloquée dans la partie conique du corps ld, constitue un organe de freinage en rotation de la bague 4, pendant l'opération de sertissage des arêtes 49 d'accrochage sur le tube.