On connatt à l'heure actuelle des dispositifs permettant de signaler qu'un choc a eu lieu Mais ces dispositifs indiquent simplement des niveaux de choc par tout ou rien et se déclenchent lorsqu'ils sont soumis à une accélération prédéterminée, indépendamment de la durée du choc. Ils ne permettent pas de savoir si un choc de niveau inférieur au niveau de fonctionnement du détecteur a eu lieu ou bien si le niveau du choc qui s'est effectivement produit n'est que de très peu supérieur à ce niveau de fonctionnement ou, au contraire, lui est très largement supérieur. La présente invention a pour objet un détecteur de choc qui donne, au contraire, une valeur au moins approximative du niveau de choc, c'est-à-dire de l'accélération à laquelle le détecteur a été soumis. Le détecteur selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un bottier, dans lequel une masse est montée mobile dans une direction donnée, contre l'action de moyens élastiques qui agissent sur cette masse et tendent à la maintenir dans une position neutre, et deux éléments de détection qui sont montés mobiles à frottement dans le bottier, dans la direction de déplacement de la masSe, en pouvant traverser la paroi de ce bottier, et qui sont disposés sur le trajet de la masse mobile, de part et d'autre de celleci, de façon à titre rencontrés par cette masse, lors d'un choc, et à autre ainsi repoussés vers l'extérieur en faisant alors saillie Par rapport au bottier. Lors d'un choc, la masse mobile se déplace contre les moyens élastiques d'une distance proportionnelle à l'accélération, ce faisant, elle rencontre les éléments de détection et les repousse vers l'extérieur ; après le choc, la masse revient à sa position neutre mais les éléments de détection sont maintenus par le frottement dans la position dans laquelle ils ont été amenés par la masse ; la distance dont ils se sont déplacés par rapport au bottier est représentative du niveau du choc. Les éléments de détection pourraient, au repos, être écartés de la masse mobile. Dans ce cas, le détecteur serait insen ble aux faibles chocs. Mais, dans un mode de réalisation préféré de l'inven tion, les éléments de détection ont une longueur telle qu'au repos ils soient au contact de la masse mobile et affleurent la paroi du bottier. Le détecteur fonctionne alors sous le moindre choc et la distance dont les éléments font saillie à l'extérieur du bottier est proportionnelle au niveau du choc. Après le choc, il suffit de repousser les éléments de détection dans le bottier pour que l'appareil soit de nouveau prêt à fonctionner. Pour assurer le frottement d'un élément de détection dans le bottier, on peut prévoir une bille montée mobile transversalement par rapport au bottier et appliquée contre l'élément de détection par des moyens élastiques. Le détecteur selon l'invention peut être utilisé, par exemple, pour vérifier qu'un emballage amortit bien les chocs ou pour déterminer les chocs auxquels il a pu être soumis durant son transport il peut également être utilisé dans un véhicule automobile, pour déterminer en cas d'accident, la vitesse réelle du véhicule lors de l'accident, le choc indiqué par le véhicule étant fonction de cette vitesse. En disposant trois détecteurs orientés suivant trois directions perpendiculaires entre elles, on peut détecter et mesurer n'importe quel choc, quelle que soit sa direction. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation d'un détecteur de chocs selon l'invention avec référence au dessin annexé dans lequel La Figure 1 est une vue en coupe axiale du détecteur La Figure 2 est une vue semblable à la figure 1 montrant l'état du détecteur après un choc. Tel qu'il est représenté au dessin, le détecteur comprend un bottier tubulaire 1 dans la direction longitudinale duquel est montée mobile une bille 2 et qui est fermé, à ses extrémités, par des bouchons 3. La bille 2 est maintenue normalement au milieu du bottier par deux ressorts 4a et 4b disposés de part et d'autre de la bille et interposés entre cette bille et les bouchons 3. Deux tiges de détection Sa et 5b sont montées mobiles dans le bottier 1, dans l'axe de ce bottier. Chacune de ces tiges traverse l'un des bouchons 3 et comporte une tête 6 qui peut venir au contact de la bille 2 ; sa longueur est telle que, lorsque ce contact est réalisé, au repos, son extrémité opposée à la tête 6 affleure la face extérieure du bouchon 3. La tige Sa ou 5b est guidée dans une pièce 11 qui est emmanchée dans 1' extrémité correspondante du bottier 1 ; cette pièce comporte un logement borgne 7 dans lequel est disposée une bille 8 maintenue appliquée sur la tige 5 correspondante par un ressort 9. Les tiges 5a et 5b ont une section rectangulaire et leur ex trématé opposée à la tette 6 comporte des graduations 10, sur 1 'une des faces de grande largeur. Le détecteur qui vient d'étire décrit fonctionne de la manière suivante. I1 est fixé sur un support par un moyen quelconque, par exemple par des pattes. Si ce support subit un choc dans la direction de la flèche f à la figure 2, la bille 2 se déplace dans la direction de cette flèche en comprimant le ressort 4a et en entratnant la tige Sa qui sort du bottier 1 d'une distance' proportionnel- le à l'accélération subie par le support ; alors que la tige Sa conserve la position qu'elle a prise, par suite du frottement que la bille 9 exerce sur elle, la bille 2 rebondit et se déplace en sens contraire t elle dépasse sa position neutre en entraînant la tige 50. Mais, comme une partie de l'énergie du choc a été absorbée par le rebondissement, cette tige 50 sort moins que la tige Sa. La bille 2 rebondit à nouveau et revient dans le sens de la flèche f ; mais comme son énergie est moindre, elle ne peut atteindre la tette 6 de la tige 5a et prend un mouvement oscillatoire amorti jusqu'à ce qu'elle s'arrête dans sa position neutre. En définitive, la tige Sa reste en saillie par rapport au bottier 1 d'une distance d, alors que la tige 5b reste en saillie d'une distance d' inférieure à d. La distance d est proportionnelle au niveau du choc et l'accélération subie par le détecteur peut être lue sur 11 échelle 10 portée par la tige Sa. Le frottement exercé par les billes 8 sur les tiges Sa et 5b s'oppose au déplacement de la bille 2 de sorte que la valeur lue sur l'une ou l'autre des échelles 10 est inférieure à la valeur réelle de l'accélération. Nais l'erreur relative commise est faible, même pour une faible décélération de 5g. par exemple, elle ne dépasse pas 15% et elle décroit lorsque l'accélération augmente. I1 va de soi que l'invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. C'est ainsi, par exemple, que les tiges Sa et 5b au lieu de porter des graduations pourraient être solidaires d'un index de lecture mobile devant une échelle portée par le bottier 1 à l'extérieur de celui-ci. Revendications 1. Détecteur de chocs caractérisé en ce qu'il comprend un bottier, dans lequel une masse est montée mobile dans une direction donnée, contre 1 'action de moyens élastiques qui agissent sur cette masse et tendent à la maintenir dans une position neutre, et deux éléments de détection qui sont montés mobiles à frottement dans le bottier, dans la direction de déplacement de la masse, en pouvant traverser la paroi de ce bottier, et qui sont disposés sur le trajet de la masse mobile, de part et d'autre de celle-ci, de façon à etre rencontrés par cette masse, lors du choc, et à etre ainsi repoussés vers l'extérieur en faisant alors saillie par rapport au bottier. 2. Détecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la masse mobile est constituée par une bille. 3. Détecteur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la masse mobile est rappelée dans sa position neutre par deux ressorts disposés de part et d'autre de la masse et interposés entre cette masse et le bottier ou un organe solidaire de celui-ci. 4. Détecteur selon 1 'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les éléments de détection ont une longueur telle qu'au repos ils soient au contact de la masse mobile et affleurent la paroi du bottier. 5. Détecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 ci-dessus, caractérisé en ce que les moyens assurant le frottement d'un élément de détection dans le bottier comprennent une bille montée mobile transversalement par rapport au bottier et appliquée contre l'élément de détection par des moyens élastiques.