On connait le vaste domaine des applications de 1' acide phosphorique qui, par sa pureté, mérite d'être homologué comme substance propre à l'alimentation humaine. Ces applications peuvent être classées en deux grands groupes, en rapport avec deux de ses propriétés importantes: acidité et capacité de séquestration. Ainsi, en qualité de composant fournissant une acidité déterminée, il trouve un vaste marché comme additif, entre autres dans la fabrication de boissons mousseuses et rafraîchissantes, alors que comme agent séquestrant, il est utilisé dans les aliments auxquels il convient d'ajouter un composant de ce type. Industriellement, il constitue la matière première idéale pour l'obtention d'orthophosphates et de polyphosphates utilisés couramment comme agents de tamponnage et de conservation dans l'industrie alimentaire déd citée. QüelCuesLúns dé ces prbdüitss sont utilisés de même dans 1' industrie pharmaceutique. Dans ces cas-là, les conditions requises rigoureuses que doivent respecter les sels dérivés de l'acide phosphorique sont garanties par l'emploi, comme matière première pour leur préparation, d'un acide propre à l'alimentation humaine comme celui dont il est question. Le champ d'application de cet acide est considérablement élargi par son utilisation pour des bouillons nutritifs déterminés dans l'industrie de la fermentation, parmi les branches de laquelle celle de la préparation de protéines synthétiques est actuellement en évidence. L'invention a donc pour objet un procédé de préparation d'un acide phosphorique convenant aux applications précitées et qui, par conséquent, est conforme aux conditions stipulées pour son homologation comme substance propre à l'alimentation humaine. Les propriétés requises, telles qu'elles figurent dans le Food Chemicals Codex de 1974, se résument en ce qu' il doit être incolore et inodore, entièrement soluble dans l'eau et dans balcons; et ne doit pas contenir plus de 10 ppm de F, ni de métaux lourds (exprimés en Pb), et pas plus de 3 ppm de As, pour une teneur de H3P04 comprise entre 75 et 85%. La production d'un acide phosphorique présentant les caractéristiques ci-dessus mentionnées s'effectue fondamentalement suivant deux lignes bien distinctes: - A partir d'un acide phosphorique obtenu par voie thermique, procédé qui permet d'obtenir un acide propre à l'alimentation humaine d'une grande qualité, mais qui n'est pas facilement accessible en raison du coût élevé de l'installation et du traitement. La production ne couvre pas les besoins du marché. - A partir d'un acide phosphorique obtenu par voie humide, en le soumettant à une opération d'extraction avec des solvants. Les systèmes de travail associés à cette ligne sont complexes et sophistiqués et se trouvent protégés par une multitude de brevets. On peut dire en général que l'élimination des impuretés est un processus coûteux, viable seulement, dans ce cas, pour des productions très élevées, avec les inconvénients qui découlent de l'utilisation de quantités considérables de solvants organiques. Dans le procédé selon l'invention, on part, comme ci-dessus, d'un acide phosphorique obtenu par voie humide, une des matières premières les plus répandues et les plus économiques du marché, mais on exclut entièrement ltemploi de solvants organiques, l'épuration s'effectuant par un système de traitements chimiques, avec des installations très traditionnelles, et ne nécessitant que la consommation de matières ayant peu d'incidence sur le coût du produit. Globalement, l'opération est conduite en deux phases, dont l'ensemble forme le schéma total de fabrication, dans lequel on peut obtenir une gamme variée de qualités d'acides de niveau économique distinct, en fonction des applications auxquelles elles sont destinées. La qualité d'acide obtenue à l'issue de la première phase du schéma total constitue la matière première qui est soumise dans la seconde phase au procédé de purification objet de la présente invention. Dans la première phase du processus, on obtient un acide d'une grande pureté technique, avec une concentra tion de P205 comprise entre 30 et 55%, dans lequel les im 25 puretés typiques de l'acide phosphorique de départ ont été réduites de 99%, en ne laissant qu'un maximum de 100 ppm de S04, 1 à 3 ppm de As, 10 ppm de F, 10 ppm de métaux lourds (exprimés en Pb) et 3 ppm de Cr, l'acide obtenu étant exempt de matières en suspension. Le procédé qui est décrit dans le présent mémoire recueille la matière première précitée lorsqu'elle contient dans sa composition, outre les impuretés qui viennent d'être énumérées, des proportions comprises entre 2 et 7% de N03 et entre 0,5 et 3 d'urée, inhérentes au traitement auquel a été soumis l'acide brut obtenu par voie humide. Dans sa mise en oeuvre, le procédé selon l'invention comprend les étapes successives ci-après: a) Traitement de l'acide précité, contenant de 30 à 50% de P205, avec de l'acide nitreux formé dans sa propre masse, pour éliminer l'ure présente, laquelle se transforme en N2, C02 et H20 suivant l'équation: 2HN02 + CO(NR 22 2 N2 P C02 + H20 L'acide nitreux peut être produit "in situ", en introduisant un nitrite sous forme solide ou en solution concentrée, tout en agitant la masse en réaction, mais ceci présente l'inconvénient de contaminer l'acide phosphorique traité avec une nouvelle impureté: le cation du nitrite. Pour cette raison, la forme la plus avantageuse consiste a faire passer un courant gazeux constitué par des vapeurs nitreuses et de l'air, et le N02 qu'il comporte donne lieu à la formation au sein du liquide de l'acide nitreux nécessaire suivant l'équation connue: 2N02 + H20 HNO2 + HNO Ceci revient à augmenter la teneur en impureté N03, qui atteint un niveau compris entre 3 et 8% à la fin du traitement, mais améliore l'aspect économique du processus sensiblement de la différence que représente la consommation d'un nitrite ou d'un gaz produit par synthèse ou provenant d'un brûleur d'ammoniac. Cette étape, qui peut être effectuée de façon continue ou discontinue, est, sous la forme préférée précitée, menée à bien dans un réacteur en forme de colonne muni de bons moyens de dispersion pour le mélange de gaz qui arrive par sa base. Lorsqu'on travaille en discontinu, la réaction peut être considérée pratiquement comme terminée lorsque les gaz de sortie présentent la même coloration que ceux d'entrée, signe non équivoque de ce qu'il n'y a maintenant pas d'absortion de N02 dans la masse liquide comme conséquence de la réaction Lorsqu'on travaille en continu, il faut égaliser 1R8 débits de l'alimentation du réacteur en acide phosphorique soumis au traitement et en mélange gazeux contenant du NO2, afin que cette identité de coloration entre les gaz d'entrée et de sortie soit toujours maintenue constante. b) Dans une deuxième étape, l'acide phosphorique sortant du traitement est dégazé dans un courant d'air et amené à l'étape suivante pour réduire auvminimum-nécessaire la teneur de N03 qu'il présente. On obtient ainsi dans cette étape un acide contenant de 30 à 50% de P205, de 3 à 8% de NO et exempt d' 3 urée. c) Dans cette étape, on traite l'acide obtenu à l'étape précédente avec un agent capable de transformer les N03 en composés volatils de l'azote avec un degré d'oxydation inférieur. Pour cela, on porte l'acide à la température d'ébullition (en fonction de la concentration variable de P205 résultant de l'étape précédente) et l'on traite avec un hydrate de carbone, de préférence un saccharose à cause de son coût modique ou, facultativement, un monosaccharide comme le glucose, ou avec des substances du type de 1 acide formique. Le traitement avec le saccharose ou le glucose s' effectue dans un réacteur muni de moyens d'agitation et de chauffage, sous la pression atmosphérique, en conduisant les gaz nitreux qui se forment à un absorbeur. Cette réaction, qui n'est pas bien connue, se déroule sous une forme incontrôlée, avec des intermittences de forte production de mousse et d'exothermie, qui oblige à réduire le chauffage ou à l'augmenter de manière irrégulière pour maintenir la température prévue, et nécessite en outre un temps indéterminé (qui peut varier entre quelques minutes et 2 ou 3 heures) pour démarrer.Le brevet US NO 3 158 527 étudie ce phénomène appliqué à la réduction de NO dans des eaux résiduelles radioactives, mais 3 la concentration en N03 résiduel après la traitement est 3 très élevée, comparativement à l'objectif que poursuit l'invention (moins de 50 ppm), avec, comme inconvénient supplémentaire, une forte carbonisation du saccharose, sans parler du caractère incontrôlé précité de la réaction, qui, dans certains cas, peut se prolonger pendant 24 heures. La Déposante a constaté que les inconvénients précités se produisent lorsqu'elle traite par l'un quelconque des réactifs précités (saccharose, glucose ou acide formique) l'acide phosphorique contenant de 3 à 6% de N03 qui n'a pas été soumis préalablement à l'action de l'acide nitreux pour éliminer l'urée. L'avantage de la présente invention, en ce qui concerne cette étape, est que, peut-être par suite de l'influence d'un type de promoteur de la réaction, résultant du traitement décrit à l'étape précédente, la réaction se déroule sous une forme facilement contrôlable, avec une formation de mousse peu abondante et sans qu'il se produise des carbonisations dont l'élimination est difficile et coûteuse. Le dégagement de vapeurs nitreuses au sein de la réaction commence quelques secondes après avoir ajouté le saccharose, se terminant au bout d'un temps qui varie en fonction de la quantité de la masse traitée, tandis qu' on maintient l'agitation et le chauffage extérieur, sans qu'il se produise de carbonisations difficiles à éliminer. Lorsque cesse le dégagement de gaz nitreux, l'acide atteint déjà une concentration de H2P04 comprise entre 75 et 85%, en raison de l'évaporation de l'eau qui se produit simultanément. La teneur en NO3 varie entre 0 et 20 ppm. Facultativement, on concentre l'acide obtenu en évaporant, à la pression atmosphérique ou sous vide, la quantité d'eau nécessaire pour arriver à 85% de H3P04, si 3 04 l'on désire ce pourcentage, ou à la concentration commerciale recherchée. d) Comme variante facultative du traitement pour l'élimination de N03 signalé à l'étape précédente, on soumet 1' acide phosphorique obtenu à l'étape a) à l'action de l'acide formique, soit concentré à 85%, soit dilué à un pourventage inférieur. Ce traitement est effectué en chauffant la masse sous reflux pour retenir l'acide au sein de la réaction tandis que celle-ci se produit, étant donné que cette réaction est fortement exothermique et que, lorsque la température s'élève, elle expulserait l'acide formique conjoirr tement aux vapeurs nitreuses formées dans la décomposition des nitrates. On amorce la réaction par un chauffage doux, en agitant jusqu'à ce qu'on atteigne une température qui est fortement liée à la quantité d'acide formique ajoutée à la réaction et que la Déposante a pu fixer entre 300 et 600 C, qui diminue progressivement à mesure qu'augmente la quantité d'acide formique utilisée dans le traitement. Lorsque la réaction cesse, ce qu'on reconnaît par l'abaissement de température qui se produit, on retire le reflux pour distiller l'acide formique en excès. La réaction se comporte d'une manière incontrôlée similaire à celle observée dans le cas des disaccharides ou des monosaccharides lorsque le traitement est effectué sur de l'acide phosphorique sans avoir fait préalablement agir des gaz nitreux, nécessitant donc pour sa régulation un promoteur qui l'amorce. Ceci permet de penser qu'il s'agit d'un type de réduction (les sucres et l'acide formique sont des agents réducteurs) qui se déroule par réaction en chaîne avec formation de produits intermédiaires instables. La dose d' acide formique qui est nécessaire dans cette variante pour réduire la teneur de NO à un niveau inférieur à 50 ppm 3 est donnée par un rapport molaire acide formique/NO su 3 périeur à 1/1. e) Enfin, on élimine l'excès de matière organique résultant du traitement auquel est soumis l'acide phosphorique dans les étapes c) ou d), ainsi que les substances organiques dissoutes propres à la matière première obtenue par voie humide et qui ont traversé tous les systèmes de traitement antérieurs. Cette élimination s'effectue avec de l'oxygène naissant, de préférence produit par la décomposition "in de H202 à 30%. On incorpore le-H202 à l'acide concentré, en agitant et de préférence à la températureambîante, la masse étant chauffée une fois effectuée sa dispersion, pour décomposer totalement le réactif et rétablir la concentration en P205 du produit final. On peut adopter d'autres systèmes générateurs d'oxygène naissant, non contaminants, comme l'emploi d'ozoniseurs, mais l'incidence de la consommation de H202 nécessaire pour obtenir la décoloration de l'acide sur le coût du produit final est suffisamment faible pour le considérer-comme une méthode préférée, cette consommation pouvant être estimée à un maximum de 45 à 50 1 de H202 à 30 par tonne d'acide à 62% de P205. L'acide de qualité "alimentation humaine" résultant du traitement adopté présente les caractéristiques fondamentales suivantes: I1 est incolore, inodore et soluble dans l'eau et dans l'alcool dans toutes les proportions; il présente une richesse en H3P04 de 85% et contient moins de 2 ppm de As, moins de 10 ppm de F et moins de 5 ppm de métaux lourds (exprimés en Pb). Il respecte donc les conditions requises stipulées pour ce type d'acide, et l'on peut ajouter, étant donné l' incidence que le traitement et la matière première utilisée {acide phosphorique brut obtenu par voie humide) pourraient avoir sur d'autres impuretés, qu'il est exempt d' urée, de matière organique et de Ca et présente moins de 20 ppm de NO, et moins de 50 ppm de Fe et de Mg. L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples suivants, qui illustrent le procédé qu'elle concerne et n'ont aucun caractère limitatif. EXEMPLE 1 On introduit dans un réacteur en colonne, muni d' une plaque de diffusion de gaz dans sa zone de sa base, ? 2500 parties en poids d'un acide phosphorique préparé par traitement de phosphate d'urée avec de l'acide nitrique et qui présente la composition suivant: 40,0% P205; 4,0% N03; 1,0% urée 41 ppm Fe; 1 ppm As; 2 ppm métaux lourds (Pb) 9 ppm Mg; 10 ppm F; 0,05% S04 et 9 ppm Ca. Le phosphate d'urée avec lequel a été produite cette matière première provient à son tour du traitement auquel on a soumis un acide phosphorique brut obtenu par voie humide avec de l'urée; le phosphate d'urée ainsi obtenu se recristallise à son tour. Par la base de la plaque de diffusion, on introduit un courant gazeux constitué par un mélange de NO + N02 et d'air, dans un rapport en volume gaz nitreux/air égal à 108/300. L'alimentation s'effectue avec un débit de 350 à 400 l/h de mélange gazeux pendant 40-minutes en maintenant un temps de séjour de 12 secondes dans la masse liquide, puis on coupe l'alimentation en gaz nitreux pour continuer avec de l'air seul. On constate l'absorption des gaz nitreux dans la masse réactionnelle par la coloration différente; rouge intense à l'entrée et jaune orangé à la sortie de la colonne. On met fin au passage ultérieur de l'air lorsque les gaz de sortie sont totalement incolores. L'acide qui sort du réacteur présente l'analyse suivante: 42% P205; 4,8% NO3 et moins. EXEMPLE 2 Dans un réacteur muni d'un système de chauffage et d'agitation on introduit 1000 parties en poids d'un acide traité avec des gaz nitreux comme à l'exemple 1, qui contient 42,0% de P205, 4,8% de NO3 et est exempt d'urée. On chauffe à ébullition et l'on y ajoute une dose de saccharose en solution 2 M, suffisante pour établir un rapport molaire saccharose/NO; dans le traitement qui est équiva 3 lent à 1/33. La réaction, qui commence en quelques secondes, continue avec formation de mousse contrôlable par dégagement de vapeurs nitreuses, cessant au bout de 25 minutes environ. L'acide, qui présente maintenant une tonalité légèrement jaune, contient 63,os de P205 et ne précipite pas avec le réactif "nitron", même en prenant 25 g d'échantillon. Par colorimétrie, on constate la présence de 1 ppm de Nu ,. 3 EXEMPLE 3 Dans un réacteur ayant des caractéristiques analogues à celles du réacteur de l'exemple 2, on introduit 100 parties en poids d'acide phosphorique traité avec des gaz nitreux comme à l'exemple 1 et, une fois à ébullition, on traite avec 12 parties en volume d'une solution 2M de saccharose. On prélève des échantillons tous les 5 minutes et on détermine leur teneur en NO3. Les résultant montrent comme la décomposition des N03- se déroule progressivement en même temps qu'augmente la concentration en acide.phos- phorique de la masse, et l'on termine au bout de 25 à 30 minutes, lorsqu'on obtient un produit contenant 65,1% de P205 et qui, au réactif "nitron", indique l'absence de N03, même avec des échantillons de 25g.La colorimétrie NO3, indique la présence de 1 ppm. EXEMPLE 4 Dans un réacteur muni d'un système d'agitation, de chauffage et de reflux, on introduit successivement des fractions de 250 parties en poids d'un acide phosphorique préalablement traité avec des gaz nitreux en procédant comme à l'exemple 1 et qui contient 40,4% de P205, 6,096 de N03 et est exempt d'urée. On ajoute à chacune de ces fractions une proportion d'acide formique 10 M telle qu'elle permet d'obtenir un rapport molaire acide formique/N03 compris entre 1/0,44 et 1/10 et l'on détermine les températures auxquelles commence la réaction. A la fin de la réaction (le dégagement de gaz nitreux cesse), on distille dans chaque cas l'acide formique restant en retirant le reflux et en remettant de l'eau pour faciliter son expulsion. Les échantillons obtenus sont- décolorés et analysés. Les données de cet exemple figurent dans le tableau cidessous: rap. molaire temp. de début produit final ac.form./N03 de la réaction % P205 ppm N03 1/0,44 500C 61,7 20 (calorimé1/1 600c 64,2 17 trie) 1/5 800c 65,2 63 - EXEMPLE 5 On répète l'essai précédent sur deux fractions d'un acide préalablement traité avec des gaz nitreux en procédant comme à l'exemple 1 et qui contient 40,4% de P205, 5,85% de N03 et est exempt d'urée. On utilise pour le traitement de l'acide formique à 85% en maintenant des rapports molaires acide formique/N03 respectivement égaux à 1/i et à 1/0,5. La température de la masse réactionnelle s'élève spontanément à 950C. Une fois la réaction amorcée, lorsqu'il se produit un dégagement rapide de gaz nitreux, on retire le reflux, facilitant la sortie de ces gaz hors du réacteur pour évi ter au maximum leur retour à la masse réactionnelle. On constate que les températures auxquelles débute la réaction coïncident sensiblement avec celles indiquées à l'exemple 4: 650C pour le rapport molaire acide formique NO 1/1 et 450C pour celui 1/0,5. 3 Une fois l'acide formique expulsé en procédant comme à l'exemple 4, on obtient pour les deux échantillons des acides de concentration variable entre 61 et 62% de P205 et qui, à l'analyse au "nitron" avec des échantillons de 25g, ne produisent pas de précipité, tandis que la colorimétrie indique 1 ppm. EXEMPLE 6 On introduit dans un réacteur ouvert successivement 1000 parties en poids de chacun des acides qui résultent respectivement des traitements suivant les exemples 2 et 5. A la température ambiante et en agitant, on ajoute dans chaque cas 30 parties en volume de H202 à 30% (110 volumes). On chauffe ensuite la masse et lton poursuit le traitement jusqu a ce qu'on obtienne la décomposition complète du H202, le poids initial d'acide introduit dans le réacteur étant récupéré. Les produits ainsi obtenus présentent des caractéristiques analogues et des analyses similaires. Ils sont incolores, entièrement solubles dans l'eau et dans l'alcool, ont une richesse en H3P04 de 85% et leur teneur en microimpuretés s'établit comme suit: Urée: exempts; N03 t 1 ppm As: 2 ppm F : 10 ppm Métaux lourds (exprimés en Pb): 3 ppm. - REVENDICATIONS 1 - Procédé de préparation d'acide phosphorique de qualité "alimentation humaine", essentiellement à partir d'un acide phosphorique de qualité technique "purifié", obtenu par traitement de phosphate d'urée avec de l'acide nitrique et qui comporte des nitrates et de l'urée dans sa composition, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes successives suivantes, réalisées en travaillant en continu ouJen discontinu a) traiter l'acide phosphorique de départ qui présente dans sa composition de 30 à 50 % de P205, de 2 à 7 % de NO et de 0,5 à 3 % d'urée, avec de l'acide ni 3 treux formé "in situ", en maintenant au cours du traitement un rapport molaire acide nitreux/urée compris entre 2/1 et 4/1 pour convertir la totalité de l'urée en azote, C 2 et eau b) entraîner au moyen d'un courant d'air les composés azotés gazeux en excès de la réaction avec l'urée et le reste des gaz produits dans celle-ci jusqu'à ce qu'on obtienne un écoulement gazeux totalement incolore à la sortie de la masse réactionnelle c) faire réagir l'acide phosphorique ainsi traité dans lequel la teneur en nitrate a augmenté jusqu'à un niveau compris entre 3 et 8 % par suite du traitement effectué à l'étape a), avec un réducteur choisi parmi des di- ou monosaccharides et l'acide formique d) concentrer l'acide résultant de l'étape précédente a une richesse en P205 comprise entre 55 et 62 % et le traiter avec H202 à 30 % ou avec une substance produisant de l'oxygène naissant non contaminant, jusqu'à ce qu'on obtienne la décoloration de l'acide, lequel constitue le produit final qui présente une richesse en H3P04 comprise entre 75 et 85 S/o, contient de O à 20 ppm de NO, est exempt d'urée et contient un maximum de 2 ppm de As, moins de 10 pm de F et moins de 5 ppm de métaux lourds (exprimés en Pb). 2 - Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'agent réducteur est un di- ou un monosaccharide, caractérisé en ce qu'à l'étape c) du traitement on incorpore ce réactif en solution aqueuse et l'on maintient un rapport molaire disaccharide/NO, de l'acide phosphorique compris entre 1/20 et 1/50, ou double lorsqu'il s'agit d'un monosaccharide, la réaction ayant lieu à la température d'ébullition de l'acide et ayant pour effet de réduire les nitrates en composés azotés d'ordre inférieur d'oxydation, qui sont évacués de la masse réactionnelle. 3 - Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'agent réducteur est l'acide formique, caractérisé en ce qu'à l'étape c) du traitement la réaction a lieu sous reflux en maintenant un rapport molaire acide formique/ N03 de l'acide phosphorique égal ou supérieur à 1/1, la réaction étant amorcée par chauffage de la masse à des températures comprises entre 300 et 600, ces températures étant diminuées au fur et à mesure qu'on augmente le rapport molaire précité en interrompant le reflux à la fin de la réaction, et en poursuivant le traitement thermique pour distiller l'acide formique en excès et expulser les gaz nitreux formés. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que dans une forme de réalisation préférée, on effectue l'étape a) en traitant l'acide phosphorique de départ, contenant de 0,5 à 3 % d'urée, avec un courant gazeux produit par synthèse ou dans un brûleur d'ammoniac, et constitué par un mélange de gaz nitreux (NO+N02) et d'air, qui contient un rapport en volume de 50 à 150 parties des premiers pour 150 à 500 parties du second, en maintenant dans le courant gazeux mis à réagir des débits tels qu'ils permettent des temps de séjour dans la masse de l'acide phosphorique qui ne sont, de préférence, pas inférieurs à 10 secondes, en vue d'obtenir un rendement maximal dans la réaction avec l'urée de l'acide nitreux qui se forme "in situ" par le NO2. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendica tions 1,2 et 4, caractérisé en ce que l'étape c) est effectuée de préférence entraidant l'acide phosphorique obtenu à l'issue de l'étape b) amené à sa température d'ébullition, avec une bonne agitation mécanique ou par diffusion avec de l'air, avec une solution concentrée de saccharose permettant d'obtenir entre ce dernier et le NO3 que contient l'acide traité un rapport molaire compris de préférence entre 1/25 et 1/40, puis enpoursuivant le chauffage jusqu'à évacuation totale des gaz formés au cours de la réaction. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 3 et 4, caractérisé en ce que dans l'étape c), le traitement de l'acide phosphorique provenant de l'étape b) s'effectue avec de l'acide formique concentré à 85 5' ou moins et de préférence avec un rapport molaire acide formique/NO égal à 1/1, en amorçant la réaction 3 à une température comprise entre 300 et 4O0C et qui s'élève jusqu'à 950 à îOO0C par suite du caractère exothermique de la reaction, et en arrêtant le reflux pour distiller l'acide formique en excès. 7 - Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la concentration de l'acide à l'éta- pe d) s'effectue à la pression atmosphérique. 8 - Procédé selon les revendications 1 et 3, caractérisé en ce que la concentration de l'acide a l'étape d) s'effectue pendant la distillation de l'acide formique en excès. 9 - Procédé selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que la concentration de l'acide à l'é- tape d) s'effectue sous vide. 10 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement de décoloration final de l'acide s'effectue de préférence avec une proportion de H202 à 30 5' qui n'est pas supérieure à 5 % (poids/volume) par rapport à l'acide résultant de la concentration effectuée a l'étape d), concentration qui, facultativement, est menée jusqu'à un degré légèrement supérieur à celui du produit final pour tenir compte de la dilution qui se produit au cours du traitement de décoloration, lequel commence de préférence à la température ambiante, pour faciliter la dispersion de H202, avant de provoquer sa décomposition par apport de chaleur à la masse soumise à une agitation.