La présente invention concerne la transformation en continu de solides carbonés en particules d'hydrocarbures gazeux contenant 1 à 7 atomes de. carbone par molécule, en procédant à une pyrolyse rapide et à une transformation in situ d'une partie du produit de pyrolyse. Depuis longtemps, on recherche, dans la technique, un procédé continu pour la transformation de matières carbonées telles que le charbon et les déchets solides contenant des matières organiques, en hydrocarbures gazeux et/ou en matière de charge pour la pétrochimie, par exemple l'éthylène. Cet effort découle en partie, de l'intérAt accru que suscite I 'emploi de ce gaz cosse matière première pour la synthèse des combustibles liquides et des produits chimiques, et en partie de la nécessité de mettre au point des procédés de gazéification du charbon et des déchets solides contenant des matières organiques , en procurant ainsi une large gamme de sources d'énergie et de produits chiniques sous forme de gaz.La gazéification de ces matières donne un produit pouvant être manipulé avec le maximum de facilité et le minimum de frais et, en outre, elle élargit grandement le champ d'application de ces sources de combustibles solides. Ld où l'on gazéifie les déchets solides contenant des matitres organiques, l'élimination des déchets assure des avantages écologiques supplémentaires gracie i leur recyclage en vue de leur utilisation dans le cycle d'énergie, augmentant ainsi les disponibilités totales en ressources. Dans les procédés classiques d'hydrogazéification en vue de la transformation des matières carbonées en gaz de canalisation, on emploie un simple récipient réactionnel pour la transformation désirée, les solides carbonés étant pyrolysés a' des températures élevées pour provoquer la libération des hydrocarbures volatilisés sous forme de vapeur dans le récipient ; on met cette vapeur en contact avec de l'hydrogène, tout en maintenant les réactifs,sous pression et à température élevées,dans le récipient de pyrolyse, pour transformer les hydrocarbures volatilisés qui y sont contenus en gaz de canalisation. Ce système nécessite l'emploi de trémies à pression pour charger les solides carbonés dans le récipient réactionnel et en éliminer les solides. L'emploi de trémies de ce type augmente fortement le coût de ces systèmes.De plus, la matière carbonée, qui a tendance a' à agglomérer, doit être soumise à un traitement préalable avant l'hydrogazéification en vue d'empêcher la cokéfaction au cours de étape d'hydrogazéification. Depuis longtemps, dans la technique, on cherche un procédé à débit continu pour la transformation des matières solides carbonées en hydrocarbures gazeux sans nécessiter le passage de ces matières solides par des pressions différentielles. Un autre problème écologique réside dans l'élimination des déchets solides, à la fois industriels et domestiques (détritus, résidus, immondices, etc~). Les frais résultant du service d'élimination des déchets occupe actuellement la troisième place, après l'instruction publique et les routes, dans les dépenses municipales aux Etats-Unis. Les frais entraînés par l'élimi- nation des déchets et la quantité de déchets par personne augmentent annuellement. On estime qu'aux Etats-Unis chaque individu occasionne 1,81 kg à 2,72 kg de déchets solides par jour et que les résidus de l'industrie équivalent à environ 2,27 kg de déchets solides par personne et par jour. L'élimination de ces déchets cotte de 5 à 30 dollars par tonne.Les procédés antérieurs d'élimination des déchets, par exemple la décharge dans les dépôts d'immondices, sont devenus impossibles, tandis que d'autres procédés, tels que l'incinération, sont coûteux et posent des problèmes de pollution de l'air. C'est pourquoi il semble indispensable de trouver des moyens moins coûteux et plus efficaces pour l'élimination des déchets solides. Un second aspect de ce problème réside dans le fait que les Etats-Unis d'Amérique consomment leurs ressources naturelles, en particulier le gaz naturel, à un rythme toujours accru. Dans le cycle normal d'utilisation des matières, on recueille les matières brutes, on-les transforme en produits utiles, les consommateurs les utilisent pendant des périodes variables, puis on les envoie dans un terrain vaguelprobablement à ciel ouvert, à savoir un dépotoir. En raison de ces problèmes, de nombreuses propositions ont été suggérées en vue d'utiliser et de récupérer certains produits intéressants à partir des déchets solides. Les fabricants d'aluminium et les fabricants de verre achètent les bouteilles et les boites usagées en vue de les retraiter. Des études techniques et des projets d'installation ont été entrepris pour mettre à profit l'utilisation de la chaleur produite par l'incinération des immondices comme source d'énergie pour les installa tions électriques et de dessalage. La récupération de produits métalliques intéressants à partir de déchets solides niest pas neuve dans la technique et fait partie intégrante de l'industrie de la fabrication de l'acier. Cependant, la technique doit à présent mettre au point des procédés permettant d'utiliser comme matière première2 à la fois la fraction métallique et la fraction non métallique des déchets solides, étant donné que ces fractions représentent une importante partie des déchets solides L'incinération simple de la fraction organique des 'déchets solides pour produire de la chaleur récupérable n'est pas la solution idéale pour plusieurs raisons. Les gaz évacués au cours de l'incinération contiennent des produits polluant l'air tels que SO2J NOX, CO et des cendres. Ces agents polluants doivent être captes ou atténués, ce qui nécessite des dispositifs coûteux tels que des épùrateurs, des cuves de précipitation électrostatiques, etc.., pour éviter l'a pollution de l'air.En outre, les déchets organiques solides constituent un combustible médiocre et nécessitent de très hautes températures de combustion. il faut donc trouver un procédé économique et efficace pour traiter les déchets solides habituels produits par la société, ce procédé permettant de récupérer des combustibles et des produits chimiques intéressants de la fraction inorganique et de la fraction organique des déchets solides', tout en réduisant sensiblement le volume de l'effluent gazeux qui doit être traité pour empêcher la pollution de l'air au cours du traitement. A l'heure actuelle, aux Etats-Unis d'Amérique, une importante quantité'de matières premières rejetées doit être recyclée dans l'économie par de nombreuses industries traitant les matières secondaires. D'importantes quantités de métaux, une quantité appréciable de papier et une certaine quantité de verre doivent 'être recueillies, améliorées et réutilisées. Toutefois, dans certaines régions, à l'exception des boites en étain et en aluminium, on ne peut récupérer qu'une faible fraction des ressources réutilisables dès qu'elles pénètrent dans le cycle de ramassage des villes.Les ordures des villes peuvent être décomposées comme indiqué dans le tableau 1'ci-après,et jusqu'à présent le problème résidait dans la difficulté de séparer les énormes quantités de matières contaminées'de la masse hétérogène et de récupérer les produits utiles virtuels repris dans le tableau 1 ci-dessous. TABLEAU 1 Matières récupérables contenues dans les déchets solides des villes Composition Estimation de Matière première % en la récupération poids effective, en % Groupe 1 métaux magnétiques 6 - 8 95 métaux non magnétiques 1 - 2 95 verre 6 - 10 80 poussières et débris 2 - 4 0 Sous-total Groupe 2 Produits à base de papier 48 - 55 50 Groupe 3 Papier non régénéré et autres matières organiques environ 55 100 Un objet de la présente invention est de prévoir un procédé permettant de résoudre ou d'atténuer les problèmes précités. Dès lors, l'invention prévoit un procédé en vue de produire des hydrocarbures gazeux comportant 1 à 7 atomes de carbone à partir de matières solides carbonées ; ce procédé comprend les étapes suivantes : former un courant gazeux turbulent constitué d'un gaz support, d'eau, de charbon et de solides carbonés en particules, ces solides ayant des particules d'une granulométrie maximale inférieure à 25,4 mm, si bien que les--solides et l'eau sont mélangés intimement et sont entraînés dans la fraction gazeuse du courant, l'eau étant présente dans ce courant à raison d'au moins 2 % en poids, calculés sur la quantité de solides carbonés contenus dans ce courant, tandis que le gaz support contient moins de 1 X en volume d'oxygène ; chauffer les composants de ce courant à une température comprise entre environ 6500C et environ 1400"C, dans une zone de pyrolyse, pendant une durée de séjour prédéterminée, de telle sorte qu'au moins une partie de ces solides carbonés soient transformés en hydrocarbures gazeux contenant 1 à 7 atomes de carbone, l'éthy- lène constituant au moins 20 % en volume de ces hydrocarbures gazeux, éliminer le courant de produits de la zone de pyrolyse et récupérer les hydrocarbures gazeux produits. Au cours des essais, la Demanderesse a obtenu des hydrocarbures gazeux avec des rendements supérieurs à 40 % en poids en appliquant le procédé à une matière de charge exempte de matières inorganiques et séchée au four. Le gaz produit a une valeur thermique moyenne comprise entre 8010 et environ 9790 kcal/m3 et il peut être utilisé pour remplacer le gaz de canalisation. La pyrolyse des déchets organiques produit également du charbon, des gaz condensables et une fraction d'eau. Les quantités relatives de ces produits constituent le facteur économique le plus important intervenant dans des opérations industrielles de pyrolyse. La plupart des procédés de la technique antérieure permettent de produire des quantités relativement basses de gaz hydrocarbonés, à moins d'adopter une hydrogénation sous pression élevée.Hormis les gaz hydrocarbonés que l'on obtient avec des rendements de 40 % en poids lors d'une mise en oeuvre spécifique de la présente invention, on obtient également environ 35 % de charbon, 10 % de gaz condensables et 15 % d'eau. Les gaz condensables et une certaine partie du charbon sont utilisés comme source de chaleur du procedé tandis que les gaz hydrocarbonés et le charbon restant peuvent être vendus comme combustibles ou comme produits chimiques bruts. Le procédé de pyrolyse est souple en ce qui concerne les matières de charge. Jusqu'd présent, on a transformé en com- bustibles et en produits chimiques utiles les déchets suivants : les déchets solides des villes, les écorces d'arbres, les balles de riz, les déchets des aliments pour animaux, ainsi que les déchets de caoutchouc tels que les bandages pneumatiques déchiquetés. Dans le cas des bandages pneumatiques pour automobiles, on obtient du charbon que l'on peut recycler dans la fabrication de nouveaux bandages , en remplacement du noir de carbone. Des tests effectués sur ce produit indiquent que le module d'élasticité et la résistance à la traction du caoutchouc combiné atteignent des valeurs comprises entre 75 et 85 % par rapport aux propriétés obtenues avec du noir de carbone habituel. Dans le procédé de l'invention, on soumet les produits chimiques organiques utiles contenus dans les déchets solides à une volatilisation et à une pyrolyse par chauffage pour obtenir des gaz hydrocarbonés (essentiellement de l'éthylène dans la mise en oeuvre préférée) que l'on élue des solides organi ques par évaporation et que l'on en élimine rapidement pour réduire au minimum la décomposition thermique de ces produits utiles. Les gaz hydrocarbonés se dégageant de la zone de pyrolyse peuvent être séparés aisément de la fraction inorganique des déchets solides pyrolysés par des systèmes de classification habituels. On peut avantageusement utiliser le procédé pour récupérer des produits chimiques utilités à partir de déchets solides dont la nature est essentiellement organique.L'effluent gazeux provenant de la zone de pyrolyse contient une matière première pour le traitement ultérieur, ainsi qu'on le décrira ci-après. Les gaz hydrocarbonés,qui sont des matières premières intéressantes, peuvent être séparés du gaz support et des autres produits, puis être soumis à un traitement complémentaire pour donner des produits utiles. Les produits métalliques utiles contenus dans les solides inorganiques isolés peuvent en être récupérés par un traitement classique. Dans une forme de réalisation préférée de la présente invention, le courant gazeux précité contient environ 7,0 à environ 18,0 % en poids d'eau et on le chauffe jusqu'à ce qu'une importante partie des solides carbonés qu'il contient soient transformés en éthylène (plus de 20 % en poids), le reste des hydrocarbures gazeux étant utilisé pour fournir la chaleur du procédé,destinée à la zone dso pyrolyse. Dès lors, on prévoit un procédé économique et efficace pour recycler les matières carbonées solides, c'est-à-dire les détritus des villes, les déchets industriels et agricoles, etc.., en tant que matières premières intéressantes. Le gaz produit par le procédé est composé, de préférence, d'éthylène, de méthane et d'hydrogène, et il peut contenir d'autres hydrocarbures gazeux contenant 1 à 7 atomes de carbone, c'est-à-dire le méthane, l'éthane, le propane, le butane,etc., ne gênant pas l'utilisation en tant que combustible et/ou matière première pour le traitement chimique. On peut traiter le gaz par des procédés classiques,tels que le refroidissement et l'épuration,pour éliminer toutes les impuretés qui semblent indésirables, par exemple, l'ammoniac, le chlorure d'hydrogène, H2S et d'autres composés sulfurés, l'anhydride carbonique, l'oxyde de carbone, etc. On peut considérer que le procédé est un procédé à une étape dans lequel on effectue continuellement et concurremment plusieurs opérations chimiques au cours d'une seule étape, notamment la volatilisation des solides carbonés, le craquage des prodùits volatils, les réactions de déplacement eau/gaz sur les solides carbonés résiduels et l'hydrogénation des produits volatils craqués. Les déchets solides des villes peuvent contenir les ingrédients les plus divers, par exemple, le verre, des métaux, l'eau, des produits organiques tels que le papier, des bandages pneumatiques, des matières plastiquesi des matières végétales et animales, etc. Les déchets industriels englobent le caoutchouc, les matières plastiques, les déchets de l'agriculture, les engrais, les déchets de bois, les déchets provenant de l'industrie des conserves, etc.Bien que le procédé de l'invention puisse entre appliqué à des déchets solides habituels, sans en isoler préalablement les matières inorganiques, il est préférable de séparer les matières inorganiques des autres déchets solides et de ne traiter, dans le procédé, que la partie des déchets solides constituée essentiellement des matières organiques (matières carbonées). Le degré d'isolation de la matière organique des déchets solides initiaux est variable, étant donné que l'isolation complète peut entraîner des frais influençant défavorablement 1' économie du procédé global. On peut isoler les déchets solides en adoptant des procédés et un équipement classiques appropriés à cet effet. Les déchets solides, isolés ou non, sont broyés enparti- cules dont la dimension maximalen'est pasEsupérieure à 2,54 cm et, dans des formes de réalisation préférées de la présente invention, les particules des déchets solides broyés ont une dimension maximale de 6,35 mm ou moins. L'expression "dimension maximale11, désigne la dimension la plus grande, par exemple la longueur, la largeur ou l'épaisseur dès particules individuelles qui ne doivent donc pas dépasser ces limites.Les particules peuvent être plus petites et elles peuvent être constituées de morceaux ayant trois dimensions comparables, des morceaux' de papier, des pellicules de matière, plastique, des feuilles de plantes ayant deux dimensions principales et/ou des bandes de matière n'ayant qu'une dimension principale, par exemple des filaments organiques. La dimension et la forme des particules ainsi que leur densité produiront la perte de charge dans le système et le transfert de chaleur dans les particules, nécessi tant ainsi le réglage des durées de séjour dans la zone de pyrolyse pour assurer le chauffage, dans cette zone, des particules de matière organique à la température réactionnelle désirée. C'est pourquoi il semble préférable de broyer les déchets solides et de les mélanger entre eux pour former un mélange pratiquement uniforme. La quantité d'eau contenue dans le courant précité dépend évidemment de la nature des matières carbonées traitées, mais il faut au moins 2 % d'eau, calculés sur le poids des solides carbonés. On a trouvé qu'en général on obtenait de bons résultats avec une quantité d'eau comprise entre environ 7,0 et environ 18,0 % en poids, calculés sur le poids des solides carbonés à traiter. En plus de l'eau déjà présente dans les particules, on peut également injecter séparément une quantité requise d'eau supplémentaire dans le courant au fur et ê mesure de sa formation, ou on peut l'ajouter aux particules avant la formation du courant. Une caractéristique essentielle du procédé réside dans le chauffage des déchets solides organiques à une température comprise entre environ 650 et environ 14000C et, de préférence, entre environ 760 et environ 1200"C, tandis que les déchets solides sont entraînés dans un courant gazeux turbulent constitué d'un gaz support, de déchets solides, d'eau et de charbon chaud en particules, le courant étant maintenu dans une zone de pyrolyse pendant une durée de séjour appropriée, habituellement moins de 10 secondes, et de préférence 5 secondes maximum, mieux encore pendant une période d'environ 0,1 à environ 0,6 seconde. Le choix d'une température particulière dans l'intervalle permis dépend évidemment des déchets solides organiques.particuliersem- ployés et de la durée de séjour des déchets solides dans la zone de pyrolyse. D'une manière générale, on a trouvé que l'on pouvait avantageusement traiter les déchets organiques solides provenant des villes par le procédé suivant l'invention en les chauffant à une température comprise entre environ 760 et environ 8700C dans la zone de pyrolyse, la durée de séjour étant comprise entre 0,1 et 2 secondes. On peut faire varier la relation entre la- température et la durée de séjour pour accroître au maximum les rendements en combustibles et en produits chimiques organiques gazeus utiles.Si la température et/ou la durée de séjour sont trop réduites, l'évaporation et la pyroly se des déchets solides sont incomplètes. Lorsque la température et/ou la durée de séjour sont trop importantes, les produits de la pyrolyse sont détériorés en donnant des rendements élevés en oxyde de carbone, en hydrogène et en anhydride carbonique, ainsi que de faibles rendements en combustibles et en produits chimiques gazeux utiles. L'expression courant turbulent" désigne un courant de gaz passant à travers une zone de pyrolyse, c'est-à-dire un récipient réactionnel en forme de conduite, le courant étant de nature turbulente et ayant, par exemple, un nombre de Reynolds supérieur à 2000, et de préférence d'environ 2500. Au cours de l'opération, un faible rapport d'environ 0,2 à environ 2,0 kg de gaz mixtes par kilo de déchets solides est suffisant pour obtenir un nombre de Reynolds de 2000 ou plus lorsque la chambre de pyrolyse a un diamètre de 76,2 mm ou plus. Par exemple, pour une chambre de 25,4cm de diamètre, un débit de gaz d'environ 0,7 kg par kilo de déchets solides est suffisant pour maintenir un courant turbulent dans la chambre. Il faut éviter un courant laminaire dans la zone de pyrolyse,étant donné qu 'un système de ce type aurait fortement tendance à li miter le contact entre le charbon, 1 1eau et la mastère carbonée, ainsi que la vitesse du transfert de chaleur vers la matière carbonée dans la zone de pyrolyse.Dans la mise en oeuvre normale de la présente invention, on introduit le gaz support, l'eau, le charbon chaud et les déchets solides à une extrémité du récipient de pyrolyse, puis on mélange rapidement, on met ces matières en contact dynamique l'une avec l'autre, puis on les souffle dans le récipient pour assurer le transfert de chaleur requis. La chaleur nécessaire pour pyrolyser -la matière organique et pour éliminer les produits chimiques organiques volatils utiles peut être fournie entièrement ou partiellement par la chaleur sensible des particules de charbon ; de préférence, pratiquement toute la chaleur est fournie par le charbon chaud. On utilise environ 2 kg à environ 10 kg de charbon chaud par kilo de déchets solides, le choix du rapport pondéral optimal entre le charbon et les déchets solides dépendant évidemment des conditions imposées pour le transfert de chaleur et d'autres caractéristiques du système. Etant donné qu'une partie de la chaleur nécessaire pour la pyrolyse peut être fournie par le gaz support et de la vapeur d'eau, on peut calculer la tempéra ture , le débit et la durée de séjour dans le réacteur par des procédés bien connus pour un système particulier. L'emploi de charbon chaud comme source principale de chaleur dans la zone de pyrolyse offre de nombreux avantages. Par suite de sa densité et de sa capacité thermique, il faut, pour chauffer les déchets solides, un volume beaucoup plus faible de charbon que dans le cas où l'on utilise le gaz support chaud seulement.Le charbon chaud entre en contact intime avec les déchets solides dans le courant gazeux turbulent, assurant ainsi un transfert de chaleur efficace. L'énergie thermique peut également être fournie à la zone de pyrolyse par un moyen indirect, par exemple un chauffage électrique à travers la paroi de la zone. Le gaz support du courant ne doit pas oxyder le charbon, la matière organique, ni les produits chimiques organiques utiles formés au cours de la pyrolyse. Dès lors, le courant gazeux doit être pratiquement exempt d'air, d'oxygène et analogues. En d'autres termes, le courant doit contenir moins de 4 %, de préférence moins de 1 %, en volume d'oxygène. On réduit la quantité d'oxygène au minimum pour réduire l'oxydation des produits organiques utiles, y compris les combustibles et les produits chimiques liquides utiles.Parmi les gaz pouvant être utilisés comme gaz supports, il y a,pr exemple, l'azote, l'argon, CH4 H2 , l'oxyde de carbone, les gaz de combustion, l'anhydride carbonique, la vapeur d'eau et tout autre gaz ne donnant lieu à aucune réaction néfaste ou oxydation de la fraction organique de la matière dans le système. Dans une forme de réalisation préférée, on recycle le gaz support vers la zone de pyrolyse, après en avoir éliminé les produits chimiques organiques utiles. L'effluent de la zone de pyrolyse est constitué de charbon, de produits chimiques et combustibles organiques volatilisés, du gaz produit et du gaz support. On refroidit les produits chh miques et combustibles organiques volatilisés à une température inférieure à la température de pyrolyse pour réduire au minimum la dégradation des produits chimiques organiques utiles On peut aisément en séparer le charbon solide au moyen de n'importe quel séparateur classique de solides/gaz, par exemple un cyclone ou analogues. Les matières chimiques organiques utiles uolatilisées et le gaz support peuvent être séparés et récupérés par des moyens classiques appropriés à cet effet. Lorsque les déchets solides traversant la zone de pyrolyse contiennent des matières inorganiques telles que des métaux et du verre, on peut mélanger les particules de ces matières avec le charbon formé par la fraction organique des déchets solides. On peut aisément séparer les solides organiques (charbon) et les solides inorganiques par des systèmes habituels de classification par l'air. En fait, la pyrolyse des solides organiques augmente la différence de densité entre ces solides et les solides inorganiques et facilite réellement leur séparation. Toutefois, le charbon solide contenant à la fois des matières organiques et inorganiques peut être recyclé à travers la zone de pyrolyse pour fournir la chaleur nécessaire, sans séparation préalable. Lorsqu'on sépare les solides pyrolysés en fraction organique (charbon) et inorganique et que l'on ne recycle pas-catr te dernière fraction, on utilise cependant, de préférence, la chaleur des solides inorganiques pour fournir de la chaleur à la zone de pyrolyse en vue d'accroître l'efficacité et l'économie du système ; par exemple, on peut utiliser la chaleur des solidès inorganiques pour chauffer les gaz de recyclage. il est entendu que les solides inorganiques chauds récupérés des produits de pyrolyse sont excellents, en ce qui concerne leur forme et leur état, pour le traitement complémentaire par des procédés classiques en vue d'en récupéree les produits chimiques utiles inorganiques ou métalliques, ce facteur constituant un attrait économique supplémentaire des formes de réalisation préférées du procédé suivant l'invention. Au départ, on entame le procédé en utilisant du charbon chaud provenant d'autres sources mais, dès que le procédé est en cours et que les déchets solides ont été pyrolysés cowme dé- crit ci-dessus, la production de charbon chaud est suffisante pour répondre aux exigences du système et, en fait, elle est excessive. Le charbon en excès peut être aisément réutilise dans le traitement complémentaire en vue de former de nouvelles matières, ce qui améliore encore le caractère économique global du procédé suivant l'invention, ces-matières pouvant être utilisées comme combustible dans les installations de production d'énergie ou comme source de matière première pour l'industrie chimique. Ce charbon en excès peut être transformé en briquet tes par des procédés classiques et être utilisé comme source de combustible ou comme coke. Les particules de charbon en excès produites par le procédé dé peuvent également être dégazéifiées, éventuellement par chauffer fage à des températures comprises entre environ 650 et 980"C ou plus pour obtenir un gaz riche en hydrogène, qui peut être vendu comme combustible de première qualité. Le gaz peut être amélioré pour donner de l'hydrogène pur ou il peut être utilisé pour le traitement à l'hydrogène de produits chimiques utiles volatilisés plus lourds produits par le procédé. On peut effectuer la dégazéification du charbon par chauffage direct ou indirect. Lors du chauffage direct, le charbon est mis en contact avec une quantité suffisante d'oxygène provenant d'une source appropriée telle que 1' air, pour amener le charbon à la température de ddgazéafication désirée par une combustion contrôlée. A cet effet, on peut utiliser un réacteur de transport analogue au réacteur de pyrolyse ou encore un réacteur i lit fluidisé. Toutefois, on dégazéifie, de préférence, le charbon par chauffage indirect, ce qui donne un courant gazeux contenant 70 X en volume ou plus d'hydrogène. A cet effet, on peut travailler dans un réacteur analogue à un échangeur de chaleur tubulaire dans lequel le charbon est soufflé à travers les tubes en une phase dense ou diluée, tandis que le combustible brtle avec l'air ou n'importe quelle autre source d'oxygène appropriée dans les tubes adjacents pour fournir la chaleur requise en vue de la dégazéification. A titre de variante, on peut atteindre le même résultat grâce à la combustion du combustible dans des tubes placés dans un lit fluidisé du charbon. Après avoir séparé le charbon des gaz dégagés, on le refroidit en vue de son utilisation finale comme combustible de haute qualité. Lorsquton désire produire du charbon à faible teneur en soufre à partir de déchets solides contenant d'importantes quantités de soufre, on peut effectuer la réduction du soufre au cours de la pyrolyse ou en soumettant le charbon obtenu à une surchauffe et/ou à une dégazéification. On peut effectuer la désulfuration au cours de la pyrolyse en prévoyant, dans la zone de pyrolyse, au cours de cette dernière, un accepteur solide de soufre tel que la chaux ou l'oxyde de fer. Le soufre se combine avec l'oxyde de fer pour former de la pyrrhotine qui, bien qu'elle soit un oxyde de fer,est magnétique et peut être éliminée, du charbon produit, avec n'importe quelle pyrite de fer naturellement présente et ce par séparation magnétique. A cet effet, on peut adopter un re froidissement minimum du charbon pour préserver les conditions thermiques requises pour le traitement. On peut également effectuer la désulfuration au cours de la pyrolyse enrichissant le courant gazeux avec de l'hydrogène, de préférence une partie de l'hydrogène libéré au cours d'une étape de dégazéification ultérieure du charbon. L'hydrogène chargé dans la zone de pyrolyse réagit avec le soufre pour former du sulfure d'hydrogène, que l'on élimine plus tard par des moyens classiques tels que l'épuration ; l'addition d'hydrogène dans la zone de pyrolyse enrichit également les hydrocarbures volatilisés. Dans la forme de réaction préférée du procédé suivant l'invention, on utilise un gaz support contenant au moins 20 parties en volume d'hydrogène, calculées sur le volume total du gaz support utilisé. On peut également effectuer la désulfuration en procédant à une surchauffe du charbon en utilisant comme gaz de transport, lors de la surchauffe, un gaz enrichi d'hydrogène. Ce gaz réagit avec le soufre dans le charbon pour assurer une réduction cont- plémentaire du soufre dans le charbon formé. Tout comme dans le cas de la désulfuration au cours de la pyrolyse, l'hydrogène employé peut provenir des gaz se dégageant au cours de la dégazéification du charbon, avant ou après leur purification. Lorsqu'on désire récupérer le soufre du charbon produit, on chauffe simplement ce dernier (qui est déjà i température élevée) à environ 1300-1550 C, sous des pressions normales, dans un milieu non oxydant et pendant des périodes pouvant atteindre environ 20 minutes. il en résulte d'importantes réduction du soufre provenant du charbon. Lorsqu'on dégazéifie le charbon par chauffage indirect, le maintien de la pression à environ 1,05-7 kg/cm2 absolus et l'utilisation d'un gaz de transport riche en hydrogène améliorent l'élimination du soufre au cours de la dégazéification. Dans ces conditions, le charbon peut être désulfuré et dégazé au bout de périodes réactionnelles d'environ 10 minutes, en particulier si le soufre organique a été pratiquement éliminé par l'emploi d'un accepteur de soufre dans la zone de pyrolyse au cours d'un traitement précédent. Le dessin annexé représente schématiquement une forme d'équipement prévu pour effectuer une forme de réalisation préférée de la présente invention. Comme le montre le dessin, les déchets solides carbonés en particules pénètrent dans l'enceinte du dispositif illustré, par une conduite 2 et ils passent dans un réservoir de charge 4 prévu pour le stockage. A cet endroit, on purge la charge de son oxygène en la soumettant à un vide ou à un balayage à l'aide d'un courant de purge gazeux exempt d'oxygène, par exemple, un courant d'azote, d'anhydride carbonique ou d'un gaz support. On dose alors la charge dans le système par une soupape 6 étanche aux gaz et par une conduite 8 par laquelle passe une quantité de gaz de recyclage suffisante pour transporter lessolides en particules à travers le système de pyrolyse à la vitesse opératoire appropriée. Le courant de solides carbonés en particules et de gaz de recyclage absorbe alors l'eau provenant de la conduite 10, en une quantité suffisante pour achever la réaction de déplacement d'eau/gaz reqùise dans un réacteur de pyrolyse 12 vers lequel se dirige la conduite 8. On peut éventuellement faire passer directement de l'eau sous forme de vapeur dans le réacteur de pyrolyse 12, de préférence de l'eau chauffée à une température voisine de la température de pyrolyse désirée.Au courant de recyclage gaz/solides de la conduite 8, par une conduite 42, on ajoute une quantité suffisante de charbon chaud pour fournir la chaleur permettant d'effectuer la réaction de pyrolyse. La réaction se déroule dans le réacteur 12 où la température est portée entre 650 et 1315 C . Les solides résiduels et les gaz chauds provenant du réacteur sont éliminés par une conduite 14 et les solides sont séparés des gaz chauds en deux étapes, c'est-à-dire dans un cyclone 16 et dans un cyclone 44. Le charbon frais produit dans le réacteur 12 a des dimensions suffisantes pour être éliminé dans le cyclone 16, tandis que le charbon chaud initial qui a pénétré dans le réacteur 12, est réduit en cendres de plus faibles dimensions, ces cendres passant pour la plupart dans le cyclone 16 avec les gaz, pour être ensuite classifiées et séparées lors de leur passage dans le cyclone 44. Le nouveau charbon sort du cyclone 16 par une conduite 18, où il rejoint une conduite 20 transportant de l'air et le gaz de recyclage dans un dispositif de chauffage de charbon 26. Dans ce dispositif de chauffage, une-partie du charbon est brûlée pour porter la partie restante à une température suffisamment élevée pour son recyclage dans le réacteur. Du dispositif de chauffage de charbon 26, le charbon chaud passe par la conduite 28 et est séparé des gaz de combustion dans un cyclone 30. On emploie 1'oxygène en une quantité inférieure à la quantité stoechiométrique dans le dispositif de chauffage 26 pour que le courant de gaz et de charbon chauffé , quittant le dispositif de chauffage 26 par la conduite 28, ne contienne pratiquement pas d'oxygène. Les gaz quittent le cyclone 30 par une conduite 32 et passent dans un système 34 de récupération de la chaleur résiduai re; Le charbon chaud passe,par une conduite 36, dans un réservoir tapon 38 où il est conservé momentanément avant d ' être chargé dates le système de pyrolyse,par une soupape de dosage 40 et la conduite 42, pour rejoindre la conduite 8 contenant les matières de charge de la pyrolyse. Les cendres résiduaires formées quittent le cyclone 44 par une conduite 46, elles sont refroidies dans le dispositif de refroidissement 48 et éliminées du système par une conduite 50. Les gaz produits par la réaction de pyrolyse quittent le cyclone 44 par une conduite 52 et ils sont refroidis dans une tour de refroidissement brusque 54 avec de 1 'eau, un solvant inerte et/ou un gaz inerte. Les produits condensables contenus dans lés gaz formés sont surtout 1 'eau et une faible quantité de liquides organiques qui quittent le système de refroidis se- ment brusque par une conduite 56 et sont pompés par une pompe 58 vers une conduite 60, en vue de l'élimination et/ou de la récu pération an moyen d'éléments classiques (non représentés). Les gaz refroidis obtenus quittent la tour de refroidissement brusque 54 par une conduite 62 et l'on retire de l'éthylène de haute qualité dans une installation classique de récupération d'éthylène 64. L'éthylène produit quitte le système par une conduite 66. Les gaz residuels formés passent par une conduite 68 dans une installation classique d'élimination d'anhydride carbonique 70. L'anhydride carbonique résiduaire est évacué du système par la conduite 72. Les gaz résiduels sont constitués essentiellement d'oxyde de carbone, de méthane, d'hydrogène, de faibles quantités d'éthane et d'hydrocarbures de 3 à 7 atomes de carbone. Ces gaz quittent l'installation d'élimination d'Unhy- dride carbonique par une conduite 74 et sont recyclés dans le système. Une partie du gaz recyclé est chargée directement dans le dispositif de chauffage de charbon 26 par la conduite 20, où elle absorbe l'air nécessaire pour la combustion du charbon dans le dispositif 26, cet air étant fourni au moyen d'un compresseur 22 et d'une conduite 24.Les gaz restants rejoignent les matières de charge de la pyrolyse dans la conduite 8 et ils sont recyclés au moyen du réacteur de pyrolyse 12, ces gaz étant utilisés comme gaz support et comme matière première pour produire plus d'éthylène. EXEMPLE Pour illustrer la mise en oeuvre du procédé, on soumet un échantillon broyé de déchets provenant de la ville de Middletown, Ohio, E.U.A., à une pyrolyse à 14000C dans le réacteur 12 d'une installation pilote du type décrit ci-dessus. Préalablement, on procède à une récupération sur l'échantillon en éliminant presque tous les métaux, verre et autres matières inertes, ainsi qu'environ 50 % de fibres de papier. La fraction organique principale de ces déchets solides ayant des particules d'une granulométrie comprise entre environ 50 mesh et 12,7 nun, est chargée, en continu, dans un réacteur de pyrolyse à raison d'environ 1,36 kg par heure. Le courant turbulent de la zone réactionnelle contient 7,2 % en poids d'eau calculés sur le poids des matières carbonées contenués dans le courant. Le tableau 2 ci-après donne une analyse des composants des déchets utilisés dans cet exemple. TABLEAU 2 Analyse des déchets solides réduits en pâte avec de l'eau, puis séchés au four et provenant de la ville de Middletown, Ohiô Composant X en poids carbone 46,1 hydrogène 7,7 soufre 0,07 azote 0,65 chlore 0,13 cendres 6,5 oxygène (par différence) 39,85 Remarque : avant la pyrolyse, 90 % des matières inorganiques inertes ont été récupérées par la Black Clawson Company" Le tableau 3 ci-après donne une analyse des produits formés lors de la gazéification des matières carbonées en utilisant le procédé suivant l'invention. TABLEAU 3 Produits de gazéification/pyrolyse 3 Fraction gazeuse : 86 % en poids, valeur thermique 6,853kcaUm hydrogène 1,2 % en poids 16,7 mole % méthane 10,0 X " " 15,4 " éthylène 1,1 % " " 1,3 " propane et propylène 3,7 X " " 2,3 hydrocarbures con tenant 4 atomes de carbone 0,4 % " " 0,3 n hydrocarbure s contenant 5 à 7 atomes de carbone 4,8 % u " 2,1 oxyde de carbone 18,4 X " " 17,9 anhydride carbonique 38,8 % n n 23,1 n Fraction de charbon : 7 X en poids % en Poids carbone 39,4 hydrogène 1,4 azote 1,0 soufre 0,4 cendres 54,1 chlore 0,5 oxygène (par différence) 3,2 Fraction liquide : 7 % en Poids ; pH : environ 3,5 X en Poids eau > 90,0 soufre 0,4 azote 0,7 chlore 0,04 Contient également acétaldéhyde, acide acétique, acétone, acide formique, furfural, méthanol, phénol, etc. L'invention prévoit un procédé efficace et économique, non seulement pour éliminer les déchets solides,mais également pour procurer une source de matières premières utiles pour l'indus- trie chimique. Dès lors, il transforme un problème en un avantage. En se basant sur les résultats obtenus dans exemple précédent, il apparaît qu'une installation à grande échelle,prévue pour traiter 2000 tonnes par jour de détritus des villes, pourrait produire 68,039 tonnes d'éthylène par an avec une transformation en gaz de 86 %, la chaleur du procédé étant fournie entièrement par la fraction exempte d'éthylène de ce gaz. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'hydrocarbures gazeux de 1 à 7 atomes de carbone à partir de matières solides carbonées, Ca- ractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : on forme un courant gazeux turbulent constitué d'un gaz support, d'eau, de charbon et de solides carbonés en particules, ces solides ayant des particules d'une granulométrie maximale inférieure à 25,4 mm, si bien que les solides et l'eau sont mélangés intimement et sont entraînés dans la fraction gazeuse du courant, tandis que l'eau est présente dans ce courant à raison d'au moins 2 % en poids, calculés sur la quantité de solides carbonés contenus dans ce courant, le gaz support contenant moins de 1 % en volume d'oxygène ; on chauffe les composants de ce courant à une température comprise entre environ 6500C et environ 1400"C dans une zone de pyrolyse pendant une durée de séjour prédéterminée de façon qu'au moins une partie de ces solides carbonés soit transformée en hydrocarbures gazeux contenant 1 à 7 atomes de carbone, ltéthylène constituant au moins 20 % en volume de ces hydrocarbures gazeux ; on élimine le courant de produits provenant de la zone de pyrolyse et on récupère les hydrocarbures gazeux formés. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ce courant gazeux contient environ 7 à environ 18 % en poids d'eau, calculés sur le poids-des solides carbonés contenus dans le courant. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on chauffe ce courant gazeux à une température comprise entre environ 760 et environ 8700C dans cette zone de pyroly se. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'on chauffe ce courant gazeux à une température d'environ 81SOC dans cette zone de pyrolyse. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la durée de séjour des solides carbonés dans cette zone de pyrolyse est inférieure à 5 secondes. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les solides carbonés sont des déchets provenant des villes, des boues d'égouts, des déchets de bandages pneumatiques en caoutchouc, des déchets de l'agriculture, des engrais, des résidus de récoltes, des déchets du traitement des aliments, des déchets industriels, des produits de lignocellulose ou des mélanges de ces déchets. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on sépare les hydrocarbures gazeux formés suivant leurs composants. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les hydrocarbures gazeux formés sont constitués essentiellement d'éthylène. 9. Procédé suivant 1 'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'une importante partie de la chaleur requise pour la pyrolyse des solides carbonés est fournie par le charbon chauffé contenu dans le courant gazeux. îOq Procédé suivant lune quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'une partie de la chaleur requise dans la zone de pyrolyse est fournie par un dispositif de chauffage indirect, en vue de chauffer les solides carbonés. 11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'une partie des solides récupérés du courant de produits est chauffée séparément, à une température comprise entre environ 870C et environ 13150C, et est ensuite recyclée en passant par la zone de pyrolyse, sous forme de charbon chaud, dans le courant gazeux pour fournir une importante partie de la chaleur requise dans la zone de pyrolyse et chauffer les solides carbonés. 12. Procédé suivant la revendication il, caractérisé en ce qu'on utilise ce charbon chaud en quantités suffisantes pour fournir pratiquement toute la chaleur requise pour chauffer les solides carbonés dans la zone de pyrolyse. 13. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le gaz support est un gaz enrichi d'hydrogène. 14. Procédé en vue de produire des hydrocarbures gazeux, en substance comme décrit en se référant au dessin annexé. 15. Hydrocarbures préparés par un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes.