L'invention est relative aux citernes, cuves fermées de grandes dimensions destinées à contenir des volumes importants de liquide en vue de leur transport et éventuellement de leur stockage au moins provisoire. Elle vise plus particulièrement, parmi ces citernes, celles qui présentent la forme générale d'un cylindre, de préférence de révolution, dont la directrice est une ligne fermée convexe sans angle vif, de préférence terminée à ses deux extrémités axiales par des fonds bombés extérieurement. Elle a pour but, surtout, de rendre ces citernes telles qu'elles répondent mieux que jusqu'à ce jour aux diverses exigences de la pratique, notamment en ce qu'elles puissent être traitées à la manière des conteneurs ou '!containers" parallélépipédiques de dimensions normalisées pour ce qui concerne leur manutention, leur empilement et leur rangement à l'intérieur des volumes réservés au fret dans les entrepots et les engins de transport, engins généralement ferroviaires, routiers, fluviaux ou maritimes. On rappelle que les conteneurs du genre en question sont coiffés à leurs huit coins par des plots ou sabots, notamment en forme de trièdresà faces orthogonales, agencés de façon à coopérer avec des organes de préhension correspondants et à faciliter leur arrimage sur des sabots identiques prévus sur des conteneurs voisins aussi bien hcricntalement que verticalement. Les citernes selon l'invention sont caractérisées en ce qu'elles présentent, assemblés respectivement sur leurs deux extrémités axiales, deux socles comprenant chacun d'une part un cadre terminal rectangulaire rigide un peu plus grand que la section transversale de la cuve et d'autre part une ceinture de raccordement de ce cadre à la cuve, coiffant un bout de cette cuve, ceinture en forme de pyramide tronquée dont la base est formée par ledit cadre. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes, bien que ce ne soit pas indispensable : - chaque cadre rectanoulaire est équipé à ses quatre coins de sabots du genre ci-dessus, - le demi-angle au sommet de chaque pyramide tronquée est compris entre 30 et 60 , étant de préférence égal à 45 , - la ceinture pyramidale tronquée est découpée de façon telle que le bord de son ouverture s'adapte jointivement, non seulement sur une partie de la paroi cylindrique de la cuve, mais également sur une partie du fond correspondant, - la ceinture est formée d'un seul bloc avec le cadre correspondant, - le bord de 11 ouverture découpée dans la ceinture est raccordé à la cuve par soudure, - la ceinture est raccordée à la cuve par son boulonnage sur des pattes rapportées sur cette cuve. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit l'on va décrire deux modes de réalisation préférés de l'invention en se référant au dessin ci-annexé d'une manière bien entendu non limitative. La fig. 1 de ce dessin montre, en vue perspective, une citerne-conteneur horizontalement allongée établie conformément à l'invention. La fig. 2 montre en vue latérale une autre citerneconteneur semblablement établie, mais horizontalement plus courte. Et les fig. 3 et 4 sont des vues schématiques latérales, respectivement, d'une citerne du cenre de celle montrée sur la fig. 1, et de trois citernes du genre de celle illustrée sur la fig. 2 disposées bout à bout. D'une façon connue en soi, la cuve proprement dite de la citerne illustrée sur la fig. 1 est constituée par un cylindre métallique 1 dont la section droite est un cercle. Une telle section droite est celle qui assure la me-illeure résistance de la cuve à la pression interne exercée sur elle par son contenant liquide, mais elle pourrait être également délimitée par une ellipse ou par une autre courbe arrondie convexe. L'axe du cylindre est ici horizontal, mais il pourrait ê-tre également vertical. Les deux fonds terminaux 2 du cylindre sont ici bombés vers ltextérieur, mais pourraient également être plats. Un telle cuve cylindrique convient parfaitement pour recevoir des volumes importants de liquide (vin, hydrocarbure ou autre), volumes pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de litres. Mais elle se prête mal aux manutentions à l'aide des engins (grues, chariots élévateurs...) adaptés à la manutention des conteneurs à cotes normalisées. Et surtout elle ne permet pas les empilements et rangements prévus pour de tels conteneurs. Pour remédier à ces inconvénients, conformément à l'invention, on transforme en quelque sorte les citernes du genre ci-dessus en conteneurs à cotes normalisées en rapportant sur leurs deux bouts des socles ou embases rigides comprenant chacun - un cadre rectangulaire 4 dans lequel la section transversale de la cuve 1 est inscriptible, - et une ceinture ou jupe 5 raccordant ce cadre au bout de cuve correspondant, ceinture en forme de pyramide tronquée admettant ledit cadre pour base. La troncature de la pyramide est effectuée selon une ligne 6 qui s'adapte jointivement - en partie contre le bout de cuve 2 correspondant, - et en partie contre l'extrémité axiale de la paroi latérale cylindrique de la cuve 1 raccordée à ce bout. Cette ligne 6 forme quatre croissants concaves découpés dans chacune des quatre faces planes de la pyramide, croissants raccordés les uns aux autres en des points anguleux saillants 7 situés sur les arêtes 8 de la pyramide. La liaison entre la ceinture 5 et la cuve est avantageusement réalisée par soudage. Pour faciliter cette liaison, on peut prévoir des encoches 9 évidées dans la ceinture formant des discontinuités dans le cordon de soudure. La liaison en question peut également être assurée par d'autres moyens, par exemple par boulonnage de la ceinture sur des pattes rapportées sur la cuve. Le cadre 4 est constitué par quatre profilés à section rectangulaire raccordés deux à deux à angles droits. II porte à ses quatre coins des sabots perforés 10, de formes et dimensions normalisées, formant plots de support et d'amarrage. Ledit cadre est de préférence formé d'une seule pièce avec la ceinture 5, étant notamment constitué en une feuille d'acier doux épaisse de 4 à 5 mm. Le demi-angle au sommet de la pyramide est compris entre 30 et 60 degré et est de préférence égal à 90 degrés. Bien que ce ne soit pas indispensable, les deux socles rectangulaires peuvent être reliés l'un à l'autre par des longerons 11 eux-mêmes entretoisés transversalement par des traverses 12 en des zones, desdits longerons, reliées à la paroi latérale de la cuve par des béquilles 13, lesdites traverses 12 ayant des formes et dimensions qui permettent leur mise en place facile sur les éléments de support des chariots élévateurs et autres dispositifs de manutention. Si la tôle constitutive de la ceinture 5 est suffisamment épaisse, on peut prévoir des jours dans les parties planes de celle-ci. La citerne montrée sur la fig. 2 ne diffère de celle montrée sur la fig. 1 que par sa longueur axiale : cette longueur est telle que la dimension horizontale hors tout correspondante soit rigoureusement égale au tiers de la dimension horizontale hors tout L de la citerne de la fig. 1. Ainsi, comme bienvisible sur les fig. 3 et 4, on peut exactement disposer trois citernes du deuxième type dans l'encombrement longitudinal d'une citerne unique du premier type, ce qui peut présenter de l'intérêt dans le cas où le volume unitaire d'une citerne du premier type (par exemple supérieur à 20.000 1) est supérieur aux besoins. Dans le même esprit, on peut prévoir d'autres sous-multiples (en particulier de longueur L/2) ou multiples d'un élément unitaire de référence, permettant toutes les combinaisons désirées lors du rangement, comme il est bien connu dans les techniques d'assemblages d'éléments modulaires. En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisation adopté, on patient finalement une citerne-conteneur dont la constitution résulte suffisamment de ce qui précède et qui présente à la fois les avantages des citernes classiques à parois arrondies (résistance optimum à la pression de remplissage pour une qualité et une épaisseur données de métal) et ceux des conteneurs parallélépipédiques (manutention et rangement normalisés). Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spé cialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Citerne comprenant une cuve cylindrique dont la directrice est une ligne fermée convexe sans angle vif, caractérisée en ce qu'elle comprend, assemblés respectivement sur ses deux extrémités axiales, deux socles comprenant chacun d'une part un cadre terminal rectangulaire rigide un peu plus grand que la section transversale de la cuve et d'autre part une ceinture de raccordement de ce cadre à la cuve, coiffant un bout de cette cuve, ceinture en forme de pyramide tronquée dont la base est formée par ledit cadre. 2. Citerne selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque cadre rectangulaire est équipé à ses quatre coins de sabots permettant la manipulation de la citerne et son amarrage sur des citernes voisines. 3. Citerne selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que le demi-angle au sommet de chaque pyramide tronquée est compris entre 30 et 60 , étant de préférence égal à 45". 4. Citerne selon-l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que la ceinture pyramidale tronquée est découpée de façon telLe que le bord de son ouverture s'adapte jointivement, non seulement sur une partie de la paroi cylindrique de la cuve, mais également sur une partie du fond correspondant. 5. Citerne selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que la ceinture est formée d'un seul bloc avec le cadre correspondant. 6. Citerne selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que le bord de l'ouverture découpée dans la ceinture est raccordé à la cuve par soudure. 7. Citerne selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la ceinture est raccorde à la cuve par son boulonnage sur des pattes rapportées sur cette cuve.