La présente invention concerne un nouveau type de réchaud foncflonnant au gaz. On sait que les réchauds classiques, telsnotamment que les réchauds dits de camping, comportent en général un châssis équipé d'une structure de support destinée à recevoir les ustensiles à chauffer, un bruleur monté dans le châssis et alimenté en gaz à partir d'une source d'alimentation telle, par exemple1 qu'une bouteille de gaz sous pression et un système de commande de l'alimentation en gaz du bruleur. Avec ces systèmes connus, on peut assurer un réglage de la flamme à la sortie du bruleur, selon une plage de puissances calorifiques déterminées par la manoeuvre du système de commande d'alimentation entre une position fermée et une position de plein débit. Cette plage de puissances est cependant limitée et permet difficilement d'utiliser le réchaud en chauffe-plat, c'est-à-dire à une allure de chauffe très basse car on risque alors d'assister à une extinction intempestive du bruleur, par exemple par soufflage de la flamme. De meme, lorsque l'on désire faire chauffer très rapidement le contenu d'un ustensile, il est impossible d'augmenter la puissance de chauffe au-aelà de celle qui est permise par le débit maximal en gaz du système d'alimentation. La présente invention a pour but la réalisation d'un dispositif qui permet d'accroitre, de manière importante, les performances d'un réchaud dans la gamme des grandes puissances tout en assurant une allure de ralenti (permettant un fonctionnement en chauffe-plat) qui évite tout risque d'extinction intempestive de la flamme au bruleur. Conformément à l'invention, on atteint ce but grâce au fait que le système de commande d'alimentation comporte au moins deux robinets de réglage de débit de gaz admettant des débits différents, ces robinets étant reliés respectivement à la source d'alimentation et commandés chacun par un organe de manoeuvre indépendant. De préférence, les robinets sont disposés dans un corps de robinets commun présentant une sortie ou injecteur de gaz unique en direction du brûleur ainsi qu'une entrée de gaz également unique. Chacun des organes de manoeuvre assurant le réglage du robinet associé est constitué par une tige tournante dont une extrémité (éventuellement constituée par un pointeau) est montée dans le corps de robinet et dont l'extrémité opposée dépasse à l'extérieur du châssis du réchaud et est équipée d'un bouton de manoeuvre. L'un des robinets de gaz assure un débit de gaz vers le brûleur, de telle manière qu'il permet l'obtention d'une puissance calorifique suffisamment faible pour as- surer une allure de flamme convenant pour que le réchaud joue le râle de chauf fe-plat. Naturellement, I'organe de manoeuvre associé à ce premier robinet permet un réglage du débit entre une valeur nulle pour laquelle le robinet ne débite pas de gaz et une valeur maximale. De préférence, le débit maximal permis par ce premier robinet, ou robinet de ralenti, sera préréglé en usine, par exemple par in terpósition sur le circuit d'arrivée de gaz au robinet d'un pointeau permettant un débit limité. On comprend que, si l'on utilise le réchaud en chauffe-plat, I'organe de manoeuvre de ce dit premier robinet pourra être placé dans la position d'ouverture maximale, ce qui évitera tout risque d'extinction intempestive de la flamme au brûleur. Par contre, le second robinet admet un débit de gaz beaucoup plus important qui assure une allure de chauffe permettant d'obtenir, par exemple, la cuisson d'ali mentis. Là encore ce robinet peut etre réglé par l'usager entre une position de débit nul et une position de débit maximal. Par ailleurs - et toujours dans l'optique d'assurer une plus grande souplesse d'utilisation du réchaud - ce dernier comporte des moyens pour régler le débit de l'air, destiné à se mélanger au gaz en amont de la zone de combustion, entre un débit minimal préréglé et un débit maximal prédéterminé. Le réglage du débit d'air permet de faire varier la gamme des puissances calorifiques dégagées par le brûleur entre des valeurs relativement basses pour lesquelles le mélange combustible sera assez pauvre en air et des valeurs élevées pour lesquelles le mélange combustible sera enrichi en air, ce qui permettra une combustion parfaite du gaz. Selon l'invention, des moyens d'alimentation en air font communiquer avec l'at mosphère une zone intérieure du canal acheminant la veine de gaz de l'injecteur à la tête du brûleur, cette zone étant située en aval dudit injecteur. Par ailleurs, les moyens pour régler le débit d'air sont réglables entre une position pour laquelle le volume d'air admis n'autorise qu'une combustion partielle du gaz combustible, ce qui fournit une flamme "molle", et une position assurant l'admission d'un volume d'air en excès par rapport au volume normalement néces- saire pour assurer une combustion totale de gaz combustible, ce qui fournit une flamme "dure". Selon un aspect particulier de l'invention, les moyens d'alimentation en air pourront etre constitués par au moins une ouverture pratiquée dans le canal acheminant la veine gazeuse, tandis que les moyens pour régler le débit d'air seront constitués par une pièce d'obturation mobile commandée depuis l'extérieur du châssis et susceptible d'être déplacée devant l'ouverture pratiquée dans le canal entre une position dans laquelle elle obture pratiquement l'ouverture en ne laissant subsister qu'un passage de communication réduit du canal avec l'atmosphère et une position dans laquelle elle dégage l'ouverture en ménageant ainsi un passage de communication important du canal avec l'atmosphère. Selon encore un autre aspect de l'invention, on prévoit que, dans la position qu'occupent les moyens de réglage du débit de l'alimentation en air pour permettre un débit en air maximal, l'écartement entre la tete du brûleur et la structure de support des ustensiles à chauffer est inférieur à l'écartement existant entre ces deux éléments dans le cas d'un débit d'air minimal. De cette façon, on comprend que, lorsque le réchaud est utilisé à sa puissance calorifique maximale, le brûleur se trouvera au voisinage immédiat de l'ustensile à chauffer, ce qui limitera les pertes de chaleur et augmentera le rendement. Par contre, étant donné que lorsqu'on appauvrit le mélange en air on souhaite un chauffage moins efficace de I'ustensile, le fait d'écarter cet ustensile de la tête du brûleur permet encore de réduire la quantité de chaleur transmise à l'ustensile en raison des pertes de chaleur par convection étant donné l'écartement du brû- leur et de l'ustensile. Les moyens assurant une telle variation de l'écartement entre la tete de brûleur et l'ustensile peuvent etre de différents types. Toutefois, selon l'invention, on a prévu un moyen simple et économique puisqu'il réside dans le fait que la tete du bru1eur est portée par un manchon tubulaire mobile déplaçable exialement de telle façon que la tête du brûleur puisse évoluer dans l'espace compris entre la surface supérieure du châssis et la structure de support des ustensiles à chauffer. Le déplacement du manchon tubulaire est commandé par un dispositif de manoeuvre actionnable depuis l'extérieur du châssis et constitué, par exemple, par une crémaillère solidaire du manchon tubulaire et un pignon engrenant avec la crémail ibère, ledit pignon étant calé sur un arbre tournant actionné par un bouton dépas- sant du châssis. Selon un aspect particulier de l'invention, la tête de brûleur est susceptible d'é- voluer verticalement sous l'impulsion du dispositif de manoeuvre entre une position basse voisine du châssis, dans laquelle le manchon associé au brûleur jouera le rôle de la pièce d'obturation ne permettant qu'une arrivée d'air minimale, et une position voisine de la structure de support pour laquelle, au contraire, le manchon permet l'arrivée d'un volume d'air maximal au brûleur. On notera que le système de commande d'alimentation à deux robinets indiqué en premier lieu peut etre combiné avec le dispositif d'enrichissement en air du mélange à brûler, étant donné qu'il cherche à résoudre un meme problème et à obtenir un même résultat, c'est-à-dire une plus grande souplesse d'utilisation du réchaud. On décrira à présent, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation préférée de l'invention, en référence aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue en perspective de l'ensemble d'un réchaud selon l'invention ; - la figure 2 est une vue de dessous du réchaud de la figure 1; - la figure 3 est une coupe selon la ligne 111-111 de la figure 2 ; - la figure 3a est un détail à plus grande échelle montrant, en coupe, le corps de robinets , - la figure 4 est une vue en coupe, à plus grande échelle, selon la ligne IV-IV de la figure 2 ; - la figure 4a est une coupe, selon la ligne IVa-IVa, de la figure 4 ;; - la figure 5 est une vue en coupe partielle, à plus grande échelle, d'une partie du réchaud selon la ligne V-V de la figure 2 ; - les figures 5a à 5c sont des variantes de réalisation du dispositif d'admission en air représenté à la figure 5. L'exemple de réalisation choisi concerne un réchaud portatif du type réchaud de table. Toutefois, on comprendra que l'invention ne doit pas être limitée à ce type particulier d'appareil et qu'elle pourrait s'appliquer à des appareils de chauffage devant etre raccordés à un réseau de distribution en gaz de ville ou autre. Aux dessins, on a représenté en 1 un châssis de réchaud portatif muni, à sa partie inférieure, de pieds 2 destinés à prendre appui sur une surface de travail. La surface supérieure du châssis 1 est constituée par une plaque 3 sensiblement en forme de U et fixée au châssis 1 par exemple par agrafage de pattes 4 des ailes latérales de la plaque 3 dans des logements du châssis 1 (voir figure 2). Sur la plaque 3 est montée une structure de support 5 destinée à recevoir des ustensiles à chauffer. Dans l'exemple représenté, la structure 5 est montée sur la plaque 3 de telle fa çon qu'elle permet un accès facile au bruleur et à la surface supérieure de la plaque 3, notamment pour le nettoyage. A cet effet, les parties 6 du support 5 sont montées de façon tournante dans des charnières 7 fixées à la plaque 3. A l'opposé des parties 6, les parties 8 du support reposent sur la plaque 3 et sont immobilisées par des languettes 9 de maintien mobiles autour de l'axe 10 solidaire de la plaque 3. De cette façon, en faisant tourner les languettes 9 autour de leur axe 10, on peut libérer les parties 8 du support et faire basculer ce dernier dans le sens de la flèche F pour permettre un accès à la plaque 3 et au brûleur désigné de façon générale en 11. Comme on le voit plus particulièrement à la figure 3, le brûleur 11 comporte une texte de brûleur 12 fixée en bout d'un manchon vertical 13 logé de façon mobile dans une ouverture 14 de la plaque 3. L'autre extrémité du manchon 13 plonge à l'intérieur du châssis 1. Dans la cavité interne ménagée entre le châssis 1 et la plaque 3 sont disposés (voir figure 2): - d'une part, une bouteille ou cartouche de gaz sous pression 14 qui est maintenue en place dans le châssis par un dispositif de maintien 15 qu òn ne décrira pas en détail mais qui peut être du type de celui qui est décrit dans le brevet français nO 2.159.783, du 22 Juin 1973 ; ce dispositif de maintien 15 est monté sur une pièce porteuse 16 fixée au châssis, comme on le voit plus particulièrement à la figure 3. - d'autre part, un réservoir-tampon 17 qui est relié par un conduit 18 à la bouteille ou cartouche de gaz 14 et dont le rôle est d'éviter que du gaz sous forme liquide n'alimente le réchaud. Ce type de disposition est classique et n'appartient pas à I'invention, on ne le décrira donc pas en détail. Le réservoir-tampon 17alimente en gaz un corps de robinets 19 par l'interméåiai- re d'un tuyau 20, le corps de robinets étant supporté par une pièce sensiblement verticale 21 en forme de U fixée en 22 à l'intérieur d'un étrier 23, lui-meme fixé sous la plaque 3. ea liaison 22 entre la pièce 21, l'étrier 23 et la plaque 3 peut être une liaison par soudure, par rivet, ou de tout autre type approprié. Par ailleurs, le réchaud comporte également un système d'allumage piezo-électrique, de type classique, dont on a représenté en 24 I'électrode (voir figure 1) qui traverse la plaque 3 en étant fixé à celle-ci par un porte-électrode 24' monté contre la face inférieure de la plaque 3. En 25, on a représenté le dispositif piezo-électrique fixé dans le châssis, en 26 le bouton-poussoir permettant de commander le système d'allumage, et en 27 le conducteur reliant le dispositif piezo-électrique à l'électrode 24. A l'intérieur de la pièce 21 qui présente une forme sensiblement en U est logé, de façon coulissante, le manchon 13 du brûleur. Ledit manchon 13 coiffe une tubulure 28 dont l'extrémité inférieure 29 (voir figure 3a) est taraudée et vissée sur un filetage 30 d'une douille 31 d'injecteur de gaz montée dans le corps de robinets 19. Comme on le voit particulierement à la figure 3a, la douille 31 traverse l'âme 32 de la pièce 21, le corps de robinets 19 étant fixé à l'amie 32 partout moyen approprié. On notera que, dans l'amie 32 de la pièce 21, est aménagé un passage calibré 32a (voir figures 3a et 5) dont l'écartement de l'axe XX' de l'injecteur 31 est supérieur au rayon de la tubulure 28 et inférieur au rayon du manchon 13, de telle sorte que ce passage fasse communiquer en permanence avec l'atmosphère l'espace délimité par le manchon 13 et la tubulure 28. On décrira à présent plus en détail le système de commande d'alimentation en gaz, en référence aux figures 3 et 3a. Le corps de robinets 19 est une pièce d'aspect général parallélépipèdique présentant un orifice fileté 33 sur lequel est branché le tuyau 20 d'arrivée de gaz en provenance du réservoir-tampon 17. L'orifice d'entrée de gaz 33 est prolongé par un canal 34 sur lequel débouche un premier passage transversal 35 communiquant avec une chambre 36 d'axe sensiblement parallèle au canal 34 et dans laquelle est monté un robinet tournant 37 de réglage dont le filetage 38 est en prise avec un taraudage 39 de la chambre 36. L'extrémité conique 40 du robinet 37 coopère avec un siège 41 faisant communiquer la chambre 36 avec un passage 42 débouchant dans un espace 43 dans lequel est monté l'injecteur 31 qui est percé dgun passage axial 44 permettant l'acheminement du gaz selon la flèche G en direction du brûleur, Le robinet 37 comporte, de façon classique, un joint d'étanchéité 45. Ledit robinet se prolonge, à l'extérieur du corps de robinets 19, par une tige 46 qui s'étend (voir figure 3) à I'extérieur du châssis du réchaud en traversant un orifice 47 ménagé dans l'une de ses parois latérales. L'extrémité dépassante de la tige 46 porte un bouton de manoeuvre 48 dont la rotation assure le déplacement axial du robinet et, par conséquent, le réglage de l'ouverture du canal 42. Dans la position de la figure 3a, l'extrémité 40 du robinet étant en appui contre le siège 41 empêche le gaz de passer de la chambre 34 vers le brûleur. Par ailleurs, la chambre 34 débouche dans un passage 49 d'axe sensiblement parallèle au passage 35 et communiquant avec une chambre 50 située sensiblement dans le prolongement de la chambre 36 et dans laquelle est monté un second robinet tournant 51 de réglage du débit de gaz. Le filetage 52 du corps de robinets est en prise avec un taraudage 53 de la chambre 50 afin de transformer toute rotation du robinet en un mouvement de translation axiale. L'extrémité conique 54 du robinet coopère avec un siège 55 faisant communiquer la chambre 50 avec un passage 56 débouchant également dans la chambre 53 où est logée la douille 31 d'injecteur. Des moyens d'étanchéité 57, dont est équipé le-robinet 51, évitent toute fuite de gaz vers l'extérieur du corps d'injecteur. Le robinet se prolonge, à l'extérieur du corps de robinets, par une tige 58 s'étendant sensiblement dans le prolongement de la tige 46 et à l'opposé de celle-ci. La tige 58 traverse, par un orifice 59, la paroi du châssis opposée à celle que traverse la tige 46. L'extrémité dépassante de la tige 58 est munie d'un bouton de manoeuvre 60 permettant à l'usager de commander le déplacement du robinet 51. On notera qu'à l'intérieur du passage 49 faisant communiquer la chambre 34 avec la chambre 50 est monté un pointeau 61 dont l'extrémité conique 62 coopère avec un siège 63 et dont l'extrémité 64 opposée au siège 63 est filetée en 65 et engagée dans un taraudage 66 du passage 49. Une fente 67 ménagée dans l'extrémité 64 permet l'-introduction de l'extrémité d'un outil pour faire tourner le pointeau 61 autour de son axe et, par ce fait, le déplacer en translation axiale pour l'écarter du siège 63 ou,- au contraire, le mettre en appui contre ce dernier. Un joint d'étanchéité 68 empeche toute fuite de gaz vers l'extérieur. On indiquera que là position du pointeau 61 est préréglée en usine de façon à ne permettre qu'un passage limité de gaz de la chambre 34 dans la chambre 50. De la sorte, on est assuré que le débit de gaz maximal permis par le robinet 51 ne dépassera pas une valeur prédéterminée. Ainsi, si le robinet 37 est fermé et si l'on manoeuvre le robinet 51 seul, on obtient un régime de combustion au bru leur permettant d'utiliser le réchaud en chauffe-plat. Par contre, l'ouverture du robinet 37 permettra d'obtenir au bruleur une puissance de chauffe beaucoup plus importante puisqu'il n'existe aucun dispositif limitant le débit de gaz, à part naturellement le robinet 37 lui-meme qui donne à l'utilisateur la possibilité de régler la flamme. On comprendra qu'avec ce dispositif si l'on désire une cuisson à feu vif, on pourra, soit ouvrir le seul robinet 37, soit ouvrir simultanément les deux robinets 37 et 51, ce qui donnera une flamme importante puis, dès que la cuisson sera suffisante et que l'on souhaitera faire en sorte que le plat mijote simplement, il suffira de fermer le robinet 37 en laissant le robinet 51 ouvert et l'on aura alors une allure de flamme basse. On décrira à présent, en référence aux figures 4 à 5c, le dispositif d'admission d'air. Comme on l'a indiqué précédemment, le manchon 13 portant le brûleur est monté de façon coulissante sur la tubulure 28 de l'injecteur à l'intérieur de laquelle est acheminée la veine de gaz combustible. La tubulure 28 présente, au-dessus de la douille 31, au moins un orifice 70. Le manchon 13 peut etre déplacé axialement selon la flèche double H de la figure 4 grâce à un système à crémaillère représenté, de façon plus détaillée, aux figures 4 et 5. A la figure 4, une crémaillère 71 est fixée selon une génératrice du manchon 13 et sur une hauteur déterminée de ce dernier. Un pignon 72, monté sur un arbre 73 supporté par llétrier 23 et s'étendant à l'extérieur du châssis 1, permet, par sa rotation, de provoquer le déplacement dudit manchon. A cet effet, I'extrémité de l'arbre 73 dépassant à l'extérieur du châssis est équipée d'un bouton de manoeuvre 74 qui permet à l'usager de faire tourner le pignon et, par conséquent, de modifier la position du manchon par rapport à la tubulure 28 qui demeure fixe. Lorsque le manchon 13 est dans sa position représentée en trait interrompu aux figures 4 et 5, c'est-à-dire lorsque son extrémité inférieure vient en contact avec l'ame 32 de la pièce 21, l'air ne peut pénétrer dans la tubulure 28 que par le passage calibré 32a selon la flèche N de la figure 5 et par les orifices 70. L'air admis est donc laminé par le passage 32a qui, par construction, ne peut admettre qu'un débit d'air dont le volume est faible mais suffisant pour obtenir un mélange combustible-comburant permettant une combustion tout juste complète du gaz combustible. Dans cette position du manchon 13, le mélange combustible est donc relativement pauvre en oxygène ce qui donne, au niveau du brûleur, une flamme "molle" et peu chaude. Par contre, le soulèvement du manchon 13, dans la position représentée en trait plein aux figures 4 et 5, dégage les orifices 70 de la tubulure 28 et permet à l'air ambiant de pénétrer directement dans la tubulure, selon la flèche K, en plus grande quantité. Ce volume d'air important enrichit en oxygène le mélange combustible circulant dans la tubulure selon la flèche L, ce qui permet une meilleure combustion avec excès d'air du mélange au niveau du brûleur et, par suite, une flamme "dure" ayant une grande puissance calorifique. Naturellement, on comprend que l'on peut régler la quantité d'air admise dans la tubulure 28 en réglant la position du manchon 13. Ainsi, on pourra obtenir une flamme plus ou moins chaude au niveau du bruleur en masquant plus ou moins les orifices 70. On notera que, pour maintenir le manchon dans une position déterminée après un soulèvement, à partir de sa position la plus basse, on a prévu un système de freinage qui, dans l'exemple représenté (voir figure 4a) est constitué par un fil d'acier à ressort 75 qui est introduit à l'intérieur du manchon 13 et courbé de telle façon qu'il vient en contact avec la paroi extérieure de la tubulure 28. Comme on le voit à la figure 4a, les extrémités du fil d ressort 75 sont logées dans des fentes 76 pratiquées dans la paroi de la tubulure 13 ; de la sorte,. la contrainte à laquelle est soumise le fil d'acier 75 réalise, entre le manchon 13 et la tubulure 28, une action de frottement suffisante pour maintenir le manchon en position déterminée par rapport à la tubulure après un réglage. On notera que le fil à ressort 75 permet d'obtenir un frottement doux qui n'entrave en rien la manoeuvre du manchon 13 par l'utilisateur. Le dispositif représenté aux figures 4 et 5 peut naturellement subir des modifications sans pour autant sortir du cadre de l'invention. Ainsi, à titre d'exemples, on a représenté aux figures 5a à 5c quelques formes de réalisation modifiées que l'on décrira ci-après rapidement. Dans la variante de la figure 5a, la tubulure 28a présente une collerette de butée 76 qui s'étend radialement vers l'extérieur et est interposée entre l'ame 32 de la pièce support de bru leur et les orifices 70a d'admission d'air. Lorsque l'extrémité inférieure du manchon 13 est en appui contre la butée 76 (position de la figure 5a), on peut prévoir entre ces deux pièces des interstices 77 ménagés de place en place et qui permettent l'entrez d'une faible quantité d'air selon la flèche A à l'intérieur du manchon 13 et, par conséquent, à l'intérieur de la tu bulure 28a par l'orifice 70a ; cela permettra l'obtension d'une flamme "molle". Par contre, dès que le manchon 13 sera écarté de la butée 76, I'air admis dans la tubulure 28a sera en quantité beaucoup plus importante ; ainsi, peut-on réaliser un réglage fin de l'admission d'air. A la figure 5b, on a représenté une variante de réalisation du manchon 13 qui, dans ce cas au lieu d'être un manchon cylindrique sur lequel est rapportée une crémaillère, est un tube décolleté présentant, sur toute sa périphérie, une succession de filets 78 sensiblement horizontaux et de dépression 79 séparant les filets. Comme dans les exemples précédents, un pignon tournant engrenant avec les filets 78 du tube permettra la commande du manchon. D'ailleurs, on notera que tout autre type de commande du manchon 13 pourrait être commandé par un excentrique ou par un système de levier classique. La figure 5c concerne une variante de réalisation dans laquelle la tubulure 28 est de même type que celle qui est représentée à la figure 5, c'est-b-dire qu'elle présente des orifices d'admission d'air 70 en aval du corps d'injecteur. Par contre, le manchon coiffant la tubulure, désigné de façon générale en 80, présente une conformation différente. La paroi interne 81 du manchon 80 coulisse à frottement doux contre la paroi de la tubulure 28, mais la paroi inférieure du manchon 80 présente un diamètre interne plus large, de telle sorte que la paroi 82 de cette partie inférieure se trouve écartée de la tubulure 28 en ménageant avec celle-ci une chambre 83. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifie sur des exemples détaillés, la demanderesse s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Réchaud fonctionnant au gaz et comportant - un châssis équipé d'une structure de support destinée à recevoir les us tensiles à chauffer; - un brûleur monté dans le châssis et alimenté en gaz à partir d'une source d'alimentation et - un système de commande d'alimentation en gaz du brûleur, caractérisé en ce que ledit système de commande d'alimentation -comporte au moins deux robinets de gaz admettant des débits différents, reliés respective ment à la source d'alimentation et commandés chacun par un organe de ma noeuvre indépendant. 2. Réchaud selon la revendication 1, caractérisé en ce que les robinets sont dis posés dans un corps de robinets commun présentant une sortie de gaz unique en direction du brûleur ainsi qu'une entrée de gaz unique. 3. Réchaud selon les revendications 1 et 2 prises ensemble, caractérisé en ce que chacun des organes de manoeuvre commandant le robinet associé est constitué par une tige tournante dont une extrémité est montée dans le corps de robinets et dont l'extrémité opposée dépasse à l'extérieur du châssis du réchaud et est équipée d'un bouton de manoeuvre. 4. Réchaud selon les revendications 1, 2 ef 3 prises ensemble, caractérisé en ce que, par construction, I'un des robinets assure un débit de gaz faible préréglé alors que l'autre robinet assure un débit de gaz important. 5. Réchaud selon la revendication 4, caractérisé en ce que, en aval du robinet assurant un faible débit de gaz, un étranglement préréglable, notamment à l'aide d'un pointeau, est prévu sur le passage de gaz. 6. Réchaud selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, caracté risé en ce que en amont de la zone de combustion, des moyens sont prévus pour alimenter le brûleur en air destiné -à se mélanger à la veine de gaz com bustible, ainsi que des moyens pour régler ledit débit d'air entre un débit pré réglé très faible et un débit maximal prédéterminé. 7. Réchaud selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens d'alimen tation en air font communiquer avec l'atmosphère une zon-e intérieure du ca nal acheminant le gaz des deux robinets de gaz à la tête du brûleur, cette zone étant située en aval desdits robinets. 8. Réchaud selon les revendications 6 et 7 prises ensemble, caractérisé en ce que les moyens pour régler le débit d'air sont réglables entre une position assu rant la communication avec l'atmosphère de l'intérieur du canal et une posi tion isolant l'intérieur du canal de l'atmosphère, un passage d'air préréglé de faible section étant maintenu dans cette dernière position entre le canal et l'atmosphère. 9. Réchaud selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens d'alimen station en air sont constitués par au moins une ouverture pratiquée dans le ca nal acheminant la veine gazeuse des robinets de gaz à la tete du brûleur. 10. Réchaud selon les revendications 8 et 9 prises ensemble, caractérisé en ce que les moyens pour régler le débit d'air sont constitués par une pièce d'ob turation mobile commandée depuis l'extérieur du châssis et susceptible d'entre déplacée devant l'ouverture pratiquée dans le canal entre une position dans laquelle elle obture l'ouverture en ne laissant subsister qu'un passage de com munication réduit du canal avec l'atmosphère et une position dans laquelle elle dégage l'ouverture en ménageant ainsi un passage de communication im portant du canal avec l'atmosphère. 11. Réchaud selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisé en ce que, dans la position des moyens de réglage du débit de l'alimentation en air correspondant à un débit en air maximal, l'écartement entre la tete du brO- leur et la structure de support des ustensiles à chauffer est inférieur à l'écar- tement existant entre ces deux éléments dans le cas du débit d'air minimal préréglé. 12. Réchaud selon les revendications 10 et 11 prises ensemble, caractérisé en ce que la pièce d'obturation mobile est constituée par un manchon tubulaire monté autour du canal acheminant la veine de gaz de façon à pouvoir glisser parollèlement à l'axe dudit canal. 13. Réchaud selon la revendication 12, caractérisé en ce que, dans la position pour laquelle le canal d'acheminement de la veine de gaz reçoit une quanti té d'air minimale, l'extrémité inférieure ouverte du manchon tubulaire est en appui contre une pièce de butée solidaire du canal acheminant la veine de gaz tansis que, dans la position d'alimentation maximaie en air, ladite ex trémité inférieure du manchon est écartée de la pièce de butée fixe. 14. Réchaud selon la revendication 13, caractérisé en ce que la pièce de butée comporte un passage calibré admettant le passage de l'air vers le brûleur. 15. Réchaud selon l'une des revendications 11 12, 13 ou 14, caractérisé en ce que la tête du brOleur est portée par le manchon tubulaire mobile et se dé place avec ce dernier selon la direction de l'axe du canal et dans l'espace compris entre le châssis et la structure de support des ustensiles à chauffer. 16. Réchaud selon l'une quelconque des revendications 12, 13, 14 ou 15, carac térisé en ce que le déplacement du manchon tubulaire est commandé par un dispositif de manoeuvre actionnable depuis l'extérieur du châssis. 17. Réchaud selon la revendication 16, caractérisé en ce que le dispositif de ma noeuvre est constitué par une crémaillère solidaire du manchon tubulaire et par un pignon engrenant avec la crémaillère, ledit pignon étant calé sur un arbre tournant actionné par un bouton dépassant du châssis. 18. Réchaud selon les revendications 13, 14, 15 et 16 prises ensemble, caracté risé en ce que la tete du brûleur est susceptible d'évoluer verticalement sous l'impulsion du dispositif de manoeuvre entre une position basse voisine du châssis dans laquelle le manchon empêche l'arrivée d'air secondaire et une position haute voisine de la structure de support des ustensiles à chauffer dans laquelle le manchon permet l'arrivée d'air au brûleur.