L'invention concerne un procédé de commande pour la fabrication des sous-ensembles, en particulier des carrosseries de véhicules automobiles, un support contenant une information codée concernant chaque détail étant associé à au moins un composant de chaque sous-ensemble. Dans l'industrie automobile en particulier, la commande de fabrication se trouve considérablement allégée par l'utilisation d'un support d'information codée que l'on fixe à la première pièce importante de carrosserie et qui véhicule l'information pour tous les cycles individuels de travail qui suivent. Ce support d'information codée doit pouvoir être lu avec une grande fiabilité par détection sans contact depuis le stade de lébau- che Jusqu'à celui du véhicule achevé et peint conformément aux prévisions. Jusqu'à présent, les solutions utilisées pour résoudre le problème de l'introduction des données caractéristiques ont pour base le marquage par empreintes de chiffres et de lettres qui doivent, en partie, entre lues par une installation de télévision. Pour la caractéristion des sous-ensembles avant les opérations de mise en peinture, on utilise aussi un code binaire utilisant des perforations ou des empreintes, les premières étant explorées par des capteurs à interception de jet et les secondes par des capteurs mécaniques0 Les deux procédés sont croûteux fréquemment soumis à des dérangements et n'autorisent aucune lecture automatique sans contact de l'information codée. La caractérisation des sous-ensembles s'opère aussi de façon connue par couleurs ou réseaux hachurés, avec lecture optique. Ce type d'information n'est, toutefois, plus utilisable dès l'application d'un revêtement. L'objet de l'invention est d'indiquer un procédé évitant les inconvénients des procédés connues et permettant sans investissement important un contr8le de fabrication continu et automatique, du stade initial à celui du produit fini. L'invention résoud ce problème en prévoyant que le support véhiculant l'information codée selon un code binaire spécial soit disposé à une certaine distance : a) du composant auquel il est assujetti b) d'un arrière-plan et que la lecture automatique de l'information codée s'opère en observant le support selon 1'angle de ré flexion alors que sa position varie dans le champ du tube convertisseur d'images, avec finalement conver sion opto-électronique et analyse. Dans ce qui suit, l'invention est décrite plus en détail à l'aide d'un exemple d'exécution. Les figures représentent : - Figure 1 une représentation schématique de l'utilisation du procédé, - Figure 2, le système de support d'information codée, - Figure 3, l'influence du revêtement de peinture sur les largeurs d'impulsions, - Figure 4, une représentation schématique du traitement des signaux. Le système comporte une plaque 1 servant de support d'information codée, plaque montée sur une partie de carrosserie non représentée~. Cette plaque est éclairée d'en-haut par des tubes fluorescents 2. Une caméra de télévision 3 reçoit l'image de la plaque, son axe optique coSncidant avec la direction des rayons réfléchis par la plaque. L'arrière-fond, sous la plaque, est maintenu som brie. Â partir du signal BAS (signal synchronisé d'exploration d'image) de la caméra de télévision, l'analyseur 4 reçoit l'information du support. Pour le présent exemple d'exécution, 5 mots de 12 unités d'information binaire (bits) sont nécessaires au codage. A chaque mot est ajouté un bit de parité pour permettre le contr8le des erreurs. Les 5 mots constituent sur leur support 5 lignes (pistes) comptant chacune 13 perforations rectangulaires dont les bords droits dits bords avant des perforations1' se suivent à égale distance les uns des autres (code chronorégulateur), l'in- formation binaire étant basée sur la longueur, considérée dans le sens des lignes, de ces perforations. La différenciation des perforations quant-à l'information qu'elles représentent réside dans leur longueur, la différenciation vis-å-vis des perturbations-de l'image dans le maintien des distances entre perfora tisons, du nombre précis de 13 perforations par ligne et de lN mination des erreurs par le bit de parité de chaque mot. La caméra de télévision est dirigée de telle sorte que les lignes de télévision soient à peu près parallèlea aux lignes des perforations L'information basée sur la largeur des perforations apparut alors en signal-vidéo. Comme le montre la figure 2, une plaque 5 est disposée on arrière-fond derrière le support d'information codée 1, à une distance déterminée de celui-ci. Cette distance, qui est fonction de la direction du flux de lumière incidente, de la direction d'observation et de largeur des perforations, est choisit de telle sorte que l'ombre portée du support sur la plaque d'arrière-fond soit visible dans le sens d'observation au travers des perforations, mais qu'il n'y ait aucun rayonnement réfléchi direct de visible.Ta t8le d'arrière-fond apparaît ainsi sombre, même avec une teinte clairet L'analyseur reçoit de la caméra le signal BAS, La production d'un signal binaire à partir du signal vidéo aux fins d'en traitement digital ultérieur requiert une adaptation automatique â des caractéristiquea variables du support d'information codée (variation de teinte par exemple), adaptation qui a pour résultat une profondeur de modulation-différente du signal vidéo. Le seuil â partir duquel le comparateur doit faire la distinction entre les perforations sombres et les surfaces claires du support doit donc se situer près de la valeur inférieure de l'échel- le des gris dans les perforations'. Ceci dépend toutefois de la couleur de l'arrière-fond disposé sous le support Un étalonnage s'opère automatiquement en supprimant du signal vidéo la composante continue en effectuant un calage sur la valeur du gris le plus sombre du signal-vidSo. Le signal d'information codée est vu de la caméra sous l'angle de réflexion et 'apparaSt régulièrement clair que dans les zones où celui-ci se maintiens. Un support d'information uni et sans revêtement de peinture (figure 3a) se situe entièrement dans l'angle de ré flexion et son image est régulièrement claire (figures 3b, c). Lorsqutil existe un revêtement de peinture, la couche est irré gulière au voisinage des perforations (figure d) et forme une surface courbe ; de ce fait, seules les parties médianes des nervures demeurent dans l'angle de réflexion, Il on résulte que lorsque le support d'information codée a été peint, les perfo rations paraissent plus larges et les nervures plus étroites que sur nn support non traité (figures de, f). De pouvoir de résolu tion et la vitesse de montée en signal limités de la caméra de télévision accroissent encore ce phénomène dans le signal vidéo. La distance entre les bords avant des perforations ne subit tou tefois aucune influence et est utilisée & la reoonnaissance du code. La figure 4 montre schématiquement l'analyse du signal vidéo, Le signal 6 des figures 3b et 3e parvient, par un convertisseur d'impédance 7 dans lequel les impédances de la caméra et de 11 analyseur sont adaptées lrune i l'autre, et un étage séparateur 8 dans lequel la composante continue est enle vée du signal vidéo et celui-ci calé sur le gris le plus sombre, 4 a un comparateur 9 dans lequel des signaux image digitaux (re présentés aux figures 3c et 3f) sont produits par comparaison avec une valeur de seuil.Le signal BAS parvient également, â partir de la sortie du convertisseur d'impédance 7, à un étage de séparation 10 dans lequel les impulsions de synchronisation lignes et trame sont séparées selon une technique connue. Lors de l'analyse du signal image digital, la distinc- tion entre impulsions codées et perturbations d'image est réa lisée dans un détecteur d'erreur 14 en-vérifiant la distance entre les flancs avant de l'impulsion codée. Une impulsion co dée est, à l'exception de la treizième, acceptée cotte telle lorsque la suivante débute après un temps prédéterminé. La re connaissance de la première impulsion codée d'un mot se déroule en détail de la façon suivante : La première impulsion d'une ligne est d'abord définie comme la première et sa longueur mesurée dans un circuit de mesure 12 et mémorisée (mémoire 13) jusqu'à ce qu'une erreur de temps intervienne dans la succession des impulsions.Lorsque cela se produit, l'impulsion qui est à l'origine du signal erroné est à son tour définie comme première impulsion et mémori suée. La détermination de la longueur de la première impul- sion codée inclut la mesure de l'influence de ltétat de surface du supports. Dans un comparateur 14 une plage de tolérance réglable égale à la longueur mesurée permet de déterminer si les impulsions suivantes sont de longueur égale ou différente de la première, et stil se présente ou bien des impulsions de même longueur ou plus longues, ou bien des impulsions de même lontueur ou plus courtes que la première? La technologie du traitement repose sur une comparaison entre elles des longueurs des perforations et sur un contrale de l'intervalle séquentiel. Supposons que la suite des perforations soit toujours comparée avec le premier caractère binaire exempt d'erreur lu, dont la longueur est inscrite dans la mémoire 13. La première comparaison de la première impulsion avec elle-même est sans objet et n'est pas réalisée. En continuant, le traitement produit au point correspondant un g'l", Si les impulsions qui suivent sont reconnues comme égales, un "1" est à chaque fois introduit dans un registre à glissement 15. IL n'est pas tenu compte toutefois de ce que la première perforation est longue ou courte, c'est-à- dire se traduit dans le code lui-même par un "0" ou par un "1". L'information inscrite au registre ne renseigne que sur l'état, égal ou non égal à celui de la première, des perforations suivantes. Si le premier caractère binaire était un "1", c'est-à- dire correspondait à une perforation courte, cette suite binaire est en accord avec le code. Si le premier caractère binaire était un "0" (perforation longue), l'information inscrite au registre est lrinverse de celle du code0 L'inversion s'opère dans un inverseur de données 16. Dans le premier cas, en sortie du comparateur, le résultat est : même longueur ou plus grand. Dans le second cas toutefois, le résultat est : même longueur ou plus petit. Si donc est obtenu au moins une fois pour une ligne, en sortie du comparateur, le résultat : perforation plus petite que la première, l'infornation inscrite au registre est à inverser ; dans le cas contraire, aucune inversion n'est nécessaire. Un caractère binaire court se présente à chaque fois, lten- semble du code (information + clé de parité) étant impair ; ainsi, l détermination "toutes les impulsions de même ion- gueur, mais courtes et toutes les impulsions de même longueur, mais longues" ne peut se présenter du fait de l'impossibilité de la seconde hypothèse. La lecture et le contr8le de chaque mot s'opèrent le cas échéant plusieurs fois et les résultats sont comparés, ceci pour éviter les erreurs de façon certaine. Si le mot a été reconnu comme non faux par le détecteur d'erreur 11 l'ordre de transfert est donné par pilotage d'un registre d'adresse 17, après quoi le mot est parallèlement inscrit dans une mémoire de travail 18 en fonction de l'adresse qui lui a été attribuée. Ainsi, les cinq mots du support s'ipscrivent les uns après les autres dans la mémoire de travail 18 où ils demeurent disponibles pour les traitements ultérieurs. Sur chaque poste où un autre cycle individuel de travail doit s'opérer, le support d'information codée est à nouveau lu dans un dispositif mettant en application ce procédé, et l'information qu'il contient commande le nouveau cycle. REVEDIaAEIONS I) Procédé de commande pour la fabrication des sousensembles, en particulier des carrosseries de véhicules automobiles, un support contenant une information codée concernant chaque détail étant associé à au moins un composant de chaque sous-ensemble, caractérisé par le fait que le support (1) véhiculant l'information codée selon un code binaire spécial est disposé à une certaine distance :: a) du composant auquel il est assuJetti b) d'un arrière-plan (5) et que la lecture automatique de l'information codée s'opère en observant le support sous l'angle de réflexion alors que sa position varie dans le champ d'un tube convertisseur d'images (3), avec finalement conversion opto-électronique et analysez 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'information codée est portée sur le support sous forme d'empreintes ou de perforations. 3) Procédé selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que le codage des mots s'effectue par ligne en code binaire chronorégulateur avec au moins un bit de parité et au moins une ligne d'espacement entre les différents mots. 4) Procédé selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que le codage se fait sous la forme de largeurs d'impulsions modulées. 5) Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la largeur du premier bit d'un mot est utilisée comme grandeur de comparaison pour toutes les autres largeurs de bits du même mot. 6) Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que chaque mot est relu à plusieurs reprises, que les résultats des lectures sont comparés entre eux et que, lorsque ces résultats diffèrent, le mot est rejetés 7) Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le mot est mémorisé comme suite binaire d'une information d'égalité ou d'in & alité concernant les largeurs des dif férents bits rapportées à celle du premier bit. 8) Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que par des combinaisons logiques entre les cas d'es tence et les cas d'absence d'une largeur de bit supérieure à celle du premier, il est constaté Si le premier bit est large ou étroit, et par le fait que d'après cette constation, le mot est reconstruit; 9) Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que pour la réception de l'image, une caméra de télévision est utiliséet. 10) Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le signal vidéo de l'image captée par la caméra de télévision est calé sur le gris le plus foncé de cette image