L'invention est relative à un collier de serrage, ainsi qu'à un outil destiné à réaliser le serrage du collier. En particulier, l'invention est relative à un collier de serrage destiné à assurer l'assemblage de deux éléments tubulaires. De tels colliers présentent de nombreuses applications, par exemple dans le domaine de l'automobile, notamment pour réaliser l'assemblage des durites. Les colliers de serrage sont généralement constitués par un ruban métallique, formant une boucle, présentant une extrémité libre, et des moyens de serrage de cette extrémité libre au niveau de l'autre extrémité. Les moyens de serrage sont généralement constitués par une vis sans fin, dans laquelle s'engrènent des crans légèrement obliques réalisés dans l'épaisseur de l'extrémité libre La rotation de la vis provoque l'avance des crans, et l'engrènement de nouveaux crans, réali- sant ainsi le serrage ou le desserrage du collier, selon le sens de rotation. De tels colliers présentent un inconvénient majeur Cet in- convient provient du fait que le serrage du collier et donc la tenue de l'assemblage qu'il réalise fait intervenir des facteurs humains qu'il est difficile de contrôler C'est en effet à l'opérateur d'appré- cier le bon positionnement du collier, et l'intensité de son serrage. Avec les colliers actuels, il est difficile de contrôler l'intensité du serrage, compte tenu également de la démultiplica- tion existant entre la rotation de la vis et l'avance de l'extrémité libre du collier et du frottement à ce niveau. Un autre inconvénient des colliers existants est qu'ils peuvent être démontés puis remontés, par exemple lors de la réparation d'un véhicule automobile Leur fiabilité et leur tenue diminuent de manière très sensible à la suite de ces montages et démontages répétés. Un des buts de la présente invention est de proposer un col- lier de serrage qui remédie à ces inconvénients, et qui présente une sécurité de montage quasi-totale. Un autre but de la présente invention est de proposer un collier dont le serrage peut être réalisé à une tension déterminée, par exemple, par le constructeur automobile, et de manière répétitive d'un collier à l'autre. Un autre but de la présente invention est de proposer un col- 2 - lier de serrage qui ne peut pas être réutilisé après un premier montage. Un autre but de la présente invention est de proposer un outil permettant de serrer le collier à une tension d Sterminée. D'autres buts et avantages de la présente invention apparat- tront au cours de la description qui va suivre, qui n'est cependant donnée qu'à titre indicatif, et qui n'a pas pour but de la limiter. Le collier de serrage destiné à assurer l'assemblage de deux éléments tubulaires, non réutilisables, composé d'un ruban métallique formant une boucle et présentant une extrémité libre, est caractérisé par le fait qu'il comprend au niveau de l'autre extrémité des moyens de verrouillage auto-serrants par coincement de l'extrémité libre. L'outil de serrage par traction sur l'extrémité libre du collier est caractérisé par le fait qu'il comprend une tête prolongée par un embout, orientés sensiblement perpendiculairement à la direction de la traction, basculant jusqu'à une orientation approximativement paral- lèle à la direction de la traction au-delà d'une force de traction exer- cée prédéterminée. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la descrip- tion ci-dessous, ainsi qu'aux dessins en annexe qui en font partie inté- grante. La figure 1 est une vue générale du collier de serrage selon la présente invention. La figure 2 représente en coupe par un plan parallèle au plan de la figure 1 la zone de serrage des extrémités du collier. La figure 3 est une vue de la même zone selon la coupe A-A. La figure 4 illustre un mode de réalisation d'une partie des moyens de verrouillage. La figure 5 schématise un outil de serrage. Les figures 6 à 8 sont relatives aux différentes phases du serrage d'un collier avec l'outil de la figure 5. Les figures 9 à 11 illustrent des variantes de réalisation des moyens de verrouillage et des moyens de traction. Le collier représenté en figure 1 est constitué par une bande métallique 1 formant sensiblement une boucle Tel que cela est connu, cette boucle est destinée à recouvrir au moins partiellement, par exem- ple, la zone d'assemblage de deux tubes emboîtés, et à réaliser le serrage du tube extérieur sur le tube intérieur. La bande métallique 1 présente une extrémité libre 2, qui, de préférence, se situe à l'extérieur de la boucle Par ailleurs, au niveau de son autre extrémité 3, la bande métallique 1 présente des moyens de verrouillage 4 L'extrémité libre 2 de la bande 1 traverse ces moyens de verrouillage 4. Ils ont pour rôle de maintenir le serrage du collier, par exemple sur des tubes, à une-valeur prédéterminée, dont la détermination sera décrite ultérieurement En d'autres termes, ils autorisent le dé- placement de l'extrémité libre 2 dans la direction schématisée par la flèche 5, et interdisent le déplacement de l'extrémité 2 dans le sens inverse. D'autre part, dans un mode préférentiel de réalisation, la bande 1 présente, au niveau de son extrémité libre 2, un rebord 6, qui peut être obtenu, par exemple, par pliage de la bande L'extrémité 2 présente par ailleurs en retrait du rebord 6 un orifice ou une lumière 7 Le rôle du rebord 6 et de la lumière 7 seront décrits ultérieurement. Selon l'invention, les moyens de verrouillage 4 sont des moyens autoserrants par coincement de l'extrémité libre 2 de la bande sur l'autre extrémité 3 Ces moyens sont constitués par un carter 8, définissant intérieurement une zone convergente dans la direction d'une ouverture de la-boucle, c'est-à-dire la direction opposée à la flèche Les moyens comprennent également un coin, de forme complémentaire de celle de la zone intérieure définie par le carter 4, compte tenu de l'épaisseur de la bande 1 au niveau de son extrémité libre 2. Par ailleurs, des moyens élastiques rappellent le coin à l'intérieur de la zone définie par le carter 8 dans une position de verrouillage, c'està-dire de coincement de l'extrémité libre 2 de la bande 1 Dans le but d'améliorer l'adhérence relative des différentes surfaces mises en contact par le coincement du coin dans le carter, et donc l'efficacité du coin au moins une partie de celles-ci peuvent présenter des moyens, tels que des dents, des crans, des pointes Les figures 2 et 3 illustrent dans un mode préférentiel de réalisation le carter 8 et le coin, ainsi que les moyens élastiques. Selon le mode de réalisation représenté, le carter 8 présente en coupe transversale, dans un plan parallèle à celui de la figure 3, une forme de U renversé sur l'extrémité 3 de la bande, dont la longueur des branches 9 et 10 décroît dans la direction de la convergence de la zone définie par le carter 8, c'est-à-dire dans la direction opposée 4 - à celle de la flèche 5 Le carter présente par ailleurs au niveau des extrémités 11 et 12 de ses parois latérales correspondant aux branches 9 et 10 des moyens d'agrafage sur l'extrémité 3 de la bande. Tel que cela est représenté, ces moyens sont par exemple constitués par deux pattes 13 et 14, obtenues par un pliage des parois latérales du carter 10 vers l'intérieur, qui prennent appui sur une zone déformée 15 de l'extrémité 3, visible en figure 2. La déformation 15 présente sensiblement la forme d'un créneau aplati, sa longueur est sensiblement égale à la longueur des deux pattes 13 et 14, et sa profondeur est sensiblement égale à l'épaisseur du carter au niveau des pattes 14. Elle a pour but tout d'abord de solidariser le carter 8 à l'extrémité 3 de la bande, lors du serrage et du verrouillage du collier, et ensuite de maintenir sensiblement la continuité de la périphérie intérieure 16 de celui-ci au niveau des moyens de verrouillage 4. Dans le mode de réalisation représenté, les moyens de verrouil- lage comprennent par ailleurs un coin 17, de forme extérieure complé- mentaire de la zone intérieure définie par le carter 8, prenant appui d'un part sur la surface interne supérieure 18 du carter 8, et sur la surface supérieure 19 de l'extrémité libre 2, dont la surface inférieure est en contact avec la surface supérieure 21 de l'extrémité 3. De préférence, comme le carter 8, le coin 17 présente une section transversale, dans un plan parallèle au plan de la figure 3, en forme de U renversé sur l'extrémité libre 2, dont la longueur des branches 22 et 23 décroît dans la direction de la convergence du carter 8, c'est-à-dire dans la direction opposée à celle de la flèche 5 Na- turellement, la largeur hors tout du coin est sensiblement inférieure à la largeur intérieure du carter 8. Ainsi, une traction sur l'extrémité libre 2 dans une direc- tion opposée à la flèche 5, qui correspond à la réaction de la bande 1 après serrage et mise sous tension, provoque le coincement du coin 17 dans le carter 8, et le pincement de l'extrémité libre 2 sur l'extré- mité 3 de la bande 1 Par contre, une traction exercée sur l'extrémité libre 2 dans le sens de la flèche 5, qui correspond au serrage du collier, provoque le décoincement du coin 17, et donc autorise le glissement relatif de l'extrémité libre 2 dans le sens de la flèche 5 par rapport à l'extrémité 3 de la bande. Des moyens élastiques rappellent le coin en position de coin- - cement dans le carter, de manière à réaliser ce coincement dès que la traction exercée sur l'extrémité libre 2, dans la direction de la flèche , cesse Dans le mode de réalisation représentée, ces moyens sont consti- tués par une boucle élastique 24 qui relie le carter 8 et le coin 17. Avantageusement, le carter 8 et le coin 17, ains que les moyens de rappel 24 sont réalisés par découpage et pliage, par exemple, d'un feuillard métallique La figure 4 schématise le carter 8, le coin 17, et les moyens de rappel 24 après découpage, et avant pliage. Le carter 8 et le coin 17 se présentent sensiblement sous la forme de deux trapèzes isocèles, respectivement 25 et 26, opposés par leur plus grande base Les deux trapèzes sont reliés au niveau de leur plus grande base par un ruban 27 qui constitue après cintrage, les moyens de rappel élastiques 24. L'Honme de l'Art déterminera facilement la nature du matériau la plus appropriée, qui peut être par exemple de l'acier, pour réaliser le carter 8, le coin 17 et les moyens de rappel 24. Dans la figure 4, les traits mixtes schématisent les lignes de pliage du trapèze 25 et du trapèze 26 Les lignes de pliage 28 cor- respondent au pliage des pattes 13 et 14 Les lignes de pliage 29 cor- respondent à la mise en forme des parois latérales et de la paroi supé- rieure du carter 8 Il en est de même pour les lignes 30 relatives au trapèze 26, et donc au coin 17. Pour réaliser le serrage du collier représenté en figure 1, l'invention propose d'exercer une traction sur l'extrémité libre 2, dans le sens de la flèche 5, jusqu'à une valeur prédéterminée, corres- pondant à une tension de la bande 1, et à une intensité de serrage du collier prédéterminÉes Avantageusement, le serrage qui consiste à exer- cer une traction sur l'extrémité libre 2 s'interrompt de lui-même au- delà d'une force de traction prédéterminée Ceci est obtenu par l'orifice ou la lumière 7 et le rebord 6 de l'extrémité libre 2, ainsi que par l'outil de serrage schématisé à titre d'illustration dans la figure 5. L'outil schématisé dans la figure 5 est constitué d'un corps 31 allonge, présentant à l'une de ses extrémités une tête basculante 32, et à l'autre extrémité des moyens schématisés en 33 qui permettent de relier l'outil à un organe susceptible d'exercer une traction dans la direction de la flèche 34. La tête basculante 32 est prolongée par un embout 52, et elle définit avec l'embout un axe 55 sensiblement perpendiculaire à la 6 - direction de la traction au départ Elle est articulée en rotation par rapport à un axe 35, sensiblement perpendiculaire au plan de la figure Elle est également articulée en rotation par rapport à un axe 37 à un poussoir 36 L'extrémité 38 de ce poussoir est retenue d'une part entre une butée fixe 39, et d'autre part entre l'extrémité 40 d'un le- vier 41. Le levier 41 est articulé en rotation par rapport à un-axe 42, sensiblement parallèle au précédent Au niveau de son autre extré- mité 43, un ressort de compression 44 exerce une poussée sur cette extrémité, qui correspond à un blocage de l'extrémité 38 du poussoir 36 entre la butée fixe 39 et l'extrémité 40 du levier Le ressort 44 est taré, et des moyens schématisés en 45 permettent de régler la force qu'il exerce sur l'extrémité 43 du levier Par ailleurs, de préférence, une pièce 46 assure la liaison entre le ressort et l'extrémité 43 du levier. Ainsi, une traction de l'outil sensiblement dans la direction de la flèche 34 correspond à une poussée de l'extrémité 43 du levier sur le ressort de compression 44 sensiblement dans la direction de la flèche 47, ce qui se traduit par une rotation du levier 41 autour de son axe 42, selon le sens défini par les flèches 48 et 49 La rotation du levier 41 s'effectue donc dans le sens d'un éloignement de son extrémité 40 de la butée fixe 39. Au-delà d'une force de traction prédéterminée par le tarage du ressort, l'extrémité 38 du poussoir 36 se trouve libérée, et le poussoir se déplace sensiblement dans le sens de la flèche 50 Le dépla- cement du poussoir correspond à un basculement de la tête 32 autour de son axe 35 dans le sens de la flèche 51. Avantageusement, dans le but d'améliorer la précision du déclenchement de l'outil, correspondant au basculement de la tête 32, la surface de contact 53 entre le poussoir 36 et l'extrémité 40 du levier 41 est oblique. Ainsi, le basculement de la tête 32 est principalement com- mandé par la compression du ressort 44 L'Homme de l'Art déterminera facilement, compte tenu en particulier des dimensions des différents éléments, le rapport entre la compression du ressort 44, et la force de traction limite au-delà de laquelle la tête 32 bascule. Naturellement, la description de l'outil n'est donnée qu'à titre indicatif, et d'autres outils pourraient permettre de réaliser le serrage du collier selon la présente invention Cependant, avanta- geusement, les outils susceptibles de remplir ce rôle présentent une tête, correspondant à la tête 32, basculant au-delà d'une force de traction prédéterminée. Les figures 6 à 8 représentent les différentes phases du serrage du collier, et plus particulièrement de son extrémité libre 2. L'embout 52 qui prolonge la tête 32 de l'outil est engagé dans l'orifice ou la lumière 7 de l'extrémité libre L'embout et l'ori- fice présentent donc des formes complémentaires L'engagement de l'embout 52 dans l'orifice 7 correspond avantageusement à l'appui de la face in- terne 56 du rebord 6 sur la tête, tel que cela est visible dans la fi- gure 6. Une traction exercée sur le corps de l'outil 31, dans la direction de la flèche 34, se répercute sensiblement intégralement au niveau de l'extrémité libre 2 Cette traction provoque donc un serrage du collier, c'est-à-dire un déplacement de l'extrémité libre 2 dans le sens de la flèche 5 Dans certains cas, elle peut atteindre 500 kgf. Au-delà d'une force de traction prédéterminée, le basculement de la tête 32 se produit, ce qui est représenté dans les figures 7 et 8. Tel que cela est visible en figure 7 le basculement de la tête correspond à un pliage en 54 de l'extrémité libre 2 Ce pliage est provoqué par le fléchissement qu'exercent l'embout 52 et la partie infé- rieure de la tête 32 en appui sur la face 56 duiebord 6,sur l'extrémité libre 2 - La figure 8 représente la tête à la fin de son mouvement de basculement L'axe 55 de la tête 32, qui au départ était sensiblement perpendiculaire à l'extrémité libre 2, et à la direction 34 de traction s'est rapproché de cette direction, jusqu'à devenir approximativement parallèle Ceci se traduit par l'extraction automatique de la tête 32. Il faut remarquer qu'alors, sensiblement immédiatement et simultanément à cette extraction, le coin 17, rappelé par les moyens élastiques 24 coince l'extrémité libre 2 par rapport au carter 8, et donc à l'extrémité 3 du collier Le coincement est facilité par la réaction du collier à la traction à laquelle son extrémité 2 a été sou- mise. Par ailleurs, le pliage 54 de l'extrémité libre 2 permet de contrôlervisuellemientque le serrage a été effectué à l'intensité prédéterminée Ce serrage est destructif, c'est-à-dire qu'il ne pour- 8 - ra pas être repris au moyen de l'outil de serrage Ainsi, par exemple, lors du démontage du collier, il ne sera pas possible de le réutiliser, et il sera nécessaire de le remplacer Ceci améliore donc sa fiabilité par rapport aux colliers existants, d'autant plus que le serrage est réa- lisé de manière sensiblement automatique et répétitive d'un collier à l'autre. La figure 11 illustre une variante de réalisation des moyens de verrouillage précédemment décrits Selon cette variante, le coincement du coin dans le carter, qui provoque le pincement de l'extrémité libre 2 de la bande sur l'extrémité 3 est assisté par l'engagement de deux dentures complémentaires, respectivement situées sur la face supérieure de l'extrémité libre 2 et sur la face inférieure du coin. Dans la figure 9, est représenté un carter 60 sensiblement identique au carter 8 des figures précédentes Ce carter est agrafé ou soudé à l'extrémité 3 de la bande constituant le collier, comme dans le cas précédent, de préférence au niveau d'une déformation en forme de créneau, qui a pour but d'assurer la continuité de la périphérie inté- rieure 16 du collier. A l'intérieur du carter 60 est logé un coin 61, susceptible de pincer l'extrémité 2 de la bande contre son extrémité 3. La surface supérieure de l'extrémité libre 2, orientée yers le coin, est pourvue d'une denture ou d'un crantage 62 Cette denture ou ce crantage sont réalisés sur une longueur suffisante de l'extrémité libre 2, pour qu'une partie soit située dans la zone de verrouillage corres- pondant à la figure 9, lorsque le collier est serré. Les dents 63 qui composent la denture ou le crantage 62 présen- tent de préférence une pente plus importante au niveau de leur face 64 orientée dans la direction correspondant à un desserrage du collier, qu'au niveau de leur face 65 orientée dans la direction correspondant à un serrage du collier. Le coin 61 présente sensiblement une section en IU,dont la lar- geur est légèrement inférieure à la largeur du carter 60, et correspond sensiblement à la largeur de l'extrémité libre 2. Le coin 61 est pourvu sous sa face inférieure 66 d'une denture ou d'un crantage complémentaire de la denture ou du crantage 62, et orien- té vers l'extrémité libre 2 La pente de la face des dents du coin 61 présente une orientation inverse de celle des dents 63. La denture du coin présente au moins une dent, et de préférence 9 - deux dents ou plus Les dents du coin 61 présentent un espacement sensi- blement égal à l'espacement des dents 63, o, tel que cela est repré- senté en figure 9, l'espacement des dents du coin 61 est double de celui des dents 63. Le coin 61, tel qu'il est représenté dans la figure 9, présente une section transversale en forme de U dont la longueur des branches décroît de manière correspondante à la décroissance des branches de la section du carter 60 La denture ou le crantage qu'il porte sont au moins disposés sur la zone centrale de sa face inférieure Parallèleoent, l'extrémité libre 2 porte la denture ou le crantage 62 au moins vue selon sa largeur dans sa zone centrale. Une disposition inverse est également possible, selon laquelle, comme dans le cas précédent, le coin présente une forme de U renversé. Ce sont alors les extrémités inférieures de ces branches qui présentent une denture ou un crantage, et au moins les bords latéraux de l'extrémiité libre 2 qui portent une denture ou un crantage complémentaire. Comme dans le cas précédent, dans une phase de serrage du col- lier, le coin 61 est susceptible de coulisser à l'intérieur du carter 60, au moins jusqu'au dégagement des dentures du coin et de l'extrémité libre. Ce coulissement et ce dégagement, ainsi que le glissement de l'extrémité libre 2 relativement à l'extrémité 3 de la bande, lors d'un serrage, sont par ailleurs facilités par l'orientation donnée aux faces 65 des dents 63 et des faces correspondantes des dents du coin 61. De préférence, la course du coin 61 à l'intérieur du carter 60 dans la direction d'un décoincement est limite Cette course correspond sensiblement à un dégagement de la denture du coin par rapport à celle de l'extrémité libre de la bande Elle correspond donc un déplacement vertical du coin sensiblement égal à une hauteur des dents. La course limitée du coin permet de limiter au minimum le relà- chement du collier lors du serrage, et de réduire au minimum la distance qu'il doit parcourir pour pincer effectivement l'extrémité libre 2 contre l'extrémité 3. Tout moyen approprié convient pour limiter la course du coin, et par exemple un poinçonnage réalisé dans au moins l'une des parois latérales du carter 60, et qui a été schématisé en 67, ou par un pliage de l'une au moins des parois latérales ou de la paroi supérieure du car- ter 60, de manière à emprisonner le coin 61. - A titre d'exemple, on a obtenu de bons résultats avec un carter dont la pente de la face supérieure est de approximativement 40 degrés par rapport à l'horizontale, avec un pas de 1 mm pour la denture de l'ex- trémité libre 2, une profondeur de dent de 0,4 mm, et en limitant la course du coin à 0,5 mm environ, pour un collier de serrage de 50 mm de diamètre approximativement Ces chiffres ne sont donnés qu'à titre indicatif, et n'ont pas de valeur limitative pour l'invention. Lors du serrage du collier, les moyens de verrouillage agissent d'une part par coincement du coin 61 entre la paroi supérieure du carter 60 et la face supérieure de l'extrémité libre 2, et d'autre part par enga- gement des deux dentures du coin et de l'extrémité libre. Il est nécessaire de remarquer que les dentures sont particuliè- rement avantageuses, dans la mesure o elles interdisent tout desserrage du collier de la part d'un opérateur En effet, la course du coin dans le carter est déterminée de manière à permettre un dégagement des dentures lors d'un serrage Lors de ce serrage, le coin se positionne de lui-mnme de manière à autoriser le glissement de l'extrémité libre 2 Par contre, pour un desserrage, du fait de la limitation de la course du coin, il ne sera pratiquement pas possible pour un opérateur de dégager totalement les dentures l'une de l'autre Ainsi, un démontage du présent collier est destructif, et seuls des colliers neufs peuvent être serrés. Dans le but d'améliorer la qualité du serrage, et son unifor- mité sur la périphérie du collier, l'invention préfère munir l'extrémité 3 d'une empreinte 68, obtenue par exemple par estampage Cette empreinte est orientée vers l'extrémité 2 de la bande, et assure un contact entre l'extrémité 2 et l'extrémité 3 à proximité des moyens de verrouillage, et donc augmente la pression de l'extrémité 3 sur la pièce serrée par le collier Ceci est également valable pour les moyens de verrouillage décrits précédemment. Les moyens de traction qui permettent le serrage du collier décrit relativement à la figure 9 peuvent être semblables aux moyens de traction qui ont déjà été décrits Cependant, dans les figures 10 et 11, sont illustrées des variantes d'exécution de ces moyens de traction. Ces moyens consistent en une déformation 69, par exemple obte- nue par estampage, au niveau de la partie extrême de l'extrémité libre 2 Cette déformation 69 se présente sous la forme d'une cuvette, et est définie par différents paramètres, c'est-à-dire sa longueur, sa largeur, et sa profondeur. il - Tel que cela est visible en figure 10, la déformation 69 cons- titue une prise et une butée pour un outil de serrage qui pincerait l'ex- trémité libre 2, et comporterait un axe schématisé en 70. Une traction exercée sur l'axe 70, dans la direction de la flè- che 71, provoque une pression de cet axe sur la déformation 69 Cette traction s'accompagne également d'un serrage du collier. Au-delà d'une force de traction déterminée, l'axe 70 "lamine" l'extrémité libre 2, et efface la déformation 69 Ceci est schématisé en figure 11 o l'axe 70 est représenté de l'autre côté de la déformation 69, qui par ailleurs n'est plus présente. Cette force de traction prédéterminée correspond à une tension désirée de la bande constituant le collier, et une intensité de serrage désirée du collier. Il faut remarquer qu'après effacement de la déformation 69, il n'est plus possible de reprendre le serrage, étant donné que l'axe 70 n'a plus de prise sur l'extrémité libre 2 Le serrage est donc destructif, ce qui va dans le sens d'une meilleure fiabilité recherchée par l'inven- tion. Par ailleurs, la force de traction prédéterminée au-delà de la- quelle l'empreinte 69 s'efface peut être définie par les paramètres de la déformation, qui oppose ainsi une résistance variable à l'axe 70 Elle peut être également définie par le diamètre de l'axe 70. Ainsi, avec les moyens de serrage qui viennent d'être proposés, la force de traction prédéterminée, qui correspond à la tension désirée du collier dépend en grande partie des paramètres définissant la défor- mation 69, et donc du collier lui-même Le serrage d'un collier à une tension prédéterminée ne nécessite donc plus, de ce fait, de réglage ou de tarage d'un outil de serrage ou d'une force de traction prédéterminée. En effet, pour obtenir différentes forces de traction prédétermi- nées, il suffit de réaliser dans les parties extrêmes des extrémités li- bres 2 des déformations 69 de longueur, de largeur et/ou de profondeur différentes prédéterminées. * Il faut remarquer cependant que la force de traction prédéter- minée au-delà de laquelle la déformation 69 s'efface dépend également de la nature, et plus particulièrement de la maléabilité du matériau utilisépour réaliser le collier Cette propriété entre également en ligne de compte. 12 - A titre d'exemple non limitatif, la force de traction prédé- terminée a atteint 500 kgf environ pour une déformation 69 d'approxima- tivement 10 mm de long, 2 mm de large, et 1 mm de profondeur pour un feuillard métallique de 0,6 mm d'épaisseur. L'Homme de l'Art est à même de déterminer la relation entre les paramètres de la déformation 69, éventuellement de l'axe 70, et la tension de serrage correspondante du collier. Comme dans le cas précédent, il faut remarquer que l'efface- ment de la déformation 69 constitue un contrôle visuel du serrage à une force de traction prédéterminée du collier. Naturellement, la présente description n'est donnée qu'à titre indicatif, et l'on pourrait adopter d'autres mises en oeuvre de l'inven- tion sans pour autant sortir du cadre de celle-ci. En particulier, la présente invention pourrait s'appliquer à des colliers réalisés en d'autres matériaux que des matériaux métalliques, et par exemple des colliers en matière plastique. REVENDICATIONS 1 Collier de serrage destiné à assurer l'assemblage de deux éléments tubulaires, non réutilisable, composé d'un ruban métallique formant une boucle, présentant une extrémité libre, caractérisé par le fait qu'il comprend au niveau de l'autre extrémité des moyens de verrouil- lage auto-serrants par coincement de l'extrémité libre. 2 Collier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les dits moyens sont constitués par un carter solidaire de la dite autre extrémité, et situé du côté extérieur de la boucle, définissant intérieurement une zone que traverse l'extrémité libre du collier, convergent dans la direction d'une ouverture de la boucle, à l'intérieur de laquelle est susceptible de s'emboiter un coin de forme extérieure complémentaire à la forme intérieure du carter, réalisant alors le ver- rouillage auto-serrant par coincement de l'extrémité libre du collier. 3 Collier selon la revendication 2, caractérisé par le fait que des moyens élastiques rappellent le coin en position de verrouillage dans la zone intérieure définie par le carter. 4 Collier selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé par le fait qu'au moins une partie des surfaces mises en contact par le coincement du coin dans le carter présente des moyens pour améliorer leur adhérence respective, et donc la résis- tance du coincement. Collier selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé par le fait que le dit carter présente une forme de U renversé sur la-dite autre extrémité du collier, à laquelle les branches verticales sont solidarisées, par exemple, par des moyens d'agrafage, et dont leur longueur décroit dans la direction de la con- vergence des dites zones intérieures définies par le carter. 6 Collier selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le coin présente une section transversale en forme de U renversé, dont la longueur des branches décroit de manière correspondante à la décroissance des branches de la section du carter. 7 Collier selon les revendications 5 et 6, caractérisé par le fait que le coin et le carter sont obtenus par découpage dans une bande métallique de deux trapèzes isocèles opposés par leur grande base, présentant respectivement des dimensions correspondant aux dimensions à plat du carter et du coin en forme de U, les deux grandes bases étant reliées par une languette, les deux trapèzes constituant après pliage 14 respectivement le carter et le coin et la languette constituant après cintrage les moyens de rappel élastiques en position de verrouillage du coin par rapport au carter. 8 Collier selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les moyens pour améliorer la résistance du pincement comprennent une denture au niveau de la face inférieure du coin et une denture cor- respondante de la face de l'extrémité libre du collier en contact avec la face inférieure du coin. 9 Collier selon les revendications 5 et 8, caractérisé par le fait que le coin présente une section transversale en forme de U, dont la longueur des branches décroît de manière correspondante à la décroissance des branches de la section du carter. Collier selon les revendications 8 ou 9, caractérisé par le fait que le carter présente des moyens pour limiter le déplacement du coin à l'intérieur du carter à une position correspondant sensible- ment au dégagement des deux dentures du coin et de l'extrémité libre du collier. 11 Collier selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé par le fait qu'il comprend au niveau de son extré- mité libre des moyens de traction vers l'extérieur de cette extrémité, non réutilisables, qui constituent après serrage également des moyens de contrôle du serrage. 12 Collier selon la revendication 11, caractérisé par le fait que les dits moyens de traction sont constitués par une lumière de l'ex- trémité libre, aptes à recevoir par pénétration l'embout d'un outil de serrage, et que les moyens de contrôle de serrage sont constitués par le pliage d'une zone de l'extrémité libre de la boucle comprenant la lumière, de manière à placer son axe approximativement parallèlement à la direction de la traction. 13 Collier selon la revendication 12, caractérisé par le fait que les moyens de traction comprennent également un rebord au niveau de la partie extrême de l'extrémité libre, susceptible de prendre appui sur la tête d'un outil de serrage lorsque l'embout de l'outil est enga- gé dans les lumières. 14 Outil de serrage par traction sur l'extrémité libre du collier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caracté- risé par le fait qu'il comprend une tète prolongée par un embout, orien- tés sensiblement perpendiculairement à la direction de la traction, - basculant jusqu'à une orientation approximativement parallèle à la di- rection de la traction au-delà d'une force de traction prédéterminée. Outil selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le basculement de la tête est commandé par le basculement d'un levier rappelé par un ressort taré, libérant ainsi un poussoir articulé à la tête, elle-même articulée en rotation. 16 Collier de serrage selon la revendication 11, caractérisé par le fait que les dits moyens de traction non réutilisables compren- nent unedéformation de la partie extrême de l'extrémité libre du col- lier, contre laquelle s'appuie un outil de traction et qui est effacé par "laminage" de la part de l'outil de traction, lorsque la force de traction qu'il exerce dépasse une limite prédéterminée. 17 Collier selon la revendication 16, caractérisé par le fait que les paramètres de la déformation qui définissent la force de trac- tion prédéterminée au-delà de laquelle la déformation s'efface, sont la longueur, la largeur et/ou la profondeur de la déformation.