La présente invention concerne la réalisation,dans une housse ou similaire, d'un ou plusieurs passages pour la traversée de celle-ci par des tiges portant un accessoire rapporte sur 1 'élément recouvert par la housse correspondante, par exemple un appui-tête dans le cas d'un dossier de siège d'automobile. Actuellement, les housses destinées à recouvrir les sièges d'automobiles sont réalisés en tissu extensible. Dans ces conditions, un meme modèle de housse peut être utilisé pour recouvrir des sièges de dimensions différentes appartenant à des voitures automobiles de diverses marques. Cependant, lorsque le dossier de ces sièges comporte un appui-tête, le montage de celui-ci après mise en place d'urehousse soulève certains problèmes. En effet, un tel appui-tête est en général porté par deux tiges métalliques, montées coulissantes dans des logements prévus à cet effet, à 1' intérieur même de la carcasse du dossier correspondant. Or, les emplacements exacts des entrées de ces logements varient suivant les modèles des sièges.Dans ces conditions, il n'est pas possible que les housses comportent à l'avance, des trous pour le passage de ces tiges si ces housses sont destinées à pouvoir recouvrir différents modèles de sièges. Les utilisateurs sont donc amenés à percer eux-rmes des trous pour le passage des tiges des appuitête, mais cette operation est alors exécutée d'une façon peu satisfaisante et le tissu des housses risque de s'effilocher ou de se déchirer à l'endroit des trous ainsi pratiqués. C'est pourquoi la présente invention a pour but de proposer un procédé et un dispositif permettant de réaliser, dans des conditions optimum, les ouvertures nécessaires pour le passage des tiges de montage d'un appui-tête ou autre accessoire similaire. Ce procédé est caractérisé en ce qu'après mise en place de la housse sur l'élément à recouvrir, on marque sur celle-ci l'emplacement des passages à pratiquer, puis après retrait de cette hous se,/de dis et d'autre de chacun des emplacements ainsi marqués, les deux parties constitutives d'un oeillet en matière plastique que l'on assemble par encliquetage, et enfin on découpe le fragment de tissu se trouvant emprisonné à leinterieur de chaque oeillet. donc Cette opération peut/etre réalisée dans d'excellentes conditions, et les passages ainsi pratiqués se trouvent situés exac tenant aux emplacements voulus. Par ailleurs, le tissu de la housse ne risque pas de s'effilocher ou de se déchirer puisque les bords de chaque ouverture se trouvent parfaitement emprisonnés entre les deux parties de l'oeillet correspondant et ce, au moment où le fragment correspondant de tissu est découpé. Ouant au dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, il est essentiellement constitué par un oeillet en matière plastique, dont l'une des deux parties comporte un collet destiné à être engagé à 1' intérieur de l'ouverture de 1 'autre et qui est entouré par une nervure apte à pincer le tissu contre un rebord annulaire de l'autre partie. Cependant d' autres particularités de ce dispositif apparaîtront au cours de la description suivante. Cette description est donnée en référence au dessin annexé à simple titre indicatif, et sur lequel La figure 1 est une vue en perspective représentant un siège de vOiture automobile recouvert d'une housse et sur le dossier duquel ont été tracés les emplacements destinés au passage des tiges de montage d'un appui-tête La figure 2 est une vue en coupe illustrant 1 'une des phases de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, en I'occurrence l'opé- ration de mise en place d'un oeillet de protection de type particulier à l'endroit de l'emplacement de l'un des passa ges à ménager dans une housse La figure 3 est une vue similaure en coupe, illustrant I'opération finale de découpe du fragment de tissu emprisonné dans un tel oeillet. Comme illustré à la figure 1, la première opération de mise en oeuvre du présent procédé consiste à mettre en place la housse correspondante 1 sur un siège d'automobile et son dossier, et à tracer ensuite les emplacements où devront être réalisés deux trous pour le passage des tiges 2 de montage d'un élément appui-tête 3. Pour réaliser cette opération de traçage, il convient de repérer l'emplacement des entrées des logements prévus à 1 'intérieur de la carcasse du dossier. Cependant, ceci est très facile, car il suffit d'exercer une pression avec les doigts en parcourant toute la surface supérieure de la housse. En effet, on sent ainsi cette dernière se déprimer à l'endroit des emplacements des entrées des deux logements prévus dans le dossier. On peut alors très aisément tracer ces s deux emplacements au moyen d'un stylo à bille ou d'un stylo à pointe, par exemple sous forme de deux cercles 4. On retire ensuite la housse 1 et on dispose, au-dessous dè chacune des marques 4, la première partie 5 d'un oeillet de protection en matiè- re plastique spécialement conçu pour la mise en oeuvre du présent procédé. La seconde partie 6 de cet oeillet comporte un collet 7 destiné à être engagé à 1' intérieur de l'ouverture de la première partie 5. La solidarisation des deux parties du présent oeillet est assurée grâce au fait que la paroi externe du collet 7 de la seconde partie 6 présente une gorge 8 à laquelle correspond une petite nervure d'accrochage 9, prévue sur la paroi interne de la première partie 5. Cependant, en l'absence de tout el6idat intermbdiaire placé entre ces deux parties de l'oeillet, la nervure 8 n'est pas en mesure de s' accrocher à l'intérieur de la gorge 9.Il convient de noter qu'il est possible de prévoir une disposition inverse de la nervure d'accrochage et de la gorge correspondante, cette dernière étant alors située sur la paroi interne de la première partie 5 de l'oeillet et la nervure d'accrochage sur le collet 7. Par ailleurs, la seconde partie 6 du présent oeillet comporte une nervure annulaire 10 concentrique à son collet 7, et qui est destinée à entourer un rebord correspondant il de la première partie 5 de 1 'oeillet. Comme représenté sur la figure 2, cette première partie 5 doit être mise en place en appliquant son rebord saillant 11 contre la face interne 1 a de la housse 1. De plus, il convient que ce rebord soit disposé autour de la marque 4 qui a été tracée précédemment. Cependant, cette mise en place est facile à réaliser puisqu'avec les doigts on peut parfaitement sentir l'emplacement de la nervure 11 de la première partie 5 de l'oeillet. La seconde partie 6 de celui-ci est ensuite enfoncée selon la flèche F, de façon à faire pénétrer son collet 7 à l'intérieur de l'ouverture de la première partie 5. Ce collet refoule alors le fragment de tissu 12 qui se trouvait placé à 1' intérieur de l'espace délimité par le rebord 11. Finalement, ce fragment de tissu se trouve repoussé au niveau de la face opposée de la première partie 5 de l'oeillet, comme représenté à la figure 3. Lorsque la seconde partie 6 de l'oeillet atteint sa position définitive, il se produit un encliquetage des deux parties de l'oeillet l'une sur l'autre grâce à la nervure 8 et à la gorge 9 entre lesquelles se trouve emprisonné le tissu de la housse 1. Du reste, ce tissu est très fermentent serré entre les deux parties de l'oeil- let, notamment entre le collet 7 et la paroi interne de la première partie 5 ainsi qu'entre la nervure 10 et le rebord 11. Cependant, le tissu est également pincé à la périphérie de l'oeillet entre le bord périphérique recourbé 13 de la seconde partie de celui-ci et une surface d'appui prévue sur la première partie. Dans ces conditions, le tissu de la housse est parfaitement emprisonné et ne risque pas ultérieurement de glisser. Par ailleurs, il convient d'observer que le fragment 12 de tissu qui est emprisonné entre les deux oeillets se trouve alors tendu du fait même du refoulement qui a été effectuelors de l'introduction du collet 7 à l'intérieur de la première partie de l'oeillet. La dernière opération de mise en oeuvre du présent procédé consiste à découper ce fragment 12 au moyen d'une lame de couteau 14 ou de tout autre outil approprie. A cet effet, il suffit d'engager cette lame à l'intérieur de l'oeillet contre la paroi interne du collet 7 qui sert alors de guide pour réaliser la découpe 'voulue. Celle-ci est d'autant plus facile à réaliser que le tissu est tendu comme une peau de tambour à l'intérieur de l'oeillet. Le procédé selon l'invention permet donc de réaliser dans des conditions optimum, les deux ouvertures nécessaires et ce, aux emplacements exacts voulus. De plus, le tissu ne risque pas de s'effilocher ou de se déchirer puisque les bords des ouvertures sont emprisonnés à 1' intérieur des oeillets 5, 6 qui constituent ainsi des éléments de protection. Il suffit ensuite de remettre la housse en place pour que automatiquement, les trous de passage ainsi pratiqués se trouvent en regard des entrées des logements destinés à recevoir les tiges 2 de rrrantage de l'appui-tête 3. Le procédé et le dispositif selon l'invention ne sont pas limités au seul exemple de réalisation décrit cimdessus. En effet, ils peuvent également être employés pour pouvoir monter d'autres accessoires sur une housse de siège d'automobile, par exemple un accoudoir amovible. EEVEilDICATIONS 1. Procédé pour la réalisation, dans une housse ou similaire, d'un ou plusieurs passages pour la traversée de celle-ci par des tiges portant un accessoire, caractérisé en ce qu'après mise en place de la housse sur l'element à recouvrir, on marque sur celle-ci l'emplacement des passages à pratiquer, puis après retrait de cette housse, on dispose, de part et d'autre de chacun des emplacements ainsi marqués, les deux parties constitutives d'un oeillet en matière plastique que 1 'on assemble par encliquetage, et enfin on découpe le fragment de tissu se trouvent emprisonné à l'intérieur de chaque oeillet. 2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' il consiste en un oeillet en matière plastique dont l'une des deux parties comporte un collet destiné à être engagé à l'intérieur de l'ouverture de l'autre pour refouler le fragment de tissu placé au préalable sur cette dernière, la première possédant également une nervure annulaire, apte à pincer le tissu contre un rebord annulaire de l'autre partie.