L'invention vise le traitement de fragments d'os, et plus spécialement des copeaux d'os, tels que ceux obtenus, par exemple, par les opérations de désossage de la viande, notamment à la machine, en vue de les transformer en une pâte apte à être incorporée avantageusement aux éléments destinés à la nourriture de l'homme et des animaux. Elle a pour but d'obtenir un produit d'une extrême finesse qui puisse être incorporé directement à des aliments destinés à l'homme, tels que par exemple, la charcuterie. A cet effet, le procédé suivant l'invention consiste à tasser les copeaux d'os dans un moule, à congeler le pain ainsi moulé à une basse température de l'ordre de -150C mais pouvant descendre jusqu a -650C, à démouler le pain, à le réduire en copeaux de préférence par rabotage, à mélanger ces copeaux avec de l'eau, et enfin à les faire passer dans un broyeur à meules pour obtenir la pâte finale désirée. En fait, les copeaux d'os qui servent de matière première contiennent une certaine quantité d'eau, de graisse, de membrane, de moelle et de viande, formant liant, c'est pourquoi on peut les mouler en pain présentant une cohésion suffisante pour permettre leur manipulation. Le fait de congeler le pain de copeaux d'os rapidement à basse température, évite toute détérioration des cellules composant la viande, la graisse, etc., et permet de broyer le produit en toute sécurité sans élévation de température qui pourrait être nuisible aux mêmes cellules. De ce fait, par ce procédé, on obtient un produit final composé de particules impalpables exemptes de fragments durs dont le contact avec les dents serait désagréabie lorsque le produit est absorbé avec d'autres aliments. L'invention a également pour objet une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé. Cette installation comporte : des moyens de moulage en pains de copeaux d'os, des moyens de congélation de ces pains à une basse température de l'ordre de -150C, mais pouvant descendre jusqu'à -65cC, des moyens de démoulage des pains, une machine à réduire lesdits pains en copeaux de préférence par rabotage, des moyens pour additionner d'eau les copeaux obtenus, et enfin un broyeur à meules pour réduire en pâte très fine les copeaux additionnés d'eau qu'on y introduit. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descrip tion qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, un mode opératoire et une installation pour la mise en oeuvre du procédé de traitement des copeaux d'os suivant l'invention. Sur ces dessins Fig. 1 illustre schématiquement les phases successives du traitement des copeaux d'os suivant l'invention Fig. 2 montre schématiquement, à plus grande échelle, en coupe verticale, la machine à raboter les pains de copeaux d'os indiquée sur la fig. 1 Fig. 3 est une vue en plan correspondant à la fig. 2 Fig. 4 représente, à plus grande échelle, le montage d'une lame de la raboteuse de la fig. 2 ; et Fig. 5 est une vue de face de l'une des lames de rabotage. Le procédé de transformation des copeaux d'os en une pâte d'une finesse extrême suivant l'invention comporte les phases suivantes illustrées sur la fig. 1 : dans un bac de réserve 1, on prélève des copeaux d'os 2 que l'on déverse dans un moule 3 à parois inclinées pour faciliter le démoulage ultérieur du pain 4 ainsi formé dans le moule, de préférence sous l'action d'un certain tassage. On fait passer le moule garni du pain de copeaux d'os 4 dans un tunnel de congélation 6 où règne une température très basse, de préférence de l'ordre de -150C. A la sortie du tunnel 6, le pain 4 de copeaux d'os congelés est demoulé et on le réduit ensuite en copeaux, de préférence dans une machine à raboter désignée dans son ensemble par 11.On incorpore de l'eau aux copeaux ainsi obtenus et on introduit le mélange dans un broyeur à meules 12 duquel sort une pâte 13 extrêmement fine qui est le produit final recherché. La raboteuse il (voir aussi fig. 2 et 3) comporte un couloir 21 d'entrée des pains de copeaux d'os congelés 4 précédé d'un guide support, par exemple sous la forme de rouleaux horizontaux 22. Les lames de rabotage 24, au nombre de six dans l'exemple représenté, mais qui pourrait être tout autre, sont fixées sur un rotor 25 entraîné en rotation dans le sens de la flèche f par un moteur 27. Le rotor porte-lames 25 est entouré d'un carter 26 dans la partie inférieure duquel est logée une vis d'Archimède 28 qui est entralnée en rotation par un moteur à réducteur 29 et qui assure la progression des copeaux dans l'entrée du broyeur à meules 12 (voir aussi fig. 1). Au-dessus de la vis d'Archimède 28, débouche un gicleur 31 qui est contrôlé par une électro-vanne 32 et qui prcjette, sur la vis d'Archimède 28, un jet d'eau 33 qui s'incorpore aux copeaux produits par la raboteuse. On peut faire varier le pourcentage d'eau introduit dans le produit raboté en modifiant le gicleur 31 et obtenir une pâte plus ou moins liquide suivant le produit avec lequel elle doit être mélangée. De plus > cette eau mélangée au produit raboté diminue la température du produit lors du broyage. De préférence, chaque lame 24 de la raboteuse 11 présente, sur son bord coupant, des créneaux 36 (fig. 5) décalés d'une lame à la suivante. Dans l'exemple représenté, le décalage des créneaux 36 est tel que les parties en saillie du bord coupant de l'une quelconque des lames soient situées chacune au droit d'un creux des créneaux du bord coupant de la lame précédente. Cette disposition permet de réduire sensiblement de moitié la puissance nécessaire à l'entraînement en rotation des lames de crabotage, car chaque lame n'enlève de la matière que sur la moitié de sa longueur. Les lames sont fixées dans le rotor 25 de toute manière classique appropriée, par exemple au moyen de coins tels que 38, serrés par des vis 39 qui passent dans des encoches 41 correspondantes du corps des lames coupantes. Dans un exemple, les lames 24 ont une longueur de 180 mm et une largeur de 50 mm, les créneaux ont une longueur de 10 mm et sont séparés les uns des autres également par une distance de 10 mm, leur profondeur étant de 3 mm. Bien entendu, ces dimensions ne sont que des ordres de grandeur cités simplement à titre d'exemple. Le broyeur à meules 12 (fig. 1) est de tout type classique approprié et sa meule rotative est entraînée, par exemple, par un moteur électrique 43. Il est tout indiqué d'utiliser le broyeur à meules perfec tionné qui fait l'objet de la Demande de brevet français numéro 72 31 915 déposée le 8 septembre 1972 par la Demanderesse sous le titre : "Perfectionnements aux broyeurs à meules". Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes opératoires et modes de réalisation décrits et représentés ; on peut y apporter des modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. REVEND ICAT IONS 1.- Procédé de traitement de fragments d'os, notamment de copeaux d'os pour en faire une pâte extrêmement fine apte à être incorporée aux aliments destinés à la nourriture de l'homme et des animaux, caractérisé en ce qu'il consiste à tasser des copeaux d'os dans un moule, à congeler le pain ainsi obtenu à une basse température, de l'ordre de -150C mais pouvant descendre jusqu'à -65 C, à démouler le pain, à le réduire en copeaux de préférence Sar rabotage, à mélanger ces copeaux avec de l'eau, et enfin à les faire passer dans un broyeur à meules pour obtenir la pâte finale désirée. 2.- Installation pour la mise en oeuvre du procédé de traitement de copeaux d'os suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte : des moyens de mculage en pains de copeaux d'os, des moyens de congélation de ces pains à une basse température de l'ordre de -150C, mais pouvant descendre jusqu'à -650C, des moyens de démoulage des pains, une machine à réduire lesdits pains en copeaux de préférence par crabotage, des moyens pour additionner d'eau les copeaux ainsi obtenus, et enfin un broyeur à meules pour réduire en pâte très fine les copeaux additionnés d'eau qu'on y introduit. 3.- Installation suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens de congélation sont équipés d'un tunnel à travers lequel on peut faire passer les moules garnis de copeaux d'os à congeler. 4.- Installation suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens de rabotage comportent un porte-lames coupantes rotatif de forme genérale cylindrique sur la périphérie duquel sont fixées lesdites lames, les bords coupants de celles-ci présentant des créneaux décalés d'une lame à la suivante en direction longitudinale. 5.- Installation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le décalage des créneaux des lames coupantes est tel que les parties en saillie du bord coupant de l'une quelconque des lames sont situées chacune au droit d'un creux des créneaux du bord coupant de la lame précédente.