La présente invention concerne un câble métallique comprenant un noyau câblé sans entrecroisement de to- rons et sur lequel est câblée une couche extérieure de torons, le noyau câblé étant notamment composé d'un toron d'âme et de plusieurs couches de torons, les to- rons des différentes couches étant parallèles entre eux, les fils de ces torons étant notamment eux aussi parallèles entre eux lorsque plusieurs couches de fils constituent ces torons, les fils extérieurs de torons superposés de différentes couches de torons ne se croi- sant pas, ce câble métallique étant peu giratoire ou totalement antigiratoire. Le problème auquel l'invention apporte une solution consiste à conférer à un câble de ce genre une plus grande résistance à la rupture et/ou une souplesse plus grande et/ou à en simplifier la fabrication. La solution selon l'invention consiste à prévoir que dans la ou les couches de torons qui constituent le noyau câblé les torons présentent de façon connue en soi une section non ronde, aplatie aux endroits o ils tou- chent des torons adjacents. L'aplatissement aux endroits de contact entre torons adjacents résulte en une diminution des intervalles entre torons, d'o une plus grande section de métal et par con- séquent une plus grande résistance à la rupture Cet aplatissement augmente aussi la surface de contact et, de ce fait, la souplesse Les valeurs de résistance à la rupture et de souplesse que l'on peut obtenir avec un câble sebn l'invention, dépendent des autres caractéris, tiques de ce câble et la mesure dans laquelle ces va- leurs sont supérieures à celles de câbles connus dépend des caractéristiques des câbles connus auxquels on com- pare un câble selon l'invention; il en est de même en ce qui concerne la simplification de la fabrication Dans tous les cas cependant, au moins une amélioration est toujours enregistrée sur l'un ou l'autre plan. Le noyau câblé peut être fabriqué à partir de torons qui, ihitialement, ne sont pas ronds; par exemple on utilise six torons triangulaires symétriques ou trois torons ovales ou des torons ovoïdes, par exemple à section formée par des segments de cercle. Cependant il est préféré, notamment à cause de la fabrication plus simple,d'opérer une compression du noyau câblé dans l'ensemble de sa section, en procédant par exemple par tréfilage, martelage, laminage, roule- tage. Il est d'ailleurs possible d'utiliser des torons autres que ronds qui peuvent eux-mêmes avoir été compri- més, ou des torons ronds et comprimés, par exemple tré- filés ou laminés L'emploi partiel de tels torons est également envisageable. La fabrication du noyau 1 âblé à partir de torons de section non ronde et/ou de torons comprimés conduit à une densité de métal encore plus forte dans la section de ce noyau Cette fabrication suppose toutefois un travail assez considérable Par comparaison à cela, la fabrication du noyau câblé à partir de torons habitu- els non comprimés et la compression de sa section dans wn ensemble procure, du fait de cette opération unique, une compression extraordinaire, même si cette seule opération fait que les torons sont, en soi, moins comprimés. Il est évident que pour que l'on puisse comprimer la section du noyau câblé considérée dans son ensemble, ce noyau doit être structuré de telle sorte qu'il soit le plus possible dépourvu d'entrecroisements Les entre- croisements de torons sont exclus, soit parce que le noyau câble n'en comporte qu'une seule couche, soit parce que les torons des différentes couches sont parallèles entre eux (câblage en parallèle) Les entrecroisements de fils dans les torons sont pour le moins indésirables; il est donc souhaitable que les torons n'aient qu'une seule couche de fils ou que les fils de différentes couches _ 3 - soient parallèles entre eux (torons à commettage paral- lèle) En outre, en choisissant convenablement les lon- gueurs de pas et les sens de commettage on peut éviter que les fils extérieurs de torons différents superposés s'entrecroisent. Un noyau caiblé par câblage en parallèle de torons à commettage parallèle et dépourvu d'entrecroisements des fils extérieurs de torons superposés est donc indiqué en préambule comme étant une structure particulièrement envisagée pour la mise en oeuvre de l'inventimn Un tel cable a pour avantage, dans le cadre de l'invention et par rapport à un câble n'ayant qu'une couche de torons, que la compression de la section dans son ensemble s'y exerce plus fortement. Particulièrement avantageuse est la mise en oeuvre, déjà soulignée plus haut, denl dispositions selon l'in- vention avec un cable presque ou totalement dépourvu diffet giratoire En effet, dans cette application, l'inventian améliore le comportement des câbles en ce qui concerne leur rotation, surtout en combinaison avec d'autres mesures intéressant leur structure. Un calbe câblé en parallèle, composé de torons à commettage paralèle qui, par suite de la compression de la section du câble dans son ensemble, présentent une section aplatie aux endroits auxquels ces torons sont en contact mutuel, est connu en tant que câble métal- lique indépendant Ce cible a les avantages, mis à pro- fit également selon la présente invention, d'une grande densité de métal dans la section et d'une grande souplesse, qualités qui sont obtenues de manière simple et peu coûteuse Un tel cable a pourtant l'inconvénient que lors de la compressionob l'ensemble de la section du câble les tronçons de fil qui forment le pourtour du câble perdent leur forme initiale de bosses allongées faisant individuellement saillie autour du câble, de sorte que ce dernier présente une surface extérieure cylindrique -4- lisse et que, de ce fait, ces tronçons extérieurs sont si peu sollicités dans les gorges des poulies de renvoi et sur les tambours des treuils que l'on ne remarque pas avec certitude et assez t 8 t qu'un câble doit être mis au rebut parce que, intérieurement, les fils qui le composent ont beaucoup plus souffert que les dits tronçons extérieurs, si bien qu'il peut arriver qu'un câble apparemment encore en bon état se rompe. La présente invention tire profit de ces conditions par le fait qu'en se servant d'un tel câble pour former le noyau câblé de son câble elle en place la surface cylin- drique lisse à l'intérieur du nouveau câble, là o est souhaitée sa plus grande longévité et o la surface lisse conduit en outre à ménager les endroits du câble situés à distance de cette surface et qui sont les plus solli- cités de tout le câble, à savoir les entrecroisements entre les torons extérieurs du noyau câblé et de la cou- che extérieure de torons câblés autour de ce noyau. La constatation de cet état de choses fait partie inté- grante de l'invention. Les torons de la couche extérieure du câble selon l'invention peuvent être des torons normaux ou aussi des torons comprimés En règle générale, il est certainement recommandé d'utiliser pour la couche extérieure des torons de même nature que ceux du noyau câblé. La compression du noyau câblé peut être effectuée soit lors de sa fabrication, soit faire l'objet d'une opération séparée, soit encore lors du câblage de la couche extérieure de torons. Un exemple d'exécution de l'invention est décrit en détail ci-après, et avec référence au dessin annexé; sur ce dernier, la figureunique est une vue en coupe d'un cable métallique antigiratoire. Le câble métallique représenté au dessin se compose d'un noyau câblé 1 sur lequel a ensuite été câblée, en sens contraire, une couche extérieure 2 de torons. - Le noyau câblé 1 est lui-même constitué par un câble à commettage parallèle: sur une âme 10 formée par un toron sont simultanément câblées en parallèle une couche de torons intérieurs 3 et une couche de to- rons extérieurs 4 et 5 Tous les torons 3 à 5 sont des torons normaux, ctst-à-dire qu'ils comportent cha- cun, sur un fil d'âme, une couche de six fils de même diamètre que le fil d'âme Les torons extérieurs 4, disposés chacun à l'extérieur de deux torons interieurs 3 successifs, entre ceux-ci, sont plus gros que les torons extérieurs 5 disposés chacun sur un toron inté- rieur 3. Le noyau câblé 1 a été comprimé Au cours de cette opération, les torons dont les fils extérieurs étaient initialement disposés symétriquement autour du fil d'âme et n'étaient pas déformés, se trouvent aplatis aux en- droits 6 o ils sont en contact mutuel, et les intervalles 7 entre torons deviennent plus petits; des aplatissements analogues et des rapetissements d'intervalles semblables à ceux qui viennent d'être mentionnés se produisent aussi dans les torons, entre leurs fils La surface extérieure du noyau câblé 1 est, abstraction faite de rainures @ relativement petites entre les torons extérieurs 4 et 5, sensiblement cylindrique. La couche extérieure 2 de torons se compose, elle aussi, de torons normaux, mais de plus petit diamètre; ces torons ne sont pas déformés. La structure du câble décrit ci-dessus a la formule ( 1 + 6 +( 8 + 1 Z+ 16 Un câble selon l'invention pourrait avoir une formule différente de celle-ci, avec des torons en plus grand ou en plus petit nombre. Par comparaison à un câble métallique antigiratoire de même structure, composé de torons comprimés et dont le noyau câblé n'a pas été comprimé, le câble selon l'in- vention a à peu près la même section de métal et même effort de rupture, une plus grande souplesse, et sa fabri- cation est économique; il peut aussi être fabriqué à partir de torons plus minces qu'il est peu facile de com- primer. 6 - REVENDICATIONS 1 Câble métallique comprenant un noyau câblé sans entrecroisement de torons et sur lequel est câblée une couche extérieure ( 2) de torons, le noyau câblé ( 1; étant notamment composé d'un toron d'âme ( 10) et de plusieurs couches de torons ( 3,4,5), les torons des différentes couches étant parallèles entre eux, les fils de ces torons étant notamment eux aussi parallèles entre eux lorsque plusieurs couchesde fils constituent ces torons, les fils extérieurs de torcis superposés de différentes couches de torons ne se croisant pas, ce câble métallique étant peu giratoire ou totalement antigiratoire, ce câble étant remarquable en ce que dans la ou les couches de torons ( 3,4,5) qui constituent le noyau câblé ( 1) les torons présentent de façon connue en soi une section non ronde, aplatie aux endroits ( 6) o ils touchent des torons adjacents. 2 Câble métallique selon la revendication 1, remarquable en ce que ses torons ont, tous ou certains, été préalablement comprimés. 3 Procédé de fabrication d'un câble selon la re- vendication 1 ou 2, remarquable en ce que la fabrication du noyau câblé ( 1) se fait à partir de torons ayant une section autre que ronde. à Procédé de fabrication d'un câble selon la re- vendication 1 ou 2, remarquable en ce que la compression du noyau câblé ( 1) est effectuée sur l'ensemble de la section de celui-ci. Procédé selon la revendication 4, remarquable en ce que la compression du noyau câblé ( 1) est effectuée soit lors de sa confection, soit au cours d'une opération séparée, soit lors du câblage de la couche extérieure de torons.