La présente invention concerne les dispositifs destinés à relier une pointe métallique à un ou plusieurs conducteurs électriques d'une installation de protection du type cage de Faraday pour immeuble. Dans les installations de protection actuelles, chacune des pointes métalliques de l'installation est enfilée par sa base creuse sur un tenon fixé à immeuble et est reliée au(x) conducteur(s) élec#rique(s) de mise à la terre par une liaison électrique telle qu'une tresse dont une extrémité est reliée électriquement à la pointe par l'intermédiaire d'un collier et dont l'autre extrémité est reliée électriquement au(x) conducteur(s) par un assemblage à vis-écrou et par soudage. La présente invention vise un dispositif de fixation et de connexion de conception simple et de mise en oeuvre aisée permettant d'assurer simultanément la fixation de chaque pointe métallique sur l'immeuble et sa liaison électrique au(x) conducteur(s) de l'installation de protection de cet immeuble. Plus précisément, l'invention vise un dispositif de fixation et de connexion caractérisé en ce qu'il comporte d'une part un élément support inférieur métallique qui est destiné à être fixé à l'immeuble et qui est pourvu de quatre doigts de retenue s'étendant à partir du plan général dudit élément support pour recevoir entre eux un ou plusieurs conducteurs de l'installation de protection et d'autre part un élément supérieur métallique en forme de couronne qui est retenu de manière amovible sur l'élément support par l'intermédiaire de quatre saillies radiales aptes à coopérer chacune avec l'un des doigts de retenue, le passage central de l'élément supérieur étant fileté de manière que l'extrémité inférieure également filetée de la pointe métallique puisse être vissée dans l'élément supérieur jusqu'à venir en butée sur le ou les conducteurs# logés entre les doigts de retenue. Avec une telle disposition, on conçoit que le vissage de la pointe dans le passage central de l'élément supérieur assure le verrouillage de celui-ci sur l'élément support de par la coopération des doigts et des saillies, la liaison entre la pointe et le ou les conducteurs étant réalisée à la fois directement par contact de l'extrémité inférieure filetée de la pointe avec ce ou ces conducteurs et indirectement par le canal des deux éléments métalliques du dispositif. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins ci-annexés donnés uniquement à titre d'exemple et sur lesquels La figure 1 est une vue en coupe d'un dispositif de fixation et de connexion d'une pointe métallique selon l'invention, la figure 2 est une vue en élévation des deux éléments du dispositif selon l'invention avant montage, la tigure 3 est une vue en coupe selon la ligne III III de la figure 2, et la figure 4 est une vue en coupe partielle selon la ligne IV-IV de la figure 3. Les installations de protection de type cage de Faraday pour immeuble se composent essentiellement de plusieurs conducteurs de mise à la terre qui sont fixés sur l'immeuble de manière à réaliser une sorte de cage à larges mailles, et de plusieurs pointes qui sont disposées chacune sur une partie saillant vers le haut de cet immeuble. Chaque pointe doit être reliée électriquement à un ou plusieurs conducteurs de l'installation, la fixation de la pointe et sa liaison électrique au(x) condusteur(s) devant être solides et résistantes aux vibrations compte tenu des difficultés d'accès à de telles pointes une fois installées. Sur les figures 1 à 3,la référence 10 désigne un dispositif essentiellement destiné à assurer d'une part la fixation d'une pointe métallique 12 à un endroit déterminé (fait, cheminée tourelle) d'un immeuble bon représenté) et d'autre part la connexion de cette tige 12 à un ou plusieurs conducteurs électriques de mise à la terre 14 et 16 d'une installation de protection (non représentée) du type de celle envisagée plus haut. Le dispositif 10 se compose de deux éléments séparés coopérants à savoir un élément support inférieur en cuivre étamé 18 destiné à être convenablement fixé à la maçonnerie 20 de l'immeuble et un élément supérieur également en cuivre étamé 22 enforme de couronne destiné à recevoir l'extrémité inférieure filetée 24 de la tige 12. L'élément support métallique 18 se compose d'une base généralement plane 26 présentant sensiblement la forme d'un carré et de quatre doigts de retenue 28 qui sont disposés aux quatre coins du carré et qui font saillie d'un même côté de la base 26, perpendiculairement au plan de celle-ci. Dans une variante, les doigts sont disposés de manière à diverger vers le haut à partir de la base. La base 26 comporte en son centre une ouverture 30 destinée à recevoir un moyen de fixation 32 tel que vis, tirefond, patte de scellement, etc... apte à assurer un maintien solide de 11 élément support 18 sur la maçonnerie 20. L'ouverture 30 peut avantageusement, comme représenté, être filetée intérieurement pour recevoir la tête filetée 34 du moyen de fixation 32 envisagé, ce qui permet de laisser libre la surface supérieure 36 de la base 26 de l'élément support 18. Cette surface 36 présente de préférence, pour des raisons qui apparaitront plus loin, deux gorges rectilignes de section sensiblement triangulaires 38 qui sont disposées à 900 l'une de l'autre entre les doigts de retenue 28. L'élément supérieur 22 en forme de couronne présente sur sa périphérie quatre saillies radiales coplanaires 40 disposées à 900 l'une de l'autre et aptes à coopérer chacune avec une surface de retenue correspondante 42 ménagée dans chacun des doigts 28. Dans le cas où l'élément 18 est obtenu par matri çage et usinage, les surfaces 42 sont réalisées en ménageant dans les doigts 28 des encoches 44 de profondeur appropriée. On observera que l'écartement des plans parallèles limitant le déploiement circonférentiel de chaque saillie 40 est sensiblement inférieur à l'écartement des surfaces parallèles en regard des doigts 28 de sorte que les "creux' définis sur l'élément 22 entre les saillies 40 ont une forme voisine de la section droite des doigts 28 (voir figure 2). L'une au moins des saillies 40 comporte une butée 46 qui est apte à coopérer avec l'un des flancs radiaux de l'un des doigts 28 pour s'opposer à la rotation dans un sens déterminé, soit le sens horaire, de l'élément supérieur 22 dans l'élément support 18, une fois atteinte une position normale de verrouillage (voir figure 1) dans laquelle la partie médiane de chaque saillie 40 coopère avec la surface de retenue en regard 42 du doigt 28 correspondant. Dans une variante, l'élément supérieur 22 présente la forme d'un couvercle dont le bord interne est pourvu de quatre saillies s'étendant radialement vers l'intérieur pour pouvoir coopérer avec quatre encoches de retenue ménagées sur les côtés extérieurs des doigts 28. La partie supérieur de chaque doigt 28 comporte une surface de guidage 48 définie par exemple comme représenté par un chamfrein réalisé entre les deux flancs radiaux perpendiculaires des doigts 28 en question ; cette surface 48 est destinée en coopération avec une surface cylindrique 50 prévue à la partie inférieure de l'élément supérieur 22, à assurer un guidage en rotation et/ou translation de cet élément 22 de manière que l'axe Y de celui-ci demeure sensiblement confondu avec l'axe de symétrie X de l'élément support 18. Chaque doigt 28 peut aussi comporter une surface d'arrAt axiale 52 disposée entre la surface de retenue 42 et la surface 36 de la base 26 pour coopérer avec la face inférieure 54 de l'élément supérieur 22 en vue de s'opposer à un rapprochement excessif de celui-ci vers la base 26, et ce quelle que soit la position angulaire de l'élément supérieur 22 par rapport à cette base La surface 52 peut être constituée de la surface inférieure de l'encoche 44 qui est opposée à la surface de retenue 42 du doigt 28 considéré, étant entendu que cette surface 52 présente une partie interne qui est éloignée de l'axe X d'une distance inférieure au rayon de la surface cylindrique 50 de l'élément 22. Le fond des encoches 44 et l'extrémité des saillies 40 peuvent avoir, comme représenté, notamment à la figure 4, une forme tronconique qui est centrée sur l'axe de l'élément correspondant et qui diverge-vers le haut en vue d'assurer un certain centrage des éléments 18 et 22 l'un sur l'autre complémentairement au rôle des surfaces 48 et 50. La face inférieure 54 de l'élement 22 peut comporter deux saillies axiales 56 diamètralement opposées par rapport à l'axe Y de cet élément 22 et disposées de manière à définir entre elles un passage de conducteur relativement étroit passant par cet axe Y et s'étendant parallèlement à l'une des gorges 38 de l'élément support 18 lorsque l'élément supérieur 22 occupe sur celui-ci sa position normale de verrouillage.On se référera à la partie droite de la figure 2 pour la forme et la disposition particulières de ces butées axiales 56, en observant totefois que lors de la rotation d'environ 450 nécessaire au verrouillage de l'élément supérieur 22, les saillies 56 restent en dehors du trajet de conducteur perpendiculaire au premier trajet cité et que l'écartement des deux saillies est légèrement supérieur à la distance entre deux bras adjacents. Le passage interne central 58 de l'élément supérieur 22 est fileté intérieurement pour recevoir l'extrémité filetée 24 de la tige 12 (voir figure 1). Un contre-écrou (non représen té) peut être prévu pour bloquer la fixation de cette extrémité 24 dans le passage 58. La mise en cuivre du dispositif 10 décrit plus haut est la suivante On fixe d'abord solidement dans la maçonnerie 20 à ltendroit désiré l'élément support 18 à l'aide du moyen de fixation 32. On dispose ensuite entre les doigts 28 de l'élément 18 les conducteurs croisés 14 et 16. Dans le cas où le conducteur inférieur 16 est rond (diamètre compris entre 6 et 10 mm), ce conducteur vient se loger dans la gorge 38 correspondante qui assume ainsi son centrage et son maintien en place. Dans le cas où le conducteur inférieur ou supérieur est plat (conducteur plat de 30 mm de largeur ou tresse de 35 mm de largeur) les doigts 28 assument par leurs flancs en vis à vis le maintien en place de ce ou ces conducteurs plats. On introduit l'élément 22 entre les doigts 28 dans la présentation dans laquelle les doigts 28 pénètrent dans les creux formés entre les saillies 40, puis on tourne de 450 environ dans le sens horaire cet élément supérieur, une fois sa surface 54 en contact avec les surfaces d'arêt 52, Jusqu'à ce que la butée 46 soit en appui sur le doigt 28 correspondant. On visse enfin la ponte 12 dans le passage 58 jusqu'à ce que son extrémité 24 vienne appuyer fortement les conducteurs 14 et 16 sur la base 26. Le serrage est facilité en prévoyant deux méplats 60 sur la pointe 12. On peut ensuite bloquer avec le contre-écrou. Lors du vissage, l'élément supérieur a été légèrement soulevé jusqu'à venir en appui sur les surfaces de retenue 42 par ses saillies 40, la butée 46 s'opposant à sa rotation sous l'action du vissage. On observera que les saillies axiales 56 sont aptes à maintenir en place un conducteur rond supérieur chevauchant un ou plusieurs conducteurs inférieurs de manière à prévenir un glissement de ce conducteur supérieur sous l'action de pressage de l'extrémité filetée 24. il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits ci-desus et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans sortir du cadre de la présente demande. REVENDICATIONS 1. Dispositif de fixation et de connexion d'une pointe métallique à au moins un conducteur électrique d'une installation de protection du type cage de Faraday pour immeuble, caractérisé en ce qu'il comporte d'une part un élément support inférieur métallique qui est destiné à être fixé à l'immeuble et qui est pourvu de quatre doigts de retenue s'étendant à partir du plan général dudit élément support pour recevoir entre eux un ou plusieurs conducteurs de l'installation de protection et d'autre part un élément supérieur métallique en forme de couronne qui est retenu de manière amovible sur l'élément support par l'intermédiaire de quatre saillies radiales aptes à coopérer chacune avec l'un des doigts de retenue, le passage central de l'élément supérieur étant fileté de manière que l'extrémité inférieure. également filetée de la pointe métallique puisse être vissée dans l'élément supérieur jusqu'à venir en butée sur le ou les conducteurs logés entre les doigts de retenue. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque doigt présente une surface de guidage destinée à former un appui radial pour l'élément supérieur en vue de maintenir selon une direction fixe l'axe de ce dernier lors de son montage sur l'élément support. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les saillies radiales de l'élément supérieur sont aptes à s'engager dans des encoches correspondantes prévues dans les doigts de retenue. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque doigt comporte une surface d'arrêt destinée à former un appui axial pour l'élément supérieur en vue de limiter le rapprochement de celui-ci vers l'élément support. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'élément supérieur est pourvu sur sa face dirigée vers l'élément support de deux saillies axiales diamètralement opposées destinées à maintenir en place le conducteur supérieur lors du vissage de la pointe dans l'élément supérieur. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'élément supérieur est équipé d'au moins une butée apte à coopérer avec l'un des doigts de retenue de manière à s'opposer au déplacement en rotation de 11 élément supérieur dans le sens correspondant au vissage de la pointe, au delà d'une position dans laquelle ledit élément est maintenu sur l'élément support. 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'élément support comporte des moyens de guidage aptes à assurer le maintien en place du conducteur inférieur et éventuellement du conducteur supérieur. 8. installation de protection d'un immeuble caractérisé en ce qu'elle comporte au moins un dispositif selon l'une des revendications 1 à 7 pour assurer la fixation et la connexion d'une de ses pointes à un ou plusieurs des conducteurs électriques de mise à la terre composant cette installation.