La présente invention, concerne un procédé et un dispositif pour déterminer au moins une caractéristique d'état mécanique d'un corps solide constitué en un matériau conducteur de itélectricité, par étude des variations de sa résistance électrique, en faisant circuler un courant électrique continu dtintensåté constante dans le corps et en mesurant, au moyen d'un appareillage électronique comportant un amplificateur à courant continu à gain élevé, la différence de potentiel entre deux points situés sur la surface du corps et décalés l'un par rapport à l'autra approximativement suivant le sens de circulation du courant. Par "caractéristique de'état mécanique", on entend entre autre une estimation quantitative des dégradations subies antérieurement par le matériau telles que : écrouissage, endommagement par fatigue, etc. On connait déjà un procédé du genre ci-dessus, selon lequel on déduit la caractéristique recherchée du corps à partir de la seule mesure de différence de potentiel réalisée lorsque la zone du corps où est effectuée la mesure est traversée par le courant continu. Ce procédé présente de nombreux inconvénients. En raison de la très faible valeur (de l'ordre de quelques microvolts) des différences de potentiel mesurées, I'amplificateur à courant continu doit avoir un gain très élevé (103 à 105), ce qui entraîne un bruit de fond très important: il en résulte que la sensibilité de l'appareil ntest pas toujours suffisante, en raison du rapport signal/bruit trop faible. De plus, il est nécessaire de procéder à un réglage de zéro précis de l'appareillage électronique avant chaque mesure pour éliminer l'influence des dérives de différents ordres. Par ailleurs, en raison de la grande amplification nécessaire, l'appareillage utilisé est particulièrement sensible aux champs électriques environnants, et tout particulièrement aux champs électriques à fréquence industrielle (par exemple 50 Hz). En outre, la mise en oeuvre de ce procédé exige que le corps solide soumis à la mesure soit parcouru par un courant continu d'intensité élevée, et ce pendant toute la durée de la mesure. Il peut s'en suivre une altération du matériau constitutif du corps, par exemple une corrosion, susceptible de fausser les mesures, voire même une détérioration du matériau pouvant rendre le corps testé inexploitable et/ou inutilisable ultérieurement. Par ailleurs, lorsque la détermination de la caractéristique d'état mécanique du corps implique que ce dernier soit soumis à une sollicitation mécanique, le procédé connu ne permet pas de synchroniser au corps de cette sollicitation mécanique l'application du courant et la mesure de différence de potentiel. L'invention a essentiellement pour but de remédier aux inconvénients de ce procédé connu. A cette fin, le procédé de l'invention se caractérise par la succession des étapes suivantes - on fait circuler le courant continu dans le corps et on mesure à un instant t1 la susdite différence de potentiel, - on met en mémoire la valeur de cette différence de potentiel à l'instant t1, - on interrompt le passage du courant continu, - on mesure à un instant t2 cette différence de potentiel, cet instant tz étant tel que la durée t2 - t1 soit égale à la période d'un signal parasite principal auquel est sensible l'appareillage électronique, - on élabore un signal différence égal à la différence entre la différence de potentiel à l'instant t1 et la différence de potentiel à l'instant t2, et - on compare la valeur du signal différence à des valeurs d'étalonnage pour en déduire la caractéristique d'état mécanique du corps. Du fait que le signal utile que l'on recueille en mettant en oeuvre le procédé de l'invention représente la différence entre les différences de potentiel mesurées respectivement avec et sans passage du courant continu, on s'affranchit des défauts propres de l'appareillage électronique (dérives de zéro, etc.). Du fait que 1'intervalle de temps t2 - tl séparant les deux mesures de différences de potentiel est choisi égal à la période du parasite principal auquel est sensible 1appareillage électro- nique, on élimine, ou tout au moins on diminue notablement, l'in- fluence sur le signal différence du signal parasite principal. La mise en oeuvre du procédé de l'invention permet donc d'obtenir une sensibilité beaucoup plus grande que celle obtenue à l'aide du procédé antérieur, et il est ainsi possible de mesurer des différences de potentiel très faible (de l'ordre de quelques microvolts) avec un bon rapport signal/bruit. Pour permettre l'étude d'une caractéristique évolutive dans le temps, il est avantageux de pouvoir effectuer des mesures de différences de potentiel successives. Dans ce cas on fait circu- ler dans le corps des impulsions rectangulaires d'amplitude constante de courant électrique; pour certaines au moins de ces im- pulsions, on procède à la mesure de différence de potentiel d'instant t1, suivie pendant la coupure immédiatement suivante, de la mesure de différence de potentiel d'instant t2- et on exploite. les différences entre les différences de potentiel aux instants t1 et t2 pour déduire de façon continue la caractéristique à déterminer. Du fait de l'application au corps testé d'impulsions de courant, le courant moyen qui le traverse est très inférieur au courant crête défini par lsamplitude des impulsions et on évite ainsi l'endommagement du matériau constitutif du corps. Par contre, si un courant moyen du même ordre de yrandeur que le courant constant utilisé lors de la mise en oeuvre du procédé connu n'est pas susceptible d'endommager le corps testé; il est alors possible de lui appliquer des impulsions de courant d'amplitude bien supérieure à la valeur de courant constant : la sensibilité s'en trouve notablement accrue. Lorsqu'on soumet le corps à une sollicitation mécanique dynamique (c'est-à-dire à variations périodiques dans le temps) au cours des mesures, on synchronise les mesures de différences de potentiel effectuées aux temps t1 et t2 avec 1 'application au corps de cette sollicitation mécanique dynamique. Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus comporte des moyens pour-faire circuler un courant électrique continu -d'intensité constante dans le corps et se caractérise en ce qu'il comprend - des moyens d'applications et d'interruption du passage du courant dans le corps respectivement à deux instants t'1 ett'2 - des-moyens pour détecter la différence de potentiel entre deux points situés à la surface du corps et décalés i'un par rapport à l'autre approximativement suivant le sens de circulation du courant continu, - des moyens d'amplification en courant continu avec-un gain éle vé pour amplifier les différences de potentiel détectées, - des premiers moyens de mémorisation pour mettre en mémoire, à un instant t1 retardé par rapport à l'instant t'1 pour tenir compte du temps de réponse de l'appareillage électronique, la différence de potentiel détectée et amplifiée, - des moyens pour élaborer un signal différence égal à la différence entre la différence de potentiel mesurée et amplifiée et la différence de potentiel mise en mémoire à l'instant t1, - des seconds moyens de mémorisation pour mettre en mémoire le signal différence à un instant t2 postérieur à 1 'instant t' 2 et tel que la durée t2 - t1 soit égale à la période d'un parasite principal auquel est sensible l'appareillage électronique, et - des moyens de traitement pour exploiter la valeur du signal dif- férence et en déduire la caractéristique d'état mécanique du corps. Dans le cas où le corps est soumis à une sollicitation mécanique, notamment périodique, au cours des mesures, on fait avantageusement comporter au dispositif des premiers moyens de synchronisation pour synchroniser le passage du courant aux instants t'1 et t'2 avec l'application au corps de la sollicitation mécanique et des seconds moyens de synchronisation, commandés par les susdits premiers moyens de synchronisation, pour commander les mises en mémoire aux -instants t1 et t2 des différences de potentiel. Il convient de signaler qu'aussi bien le procédé que le dispositif conformes à l'invention se prêtent particulièrement bien à la détermination d'une caractéristique mécanique d'un corps à des températures élevées, pouvant atteindre plusieurs milliers de degrés. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit d'un de ses modes de réalisation et de certaines de ses applications, donnés à titre purement illustratif mais nullement limitatif. Dans cette description, on se réfère aux dessins annexés sur lésquels - les figures 1 et 2 représentent, sous forme de schémas synoptiques, des montages de mesure conforme à l'invention, respectivement sans et avec sollicitations mécaniques périodiques appliquées au corps testé, - la figure 3 représente schématiquement un dispositif électronique conforme à l'invention, - la figure 4 illustre un exemple d'utilisation de l'appareil selon l'invention, - les figures 5 à9 sont des courbes relatives à un premier exemple d'utilisation du procédé et de l'appareil selon l'invention, et - la figure 10 montre un ensemble de courbes relatives à un second exemple d'utilisation du procédé et de l'appareil selon l'invention. En se référant tout d' abord à la figure 1, la référence numérique 1 désigne un corps solide constitué en un matériau électriquement conducteur et dont on souhaite déterminer une caractéris- tique d'état mécanique. Sur ce corps, en deux emplacements appropriés, on a disposé deux contacts 2 et 3 d'alimentation en courant continu reliés respectivement aux bornes d'un générateur 4 de courant continu d'in- tensité constante. En deux autres emplacements, situés à la surface du corps dans une zone où les lignes de courant sont sensiblement parallèles entre elles, sont disposés deux contacts de mesure 5 et 6 écartés l'un de l'autre sensiblement selon la direction de circulation du courant. Les deux contacts de mesure 5.et 6 sont respectivement re- liés aux deux entrées + et - d'un amplificateur à courant continu 7 à gain élevé dont la sortie est connectée à un circuit de mesure 8 destiné à élaborer un signal électrique représentatif d'une valeur de la caractéristique d'état mécanique recherchée. La sortie du circuit de mesure est reliée à un circuit d'utilisation 9, qui peut comprendre par exemple un appareil d'affichage galvanométrique ou numérique, et/ou une table traçante et/ou tous autres appareillages appropriés pour l'exploitation du signal électrique délivré par le circuit de mesure 8 en vue d'en déduire la valeur correspondante de la caractéristique d'état mécanique. & dispositif de l'invention comprend également un circuit 10 de synchronisation de l'application et de l'interruption du passage du courant continu dans le corps*1 et du déclenchement du circuit de mesure 8 à des instants appropriés. A cette fin, le circuit 10 est relié aux entrées de synchronisation du générataur 4 et du circuit de mesure 8, le circuit 10 étant lui-meme commandé par un oscillateur 11. Le fonctionnement du dispositif est le suivant. Sous Inaction d'une impulsion de commande délivrée par ltos- cillateur 11, le circuit de synchronisation 10 commande le déclenchement du générateur 4 de courant continu. Les tensions détectées par les contacts de mesure 5, 6, sont appliquées aux entrées respectives de l'amplificateur 7, dont la sortie délivre un signal V1 représentatif de la différence de potentiel entre les contacts 5 et 6. Cette valeur est mise en mémoire par le circuit de mesure 8 à un instant t. Le passage du courant dans le corps 1 est alors interrompu sous la commande du circuit de synchronisation 10. En l'absence de passage du courant continu dans le corps 1, la différence de potentiel entre les contacts de mesure 5 et 6 est nulle, et le signal de sortie de l'amplificateur 7 est représentatif de l'erreur de mesure due à l'amplificateur lui-même (dérive lente, mauvais réglage du zéro, etc.) ou à d'autres causes (tension thermoélectrique, contacts de mesure résistifs, etc). A un instant t2, postérieur à l'instant t1, sous la commande du circuit de synchronisation 10 le circuit de mesure 8 compare le signal V1 mis en mémoire précédemment avec le signal V2 présent en sortie de l'amplificateur à l'instant t2, et délivre un signal différence AV représentant la différence Vî-V2. Le signal bV obtenu est donc exactement représentatif de la différence de potentiel, à la surface du corps 1, entre les contacts 5 et 6, abstraction faite des causes d'erreurs introduites par les circuits et notamment par l'amplificateur 7. En outre, pour diminuer les perturbations dues aux champs électromagnétiques ambiants, on choisit l'instant t2 de telle manière que la durée t2 - t1 soit égale à la période du champ électromagnétique perturbateur principal (en particulier et surtout le champ à fréquence industrielle). Le signal différence nV est ensuite appliqué à un appareil d'utilisation approprié 9, par exemple pour son affichage. En raison de la constance du courant continu traversant le corps 1 lors de la mesure de différence de potentiel à l'instant t1, la valeur AV mesurée est donc représentative de la résistance du corps entre les contacts 5 et 6, cette résistance étant ellemême représentative de la caractéristique d'état mécanique du corps que l'on souhaite déterminer. La détermination de cette caractéristique en fonction de la valeur AV mesurée sera explicitée ultérieurement à l'aide de quelques exemples. Toutefois, on peut déca indiquer que cette détermination est effectuée, en général, en réalisant, à l'aide de l'appareil, une première serie de mesures sur un corps étalon dont on connait les caractéristiques, de façon à obtenir une ou plusieurs courbes d'étalonnage. On effectue ensuite, toujours à l'aide de l'appareil, une seconde série de mesures sur le corps à étudier. La caractéristique recherchée se déduit de la comparaison des résultats de la seconde série de mesure avec les courbes d'étalonnage. Le dispositif représenté à la figure 1 permet également d'effectuer des séries de mesures successives avec une fréquence déterminée par la fréquence de recurrence des impulsions de déclenchement délivrée par l'oscillateur. Il est ainsi possible d'effectuer autant de mesures que sou-haité pour déterminer une valeur moyenne de la caractéristique étudiée au lieu d'effectuer des sérles de mesures d'échantillonnage pour suivre la variationsdune caractéristique lentement évolutive. La figure 2 représente un dispositif conforme à l'invention permettant de déterminer une caractéristique de ltétat mécanique d'un corps lorsque celui-ci est soumis à des sollicitations mécaniques périodiques au cours de la mesure. Sur la figure 2 les éléments identiques à ceux de la figure 1 sont désignés à l'aide des mêmes références numériques. Le dispositif de la figure 2 est identique à celui de la figure 1 à la différence près qu'il ne possède pas dtoscillateur 11, mais qu'il comprend par contre un appareil 12 à l'aide duquel on exerce les susdites sollicitations mécaniques sur le corps 1. L'appareil 12 est agencé pour pouvoir délivrer une impulsion de tension électrique chaque fois qu'il sollicite mécaniquement le corps 1, cette impulsion étant appliquée au circuit de synchronisation 10 pour le commander. Le fonctionnement du dispositif de la figure 2 est identique à celui décrit plus haut pour le dispositif de la figure 1, à ceci près que le déclenchement des mesures est commandé par l'application au corps 1 de sollicitations mécaniques. Ce dispositif permet donc de synchroniser l'application des sollicitations mécaniques, l'alimentation en courant du-corps, et les différentes séquences de mesures de différences de potentiel. La figure 3 représente de façon détaillée un mode de réalisation des dispositifs des figures 1 et 2. Sur cette figure, les éléments identiques à ceux des figures 1 et/ou 2 sont désignés p les memes références numériques. La sortie de l'amplificateur 7 est reliée, d'une part, à une première entrée (par exemple l'entrée non inverseuse) d'un amplis. ficateur à gain unité 13- et, d'autre part, à l'entrée d'un premier élément de mémorisation 14 dont la sortie est connectée à une seconde entrée (par exemple entrée inverseuse) de l'amplificateur 13. L'élément de mémorisation 14 possède également une entrée 15 de commande de mise en mémoire. La sortie de l'amplificateur 13 est reliée à l'entrée d'un second élément de mémorisation 16, comportant une entrée 17 de commande de mise en mémoire et dont la sortie est connectée, d'une part, à une première borne 18 d'un sélecteur 19, et, d'autre part, à entrée d'un filtre passe-bas 20 dont la sortie est reliée à une deuxième borne 21 du sélecteur 19. Le contact mobile 22 du sélecteur 19 est raccordé à l'entrée d'un appareil d'utilisation 9. La commande du circuit de synchronisation 10 peut être effectuée soit par un oscillateur Il (synchronisation intérieure), soit à l'aide des impulsions délivrées par l'appareil exerçant des sollicitations mécaniques sur le corps 1, ces impulsions étart appliquées à une borne 23 de synchronisation (synchronisation ex térieure) La sortie de l'oscillateur Il et la borne 23 sont respectivement raccordées aux bornes 24 et 25 d'un sélecteur 26 dont le contact mobile 27 est raccordé à l'entrée d'un circuit monostable 28 délivrant des impulsions de largeur réglable. La sortie du circuit monostable 28 est connectée à l'entrée d'un circuit monostable 29, à l'entrée d'un circuit monostable 30, et à une entrée d'une porte NON OU 31. La sortie du circuit monostable 29 est raccordée, d'une part, à 1 'entrée 15 de commande de mise en mémoire de l'élément de mémorisation 14 et, d'autre part, à une seconde entrée de la porte NON OU 31. La sortie du circuit monostable 30 est reliée à l'entrée d'un circuit monostable 32 dont la sortie est connectée à l'entrée 17 de commande de mise en mémoire de l'élément de mémorisation 16. Le contact d1 alimentation 2 du corps 1 est réuni à une borne d'une alimentation en courant continu 33 dont l'autre borne est reliée à la masse. En outre, un organe interrupteur 34, commandait le passage du courant, est inséré entre le contact d'alimentation 3 du corps 1 et la masse;- l'organe interrupteur 34 comporte une borne de commande 35 reliée à la sortie de la porte NON OU 31. L'organe 34 peut par exemple être un transistor de puissance commandé par la base. Le dispositif fonctionne de la manière suivante. Il faut tout-d'abord noter que les potentiels de la surface du corps 1, au niveau des contacts de mesure 5 et 6, sont appliqués en permanence aux entrées correspondantes de l'amplificateur 7. Celui-ci elabore donc en permanence un signal de sortie (représentatif de la différence des potentiels présents sur ses en très) qui est appliqué, toujours en permanence, à 1'entrée de l'élément de mémorisation 14 et à une entrée (l'entrée + sur la figure) de l'amplificateur à gain unité 13. Le processus de mesure est déclenché par une impulsion de commande fournie soit par l'oscillateur Il (commutateur 26 en position 24-27) si aucune sollicitation dynamique n1 est appliquée au corps 1, soit par l'appareil 12 sollicitant le corps 1, via la borne d'entrée de synchronisation 23 (commutateur 26.en position 25-27) si ie corps 1 est soumis à des sollicitations dynamiques. L'impulsion de commande déclenche, par son front arrière, le fonctionnement à un instant t tel du circuit monostable 28 qui dé- livre une impulsion dont le front arrière commande la mise en fonctionnement des circuits monostables 29 et 30. L'impulsion du circuit monostable 29 est appliquée à ltenbSe correspondante de la porte NON OU 31 qui reçoit sur son autre entrée l'impulsion fournie par le circuit monostable 28. La sortie de la porte NON OU 31 passe alors du niveau 1 au niveau O et ce signal est appliqué dès 1 'instant. t'1 à la base 35 du transistor 34, qui, de bloqué, devient conducteur. Le corps 1 est traversé par le courant continu tant qu'unie impulsion est présente sur l'une des entrées de la porte NON OU 31. Une différence de potentiel apparait alors entre les contacts de mesure 5 et 6, est amplifiée par l'amplificateur 7 et est appliquée aux entrées correspondantes de l'élément de mémorisation 14 et de l'amplificateur 13. Comme indiqué plus haut le circuit monostable 28 délivre des impulsions de largeur réglable; la largeur de ces impilisions est déterminée de telle manière que le déclenchement du circuit monostable 29 (sur le front arrière de l'impulsion délivrée par le circuit monostable 28) ne se produise qu'unie fois que le courant traversant le corps 1 soit parvenu à sa valeur nominale, afin d'éviter que la mesure de tension ne soit effectuée trop tôt-, au cours de la phase transitoire d'établissement du courant dans le corps 1. L'apparition d'une impulsion (qui peut par exemple avoir une durée de 0,2 ms) sur la borne de commande 15 de l'élément de mé morisation 14 provoque le déverrouillage de l'entrée de celui-ci, puis, sur le front arrière de l'impulsion, le verrouillage de l'entrée et le déverrouillage de la sortie. L'entrée - de l'amplificateur 13 est donc à un niveau de tension représentatif de la différence de potentiel entre les contacts de mesure 5 et 6 à l'instant t1 (postérieur à l'instant t'1) où survient le front arrière de l'impulsion de commande délivrée par le circuit monostable 29, alors que le corps est traversé par un courant continu. L'amplificateur 13 à gain unité délivre un signal de sortie qui est la différence des tensions présentes à ses bornes d'entrée. Dans le même temps les niveaux de tension sur les deux en trées de la porte NON OU 31 sont revenus au niveau zéro, ce qui provoque le blocage du transistor 34 et l'interruption du passage du courant continu dans le corps. On notera que l-'instant t '2 de cette interruption colncide avec l'instant t1 de mise en mémoire de la valeur de la différence de potentiel par l'élément 14. Par ailleurs, le front arrière de l'impulsion délivrée par le circuit monostable 28 provoque le déclenchement du circuit monostable 30, lequel joue le rôle du circuit de retard ne commandant le déclenchement du circuit monostable 32 qu'avec un retard prédéterminé par rapport à l'instant de déclenchement du circuit monostable 29. La durée de ce retard est choisie égale à la période du parasite principal auquel est sensible l'appareil, de façon à éliminer l'influence de ce parasite. En général la perturbation principale est due au champ électromagnétique alternatif rayonné par le secteur, avec une fréquence de 50 Hz en Europe. Dans ce cas la durée de l'impulsion de sortie du circuit monostable 30 est prise égale à 20 ms. L'impulsion émise par le circuit monostable 32 (qui peut avoir la même durée que l'impulsion émise par le circuit monostable 29, soit 0,2 ms) commande le fonctionnement de l'élément de mémorisation 16 selon le même processus que celui décrit précédemment pour l'élément de mémorisation 14. Le signal présent sur la borne d'entrée de l'élément 14 est donc transféré, à l'instant t2 où survient le front arrière de limpSFion de commande, sur la borne de sortie de cet élément 14. Du fait que le passage du courant dans le corps 1 a été interrompu à l'instant t'2 = t1 , à l'instant t2 postérieur à l'instant t'2, aucune différence de potentiel n'existe entre les contacts de mesure 5 et 6. Le signal présent sur la borne d'entree + de l'amplificateur 13 représente donc uniquement le signal d'erreur dû à l'amplificateur 7. De ce fait, le signal délivré par l'amplificateur 13 et apparaissant en sortie de l'élément de mémorisation 16 représente donc la valeur réelle à l'instant t1 de la différence de potentiel entre les contacts 5 et 6. Ce signal est ensuite dirigé sur l'appareil d'utilisation 9 soit directement (commutateur 19 dans-la position 118-22), soit par l'intermédiaire d'un filtre passe-bas 20 (commutateur 19 dans la position 2i-22), On va maintenant décrire, à titre purement illustratif, et sans caractère limitatif, deux exemples de mesures effectuées à l'aide du procédé et de l'appareil selon l'invention. -Le premier exemple concerne la mesure de la déformation plastique d'une éprouvette en fonction de l'effort de traction qui lui est appliqué. Le montage de mesure est représenté schématiquement sur la figure 4. L'éprouvette 101 a une de ses extrémités fixée à un dynamomètre 102 solidaire d'un bâti fixe 103, tandis que son autre ex trématé est fixée à un organe 104 susceptible d'exercer un effort de traction F. A l'éprouvette est raccordé l'appareil 105 de l'invention décrit plus haut; des contacts d'alimentation 106, 7 -107 permettent d t appliquer le courant continu à l'éprouvette tandis que des con tacts de mesure 108, 109 permettent de détecter la différence de potentiel entre deux points de l'éprouvette. De préférence les contacts de mesure sont disposés en dehors de la zone déformable de l'éprouvette afin de ne pas altérer cette zone lorsque ces contacts de mesure sont fixés par soudure sur l'éprouvette. La variation de longueur de l'éprouvette est mesurée à l'aide d'un dispositif de mesure 110 de type classique (par éxemple un comparateur). L'essai est conduit en deux temps : d-'abord un étalonnage est effectué à l'aide d'une éprouvette de référence, ensuite la mesure proprement dite est effectuée sur l'éprouvette a' tester, les deux éprouvettes étant bien entendu constituées du même matériau. L'étalonnage est effectué en soumettant l'éprouvette de ré férence à une force de traction F lentement évolutive, et, pour chaque valeur de cette force, on relève l'allongement bL de l'é- prouvette et la différence de potentiel 4V apparaissant entre les contacts de mesure. On trace ensuite deux courbes - la courbe de la figure 5 représentant la variation de la différence de potentiel AV (en abscisse) en fonction de l'effort F (en ordonnée), - et la courbe de la figure 6 représentant l'allongement A L de l'éprouvette (en abscisse) en fonction de l'effort F (en ordonnée). On sait qu'en deçà de la limite élastique d'un matériau,l'al longement est représenté uniquement par l'allongement élastique ALE tandis qu'au delà de cette limite élastique, l'allongement est la somme de l'allongement élastique nLE et de l'allongement plastique ALP, l'allongement élastique A LE étant linéairement proportionnel à 1 t effort F appliqué. Sur la courbe de la figure 6, au delà de la limite élastique on peut donc mesurer, pour chaque allongement, d'une part, la partie de l'allongement élastique ALE et, d'autre part, la partie de l'allongement plastique #Lp. Pour ce faire, on prolonge la partie linéaire, du domaine élastique, de cette courbe. On en déduit alors, par comparaison avec la courbe F( AV) de la figure 5, la courbe de la figure 7 représentant ZavonShrndelE; 2ongemert plastique #Lp (en ordonnée) en fonction de la différence p de potentiel AV (en abscisse). Une fois l'étalonnage effectué, on remplace l'éprouvette de référence par l'éprouvette à tester et on relève la courbe (représentée sur la figure 8) de variation de la différence de potentiel AV (en abscisse) en fonction de l'effort F (en ordonnée). En comparant la courbe F (# V) de la figure 8 et la courbe d'étalonnage ALp ( (AV) relevée précédemment, on en déduit la courbe de la figure 9 représentant la variation de 11allongement plastique ALp en fonction de l'effort F pour l'éprouvette à tester. Le deuxième exemple concerne la mesure de l'évolution de la résistivité d'un matériau en fonction du nombre de cycles de sollicitations dynamiques auxquelles il est soumis, en vue de 1'éva- luation du degré de fatigue de ce matériau. On procède tout d'abord à un relevé de courbes d'étalonnage. On sait que le degré de fatigue d'un matériau est fonction du nombre de cycles de sollicitations subies et de l'amplitude des efforts exercés sur ce matériau. Il est donc nécessaire de fixer lun de ces paramètres (par exemple l'effort F) pour étudier l'influence de l'autre paramètre (par exemple le nombre de cycles N). Les courbes d'étalonnage sont relevées sur des éprouvettes, géométriquement identiques au corps à tester et constituées dans le même matériau que celui-ci, a l'aide du dispositif de l'invention représenté sur la figure 2. Pour chaque éprouvette, l'amplitude de l'effort appliqué étant constante, on relève. la variation de la différence de potentiel AV entre deux points de l'éprouvette en fonction du nombre de cycles de sollicitations auxquelles elle est soumise. Au cours de ces mesures, on synchronise chaque mesure avec la sollicitation appliquée afin d'éliminer l'influence de la déformation plastique du matériau sur la différence de potentiel mesurée. Ces mesures permettent donc d'établir un réseau de courbes d'étalonnage à effort constant tel que celui représenté sur la figure 10. On procède alors à une mesure de différence de potentiel sur le corps à tester (soit AV1 la valeur mesurée), dans les mêmes conditions que pour le relevé des courbes d'étalonnage, mais sans exercer sur lui de sollicitations. Lorsqu'on connaît le nombre N1 de cycles de sollicitations subies par le corps à tester au cours de son utilisation antérieure, on en déduit, sur le réseau de courbes de la figure 10, l'amplitude de l'effort auquel il a été soumis (F4 sur la figure). Si au contraire, on sait qu'en cours d'utilisation ce corps a été soumis à des efforts d'amplitude déterminée (F4 sur la figure), on déduit des courbes de la figure 10 quiil a subi Na cycles de sollicitations. Du fait de ltélimination des erreurs de mesure dues à l'amplificateur d'entrée à gain élevé et des mesures prises pour éviter l'influence du signal parasite principal, l'invention permet d'obtenir une très grande sensibilité dans Ba mesure des différences de potentiel et donc d'étudier avec une grande finesse une caractéristique d'état mécanique d'un corps solide. En outre, comme les moyens capteurs de potentiels sont, du fait de leur disposition, pratiquement insensibles à la température, il est possible d'effectuer des mesures à des températures très élevées, par exemple de ltordre de 1500 ou 2000"C. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'inventlon ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé de détermination d'au moins une caractéristique d'état mécanique d'un corps solide constitué en un matériau conducteur de l'électricité, par étude des variations de sa résistance électrique, selon lequel on fait circuler, puis on interrompt un courant électrique continu dtintensité constante dans le corps et on mesure, au moyen d'un appareillage électronique comportant un amplificateur à courant continu. à gain élevé, la différence de potentiel entre deux points situés sur la surface du corps et décalés l'un par rapport à l'autre suivant le sens de circulation du courant, caractérisé par la succession des étapes suivantes - on fait circuler le courant continu dans le corps-et on mesure à un instant t1 la susdite différence de potentiel, - on met en mémoire la valeur de cette différence de potentiel à l'instant t1, - on interrompt le passage du courant continu après l'instant- t1, - on mesure à un instant t2 cette différence de potentiel, cet instant t étant tel que la durée t2 - t1 soit égale à la période d'un signal parasite principal auquel est sensible l'appareillage électronique, - on élabore un signal différence égal à la différence entre la différence de potentiel à l'instant t1 et la différence de potentiel à l'instant t2, et - on compare la valeur du signal différence à des valeurs d'état lonnage pour en déduire la caractéristique d'état mécanique du corps. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, lorsqu'on soumet le corps à une sollicitation mécanique dyn-ami- que au cours des mesures, on synchronise les mesures de différence de potentiel effectuées aux temps t1 et t2 avec l'application au corps de cette sollicitation mécanique dynamique. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la durée t2 - t1 est égale à la période de la tension alternative du secteur. 4. Procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le signal différence subit un filtrage basse fréquence avant d'entre exploité 5. Dispositif pour la détermination d'au moins une caractéristique d'état mécanique d'un corps solide constitué en un ma tériau conducteur de l'électricité, par étude des variations de sa résistance-électrique, pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications i à 4, ce dispositif comprenant des moyens pour faire circuler un courant électrique continu d'intensité constante dans le corps, des moyens d'application et d'interruption du passage du courant dans le corps respectivement à deux instants t'1 et t'2, des moyens pour détecter la différence de potentiel entre deux points situés à la surface du corps et décalés l'un par rapport à l'autre approximativement suivant le sens de circulation du courant continu, et des moyens d'amplification. en courant continu avec un gain élevé pour amplifier les différences de potentiel détectées, caractérisé en ce qu'il comporte en outre :: - des premiers moyens de mémorisation pour mettre en mémoire, à un instant t1 retardé par rapport à l'instant t'1 pour tenir compte du temps de réponse de l'appareillage électronique, la différence de potentiel détectée et amplifiée, - des moyens pour élaborer un signal différence égal à la différence entre la différence de potentiel mesurée et amplifiée et la différence de potentiel mise en mémoire à l'instant t1, - des seconds moyens de mémorisation pour mettre en mémoire le signal différence à un instant t2 postérieur à l'instant t'2 et tel que la durée t2 - t1 soit égale à la période d'un signal parasitq principal auquel est sensible l'appareillage électronique, et - des moyens de traitement pour exploiter la valeur de signal différence et en déduire la caractéristique d'état mécanique du corps. 6. Dispositif selon la revendication 5, le corps étant soumis à une sollicitation mécanique, notamment périodique, au cours des mesures, caractérisé en ce qu'il comporte des premiers moyens de synchronisation pour synchroniser le passage du courant aux instants t'1 et t'2 avec l'application au corps de la sollicitation mécanique et des seconds moyens de synchronisation, commandés par les susdits premiers moyens de synchronisation, pour commander les mises en mémoire aux instants t1 et t2 des différences de potentiel. 7.Mesure de la déformation plastique d'une éprouvette unidirectionnelle, caractérisée en ce qu'elle est effectuée par mise et oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 å 4.