La présente invention concerne un procédé et une installation de dépollution en distillerie, avec extraction des tartrates et des matières organiques en suspension contenues lans les vinasses de lie en continu ou en discontinu, le débit des effluents, à la sortie de l'installation, n'excédant pas celui des vinasses de lie à l'entrée. Ce procédé et cette installation permettent, outre la dépollution des effluents, la récupération des tartrates et des matières organiques que contiennent les vinasses de lie provenant de distillation. Les différents procédés actuellement connus pour assurer le traitement des effluents de distillerie et la récupération des tartrates et matières organiques en suspension dans les vinasses de lie, que celles-ci soient essorées ou non avant distillation, présentent divers inconvénients qui leur sont propres Pour éliminer les matières en suspension, qui sont essentiellement constituées de levures, on utilise, à l'heure actuelle, divers procédés : l'un d'entre eux consiste à décanter les vinasses provenant de la distillation dans des bassins de décantation où elles sont introduites. L'efficacité de cette opération est variable en fonction du procédé employé, mais se trouve toujours incomplète. Une autre solution consiste en la filtration sur pulpes de marcs, qui permet, après fermentation, d'obtenir un terreau riche en matières organiques. Cette technique de filtration implique de répondre les rafles dans une grande cuve de diffusion, de les installer sous forme de lits filtrants et de couler les vinasses dessus. Ces dernières déposent leurs boues, ce qui permet d'obtenir un liquide plus clair en sortie. Cependant, ce procédé, plus efficace que la centrifugation, nécessite beaucoup de personnel pour la manutention et, après traitement, les matières entrant en putréfaction ont une odeur très désagréable. Une autre solution, faisant appel à la récupération de l'acide tartrique, présente le désavantage de fonctionner en discontinu. Les vinasses de lie chaudes sont débarrassées des grosses impuretés sur un tamis rotatif â aspersion d'eau, puis amenées à un pH déterminé par addition de carbonate et de sulfate. Une série de bacs, munis d'agitateurs à hélice, permettent les réactions de précipitation, puis le liquide est envoyé par pompage dans des bacs de lavage et de concentration. Enfin, le tartrate de calcium est récupéré par centrifugation, puis séché. Cette technique de centrifugation, très onéreuse, au point de vue investissement et exploitation, est la plus répandue actuellement. L'extraction du tartrate amène une diminution de la charge polluante des vinasses de lie.Par contre, ce procédé augmente, dans un rapport de 1 à 3, la quantité d'effluents rejetés en raison de l'apport extérieur d'eau de refroidissement et de séparation. Les matières en suspension dans les effluents, après traitement, sont constituées essentiellement de levures dont la récupération n'a fait, à l'heure actuelle, l'objet d'aucune application pratique. Le présent procédé et l'installation pour sa mise en oeuvre ont pour but de remédier aux inconvénients des procédés et installations rappelés ci-dessus et se proposent d'assurer, outre la récupération des tartrates et des matières organiques que contiennent les vinasses de lie engendrées par la distillation de produits vinicoles, une dépollution efficace des effluents. En effet, compte tenu du coût très élevé des installations de dépollution qu'il convient de mettre en oeuvre pour traiter les vinasses de lie issues de distillation, et de la valeur marchande importante de certains produits qu'elles contiennent, un procédé, permettant simultanément la dépollution des effluents et la récupération des tartrates des matières organiques inclus dans celles-ci, présente un double aspect de rentabilité, d'une part, au niveau de la dépollution, d'autre part, au niveau de la valeur marchande des matières récupérées. Or, les différents procédés connus et matériels de récupération du tartre ne traitent pas complètement le problème de dépollution et augmentent, par ailleurs, le débit d'effluents dans un rapport voisin de 3. De plus, ces procédés nécessitent un personnel important d'exploitation, une consommation très forte d'énergie électrique et un entretien élevé du matériel mis en oeuvre. Le procédé et l'installation, objets de la présente demande de brevet, permettent la récupération des tartrates avec un rendement supérieur d'environ 20 46 à celui des installations en service actuellement, celle des matières organiques en suspension avec un rendement de l'ordre de 95 5' et ne nécessitent pas de personnel pour l'exploitation (hors la mise en route et l'arrêt de l'installation, ainsi que l'entretien); la consommation électrique de cette installation est réduite d'environ moitié à débit égal et elle présente un débit d'effluents, en sortie d'installation, au plus égal au débit d'entrée des vinasses, ces effluents étant pratiquement admissibles à l'épandage. A cet effet, l'invention concerne un procédé de dépollution dans lequel on extrait les tartrates et les matières organiques, procédé comportant trois phases de traitement, une première phase consistant en une cristallisation du tartre par adjonctions successives, en quantités controlées, aux vinasses traitées, de sulfate de calcium et carbonate de sodium, une deuxième phase consistant en une séparation du tartre par un dispositif hydro-dynamique et une troisième phase consistant en une récupération des matières organiques par floculation vt raclage des pulpes avec recyclage des eaux rouges dépolluées après refroidissement et évacuation des effluents excédentaires. Ainsi, ce procédé assure à la fois la récupé- ration du tartre, des matières organiques et la dépollution des eaux, ainsi que leur recyclage au niveau des différentes phases de traitement des vinasses de lie : ceci permet donc de récupérer des matières auparavant polluantes, d'une valeur marchande non négligeable, tout en assurant la dépollution et le recyclage des eaux. Selon une autre caractéristique, on homogénéise les vinasses à traiter par adjonction de sulfate de calcium, on introduit le produit homogénéisé dans un bac de cristalli sation et on y ajoute du carbonate de sodium, on agite en permanence pour obtenir une cristallisation progressive du tartre, l'adjonction des sulfate et carbonate étant contrôlée quantitativement par mesure du PH des vinasses du cristalliseur, la température de cristallisation étant régulée par le débit de recyclage des eaux rouges dépolluées refroidies, débit asservi à la température des vinasses en cours de traitement. Ainsi, l'adjonction de sulfate et de carbonate dans le cristalliseur est régulé automatiquement grâce à un PH mètre disposé dans le bain de ce cristalliseur et l'adjonction de ces sels s'effectue automatiquement par régulation du débit de recyclage des eaux rouges dépolluées. Selon une autre caractéristique, on dissocie le tartre des vinasses traitées provenant de la cristallisation, par une circulation verticale, de bas en haut de l'ensemble de la masse liquide, dénommée ultérieurement "piston hydraulique", on récupère le tartre dans une mamelle de concentration et on l'extrait au moyen d'un organe mécanique; on amène, au moyen du piston hydraulique, les pulpes en surface du bain où on les récupère, la dissociation du tartre et la récupération des pulpes étant contrôlées à l'aide du débit du "piston hydraulique" alimenté en eaux rouges dépolluées refroidies. Ainsi, la dissociation du tartre dans la mamelle de récupération est effectuée grâce à une circulation verticale de bas en haut de la masse liquide, ce qui présente l'avantage de ne nécessiter qu'une faible consommation d'énergie tout en assurant, compte tenu des densités fort différentes, d'une part, des pulpes, d'autre part, du tartre cristallisé, une séparation nette des matières organiques du tartre. Selon une autre caractéristique, pendant la troisième phase du traitement, on flocule les pulpes provenant du séparateur dans une chambre de floculation, on met les flocs en flottation en injectant des eaux rouges dépolluées refroidies à travers un ballon de pressurisation, on râcle les flocons de pulpes en surface du bain et on évacue les effluents par un trop-plein, on prélève, en partie basse du récupérateur, les eaux rouges dépolluées, on les refroidit dans des échangeurs et on les recycle. Ainsi, durant la troisième phase, on sépare les matières organiques du bain dans lequel elles se trouvent par adjonction d'eaux rouges dépolluées, mélangées à de l'air sous pression et dénommées ultérieurement eau pressurisée et compte tenu des séparations physiques ainsi obtenues, on recycle une partie des eaux dépolluées qui se trouve propre à une utilisation valable dans les différentes phases de traitement. Selon une autre caractéristique, l'installation pour la mise en oeuvre du procédé se compose d'un cristalliseur, dsun séparateur et d'un récupérateur interconnectés entre eux, alimentés en amont en vinasses de lie à traiter et au niveau du recyclage, en eau froide, pour la réfrigération des eaux rouges dépolluées et fournissant, en aval, des effluents dépollués. Selon une autre caractéristique, le cristalliseur se compose d'un ballon d'homogénéisation des vinasses de lies à traiter, d'au moins un bac de cristallisation muni d'au moins un agitateur, d'organes de préparation des produits complémentaires à adjoindre aux vinasses, ce ballon d'homogénéisation comprenant une admission des vinasses brutes à traiter, un raccordement à l'organe de préparation de sulfate de calcium, le bac de cristallisation comportant une tuyauterie d'admission des vinasses homogénéisées, raccordé en partie basse au ballon d'homogénéisation, un raccordement à l'organe de préparation du carbonate de sodium et à un poste de dosage anti-germes, ledit bac étant alimenté en eaux rouges dépolluées refroidies, la régulation automatique des débits de sulfate de calcium et de carbonate de sodium étant contrôlée par un PH mètre disposé dans le bac. Selon une autre caractéristique, le séparateur se compose d'un bac de séparation muni d'une rampe de diffusion en partie basse, d'une mamelle de récupération du tartre, reliée à un tube en U, d'une pompe à boules, d'une trémie de récupération du tartre avec filtre et vis sans fin, d'une gouttière de récupération des pulpes et d'un poste de dosage en floculants, la rampe de diffusion étant raccordée, d'une part, à une prise sur le bac de cristallisation, d'autre part, au circuit de recyclage des eaux rouges dépolluées, la mamelle, disposée dans la partie centrale du bac de séparation au voisinage du tiers inférieur, étant traversée, ainsi que le tube auquel elle est reliée par une chaîne sans fin, munie de boules d'un diamètre voisin de celui du tube, les boules entraînant le tartre dissocié dans la mamelle, le tube se terminant au niveau de la trémie de récupération du tartre. Selon une autre caractéristique, le récupérateur se conpose d'un bac de récupération avec déflecteur et chicanes, d'un tapis racleur et d'un tapis filtrant, d'un ballon de pressurisation alimenté par un compresseur d'air, d'un trop plein de bac et d'une prise des eaux dépolluées, le bac étant raccordé en partie haute, au séparateur, pour son alimentation en vinasses, ladite alimentation étant disposée dans le bac, derriérele déflecteur, l'injection des eaux rouges dépolluées refroidies arrivant sous pression, du ballon de pressurisation, étant prévue à un niveau légèrement inférieur à celui du déflecteur, le tapis râcleur étant monté parallèlement au niveau supérieur des vinasses, les organes de raclage entraînés par le tapis amenant les flocons de pulpes sur un tapis filtrant ascendant, le trop-plein étant disposé sensiblement au niveau des organes de raclage, et la prise des eaux rouges dépolluées étant dans la partie inférieure du bac, trop-plein et prise se trouvant derrière les chicanes. Selon une autre caractéristique, le recyclage des eaux rouges dépolluées se compose de deux circuits, l'un basse pression, l'autre haute pression, chaque circuit comprenant au moins une pompe de circulation, un échangeur, une sonde thermostatique de régulation agissant sur la vanne d'admission du réfrigérant de l'échangeur, le circuit basse pression comportant, en outre, des vannes automatiques asservies sur la température des vinasses du cristalliseur, le circuit haute pression comportant au moins quatre hydro-injecteurs et des vannes automatiques d'admission d'eau dans le ballon de pressurisation, d'admission air-eau dans ce même ballon, d'alimentation de la rampe d'eau pressurisée. Ainsi, l'installation, composée essentiellement de trois modules, cristalliseur, séparateur, récupérateur, permet une mise en oeuvre simple du procédé, n'utilisant qu'une consommation faible d'énergie et assurant un rejet d'eaux rouges au plus égal au débit des vinasses de lie admises à l'entrée de l'installation. En outre, cette installation, compte tenu de sa simplicité, peut fonctionner soit en continu, soit en discontinu et être commandée à partir d'un tableau central sur lequel sont reportés l'ensemble des organes de commande et de contrôle. La présente invention sera décrite plus en détail à l'aide de l'exposé ci-après et des figures, dans lesquelles - La figure 1 est une vue d'ensemble schématique de l'installation selon l'invention; - La figure 2 est un schéma électrique de cette même installation. Le procédé de dépollution avec extraction des tartrates et des matières organiques en suspension contenus dano les vinasses de lie permet un traitement en continu ou en discontinu des efflurllts, tout en n'assurant qu'un débit de rejets au plus égal à celui des vinasses de lie. L'installation représentée à la figure 1 se compose essentiellement de trois modules qui sont - - le cristalliseur (ou module M1), - le séparateur (ou module M2), - le récupérateur (ou module M3). Cette installation permet de récupérer les tartres avec un rendement au moins égal à celui des installations en service actuellement dans les distilleries (et un rendement minimal garanti de 5 % au moins), de récupérer les matières organiques en suspension avec un rendement de l'ordre de 95 1 au moins. Elle peut également travailler sur des piquettes de diffusion ou des eaux rouges de marcs acidifiés, moyennant l'adjonction d'un module complémentaire. La figure l représente l'assemblage des modules Ml, M2, M3, représentant l'ensemble de l'installation de dépollution. Le module Ml, immédiatement disposé en sortie des colonnes à distiller, admet les vinasses de lie en provenance de celles-ci : une pompe P, en pied de colonne à distiller, véhicule, par la tuyauterie 1, les vinasses vers le ballon d'homogénéisation 2, alimenté en sulfate de calcium; le but de ce ballon est d'assurer l'homogénéisation des vinasses de lie. Les vinasses homogénéisées sont ensuite introduites dans le bac de cristallisation 3 et soumises à une réaction chimique supplémentaire, facilitée par l'adjonction de carbonate de sodium. Le bac représenté sur le module M1 comporte quatre compartiments 31, 32, 33, 34, séparés par des cloisons, chaque compartiment comprenant un agitateur 310, 320, 330, 340 et une tuyauterie d'amenée 311, 321, 331, 341 d'eaux rouges dépolluées et refroidies, basse pression; les quatre agitateurs, également répartis dans le bac, contribuent à une cristallisation précise du tartre. En amont du cristalliseur se trouvent disposés, d'une part, le stockage Sc de sulfate de calcium et, d'autre part, le stockage Ss de carbonate de sodium. Ces deux stockages alimentent chacun, séparément, par l'intermédiaire d'une vis, une trémie Tc ou Ts, alimentant elle-même un bac de dissolution Bc ou Bs du sulfate ou du carbonate; le produit dissout est véhiculé à l'aide d'un hydro-injecteur Hc ou Hs aspirant la solution au niveau de la prise statique de pression, et alimenté en amont par les eaux rouges dépolluées, haute pression, en provenance du récupérateur. Les eaux rouges dépolluées, additionnées de la solution de sulfate de calcium, sont admises directement dans le ballon d'homogénéisation, tandis que les eaux rouges dépolluées, additionnées de solution de carbonate de sodium, sont admises dans le bac de cristallisation. Un PH mètre 35, régulateur-enregistreur, permet le dosage du sulfate et du carbonate nécessaires à la réaction; les vis des trémies d'alimentation en sel sont asservies et télécommandées par cet appareil, ainsi d'ailleurs que les vannes d'admission d'eaux rouges dépolluées, haute pression, vannes immédiatement disposées en amont des hydroinjecteurs. Le circuit de recyclage des eaux rouges dépolluées alimente, d'une part, en eaux basse pression à 25t le refroidissement des vinasses dans le bac de cristallisation pour maintenir la température nécessaire à la réaction chimique et, d'autre part, en eaux rouges haute pression également à 250, l'injection des carbonate et sulfate au niveau du module de cristallisation, ainsi que le circuit 4 d'enrichissement en tartre; cet enrichissement en tartre, provenant du tartre récupéré au niveau du séparateur, agit, dans la réaction chimique, comme un catalyseur. Un circuit auxiliaire est prévu pour compléter si nécessaire, l'alimentation du bac de cristallisation en eau froide brute. De plus, un poste de dosage anti-germes 5 évite la prolifération de germes pendant les périodes de nonfonctionnement de l'installation. Des prises sont prévues dans le bac du cristalliseur pour prélèvement d'échantillons à fin d'analyse. Le module M2 se compose du séparateur qui comprend un ensemble d'organes permettant la séparation du tartre, produit lors de la cristallisation de l'ensemble des vinasses. Les vinasses, traitées de façon continue dans le cristalliseur, sont introduites dans le séparateur à l'aide d'une tuyauterie de prélèvement 6 dont la prise est disposée à mi-hauteur du cristalliseur; elle amène les vinasses ainsi traitées dans une rampe de diffusion 71, située dans la partie basse du bac de séparation 7.Ceci permet de dissocier les tartres des pulpes par un dispositif hydro-dynamique à l'intérieur du bac de séparation, de récupérer les tartres dans une mamelle 72 de concentration et de les extraire par un dispositif mécanique, dénommé "pompe à boules" 73, d'amener les pulpes dans une gouttière 74, située en surface du bain, par dissociation dynamique obtenue par circulation verticale de bas en haut de l'ensemble de la masse liquide, circulation, dénommée ultérieurement "piston hydraulique", qui est conçue et réglée par l'alimentation en eaux rouges dépolluées, haute pression, de recyclage. La mamelle 72 de récupération du tartre précipité lors de la réaction est disposée sensiblement au centre du bac de récupération 7, au voisinage de son tiers inférieur; le tartre, recueilli de façon continue dans cette mamelle, est acheminé dans un tube en U 730, relié à une trémie 75 de récupération et d'égouttage, disposée en partie haute du bac de séparation; l'eau d'égouttage du tartre est ensuite renvoyée dans le bac du séparateur. La trémie 75 alimente, par ailleurs, le circuit 4 qui enrichit en tartre le bain du cristalliseur, au moyen d'un hydro-injecteur Ht dont la prise de pression statique est reliée à la trémie de récupération et d'égouttage de tartre, la sortie de cet hydro-injecteur étant reliée au bac de cristallisation I'hydro-injecteur est, d'autre part, comme les autres hydroinjecteurs utilisés dans cette installation, relié au circuit haute pression des eaux dépolluées refroidies provenant du bac de récupération. Le tartre égoutté est transféré, par l'intermédiaire d'une vis sans fin 750, dans un dispositif d'assèchement alimenté par de la vapeur sèche, suivi par exemple d'organes de récupération et d'ensachage du tartre non représentés sur la figure. Un poste de dosage de floculants 8 est prévu en tête de la gouttière. Enfin, un dispositif de sécurité pour l'extraction automatique du tartre est adjoint à l'ensemble pour assurer la récupération de ce dernier dans un tac, sous forme humidifiée ou dans un dispositif d'assèchement tel qu'indiqué précédemment. Le troisième module M3 concerne essentiellement la récupération et le recyclage des eaux dépolluées. Les vinasses de lie, contenant les pulpes, en sortie du séparateur, sont acheminées par la tuyauterie 9 vers le module de récupération. Ce module M3 constitue l'organe principal de dépollution et comporte un bac de récupération 10, muni à son entrée d'une chambre de floculation 100, alimentée par un poste de dosage 11 qui permet la formation des flocs. Ces derniers sont mis en flottation par recyclage des eaux rouges dépolluées et pressurisées. Pour ce faire, les eaux rouges dépolluées, du circuit haute pression, sont admises à l'intérieur d'un ballon de pressurisation 12, par l'intermédiaire d'un hydro-injecteur He, effectuant le mélange air et eau. Un compresseur 13 alimente ce même ballon en air compri#mé haute pression, et le mélange eau-air obtenu à la partie inférieure du ballon est acheminé par une tuyauterie 121 dans le bac de récupération où il est injecté par l'intermédiaire d'une boule 122. Pour faciliter la floculation, les vinasses en provenance du séparateur sont admises dans le bac de récupération derrière un déflecteur 101. A la partie basse, les eaux rouges dépolluées refroidies, et mélangées à l'air sous pression, sont introduites à un niveau légèrement inférieur au niveau bas du déflecteur et assurent la floculation des pulpes. Les pulpes ainsi traitées montent à la surface du bain, où un tapis racleur 102, muni d'un ensemble d'organes de raclage, entraînés par ledit tapis, balaie les flocons de pulpes à l'état pâteux pour les amener, de façon continue, sur un tapis filtrant 103. Ce dernier déverse la matière organique dans un bac approprié. Le bac de récupération est également muni d'un ensemble de chicanes 104, 105, derrière lesquelles se trouve disposé, en partie haute, et sensiblement au niveau des organes de raclage, un trop-plein 106; derrière ces chicanes se trouvent également disposées des prises d'eaux rouges dépolluées 107, 108, situées sensiblement en partie inférieure du bac de récupération. Les différentes chicanes permettent de canaliser ces eaux de sortie pour éviter tout entraînement des flocs. Les effluents dépollués, évacués par le trop-plein, sont pratiquement admissibles à l'épandage. Les prises d'eaux rouges dépolluées du bac de récupération correspondent aux deux circuits d'eaux de recyclage, l'un basse pression 14, l'autre haute pression 15; chaque circuit comprend une pompe de circulation 140, 150 et un échangeur 141, 151 avec sonde thermostatique de régulation de température agissant sur la vanne d'admission du réfrigérant dans l'échangeur. Le circuit basse pression, qui comprend une pompe du type circulateur assurant une pression de l'ordre de 800 g dans le circuit secondaire de l'échangeur méthodique, à plaqu~ amovibleN a pour but de refroidir le bain du bac de cristallisation et d'alimenter le piston hydraulique du séparateur. La prise 108 alimente, par l'intermédiaire d'une pompe (pression 7 bars), le circuit secondaire d'un autre échangeur identique au précédent afin de fournir l'eau motrice des différents hydro-injecteurs Hs, Hc, Ht et He. Les commandes de ces différents organes sont assurées automatiquement à l'aide d'un ensemble de vannes automatiques du type "électrovannes", tant pour l'admission d'eau et d'air dans le ballon de pressurisation que l'alimentation de la rampe d'eau pressurisée dans le bac de récupération. Les eaux des réfrigérants atmosphériques ne faisant pas partie de la présente installation, mais généralement présentes dans une distillerie, alimentent le circuit primaire des échangeurs. Une sonde thermostatique, placée sur le circuit secondaire, mesure en permanence la température de sortie de ce circuit et permet de commander, par une vanne d'admission, le débit de réfrigérant dans le primaire. Ce débit est fonction de l'écart de température entre les deux circuits de l'échangeur. La figure 2 représente le schéma électrique de l'ensemble de l'installation. Le fonctionnement électrique de cette installation est commandé par un pupitre central PC répondant aux normes de sécurité standards; ce pupitre est alimenté en énergie électrique, la puissance installée étant de l'ordre de 40 CV pour un débit de traitement de vinasses de l'ordre de 5 m3/h. Ce pupitre est relié à l'ensemble des moteurs A B e o v etc 0OO T de l'installation (repérés sur les figures 1 et 2 par les mêmes lettres) et comporte également le renvoi des différentes télécommandes a b ... etc ... i j k 1 nécessaires au fonctionnement continu ou séquentiel des différents organes intervenant dans cette installation. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. #EVENDI CATI ONS 10) Procédé de dépollution en distillerie dans lequel le débit des effluents rejetés n'excède pas celui des vinasses de lie traitées, procédé caractérisé en ce qu'on extrait en continu ou en discontinu les tartrates et les matières organiques présentes dans les vinasses de lie, le procédé comprenant trois phases de traitement, une première phase consistant en une cristallisation du tartre par adjonctions successives, en quantités contrôlées, aux vinasses traitées, de sulfate de calcium et de carbonate de sodium, une deuxième phase consistant en une séparation du tartre par un dispositif hydro-dynamique et une troisième phase consistant en une récupération des matières organiques par floculation et raclage des pulpes avec recyclage des eaux rouges dépolluées après refroidissement5 et évacuation des effluents excédentaires. 20) Procédé de dépollution selon la revendication 19 caractérisé en ce que, pendant la première phase de traitement, on homogénéise les vinasses à traiter par adjonction de sulfate de calcium, on introduit le produit homogénéisé dans un cristalliseur, et on y ajoute du carbonate de sodium, on agite en permanence pour obtenir une cristallisation progressive du tartre, fadjonction dB sulfate e carbonate étant contrôlée quantitativement par mesure du PH des vinasses du cristalliseur, la température de cristallisation étant régulée par le débit de recyclage des eaux rouges dépolluées refroidies, débit asservi à la température des vinasses en cours de traitement. 3 ) Procédé de dépollution selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pendant la deuxième phase de traitement, on dissocie le tartre des vinasses traitées provenant de la cristallisation par une circulation verticale de bas en haut de l'ensemble de la masse liquide, dénommée ultérieurement "piston hydraulique" on récupère le tartre dans une mamelle de concentration et on l'extrait au moyen dun organe mécanique on amène 7 au moyen du piston hydraulioue. les pulpes en surface du bain où on les récupère, la dissociation du tartre et la récupération des pulpes étant contrôlées à l'aide du débit du piston hydraulique alimenté en eaux rouges dépolluées refroidies. 403 Procédé de dépollution selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pendant la troisième phasde traitement, on flocule les pulpes provenant du séparateur dans une chambre de floculation, on met les flocs en flottation en injectant des eaux rouges dépolluées refroidies à travers un ballon de pressurisation, on racle les flocons de pulpes en surface du bain et on évacue les effluents par un trop-plein, on prélève en partie basse du récupérateur les eaux rouges dépolluées, on les refroidit dans des échangeurs et on les recycle. 50) Installation pour la mise en oeuvre du procédé décrit aux revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle se compose d'un cristalliseur, d'un séparateur' et d'un récupérateur, interconnectés entre eux, alimentés en amont en vinasses de lie à traiter et au niveau du recyclage en eaux froides pour la réfrigération des eaux rouges dépolluées et fournissant en aval des effluents dépollués. 60) Installation selon la revendication 59 caractérisée en ce que la cristallisation se compose d'un ballon d'homogénéisation des vinasses de lie à traiter, d'au moins un bac de cristallisation muni d'au moins un agitateur, d'organes de préparation des produits complémentaires à adjoindre aux vinasses, le ballon d'homogénéisation comportant une admission des vinasses brutes à traiter, un raccordement à l'organe de préparation de sulfate de calcium, le bac de cristallisation comportant une tuyauterie d'admission des vinasses homogénéisées raccordée, en partie basse, au ballon d'homogénéisation, un raccordement à l'organe de préparation du carbonate de sodium et à un poste de dosage anti-germes, ledit bac étant alimenté en eaux rouges dépolluées refroidies, la régulation automatique des débits de sulfate de calcium et de carbonate de sodium étant contrôlée par un PH mètre disposé dans le bac. 70) Installation selon les revendications 5 et 6 caractérisée en ce que le séparateur se compose d'un bac de séparation muni d'une rampe de diffusion en partie basse, d'une mamelle de récupération du. tartre reliée à un tube en U d'une pompe à boules, d'une trémie de récupération du tartre avec filtre et vis sans fin, d'une gouttière de récupération des pulpes et d'un poste de dosage en floculants, la rampe de diffusion étant raccordées d'une part, â une prise sur le bac de cristallisation, d'autre part, au circuit de recyclage des eaux rouges dépolluées, la mamelle disposée dans la partie centrale du bac de séparation au voisinage du tiers inférieur étant traversée, ainsi que le tube auquel elle est reliée par une chaine sans fin, munie de boules d'un diamètre voisin de celui du tube, les boules entraînant le tartre dissocié dans la mamelle, le tube se terminant au niveau de la trémie de récupération du tartre. 80) Installation selon l'une quelconque des revendications 5, 6 et 7, caractérisée en ce que le récupérateur se compose d'un bac de récupération avec déflecteur et chicanes, d'un tapis râcleur et d'un tapis filtrant, d'un ballon de pressurisation alimenté par un compresseur d'air, d'un trop-plein de bac et d'une prise des eaux dépolluées, le bac étant raccordé en partie haute du séparateur pour son alimentation en vinasses, ladite alimentation étant disposée dans le bac, derrière le déflecteur, l'injection des eaux rouges dépolluées refroidies arrivant sous pression du ballon de pressurisation étant prévue à un niveau légèrement inférieur à celui du déflecteur, le tapis racleur étant monté parallèlement au niveau supérieur des vinasses, les organes de râclage ont rainés par le tapis amenant les flocons de pulpes sur un tapis filtrant ascendant, le trop-plein étant disposé sensiblement au niveau des organes de raclage, et la prise des eaux rouges dépolluées étant dans la partie inférieure du bac, trop-plein et prise se trouvant derrière les chicanes. 90) Installation selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que le recyclage des eaux rouges dépolluées se compose de deux circuits, l'un basse pression, l'autre haute pression, chaque circuit comprenant au moins une pompe de circulation, un échangeur, une sonde thermostatique de régulation agissant sur la vanne d'admission du réfrigérant de l'échangeur, le circuit basse pression comportant, en outre des vannes automatiques asservies sur la température des vinasses du cristalliseur, le circuit haute pression comportant au moins quatre hydroinjecteurs et des vannes automatiques d'admission d'eau dans le ballon de pressurisation, d'admission air-eau dans ce même ballon, d'alimentation de la rampe en eau pressurisée. 10 ) Installation selon les revendications 5 et 9, caractérisée en ce que les hydro-injecteurs disposés sur le circuit haute pression d'eaux rouges dépolluées recyclées, se composent d'un hydro-injecteur d'alimentation en sulfate de calcium du ballon d'homogénéisation, d'un hydro-injecteur d'alimentation en carbonate de sodium du bac de cristallisation, d'un hydro-injecteur de reprise du tartre récupéré au niveau de la trémie du séparateur, d'un hydro-injecteur de mélange air-eau au niveau du ballon de pressurisation du récupérateur. 110) Installation selon l'une quelconque des revendications 5 à 10, caractérisée en ce que l'installation est commandée à partir d'un tableau central regroupant l'ensemble des commandes des différents organes de l'installation, ce tableau central constituant l'organe de commande de fonctionnement en continu de l'installation. 120) Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que la pompe à boules se compose d'une chaîne sans fin munie de boules, la chaîne étant entraînée en rotation par une roue mue par un moteur et circulant à l1inté- rieur d'un tube de diamètre intérieur sensiblement égal à celuidesbotiloe les produits à transporter étant introduits dans le tube, entre deux boules successives de la chaîne, au niveau de la mamelle formant entonnoir d'introduction des produits à pomper.