La présente invention est relative à un dispositif de traitement des fibres textiles, naturelles et synthétiques. Dans l'étirage conventionnel, par exemple d'un ruban de coton, une grande proportion de fibres courtes tendent à se grouper au point de nuire à la qualité générale finale du ruban, en particulier du fait de l'irrégularité de la parallélisation des fibres. Les fibres courtes sont, pour la plupart, non paral lèles; elles suivent plutôt simplement le cours des fibres longues. L'expérience montre que les bancs d'étirage ne peuvent paralléliser les fibres les plus courtes du ruban. Si par exemple la distance d'étirage est réglée à 3,2 cm, un ruban de coton contiendra beaucoup de fibres plus courtes que cette distance qui ne seront pas parallélisées du fait qu'elles sont trop courtes pour couvrir l'intervalle entre les rouleaux. Selon la présente invention, on réalise un dispositif pour la parallélisation et le mélange des fibres contenues dans un ruban, ce dispositif comprenant un rouleau actif denté, une pièce arquée dentée située autour d'une partie de la périphérie du rouleau actif, ses dents étant très proches des dents du rouleau actif, des moyens d'admission pour l'amenée d'un ruban de fibres au rouleau actif, les moyens d'admission comprenant un rouleau d'admission, de diametre plus petit que celui du rouleau actif et monté très proche du rouleau actif, des moyens pour faire tourner le rouleau actif et entraîner les moyens d'admission de façon que la vitesse périphérique du rouleau actif soit supérieure à la vitesse d'admission du ruban, et des moyens d'évacuation en aval de la pièce arquée et proches du rouleau actif. Le dispositif de l'invention améliore la parallélisation des fibres, en particulier des fibres courtes et le mélange ainsi que le nettoyage éventuel des fibres peuvent être amé liorés par rapport aux systèmes conventionnels d'étirage utilisant des cylindres. L'invention va maintenant être décrite de façon plus détaillée en se référant au dessin annexé dans lequel La figure 1 est une vue schématique verticale, en coupe, du dispositif selon l'invention et la figure 2 est une vue schématique représentant la forme des dents, à la fois sur le rouleau actif et la pièce arquée, ainsi que les espacements préférés entre leurs pointes La figure 1 représente un rouleau actif d'approximativement 8,4 cm de diamètre, en acier, et monté dans des paliers. I1 est entraîné dans le sens de la flèche 11, au moyen d'un ensemble moteur, poulies et courroie loua. La surface du rouleau 10 est recouverte de fil métallique 12 formant des dents. De préférence, ces dents sont au nombre de 62 par cm2. Toute la surface du rouleau 10 qui peut avoir 20 cm de longueur est recouverte de ce fil 12. Monté sous le rouleau 10 un bloc ou une pièce arquée 13 possède une surface arquée 16 qui est recouverte de fil métallique similaire 14 en forme de dents, de préférence selon la même densité de dents. Le bloc 13 possède une fente verticale sensiblement sur toute sa longueur comme indiqué en 17 et le fil 14 est également enlevé en 18. Comme représenté dans la figure 2, les dents de fil 12 du rouleau actif sont inclinées vers l'avant comme on le voit en 12a, c'est-à-dire que les pointes 12b précèdent leurs bases dans le sens de la rotation. Comme représenté dans la figure l'angle d'inclinaison est de préférence de 0 à 70. Les dents 14 de la pièce arquée sont inclinées dans le sens contraire des dents de fil 12; ainsi les bords actifs 14a de celles-ci sont en arrière par rapport au sens de rotation du rouleau actif 10. De préférence, le degré d'inclinaison des dents 14 est de l'ordre de c nq à quinze degrés comme le montre la figure 2. Les pointes 12b et les pointes 14b des dents sont très proches, l'espacement étant de préférence de 0,012 cm à 0,036cm. La figure 1 représente également une paire de rouleaux d'admission comprenant un rouleau inférieur métallique cannelé 19 et un rouleau supérieur recouvert de caoutchouc 21, ces rouleaux définissant entre eux un contact et étant entralnés dans le sens des flèches, pour recevoir un ruban de fibres F et l'avancer vers la surface du rouleau actif 10 en amont de la pièce arquée 16. Deux rouleaux auxiliaires sous la forme d'un rouleau inférieur, métallique, cannelé 22 et d'un rouleau supérieur recouvert de caoutchouc 23, sont facultativement prévus pour contribuer à l'orientation du ruban F vers les rouleaux 19 et 21. En aval de la pièce arquée 16 sont montés un rouleau inférieur d'évacuation, métallique et cannelé 24, et soit un rouleau cannelé métallique soit un rouleau recouvert de caoutchouc 26. Les rouleaux 19, 22 et 24 sont entraînés par des moteurs, des poulies et des courroies 19a, 22a et 24a. Les rouleaux 19 et 22 entraînent les rouleaux 21 et 23. Le rouleau 24 entraîne le rouleau 26. Les rouleaux 19-21 et 24-26 sont d'un diamètre considérablement plus petit que le rouleau actif 10, de sorte que les contacts entre les rouleaux 19-21 et 24-26 sont aussi proches que possible de la surface du rouleau actif 10, ce qui permet un contrôle meilleur sur les fibres passant à travers le système, en particulier sur les fibres courtes. Le rouleau actif 10 peut tourner à une vitesse péri phérique permettant de délivrer 300 mètres par minute de ruban de fibres fini, tandis que les rouleaux 19 et 21 tournent selon la différence d'étirage désirée. Ainsi on a étiré un ruban de quarante à quatre-vingt grains à un étirement de cinq à douze. Les rouleaux d'évacuation 24 et 26 sont entraînés à une vitesse légèrement plus grande que la vitesse périphérique du rouleau 10, pour ainsi peigner le rouleau 10 sans provoquer la condensation du ruban. Les rouleaux auxiliaires 22 et 23 peuvent être ou ne pas être nécessaires, en fonction de la longueur des fibres manipulées, de leur encombrement et dans une certaine mesure de leur nature. Grâce à ce dispositif, des fibres longues, courtes et moyennes peuvent être parallélisées entre le rouleau actif 10 et la pièce arquée 14 puis étirées en pénétrant dans l'intervalle. La parallélisation des fibres a lieu du fait qu'elles subissent l'action d'un grand nombre de dents relativement fines se déplaçant près les unes des autres. Ainsi le dispositif parallélise les fibres courtes aussi bien que les fibres longues. Les impuretés entraînées entre le rouleau actif 10 et la pièce arquée 17 peuvent atre évacuées à travers la fente 17,18.0n a fait passer à travers ce dispositif un ruban de coton de fibres ayant 2,6 à 2,4 cm. Le lustrage est meilleur que celui que l'on obtient avec un système d'étirage ordinaire, montrant une parallélisation supérieure des fibres, une diminution des amas et un produit plus propre. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour paralléliser et mélanger des fibres se trouvant dans un ruban, caractérisé par le fait qu'il comprend un rouleau actif (10), une pièce arquée dentée (16) situoeautour d'une partie de la périphérie du rouleau actif (10r ses dents (14) étant très proches des dents (12) du rouleau actif, des moyens d'admission pour l'amenée d'un ruban de fibres au rouleau actif, les moyens d'admission comprenant un rouleau d'admission (21)de diamètre plus petit que le rouleau actif et montés très près du rouleau actif, des moyens (lOa,19, 19a) pour faire tourner le rouleau actif et entraîner les moyens d'admission de façon que la vitesse périphérique du rouleau actif soit supérieure à la vitesse d'admission du ruban, et des moyens d'évacuation (24,26) en aval de la pièce arquée (16) et proches du rouleau actif. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le rouleau actif (10) et la pièce arquée (16) possèdent des dents en fil métallique (14,12). 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le rouleau d'admission (21) est cannelé. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1,2 et 3, caractérisé par le fait que les moyens d'admission comprennent un second rouleau (19) coopérant avec le rouleau d'admission (21). 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les dents (12) sur le rouleau actif (10) sont inclinées vers l'avant dans le sens de rotation du rouleau actif et que les dents (14) de la pièce arquée (16) sont inclinées dans le sens opposé. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la pièce arquée (16) s'étend autour de la périphérie inférieure du rouleau actif (10). 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'il comprend une fente verticale (17,18) dans la pièce arquée (16). 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens d'évacuation comprennent deux rouleaux (24,26) de plus petit diamètre que le rouleau actif (10) et situés très près de lui. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens d'entraînement (24,24a) pour actionner les moyens d'évacuation afin de faire avancer le ruban à une vitesse au moins égale à la vitesse périphérique du rouleau actif (1G). 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le rouleau actif (10) possède un diamètre d'environ 8,4 cm et que le rouleau actif (10) et la pièce arquée (16) possèdent chacun environ 62 dents par cm2.