Domaine technique. La présente invention concerne un procédé de fabrication de bateaux pneumatiques à flotteurs compartimentés constitués dun boudin périphérique gonflable avec au moins deux compartiments séparés étanches l'un par rapport à l'autre avec valve de gonflage pour chacun d'eux, la partie médiane ou plancher étant constituée par la même matière souple soudable que les boudins et éventuellement gonflable. Elle concerne aussi les bateaux pneumatiques fabriqués par ledit procédé. Problème posé. I1 s'agit de fabriquer un bateau pneumatique, notamment un engin de plage, qui offre une sécurité en cas de crevaison et qui peut servir de matelas confortable au baigneur aussi bien dans l'eau que sur le sol. Etat de la technique antérieure et inconvénients. I1 existe des bateaux pneumatiques à flotteurs constitués d'un boudin périphérique compartimenté par des cloisons perpendiculaires à l'axe du boudin, cest-A-dire verticales. La fabrication de ce compartimentage nécessite une opération distincte de celle du soudage du boudin. Ces bateaux présentent, en outre, un plancher généralement tangentiel aux boudins périphériques qui est aussi assujetti par une opération différente. Ces diverses opérations sont onéreuses et le plancher est situé à un niveau inférieur à la flottaison. I1 est donc impossible de prévoir un auto-vidage. La présente invention est destinée à remédier à ces inconvénients. Exposé de l'invention. Le procédé de l'invention est caractérisé par la superposition à plat de trois feuilles de matière souple de mêmes dimensions que lon place, après avoir disposé des valves aux endroits appropriés, dans une machine à souder et à découper qui soude les trois feuilles simultanément suivant le contour du bateau et du boudin périphérique et qui découpe le contour extérieur du bateau. Suivant une première version, on part d'une seule bobine de feuille de matière souple où on découpe les trois feuilles de matière. Suivant un second mode d'application du procédé on part de trois bobines de feuilles de matières souples que l'on dévide simultanément pour obtenir les trois feuilles superposées constituant le bateau. Si nécessaire, on procède à un marquage des feuilles là où ce marquage sera apparent avant de procéder à l'assemblage du bateau. Le bateau lui-même est caractérisé par le fait que le plancher est situé à mi-hauteur du boudin périphérique et qu'il est constitué de trois épaisseurs de feuilles souples tandis que le boudin périphérique comporte un diaphragme horizontal à mi-hauteur. Suivant une variante, le plancher présente au moins un boudin gonflable transversal supplémentaire venu de la meme façon que le boudin périphérique. Le plancher présente au moins deux trous dont les bords sont soudés et qui ont été découpés en meme temps que le tour du bateau ; ces trous servent au vidage automatique et à favoriser la prise par les mains lorsque, dans liteau, on se hisse à bord. Des dimensions du bateau sont indépendantes des caractéristiques décrites ci-dessus et ne peuvent faire partie de l'invention. Toutefois, on préfère donner au bateau une largeur telle que les boudins latéraux calent confortablement un corps humain c'est-à-dire que le plancher fait environ 30 cm de large. Solution au problème, avantages et résultat industriel. Le procédé de l'invention permet de réaliser des bateaux de sécurité très rapidement et économiquement. En effet, le compartimentage du boudin périphérique est réalisé par la troisième feuille médiane. Grâce à ce procédé, on réalise un bateau dont le plancher se situe à mi-hauteur c'est-à-dire qu'il se trouve en général au-dessus de la ligne de flottaison et que, par conséquentg les trous réalisés dans le plancher permettent son auto-vidage. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après qui en donne un exemple non limitatif de réalisation pratique et qui est illustré par les dessins joints. Brève description des figures. Dads ces dessins La figure 1 est une vue en perspective dtune bobine de feuilles qui sert à constituer les trois feuilles ABC servant à réaliser le bateau. La figure 2 est une vue schématique de la presse à souder et à découper qui réalise en une seule opération le bateau de l'invention à partir des trois feuilles ABC. La figure 3 est une vue en élévation schématique d'une deuxième version du procédé de fabrication à partir de trois bobines de feuilles de matière souple que l'on dévide. La figure 4 est une vue en plan dlun bateau de l'invention. La figure 5 est une coupe suivant I-I de la figure 4 du bateau normalement gonflé. La figure 6 est une coupe suivant I-I de la figure 4 du bateau dont le compartiment intérieur du boudin périphérique a été dégonflé. Description d'un mode de réalisation. Aux figures 1 et 2, on a représenté un premier mode de fabrication suivant lequel on part d'une bobine 1 de feuilles de matière souple thermo-soudable que l'on découpe suivant trois rectangles ABC que l'on place dans une machine à souder 2 comportant deux mâchoires dont une fixe 3 et une articulée 4 avec des paires d'électrodes 5 > 6, 7, 8 qui ont le contour des soudures du bateau. Les électrodes extérieures 5, 8 présentent en outre, sur leur contour extérieur, des lames de cisaille (non représentées) qui découpent le bateau terminé. Pour fabriquer celui-ci, on place les trois feuilles ABC dans la machine 2 avec la mâchoire supérieure soulevée. On rabat la mâchoire supérieure 4 ; on presse ; on chauffe ; on soude ; et on découpe il reste à soulever la mâchoire supérieure 4 pour recueillir le bateau terminé. Un second mode de fabrication est représenté à la figure 3 où, dans le dévidoir 9 sont installées trois bobines 10, 11, 12 d'où l'on tire simultanément les trois feuilles qui sont canalisées par les guides tournants 13, 14, puis glissées sur un pré-marbre 15, puis dans la machine à souder 16, similaire à celle qui est représentée z la figure 2 avec sa machoire supérieure 7 et ses paires d'électrodes 18, i9, 20, 21. La machine i6 fonctionne exactement de la meme façon que la machine 2 et, lorsque l'opération de soudage et de découpage est terminée, on extrait le bateau terminé 22 que l'on glisse sur la table de sortie 23 qui sert de table de vérification de soudure par un gonflage et dégonflage rapides. Aussi bien dans le procédé illustré à la figure 1 que dans le procédé illustré 8 la figure 2, on a Intérêt à placer les valves 24 et 25 (figure 4) avant l'opération de soudure. La figure 4 représente un bateau terminé et gonflé en plan. Lorsqu'vil est dégonflé, il a évidemment une surface projetée un peu plus grande. Aux figures 5 et 6 on reconnatt les trois feuilles ABC constltuant le bateau, qui, de ce fait, a un plancher 26 situé à mi-hauteur du boudin périphérique 27. La feuille médiane B renforce le plancher 26 et constitue, à l'intérieur du boudin 27, un diaphragme 28 à peu près à mi-hauteur de ce boudin. Le diaphragme 28 sépare le boudin 27 en deux compartiments étanches et indépendants superposés 29 et 30. La valve 24. correspond au compartiment 29 tandis que la valve 25 correspond au deuxième compartiment 30. S'il survient, par exemple, une crevaison dans la partie inférieure du bateau c'est-à-dire celle correspondant au compartiment 30, le diaphragme 28 prend la position représentée à la figure 6 par le fait de l'expansion de l'air du compartiment 29. Le plancher 26 présente, par exemple, deux trous 31, 32 (figure 4) dont les bords sont soudés et qui sont découpés en même temps que le tour du bateau dans la machine 2 ou la machine 16. Ces trous servent à vider l'eau qui se trouverait à l'intérieur du bateau et, judi cieusement espacés par rapport à l'arrière, servent à se hisser à l'intérieur de engin. On peut, si on le désire, faire venir, à l'aide de la machine 2 ou de la machine 16, un ou plusieurs boudins gonflables (non représentés) transversaux supplémentaires dans le plancher 26, lesdits boudins supplémentaires reliant des parties opposées du boudin périphérique 27. Ces boudins transversaux supplémentaires peuvent servir de sièges, banquettes ou autres, ou de simple rembourrage. Le procédé de ltlnvention est principalement des tiné à fabriquer des bateaux pneumatiques de petites dimensions mais cela n'est pas limitatif. Par exemple, on pourra fabriquer des bateaux dont la largeur est telle que les boudins latéraux calent confortablement un corps humain d'une personne allongée à l'intérieur du bateau qui aura une longueur de l'ordre de 0,90 à 2,20 m. La largeur est telle que le plancher 26 a environ 30 cm de largeur. Le boudin périphérique 27 a aussi environ 19 à 40 cm de diamètre. Cependant, le diamètre du boudin périphérique 27 peut varier d'une section à l'autre suivant les besoins. Le plan du bateau a en général la forme repré sentée à la figure 4 mais cela n'est pas limitatif. On peut en effet, donner au bateau un plan rectangulaire ou avec une pointe à chaque bout ou encore avec une étrave plus volumineuse pour conférer aux bateaux flottants un certain cabrage. Le même procédé peut être utilisé pour la fabrication de bateaux avec un seul compartiment étanche fabriqué avec deux feuilles de matière souple (la feuille médiane étant supprimée). REVE1DICATIONS 1 / Procédé de fabrication de bateaux pneumatiques à flotteurs compartimentés constitu-és d'un boudin périphérique gonflable avec au moins deux compartiments séparés étanches ltun par rapport à l'autre avec valve de gonflage pour chacun d'eux > -la partie médiane ou plancher étant constituée par la même matière souple soudable que les boudins et éventuellement gonflable, c a r a c t é r i s é par la superposition à plat de trois feuilles de matière souple de mêmes dimensions que l'on place, après avoir disposé des valves aux endroits appropriés, dans une machine à souder et à découper qui soude les trois feuilles simultanément suivant le contour du bateau et du boudin périphérique et qui découpe le contour extérieur du bateau. 2 / Procédé, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on part d'une seule bobine de feuilles de matière souple dlod on découpe les trois feuilles. 30/ Procédé, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on part de trois bobines de feuilles de matière souple que l'on dévide simultanément pour obtenir les trois feuilles constituant le bateau. 40/ Procédé, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 2 ou 3, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on procède à un marquage des feuilles là où ce marquage sera apparent. 50/ Bateau pneumatique obtenu suivant le procédé tel que défini dans l'une quelconque des revendica tions là 4, c a r a c té r i s é par le fait que le plancher est situé à mi-hauteur du boudin périphérique et qu'il est constitué de trois épaisseurs de feuilles souples tandis que le boudin périphérique comporte un diaphragme horizontal à mi-hauteur. 60/ Bateau, tel que défini dans la revendication 5, c a r a c t é r i s é par le fait que le plancher présente au moins deux boudins gonflables transversaux supplémentaires venus de la même façon que le boudin périphérique. 70/ Bateau, tel que défini dans la revendication 5, c a r acté r i s é par le fait que le plancher présente au moins deux trous dont les bords sont soudés et qui ont été découpés en meme temps que le tour du bateau. 8 / Bateau, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 5 à 7, c a r a c t é r i s é par le fait que la largeur du bateau est telle que les boudins latéraux calent confortablement un corps humain.