L'invention se rapporte à un volet roulant. Il est composé d'un tablier constitué par une série d'éléments articulés, escamotés à l'état enroulé sur un tambour supporté par un arbre ou des galets. Le tablier est fixé par une extrémité au tambour et à l'autre extrémité est libre de se dérouler à la verticale pour fermer une ouverture. Le volet est également pourvu d'un moyen compensateur qui tend à équilibrer le paids du tablier. On cannait déjà de tels volets, dont le moyen compensateur qui tend à équilibrer le poids du tablier est constitué par un ressort logé dans le tambour sur lequel vient s'enrouler le tablier. Ces volets sont très répandus et appréciés plus spécialement du fait que le tablier enroulé occupe peu d'espace au droit du linteau de la porte. Le tablier est généralement soulevé et abaissé suivant le cas, fonction du poids du tablier, à la main à l'aide d'un treuil, à main ou à moteur électrique, ou à la main par sangles, en prise avec le tambour sur lequel vient s'enrouler le tablier, Le ressort constituant le moyen compensateur qui tend à équilibrer le poids du tablier a le rôle bien connu de réduire l'effort pour abaisser ou soulever le tablier.Ce ressort est fixé à l'une de ses extrémités à un arbre fixe qui supporte le tambour et à l'extrémité opposée au tambour. Qand le tablier se déroule, son poids augmente progressivement et la variation du couple exercé par le tablieren fonction du nombre de tours du tambour est représenté par la courbe B de la figure 5. L'abscisse X montre le couple exercé par le tablier, tandis que l'ordonnée Y représente le nombre de tours #du tambour. La courbe A représente la variation du couple exercé par le ressort en fonction du nombre de tours du tambour en ordonnée. Dans tous les volets connus s'enroulant autour d'un tambour, on constate actuellement que la courbe B a une allure parabolique tel que schématisé à la figure 5. La courbe A est naturellement toujours une droite puisque la variation du couple est linéaire quelque soit le type de ressort utilisé, fil, feuillard, ressort de torsion ou de traction. Ainsi les volets roulants connus ne sont exactement compensé par le ressort qu'en deux points C et D correspondant à un 'nombre de tours déterminé du tambour. Cette compensation accidentelle est un inconvénient important quelque soit les moyens utilisés, la mais, le treuil ou le moteur pour soulever ou abaisser le volet. Il est donc nécessaire que les deux courbes A et B soient confondues pour qu'il y ait constamment compensation. Pour y parvenir on ne peut que modifier la courbe B, qui a tendance à s'aplatir lorsque le nombre de tours du tambour tend vers 1 puisque la courbe A reflète une loi physique. En dehors de points C et D, soit le poids du rideau l'emporte et celui-ci tombe, soit l'effort du ressort l'emporte et le rideau se soulève. Il ne reste en place de lui-même qu'en ces deux points, ce qui peut être gênant pour l'utilisateur qui manoeuvre à la main. Ceci semble être sans importance quand le tablier est manoeuvré par un moyen irréversible tel qu'un moteur électrique ou une crémaillère. En réalité, ce moyen freine le mouvement indésirable du tablier ce qui oblige à adopter des puissances anormalement élevées pour encaisser les différences de couples entre les courbes B et A, c'est là l'inconvénient principal de ce type de volet que la présente invention tend à pallier. Pour éliminer cet inconvénient, une autre forme d'exécution bien connue n'enroule plus la partie du tablier non utilisée à recouvrir la porte, donc momentanément en réserve, sur un tambour disposé au-dessus du linteau. Cette partie du tablier est glissée sur des glissières horizontales logées à la partie supérieure de la porte. Le poids respectif n'influe plus sur le dispositif, car il est supporté par des glissières. On peut de ce fait réaliser la superposition des courbes A et B de la figure 5 en réalisant la compensation du poids du tablier sur tous les points de la hauteur de l'extrémité inférieure au-dessus du sol. Le rideau reste ouvert de lui-même à toute hauteur de cette partie inférieure. Cette solution heureuse de ce point de vue apporte pourtant de grand inconvénients qui la font rejeter. Le dispositif occupe une large place au niveau supérieur de la porte, en console ou suspendu au plafond si l'espace le permet. Il fait intervenir le plus souvent des constructions lourdes et coûteuses. L'adaptation au bâtiment n'est pas facile. La précision de montage et d'usinage des glissières sont également des inconvénients gênants, etc... Le but de la présente invention est de pallier ces inconvénients en proposant un volet enroulé sur un tambour exactement compensé quelque soit la position du tablier. Le dispositif faisant l'objet de la présente invention est caractérisé en ce que le moyen compensateur qui tend à équilibrer le poids du tablier est dissocié du tambour sur lequel vient s'enrouler le tablier. Ce moyen compensateur, constitué par un ressort logé au dehors du tambour, est relié par une extrémité à un point fixe et par l'autre extrémité au tablier. Un tel dispositif est en effet pourvu de nombreux avantages Il réalise un équilibrage permanent du poids du tablier sur toute les hauteurs auxquelles se trouve son extrémité inférieure, donc la superposition des deux courbes A et B de la figure 5. Il comporte des dispositifs qui réduisent la flèche du ressort constituant le moyen compensateur qui tend à équilibrer le poids du tablier. Le moyen compensateur est de volume réduit et il peut être placé du côté de la porte sur la verticale ou à la partie supérieure de celle-ci sur l'horizontale, ainsi qu'à tout endroit le permettant, vu qu'il est dissocié du tambour d'enroulement du tablier. Le moyen d'abaisser et de soulever le rideau est de la plus faible puissance possible, du fait que le poids du tablier est équilibré par le moyen compensateur en toutes les positions du tablier. Il permet d'utiliser n'importe quel moyen d'abaisser et de soulever le rideau, la force humaine, un moteur électrique, un treuil, un ensemble pignoncrémaillère, etc. . Ces moyens peuvent agir soit sur le tablier, soit sur le tambour ou tout autre pièce solidaire à celui-ci. Le rideau de porte suivant la présente invention sera bien compris suivant la description de trois formes d'exécution non limitatives et le dessin annexé dont: - la figure 1 est une vue en coupe transversale schématique d'un rideau de porte de forme d'exécution connue avec moyen compensateur qui tend à équilibrer le poids du tablier sous forme de ressort hélicofdal enfermé dans ie tambour d'enroulement du tablier. - la figure 2 est une vue en coupe transversale schématique similaire à celle de la figure 1, mais d'un rideau de porte suivant une première forme d'exécution de la présente invention. - la figure 3 est une vue de profil du moyen compensateur qui équilibre le poids du tablier suivant une seconde forme d'exécution de la présente invention. - la figure 4 est une vue schématique en coupe longitudinale d'un rideau de porte suivant une troisième forme d'exécution de la présente invention. - la figure 5 est un graphique dont les courbes A et B représentent respectivement la variation du couple exercé par le ressort ou par le tablier en fonction du nombre de tours du tambour. Le volet suivant la figure 1, généralement connu, comprend un tablier 1 constitué par une série d'éléments articulés 2 (figure 2) qui peuvent descendre dans un plan vertical pour fermer une porte ou se soulever en s'enroulant sur un tambour 3. Ils sont alors escamotés dans une enceinte du linteau présentant une fente longitudinale 4. Sous la forme d'exécution bien connue de la figure 1, dans le tambour 3 est disposé un ressort 6. Celui-ci est figuré pour plus de clar té comme ressort spiral, mais il peut être d'un autre type. L'une des extrémités de ce ressort 6 est fixé à un arbre 7 fixe, dans l'axe du tambour 3. L'autre extrémité est solidaire au tambour 3 lui-même, qui peut tourner librement autour de cet arbre 7. Quand le tablier I se déroule pour constituer le rideau de porte fermé, le tambour 3 tourne autour de l'arbre 7 fixe et le ressort 6 est armé. L'effort que ce ressort 6 est capable de fournir quand il est ainsi armé est destiné à équilibrer le poids du tablier 1. L'équilibre n'existe que pour deux positions du tablier 1 au cours de son déroulement. Le dispositif suivant la présente invention et la forme d'exécution de la figure 2 est figuré schématiquement de la même manière que celle de la figure 1 avec les mêmes indicatifs pour les pièces similaires, par raison de comparais on. Le tambour 3 ne contient plus, sous cette forme d'exécution suivant la figure 3 et la présente invention, de ressort 6 placé à l'intérieur. Le tambour 3 est soutenu de manière bien connue, soit par un arbre à palliers non figuré pour plus de clarité de la figure, soit par des galets, etc... Il peut de la sorte tourner librement pour permettre au tablier ; de se dérouler ou de s'enrouler. Le tablier 1 est pourvu à la partie inférieure, de chaque côté latéral gauche et droite, d'un dispositif de prise en forme d'oefrt 9. A celle-ci vient s'accrocher par une extrémité un moyen de suspension, par exemple un cable 10 vertical. Celui-ci s'accroche par un dispositif d'accrochage en soi connu à l'extrémité inférieure d'un ressort 11 enfermé dans un tube de protection 12. L'extrémité supérieure du ressort 11 est accrochée à la partie supérieure d'un échafaudage fixe ou au plafond. Le dispositif garde de cette manière les possibilités d'économie d'espace des dispositifs connus suivant la figure 1. Cette forme d'exécution permet d'équilibrer le poids du tablier pour toutes les longueurs du tablier 1 déroulé, par l'effort fourni pas le ressort 11 armé d'autant plus que le poids du tablier est plus grand. Le tablier équilibré reste de lui-même dans n'importe quelle position par rapport à l'ouverture de la porte. La position des deux ensembles constitués par l'anse 9, le câble 10, le ressort 11 et le tube de protection 12 a été montrée schématiquement sur la figure 2 dans un plan parallèle à celui du tablier 1. Suivant l'espace disponible ils peuvent être également placés dans le même plan que le tablier 1 sur les deux côtés du rideau de porte. Ces dispositifs, suivant une forme d'exécution de la figure 3 peuvent être pourvus d'un point d'attaque 13 du câble 10 sur une poulie 14 indépendante et coaxiale avec le tambour 3. Dans cette forme d'exécution le câble 10 peut être également rabattu par une poulie 15. Ceci permet le montage du ressort 11 à l'horizontale, si l'espace disponible s'y prête. Une autre forme d'exécution préférée de l'invention, suivant la figure 4 est pourvue d'un câble 10 guidé sur une poulie 14, La poulie 14 est solidaire 7 d'un arbre court 20 tournant fou sur l'arbre solidaire du tambour 3. Un autre celle 17 est fixé au ressort 11 enfermé dans le tube de protection 12. L'extrémité du ressort 11 opposée au câble 17 est fixée cette fois à la partie inférieure d'un échafaudage fixe ou au plancher. L'extrémité du câble 17 du côté opposé au ressort 11 vient se fixer et s'enrouler ou se dérouler sur une poulie 18 également solidaire de l'arbre court 20 solidaire de la poulie 14. Le jeu des câbles 10 et 17 est tel que le ressort 11 s'allonge et l'effort qu'il fournit augmente quand le tablier 3 descend en s'allongeant, son poids augmentant également.Ces deux forces s'équilibrent tel que déjà mentionné pour chaque position du tablier dans son déroulement. Les deux courbes A et B de la figure 6 sont des droites Le recours à deux poulies 14, 18 de diamètres différents, fixées à l'arbre 20, au lieu d'une seule pour les deux câbles 10, 17 permet de diminuer la flèche du ressort 11. Le rideau de porte suivant la présente invention est pourvu, tel qu'il a été décrit sous diverses formes d'exécution, d'un ressort 11 extérieurement placé par rapport au tambour 3 sur lequel vient s'enrouler le tablier 1. Il se pose alors le problème du moyen qui assure l'enroulement du tambour quand le tablier doit être replié. Sous certaines formes d'exécution le problème est résolu de lui-même. C'est le cas où un moyen pour lever le rideau 19 est, monté en prise directe avec le tambour 3, par exemple un treuil couplé à l'arbre 7 (figure 5). En manipulant à la main ou par un moteur ce treuil dans le sens convenable, on fait tourner le tambour 3 sur lequel le tablier 1 est fixé par un,e extrémité. Le tablier 1 s'enroule sur le tambour 3 qui tourne également. Le treuil remplit alors deux fonctions : il remonte le tablier et il entraîne en rotation. L'effort que de dispositif demande à l'élément moteur, main ou moteur électrique, qui agit sur le treuil est très réduit, car le tablier déroulé et pesant est équilibré par l'effort fourni par le ressort 6 plus ou moins armé. Au cas où le moyen pour lever le rideau est en prise avec le tablier 1 par exemple, tel que montré sur la figure 2 > un moyen pour assurer la rotation du tambour 3 est nécessaire. Ceci se comprend mieux encore si l'on suppose que le tablier 1 n'est pas fixe au tambour 3. Le tablier 1 qui remonte d'un côté du tambouraurait tendance à descendre à la verticale par l'autre côté diamétralement opposé en question. Ce moyen pour assurer la rotation du tambour 3 est toutefois de très faible puissance, tel qu'on l'a déjà remarqué. Il n'intervient pas pour soulever le tablier 1, car celui-ci est équilibré par le ressort 6 mais uniquement pour entraîner en rotation le tambour 3.D'autre part, un certain déséquilibre entre le poids du tablier 1 et l'effort fourni par le ressort 6 est nécessaire pour déplacer le tablier vers le haut ou vers le bas car un équilibre existe pour toutes les positions du tablier. Le déséquilibre en faveur du poids du tablier pour le faire descendre ou en faveur du ressort 6 pour le faire remonter est fourni par ltélément moteur, moteur électrique, treuil ou main du manipulant du rideau. Il ne concerne donc pas le moyen pour assurer la rotation du tambour 3, qui doit fournir un effort d'autant plus réduit. Il peut être constitué par un très faible ressort logé à l'intérieur du tambour 3, mais incomparablement moins important que celui dont se trouvent pourvus les rideaux de porte de construction connue. Il est évident que le dispositif suivant l'invention se prête à de nombreuses variantes concernant les détails de réalisation. On peut recourir à d'autres solutions connues pour loger le ressort Il suivant l'espace d'emplacement disponible, comme variante de la solution de la figure 4. On peut utiliser comme moyen de manoeuvre du rideau des ensembles crémaillère-pignon. Ces variantes des formes d'exécution n'affectent pourtant en rien l'esprit de l'invention. Par exemple, dans ureautre forme d'exécution, schématisée à la figure 6 on a logé le ressort 11 dans le tambour 3. Ce ressort n'entraxe pas directement le tambour (figure 6) comme cela est connu puisque aucune de ses extrémités n'est reliée à ce dernier. En effet, l'extrémité 20 est reliée à l'axe fixe 7 et l'autre extrémité 21 est solidaire d'un prolongement 22 de la poulie 18. Cette poulie tourne autour de l'axe fixe 7 lors de l'enroulement du câble 17, et- entraxe en rotation le tambour 3 par friction de la partie 22 sur le coussinet 23. REVENDICATIONS 1) Volet roulant composé d'un tablier constitué par une série d'éléments articulés, notamment volets ou maillons de chaîne, pouvant s'escamoter dans un boîtier à l'état enroulé sur un tambour supporté par un support, notamment un arbre ou des galets, le dit-tablier étant fixé par une extrémité au dit tam bour et à l'autre extrémité libre de sortir du boîtier par une fente longitudinale et se dérouler sur la verticale pour fermer un porte et également pourvu d'un moyen compensateur qui tend à équilibrer le poids du dit tablier, caractérisé en ce que le moyen compensateur qui tend à équilibrer le poids du dit tablier 1 est dissocié du tambour 3 sur lequel vient s'enrouler le tablier 1, le dit moyen compensateur constitué par un ressort 11 logé au dehors du tambour 3 ou dans le tambour sans l'entraîner directement est relié par une extrémité à un point fixe et par l'autre extrémité au tablier 1. 2) Volet roulant suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le ressort 11 est enfermé dans un tube de protection 12, qu'il est relié par un moyen de suspension, notamment un câble 10, à un dispositif de prise, notam ment en forme d'anse 9 solidaire du tablier 1 et que le dit tablier est pourvu d'anse 9, de câble 10 et de ressort Il en tube de protection 12 sur les deux cotés latéraux. 3) Volet roulant suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, carac térisé en ce que le dit moyen de suspension est rabattu à l'horizontale par une poulie 15, le dit moyen de suspension venant s'enrouler et se fixer en un peint d'attaque 13 d'une poulie 14 indépendante et coaxiale avec le tambour 3. 4) Volet roulant suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, carac térisé en ce que le dit moyen de suspension, notamment le câble 10 est fixé et vient s'enrouler sur une poulie 16 solidaire d'un arbre court 20 également soli daire d'une autre poulie 18 de diaStre différent de celui de la dite poulie 16, à la dite poulie 18 étant fixé et venant s'enrouler en sens inverse du câble 10, un autre câble 17 dont l'extrémité opposée à la dite poulie 18 vient se fixer au dispositif de prise, notamment en forme d'anse 9 solidaire du tablier 1. 5) Volet roulant suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, carac térisé en ce qu'il est pourvu d'un moyen pour lever ou abaisser le rideau, en prise directe avec le tablier 1, notamment un treuil, des poignets, etc. 6) Volet roulant suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, carac térisé en ce qu'il est pourvu d'nn moyen pour lever ou abaisser le rideau, notamment un treuil 19, un ensemble pignon-crémailière, etc..., en prise directe avec le tambour 3 ou tout autre pièce solidaire du dit tambour 3, notamment l'arbre 7. 7) Volet roulant suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que au cas où Le moyen d'abaisser ou de soulever le rideau n'est pas eu prise directe avec le tambour 3 ou une pièce solidaire avec le tarrbour 3, il est pourvu ~d'un moyen pour assurer l'enroulement du tambour 3 quand le tablier 1 est levé, notamment un ressort logé à l'intérieur du tambour 3. 8) Volet roulant selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le ressort est logé à l'intérieur du tambour, une de ses extrémités étant solidaire de l'axe du tambour fixe, la seconde étant reliée à une poulie mobile, par rapport à l'axe, dans laquelle est engagé un câble solidaire du tablier. 9) Volet roulant selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'extrémité du ressort est relié à l'extrémité du tablier.