La présente invention réside dans la conception d'un cultivateur à dents adapté à un tracteur de puissance moyenne et facilitant la reprise du sol après un ou plusieurs passages. On connaît depuis quelque temps Les cultivateurs lourds dénommes "chEsset" dont le but est d'éclater le sol à grande profondeur. Certains sont équipés de dents souples demandant moins de puissance puisqu'elles fléchissent sous l'effort, mais ce système a l'inconvénient de mal éclater le sol puisqu'elles ont tendance à éviter les zones compactes. De plus, L'effet ressort de ces dents limite leur capacité de pénétration, d'une part parce que L'angle d'attaque diminue avec l'effort et tend au soulève ment de L'appareil, d'autre part parce qu'un ressort reste fragile puisque beau- coup moins rustique qu'une lame rigide de forte section Les "chioeRo" à dents rigides sont des appareils simples, à Lames de forte section, de grande longueur et toutes identiques. C'est donc un appareil lourd, capable de pénétrer profondément et sa largeur de travail doit etre au moins égale à celle du tracteur. Dès lors, il faut devant un tel outil un tracteur de forte puissance qui n'existe généralement pas sur les exploitations équipées le plus souvent de tracteurs de L'ordre de 70 CV. L'efficacité du '1chisct" est unanimement reconnue mais son emploi est considérablement freiné par la rareté des tracteurs qu'il exige. Il est généralement admis que la puissance nécessaire tourne autour de 100 CV pour un premier passage, avec un "chiocR" équipé de 5 dents, soit 20 CV par dent. Dans tous les cas, il faut passer une seconde fois en croisant le travail de manière à obtenir un éclatement du sol homogène supprimant toute trace de sillon en profondeur. La puissance exigée pour ce second passage est nettement inférieure, mais un inconvénient majeur apparaît alors : la difficulté de rouler sur un sol bouleversé et soufflé, qui secoue le tracteur et empêche paradoxaLe- ment le "chiCt" d'atteindre la profondeur convenable. En effet, les roues de jauge parfois montées sur les "chisels" ne portent plus sur un sol plane et les bourrages inhérents à un sol ainsi soulevé apparaissent sous le châssis, obligeant le chauffeur à réduire paradoxalement la profondeur Les blocs de terre soulevés sont d'autant plus gros que la profondeur est importante, toutes les dents travaillant à la même profondeur. La présente invention se propose de présenter un nouveau mode d'éclatement du sol par un "chizet" réclamant moins de puissance de traction grâce à deux étages de dents, les unes courtes à l'avant, les autres longues à L'arrière et à un rouleau à disque réglable à l'arrière. Un tel procédé a l'avantage de permettre l'emploi du "chi+eQ" à partir de tracteurs polyvalents de puissance moyenne, de L'ordre de 70 CV, qui existent dans La plupart des exploitations. Il permet d'utiliser avec ces tracteurs ce "chi4et" d'une largeur au moins égale à celle du tracteur. Par conséquent, les roues du tracteur adhèrent à un sol toujours ferme lors du premier passage qui est celui réclamant le plus de puissance. En effet, les roues ne repassent pas sur Le sol soulevé, ce qui est le cas lorsque, par manque de puissance, il est nécessaire d'enlever une ou deux dents latérales. Aucun tassement du sol n'intervient donc par les roues du tracteur roulant toujours sur la terre ferme. La présente invention permet d'utiliser de véritables dents de "eh4et" rigides, seules capables d'éclater vraiment le sol sans utiliser le subterfuge de dents souples, moins exigeantes en puissance, mais qui s'apparentent davantage en fait à un gros cultivateur plutôt qu'à un Ce procédé consiste à créer un ébranlement à une profondeur moyenne grâce à un premier train de dents courtes qui s'enfoncent aisément dans le sol. Ce premier travail effectué à L'avant du "chi4et" ne réclame donc pas une forte puissance. La profondeur n'étant pas aussi importante que les dents qui suivent à L'arrière, les blocs de terre éclatés sont, à conditions de travail égales, d'une dimension inférieure à celles que soulèveraient des dents pénétrant du premier coup à la profondeur totale. Ce premier train de dents disposées à l'avant du châssis crèe une zone de fissurage, tant en longueur qu'en profondeur, qui prépare la pénétration et le travail des dents intercalaires situées à l'arrière. Une seconde rangée de dents située à L'arrière se trouve dans l'intervalle de celles de devant et sont plus longues. L'invention concerne la longueur des dents du second train, supérieure à celle des dents situées à l'avant. Il va de soi que le "chiSeR" étant réglé à une hauteur déterminée, le train arrière fouiLle le sol plus profondément que le train avant. Mais la puissance nécessaire n'est pas supérieure à celle qu'exigerait un "chi4eR" où les dents du train avant seraient de Longueur identique. Les intervalles entre dents avant et arrière étant égaux, le sol est éclaté au même niveau et se trouve fissuré suffisamment par le train avant pour permettre une pénétration totale au niveau voulu du train arrière, sans effort de traction accru. Le sol ayant été précisément ébranlé par le train avant et soulevé en blocs d'importance relativement faible sur une largeur suffisante ne laissant pasde zone de terrain compacte, le second train ne soulève pas de blocs de terre d'un volume supérieur malgré la pénétration plus profonde du train arrière. En fonction de l'état du terrain, le procédé prévoit un système d'inclinai son réglable des dents d'une part et une forme de socs d'autre part, destinés à choisir l'angle de pénétration optimum pour une économie de traction à qualité d travail égale. La présente invention a également pour objet d'ajouter à l'arrière du "chue un un train de disques planes parallèles plus ou moins rapprochés, montés per- pendiculairement à un arbre de même longueur que la largeur du "ckinQe" auquel il est monté parallèlement, mais pouvant être réglé en hauteur par rapport au so Cette sorte de rouleau à disque a pour but de contrôler la régularité de profondeur de travail à la manière bien connue des rouleaux à barre équipant Les autres instruments de travail du sol. Il ne se montait pas jusqu'ici sur les "chisels" car la puissance nécessaire par ailleurs ne réclame pas un réglage au plus juste. Ce n'est pas le cas pour un tracteur moyen tirant un tel outil si celui-ci connaît des variations de profondeur.Cette utilisation de moyens connus s'appLique ici à un instrument, le "chi+eR", qùi est équipé tout au plus, et rarement d'ailleurs, de roues de jauge étroites beaucoup moins précises. Ce rouleau à disques a un second rôle, celui de hâcher en lamelles les blocs soulevés, d'éparpiller les amas de végétaux et de préparer ainsi un sol plane propice au second passage croisé du tracteur roulant sur une surface absente de blocs. De surcroît, aucun obstacle, bloc de pierre, bouchon de paille, etc., ne vient bourrer sous te châssis. Le "ckinee" peut alors, au second passage, fouiller plus profondément le sol, utilisant mieux la puissance du tracteur qui n'est pas gêné par les irrégularités du sol, tant pour progresser que pour contrôler l'outil. Le rouleau enfin fait obstacle à tout cabrage éventuel du tracteur, son appui au sol ayant pour effet de plaquer l'avant-train du tracteur. On conçoit donc qu'un tracteur relativement court ou léger puisse tirer sans crainte un "chizet" ainsi équipé. Selon un mode de réalisation préféré, le "ck" se compose d'un bâti mécano-soudé en forme de quadrilataire. La FIG 1 représente, vu de dessus, le bâti I, tube rectangulaire de forte section sur lequel viennent se fixer des entretoises soudées 2 et 3 dont un premier train à l'avant se fixe sur un tube transversal 1'. A ce tube sont fixées également les entretoises du second train arrière 2' et 3'. Ces entretoises arrières sont placées dans l'intervalle des entretoises avant, de manière à ce que tes écartements de l'une àl'autre soient identiques. Un espacement 4 permet à La dent de se loger pour y etre boulonnée. La FIG 2 représente la coupe du bati de face. Sur le bâti I en tubes sont soudées les entretoises 2 et 3, de préférence en fer en U de forte section, identique à celle du bâti. Un intervalle est Laissé entre ces fers en U, de La largeur de la dent qui vient s'y Loger. Deux ailerons supérieurs et deux infé rieurs 6 et 5 sont soudés au même intervalle sur les fers en U qu'ils prolongent en hauteur. La FIG 3 représente un mode de réalisation préféré de fixation des dents. Sur les fers en U 2 et 3 sont soudés de part et d'autre deux ailerons en fer plat 5 et 6 décalés. L'aileron supérieur 6 décalé vers l'arrière est percé de préférence de plusieurs trous, au nombre de deux 16 et 17 sur la figure. L'aileron inférieur 5 ne comporte qu'un seul trou pivot 15 d'un diamètre supérieur aux trous 16. et 17. La FIG 4 représente la fixation d'une dent 24 équipée de son soc 26 sur les ailerons 6 et 5. Un boulon pivot 15 de forte section bloque la dent sur les ailerons 5. Un boulon de plus petit diamètre fixe la dent sur les ailerons supérieurs 6. Ce boulon est vissé soit au trou 16, soit au trou 17, de manière à choisir l'inclinaison, c'est-à-dire l'angle de pénétration dans le sol de la dent 24 et de son soc 26. Ces boulons vissés en 10 ou 17 servent de bouLon de sécurité et permettent à la dent de pivoter autour de l'axe 15 et de s'effacer vers l'arrière Lorsqu'un obstacle provoque leur cisaillement. La dent 25 est plus courte que la dent 24. Elle figure, le premier train de dents situé à l'avant du "chiXet" qui s'enfoncent aisément dans Le sol. Elles crèent une zone de fissurage préparant la pénétration du second train arrière figuré en 24 qui rencontre un sol éclaté. La profondeur inférieure de pénétration du train avant permet de ne pas soulever de gros blocs de terre tandis que le train arrière qui va plus profond ne soulève pas lui-même de gros blocs puisqu'il rencontre un sol fissuré. Le sol ainsi travaillé est repris par le train de disques figurant sous le nO 27 de la FIGure 5. Ce train de disques est fixé au châssis I à L'aide de deux bielles 29 percées de trous 30 en regard de trous multiples 31 destinés à choisir Le réglage de profondeur du train de disques. Ce mode préféré de réalisation pour régler la profondeur peut être remplacé par tout autre système à vis sans fin, à cales mobiles ou à chapes coulissantes, de telle manière que Le train de disques soit positionné à hauteur déterminée. Cette hauteur délimite la profondeur de travail, deux boulons étant bloqués aux trous adéquats. La FIG 6 représente Le train de disques 32 vu de L'arrière. Ceux-ci sont montés sur un arbre 33 dont les paliers 34 sont fixés aux bieLles 29 fixées au châssis. Les disques plus ou moins rapprochés hachent les blocs de terre, laissant un sol plane et pré-travaillé. Le second passage de "ehizeR" qui est croisé se trouve considérablement facilité, tant pour le tracteur que pour L'outil qui peut alors pénétrer profondément et éclater uniformément toute zone qui aurait échappé au travail d'éclatement du premier passage. On obtient en définitive un travail identique en profondeur à celui qu'aurait fait un "chisel" classique, mais avec une économie d'énergie et un sol affiné en surface. Selon un autre mode de réalisation, le train de disques peut entraîner à L'aide d'un pignon calé sur l'arbre 33 et d'une chaîne, un outil rotatif éven tuellement monté à l'arrière du train de disques pour obtenir une meilleure préparation superficielle du sol. REVENDICATIONS 1) Procédé d'éclatement du sol caractérisé par l'emploi d'un cultivateur à dents à deux étages, les unes courtes à L'avant, travaillant à profondeur moyenne pour faciliter la pénétration des autres plus Longues, situées à L'ar rière et d'un train- de disques roulant sur Le sol éclaté pour régler la profondeur et affiner le travail. 2) Procédé d'éclatement selon la revendication 1, caractérisé par L'emploi d'un cultivateur permettant au train avant à dents courtes à inclinaison réglable, de pénétrer à une profondeur moyenne diminuant de façon importante l'effort de traction sans soulever de blocs de terre très volumineux. 3) Procédé d'éclatement, selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le passage du second train arrière de dents longues à inclinaison réglable se trouve facilité par le fissurage du sol tant en largeur que profondeur provoqué par le train avant qui a pour effet de limiter considérablement la formation de blocs de terre volumineux. 4) Cultivateur pour la mise en oeuvre du procédé, selon L'une des revendications 1 à 3, qui a pour but d'obtenir un travail identique en profondeur à celui d'un cultivateur classique et plus affiné en surface, avec une économie de puissance ; caractérisé par L'emploi d'un rouleau à disques réglables monté à L'arrière du cultivateur pour en controler la profondeur tout en émiettant le sol. 5) Cultivateur selon la revendication 4, qui aplanit le sol, émiette les blocs, éparpille les débris ; caractérisé par un rouleau à disques laissant un sol plane propice à un second passage croisé du tracteur roulant facilement sur une surface absente de blocs de terre. 6) Cultivateur, selon les revendications 4 et 5, caractérisé en ce qu'il permet, grâce aux moyens mis en oeuvre d'éclatement et d'affinage, que Le second passage croisé s'effectue sans bourrage sous le châssis du cultivateur qui peut ainsi pénétrer de toute sa profondeur et parfaire le travail d'éclatement du sol. 7) Cultivateur selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il est équipé d'un rouleau à disques s'appuyant sur le sol pour régler ta profondeur et émietter tout en empêchant un tracteur léger de cabrer en plaquant par réaction au sol son avant-train. 8) Cultivateur, selon Les revendications 4 et 7, caractérisé par des dents de longueur inégale à inclinaison réglable associées à un rouleau à disques de stabilisation et d'émiettage qui permettent, à travail comparable, t'utilisation de tracteurs plus légers de puissance moyenne.