La présente invention concerne un dispositif remplissant une fonction d'entretoisement entre deux éléments qui coopèrent ensembles mais dont l'un est normalement mobile par rapport à l'autre tel que ,par exemple, le battant d'une porte par rapport a son cadre dormant. Ces deux éléments sont ainsi indépendants l'un étant simplement articulé sur l'autre ; toutefois il peut être utile pour le conditionnement, le stockage et surtout pour le transport de ces deux éléments d'assurer leur solidarisation provisoire afin de faciliter d'une part les commodités de manutention de l'ensemble et d'autre part afin d'assurer un positionnement rigoureux d'un élément par rapport a l'autre et d'éviter les déformations qui pourraient résulter des sollicitations et contraintes subies par les deux éléments travaillant isolément en fonction des conditions de transport et de stockage. Il est donc connu de prévoir la solidarisation temporaire et provisoire du cadre dormant d'une part et du battant d'autre part d'une porte, fenêtre, porte-fenêtre ou analogue par rapport à son cadre, depuis l'usine de fabrication jusqu'au lieu de mise en place. Cette solidarisation assure le maintien de l'équerrage rigoureux de l'huisserie et facilite la mise en place, le cadre dormant étant scellé dans la maçonnerie sur le lieu d'édification, en assurant ainsi un positionnement correct du cadre par rapport au battant et réciproquement. Les dispositifs de fixation actuellement connus font appel a des lattes ou languettes de bois qui sont simplement cloutées respectivement sur le dormant et sur le battant de l'huisserie. On comprend que ce système soit peu satisfaisant; en effet sous le plan esthétique il aboutit a une détérioration regrettable des éléments par la formation de trous provenant du logement des clous sur les faces apparentes respectivement du dormant et surtout de la porte ; ceci est d'autant plus regrettable lorsqu'il s'agit d' huisserie de style utilisant des bois précieux ou de prix. En outre les languettes ou pattes de solidarisation provisoires, pouvant subsister pendant une période assez longue dans certaines conditions de stockage prolongé, notamment à l'air libre, peuvent entraîner des défauts de coloration de l'ensemble ; lorsque l'ensemble cadre-porte est exposé à l'air libre et subit sous l'action de la pluie et surtout du soleil une légère décoloration de teinte, la partie de l'huisserie qui se trouve située derrière la languette, et qui est abritée des intempéries et des rayons solaires, conserve ou tend à conserver sa teinte initiale et, après enlèvement de la languette, cette partie protégée tranche sur le reste de l'huisserie ; or l'expéraence montre qu'il est pratiquement impossible de rattraper ces différences de teintes qui gâchent regrettablement le bel aspect d'une porte ; enfin ces pattes ou languettes faisant saillies par rapport au plan général de l'ensemble représentent un inconvénient sérieux lorsque l'on veut procéder à l'emballage de l'ensemble. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients et concerne un dispositif d'entretoisement qui permet d'éviter les difficultés exposées ci-dessus et rencontrées par les systèmes de solidarisation provisoires utilisant des pattes de bois cloutées. Le dispositif de l'invention, réalisé industriellement et en grande série sera donc d'un prix de revient particulièrement bas tout en permettant d'obtenir des avantages d'esthétique, de commodité et d'efficacité qui n'étaient pas atteints ni approchés avec les dispositifs antérieurs. A cet effet l'invention concerne une entretoise pour la solidarisation réciproque et provisoire de deux éléments, soit un premier élément mobile, telle qu'une porte, apte à être successivement engagée et dégagée par rapport à un second élément fixe récepteur du premier, tel que le cadre dormant de ladite porte, l'entretoise étant caractérisée en ce qu'elle est constituée d'une pièce métallique en forme d'équerre ou L, dont chaque aile est pourvue de moyens de solidarisation sur l'un des éléments. Dans ces conditions l'équerre peut être fixée par une de ses ailes sur un des éléments, par exemple le battant de la porte tandis que l'autre aile, à 900 par rapport à la première, est solidarisée sur l'autre élément, par exemple le cadre dormant. Mais l'avantage de l'invention par rapport au système antérieur est de permettre deux faces d'attaque qui sont à 900 l'une de l'autre ; ainsi qu'on l'exposera au long du présent mémoire descriptif, ce dispositif permet ainsi de solidariser non pas les deux faces des éléments dans leur position d'engagement et situées dans un même plan (comme dans les dispositifs antérieurs utilisant par exemple des pattes ou languettes de bois), mais deux faces à 900 l'une par rapport l'autre ; c'est ainsi que l'on pourra solidariser d'une part le cadre par sa face frontale et d'autre part la porte par son chant. L'entretoise selon l'invention permettant ainsi de solidariser la porte en utilisant son chant, permet de préserver la face frontale de ladite porte vierge de toute attaque ; c'est ainsi que cette face frontale sera préservée de toute formation de trous par cloutage ou vissage et son bel aspect sera ainsi intégralement maintenu ; pareillement aucun élément ne venant se rapporter sur cette face frontale, on ne risque pas de voir ainsi se former des ombres dues à une décoloration différentielle#sous l'effet d'une exposition au soleil. De préférence, selon l'invention l'équerre comporte des ouvertures pour le passage de vis engagées à travers lesdites ouvertures, ces ouvertures n'étant pas pratiquées sur chacune des ailes et permettant la solidarisation de chacune des ailes respectivement sur l'un et l'autre des éléments à solidariser. Selon une autre caractéristique l'entretoise en forme d'équerre comporte des ouvertures à tête fraisée, situées sur chacune des ailes, ces ouvertures permettant le passage de vis à bois à tête plate. De préférence l'invention est applicable à la solidarisation du battant d'une porte ou autre par rapport à son cadre dormant et dans ce cas l'entretoise est engagée par une aile dans la feuillure du dormant, cette aile étant solidarisée par vissage sur le chant de la porte, l'autre aile étant solidarisée sur une face frontale du cadre dormant. L'invention concerne encore un dispositif de solidarisation de deux mobiles l'un par rapport à l'autre, telle qu'une porte par rapport à son cadre dormant et caractérisé en ce qu'il est constitué d'une pluralité d'entretoises en forme d'équerre et engagé dans la feuillure du dormant, une aile desdites entretoises étant solidarisée par vissage sur le chant de la porte tandis que l'aile opposée est solidarisée sur la face frontale du cadre dormant. Selon un autre développement de l'invention, l'entretoise comporte un retour à 900 prolongeant celle de ses ailes qui est engagée dans la feuillure, cette aile et son retour à 900 formant un épaulement creux récepteur de l'angle formé par le chant de la porte. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront encore de la description qui suit et qui est donnée en rapport avec une forme de réalisation particulière présentée à titre d'exemple non limitatif et en se référant aux dessins annexés. La figure représente une vue générale en perspective de l'entretoise selon l'invention. La figure 2 représente une vue en coupe de cette entretoise. La figure 3 représente une vue en élévation frontale. La figure 4 représente une vue en coupe de l'entretoise de solidarisation selon l'invention mise en place entre le battant et le dormant d'une huisserie. La figure 5 représente une vue en élévation frontale d'une porte munie du dispositif d'entretoisement selon l'invention. Selon l'ensemble des figures,on voit que le dispositif s'applique à la solidarisation du battant 1 d'une porte par rapport à son cadre dormant 2. La porte est susceptible d'être successivement engagée et dégagée par rapport au cadre, en période normale d'utilisation suivant son articulation par rapport à un côté du cadre. Sur le côté opposé il est donc souhaitable de prévoir, pour les besoins du stockage,du transport et de la manutention,une solidarisation du battant 1 par rapport au cadre dormant 2 afin d'éviter une déformation accidentelle et un mauvais équerrage du cadre par rapport à la porte, notamment lors de la mise en place sur le chantier. A cet effet, selon l'invention, on utilise la pièce d'entretoisement 3 composée d'un élément métallique en forme d'équerre à deux ailes 4 et 5 opposées à 900. L'aile 5 est prévue pour venir s'appliquer sur le chant 6 de la porte 1 et trois ouvertures regulièrement espacées 7, 7' et 7" permettent le passage de vis à bois 8, 8' et 8", qui sont engagées, au travers desdites ouvertures dans le chant 6 de la porte. A cet effet, les ouvertures 7, 7' et 7" sont fraisées de façon à permettre l'utilisation de vis à bois à tête plate. L'aile 4 de l'entretoise vient s'appliquer sur la face frontale du dormant 2 et elle comporte au moins une ouverture 9 également fraisée pour permettre le passage de la vis à bois 10 assurant la solidarisation de cette aile 4 sur le dormant 2. Ainsi qu'on le voit sur la figure 5 il est possible d'utiliser sur le chant du battant d'une porte plusieurs entretoises selon l'invention notamment trois entretoises régulièrement espacées de façon à assurer la fixation du battant sur le dormant sur son chant opposé au chant récepteur des paumelles. Un retour 11 prolonge l'aile 5 et forme avec cette dernière un épaulement concave 12 récepteur du rebord correspondant du chant de la porte. Ce retour assure une assise et un positionnement correct de l'ensemble de l'entretoise par rapport au chant de la porte et procure de ce fait un équerrage correct du cadre parfaitement ajusté à la porte Les entretoises selon l'invention sont fixées avant montage sur le chant de la porte par une, deux ou trois vis à bois traversant l'aile 5 ; l'assemblage de la vis 10 assure la fixation de l'ensemble sur la face frontale du cadre qui se trouve ainsi parfaitement ajusté et d'équerre par rapport à la porte. Cet équerrage est maintenu tout au long des opérations de manipulation nécessaires lors du stockage,du transport et de l'amenée sur le chantier de l'ensemble cadre et porte, puisque ces deux éléments qui composent l'ensemble sont rigoureusement solidaires l'un par rapport à l'autre et aucune déformation n'existe. Sur le chantier , après la pose de la.porte, les scellements étant réalisés pour assurer la fixation du cadre dormant sur la maçonnerie, les trois vis solidarisant chacune des entretoises sont dévissées, ceci libère la porte qui peut s'ouvrir ; les vis de fixation qui pénètrent dans le chant de la porte peuvent alors être enlevées, le tout avec facilité sans détérioration du cadre et de la porte ; les vis engagées dans le chant de la porte ne laissent pas de traces visibles sur la face de la porte et respectent par conséquent le bel aspect de l'ensemble. La description qui précède n'ayant été donnée qu'à titre d'exemple d'une forme de réalisation de l'invention n'a aucun caractère limitatif et l'on pourra sans franchir les limites de l'invention réaliser à partir des éléments décrits plusieurs variantes ou formes de réalisation de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Entretoise pour la solidarisation réciproque et provisoire de deux éléments, soit un premier -élément mobile, telle qu'une porte, apte à être successivement engagée et dégagée par rapport à un second élément fixe récepteur du premier, tel que le cadre dormant de ladite porte, l'entretoise étant caractérisée en ce qu'elle est constituée d'une pièce métallique en forme d'équerre ou L, dont chaque aile est pourvue de moyens de solidarisation sur l'un des éléments. 2.- Entretoise selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte des ouvertures pour le passage de vis engagées à travers lesdites ouvertures, ces ouvertures n'étant pas pratiquées sur chacune des ailes et permettant la solidarisation de chacune des ailes respectivement sur l'un et l'autre des éléments à solidariser. 3.- Entretoise selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle comporte des ouvertures à tête fraisée, situées sur chacune des ailes, ces ouvertures permettant le passage de vis à bois à tête plate. 4.- Entretoise selon la revendication 1 et applicable à la solidarisation du battant d'une porte ou autre par rapport à son cadre dormant et caractérisée en ce que l'entretoise est engagée par une aile dans la feuillure du dormant, cette aile étant soli darisée par vissage sur le chant de la porte, l'autre aile étant solidarisée sur une face frontale du cadre dormant. 5.- Dispositif de solidarisation d'un élément mobile par rapport à un élément fixe, telle qu'une porte par rapport à son cadre dormant et caractérisé en ce qu'il est constitué d'une pluralité d'entretoises en forme d'équerre et conforme à l'une des revendications 1 à 4 ci-dessus, l'équerre étant solidarisée par vissage sur le chant de la porte tandis que l'aile opposée est solidarisée sur la face frontale du cadre dormant. 6.- Entretoise selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle comporte un retour à 90a prolongeant celle de ses ailes qui est engagée dans la feuillure, cette aile et son retour à 900 formant un épaulement creux récepteur de l'angle formé par le chant de la porte.