La présente invention sé rapporte à un embrayage à friction pouvant être serré, en surmontant l'action d'un organe élastique, soit automatiquement, par l'effet de la force centrifuge, soit volontairement, et notamment destiné à servir d'embrayage de transmission et de lancement du moteur pour un véhicule a deux roues, embrayage dont le serrage volontaire peut être obtenu indépendamment de l'effet centrifuge, par déplacement axial de sa partie menée qui est de préférence solidaire de la roue menée, cette partie menée de l'embrayage portant à cet effet, sur son côté dirigé vers les élé- ment s de friction, un élément de pression qui doit agir pour cela sur ces éléments de friction. On connait déjà un embrayage de ce type qui est décrit dans le DT-OS nO 2 241 830. Ce document décrit en effet un embrayage centrifuge équipé d'un dispositif de lancement et notamment destiné aux véhicules à deux roues à moteur, dans lequel pour transmettre le couple de la partie menante a la partie menée de l'embrayage, les masselottes exercent une force axiale sur une partie de l'embrayage centrifuge qui constitue un mécanisme d'embrayage à disques et, à cet effet, le dispositif de lancement et l'embrayage centrifuge sont juxtaposés axialement sur un arbre d'entrée commun et le dispositif de lancement est essentiellement composé d'une roue de sortie, plus précisément d'une poulie à courroie trapézoidale, qui est reliée à la cloche de l'embrayage à disques.Pour le lancement du moteur, c'est à-dire lorsqu'il s'agit de transmettre au moteur le mouvement obtenu en poussant le véhicule ou en entraînant sa roue arrière au moyen des pédales, la cloche de j'embrayage se déplace axialement avec la roue menée, sous la traction d'un câble et par l'intermédiaire d'un étrier de serrage, pour établir la liaison par friction entre les disques et un élément de pression associé à la surface de la cloche de ltem- brayage qui est dirigée vers ces disques ainsi que, finalement entre 1 es disques adjacents. Cet embrayage connu présente l'inconvénient consistant en ce que la force qu'il est nécessaire de développer pour serrer volontaire rement l'embrayage est transmise de l'élément de pression a' la cloche de l'embrayage à une grande distance de l'axe de l'arbre. Le moindre faux-rond de cette cloche influe défavorablement sur le serrage de l'embrayage et c'est pourquoi, pour la sécurité du serrage, l'élément de pression est constitué par une garniture de friction portée par la cloche de l'embrayage, d'autant plus que, lors del'o- pération de lancement du moteur, on-ne peut développer qu'une force de serrage relativement petite.Indépendamment de ce fait, ce fauxrond est préjudiciable à la longévité des disques et de la garniture de friction mentionnée ci-dessus et, finalement, il risque de déterminer un effet d'entralnement permanent et désagréable au ralenti car, ainsi qu'il est bien connu, la garde de desserrage de ces embrayages à friction n'est que de un & deux millimètres. Suivant l'invention, pour remédier à ces inconvénients et réaliser un embrayage du genre décrit au début du présent mémoire, qui possède une grande fiabilité, une grande longévité et qui puisse également serrer facilement à volonté, l'organe de pression destiné à coopérer avec les éléments de friction est placé à proximité de l'axe. Pour faciliter le serrage volontaire de l'embrayage en vue du lancement db moteur l'organe élastique est composé de deux ressorts élémentaires dont le plus fort prend appui axialement sur un point fixe pour résister à la pression des masselottes tandis que le plus faible prend appui axialement sur un point fixe ou sur le ressort le plus fort pour résister à la translation axiale de la partie menée de l'embrayage. Si les éléments de friction sont convenablement choisis, cette caractéristique rend entièrement superflue l'utilisation d'une garniture de friction particuliere sur ltélément de pression puisquten raison de la force antagoniste relativement faible qui est développée lors du serrage volontaire de l'embrayage, on peut obtenir immédiatement la liaison par friction entre les éléments de friction proprement dits. L'élément de pression est avantageusement constitué par une bague de pression qui fait saillie sur le moyeu de la partie menée de l'embrayage. Cet élément de pression peut être agencé de maniera à agir directement sur les eléments de friction. Suivant une autre caractéristique qui permet de mieux atteindre le but de l'invention, l'embrayage comporte, pour agir sur les éléments de friction, un plateau de pression percé d'un trou au moyen duquel il est monté fou sur l'arbre, interposé entre l'élément de pression et les éléments de friction et agencé de manière que l'élé- ment de pression coopère avec sa zone proche de l'axe tandis que son bord situé à une plus grande distance de l'axe est destiné & être pressé contre les éléments de friction. On utilise avantageusement comme éléments de friction des disques intercalés, le disque extérieur ou les disques extérieurs étant entraînés par la partie menée de l'embrayage qui présente la forme d'une cloche d'embrayage tandis que les disques intérieurs sont portés par le moyeu à clavette de la partie menante de l'embrayage, qui porte les masselottes. Pour réduire le bruit, le plateau de pression menticnné plus haut peut être relié rigidement à l'élément de friction adjacent ou au disque intérieur solidaire de la partie menée de l'embrayage. D'autres caractéristiques et avantages de l'ingention apparal- tront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemples, - la Fig. 1 est une coupe longitudinale d'un embrayage de transmission et de lancement pour un véhicule à moteur à deux roues, dans une forme de réalisation dans laquelle l'élément de pression est agencé de manière à agir directement sur les éléments de friction; - la Fig. 2 est une coupe à plus grande échelle représentant un détail de l'embrayage de la Fig. 1;; - la Fig. 3 est une coupe longitudinale d'un embrayage de transmission et de lancement pour véhicule à deux roues à moteur, dans une forme de réalisation dans laquelle un plateau de pression est interposé entre les éléments de friction et l'élément de pression pour agir sur les éléments de friction; - la Fig. 4 est une vue de détail à plus grande échelle de l'embrayage de la Fig.3. Dans l'exemple d'exécution représenté sur la Fig. 1, un moyeu cannelé 2, une rondelle d'épaisseur 3 et la bague intérieure 4 d'un roulement à aiguilles 5 sont emmanchés sur l'extrémité de l'arbre 1 du moteur et maintenus sur cet arbre au moyen d'un écrou 6 et de rondelles associées à cet écrou. Le roulement à aiguilles 5 porte le pignon mené 7, qui peut coulisser axialement sur ce roulement et qui engrène avec la roue d'entrée 8 du réducteur ou de la boite de vitesses normalement prévu sur les véhicules à moteur à deux roues. Deux disques d'embrayage intérieurs 9 et 10 sont montés sur le moyeu cannelé 2, libres en translation axiale sur ce moyeu mais rendus solidaires de ce dernier en rotation par engagement de leurs languettes dans les cannelures. Entre ces deux disques 9 et 10 est inter posé un disque extérieur unique Il qui est entouré par la cloche 12 de l'embrayage et qui est rendu solidaire de cette cloche en rotation par l'engagement de ses languettes entre des nervures prévues sur la face interne de la jupe de la cloche 12. Na turellement, l'embrayage pourrait aussi bien comporter un plus grand nombre de disques. La cloche 12 est d'une seule pièce avec la roue menée 7. Un groupe élastique 13 composé de deux rondelles Belleville maintient normalement les disques 9, 10 et il espacés l'un de l'autre pour le desserrage de l'embrayage. Ce groupe 13 est composé de deux rondelles Belleville dont la plus forte, 13a, est appuyée contre le disque intérieur adjacent à la partie menante de l'embrayage et prend appui sur des épaulements 2' des saillies du moyeu cannelé 2. La rondelle Belleville 13b la plus faible est appuyée contre le disque intérieur 9 adjacent à la partie menée de l'embrayage et prend appui sur la rondelle Belle ville 13a.Entre le disque intérieur 10 adjacent à la partie menante et un plateau formant came 14, qui est fixé sur le moyeu cannelé 2 et bloqué en translation axiale sur ce moyeu par des bagues d'arret fendues, sont interposées des billes 15 jouant le rôle de masselottes centrifuges. Sur le moyeu de la cloche 12 ou du pignon mené 7, est prévue une bague de pression 16 qui fait saillie en direction du disque intérieur 9 adjacent à la partie menée, cette bague pouvant être notamment constituée par un collet de ce moyeu.L'extrémité du moyeu du pignon mené 7 qui fait saillie vers ltextérieur est enveloppée, en même temps que lté- crou 6, par un chapeau de pression 17 avec lequel un étrier élastique 18 qui peut être actionné par un capable de traction 19 coopère pour le serrage volontaire de l'embrayage. Pour lancer le moteur, on pousse le véhicule, ou on fait tourner sa roue arrière au moyen des pédales. Lorsqu'on estime que la rotation de la roue arrière est suffisamment rapide, on tire le câble de traction, ce qui repousse le pignon 7 et la cloche 12 de l'embrayage vers la droite (sur le dessin), par l'intermédiaire de l'étrier 18 et du chapeau 17. La bague de pression 16 serre les disques 9, 10 et 11 les uns sur les autres en surmontant l'action de la rondelle Belleville faible 13b et établir une liaison par friction entre ces disques. Il en résulte que l'arbre du moteur est entrainé par la rotation de la roue arrière et que le moteur est ainsi mis en marche. Ensuite, on peut relâcher le câble de traction 19 pour desserrer l'embrayage.Le moteur tourne maintenant au ralenti jus qu' & ce que, sous l'effet d'un accroissement de l'admission et de l'accroissement consécutif de la vitesse de rotation les billes 15 stécartent vers l'extérieur en roulant sur le plateau 14 et, maintenant, serrent les disques 9, 10 et 11 les uns contre les autres en surmontant l'action de la rondelle Belleville forte 13a. Sous l'effet de ce serrage automatique de l'embrayage qui est fonction de la vitesse de rotation, la force motrice du moteur est transmise à la roue motrice du véhicule par l'intermédiaire de l'embrayage et du réducteur ou de la boite de vitesses. Lors du lancement du moteur, la disposition de la bague de pression 16 à proximité de l'axe élimine à peu près totalement l'influence d'un faux-rond éventuel du pignon mené 7 et de la cloche 12. Par ailleurs, du fait que le groupe élastique décrit comprend une rondelle forte 13a et une rondelle faible 13b, le serrage volontaire de l'embrayage, en vue du lancement du moteur, assure aussitôt un serrage suffisant de l'embrayage. Dans l'exemple de réalisation de la Fig. 3, l'embrayage suivant l'invention comprend, en remplacement du pignon mené, une poulie à gorge 20 qui est reliée directement à la roue motrice du véhicule par une courroie trapézoidale 21. Toutefois, une caractéristique essentielle de cette réalisation consiste en ce que l'embraya- ge comporte un plateau de pression 22 interposé entre la bague de pression saillante 16 et le disque intérieur 9 adjacent à la partie menée; ce plateau est percé d'un trou par lequel il est monté fou sur l'arbre 1 du moteur, plus précisément sur un prolongement de la bague 4 du roulement å aiguilles 5. Toutefois, pour atténuer le bruit de fonctionnement, le plateau de pression 22 peut également être fixé rigidement au disque intérieur 9 qui lui est adjacent. La bague de pression 16 solidaire du moyeu de la poulie à gorge 20 peut s'appuyer contre la zone du plateau de pression 22 qui est proche de l'axe tandis que, de son côté, ce plateau de pression peut s'appliquer par son bord rabattu 23 contre le disque intérieur adjacent à la partie menée. Les dimensions et la forme du moyeu 2, des disques 9, 10 et ll, du groupe de ressorts 13 et du plateau 14 sont dans ce cas légèrement différentes des formes et dimensions des organes du premier exemple de réalisation qui assurent les mêmes fonctions et qui sont d'ailleurs désignés par les memes numéros de réfé rence. Par ailleurs dans cet exemple, le plateau formant came 14 est fixé au moyeu cannelé 2 par des rivets 24. La manoeuvre et le mode d'action de l'embrayage suivant le deuxième exemple sont identiques à la manoeuvre et au mode d'action du premier exemple, à l'exception du fait que, dans ce deuxième exemple, la force de serrage exercé pour le serrage volontaire de l'embrayage (c'est-à-dire pour le lancement du moteur) est exercée par l'intermédiaire du plateau de pression 22, lequel possède une certaine élasticité propre, de sorte que son interposition supprime encore plus complètement l'effet d'un éventuel faux-rond de la poulie 20 ou de la cloche 12 de l'embrayage. REVENDICATIONS 1. Embrayage a friction pouvant être serré, en surmontant l'action d'un organe élastique, soit automatiquement par l'effet de la force centrifuge, soit volontairement, et notamment destiné a servir d'embrayage de transmission et de lancement du moteur pour un véhicule à deux roues, embrayage dont le serrage volontaire peut être obtenu indépendamment de l'effet centrifuge, par déplacement axial de la partie menée de l'embrayage qui est de préférence sclidaire de la roue menée, cette partie menée portant a cet effet, sur son côté dirigé vers les éléments de friction, un élément de pression qui doit agir sur ces éléments de friction, cet embrayage étant caractérisé en ce que l'élément de pression (16) destiné a coopérer avec les éléments de friction (9, 10, 11) est placé a proximité de l'arbre et en ce que l'organe élastique (13) est composé de deux ressorts élémentaires (13a, 13b) qui sont montés en série et qui s'appuyent l'un sur l'autre. 2. Embrayage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le ressort élémentaire (13a) le plus fort prend appui axialement sur un point fixe pour résister a la pression des masselottes (15) tandis que le ressort élémentaire (13b) le plus faible prend appui sur le ressort le plus fort (13a) pour résister à la translation axiale de la partie menée (12) de l'embrayage. 3. Embrayage suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'élément de pression est constitué par une bague de pression (16) qui fait saillie sur le moyeu de la roue menée (7, 20) ou sur la partie menée (12) de l'embrayage. 4. Embrayage suivant l'une quelconque des revendications 1 a 3 caractérisé en ce que l'élément de pression (16) est agencé pour agir directement sur les éléments de friction (9, 10, 11). 5. Embrayage suivant l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisé en ce qu'il comprend un plateau de pression (22) percé d'un trou au moyen duquel il est monté fou sur l'arbre, interposé entre l'élément de pression (16) et les éléments de friction (9, 10, 11) et agencé de manière que l'élément de pression (16) coopère avec sa zone proche de l'axe tandis que son bord (23) situé a une plus grande distance de l'axe est destiné a être pressé contre les éléments de friction (9, 10, 11). 6. Embrayage suivant l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce qu'il comprend d'une façon connue, comme élé- ments de friction, des disques intercalés (9, 10, 11) dont le dis que extérieur (11) est solidaire de la partie menée de l'embrayage, constituée par une cloche 12), tandis que les disques intérieurs (9, 10) sont portés par le moyeu cannelé (2) de la partie menante de l'embrayage, qui porte les masselottes (15) et en ce que l'élément de pression (16) est destiné å être pressé contre le disque intérieur (9) adjacent a la partie menée par un déplacement longitudinal de la cloche (12) de l'embrayage ou de la roue menée (7). 7. Embrayage suivant la revendication St caractérisé en ce que le plateau de pression (22) est rigidement solidaire de l'élé- ment de friction adjacent (disque intérieur 9).