La présente invention concerne un procédé pour nettoyer des sondes de mesure portées par au moins une canne montée dans un réceptacle, tel qu'un collecteur, sans qu'il soit nécessaire de le vider du fluide qu'il contient ou canalise. Les collecteurs pour installations industrielles ou réseaux urbains sont des conduites souterraines ou des canaux aériens dans lesquels un fluide circule par gravité ou séjourne, ce fluide pouvant être des eaux usées, un liquide à refroidir, un liquide de traitement. Afin de contrôler le débit du fluide ou bien pour surveiller divers autres parametres, des sondes de mesure sont réparties au sein de la veine fluide et les indications qu'elles fournissent, généralement sous la forme de signaux électriques, sont dirigées vers une centrale de traitement, d'information et de régulation. Ces sondes doivent être localisées avec une extrême précision et, dès lors, elles sont fixées sur des cannes qui sont elles-mêmes disposées verticalement dans le collecteur ou autre réceptacle. De telles sondes s'encrassent rapidement et les mesures qu'elles donnent sont de plus en plus faussées au fur et à mesure que le temps passe. Il est donc nécessaire de les nettoyer périodiquement et cela constitue une difficulté majeure qu'il n'a pas été possible de résoudre jusqu'à présent dans des conditions satisfaisantes. En effet, la première solution envisagée est de vider le collecteur, d'y descendre et de nettoyer sur place lesdites sondes. Mais, l'un des impératifs majeurs de l'exploitation du réseau est de ne pas vider ce collecteur pour ne pas interrompre son fonctionnement et par suite celui de l'installation. Etant donné qu'il n'est pas question de recourir à du personnel de plongée pour effectuer ce travail, une telle solution doit être abandonnée. La deuxième solution envisageable est d'extraire les cannes et de nettoyer les sondes à l'air libre au niveau du sol. Mais la difficulté apparatt lorsqu'il s'agit de remettre en place chaque canne avec précision dans le collecteur puisqu'il est pratiquement impossible de diriger cette canne, à partir de la chambre de visite qui surmonte ledit collecteur, à travers la masse de liquide trouble se trouvant dans celui-ci, vers l'organe de centrage prévu pour l'extrémité inférieure de ladite canne. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients en proposant un procédé permettant de nettoyer les sondes à l'air libre et de remettre en place les cannes avec précision et très facilement, sans qu'il soit nécessaire de vider le collecteur ou autre réceptacle du fluide qu'il contient ou canalise. Conformément à l'invention, le procédé consiste à installer chaque canne dans le réceptacle en centrant positivement son extrémité inférieure et en maintenant positivement son extrémité supérieure, à utiliser la canne comme guide pour mettre en place un élément ascendant se centrant sur le même moyen inférieur, à extraire cette canne pour nettoyer à l'air libre les sondes qu'elle porte, mais en laissant en place l'élément ascendant, à utiliser maintenant cet élément ascendant comme guide pour remettre en place ladite canne en la centrant sur le moyen inférieur d'origine, et à extraire ledit élément ascendant pour ensuite fixer à nouveau l'extrémité supérieure de la canne. L'invention s'étend par ailleurs à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, permettant de positionner avec précision chaque canne porte-sondes après extraction. Un tel dispositif comporte un organe de centrage double solidaire de la paroi interne du réceptacle et un fourreau tubulaire coulissant susceptible d'être enfilé sur cette canne, une première et une deuxième parties de l'organe de centrage étant susceptibles de coopérer respectivement avec les extrémités libres de ladite canne et dudit fourreau qui sont en outre centrées l'une par rapport à l'autre. Suivant une forme de réalisation particulièrement avantageuse, l'organe de centrage double est une collerette tubulaire saillante dont l'alésage coopère avec une portée cylindro-conique terminale d'un embout de la canne qui est susceptible d'être engagée dedans et dont la jupe extérieure coopère avec l'embouchure extrême du fourreau qui est susceptible d'être enfilée autour une portée cylindro-tronconique intermédiaire de l'embout coopère avec le fourreau pour assurer le guidage mutuel en translation axiale de la canne et dudit fourreau ; les deux portées sont reliées par un épaulement destiné à s'appuyer sur le chant libre de la collerette. Divers autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortent d'ailleurs de la descriptin détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la Fig. 1 est une élévation-coupe brisée montrant un collecteur auquel le dispositif de l'invention est appliqué, vue - la Fig. 2 est une/partielle analogue à la Fig. 1 et illustrant, à plus grande échelle, les extrémités inférieures d'une canne et du fourreau d'intervention du dispositif, ainsi que l'organe de centrage double. Dans l'exemple représenté, le réceptacle est un collecteur 1 dans lequel s'écoulent par gravité des eaux usées pouvant être chargées de substances diverses et atteignant normalement un niveau intermédiaire 2 susceptible de fluctuations. Au-dessus du collecteur, est enterrée une chambre de visite 3 dont le fond 4 est équipé d'un passage ou trou d'homme, non représenté, permettant à un plongeur d'intervention de pénétrer dans le collecteur, ainsi que de trois tubes inférieurs d'accès 5 à 7 débouchant dans celui-ci. Le plafond 8 de la chambre est également équipé de trois tubes supérieurs d'accès-9 à li débouchant dans des regards 12 affleurant le niveau du sol et normalement fermés par des tampons 13.Les tubes supérieurs 9 à 11 s'étendent coaxialement avec les tubes inférieurs 5 à 7 respectivement, suivant dss directions verticales passant par les centres de pièces de positionnement 14 à 16 fixées dans le collecteur contre sa paroi. Des cannes porte-sondes 17 à 19 sont d'ailleurs disposées selon ces axes ; leurs extrémités inférieures sont centrées dans les pièces précitées 14 à 16 respectivement ; leurs extrémités supérieures sont maintenues en place dans les tubes 5 à 7 respectivement au moyen de brides 20 en deux parties qui, lorsqu'elles sont rapprochées l'un de l'autre, serrent lesdites extrémités et en deviennent ainsi solidaires, la collerette de chaque bride étant normalement appliquée sur le fond 4 de la chambre de visite et fixée sur celui-ci de façon règlable au moyen de goujons traversant des lumières de positionnement précis ayant une forme appropriée. Pour son extraction et sa remise en place après nettoyage, chaque canne coopère avec un fourreau coulissant amovible 21 et un organe de centrage double 22 appartenant à la pièce fixe correspondante 14, 15 ou 16. Ainsi que cela ressort de la Fig. 2, l'extrémité inférieure de chaque canne, 17 par exemple, est solidaire d'un embout 23 dont une portée cylindro-conique terminale 24 est susceptible de s'engager et de se centrer avec précision dans l'alésage 25 d'une collerette tubulaire saillante constituant l'organe de centrage 22 précité. L'élément tubulaire de plus petit diamètre 26 (Fig. 1) du fourreau 21 entoure au plus près et sur presque toute sa hauteur, la canne considére. L'embouchure inférieure 27 de cet élément 26 du fourreau est susceptible de s'enfiler et de se centrer avec précision autour de la jupe extérieure 28 de la collerette 22 (fiv.2) . Par ailleurs, l'embout présente également une portée cylin dro-tronconique intermédiaire 29 convergeant vers le haut, alors que la précédente 23 converge vers le bas ; cette portée 28 permet à l'élément 26 du fourreau et à la canne 17 de se centrer mutuellement et de se guider l'un par rapport à l'autre en translation axiale. Finalement, un épaulement 30 reliant les deux portées 24 et 29 entre elles s'appuie sur le chant libre 31 de ladite collerette 22 pour déterminer le niveau du positionnement de la canne 17 considérée. La Fig. 1 montre en outre que le fourreau 21 comporte, au dessus de l'élément tubulaire précité 26, un autre élément tubulaire 32 de plus grand diamètre, qui se centre dans les tubes 5 et 9. Pour assurer le nettoyage d'une canne, la canne 17 par exemple, l'opérateur démonte la bride de maintien 20 et libère ainsi l'extrémité supérieure de cette canne ; il débranche les conducteurs 33 reliant les sondes aux appareils de mesure. Ensuite, le tampon 13 du regard correspondant étant enlevé, il introduit le fourreau 21 dans les tubes 9 et 5 en enfilant l'élément 26 de ce fourreau sur la canne 17, jusqu'à ce que l'embouchure 27 dudit élément 26 se centre autour de la jupe 28 de la collerette fixe 22. Il extrait alors cette canne en tirant dessus de l'extérieur au moyen d'un câble, ce qui a pour effet au début de dégager la portée 24 de l'embout hors de l'alésage 25 de la collerette de centrage et, par la suite, de faire coulisser la portée 29 de cet embout dans l'élément 26 du fourreau. La canne se trouvant à l'air libre, les sondes qu'elle porte sont soigneusement nettoyées. L'opérateur réintroduit la canne dans le fourreau et glisse l'embout 23 dans l'élément 26 de celui-ci de façon à réaliser un guidage parfait en translation verticale. En fin de course descendante, la portée 24 de cet embout pénètre dans l'alésage 25 de la collerette qui assure donc un centrage inférieur très précis de ladite canne. Puis, il extrait le fourreau 21 en tirant dessus ; l'embouchure 27 de son élément 26 commence par se déboîter de la jupe 28 de la collerette de centrage et poursuit sa course ascendante en se guidant le long de la canne. Finalement, il positionne et fixe l'extrémité supérieure de ladite canne en remettant en place la bride 20. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et décrite en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. Le procédé et le dispositif, objets de l'invention, sont applicables au positionnement en immersion de cannes porte-sondes dansa réceptacle quelconque, tel qu'un collecteur, un conduit, un canal, un réservoir, un bac... sans qu'il soit nécessaire de le vider et au nettoyage de ces sondes de mesure à l'air libre. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour nettoyer des sondes de mesure portées par au moins une canne montée dans un réceptacle, tel qu'un collecteur, sans qu'il soit nécessaire de le vider du fluide qu'il contient ou canalise, caractérisé en ce qu'il consiste - à installer cette canne dans le réceptacle en centrant po positivement son extrémité inférieure et en maintenant positivement son extrémité supérieure, - à utiliser la canne comme guide pour mettre en place un élément ascendant se centrant sur le même moyen inférieur, - à extraire cette canne pour nettoyer à l'air libre les sondes qu'elle porte, mais en laissant en place l'élément ascendant, - à utiliser maintenant cet élément ascendant comme guide pour remettre en place ladite canne en la centrant sur le moyen inférieur d'origine, - et à extraire ledit élément ascendant pour ensuite fixer à nouveau l'extrémité supérieure de la canne. 2. - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, permettant de positionner avec précision chaque canne porte-sondes, après chaque extraction, dans le réceptacle précité sans qu'il soit nécessaire de le vider, ce dispositif étant caractérisé - en ce qu'il comporte un organe de centrage double solidaire de la paroi interne du réceptacle et un fourreau tubulaire coulissant susceptible d'être enfilé sur cette canne, - et en ce qu'une première et une deuxième parties de l'organe de centrage sont susceptibles de coopérer respectivement avec les extrémités libres de ladite canne et dudit fourreau qui sont en outre centrées l'une par rapport à l'autre. 3. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé : - en ce que l'organe de centrage-double est une collerette tubulaire saillante dont l'alésage coopère avec une portée cylindro-conique terminale d'un embout de la canne qui est susceptible d'être engagée dedans et dont la jupe extérieure coopère avec l'embouchure extrême du fourreau qui est susceptible d'être enfilée autour, - en ce qu'une portée cylindro-tronconique intermédiaire de l'embout coopère avec le fourreau pour assurer le guidage mutuel en translation axiale de la canne et dudit fourreau, - et en ce que les deux portées sont reliées par un épaulement destiné à s'appuyer sur le chant libre de la collerette. 4. - Dispositif selon la revendication 2 ou 3, applicable à un collecteur enterré dont chaque canne traverse un tube reliant ce collecteur à une chambre haute de visite et est maintenue en place dans ce tube par une bride de serrage, un autre tube coaxial reliant la partie supérieure de la chambre à un regard, le dispositif étant caractérisé en ce que le fourreau coulissant précité comporte deux éléments tubulaires solidaires entre eux, l'élément supérieur de plus grand diamètre étant susceptible d'être guidé dans lesdits tubes coaxiaux tandis que l'éliment inférieur de plus petit diamètre est susceptible d'être guidé autour de la canne.