La présente invention a trait à des éléments ou produits absorbants, tels que les serviettes périodiques d'hygiène fé- minine, les couches pour bébé, les alèses pour incontinents ou les pansements adhésifs. On sait qu'il est connu de réaliser à partir d'une tôle métallique des feuilles de treillis métallique connues sous le nom de "Métal déployé". Pour obtenir une telle structure dé- ployée, on cisaille la tôle qui constitue la matière première selon des lignes parallèles dans lesquelles les zones de ci- saillage sont séparées les unes des autres par des zones étroi- tes non cisaillées, les zones de cisaillage d'une ligne étant disposées en quinconce par rapport aux zones de cisaillage des deux lignes adjacentes et on soumet le métal ainsi prédécoupé à une traction permettant la formation de mailles au droit de chaque zone de découpes. On a déjà proposé d'appliquer la même technique en rem- plaçant les tales métalliques par des feuilles de matière 2P plastique souple * dans ce cas, la découpe s'effectue de la même façon que pour les t8les métalliques mais la traction perpendiculaire aux lignes de coupe, grâce à laquelle les mailles sont formées, doit être suivie d'une phase de fixation en raison de la souplesse de la feuille de matière plastique. Cette phase de fixation est réalisée soit par traitement ther- mique, soit par enduction d'un liant, par exemple par projection et séchage dudit liant sur le matériau étiré. Dans tous les cas, le matériau obtenu constitue une feuille qui présente trans- versalement une épaisseur relativement importante en raison de la déformation imprimée à chaque bandelette de feuille de ma- tière plastique délimitée entre deux lignes de découpe succes- sives. En raison de la disposition en quinconce des zones de découpe de deux lignes de découpe successives, chaque bande- letLe est reliée aux deux bandelettes adjacentes parallèles par des points disposés en quinconce sur ses bordures et au moment de la traction exercée pour déployer lafeuille de matière plas- tique prédécoupée, cette disposition en quinconce des attaches d'une bandelette provoque une ondulation de ladite bandelette de part et d'autre du plan de la feuille prédécoupée initiale. Cette ondulation crée une structure déployée, qui a une épais- seul transversale fonction de la traction de déploiement appli- quée au matériau préAèécoupé, et de la largeur des bandelettes initialescette épaisseur étant comprise entre l'épaisseur de la feuille de matière plastique initiale et le double de la dis- tance existant entre deux lignes de découpes successives paral- lèles c'est-à-dire le double de la largeur des bandelettes sou- mises à ondulation au moment du déploiement. nn a constaté que l'on pouvait donc obtenir des feuilles de matière plastique déployées souples ayant un très faible poids et occupant transversalement une épaisseur relativement importante. Ces feuilles restent souples malgré l'apparition des mailles après déploiement du matériau et elles présentent une multitude de mailles constituant des petits alvéoles ré- gulièrement répartis sur toute la surface de lafeuille. La même technique de déploiement peut, bien entendu, être utilisée pourtDutes les feuilles souples, par exemple les feuilles en matière caoutchouteuse, en papier ordinaire cr9pé ou ouaté, en produit non-tissé fabriqué par voie sèche ou humide. On peur également envisager de déployer des feuilles constituées de matériaux complexes, par exemple, des feuilles de matière plastique et de ouate de cellulose, le déploiement du matériau prédécoupé créant une imbrication des deux couches du matériau complexe, qui est favorable à la solidarisation de ces deux couches l'une avec l'autre. L'invention a pour but de proposer un perfectionnement pour la réalisation des éléments ou produits absorbants tels que les serviettes périodiques d'hygiène féminine, les couches pour bébés, les alèses pour incontinents ou les pansements adhésifs par exemple. Tous ces éléments ou produits ont une forme sensiblement plate et renferment une masse absorbante. Cette masse absorbante peut avoir des constitutions diverses mais, dans tous les cas, elle est chargée d'absorber les liqui- des physiologiques et de les retenir à l'intérieur de l'élément. Un élément absorbant de ce type est enveloppé dans une feuille externe, réalisée par exemple en un produit non-tissé, cette feuille venant généralement en contact-avec la peau ou les mu- queuses de l'utilisateur. Il est important pour une question de confort que la feuille externe, qui constitue l'enveloppe extérieure de l'élément absorbant, reste aussi sèche que pos- 0 sihble. Il est donc souhaitable que cette feuille soit séparée de la masse absorbante par un matériau qui, d'une part, laisse passer vers le noyau absorbant les liquides physiologiques et, d'autre part, maintient un écart entre l'enveloppe extérieure et la masse absorbante. Selon l'invention, on a proposé d'uti- liser dans ce but une feuille de matériau souple à structure déployée, cette feuille pouvant être constituée par découpage préalable et déploiement d'une feuille de matière plastique, d'une feuille de matière caoutchouteuse, d'une feuille de pa- pier, d'une feuille de non-tissé, d'une feuille de matériau "sandwich" ou de toutes autres feuilles analogues. Le matériau donnant naissance à la feuille à structure déployée que l'on utilise selon l'invention doit simplement être un matériau souple, pour que la feuille à structure déployée conserve une souplesse suffisante pour assurer le confort de l'utilisateur de l'élément absorbant réalisé. La présente invention a, en conséquence, pour objet un élément absorbant, notamment une serviette périodique, une cou- che pour bébé, une alèse ou un pansement, comportant intérieu- rement une masse absorbante susceptible d'absorber et de rete- nir un liquide et extérieurement une enveloppe qui recouvre la masse précitée et dont au moins une partie est constituée d'un feuillet destiné à venir en contact avec les muqueuses, le derme ou l'épiderme de l'utilisateur, caractérisé par le fait qu'à l'intérieur de l'enveloppe est disposée au moins une feuille d'un matériau souple à structure déployée. Dans un mode préféré de réalisation, la feuille de maté- riau souple à structure déployée est obtenue par découpe selon des traits de découpe parallèles et en quinconce, puis déploie- ment sous une traction perpendiculaire aux traits de découpe précités et enfin fixation de la structure déployée ainsi ré- alisée, & partir d'une feuille de matière plastique, de papier, de nontissé, de matériau élastique, ou de matériau complexe ou "sandwich"; la fixation de la structure déployée est réa- lisée en soumettant la feuille, après la phase de traction, soit à l'action de la chaleur, soit à une enduction de liants suivie d'un séchage. Lorsque la feuille transformée en structure déployée est une feuille de matière plastique, celle-ci peut avantageusement être constituée de polyéthylène, de polypropylène, de polyester ou de polyamide. Lorsque la feuille transformée en structure déployée est une feuille de papier, celle-ci peut être une feuille de papier ordinaire ou de papier crêpé ou de papier ouaté ou encore de papier imprégné par exemple au moyen d'une matière plastique. Lorsque la structure déployée est obtenue à partir d'une feuille de matériau complexe, celle-ci peut- avantageusement être constituée d'une couche hydrophobe et d'une couche hydrophile; la couche hydrophobe peut être réa- lisée en matière plastique alors que la couche hydrophile est réalisée en ouate de cellulose. Dans les complexes déployés comportant une face hydrophile et une face hydrophobe, il faudrait citer l'exem- ple du complexe déployé réalisé à partir d'un plastique flocké, le flockage étant fait suivant les techniques clas- siques, la fibre utilisée étant alors une fibre hydrophile du type pàte de bois, viscose, coton, etc... Dans une première variante de réalisation, l'élément absorbant selon l'invention comporte au moins une feuille en structure déployée disposée entre le feuillet de l'enveloppe extérieure et la masse absorbante. Dans une autre variante de réalisation, l'élément absorbant selon l'invention comporte au moins une feuille en structure déployée, disposée à l'intérieur de la masse absor- bante. Dans ce cas, selon un premier mode de réalisation, la feuille en structure déployée peut être saupoudrée d'un maté- riau de rétention choisi dans le groupe formé par les carbo- xyméthyl-celluloses, les copolymères greffés de polyacrylo- nitrile-amidons, les carboxyméthyl-amidons, les celluloses modifiés par greffage ou réticulation et les copolymères acryliques; on peut aussi prévoir que la feuille en structure déployée soit saupoudrée d'un matériau désodorisant, lequel peut agir par neutralisation chimique des produits générateurs d'odeurs ou par adsorption des odeurs. Selon un second mode de réalisation de cette variante, la feuille en structure déployée, disposée à l'intérieur de la masse absorbante comporte des mailles suffisamment grandes pour-avoir une épaisseur sensiblement égale à celle qui est occupée par la masse absorbante, les éléments constitutifs de ladite masse étant nappés dans la structure déployée, qui en constitue I 'armature. Lorsque la feuille en-structure déployée se trouve 2462902 dans la masse absorbante mais ne constitue pas l'armature de l'intégralité de ladite masse absorbante, celle-ci peut com- porter une pluralité de nappes comprimées ou non; en particu- lier, la masse absorbante peut comporter une nappe non compri- mée, un noyau absorbant comprimé et/ou une nappe de matériau de rétention choisi dans le groupe formé par les carboxymé- thyl-celluloses, les copolymères greffés de polyacrylonitrile- amidons, les carboxyméthyl-amidons, les celluloses modifiées par greffage ou réticulation et les copolymères acryliques. Comme carboxyméthyl celluloses utilisables, on peut citer celles qui sont commercialisées sous la dénomination "CLD" par la Société 'BUCKEYE CELLULOSE CORPORATION", sous la dénomination "PERMASORB 30" et "PERMASORB 10" par la Société "NATIONAL STARCH", sous la dénomination "ALGINATE" par la Société "CECA", sous la dénomination "BIBULOUS FIBRES-TYPE A" par la Société "BRITISH CELANESE", sous la dénomination "AQHALON" par la Société "HERCULES". Une carboxyméthyl-cellu- lose de ce genre peut se présenter sous la forme de poudre, de fibres, de fibres finement broyées, c'est-à-dire de lon- gueur inférieure à Imm, de granules ou d'une feuille de struc- ture fibreuse. Cette carboxyméthyl-cellulose est, à l'état de fibres, susceptible de gonfler dans l'eau et d'absorber jus- qu'à 25 gr d'eau par gramme de fibres. La majeure partie de l'eau ainsi absorbée peut être conservée efficacement par ces fibres de carboxyméthylcellulose, même si on les soumet à une compression relativement forte. Comme produit à forte rétention, on peut aussi utiliser un copolymère greffé de polyacrylonitrile-amidon, susceptible de gonfler dans l'eau et, notamment, un copolymère greffé de polyacrylonitrile- amidon hydrolisé par une base aqueuse, dans lequel la fonc- tionnalité nitrile a été convertie en un mélange de carboxy- amide et de carboxylate de métal alcalin. Après avoir été séché sous la forme d'un film à l'état de carboxylate, ce polymère est capable d'absorber plusieurs fois son propre poids d'une solution électrolytique reproduisant la composi- tion d'une urine. Un tel absorbant peut être mis en oeuvre, soit sous forme de film, soit sous forme de particules. Comme carboxyméthyl-amidon utilisable en tant que produit à forte rétention, on peut citer celui qui est commercialisé sous la dénomination "SUPER SLURPER" par la Société "DOITTAU FRANCE". Comme fibres de cellulose modifiée par greffage ou par réti- culation, utilisables en tant que produit de rétention, on peut citer les fibres de cellulose greffée par du polyacry- lonitrile. Dans tous les cas, lorsqu'on utilise les produits de rétention ci-dessus définis, on a constaté que leur mise en place dans les mailles d'une feuille à structure déployée présentait un très grand avantage car le produit, au cours de son absorption de liquide, peut gonfler librement dans les mailles de la structure déployée; de plus si, par excès de liquide, le produit tend à constituer un gel ayant une trop faible viscosité, les mailles de la structure déployée re- tiennent mécaniquement ledit gel et améliorent, par consé- quent, les caractéristiques du produit de rétention et de l'élément absorbant qui le contient. Le produit de rétention peut être saupoudré dans les mailles de la structure déployée soit sous forme de poudre, soit sous forme de fibres. Lorsque l'on prévoit que la feuille à structure déployée occupe toute l'épaisseur de la masse absorbante, on réalise avantageusement la mise en place de ladite masse absorbante par soufflage dans les mailles de la structure déployée. La masse absorbante est alors constituée, en géné- ral, de pàte de bois défibré et la présence de la structure déployée permet d'améliorer la cohésion de la masse absor- bante, sans qu'il soit nécessaire d'augmenter sa compression, ce qui permet d'améliorer le confort de l'utilisateur en uti- lisant une masse absorbante plus souple. Lorsque la structure déployée est interposée entre la masse absorbante et le feuillet de l'enveloppe extérieure, qui vient en contact avec la peau et les muqueuses de l'uti- lisateur, la structure déployée a pour but essentiel d'assu- rer un espacement entre la masse absorbante, qui retient les liquides corporels et le feuillet de l'enveloppe extérieure, qui est en contact avec la peau ou les muqueuses; de la sorte, le feuillet précité peut être isolé de la masse humi- de, ce qui donne à l'utilisateur une impression de confort amélioré; en outre, il s'établit, entre le feuillet précité et la masse humide, une ventilation qui contribue à l'assè- chement dudit feuillet. De façon connue, le feuillet sus- mentionné peut être constitué par un non-tissé. Si l'élément absorbant est destiné à constituer un pansement, par exemple un pansement adhésif, le feuillet précité est avantageusement un non-tissé qui n'adhère pas sur la plaie. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, plusieurs modes de réalisa- tion représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin: - la figure 1 représente, en perspective, une bande de feuil- le de polyéthylène ayant subi l'opération de découpe per- mettant d'obtenir une structure déployée; - la figure 2 représente la bande de la figure 1, après traction et fixation de la structure déployée; - la figure 3 représente une coupe transversale d'une serviet- te périodique selon l'invention comportant une structure déployée entre la masse absorbante et le non-tissé de l'en- veloppe extérieure; - la figure 4 représente une coupe transversale d'une autre variante de réalisation d'une serviette périodique selon l'invention, cette variante comportant une structure dé- ployée disposée à l'intérieur de la masse absorbante, à la partie inférieure de celle-ci, et renfermant un produit de rétention pulvérulent; - la figure 5 représente la coupe transversale d'une troisième variante d'une serviette périodique selon l'invention, cette variante comportant une masse absorbante soufflée dans une masse absorbante: structure déployée qui s'étend sur toute la hauteur de la7 - la figure 6 représente en coupe transversale un pansement selon l'invention comportant une structure déployée, qui renferme un produit de rétention pulvérulent. En se référant à la figure 1, on voit que l'on a désigné par 1 une bandez. de polyéthylène ayant une épaisseur de 10 à 100 microns; on a pratiqué dans cette bande, perpen- diculairement à l'axe longitudinal de la bande, des traits de découpe 2, qui sont disposés selon des lignes parallèles; sur une même ligne les traits 2 sont séparés les uns des autres par des zones non découpées 3. Sur une même ligne de découpe, les zones 3 ont une longueur inférieure aux traits de découpe 2; chaque trait de découpe 2 a, par exemple, une longueur de 6 mm et chaque zone non découpée 3 a, par exemple, une lon- gueur de 2 mm. Les traits de découpe 2 d'une ligne de découpe sont disposés en quinconce par rapport aux traits de découpe 2 des deux lignes de découpe adjacentes. Les lignes de décou- pe 2 sont, par exemple, espacées l'une de l'autre de 3 mm, de sorte qu'elles définissent entre elles des bandelettes ayant une largeur de 3. Lorsqu'on applique,- sur la bande de matière plasti- que ainsi prédécoupée, une force de traction dans le sens de la flèche F, on provoque le déploiement de la bande de ma- tière plastique, une maille ouverte 4 s'établissant au droit de chaque trait de découpe 2. On fait subir alors à la struc- ture déployée ainsi obtenue une courte élévation de tempéra- ture et l'on obtient ainsi la fixation de la structure dé- ployée. Une telle structure a une épaisseur d'environ 3 à 4 nm. En se référant à la figure 3, on voit que la ser- viette périodique selon l'invention est désignée par 5 dans son ensemble. La serviette 5 comporte extérieurement un feuillet en non-tissé 6 constituant l'enveloppe extérieure; ledit feuillet entoure une feuille de matière plastique souple 7 ayant une section transversale en U; à l'intérieur de la feuille 7 se trouvent, à partir de l'Ame du U consti- tué par la feuille 7, une plaquette 8 de produit de réten- tion constitué par de la carboxyméthyl-cellulose, puis un noyau 9 constitué de pate de bois légèrement comprimée; le noyau 9 est comprimé à une valeur telle que son volume, après compression, est de trois fois inférieur à son volume avant compression; à l'intérieur de la feuille 7 se trouvent également une nappe de pâte de bois non comprimée 10, puis une nappe Il réalisée au moyen du matériau représenté sur la figure 2, la nappe Il étant recouverte d'un non-tissé inté- rieur 12. Sur la face de la serviette périodique 5, qui est opposée à celle o se trouvent les deux non-tissés 6 et 12, on a prévu une bande d'adhésif 13 recouverte d'un papier silicone de protection 14. La serviette périodique, dont la constitution vient d'être décrite, présente l'avantage d'avoir une nappe 11, qui isole de la masse absorbante les non-tissés 6 et 12 qui se trouvent au contact des muqueuses de l'utilisatrice. Il en résulte que le confort de l'utilisatrice est augmenté, puisque la sensation d'humidité est diminuée. En outre, la présence de cette structure déployée Il à proximité des feuillets non-tissés 6 et 12 permet une certaine aération et un assèchement de ces feuillets. Sur la figure 4, on a représenté la coupe trans- versale d'une autre serviette périodique selon l'invention désignée par 15 dans son ensemble. Comme la précédente ser- viette, la serviette 15 comporte une enveloppe extérieure en non-tissé 16, à l'intérieur de laquelle se trouve une feuil- le de matière plastique 17 ayant une section en U. En partant de l'âme du U que constitue la feuille 17, on voit que l'on a disposé, à l'intérieur de la serviette, une nappe 18 cons- tituée du matériau à structure déployée, représentée sur la figure 2, puis une nappe 19 identique à la nappe 9 de la serviette de la figure 3, puis une nappe 20 identique à la nappe 10 de la serviette de la figure 3. Cet ensemble est recouvert d'un feuillet non-tissé 21. Sur la face de la ser- viette qui est opposée à celle o se trouvent les deux feuillets nontissés 21 et 16, on a mis en place une bande de produit adhésif 22, recouverte d'une feuille de papier siliconé de protection 23. Dans cette réalisation, la nappe de matériau à structure déployée 18 a été saupoudrée d'un produit de réten- tion pulvérulent constitué par de la carboxyméthyl-cellulose. Le rôle de la structure déployée de la nappe 18 est de cons- tituer une armature pour le produit de rétention lorsque celui-ci absorbe le liquide. Il convient de remarquer que les mailles de la structure déployée permettent un libre gonfle- ment des particules du produit de rétention mais maintiennent celui-ci, pour le cas o un excès de liquide tendrait à le transformer, en un gel trop peu visqueux. La nappe 18 a également été saupoudrée de produit désodorisant. Ce produit peut être un charbon de bois activé ou une argile absorbant les odeurs par adsorption, ou encore, particulièrement dans le cas des couches pour bébés, un produit de neutralisation légèrement acide destiné à neutraliser l'ammoniaque qui ap- paraît. La nappe 18 est associée sur ses deux faces à un voile de non-tissé, lesdits voiles retenant les produits sau- poudrés dans la structure pendant la mise en oeuvre de la nappe 18 pour la fabrication de la serviette périodique 15. Sur la figure 5, on a représenté une troisième variante de réalisation d'une serviette périodique selon l'invention. Cette serviette périodique a été désignée par 24 dans son ensemble; elle comporte, comme les deux précé- dentes, une enveloppe extérieure de non-tissé 25 sur la face inférieure de laquelle on a prévu une bande adhésive 26 pro- tégée par une bande de papier siliconé 27. A l'intérieur de l'enveloppe de non-tissé 25, on a disposé une feuille de matière plastique souple 28 ayant une section transversale en U. A l'intérieur de la feuille 28, on trouve une masse absorbante 29 comportant une feuille de matière plastique à structure déployée qui occupe toute l'épaisseur de ladite masse absorbante. Dans la structure déployée de la nappe 29, on a soufflé des fibres de pâte de bois pour constituer une masse absorbante ayant comme armature interne les bandelet- tes de plastique ondulé de la structure déployée. On peut ainsi améliorer la tenue mécanique de la masse absorbante sans être obligé de procéder à une compression de celle-ci, de sorte que, la masse absorbante peut rester parfaitement souple, ce qui augmente le confort de l'utilisatrice. Au- dessus de la nappe 29, on a disposé un feuillet non-tissé intérieur 30. La figure 6 représente, en coupe transversale, un pansement selon l'invention. Ce pansement est constitué d'une toile adhésive 31 sur laquelle on a mis en place une feuille à structure déployée 32, que l'on a saupoudrée de produit de rétention pulvérulent constitué par exemple par de la carboxyméthyl-cellulose. La structure déployée 32 est recouverte par un non-tissé 33, qui adhère sur la toile adhésive 31 et qui a la propriété de ne pas coller sur les plaies. Le pansement selon l'invention, qui vient d'être décrit, permet d'assurer une aération au- dessus de la plaie tout en permettant l'absorption des liquides physiologiques et la rétention de ceux-ci. Il est bien entendu que les modes de réalisation ci-dessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Elément absorbant, notamment serviette périodique, couche pour bébé, alèse ou pansement, comportant intérieurement une masse absorbante susceptible d'absorber et de retenir un li- quide et extérieurement une enveloppe, qui recouvre la masse précitée et dont au moins une partie est constituée d'un feuil- let destiné à venir en contact avec les muqueuses, le derme ou l'épiderme de l'utilisateur, caractérisé par le fait qu'à l'in- térieur de l'enveloppe est disposée au moins ane feuille d'un matériau souple à structure déployée. 2 - Elément selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la feuille de matériau souple à structure déployée est obtenue, par découpes selon des traits de découpe parallè- les et en quinconce, puis déploiement sous une traction sensi- blement perpendiculaire aux traits de découpe précités et enfin fixation de la structure déployée ainsi réalisée, à partir d'une feuille de matière plastique, de papier, de non-tissé, de matériau élastique, ou de matériau complexe ou "sandwich". 3 - Elément selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la fixation de la structure déployée est réalisée en soumettant la feuille à l'action de la chaleur ou à une en- duction de liant suivie d'un séchage. 4 - Elément selon l'une des revendications 2 ou 3,dans lequel la feuille transformée en structure déployée est une feuille de matière plastique, caractérisé par le fait que ladite feuille est constituée de polyéthylène, de prolypropylène, de polyester ou de polyamide. - Elément selon l'une des revendications 2 ou 3,dans lequel la feuille transformée en structure déployée est une feuille de papier, caractérisé par le fait que la feuille est une feuille de papier ordinaire, crêpé, ouaté ou imprégné. 6 - Elément selon l'une des revendications 2 ou 3,dans lequel la feuille transformée en structure déployée est une feuille de matériau complexe, caractérisé par le fait que ladite feuille est constituée d'une couche hydrophobe et d'une couche hydrophile. 7 - Elément selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la couche hydrophobe du matériau complexe est une couche de matière plastique et que la couche hydrophile dudit matériau complexe est une couche d'ouate de cellulose. il 8 - Elément selon l'une des revendications 1 à 7, ca- ractérisé par le fait qu'il comporte au moins une feuille à structure déployée disposée entre le feuillet de l'enveloppe extérieure et-la masse absorbante. 9 - Elément selon l'une des revendications 1 à 7, ca- ractérisé par le fait qu'il comporte au moins une feuille à structure déployée disposée à l'intérieur de la masse absor- bante - Elément selon l'une des revendications 1 à 9, ca- ractérisé par le fait que la masse absorbante comporte une plu- ralité de nappes comprimées ou non. 11 - Elément selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la masse absorbante comporte une nappe non com- primée, un noyau absorbant comprimé et/ou une nappe de matériau de rétention choisi dans le groupe formé par les carboxyméthyl- celluloses, les copolyméres greffés de polyacrylonitrile-ami- dons, les carboxyméthyl-amidons, les celluloses modifiées par greffage ou réticulation et les copolymères acryliques. 12 - Elément selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la feuille en structure déployée est saupoudrée d'un matériau de rétention choisi dans le groupe formé par les carboxyméthyl-celluloses, les copolymères greffés de polyacry- lonitrile-amidons, les carboxyméthyl-amidons, les celluloses mo- difiées par greffage ou réticulation et les copolymères acryli- ques. 13 - Elément selon l'une des revendications 9 ou 12, caractérisé par le fait que la feuille à structure déployée est saupoudrée d'un matériau désodorisant. 14 - Elément selon la revendication 13, caractérisé par le fait que le matériau désodorisant agit par neutralisa- tion chimique des produits générateurs d'odeurs ou par adsorp- tion. - Elément selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la feuille à structure déployée comporte des mail- les suffisamment grandes pour avoir une épaisseur sensiblement égale à celle qui est occupée par la masse absorbante, les élé- ments constitutifs de ladite masse étant nappés dans la struc- ture déployée, qui en constitue l'armature.