La présente invention se rapporte à un dispositif permettant la projection cinématographique en relief, en noir ou en couleur. On sait que pour obtenir une vision stéréoscopique, il suffit que chaque oeil voit simultanément et séparément les deux images d'un couple stéréoscopique. On connait déjà des procédés qui, pour obtenir ce résulta5 projettent sur l'écran une image rouge et l'autre verte, le spectateur étant doté d'une paire de lunettes dont chaque oculaire est équipé des mêmes couleurs, ou bien les deux images du couple stéréoscopique sont polarisées dans un plan vibratoire différent. Vue à travers des lunettes à filtres polarisés, convenablement orientés, la restitution de la vision stéréoscopique est parfaite ; mais pour les deux procédés, il est obligatoire à la projection sur l'écran de décaler les deux images du couple stéréoscopique, l'une par rapport à l'autre, ce qui oblige le spectateur à un strabisme divergent, provoquant une grande fatigue visuelle pouvant aller jusqu'à une forte céphalée si la séance est longue, sans parler du problème "hygiène" lors du prêt ou de la location des lunettes. Ces procédés qui ont été exploités commercialement n'ont pas eu de suite pour ces deux raisons. Le dispositif suivant la présente invention permet d'éviter ces inconvénients et offre en particulier l'avantage de ne pas faire utiliser de lunettes pour une parfaite vision en relief à partir de toute la surface de la salle de spectacle. La nouveauté de la présente invention consiste à associer au principe de l'écran lenticulaire bien connu, l'enregistrement des images sur bandes, disques magnétiques ou films classiques et les multiplier à la projection afin d'obtenir pour le spectateur, non seulement un grand confort visuel, mais aussi une géométrie optique maximale et des images de grande qualité. La description qui va suivre en regard des dessins annexés à titre d'exemple non limitatif, permettra de bien comprendre comment l'invention est mise en pratique, tout en faisant ressortir d'autres particularités avantageuses. La Figure 1 montre très schématiquement un dispositif permettant d'enregistrer sur la même bande magnétique plusieurs images, où le 20 est le moteur d'entrainement des têtes vidéo, le 21 les disques tournant et 22 les têtes vidéo, 23 étant la bande magnétique vierge et 23 E la bande magnétique enregistrée, 24 les guides, 25 le cabestan et 26 le moteur d'entrainement de la bande vidéo, 27 les têtes synchro, 28 les pistes synchro, 79 la tête son et 30 la piste son. La Figure 2 montre de côté un dispositif schématisé permettant d'enregistrer sur plusieurs disques plusieurs images parfaitement synchronisées, où le 31 est le bâti porte-tête, le 32 les tiges-guides, le 33 les vis sans fin, 34 les disques magnétiques 2 faces, 35 les chariots mobiles portant les préamplificateurs vidéo et les têtes magnétiques 36. La Figure 3 montre le même dispositif vu de dessus. La Figure 4 montre une portion de l'écran utilisé suivant l'invention où les projecteurs de 1 à 10 projettent chacun leur image sur la portion de sélecteur lenticulaire A qui forme à la focale sur F les images linéiformes E de 1 à 10 qui seront vues à travers le sélecteur lenticulaire B par les yeux de l'observateur C et D. La Figure 5 montre un dispositif permettant l'enregistrement de plusieurs images sur un film classique où S le sujet, 51 le film sur lequel seront enregistrées les images, 52 l'objectif, 53 le dépoli sur lequel à travers les objectifs 55 portés par le porte objectif 54 et réfléchis par les miroirs 56, les images viendront se former. La Figure 6 montre schématiquement la prise de vues sur bandes ou disques magnétiques où S le sujet, 57 les caméras vidéo et 58 la table d'enregistrement. La Figure 7 montre schématiquement le dispositif optique de projection dans le cas de l'utilisation d'un film classique, où 41 le film enregistré dont les 4 images seront projetées à travers l'objectif 45 réfléchies par les miroirs 46 sur les moyens multiplicateurs 47 qui projetteront les 12 images sur l'écran lenticulaire A, F étant sa focale et B une portion de l'écran lenticulaire d'observation. La Figure 8 montre une portion de film classique de 35 mm utilisé dans le sens horizontal suivant la présente invention où 48 est le film et 49 les images enregistrées. Suivant la présente invention, l'écran est composé d'un nombre convenable de lenticules (Figure 4) les unes à côté des autres, solidaires, par groupe ou totalement, fonctionnant de la façon suivante lorsque l'objectif projette une image bidimensionnelle sur 1 'écran ainsi formé, les rayons qui atteignent chaque lentille du sélecteur À sous un angle bien déterminé sont réfractés dans le plan focal de chaque lenticule et forment sur la surface diffusant la lumière F des images linéiformes E bien plus fines que la lentille qui les a interceptés. En plaçant un sélecteur B en tout point semblable au sélecteur lenticulaire A pratiquement en alignement et avec les faces lenticula ires en direction opposée, la surface diffusant la lumière prise "en sandwich" entre les 2 parties planes des sélecteurs A et B, à travers les lentilles du sélecteur B, chaque image se trouvant au foyer d'un élément lenticulaire est vue par le spectateur sous un diamètre apparent de toute la largeur de cet élément et se raccordant à l'image élargie des lentilles voisines. Si l'on projette seulement 2 images d'un couple stéréoscopique sur le sélecteur A, il est évident que le spectateur devra se poster devant le sélecteur B à la distance de prise de vue sous l'angle convenable pour voir simultanément de chaque oeil l'image du couple stéréoscopique qui lui est destinée. Mais des que l'on projette un grand nombre d'images du même sujet (figure 4) toutes prises simultanément mais toutes avec un faible décalage angulaire, le spectateur placé devant la surface lenticulaire du sélecteur B, quelle que soit sa place, trouvera automatiquement deux images d'un couple stéréoscopique en fonction de la distance qui le sépare de l'écran et de l'angle formé par sa ligne de vision et ce dernier. De ce qui vient d'être dit, il ressort que la partie plane située derrière la lentille de chaque lenticule du sélecteur A devra entièrement être occupée par des images linéiformes sans espace et sans chevauchement de façon à ce que le spectateur placé devant le sélecteur B d'observation, quelle que soit sa place, voit simultanément et séparément de chaque oeil une image différente d'un couple stéréoscopique. La largeur d'une ligne image linéiforme réfractée à la focale d'un lenticule du sélecteur est déterminée par 1) l'ouverture de la lentille de projection OLP 2) la focale du lenticule FL 3) la distance de projection DP Pour couvrir la partie plane du sélecteur sans espace ni chevauchement le nombre d'images linéiformes est largeur du lenticule OLP x Fl. DP D'autre part, il est facile de calculer qu'elle est la largeur que la ligne image ne devra en aucun cas passer faute de quoi, à une certaine distance de l'écran, le spectateur pourrait voir avec les deux yeux la même image. Par contre, et cela fait partie de la présente invention, il est possible de projeter la même image linéiforme plusieurs fois l'une à côté de l'autre sous réserve de ne pas dépasser la largeur maximale dont il est question au paragraphe précédent. Comme le montre la Figure 7, par exemple non limitatif, en utilisant des moyens optiques 47 qui multiplient par 3 chaque image 46 suivant un procédé bien connu sur une caméra de télévision couleur pour obtenir les 3 images trichromiques. Ou quand il s'agit d'un enregistrement magnétique, de brancher 2 ou plusieurs projecteurs adjacents sur le même enregistrement de la bande ou du disque (Figure 4). Les projecteurs 1 et 2 - 3 et 4 5 et 6 - 7 et 8 - 9 et 10 - peuvent très bien être accouplés. Pour conserver une bonne géométrie optique, il est indispensable que la prise de vues et la projection (optique ou magnétique) soit faite à partir d'une ligne qui serait la corde perpendiculaire à l'axe optique intercepté par l'angle alpha égal à l'ouverture dioptrique du sélecteur qui sera utilisé lors de la projection. Cet axiome a été un grand problème pour les fabricants de photographies ou de cartes postales en relief. En effet, la corde perpendiculaire à l'angle optique interceptée par un tel angle à courte distance ne permet pas de placer catie à côte sur un même plan un nombre suffisant de projecteurs, problème qui ne se pose pas lors de la projection cinématographique, qui se fait à une bien plus grande distance. Il est évident que bien des adaptations et des modifications peuvent être apportées sans sortir du cadre de la présente invention, délimitée par les revendications ci-annexées. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'enregistrement et de projection cinématographique en relief en noir et en couleur, comprenant des moyens de prises de vues et de projection magnétique ou optique, associés à un écran lenticulaire. 2. Caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens qui permettent de multiplier les images bidimensionnelles enregistrées afin qu'à la projection chaque lenticule, A la focale, soit occupé sur toute sa largeur par des images linéiformes sans interruption ni chevauchement. 3. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les moyens optiques destinés à multiplier les images enregistrées soient de simples miroirs associés à des miroirs sans tain. 4. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'après un enregistrement magnétique les images soient multipliées par le branchement de plusieurs projecteurs vidéo sur le même enregistrement. 5. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'après un enregistrement optique sur film photo sensible, ce dernier est exploré par une ou plusieurs caméras vidéo, branchées sur le nombre de projecteurs convenable. 6. Dispositif selon les revendications 4 et 5 caractérisé par le fait que deux images du couple stéréoscopique seulement sont utilisées et sont projetées alternativement par un nombre de projecteurs convenable pour occuper entièrement sans chevauchement la largeur à la focale de chaque lenticule par les lignes images.