la présente invention a pour objet une valve perfectiornée pour objets gonflables, et notamment pour pneumatiques, avec ou sans chambre à air, dont le coût est réduit et le fonctionnement améliore par rapport aux valves connues. On sait qu'une valve doit assurer plusieurs fonctions dont les plus importantes sont ltétanchéité entre l'intérieur de 11 objet gonflé et l'atmosphèl-e, la retenue du clapet proprement ait, et le passage de l'air ou du gaz utilisé pendant les opérations de gonflage, de dégonflage et de vérification de pression. Il convient de rappeler aussi que dans le cas des pneus sans chambre à air (dont l'usage se généralise), il est indispensable que le gonflage se fasse avec un débit d'air plus important que la fuite entre la jante et les bourrelets, pour que ces derniers puissent se mettre en place rapidement et permettre alors à la pression interne d'augmenter. les valves connues comprennent généralement une tubulure extérieure fixée de façon étanche sur l'objet à gonfler, une pièce intérieure assurant l'étanchéité, un équipage mobile comportant un clapet et une partie de guidage, et un bouchon. Une telle disposition est décrite par exemple dans le brevet FR 1 069 397. Oes valves connues présentent plusieurs inconvénients. D'abord, leur fabrication nécessite celle de nombreuses pièces puis leur assemblage, ce qui entraine un coût total relativement élevé. Ensuite, il faut assurer l'étanchéité dans deux zones distinctes, à savoir la pièce intérieure par rapport au corps de valve (tubulure), d'une part, et le clapet proprement dit sur son siège, d'autre part. Enfin, la section de passage de l'air est exiguë, et Si l'on veut obtenir un débit important tant au gonflage (en particulier dans le cas des pneumatiques sans chambre à air) qu'au dégonflage, on est pratiquement obligé de démonter l'intérieur de valve. La présente invention a précisément pour objet de pallier ces inconvénients en apportant une valve plus efficace et en même temps plus économique que les valves connues. Une valve perfectionnée selon l'invention est caractérisée en ce que son équipage -mobile est maintenu prisonnier dans le sens axial à l'intérieur de la tubulure par au moins une partie élastiquement déformable dans le sens radial pour en permettre le montage. Dans une réalisation préférée de l'irvertion, ledit équipage mobile est formé d'une pièce dont une partie est élastiquement déformable dans le sens radial, sa forme d'équilibre assurant son emprisonnement axial dans la valve. Dans une variante préférée, ladite partie déformable est une extrémité fendue longitudinalement, la ou les fentes permettant le passage de l'air. Dans une autre variante, ladite partie élastiquement déformable est solidaire de la tubulure extérieure. On va décrire, à titre d'exemples non limitatifs, divers modes de réalisation de l'invention, en se référant au dessin annexé sur lequel - la fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'une valve conforme à l'invention, représentée dans sa position clapet ouvert - la fig. 2 est une vue en coupe longitudinale d'une variante de cette valve, représentée dans sa position clapet fermé - la fig. 3 et la fik. 4 sont des vues en coupe longitudinale schématiques de deux variantes de clapet;; - la fig. 5 est une vue en coupe longitudinale d'une valve équipée d'un ressort de rappel - la fig. 6 est une vue en coupe partielle d'un outil de montage et de démontage de l'intérieur de valve représenté à la fig. I - la fig. 7 est une vue en coupe longitudinale d'une variante de réalisation de la valve, objet de l'invention, dans laquelle la partie déformable se trouve sur la tubulure ; et - la fig. 8 est une vue en coupe longitudinale d'une autre variante permettant la mise en place de l'équipage mobile, en passant par le nez de valve. La valve représentée à la fig. 1 comprend, de manière connue en soi, une tubulure 11 filetée à son extrémité ou nez 12, pour recevoir un bouchon (non reprsenté), et comportant intérieurement un embrèvement 13, une butée 14, un trou de guidage 15 et un siège conique 16. L'équipage mobile intérieur de cette valve conforme à l'invention comprend une tête 17, un corps 18 et une queue porte-joint 19, que l'on va décrire plus en détail. Le corps 18, réalisé en un matériau élastique (métal ou matière plastique), est fendu comme on le voit partiellement en 20 ces fentes remplissent deux fonctions : elles assurent le passage de l'air, et elles permettent à la partie supérieure du corps de se resserrer et à la tête 17 de passer dans le trou de guidage 15 lors du montage de l'intérieur dans la valve. Ensuite, les parties de la tête reprennent leur position d'équilibre normal, leur permettant ainsi de prendre appui sur la butée 14 lorsque le clapet est ouvert. La course de l'équipage mobile et ainsi limitée axialement dans les deux sens. il est bien entendu que le nombre des fentes 20 n' est pas caractéristique (il peut y en avoir deux en croix par exemple, ou trois, ou une seule, etc.).La queue 19 porte le joint proprement dit 21 dont la fixation est assurée par un sertissage 22, ou de simples pinçons. On voit sur la fig. 2 une valve similaire, en position fermée, dans laquelle le joint 21 est fixé par un repoussage 23 ce repoussage crée une cuvette qui empêche l'air de soulever le joint 21 et permet donc de réduire la longueur de ce dernier. Tout autre type de joint peut être envisagé : par exemple un joint borgne emmanché à l'extrémité de la queue 19, qui évite également son soulèvement par l'air. D'ailleurs, on verra plus loin (fig. 3 et 4) que ce joint 21 (utilisé en basse pression) n'est pas la seule solution pour assurer l'-étanchéité. Le cas échéant, une butée circulaire 24 peut limiter l'écrasement du joint 21. On remarque que dans une valve selon l'invention, il n"y a queue seule zone d'étanchéité à respecter, entre le clapet et son siège. D'autre part, la section de passage de l'air dans la valve est considérablement accrue par la présence des fentes 20 dans le corps 18, leur forme, leur nombre, leurs dimensions, leurs positions, etc. A titre purement indicatif, on donne ci-après les temps de gonflage et de dégonflage obtenus au cours d'expériences préalables sur un pneumatique ayant une capacité de 26 litre. Temps en secondes Valve connue Idem mais inté- Valve selon rieur démonté l'invention Gonflage de O à 3,5 bar 24 16 18 Dégonflage de 3,5 à 0,1 bar 84 36 48 On voit que la valve perfectionnée selon l'invention permet d'obtenir, sans aucune manipulation, des temps comparables à ceux des valves connues démunies de leur intérieur ; comme il faut évidemment remonter ensuite cet intérieur, les gains de temps pour une opération complète de gonflage ou de dégonflage (depuis le dévissage du bouchon jusqu'à son revissage) sont donc appréciables. Mais, ce qui est bien plus intéressant, l'obtention de débits importants permet, sans démonter ltintérieur de valve, d'effectuer la mise en place des bourrelets et le gonflage des pneumatiques sans chambre, opération qui s1 effectue actuellement en deux temps. De plus, cette valve est très économique car son intérieur, de forme simple, et sa tubulure, peuvent être obtenus par moulage ou usinage (de métal, de matière plastique, d'élastomère, etc.) et non plus obligatoirement par usinage ; enfin, le montage extrêmement simple peut être effectué automatiquement très rapidement. Bien entendu, différentes variantes sont possibles sans sortir du cadre de l'invention : c'est ainsi notamment que pour éviter l'emploi d'un- joint amovible le clapet peut avoir différentes formes, par exemple la forme d'une lèvre déformable 25 (fig. 3) ou une forme bulbeuse 26 (fig. 4) dont l'étanchéité est assurée suivant une ligne circulaire. D'autre part, il est toujours possible d'équiper la valve objet de l'invention, d'un ressort de rappel connu en soi : comme on le voit sur la fig. 5, ce ressort 27 prend appui sur une cuvette 28 emmanchée en force dans la tubulure 11 et percée de trous 29 pour le passage de l'air. Cette variante peut être avantageuse sur des chambres à air que lton veut conserver Ilà plats. Un tel dispositif de ressort peut être également prévu entre le dessous de la tête 17 et le fona de ltembrèvement 13. En se référant à la fig. 6, on va décrire un outil de montage et de démontage de l'intérieur de valve décrit ci-dessus (fig. 1 à 4). Cet outil comprend un fourreau 30 dont le diamètre extérieur est légèrement inférieur au diamètre intérieur de l'embrèvement 13 (fig. 1) de la-tubulure 11, et dont le diamètre intérieur est légèrement supérieur au diamètre extérieur de la tête 17 lorsqu'elle se trouve dans sa position resserrée (telle qu'elle est représentée), et légèrement inférieur au diamètre du trou de guidage 15. Dans ce fourreau 30 peut coulisser le corps 31 de l'outil, comportant un piston 32 et une tête 33 ; le diamètre de cette tête 33 est légèrement inférieur au diamètre intérieur de la partie inférieure de la tubulure 11, et sa longueur est légèrement supérieure à celle de ladite partie inférieure. Enfin, un ressort de rappel 34 est monté autour du corps 31 entre le fourreau 30 et la tête 33. Le fonctionnement de cet outil est très simple : pour monter l'intérieur de valve, on présente cet intérieur de valve tête 17 enarant dans le fond de la tubulure 11, on l'enfonce puis on le pousse avec la tete 33 de l'outil, tenu par son fourreau 30, jusqu'à ce que la tête 17, après titre resserrée dans le passage conique 16, s'enclenche en s1 épanouissant au-delà du trou de guidage 15. Pour démonter l'intérieur de valve, on présente ltoutil comme représenté sur la fig. 6 ; en poussant le fourreau 30, on fait resserrer la tête 17 qu'il ne reste plus qu'à repousser avec le piston 32 de l'outil, actionné par la tête 33. Be ressort 34 évite, au moment de la mise en place de l'outil, un contact prématuré et gênant du piston 32 avec la tête 17. En se référant à la fig. 7, on va décrire une variante de réalisation de la valve, objet de l'invention, dans laquelle la partie déformable se trouve sur la tubulure. La tubulure extérieure 35 comporte une partie 36 qui est élastiquement déformable dans le sens radial : elle peut être constituée, par exemple, par une lèvre dentelée. L'équipage mobile intérieur comprend encore trois parties un corps cylindrique 37, une tête 38 susceptible d'épanouir la lèvre 36 au montage, puis de venir en butée contre elle lors du gonflage, une queue 39 dont la forme conique permet de faire joint étanche sur une garniture cylindrique 40 montée dans la tubulure. En se référant à la fig. 8, on va décrire une autre variante qui permet la mise en place de l'intérieur de valve, en passant par le nez de la tubulure. On retrouve une tubulure 41 dont le nez est fileté en 42 pour recevoir un bouchon (non représenté) ; la tubulure comporte un étranglement dont le rôle sera précisé plus loin. L'équipage mobile comprend un corps cylindrique 44, une tête 45 et un pied 46. La tête 45 comporte alternativement des créneaux et des fentes 47 en forme de secteurs : les créneaux assurent le guidage de l'équipage dans la tubulure, tandis que les fentes permettent le passage de l'air. Conformément à l'invention, le pied 46 est formé de parties élastiquement déformables dans le sens radial ; il est coiffé par un joint en caoutchouc 48 qui assure l'étanchéité du clapet et le maintien des parties élastiques 46. Enfin, un ressort de rappel 148 peut être monté entre la tête 47 et 11 étranglement 43. Te montage de l'équipage mobile dans la valve se fait en passant par le nez : le pied 46 et le joint 48 se resserrent dans la partie conique 49 de 11 étranglement 43 et s'épanouissent après avoir franchi ledit étranglement. Le serrage du joint 48 sous l'effet de la pression se fait correctement car son portage 50 est beaucoup plus court que le passage conique 49. On peut remarquer que la valve, objet de l'invention, et qui vient d'être décrite sous la forme de plusieurs variantes, remplit toutes les fonctions des valves de type connu, à savoir étanchéité, retenue du clapet, passage d'air au gonflage, au dégonflage et à la vérification de la pression, et qu'en outre elle est parfaitement compatible avec les divers accessoires couramment employés (gonfleurs, manomètres, etc.) de même qu'elle peut recevoir les différents types de bouchons existant sur le marché. REV NDICATIONS 1. Valve comportant une tubulure extérieure et un équipage mobile intérieur, caractérisée en ce que 11 équipage mobile est maintenu prisonnier dans le sens axial à l'intérieur de la tubulure par au moins une partie élastiquement déformable dans le sens radial pour en permettre le montage. 2. Valve selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit équipage mobile est formé d'une pièce dont une partie est élastiquement déformable dans le sens radial, sa forme d'équilibre assurant son emprisonnement axial dans la valve. 3. Valve selon la revendication 2, caractérisée en ce que ladite partie déformable est une extrémité fendue longitudinalement, la ou les fentes permettant le passage de l'air. 4. Valve selon la revendication I, caractérisée en ce que ladite partie élastique déformable dans le sens radial est solidaire de ladite tubulure extérieure. 5. Outil pour monter ou démonter l'équipage intérieur de valve selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte un fourreau susceptible de déformer ladite extrémité, et une tigepiston susceptible de pousser ledit équipage intérieur dans la valve.