La présente invention concerne des surfactants fluorés et leur procédé de production, notamment des surfactants fluorés contenant un groupe perfluorocarboné, qui sont aptes à être utilisés comme agents moussants dans des milieux aqueux et qui trouvent notamment une application dans des compositions destinées à la lutte contre l'incendie, qui sont aptes à produire une mousse avec de l'eau douce ou de l'eau de mer. I1 est connu que certains surfactants fluorés peuvent être utilisés comme agents moussants dans des compositions destinées à la lutte contre l'incendie, qui forment une mousse avec de l'eau. Ainsi par exemple, le brevet britannique N 1 270 661 décrit une composition aqueuse apte à mousser, qui contient au moins un agent tensio-actif dérivé d'tin oligomère ramifié du tétrafluoréthylène et répondant à la formule C2nF4n~1-OC6HCQ-R ou C2nF4n-1-OC6H4SO2-R dans laquelle R est un groupe hydrophile et n est égal à 4, 5 ou 6 ; le brevet britannique N 1 349 509 décrit une composition apte à mousser, destinée à la lutte contre l'incendie, contenant un agent moussant, de l'eau et un composé bromé ou iodé freinant la combustion, ainsi qu'un surfactant contenant une chaîne terminale aliphatique perfluorocarbonée ayant au moins 3 atomes de carbone, cette composition renfermant éventuellement une protéine ou un hydrolysat de protéine ; et le brevet britannique N01 070 289 décrit une mousse aqueuse capable d'éteindre un foyer, caractérisée en ce qu'elle est préparée à partir d'une solution aqueuse contenant comme agent moussant un surfactant fluoré porteur d'un groupe perfluoralkyle ayant au moins 3 atomes de carbone. Toutefois, on a observé que bien que des compo situions moussantes destinées à la lutte contre l'incendie renfermant des surfactants fluorés dérivés d'oligomères de tétrafluoréthylène donnent une mousse stable en présence d'eau de ville, elles produisent une mousse qui tend à perdre de son volume et de sa stabilité par moussage avec l'eau de mer. On vient de découvrir un nouveau surfactant fluoré qui, lorsqutil est utilisé comme agent moussant ou comme l'un des agents moussants, remédie à cet inconvénient des compositions connues. En conséquence, la présente invention concerne un surfactant fluoré de formule Rf-[OC6H4SO2-N-[(CH2)mOSO3#.x#]2]2 dans laquelle Rf est un groupe perfluorocarboné de formule C2nF4n-2' n est au moins égal à 4, m est un nombre entier de 1 à 6 et X est un métal alcalin, l'ion ammonium ou un ion ammonium substitué. Les nouveaux composés définis ci-dessus sont très tensio-actifs en milieux aqueux et lorsqu'ils sont présents à de très basses concentrations, par exemple 500 parties par million, ils produisent des systèmes aqueux dont la tension superficielle est très faible. Par exemple, une solution à 0,1 s dans l'eau de ville du surfactant dans lequel Rf est égal à C8F14- m est égal à 2 et X est un atome de sodium, c'est-àdire le surfactant de formule : C8F14-[OC6H4SO2-N(CH2CH2OSO3 # .Na#)2]2 a une tension superficielle dont la valeur n'est que de 26 dynes/cm à 25", Ainsi, les surfactants sont intéressants à utiliser dans toutes les applications qui necessitent un système aqueux à faible tension superficielle.Les surfactants en question sont très intéressants à utiliser, comme indiqué cidessus, dans des compositions aqueuses moussantes destinées à la lutte contre l'incendie, que l'on doit faire mousser en utilisant l'eau de mer et, selon une autre de ses particularités, l'invention offre une composition aqueuse apte à mousser contenant au moins un surfactant fluoré du type défini au paragraphe précédent. Les surfactants ne sont pas des agents émulsionnants et ne donnent pas d'émulsions du type huile-dans-eau lorsque leurs solutions aqueuses entrent en contact avec des huiles, par exemple dans des applications à la lutte contre l'incendie ou dans des opérations d'extraction de pétrole. Le groupe Rf perfluorocarboné répond à la formule C2nF4n 2- dans laquelle n est au moins égal à 4 et, de préfé rente, égal à 4, 5 ou 6 et représente un groupe perfluoroalcé- nyle à chaîne ramifiée qui peut etre le résidu d'un oligomère de tétrafluoréthylène ou d'hexafluoropropène. Les oligomères de tétrafluoréthylène sont des perfluoroléfines à chaîne ramifiée, à insaturation éthylénique, du type décrit dans le brevet britannique N 1 082 127 qui décrit également un procédé permettant de les obtenir. Des procédés perfectionnés de préparation d'oligomères sont décrits dans les brevets britanniques N 1 296 676 et NO I 302 350.Des oligomères de tétrafluoréthylène C2nF4n dans lesquels n est égal à 4, 5 ou 6, c'est-àdire le tétramère, le pentamère et l'hexamère du tétrafluoréthylène, répondent aux formules CF t 3 CF3CF2 - C = C - CF2CF3 tetramen CF3 CF3C k tF3 s CF C - C = CF pentamère CF3CF2 CF3 CF3CF2 CF2 CF3 CF3 > e - C - CF (I M CF3 CF2 CF2CF3 hexamen2 CF3CF2 CF3 CF3 - C - C = CF (Il) M | I C4F9 CF3 L'hexamère produit par les procédés décrits dans les brevet britanniques précités est presque exclusivement l'isomère (I), des traces de l'isomère (II) pouvant seules être identifiées. Les oligomères de l'hexafluoropropène sont également des perfluoroléfines à chaîne ramifiée à insaturation interne répondant à la formule brute (C3F6)n dans laquelle n est égal à 2 ou 3. Ces oligomères peuvent être préparés par exemple par chauffage d'hexafluoropropène avec un catalyseur ionique tel qu'un halogénure de métal dans un solvant organique polaire tel que le diméthylformamide. Les surfactants fluorés peuvent être préparés par réaction du chlorure de sulfonyle correspondant de formule RfC6H4S02ClJ 2 avec une di alcanol amine NH(R-OH)2 dans laquelle R est un groupe alkyle en C1 à C6 pour former l'alcool de formule : Rf-[OC6H4SO2-N(ROH)2]2 la réaction étant suivie d'une sulfonation de l'alcool à l'aci- de chlorosulfonique ou à l'anhydride sulfurique. Par conséquent, la valeur de m dans le surfactant final dépend du groupe alkyle de la dialcanolamine et peut aller de 1 à 6 ; ainsi, par exemplet lorsqu'on utilise la diéthanolamine NH(CH2CH2CH)2 comme corps réactionnel, la valeur de m dans le surfactant est 2. Selon une autre de ses particularités, l'invention concerne un procédé de production d'un surfactant fluoré, procédé qui consiste à faire réagir un alcool de formule (Rf-[OC6H4SO2-N [(CH2)mOH]2]2 (dans laquelle Rf et m ont les définitions données ci-dessus) avec l'acide chlorosulfonique ou l'anhydride sulfurique à une température inférieure à 60 C. La réaction de l'alcool avec l'acide chlorosulfonique est exothermique et la vitesse d'addition de l'acide, que lton ajoute avantageusement goutte à goutte au mélange réactionnel sous agitation, est réglée de manière que la température du mélange réactionnel n'excède pas 60 C et ne dépasse pas de préférence 25 C. Un dispositif réfrigérant peut être prévu pour refroidir le mélange pendant l'addition de l'acide et la réaction subséquente. De préférence, Italcool est pré-refroidi par exemple à 10 C avant que l'acide ne soit ajouté et on préfère maintenir la température au-dessous de 20 C pendant toute la durée de l'opération.La réaction de l'alcool avec l'anhydride sulfureux peut être conduite dans des conditions de reflux modérées ou à basses températures, par exemple à environ 400C. Normalement, la réaction est conduite dans un solvant ou dans un diluant de l'alcool, qui peut être un liquide visqueux. Des exemples de solvants ou diluants convenables comprennent un solvant organique aprotique tel que le diglyme, le triglyme, le tétrahydrofuranne ou le dioxanne. L'alcool est avantageusement utilisé sous la forme d'une solution dans le solvant, par exemple une solution à 50 % en poids. Lorsque la réaction est terminée, le mélange peut être désactivé dans l'eau, avantageusement à la température ambiante, pour former une solution aqueuse du produit. Le pH du milieu aqueux doit être maintenu au-dessus de 7,0 pendant toute la durée de la désactivation de manière à éviter une dégradation indésirable par l'hydrolyse du surfactant, dégradation qui se produirait en milieu acide. Il est donc désirable d'ajouter une base au milieu aqueux pour maintenir le pH à une valeur supérieure à 7,0, et une base est de préférence incorporée à l'eau dans lequel le mélange de produits réactionnels est désactivé. Des bases convenables comprennent des hydroxydes de métaux alcalins et des amines telles que la triéthanolamlne. En maintenant la température du mélange réaction nel au-dessous de 20 C pendant toute la durée des opérations et en maintenant le pu du milieu aqueux de désactivation à une valeur supérieure à 7,0, on peut conduire la réaction avec un rendement en produit désiré de 100 %. La réaction consomme une mole d'acide chlorosulionique par groupe hydroxyle de l'alcool, c'est-à-dire 4 moles d'acide par mole d'alcool et, dans la pratique, on utilise normalement un léger excès de l'acide. L'alcool utilisé comme composé de départ peut être préparé par réaction du chlorure de sulfonyle correspondant de formule Rf-[OC6H4-SO2Cl]2 avec une dialcanolamine comme défini ci-dessus. Cette réaction est normalement conduite dans un solvant ou dans un mélange de solvants pour les corps réactionnels, et une technique commode consiste à ajouter une solution du chlorure de sulfonyle, par exemple une solution à 50 % en poids dans le chlorure de mé thylène > à la solution sous agitation de la dialcanolamine, par exemple une solution à 50 % en poids dans l'acétone. La réaction est exothermique et le dégagement de chaleur est limité par la vitesse d'addition du chlorure de sulfonyle, ce qui permet de maintenir un état de reflux modéré, par exemple, à une température d'environ 40 C. Lorsque la réaction est terminée, l'alcool produit peut être lavé à l'acide chlorhydrique dilué et à l'eau pour éliminer le chlorhydrate d'amine. L'alcool peut être recueilli sous la forme d'une phase inférieure, déshy draté et filtré et le solvant peut être chassé sous pression réduite. Des solvants qui peuvent être utilisés dans la réaction du chlorure de sulfonyle avec la di alcanol amine comprennent des solvants organiques chlorés tels que le chlorure de méthylène et le 1,1,2-trichloro-1,2,2-trifluoréthane, et des solvants organiques polaires tels que l'acétone, le méthanol et l'isopropanol. On peut utiliser des mélanges de solvants, par exemple des mélanges de chlorure de méthylène ou de 1,1,2 trichloro-ls2,2-trifluorAthane avec l'acétone ou le méthanol ou les deux. Le chlorure de sulfonyle utilisé dans la préparation de l'alcool peut être préparé par réaction d'un grand excès d'acide chlorosulfonique, par exemple un excès molaire de 10:1, avec un di(éther phénylique) oligomère de formule Rf LoC6Hsl2 2 Par exemple, l'éther de phényle peut être ajouté lentement à l'acide chlorosulfonique sous agitation à la température ambiante, le mélange de produits résultants étant ensuite désactivé dans l'eau ou dans un mélange d'eau et de glace maintenu à une température inférieure à 30 C pour éviter une hydrolyse indésirable du produit. Le produit est une cire blanche qui, après extraction au chlorure de méthylène, peut être recueillie, séchée et filtrée.La préparation des chlorures de sulfonyle à partir des éthers phényliques oligomères est décrite dans le brevet britannique N 1 366 691. Les di(éthers phényliques) oligomères sont aisément préparés par réaction d'un ofigomère avec le phénol en présence d'un solvant organique et d'une amine telle que la triéthylamine, par exemple par lente addition de l'oligomère à une solution sous agitation de phénol et d'amine dans un solvant tel que le diméthylformamide, à environ 75"C. Le produit peut être lavé à l'acide chlorhydrique dilué et à l'eau, séparé et séché. Les conditions réactionnelles de conduites de cette réaction, qui utilise deux moles de phénol par mole d'oligomère, sont définies, par exemple, dans le brevet britannique -NO 1 366 691 précité.Une autre réaction pour la préparation du di(éther de phényle) est décrite dans le brevet britannique N" l 371 054 et implique la réaction d'un oligomère avec le phénol en présence d'un sel de métal alcalin d'un acide, le sel étant du type dans lequel le métal alcalin a remplacé un atome d'hydrogène de faible acidité de l'acide, par exemple le carbonate de sodium. Comme décrit, les surfactants fluorés de l'invention sont intéressants à utiliser dans une grande variété d'applications, notamment pour préparer des compositions aqueuses moussantes destinées à la lutte contre l'incendie. Pour une telle application, les compositions aqueuses contiennent habituellement 0,01 à 5,0 % en poids du surfactant et peuvent contenir en outre l'un quelconque des ingrédients normalement incorporés à des compositions destinées à la lutte contre l'incendie, par exemple une protéine ou un hydrolysat de protéine et d'autres surfactants.La composition peut contenir et contient de préférence un ou plusieurs composants choisis entre des composés hydrosolubles polymères renfermant des motifs oxyalkyléniques récurrents comme agents stabilisant la mousse, des surfactants hydrocarbonés, par exemple des sels d'alkylsulfates à longue chaîne, des agents anti-gélifiantse par exemple l'urée et/ou la thio-urée et d'autres composés fluorés pour activer la formation de la mousse et/ou pour stabiliser cette dernière. Les surfactants n'émulsionnent pas l'huile dans l'eau et sont intéressants à utiliser pour extraire et collecter l'huile, et leurs compositions aqùeuses ont une grande tolérance pour les combustibles à l'état chaud ou à l'état froid. L'invention est illustrée par les exemples suivants, donnés à titre non limitatif. Exemple 1 On ajoute lentement 400 g du tétramère de tétrafluoréthylène C8F16 à une solution sous agitation de 207 g de phénol et de 222 g de triéthylamine dans 300 ml de diméthyl- formamide dans un réacteur, la vitesse d'addition du tétramère étant choisie de manière que la température du mélange réactionnel soit maintenue à 45-5O0C. Le mélange sous agitation est maintenu à 45-50 C pendant 2 heures après l'addition finale du tétramère ; on le laisse ensuite refroidir sans l'agiter à la température ambiante (20 C). La phase inférieure résultante est séparée et lavée successivement avec une solution diluée d'acide chlorhydrique et de l'eau jusqu'à ce que tout le phénol et toute la triéthylamine qui n'ont pas réagi aient été éliminés. On obtient environ 530 g d'un liquida jaune pâle et l'analyse montre que ce produit est le tétramère du di(éther de phenyle) de formule C8F14-(-OC6H5)2. On ajoute lentement en agitant 54,8 g du di(éther phénylique) tétramère à un grand excès molaire de 116 g d'acide chlorosulfonique à la température ambiante et on agite le mélange résultant pendant 2 heures après l'addition finale du di éther. On désactive ensuite le mélange en le versant dans un mélange de glace et d'eau, la température du mélange résultant étant maintenue au-dessous de 300C. On obtient 66 g d'une cire blanche que i ton extrait dans 40 ml de chlorure de méthylène. On ajoute 15 ml d'isopropanol à l'extrait pour casser ltémul- sion formée entre le chlorure de méthylène et l'eau et on sépare la solution chlorométhylénique, on la déshydrate et on la filtre, puis on ajuste sa concentration à 50 % en poids.L'analyse montre que le produit est le chlorure de sulfonyle de formule : C8F14-(OC6H4SO2Cl)2 La solution à 50 % en poids/poids du chlorure de sulfonyle dans 372 g de chlorure de méthylène est ajoutée lentement à une solution sous agitation à 50 % en poids de diéthanolamine dans l'acétone (210 g), en ajustant la vitesse daddi- tion de manière à maintenir un état de reflux modéré (environ 40 C). Le mélange est agité pendant 2 heures après l'addition finale du chlorure de sulfonyle et la phase inférieure résultante est séparée, lavée successivement à l'acide chlorhydrique dilué et a' l'eau jusqu'à ce que toute la diéthanolamine qui n'a pas réagi ait été éliminée, puis elle est déshydratée et filtrée. Leproduit est, d'après l'analyse, l'alcool de formule C8F14-[-OC6H4SO2N(CH2CH2OH)2]2 On refroidit au-dessous de 10 C en agitant une solution à 50 % en poids de l'alcool dans le diglyme (176 g) et on y ajoute goutte à goutte 47 g d'acide chlorosulfonique à une vitesse choisie de manière que la température du mélange soit maintenue au-dessous de 200C. Un serpentin de refroidissement prévu dans le réacteur facilite le réglage de la température du mélange. Après l'addition finale d'acide chlorosulfonique, on agite le mélange pendant 15 minutes à une température inférieure à 20 C, puis on le désactive en le versant dans une solution de 80 g de triéthanolamine dans 233 ml d'eau. Le pH de la solution est maintenu au-dessus de 7 pendant toute la désactivation par l'addition de quantités supplémentaires de triéthanolamine. Après la desactivation, la solution résultante est diluée à l'eau pour former 717 g d'une solution à 25 % en poids/poids du surfactant fluoré. D'après ltanalyse titrimétrique, le produit répondant à la formule : Exemple 2 On répète le mode opératoire de l'exemple 1 pour former l'alcool de formule C8F14-[OC6H4SO2N(CH2CH2OH)2]2 et on forme l'ester sulfurique de cet alcool en utilisant l'acide chlorosulfonique comme indiqué également dans l'exem- ple 1. Après l'addition finale d'acide chlorosulfonique, on agite le mélange pendant 15 minutes au-dessous de 200Cg puis on le désactive en le versant dans une solution de 22,3 g d'hexaméthylènediamine dans 233 ml d'eau. On maintient le pH de la solution au-dessus de 7 pendant toute la durée de la désactivation par l'addition de quantités supplémentaires d'hexaméthylènediamine et on dilue la solution finale avec de l'eau à 717 g, ce qui représente une solution à 25 % en poids du composé fluoré. Exemple 3 Cet exemple illustre l'effet exercé sur ltexpan- sion d'une mousse par l'incorporation à une composition moussante d'un sel tétrasulfurique conforme à l'invention. On prépare des compositions aptes à mousser d'après les formulations suivantes Ingrédient Pourcentaqe en poids I Il Gélatine 0,45 0,45 "Monolan p100" 0,7 0,7 "Empicol TCR" 0,03 0,03 Urée 2,0 2,0 Tétrasulfate - 0,2 Eau de mer ar- complé- complément tificielle ment àlOO à 100 "Monolan" p100 est un copolymère d'oxyde d'éthyl-ène et d'oxyde de propylène du commerce. "Empicol" TCR est une forme commercialisée d'un sel de triéthanolamine de laurylsulfate stabilisé par un amide. Le produit appelé eau de mer artificielle" consiste en une solution aqueuse à 2,7 % de chlorure de sodium et 1,0 % de sulfate de magnésium. Le sel tétrasulfurique est celui que l'on obtient conformément à l'exemple 1. On fait mousser les compositions séparément dans un tuyau de branchement classique pour la formation d'une mousse (la composition est délivrée à un débit de 5 I/min) et on note l'expansion et les temps d'écoulement d'un volume de 300 litres des mousses résultantes. Expansion Temps d'écoulement des 300 litres (minutes-secondes) Formulation I 6,48 2-05 Formulation ri 8,15 3-09 Exemple 4 Cet exemple illustre l'amélioration des propriétés de lutte contre l'incendie d'une mousse à laquelle on a incorporé le sel tétrasulfurique préparé comme décrit dans l'exemple 1. On prépare une composition moussante destinée à combattre l'incendie, contenant de la gélatine (0,45 %), deux surfactants fluorés (0,1 % au total), le produit "Monolan" P100 (0,7 %), de l'isopropanol (1,0 X) et de l'urée. La formulation est divisée en six portions à deux desquelles on ajoute le sel tétrasulfurique (0,2 g/100 ml).On ajoute le produit "Empicol TCR à chacune des six portions en quantités indiquées sur le tableau suivant et on fait mousser chaque portion avec de l'eau de mer artificielle (comme défini dans l'exemple 3), représentant le complément à 100 %. On détermine le comportement contre l'incendie de chaque formulation en utilisant le mode opératoire décrit dans la norme "Defence Standard 42/24". D'après cette norme, une mousse est appliquée au centre dtun foyer dans un plateau circulaire d'une superficie 2 de 0,25 m à l'aide d'un tuyau fixe de branchement destiné au moussage, à un débit d'application de 750 g/min. Le carburant contenu dans le plateau est une essence d'aviation (norme D. Eng. RD 2485) qui est enflammée 60 secondes avant l'application de la mousse. On note les temps pour lesquels le feu est réduit au dizième de son importance initiale (temps de réduction à 90 %) et réduit totalement (temps d'extinction). On place ensuite un petit plateau d'essence d'aviation au centre du carburant recouvert de mousse et on enflamme cette essence. On note le temps nécessaire pour que le carburant contenu dans le plateau central soit entièrement enveloppé de flammes (temps de réenflammation), à partir du moment où le petit plateau de carburant a été enflammé. D'autres propriétés mesurées sont l'expansion de la mousse et le temps mis par la mousse pour laisser s'égoutter 300 litres du liquide qu'elle contient. Les résultats sont reproduits sur le tableau suivant N de la Tétrasulfate "Empicol" Expansion Temps Temps de Temps mousse (g/100 ml) TCR d'écou- réduction d'extinc- Réin (g/100 ml) lement à 90 %, tion (se- flammades 300 secondes condes) tion litres (min-s) (min-s) 1 - 0,03 env. 5 - - - 2 - 0,045 5,35 2-40 55 125 4-45 3 - 0,07 6,8 3-47 38 105 6-50 4 - 0,09 6,82 4-07 40 127 7-00 5 0,2 0,03 7,0 4-00 40 58 10-50 6 0,2 0,06 7,87 4-07 34 55 9,37 Valeurs spécifiés par la norme britannique de protection N 42/24 : #7,0 #3,30 #40 #60 #5-00 REVENDICATIONS 1. Nouveau surfactant fluoré, caractérisé par le fait qu'il répond à la formule Rf~[OC6H4.SO2-N-[(CH2)m.OSO3#x#]2]2 dans laquelle Rf est un groupe perfluorocarboné de formule C2nF4n-2- où n est au moins égal à 4, m est un nombre entier de l à 6 et X est un métal alcalin, un ion ammonium ou un ion ammonium substitué 2. Surfactant suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le groupe perfluorocarboné Rf est un groupe perfluoralcényle à chaîne ramifiée qui est le résidu d'un oligomère de tétrafluoroéthylène. 3. Surfactant suivant la revendication 1, caractérisé par le- fait que n est égal à 4. 4. Surfactant suivant l'une des revendications 1 et 3, caractérisé par le fait que m est égal à 2. 5. Procédé de production d'un surfactant fluoré suivant l'une quelconque des revendications précédentes, carac terisé par le fait qu'il consiste à faire réagir un alcool de formule Rf fOC6H4SO2N 6 CH2)m H 32 ]2 avec l'acide chlorosulfonique ou ltanhydride sulfurique à une température inférieure à 60 C. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que la réaction est conduite dans un solvant ou diluant de l'alcool. 7. Procédé suivant la revendication ó, caractérisé par le fait que le solvant/diluant est un solvant organique aprotique. 8. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que le mélange réactionnel, après la réaction, est désactivé dans l'veau pour former une solution aqueuse du produit réactionnel, le pH du milieu aqueux étant maintenu à environ 7,0 pendant toute la durée de la désactivation. 9. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que l'alcool est préparé par réaction du chlorure de sulfonyle de formule Rf-[OC6H4.SO2Cl]2 avec une dialcanolamine dont les groupes alkyle ont chacun 1 å 6 atomes de carbone. 10. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé par le fait que la réaction du chlorure de sulfonyle avec la dialcanolamine est conduite dans un solvant des corps réactionnels. 11. Procédé suivant la revendication la, caractérisé par le fait que le solvant est un solvant organique chloré ou un solvant organique polaire. 12. Composition aqueuse apte à mousser, caractérisée par le fait qu'elle contient au moins un surfactant fluoré suivant la revendication 1. 13. Composition aqueuse apte à mousser suivant la revendication 12, destinée à la lutte contre l'incendie, caractérisée par le fait qu'elle contient en outre une protéine ou un hydrolysat de protéine. 14. Composition aqueuse apte à mousser suivant lune des revendications 12 et 13, destinée à la lutte contre l'incendie, caractérisée par le fait qu'elle contient en outre un ou plusieurs des ingrédients suivants (a) un composé polymère hydrosoluble contenant des motifs oxyalkyléniques récurrents, (b) un surfactant hydrocarboné, (c) un agent anti-gélifiant, et (d) un surfactant fluoré additionnel. 15. Procédé de lutte contre un incendie, caractérisé par le fait qutil consiste à appliquer au feu une composition aqueuse apte à mousser suivant la revendication 12.