L'invention est relative aux carburateurs pour moteurs à combustion interne du genre de ceux comportant un conduit d'admission muni d'un organe d'étranglement commandé par le conducteur, un système de jaillissement principal de combustible débouchant en amont de l'organe d'étranglement et un enrichisseur de mélange air/combustible commandé par la dépression régnant dans le conduit d'admission et réglant la section d'un passage offert au combustible aspiré par le système de jaillissement principal. On connatt un carburateur de ce genre (brevet US 1 575 877) dont l'enrichisseur comporte un élément pneumatique relié en permanence à un point du conduit d'admission situé en aval de l'organe d'étranglement principal. Le passage offert au combustible est constitué par un orifice principal ouvert en permanence et un orifice auxiliaire que l'élément pneumatique ouvre lorsque la dépression à laquelle il est soumis égale à la dépression en aval de l'organe d'étranglement principal, tombe au dessous d'une valeur prédéterminée. Sur de nombreux types de moteurs un tel enrichisseur ne permet pas d'élaborer un mélange de richesse optimale dans toutes les conditions de fonctionnement. Si on règle l'enrichis- seur pour qu'il donne un enrichissement convenable du mélange aux grandes vitesses du moteur, l'expérience montre que > pour certains moteurs, l'enrichissement devient insuffisant aux régimes plus bas. L'invention vise à fournir un carburateur muni d'un -enrichisseur fournissant un mélange de richesse satisfaisante à tous les régimes du moteur0 Dans ce but, l'invention propose notamment un carburateur du genre ci-dessus défini, dont l'élément pneumatique est également relié à au moins un point dudit conduit d'admission qui passe d'amonten aval de l'organe d'étranglement lorsque l'ouverture dudit organe dépasse une valeur déterminée. Des calibreurs seront généralement interposés sur les liaisons entre ledit élément pneumatique et lesdits points. Un au moins desdits points est situé en amont de l'organe d'étranglement lorsque celui-ci occupe sa position d'ouverture minimum, quelle que soit la température du moteur. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un carburateur qui en constitue un mode particulier de mise en oeuvre, donne à titre d'exemple non limitatif. La description se réfère au dessin qui l'accompagne, dans lequel : la figure 1 montre schématiquement le carburateur en coupe suivant un plan passant par l'axe du conduit d'admission ;; - la figure 2 est un diagramme montrant la variation de la puissance W du moteur équipé du carburateur en fonction de la vitesse V, papillon grand ouvert (courbe 1), et à dépression OP en aval du papillon constante et égale à îoo g/cm2 (courbe II) et à 300g/cm2 (courbe IIL) La figure 1 montre uniquement les composants concernés par l'invention d'un carburateur inversé.Ce carburateur comprend un bottier dans lequel est ménagé un conduit d'admission 1 muni d'un organe d'étranglement principal 2, constitué par un papillon calé sur un axe 32 actionnable par le conducteur0 Le conduit est muni d'une entréed'air 4 protégée par un filtre d'air (non représente) et d'un venturi principal 5 dans lequel débouche un système de jaillissement principal d'émulsion air/ combustible, alimenté en combustible par une cuve 6 à niveau constant. La cuve 6 contient un flotteur 7 actionnant un pointeau d'arrivée de combustible (non représenté) de façon à maintenir la surface libre du combustible en permanence à peu près au niveau N. Le système de jaillissement principal représenté comprend: un puits 8 alimenté en combustible par la cuve 6 par l'inter médiaire, d'une part, d'un gicleur principal 9, d'autre part dtun gicleur auxiliaire 9a obturable, faisant partie du système enrichisseur 20 ; un tube 13 muni dans sa partie basse de perforations 10 et plongeant dans le puit 8 pour y prélever du combustible et le mélanger avec de l'air d'émulsion provenant de l'entrée d'air 4 du carburateur et arrivant par un canal muni d'un orifice calibré Il ; et un canal 14 prélevant le mélange air/combustible à la partie haute du puits 8 et le conduisant jusqu'à l'intérieur d'un venturi secondaire 15 d'où il débouche dans le conduit d'admission, au voisinage du col du venturi principal 5. L'enrichisseur 20 cornprend un clapet 21 fixé à l'extrémité d'une tige 22. Ce clapet 21 est déplaçable par un élément pneumatique 20a entre une position où il ferme le gicleur auxiliaire 9a et une position où il l'ouvre. La tige 22, de section calibrée constante, traverse le gicleur auxiliaire 9a; elle est attelée à la membrane mobile 23 de l'élément pneumatique 20a de l'enrichisseùr 20. La membrane 23 est enserrée entre deux coupelles rigides 24 et 25. Elle sépare le bottier de l'élément pneumatique 20a en deux chambres 26 et 27. La chambre 26 communique avec la cuve à niveau constant 6 et est donc à la pression atmosphérique.La chambre 27, ou chambre de travail, contient un ressort 28 tendant à refouler la tige 22 dans le sens d'ouverture du clapet 21,elle est reliée au conduit d'admission par une liaison 29. Selon le mode de réalisation illustré de l'invention, cette liaison 29 débouche dans le conduit d'admission par deux orifices 31 et 32 munis de passages calibrés respectifs 3la et 32a. L'orifice 31 est situé de façon à être en permanence en aval du papillon 2, quelle que soit l'ouverture du papillon 2. L'orifice 32 est disposé de manière telle qu'il passe d'amont en aval de la tranche du papillon 2 (partie gauche du papillon 2 sur la figure 1) lorsque ledit papillon 2 est ouvert au-delà d'une valeur déterminée, supérieure à toute valeur que peut donner au papillon une came de ralenti accéléré (non représentée). L'enrichisseur 20 est par exemple calculé de manière que l'élément pneumatique 20a maintienne le clapet 21 ouvert lorsque la dépression dans la chambre de travail 27 est inférieure à une valeur déterminée, qu'on supposera par la suite être 100 g/cm2. On voit que, aussi longtemps que le papillon 2 occupe une position (telle que celle montrée en figure 1) pour laquelle sa tranche est située entre les orifices 31 et 32 la dépression transmise à l'élément pneumatique 20a est inférieure à celle qui règne en aval du papillon 2. L'atténuation de la dépression est d'autant plus importante que la section du passage calibré 32a (soumis sensiblement à la pression atmosphérique dans lu mesure où il n'y a pas un volet d'air étranglant le débit d'air en amont) sera plus forte vis-à-vis de la section du passage calibré 31a. Pour un choix convenable des passages calibrés 32a et 3laps l'enrichisseur 20 exigera, pour être commandé, une dépression dans la. partie du conduit d'admission située en aval du papillon 2 très supérieure à la dépression de commande requise par l'élément pneumatique 20a. Si par exemple la dépression de commande est de lOOgicm2 la dépression en aval du papillon 2 nécessaire pour l'obtenir pourra être de 300g/cm2. Par contre, dès que le papillon 2 est assez ouvert pour que l'orifice 32 soit en aval de sa tranche, la dépression transmise à l'enrichîsseur 20 par la liaison 29 et les orifices 31 et 32, est la dépression qui règne dans la partie du conduit d'admission située en aval du papillon 2. Le clapet 21 de l'enrichisseur 20 ne sera ouvert que lorsque la dépression sera inférieure à 100 gr/cm2. Dans cette- configuration, l'enrichissement obtenu est le mdme que si lton avait la disposition classique, à savoir un orifice unique situé toujours en aval du papillon. Le fonctionnement du dispositif sera maintenant décrit en faisant référence à la figure 2, sur laquelle - la courbe I donne la variation de la puissance W du moteur en fonction de la vitesse V à pleine charge, c'est-d- dire lorsque le papillon 2 est grand ouvert - la courbe Il donne la variation de W en fonction de V lorsque le papillon 2 est commandé de façon à maintenir la dépression en aval du papillon à une valeur constante #P a 100 g/cm2 ; - la courbe Iii, similaire à la courbe Il, correspond à hP , 300 g/cm2. Aussi longtemps que l'ouverture du papillon est suffisamment faible pour que l'orifice 32 soit en amont de sa tranche (fonctionnement à faible charge du moteur), le clapet 21 restera ouvert aussi longtemps que la dépression en aval du papillon ne dépasse pas 300 g/cm2. En conséquence, il y aura enrichissement pour toute zone de fonctionnement située au dessus de la courbe III, alors que cet enrichissement n'intervien- drait que dans la zone au-dessus de la courbe il Si seul l'orifice 31 était prévu. Une augmentation de la vitesse et de la puissance du moteur s'accompagne d'une ouverture accrue du papillon 2. Au point A, cette ouverture correspond au passage de l'orifice 32 de l'amont à l'aval du papillon 2 ; l'enrichissement n'a alors plus lieu qu'entre la courbe I de pleine charge et la courbe II correspondant à #P = 100 g/cm2. On voit donc que l'invention permet bien d'obtenir, pour les charges faibles et moyennes du moteur, et seulement pour ces charges , un enrichissement complémentaire par rapport à la disposition habituelle, correspondant approximativement à la zone en grisé sur la figure 2, à supposer que la dépression de commande de l'élément pneumatique soit inchangée. Dans la pratique, on choisira généralement la position de l'orifice 32 de façon qu'il passe en aval du papillon pour une ouverture qui correspond à une fraction comprise entre 70 et 90 h de la vitesse nominale du moteur. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. En particulier, plusieurs trous 32 étagés le long du conduit peuvent être prévus ou remplacés par une fente. REVENDICATIONS lo Carburateur pour moteur à combustion interne comportant un conduit d'admission muni d'un organe d'étranglement commandé par le conducteur, un système de jaillissement principal de combustible débouchant en amont de l'organe detran- glement et un enrichisseur de mélange air/combustible commandé par la dépression régnant dans le conduit d'admission et réglant la section d'un passage offert au combustible aspiré par-le système de jaillissement principal, enrichisseur comportant un élément pneumatique relié en permanence à un point du conduit d'admission situé en aval de l'organe d'étranglement principal, caractérisé en ce que l'élément pneumatique est également relié à au moins un point dudit conduit d'admission qui passe d'amont en aval de l'organe d'étranglement lorsque l'ouverture dudit organe dépasse une valeur déterminée. 2. Carburateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit passage comporte un orifice principal de combustible ouvert en permanence et au moins un orifice auxiliaire coopérant avec un clapet commandé par ledit élément pneumatique qui le ferme lorsque la dépression dans ledit élément pneumatique dépasse une valeur déterminée. 3. Carburateur suivant la revendication 2 caractérisé en ce que des calibreurs sont interposés sur la liaison entre ledit élément pneumatique et lesdits points. 4o Carburateur suivant la revendication 3, caractérisé en ce que un au moins desdits points est situé en amont de l'organe d'étranglement lorsque celui-ci occupe sa position d'ouverture minimum, quelle que soit la température du moteur.