La présente invention concerne d'une manière générale le conditionnement d'articles ou produits quelconques, mais vise plus particulièrement le cas où il s'agit de biscuits. Ainsi qu'on le sait, une présentation traditionnelle des biscuits, notamment lorsqu'ils sont livrés en quantité relativement notable, consiste a les emballer en bottes métalliques. De telles boites métalliques présentent divers avantages. En particulier, par leur étanchéité, elles permettent une bonne conservation de leur contenu tout au long de leur utilisation, en mettant ce contenu à l'abri de l'air, et en s'opposant donc ainsi à son humidification et/ou à son oxydation. Mais ces boites métalliques ont également des inconvénients, et parmi ceux-ci, leur prix, relativement élevé, et leur volume à vide important, qui, entre leur fabrication et leur remplissage, en alourdit les frais de manutention et de stockage. En outre, ces boites métalliques étant en pratique réalisées par emboutissage à la presse, et donc à l'aide d'un outillage inévitablement lubrifié, il est nécessaire à leur utilisateur, avant leur remplissage, de les essuyer une à une, pour en retirer toute trace de graisse, ce qui en alourdit encore les frais de mise en oeuvre. Il a déJà été proposé de substituer à de telles boites métalliques des boites réalisées à l'aide d'un ou plusieurs éléments en carton, carton ondulé ou autre matériau en feuille, avantageusement susceptiblesd'être livrés è plat à leur utilisateur et de n'être mis en volume que sur leurslieut mêmesd'utilisation. En pratique, les emballages de ce type proposés à ce Jour étaient le plus souvent des emballages du type dont le fond, dit automatique, est formé par la superposition partielle de plusieurs rabats, le couvercle de ces emballages étant par ailleurs attenant au corps de ceux-ci. Ces emballages ntont pas connu le développement espéré, et plusieurs raisons peuvent l'expliquer. Tout d'abord, et en raison de leur conception même, à fond automatique et couvercle attenant, ils s'écartent de la configuration traditionnelle des boîtes métalliques, ce qui suffit dé A, le plus souvent, à motiver une certaine réticence de la part de leurs utilisateurs potentiels. En outre, leur étanchéité ne présente pas toute la rigueur souhaitable, en raison notamment du fond à rabats qu'ils compor tent, un tel fond étant inévitablement perméable à l'air. Enfin, ils ne sont pas aisément susceptibles d'une mioeen volume mécanisée, cette mise en volume devant au contraire quasi nécessairement se faire à la main, ce-qusf pour l'utilisateur, oblitère au moins en partie les avantages d'économie réalisés par ailleurs å l'aide de tels emballages. La présente invention a d'une manière générale pour objet un emballage en carton, carton ondulé ou autre matériau en feuille, susceptible d'éviter ces inconvénients, et donc apte, notamment, s'agissant par exemple du conditionnement de biscuits, à se substituer avantageusement aux boîtes métalliques tradition- nellement utilisées pour un tel conditionnement. De manière plus précise, la présente invention a tout d' abord pour objet un corps de boite pour emballage, du genre réalisé en deux éléments, un premier, dit ceinture, ayant la configuration d'une bande se refermant sur elle-même en boucle, et un deuxième formant pour le premier une enveloppe extérieure de hauteur inférieure à celle de celui-ci, pour formation d'un décrochement d'emboitement pour un couvercle, ce corps de boîte étant caractérisé en ce que ladite enveloppe extérieure est issue d'un flan comprenant un panneau central polygonal, formant panneau de fond, et quatre panneaux latéraux quadrangulaires, formant panneaux de côté, lesdits panneaux de côté étant dressés perpendiculairement audit panneau de fond et étant chacun individuellement solidarisés à ladite ceinture, par exemple par collage ; elle a encore pour objets les flans propres à la réalisation des éléments ainsi constitutifs d'un tel corps de botte Suivant une disposition caractéristique de l'invention, les panneaux de côté de l'enveloppe extérieure d'un tel corps de boîte sont en pratique dépourvus de toute liaison entre eux ce dont il résulte divers avantages. Tour d'abord, ces panneaux de côté sont rigoureusement qua drangulaires, sans patte ou bande de solidarisation les prolongeant latéralement pour une éventuelle solidarisation aux panneau de côté adjacents, ce qui en simplifie la découpe. En outre, la mise en volume du corps de bc & la constitution duquel ils participent peut être avantageusement mécanisée. En effet, il suffit par exemple, pour ce faire, de mettre en volume la ceinture de ce corps de botte sur un mandrin, puis d'appliquer par son panneau de fond, en bout de ce mandrin, l'enveloppe extérieure de ce corps de boite, et d'en plier à l'équerre, contre la ceinture, les panneaux de côté, après enduction de colle desdits panneaux de côté et/ou de ladite ceinture. Enfin, la solidarisation des panneaux de côté de l'enveloppe à la ceinture se faisant ainsi en pratique par collage tout autour de ladite ceinture, d'une part le corps de boite obtenu présente de ce fait une bonne étanchéité, ce qui est favorable à la conservation de biscuits, et d'autre part il se trouve avantageusement rigidifié, ce qui est favorable à une bonne résistance à l'écrasement en charge, et donc à une bonne capacité au gerbage. De préférence, mais non obligatoirement, la ceinture étant réalisée en carton ondulé, les ondulations de celle-ci sont perpendiculaires à sa hauteur ou largeur, c'est- & dire à sa plus petite dimension. Par suite, les lignes de pliage de cette ceinture, qui sont dès lors perpendiculaires aux ondulations de celle-ci, et qui correspondent aux arêtes du corps de boite à obtenir, sont rigoureusement définies en position, ce qui ne serait pas au contraire nécessairement le cas Si ces lignes de pliage se faisaient parallèlement auxdites ondulations. Il en résulte avantageusement une grande rigueur dans la géométrie du corps de boite obtenu, celle-ci se trouvant conditionnée par le contour propre de la ceinture, ce qui est un facteur favorable encore à l'obtention d'une bonne étanchéité pour ce corps d'emballage. Cet aspect est d'autant plus à souligner que, du seul point de vue de la capacité au gerbage, il est au contraire souhaitable, selon les usages normalement en vigueur dans cette technique, que les ondulations de cette ceinture soient parallèles & sa hauteur ou largeur. Mais, au moins pour certaines applications, la rigidification de cette ceinture assurée par le collage à celle-ci des panneaux de côté de l'enveloppe -qui l'enserre peut suffit avec la qualité propre des matériaux mis en oeuvre, à l'obtention de la résistance à l'écrasement en charge souhaitée, comme mentionné ci-dessus. Ainsi, le corps de boite suivant l'invention, auquel il est adjoint un couvercle coiffant individuel de type usuel, concilie avantageusement les avantages d'une livraison à plat, d'une mise en volume mécanisable, d'une bonne étanchéité, et d'une bonne résistance à l'écrasement favorable à un éventuel gerbage. En outre, l'emballage à la constitution duquel il participe présente avantageusement tous les aspects des boîtes métalliques traditionnellement utilisées pour le conditionnement de biscuits, notamment lorsque, son panneau de fond étant quadrangulaire, et en pratique carré, il est globalement parallélépipédique. En particulier, et si désiré, les faces internes de cet emballage peuvent être métallisées, les éléments mis en oeuvre pour sa constitution pouvant dès l'origine être munis en surface d'une feuille d'aluminium, qui, ainsi qu'on le sait, présente la qualité dite alimentaire, et qui autorise donc,si désiré, le conditionnement en vrac de biscuits. Quoi qu'il en soit, aucune opération de reprise, telle qu'essuyage, n'est nécessaire avant remplissage. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1A est une vue en plan d'un flan propre t la réalisation d'un des éléments constitutifs d'un corps de boîte sui vant 1' invention la figure 13 est une vue en plan d'un flan propre à la réalisation de l'autre des éléments constitutifs de ce corps de boite les figures 2 et 3 sont des vues en perapective illustrant la mise en volume du corps de boîte suivant l'invention la figure 4 est une vue en perspective illustrant 1' emballa- ge obtenu à l'aide de ce corps de boite. Sur les figures 1A et 1B, et de manière conventionnelle, les lignes de coupe ont été représentées en traits pleins et les lignes de pliage en traits interrompus. le flan 10 représenté & la figure 1A est destiné à la constitution d'une enveloppe extérieure pour le corps de boîte à obtenir. Il est globalement cruciforme et comprend un panneau central quadrangulaire 11, de contour carré dans l'exemple représenté, et, au-delà de lignes de pliage 12 formant les limites de ce panneau central, quatre bras ou panneaux latéraux 13 chacun rigoureusement quadrangulaires. Ces panneaux latéraux 13 ont tous même hauteur ou largeur H1, prise perpendiculairement à la ligne de pliage 12 qui en forme la racine. Le flan 15 représenté à la figure 1B est destiné à constituer une ceinture pour le corps d'emballage à obtenir. il se présente sous la simple forme d'une bande, dans laquelle des lignes de pliage transversales 16 délimitent des panneaux. Il y a ainsi successivement un premier panneau 17A, de longueur 11, trois panneaux 18, chacun de longueur L2, et un panneau 173, de longueur LI. La longueur Il des panneaux d'extrémité 17A, 17B est égale à la moitié de la longueur L2 des panneaux 18. Aux épaisseurs de matériau près, la longueur des panneaux latéraux 13 du flan 10, prise parallèlement à leurs lignes de pliage racines 12, est égale à la longueur B2 des panneaux 18 du flan 15, tel que mentionné à la figure îÂ. Par contre, la hauteur ou largeur H1 de ces panneaux laté- raux 13 du flan 10 est inférieure à la hauteur ou largeur H2 de la bande constituant le flan 15. L'un et l'autre de ces flans peuvent être réalisés en un quelconque matériau en feuille, tel que carton, ou carton ondulé par exemple, convenablement découpé et rainé. S'agissant d'un matériau comportant des ondulations, la dé coupe du flan 15 est de préférence faite de manière à ce que, tel qu'illustré par un arrachement à la figure 1B, les ondulation 19 correspondantes sont sensiblement perpendiculaires à la hauteur ou largeur H2 de ce flan 15. De préférence également, les flans 10 et 15 ou, pour le flan 10, au moins le panneau central 11 de celui-ci, sont revêtus en surface d'une feuille d'aluminium. Une telle disposition étant bien connue par elle-même, elle ne sera pas décrite ici plus en détail. Quoi qu'il en soit, les flans 10 et 15 sont avantageusement livrables à plat. Sur leur lieux d'utilisation, le flan 15 est d'abord refermé sur lui-même en boucle, par pliage successif à 900 les uns par rapport aux autres de chacun des panneaux 17A,18 et 17B qui le constituent, les panneaux extrêmes 17A,17B venant conjointement reconstituer un panneau parallèle au panneau 18 médian. On obtient ainsi un premier élément 20, communément dit ceinture, ayant la configuration d'une bande refermée sur ellemême en boucle, figure 2. La mise en volume de cet élément 20 peut par exemple se faire sur un mandrin porté en bout d'un quelconque support et être donc mécanisée. Quoi qu'il en soit, le contour quadrangulaire, et en pratique carré, dans l'exemple représenté, de cet élément 20, se trouve rigoureusement défini du fait que, les lignes de pliage 16 étant perpendiculaires aux ondulations 19, le pliage à 900 de la bande 15 autour de ces lignes de pliage 16 se fait rigoureusement aux distances B2 séparant deux à deux ces lignes de pliage. Par son panneau de fond 11, le flan 10 est alors appliqué à l'une des tranches d'extrémité de l'élément 20, figure 2. Après encollage, tel que schématisé en grisé & la figure 2, les panneaux de côté 13 de ce flan 10 sont dressés perpendiculairement à son panneau de fond 11, par pliage de. 900 autour des lignes de pliage 12 correspondantes, et sont appliqués contre les panneaux 17A,17B et 18 de l'élément 20, figure 3. Le flan 10 forme dès lors, autour du premier élément 20 formant ceinture interne, un deuxième élément 22 formant enveloppe extérieure, dont chacun des panneaux de côté est solidarisé en continu sur toute sa longueur à ladite ceinture. L'ensemble constitue le corps de boite 23 recherché. Dans ce corps de boîte 23, le panneau central Il du flan 10 forme un panneau de fond d'un seul tenant, et, avec les panneaux correspondants de la ceinture 20, ses panneaux latéraux 13 participent à la constitution des panneaux de côté de ce corps de boîte. il est à souligner d'une part que les panneaux de côté 13 de l'enveloppe extérieure 22 de ce corps de boîte sont dépourvus de toute liaison entre eux, et d'autre part que les extrémités de la bande formant la ceinture 20 sont affrontées l'une à l'autre entre les bords de ces panneaux de côté, et donc à distance d'une quelconque des arêtes du corps de boîte 23 ainsi constitué. En outre, du fait que les panneaux de côté 13 ont une hauteur inférieure à celle de la ceinture 20, le corps de boite 23 présente extérieurement, tout autour de ladite ceinture, un décrochement d'emboîtement 25, propre à limiter l'engagement sur lui d'un couvercle coiffant 26, figure 4. La réalisation d'un tel couvercle coiffant est bien connue par elle-même, elle ne sera pas décrite en détail ici. il suffira de rappeler qu'un tel couvercle peut être réalisé à l'aide d'un flan livrable à plat, sa mise en volume se faisant de manière usuelle à l'aide d'une machine dite barqueteuse. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représentée mais englobe toute variante d'exécution, notamment en ce qui concerne le contour du panneau de fond du corps de boîte qui n'est pas nécessairement quadrangulaire, mais qui pourrait être au contraire d'une manière plus générale polygonal, et par exemple hexagonal. En outre, si, du point de vue de la précision du pliage, il est préférable que les ondulations de la ceinture soient perpendiculaires à la hauteur ou largeur de celle-ci, et donc parallèles au panneau de fond de l'envelppe extérieure correspondante, il peut être nécessaire de renoncer à cet avantage lorsque les exigences relatives à la résistance à l'écrasement deviennent prépondérantes ; dans ce cas il est en effet préférable que les dites ondulations soient perpendiculaires audit panneau de fond. REVE;NDICATIONS 1. Corps de boîte pour emballage, notamment pour le conditionnement de biscuits, du genre réalisé en deux éléments, un premier, dit ceinture, ayant configuration d'une bande se refermant sur elle-même en boucle et un deuxième formant pour le premier une enveloppe extérieure de hauteur inférieure à celle de celui-ci, pour formation d'un décrochement d'emboîtement pour un couvercle, un tel corps de boîte caractérisé en ce que ladite enveloppe extérieure est issue d'un flan comprenant un panneau polygonal, formant panneau de fond, et quatre panneaux latéraux quadrangulaires, formant panneaux de côté, lesdits panneaux de côté étant dressés perpendiculairement audit panneau de fond et étant chacun individuellement solidarisés à ladite ceinture, par exemple par collage. 2. Corps de boite suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les panneaux de côté i ss enveloppc extérieure sont dépourvus de liaison entre eux. 3. Corps de boîte suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que les extrémités de la bande formant la ceinture sont affrontées l'une à l'autre entre les bords d'un panneau de côté de l'enveloppe extérieure, et donc à distance d'une arête dudit corps de boite. 4. Corps de boîte suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, la ceinture étant réalisée en carton ondulé, les ondulations de celle-ci sont perpendiculaires à sa hauteur ou largeur. 5. Corps de boîte suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que son panneau de fond étant quadrangulaire, et par exemple carré, il est globalement cruciforme. 6. Flans propres à la réalisation des éléments constitutifs d'un corps de boîte conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, à savoir, d'une part un flan se présentant sous la simple forme d'une bande, et d'autre part un flan dont les panneaux latéraux, au-delå de lignes de pliage formant les limites d'un panneau central polygonal, sont rigoureusement quadrangulaires.