L'invention concerne notamment un dispositif de traitement d’objets de valeur (L) pour une installation de traitement d’objets de valeur (L) au sein de laquelle sont au moins présentes les entités suivantes : un opérateur (OP) et un objet de valeur (L), caractérisé par le fait qu’il comporte : - au moins une caméra 3D configurée pour capturer des images de ladite installation, y compris des images desdites entités (OP ; L) ; - au moins un algorithme de détection automatique et d’analyse dynamique qui, à partir d’images capturées par ladite au moins une caméra, est configuré d’une part, pour reconnaître et identifier les positions successives desdites entités (OP ; L) et, d’autre part, pour déterminer les interactions possibles entre lesdites entités (OP ; L), ces positions et interactions constituant des « actes à valider » ; - au moins un algorithme de supervision qui, à partir d’une part des résultats dudit au moins un algorithme de détection automatique et d’analyse dynamique et, d’autre part, de règles définissant des actes non autorisés, est en mesure de déterminer si les « actes à valider » sont autorisés ou non ; - au moins une interface comprenant au moins un outil d’alerte qui se déclenche en raison d’un motif d’alerte, lorsqu’au moins une séquence d’images présente une situation permettant aux algorithmes précités de reconnaitre qu’au moins un « acte à valider » est un acte non autorisé. Figure pour l’abrégé : figure 1 Dispositif et procédé de surveillance d’une installation de manipulation et de conditionnement d’objets de valeur DOMAINE TECHNIQUE GENERAL La présente invention se situe dans le domaine général de la manipulation et du conditionnement d’objets de valeur. Elle trouve une application particulière dans le domaine fiduciaire, notamment quand on a affaire à la manipulation de supports, par exemple en papier et/ou en polymère, pour documents fiduciaires, d’éléments de sécurité pour documents fiduciaires, de feuilles de billets de banque, de « briques » de billets de banque (c'est-à-dire d’un ensemble de billets empilés, banderolés et/ou filmés), ou de contenants de billets, par exemple de caisses ou de palettes. ETAT DE LA TECHNIQUE Dans l’ensemble de la présente demande, on entend par l’expression « objet de valeur », un objet qui, du fait de sa valeur marchande ou numéraire, présente un risque de vol et justifie donc que sa manipulation et son conditionnement soient réalisés sous surveillance, afin de réduire les risques de manipulation non autorisée, notamment d’actes de malveillance et en particulier de vol. A titre non limitatif, on peut citer les billets de banques et autres documents sécurisés (passeports, visas, …) à tous leurs stades de fabrication, des parfums de luxe, des pierres précieuses, etc. Dans le contexte de la manipulation et du conditionnement d’objets de valeur tels que des billets de banques, il est courant, voire exigé par certaines banques centrales que tout ou partie de ces opérations soit mis en œuvre par deux personnes qui doivent se surveiller mutuellement afin de s’assurer qu’aucune opération illicite ne soit réalisée par l’autre personne. Ce procédé de contrôle mutuel, qui nécessite la présence d’une seconde personne, est généralement connu selon le vocable « principe des quatre yeux ». Ainsi, par exemple, en sortie de chaine de fabrication de billets, le deuxième opérateur va vérifier que les opérations réalisées par le premier opérateur sont bien autorisées, à savoir en particulier que les briques de billets sont bien introduites dans leur carton (caisse de conditionnement) et que celles-ci ne sont pas extraites du carton, ou que le carton est bien positionné sur une palette de stockage et que celui-ci ne quitte pas la palette. A la lecture de ce qui précède, on comprend que la présence d’un second opérateur occasionne un coût qui a un impact non négligeable sur le prix de revient des produits fabriqués. Par ailleurs, bien qu’en pratique le second opérateur aide son (sa) collègue, la tâche de « surveillance » qui lui est confiée n’est pas particulièrement valorisante. De plus, il est à noter que ce moyen de contrôle n’est pas fiable à 100% puisqu’il peut présenter les faiblesses suivantes : connivence, baisse de concentration ou non application du principe des 4 yeux. On connaît par le document US 2016/0171294 un procédé de traitement de documents de valeur comprend notamment les étapes suivantes : au moyen d'une caméra, une action d'un opérateur sur un appareil de traitement de documents de valeur est capturée. Les données d'image capturées sont ensuite traitées au moyen d'un dispositif de traitement d'images et au moins un geste prédéterminé en est extrait. Une information d'entrée pour l'appareil de traitement de documents de valeur est ensuite allouée au geste extrait. Les informations d'entrée sont fournies dans l'appareil de traitement de documents de valeur et y sont traitées. La présente invention a pour but de s’affranchir de la présence physique de deux opérateurs pour la mise en œuvre des opérations précitées tout en garantissant que ces dernières soient réalisées sans que des manipulations non autorisées soient mises en œuvre, ou, à tout le moins, que lorsqu’une manipulation non autorisée est réalisée, celle-ci soit immédiatement détectée. PRESENTATION DE L'INVENTION A cet effet, l'invention concerne en premier lieu un dispositif de traitement d’objets de valeur pour une installation de traitement d’objets de valeur au sein de laquelle sont au moins présentes les entités suivantes : un opérateur et un objet de valeur, caractérisé par le fait qu’il comporte : - au moins une caméra 3D configurée pour capturer spatialement dans son champ des images de ladite installation, y compris des images desdites entités, que ces entités soient statiques ou en mouvement ; - au moins un algorithme de détection automatique et d’analyse dynamique qui, à partir d’images capturées par ladite au moins une caméra, est configuré d’une part pour reconnaître et identifier les positions successives desdites entités sur les images et, d’autre part, pour déterminer les interactions possibles entre lesdites entités, ces positions et interactions constituant des « actes à valider » ; - au moins un algorithme de supervision qui, à partir d’une part des résultats dudit au moins un algorithme de détection automatique et d’analyse dynamique et, d’autre part, de règles définissant des actes non autorisés, est en mesure de déterminer si les « actes à valider » sont autorisés ou non ; - au moins une interface comprenant au moins un outil d’alerte qui se déclenche en raison d’un motif d’alerte, à savoir lorsqu’au moins une séquence d’images présente une situation permettant aux algorithmes précités de reconnaitre qu’au moins un « acte à valider » est un acte non autorisé. Grâce à ces caractéristiques, il n’est plus nécessaire de recourir à deux opérateurs puisque le dispositif est capable de détecter les manipulations non autorisées et de déclencher le cas échéant une alerte. De plus, le fonctionnement du système étant basé sur des algorithmes, celui-ci présente un degré de fiabilité et de répétitivité bien supérieur au contrôle humain. Selon d'autres caractéristiques avantageuses et non limitatives de ce dispositif, prises seules ou selon une combinaison quelconque : - lesdites interactions sont choisies dans le groupe suivant : nombre et mouvements relatifs dudit au moins un opérateur par rapport à au moins une autre entité ou par rapport au champ de la caméra 3D ou à une zone définie dudit champ, passage d’un état où ledit au moins un opérateur a les mains vides à un état où l’une et/ou l’autre de ses mains porte un objet de valeur et inversement et, lorsque lesdites entités comprennent au moins un contenant, passage d’un état où l’une et/ou l’autre des mains dudit au moins un opérateur est(sont) visible(s) à un état ou elle(s) est (sont) dissimulées et inversement, positions des mains relativement aux contenants, passage d’un état ouvert dudit au moins un contenant à un état fermé et inversement, et position dudit au moins un contenant dans l’espace, position dudit au moins un objet de valeur dans l’espace, notamment dans le champ de la caméra 3D ou dans une zone définie dudit champ, et position dudit au moins un objet de valeur dans ledit au moins un contenant ; - lesdits actes non autorisés sont choisis dans la liste suivante : objet de valeur non visible avant sa mise en place dans un contenant, ledit opérateur est momentanément non visible dans l’installation, durée de manipulation dudit objet de valeur dépassée, objet de valeur repris en main alors qu’il a déjà été manipulé et déposé, opérateur ressortant ses mains non vides de l’installation ou d’un contenant, opérateur introduisant ses mains dans un contenant plein ; - ladite interface comporte des moyens pour moduler, c'est-à-dire modifier, au moins un paramètre de déclenchement dudit outil d’alerte ; - ladite interface comporte des moyens pour afficher ledit motif de d’alerte ; - ladite interface comporte des moyens pour déclencher ledit outil d’alerte sur place et sur un emplacement distant tel qu’un poste de sécurité ; - il comporte des moyens de désactivation dudit outil d’alerte, ces moyens étant doublés et opérationnels que s’ils sont activés simultanément, et suffisamment distants l’un de l’autre pour ne pas pouvoir être actionnés simultanément par une seule et même personne. Un autre aspect de l'invention est relatif à un procédé de traitement d’objets de valeur dans une installation de traitement d’objets de valeur au sein de laquelle sont au moins présentes les entités suivantes : un opérateur et un objet de valeur, caractérisé par le fait qu’il comporte les étapes qui consistent à : - capturer spatialement, à l’aide d’au moins une caméra 3D, des images de ladite installation, y compris des images desdites entités, qu’elles soient statiques ou en mouvement ; - à partir des images capturées par ladite au moins une caméra, d’une part reconnaître et identifier les positions successives desdites entités sur lesdites images et, d’autre part, identifier les interactions entre lesdites entités, ces positions et interactions constituant des « actes à valider » ; - à partir des résultats de l’étape précédente et de règles définissant des actes non autorisés, détecter l’apparition d’au moins une séquence d’images comportant au moins un acte non autorisé ; - activer au moins un outil d’alerte qui se déclenche lorsqu’au moins une séquence d’images comporte un acte non autorisé. Avantageusement, lesdites interactions sont choisies dans le groupe suivant : nombre et mouvements relatifs desdits opérateurs les uns par rapport aux autres, passage d’un état où un opérateur a les mains vides à un état où l’une et/ou l’autre de ses mains porte un objet de valeur et inversement et, lorsque lesdites entités comprennent au moins un contenant, passage d’un état où l’une et/ou l’autre des mains d’un opérateur est(sont) visible(s) à un état ou elle(s) est (sont) dissimulées et inversement, positions des mains relativement aux contenants, passage d’un état ouvert dudit au moins un contenant à un état fermé et inversement, et position dudit au moins un contenant dans l’espace, objet de valeur dans ledit au moins un contenant. Selon un mode de réalisation, lesdits actes non autorisés sont choisis dans la liste suivante : objet de valeur non visible avant sa mise en place dans un contenant, ledit opérateur est momentanément non visible dans l’installation, durée de manipulation dudit objet de valeur dépassée, objet de valeur repris en main alors qu’il a déjà été manipulé et déposé, opérateur ressortant ses mains non vides de l’installation ou d’un contenant, opérateur introduisant ses mains dans un contenant plein. Avantageusement, l’on désactive ledit outil d’alerte à l’aide de moyens de désactivation qui sont doublés et opérationnels que s’ils sont activés simultanément, ces moyens étant suffisamment distants l’un de l’autre pour ne pas pouvoir être actionnés simultanément par une seule et même personne. DESCRIPTION DES FIGURES D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront de la description qui va maintenant en être faite, en référence aux dessins annexés, qui en représentent, à titre indicatif mais non limitatif, différents modes de réalisation possibles. Sur ces dessins : est un schéma représentant une installation de conditionnement de liasses de billets de banque mettant en œuvre le dispositif et le procédé selon la présente invention, étant précisé qu’une seule caméra est utilisée pour balayer toute la zone de manipulation des billets ; est un schéma représentant une installation de conditionnement de liasses de billets de banque mettant en œuvre le dispositif et le procédé selon la présente invention, étant précisé que deux caméras fixes sont utilisées pour balayer toute la zone de manipulation des billets ; est un schéma représentant une installation de conditionnement de liasses de billets de banque à un instant t1, mettant en œuvre le dispositif et le procédé selon la présente invention, étant précisé que deux caméras sont utilisées pour balayer toute la zone de manipulation des billets, l’une étant fixe alors que l’autre est mobile ; est un schéma analogue à celui de la , représentant la situation à un instant t2 postérieur à t1. DEFINITIONS Dans l’ensemble de la présente description, y compris les revendications, les termes ci-dessous ont la signification qui suit. Brique/liasse de billets : ensemble de billets empilés, banderolés et/ou emballés. Par le terme « emballé », on entend notamment recouvert au moins en partie d’un film. Feuilles : feuilles de dimensions conséquentes sur et dans lesquelles a été individualisée une pluralité de billets, la découpe individuelle de ces derniers restant à mettre en œuvre. Contenant : réceptacle d’objets, qui consiste en une caisse ou un carton, ou élément support tel qu’une palette qui reçoit de tels réceptacles ou des objets de valeur par exemple des briques, des liasses ou des feuilles. Caméra 3D : caméra qui envoie deux flux de natures différentes, à savoir un flux classique couleur RGB (Red/Green/Blue) et un flux en profondeur. Elle comprend notamment un projecteur infrarouge de points et deux caméras infrarouge permettant de définir la distance de chaque point projeté par rapport à la caméra. Cette dernière information permet de connaître la position spatiale dans le champ de la caméra 3D des différents éléments d’une scène. Reconnaissance et suivi de la position d’entités dans une scène : capacité à identifier des entités, notamment des objets, des personnes ou des parties de ces derniers, la position des entités (par exemple les mains des personnes) et les positions successives de ces entités, la définition précédente valant également pour des objets de la scène, tels que des briques de billets, des feuilles et des contenants. Interactions entre les différentes entités d’une scène : - Lorsque ces entités sont des personnes : nombre et mouvements relatifs de ces personnes les unes par rapport aux autres. - Lorsque ces entités sont des personnes et des objets : passage d’un état où une personne a les mains vides à un état où l’une et/ou l’autre de ses mains porte un objet et inversement, passage d’un état où l’une et/ou l’autre des mains d’une personne est(sont) visible(s) à un état ou elle(s) est (sont) dissimulées et inversement, positions des mains relativement aux contenants. - En ce qui concerne les contenants : passage d’un état ouvert à un état fermé et inversement, et position de ces contenants dans l’espace de la scène. DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION Ainsi que cela a été précisé plus haut, le dispositif et le procédé selon la présente invention mettent en œuvre au moins une caméra 3D, qui envoie deux flux de natures différentes, à savoir un flux classique couleur RGB et un flux de profondeur. Cette dernière information permet de connaitre la position dans l’espace des différents éléments d’une scène. Plus particulièrement, une telle caméra comprend un projecteur infrarouge de points et deux caméras infrarouge permettant de définir la distance de chaque point projeté par rapport à la caméra. Cette dernière information permet de connaître la position spatiale dans le champ de la caméra 3D des différents éléments d’une scène. A titre purement indicatif, on peut faire usage de la caméra « Structure Core » de la société Occipital, « Realsense » de la société Intel ou « Astra » de la société Orbbec. Une telle caméra peut être montée fixe par rapport à la scène à filmer. Mais on peut également prévoir qu’elle soit mobile. Dans cette hypothèse, cette caméra peut être montée sur un support fixe et se mouvoir en rotation sur elle-même, ou être montée sur un support mobile. Quand on a affaire à plus d’une caméra, l’une au moins d’entre elles peut être fixe et les autres mobiles, ou inversement. Le nombre de caméras et leur position sont déterminés par la configuration de l’installation, de telle sorte à pouvoir suivre toutes les entités qui y sont présentes, ainsi que leur localisation correspondant à la zone de travail identifiée. Lorsqu’il y a plusieurs caméras, elles sont de préférence positionnées de façon à enregistrer respectivement deux zones comprenant au moins une zone commune, par exemple pour assurer une continuité dans le suivi d’au moins une entité. Le dispositif et le procédé selon l’invention font également usage d’au moins un algorithme dit « de détection automatique et d’analyse dynamique ». Un tel algorithme est conçu de manière à ce que, à partir des images capturées par ladite caméra, il soit en mesure, d’une part, de reconnaître et identifier les positions successives des entités sur les images et, d’autre part, de déterminer les interactions possibles entre lesdites entités, ces positions et interactions constituant ainsi des « actes à valider ». Les entités sont à minima un opérateur et un objet de valeur, mais il peut s’agir aussi d’au moins un contenant (selon la définition donnée plus haut). Comme précisé ci-avant, les interactions sont avantageusement choisies dans le groupe suivant : nombre et mouvements relatifs desdits opérateurs les uns par rapport aux autres, passage d’un état où un opérateur a les mains vides à un état où l’une et/ou l’autre de ses mains porte un objet de valeur et inversement. Et lorsque lesdites entités comprennent au moins un contenant, les interactions comprennent le passage d’un état où l’une et/ou l’autre des mains d’un opérateur est(sont) visible(s) à un état ou elle(s) est (sont) dissimulées et inversement, positions des mains relativement aux contenants, passage d’un état ouvert dudit au moins un contenant à un état fermé et inversement, et position dudit au moins un contenant dans l’espace, objet de valeur dans ledit au moins un contenant. L’installation et le procédé de l’invention font aussi usage d’au moins un algorithme de supervision qui, à partir d’une part des résultats de l’algorithme de détection automatique et d’analyse dynamique cité plus haut, et d’autre part de règles définissant des actes non autorisés, est en mesure de déterminer si les « actes à valider » sont autorisés ou non. Avantageusement, ces actes non autorisés sont choisis dans la liste suivante : objet de valeur non visible avant sa mise en place dans un contenant, l’opérateur est momentanément non visible dans l’installation, durée de manipulation dudit objet de valeur dépassée, objet de valeur repris en main alors qu’il a déjà été manipulé et déposé, opérateur ressortant ses mains non vides de l’installation ou d’un contenant, opérateur introduisant ses mains dans un contenant plein. Bien entendu, le dispositif selon l’invention est pourvu d’une installation informatique ad ’hoc qui est mesure de gérer non seulement le fonctionnement de la caméra, mais également la mise en œuvre des algorithmes. En tout état de cause, ces algorithmes sont développés sur la base d’une analyse de risque lié à la sureté, qui permet de réduire les risques que les objets de valeurs soient subtilisés. Ainsi, par exemple : • Les objets doivent être détectées et suivis dès leur mise à disposition à l’opérateur ; • Les objets doivent rester visibles par le système et ne pas sortir d’une zone pré définie ; • La durée autorisée de manipulation de l’objet est limitée dans le temps ; • Les objets manipulés et posés ne peuvent pas être repris ; • L’opérateur doit sortir ses mains vides de zones identifiées (carton, palette, zones de travail) ; • L’opérateur n’est plus autorisé à introduire ses mains dans des contenants pleins ou dans certaines zones définies ; • Toute opération « dégradée », c’est-à-dire qui comprend au moins un acte à valider non autorisé, doit se faire sous le principe des « quatre yeux ». Ces opérations sont réalisées par la présence de deux personnes qui désactivent momentanément le système. Le dispositif selon l’invention est également pourvu d’une interface homme / système permettant notamment : - de régler les paramètres de sensibilité du déclenchement de l’alarme (tel que par exemple la durée maximale autorisée pour tenir une brique de billets dans les mains) ; - de visualiser le motif de déclenchement de l’alarme ; - de déclencher une alarme sonore et/ou visuelle sur place, c’est-à-dire au sein même de l’installation et/ou au niveau d’un poste assurant la sécurité du site. Avantageusement : La désactivation de l’alarme est réalisée par l’appui simultané par deux personnes sur deux boutons suffisamment espacés pour qu’ils ne puissent pas être actionnés par la même personne, ce qui permet d’avoir l’assurance que deux personnes sont bien présentes. La réactivation du dispositif peut être opérée : - par un appui sur un bouton par l’opérateur qui a assuré précédemment le travail ; - ou automatiquement si la caméra détecte moins de deux personnes présentes dans une zone et notamment pendant une durée définies. En référence à la annexée, on définit les zones suivantes : ZAC : zone dans laquelle une caméra 3D enregistre des images ; ZM : zone comprise dans la ZAC qui est la zone de manipulation d’objets de valeur ; ZDO : zone comprise dans la ZM, qui est la zone de détection d’un objet de valeur, en l’occurrence une liasse L de billets ; ZR : zone comprise dans la ZAC qui est la zone dans laquelle une réceptacle R doit être présent et dans lequel l’objet L doit être déposé. L’objet L est détecté à son arrivée AL dans la zone ZM, puis est suivi jusqu’à sa mise en caisse/carton dans la zone ZR. L’opérateur est référencé OP et ses mains M1 et M2. Un système d’alerte s’active par exemple lorsque l’une au moins des conditions suivantes n’est pas respectée : - la liasse L est visible de son arrivée jusqu’à la mise en caisse/carton ; - la liasse L reste moins de x secondes dans les mains de l’opérateur OP ; - la liasse L est dans la zone ZM ; - la liasse L reste dans la caisse / le carton ; - l’opérateur OP sort de la zone de manipulation ZM avec les mains M1 et M2 vides. De manière plus détaillée, on peut envisager que la manipulation des liasses L soit opérée de la manière suivante : 1/ Une liasse L arrive à hauteur de l’opérateur OP. Une seule liasse est mise à disposition. Le dispositif est informé de la présence de la liasse L. La caméra détecte la présence de la liasse L. 2/La liasse L est prise par l’opérateur OP. Retournement de la liasse par l’opérateur OP pour contrôle. 3/Dépôt de la liasse dans le réceptacle (carton) R. 4/Le carton peut être transféré vers une « scotcheuse » (c’est-à-dire un appareil qui permet de fermer ledit carton en employant du ruban adhésif tel que du « scotch » (marque déposée)) à l’aide d’un chariot mobile. L’alarme se déclenche notamment si les conditions suivantes ne sont pas respectées : Les liasses L ne doivent pas rester plus de x secondes (temps paramétrable) dans les mains de l’opérateur. Chaque liasse ne doit pas sortir de la zone ZM. Les liasses L ne doivent pas sortir du réceptacle R. L’opérateur OP doit sortir de la zone ZM avec les mains vides (avec ou sans gants). On peut éventuellement envisager que les opérations suivantes soient mises en œuvre et détectées : - Etiquetage des liasses L quand elles sont dans le réceptacle R. Pour ce faire, le chariot qui porte le réceptacle peut être décalé dans une zone précise afin que la caméra puisse travailler avec les liasses L vues à ‘plat’. Dans ce cas, l’alarme se déclenchera si l’une ou l’autre des conditions suivantes n’est pas satisfaite : Les liasses L ne doivent pas sortir du réceptacle R. La main M1 ou M2 doit sortir vide du réceptacle R. Une seule main peut rentrer dans le réceptacle R. La main ne peut rester dans le réceptacle R plus de y secondes. La main ne doit pas être occultée lorsqu’elle est dans le réceptacle R. CARACTERISTIQUES OPTIONNELLES Selon une variante, le réceptacle R (carton) est transféré vers un dispositif annexe permettant de réaliser une opération annexe, notamment un dispositif de fermeture par ruban adhésif (« scotcheuse »), d’emballage ou de scellage, notamment au moyen d’un support de transfert, par exemple un chariot. Ledit support de transfert est de préférence muni d’une poignée afin que les mains n’entrent pas dans le réceptacle R (carton). La zone du dispositif annexe destinée à recevoir le réceptacle R à « scotcher » (carton) est de préférence munie d’au moins une marque, notamment une cible ou un cadre, permettant au dispositif de détecter la zone où doit être positionné le réceptacle R (carton) pour subir ladite opération annexe. A nouveau, on peut envisager que les opérations suivantes soient mises en œuvre et détectées : Fermeture des rabats des réceptacles R. Poussée du carton vers une « scotcheuse ». Pose du Scotch (marque déposée) pour fermer le réceptacle R. Dans ce cas, l’alarme se déclenchera si l’une ou l’autre des conditions suivantes n’est pas satisfaite : Les mains doivent toujours être à l’extérieur des rabats. Les liasses ne doivent pas sortir du réceptacle R. Les mains doivent sortir vides du réceptacle R. Le réceptacle R ne peut être évacué que dans une seule direction. On peut aussi envisager que les opérations ultérieures suivantes soient mises en œuvre et détectées : Prise du réceptacle R plein et fermé, et dépôt sur une palette. « Tracking », c'est-à-dire suivi du réceptacle R, associé à des capteurs de bonne pose de ce dernier. Dans ce cas, l’alarme se déclenchera si l’une ou l’autre des conditions suivantes n’est pas satisfaite : Le réceptacle R ne doit pas sortir d’une zone définie et ne doit jamais être occulté. Le réceptacle doit rester fermé (rabats fermés). Le réceptacle ne doit pas rester plus de z secondes (temps paramétrable) dans les mains. Les différents réceptacles posés sur la palette ne doivent pas sortir de la palette. A la est représentée une situation qui a de nombreux points communs avec celle de la . Sur cette figure, les références communes avec celles de la correspondent à des objets/zones identiques. Toutefois, on a affaire ici à deux caméras fixes dans les zones d’action sont référencées ZAC1 et ZAC2. Par ailleurs est référencée DR la zone de départ des réceptacles R. Dans la situation de la , on a également affaire à deux caméras dont les zones d’action sont référencées ZAC1 et ZAC2. La caméra 1 est fixe, tandis que la caméra 2 est mobile, par exemple fixé à un support mobile (tel qu’une palette) sur lequel est posé le réceptacle R. La correspond à une situation à un instant t1. Les deux caméras définissent deux zones de manipulation ZM1 et ZM2. A la , on se situe à instant t2 postérieur à t1, le support mobile sur lequel est fixée la caméra 2 ayant été déplacé. Dispositif de traitement d’objets de valeur (L) pour une installation de traitement d’objets de valeur (L) au sein de laquelle sont au moins présentes les entités suivantes : un opérateur (OP) et un objet de valeur (L), caractérisé par le fait qu’il comporte : - au moins une caméra 3D configurée pour capturer spatialement dans son champ des images de ladite installation, y compris des images desdites entités (OP ; L), que ces entités soient statiques ou en mouvement ; - au moins un algorithme de détection automatique et d’analyse dynamique qui, à partir d’images capturées par ladite au moins une caméra, est configuré d’une part pour reconnaître et identifier les positions successives desdites entités(OP ; L) sur les images et, d’autre part, pour déterminer les interactions possibles entre lesdites entités (OP ; L), ces positions et interactions constituant des « actes à valider » ; - au moins un algorithme de supervision qui, à partir d’une part des résultats dudit au moins un algorithme de détection automatique et d’analyse dynamique et, d’autre part, de règles définissant des actes non autorisés, est en mesure de déterminer si les « actes à valider » sont autorisés ou non ; - au moins une interface comprenant au moins un outil d’alerte qui se déclenche en raison d’un motif d’alerte, à savoir lorsqu’au moins une séquence d’images présente une situation permettant aux algorithmes précités de reconnaitre qu’au moins un « acte à valider » est un acte non autorisé. Dispositif selon revendication 1, caractérisée par le fait que lesdites interactions sont choisies dans le groupe suivant : nombre et mouvements relatifs dudit au moins un opérateur (OP) par rapport à au moins une autre entité (OP ; L) ou par rapport au champ de la caméra 3D ou à une zone définie dudit champ, passage d’un état où ledit au moins un opérateur (OP) a les mains (M1 ; M2) vides à un état où l’une et/ou l’autre de ses mains (M1 ; M2) porte un objet de valeur (L) et inversement et, lorsque lesdites entités comprennent au moins un contenant (R), passage d’un état où l’une et/ou l’autre des mains (M1 ; M2) dudit au moins un opérateur (OP) est(sont) visible(s) à un état ou elle(s) est (sont) dissimulées et inversement, positions des mains (M1 ; M2) relativement aux contenants (R), passage d’un état ouvert dudit au moins un contenant (R) à un état fermé et inversement, et position dudit au moins un contenant (R) dans l’espace, position dudit au moins un objet de valeur (L) dans l’espace, notamment dans le champ de la caméra 3D ou dans une zone définie dudit champ, et position dudit au moins un objet de valeur (L) dans ledit au moins un contenant. Dispositif selon revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que lesdits actes non autorisés sont choisis dans la liste suivante : objet de valeur (L) non visible avant sa mise en place dans un contenant (R), ledit opérateur (OP) est momentanément non visible dans l’installation, durée de manipulation dudit objet de valeur (L) dépassée, objet de valeur (L) repris en main alors qu’il a déjà été manipulé et déposé, opérateur (OP) ressortant ses mains (M1 ; M2) non vides de l’installation ou d’un contenant (R), opérateur (OP) introduisant ses mains (M1 ; M2) dans un contenant (R) plein. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que ladite interface comporte des moyens pour moduler, c'est-à-dire modifier, au moins un paramètre de déclenchement dudit outil d’alerte. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que ladite interface comporte des moyens pour afficher ledit motif de d’alerte. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que ladite interface comporte des moyens pour déclencher ledit outil d’alerte sur place et sur un emplacement distant tel qu’un poste de sécurité. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu’il comporte des moyens de désactivation dudit outil d’alerte, ces moyens étant doublés et opérationnels que s’ils sont activés simultanément, et suffisamment distants l’un de l’autre pour ne pas pouvoir être actionnés simultanément par une seule et même personne. Procédé de traitement d’objets de valeur (L) dans une installation de traitement d’objets de valeur (L) au sein de laquelle sont au moins présentes les entités suivantes : un opérateur (OP) et un objet de valeur (L), caractérisé par le fait qu’il comporte les étapes qui consistent à : - capturer spatialement, à l’aide d’au moins une caméra 3D, des images de ladite installation, y compris des images desdites entités (OP ; L), qu’elles soient statiques ou en mouvement ; - à partir des images capturées par ladite au moins une caméra, d’une part reconnaître et identifier les positions successives desdites entités (OP ; L) sur lesdites images et, d’autre part, identifier les interactions entre lesdites entités(OP ; L), ces positions et interactions constituant des « actes à valider » ; - à partir des résultats de l’étape précédente et de règles définissant des actes non autorisés, détecter l’apparition d’au moins une séquence d’images comportant au moins un acte non autorisé ; - activer au moins un outil d’alerte qui se déclenche lorsqu’au moins une séquence d’images comporte un acte non autorisé. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que lesdites interactions sont choisies dans le groupe suivant : nombre et mouvements relatifs desdits opérateurs (OP) les uns par rapport aux autres, passage d’un état où un opérateur (OP) a les mains (M1 ; M2) vides à un état où l’une et/ou l’autre de ses mains (M1 ; M2) porte un objet de valeur (L) et inversement et, lorsque lesdites entités comprennent au moins un contenant (R), passage d’un état où l’une et/ou l’autre des mains (M1 ; M2) d’un opérateur (OP) est(sont) visible(s) à un état ou elle(s) est (sont) dissimulées et inversement, positions des mains(M1 ; M2) relativement aux contenants (R), passage d’un état ouvert dudit au moins un contenant (R) à un état fermé et inversement, et position dudit au moins un contenant (R) dans l’espace, objet de valeur (L) dans ledit au moins un contenant (R). Procédé selon l’une des revendications 8 ou 9, caractérisé par le fait que lesdits actes non autorisés sont choisis dans la liste suivante : objet de valeur (L) non visible avant sa mise en place dans un contenant (R), ledit opérateur (OP) est momentanément non visible dans l’installation, durée de manipulation dudit objet de valeur (L) dépassée, objet de valeur (L) repris en main alors qu’il a déjà été manipulé et déposé, opérateur (OP) ressortant ses mains (M1 ; M2) non vides de l’installation ou d’un contenant (R), opérateur (OP) introduisant ses mains(M1 ; M2) dans un contenant (R) plein. Procédé selon l’une des revendications 8 à 10, caractérisé par le fait que l’on désactive ledit outil d’alerte à l’aide de moyens de désactivation qui sont doublés et opérationnels que s’ils sont activés simultanément, ces moyens étant suffisamment distants l’un de l’autre pour ne pas pouvoir être actionnés simultanément par une seule et même personne.