La présente invention se rapporte à un procédé et à un dispositif de mesure optique d'une dimension d'un objet physique, et elle concerne, plus particulièrement, l'utilisation d'un faisceau lumineux divisé en un nombre fini de faisceaux élémentaires ou pinceaux discrets pour effectuer la mesure. Il est parfois désirable de mesurer une dimension d'un objet fixe ou mobile, par exemple un tronçon continu de tuyau, de mousse ou d'un autre produit d'extrusion qui ne doit pas être touché par un dispositif de mesure mécanique. On a utilisé des moyens optiques pour effectuer une détermi-- nation de la dimension désirée par une mesure photo-électrique de l'obscurissement par interception par l'objet d > un faisceau lumineux traversant d'un espace de mesure. Ces agencements nécessitent que le faisceau lumineux ait une distribution d'intensité tres uniforme si l'objet se déplace latéralement tant soit peu dans 11 espace de mesure. Autrement, un objet donné interceptera dans une position plus de lumière que dans une autre, et le détecteur donnera deux indications différentes pour l'objet de mAeme dimension.En outre, le plus simple de ces agencements nécessite un étalonnage fréquent pour tenir compte de la diminution progressive de l'intensité de la source lumineuse à mesure de son vieillissement, ou bien il nécessite un second photodétecteur pour détecter cette diminution de lumière, en combinaison avec des moyens de compensation de cette diminution. Mais, même une installation à deux photodétecteurs de ce type est d'une application très limitée si une quantité variable et importante de poussière, de fumée ou de brouillard est présente dans l'espace-objet. Dans tous les procédés ci-dessus, le photodétecteur de mesure ne peut effectuer de distinction entre la variation d'obscurcissement due à une variation de quantité de poussière, de fumée ou de brouillard, et la variation d'obscursissement due à l'objet que l'on mesure. Ainsi, on manquait d'un agencement permettant de déterminer une dimension d'un objet, telle que le diamètre d'un tuyau traversant un espace suivant une trajectoire de passage non limitée, dans lequel son mouvement ne subit ni contraintes ni limitations imposées, par exemple par des guides rigides. En outre, les moyens utilisés doivent être indépendants de l'inten sité de la lumière qui traverse l'espace de mesure. Selon l'invention > un appareil de mesure d'une dimension d'un objet physique comprend des moyens pour produire un faisceau lumineux collimaté dont au moins une dimension transversale est au moins égale aux variations acceptables de la dimension-de l'objet mesurée, des moyens pour diviser le volume occupé par le faisceau collimaté en un nombre fini de pinceaux discrets, et des moyens pour compter ces pinceaux lumineux, ces derniers moyens étant suffisamment séparés de la source lumineuse pour que la partie de l'objet å mesurer puisse Atre placée entre eux et la source. Selon l'invention, un procédé pour mesurer une dimension linéaire d'un objet physique consiste essentiellement à projeter un faisceau lumineux collimaté sur l'objet, dans une direction générale perpendiculaire à la dimension à mesurer, à diviser le faisceau lumineux en un nombre fini de pinceaux discrets, à compter les pinceaux limineux discrets qui n'atteignent pas l'objet (c'est-à-dire qui ne sont pas arretés par lui), et à indiquer le résultat du comptage. Par "faisceaux élémentaires ou pinceaux discrets", on désigne des zones lumineuses très peu écartées réparties de préférence uniformément. Du fait que le dispositif selon l'invention ne détecte que le nombre de pinceaux sortant de la zone de mesure (c'est-à-dire les pinceaux qui ne sont pas arretés par objet), le procédé est indépendant des fluctuations dtintensité de la source lumineuse tant que le mécanisme de comptage est suffisamment sensible pour Aetre déclenché par la plus faible intensité lumineuse traversant l'espace de mesure et atteignant le compteur.Comme il satisfait à cette condition, le dispositif selon l'invention ne subit pas l'action de la fumée, la poussière, le brouillard ou une autre matière diffusant la lumière, et il peut être utilisé tant que cette interaction ne réduit pas l'intensité d'un pinceau quelconque du faisceau lumineux collimaté à une valeur inférieure au seuil de sensibilité du mécanisme de comptage. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut Autre réalisée. La figure 1 est une vue schématique d'un dispositif préféré selon l'invention. Les figures 2 et 3 sont des représentations schématiques de signaux électriques produits par le photodétecteur P de la figure. L'appareil selon 11 invention comprend un agencement destiné à produire un faisceau lumineux collimaté dont au moins une dimension transversale est au moins égale aux variations acceptables de la dimension de l'objet mesurée et est, de préférence, nettement supérieure à la dimension de l'obJet mesurée pour tenir compte du mouvement latéral de l'objet. Les moyens peuvent consister en n'importe quelle source lumineuse capable de produire un tel faisceau lumineux, et il est préférable que la source lumineuse produise un faisceau à rayons fortement parallèles. Par "rayons fortement parallèles", il faut entendre que la divergence du faisceau est typiquement de l'ordre d'environ 1 à 2 milliradians.Une source lumineuse à laser remplit facilement cette condition, mais l'on peut utiliser une lampe à arc ou un autre tube à décharge à gaz en combinaison avec des éléments optiques appropriés pour produire un faisceau collimaté. Les spécialistes connaissent bien des -moyens pour produire des faisceaux lumineux collimatés. Le faisceau lumineux collimaté utilisé dans le cadre de l'invention a une dimension transversale au moins égale à la variation maximale acceptable de la dimension de l'objet mesurée. Ainsi, lorsque-la dimension mesurée est l'épaisseur verticale d'une matière en feuille ou d'un tuyau traversant longitudinalement l'espace de mesure de l'appareil selon l'invention, tout en étant étendu à plat sur une surface d'appui plane lisse, il convient que le faisceau lumineux collimate soit dirigé horizontalement vers l'objet (et transversalement par rapport à l'objet en mouvement). Bi la surface inférieure de lt objet repose fermement sur la surface d'appui, on peut contrôler l'uniformité de la hauteur verticale de l'objet, selon l'invention, en balayant simplementla surface supérieure de l'objet. Cela nécessitera un faisceau lumineux collimaté dont une dimension verticale soit au moins égale aux variations acceptables de l'épaisseur de l'objet se trouvant sur la surface d'appui. Cependant, l'appareil est dlune utili-sation beaucoup plus souple, et il peut facilement détecter les variations de dimensions d'un objet traversant espace de mesure à l'état libre, sans support (ctest-à-dire sans surface d'appui transporteuse). Dans ces conditions, il convient d'utiliser un faisceau lumineux collimaté dont une dimension verticale est au moins égale à la dimension verticale à mesurer, pour sa grandeur maximale acceptable.De plus il est désirable, pour obtenir une très grande précision, que l'objet mesuré soit placé dans une position permettant à une partie du faisceau lumineux collimaté de passer sous l'objet à des fins de détection et de comptage, et à une autre partie du faisceau de passer au-dessus de lui pour tenir compte de son mouvement latéral. Un mode d'exécution préféré de l'invention fait usage d'une source lumineuse laser à faible puissance et d'un système de lentilles télescopiques extensible permettant d'augmenter l'aire de la section transversale du faisceau ainsi que le parallélisme des rayons lumineux. La source lumineuse laser pouvant être utilisée dans le cadre de l'invention est d'un type bien connu dans la technique. typiquement, on utilise un laser à ondes continues hélium-néon d'un milliwatt. Ce laser produit, en général, un faisceau lumineux de section transversale circulaire, d'environ l à 2 mm de diamètre. Cependant, le diamètre du faisceau n'est pas essentiel pour réussir à mettre en oeuvre l'invention, du moment que l'on peut obtenir un faisceau lumineux collimaté dont au moins une dimension transversale est au moins égale aux variations maximales de la dimension de l'objet mesurée.Lorsqu1on utilise une source lumineuse comportant un faisceau plus étroit, on peut utiliser un système de lentilles télescopiques extensible pour agrandir le faisceau selon les nécessités.-Un système de lentilles préféré comprend essentiellement deux lentilles cylindriques agencées télescopiquement, permettant d'agrandir suivant une dimension le faisceau dans une mesure supérieure à la dimension de l'objet mesurée. L'utilisation selon l'invention d'une source lumineuse laser de faible puissance et d'un système de lentilles collimateur ressort plus clairement de la figure 1 qui est une vue schématique d'un dispositif préféré selon l'invention. En se référant à la figure 1, le faisceau lumineux 1 provenant d'un laser à ondes continues à faible puissance LS est agrandi suivant une dimension par des lentilles cylindriques L1 et L2. Le technicien peut facilement déterminer les dimensions et propriétés du système de lentilles cylindriques. Typiquement, le rapport de la distance focale de la lentille L2 à celle de la lentille L1 est égal au rapport de la dimension D à la dimension d sur la figure 1. Par exemple, si d égale 1 mm, et si le rapport des distances-focales de L1 et L2 est égal à 1 : 50, l'objet 0 se trouvant-dans l'espace de mesure entre L2 et L) est éclairé par un faisceau lumineux rectangu 3 laire de 50 mm de haut eur 1 mm-de large. Le faisceau lumineux traversant l'espace de mesure est constitué par des rayons fortement parallèles. Par suite, l'objet 0 projettera une ombre très bien délimitée sur une grille G placée après l'objet et avant la lentille L . En variante on peut placer la grille G après la lentille L2 et avant 11 objet 0. La grille G est un exemple typique des moyens pour diviser le faisceau collimaté en un nombre fini de faisceaux élémentaires ou pinceaux discrets. La grillé comprend typiquement une matière transparente, comme du verre ou une matière plastique, comportant des raies ou lignes parallèles alternativement transparentes et opaques Si, comme on le préfère, les raies ou lignes transparentes et opaques ont la mzeme largeur, cela correspond au réseau (ou trame) Ronchi bien connu. L'intervalle entre lignes, appelé pas du réseau (de la grille) ou fréquence spatiale détermine la précision de la mesure puisque la détermination d'une dimension par ce procédé s' appuie sur comptage d'un nombre discret des raies transparentes obscurcies (ou non) par l'objet. L'erreur maximale de détermination de la dimension sera égale au pas du réseau.Si on désire déterminer la dimension de l'objet avec une précision de 0,5 mm, le pas doit être égal à 0,5 mm ou bien la grille doit avoir une fréquence spatiale de 2 paires de lignes par millimètre. La dimension et la position de la grille G doivent lui permettre d'intercepter l'aire de la section transversale du faisceau lumineux collimaté correspondant aux variations maximales de la dimensiqn mesurée. I1 est préférable que la grille G intercepte une aire nettement plus grande que celle-ci de façon à aller au-delà des dimensions maximales et minimales acceptables, pour permettre un contre continu de produits sortant des limites spécifiées. Globalement, la grille G a pour rAcle de diviser la lumière cohérente provenant de la source LS en un certain nombre de zones uniformément espacées. Le faisceau lumineux est ainsi divisé en un nombre fini de faisceaux élémentaires ou pinceaux discrets. Si l'on place un photodétecteur après la grille G, il détecte à la fois un certain nombre de zones lumineuses discrètes séparées par des zones sombres et des variations d'intensité lumineuse d'une zone à 1'autre, comme le montrent les figures 2 et 3. Dans le cadre de f'invention, on utilise seulement le nombre de zones lumineuses (ou de zones sombres) dans le faisceau provenant de l'espace-obået. Une fçis que le faisceau lumineux traversant llespace de mesure a été divisé en pinceaux discrets, on met en oeuvre des moyens pour compter les pinceaux lumineux. Au lieu d'utiliser l'intensité du faisceau'lumineux comme variable de mesure, on mesure, selon 1'invention, le nombre de pinceaux lumineux non obscurcis par l'objet 0. Tant que l'intensité de chaque pinceau lumineux traversant l'espace de mesure (où se trouve l'objet) est supérieur à la limite de seuil du photodétecteur, chaque pinceau discret sera compté indépendamment des variations d'intensité. Le comptage des pinceaux lumineux discrets est effectué par une combinaison lentillemiroir représentée sur la figure 1.La lumièré qui n'est pas interceptée par l'objet O est divisée en un nombre fini de pinceaux discrets par la grille G, et la lentille L1 la fait 3 converger. Cette lumière convergente est déviée par rflexion par un miroir M qui oscille autour d'un axe horizontal qui coïncide avec l'axe optique du système. Le miroir oscillant convertit le faisceau divisé en un nombre fini de pinceaux discrets en unsignal qui est compté. Du fait que le miroir balaye le c8ne lumineux provenant de la lentille sphérique L3 la lentille doit être suffisamment grande pour intercepter l'étendue du cône utilisée dans la mesure particulière envisagée. La fréquence d'oscillation ntest pas essentielle, mais elle est limitée par la rapidité de réponse du détecteur décrit plus loin. La fréquence d'oscillation peut varier dans de larges limites ets pour des raisons de commodité elle peut être voisine de 1kHz. L'arc couvert par le miroir oscillant doit être tel qu'il balaye la totalité du clone de lumière provenant de la lentille L3. Cet arc est typiquement inférieur à environ 100. On trouve dans le commerce des miroirs oscillants du type utilisé dans le cadre de l'invention, et ils sont bien connus des spécialistes. La lumière provenant du miroir M est envoyée par réflexion sur un photodétecteur P et un compteur C détectant et comptant respectivement les pinceaux lumineux discrets. Une lentille sphérique L4 transforme de nouveau la lumière réfléchie par le miroir en faisceau parallèle, du fait que son foyer objet coïncide avec le foyer image de la lentille L3. La hauteur h de la fente S est égale à la hauteur de l'une des raies de la grille si la lentille L4 a la même distance focale que la lentille L3.Si la lentille L4 a une distance focale égale au double de celle de L3, la fente S a une hauteur h égale au double de la hauteur des raies de la grille. I1 est clair que l'on peut facilement calculer la hauteur convenable de la fente S à partir du rapport des distances focales des lentilles L3 et L4 et de la hauteur des raies de la grille G. Un dispositif photosensible, par exemple l'en- semble du photodétecteur P et du compteur C, -est monté derrière la fente S pour détecter et compter les impulsions lumineuses, Le dispositif photosensible est d'un type bien connu dans la technique. Par exemple, on peut utiliser une cellule photoélectrique ou un dispositif à semi-eonducteur, tel qu'une diode photovoltarque au silicium. En connaissant la hauteur de la fente S et l'intensité lumineuse minimale en S, un spécialiste peut facilement choisir un dispositif photosensible. Les figures 2 et 3 représentent schématiquement des signaux électriques représentatifs produits par le photodétecteur P, l'amplitude a étant représentée en fonction du temps t (a en ordonnées et t en abscisses). La figure 2 représente le signal engendré lorsque l'espace-objet ne contient pas d'objet o, etla figure 3 représente le signal engendré lorsqu'un objet 0 est présent dans l1espace-objet. La divergence du faisceau lumineux qui est requise pour une application donnée est déterminée par la distance entre l'objet et la grille et le pas de la grille qui est, quant à lui, déterminé par la précision requise. Le flou éventuel de l'ombre du bord de l'objet sur la grille doit être inférieur au pas de la grille. Le nombre d t impulsions comptées et indiquées par le compteur est déterminé par ia fréquence du miroir oscillant, le pas de grille, la largeur de la grille, la dimension de l'objet mesurée et la période de comptage. Si la grille a 50 mm de haut et comporte 100 raies transparentes d'égale hauteur séparées par une distance égale à cette hauteur, et si la fréquence du miroir oscillant est de 1.000 Hz, et si, en outres le période de compage cu d'éehantillonnage est de 0,1 seconde, lorsqu'il n'y a pas d'objet dans l'espace de mesure, le compteur indique 20.000. Si, en utilisant une telle grille, on place un objet O de 20,2 mm d'épaisseur dans ltespace-objet, tous les autres paramètres étant inchangés, l'objet 0 projette une ombre sur la grille G et intercepte ainsi la lumière qui traverserait autrement 40 des raies transparentes. Les 60 raies non obscurcies restantes feront indiquer au compteur 12.000. Si l'on soustrait ce nombre de 20.000 et si l'on applique à la différence un multiplicateur de 0,0025 mm/compte, l'épaisseur indiquée est de 20,0 mm. La différence de 0,2 mm est l'erreur introduite par le pas de grille. Si cependant 1t objet mesuré se déplace verticalement en traversant ltespace-obået, on augmente considérablément la précision de mesure si l'amplitude du mouvement vertical est supérieure au pas de grille et a lieu au cours d'une durée nettement inférieure à la période de comptage, car un effet de moyenne a lieu. Par exemple, dans le cas ci-dessus? le compte indiqué sera la moyenne de 200dterminations dont certaines seront supérieures de quelques unités et d'autres inférieures de quelques unités. La mesure dans laquelle cette prise de moyenne améliore la précision dépend de la nature du mouvement de l'objet. I1 est clair que, dans le dispositif décrit ci-dessus, un comptage est effectué par le photodétecteur P et le compteur C représentés sur a figure 1, pour chaque raie transparente non obscurcie de la grille G, chaque fois que le miroir oscillant balaye la dimension D. Du fait que le nombre de raies transparentes obscurcies est proportionnel à la dimension de l'objet 0 mesurée, il existe une-relation inverse entre la dimension de,llobjet mesurée et le nombre indiqué par le type usuel de compteur électronique, qui "compte en montant à partir de zéro.Le nombre K, indiqué par le compteur, dans le cas où il n'y a pas d'objet dans l'intervalle de mesure, est déterminé de la façon suivante K = 2(fS)(D)(fm)(t) (1) où fs = fréquence spatiale de la grille G, en raies par milli mètre, ou la fréquence spatiale effective dans le cas où l'on module le faisceau laser et où l'on n'utilise pas de grille, D = largeur du faisceau lumineux total, représentée sur la figure 1 > en millimètres, t = fréquence d'oscillation du miroir 5 en Hz, et t = période d'échantillonnage, secondes. Le facteur 2 est nécessaire pour tenir compte du fait que le miroir balaye l'espace de mesure de la figure 1 deux fois par cycle d'oscillation qu'il effectue. Lorsqu'il y a un objet dans l'espace de mesure, le nombre K', indiqué par le compteur à comptage montant typique, est donné par l'équation suivante K' = (i - ) K (2) où W = dimension de l'objet mesurée en millimètres. La dimension de l'objet est égale au produit de (K-K') par un facteur d'échelle F qui est, dans l'exemple ci-dessus, de 0,0025 illimètre par compte. Le facteur F est donné par l'équation suivante F = 1 2 s77(fm)(t) (3) et F a pour dimension des millimètres par nombre indiqué par le compteur. Si l'on désire avoir un dispositif à lecture directe, supprimant la soustraction, on peut utiliser un second type de compteur de type T'à comptage à rebours". Dans le cas présent, un tel compteur commencerait à compter à partir de K et son indication diminuerait jusqu'à indiquer, à la fin de la pdriode d'échantillonnage, K-K' qui est la largeur de l'objet (après multiplication par le facteur). I1 est clair que l'on peut mettre en oeuvre l'invention de différentes façons, et que le dispositif représenté sur la figure 1 ne constitue qu'un seul parmi de nombreux dispositifs équivalents. Par exemple, du fait que la grille G n'a pour rôle que diviser spatialement les signaux en pinceaux discrets, il en ressort une variante évidente.du procédé ci-dessus. La division du faisceau représenté sur la figure 1 en pinceaux discrets produit un signal échantillonné dans le temps sur le photodétecteur, du fait du balayage produit par le miroir oscillant M. On peut aussi effectuer cet échantillonnage dans le temps en modulant directement l'intensité laser et en éliminant entièrement la grille. On peut le faire par une grande variété de moyens électriques, optico-électriques ou mécaniques, par exemple par modulation électrique directe de la décharge laser par modulation optico-électrique du faisceau laser, par exemple par une cellule Kerr, ou par un filtre de polarisation tournant rapidement, ou bien au moyen d'un disque interrupteur perforé segmenté (par exemple un disque segmenté rotatif). Les différents paramètres du système décrit ci-dessus détermineront l'application de l'un quelconque de ces moyens. I1 est clair que la fréquence à laquelle le faisceau laser est modulé ou interiompu détermine la présicion de mesure dans le cas présent, au lieu du pas de grille. Pour obtenir la même précision, 0,5 mm dans l'exemple ci-dessus où la grille avait une fréquence spatiale de 100 paires de lignes par 50 millimètres ou 100 raies pour un espace-objet de 50 mm, il faut moduler le faisceau laser a une fréquence de 100 x 2.000 = 200 kHz. Cela veut dire qu'il faut "éteindre" et "allumer1, le faisceau laser cent fois par demi-cycle d'oscillation du miroir. En outre, il est clair que le rapport de la fréquence de modulation du faisceau laser à la fréquence du miroir doit être constant.Il est- facile de fixer ce rapport et les moyens pour le faire sont bien connus des spécialistes. De façon analogue, un spécialiste trouvera des solutions remplaçant les moyens décrits précédemment pour balayer optiquement les pinceaux lumineux. Par exemple, on peut utiliser un dispositif photo-sensible pour balayer directement le faisceau lumineux traversant la grille G. La lentille L3, le miroir oscillant M et la lentille L4 ne sont pas nécessaires dans ce cas. Le dispositif produirait un signal semblable à celui qui est représenté schématiquenent sur la figure 3 lorsqu'un objet 0 est présent, et semblable à celui de la figure 2 en l'absence d'objet. Un autre procédé de comptage des pinceaux optiques, quelque peu plus complexe du point de vue électronique, consiste à utiliser un réseau linéaire de petits photodétecteurs discrets au lieu de la grille d. La grille G et tous les éléments optiques qui sont à droite de-celle-ci sur la figure 1 ne sont pas nécessaires dans ce mode d'exécution. Un tel réseau de détecteurs est se-mblable aux dispositifs à semi-conducteurs monolithiques actuellement disponibles pour utilisation dans des lecteurs de carte photo-électriques. Pour avoir la même précision que dans le mode d'exécution décrit plus haut, un tel réseau comprend 100 photodétecteurs dont les centres sont séparés par des intervalles de 0,5 mm.A chacun des photodétecteurs est associé un discriminateur de niveau de signal électronique de façon que la sortie de chaque photodétecteur corresponde à l'un de deux états binaires, 1 ou ttOt', selon que le détecteur particulier envisagé regoit ou non l'ombre (est obscurci ou non) de l'objet se trouvant dans l'espacQobjet. On peut obtenir de l'une des deux façons suivantes un comptage -et un affichage du nombre de photodétecteurs obscurcis, indiquant la dimension désirée : (1) en interrogeant séquentiellement chacun des 100 canaux et en affichant le nombre de canaux dans l'état "1" sur un compteur électronique, ou (2) en décodant simultanément la matrice binaire à 100 canaux et en affichant le résultat sur un voltmètre électronique digital. Le compteur peut indiquer le comptage de n'importe quelle façon appropriée, par exemple par enregistrement sonore, acoustique ou analogue. En effectuant un enregistrement continu en fonction d'une norme, on disposera d'une description complète de l'évolution dans le temps des variations de grandeur de la dimension mesurée, ce qui représentera un avantage dans les opérations industrielles. Les avantages de l'invention consistent en ce qu'elle offre un procédé de mesure sans contact d'une dimension d'un objet et qufelle convient pour être appliquée mgme dans des atmosphères contenant de la fumée ou souillées d'une autre façon. Elle donne une réponse très rapide et elle permet à l'objet mesuré de se déplacer sans restrictions dans l'espace- objet. Le procédé s'applique particulièrement à la mesure de la largeur d'une matière de constitution d'un joint élastomère extrudée en continu. On durcit cette matière dans un four allongé rempli de fumée et à travers lequel la matiere suit un trajet sinueux mal défini. Pendant une certaine durée au cours de laquelle elle se trouve dans le four, la matière est collante et ne peut être touchée. REVEND I C A T TONS 1-. - Appareil de mesure d'une dimension linéaire d'un objet physique, caractérisé en ce qu'il comprend une source lumineuse produisant un faisceau à rayons fortement parallèles, un système extensible de lentilles télescopiques collimatrices augmentant le parallélisme des rayons lumineux et agrandissant au moins une dimension transversale du faisceau lumineux à une dimension au moins égale aux variations maximales de la dimension linéaire de l'objet mesurée, des moyens pour diviser le faisceau lumineux agrandi en un nombre fini de faisceaux élémentaires ou pinceaux discrets, et des moyens pour compter les pinceaux lumineux, ces moyens étant séparés du système de lentilles télescopiques par une distance suffisante pour permettre de placer l'objet à mesurer. 2.- Appareil selon la revendication 1, -caractérisé en ce que les moyens pour diviser le fais-ceau lumineux agrandi consistent en une grille de lignes transparentes et opaques de largeur égale, cette largeur n'étant pas supérieure à l'erreur de mesure maximale admissible. 3.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la source lumineuse est un laser à ondes continues à faible puissance. 4.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens pour compter les pinceaux lumineux consistent essentiellement en une première lentille sphérique, un miroir oscillant, une seconde lentille sphérique, une barrière opaque comportant une fente dont la petite dimension est sensiblement égale à la dimension de l'image d'une ligne de la grille, une cellule photo -- électrique, et un compteur, ces compo- sants étant placés dans des positions telles qu'après avoir franchi l'objet à mesurer, le faisceau lumineux divisé en pin ceaux discrets soit, successivement, focalisé par la première lentille sphérique, réfléchi par le miroir oscillant, collimaté de nouveau par la seconde lentille sphérique, envoyé à travers la fente de la barrière opaque, détecté et eonverti en signaux électriques par ladite cellule photo-électrique, ces signaux étant comptés par ledit compteur. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que le système de lentilles télescopiques agrandit le faisceau lumineux à une dimension supérieure à la dimension de l'objet mesurée.