La technique actuelle tend à remplacer dans la construction le mortier cornue liant par de la colle, entre des briques notzent, ou pour la pose de céramiques. Cette manière d'opérer exige que les matériaux à assembler aient des cotes précises pour assurer une liaison solide et économique. Seule la rectification permet d'obtenir des produits suffisanent calibrés. Pour arriver à ce résultat, on a essayé des meules diamantées dont le prix est élevé et le rendement faible, des meules-boisseaux lapidaires tendres mais qui s usent trop vite et de ce fait ne peuvent garantir un travail régulier, ou enfin des meules-boisseaux lapidaires plus dures mais dont le rendement est faible en raison de leur encrassement rapide. La solution proposée ici et dont les figures jointes donnent schémati- sées un exemple de réalisation, consiste à constituer un bloc (I) en enfilant sur un axe (?) des meules minces et dures (4) sFparées par des entretoises (5) constituées par des disques d'un diamètre plus petit que celui des meules et qui peuvent être réalisés selon les cas en carton, fibre, matière plastique ou équivalents, le tout est ensuite bloqué. C'est le vide périphérique persistant entre les diverses meules qui va éviter l'encrassement. L'axe (2) est incliné par rapport à la trajectoire des produits à rectifier pour qu'il n'y ait pas de zones non traitées. L'angle d'inclinaison peut varier avec la qualité des meules et la dureté des produits à traiter. Pour éviter des usures différentielles des meules, ce qui pourrait produire des stries sur les produits à traiter, il est prévu un mouvement relatif de translation entre le blocxeules (i) et le produit à traiter (3) - ce a > u- vement relatif est en principe perpendiculaire à la trajeetoire des produits à rectifier - ; pour cela on pourra agir soit sur l'are (2) du bloceeule (i) soit sur le support (6) des produits (3- > à usiner. Au cas où il se produirait une usure différentielle importante sur le bloc-meule il est prévu de monter un système de rectification des meules. L'avance des pièces (3) peut se- faire par tout procédé classique, channes, tapis roulant, vérins, etc.. On compense l'usure normale des meules par l'ap- proche du bloc-meule (i) vers la butée, ou inversement par approche de la butée vers le bloc-meule, selon le montage de l'ensemble de la machine. Il est possible d'utiliser la méthode dite "transfert" (fig.2) qui permettra, en présentant le produit (3) successivement à plusieurs bloes-meules (i) convenablement disposés, d'opérer une rectification sur plusieurs faces. De même, si la matière à enlever est trop dure ou trop épaisse, on pourra opérer en plusieurs stades, chaque poste rapprochant de la cote souhaitée. Les résultats obtenus permettent notaient d'assembler des éléments à la colle au lieu du mortier, de poser des btiques creuses avec les trous verticaux, ce qui présente dans certains cas de nombreux avantages, de pein dre ou de tapisser directement sur des produits céramiques ... Le procédé permet en outre un échange facile des meules en cas d'usure anormale d'un ou de plusieurs éléments ainsi que des disques entretoises, ce qui entrainera une économie d'entretien puisque cela évitera de changer lten- semble du bloc. REVENDICATIONS 10 - Rectifieuse de produits céramiques ou de matériaux de construction tels briques ou parpaings ce qui permettra notamment le montage à la colle et qui est caractérisée par l'utilisation d'une meule composite montée sur un axe plus ou moins incliné par rapport au sens de déplacement de la pièce à usiner. 20 - Rectifieuse selon la revendication n0 I caractérisée par la réalisation de la meule qui est constituée par le blocage sur un même axe de meules minces séparées par des disques dont le diamètre est inférieur à celui des meules, ce qui diminue l'encrassement. 30 - Rectifieuse selon la revendication n0 I caractérisée par la possibilité de prévoir en outre un déplacement relatif entre le bloc-meule et le produit pour éviter notamment la formation de stries à la même hauteur. 40 - Rectifieuse selon la revendication n0 I caractérisée par la possibilité de traiter plusieurs faces par la méthode dite de transfert, ou dtef- fectuer le travail sur une même face en plusieurs fois par approches successives de la cote souhaitée.