La présente invention se rapporte au traitement de matières pulverulentes et elle a pour objectif essentiel de créer un procédé et un appareil à l'aide desquels on puisse modifier la température de matières du genre précité, telles que du ciment ou des farines. On sait que la prise du béton est exothermique et quelle est d'autant plus rapide que le béton est mis en place à une température plus élevée. Or, ltéchauffement du béton crée, en cours de prise des dilatations qui sont suivies de retraits lors du refroidissement. Ces retraits, qui staccompagnent parfois de fissurations, sont un inconvénient; par conséquent, il est avantageux de limiter les dilatations et donc les échauffements, ce qui conduit à diminuer la température de mise en place du béton. Un moyen efficace à cet égard consiste à refroidir le ciment, ce qui est tout spécialement indiqué sur des chantiers alimentés directement par des cimenteries qui livrent souvent le ciment encore chaud (quelquefois à plus de 704C). Toutefois, du fait de la finesse de ses particules, le ciment, en masse, est un bon isolant thermique et son refroidissement est chose malaisée. Diverses méthodes ont déjà été utilisées qui, pour la plupart, mettent en oeuvre des parois froides le long desquelles on fait passer le ciment. I1 en résulte un risque de formation de crottes sur ces parois et, en outre, le caractère isolant du ciment limité les possibilités des installations. L'invention permet d'éviter ces inconvénients et, à cet effet, la matière pulvérulente, par exemple le ciment, est mise en contact, sous forme divisée, avec un courant de gaz présentant la température adéquate, par exemple de l'air froid. Le contact des diverses particules avec le gaz en traSne presqussinstantanément la modification voulue de la température desdites particules et la matière prend en quelques secondes une température voisine de celle du gaz. Avec un tel procédé, la finesse des particules, qui était un inconvénient, notamment pour le ciment en masse, devient un avantage, puisque les particules isolées sont d'autant plus vite refroidies qu'elles sont plus fines. Le procédé est applicable aux matières pulvérulentes les plus diverses. On peut le mettre en oeuvre, industriellement, au moyen d'un appareil comportant une cheminée dans laquelle on établit un courant de gaz et où l'on fait tomber la matière pulvérulente en pluie. Dans le cas du ciment, cet appareil pourra être combiné avec un silo à ciment, pour lequel il fera office de dispositif d'alimentation. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure est une vue schématiqWe, en coupe verticale, d'un appareil de refroidissement de ciment conforme à l'invention. Dans l'exemple de réalisation représenté sur le dessin, une cheminée verticale 1 est montée sur le sommet d'un silo à ciment 2, avec lequel elle communique par une trémie 3. À la base de la cheminée sont percées des ouvertures 4, par lesquelles pénètre un courant d'air 5, dont la température est maintenue à la valeur voulue par un dispositif approprié tel que des éléments réfrigérants 6 que cet air doit lécher. La cheminée est à tirage forcé, le courant d'air étant induit ou accéléré par un ventilateur 7, disposé dans la tubulure supérieure 8 de ladite cheminée. La partie supérieure 9 de la cheminée 1 est plus large que la partie inférieure 10, comme on peut le voir sur le dessin et elle contient à sa base un tamis vibrant horizontal 11, dont la surface est sensiblement égale à la section de la partie inférieure 10, de telle sorte que du ciment, déversé sur le tamis, tombe en pluie aussi régulièrement que possible dans toute ladite partie inférieure. Le tamis 11 est disposé un peu au-dessus de la sortie de la partie 10, de façon à permettre à l'air qui monte de le contourner. Au-dessus du tamis il est prévue une trémie tampon 12, également moins large que la partie supérieure 9 de la cheminée. La trémie 12 est alimentée en ciment par une conduite latérale 13; elle comporte un distributeur alvéolaire rotatif 14 assurant un débit de ciment régulier sur le tamis vibrant 11. La trémie 12 est surmontée d'un filtre 15 à décol matage périodique qui barre toute la partie supérieure de la cheminée et eous lequel est prévu un entonnoir 16, agencé de telle sorte que le ciment arrêté par le filtre retombe dans la trémie 12. Le filtre 15 peut comporter des doigts verticaux et Sa maille est suffisamment fine pour empecher les particules de ciment de 8 t échapper. La vitesse ascensionnelle de l'air dans la cheminée est réglée à une valeur inférieuzeà la vitesse moyenne de chute des particules de ciment, de telle sorte que ces dernières ont tendance à tomber dans le silo et que seule une minorité d'entre elles atteigne normalement le filtre. Le circuit d'air représenté sur le dessin est ouvert, la cheminée débouchant dans l'atmosphère. On aurait pu fermer le circuit sur lui-même l'air retournant aux dispositifs de réglage de la température. On pourrait aussi, en circuit fermé, utiliser des gaz autres que l'air. Il va de soi que le mode de réalisation décrit n'est qutun exemple et qu'il serait possible de le modifier, notamment par substitution d' équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention0 REVENDICATIONS 1. Procédé permettant de modifier la température de matières pulvérulentes, caractérisé en ce que l'on met en contact la matière sous forme divisée avec un courant de gaz présentant la température adéquate. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fait tomber la matière pulvérulente en pluie dans un courant ascendant de gaz. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on règle la vitesse ascensionnelle du gaz i une valeur inférieure à la vitesse moyenne de chute des particules de matière 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications1 à 5, caractérisé en ce que l'on filtre le gaz après sa mise en contact avec la matière. 5. Appareil permettant l'exécution du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par une cheminée, des moyens pour faire circuler le bas en haut dans cette cheminée, un gaz à une température donnée, des moyens pour introduire la matière pulvérulente, sous forme divisée, dans la cheminée et des moyens pour séparer ladite matière du courant de gaz après son contact avec celui-ci. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que la matière pulvérulente est déversée dans la cheminée sur un tamis vibrant de façon à tomber en pluie dans ladite cheminée. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que la cheminée présente, au-dessous du tamis vibrant, une section sensiblement égale à la surface du tamis, un passage étant ménagé autour du tamis pour le gaz. 8. Appareil selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que le tamis est alimenté par un distributeur assurant un débit régulier de matière pulvérulente. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que la cheminée est barrée par un filtre suffisamment fin pour arr8ter la matière pulvérulente, la matière arr8tée par le filtre retombant dans un réceptacle dans lequel est introduite la matière pulvérulente fournie à la cheminée. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisé en ce que la circulation du gaz est forcée dans la cheminée. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 10, caractérisé en ee que la température du gaz est réglée préalablement à l'entrée du gaz dans la cheminée. 12. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 11, destiné au refroidissement de ciment, caractérisé en ce qu'il est combiné à un silo à ciment pour lequel il sert de dispositif d'alimentation.