L'invention se rapporte à un dispositif pour le rangement des leurres, notamment les boites pour mouches artificielles. I1 convient, avant d'aborder les dispositions principales de l'invention, de rappeler les difficultés rencontrées à l'occasion de la fabrication et de l'utilisation des dispositifs de rangement du genre trousse ou boite. On connaft tout d'abord les dispositifs à casiers dans lesquels sont placés librement les mouches artificielles, de tels casiers sont souvent utilisés à poste fixe dans les magasins de vente. On place le plus souvent plusieurs mouches de même taille et inême catégorie dans un même casier, ce qui présente de nombreux inconvénients, car les hackles et les hameçons des mouches s'imbriquent les uns dans les autres, ce qui d'une part dégrade plus ou moins la structure et la présentation de la mouche, endommage les tinsels, et d'autre part ne permet pas le choix d'une seule mouche étant donné leur imbrication en "paquets" désordonnés. ll s'ensuit souvent, au moment de l'extraction du paquet de mouches, la chute d'un ou plusieurs spécimens. I1 faut rappeler également qu'une mouche artificielle est souvent le fruit d'un travail d'adresse et d'art imitatif, et qu'il s'agit d'un produit très technique, précis, fragile, souvent coûteux. Pour l'utilisation sur le terrain, on a miniaturisé les casiers, on y a adapté un couvercle, le tout constituant une boite à mouches. De telles boites présentent, en plus des inconvénients déjà cités, le fait qu'elles sont utilisées sur le lieu de pêche, plus ou moins venté, plus ou moins éclairé, plus ou moins accidenté. On comprend sans difficulté les problèmes de choix, de sélection, de préhension. On a cherché à résoudre le problème de la sélection et de la préhension en fixant isolément les mouches sur un support. Dans un premier mode d'exécution connu, on a constitué sur le support une sorte de ratelier formé de lamelles métalliques élastiques, disposées par paires et entre lesquelles on fixe par pincement la mouche entre la courbe de l'hameçon et sa pointe. Ce mode de rangement est de fabrication complexe (découpage, emboutissage, montage des lamelles), son prix de revient est élevé, et surtout le mode de prise des mouches par la courbe de l'hameçon réclame de la précision et une certaine adresse, mais il a encore pour inconvénient, d'obliger à saisir la mouche par la tête, c'est-à-dire dans une zone très fournie en hackles et poils fragiles, et cela tant à la mise en place qu'à l'extraction, ce qui cause, en l'absence de précautions minutieuses, les dommages de présentation déjà cités. Dans un deuxième mode d'exécution, on a constitué sur le support plusieurs rangées de peignes en matière souple, chaque rangée comprenant deux peignes dont les dents se font face et entre lesquelles on introduit par frottement la partie de la mouche comprise entre la courbe de l'hameçon et sa pointe. Ce mode de fixation présente le double inconvénient de l'endomma- gemment des hackles et la difficulté de préhension car très souvent, l'ardillon de l'hameçon est retenu dans les dents du peigne. On connais également un autre mode de rangement des mouches qui consiste à enfoncer la pointe de l'hameçon dans un support tel que par exemple un parement de mousse ; là encore, la mise en place ou l'extraction de la mouche se fait par préhension de la téte de la mouche et il est fréquent que l'on plante la pointe de l'hameçon en faisant pénétrer l'ardillon dans la mousse, l'extraction devient alors difficile, l'ardillon s'accrochant avec effet d'anti-retour dans la mousse. En insistant à l'extraction, on arrache à chaque fois un morceau de mousse si bien qu'à l'usage, le support est progressivement détruit. Le même inconvénient se répète lorsque le support est par exemple une plaque de liège. La présente invention a en conséquence pour but principal de remédier aux inconvénients des supports de rangement connus ci-dessus rappelés, en fournissant un dispositif qui conduise à un mode de rangement nouveau garantissant les mouches contre tout froissement ou endommagement physique ou de forme, des poils ou des hackles. Un autre but de l'invention est de fournir un dispositif permettant une mise en place et une extraction des mouches sans efforts et adresse particuliers, et n'entrafnant pas d'enlèvement de matière. Un autre but encore est de fournir un dispositif qui améliore la visualisation des mouches, afin de supprimer les défauts d'appréciation de dimension. Pour atteindre ces buts, l'invention concerne plus spécialement un dispositif de rangement pour leurres, en particulier les mouches artificielles, caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité de logements de prise pour les mouches, ces logements, de préférence à axe d'-introduction perpendiculaire à un plan, présentant une paroi enveloppante propre à emprisonner par déformation plastique et serrage élastique radial, la tAte de la mouche, c'est-à-dire l'extrémité de la hampe d'un hameçon où se raccorde le bas de ligne ou fouet de pose. Grâce à cette disposition, la mouche n'est plus fixée par l'hameçon, ce dernier sert, au contraire, de moyen de préhension pour Ia mise en place ou le retrait des mouches, les hackles ou poils ne sont donc plus manipulés et ne se trouvent plus détériorés pendant le stockage du fait qu'ils sont libérés de tout contact. Suivant une disposition de l'invention, les logements de prise se présentent sous formes de gaines, à parois élastiquement déformables, implantes de préférence sur un support plan et dépassant de ce support de manière à créer un espace libre en toutes directions autour de la tête de la mouche. Par cette disposition, on peut ranger sans contact avec les hackles poils ou ailes, les mouches les plus fragiles, tout en améliorant très sensiblement leur visualisation par rapport au plan support contrastant. Suivant une autre disposition de l'invention, les logements de prise sont réalisés par un profilé à double lèvre, entre lesquelles sont formés des alvéoles élastiquement déformables, séparés les uns des autres par de fines cannelures, chaque alvéole ayant une épaisseur sensiblement égale à l'épaisseur du fer d'un hameçon et une section transversale épousant le contour de l'oeillet de prise de l'hameçon. Selon cette disposition, on peut faire varier à volonté l'écartement entre deux mouches voisines, notamment en fonction de leur taille mais aussi on les immobilise en rotation, ce qui est souhaitable notamment pour une bonne visualisation à l'état stocké. Suivant une variante, les logements de prise sont à axe d'introduction incliné par rapport à leur plan d'implantation, ce qui perment le rangement sous plus faible encombrement des grosses mouches par exemple à I)'autres caractéristiques et avantages ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre, d'un mode d'exécution de l'invention, donné ici à titre d'exemple et représenté sur les dessins joints dans lesquels La Figure 1 est une vue en perspective montrant une boite à mouches faisant application du dispositif de rangement suivant l'invention. La Figure 2 est une vue en coupe longitudinale de la boite selon la Figure 1, montrée à l'état fermé. La Figure 3 est une vue de détail à plus grande échelle, montrant en coupe un premier mode de réalisation d'un moyen de prise pour une mouche. La Figure 4 est une vue semblable à la figure 3, montrant un autre mode d'exécution d'un moyen de prise pour une mouche. La Figure 5 est une vue en perspective avec partie arrachée montrant une variante d'exécution de boite à mouches. La Figure 6 est une vue de détail à plus grande échelle, montrant en coupe Ia variante d'exécution de la figure 5. Suivant l'invention, an a désigné par la référence générale 10, un dispositif pour le rangement de mouches artificielles, en particulier une boite à mouches Dans l'exemple d'exécution des figures 1 et 2, la boite à mouches se compose d'un boitier Il et d'un couvercle 12, cinématiquement solidaires l'un de l'autre par l'intermédiaire de charnières 13 en soi connues. Le boitier 11 et le couvercle 12 peuvent être réalisés d'une manière traditionnelle en bois, mais peuvent également être obtenus par tous moyens appropriés, notamment par moulage, en matière plastique, opaque ou transparente. La boite à mouches n'est qu'un exemple d'exécution de l'invention, et il va de soi que le dispositif peut se présenter sous forme de plateaux de rangement, tels que ceux par exemple que l'on peut utiliser dans un magasin de vente pour le stockage et la présentation des mouches. Dans le mode d'exécution sous forme de boite, le dispositif comporte une pluralité de logements de prise pour les mouches, respec tivementl4, 15, de structures identiques ou différentes. Quel que soit le mode d'exécution retenu, les logements de prise sont de préférence à axe d'introduction 16, perpendiculaire à un plan, respectivement 17, 18. Chaque logement présente une paroi enveloppante 14a,15a, propre à emprisonner par déformation plastique et serrage élastique radial, la tête 19 d'une mouche 20. Cette tête est formée à ltextrémité de la hampe d'un hameçon 21, le plus souvent par un oeillet 22, où se raccorde, pour l'action de pêche, le bas de ligne du fouet de pose. Selon un premier mode de réalisation, on peut disposer par exemplé dans le boitier il d'une boite à mouches, les logements de prise 15 qui se présentent sous forme de petites gaines 23, à parois élastiquement déformables, implantées de préférence sur le support plan 18, et dépassant de ce support de manière à créer un espace libre en toutes directions, autour de la tête de la mouche, ainsi que cela paraft clairement à l'examen de la figure 3. Les gaines 23 sont avantageusement venues directement de moulage avec le support plan 18, ce qui permet une fabrication simple et rapide autorisant sans difficulté, de grandes séries à bas prix de revient. On comprend que par cette disposition, la pose et/ou la dépose d'une mouche est extremement aisée puisqu'il suffit de la saisir au niveau de la courbure de l'hameçon 21, pour introduire ou extraire la tête de l'un quelconque des logements de prise. Suivant un autre mode de réalisation, les logements de prise 14, disposés par exemple dans le couvercle 12, se présentent sous forme de puits pratiqués dans l'épaisseur d'un support 17a, tel que par exemple une mousse plastique, une plaque de liège, et d'une manière plus générale, tout matériau présentant un certain module d'élasticité. Dans tous les cas, il est souhaitable que la matière du support puisse subir une déformation plastique non permanente. fl est particulièrement avantageux, lorsque le dispositif se présente sous la forme d'une boite à mouches, comprenant un boitier et un couvercle, que les logements de prise, respectivement 14 et 15, soient disposés en rangées parallèles, et que les rangées du boitier et du couvercle soient décalées entre elles d'un demi-pas. Grâce à cette disposition, les rangées de mouches, par exemple du couvercle, trouveront leur place entre les rangées du boîtier, ce grâce à quoi, il n'y aura jamais de contact entre les mouches du boitier et les mouches du couvercle. Cet avantage est hautement souhaité car, comme indiqué dans l'état de la technique connu, tout froissement ou détérioriation des poils ou des hackles, compromet la présentation de Iâ mouche et par suite, son pouvoir pêchant. Dans le mode d'exécution représenté aux figures 5 et 6, les logements de prise sont désignés par la référence 24. Dans cette variante d'exécution, les logements 24 sont réalisés par un profilé à double lèvre, respectivement 25, 26, entre lesquelles sont formés des alvéoles élastiquement déformables, séparés les uns des autres par de fines cannelures 27. Chaque alvéole a de préférence une épaisseur sensiblement égale à l'épaisseur du fer d'un hameçon et surtout, comme il est montré figure 6, une section transversale épousant le contour de l'oeillet 22 de prise de l'hameçon. On comprend que grâce à cette disposition, les têtes de mouches sont immobilisées en rotation, ce qui est particulièrement souhaitable lorsque l'on désire orienter dans un sens ou dans l'autre la pointe des hameçons. Dans ce mode d'exécution, le profilé à double lèvre peut être réalisé dans une matière moins souple ou moins adhérente qu'une mousse, par exemple une matière plastique élastiquemetit déformable telle qu'un polyéthylène, propylène, ou autre matière à module d'élasticité comparable. Dans ce mode d'exécution, les alvéoles de prise pour les têtes de mouches, sont juxtaposés les uns à la suite des autres sans interruption, ce qui permet de choisir la distance d'espacement entre deux mouches qui se suivent, en fonction du volume qu'elles occupent normalement dans l'espace, ce grace à quoi on est certain, là encore, de ne pas endommager un seul poil ou hackle. Quel que soit le mode d'exécution adopté, il est particulièrement avantageux de faire contraster la teinte des supports par rapport à la teinte des mouches que l'on désire stocker. Ainsi par exemple, pour les mouches claires, on utilisera un support foncé, tandis que pour les mouches foncées, on utilisera un support clair. Cette technique simple, en combinaison avec les logements de prise à puits ou à gaines, permet une présentation rationnelle des mouches, une visualisation spatiale très complète. Les montages les plus délicats, du genre éphémères ou mini-mouches et moucherons, peuvent être rangés et stockés sans aucun risque de détérioration puisqu'il n'est plus nécessaire, dans ce nouveau mode de rangement, de "saisir" manuellement le corps de la mouche. Seules la pointe et la courbe de l'hameçon sont manipulées, ce qui peut se faire sans dommage pour "l'habillage' 'de la mouche. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples d'exécution ci-dessus décrits et représentés, pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1) Dispositif de rangement pour leurres, en particulier les mouches artificielles, caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité de logements de prise pour les mouches, ces logements, de préférence à axe d'introduction perpendiculaire à un plan, présentant une paroi enveloppante propre à emprisonner par déformation plastique et serrage élastique radial, la tête de la mouche, c'est-à-dire l'extrémité de la hampe d'un hameçon où se raccorde le bas de ligne ou fouet de pose. 2) Dispositif de rangement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les logements de prise se présentent sous formes de gaines, à parois élastiquement déformables, implantées de préférence sur un support plan, et dépassant de ce support de manière à créer un espace libre en toutes directions autour de la tête de la mouche. 3) Dispositif de rangement selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les bgements de prise sont réalisés par un profilé à double lèvre, entre lesquelles sont formés des alvéoles élastiquement déformables, séparés les uns des autres par de fines cannelures, chaque alvéole ayant une épaisseur sensiblement égale à l'épaisseur du fer d'un hameçon et une section transversale épousant le contour de l'oeillet de prise de l'hameçon. 4) Dispositif de rangement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les logements de prise se présentent sous forme de puits pratiqués dans l'épaisseur d'un support en matière pouvant subir une déformation plastique non permanente 5) Dispositif de rangement selon I'une quelconque des revendications I à 4, notamment boite à mouches, comprenant un boitier et un couvercle mobile sur ce boîtier, caractérisé en ce que le bac et le boitier comportent des logements de prise pour les mouches, ces logements étant disposés en rangées parallèles, les rangées du boitier et du couvercle étant décalées entre elles d'un demi-pas. 6) Dispositif de rangement, selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les logements de prise sont à axe d'introduction incliné par rapport à leur plan d'implantation, ce qui permet le rangement sous plus faible encombrement des grosses mouches par exemple à saumon.