La présente invention concerne les ponts dont il est nécessaire d'assurer la réfection, en raison par exemple d'un affaissement de leur voûte dd aux surcharges et/ou aux vibrations qui ont pu être appliquées à celle-ci, et/ou d'un affouillement de leurs piles. I1 n'est pas rare d'observer de telles dégradations sur des ponts soumis à unecirculation intense, notamment en poids lourds, en particulier lorsqu'il s'agit de ponts relativement anciens et/ ou réalisés en maçonnerie. Une première solution pour assurer la réfection de tels ponts est d'injecter dans leur voûte et/ou dans leurs piles un matériau, résine par exemple, susceptible, en faisant prise, d'en assurer un raffermissement I1 ne peut stagir que d'un palliatif. Une deuxième solution, plus radicale, consiste à détruire le pont concerné pour lui en substituer un nouveau. Il s'agit dlune solution coûteuse, qui nécessite une interruption prolongée de la circulation, et qui se heurte le plus souvent aux réticences des communautés locales intéressées, notamment lorsque le pont concerné présente un caractère historique et/ou une esthétique particulière. La présente invention a d'une-manière générale pour obJet d assurer la réfection d'un pont en évitant les inconvénients succinctement exposés ci-dessus. Suivant l'invention, on dégarnit partiellement l'extrados de la ou des voûtes du pont à refaire ; on assoit, sur le terrain, aux extrémités de ce pont, des blocs d'assise indépendants de celui-ci, les dimensions et l'implantation de ces blocs d'assise étant déterminées enfonction d'une part, de la catégorie routière du pont, et d'autre part, de la qualité du terrain portant se trouvant aux extrémités du pont ; on coule, ensuite, d'un des blocs d'assise à l'autre, une dalle doublant surface ledit pont par exemple, en utilisant au moins pour partie comme coffrage ledit extrados de celui-ci. Pour que le procédé soit efficace et durable, il est nécessaire de ne pas décharger exagèrément l'ancien ouvrage. En effet, il est important que l'extrados du pont à traiter soit dégarni le moins possible de manière à pratiquement couler la dalle sur un remblai de sable ou autre matériau de ce genre de très faible épaisseur 7 ainsi le sol se trouvant sur l'extrados reste compaet et il ne peut pas se créer de vide ou de poche entre la nouvelle dalle et l'ancien ouvrage. I1 est évident que tout vide ou poche se créant signifierait que l'ancien ouvrage se décharge et que des infiltrations d'eau pourraient se produire et-détruire la voûte du pont à traiter. En bref, le procédé suivant 1 invention conduit à coiffer le pont à traiter d'un nouveau pont le libérant de toute charge autre que celle éventuellement nécessaire à son maintien, la dalle mise en oeuvre étant pour l'essentiel aut3 Compte tenu de ce que cette dalle est coulée sur un coffrage formé au moins pour partie par l'ancien pont, sa mise en place est rapide, et la durée d'interruption de circulation nécessaire à l'ensemble des opérations concernées est limitée. En outre, cette mise en place est économique. Enfin, elle ne modifie pas pour 11 essentiel l'esthétique du pont traité, qui peut être avantageusement globalement conservé, y compris ses garde-fous -éventuels. En effet, la dalle se substituant suivant la présenteinven- tion à un tel pont peut n'avoir qu'une épaisseur réduite, en général inférieure à 50 cm, et compte tenu du dégarnissage partiel préalable du pont en question, elle ne conduit au plus qu'à un réhaussement modéré de la. voie portée par celui-ci. Un autre avantage du procédé suivant l'invention consiste à utiliser des ouvrages anciens lors de la construction de grands axes routiers ou auteroutiers. On sait que les ponts-routes sont rangés en trois classes, en fonction de leur largeur roulable et de leur destination. Ce procédé, dit de dalle auto-portante, permet éventuellement, et si nécessaire, de changer la classe d'un pont et donc de changer de catégorie la voie ou la route porte, soit en consolidant ce pont, et, ainsi, il pourra admettre une charge plus importante notamment pour le passage de poids lourds soit, aussi, en élargissant ce pont ; dans ce dernier cas, la dalle construite. et lesblocs d'assise seront plus larges que l'ancien ouvrage qui reste tout de même le support prancipal pour les travaux.Ces cas peuvent se présenter lors de la construction d'une autoroute : on peut, alors, utiliser d'anciens ouvrages pour les bretelles d'accès ou pour les déviations de certaines routes importantes. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la-description qui va suivre, à titre d'exemple en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en élévation d'un pont à refaire, avec arrachement local les figures 2A,2B,2C, sont des vues analogues à celle de la figure 7 et.i-llustrent les diverses phases d'intervention appliquées suivant l'invention à un tel pont pour sa réfection. Ces figures illustrent l'application de l'invention à la réfection d'un pont ne comportant à titre d'exemple qu'une seule travée. On a schématiquement indiqué à la figure 1, en 10 les culées d'un tel pont, en 11 sa voûte, en 12 le garnissage qui en constitue l'extrados, en 13 le revêtement de chaussée qu'il porte, et en 14 les gardè-fous encadrant ce dernier. Pour la réfection de ce pont, on assume, tout d'abord, suivant l'invention, un dégarnissage partiel de l'extrados 12, figure 2h, et, si nécessaire mais pas obligatoirement, la dépose des garde-fous 14. On assoit ensuite sur le terrain, aux extrémités du pont, des blocs d'assise 16 indépendants de celui-ci. De tels blocsd'assise 16, qui s'étendent transversalement, sont réalisés suivant les modalités usuelles en matière de fondation, de préférence en béton, avec, en regard l'un de l'autre, des fers 17 en attente. Ensuite, figure 2B, on étend sur l'extrados 12 un lit de sable 18ét, on coule sur celui-ci, d'un bloc d'assise 16 à l'autre, une dalle 20, qui double en surface le pont concerné, et qui se lie aux blocs d'assise 16 par les fers 17 de ceux-ci. Ainsi qu'il est aisé de le comprendre le coffrage nécessaire à la coulée de la dalle 20 est assuré par le pont traité lui-même, ce coffrage étant éventuellement complété si nécessaire, en par ticulier aux extrémités de ce pont. La dalle 20, qui prend appui sur les blocs d'assise 16, puisque convenablement liaisonnée à ceux-ci, est calculée de manière à être pour l'essentiel auto-portante, sa flèche au centre étant soigneusement contrôlée pour qu'elle n'appuie au plus sur la voûte qu'elle,surmonté que dans la stricte mesure où la charge correspondante est nécessaire à la tenue de cette voûter Autrement dit la dalle 20 suivant l'invention libère le pont traité de toute charge autre que celle éventuellement nécessaire au maintien convenable de celui-ci. il s'agit de préférence d'une dalle en béton convenablement armé, suivant des modalités connues par elles-mêmes Enfin, on replace à la surface de la dalle 20 le revêtement routier 13 et les garde-fous 14 lorsque ceux-ci ont été démontés, figure 2C. le pont traité, qui est dès lors court-circuité par le nouveau pont qui le coiffe, conserve ainsi avantageusement son esthétique propre. Bien entendu la présente invention ne se limite pas à la forme de mise en oeuvre décrite et représentée mais englobe toute variante d'exécution. REVENDICAXIONS 1. Procédé pour la réfection d'un pont consistant à dégarnir partiellement l'extrados de la ou des voûtes de ce pont, à asseoir sur le terrain, aux extrémités de ce pont, des blocs d'assise indépendants de celui-ci, et à couler d'un de ces blocs d'assise à l'autre une dalle doublant en surface ledit pont. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, pour coulée de ladite dalle, on utilise au moins pour partie comme coffrage l'extrados de la voûte du pont à traiter. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite dalle est établie de manière à libérer le pont traité de toute charge autre que celle éventuellement nécessaire au maintien convenable de celui-ci. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la dalle auto-portante transforme le pont de telle manière que celui-ci peut changer de numéro de classe et par suite la voie passant sur- ce pont peut changer de catégorie (par exemple, pour le passage de poids lourds). 5. Pont refait conformément au procédé suivant l'une quekon- que des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'extrados de sa ou ses voûtes est surmonté par une dalle qui s'étend entre deux blocs d' assise indépendants. 6. Pont suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les blocs d'assise et la dalle sont plus larges que l'extrados de sa ou de ses voûtes.