L'invention due à Antoni TARCZEWSKI a pour objet un revêtement routier ou semblable monolithique, notamment en béton, posé sur une infrastructure élastique ou plus ou moins rigide,' ainsi qu'une méthode d'exécution de ce revêtement. Dans les revêtements monolithiques connus jusqu'à présent, la semelle est exécutée en matériaux de construction, géné- ralement en béton, et elle forme une couche pleine reposant par toute sa surface sur l'infrastructure élastique. Il en résulte que cette semelle travaille à la flexion. Dans ces conditions, l'épaisseur de cette semelle présente dss valeurs plus grandes, en général à partir de 20-40 cm, suivant les parametres de charge imposés par le trafic routier. Cette solution consomme donc une quantité de matériau importante, qui se répercute à une grande échelle lorsqu'il s'agit de revêtements pour routes, places, postes de magasinage, parkings, locaux industriels, etc. Cette consommation importante de matériaux augmente les frais de transport, d'appareillage de construction, de consommation d'énergie, de main-d'osuvre. L'invention a pour objet principal de procurer un revêtement ne présentant pas les inconvénients rappelés ci-dessus, des revêtements de l'art antérieur. Le revêtement monolithique suivant l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte une couche porteuse en matériau de construction, notamment en béton, sur la face inférieure de laquelle sont ménagées des cavités auxquelles- correspondent des bossages convexes de forme complémentaire formés sur la surface de l'infrastructure qui est constitué en un matériau perméable compacte. Les susdites cavités et les boassages correspondants sont de préférence reproduits à un rythme géométrique. Les bossages convexes ont avantageusement une forme géométrique sphéroidale, paraboloïdale ou bien d'allure cylindrique. La hauteur des profils de ces bossages est de préférence comprise entre I et 4 de la hauteur de la couche porteuse. 35 La surface séparant les bossages convexes est de préférence comprise entre 10-80% de la surface occupée par lesdits bossages. La méthode d'exécution d'un tel revêtement monolithi que comporte essentiellement la formation des bossages prévus à la surface de l'infrastructure, bossages formant un rythme géométrique de profils convexes, ainsi que le remplissage, à l'aide de béton, des espaces en dépression séparant ces bossages, et finalement, le recouvrement de l'ensemble par une couche supérieure de béton. I1 peut être avantageux de stabiliser l'infrastructure par des agents stabilisateurs connus. Ce mode de construction suivant l'invention élimine le travail du béton sur flexion. La transmission des forces du revêtement sur la couche de l'infrastructure se fait essentiellement par l'intermédiaire du réseau de bossages convexes, les écarts entre ces bossages, qui sont remplis avec du béton, formant une structure nervurée travaillant par compression à la façon d'une voûte. Les revêtements suivant l'invention sont dans chaque cas adaptés aux charges du trafic prévus. Ils peuvent également être prédéterminés en catégories correspondant à différents taux de trafics allant des plus faibles aux plus élevés. Les revêtements suivant l'invention peuvent avantageusement être utilisés, notamment, pour des revêtements urbains ou de campagne, des chaussées, des parkings, des postes de stockage, et des sols d'entrepôts ou de hangars, des bordures, etc. La surface du revêtement peut être couverte avec un tapis asphaltique ou bien finie avec une autre méthode connue. Elle peut, dans certains cas, servir de chaussée. L'invention pourra être mieux comprise encore à l'aide du complément de description qui suit relatif à un mode de réalisation préféré mais non limitatif, complément de description se référant au dessin ci-annexé dont les figures 1 et 2 représentent, respectivement en coupe transversale et en plan 1 'in- frastructure et la couche porteuse d'un revêtement routier conforme à l'invention. L'infrastrucrure 1 du revêtement illustré figure 1 est constituée en un matériau de construction (béton par exemple) mouillé et compacté à l'aide d'un rouleau spécialement profilé produisant, à la surface de cette infrastructure, des nervures convexes 2 à profils incurvés inclinées vers l'axe longitudinal du revêtement. Ces profils ont une hauteur égale aux 3/4 de la hauteur d'une couche porteuse 3 recouvrant le réseau de bossage. Les écarts 4 entre les bossages 2 représentent 70 %. de l'étendue desdits bossage. La surface de l'-infrastructure est stabilisée à l'aide d'une dispersion aqueuse d'un polymère approprie. Après quoi, on procède à la formation en deux temps de la couche porteuse 3. Dans un premier temps, on remplit avec du béton l'espace 4 séparant les bossages 2 et de cette manière on obtient un réseau de nervures jouant le rôle d'éléments porteurs pour la couche porteuse 3 qui est mise en place, dans un deuxième temps, dans un intervalle de 1 à 5 heures. Une telle construction du revêtement routier monolithique permet, toutes choses égales par ailleurs, une diminution de la hauteur de la couche porteuse, dans des limites de 5 à 25 %, et une diminution de la consommation du béton de 30 à 60 %, par rapport aux solutions traditionnelles connues. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contrainre, toutes les variantes. notamment en ce qui concerne la forme et les dimensions des bossages de l'infrastructure qui seront déterminés en fonction des conditions d'exploitation du revêtement particulier considéré. REVENDICATIONS 1. Revêtement routier ou semblable monolithique comportant une couche--porteuse exécutée en un matériau de construction tel notamment que du béton, et reposant sur une infrastructure exécutée en un matériau perméable et compacté, le susdit revêtement étant caractérisé en ce que la face inférieure de la couche porteuse t33 présente des cavités qui correspondent à des bossages convexes de forme complémentaire (2) formés suivant un rythme géométrique sur la surface de l'infrastructure t1). 2. Revêtement mpnolithique suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les profils des bossages convexes 2) ont une forme géométrique sphéroitdale, paraboloi'dale ou bien d'allure cylindrique. 3. Revêtement monolithique suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la hauteur des profils des bossages convexes t2) est -comprise entre 1/3 et 4/5 de la hauteur de la couche porteuse (3). 4. Revêtement monolithique suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les surfaces t4) séparant les bossages convexes t23 représentent de 10 à 80 % de l'étendue couverte par lesdits bossages. 5. Méthode d'exécution d'un revêtement routier ou semblable monolithique comportant une couche porteuse [3) reposant sur une infrastructure t1), caractérisée en ce qu on forme sur la surface de l'infrastructure t1), suivant un rythme géométrique, des bossages convexes (2), on remplit avec du béton les dépressions (4) existant entre les bossages convexes (2), et, ensuite, on met en place la couche porteuse 3 de béton. 6. Méthode suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la surface de l'infrastructure t1) est stabilisée avec des agents stabilisateurs.