La présente invention concerne une machine doseuse à piston pour masse pâteuse, notamment utilisée en boulangerie pour la division d'une grande quantité de pâte en fractions égales, en vue de la confection des pâtons. On connaît déjà, notamment par le brevet espagnol N0149 474 du 25 avril 1940, une machine doseuse coenportant une trémie de chargement dont le fond est formé par la surface latérale d'un tambour cylindrique d'axe transversal. Ce tambour est actionné par un mécanisme lui communiquant un mouvement d'oscillation alternatif autour dudit axe. I1 comporte une cavité diamétrale qui le traverse de part en part et à l'intérieur de laquelle est monté un piston. Pour l'une des positions d'oscillation extrêmes du tambour, ladite cavité se trouve en regard dé la trémie et le piston peut aspirer de la pâte dans la cavité, tandis que pour l'autre position extrême du tambour, ladite cavité est placée en face du dispositif d'évacuation et le piston peut éjecter, en direction de ce dispositif, au moins une partie de la pâte précédemment aspirée. Dans les machines doseuses connues de ce type, le mouvement alternatif du tambour est obtenu,à partir d'un organe, tel que disque ou bras, tournant d'un mouvement rotatif continu, grâce à un système bielle-maneton. I1 en résulte que le tambour ne s'arrête pratiquement pas à ses positions extrêmes et cela a pour conséquence que le remplissage et le vidage du cylindre s'effectuent dans de mauvaises conditions. Le remplissage et le vidage ne sont que partiels et une certaine partie de pâte se trouve malaxée plusieurs fois par l'oscillation du tanbour, ce qui nuit à la qualité du pain. La présente invention a pour objet de remédier à ces inconvénients. A cette fin, selon l'invention, la machine doseuse pour masse pâteuse comportant une trémie dont le fond est formé par la surface latérale d'un tambour d'axe transversal animé d'un mouvement d'oscillation alternatif autour dudit axe grâce à un premier mécanisme comportant une bielle reliant ledit tambour à un organe tournant en continu, ledit tambour comportant une cavité diamétrale qui le traverse de part en part et à l'intérieur de laquelle est monté un piston, mû par un second mécanisme, tambour pour l'une des positions d'oscillation extrêmes duquel ladite cavité se trouve en regard de la trémie et le piston aspire de la pâte dans la cavité, tandis que pour l'autre position extrême du tambour, ladite cavité est placée en face d'un dispositif d'eva- cuation en direction duquel ledit piston éjecte la quantité de pâte précédemment aspirée, est remarquable en ce que, à au moins l'une de ses extrémités, le point d'articulation de ladite bielle peut de plus coulisser de façon limitée pour que la rotation alternative du tambour présente des temps morts, lorsque celui-ci se trouve à au moins l'une de ses positions extrêmes. Il est ainsi possible d'optimalises les conditions de remplissage et de vidage du cylindre en masse pâteuse. Dans un mode avantageux de réalisation, la bielle est articulée normalement sur l'organe rotatif animé d'un mouvement continu, alors que du côté du tambour, elle est articulée au moyen d'un axe coulissant chargé élastiquement. De préférence, la direction de coulissement de l'axe est fixe par rapport au tambour, et, lorsque celui-ci est en position de remplissage, cette direction passe approximativement par le centre du cercle décrit par l'extrémité de la bielle articulée sur ledit organe rotatif. Une partie de la course de coulissement dudit axe peut être libre, l'autre partie de cette course s'effectuant au contact de moyens élastiques. L'articulation de la bielle sur le tambour peut comprendre un cylindre fendu latéralement, à l'intérieur duquel sont disposés un noyau coulissant sur lequel est articulée la bielle et les moyens élastiques destinés à charger ledit noyau, ledit cylindre guidant le coulissement du noyau qui comporte un tourillon traversant la fente latérale du cylindre, pour pouvoir servir à l'articulation de l'extrémité correspondante de la bielle. Cependant, dans une variante préférentielle de réalisation, ledit axe coulissant est prévu entre les deux branches d'une fourche agencée à l'extrémité de la bielle, ledit axe étant disposé à l'intérieur d'un logement solidaire du tambour et contenant des moyens élastiques. De façon connue, le piston peut etre prolongé, hors de ladite cavité du tambour et du coté de celle-ci opposé à la trémie et au dispositif d'évacuation, par une tige, dont l'extrémité libre, par exemple munie d'un galet, coopère avec ledit second mécanisme susceptible de communiquer au piston son mouvement de va-et-vient d'aspiration et de refoulement.A cette fin, de façon connue également, ce second mécanisme peut être formé d'une part par un levier oscillant, mu par un-excentrique ou une came tournante, susceptible de coopérer avec ladite tige pour la sortir du tambour (aspiration de pâte) lorsque la cavité est en regard de la trémie, et d'autre part, par un patin sur lequel s'appuie l'extrémité de ladite tige, pendant l'oscillation du tambour depuis la trémie vers le dispositif d'évacuation, pour la rentrer à l'intérieur de ladite cavité (éjection de la pâte aspirée). Dans le cas où le levier oscillant est actionné par une came, il est avantageux que l'organe auquel est articulée la bielle soit un disque et que ladite came soit formée à la périphérie de ce disque. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut etre réalisée. La figure 1 est une vue latérale schématique d'une machine selon l'invention, un panneau de cette machine étant supposé voté. La figure 2 montre, à plus grande échelle, le dispositif d'articulation de la bielle sur le tambour. La figure 3 est une coupe transversale selon la ligne lit-Il I de la figure 2. Les figures 4 et 5 illustrent, respectivement en coupe, une variante préférentielle du dispositif d'articulation de la bielle sur le tambour. La figure 6 est un schéma expliquant le fonctionnement de la machine selon l'invention. La machine doseuse selon l'invention, montrée par la figure 1, comporte une trémie d'alimentation l portée par un bâti 2. Le bâti 2 forme une espèce de coffre à l'intérieur duquel sont montés les différents organes de la machine. Ainsi, dans le bâti 2, est monté un tambour cylindrique 3, dont la paroi forme le fond de la trémie 1. L'axe du tambour 3 est monté transversalement à la direction d'écoulement de la pâte contenue dans la trémie 1 et ce tambour peut osciller entre deux positions extremes, grâce à un mécanisme d'entrainement à bielle 4 et maneton 5, entralné par un disque 6 tournant en continu dans un seul sens. La liaison entre la bielle 4 et le maneton 5 est réalisée par l'intermédiaire du dispositif d'articulation coulissante dont deux exemples sont illustrés respectivement en regard des figures 2, 3 ou 4, 5 et comportant un tourillon 13 pour ladite bielle. Celle-ci est articulée en 19 sur le disque 6. Le tambour 3 comporte une cavité traversante 7, d'axe transversal à l'axe dudit tambour, dans laquelle est disposé un piston 8, solidaire d'une tige 9, faisant saillie hors du tambour 3 et pourvue d'un galet 10 à son.extsémité libre. Pour une des positions extrêmes du tambour 3, l'ouverture de la cavité 7, opposée à la tige 9, se trouve en regard de la trémie 1 (comme sur la figure 1), tandis que pour l'autre desdites positions extrêmes la même ouverture se trouve dirigee vers un dispositif dlévacuation 11, par exemple un tapis sans fin Le disque 6 comporte, sur son chant, un profil de came 14 contrer lequel s'appuie un galet 15 rendu solidaire de l'extrémité de l'une des branches d'un levier coudé 16, monté pivotant en 16a à l'emplacement de son coude. L'extrémité de l'autre branche du levier 16 coopère avec le galet 10 pour tirer sur le piston 8. Un ressort 17 permet d'appliquer le galet 16 contre le profil 14. Un patin latéral 18, sur lequel peut rouler le galet 10, permet de rentrer le piston 8 dans sa cavité 7, en repoussant sa tige 9, lorsque le tambour 3 passe de sa position en regard de la trémie, à sa position dirigée vers le dispositif d'évacuation 11. On conçoit ainsi aisément que, grâce à la coopération du galet 10, d'une part avec le levier 16, d'autre part avecla patin 18, le piston puisse dans la première position du tambour --3 aspirer une certaine quantité de pâte dans la cavité 7, puis dans la seconde position dudit tambour, éjecter cette quantité de pâte aspirée en direction du dispositif d'évacuation 11. Dans l'exemple de réalisation de l'articulation 12 montré par les figures 2 et 3-, le tourillon 13 d'articulation de la bielle 4 sur le maneton 5 du tambour 3, est solidaire d'un noyau coulissant 20, guidé en coulissement par une enveloppe 21. Un ressort de compression 22 est disposé entre le fond de l'enveloppe 21 et le noyau 20. L'enveloppe 21 et le noyau 20 forment ainsi une sorte de couple cylindre et piston.Le tourillon 13 traverse l'enveloppe 21 par une fente longitudinale 23. A son extrémité opposée au ressort 22, l'enveloppe 21 est solidaire du maneton 5. Comme le montre la figure 6, lorsque le maneton 5 est en appui contre la butée 24 ,c'est- -dire lorsque le tambour se trouve en position de prélèvement de la pâte dans la trémie 1, l'axe longitudinal de l'enveloppe 21 est sensiblement dirigé vers le centre 25 du disque 6. Bien entendu, grâce à la solidarisation de l'enveloppe 21 et du maneton 5, la position et l'orientation du dispositif d'articulation coulissante sont fixes par rapport au tambour 3. Dans l'exemple d'articulation 12 montre par les figures 4 et 5, le tourillon 13 est fixe entre les branches 30 et 31 d'une fourche montée à l'extrémité de la bielle 4. Le maneton S est solidaire d'un logement 32, traversé par le tourillon 13 et contenant un ressort de compression 22. Dans sa partie libre, la course du tourillon 13 est guidée par des plaques de guidage 33 et 34. Le schéma de la figure 6 permet d'expliquer le fonctionnement de la machine selon l'invention. Lorsque le maneton 5 est en appui ssur la butée 24, l'axe du piston doseur 7 est vertical, sous la trémie 1, tandis que la bielle 4 occupe la position 41 telle que son extrémité 13 se trouve en 131 par exemple à mi-longueur de la fente 23, et son extrémité 19 en 191. Le disque 6 tournant de façon continue dans le sens de la flèche f, le levier 16 commence à descendre la tige 9, grâce à la came 14.Durant cette descente (10 passe de 131 à 102), la bielle 4 passe de 41en 42 position pour laquelle 19 se trouve en 192 et 13 en 1321 par compression du ressort 22- ; le piston est donc resté vertical maintenu en position basse et il en est ainsi, jusqu'à ce que la bielle 4 atteigne la position 43 pour laquelle le noyau 20 vient buter à la partie supérieure de l'enveloppe 21. Ainsi, le cylindre 7 reste immobile à laverti- cale sous la trémie 1, un temps plus long que celui nécessaire à la descente de la tige 9 et donc au remplissage du cylindre en pâte. Le remplissage s'effectue donc dans de bonnes conditions. La rotation du disque 6 continuant, le tambour passe de sa position pour laquelle le cylindre est vertical à celle pourlaquelle il est dirigé-vers le dispositif d'évacuation 11. Ceci est réalisé lorsque la bielle 4 occupe la position 44, le noyau 20 étant toujours en butée contre la partie supérieure de l'enveloppe 21 (13 en 134). On se trouve alors en position d'éjection, le galet 10 étant venu en 103r repoussé par la rampe 18. Lorsque le pied de bielle 19 passe de la position 194 à la position 19 le tourillon 13 passe de la position 134 à la position 13i en glissant dans la fente 23, vers le ressort 22. Par suite, le tambour 3 ne bouge pas et le cylindre reste orienté vers le dispositif 11. Le dépôt du pâton sur ce dernier s'effectue donc, alors que le tambour 3 est à 1'arrêt. Ensuite, lorsque la bielle 19 repasse de la position 45 à la position 41 le tambour 3 est ramené à la position initiale. Un nouveau cycle peut recommencer. REVENDICATIONS 1.- Machine doseuse pour masse pâteuse comportant une trémie dont le fond est formé par la surface latérale d'un tambour d'axe transversal animé d'un mouvement d'oscillation alternatif autour dudit axe, grâce à un premier mécanisme comportant une bielle reliant ledit tambour à un organe tournant en continu, ledit tambour comportant une cavité diamétrale qui le traverse de part en part et à l'intérieur de laquelle est monté un piston mû par un second mécanisme, tambour pour l'une des positions d'oscillation extrêmes duquel ladite cavité se trouve en regard de la trémie et le piston aspire de la pâte dans la cavité tandis que pour l'autre position extrême du tambour, ladite cavité est placée en face d'un dispositif d'évacuation en direction duquel ledit piston éjecte au moins une partie de la pâte précédemment aspirée, caractérisée en ce que, à autmoins l'une de ses extrémités, le point d'articulation de ladite bielle peut de plus coulisser de façon limitée pour que la rotation alternative du tambour présente des temps morts, lorsque celui-ci se trouve à au moins l'une de ses positions extrêmes. 2.- Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la bielle est articulée normalement sur -Iforgane rotatif animé d'un mouvement continu alors que du côté du tambour, elle est articulée au moyen d'un axe coulissant chargé elastiquement. 3.- Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que la direction de coulissement de l'axe est fixe par rapport au tambour. 4.- Machine selon la revendication 3, caractérisé en ce que, lorsque le tambour est en position de remplissage, cette direction passe approximativement par le centre du cercle décrit par l'extrémité de la bielle articulée sur ledit organe rotatif. 5.- Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'une partie de la course de coulissement de l'axe est libre, l'autre. partie de cette course s'effectuant aucontact de moyens élastiques. 6.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'articulation de la bielle sur le tambour comporte un cylindre fendu latéralement, à l'intérieur duquel sont disposés un noyau coulissant sur lequel est articulée la bielle et les moyens élastiques destinés à charger ledit noyau, ledit cylindre guidant le coulissement du noyau qui comporte un tourillon traversant la fente latérale du cylindre, pour pouvoir servir à l'articulation de l'extrémité correspondante de la bielle. 7.-Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit axe coulissant est prévu entre les deux branches d'une fourche agencée à l'extrémité de la bielle, ledit axe étant disposé à l'intérieur d'un logement solidaire du tambour et contenant des moyens élastiques. 8.-Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans laquelle le piston est prolongé, hors de ladite cavité du tambour et du côté de celle-ci opposé a la trémie et au dispositif d'évacuation, par une tige, dont I'éxtrémité libre, par exemple munie d'un galet, coopère avec ledit second mécanisme susceptible de communiquer au piston son mouvement de va-et-vient d'aspiration et de refoulement, tandis que le second mécanisme est formé, d'une part par un levier oscillant mû par une came tournante susceptible de coopérer avec ladite tige pour la sortir du tambour (aspiration de pâte) et la maintenir dans cette position lorsque la cavité est en regard de la trémie, et d'autre part, par un patin sur lequel s'appuie l'extrémité de ladite tige, pendant l'oscillation du tambour depuis la trémie vers le dispositif d'évacuation, pour la rentrer à l'intérieur d ladite cavité (éjection de la pâte aspirée), caractérisée en ce que l'organe auquel est articulée la bielle est un disque et en ce que ladite came est formée à la périphérie de ce disque.