Lå présente invention concerne un convoyeur pour transporter des plantes à tiges, telles que le tabac ou des céréales, du point où elles sont coupées jusqu a un endroit de stockage qui peut être une remorque mobile ou un point convenable sur le sol. L'invention concerne également une machine pour la récolte de plantes à tige qui comporte ce convoyeur. On connait des machines qui comprennent des dispositifs de transfert des plantes à fonctionnement discontinu. Certains de ces dispositifs comportent des pinces qui saisissent les pieds des plantes après qu'ils ont été coupés et assurent leur transfert. D'autres dispositifs comprennent des pointes sur lesquelles les pieds des plantes une fois coupés s'accrochent sous l'action de marteaux. Ces dispositifs à fonctionnement discontinu sont de construction con- plexe, donc coûteux, et ne permettent que des cadences relativement faibles, L'invention a notamment pour but de pallier ces inconvénients enpermettant d'assurer le transport des plantes à une cadence élevée. Selon l'invention1 le convoyeur pour plantes à tige, telles que le tabac, est caractérisé en ce qu'il comprend deux molettes circulaires montées rotativement sur un chassis, un élément linéaire souple passant sur ces molettes et formant une boucle fermée qui comprend deux parties rectilignes entre les molettes, des pinces élastiques réparties le long de cet élément linéaire et s'étendant vers l'extérieur de la boucle, et des moyeus pour entrainerl'une des molettes en rotation de façon continue. On verra par la suite que le passage des pinces sur l'une des molettes provoque l'écartement des pinces adjacentes pour encadrer le pied d'une plante, puis leur resserrement pour saisir et transporter le pied. Les mêmes mouvements se produisent dans l'ordre inverse au passage sur la seconde molette ce qui permet de libérer le pied de la plante. On réalise ainsi un convoyeur à fonctionnement continu simple, robuste et peu coûteux qui autorise des cadences rapides. Selon une réalisation préférée, ltélément linéaire du convoyeur est une channe calibrée à maillons, guidée par un rail qui la maintient dans deux plans sensiblement orthogonaux. Les deux molettes peuvent être disposées dans des plans inclinés l'un par rapport à l'autre, ce qui permet de présenter la tige de la plante transportée dans le sens le plus favorable pour la recueillir et la déposer Selon l'invention, la machine pour la récolte de plantes à tige, telles que le tabac, est caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif tracteur, un convoyeur ayant les caractéristiques spécifiées ci-dessus et dont le chassis est supporté par le tracteur, un système articulé pour entraîner en rotation une des molettes du eonvoyeur à partir d'une prise de force du tracteur, et au moins une lame de coupe disposée au voisinage et au-dessous de la molette située à l'avant du convoyeur par rapport au sens d'avancement du tracteur. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront en core dans la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs, on a représenté une réalisation préférée de l'invention - la figure 1 est une vue en élévation d'une machine conforme à l'invention, - la figure 2 est une demi-vue en plan correspondant à la figure 1, - la figure 3 est une vue en plan, à plus grande échelle, d'une extrémité du convoyeur conforme à l'invention, - les figures 4 à 6 sont des vues, respectivement en élévation frontale, laté rale et en plan, d'une pince du convoyeur de la figure 3, - la figure 7 est une vue en coupe d'un rail de guidage du convoyeur de la fi gure 3, - la figure 8 est une vue analogue à la figure 7, montrant la position de la chaîne du convoyeur dans le rail de guidage, et - la figure 9 est une vue partielle latérale du rail de la figure 8. La machine conforme à l'invention pour la récolte des plantes à tige et notamment des plants de tabac, qui est représentée aux figures 1 et 3, comprend un tracteur, symbolisé en 20, qui est attelé à une remorque 21 pour le stockage des plants. Le tracteur 20 supporte un convoyeur 22 qui est fixé, d'une façonen elle-même connue, en trois points du tracteur par l'intermédiaire d'un support 17 composé de poutres métalliques en U. Le convoyeur 22 comprend un chassis en charpente métallique 15 qui est de préférence monté de façon orientable par rapport au support 17 grâce à une articulation non représentée sur les dessins Sur ce chassis sont montées rotativement une molette antérieure 3 et une molette postérieure 14 qui, dans -la réalisation représentée, sont disposées dans deux plans sensiblement perpendiculaires entre eux, étant bien entendu que les plans de ces deux molettes peuvent former entre eux un angle différent d'un angle droit et en particulier être parallèles. Les termes "antérieure" et "postérieure" se rapportent au sens d'avancement du tracteur 20. Sur les molettes 3 et 14 passe un élément linéaire souple qui, dans la réalisation représentée, est une chaîne calibrée 4 à maillons visible en particulier sur la figure 3. Cet élément linéaire peut aussi bien être un câble métallique ou en matière plastique telle que le nylon, ou encore une cour roide La chaîne 4 forme une boucle fermée qui comprend deux portions terminales en arc de cercle correspondant à son passage sur les molettes 3 et 14 et deux portions rectilignes entre ces deux molettes La chaîne 4 est maintenue et guidée dans les portions rectilignes de son trajet par deux rails 19 représentés aux figures 7 à 9. Ces rails présentent deux rainures 23 et 24 (fig. 7) dont les plans médians sont sensiblement rectangulaires entre eux. La chaîne 4 comprend des maillons 25 "horizontaux" reliés entre eux par des maillons 26 "verticaux" (fig,3).La rainure 23 reçoit une moitié des maillons "horizontaux" 25 tandis que la seconde rainure 24 reçoit une moitié des maillons "verticaux" 26, comme on le voit sur la figure 8. La chaîne 4 est de cette façon maintenue et guidée dans ses parties rectilignes suivant deux plans perpendiculaires. Ceci permet à la chaîne 4 de suivre à sa partie postérieure un trajet gauche pour passer du plan de la molette antérieure 3 à celui de la molette postérieure 14 (fig. 1 et 2). Sur les maillons "horizontaux" 25 sont soudées des têtes de vis 2 (fig.3) sur lesquelles viennent se visser des boulons 28 qui servent à fixer des pinces élastiques 1 dont une réalisation particulière est représentée aux figures 4 à 6. Chaque pince 1 en acier à ressort comprend un élément de ressort en hélice qui comporte deux parties coaxiales 31 à spires jointives reliées par une partie coudée en U 32 (fig.5) dans laquelle passe la vis de fixation spr la chaîne 4. Les extrémités de chacune des portions 31 sont repliées en une boucle 33 (fig. 4 et 6) qui affecte sensiblement la forme d'un 8, ces deux bou clefs constituant les pinces proprement dites. Les boucles 33 sont disposées dans des plans parallèles entre eux et sensiblement perpendiculaires à l'axe des parties en hélice 31. Quand les pinces sont montées sur la chaîne 4, les boucles 33 s'étendent vers l'extérieur de la boucle formée par la chaîne 4, comme on le voit sur les figures 2 et 3. Un guide 18, constitué par exemple par un tube métallique, de préfé rence élastique (fig.2) est fixé au chassis du convoyeur dans la partie extérieure de ce dernier par rapport au tracteur 20, et s'étend parallèlement à la chaîne 4 à mi-distance entre les deux boucles 33 de chaque pince I. Bien entendu, les pinces 1, au lieu d'être en acier à ressort, peuvent être réalisées en matière plastique élastique, caoutchouc ou tout autre matériau similaire. la molette postérieure 14 est entraînée en rotation à partir de la prise de force 34 du tracteur par I'intennédiaire d'un renvoi d'angle 10: d'une tige 35 avec joints homocinétiques, d'un réducteur 16 et de pignons llet 13 reliés par une chaîne 12. Cette chaîne cinématique est calculée de telle fa çon que la vitesse linéaire de la chaîne 4 par rapport au chassis 15 soit au moins égale à la vitesse d'avancement du tracteur 20. Le sens d'avancement de la portion de la chaîne 4 située vers l'extérieur du convoyeur par rapport au tracteur est dirigé vers l'arrière du tracteur dans le sens de la flèche f (fig. 2). Sur le chassis 15 est montée une lame de coupe qui, dans la,réalisa- tion représentée, est constituée par une lame rotative 7. L'axe de cette lame est situé légèrement en arrière de celui de la molette antérieure 3, et le diamètre de la lame est tel que son bord antérieur soit sensiblement au niveau du milieu des boucles 33 des pinces 1 qui passent sur la molette 3. La lame de coupe 7 peut être entraîner en rotation par un moteur hydraulique indépendant ou par un système articulé branché sur le système d'entraînement de la molette 14. Dans la réalisation représentée aux dessins, la lame 7 est entraînée à partir du renvoi d'angle 10 par un système indépendant qui comprend une tige 36 avec joints homocinétiques, un second renvoi d'angle 9, un arbre de transmission 8 et un troisième renvoi d'angle 6. A l'extrémité antérieure du chassis 15 du convoyeur est monté un bec de guidage 5 pour les tiges des plants à couper. Ce bec 5 a une forme généralement en U dont les branches délimitent un couloir 37 évasé vers l'avant et dont le fond est situé sensiblement au niveau de la molette antérieure 3. En fonctionnement, le tracteur 20 entraîne en rotation la lame de coupe 7 et la chaîne 4 du convoyeur. Dans les parties rectilignes de la chaîne 4, les boucles 33 des pinces 1 sont adjacentes et délimitent entre elles des ouvertures 38 (fig.3). Au contraire dans les portions de trajet circulaires de la chaîne 4"correspondant aux deux molettes 3 et 14, les pinces sont écartées l'une de l'autre par suite de la courbure de la chaîne (fig.3). Le tracteur 20 avançant, le bec 5 guide les pieds, même ceux des plants qui peuvent être couches, vers l'intervalle entre deux pinces antérieures écartées l'une de l'autre. La rotation dé la chaîne rapproche ces deux pin- ces qui se referment sur le pied du plant, lequel est alors coupé par la lame 7. Le plant est ensuite entraîné vers la partie rectiligne extérieure de la chaîne 4 dans laquelle les pinces sont resserrées au maximum. Le pied du plant est alors maintenu solidement à de niveaux par les deux boucles 33 des deux pinces qui l'enserrent grâce à la déformation élastique des parties de ressort 31. En même temps il est en appui sur le guide 18. La déformation élastique des pinces 1 leur permet de maintenir des pieds de différentes grosseurs. S'il se trouve un pied dont le diamètre est inférieur à la dimension de l'ouverture minimale 38 entre deux pinces adjacentes (fig.3), il est encore maintenu par le guide 18. Le plant ainsi maintenu est transporté vers l'arrière du convoyeur. Comme la vitesse d'avancement de la chaîne 4 est au moins égale à celle du tracteur, l'espacement entre les plants successifs transportés reste au moins égal à la distance qui régnait entre les plants sur le terrain avant leur coupe, ce qui évite d'endommager les feuilles des plants par un serrage excessif-. Lorsqu'un plant arrive au niveau de la molette postérieure 14, les pinces qui l'enserraient s'écartent progressivement par suite de la courbure de la chaîne 4 et libèrent le pied du plant qui peut alors être saisi et déposé. On notera que le gauchissement du trajet de la chaîne avant la molette 14 provoque un retournement du plant qui, lorsqu'il est libéré, se présente en posi tion inclinée ou horizontale suivant l'angle que fait le plan de la molette 14 avec lthorizontale. Le plant est ainsi plus facile à saisir. Le plant libéré peut être recueilli par des opérateurs qui le rangent dans la remorque 21. Il peut également être déposé sur un tapis roulant faisant partie de cette remorque et rangé automatiquement dsune façon en ellemême connue. Si la machine à récolter ne comporte pas de remorque de stockage, le convoyeur peut être agencé pour déposer les plants sur Ie sol dans une zone qui permette le passage suivant de la machine. Le convoyeur étant orientable par rapport au tracteur, on peut l'amener dans une position sensiblement parallèle à l'axe de marche du- tracteur, soit pour-le transport de la machine vers le lieu de travail, soit pour la coupe du premier rang de plants Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la réalisation décrite et on peut apporter à celle-ci de nombreuses variantes d'exécution sans sortir du domaine de l'invention REVENDICATIONS 1) Convoyeur pour plantes à tige, telles que le tabac, caractérisé en ce qu'il comprend deux molettes circulaires montees rotativement sur un chassis, un élément linéaire souple passant sur ces molettes et formant une boucle fermée qui comprend deux parties rectilignes entre les molettes: des pinces élastiques réparties le long de cet élément linéaire et s'étendant vers l'extérieur de la boucle, et des moyeus pour entralner l'une des molettes en rotation de façon continue. 2) Convoyeur conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément linéaire souple est une chaîne calibrée à maillons. 3) Convoyeur conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chacune des pinces comprend un élément de ressort en hélice fixé en son point milieu à l'élément linéaire et dont les deux extrémités sont repliées en boucles en forme de 8 s'étendant dans des plans parallèles entre eux et sen siblement perpendiculaires à l'axe de l'élément de ressort. 4) Convoyeur conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les deux- molettes sont disposées dans des plans inclinés ltun par rapport à l'autre. 5) Convoyeur conforme à l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend des rails de guidage de la chaîne qui comportent des raînures sensiblement orthogonales entre elles de façon à maintenir la chaîne dans deux plans sensiblement perpendiculaires. 6) Machine pour la récolte des plantes à tige, telles que le tabac, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif tracteur, un convoyeur conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5 et dont le chassis est supporté par le tracteur, un système articulé pour entraîner en rotation une des molettes du convoyeur à partir d'une prise de force du tracteur, et au moins une lame de coupe disposée au voisinage et au-dessous de la molette située à l'avant du convoyeur par rapport au sens d'avancement du tracteur. 7) Machine conforme à la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comprend un bec de'guidage disposé à l'avant du convoyeur et agencé pour guider les tiges de plantes vers les pinces du convoyeur adjacentes à la molette antérieure. 8) Machine conforme à l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que la lame de coupe est rotative, des moyeus étant prévus pour entraîner cette lame en rotation. 9) Machine conforme à la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comporte un système articulé de transmission agencé pour entraîner la lame de coupe à partir d'une prise de force du tracteur. 10) Machine conforme a l'une quelconque des revendications 6 à 9,ca ractérisée en ce que la vitesse d'avancement de l'élément linéaire du convo yeur par rapport au chassis de ce dernier est au moins égale à celle du trac t eur 11) Machine conforme à l'une queleonque des revendications 6 à 10, caractérisée en ce que le chassis du convoyeur est orientable par rapport au tracteur.