La présente invention se réfère aux rétroviseurs qu'on dispose late- ralement sur les véhicules pour permettre aux conducteurs de voir aisément ce qui se passe derrière ceux-ci. Elle vise plus particulièrement les appareils du genre dit drapeau et dans lesquels le bottier est monté par l'intermédiaire d'un de ses côtés latéraux, généralement de façon orientable, sur un socle propre à se fixer à la carrosserie du véhicule, en principe à I'extérieur de l'habitacle. De tels rétroviseurs se disposent sur le côté du véhicule où se trouve le conducteur, soit donc à droite ou à gauche suivant les cas. En outre il est fréquent qu'on équipe le véhicule de deux de ceux-ci de manière à assurer au conducteur un champ de vision plus étendu. Du fait de la forme générale dissymétrique des rétroviseurs drapeau, l'on est donc théoriquement amené à prévoir deux sortes d'appareils. Bien entendu cela constitue une gêne considérable pour la fabrication. L'invention vise à permettre d'établir un rétroviseur drapeau rEver- sible de fabrication très simple, qui ne comporte aucun dispositif susceptible de nuire à son aspect extérieur. Conformément à l'invention le bottier, prévu symétrique par rapport à un premier plan substantiellement horizontal, comporte le long de l'un de ses côtés latéraux une dépression elle-même symétrique par rapport à un second plan substantiellement perpendiculaire au plan de symétrie du bottier, tandis que le support comprend un pied profilé de manière à pouvoir s'engager dans cette dépression et que les moyens assurant la fixation du bottier au pied sont prévus pour permettre de réaliser celleci à l'une quelconque des deux orientations possibles de ces deux pièces l'une par rapport à l'autre. Le plan de symétrie de la dépression du bottier est préférablement orienté à 450 de celui de la face avant dudit bottier. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue de face d'un rétroviseur suivant l'invention monté de façon à se disposer sur la gauche d'un véhicule. Fig. 2 en est une vue par l'arrière. Fig. 3 en est une vue en plan avec coupe partielle suivant III-III (fig. 1), cette vue indiquant en traits discontinus le second montage possible du bottier par rapport au pied. Le rétroviseur représenté comprend un socle ou embase 1 propre à se fixer sur la carrosserie du véhicule considéré (plus particulièrement sur une portière), un pied 2 (fig. 3) assemble à cette embase ou socle par l'intermédiaire d'une rotule appropriee, et un boîtier 3 fixé au pied 2. Le socle 1 relie au pied 2 peut être quelconque et n'est pas concerné par la présente invention. Le socle peut notamment être recouvert d'un cache protecteur et enjoliveur. Comme montre fig. 1 et 2, le boitier 3 est établi sous forme symétrique par rapport à un premier plan substantiellement horizontal (qui correspond au plan de coupe III-III de fig. 1). L'un de ses côtés comporte une dépression 3a à profil en forme de V d'un angle de 90" et avec pointe arrondies le plan de symétrie substantiellement vertical de cette dépression faisant un angle de 45" avec le plan de la face avant du boitier, ctest-à-dire de celle ouverte qui constitue cadre précepteur du miroir usuel 4 de l'appareil. Quant au pied 2, il présente en section lui aussi un profil en V à profil tres arrondi. I1 comporte deux voiles transversaux 2a, respectivement disposes dans le haut et dans le bas, de profil complémentaire à celui de la dépression 3a et qui viennent s'engager dans celle-ci pour centrer le boîtier sur le pied. Ce centrage est complété par engagement des bords 2b de la paroi en V du pied 2 dans des décrochements superficiels 3b prévus dans les bords de la dépression 3a du boîtier 3. La fixation du boîtier 3 au pied 2 est assurée par une vis unique 5 disposée suivant l'intersection du plan de symétrie de la section transversale du pied et de celui de symétrie du boîtier lui-meme, tandis que sa tige vient se visser dans un écrou métallique 6 noyé au moulage dans un bossage 3c prévu dans le fond de la dépression 3a, la tête 5a de cette vis se logeant dans une fraisure correspondante ménagée dans le sommet surépaissi 2c du V de section du pied. On comprend tout d'abord qu'avec une telle construction le boîtier 3 peut, moyennant retournement autour d'un axe tel que III-III, se fixer au pied 2 suivant deux orientations différentes, comme le fait bien ressortir le tracé en traits discontinus 3' de fig. 3, ce qui permet d'utiliser les mêmes pièces pour un rétroviseur droit ou gauche, étant rappelé qu'en fig. 3, grâce à la présence de la rotule de jonction du pied au socle, ce pied peut librement tourner autour d'un axe perpendiculaire au plan de ladite figure. En outre, ainsi que le font bien ressortir fig. 2 et 3, le pied 2 s incorpore parfaitement au profil général du rétroviseur aussi bien dans le sens horizontal (fig. 3) que dans le sens vertical (fig. 2), sans déterminer aucune surépaisseur disgracieuse de l'ensemble. On notera de plus que ni le pied 2, ni le boitier 3 ne comportent une conformation compliquée susceptible de provoquer des difficultés pour la réalisation de ces pièces, notamment par moulage à partir de matières plastiques appropriées. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend notamment que le plan vertical de symétrie de la dépression 3a pourrait ne pas être exactement à 450 par rapport au plan de la face avant du boîtier à la seule condition qu'il corresponde au plan de asymétrie de la partie correspondante du profil d'ensemble désiré pour le rétroviseur. REVENDICATIONS I. Rétroviseur réversible, susceptible de se monter sur la droite ou sur la gauche d'un véhicule, du type comportant un boîtier fixé à un support porté par un socle, caractérisé en ce que le boîtier (3), prévu symétrique par rapport à un plan substantiellement horizontal, comporte sur un de ses côtés latéraux une dépression (3a) elle-même symétrique par rapport à un second plan substantiellement~perpendiculaire au plan de symétrie (III-III) du boîtier (3), tandis que le support comprend un pied (2) profilé de maniere à pouvoir s'engager dans cette dépression (3a) et que les moyens (5, 6) assurant la fixation du boîtier (3) à ce pied (2) sont prévus pour permettre de réaliser celle-ci à l'une quelconque de deux orientations possibles (3 et 3', fig. 3). 2. Retroviseur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le plan de symétrie de la dépression (3a) du boîtier (3) fait un angle de 45 avec la face avant de ce boîtier (3). 3. Rétroviseur suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que dans un plan transversal à la dépression (3a) du boîtier (3) les parties du profil de celui-ci qui entourent ladite dépression sont elles-mêmes symetriques par rapport au plan de symétrie de la dépression (3a), le profil du pied (2) dans ce même plan transversal étant également symétrique par rapport au plan de symétrie de ladite dépression et étant établi de façon à compléter un profil d'ensemble interrompu par celle-ci. 4. Rétroviseur suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens assurant la fixation du boîtier (3) au pied (2) sont constitues par une vis unique (5) disposée suivant l'intersection du plan de ysétrie (III-III) du boîtier (3) et du plan de symétrie de la dépression (3a), la tige de cette vis se vissant dans un écrou (6) prévu au fond de la dépression (3a) du boîtier tandis que sa tête (Sa > est engagée dans une fraisure extérieure du sommet du profil en V du pied (2). 5. Rétroviseur suivant l'une quelconque des revendications prEcéden- tes, caractérisé en ce que les profils respectifs du pied (2) et de la dépression (3) du boîtier sont en forme de V à pointe arrondie et à angle d'environ 900 s'ouvrant l'un en face de l'autre.