L'invention concerne des perfectionnements apportés aux tampons périodiques, ainsi qu'un procédé et un outil de fabrication de tampons périodiques. En particulier, le tampon périodique perfec- tionné selon l'invention présente une partie centrale creuse ou une cavité axiale communiquant avec son extrémité d'inser- tion. Cette partie centrale est formée pendant ou après la compression de la matière absorbante constituant le tampon afin qu'elle ne puisse pas être détruite au cours de cette compression. En outre, la cavité comprend de préférence plu- sieurs fentes radiales espacées circonférentiellement, communiquant avec la cavité et qui débouchent également à l'extrémité d'insertion du tampon. Ces fentes sont destinées à augmenter la quantité maximale de fluides menstruels pouvant être recueillis dans le tampon, à l'extrémité d'insertion, et, par conséquent, la vitesse d'expansion ou "d'épanouis- sement" du tampon avant l'absorption d'humidité dans la partie médiane et l'extrémité extérieure du tampon. Un outil unique perfectionné réalise cette configuration. L'avantage d'une telle structure apparait aisé- ment lorsque l'on sait que les tampons actuellement commer- cialisés ne comprennent aucune structure fiable et valable pour activer l'absorption d'humidité ou la collecte d'humi- dité à l'extrémité d'insertion. Ceci est vrai même pour les tampons comprenant une structure permettant théoriquement à l'extrémité d'insertion de s'expanser ou "s'épanouir" lorsqu'elle est mouillée. En fait, de. telles structures, qui sont initialement comprimées pour former un corps rond et allongé, ne présentent pas de partie centrale évidée et sont incapables de "s'ouvrir" ou "s'épanouir" lorsqu'elles sont mouillées. Par contre, l'extrémité d'insertion, qui est pleine, tend à gonfler et une grande partie des fluides à rejeter s'accumule initialement sur cette extrémité d'inser- tion et, lorsque la quantité- de ces fluides augmente, les fluides débordent et descendent sur la surface extérieure du tampon, ce qui provoque la "fuite" souvent crainte. Les résultats critiquables obtenus avec les tampons classiques ne sont pas éliminés par le fait qu'un 2. grand nombre de ces tampons sont réalisés spécialement dans la prévision d'un "épanouissement" lorsqu'ils sont mouillés. Un tel tampon est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 Re 27 677. D'autres tampons commercialisés tels que les tampons du type "Playtex", par exemple, sont réalisés à partir d'une ou plusieurs couches de matière ana- logue à du coton ou de toute autre étoffe non tissée, repliées vers le haut en forme de coupelle, ou bien à partir d'un seul tampon épais ("Kotex"), chacun étant ensuite comprimé sous la forme finale d'un corps rond et allongé. La compression tend à fermer totalement toute ouverture axiale pouvant avoir été réalisée au cours de l'opération de mise en forme, et, par conséquent, aucun fluide n'atteint le tiers intérieur et inférieur du tampon. En conséquence, le tampon ne permet absolument pas d'empêcher une "fuite" prématurée et sa durée de vie utile est très raccourcie. L'invention concerne donc un tampon périodique perfectionné ainsi qu'un outil de fabrication de ce tampon. Ce dernier est conçu de manière à assurer une collecte maxi- male des fluides à éliminer, les fluides étant recueillis à l'intérieur du tampon, à son extrémité d'insertion, et il présente donc une durée de vie utile accrue et tend à s'op- poser aux "fuites". L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: - la figure 1 est une vue.en perspective agrandie du tampon selon l'invention; - la figure 2 est une coupe axiale à échelle agrandie de l'extrémité d'insertion du tampon selon l'inven- tion; - la figure 3 est une coupe analogue à celle de la figure 2, montrant le tampon qui présente une extrémité d'insertion concave; - la figure 4 est une vue en perspective d'une couche ou d'une bande de matière à partir de laquelle le tampon peut être réalisé; 3. - la figure 5 est une vue en plan d'une bande à plusieurs couches pour tampon; - la figure 6 est une vue en plan d'une autre bande à plusieurs couches pour tampon; - la figure 7 est une coupe transversale passant par le centre de la bande de la figure 5 mise en forme de coupelle avant d'être comprimée; - la figure 8 est une coupe axiale à échelle agrandie, montrant la bande de la figure 7 comprimée et posi- tionnée de manière à recevoir le plongeur destiné à former la partie centrale évidée dans l'extrémité d'insertion du tampon comprimé; - la figure 9 est une vue de dessus de l'extré- mité d'insertion du tampon achevé; - la figure 10 est une élévation partielle d'une variante du plongeur et de sa tige de support; - la figure 11 est une coupe axiale partielle de l'extrémité d'insertion du tampon formé, portant un couvercle amovible placé au-dessus de la cavité formée au moyen du plongeur de la figure 10; - la figure 12 est une coupe axiale partielle du tampon, montrant l'extrémité convexe d'insertion de ce tampon; et - la figure 13 est une vue schématique du canal vaginal, montrant "l'épanouissement" du tampon mouillé. Les figures, et plus particulièrement les figures 1, 2 et 3, représentent le tampon 11 selon l'inven- tion qui comprend une masse de coton ou de toute autre matière non tissée, absorbant fortement l'humidité. La masse absorbante, décrite plus en détail ci-après, se présente sous la forme d'un corps rond et allongé dont l'extrémité 12 d'insertion peut être formée de manière à être plate, comme montré sur les figures 1 et 2, ou bien de manière à être concave, comme montré en 12a sur la figure 3, ou encore convexe comme montré en 12b sur la figure 12. L'extrémité extérieure 13 du corps du tampon est de préférence arrondie, comme représenté, et un cordon 14 d'extraction peut dépasser de cette extrémité. 2480 1 14 4. Le corps du tampon peut être réalisé suivant un certain nombre de manières dont plusieurs sont montrées à titre d'exemples nullement limitatifs sur les figures 4, 5 et 6. Comme montré sur la figure 4, une bande 15 d'une seule pièce ("Kotex") en matière absorbant l'humidité, de forme sensiblement carrée ou rectangulaire et de faible épaisseur, est tassée par compression afin de prendre la forme d'un tampon sensiblement comme montré sur la figure 1. La figure 5 montre plusieurs couches 16, 17 et 18 de matière d'absorption de l'humidité, disposées les unes sur les autres ("Playtex") et ayant des dimensions qui diffèrent légèrement. Ces couches sont fixées les unes aux autres par ancrage du cordon 14 d'extraction en leur centre. La figure 6 montre deux bandes rectangulaires 19 et 20 de matière d'absorption de l'humidité, disposées perpendiculairement entre elles et également fixées l'une à l'autre par le cordon 14 d'extrac- tion. Lors de la réalisation du tampon perfectionné selon l'invention, les bandes représentées sur les figures 5 et 6 sont initialement assemblées centralement, comme montré sur la figure 7 qui représente les bandes de la figure 5, afin de présenter sensiblement la configuration d'une coupelle (figure 7). Une couche 18a de matière imperméable est de préférence insérée entre les couches 17 et 18 afin d'empêcher l'écoulement vers l'extérieur des fluides menstruels. Cet ensemble est placé dans une matrice ouverte 21 qui est ensuite fermée (figure 8) pour tasser la matière absorbante. Il est évident que toute tentative pour réaliser une partie centrale creuse dans le tampon en cours de réali- sation est rendue impossible par la compression de la matrice qui peut s'accompagner d'une pression en bout assurant une mise en forme convenable du tampon. Cette pression en bout est réalisée jusqu'à présent au moyen d'une tige de plongeur à face lisse qui agit uniquement sur l'extrémité d'insertion. Selon l'invention, la tige 22 du plongeur est modifiée de manière à comporter, à son extrémité entrant en contact avec le tampon, un organe réalisant une partie centrale et axiale creuse dans le tampon. Cet organe comprend 5. une saillie 23 en forme de cône formée sur l'extrémité de la tige et ayant une longueur telle qu'elle aboutit à peu de distance de l'extrémité extérieure du tampon. Comme repré- senté notamment sur les figures 2, 3, 8 et 10, on peut observer que le tampon est réalisé de manière à présenter une partie centrale creuse et axiale 24 (figure 2) qui a sensi- blement la forme d'un cône dont le sommet 25 est situé à proximité de l'extrémité extérieure 13 du tampon. La partie centrale creuse est formée pendant ou immédiatement après la compression du tampon par la matrice ou le moule, et elle comprend au moins une fente radiale 26 qui communique avec cette partie centrale creuse. La partie centrale creuse 24 et la fente 26 débouchent à l'extrémité d'insertion 12 du tampon. Dans le cas o plusieurs fentes 26 sont réalisées, comme cela est préférable, elles sont espacées circonféren- tiellement autour de la partie centrale creuse, comme montré sur la figure 9. La partie centrale creuse et les fentes sont réalisées au moyen de l'outil comprenant la saillie 23 en forme de cône, comme montré notamment sur la figure 8. Cette saillie est réalisée d'une seule pièce avec la tige 22 de plongeur qui est reliée à un dispositif produisant un mouve- ment alternatif (non représenté). La tige peut présenter une extrémité inférieure plane 27 (figure 8), une extrémité infé- rieure convexe 28 (figure 10) ou une extrémité inférieure concave. La saillie conique 23 se termine à son extrémité avant par une pointe 29. Une ou plusieurs ailes 31 s'étendent radialement sur la saillie en forme de cône de manière que, lorsque la tige du plongeur est abaissée pour faire pénétrer la saillie dans le corps 11 du tampon, la partie centrale creuse 24 et la o les fentes radiales 26 soient réalisées dans ledit corps du tampon. La présence d'une extrémité infé- rieure convexe sur la tige 22 du plongeur a pour effet de former une extrémité d'insertion convexe 12b (figure 12). Lorsque le tampon réalisé présente une extrémité concave 12a (figure 3), cette cavité peut être utilisée comme récipient pour un médicament tel qu'une pilule, une gelée, une poudre, etc., et si ce médicament est placé dans la 6. cavité par un laboratoire pharmaceutique, il peut être protégé par un couvercle 32 fixé au moyen d'un adhésif (figure 11) et pouvant être aisément enlevé avant l'insertion du tampon. Il ressort de manière évidente de la description précédente que, lorsque le tampon selon l'invention est inséré dans le canal vaginal 33 (figure 13), la réaction du tampon, lorsque ce dernier est mouillé, est d'expanser ini- tialement son extrémité d'insertion, ce qui empêche le passage libre des fluides menstruels autour de la surface extérieure du tampon, ce dernier continuant ensuite de s'ex- panser suivant sa longueur sous l'effet de la poursuite de l'écoulement des fluides vers l'intérieur et vers le bas, dans la partie centrale creuse. En conséquence, le tampon se sature totalement de son extrémité d'insertion vers l'exté- rieur et aucun fluide ne s'accumule sur l'extrémité d'inser- tion, comme c'est le cas des tampons connus. Aucun risque de "fuite" des fluides par écoulement vers l'extérieur n'existe donc. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au tampon décrit et Représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Tampon, caractérisé en ce qu'il comporte un corps comprimé et allongé, réalisé en matière absorbant l'humidité et présentant une extrémité (12) d'insertion et une extrémité extérieure, ce corps présentant une partie centrale évidée (24) qui débouche à l'extrémité d'insertion du tampon et qui aboutit à peu de distance de l'extrémité extérieure (13). 2. Tampon selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps allongé est rond, la partie centrale évi- dée pouvant être notamment réalisée suivant l'axe du corps. 3. Tampon selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie centrale évidée s'amincit intérieurement vers son extrémité fermée. 4. Tampon selon la revendication 1, caractérisé en ce que la paroi du corps présente des fentes radiales (26) qui entourent la partie centrale évidée (24) et qui communiquent avec elle. 5. Tampon selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps allongé est rond, la partie centrale évi- dée étant réalisé suivant l'axe du corps et s'amincissant vers son extrémité fermée, plusieurs fentes radiales (26) étant réalisées autour de la partie centrale évidée, sensi- blement sur la même distance que cette dernière et en commu- nication avec elle. 6. Tampon selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'extrémité d'insertion est concave. 7. Tampon selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'extrémité d'insertion est convexe. 8. Outil pour former une chambre allongée dans le corps d'un tampon, caractérisé en ce qu'il comporte un cône retourné et au moins une nervure radiale (31) située sur la base du cône. 9. Outil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il présente une section droite circulaire. 10. Outil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il est réalisé d'une seule pièce avec une tige (22) de guidage dont le diamètre est supérieur à celui de sa base. 8 2 2480114 11. Outil selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'extrémité de la tige de guidage portant l'outil constitue un outil de frappe de tampon. 12. Outil selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'extrémité de la tige de guidage reliée à l'ou- til est concave. 13. Outil selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'extrémité (28) de la tige de guidage reliée à l'outil est convexe.