Dans de nombreuses régions habitées du monde, il est nécessaire éliminer par combustion ou oxydation les gaz rejetés par les usines et ne pouvant plus être utilisés. Pour que ces usines puissent rester dans les zones urbaines, il est nécessaire que cette élimination des gaz s'effectue sans entraider une pollution de l'atmosphère, sans flammes visibles et sans bruit. Un appareil convenable d'élimination des gaz est donc nécessaire. De plus, de nombreuses usines tslles que des raffineries, des installations de traitements chimiques et autres, rejettent, à différents stades des opérations qu'elles effectuent, des quan tités variables de gaz devant être éliminés Par exemple la mise en marche ou ltarrêt de procédés provoque des variations par rapport à la quantité normale de gaz rejetés jusqutà ce que le fonctionnement normal de l'usine soit atteint. Pour une raison ou pour une autre, le rendement obtenu suivant de nombreux procédés peut etre élevé ou certaines opérations peuvent être effectuées en surcharge. La quantité de gaz nocifs à éliminer dépasse alors la quantité que l'appareil peut traiter efficacement. Dans ltélimination des gaz nocifs par combustion, un et une combustion complète et sûre peuvent etre envisagés pour des débits de combustible variant entre 2 et 100 ffi par rapport au débit pour lequel l'appareil est conçu. lorsque la valeur descend au-dessous de 2 , du débit nominal, il est difficile de maintenir un brûlage sûr et stable dans une chambre de combustion -dont la température est très élevée.Pour une température de 650C ou moins, une combustion sûre, stable et complète au moyen de tout type de brûleur ou de tout dispositif de combustion est très difficile et virtuellement impossible. tes nombreux critères différents entrant dans les travaux effectués par de nombreuses usines, zjoutés à la réglementation sévère et aux normes de sécurité concernant la pollutlon de ltair, rendent nécessaire une combustion sûre, stable et complète de petites ou grandes quantités de gaz. Ces quantitéèvariant très largement, leur éli mi nation sûre et efficace est cot*euse. Certains appareils antérieurs comportent plusieurs étages de brûleurs qui se déclenchent-acun pour une pression donnée. L'inconvénient de ces appareils est que le débit de déclenchement d'un étage est presque nul et il en résulte un fonctionnement peu efficace et coûteux. L'invention concerne un appareil permettant d'éliminer les problèmes mentionnés ci-dessus et destiné au brûlage ou à l'élimination de gaz rejetés. Cet appareil comprend un dispositif de brûlage de faible hauteur, ne produisant pas de fumées ni de bruit et ne rejetant pas d'agent polluant dans l'atmosphère. Ce dispositif de brûlage est conçu pour le traitement de gaz rejetés au cours d'opérations normales ou anormales effectuées dans une usine. Ce dispositif peut être utilisé seul ou en combinaison avec un brûleur supérieur destiné à la combustion des quantités de gaz dépassant la capacité de fonctionnement du brûleur inférieur. t'appareil selon l'invention comprend une cheminée de brûlage qui comporte une ou plusieurs chambres inférieures destinées à la combustion de quantités variables de gaz rejetés, et une cheminée supérieure destinée à la décharge des produits de combustion. te diamètre intérieur de cette cheminée supérieure ne limite pas le débit des produits de combustion ou, dans tous les cas, permet un débit maximal à proximité du point de sortie. L'appareil selon l'invention comporte également un écran situé à proximité de chacune des chambres de combustion ou les entourant complètement pour délimiter un compartiment de ventilation qui diminue le bruit de la combustion, rend les flammes moins visibles et empeche le vent de créer des différences de pression d'air. t'invention concerne également un procédé de répartition du débit des gaz rejetés par lequel les brûleurs sont soumis à une pression minimale prédéterminée et déclenchés tour à tour après le premier brûleur,sous un débit non nul. Lorsqu'unie augmentation du débit des gaz rejetés est décelée, un détecteur permet le passage de ces gaz dans un brûleur supplémentaire qui s'associe avec le ou les brûleurs utilisés précédemment et qui est donc soumis à une pression et un débit supérieurs à zéro. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une élévation, avec arrachement partiel, d'un appareil selon l'invention la figure 2 est une vue en bout, par l'extrémité avant et suivant la ligne 2-2 de la figure I , du bec dtun brûleur selon l'invention ; la figure 2A est une coupe partielle,suivant la ligne 2A-2A de la figure 2, du bec du brûleur selon l'inventXon ; la figure 3 est une coupe transversale partielle d'une variante de réalisation selon l'invention ; la figure 4 est une élévation partielle d'une variante de réalisation selon l'invention ;; la figure 4A est une coupe partielle, suivant la ligne 4A-4A de la figure 4, de l'ouverture d'un brûleur comportant un écran les figures 5 et 6 sont des représentations schématiques de l'appareil d'élimination de gaz selon l'invention ; et la figure 7 est un schéma du circuit commandant la mise en oeuvre progressive des brûleurs et permettant l'élimination de quantités variables de gaz rejetés. La réalisation représentée sur la figure 1 comprend une cheminée 10 de brûlage ou de combustion, avantageusement de forme cylindrique et ouverte totalement à son extrémité supérieure 12. Cette cheminée 10 peut être de toute hauteur voulue pour que les gaz s'échappent à une altitude convenable au-dessus de la zone environnante ou des habitations. te diamètre de cette cheminée est d'environ 5,5 m et sa hauteur peut varier de~12 à 30 m ou plus, ce qui est relativement faible. Cette cheminée, qui peut être construite de différentes manières, comporte, comme repré senté, une enveloppe extérieure et métallique 14 garnie d'une matière réfractaire convenable 16. Bien que la cheminée 10 décrite soit de section circulaire, elle peut prendre toute autre forme et être, par exemple, ronde, carrée, rectangulaire ou de tout autre profil géométrique. Dans une forme avantageuse de réalisation selon l'invention, le profil intérieur de la cheminée est le même sur toute sa hauteur et, dans tous les cas, sa section n'est pas infé rieur à celle de la zone desbrAlleurs20. Cette section est maintenue approximativement constante sur toute la hauteur de la cheminée pour provoquer une "aspiration naturelle" ou "effet de cheminée" dû à l'élévation des gaz légers. Cet effet produit une aspiration suffisante de l'air de combustion par des ouvertures 18 pour que les gaz brûlent. Cette aspiration dépend de la hauteur de la cheminée et de la,température des gaz.Cette dernière étant généralement fixe, la hauteur de la cheminée est un critère important entrant dans la détermination d'une aspiration d'une quantité suffisante d'air pour provoquer une combustion sans fumée des gaz rejetés. Toute diminution de la section de la cheminée sur la course verticale des gaz produit une accéléra aussi tion à l'étranglement ainsi délimité,mais provoque/une chute de pression qui limite le débit d'air aspiré. Il peut en résulter une diminution importante du volume d'air et de l'efficacité de la combustion. Cependant, d'autres facteurs, dépendant en grande partie des nécessités écologiques et d'autres réglementations, entrent dans la conception de la cheminée. De plus, la hauteur des cheminées est réglementée et le coût des constructions doit également être considéré.Par exemple, il apparaît que les débits de sortie des gaz d'une cheminée doivent etre limités pour que la diffusion des agents polluants dans l'atmosphère environnante soit maintenue à une certaine valeur mesurée en parties par million (ppm). ta nature des gaz rejetés et leur température de combustion constituent d'autres facteurs entrant dans la conception de l'appareil. Il existe, pour chacun des gaz combustibles, une demande théorique en air, chimiquement fixe, qui dépend de la nature du gaz. La température de la flamme pouvant se produire dans la cheminée dépend de la quantité d'air dépassant la quantité théorique lorsque la combustion se produit.Par exemple, l'éthylène (C2H4) brûle à une température supérieure à 19850C; ctest-à- disse à une température supérieure à la résistance de la matière réfractaire, lorsque la demande théorique en air est de 14,4 m3 par m3 d'éthyle. TJne température d'environ 11000C, pouvant entre obtenue par l'admission d'une plus grande quantité d'air lors de la combustion, -est plus avantageuse que la température précédente. Be l'air en excès à 250 % ou 50,5 m3 d'air par m3 dtéthylène conduit à une température convenant aux matières réfractaires utilisées. La vitesse de sortie des fumées d'une cheminée dans iaqueIIes les gaz brûlent à 110s O est de l'ordre de 22,5 i par seconde. Dans de nombreux cas, cette vitesse est suffisante pour que la diffusion des produits polluants, par exemple -le S02 dans l'atmosphère atteigne la valeur en parties par million voulue.Cependant, si la vitesse de décharge nécessaire à une diffusion convenable est supérieure à 22,5 m par seconde et lorsque le volume des gaz rejetés est fixe, la vitesse de sortie doit être augmentée de diverses manières lorsque la réglementation, le prix ou d 'autres facteurs limitent à une valeur minimale la hauteur de la cheminée. La diminution de la section de sortie de la cherntnee, comme repr té- sur la figure 3, permet d'aug- menter la vitesse de sortie des gaz.Par exemple, si la vitesse de sortie d'une quantité donnée de gaz de combustion à la température voulue est de 22,5 m par seconde et qu'une vitesse de 30 m par seconde est nécessaire à une diffusion convenable des agents polluants, l'accélération doit être de 7,5 m par seconde. ta hauteur d'un four vertical de section approximativement cons tante et destiné à la combustion de 19 600 kg de C H à l'heure 24 est de 19,12 m pour une vitesse d'écoulement de 22,5 m par seconde. Pour que la vitesse d1écoulement des gaz soit de 30 m par seconde, il faut tenir compte de la chute totale de pression due à l'accélération (13,5 mm d'eau) et de la chute de pression (8,9 mm d'eau) dans les brûleurs (soit une chute totale de pression de 22,4 mm). Cette chute totale de pression est divisée par l'ef- fet d'aspiration par mètre de cheminée (0,228 mm d'eau), ce qui conduit à une cheminée de 29,66 m de hauteur. Si cette cheminée comporte un étranglement, la chute de pression dont il faut alors tenir compte est d'environ (# 762 x 30/22,5)2 - 7,62 = 5,92 mm d'eau A 11000C, l'aspiration par mètre de cheminée est de 0,957 mm d'eau.L'augmentation d'aspiration nécessaire étant de 5,92 mm dteau, la hauteur doit être augmentée de : 5,92 / 0,76 = 7,75 m la hauteur totale est donc de 19,12 + 7,75 = 26,87 m. Cependant, cette mesure est basée pour un débit de 100 % dans la zone de l'étranglement, ce qui ntest pas toujours le cas. Par exemple, un élément comportant un orifice à bord mince, tel que ceux utilisés pour des opérations de dosage, a une efficacité d'environ 61 %. Lorsque le rapport entre la longueur et le diamètre de orifice est de 1,00, le coefficient devient égal à 0,85. Cependant, l'emplacement dans lequel la vitesse des gaz est la plus avantageuse se trouve à l'intérieur de l'orifice et, par conséquent, il ne favorise pas une diffusion convenable.Il est souhaitable que la vitesse maximale de dé- charge des gaz se produise au point de sortie de ces derniers dans l'atmosphère afin que la pollution due à ces gaz puisse être contrôlée. le contour de l'orifice de la cheminée de l'appareil selon l'invention permet des Coefficienta' écoulement voisins de 1,00 bien que la cheminée soit relativement basse. il en résulte une diffusion convenable des agents polluants dans I'atmosphère, à une vitesse maximale, et une diminution du prix de fabrication, La figure B9eprésente en coupe axiale un exemple d'un tel orifice de cheminée. l'étranglement est situé avantageusement à l'extré- mité supérieure de la cheminée, sur une longueur égale à 10 à 15 % de la hauteur totale. il comprend une paroi convergente 17 terminée par un bord 19 dont le rayon R de courbure est centré en un point quelconque de l'extrémité 21. Une ou plusieurs zones périphériques de brûlage, délimitées par des ouvertures verticales 18, comportent plusieurs brûleurs 20 espacés verticalement, comme représenté sur les figures 1, 2 et 2A. Dans une forme avantageuse de réalisation selon l'invention, le bec d'un brûleur est légèrement orienté vers le haut et vers l'intérieur, par exemple de 200 radialement vers l'intérieur de la cheminée 10. il est évident que les brûleurs peuventcAtre disposés d'autres manières permettant un mélange efficace des gaz rejetés et de l'air. Bien que les zones 18 soient disposées verticalement, il est évident que la partie inférieure de la cheminée peut comporter une ou plusieurs ouvertures alignées horizontalement.Les gaz combustibles rejetés arrivent par un raccord 23 et un collecteur 22, divisé en conduits 24, à chacun des brûleurs 20. Le collecteur 22 peut reposer sur des entretoises 26 et 28 fixées à la paroi de la cheminée. Chacun des brûleurs comporte une plaque déviatrice 30 qui entoure le conduit 24 et qui présente plusieurs trous 32 circulaires ou de formes différentes. le bec du brûleur représenté comprend un orifice central 25 de décharge et plusieurs orifices obliques 27. Ces derniers sont orientés vers la face amont de la plaque 70 pour provoquer un mélange intime des gaz rejetés avec ltair supportant la combustion et aspiré à travers la plaque 30 par les trous 32. lies caractéristiques de temps, de température et de turbulence d'un brûleur du type représenté permettent la combustion d'un grand nombre de composants , de poids moléculaires différents, des gazrej?té?, sans réglage,sans formation de coke, de carbone ou autres dépôts chimiques pQlymérisés,et par une combustion approximativement complète éliminant les produits susceptibles de polluer l'atmosphère. Un écran 36 entoure le pied de la cheminée 10. Il comporte plusieurs panneaux 38 et 40- se recouvrant légèrement et espacés alternativement dans la direction verticale et horizontale pour délimiter des lacunes par lesquelles l'air supportant la combustion s 'écoule vers les brûleurs. Dans certains cas, un toit 42 empêche la neige, la pluie, etc. d'affecter l'efficacité des brûleurs. Ce toit délimite une chambre de ventilation qui entoure les zones des brûleurs. l'écran masque les flammes, diminue le bruit de la combustion et élimine sensiblement les dif références de pression dtair,dues au vent dans la chambre de ventilation, autour des zones des brûleurs. Bien que l'écran de protection contre le vent et le bruit Ke appareil décrit ci-dessus entoure totalement le pied de la cheminée, il est évident que cet écran peut entre divisé en éléments 36A entourant chacun un brûleur (figures 4 et 4A). Ces éléments peuvent comporter des ailettes 50 et 52, orientées du sol vers le haut, disposées en face de chacune des zones des brûleurs et montées sur l'enveloppe extérieure 14 au moyen d'entretoises 54. Dans certains cas, il peut être souliaitable d'in d est jecter de la vapeur / par un collecteur 60 et un conduit 52, dans chacun des conduits 24 d'alimentation en gaz des brûleurs afin de favoriser une combustion sans fumée des gaz à rejeter. Les figures 5 et 6 représentent la cheminée 10 de faible hauteur mise en oeuvre avec une cheminée 70 de grande hauteur. Cette dernière, d'un type classique, comporte à son extrémité supérieure un brûleur 72 du type, par exemple, décrit dans le brevet des Stats-Unis d'Amérique NO 3 539 285. Ce brûleur comporte des organes assurant une combustion dans des zones où la vitesse du vent risque d'éteindre la flamme. Cette cheminée élevée constitue un élément additionnel de sécurité pour la cheminée 10 et elle est destinée à ne fonctionner quten cas dturgence ou qu?en appoint de la cheminée 10 lorsque le débit de gaz à rejeter introduits dans cette dernière dépasse la valeur pour laquelle elle a été conçue.Comme représenté sur la figure 5, les gaz à rejeter arrivent par le conduit 80 qui communique avec des conduits 90 et 82. le conduit 90 aboutit au-dessous du niveau 92 d'un liquide hydrostatique alors que le conduit 82 aboutit au-dessous du niveau 86, inférieur au niveau 92, dtun autre liquide. La/circulation initiale des gaz à rejeter s'effectue donc par les conduits 80-82 aussi longtemps que la pression est supérieure à celle présente au niveau 86 de liquide, mais inférieure à la pression du niveau 92. lorsque la pression dans le conduit 80 s'élève et modifie la pression du niveau 92, les gaz circulent dans le circuit 8490 et sont déchargés dans l'atmosphère par la cheminée 70, le brûleur 72 et l'élément 73. Cependant, un détecteur 84 d'écoulement décele cette circulation des gaz et applique un signal à un robinet 94 d'alimentation en vapeur pour provoquer son ouverture à un degré dépendant directement du débit des gaz circulant du conduit 80 au conduit 90. lie brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 570 535 décrit le détecteur 84o Ce dernier applique un signal variable, dont l'amplitude est proportionnelle au débit, et le transmet au robinet 94. La vapeur passant par ce robinet 94 arrive à proximité de l'élément 73 dans lequel elle élimine classiquement les fumées Dans des conditions normales dSécoulement, la cheminée 10 fonctionne constamment au débit pour lequel elle est conçue. lia cheminée auxiliaire est déclenchée dans le cas ('tune augmentation de la production de l'usine conduisant à une augmentation des quantités de gaz qui doivent être rejetés ou qui contiennent d'autres agents ou produits devant être éliminés pour éviter toute explosion ou autre danger. Ta figure 6 représente schématiquement une. autre variante de l'appareil selon l'invention dont les éléments, semblables à ceux représentés sur la figure 5, portent les mêmes références numériques. A la différence du dernier dispositif décrit, les gaz à rejeter passent directement, sans joint liquide, dans un élément 87 de suppression de flammes ou d'explosion, d'un type classique, puis par un conduit 21 dans la ou les zones des brûleurs. les gaz en excès passent dans le conduit 83, dont la pression dépasse celle régnant au niveau 85 et sont brûlés dans la cheminée 70. du circuit La figure 7 représente le schéma/commandant la mise en oeuvre progressive des brûleurs pour assurer la combustion de quantités variables de gaz. la cheminée 10 comporte plusieurs zones 1 à 6 espacées circonférentiellement et dans lesquelles les brûleurs sont disposés. Ces derniers sont mis en oeuvre lorsque cela est nécessaire à la combustion d'une quantité donnée de gaz. Avant leur mise en oeuvre, ces brûleurs doivent cependant être purgés ayec un gaz de nature quelconque, par exemple de la vapeur, amené par les conduits 60 et 62. Des commutateurs pneumatiques, destinés à émettre des signaux d'amplitude contrôlée commandant la mise en oeuvre de robinets, comme décrit ci-après, déclenchent la séquence des opérations provoquant l'introduction d'un courant gazeux et de la vapeur. Ta figure 7 représente ces commutateurs par des carrés portant un nombre (1E?H, 2l-2H, 313H, etc.). lia lettre tLtt suivant chaque numéro indique un commutateur émettant un signal pour une faible élévation de pression des gaz à rejeter, alors que la lettre Ht indique des com mutateurs qui émettent un signal pour une élévation de pression supérieure à celle détectée par les commutateurs "L". Il en est de meme en ce qui concerne le fonctionnement en séquence des robinets d'alimentation en vapeur, portant les références 4vapeur-7", "vape- "vapeur-11", "vaplur-17", et "vapeur-15". Ces robinets fonctionnent en coopération avec les robinets portant les références "gaz-8", "gaz-10", "gaz-12", "gaz-14" et '2gaz-16". Dans la réalisation représentée, les robinets dlalimen- tation en vapeur portant des références numériques impaires, sont mis en oeuvre par des signaux de faible amplitude alors que les robinets d'alimentation en gaz portant des références numériques paires ne sont déclenchés que par des signaux de grande amplitude. la mise en oeuvre progressive des brûleurs en fonction de la pression des gaz à rejeter s'effectue de la manière suivante lie brûleur i fonctionne en continu. Il reçoit le gaz par le conduit 2i qui peut être isolé, pour toute raison, au moyen de robinets convenables.Les commutateurs 1L et 1H à pression communiquent avec le conduit 21 pour en détecter la pression. Tes conduits 60 et 62 alimentent en permanence et en quantités contrôlées le brûleur 1 en vapeur dans le cas où au cun gaz à rejeter ne circule dans le conduit 21. lorsque le débit du gaz appliqué au brûleur 1 est faible, la pression régnant dans le conduit 21 n'est pas suffisante pour déclencher le commutateur ili. lorsque ce débit augmente, la pression s'élève suffisamment pour déclencher le commutateur il qui émet alors un signal de faible amplitude commandant l'ouverture du robinet "vapeur-7" et, par conséquent, l'admission d'une certaine quantité de vapeur par les conduits 60 et 62-7 dans le brûleur 2.Cependant, cette pression n'est pas suffisante pour provoquer l'ouverture du robinet"gaz-8" . Il faut une nouvelle augmentation de pression dans le conduit 21 pour que le commutateur 1H émette un signal de grande amplitude provoant l'ouverture du robinet "gaz-8" et la mise en oeuvre du brûleur 2. Des éléments classi ques de mise à feu allument ce dernier et entretiennent la flamme ainsi obtenue.De nouvelles augmentations de pression, détectées par les commutateurs 21 et 2H de pression, provoquent l'ouver- ture, tour à tour, du robinet "vapeur-9" et du robinet "gaz 0" et la mise en oeuvre du brûleur 3 alors que les brûleurs précédem- ment allumés continuent de fonctionner. lorsque la pression des gaz à rejeter diminue, la séquence inverse d'opérations se pro duit. Bien que la vapeur de purge des brûleurs évite tout mauvais fonctionnement ou toute détérioration de ces derniers, certains gaz peuvent également etre utilisés. La vapeur est cependant avantageuse, car elle entraîne une suppression des fumées, après la purge des brûleurs, lorsqu'elle entre en partie dans la réaction se produisant au cours de la combustion. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent etre apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'inventiont -REVENDICATIONS 1.- Procédé de brûlage de quantités variables de gaz à rejeter, caractérisé en ce qu'il consiste à faire circuler un gaz de purge dans un conduit aboutissant à un premier brûleur dans lequel le gaz est mélangé à l'air, à amener, par ce conduit, les gaz à rejeter au premier brûleur, et à mettre à feu le mélange aS- gaz à rejeter. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'i3/consiste à détecter une valeur de pression ou de débit du gaz à rejeter, à faire circuler un gaz de purge vers un second brûleur dans lequel le gaz est mélangé à l'air lorsqu'une augmentation de pression ou de débit est détectée, à amener le gaz à rejeter aux premier et second brûleurs lorsqu'une nouvelle augmentation de pression ou de débit est détectée, et à mettre à feu le mélange gaz à rejeter-air. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à faire circuler simultanément un gaz de purge et les gaz à rejeter vers un premier brûleur, à mettre à feu les gaz à rejeter sortant de ce brûleur, à détecter une valeur de pression ou de débit des gaz à rejeter, à faire circuler un gaz de purge vers un second brûleur dans lequel les gaz et l'air sont mélangés lorsqu'une première valeur de pression ou de débit est détectée, à faire circuler les gaz à rejeter vers un deuxième brûleur lorsqu'une deuxième valeur de pression ou de débit, supérieure à la première, est détectée, et à mettre à feu le mélange gaz à rejeterair. 4.- Procédé selon la revendication ), caractérisé en ce qu'il consiste à faire circuler un gaz de purge vers un troisième brûleur, dans lequel les gaz et l'air sont mélangés, lorsqu'une troisième valeur de pression ou de débit, supérieure à la deuxième valeur, est détectée, à faire circuler les gaz à rejeter vers les premier, deuxième et troisième brûleurs, lorsqu'une quatrième valeur de pression ou de débit, supérieure à une troisième, est détectée, et 9 mettre à feu le mélange gaz à rejeter-air. 5.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il consiste à faire circuler un gaz de purge vers plusieurs brûleurs auxiliaires, dans lesquels les gaz et l'air sont mélangés, lorsqu'une troisième valeur de session ou de débit, supérieure à la deuxième valeur, est détectée, à faire circuler les gaz à -rejeter vers les premier et deuxième brûleurs et vers les brûleurs auxiliaires lorsqu'une quatrième valeur de pression et de débit, supérieure à la troisième, est détectée, et à mettre à feu les gaz à rejeter. 6.- Procédé selon la rèvendication 4, caractérisé en ce qutil consiste à faire passer successivement les gaz de purge, par exemple de la vapeur d'eau, et les gaz à rejeter vers les brûleurs auxiliaires au fur et à mesure des augmentations de la pression ou du débit des gaz à rejeter. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à détecter une valeur de pression ou de débit des gaz à rejeter, à faire circuler ce dernier vers un premier brûleur lorsqu'une première valeur de pression ou de débit est détectée, et à faire circuler le gaz à rejeter vers le premier brûleur et un deuxième brûleur lorsqu'unie deuxième valeur de pression ou de débit, supérieure à la première, est détectée. 8.- Appareil de brûlage de quantités variables de déchets gazeux pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications l à 7, comprenant une cheminée verticale de section intérieure et horizontale approximativement constante sur toute sa hauteur et dont la partie inférieure délimite au moins une zone pour un brûleur, cet appareil étant caractérisé en ce que ladite zone contient au moins un brûleur orienté pour diriger les déchets gazeux dans la cheminée, ce brûleur comportant un conduit d'alimentation en gaz en avant duquel est disposée coaxialement une plaque de déviation de l'air qui comporte plusieurs trous, l'extrémité avant du conduit comportant un tronçon convergeant vers un trou central, ce tronçon présentant plusieurs tous disposés de manière qutune partie des gaz soit déviée vers la face ar rière de la plaque, une ouverture entourant le brûleur pour délimiter un passage dans lequel l'air assurant la combustion est aspiré de l'extérieur vers l'intérieur de la cheminée, la section transversale totale de cette ouverture, pour toutes les zones des brûleurs, n'étant pas supérieure à 90 so de la section de décharge de la cheminée, un dispositif alimentant le brûleur en gaz à rejeter sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, un dispositif mélangeant suffisamment les gaz et l'air, à proximité du brûleur et en avant de ce dernier pour provoquer une combustion complète et stable lorsque le mélange est mis à feu, quel que soit le débit du gaz à rejeter ou la température de la zone de combustion, et un élément étant destiné à mettre à feu le mélange gazair. 9.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que chaque zone d'un brûleur comporte des organes destinés à l'in- jection de vapeur d'eau, simultanément avec l'alimentation en gaz, dans le brûleur. 10.- Appareil selon la revendication 8, caraftérisé en ce qu'il comporte plusieurs zones de brûleurs dans lesquelles les ouvertures sont pratiquement verticales, plusieurs brûleurs étant espacés verticalement 7 ces ouvertures. 11.-. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif de détection d'une certaine valeur de pression ou de débit du gaz à rejeter, un dispositif, sensible à cette valeur, n'alimentant en gaz à rejeter qu'un nombre de brûleurs proportionnel à la quantité du gaz et nécessaire pour effectuer une combustion complète et stable de ce gaz. 12.- Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il est associé à un second appareil de brûlage qu'un dispositif alimente en une certaine quantité de gaz à rejeter excédant la quantité pouvant être totalement brûlée dans le premier appareil située au niveau du sol. 13.- Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que le second appareil comporte une haute cheminée de brûlage alimentée en une quantité de gaz à rejeter correspondant à l'excès de celle pouvant être totalement brûlée dans le premier appareil situé au niveau du sol. 14.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'un écran, situé à l'extérieur de chaque zone de brûleur, est disposé verticalement sur au moins une certaine longueur de cette zone pour diminuer le bruit des flammes et les masquer par rapport a' un emplacement au sol normalement éloigné de la cheminée. 15.- Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'écran comprend un groupe d'ailettes. 16.- Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que les ailettes sont réglables. 17.- Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'une chambre de ventilation entoure le bord inférieur de la cheminée et comporte un écran empechant le vent ou l'air d'exercer me certaine force sur les zone3 des brûleurs de manière que la pression de l'air dans cette chambre de ventilation soit approximativement constante. 18.- Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'il comporte des éléments destinés à obturer la partie supérieure de la chambre comprise entre ltécran et la cheminée. l9.- Appareil-selon la revendication 17, caractérisé en ce que écran comprend plusieurs-paineaux se chevauchant et espacés alternativement les uns des autres dans des directions verticale et horizontale. 20.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que la cheminée comprend, à son extrémité supérieure et sur une longueur égale à lo à 15 % de sa hauteur, un étranglement de sa section intérieure destiné à donner une vitesse approximativement maximale au gaz à son point de sortie de la cheminée. 21.- Appareil selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'étranglement se termine par un tronçon courbe et convexe dont le rayon a pour centre un point situé à l'extrémité supérieure de la cheminée. 22.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 8 à 21, caractérisé en ce que chaque brûleur comporte un conduit pour le gaz aboutissant à une extrémité aval ouverte en avant et autour de laquelle une plaque de déviation de l'air est disposée coaxialement, cette plaque présentant plusieurs trous, des éléments étant situés à proximité de l'extrémité ouverte du conduit pour diriger une partie du gaz de ce conduit vers la face amont de la plaque, et des éléments étant destinés à mettre à feu le mélange gaz-air résultant.