La présente invention concerne une méthode d'accroissement de l'énergie pouvant être extraite d'une turbine par un écoulement de fluide, lequel peut être liquide ou gazeux ou composé d'un mélange des deux. En particulier, cette invention permet d'utiliser les écoulements naturels des fluides, tels que rivières ou vent, ou les déplacements d'air par convection provoquée par chauffage solaire, pour produire de l'énergie sous une forme utilisable. Par conséquent, la turbine entraînez par l'écoulement du fluide pourra entraîner une génératrice permettant de produire de l'électricité. Les sources naturelles d'énergie due à 11 écoulement des fluides ont parfois une faible intensité et la présente invention cherche à vaincre ce desavantage. L'inventeur a découvert que, en plaçant une pompe sur le parcours du fluide au travers de la turbina, pour accélérer son écoulement, il était possible d'augmenter considérablement l'énergie pouvant être extraite du fluide par la turbine, cet accroissement étant de loin supérieur à celui requis pour entraîner la pompe. La pompe peut être entraînée par la turbine ou par une source d'énergie séparée, telle qu'un moteur électrique ou un moteur diesel.Lorsque la pompe est entraînée par une source d'énergie séparée, elle peut être montée a n'importe quelle distance voulue de la turbine, sur le passage du fluide, et la sortie de la pompe pourrait être refoulée dans des conduites forcées situées en amont de la turbine. Selon l'invention, il est possible d'augmenter l'énergie pouvant être extraite d'un écoulement de fluide par une turbine (ou autres mécanismes décrits dans le présent texte), la méthode consistant à utiliser une pompe pour accélérer l'écoulement du fluide dans un conduit contenant la turbine ou pour refouler le fluide sur les aubes ou les pales de la turbine, l'énergie utilisée pour entraîner la pompe étant inférieure à l'accroissement d'énergie fourni par la turbine. L'invention couvre également les appareils utilisés avec cette méthode. L'expression "turbine" utilisée dans le présent texte comprend toutes les machines tournantes à aubes ou pales sur lesquelles un fluide gazeux ou liquide réagit pour faire tourner la machine. A titre d'exemple,citons les moulins a eau, les moulins à vent, la turbine Peloton, la turbine Francs, les turbines du type à hélice, la turbine Kaplan ou la turbine à ampoule submersible. D'autres mécanismes extrayant l'énergie d'un fluide, tels que moteurs à va-et-vient et tuyères d'échappement, peuvent être utilisés au lieu d'une turbine ou conjointement avec une turbine; la présente invention couvre un tel emploi à condition de placer une pompe en aval de la source d'énergie de fluide extraite par le dit mécanisme. L'expression "pompe" utilisée dans le présent texte couvre toute machine possédant des surfaces pouvant etre entraînées pour réagir sur un fluide et accélérer son débit. A titre d'exemple, citons les pompes centrifuges? à engrenage, à va-et-vient et du type à hélice et axial. Lorsque le fluide est gazeux, la pompe est généralement dénommee "compresseur". L'inventeur est parfaitement au courant, et ne les revendique pas, des agencements bien connus comprenant une turbine à gaz et un compresseur entraîné par la turbine, dans lequel l'arrivée d'air est comprimée, l'air étant alors alimenté en combustible et enflammé dans une chambre de combustion, les gaz de la chambre de combustion étant alors refoulés dans la turbine. L'inventeur ne revendique pas non plus l'agencement bien connu comprenant des turbocompresseurs dans lesquels l'échappement d'un moteur à pistons à combustion interne entraîne une turbine qui, à son tour, entraîne un compresseur pour comprimer l'air d'alimentation du moteur. La présente invention est étroitement liée aux agencements ci-dessus mais s'en distingue du fait qu'une alimentation de combustible pour former un mélange inflammable dans une chambre de combustion placée entre la pompe et la turbine n'èst pas indispensable pour assurer la rotation de la turbine Dans la présente invention, la turbine peut etre pivotée par le déplacement du fluide existant à part de toute combustion ou opération de chauffage produite entre la pompe et la turbine. En d'autres mots, l'énergie à extraire est déjà présente dans le fluide avant qu'il ne pénetre dans la pompe, est-à-dire que la source d'énergie se trouve en amont de la pompe. Comme mentionné auparavant, une telle énergie peut etre fournie par l'écoulement de l'eau dans une rivière ou le courant des océans, le vent, ou le mouvement de convection de la vapeur, de l'air ou de tout gaz, provoqué par chauffage solaire ou toute autre méthode de chauffage. Si la turbine est équipée d'une chambre de combustion et Si du combustible y est brûlé d'une façon classique, cela sera seulement pour fournir une source d'énergie supplémentaire ou comme dispositif de secours. L'expression "convection" n'est pas, selon la présente invention, restreinte au mouvement vers le haut de la convection naturelle, mais elle couvre également l'accroissement de vitesse d'un fluide passant dans un conduit chauffé. Pour etre plus précis, l'expression "coavection" devrait etre "accroissement d'enthalpie résultant du chauffage d'un fluide". Le déplacement du fluide dans le conduit est provoqué à l'origine par un mécanisme de démarrage (par exemple un démarreur à pédale). Cependant, on préfèrera un déplacement du fluide vers le haut, de façon à bénéficier du déplacement vers le haut de la convection naturelle. Dans l'appareillage utilisé pour les besoins de la présente invention, la pompe sera, de préférence, située en amont de la turbine > à proximité de l'admission de la turbine. Cependant, la pompe pourra également être située en aval de la turbine. La pompe devra assurer les fonctions suivantes: (1) Erecanisme de démarrage: L'ensemble de pompa t de turbine commencera à fonctionner des que la pompe est mise sous tension par un mécanisme de démarrage. (2) Valvulaire: La pompe fonctionnera comme une vanne du fait qu'elle empechera un écoulement à contre courant du fluide lorsque ce dernier réagit contre la turbine; la pompe assurera donc-un déplacement unidirectionnel du fluide, c'est-à-dire au travers de la turbine. L'énergie dispersée sur une grande surface sera concentrée par la pompe en un débit de fluide sur une petite surface. On pourra faciliter cette action de la pompe en prévoyant des parois convergentes vers l'entrée de la pompe. Cette convergence pourra varier d'environ 50 minimum à un maximum d'environ 1800, cette dernière valeur correspondant à un barrage à trou de décharge bien arrondi. (4) Compartisantation des pressions et des températures: La pompe divise le canal d'écoulement en un compartiment haute pression, situé entre la pompe et la turbine, et en compartiments basse pression partout ailleurs dans le canal. Lorsquton utilise une énergie athermique, le compartiment haute pression est également le compartiment haute température et, d'une façon similaire, -le compartiment basse pression est le compartiment basse température. Cette fonction de la pompe est importante, du fait qu'elle réduit le besoin de matériaux de structure robustes et assure également un degré élevé d'isolement thermique dans la petite zone entre la pompe et la turbine. Elle permet également un transfert efficace de chaleur à basse température de la source au fluide d'entrainement. Pour obtenir un fonctionnement efficace de ensemble de pompe et de turbine > les deux machines devront pouvoir traiter efficacement des débits massiques identiques de fluide (sauf lorsqu'unie partie du fluide comprimé est utilisée à d'autres fins).De plus, dans l'agencement préféré dans lequel la pompe est située en amont de la turbine, la charge totale (c'est-à-dire la somme de la charge de pression et de la charge de vitesse) à la sortie de la pompe devrait être appropriée pour la turbine Une façon d'obtenir cette combinaison efficace est d'utiliser une pompe et une turbine ayant à peu près les mêmes pressions et débits nominaux, la pompe ne recevant cependant qu'une fraction de sa puissance, cette fraction dépendant de 11 intensité et de la quantité de la source d'énergie naturelle à extraire. Dans tous les cas, le fluide passant dans la pompe ne devra pas être soumis à des chocs et, lorsqu'on utilise des pompes à aubage à réaction, l'entrée du fluide devra être tangentielle aux aubes. Ce dernier point est crucial au bon fonctionnement de l'ensemble et exige un développement plus précis. -Comme, dans une situation idéale pour l'emploi de cette méthode, l'énergie à utiliser est déjà présente dans le fluide avant qutil n'atteigne la pompe, la vitesse du fluide à l'entrée de la pompe aura tendance à être trop grande pour la pompe.- Lorsque c'est le cas, un engorgement se produira et le débit en amont sera modifié au point que peu ou pas d'énergie pourra être extraite par la turbine. Pour éviter ceci, l'excès de vitesse devra être transformé en énergie eous pression en dilatant le passage d'écoulement, en modifiant la position des aubes directrices d'admission ou en intercalant un diffuseur en forme de trompe entre la gorge du venturi du passage convergent et l'entrée de la pompe. De plus, ou en variante, les caractéristiques de la pompe, et en particulier l'inclinaison des pales et des aubes directrices, et la vitesse de rotation de la roue à aubes seront modifiées en fonction de l'accroissement de vitesse. Lorsque la présente invention utilise l'énergie thermique, les mesures suivantes permettront de réduire l'engorgement dû au chauffage du débit de fluide. (1) L'écoulement du fluide se fera de préférence, mais pas nécessairement, vers le haut. (2) De plus, ou en variante, l'admission de l'extérieur vers les surfaces d'échange de chaleur devra présenter un rétrécissement (étranglement de venturi) à partir duquel le fluide sera diffusé en se déplaçant dans un passage s 1élargissant. (3) De plus, ou en variante, un ventilateur ou un compresseur sera installé à l'admission. khis ce compresseur en amont devra présenter un rapport de pression inférieur à celui du compresseur en aval se trouvant plus pres de la turbine. L'emploi d'une compresseur à l'admission établit une similitude plus poussée de ce système avec une turbine à gaz standard, mais la caractéristique distinctive du compresseur placé en aval de la surface d'échange de chaleur subsiste. L'emploi d'un diffuseur d'admission similaire à celui décrit ci-dessua présente une similitude d'utilisation avec le statoréacteur, mais ce dernier s en distingue du fait qu'il s'emploie en déplacement et qu'il ne possède pas de compresseur en aval de la chambre de combustion. Toutes les transitions dans le canal d'écoulement de fluide devront être progressives. Ce qui suit résume les agencements principaux pour l'emploi de l'énergie thermique: (1) Diffuseur d'admission chaleur compresseur + turbine (2) Compresseur chaleur compresseur + turbine (3) Compresseur - dilatation chaleur compresseur - > turbine La vitesse dans ltétraaglement de venturi conduisant aux diffuseurs devra, de préférence,- être Inférieure à la vitesse critique pour-ce débit. (La vitesse critique V d'écoulement avec friction est définie par la formule V = #I/K dans laquelle M est le nombre de Hach I et K est le rapport de chaleur massique). Les seules exceptions aux limites de vitesse ci-dessus concernent emploi de cette méthode pour entraîner des statoréacteurs à des vitesses transsoniques et supersoniques. La vitesse à hauteurPdes surfaces d'échange de chaleur de cette invention devra être suffisante pour extraire d'environ 20% à plus de 95% de l'apport calorifique. La vitesse sur ces surfaces devra etre telle que les pertes par frottement sont inférieures au gain d'enthalpie résultant du chauffage. Les turbines à réaction devront être suivies de diffuseurs qui se continueront, de préférence, vers le haut sous forme de cheminées isolées continuant à dilater le fluide jusqu'à obtention d'une faible vitesse d'échappement (de préférence 1 à 20 kmh). Selon l'invention, on peut utiliser une ou plusieurs pompes en série ou en parallèle avec une ou plusieurs turbines en série ou en parallèle, en n'importe quelle combinaison. La réalisation des appareils permettant d'utiliser cette méthode selon la présente invention est décrite ci-dessous, sous forme d'exemples, avec une référence aux plans annexés, dans laquelle: La Figure 1 est une vue en plan de la réalisation utilisant de l'eau comme fluide. La Figure 2 est une coupe verticale d'une autre réalisation utilisant de l'eau comme fluide. La Figure 3 est une coupe verticale d'une réalisation utilisant de l'air comme fluide. La Figure 4 est une représentation schématique d'une autre réalisation utilisant de l'air comme fluide. La Figure 5 est une coupe verticale d'une variante de l'installation de la Figure 3. La Figure 6 est une coupe verticale d'une autre variante de l'installation de la Figure 3. La Figure 7 est une coupe verticale d'une autre variante de l'installation de la Figure 3. La Figure 8 est une coupe horizontale d'une autre réalisation utilisant de 11 air comme fluide. La Figure 9 est une élévation de côté d'un avion utilisant la présente invention. La Figure 10 est une coupe verticale d'un autre véhicule utilisant la présente invention. La Figure ll est une coupe verticale d'une réalisation utilisantun mélange d'air et d'eau comme fluide. La Figure 12 est une coupe verticale d'une autre réalisation utilisant de l'air comme fluide. La Figure 13 est une modification de la réalisation de la Figure 11. La Figure 14 est une coupe verticale d'une autre réalisation utilisant de l'air comme fluide. La Figure 15 est une coupe verticale d'une réalisation utilisant un mélange d'air et de vapeur. En revenant à présent à la-Figure 1, liteau, par exemple une rivière, s'écoulant dans le sens de la flèche est dirigée par un canal convergent ou entonnoir 5 vers une pompe submersible 1 reliée à une turbine 2 par une génératrice électrique 4, l'eau quittant la turbine par un canal divergent ou tube d'aspiration 6. La pompe 1 permet à la-turbine 2 d'extraire plus d'énergie de la rivière qu'il n'aurait été possible sans celle-ci, l'augmentation d'énergie extraite étant supérieure à l'énergie fournie par la turbine pour entralner la pompe. La pompe 1 peut être reliée directement ou indirectement, par l'intermédiaire de pignons, à la turbine 2, de façon que la pompe et la turbine puissent toutes deux tourner aux régimes optima. L'ensemble de turbine et de pompe peut être mis en route manuellement ou par un moteur électrique, par exemple un moteur à courant continu à régulateur de vitesse. De préférence, la pompe 1 sera du type submersible, comme illustré; cependant, elle pourra se trouver au-dessus du niveau de liteau; de même, il vaut mieux que le canal 5 soit incliné vers le bas, vers l'entrée de la pompe, pour bénéficier au maximum de la gravité. Lorsque le débit de la pompe ntest pas supérieur au débit d'eau passant dans le canal 5, l'énergie requise pour entraîner la pompe sera très faible, et elle sera d'environ la moitié de celle requise pour compenser les pertes de charge résultant de la convergence ainsi que les autres pertes peu importantes et par frottement. Les matériaux convenant à la construction du canal 5 comprennent le bois, les plastiques synthétiques et les tôles métalliques. Dans l'installation illustrée à la Figure 2, deux pompes centrifuges la et lb ont été prévues, chacune étant alimentee séparément par la turbine 2, comprenant une roue Pelton, les pompes refoulant l'eau dans une tuyère 17. La pompe lb se trouve partiellement au-dessus du niveau de liteau et le canal 5 est relié à l'entrée de la pompe la par un diffuseur 6, l'angle de divergence préféré du diffuseur étant compris entre 5 et 12,50. Le conduit entre la pompe lb et la tuyère 17 est muni de clapets de sureté 14 et/ou de réservoirs intermédiaires permettant d'éviter les excès de pression d'eau. Le conduit entre la pompe et ta turbine peut être allongé pour former une conduite forcée. Cette conduite forcée peut alors descendre des rapides, des chutes d'eau et des vallées pour augmenter l'énergie fournie à la turbine. Les principaux agencements de la pompe, de la conduite forcee et de la turbine sont les suivants: Conduite forcée Entonnoir + Pompe Turbine Conduite forcée Entonnoir + Pompe - > Pompe > Turbine Conduite forcée Entonnoir - > Pompe + Turbine + Pompe + Turbine Entonnoir + Conduite forcée + Pompe i Turbine Conduite forcée Entonnoir - > Pompe - > Alimentation de l'eau à distance. L'emploi d'une pompe après la, conduite forcée permettra de construire. cette conduite en un matériau relativement faible, en tubes de nylon par exemple. L'énergie extraite de la rivière par cette methode peut être utilisée simplement pour pomper de l'eau à distance. L'ensemble de turbine et de pompe des Figures 1 et 2 pourratt etre monte sur une dalle en béton et installé en position sur un iit de rivière à l'aide d'une grue. Dans l'installation illustrée à la Figure 3, utilisant l'énergie solaire pour provoquer une convection d'air, on a prévu un corps en forme de pyramide ou de cône entourant l'espace ll, ce corps étant constitué dtune couche externe 8 en matière transparente en verre par exemple, séparée par l'espace 9 de la couche à absorption de chaleur ou mur 7 de couleur noire sur la face tournée vers l'extérieur. L'air entrant dans L'espace 9 par une ou plusieurs entrées 15 est chauffé par les radiations solaires absorbées par le mur 7 et se deplace vers le haut, par convection, jusqu'au compresseur 1, l'air comprimé passant ensuite dans la turbine 2 pour l'entraîner. La turbine 2 entrain le compresseur 1 et une génératrice électrique 4 par l'intermédiaire des pignons 3.Une tour 16, montée au sommet du corps en forme de pyramide ou de cône, supporte ensemble de turbine et de compresseur. L'espace 11 peut être ventilés comme illustré, par l'air ambiant passant par une ou plusieurs ouvertures 22 et peut, lui-même, contenir une ou plusieurs sources de chaleur destinées à fournir une convection d'air supplémentaire vers le compresseur 1. De ce fait, l'espace 11 peut servir de maison ou d'usine dans laquelle le personnel ou les machines, un climatiseur d'air par exemple, contribuent à la source de chaleur. Alternativement, l'espace il peut être utilisé comme espace de stockage d'eau chauffée ou d'un tas de roches préalablement chauffées, par le soleil par exemple. La turbine 2 peut être équipée d'une chambre de combustion alimentée en combustible, par exemple hydrogène ou combustible standard pour turbine à gaz, de façon à fournir une source d'énergie supplémentaire ou de secours. L'hydrogène peut être produit par électrolyse de l'eau à l'aide de 11 électricité produite par la génératrice 4 au cours des périodes ensoleillées de pointe. Plusieurs compresseurs peuvent être prévus et montés en série ou en parallèle. Pour obtenir un bon rendement de l'ensemble de turbine et de compresseur, il sera nécessaire de prévoir un degré élevé de calorifugeage. L'admission peut être équipée d'un compresseur à rapport de compression plus faible que celui du compresseur en aval. On peut utiliser d'autres constructions de couches d'absorption de chaleur solaire 7. Par exemple, on peut trouver une couche externe en verre couvrant une tle absorbante à ondulations de forme trapézoldsle, le côté interne de cette tôle étant équipé d'un conduit métallique isolant contenant de l'air, lequel sera chauffé par le transfert de chaleur solaire. On peut utiliser une double couche de verre à vide- partiel entre les deux couches. Dans un autre cas, on peut remplacer la couche externe en verre par une couche noircie équipée d'une multitude de petites perforations, l'air à chauffer entrant alors dans l'espace 9 par ces perforations au lieu des ouvertures 15. La couche externe perforée peut être une tôle métallique, un grillage métallique à mailles serrées ou un tissu tel que du nylon, du coton, de la laine ou de la soie. Cette couche externe perforée peut être composée de plusieurs couches perforées individuelles. Ce type de construction permet de contrôler la porosité des perforations, du bas vers le haut de la structure, comme illustré à la Fig. 3, de façon à maintenir une répartition uniforme d'air.Ainsi, à l'extrémité -supérieure, près du compresseur, on trouverait un plus grand nombre de couches de façon à rE réduire la porosité. Dans cette cons ruction à couche externe perforée, une énergie supplémentaire ou en variante pourrait être communiquée à l'air par la pression du vent, le vent obligeant l'air à entrer par les perforations et à se déplacer vers le haut dans l'espace 9. Dans l'installation représentée schématiquement à la Figure 4, un courant d'air provenant d'un compresseur la, recevant directement l'air de l'atmosphère, passe sur un second compresseur lb recevant de l'air de convection chauffé par une source de chaleur solaire. Ainsi, l'énergie ajoutée par le compresseur lb à l'énergie présente dans l'air quittant le compresseur la comprend toute chaleur produite par le compresseur lb lui-même. Les compresseurs la et lb peuvent etre combinés en une structure unitaire. Pour obtenir un rendement élevé, les compresseurs la et lb et la turbine 2 sont à plusieurs étages, de façon à obtenir un rapport de compression élevé, et ils sont équipés d'un calorifugeage élevé. Dans la réalisation illustrée à la Figure 5, laquelle est une variante de la réalisation de la Figure 3, l'espace ll est entouré par un toit transparent 8b, et on trouve un plancher perforé comprenant des couches espacées 7 et 8a, la couche inférieure 8a étant calorifuge et la surface supérieure de la couche 7 ayant cté noircie pour absorber les radiations solaires. L'air entrant dans l'espace 11 par les perforations du sol est chauffE par la couche 7 et monte par convection vers le compresseur 1. Dans une autre variante de la 'réalisation de la Figure 3, à'la Figure 6, l'air entrant dans l'espace 9 par la ou les entrées 15, entraîne d'abord une turbine à basse pression 2a avant d'être chauffé, l'air chauffé apres passage dans le compresseur 1 entraînant une turbine à haute pression 2b. A la Figure 7, qui est une autre variante de la réalisation de la Figure 3, l'entrée vers la surface de transfert de chaleur est équipée d'un compresseur lb dont le rapport de compression est plus faible que celui du compresseur d'aval la. Le déplacement de l'air sur la surface chauffée n'est pas vertical mais I'échappement se fait vers le haut, au travers de la cheminée, Figure 6. Dans- les réalisations utilisant les radiations solaires, on peut utiliser des miroirs paraboliques pour concentrer les rayons sur les surfaces noircies. La Figure 8 est une réalisation simplifiée de l'installation dans laquelle les rayons solaires sont concentrés par un miroir parabolique 22 sur les surfaces noircies 7 à l'entrée et autour de l'entrée de la pompe 1. L'écran transparent 8 forme également l'entonnoir convergent 5 de ltentrée. L'air se déplace vers le haut. La Figure 9 représente une réalisation dans laquelle l'énergie solaire est utilisée pour entraîneur une soucoupe volante par l'intermédiaire dtun ensemble de turbine et de compresseur (pas illustré) à l'intérieur de la soucoupe. Les parois externes de la soucoupe sont en matière mince, légère et robuste, en titane par exemple, et comportent des aubes chevauchantes disposées en série 12 à surfaces noircies 7. Les surfaces externes des aubes peuvent etre enduites d'une mince couche d'isolant transparent. Lorsque la parois externes sont pivotées par la turbine, de l'air est chassé sur et entre les aubes noircies, vers l'intérieur de la soucoupe. L'air, diffusé et chauffé par les aubes, tend à se déplacer vers le haut, à l'intérieur de la soucoupe, et entre dans un ou plusieurs compresseurs; l'air comprimé entraîne alors une turbine entraînant elle-même les aubes 12. L'air comprimé s'échappe également par des tuyères réglables 17 produisant des jets permettant de déplacer et de diriger la soucoupe dans trois sens perpendiculaires les uns aux autres. Les parois tournantes externes de la soucoupe lui communiquent une stabilité gyroscopique. La Figure 10 représente une autre réalisation de véhicule, pouvant etre un avion, entra mué par énergie solaire. Le véhicule comporte une série d'aubes inclinées chevauchantes 12, disposées de façon que, lorsque le véhicule se déplace vers l'avant dans le sens de la fleche, l'air soit chassé dans les rainures entre les aubes noircies légèrement isolées. L'air est d'abord diffusé pour obtenir un accroissement de pression puis il est envoyé dans un passage en forme d'entonnoir 24 au travers duquel l'air chauffé entrant une turbine 2, l'échappement de la turbine se faisant par une tuyère 17 pour assurer la propulsion. Le compresseur 1 peut également recevoir l'air entrant dans le véhicule par le nez 25, muni d'un diffuseur. Ce véhicule peut également être utilisé sur terre ou sur mer. Lorsqu'il est utilisé comme avion, il devra tout d'abord être lancé par une autre source d'énergie, tel qu'un moteur fusée à combustible solide. La réalisation de la Figure 11 utilise un mélange d'air et d'eau comme fluide auquel l'énergie est communiquée par radiations solaires. Dans cette illustration, l'air est représenté par des pointillés et l'eau par de petits tirets. Une pompe lb, entraînée par une source auxiliaire, élève le mélange jusqu a un passage divergent dont la paroi externe 8 est munie d'une surface noircie 7 recueillant l'énergie solaire. Le mélange est donc chauffé et il se produit une convection vers le haut pour réduire la puissance requise par la pompe. Au-sommet de l'installation, l'air et l'eau sont séparés dans une chambre de séparation, ltair étant recirculé vers la pompe lb par un tube 10 et l'eau descendant dans un entonnoir fermé 9 vers une pompe la d'où elle est envoyée à la turbine. L'excès de pression du systeme est relâché par les clapets de sûreté 14. Dans la réalisation illustrée à la Figure 12, l'espace 11 est entouré par les passages d'écoulement externe et interne 9 et 10 séparés l'un de l'autre par une paroi 26 à grande conductivité calorifique. L'air est aspiré au travers de l'extrémité supérieure du passage interne 10 et se déplace vers le bas, tout en étant refroidi par l'air montant en cours de dilatation dans le passage externe 9, les passages étant reliés par les buses 17. L'espace 11 peut être un accumulateur de chaleur ou de froid. L'air- montant dans le passage 9 entre dans un ensemble de turbine et de compresseur 21, monté dans la tour 16. La Figure 13 représente une modification de la réalisation de la Figure 12, dans laquelle l'échappement de la turbine retourne dans le passage 10 pour former un circuit fermé. La réalisation illustrée à la Figure 14 utilise l'énergie du vent et comprend un ensemble de turbine et de compresseur 21 articulé sur un joint 19 avec un entonnoir d'admission 5 maintenu dans le vent par les ailettes 18 montées sur un tube d'aspiration 6. L'ensemble combiné 21 peut également etre équipé d'une chambre de combustion 20 pouvant etre alimentée en combustible pour assurer l'entraînement de la turbine lorsque la pression du vent est inadéquate. La Figure 15 illustre une réalisation simplifiée de l'invention, dans laquelle on utilise un melange de gaz (air) et de vapeur de liquide (eau). L'aspiration du compresseur 1 provoque une pression négative dans le réservoir 7. Il s'ensuit une vaporisation de 1 1eau qui y est contenue et une absorption de la chaleur latente de vaporisation. De plus, l'air est aspiré par l'entrée de diffuseur du tube interne 10, est refroidi au cours de son passage dans ce tube et s'échappe ensuite par les perforations 17 à' l'extrémité inférieure plus large du tube. L'air s'échappant forme de petites bulles remontant dans le liquide et absorbant la chaleur lorsqutelles se dilatent contre les efforts de la tension superficielle. Le mélange d'air et de liquide passe dans le compresseur où, au cours de la compression, une partie de la vapeur de liquide se condense et transmet sa chaleur au reste du mélange agissant sur la turbine A un rapport de compression élevé, dans le cas où le mélange contient une grande proportion d'air, la température s'éleve au-dessus de la pression critique du liquide et la vapeur de liquide se transforme en un des gaz agissant sur la turbine. On peut prévoir un chauffage supplémentaire entre la pompe et la turbine. Si le tube interne est fermé ou n'existe pas, l'installation devient une machine à vapeur à basse pression et à basse température. Dans un tel cas, la vapeur peut être chauffée encore plus après son passage dans le compresseur, de façon à éviter une condensation. Si on utilise un liquide autre que de 11 eau, an peut fermer le circuit en condensant la vapeur et en renvoyant le liquide dans la chambre de chauffe. La transformation de la vapeur de liquide en un gaz véritable à une température supérieure à la température critique peut être rentable comme méthode générale de refroidissement interne de tous les moteurs thermiques utilisés dans la présente invention. Par exemple, l'eau peut être injectée sous forme pulvérisée dans la chambre de combustion d'uuiiioteur à pistons, de préférence vers la fin du cycle de détente. Elle se transforme en une phase gazeuse pour refroidir le moteur et transformer une plus grande partie de la chaleur de combustion en travail. Ceci permettra de réduire les besoins de refroidissement externe du moteur. On peut également injecter un mélange d'eau et de combustible, par exemple de l'alcool, de-l'asmoniac et de l'hydrazine. Une combustion complète est obtenue en entrant plus d'air comme en utilisant un turbocompresseur de suralimentation. REVENDICATIONS 1. Une méthode d'accroissement de 11 énergie pouvant être extraite par une turbine (comme définie dans le texte) d'un écoulement de fluide, caractérisée par l'emploi d'une pompe devant accélérer, par son aspiration, le débit du fluide dans un conduit contenant la turbine ou refoulant le fluide sur la turbine. 2. Une méthode, comme revendiquée en 1, caractérisée par le fait qu'unie structure, en amont de la turbine et de la pompe, converge l'écoulement du courant ou bloque tout autre écoulement possible du courant. 3. Une méthode, comme revendiquée en 2, caractérisée par le fait que la dite structure est un entonnoir ou un barrage. 4. Une méthode, telle que revendiquée en 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait que la pompe est reliée directement ou par des engrenages à la turbine qui assure son entraînement. 5. Une méthode, telle que revendiquée en 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait que la pompe est entraînée par un moteur séparé. 6. Une méthode, telle que revendiquée en 5, caractérisée par le fait que la pompe est séparée de la turbine à laquelle elle est reliée par un conduit pour le fluide. 7. Une méthode, telle que revendiquée en 1 à 4, caractérisée par le fait que la fonction de la pompe et de la turbine sont combinées en une structure et que les pertes de charge sont compensées par une source d'énergie externe. 8. Une méthode, telle que revendiquée dans n'importe laquelle des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la turbine est utilisée pour pomper le dit fluide dans un autre endroit. 9. Une méthode, telle que revendiquée dans n'importe laquelle des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle utilise plus d'une pompe, le montage étant en série ou en parallèle. 10. Une méthode, telle que revendiquée dans n'importe laquelle des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle utilise plus d'une turbine, le montage étant en série ou en parallèle. 11. Une méthode, telle que renvendiquee dans les revendications 1 à 10, dans laquelle le fluide est un courant d'eau à écoulement naturel et caractérisée par le fait que la turbine et la pompe sont construites pour être entraînée par l'eau et pour pomper l'eau respectivement. 12. Une méthode, telle que revendiquée en 1 à 10 ci-dessus, dans laquelle le fluide est du vent ou un gaz chauffé, et caractérisée par le fait que la pompe et la turbine sont construites pour pomper l'air constituant le vent ou le gaz et pour être entrainée par l'air ou le gaz respectivement. 13. Une méthode, telle que revendiquée en 12, caractérisée par le fait que la turbine est entraînée par du gaz chauffé. 14. Une méthode, telle que revendiquée en 12 ou 13, caractérisée par le fait que la turbine utilisée est une turbine à gaz standard et qu'on injecte du combustible de turbine standard dans cette turbine lorsque le vent est faible ou, dans le cas d'air chauffé, lorsque la source de chaleur est faible, de façon à fournir un supplément d'énergie au dit fluide. 15. Une méthode, telle que revendiquée en 14, caractérisée par le fait que la pompe et la turbine reçoivçnt de l'air de convection d'un collecteur convergent d'énergie solaire monté avec son apex au sommet de façon que, lorsque le collecteur est chauffé par le soleil, l'air chaud s'élève par convection pour entraîner la turbine. 16. Une méthode, telle que revendiquée en 15, caractérisée par le fait que le collecteur d'énergie solaire comporte une paroi externe transparente aux radiations solaires et une paroi interne absorbant les radiations. solaires, un espace entre cas parois, dans lequel l'air est chauffé et transporté vers le haut par convection, et au moins une ouverture d'entrée d'air dans cet espace. 17. Une méthode, telle que revendiquée en 16, caractérisée par le fait que l'entrée de cet espace contient au moins une pompe supplémentaire pour envoyer l'air dans cet espace, cette pompe fonctionnant à une puissance moindre que la pompe précédente se trouvant plus en aval. 18. Une méthode, telle que revendiquée en 16 ou 17, caractérisée par le fait que la paroi externe est une surface noire perforée. 19. Une méthode, telle que revendiquée en 18, caractérisée par le fait que la surface noire perforée est constituée par au moins ude couche de grillage métallique à mailles serrées ou de tissu. 20. Une méthode, telle que revendiquée dans n'importe laquelle des revendications 16 à 19, caractérisée par le fait qu'on utilise un miroir concentrant énergie solaire pour chauffer les surfaces. 21. Une méthode, telle que. revendiquée dans n'importe laquelle des revendications 12 à 20, caractérisée par le fait que les gaz d'échappement de la turbine sont renvoyés sur les surfaces chauffées du collecteur d'énergie solaire. 22. Une méthode, telle que revendiquée en 12, caractérisée par le fait que la pompe et la turbine sont montées dans un vehicule, lequel est entraîné par l'air chassé sur ses surfaces aubées externes, chauffées par le soleil, avant d'entre envoyé dans l'installation de compresseur et de turbine. 23. L'énergie obtenue d'une turbine utilisée selon la méthode revendiquée dans n'importe laquelle des revendications précédentes. 24. Un ensemble de pompe et de turbine à utiliser avec la méthode de la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend-une turbine adaptée pour être placée dans un courant de fluide et une pompe placée près de l'entrée ou de la sortie de la turbine, de façon que, lorsque la pompe fonctionne, elle aspire le fluide de façon à augmenter l'énergie pouvant être extraite du fluide par la turbine. 25, Un ensemble de turbine et de pompe, tel que revendiqué en 24; à utiliser avec un courant liquide, caractérisé par le fait que la charge du liquide est fournie par une pompe d'élévationàair déplaçant le liquide sur une surface collectrice de chaleur ou solaire. 26. L'ensemble à utiliser avec la méthode de la revendication 15, caractérisé par le fait qu'il comporte un collecteur convergent d'énergie solaire construit de façon à être monté avec son apex au sommet, une turbine placée sur le dit apex, devant être entraînée par l'air de convection du collecteur, et une pompe placée dans un conduit amenant l'air vers la turbine. 27. L'ensemble, tel que revendiqué en 26, caractérisé par le fait que le collecteur d'énergie solaire comporte une paroi externe perméable aux radiations solaires, une paroi interne absorbant les radiations solaires, un espace entre les parois, dans lequel l'air est chauffé et transporté vers le haut par convection, et au moins une ouverture d'entrée ttair dans cet espace. 28. L'ensemble, tel que revendiqué en 27, caractérisé par le fait que l'entrée dans cet espace contiens au moins une pompe supplémentaire envoyant l'air dans cet espace, cette pompe fonctionnant une puissance moindre que la pompe précédente plus en aval. 29. L'ensemble, tel que revendiqué en 28 ou 29, caractérisé par le fait que la paroi externe est une surface noire perforée. 30. L'ensemble, tel que revendiqué an 29, caractérisé par le fait que la surface noire perforée est constituée par au moins une couche de grillage métallique à maillas serrées ou de tissu. 31. L'ensemble, tel que revendiqué dans n'importa laquelle des revendications 27 à 3Q, caractérisé par le fait qu'il comporte un conduit de recyclage des gaz d'échappement de la turbine, pour les renvoyer sur le collecteur d'énergie solaire. 32. L'ensemble à utiliser avec la méthode de la -revendication 16, caractérisé par le fait qu'il comprend une turbine a gaz dans un tube en forme d'entonnoir, monté sur un pivot vertical de façon que l'ouverture soit dans le vent. 33. L'ensemble à utiliser avec la méthode de la revendication 21, caractérisé par le fait qu'il comprend un véhicule ayant une surface externe munie d'aubes pouvant être chauffées par les rayons du soleil, une pompe et une turbine étant montees dans le véhicule, et un moyen de diriger le courant d'air chauffé par ces aubes vers la pompe et la turbine. 34. Une méthode, telle que revendiquée par les revendications 6 et 11, dans laquelle l'énergie du fluide est conduite à la turbine par un conduit descendant en pente contenant la pompe et la turbine.