La présente invention concerne un procédé pour reproduire en un grand nombre d'exemplaires imprimés des images, des vidéogrammes, des documents photographiques ou toute information analogique ou codée à haute densité. Il est connu d'enregistrer des informations à haute densité sur des supports magnétiques ou photosensibles ou sur des supports gravés. C'est ainsi que des programmes complets de télévision peuvent être enregistrés sur des disques, tambours ou films dits video ; la densité d'enregistrement des informations doit être très élevée pour que, dans le cas par exemple d'un programme de télévision en couleur, la totalité des informations de luminance, de chrominance et de son, correspondant à un programme de plusieurs dizaines de minutes, puisse être enregistrée sur un disque ou un film ayant un diamètre ou une longueur acceptable. Des enregistrements à très haute densité, d'informations codées, sur des supports photosensibles sont également utilisés comme mémoires mortes pour des ordinateurs. Jusqu'à présent, les supports dtinformations qui viennent d'être mentionnés, notamment les disques et les films "video", étaient reproduits photographiquement par contact, ce qui nécessitait l'emploi, pour les reproductions, de supports photosensibles de haute qualité, donc coûteux, (mais à définition limitée en tout état de cause) et le recours aux techniques, longues et complexes, du laboratoire photographique. Ces servitudes n'ont pas permi jusqu'à présent de reproduire les disques ou les films "video", enregistrés photographiquement, en un grand nombre d'exemplaires, avec un faible prix de revient unitaire. Le procédé selon la présente invention permet par contre de reproduire en un grand nombre d'exemplaires, des documents photographiques, ou même des documents imprimés, à forte densité d'informations, avec un très faible prix de revient unitaire. Le procédé de reproduction selon la présente invention est donc particulièrement avantageux pour la reproduction des disques ou des films "video", enregistrés photographiquement. Le procédé selon la présente invention est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à faire balayer une partie au moins d'une matrice d'impression par un pinceau très fin de rayonnement laser, en synchronisme réel ou réduit avec une analyse optoélectronique de l'image à reproduire, tout en faisant moduler en intensité ledit pinceau de rayonnement laser par l'information "video" obtenue au cours de ladite analyse optoélectronique, de manière à reproduire le document sur la matrice d'impression sous la forme de perforations, puis à amener un moyen de coloration à travers les perforations de la surface de la matrice et à les transférer ensuite sur un support d'impression. L'emploi d'un pinceau très fin de rayonnement laser, ayant par exemple une largeur de l'ordre du micron, permet en effet de pratiquer dans la surface latérale d'une matrice d'impression des perforations, par exemple à embouchure circulaire, de très faible diamètre et de très faible écartement, ce qui permet de transférer sur la matrice d'impression les informations très denses du document à reproduire, sans que ce transfert se traduise par une réduction sensible de la densité d'informations ou même par des pertes d'informations. Les perforations peuvent d'ailleurs se chevaucher dans certains cas et donner des lignes continues, ce qui augmente la définition. Le faisceau laser peut, bien entendu, perforer une feuille de plastique suffisamment fine. Toutefois, cela exige une puissance instantanée importante. Une autre solution, selon la présente invention, consiste à employer une feuille de résine photosensible réceptrice à la longueur d'onde de la lumière cohérente employée pour constituer la matrice. Les points qui sont frappés subissent une transformation physico#chimique et deviennent solubles dans un certain nombre de solvants, tels que des solutions basiques par exemple. Il suffit donc, après illumination par la source laser, de passer la matrice dans un bain approprié pour que les perforations apparaissent. Afin d'obtenir une meilleure définition de l'image (de l'ordre de 0,4 à 0,6 micron) le support photosensible est avantageusement disposé sur un support constitué de microcanaux de verre et connus dans la technique sous la désignation anglo-saxonne de "Capillary Array Glass".De la sorte, même si le faisceau laser a un diamètre de l'ordre du micron, il est possible d'obtenir une meilleure définition, qui est nécessaire notamment dans le cas des mémoires mortes ou dans celui des images vidéo. On sait que, contrairement aux émulsions argentiques, les résines photosensibles n'ont pas de grain et que, par suite, la définition résulte des dimensions du faisceau au point d'impact. Le report ultérieur des informations ainsi enregistrées sur la matrice, qui peut consister en un cadre ou en un cylindre d'impression, par un simple procédé d'imprimerie à l'encre, est particulièrement avantageux dans la mesure où ce procédé de report permet, d'une part, d'utiliser des supports de reproduction particulièrement bon marché, tels que les feuilles ou bandes de papier ou de matières synthétiques, et où il ne nécessite pas, d'autre part, le recours à des opérations longues et complexes, relevant des techniques du laboratoire photographique.En outre, le report des informa- tions sur la surface latérale du cylindre d'impression peut être effectué par des dispositifs entièrement automatiques, l'analyse optoélectronique d'un disque "video" et sa reproduction par le pinceau de rayonnement laser ne durant que de quelques secondes à quelques minutes, selon les dispositifs utilisés. En fait, le problème du temps dans la réalisation de la matricé n'est pas critique puisqu'il s'agit d'une opé- ration unique et il n'est pas habituellement nécessaire (sauf peut-être pour la télévision)- de perforer le support ou matrice en temps réel.Par ailleurs, le cylindre d'impression permet de transférer les informations qui ont été enregistrées sur sa paroi latérale, par exemple en continu sur une bande de papier, à très haute vitesse sur les machines d'impression dites rotatives. Dans un mode d'exécution particulièrement avantageux du procédé de reproduction selon la présente invention, qui permet d'utiliser un même cylindre d'impression pour la reproduction de documents différents, on utilise un cylindre d'impression comportant une paroi latérale ou matrice amovible, formée de préférence par une pellicule mince en une matière souple, par exemple en une matière synthétique, cette pellicule étant appliquée sur un noyau en une matière rigide et l'on emploie un pinceau de rayonnement laser capable au plus de perforer ladite pellicule.Avec ce mode d'exécution, les informations à reproduire sont transférées seulement sur la pellicule amovible qui forme la surface latérale du cylindre d'impression, si bien que le noyau de ce dernier, qui n'a pas été attaqué par le pinceau de rayonnement laser, peut être utilisé pratiquement sans limitation de durée pour la reproduction d'un nombre quelconque de documents différents, en utilisant # chaque fois une nouvelle pellicule. Tous les moyens et procédés connus dans les techniques de l'imprimerie peuvent évidemment êtreeAtre utilisés pour amener l'encre dans les trous de la surface latérale du cylindre d'impression. L'encre utilisée présentant une certaine viscosité, une surpression de l'ordre de 5 à 10 bars est avantageusement prévue à l'intérieur du cylindre pour augmenter la vitesse de diffusion de l'encre à travers les perforations et, par suite,la vitesse d'impression. Cependant, dans un mode d'exécution préféré du procédé selon la présente invention, on utilise un cylindre d'impression comportant une paroi latérale tubulaire en une matière rigide, ainsi qu'un pinceau de rayonnement laser capable de perforer ladite paroi latérale tubulaire, et l'on amène l'encre à l'intérieur de la paroi latérale tubulaire du cylindre d'impression. Ce mode d'encrage, particulièrement simple et avanta geuxv peut être également employé lorsque l'on utilise, selon la présente invention, un cylindre d'impression comportant une paroi latérale amovible, formée de préférence par une pellicule mince en une matière souple ; dans ce cas, en effet, on utilisera un cylindre d'impression comportant un noyau tubulaire dont la paroi latérale présente des perforations très fines et très serrées, et l'on amènera l'encre à l'intérieur dudit noyau tubulaire.Les perforations de la paroi latérale du noyau tubulaire peuvent avoir été également réalisées à l'aide d'un pinceau très fin de rayonnement laser, auquel cas elles sont de préférence distribuées régulièrement ; il est cependant aussi possible, selon la présente invention, de constituer le noyau tubulaire du cylindre d'impression en un matériau poreux, obtenu par exemple par frittage ou par un procédé chimique. L'encre amenée dans les trous ou les perforations de la surface latérale du cylindre d'impression, lors de la mise en oeuvre du procédé de reproduction selon la présente invention, peut être transférée sur le support d'impression par toutes les méthodes et tous les moyens, éventuellement indirects, qui sont connus dans les techniques de l'imprimerie. Cependant, dans un mode d'exécution préféré du procédé de reproduction selon la présente invention, l'encre amenée dans les trous ou perforations externes du cylindre d'impression est transférée directement sur le support d'impression, en particulier en faisant rouler le cylindre d'impression sans glissement sur le support d'impression. Il est également possible, dans le procédé selon l'invention, d'utiliser un gaz qui est inclus à l'intérieur du cylindre et qui réagit avec un support de papier ou de matière plastique spécialement traité, de sorte qu'un jet de gaz passant par l'une des perforations produise un point noir ou coloré.Dans ce eas, le gaz arrivant par le noyau est avantageusement guidé par une pièce axiale fixe, qui affecte la forme d'un secteur étroit et dont les extrémités forment joint sur le tambour de sorte que quelques lignes de points perforés se trouvent en regard de la partie inférieure de ladite pièce. Le procédé de reproduction selon la présente invention peut être mis en oeuvre en utilisant un pinceau de rayonnement laser continu, de largeur constante adaptée à la densité des informations à reproduire ; une largeur constante voisine de 1 u convient bien, par exemple, pour la reproduction de disques "video'1. Un pinceau de rayonnement laser continu, de largeur constante de ce genre, peut être utilisé, dans le cadre du procédé de reproduction selon la présente invention, par exemple comme suit.Dans un premier mode d'exécution, on fait moduler 11 intensité du pinceau de rayonnement laser par des impulsions ayant toutes sensiblement les mêmes durée et amplitude et une fréquence de répétition variant en fonction de l'information video obtenue au cours de l'analyse optoélectronique du document à reproduire.Avec ce mode d'exécution du procédé, les informations sont donc reproduites sur la matrice ou surface latérale du cylindre d'impression sous la forme de trous, par exemple à embouchures circulaires de même diamètre et d'écartements variables en fonction de l'information "video" obtenue par l'analyse du document à reproduire ; par suite, sur le support d'impression, les irïformations sont reproduites sous la forme de points juxtaposés, de mêmes dimensions mais d'écartements variables, ce qui confère au document reproduit une structure tramée. Dans le cas où le document original ne comportait par une telle structure tramée, celle du document reproduit est toujours suffisàmment fine pour n'être pas gRnante. Ce mode d'exécution convient plus particulièrement pour la reproduction de phorographies de haute qualité. Dans le cas où l'information vidéo est donnée, par la caméra de prise de vues servant à l'analyse optoélectronique du document sous la forme des trois signaux R. V. et B composantes des couleurs fondamentales rouge,verte et bleue, il est possible de graver ou de perforer simultanément trois matrices correspondant aux couleurs rouge et bleue d'une part et d'autre part d'obtenir une matrice "jaune", en complémentant le signal vert, compte tenu de ce que la synthèse des couleurs est additive en télévision et soustractive en imprimerie.Il est ainsi possible d'imprimer des images ou phorographies en trichromie. Le signal laser modulé peut en effet être séparé en trois parties dont chacune est modulée par un signal couleur provenant de l'analyse optoélectronique. Dans un second mode d'exécution du procédé selon la présente invention, on utilise un pinceau de rayonnement laser pulsé, de largeur variable, et l'on fait moduler la largeur dudit pinceau de rayonnement laser en fonction de l'information "video" obtenue au cours de l'analyse optique du document à reproduire ; si ce dernier est un disque "video", la largeur du pinceau de rayonnement laser peut être modulée par exemple entre 0,6 et 4cri. Dans ce cas encore, le document reproduit présente nécessairement une structure tramée, suffisamment fine pour n'être pas gênante. Ce mode d'exécution est particulièrement destiné à l'exécution de tracés qui n'exigent pas une définition notable.Il peut être employé par exemple pour les opérations de coupe, dans la confection ou pour l'impression sur tissus. Dans un autre mode d'exécution, on fait moduler l'intensité du pinceau de rayonnement laser par des trains d'impulsions ayant toutes sensiblement les mêmes durée et amplitude, ces trains d'impulsions étant codés à partir de l'infor- mation '1video" obtenue au cours de l'analyse électro-optique du document à reproduire. Ce mode d'exécution est particulièrement adapté au cas où les informations du document à reproduire sont déjà elles-mêmes codées (par exemple une mémoire morte pour ordinateur). Dans le cas d'un signal de télévision, un codage binaire est manifestement non économique, compte tenu du nombre de binons à transmettre. Aussi, selon la présente invention, le signal composite module le laser par des impulsions dont la largeur ou l'espacement varie en fonction du signal. Dans le premier cas, l'image imprimée se présente sous la forme d'une série de traits et de points. Dans le second cas, une ligne de la matrice est constituée par un ensemble de points irrégulièrement espacés. La hauteur des traits ou des points est bien entendu toujours la même et correspond au diamètre du faisceau. La longueur des traits peut être fonction, dans le premier cas, des alternances du signal modulé en fréquence. On sait que les images de télévision sont constituées de deux trames entrelacées constituées par un nombre défini de lignes pour éviter le scintillement de l'image. Cette contrainte n'existe pas au niveau du procédé selon l'invention et il n'est pas nécessaire de prévoir de trame de l'image. Par contre, les informations doivent être enregistrées dans un certain ordre et, compte tenu du mode de balayage adopté, elles sont réparties sur des lignes qui ne correspondent pas nécessairement aux lignes de télévision. C'est ainsi qu'une ligne de la matrice peut contenir les informations de plusieurs lignes, voire d'une trame d'une image de télévision. Dans la suite de la description, une ligne de matrice correspond à l'amplitude de balayage du faisceau laser d'inscription. D'autre- part > le signal de télévision est dit composite dans la mesure où il renferme une composante lumi nuance, éventuellement deux composantes de chrominance, une composante de son et des signaux de synchronisation des images télévisées. Bien que le codage par modulation de fréquence soit intéressant dans ce cas particulier, il est évident que tout autre mode de codage peut- & re employé. La présente invention couvre également tous les documents imprimés qui ont été obtenus à partir de documents originaux codés, imprimés ou photographiés, par le procédé de reproduction selon la présente invention. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé, plusieurs modes d'exécution du procédé de reproduction selon la présente invention. La figure 1 est un schéma synoptique de la formation de la matrice par un laser. La figure 2 illustre la phase du même procédé de reproduction, qui consiste à transférer sur une bande de papier en déroulement continu, les informations qui ont été précédemment enregistrées sur la matrice. La figure 3 est une vue de l'installation d'impression de la figure 2, en coupe par un plan vertical médian. Les figures 4, 5, 6 et 7 sont des schémas illustrant différents modes d'enregistrement des informations à reproduire, sur la surface de la matrice. La figure 1 est un schéma de principe représentant la première phase du procédé, c'est-à-dire la gravure de la matrice. Sur ce schéma, le faisceau de lumière cohérente issu d'un laser t est modulé en intensité par une cellule 5, cette modulation étant dans la plupart des applications de l'invention une modulation par tout ou rien. Puis le faisceau est focalisé sur une cellule 7 de déflexion qui assure le balayage horizontal du support de matrice 10. Le faisceau sortant de la cellule 5 est dirigé vers la cellule 7 de déflexion qui assure le balayage horizontal du support de matrice à une cadence déterminée et sur une longueur convenable. Pour ce faire, la cellule 5 qui est par exemple une cellule à effet électro-acoustique, est commandée par un étage 6 générateur d'oscillations à relaxation qui peut être piloté par l'étage 3 de prise de vue si lton désire une gravure de la matrice en temps réel. A la sortie de la cellule de déflexion 7, le faisceau laser est divisé en un faisceau principal 9 et en un faisceau secondaire 8 qui seul est défléchi d'un angle a variable. Le faisceau 9 est arrêté par un masque non représenté et seul le faisceau défléchi 8 agit sur la matrice 10.On peut noter que ltexcursion horizontale du faisceau 8 permet de régler l'expansion ou la condensation éventuelle de ltimage, en combinaison avec le dispositif de balayage vertical qui n'a pas été représenté mais peut être du type tout à fait classique à miroir, compte tenu de ce que le balayage trames est en général beaucoup plus lent que le balayage lignes. Le balayage vertical peut également être obtenu par déplacement électromécanique du support de matrice. Si la caméra de télévision 3 analyse le disque "video" à reproduire suivant des lignes parallèles, le pinceau de rayonnement laser 6 balaie également la surface latérale de la matrice d'impression 10 suivant des lignes parallèles, par exemple selon des génératrices de sa surface latérale cylindrique. Si la matrice est disposée sur un cylindre, chaque impulsion, d'amplitude déterminée, du rayonnement laser produit, dans la surface de la matrice d'impression 10, un trou, par exemple à embouchure circulaire, de diamètre voisin de 1;. ta vitesse de balayage de chaque ligne étant uniforme, les trous produits par les impulsions successives de rayonnement laser sont d'autant plus rapprochés que la fréquence de répétition desdites impulsions est plus grande et réciproquement.Comme la fréquence de répétition des impulsions est modulée par le signal video provenant de la caméra de télévision 3, on comprend que les informations enregistrées photographiquement de l'image 2 sont reproduites sur une zone déterminée de la surface de la matrice 10, sous la forme d'une structure de trous juxtaposés, sensiblement de mêmes diamètres, dont l'écartement varie localement en fonction des informations à reproduire. Par suite du très faible diamètre des trous produits par le pinceau de rayonnement laser dans la surface latérale du cylindre d'impression 10, ces trous peuvent être très serrés, ce qui permet de reproduire les informations à haute densité du disque video 2 sans réduction de la densité des informations et sans perte d'informations. Dans un mode d'exécution particulier du procédé de reproduction selon la présente invention, la matrice forme un cylindre d'impression 10 ayant une constitution spéciale, visible en coupe sur la figure 3. Ce cylindre d'impression 10 est constitué essentiellement par un noyau tubulaire il en matériau à pores très fins, de diamètre moyen très inférieur à celui des trous produits par le pinceau de rayonnement laser 6 (environ lu). Un noyau poreux tel que il peut être fabriqué par frittage ou encore par des procédés chimiques connus. Sur ce noyau tubulaire 11 est appliquée, extérieurement, une pellicule mince 12 de matière synthétique.Cette pellicule 12, qui est obtenue par exemple en appliquant sur la surface externe du noyau 11, une feuille de matière synthétique de dimensions appropriées, et en réunissant les deux extrémités, aboutées, de cette feuille, par exemple par collage, constitue dans ce cas la paroi latérale amovible du cylindre d'impression 10. L'intensité maximale de chacune des impulsions de rayonnement laser, produites par l'émetteur 5, est alors ajustée pour que chacune desdites impulsions perfore exactement la pellicule 12 au point d'impact, sans entamer cependant la surface externe du noyau poreux 11, qui comme il a été dit précédemment est avantageusement constitué par des microcanaux formés dans un verre fritté, de manière à augmenter la définition. Le cylindre d'impression 10, sur la surface latérale duquel ont été transférées toutes les informations enregistrées photographiquement sur le disque "video" 2, est ensuite monté, comme illustré sur les figures 2 et 3, dans une machine d'impression, comportant des moyens,# notamment des rouleaux 13, pour faire progresser à vitesse uniforme une bande de papier 14. Le cylindre d'impression 10 comporte, de façon connue en soi, des flasques extrêmes, munis de tourillons 15a et 15b (figure 2), susceptibles d'être engagés, de façon amovible, dans des paliers fixes 16a et 16b.Ces paliers fixes, 16a et 16b, sont munis de moyens connus qui, d'une part, permettent d'appliquer le rouleau d'impression 10 sur la bande de papier 14, supportée par un rouleau 13, avec une force d'application déterminée et, d'autre part, d'entratner en rotation ledit cylindre d'impression 10, avec une vitesse uniforme telle que ledit cylindre roule sans glissement au contact de la bande de papier 14, défilant elle-même à vitesse uniforme. Des moyens connus sont également prévus pour amener de l'encre (17 sur la figure 3) à l'intérieur du noyau tubulaire il du cylindre d'impression 10. Ces moyens peuvent être éventuellement aménagés de façon à assurer un renouvellement continu de l'encre contenue à l'intérieur du cylindre d'impression. Une conduite i 8, munie d'une valve de réglage et de fermeture 19, part d'une source d'air comprimé (non représentée) pour parvenir, par l'intermédiaire par exemple du palier 16b et du tourillon 15b du cylindre d'impression 10, à l'intérieur de ce dernier, où débouche ladite conduite 18.L'extrémité de cette dernière, qui ne participe pas à la rotation du cylindre d'impression 10, peut en particulier servir de support pour une raclette fixe 20 (figure 3), disposée de manière à concentrer l'encre 17 au voisinage de la génératrice inférieure de la surface interne du noyau poreux 11. Lorsque l'air comprimé est admis par la conduite 18 à l1 intérieur du noyau poreux Il du cylindre d'impression 10, il y crée une surpression qui accélère la diffusion de l'encre 17 à travers ledit noyau poreux 11, en direction de la zone de contact instantanée entre la pellicule perforée 12, constituant la paroi latérale du cylindre d'impression 10, d'une part, et la bande de papier#14,d'autre part.Comme les dimensions des pores du noyau il sont très inférieures à celles de chacune des perforations de la pellicule 12, toutes lesdites perforations sont alimentées en encre pratiquement de la msme façon et les quantités d'encre qui y sont ainsi amenées sont transférées sur la face supérieure de la bande de papier 14 sous la forme de taches uniformes, toutes pratiquement de même diamètre, voisin de 1p,(mais qui peut être réduit par l'emploi d'une matière poreuse placée au-dessous de la matrice), les variations locales d'écartement de ces taches étant représentatives des informations précédemment lues par la caméra de télévision 3 sur le disque "video" à reproduire. La bande de papier 14, fraîchement encrée, défile ensuite sous un appareil de séchage 21 (figure 3). La figure 4 représente schématiquement une zone carrée de la matrice 10, sur laquelle est reproduite par exemple une partie d'une photo en noir et blanc, de luminosité moyenne. La zone considérée est subdivisée, comme résultat de son balayage par le pinceau de rayonnement laser en 10 lignes de 10 cases chacune, chaque case ayant par exemple la forme d'un carré de 0,5# de côté. Pour cette zone de luminosité moyenne, une case sur deux comporte une perforation p, de diamètre voisin de 0,4p. Toutes les cases seraient perforées dans le cas d'une zone noire et aucune case ne serait perforée pour une zone à luminosité saturée. La figure 5 représente schématiquement la même zone de la surface latérale utilisée dans un mode d'exécution du procédé de reproduction selon la présente invention, qui est légèrement différent du mode d'exécution précédemment décrit. Dans cette variante d'exécution, à laquelle correspond la figure 5, on utilise un pinceau de rayonnement laser de largeur variable, et le modulateur 5 (figure 1) est réalisé de manière à moduler la largeur dudit pinceau 6, par exemple entre 1 et 4p, en fonction du signal "video" transmis par la caméra de télévision 3. Pour que les figures 4 et 5 puissent être comparables, il faut supposer que, dans le cas de la figure 5, l'écartement des lignes d'analyse du disque à reproduire est dix fois supérieur à ce qu'il est dans le cas de la figure 4 ; moyennant cette hypothèse, on voit alors qu'une zone de luminosité moyenne peut être représentée sur la surface de la matrice par un trou unique P, dont le diamètre est choisi de façon que sa surface soit sensiblement égale à la somme des surfaces des 50 petits trous p de la figure 4.Ce mode de réalisation est plus spé- cialement destiné aux applications n'exigeant pas une trop grande précision. Parmi ces applications, on peut citer l'impression sur tissus. On sait en effet que actuellement, l'impression des tissus se fait au moyen de rouleaux portant des motifs qu'il est nécessaire de conserver pendant plusieurs années. Cela représente une immobilisation de capitaux énorme, compte tenu du nombre de motifs à conserver. Selon la présente invention, il est désormais possible de conserver les motifs d'impression sur des supports de papier ou des supports plastiques sous un faible volume, sans avoir à immobiliser les rouleaux d'impression ce qui permet une économie notable. Bien entendu, cette application n'est nullement limitée à la formation de la matrice par modulation du diamètre du faisceau. La figure 6 représente une zone de la surface de la matrice d'impression utilisée dans la mise en oeuvre du procédé de reproduction selon la présente invention, cette zone correspondant à une cellule d'une mémoire morte photographique pour ordinateur. On voit que le transfert des informations binaires contenues dans cette cellule a été effectué en utilisant un pinceau de rayonnement laser de largeur constante, qui a produit dans ladite surface latérale du cylindre d'impression des petits trous p, centrés dans des cases, où la présence d'un tel trou p indique par exemple l'information binaire 1 ou l'information binaire "O". On comprend que ce transfert d'informationsa pu être réalisé en faisant moduler l'intensité du pinceau de rayonnement laser, de largeur constante, par des trains d'impulsions ayant toutes sensiblement les mêmes durée et amplitude, ces trains d'impulsions étant eux-mêmes déduits des signaux impulsionnels obtenus au cours de l'analyse optoélectronique de la mémoire morte photographique, par exemple par une caméra de télévision. Le mode de transfert d'informations codées, illustré sur la figure 6, peut être également utilisé dans le cas où le document à reproduire porte des informations analogiques, et non pas numériques.Dans ce dernier cas,cependantJles trains d'impulsions utilisés pour moduler l'intensité du pinceau de rayonnement laser doivent etre déduits du signal "video" analogique, fourni par la caméra de télévision qui analyse optiquement le document à reproduire, par l'intermédiaire de circuits électroniques de conversion, qui sont bien connus dans la technique. La figure 7 représente schématiquement une même zone de surface latérale destinée plus spécifiquement à l'enregistrement d'un signal "video" qui peut représenter à l'aide d'impulsions codées en largeur, soit le signal de luminance, soit un signal de chrominance (dans le cas de la télévision en couleur), soit encore une alternance ligne par ligne de signaux de luminance et de chrominance et plus généralement une combinaison des deux. La largeur des traits peut correspondre à la durée des alternances d'un signal modulé en fréquence, une excursion nulle se traduisant par une absence de point. Par contre, certains traits peuvent occuper par exemple toute la ligne. Dans le cas de signaux codés, la lecture du document imprimé est bien évidemment effectuée à l'aide d'un lecteur détecteur-décodeur approprié qui peut comprendre une barrette de photodiodes du genre de celles utilisées dans la reconnaissance optique des caractères. La présente invention n'est pas limitée aux modes d'exécution précédemment décrits, mais elle en englobe toutes les variantes. En particulier, l'encre amenée dans les perforations ou les trous de la surface latérale du cylindre d'impression peut être transférée sur le support d'impression de façon indirecte, notamment à l'aide d'un cylindre de caoutchouc du type utilisé dans l'impression offset. Le noyau tubulaire 11 du cylindre d'impression 10 (figure 3), au lieu d'être poreux, peut présenter une multiplicité de perforations très fines, de préférence distribuées régulièrement, de telles perforations ayant pu être réalisées par voie chimique.Au lieu de faire perforer la paroi latérale du cylindre d'impression par le pinceau de rayonnement laser et d'assurer l'encrage des perforations ainsi réalisées, à partir de l'intérieur du cylindre creux, il est-aussl possible, dans le cadre de la présente invention, de limiter l'attaque de la surface latérale dudit cylindre d'impression par le pinceau de rayonnement laser, à la formation de trous borgnes Juxtaposés, et d'amener de l'encre dans ces trous borgnes de la surface externe du cylindre d'impression, de l'intérieur de ce dernier, par des moyens bien connus dans les techniques de l'imprimerie, par exemple par immersion partielle dans un réservoir d'encre, ou encore par encrage indirect, par des rouleaux encreurs.Dans le cas de ce dernier mode d'exécution, il est également possible de moduler l'intensité de chaque impulsion de rayonnement laser, ainsi éventuellement que sa durée, de manière à moduler de façon correspondante la profondeur et éventuellement la largeur du trou borgne produit dans la surface latérale du cylindre d'impression. Celui-ci permet alors de reproduire les documents originaux par héliogravure. La présente invention n'est pas non plus limitée à l'emploi de moyens particuliers pour mettre en oeuvre le procédé de reproduction qui en fait l'objet. Parmi les moyens particuliers qui ont été décrits précédemment, la plupart peuvent être remplacés par des moyens fonctionnellement équivalents : ceci vient d'être montré en ce qui concerne la constitution du cylindre d'impression et la machine d'impression dans laquelle il est utilisé.En ce qui concerne les moyens pour transférer les informations du document à reproduire sur la surface latérale du cylindre d'impression, tels qu'ils sont illustrés notamment sur la figure 1, la caméra de télévision 3 peut être remplacée par tout appareil connu permettant l'analyse optique d'un document imprimé ou d'un document photographique et fournissant, au cours de cette analyse, un signal "video" ainsi que des signaux de synchronisation du balayage. On a déjà indiqué que les moyens pour moduler certains des paramètres du pinceau de rayonnement lazer sont susceptibles de nombreuses formes de réalisation différentes, adaptées chacune au paramètre de ce pinceau de rayonnement, qui doit eAtre modulé. Il en va de même pour le dispositif 7 de déviation du pinceau de rayonnement laser, en synchronisme avec l'analyse optique du document à reproduire ; de nombreux dispositifs de déviation, fonctionnellement équivalents, peuvent être utilisés pour la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention. Il est également possible d'utiliser un dispositif produisant seulement une déviation horizontale du pinceau de rayonnement laser, suivant des "lignes de balayage", le cylindre d'impression 10 étant alors monté dans un dispositif d'entratnement en-rotation, soit pas à pas, avec une fréquence appropriée, soit avec une vitesse de rotation uniforme, appropriée. La caméra ou plus généralement le dispositif optoélectronique peut être éloigné du dispositif de formation de la matrice, un récepteur agissant directement sur les cellules de modulation 5 et de balayage 7, ce qui permet la télétransmission d'images ou de documents photographiques ou autres, la formation de la matrice étant alors de préférence effectuée en temps réel. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATION S 1.- Procédé d'impression d'informations à haute densité, caractérisé en ce qu'il consiste à faire balayer une partie au moins d'une matrice par un faisceau laser en synchronisme avec l'analyse électro-optique de l'image à reproduire, ledit faisceau laser étant modulé par l'information video donnée par l'analyse électro-optique, le balayage produisant une action physique sur la surface balayée, action physique permettant d'obtenir des perforations de la matrice, puis à amener des moyens de coloration d'un côté de la matrice et à transférer lesdits moyens de coloration, à travers les perforations, sur un support d'impression placé de l'autre côté de la matrice. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le faisceau laser précité provoque par fusion la formation de perforations dans une paroi mince. D.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le faisceau laser précité provoque une modification des propriétés physicochimiques de la surface photosensible de la matrice, ladite matrice étant ensuite trenpée dans un bain qui dissous les parties bombardées par les photons pour former les perforations. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matrice précitée est déposée sur un support poreux, constitué par une multitude de microcanaux parallèles de diamètre inférieur à celui du faisceau laser. 5.- Proçédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de coloration précités consistent en de l'encre appliquée sur le support d'impression à travers les perforations. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de coloration consistent en un gaz, un jet de gaz passant à travers une perforation provoquant une coloration sur le support au point d'impact. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le faisceau laser précité est modulé par tout ou rien par le signal video. 8.- Procédé selon l'une quelconque des reven dications 1 à 5, caractérisé en ce que le faisceau laser précité est modulé en intensité par le signal video. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on utilise un pinceau de rayonnement laser continu de largeur constante, l'intensité du pinceau du rayonnement laser étant modulée par des trains d'impulsions ayant toutes la même durée et la même amplitude, ces trains d'impulsions étant codées à partir de l'information video. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pinceau de rayonnement laser précité est modulé au rythme d'un signal video codé en fréquence. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'on utilise une matrice repliée sur un cylindre d'impression formant une paroi latérale amovible, en une matière souple synthétique, cette pellicule étant appliquée sur un noyau en une matière rigide, ainsi qu'un pinceau de rayonnement laser capable au plus de perforer ladite pellicule et que l'on amène l'encre à l'intérieur de la paroi tubulaire du cylindre d'impression. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'on utilise un cylindre d'impression comportant un noyau tubulaire dont la paroi latérale présente des perforations très fines et très serrées, et que l'on amène l'encre à l'intérieur dudit noyau tubulaire. 13.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'on utilise un cylindre d'impression comportant un noyau tubulaire dont les perforations de la paroi latérale sont distribuées de préférence régulièrement. 14.- Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'on utilise un cylindre d'impression comportant un noyau tubulaire en un matériau poreux, obtenu par exemple par frittage ou par un procédé chimique. 15.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'on transfère directement sur le support d'impression l'encre amenée dans les trous externes du cylindre d'impression, en particulier en faisant rouler ce dernier sans glissement sur le support d'impression. 16.- Documents imprimés, notamment disques ou films video obtenus à partir de documents originaux, imprimés ou photographiés, par le procédé de reproduction selon l'une quelconque des revendications 1 à 15. 17.- Tissus obtenus par impression à l'aide d'une matrice formée selon l'une quelconque des revendications précédentes.