La présente invention a pour objet une nouvelle ;méthode de - prospection sismique et/ou reconnaissance de surfaces de discontinuité selon laquelle on émet dans le milieu à étudier, de façon continue, une onde acoustique ou radirielectrique monochromatique 5 (c'est-à-dire dont le spectre en fréquence est étroit et stable au cours du temps), pendant un intervalle de temps dont le minimum est déterminé, dans le cas de la prospection sismique, par l'épaisseur des couches à prospecter. Oh reçoit au moyen de récepteurs, par exemple des sismographes, les différentes ondes réfléchies ou dif-10 fractées par les différentes discontinuités du milieu à étudier, et . pour une émission donnée, et seulement" au bout d'un certain temps qui correspond au temps d'aller et retour des ondes pour la discontinuité la plus éloignée, on caractérise l'état vibratoire au lieu de réception par l'enregistrement de deux valeurs seulement par 15 récepteur, l'une relative à l'amplitude de la vibration et l'autre à sa phase. Le temps d'enregistrement nécessaire à l'obtention de ces deux valeurs peut être très court, et égal à une demi-période du signal émis. L'enregistrement obtenu est ensuite utilisé pour restituer, par le calcul par exemple,et à leur position réelle 20 dans le milieu, à la fois les images des sources d'émission et/ou des points de réception par rapport aux discontinuités et par conséquent, de proche en proche, ces discontinuités elles-mimes, ainsi que les points de diffraction qui, dans le cas de la prospection sismique, correspondent en général à des accidents du 25 sous-sol (par exemple une faille). On va s'attacher maintenant plus particulièrement à l'application de la méthode à la prospection sismique. Selon une méthode de prospection sismique couramment employée, on émet dans le sol des ondes acoustiques de courte durée, par 30 exemple par explosion d'une charge et on actionne simultanément le dispositif de réception et d'enregistrement des signaux réfléchis provenant dE?. différentes couches pendant un intervalle de temps assez long correspondant au moins au temps de trajet des ondes réfléchies par la couche du sous-sol la plus profonde que 35 l'on veut reconnaître. Pour obtenir des résultats satisfaisants, on utilisa généralement une pluralité de sismographes ou groupes de sismographes (pax- exemple 24 sismographes disposés en ligne). Les différentes tracee obtenues donnent lieu à des corrections statiques et dynamiques. Elles doivent par exemple subir un sad ornemi 69 15820 2041016 décalage avant leur sommation, en particulier lorsque l'on veut réaliser une "couverture multiple" des miroirs suivant la méthode décrite dans le brevet : U.S.-Patent 2,732,906 de MAYNE (1956). La nouvelle méthode selon l'invention a pour avantage de ne nécessiter qu'un faible volume de données enregistrées, puisque seulement deux valeurs sont à retenir pour chaque "trace", au lieu des 6000 suivant la méthode classique dans le cas gù l'an prend un échantillon toutes les millisecondes. De plus, elle permet de réaliser une "couverture multiple" (Brevet U.5. 2,732,906 de 1956) des différentes couches géologiques, sans se soucier, comme c'est le cas habituellement, des distances respectives des différents points d'émission et de réception. La méthode selon l'invention sera décrite ci-après d'une façon plus détaillée, en se référant aux dessins annexés où : * la figure 1 représente schématiquement le trajet d'un train d'ondes émis, et réfléchi par une couche profonde du sous-sol, la figure 2 illustre schématiquement le principe d'une méthode de prospection classique, la figure 3 illustre schématiquement le principe de la méthode de prospection selon l'invention, la figure 3/\ illustre schématiquement le principe de la méthode transposée de prospection selon l'invention, la figure 4 illustre schématiquement le principe de la méthode de prospection selon l'invention dans le cas où le miroir a un pendage, la figure 5 illustre la position du dispositif récepteur par rapport à la source d'émission, dans le cas dé plusieurs miroirs, la figure 6 illustre un dispositif comportant n récepteurs en ligne avec la source d'émission, et le principe de restitution, la figure 7 illustre l'image de restitution obtenue par la méthode de l'invention avec deux dispositifs de réception, . - la figure 8. représente% schématiquement un premier mode de réalisation du dispositif pour la mise en oeuvre de l'invention, la figure 9 représente schématiquement un second mode de réalisation du dispositif pour la mise en oeuvre de l'invention. Selon la nouvelle méthods de prospection sismique, on émet dans le soi une onde•mdnochromatique sinusoïdale entretenue. Cette onds peut être engendrée par exemple par un vibrateur de tvpe classique. 8AD ORIGINAL 69 15820 3 2041016 La fréquence du signal sera comprise entre.15 et 100 Hertz par exemple» et sa précision sera déterminée à quelques cycles ou fractions de cycles près, suivant l'épaisseur de la tranche de terrain que l'on désire prospecter. Plus grande sera l'épaisseur 5 de cette tranche, plus précise devra être la fréquence émise. On peut faire varier l'amplitude de la sinusoïde au cours du temps, afin de.tenir compte de l'atténuation des ondes avec la propagation, les plus fartes amplitudes devant correspondre au début de l'émission. 10 La durée du train d'ondes émis doit être au moins égale au double du temps que mettent les ondeâ pour parcourir la distance comprise entre deux miroirs extrêmes de la tranche de terrain que l'on désire explorer, En se référant à la figure 1 dans laquelle M-] représente le miroir le plus superficiel, et le miroir le 15 plus profond de la tranche de sous-sol à explorer» S représentant la source d'émission au sol, l'émission devra durer au moins le temps que mettent les ondes acoustiques pour parcourir le trajet ABC, B étant le point de réflexion du train d'ondes sur le miroir le plus profond I^. La durée d'émission du train d'ondes peut 20 atteindre par exemple 6 secondes. La réception s'effectue au moyen d'un di^iosLtif de récepteurs H (fig. 1) placé à la surface du sol, et dont la fréquence de réception est accordée à la fréquence d'émission. La durée du temps de réception est brève. En effet, chaque couche réflectrice du sous-sol 25 comprise entre H-) et M2 renvoyant vers la surface une onde sinusoïdale, leurs différences de phase sont constantes et leurs battements créent en surface un état d1 interférences stationnaire. Chaque point à la surface du sol vibre donc suivant une sinusoïde dont la fréquence est celle de la sinusoïde émise, mais dont 30 l'amplitude et la phase varient d'un point à un autre.. La sinusoïde émise ayant une durée qui correspond au moins au double du trajet entre M-j et M2 et le spectre de fréquence étant suffisamment étroit, il suffit, à partir du moment où les ondes réfléchies par le miroir le.plus profond H2 arrivent à la surface du sol, de 35 connaître et d'enregistrer l'amplitude maximale et la phase de la vibration sn chaque point de réception pour pouvoir restituer tous les miroirs et points diffractants situés entre l-l-j et M2 • Le twmps de réception et d ' enr£;g is tréma nt peut donc être très bref, puisqu'il suffit en principe d'une demi-pér.iode pour 8AD ORlStNAU 69 15820 '2041016 déterminer les paramètres précédents. En fait, afin d'augmenter le rapport signal/bruit, on peut enregistrer le signal reçu pendant un temps correspondant à n périodes (n étant égal à 10 par exemple). On effectue ensuite d'une manière connue la somme de ces n périodes 5 pour augmenter le rapport du signal au bruit dans une proportion sTn. Ma is de toutes manières, cette somme étant faite, deux valeurs seulement sont- à retenir et à enregistrer par point de réception, l'une qui correspond à 1'amplitude.moyenne de la vibration en ce point, l'autre à sa phase par rapport à la sinusoïde d'émission. 10 Ainsi, même dans le cas d'enregistrement durant plusieurs périodes, la durée de réception du signal réfléchi ,peut être seulement-de quelques dizaines de millisecondes, alors que dans les méthodes de sismique classique, la durée de réception est environ de 6 secondes en général. 15 Afin de mieux comprendre le principe de la méthode selon- - l'invention, il est utile de se référer à une méthode habituelle de prospection sismique, illustrée à la figure 2. Selon cette méthode, on émet des ondes acoustiques à partir d'une source S placée à la surface du sol. L'énergie acoustique 20 peut être émise par exemple sous la forme d'une impulsion dans le cas d'une explosion de dynamite ou encore sous la forme d'un signal long dans le cas d'utilisation de vibrateurs. Dans les deux cas, des récepteurs ou groupes de récepteurs Rg, R^, ... ., Rn, disposés en ligne à la surface du sol, reçoivent les ondes provenant de 25 S et réfléchies par le miroir M aux points de réflexion M , M, , .. a b Mn« On détecte ensuite, d'une manière connue, la position des points de réflexion M , M^, ..., Mn et donc du miroir M en repérant sur les enregistrements la mise en phas'e des ondes réfléchies par ces différents points. Si on utilise, ainsi qu'il est courant, 24 30 récepteurs, on restitue donc 24 points du miroir M et à chaque point restitué ne correspond qu'un seul trajet tel que SM R . sa Selon la méthode de 1" invention, on émet comme précédemment des ondes acoustiques à partir.d'une source S (fig. 3) placée à la surface du sol, mais cette source doit obligatoirement envoyer 35 des ondes sinusoïdales. Des récepteurs R ,R. , .... R reçoivent r a ' b ' n w les ondes provenant de S et réfléchies par le miroir M. Cependant, à la suite de l'étape de restitution, on détecte la position, non des points de réflexion M , M. , M , mais de l'image unique 5, 3 □ n i 0AD 0SI61HW* 69 15820 5 2041016 de la source S donnée par le miroir M. On en déduit la position du point On peut aussi (fig. 3 A ) utiliser les différents enregistrements obtenus à partir d'un même dispositif récepteur R lors de tirs effectués séparément en différents endroits Sg, Sj-,, ...,Sn. 20 Cette méthode sera appelée comme en sismique classique une méthode transposée, par apposition à la méthode illustrée aux figures 2 et 3 qui sera dite normale. A partir des données enregistrées en R et provenant des trajets SaMgR, S^M^R, ..., SnMnR on pourra restituer l'image R^ de# R dans le miroir M et par déduction le point p 25 du miroir. Dn voit que si le système comporte plusieurs points de réception et une seule source d'émission (méthode normale), on peut restituer l'image de la source et que s'il comporte plusieurs points d'émission et un seul récepteur (méthode transposée) on 30 peut restituer l'image du point de réception à condition que les émissions ne soient pas simultanées. S'il y a plusieurs sources émettant simultanément et un seul récepteur, aucune restitution n'est passible car on ne dispose pas d'assez d'informations. Dans le cas où il y a plusieurs récepteurs et plusieurs sources, on 15 restitue autant d'imanes qu'il y a de récepteurs et de sources pourvu toutefois que les tirs simultanés de plusieurs sources, s'il y en a,.soient reçus par plusieurs récepteurs. Si 1s miroir est horizontal (fig. 3), chaque point image se situera à la verticale du point d'émission (méthode normale). . BADORIGtNAL 69 15820 6 2041016 Mais si le miroir présente un pendage (fig. 4), il sera naturellement restitué à sa vraie position. Si l'enregistrement est fait à une dimension, c'est-à-dire si tous les sismographes sont situés sur une ligne,on peut faire l'hypothèse que le point S'-j (fig. 4) 5 est situé dans le plan vertical passant par cette ligne» Par contre, si l'on a disposé en surface les sismographes suivant un réseau à deux dimensions, on peut restituer l'image Sj , quelle que soit sa position dans le sous-sol. La méthode selon l'invention permet ainsi de réaliser une opéra-10 tion analogue .à la "couverture multiple" puisque à chaque point reconstitué correspondent autant de trajets d'ondes qu'il y a de récepteurs dans le dispositif. Ceci permet donc une mise en oeuvre très souple puisque chaque émission permet de restituer les différents miroirs en couverture multiple, sans se soucier de ce 15 qu'a été ou de ce que sera le point d'émission voisin ainsi que le dispositif de réception associé. On n'a pas, comme dans la méthode classique, à sommer des enregistrements qui correspondent à des points d'émission et de réception bien choisis tels -que les points de réflexion sur les miroirs soient communs. Les corjrec-20 tions statiques ont dans cette méthode la même importance que dans le cas de la prospection sismique habituelle. Quant aux corrections dites dynamiques, comme on le verra plus loin, elles font partie intégrante du processus de restitution, ce qui suppose, bien entendu, que l'on connaît les vitesses de propagation des ondes 25 acoustiques dans le sous-sol. Chaque point, du miroir est alors systématiquement restitué avec plusieurs rayans:, le degré, de "couverture" étant égal au nombre de traces enregistrées, utilisées pour la restitution de ce point. 5i un objet ou une anomalie du terrain diffracte ou diffuse 30 l'énergie sismique, il envoie des informations à tous les récepteurs et la méthode selon l'invention permet de restituer l'image de cet objet à sa vraie position ; en effet ce point joue le rôle des images des sources 5-j , S'-j vues précédemment. Le degré de "couverture" pour un point diffractant est égal au nombre de 35 trajets différents qui, partis de ce point, ont atteint les récepteurs. Dans le cas d'émissions simultanées ou successives, ce nombre est égal au produit du nombre de sources d'émission ayant excité le point diffractant par le nombre de récepteurs du dispositif. Après l'étape de restitution, on ne constatera plus 8AD ORIGINAL 69 15820 7 2041016 sur les documents enregistrés la présence d'hyperboles de diffraction, comme d'est le cas en prospection sismique habituelle, mais seulement l'image du point diffractant, à sa vraie position dans le sous-sol. 5 Le dispositif de réception pourra être disposé sur le sol suivant deux dimensions où suivant une dimension, c'est-à-dire en ligne^ comme en prospection sismique classique. L'étendue du dispositif n'est pas, comme" c'est le cas en sismique classique, en relation avec, la longueur de miroir que 10 l'on désire détecter à chaque, émission, mais avec la définition avec laquelle on veut restituer l'image des différentes sources d'émission. Plus le dispositif, suivant une ou deux dimensions, sera étendu, meilleure sera la précision si le miroir est plan. Il est également nécessaire de déterminer de façon approchée 15 la distance devant séparer les différents récepteurs ou les sources d'émission. En se référant à la figure 5, on désigne par S une source d'émission à la surface du sol. S} est le point image de la source S par rapport au miroir le plus superficiel que l'on 20 désire restituer. On supposera ce miroir en position horizontale. . On désigne par R(x) un sismographe situé à la surface du sol à une distance x du point S. On doit enregistrer au point R{x) et à son voisinage une fréquence spatiale k en cycles par mètre, donnée par la relation : f t ° k = -y- sin oc| 25 . dans laquelle fQ désigne la fréquence d'émission en Hertz, V la vitesse de propagation en m/s des ondes dans le terrain supposé homogène, et l'angle d'incidence sur le sol du rayon S^R(x). La fréquence spatiale augmente donc lorsque l'angle ai augmente. S'il existe d'autres miroirs M2, H3, •••, Mn plus profonds que 30 le miroir , ils donneront dés points images S^, S3, ..,, 5n de la source S. Les ondes reçues en R(x), correspondant à ces sources images, s'additionnent, et en ce point R(x) le spectre des fréquences spatiales correspond à la somme des spectres élémentaires relatifs à chaque source 5-j , S? ... ePJ)0«eWAt 69 15820 2041016 Les fréquences spatiales reçues par le dispositif récepteur croissent avec la distance x, et à chaque point de réception, la fréquence la plus haute que l'an doit- enregistrer, correspondant à la longueur d'onde la plus courte, est celle que produisent en ce 5 point les ondes réfléchies par le miroir le plus superficiel , donnant le point image Sj. Il sera donc avantageux d'utiliser un dispositif dans lequel 1'écartement entre les différents récepteurs variera en fonction de leur éloignement x de la source S, l'intervalle le plus grand 10 correspondant aux récepteurs les plus proches du point d'émission S. Si,par exemple,le point image de la source le plus superficiel Si est situé à 300 mètres, la' période spatiale X* du mouvement du sol causé par la réflexion sur le miroir M en un point de réception situé à 500 mètres du point S d'émission sera : 15 avec X = ■ „ r o V » vitessB des ondes acoustiques . f » fréquence émise } dans ce cas, sin a-j a une valeur sensiblement égale à 0,5 donc V # 2 X. 20 Par contre, pour un point de réception situé è la surface du sol à une distance de 1500 mètres de la source d'émission S, sin a une valeur sensiblement égale à 0,98 et la.période spatiale X' est à peu près égale à X . Donc, à 1500 mètres du point d'émission, l1écartement maximal 25 entre les récepteurs à la surface du sol sera deux fois plus petit qu'aux environs de 500 mè«fcres. L'étape de la méthode qui suit l'étape de réception-enregistrement réalisée au moyen de sismographes, est la restitution. Le principe de la restitution en méthode normale consiste à considérer que les sismographes sont maintenant, des sources d'ébranlements sinusoïdaux, et à composer par le calcul ces différents mouvements entre eux. Si les ébranlements fictifs provoqués par les sismographes sont les mêmes que ceux qu'ils ont subis au moment de l'enregistrement, la composition de l'ensemble de ces X' = sxn a 8ADOR 1©NAL 69 15820 2041016 mouvements fictifs doit reconstituer les différents points images des sources d'émission. La figure 6 illustre un dispositif en ligne composé de n sismographes disposés par exemple d'un même cQté du point d'émis-5 sion S. A 1'enregistrement,chacun de ces sismographes R^ associé à un dispositif décrit ultérieurement a enregistré l'amplitude a^ de la vibration au point correspondant du dispositif ainsi que sa phase 10 Pour chaque enregistrement correspondant à chaque sismographe le terme exprimant la phase sera donc : fi - "X" s1Ri- Une méthode de restitution sera décrite ci-dessous à titre d'exemple. On pourra par exemple composer en chaque point P(x,y) (fig. 6) 15 du plan vertical passant par le dispositif les différentes ondes sensées émises par les différents sismographes R^, avec une amplitude et une phase 5.R.. A, 1 i • Donc pour un point P de coordonnées x et y, l'amplitude complexe résultante sera : npi (s.r. - pr.) n X 1 i x 2 £p(x,y) = S a. e , avec j = - 1. i=1 1 20 On voit très bien que dans le cas d'un seul miroir , lorsque le point P est confondu avec la source unique correspondant à , la différence S^R^ - PR^ s'annule dans tous les termes de la somme et. le module de l'amplitude complexe ÇP obtenu en P sera maximal . ' 25 S'il y a un grand nombre de points images , S21 Sn,fig.5, chaque fois que le point P sera confondu avec l'un de ces points on trouvera à la restitution un maximum relatif du module . On attribue ainsi à chaque point P(x,y) du plan vertical passant par le dispositif une valeur [JpCx,y) j, module deS'fBt on traduit sur 30 un papier ou film d'enregistrement suivant une méthode bien connue les fartes amplitudes de fS*} par de fortes densités photographiques, et les faibles par des faibles. Il en résulte une représentation bad original 69 15820 10 2041016 d'une tranche verticale du sous-sol où les horizons s'ismiques sont représentés par la succession des images des sources (méthode' normale) ou par celles des récepteurs (méthode transposée). La fig. 6 représente le cas d'un dispositif en ligne selon 5 la méthode normale, situé entièrement d'un même côté par rapport au point d'émission S. En fait, il pourra dans certains cas être avantageux, pour avoir une bonne définition, de répartir les récepteurs en deux dispositifs et D2 de part et d'autre de S comme il est indiqué figure 7, les enregistrements effectués en et D£ 10 pouvant être d'ailleurs soit simultanés soit successifs. Dans tous les cas, deux possibilités de traitement sont offertés : soit de considérer l'ensemble D^ et D2 comme un seul et même dispositif, soit de traiter séparément les enregistrements effectués en D^ et Û2» Dans ce cas, chaque point du plan tel que P(x,y) défini à la 15 fig. 7 sera affecté de deux valeurs, l'une correspondant à , l'autre à Û2» On cherchera alors, par combinaison de ces deux valeurs, à attribuer arbitrairement à P un nombre réel, de façon que la définition ainsi obtenue sur soit la meilleure possible. Le dispositif pour la mise en oeuvre de l'invention sera 20 décrit ci-après en se référant aux figures 8 et 9. v Selon un premier mode de réalisation décrit à titre d'exemple et représenté à la figure 8, l'ensemble du dispositif selon l'invention comprend un dispositif d'émission F, un dispositif de réception G, un dispositif de traitement des informations H, un 25 dispositif d'enregistrement I et un calculateur J.. Le dispositif d'émission F comporte par exemple un ou plusieurs vibrateurs 1 émettant chacun un signal sinusoïdal de fréquence fQ et pouvant être alimentés en courant par un même générateur 2, ou chacun par un générateur distinct. Une porte électronique 3 placée 30 sur le circuit entre le générateur 2 et les vibrateuis 1 permet de délivrer le signal d'émission pendant l'intervalle de temps désiré, c'est-à-dire ici pendant l'intervalle de temps que mettent les ondes acoustiques à parcourir, sur un trajet aller et retour, la tranche verticale de terrain que l'on veut étudier. 35 Lorsque les différents vibrateurs 1 sont reliés électriquement entre eux, on peut les disposer de manière à neutraliser les bruits de surface, ainsi qu'il est connu. Le dispositif de réception G comporte un poste récepteur 4 69 15820 2041016 par trace que l'on désire enregistrer. Chaque poste récepteur peut comporter plusieurs capteurs afin d'augmenter le rapport signal/ bruit, ainsi qu'il est également connu. Le dispositif de traitement des informations H, disposé sur 5 le terrain, comporte un filtre électrique passe-bande 5 centré sur la fréquence d'émission fQ et adapté à la largeur de bande du signal émis. Le signal issu du filtre 5 est ensuite amplifié dans un amplificateur 6. Une porte électronique 7 placée sur le circuit après l'amplificateur 6, ne laisse passer qu'un nombre n de périodes 10 du signal, c'est-à-dire n'est ouverte que pendant un temps At = -p- . - ' o Ce nombre n dépend de l'importance relative du signal et du bruit à l'enregistrement. Plus le rapport signal/bruit est élevé et plus le nombre n de périodes peut être petit. A la limite, on pourrait avoir n = 4" période. En fait,il sera plus pratique de prendre n entier. 15 La valeur du rapport signal/bruit qui détermine n est obtenue au moyen d'un filtre électrique 8 à large bande passante centrée sur la fréquence d'émission fffl et d'un comparateur électronique 9 qui reçoit les signaux issus' respectivement des filtres 5 et 8 et les compare. " Il donne,, un signal qui est une fonction du rapport 20 signal/bruit et qui, fourni à la porte 7,commande la durée d'ouverture de celle-ci. Le signal issu de la porte 7 est transmis à un dispositif à retards 10 qui comporte une voie d'entrée et n voies de sortie correspondant aux n périodes admises par la porte 7. Ce dispositif 25 à retards peut être constitué par un tambour magnétique tournant à vitesse constante. Des têtes magnétiques de lecture, fixes, sont placées autour de ce tambour à intervalles égaux, de manière que le temps mis par un point du tambour pour parcourir un intervalle 1 entre deux têtes soit égal à la période Tq = •$— du signal émis. To 30 Les n voies de sortie du dispositif à retards aboutissent à un appareil de sommation 11 qui délivre un signal sous la forme d'une période de sinusoïde qui correspond à la valeur moyenne des n. périodes reçues pendant le temps At = -p- , ' o Un détecteur d'amplitude 12 permet de mesurer l'amplitude 35 maximale a de l'arche sinusoïdale issue de l'appareil de sommation 11. Le dispositif de traitement comporte en outre un détecteur de phase 13 qui reçoit le signal issu directement du générateur 2 et le signal issu du sommateur 11, et mesure la différence de phase f entre ces deux signaux. 69 15820 12 2041016 Le dispositif d'enregistrement I comprend un enregistreur magnétique 15, numérique de préférence, enregistrant pour chaque récepteur la valeur de. l'amplitude a donnée par le détecteur 12 et le déphasage Un calculateur J placé dans le circuit après l'enregistreur permet la restitution automatique, à partir des différentes valeurs de a et de f suivant une méthode analogue à celle précédemment 10 décrite. Les images de sources ou de récepteurs sont alors représentées par une répartition de nombres réels dans une section verticale du sous-sol passant par S et dans le cas d'un dispositif en ligne. Là où l'on trouve des nombres élevés, on peut situer 15 l'image d'une source. Suivant un second mode de réalisation du dispositif pour la mise en oeuvre de l'invention, illustré à.la figure 9, ce dispositif comporte un dispositif d'émission F identique au dispositif F de la figure 8, émettant un signal à partir d'un instant t. Un 20 second dispositif d'émission F', identiquB au dispositif F, émet un signal identique à partir d'un instant t +At. Le décalage de temps At doit être ou nul ou supérieur à la'durée du signal émis. Le dispositif de réception G est identique à celui de la figure 8. 25 Le dispositif de traitement des informations reçues,H est également identique à celui de la figure 8, et délivre la différence de phase entre le signal émis et le signal reçu ainsi que l'amplitude maximale du signal sinusoïdal reçu à chaque récepteur. Dans le cas où At = 0, les deux signaux sont émis simultanément j la 30 réception et le traitement se feront comme dans le cas précédent, fig. 8, mais à la restitution, on obtiendra deux images au lieu d'une. Si At ^ 0, dans ce cas il y a deux signaux d,.1 émission décalés dans le temps, provenant respectivement des dispositifs F et F' ; le dispositif de traitement délivre alors successivement 35 deux mesures d'amplitude a et a' et deux mesures de déphasage Le dispositif d'enregistrement I comporte une mémoire associés à un sommateur, représentés par l'élément 14. La mémoire conserve 69 15820 2041016 momentanément les informations concernant a et $ = cos ip + a'cos et la phase 4> = Arcto a sin ^ a cos ' * 5 L'enregistreur 15 enregistre les valeurs Jk et $ » Il est bien entendu que l'on peut utiliser plusieurs dispositifs d'émission dans les mêmes conditions. Un calculateur J analogue à celui de la figure 8 complète le dispositif selon l'invention. 10 Toutes ces opérations peuvent être répétées à différentes fréquences. Les opérations de restitution peuvent s'effectuer séparément et s'additionner. On pourra additionner les différentes valeurs d'amplitudes complexes obtenues en chacun des points pour les différentes fréquences et prendre le module de la somme. Les 15 exemples cités plus haut font intervenir des récepteurs en ligne (fig. 6), ce qui ne donne pas assez d'information pour une restitution à trois dimensions. Si l'on désire une telle restitution, il est clair qu'il ne faudra pas disposer les récepteurs sur une ligne droite, mais les répartir sur toute une surface. 20 Les exemples précédents ont été décrits en prenant comme source d'émission des vibrateurs émettant des ondes dans le sol. Il est bien entendu que l'on peut utiliser toute autre source émettant des ondes acoustiques monochromatiques, par exemple des émetteurs d'ultra—sons dans un milieu liquide, sans sortir du 25 cadre de la présente invention. Dans ce cas» les récepteurs pourront par exemple être constitués par des matériaux piézoélectriques On peut ainsi, en utilisant la méthode selon l'invention, reconnaître par exemple des surfaces topagraphiques sous l'eau ainsi que la surface des parois de puits. Oh peut aussi envisager de faire 30 par cette méthode des études biologiques par l'observation des parties internes d'un organisme, études qui, d'habitude,sont faites soit par dissection, soit par photographie avec dEs rayons X ou 69 15820 14 2041016 des rayons y . On pourra aussi utiliser des émetteurs d'ondes radioélectri-ques ainsi que les récepteurs qui leur sont généralement associés. 69 15820 15 2041016 REVENDICATIONS 1. Méthode de prospection sismique et/ou de reconnaissance de surfaces, caractérisée en ce que l'on émet au moins en un point, dans une zone à étudier, de façon continue, des ondes acoustiques ou radioélectriques monochromatiques, pendant un inter-5 valle de temps au moins égal à celui mis par les ondes pour parcourir le double trajet entre deux points extrêmes de la zone à étudier, on reçoit au moins en .un point et on enregistre pour chaque point de réception, à partir du moment où l'on reçoit les ondes renvoyées par la discontinuité la plus éloignée du 10 lieu d'émission, les ondes renvoyées par les différentes dis continuités et pendant un intervalle de temps égal au moins à une demi-période du signal émis, on détermine en chaque point de réception deux nombres caractéristiques de l'état vibratoire créé par les interférences des ondes renvoyées, l'amplitude et 15 la phase, et on utilise ces nombres pour restituer, pour plu sieurs points de réception, les images des sources d'émission par rapport aux discontinuités et/ou les discontinuités elles-mêmes, ou dans le cas de plusieurs sources d'émission, des images des points de réception. 20 2. Méthode selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'intervalle de temps pendant lequel on reçoit est égal à At = -p-, f étant la fréquence d'émission et n le nombre de périodes ° enregistrées des ondes reçues. 3. Méthode selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'in-25 tervalle de temps pendant lequel on émet les ondes est égal au temps que mettent ces ondes pour parcourir l'espace aller et retour entre la discontinuité la plus proche et la discontinuité la plus éloignée, augmenté de l'intervalle A t. 4. Méthode selon la revendication 1 caractérisée en ce que les 30 ondes émises ont un spectre de fréquence dont la largeur varie en raison inverse de la distance entre les deux discontinuités de la zone extrêmes/du sous-sol à prospecter ou de la surface à étudier. 5. Méthode selon la revendication 1 caractérisée en ce que les ondes sont émises simultanément en plusieurs points et en ce 35 que la différence de phase entre ces différentes cndes reste 8ad original 15820 2041016 constante au cours de l'émission. Méthode selon là revendication t caractérisée en ce que les ondes émises ont une amplitude"plus forte au début de l'inter-' vallè de "temps correspondant" à l'émission, qu'à la fin de cet intervalle'de temps. "Méthode "selon' l'a ' revendication 1 caractérisée en ce que l'an combine _ies amplitudes "et les phases des signaux "captés en chacun des points de re'ceptiôn pour en déduire un nombre caractéristique dé chacun des points du milieu à étudier et on restitue "'àinsi les' images'"des sdurcés d'émission par rapport aux discontinuités et/ou les discontinuités- elles-mêmes ou dans .le cas de plusieurs sources d'émission, l'es images des points.de réception.. - Dispositif pour la mise en oeuvre de la méthode selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison des moyens'd'émission"(1) d'ondes monochromatiques, des moyens 'd^alimentation en signaux électriques (2) desdits moyens d'émission, des moyens (3) pour limiter la durée d'émission desdites ondes audit intervalle de temps, des moyens de réception- d'un si'gnal correspondant aux* ondes renvoyées par les discontinuités du milieu, des 'moyens "(5,8,9) "pour comparer le signal reçu au brui't "" reçu, des moyens (7) pour limiter la durée d1 enregistre- . ment du signal reçu en fonction du rapport signal/bruit à un nombre choisi n de périodes", des moyens de sommation (10,11) de' ces n périodes, délivrant une arche sinusoïdale correspondant 'à "la moyenne* desdites" n périodes, des moyens (T2) pour mesurer "l'amplitude maximale a de ladite "arche sinusoïdale, des moyens (13) pour détecter la différence "de" phase (p entre le signal issu des moyens d1 alimentation ,(2) et l'arche sinusoïdale délivrée par les moyens de sommation (11), des moyens (15) pour enregistrer pour chacun des moyens de réception (4) la valeur de l'amplitude 'a ei de la différence de phase 7 , et des moyens pour la restitution des images des sources d'émission ou des points de réception "à partir desdites valeurs a et 15820 17 2041016 (F,F') émettant chacun un signal identique .à des instants différents choisis, des moyens d'alimentation (2) en courant électrique desdits moyens d'émission, des moyens (3) pour limiter la durée d'émission de chaque signal audit intervalle de tempsdes moyens de réception (4/ de chaque signal réfléchi par les couches du sous-sol, des moyens (5,8,9} pour ■ comparer chaque signal reçu au bruit reçu, des moyens (?) pour limiter la durée d'"enregistrement du signal reçu en fonction du rapport signal/bruit, à un nombre r>-de périodes» des moyens de sommation ftO,!1} délivrant successivement des arches sinusoïdales correspondant chacune à- la moyenne des n périodes de chaque signal, des moyens (12) pour mesurer lfamplitude maximale (a, a1J de chaque arche sinusoïdale, des moyens ('13) pour détecter la différence de phase ( (f î cpr } entre le signal issu des moyens d'alimentation (2) et chaque arche sinusoïdale, des moyens de retard associés à des moyens de sommation (14) pour déterminer par combinaison des valeurs d'amplitude (a,a') et de phase ( «p , «p1) une valeur d'amplitude et une valeur de^ phase $ correspondant à la valeur de l'amplitude et de la phase que l'on aurait obtenues en émettant simultanément, en ces différents points. Dispositif pour la mise en oeuvre de la méthode selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de réception des ondes renvoyées par les différents miroirs comportant une pluralité de récepteurs, 1*écartement maximal en-tre les différents récepteurs diminuant lorsque leur distance au point d'émission croît.