La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux chaussures de ski et telle concerne plus particulièrement (car c'est dans ce cas que son application parait devoir présenter le plus d'intérêt), mais non exclusivement, celles dans lesquelles la tige est constituée par une coque en matière synthétique moulée. L'invention se réfère plus spécialement aux chaussures de ski à tige ou coque ouvrante en deux parties, au genre de celle décrite au Brevet français nO 1.587.712 dpos le 27 Août 1958 au nom de la Demanderesse pour Perfectionnements apportés aux chaussures pour ski et analogues".On rappeRera pour la bonne règle que la tige d'une telle chaussure comprenait une partie principale ouverte en direction du haut et se prolongeant verticalement sous la forme d'une demi-bride arrière propre à maintenir la cheville et le bas de la jambe de l'utilisateur, et une partie supérieure abattante articulée suivant un axe orienté transversalement par rapport à la chaussure, ladite partie abattante comportant une langue horizontale destinée à venir fermer l'ouverture de la partie principale susvisée et un élément supérieur en forme de demi-collier susceptible de compléter en quelque sorte le profil semi-cylindrique de la de ml-bride arrière. Les deux parties de la tige étaient assemblées à l'aide de mécanismes de fermeture du type à boucle. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à permettre la réalisation d'une chaussure à "avancée T1 réglable qui soit susceptible de répondre particulièrement bien aux divers desiderata de la pratique. L'invention consiste principalement à prévoir sur la paroi arrière de la demi-bride verticale de la partie principale de la tige ou coque une série de dents horizontales superposées qui déterminent une crémaillère, tandis que l'élément correspondant de l'un au moins des mécanismes pivotants de fermeture R boucle présente une série de dépressions espacées propres à venir selectivEmen-' coopérer avec la crémaillère précitée, de façon telle qu t en modifiant l'orientation du mécanisme précité en vue de le faire coopérer avec des dents de la crémaillère placées plus ou moins haut, on puisse régler "l'avancée de la tige, ctest-à-dire l'angle que la demi-bride, prévue flexible, détermine avec la verticale. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre 1 invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptiblede procurer. fig. 1 est une vue de côté d'une chaussure de ski établie conformément à l'invention. Fig. 2 reproduit fig. 1 à la position ouverte de la partie abattante de la tige ou coque. Fig. 3 est une vue en élévation de la chaussure par l'arrière. Fig. 4 montre en perspective l'agencement de l'un des deux mécanismes de fermeture ì boucle, suppose détaché de la chaussure. Fig. 5 et 6 sont des coupes schématiques de détail illustrant le réglage ae l'avancée de la tige ou coque. La chaussure de ski représentée en fig. 1 à 3 est réalisée en matière synthétique moulée et son agencement est analogue à celui décrit dans le Brevet mentionne au début des présentes. Cette chaussure comprend une semelle inférieure 1 solidaire d'une coque ouvrante formée par deux parties articulées, à savoir d'une part une partie principale 2 correspondant au bas de la tige, ladite partie 2 étant ouverte vers le haut et se prolongeant par une demi-bride verticale arrière 2a, et d'autre part une partie abattante 3 en forme de langue, solidaire vers le haut d'un demi-collier 3a.La partie abattante 3 est assemblée à articulation à la partie principale 2 suivant un axe transversal 4 et elle est conformée de façon à ce qu a la position abaissée elle vienne recouvrir l'ouverture de ladite partie principale ; à cette position le demi-collier 3a embrasse partiellement la demi-bride verticale 2a en déterminant avec celle-ci un profil substantiellement cylindrique. Une telle chaussure comporte les mêmes avantages que ceux indiqués au Brevet sus-indiqué, notamment en ce qui concerne la facilité du chaussage. On conçoit qu'à la position ouverte de fig. 2 l'utilisateur puisse aisément engager le pied à l'intérieur de la partie principale 2-2a de la coque ; une fois la partie abattante 3-3a amenée à la position fermée d'utilisation montrée en fig. 1, les deux mécanismes réglables de fermeture 6 portés par le demi-collier 3a et le mécanisme inférieur 7 associé à la partie principale 2 sont manoeuvrés, de telle sorte que le pied et la cheville sont parfaitement maintenus en place dans la chaussure. Conformément à l'invention, on s'arrange en premier lieu de façon à ce que la partie abattante 3-3a présente une résistance à la déformation plus accentuée que la demi-bride 2a de la partie 2-2a de la tige. A cet effet, on peut notamment choisir pour la réalisation des deux parties de la tige des matières d'épaisseurs ou de natures différentes ; on peut également faire comporter à la base de la demi-bride 2a une découpe du genre de celle représentée e 2c n fig. 2, de façon à favoriser la flexibilité de la demi- bride La.Par tailleurs chacun des deux mécanismes de fermeture 6 est porté à pivotement par le demi-collier 3a et est agencé de fa çon à coopérer avec la crémaillère 2b en vue de permettre le régla ge de "l'avancée" de la tige ou coque. Comme montré en fig. 4, chaque mécanisme 6 cow:?rend 3 la façon en soi connue deux pièces séparées. La première pièce comporte une embase 8 dont l'extrémité tourne vers l'arrière de la chaussure est légèrement relevée pour permettre la fixation d'un axe vertical 9 sur lequel s'articule le levier de manoeuvre usuel 10 ; ce dernier porte à pivotement en 11 une boucle pleine 12 à profil semi-circulaire, dont l'extrémité libre est repliée pour déterminer un bec 12a On notera que la boucle 12 comporte, sur sa paroi concave qui est destinée à venir au contact de la demi-bride 2a, une série de dents horizontales superposées 12b qui déterminent une crémaillère analo gua à la crémaillère 2b.L:autre élément du mécanisme 6 est formé par une embase 13,dont l'extrémité arrière est découpée d'une série de perforations 13a propres à recevoir sélectivement le bec 12a de la boucle 12. Les deux embases 8 et 13 sont percées d'une perforation Sa, respectivement 13b, pour le passage d'un rivet de fixation 14 (Fio. 5 et 6) ;chaque rivet 14 est posé de façon à ce que lten- semble du mécanisme reste libre de pivoter angulairement dans un plan vertical. A la position norMale d'utilisation de la chaussure, les deux mécanismes 6, convenablement réglés en- longueur à l'aide du bec 12a et des perforations 13d, sont orientés-de manière substantiellement horizontale, comme illustré en fig. 5 ; la crémaillère 12b de chaque boucle 12 vient coopérer avec la crémaillère 25 de la demi-bride 2a et l'axe de cette demi-bride détermine avec la verticale un angle A de valeur nulle ou très réduite. Lorsque par contre le skieur en -tend modifier "l'avancée" de la chaussure, p-ar exemple avant une descente, il lui suffit d'ouvrir momentanément chaque mécanisme 6, de faire pivoter celui-ci vers le haut autour des rivets 14 et de le refermer à l'aide du levier U comme illustré en fig. 6, dans ces conditions la coopération des crémaillères 12b et 2h a pour effet d'obliger la demi-bride 2a d se déformer vers l'avant, le dericollier 3a ne subissant pratiquement aucune déformation sensible. L'axe de la demi-bride 2a déteririne alors avec la verticale un angle ss de valeur réglable. On notera que le réglage est pratiquement instantané puisqu'il n'implique que la seule manoeuvre rapide des deux mécanismes 6. Le mécanisme de fermeture antérieur 7 peut être de tout type approprié utilisé dans l'industrie des chaussures de si. Pour des raisons évidentes d'esthétique, on a avantageusement recours à un mécanisme d'aspect identique aux m.écanismes 6, étant toutefois entendu que la boucle 12 ne comporte pas la crémaillère 12b. En tout état de cause, les deux éléments constitutifs de ce mécanisme 7 sont fixés sur la partie principale 2 de la tige ou coque, de manière 3 maintenir en place la langue antérieure 3 de la partie abattante 3-3a. Dans l'exemple de réalisation illustré en fig. 1 à 3, on a supposé que le garnissage usuel 5 de la chaussure était constitué par une pièce unique fixée à la demi-bride 2a. Cela n'a toutefois rien d'obligatoire ; en certains cas cette garniture 5 peut être consti-tuée par un chausson amovible, tandis que dans d'autres on peut prévoir une garniture formée par deux éléments séparés dont l'un est rendu solidaire de la demi-bride 2a, l'autre étant fixé sur le demi-collier 3a. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède nta été donnée qu > à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne. sortirait pas en remplaçant les aétails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On conçoit en particulier que la tige ou coque de la chaussure est susceptible d'être agencée de manière différente de celle exposée au Brevet indiqué dans le préambule ; au lieu d'être solidaire d'une partie abattante à articulation transversale antérieure, le demicollier 3a peut être porté à pivotement par la base de la partie principale 2 ou même être directement solidaire de cette dernière, à condition évidemment que la demi-bride 2a présente une flexibilité supérieure à celle du demi-collier (si les mécanismes de fermeture à boucle 6 sont fixés sur celui-ci) ou à celle de la base sus-mentionnée (si ces mécanismes 6 sont fixés sur celle-ci). REVENDICATIONS 1. Chaussure de ski, du genre dans lequel la tige, préférablement réalisée en matière synthétique, comprend d1 une part une partie principale formée par une base qui se prolonge verticalement sous la forne d'une demi-bride arriere propre à maintenir la cheville et le bas de la jambe de l'utilisateur, et d'autre part un élé- ment supérieur en forme de demi-collier destine G coopérer avec ladite demi-bride arrière, ces deux pièces étant assemblées à l'aide de mécanismes ouvrables de fermeture du type à boucle, caractérisée - en ce que la paroi arrière de la demi-bride verticale (2a) de la partie principale (2) présente une série de dents horizontales superposées qui déterminent une crémaillère (2b), tandis que l'un au moins des mécanismes de fermeture (6), prévus pivotants, comporte une série de dépressions espacées (12b) propres à venir sélectivement coopérer avec la crémaillère précitée, de façon telle qu'en modifiant l'orientation du mécanisme précité en vue de le faire cogérer avec des dents de la crémaillère placées plus ou moins haut, on puisse régler nl'avancéeti de la tige, c'est-à-dire ltangle que l'axe de la demi-bride, plus flexible , forme avec la perpendiculaire au sol. 2. Chaussure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chacune des deux pièces principales qui forment chaque mécanisme de fermeture (6) est fixée au demi-collier (3a) à l'aide d'un rivet (14) introduit à pivotement dans une perforation (8a, 13b) pratiquée dans l'embase (8, 13) de la pièce considérée. 3 Chaussure de ski suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractériSée en ce qu'en vue d'améliorer la flexibilité de la demi-bride (2a), la base de chacun des bords verticaux de cette dernière comporte une découpe (2c) au point ou elle se raccorde avec la base de la partie principale (2). 4. Chaussure suivant 1'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisée en ce qu'elle comporte deux mécanismes de fermeture disposés à l'arrière pour l'assemblage réglable de la~demiwbride et du demi-collier.