i 2030088 La présente invention a pour objet un procédé de fixation d'éléments métalliques munis de pieds de fixation sur une plaque de support, par exemple, signes horaires sur une plaque de cadran. La fixation de signes rapportés, dits " appliques"3 sur des plaques de ca-5 dran d'horlogerie, présente l'inconvénient majeur de nécessiter la formation de trous dans la plaque du cadran, trous destinés à recevoir les pieds. Pour éviter cet inconvénient, on a eu recours à d7" autre s modes de fixation, tels que soudage ou collage. On a proposé également de faire pénétrer à froid les pieds dans le cadran 10 sans ménager préalablement dans celle-ci des passages pour les pieds, en utilisant à cet effet, des plaques de cadran en matière plastique permettant une telle pénétration. Le but de la présente invention est de fournir un procédé de fixation d* é-léments métalliques dans une plaque de support, notamment pour la fixation 15 de signes horaires sur une plaque de cadran, qui conserve les pieds de fixation, avec les avantages qui en découlent notamment une fixation purement mécanique et solide, tout en éliminant l'obligation de ménager des trous préalables dans la plaque qui peut être aussi bien en métal qu'en matière plastique . 20 Le procédé selon lHnvention est caractérisé en ce que l'on forme des éléments métalliques plus durs que la plaque et que l'on fixe des éléments à la plaque par des moyens d! étampage, le pied constituant une partie de ces moyens d'étampage et découpant son propre trou de fixation à la manière d'un poinçon. 25 Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention. La figure 1 représente un signe de pièce d'horlogerie de gros calibre au début de l'opération de fixation sur une plaque de cadran. La figure 2 représente le même signe en fin d'opération de fixation. 30 Le dessin montre une portion de plaque de cadran 1, par exemple en lai ton dans laquelle on désire fixer un signe 2 par son pied 3. Le signe est en métal plus dur que celui du cadran 1 et les arêtes de son pied 3 sont vives. Le signe 2, de préférence l1 ensemble des signes à fixer sitar la plaque de cadran, sont disposés sur un support 4 qui pourra présenter des moyens- de 35 positionnement et de maintien latéral des signes. La plaque de cadran 1, est 4207 î - 2 - 2030088 ensuite posée sur les pieds des signes qui sont amenés successivement devant une broche 5 comprenant un perçage 6 et un poinçon central coulissant 7, broche analogue aux broches utilisées pour le découpage de rondelles. Le signe présente en outre, un trou borgne 6 axial dont le diamètre est légèrement inférieur au diamètre du poinçon 7. Quant au diamètre du pied 3, il est approximativement égal au double de l'épaisseur de la plaque de cadran, mais ce rapport peut varier en fonction des matières à assembler. Lorsque la broche 5 et son poinçon 7 viennent frapper le revers de la plaque de cadran 1, le pied 3 agit comme contre-poinçon et découpe son propre trou de fixation 9 dans la plaque de cadran, l'ensemble du dispositif découpant une rondelle 10 qui constitue dans le cas particulier le déchet. La partie centrale 11 de la rondelle découpée est chassée par le poinçon 7 dans le trou 8 du pied. Comme le diamètre du poinçon 7 est légèrement supérieur au diamètre du trou 8, le poinçon 7 et le trou 8 découpent, comme on le sait, une portion légèrement troncônique, qui,forcée dans le trou 7, vient exercer une pression élevée contre les parois du trou 8, améliorant la fixation du signe déjà assurée par le trou 9. Dans le cas de pièces d'horlogerie de petites dimensions, telles que les montres-bracelets, il ne sera généralement pas possible de prévoir un trou central dans le pied du signe, mais la fixation sera suffisamment solide sans cet artifice. Dans ce cas, la section du ou des pieds peut être autre que circulaire pour empêcher le signe de tourner lors du facettage. Il est possible de fixer les signes un a un ou simultanément au moyen d'un outil d'étampage comprenant plusieurs broches. Les signes peuvent être préalablement facettés ou non. La surface du cadran n'étant pas touchée lors de cette opération, elle peut être préalablement terminée et zaponée. La seule condition limitatrice dans l'utilisation de ce procédé est que la matière du signe doit être plus dure que celle de la plaque du cadran. Ce procédé est également applicable pour fixer dans une platine des piliers destinés à porter des ponts. 69 42071 3 2030088 REVENDICATIONS 1- Procédé de fixation d1 éléments métalliques munis d'au moins un pied de fixation sur une plaque de support, caractérisé en ce que l'on forme des éléments plus durs que la plaque et que lîon fixe ces éléments à la plaque 5 par des moyens d1 étampage, le pied constituant une partie de ces moyens d1 étampage et découpant son propre trou de fixation à la manière d'un poinçon. 2- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on frappe le revers de la plaque au moyen d'une broche munie d'un trou. 10 3- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le pied pré sente un trou axial et que la broche comprend un poinçon central qui atteint lors de la frappe le niveau de la plaque et chasse le matière découpée dans le trou du pied. 4- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la section 15 dudit poinçon est supérieure à celle du trou du pied. 5- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le diamètre du pied est approximativement égal ou double de lrépaisseur de la plaque. 6- Procédé selon la revendicationlou les revendication 2 à 5, caractérisé par le fait que lesdits éléments sont des signes horaires et que la pla- 20 que est une plaque de cadran. 7- Procédé selon la revendication 1, ou l'une des revendications 2 à 5 caractérisé par le fait que lesdits éléments sont des pilliers et que ladite plaque est une platine. 8- Cadran obtenu pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendica- 25 tion 6,