La présente invention concerne les dispositifs do raccordement destinés à assurer une liaison rapide, rigide et étanche entre la valve à clapet de sortie d'un récipient de fluide sous pression tel qu'une bouteille de gaz, et une canalisation alimentant un ou plusieurs appareils d'utilisation. Certaines bouteilles de gaz sont équipées d'une tête de valve qui présente extérieurement un rebord annulaire en vue du verrouillage du dispositif de raccordement sur la bouteille et qui incorpore une valve à clapet destinée à s'opposer normalement à 11 écoulement du fluide sous pression vers l'extérieur. Dans le brevet français n0 1 543 457, la Demanderesse a déjà proposé un dispositif de raccordement rapide de sécurité du type comportant dans un corps - un passage interne destiné à être relié de manière étanche d'une part åa canalisation d'utilisation et d'autre part à la tête de valve lorsque le dispositif est enfoncé sur celle- ci, - des moyens de verrouillage aptes à coopérer avec le rebord annulaire de la tête pour verrouiller sur celle-ci le dispositif de raccordement, et - un organe de manoeuvre apte, lorsqu'il est tourné dans un premier sens, à déplacer une tige de poussée, en vue de solliciter en position d'ouverture la valve à clapet de la tête une fois le dispositif verrouillé sur celle-ci, et lorsqu'il est tourné dans l'autre sens à agir sur les moyens de verrouillage en vue d'autoriser la libération du dispositif. Un tel dispositif de raccordement présente une grande sécurité en ce que le même organe de manoeuvre commande, selon une séquence déterminée, le déplacement de la valve à clapet et le déverrouillage du dispositif ; la manoeuvre d'ouverture de la valve ne peut être commandée qu'une fois le dispositif convenablement verrouillé sur celle-ci et la libération du dispositif n'est obtenue qu'avec une manoeuvre volontaire qui ne peut être effectuée qu'après la fermeture de la valve. Néanmoins dans le dispositif de raccordement décrit dans le brevet précité, les moyens de verrouillage permettant d'accrocher le dispositif sur la tête de valve sont constitués pour l'essentiel de deux ergots intérieurs solidaires du corps et susceptibles d'être introduits dans deux encoches dametra- lement opposées prévues dans le rebord annulaire de la tête de valve de sorte que le verrouillage du dispositif sur cette dernière est obtenu par un mouvement de translation suivi d'un mouvement de rotation de ce dispositif par rapport à la tête. C'est la raison pour laquelle un tel dispositif est du type dit "pousser-tourner".Un tel type de verrouillage présente l'inconvenient qu'il s'agit de présenter le dispositif sur la tête dans une position angulaire prédéterminée en vue de son emboîtement et de tourner ensuite le dispositif jusqu'à une autre position angulaire prédéterminée en vue de son verrouillage. La présente invention vise un dispositif de raccordement rapide qui présente les mêmes sécurités que le dispositif de raccordement de la technique antérieure mais qui soit susceptible contrairement à ce dernier d'être accroché et verrouillé sur la tête de valve par un simple mouvement de translation par rapport à cette dernière, et ce, quelle que soit son orientation. A cette fin, le dispositif de raccordement selon l'invention est caractérisé en ce que les moyens de verrouillage précités comportent d'une part une pluralité de verrous mobiles sur une embase annulaire destinée à être emboîtée sur la tête et d'autre part une bague de verrouillage susceptible d'être déplacée autour de l'embase sous l'action de l'organe de manoeuvre pour commander le déplacement .dans un sens radial des verrous et autoriser ou non le passage du rebord de part et d'autre de ces derniers, un dispositif de sécurité étant prévu pour maintenir la bague en position de déverrouillage aussi longtemps que l'embase n'est pas complètement enfoncée sur la tête. Avec la disposition de la pluralité de verrous précités montés mobiles sur l'embase annulaire pour coopérer avec le rebord de la tete de valve, on conçoit qu'après verrouillage du dispositif de raccordement sur la tête, il est toujours possible de faire tourner le dispositif autour de l'axe de cette dernière de manière telle, par exemple, que l'orifice de sortie du passage interne soit dans une orienta- tion déterminée. De la même façon, le verrouillage du dispositif sur la tête peut être obtenu quelle que soit la position angulaire relative par rapport à celiFci du dispositif ce dernier pouvant être introduit par un simple mouvement en translation dans l'axe de la tête. Dans une disposition avantageuse les verrous consistent en des billes montées mobiles dans des ouvertures radiales ménagées dans embase, la bague de verrouillage comportant intérieurement une disposition en creux pour commander les déplacements dans un sens radial des billes0 Selon une disposition préférée, le dispositif de sécurité comporte une gâchette mobile qui est normalement maintenue dans une position dans laquelle elle forme une butée s'opposant au déplacement de la bague dans le sens du verrouillage sous l'action d'un moyen élastique de rappel, la tête de valve étant apte, lors de son déplacement dans l'embase, à agir sur la gâchette pour escamoter la butée formée par celleci pour la bague. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins ciannexés dans lesquels - La figure 1 est une vue en coupe d'un dispositif de raccordement rapide selon la présente invention, - la figure 2 est une vue en bout, après arrachement du corps, de l'embase et de la bague de verrouillage du dispositif de raccordement de la figure 1, - la figure 3 est une vue en perspective cavalière à grande échelle de la bague de verrouillage du dispositif, et - la figure 4 est une vue en coupe selon la ligne IV-IV de la figure 1. Sur la figure 1, la référence 10 désigne un dispositif de raccordement rapide destin à assurer une liaison rigide et étanche entre une canalisation d'utilisation (non repré sentée) et la tête de valve 12 d'un récipient de fluide sous pression tel qu'une bouteille de gaz (non représentée). Comme illustré très schématiquement à la figure 1, la tête de valve 12 comporte d'une manière classique un clapet de valve 14 qui est sollicité par des moyens élastiques 16 en butée étanche sur un siège de valve 18 de manière à s'op poser normalement à l'écoulement vers l'extérieur du gaz con- tenu dans la bouteille. Un poussoir de commande 20 est monté coulissant dans la tête 12 pour permettre de commander de l'extérieur l'ouverture du clapet 14 et ainsi l'écoulement vers l'extérieur du gaz contenu dans la bouteille. Le poussoir 20 est avantageusement équipé à son extrémité supérieure d'une tête épanouie 22 de forme cylindrique qui coulisse dans un alésage de guidage 24 ménagé dans la tête 12.L'extrémité supérieure de l'alésage 24 est équipée d'un joint torique 26 avec lequel coopère la tête 22 pour définir ainsi une deuxième valve destinée à s'apposer à ltintroduction d'eau et autres saletés à l'intérieur de l'alésage 24 de la tête 12. Un ressort 28 est comprimé entre le fond de l'alésage 24 et la tête 22 et des moyens de butée appropriés 29 sont prévus entre le poussoir 20 et la tête 12 de manière à permettre au ressort 28 de maintenir la tête 22 au niveau du joint 26. Avec une telle disposition qui est tout à fait classique, le déplacement vers le bas de la tête 22 vers l'inté- rieur de l'alésage 24 provoque dans un premier temps ltouver- ture de la valve définie dans l'alésage 24 entre la tête 22 et le joint 26 puis dans un deuxième temps l'ouverture du clapet de valve 14 une fois que la tête 22 a parcouru une certaine distance à l'intérieur de l'alésage 24. La surface extérieure de la tête 12 comporte une gorge annulaire 30 qui en coopération avec l'extrémité supérieure de la tête forme un rebord 32 dont le rôle sera expliqué plus loin en regard des moyens de verrouillage du dispositif de raccordement 10. Le dispositif de raccordement 10 comporte un corps creux matricé ou moulé 34 qui ménage un passage interne 36 dont l'une des extrémités, soit l'extrémité 38, est destinée à être reliée de manière étanche à la canalisation d'utilisation (non représentée) et dont l'autre extrémité 40 reçoit, dans les conditions définies ci-après, un organe de manoeuvre rotatif 42 avec interposition d'un joint annulaire d'étanchéité 44. La partie inférieure 46 du corps 34 est de forme tubulaire et communique avec le passage interne 36 d'une part par un perçage central 48 et d'autre part par un passage excentré 50 essentiellement destiné à permettre le pivotement d'un ergot 52 solidaire de l'organe de manoeuvre 42. Une goupille 54 est également enfilée dans le corps 34 pour coopérer avec une gorge annulaire 56 prévue dans l'organe de manoeuvre 42 pour immobiliser celui-ci axialement autour de son axe de rotation dans le passage interne 36. La partie inférieure 46 du corps 34 reçoit successivement une gâchette mobile 58, une bague annulaire de verrouillage 60 montée à rotation dans la partie 46 et une embase de forme annulaire 62 immobilisée dans la partie 46 par tout moyen connu tel qu'un sertissage 64. L'extrémité inférieure de la goupille 54 pénètre dans un trou borgne 66 ménagé à la surface supérieure de ltembase annulaire 62 pour prévenir la rotation de cette dernière dans la partie 46. La gâchette 58 est constituée d'une partie supérieure de butée en forme de coupelle 68 qui est montée coulissante dans un trou borgne 70 du corps 34 et qui est normalement sollicitée en appui sur l'embase 62 par un ressort 72 comprimé entre la coupelle 68 et le corps 34. La partie inférieure de la gâchette 58 est constituée d'un poussoir 74 monté coulissant dans une ouverture 76 prévue dans l'embase 62. La partie centrale de l'embase 62 forme un embout de forme cylindrique 78 qui est conçu pour pouvoir pénètrer à l'intérieur de l'alésage 24 de la tête 12 en coopérant de manière étanche avec le joint 26. L'embout 78 reçoit à son extrémité inférieure une bague de retenue 80 destinée à maintenir dans le passage intérieur 82 de l'embout 78 une tige de poussée 84. Cette dernière est montée coulissante par sa partie supérieure de forme cannelée dans le perçage 48 du corps 34. Le déplacement de la tige de poussée 84 par rapport à l'ensemble du corps 34 de l'embase 62 est commandé par un maneton ou chemin de came analogue 86 de forme appropriée prévu à l'extrémité interne de l'organe de manoeuvre 42.La forme du chemin de came 86 est telle que la tige de poussée 84 est susceptible, lors d'une rotation de 1800 environ de organe de manoeuvre 42, d'être déplacée entre une position de repos dans laquelle l'extrémité inférieure de la tige affleure sensiblement la bague de retenue 80 et une position d'ouverture sensiblement voisine de la position basse représentée. Un joint torique 88 est interposé entre l'embase 62 et le corps 34 pour assurer l'étanchéité de la communication entre le passage 82 de l'embout 78 et le perçage 48. Un autre joint torique 90 est disposé autour de l'embout 78 pour coopérer de manière étanche avec la surface supérieure de la tête 12 lorsque celle-ci se trouve enfoncée dans l'embase 62 comme cela sera expliqué plus loin. L'embase 62 reçoit une pluralité de verrous mobiles 92 qui, dans le mode de réalisation représenté, sont constitués de billes montées chacune à coulissement dans un alésage radial 94 ménagé dans l'embase 62. L'extrémité interne de chaque alésage 94 est légèrement fermée de manière à prévenir un échappement éventuel des billes 92 vers l'intérieur de l'embase. Le déplacement dans un sens radial#des#billes 92 dans leurs alésages respectifs est commandé par la bague de verrouillage 60 qui comporte à cet effet une disposition en creux telle que le déplacement relatif de la bague 60 par rapport à l'embase 62 dans un premier sens, dit sens de déverrouillage, permet le déplacement centrifuge des billes 92 et dans le sens opposé, dit sens de verrouillage, le déplacement centripète de ces mêmes billes 92. Dans la réalisation représentée, la bague de verrouillage 60 est mobile en rotation par rapport à l'embase 62. La disposition en creux précitée consiste dès lors dans la présence sur la surface intérieure de la bague 60 d'une plu alité d'encoches longitudinales 96 (voir en particulier la figure 3) de profondeur telle que les billes 92, dans la position normale de déverrouillage de la bague 60 viennent affleurer la surface cylindrique 98 de l'embase 62. Le logement cylindrique 98 de l'embase 62 ayant un diamètre très légèrement supérieur au diamètre du rebord annulaire 32 de la tête 12, on conçoit que les billes 92 sont susceptibles par une rotation appropriée de la bague 60 d'être introduites en partie dans la gorge annulaire 30 de la tête 12 une fois cette dernière convenablement enfoncée dans le logement 98.Le déplacement centripète des billes 92 permet de verrouiller l'em- base 62 sur la tête 12 un tel verrouillage permettant néanmoins la rotation relative de l'embase par rapport à la tête. Un ressort en hélice 100 est disposé entre l'embase 62 et la bague de verrouillage 60 pour solliciter cette dernière dans le sens de verrouillage comme indiqué par la flèche V à la figure 2. Si l'on considère plus précisément la figure 3, la bague de verrouillage 60 comporte sur sa face opposée, aux encoches 96, un mentonnet ou saillie radiale analogue 102 disposé avec un certain décalage axial sur la face supérieure 104 de la bague 60. Le mentonnet 102 est reçu dans un logement en forme de secteur circulaire 106 ménagé dans le fond de la partie inférieure 46. Ce secteur définit l'amplitude de rotation de la bague 60 dans le corps 34. La partie 102 comporte une échancrure de forme sensiblement circulaire 108 qui définit normalement une surface d'appui pour la partie de butée en forme de coupelle 68 de la gâchette 58 lorsque la bague de verrouillage 60 se trouve en position de déverrouillage, le ressort 100 sollicitant la bague dans le sens correspondant à la mise en appui de la surface 108 sur la butée 68. Lorsque la tête 12 est enfilée dans le logement cylindrique 98 et que l'embout 78 de l'embase 62 pénètre dans l'alésage 24 de la tete, la surface supérieure de cette dernière vient en appui par la partie inférieure en forme de poussoir 74 de 3a gâchette 58 et sollicite cette dernière vers le haut à l'encontre de la force du ressort 72. Un tel déplacement provoque ltescamotage de la butée 68 pour le mentonnet 102 de la bague 60. Cette dernière est dès lors libre de se déplacer dans le sens du verrouillage V sous l'action de son ressort 100.Lorsque la position de verrouillage est atteinte, position qui est définie par la mise en butée du mentonnet 102 sur l'une des parois du logement en forme de secteur circulaire 106 du boîtier 34, les billes 92 ont été sollicitées radialement vers l'intérieur en direction de la gorge 30 de la tête 12 de sorte que cette dernière se trouve ainsi verrouillée dans le logement 98. La partie de butée 68, alors en appui sur la surface supérieure du mentonnet 102, ne peut plus regagner sa position normale en appui sur l'embase 62 sous lwaction du ressort 72. Par contre, dès que la bague 60 est sollicitée dans le sens du déverrouillage (flèche D sur la figure 2), la gâchette 58 #reprend sa position normale (représentée sur la figure 1) en supposant la rotation de la bague 60 suffisante pour amener la surface 108 en regard du trajet de la butée 68. Ainsi donc, le rôle essentiel de la gâchette 58 est de coopérer avec le mentonnet 102 de la bague 60 de manière à prévenir normalement un déplacement intempestif de cette dernière dans le sens du verrouillage sous l'action du ressort 100. Dès que la gâchette 58 se trouve sollicitée vers le haut par la tête 12, la butée 68 s'escamote et permet à la bague 60 de tourner dans le sens V sous l'action de son ressort 100 de sorte que le verrouillage de la tête dans l'embase 62 est automatique.Si pour une raison ou pour une autre, la gâchette 58 est sollicitée à l'encontre du ressort 72 par un moyen mécanique quelconque différent de la tête 12, la bague 60 sera, de la même façon, sollicitée en rotation dans le sens du verrouillage de sorte que l'introduction ultérieure de la tête 12 dans le logement cylindrique 98 ne sera plus possible jusqu'à ce que l'on procède avec les moyens décrits ci-après au déplacement de la bague 60 dans le sens du déverrouillage. La commande en rotation de la bague 60 est assurée par l'organe de manoeuvre 42 qui est, à cette fin, associé à la bague 60 par une liaison mécanique d'entraînement appropria Dans le mode de réalisation représenté, cette liaison mécanique consiste à prévoir pour l'organe de manoeuvre 42, ergot 52 précité et pour l'embase 62 deux portées espacées 110 et 112 constituées par exemple par deux saillies axiales 114 et 1î6 s'étendant sur le côté de la bague 60 opposé aux encoches 96. Il est entendu que le passage 50 est conformé de manière à permettre la rotation des saillios 114 et 116 de la bague 60 lorsque cette dernière a été déplacée selon les flèches V et D avec l'amplitude autorisée par le logement 106 recevant le mentonnet 102. La rotation de l'organe de manoeuvre 42 dans le sens correspondant à la mise en butée de l'ergot 52 sur la portée 112 de la saillie 116 sollicite la bague 60 dans le sens D soit dans le sens du déverrouillage. La rotation de l'organe 42 dans le sens opposé amène l'ergot 52 en butée sur la portée 110 de la saillie 114 tendant à solliciter ainsi la bague 60 dans le sens du verrouillage comme le ressort 100. Lorsque le mentonnet 102 se trouve normalement en appui sur la pièce de butée 68, la portée 110 prévient une rotation de organe de manoeuvre 42 dans le sens en question, ce qui interdit comme on l'a expliqué plus haut, la sollicitation vers le bas de la tige de poussée 84 par le maneton 86. Lorsque la butée 68 a été escamotée et que la bague 60 a gagné sous l'action de son ressort 100 sa position de verrouillage, l'ergot 52 échappe à la portée 110 de sorte que l'organe de manoeuvre 42 est susceptible de se déplacer dans cette direction. L'extrémité externe de l'organe de manoeuvre 42 est équipée dune manette de commande 118 dont le capuchon 120 ferme l'extrémité 40 du passage interne 36. Le capuchon 120 est pourvu intérieurement d'un têton 122 qui est apte à coopérer avec l'une des extrémités 124 d'un ressort hélicoidal 126 disposé dans l'extrémité 40 et ancré par son autre extrémité 128 dans le corps 34. L'extrémité 124 du ressort 126 est susceptible de se déplacer dans une encoche en forme de secteur circulaire 130 ménagée dans l'intérieur de l'extrémité 40. Une butée 132 est prévue dans cette extrémité pour limiter à environ 1800 la course maximum de rotation libre de ltor- gane de manoeuvre 42.L'obtention de l'encoche 130 et de celle prévue pour l'ancrage do l'extrémité 128 du ressort 126 peut être réaliséo simplement en utilisant une bague cylindrique rapportée 134 convenablement maintenue dans le corps 34. Avec cette disposition, qui est d'ailleurs similaire à celle décrite dans le brevet français précité, l'organe de manoeuvre 42 est susceptible d'effectuer librement sensiblement un demi-tour avant que le toton 122 vienne en appui sur la butée 132 : Au cours de ce déplacement, le maneton 86 sollicite vers lobas la tige de poussée 84. L'organe 42 peut se déplacer on rotation dans le sens opposé de quelques degrés à l'encontre de la force du ressort 126 de manière à solliciter la bague 60 dans le sens D par la coopération de ler- got 52 avec la portée 112. La mise en oeuvre du dispositif de raccordement décrit ci-dessus est la suivante En position normale, l'organe de manoeuvre 42 est disposé de manière que son têton 122 soit ossin de l'extré- mité 124 du ressort 126 qui est alors en appui sur l'une des extrémités des encoches 130. La bague 60 occupe sa position de déverrouillage, le ressort 100 sollicitant le mentonnet 102 en appui sur la partie de butée 68 de la gâchette 58. Les billes 92 sont libres de se déplacer dans les alésages radiaux 94 et autorisent l'insertion dans le logement cylindrique 98 de la tête de valve 12. par ailleurs, la came 86 est en position haute de sorte que l'extrémité basse do la tige de poussée 84 affleure l'extrémité de l'embout 78. Sil pour une raison ou pour une autre, la gâchette 58 occupe sa position de recul dans laquelle la butée 68 est escamotée, la bague 60 s'est trouvée déplacée par son ressort 100 en position de verrouillage dans laquelle les billes 92 interdisent l'introduction de la tête 12 à l'intérieur du logement 98. Il est dès lors nécessaire, à l'aide de l'organe de manoeuvre 42, de procéder préalablement au déplacement de la bague 60 dans le sens D à l'encontre de la force du ressort 100 de manière à permettre au ressort 72 de sollicter la par tire de butée 68 on position de travail, en appui sur l'embase 62 et que l'on revienne ainsi à la position normale du dispositif avant accouplement. On procède ensuite à l'insertion de la tête 12 dans le logement cylindrique 98. Le rebord annulaire 32 passe de l'autre côté des billes 92 alors que l'embout cylindrique central 78 de l'embase 62 pénètre à l'intérieur de l'alésage 24 de la tête 12 après avoir enfoncé la tête 22 du poussoir 20. Le joint torique 26 coopère de manière étanche avec les parois de l'embout 78 alors que le joint 90 se trouve comprimé et complète, si nécessaire, l'étanchéité de la liaison entre l'alésage 24 de la tête et le passage 36 du dispositif. En cours de déplacement, la gâchette 58 a été sollicitée à Itoncontre de la force du ressort 72 provoquant ainsi l'esca- motage de la butée 68 pour le mentonnet 102. La bague 60 se déplace sous l'action de son ressort 100 et le verrouillage de la tête 12 dans le logement 98 se produit automatiquement. On peut alors procéder à l'ouverture du clapet 14 de la tête 12 par une rotation d'environ 1800 de l'organe de manoeuvre 42 de manière à solliciter vers le bas la tige de poussée 84: La tige vient alors en appui sur la tête 22 du poussoir 20 et sollicite plus avant ce dernier vers le bas jusqu'à venir décoller le clapet de valve 14 de son siège 18 à ltencontre du ressort 16. Si pour une raison quelconque la bague 60 ntoccu po pas sa position de verrouillage, la portée 110 interdit le déplacement en rotation mentionné ci-dessus de l'organe de manoeuvre 42 et ainsi l'ouverture de la valve à clapet 14. Le déverrouillage du dispositif 10 ne peut être obtenu aussi longtemps que la tige 84 est maintenue dans la positon d'ouverture du clapet 14. Pour effectuer ce dévorrouil- lage il est en effet nécessaire de tourner préalablement ltor- gane de manoeuvre 42 d'environ 1800 par le sens tendant à permettre au poussoir 84 de remonter vers le perçage 36. Le têton 122 du capuchon 120 vient en butée sur l'extrémité 124 du ressort 126. Au cours d'une manoeuvre complémentaire positive, le têton 122 dépasse cette position à l'encontre de la force du ressort 126 et l'ergot 52 vient en butée sur la portée 112 et sollicite la bague 60 à l'encontre de la force du ressort 100. La gâchette 58 regagne sa position normale sous l'action du ressort de rappel 72.La tête 12 se dégage du logement 98 avec l'aide du ressort 28. Grâce à la disposition d'un organe de manoeuvre unique 42, on conçoit que le dispositif de l'invention permet d'éviter àedébrancher le dispositif 10 alors que le clapet 14. se trouve en position d'ouverture sous l'action de la tige de poussée 84. Par ailleurs, la gâchette 58 maintient normalement la bague 60 en position de déverrouillage. De par la liaison mécanique entre la bague 60 et 11 organe de manoeuvre 42, ce dernier ne peut être sollicité dans le sens tendant à déplacer la tige de poussée 84~vers le bas alors même que la bague 60 est maintenue en position de déverrouillage. Il est ainsi assuré que l'organe de manoeuvre ne peut ouvrir le clapet de valve 14 qu'une fois la bague 60 convenablement verrouillée.Enfin le déplacement vers le bas accidentel de la tige 84 après escamotage de la butée 68 interdit le branchement du dispositif sur la tête 12. Dans le mode de réalisation décrit ci-dessus la gâchette 58 était susceptible d'un déplacement axial sous l'action de poussée de la face supérieure de la tête 12. On con çoit néanmoins que cette gâchette pourrait être remplacée par tout moyen équivalent sensible au déplacement relatif de la tête 12 par rapport à l'embase 62. Il suffit qu'au cours de ce déplacement, ce moyen permette d'escamoter une butée interdisant le déplacement de la bague 60 sous l'action de son ressort 100 dans le sens du verrouillage V en la maintenant normalement en position de déverrouillage. De même la liaison mécanique prévue entre l'organe de manoeuvre- 42 et la bague 60 a été définie par un ergot 52 disposé entre les deux portées 110 et 112. Néanmoins on pourrait envisager tout autre liaison mécanique appropriée associant étroitement l'organe 42 à la bague 60. Il importe simplement que ltorgane de manoeuvre 42 puisse solliciter cette bague dans le sens du déverrouillage et puisse être tourné d'environ 1800 une fois cette bague amenée en position de verrouillage Dans le même ordre d'idées, la bague 60 pourrait être non plus rotative mais être susceptible soit d'un mouvement en translation par rapport à l'embase 62 soit d'un mouvement en hélice par rapport à cette embase grâce à un filetage à pas rapide.Do même, les verrous 92 pourraient être réalisés non plus par des billes mobiles dans des ambages radiaux de l'embase mais par des griffes ou tout autre élément de verrouillage mobile sur l'embase 62 susceptible de venir s'agrip- per derrière le rebord 32 de la tête 12 une fois cette dernière convenablement enfoncée dans le logement cylindrique 98 du dispositif. Il est entendu également que les angles de rotation de l'organe de manoeuvre 42 précités n'ont été donnés qu'à titre d'exemple et que l'on pourrait envisager des angles de valeurs supérieures ou inférieures pour commander d'une part l'ouverture du clapet de valve 14 et d'autre part le déver- rouillage du dispositif. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux seuls modes-de réalisation décrits ci-dessus et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans sortir du cadre de la présente demande. C'est ainsi que le dispositif 10 pourrait être associé dans un même boîtier avec un détendeur de fluide pour définir avec lui un ensemble raccorddétendeur apte à être accroché sur une tête de valve par un simple mouvement de translation. REVENDICATIONS 1. Dispositif de raccordement rapide d'une canalisation d'utilisation à la tête de valve d'un récipient de fluide sous pression tel qu'une bouteille de gaz, ladite tête présentant extérieurement un rebord annulaire en vue du verrouillage du dispositif de raccordement et incorporant une valve à clapet destinée à s'opposer normalement àltécoulement du fluide vers ltextérieur, le dispositif de raccordement étant du type comportant dans un corps - un passage interne destine à être relié de manière étanche d'une part à la canalisation d'utilisation et d'autre part à la tête de valve lorsque le dispositif est enfoncé sur celle-ci, - des moyens de verrouillage aptes à coopérer avec le rebord annulaire de la tête pour verrouiller sur celle-ci le dispositif de raccordement, et - un organe de manoeuvre apte, lorsqu'il est tourné dans un premier sens, à déplacer une tige de poussée, en vue de solliciter en position d'ouverture la valve à clapet de la tête une fois le dispositif verrouillé sur celle-ci et, lorsqu'il est tourné dans l'autre sens, à agir sur les moyens de verrouillage en vue d'autoriser la libération du dispositif, celui-ci étant caractérisé en ce que ses moyens de verrouillage comportent d'une part une pluralité de verrous mobiles sur une embase annulaire destinée à être emboîtée sur la tête et d'autre part une bague de verrouillage susceptible d'être déplacée autour de embase sous l'action de l'organe de manoeuvre pour commander le déplacement dans un sens radial- des verrous et autoriser ou non le passage du rebord de part et d'autre de ces derniers, un dispositif de sécurité étant prévu pour maintenir la bague en position de déverrouillage aussi longtemps que l'embase n'est pas complétement enfoncée sur la tête. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les verrous consistent en des billes montées mobiles dans des ouvertures radiales ménagées dans l'embase, la bague de verrouillage comportant intérieurement une disposition en creux pour commander les déplacements dans un sens radial des billes. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la bague est mobile en rotation sur embase et comporte intérieurement des encoches longitudinales définissant la disposition en creux précitée pour les billes de verrouillage. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif de sécurité comporte une gâchette mobile qui est normalement maintenue dans une position dans laquelle elle forme une butée s'opposant au déplacement de la bague dans le sens du verrouillage sous l'action d'un moyen élastique de rappel, la tête de valve étant apte, lors de son déplacement dans l'embase, à agir sur la gâchette pour escamoter la butée formée par celle-ci pour la bague. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérise en ce que organe de manoeuvre comporte un ergot qui, dans la position normale de l t organe, est disposé entre deux portées espacées ménagées sur la bague et destinées l'une à permettre le déplacement de la bague dans le sens du verrouillage sous l'action de l'organe de manoeuvre et l'autre à interdire le déplacement de ce dernier dans le sens correspondant au déplacement de la-tige de poussée lorsque la bague est maintenue dans sa position de déverrouillage par le dispositif de sécurité. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre est susceptible d'être tourné d'environ 1800 dans un sens pour commander le déplacement de la tige de poussée par l'intermédiaire d'une surface de came prédéterminée et d'être sollicité de quelques degrés dans le sens opposé à l'encontre d'un ressort de rappel pour commander le déplacement de la bague dans le sens du déverrouillage. 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est associé à un détendeur de fluide.