L'invention concerne un procédê pour la facrination de pantoufies telles que mules constituées d'une semelle d'usure et d'une tige ne s'étendant qu'au niveau de l'empeigne en laissant a partie arrière dégagée. On connaît déjà depuis des siècles des pantoufles d genre mules puisque celles-ci etaient déjà importées de Venise au XYIIe et XVIIIe siècle. A cette époque déjà, ces mules étaient constituées d'une semelle d'usure, avec ou sans talon, et d'une tige ne recouvrant que l'empeigne et laissant la partie arriere du pied dégagée. Ces mules ont été réalisées indifferemment en cuir, en tissu ou en simili-cuir, mais ont, dans tous les cas,fait appel à des techniques de montage grèvant très sensiblement @eur p@ ix de revient. L'emploi,dans la majeure partie des-cas. d'une première de montage associée à une premiere de propreté et a une semelle d usures est déjà une des raisons de l'augmentation du coût de production. Cette premiere de montage était jusqu'alors necessaire-pour disposer d'une semelle résistante permettant l'emploi des machines à rabattre classiques, nécessaires au repliement, sous la première, de la marge de montage de la tige. Ce procédé usuellement utilisé, necessite donc l'emploi d'un grand nombre de constituants (tige, première de montage, première de propreté, semelle d'usure) qui non seulement multiplient les opérations de découpe et d'assemblage, mais également entrainent un coût de main d'oeuvre élevé qui se répercute sur le prix final de l'article. L'invention a pour but de remédier à ce genre d'incon- venients et concerne un procédé de fabrication résultant de la combinaison d'opérations jusqu'alors utilises individuellement dans des articles differents, cette combinaison nouvelle de moyens connus permettant l'obtention d'articles chaussants confortables, souples et d'un pr.x de revient, moindre du fait de la réduction du nombre de constituants et des opérations d'assemblage Un-article chaussant réalisé a l'aide du procéde selon L'invention est représentè, à titre d'exemple non limitatif, sur les figures ci-jointes dans lesouelles :: - la Fig. l est une vue èn coupe longitudinale d'une mule selon l'invention @ - la Fig 2 est une vue de dessus de la Fig. 1 ; - la Fig. 3 est une vue de dessous de la Fig. 1 après retrait de la semelle d'usure. Le procédé selon l'invention réside dans l'emploi de quatre constituants essentiels à savoir : une tige 1, une semelle interieure 2,jouant le rôle de première de montage et de premiere de propreté > d'un talon moule 3 et d'une semelle d'usure 4. De façon classique, la tige est découpee dans un flan de peausserie naturelle ou synthétique ou encore dans un tissu selon le genre d'article à réaliser. Cette tige qui peut etre doublée ou non, ne s'étend que sur l'empeigne de l'article chaussant, de façon à laisser la partie arrière du pied dégagée. La semelle intérieure 2 peut être également découpée à la forme du pied dans un materiau textile, cuir ou simili-cuir. Le matériau choisi sera de préférence un matériau noble et confortable puisque cette semelle jouera le rôle de première de propreté et sera directement en contact avec le pied. Le talon est de préférence un talon moulé en matiere synthetique et conformé afin de bien épouser la voûte plantaire et le talon, de maniere a ce que l'article chaussant épouse bien la morphologie du pied et soit par suite confortable et reposant. Ce talon est conformé pour s'étendre en direction de l'empeigne, au delà de la cambrure et se termine en lame de couteau afin d'éviter toute surépaisseur. Ce talon comporte si nécessaire des alvéoles 5 destinées à l'alléger. Ce genre de talon bien connu dans le commerce est obtenu par moulage à injection. Toutefois et en vue du montage selon l'invention, on fait venir de moulage un épaulement périphérique 6 s'étendant sur toute la périphérie de sa face supérieure 7, excepté son bord transversal 13, cet épaulement étant destine, comme indiqué ci-apres, à éviter les surépaisseurs au moment du montage. On fait également venir de moulage,par usinage du moule, un second épaulement 9 s'etendant sur le bord périphérique de la face inférieure 10 du talon 3, cet épaulement etant destiné la encore à éviter les surépaisseurs. La semelle d'usure 4 est également découpée dans un matériau semi-rigide résistant à l'abrasion, tel que du cuir veritable ou synthétique. L'assemblage, selon l'invention, de l'article chaussant visible sur les Fig. 1 3, 3, est réalisé de la façon suivante. - On procède en premier lieu a l'assemblage de la tige 1 avec la semelle intérieure 2 à l'aide d'une couture bord à bord 15 du type point de chainette, de maniere a réunir le bord périphérique 11 de la tige avec le bord périphérique 21 de la semelle intérieure. Cette couture s'etend sur toute la partie périphérique de la tige et ne constitue aucune surépaisseur puisqu'il s'agit d'n assemblage bord à bord ne risquant pas de blesser le pied, cet assemblage étant du type "Bonnet". - On procède ensuite à l'assemblage de la partie arriere 22 de la semelle 2 avec une jupe 11, cette liaison étant obtenue par une couture 12 réalisée à l'aide d'une machine plate classique à cannette, cette seconde couture 12 étant réalisée à l'envers de la jupe 11, de manière a ce que, après retournement et rabattement de ladite jupe, ce soit sa face exterieure qui soit visible. Cette couture 12 s'étend sur toute la périphérie du talon, mais se prolonge jusqu'à son extrémité avant 13, en chevauchant dans la zone 14 la premiere couture 15 reliant la tige à la semelle 2. Ainsi, la couture est double dans cette zone 14, comme schématisé en Fig. 2. - Lorsque la jupe a été ainsi fixée, on glisse, sous la semelle interieure 2, le talon 3 et on rabat sur paroi verticale de ce talon la jupe 11,qui est dlune longueur supérieure à la hauteur du talon, pour disposer d'une marge de montage 16 que l'on replie sous la face inferieure du talon dans l'épaulement peripherique 9. Cet épaulement 9 est pre-encolle de manière a ce que la marge de montage se fixe sous le talon et le maintienne ainsi dans cette sorte de gousset. La couture 12 (semelle-jupe) vient quant à elle se loger, lors de la mise en place du talon 3, dans l'épaulement peri phérique 6 de façon a eviter les surépaisseurs inconfortables pour le pied, tout en dessinant toutefois un bourrelet 17 soulignant la partie arrière de la semelle intérieure. - On procède enfin à l'encollage de la partie visible de la face inférieure de la semelle 2 et de la face inférieure 10 du talon et on effectue la fixation de la semelle d'usure 4. L'article chaussant realise à laide de ce procede est d'une grande souplesse et d'un excellent confort du fait de la conformation du talon et de la matière utilisée comme semelle intérieure. En outre, le nombre des composants est réduit au minimum, de même que les opérations d'assemblage, de sorte que l'article allie aux qualites de conforta un coût de fabrication sensiblement moins élevé que dans le cas des articles connus du même type. On peut utiliser le procédé selon l'invention pour la realisation d'articles de grande vulgarisation ou pour l'obtention de mules de haut de gamme en utilisant des matières nobles. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée a l'exemple de réalisation ci-dessus decrit et l'on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fabrication de pantoufle notamment de mule constitue à partir d'une semelle d'usure et d'une tige ne s'étendant que sur l'empeigne en laissant la partie arrière degagee, procédé caractérisé en ce que l'on assemble,par couture (15), le pourtour de la tige (1) à une semelle Intérieure (2) jouant le rôle de première de montage et de première de propreté, puis on relie, par une seconde couture (12), la partie postérieure (22) de cette semelle (2) à une jupe (11), cette seconde couture (semelle-jupe) chevauchant une partie de la premiere couture (semelle-tige) au niveau de la cambrure, on glisse ensuite sous la semelle interieure (2) un talon (3) que l'on recouvre par rabattement de la jupe (11) dont le bord est replie et collé sous ledit talon, après quoi on fixe sous l'ensemble une semelle d'usure (4). 2. Procede selon la revendication 1, caracterise en ce qu'on assemble la tige (1) à la semelle interieure- (2) par une couture bord à bord en point de chaînette (15), évitant les surépaisseurs et on fixe la partie posterieure (22) de la semelle à la jupe (11) par une couture (12) réalisée à l'aide d'une machine plate à cannette, cette seconde couture (12) étant réalisée à l'envers de la jupe (11), de sorte qu'après retournement et rabattement de ladite jupe, cette couture est située sous la première (2) et vient s'inserrer dans un épaulement (6) réalise sur la périphérie de la face supérieure (7) du talon (3) tout en formant à l'extérieur un léger bourrelet (17) soulignant la partie arrière de la semelle intérieure. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le talon (3) est moule et conformé à la voûte plantaire et s'étend sous la semelle intérieure (2) au-delà de la cambrure en direction de l'empeigne (1), la seconde couture (12), reliant la semelle intérieure à la jupe, s'étendant quant à elle jusqu'a l'extrémité avant (13) du talon (3) et chevauchant partiellement la première couture bord à bord (15) reliant la semelle (2) à la tige (1). 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on réalise sur les deux faces supérieure ( et inferieure (10) du talon (3) un épaulement périphérique (6-9), le premi (6) pour loger la couture (12), semelle-jupe, le second (9) pour recevoir la marge de montage (16) de la jupe (11) afin d'éviter les surépaisseurs. 5. Articles chaussants tels que pantoufles, du genre mule, réalisés à partir du procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4.