On sait que les systèmes les plus perfectionnés en matière d'orthopédie et de médecine dentaire, en particulier, utilisent, pour l'ancrage et le soutien des prothèses, des tenons créés par l'insertion, dans les os, d'aiguilles, de tiges, de lames, de vis ou d'autres éléments façonnés métalliques ou non. Tous les systèmes connus présentent des inconvénients, car il est évident que les tenons des prothèses dentaires, qui doivent résister aux efforts de la mastication, doivent être réalisés avec des structures d'une certaine rigidité, fixées a l'intérieur de l'os et dont l'insertion dans les os maxillaires nécessite souvent des interventions chirurgicales, même sanglantes. Le système d'implantation ici décrit prévoit comme idée principale de solution, d'utiliser des éléments aciculaires courbes que l'on introduit dans des canaux préalablement pratiqués dans l'os au moyen d'un instrument approprie. Ces élé- ments courbes, que l'on peut utiliser un par un ou a plusieurs, éventuellement solidarisés entre eux à l'extérieur de l'os, permettent d'atteindre les buts suivants Une fois insérés dans l'os, ils ne peuvent pas tourner autour d'un axe vertical parce qu'ils en sont empêchés par leur courbure, ils résistent efficacement par leur extrados aux efforts verticaux dûs a la mastication, ils réagissent par leur intrados aux efforts de bas en haut ; leur partie supérieure, qui dépasse de peu les gencives, convient a l'application directe ou indirecte de la prothèse que l'on fixera par divers moyens. Afin de mieux solidariser les éléments courbes avec l'os maxillaire dans lequel ils seront insérés, ils peuvent être dotés ou non d'un ou plusieurs trous, fenêtres, etc... le long de leur corps et être munis ou non d'une ou plusieurs ailettes en saillie, de disposition et de conformation diverses. Les trous ou ouvertures similaires permettront la pénétration du tissu ostéo-fibreux ou osseux qui, avec le temps, ancrera encore mieux l'élément ; les ailettes de leur côté, pendant l'introduction de l'élément dans le canal, pratiqueront des sillons dans l'os, le plus souvent spongieux, s'encastrant dans celui-ci avec un effet immédiat de liaison et avec un effet de liaison et de retenue dans le temps, lorsque se reformera par dessus celles-ci le tissu osseux tranché par leur pénétration. Les caractéristiques énoncées et les buts qu'elles permettent d'atteindre apparaîtront mieux grâce aux dessins annexés, qui représentent, à titre d'exemple non limitatif, l'élément d'implantation courbe, ainsi que quelques détails constitutifs de celui-ci et quelques modes d'application pratique. La figure 1 montre l'élément d'implantation courbe sous sa forme la plus générale. On observe que celui-ci, de construction monolithique en fil ou rond de matière appropriée (titane, tantale, etc...) présente dans le haut une tête 1 qui, comme on le verra plus loin, pourra être tronquée ou de conformation variable. En dessous de la tête se trouve le collet qui, par ses fonctions spécifiques, pourra être considéré comme subdivisé en deux zones : une zone extragingivale 2 qui, lorsque l'élément est implanté, fait saillie de quelques millimètres relativement a la gencive ; une zone intragingivale 3 (environ 3 mm). En dessous du collet commence la courbe 4 qui, pour des raisons évidentes d'application, doit être en arc de cercle (segment circulaire). L'extrémité inférieure 5, qui constitue la pointe d'introduction de l'élément dans le canal intra-osseux, peut prendre une conformation diverse selon les nécessités d'emploi. Les figures 2 à 9 reproduisent à titre d'exemple quelques formes de la tête : tronquée comme sur la figure 2 tronquée avec trou taraudé et vis comme sur la figure 3 ; avec manchon et trou taraudé comme sur la figure 4 pour la superposition d'autres parties ou de coiffes ou barres de solidarisation de deux ou plusieurs éléments ; à section carrée comme sur la figure 5 ; à section carrée avec trou taraudé supérieur et vis, comme sur la figure 6 ; à section ronde épaissie comme sur la figure 7 ; à section ronde épaissie avec trou taraude supérieur et vis, comme sur la figure 8. Les dessins illustrent encore quelques formes que peut prendre la pointe (tronquée, pointue, a arêtes émoussées, sphérique, etc...). Les figures 9 et 10 sont deux projections orthogonales d'un élément muni, sur son corps courbe, d'ailettes 6 ou de trous L, dans le but indiqué. Les figures 11 et 12 sont des projections de deux éléments courbes rendus solidaires entre eux grâce à une traverse de tête 8 que l'on peut fixer au moyen de vis taraudantes et/ou incorporer lors du moulage de la prothèse. La traverse 8 peut aussi être réduite à de simples coiffes a appliquer une par une a la tête des éléments au moyen de vis ou de ciments ou résines, coiffes qui seront incorporées ou en tout cas fixées a la prothèse, ce qui fait que celle-ci devient démontable ou fixe. Les figures 13 a 15 ont pour but de mieux faire comprendre comment les éléments courbes de l'invention peuvent servir isolément dans des cas particuliers du point de vue anatonique. En effet, la figure 13 illustre l'insertion de l'élé- ment courbe dans un os palatin OP, suivant la courbure de celui-ci, la figure 14 montre comment on peut insérer l'élément courbe dans un os maxillaire OM sans accrocher le nerf alvéolaire inférieur NA de la mâchoire ; la figure 15 montre comment l'élé- ment courbe peut se fixer par sa tête dans la partie compacte vestibulaire PC de la mâchoire, en évitant le nerf alvéolaire inférieur NA. La figure 16, enfin, schématise la disposition de plusieurs éléments courbes dans l'os d'une mâchoire, ceux-ci étant rendus solidaires entre eux grâce a une ou plusieurs traverses (ponts ou poutres) de liaison 9, ces éléments courbes évitant, grâce à leur courbure diverse, de couper les nerfs alvéolaires NA dans leurs canaux CNA et a leur sortie du trou mentonnier FM de l'os. Il est nécessaire d'ajouter que dans le cas de prothèses à éléments individuels, il sera nécessaire de solidariser ceux-ci, soit par une dent naturelle, soit par des éléments de prothèse déjà connus, jusqu'à ce que de nouvelles formations de tissu osseux se soient constituées sur les ailettes ou dans les trous des éléments implantés. Ceci posé, il est utile d'ajouter quelques considérations pour bien faire comprendre les buts de l'invention. L'élé- ment courbe à implanter n'est pas autoperforant, mais doit être placé a l'intérieur d'un canal préalablement pratiqué dans l'os au moyen d'un instrument spécial, décrit plus loin. On pousse l'élément dans le canal au moyen d'une pince et s'il se présente une résistance due à l'encastrement des ailettes, etc..., on peut forcer par de légers coups de marteau, en protégeant la tête de l'élément par un moyen approprie afin d'éviter la défornation. Autrement dit, l'invention envisage d'insérer dans l'os ou dans d'autres parties dures ou molles une aiguille ou tige courbe, soit dans un but orthopédique pour renforcer ou réunir des parties osseuses, soit dans le but de porter des superstructures diverses. Dans le cas des os, l'aiguille ou l'élément courbe est aussi conçu pour y pénétrer en contournant des parties anatomiques à respecter, comme dans le cas de la prothèse dentaire : sinus maxillaires, fosses nasales, trou mentonnier, nerf alvéolaire de la mâchoire, etc...11 sera possible aussi de suivre les courbes naturelles de la mâchoire en pénétrant par exemple par le côté vestibulaire dans la partie spongieuse, en passant parallèlement à la corticale vestibulaire sans en sortir et en respectant le canal du nerf alvéolaire que l'on contourne par le côté vestibulaire. Il est possible également, dans la mâchoire, d'éviter par une courbe le nerf alvéolaire inférieur, dans son parcours intra-osseux, et de fixer la tête de l'élément courbe sur la partie vestibulaire interne compacte de la mâchoire ou sur la partie linguale de cette partie compacte. Les éléments en question peuvent être implantés par paires divergentes, convergentes et avec des angles divers, de manière à résister même à des efforts d'une certaine grandeur comme ceux qui sont dues aux charges des prothèses hors de la gencive ; ainsi, on pourra les implanter aussi en tripodes, en tétrapodes, etc...,dont un ou plusieurs avec impact dans la corticale linguale et un ou plusieurs avec impact dans la corticale vestibulaire. Du point de vue concret, les éléments prendront la forme d'aiguilles courbes à section circulaire, sans qu'il soit exclu dans des particules d'utiliser une section triangulaire, carrée ou polygonale, ce qui, d'autre part, ne changerait en aucun cas l'idée de base de l'invention. La tête des éléments, comme on l'a dit et représenté, pourra être plus ou moins dif férente selon les superstructures à monter ou à relier. Ainsi également, on pourra modifier selon les exigences le collet situe sous la tête, en ses zones extragingivale et intragingivale. La courbe de l'aiguille, qui devra être en secteur circulaire pour des raisons évidentes d'application, pourra être plus ou moins large, également compte tenu des exigences de mise en place. Comme matière, l'élément courbe (aiguille) sera fabriqué, au stade actuel de la technique, en titane, en tantale, en aciers inoxydables spéciaux, etc..., sans exclure les ma tériaux nouveaux qui se révéleraient appropriés à cet effet, avec le temps, compte tenu aussi du fait que le matériau n'est pas une caractéristique de l'invention. Pour la formation, dans les os, des canaux d'allure curviligne, en forme précise de segment circulaire, convenant à la prothèse décrite, on a imaginé l'instrument décrit ci-après. Cet instrument est caractérisé par le fait que l'outil de formage (pointe) est appliqué à l'extrémité d'un tube d'allure courbe (segment de cercle) qui, outre qu'il constitue le profil de guidage dans le canal, constitue aussi une partie porteuse de l'outil, la pointe perforante étant appliquée ou reliée d'une façon quelconque à un câble flexible pouvant tourner à l'inte- rieur du tube courbe et qui reçoit le mouvement d'une prise de force disposée sur l'extrémité libre du tube.Autrement dit, la caractéristique de l'instrument réside dans le fait que le tube en arc, outre qu'il constitue le support de l'outil perforant (pointe) et contient le moyen de mise en rotation de celui-ci, constitue aussi un profil précis qui guide la perforation, de sorte que celle-ci sera exactement calibrée d'après le diamètre de la pointe perforante et selon le rayon de courbure du tube. Une autre caractéristique réside dans le fait que l'extrémité extérieure du tube porteur présente la conformation voulue pour maintenir le guidage de la pointe et retenir celle-ci ceci, dans le double but d'obtenir une perforation nette et précise et de permettre aussi d'extraire la pointe du canal, même en cas de rupture accidentelle de l'organe flexible (câble) qui provoque la rotation. L'instrument décrit sera applique sur une pièce à main du type utilisé en chirurgie dentaire pour les perforations, qui peut contenir aussi le réducteur de vitesse et l'embrayage pour la commande du mouvement. Ces caractéristiques seront mieux comprises a l'aide des figures 17 et 18 montrant deux coupes notablement agrandies 'l'instrument, dont le diamètre effectif du tube porteur et de guidage et de la pointe perforante, pour les usages dentaires, est d'environ 2 mm. Par les dessins, on voit que l'instrument comprend le tube porteur 11 qui constitue aussi comme on l'a dit le profil de guidage de la perforation. Ce tube aura a peu prés le diamètre du canal que l'on veut obtenir et celui de la pointe perforante, et une courbure en arc de cercle de rayon précis R, lié aux dimensions du corps (aiguille courbe ou similaire) que l'on devrez ensuite introduire ou implanter. A l'intérieur du tube 11 est placé le câble flexible 12 qui reçoit le mouvement de la prise de force 13 et le transmet à la pointe perforante 14. Cette pointe, qui est guidée à l'endroit de son collet, est retenue aussi par une espèce de griffe 15 ou un autre moyen mécanique similaire fixe ou mobile, dont le rôle est de maintenir la pointe ou l'outil 14 lié au tube et de permettre de l'extraire du canal en cas de rupture fortuite du câble flexible auquel la pointe est soudée ou liée de façon quelconque. A l'intérieur du tube courbe ou de la griffe peut être prévu un épaulement circulaire 16, servant à réagir à la poussée que supporte la pointe pendant la perforation, en direction tangentielle à la partie terminale de la courbe du tube porteur 11. Comme on l'a dit, la prise de force 13 qui est indiquée sur le dessin par une simple dent d'embrayage, pourra prendre des formes différentes selon l'utilisation, par exemple celle qui convient aux pièces à main à usage dentaire ; la prise de force est en tout cas étrangère au domaine de l'invention puisqu' i s'agit de construction de type connu. En ce qui concerne les matériaux de fabrication, ceux-ci ne font pas partie de l'invention et peuvent de toute façon varier. Pour le câble flexible intérieur, outre qu'il peut être forme de tresse ou enroulement helicoldal de métal, il peut être forme de "Nylon", de matières plastiques, etc... REVENDICATIONS 1. Système de liaison, de retenue et de soutien de parties extra-corporelles sur les os au moyen d'éléments aciculaires courbes insérés a l'intérieur des os, pour l'utilisation orthopédique et en prothèse dentaire, système caractérisé par le fait qu'il utilise des éléments aciculaires courbes que l'on introduit dans des canaux préalablement pratiqués dans l'os au moyen d'un instrument approprié, éléments sur l'extrémité extragingivale desquels on peut appliquer (dans le cas de prothèses) le moyen de liaison, de retenue et de soutien des prothèses 2. Système de liaison selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte sur le corps de l'élément aciculaire courbe une ou plusieurs ailettes qui, en s'encastrant dans l'os, solidarisent mieux l'élément porteur avec celui-ci 3.Système de liaison selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte plusieurs trous ou fenétres le long de la tige de l'élément courbe, de manière a assurer la retenue de celui-ci dans l'os grâce aux nouvelles formations de tissu osseux qui, avec le temps, pénètrent dans les trous ou fenêtres. 4. Système de liaison selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'élément aciculaire courbe peut s'appliquer individuellement, en étant solidarisé de façon provisoire ou définitive avec des dents naturelles, ou en coopération avec d'autres systèmes de prothèse connus. 5. Système de liaison selon l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérisé par le fait qu'il comporte l'utilisation multiple des éléments aciculaires courbes, opposés, divergents ou convergents entre eux ou sous des angles divers. 6. Système de liaison selon l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisé par le fait que dans le cas où l'on utilise plusieurs éléments courbes, on les solidarise entre eux au moyen de tiges ou de traverses ou de ponts ou similaires, fixés à la tête des éléments par des moyens connus ou incorporés lors du moulage des prothèses. 7. Système de liaison selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'il comporte des tètes de conformation diverse, éventuellement munies de trous taraudés destinés à des vis taraudantes ou autres moyens de liaison, pour la fixation de la prothèse ou des attaches démontables ou fixes (coiffes, traverses par exemple) de celles ci 8.Instrument convenant à la formation des canaux courbes servant à l'insertion des éléments aciculaires, destinés à la fixation des prothèses osseuses ou des prothèses dentaires, qui sont utilisés dans le système de liaison suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'outil de formage (pointe) est appliqué à l'extrémité d'un tube d'allure courbe (segment de cercle) qui, outre outil constitue le profil de guidage dans le canal, constitue aussi une partie porteuse de l'outil, la pointe perforante étant appliquée ou reliée d'une façon quelconque à un câble flexible pouvant tourner à l'intérieur du tube courbe et qui reçoit son mouvement d'une prise de force appliquée sur l'autre extrémité du câble flexible. 9. Instrument selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le tube porteur a une courbure, nécessairement en segment circulaire, de rayon déterminé compte tenu de la pièce ou de l'élément à introduire ou à implanter. 10. Instrument selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé par le fait que l'organe perforant (pointe) est mis en rotation au moyen d'un câble flexible approprie inséré dans le tube courbe, qui reçoit le mouvement d'une prise de force appliquée sur l'autre extrémité du tube courbe. 11. Instrument selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé par le fait que le tube courbe est muni, à l'endroit de son extrémité inférieure, d'une tête fixe ou mobile (par exemple collier, griffe, écrou) conçue pour servir de guide à l'organe perforant (pointe) et aussi pour le rendre solidaire du tube en cas de rupture fortuite du câble de rotation intérieur. 12. Instrument selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé par le fait qu'à l'intérieur du tube courbe ou de la griffe peut être éventuellement prévu un épaulement, servant à supporter l'effort auquel est soumise la pointe pendant la perforation. 13. Instrument selon l'une quelconque des revendications 8 a 12, caractérisé par le fait que la mise en rotation du cible qui actionne l'organe perforant (pointe) est obtenue grâce a une prise de force appropriée de n'importe quel type appliquée sur l'autre extrémité du câble flexible. 14. Instrument selon l'une quelconque des revendications 8 à 13, caractérisé par le fait que le câble flexible est cons titué par une tresse ou un enroulement helicoTdal de métal, ou par du "Nylon" ou d'autres matières plastiques.