Pour sécher de nombreuses varie tes de tabac, particulièrement de la varie te "Virginie Bright", on fait circuler sur les feuilles de tabac un courant d'air chaud et sec qui, au cours de certaines phases de dessiccation, toujours dans le cas de ladite variété, atteint une température de 80-850C. Ainsi, mEme lorsque cette dessiccation est effectuée en été, il est nécessaire de réchauffer l'air, aspire de l'extérieur des séchoirs, en le refoulant dans des échangeurs de chaleur généralement alimentés au naphte et au gasoil. La crise actuelle de l'énergie et la nécessité résultante de réduire le plus possible la consommation de combustible exigent l'utilisation de tout dispositif pouvant réduire cette consommation, egalement dans le domaine du séchage du tabac.On consomme tous les ans pour ce séchage des dizaines de milliers de tonnes de produits pétroliers. On a donc pensé à utiliser la chaleur solaire pour contribuer autant que possible à un réchauffage de l'air circulant dans ces séchoirs. L'utilisation de panneaux solaires en agriculture etant toujours trop conteuse, l'on a pense à utiliser un dispositif de réchauffage préalable de l'air, simple et relativement économique. A cet usage, on envisage surtout le séchage du tabac Virginie Bright qui exige, parmi toutes les variétés de tabacs, la quantite de chaleur la plus élevée, sans que soit exclue naturellement son application à d'autres variétés pour la dessiccation desquelles l'air chaud est nécessaire. Les séchoirs employes normalement sont des constructions en forme de parallélepipède, horizontal et allongé, partie de face constituée par l'une des deux faces les plus petites. C'est sur cette face que s'ouvrent une ou plusieurs grandes portes donnant accès à l'intérieur, tandis qu'à l'autre extrémité est dispose le groupe de thermoventilation (ventilateurs et échangeurs de chaleur). L'air est aspire par les ventilateurs à travers des ouvertures convenablement réparties puis est rechauffe à son entrée dans l'échangeur et introduit donc dans le séchoir pour circuler entre les feuilles, etant ensuite aspiré à nouveau par les ventilatueurs, ou partiellement aspire et partiellement évacue, selon les exigences de dessiccation. Dans le premier cas, la température normalement nécessaire etant plut8t faible etles séchoirs bien isoles, l'importance du réchauffage nécessaire est relativement reduite. Avec une circulation d'air partiellement ou complètement renouvelée, la consommation de combustible au contraire augmente remarquablement du fait-de la nécessité de réchauffer l'air aspiré de l'extérieur. L'invention a donc pour objet un dispositif de réchauffage préalable d'air utilisant la chaleur solaire, cet air étant aspiré non plus directement de l'extérieur, mais, en le contraignant, avant de rejoindre l'4changeur, à suivre un parcours dans un milieu le plus apte possible à recevoir ou à accumuler de la chaleur solaire. A cette fin, on applique une structure légère sur le toit et sur l'une des parois latérales du séchoir, exposée de préférence au sud. Cette structure sert à ménager un intervalle tout en pouvant supporter une feuille de matière transparente aux rayons solaires.On obtiendra ainsi, entre toit, paroi et feuille transparente les recouvrant, un volume libre qui sera fermé d'un côte et où sera dispose le groupe de thermoventilation permettant de diriger l'air vers l'admission des ventilateurs eux-mEmes. De l'autre cOté, cet espace sera muni de fentes d'entrée de l'air; ces fentes seront disposées aux endroits les plus opportuns, déterminés selon les caractéristiques de construction du séchoir mais, dans tous les cas, dispos de façon à obliger l'air aspiré de traverser l'intervalle sur la plus grande longueur possible.Le toit et la paroi du séchoir seront noircis à l'aide d'un enduit opaque afin que l'absorption des rayons solaires et, par conséquent, le rechauffage de l'air en circulation dans l'intervalle, soient les plus élevés possible. Au cas où l'insolation de la journée est alternée sur les deux parois latérales, du fait de l'orientation nord-sud du séchoir, on pourra réaliser cet espace sur les deux parois; mais de façon à éviter par des cloisons appropriées l'aspiration de l'air dans l'espace non exposé au rayonnement solaire. En variante, on peut réaliser une construction très éco- nomique en couvrant le sol avec une feuille mince de polyéthylêne noir, isolée thermiquement autant que possible du sol, à laquelle on superpose, à faible hauteur, une autre feuille transparente, par exemple de PVC, de verre outoute autre matière transparente. On peut ainsi réaliser, simplement sur le sol, le même genre de couverture qu'indique plus haut pour le séchoir et qui en faisait partie intégrale, le canal, qu'amène l'air ainsi réchauffé au séchoir, sera avantageusement isolé thermiquement. Le sol utilisé pour le réchauffage de l'air peut être constitué par un cailloutis, ou autres matériaux à haute capacité d'emmagasinage de chaleur, qui ne peut être utilisé immédiatement. Les objets et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide des dessins annexes, sur lesquels la figure 1 est une coupe schématique longitudinale d'un séchoir équipé selon l'invention ; la figure 2 est une coupe longitudinale du séchoir de la figure 1 la figure 3 est une vue schématique en perspective de la variante de realisation dans laquelle l'élément échangeur est distinct du séchoir ; et la figure 4 est une vue analogue à la figure 3 d'une variante. Le séchoir 3 des figures 1 et 2 comporte une double paroi menageant un intervalle sur le toit et une paroi latérale. On a indiqué sur les figures par une ligne noire surépaissie le toit b et une paroi c. Sur ces deux éléments est fixee une structure d qui soutient une paroi transversale e. Lorsque de l'air frais doit être introduit dans le séchoir, le volet f est ouvert et le ventilateur g est actionné pour aspirer l'air qui entre alors par les fentes h en passant le long de l'intervalle et qui, en passant dans l'intervalle, est réchauffé même avant d'être dirige dans l'échangeur i. En détail dans la figure 3, sont représentés un séchoir a, un élément échangeur en tunnel b de couverture de la zone réchauffée, l'isolement thermique c tourné vers le sol, le matériau noir d recouvrant ce sol, un cailloutis e d'accumulation de chaleur et enfin un conduit f de l'air qui relie ce tunnel de réchauffage au séchoir a. Naturellement, l'air extérieur est admis dans le tunnel par une prise placee à l'extrémité opposée à celle de raccordement du conduit f. Dans la figure 4 est représenté un type different de construction de l'élément de réchauffage de l'air. Au tunnel est substitué une structure plate g inclinée vers le sud pour recevoir le rayonnement solaire autant que possible perpendiculairement, augmenter l'efficacité du système tout en permettant l'écoulement de la pluie. Comme dans l'exemple de la figure 3, un conduit h d'air, disposé au-dessous du terrain, amène l'air dans le sechoir. Les autres lettres de référence indiquent les éléments analogues à ceux de la figure 3. A des fins de simplification, on n'a pas représenté de cailloutis. REVENDICATIONS 1. Séchoir, notamment pour le tabac, utilisant la chaleur solaire pour le chauffage ou un réchauffage préalable de l'air et qui est caractérisé en ce que ces chauffage ou réchauffage sont obtenus dans un conduit, canal ou zone de chauffage, délimité d'un c6té par le toit (b) et/ou par une paroi fermée du séchoir, et de l'autre côté par une paroi transparente. 2. Séchoir selon la revendication 1, dans lequel lesdits toit et/ou paroi du séchoir sont teintés en noir afin d'absorber une quantité de chaleur solaire aussi élevée que possible. 3. Séchoir selon la revendication 1 ou 2, dans lequel la paroi transparente est constituée par une cloison vitrée, une paroi en matière plastique, ou une feuille ou par un tissu transparent aux radiations solaires. 4. Séchoir à air chaud, notamment pour le tabac, dans lequel est réalisé le réchauffage de l'air dans une zone d'échange de chaleur déliminée par le sol et des parois dont l'uné au moins est transparente. 5. Séchoir selon la revendication 4, dans lequel le sol et la face interne des parois non transparentes sont noircis ou recouverts d'une feuille noire. 6. Séchoir selon la revendication 4 ou 5, dans lequel la ou les parois transparentes sont constituées par une simple feuille de PVC ou matière analogue ou des plaques de verre ou encore de matière transparente. 7. Séchoir selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, dans lequel le sol de la zone d'échange de chaleur est constitue par un cailloutis ou autre matériau convenant pour accumuler la chaleur.