La présente invention a pour objet un dispositif d'ancrage pour la mise en place de prothèses dentaires mobiles. A ce jouir, divers dispositifs d'ancrage ont été proposés. Le plus simple est constitué par un crochet qui est solidaire de la prothèse et vient enserrer la dernière dent présente sur l'arcade, dite "dent pilier". Ce dispositif présente l'inconvénient de transmettre tous les efforts subis par la prothèse à la dent pilier, en l'ébranlant peu à peu. Ces efforts qui sont de différents types, sont illustrés à la figure 1 des dessins annexés qui représente schématiquement un moulage de la denture inf6rieure d'un patient portant une prothèse après édentation bilatérale postérieure. Sur cette figure on voit la prothèse composée de deux selles en résine 1, pourvues de dents artificielles non représentées, et réunies par une barre linguale 2. Les selles 1 reposent sur l'arcade du maxillaire dont les axes respectifs sont matérialisés par les lignes a et a'. La prothèse est fixée aux dents piliers 4 par des dispositifs d'ancrage non représentés. La prothèse est soumise, essentiellement, à un mouvement vertical alternatif, qui se produit - par suite de l'écrasement de la muqueuse maxillaire lorsque la charge masticatoire est uniformément répartie sur la prothèse. (flèche F.1 de la figure 1). On observe, par ailleurs, un mouvement de rotation de la prothèse, vers le bas et en arrière, lorsque la charge masticatoire est ponctuelle et distale (flèche F.2 de la figure 1). Ces efforts F1 et F2 s'entendent dans le cas où la charge masticatoire est placée dans l'axe a ou a' de l'arcade. Si, au contraire, elle est appliquée hors de la crete gingivale (flèche F.3 de la figure 1), on observe un basculement de la partie de prothèse concernée, dans le plan frontal perpendiculaire à l'arcade, avec soulèvement de l'autre partie de la prothèse. Comme il est dit plus haut, ces différents efforts sont transmis à la dent pilier par le crochet qui l'enserre. Pour pallier les inconvénients des crochets, il a été proposé d'autres dispositifs d'ancrage, dits "rupteurs", qui interrompent une partie des efforts auxquels est soumise la dent pilier. Ces rupteurs comportent, par exemple, deux éléments complémentaires, l'un femelle, solidaire d'une couronne prothétique coiffant la dent pilier et constitué d'un cylindre creux fendu tout au long de l'une de ses génératrices, l'autre male, solidaire de la prothèse, cet élément mâle étant composé d'un cylindre plein, prolongé d'une patte susceptible de coulisser à friction douce dans le cylindre creux fendu. En variante, I'élément mâle peut être constitué d'une bille solidaire d'une tige. Grâce à la possibilité de coulissement du cylindre plein, ou de la bille, dans le cyl-indre creux formant glissière, le mouvement alternatif vertical de la prothèse, signalé plus haut, n'est pas transmis à la dent pilier. II n'en va pas de même des autres efforts que les rupteurs ne peuvent pas absorber. On a donc été amenés à mettre au point des dispositifs plus complexes susceptibles d'empêcher la transmission à la dent pilier de tous les efforts enregistrés par la prothèse. Ces dispositifs appelés "atachements" sont de conception compliquée et nécessitent de nombreuses pièces de très peltes dimensions. II s'agit donc d'éléments côuteux et relativement délicats. La présente invention a pour but de réaliser un nouvel attachement, simple et robuste, qui ne soumette la dent pilier à aucun effort nuisible. Ce but est atteint en ce sens que l'attachement selon l'invention, qui dérive des rupteurs à glissière décrits plus haut, est caractérisé en ce que l'élément mâle est solidarisé à la prothèse par l'intermédiaire d'une cage qui emboite la patte du cylindre plein et qui est montée pivotante sur cette dernière. Grâce à cette structure, en cas de mastication ponctuelle distale, la force F2 qui s'exerce sur la prothèse fait pivoter vers l'arrière ladite prothèse et la cage qui y est incluse, tandis que le cylindre plein de l'élément mâle continue d'assurer la liaison entre- la prothèse et la dent pilier. La traction n'est donc pas transmise à l'élément femelle et à la dent pilier. Dans la plupart des rupteurs et attachements actuellement connus,l a partie formant glissière est fermée-ou tout au moins rétrécie- pour empêcher le cylindre plein ou la bille de s'échapper de ladite glissière. En fin de course, le cylindre plein, ou la bille, rencontre donc une surface de butée, ce qui limite l'abaissement de la prothèse. II s'ensuit qu'en cas de résorption gingivale marquée, la dent pilier est soumise à un effort similoireSà l'effort F3 décrit plus haut, du fait que la zone arrière de la prothèse s'abaisse sous l'effet de la mastication pour venir en butée contre la gencive résorbée. Certes, on a cherché à remédier à cette situation en prévoyant une marge susceptible d'absorber une augmentation éventuelle de l'amplitude du mouvement vertical du cylindre plein. A cette fin, par exemple, le cylindre plein vient buter sur un ressort. On constate cependant qu'après une courte utilisa tion, le ressort s'écrase complètement et que l'abaissement de la prothèse est de nouveau limité. Pour éviter cet inconvénient, il est prévu, dans une forme d'exécution préférée de l'attachement selon l'invention, que le cylindre creux soit ouvert à ses deux extrémités. Ainsi l'abaissement de la prothèse n'est limité par aucun obstacle. Au pire, il peut arriver que l'élément mâle se désolidarise de l'élément femelle si la prothèse s'abaisse fort au dessous du niveau de la dent pilier. Une forme d'exécution de l'invention est représentée aux dessins annexés dans lesquels - la figure 2 représente les deux éléments du dispositif d'ancrage selon l'invention, - la figure 3 représente l'élément mâle du dispositif selon la figure 1, en position de basculement, associé à l'élément femelle, - la figure 4 est une vue de dessus d'une partie de prothèse munie des éléments mâles d'ancrage selon l'invention, - la figure 5 est une vue de dessous de la partie de prothèse de la figure 4, et - la figure 6 est une vue de dessus de la même partie de prothèse montée sur un moulage des dents du patient, les dents piliers étant recouvertes de couronnes prothétiques auxquelles sont fixés les éléments femelles d'ancrage. Si l'on se réfère à la figure 2, on voit que le dispositif d'ancrage selon l'invention comprend un élément femelle, désigné dans son ensemble par 8, et un élément mâle, désigné dans son ensemble par 9. L'élément femelle 8 est constitué simplement d'une glissière cylindrique 10 fendue tout au long de l'une de ses génératrices 11. L'élément mâle 9 comporte, quant à lui, un cylindre plein 12 prolongé d'une patte rectangulaire 13 logée dans une cage 14. La patte 13 et la cage 14 sont solidarisées par un axe 15 autour duquel peut s'opérer un pivotement de l'une par rapport à l'autre (figure 3). La cage 14 étant fermée à son extrémité supérieure, les coins 16 de la patte 13 sont arrondis pour permettre le pivotement. La cage 14 est, en outre, pourvue d'un bouton de scellement 17. Le-cylindre plein 12 et la patte 13 sont dimensionnés de manière à coulisser à friction douce dans la glissière cylindrique 10. Les figures 4 et 5 montrent le montage de deux éléments mâles 8 dans une prothèse compensant une édentation bilatérale postérieure. Plus précisément, on voit aux figures 4 et 5 une prothèse composée de deux selles de résine 18 pourvues de dents artificielles 19 et réunies, entre elles, par une barre linguale 20. La cage 14 et le bouton 17 de chacun des éléments mâles 8 sont noyés dans la résine. Il ressort clairement des figures que les plans d'ancrage, représentés par les axes longitudinaux X et Y des deux-éléments maies 8, sont parfaitement parallèles. Ce montage parallèle est absolument indispensable pour permettre une rotation jumelée des deux dispositifs dian- crage. Enfin , la figure 6 montre la même prothèse en place sur un moulage de la denture du patient. On y voit le moulage des dents encore en place 21 et la présence de deux couronnes prothétiques 22 colffont les deux dents piliers. Comme il ressort de la figure, la glissière cylindrique 10 de chacun des dispositifs d'ancrage est soudée sur la face distale de chacune des couronnes 22 et, dans ces glissières, sont logés les cylindres pleins 12 solidarisés, via la cage 14 et le bouton 17, des selles 18. Sous une charge masticatoire uniformément répartie sur la prothèse, les selles 18 suivent l'écrasement de la muqueuse maxillaire grâce au coulissement des cylindres pleins 12 dans les.glissières correspondantes 10. Sous une charge ponctuelle et distale, les selles 18 - comme on l'a dit plus haut - sont soumises à une force qui tend à les faire basculer vers le bas et en arrière, basculement possible gracie au pivotement des cages 14 autour des axes 15. Les dents piliers coiffées des couronnes prothétiques 22 ne subissent donc aucune traction risquant de les ébranter à plus ou moins long terme. Par ailleurs, en cas de résorption gingivale, le seul incident qui peut se produire est la désolidarisation des dispositifs d'ancrage, par fuite du cylindre plein 12 hors de la glissière 10 correspondante, par le bas de cette dernière. Là encore, il ne s'exerce aucune traction sur les dents piliers 22. Le dispositif d'ancrage selon l'invention absorbe ainsi tous les efforts en porte à faux. En ce qui concerne la bascule latérale de la prothèse, en cas d'effort ponctuel exercé en un point extérieur à l'axe de la crête gingivale (flèche F.3), la falble-hauteur de la glissière comparée à la grandeur du rayon de la rotation provoquée permet d'assimiler l'arc de cercle décrit par le cylindre dans la glissière à une translation linéaire, ce qui est d'ailleurs vérifié par expérience in vivo. Le dispositif d'ancrage offre, par ailleurs, I'avantage d'être d'une conception simple ce qui garantit sa solidité. En outre, son faible encombrement vertical en permet l'utilisation dans les cas d'articulé très bas. Selon le patient, on pourra donner au dispositif une hauteur comprise par exemple entre 2 et 10 mm. Avantageusement, le dispositif pourra être exécuté en trois dimensions standard 3mm, 5 mm et 7 mm. II va sans dire que la portée de l'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution décrite et représentée. En particulier, au lieu d'être soudées aux couronnes prothétiques 22, les glissières 10 peuvent être incluses dans la moitié distale desdites couronnes. Dans ce cas, il est nécessaire de meuler quelque peu les cylindres pleins T2 pour permettre un débattement vertical à l'enfoncement, ou résilience. Par ailleurs, le dispositif d'ancrage peut être utilisé dans le cas d'une prothèse unilatérale. La barre linguale est alors fixée à son extrémité opposée à la selle de résine à une couronne prothétique coiffant une dent en place, grâce à un second dispositif d'ancrage, conforme ou non à celui de l'invention. Le dispositif d'ancrage selon l'invention peut également être employé dans le cas d'une prothèse placée sur le maxillaire supérieur. La barre linguale est alors remplacée par une plaque palatine. D'une manière générale, la portée de l'invention s'étend aux prothèses dentaires mobiles quelles qu'elles soient, à partir du moment où elles comprennent au moins un dispositif d'ancrage selon l'invention. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, le demandeur s'en réserve l'exclusivité, pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS i- Dispositif d'ancrage pour la mise en place de prothèses dentaires mobiles, du type comportant deux éléments complémentaires, I'un femelle, soli daire d'une couronne prothétique coiffant la dent pilier et constitué d'un cylindre creux fendu tout au long de l'une de ses génératrices, l'autre mâle, solidaire de la prothèse et composé d'un cylindre plein, prolongé d'une patte susceptible de coulisser à friction douce dans le cylindre creux fendu, caractérisé en ce que l'élément mâle est solidarisé à la prothèse par l'intermédiaire d'une cage qui emboîte la patte du cylindre plein et qui est montée pivotante sur cette dernière. 2- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le cylindre creux est ouvert à ses deux extrémités. 3- Prothèse dentaire mobile, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un dispositif d'ancrage selon la revendication 1 ou 2.