La présente invention est relative à un moteur équipé au moins aiun cylindre dans lequel glisse un piston aspirant l'air au cours dlun temps d'aspiration et le comprimant durant un temps de compression, ainsi que d'un dispositif d'injection pour l'amenée d'un autre milieu.. Un moteur conçu selon ce type de réalisation est connu, par exemple, sous la dénomination de moteur diesel. Après la compression de l'air dans le cylindre, une quantité d'huile diesel est injectée au moyen d'une pompe d'injection. Etant donné que l'air s'échauffe très fortement pendant la compression, lthuîle diesel s'enflamme. La pression produite durant la combustion de l'huile diesel fournit un travail par lequel le piston est déplacé. D'autres moteurs connus, dans lesquels de l'essence est toutefois portée à combustion au moyen d'une étincelle d'allumage, fonctionnent également de la meme façon. L'huile diesel et l'essence sont des carburants relativement coûteux et rares. En outre, l'air est fortement pollué par les gaz d'échappement des moteurs. Par ailleurs, la combustion contribue au fait qu'un fonctionnement du moteur, pauvre en vibrations ou trépidations, ne peut guère etre obtenu. Alors que dans les deux types de moteur précités, l'huile diesel et l'essence servent de véhiculeurs d'énergie, de l'énergie est amenée de différentes façons, à partir de l'extérieur, dans d'autres commandes, en vue d'évaporer l'eau et d'utiliser au maximum la pression d'expansion comme puissance de travail. La machine à vapeur connue, dont le domaine d'utilisat m est toutefois très fortement limité, se range également parmi ces autres commandes. En partant de ce qui précède, le problème posé par la présente invention consiste à réaliser un moteur qui peut être mis en action à l'aide d'un carburant disponible en quantitfssuf- fisantes, sans dépense technique aggravante. Conformément à l'invention, on a constaté que la résolution de ce problème est possible Si, dans un moteur du type mentionné ci-dessus, l'autre milieu fourni supplémentairement à l'air est de -l'eau. La fonction de ce moteur est fondée sur le fait qu'après compression et échauffement de l'air aspiré, on obtient une température d'air d'une grandeur telle que l'eau injectée dans l'air comprimé s'évapore brusquement. La pression d'expansion ainsi engendrée peut fournir un travail qui peut être prélevé, par l'intermédiaire d'une bielle, à la manivelle du moteur, en tant que puissance utile. Comme l'air et l'eau sont disponibles partout, le moteur peut être mis en action à bon marché. Tel que ceci se dégage de la description ci-après, aucune mesure de construction particulièrement coûteuse n'est également nécessaire pour la fabrication du moteur. Le moteur est non seulement très bon marché en ce qui concerne son fonctionnement, mais est aussi indépendant de prises d'eau quelconques spéciales pour le carburant. De même, aucun gaz d'échappement nuisible n'est produit et il en résulte même, en outre, un fonctionnement plus calme du moteur. En tout cas, le moteur proposé peut être conçu comme un moteur à deux temps ou quatre temps et avoir un nombre quelconque de cylindres. Pour empêcher un encrassement du moteur, de l'eau filtrée ou purifiée d'une autre façon peut être utilisée pour l'injection. Quelques formes de réalisation avantageuses de l'invention sont décrites ci-après, dont l'une consiste en ce que l'injection de l'eau a lieu dans une chambre d'injection contenant l'air comprimé et reliée à la chambre du cylindre par un orifice de sortie dont la section droite est considérablement plus petite que celle du piston. Cette chambre d'injection doit être disposée dans la tête du cylindre du moteur. Un avantage résulte, entre autres, de ce mode d'exécution, en ce sens que la construction des moteurs à piston donnus peut être maintenue à l'exception de la tête de cylindre. Il s'est révélé favorable de donner une forme sphérique à la chambre d'injection. Il est en outre avantageux de dimensionner la section droite et-la longueur de l'orifice de sortie reliant la chambre du piston à la chambre d'injection, de telle sorte que la quan tSé de chaleur, nécessaire à l'obtention de la température de démarrage dans la chambre d'injection, soit produite en partie également par la friction intervenant entre la paroi de l'orifice de sortie et l'air forcé par le piston dans l'orifice de sortie lors du démarrage. Toutefois, la section droite de l'orifice de sortie ne doit pas avoir des dimensions trop petites, car la pression d'expansion engendrée dans la chambre d'injec- ion OU chambre d'expansion serait par ailleurs trop modérée et aboutirait à une trop grande perte de puissance. b'autre part, les dimensions de l'orifice de sortie doivent être adaptées aux dimensions de la chambre d'expansion et à la cylindrée, de façon qu'une température de plus de 6000C soit atteinte au démarrage dans la chambre d'expansion. Il importe, dans la mesure où ceci est possible, d'empêcher un afflux de chaleur à partir de la chambre d'expansion, de sorte que celle-ci est entourée de préférence d'une couche d'isolement thermique. Celle-ci peut se composer d'une matière synthétique appropriée ou d'une autre matière céramique ou minérale. Selon une forme de réalisation avantageuse de l'invention, la tête de cylindre a la forme d'une calotte dans laquelle est introduite une garniture se composant d'une matière thermiquement isolante, entourant la chambre d'expansion, au moins sur une partie importante. Dans la mesure où cette matière a une résistance et stabilité suffisante à la température, elle peut former directement la chambre d'injection. Mais il est préférable de munir la paroi des évidements d'une mince couche métallique. Dans un cas contraire, il est proposé, conformément à l'invention, dtintro-åuire une garniture de matière thermiquement isolante dans la calotte de la tête de cylindre et de disposer une autre garniture métallique, contenant la chambre d'expansion proprement dite, de nouveau dans la garniture citée en premier lieu. Plus l'eau est pulvérisée lors de l'injection dans la chambre d'expansion, d'autant plus favorable est cette pulvérisation pour l'opération d'expansion. Dès lors, il est proposé en outre d'élargir en cône le conduit d'injection, au moins dans sa zone aboutissant à la chambre d'expansion, en vue d'obtenir une action de pulvérisation. La grandeur de la quantité d'eau à injecter dans la chambre d'expansion dépend de la grandeur de celle-ci. Conformément à l'invention, le rapport du volume de la quantité d'eau injectée avant chaque temps de travail au volume de la chambre d'expansion est d'un ordre de grandeur tel qu'il se situe entre 6/10000 et 24/10000. Par ailleurs, la longueur de l'injection dans cette zone peut aussi etre modifiée pour influencer la puissance et/ou la vitesse de rotation du moteur. Pour garantir une pulvérisation suffisante de l'eau lors de l'injection, la pression d'injection doit être au moins huit fois aussi élevée que la pression régnant dans la chambre d'expansion. La température de la cainbre d'expansion doit se situer au moins à 6000C au démarrage du moteur. L'injection ne commence que si cette température est atteinte, car autrement, l'eau injectée pendant la compression initiale refroidirait l'air chauffé avant que puisse~steffectuer l'opération d'expansion désirée et que le moteur puisse absorber son travail. Dès que Le moteur a absorbé son travail, il se dégage toutefois une quantité de chaleur telle qu'il est nécessaire de veiller au maintien d'une limite de température supérieure. En aucun cas, une température de 9500C ne peut être atteinte, car l'eau se décomposerait en hydrogène et oxygène. Il est pré férable dès lors, conformément à une autre proposition de l'invention, d'injecter une quantité d'eau supplémentaire dans la chambre d'expansion après le développement d'une première partie d'un temps de travail et de préférence avant le refoulement de la vapeur détendue. Cette injection ne doit pas s'effectuer à chaque temps de travail; il suffit que l'injection n'ait lieu qu'après un nombre déterminé de temps de travail. Un exemple de réalisation de l'invention est décrit en détail ci-après à l'aide des dessins annexés, dans lesquels: La figure 1 est une coupe longitudinale schématique du moteur; La figure 2 reproduit les différentes pièces, à l'état séparé, de la tête du cylindre de la forme d'exécution de la figure 1; La figure 3 est une forme de réalisation modifiée de la tête du cylindre, en coupe longitudinale établie dans une partie du moteur; La figure 4 est une commande possible de la pompe d'injection; et La figure 5 est une représentation graphique d'où se dégage la commande de l'injection. Le moteur représenté dans cet exemple de réalisation travaille selon le principe connu à deux temps. La lubrification des paliers s'effectue par un système de graissage non représenté ici, tandis que la friction entre les pistons et les cylindres peut être réduite en premier lieu par le choix corres pondant de a ratière de la paroi interne du cylindre et du piston, ou des segments de piston. Sous ce rapport, aucun pro @lème ne se pose, d'autant plus que la température régnant dans De cylindre est considérablement plus basse que celle d'un mo à combustion interne. Le .moteur 1 est réalisé sous une forme d t exécution connue, en ce sens qu'il comprend un bloc-moteur 2, un cylindre une manivelle 4, une tige 5 et son piston 6. Le cylindre 3 est recouvert d'une tête 7 posée sur le bloc-noteur 2. Cette tête comprend une calotte 8 munie inté Icurement d'une ouverture filetée 9 (figure 2). Une garniture rapportée 10, , munie d'un filet externe correspondant, est vissée dans ta calotte 8. Cette garniture se compose d'une matière non métallique dont la conductibilité thermique est faible et dont la stabilité aux températures de 1.000 C au maximum est suffisante. Des matières minérales ou céramiques conviennent particulierement a la fabrication de cette garniture 10. La garniture 10 est divisée en deux pièces 11 et 12. Lu besoin, cettegarniture peut bien entendu se composer aussi d'une seule pièce. La garniture 10 présente une ouverture filet tee, interne et centrale 13, dans laquelle sont vissées les garnitures rapportées 14 et 15; les évidements hémisphériques 16 et 17 de chacune des deux garnitures forment tous deux une chambre d'expansion ou d'injection sphérique La garniture rapportée 15 est pourvue d"un conduit d'injection 19 cré par une ouverture, s'élargissant légèrement en one dans la direction de la chambre d'expansion 18 et se trouvant en liaison, lorsque a tête de cylindre 7 est assemblée, avec un conduit d'injection 20 de la garniture rapportée 12.Le codult d'injection 20 se prolonge en un conduit d'injection 21 dans la calotte 3, si bien qu'un conduit d'injection continu 40 (figure 1) est créé tour l'amenée de l'eau à injecter. Dans a garniture rapportée 15, on a prévu une ouverture centrale 22 dont les bords 23 et 24 sont arrondis pour per mettre une voie d'écoulement favorable. Les garnitures rapportées 14 et 15 se composent d'un acer allié non inoxydable, dont la surface, dans la zone de la paroi de la chambre, est aussi peu poreuse que possible et qui rUsiste en substance à la corrosion eu égard à l'eau et à l'air, également aux hautes températures. La subdivision en garnitures rapportées 14 et 15 facilite très largement l'usinage et le traitement de la surface dans la zone des parois de la chambre d'expansion 18.En assemblant la tête de cylindre 7, les garnitures rapportées 14 et 15 sont vissées solidement sur les parties 17 et 12 de la garniture d'isolement 10, lesquelles sont adjacentes Itune à l'autre à un niveau différent des garnitures citées en premier lieu, et la garniture 10 est vissée fermement dans la calotte 8, si bien que la chambre d'expansion 18 est entièrement étanchéifiée et bien isolée eu égard à une perte de chaleur. Conformément à soh mode d'exécution selon le principe à deux temps, le cylindre 3 du moteur 1 est muni d'une ouverture aspiration-refoulement 25, à laquelle est raccordée une conduite 26. Cette dernière comprend un branchement d'aspiration 27, par l'intermédiaire duquel l'air peut être aspiré par un filtre à air 30, ainsi qu'un branchement de refoulement 28. Le branchement d'aspiration 27 et le branchement de refoulement 28 sont séparés fonctionnellement par une soupape à clapet 29 qui empêche une sortie de la vapeur refoulée par le filtre à air 30. Ceci peut être obtenu naturellement et par d'autres moyens techniques. La manivelle 4 est reliée à une pompe d'injection 32 par une chaîne de commande 31, représentée à la figure 1 par des lignes interrompues, ainsi qu'à un démarreur électrique 34 par l'intermédiaire d'une transmission 33 indiquée également par une ligne interrompue. Le démarreur 34 peut être relié, pour le dé mariage du moteur 1, à une batterie 35, par l'intermédiaire d'un interrupteur 36. La pompe d'injection 32 est d'un mode d'exécution connu; sa puissance de refoulement est réglable. La pompe d'injection 32 peut aspirer l'eau d'un réservoir 38 par l'intermé- diaire d'un conduit 37. La pompe d'injection 32 débite, par le canal d'un conduit 39, une quantité d'eau exactement dosée dans le conduit d'injection 40 qui se termine à la tuyère d'injection ou ouverture 41 prévue dans la paroi de la chambre d'injection 1 & BR Il peut etre avantageux d'amener le conduit dtiwec- tion 40, sous la forme d'une conduite correspondante, comme représenté à la figure 1, à travers la zone située entre le cylindre 3 et le bloc-moteur 2, de façon que l'eau soit préchauffée sur la voie parvenant à la chambre d'expansion 18. Pour empêcher un dépôt des minéraux contenus dans l'eau d'alimentation normale, en en particulier dans la zone de la chambre d'expansion 18 t du conduit d'injection 40 eu pour prévenir ainsi un épaississement ou une corrosion dns cette zone, il peut être préférable 'utiliser de l'eau filtrée. Dans l'exemple décrit ici, la vapeur sortant du pranchement de refoulement 28 peut etre censée dans un condenseur 42. Une évacuation de l'eau a iieu par l'intermédiaire d'un conduit 43. Si de l'eau non distillée est utilisée, une corrosion ues pièces entrant en contact avec l'eau ou la vapeur devrait au moins être empêchée ar l'utilisation L'acier résistant à la corrosion ou d'un revêtement métallique résistant à la corroson, applique aux endroits exposés. I1 devrait être garanti sûrement dans la mesure du possible que la vapeur d'eau sortant par l'ouverture 25 ait encore une température se situant au-dessus de sa limite de saturation ou de sa température de condensation. I1 peut bien entendu être envisagé, en particulier lors d'un reglage non irréprochable du moteur, de pouvoir introduire de petites fractions d'humidité dans la chambre du bloc-moteur 2 se trouvant au-dessous du iston 6; dans ce cas, le système de graissage devrait être muni, par précaution, d'un séparateur approprié pour séparer de nouveau cette humidité de l'agent de graissage. es mesures nécessaires résultat de la présence de la friction et concernant la diminution de celle-ci peuvent aussi inciure, par exemple, le revêtement de la paroi interne u cylindre 3 d'une couche de matière synthétique P. Ceci est valable par analogie au moins pour les parties du niston 6 contribuant à l'action d'étanchéité, c'est-à-dire dans ce cas, lors segments de piston 44. Une couche de ce type peut se composer, par exemple, d'une matière synthétique polymère à haut point de fasi@@, qui convient au revêtement ou à l'enduction, c'est-a-dire, par exemple, du polytétrafluoréthylène ou un autre polymère préparé sur une base similaire. ne couche de ce type constitue non seulement une protection effica@e centre la corrosion, mais est également avantagease, en ce sens qu'au cours du glissement de ces couches de tière synthétique les unes sur les autres, la friction engendrée est relativement petite, le cas échéant même tellement faible que les segments de piston 44 peuvent être supprimés. avant donné que, cons un cas de ce type, l'empl@i d'huile comme agent de graissage dans cette partie du moteur 1 n'est plus nécessaire, le risque de voir des émulsions de vapeur d'eau et d'huile parvenir éventuellement au puisard du bloc-moteur 2 est par ccnséquent réduit. Au reste, en lieu et place de la couche P, il peut aussi être prévu une douille se composant d'une matière appropriée, par exemple, un métal coulé contenant du graphite. Un modèle d'essai d'un moteur de ce type présente les données suivantes: Cylindrée 98 cm3 Diamètre du piston 7 cm Chambre d'expansion 1,34 cm3 Pression d'injection 170 atm Diamètre de l'orifice de sortie 8 mm La fermeture de l'interrupteur 36 provoque le demar- rage du moteur. Pendant les premières rotations, le piston 6 aspire de l'air qui est comprimé et forcé dans la chambre d'expansion 18. Par suite de la friction produite entre l'air et la paroi de l'orifice de sortie et en raison de l'augmentation de pression, l'air se trouvant dans la chambre d'expansion 18 est porté à une température d'environ 600 à 6500C. Alors qu'au cours des premières rotations de démarrage et jusqu'à l'cbtention de cette température, aucune injection n'a encore lieu, l'injection commence dès que cette température est atteinte. L'eau injectée s'évapore brusquement, de sorte que la pression d'expansion engendrée se répand dans le cylindre 3 par l'intermédiaire de l'orifice de sortie 22 et force le piston 6 vers le bas. Le démarreur 34 peut ensuite être mis hors circuit. Ce moteur tourne à une vitesse de rotation d'environ 1.500'tours par minute, en fonction d'une quantité d'eau injectée de 1 mm3. La vitesse et le couple de rotation du moteur peuvent être influencés, dans des limites déterminées, en avançant le moment de l'injection d'eau et/ou en modifiant chaque quantité d'eau injectée. Si le moteur tourne sous charge, la vitesse et le moment de rotation peuyent également être variés en modifiant la quantité d'eau injectée au cours de chaque temps. Si le moteur tourne à chaud, la température de la chambre d'expansion 18 doit être maintenue entre 700 et 9000C. Il est caractéristique pour le moteur que même le risque d'une surchauffe soit présent éventuellement. Ce risque peut être rencontré à la suite d'une injection d'eau supplémentaire. Dans le cas présent, il s'est révélé favorable d'inJecter, Après chaque quatrième injection à laquelle un temps de travail commence, une quantité d'eau supplémentaire de 1 mm35 au cours du mouvement descendant du piston, pendant ce quatrième temps de travail. Une conception préférée de la pompe d'injection 72 pour cette opération est décrite ci-après à l'aide des figures 4 et 5. Il convient tout d'abord de souligner que les garnitures rapportées 14 et 15 se composant d'acier inoxydable et la garniture d'isolement 10 retiennent la chaleur produite par la compression immédiatement dans la zone d'injection. La chaleur est meme ainsi empêchée de parvenir au métal de la calotte 8, car comme la pression de vapeur régnant dans la chambre d'expansion 18 est absorbée par les garnitures rapportées 14 et 15 à base d'acier, la matière de la garniture d'isolement 10 peut être d'une densité plus faible ou même poreuse, de façon qu'un isolement thermique plus nettement amélioré soit établi. La figure 3 représente une forme de réalisation modifiée dans laquelle une chambre d'expansion 45 est formée par des garnitures 46 et 47 vissées dans une tête de cylindre 48. Les garnitures 46 et 47 se composent d'une matière non métallique, mécaniquement très résistante, inperméable au gaz, présentant une très faible conductivité thermique et résistant également à des températures de 1.0G0 C. TJne matière céramique convient bien a cet effet. Les garnitures 46 et 47 sont dotées d'évidements contigus hémisphériques 49 et 50 qui forment tous deux la chambre d'expansion 45. La garniture 47 est munie d'un court orifice de sortie 51 établissant une liaison avec le cylindre 52 et le piston 53 et correspondant à l'orifice de sortie 22 de la forme de réalisation décrite ci-avant. Une couche métallique non visible au dessin est déposée par métallisation sous vide sur la paroi des évidements 49 et 50. La garniture 46 est pourvue dtun conduit dtinjection 54 formé par une ouverture, s'étendant dans la direction latérale et se prolongeant en un conduit d'injection 55 pratiqué dans la tête de cylindre 48 et où de l'eau peut être injectée au moyen d'un dispositif d'injection 56. Les garnitures 46 et 47 sont vissées, grâce à un filet extérieur, dans une ouverture filetée 57 de la tête de cylindre 48, des encoches 58 facilitant la pose d'un outil convenant à ce vissage. Par rapport à la forme de réalisation de la figure 1, une matière d'une très faible conductibilité thermique forme directement, dans ce mode d'exécution, la limitation de la chambre d'expansion 45, si bien qu'une perte de chaleur par échauffement de la masse métallique des garnitures rapportées 14 et 15, conformément à exemple de réalisation précédent, n'est plus nécessaire. Dès lors, un démarrage plus rapide du moteur est possible. Tel que ceci est visible à la figure 4 la pompe d'injection 32 est mise en action au moyen d'un disque de commande 59 que le moteur 1 entraîne par l'intermédiaire de la channe de commande 31 et qui tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre. Le disque de commande 59 comprend quatre cames d'actionnement I, Il, III et IV, disposées angulairement les unes par rapport aux autres et distantes angulairement l'une de l'autre de 900. Cette numérotation est valable également pour un groupe de quatre phases de travail du piston 6, chaque phase de travail correspondant à un mouvement d'abaissement et un mouvement de levage du piston 6.Le disque de commande 59 est relié, par la channe de commande 31, au piston 6, de façon que ce dernier se situe, dans la position représentée à la figure 4, à quelques degrés devant son point mort supérieur. Le piston non visible ici. de la pompe d'injection 32 est relié mécaniquement au disque de commande 59 par l'intermédiaire d'un galet de guidage 60 et d'un guide 61, afin qu1une injection ait lieu lorsque le galet de guidage 60 se trouve à la pointe d'une came du disque de commande 50. A environ 250 derrière la came IV, en considérant le sens de rotation, on a prévu une cinquième came IVa, par laquelle l'injection d'eau supplémentaire, déjà expliquée en détail ci-dessus, est réalisée.Ceci s'effectue donc, dans le cas présent, à chaque quatrième temps, mais non simultanément avec l'in3ection de la quantité d'eau qui produit le travail nécessaire pour ce temps par l'évaporation, mais bien à un moment ultérieur, où la face supérieure du piston 6 se trouve approximativement au niveau de la ligne mixte désignée par M à la figure 1, ligne qui se situe entre le point mort supérieur de l'ouverture 25 et qui, sur la base de ce moment d'injection, sert en prédominance à évacuer la chaleur et au maximum, dans une mesure très faible, à produire une puissance supplémentaire par évaporation. La commande décrite ci-dessus de la pompe d'injection 32 peut sien entendu s'effectuer également avec d'autres or Branes que ceux prévoyant l'utilisation au disque de commande 59, par exemple, par une commande électronique. Des pompes d'injection d'une autre forme de construction peuvent aussi être utilisées. Les surfaces du disque de commande 59 sont représentées, à la figure 5, sous la forme d'un graphique de développement, où la température de la chambre d'expansion 18 est portée à la façon d'une courbe. Sur cette courbe de température, les différents temps de travail du moteur i sont de nouveau désignés par les caractères A à D. Il est visible que la chaleur produite pendant la compression précitée est utilisée durant ces temps de'travail A à D. L'injection d'eau supplémentaire s'effectue par la came IVa à chaque quatrième temps de travail D. Ceci conduit à une chute de température plus intense, conformément à la section D de la courbe. Dès lors, la température de la chambre d'expansion 18 est ramenée à la valeur qu'elle avait au début de la succession précitée des quatre temps de travail.La courbe de température montre que la température de la chambre d'expansion 18, en commençant l'injection par l'intermédiaire de la came I du disque de commande 59 ou au premier temps ue travail de cette succession, aulWente constamment à chaQue autre temps de travail. La diminution de cette augmentation de température est provoquée par la quantité d'eau injectée supplémentairement, car son injection s'effectue relativement un peu avant la libération de l'ouverture 25, si tien que la quantité d'eau supplémentaire est de nouveau aspirée, par la voie directe, à partir du cylindre 5 et la chaleur peut ainsi être évacuée. La puissance d'un moteur de ce type dépend entre autres également de la *-,ranaeur de la chambre d'expansion; on peut aussi envisager éventuellement d'utiliser plusieurs chambres d'expansion pour chaque cylindre. La fonction fondamentale est également garantie si l'eau est injectée dans la zone supérieure du cylindre, en cas de conception classique de la tête du cylindre; mais un inconvénient en résulte bien entendu, en ce sens qu'une chambre d'expansion de ce type ne peut avoir la résistance mécanique nécessaire et ne peut être munie de l'isolement thermique nécessaire qu'au prix d'une grande dépense. Un moteur de ce type offre des avantages surprenants. L'eau est un carburant très bon marché et disponible partout. Il ne se forme aucun gaz dséchappement nuisible. Par ailleurs, le principe de construction des moteurs connus à ce jour peut en substance être maintenu. Une grande transformation de l'installation de fabrication existante à ce jour n'est dès lors pas nécessaire; dans certaines conditions, la transformation de l'équipement de-moteurs déjà existants peut même être pos sigle Revendications 1. Moteur doté au moins dVun cylindre pourvu d'un piston glissant dans celui-ci, aspirant l'air au cours d'un temps d'aspiration et le comprimant durant un temps de compression, ainsi que d'un dispositif d'injection amenant un autre milieu, caractérisé en ce que l'autre milieu est de l'eau. 2. Moteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que I'injection d'eau a lieu dans une chambre d'injection (18, 45) contenant l'air comprimé et reliée à la chambre du cylindre par un orifice de sortie (22) dont la section droite est en substance plus petite que celle du piston0 3. Moteur suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la chambre d'injection (18, 45) est disposée dans la tête de cylindre (7, 48) du moteur. 4. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que la chambre d'injection (18, 45) est sphérique. 5. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que l'orifice de sortie (22), reliant la chambre du piston à la chambre d'injection (18, 45), a une section droite et une longueur dont les grandeurs sont telles que la quantité d'eau nécessaire pour obtenir la température de démarrage dans la chambre d'injection (18, 45) est produite en partie également par la friction entre la paroi de l'orifice de sortie (22) et l'air forcé par le piston (6) dans l'orifice de sortie (22) lors du démarrage. 6. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que les dimensions de l'orifice de sortie (22) sont adaptées aux dimensions de la chambre d' injection (18, 45) et à la cylindrée, de façon qu'une température de plus de 60COC soit obtenue au démarrage dans la chambre d1 injection (18, 45). 7. oteur suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractépisé en ce que la chambre d'injection (18, 45) est entourée d'une couche d'isolement thermique (10, 46, 47). 8. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que la tête de cylindre (7, 48) a la forme d'une calotte (8) dans laquelle est introduite une garniture (10, 46, 47) constituée d'une matière isolante, entourant la chambre d' injection (18, 45), au moins sur une partie impor tante. 9 - Moteur suivant la revendication 8 , caractérisé en ce que la garniture (10, 46, 47) se compose d'une matière synthétique, exerçant une forte action thermiquement isolante, ou de matières céramiques ou minérales. 10. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que la garniture (10, 46, 47) est divisée, le long d'un plan horizontal, se développant approximativement au milieu de la chambre d'injection (18, 45), en deux pièces de garniture (46, 47), dont chacune est munie d'un évidement sphérique (49, 50) formant une partie de la chambre d' injection(45); et en ce que la garniture se compose d'un métal ou d'une matière synthétique revêtue, dans la zone.des évidements (49, 50), d'une mince couche métallique. 11. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce qu'une garniture (10) formée d'une matière thermiquement isolante est introduite dans la calotte (8) de la t8te de cylindre (7); et en ce qu'une autre garniture métallique (14, 15), contenant la chambre d'injection (18) proprement dite, est disposée de nouveau dans cette garniture (10). 12. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 8 à 17,caractérisé en ce que la ou les garnitures (10, 14, 15,46, 47) sont munies de filets extérieurs et sont vissées dans des ouvertures filetées correspondantes (13, 57) des garnitures entourant chacune de celles-ci ou de la tête de cylindre (7,48). 13. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 8 à 12, caractérisé en ce qu'un conduit d'injection aboutissant à la chambre d'-injection (18, 45) est formé par des ouvertures (19, 20, 21, 54, 55) alignées l'une sur l'autre pratiquées dans la calotte (8) de la tête de cylindre (7, 48) et dans la ou les garnitures (10, 14, 15, 46, 47). 14. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 2 à 13, caractérisé en ce que le conduit d'injection (19, 20, 21, 54, 55) s'élargit en cône au moins dans sa zone aboutissant à la chambre d'injection (18, 45). 15. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 2 à 14, caractérisé en ce que les bords (23, 24) de l'orifice de sortie (22) sont arrondis. 16. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 2 à 15, caractérisé en ce que le rapport du volume de la quan titré ci'eau injectée avant chaque temps de travail au volume de la cambre d'injection (18, 45) se situe entre 6/10000 et 64/10000. 17. moteur suivant la revendication 16, caractérisé en ce que la quantité d'injection dans cette zone est variable en vue d'influencer la vitesse de rotation et/ou la puissance du moteur. 18. Moteur suivant llune quelconque des revendications 2 à 17, caractérisé en ce que la pression d'injection est égale au moins à huit fois la pression régnant dans la chambre d' injection (18, 45). 19. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que l'injection ne commence, lors d'un démarrage du moteur, que si la température de démarrage d'au moins 6000C est atteinte. 20. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 2 à 19, caractérisé en ce qu'une quantité d'eau supplémentaire est injectée dans ia chambre d'injection (18, 45) après le développement d'une première partie d'un temps de travail et avant le refoulement de la vapeur détendue. 21. moteur suivant la revendication 20, caractérisé en ce que l'injection de la quantité d'eau supplémentaire a lieu une fois après un nombre déterminé de temps de travail. 22. lvioveur suivant l'une quelconque des revendications 20 et 21, caractérisé en ce que la quantité d'eau supplémentaire est approximativement égale à la quantité d'eau injectée avant chaque temps de travail. 23. moteur suivant l'une quelconque des revendications 2G à 22, caractérisé en ce que l'injection d'eau supplémentaire a lieu u cours de chaque quatrième temps de travail. 24. moteur suivant l'une quelconque des revendications 20 à 23, caractérisé en ce que l'injection d'eau supplémentaire a lieu un peu après le développement d'un tiers de la période se situant entre deux temps de travail. 25. moteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 24, caractérisé en ce que le dispositif d'injection est une pompe d'injection (32) comprenant un piston et un cylindre d'in- jection; en ce que le piston d'injection est entraîné par l'intermédiaire d'un élément de commande conçu comme un disque de commande (59); et en ce que le disque de commande (59) est sondé par un élément de guidage (60, 61) relié au piston d'injection.