L'invention se rapporte à un accessoire de table d'opération pour réduction pré-opératoire de fracture en vue de lten- clouage à foyer fermé, On sait que, depuis les travaux de EUNDSCSH, le traitement des fractures diaphysaires des os par l'enclouage centromédullaire à foyer fermé et alésage a fait 1'obJet de nombreuses études. Lors d'une fracture d'un membre, les deux morceaux d'os se chevauchent, de sorte qu'il est nécessaire de les éloigner par traction, puis de les disposer l'un en face de l'autre avant de procéder à l'enclouage. Au cours de ces manipulations,des clichés radiographiques sont pris de face et de profil de la fracture, afin de contrer au fur et à mesure, les positions desdits morceaux d'os et d'effectuer en conséquence le reglage de ces positions. Jusqu'à présent, on a eu recours à des moyens plus ou moins archaiques pour effectuer un tel réglage. Les os sont remis en place par les mains du chirurgien, lesquelles sont ainsi soumises à une irradiation importante lors de ces manipulations. L'invention a pour but de fournir un accessoire assurant la réduction pré-opératoire exacte de la translation, de l'anguration et de la rotation du foyer de fracture, et la contention de cette réduction permettant l'enclouage sans difficulté,ceci tout en excluant toute manipulation sous les rayons X. Ce but est atteint dans 1'accessoire selon l'invention est qui caractérisé en ce qu'il présente un cadre susceptible d'être fixé de manière réglable-sur ladite table, au moins deux supports montés coulissants sur le cadre et susceptibles d'etre fixés sur ce cadre suivant une position déterminée,et en ce que ces supports présentent des moyens d'attache à un membre -fracturé positionné en adduction et extension forcée à l'intérieur dudit cadre, ces moyens étant déplaçables vers le centre du ca dry et perpendiculairement au plan de ce cadre. De préférence, le cadre est constitué par une pièce d'a ciel de forme générale circulaire. Chacun des supports est constitué avantageusement par un coulisseau assurant le déplacement des moyens d'attache vers le centre du cadre. Chaque coulisseau peut se déplacer de manière précise grâce à une vis de règlage commandée manuellement à l'extérieur du cadre, de sorte que les manipulations se sont en dehors du champ des. rayons X,ce qui exclut tout risque d'irradiation pour les opérateurs. Avantageusement, les moyens d'attache présentent, pour chaque -support, une tige radio-transparente servant d'appui à un lien souple destiné à s'enrouler sur ledit membre fracturé et sur ladite tige, cette tige étant susceptible de coulisser et d'être fixée de façon règlable a l'intérieur d'un manchon porté par le coulisseau. Le dessin annexé représente schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'accessoire objet de l'invention. Sur ce dessin Fig.1 est une vue de face de cet accessoire; Fig.2 est une vue de opté, à échelle agrandie,d'un détail de la fig.1, illustrant un coulisseau monté sur le cadre circu laire et muni d'une tige radio-transparente; Fig.3 est une vue en perspective de l'accessoire en cours d'utilisation sur un membre fracturé d'un patient; Fig.4 et 5 sont des schémas illustrant la position de deux morceaux d'os du membre fracturé respectivement en vue de face et en vue de coté; Fig.6 est un schéma, en vue de face, illustrant la posi tion des deux morceaux d'os à l'intérieur du cadre. L'accessoire représenté est constitué par un cadre circu laird 1 en acier fixé à l'extrémité d'une tige 2. Cette tige est positonné e de façon règlable par l'intermédiaire d'une rotule 3 à un pied vertical 4, lui-même fixé à la table d'opération par des moyens non représentés. Ce cadre présente une section rectan gulaire 5. L'accessoire comprend en outre deux supports mobiles, désignés de façon générale respectivement par 6 et 7,montés coulissants sur le c#adre 1 et susceptibles d'y etre fixés sui vant une position déterminée. Les supports 6 et 7 sont en général disposés à peu près diamétralement opposés, l'un 6 se trouvant en position inférieure et l'autre 7 en position supérieure,cha cun de ces supports pouvant coulisser d'environ 1800 sur le ca dre. Chacun de ces supports est constitué, comme on le voit notamment à laufig.2 représentant le support 6 se trouvant géné ralement en position inférieure g coulisseau 8 se déplaçant à l'intérieur d'un socle 9 déplaçable sur le cadre I et blocable sur ce cadre par une vis de pression actionnée par un levier 10. Le coulisseau présente deux tiges 8a-et 8b parallèles et coulissant dans ledit socle 9. Ces deux tiges sont fixées à l'une de leurs extrémités à un étrier Il traversé par une vis de réglage 12 prenant appui contre le socle 9, vis dont la rotation, par l'intermédiaire d'une manette ou volant rnî, provoque le déplacement longitudinal du coulis seau A leurs extrémités opposées à l'étrier 115 les tiges 8a et -8b sont soudées à un manchon 14 destiné à supporter une tige radio-transparente 15 montée coulissante à l'intérieur de ce manchon et pouvant y être fixée en une position voulue, grâce à un écrou de blocage à oreilles Lorsque le support 6 est positionné sur le cadre 1, le manchon 14 et par conséquent la tige radiotransparente 15 sont perpendiculaires au plan du cadre. Le support 7 supérieur ne sera pas décrit, vu qu'il est identique au support 6 et présente en conséquenze les mêmes élé mentis qui seront, dans ce qui suit, désignés par les mêmes références. On voit qu'on dispose ainsi de deux supports 6, 7 permettant chacun d'assurer un positionnement déterminé d'une tige radio-transparente respectivement 15, 15'grâce à une combinai- son de trois déplacements : un -'éplacement angulaire du support le long du cadre circulaire, un déplacement radial de ce support et un déplacement longi udinal de chaque tige 15, 151 perpendiculairement au plan du cadre. Il y a lieu de noter que 5 lors durit déplacement angulaire 2 la position de chaque support peut être réglée et repérée avec précision grâce à un index 17 disposé sur une partie latérale de chaque support, index se déplaçant devant une graduation 16 prévue sur une face du cadre circulaire 1. A la place de l'index 17, on pourrait bien entendu prévoir tout autre moyen de le#cture tel qu'un vernier par exemple. L'accessoire est représenté à la fig.3 en position d'utilisation sur la jambe dun patient. Ce dernier est placé en décubitus dorsal sur une table orthopédique ordinaire 18, le cadre circulaire 1 ayant été glissé autour de la cuisse. Les deux pieds sont placés dans des chaussures e traction 19, de telle façon que l'axe du membre fracturé soit en adduction pour dégager le trochanter, l'axe du membre inférieur opposé étant en adduction et extension forée pour permettre la prise de clichés radiographiques. On dispose autour de la cuisse, vieux lanières de cuir 20,20' rattachées respectivement aux tiges radio-trans parentes inférieure 15 et supérieure 15'. Deux clichés de face et de profil de la fracture sont pris après traction qui doit supprimer tout chevauchement. Les radios de face et de profil fournissent des clichés correspon dant respectivement aux fig.4 et 5 où les morceaux d'os A,A' du membre fracturé prennent par exemple les positions représen tées schématiquement. On suppose que les axes des morceaux d'os A, A' ont une excentration horizontale a ( cliché en vue de face) et une excentration verticale b ( cliché en vue du profil), les grandeurs a et b ayant été exag"rées pour plus de clarté. Sur le schéma représenté à la fig.6, ces grandeurs a et b ont axé portées,à échelle agrandie, respectivement en abscisse et en oraonnée,sur deux axes imaginaires Ox et Oy situés dans un plan radial et ayant le centre O du cadre circulaire 1 comme origigine. On détermine ainsi la position relative des deux morceaux d'os dans un plan radial, ce qui permet de déterminer les directions dans lesquelles doivent être exercées,sur chaque partie d'os, les forces de remise en place. Les tiges radio-transparentes 15,15'sont placées diamétra lement opposées sur le cadre,-comme représenté à la fig.6,suivant la direction des forces à exercer. Les lanières 20,20' sont placées de part et d'autre du foyer de la fracture et,par l'intermédiaire des vis de rêlage 12 des supports 6 et 7,on exerce alors une traction progressive sur chaque morceau d'os A,Ç', le morceau A étant tiré dans le sens de la flèche 21, par la lanière 20' attachée à la tige supérieure 15' cependant que le morceau A' est tiré dans le sens de la flèche 22, par la lanière 20 attachée à la tige inférieure mî. Ainsi qu'on le voit à la fig.6, il y a lieu de noter que les deux éléments d'os sont disposés de part et d'autre de l'origine O, de sorte qu'on a un déplacement mieux réparti de ces deux éléments vers l'origine. Des clichés de contrôle du foyer sont pris après chaque traction et permettent de voir si la réduction de la fracture est réalisée. S'il existe une angulation, on modifie la posi tion globale du cadre en déplaçant la tige 2. I1 y a lieu également de remarquer que le règlage des supports sur le cadre est rendu plus précis grâce aux index 17 déplaçables devant la graduation 16. Une fois la réduction réalisée, on procède à ltenclouage, opération qui consiste à faire un forage et à enfoncer un clou par le haut du fémur, en un point de pénétration dit n sustrochantérien " ,sur toute la longueur de l'os, ce clou étant destiné à relier les deux parties d'os. L'enclouage à foyer fermé avec alésage peut alors être réalisé sans irradiation.Le point de pénétration, sus-trochantérien, n'est pas différent de celui employé par les autres auteurs. Ce qui est différent,c'est le passage de la broche-guide au niveau du foyer de fracture, passage qui ne pose plus aucun problème, puisque les deux mor-ceaux d'os sont maintenus en position relative correcte. On voit ainsi que l'accessoire selon l'invention permet au chirurgien et à ses aides de travailler en l'absence totale d'irradiation. Grâce aux coulisseaux de règlage,les mains du chirurgien ne sont plus exposées aux rayons 1, comme c'était le cas jusqu'à présent lorsqu'on effectuait la remise en place des morceaux d'os. Toute manipulation sous les rayons se trouve ainsi supprimée. En outre, la réduction est obtenue sur une table orthopédique ordinaire,sans manoeuvre difficile pour la mise en place de la broche-guide. On évite ainsi la manoeuvre du levier de KUNESCHER qui oriente temporairement le fragment supérieur à l'aide du clou de faible calibre pendant l'introduction de la broche-guide par tâtonnement. On évite d'autre part le poinçonnage per-cutané du fragment inférieur utilisé par BOMPkRT,avec les risques de traumatisme neuro-vasculaire ou -dlinfection qui en résultent. En outre, le clou traverse un foyer parfaitement réduit, ce qui supprime les risques de trait de refend au d'éclatement, ou l'échec de la méthode nécessitant ltenclouage à foyer ouvert. -RRYENDICA?ION5 1.- Accessoire de table d'opération pour réduction -pré-opéra- toire de fractures en vue de l'enclouage à foyer fermé,caractérisé en ce qu'il présente un cadre susceptible d'etre fixé de manière règlable sur ladite table, au moins deux supports montés coulissants sur le cadre et susceptibles d'être fixés sur ce cadre suivant une position déterminée, et en ce que ces supports présentent des moyens d'attache à un membre fracturé positionné en adduction et extension forcée à l'intérleur dudit cadre,ces moyens étant déplaçables vers le centre du-cadre et perpendiculairement au plan de ce cadre. 2.- Accessoire selon la revendication 1,caractérisé en ce que le cadre est constitué par une pièce de forme circulaire. 3.- Accessoire selon l'une quelconque des revendications 1 et 2,caractérisé en ce que chacun des supports est constitué par un coulisseau assurant le déplacement desdits moyens d'attache vers le centre du cadre. 4.- Accessoire selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que lesdits moyens d'attache présentent, pour chaque support, une tige radio-transparente servant d'appui à un lien souple destiné à 'enrouler sur ledit membre fracturé et sur ladite tige, cette tige étant susceptible de coulisser et d'être fixée de façon règlable à l'intérieur d'un manchon porté par le coulisseau. 5.- Accessoire selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le cadre circulaire porte une graduation et en ce que chaque coulisseau porte un index se déplaçant en regard de cette graduation.