La présente invention se rapporte à un procédé et à un appareil pour assembler des fermetures à glissière et concerne plus particulièrement un procédé et un appareil destinés à finir une fermeture à glissière du type séparable composée de deux rubans continus comportant alternativement des parties garnies d'éléments ou de dents et des parties qui n'en comportent pas. Plus précisément, l'invention se propose de monter des curseurs et des éléments d'arrêt séparables sur des rubans de fermetures à glissière. Généralement, les éléments d'arrêt séparables sont constitués par un élément parallélépipédique appelé "arrêtoir" qui se fixe à l'une des extrémités de l'un des rubans, extrémité qu'il est d'usage de qualifier d' "extrémité inférieure" et une broche pouvant s'engager dans cet arrêtoir et qui est fixée à l'extrémité inférieure de l'autre ruban.On relie les deux rubans en faisant glisser le curseur le long des dents de l'un des rubans jusqu'à ce qu'il vienne buter contre l'arrêtoir, puis en introduisant la broche de l'autre ruban, à travers le curseur, dans l'arrêtoir, après quoi les deux rubans séparés peuvent être reliés l'un à l'autre en déplaçant le curseur en sens inverse vers l'autre extrémité,c'est-à-dire vers l'extrémité "supérieure" de la fermeture. C'est à ce type de fermeture à glissière que la présente invention s'applique. Jusqu'à présent, la majeure partie du travail de finition des fermetures à glissière s'eFfectuait à la main, ce qui nécessitait un certain nombre d'opé- rations de finition incluant une opération pour couper les rubans à la longueur voulue, pour séparer les deux rubans reliés, pour enfiler un arrêtoir sur l'un des rubans, pour river ce dernier sur le ruban, pour sertir une broche sur l'autre ruban, pour enfiler un curseur sur le ruban portant l'arrêtoir et pour relier ensemble les deux rubans. I1 est bien évident que toutes ces opérations manuelles de la technique antérieure sont longues et fastidieuses. De plus, on se heurte à certaines difficultés pour réaliser une production de qualité uniforme. En conséquence, le but principal de l'invention est d'éliminer les inconvénients ci-dessus de la technique classique d'assemblage des fermetures à glissière. Un autre but de l'invention est d'apporter ut procédé pour assembler des fermetures à glissière du type séparable selon un cycle automatique et par conséquent avec une vitesse et une précision maximales. L'invention se propose également d'apporter une nouvelle machine pour la mise en oeuvre de ce procédé. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue latérale d'une machine conforme à l'invention, montrant ses principaux composants ; - la figure 2 est une vue en perspective d'une machine selon l'invention, servant à expliquer le fonctionnement général des composants essentiels de celle-ci; - la figure 3 est une vue en perspective d'un mécanisme d'enfilage de curseur formant l'une des particularités importantes de la machine d'assemblage de l'invention; - la figure 4 est une vue analogue à la figure 3, montrant le mécanisme en position pour libérer le curseur;; - la figure 5 est une vue latérale, partiellement en coupe, du mécanisme d'enfilage du curseur, montrant la manière dont celui-ci est enfilé sur un ruban de fermeture; - la figure 6 est une vue en plan, partiellement en coupe, d'un mécanisme pour fixer les arrêtoirs; - la figure 7 est une coupe suivant la ligne X-X de la figure 6; - la figure 8 est une perspective éclatée du mécanisme de fixation des arrêtoirs; - la figure 9 est une vue en coupe d'une partie du mécanisme de fixation des arrêtoirs avant l'opération de pincement; - la figure 10 est une vue identique à la figure 9, mais montrant le mécanisme en position de fonctionnement; - la figure 11 est une vue en perspective d'une partie d'un ruban de fermeture fini, montrant l'arrêtoir dont il est pourvu;; - la figure 12 est une vue en perspective d'un mécanisme de préserrage de broche formant une autre particularité importante de la machine de l'inven- tion; - la figure 13 est une perspective éclatée de ce mécanisme de préserrage; - la figure 14 est une vue de face, partiellement en coupe, du mécanisme de préserrage, montrant les marteaux et le poinçon en position de fonctionnement; - les figures 15a et 15b sont des coupes partielles servant à expliquer l'opération de préserrage; - la figure 16 est une vue en perspective d'une partie d'un ruban de fermeture fini, montrant aussi la broche devant être préserrée sur celui-ci; - la figure 17 est une vue en plan, partiellement en coupe, d'un mécanisme de fixation de broche constituant une autre particularité importante de la machine de l'invention;; - la figure 18 est une vue de face, partiellement en coupe, du mécanisme de la figure 17; - la figure 19 est une vue latérale en coupe, à plus grande échelle, d'une tête de poinçon et de la matrice associée, montrant une broche interposée entre elles; - la figure 20 est une vue identique à la figure 19, mais qui montre la tête de poinçon et la matrice en position de fonctionnement; - la figure 21 est une coupe partielle de la tête de poinçon et de sa matrice correspondant à la figure 19; - la figure 22 est une vue identique, mais correspondant à la figure 20; et, - les figures 23a et 23b sont des vues en perspective montrant une partie de ruban de fermeture sur lequel une broche a été sertie. Sur toutes les figures du dessin, les mêmes références désignent les mêmes éléments et, en outre, les flèches indiquent la direction du mouvement des organes mobiles de la machine. En bref, le procédé de l'invention comprend une série d'opérations qui consistent à séparer les deux rubans reliables d'une bande continue pour la fabrication de fermetures à glissière comportant des parties dépourvues d'éléments ou de dents à des intervalles prédéterminés, à maintenir les rubans pendant leurs mouvements successifs, le long de trajectoires parallèles; à enfiler un curseur sur l'un des rubans; à fixer un arrêtoir à ce ruban; à fixer une broche à l'autre ruban; à tirer les deux rubans ainsi préparés en même temps jusqu'à ce qu'une partie dépourvue d'éléments de la bande, reliant les rubans précédent et suivant, arrive à un point prédéterminé de la trajectoire de la bande; et à couper chacun des rubans préparés précédents à la partie exempte d'éléments.Plus précisément, le procédé selon l'invention consiste à séparer les deux rubans reliables d'une bande continue pour la fabrication de fermetures à glissière et à orienter le plan de chaque ruban verticalement avec son bord garni d'éléments ou de dents tourné vers le bas; à maintenir les rubans ainsi orientés pendant leurs mouvements successifs le long de deux trajectoires horizontales parallèles; à arrêter les rubans à un point de départ auquel un cycle mécanique d'opérations commence; à avancer un premier ruban vers une station d'application de curseur où un curseur est enfilé sur le premier ruban, à avancer à nouveau ce premier ruban jusqu'à une station d'application d'arrêtoir où un arrêtoir est serré et est serti sur celui-ci; à avancer un second ruban jusqu'à une station d'application de broche où une broche est serrée et sertie sur celui-ci; à tirer les deux rubans ainsi préparés simultanément sur une distance correspondant à la longueur de la fermeture à produire et qui est déterminée par l'arrivée audit point de départ de l'élément de tête de chacun des rubans suivants; et à couper les rubans préparés précédents à un point situé en aval et près de ladite station de départ, en réponse à l'arrivée à cette station dudit élément de tête, après quoi le cycle mécanique ci-dessus recommence. Les diverses phases du cycle ci-dessus, qui seront décrites plus en détail par la suite, sont exécutées par les composants principaux de la machine représentés sur la figure 2, composants dont le fonctionnement est lié et synchronisé comme il est expliqué ci-après. Toutefois, on a jugé inutile de décrire en détail le système qui permet d'actionner les composants actifs de la machine, ainsi que les appareils électriques et/ou mécaniques qui commandent la coordination du fonctionnement des divers composants dans le cycle mécanique. En effet, ceux-ci sont classiques et, par conséquent, n'ont pas été représentés. La bande F portant les rangées d'éléments ou de dents E pouvant s'accrocher les unes aux autres, qui peut être sans fin ou avoir n'importe quelle longueur voulue, est d'abord séparée par des moyens appropriés quelconques (non représentés) en deux rubans opposés F1, F2 à l'entrée de la machine. Chacun des deux rubans ainsi séparés est orienté, dans la direction de son mouvement, par un pilier de guidage conique 111, de sorte qu'il vient se placer dans un plan vertical avec son bord denté Ea en bas, comme le montre la figure 2. Les deux rubans ainsi orientés F1, F2 se déplacent le long de deux trajectoires parallèles L1, L2, situées dans un même plan horizontal, jusqu'à ce qu'ils soient arrêtés, à une station de départ où l'élément de tête de chaque ruban vient buter contre un élément d'arrêt 112, après quoi le cycle mécanique automatique d'opérations commence conformément à l'invention.Ce mouvement des rubans est effectué par des moyens d'avancement constitués par deux pinces alternatives 113, dont chacune comporte des doigts verticaux 114 pour pincer et tenir un ruban, ces pinces étant montées de façon à se déplacer alternativement, sur une distance prédéterminée, le long des deux trajectoires L1, L2 et seront qualifiées ci-après de "premières pinces". L'élément d'arrêt 112 peut avoir une forme quelconque et peut, par exemple, être conçu pour s'avancer sur la trajectoire de chaque ruban et venir enfourcher le bord exempt d'éléments de la partie renforcée Fr du rubans pour se rétracter de la trajectoire de ce dernier après son contact avec l'élément de tête de celui-ci.L'élément d'arrêt 112 est adapté à tenir les rubans F1, F2 dans une position d'arrêt prédéterminée afin de couper ceux-ci au moyen de couteaux, décrits plus loin, coupant la partie renforcée Fr du ruban à la fin de chaque cycle. La machine comporte aussi deux couteaux 115 qui coopèrent l'un avec l'autre et peuvent se déplacer verticalement vers et à l'opposé des trajectoires horizontales L1, L2 des deux rubans, et sont reliés à un mécanisme d'entraîne- ment approprié (non représenté) qui les met en marche en réponse à l'activation de l'élément d'arrêt 112. En 110, on voit une seconde paire de pinces alternatives, ayant chacune un bec horizontal 110' pour tenir l'extrémité antérieure du ruban et qui sont adaptées à tirer la section de ruban finie hors de la machine. On va décrire maintenant en détail les différents mécanismes de la machine selon l'invention. Dispositif d'application du curseur Comme le montrent les figures 3 à 5, ce dispositif comprend un support 10 composé d'un arbre 11 dont l'une des extrémités est montée à pivotement sur le châssis (non représenté) de la machine, un manchon cylindrique 12 enfilé sur celui-ci, un organe de préhension de curseur 13 comportant deux pattes identiques 14, 14' dont l'une se dresse sur le manchon 12 et l'autre sur l'arbre 11, un pignon mené 15 fixé sur le manchon 12, un pignon d'entraînement 16, relié par l'intermédiaire d'un arbre de transmission 17, à une source motrice appropriée (non représentée).Une clavette 18 est fixée sur l'arbre Il et une rainure axiale (non représentée) est formée dans le manchon 12, de sorte que l'arbre 11 peut se déplacer axialement par rapport à ce dernier, l'arbre et le manchon tournant néanmoins ensemble quand ce dernier est entraîné par les pignons 15, 16. L'organe 13 comporte une cavité 19, cette dernière étant plus précisément formée dans les deux pattes 14, 14' qui le constituent. Comme représenté, la cavité 19 a une forme correspondant au contour du corps de la glissière S devant y être reçue. Grâce à ce mode de construction, le support 10 est capable de recevoir un curseur S provenant d'un couloir de distribution approprié (non représenté), de retenir ce curseur dans la cavité 19 et de le transférer sur la bande à fermetures à glissière F. Quand il a reçu le curseur S, le support 10 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, en s'éloignant de la trajectoire L1 de la bande à fermetures F, et vient se placer dans la position horizontale esquissée en traits mixtes sur les figures 4 et 5.Le support 10 portant le curseur tourne ensuite dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre pour venir s'aligner avec la trajectoire L1 et vient occuper une position angulaire appropriée par rapport au ruban F1 en train d'avancer, comme le montre clairement la figure 5 Dans cette position, le support 10 tient le curseur S de façon à l'enfiler sur le ruban F1, un intervalle étant prévu à cette fin entre les extrémités supérieures opposées de l'organe 13 pour le passage du ruban. Immédiatement après que le curseur S a été enfilé sur le ruban F1, l'arbre 11 effectue un mouvement axial vers l'avant afin d'écarter les pattes 14, 14' en libérant le curseur et en le laissant sur le ruban F1. Le support 10 répète ensuite son mouvement dans le sens des aiguilles d'une montre pour recevoir un nouveau curseur du couloir de distribution. Dispositif d'application des arrêtoirs Ce dispositif, qui est désigné en son entier par la référence 70 sur les figures 6 à 10, sert à fixer un arrêtoir B comportant une virole à broche Bp en position sur le premier ruban F1. Le dispositif 70 comprend un tambour de support 71, deux bras de serrage 72 dont les extrémités sont reliées par deux biellettes 73 montées à pivotement sur une broche de support commune 74 fixée au tambour 71, et un bloc de guidage 75 pour supprimer la tendance des bras 72 à s'éleveur pendant l'opération de serrage. Les autres extrémités opposées des bras 72 sont effilées en 72' pour produire une large entrée pour le ruban dans la zone d'action du dispositif 70. Ces autres extrémités présentent, en outre, un évidement 76 pour recevoir étroitement l'arrêtoir B.Le bloc de guidage 75 supporte un support radial 77 destiné à buter contre l'extrémité antérieure de l'arrêtoir-B et qui est pourvu d'une extrémité fourchue formant un intervalle 77g permettant le passage d'une tête de poinçon 81 se déplaçant verticalement. Les bras de serrage 72 sont supportés sur un arbre excentrique rotatif 78, plus précisément sur un arbre de petit diamètre 79 s'étendant excentriquement à partir d'un arbre de plus grand diamètre 80 relié à une source motrice (non représentée). La rotation de l'arbre excentrique 78 rapproche les deux bras de serrage opposés 72 de façon à serrer l'arrêtoir B sur le premier ruban F1, ces bras opposés pouvant s'approcher uniformément l'un de l'autre du fait que les biellettes 73 tournent autour de leur pivot de support 74 en réponse à la rotation de l'arbre excentrique 78.Ceci permet à l'arrêtoir B d'être serré uniformément sur le ruban F1. La tête de poinçon 81 est supportée par un porte-poinçon 82, mobile dans le sens vertical, cette tête comportant un certain nombre d'arêtes 83 au moyen desquelles la virole Bp de l'arrêtoir B est solidement fixée sur le bord Ea portant les dents du ruban F1. I1 est à remarquer que tout le dispositif 70 est conçu pour venir se placer et pour s'écarter de la trajectoire L1 du premier ruban F1. Dispositif de préserrage de broche Le dispositif de préserrage, désigné en son entier par 20 sur les figures 12 à l5b, est utilisé, selon l'invention, pour serrer une broche séparable P sur le second ruban F2 juste assez pour assurer une rétention correcte de celle-ci sur le bord garni d'éléments Ea de la partie renforcée Fr du ruban, de manière que la broche P puisse finalement être fixée en place, sans se déplacer, par l'opération de sertissage décrite plus loin. La broche P est classique et se compose de parois supérieures P1, de parois latérales P2 et d'une paroi de fond P3. Le dispositif 20 comprend un bloc rectangulaire 21, deux marteaux coopérants 22 et deux biellettes à mouvement vertical 23 auxquelles les marteaux sont articulés en 24.Le bloc rectangulaire 21 présente une cavité centrale 25, une première rainure arquée 26 située sous la cavité 25 et une seconde rainure arquée 27 dont le rayon est légèrement plus grand que celui de la première rainure 26 et qui est concentrique à celle-ci. Chacun des marteaux 22 comporte un guide horizontal 28 de forme arquée, dont le contour correspond à celui de la première rainure arquée et qui se déplace dans celle ci. Quand les guides 28 des marteaux sont complètement dans la première rainure 26, les parois latérales intérieures 29 et les parois latérales extérieures 30 des marteaux 22 voisines des guides 28 sont respectivement tenues contre les portées 31 et 32, tandis que la périphérie 33 de chaque marteau est guidée le long de la seconde rainure arquée 27.Les deux marteaux 22 ont des protubérances identiques 34 qui s'étendent à partir de leurs têtes 35 et sont disposées de manière à s'appliquer et à s'écarter l'une de l'autre quand les marteaux 22 effectuent un mouvement arqué le long des rainures de guidage 26 et 27. Ces protubérances 34 sont adaptées à supprimer les parois supérieures P1 de la broche P quand elles sont pressées par les marteaux, de façon à permettre à ces parois de s'enfoncer dans le ruban renforcé Fr, pratiquement à angle droit par rapport au plan de la fermeture, comme le montre la figure 15b, tandis que les têtes 35 des marteaux font pression contre les parois latérales P2 de la broche. En 36, on voit un siège ayant une butée 37 et qui est placé entre les têtes 35 pour supporter la paroi inférieure P3 de la broche P. A mesure que la bande à fermeture avance, l'extrémité antérieure Eb de la partie renforcée du second ruban F2 placée sur le dispositif de préserrage 20 vient s'appliquer contre la butée 37 et est tenue en position pour y appliquer une broche. La broche P est ainsi appliquée sur le ruban F2 par la pression exercée par les marteaux coopérants 22 tournant suivant des directions opposées. En 38, on voit un couvercle antérieur fixé de façon amovible sur le bloc 21. I1 est à noter que les têtes 35 des marteaux sont légèrement inclinées vers l'extérieur, dans leur position de non pression, de manière à s'aligner avec les parois latérales non encore serrées de la broche, assurant ainsi une application uniforme de la pression sur les parois latérales de cette dernière. I1 est bien évident que le dispositif 20 tout entier est conçu pour s'avancer et s'éloigner de la trajectoire L2 du second ruban F2. Dispositif d'application de broche Le dispositif 40 représenté sur les figures 17 à 22 est destiné à serrer et à fixer la broche P qui a été préserrée sur le bord Ea du second ruban F2, définitivement sur ce dernier. Le dispositif 40 comprend un bloc rectangulaire 41 ayant une chambre intérieure rectangulaire 42, dans laquelle sont montées à pivotement deux matrices coopérantes 43 et un poinçon de formage 44 qui s'élève verticalement à partir de la partie centrale du bloc auquel il est fixé, et qui occupe une position centrale entre les deux matrices 43. Le bloc rectangulaire 41 peut se déplacer verticalement par rapport aux matrices 43 qui sont articulées en 45 à un porte-matrices 46.Deux cavités 47 ont été pré vues dans les bords supérieurs opposés du bloc rectangulaire 41 pour y loger deux galets rotatifs 48 s'appliquant contre les surfaces de guidage extérieu res 49 des deux matrices 43. Ces surfaces 49 s'élargissent vers le haut pour permettre aux deux matrices de se rapprocher lorsque les galets 48 s'élèvent le long de ces surfaces 49 pendant le mouvement d'ascension du bloc 41. Chaque galet 48 est monté à rotation sur un arbre excentrique 50 comprenant une par tie centrale de grand diamètre 51 pour le montage du galet 48 et une partie d'extrémité de plus petit diamètre 52 s'étendant excentriquement par rapport à la partie centrale 51 et qui est reliée de façon amovible par une vis de fixation 53 au bloc 41.L'autre extrémité 54 de l'arbre 50 qui sort du bloc, a une section carrée qui facilite sa rotation avec un outil, tel qu'une clé. On comprend aisément que l'arbre excentrique 50 sert à régler l'intervalle entre les matrices 43 en fonction des dimensions de la broche P et de l'épai - seur du ruban de fermeture F2. Le poinçon de formage 44 a une tête 55 dont la forme de section est représentée sur les figures 19 et 20 où l'on voit que la tête 55 comporte un bord en retrait 56 profilé pour correspondre au contour de l'élément ou de la dent de fermeture E, et qu'il présente des surfaces pro filées comprenant une portée plate 57, une arête 58 et une rampe 59 afin de conférer le même contour à la paroi de fond P3 de la broche P, et une extré mité supérieure 60 contre laquelle vient buter la matrice 43.La partie 61 de la tête de la matrice destinée à venir au contact des parois supérieures P1 de la broche P est aussi représentée sur les figures 19 et 20 et comporte une partie en retrait 62 pour éviter un contact avec les éléments et les dents E pendant les opérations de serrage et de sertissage, ainsi qu'une surface de contact avançante 63 pour conférer ce contour aux parois supérieures P1 de la broche. Le dispositif de serrage et de sertissage selon l'invention facilite l'enfilage de la broche P, à travers le curseur S et dans l'arrêtoir B et as sure une fixation invariable de la broche sur le ruban F2, éliminant ainsi toute tendance de cette broche à se déplacer ou à se détacher du ruban, après une certaine période d'utilisation. La référence 64 de la figure 18 désigne un ressort de compression qui sollicite normalement les matrices 43 à s'écarter et qui les rappelle à leur position normale à la fin de chaque opération de serrage et de sertissage. Le dispositif 40 est, lui aussi, conçu pour venir se placer et pour s'écarter de la trajectoire L2 du second ruban F2. Ayant ainsi décrit la construction et l'agencement des principaux composants de la machine qui fait l'objet de l'invention, on va décrire maintenant le fonctionnement de celle-ci en se référant au mode de réalisation préféré illus tré par la figure 2. Les deux rubans séparés F1, F2 de la bande à fermeture à glissière F avancent en parallèle le long de leurs trajectoires horizontales respectives L1 et L2,jusqu'à une station de départ où le premier des éléments ou des dents de fermeture E de chaque ruban vient s'appliquer contre l'organe d'arrêt 112, après quoi le cycle d'opérations commence conformément à l'invention. La première phase de ce cycle commence donc avec l'activation de l'organe d'arrêt 112, par contact avec l'élément de tête du ruban, après quoi l'organe 112 tient la partie renforcée Fr du ruban dans une position fixe afin qu'il soit coupé par les couteaux 115 qui sont montés pour s'avancer et s'éloigner de la trajectoire du mouvement des rubans. En même temps que organe d'arrêt 112, les premières pinces 113a, 113b viennent serrer les parties renforcées Fr du premier et du second ruban F1, F2, cette opération pouvant avantageu- F1, 2' sement être qualifiée de seconde phase du cycle. Les deux couteaux parallèles 115 opèrent simultanément pour couper les deux rubans F1, F2, cette opération constituant la troisième phase du cycle.Les premières pinces 113 tiennent les deux rubans près de leurs extrémités antérieures qui viennent juste d'être coupées et les font avancer le long de leurs trajectoires horizontales respectives L1, L2, ce qui constitue la quatrième phase du cycle. Celle-ci est suivie par la cinquième phase, pendant laquelle le premier ruban F1 est enfilé dans un curseur S qui est tenu, de façon libérable, dans le dispositif d'application de curseur 10 en attente sur la trajectoire L1. Le ruban F1 qui a ainsi reçu son curseur S du dispositif 10 est ensuite à nouveau avancé par la première pince 113a jusqu'à ce qu'il atteigne le dispositif d'application d'arrêtoir 70, qui est lui aussi en attente sur la trajectoire L1, de sorte qu'un arrêtoir B est appliqué sur le ruban F1, ce qui constitue la sixième phase du cycle.La septième phase est constituée par l'opération de préserrage pendant laquelle le second ruban F2 est avancé par la première pince 113b, le long de sa trajectoire L2, jusqu'au dispositif de préserrage 20 où une broche P est appliquée, en position correcte, sur l'un des bords de la partie renforcée Fr, sous une pression de serrage relativement faible. La huitième phase du cycle qui suit est celle pendant laquelle le second ruban F2 est à nouveau avancé par la pince 113b dans le dispositif d'application de broche 40 où la broche préserrée P du ruban F2 est serrée et sertie fermement dans sa forme définitive.La neuvième phase qui suit est celle dans laquelle les deux rubans F1 et F2, qui ont reçu leurs éléments accessoires respectifs, sont serrés simultanément à leurs extrémités antérieures par les secondes pinces llOa et llOb, tandis que les premières pinces 113a et 113b les relâ- chent. Pendant la dixième phase, les premières pinces 113a et 113b retournent à leur position de départ, près de l'organe d'arrêt 112, tandis que les secondes pinces ll0a et llob se rétractent dans la direction opposée, tirant ainsi en même temps, les deux rubans de fermeture hors de la machine jusqu'à ce qutun élément antérieur de chacun des rubans suivants vienne s'appliquer contre l'organe d'arrêt 112.A ce moment, le cycle ci-dessus recommence. II est à noter que les diverses phases du cycle mécanique ci-dessus, telles qu'elles ont été décrites, ne constituent qutun exemple. Les opérations qui viennent d'être décrites et la machine pour les exécuter sont simples et sûres. Comparativement à une opération de montage manuelle, telle qu'elle est pratiquée selon la technique classique, la cadence de production est augmentée de plusieurs fois. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à exemple représenté et décrit sans sortir pour autant du cadre de l'invention. C'est ainsi1 par exemple, que dans le cas où la virole Bp de l'arrêtoir B serait fournie séparément, un dispositif analogue au dispositif de préserrage 20 pourrait être prévu sur la trajectoire L1 pour serrer cette virole Bp en position sur le premier ruban F1 avant d'appliquer l'arrêtoir B. De plus, tous les techniciens comprendront aisément que les différents dispositifs d'application de pièces de la machine, qui ont été représentés et décrits comme s'avan çant et s'écartant de la trajectoire des rubans de fermeture, pourraient aussi être conçus de façon à être fixes, à condition que les dispositifs délivrant les pièces (non représentées) soient capables de les délivrer aux différents dispositifs d'application pendant que ceux-ci restent immobiles et alignés sur les trajectoires des rubans. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de fermetures à glissière à partir de deux rubans continus comportant alternativement des parties garnies d'éléments ou de dents et des parties qui en sont exemptes, caractérise en ce qutil consiste à séparer les deux rubans et à leur imprimer des mouvements successifs le long de trajectoires parallèles; à enfiler un curseur sur l'un de ces rubans; à appliquer un arrêtoir sur l'autre ruban; à avancer les deux rubans ainsi préparés simultanément jusqu'à ce qu'une partie exempte d'éléments reliant une partie garnie d'éléments précédente et la partie garnie d'éléments suivante arrive à un point prédéterminé de cette trajectoire; et à séparer les parties des rubans garnies d'éléments ainsi préparés le long de ladite partie exempte d'éléments. 2.- Procédé de fabrication de fermetures à glissière à partir de deux bandes continues comportant alternativement des parties garnies d'éléments et des parties qui en sont exemptes, caractérisé en ce qu'il consiste, pour assembler les rubans avec les glissières, des arrêtoirs et des broches, à séparer les deux rubans et à les orienter de façon que le plan de chaque ruban soit orienté verticalement avec son bord garni dléléments vers le bas; à imprimer aux rubans ainsi orientés des mouvements successifs le long de trajectoires horizontales parallèles; à arrêter les rubans à un point de départ où un cycle mécanique ci'opérations commence; à avancer le premier ruban le long de sa trajectoire horizontale jusqu'à une station d'application de curseur où un curseur est enfilé sur le premier ruban; à avancer ce premier ruban le long de ladite trajectoire jusqu'à une station d'application d'arrêtoir où un arrêtoir est serré et est serti sur celui-ci; à avancer un second ruban le long de sa trajectoire horizontale jusqu une station d'application de broche où une broche est serrée et sertie sur celui-ci; à tirer les deux rubans ainsi préparés simultanément sur une distance correspondant à la longueur de la fermeture à produire et qui est déterminée par l'arrivée à ladite station de départ de l'élément de tête de chaque ruban suivant; et à couper les rubans précédents ainsi préparés en un point situé en aval et près dudit point de départ en réponse à l'arrivée à celui-ci dudit élément de tête, recommençant ainsi le cycle. 3.- Procédé pour fabriquer des fermetures à glissière à partir de deux rubans continus comportant alternativement des parties garnies d'éléments et des parties qui en sont exemptes, caractérisé en ce qu'il consiste à séparer les deux rubans et à orienter le plan de chacun d'eux suivant une direction verticale avec son bord garni d'éléments vers le bas; à imprimer aux rubans ainsi orientés des mouvements successifs le long de trajectoires horizontales parallèles; à arrêter les rubans en un point de départ auquel un cycle mécanique d'opérations commence; à avancer le premier ruban le long de sa trajectoire horizontale jusqu'à une station d'application de curseur où un curseur est enfilé sur ce premier ruban; à avancer encore le premier ruban le long de ladite trajectoire jusqu'à une station d'application d'arrêtoir pour serrer et sertir un arrêtoir sur celui-ci; à avancer le second ruban le long de la trajectoire horizontale jusqu'à une station de préserrage pour préserrer une broche sur celui-ci; à avancer à nouveau le second ruban jusqu une station d'application de broche pour serrer et sertir la broche préserrée sur celui-ci; à tirer les deux rubans ainsi préparés simultanément sur une distance correspondant à la longueur de la fermeture à produire et qui est déterminée par l'arrivée audit point de départ de l'élément de tête de chacun des rubans suivants; et à couper les rubans précédentsaini préparés en un point situé en aval et près dudit point de départ, en réponse à l'arrivée en celui-ci dudit élément de tête, recommençant ainsi le cycle. 4.- Machine pour fabriquer des fermetures à glissière à partir de deux rubans continus comportant alternativement des parties garnies d'éléments et des parties qui en sont exemptes, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour orienter le plan des rubans suivant une direction verticale avec leurs bords garnis d'éléments vers le bas; des moyens pour arrêter la translation des rubans quand un élément de tête de ceux-ci vient au contact d'un point de départ où un cycle mécanique d'opérations commence; deux couteaux coopérant adjacents audit po-int de départ pour couper les parties exemptes d'éléments des deux rubans opposés en réponse à l'activation desdits moyens d'arrêt; deux premiers moyens pour avancer les deux rubans le long de trajectoires horizontales respectives; des moyens d'application de curseur pouvant tourner de manière à venir se placer et à s'éloigner de la trajectoire horizontale du premier ruban afin de retenir, de façon libérable, un curseur et pour l'enfiler sur le ruban en mouvement; des moyens d'application d'arrêtoir pouvant venir se placer et s'éloigner de la trajectoire du premier ruban pour appliquer un arrêtoir sur celui-ci; des moyens d'application de broche pouvant s'avancer et s'éloigner de la trajectoire horizontale du second ruban pour serrer et sertir une broche sur ce dernier; et deux seconds moyens disposés à mouvement alternatif sur les trajectoires parallèles des deux rubans pour tirer les rubans ainsi préparés hors de la machine. 5.- Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que lesdits moyens d'orientation sont des piliers de guidage coniques. 6.- Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que lesdits moyens d'arrêt peuvent s'avancer et s'éloigner de chacune desdites trajectoires horizontales des rubans pour que l'élément de tête de ceux-ci puisse venir buter contre eux. 7.- Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens d'application de broche comprennent des moyens pour préserrer une broche en position sur le second ruban avant le serrage et le sertis sage final de celleci. 8.- Dispositif d'application de curseur, caractérisé en ce qu'il comprend un châssis de support, un arbre dont l'une des extrémités est montée à rotation sur celui-ci5 un manchon cylindrique monté sur cet arbre, un organe de rétention de curseur composé de deux pattes identiques, dont l'une se dresse à partir dudit manchon et l'autre à partir dudit arbre, un pignon droit d'entraînement, un pignon droit entraîné engrenant avec celui-ci et qui est fixé sur ledit manchon, et une clavette fixée à la périphérie dudit arbre pour permettre un mouvement axial de celui-ci par rapport audit manchon afin d'approcher et d'éloigner ces deux pattes identiques. 9.- Dispositif selon la revendication %, caractérisé en ce que ledit organe de retenue comporte une cavité pour retenir de façon libérable un curseur. 10.- Dispositif d'application d'arrêtoir, caractérisé en ce qu'il comprend un tambour de support, deux bras de serrage dont l'une des extrémités est reliée par deux biellettes montées à pivotement sur un arbre commun fixé audit tambour, un bloc de guidage pour supprimer la tendance desdits bras à s'élever pendant l'opération de serrage de l'arrêtoir, un support d'arrêtoir supporté par et s'étendant radialement à partir dudit bloc pour tenir un arrêtoir en position, un arbre excentrique rotatif comprenant une partie de grand diamètre et une partie de plus petit diamètre s'étendant excentriquement à partir de celui-ci, ledit arbre excentrique supportant à mouvement lesdits bras de serrage et un poinçon disposé à mouvement vertical entre les extrémités opposées desdits bras de serrage. 11.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que les extrémités opposées des bras de serrage sont biseautées pour produire une large entrée pour le ruban. 12.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit poinçon comporte un certain nombre d'arêtes avec lesquelles il coince un arrêtoir en position sur le ruban. 13.- Dispositif d'application de broche, caractérisé en ce qu'il comprend un bloc rectangulaire à mouvement vertical ayant une chambre intérieure rectangulaire, des matrices de formage coopérantes disposées à pivotement dans ladite chambre, un poinçon de formage fixé audit bloc et s'en éloignant verticalement et qui est placé au milieu desdites matrices, ces dernières ayant des surfacesde guidage extérieures s'élargissant vers le haut, un arbre excentrique rotatif supportant ledit bloc, deux organes rotatifs montés sur ledit arbre excentrique et disposés contre lesdites surfaces extérieures de guidage, et un ressort de compression sollicitant normalement lesdites matrices à s'écarter. 14.- Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que ledit poinçon de formage a une tête présentant une surface déformée. 15.- Dispositif de préserrage de broche, caractérisé en ce qu'il comprend un bloc rectangulaire présentant une rainure arquée, des marteaux coopérants opposés pour presser les parois latérales d'une broche en position sur un ruban de fermeture et qui sont disposés pour se déplacer suivant un mouvement arqué dans des directions opposées dansetle kng-le ladite rainure arquée, une biellette à mouvement vertical portant lesdits marteaux à pivotement et un siège placé enfre lesdits marteaux opposés pour supporter la paroi inférieure de la broche. 16.- Dispositif selon la revendication 155 caractérisé en ce que lesdits marteaux sont pourvus de têtes inclinées vers l'extérieur pour s'aligner avec les parois latérales non encore serrées de la broche. 17.- Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour s'avancer et s'éloigner de ladite première trajectoire pour appliquer une broche d'arrêtoir séparément d'un arrêtoir au premier ruban.