La présente invention concerne généralement les vibrateurs et a notamment pour objet un vibrateur actionné par ùn fluide, plus particulièrement par de l'air comprimé. De tels vibrateurs sont notamment utilisés pour assurer l'entrainement de dispositifs de transport par vibration tels que par exemple des transporteurs et des alimenteurs vibrants destinés à charger ou décharger des produits pulvérulents, granuleux, en morceaux ou divisés analogues dans des blocs, trémies, wagonnets, réservoirs. Les transporteurs et alimenteurs vibrants connus comportent une table de travail montée au sol, sur un châssis sur des supports ou bien sur des barres de suspension, en position horizontale ou en position inclinée sous un angle de 200 par rapport à l'horizontale. Le vibrateur est installé soit au sol, au-dessous de la table vibrante, soit directement sur ladite table vibrante. On installe le vibrateur approximativement au milieu de la table vibrante, ou bien à l'une de ses extrémités. Le vibrateur communique à la table vibrante des vibrations qui sont perpendiculaires ou sous un angle de 300C par rapport à sa surface.L'une des extrémités de la table vibrante se trouve au-dessous de la trémie de déchargement, et l'autre extrémité, dans la zone de chargement des produits pulvérulents ou analogues dans des véhicules de transport (bennes, camions, etc.). Dans les dispositifs de transport à vibrations on utilise le plus souvent des vibrateurs à balourd comportant des moteurs électriques, pneumatiques ou hydrauliques d'entralnement en rotation. Le vibrateur à balourd comporte des éléments de balourd (poids) qui sont fixés rigidement à l'arbre du moteur ou bien à leur propre arbre. Dans ce dernier cas, l'arbre tourne dans des paliers montés sur un plateau. Afin d'obtenir des vibrations orientées, il est nécessaire de disposer parallèlement deux arbres à balourd et de faire tourner au moyen d'une transmission par engrenages lesdits arbres en sens contraire pour assurer des balourds en opposition de phases. En général, le moteur est monté directement sur le plateau du vibrateur ou sur un support fixe séparé, et l'arbre dudit moteur est relié à l'arbre à balourd par l'intermédiaire d'un arbre flexible, d'un arbre à cardan ou d'un moyen analogue. De tels vibrateurs créent des charges alternées sinusordales sans chocs, qui communiquent à la table vibrante un mouvement vibratoire, ce qui provoque le déplacement du matériau pulvérulent. Les inconvénients des vibrateurs précités sont sa construction compliquée, son poids considérable et sa fiabilité insuffisante lors de son fonctionnement dans des milieux poussiéreux, abrasifs et corrosifs, par exemple dans les conditions des mines. Par ailleurs, lesdits vibrateurs ne comportent pas de moyens assurant la mise en accord automatique de la force d'excitation avec les vi brationsriSisdelaAle vibrante, ce qui a pour effet de surcharger le vibrateur. Dans ce cas, le moteur électrique fonctionne souvent en régime de démarrage, ou bien il Use renverse". Un tel régime de fonctionnement en combinaison avec les charges vibratoires considérables constitue une cause de mise hors service prématurée du moteur électrique. Pour diminuer l'effet des facteurs précités, on est obligé d'élever la puissance du moteur d'entrainement en rotation, mais ceci entraîne une surcharge des paliers de l'arbre à balourd et leur mise hors service accélérée. Les surcharges sur les paliers ont lieu aux moments où la force perturbatrice du vibrateur ne coincide pas en sens avec les forces élastiques de vibration de la table vibrante. Les moteurs a'entraînement en rotation pneumatiques et hydrauliques comportent obligatoirement un couple cinémati que de haute précision et motteux, par exemple : rotorstator, piston-cylindre, roues dentées. Pour préserver ce couple d'une usure prématurée, on est obligé de purifier soigneusement le fluide moteur, par exemple l'air comprimé, d'assurer une alimentation continue des surfaces de frottement en lubrifiant, de les surveiller et de les entretenir. Ces moteurs sont peu fiables en cas de fonctionnement dans des milieux humides, corrosifs et poussiéreux, par exemple dans les mines. Pour assurer un déplacement plus efficace des matériaux pulvérulents, il est nécessaire d'effectuer une perturbation percussive de la table vibrante. On connait des vibrateurs à piston pneumatiques et hydrauliques à effet de choc. Ils comportent un corps avec un cylindre dans lequel est disposé un piston percuteur, ainsi que des systèmes d'admission et d'évacuation du fluide moteur. Souvent le piston lui-mtme remplit les fonctions d'un organe distributeur, de sorte que le piston et le cylindre comportent des conduits d'évacuation et des bors d'arrêt. De tels vibrateurs exigent eux aussi une épuration soignée du fluide moteur et une lubrification continue de l'ensemble à piston. En outre, ils fonctionnent mal dans les milieux humides et abrasifs. La vitesse de déplacement du piston percuteur au moment précédant le choc dépasse en général 5 à 6 m/sec. Ceci a un effet défavorable sur la résistance du vibrateur et du dispositif de transport à vibrations, du fait de l'apparition et du développement rapide de fissures microscopiques dans le matériau constituant les pièces, ce qui entrasse des ruptures de celles-ci. Pour diminuer la vitesse de percussion, il faut augmenter le diamètre du piston et du cylindre, ce qui ne peut se justifier du point de vue .économique. La construction des organes de distribution du fluide moteur est rendue difficile par la diminution de la course de piston. On connatt des vibrateurs à diaphragme qui comportent une chambre motrice famée éeperunotpset un diaphragme (membrane). Le diaphragme agit au moyen d'une pièce intermédiaire sur la table vibrante du dispositif de transport à vibrations. La distribution du fluide moteur est réalisée le plus souvent par un distributeur à tiroir, ce tiroir se dépla9ant sous l'action du diaphragme. Ces vibrateurs ne comportent pas certains des inconvénients précités. Toutefois, le faible déplacement du diaphragme rend difficile la réali sation du distributeur de sortie. La distribution par tiroir nécessite aussi une épuration du fluide moteur, une alimentation continue en lubrifiant et une protection contre les particules abrasives se trouvant dans le milieu ambiant. On connaît aussi un vibrateur à diaphragme pour l'actionnement d'un dispositif de transport à vibration dont la table de travail est installée sur des moyens lui permettant de se déplacer longitudinalement et est équipée d'un dispositif à ressort pour son retour en position de départ. Le vibrateur comporte un corps qui est fixe par rapport à la table vibrante. La chambre de travail ménagée dans ce corps comporte une paroi élastique réalisée sous forme d'un diaphragme (membrane) fixé suivant sa périphérie. A l'intérieur du corps est prévu un dispositif à soupape pour l'admission de gaz comprimé dans la chambre de travail. Sur la partie centrale du diaphragme est fixée une bague rigide dont l'orifice communique avec la chambre de travail. Ladite bague porte un cordon d'étanchéité sur lequel vient s'appliquer la soupape. Cette bague se déplace avec la partie centrale du diaphragme et vient buter contre un élément de limitation de sa course, monté sur le corps. La soupape est montée sur une tige fixée au bout de la table vibrante. Pendant le fonctionnement, l'air comprimé arrive par l'intermédiaire du dispositif d'admission dans la chambre de travail et agit sur le diaphragme. Par suite de son élasticité, le diaphragme fléchit, son déplacement maximal se faisant à sa partie centrale conjointement avec la bague rigide fixée à ladite partie. La bague rigide appuie par son cordon dtétanchement sur la soupape et, par l'interié- diaire de ladite soupape et de sa tige transmet à la table de travail l'effort de sa partie centrale0 La table de travail se déplace alors longitudinalement en assurant la compression du ressort de rappel. Lors de ce déplacement, la bague rigide du diaphragme atteint l'élément de limitation de sa course et starrête en arrêtant à son tour le déplacement du diaphragme.Mais sous effet de la force d'inertie la table de travail continue de se déplacer et entrain dans son mouvement la soupape. La soupape se sépare de la bague de diaphragme et, par le jeu ainsi apparu entre eux et par l'orifice central de la bague du diaphragme, le gaz comprimé s'échappe de la chambre de travail à l'atmosphère. Entre temps l'admission du gaz comprimé dans la chambre de travail est interrompue par le dispositif d'admission disposé dans le corps. Ensuite le diaphragme et la bague retournent S leur position de départ sous l'action de leur propre élasticité ou d'autres moyens appropriés. La table de travail effectue sa course de retour sous l'action du ressort de rappel jusqu'à ce que la soupape vienne en appui contre la bague du diaphragme.La chambre de travail se trouve ainsi rendue étanche, le dispositif d'admission de gaz comprimé s'ouvre et le cycle recommence Le vibrateur décrit ci-dessus n'a pas trouvé une large application à cause de sa puissance insuffisante. L'effort crée dans sa chambre de travail ne peut pas Entre transmis complètement par le diaphragme à sa bague centrale et à la table de travail, car lors de la flexion du dia FhrEmesaswSice de travail diminue rapidement. Ceci est dA au fait que l'étirement du diaphragme de sa partie périphérique à son centre atteint sa limite de déformation, et qu'à partir de ce moment le diaphragme ne prend plus part au travail utile de déplacement de la table de travail. En outre, ces vibrateurs sont complexes et comportent des dispositifs d'admission et d'évacuation compliqués qui, dans les milieux poussièreux et abrasifs ne fonctionnent pas fiablement et s'usent vite. Compte tenu des inconvénients qui précèdent, on s'est proposé de créer un vibrateur de grande puissance, gracie à la création, sous l'action du fluide moteur, d'efforts importants s'accordant automatiquement avec des vibrations utiles de la table vibrante. Dans ce but, la présente invention propose un vibrateur actionné par un fluide sous pression pour commnniquer des vibrations à une table de travail sur laquelle est disposé le matériau à traiter, ledit vibrateur comportant une chambre de travail reliée à une source de fluide et comportant une paroi sous forme d'un élément élastique effectuant sous l'action du fluide un mouvement vibratoire et coopérant avec la table d'opération pour lui transmettre les vibrations, ledit vibrateur étant caractérisé, suivant l'invention, en ce que sa chambre de travail est formée par une embase fixe et par un élément élastique disposé sur ladite embase, du côté de ladite table de travail, et s'appliquant sur ladite table, ledit élément étant réalisé sous forme d'une manchette disposée suivant un contour fermé et comportant une surface latérale et au moins un orifice d'évacuation à rebords d'étanch'eité élastiques ou souples adjacents à ladite surface latérale de la manchette et disposés de façon qu'au début du mouvement d'écartement de la manchette par rapport à sa position fixe, le rebord de l'orifice précité soit serré d'une manière étanche conts l'embase ou contre la table vibrante, et qu'à la fin dudit écartement ledit rebord forme en au moins un endroit un passage par lequel la chambre communique avec le milieu ambiant. Une telle réalisation du vibrateur permet d'augmenter d 'une manière considérable la surface utile de la chambre de travail qui agit sur la table de travail et de ce fait d'élever d'une manière directement proportionnelle la force perturbatrice du vibrateur qui est transmise à la table de travail. On obtient ainsi un vibrateur de construction simple, d'un poids par unité de puissance réduit, peu motteux, de fonctionnement fiable dans les milieux corrosifs et abrasifs et ne nécessitant ni protection spéciale, ni lubrification. Il est avantageux que, dans la zone de formation d'au moins un passage faisant communiquer la chambre de travail avec le milieu ambiant, ladite manchette soit pourvue d'un élément de limitation de l'écartement du rebord de la manchette. Ceci permet d'élever la précision du début de l'évacuation du fluide de la chambre de travail et par conséquent d'améliorer la netteté et la fiabilité du fonctionnement du vibrateur. Dans de nombreux cas, il est avantageux de fixer la manchette sur l'embase de manière qu'au moins un orifice d'évacuation soit orienté du ctté de la table d'opération. Une telle fixation permet d'utiliser une manchette de forme simple, même de forme plate, et par suite, de réduire au minimum le volume mort de la chambre de travail. Ceci permet de diminuer la consommation de fluide par le vibrateur. Dans certains cas, il peut btre préférable de fixer la manchette sur la table de travail d'une manière immobile et de façon qu'au moins un orifice d'évacuation soit orienté du cbté de l'embase. Cette solution peut Entre avantageuse, par exemple, lorsque la table de travail est disposée au-dessus de l'em- base et que dans la chambre de travail il peut se produire une accumulation d'inclusions étrangères provenant du milieu ambiant ou amenées par le fluide et se laissant difficilement entraîner hors de la chambre. La fixation supérieure de la manchette permet d'améliorer les conditions d'évacuation des inclusions étrangères hors de la chambre de travail, lesdites inclusions tombant sur l'embase sous l'effet de leur propre poids et étant évacuées par le même fluide. La présente invention a donc permis de créer un vibrateur d'une grande puissance par unité de poids, permettant un réglage progressif de la fréquence et de la force de perturbation0 Le fonctionnement de tels vibrateurs est accordé avec les vibrations réelles de la table de travail; les vibrateurs ne nécessitent pas de moyens spéciaux de protection contre le milieu ambiant, ni l'épuration du fluide ni une lubrification et un entretien systématiques, leur fonctionnement est fiable dans les milieux humides, corrosifs, poussiéreux et abrasifs. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion apparattront à la lecture de la description, qui va suivre, de plusieurs exemples de réalisation illustrés par les dessins annexés et dans les lesquels - La figure 1 représente schématiquement le vibrateur suivant l'invention, comportant une table de travail sur laquelle est placé le matériau à traiter - La figure 2 représente le vibrateur suivant l'invention, la table de travail étant en position supérieure - La figure 3 représente une vue en plan du même vibrateur, la table de travail étant enlevée - La figure 4 représente une vue en perspective du vibrateur sans table de travail (avec arrachement partiel) - La figure 5 représente la fixation de l'élément de limitation de l'écartement du rebord élastique d'étanchéité de la manchette - La figure 6 représente un vibrateur conforme à l'invention, comportant une manchette de forme plate fixée sur l'embase - La figure 7 représente un vibrateur conforme à l'invention, dont la manchette est fixée sur la table de travail - La figure 8 représente l'ensemble A de la figure 7 - La figure 9 représente un vibrateur conforme à l'invention, comportant une manchette à plusieurs orifices d'évacuation ; - La figure 10 représente un vibrateur conforme à l'invention, dans lequel les rebords des orifices d'évacuation de la manchette sont rendus plus solides par un matériau résistant à l'usure. Dans la description des exemples de réalisation de-l'invention représentés dans les dessins annexés, on a utilisé, pour plus de clarté, des termes techniques concrets et par conséquent de signification limitée. Il est nécessaire toutefois de souligner, que chacun de ces termes doit Entre considéré comme comprenant tout élément équivalent fonctionnant d'une manière analogue et utilisé dans le mtme but. Ainsi, le terme "manchette" doit Entre considéré comme couvrant tous éléments flexibles ou élastiques de différentes formes susceptibles d'assurer, ne serait-ce qu'en un seul endroit, ltéttncheité de la chambre sous l'action de la pression du fluide se trouvant dans ladite chambre. Comme on le voit sur les figures 1 à 3, le vibrateur comprend une embase 1 installée généralement d'une manière fixe et une table de travail 2 disposée au-dessus de ladite embase (figures 9, 2). Entre l'embase 1 et la table de travail 2 est disposée une manchette 3 formant entre elles une chambre de travail 4 susceptible d'entre rendue étanche. La manchette 3 comporte au moins un-orifice d'évacuation 5 à rebord élastique d'étanchéité 6 disposé à proximité de la surface latérale 7 de la manchette 3.Le rebord élastique d'étanckrgité 6 de l'orifice d'évacuation 5 de la manchette 3 est disposé de manière qu'au début de l'écartement de la manchette 3 par rapport à sa position fixe, il soit appliqué d'une façon étanche contre l'embase 1 ou contre la table de travail 2, comme montré sur la figure 1, et qu'à la fin dudit écartement le bord 6 forme en au moins un endroit un passage 8 (figure 2) par lequel la chambre de travail 4 communique avec le milieu ambiant. La chambre de travail 4 est reliée à une source de fluide (non représentée) par un conduit d'étranglement 9 (figures 1 à 3) et un tuyau souple 10 (figures 1 à 2). Le tuyau 10 peut étire relié à la table de travail 2, ou à la manchette 3, ou bien, comme montré sur les figures 1 et 2, à embase i.Dans ces mêmes éléments peut aussi Entre réalisé le conduit d'étranglement 9. Au lieu du conduit d'étranglement 9 on peut utiliser un dispositif d'évacuation d'une construction connue en soit et qui n'est pas représenté sur les dessins. Dans le plan de la table de travail 2, les cotés de la chambre de travail 4 sont définis par la surface latérale de la manchette 3, et ladite chambre peut avoir toute forme-appropriée, par exemple rectangulaire comme montré sur les figures 3, 4, ronde, carrée, ovale ou autre déterminée par la forme et les dimensions du dispositif avec lequel est utilisé le vibrateur. La forme et les dimensions de la chambre de travail 4 dans le plan de la table de travail 2 déterminent la surface utile de la chambre de travail 4, suivant laquelle la pression du fluide se trouvant dans celle-ci est transmise à la table de travail 2. Sur la figure 3 la surface utile Il de la chambre de travail 4 gb est représentée par des traits tiretés, que l'on peut pratiquement considérer comme coincidant avec la ligne limite de contact de la surface laté- rale 7 de la manchette 3 avec la table de travail 2.La force exercée sur la table de travail 2 par le fluide se trouvant dans la chambre de travail 4 est directement proportionnelle à la surfac utile 91 de la chambre de travail 4 et à la pression du fluide dans ladite chambre. Comme on le voit sur les figures 1 à 3, la manchette 3 a une section en C, est disposée suivant le contour fermé de la chambre de travail 4 et présente un orifice 5, ou orifice supérieur, orienté vers la table de travail 2 et dont le bord élastique mobile 6 s'applique d'une manière étanche contre la table de travail 2, et un orifice 12, ou orifice inférieur, orienté du ctté de l'embase I et dont le bord 13 (figures 1, 2) s'applique d'une manière étanche contre l'embase 1. Le déplacement latéral de la manchette 3 par rapport à l'embase 1 est interdit par un bossage 14 réalisé sur 1'embase 1 et faisant saillie dans la cavité de la chambre de travail 4. Le bossage 14 sert aussi à remplir la chambre de travail 4 pour diminuer son volume mort. Si la table de travail 2 ne comporte aucun élément de fixation la maintenant dans une position déterminée, il est avantageux de la fixer à la manchette 3 et de fixer celle-ci à l'embase 1, ce qui simplifie la construction du vibrateur (variante non représentée sur les dessins). L'un des orifices de la manchette, (l'orifice supérieur 5 ou l'orifice inférieur 12) ou bien ses deux orifices peuvent Entre utilisés comme orifices d'évacuation, ctest-à-dire comme orifices à travers lesquels le fluide usé s'échappe de la chambre de travail 4 à l'atmosphère.Ceci est obtenu grâce au fait que lorsque l'écartement de la table de travail 2 par rapport à l'embase I est maximal, le bord élastique mobile étanche d'au moins l'un des orifices d'évacuation de la manchette 3 forme en au moins un endroit un passage 8 qui fait communiquer la chambre de travail 4 avec le milieu ambiant. Sur les figures 1 à 3 est représentée une variante de réalisation selon laquelle, en tant qu'orifice d'évacuation, on utilise l'orifice supérieur 5 de la manchette 3, dont le bord élastique étanche mobile 6 est serré contre la table de travail 2.Lors du mouvement de montée de la table de travail 2 jusqu'à sa position extrême haute, comme montré sur la figure 2, la table de travail 2 s'écarte du bord élastique 6 et il se forme entre le bord 6 et la table de travail 2 un passage d'évacuation 8 mettant en communication la chambre de travail 4 avec le milieu ambiant. La formation du passage 8 en fin de course de travail de la table 2 peut être obtenuede plusieurs manières par exemple en augmentant la rigidité du bord élastique 6 en au moins un endroit, par exemple en augmentant l'épaisseur ou en modifiant la forme dudit bord, ou encore par le choix dtun matériau approprié.La rigidité du bord 6 est choisie de façon que la pression du fluide dans la chambre de travail 4 soit insuffisante pour continuer le redressement du bord élastique 6 jusqu'à la position de redressement maximal et qu'entre ledit bord et la table de travail 2 se forme le passage 8. Ce méme résultat peut Entre obtenu en disposant le bord élastique 6 plus près de la surface latérale 7 de la manchette 3. Dans ce cas le bord 6 aura une largeur moindre et son mouvement d'écartement élastique sera plus limité. Ledit résultat peut aussi Entre obtenu en utilisant un élément de limitation de l'écartement du bord élastique 6, élément se présentant par exemple sous forme d'un lien souple 15, comme montré sur les figures 4, 5, ledit lien étant fixé aux points 16 (figures 2, 3) au bord élastique 6, et de l'autre coté, à l'embase 1 ou bien au bord opposé 13 de la manchette 3. La longueur du lien souple 15 est choisie de façon qu'en un point déterminé de la course du bord 6 ledit lien soit tendu de manière à empêcher le mouvement d'écartement du bord 6 de continuer et d'assurer ainsi la formation du passage d'évacuation 8. Pour assurer la section nécessaire du passage d'évacuation 8, permettant au fluide usé contenu dans la chambre de travail 4 de s'échapper rapidement à l'atmosphère, il est nécessaire de construire le vibrateur de manière à augmenter la longueur de la zone de formation du passage d'évacuation 8. Ceci est surtout nécessaire quand les conditions de l'utilisation du vibrateur exigent que la course de travail de la table 2 soit réduite à une faible valeur. Dans la construction proposée du vibrateur, le passage d'évacuation 8 peut être réalisé suivant but le périmètre de la chambre de travail 4, auquel cas la section du passage 8 assure le fonctionnement du vibrateur avec un déplacement de travail de la table 2 inférieur à 2 ou 3 millimètres pour une fréquence de travail du vibrateur de plus de 50 à 200 Hz. Ceci est possible quand on utilise en tant que fluide un gaz comprimé sous une pression ordinaire de 5 à 8 kgf/cm2. Pour régler le moment du début de la formation du passage d'évacuation en fonction de l'emplacement de la table de travail, ltélément 17 (figure 6) de limitation de l'écartement du bord de la manchette 18 peut être muni d'un moyen de réglage 19. Celui-ci peut Entre réalisé par exemple sous forme d'une vis montée dans l'embase 20 et à une extrémité de laquelle est fixé l'élément 17 de limitation de l'écartement du bord de la manchette 18, tandis qu'à son autre extrémité, située à l'extérieur du vibrateur, se trouve un moyen de déplacement et de fixation de ladite vis. Sur la figure 6 est représentée une variante de réalisation du vibrateur, comportant une manchette 18 de forme plus simple, sensiblement plate, et fixée d'une manière étanche sur l'embase 20, par exemple au moyen d'une applique 21, de manière qu'au moins l'un de ses orifices d'évacuation 22 soit orienté du ctté de la table de travail 23. Une telle solution contribue à simplifier et à réduire le cott de fabrication de la manchette. 18 et de ltensemble du vibrateur. Sur la figure 7 est représentée une variante de réalisation du vibrateur, selon laquelle la manchette 24 est fixée d'une manière immobile et étanche directement à la table de travail 25 de façon qu'au moins l'un de ses orifices d'évacuation 26 soit oriente du c8té de l'embase 27. Cette solution est avantageuse dans le cas où il est plus commode de monter le vibrateur sur l'appareil avec lequel il est destiné à fonctionner. Dans ce cas, l'élément 17 de limitation de l'écartement du bord de manchette 24 peut être réalisé de la façon représentée sur la figure 8. Une telle réalisation du vibrateur permet d'améliorer en outre les conditions d'élimination de la chambre de travail 28 des différentes particules introduites dans celleci par le fluide de travail, ou encore des matières polluantes d'origine extérieure. Sur la figure 9 est représensée-une variante de réalisation du vibrateur, selon laquelle la manchette 29 comporte plusieurs orifices d'évacuation 50, disposes disposés plus près de sa surface latérale, et notamment, comme montré sur la figure 9, plus près de l'endroit de sa fixation. Les orifices d'évacuation 30 peuvent avoir toute forme convenable, leur disposition en plan peut Autre choisie de la manière la plus avantageuse, ainsi que leur nombre, déterminé par des considérations de -construction. La manchette 29 peut à la fois Entre simplement de forme plate et fixée sur l'embase 31 ou sur la table de travail 32 suivant le périmètre de la chambre de travail 33, et comporter plusieurs orifices d'évacuation 30 disposés dans la zone ou l'on désire réaliser l'évacuation du fluide usé de la chambre de travail 33. La réalisation de la manchette 29 à plusieurs orifices d'évacuation 30 facilite le fonctionnement des bords élastiques des orifices 3OJeL1ORS de leur flexion maximale il se crée dans leur matériau des efforts de traction plus faibles. il en résulte un accroissement de la durée de service de la manchette 29 et du vibrateur. Les bords élastiques des orifices d'évacuation 30 peuvent Entre renforcés par un matériau 34 plus résistant à l'usure, comme montré par exemple sur la figure 10. Dans les exemples décrits ci-dessus (figures 1 à 10), on n'a présenté que quelques variantes possibles de réalisation du vibrateur et de sa manchette. Dans toutes ces variétés la manchette peut Entre de toute forme pouvant avantageusement assurer ltétandhéité de la chambre de travail lors du déplacement de la table de travail et de sa mise en communication périodique avec le milieu ambiant dans le but d'évacuer le fluide usé. 'La manchette peut être réalisée en un matériau flexible ou élastique, par exemple en caoutchouc, en tissu casutchouté, en polymère et méme en métal, ou bien en une combinaison de ces matériaux. Le vibrateur représenté sur les figures 1 à 3 fonctionne comme suit On prend comme position de départ celle de la figure 1, dans laquelle la table de travail 2 se trouve en position inférieure et le bora élastique mobile 6 de ltori- fice d'évacuation 5 de la manchette 3, du fait de son élasticité, est serré contre la table de travail 2. Lorsque, par exemple au moyen d'une vanne (non représentée), on amène le fluide elwibrhkr,5tit SuideJ par l'intermédiaire du tuyau 10 et de l'orifice d'étranglement 9, commence à arriver dans la chambre de travail 4, et à y créer une pression.Sous l'effet de cette pression le bord élastique 6 de la manchette 3 est serré contre la table de travail 2, tandis que le bord 13 est serré contre l'embase 1, en assurant de cette manière l'étanchéité de la chambre de travail 4. La pression du fluide dans la chambre dé travail 4 agit sur la table de travail 2du ctté de l'orifice d'évacuation 5 et, par l'intermédiaire des bords 6 serrés par la pression contre ladite table, commence à la soulever suivant le contour Il (figure 3). Les bords élastiques 6 tendent à se redresser sous l'effet de la pression dans la chambre de travail 4 et accompagent la table de travail 2 dans son mouvement tout en restant appliqués contre celle-ci et en continuant par conséquent d'assurer l'étanchité de la chambre 4.Le mouvement de montée de la table de travail 2 commence à s'accélérer en soulevant en même temps le matériau à traiter disposé sur ladite table. Lors de cette montée accélérée- de la table de travail 2 la pression du fluide dans la chambre de travail 4 diminue du fait de l'augmentation de son volume et de la limitation de l'admission du fluide par le conduit d'étranglement 9. A un certain moment de la montée de la table de travail 2, déterminé par la construction du vibrateur, le bord élastique 6, du fait de son élasticité particulière, ou encore sous l'action de l'élément de limitation 15, s'arrête de monter conjointement avec la table de travail 2, et il se crée entre eux un passage d'évacuation 8 de grande section.Le fluide sous pression commence à s'échapper énergiquement à l'atmosphère par le passage 8, et la pression dans la chambre de travail 4 diminue rapidement jusqu'à devenir nulle. Les bords élastiques 6, lors de la diminution de la pression dans la chambre de travail 4, tendent à reprendre leur position de départ et commencent à se déplacer vers l'embase 1, en favorisant ainsi le nettoyage de la chambre de travail 4. Pendant ce temps le fluide continue à arriver dans la chambre de travail 4 par le conduit d'étranglement 9, mais ne peut y créer une pression car la chambre de travail 4 se trouve en communication avec le milieu ambiant.Pour diminuer la consommation de fluide, au lieu du conduit d'étranglement 9 on peut utiliser un dispositif de distribution qui arrête l'alimentation en fluide de la chambre de travail 4 quand cette dernière est en communication avec le milieu ambiant. La table de travail 2 peut continuer pendant encore un certain temps de monter par inertie, et après avoir dépensé toute sa réserve d'énergie cinétique, commence à descendre sous l'effet de son propre poids, du poids du matériau à traiter ou bien de moyens quelconques spécialement prévus à cet effetvpar exemple des ressorts (non représentés). Dans la dernière partie de son mouvement de descente la table de travail 2 entre en contact par sa surface inférieure avec le bord élastique 6, et du fait de l'arrivée de fluide sous pression dans la chambre de travail 4 > celle-ci se trouve de nouveau fermée d'une manière étanche si l'on utilise un liquide en tant que fluide, alors l'arrêt de la table de travail 2 en position inférieure se produit assez vite. Si lton utilise un gaz comprimé en tant que fluide, le freinage de la table de travail 2 lors de sa descente se produit un peu plus lentement, car dans la chambre de travail 4 commence à se produire la compression du gaz et son chargement en gaz comprimé arrivant nouvellement. Après s'être arrêtée la table de travail 2 commence à se soulever sous l'effet de la pression dans la chambre de travail 4, et ainsi le cycle recommence. En effectuant de cette manière un mouvement vibratoire la table de travail 2 transmet ce mouvement au matériau à traiter. En cas de fonctionnement au gaz comprimé, à la fin du retour de la table de travail 2 on peut obtenir son interaction percussive avec l'embase 1, par exemple l'intermédiaire du bossage 14. Pour adoucir le choc, entre le bossage 14 et la table de travail peut être intercalée une garniture élastique. Pour renforcer ce choc, il est nécessaire que le volume mort de la chambre de travail 4 soit grand, et que soit moins pénible l'influence de l'impulsion de freinage due à la pression et à la compression du gaz dans la chambre de travail. Ceci peut être favorisé aussi par le ressort de rappel de la table de travail en position de départ. Le retour forcé de la table de travail par des moyens spéciaux est nécessaire en cas d'inclinaison considérable ou de disposition verticale du vibrateur. En cas d'utilisation d'une manchette 3 d'une autre forme, par exemple plate comme montré sur la figure 6, ou d'une manchette 29 à plusieurs orifices dtévacuation 30 (figure 9), le-vibrateur fonctionne d t une manière analogue, et dans le deuxième cas, Itévacua tion du fluide se fait par plusieurs orifices d'évacuation 30. Si la manchette 24 est fixée sur la table de travail 25 (figure 7), le fonctionnement du vibrateur est le méme mais le passage d'évacuation se forme du ctté de l'embase 27, et par conséquent, la fermeture étanche périodique de la chambre de travail 28 se produit elle aussi du côté de l'embase 27. Le caractere de la vibration de la table de travail 23 (figure 6) peut être réglé par étranglement de l'admission du fluide, par exemple au moyen d'une vanne de mise en marche, ou au moyen du moyen 19 de réglage de ltélément 17 de limitation de l'écartement du bord 17 de la manchette 18, ou bien au moyen de ces deux moyens à la fois. Ce réglage, en combinaison avec la manière dont est construite la chambre de travail, permet dtobtenir des vibrateurs avec une gamme étendue de caractéristiques de fonctionnement. Ainsi, on peut obtenir des basses fréquences et des fréquences suffisamment élevees de vibration de la table de travail 232 avec une force de perturbation prescrite de n' importe quelle valeur. Les vibrateurs conformes à l'invention peuvent comporter des tables de travail à très grande surface et supporter des matériaux à traiter de très grand volume et de poids très élevé. Sur la figure 9 est représentée l'une des applications possibles du vibrateur proposé:l'actionnement d'un dispositif de transport à vibrations, notamment d'un alimenteur à vibrations installédanslacheminée pour l'évacuation de masses abattues hors d'un bloc par gravité, leur transport et leur chargement dans des bennes ou dans d'autres dispositifs de transport. Dans cette variante, la table de travail 32 comporte une grande surface et joue le ralle d'une table vibrante d'alimenteur. Il est nécessaire de souligner que les modes de réalisation de l'invention, représentés dans les dessins et décrits ci-dessus, ne constituent que des variantes possibles, dans certains cas des variantes préférentielles, de réalisation. D'autres variantes de forme, de dimensions et de disposition des différents organes et de leurs éléments peuvent aussi Entre utilisées.Par exemple, les organes et leurs éléments représentés sur les figures et décrits cidessus peuvent être remplacés par des éléments équivalents, on peut modifier la disposition de certaines pièces et de leurs éléments, certains éléments de l'invention peuvent entre utilisés indépendamment l'un de l'autre, sans bien entendu sortir du cadre de l'esprit ou de la portée de l'invention telle qu'elle est définie dans les revendications. On a réalisé des modèles d'essai du vibrateur proposé, qui ont été soumis à des essais de toutes sortes pour le transport de différents matériaux pulvérulents, granuleux, en morceaux ou divisés analogues au moyen de dispositifs de transport à vibrations, de manière à comparer leurs résultats avec ceux de dispositifs de transport actionnés par les vibrateurs connus. Ces essais ont démontré que les vibrateurs proposés fonctionnent bien et d'une manière fiable en toutes conditions, dans les milieux humides, poussiéreux, abrasifs et corrosifs, et même en présence d'une grande quantité d'inclusions étrangères molles ou dures, par exemple de rouille et de sable, dans le fluide arrivant sous pression. Aucune dégradation d'autres caractéristiques quelconques en comparaison des vibrateurs n'a été constatée. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICAT IONS 1.- Vibrateur actionné par un fluide sous pression afin de communiquer les vibrations à une table de travail sur laquelle est disposé un matériau à traiter, du type comportant une chambre de travail communiquant avec une source de fluide et comportant une paroi sous forme d'un élément élastique ou souple réalisant sous l'action dudit fluide un mouvement vibratoire et coopérant avec ladite table de façon à lui transmettre ledit mouvement vibratoire, caractérisé en ce que la chambre de travail est formée par une embase fixe sur laquelle est disposé, du côté de la table de travail, un élément élastique ou souple adjacent à celle-ci, réalisé sous forme d'une manchette disposée suivant un contour fermé et présentant une surface latérale et au moins un orifice d'évacuation à rebord élastique d'étanchéité adjacent à ladite surface latérale de la manchette, celle-ci étant disposée de façon qu'au début de son mouvement d'écartement par rapport à sa position fixe le rebord dudit orifice soit appliqué d'une manière étanche contre ladite embase ou contre la table de travail, et qu'à la fin dudit mouvement d'écartement ledit rebord forme en au moins un endroit un passage par lequel la chambre de travail communique avec le milieu ambiant. 2.- Vibrateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que dans la zone de formation dudit passage de communication de la chambre de travail avec le milieu ambiant, la manchette comporte un élément de limitation du mouvement d'écartement du rebord de la manchette. 3.- Vibrateur suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la manchette est montée sur l'embase d'une manière fixe et de façon que son orifice d'évacuation soit orienté vers la table de travail. 4.- Vibrateur suivant l'une des revendications i et 2, caractérisé en ce que la manchette est fixée sur la table de travail de façon que son orifice d'évacuation soit orienté vers l'embase.