L'invention concerne un dispositif d'entraînement pour faire avancer les planches d'une installation de transport de briques comportant des planches avançant sur des bandes convoyeuses sans fin tournantes, du type comprenant des entraîneurs basculants qui sont placés sur un chariot guidé en un mouvement de va-et-vient et s'appliquent sur les faces arrière des planches, ainsi qu'un entraî- nement hydraulique pour faire avancer et reculer le chariot dans son guidage. Une telle installation de transport reprend cycliquement les briques de la machine de fabrication servant à leur moulage et les évacue. Les briques sont alors encore humides et, par suite, sensihles au choc et à la pression. La cadence de fonctionnement de l'ils tallation de transport correspond à la cadence de délivrance des briques par la machine de fabrication. Ceci veut dire que 1 'instal- lation de transport est accélérée rapidement d'une vitesse nulle à sa vitesse maximum et revient ensuite-à- i 'at-. Sous L'effet-dEe ces accélérations et ralentissement brusques, les briques risquent de basculer, notamment si elles sont posées de chant sur une planche. Elles sont alors endommagées et rendues inutilisables. Partant de cette observation, la prédente invention stest fixé pour but d'aménager un entraînement pour faire avancer les planches d'une installation de transport de briques de façon que, malgré le mouvement d'avancement cyclique, les briques ne soient accélérées et ralenties que progressivement, et donc ne se renversent plus en devenant ainsi inutilisables. Pour un dispositif d'entraînement du type spécifié au début,ce but est atteint conformément à l'invention par le fait que des vérins d'entrainement hydrauliques agissent sur un arbre auquel ils impriment un mouvement de rotation s'inversant périodiquement, qu'à l'arbre est articulée une bielle et à celle-ci est articulé un poussoir qui est réuni au chariot au moyen d'un palier de pivotement, et que les vérins d'entrainement hydrauliques sont ajustés en position par rapport à l'arbre de telle manière que celui-ci commence sa rotation lorsque le poussoir et la bielle sont parallèles à la direction du mouvement du chariot. Au début d'une rotation de l'arbre, l'emplacement de jonction entre la bielle et le poussoir se déplacera alors preque à angle droit du chariot et ne possèdera qu'une faible composante de mouvement dans la direction de déplacement de celui-ci.Le chariot démarre par conséquent lentement et sans à coup. Même posée de chant sur une planche, une brique peut suivre ce mouvement sans se renverser. Dans la même mesure, le mouvement est ralenti lorsque l'emplacement de jonction entre la bielle et le poussoir se rapproche du point de rebroussement de ce dernier. Les briques posées debout sur les planches ne sont donc soumises qu'à de faibles accélérations et ralentissements et leur déplacement a lieu sans à-coup. Elles ne basculent pas et la casse qui en résulte ne se produit plus. Lors du mouvement de recul du chariot pour la préparation du mouvement en avant suivant des planches, les entrai- neurs sont tirés sous les faces avant des planches correspondantes et tirés plus loin vers l'arrière au-dessous de celles-ci en tournant légèrement autour de leur palier de basculement. Après avoir glissé au-dessous des faces arrière des planches correspondantes, ils reviennent en tournant à leur position d'application. Ils doivent revenir de façon sûre dans cette position d'application. Pour cette raison, ils sont rétractés avec une certaine marge au-dessous des planches. I1 est certain alors que chaque entraîneur peut pivoter vers le haut à l'arrêt du chariot et ne s'applique plus sur la face inférieure d'une planche.Ceci signifie que les entraîneurs ayant pivoté vers le haut à leur position d'application ne portent pas directement sur les faces arrière des planches, mais se trouvent à une certaine distance de ces faces. Il en résulte que le chariot possède déjà une vitesse définie au moment où les entraîneurs butent sur les planches et que celles-ci sont encore accélérées brusquement. Pour éviter cette accélération brusque, l'invention prévoit, dans une forme de réalisation judicieuse, que le poussoir est subdivisé en deux tronçons réunis entre eux par un élément amortisseur à ressort de pression. Les deux tronçons du poussoir sont déployés par cet élément à ressort de pression avec un retard dans le temps après le basculement des entraîneurs vers le haut. Les entraîneurs sont ainsi repoussés sur les faces arrière des planches et suivent dès le début le mouvement du chariot, ce qui garantit de nouveau une accélération sans à-coup. Le poussoir est subdivisé avantageusement en un cylindre et un piston, et la chambre du cylindre est raccordée à une pompe de fluide comprimé. Pour fermer l'intervalle entre les entraîneurs et les faces arrière des planches, le poussoir peut être ainsi déployé de façon commandée. Au circuit de fluide comprimé est raccordé de préférence un régulateur qui libère l'arrivée du fluide comprimé après que le chariot a atteint sa position limite arrière et la ferme de nouveau lorsque la pression s'élève par suite de la butée des en traîneurs sur les faces arrière des planches. Au moment où le chariot a atteint sa position limite arrière et où les entraîneurs sont revenus avec certitude par pivotement à leur position d'appli cation, le régulateur ouvre par conséquenti' arrivée du fluide comr primé et les tronçons du poussoir se déployent. ises entraîneurs ren contrent les faces arrière des planches, ce qui détermine une élé- vation de pression, laquelle a pour effet d'interrompre l'arrivée du fluide comprimé.Il ressort de ce qui précède que les planches portant les briques sont accélérées lentement sans à-coup et pa reillement ralenties sans à-coup jusqu'à leur arrêt après avoir atteint leur vitesse maximale. Malgré cela, les entraîneurs sont, comme jusqu'à présent, tirés vers l'arrière au-dessous des planches suffisamment loin pour se redresser sûrement en position d'appli cation. Un exemple de realisation de Itinvention est decrit~ci--ap-roes- de façon plus détaillée, en référence aux dessins annexés , dans les quels la Fig. 1 représente en élévation de profil une installation de transport de briques contenant un dispositif d'entraînement se lon l'invention ; la Fig. 2 est une vue prise en direction des flèches 2-2 de la Fig. 1 ; la Fig. 3 représente le dispositif d'entraînement, en éléva- tion de profil et à plus grande échelle la Fig. 4 est une vue en plan de l'installation de trans port de briques contenant le dispositif d'entraînement la Fig. 5 montre rhematiquement les deux vérins hydrauliques d'entraînement de l'arbre qu'ils entraînent. La Fig. 1 montre les planches 12 placées sur des bandes con voyeuses non représentées. Sur les planches 12 sont posées debout des briques 13. Les quatre planches 12 représentées à droite ou au commencement de l'installation de transport sont déplacées vers l'avant de droite à gauche par des entraîneurs 14. La planche 12 représentée le plus à gauche évacue les briques en direction trans versale, ce qui ne fait pas l'objet de l'invention et n'est pas re présenté en détails.Les entraîneurs, susceptibles de basculer d'un faible angle, sont fixés à un chariot 16. 'l'entraîneur 14 représenté à l'extrême gauche ou situé le plus eil avant en direction du mouve ment est fixé au chariot 16 au moyen d'un ressort à lames 15. I1 re pousse de la zone de travail contenue dans le dessin celle des planches 12 qui est représentée à l'extrême gauche ou le plus en avant dans la direction du mouvement. Un mouvement de va-et-vient peut être imprimé au chariot 16 dans un guidage 18. La Fig. 3 montre le dispositif d'entraînement à plus grande échelle de façon particulièrement claire. 'l'entraîneur 14 représente dans cette figure tourne dans un palier 20. Sur son cté butant sur la face arrière de la planche voisine 12, il est muni de plus d'une garniture élastique 22. La Fig. 3 montre également un poussoir 24, constitué par un cylindre 26 dans lequel peut coulisser un piston 28. Un fluide comprimé est amené au cylindre par un raccord 29. Le poussoir 24 est réuni au chariot 16 par un palier de pivotement 30. A son autre extrémité, le poussoir 24 est relié par un maneton 32 à une bielle 34 calée sur un arbre 36. L'arbre 36 est attaqué par deux vérins d'entraînement hydrauliques 38 et 40. La Fig. 5 montre nettement les vérins d'entraînement hydrauliques avec leurs tiges de piston dentées 42 et 44 engrenant avec une roue dentée fixée sur l'arbre. Avant d'exposer le mode de fonctionnement du dispoisitif d'entrainement, il faut signaler que toutes les figures montrent le chariot et les entraîneurs en position limite arrière. Le poussoir 24 n'est- pas encore alimenté en fluide comprimé et n'a donc pas encore fermé l'intervalle séparant les entraîneurs des faces arrière des planches 12. Le point de départ de la description ci-après du mode de fonctionnement est par conséquent la position limite du chariot 16 et d'un entraîneur 14, visible notamment à la Fig.3. A cet instant, le fluide comprimé est amené au poussoir 24. Le piston 28 et le cylindre 26 s'éloignent l'un de l'autre, et l'entraîneur 14 est repoussé contre la face arrière de la planche correspondante 12. A ce moment, la pression s'élève et l'amenée du fluide comprimé est interrompue. Les vérins d'entraînement hydrauliques 38 et 40 sont alimentés alors en fluide comprimé. L'arbre 36 commence à tourner avec la bielle 34, qui entraîne le poussoir 24. A cet effet, la Fig.4 montre en particulier que l'extrémité droite entraînée du poussoir 24 ne possède à cet instant qu'une petite composante de mouvement en direction du chariot 16, de sorte que celui-ci ne coulisse que lentement. Avec une lenteur correspondante sont accélérées les plan ches 12 sur lesquelles les briques sont posées debout. L'accélération prend fin lorsque l'emplacement de jonction entre la bielle et le poussoir a atteint son point bas dans la Fig.4. A partir de là, le mouvement d'avancement est ralenti de nouveau jusqu'au zéro. A cet emplacement, les vérins d'entraînement hydrauliques 38 et 40 sont alimentés en fluide comprimé en direction inverse. Le chariot 16 se déplace vers l'arrière et les entraîneurs 14 rencontrent les faces avant des planches 12. Ils tournent légèrement en sens inverse des aiguilles d'une montre et se glissent au-dessous des planches vers 1 arrière. A la fin de ce mouvement, ils reprennent leur position limite représentée. Le poussoir 24 est alimenté de nouveau en fluide comprimé et un nouveau cycle de mouvement s'amorce. REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'entraînement pour faire avancer les planches d'une installation de transport de briques comportant des planches avançant sur des bandes convoyeuses sans fin tournantes, du type comprenant des entraîneurs basculants qui sont placés sur un chariot guidé en unmouvement de va-et-vient et s'appliquent sur les faces arrière des planches, ainsi qu'un entraînement hydraulique pour faire avancer et reculer le chariot dans son guidage, caractérisé en ce que des vérins d'entraînement hydrauliques (38,40) agissent sur un arbre (36) auquel ils impriment un mouvement de rotation s'inversant périodiquement, en ce qu' l'arbre (36) est articulée une bielle (34) et à celle-ci est articulé un poussoir (24) qui est réuni au chariot (16) au moyen d'un palier de pivotement (30), et en ce que les vérins d'entraînement hydrauliques (38,40) sont ajustés en position par rapport à l'arbre (36) de telle manière que celui-cl. commence sa rotation lorsque le poussoir (24) et la bielle (34) sont parallèles à la direction du mouvement du chariot (16.). 2 - Dispositif d'entraînement selon la revendication 1, ca ractérisé en ce que le poussoir (24) est subdivisé en deux tronçons (26,28) réunis entre eux par un élément amortisseur à ressorts de pression. 3 - Dispositif d'entraînement selon la revendication 2, caractérisé en ce que le poussoir (24) est subdivisé en un cylindre (26) et en un piston (28), la chambre du cylindre étant raccordée à une pompe de fluide comprimé. 4 - Dispositif d'entraînement selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'au circuit de fluide comprimé est raccordé un régulateur qui libère l'arrivée du fluide comprimé après que le chariot (16) a atteint sa position limite arrière et la ferme de nouveau lorsque la pression s'élève par suite de la butée des entraîneurs (14) sur les faces arrière des planches (12).