"1~ 2000236 La présente invention concerne des compositions contenant du chlorate de métal alcalin ou d'ammonium (de préférence chlorate de sodium), un silicate de métal alcalin et facultativement d'autres composés inorganiques. Ces compositions trouvent des 5 applications en chimie agricole pour la stérilisation des sols, la défoliation et la destruction des mauvaises herbes. Elles sont aussi utilisables comme électrolytes pour usinage et polissage électrochimiques. Elles sont particulièrement intéressantes par leur caractère ignifuge. 10 Les chlorates de métaux alcalins et d'ammonium, notamment chlorate de sodium, constituent des électrolytes parfaits pour usinage électrochimique. Le problème majeur -posé par leur utilisation réside dans leur tendance à oxyder rapidement les matières combuatibles. On trouvera résumés les avantages et pro-15 blêmes résultant de l'utilisation de chlorates comme électrolytes pour usinage électrochimique dans l'article paru dans la revue "Métal Progress", Mars 1967, pages 81-84. Par exemple, quand de |\ 1*électrolyte au chlorate entre en contact avec les vêtements de l'opérateur, ou toute autre matière combustible voisine de V 20 l'appareil d'usinage électrochimique, on risque de voir un incendie s'amorcer après séchage de la matière mouillée. Par usinage électrochimique, on entend les opérations d'usinage, de fraisage ou de meulage effectuées sur une pièce en enlevant du métal par processus électrochimique pour modifier 25 1® profil de la pièce. Ces opérations comportent aussi la réalisation de surfaces planes et le perçage de trous dans une pièce. " La pièce à façonner joue le rôle d'anode, mise par un électrolyte convenable en communication électrique avec l'outil, monté en cathode. Du métal se dissout â partir de la pièce formant 30 anode. Le brevet des Etats Unis Comstoek n® 2 798 8465 accordé le 9 Juillet 1957» décrit certains électrolytes utilisés en usinage électrochimique, tels que EawQg» NagCrO^, KtîOg, K^CrO^, les aminés de nitrate de sodium, les dichromates de sodium et. de potassium, les chlorates de sodium et dé potassium et les chlorites 35 de sodium et de potassium. On choisit essentiellement 1*électrolyte d'après son pouvoir conducteur, sa tendance à attaquer les électrodes, son comportement pendant usinage électrochimique son prix de revient. Gomme l'indique le brevet précité, la pièce risque de rouiller et on s'y oppose en utilisant comme 40 électrolyte un agent anti-rouille. 69 00423 ~2~ 2000236 le chlorate de sodium constitue un excellent électrolyte pour usinage électrochimique, les solutions de chlorate de sodium utilisées comme électrolyte dans l'usinage électrochimique sont typiquement des solutions aqueuses contenant environ 350 g/1 de 5 ÎTagClO^. Des solutions à 300-400 g/1 de IS^ClOj sont des exemples types d'électrolytes efficaces. Les solutions électrolytiques utilisées, à pH habituellement supérieur à 6 ou 7» contiennent des précipités d'hydroxydes du métal enlevé sur la pièce. Par exemple, quand la pièce contient du fer, du nickel ou du chrome, 10 il se forme les hydroxydes correspondants, de fer, de nickel ou de chrome. Dans l'usinage électrochimique d'alliages contenant du chrome, on introduit une certaine quantité de chromate de sodium soluble dans 1'électrolyte au chlorate de sodium. Cette incorpo- 15 ration à 1'électrolyte d'un faible pourcentage de chromate de sodium accroît le risque d'incendie, vu l'action du chlorate sur les matières organiques combustibles. En conséquence, tout addi- —2 tif ignifuge doit être efficace en présence d'ions CrO^ dissous, au moins à concentration faible. Il importe en ou^tre que l'ad-20 ditif n'affecte pas le rôle joué par le chlorate de sodium en tant qu8électrolyte. L'idéal est que l'additif assure à la fois l'ignifugation et l'amélioration des propriétés du chlorate de sodium en tant qu'électrolyte. En chimie agricole, on utilise des chlorates de métaux 25 alcalins pour assurer la défoliation (notamment du coton), la destruction des mauvaises herbes, la stérilisation des sols, ainsi que comme insecticides et pour désinfecter les semences. L'un des inconvénients majeurs que les chlorates présentent en chimie agricole est le risque de les voir s"enflammer lorsqu'ils 30 sèchent au contact de matières organiquess par exemple vêtements des ouvriers. La découverte d'additifs tels que silicate de métal alcalin, utilisé isolément ou en combinaison avec un co-additif dans les solutions de chlorate utilisées en agriculture, remédie à cet inconvénient et élargit le champ d'application 35 àes chlorates à des concentrations jugées jusqu'à présent dangereuses pour manipulation par le profane. La présente invention a pour objet des compositions contenant une proportion majeure de chlorate de métal alcalin en combinaison avec un ou plusieurs additifs, ces derniers jouant 40 le rôle d'ignifuges vis-à-vis desdites compositions quand celles- 69 00423 "3" 2000236 ci se déposent, puis sèchent sur des matières organiques combustibles. L'invention vise encore des compositions, contenant une proportion majeure de chlorate de métal alcalin et une proportion 5 mineure d'un ou plusieurs additifs d'ignifugation, capables de servir d'électrolytes pour usinage électrochimique avec autant d'efficacité que du chlorate de sodium isolé. On a découvert que, dissous dans une solution en présence de chlorate de métal alcalin ou d'ammonium, un silicate de métal 10 alcalin joue le rôle d'ignifuge quand la solution sèche sur une matière combustible. Le rapport en poids, ramené à sec, SiÛ2/ chlorate peut varier entre 1/4 et 1/40 environ. Le rapport préféré, en poids ramenés à sec, UagSiOj/NaClOj est de 1/4 à 1/10. Dans une solution électrolytique, ce rapport représente, pour 15 une solution à 300-400 g/1 de NaClO, 7 à 75 g/1 e"k» de préféïen--ce, 15 à 50 g/1 de SiOg (sous forme de silicate soluble). Le silicate préféré pour addition à des solutions au chlorate utilisées comme électrolytes d'usinage ou de polissage électrochimique est le métasilicate de sodium (ïï^SiO^), qu'on 20 peut ajouter à l'état anhydride ou hydraté, par exemple sous forme nona-hydraté (K^SiO^. S^O). On peut aussi utiliser comme additif ignifuge, dans diverses compositions au chlorate, d'autres silicates, par exemple disilicate (Na2Si20^) et tétrasili-cate (K^Si^Og, courammentdit verre soluble). Toutefois, comme . 25 électrolyte pour usinage et polissage électrochimiques, on préfère le métasilicate de sodium aux silicates à rapports ïîa/Si~ plus faibles, tel que verre soluble, parce qu'avec ces derniers, de la silice hydratée a tendance à se déposer à partir de la solution en présence de chlorate. 30 Des co-additifs qu'on peut avantageusement utiliser en combinaison avec le silicate additif sont les chromâtes, carbonates, hydroxydes, phosphates, sulfates et borates de métaux alcalins ou d'ammonium. Ces co-additifs sont effectivement présents à raison de 10 à 80 g/1 de solution dans les solutions au 35 chlorate-silicate utilisées comme électrolyte pour usinage et polissage électrochimiques. En poids ramenés à sec, le rapport du silicate, exprimé en SiOg et indépendamment du co-additif, au chlorate peut êt?re de 1/4 à 1/40, et l'on utilise de préférence 10 à 25 parties de métasilicate de sodium pour 4 à 10 par-40 ties de métaborate de sodium par 100 parties de chlorate de so 69 00423 "4" 2000236 ! dium, las proportions optimales métasilicate de sodium/métaborat-'s de sodium/chlorate de sodium étant de 2/1/16. À titre d'exemples de mélanges contenant comme co-additif du chromate de sodium, on peut citer ceux contenant environ, en poids ramenés à sec, 10 à 5 25 parties de métasilicate de sodium et 10 à 20 parties de chromate de sodium par 100 parties de chlorate de sodium. Dans un mélange contenant du chromate de sodium, les proportions optimales métasilicate de sodium/chromate-de sodium/chlorate de sodium sont de 1/1/8. 10 Les solutions aqueuses d1électrolyte pour usinage électro chimique préférées entre toutes sont celles contenant 300 à 400 g/1 de chlorate de sodium et 30 à 100 g/1 de métasilicate de se-dium, 30 à 100 g/1 de métasilicate de sodium et 12 à 40 g/1 de métaborate de sodium ou 30 à 100 g/1 de métasilicate de sodium. 15 et 30 à 80 g/1 de chromate de sodium. Etant donn Qu'une solution aqueuse contenant 300 à 400 g/1 de chlorate de sodium et jusqu'à 100 g/1 de métasilicate de sodium i un pH alcalin, il est bon de lui incorporer une quanti-» té convenable de HaOH chaque fois qu'on utilise un co-additif 20 acide, tel que borax (HagB^Oy), pentaborate de sodium (Na2B10®1€^ ou NagHPO^. Si l'on n'associe pas de NaOH à des co-additifs acides, la chute du pH da la solution d'électrolyte provoque 1'-* hydrolyse du silicate et la précipitation de silice hydratée. Isolément, les silicates de métal alcalin d'addition 25 constituent, dans de nombreuses applications, tïn ignifuge s'opposant très efficacement à la combustion sous l'action du chlorate de matières organiques. Toutefois, un autre facteur dont il faut tenir compte pour évaluer 11inflammabilité d'un électrolyte pour usinage ou polissage électrochimique au chlorate, 30 ayant séché sur du tissu, est la présence de trace d'ions chromate dans la solution au chlorate. Des traces de chromate, à raison en général de 0,05 à. 2 g/1 de chrome hexavalent, apparsis-sent dans l'électrolyte utilisé au façonnage de métaux contenais.•> du chrome, probablement du fait que le chrome s'oxyde complète-—2 35 ment CrO^ pendant usinage ou polissage. Ces traces de chromate accélèrent la combustion de matières organiques mouillées par la solution au chlorate, puis séchées. Cette accélération est très prononcée quand un tissu mouillé par la solution au chlorate est bien sec (c'est-à-dire présente, dans des conditions 40 ambiantes normales, une humidité relative de 20 %). L'effet BAD ORIGINAL 69 00423 ~5~ 2000236 stimulant du chromate sur la combustion provoqué® par chlorate est moins accusé quand la matière organique cobtient davantage d'humidité*, ayant par exemple - sous pression et à température ambiantes normales - une humidité relative de 60 mais demeure 5 un facteur très important dont il faut tenir compte pour déterminer l'efficacité d'un additif ignifuge » L'exemple 1 si-dessous illustre clairement l'effet de traces d© chromât® sur une combustion provoquée par chlorate. Un autre problème auquel on se heurts pour déterminer 1g 10 pouvoir, ignifuge d'additifs pour chlorates résulte d® e@ que la vitesse de combustion d'un tissu imprégné d© ehlorat© d® sodium et d'un ignifuge éventuel dépend de la grosseur &s la source d'inflammation* Une grande flamme peut provoquer us© combustion rapide,- tandis qu'une petite sourc© d3 inflammation tell© qu'allu-15 mette ou braise de cigarette petit provoquer une combustion lente. Un additif ignifuge efficace vis-à-vis de combustions accidentelles courantes que peuvent causer les habitudes personnelles de l'opérateur d'un appareil d'usinage électrochimique, par exemple la flamme d'une allumette ou de la braise de cigarette, 20 peut être jugé convenable pour la protection de l'intéressé. Par contre, ce même additif peut être moins efficace contre l'incendie quand la source d'inflammation est plus importante• Les silicates de métaux alcalins s'opposent très efficacement aux combustions provoquées par chlorate„ Ea présence de 25 traces d'ions ol*ronatss la silicate d® métal alcalin ignifuge est un peu moins efficace, bien qu'il assure encore le degré de protection nécessaire à l'opérateur de la machiae„ Toutefois, par association d'tm ®o=»additif au silicate9 «sa ©bti e&t un-additif à bese de silicate plus offisaoe qu© lo silioate isolé ®a 30 présence» d'ime humidité faible„ de traeos de ekromat© et d'usé grosse source d'inflammation,, lias additifs à bas©"de silicate sont supérieurs à la plupart des autres combinaisons d'additifs essayées. Pratiquement, dans toute application des solutions conte-35 nant des ions chlorate, on peut ajouter aux compositions classiques utilisées dans ce cas le silicate ignifuge suivant l'invention, avec ou sans addition d'additifs ignifuges complémentaires. Par exemple, dans le domaine de l'usinage électrochimique, 40 il peut être bon d'ajouter des proportions mineurs^d'autres 69 00423 2000236 électrolytes à la solution de chlorate de sodium contenant l'additif ignifuge suivant 1"invention. Oes électrolytes d'appoint peuvent être NaCl, îïaBr, ÎTal, ifaMO^, etc.. Bien entendu, chaque fois qu'on parle dans la présente des-5 cription de chromate co-additif, cette expression couvre Ka^CrO^, le dichromate de sodium ou l'acide cbromique en présence d'asses de STaOH pour qu'il se forme sur place du chromate par la réaction: Acide chromique ou lagCrgCv, + xNaOH '$■ îîagOrO^ Les exemples I à ZVT ci-dessous illustrent des modes par-10 ticuliers de mise en oeuvre de l'invention. Ils indiquent des doses d8additifs propres à assurer le résultat désiré. Il est bon d'adopter la dose active minimale d'additif ignifuge parce qu!une concentration excessive risque de rendre la solution au chlorate médiocrement apte à jouer le rSle d!électrolyte dans rua 15 processus d'usinage ou de polissage électrochimique. pour déterminer l'effet d'ignifugation exercé par tin silicate de métal alcalin, en présence ou non d'autres additifs, sur des matières organiques imprégnées de chlorate de métal alcalin ou d'ammonium, on a procédé aux expériences suivantes : 20 EXEMPLES I à XVI - Les essais de combustion destinés à déterminer l'efficacité d'un ignifuge donné ont été opérés comme suit % On a imbibé de la solution à essayer des bandes de croisé en ootoxjAe 130 x jî,S cm environ, qu'on a ensuite tordues pour 25 l©s essorer et séchées en milieu à humidité contrôlée. On a ensuite suspendu les bandes d© coton verticalement, puis on les a enflammées à la base à 18aide d'une flamme de brûleur à gaz de 10 cm (grosse source d3inflammation) ou d'une telle flamme de 13 ffla (petite source). On a déterminé le temps nécessaire à la 30 combustion (ou sarboaisatioa) d'un tronçon de tissa do 1JO eau A 18état iiiitial, sans traitement, ce tissu étalon brûle en 35 secondes* En conséquence, tout additif évitant une combustion plus rapide sous l'action du chlorate de métal alcalin ou d'ammonium est un ignifuge efficace. Dans chaque essai, on a 35 imprégné la bande de tissu d9 environ 1 g de solution par gramme de tissu. Chaque solution contient 400 g/1 de chlorate de sodium. Cette concentration en chlorate est voisine de celle habituellement utilisée pour usinage électrochimique (359 g/1). TEMPS DE COMBUSTION (en s) DE BANDES DE TABLEAU I COTON (130 x 5,8 eu) IMPEEG-NEES DE NaClO, ET D'UN OU DE DEUX • ADDITIFS p Exemple Composition de la solution g/1 f> d'humidité relative du milieu de séchage de la bande à 25°C Grosseua de la flamme d'inflammation Temps de combustion (en s) de la bande pour solution contenant x g/l de chrome (sous forme de Na2Cr04) x=0 ; x=p,05f x=0,1 x=0,5 x=1,0 x=2,0 autres valeurs de x 1 2 400 400 Pas d'additif n n 20 f» 52 # Faible Faible 6,0 12,6 4,1 3,2 1,9 2,0 1,9 — ? 0 Eau seulement 20 et 55 Forte 36 . ~ — M» — — 4 5 6 400 II 11 77,9 Na.CrO, il c II £r il n 20 % 20 % 57 Faible Forte Forte - - - - x=25, 40 x=25, 2,7 x=25. 54 7 8 9 400 ii n 12 HaOH n n n « 20 % 20 fo 56 * Faible Forte Forte 70 19,0 360 - 12,5 9,1 - - 2,4 2,2 177 10 11 il n 50,8 Na-SiO,(=25SiO? Il ^ Il 0 & ) 20 ^ 20 98 Faible Forte >300 254 94 w* 65 115 6,9 40 4,5 12 400 77 Na2Si03(37,5Si02) 20 % Forte 185 13 14 400 n ('50,8 Na?SiO„ + \ (26,3 NaBOp 0 $ H it ^ 20 io 20 $> Faible Forte 300 249 280 250 230 — 100 15 16 400 n (46,7 NafCrO? i n ^II > ■ 20 20 fo Faible Forte r- - - - . - - x=15, 50 x=15, 38 O o 69 00423 "8~ 2000236 Ces résultats montrent que le temps de combustion du tissu non traité (exemple 2)est très fortement réduit par le chic rate et plus encore par du chlorate en présence de traces de chromate (exemples 1 et 2). 5 Les expériences selon les exemples 4 à 6 montrent que, pour une humidité faible et une flamme d'inflammation de grande dimension, il y a réduction du temps de combustion du tissu imprégné de chlorate en présence de chromate de sodium formant additif ignifuge. Les exemples 7 à. 9 illustrent les mêmes ef-10 fets, ainsi que ceux de traces de chromate, pour ignifugation par de l'hydroxyde de sodium. Les expériences dont les résultats sont présentés dans les exemples 10 et 12 illustrent l'ignifugation assurée par du métasilicate de sodium en présence de traces de chromate et 15 d'une humidité faible, pour une petite source d'inflammation. L'addition conjointe de métasilicate de sodium et de métaborate de sodium, illustrée par les exemples 13 et 14, démontre que l'ignifugation est plus accusée lorsqu'on associe un co-additi? au silicate. 20 Les exemples 15 et 16 démontrent le pouvoir ignifuge d'une autre combinaison d'additifs à base de silicate suivant l'invention, contenant du métasilicate de sodium et du chromate de sodium. Les autres co-additifs : chromate, carbonate, hydroxyde, 25 phosphate, sulfate et borate de métal alcalin ou d'ammonium pour additifs ignifuges au silicate de métal alcalin suivant l'invention jouent le même rôl^ét peuvent être présents aux doses indiquées pour l'association chromate-métaborate en vue d'assurer sensiblement les mêmes résultats. 30 EXEMPLE XVII On verse la solution selon les exemples 13 et 14 du tableau ci-dessus dans le réservoir d'une machine de polissage électrochimique. La meule à polir (de 25 mm de large) est en un mélange conducteur de grains d'alumine et de cuivre agglomé-35 rés. Elle est montée en cathode par rapport à la pièce à façon ner, montée en anode. Cette pièce (barreau de 75 111111 large e:.-acier inoxydable A.I.S.I. 304) avance sur la meule, réglée pour l'entamer jusqu'à une profondeur prescrite. Pendant meulage, la solution d'électrolyte, pompée du réservoir, est injectée 40 entre la meule et la pièce. L'électrolyte usé rejoint le réser 69 00423 "9~ 2000236 voir. On taille ainsi en travers de la pièce plusieurs rainures de 25 mm de large et de 1,27 à 2,54- mm de large. On fait varier quand besoin est la vitesse à laquelle la pièce avance sur la meule pour maintenir faible la charge appli-5 quée au moteur d'entraînement de cette meule. On n'applique au moteur d'entraînement qu'une puissance égale au dixième environ de celle théoriquement nécessaire pour entamer la pièce métallique par simple abrasion. En conséquence, l'enlèvement de métal résulte en quasi-totalité de la réaction électrochimique, qu'on 10 peut considérer comme une oxydation mettant le fer constitutif de la pièce à l'état ferreux ou ferrique. Il se forme dans l'é-lectrolyte recyclé une suspension d'oxydes métalliques hydratés, qui se déposent lentement dans le réservoir d'électrolyte pour former un dépôt brunâtre. Pour entamer la pièce sur 1,27 mm 11 volts et l'entaille de 75mm de long est ménagée en quatre-vingts secondes. Pour une profondeur de coupe d© 2,54 mm, la machine prélève 1900 ampères sous 10 volts et il lui faut cent-quarante secondes pour opérer la taille sur 75 mm. La surface 20 meulée est lisse - et rien ne témoigne d'un enlèvement de matière excessif. Le temps de combustion de tissu imprégné de 1'électrolyte usé est sensiblement le môme que pour imprégnation par la solution initiale. La présence de métossilieat© et de métaborat© de sodium 25 n'empêche pas le chlorate de sodium de jouer de manière extrêmement efficace son rôle d'électrolyte pendant meulsge électro-' chimique. Les additifs ignifuges à base de silicate de métal alcalin suivant l'invention, associés au chlorate formant l'é-lectrolyte de meulag^ôu d'usinage électrochimique, n'exercent 30 pas non plus d'effet fâcheux sur le processus de meulage ou d'usinage et assurent avantageusement une ignifugation qui protège l'opérateur et ses vêtements contre tous.dommages résultant d'une inflammation accidentelle provoquée par le chlorate. La solution citée à titre d'exemple, contenant un élec-35 trolyte particulier, utilisée pour meulage électrochimique est représentative du rSle joué dans des processus de meulage et d'usinage par toutes les compositions décrites. Bien entendu, le technicien pourra apporter aux modes de mise en oeuvre décrits, diverses modifications et variantes. 40 Par exemple, dans toutes lee combinaisons décrites de HaClOj et 69 00423 2000236 d'additifs, on pourra accroître sans effet fâcheux la dose de silicate et de co-additif'utilisée. Dans la plupart des applications, il importe surtout d'utiliser la dose minimum d'additif ou d'additifs d'ignifugation pour éviter de porter atteinte à 5 l'action exercée par le chlorate «n tant qu'électrolyte dans l'usinage électrochimique. En conséquence, les exemples cités plus haut illustrent le principe de l'invention, mais sont dépourvus de tout caractère limitatif. Si l'on doit augmenter ou réduire la concentration en 10 chlorate pour l'usinage ou le meulage électrochimique, on peut modifier en conséquence les doses de silicate et de co-additif. 69 00423 ~11- 2000236 - revendications - 1 - Composition comprenant une proportion majeure d'un membre du groupe constitué par un chlorate de métal alcalin, un chlorate d'ammonium, et leurs mélanges, et une proportion mineu- 5 re retardatrice de flamme d'un membre du groupe constitué par tin silicate de métal alcalin et ses hydrates. 2 - Composition selon la revendication 1, dans laquelle le rapport en poids silicate (exprimé en Si02)/chlorate est compris entre 1/4 et 1/40 environ. 10 3 - Composition selon la revendication 1, dans laquelle le rapport en poids métasilicate de sodium/chlorate de sodium est d'environ 1/4 à 1/10. 4 - Composition contenant une proportion majeure d'un membre du groupe constitué par un chlorate de métal alcalin, un 15 chlorate d'ammonium, ou leurs mélanges; une proportion mineure retardatrice de flamme d'un membre du groupe constitué par un silicate de métal alcalin et ses hydrates et une proportion mineure retardatrice d^lamme d,un co-additif du groupe constitué par un chromate, borate, carbonate, phosphate, sulfate, hydro- 20 xyde hydraté ou non de métal alcalin ou d'ammonium, isolément ou en mélanges. 5 - Composition selon la revendication 4, dans laquelle le rapport en poids du silicate (exprimé en SiOg et indépendamment du co-additif) et du chlorate est de 1/4 à 1/40. 25 6 - Composition selon la revendication 4, contenant environ 10 à 25 parties de métasilicate de sodium et 4 à 10 parties de métaborate de sodium par 100 parties de chlorate de sodium. 7 - Composition selon la revendication 4, dans laquelle 30 les proportions en poids métasilicate de sodium/métaborate de sodium/chlorate de sodium sont d'environ 2/1/16. 8 - Composition selon la revendication 4, comprenant environ 10 à 25 parties de métasilicate de sodium et 10 à 20 parties de chromate de sodium par 100 parties de chlorate de so- 35 dium. 9 - Composition selon la revendication 4, dans laquelle les proportions en poids métasilicate de sodium/chromate de sodium/chlorate de sodium sont d'environ 1/1/8. 69 00423 -12~ 2000236 10 - Solution aqueuse d'électrolyte contenant environ 300 à environ 400 g/l d'un membre du groupe constitué par un chlorate de métal alcalin, de chlorate d'ammonium, et leurs mélanges; environ 7 à environ 75 S/1 d'un silicate de métal alca- 5 lin exprimé en et 0 à environ 80 g/l d'un co-additif choisi dans le groupe constitué par un chromate, borate, carbonate, phosphate, sulfate, ou hydroxyde de métal alcalin ou d'ammonium5 et leurs mélanges/ 11 - Solution selon la revendication 8, dans laquelle le 10 chlorate est du chlorate de sodium, le silicate du métasilicate de sodium et le co-additif du métaborate de sodium. 12 - Solution selon la revendication 8, dans laquelle le chlorate est du chlorate de sodium, le silicate du métasilicate de sodium et le co-additif du chromate de sodium. 15 13 - Solution selon la revendication 8, dans laquelle le chlorate est du chlorate de sodium, le silicate du métasilicate de sodium présent à raison d'environ 30 à 100 g/l, la dose de co-additif étant nulle. 14- - Solution selon la revendication 11, contenant envi-20 ron 30 à 100 g/l de métasilicate de sodium et 12 à 40 g/l de métaborate de sodium co-additif. 15 - Solution selon la revendication 12, contenant environ 30 à 100 g/l de métasilicate de sodium et 30 à 80 g/l de chromate de sodium co-additif. 25 16 - Procédé d'usinage électrochimique de pièce métal lique, dans lequel on monte cette pièce en anode, et l'organe d'enlèvement de métal en cathode, on assure entre l'anode et la cathode un contact électrique au moyen d'un électrolyte formé d'une solution aqueuse selon la revendication 10. 30 17 - Procédé pour le ralentissement de la combustion pro voquée par chlorate d'une matière organique, dans lequel on incorpore à des solutions aqueuses contenant l'ion chlorate une proportion, mineure par rapport à la teneur en chlorate, d'agent retardateur de flamme formé par un silicate de métal aies™ 35 lis- ou par un tel silicate et par une proportion mineure d'un co-additif choisi dans le groupe constitué par un chromate, carbonate , borate, phosphate, sulfate, hydroxyde de métal alcalir. ou d'ammonium, et leurs mélanges.