La présente invention est relative à une soufflerie, notamment pour fraises d'ensilage, comportant une sortie en forme de cylindre circulaire pour le guidage de la matiere transportée. Dans le transport de matières collantes et humides ou de matieres qui sont mélangés à de la terre, par exemple de matieres d'ensilage, il apparat qu'à la sortie de la soufflerie il se rassemble de la matieré qui entrain le bouchage de l'ouverture de sortie et, par la suite, l'obstruction de la soufflerie. Alors que dans la région extérieure tangentielle on peut toujours observer une action de nettoyage de la sortie de la soufflerie par la matiere transportée elle-même, le reste de la sortie de la soufflerie est continuellement recouvert de matière, de sorte que l'ouverture de passage de la matière et donc le rendement du transport sont diminues. I1 n'est pas rare que ce fait entratne aussi une obstruction complète de la soufflerie, surtout lorsque celleci n'est en fonctionnement que peu de temps et qu'il se produit des temps d'arrêt prolonges entre les temps de service, comme c'est le cas dans les souffleries pour fraises d'ensilage.La masse de matiere, tout d'abord le plus souvent humide, qui est collée à la moitie intérieure de la sortie de la soufflerie, sèche en effet pendant les temps d'arrêt, de sorte que sur cette couche de matière séchée il peut se constituer un nouveau revêtement de matière sans que cette accumulation puisse à nouveau être enlevée partiellement. Par suite, les souffleries de ce genre doivent être nettoyées de temps en temps, ce qui peut conduire à des difficultes, en particulier dans les souffleries pour fraises d'ensilage, parce que l'accès simple et sans danger à ces souffleries n'est pas assuré dans les silos. I1 arrive cependant aussi que, pendant les temps d'arrêt, la matière déposée dans la sortie de la soufflerie tombe dans l'enveloppe de la soufflerie et rende impossible la mise en marche de celle-ci, car la matière ainsi tombée bloque le rotor de la soufflerie. En pareil cas, on ne peut remettre la soufflerie en marche qu'après un nettoyage. Pour éviter ces difficultés, il a donc été proposé de disposer des racles de différente forme que l'on fixe à la tubulure d'éjection et qui s'engagent dans la sortie de la soufflerie. Quand la tubulure d'éjection tourne autour de la sortie de la soufflerie, la racle, qui est habituellement formee d'une lame d'acier à ressort, suit la rotation et enlève par cisaillement la matiere séchée et gênante qui se trouve sur la paroi intérieure de la sortie de la so-ufflerie. Toutefois, ces racles connues n'ont pas donné satisfaction, car elles diminuent la section libre de passage de la sortie de la soufflerie et, en particulier aux extrémités des racles qui s'avancent dans la sortie de la soufflerie, de la matière fibreuse risque de se deposer, ce qui peut provoquer également des obstructions. L'invention a donc pour but d'éliminer ces inconvénients et de fournir une soufflerie dans laquelle il se produise un nettoyage automatique de la sortie, ce qui élimine avec certitude le risque d'une obstruction ou d'une diminution du rendement par de la matière qui se dépose de façon indésirable dans la sortie de la soufflerie. L'invention résout le problème par le fait que la sortie de la soufflerie est montée de manière à pouvoir tourner relativement à l'enveloppe de la soufflerie. Par suite de la rotation de la sortie relativement à l'enveloppe ou de l'enveloppe relativement à la sortie, une nouvelle partie de la surface latérale de la sortie arrive sans cesse dans la region extérieure tangentielle du parcours de la matiere, de sorte que le nettoyage automatique agissant dans la région extérieure tangentielle se répartit sur la périphérie de la sortie de la soufflerie et qu'il est exclu que de la matière se dépose indésirablement dans la région de la sortie de la soufflerie. En particulier dans les souffleries destinées aux fraises d'ensilage, la structure selon l'invention procure des avantages, car les souffleries sont solidaires des fraises et participent à leur mouvement de rotation autour de l'axe du silo. Par suite, il suffit de maintenir fixe la sortie de la soufflerie pour obtenir un mouvement relatif entre l'enveloppe et la sortie. On obtient une construction particulierement simple si la sortie de la soufflerie est formée d'une tubulure qui est insérée dans le col de l'enveloppe, servant de palier de rotation à la soufflerie. Il est vrai que l'on connait déjà differents accouplements de tube qui empêchent une rotation relative des différentes tubulures, mais avec ces accouplements, on ne peut pas éviter des accumulations de matiere dans les coudes de tube, dans la région de leurs courbures intêrieures, car la matière transportee dans la tuyauterie est toujours guidee le long de la courbure extérieure du coude, independamment de la position de rotation de celui-ci Dans le cas d'aecouplements tournants de tubes, Ta matiere à transporter est deviez lorsqutune tubulure courbe pivote, tandis que la direction de transport, à la sortie de la soufflerie, reste toujours la même relativement à la soufflerie.Par suite, dans les accouplements de tubes, il se produit des conditions différentes, non comparables. Pour diminuer le frottement entre la tubulure et le col de l'enveloppe de la soufflerie, la tubulure peut présenter selon l'invention des surfaces annulaires de palier faisant saillie radialement, de sorte que ce n'est pas toute la surface exterieure de la tubulure qui sert à l'appui, mais seulement des surfaces annulaires de palier. Avantageusement, l'interstice annulaire qui existe dans une telle construction entre les surfaces annulaires de palier et le col de l'enveloppe peut etre rempli d'un lubrifiant, ce qui assure un certain graissage permanent des paliers de la tubulure. Afin d'éviter, dans la région de la sortie de l'enveloppe, les gradins ou arêtes en saillie qui pourraient donner lieu à un dépôt de matière, le col de l'enveloppe est élargi selon l'invention conformement à l'épaisseur de paroi de la tubulure, de manière à loger celle-ci, ce qui fait que la surface intérieure de la tubulure est au niveau de la surface intérieure du col ou de l'enveloppe elle-meme. Enfin, selon l'invention, dans l'épaulement d'appui destiné a la tubulure et qui résulte de l'élargissement en gradin du col de l'enveloppe est disposee une gorge annulaire dans laquelle s'engage un bourrelet annulaire prévu sur la face frontale de la tubulure. Cette mesure assure qu'il ne puisse pas arriver de particules de matière ou d'impuretés entre la tubulure et le col de l'enveloppe, ce qui fait que la possibilité de rotation de la tubulure est assurée. En effet, le bourrelet annulaire qui s'engage dans la gorge annulaire joue le rôle d'une espèce de joint à labyrinthe. Un mode de réalisation de l'invention est représen-té sckematiquement et si-mplement à titre d'exemple sur les dessins annexes, dans lesquels La figure I est une coupe schematique d'une soufflerie selon l'vention La figure 2 est une coupe à plus grande échelle d'une sortie de soufflerie selon l'invention, dans un mode d'eecution modifié, et La figure 3 montre, également à plus grande échelle, un épaulement d'appui conçu selon l'invention et destiné à Ta tubulure du col de l'enveloppe. Selon la figure 1, le col i de l'enveloppe 2 de la soufflerie est monté de manière à pouvoir tourner dans un croisillon de guidage 3, de sorte que l'enveloppe 2 peut tourner dans le croisillon autour de l'axe de la sortie. Le croisillon de guidage porte, à l'extrémité de chacun-de ses bras radiaux, deux galets de guidage 4 qui peuvent tourner autour d'un axe horizontal et sont poussés élastiquement contre la paroi 5 du silo, de sorte que le croisillon de guidage 3 est guide le long de la paroi 5 du silo de maniere à pouvoir coulisser verticalement sans pouvoir tourner.Dans le col 1 de l'enveloppe 2 de la soufflerie est insérée la sortie en forme de tubulure 6 qui est reliée fermement, par des bras 7, au croisillon 3, ce qui donne, lorsque l'enveloppe 2 tourne dans le croisillon 3, une rotation relative entre la tubulure 6 et l'enveloppe 2. Le col 1 de la soufflerie presente un élargissement 8 formant un gradin correspondant à l'épaisseur de paroi de la tubulure 6 et destine à recevoir celle-ci, de sorte que l'on obtient une transition au même niveau entre la surface intérieure de la tubulure 6 et la surface interieure de l'enveloppe 2, ce qui facilite le transport de la matiere, car il n'y a pas d'arêtes, etc... faisant saillie sur le parcours de transport et pouvant occasionner un dépôt indésirable de matiere dans la sortie de la soufflerie. Lors de la rotation de l'enveloppe, reliée à la fraise d'enilage non représentée, une nouvelle region de la surface latérale de la tubulure 6 arrive sans cesse dans la région extérieure tangentielle de la soufflerie, de sorte que la matière éventuellement déposée dans cette région est automatiquement enlevée par l'action de nettoyage de la matière projetée vers le haut par la soufflerie dans la région extérieure tangentielle. Pour le montage de la tubulure 6 dans le col 1 de 1 'en- veloppe, la tubulure presente deux surfaces de palier 9 faisant saillie relativement au col 1 et entourant annulairement la tubulure. Dans l'interstice annulaire 10 formé entre les surfaces de palier et le col de l'enveloppe, on peut introduire un lubrifiant qui assure un graissage permanent des paliers de la tubulure dans le col 1. La figure 2 montre un autre exemple d'exécution d'une soufflerie selon l'invention. A la tubulure 6 est relié de façon solidaire en rotation un coude d'éjection 11 qui est fixé sans pouvoir tourner à un dispositif de fixation 12 que l'on peut accrocher dans une lucarne de silo. L'enveloppe 2 de la soufflerie, avec la fraise qui y est fixée, est montée de manière à pouvoir tourner dans un anneau de retenue 13 qui est suspendu par un étrier de suspension 14 à un câble non represente. Quand l'enveloppe tourne, il se produit à nouveau un mouvement relatif entre la tubulure 6 qui est maintenue et l'enveloppe 2, de sorte qu'un nettoyage automatique peut s'effectuer sur toute la périphérie de la tubulure 6. Avec une inclinaison appropriée de l'épaulement d'appui 15 formé par l'élargissement en gradin du col 1 de l'enveloppe, comme le montre la figure 2, on peut obtenir une certaine étan chéité entre la tubulure 6 et le col 1 pour arrêter les corps étrangers qui gênent la rotation de la tubulure, mais il peut être avantageux d'améliorer l'action d'étanchéité. A cet effet, l'épaulement d'appui 15 presente par exemple une gorge annulaire 16 dans laquelle s'engage un bourrelet annulaire 17 qui fait saillie relativement à la surface frontale d'appui de la tubulure. Bien que l'invention soit particulierement avantageuse pour les souffleries adjointes à des fraises d'ensilage, elle n'est pas limitée à ce domaine d'application. On peut l'appliquer rationnellement à toute soufflerie dans laquelle il existe un risque de dépôt de la matière dans la région de la sortie de la soufflerie. Dans les souffleries qui ont une disposition fixe, par exemple pour les hacheuses, etc..., il suffirait de mettre en rotation la tubulure introduite dans le col de la soufflerie. REVENDICATIONS 1. Soufflerie, notamment pour fraises d'ensilage, comportant une sortie en forme de cylindre circulaire pour le guidage de la matière transportee, soufflerie caracterisee par le fait que la sortie est montée de manière à pouvoir tourner relativement à l'enveloppe de la soufflerie. 2. Soufflerie selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la sortie est formée d'une tubulure qui est insérée dans le col de l'enveloppe, servant de palier de rotation à la soufflerie. 3. Soufflerie selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la tubulure présente des surfaces annulaires de palier faisant saillie radialement et que, de préférence, un lubrifiant est introduit dans l'interstice annulaire qui existe entre les surfaces annulaires de palier, la tubulure et le col de l'enveloppe. 4. Soufflerie selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisée par le fait que le col de l'enveloppe présente un elargissement en gradin correspondant à l'épaisseur de paroi de la tubulure et destiné à recevoir celle-ci. 5. Soufflerie selon la revendication 4, caractérisée par le fait que dans l'épaulement d'appui destiné à la tubulure et qui résulte de l'élargissement en gradin du col de l'enveloppe est prévue une gorge annulaire dans laquelle s'engage un bourrelet annulaire prévu sur la face frontale de la tubulure.