La présente invention est relative au problème de l'accouplement entre un wagon pourvu d'un attelage automatique et un wagon équipé d'un attelage à crochets et tendeurs, c est à-dire d'un attelage type manuel. Ce problème est important en raison de la période relativement longue nécessaire pour généraliser l'équipement des wagons par attelage automatique. -Il faut tenir compte, en effet, que le parc a matériel de chemin de fer est considérable et que la généralisation de l'attelage automatique tant sur la plan national que sur le plan international, dépend de très nombreux facteurs de caractère technique, économique et, parfois, politique. Ces circonstances donnent, à l'objet de la présente invention, une importance technique et économique particulière. Le but de l'invention étant de pouvoir accoupler un wagon à attelage automatique avec un wagon à attelage à crochets et tendeurs, l'objet de l'invention est un attelage de transition permettant d'atteindre ce but. On connaît déjà des attelages de transition dans lesquels, néanmoins, l'accrochage sur l'attelage automatique s' ef- fectue de façon rudimentaire et dans lesquels aussi subsiste en permanence une possib ilité de déplacement de l'attelage par rapport à son support, à la manière d'une manille par rapport aux crochets dans l'attelage a vis et à tendeurs des chemins de fer européens. Cet accrochage s'est révélé être une source d'inconvénients substantiels tels qu'usure prématurée, déformation, rupture et autres inconvénients. L'attelage de transition faisant l'objet de l'invention écarte ces inconvénients. Il est substantiellement caractérisé en ce que la vis, qui peut être celle d'un tel attelage de transition connu, est articulée sur son axe, solidaire de la tête de l'attelage automatique, d l'intervention d'un joint sphérique. Dans une forme de réalisation, ladite vis est supérieurement terminée par un oeillet dont la surface interne est également sphérique. Dans les dessins annexés la figure 1 représente une vue en plan, avec coupe partielle, d'un appareil automatique d'un type connu combiné avec un dispositif d'attelage de transition selon l'intervention; la figure 2 représente une vue en élévation, avec coupe partielle} en direction de lav flèche P2 de la figure 1; la figure 3 est une coupe selon la ligne III-III de la figure 2; la figure 4 est une soupe selon la ligne IV-IV de la figure 3; la figure s est une vue-de face partielle en direction de la flèche F5 et une coupe selon la ligne V-V de la figure 2; la figure 6 représente schématiquement le dispositif d'attelage de transition en position active; la figure 7 est une vue en plan de-la figure 6. Dans ces différentes figures, on a représenté un appareil d'attelage automatique 1 d'un type -connu, un dispositif d'attelage de transition 2 selon l'invention et le crochet 3 du dispositif d'attelage manuel traditionnel. L'appareil d'attelage automatique 1 étant d'un type connu, il apparaît superflu d'en faire la description. -Il faut observer que vue d'appliquer le dispositif d'attelage de transition selon l'invention, la tête de cet appareil d'attelage automatique 1 présente un logement 4- ouvert vers le bas et vers l'avant. Cette disposition est également connue en soi. I1 est néanmoins caractéristique que l'axe A-A de ce logement 4 n'est pas nécessairement parallèle à taxe B-B de la tête d'attelage 5. I1 pourrait l'entre cependant Si le mécanisme de-l'attelage le permet.Le dispositif d'attelage de transition 2 est suspendu dans le logement 4 a un axe transversal 6 perpendiculaire aux parois verticales et longitudinales 7-8 de ce logement. Ledit axe 2 est dans les figures- annexées disposé à un niveau C-C inférieur au niveau D-D de l'axe de l'attelage. Cette disposition n'est toutefois pas obligatoire et dépend de ltencom- brument du mécanisme de l'attelage automatique. On peut très bien concevoir que les niveaux C-C et D-D soient confondus si le mécanisme le permet. Le dispositif d'attelage de transition selon l'invention se compose essentiellement d'une manille 9 substantiellement en forme de U dont les deux branches sont librement articulées sur les tourillons diamétralement opposés, respectivement 10-11, faisant partie d'un écou 12.Celui-ci-est enga- gé sur un fotirrau 13 fileté extérieurement et intérieurement. Ce fourneau est lui-même engagé sur le tronçon fileté de la tige 14. Cette dernière est supérieurém-enntterminée par un oeillet 15 qui, à l'intervention d'un joint sphérique 16, prend -åppui sur le susdit axe 6. Entre ledit oeillet 15 et ledit joint 16 peut avantageusement être interposée une garniture 19. C'est cette articulation par joint sphérique qui constitue l'élément essentiel de cette invention, considéré en soi ou en combinaison avec une ou plusieurs des autres caractéristiques d'un tel dispositif d'attelage de transition. Effectivement, par cette disposition caractéristique, les déplacements de la tige ou vis 14 par rapport à l'axe 6 ne peuvent être que des rotations autour d'un centre situé sur cet axe.Ainsi sont évités tous les autres mouvements générateurs d'usure et de de-formations. L'attelage de transition est complété par une manivelle 18 assemblée audit fourreau 13 par l'intermédiaire d'un mécanisme à rochet à double action schématisé en 19. On remarquera aussi que, grâce à cette articulation, il sera aisé, lorsque le dispositif attelage de transition est utilisé, d'assurer un alignement en plan entre le. point d'articulatiôn X de la manille 9 sur le crochet 3 d'un wagon non pourvu dtun attelage automatique et l'axe Y du pivot d'articulation de la tête 20 de l'attelage automatique môntésur le wagon opposé. Tous mouvements relatifs entre deux wagons accouplés provoqueront des mouvements correspondants dans l'attelage de transition, cependant que ces derniers pourront aisément se produire autour de la susdite articulation sphérique. On observera encore que, lorsque l'attelage de transition n t est pas utilisé, il se place automatiquement en position verticale vers le bas, dégageant ainsi la partie active de l'attelage automatique grâce au fait que son axe de suspension 6 se trouve placé en retrait par rapport au contour de la tête d'attelage automatique. I1 en résulte que l'accouplement automatique de deux têtes d'attelage automatique, dont l'une ou les deux seraient équipées du dispositif d'attelage de transition selon l'invention, ne serait absolument pas contrarié par ce ou ces derniers. Pour éviter que la susdite manille 3 de l'attelage de transition ne pende trop bas ou accroche des obstacles dans la voie, on l'accrochera avantageusement à un crochet 21 prévu sur la tete d'attelage 20. On pourra évidemment mettre en oeuvre les différentes caractéristiques révélées par la présente sous des formes variables, et plus particulièrement à l'égard du joint sphérique interposé entre la tige ou vis de l'attelage de transition et la tête de l'attelage automatique. On pourra l'exécuter sous des formes treks différentes sans, pour cela, sortir du cadre de l'invention. L'invention concerne non seulement l'attelage de transition au titre de dispositif industriel nouveau, mais ég lement toute tête d'attelage ou tout attelage automatique équipé d'un tel dispositif d'attelage de transition. REVENDICATIONS. 1.- Attelage de transition appliqué à un attelage automatique du type à griffe fixe, caractérisé par le fait q'uil est articulé dans le logement lui réservé dans la texte dudit attelage automatique autour d'un joint sphérique. 2.- Attelage selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit joint sphérique est monté sur un axe perpendiculaire aux parois longitudinales et verticales dudit logement présenté par la tête d'attelage automatique. 3.- Attelage selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit joint sphérique est disposé au même niveau ou un niveau inférieur å celui de l'axe longitudinal de la tette d'attelage automatique. 4.- Attelage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'axe du logement de l'attelage de transition dans une des dispositions possibles est légèrement oblique par rapport à l'axe de la tete d'attelage. 5.- Attelage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément qui s'articule dans le logemment prévu à cette fin dans l'attelage automatique est formé substantiellement par une vis dont l'extrémité opposée au filet est constituée par un oeillet dont la face interne épouse le joint sphérique calé sur l'axe de suspension dudit attelage la manille étant articulée sur un dispositif à écrou vissé sur un fourreau fileté extérieurement et intérieurement, ledit fourreau étant vissé sur ledit filet de la vis.