ta présente invention concerne un dispositif incorporé à une dégauchisseuse-raboteuse, grâce auquel les copeaux de dégauchissage sont canalisés dès leur émission dans un conduit escamotable dont la mise en batterie s'accomplit par combinaison avec les seules manipulations communes aux dégauchisseusesraboteuses les plus courantes. Elle implique un changement de la table de rabotage située sous 11 arbre de coupe, faute de quoi le conduit susmentionné ne pourrait pas faire son office. Pour la compréhension de ltexposé qui va suivre, cette table sera dénommée "table de rabotage secondaire" par opposition aux deux tables supérieures, dites "tables de dégauchissage. .Une autre condition impérative veut que le mécanisme de levage ne soit pas du type à colonne centrale. Il nexiste pas actuellement de dégauchisseuses-raboteuses équipées initialement d'un système d'évacuation dirigée pour les copeaux provenant du dégauchissage. La cause de cette lacune réside dans le fait que la table de rabotage secondaire, amovible en hauteur, demeure inexorablement inerte en long comme en large. Les copeaux projetés de haut en bas, butent violemment sur la table et de là s'éparpillent en tous sens. Le seul procédé de captage à peu près efficace qui ait été tenté à ce sujet par des spécialistes de ltaspiration industrielle consiste à intercaler une goulotte entre l'arbre de coupe et la table en question. Pour y parvenir, on doit d'abord abaisser la table jusqu'à un point déterminé, puis placer la goulotte et la bloquer. Comme on est forcé de la retirer au moment de pratiquer le rabotage secondaire consistant à égaliser l'épaisseur du bois, cela fait à chaque changement de fonction une manipulation assez pénible à accomplir. Ctest probablement la raison pour laquelle on voit si peu de dégauchisseuses-raboteuses branchées à des conductions aspirantes. En plus de soli efficacité absolue, le dispositif suivant la présente invention offre au moins quatre avantages 10) son utilisation n'implique aucune manipulation supplémentaire dans 1' remploi de la machine, grâce à des astuces de coordination. 20) par là même, il est impossible d'oublier sa mise en service et son retrait. 30) Situé presque entièrement dans le corps de la machine, il ne pose aucun problème d1 encombrement et ne gêne en rien l'ouvrier dans sa tâche. 40) I1 est utilisable quelle que soit la hauteur à laquelle se trouve amenée la table de rabotage secondaire, ce qui évite de dépointer celle-ci inopportunément. Toute dégauchisseuse-raboteuse comporte essentiellement les pièces suivantes : deux tables de dégauchissage situées au niveau supérieur du bâti, un arbre de coupe flanqué de deux rouleaux entraîneurs, et au-dessous, une table de rabotage secondaire règlable en hauteur. L'invention commence par la substitution de la table de rabotage secondaire. La nouvelle table de rabotage secondaire présente la particularité de pouvoir s'écarteler en son milieu, sur commande, pour laisser passer à travers elle, de bas en haut, un conduit de section rectangulaire dont l'extrémité supérieure vient encadrer l'arbre de coupe lorsque les tables de dégauchissage se trouvent en position horizontale, ce qui fait que les copeaux ne peuvent plus se disperser sous l'arbre mais sont obligés de descendre dans ce tunnel improvisé, terminant leur chute au fond d'un réceptacle fixé au bâti dans le corps de la machine. Ce réceptacle comporte une buse de sortie à laquelle on peut brancher un tuyau d'aspiration. Afin que le conduit soit parfaitement guidé dans son trajet, il passe dansune cheminée solidaire d'un socle auquel est fixée la table de rabotage secondaire.Le socle comporte à chacun de ses quatre coins une grosse vis mécanique suspendue dans le même sens que la cheminée, et comme elle, absolument fixe et immuable. Les quatre écrous se rapportant aux quatre vis sont les moyeux de quatre pignons solidaires du bâti, coordonnés cine- matiquement au moyen d'une chaîne. A l'un d'eux est accouplé en perpendiculaire le volant delevage. Un cable tendu sur des poulies à gorge est attaché dlun bout à une patte fixée contre la charnière d'une des tables de dégauchissage et de Autre j à une plaque mobile située de l'autre côté de la machine. Cette plaque, sollicitée vers l'arrière par un ressort, comporte à l'avant une rampe verticale grâce à laquelle l'avance ou le recul de la plaque conditionne ltouver- ture ou la fermeture de la table de rabotage secondaire quel que soit son niveau. Quand on abaisse la table de dégauchissage porteuse de la patte, le cable tire en avant la plaque mobile, réalisant l'ouverture de la table de rabotage secondaire. Sur la plupart des dégauchisseuses-raboteuses, deux leviers de verrouillage incorporés au bâti permettent de bloquer chacun une table de dégauchissage. Selon la présente irlveitioi, celui qui se trouve situé en regard de la table déjà utilisée est mis à profit, quant à lui, pour hisser le conduit rectangulaire à travers l'ouverture de la table de rabotage secondaire jusqu'en haut de l'arbre de coupe par l'intermédiaire d'un autre cable également tendu sur poulies à gorge.Quand, après avoir pratiqué llopération de dégauchissage, on relâchera le verrou, le conduit redescendra de lui-même par l'effet de son propre poids, d'où sa dénomination de conduit escamotable. Ensuite, le fait de relever la table de dégauchissage réalisera automatiquement la fermeture de la table de rabotage secondaire, et on pourra aussitôt procéder audit rabotage sur ladite table uniformisée. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatifs,permettra de mieux comprendre l'invention. La figure 1 est une vue en perspective de la nouvelle table de rabotage secondaire. La figure 2 est une vue en perspective du socle qui doit supporter la table représentée par la figure 1. La figure 3 est un détail de la figure 1, vu en coupe et en grandeur nature approximative. La figure 4 est un schéma suggérant l'imbrication verticale respective des principaux éléments relatifs à la présente invention. Les figures 5 et 6 sont des schémas montrant de profil les mêmes éléments installés darus le corps de la dégauchisseuseraboteuse. Les figures 7 et 8 sont des vues en perspective gauche et droite montrant les organes extérieurs qui conditionnent le fonctionnement des éléments précités. Telle qu'elle doit être désormais constituée, d'après la figure 1, la table de rabotage secondaire devient en elle-même un objet mécanique. Elle se compose d'une partie fixe 1 solidaire de deux coulisseaux 3 entre lesquels glisse à l'horizontale la partie mobile 2. La tringle 4 fixée au bout de celle-ci et percée à son extrémité sert à llautomatisme des mouvements ouverture et fermeture, comme on le verra plus loin. La table est ici représentée ouverte. Entre les parties 1 et 2 on distin ue une échancrure pratiquée dans le flanc intérieur des coulisseaux. L'espace existant entre les deux coulisseaux, mesuré à fond d' éciiaicrure, correspond à la longueur fonctionnelle de 1 arbre de coupe augmentée de quelques millimètres.En cor.si- dérant que les deux échancrures se caracterisent sur toute leur étendue par la suppression des joues de guidage, Ull clavetage paraît nécessaire pour éviter toute dénivellation, même infime, des parties 1 et 2 lorsqu'elles sont jointes. Plusieurs moyens sont possibles. Par exemple, on peut faire une rainure dans la rive de la partie 1 et une étroite languette dans celle de la partie 2, ou des trous et des goujons. Les quatre trous qu'on aperçoit, répartis au long de chaque coulisseau, sont destinés à la fixation de la table sur son socle. La figure 2 représente le socle de la table tel quton le verrait en supposant que celle-ci soit otée. I1 comprend deux longerons 6 de même longueur que les coulisseaux 3 mais un peu moins épais, unis à deux traverses 7 auxquelles sont fixées par dessous quatre grosses vis mécaniques 10 qui font partie du mécanisme de levage. L'assemblage des longerons et des traverses forme un plateau dont la largeur hors-tout équivaut exactement à celle de la table. Aux quatre rives de l'ouverture rectar.ú- laine de ce plateau due à l'écartement des deux traverses, et affleurant sa surface supérieure, sont fixées par soudage ou autre moyen les quatre parois d'une cheminée 8 allongée vers le bas. On peut très bien faire un pliage rabattu sur le dessus comme l'indique le dessin. On peut aussi procéder à un Vissage ou sertissage par l'intérieur, à condition qu'il n'en résulte aucune aspérité. Les dimensions intérieures de la cheminée sont les mêmes que celles de 11 ouverture de la table. Llur.ifi- cation de la table et du socle se réalise par vissage en utilisant les trous répartis sur l'étendue des longerons, coïncidant avec ceux des coulisseaux. Ceci fait, l'ouverture de la table forme un prolongement parfait de l'intérieur de la cheminée. Dans celleci et traversant la table, doit coulisser le conduit escamotable. Une fente verticale 9 ménagée dans un des petits côtés de la cheminée permet le mouvement dudit conduit par une manoeuvre exécutée de l'extérieur La figure 3 représente, grossie jusqu'à un ordre de grandeur proche de la réalité, une section de coulisseau 3 imaginairement tronqué à un endroit propice pour qu'apparaisse dans son logement un de ses deux galets 5 facilitant le va-et-vient de la partie 2. La figure 4 représente en superposition les divers éléments essentiels de la présente invention, formant une suite verticale. Cette figure est schématique, car en réalité la cheminée 8 et le réceptacle 13 ne sont jamais séparés mais s'emboîtent (voir à la planche 11 les figures 5 et 6). Quant au conduit escamotable 12, qu'on voit ici émerger de la table de rabotage secondaire, une commande par cable le hisse jusqu'à envelopper presque totalement l'arbre de coupe 11. Seul des trois éléments mutuellement emboîtés, le réceptacle 13 ne peut se mouvoir, étant fixé au bâti. A sa buse de sortie 16 sera raccordé le tuyau d'aspiration. En conséquence de ltemboîtemert de la cheminée 8 dans le réceptacle 13, le piton 15 solidaire du conduit escamotable 12 doit naturellement parcourir la fente 14 de même que la fente 9 de la cheminée 8. Cependant, alors que la fente 14 doit être dans tous les cas parcourue d'un bout à lautre, la fente 9 le sera partiellement selon le niveau auquel aura été amenée la table de rabotage secondaire. Une troisieme fente sera ménagée dans le bâti de la machine pour que le piton 15 puisse tre manoeuvré de il extérieur. Un bon moyen d1 empêcher les fuites de copeaux par la fente 14 sans gêner le trajet du piton 15 est de la masquer tout du long par deux franges fixées à ses deux rives. La figure 5 est une élévation schématique de l'ensemble de la dégaucihisseuse-raboteuse. Les tables supérieures 17 et 18 ouvrantes par pivotement sont ici représentées selon la position fermée propice au travail de dégauchissage. Par contre, la table de rabotage secondaire est en position ouverte, et le conduit escamotable 12 l'a traversée et englobé l'arbre de coupe 11 en passant entre les deux rouleaux entraîneurs 19 et 20.La profondeur du réceptacle 13 proportionnée à la longueur du conduit 12 permet l'effacement total de celui-ci et subséquemment la fermeture de la table de rabotage secondaire même quand celle-ci se trouve baissée à l'extrême. Ladite table est ici représeitée a mi-hauteur) mais quel qulil soit, son biveau nliniluellce d'aucune facon la course du conduit 12 qui est toujours entière. La réalisation de la présente invention n'autorise pas c'importe quel système de levage. Celui qui convient fonctionne à l'aide d'une chaîne engrenée sur quatre pignons 21 filetés intérieurement et inamovibles en sens vertical. Comme les quatre vis 10 sont statiques, la rotation horizontale des quatre pignons suivant un sens ou l'autre assure la montée ou la descente. La manoeuvre s'opère au moyen d'un volant 22 accouplé perpendiculairement à l'un des quatre pignons 21 par un jeu de pigIons coniques. Il faut que llespacement latéral des pignons 21 soit exactement calculé de manière que la chaîne puisse cheminer sans frottement, à droitecomme à gauche, entre la paroi interne du bâti et le côté du réceptacle 13.Autrement dit, à droite comme à gauche, la ligne de défilemert de la chaîl.e doit se trouver juste à l'aplomb du longerons 6. Suivant la même présentation grap1iique que la figure 5, la figure 6 montre la machine parée pour l'opération de rabotage secondaire. Ici il convient de rappeler que les tables 17 et 18 sont ouvrantes par pivotement vertical comme il en est pour la plupart des machines de ce type. A cet effet, chacune de ces deux tables est articulée au bâti par un tondage extrêmement fort et massif disposé avec une certaine pente par rapport à llhori- zontale permettant les réglages de niveau par glissement oblique. Du côté opposé, un verrou fixé au bâti maintient la table solidement bloquée. Ainsi, pour procéder à l'ouverture d'une seule de ces deux tables, on a dû opérer deux manipulations, la premiè- re étant le déverrouillage, la seconde le pivotement de bas en haut qui l'amène à la position ouverte qu'indique la figure 6. Ces deux gestes ont été chacun mis à profit pour actionner les éléments constitutifs de la présente inveîtion, la seule table 17 ayant pour la circonstance été mise à contributioll. Le déverrouillage a produit la descente du conduit 12, puis le pivotement de la table 17 a refermé sur lui la table de rabotage secondaire. Inversement, celle-ci s'ouvre lorsqu'on rabat la table 17, et le verrouillage hisse le conduit 12. Les figures 7 et 8 expliquent les moyens mis en oeuvre pour obtenir ces résultats. DD'une patte 23 fixée a la charnière de la table 17 part un cable 24 tendu verticalement sur des poulies 25 et 26 dont le support 27 est fixé au bâti à côté du carter. Grâce à deux trous percés en bas de part et d'autre, il traverse complètement la machine, remonte de autre côté par la poulie 29 bifurque à l'horizontale sur la poulie 29 et aboutit à uri ergot saillant de la plaque mobile 30 guidée horizontalement par les roulettes 31. A cet ergot, dans le prolongement horizontal dudit cable, est attaclre le bout d' Ul. ressort à extension 32 dont l'autre bout est retenu à l'arrière du bâti. L'axe de la poulie 29 est monté sur un pont enjambant la plaque 30, fixé au bâti ainsi que les quatre roulettes 31.A 1textrémité avant de la plaque 30 est fixé le support 33 d'une tige 34 qui sert de rampe à la tringle 4 intégrée comme on l'a vu à la table de rabotage secondaire (voir les figures 1 et 4). Par conséquent, l'avance ou le recul de la plaque 30 conditionne l'ouverture ou la permet ture de la table susnommée, quel que soit son niveau. Le ressort 32 tire vers l'arrière la plaque 30 autant que la longueur du cable 24 le permet. Si on ouvrait la table 17, on verrait le faite de la patte 23 s'approcher de la roulette 25 par l'effet de pivotement. Tiré par le ressort, le cable en se déplaçant demeurerait tendu; or le déplacement du cable ne peut se faire sans celui de la plaque 30, à cause de l'ergot situé entre le ressort et lui.Ainsi se trouve entraînée la partie 2 de la table de rabotage secondaire jusqu ta sa jonction avec la partie 1. Quand on rabaissera la table 17, la patte 23 s'écartera de nouveau, et le cable tiré cette fois vers le haut effectuera la réouverture. Les deux verrous qui servent à bloquer les tables 17 et 18 en position fermée sont des manettes à pivot fixées au bâti. Ils se composent chacun d'une tige-poignée 35 sertie dais un bloc porteur du pivot et façonné de manière à former un bec 36 qui, lorsqu'on opère le verrouillage, s'appuie en force sur le méplat 37, partie intégrante de la table (voir figure 8). Pour les besoins de la présente invention, on a ajouté au verrou de la table 17 un petitsax > 38 articulé à la tige-poigr.ée 35 par dressa, duquel part un cable 39 qui passe derrière une poulie 40 disposée à plat suivant son droit-fil, puis bifurque à la verticale sur la poulie 41 pour aboutir au piton 15 du conduit escamotable en passant derrière la plaque mobile 30 espacée du bâti d'un centimètre environ. L'action de verrouillage tire le cable 39, hissant par conséquent le conduit escamotable. Lorsqu'on déverrouille, celui-ci redescend du fait de son propre poids. Le rôle de la poulie 40 est de maintenir le cable 39 en droite ligne devant la poulie 41 malgré la déviation oblique consécutive de chaque rotation du verrou. Tel qu'il a été décrit dans le présent exposé, le dispositif complet suivant la présente invention ntempêche nullement l'utilisation des divers guides et protecteurs homologués. De même, la machine munie de ce dispositif peut très bien être équipée aussi d'un appareil de mortaisage, à cordition de placer celui-ci du côté où se trouve le carter. Si le carter est une pièce fondue comme le bâti et montée sur gonds, sa rigidité doit permettre dty accoler par boulonnage le socle de l'appareil. S'il est fabriqué en tôle sans armature, il faudra confectionner une sorte de pont rigide l encadrant, monté sur gonds, auquel on pourra fixer le socle. Des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'inventior. REVENDICATIONS 1. Dispositif permettant l'aspiration des copeaux d'une dégauchisseuse-raboteuse en opération de dégauchissage, dont la mise en batterie et le retrait se réalisent sans manipulation et quel que soit le niveau de la table de rabotage secondaire, carac térise par le fait que celle-ci est constituée de plusieurs éléments qui lui confèrent la possibilité de s'entr'ouvrir. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'ouverture de la table de rabotage secondaire se réalise lorsqu'on abaisse l'une des deux tables de dégauchissage, ltorgane de liaison étant un cable tendu sur des poulies fixées au bâti. 3. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le verrouillage de ladite table de dégauchissage a pour effet annexe 1 ascension, par 1 ouverture de la table de rabotage secondaire, d'un conduit rectangulaire dont la partie haute englobe l'arbre de coupe, l'organe de liaison étant un autre cable tendu sur d'autres poulies également fixées au bâti. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'inversement, l'action de déverrouillage donne libre cours à la descente du conduit par son propre poids jusqu'à son effacement total. 5. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'après le déverrouillage, le relevage de la table de dégauchissage provoque la fermeture simultanée de la table de rabotage secondaire, grâce à l'action d'un ressort de rappel.