La présente invention concerne des compositions de lubrifiant pour les vessies de vulcanisation d'enveloppes ou bandages pneumatiques ou semipneumatiques des vessies de vulcanisation des enveloppes portant un revêtement externe d'une telle composition de lubrifiant et un procédé de vulca- nisation des enveloppes utilisant cette vessie revêtue. Les pneumatiques en caoutchouc pour véhicules sont habituellement fabriqués en moulant et en vulcanisant une enveloppe crue, ou non vulcanisée et non façonnée, dans une presse de moulage dans laquelle l'enveloppe crue est pressée vers l'extérieur contre la surface d'un moule au moyen d'une vessie dilatable par un fluide interne. Par ce procédé, l'en- veloppe crue est façonnée contre la surface externe du moule qui définit le dessin de la bande de roulement de l'enveloppe et la configuration des flancs. Par chauffage, l'enveloppe est vulcanisée. En général, la vessie est dilatée par la pres- sion interne fournie par un fluide tel qu'un gaz chaud, de l'eau chaude et/ou de la vapeur, qui participe lui aussi au transfert de chaleur pour la vulcanisation. On laisse alors l'enveloppe refroidir un peu dans le moule, ce refroidisse- ment étant parfois favorisé par l'introduction d'eau froide ou plus fra che dans la vessie. Puis on ouvre le moule, on dégonfle la vessie en relâchant la pression du fluide interne et on retire l'enveloppe du moule à enveloppes. Cette utilisa- tion des vessies de vulcanisation des enveloppes est bien connue dans la technique. Il est admis qu'il se produit un mouvement relatif notable entre la surface de contact externe de la vessie et la surface interne de l'enveloppe au cours de la phase de di- latation de la vessie avant la vulcanisation complète de l'en- veloppe. De même, il se produit également un mouvement rela- tif considérable entre la surface de contact externe de la vessie et la surface interne vulcanisée de l'enveloppe, après que l'enveloppe a été moulée et vulcanisée, au cours du dé- gonflement et de l'extraction de la vessie du pneumatique. Si une lubrification adéquate n'est pas prévue en- tre la vessie et la surface interne de l'enveloppe, la vessie a généralement tendance à se gondoler, ce qui entratne une déformation de l'enveloppe dans le moule et aussi une usure et un dépolissage excessifs de la surface de la vessie elle- même. La surface de la vessie tend également à coller sur la surface interne de l'enveloppe après la vulcanisation de l'en- veloppe et au cours de la partie du cycle de vulcanisation de llenveloppe au cours de laquelle la vessie est dégonflée. En outre, des bulles d'air peuvent être emprisonnées entre les surfaces de la vessie et de l'enveloppe, et favoriser l'appa- rition de défauts de vulcanisation des enveloppes résultant d'un transfert de chaleur inadéquat. Pour cette raison, il est classique de revêtir à l'avance la surface interne de l'enveloppe crue ou non vulca- nisée d'un lubrifiant pour réaliser une lubrification entre la surface externe de la vessie et la surface interne de l'en- veloppe au cours de l'opération de façonnage et de moulage de l'enveloppe. Le lubrifiant est parfois désigné sous le nom de "ciment de chemisage" (lining cement). Habituellement, la sur- face interne de l'enveloppe crue, qui est en général consti- tuée d'un mélange de caoutchouc, est simplement revêtue par pulvérisation, dans une cabine de pulvérisation fermée, venti- lée, d'un lubrifiant qui peut par exemple être à base de po- lymère silicone. D'autres additifs peuvent aussi être utilisés classiquement dans la composition de lubrifiant, tels que le mica, des polyols polymères, des éthers cellulosiques, des ar- giles comme la bentonite etc... Certains lubrifiants sont à base de solvants et d'autres à base d'eau. De nombreuses com- positions de lubrifiants ont été proposées à cet effet dans la technique. Cependant, un revêtement par pulvérisation classique de la surface interne de ltenveloppe crue avec une composition de lubrifiant peut constituer une opération exigeant une main- d'oeuvre relativement importante qui peut augmenter de maniè- re appréciable le coût de production de l'enveloppe. L'enve- loppe doit être transportée à la cabine de pulvérisation et en être rapportée, et il faut laisser au revêtement de lubri- fiant pulvérisé le temps de sécher. Il est donc souhaitable de disposer d'un système de lubrification amélioré en ce qui concerne sa composition et son utilisation pour le moulage ou le façonnage et la vulcanisation des enveloppes crues. Conformément à l'invention, il est fourni une com- position de lubrifiant constituée d'un mélange comprenant: (A) environ 20 à environ 40, de préférence environ à environ 35 parties en poids d'un polydiméthylsiloxane caractérisé en ce qu'il possède une viscosité comprise entre environ 12 et environ 28, de préférence entre environ 15 et environ 25, millions de centistokes à 25 C; (B) environ 35 à environ 70, de préférence environ à environ 60 parties en poids d'au moins un silane choisi parmi (1) un méthyl hydrogéno silane caractérisé en ce qu'il possède une viscosité comprise entre environ 20 et environ centistokes à 25 OC, (2) un diméthyl hydrogénosilane carac- térisé en ce qu'il possède une viscosité comprise entre en- viron 80 et environ 120 centistokes à 25 C, et (3) un méthyl triméthoxysilane; (C) si on le désire, environ 3 à environ 12, de pré- férence environ 5 à environ 10 parties en poids dtun sel mé- tallique d'un acide organique choisi parmi les acétates, stéa- rates, propionates, glutinates et octoates de zinc, magnésium, manganèse et cobalt ou leurs mélanges; et (D) environ 10 à environ 25, de préférence environ à environ 20 parties en poids d'agent(s) tensio-actif(s). La composition destinée à l'application à la surfa- ce de la vessie et une émulsion ou une dispersion aqueuse de la composition. Par exemple, la composition destinée à cette application contient aussi (E) environ 500 à environ 1500, de préférence environ 600 à environ 800 parties en poids d'eau que l'on fait évaporer après application sur la vessie. On pourrait certainement utiliser davantage d'eau, mais une di- S lution supplémentaire de la composition réduirait l'efficacité de son application. On préfère en général que le polydiméthylsiloxane de (A) ait des groupes terminaux hydroxyle, en tant qu'ingré- dient (précurseur) dans la préparation de la composition. En général, on préfère pour (B) le méthyl hydrogèno silane ou un mélange de méthyl hydrogène silane et de dimé- thyl hydrogèno silane (par ex.dans des rapports pondéraux de /80 à 80/20). Bien que l'action du sel métallique de l'acide orga- nique ne soit pas complètement comprise, il agit certainement d'une certaine manière comme un catalyseur. Son utilisation est facultative, car on a observé que la composition de lubri- fiant pouvait se solidifier assez aisément et adéquatement sans ce composé. On préfère en général à cet effet l'acétate de zinc et/ou le stéarate de zinc, bien que les acétates de magnésium, de manganèse et de cobalt conviennent également à des degrés divers, de même que le propionate de zinc et le glutinate de zinc. Il est à noter que l'on peut aussi utiliser dans la composition de l'invention divers agents anti-mousse connus et divers stabilisants, qui sont généralement bien connus des spécialistes. L'invention fournit également une vessie dilatable en caoutchouc pour la vulcanisation des enveloppes, revêtue de la composition de revêtement (en particulier après élimina- tioe de l'eau). En pratique, le caoutchouc de la vessie est généralement un caoutchouc butyle ou du type butyle (copoly- mère de l'isoprène et de l'isobutylène). L'expression "du ty- pe butyle" désigne divers caoutchoucs butyle de base modifiés, tels que des caoutchoucs butyle substitués par des halogènes, qui peuvent être par exemple le caoutchouc chlorobutyle ou le caoutchouc bromobutyle. L'invention fournit aussi un procédé de fabrication d'une enveloppe ou bandage pneumatique ou semi-pneumatique dans lequel une enveloppe crue est placée dans un moule à en- veloppes, la vessie dilatable revêtue de l'invention est dis- posée dans ce moule, le moule est fermé et la vessie est dila- tée par application d'une pression interne de fluide chaud pour appliquer l'enveloppe vers l'extérieur contre la surface du moule de façon à façonner et à vulcaniser l'enveloppe, après quoi on ouvre le moule, on dégonfle la vessie et on retire l'enveloppe façonnée et vulcanisée. Plus précisément, le procédé de moulage d'une enve- loppe pneumatique ou semi-pneumatique consiste par exemple à: (A) se procurer ou fabriquer une enveloppe crue com- portant des éléments qui formeront sa bande de roulement ex- terne destinée a venir au contact du sol, deux talons inex- tensibles séparés, des flancs s'étendant radialement vers l'ex- térieur à partir des talons pour rejoindre la bande de roule- ment, une carcasse de support avec des éléments de renfort et une surface interne de mélange de caoutchouc; (B) on introduit l'enveloppe crue dans une presse de moulage des enveloppes et on dispose une vessie de vulcani- sation des enveloppes, revêtue conformément à l'invention à l'intérieur de l'enveloppe crue, la vessie étant fixée à une partie interne de la presse à enveloppes; (C) on ferme le moule à enveloppes et on dilate vers l'extérieur la vessie de vulcanisation des enveloppes, au moyen d'un fluide interne chauffé, contre la surface interne de mélange de caoutchouc de l'enveloppe pour presser l'enve- loppe vers l'extérieur dans des conditions de température et de pression permettant de façonner et de vulcaniser l'enve- loppe; (D) on ouvre le moule à enveloppes, on dégonfle la vessie et on retire l'enveloppe vulcanisée, de forme générale- ment toroldale, du moule. L'expression "enveloppe pneumatique" désigne des enveloppes ou bandage dont le fonctionnement correct, lors- qu'elles sont montées sur une jante, fait appel a un fluide interne tel que de l'air sous pression dans leur cavité, et l'expression "enveloppe semi-pneumatique" désigne des enve- loppes qui contiennent un fluide interne tel que l'air, dans leur cavité, mais ne dépendent pas complètement de sa pres- sion pour un fonctionnement correct lorsqu'elles sont montées sur une jante. Dans la pratique de l'invention, l'émulsion ou la dispersion aqueuse de la composition de lubrifiant, peut s'ob- tenir commodément par un procédé consistant à: (A) mélanger 20 à environ 40, de préférence environ à environ 35 parties en poids du polydiméthylsiloxane avec environ 35 à environ 70, de préférence environ 45 à environ parties en poids du méthyl hydrogéno silane, du diméthyl hydrogène silane ou du méthyl triméthoxy silane ou de leurs mélanges, environ 500 à environ 1500, de préférence environ 600 à environ 800 parties en poids d'eau (une partie de l'eau étant en fait ajoutée sous forme de mélange avec le ou les silane(s)), et si on le désire, environ 3 à environ 12, de préférence environ 5 à environ 10 parties en poids de sel mé- tallique d'un acide organique (une partie de l'eau est géné- ralement prémélangée au sel); (B) mélanger si on le désire au mélange précédent environ 0,2 à environ 1,0 partie en poids d'agent anti-mous- se (qui peut par exemple être un anti-mousse à base de sili- cone du type émulsion de polydiméthylsiloxane dans l'eau); et (C) mélanger si on le désire au mélange précédent environ 2 à environ 10 parties en poids de stabilisant (pour augmenter la stabilité de l'émulsion ou de la dispersion). L'émulsion ou dispersion aqueuse est simplement ap- pliquée, par exemple par pulvérisation sur la vessie et sé- chée à une température comprise par exemple entre environ 0C et environ 110 OC. A cet effet, on préfère que la ves- sie soit à environ 80 à environ 150 pour cent de son état di- laté pour la vulcanisation de l'enveloppe (et non pas dégon- fler ou aplatir), bien que ceci ne soit pas considéré comme nécessaire et que des vessies aient été revêtues avec succès dans un état quelque peu dégonflé. Il est a remarquer que diverses compositions de lu- brifiant en émulsion ou en dispersion aqueuse à base de sili- cone ou de siloxane ont été précédemment formulées et évaluées comme revêtements pour les vessies de vulcanisation. En fait, on a essayé jadis une telle composition contenant un polymère de polydiméthylsiloxane ou un mélange de ces polymères de masses moléculaires et de viscosités différentes. Dans ces compositions on a trouvé expérimentalement qu'en utilisant un revêtement de celles-ci sur une vessie de caoutchouc, on pouvait mouler avec une telle vessie environ-4 à 6 enveloppes seulement (4 à 6 cycles de vulcanisation des enveloppes) pour la composition de fluide à un seul siloxane, ou peut-8tre 10 à 15 cycles à partir de la composition de polymère à deux si- loxanes avant d'observer une adhérence excessive entre la sur- face externe formant contact de la vessie et la surface in- terne de l'enveloppe, comme le montre leur tendance 5 coller exagérément lors du dégonflement de la vessie après vulcani- sation du pneumatique. On a également évalué des compositions de lubrifiant formant contact à base de composés silicones et contenant des solvants organiques. Mais des difficultés ont été rencontrées, dẻs apparemment au fait que le solvant organique présent dans la composition finit par endommager ou par dégrader la surfa- ce du caoutchouc de la vessie elle-même. Le solvant organique pose quant à lui des problèmes potentiels d&inflammabilité et de toxicité. En outre, on a observé que les compositions de revêtement à base de solvants organiques évaluées, déposées sur la vessie de vulcanisation, ne duraient effectivement qu'environ 4 à 6 cycles de vulcanisation des enveloppes avant qu'il soit considéré comme nécessaire ou recommandable de ré-enduire la surface de la vessie. Cette fréquence de réen- duction est considérée comme ne présentant qu'un avantage économique marginal compte-tenu des dangers potentiels du pro- cédé. En utilisant la composition de revêtement de l'in- vention sur une vessie de vulcanisation des pneumatiques, on a observé que l'on pouvait façonner et mouler avec la vessie environ 14 à environ 30 enveloppes de camions(soit 14 à 30 cycles de vulcanisation), et quelquefois plus encore, avant d'observer une adhérence excessive entre la surface de la ves- sie et celle de l'enveloppe vulcanisée. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention. Sauf indications contrai- res, les parties et pourcentages sont tous en poids. EXEMPLE I On prépare une composition de lubrifiant conformé- ment à la formule du tableau 1 ci-dessous. TABLEAU 1 Matière Parties Polydiméthylsiloxane, à groupes terminaux hydroxyles 40,4 Méthyl hydrogène silane (à 30 %)2 175,0 Acétate/stéarate de zinc (à 20 %) 3 43,7 Anti mousse4 1,3 Eau 610,8 1) présenté comme un polydiméthylsiloxane ayant une viscosité comprise entre environ 20 millions de centis- tokes, sous forme de mélange constitué de 30,7 parties du si- loxane et de 10,9 parties d'agent tensio-actif pour celui-ci. 2) pr6senté comme un mélange constitué (a) de 30 % en poids d'un mélange d'un méthyl hydrogène silane ayant une viscosité d'environ 30 centistokes à 25 C et d'un dim6thyl hydrogène silane ayant une viscosité d'environ 100 centisto- kes à 25 C, et (b) de 70 % en poids d'eau. 3) présenté comme un m1élange constitu6 (a) de 20 % en poids d'un mélange d'ac6tate de zinc et de stéarate de zinc et (b) de 80 % en poids d'eau. 4) l'antimousse facultatif peut 8tre constitué d'une composition de polydiméthylsiloxane en émulsion aqueuse qui est avantageuse car elle empêche ou inhibe la formation de mousse au cours du mélange. Ltémulsion ou dispersion aqueuse était préparée par le procéd6 suivant: (A) on ajoute le polydiméthylsiloxane à l'eau par mélange avec un cisaillement relativement faible à 1000 tours/Min dans un mélangeur Cowles pour former une émulsion aqueuse. (B) on ajoute l'antimousse. (C) on mélange lentement à 500 tours/min et on ajou- te le mélange aqueux de m6thyl hydrogénosilane et de diméthyl hydrogéno silane. (D) on ajoute le mélange acétate de zinc/stéarate de zinc. On pulvérise le mélange sur la surface externe de la vessie de vulcanisation des enveloppes en caoutchouc à l'6- tat lé6gèrement dégonflé. On laisse sécher le revetement à C environ. On applique à nouveau le revêtement après en- viron 10 à 15 cycles de vulcanisation des enveloppes avec un intervalle maximum d'environ 24 heures entre les applica- tions de revêtement. Par pulvérisation du mélange sur la surface d'une vessie chaude, le mélange de méthyl hydrogèno silanes réagit apparemment avec le polydiméthylsiloxane pour former un poly- mère de silicone légèrement vulcanisé sur la surface de la vessie. On sèche le revêtement pendant une minute environ sur la surface chaude (80 OC) de la vessie pour former sur celle-ci un revêtement de composition de lubrifiant. La vessie elle-même est du type caoutchouc butyle, elle a une forme générale torordale avec un diamètre global dans l'état dilaté d'environ 975 mm et un diamètre tubulaire d'environ 250 mm. Sa surface a été prétraitée par lavage avec un solvant hydrocarboné, puis séchage, pour éliminer les hui- les superficielles, etc... On fabrique une enveloppe crue à carcasse radiale de dimension 11 R 22,5. On place l'enveloppe dans une presse de moulage des enveloppes et on introduit la vessie rev&tue, fixée au moule, dans l'enveloppe. On ferme le moule et on dilate la vessie au moyen de vapeur à une température d'environ 190 OC pour l'ap- pliquer contre la surface interne de l'enveloppe et presser l'enveloppe vers l'extérieur contre la surface extérieure du moule de sorte que l'enveloppe est façonnée comme on le dési- re et vulcanisée. On ouvre ensuite le moule, on dégonfle la vessie et on retire l'enveloppe du moule. En opérant ainsi, on observe que l'on peut mouler d'environ 20 à environ 30 enveloppes avec la vessie dans une période de 24 heures (cycles de vul- canisation) avant qu'il soit nécessaire de ré-enduire la ves- sie avec la composition lubrifiante. En général, une ré-enduction est considérée comme nécessaire lorsque la vessie colle exagérément à la surface interne de l'enveloppe prévulcanisée quand la vessie dilatée est dégonflée ou se dégonfle après l'opération de vulcanisa- tion. Il est admis que la surface interne de l'enveloppe est en général un mélange de caoutchouc qui peut être consti- tué de divers caoutchoucs tels que le caoutchouc naturel, le il cis-1,4-polyisoprène, le cis-1,4-polybutadiène, un copolymè- re butadiène-styrène, le caoutchouc butyle, un caoutchouc halobutyle tel que le caoutchouc chlorobutyle et le caoutchouc bromobutyle et I'EPDM (terpolymère d'éthylène, de propylène et d'une faible quantité de diène) et leurs mélanges. Dans cet exemple, on décrit la fabrication d'une enveloppe à carcasse radiale. Bien que l'invention puisse parfois être considérée comme s'adaptant mieux à la produc- tion d'enveloppes à carcasse radiale qutà celle d'enveloppes à carcasse diagonale, car les vessies doivent généralement se dilater davantage pendant le cycle de vulcanisation d'une enveloppe à carcasse diagonale, ce qui étire le revêtement de surface de la vessie, on estime que l'invention est en gé- néral aisément adaptable à la production des enveloppes à carcasse diagonale. Il est important de noter que le pneumatique de cet exemple a été fabriqué en dilatant directement la vessie re- vêtue contre la surface interne de mélange de caoutchouc de l'enveloppe pour presser l'enveloppe vers l'extérieur dans des conditions de température et de pression permettant de façonner et de vulcaniser l'enveloppe. Ainsi, la vessie revg- tue a effectivement permis de fabriquer une enveloppe sans application d'un revêtement de lubrifiant ou d'un ciment de chemisage sur la surface interne de l'enveloppe crue. On con- sidère ce fait comme important, car il montre bien que la ves- sie revêtue de l'invention permet une lubrification adéquate pour toute une série de cycles de vulcanisation des enveloppes successifs dans des conditions de température et de pression, de dilatation et de contraction, sans la présence du ciment de chemisage ou du lubrifiant des enveloppes classiquement ap- pliqués à l'avance sur la surface intérieure de l'enveloppe. On peut raisonnablement admettre que ceci conduira à une éco- nomie considérable de main d'oeuvre et de matière dans la fa- brication des enveloppes pneumatiques. Bien que l'on se rende compte qu'un pré-rev9tement de lubrifiant puisse être utilisé si on le désire pour la surface interne de l'enveloppe crue, en association avec la vessie revêtue, on considère comme im- portant que cet exemple démontre que ceci n'est pas nécessaire. R EV E N DI C A T I 0 N S 1 - Composition lubrifiante, caractérisée en ce qu'elle comprend: (A) environ 20 à environ 40 parties en poids d'un polydiméthyl siloxane caractérisé en ce qu'il a une viscosité comprise entre environ 12 millions et environ 28 millions de centistokes à 25 C; (B) environ 12 à environ 20 parties en poids d'au moins un silane choisi parmi (1) un méthyl hydro- géno silane caractérisé en ce qu'il a une viscosité d'environ à environ 40 centistokes à 25 C, (2) un diméthyl hydrogéno silane caractérisé en ce qu'il a une viscosité d'environ 80 à environ 120 centistokes à 25 C, (3) du méthyl triméthoxy silane; (C) éventuellement, environ 3 à environ 12 parties en poids d'un sel métallique d'un acide organique choisi parmi au moins un des métaux zinc, magnésium, manganè- se et cobalt sous forme de leurs acétates, stéarates, propio- nates, glutinates et octoates; et (D) environ 10 à environ 25 parties en poids d'un agent tensio-actif. 2 - Composition de lubrifiant suivant la revendica- tion 1, caractérisée en ce que ce polydiméthylsiloxane de (A) porte des groupes terminaux hydroxyle. 3 - Composition suivant la revendication 2, carac- térisé en ce que le silane de (B) est du méthyl hydrogène silane et/ou du diméthyl hydrogéno silane. 4 - Composition suivant l'une quelconque des reven- dications 1 et 2, caractérisée en ce que ce sel métallique est de l'acétate de zinc et/ou du stéarate de zinc. - Composition de lubrifiant suivant la revendica- tion 2, caractérisée en ce que le silane de (B) est du méthyl hydrogéno silane et/ou du diméthyl hydrogéno silane et en ce que le sel métallique de (C) est de l'acétate de zinc et/ou *du stéarate de zinc. 6 - Composition lubrifiante suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'elle est sous la forme d'une émulsion aqueuse contenant environ 500 à environ 1500 parties d'eau en poids. 7 - Composition lubrifiante suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle est sous la forme d'une émulsion aqueuse contenant environ 500 à environ 1500 parties en poids d'eau. 8 - Composition lubrifiante suivant la revendication 3, caractérisée en ce que ce sel métallique est de l'acétate de zinc et/ou du stéarate de zinc sous la forme d'une émulsion aqueuse contenant environ 500 à environ 1500 parties d'eau en poids. 9 - Vessie de vulcanisation d'enveloppes en caout- chouc vulcanisé, dilatable, caractérisée en ce qu'elle porte un revêtement de la composition suivant la revendication 1 sur sa face externe exposée. - Vessie de vulcanisation d'enveloppes en caout- chouc butyle ou du type butyle vulcanisé, dilatable, de forme toroldale, pour une enveloppe au bandage pneumatique ou semi- pneumatique, caractérisée en ce qu'elle porte un revêtement de la composition suivant la revendication 2 sur sa face externe, exposée. 11 - Vessie de vulcanisation d'enveloppes en caout- chouc butyle du type butyle vulcanisé, dilatable, de forme toroúdale, pour une enveloppe au bandage pneumatique ou semi- pneumatique, caractérisé en ce qu'elle porte un revêtement de la composition suivant la revendication 3 sur sa face ex- terne. 12 - Vessie de vulcanisation d'enveloppes en caout- chouc butyle ou du type butyle, dilatable, caractérisée en ce qu'elle porte un revêtement de la composition suivant la re- vendication 5 sur sa face externe. 13 - Procédé de traitement d'une vessie pour vulca- nisation d'enveloppes pneumatiques, en caoutchouc vulcanisé, dilatable, de forme toroldale, pour une enveloppe ou bandage pneumatique ou semi-pneumatique, caractérisé en ce qu'on re- vêt la surface externe exposée de la vessie, amenée si on le désire dans un état dilaté correspondant à environ 80 à en- viron 150 % de son état dilaté lors de la vulcanisation des enveloppes, de la composition suivant la revendication 6 et en ce qu'on sèche cette composition. 14 - Procédé suivant la revendication 13, caracté- risé en ce que la vessie est en caoutchouc du type butyle et en ce que, dans cette composition, le polysiloxane de (A) porte des groupes terminaux hydroxyles, le silane de (B) et du méthyl hydrogène silane et/ou du diméthyl hydrogéno silane et en ce que le sel métallique de (C) est l'acétate de zinc et/ou le stéarate de zinc. - Procédé de moulage d'une enveloppe pneumatique ou semi-pneumatique, caractérisé en ce que - (A) on se procure ou on fabrique une en- veloppe crue comportant des éléments qui constitueront sa bande de roulement externe destinée à venir en-contact avec le sol, deux talons inextensibles séparés, des flancs s'éten- dant radialement vers l'extérieur à partir des talons pour rejoindre la bande de roulement, une carcasse de support avec des éléments de renfort et une surface interne de mélange de caoutchouc; (B) on introduit l'enveloppe crue dans une presse de moulage des enveloppes et on dispose une vessie de vulcanisation des enveloppes revêtue suivant la revendica- tion 9 à l'intérieur de l'enveloppe crue, la vessie étant fi- xée à une partie interne de la presse à enveloppes; (C) on ferme le moule à enveloppes et on dilate la vessie de vulcanisation des enveloppes, revêtue, vers l'extérieur au moyen d'un fluide interne chauffé contre lasurface interne de mélange de caoutchouc de l'enveloppe pour presser l'enveloppe vers l'extérieur dans des conditions de température et de pression permettant de façonner et de vulcaniser l'enveloppe; et (D) on ouvre le moule à enveloppes, on dégonfle la vessie et on enlève tl'enveloppe vulcanisée, ayant une forme générale toroúdale, du moule. 16 - Procédé suivant la revendication 15, caractéri- sé en ce que, dans le revêtement de composition lubrifiante déposé sur la vessie, ce polydiméthylsiloxane de (A) porte des groupes terminaux hydroxyles. 17 - Procédé suivant la revendication 16, caractéri- sé en ce que dans le revêtement de composition lubrifiante dé- posé sur la vessie, le silane de (B) est du méthyl hydrogéno silane et/ou du diméthyl hydrogène silane. 18 - Procédé suivant l'une quelconque des revendica- tions 15 et 16, caractérisé en ce que, dans le revêtement de composition lubrifiante appliqué sur la vessie, le sel métal- lique est l'acétate de zinc et/ou le stéarate de zinc. 19 - Procédé suivant la revendication 16, caractéri- sé en ce que le silane de (B) est du méthyl hydrogène silane et/ou du diméthyl hydrogène silane et en-ce que le sel métal- lique de (C) est de l'acétate de zinc et/ou du stéarate de zinc. 20 - Procédé suivant l'une quelconque des revendica- tions 15, 16 et 19, caractérisé en ce que la vessie est une vessie pour vulcanisation d'enveloppe en caoutchouc butyle ou du type butyle vulcanisé, dilatable, de forme toroldale. 21 - Procédé suivant la revendication 15, caractéri- sé en ce que dans le stade (C), le revêtement de la vessie est pressé directement contre la surface interne de l'envelop- pe. 22 - Procédé suivant la revendication 16, caractéri- sé en ce que, dans le stade (C), le revêtement de la vessie est directement pressé contre la surface interne de l'enve- loppe. 23 - Procédé suivant la revendication 17, caracté- risé en ce que, dans le stade (C), ce revêtement de la vessie est pressé directement contre la surface interne de mélange de caoutchouc de l'enveloppe. 24 - Procédé suivant la revendication 19, caracté- risé en ce que, dans le stade (C), le revêtement est pressé directement contre la surface interne de mélange de caoutchouc de l'enveloppe et en ce que la vessie est une vessie de vulca- nisation d'enveloppes en caoutchouc butyle ou du type butyle vulcanisé, dilatable, de forme toroldale.