La présente invention concerne des composés macrocycliques comportant des atomes de carbone et des hétéro-atomes tels que ceux d'azote et d'oxygène. On connaît des composés macrocycliques ayant de 5 14 à environ 28 atomes dans les cycles, atomes qui sont choisis parmi ceux de carbone, de soufre et d'oxygène. Ces composés sont connus pour former des complexes contenant certains ions de métaux, les réactions pouvant se faire dans des milieux, qui, autrement, ne sont pas utilisables à 10 cette fin. Le pouvoir complexant de composés macrocycliques n'est pas régulier avec tous les ions de métaux mais il est sélectif et il ne peut donc être prévu avec certitude avant que l'on ait procédé à des essais. Il en résulte que la solubilité , le pouvoir complexant et la configuration des composés 15 macrocycliques connus, formant des complexes, limitent l'intérêt de ces substances. La présente invention a pour objet certaines imines macrocycliques qui sont caractérisées par la présence d'au moins un macrocycle comportant au total de 14 à 60 atomes 20 de carbone et hétéro-atomes dans le cycle, l'un au moins des hétéro-atomes étant un atome d'azote et les autres étant des atomes d'oxygène, chacun des hétéro-atomes du cycle étant séparé des hétéro-atomes voisins par 2 ou 3 atomes de carbone et le macrocycle ■ étant condensé avec de 1 à 4 cycles carbonés 25 qui sont choisis parmi ceux du benzène, du naphtalène, du phénanthrène, de l'anthracène et des dérivés saturés du benzène. Ces imines macrocycliques peuvent aussi avoir des substituants choisis parmi les halogènes, l'hydrogène, les groupes hydroxy, amino et azoïques, des groupes alkyles ou 30 alcényles pouvant avoir de 1 à 4 atomes de carbone, aryles pouvant avoir de 6 à 12 atomes de carbone, aralkyles pouvant avoir de 7 à 16 atomes de carbone, cycloalkyles pouvant avoir de 6 à 12 atomes de carbone, alcoxy pouvant avoir 1 ou 2 atomes de carbone, alralkyles pouvant avoir de 7 à 16 atomes de carbone 35 ainsi que des groupes acyles, cyano, nitro, nitroso, sulfo, etc. Les modèles moléculaires des composés représentatifs selon cette invention ont des configurations qui rappellent la forme d'une couronne, d'une lanterne ou bien d'un haltère et, pour cette raison, les imines macrocycliques monocycliques 40 seront appelées composés "couronne" ou 0 en couronne", les 71 16967 2 2088519 l imines macrocycliques bicycliques seront appelées composés "lanterne" ou "en lanterne" et les imines macrocycliques pontées seront appelées composés "haltère" ou "en haltère", les complexes que forment ces composés avec des ions de métaux 5 sont appelés de la même manière complexes "couronne",, "lanterne" ou "haltère". Plus généralement, les composés selon l'invention ayant l'une de ces trois formes seront désignés par l'appellation collective de composés "couronne". Les présentes imines macrocycliques ont la structure 10 fondamentale suivante t (RW)a — 01-C2 — (WE)b - Wi 15 formule dans laquelle il désigne un hétéro-atome ou vin. groupe qui est, indépendamment, un groupe imino (par exemple -Ê- ou -NH-) ou bien un atome d'oxygène, le macrocycle contenant au moins un atome d'azote, H désigne un radical ^ alkylène, à savoir le radical ou -CH^-CH^-CH^-, x un nombre entier au moins égal à 1 et a et b, indépendamment l'un de l'autre, le nombre 0 ou un entier positif, l'ensemble -C^-C5- est un cycle carboné, tel que celui du benzène, du naphtalène, du phénanthrène, de l'anthracène etc..., ou de leurs dérivés saturés, par exemple du cyclohexane, etc..., et et &2 sont des atomes de carbone vicinaux du cycle carboné qui est appelé ici carbocycle condensé. En d'autres thermes, les composés couronnes conformes à la présente invention comprennent un macrocycle condensé avec de 1 à 4 autres noyaux aromatiques ou alicycliques, qui sont appelés 30 cycles condenses . Ces cycles condensés peuvent être identiques ou différents et peuvent être des radicaux arylènes (par exemple phénylène) ou leurs analogues perhydrogénés (c'est-à-dire entièrement saturés) (par exemple cyclohexylène) ou encore leurs dérivés de substitution, dont les substituants peuvent 35 a être constitués par un ou plusieurs ou une combinaison des substituants suivants : halogènes, groupes nitro, amino, azoïques, alkyles, aryles, aralkyles, acyles, alcoxy, cyano, hydroxy, carboxy, chlorocarbonyles, alccxycarbonyles et sulfo et tous autres substituants mis en jeu dans les réactions 40 connues de la chimie organique. De tels groupes donnent des 71 16967 3 2088519 composés couronnes ayant une fonctionnalité supplémentaire, avec la réactivité et l'intérêt gui en découlent, sans que les possibilités d'utilisation de ces composés comme agents complexants en soient diminuées. 5 On dispose d'au moins deux méthodes pour réaliser la synthèse de ces composés couronnes substitués dont un ou plusieurs substituants sont liés à un ou plusieurs cycles condensés. Dans l'une de ces méthodes, on fait réagir un composé aromatique ayant deux groupes hydroxyliques vicinaux 10 et un ou plusieurs substituants avec un dihalogénure d'cc,(o-alkylène diprimaire ou un autre composé du même genre. Dans ce cas, le ou les substituants ainsi que les groupes imino réactifs doivent en général être suffisamment stables vis-à-vis des alcalis caustiques forts et des autres réactifs qui sont 15 nécessaires pour réaliser la réaction de cyclisation voulue. En d'autres termes il faut souligner qu'un groupe imine ou substituant est réactif et qu'il doit être protégé d'une manière appropriée au cours de la synthèse, par les moyens bien connus, dont de nombreux exemples seront indiqués plus 20 loin. La seconde méthode consiste à fixer le substituant après que le composé couronne a été formé. Des méthodes typiques de synthèse de composés couronnes substitués,semblables, sont décrites dans le brevet français N° 1 440 7^6 et dans le brevet belge N° 705 450 . 25 D' après la formule I précédente, les présents composés couronnes sont constitués par des assemblages de trois unités structurales caractéristiques, à savoir des hétéro-atomes, des groupes alkylènes et des carbocycles bivalents. Les hétéro-atomes sont des atomes d'oxygène divalents (-0-) et des atomes 30 d'azote trivalents (-ÏT— ) qui sont représentés par la lettre W dans la formule I. Les radicaux alkylènes bivalents sont les radicaux 1,2-diméthylène (c'est-à-dire éthylène) et 1,3-triméthylène, qui sont désignés par la lettre H dans la formule I. dans laquelle les radicaux des carbocycles bivalents sont 55 représentés par-C^-C^- . Les radicaux alkylènes et imino ainsi que les cycles peuvent avoir des substituants qui ne diminuent pas la stabilité des composés couronnes, les substituants appropriés étant déterminés d'après la nature chimique de l'unité au point 40 de liaison, la'nature chimique du composé couronne et le 71 16967 4 2088519 procédé de préparation de ce composé. Par exemple, l'oxygène étant divalent, un atome d'oxygène du macrocycle ne peut porter aucun substituant étant donné que ses deux valences servent à la formation du cycle. De même, les deux valences d'un atome 5 d'azote étant utilisées pour former le macrocycle, la troisième valence peut être satisfaite par un atome d'hydrogène ou bien par un substituant connu comme étant approprié pour remplacer l'hydrogène sur une aminé secondaire. Parmi 1 es substituants appropriés sur un atome 10 d'azote on peut citer des groupes tels que des groupes alkyles, aryles, alcaryles, acyles, nitroso etc... Des exemples de ces groupes étant, pour les radicaux alkyles : les radicaux méthyle, éthyle, n-propyle, isopropyle, des radicaux alcoxyalkyles, etc..., sensiblement jusqu'au radical dodécyle, ainsi que 15 les divers isomères, pour les radicaux aryles (y compris ceux qui ont des substituants), les radicaux phényle, tolyle, butyl-phényle, naphtyle, chlorophényle, nitrophényle, carboxy-phényle etc..., pour les radicaux alcaryles, les radicaux benzyle , phényle, éthyle, naphtyl-butyle, 20 chlorobenzyle etc... et pour les radicaux acyles (y compris, d'une manière générale, les radicaux obtenus à la suite de l'élimination d'un atome d'halogène d'un halogénure d'acide), les radicaux acétyle (-C-CHj), sulfonyle (-SO2-R), « 9 y s. carbamoyle (-C - N ), benzoyle (-C -\Qy ) » chloro- 0 n 1 benzoyle ( -C - Des substituants appropriés pour les radicaux alkylènes sont des groupes alkyles, aryles, alcaryles et aralkyles, tels que ceux qui ont été indiqués plus haut. Comme cela a été reconnu, les réactions de condensation 35 qui permettent de former les macrocycles se font moins bien avec des dérivés secondaires ou tertiaires des précurseurs de groupes alkylènes, par exemple tosyliques ou chlorés,car des réactions secondaires interviennent alors, qui diminuent les rendements. Pour cette raison il est préférable qu'un 71 16967 5 2088519 radical alkylène n'ait qu'un seul substituant et pas plus d'un substituant par atome de carbone, autre que l'hydrogène» Des substituants appropriés sur les cycles sont par exemple les halogènes, les groupes nitro, nitroso, amino 5 et azoïque, des groupes alkyles ou alcényles ayant de 1 à 4 atomes de carbone, des groupes aryles ayant de 6 à 12 atomes de carbone, des groupes aralkyles ayant de 7 à 16 atomes de carbone, des groupes cycloalkyles ayant de 6 à 12 atomes de carbone, des groupes alcoxy ayant 1 ou 2 atomes de carbone, 10 ainsi que les groupes cyano, hydroxy, carboxy, sulfo etc... D'autres substituants peuvent être une chaîne d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes comme dans le cas où un ou plusieurs atomes d'azote d'un cycle sont liés à une autre chaîne d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes, 15 par exemple une chaîne définie par la partie entre parenthèses de la formule I. Si cette chaîne d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes est liée à deux atomes d'azote d'un macrocycle par ses extrémités séparées, on a alors un composé bicyclique ou composé "lanterne" et si cette chaîne 20 d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes est liée par ses extrémités séparées à deux atomes d'azote de macrocycles différents, on a un composé ponté, appelé composé "haltère". Ces deux types de composés sont représentés par les formules II et III ci-dessous. (voir formules II et III page suivante). 71 16967 2088519 10 (II) Z représentant un radical organique bifonctionnel tel qu'un radical alkylène, une chaîne d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes telle que définie par la partie entre parenthèses de la formule I, ou bien un groupe •£—WR ■)— tel que défini ci-dessus. 15 20 25 (III) W^j désignant un atome d'azote tri valent, Z^ un pont constitué par un radical fonctionnel identique au radical Z défini ci-dessus à propos de la formule II ou bien une chaîne polymère « Dans ces formules, -¥R&- sont des radicaux alipha-30 tiques déterminés ayant des hétéro-atomes, par exemple les radicaux -iffi-R-NH-, -KH-R-0-,-N-R-NH-,-Ïï-R-N-, -N-R-0- etc..., R désignant un groupe -(CH2)2-, -(CH^)^-, -(CH2)2-NH-(CH2)2-j -(CH2)2-KH-(OH2)2-O-(GH2)2-, -(CH2)-M—(CH2)2-, -(CH2)2-N-(GH2)- ïï—(CH2)2— ou —(CH2)2~H—(CH2)2~0—(GH2)2~, ou encore un homologue 35 supérieur de l'un de ces groupes, y compris les groupes alipha-tiques correspondants dans lesquels un ou plusieurs des groupes -(CH2)2- sont remplacés par le groupe -(CH2)^-. 71 16967 7 2088519 L'expression "atome d'un cycle" désigne ici un atome de la chaîne, par exemple de -t(RW) - C^-Cg - (¥R) — %• d'un macrocycle, à moins qu'il soit spécifié qu'elle est utilisée pour un autre cycle, par exemple pour un 5 cycle carboné. Des structures représentatives des composés conformes à l'invention sont les suivantes : 10 /~\ /"A o m o 0 NH 0 W W Oj ^ "Couronne 18" (V) "Couronne 22" 71 16967 8 2088519 O NH O O NH O \ Cro "Couronne 24" N O O O (VII) "Couronne 14" \_/v_/ (VIII) "Couronne 18" 71 16967 9 0 0 o 2088519 (12) Composé "lanterne" (Z) Composé "haltère" (XI) "Couronne 15" 71 16967 10 2088519 I r\f (XII) "Couronne 15" Le symbole /~\ désigne un groupe éthylène -f-C^-CHg-}-, le symbole n un groupe trimé thylène 5 -f-CHgCB^CHg-}-, e-fc le symbole IaI/I ^ groupe ortho-phénylène« Quand à la notation [ S j , elle désigne le groupe ortfao- cyclohexylène. Les composés ci-dessus, IV, V, VI, VII et 21, ont respectivement 18, 22, 24, 14 et 15 atomes de carbone et hétéro-atomes dans les macrocycles et ils sont appelés pour cette 10 raison "Couronne 18", "Couronne 22", "Couronne 24", "Couronne 14" et "Couronne 15", respectivement. Le composé IX, qui est un composé bicyclique à 22 atomes, est appelé composé "Lanterne" et le composé X, qui contient 56 atomes en deux macrocycles qui sont reliés par un pont polyméthylène, est appelé composé 15 "ËëLtère". Les exemples qui sont donnés ci-après montreront que de nombreuses modifications de ces configurations sont possibles. On peut préparer des composés macrocycliques selon cette invention ayant un nombre et une suite variables d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes et de cycles carbonés. 20 Pour activer le pouvoir complexant, les hétéro*» atomes du maerocycle ne doivent pas être séparés par plus de trois atomes de carbone ni par moins de deux. Au mieux, ces ilétéro-atomes seront séparés des hétéro-atomes voisins par deux; atomes de carbone, par exemple par le groupe -CE^CILy-. Les imines 25 macrocycliques ayant de 14 à 30 atomes dans les cycles contiendront de 4 à 10 hétéro-atomes, l'un au moins de ceux-ci étant un atome d'azote. On peut préparer des composés couronnes -dont 71 16967 n 2088519 tous les hétéro-atomes sont des atomes d'azote, mais pour des raisons d'utilité générale comme agents complexants et de coût de la préparation, une catégorie préférée de ces imines est constituée par celles donj le macrocycle comporte au 5 moins deux atomes d'azote et au moins deux atomes d'oxygène. Les cycles carbonés qui sont condensés par des positions vicinales au macrocycle de l'imime sont choisis parmi ceux d'hydrocarbures aromatiques, monocycliques ou polycycliques, de la série du benzène, comprenant de 1 à 3 10 cycles condensés (benzène, naphtalène, anthracène et phénan-thrène) et leurs dérivés perhydrogénés. Ces cycles peuvent être représentés en ayant le substituant R, c'est-à-dire par R Dans d'autres cas, le substituant peut être fixé après la formation du macrocycle, par une réaction chimique usuelle, par exemple \ine copulation azoïque d'un composé aminé pour introduire le groupe azoïque, et dans d'autres cas encore, 30 le substituant peut être formé par réaction d'un autre substituant, par exemple par réduction d'un groupe nitro en groupe amino. D'une manière générale, les présents composés macrocycliques peut être préparés par une série de réactions de 35 condensation consécutives et alternées, la suite particulière des réactions étant déterminée pour obtenir le composé ayant la dimension et la configuration voulues. De nombreux exemplés de ces réactions et de suites de réactions particulières séront donnés plus loin. 71 16967 12 2088519 Une méthode de synthèse générale de ces composés azotés consiste en une série de condensations qui sont effectuées par étapes et dans lesquelles on fait réagir des tosylates aliphatiques ou cyclo-aliphatiques ou des halogénures 5 aliphatiques avec des aminés ayant un atome d'hydrogène disponible ou bien avec des phénols ou encore, mais ceci est moins préférable, avec des alcools. Si l'on veut, on peut aussi utiliser des thiophénols ou des mercaptans. La disposition des hétéro-atomes dans la couronne à former 10 détermine la suite des réaction de condensation à choisir, des suites représentatives étant illustrées dans le présent mémoire. Dans tous les cas, on réduit les réactions secondaires préjudiciables grâce à des groupes protecteurs destinés à inactiver les positions pouvant entrer en concurrence avec la réae-15 tion voulue.Avec des réactifs ayant des atomes d'azote,les dérivés halogènes ou tosylés enRpar rapport à l'azote, par exemple 1 » t » » 1 du type -ÏF-0-Ç-C1 ou -îf-Ç-Ç-tosyle ,sont à éviter. Des groupes protecteurs représentatifs pour les groupes amino et hydroxyle sont les groupes benzyle, tétrahydropyranyle, méthoxyméthyle, 20 trityle et tert-butyl-benzoxycarbonyle. Des références concernant d'autres groupes protecteurs seront donnéesplus loin. Les condensations sont effectuées au sein de solvants inertes, de préférence qui distillent entre 100 et 25 160°C, dont des hydrocarbures aromatiques, par exemple le xylène, les glymes et des alcools, constituent des catégories représentatives. Le choix des réactifs peut influencer le choix des solvants ; ainsi, des alcools ne sont pas utilisés en même temps comme solvants et comme réactifs. 30 Les imines macrocycliques dans lesquelles un atome d'azote voisine avec un cyle carboné sont synthétisées à partir de 11ortho-aminophénol, de l'ortho-phénylène-diamine où de leurs dérivés saturés, par l'une des condensations suivantes comme première étape : 71 16967 13 2088519 b I MI -îTH j B + 2 RX- n-r + 2 hx B désignant un groupe protecteur et HX un halogênure ou un tosylate d'alkyle, RX pouvant être un composé qui formerait une couronne en une étape, par exemple le composé de formule 0 05 10 dans laquelle Ts désigne un groupe tosylate ou encore un composé qui se fixerait à une chaîne aliphatique courte pour former un début de couronne, tel que le composé Br OH 15 Les imino-couronnes qui ont un atome d'azote en une position autre qu'au voisinage d'un cycle carboné peuvent être synthétisées à partir de produits intermédiaires tels que ceux qui sont représentés ci-dessous ou d'autres composés protégés d'une manière appropriée : 20 v OIS OTS + 2 B-BIL- iO 0 B EH 0 KH \ ■ — i **/3 25 OTS + B—HII- ^ iO B ayant la signification qui a été donnée plus haut. Les conditions générales qui ont été indiquées ci-dessus s'appliquent 71 16967 "R 2088519 ici aussi et les spécialistes pourront concevoir des schémas de synthèse d'une grande variété d'imiiio-couronne s grâce à line protection judicieuse des groupes hydroxyliques et amino, associée avec des condensations par étapes successives. 5 Les composés selon l'invention ayant au moins un carbocycle condensé, par exemple un groupe benzo, peuvent être obtenus à partir de réactifs ayant un noyau du type benzénique sur lequel des groupes hydroxy ou amino sont, indépendamment les ions des autres, situés en des positions 10 voisines, par exemple le pyrocatéchol, l'ortho-aminophenol, la 1,2-phénylène-diamine, Si l'on veut obtenir une couronne ayant tua seul carbocycle condensé, on fait un groupe de pontage à partir de l'un des groupes vicinaux et on le relie à l'autre groupe vicinal, ou bien on relie un groupe de 15 pontage complet d'abord à un groupe vicinal puis à l'autre. Si l'on désire une couronne ayant deux carbocycles condensés, on dispose alors de plusieurs méthodes générales. Dans l'une d'entre-elles, un groupe de pontage est relié à un groupe vicinal (ou formé à partir d'un tel groupe) d'un noyau de 20 type benzénique puis on soumet deux de ces composés à une codimérisation, chacun d'eux fournissant m groupe de pontage qui se joint au groupe vicinal libre de l'autre en formant le macrocycle. Dans une autre méthode, on soumet deux noyaux de type benzénique à une réaction de pontage puis les extré-25 mités d'un, groupe de pontage sont reliées aux groupes vicinaux libres ( un sur chaque noyau) pour former le macrocycle. Si l'on veut obtenir une couronne ayant plus de deux carbocycles condensés, les noyaux de type benzénique nécessaires sont pontés d'une manière linéaire pour former un polymère ayant 30 des noyaux benzénoïdes terminaux qui portent chacun un groupe vicinal libre, puis un groupe de pontage est ensuite lié à ces groupes vicinaux libres pour former le macrocycle. Des détails descriptifs seront donnés pl\is loin et il apparaîtra manifeste aux spécialistes que le nombre et la 35 position des atomes d'azote des cycles influencent le choix d'un procédé de préparation pour un composé paxlticulier donné. Il sera évident aussi que les méthodes traditionnelles de la chimie organique peuvent devoir être utilisées à l'occasion pour protéger un ou plusieurs groupes fonctionnels présents, par 40 exemple l'un de deux groupes amino vicinaux ou l'un de deux 71 16967 15 2088519 groupes hydroxyliques vicinaux. Les procédés destinés à protéger des groupes fonctionnels sont bien résumés dans l'ouvrage Advances in Organic Chemistry, Vol. III, Interscience Publishers, New York, 1963T pages 159 à 190 et en particulier pages 191 5 à 294. A tin ou plusieurs stades de la synthèse des imines macrocycliques selon cette invention, il peut être nécessaire d'avoir recours à une réaction d'allongement de la chaîne. La réaction de l'oxyde d'éthylène avec un 10 composé (S) ayant tin groupe hydroxylique ou un groupe fixe le groupement -Ç-CHg-CHg-O-^^-H, n étant égal à 1, 2, ... et une réaction analogue avec 1'oxacyclobutane fixera le groupement —£■ GHg—CHg— CB^—O—H. On peut introduire des atomes d'azote en transformant un groupe hydroxylique en 15 . ■ 9 tosylate (Ts) [c'est-à-dire -0-S-/QN— CH^J puis en déplaçant 0 ce dernier par un groupe benzylamino ( (y) en en séparant le groupe benzylique par hydrogénation avec de 20 l'hydrogène moléculaire en présence d'un catalyseur de charbon palladié (Pd/C), à 70°C et sous "une pression de 20 bars, suivant le schéma : —Giî^— CHg r-oh+tscl > r—0—s—( o )- > 25 H-NH-CH2- > a-NH2 (III) (Pd/C Avant de séparer le groupe benzylique, on peut faire réagir le produit intermédiaire terminé par le groupe benzylamino avec la chlorhydrine du glycol Cl-CB^—CHg-OH ( ) ou avec 30 la bromhydrine du glycol ( ^\ )p,ex.H-ITH-CHg- » • CHg-CHg-OH .r-it-ch2- pour fixer le groupe -CHg-CEL^-OH, et on peut répéter l'une des réactions ci-dessus. On peut convertir le groupe hydroxylique terminal en groupe tosylate en vue d'introduire un second groupe 71 16967 16 2088519 benzylamiiio, et on peut fixer ainsi des chaînes de groupes —(-NH-CH2-CH2-)^- . On peut aussi faire réagir le groupe hydroxylique terminal avec un oxyde comme dans là première réaction ci-dessus, pour former un groupe tel que -CH2-CH2-0—. 5 Si l'on utilise le 3-chloropropanol au lieu de l'éthylène-chlorhydrine, il résulte des groupes —de la suite tosylate/benzylamine. On peut ainsi régler l'espacement entre les hétéro-atomes en choisissant 1'éther approprié et l'alcool approprié chaque fois qu'on allonge la chaîne. 10 Pour obtenir un carbocycle condensé relié à deux atomes d'azote, par exemple -N-C^-Cg-N-, on peut préparer un composé couronne à partir d'une 1,2-diamine, par exemple de la 1,2-ph.énylène-diamine. Il est commode de bloquer l'un des groupes amino pour le protéger, par réaction avec le chlorure 15 de benzyloxycarbonyle C1-G0-CH2- (7) , ce qyui est très utilisé dans la synthèse des peptides, pour former le produit intermédiaire suivant : 0 nh-o-och2o 20 Le groupe benzyloxycarbonyle peut être éventuellement éliminé par une hydrogénation catalytique douce. Si 1'un des des groupes amino est libre et l'autre est bloqué, on peut utiliser le groupe libre pour former le pont voulu ; ainsi, 25 NHB on peut faire réagir 2 i Q J (b étant le radical benzyloxy- carbonyle) avec le ditosylate de N-benzyl-diéthanolamine /—\ (TsO-CH2-CH2)2NCH2-/(^) \ pour former le composé 30 ^îfflb bnh ci ;© & ■HH-CH2-CH2N-CH2-CH2-IÎH ch2- 71 16967 17 2088519 Si les groupes benzyloxycarbonyles ont été sélectivement éliminés dans des conditions douces d'hydrogénation catalytique , les groupes iîH2 libérés peuvent réagir avec une autre molécule du même ditosylate pour former le composé les groupes benzyliques peuvent être éliminés par 10 hydrogénation comme il a été dit plus haut. Une autre réaction est la suivante î 15 NHB EHt B .NE + (CICH2CH2^-O ï3h o ïïh" \_/ w (xiv) Après avoir été libérés les groupes amino peuvent réagir avec un composé de pontage différent à groupe Cl~GH2~CH2-0-terminal, par exemple avec le composé (GlGH2GH2G-GHpCH2)2ïï'-CH2-( , pour compléter le cycle, par 20 exemple : EH 71 16967 18 2088519 On peut choisir un cycle de type benzénique ayant un groupe amino et un groupe azoté inactif qu'il n'est pas nécessaire, de protéger et à cet égard, la suite des réactions qui est indiquée ci-dessous montre comment on peut utiliser 5 1'ortho-nitro-N-méthylaniline : CH-, C£U CHv 1 A ^ ' 1 -^fÔTH^0H TsC1roYNv /0T= NOo ^^-ITOo • L^Aklï0o 2 2 (XV) CH7 5 . O 10ai1 ex°ès ^ fori /m-cn2-0 0 CH, CHP CHX CH0 f 3 ! 2 | 3 I 2 F OH T Cl ^ N F 0T H0 —^fcTP—'s—' s —- N02 0 ■ ' 15 OH. CH0 J i ^ i 2 H ÎT OT \ a / 3 hh2 Le produit intermédiaire est soumis à une codimérisa-tion en solution dans du xylène avec une aminé tertiaire pour neutraliser l'acide sulfonique formé, par chauffage au reflux, 20 ce qui conduit aux composés de formules : 1% -ch2-ç) 71 16967 19 2088519 On peut, si l'on veut, éliminer les groupes, benzylique s pour obtenir à la place des groupes -NH et on récupère le composé couronne cherché en séparant le sous-produit, ceci par des méthodes bien connues. 5 Pour obtenir un carbocycle condensé lié à la fois à de l'azote et à de l'oxygène, par exemple -O-C^—C2—N-M-, on part de préférence de 1'ortho-aminophénol, dont la réaction avec un composé de pontage tel que l'éther bis(|3-chloro-éthylique) Cl-C^CHg-O-CHgCELpCl donne un produit intermédiaire, pair 10 exemple le composé / .OH Mi-CH2-0H20-0H2CH2C1 lequel peut être soumis à une cyclisatipn intramoléculaire en composés 15 r Y H \ O y\ 0 y ï® et 20 IV H A la place d'une codimérisation, on peut faire réagir le produit intermédiaire avec une quantité supplémentaire d'ortho-aminophénol pour former le bis-phénol ponté 25 V N OH V \? N HO' et l'autre pont est complété par réaction avec l'éther bis(|3-chloro-éthylique) en présence d'une base, ce qui donne le composé de formule 30 71 16967 20 2088519 Il va de soi que l'on peut remplacer l'éther bis((3-chloro-éthylique) par une grande variété d'autres dichloro-éthers, par exemple par le diéther ci-dessous och2ch2ci och2ch2ci Pour obtenir un carbocycle condensé qui n'est lié qu'à de l'oxygène, par exemple -0-C,j-C2-0-, on part de préférence du pyrocatéchol, dont les groupes hydroxyliques peuvent simultanément participer aux réactions de pontage par les 10 méthodes générales qui ont été indiquées plus haut, par exemple ï 0h OH o x \ o r o o \ oh TsCl OH \ / x / o ^OTs OTs 15 -ch2-nh2 en exces / \ o s ne / mîh2-0 !-0h2- 0 (xn) 20 / m nh- :-0h2" 0 x r-ch2- 0 0 i ch. / \\r 0 nn 0 \ 0 0 N .0 0^ ^OTs h. milieu dilué /\ /\ 0 nh 0 (XVII) 71 16967 21 2088519 On peut répéter les trois premiers stades de la réaction XVI pour fixer d'autres groupes (CHgGïïg), par exemple pour obtenir le composé 10 Si le composé saturé , gui dérive du 1,2-cycloh.exylène-glycol, est substitué au composé insaturé qui a été utilisé dans le stade de cyclisation de la réaction XVII, l'un, des carbocycles condensés, 5 sera saturé et 15 l'autre, pomposé , sera aromatique, comme par exemple dans le 20 Les réactifs sont maintenus à une concentration faible- environ 0,02 molaire ou moins, pour le stade de cyclisation, ceci afin d'éviter leur polymérisation. Une cyclisation en tua stade peut se produire quand on fait réagir le ditosylate de cyclohexylène avec un glycol ayant un 25 groupe amino bloqué en présence d'un sel de potassium, par exemple, le tert.-butylate de potassium, réaction que l'on fait* suivre d'un traitement avec un acide dilué pour éliminer le groupe trityle, par exemple : 71 16967 OTs OTs 22 /OH Vo-0 2088519 K (O-t-Bu) •OH 10 15 O O /O v_7;w 0 3 O O H s/ O n-c-0 (xviii) \ N Une proportion molaire du glycol et deux proportions molaires de base sont séparément et simultanément ajoutées à 20 'line proportion molaire du ditosylate dans du tétrahydrofuranns et après la réaction, oa récupère le composé couronne formé en le séparant des sous-produits par des méthodes connues. Pour fixer un ou plusieurs groupes oxyéthyléniques sur un noyau de type benzénique ayant des groupes hydroxyliques 25 vicinaux, par exemple s OH 04CH2—CHg-O^. on fait réagir un composé aromatique dihydroxylique vicinal avec un halogénure aliphatique primaire ayant au moins un 30 groupe Cl—CHg-CHg-O- terminal en présence d'au moins un êquiva 71 16967 23 2088519 lent d'une base forte, de préférence d1hydroxyde de sodium, par groupe hydroxylique phénolique, et si cela est nécessaire on peut, avant de procéder à cette réaction, bloquer tin groupe hydroxylique avec un groupe benzyloxycarbonyle de 5 manière à former le produit intermédiaire suivant : O le groupe benzyloxycarbonyle est ensuite éventuel-tO lement éliminé par hydrogénation catalytique en présence de charbon palladié• le dihydropyranne, le groupe benzylique ou encore l'éther alpha-chlorométhyl-méthylique (en présence d'une base forte) constituent d'autres, agents de blocage, le groupe hydroxylique phénolique est régénéré par traitement 15 avec un acide ou bien par hydrogénation dans le cas du groupe benzylique. les imines macrocycliques ayant des groupes carbo-cycliques condensés saturés peuvent être obtenues par hydrogénation des macrocycles correspondants ayant des 20 groupes condensés de type benzénique, et comme il a été dit plus haut, on peut aussi les obtenir en pontant des composés carbocycliques saturés ayant deux substituants vicinaux, par exemple le 1,2-cyclohexylène-glycol ou la 1,2-cyclohexylène-diamine, avec des éthers cycliques, le chlorure de tosyle ou 25 la benzylamine, par les méthodes qui ont été précédemment décrites pour les composés aromatiques correspondants. Du fait de la trivalence de l'azote, les composés couronnes selon l'invention peuvent comporter des macrocycles reliés par deux atomes d'azote en une structure bicycïique, 50 comme c'est le cas, par exemple, pour le composé IX ci-dessus cette structure bicyclique pouvant être considérée comme comprenant deux atomes d'azote reliés par trois chaînes d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes. Ces composés bicycliques sont appelés ici composés "lanternes"• la présente invention com-35 prend des composés couronnes bicycliques ayant au moins un substituant carbocyclique condensé et chaque hétérocycle a de 71 16967 24 2088519 préférence au moins 18 atomes. Ces composés peuvent comporter des atomes d'azote dans les cycles, autres que les deux par lesquels sont reliés les hétérocycles, ainsi que des atomes d'oxygène, et dans les cycles , les hétéro-atomes sont sépa-5 rés par 2 eu 3 atomes de carbone. Naturellement, chacun des hétérocycles peut avoir le mime nombre et la même suite d'atomes ou bien les hétérocycles peuvent différer ent ce qui concerne le nombre ou là suite d'atomes ou les deux à la fois. 10 lanterne peut être obtenu par réaction d'un composé di-imino-couronne avec le n-butyl-lithium puis réaction du sel di- diprimaire. Les composés lanternes ayant des carbocycles ar-omatiques condensés peuvent être préparés par réaction 15 d'un composé couronne ayant des carbocycles aromatiques et deux groupes -lïH- en des positions sensiblement opposées du macrocycle avec un ditosylate ayant un carbocycle aromatique condensé, en présence de butyl-lithium , par exemple: S'il n'y a que deux atomes d'azote, le composé lithié formé avec un dihalogénure ou un ditosylate 20 3 " 71 16967 25 2088519 Une suite réactionnelie représentative est indiquée dans l'exemple 6 ci-après- On peut encore avoir recours à une réaction d'acylation, par exemple à la réaction suivante: H CH3 \f/ \/ IT ,N ÎT O lî _ C-Gl C-Cl n O 10 15 Cette réaction est conduite dans un milieu très dilué et la 20 réduction des groupes acyliques termine la synthèse. Les composés couronnes ayant un atome d'azote sans substituant; dans le cycle peuvent être pontés par un radical divalent comprenant des groupes alkylènes et des hétéro-atomes en formant des composés en forme d'haltère , comme par exemple dans le cas du composé X ci-dessus. La réaction avec le n-butyl-iithium peut être utilisée pour obtenir de tels composés, le procédé consistant essentiellement à faire réagir un composé imino-couronne avec le n-butyl-lithium pour former un sel dilithié, puis à faire réagir ce sel avec un 30 dihalogénure eu un ditosylate diprimaire pour obtenir le composé haltère, qui est récupéré. Ce nouveau procédé est 71 16967 26 2088519 i un procédé général d'alkylation d'un groupe imino qui ne peut être alkylé par les méthodes antérieurement connues, par exemple dans un hétéro-composé. Le procédé général consiste essentiellement à faire réagir 1 M mi ne avec le n-butyl-5 lithium pour former un sel lithié, que l'on fait ensuite réagir avec un halogénure ou un tosylate d'alkyle primaire pour former 1 ' alkyl-imine qui est récupérée. Les cycles des composés couronnes peuvent comprendre d'autres atomes d'azote que ceux qui doivent être reliés 10 ou pontés et on peut protéger ces atomes d'azote au cours de la synthèse par des groupes appropriés. La chaîne de liaison ou le groupe de pontage peut être un radical alkylène , dans lequel, facultativement, un ou plusieurs atomes de carbone peuvent être remplacés par des hétéro-atomes tels que l'oxygène, 15 l'azote ou le soufre ou encore par un groupe arylène tel que le groupe phénylène. Le pont des composés haltères peut comporter de 1 à 20 atomes ou même davantage. Une catégorie préférée de ces composés est constituée par ceux dont le pont provient d'un polymère ayant un poids moléculaire pouvant atteindre 20 5000 environ et de nombreuses combinaisons de chaînes de pontage apparaîtront à la lecture de la présente description. Le pont peut être une chaîne d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes telle qu'elle est définie par la partie située entre parenthèses de la formule I. De préférence, deux hétéro-atomes 25 du pont ne sont pas contigus et le nombre total d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes est compris entre 1 et 40 environ. Des composés préférés en forme d'haltères ont un pont d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes qui est sensiblement un pont alkylène,c'est-à-dire dont la majorité des atomes de la chaîne 30 sont des atomes de carbone. Le procédé de pontage peut être exécuté par reaction H d'un composé imino-ccuronne ayant un groupe -HH- ou -N- avec un réacrif difonctioimel approprié, l'exemple 5 ci-après 35 montre la conversion d'un composé*, imino-couronne en son sel de lithium avec le n-butyl-lithium et li~ réaction de ce sel avec un diha1ogénure d'oméga-alkylène diprimaire pour former un composé haltère à l'état d'anine ^ditertiaire. le. réaction directe d'un composé imino-couronne avec un halogénure de 71 16967 27 2088519 diacyle, par exemple le chlorure d'adipyle ClC^CHg^CGl , forme un composé haltère à l'état d'amide ditertiaxre » le phosgène conduit à la formation d'un composé haltère à l'état 5 d'urée, tandis que le thiophosgène conduit à la thio-urée. Le pont peut être formé in situ, c'est-à-dire au sein même du mélange de réaction, par réaction d'un oxyde d'alkylène tel que par exemple l'oxyde d'éthylène ou de propylène, avec le composé imino-couronne. La réaction directe d'un composé 10 imino-couronne avec un di-isocyanate donne un composé haltère sous forme d'urée , des di-isocyanates typiques étant le 1,6-di-isocyanate d'hexaméthylène, le 2,4-di-isocyanato-toluène et le produit de réaction d'un excès de 2,4-di-isocyanato-toluène avec un poly(oxypropylène) glycol. 15 En général, les imines macrocycliques sont formées au sein d'un solvant en présence d'un réactif basique et pour obtenir de bons résultats, il est souhaitable que le solvant dissolve ce réactif basique ainsi que les composés hydroxyliques, aminés,les halogénures ou les tosylates, qui sont 20 utilisés comme réactifs. Des solvants représentatifs sont par exemple des mélanges d'eau et d'alcool butylique , des éthers alkyliques inférieurs de l'éthylène-glycol, le dioxanne, des alcools, des mélanges d'éthers et d'alcools, des glymes anhydres ou encore le benzène anhydre et la pro-25 portion du solvant peut être déterminée pour que la commodité opératoire soit la meilleure pour un ensemble particulier de réactifs. Un réactif basique approprié pour exécuter la réaction de substitution est un hydroxyde d'un métal du groupe 30 La de la Classification Périodique des Eléments, de préférence 1'hydroxyde de sodium, mais à la place de bases minérales on peut aussi utiliser des hydroxydes d'ammoniums quaternaires comme 1'hydroxyde de tétraméthyl-ammonium ou de tétraéthyl-ammonium. 35 La réaction peut se faire dans un grand intervalle de températures mais pour une raison de commodité opératoire, il est préférable d'opérer entre 90 et 160°C environ. Le temps de réaction dépend de la température ainsi que d'autres facteurs et toutes les autres conditions étant les mêmes, plus 40 la température est élevée, plus le temps est court, ce temps 71 16967 28 2088519 I étant typiquement compris entre 6 heures et 24 heures environ. Les conditions de température et de temps les meilleures pour un ensemble particulier de réactifs peuvent être déterminées par des essais de routine. 5 le produit couronne peut être isolé et récupéré par les méthodes habituelles, par exemple par concentration du mélange de réaction ou'par séparation du produit insoluble ou précipité. Les composés obtenus sont débarrassés des impuretés qu'ils contiennent, par exemple de réactifs à chaîne 10 droite, par recristallisation dans des liquides organiques tels que des alcools, le chloroforme, l'éthanol , le benzène et l'heptane. . Les cycles carboné s qui sont condensés dans le macrocycle peuvent être aromatiques ou saturés. En général, 15 les complexes qui sont formés avec des composés couronnes saturés sont plus solubles et plus stables dans les solvants aliphatiques que ceux qui" sont formés avec des composés couronnes aromatiques, mais en revanche, la présence de noyaux aromatiques dans un composé couronne présente certains 20 avantages. Par exemple, la formation de complexes avec des composés couronnes aromatiques peut être suivie au moyen de spectrophotomètres à ultraviolet du commerce , tandis que les composés qui sont entièrement saturés n'absorbent pas la lumière dans la limite de ces instruments. Grâce à un 25 choix de réactifs appropriés ou à une hydrogénation partielle de composés aromatiques, de manière à obtenir des composés ayant des noyaux condensés aromatiques et d'autres saturés, on peut réaliser un compromis permettant de bénéficier des avantages de ces deux types de composés. 50 D'après la présente description, les spécialistes trouveront facilement diverses méthodes pour incorporer des cycles carbonés saturés dans les composés couronnes. Par exemple, on peut faire réagir le 1,2-diamino-cyclohexane directement avec le dihalogénure pour former un macrocycle 35 ayant un cycle de cyclohexane condensé , et on peut faire réagir de s composés saturés , comme le 1,2-bis(f3-chloroéthoxy) cyclohexane, avec un réactif à chaîne ouverte ayant deux terminaisons amino, pour obtenir une imino-couronne saturée. Les composés couronnes aromatiques peuvent être 40 totalement ou partiellement saturés par hydrogénation catalytiqua, 71 16967 29 2088519 à des températures comprises avantageusement entre 60 et 120°C et sous des pressions de 35 à 150 bars,, les temps d'hydrogénation nécessaires étant de 3 à 20 heures, mais il va de soi que ces valeurs n'ont pas une importance déter-5 minante. Il se produit à un certain degré une ouverture du macrocycle au cours de l'hydrogénation, ce qui conduit à la formation de sous-produits en plus du produit hydrogéné cherché. Ces sous-produits peuvent être séparés et le produit de l'hydrogénation peut être isolé par les méthodes habituel-10 les, par exemple par des cristallisations fractionnées dans des solvants tels que l'alcool, le chloroforme, le 2-éthoxy-éthanol, le benzène et l'heptane,. ou bien par-une séparation chromatographique. Si par ailleurs le produit cherché ne comporte pas de groupes ayant des atomes d'hydrogène actifs, 15 on peut faire réagir le produit de réaction avec des réactifs tels que les isocyanates organiques, qui réagissent facilement avec les composés hydroxyliques, pour faciliter la séparation. Les amino-couronnes selon l'invention peuvent 20 former de nouveaux complexes avec des composés de métaux ionisés tels que ceux comportant les cations cobalt diva-lents, sodium, potassium, or ou argent . Ces complexes apparaissent se former par une interaction ion-dipôle entre le cation et les hétéro-atomes du macrocycle'qui sont 25 chargés négativement. Ainsi, le cation du composé de métal .joue ur. rcla majeur dans la formation du complexe , tandis eue son arien n'a eu'un rôle relativement mineur. 71 16967 30 2088519 i On peut obtenir des complexes cristallisés en dissolvant le composé couronne et le composé de métal dans un solvant qui dissout ces deux substances et qui est ensuite éliminé par évaporation, en général sous pression 5 réduite. On peut auss préparer les complexes en dissolvant le composé couronne et le composé de métal dans une quantité minimale d'un solvant chaud qui les dissout tous les deux, le complexe formé étant ensuite précipité par refroidissement et séparé, par exemple par filtration, centrifugation 10 etc.. On peut encore chaufferie composé couronne avec le composé de métal dans un solvant qui ne dissout facilement que ce dernier, le composé couronne étant alors transformé en un complexe cristallisé sans que le milieu devienne jamais une solution limpide, le complexe formé étant ensuite 15 récupéré par filtration. À la lumière de ce qui vient d'être dit, les techniciens trouveront facilement d'autres méthodes de formation des complexes. -tin général, les complexes obtenus selon cette invention peuvent solubiliser des composés de métaux 20 complexés dans des milieux dans lesquels ils sont normalement insolubles et cette propriété à elle seule met sur la voie d'applications multiples et variées de l'invention dans l'industrie. Par exemple, le complexe d'hydroxyde de potassium soluble dans le benzène peut être utilisé pour amorcer la 25 polymérisation anionique de 1'acrylonitrile ou de la Pivalo-lactone, ce qui conduit à la formation de polymères à terminaisons hydroxyliques. Il peut aussi être utilisé comme accepteur d'acides soluble dans des systèmes aprotiques. Les composés couronnes sont intéressants 30 pour séparer des sels dissous, le sel qui peut former un complexe couronne pouvant ensuite être extrait avec un solvant non miscible qui ne dissout pas les sels non complexés A titre d'exemple, des sels hydrosolubles, formant des complexes couronnes, peuvent être séparés d'avec des sels qui 55 n'en format pas, un solvant insoluble dans l'eau du complexe étant utilisé pour l'extraction. Par exemple, le 2,3— ( 4 * -mé thylb enz o ) -1,4—diamino-7,10,13,16-1 é tr aoxacyc 1 ooe tadéc a-2-ène ne complexe pas l'ion magnésium et on peut ainsi séparer par cette méthode des sels d'argent avec des sels ^0 de magnésium. 71" 16967 31 2088519 Les composés, couronnes-selon l'invention peuvent, aussi être utilisés comme produits intermédiaires pour la formation de matières colorantes, par fixation d'un substituant contenant de l'hydrogène actifpar exemple 5' d'un groupe hydroxylique', amino etc., sur un noyau aromatique , par les techniques usuelles -, fixation qui est .suivie d'une: copulation avec un composé diazoxque d'après les méthodes bien connues. ' . Les exemples suivants;dans lesquels tous 10 les pourcentages, parties et proportions de matières qui sont indiqués sont donnés en poids à moins d'indication contraire^, décrivent plus en détail-les composés conformes à la présente invention, sans aucunement limiter la portée de celle-ci. EXj&iELiS 1 : A. Préparation du 2,3-benzo-1-aza~ de formule Dans un ballon en verre de 1 litre, à fond rond, qui est muni d'un thermomètre, d'un condenseur de 25 reflux refroidi à l'eau et d'un agitateur et qui est constamment maintenu sous une atmosphère protectrice d'azote, on introduit 17,1 g (0,157 g-mole) d'ortho-aminp-phénol, 36,6 g (0,157 g-mole) de 1,11-dichloro-5,6,S-trioxa-undécane et 250 ml de n-butanol ' à 25 °C et après avoir chauffé, le mélange 30 au reflux pendant 18 heures, tout en agitant, à une température du ballon de l21°C,on le refroidit à 67°0 puis on lui ajoute une solution aqueuse de 12,6 g (0,315 g-mole) d'hydroxyde de sodium. On chauffe ensuite le mélange au 71 16967 32 2088519 reflux pendant 10 heures tout en .l'agitant, à une température du "ballon de 101 °C. On isole de la manière suivante le composé couronne formé. On filtre la masse réactionnelie chaude 5 obtenue ci-dessus et on élimine les matières volatiles du filtrat en chauffant celui-ci à 100°C sous 0,2 mm de mercure dans un évaporateur rotatif à vide qui est chauffé à la vapeur puis on dissout la matière restante, soit ênviron 42 g d'une matière huileuse, visqueuse, brune, dans 200 ml 10 de chloroforme, on lave la solution à deux reprises avec 100 ml d1hydroxyde de sodium aqueux à 5%, on la sèche sur 20 g de sulfate de magnésium anhydre, on filtre et oh concentre dans un évaporateur rotatif à vide, à 100°C sous une pression de 0,2 mm de mercure. On distille ensuite la matière 15 restante, soit 35,2 g d'une matière huileuse, visqueuse,brune, à 100°C sous 0,2 mm de mercure, dans un évaporateur rotatif à vide qui est chauffé à la vapeur. Le dist. liât, qui : représente environ 10,3 g de liquide, se solidifie en cristaux blancs de 2,3-benzo-1-aza-4,7,10,13-tétraoxacyclopenta-20 déca-2-ène ou "1—aza-2,3-benzo—15 couronne-5" ot une recristal-lis ation de ce composé couronne dans du n-heptane donne des cristaux d'un blanc brillant qui fondent à 100-101°C. Le spectre infrarouge (IR) montre -une bande 25 fine et nette à 2,98 microns, en plus des larges bandes des groupes éther, et le spectre de résonance magnétique nucléaire (RMN) est en accord avec la structure indiquée. La méthode de résonance magnétique nucléaire est une méthode d'analyse courante, qui est décrite en détail par 30 Jackman et Sternhill dans "Applications of Nuclear Magnetic Resonance Spectroscopy in Organic Chemistry", Pergamon'Press New York, 2ème ed. 1969, et par Roberts, dans "Nuclear Magnetic Resonance Application to Organic Chemistry" , McGraw-Hill Book Company , New York, 1959 • L'analyse élé-35 mentaire donne les résultats suivants : 71 16967 33 2088519 Analyse : Valeurs analytiques Valeurs calculées- pour c14h21no4 Cs% 62,5 62,7 62,9 h:% 7,9 7,9 7,9 5 5,1 5,2 Poids mol. 272 267 B. Préparation du dérivé N-nitrosé du 2,3— b enzo-a1 -aza-4 ,7,10,13-1é traoxacyclopentadéc a-2-ène• 10 On mélange 3,2 g (0,012 g-mole) de 2,3-benzo- 1-aza-4,7,10,13-tétraoxacyclopentadéca-2-ène avec 0,825 g (0,012 g-mole) de sodium, 5 ml d'acide chlorhydrique concentré et 100 g de glace, on laisse reposer le mélange pendant 15 minutes puis on détruit l'excès de nitrite de sodium 15 avec du sulfamide sodique, on extrait la phase organique à deux reprises avec chaque fois 150 ml d'éther diéthylique, on sèciie la solution éthérée sur du sulfate de magnésiua et on la concentre dans un évaporateur rotatif à vide, à 40°C sous une pression de 0,2 mm de mercure, les 2,5 g 20 de matière restante constituent le dérivé nitrosé cherché. Une recristallisation dans du n-heptane, sur du charbon actif "Darco" de Atlas Powder Company» donne des cristaux sous forme de fibres baiïches qui fondent à 95-96°C et dont l'analyse élémentaire est la suivante : 25 analyse : Valeuis analytiques Valeurs calculées pour 0-i ,\Honi'îo0 4 20 2 5 Ct% 56,8 56j 9 56,7 H:% 6,6 6,7 6,8 9,4 9,5 30 C« lï-'-iparation. du 2,3—(3 '-nitrosobenzo)— 1-aza—4,7,10,13—'tétraoxaeyclopentadéca— 2—ène. On isomérise en dérivé' 3'-nitroso 1 g du dérivé N-nitroso du 2,5-benzo-1—aza-4,7,10,13-tétrao:xacyclopenta— 3"-'- déca-2-ène par traitement avec iO El d'acide chlorhydrique concentré froid. On neutralise la solution brun pourpre :4e ave?;- uns sc-liîtion aqueuse concentrée d'hydroxyde '1 ' aiTcccni^s' puis on reprend le composé couronne formé dans 71 16967 34 2088519 i de l'éther diéthyliquey on sèche la solution sur du sulfate de magnésium anhydre et on la concentre aous pression réduite dans un évaporateur rotatif. On obtient 0,5 g du composé 3 ' -nitrosobenzone-couronne cherché sous la forme d'une matière solide vert jaune, dont l'analyse élémentaire est la suivante : Analyse Valeurs analytiques Valeurs calculées pour °14H20IÎ205 % G 59,1 59,4 56,7 10 % H 7,0 7,2 6,8 % N 7,3 9,5 EXEMPLE 2 : Préparation du 2,3-benzo-1-aza-4,7,10,13 ,.16-pent a-oxaeyclo-octadéca-2-ène_,de formule 15 On met dans l'appareil de réaction 20,7 g (0,12 g-mole) d'ortho-aminophénol, 52,2 g (0,19 g-mole) de 1,14-dichlcro-20 3,6,8,12-tétraoxatétradécane et 250 ml- de n-butanol à 25°0 et on chauffe le mélange au reflux sous azote pendant 7 heures, tout en agitant "bien, à une température du "ballon ds 121°C, On refroidit ensuite pour abaisser la température à 70°0 puis on ajoute une solution de 15,3 g (0,383 è" 2&ole) 25 d'hydroxyde de sodium dans 16 ml deau et on chauffe le mélange au reflux pendant 15 heures à une température du ballon à 101-105°G. ûïi filtre le mélange de réaction chaud, on élimine les matières volatiles du filtrat en chauffant celui-ci 30 dans un évaporateur rotatif chauffé à la vapeur-, à 'i00°C, soug 0,2 mm de mercure environ puis la matière restante, qui représente 60,9 g d'une huile visqueuse brun foncé, est extraire avec 400 ml de n-heptane. L'évaporation de l'heptane laisse 71 16967 ,■ 2088519 12,6 g d'un liquide orangé que l'on distille sous 0,2 mm de mercure dans un évaporateur rotatif chauffe à la vapeur. Le distillât obtenu, qui représente 9,3 g d'une matière huileuse jaune paille, constitue le produit cherché cite ci-dessus, dont l'analyse élémentaire, après purification, donne les résultats suivants : Analyse Valeurs analytiques Valeurs calculées pour c16h25iîq5 g î % 59,5 59,6 61,8 10 H : % 8,0 8,0 8,0 n : % 3,9 4,5 Poids moléculaire 311 311 exemple 3 ; A. Préparation du 5»6,14,15-dibenzo-'^,7,^0,13,16-15 penta-oxa—1~azacyclo-octa-5,14-diène de formule 20 Dans un ballon en verre de 3 litres à fond rond, qui est muni d'un agitateur, d'un condenseur et d'une ampoule d'addition, on introduit 78 g (0,027 g-mole) d'éther bis[2-(o-hydroxyphénoxy)éthylique], 1700 ml de n-butanol et une solution de 33 g (0,84 g-mole) d'hydroxyde de sodium dans 100 ml 25 d'eau. On chauffe au reflux le mélange bien agité et on lui ajoute 50 g (0,27 g-mole) de chlorhydrate de 2,2'-dichloro-diéthylaminé, on chauffe le mélange au reflux pendant deux jours puis on le refroidit et on filtre. La concentration du filtrat par distillation sous pression réduite donne une 30 matière solide que l'on dissout dans du benzène chaud et on filtre la solution. L'évaporation du benzène laisse le composé nommé ci-dessus et après une recristallisation de ce composé dans du dioxanne, le rendement obtenu est de 22 %• Un échantillon de ce produit, après avoir été recristallisé dans du 71 16967 se 2088519 I toluène, fond à-152-153°C, et son analyse élémentaire donne les résultats suivants : Analyse "Valeurs analytiques Valeurs calculées pour C2^2 C : % 66,9 ' 68,85 5 H Ï % 6,9 6,96 N" : % 4,1 3,90 B. Préparation du dérivé N-éthylique du 5,6,14,15- dibenzo-4,7,10,13,16-pent a-oxa-az acy e 1 o- o c t a-5,14-diène. z 10 Sans tin cylindre en acier spécial de 30. cm on met 1 g (0,003 g-mole) de 5,6,14,15-dibenzo-4,7,10,13,16-penta-oxa-1-azacyclo-octa-5,14-diène, 15 ml de benzène, 0,24 mole d'io-dure d'éthyle et 1,5 ml (0,003 g-mole) d'hydroxyde de sodium aqueux binormal, on scelle le cylindre, on le maintient à 15 100°C pendant 16 heures puis on le refroidit et on l'ouvre. On sépare la couche benzénique de la couche aqueuse caustique, on la fait bouillir avec 1 g de charbon actif "Darco" et on filtre à chaud. Il précipite des cristaux blancs du dérivé N-éthylique du composé couronne, qui fondent à 20 130-132°C et dont l'analyse élémentaire est la suivante ï Analyse Valeurs analytiques Valeurs calculées pour °22H29N05 C : % 68,2 67,7 68,2 h : % 7,5 7,8 7,5 25 ïf Ï % 3,6 3,7 3,6 C. Préparation du dérivé N-octylique du 5,6,14,15- dibenz o-4,7,10,13,16-penta^oxa-1-azacyclo-octa-5,14—diène. Bans un ballon en verre de 500 ml à fond rond, 30 qui a été séché à l'étuve et qui est muni d'un* condenseur sec, d'une ampoule d'addition et d'un agitateur, on met successivement 6,3 ml (0,01 g-mole) d'une solution à 15 % de n-butyl-lithium dans de l'hexane (produit commercial de 3?oote Chemical), 20 ml d'éther diméthylique du diéthylène-35 glycol et une solution de 3,6 g (0,01 g-mole) de 5,6,14,15- 1% 16967 37 2088519 diben£0-4,7,10,13,16-penta-oxa-1-azacyclo-octa-5,'l4--diène dans de l'éther diméthy&que du diéthylène-glycol, on porte le mélange à 110°C et on le maintient à cette température pendant 2 hetires puis on lui ajoute lentement une solution 5 de 2 g."(C,01 g-mole) de bromure de n-octyle dans 150 ml d'éther diméthylique de diéthylène—glycol anhydre et on chauffe ensuite le mélange au reflux pendant 16 heures. Il précipite par refroidissement une matière solide que l'on sépare par filtration après avoir ajouté 20 ml de méthanol 10 puis on évapore le filtrat à siccité, ce qui donne le dérivé N-octylique brut que l'on verse sur une colonne d'alumine neutre Woelm et on élue avec du benzène en plusieurs fractions que l'on réunit et que l'on concentre. Une.recristal— lisation de la matière restante dans de l'éthanol donne 1,6 g, 15 soit un rendement de 34- du dérivé B-oetylique cherché, point de fusion 109-110°C, dont l'analyse élémentaire est la suivante : Analyse Valeurs analytiques Valeurs calculées pour c28H41M)5 20 C : % 71,5 71,8 71,3 H : % 8,6 8,7 8,6 N : % : 2,9 2,9 2,9 L'analyse par résonance magnétique nucléaire donne les valeurs suivantes, qui sont en accord avec la structure 25 indiquée : tau (3,1,a), tau (5,855m), tau (6,75,t), tau (7,35,t), tau (8,6p,s) D. Préparation du dérivé H-acétylique du 5,6*14,15- dibenzo~4,7510,13 ?16-penta-oxa-1-asa-cyclo-octa-30 5,14-diène. Dans un ballon en -/erre de 250 ml à fond rond, qui est muni d'un agitateur, d'un thermomètre et d5un condenseur, on introduit '100 ml de toluène, g (0,002 g-mole) de 5,6,14,15-dxbenso-4,'7,10,13," (0,004 g-mole) de chlorure d'acétyle, on chauffe le mélange au reflux pendant"1 heure et demie puis on le refroidit 71 16967 38 2088519 t et on le dilue avec 50 ml d'eau. On sépare ensuite la couche organique de la couche aqueuse et on concentre la couche organique, ce qui donne le dérivé B-acétylique cherché. Une recristallisation de ce produit dans du benzène donne 5- des cristaux blancs qui fondent à 198°C et dont l'analyse élémentaire est la suivante : Analyse Valeurs analytiques Valeurs calculées pour C22H27îî06 C : % 66,1 65,8 10 H Ï % 7,1 6,7 : % 3,4 3,5 EXEMPLE 4 ; A. Préparation de l'ortho-bis[2-(p-toluène-sulfonyl)-éthoxy]benzène. 15 Dans un ballon en verre à fond rond de 2 litres, qui est muni d'un agitateur, d'un condenseur et d'un thermomètre, on met 104 ml (1,3 g-mole) de pyridine et 32,6 g (9,16 g-mole) dfortho-bis[2-(hydroxy)éthoxy7benzèneJr qui est le dérivé 0,0'-bis[2-hydroxyéthylique] du pyrocatéchol, 20 on agite le mélange et on le refroidit à 0°G puis on lui ajoute 68 g (0,35 g-mole) de chlorure de p-toluène-sulfonyle à un débit tel que la température ne dépasse pas 15°C et on continue à agiter pendant encore 3 heures. On ajoute ensuite goutte à goutte une solution refroidie de 210 ml d'acide 25 chlorhydrique concentré dans 470 ml d'eau, on sépare par filtration le ditosylai-e solide formé, c'est-à-dire l'ortho-bis[2-(p-toluène-suIfonyl)éthoxy]benzène, et on le sèche à l'air. Il fond à 95-96°, B. Préparation de 1 ' ortnc-bis[2-(K-benzylamino)-30 éthoxy]benzène. On ajoute 10,7 g (0,10 g-mole) de bensylantine à une solution de 5 g (0,01 g-mole) du ditosylate préparé ci-dessus en A, dans 100 ml de xy1ène, on chauffe le mélange au reflux pendant 16 heures tout en l'agitant puis on le 35 refroidit pour précipiter un sous-produit fibreux blanc, que l'on sépare par filtration. La concentration du filtrat sous pression réduite donne l,ortho-bis[2-(N-benzylamino)-éthoxy]benzène sensiblement pur, que l'on peut utiliser 71 16967 39 2088519 sans autre purification. C. Préparation du dérivé N, N '-dibenzylique du . 5,6,14,15-dibenzo-4,7,13,16-tétra-oxa-1 ,10-diazacyclo-octa-5,14—diène,de formule OH, -f / \ir^A. N 0 ÎT O N /|\ / (j)_i CHr On chauffe au reflux pendant 16 heures, tout en agi-10 tant, dans un "ballon en verre à fond rond de 500 ml, un mélange de 8 g (0,02 g-mole) de la diamine qui a été préparée ci-dessus en B, 200 ml de xylène, 10,2 g (0,02 g-mole) d'ortho-bis U 2- ( p-t o lu ène - suif onyl ) é thoxy ] be nz ène et 5,7 g (0,04 g-mole) de tri-n-propylamine, puis on refroidit le mélange de 15 réaction, on sépare par décantation la solution d'un résidu goudronneux et on la concentre en évaporant le xylène, ce qui laisse le produit "brut. On extrait les impuretés de ce produit avec du méthanol bouillant, ce qui laisse le dérivé N,Nf-dibenzylique cherché à l'état non dissous,point de fusion 20 176°C. L'analyse par résonance magnétique nucléaire donne les résultats ci-dessous, qui sont en accord avec la structure de ce composé ï tau (2,7,m), tau(3,2,s), tau (5,9,t), tau (6,2,s), tau (6,85,t). Ce composé est utilisé sans autre 25 purification. 71 16967 w 2088519 D. Préparation du 5,6,14,15-dibenzo-4-,7,l3,16-tétra- oxa-1,10-diazacyclo-octa-5,14—diène de formule H / \l/~ H 5 O \ /0 \_y lx—/ H On dissout 4 g du dérivé N,N'-dibenzylique qui a été préparé ci-dessus en C dans 300 ml de tétrahydrofuranne, on ajoute 1 g d'un catalyseur de charbon palladié et on hydrogène le mélange à 50°C sous une pression de 7 bars, pendant six 10 heures. On sépare ensuite les matières solides du mélange en. filtrant celui-ci puis on évapore le tétrahydrofuranne et on purifie la matière brute restante en la chauffant au reflux avec du méthanol pour dissoudre le composé couronne formé, que l'on obtient en évaporant le méthanol et que l'on 15 recristallise dans du toluène, ce qui donne 2,1 g, soit un rendement de 80 %, du composé de formule ci-dessus, sous forme de cristaux blancs fondant à 175-176°C et dont l'analyse élémentaire est la suivante : Analyse Valeurs analytiques Valeurs calculées pour C20H26H2°4- 20 G % 66,8 67,0 H % 7,4- 7,3 N % 7,8 7,8 Spectre de résonance magnétique nucléaire : tau (3,15,s) , tau(5,9,t) , tau (6,9,t) , tau (7,55,s)- 71 16967 41 2088519 EXEMPLE 5 : Préparation du 17,17'-décarûéthylène-bis[5î6>''li}-î15-dibenzo-4,7,10,13,16-pentaoxa-1-azacycloocta-5,14-diène3 de formule Dans un ballon de verre tricol à fond rond, de 250 ml, qui a été séché et crui est muni d'un agitateur, d'un condenseur et d'une ampoule d'addition, on introduit sous une atmosphère d'azote 10C ml d'éther diméthylique du diéthylène-glycol anhydre et 1,8 g (0,005 g-mole) de 356,14,'l5-dibenzo-4,7,10,13, 16-pentao3a-1-a2acyeloocta-5 ?14-diène, on chauffe le mélange et lorsque le composé couronne est dissous, on ajoute 3 ml (0,005 g-ecle) d'une solution à 15 % de n-butyl-lithium dans de 1'bexane. Après eue le mélange a commencé à refluer, on lui ajoute goutte à goutte une solution de 0,75 g (0,0025 ^-ncle) de i, -O-dibromodécane dans 'iC ml d'éther diméthylique d'éth.?lèn On refroidit ensuite à la température ordinaire, on ajoute 25 al de méthanol pour épuiser le n-butyl-lithium qui n'a pas réagi, c-n filtre le mélange et on évapore les soldants lu filtrat, ce qui donne une matière que l'on dissout dans lu chloroforme. On filtre la solution et on la concentre, puis on dissout la matière restante dans du chloroforme et on 71 16967 42 2088519 i 10 effectue une chromotographie sur une colonne d'alumine basique de Woelm. Les fractions chloroformiques contiennent des cristaux qui fondent à 122-124°C après avoir été recristallisés et une recristallisation dans le toluène donne des cristaux dont le spectre KMN est en accord avec la structure du composé "haltère" cherché, c'est-à-dire du N,N'-décaméthylène-bis-[5,14,15-dibenzo-4,7,10,13,16~pentaoxa-1-azacycloocta-5,14-diène], dont l'analyse élémentaire est la suivante : Analys e 15 ZSJ 50 Valeurs analytiques Valeurs calculées pour C50ÏÏ68°10IÎ2 C H N % % % 70,5 7,9 3,26 70,09 7,95 3,27 On prépare une solution éthanolique 0,0001 molaire de ce composé et on lui ajoute les ions ÎTa+ et Cs+ sous forme de sels de ces métaux. Les spectres ultraviolets des solutions montrent qu'une petite proportion de l'ion ïïa+ est complexée par le composé mais aucunement l'ion Cs+. EXEMPLE 6 : Composé "lanterne" Préparation du 5,6,14,15,22,23-tribenzo-4,7,l3,16j21,24-hexaoxo-1,10-diaza-bicyclo[8,8,8]-hexacosa-5,14-22— triène. de formule Dans un ballon en verre à fond rond de 2 litres,qui a été séché et qui est muni d'un agitateur, d'un condenseur 35 et d'une ampoule d'addition, on introduit 3»58 g (0,01 g-mole) de 5,6,14-, 15-dibenzo-4,7,10,13,16-pentaoxa-1-asacycloocta-5,14-diène (qui a été préparé par le procédé de la partie à de l'exemple 3) et 1 litre d'éther diméthylique du diéthylène-glycol anhydre, sous une atmosphère d'aaote, on chauffe le 71 16967 4j 2088519 mélange jusqu'à ce que le composé soit: dissous puis on ajoute 12,5 ml d'une solution à 15 % de n-butyl-lithium dans de l'hexane, on chauffe le mélange au reflux et on lui ajoute lentement, au moyen de l'ampoule d'addition, 5,1 g (0,01 g/mole) 5 du ditosylate de l'éther bis-[2-o-hydroxyphénoxyéthylique], puis on continue à chauffer au reflux pendant encore 2 jours. Après que le mélange a été refroidi on lui ajoute 5 ml de méthanol, on filtre et on concentre le filtrat dans un évaporateur rotatif sous vide, on ajoute la matière brune 10 et visqueuse restante à 30 ml environ de chloroforme puis on extrait la solution avec de l'eau, on la sèche et on la concentre, ce qui laisse un autre liquide visqueux, que l'on soumet à une chromatographie sur une colonne d'alumine basique Woelm de 75 ml, en utilisant du chloroforme comme solvant. 15 Les deux premières fractions éluées contiennent une petite quantité de la matière de départ ainsi que d'autres constituants. Ces fractions sont réunies et soumises à une nouvelle chroma-tographie sur une autre colonne basique de Woelm, l'éluant étant cette fois le benzène. On fait bouillir dans 400 ml 20 d'hexane environ la matière huileuse jaune qui est obtenue par concentration des éluats, on sépare la solution par décantation et on la concentre jusqu'à un volume de 50 ml. Il précipite des cristaux blancs du composé cherché, que l'on recueille par filtration. Ce composé "lanterne" fond à 25 108—113°C, le spectre BMff est en accord avec la structure indiquée et l'analyse élémentaire est la suivante ï Analyse Valeurs analytiques Valeurs calculées po-or C30H56°61T2 C : % 68,9 69,2 30 H : % 6,9 6,9 N : % 5,3 5,4- Les composés couronnes qui viennent d'être décrits peuvent être utilisés pour former de nouveaux complexes avec des cations compatibles de composés de métaux. Particulièrement 35 dignes d'être notés sont les complexes formés avec- des composés de métaux alcalins ou alcalino-terreux ionisés. Les conposés du magnésium et du béryllium paraissent comporter des liaisons trop fortement covalentes pour former des complexes de cette nature. 71 16967 44 2088519 I -Les complexes semblent être de caractère électrostatique plutôt que des complexes de coordination. Chaque cation, quelle que soit sa valence, forme un complexe avec le composé couronne et le cation peut être un cation minéral 5 ou organique. Une grande variété d'anions, aussi bien organiques que minéraux, peuvent être associés avec le cation dans les complexes couronnes. Si plusieurs cations sont associés avec chaque anion, le complexe contiendra autant de molécules du composé couronne qu'il y a de cations. On 10 pense que dans les complexes couronnes le cation est situé au centre de l'imine macrocyclique. D'une manière générale, l'aptitude à former des complexes avec les sels de métaux alcalin ou alcalino-terreux dépend principalement de la dimension de l'imine macro cyclique. 15 Pour un cycle comportant 14 atomes de carbone et des atomes d'oxygène et d'azote séparés par 2 ou 3 atomes de carbone, en ce qui concerne les métaux alcalin, il se forme des. complexes avec les ions Li+ et ïïa+. Dans le cas d'imines macrocycliques ayant 5 atomes d'oxygène et d'azote dans le 20 cycle, qui sont reliés par 5 chaînes de 2 atomes de carbone, il se forme des complexes avec les ions Li+, ÏTa+, K+, Ca++, Sr++ et Ba++, tandis qu'avec des composés macrocycliques ayant 6 atomes d'oxygène et d'azote ou davantage, reliés par 6 chaînes à 2 atomes de carbone, il se forme des complexes avec les ions 25 Li+, Na+, K+, Rb+, Cs+, Cu+, Ag+, Au+, NH4+, ENH^+, Ca++, Sr++, Hg+, Hg++, Tl+, Pb++, Ce+++ etc. Dans le cas de complexes avec des composés de métaux alcalins et autres, les substituants sur le macrocycle qui ont été indiqués ne modifient pas beaucoup la formation des 30 complexes couronnes, cependant, ces substituants influencent considérablement les propriétés des complexes formés, en particulier leur solubilité. En. général, les composés couronnes saturés, qui sont obtenus par hydrogénation des composés couronnes aromatiques, forment des complexes qui sont plus 35 solubles et plus stables que ceux formés avec les composés aromatiques correspondants. Dans certains cas, les complexes sont plus solubles dans les solvants organiques que les composés couronnes eux-mêmes. 71 16967 2088519 Les complexes formés entre les présentes imines macrocycliques et des composés de métaux alcalins ou alcalino-terreux peuvent être préparés par diverses méthodes. Dans l'une de ces méthodes, on dissout une mole d'une imino-couronne et une mole du composé de métal dans un solvant approprié, qui est ensuite éliminé par évaporation, généralement sous pression réduite, ce qui laisse le complexe formé. 71 16967 46 2088519 i REVENDICATIONS 1.— Imines macrocycliques caractérisées par le fait qu'elles comportent au moins un macrocycle formé d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes totalisant de 14 à 60 atomes 5 dans les cycles; un hétéro-atome au moins étant un atome d'azote et les autres étant des atomes d'oxygène, chacun des hétéro-atomes du cycle étant séparé des hétéro-atomes voisins par 2 ou 3 atomes de carbone et le macrocycle étant condensé avec de 1 à 4 cycles carbonés choisis parmi ceux 10 du benzène, du naphtalène, du phénanthrène, de l'anthracène et des dérivés saturés correspondants du benzène. 2.- Dérivés de substitution des imines macrocycliques selon la revendication 1, dont les substituants sont choisis parmi les halogènes, l'hydrogène, les groupes hydroxy, amino 15 et azoïque, des groupes alkyles et alcényles pouvant avoir de 1 à 4 atomes de carbone, des groupes aryles ayant de 6 à 12 atomes de carbone, des groupes aralkyles ayant de 7 à 16 atomes de carbone, des groupes cyclo-alkyles ayant de 6 à 12 atomes de carbone, des groupes alcoxy ayant 1 ou 2 atomes 20 de carbone, des groupes alcaryles ayant de 7 à 16 atomes de carbone et des groupes acyles, cyano, nitro, nitroso, carboxy et sulfo. 3.- Imines macrocycliques selon la revendication 2 ayant un substituant sur le cycle carboné, choisi parmi 25 les halogènes, les groupes nitro, nitroso, amino et azoïque, des groupes alkyles et alcényles pouvant avoir de 1 à 4 atomes de carbone, des groupes aryles ayant de 6 à 12 atomes de carbone, des groupes aralkyles ayant de 7 à 16 atomes de carbone, des groupes cyclo-alkyles ayant de 6 à 12 atomes de 30 carbone, des groupes alcoxy ayant 1 ou 2 atomes de carbone, et les groupes cyano, hydroxy, carboxy et sulfo. 4.- Imines macrocycliques selon la revendication 2, dans lesquelles un atome de carbone du macrocycle porte un substituant choisi parmi des radicaux alkyles, aryles, 35 alcaryles et aralkyles. 5.- Imines macrocycliques selon la revendication 2, dans.lesquelles un atome d'azote du macrocycle porte un substituant choisi parmi des groupes alkyles, aryles, alcaryles-, acyles et nitroso. 71 16967 47 2088519 6.- Imines selon la revendication 2, dans lesquelles les hétéro-atomes sont séparés par des groupes -CH^j-CHg— CI^-. 7.- Imines selon la revendication 6, dans lesquelles au moins deux hétéro-atomes sont des atomes d'azote. 5 8.- Imines selon la revendication 2, dans lesquelles au mcàrs deux hétéro-atomes sont séparés par des groupes -CR.^—CH^-. 9«- Imines selon la revendication 8, dans lesquelles chaque carbocycle condensé .est un cycle du benzène ayant éventuellement un substituant alkylique pouvant avoir de 1 à 4 "10 atomes de carbone. 10.- Imines selon la revendication 8, dans lesquelles chaque carbocycle condensé est un cycle de cyclohexane ayant éventuellement un substituant alkylique pouvant avoir 1 ou 2 atomes de carbone. 15 11.- Imines selon la revendication 8, ne comportant qu'un seul carbocycle condensé, 12.- Imines selon la revendication 8, ne comportant que deux carbocycles condensés. 13.- Imines selon la revendication 12, dans lesquelles 20 chaque carbocycle condensé est un cycle de benzène ayant éventuellement un substituant alkylique pouvant avoir de 1 à 4 atomes de carbone. 14.- Imines selon la revendication 12, dans lesquelles au moins deux hétéro-atomes sont des atomes de soufre 25 et au moins deux autres hétéro-atomes sont des atomes d'oxygène . 15.- Imines macrocycliques selon la revendication 2, dans lesquelles deux atomes d'azote du cycle sont reliés par trois chaînes d'atomes de carbone et d'hétéro-atomes, les 30 hétéro-atomes étant, indépendamment les uns des autres, des atomes d'azote ou d'oxygène et chacun d'eux étant séparé des hétéro-atomes voisins par 2 ou 3 atomes de carbone. 16.- Imines macrocycliques selon la revendication 2, ayant deux macrocycles formés d'atomes de carbone et d'hétéro- 35 atomes avec au moins un atome d'azote dans chaque macro-cycle, et un atone d'azote d'un cycle qui est relié à un atome d'azote du second cycle par un pont d'atomes qui sont choisis, indépendamment les uns des autres, parmi des atomes de carbone et des hétéro-atomes. 71 16967 4-8 2088519 17*- Imines macrocycliques selon la revendication 16, dans lesquelles le pont est formé de 0 à 20 atomes de carbone et de O à 20 hétéro-atomes, le nombre d'atomes du pont étant au moins 1 et le pont ne comportant pas d'hétéro-atomes contigus. 5 18.- Imines macrocycliques selon la revendication 16, dans lesquelles le pont est constitué par un polymère dont le poids moléculaire peut atteindre 5000 environ. 19.- Imines macrocycliques selon la revendication 16, dans lesquelles le pont est formé de 0 à 20 qtomes de carbone 10 et de 0 à 20 hétéro-atomes, le nombre d'atomes du pont étant au moins 1 et le pont étant sensiblement une chaîne alkylène. 20.- Un procédé d'alkylation d'un groupe imino d'un composé hétérocyclique, selon lequel on fait réagir l'imine avec le n-butyl-lithium pour former un sel lithié,sel que 15 l'on fait ensuite réagir avec ion composé choisi parmi des halogénures et des tosylates d'alkyles primaires pour obtenir l'imine alkylée, que l'on récupère. 21.— Procédé selon la revendication 20, caractérisé, par le fait que l'on fait réagir un composé di-imino-couronne 20 avec le n-butyl-lithium pour former un sel dilithié, sel que l'on fait ensuite réagir avec un composé choisi parmi des dihalogénures et des ditosylates d'alkyles diprimaires pour obtenir tm composé en forme de "lanterne",c'est-à-dire un composé bicyclique. 25 22.- Procédé selon la revendication 20, caractérisé par le fait que l'on fait réagir un composé imino-couronne avec le n-butyl-lithium pour former tin sel lithié, que l'on fait ensuite réagir avec un composé choisi parmi des dihalogénures et des ditosylates d'alkyles diprimaires pour obtenir 30 un composé en forme d!"haltère" , c'est-à-dire un composé ponté. 23.- Procédé selon la revendication 22, caractérisé par le fait que le composé qui est choisi parmi les dihalogénures et les ditosylates d'alkyles diprimaires est un polymère ayant un poids moléculaire qui peu atteindre 5000 environ. 35 24.- Les complexes formés entre une imine macro cyclique selon la revendication 1 et un cation compatible d'un composé de métal.