L'invention est relative à un agencement de water-closets. On a déjà proposé des agencements de water-closets dans lesquels les matières fécales étaient amenées, par introduction d'air chaud, à une température appropriée, de manière à obtenir une putréfaction optimale des matières fécales par décomposition sous l'action des bactéries. Dans un agencement de ce genre, les matières fécales s'accumulent pour fournir un compost; elles sont reçues sur des écrans récepteurs inclinés et l'air chaud est amené tout autour de ces écrans récepteurs. De cette manière,l'air chaud s'écoule à la surface et en partie à travers les couches relativement minces de matières fécales, ce qui facilite l'apport d'oxygène et de chaleur. Les produits de putréfaction tombent essentiellement sous forme d'humus dans une partie inférieure du water-closet d'où ils peuvent être extraits et éliminés. Pour une opération de putréfaction de ce genre, la température de l'air introduit doit être d'environ 70"C, afin d'obtenir les meilleurs résultats. Les microorganismes actifs présents dans les matières fécales peuvent alors agir avec le meilleur rendement, tandis qu'en mdme temps les bactéries pathogènes sont détruites. Les produits résiduels constituent en d'autres termes un compost pasteurisé qui est pratiquement sans odeur et qui peut être utilisé immédiatement comme engrais. L'expérience montre cependant, que dans ce genre de watercloset, on se heurte à certaines incommodités lorsqu'il s'agit d'établir le déplacement le plus approprié de la masse de matières fécales jusqu'à la partie inférieure du dispositif et aussi relativement à l'évacuation à partir des zones où s'effectue la phase de putréfaction finale. L'invention constitue une amélioration du genre d'agencement décrit au préambule. Sur les arêtes inférieures d'écrans récepteurs placés obliquement est disposé, conformément à l'invention, un organe mobile qui a le double rôle,d'une part, de servir de surface portante pour les matières fécales en putréfaction situées le plus bas à l'intérieur du compost, et, d'autre part, au cours d'un mouvement comportant une certaine division obtenue par voie purement mécanique, de les acheminer vers le bas jusque dans un bac ou une boite collectrice, située en dessous. L'organe mobile peut être constitué par un cyclindre ou un tambour cylindrique qui présente sur sa surface extérieure des cannelures, des pointes ou des éléments analogues, qui, au cours de la rotation du cylindre divisent en fragments les matières fécales en coopérant avec une ou plusieurs arêtes des écrans récepteurs.L'organe mobile peut aussi être constitué par une grille plane pourleaxndel qui lorsqu' elle est animée d'lxn mouvement de va-et-vient coopère, d'une manière analogue et avec le même résultat, avec les arêtes inférieures des écrans récepteurs. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 représente en perspective un water-closet conforme à l'invention, équipé d'un organe mobile, constitué par un cylindre d'évacuation ou de déchargement muni de couteaux ou lames de fragmentation,et de dispositifs pour la production de l'air chaud et pour l'évacuation de l'air usé, -la figure 2 est une coupe suivant la ligne I-I de la figure 3 -la figure 3 représente en perspective et à grande échelle une partie du cylindre de déchargement des figures 1 et 2, muni d'un levier de manoeuvre pour obtenir un mouvement de déchargement;; -la figure 4 représente, en coupe, une partie d'une lame de fragmentation qui coopère avec une arête repliée en équerre d'un écran récepteur; -la figure 5 montre en projection horizontale un cache,masquant au regard l'intérieur du water-closet et constitué de deux panneaux rabattables vers le bas, monté sur le water-closet des figures 1 et 2; -la figure 6 montre,en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 5, le cache de la figure 5, avec les panneaux rabattables, en position de fermeture par rapport au siège du water-closet des figures 1 et 2 et -la figure 7 montre de la même manière les panneaux en position d'ouverture. Le water-closet de la figure 1 est réalisé sous a forme d'un caisson parallélépipédique, de section horizontale,de préférence carrée, et comprend une partie supérieure 2, une partie intermédiaire 3 et un fond 4. La partie intermédiaire 3 et le fond 4 sont réalisés avec des doubles parois, dont deux, 5 et 6, sont visibles par l'ouverture pratiquée sur la figure 1 dans la paroi antérieure 7. Entre les deux parois de la partie intermédiaire 3, et du fond 4 est disposée une couche â d'une matière assurant l'isolation thermique. La partie supérieure 2 est munie d'un siège annulaire 9 et d'un couvercle rabattable 10, susceptible d'entre ouvert et fermé, qui, sur la figure 1 a été représenté en position d'ouverture. Le couvercle 10 est articulé à ue arête postérieure de la partie supérieure 2 et est disposé de telle maniere que, lorsqu'il est rabattu, il recouvre le siège annulaire 9. Sur la figure 1 on a montré aussi qu' la suite du siège annulaire 9 est prévu un cache 11, qui masque au regard l'intérieur du water-closet et qui comporte deux panneaux rabattables, dont le mode de construction et le mode de fonctionnement sont décrits ci-dessous. La partie supérieure 2, la partie intermédiaire 3 et le fond 4 forment un espace clos contenant des dispositifs destinés à provoquer la putréfaction, le déplacement vers le bas et la fragmentation des matières fécales introduites par le siège annulaire 9. Ces dispositifs, que l'on distingue mieux sur la figure 2, comportent un écran récepteur antérieur 13, un écran récepteur postérieur 14, ainsi qu'un cylindre de déchargement 15 disposé à la suite; ces pièces, conjointement avec les parois latérales 16,17, forment un compartiment à l'intérieur duquel les matières fécales 12 séjournent, tant qu'aucun mouvement de déchargement n'est imprimé au cylindre 15.L'écran récepteur 13 est réalisé sous la forme d'une plaque repliée, qui présente une partie 18 orientée vers le haut et fixée à la paroi intérieure antérieure 6, une partie inclinée vers le bas et vers l'intérieur 19 et une partie 20 qui se raccorde à des lames de fragmentation 21 disposées sur le cylindre de déchargement 15 de telle manière qu'un faible intervalle seulement subsiste entre cette lame et la tôle constituant la partie 2. La partie de tôle 19, dans le mode de réalisation représenté ici, est repliée de manière à former un ou plusieurs échelons 2 qui présentent des trous 23 ( mieux visibles sur la figure 1) pour le passage de l'air chaud. L'écran récepteur 14 se comFose également d'une tôle repliée ou incurvée, avec une partie 24,orientée vers le haut, qui est disposée le long d'une paroi intérieure 25 de la partie intermédiaire 3, à une certaine distance S de cette paroi intérieure 25. Directement à la suite de la partie de tôle 24 est prévue une partie 26, inclinée vers le bas et vers l'intérieur, qui,après un pli en équerre à arête de préférence vive 27 se prolonge par une partie incurvée 28 à peu près cylindrique dont le rayon est pratiquement égal à celui du rayon de coupe de lames de fragmentation 21. Le rayon de courbure de la partie incurvée cylindrique 28 a cependant une dimension telle que la distance entre les lames de fragmentation r1 et la partie incurvée 28 va en augmentant vers le bas à partir de l'arrête vive i7 suivant la direction de la flèche P2 de la figure 2. Les écrans récepteurs 13, 14 sont fixes tandis que le cylindre de déchargement 15 tourne dans des paliers, non représentés ici, montés dans les parois latérales 16,17. L'une des parois latérales, ou les deux sont traversées par l'arbre 29 du cylindre de déchargement 15 qui porte un levier d'avancement 30, muni d'une pièce de moyeu 31 (figure 3) telle que pour un mouvement de va-etvient, suivant la flèche P3,du levier de manoeuvre 30, on obtienne une rotation pas à pas du cylindre de déchargement 15, comme on l'a indiqué par la flèche P2 des figures 1 à 4. Les couteaux ou lames de fragmentation 21 du cylindre de déchargement 15 sont de préférence munies d'un tranchant relativement aigu 32 qui, comme on le voit sur la figure 4, au cours de la rotation pas à pas du cylindre de déchargement 15 suivant la direction de la flèche P2, passe devant l'arête vive 27 de l'é- cran récepteur 14 tout près de celle-ci, ce qui permet d'cbtenir une fragmentation mécanique des matières fécales putréfiées. Sur le fond 4 est disposée librement un bac ou boîte collectrice 33,munie d'une partie extérieure 34 réalisée sous forme de couvercle de fermeture que l'on peut retirer comme un tiroir et introduire par une ouverture allongée 35, de forme adaptée à celle de la boite collectrice 33, de la paroi antérieure. Lorsque la boite collectrice 33 se trouve dans la position où elle est complètement introduite,représentée sur la figure 2, le couvercle de fermeture 34 s'applique contre la paroi antérieure 7. Le couvercle de fermeture 34 est muni d'une arête servant de poignée 36, de sorte que la boite collectrice 33 est facile à manoeuvrer, pour son extraction et son vidage. Entre les parois latérales 16,17 et à une certaine distance du cylindre de déchargement 15 et de la partie incurvée 28 de l'écran récepteur 14 est disposée une plaque inclinée 37 qui a pour rôle de constituer un écran pour les fragments de matières fécales putréfiées, qui au cours du déplacement rapide du levier de manoeuvre 30 pourraient être projetées vers l'avant contre l'ouverture 35. Lorsqu'une masse trop importante de compost 38 déchargé s'est accumulée, la tôle 37 forme aussi un écran qui répartit le compost dans la boite collectrice 33. L'air chaud est produit, à l'intérieur du water-closet, à l'aide d'un appareil à air chaud 39 qui est constitué par un tiroir 40 analogue à une boîte, qui peut s'engager à l'intérieur de la partie intermédiaire et qui, comme on le voit sur la figure 2, est ouvert en direction de l'intérieur du water-closet et contient un moteur électrique 41 muni d'un ventilateur et un élément chauffant 42. L'air extérieur peut pénétrer dans l'espace inférieur, où est installé l'appareil à air chaud, par une ouverture d'entrée d'air, non représentée ici, pratiquée par exemple dans la face antérieure de la partie inférieure 4. L'air sort de l'appareil à air chaud 39 suivant la direction de la flèche P5 de la figure 2. L'air chauffé à environ 70"C se répartit ensuite suivant divers trajets d'écoulement.Une partie de cet air lèche, suivant la direction des flèches P6, l'écran récepteur 14 et échauffe celui-ci en passant dans l'interstice S (figure 2). Une autre partie de l'air s'écoule, suivant la direction des flèches P7, par l'espace intermédiaire situé entre les lames de fragmentation 21 du cylindre de déchargement 15 et les parties de tôle 20,28 en direction des écrans récepteurs 13,14, en traversant la masse de matières fécales 12, qui de ce fait s'échauffe, est ventilée et est enrichie en oxygène. Une partie de l'air servant à échauffer les matières fécales peut passer par des trous 23, prévus dans l'échelon 22 de l'écran récepteur 13, suivant la direction de la flèche Pî. Le courant d'air chaud qui traverse l'interstice S suivant la direction des flèches P6 assume une double fonction. I1 se produit, d'une part, ainsi qu'on l'a mentionné, un transfert de chaleur, à travers l'écran récepteur 14, aux matières fécales 12 et, d'autre part, un équilibre de pression à l'intérieur du water-closet. La première action accélère la putréfaction des matières fécales 12, tandis que la dernière empêche que de l'air chaud provenant de l'intérieur du water-closet s'échappe à l'extérieur par exemple par des fentes situées autour du couvercle de fermeture 34. L'appareil à air chaud 39 est fixé, par sa partie extérieure, à la paroi latérale 16 et est muni d'un boîtier de commande et de raccordement combinés 43 muni de boutons de commande 44,45. Le boîtier 43 peut aussi comporter un thermostat, non représenté sur les figures, qui maintient constante la température de l'air sortant de l'appareil à air chaud 39. L'air qui traverse le water-closet est évacué par un tube de ventilation 46.A cet effet, le tube de ventilation est, d'une manière avantageuse, raccordé à un ventilateur d'aspiration, non représenté ici, l'air, avant de sortir par le tube de ventilation 46, traversant avantageusement une boite de filtration 47,accessible de l'extérieur de façon à pouvoir être remplacée facilement, contenant du charbon activé, dans laquelle les substances d'odeur désagréable contenues dans l'air usé, se trouvent complètement-ab- sorbées. Le ventilateur d'aspiration peut éventuellement être lié électriquement à l'appareil à air chaud 39 et être réglé, en fonction de l'emploi du water-closet, par le thermostat prévu sur l'appareil à air chaud, qui maintient constante la température de cet air chaud de telle manière que le ventilateur d'aspiration ne fonctionne que lors de l'amenée d'air chaud. Au cours des périodes intermédiaires, pendant lesquelles il n'est pas produit d'air chaud, la ventilation qui est nécessaire pour que le watercloset 1 ne dégage absolument aucune odeur s'effectue par tirage naturel vers l'extérieur par le tube de ventilation 46. Le ventilateur d'aspiration, la boite de filtration 47 et aussi une tubulure de raccordement 48 par le tube de ventilation 46 constituent un appareil qui peut être monté sur un seul bloc dans un évidement prévu à cet effet dans l'une des parois latérales de la partie intermédiaire 3, par exemple de la paroi latérale 16 (figure 1 > . Un mode de réalisation du cache 11, destiné à masquer au regard l'intérieur du water-closet 1, est représenté sur la figure 5 et comprend un encadrement 49 à peu près rectangulaire, dans lequel sont disposés deux panneaux rabattables vers le bas et vers le haut 52,53, articulés à deux arbres 50,51 traversant l'appareil. Comme on le voit sur les figures 6 et 7 et comme le montre aussi la figure 2, l'encadrement 11 est fixé sur le pourtour d'une partie pratiquement annulaire 54, dirigée vers le bas, du siège annulaire 9. Dans la position rabattue vers le haut représentée sur la figure 6, les panneaux 52,53 ont leurs faces supérieu-es à peu près horizontales et recouvrent une ou verture, orientée vers le bas, ménagée dans la partie annulaire 54, de manière à empêcher le regard de plonger à l'intérieur du water-closet.Dans la position rabattue vers le bas représentée sur la figure 7, les panneaux 52,53 sont à peu près verticaux. La variation de position est assurée par un mécanisme constitué d'une barre de traction 55 et d'une barre d'accouplement 56. La barre de traction 55, par une extrémité située à l'intérieur de l'encadrement 49 est liée par me articulation 57 au panneau 52 situé à gauche sur les figures 5 à 7 et, par une extrémité recourbée 58 qui est munie d'un bouton de commande 59, sort à l'extérieur par une fente 6C ménagée dans la partie supérieure 2. La barre d'accouplement 56 relie, comme on le voit nettement sur les figures 6 et 7, par l'intermédiaire d'articulations 61 et 62, les panneaux 52 et 53 de telle manière que le déplacement du bouton de commande 59 et par conséquent de la barre de traction 55,suivant la direction de la flèche Pâ de la figure 6, et le déplacement qui en résulte du panneau 52 suivant la direction de la flèche P97provoquent un déplacement correspondant au panneau 53 suivant la direction de la flèche P10. Lorsqu'on amène le bouton de commande 59 dans une position extrême suivant la direction de la flèche P8, les panneaux 52,53 prennent la position illustrée sur la figure 7.Le déplacement du bouton de commande 59 en direction opposée a pour effet d'anener les panneaux 52,53 dans la position représentée sur la figure 6. I1 est avantageux que les panneaux 52,53 ne viennent pas au contact de la partie annulaire, mais laissent en position fermée une fente S1 (figure 5). Dans ces conditions et du fait de l'action du ventilateur d'aspiration, on obtient la possibilité d'une certaine entrée d'air par le haut qui s'oppose à toute sortie d'air du water-closet. Sur la figure 2 on a représenté, à titre d'accessoire du water-closet 1, un tabouret 63 réglable en hauteur. Ce tabouret est indépendant du water-closet et peut être facilement enlevé lorsqu'on veut vider la boîte collectrice 33. Lorsque le water-closet est mis en service, une petite quantité de déchets de tourbe ou de matière analogue contenant des microorganismes appropriés est introduite dans le compartiment situé au-dessus des écrans récepteurs 13,14 et du cylindre de déchargement 15. Dans ces conditions, on obtient un support pour les matières fécales introduites, de manière que, sous l'action de l'air chaud issu de l'appareil à air chaud 39, le processus de putréfaction entre en jeu immédiatement. Il se produit alors peu à peu une évaporation des matières fécales liquides et une certaine dessiccation de leurs substances solides.L'expérience montre cependant qu'il faut maintenir,même dans les couches inférieures de matières fécales, une teneur en humidité suffisante, pour que la décomposition sous l'action des micro- organismes puisse se poursuivre d'une manière ininterrompue.Dans la région située en dessus du cylindre de déchargement 15 et sur les parties avoisinantes des écrans récepteurs 13,14, il se forme peu à peu une décomposition absolument complète des matières fécales, qui se transforment en compost. Dès qutune quantité suffisante d'un tel compost s'est accumulet ce qui signifie que la partie supérieure de la masse 12 atteint le voisinage des panneaux 52,53 du cache 11 lorsque ces panneaux sont en position rabattue vers le bas, on effectue un déchargement de compost en faisant tourner le cylindre 15 à l'aide du levier d'avancement 30. Au cours de cette rotation pas à pas du cylindre de déchargement 15 suivant la direction de la flèche P2 des figures I à 4, les lames de fragmentation 21 se déplacent le long de l'arrête vive 27 de l'écran récepteur 14, les parties agglomérées par dessiccation qui pourraient éventuellement se trourdans le compost étant fragmentées mécaniquement. Les lames de fragmentation 21 contribuent aussi à entraîner le compost au cours de la rotation du cylindre de déchargement 15, de sorte que le compost se trouve amené dans la boîte collectrice 33.Lorsque la masse de compost contenue dans cette boîte est suffisamment importante, comme le montre la figure 2, la boîte collectrice 33 est extraite du water-closet et le compost 38, qui est alors pratiquement exempt d'odeurs, peut être amené directement sur un sol pour servir d'excellent engrais ou être stocké pour être utilisé par la suite. L'organe de déchargement mobile a été décrit et représenté jusqu'ici sous forme de cylindre tournant de-déchargement 15. Nais il ne s'agit là que d'un mode de réalisation particulier et d'autres modes de réalisation peuvent être imaginés, dans le cadre de l'invention. On peut par exemple disposer,le long des arêtes inférieures des parties de tôle 19,26 des écrans récepteurs 13,14, une grille horizontale ou éventuellement inclinée, qui peut être animée, de l'extérieur, d'un déplacement de va-etvient de manière à secouer le compost reposant sur 13 grille, de telle sorte qu'il la traverse pour tomber dans la caisse collectrice 33. Du fait de la coopération de la grille et des arêtes inférieures des tôles 19,26, on peut alors obtenir une action de fragmentation corresponant à celle décrite ci-dessus. Il peut aussi etre avantageux, selon un autre mode de réalisation, de munir la boite collectrice 33 de trous traversant ses bords. Lorsque dans ce cas, il se produit un excès de matières fécales liquides et que celles-ci tombent dans la boîte collectrice, ces liquides peuvent être évacués par ces trous et amenés dans le fond 4,où ils s'évaporent peu à peu. De cette manière on évite toute humidification excessive du compost 38 contenu dans la boite collectrice 33. I1 est évident que l'invention s'applique tout aussi bien à des water-closets chauffés autrement qu'à l'aide d'un courant électrique. On peut aussi entraîner les ventilateurs par une batterie, du type de batteries d'automobiles, et provoquer l'échauffement des matières fécales à l'aide de brûleurs à gas-oil ou d'une source de chaleur analogue. Un tel agencement est particulièrement avantageux pour des maisons de vacances dans des régions non électrifiées. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. On peut par exemple, équiper le cylindre de déchargement 15 de pointes, de courtes lames ou d'organes analogues, à la place des lames de fragmentation 21; ces organes peuvent être disposés suivant des dessins réguliers ou irréguliers sur la surface du cylindre de déchargement. On peut aussi remplacer le levier de manoeuvre 30 par un autre organe pour obtenir un mouvement de rotation du cylindre de déchargement 15. -REVENDICATTONS - Agencement de waters-closets comportant un espace clos,isolé thermiquement, dans lequel les matières fécales introduites sont déposées en couches successives pour former un compost, de l'air chaud étant mis en circulation dans cet espace, lequel agencement est caractérisé en ce que le compost de matières fécales (12) est supporté, à l'intérieur de l'espace précité, par des écrans récepteurs (13,14) dirigés l'un vers l'autre, lesquels présentent des parties (19,26) dirigées vers l'intérieur et vers le bas, dont les arêtes inférieures sont disposées à une distance l'une de l'autre telles qu'elles forment une ouverture de passage pour les matières fécales putréfiées (38), cette ouverture contenant un organe mobile (15) muni de dispositifs (21) pour fragmenter mécaniquement les matières fécales putréfiées (38),tandis que celles-ci, par la manoeuvre de l'organe mobile (15) sont transférées de la masse de compost (12) à une boîte collectrice (33) ou à un caisson analogue prévu en dessous de l'organe mobile (15). 2.- Agencement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe mobile (15) est constitué par un cylindre (15) ou un tambour comportant, sur une surface extérieure cylindrique, des organes saillants, par exemple des lames (21) des pointes ou des éléments analogues présentant des arêtes (32,figure 4) qui,lors de la rotation du cylindre, coopérent avec au moins un écran récepteur (14) présentant une arête-vive (27) de manière à produire, au cours de cette rotation de cylindre (15) un effet de fragmentation mécanique sur les matières fécales putréfiées (38). 3.- agencement selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la rotation du cylindre (15) est commandée par un levier de manoeuvre (30) qui comporte un moyeu (31) disposé sur un arbre tournant (29) du cylindre (15), qui est disposé de telle manière que la manoeuvre de va-et-vient (P3,figure 4) du levier de manoeuvre (30)fasse tourner le cylindre (15) pas à pas dans un sens de rotation unique (P2). 4.- Agencement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe mobile est constitué par une grille, qui, lorsqu'on la manoeuvre de l'extérieur, est animée d'un mouvement tel qu'en coopérant aec les arêtes inférieures des écrans récepteurs(13, 14) elle exerce une action d'acheminement vers le bas et une action mécanique de fragmentation sur les matières fécàles putré fiées (38) reposant sur la grille, de sorte que celles-ci tombent dans la boite collectrice (33). 5.- agencement selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins l'une des parties inclinées (19,6) dirigées vers l'intérieur et vers le bas, des écrans ré- cepteurs (13,14) est munie d'un ou de plusieurs celons ( obtenus essentiellement par pliage selon un certain anle et présentant des trous de passage (L3) pour l'air chaud. 6. agencement selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins l'un des écrans récepteurs (13,14) est disposé le long d'une paroi assurant l'isola- tion thermique voisine,de manière à former un interstice (figure 2) par le passage d'air chaud, ce qui assure un équilibre de pression pour cet air à l'intérieur du water-closet, avec en même temps une transmission de chaleur au compost de matières fécales (If). 7.- Agencement selon l'une quelconque des re.endications précédentes, caractérisé en ce qu'une partie du fond de la boîte collectrice (33) est munie, essentiellement sur ses parois latérales, de trous pour l'évacuation de matières fécales liquides. 8.- agencement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'air chaud est produit par un appareil à air chaud (39), disposé à l'intérieur du water-closet (1) comportant un moteur électrique (41) muni d'un ventilateur et un élément électrique chauffant (42), le maintien à une valeur constante de la température de l'air chaud étant assuré par un organe de régulation automatique. 9.- agencement selon lune quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'air chaud est produit par un appareil à air chaud disposé dans le water-closet (1) comportant un moteur électrique alimenté par exemple par une batterie, muni d'un ventilateur, et un brûleur à carburant liquide ou gazeux, par exemple à pétrole ou à gas-oil, l'apport de chaleur étant réglé automatiquement par un organe qui maintient constante la température. 10.- Agencement selon l'une quelconque des revendications pré cédentes,caractérisé en ce que l'air qui traverse le water-closet à air chaud (1) est évacué par une canalisation (46) qui débouche dans l'atmosphère, cet air, avant de s'échapper dans l'atmosphère, traversant un filtre (47) équipé d'un produit absorbant les odeurs, par exemple du charbon activé, un ventilateur daspiration étant de préférence raccordé à la canalisation d'évacuation46. 11.- Agencement selon la revendication 10, caractérisé en ce que le ventilateur d'aspiration et le filtre (47) sont réunis pour former un ensemble qui est disposé à l'intérieur du water-closet (1), le filtre (47) étant accessible de l'extérieur en vue du remplacement de son élément filtrant. 12.- Agencement selon l'une quelconque des revendications précédentes, muni d'un cache(11) masquant au regard l'intérieur du water-closet (l),constitué de deux panneaux (5a,53) rabattables vers le bas et vers le haut, lequel agencement est caractérisé en ce que le mouvement de basculement des panneaux (52,53) est assuré par une barre de traction (55) réclable, accessible de l'extérieur, qui est articulée (en 57) à l'un des panneaux (52), le mouvement de basculement de l'un des panneaux (52) étant converti en un mouvement de basculement essentiellement correspondant de l'autre panneau (53) par l'intermédiaire d'une barre dwaccouplem nt (56) liant cinématiquement les panneaux (52,53), laquelle barre d'accouplement (56) est articulée (en 61) aux panneaux (52,53,figures 5 à 7).