La présente invention a pour objet un cadre pour circuit magnétique en ferrite. Généralement, les circuits magnétiques en ferrite comportent deux éléments en forme de E dont la face correspondant aux extrémités des branches du E est rectifiée, les deux éléments étant en appui l'un sur l'autre par leurs faces rectifiées et la branche centrale servant au support d'un bobinage. L'intérêt d'un tel montage est de permettre la réalisation d'un bobinage de manière indépendante puis son montage entre les deux éléments en forme de E, la bobine étant engagée sur la branche centrale de ces deux éléments. Cet agencement nécessite, néanmoins, la réalisation d'un appui aussi bon et aussi régulier que possible entre les deux éléments de ferrite, afin de limiter autant que possible la valeur de l'entrefer entre ceux-ci. La résolution de ce problème n'est pas simple compte tenu du fait que la ferrite est un matériau très fragile. Selon une première solution connue, les deux éléments en ferrite sont logés à l'intérieur de deux cadres en U inversés l'un par rapport à l'autre et présentant, respectivement, des ouvertures et des languettes permettant leur fixation l'un sur l'autre par encliquetage. Cet agencement présente l'inconvénient d'un montage et d'un démontage difficiles. En outre, ce cadre est réalisé en acier inoxydable, ce qui le rend extrêmement coûteux, et ne possède pas de points de fixation sur un support. Une autre solution consiste en un cadre réalisé à partir de plusieurs barrettes, par exemple au nombre de quatre, fixées les unes sur les autres par sertissage. Ce dispositif est d'un montage et d'un démontage difficiles et présente, en outre, l'inconvénient d'une maitrise tout à fait approximative de la pression entre les éléments en ferrite. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients, en fournissant un cadre du type comportant un étrier enveloppant trois côtés du circuit ferrite dont les deux parallèles à l'axe magnétique, dans lequel le quatrième côté du cadre est constitué par une barrette dont les deux extrémités sont munies de languettes aptes à être engagées dans des ouvertures ménagées dans les deux branches parallèles de l'étrier, des moyens élastiques étant prévus entre la branche centrale de l'étrier et l'élément ferrite situé de son côté. Le montage et le démontage de ce cadre1 et par coliséquent de l'ensemble, sont extrômement faciles et réalisés sans aucune détérioration des éléments et notamment des pièces en ferrite. C'est ainsi que, pour réaliser le démontage, il suffit d'exercer une pression sur la barrette à l'encontre de l'action des moyens élastiques sur les ferrites, de manière à permettre le dégagement des languettes de la barrette hors des ouvertures ménagées dans les branches latérales de l'étrier. Avantageusement, les moyens élastiques interposés entre l'étrier et un élément ferrite sont constitués par une lame de ressort. En outre, il- est intéressant que la lame de ressort soit en appui par ses deus-extrémités sur-ini élément ferrite et par sa partie centrale sur la branche centrale à proximité immédiate des deux branches latérales. Le ressort étant sollicité en un seul point central, la pression de contact des deux éléments de circuit est répartie d'une façon parfaitement homogène En outre, l1utilisation d'un ressort à lame permet de disposer d'une course du ressort assez longue pour permettre un calage d'entrefer, tout en donnant un effort constant. En outre, la branche centrale de l'étrier et la barrette qui lui est opposee sont renforcées par des nervures pour résister à la pression des moyens élastiques. De plus, avantageusement, l'extrémité de chaque languette de la barrette présente un retour, sensiblement parallèle aux branches latérales de étrier et tourné du côté de l'extrémité ouverte de l'étrier. Ceci évite tout démontage accidentel de ll-ppareil sous l'effet d'un simple écartement des deux branches latérales de l'étrier. Dans le cas de l'utilisation de ce cadre dans ane position verticale, les branches latérales de étrier comportent des retours parallèles à la branche centrale formant pattes de fixation, et? la branche centrale de l'étrier comporte des zones en débord avec des trous de fixation pour des barrettes de connexion. De toute façon, l'invention sera bien comprise a laide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce cadre destiné à un montage en position verticale Figure 1 est une vue en perspective éclatée des éléments constitutifs du cadre Figure 2 est une vue en perspective d'un circuit en position montée Figure 3 est une vue en coupe de ce même circuit en position montée. Le circuit magnétique, devant être maintenu en position montée par le cadre selon l'invention, comporte deux éléments identiques, respectivement 2 et 3, en forme de E, monoblocs et en ferrite. Sur la branche centrale des éléments en E, 2 et 3, est engagé un bobinage 4. Le problème est de réaliser un appui satisfaisant des deux éléments 2 et 3 l'un sur l'autre, afin de limiter au maximum ltentrefer entre ceux-ci. A cet effet, le cadre selon l'invention possède un étrier 5 comportant une branche centrale 6 présentant une nervure longitudinale de renforcement 7 et deux branches latérales 8 présentant des ailes p sur leurs faces en regard, servant au guidage et au maintien latéral des filéments 2 et 3. Sur la branche centrale 6 de étrier 5 est destinée à venir prendre appui une lame de ressort 11, par sa partie centrale. Les deux extrémités de la lame de ressort sont en appui sur 1'élénent ferrite 3 coDme montré à la figure 3. La longueur des branches latérales 8 de l'étrier 5 est légerement supérieure à la longaeur de l'assemblage des deux éléments 2 et 2 Chacune des branches latérales 8 présente, en outre, à proximité de son extrémité libre, une ouverture 10. Le quatrième côté du cadre est formé par une barrette 12 présentant une nervure longitudinale de renforcement 13. Les deux extrémités de cette barrette -12 sont prolongées chacune par une languette 14 présentant un retour 15 à angle droit. D'un point de vue pratique, la barrette 12 est destinée à prendre appui sur l'élément en ferrite 2, chaque languette 14 pénétrant dans une ouverture 10 d'une branche latérale 8, son retour 15 assurant un verrouillage, comme montré à la figure 3. La branche centrale 6 de l'étrier présente des zones en saillie percées de trous 16 pour la fixation de barrettes de connexion. En outre, les extrémités libres des branches latérales 8 de ltétrier présentent chacune un prolongement 17 à angle droit formant une patte de fixation pour l'ensemble dans la mesure où celui-ci est utilisé en position verticale. Dans la mesure où il s'agirait d'un élément destiné à etre utilisé en position horizontale, il est inutile de prévoir les pattes de fixation 17, ainsi que les zones de fixation des barrettes de connexion. Comme il ressort de ce qui précède, le montage et le démontage sont réalisés extrêmement simplement par déformation de la lame de ressort 11 permettant ltengagement ou le dégagesenttselon le case de la barrette 12 relativement à l'étrier 5. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce cadre pour circuit magnétique en ferrite, décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contrai- re, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS t. - Cadre pour circuit magnétique en ferrite, du type comportant un étrier enveloppant trois côtés du circuit ferrite, dont les deux parallèles à 1'axe magnétique, caractérisé en ce que le quatrième côté du cadre est constitué par une barrette dont les deux extrémités sont munies de languettes aptes à être engagées dans des ouvertures ménagées dans les deux branches parallèles de l'étrier, des moyens élastiques étant prévus entre la branche centrale de l'étrier et l'élément ferrite situé de son côté. 2. - Cadre selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens élastiques interposés entre l'étrier et un élément ferrite sont constitués par une lame de ressort. 3. - Cadre selon la revendication 2, caractérisé en ce que la lame de ressort est en appui par ses deux extrémités sur un élément ferrite à proximité des branches latérales de l'étrier, et par sa partie centrale sur la branche centrale de l'étrier. 4. - Cadre selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la branche centrale de l'étrier et la barrette qui lui est opposée sont renforcées par des nervures pour résister à la pression des moyens élastiques. 5. - Cadre selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérise en ce que l'extrémité de chaque languette de la barrette présente un retour, sensiblement parallèle aux branches latérales de l'étrier et tourné du côté de l'extrémité ouverte de l'étrier. 6. - Cadre selon l'une quelconque des revendications t à 5, caractérisé en ce que la branche centrale de étrier comporte des zones en débord avec des trous de fixation pour des barrettes de connexion. 7. - Cadre selon l'une quelconque des revendications i à 6, caractérisé en ce que les extrémités des branches latérales de l'étrier comportent des retours parallèles à la branche centrale, formant pattes de fixation.