L'invention concerne des touchons moulés en matière synthétique, telle que le polyéthylène, comportant sous une tête un coips sensiblement cylindrique destiné à être enfoncé dans le goulot d'une bouteille, flacon ou récipient analogue et, à la périphérie 5 de ce corps, au moins une nervure d'étanchéité annulaire ; et elle concerne plus particulièrement (parce que c'est dans leur cas que son application paraît devoir présenter le plus d'intérêt), mais non exclusivement parmi ces bouchons, ceux destinés à boucher ou à reboucher des bouteilles de boissons gazeuses, notamment des bou-10 teilles de vins de Champagne ou autres vins mousseux. Les bouteilles notamment lorsqu'elles sont établies en verre épais pour résister à la pression intérieure et agencées pour être bouchées à un moment ou un autre par une capsule couronne, présentent souvent dans le goulot, au niveau de la bague de retenue de la 15 capsule, un étranglement auquel s'ajoute une ovalisation. C'est le cas pour des bouteilles d'eaux minérales gazeuses mais aussi et surtout pour certaines bouteilles de vins mousseux et de vins de Champagne du type dit "Champenoise à bague couronne" destinées à être bouchées, pendant un stade de la champagnisation, par un bou-20 chon couronne avant d'être finalement rebouchées par un bouchon à tête retenu sur le goulot par un muselet ou des moyens à effet analogue. Lorsqu'on enfonce dans le goulot d'une telle bouteille un bouchon, il se trouve ensuite pincé dans la zone d'étranglement et 25 d*ovalisation entre deux points opposés sur un diamètre minimum. On conçoit que, lorsque ce bouchon est moulé en matière synthétique et comporte sur son corps cylindrique une ou plusieurs nervures annulaires et que l'une de ces nervures est engagée dans le goulot sous les deux points opposés sur le diamètre minimum, il 30 devient extrêmement difficile de faire franchir à c.ette nervure ce diamètre minimum en vue d'extraire le bouchon du goulot. L'invention a surtout pour but de remédier à cet. inconvénient et d'agencer le bouchon de telle manière qu'il puisse toujours être aisément extrait du goulot. 35 Le bouchon établi conformément à l'invention est caractérisé en ce que la nervure décrit une onde du type sinusoïdal dont l'amplitude varie parallèlement à l'axe du corps cylindrique et dont la longueur est un sous-multiple pair du périmètre de ce corps. De préférence on fait en sorte que la longueur d'onde de la 40 nervure périphérique corresponde à la moitié du périmètre du corps 70 43581 2 2115111 cylindrique du "bouchon. Avantageusement on prévoit plusieurs nervures décalées les unes par rapport aux autres en direction de l'axe du corps et décrivant sur ce dernier des ondes parallèles. 5 Le dessin annexé, donné à titre d'exemple permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer : Fig. 1 montre en élévation un bouchon moulé en matière synthétique établi conformément à l'invention et destiné à boucher 10 une bouteille de vin mousseux, notamment de Champagne. Fig. 2 est une coupe selon II-II (fig. 1). Fig. 3 et 4 montrent, développées dans le plan du dessin, les surfaces périphériques des corps cylindriques de deux bouchons établis selon des variantes. 15 Fig. 5 montre en coupe axiale le goulot d'une bouteille agencée pour être bouchée par un bouchon couronne. Fig. 6 montre, schématiquement dans une coupe perpendiculaire à l'axe, le corps cylindrique du bouchon conforme à l'invention à l'intérieur d'un goulot de bouteille tel que celui représen-20 té en fig. 5. Les bouchons comportant sous une tête 1 un corps sensiblement cylindrique 2 destiné à être enfoncé dans le goulot 3 d'une bouteille sont, à l'heure actuelle, le plus souvent moulés en matière plastique synthétique, notamment en polyéthylène. 25 Ces matières étant peu compressibles, on assure généralement l'étanchéité par une ou plusieurs nervures annulaires prévues en saillie sur le corps 2. Or les goulots de bouteille présentent généralement certains défauts tels qu'une ovalisation et une zone annulaire de section 30 minimum, particulièrement prononcées sur les bouteilles destinées à être bouchées par un bouchon couronne. En se reportant à la fig. 5 et en supposant que le goulot soit ovalisé perpendiculairement par'rapport au plan du dessin, on conçoit qu'on trouve dans le goulot 3 deux points 3a et 3b opposés 35 sur un diamètre minimum d. En supposant encore que le goulot 3 soit rebouché par un bouchon du type connu, moulé en matière synthétique, et que l'une de ses nervures annulaires se trouve alors pincée en dessous du niveau du diamètre minimum entre les deux points 3a et 3b, il sera 40 extrêmement difficile d'extraire le bouchon du goulot, car cette 70 43581 3 2115111 extraction ne serait possible qu'après une compression radiale de la nervure qui s'y oppose élastiquement. Une rotation du bouchon dans le goulot sera sans effet puisque la nervure prenant appui sous les saillies 3a et 3b exercera sur le bouchon une composante 5 axiale qui tend à le faire pénétrer davantage dans le goulot. Pour remédier à cet inconvénient et conformément à l'invention, on fait décrire aux nervures équidistantes 4, 4a et 4b, prévues sur le corps 2, une onde du type sinusoïdal dont la longueur^ou 1 est un sous-multiple pair du périmètre L du corps 2. 10 On conçoit que, lorsqu'un bouchon de corps 2, établi conformé ment à l'invention, se trouve poussé à fond dans le goulot 3 de la bouteille représentée en fig.5, un pincement particulièrement énergique s'établira entre les deux points diamétralement opposés 3a et 3b, mais qu'il suffira alors de faire tourner le bouchon dans le 15 goulot pour que ce dernier exerce sur lui une composante axiale dont le sens s'inverse successivement après chaque rotation partielle du bouchon. Il suffit alors de profiter de la composante qui tend à faire sortir le bouchon du goulot et qui ainsi en amorce l'extraction 20 pour terminer celle-ci par une traction axiale soutenue par la pression du contenu de la bouteille. On conçoit que le couple qu'il faut exercer sur la tête 1 du bouchon par ramport au goulot 3 de la bouteille est fonction de la pente maximum de la ligne d'onde de celle des nervures 4, 4a ou 25 4b qui est en prise avec les saillies 3a et 3b du goulot. Cela étant et en comparant les modes d'exécution montrés en fig. 3 et fig. 4 on voit que le périmètre L du corps 2 contient dans le premier cas deux longueur"Xd'ondes et, dans le second cas, quatre longueurs 7\1 d'ondes, l'amplitude A des ondes étant la 30 même dans les deux cas. Or cette amplitude A correspond à la longueur du déplacement axial maximum que le bouchon peut effectuer dans le goulot 3, lorsqu'on le fait tourner dans celui-ci. On conçoit que dans le cas de fig. 3 ce déplacement axial est 35 obtenu en feisant effectuer au bouchon un auart de tour alors que dans le cas de fig. 4 ce même déplacement est déjà obtenu après un huitième de tour dans le goulot. Il est évident que dans le premier cas l'effort étant étalé sur une course angulaire double, le couple à exercer sur le bouchon dans le goulot 3 pour y obtenir 40 le déplacement axial de l'amplitude A sera moindre que dans le 70 43581 4 2115111 second cas. Il y a par conséquent intérêt à faire correspondre la longueur d'onde7\des nervures périphériques 4, 4_a, 4b à la moitié du périmètre L du corps cylindrique 2. 5 II conviendra bien entendu de choisir l'amplitude A aussi gran de que possible, compte tenu d'une bonne étanchéité du bouchon et de l'effort de torsion qu'il faut exercer sur le bouchon par rapport au goulot. En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisation adop-10 té on obtient un bouchon dont l'extraction amorcée par un mouvement de rotation est considérablement facilité. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant 15 les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. 70 43581 2115111 REVENDICATIONS 1 - Bouchon moulé en matière synthétique comportant sous une tête un corps sensiblement cylindrique, destiné à être enfoncé dans 5 le goulot d'une bouteille, flacon ou récipient analogue et, à la périphérie de ce corps, au moins une nervure d'étanchéité annulaire, caractérisé en ce que cette nervure (4, 4a, 4b) décrit une onde du type sinusoïdal dont l'amplitude (A) varie parallèlement à l'axe du corps précité (2) et dont la longueur est 1111 sous~ 10 multiple pair du périmètre (L) de ce corps (2). 2 - Bouchon selon la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur d'onde (1) de la nervure périphérique (4, 4a, 4b) correspond à la moitié du périmètre (L) du corps cylindrique (2) du bouchon . 15 3 - Bouchon selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par plusieurs nervures (4, 4a, 4b), décalées les unes par rapport aux autres en direction de l'axe du corps cylindrique (2) et décrivant sur ce dernier des ondes parallèles» 4 - Bouteille remplie d'une boisson gazeuse, notamment de vin 20 de Champagne, caractérisée en ce que son goulot (3), agencé pour pouvoir recevoir un bouchon couronne, est bouché par un bouchon (1, 2, 4, 4a, 4b) établi selon l'une quelconque des revendications 1 à 3.