L'invention est relative aux dispositifs et procédez de limitation de courant pour installations d'alimentation en courant alternatif et de distribution de courant alternatif. L'invention vise notamment à fournir un dispositif de limitation de courant répondant mieux que ceux antérieurement connus aux exigences de la pratique pour un coût comparable. On sait que de tels dispositifs de limitation sont nécessaires pour éviter que l'intensité du courant dans une branche quelconque d'un réseau à courant alternatif excède une limite détermine, y compris en cas de court-circuit ou de surcharge de commutation. Un tel dispositif doit supporter des transitoires initiaux et/ou un état permanent, des conditions équilibrées ou non, et il doit garantir la stabilité du système.De tels dispositifs permettent d'abaisser les exigences imposées aux organes de commutation et de coupure du système et à ceux des au trescomposants qui sont affectés par le calibrage du niveau de défaut du-systèmeo L'invention propose notamment un dispositif de limita- tion de courant pour systèmes à courant alternatif qui comporte , pour chaque phase du système, au moins deux réacteurs à noyau de fer saturable, chaque réacteur ayant un enroulement à courant alternatif et un enroulement de polarisation supraconducteur à courant continu susceptible de maintenir le noyau du réacteur saturé lors du fonctionnement à courant alternatif de pleine charge, ainsi qu'un noyau magnétique à entrefer couplé à l'enroulement de polarisation, les enroulements à courant alternatif de chaquephasa étant disposés et connectés de façon que, à pleine charge, tout changement du niveau de saturation dans l'un quelconque des noyaux de réacteur par rapport au niveau de polarisation dû à l'enroulement de polarisation seul s'accompagne d'un changement du niveau de saturation dans au moins un autre noyau, changement qui le compense, l'intensité du courant étant limitée dès que, à chaque deii alternance, l'un ou l'autre des noyaux cesse d'être saturé. L'enroulement supraconducteur de polarisation est avantageusement entouré par un écran d'ècrêtage du fluxwdestiné à le protéger contre l'effet du flux alternatif. Sans cette précaution, l'enroulement supraconducteur pourrait être port4 à une temperature suffisament élevée pour qu'il revienne à l'état de conductivlte normal. Dans certains cas, ce retour à ltétat de conductivité normal, qui s'accompagne d'une augmentation importante de l'impédance du dispositif, a son utilité, car il constitue une sécurité supplémentaire en cas de surintensité exceptionnelle. On peut modifier le niveau de limitation d'intensité du dispositif en changeant l'intensité du courant qui traverse l'enroulement de polarisation, en utilisant un enroulement de commande sur le noyau à entrefer aqissant en pompe de flux, ou à l'aide d'un enroulement auxiliaire de polarisation parcouru par un courant ajustable, pouvant être en matériau de conductivité normale. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'exemples qui en constituent des modes particuliers de réalisation donnés à titre non limitatif. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent,dans lesquels - la figure 1 montre la courbe représentative de la variation du flux en fonction des ampère-tours magnétisants pour un réacteur saturable utilisé dans un dispositif de limitation de l'intensité de courant suivant l'invention, ainsi que les formes du flux et du courant lors de l'action de limitation - la figure 2 est un schéma simplifié d'un dispositif de limitation d'intensité de courant suivant l'invention ;; - la figure 3, similaire à la figure 2, montre une variante de réalisation - la figure 4 montre schématiquement un mode d'exécution pratique de l'invention - la figure 5 est un schéma montrant un iode de connexion d'un dispositif de limitation de courant à un système b courant alternatif ;; - la figure 6 montre schématiquement la connexion entre deux systèmes d'alimentation en courant alternatif ayant des caractéristiques différentes, ainsi que les transferts de courant et de puissance entre eux en fonction du décalaqe électrique - la figure 7 montre, à l'aide de diagrammes similaires à ceux de la figure 6, une disposition dans laquelle les deux systèmes d'alimentation en courant alternatif sont reliés par un dispositif de limitation de courant suivant l'invention - la figure 8 montre schématiquement la connexion de deux systèmes d'alimentation en courant alternatif triphasé en vue d'un transfert pulsé de puissance à l'aide d'un dispositif de limitation de courant suivant l'invention, ainsi que les diagrammes de transfert de courant et de puissance en fonction du calage électrique entre les deux systèmes. - la figure 9 montre une modification de la disposition de la figure 8 permettant d'avoir un transfert continu de puissance - la figure 10 montre les conditions de stabilité d'un système d'alimentation classique en cas de défaut, sous forme d'un diagramme a pour le système et d'une courbe b montrant le transfert de puissance en fonction du déphasage - la figure 11, similaire à la figure 10, montre les conditions de stabilité d'un générateur relié à un système de distribution par un dispositif de limitation d'intensité de courant suivant l'invention ; - la figure 12, similaire à la figure 10, montre continent on peut modifier le circuit de la figure 11 pour améliorer la stabilité ; - la figure 13 montre une autre modification du circuit de la figure 12 - la figure 14 montre une modification du mode de réalisation de la figure 4 ; et - la figure 15 est un schéma similaire à celui de la figure 2, comportant un enroulement supplémentaire de couplage des noyaux de réacteur. La figure 1 montre la relation qui existe entre le flux et les ampère-tours magnétisants NI pour un noyau de fer d'un réacteur saturable du type utilisé dans un dispositif de limitation d'intensité de courant suivant l'invention. La courbe représentative des variations présente un coude au point de saturation y. Normalement, le courant continu de commande qui passe dans l'enroulement de polarisation maintient le noyau à l'état saturé, au point O de la courbe, et le courant normal de pleine charge IL dans l'enroulement alternatif provoque une variation sinusoïdale du flux autour du point 0, entre les points A et B, le noyau restant saturé. Il y a en conséquence une chute de tension série résiduelle égale à VL= K. taux aux bornes du réacteur saturable, b g étant la variation de flux entre les points 0 et A, tandis que K est une constante. En cas de défaut, le courant de charge augmente à un point tel que, lors de la demi-alternance négative, il abaisse le flux T jusqu'a un point tel que C, au-dessous de , ce qui provoque une variation importante de flux et donc l'apparition d'une force électro-motrice induite en opposition avec la tension d'alimentation. Le courant de défaut est donc limité et il est représenté par la courbe IF. Mais une composante additionnelle est requise pour fourni les ampères-tours accrus nécessités par la self-inductance de l'enroulement de polarisation, ce qui se traduit par un courant total IT. La selfinductance de l'enroulement de nolarisation est choisie pour rester linéaire dans la région de commande ou pour s'adapter à la limitation de courant nécessaire. On voit que, si l'enroulement alternatif est fractionné en deux moitiés égales portées par des noyaux de fer séparés et si ces moitiés sont montées avec des polarités opposées par rapport à un enroulement de polarisation à courant continu commun, le second noyau fonctionne de façon similaire à celle qui a été décrite ci-dessus, mais au cours de la demi-alternance opposée du courant alternatif. Les effets du dispositif sur le courant alternatif seront donc symétriques et il n'apparaitra pas de composante fondamentale de courant ou de flux dans l'enroulement à courant continu. Le courant alternatif dans des conditions de défaut n'est pas sinusoïdal dans le cas simple qui a été illustré, mais la forme d'onde IF peut en pratique être facilement modifiée. Le circuit schématisé en figure 2 comporte un système à courant alternatif triphasé dont les trois phases ont respectivement des tensions VA, VB et VC et des courants i i, ib et ic Chaque phase comporte deux enroulements 10 et 11 (munis sur les dessins des indices A, B et C qui indiquent les phases correspondantes). Les enroulements 10 et 11 sont montés en série et bobinés en sens opposé sur des noyaux de réacteur saturable distincts 12 et 13. Les noyaux 12 et 13 ont des enroulements de commande à courant continu respectifs 14 et 15.Tous les enroulements de commande sont mentes dans un circuit commun auquel est appliquée une tension VDC qui fait passer un courant idc Les enroulements de commande, séparés sur la figure, constituent avantageusement un enroulement unique commun à tous les noyaux de réacteur, comme on le verra plus loin. Le circuit de commande comporte des noyaux à enroule ment qui lui donnent la self-inductance nécessaire dans des conditions de défaut, représentés par un enroulement 16 placé sur un noyau 17. Les flux dans les noyaux 12 et 13 sont désignés respectivement par 1 et 2 les indices A, B et C étant ajoutés pour désigner les trois phases. Enfin, le flux dans le noyau 17 est désigné par C Dans la variante illustrée en figure 3, le circuit de commande est constitué par une boucle unique 20 commune à tous les noyaux de réacteur. La boucle 20 est constituée par un enroulement supraconducteur dans lequel circule un courant continu de polarisation de valeur déterminée, sans connexion extérieure. La figure 4 montre schématiquement une constitution matérielle du circuit de la figure 3. Les paires de noyaux de réacteur 12 et 13 des trois phases sont placées de façon à être couplées au bobinage supraconducteur unique 20 qui est muni de noyaux magnétiques à entrefer non saturables 21, pour augmenter la self-inductance du bobinage à courant continu. Les noyaux à entrefer 21 sont munis d'enroulements de commande 22 qui permettent de faire varier le flux de polarisation créé dans les noyaux 12 et 13 par l'enroulement de polarisation 20, de façon à changer le niveau de limitation d'intensité, coite on le verra plus en détail plus loin.Plusieurs hoyaux ou carcasses magnétiques 21 sont répartis Ie long du bobinage supraconducteur 20 et jouent le rôle de support mécanique pour le bobinage en même temps qu'ils lui donnent la seIf-inductance requise. Les noyaux 12 et 13, représentés sur la figure 4 de forme rectangulaire, peuvent être toriques, ce qui améliore les performances du dispositif en réduisant la réactance serie équivalente lors du fonctionnement sous charge normale, diminue les pertes et rend plus facile un contrôle précis. La description qui précède des principes de l'invention et de modes de réalisation simples montre qu'on peut réaliser des réacteurs saturables très divers pour obtenir les mêmes caractéristiques fondamentales et en même temps modifier le taux d'harmonique des flux et des courants pour atteindre les résultats requis en ce qui concerne le taux cumulé d'harmo- nique et la réponse aux transitoires. Entre autres modifications, on peut utiliser un montage parallèle inversé des enroulements à courant alternatif au lieu d'un montage série inversé, utiliser des noyaux multiples reliés par déphaseurs, insérer des circuits additionnels à courant continu, et incorporer des composants et des filtres divers, inductifs ou capacitifs. Lorsqu'on doit placer au même endroit un transformateur et un limiteur d'intensité de courant, les deux ensembles sont avantageusement montés à proximité l'un de l'autre, Dar exemple dans une même cuve, avec des connexions internes. La figure 5 montre comment on peut relier un limiteur de courant suivant l'invention avec un autotransformateur triphasé de transmission de puissance entre une alimentation et une charge, de façon à protéger la charge contre les surtensions de l'alimentation. Le limiteur 26 est mont entre les enroulements de transformateur 23, 24 et 25 et le neutre 27 de l'alimentation. En utilisant un dispositif de limitation d'intensité de courant suivant l'invention, en série avec un transformateur reliant une alimentation et un système de distribution locale, ou en les combinant, on obtient un niveau de défaut qui est une proportion détermine de la pleine charge. On évite qu'une augmentation ultérieure de la charge du système de distribution n'augmente le niveau de défaut ou le courant de court-circuit à un point tel que la résistance des organes de cooeutation devient insuffisante et qu'il faut remplacer ces organes, ce qui est coûteux Le dispositif de limitation de courant trouve une application similaire constituée par la limitation des courants de défaut réinfectés dans l'alimentation à partir de l'installation synchrone d'un abonné. Une telle utilisation permet de réduire notablement les restrictions de consommation de courant imposées à l'abonné. L'invention trouve encore une autre application dans laquelle un dispositif de limitation d'intensité de courant est utilise pour connecter deux systèmes d'alimentation électrique. La présence du dispositif limite l'accroissement du niveau de de'faut dans chacun des systèmes à une valeur déterminée par l'intensité limite imposée par le dispositif de limitation. La présence du dispositif permet d'éviter l'augmentation coûteuse de performance des organes de commutation des deux systèmes que rendrait nécessaire l'augmentation des niveaux de défaut en l'absence du dispositif de limitation. De plus, en faisant varier de façon cyclique le courant limite du dispositif, on peut réaliser un transfert commandé de puissance d'un système d'alimentation - un autre, sans que les deux systèmes aient besoin de rester en permanence en synchronisme.Cet aspect est il lustré sur la figure 6. La partie supérieure de la figure schématise deux systèmes de puissance dont les forces électromotrices équivalentes E1 et E2 sont reliées par l'intermédiaire d'une réactance apparente totale X. Le diagramme vectoriel fait apparaitre l'anqle &commat; de décalage électrique entre les deux systèmes. Les variations de la puissance P et du courant I qui passent d'un système à 1 t autre en fonction de l'angle &commat; sont montrées par les courbes montrees h la partie inférieure de la figure 6. Les zones hachurées, correspondant à des angles élec triques O compris entre 0 et # ou entre 3# et 2 tri , représen- 2 2 tent les régions où le transfert de puissance est possible sans puissance instabilité.Hors de ces régions, on peut perdre la stabilité, d'ou' des accélérations et décélérations incontrolées des générateurs et des augmentations inacceptables des courants et des tensions dans les deux systèmes. La figure 7 montre la situation correspondante lorsque les deux systèmes de puissance sont reliés par un dispositif de limitation de courant. Les courbes représentatives des transmissions de courant et de puissance sont montrées en trait plein dans le cas correspondant à une valeur limite constante de l'intensité du courant. On voit que la situation est satisfaisante du point de vue de la stabilité, mais qu'il y a une simple oscillation de l'écoulement de puissance entre les deux systèmes. Mais si l'on fait varier de façon cyclique la valeur limite de l'intensité de courant de façon à réduire le courant à une valeur minimale lors d'une demi-alternance sur deux, les transferts de courant et de puissance sont ceux schématisés en tirets et il y a un écoulement unidirectionnel puls de puissance d'un système à l'autre, sans perte de stabilité et sans que les deux systèmes aient à être synchrones. On peut effectuer la commande nécessaire de la valeur limite du courant en modifiant les ampèretours effectifs de l'enroulement à courant continu du dispositif de limitation de courant.Il suffit d'une modification d'énergie relativement faible pour modifier l'état des noyaux de réacteur, qui ont des boucles d'hystérêsis rectangulaire, la boucle supraconductrice garantissant que le flux effectif total embrassé (produit du flux magnétique b travers le bobinage par son nombre de soies) reste constant dans le temps. Par exemple on peut effectuer la commande en réglant l'alimentation en courant contre nu de l'enroulement de polarisation ou en ajustant la self-inductance de l'enroulement de polarisation à l'aide d'un enroulement de commande placé sur les noyaux associés à l'entrefer. Cette dernière technique est appelée "pompage de flux" et elle est bien connue dans le domaine des enroulements supra-conducteurs. La figure 8 montre la façon de connecter deux systèmes ayant des forces électromotrices équivalentes E1 et E2 et des fréquences respectives f + a F et f, se traduisant par un décalaqe électrique continuellement variable 8 Les systèmes sont triphasés et sont connectés par l'intermédiaire d'un dispositif limiteur de courant triphasé 30 ayant un enroulement de commande commun qui reçoit un courant de commande IDC d'un dispositif de commande K. Ce dernier fait varier IDC de façon cyclique en fonction due 8 , comme le montre le schéma, ce qui provoque une variation correspondante de la puissance totale transmise PToT en fonction de &commat;. Sur la figure 9, trois dispositifs limiteurs de courant 31, 32 et 33 sont montés en parallèle et leurscourantsde commande respectifs IDC1' IDC2 et IDC3 ont des courbes de variation similaires 1, 2 et 3, mais décalées par rapport à l'angle de décalage Q. I1 en résulte une transmission de puissance sensiblement constante d'un système à l'autre, indépendemment des variations de Q, comme le montre la ligne droite représentant PTOT en fonction-de Qsur le schéma. Lorsqu'unie perturbation transitoire apparait sur un système de puissance (par exemple un court-circuit bref), son effet immédiat consiste en des oscillations induites des angles électriques relatifs des divers générateurs du système, par suite d'un déséquilibre 20 entre le couple mécanique appliqué a' chaaue générateur (habituellement à peu près constant) et le couple électrique imposé par le système de puissance (qui peut se modifier presque instantanément si le système est modifié). Ces oscillations provoquent des fluctuations d'intensité de courant et de puissance et peuvent être amorties ou non par le système. Il existe des critères bien établis permettant de prédire la réponse de l'ensemble du système à une telle perturbation et d'évaluer si le système se rétablira de lui-même (état stable) ou si les oscillations du système vont s'amplifier jusqu'à fonctionnement asynchrone d'un ou plusieurs générateurs (perte de stabilité). L'application de ces critères à tout système particulier de puissance est très importante dans la conception d'ensemble du système et elle dicte les performances exigées de nombreux composants~du système, par exemple la vitesse d'élimination des défauts par disjoncteur ultra-rapide. Dans certains cas, on peut, en incorporant le dispositif limiteur d'intensité de courant dans le système pour abaisser les niveaux d'intensité en cas de défaut, diminuer le couple électrique de rétablissement anplisua aux rotors de générateur et en conséquence rendre le système moins stable. Ce problème sera explicité en faisant référence aux figures 10 et Il. La figure 10 (a) montre un générateur G1 qui fournit une puissance P1 à un système S2 de grande puissance électrique. Les vecteurs tension du générateur et du système de puissance sont respectivement El et E2. L'angle Qî entre les vecteurs est l'angle de puissance.La figure 10(b) montre la variation de la puissance P en fonction de l'angle de puissance Q pour ce système. La cour be T montre la variation du couple électrique en fonction de e e à couple mécanique constant, reorsentA r > ar la liqne TM. Si un défaut de courte durée (indiqué par la flèche F) est appliqué, la machine G1 accélère étant donné que le couple d'équilibrage électrique s'annule.Si le défaut disparait au bout d'un intervalle de temps bref, alors que le générateur a atteint l'angle Q 2 un couple électrique de rétablissement élevé T' est autosa- tiquement appliqué et décélère le mouvement relatif vers l'avant du rotor de G1. Mais si l'angle rotorique continue à augmenter, le couple électrique diminue et si on atteint le point S avant que le déplacement vers l'avant ait été arrêté complête ment, le couple de rétablissement disparait, puisque T devient e inférieur à TM Le rotor continue à accélérer jusqu'à apparition d'une instabilité. Le déplacement vers l'avant s'arrête lorsque la surface A1 est égale à la surface A2 (critère d'égalité des surfaces). En pratique donc, la limite de stabilité est atteinte lorsque la surface initiale A1 est égale à la totalité de la surface de rétablissement disponible FT'S. Sur la figure ll(a), un dispositif 35 limiteur de courant est ajouté entre le générateur G1 et le système S2. La figure 11(b) montre effet de cette adjonction sur la courbe de puissance : la surface de rétablissement FT'S est diminuée, de sorte qu'il suffit d'une durée de défaut plus courte, c'est h-dire d'une surface A1 plus faible, pour provoquer une instabilité, la situation restant la même que le défaut soit côté générateur ou côté système du dispositif limiteur de courant. On peut résoudre ce problème de stabilité en plaçant un élément absorbeur d'énergie électrique dans un circuit en parallèle avec le dispositif limiteur de courant. Lors du fonctionnement normal, la chute de tension aux bornes du dispositif limiteur de courant est faible. En conséquence, la perte d'énergie dans l'élément absorbeur d'énergie est également faible. En cas de défaut, la tension augmente et l'énergie absorbée peut être suffisante pour amortir les oscillations du système. A titre d'exemple, la figure 12(a) montre l'adssonction d'une résistance R d'absorption d'énergie en parallèle avec le dispositif 35 et la figure 12(b) montre la courbe de couple résultante T e en cas de défaut apparaissant côté générateur du dispositif 35. Le rotor accélère comme dans le cas précédent jusqu'à l'angle 82, mais, une fois que le défaut a disparu > il subsiste un appel important supplémentaire d'énergie et donc de couple à partir du générateur pour alimenter la résistance, étant donné la tension considérable entre ses bornes. Ainsi le système retrouve rapidement sa stabilité. En cas de défaut côté système du dispositif 35, -le générateur transfère en fait sa charge à la résistance R et il n'y a pas d'accélération. Lorsque le défaut disparaît, il n'y a pas eu de modification sensible de'l'angle 1 et le système se rétablit intiédiatement. La figure 13 montre que les pertes normales en régime permanent dans la résistance R peuvent être réduites à une valeur très faible en ajoutant au. -circuit placé en parallèle des dispositifs d'accord,non non linéaire & u de polarisation. Dans le cas représenté, on a ajout une petite bobine d'induction L à noyau de fer en série avec la résistance R. Cette bobine est choisie de façon aue, dans des conditions normales de fonctionnement, elle oppose une impédance élevée au passage d'un courant dans la résistance R. Mais,en cas de défaut, qui augmente sensiblement la tension V aux bornes du dispositif transducteur, le noyau de la bobine L se sature et l'impédance opposée à l'absorption de l'énergie reluise par la résistance R tombe à une valeur très faible.On voit que l'on peut apporter de très nombreuses modifications au circuit placé en parallèle avec le dispositif limiteur, afin de diminuer les pertes en régime permanent dans la résistance R. Alors que, dans les modes de réalisation du dispositif limiteur de courant qui ont été décrits jusqu'ici, chaque noyau de réacteur a un seul enroulement à courant continu, les enroulements étant reliés de façon à constituer un circuit commun à courant continu, on peut ajouter des enroulements à courant continu supplémentairesde commande,en parallèle avec l'enroulement supraconducteur à courant continu principal. Ces enroulements suivent un trajet similaire à celui de l'enroulement supraconducteur de polarisation, mais en général ils en sont indépendants du point de vue électrique.Alors que l'enroulement supraconducteur principal est parcouru en permanence par le même courant, l'intensité dans les enroulements auxiliaires peut être modifiée facilement et rapidement pour augmenter ou diminuer le flux total dans les noyaux de réacteur. La figure 14, qui sera décrite plus loin, montre un cas particulier dans lequel le bobinage auxiliaire à courant continu agit salement en tant qu'cran de protection de l'enroulement supraconducteur contre les flux. I1 faut amener à un niveau minimum le flux magnétique alternatif qui affecte l'enroulement supraconducteur de commande, car ce flux provoque une augmentation de température interne et peut amener le bobinage à l'état de conductivité normale. Ce résultat est atteint sans interférer avec le flux constant créé par l'enroulement supraconducteur lui-même en prévoyant un écran de flux,de conductivité normale, autour de l'enroulement supraconducteur. La figure 14 montre un dispositif dont les organes correspondant à ceux de la figure 4 portent le même numéro de référence et ne seront pas décrits de nouveau. L'enroulement supraconducteur 20 et son cryostat sont placés dans un écran de flux magnétique tubulaire en matériau de conductibilité électriaue normale. Cet écran 36, de section droite circulaire, peut constituer la paroi externe du cryostat. On donne aux parois de l'écran 36 une épaisseur supérieure à la profondeur de pénétration des courants alternatifs à la fréquence la plus faible qui puisse être induite par couplage magnétique avec le noyau des réacteurs. Dans des conditions normales de fonctionnement, le flux dans le noyau des réacteurs varie peu et les courants alternatifs dans l'écran 36 ont une intensité minimale.Mais en cas de défaut, les flux subissent des modifications notables et des courants de peau importants sont induits dans l'écran qui protège ainsi l'enroulement supraconducteur 20. L'écran d'écrêtage de flux magnétique à conductivîté normale ou un bobinage distinct à conductivité normale peut être monte, du Doint de vue physiaue, en parallèle avec ltenroulement supraconducteur de façon à constituer un enroulement de commande auxiliaire. S'il s'agit d'un enroulement séparé, il peut autre muni de ses propres éléments de self inductance, sous forme de noyaa magnétiquesà entrefers, et il peut comporter des éléments résistifs,inductifs et capacitifs supplémentaires. La figure 14 montre à titre d'exemple un écran de flux 36 comportant une brêche ou un tronçon électriquement isolant 37.Les extrémités de l'écran, de part -et d'autre du tronçon 37, sont reliées à une source de courant 38 par l'intermédiaire d'un dispositif de commande 39 qui permet de commuter le courant dans l'écran entre un sens, pour lequel il augmente le flux dû à l'enroulement de -oolarisation, et le sens opposé, pour lequel il atténue le flux de l'enroulement de polarisation. Dans le circuit illustré en figure 15, les éléments correspondant à ceux de la figure 2 portent encore le même numéro de référence. Ils ne seront pas décrits de nouveau. Pour diminuer les courants à'fréquence harmonique dans le système, on munit chaque noyau de réacteur d'un enroulement supplémentaire à courant alternatif d'interconnexion 37a, 38a, 37b, 38b, ou 37c, 38c, les enroulements des noyaux de chaque paire étant montés en opposition et l'ensemble des six enroulements étant montés en série dans une boucle fermée. Lesdispositifs limiteursde courant qui ont été décrits présentent un avantage supplémentaire : si la surintensité due à la perturbation dans le système de puissance atteint une valeur indésirable, l'enroulement de commande supraconducteur revient à l'état de conductivité normale, ce qui augmente dans de grandes proportions l'impédance du dispositif et diminue l'intensité du courant dans le système. L'invention est susceptible de nombreuses variantes de réalisation. Par exemple, l'écran d'écrêtage de flux peut être muni de moyens qui le refroidissent pour augmenter sa conductivité. Il peut même être constitué au moins partiellement en matériau supraconducteur. Il va sans dire que de telles variantes, ainsi plus généralement que toutes autres restant dans le cadre des équivalences, sont couvertes par le présent brevet. REVENDICATIONS 1. Dispositif de limitation de courant pour système à courant alternatif, caractérisé en ce qu'il comporte, pour chaque phase du système, au moins deux réacteurs à noyau saturable, chaque réacteur ayant un enroulement à courant alternatif et un enroulement de polarisation supraconducteur à courant continu capable de maintenir en permanence le noyau du réacteur à l'état de saturation lors du fonctionnement sous courant alternatif à pleine charge, les enroulements à courant alternatif de chaque phase étant disposés et connectés de façon que, à pleine charge, tout changement du niveau de saturation dans l'un quelconque des noyaux de réacteur par rapport au niveau de polarisation dû à l'enroulement de polarisation seul s'accompagne d'un changement du niveau de saturation dans au moins un autre noyau, changement qui le compense, l'intensité du courant étant limitée dès que, à chaque demi-alternance, l'un ou l'autre des noyaux cesse d'être saturé. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les enroulements à courant alternatif de chaque phase sont disposés en série. 3. Dispositif suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les enroulements supraconducteurs de polarisation de tous les réacteurs sont constitués par une boucle supraconductrice unique. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour modifier le niveau de polarisation de chaque réacteur. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens comprennent soit des moyens pour régler l'intensité du courant dans l'enroulement de polarisation, soit un enroulement de commande sur le noyau à entrefer couplé à l'enroulement de polarisation, soit encore un enroulement auxiliaire de polarisation en matériau de conductivité électrique normale associé à des moyens pour faire varier le courant dans ledit bobinage auxiliaire dont le trajet est sensiblement parallèle à celui de l'enroulement supraconducteur. 6. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédéntes, caractérisé en ce qu'il comprend un enroulement d'interconnexion à courant alternatif, en matériau de conductibilité électrique normale, couplant les noyaux de tous les réacteurs. 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par un écran d'écrêtage de flux disposé autour de l'enroulement supraconducteur de polarisation pour atténuer l'influence des flux alternatifs sur l'enroulement supraconducteur. 8. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'enroulement auxiliaire de polarisation est constitué par un écran d'écrêtage de flux entourant l'enroulement supraconducteur pour atténuer l'effet des flux alternatifs sur l'enroulement supraconducteur. 9. Dispositif suivant la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour refroidir l'écran d'écrêtage de flux de facon à auqmenter sa conductivité, ledit écran pouvant être au moins partiellement constitué en matériau supraconducteur. 10. Dispositif de limitation de courant suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un élément d'absorption de l'énergie électrique monté en parallèle avec lui de manière à augmenter la stabilité du système à courant alternatif. 11. Dispositif suivant la revendication 10, caractérisé en ce que l'élément d'absorption d'énergie électrique est constitué par une résistance, éventuellement placée en série avec un élément inductif qui diminue les pertes d'énergie à pleine charqe. 12. Système de transfert de puissance électrique, comprenant deux systèmes d'alimentation en énergie électrique reliés par l'intermédiaire d'un dispositif de limitation de courant suivant l'une quelconque des revendications 4, 5 et 8, caractérisé par un dispositif de commande qui fait varier, entre un niveau haut et un niveau bas, la polarisation du dispositif de limitation de courant en fonction du déphasage entre les systèmes, les niveaux étant choisis de façon à provoquer un transfert pulsé de puissance d'un système d'alimentation à l'autre. 13. Système de transfert de puissance suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend trois dispositifs de limitation de courant montés en parallèle entre les systèmes d'alimentation, les variations cycliques de polarisation étant similaires pour les trois dispositifs mais décalées de 120 d'un dispositif au suivant de façon que la puissance transférée reste sensiblement constante dans le temps. 14. Procédé de limitation Me courant dans un conducteur ou un réseau à courant alternatif, caractérisé en ce qu'on dispose sur le conducteur ou dans le réseau un dispositif d'amortassement inductif à noyau de fer muni d'un enroulement supraconducteur à courant continu de polarisation tel que, en cas de charge normale, le noyau reste en permanence saturé et le dispositif présente une faible impédance tandis que, si l'intensité du courant dépasse un seuil, le noyau cesse d'être saturé au cours d'un demi-cycle sur deux et en conséquence oppose une impédance notable à la surintensité.