L'invention est relative d'une manière générale au calcul des programmes de décompression et a plus particulièrement pour objet un appareil analogique pneumatique qui mesure d'une manière continue les pressions ambiantes supérieures à la pression atmosphérique auxquelles il est soumis et qui calcule et donne un programme de décompression de sécurité de durée minimale. Le plus grand risque auquel sont exposés les plongeurs industriels et sportifs est constitué par les accidents de décompression qui résultent de la libération sous forme de bulles des gaz dissous dans les tissus du corps humain, lorsque la pression ambiante est réduite trop rapidement. Au cours de l'augmentation de la pression ambiante pendant une plongée, les tissus du corps commencent à absorber plus de gaz provenant du mélange respiratoire pour équilibrer la différence de pression. La vitesse d'établissement de cet équilibre varie d'un tissu à l'autre, mais elle ne varie ni d'une manière appréciable d'une personne à l'au tre, ni selon qu'il s'agit de compression ou do décompression et elle est d'une importance vitale uniquement au retour,après que le plongeur a été soumis à des pressions supérieures à la pression atmosphérique.De même, les tissus peuvent résister, à des degrés variables, à une surpression interne (c'est-à-dire à une sursaturation), au cours de la décomposition, sans aucune formation de bulles de gaz. Ce phénomène est dénommé "rapport de tissu" et défini par la relation: Rapport de tissu - Pression maximale de sécurité dais lestissus Pression ambiante ces pressions étant évaluées dans une échelle absolue. La vitesse de descente par conséquent est laissée à la liberté du plongeur, tandis que sa vitesse de remontée est limitée par une fonction du rapport de tissu et de la vitesse à laquelle les gaz libérés pénètrent dans la circulation sanguine à l'état dissous et en sont éliminés par les poumons. Boycott, Damant et Haldane [ The Prevention of Compressed Air Illness",J.Hygiene, 8,342-443,19083 ont proposé de considérer les tissus du corps comme des chambres de diffusion de gaz disposées en parallèle, chaque chambre présentant un rapport de tissu et une durée caractéristique de réduction de moitié de la vitesse d'équilibrage du tissu (dénommée ci-après durée de demi-ralentissement). En se fondant sur ce modèle, Boycott et al. ont proposé une solution s'écartant radicalement des programmes de décompression continue classique, solution connue sous le nom de décompression "par paliers". Actuellement leur modèle constitue la base des programmes de décompression modernes tels qu'ils sont exposés par exemple dans les tables standard de décompression de la marine américaine. Ces tables ont été calculées en utilisant des durées de demi-ralentissement de tissus de 20,40,80 et 120 minutes et des rapports de tissus de 2,5/1 à 1,8/1. Ces tables sont conçus pour des missions de plongée déterminées, c'est-à-dire pour des plongées à des profondeurs déterminées, pendant des temps déterminés.Il en résulte qu'elles ne sont pas utilisables pour la plupart des plongées industrielles ou sportives du fait qu'elles prescrivent un programme de décompression plus long que nécessaire plutôt que de risquer une compensation à l'estime des dépassements momentanés de profondeur lors d'une plongée. Le besoin ressenti d'une meilleure solution à ce problème a amené à prévoir des appareils de mesure de décompression, présentant des organes d'entrée, de calcul et de lecture de divers genres. Dans ces disposi tifs toutefois le calcul est effectué par la résistance à l'écoulement d'un gaz à travers un orifice ou un corps poreux,lequel écoulement obéit à la loi de Poiseuille et non aux lois de la diffusion à travers une membrane.Ces dispositifs présentent tous la caractéristique d'entre incapables de calculer les programmes de décompression de sécurité de durées minimales selon le modèle de Boycott et al. Dans ces conditions, en raison de l'écoulement de Poiseuille, l'absorption et la libération de gaz par les tissus ne sont pas calculés selon les expressions utilisées pour l'établissement des tables de décompression actuellement admises: l'utilisation d'une membrane diffusante fournit une analogie précise pour ces expressions. Les dispositifs conformes à l'invention reposent sur l'utilisation d'une membrane perméable sélectivement à travers laquelle du gaz diffuse à ltétat-dissous pous simuler les caractéristiques de diffusion gazeuse des tissus humains lorsqu'ils absorbent et libèrent les gaz provenant du mélange respiratoire lorsque la pression ambiante augmente. Les appareils conformes à l'invention par conséquent ne sont pas affectés par des écarts dûs à un écoulement de Poiseuille. Au contraire ils simulent exactement le comportement des tissus humains en contact avec le gaz sous pres sion ambiante supérieure à la pression atmosphérique. L'invention envisage l'utilisation de toute membrane perméable sélectivement,appropriée à la nature du mélange respiratoire à employer. De même l'épaisseur relative de la zone active de la membrane et le volume de la chambre de constante de temps associée à la membrane peuvent être modifiés indépendamment pour s'adapter à la durée de demi-ralentissement du tissu à surveiller, ce qui permet de faire varier la perméabilité des membranes en fonction de la nature des gaz du mélange respiratoire. Les appareils conformes à l'invention peuvent être réalisés de manière à être utilisés en association avec la source de mélange respiratoire à la pression ambiante. En variante, selon une autre caractéristique de l'invention, ces dispositifs peuvent être réalisés sous forme autonome ou intégrée et être utilisés séparément et indépendamment de la source de mélange respiratoire du plongeur sans perdre de leur sécurité de fonctionnement et sans autre inconvénient.Sous ces deux modes de réalisation ils comportent des moyens sensibles à la pression comprenant une chambre destinée à être occupée par du gaz à la pression ambiante, des moyens indicateurs comprenant un manomètre présentant une chambre à gaz, pour indiquer tin programme de décompression approprié, et des moyens calculateurs qui comprennent une membrane de diffusion gazeuse séparant la chambre à gaz du manomètre (c'est-à-dire la chambre à gaz à constante de temps) de la chambre à gaz à pression ambiante pour mesurer cumulativement et d'une manière continue l'absorption et la libération de gaz par le tissu humain simulé soumis aux fluctuations de la pression ambiante1 supérieure à la pression atmosphérique. L'appareil autonome de mesure de décompression conforme à l'invention peut comporter en outre des moyens sensibles à la pression qui obturent d'une manière étanche à l'eau la chambre à pression ambiante et sont mobiles par rapport à l'appareil sous l'action des fluctuations de pression ambiante de l'eau, de manière à maintenir automatiquement la chambre à gaz à pression ambiante à la pression à laquelle l'eau soumet le plongeur. Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, l'appareil de décompression met en oeuvre des dispositions qui permettent de le miniaturiser: on remplit le manomètre, du type Bourdon, d'un liquide et on prévoit une chambre à gaz à constante de temps de volume sensiblement constant entre le tube de Bourdon et la chambre à gaz à pression ambiante. Dans ce mode de réalisation la membrane de diffusion gazeuse sépare ces deux dernières chambres, tandis que la chambre à constante de temps est séparée du tube de Bourdon par des moyens sensibles à la pression qui ferment de façon étanche aux fluides le tube de Bourdon. Conformément à l'invention ces appareils wuvent être soit autonomes, soit être conçus pour être reliés à une source de mélange respiratoire, en aval de la soupape d'équilibrage. Les appareils de mesure de décompression conformes à l'invention sont d'utilisation très souple et peuvent calculer automa- tiquement des programmes de décompression de sécurité de durée minimale pour des plongées de durées et de profondeurs très différentes pour lesquelles des limitations de la vitesse de décompression différentes sont imposées par des tissus de constantes de temps différentes. En général, un tel appareil comporte plusieurs membranes distinctes de perméabilités sélectives différentesprésen- tant des constantes de temps de diffusion gazeuse différentes, chacune d'elles étant choisie de manière à simuler à cet égard un tissu humain particulier, c'est-à-dire à se comporter de la même manière.Chacune de ces membranes de diffusion gazeuse est associée à une chambre à gaz à pression ambiante pour mesurer séparément et d'une manière continue l'absorption et,la libération de gaz par le tissu humain de constante de temps particulière qu'elle simule. Ces membranes sont également associées, séparément, à des moyens indicateurs qui indiquent la quantité de gaz diffusé à travers celles-ci dans un sens ou dans l'autre sens dans le cadre d'un programme de décompression. Un bottier immergeable porte tous ces éléments composants et contient la plupart d'entre eux. Conformément à l'invention, l'appareil peut être de forme autonome ou être réalisé pour être couplé à une conduite d'amenée de mélange respiratoire au plongeur ou à une autre source de gaz sous pression ambiante appropriée. Dans, le premier cas, le volume de la chambre à pression ambiante varie en fonction de la pression de l'eau qui s'exerce sur l'appareil alors que dans le second cas, la pression du gaz dans la chambre à pression ambiante est régulée par la soupape d'équilibrage de l'appareil respiratoire ou de toute autre manière appropriée. Conformément à l'invention, une sonde manométrique unique peut être associée à plusieurs chambres à constante de temps dis tinctes dans un calculateur analogique pneumatique du genre décrit ci-dessus. Ces appareils comportent une simulation du rapport de tissu qui est intégrée au dispositif indicateur de l'appareil, constituée de moyens élastiques logés dans la chambre à cons tante de temps et compensant les variations de rapport de tissu entre les tissus à constante de temps différents simulés par l'ap pareil. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descrip tion qui suit de certains de ses modes de réalisation,donnés à titre illustratif mais nullement limitatif. La description se ré fère aux dessins annexés dans lesquels: -La figure 1 est une vue fragmentaire en perspective d'un appareil de calcul de décompression conforme à un mode de réalisa tion de l'invention; -la figure 2 est une vue en coupe verticale de l'appareil de la figure 1; -la figure 3 est une vue similaire à celle de la figure 2 d'un autre appareil conforme à l'invention conçu pour être accou plé à un appareil respiratoire de plongeur; -la figure 4 est une vue en coupe verticale d'un appareil de calcul de décompression selon un premier mode de réalisation préférentiel de l'invention;; -la figure 5 est une vue en coupe verticale, à grande échel le, du corps du dispositif de la figure 4, montrant les composants des moyens sensibles à la pression ambiante, des moyens de calcul et des moyens indicateurs, dans leurs positions respectives d'as semblage; -la figure 6 est une vue en coupe verticale d'un appareil de décompression conforme à un second mode de réalisation préfé rentiel de l'invention; -la figure 7 est une vue fragmentaire, en coupe verticale,à grande échelle,d'une partie de l'appareil de la figure 6 montrant des détails de construction des moyens sensibles à la pression, des membranes de diffusion gazeuse et des éléments manométriques; -la figure 8 est une vue analogue à celle de la figure 6 d'un autre appareil de décompression conforme à l'invention, comportant un manomètre séparé pour chaque membrane de diffusion gazeuse;; -la figure 9 est une vue en coupe verticale à grande échelle d'une partie de l'appareil de la figure 8+ -la figure 10 est une vue fragmentaire, en coupe verticale, d'un appareil conforme à l'invention selon un troisième mode de réalisation préférentiel; et -la figure 11 est une vue fragmentaire à grande échelle d'une partie de l'appareil de la figure 10, montrant mieux les composants des moyens calculateurs analogiques et l'accouplement de ces moyens avec d'autres parties de l'appareil. L'appareil autonome 10 représenté sur la figure I comporte un boîtier submersible Il en trois parties, réalisé en une matière plastique rigide, non déformable, avantageusement en résine polycarbonatée désignée par la marque"Lexan". La partie supérieure ou couvercle 12 a la forme d'une tasse et présente une bride annulaire 13. Une seconde coquille en forme de tasse 14, présentant une bride annulaire externe 15 et une ouverture axiale 16, est logée à l'intérieur du couvercle 12 de manière que la bride 13 repose sur la bride 15,et délimite un compartiment manométrique 17 dans la partie supérieure du boîtier 11. Un fond 18 constitue la base du boîtier et présente une ouverture axiale 19 servant d'ouverture d'accès pour la pression de l'eau.Des boulons 20 traversent les brides 13 et 15 et la partie périphérique du fond 18 et assemblent le boîtier de façon étanche à l'eau; une membrane 21 en caoutchouc naturel 21 est pincée et retenue en place entre le fond 18 et la coquille de fermeture 14 pour former dans cette coquille une chambre à gaz à pression ambiante 22. La membrane 21 empêche l'eau provenant de l'ouverture d'accès 19 d'entrer dans la chambre 22 mais les variations de priez sion de l'eau dans cette ouverture la déforment élastiquement dans la chambre 22, faisant varier ainsi le volume de celle-ci et faisant varier par conséquent d'une manière correspondante la pression du gaz qui y est enfermé. Un appareil à tube de Bourdon 23 comportant une base en forme de coupelle munie d'une bride est fixé dans le compartiment manométrique 17 au-dessus de l'ouverture 16 de manière que le cadran 25 de l'appareil soit visible à travers la partie supérieure du couvercle 13. Le tube de Bourdon 26 est relié à l'aiguille 27 et la déplace sous l'action des variations de pression à l'intérieur de la chambre à gaz à constante de temps 28 de l'appareil. Une membrane de diffusion gazeuse, constituée par un disque de caoutchouc au silicone de 0,075 mm environ d'épaisseur est disposé entre la coquille 14 et la base 24 et empêche tout écoulement direct de gaz par l'ouverture 16 entre la chambre à gaz à pression ambiante 22 et la chambre à gaz à constante de temps ou le tube de Bourdon 28. La membrane 30 soumise à la différence de pressioh entre les chambres 22 et 28 est supportée par deux disques 31 et 32 de 1,5 mm environ d'épaisseur en verre fritté, le bloc membrane en trois pièces étant fixé et maintenu en place par des boulons 33 situés à la périphérie de la bride de la base 24 de telle manière que du gaz puisse diffuser entre la chambre 22 et la chambre 28, mais non entre ces chambres et le compartiment manométrique 17. Le volume de la chambre 22 est, d'une manière appropriée, de l'ordre de dix fois supérieur à celui de la chambre 28 lorsque l'appareil est exposé à la pression atmosphérique dans les conditions représentées sur les figures 1 et 2. Appareil de la figure 3 est semblable à celui des figures 1 et 2, mais la chambre à pression ambiante est munie de raccords permettant de la mettre en communication avec l'alimentation du plongeur en mélange respiratoire. L'appareil n'est donc plus autonome, mais incorporable à un appareil respiratoire du plongeur et il fonctionne sous l'action des variations de pression du mélange gazeux respiratoire régulée par une soupape de détente et d'équilibrage (non représentée). L'appareil de la figure 3 comporte un boitier 40 qui comprend un couvercle 41 en forme de tasse, muni d'une bride, en matière plastique rigide, de forme stable, pouvant résister à l'immersion aux profondeurs de plongée. De plus, le boîtier 40 comporte une coquille en forme de tasse 42 présentant une bride externe 43 et des orifices d'entrée 44 et de sortie 45 du mélange respiratoire, diamétralement opposés, ménagés dans sa paroi latérale, et une ouverture axiale 50 dans sa paroi supérieure. Avec le couvercle 41 la coquille 42 délimite un compartiment manométrique 48. Un fond 46 en forme de disque constitué de la même matière plastique ferme l'ouverture inférieure de la coquille 42 et est fixé à celle-ci suivant le pourtour de la bride 43 par des boulons 47; il définit, avec la coquille 42, une chambre à gaz à pression ambiante 49. L'appareil à tube de Bourdon 51, prévu à l'intérieur du compartiment manométrique 48, comporte un tube de Bourdon 52 monté sur une base 53 fixée à la coquille 42 par des boulons 54. Un cadran 55 est disposé au-dessus du tube de Bourdon 52; une aiguille 56 située au-dessus du cadran est accouplée au tube de Bourdon. La base 53 et le tube de Bourdon délimitent ensemble un volume V qui sert de chambre à constante de temps. Une membrane 57 de caoutchouc aux silicones, constituée par une feuille de 0,075 mm environ, est disposée au-dessus de l'ouverture 50 et ferme le volume V; sa partie périphérique est retenue sous la bride de la base 53. Deux filtres 58 et 59 de verre fritté d'environ 1,5mm d'épaisseur, entre lesquels la membrane est prise en sandwich, fournissent à la membrane un support lui permettant de résister aux différences de pression s'exerçant entre les chambres 49 et V. Pour assembler l'appareil 10, on met en place la membrane de caoutchouc 21 alors que la chambre 22 contient de l'air à la pression et à la température atmosphérique. De même, la membrane 30 et l'appareil à tube de Bourdon 23 sont montés alors que la chambre manométrique 28 contient de l'air à pression et température atmosphériques normales. Le compartiment manométrique 17, contenant aussi de l'air à pression et température atmosphériques norna- lesesthermétiquement fermé. D'une manière analogue, le mode de réalisation de l'invention représenté par la figure 3 est assemblé en atmosphère normale bien qu'il n'y ait pas å se Soucier particulièrement de l'état initial du gaz dans le cas de la chambre 44 du fait qu'il ne s'agit pas d'un volume hermétiquement fermé. Les membranes perméables sélectivement employées dans les dispositifs conformes à l'invention sont choisies en tenant compte de la composition du mélange gazeux respiratoire. S'il s'agit d'air atmosphérique, une membrane de caoutchouc au silicone d'épaisseur minimale 0,07 à 0,1 mm environ est préférable. Dans le cas du mélange d'hélium et d'oxygène dit "heliox", le polytétrafluoréthylène sous forme de la matière plastique désignée par la marque "Teflon" présente l'avantage particulier de laisser passer sélectivement l'hélium.Son rapport de sélectivité He/02 est de 20/1, tandis que celui du caoutchouc au silicone n'est que de 0,6/1,0. Si)e mélange respiratoire n'est pas de l'air et qu'on utilise un appareil du type de celui de la figure 1, il peut être souhaitable ou nécessaire que la chambre manométrique 28 et la chambre à pression ambiante 22 soient toutes deux remplies initialement du mélange respiratoire. Dans tous les cas cependant, la pression initiale du gaz dans ces deux chambres oit être la pres sion atmosphérique pour plus de commodité. Le tableau I ci-dessous donne les perméabilités à l'azote et les énergies d'activation de divers matériaux du commerce, susceptibles d'être utilisés dans des appareils conformes à l'invention. -TABLEAU I Matériau Perméabilité Energie d'acttraiion (cm2.sec1.atm1à200C) (kcal/mole) cm ,sec .atm a10 Polypropylène 6,5 x 10- - Polyéthylène 1,9 x 10 9 10,82 Chlorure de polyvinyle 3,2 x 10 9 -~ Teflon 1,0 x 10 5,98 Caoutchouc naturel 2,8 x 10 8 8,72 6 Caoutchouc au silicone 2,6 x 10 6 La variation considérable des perméabilités à l'azote et des énergies d'activation de ces matériaux et d'autres matériaux susceptibles d'être utilisés pour constituer la membrane qui constitue la pièce maîtresse de l'appareil conforme à l'invention amène à en tenir compte pour simuler les caractéristiques d'absorption et de libération de gaz des tissus humains.Le caoutchouc au silicone sera souvent préférable du fait de sa plus grande perméabilité et du fait qu'il présente une perméabilité identique pour l'oxygène et l'azote, ce qui permet d'utiliser de l'air comme gaz diffusant. De plus, il présente l'avantage que l'énergie d'activation pour la diffusion de l'azote ou de l'oxygène à travers le caoutchouc au silicone est inférieure à 4 kcal/mole, ce qui n'entraîne que de faibles variations de la constante de demiralentissement dans la gamme de température prévue et que ce caoutchouc est suffisamment compressible pour servir lui-même de joint d'étanchéité. La résistance des membranes de caoutchouc au silicone est en contre-partie insuffisante pour supporter la différence de pression nécessaire et ces membranes sont par conséquent doublées d'un matériau qui constitue le support mécanique nécessaire pour que la membrane ne soit pas endommagée, sans réduire notablement la surface active de la membrane ni perturber le mécanisme de diffusion gazeuse. En plus des filtres en verre fritté décrits ci-dessus, on peut utiliser des filtres en céramique poreuse, des papiers filtres doublés de fines grilles métalliques et même des filtres à cigarettes. Le manomètre de Bourdon des appareils représentés ici a un diàmètre de cadran d'environ 38 mm et une plage de mesure d'envi 2 ron 4,2 kg/cm pour pouvoir indiquer les paliers de décompression jusqu'à 15 mètres, tout en ayant des dimensions compatibles avec le port au poignet.Le volume de la chambre du manomètre à tube de 3 Bourdon est d'environ 2,45 cm3. Ainsi qu'on l'a indiqué sur les dessins qui, bien que schématiques, sont à peu près à l'échelle, les ouvertures 16 et 50 ont un diamètre d'environ 6,35 mm et les chambres 28 et V un diamètre d'environ 15,85 mm. Ces appareils ont en conséquence un temps de demi-ralentissement de 80 minutes. Le mode de fonctionnement de l'appareil des figures 1 et 2 est le suivant. tors d'une plongée le volume de la chambre à gaz à pression ambiante 22 fluctue en fonction des variations de pression dans l'ouverture 19, la membrane 21 étant déformée par la différence des pressions qui s'exercent sur elle. Une augmentation de la pression des gaz à l'intérieur de la chambre 22 se traduit par une différence de pression, de part et d'autre de la membrane 30, qui provoque la diffusion de gaz de la chambre 22 vers la chambre manométrique 28 et par conséquent une déformation proportionnelle du tube de Bourdon 26. L'aiguille 27 est actionné par la déformation du tube de Bourdon et indique de manière continue sur le cadran de mesure, étalonné en mètres ou pieds de profondeur, la quantité de gaz absorbée par le tissu sous forme des paliers de décompression nécessaires.Au cours de la décompression l'appareil fournit, au moyen de la diminution de pressicndansladçnkre àconstante de temps 28, un programme de décompression de sécurité de durée minimale pour des tissus présentant une caractéristique de constante de temps identique à celle des membranes de diffu sion 30 et 57 et des chambres de constante de temps associées. En d'autres termes, le phénomène de diffusion gazeuse est réversible et répétitif de sorte que, pour un tissu de constante de temps choisie, il est tenu compte automatiquement des différentes durée séjour à des profondeurs variables rencontrées dans une plongée non programmée. De plus la pression tésiduelle à l'intérieur de la chambre de constante de temps lorsque le plongeur atteint la surface donne à l'appareil une mémoire de calcul de décompression en cas de plongées successives.Ces fonctions et ces caractéristiques sont encore plus marquées dans un appareil utilisable dans des conditions très variables, comportant plusieurs chambres à constante de temps, à membrane de diffusion simulant des tissus à constantes de temps différentes.Un tel appareil peut calculer automatiquement des programmes de décompression de sécurité de durées minimales pour des plongées de durées et de profondeurs variées dans lesquelles des limitations différentes de la vitesse de décompression sont imposées par des tissus à constantes de temps différentes. Le fonctionnement de l'appareil de la figure 3 est dans ses grandes lignes identique à celui de l'appareil des figures 1 et 2; il en diffère surtout par le fait que la pression à l'intérieur de la chambre à gaz à pression ambiante 49 est celle du mélange respiratoire gazeux fourni au plongeur. Mais la pression du gaz en écoulement est régulée par une soupape de détente montée dans l'installation classique d'alimentation en mélange respiratoire et produit une diffusion gazeuse à travers la membrane 57, qui simule l'absorption et la libération de gaz pour les tissus humains au cours de la plongée.De même, par conséquent,toutes les variations de temps et de profondeur sont enregistrées par l'appareil, interviennent dans le calcul et sont traduites sous forme de programme de décompression de sécurité de durée minimale temps/profondeur pour le retour du plongeur à la surface. L'expression mathématique utilisée dans le calcul des tables de plongée de la marineaméricaine est: formule dans laquelle: PA est la pression ambiante absolue, P est la pression initiale absolue dans le tissu, o P est la pression absolue dans le tissu à l'instant considéré, t est le temps, r est la constante de temps du tissu. Cette constante de temps est fournie par ltexpression V.X A.+ formule dans laquelle: V est le volume de la chambre'à constante de temps, X est l'épaisseur de la membrane, A est la surface de la membrane, est la perméabilité de la membrane. La représentation graphique de ln du temps à une pression ambiante quelconq en fonction cons tante, est une droite unique dont la pente est - 1/f . Les caractéristi ques du dispositif à membranes conforme à l'invention sont telles qutil donne une représentation analogique exacte de cette expression et fournit la courbe rectiligne mentionnée. L'appareil autonome 110 des figures 4 et 5 est enfermé dans un boîtier 112 comportant un couvercle 113 en forme de tasse munie d'une bride et un fond 114 fixé au couvercle 113 par des boulons 115 qui traversent la bride du couvercle 113. Le couvercle et le fond sont en matière plastique transparente, par exemple en résine polycarbonate, telle que celle désignée par la marque "texans présentant une résistance mécanique suffisante pour résister aux pressions rencontrées aux profondeurs habituelles de plongée. La plaque 114 comporte une trou central fileté 117 donnant accès au compartiment 118 de l'appareil, à l'intérieur du boîtier. L'appareil 110 comporte un corps métallique en forme de L 120 et un ensemble manométrique 122 supporté par le conduit 123 fixé au corps 120 qui est monté à l'intérieur du boîtier par vissage de son extrémité inférieure 124 dans la plaque de fond 114. Un trou borgne axial de grand diamètre est ménagé à l'extrémité inférieure du corps 120 pour recevoir les composants du système sensible à la pression ambiante, les moyens de calcul et l'aiguille indicatrice de l'appareil 110. L'extrémité inférieure ouverte du corps présente un taraudage 125. Un trou 127 de diamètre réduit relie l'extrémité interne du trou borgne de grand diamètre à l'extrémité supérieure du corps 120, à l'endroit où s'ouvre le conduit 123. Le tube de Bourdon 129 de l'ensemble manométrique 122 communique avec le trou 127 par le conduit 123 et, comme on l'a indiqué sur les dessins, le volume ainsi délimité est rempli de liquide. Le tube de Bourdon est accouplé à l'indicateur 131 et au cadran 132 de l'appareil, de sorte que, lorsque la pression du liquide à l'intérieur du tube 129 varie, l'aiguille indicatrice 131 se déplace par rapport au cadran 132 et affiche ainsi la va ration de pression sur le cadran. Le liquide contenu dans le tube de Bourdon 129, le conduit 123 et le trou 127 est retenu sans fuites dans le trou borgne de grand diamètre du corps 120 par une membrane 135 en caoutchouc naturel. La membrane 135 est maintenue en place par un disque 137 constitué d'un anneau métallique 138 et d'un cylindre de céramique poreuse 139 qui remplit l'espace à l'intérieur de l'anneau et délimite le volume qui constitue la chambre à constante de temps des moyens de calcul. La chambre à gaz à pression ambiante 140 de cet appareil est délimitée par le cylindre métallique 142 et par une membrane de caoutchouc 143 qui obture l'extrémité inférieure ouverte du cylindre 142 et est maintenue en place par une rondelle 144 et un écrou de serrage 145. Le cylindre 142 présente une partie centrale percée d'une ouverture de petit diamètre 147 qui débouche dans un évidement de la partie supérieure du cylindre,occupé par un disque en céramique poreuse 148. Une membrane en caoutchouc au silicone 150 d'environ 0,25 mm d'épaisseur est disposée entre la surface supérieure du cylindre 142 et du disque 148 et la surface inférieure en regard de l'anneau 138 et du cylindre en cérame que 139.Dans ces conditions, la membrane de diffusion soumise à la différence de pression prend appui sur le verre fritté ou toute autre céramique poreuse appropriée constituant le cylindre 139 et le disque 148 et, en même temps, elle laisse diffuser les gaz dans les deux sens entre la chambre 140 et la chambre à constante de temps 139. Le dispositif conforme à l'invention peut être réalisé sous la forme représentée sur la figure 3, auquel cas il peut être monté sur la canalisation qui amène le mélange respiratoire au plongeur, au lieu d'être réalisé sous forme autonome. La modification à apporter alors au dispositif des figures 4 et 5 peut être à peu près la même que celle représentée et décrite ci-dessus, la membrane en caoutchouc 143 étant remplacée par un disque non flexible et la canalisation d'amenée au plongeur du mélange respiratoire (non représentée ici) étant mise en communication de manière appropriée avec la chambre à gaz à pression ambiante 140. Le mode de fonctionnement de ces appareils ressemble beaucoup dans ses grandes lignes à celui décrit plus haut. Ainsi,le volume de la chambre à gaz à pression ambiante 140 varie en fonction de la pression d'eau appliquée à la membrane 143 et,lors de la mise en pression, du gaz diffuse à travers la membrane 150 vers la chambre à gaz à constante de temps constituée par le cylindre 139, augmentant la pression du gaz qui y est contenu et provoquant le mouvement relatif de la membrane 135 et par conséquent le déplacement du liquide dans le tube de Bourdon 129.Le tube de Bourdon est ainsi actionné et indique l'augmentation de pression à l'intérieur du manomètre; l'indicateur 131 se déplace par rapport au cadran étalonné 132 et affiche la pression de gaz qui règne à l'intérieur de la chambre à constante de temps,et par conséquent, la pression qui existe dans les tissus humains dont elle constitue une représentation analogique directe. Lorsqu'un plongeur équipé de cet appareil remonte vers la surface et est soumis à une décompression, la diffusion gazeuse à travers la membrane 150 s'effectue dans l'autre sens puisque la pression du gaz diminue à l'intérieur de la chambre 140.Au fur et à mesure,quelapression du gaz à l'intérieur de là chambre à constante de temps diminue ensuite, le déplacement du liquide dans le tube de Bourdon 129 diminue d'une manière correspondante et l'indica- teur 131 se déplace pour montrer la variation de la pression du gaz dans la chambre à constante de temps et dans les tissus dont elle constitue une représentation analogique. L'appareil autonome représenté sur la figure 6 comporte un boîtier immergeable en quatre pièces 210 qui peut être réalisé en une matière plastique transparente telle que le polyméthylméthacrylate, et un manomètre à tube de Bourdon G monté à l'intérieur de ce corps. Un bloc 212 délimitant des chambres à gaz à cons tante de temps forme la majeure partie du boîtier 210 et constitue sa partie centrale. Il présente une bride périphérique 213 et trois évidements cylindriques 215,216 et 217, de volumes égaux servent de cha re a constant rez ete. D2! trous 218 219 et relient respec vemen les chamres, et 217 à a surface ce supérieure du bloc 212, comme le montrent les figures 6 et 7. Dans un bloc collecteur 122 disposé au-dessus du bloc 212 sont ménagées trois chambres à liquide 224,225 et 226 constituées par des évidements cylindriques relativement courts pratiqués dans la face inférieure du bloc 222, alignés respectivement avec les trous 218,219 et 220. Un conduit ramifié 228 ménagé dans le bloc 222 fait communiquer les chambres 224,225 et 226 avec le manomètre G et sert ainsi de collecteur. Ces chambres, le collecteur et le manomètre G sont remplis d'un liquide approprié, par exemple un liquide pour freins hydrauliques, de sorte qu'une variation du volume effectif de n'importe quelle chambre à laquide est affichée sur le cadran du manomètre. Un organe intérieur de retenue 230 constitué par une plaque de polyméthylmétacrylate est fixé sur la face inférieure du bloc 212, à l'intérieur de la bride 213, par des vis 231. Trois évidements sont ménagés dans la face supérieure de l'organe 230 et alignés avec les évidements 215,216 et 217. Des trous 233,234 et 235 qui traversent l'organe 230 communiquent chacun avec un évidement de sorte que du gaz peut traverser l'organe de retenue 230 lorsque l'appareil est en service, comme on va l'expliquer ci-après. Un fond 237 présentant une ouverture centrale 238 d'entrée d'eau à l'intérieur de l'appareil est fixé suivant son pourtour à la bride 213 par des vis 240 qui traversent le bloc 212 et s'engagent dans le bloc répartiteur 222 pour plaquer le corps 210 d'une manière étanche aux fluides. Une membrane 242 en matériau élastomère, tel que du caoutchouc naturel vulcanisé, est disposé à l'intérieur du corps 210 au voisinage immédiat du fond 237. Son pourtour est pincé entre la plaque 237 et la bride 213 de sorte que la membrane divise l'espace compris entre les plaques 230 et 237 en une chambre intérieure 244, servant de chambre à gaz à pression ambiante, et en une chambre extérieure 245 reliée au milieu ambiant par une ouverture 238. Une seconde membrane flexible et élastique 256, par exemple également en caoutchouc naturel vulcanisé est maintenue entre les blocs 212 et 222 par l'action de serrage exercée par des vis 240. La membrane 256 sépare ainsi, de façon étanche aux fluides, les chambres 224, 225 et 226 et les trous 218,219 et 220, tout en restant déformable à partir de sa position de repos représentée sur les figures afin de déplacer le liquide contenu dans le collecteur et le manomètre G. Le libre écoulement du gaz entre les chambres 215,216 et 217 et la chambre à gaz à pression ambiante 244 est également interdit, mais il y a nécessairement du gaz de part et d'autre de l'organe de fermeture, constitué par une membrane de diffusion gazeuse du genre déjà décrit. Ainsi des membranes constituées par des disques de caoutchouc au silicone 247,248 et 249 sont disposés entre les chambres à gaz à constante de temps 215, 216 et 217 et les trous correspondants 233,234 et 235. Le disque 247 a une épaisseur de 0,075 mm environ, tandis que le disque 248 a une épaisseur de 0,15 mm environ et que le disque 249 a une épaisseur de 0,23 mm environ. Ces disques,qui qui sont soumis aux différences de pression de gaz qui s'exercent entre la chambre 244 et les chambres à gaz à constante de temps, sont supportés par des disques de verre fritté poreux. Le disque 247 est disposé entre les disques de verre 250 et 251. Les membranes 248 et 249 sont de même supportées de part et d'autre,respectivement par des disques de verre 252 et 253, et 254 et 255. Les trois paires de disques de verre sont disposées dans des évidements en regard ménagés dans le bloc 212 et la plaque 230 de sorte que les disques sont fermement maintenus en place de manière à ne pas se déplacer dans le boîtier, lorsque l'appareil est en service. L'appareil des figures 8 et 9 est d'une constitution générale semblable à celle montrée en figures 6 et 7, mais la chambre à gaz à pression ambiante est munie de conduits par lesquels elle peut être mise en communication avec l'alimentation du plon- geur en mélange respiratoire, à la pression ambiante. Il s'agit encore d'un appareil à plusieurs organes manométriques dans lequel les chambres à gaz à constante de temps communiquent chacune directement avec un organe de mesure distinct et ont des volumes différents, fonction des caractéristiques d'absorption de gaz des tissus simulés. Cet appareil comporte un bloc 260 de chambre à gaz à constante de temps dans lequel sont ménagées des chambres 261,262 et 263. La chambre 262 a un volume double de celui de la chambre 261 tandis que la chambre 263 a un volume triple de celui de la chambre 261. Les manomètres à tube de Bourdon 265,266 et 267 sont montés sur le bloc 260 et sont reliés respectivement aux chambres 261,262 et 263 par des ouvertures 269,270 et 271 de sorte que le gaz peut s'écouler librement entre ces chambres et leurs manomètres lorsque la pression du gaz fluctue à l'intérieur des chas lors du fonctionnement de l'appareil. Ces chambres s'ouvrent encore dans la surface inférieure du bloc 260 par l'intermédiaire d'évidements formés dans le bloc pour une raison qui sera décrite ci-dessous. Le corps 260 comporte une bride périphérique inférieure 273 traversée par des raccords tubulaires 275 et 276 destinés à maintenir du gaz respiratoire à la pression ambiante à l'intérieur de la chambre à gaz 278. Cette chambre est fermée par un couvercle 279 fixé au bloc 260 par des vis 280 qui traversent la bride 273. Le gaz peut passer, par diffusion, entre la chambre 278 et les chambres 261, 262 et 263 du fait de la présence d'une membrane de diffusion gazeuse, constituée par une feuille de 0,075 mm d'épaisseur environ en caoutchouc au silicone, qui recouvre la rangée de chambres à constante de temps. Une lame de verre fritté poreux 285 s'étend de même sur toute cette rangée et fournit un support à la membrane 282. Trois disques de verre fritté poreux séparés 286,287 et 288, de nmes dimensions, soutiennent d'une ma niere analogue la face supérieure de la membrane 282 dans ko ré- gions situées directement en dessous des chambres 261,262 et 263. Les parties du bloc 260 qui sont placées de chaque côté des disques 286, 287 et 288 portent directement sur la surface supérieure de la membrane 282 et l'obturent, d'une manière étanche aux gaz, tout autour des disques. L'assemblage de membranes est maintenu en place par une plaque de retenue 290 qui est fixée au bloc 260 par des vis 291 et présente des ouvertures 293,294 et 295 desservant respectivement les chambres 261,261 et 263. Les membranes de diffusion gazeuse ont toutes la même surface active déterminée dans chaque cas par la surface du disque support en contact avec la membrane 282. Une variante de l'appareil conforme à l'invention consiste en un appareil qui diffère de celui des figures 8 et 9 par le fait que les chambres à constante de temps sont toutes de meme volume, les surfaces actives de membrane 282 étant différentes;celle servant à la chambre 262 est double de celle associée à la chambre 261 et égale aux deux tiers de celle de la troisième membrane. Il va de soi que des membranes autres que celles en caoutchouc au silicone, décrites ci-dessus peuventêtre utilisées dans l'appareil et, dans certains cas, leur usage serait plus avantageux que celui des membranes en caoutchouc au silicone. Ciest, par exemple le cas lorsqu'un mélange respiratoire autre que l'air est utilisé par le plongeur. Ainsi une membrane en polytétrafluoréthylène ou "Teflon" serait préférable avec un système respiratoire courant utilisant le mélange dit"heliox" De plus il va de soi qu'au lieu d'utiliser des membranes se présentant sous forme d'éléments uniques de diverses épaisseurs,on peut utiliser par exemple, des membranes feuilletées relativement minces, maintenues en place convenablement assemblées d'une manière amovible, sans aucun moyen d'assemblage entre elles.Dans tous les cas l'important, en ce qui concerne le matériau constituant la membrane et le choix entre une membrane unique ou des membranes multiples, est que les caractéristiques de diffusion gazeuse de chaque membrane correspondent aux caractéristiques d'absorption et de libération de gaz du tissu humain particulier en ce qui concerne le calcul de programmation de décompression, ou les si mulent conveìablemert:. e fonct orlz.ement de l'appareil représenté par les figures 6 et 7, au cours d'une plongée est le suivant:: le volume de la chambre 244 diminue lorsque la pression de l'eau augmente car la pression ambiante de l'eau déforme la membrane 242, diminue le volume de la chambre 242 et comprime l'air (ou tout autre gaz) qui y est oxtenu et qui, initialement, est à la pression atmosphérique. En conséquence, ce gaz diffuse à travers les membranes 247,248 et 249 à des vitesses directement proportionnelles aux épaisseurs des membranes, du fait que les surfaces actives des membranes et les volumes des chambres 215,216 et 217 sont les mêmes.En supposant, pour simplifier, qu'une pression élevée à peu près constante règne pendant une période de temps prolongée à l'intérieur de la chambre 244, la pression dans la chambre 215 va augmenter progressivement; les pressions dans les chambres 216 et 2i7 augmentent également, mais à une vitesse moindre, du fait de l'épaisseur plus grande des membranes 248 et 249. La pression qui règne à l'intérieur de la chambre 215 déforme la membrane 256, déplace le liquide contenu dans la chambre 224 et provoque une déflection proportionnelle de l'aiguille du manomètre sur le cadran étalonné. Les pressions régnant à l'intérieur des chambres 216 et 217 constitueront à un moment ou à un autre la pression maximale régnant dans le système de chambres à constante de temps et par conséquent ce seront elles qui seront indiquées d'une manière analogue par le manomètre G.Par exemple,lors de la décompression après une plongée à très grande profondeur, la pression dans la chambre 217 sera supérieure à la pression de gaz dans les deux autres chambres, ce qui veut dire que le tissu dont la chambre 217 et sa membrane associée 249 constituent l'analo- gie est le tissu qui contient la plus grande proportion de gaz absorbé et par conséquent est celui qui diminue la vitesse de décompression à ce moment particulier de la remontée. Le fonctionnement de l'appareil des figures 8 et 9 est similiaire, mais, ainsi qu'on l'a indiqué ci-dessus, les chambres à gaz à constante de temps sont de dimensions différentes, tandis que l'épaisseur des membranes de diffusion gazeuse est uniforme. Les moyens manométriques ne sont pas réunis par un collecteur: chaque chambre à constante de temps dessert un manomètre séparé. Par conséquent, lors du fonctionnement, la pression augmente d'abord dans la chambre 261 et ensuite successivement dans les chambres 262 et 263. Le manomètre 265 affiche donc un résultat relativement peu de temps après l'entrée dans l'eau duplongeur, indiquant que ses tissus à courte constante de temps ont absorbé des quantités appréciables de gaz à la suite de son exposition à des pressions supérieures à la pression atmosphérique. De même lors de la décompression, la remontée du plongeur vers la surface sera guidée d'abord par l'un, puis par l'autre et enfin par le troisième manomètre au fur et à mesure que le gaz diffuse à travers les membranes et que les pressions du gaz à l'intérieur des chambres à pression ambiante diminuent en simulant la libération du gaz qui se produit dans les tissus humains correspondants. Lt appareil représenté sur les figures 10 et 11 est du type autonome et est immergeable, étant construit à l'aide de matériaux présentant la résistance mécanique et la résistance à la corrosion nécessaires. Il est destiné à être utilisé d'une manière prolongée en profondeur soit dans un but sportif, soit pour des plongées professionnelles profondes et prolongées. L'appareil est aussi compact et miniaturisé de sorte qu'il peut être porté sans gêne au poignet par le plongeur.Les matériaux préférentiels pour la construction de cet appareil sont des matières plastiques transparentes légères telles que le polyméthacrylate de méthyle. Il va de soi toutefois que des pièces métalliques peuvent être utilisées à la- place de la totalité ou d'une ou plusieurs des pièces en matière plastique. Les deux pièces principales du dispositif représenté sur figures 10 et 11 sont le corps B en plusieurs éléments assemblés et le manomètre à tube de Bourdon G qui est fixé au corps B et communique avec des passages internes du corps ainsi qu'on va le décrire. Le corps B comporte un bloc collecteur supérieur 310 au quel le manomètre G est raccordé d'une manière étanche aux flui des,Dans la surface inférieure du corps sont ménagées trois chambres 312,313 et 314. Ces chambres communiquent avec le manomètre G par l'intermédiaire d'un passage collecteur 316. Comme le montre la figure 10, des évidements ou chambres supplémentaires du même genre peuvent être prévus et être reliés de la meme manière au collecteur 326, de sorte que toutes les chambres communiquent entre elles et avec le manomètre G. On peut ainsi prévoir le nombre désiré de chambres, mais pratiquement, pour la plupart des plongées, il suffit de trois chambres. Dans un bloc de chambres à constante de temps 320,placé sous le bloc 310, sont ménagées des chambres à constante de temps 321, 322 et 323 ouverte vers le haut et alignées respectivement avec les chambres 312, 313 et 314. Un évidement relativement peu profond est formé dans la face inférieure du bloc 320, en dessous de chaque chambre à constante de temps, dans un but qui sera décrit ci-après et trois trous font communiquer chacune des chambres 321,322 et 323 avec évidement situé en dessous. Un bloc d'assemblage de membranes 329,placé sous le bloc 320, présente des évidements relativement peu profonds ménagés dans sa surface supérieure, à l'alignement des évidements peu profonds du bloc 320. Des passages 330, 331 et 332 ménagés dans le bloc 329 relient chacun de ces évidements à la chambre à gaz à pression ambiante 335 ménagée dans la partie inférieure du bloc 329. La chambre 335 est fermée par une vessie ou membrane en caoutchouc 337 de manière que l'air ou tout autre gaz approprié contenu dans la chambre soit mis en pression lorsque la membrane est déformée par la pression de l'eau à laquelle est soumis un plongeur équipé de l'appareil. Un fond 340 présentant une ouverture centrale 341 est fixée à l'aide de vis 343 sur l'appareil, la partie périphérique de la vessie en caoutchouc 377 étant maintenue solidement en place entre la plaque 340 et une bride annulaire, dirigée vers le bas, du bloc 329. Une membrane 350 en matériau élastomère(tel que le caoutchouc naturel) est disposé entre les blocs 310 et 320 et obture, d'une manière étanche aux fluides, respectivement, les chambres 312, 313 et 314 et ferme leur communication avec les chambres 321,322 et 323. Les déformations de cette membrane vers le bas à partir de sa position de repos sont interdites par des disques de verre fritté poreux 352,353 et 354, dont chacun présente une ouverture axiale, de manière que la pression du gaz à l'intérieur des chambres 321,322 et 323 puisse agir instantanément pour déplacer le liquide contenu dans les évidements 312,313 ou 314 lorsque la pression du gaz augmente à l'intérieur de l'une des chambres à constante de temps. Des ressorts bobinés 355, 356 et 35 ayant des élasticités différentes, sont logés respectivement à l'intérieur des évidements 312,313 et 314, et opposent une force élastique au déplacement vers le haut de la membrane 350. Les constantes d'élasticité de ces ressorts sont choisies en fonction du "rapport de tissu" du tissu humain particulier simulé par la chambre à constante de temps associée Des membranes de diffusion gazeuse constituées par des disques minces sont placées entre la chambre à gaz à pression ambiante 335 et les chambres à gaz à constante de temps 321,322 et 323. Ces membranes 360,361 et 362,en caoutchouc au silicone ou tout autre matériau approprié, sont disposées sur la face supérieure du bloc d'assemblage de membranes 329. La membrane 362 est un disque de 0,075 mm d'épaisseur environ, tandis que la membrane 361 est un disque d'environ 0,15 mm d'épaisseur et la membrane 360 est un disque d'épaisseur à peu près triple de celle de la membrane 362. La différence des pressions s'exerçant au cours du fonctionnement normal de l'appareil sur les membranes est supportée par des plaques poreuses disposées dans les évidements peu profonds en regard des blocs 320 et 329.Ainsi la membrane 360 est associée à un support inférieur 366 disposé dans l'évidement de la face supérieure du bloc 329 et à un support similaire 367 disposé dans l'évidement en regard, qu'il remplit complètement, de la face inférieure du bloc 320.La surface active de la membrane 360 est constituée par la surface du corps support 367 opposée à la membrane en forme de disque 360. L'ensemble support de la membrane 361 comporte une autre paire de supports inférieur et supérieur 369 et 370, tandis que des supports analogues 371 et 372 remplissent la même fonction pour la membrane 362. Tous ces supports sont semblables en ce qu'ils sont perméables aux gaz, étant en verre fritté poreux. Toutefois les supports ont des diamètres différents du fait que, ainsi qu'on l'a représenté sur les figures, la surface active de la membrane 361 est supérieure à celle de la membrane 360 et la surface active de la membrane 362 est la plus grande des trois. Lorsque l'appareil décrit et représenté ici est plongé en dessous de la surface de l'eau ou dans n'importe quel autre milieu à pression élevée où il doit simuler l'absorption de gaz respiratoire par tissus humains, la pression ambiante dans l'appareil s'équilibre automatiquement et instantanément avec la pression environnante sous l'action de la membrane 337. Ainsi, au cours d'une plongée, l'eau pénètre dans l'appareil par l'ouverture 341 du fond 340 et exerce une pression sur la membrane 337 qui, sur les figures 10 et 11, est représentée dans sa position de repos, correspondant à la pression atmosphérique. Lorsque la membrane 337 est déformée par la pression de l'eau, le volume actif de la chambre à pression ambiante 335 diminue et les membranes 360,361 et 362 sont soumises à la pression de l'air ambiant. Cette augmentation de la pression exercée par l'air sur les membranes fait diffuser de l'air à travers les membranes à une vitesse qui dépend de l'épaisseur et de la surface active. Cette diffusion se traduit par une augmentation de la pression de l'air à l'intérieur des chambres 321,322 et 323, augmentation qui est fonction du volume d'air diffusé à travers les membranes 360, 361 et 362 par unité de temps et est différente dans chacune des trois chambres. Celle des pressions d'air dans les trois chambres qui est la plus grande déplace la membrane 350 et le liquide contenu dans la chambre opposée à celle-ci et déplace l'aiguille du manomètre G qui permet de lire directement sur le cadran étalonné du manomètre.A ce déplacement de la membrane 350 s'oppose la force élastique du ressort 355, dans le cas de la chambre à constante de temps 321, de sorte que le déplacement de l'indicateur du manomètre G est inférieur à ce qu'il serait en l'absence du ressort, ce qui permet de tenir compte de l'aptitude du tissu humain à résister à une surpression intérieure sans dégager des bulles de gaz. Dans une plongée profonde prolongée, l'indication de l'appareil de la figure 10 sur le manomètre G sera d'abord celle correspondant au tissu représenté par la chambre 323 et par la membrane associée 362. Ce n'est qu'ensuite que la chambre 322, et encore plus tard la chambre 321 > atteindront cette pression de gaz accrue. Lorsque le plongeur passe par les divers paliers de décompression, au cours de sa remontée, la chambre 323 sera la seule donnant des indications sur le manomètre au cours-des premiers paliers de retour à la surface. Du fait que les évidements 32,313 et 314, le collecteur 316 et le manomètre G sont remplis de liquide, les dimensions totales de l'appareil peuvent être considérablement réduites par rapport à celles nécessaires pour le fonctionnement sûr d'un appareil du type à pression de gaz. La commutation qui résulte de la combinaison de l'utilisation de moyens sensibles à la pression représentés par la membrane 350 avec celle de moyens pour supporter la membrane en position de repos permet d'utiliser un seul manomètre pour surveiller la pression à l'intérieur de toutes les chambres du système répartiteur. Du fait que l'appareil ne comporte aucune pièce mobile en dehors des membranes et des res sorts qui ne travaillent qu'en compression et décompression, l'appareil peut être scellé de manière à fournir un service sûr de longue durée, sans aucun entretien, avec l'avantage supplémentaire que le manomètre répond instantanément à de faibles variations de pression intervenant dans l'appareil. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède,l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. -REVENDICATIONS 1.- Appareil analogique, pneumatique,de décompression, utilisable pour la plongée sous-marine, caractérisé en ce qutil comporte: -un boîtier immergeable présentant une partie transparente et une ouverture d'accès de l'eau, -une chambre à gaz à pression ambiante prévue à l'intérieur du boîtier, -des moyens sensibles à la pression fermant d'une manière étanche à l'eau la chambre à gaz à pression ambiante,et mobiles par rapport au boîtier sous l'action des fluctuations de la pression de l'eau dans ladite ouverture, -une membrane de diffusion gazeuse, disposée.à l'intérieur du boîtier, associée à la chambre à gaz à pression ambiante pour mesurer d'une manière continue l'absorption et la libération de gaz par un tissu d'un plongeur au cours d'une plongée, et -des moyens indicateurs associés à la membrane de dépres- sion gazeuse,logés dans le boîtier, comportant un appareil de mesure dont une face est visible à travers la partie transparente du boîtier. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la membrane de diffusion gazeuse est en caoutchouc au silicone ou en polytétrafluoréthylène. 3.- Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'appareil de mesure est un manomètre à tube de Bourdon, et de préférence à tube de Bourdon rempli de liquide. 4.- Appareil selon la revendication 1,2 ou 3, caractérisé en ce que le boîtier comporte une membrane élastique,étanche à l'eau, en matériau élastomère, qui délimite en partie la chambre à pression ambiante. 5. Appareil selon la revendication 1,2 ou 3,caractérisé en ce que le boîtier comporte une paroi intérieure subdivisant son volume en deux compartiments qui communiquent par une ouverture centrale ménagée dans la paroi intérieure et en ce que la chambre à gaz à pression ambiante est délimitée par la paroi intérieure, X le boîtier et par des moyens sensibles à la pression réalisés sous la forme d'une membrane élastique de matériau élastomère, fixée d'une manière étanche à l'eau sur la face intérieure du boîtier. 6.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le boîtier comporte une ouverture pour faire communiquer la chambre à gaz à pression ambiante avec une source de gaz à pression ambiante. 7.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la membrane de diffusion gazeuse est constituée par une feuille de caoutchouc au silicone d'épaisseur constante d'au moins 0,075 mm. 8.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les moyens sensibles à la pression sont constitués par une membrane ou une feuille mince de caoutchouc au silicone. 9.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil comporte en outre une chambre à gaz à constante de temps de volume sensiblement constant présentant une ouverture d'accès de la pression du gaz et en ce qu'une membrane de diffusion gazeux constitue une partie de paroi commune entre la chambre à gaz à pression ambiante et la chambre à gaz à constante de temps afin de simuler l'absorption et la libération de gaz par un tissu d'un plongeur au cours d'une plongée sous-marine. 10.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens indicateurs comportent un appareil de mesure, associé à la membrane de diffusion gazeuse pour indiquer le programme de décompression approprié sous forme de surpressions par rapport à la pression atmosphérique et d'intervalles de temps, ce manomètre comprenant un tube de Bourdon rempli de liquide et communiquant avec une ouverture de transmission de la pression dans la chambre à gaz à constante de temps et des moyens sensibles = la pression fermant d'une manière étanche le tube de Bourdon et l'ouverture de transmission de la pression mais déplaçables sous l'action de variations de la pression du gaz à l'intérieur de la chambre à gaz à constante de temps. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs membranes de diffusion gazeuse, associées indépendamment à la chambre à gaz à pression ambiante,et comprenant une première membrane à constante de temps relativement courte et une seconde membrane à constante de temps plus grande, et des moyens indicateurs associés à la première et à la seconde membrane pour indiquer visuellement le programme de décompression approprié. 12.- Appareil selon la revendicationll, caractérisé en ce qu' une des membranes a une épaisseur double de celle de l'autre membrane. 13.- Appareil selon la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce que les moyens indicateurs comportent un seul appareil de mesure qui est associé à la première et la seconde membrane. 14.- Appareil selon la revendication Il ou 12,caractérisé en ce que les moyens indicateurs comportent un premier appareil de mesure, associé à la première membrane, et un second appareil de mesure, associé à la seconde membrane. 15.- Appareil analogique pneumatique de décompression utilisable pour la plongée, caractérisé en ce qu'il comprend un boîtier immergeable dans lequel est ménagée une chambre à gaz à pression ambiante et qui contient des- moyens calculateurs analogiques pneumatiques comprenant plusieurs chambres à gaz à constante de temps, des membranes de diffusion gazeuse de différentes épaisseurs associées séparément aux chambres à gaz à constante de temps et à la chambre à gaz à pression ambiante pour indiquer en permanence l'absorption et la libération de gaz par aestissus Présentant différentes constantes de temps d!un plongeur exposé à une pression hyperbare et des moyens indicateurs comportant un organe de mesure accouplé à ces membranes de diffusion gazeuse pour afficher le programme de décompression approprié, cet organe de mesure comportant un collecteur manométrique rempli de liquide et séparé de manière étanche des chambres à gaz à constante de temps par des moyens sensibles à la pression et déplaçables sous l'action des variations de pression du gaz à l'intérieur des chambres à constante de temps, un support rigide qui vient en contact avec les moyens sensibles à la pression pour limiter leur mouvement relatif et un manomètre associé au collecteur de telle manière que l'indicateur n'est actionné que par la pression de gaz la plus élevée parmi celles qui règnent à l'intérieur des chambres à constante de temps. 16.- Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que le manomètre est constitué par un tube de Bourdon rempli de liquide et en communication avec le collecteur de mesure. 17.- Appareil selon la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce que les moyens sensibles à la pression comportent une membrane en matériau élastomère. 18.- Appareil selon la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce que les moyens sensibles à la pression sont constitués par une feuille d'élastomère imperméable aux fluides contenus dans les chambres à gaz à constante de temps et dans le collecteur. 19.- Appareil selon la revendication 15,16,17 ou 18, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens élastiques qui simulent un rapport de tissu, en opposant une force élastique au déplacement des moyens sensibles à la pression lorsque la pression du gaz à l'intérieur des chambres à gaz à constante de temps augmente. 20. Appareil selon la revendication 19, caractérisé en ce que les moyens élastiques simulateurs de rapport de tissu comportent un ressort dans chaque chambre à constante de temps, chacun de ces ressorts présentant une constante d'élasticité différente de celle des autres.