Les couches à jeter présentent de nombreux avantages pratiques par rapport aux couches destinées à être lavées et réutilisées, en particulier dans le cas où onne les utilise pas chez soi. Ces dernières années, on a proposé de nombreuses couches à jeter différentes dont certaines ont eu un succès commercial. Cependant, même les couches ayant connu un grand succès présentent des propriétés d'utilisation et un aspect qui ne conviennent pas et leur succès tient au fait que les consommateurs préfèrent accepter un fonctionnement insuffisant et un toucher et un aspect très peu satisfaisants en contre-partie d'avantages pratiques. Une forme courante de couches à jeter est constituée d'une couche de revetement, d'une couche absorbante et d'une matière de soutien imperméable å l'humidité telle qu'un film de polyéthylène, la couche de revêtement étant la plus interne et la-matière de soutien la plus externe lorsque la couche est portée. Un des obstacles que les fabricants de telles couches doivent surmonter est qu'un certain nombre de mères critiquent le toucher de la couche et en particulier, le toucher du film de polyéthylène.Bien que des couches améliorées réduisent au minimum et éliminent en pratique le contant entre la feuille de soutien et la peau de l'enfant, de nombreuses mères demeurent convaincues que les matières plastiques nuisent au confort de ltenfant et ne désirent pas essayer et encore moins utiliser des couches à jeter comportant une feuille de soutien plastique apparente. Pour cela, les fabricants de couches à usage unique ont tenté d'améliorer le toucher et l'apparence de leurs produits. Une des solutions de ce problème, qu'on a proposée, consiste à éliminer totalement l'élément de soutien et à le remplacer par un tissu tissé ou non tissé qu'on a traité par un agent hydrophobe. Cependant, on a constaté qu'il n'est pas possible de rendre suffisamment hydrophobe un voile fibreux, de façon à maintenir une quantité importante de liquide à l'intérieur de la couche, sans nuire au toucher agréable final. Comme de tels voiles ont des pouvoirs hydrofuges limités, on utilise classiquement un revêtement extérieur auxilairè tel qutune culotte résistante à l'humidité, en particulier la nuit, lorsque les évacuations multiples peuvent se produire. Une autre solution de ce problème consiste à gaufrer fortement la feuille de soutien de polyéthylène pour améliorer son tombant et son toucher. Une couche comportant une feuille de soutien fortement gaufrée présente un tombant et un toucher nettement améliorés par rapport à une couche dont la feuille de soutien n'est pas gaufrée ou même légèrement gaufrée, mais une telle feuille de soutien est relativement glissante et difficile à saisir, en particulier lorsqu'elle est humide. De plus, bien qu'une feuille de soutien en polyéthylène fortement gaufrée présente des avantages fonctionnels, elle présente également des inconvénients pratiques car elle nécessite des techniques de fabrication particulières qui augmentent le coût de la couche. On a également proposé d'améliorer le toucher d'une feuille de soutien plastique en ajoutant un plastifiant à la matière plastique. Bien que dette solution améliore le toucher de la feuille de soutien, elle réduit également l'intégrité structurale de la feuille et augmente les risques de formation de trous, même lors d'une manipulation normale. L'invention concerne une couche améliorée qui, dans le mode de réalisation optimal, présente tous les avantages de couches connues et qui, en même temps, possède l'avantage additionnel de présenter une feuille de soutien en polyéthylène imperméable disposée à l'intérieur de la couche, par suite de l'existence d'une couche fibreuse.extérieure adhérant à la feuille de soutien. La couche obtenue présente non seulement un toucher extérieur agréable, mais également permét d'utiliserune matière plus mince et moins coûteuse pour la feuille de soutien, rendant ainsi la couche moins rigide et plus confortable. De plus, comme la couche imperméable à l'humidité est disposée à l'intérieur de la couche, on obtient d'autres économies, car il n'est plus nécessaire de pigmenter le polyéthylène ou de le gaufrer fortement. Un autre avantage est que la couche extérieure fibreuse augmente la stabilité et l'activité de la couche. A cet égard, la couche extérieure-fibreuse augmente'la résistance de frottement et la résistance au glissement, ce qui facilite la manipulation de la couche lorsqu'on l'applique au départ et augmente la prise, ce qui réduit les risques de laisser tomber l'enfant. Dans un mode de réalisation préféré où la couche extérieure est constituée d'un tissu autoporteur fixé à l'#lément de soutien imperméable, la résistance globale et la stabilité dimensionnelle de la couche sont nettement améliorées. La couche extérieure a la même étendue que la feuille de soutien et la couche de reve- tement en augmentant la résistance à l'épinglage de la portion marginale de la couche. Par suite de l'augmentation de la résistance, on peut ajouter des plastifiants à la matière plastique constituant la feuille de soutien, de façon à--augmenter la flexibilité et la faculté d'adaptation de la couche composite. La couche fibreuse extérieure est également de préférence de nature hydrophobe, de façon à chasser tout liquide qui peut s'introduire autour des bords de la feuille de soutien, lorsque la couche est saturée ou qui peut tendre à sortir par les trous d'épingles ou les autres ouvertures de la feuille de soutien. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit faite en regard des dessins annexés dans lesquels La fig. 1 représente une vue en perspective dont certaines portions ont été découpées par souci de cIarté#, d'une couche non pliée, selon un mode de réalisation de l'invention ~ La fig. 2 représente une coupe partielle de la couche de la fig. 1, réalisée selon la ligne 2-2, illustrant la configuration interne du mode de réalisation de la fig. 1; Les fig. 3 et 4 représentent des coupes partielles semblables à celle de la fig. 2, illustrant d'autres modes de réaliser tion de l'invention ; ; La fig. 5 représente une vue en perspective à échelle réduite de la couche des figures 1 et 2, lorsqu'elle est mise à un enfant La fig. 6 représente une vue en perspective partielle ment en vue fantôme, illustrant un mode de pliage de la couche des fig. 1 et 2 et d'ouverture partielle de la-couche pour ltuti- libation ; La fig. 7 représente une coupe fragmentaire agrandie illustrant un ensemble absorbant préféré ;; La fig. 8 représente schématiquement une chaste de fabrication de la couche La fig. 9 représente schématiquement une chitine de production modifiée, illustrant un autre mode-de réalisation de la couche La fig. 10 représente une coupe agrandie du voile dédoublé formé selon le procédé de la fig. 9 ; La fig. li représente une perspective fra#gmentaire d'une portion du voile dédoublable de la fig. 10 ; et La fig. 12 représente une coupe à échelle réduite d'un autre mode de réalisation de l'invention. Comme le montrent plus particulièrement les fig. 1 et 2, la couche 10, lorsqu'elle est entièrement ouverte et disposée à plat, est constituée-#dans l'ordre, d'une couche fibreuse de revêtement 16 destinée à être placée au contact de la peau d'un enfant, d'un tampon fibreux absorbant 14, d'une feuille imperméable à l'eau 12 et d'une couche finale ou extérieure 13 de matière fibreuse. Les couches fibreuses 13 et 16 sont de forme rectangulaire, de dimension égale et s'arrêtent au même endroit que la feuille de soutien 12.- Le tampon 14 est'également rectangulaire mais plus petit que la feuille 12 et la couche 16 et disposé en leur centre.Les portions marginales 12b et 16b (c' est-à-dire les portions débordant du tampon 14) de la feuille 12 et de la couche de revêtement 16, sont en vis-à-vis l'une de l'autre et la couche la plus extérieure 13 est en vis-à-vis d-e la feuille 12 par l'intermédiaire de leur interface. De préférence, bien que cela ne soit pas indispensable, le tampon 14 comporte une couche fibreuse inférieure 18 fortement tassée, densifiée et semblable à du papier qui adhère à la feuille 12 par l'intermédiaire de lignes adhésives 22 (fig. 1 et 7) au niveau de leur interface. les portions marginales 12b et 16b adhèrent également entre elles par des lignes adhésives 22 et on peut également utiliser ce mode de fixation pour faire adhérer la couche la plus extérieure 13 à la feuille 12. La feuille 12 est constituée d'une matiere flexible, imperméable à l'humidité, de préférence thermoplastique et, comme la feuille 12 est disposée à l'intérieur de la couche,-on peut utiliser une matièr?.moins -épaisse que cela est nécessaire dans les autres structures où la feuille constitue l'élément principal de la résistance et de la stabilité de la couche. L'épaisse seur de la feuille 12 peut varier entre-environ 0,0064 mm et 0,076 mm, et la matière préférée est du polyéthylène, que l'on peut utiliser avec une épaisseur aussi faible que 0pu19 mm, bien qutune épaissear de 0,025 mu soit également satisfaisante. La feuille 12 peut ttre gaufrée pour augmenter sa flexibilité et sa faculté d'adaptation, bien Qu'avec les matières de faible épaisseur, le gaufrage soit inutile. On peut utiliser, selon l'invention, d'autres feuilles imperméables à l'humidité, flexibles telles que par exemple des feuilles de chlorure de polyvinyle ou de téréphtalate de polyéthylène ayant une épaisseur d'environ 0,013 mm, par exemple. Comme la feuille imperméable à l'humidité est placée à l'intérieur de la couche, il est inutile de de pigmenter la matière plastique. De plus, on peut ajouter des plastifiants pour augmenter la flexibilité et la faculté d'adaptation de la feuille 12. Le tampon 14 est formé de fibres de cellulose courtes, faiblement tassées, telles que des fibres de pâte de bois ou des linters de coton ou leurs mélanges, qui sont essentiellement maintenues par union entre les fibres ne nécessitant pas d'adhésif, comme cela est connu. En résumé, ce tampon est constitué d'un voile cohérent, à faible densité apparente, de fibres de cellulose faiblement tassées, de préférence de fibres de pâte de bois finement divisées sous forme de duvet. On entend ici par fibres courtes, des fibres mesurant moins de 6,35 mm de longueur environ, par opposition au fibres longues ou fibres de longueur textile, dont la longueur dépasse 6,35 mm et qui est généralement comprise entre environ 12,7 et 6-3,5 mm. Ce premier type de fibres est moins coûteux que le second. On peut classer les fibres par longueur, selon la technique dé classification Clark, décrite dans le manuel d'essai de the Technical Association of Pulp and Paper Industry (TAPPI- T233 SU64). On forme la couche densifiée semblable à du papier 18 du tampon 14, en humidifiant légèrement une surface du tampon, puis en y exerçant une pression. La nature du tampon et de sa couche densifiée ainsi que le procédé de leur préparation sont décrits dans le brevet des Etats-Ùnis d'Amérique N0'3 017 304. La densité globale du tampon 14, y compris la couche den #sifiée ZS, doit être supérieure à environ 0,07 gjcm3 et de pré 3 férence, comprise entre environ 0,10 et 0,15 g/cm . Ces valeurs de densité s'appliquent à la couche lorsqu'elle est produite. lors du stockage et de la manipulation, l'épaisseur de la couche augmente dans une certaine mesure, ce qui. réduit les masses volumiques. La couche de revêtement 16 est constituée d'un mélange de fibres, composé essentiellement de fibres cellulosiques courtes telles que des fibres de pate de bois ou des linters de coton, à raison d'environ 75 à environ 98 %, le reste étant constitué de fibres de longueur textile telles que des fibres de rayonne. les fibres cellulosiques courtes telles que les fibres de pâte de bois ou les linters de coton sont nettement moins coûteuses que les fibres cellulosiques de longueur textile en coton ou en rayonne, et ceci contribue à réduire le coût de la couche de revêtement de la couche de l'invention. Dans la couche de revêtement 16, les fibres courtes sont mélangées de façon uniforme avec 2 à 25 % en poids de fibres de longueur textile telles que des fibres de rayonne de 1,5 denier découpées de façon uniforme à la longueur de 38 mm. les fibres courtes et longues sont dispersées pratiquement uniformément et au hasard et liées avec un liant tel qu'une émulsion acrylique autoréticulante. Un agent de liaison qu'on peut appliquer en obtenant un résultat remarquable est un latex d'un copolymère d'acrylate polyéthylique renfermant de petites quantités d'acrylonitrile et un monomère réticulant, commercialisé sous le nom d'HYCAR 2600 x 120. Le liant doit avoir une faible viscosité, inférieure à 5 cPo.On traite également le voile de revêtement avec un agent mouillant, de préférence, un agent tensio-actif anionique, pour contrebalancer partiellement le .carac- tère hydrofuge du liant et donner à la couche de revêtement le degré désiré de mouillabilité. Un agent tensio-actif typique qui s'est révélé approprié est l'ester alkylique sulfoné ionique, commercialisé sous le nom de TRITON GR-5. les couches de revêtement présentant ce caractère sont décrites dans la littérature. les couches de revêtement convenant dans l'invention pèsent 2 3 de 34 à 170 g/m2 et leurs densités sont inférieures à 0,15 g/cm- généralement comprises dans la gamme de 0,05 à 0,1 g/cm3. La résistance à sec de la couche de revêtement-pour un untissu pesant 2 environ 51 g/m2 est d'au moins 0,68 kg/2,5 cm de largeur dans la direction de la machine et d'au moins 0,036 kg/2,5 cm de largeur dans la direction transversale. les tissus ont de façon générale de bonnes caractéristiques d'allongement, d'épaisseur, de souples se et de tombant, par rapport aux produits antérieurs renfermant une quantité importante de fibres courtes On trouve une description plus détaillée du tampon 14 et de la couche de revêtement 16 ainsi que de leur procédé de production, dans la littérature. La couche la plus extérieure 13 est de préférence identique à la couche de# revêtement 16, en ce qui concerne les mélanges de fibres et leurs proportions, bien que la couche 13 diffère de la couche 16 par certains autres aspects importants. Par exemple, il est souhaitable que la couche 13 soit hydrofuge pour que le l t ide ne soit pas aspiré autour de la feuille 12 lors- que le tampon 14 est saturé et pour empêcher que le liquide traverse la couche à travers un trou d'épingle ou une autre ouverture. Pour cela,#la solution de liant de la couche 13 ne renferme pas l'agent mouillant, si bien que le liant rend la couche fibreuse extérieure 13 hydrophobe.Donc, la couche extérieure tend éloigner les liquides et à rester sèche. les caractéristiques améliorées de toucher et d'hydrophobie de la couche 13 sont, dans une grande mesure, indépendantes de l'épaisseur dé la couche et, par conséquent, si on le désire, la couche 13 peut être nette- ment plus mince que la couche -16. Le poids de la couche 13 est dgalementde préférence plus faible que celui de la couche de soutien 16, pour des raisons d'économie, la gamme optimale étant comprise entre environ 17 g/m2 et environ 68 g/m2. De plus, dans ses aspects les plus généraux, l'invention n'est pas limitée à un type particulier de matière fibreuse en ce qui concerne la couche 13 et cette couche peut être constitue d'un tissu tissé ou non tissé et, dans le cas où on utilise un tissu non tissé, celui-ci peut être réalisé à l'état humide ou à l'état sec. En pratique, certains avantages de l'invention, c'est-à-dire l'amélioration du toucher et de l'aspect de la couche, peuvent etre obtenus en utilisant pour la couche la plus extérieure 13, des fibres elsckées ou un tissu. on peut opérer ainsi lorsqu'il n'est pas nécessaire qu'un voile autoporteur soit résistant, par exemple lorsqu'on utilise une feuille de polyéthylène épaisse de 0,025 mm comme feuille imperméable à l'humidité 12. Comme indiqué dans la littérature, un des aspects importants de la couche améliorée est l'existence d'une mouillabilité sélective entre les composants fibreux précédemment décrits, si bien que l'humidité est attirée de façon sélective de la couche de revêtement dans le corps du tampon, puis du corps du tampon dans sa couche densifiée.Plus parti-culièrement, lorsqu'un liquide tel que de l'urine s'écoule dans une zoné réduite de la surface extérieure de la couche 16 de revêtement, il s'écoule de préférence dans le tampon 14 sous-jacent, plutôt que dans les autres zones de la couche de revêtement, ce qui tend à limiter l'humi- dification de la couche de revêtement à une zone réduite et à éloigner le liquide de la peau de enfant. Le liquide qui s'écoule dans une petite zone de tampon 14 faiblement tassé, s'écoule préférentiellement dans la couche densifiée sous-jacente 18 plu tat que dans les autres zones du tampon, ce qui tend à limiter l'humidification du tampon à une zone de taille réduite et à éloigner le liquide de la peau de l'enfant.Le liquide qui s'écoule dans la zone densifiée 18 tend à diffuser latéralement par suite de la capillarité et le liquide qui peut éventuellement traverser la couche densifiée pendant l'émission (lorsque le débit est important) est retenu par la feuille de soutien imperméable pendant une durée suffisante pour permettre l'absorption Le liquide en excès de la capacité d'absorption de la couche densifiée 18 est renvoyé par la couche imperméable 12 dans la portion sèche du tampon faiblement tassé 14, ce qui permet d'utiliser sa capacité additionnelle d'absorption. Tout liquide passant autour des bords de la feuille imperméable 12 lorsque 1a couche est saturée ou tendant à traverser une ouverture de la feuille 12, est repoussé par le caractère hydrophobe de la couche la plus extérieure 13.Cette couche 13 coopère avec la couche imperméable. 12 pour maintenir l'urine dans la couche et empêches que les draps ou d'autres vêtements soient mouillés. De plus, comme la couche 13 adhère à la feuille imperméable sur une zone étendue, la couche 13 renforce la résistance de la couche par l'intermédiaire de la feuille imperméable 12. Bien qu'on ait jusqu'ici décrit la feuille 13 comae étant fixée par un adhésif à la feuille imperméable 12, il est évident que l'invention n'est pas limitée à un mode de fixation particulier et que la couche peut être fixée à la feuille 12 d'autre manière, par exemple par scellage à chaud. Lorsqu'on utilise un procédé de scellage à chaud, on peut fixer la couche extérieure 13 à la feuille 12 dans des zones choisies, par exemple le long du bord extérieur de la couche ou selon des lignes semblables au lignes d'adhésif 22. Le mode de réalisation illustré par les fig. I et 2, qui vient d'être décrit, constitue l'une des formes les plus simples et les plus économiques de l'invention. Cependant, lorsqu'on désire des performances supérieures, on préfère le mode de réalisation illustré à la fig. 3. La structure de la fig. 3 est semblable à celle de la fig. 2, si ce n'est que la couche de revêtement 16 est taillée plus large que la feuille imperméable et repliée sur elle-même dans les portions marginales de façon à réaliser une bordure plus épaisse et plus lourde. La partie repliée en dessous de la couche de revêtement est représentée en 16c et le pli en 16d. Comme la couche de revêtement 16 présente une texture et une résistance importantes, son pliage sur les portions marginales de la couche renforce la couche et augmente la résistance au déchirement, lorsqu'on utilise des épingles. De plus, la configuration illustrée par la fig. 3 améliore l'aplomb et le toucher de la couche et permet une meilleure étanchéité lorsque les bords viennent au contact des cuisses de l'en-fant, lorsqu'on met en place la couche. Un autre avantage du mode de réalisation de la fig. 3 tient au fait que le pliage de la couche de revêtement la comprime dans la surface intérieure du pli et l'étire à la surface extérieure de la courbure en réduisant la densité du bord extrême de la couche de revêtement pliée. lorsque la couche est entièrement saturée d'urine jusqu'aulx bords de la couche de revAete- ment, l'urine tend à être maintenue dans la portion interne densifiée du pli plutôt que sur le bord extrême moins dense, ce qui tend à la maintenir à l'intérieur de la couche. Bien que la couche précédemment décrite ait été caractérisée par le fait qu'elle comportait un type particulier de couche de revêtement et un type particulier de tampon, il est évident que l'invention, dans ses aspects les plus larges,- n'est pas limitée par ces caractéristiques et qu'on peut utiliser des types de couche de revêtement et/ou de tampon nettement différents. Par exemple, le revêtement peut être constitué d'une feuille de tis su crêpé ou non crtpé, drune mousse appropriée ou d'une feuille tissée. également, le tampon peut être constitué d'ouate ou de tissu crêpés. Dans le mode de réalisation illustré par la fig. 4, il existe deux tampons disposés entre la couche de revêtement 16 et la feuille imperméable 12, le tampon 14' et un second tampon plus large 20. L'effet g#lobal se traduit par une coupe étagée comme le montre la fig. 4. Bien que ni le tampon 14' ni le tampon 20 n'aient été représentés avec une couche densifiée, comme c'est le cas en 18 dans les fig. 1 à# 3, il est évident qu'on peut réaliser une couche densifiée dans l'un ou les deux de ces tampons et on doit considérer que l'invention renferme, si on le désire, une couche densifiée. -# Lorsque le poids d'un enfant s'exerce sur la structure étagée de la fig. 4, laematière absorbante non comprimée des tampons 14' et 20 tend à être partiellement comprimée par le poids. Comme il existe une épaisseur plus importante de matière au cen- tre de la structure étagée de la fig. 4 par rapport aux bordures, il s'exerce une pression plus importante (et par conséquent une compression supérieure) dans la partie centrale. Ceci diminue le rayon de capillaire efficace dans la partie centrale et augmente l'absorption capillaire de la partie centrale plus fortement comprimée par rapport aux portions marginales moins comprimées. Dans le cas-d'une couche de nuit destinée à retenir plusieurs émissions, la structure de la fig.- 4 contribue à maintenir l'urine dans la portion centrale de la couche, en l'éloignant des bords où il pourrait se produire des fuites. la couche de l'invention est normalement emballée et ven due à l'état plié. La fig. 6 illustre la couche de la fig. 1 à l'état plié et représente également en vue fantôme la couche à l'état. partiellement ouvert, prête à être appliquée à la partie #nférieure -du torse et aux cuisses d'un enfant. Comme le montre la fig. 6, les marges latérales 12b et 16b, respectivement de la feuille imperméable 12 et du tissu de revêtement 16 avec une partie du tampon 14, sont pliées vers l'intérieur en un premier pli, de telle sorte que la couche supérieure du pli soit constituée par une portion de la feuille imperméable à l'humidité. On plie ensuite ce sous-ensemble vers l'extérieur, autour de sa partie médiane, pour réaliser un second pli recouvrant la première portion pliée et de telle sorte que le bord 16e du tissu de revêtement constitue la couche supérieure du double pli. Dans le mode de réalisation préféré, chaque double pli des bords de la couche constitue approximativement le tiers de la dimension transversale de la couche pliée, en laissant environ un tiers de la largeur de la couche pliée sous forme d'une portion centrale non pliée et non recouverte. La couche est maintenue à l'état plié, par exemple par deux petits points centraux-d'adhésif 24 appliqués entre le corps principal de la couche et les bords de recouvrement 16b de la couche de revêtement, un point étant placé sur chaque caté plié de la couche. lorsqu'on met la couche à l'enfant, on ouvre les plis sur un des côtés de chacun des points d'adhésif, comme illustré en vue fantôme dans la fig. 6, et la portion ouverte de la couche est placée sous les fesses de l'enfant, tandis que la partie pliée entre les points adhésifs 24 est relevée entre les jambes.La forme finale de la couche est illustrée h échelle réduite à la fig. 5, les portions terminales lOb et 10c de la couche étant relevées pour réaliser une ceinture et les portions correspondant aux coins 10e - 10h de la couche étant repliées vers l'extérieur dans la position illustrée en vue fantasme en 10d de la fig. 6, si bien que le coin 10e correspond approximativement au coin 10b sur un des cavés de la taille de l'enfant, tandis que le coin 10 correspond au coin 10h sur l'autre c8té de l'enfant. Dans un mode de réalisation, illustré par les fig. 5 et 6, la couche est munie de pattes adhésives 26 ayant chacune une extrémité fixée à la couche la plus externe 13 et une extrémité libre 30 dont la surface adhésive est recouverte d'une feuille de revêtement 32. On étire les feuilles de revêtement 32 pour mettre à nu les surfaces adhésives lorsqu'on applique la couche à l'enfant, comme illustré par la fig. 5, et les extrémités libres 30 des pattes adhésives sont fixées aux points opposés de la couche. La fig. 8 illustre un exemple de chaine de production schématique qu'on peut utiliser pour produire les couches précédemment décrites. Comme on le voit, un rouleau 36 d'un matériau de soutien approprié débite en continu une feuille 12 entre les alimentations en adhésif 38 et 39 qui appliquent un adhésif aux cotés opposés de la feuille 12. L'adhésif peut être pulvérisé ou déposé selon des lignes le long de la feuille 12, ou, si on le désire, on peut utiliser un déversoir ou des cylindres d'impression pour distribuer l'adhésif selon un motif désiré quelconque. Le rouleau 40 de matériau de tampon est disposé en aval de l'alimentation en adhésif 38 et apporte des morceaux de tam pon14 sur la feuille 12 traitée par l'adhésif. Un dispositif de découpage (non représenté) peut être placé à côté du rouleau 40 pour découper le matériau des tampons selon des longueurs appropriées ou, sinon, le rouleau 40 peut être entrarné de façon intermittente et par suite de la très faible résistance longitudinale du matériau constituant le tampon, les éléments sont automati quement découpés à la longueur#désirée. Le rouleau de matériau de revêtement est disposé au-dessus de de la feuille 12 en aval du rouleau 40 et ce rouleau 42 est entraîné en continu de façon à déposer la couche de revêtement 16 sur la feuille 12 ct les tampons 14. De façon semblable, le matériau de la couche extérieure 13 est sous forme d'un rouleau 43 disposé en dessous de la feuille 12 et en aval de l'alimentation en adhésif 39 et ce rouleau 43 est entrain8 en continu de façon à appliquer la couche extérieure 13 à la surface inférieure de la feuille 12. Une paire de cylindres presseurs# 44 et 46 en alignement vertical, presse les tampons 14, la couche extérieure 13 et le revêtement 16 contre la feuille 12 revêtue d'adhésif, de façon à ce que tous les éléments de la couche soient maintenus en place. Un cylindre de découpage 48 placé en aval des cylindres presseurs 44 et 46 découpe le produit continu en couehes-indi- viduelles, soit avant, soit après que les couches aient été pliées sous la forme illustrée par la fig. 6. la fig. 9 illustre une autre forme de chai ne de production des modes de réalisation de couches précédemment décrits. La couche de revêtement et la couche extérieure sont réalisées à partir d'une feuille fibreuse composite 90 qui est de préfdrence réalisée comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 483 051. En résumé, des voiles fibreux individuels de fibres mélangées courtes et longues, comme précédemment décrit, sont déposés dans l'air avec des machines séparées, la majorité des fibres de chaque voile étant disposée d'une manière régulière. Lesvoiles sont alors empilés avec les fibres de chaque voile disposées selon des angles aigus'à inclinaison opposée par rapport à l'interface des voiles. On fixe alors le produit composite obtenu avec un agent stabilisant et on en réalise un rouleau d'alimentation, tel que celui illustré en 92. La feuille composite 90 est apportée par le rouleau 92 entre les rouleaux 94 et-96, le sommet commun des angles aigus précités regardant vers la droite selon la fig. 9 et, lorsque le tissu 90 quitte les rouleaux 94 et 96, il se sépare selon son interface, les deux voiles de départ formant deux tissus séparés 98 et 108. On peut séparer le tissu 90 en deux couches pratiquement égales 98 et 108 ; cependant, si on le désire, on# peut régler les stades de fabrication de façon à obtenir deux couches qui diffèrent par leur poids à l'unité de surface, leur densité et leur épaisseur. Ceci peut par exemple être obtenu en agissant sur le dépôt dans I'air des voiles individuels formant la feuille composite 90.Par exemple, en introduisant les fibres des deux voiles dans les dispositifs de dépit dans l'air, avec des débits différents, on obtient des voiles ayant des épaisseurs différentes et la séparation à l'interface 107 (fig. 10) ne se produit pas au centre du voile 90. Comme le montrent les fig. 10 et 11, lorsque le tissu 90 se sépare ainsi, les faces séparées 99 et 109 des tissus 98 et 108 sont rendues rugueuses par les fibres qui en dépassent. La couche extérieure 98 s'élève à partir du cylindre 94 sur les cylindres horizontaux espacés 100 et 102, puis descend entre les cylindres presseurs refroidis en alignement horizontal 104 et 106. La couche de revetement 108est guidée directement entre les cylindres presseurs 104 et 106 et des longueurs appropriées de tampon sont découpées à partir d'un cylindre d'alimentation à entraînement intermittent 110 par le cylindre découpeur 112, de façon à disposer des sections séparées 118 de tampon sur-la couche de revêtement 108 avant passage dans l'intervalle des cylindres 104 et 106. La feuille imperméable 114 est extrudée in situ à partir d'une alimentation appropriée 116 et descend entre la couche extérieure 98 et les tampons i18 sur la couche de revêtement 108. Les faces 99 et 109 des tissus 98 et 108 viennent en contact du film 114 alors qu'il est fraîchement extrudé-et encore poisseux et la rugosité de ses faces fait que les fibres adhèrent fortement à la pellicule 114. L'ensemble composite obtenu est refroidi par un milieu réfrigérant tel que# de l'eau qui pénètre dans les cylindres 104 et 106 à partir des alimentations 122. La fig. 12 illustre un autre mode de réalisation de couches dans laquelle la pellicule 124 imperméable à l'humidité a les mêmes dimensions que le tampon 126, le revêtement 128 et la couche extérieure 130 étant plus larges que la péllicule 124 et le tampon 126, si bien que seules les couchés 128 et 130 sont présentes sur les bords de la couche. Cette structure est quelque peu plus facile à épingler et à plier, mais elle présente également une résistance réduite à l'épinglage et dans les zones constituant la ceinture. Bien entendu, l'invention est susceptible de diverses variantes, sans sortir de son cadre.-- REVENDICAtIONS I - Couche à couches multiples, caractérisée en ce qu'elle est constituée de : une couche fibreuse de revêtement destinée à être placée au #contact de la peau d'un enfant, lors de l'utilisation ; d'un tampon absorbant juxtaposé à la couche de revêtement ; d'une feuille imperméable à l'eau sur le c8té du tampon opposé à la couche de revêtement, cette feuille adhérant au tampon ; et d'une couche extérieure fibreuse fixée à la feuille du cté opposé au tampon. 2 - Couche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche extérieure est un voile de fibres longues et courtes mélangées. 3 - Couche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche extérieure a pratiquement la même étendue que la feuille. 4 - Couche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche extérieure est hydrophobe. 5 - Couche selon la revendication 4, caractérisée en ce que la couche extérieure est constituée de fibres traitées par un liant de latex acrylique. 6 - Couche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche extérieure a un poids compris entre environ 17 2 et environ 68 g/m 7 - Couche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la-couche extérieure est fixée à la feuille par un adhésif. 8 - Couche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la feuille est constituée d'une matière thermoplastique et en ce que la couche extérieure est fixée à chaud à la feuille. 9 - Couche pour enfant à couches multipl#es, caractérisée en ce qu'elle est constituée : d'une couche de revêtement poreuse sous forme d'un voile lié, mouillable par l'eau de fibres longues et courtes mélangées ; d'un tampon fibreux cellulosique faiblement tassé et fortement poreux en vis-à-vis de la couche de revêtement et ayant une mouillabilité par l'eau supérieure à celle de la couche de revêtement ; d'une feuille imperméable à l'eau adhérant au tampon ; et d'une couche extérieure adhérant a la feuille sur sa face opposée au tampon, cette couche extérieur re étant sous forme d'un voile de fibres longues et courtes mélangées. 10 - Couche selon la revendication 9, caractérisée en ce que la feuille, la couche de revêtement et la couche extérieure sont pratiquement rectangulaires et de même étendue, le tampon est pratiquement rectangulaire et plus étroit que la feuille, la couche de revêtement et la couche extérieure par rapport auxquelles il est glacé en- position centrale, de telle sorte qu'il existe des portions marginales de la couche dans lesquelles la feuille est en contact direct avec la couche de revêtement et la couche extérieure. 11 - Couche selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'une couche fibreuse cellulosique tassée, densifiée et semblable à du papier, présentant une mouillabilité relativement élevée et #n pouvoir de rétention des fluides relativement élevé, fait partie intégrante du tampon faiblement tassé sur sa face opposée à celle en juxtaposition avec la couche de revêtement, la feuille étant fixée à la couche densifiée. 12 - Couche à couches multiples, caractérisée en ce qu'elle est constituée de : une couche de revêtement poreuse sous forme d'un voile lié mouillable par l'eau de fibres mélan gées longues et courtes, dont environ 75 à environ 98 % en poids sont des fibres courtes mesurant moins de 6,35 me et environ 2 à environ 25 % sont des fibres longues ayant une longueur comprise entre environ 12,7 et environ 63,5 mm, ces fibres étant liées par un liant hydrofuge et revêtues d'un agent tensio-actif; un tampon fibreux cellulosique faiblement tassé et fortement poreux en vis-à-vis de la couche de revêtement et ayant une mouillabilité par l'eau supérieure à celle de la couche de revêtement; une couche fibreuse cellulosique, tassée, densifiée, semblable à du papier ayant un mouillabilité relativement élevée et un pouvoir de rétention des liquides relativement élevé faisant partie intégrante du tampon faiblement tassé sur sa face opposée à la face juxtaposée à la couche de revêtement ; une feuille imperméable à l'eau fixée à la couche densifiée par l'intermédiaire d'un adhésif distribué de façon discontinue sur la totalité de leur interface ; et une couche extérieure fibreuse adhérant b la feuille-du caté opposé à la couche densifiée, cette couche extérieure'étant constituée d'un voile lié de fibres mélangées longues et courtes dont environ 75 à environ 98 % en poids sont des fibres courtes ayant une longueur inférieure à 6,35 mm et d'environ 2 à environ 25 % en poids sont des fibres longues me surant entre environ 12,7 et environ 63,5 mm, ces fibres étant liées par un liant hydrofuge, la feuille, la couche de revêtement et la couche extérieure étant pratiquement rectangulaires et de même étendue, le tampon étant pratiquement rectangulaire et plus étroit que la feuille, la couche de revêtement et la couche extérieure et disposé au centre par rapport à elles, de façon à réaliser des portions marginales de la couche où la feuille est en contact direct avec la couche de revêtement et la couche extérieure, et la touche extérieure ayant une mouillabilité par les liquides aqueux, moindre que celle de la couche de revêtement.