1. - Ltinvention concerne une lampe électrique à décharge basse pression, et plus particulièrement une lampe fluorescente de taille compacte et de grande brillance comportant une enveloppe cloisonnée et pouvant s'utiliser dans des disposi- tifs d'éclairage domestiques et commerciaux. Les lampes électriques à décharge comportant des enveloppes cloisonnées intérieurement pour former un ou plusieurs passages de décharge allongés, sont généralement bien connues de l'art antérieur. Le brevet U.S.A. n0 2.121.333 déposé par Barclay décrit une lampe de type à extrémité unique, de construction telle qu'elle comporte des lames de verre fixées à l'enveloppe de verre pour former des moyens de cloisonnement. Une autre lampe fluorescente de ce type général est décrite dans le brevet U.S.A. no 3.024.383 déposé par Doering, et utilise une mince lame de verre ou de céramique convenable comme moyen de cloisonnement permettant de diviser l'intérieur de l'enveloppe soit en deux soit en quatre secteurs. Une lampe fluorescente à deux culots munies d'une cloison longitudinale suivant l'axe de ltenvloppe, entre deux paires d'électrodes opposées, de manière à produire un arc double, est décrite dans le brevet U.S.A. n0 3.084.271 déposé par C.E. Swanson. Les lampes à décharge comportant des enve- loppes munies de cloisons ou d'éléments de noyau de remplissage empêchant l'arc de passer entre les électrodes suivant l'axe de l'enveloppe, sont généralement bien connues également de l'art antérieur. Par exemple dans le brevet U.S.A. n0 1.963.962 (Barclay) l'enveloppe tubulaire de la lampe à décharge est cloisonnée de manière à produire un certain nombre de passages d'an disposés autour d'un trou ou passage central. Le brevet U.S. A. n0 2.133.205 (Mc. Cauley) décrit une lampe à décharge tubulaire à double culot munie d'un noyau de cloisonnement ou élément de remplissage forçant l'arc à suivre différents passages et produisant un effet lumineux variable. Différents types de lampes fluorescentes munies d'enveloppes construites de manière que la décharge ne puisse passer par le centre de l'enveloppe (ou soit obligée de suivre un passage entourant une enveloppe intérieure), sont décrits dans les brevets U.S.A. n0s 3.521. 120 (Anderson); 3.953.761 (Lo Gindice, Figures 6à 8); et 4.095.135 (Yamazaki et Cie). Des lampes fluorescentes munies d'ampoules forçant l'arc à suivre une trajectoire hélicoïdale autour de 2.- l'axe de l'ampoule, sont décrites dans les brevets U.S.A. n s 3.899.712 (Witting) et 3.903.447 (Young et Cie). L'invention a pour but de créer une lampe fluorescente de taille particulièrement compacte et de grande brillance. A cet effet l'invention concerne une lampe électrique à déchrge basse pression comprenant une enveloppe tubulaire étanche d'émission de lumière contenant un milieu ionisable et une paire d'électrodes séparées, des conducteurs pénétrant dans cette enveloppe et se branchant aux électrodes correspondantes, et un dispositif de cloisonnement allongé se montant dans l'enveloppe tubulaire, lampe à décharge caractérisée en ce que le dispositif de cloisonnement comporte un certain nombre de segments de cloisonnement définissant un passage de décharge continu allant d'une électrode à l'autre et traver- sant l'enveloppe un nombre prédéterminé de fois en faisant des allers et retours, les segments du dispositif de cloisonnement s'étendant Longitudinalement et vers l'intérieur en partant des parois de l'enveloppe, la forme et la disposition de ces segments leur permettant de diviser l'intérieur de l'enveloppe en un certain nombre de secteurs reliés entre eux, et de former également une chambre centrale allongée, isolée de la décharge, et constituant le noyau de ce dispositif de cloisonnement, la taille de la chambre de noyau définie par le dispositif de cloi- sonnement étant liée à celle de l'enveloppe et se déterminant de façon que la dimension de section maximum de la chambre de noyau en un point donné se situe entre 25 % et 85 % de la dimension de section maximum de' l'enveloppe en ce m8me point, de façon que la décharge se déplace vers l'extérieur en direc- tion des parois de l'enveloppe lorsque cette décharge passe dans les différents secteurs d'enveloppe formés par les segments du dispositif de cloisonnement. En divisant l'enveloppe tubulaire en un certain nombre de secteurs reliés entre eux et disposés autour d'une chambre de noyau centrale,, 'et en obligeant la décharge à suivre une trajectoire allongée et renversée sans traverser la chambre de noyau, on obtient une lampe fluorescente compacte de grande brillance et d'excellent rendement. La taille de la chambre de noyau par rapport à celle de l'enveloppe doit rester 4. dans certaines limites pour Séduire autant que possible l'effet 3.- de "piège de lumière"-le long de l'axe de l'enveloppe sans augmenter au delà des limites pratiques les caractéristiques de densité de courant et de tension d'amorçage de la lampe. Dans les formes préférées de réalisation de l'invention, l'enveloppe tubulaire d'une lampe fluorescente à culot simple ou double est munie d'un dispositif de cloison- nement constitué par une feuille métallique recouverte de phosphore et logée dans l'enveloppe pour produire un nombre prédéterminé de chambres d'arc reliées entre elles, et une chambre de noyau fermée dont la section représente 25 % à 85 % du diamètre de l'enveloppe (ou de la dimension maximum de la section de l'enveloppe si celle-ci n'est pas de forme circu- laire). L'optimum est obtenu pour une chambre de noyau repré- sentant environ 50 % de la taille de l'enveloppe. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit d'exemples préférés de réalisation représentés sur les dessins ci-joints dans lesquels: - la figure 1 est une vue en perspective, découpée, d'une lampe fluorescente à culot unique comportant six secteurs d'enveloppe disposés autour d'une chambre de noyau centrale, - la figure 2 est une vue agrandie et en coupe de la lampe de la figure 1, - la figure 2A est une vue agrandie et en coupe de l'un des segments de cloisonnement recouverts de phosphore, la coupe étant effectuée suivant la ligne II A - II A de la figure 2, - la figure 3 est une vue en perspective du dispositif de cloisonnement utilisé dans la lampe des figures 1 et 2, une partie de ce dispositif étant supprimée pour donner une illustration plus claire, - la figure 4 est une vue en coupe d'une lampe fluorescente à culot unique de même type que celle des figures 1 et 2 sauf le fait qu'elle comporte un dispositif de cloisonnement de construction classique divisant l'enveloppe en six secteurs de forme triangulaire, - la figure 5 est un graphique représentant l'augmentation de flux lumineux fêurnie par une lampe fluores- cente utilisant le dispositif de cloisonnement perfectionné selon l'invention, 4.- - les figures 6A à 6C sont des vues en coupe de variantes de réalisation de lampes selon l'invention utilisant des dispositifs de cloisonnement permettant d'obtenir des chambres de noyau et de.s trajectoiresd'arc de différentes formes et de différentes tailles, - la figure 7 est une vue en perspective d'une lampe fluorescente à deux culots permettant également la mise en oeuvre de l'invention, différentes parties de l'envelop- pe et du dispositif de cloisonnement étant découpées pour clarifier l'illustration, - les figures 8A à 8D sont des vues en coupe d'une série de lampes fluorescentes de type à deux culots utilisant des dispositifs de cloisonnement formant des enveloppes cloisonnées comportant des chambres de noyau dont la taille se situe entre 0 % et 76 % du diamètre de l'ampoule, et - les figures 9, 10 et 11 sont des graphiques comparatifs des caractéristiques de flux lumineux et de flux lumineux par watt des différentes lampes fluorescentes des figures 8A à 8D. Sur les figures 1 et 2 une lampe fluores- cente compacte 10 de type à culot unique comprend une enveloppe de verre 12 de forme cylindrique terminée à une extrémité par une paroi plane 13 et contenant un dispositif de cloisonnement 14 s'introduisant dans l'enveloppe et comprenant un certain nombre de segments-de cloisonnement 15 disposés longitudinale- >' ment vers l'intérieur à partir des parois de l'enveloppe. Les segments de cloisonnement 15 sont formés et disposés de manière à diviser l'intérieur de l'enveloppe 12 en un certain nombre de secteurs reliés entre eux et en formant une chambre centrale C constituant le noyau du dispositif de cloisonnement 14, ces seegents s'étendant sur toute la longueur de l'axe de l'enveloppe. Une paire d'électrodes thermoioniques 16 et 17 sont placées du c8té de l'extrémité scellée de l'enveloppe 12 de part et d'autre de l'un des segments 15 qui les sépare et les isole physiquement l'urmde l'autre. Les électrodes sont maintenues en place par des broches conductrices convenables constituées par exemple par des fils d'alimentation de courant 18 et 19 traversant l'extrémité scellée de l'enveloppe 12 et se branchant à des bornes convenables telles que des tiges métalliques 20 fixées à un élément de culot convenable 22 lui- môme fixé à l'enveloppe de verre. 5.- Le dispositif de cloisonnement 14 est de préférence constitué de six pièces de plaques métalliques de même forme soudées par point le long de joints à recouvrement, comme illustré sur les figures 1 à 3. Le dispositif d'une seule pièce ainsi obtenu est maintenu en position verticale à l'inté- rieur de l'enveloppe 12 au moyen d'un disque 24 en matériau isolant fixé aux broches d'entrée 18 et 19. Le pourtour du disque de support 24 se monte dans une garniture en matériau souple inerte 25 assurant un joint lâche avec l'enveloppe 12. Celà empêche l'arc de court-circuiter le dispositif de cloisonnement en prenant un chemin plus direct vers les parties exposées des fils conducteurs situés au-delà du disque de support 24. Pour la même raison les extrémités des segments de cloisonnement 15 s'appuient sur des tampons de forme convenable 26 et 27 fabriqués dans le même matériau souple inerte ou dans un matériau analogue à celui de la garniture 25, et ces tampons sont coupés de manière à recouvrir et à être pris en sandwich entre les extrémités associées du dispositif de cloisonnement 14 et, respectivement, le disque de support 24 et la paroi d'extrémité 13 de l'enveloppe de verre. On évite le court-circuit de l'arc le long des bords longitudinaux des segments 15 en repliant latéralement ces bords pour former des bordures 28 s'appuyant contre les parois de l'enveloppe. Celà augmente la distance "d'amorçage d'arc" le long de ces jonctions en opposant ainsi une barrière à la pénétration de l'arc. Avant la fermeture étanche de l'enveloppe 12 on fait le vide dans celleci, on la remplit ensuite d'un gaz convenable tel que de l'argon ou un mélange d'artgon et de néon à une pression de quelques Torr, puis on la dose de façon classique avec du mercure, par une tubulure non représentée, de manière à obtenir un milieu ionisable capable d'entretenir une décharge électrique quand la lampe 10 est allumée. Comme indiqué sur la figure 3 les segments de cloisonnement 15 (sauf celui situé entre les deux électrodes 16 et 17) sont munis d'ouvertures 30 à leurs extrémités supérieure ou inférieure alternées de manière à relier entre eux les secteurs de l'enveloppe et à former un chemin de décharge continu passant dans l'enveloppe 12 en faisant des allers et retours pour aller de l'une des électrodes à l'autre. 245889e 6.- Comme les extrémités du dispositif de cloisonnement 14 s'appuient solidement sur les tampons souples 26 et 27 s'appuyant à leur tour sur le disque de support 24 et sur la paroi d'extrémité 13 de l'enveloppe, la chambre.-de noyau C se trouve complètement fermée et isolée de la décharge élec- trique en "poussant" ou en écartant ainsi l'arc de la partie centrale de la lampe 10 pour l'envoyer vers les parois courbes de l'enveloppe 12. Les surfaces du disque de support 24 et du dispositif de cloisonnement 14 qui sont exposées à la 10. décharge sont recouvertes d'un revêtement convenable de phos- phore excité par les rayons ultraviolets produits par la décharge, de manière à émettre de la lumière visible. Les surfaces des segments 15 définissant la chambre de noyau fermée C peuvent rester sans revêtement de phosphore du fait qu'elles ne sont pas exposées à la décharge. Comme on pourra le remarquer sur la figure 2 les segments de cloisonnement 15 correspondant à cette forme particulère de réalisation de l'invention, sont formés de manière à constituer six secteurs- ou passages d'arc d'égales dimensions et de section aiéralement trapézoïdale, disposés autour d'une chambre de noyau C de section hexagonale. La lampe fluores- cente 10 ainsi montée avec un culot unique forme une lampe à "six passages" dans laquelle l'arc de décharge passe dans l'enveloppe 12 en six allers et retours pour aller d'une électrode à l'autre. Dans cette forme particulére de réalisation les tailles relatives de la chambre de noyau C et de l'enveloppe 12 sont telles que la dimension de section maximum de la chambre représente environ 50 % du diamètre intérieur de l'enveloppe. Comme indiqué sur la figure 2 la surface intérieure de l'enveloppe 12 est également recouverte d'une couche convenable de phosphore 32 sensible au rayonnement ultraviolet. Quand le dispositif de cloisonnement 14 est fabri- qué à partir d'une feuille métallique, comme illustré ci, il est préférable de recouvrir tout d'abord cette feuille métalli- que d'un matériau inerte réflecteur de la lumière pour renforcer le rendement lumineux de la lampe 10. Ce double revêtement est illustré sur la figure 2A. Le dispositif de cloisonnement 14 as trouve ainsi muni d'un revêtement de base 34 en matériau convenablement réflecteur de la lumière. (tel que TiO2, NgO, Ba S04, 1203, ZnO, ou des mélanges de ces produits), qu'on 7.- recouvre ensuite d'une couche phosphorescente 33. Comme indiqué par les flèches de la figure 3, ltarc de décharge passe le long des segments respectifs 15 en traversant les ouvertures 30 à partir d'un c8té du segment non perforé pour atteindre le côté opposé de ce m6me segment. Ainsi le dispositif de cloisonnement 14 associé-à la paroi d'extrémité plate 13 et aux parois latérales courbes de l'enve- loppe tubulaire 12, définit un chemin de décharge continu unique représentant environ six fois la longueur de l'enveloppe, ce qui donne une source de lumière 10 très compacte et de très grande brillance. Les caractéristicles de nouveauté de l'in- vention apparaissent clairement en comparant la figure 2 à la figure 4 qui illustre la forme de section des passages d'arc fournis par une lampe fluorescente à culot unique et à "six passages" de conception classique iQa identique en tous points à la lampe 10 sauf le fait qu'elle contient un dispositif de cloisonnement 14 a dont les segments de cloisonnement 15 a se coupent suivant l'axe de l'enveloppe et s'étendent le long des parois de celle-ci. Comme les segments 15 a de la lampe classique 10 a se rencontrent sur l'axe de l'enveloppe, la section de chaun des passages de décharge présente une forme générale triangulaire à angles très fvLrs. Comme la seule lumière utile. est celle qui sort de la lampe par les parois de 25._.,ip oule, un certain nombre de rayons lumineux produits ou réfléchis dans les coins situés "en profondeur" au voisinage de l'axe de la lampe, sont réfléchis un certain nombre de fois dans ces coins du fait de la géométrie utilisée, et sont finalement absorbés, ce qui constitue une perte de lumière. De plus la partie d'énergie ultraviolette de l'arc atteignant la couche phosphorescente de la paroi de -l'enveloppe est faible comparativement à la surface totale des parties recouvertes de phosphore, cette partie étant d'environ 1/3 dans le cas d'une lampe fluorescente à "six passages" utili- sant un dispositif de cloisonnement à coins de métal contre métal formant des angles de 600. Au contraire la lampe perfectionnée à "noyau creux" 10 selon.ltinvention comporte des angles de coins mULs aigus, comme indiqué sur la figure 2, ces angles étant. moins susceptibles de "piéger" la lumière émise, et se situant, 8.- de plus, plus près de la paroi courbe de l'enveloppe 12. Comme la surface totale recouverte de la couche phosphorescente est plus petite, du fait que les coins intérieurs "profonds" sont remplacés par les segments arrière plats 15 définissant la chambre de noyau C, la partie des rayons ultraviolets produits, atteignant la couche phosphorescente 32 dela paroi de l'ampoule, s'en trouve proportionnellement augmentée. L'accroissement de lumière ainsi émise pour une puissance électrique donnée, est très important, comme on peut le voir sur le graphique de la figure 5. Comme on pourra le remarquer sur la courbe 35, la lampe fluorescente à'"six passages" de forme classique utilisant six passages de décharge à section triangulaire, donne un flux lumineux d'environ 1480 lumens à 40 watts ce flux augmentant progres- sivement jusqu'à 2300 lumens à 70 watts. Au contraire une lampe à "six passages" de même taille, mais utilisant le dispositif-de. cloisonnement selon l'invention formé de six passages de décharge trapézol- daix et d'une chambre de noyau hexagonale de 50 % de la section totale, donne un flux lumineux d'environ 1800 lumens à 40 watts, comme indiqué sur la courbe 36, ce flux montant progressivement jusqu'à 2700 lumens à 70 watts. 1 Les lampes fluorescentes utilisées dans l'exemple de la figure 5 étaient toutes deux du type à culot unique, elles utilisaient des enveloppes cylindriques d'environ cm de diamètre, des dispositifs de cloisonnement d'environ cm de longueur, et un type de construction tel que celui illustré sur les figures 2 et 4. Il apparaîtra donc clairement aux epécia- listes de la question que la lampe perfectionnée, selon l'inven- tion, utilisant un dispositif de cloisonnement à chambre de noyau fermée C, de taille soigneusement définie, forçant la décharge à suivre un chemin décalé de l'axe de ltenveloppe vers les parois de celle-ci permet d'améliorer très nettement les per- formances d'émission lumineuse en éliminant les pertes par "piégeage de lumière" et en utilisant l'énergie ultraviolette avec un meilleur rendement. L'invention ne se limite pas aux passages de décharge trapézoïdaux et à la chambre de noyau hexagonale utilisés dans la lampe 10 des figures 1 et 2. On peut par 9._ exemple utiliser, comme indiqué sur la figure 6A, une chambre de noyau Cl b forme circulaire dans une lampe 10 b à "six passages", en réalisant le dispositif de cloisonnement 14 b à partir de six segments plans 15 b fixés à un tube de section circulaire 38, ces segments étant disposés radialement vers la paroi de l'enveloppe tubulaire 12 b. Bien évidemment les surfaces irradiées par les rayons ultraviolets du dispositif de cloisonnement et de l'enveloppe, de ces variantes de réalisation, doivent 6tre recouvertes d'une couche phosphorescente bien que cette couche n'ait pas été représentée sur les dessins. Dans une variante c réalisation on peut éliminer complètement les coins "intérieurs" aigus des passages de décharge en réalisant les segments de cloisonnement 40 du dispositif de cloisonnement 14 c dans des feuilles métalliques ou autres de section courbe ou bombée, ce qui donne une série d'éléments de passage concaves fixés à un tube central creux 42 formant une chambre de noyau circulaire C2* Les bords longitu- dinaux "à rebord" des différents segments courbes 40 s'appuient contre la paroi intérieure courbe de ltenveloppe tubulaire 12 c en formant ainsi une lampe fluorescente à "six passages" 10 c comportant une série de secteurs d'enveloppe concaves destinés à guider la décharge. Une chambre de noyau de plus grande taille peut être obtenue facilement en réalisant une lampe à "quatre passages" à culot unique 10 d comportant un dispositif de cloi- sonnement 14 d utilisant des segments constitués de parties planes intérieures 44 définissant une chambre de noyau à section carrée C3 et se terminant par des parties extérieures 46 partant radialement des coins de la chambre pour atteindre les parois de l'enveloppe tubulaire 12 d. D'autre part l'invention ne se limite pas aux lampes fluorescentes de type à culot unique, mais concerne également les lampes à deux culots. Une telle lampe 10 e est représentée sur la figure 7 et utilise une enveloppe de verre tubulaire standard 12 e de section circulaire portant un revêtement intérieur phosphorescent 32 e et se terminant à ses deux extrémités par des dispositifs de supports de verre à deux conducteurs 37 et 39. Les broches d'alimentation 18 e et l9e traversent les supports de verre correspondants et supportent les électrodes 16 e et 17 e aux extrémités opposées de l'enveloppe 2458.895 10.- 12e. Les extrémités extérieures des broches d'alimentation peuvent se brancher à des bornes convenables constituées par exemple par des tiges métalliques 20 e fixées dans des éléments de base 22 e fixés aux extrémités scellées de l'enveloppe 12 e. Comme dans le cas de la lampe fluorescente à cVlot unique 10 décrite cidessus, on fait le vide dans l'enveloppe 12 e puis on la remplit d'un milieu ionisable convenable (tel qu'un gaz de remplissage et une dose de mercure) avant de la séeller hermétiquement. L'intérieur de l'enveloppe 12 e est divisé en cinq secteurs reliés entre eux par un dispositif de cloiso- nnement 14e s'introduisant dans l'enveloppe 12e. L'ensemble est dimensionné de manière à s'adapter à frottement doux contre les parois de l'enveloppe et à se trouver ainsi maintenu en place par frottement entre les électrodes 16e et 17e, les extrémités du dispositif de cloisonnement étant séparées et isolées des électrodes correspondantes. Comme indiqué sur les figures, le dispositif de cloisonnement 14e est constitué de cinq segements 15e reliés ensemble et donnant cinq passages d'arc ou secteurs s'étendlut le long de l'enveloppe 12e et entourant une chambre de noyau centrale C4 disposée suivant l'axe de l'enveloppe et présentant une section pentagonale. Les extrémités du dispositif de cloisonnement 14e sont fixées à des éléments transversaux tels que des îpots 48 et 49 s'appuyant contre les extrémités des éléments de cloisonnement 15e de manière à fermer ainsi la chambre de noyau C4 et chacun des secteurs d'enveloppe. Les capots d'extrémité 48, 49 comportent des rebords recourbés et contiennent des tampons d'appui souples (non représentés) empêchant l'arc de court-circuiter le disposi- tif de cloisonnement ou l'un quelconque de ses segments. Comme on pourra le remarquer le capot d'extrémité 48 comporte un segment angulaire supprimé pour ménager une ouverture 50 permettant le passage entre l'électrode 16e et le secteur d'enveloppe associé. L'autre capot d'extrémité 49 comporte une ouverture analogue 51. Les extrémités des segments 15e comportent des ouvertures alternées (non repré- sentées) permettant à l'arc de décharge de traverser les secteurs de l'enveloppe en faisant des allers et retours pour passer successivement dé l'une des électrodes à l'autre. 11.- Bien evidemment le segment 15e adjacent aux ouvertures 50, 51 des capots d'extrémité, est de construction très solide sur toute sa longueur pour isoler les électrodes les unes des autres. On obtient ainsi une lampe 10e de type à "cinq passages". Comme dans la forme de réalisation précédente la surface intérieure de l enveloppe 12e est recouverte de phosphore 32e, et les surfaces du dispositif de cloisonnement 14e exposées à la décharge sont également recouvertes de phosphore. Une caractéristique importante et critique de l'invention vient de ce qulon a constaté que pour optimiser les performances de la lampe il faut non seulement modifier le dispositif de cloisonnement à l'intérieur de l'envloppe pour obtenir une chambre de noyau fermée C, mais il faut également calculer et maintenir dans des limites précises la taille de cette chambre par rapport à la taille de ltenveloppe. On a constaté que si-la taille relative de la chambre de noyau était trop grande les caractéristiques électriques de la décharge devenaient telles que la densité de courant et la tension dtamorçage étaient excessives. Au contraire si la taille relative de la chambre de noyau était trop petite, la perte de flux lumineux résultant de l'effet de "piégeage de lumière" et d'une mauvaise utilisation de l'énergie ultraviolette, devenait telle que l'augmentation globale des performances de la lampe était trop faible pour justifier le coût supplémentaire d'utili- sation d'un cloisonnement de type à "noyau creux". La relation critique ci-dEesus a été décou- verte en réalisant quatre lampes d'essais à deux culots et à "cinq passages" de même taille (dispositifs de cloisonnement d'environ 115 mm de long dans des enveloppes tubulaires d'environ 53 mm de diamètre) et de caractéristiques identiques en tous points sauf que les diamètres des chambres de noyaux des dispositifs de cloisonnement utilisés s'étageaient en tailles allant de O % à 76 % du diamètre de l'enveloppe. Comme indiqué sur les figures 8A à 8D, ltune des lampes d'essais 10f contenait un dispositif de cloisonnement 14f à cinq segments f partant radialement de l'axe de ltenveloppe tubulaire 12f pour atteindre les parois de celle-ci en divisant ainsi l'intérieur de l'enveloppe en cinq sectéurs triangulaires égaux. Par suite cette lampe ne comportait pas de chambres de noyau:. - 2245889 12.- car les segments se coupaient suivant l'axe-de,;l'ampoule (noyau de O %). La lampe d'essais 10 g représentée sur la figure 8B était équipée d'un dispositif de cloisonnement 14g dont les segments 15g divisaient l'intérieur de l'ampoule en cinq secteurs de manière à former une chambre de noyau centrale pentagonale C de dimension de section maximum représentant 24 % du diamètre de l'enveloppe (noyau de 24 %). La lampe d'essais 10h de la figure 80 était équipée d'un dispositif de cloisonnement 14h dont les segments 15h étaient de plus petite taille, de manière à former une chambre de noyau centrale pentagonale C de dimension de section maximum représentant 52 % du diamètre de l'enveloppe (noyau de 52 %). La dernière lampe d'essais lOi de la figure 8D était équipée d'un dispositif de cloisonnement 14i dont les segments 15i formaient cinq secteurs d'enveloppe très peu profonds et une grande chambre de noyau pentagonale C de dimension de section maximum représentant 76 % du diamètre de l'enveloppe (noyau de 76 %). Chacune de ces lampes d'essais était alimentée sur une plage donnée de courants et de puissances d'entrée pour déterminer l'effet de la charge de puissance et des différentes tailles de noyaux sur les caractéristiques en lumens et en lumens par watt des lampes fonctionnant dans ces condi- tions. Le flux lumineux émis pour une puissance d'entrée donnée est repêsenté sur la figure 9. Comme indiqué par les courbes 52, 53, 54 et 55 le flux lumineux émis par chacune des lampes d'essais augmente avec la puissance d'entrée, et la pente d'augmentation est approximativement lam8me pour toutes les lampes (ce qui est indiqué par le fait que toutes les courbes sont sensiblement parallèles). Cependant lorsque la taille de la chambre de noyau augmente de O % à 24 % puis 52 % et 76 % du diamètre de l'enveloppe, on obtient une augmentation correspondante du flux lumineux émis pour chaque puissance d'entrée. Comme indiqué sur la figure 9, pour une puissance d'entrée de 35 watts par exemple, la lampe de O % de noyau donne un flux lumineux légèrement inférieur à 1200 lumens, 13.,- la lampe de 24 % de noyau donne un flux lumineux d'environ 1260 lumens, la lampe de 52 % de noyau donne un flux lumineux d'environ 1340 lumens et la lampe de 72 % de noyau donne un flux lumineux d'environ 1400 lumens. Le flux lumineux de sortie augmente donc très sensiblement lorsque la taille relative de la chambre de noyau augmente et que les passages d'arc devien- nent par conséquent de moins en moins profonds en "poussant" ainsi la décharge plus près des parois de l'enveloppe. L'effet produit sur le flux lumineux de sortie par les différentes tailles de noyau pour un fonction- nement des lampes d'essais à un courant donné, est représenté sur la figure 10. Comme indiqué par les courbes 56, 57 et 58, le flux de sortie augmente encore lorsque le courant augmente de 400 milliampères (mA) à 600 mA pour atteindre enfin 800 mA. Là encore le flux lumineux de sortie est le plus faible pour la lampe de 0 % de noyau et augmente progressivement pour les lampes de 24 %, 52 % et 76 % de noyau par rapport au diamètre de l'enveloppe. Comme indiqué par le "basculement" relativement rapide vers le haut de chacune de ces courbes, la pente dtaug- mentation de flux devient plus prononcée lorsque la taille de noyau passe de 52 % à 76 %. Cependant, les lampes d'essais ont montré que pour obtenir le meilleur rendement à un courant ou à une puissance quelconques donnés, la taille de noyau doit être maintenue dans une plage comprise entre environ 25 % et 85 % du diamètre de l'enveloppe. Cela est représenté graphiquement par les courbes 60, 61 et 62 de la figure 11 qui représentent les caractéristiques de variations en lumens par watt de différentes lampes d'essais en fonction du courant et de la taille de noyau. Comme indiqué par la courbe 60, le rendement pour 1n courant de 800 mA atteint un maximum lorsque la taille de noyau est d'environ 50 fo. Pour un courant de 600 mA le rendement global augmente nettement et culmine pour une taille de noyau d'environ 55 96. Pour un courant de 400 mA le rendement global augmente encore plus nettement et culmine pour une taille de noyau d'environ 60 f. Ainsi, bien qu'on obtienne une nette amélioration de rendement pour chacun des courants utilisés dans les différentes lampes d'essais lorsque les tailles de noyaux des dispositifs de cloisonnement se situent entre environ 25 96 0 et 85 % du diamètre de l'enveloppe, le maximum de rendement est 14.- obtenu pbur des tailles de noyaux se situant entre environ 50 % à 60 %, ce qui correspond à la partie hachurée du graphique de la figure 11. e6 t 15.- REVENDICATIONS 1.- Lampe électrique à décharge basse pression comprenant une enveloppe tubulaire étanche d'émission de lumière (12) contenant un milieu ionisable et une paire d'électrodes séparées (16), (17), des conducteurs (18), (19) pénétrant dans cette enveloppe et se branchant aux électrodes correspondantes, et un dispositif de cloisonnement allongé (14) se montant dans l'enveloppe tubulaire (12), lampe à décharge (10) caractérisée en ce que le dispositif de cloisonnement comporte un certain nombre de segments de cloisonnement (15) définissant uncpassage de décharge continu allant d'une électro- de à l'autre et traversant l'enveloppe un nombre prédéterminé de fois en faisant des allers et. retours, les segments (15) du dispositif de cloisonnement (14) s'étendant longitudinalement et vers l'intérieur en partant des parois de l'enveloppe (12), la forme et la disposition de ces segments leur permettant de diviser l'intérieur de l'enveloppe en un certain nombre de secteurs reliés entre eux, et de former également une chambre centrale allongée (C), isolée de la décharge, et constituant le noyau de ce dispositif de cloisonnement, la taille de la chambre de noyau définie par le dispositif de cloisonnement étant liée à celle de l'enveloppe et se déterminant de façon que la dimension de section maximum de la chambre de noyau en un point donné se situe entre 25 56 et 85 56 de la dimension de section maximum de l'enveloppe en ce même point, de façon que la décharge se déplace vers l'extérieur en direction des parois de l'enve- loppe lorsque cette décharge passe dans les différents secteurs d'enveloppe formés par les segments du dispositif de cloison- nement. 2.- Lampe à décharge selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'enveloppe et la chambre de noyau ont une configuration et des dimensions sensiblement uniformes en section transversale, sur toute la longueur du dispositif de cloisonnement. , 3.- Lampe à décharge selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les surfaces du dispositif de cloisonnement et de l'enveloppe exposées à la décharge sont recouvertes d'un revêtement de phosphore et en ce que la lampe constitue ainsi un tube fluorescent. 16.- 4.- Lampe à décharge selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les électrodes et les conducteurs sont situés à une même extrémité de l'enve- loppe tubulaire et en ce que la lampe constitue ainsi un tube fluorescent de type à culot unique, l'un des segments du dispo- sitif de cloisonnement étant monté entre les électrodes de manière à les isoler l'une de l'autre, et les autres segments étant percés, à leurs extrémités alternées, d'ouvertures permet- tant à la décharge de traverser successivement les différents secteursnde l'enveloppe. 5.- Lampe à décharge selon l'une quelconque desrevendications 1 à 4, caractérisée en ce que les électrodes sont situées aux deux extrémités opposées de l'enveloppe tubu- laire de façon que la lampe constitue ainsi un tube fluorescent de type à deux culots-, le dispositif de cloisonnement se ter- minant à chaque extrémité par un élément transversal fermant la chambre de noyau en l'isolant de la décharge, et définissant un passage de décharge pour l'électrode associée, les segments de cloisonnement utilisés étant percés chacun d'une ouverture permettant à la décharge de traverser successivement les dif- férents secteurs de l'enveloppe. 6.- Lampe à décharge selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le dispositif de cloisonnement est constitué d'une feuille métallique et forme un élément glissant à frottement doux dans l'enveloppe tubulaire, et dimensionné de faç9n que les parties de bord longitudinales des segments de cloisonnement correspondants s'appuient contre la paroi de l'enveloppe. 7.- Lampe à décharge selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'enveloppe tubulaire est de section sensiblement-circulaire sur toute la longueur du dispositif de cloisonnement, et en ce que la chambre de noyau définie par ce dispositif de cloisonnement s'étend suivant l'axe de l'enveloppe. 8.- Lampe à décharge selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les segments du dispositif de cloisonnement sont de forme sensiblement plane et définissent une chambre de noyau de section polygonale. 9.- Lampe à décharge selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les segmentsa 17.- du dispositif de cloisonnement sont de forme sensiblement plane et se fixent radialement sur un élément de support central tubulaire définissant une chambre de noyau de section circu- laire ou courbe. 10.- Lampe à décharge selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que les segments du dispositif de cloisonnement ont une configuration à section courbe.