La présente invention concerne un appareil pour l'irrigation d'organes creux, tels que le rein. Elle s'applique particulièrement à un appareil d'irrigation pour permettre la dissolution des calculs rénaux par un liquide thérapeutique approprié. la méthode d' élimination des calculs par irrigation est utilisée avec succès depuis plusieurs années. Cette méthode a consisté jusqu'à présent à irriguer le rein par un liquide contenu dans un récipient suspendu à une hauteur convenable communiquant avec une sonde à double canal qui est introduite dans le rein. Le liquide s'écoule ainsi par gravité jusque dans le bassinet rénal par l'un des canaux de la sonde. Le deuxième canal sert à l'évacuation du liquide provenant du rein. l'un des inconvénients de cette méthode connue tient aux fréquentes interruptions dues à l'obstruction de la sonde par des calculs non encore dissous, ou par des mucosités, ce qui nécessite une surveillance continuelle et des interventions répétées. Cette méthode ne prévoit d'autre part aucun moyen permettant d'éviter de façon systématique les risques de surpression dans les voies urinaires. Un autre inconvénient tient encore au fait que les sondes utilisées présentent deux canaux et qu'ainsi leur diamètre est relativement important. De telles sondes constituent par conséquent une gene considérable pour le patient. la présente invention a pour but de remédier aux inconvénients précités en fournissant un appareil permettant d' irriguer des organes tels que le rein dans des conditions particulièrement avantageuses pour la commodité d'emploi et la sécurité. Suivant I1 invention, l'appareil pour l'irrigation d'organes tels que le rein, au moyen d'un liquide, comprend deux seringues dont les pistons sont entratnés de façon synchrone et des moyens pour mettre en communication une sonde à canal unique destinée à autre introduite dans 1' organe, avec l'une des seringues quand celle-ci refoule et avec l'autre seringue quand cette dernière aspire. L'appareil fonctionne donc par cycles successifs comprenant un temps de refoulement et un temps d'aspiration, pouvant être séparés par un temps d'-arrêt pour permettre au liquide thérapeutique de dissoudre les calculs. Le liquide dissolvant emprunte l'unique canal de la sonde aussi bien en cours d'aspiration que d'injection. De ce fait,sjlasonde est bouchée au cours d'une aspiration, elle se débouche automatiquement sous l'effet de la pression exercée par le liquide au cours du temps de refoulement suivant. Selon une version préférée de l'invention, l'appareil comporte des moyens pour interrompre l'entrainement des pistons, lorsque le liquide oppose une force résistante déterminée. ainsi, lorsque la sonde est en partie bouchée, l'aspiration du liquide cesse aussitôt que la force résistante du liquide atteint une valeur prédéterminée. On évite alors l'obturation complète du. canal qui nécessiterait le retrait de la sonde. Le débouchage de ce canal peut ensuite être réalisé facilement sous l'effet de la pression exercée par le liquide au cours du cycle suivant de refoulement. Selon une version avantageuse de l'invention, l'appareil comporte en outre une troisième seringue communiquant avec l'une des seringues, cette troisième seringue étant munie d'un piston capable de se déplacer et d'interrompre l'entrainement des pistons des autres seringues lorsque la pression du liquide atteint une valeur prédéterminée. On évite ainsi toute surpression excessive dans les voies urinaires. D'autres particularités et avantages de l'appareil. suivant l'invention apparattront dans la description ci-après. Aux dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs, la figure 1- représente une vue schématique de l'appareil conforme à l'invention relié avec un rein. La figure 2 est une vue en élévation de face représentant les organes d'entratnement des pistons d'un appareil suivant l'invention. La figure 3 est une vue en élévation latérale de l'appareil de la figure 2. h la réalisation de la figure 1 l'appareil comprend principalement deux seringues 1 et 2, fixées sur un båti non représenté, dont les pistons respectifs 3 et 4 sont entraînés en synchronisme per un bras 5 sensiblement horizontal. Le bras 5 est relié aux pistons 5 et 4 par l'intermédiaire de tiges 7, 10 et d'articulations 6, 8, 9 et 11. Les tubulures 12 et 13 dans lesquelles débouchent respectivement les seringues 1 et 2 peuvent être mises alternativ# ment en communication avec une sonde à canal unique 14 qui est introduite dans le rein 15 à irriguer. Cette communication s1 effectue au moyen d'un système de quatre vannes 16, 17, 18 et 19 constituées, dans la réalisation représentée, par des tuyaux souples par exemple en caoutchouc pouvant être pincés par les taquets mobiles 20 et 21. Les vannes 16 et 17 disposées en dérivation par rapport à la tubulure de sortie 12 de la seringue 1, communiquent respectivement et alternativement avec le réservoir 22 de stockage du liquide dissolvant 23 et avec la sonde 14. les vannes 18 et 19 disposées en dérivation par rapport à la tubulure de sortie 13 de la seringue 2, communiquent respectivement et alternativement avec la sonde 14 et le réservoir 24 destiné à recueillir le liquide dissolvant 23 après son passage dans le rein 15. Les taquets 20 et 21 insérés respectivement entre les vannes 16, 17 et 18, t9 sont solidaires d'un axe 25 dont la translation est commandée au moyen d'un électro-amant 26 et d'un ressort de rappel 27. Dans l'exemple représenté, les tuyaux souples constituant les vannes 16 et t8 sont pincés par les taquets 20 et 21, l'électro-aimant 26 étant sous excitation. Les vannes 17 et 19 étant ouvertes, la seringue 1 est donc en communication avec la sonde 14 et la seringue 2 communique avec le récipient de récupération 24. L'appareil comporte d'autre part des moyens (non représentés) permettant de synchroniser l'ouverture des vannes 16 et 18 avec le temps d'aspiration des seringues 1 et 2 et l'ouverture des vannes 17 et 19 avec le temps de refoulement des seringues 1 et-2. On voit aux figures 2 et 3 que le mouvement alternatif-des pistons 3 et 4 est commandé en synchronisme par l'intermédiaire de divers organes actionnant le bras 5 reliés aux pistons 4 et 5. Un moteur électrique (non représenté) entrain en rotation l'arbre 30 monté dans le palier 31 ménagé dans le bâti 28. L'arbre 30 entraine un volant 32 muni au voisinage de sa périphérie d'un ergot 33. L'ergot 33 transmet un mouvement alternatif à une bielle horizontale 34, en coulissant dans une fente 35 pratiquée dans cette dernière. La bielle 34 entrain deux barres verticales 36 et 37 guidées dans des alésages 38, 39 ménagés dans le bati 28 et 40, 41 pratiqués dans des supports fixés au bâti 28. Les extrémités des barres 36 et 37 sont fixées aux extrémités d'une traverse horizontale 42. La liaison entre la traverse horizontale 42 et le bras 5 relié aux pistons 5 et 4 est assurée selon l'invention par des moyens permettant d'interrompre l'entrainement des pistons lorsque le liquide oppose une force résistante déterminée. Aux réalisations des figures 2 et 3, ces moyens sont constitués par deux blocs magnétiques 43 et 44~disposés en regard respectivement au centre de la traverse 42 et au centre du bras 5. Ces deux blocs 43 et 44 sont en liaison magnétique au moyen d'une plaque 45 disposée sous les blocs et guidée par une tige verticale 46 pouvant coulisser dans l'alésage 47 ménagé dans le btti 28 en même temps que les tiges 7 et 10 des pistons 3 et 4 et que les barres 36 et 37. L'appareil comprend d'autre part deux butées 48 et 49, fixées de façon réglable sur l'une des barres 36 ou 37. Ces butées permettent de commander, en agissant sur des contacts électritues non représentés,# l'arrêt des pistons 3 et 4 et l'inversion de leur sens de déplacement. On peut ainsi régler le remplissage des seringues 1 et 2 en modifiant la position des butées 48 et 49. L'appareil peut comporter en outre une troisième seringue 50 analogue aux seringues 1 et 2, comme indiqué à la figure 1. Cette seringue 50, est en communication, par une dérivation 51, avec le circuit du liquide compris entre la seringue 1 et la sonde 14. La seringue 50 comporte un piston 52 prolongé suivant son axe par une tige 53. Ce piston peut se déplacer et sa tige 53 venir en butée contre le contact électrique 54 qui permet de commander l'arrêt du moteur électrique qui entrain les pistons 3 et 4, lorsque la pression du liquide atteint une valeur prédéterminée. La pression du liquide admissible peut être réglée en modifiant le poids de la tare 55 qui est placée sur le piston 52. La commande de l'électro-aimant 26 qui assure la fermeture ou l'ouverture des vannes 16, 17, 18 et 19 en concordance avec le mouvement des pistons 3 et 4 et la durée des différentes phases de l'irrigation du rein par le liquide 23 peuvent être réglées au moyen d'un programmateur non représenté. Ce programateur peut par exemple être constitué par des cames entraînées en rotation par un moteur et agissant sur des contacts électriques. L'ensemble est par con équent constitué d'élément simples facilement démontables pour faciliter le nettoyage et la stérilisa- tion des organes en contact avec le liquide dissolvant 23. lorsque les pistons 3 et 4 sont métalliques, il est important que les articulations 6 et 9 soient en matériau isolant, pour isoler électriquement le liquide dissolvant 23 des différents organes d'entraanement et de commande des pistons. On va maintenant détailler un cycle complet de fonctionnement de l'appareil conforme à l'invention. lu départ, les pistons 3 et 4 sont au fond des seringues 1 et 2. Les vannes 16 et 18 sont ouvertes, l'électro-aimant 26 commandant leur fermeture par l'intermédiaire des taquets 20 et 21 n'étant pas excité. Les vannes 17 et 19 sont fermées. La seringue 1 est par conséquent, en communication avec le récipient de stockage 22 et la seringue 2 communique avec la sonde 14 introduite dans le rein 15. Les pistons 3 et 4 sont entraînés dans le sens de l'aspiration. La seringue 1 se remplit de liquide dissolvant provenant du récipient 22 et la seringue 2 se remplit du liquide contenu dans la cavité du rein 15, jusqu a ce que la butée réglable 49,en agissant sur un contact électrique, coupe l'alimentation du moteur d'entratnement des pistons. Â cet instant, le sens d'entratnement des pistons est inversé, l'électro- aimant 26 est excité et provoque la fermeture des vannes 16 et 18 et l'ouverture des vannes 17 et 19. Ces vannes 17 et 19 mettent par conséquent respectivement en communication la seringue 1 avec la sonde 14, et la seringue 2 avec le récipient 24.Les pistons 3 et 4 étant déplacés suivant le sens du refoulement, le liquide dissolvant contenu dans la seringue 1 est injecté dans le rein 15 et le contenu de la seringue 2 se vide dans le récipient 24. L'arrêt des pistons 3 et 4 a lieu lorsque la butée réglable 48 coupe l'alimentation du moteur dlentratnement des pistons. Â cet instant, l'appareil est mis au repos pour laisser agir le liquide dissolvant 23 injecté dans le rein 15. La durée d'un cycle complet peut, par exemple, être de six minutes comprenant une minute pour le remplissage des seringues 1 et 2, une minute pour l'injection du liquide par la seringue 1, une minute pour la vidange de la seringue 2 et quatre minutes d'arrêt après injection du liquide dans le rein. Si, au cours des cycles successifs, la sonde 14 vient à se boucher pendant une aspiration, ce qui peut arriver fréquemment, l'effort résistant d'aspiration augmente, et le bloc magnétique 43 peut, lorsque cette résistance atteint une certaine valeur, se désolidariser de la plaque 45. Les pistons 3 et 4 ne sont alors plus entrainées. On évite ainsi que la sonde 14 se bouche de façon irréversible. Le mouvement des barres 36 et 37 continue à vide jusqu'au moment où après inversion du mouvement,le bloc magnétique 43 arrive à nouveau au contact de la plaque 45. Le liquide solvant est alors refoule vers la sonde 14 qui est ainsi débouchée sous l'effet de la pression exercée par le liquide. Par ailleurs, si en cours de fonctionnement la pression du liquide atteint une valeur trop importante, le piston 52 de la seringue 50 est déplacé jusqu'à- ce que la tige 53 en agissant sur le contact 54 coupe l'alimentation du moteur. L'appareil suivant l'invention permet donc l'irrigation d'un organe tel que le rein avec une sonde à canal unique dont le diamètre est nettement moins important de celui des sondes classiques. L'injection et l'aspiration du liquide s'effectuent sous volumes réglables et sous pression contrôlée. Le débouchage de la sonde s'opère d'autre part de façon automatique. L'appareil peut donc être utilisé pour irriguer pendant une longue durée un organe tel que le rein, sans risques pour le patient et pratiquement sans aucune intervention manuelle. Il est clair que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi on peut modifier les divers organes permettant de commander ltentratnement des pistons 3 et 4 et l'ouverture ou la fermeture des vannes 16, 17, 18 et 19 ainsi que les divers moyens permettant d'interrompre la commande des pistons lorsque le liquide oppose une résistance déterminée. L'appareil conforme à l'invention peut encore être utilisé pour l'irrigation d'organes autres que le rein. REVECDICA2IONS 1. appareil pour l'irrigation d'organes tels que le rein au moyen d'un liquide, caractérisé en ce qu'il comprend deux seringues dont les pistons sont entrainés de façon synchrone et des moyens pour mettre en communication une sonde à canal unique destinée à etre introduite dans l'organe, avec l'une des seringues, quand celle-ci refoule et avec l'autre seringue quand cette derniers aspire. 2. Appareil conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour interrompre ltentratnement des pistons, lorsque le liquide oppose une résistance déterminée. 3. Appareil conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens précités sont constitués par deux blocs magnétiques disposés en regard et liés magnétiquement par une plaque métallique, ces deux blocs magnétiques étant respectivement solidaires des pistons et des organes d'entratnement de ces pistons. 4. Appareil conforme à-l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens pour mettre en communication la sonde avec les seringues comprennent quatre vannes dont l'ouverture et la fermeture est commandée par un électro-aimant et un ressort de rappel. 5. #ppareil conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que les vannes sont constituées par des tuyaux en matériau souple pouvant être pincés sous lteffet du déplacement de deux taquets commandés par l'électro-aimant et le ressort de rappel# 6. Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte une troisième seringue communiquant avec l'une des seringues, cette troisième seringue étant munie d'un piston capable de se déplacer lorsque la pression du liquide atteint une valeur prédéterminée et dtagir sur un contact électrique pour interrompre l'entrainement des pistons des autres seringues. 7. Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les organes dtentrainement des pistons comportent des butées réglables pour commander l'arrêt des pistons et l'inversion de leur sens de déplacement.