La présente invention concerne les tunnels de culture à bas niveau. On entend ici par tunnels les structures confinant un espace, souvent de faible hauteur, au-dessus et le long d'un rang ensemencé, pour former une sorte de serre. Récemment, on a utilisé de plus en plus de tels tunnels dans l'agriculture et cette pratique nécessite la mise en place, au-dessus de rangs d'ensemencement, de tunnels formés de feuilles de polyéthylène ou autre matériau semblable sensiblement translucide, ayant un degré requis de résistance. On a trouvé que l'aménagement de ces tunnels formait un environnement favorable aux plants en croissance. La formation d'un tel tunnel au-dessus du rang ensemencé implique la préparation et la mise en place d'arceaux de support en fil métallique que llon insère dans le sol à intervalles d'espacement prédéterminés, après quoi on étale au-dessus la feuille de couverture que l'on fixe aux arceaux. Jusqu'à présent ces arceaux une fois formés s'inséraient manuellement dans le sol, ce qui rendait la construction de tunnels de culture coûteuse en temps et en argent. On a proposé la mécanisation de l'insertion des arceaux au moyen d'un mécanisme à commande pneumatique porté sur un châssis convenable et trainé au-dessus du rang ensemencer à recouvrir. Ce mécanisme est muni d'un compresseur d'air pourvu d'une mâchoire de forme convenable qui reçoit un arceau en fil métallique préformé dans une première partie de la course, et qui porte l'arceau avec elle et l'insère dans le sol pendant la deuxième partie de la course pour le relâcher après insertion en fin de course inférieure. L'emploi de ce mécanisme s'est révélé créer des difficultés notables, particulièrement du fait que l'insertion de l'arceau dans le sol se fait alors qu'il se déplace par rapport au sol.On a essayé de minimiser l'effet de ces difficultés en relevant sensiblement le taux ou vitesse de la course, tout en maintenant à une faible valeur le taux de déplacement du mécanisme-par rapport au sol. Un tel mécanisme pneumatique, devant fonctionner à une vitesse de course relativement élevée, se trouve être plutôt encombrant pour pouvoir être convenablement transporté et utilisé. En outre, le fonctionnement de ce mécanisme est en rapport avec un cycle fixe prédéterminé. Ainsi, avec un tel fonctionnement cyclique, le début d'un nouveau cycle ne peut se faire avant la fin du cycle précédent et le fonc tionnement du mécanisme est donc accompagné par des périodes de temps mort qui en ralentissent considérablement l'opération. Un objet de la présente invention est de réaliser un appareil pour former et monter en position des arceaux de support en fil métallique pour tunnels de culture à bas niveau, permettant de surmonter ou d'éviter sensiblement les difficultés et inconvénients sus-mentionnés. L'invention propose à cet effet un appareil de formation et de mise en position d'arceaux de support en fil métallique pour tunnels de culture à bas niveau, comportant en combinaison a) un châssis de support muni de moyens d'entralnement ou adapté à leur être accouplé pour déplacer ledit appareil dans une direction et à une vitesse données b) un moyen de formation d'arceaux porté par ledit châssis pour former des supports en arc à partir de flans de fil métallique, et c) un moyen de déplacement d'arceaux porté par ledit châssis pour impartir à chaque arceau un déplacement ayant une première composante à ladite vitesse donnée, directement opposée à ladite direction prédéterminée et sensiblement normale au plan de l'arceau, ainsi qu'une seconde composante dirigée vers le bas et située dans le plan de l'arceau. Ainsi, au moyen de l'appareil suivant l'invention et en assurant à l'arceau formé, pendant son insertion dans le sol, un déplacement opposé à la direction de déplacement de l'ensemble de l'appareil, à la même vitesse que celle de ce dernier déplacement, l'arceau de support descendant reste stationnaire par rapport au sol dans lequel il doit s'insérer. En conséquence, l'insertion peut se faire facilement, continuellement et précisément, avec des moyens relativement simples, sans imposer une limite excessive au taux de déplacement de l'ensemble de l'appareil et sans souffrir des pertes de temps de l'opération cyclique. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention les moyens de déplacement d'arceaux comportent une paire de bandes sans fin, chaines ou courroies, avec des brins respectifs parallèles entre eux et s'inclinant vers le bas dans ladite direction opposée, et avec des moyens d'entraînement pour mener les courroies et les déplacer en synchronisme dans ladite direction opposée, lesdits brins étant respectivement munis d'éléments de préhension d'arceaux qui se déplacent avec les courroies et sont adaptés à saisir un arceau et à le forcer suivant un déplacement vers le bas dans son propre plan. De préférence, les moyens de formation d'arceaux comportent des moyens de transport adaptés à entrer en prise avec - et transporter - une partie médiane de chaque flan d'arceau en fil métallique dans un sens déterminé, avec des moyens contraignants situés respectivement de part et d'autre des moyens de transport et adaptés respectivement à entrer en prise avec les extrémités opposées de chaque flan pour s'opposer à leur déplacement dans ledit sens donné. Les objets, caractéristiques et avantages de l'invention, ressortiront par ailleurs, de la description que l'on va en donner ci-après, portant sur un mode de réalisation choisi à titre d'exemple et représenté sur les dessins annexés dont la figure 1 est une perspective schématique d'un appareil selon l'invention la figure 2 est une vue en plan de cet appareil la figure 3 est une élévation latérale à plus grande échelle d'un détail de cet appareil. Sur les figures 1 et 2, l'appareil représenté comporte un ch s- sis 1 monté sur une paire de roues 2 par l'intermédiaire d'un axe 3. Une paire de pignons Galle 4 et 5 sont respectivement clavetés sur un axe 6 qui est monté à pivot (par des moyens non représentés) par rapport au châssis 1. Une chaîne sans fin 7 passe autour du pignon 4, sous un pignon 8 et autour d'un pignon 9. De même une chaîne sans fin 10 passe autour du pignon 5, sous un pignon 11 et autour d'un pignon 12. Les pignons 8 et 11 et 9 et 12 sont tous montés rotatifs (par des moyens non représentés) par rapport au châssis 1. Comme il ressort des dessins, les pignons 4, 8, 9 et 5, 11, 12 sont disposés de manière à définir, entre autres, des paires de brins successifs 13a,13b et 14a, 14b. Située parallèlement entre les chaines 7 et 10, à distance sensiblement égale de celles-ci, se trouve une chaîne 5 qui s'étend sensiblement suivant l'axe longitudinal du châssis 1. Les extrémités longitudinales opposées de la chaine 15 passent respectivement sur des pignons 16 et 17, une partie intermediaire de la chaîne passant sur un pignon 18. Les pignons 16, 17 et 18 sont tous montés rotatifs (par des moyens non représentés) par rapport au châssis 1. La partie de chaîne 15 située entre les pignons 16 et 18 forme un brin 19 incliné vers le haut, tandis que la partie suivante de la chaîne 15 située entre les pignons 18 et 17 forme un brin 20 incliné vers le bas Une chaîne sans fin 21, située au-dessus de la chaîne 15 dans le plan de celle-ci, s'étend entre une paire de pignons 22 et 23 montés rotatifs (par des moyens non représentés) par rapport au châssis 1. I1 se forme ainsi entre les pignons 22 et 23 un brin 24 en position extrême inférieure, parallèle au brin 20 et légèrement espacé de celui-ci. La chaîne 21 porte un patin de serrage 25. Une commande est transmise aux diverses chaînes à partir des roues 2 du châssis à l'aide d'une transmission représentée schématiquement sur les figures 1 et 2 des dessins. Ainsi le mouvement de la roue 2 est transmis par celle-ci à une poulie 31 montée coaxialement et, de cette dernière, à trois poulies coaxiales 34,35 et 36 à l'aide d'une chaîne oucourroie d'entralnement 32. Une courroie de transmission 37 transmet l'entraînement de la poulie 35 à une poulie 38 à partir de laquelle la commande est transmise au pignon 16 à l'aide d'une paire de roues d'engrenage 19. Sur la figure 2, une paire de poulies 40 et 41 sont montées coaxialement par rapport au pignon 5, le mouvement de la poulie 36 étant transmis à la poulie 40 par une courroie 42, tandis que le mouvement de la poulie 41 est transmis à une poulie 40 coaxiale au pignon 22 à l'aide d'une courroie de transmission 44. Un magasin 51, d'emmagasinage et de distribution de tiges allongées 52 en fil métallique, qui constituent les flans à partir desquels sont façonnés les arceaux, est situé au-dessus du pignon 16 au voisinage de celui-ci, et comporte une paire de barres coudées 53 qui jouxtent respectivement une paire de barres parallèles 54 mutuellement espacées. Ainsi qu'il apparaît clairement sur la figure 3 (dans laquelle un seul jeu de barres 53,54 est représenté) les barres 54 et 53 sont suffisamment espacées entre elles pour recevoir un empilage de tiges 52 superposées en fil métallique. Un organe stabilisateur 55 soumis par ressort (non représenté) à une force de rappel en direction horaire, est monté à pivot sur chacune des barres 54.Un organe de support de tige 56, lui aussi forcé par ressort (avec des moyens non représentés) en direction horaire, est monté à pivot au-dessous de chaque jeu de barres 53,54. La chaîne 15 est située entre les deux jeux de barres 53,54,, d'organes de support 56 et d'organes stabilisateurs 55. La chaîne est munie d'une dent 57 saillant vers l'extérieur pour entrer en prise avec unetige. Ainsi qu'il ressort du dessin, l'aménagement des organes 56 de support de tige au-dessous des tiges 52 empêche cellesci de tomber. On va maintenant décime le fonctionnement de l'appareil ainsi composé, ainsi que la formation et l'insertion des arceaux de support. Le châssis 1 est attelé à un engin approprié, par exemple un tracteur, et se déplace sur un rang ensemencé dans la direction de la flèche 61. Comme mentionné ci-dessus le déplacement de la roue de châssis 2 est transmis aux chaînes ou courroies de transmission 15,7,10 et 21. Quand la dent 57 entre en prise avec la tige 52 située le plus bas dans le magasin 51, celle-ci avance sur le brin 19 contre la force de rappel exercée par les organes stabilisateurs 55 situés de part et d'autre de ce brin,de sorte que la tige déplacée est maintenue stable à l'état sensiblement horizontal.Avec le déplacement pivotant anti-horaire des organes stabilisateurs 55 velus la position représentée en traits interrompus sur la figure 3, l'organe de support 56 se déplace pour prendre la position représentée en traits interrompus sur cette figure et empêche les tiges emmagasinées de tomber. Quand la tige déplacée atteint les extrémités adjacentes des chaines 7 et 10, ces extrémités assurent la fonction stabilisatrice des organes 55 qui pivotent alors vers l'arrière pour reprendre la position représentée en trait plein sur la figure 3. La tige occupe maintenant la position 62 représentée sur la figure 1 et le déplacement qui continue vers le haut de la partie médiane de la tige en prise avec la dent 57 portée par le brin 19 de la chaîne 15, ainsi que l'entrée en prise des parties terminales de la tige avec les brins contraignants 13a,13b,14a,14b des bandes ou chaines 7 et 10, (l'entrée en prise se faisant, le cas échéant, dans des parties de chaîne situées entre chaînons), fait que la tige se recourbe en arc comme représenté clairement par la position 63 sur la figure 1.On conçoit que l'entrée en prise des parties terminales de la tige avec les chaînes latérales 7 et 10 les empêche de glisser par rapport à ces chaînes et, d'un autre côté, le déplacement de ces chaînes latérales à une vitesse qui correspond au déplacement de la chaîne centrale 15 fait que, alors que la courbure en arc se produit, l'arceau est transporté dans un sens opposé à la direction d'avancement du châssis. Quand l'arceau a atteint la région la plus haute de la chaîne 15, celle située au dessus de la poulie 18, le déplacement synchronisé de la chaîne 21 fait que le patin de serrage 25 entre en prise avec la dent 57 de sorte à serrer fermement en position l'arceau maintenant complètement façonné et disposé verticalement. L'arceau se déplace alors vers le bas le long des pentes descendantes des brins 20 et 24 tout en se déplaçant en même temps suivant une direction opposée à la direction d'avancement du châssis et à une vitesse égale à la vitesse de cet avancement. I1 s'ensuit qu'il n'y a pas de déplacement relatif entre l'arceau qui se meut vers le bas (vu en position 64) et le sol dans lequel il s'insère effectivement en conséquence de son déplacement vers le bas. Des arceaux successifs sont formés et insérés de la même manière, les espaces entre arceaux insérés étant fonction de la distribution des dents sur la chaîne centrale 15. Le degré d'insertion des arceaux est fonction, entre autres, de la hauteur de l'appareil au-dessus du sol, et des moyens (non représentés) sont aménagés pour faire varier cette hauteur. On voit à la lecture de ce qui précède que l'invention offre un moyen simple, très efficace et économique, pour former et insérer des arceaux pour tunnels de culture à bas niveaux On notera particulièrement que, l'arceau étant maintenu relativement stationnaire par rapport au sol en cours d'insertion, l'équipement d'insertion est particulièrement simple et efficace. REVEEDICAT1ONS 1. Appareil pour former et monter en position des arceaux de support en fil métallique pour tunnels de culture à bas niveau, caractérisé par le fait de comprendre en combinaison a) un châssis de support pourvu de moyens d'entraînement ou adapté à être accouplé à de tels moyens pour déplacer ledit appareil suivant une direction et une vitesse données b) des moyens de formation d'arceaux portés par ledit châssis pour former des arceaux de support à partir de flans en fil métal lique, et c) des moyens de déplacement d'arceaux portés par ledit châssis pour impartir à chaque arceau un déplacement ayant une première composante à ladite vitesse donnée et directement opposée à ladite direction donnée et sensiblement normale au plan de l'arceau, ainsi qu'une seconde composante dirigée vers le bas et disposée dans le plan de l'arceau. 2. Appareil suivant revendication 1, dans lequel les moyens de déplacement d'arceaux comportent une première bande, chaîne ou courroie sans fin, ayant un brin en pente descendante suivant ladite direction opposée, des moyens d'entraînement de chaine pour mener ladite chaîne afin de déplacer ledit premier brin dans ladite direction opposée, des moyens de retenue d'arceaux juxtaposés auxdits premiers brins et déplaçable en synchronisme avec lui pour forcer ledit arceau à se déplacer vers le bas dans son propre plan. 3. Appareil suivant la revendication 2, dans lequel lesdits moyens de retenue d'arceaux oxtortent une seconde bande, chaîne ou courroie sans fin, ayant un brin disposé sensiblement parallèle au premier brin de la première chaîne et déplaçable en synchronisme avec lui, lesdits premiers brins étant respectivement pourvus d'organes de préhension d'arceaux. 4. Appareil suivant une quelconque des revendications précé- dentes dans lequel lesdits moyens de formation d'arceaux comportent des moyens de transport adaptés à entrer en prise avec une partie médiane de chaque flan d'arceau en fil de fer, et à le transporter dans un sens donné, des moyens contraignants étant situés respectivement de part et d'autre desdits moyens de transport et adaptés respectivement à entrer en prise avec des extrémités opposées dudit flan en fil métallique pour les empêcher de se déplacer dans ledit sens donné. 5. Appareil suivant la revendication 4, dans lequel lesdits moyens de transport comportent une troisième bande, chaîne ou courroie sans fin ayant un brin adapté à se déplacer au moins dans ledit sens donné, des moyens de prise étant associés à ladite troi sième chaîne et adaptés a entrer en prise avec ladite partie médiane. 6. Appareil suivant la revendication 4 ou 5, dans lequel ladite chaîne sans fin est aussi adaptée à se déplacer dans ladite direction opposée vers ledits moyens de formation d'arceaux. 7. Appareil suivant la revendication 6, dans lequel lesdits moyens contraignants sont respectivement déplaçables dans ladite direction donnée et respectivement munis de moyens de prise adaptés à entrer en prise avec les parties terminales de chaque flan de fil métallique. 8. Appareil suivant la revendication 6, dans lequel lesdits moyens contraignants comportent respectivement des quatrième et cinquième bandes, chaînes ou courroies sans fin, dont deux brins respectifs sont respectivement déplaçables dans ladite direction donnée. 9. Appareil suivant la revendication 8, dans lequel au moins lesdites quatrième et cinquième bandes sans fin sont des chaînes, lesdites parties terminales de flans de fil métallique pouvant respectivement entrer en prise avec desdites chaines situées entre chaînons. 10. Appareil suivant une quelconque des revendications 5 à 9, dans leur forme de dépendance à la revendication 3, dans lequel lesdites deuxième et troisième bandes sans fin sont constituées par une unique bande continue ayant des premier et second brins angulairement disposés l'un par rapport à l'autre et constituant respectivement lesdits brins desdites deuxième et troisième bandes. 11. Appareil suivant une quelconque des revendications précédentes dans lequel ledit châssis est monté sur roues et muni en outre de moyens de transmission accouplés d'un coté avec lesdites roues et de l'autre auxdites bandes, chaines et courroies, celles-ci étant menées en synchronisme avec le mouvement desdites roues. 12. Appareil suivant une quelconque des revendications 4 à 10, comportant en outre un magasin de flans de fil métallique pour arceaux adapté à recevoir lesdits flancs sensiblement normalement par rapport auxdits direction et sens donnés, ledit magasin ayant une sortie adjacente auxdits moyens de transport et adaptée à alimenter ces derniers en flans de fil métallique individuels.