Dans une demande de brevet antérieure déposée en France par le même demandeur nO 79 06549 du 15 mars 1979, on a décrit un verrou de sécurité qui permet, de la façon la plus économique, et la plus sûre d'interdit à un cambrioleur L'accès à un local protégé. L'idée essentielle de ce brevet antérieur était, non pas de rendre inviolable le local, mais de créer plutôt un point de moindre résistance qui entraine, lorsque le cambrioleur force 11 ouverture un simple entrebâillement de l'accès qui a été forcé, continuant à interdire au cambrioleur de pénétrer dans le local protégé et assurant simultanément la mise en route d'an système d'alarme que le cambrioleur est alors impuissant à neutraliser. L'objet de la présente invention est de créer des moyens efficaces et peu coûteux de renforcement de certaines parties du dispositif de fermeture d'un accès, tel qu'une porte ou une fenêtre. Plus particulièrement, le dispositif de renforcement conforme à la présente invention a pour objet d'assurer un meilleur ancrage des-paumelles de fixation des portes ou fenêtres, notamment dans le cadre de 1'huisserie. Egalement, l'invention a pour objet d'empêcher le dégondage des portes et fenêtres. I1 apparait immédiatement que l'invention pourra s' ap- pliquer dans le cadre de tout système de protection d'un local et également plus spécialement dans le cadre du système de protection décrit au brevet précédemment mentionné, à partir du moment où l'on renforcera tous les points du système qui doivent impérativement tenir, étant entendu que le cambrioleur aura systématiquement tendance à faire sauter volontairement ou involontairement le point le moins renforcé de la fermeture. Le dispositif conforme à l'invention assurant l'ancrage renforcé dans le cadre d'ùne-huisserie de porte, fenêtre ou analogue ou dans la tranche de ladite porte, fenêtre ou analogue, d'une ferrure telle qu'une paumelle support de gond, une embase d'ancrage d'entrebâilleur de porte ou analogue, est caractérisé en ce que ladite ferrure comporte au moins une tige d'ancrage longue de plusieurs centimètres suscep tible de se loger à l'intérieur dudit cadre ou de ladite tranche sensiblement perpendiculairement à la face de moindre largeur dudit cadre ou de ladite tranche. I1 apparaît qu'avec un tel dispositif, la paumelle est effectivement solidement ancrée sur plusieurs centimètres d'épaisseur dans l'encadrement ou dans la tranche de la porte et non pas, comme lorsqu'on utilise des vis ordinaires de fixation sur un ou deux centimètres seulement. On notera qu'un tel dispositif d'ancrage pourra être en pratique aussi efficace que la pose de cornières en acier "anti-pince" que l'on pose sur tout l'encadrement de la porte dans les installations où la fermeture est renforcée. A l'encontre de ces cornières l'anti-pince", on notera que leur pose nécessite l'emploi d'un grand nombre de vis de fixation qui affaiblissent l'encadPement et rendent l'opération assez coûteuse. Selon une autre caractéristique de l'invention, la ferrure comporte avantageusement en outre au moins un retour en équerre parallèle à ladite tige et en regard d'elle destiné à être reçu sensiblement au niveau de la surface appa- rente interne dudit cadre ou de ladite tranche. Une telle disposition renforce encore l'action de la tige d'ancrage. L'inventionapparaitra plus clairement à l'aide de la description qui va suivre faite en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un dispositif d'ancrage perfectionné conforme à l'invention appliqué à une paumelle de montage d'une porte - la figure 2 montre en vue perspective une paumelle simplifiée conçue selon une variante - la figure 3 montre l'application de l'invention à une embase d'ancrage pour entrebâilleur de porte. On se reportera tout d'abord au mode de -pealìsation illustré à la figure 1. Dans cette figure, on aperçoit en 1 une partie verticale du cadre d'une huisserie de porte dont une partie a été montrée et repérée en 2. Pour la facilité de l'explication, on repèrera en 3 la surface interne de l'encadrement 1, ceci signifiant que cette surface est située à l'intérieur du local à protéger. Pour supporter la porte 2 et lui permettre le mouvement d'ouverture et de fermeture par pivotement autour de gonds 4, 5, on fixe, comme connu en soi une paumelle 6 sur la face 7 de moindre largeur du cadre 1 et une paumelle 8 sur la tranche 9 de la porte 2. La fixation des paumelles qui supportent les gonds 4, 5 peut se faire de façon classique par des vis repérées respectivement 10 et 11 passant dans des orifices respectifs 12, 13 formés dans les paumelles 6, 8. En 14, on aperçoit la fiche du gond 4 qui sera reçue dans le logement 15 du gond coopérant 5. Tout ce qui vient d'être décrit est tout-à-fait classique dans la technique. Conformément à l'invention, la paumelle 6 comporte en outre deux tiges d'ancrage 16 longues de plusieurs centimètres susceptibles de venir se loger dans des trous 17 de profondeur et de diamètre adaptés à recevoir lesdites tiges pratiquement sans jeu. Avantageusement, les tiges 16 viennent de matière avec la paumelle 6, le tout pouvant être fabriqué en acier de qualité convenable. La paumelle 6 comporte en outre avantageusement deux retours d'équerre 18 parallèles aux tiges 16 et en regard vielles, ces retours étant destinés à être reçus sensiblement au niveau de la surface apparente interne 3 du cadre 1 dans des saignées 19 formées à cet effet sur la surface interne 3. Le montage est ainsi renforcé, et il sera extrême ment -difficile d'arracher la paumelle 6 lorsque la porte est fermée, à moins d'arracher tout le cadre de la porte. Le verrouillage de la paumelle dans le cadre peut encore être amélioré en prévoyant deux trous en regard respectivement 20, 21 formés dans les retours 18 et dans les tiges 16, et à travers lesquels on pourra passer une vis 22 en travers. A cet effet, l'orifice 21 pourra être fileté pour recevoir l'extrémité de la vis 22. Comme illustré à la figure 1, la paumelle 6 comporte en outre un doigt en acier 23 qui fait saillie vers'a'exte- rieur dans la direction opposée à la profondeur de l'en cadrement, autrement dit, dans la direction opposée audit ancrage 16. Ce doigt 23 est destiné à coopérer avec un orifice 24 formé en regard dans la paumelle coopérante 8. De la sorte, lorsque la porte est fermée, le doigt 23 est reçu dans l'orifice 24 de la paumelle 8 (et éventuellement quelque peu également dans un orifice 25 formé dans la tranche de la porte 2,)ce qui empêche tout soulèvement de la porte tendant à en obtenir l'ouverture par dégondage. De la description qui précède, il est clair que le dispositif de l'invention renforce considérablement et pour un faible prix de reVient le système de montage de la porte côté gonds. Bien entendu, ce système s'applique tout aussi bien au montage de fenêtres ou autre ouverture d'accès. Dans la variante de réalisation simplifiée illustrée à la figure 2, la paumelle 6' comporte les doigts d'ancrage 16' mais les retours 18 du mode de réalisation illustré à la figure 1 ont été omis. La fixation de la paumelle sur la tranche de l'encadrement pourra se faire simplement par pose de quatre vis dans les orifices 26. Etant donné qu'en cas de tentative d'effraction, l'action des leviers sur les pau- mellesesst surtout exercée en torsion, les tiges 16' assureront la fonction principale de renforcement recherchée. Selon la réalisation illustrée à la figure 3, l'in- vention a été appliquée à l'ancrage sur la tranche 27 d'une porte d'un entrebailleur de porte donton-v'aillustré que la tige 28 faisant saillie à l'intérieur. Cette tige 28 peut être par exemple la tige repérée 14 du dispositif décrit au brevet susmentionné nO 79 06549. La tige 28 est solidaire dlune pièce 29 en forme de cornière qui vient s'appliquer sur la tranche de la porte 27. La cornière comporte une tige d'ancrage 30 dont la fonction est tout-à-fait analogue à celle remplie par les tiges d'ancrage 16 et 16' des modes de réalisation précédents. La partie 29a avant de équerre peut jouer le rôle du retour 18 de la figure 1, et lton peut prévoir comme dans le mode de réalisation de la figure 1 deux orifices 31, 32 formés en regard dans lapartie 29a et dans la tige 30 et à travers lesquels on pourra passer une vis qui assurera un verrouillage complémentaire sur la tranche de la porte. En 33, sur la partie de l'équerre 29b venant sur la tranche de la porte, on pourra prévoir un orifice taraudé pour le passage d'une vis qui facilitera l'opération de fixation du dispositif sur la tranche. Bien entendu, l'invention n1 est nullement limitée aux modes de réalisation illustrés et décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. Ainsi, par exemple, dans le mode de réalisation illus- tré à la figure 1, on pourrait onverser la position du doigt 23 et de l'orifice 24 en formant le doigt sur la paumelle 8 et l'orifice 24 dans la paumelle 6. De même, l'action des tiges d'ancrage 16 peut être renforcée par la pose dans le cadre 1 de manchons à l'intérieur des orifices 17, lesquels manchons recevront les tiges d'ancrage 16 sans jeu et pourront avoir toute longueur adaptée à l'huisserie voire venir s'ancrer dans le mur porteur de l'encadrement. Liinvention comprend donc tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont réalisées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Dispositif assurant l'ancrage renforcé dans le cadre d'une huisserie de porte, fenêtre ou analogue ou dans la tranche de ladite porte, fenêtre ou analogue, d'une ferrure telle qu'une paumelle support de gonds, une embase d'ancrage d'entrebâilleur de porte ou analogue, dispositif caractérisé en ce que ladite ferrure comporte au moins une tige d'ancrage longue de plusieurs centimètres susceptible de se loger à l'intérieur dudit cadre ou de ladite tranche sensiblement perpendiculairement à la face de moindre largeur dudit cadre ou de ladite tranche. -2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite ferrure comporte en outre moins un retour en équerre parallèle à ladite tige et en regard d'elle destiné à être reçu sensiblement au niveau de la surface apparente interne dudit cadre ou de ladite tranche. .3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que deux trous en regard sont prévus dans ledit retour et dans ladite tige pour le passage d'une même vis de verrouillage ou analogue. 4. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite ferrure #tant une paumelle support de gonds, elle comporte en outre un doigt en acier ou analogue faisant saillie sur la face de moindre largeur dudit cadre ou de ladite tranche, ledit doigt étant destiné à coopérer avec un orifice formé dans la paumelle en regard coopérante. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ladite ferrure étant une paumelle support de gonds, elle comporte en outre un orifice formé dans la partie de la paumelle qui est appliquée sur la face de moindre largeur dudit cadre ou de ladite tranche, ledit orifice étant destiné à recevoir un doigt en acier ou analogue faisant saillie sur la paumelle en regard coopérante.