FR 2499359 A2 19820813 FR 8102935 A 19810209 Le brevet principal concerne une machine destinée à l'arrachage d'arbustes et de plants en vue de leur transplantation d'un lieu de culture à leur emplacement définitif, et ce dans des conditions telles que le plant soit arraché, transporté et replanté avec une motte de terre enveloppant sa base et ses racines. L'organe essentiel de cette machine est une bêche qui, portée par un chassis monté sur le relevage hydraulique d'un tracteur, est animée successivement d'un mouvement de pénétration dans le sol et d'un mouvement de rotation de 360 autour d'un axe vertical coïncidant avec celui de l'arbuste. La présente addition a pour objet des perfectionnements apportés à cette machine dans les buts ci-après - faciliter l'arrachage en permettant de modifier la position de la bêche par rapport à l'arbuste, sans avoir à déplacer le tracteur, - faciliter l'arrachage, lorsque l'arbuste est placé sur une zone de terrain qui fait un certain angle par rapport à la zone de terrain sur laquelle prend appui le tracteur, - permettre l'arrachage des arbustes , non seulement en solution intensive, c'est-à-dire l'arrachage successif des arbustes alignés les uns à la suite des autres, mais aussi en solution sélective, c'est-à-dire l'arrachage isolé de tel ou tel arbuste choisi dans une ligne, - et faciliter le déplacement de la machine lorsqu'elle n'est pas en période et en position d'arrachage. Ces buts sont atteints en montant le corps de bêche, non pas directement sur le chassis fixé au relevage hydraulique du tracteur, mais sur un support sur lequel il est monté coulissant et sur lequel il est immobilisable dans la position recherchée, ce support étant articulé par un axe normalement vertical sur un bâti intermédiaire qui est lui-même articulé par un axe normalement horizontal sur le chassis de base porté par le relevage du tracteur. Le dessin schématique annexé représente d'ailleurs, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette machine pour l'arrachage d'arbustes Figures 1 et 2 en sont des vues respectivement de face arrière et en plan par dessus, en position d'arrachage intensif, Figure 3 est une vue en plan par dessus, en position d'arrachage sélectif; Figure 4 est une vue de détail en coupe,suivant 4-4 de fg. 3; Figures 5, 6, 7 et 8 sont, à plus petite échelle, des vues illustrant le tracteur et la machine dans diverses positions. Dans ce dessin, 1 designe très schématiquement un tracteur et 2 un chassis qui, servant de base à la machine d'arrachage, est fixé de façon amovible au bras de relevage 2 dont le tracteur est muni. La machine d'arrachage est constituée, comme cela est décrit dans le brevet principal, par ina teche 4 portée par un corps 2, Conformément à la présente addition, ce corps de bêche 5 est fixé, non pas directement sur le chassis de base 2, mais indirectement par l'intermédiaire d'un bâti 6 et d'un support . Le chassis de base 2 consiste en une barre transversale sur laquelle est monté coulissant et est immobilisable en une zone quelconque un coulisseau 2a supportant un arbre horizontal 8 qui sert précisément à l'articulation du bâti intermédiaire 6; et la position de ce bâti est définie mais règlable par un vérin 2 qui prend appui, d'une part, sur une aile 10 du bâti 6 et, d'autre part, sur une superstructure 12 solidaire du chassis de base 2. Le bâti intermédiaire 10 porte lui-même un axe qui, en position habituelle, est vertical et sur lequel est articulé le support 7 du corps de bêche 2. La position de ce support 7 par rapport au bâti intermédiaire 6 est définie mais règlable grâce à un vérin 14 qui prend appui, d'une part, sur l'aile 10 du bâti intermédiaire 6 et, d'autre part, sur le support ? du corps de boche. Ce support 1, dont la longueur est sensiblement deux fois supérieure à celle du bâti intermédiaire 6, porte sur toute sa longueur une glissière 15 sur laquelle est montée coulissante une tête 16 solidaire du corps de bêche 5. La position de cette tête 16, et donc du corps de bêche 5 par rapport au support 1, est définie mais règlable grâce à un vérin li qui prend appui, d'une part, sur une aile 18 du support 7 et, d'autre part, sur le corps de bêche 5. Il est en outre à remarquer qu'à l'une des extrémités du chassis de base 2 est articulé le corps d'un vérin 21 dont la partie mobile 22 est articulée à un bras de levier fl. Ce bras 23 qui est lui-même articulé sur le coulisseau 2a supportant l'axe 8 sert de support à un outil 24 destiné, dans certains cas, à servir à l'ancrage de la machine dans le sol. Le corps de bêche 2 peut occuper diverses positions par rapport au chassis de base 2 porté par le tracteur 1. Dans la position illustrée aux figures 1 et 2, la machine est sensée être en position d'arrachage intensif d'arbustes. Dans cette position. l'ouverture du corps de bêche 5 se trouve dirigée vers l'avant, et ce corps présente par rapport au tracteur un déport latéral qui est fonction de la position du coulis seau 2a sur le chassie 2. Dans l'hypothèse où le tracteur circule entre deux rangées ou lignes d'arbustes, il suffit donc au tracteur d'avancer "pas à pas", c'est-à-dire d'unwarbuste d'une rangée à l'arbuste suivant de la même rangée pour que le corps de bêche 5 s'introduise autour de la tige de l'arbuste; c'est d'ailleurs la position et la méthode de travail qui ont été décrites dans le brevet principal. Par rapport à la forme d'exécution qui était décrite dans le brevet principal, il convient cependant de remarquer que grâce à l'agencement décrit dans la présente addition, il est possible de régler longitudinalement la position du corps de bêche par rapport à l'arbuste à arracher, sans qu'il soit nécessaire de faire avancer ou reculer quelque peu le tracteur, et ce afin d'avoir la certitude que la bêche 4 travaillera bien concentriquement à la tige de l'arbuste. Cette possibilité de faire avancer ou de faire reculer le corps de bêche 5 par rapport à l'arbuste est donnée par le vérin li qui permet de faire avancer ou de faire reculer la tête 16 du corps de bêche sur 9ut la glissière 15 du support 2. Dans la position représentée à la figure 3, la machine est sensée être en position d'arrachage sélectif d'un arbuste. L'arrachage sélectif était certes possible avec la machine décrite dans le brevet principal, mais il nécessitait des manoeuvres pouvant être difficiles, notamment lorsque les arbustes sont alignés de façon dense. Grâce à la forme d'exécution décrite dans la présente addition, cet arrachage sélectif est, au contraire, très facile, car le tracteur peut procéder a ce type d'arrachage sans avoir à modifier sa propre direction. Comme le montre en effet la figure 3, le corps de bêche 5 se trouve placé en position telle que son ouverture est dirigée à angle droit par rapport à l'axe longitudinal du tracteur. Cette position est obtenue par actionnement du vérin 14 qui permet de faire pivoter le support 7 autour de l'axe fl et ainsi de donner au support 7 du corps de bêche une direction perpendiculaire à celle du bâti-intermédiaire 6. Il est d'ailleurs à remarquer que dans cette position d'arrachage sélectif, le mouvement de déplacement nécessaire pour permettre à la bêche 4 de pénétrer dans le terrain est obtenu par le vérin 17, qui a pour effet de déplacer le corps de bêche 2, et donc la bêche 4, de la position montrée en traits mixtes à la position montrée en traits pleins sur la figure 3, c'est-à-dire de gauche à droite. Pour faciliter la pénétration de la bêche 4 dans le sol lors de ce mouvement de déplacement transversal, il est d'ailleurs possible de donner une certaine inclinaison au support 7, et donc au corps de bêche 5 par rapport au sol; ce règlage d'inclinaison est obtenu par manoeuvre du vérin 2, qui a pour effet de faire pivoter le bâti intermédiaire 6, et donc le support - I, et le corps de bêche 5 autour de l'axe 8 porté par le chassis de base 2. En outre, pour éviter un déplacement latéral du tracteur lorsque la bêche pénètre dans le sol, notamment lorsqu'elle rencontre une résistance, par exemple en raison de la présence de grosses racines, l'outil 24 est avantageusement utilisé. Il suffit pour cela de le faire pénétrer dans le sol par actionnement du vérin 21-22. Quant au vérin 9, il est prévu non seulement pour être utilisé en période d'arrachage sélectif; il peut en effet aussi être utilisé dans tous les cas où il est nécessaire de modifier l'inclinaison relative du tracteur par rapport au corps de base; et c'est ainsi notamment que comme le montre la figure 7, ce vérin 14 peut permettre de maintenir le corps de bêche 5 en position horizontale, alors que la zone de terrain 19 sur laquelle prend appui le tracteur 1 est inclinée transversalement par rapport à la direction longitudinale du tracteur. Lorsque le tracteur se trouve à nouveau placé sur un terrain plat, ce qui est le cas illustré aux figures 1 et 7, le vérin 9 permet de ramener l'ensemble de la machine d'arrachage dans sa position normale par rapport au tracteur. La position illustrée à la figure 6 ne diffère de celle de la figure 7 que par le fait que la machine d'arrachage est en position haute, c'est-à-dire hors travail. Enfin, la figure 5 montre la machine en position hors travail, plus particulièrement dans une position favorable à son déplacement sur route. Dans cette position, le support 7 du corps de bêche 5 occupe en effet la position transversale de figure 3, et le corps de bêche 5 est placé sensiblement dans l'axe longitudinal du tracteur. Comme il va de soi, la présente addition ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette machine d'arrachage qui a été ci-dessus indiquée à titre d'exemple; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation, quels que soient notamment les moyens utilisés pour modifier les positions relatives des divers organes de la machine; et elle étend bien entendu son champ d'application au cas où cette machine serait, non pas suspendue au système de relevage hydraulique d'un tracteur, mais où elle constituerait l'élément actif d'un véhicule; de même qu'elle étend son champ d'application au cas où cette machine serait disposee, non pas à l'arrière, mais à l'avant ou latéralement par rapport à un tracteur. REVENDICATIONS 1.- Machine pour l'arrachage d'arbustes selon les revendications du brevet principal, caractérisée en ce que son corps de base (5) est monté coulissant sur un support (7) sur lequel il est immobilisé dans la position recherchée et en ce que ce support (7) est articulé autour d'un axe habituellement vertical (13) sur un bati intermédiaire (6) qui est lui-même articulé autour d'un axe habituellement horizontal (8) sur le chassis de base (2) porté par le relevage du tracteur. 2.- Machine pour l'arrachage d'arbustes selon la revendication 1, caractérisée en ce que son chassis de base (2) porte un axe longitudinal (8) autour duquel est articulé un bâti intermédiaire (6) comportant une aile (10) reliée par un vérin (9) à une superstructure (12) solidaire du chassis de base, en ce que cette partie intermédiaire (6) porte un axe (13) autour duquel est articulé le support (7) du corps de boche, avec liaison par un vérin (14) entre l'aile (10) du bâti intermédiaire et le support (7) du corps de bêche, et en ce que le corps de bêche (5) est muni d'une tête (16) montée coulissante sur une glissière (15) du support (7) du corps de bêche, un vérin (17) reliant le corps de bêche (5) et son support (7). 3.- Machine pour l'arrachage d'arbustes selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'axe longitudinal (8), autour duquel est articulé le bâti intermédiaire (6), est porté non pas directement par le chassis de base (2), mais indirectement par l'intermédiaire d'un coulisseau (2a) déplaçable sur le chassis de base et immobilisable dans la position choisie en fonction du déport à donner au corps de bêche par rapport au tracteur ou autre véhicule sur lequel est montée la machine d'arrachage. 4.- Machine pour l'arrachage d'arbustes selon l'une quelconque des revendications l à 3, caractérisée en ce que sur le chassis de base est articulé un outil (24) associé à un vérin (21, 22) permettant sa pénétration et son ancrage dans le sol pour immobilisation du tracteur ou autre véhicule sur lequel est montée la machine. 5.- Machine pour l'arrachage d'arbustes selon les revendications 3 et 4, caractérisée en ce que l'outil d'ancrage (24) est porté par un bras de levier (23) articulé sur le coulisseau (2a) supportant l'axe longitudinal (8), l'articulation du bâti intermédiaire (6) et le vérin (21, 22) commandant ledit outil (24) et articulé par sa partie fixe (21) sur le chassies de base (2) et par sa partie mobile sur le bras de levier (23).