La présente invention concerne un procédé de fabrication en continu, dans un canal de moulage, de blocs en mousse de matière plastique. On connaît divers procédés permettant une telle fabrication et leur caractéristique principale réside dans le fait que la fabrication s'effectue dans un moule "à ciel ouvert" et que ce moule, en forme de canal, est doublé au fond et sur les côtés à l'aide de feuilles, par exemple en papier, qui se déplacent en synchronisme, l'ensemble de la fabrication étant effectué sur un transporteur à vitesse réglable. On a constaté toutefois que l'on pouvait obtenir des résultats bien supérieurs en procédant à cette fabrication dans une chambre fermée, avec possibilité de régler la pression régnant à l'intérieur de cette chambre. Jusqu'à présent, on laissait la composition chimique se gonfler sous la pression atmosphérique, mais le demandeur a constaté que, pour une fabrication de la même qualité, c' est-à-dire reposant sur la même formule ou la même recette (par exemple de la mousse de polyuréthane) on pouvait obtenir, sous une pression réduite et réglable (tide partiel), des articles d'un poids spécifique nettement inférieur, avec par conséquent une économie importante de matériau. Le procédé selon l'invention se caractérise par le fait que le canal de moulage, les moyens d'alimentation en matière plastique, les organes de commande nécessaires et les accessoires sont logés dans une chambre fermée, dont on peut régler la pression interne. Suivant une autre caractéristique de l'invention, on maintient la chambre contenant le canal de moulage et les accessoires, sous une pression réduite à l'aide d'un ou plusieurs ventilateurs d'aspiration solidaires de la paroi de cette chambre. Un autre avantage de ce procédé tient au fait que, pour assurer la formation de mousse nécessaire, il n'est plus indispensable, contrairement à tous les procédés connus, de faire appel à du fréon 11 comme moyen d'entrainement pour la fabrication d'articles en matière plastique à l'état de mousse, ce qui est très important en ce sens que cela empêche la pollution de l'air dans la zone de travail. On peut indiquer, à titre d'exemple, que le demandeur a constaté qu'avec la mousse de polyuréthane, tout en appliquant la même recette, il obtenait, en travaillant sous une pression de l'ordre de 760 mm de mercure, des articles d'un poids spécifique 3 de 23,5 kg/m3 alors qu'en travaillant sous la pression réduite de 630 mm de mercure, il parvenait à un poids spécifique de seulement 3 20,0 kg/m3. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard de la figure unique annexée, et donnant à titre d'exemple non limitatif, une forme de mise en oeuvre de ce procédé. Cette figure représente une installation pour la fabrication de feuilles ou blocs en matière plastique à l'état de mousse, dans un moule en forme de canal ; tout l'ensemble de fabrication est logé dans une chambre 4 dont les sorties (à l'extrémité de droite de la figure) sont fermées hermétiquement. Cette chambre contient un compartiment 1 dans lequel s'effectue le mélange de la composition chimique qui doit gonfler ou former de la mousse, un ou plusieurs ventilateurs d'aspiration disposés en regard des conduits d'évacuation 2 ménagés sur la paroi 3 et la chambre, ou espace 4 dans laquelle se forme le bloc 5 à l'état de mousse sur une courroie transporteuse de moulage 8. En outre il est prévu un rouleau 6 ou cylindre, d'alimentation en papier et un rouleau 7 de commande du papier.L'extrémité de sortie de cette courroie transporteuse est désignée par la référence 9. Il convient de noter que le procédé selon l'invention ne se limite pas au moulage en continu de blocs et que l'on peut l'appliquer également à la réalisation de blocs isolés et de détails dans des moules en disposant les compositions chimiques gonflables dans un compartiment ou chambre, dans lequel on peut faire convenablement un vide partiel comme décrit plus haut. De plus, il est bien entendu que le procédé selon l'invention peut s'appliquer à tous les matériaux susceptibles de gonfler, même s'il s'agit de matières inorganiques. Il a été démontré, au cours d'essais, que, pour une fabrication de la même qualité, effectuée d'une part sous la pression atmosphérique et, d'autre part, sous une pression plus faible conformément à l'invention, on obtenait sous cette pression réduite des articles d'un poids spécifique inférieur d'environ 12 à 15 % à celui des articles fabriqués sous la pression atmosphérique. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication en continu, dans un canal de moulage, de blocs en mousse de matière plastique, caractérisé par le fait que le canal de moulage, les moyens d'alimentation en matière plastique, les organes nécessaires de commande et les accessoires, sont tous montés dans une chambre fermée, dont on peut régler la pression interne. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on maintient la chambre contenant le canal de moulage, sous une pression réduite à l'aide d'un ou plusieurs ventilateurs d'aspiration rendus solidaires de la paroi de cette chambre.