La présente invention, due à Vladimir Pavlovich BARMIN, Anatoly Nikolaevich PODGORNY et Ilya Lvovich VARSHAVSKY, concerne des procédes et des dispositifs d'alimentation de moteurs à combustion interne à gaz. L'invention peut avantageusement être appliquée à des moteurs à combustion interne de machines de transport, par exemple de tracteurs, d'autobus, de camions et de voitures de tourisme, notamment lorsqu'il s'agit de moteurs fonctionnant à l'hydrogène. A l'heure actuelle, on se préoccupe de la protection du milieu ambiant contre les substances nocives contenues dans les gaz d'échappement des moteurs C'est ainsi que l'on cherche à eviter la pollution de l'air par l'oxyde de carbone, les oxydes d'azote, les hydrocarbures et d'autres substances engendrées par les moteurs d'automobiles. Pour éviter ce genre de pollution, on s'est orienté vers des moteurs à combustion interne à gaz consommant de l'hydrogène en tant que combustible. Les produits d'échappement d'un moteur à hydrogène sont de la vapeur d'eau et de l'azote non liés, c'està-dire des produits qui ne sont pas nocifs. En outre, grâce à l'utilisation de l'hydrogène comme combustible, on résout lue problème du remplacement des combustibles classiques, tels que les hydrocarbures, qui sont chers et dont les réserves mondiales srépuisent, En effet, le prix de revient de l'hydrogène n'a pas la même tendance à l'élévation car les matières de départ utilisées pour sa fabrication, par exemple le silicium et l'eau, sont disponibles en quantités pratiquement inépuisables et peuvent être utilisées dans plusieurs cycles de fabrication successifs. Par contre, les moteurs à combustion interne à hydrogène posent des difficultés de stockage et de transport de l'hydrogène à bord du véhicule utilisateur. Etant donné la faible densité de l'hydrogène dans les conditions normales, il est nécessaire, pour fournir la quantité importante requise d'hydrogène à bord du véhicule, de comprimer l'hydrogène à de hautes pressions, ce qui crée un danger d'incendie et d'explosion du véhicule à bord duquel est monté cet hydrogène comprimé. On connatt un procédé et un système d'alimentation d'un moteur à hydrogène installé à bord d'un véhicule automobile,selon lequel on introduit dans chaque cylindre moteur une quantité dosée d'hydrogène et une quantité dosée d'oxygène. L'hydrogène et l'oxygène utilisés sont produits par la décomposition électrolytique de Liteau et stockés dans des bouteilles où ils demeurent jusqu'au moment où on les envoie dans les cylindres du moteur. Le système d'alimentation du moteur à combustion interne comprend alors une chambre de combustion équipée d'injecteurs pour l'amenée de l'hydrogène et de l'oxygène. Ces injecteurs sont reliés, par l'intermédiaire d'un mécanisme de dosage, aux bouteilles correspondantes où se trouvent l'hydrogène et l'oxygène.Les bouteilles sont reliées par des conduites à un appareil électrolyseur dans lequel se produit la décomposition de l'eau. Un tel système d'alimentation est dangereux car l'hydrogène mélangé avec de l'air s'enflamme dans de larges limites, ce qui engendre un danger d'explosion. La limite inférieure d'inflammation est de 4,7% d'hydrogène en volume et la limite supérieure est de 74,2% d'hydrogène en volume.De ce fait, des bouteilles d'hydrogÈne comprimé situées à bord d'un véhicule de transport présentent un danger sérieux et risquent notamment, en cas d'accident, de donner lieu à une explosion. L'utilisation de l'hydrogène à l'état liquide ne résout pas non plus le problème car le danger d'incendie et d'explosion subsiste. C'est pourquoi il serait plus avantageux de produire l'hydrogène destiné au moteur à combustion interne dans un générateur à gaz disposé au bord du véhicule de transport, cet hydrogène étant amené au moteur à travers un mélangeur sans qu'il soit nécessaire de procéder à un stockage préalable de l'hydrogène dans des bouteilles. On connait encore, d'après le brevet américain 3.682.142, un autre procédé et un système d'alimentation d'un moteur à combustion interne fonctionnant à l'hydrogène. Ce procédé consiste à envoyer, dans la chambre de combustion du moteur, un mélange air-hydrogène formé à la suite de la décomposition thermique d'un mélange combustible liquide d'hydrocarbures et d'eau. Dans ce cas, l'eau obtenue comte produit principal de la combustion est recyclée avec des hydrocarbures pour la poursuite du processus de fabrication du susdit mélange combustible. Le système d'alimentation du moteur mettant en oeuvre le procédé susmentionné comporte une chambre de combustion reliée par une conduite à un générateur à gaz monté à bord du véhicule de transport dans lequel se trouvent les hydrocarbures de départ dont la décomposition thermique engendre de l'hydrogène et du monoxyde de carbone en présence d'eau. Ce procédé réduit bien les risques d'incendie-et d'explosion, mais, par contre, il présente l'inconvénient d'engendrer du monoxyde de carbone qui est nocif, et celui de consommer des hydrocarbures-qui sont chers, ne peuvent servir qu'une seule fois et dont les sources mondiales sont en voie d'épuisement. On connaît par ailleurs un autre procédé consistant à envoyer à la chambre de combustion du moteur un mélange air-hydrogène produit par traction d'un électrolyte eau-sel sur une matière énergétique, le réglage de la quantité d'hydrogène envoyée à la susdite chambre de combustion s'opérant à l'aide de la pédale d'accélérateur en fonction de la charge existant sur le vilebrequin du moteur. Les matières énergétiques utilisées peuvent être régénérées à plusieurs reprises et elles proviennent généralement d'oxydes naturels ou artificiels ainsi que des éléments primaires de certains hydrides. Selon ce procédé le système d'alimentation du moteur comporte une chambre de combustion reliée à travers un mélangeur à une conduite amenant de l'air et à un canal amenant de l'hydrogène provenant de l'appareil électrolytique engendrant de l'hydrogène gazeux et un hydroxyde métallique à la suite de la réaction électrochimique entre l'électrolyte et la matière énergétique L'hydroxyde métallique se dépose sur le fond du générateur de gaz tandis que l'hydrogène se dégage sur l'électrode et est amené par un canal à la chambre de combustion. Le générateur contient l'électrolyte eau-sel et des électrodes de charbon et de métal (magnésium en général). La vitesse de dégagement de l'hydro- gène est réglée par une résistance électrique variable montée entre les électrodes. Dans le canal amenant l'hydrogène au mélan- geur est prévue une soupape reliée à la pédale d'accélérateur. Selon ce procédé l'hydrogène est dégagé dans le gazogène par la réaction du magnésium avec la solution eau-sel lors de la fermeture du circuit-entre les électrodes. La quantité d'hydrogène qui se forme dans ce cas est notable et l'on doit procéder à un stockage dans un réservoir auxiliaire. Selon le procédé mentionné, il n'est prévu aucune mesure pour régler le processus de formation de l'hydrogène par la réaction du magnésium avec la solution eau-sel et le procédé se déroulera pratiquement jusqu'à la destruction totale de-ltélectrode de magnésium, que le moteur soit en marche ou qu'il soit-au repos. Pour cette raison, le réservoir auxiliaire contenant l'hydrogène stocké présente une source de danger sérieux et, en cas d'accident, il risque encore de se produire une explosion.En outre, le gazogène est rempli d'une solution concentrée de sel et la saturation de la solution eau-sel varie en fonction de la température du milieu ambiant, cette solution risquant dans certainesconditions, de devenir trop faiblement concentrée. De plus, dans le système d'alimentation en question, de l'énergie est dépensée d'une manière injustifiée par la résistance électrique variable, la quantité d'énergie dépensée étant d'autant plus grande que la quantité d'hydrogène produit est elle-même plus importante. Ce système d'alimentation n'est pratiquement pas capable d'assurer la production d'hydrogène en quantité suffisante pour un moteur, pour des questions de poids et d'encombrement dudit système à bord du véhicule de transport dont le moteur doit être alimenté par le système en question. On s'est donc posé le problème de mettre au point un procédé d'alimentation d'un moteur à combustion interne à hydrogène dans lequel, d'une part, la régulation de la quantité d'hydrogène nécessaire pour le fonctionnement du moteur soit réalisée de manière sûre, c'est-à-dire sans risque d'explosion, et, d'autre part, le gazogène présente des dimensions admissibles pour son logement à bord du véhicule de transport, tout en fournissant les quantités d'hydrogène nécessaires au fonctionnement du moteur. Le procédé selon l'invention, pour l'alimentation d'un moteur a combustion interne à gaz, consiste à produire de l'hydrogène dans un gazogène par réaction entre de l'eau et une matière énergétique, à régler la quantité d'hydrogène nécessaire pour le fonctionnement du moteur, et à envoyer le mélange air-hydrogène dans la chambre de combustion d'au moins un cyclindre du moteur, le susdit procédé étant caractérisé en ce que la régulation de la quantite d'hydrogène produite se fait par un dosage simultané, contrôlé par l'organe d'accélération du moteur, des débits d'eau et matière énergétique délivrés au gazogène. Ce procédé d'alimentation permet de produire de l'hydrogène et de l'amener à la chambre de combustion du moteur en quantités nécessaires pour son fonctionnement à un régime prescrit sans être obligé de prévoir des réserves d'hydrogène à bord du véhicule automobile, ce qui supprime les dangers d'incendie et d'explosion. De préférence, lors de la réaction de la matière énergéti que. avec l'eau, la quantité d'eau est maintenue au-dessus de la quantité stoechiométrique nécessaire, ceci en raison du caractère exothermique de la réaction et de la nécessité qui en résulte d'évacuer de la chaleur. Faute d'une telle précaution, on risquerait une augmentation de la température au-dessus des limites de la résistance du matériau constitutif gazogène. De plus, la présence de vapeur d'eau dans l'hydrogène a une influence favorable car elle réduit l'émission des oxydes d'azote du fait qu'elle provoque une baisse de la température de combustion du mélange combustible dans la chambre de combustion du moteur. Par ailleurs, une quantité d'eau dépassant de plusieurs fois la quantité stoechiométrique nécessaire améliore la cinématique de la réaction chimique. Il est recommandé d'utilisernen tant que matière énergé- tique, les éléments métalliques suivants, en poudre: aluminium, bore, silicium, ou des alliages de ces métaux. L'utilisation de la matière énergétique sous forme de poudre améliore les conditions de déroulement de la réaction chimique de formation de l'hydrogène et augmente la vitesse de cette réaction. De plus, une matière énergétique en poudre est plus facile à acheminer jusqu'à la zone de réaction. Les éléments mentionnés, en particulier le silicium, sont bon marché et leurs réserves dans le globe terrestre pratiquement inépuisables. Il est avantageux de corriger les débits de l'eau et de la matière énergétique en fonction de la pression de l'hydrôgène produit et selon le régime de fonctionnement du moteur. Un tel réglage permet de prévenir l'élévation spontanée de la pression d'hydrogène dans la canalisationallant du gazogène au mélangeur, en réduisant les débits des agents délivrés au gazogène, et en atténuant ainsi les variations brusques de la pression d'hydrogène dues à des variations des régimes de fonctionnement du moteur. Le dispositif d'alimentation,selon l'invention, d'un moteur à combustion interne à gaz comporte, d'une part, une chambre de combustion reliée par un mélangeur à une tubulure d'amene d'air et à une canalisation d'amenée d'un gaz combustible produit par la réaction d'eau avec une matière énergétique dans un gazo gène,etdautre part, une pédale d'accélérateur pour le réglage de la quantité d'hydrogène nécessaire au fonctionnement du moteur, le susdit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens pour le dosage du débit d'eau et du débit de matière énergétique délivrés au gazogène, ces deux moyens de dosage étant contrôlés par la pédale d'accélérateur. Le dispositif de dosage de l'eau peut avantageusement etre constitué sous forme d'une pompe volumétrique de débit réglable, par exemple sous forme d'une pompe à barillet de débit réglable. Le dispositif de dosage de la matière énergétique peut avantageusement être constitué en forme de vis d'Archimède dotée d'un dispositif permettant de faire varier la vitesse de sa rotation. Un tel système d'alimentation du moteur à combustion interne à gaz assure la coordination du fonctionnement du moteur et du gazogène, c'est-à-dire qu'il permet d'obtenir, dans le gazogène, la quantité d'hydrogène qui est nécessaire au travail du moteur à un régime prescrit, sans qu'il soit nécessaire de former des réserves d'hydrogène. L'utilisation d'un réservoir de matière énergétique permet de réduire le volume et la complexité du gazogène, et le poids de l'ensemble du système d'alimentation, tout en améliorant ses conditions d'utilisation. De préférence, la canalisation de gaz combustible est liée avec un appareil correcteur disposé sur la commande reliant la pédale d'accélérateur aux dispositifs de contrôle de débit de l'eau et de la matière énergétique. Lors du fonctionnement du dispositif d'alimentation, le régime de fonctionnement du gazogène peut varier dans une certaine mesure à la suite de variations du régime de fonctionnement du moteur. Cela peut entralner une brusque élévation de la pression dans la canalisation à gaz et une modification perturbatrice du rapport prescrit pour l'air de combustion et l'hydrogène. L'incorporation d'un appareil correcteur dans le système permet de prévenir une élévation spontanée de la pression de l'hydrogène dans la canalisation à gaz. I1 est parfois avantageux de doter le dispositif d'alimentation d'un papillon d'étranglement placé dans la conduite d'arrivée d'air et pourvu d'un organe de commande constitué par un capteur de-pression logé dans la canalisation à gaz. De cette façon, il est possible de fournir la quantité stoechiométrique d'air nécessaire à la combustion de la quantité donnée de combustible, cette quantité d'air étant imposée automatiquement par la position du papillon d'étranglement (position déterminée par le capteur de pression), ce qui contribue à l'amélioration du processus de combustion. Le procédé et le dispositif d'alimentation conformes à l'invention peuvent être utilisés avantageusement sur un véhicule automobile de type urbain d'une puissance nominale de 75 ch. L'invention assure une puissance d'utilisation dans les conditions de circulation urbaine égale à la moitié de la puissance nominale avec une consommation d'hydrogène égale à 2,7 kg par 100 km. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui suit de modes de réalisation de l'invention préférés mais non limitatifs, description faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels: -la figure 1 est un schéma d'un système d'alimentation d'un moteur à combustion interne à gaz, conforme à l'invention, -la figure 2 représente le même système d'alimentation doté d'un dispositif correcteur; -la figure 3, enfin, représente un système d'alimentation du même genre doté d'un papillon d'étranglement. Le système d'alimentation pour moteur à combustion interne à l'hydrogène illustré figure 1 comporte un gazogène 1 propre à engendrer de l'hydrogène par réaction d'eau et d'une matière énergétique, telle par exemple, que de l'aluminium, suivant la réaction: 2Al + 3H20 = Al203 + 3H2 La quantité d'hydrogène nécessaire pour le fonctionnement du moteur est réglée par un dosage de l'eau et de l'aluminium en poudre envoyés au gazogène 1, ce réglage étant effectué par la pedale d'accélérateur 2 du moteur.L'hydrogène est envoyé dans un mélangeur 3 où il est mélangé avec de l'air, le mélange airhydrogène étant ensuite envoyé dans la chambre de combustion du moteur 4.En ce qui concerne la réaction de l'aluminium en poudre avec l'eau, on maintient une quantité d'eau supérieure à la quantité stoechiométrique nécessaire, ce afin de favoriser l'évacuation de la chaleur engendrée par la réaction chimique se produisant dans le gazogène 1. En outre, :.a présence de vapeur d'eau dans l'hydrogène réduit l'émission d'oxydes d'azote gracie à une certaine diminution de la température de combustion du mélange combustible dans la chambre de combustion 4 du moteur. Dans le but de prévenir une élévation spontanée de la pression d'hydrogène dans la canalisation à gaz, on prévoit un dispositif correcteur pour modifier les débits des agents envoyés au gazogène, en fonction de la pression de hydrogène produit. Le système d'alimentation du moteur conformément à l'in Invention, destiné à mettre en oeuvre ce procédé, comporte donc la chambre de combustion 4 qui est reliée, par l'intermédiaire du mélangeur 31 à une conduite d'amenée d'air 5 et à une canalisation d'amenée d'hydrogène 6 provenant de la sortie du gazogène 1. De plus, le système d'alimentation comporte > d'une part, un dispose tif de dosage de l'eau constitué par une pompe à barillet 7 équipée d'un dispositif de réglage de débit par réglage de la course de son plongeur 8, et, d'autre part, un dispositif de dosage de l'aluminium en poudre constitué par un convoyeur tournant à vis d'Archimède 9 doté d'un dispositif permettant de régler sa vitesse de rotation.La pompe 7 communique avec un réservoir à eau 11 par une conduite 10 et avec le gazogène 1 par une conduite lova. Le dispositif pour assurer les variations de la course du plongeur 8 est constitué par un plateau louvoyant 12 d'inclinaison réglable relié au plongeur 8 et accouplé, par l'intermédiaire de billes 13 et 14, à la pédale d'accélérateur 2. Le dispositif de dosage de l'aluminium en poudre est mis en communication par une conduite 15 avec le gazogène i, et par une conduite 15a, avec un réservoir 16 d'aluminium en poudre. Le dispositif pour la variation de la vitesse de rotation de la vis d'Archimède 9 est constitué par un variateur 17 relié à la vis d'Archimède 9 et accouplé par des bielles 18, 19, 20 et 15 à la pédale d'accélérateur 2. Le gazogène 1 comporte un réservoir 21 destiné à recueillir lto- xyde d'aluminium résultant de la réaction chimique. Un tel système d'alimentation d'un moteur à combustion interne à hydrogène fonctionne de la manière suivante: Lorsque la pédale d'accélérateur 2 n'est pas actionnée le plateau louvoyant 12 de la pompe à barillet 7 se trouve dans la position pour laquelle ladite pompe fournit au gazogène 1 la quantité d'eau nécessaire au fonctionnement du moteur en marche à vide, le débit de la vis d'Archimède 9 correspondant également à la quantité de poudre de l'aluminium nécessaire au fonctionne ment du moteur en marche à vide. Dans ce cas, il s'établit,dans le gazogène 1, la pression de marche à vide. L'hydrogène parvient alors par la conduite 6 au mélangeur 3, se mélange avec l'air et est amené à la chambre de combustion 4.Lorsqu'on appuie sur la pédale d'accélérateur 2, les bielles 14 et 13 provoquent une augmentation de l'angle d'inclinaison du plateau louvoyant 12 et, par conséquent, de la course du plongeur 8 de la pompe 7. Cet enfoncement de la pédale d'accélérateur 2 agit aussi, par l'intermédiaire des bielles 20, 19, 18, sur le variateur 17, ce qui a pour effet d'augmenter la vitesse de rotation de la vis d'Archimède 9. Il se produit alors une augmentation des débits d'eau et de poudre d'aluminium délivrés au gazogène 1 respectivement à partir du réservoir 11 et du réservoir 16. En conséquence, il se dégage une plus grande quantité dthydrogène dans le gazogène à la suite de la réaction entre l'eau et la poudre d'aluminium. L'hydrogène arrive par la canalisation de gaz 6 au mélangeur 3 où il se mélange avec l'air arrivant par la conduite 5. Le mélange hydrogène-air.ainsi formé est envoyé vers la chambre de combustion 4. Dans le but de prévenir une élévation spontanée de la pression dans la canalisation de gaz 6, on relie cette canalisation 6 à un dispositif correcteur 23 (figure 2) par une canalisation 22. Le correcteur 23 est relié, d'une part, à la bielle 14 actionnée par la pédale d'accélérateur 2 et à la bielle 13 coopérant avec le plateau louvoyant 12, et, d'autre part, à la bielle 20 transmettant, par l'intermédiaire des bielles 19-et 18, le signal au variateur 17 assurant la variation du débit de poudre d'aluminium. Lorsqu'il se produit un accroissement excessif de la pression d'hydrogène dans la canalisation 6, le correcteur 23 modifie la longueur de la bielle 14. Il en résulte une réduction de l'angle d'inclinaison du plateau 12, ce qui se traduit par une diminution de la quantité débitée d'au par la pompe 7 au gazogène 1, ainsi qu'une réduction de la vitesse de rotation de la vis d'Archimède 9 ce qui entrain la diminution de la quantité de poudre d'aluminium débitée par ladite vis d'Archimède vers le susdit gazogène. Au contraire, en cas de baisse de pression dans la canalisation 6,et par conséquent dans la canalisation 22, le correcteur 23 agit en sens inverse sur la bielle 14, ce qui entrain une augmentation des débits d'eau et de poudre d'aluminium envoyés au gazogène 1. Le système d'alimentation conforme à l'invention peut être complété par un papillon d'étranglement 24 (figure 3) logé dans la conduite à air 5 et commandé par un Capteur de pression 25 placé dans la canalisation de gaz 6. Dans la canalisation 26, reliée à la canalisation de gaz 6 et au mélangeur 3, on a placé un dispositif étrangleur 27 qui sert à régler le coefficient de l'air excédentaire par augmentation ou diminution de sa section de passage. La quantité d'air arrivant de la conduite 5 au mélangeur 3 est réglée à l'aide du papillon d'étranglement 24 commandé par le capteur de pression 25. L'augmentation de la quantité d'hydrogène se dégageant du gazogène 1 provoque une élévation de la pression dans la canalisation 6. De ce fait, une quantité plus grande d'hydrogène arrive au mélangeur 3. La pression accrue dthydro- gène dans la canalisation 6 agit sur le capteur de pression 25 qui ouvre alors le papillon 24 et une quantité plus grande d'air arrive au mélangeur 3, le coefficient de l'air excédentaire, imposé par l'étrangleur 27, étant conservé. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse au contraire, toutes les variantes. -REVENDICATIONS 1.- Procédé pour l'alimentation d'un moteur à combustion interne à gaz, consistant à produire de l'hydrogène dans un gazogène par réaction d'eau avec une matière énergétique, à régler la quantité d'hydrogène nécessaire au fonctionnement du moteur, à envoyer le mélange air-hydrogène dans au moins une chambre de combustion, le susdit procédé étant caractérisé par le fait que le réglage de la quantité dthydrogène se fait par dosage des débits d'eau et de matière énergétique délivrés au susdit gazogène, ce dosage étant commandé par la pédale d'accélérateur du moteur. 2.- Procédé d'alimentation selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, pour la réaction de la matière énergétique avec l'eau, la quantité d'eau est maintenue supérieure à la quantité stoechiométrique nécessaire. 3.- Procédé d'alimentation selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la matière énergétique utilisée est constituée par de l'aluminium, ou du bore, ou du silicium, ou des alliages de ces métaux, en poudre. 4.- Procédé d'alimentation selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé, par le fait que l'on corrige les débits d'eau et de matière énergétique délivrés au gazogène, en fonction de la pression de l'hydrogène produit par le susdit gazogène pour le régime de fonctionnement du moteur 5.- Dispositif d'alimentation d'un moteur à combustion interne à gaz, pour la mise en oeuvre d'un procédé conforme à la revendication 1, comportant une chambre de combustion mise en connuni- cation, par l'intermédiaire d'un mélangeur, avec une conduite d'amenée d'air et avec une canalisation d'amenée d'un gaz résultant de la réaction dans un gazogène d'eau avec une matière énergétique, une pédale d'accélérateur étant prévue pour le réglage de la quantité d'hydrogène nécessaire au fonctionnement du moteur, le susdit dispositif d'alimentation étant caractérisé par le fait qu'il est doté d'une part, d'un dispositif de dosage du débit d'eau, délivré au gazogène, ce dispositif étant accouplé à la pédale d'accélérateur, et, d'autre part, d'un dispositif de dosage du débit de matière énergétique délivré au gazogène, ce dispositif étant. également accouplé à la pédale d'accélérateur. 6.- Dispositif d'alimentation selon revendication 5, caractérisé par le fait que le dispositif de dosage de l'eau est constitué par une pompe à plongeur dotée d'un dispositif permet tant de faire Varier la course du plongeur de ladite pompe. 7.- Dispositif d'alimentation selonla revendication 5, caractérisé par le fait que le dispositif de dosage de la matière énergétique est constitué par un convoyeur tournant à vis d'Archimède doté d'un dispositif permettant de faire varier sa vitesse de rotation. 8.- Dispositif d'alimentation selon les revendications 5 à 7 considérées dans leur ensemble, caractérisé par le fait que la canalisation d'amenée d'hydrogène est mise en communication avec un dispositif correcteur capable de désaccoupler la pédale d'accélérateur et d'agir à la fois sur le dispositif pour la variation de la course du plongeur de la pompe et sur le dispositif pour la variation de la vitesse de rotation de la vis d'Archimède. 9.- Dispositif d'alimentation selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé par le fait qu'il comporte un papillon d'étranglement logé dans la conduite d'amenée d'air et asservi à un capteur de pression placé dans la canalisation d'amenée d'hydrogène.