L'invention concerne la calorimétrie et les calorimètres et, plus particulièrement, elle a trait à la micro-calorimétrie ainsi qu'aux procédés et appareils utilisés pour la micro-calorimétrie et les analyses bio-chimiques. 5 Les techniques de calorimétrie fournissent des informations très utiles dans un grand nombre d'analyses. Un domaine particulièrement utile est la biochimie. Beaucoup de calorimètres conventionnels ne donnent pas entière satisfaction pour de telles investigations, soit parce qfils manquent de précision en raison 10 d'une construction trop simple soit parce qu'ils deviennent extrêmement compliqués s'ils offrent une précision raisonnable. C'est un objet de la présente invention que de prévoir un nouvel appareil micro-calorimétrique perfectionné donnant des mesures précises de chaleur et restant, cependant, très facile à 15 manipuler. C'est un autre objet de cette invention que de prévoir de nouveaux procédés perfectionnés pour la détection de la croissance bactérienne. Un problème qui souvent se pose dans la détection bactérienne ou toute autre croissance micro-biologique par les 20 techniques calorimétriques provient de ce que peuvent exister dans le calorimètre, en même temps que les bactéries, d'autres systèmes produisant eux-mêmes de la chaleur au cours d'une période de mesure. Des exemples de ces autres systèmes sont les systèmes porteurs d'enzymes ou une ou plusieurs populations de cellules vivan-2 5 tes mais non-divisibles, par exemple, les globules blancs et les globules rouges du sang. Conformément à un aspect de la présente invention, l'opération de mesure comprend la détection pour une dérivée positive du taux de production de chaleur en fonction du temps. Le taux de production de chaleur par une population de cel-30 Iules micro-biologiques s'accroît toujours au cours d'un intervalle de temps substantiel. L'accroissement est une fonction exponentielle du temps au cours de cette période et le taux de production de chaleur à un instant quelconque pendant ladite période est directement pro-35 portionnel à la masse de cellules présentes dans la population. Etant donné ces différences dans le taux de production de chaleur par différents types de systèmes, il est possible de distinguer la production de chaleur issue de l'accroissement des populations de cellules microbiologiques des productions de chaleur dues aux 40 autres systèmes, car le taux auquel ces autres systèmes produisent 72 12152 2 2132484 la chaleur peut rester constant ou bien il peut décroître,mais jamais ce taux de production de chaleur par de tels autres systèmes, ne peut croître. Dans une forme préférée d'appareil micro-calorimétrique, il 5 est prévu une chambre isolante, une partie de la paroi de ladite chambre étant poreuse. Un type de matériau isolant poreux préféré est la mousse de polyuréthane à cellules ouvertes qui permet une liberté relative de flux gazeux, puisque 90% ou plus de cellules dans la mousse communiquent entre elles. On prévoit également TO dans la chambre, un dispositif pour supporter un échantillon à analyser. Un gaz de conditionnement (habituellement de l'air)est chauffé avant d'être introduit dans J a chambre à une température uniforme prédéterminée et sous une pression positive de manière qu'une différence de pression soit maintenue au travers de la 15 paroi isolante poreuse, afin qu'il existe un flux de gaz continu traversant ladite paroi. Ce flux de gaz est maintenu à un débit suffisamment élevé; dans une réalisation particulière mettant en 3 jeu une chambre de 200 dm , un flux de gaz de 7,5 mètres par minute est utilisé; ce flux est suffisamment élevé pour surmonter les 20 forces de convexion et la température de la paroi intérieure de la chambre est pratiquement identique à la température du gaz entrant dans cette chambre, de sorte que la face intérieure de la paroi de la chambre est isotherme avec celle du gaz de conditionnement. 25 Dans une réalisation particulière, le gaz est introduit dans une série d'étages à chauffage contrôlé, avec chaque étage commandé par un contrôleur individuel, et le gain est optimalisé pour les caractéristiques physiques du système afin de permettre un contrôle proportionnel avec un gain d'amplificateur maximal. 30 Un ventilateur fait circuler l'air à l'intérieur de la chambre (le ventilateur étant commandé par un moteur extérieur à la chambre) et les gaz chauds s'échappent au travers de la paroi poreuse. Dans cette réalisation particulière, une pluralité d'unités calorimétriques est prévue, chaque unité comprenant un conte-35 neur isolé pour recevoir l'échantillon à analyser, un capteur thermique et une structure chauffante pour accélérer l'équilibre dudit échantillon à la température prédéterminée du système. En outre, dans cette réalisation, la chambre est fermée par un couvercle monté sur charnière dans lequel la paroi isolante poreuse 40 est disposée, et la perturbation en ouvrant le système(réduction 72 12152 3 2132484 à la résistance du flux d'air) est relativement faible, le système revenant en outre à une condition de température stable très rapidement après que le couvercle est refermé. De plus, dans cette réalisation, l'air évacué de la chambre traverse un comparti-5 ment contenant les composants électroniques, les maintenant ainsi à une température constante. De nombreuses techniques peuvent être employées pour le traitement des données et pour capter pour une dérivée positive du taux de production de chaleur dans l'échantillon. Dans une réa-lisation particulière, la réduction des données peut être obtenue avec un calculateur numérique. Les données provenant de canaux individuels sont conditionnées et évaluées par rapport à la dérivée du taux auquel la chaleur est produite. A titre de variante, des procédés analogiques de traitement et d'analyse des données 15 neuvent être utilisées. Les dispositifs calorimétriques de la réalisation préférée sont capables de détecter la production de chaleur dans un échantillon d'eau pesant 50 g à un taux de moins de trois microwatts, c'est-à-dire, moins de 0,1% de la puissance produite dans une po-^0 pulation typique de cellules microbiologiques contenues dans un échantillon de cette masse. Le système selon l'invention requiert de l'opérateur des opérations de réglage minimal. Des circuits de sécurité tels que des circuits exigeant la présence d'un flux d'air avant que les réchauffeurs puissent être mis en fonctionne-25 ment et des capteurs de température maximale qui coupent l'alimentation du système si la température de l'air excède une valeur prédéterminée, sont incorporés dans la réalisation préférée. Le fonctionnement de l'appareil est automatique et nul réclage d'aucune sorte n'est requis de l'opérateur. Dès qu'une bouteille 30 d'échantillon est placée dans une unité calorimétrique, elle est automatiquement amenée à l'état d'Oquilibre thermique et la donnée résultante est traitée et analysée par l'une des techniques conventionnelles de traitement et d'emmagasinage de données, soit sur une base réelle de temps, soit sur une base temporisée pour la 35 présencé^'ou l'absence d'une croissance microbiologique. D'autres caractéristiques, objets et avantages de la présente invention seront mieux compris à lecture de la description détaillée qui suit et qui fait référence aux dessins ci-annexés dans lesquels: 40 La fig.l est une vue perspective de l'appareil construit 72 12152 4 2132484 conformément à la présente invention. La fig.2 est une vue perspective d'une chambre d'échantillon individuel et de la structure supportant ladite chambre d'échantillon. La fig.3 est une coupe de l'appareil montré en fig.l . La fig.4 est une vue en plan par dessus de l'appareil montré en fig.l, le couvercle étant enlevé et différentes parties étant montrées en coupe arrachée. La fig.5 est une coupe de l'appareil montré en fig.l selon i 5-5 de la fig.3. La fig.6 est un diagramme de montage des composants électroniques comprenant le dispositif de chauffage d'un conteneur d'échantillon. La fig,. 7 est un diagramme de montage des composants élec- > troniques répondant au capteur d'un conteneur de référence. La fig.8 est un diagramme de montage de composants électroniques utilisé dans un étage du dispositif de chauffage. La fig.9 est un diagramme de montage de composants électroniques de l'étage final du dispositif de chauffage. > La fig.10 est un graphique indiquant la relation existant entre la chaleur engendrée dans un système contenant seulement du sang et dans un système dont l'échantillon contient du sang et des bactéries, en fonction du temps en heures. L'appareil calorimétrique ou calorimètre montré en fig.l 5 comprend un corps 10 et une structure formant couvercle 12, reliée par charnières 14 au corps 10. Le corps 10 définit une chambre 16 qui a une largeur d'environ 40 centimètres, une longueur d'environ 70 centimètres et une hauteur voisine de 70 centimètres. Le fond et les parois latérales de cette chambre 16 sont isolées 30 par une couche 52 de mousse de polystyrène rigide ayant une épaisseur de 50 millimètres. Disposée dans le couvercle 12, se trouve une couche 90 de mousse de polyuréthane poreuse au travers de laquelle l'air passe lorsqu'il s'échappe de la chambre 16. A l'extrémité supérieure de la chambre 16, est disposé un jeu de cloi-35 sons en aluminium 18 qui définit quarante emplacements (cinq rangées de huit) destinés à recevoir les unités calorimétriques correspondantes du type montré sur la fig.2. Chacune de ces unités 20 comprend une enveloppe extérieure cylindrique 22 qui, dans cette réalisation, et sans que les chif-40 fres qui vont suivre soient limitatifs, a un diamètre de 82 milli 72 12152 5 2132484 mètres et une longueur de 152 millimètres. Une garniture isolante en polyuréthane 24 supporte un conteneur intérieur cylindrique en aluminium 26 qui a une longueur égale à 128 millimètres et un diamètre égal à 50 millimètres avec une épaisseur de paroi cylin-5 drique égale à 0,2 millimètre. Le fond 28 du conteneur cylindrique intérieur 26 est constitué par une plaque en aluminium de 6,35 millimètres d'épaisseur, plaque à laquelle est assujettie un capteur à thermistance 30 portant deux conducteurs de sortie 32. Un enroulement chauffant à résistance par fil 34 est enroulé 10 autour du conteneur en aluminium 26 et comporte deux conducteurs extérieurs 36. Un récipient contenant l'échantillon 38 avec un couvercle 40 est prévu pour un ajustement coulissant dans le conteneur intérieur 26, pour assurer un bon contact thermique avec les parois latérales et le fond de ce conteneur 26. L'unité 15 calorimétrique est obturée par un bouchon 42 en mousse de polyuréthane. Comme le montrent les figs.l et 3, les unités calorimétriques 20 reposent sur une structure support 50 dans la chambre 16. Au-dessous de cette structure 50 se trouve un capteur de tempé-20 rature 54, une structure déflectrice 56, et un ventilateur d'un diamètre égal à 350 millimètres, ventilateur désigné par l'indice 58 et disposé dans un capotage cylindrique de ventilateur 60. Ce ventilateur 58 est monté sur un arbre 62 qui passe au travers d'une douille isolante 64, arbre auquel est assujettie une poulie 25 de commande 66 qui est connectée au moteur d'entraînement 70 logé à l'extérieur de la chambre 16, au moyen de la courroie 68. Comme l'indiquent les figs. 3-5, l'air est introduit dans l'entrée 72 pour circuler dans le conduit 74, dans un premier élément soufflant 75, dans cinq étages de chauffage ( chaque étage 30 comportant son capteur de température propre) montrés schématique-ment en 76-80, dans un second élément soufflant 82 et dans les conduits 84 et 86 pour pénétrer dans la chambre 16 au-dessous du ventilateur 58. Le flux d'air est mis en circulation dans la chambre 16 et passe au travers des supports de la structure 50 dans 35 un mouvement ascensionnel puis dans les cloisons 18 pour traverser la paroi isolante poreuse 90 et le passage 92 dans le couvercle 14 pour sertir par l'orifice 94 qui a un diamètre égal à 100 millimètres. De l'orifice 94, le flux d'air passe dans un second orifice de 100 millimètres désigné par 96, pour pénétrer dans le 40 compartiment 98 où sont loges les composants électroniques et 72 12152 6 2132484 être évacué par l'orifice d'échappement 100 pratiqué dans la paroi arrière du coffre 10. Des joints 102 garnissent la face inférieure du couvercle 12 et fournissent un joint étanche à la chambre 16 lorsque le couvercle est fermé ainsi qu'un joint étanche 5 autour de l'orifice 94. Une vue en plan par-dessus des rangées de quarante unités calorimétriques désignées par 20 et logées dans la chambre 16 est montrée en fig.4. L'unité de calorimètre 20a est un calorimètre de référence et sa thermistance est connectée au montage du canal 10 de référence. Un diagramme de montage des canaux de capteur et de référence associés avec les unités calorimétriques 20 est montré sur les figs. 6 et 7. Chaque thermistance 30 des trente-neuf unités calorimétriques est connectée par un montage en pont et la sortie 15 de ce montage en pont est alimentée à l'entrée d'un amplificateur opérationnel 120. Comme on l'indique en fig.6, la sortie du circuit du calorimètre est connectée par la borne de sortie 122 à l'appareil de traitement des données (AR) désigné par 12 3, tel qu'un calculateur numérique qui est utilisé pour l'analyse des 20 données afin de détecter la croissance microbiologique. La sortie de chacun de ces canaux est également connectée, en passant par la résistance 124, à une jonction de sommation 126. Un second signal est appliqué à cette jonction en passant par la résistande 128 et la borne 130, provenant du canal de référence comprenant 25 une thermistance 30a dans un montage en pont similaire à celui montré en fig.7. La sortie de cette thermistance est appliquée à un amplificateur opérationnel 120a et, par l'intermédiaire d'un amplificateur opérationnel 132 qui fonctionne comme un inverseur 1/1, à un étage amplificateur à transistors comprenant un premier 30 jeu de transistors 134 et un second jeu de transistors 136 pour fournir du courant à la borne 138 et à toutes les bornes 130 du calorimètre et de la jonction 126. Le signal de différence provenant de la jonction de sommation est appliqué à un amplificateur opérationnel 140 dont la sortie commande les amplificateurs à 35 transistors 142,144 contrôlant l'enroulement de l'^ément de chauffage 34 qui est enroulé autour de la paroi extérieure de chaque conteneur 26. Lorsqu'un nouvel échantillon est inséré dans le calorimètre, ce montage force la température de l'unité calorimétrique a se rapprocher rapidement de la température du calori 40 mètre de référence. De l'énergie est fournie à l'élément de chauf 72 12152 7 2132484 fage du calorimètre 34 et la température de l'échantillon monte pour tendre asymptotiquement vers la température de référence. Ce montage contraint donc un échantillon individuel à l'équilibre thermique par rapport à une température choisie, par exemple 5 37°C. Le montage électronique pour le contrôle de l'étage de chauffage 76 est montré sur la fig.8. Un montage semblable contrôle chacun des autres étages de chauffage 77-80. Chaque élément de chauffage est commandé par un contrôle individuel avec son propre 1° capteur (par exemple, la thermistance 150) placé dans le flux d'air en aval de l'étage de chauffage. La thermistance 150 est montée en pont dans le montage 152, montage auquel une tension continue est appliquée. Superposé à cette tension continue du montage en pont 152, se trouve un signal en dents de scie de 15 faible amplitude, de par exemple 12 hertz, engendré par un circuit générateur à rampe 154 comprenant un transistor unijonction 156. La sortie du pont est appliquée à un amplificateur opérationnel 158 qui, à son tour, commande un transistor unijonction 160 sous contrôle d'un circuit de croisement au point zéro compre-20 nant un transistor 162. Les signaux de sortie du transistor 160 sont couplés par le transformateur 164 pour contrôler le thyristor triac 166 qui, à son tour, contrôle l'élément de chauffage 76. Le mode de croisement au point zéro produit des impulsions de sortie individuelle par le thyristor 166, impulsions qui sont 25 substantiellement des signaux à une alternance du courant alternatif et qui éliminent essentiellement l'interférence des ondes à radio fréquence. Le signal en dents de scie à basse fréquence produit par le circuit 154 donne une modulation temporisée des impulsions provenant du thyristor 166 et permet un fonctionnement 30 proportionnel de l'élément de chauffage. Le gain de l'amplificateur 168 est réglé pour obtenir un fonctionnement proportionnel optimal à la température requise. Le montage de l'élément de chauffage final 88 est montré sur la fig.9. Dans ce montage, deux bras d'un pont sensible à la 35 température sont formés par des enroulements secondaires du transformateur 170. Les autres deux bras sont formés par le capteur de température 54 (une résistance en nickel) et une résistance à fil enroulé 174. Le pont est excité par un oscillateur à forme d'onde carrée 176 fonctionnant à une fréquence voisine 40 de un kilohertz. Le signal de sortie d'erreur du pont estamplifié 72 12152 8 2132484 par un amplificateur à courant alternatif à deux étages comprenant les amplificateurs opérationnels 178 et 180, et le signal résultant est couplé par le condensateur 182 et, après une démodu_ lation synchrone par l'intermédiaire du transistor à effet de 5 champ 184, il passe dans l'étage de filtrage 186 et dans l'étage amplificateur à tension continue 188 pour contrôler l'enroulement de l'élément de chauffage final 88. Le graphique de la fig.10 montre le fonctionnement de l'élément de chauffage d'un calorimètre typique après qu'un conte-10 neur d'échantillon 38 est inséré. Lorsque ce conteneur 38 est inséré, la pleine puissance de chauffage est appliquée. Après quelques minutes, cette puissance de chauffage commence à être réduite comme l'indique la courbe 200 lorsque la température du calorimètre (courbe 202) approche son ordonnée de base 204 (37°C). 15 Après la période de mise en équilibre, l'élément de chauffage de calorimètre 34 cesse de fonctionner au point 204.(L'élément de chauffage de calorimètre fonctionne seulement lorsque la température du calorimètre portant l'échantillon est inférieure à celle du calorimètre de référence 20a). Lorsque l'élément de chauffage 20 est coupé, une analyse de la mesure calorimétrique commence. Si du sang exempt de bactéries est placé dans un milieu nutritif stérile du type employé dans la culture des bactéries, ledit milieu contenant typiquement les éléments et substrats nécessaires au métabolisme des cellules du sang, ces cellules du sang produi-2 5 sent une certaine quantité de chaleur par le déroulement de leurs différents processus métaboliques, comme l'indique la courbe 208. Cependant, puisque les cellules du sang ne se multiplient pas, le taux de production de chaleur reste constant, ou même décroit, lorsque les conditions deviennent moins favorables avec le temps. 30 Au contraire, si des bactéries vivantes sont placées dans le milieu stérile nutritif, ces bactéries se multiplient et de la chaleur est produite à un taux croissant, comme l'indique la courbe 210 jusqu'à ce que les conditions pour la croissance deviennent moins favorables, de sorte que la chaleur est produite dès lors 35 à un taux décroissant après la pointe 212 de la coufbe» Une comparaison de bactéries spécifiques est montrée en fig.11. La courbe 214 correspond à la chaleur captée dans un bouillon de culture BHI "escherischia coli", cette courbe ayant une pente positive matérialisée par l'indice 216 et une pointe 40 218.La courbe 220 indique la chaleur captée dans un bouillon au 72 12152 9 2132484 thioglycolate de "escherischia coli", alors que la courbe 222 se rapporte à la chaleur captée dans un bouillon BHI de a-hemolytique streptocoque. Il faut noter que chacune de ces courbes a un tronçon positif AR. Différentes techniques peuvent être utilisées 5 pour l'analyse des données. Par exemple, un circuit analogique peut être utilisé pour prendre la dérivée du taux de production de chaleur en mettant en jeu un différentiateur analogique. Le procédé utilisé dans cette réalisation consiste à capter la variation de la production de chaleur entre une série de mesures successi-10 ves effectuées à des intervalles de temps fixes (AT). Dès qu'une nouvelle mesure est faite, un nouveau taux de variation de température (AR) est comparé avec la valeur (AR) précédente. Un calculateur numérique, schématiquement représenté en 123, est utilisé pour traiter les données provenant des trente-neuf canaux d'échan-15 tillons pr'sents dans la réalisation préférée. Dans un système idéal d'unepopulation de cellules microbiologiques séparées, la chaleur est produite à un taux croissant constamment de sorte que chaque valeur successive (AR) va être plus grande que la valeur (AR) immédiatement précédente, la courbe ayant ainsi, une dérivée 20 positive indicatrice d'une croissance bactérielle. Alors qu'une réalisation préférée de l'invention a été montrée et décrite, différentes modifications peuvent lui être apportées par les hommes de l'art sans pour cela s'écarter de son esprit et de son domaine d'application tels qu'ils sont défi-2 5 nis par les revendications ci-annexées. 72 12152 10 2132484 -REVENDICATIONS— 1.- Appareil de microcalorimétrie comprenant une structure définissant une chambre entourée par une isolation thermique, un dispositif pour faire circuler un gaz le long d'un trajet déter- 5 miné jusqu'à ladite chambre, un dispositif pour contrôler la température du gaz délivré à ladite chambre et un dispositif pour supporter un échantillon devant être analysé dans ladite chambre, caractérisé en ce qu'au moins une partie de ladite isolation thermique est poreuse et en ce que ledit gaz est délivré à ladite 10 chambre pour maintenir une pression positive dans cette dernière, pression suffisante pour créer un flux de gaz continu au travers de ladite isolation poreuse. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé également en ce que ladite chambre est pourvue d'un élément formant couver- 15 cle et en ce que ladite isolation poreuse se trouve dans ledit élément formant couvercle. 3.- Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé également par la présence d'un dispositif ventilateur,et d'une série d'étages à éléments de chauffage disposée dans ledit trajet du 20 flux de gaz, chacun desdits étages d'éléments de chauffage ayant un capteur de température associé, le capteur associé avec l'étage de chauffage final étant disposé dans ladite chambre et par un montage électronique sensible aux signaux de chaque capteur pour contrôler l'élément de chauffage associé, ledit montage électroni-25 que étant disposé dans un compartiment spécial et caractérisé encore en ce que ledit gaz après avoir été évacué de ladite chambre, passe au travers de ladite isolation poreuse pour venir s'écouler dans ledit compartiment contenant les composants électroniques. 4.- Appareil destiné à détecter la croissance bactérielle, 30 caractérisé en ce qu'il comprend un calorimètre contenant un échantillon devant être analysé, un dispositif pour capter la quantité de chaleur produite par ledit échantillon dans ledit calorimètre et un dispositif capteur pour détecter une dérivée positive du taux de production de chaleur par l'échantillon se 35 trouvant dans ledit calorimètre. 5.- Appareil selon la revendication 4, caractérisé par le fait que ledit calorimètre comprend une chambre, une pluralité de supports d'échantillons dans ladite chambre, chacun desdits supports d'échantillons comprenant un conteneur isolé thermiquement, un 40 capteur de température disposé dans ledit conteneur pour capter 72 12152 11 2132484 la variation de température d'un échantillon situé dans ledit conteneur et un dispositif de chauffage et un capteur de référence connecté pour fournir un signal de référence, pour amener les échantillons contenus dans lesdits supports à l'équilibre thermi-5 que. 6.- Appareil selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il comprend également un montage électronique répondant aux signaux de chaque dit capteur, le montage électronique couplé au dit capteur de référence délivrant un signal de référence et les 10 montages électroniques couplés aux autres dits capteurs comprenant chacun une jonction de sommation à laquelle ledit signal de référence est appliqué pour contrôler le fonctionnement du dispositif de chauffage d'échantillon associé. 7.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, 15 caractérisé en ce qu'il comprend également une structure définissant une chambre, une isolation entourant ladite chambre, au moins une partie de ladite isolation thermique étant poreuse, un dispositif pour faire circuler un gaz le long d'un trajet déterminé jusqu'à ladite chambre pour maintenir une pression positive dans 20 ladite chambre suffisante pour engendrer un flux continu de gaz au travers de ladite isolation poreuse et un dispositif pour contrôler la température du gaz délivré à ladite chambre. 8.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend également un dispositif ventila- 2 5 teur et une série d'étages d'éléments de chauffage disposés dans ledit trajet du flux de gaz, chacun desdits étages d'éléments de chauffage ayant un capteur de température associé, le capteur de température associé avec l'étage final étant disposé dans ladite chambre, et un montage électronique sensible aux signaux de cha-30 que capteur pour contrôler l'élément de chauffage associé, ledit montage électronique étant disposé dans un compartiment spécial pour les composants électroniques, et l'ensemble étant tel que ledit gaz, après avoir été évacué de ladite chambre au travers de ladite isolation poreuse, s'écoule au travers dudit comparti-35 ment contenant les composants électroniques pour s'échapper ensuite à l'air libre. 9.- Procédé pour détecter la croissance bactérielle, consistant à placer un échantillon dans un calorimètre, capter la production d'une certaine quantité de chaleur dans l'échantillon 40 analysé et capter une dérivée positive du taux de ladite position 72 12152 12 2132484 de chaleur. 10.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite phase de détection de dérivée positive comprend la détection de la différence existant entre la chaleur produite au cours 5 d'intervalles de temps successifs. 11.- Procédé selon la revendication 9 ou 10, consistant, en outre, à capter les différences existant entre la production de chaleur d'échantillons à analyser en fonction du temps pour identifier le type de bactéries présent dans les échantillons sous 10 analyse.