L'invention a pour objet un dispositif pour charger, décharger et transporter des charges importantes sur des véhicules routiers, dans lesquels la charge doit être chargée et déchargée à l'extrémité arrière du véhicule. L'invention a pour objet le chargement, le déchargement et le transport de telles charges importantes, qui en général sont chargées et déchargées en tant qu'unités. Ce problème se pose, par exemple, pour le transport de conteneurs ou de "cadres" (superstructure amovible), pour lesquels une superstructure de véhicule est déposée aux fins de déchargement et de chargement, et le véhicule est équipé d'une autre superstructure amovible pour d'autres transports à effectuer. Des problèmes du même type se posent également lors du transport d'éléments volumiques, qui peuvent être par exemple des parties d'édifices préfabriquées en béton et qui sont asses- blés avec d'autres éléments volumiques sur le chantier, afin de constituer l'édifice à construire. Ces éléments volumiques peuvent également être de petites constructions complètes, par exemple des maisons de week-end, des stands de vente ou des garages, qui sont souvent réalisés sous forme d'éléments préfabriqués, puis transportés. Lorsqu'il s'agira ci-après, en corrélation avec l'invention, d'éléments volumiques (que l'on appelera également "modules , ce terme ne doit pas être pris dans un sens limitatif, mais l'invention peut également être utilisée avec pratiquement les mêmes avantages essentiels pour d'autres charges importantes. Le but de l'invention est de fournir un dispositif pour charger, décharger et transporter de telles charges, grace auquel il est possible de charger et de décharger rapidement la charge, même dans un espace limité, et qui permet une adaptation aux conditions locales. Un autre but de l'invention est de réaliser le dispositif de telle sorte qu'il puisse être utilisé avec les charges les plus variées, donc par exemple que l'on puisse utiliser pratiquement les mêmes dispositifs aussi bien pour charger et décharger des garages préfabriqués que des "cadres". C'est notamment un but de l'invention de réaliser le dispositif avec un poids minimum afin de conserver une charge utile aussi grande que possible. Un autre but de l'invention est de concevoir l'agencement de façon à permettre un alignement facile et simple par rapport à l'endroit du déchargement de la charge, ce qui est un avantage, par exemple, lorsqu'il s'agit de garages préfabriqués mais également d'autres charges, de façon que ces opérations puiSsent être effectuées avec un minimum de personnel et qu'il n'y ait pas de charges lourdes à déplacer à la main. L'invention part d'un dispositif du type précité et propose de placer sur le véhicule un dispositif qui, pour le chargement et le déchargement, maintient la charge dans la zone de la surface frontale antérieure de celle-ci, qui peut se déplacer sur le véhicule, dans le sens de la marche, d'une position avant de transport à une position arrière de chargement, et sur lequel les éléments de maintien de la charge peuvent se déplacer dans le sens vertical au moyen d'un dispositif de poussée. On a trouvé que la proposition de l'invention apportait une solution aux problèmes précités. Cette solution consiste, pour l'essentiel, en ce que, dans le dispositif conforme à l'invention, les efforts apparaissent principalement en tant qu'efforts de traction et qu'il se produit relativement peu d'efforts de flexion. De même, la sollicitation de la charge reste dans des limites acceptables, ou bien, il est possible, de façon simple, de prévoir pour encaisser les efforts, des moyens de préhension, d'ancrage, etc, sur le chargement. Par exemple, on peut prévoir des éléments de traction sur les charges ou dans les parois des conteneurs ou "cadres" ou analogues, ou bien on prévoit également un élément de traction supplémentaire qui entoure la charge dans sa zone supérieure et la maintient sur le véhicule contre le dispositif. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description ci-après faite à titre d'exemple en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'un véhicule de transport routier équipé du dispositif selon l'invention - la figure 2 montre une autre position de fonctionnement du dispositif et du véhicule selon la figure 1 ; - la figure 3 est une vue de dessus avec coupe partielle à travers les éléments essentiels du dispositif de l'invention, selon la ligne III-III de la figure 4, à plus grande échelle - la figure 4 est une vue de l'arrière des parties essentielles du dispositif de l'invention, partiellement en coupe selon la ligne IV-IV de la figure 3 ; et - la figure 5 est une vue en élévation latérale d'un autre exemple d'utilisation pour l'invention. Sur les figures 1 et 2 est représenté un véhicule 1, qui e porte le dispositif conforme à l'invention. Dans ce but est disposé sur le véhicule 1 un système de rails 2 pratiquement horizontaux et s'étendant pratiquement parallèlement à la surface de chargement 3 du véhicule, dans le sens longitudinal de celuici. L'extrémité antérieure de ce système de rails est référencé en 4 et l'extrémité postérieure en 5.Sur ce système de rails peut se déplacer un bati 6, qui a en vue latérale, la forme d'un triangle rectangle, avec un côté 7 sensiblement parallèle au système de rails 2, un côté 8 sensiblement perpendiculaire au précédent et un côté 9. Le bati peut également avoir une forme différente de la forme triangulaire, bien que cette dernière présente des avantages considérables, notamment pour les buts recherchés par l'invention. Le bdti constitué par les éléments 7, 8 et 9 peut être rigide. Toutefois, il est préférable que le bdti lui-meme ait une certaine mobilité, qui peut notamment être obtenue par le fait que les différentes parties du bati sont reliées ensemble par des articulations 10, 11 et 12. Dans ce cas, il convient de disposer sur le côté 9 du triangle un vérin 13, ou un élément analogue, qui est en mesure de raccourcir la longueur du côté 9 du triangle, donc de rapprocher ou d'éloigner l'un de l'autre les points d'articulation 10 et 12. Le but de cette réalisation va être décrit plus en détail ci-après. La partie sensiblement horizontale du bati 6, c'est-d-dire le côté 7 du triangle, s'appuie sur le système de rails 2 par des galets, ou d'autres éléments réduisant le frottement, suffisarment écartés l'un de l'autre. GrSce h un dispositif de déplacement, par exemple un vérin, dont on voit notamment la tige de piston 14 sur la figure 3 il est possible de déplacer le bdti 6 dans le sens longitudinal du véhicule selon la double flèche 15, de sorte que le bati peut être amené de la position de la figure 1 à la position de la figure 2. Le bati 6 porte notamment un ch ssis 16 parallèle au côté 8 du triangle, qui peut se déplacer dans le sens vertical (double flèche 20 de la figure 2) au moyen de galets 17, 18 et 19. Pour déplacer ce chSssis, on peut prévoir un vérin, qui est référencé en 21 sur les figures 3 et 4. Le déplacement du châssis 16 par rapport au bâti 6 peut également s'effectuer à l'aide d'autres moyens. Notamment, le mouvement de descente peut être commandé par un simple frein, tandis que pour le mouvement de montée, surtout si celui-ci s'effectue sans charge, un dispositif de treuil est suffisant. Comme on le voit notamment sur les figures 3 et 4, le galet 17 pénètre dans la partie du bâti 6 constituant le côté 8 du triangle, tandis que le galet 18 placé plus bas est au contact du coté extérieur du bdti 6 et s'appuie contre celui-ci. Le galet 19 tourne parallèlement au galet 18 et est destiné notamment à assurer l'appui contre les glissières correspondantes sous l'extrémité inférieure du bati 6. I1 faut noter que, sur les figures 3 et 4, n'est représentée schématiquement qu'une moitié du dispositif conforme à l'invention et du véhicule correspondant, Le dispositif est conçu pratiquement symétriquement par rapport au plan médian 22 du véhicule. En dessous de la zone de déplacement du bâti 6 est prévue, à l'extrémité postérieure du véhicule 1, de chaque côté du plan médian 22, une voie de glissement 23 qui coopère avec le, ou les, galet 19 du chassies 16 qui peut monter et descendre. Cette voie de glissement peut être fixe sur le véhicule, mais elle peut également être soulevée afin d'accroître la garde au sol pendant le transport routier. L'invention propose notamment que cette voie de glissement 23 soit fixée sur le véhicule au moyen d'une articulation 24 horizontale et perpendiculaire au plan médian du véhicule, et qu'un vérin 25 permette de modifier l'alignement vertical de cette voie de glissement 23. Comme on le voit notamment sur les figures 1 et 2, le module 26 est relié au châssis 16 et on prévoit notamment à l'extrémité supérieure du chassies 16 des éléments de maintien 27, dont les détails apparaissent mieux sur la figure 3. Un tel élément de maintien peut être constitué par exemple par un boulon vissé dans un manchon taraudé 28. Ce manchon 28 est relié aux fers d'armature 29 du module 26, en l'occurence un élément préfabriqué en béton, ce qui assure un ancrage parfait du manchon 28 dans l'élément en béton. I1 est clair que, dans le même but, on peut prévoir également d'autres moyens de fixation pour l'élément de maintien 27 et il est également possible de remplacer par un autre élément de maintien l'élément de maintien 27 réalisé sous forme de boulon. Sur la figure 1 est représentée en traits mixtes une variante de l'invention. Dans ce cas, à l'extrémité supérieure du chassies 16 est monté un élément de traction 30 qui, à son extrémité, entoure par une cornière 31 l'extrémité du module 26. Lorsque l'élément de traction 30 est bridé au moyen du dispositif de serrage 32, l'extrémité supérieure du module 26 se trouve appliquée contre le chdssis 16. Il est clair, que, lorsque l'élément de maintien 27 est remplacé par les éléments 30, 31 et 32, il faut prévoir encore un dispositif de sécurité pour éviter un glissement accidentel du module contre le chassies 16. Mais cet agencement avec l'élément de traction 30 supprime la ferrure supplémentaire du manchon taraudé 28 et sa mise en place dans le module. Le dispositif selon l'invention fonctionne comme suit. Supposons que le module 26, qui peut être par exemple, un garage préfabriqué en béton armé, soit chargé sur le véhicule 1 et que les éléments de maintien 27 relient ce module à l'extrémité supérieure du ch ssis 16. L'alignement de l'élément vertical 8 du bdti 6 est tel que le module 26 repose sur la surface du chargement 3. Pour le déchargement, le dispositif 13 est alimenté en pression, de sorte que le module se dégage pratiquement de la surface de chargement 3 afin de faciliter l'opération de déplacement. L'alimentation en pression du vérin 14 fait déplacer le bdti 6 avec la partie correspondante dans le sens de la flèche 15, en direction de l'extrémité arrière du véhicule, jusqu'à. la position du bati selon la figure 2. Ensuite, le ch ssis 16 est abaissé et ce faisant, les galets 18 glissent d'abord le long du bdti 6, puis les galets 19 assurent ensuite le soutien sur les voies de glissement 23. En alimentant de façon appropriée le vérin 25, on peut obtenir un alignement du module juste avant sa mise en place, le vérin 13 pouvant également coopérer à cet alignement. Lorsque le module 26 est placé à l'endroit souhaité, l'élément de maintien 27 est dégagé et le déchargement est terminé. L'opération de chargement s'effectue dans l'ordre inverse, mais il est également possible d'utiliser d'autres dispositifs pour le chargement. Le dispositif conforme à l'invention peut com- porter différentes variantes. Par exemple, il est possible entre les galets 17 et le chassies 16 de prévoir une articulation de sorte que le chassies 16 s'appuie contre le bâti à la façon d'un véritable montage trois points, ou bien en position abaissée, qu'il s'appuie contre le bati d'une part, et contre les voies de glissement 23 d'autre part. On peut ainsi réaliser un alignement précis du module 26. Mais il est également possible de supprimer ces éléments d'alignement pour des buts particuliers lorsqu'on utilise dans ce cas d'autres moyens auxiliaires. Toutefois, les avantages essentiels du dispositif de l'invention sont conservés. Afin d'assurer une stabilité fiable du véhicule pendant le déchargement, on prévoit à l'extrémité arrière une plaque d'appui 33, qui est mobile dans des guidages 34 et peut être actionnée par un vérin 35. Cette plaque d'appui est appliquée sur le sol 36, de sorte que, même lorsque celui-ci est irrégulier on obtient un alignement sensiblement plan de la surface de chargement 3. Le véhicule lui-même est suffisamment lourd pour permettre l'opération de déchargement décrite, lorsque la dimension de la charge est appropriée. Le cas échéant, il faut placer à l'extrémité antérieure du véhicule un contre-poids supplémentaire, éventuellement sur un simple bras pouvant sortir vers l'avant afin d'accrottre l'effet du contre-poids. Comme il apparaît surtout sur la figurel,des parties du dubâti6 entourent la cabine 37 du conducteur. Lorsque la cabine du conducteur a une accessibilité appropriée, l'extrémité antérieure 4 du système de rails 3 peut aller jusqu'à l'extrémité avant du véhicule. La base d'appui du bâti 6 se trouve ainsi accrue. Tandis que les exemples de réalisation des figures 1 à 4 décrivent pratiquement l'utilisation de l'invention pour le chargement, le déchargement et le transport d'éléments volumiques, la figure 5 montre, à échelle réduite, un exemple d'utilisation de l'invention en corrélation avec un "cadre". Le b ti 6 du véhicule 1 porte le châssis 16 qui peut monter et descendre et qui comporte à son extrémité supérieure un crochet 38 qui pénètre dans un dispositif récepteur correspondant du "cadre" 39. Le "cadre" 39 peut être rigidifié par des éléments 40 disposés en diagonale dans le cas où cela apparaît nécessaire. Pour le déchargement du "cadre", le chassies 16 est remonté jusqu'a ce que la garde au sol recherchée soit atteinte, de façon à permettre de placer des pieds de soutien 41, 42, comme il est connu en soi. Après avoir retiré ou dégagé l'élément 38 en forme de crochet, le "cadre" 39 peut être séparé du chdssis 16 et donc du véhicule 1. Le "cadre" 39, dans l'exemple de réalisation de la figure 5, se trouve devant un quai 43. Le cas échéant, le dispositif de pieds de soutien 42 peut également être remplacé par des éléments d'appui 44 pouvant sortir dans la structure inférieure du "cadre" 39, de sorte que ce dernier se trouve à l'extrémité arrière exactement à la même hauteur que le quai 43. I1 est également possible, dans de nombreux cas, de supprimer une voie de glissement correspondant à la voie de glissement 23 des exemples de réalisation des figures 1 à 4, et toutefois, il est possible d'abaisser la charge jusqu'à ce qu'elle puisse être déposée directement sur le sol. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour charger, décharger et transporter des charges importantes sur des véhicules routiers, la charge étant chargée et déchargée à l'extrémité arrière du véhicule, caractérisé en ce que sur le véhicule est placé un dispositif (6,16) qui maintient la charge dans la zone de sa face frontale antérieure pour les opérations de chargement et de déchargement, qui peut se déplacer dans le sens-de la marche sur le véhicule (1) d'une position avant de transport à une position arrière de chargement et sur lequel les éléments de maintien de la charge peuvent se déplacer dans le sens vertical au moyen d'un dispositif de poussée (8,23,17,18,19). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prévoit un élément de traction qui entoure la charge afin de maintenir celle-ci avec sa surface frontale contre le dispositif (6,16) . 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments de maintien sont disposés sur un châssis (16), qui peut se déplacer dans le sens vertical sur un bâti (6), qui, de son côté, peut se déplacer dans le sens horizontal sur le véhicule (1). 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on prévoit entre le bati et le chassies des voies de glissement (8). 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les voies de glissement (8) du bdti coopèrent avec des voies de glissement (23) orientées sensiblement verticalement et disposées sur le châssis du véhicule, ou bien que les voies de glissement sur le véhicule prolongent les voies de glissement sur le bâti. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les voies de glissement (8) sur le bati peuvent être réglées en ce qui concerne leur alignement vertical. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les voies de glissement (23) sur le châssis du véhicule sont réglables en ce qui concerne leur alignement vertical. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en èe que les voies de glissement 23 sur le chassis du véhicule sont articulées à l'extrémité supérieure et sont réglables au moyen d'un vérin (25) sensiblement horizontal. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'un dispositif de levage (21) est prévu pour déplacer verticalement le chassies (16) par rapport au bati (6). 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que dans l'6lément volumique, ou analogue, sont prévus des moyens récepteurs (28) pour des éléments de maintien (27), lesquels moyens récepteurs sont équipés de moyens d'ancrage (29) qui pénètrent dans les parois de l'élément volumique. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tati entoure au moins partiellement de chaque côté la cabine du conducteur (37) du véhicule, en position de transport du véhicule. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'à l'extrémité de déchargement du véhicule est prévue une plaque d'appui (33) mobile dans le sens vertical pour permettre au ch ssis du véhicule de s'appuyer sur le sol, cette plaque étant réglable en ce qui concerne sa hauteur et son alignement. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on prévoit entre les dispositifs de glissement et les éléments de maintien du chassies des articulations qui permettent un mouvement d'alignement de l'élément volumique ou analogue.