la présente invention concerne les procédés destinés à la reduction du dégagement de gaz et de poussière à partir des couches de charbon, et qu'on utilise dans l'industrie minière au cours de l'exploitation des gisements de charbon. La présente invention peut Outre mise en oeuvre avec le maximum d'effets pour préparer en temps opportun à une exploitation dans des conditions de sécurité et avec un haut rendement des couches de charbon possédant une haute concentration originelle naturelle en gaz et un haut pouvoir de formation de poussières et susceptibles de donner lieu à des projections de charbon et de gaz et à des incendies endogènes. Tes progrès de l'industrie minière dépendent à 11 heure actuelle d'un rééquipement technique des entreprises sur la base de la mécanisation complexe et de l'automatisation des processus et d'un accroissement de la concentration des travaux de mine. Cependant, la concentration et l'approfondissement des travaux de mine entrafnent inévitablement une intensification de certains phénomènes accompagnant la production du charbon et qui non seulement rendent difficiles et comateux les travaux de mine, mais mettent aussi en danger la vie et la santé du personnel travaillant dans les mines de charbon. Pendant la production du charbon le danger principal vient du dégagement de grisou, de la formation de poussières, des projections de charbon et de gaz et des incendies endogènes. Ce danger devient plus grave avec l'intensification des travaux, due à l'emploi d'ensembles mécanisés équipés de machines d'abattage de faible envergure, qui sont susceptibles d'assurer une production allant jusqu'à 5 t/mn dans les conditions d'exploitation des couches de charbon de faible et de moyenne épaisseur. Cela permet d'atteindre une production journalière de 800 à 2000 tonnes et plus dans les mines peu riches en gaz, même Si le coefficient du temps machine est égal à 0,3. fois dans les mines saturées de gaz les charges maximales sur la taille d'abattage sont limitées par le facteur dégagement de grisou.L 'influence limitative de ce facteur commence à se manifester mdme lors de l'abattage des couches de charbon à concentration en gaz de 8 à 10 m3/t. Aux profondeurs d'exploitation actuelles, la concentration originelle du charbon en grisou constitue en moyenne 20 m3/t environ, et dans certains cas elle atteint 60 à 80 m3/t. C'est pourquoi le rendement des machines d'abattage est déåà limité à l'heure actuelle par le facteur dégagement de grisou dans environ 304b des tailles d'abattage, meme si l'air y circule à la vitesse maximale admissible qui dépasse de 2 à 4 fois la vitesse optimale du point de vue de la réduction de ltempoussièrage de l'atmosphère de la mine. Ainsi, l'intensification de la production du charbon oblige à augmenter la vitesse de circulation de l'air dans les galeries minières, ce qui, à son tour, les autres conditions étant égales, entrain une augmentation de l'empoussièrage de l'atmosphère de la mine et ne supprime qu'une partie des limitations imposées à la productivité des tailles d'abattage par le facteur dégagement de gaz. Avec l'approfondissement des travaux de mine augmente non seulement la. teneur naturelle du charbon en grisou mais aussi le nombre de couches de charbon présentant des dangers ae projections et d'auto-inflammation. On connaît des cas où un approfondissement de 100 m des étages en exploitation s'est accompagné d'une augmentation de 2,2 à 2,4 fois du nombre de couches présentant des dangers de projecti:on de charbon et de gaz, et d'environ deux fois celui des couches présentant un danger d'incendie. L'exécution des futurs travaux de mine exige l'élabora- tion et la mise en oeuvre de procédés permettant de surmonter efficacement les difficultés indiquées survenant au cours de l'exploitation des couches de charbon. Ces difficultés ont posé un problème aux spécialistes de l'industrie minière en raison des explosions dues au grisou et aux poussières de charbon, des dégagements instantané-s et des incendies endogènes dans les mines de charbon. la solution de ce problème est devenue extrêmement importante dans la pratique mondiale actuelle du fait que la concentration et l'intensification des travaux de mine se sont accrues grâce à la création de technicues fortement mécanisées et automatisées et que les travaux de usine sont menés à des profondeurs croissantes. A l'heure actuelle plusieurs procédés de lutte contre les dangers principaux des mines sont élaborés et misen oeuvre. Parmi ces procédés le dégazage par dépression et l'humidification des couches de charbon sont devenus les plus courants. Dans le cas du dégazage par dépression, dans la couche de charbon (derrière la zone de décharge due à l'influence des travaux d'abattage), on pratique des forages parallèles à la taille d'abattage, d'un diamètre de 90 mm et plus et dont la longueur est de 15 à 20 m inférieure à la hauteur de l'étage (la longueur de la taille). Après avoir terminé les forages, on rend étanches leurs débouchés jusqu'à une profondeur de 5 à 10 m et on les branche sur une conduite à dépression amenant au jour le grisou extrait de la couche et isolé de l'air du fond. Dans les mines dont la richesse en gaz est sensiblement influencée par le dégagement de grisou à partir des couches voisines, on recourt à divers procédés pour leur dégazage en utilisant l'effet de décharge de la pression des terrains. Be dégazage s'effectue à travers des puits forés dans les roches encaissantes à partir d'excavations préparatoires de l'étage en exploitation. Be dégazage par dépression réduit le dégagement de grisou lors de l'abattage de la portion ainsi traitée de la couche de charbon (à cause de la réduction de la concentration du charbon en gaz) et le danger de projection à partir de la zone dégazée grtce à une diminution de la pression du gaz. Cependant, ce procédé d'action sur la couche de charbon n'exerce aucune influence sur la formation des poussières pendant l'extraction du charbon et contribue à l'accroissement du danger d'incendie dans les couches, car le dégazage du charbon a pour effet l'augmentation de son activité chimique. On contact un procédé d'humidification des couches de charbon en eWploitation, qu'on réalise à travers des forages d'un diamètre de 43 mm ou plus pratiqués devant la taille d'abattage, parallèlement à cette dernière et en dehors de la zone d'influence des travaux d'abattage. L'injection d'eau s'effectue à l'aide d'installations de pompage à haute pression. L'humidification est un procédé complexe de lutte contre les dangers principaux dans les mines, vu qu'il réduit simultanément : - le dégagement de grisou à partir de la couche de charbon en exploitation par suite d'un blocage partiel du grisou dans son volume de sorption ; - la formation des poussières au cours de l'abattage et du transport du charbon par suite de l'agrégation des particules de charbon et de la réduction de la capacitéSdes poussières à se maintenir en suspension ; - le danger de dégagements instantanés à partir des couches de charbon, par suite de la réduction de l'énergie élasticue de la couche à la suite de l'augmentation de son humidité et de l'affaiblissement de l'action du grisou dans la réalisation des projections de charbon et de gaz ;; - 1 l'auto-inflammabilité du charbon à cause de la réduction de sa surface interne active, de la conservation dans le charbon du grisou en sorption s' opposant à la sorption de l'oxygène, et ae l'amélioration de l'aptitude du massif de charbon humidifié à dissiper la chaleur. Cependant, lteffieacité technique insuffisante du dégazage par dépression et de l'buidification des couches de charbon ne permet pas, même aux profondeurs d'exploitation actuelles, de résoudre définitivement le problème de la création de conditions de sécurité pour le travail à productivité élevée dans les mines de charbon. Il est connu que l'efficacité du dégazage constitue de 20 à 40% en ce qui concerne-le dégagement de grisou à partir d'une couche en exploitation, et de 20 à 32g0 pour ce qui est de l'humidification préalable. L'efficacité du dégazage des couches déchargées voisines est de 35 à 40fui. On connaît les tentatives faites pour perfectionner le procédé d'humidification des couches de charbon dans le but de diminuer le dégagement de grisou et la formation des poussières dans les tailles d'abattage. Ces tentatives ont été faites dans deux voies : - recherche des agents tensio-actifs dont les additions insignifiantes à l'eau auraient augmenté sensiblement son pouvoir mouillant ; - recherche des solutions susceptibles de passer à l'état gélifié après leur injection dans la couche de charbon. Blême dans ces cas on n1 est arrivé à augmenter l'efficacité de l'humidification préalable que 10 à 15ss. Toutefois, mEme en appliquant chacun de ces procédés dans des conditions assurant leur efficacité maximale, égale à 40%, en ne peut réduire la concentration originelle en grisou (par exemple 20 m3/t) que jusqu'à 12 m3/t, ce qui ne supprime pas l'influence limitative du gaz sur la productivité des tailles d'abattage. La pratique de l'humidification préalable a montré que lors de l'abattage des. portions traitées de la couche de charbon l'empoussiérage de l'air du fond dans les tailles d'abattage dépasse sensiblement les normes hygiéniques et sanitaires tolérées. t' irrégularité de la saturation de la couche de charbon en eau, mEme en cas d'humidification prolongée, a fréquemment causé des dégagements instantanés de charbon et de gaz. Cependant, l'humidification n'est pas toujours justifiée en tant que moyen de lutte contre les incendies endogènes; L'activité chimique du charbon, diminuée après l'injection d'eau dans la couche, peut, au bout d'un certain temps, non seulement se rétablir à sa valeur initiale, mais mEme la dépasser. Cela se produit aussi bien à la suite de l'accroissement de la surface réagissante, dû à la fissuration du charbon au cours de son séchage, qu'à la suite du dégazage de charbon. La circonstance indiquée peut provoquer un accroissement de la probabilité de naissance de l'incendie endogène dan?es cas où l'oxygène accède durant un laps de temps prolongé (4 à 6 mois) aux accumulations de charbon dans l'espace exploité (formées par exemple à la suite des perte d'exploitation). La pratique de l'action sur le terrain houiller par les procédés existants et l'estimation de leur efficacité maximale possible en ce qui concerne l'assurance des conditions de sécurité pour le travail dans les mines de charbon, ont montré que ces procédés ont épuisé leurs possibilités et que pour le progrès technique futur de l'industrie houillère il est nécessaire d'étudier des procédés essentiellement nouveaux, plus efficaces, ae lutte contre lesdits dangers dans les mines. l'es auteurs ont créé un procédé d'action hydrodynamique sur la couche de charbon dans le but de réduire le dégagement de gaz et la formation des poussières dans les galeries de mine. Ce procédé est réalisé tant à travers les forages souterrains pratiqués dans la couche qu(à travers les forages pratiqués jusqu'à la couche de charbon à partir de la surface du sol. En fonction des conditions géologiques et minières, l'injection de liquide dans la couche s'effectue enrégimes de filtration, de fracturation hydraulique et d'affouillement hydraulique. L'action hydrodynamique en régime de filtration est caractérisée par une vitesse d'injection de liquide ne dépassant pas l'injectabilité (réceptivité) naturelle de la couche de charbon, cette dernière ne subissant pas de destructions mécaniques. l'e principe du procédé de fracturation hydraulique consiste en une injection de liquide dans la couche de charbon à une vitesse dépassant l'injectabilité nature de la couche, ce qui s'accompagne de l'ouverture et de l'élargissement, dans la couche, des fissures naturelles d'origine exogène et endogène qui se réunissent en un réseau hydraulique inique orienté vers le forage à travers lequel on effectue le traitement de la couche de charbon.Dans ce cas on oient un accroissement de la Derméabilité des couches de charbon, une augmentation du débit des forages, une dilnution des propriétés élastiques et une amélioration des propriétés plastiques de la couche de charbon, l'élimination dans celle-ci des foyers locaux de concentration des tensions, et une réduction de l'aptitude des poussières à se mettre en suspension au cours de l'abattage et du transport. L'affouillement hydraulique est caractérisé par un accroissement de la perméabilité de la couche grtce à l'affouillement (à la dissolution) des constituants minéraux du charbon au cours de l'injection, dans la couche, de liquides dont l'activité chimique est élevée. Dans ce cas on arrive à réduire la capacité de sorption du charbon et à augmenter sa mouillabilité, ce qui a aussi pour effet la consolidation des poussières. 'E' affouillement chimique (le traitement par une solution aqueuse d'acide) peut s'effectuer à n'importe quelle vitesse d'injection du liquide dans la couche. L'affouillement hydraulique a lieu à des vitesses élevées de mouvement du liquide. Après la fin du processus d'action hydredynamique, le liquide injecté dans la couche de charbon avance dans le massif de charbon sous l'action des forces physico-chimiques en améliorant la qualité du traitement de la couche de charbon. Le liquide résiduel (en cas d'action hydrodynamique en régime de filtration, de fracturation hydraulique ou d'affouillement hydraulique) est évacué des forages; ce qui favorise l'accélération du dégazage de la couche. La conservation des fissures de la couche de charbon à l'étant ouvert est assurée par les déformations résiduelles de gonflement du charbon et de retrait ultérieur de celui-ci, lors de l'évacuation du liquide et du dégazage, ainsi que par fixation desdites fissures avec un matériau perméable et irrétrécissable (non susceptible de tassement). En cas de filtration et de fracturation hydraulique de la couche de charbon on emploie en tant que liquide, soit de l'eau, soit de l'eau contenant des agents tensio-actifs, et en cas d'action en régime d'affouiflement hydraulique, un liquide à activité chimique élevée. Les auteurs ont élaboré un procédé d'action microbiologique sur la couche de charbon, qui prévoit l'injection d'une suspension biologiquement active en régime de filtration dans le but de lutter contre le dégagement de gaz. Cet action provoque un déséquilibre dans le système grisou-charbon à cause de l'expulsion du grisou libre à partir du volume poreux, ce qui à son tour, provoque sa désorption partielle. Les molécules de gaz sont détruites par les bactéries oxydant le grisou. L'alimentation des bactéries en oxygène moléculaire est une condition indispensable pour assurer leur activité vitale. Cela est obtenu grace à un traitement pneumatique du massif de charbon en régime de filtration après l'humidification de la couche de charbon par la suspension. En conséquence, on observe un affaiblissement de l'activité chimique du charbon en contact avec l'oxygène de l'air. On connaît un procédé d'action physico-chimique sur la couche de charbon, prévoyant d'utiliser des solutions de composés organiques et inorganiques proches par leur nature du charbon et possédant la capacité de changer d'état de phase (de passer de l'état liquide à ltetat solide) directement dans la structure poreuse du charbon Ce procédé consiste essentiellement en ce qui suit. On prépare au préalable une solution de monomère ou polymère susceptible, en présence d'un catalyseur, de passer au bout d'un laps de temps donné de l'état liquide à I'gtat solide. Pendant l'injection de la solution dans la couche de charbon, l'équilibre dans le système grisou-charbon est compromis à cause de l'expulsion du grisou libre, de sa désorption partielle et de Iladsorp-tion de la solution injectée sur la surface du charbon. Après la saturation de la zone traitée de la couche de charbon, la solution durcit en fermant les débouchés des pores et en remplissant le volume des macropores et des fissures d'un produit solide irrétrécissable ayant une faible perméabilité au gaz. En même temps apparat une liaison d'adhésion retenant le produit solide dans le volume occupé. Le passage de phase s'accompagne d'une réunion (d'un groupement) des molécules avec inclusion dans le produit solide du grisou libre et de la poussière de charbon en qualité de matières de remplissage. Be produit solide bloque le volume essentiel de sorption du grisou et toutes les voies de filtration, et les forces d'adhésion consolident les poussières de charbon, ce qui a pour effet une diminution du dégagement de gaz et de la formation des poussières lors de la destruction de la couche de charbon. L'isolement des blocs détachés de charbon et le remplissage des fissures et des creux de couche par le produit solide irrétrécissable à faible perméabilité au gaz interdisent le passage du gaz de la périphérie vers la zone traitée, rendent équirésistante la couche de charbon et contribue à la réduction du danger de projection et à la diminution de la probabilité de naissance d'incendies endogènes mêne au contact prolongé du charbon avec l'air. Bes recherches réalisées par les auteurs ont démontré que les procédés qu'ils ont mis au point pour agir sur la couche de charbon assurent le changement dirigé irréversible de celles des propriétés de la couche de charbon qui exercent une influence sur la sécurité du travail pendant son exploitation et qui, dans les procédé traditionnels, ne sont pas modifiées ou ne sont modifiées que dans une faible mesure. Outre cela, on a trouvé qu'en même temps qu'ils permettent de modifier très avantageusement les propriétés de désagements instantanés de la couche, lesdits procédés ont une efficacité de : a) 40 à 609;o au minimum en ce qui concerne la réduction du dégagement de grisou de la couche en exploitation ; b) 50 à 65fo au minimum en ce qui concerne la réduction de l'empoussièrage de l'atmosphère ; c) 50% environ en ce qui concerne la diminution de l'activité chimique du charbon, ce qui est sensiblement supérieur aux indices correspondants des procédés traditionnels tels que le dégazage et l'humidification des couches. En même temps, on a trouvé que l'efficacité et le domaine d'emploi de chacun des procédés élaborés par les auteurs dépendent dans une grande mesure des conditions géologiques et minières et des facteurs miniers et techniques. Ainsi, pour obtenir une réduction efficace de la concentration en gaz de la couche par fracturation hydraulique, il est nécessaite d'effectuer son dégazage ultérieur durant 3 ou 5 ans. Cependant, cette exigence n'est pas réalisable pour ce qui est de la plupart des étages en exploitation des mines, ce qui limite d'une manière sensible le domaine d'emploi effectif du procédé. Le procédé d'action microbiologique et le procédé physico-chimique ne peuvent Outre appliqués dans tous les cas ; à la suite des recherches réalisées par les auteurs, on a trouvé que ces procédés ne peuvent être utilisés que pour les couches de charbon avec une porosité efficace dépassant 3 à 5% et avec un coefficient de filtration de 5.10 6 m/mn au moins. Bien que chacun des procédés élaborés par les auteurs pour diminuer la richesse en grisou des galeries de mine et appliqués séparément soit plus efficace que les procédés connus, la plage de leur efficacité individuelle (40 à 65%) ne permet pas, même aux profondeurs d'exploitation actuelles, d' éliminer définitivement la limitation de la productivité des tailles d'abattage due au dégagement de gaz. Ainsi, la solution du problème visant l'augmentation future de la concentration et de l'intensification de l'extraction du charbon avec l'approfondissement des travaux de mine se heurte à des difficultés importantes, car les problèmes de la lutte contre le dégagement de gaz, la formation des poussières, les projections et les incendies endogènes ne sont pas encore résolus. Be but de la présente invention est d'éliminer les inconvénients indiqués. On 'est proposé à cet effet de créer ni- procécé permettait de réduire le dégagement de gaz et de poussière à partir de la couche de charbon, à l'aide e telles op > -raticns et d'une telle séquence de réalisation de celles-ci, quelles permettraient de préparer en tamps opportun une couche gazifère et poussiéreuse en vue de son exploitatwor dans des conditions de sécurité, c'est-à-dire de prévention du dégagement de grisou et de poussières de charbon dans les excavations et de prévention des incendies andogènes et des projections de charbon et de gaz vers ltessace exploité. Ce problème est résolu grâce à un procédé de réduction du dégagement de gaz et de poussière à partir d'une couche de charbon, prévoyant ltouverture de la couche de charbon à travers des forages pratiqués à partir de la surface du sol et tubés, l'injection d'un liquide dans ladite couche en régime de fracturation hydraulique accompagnée d'un élargissement des fissures de la couche et de leur réunion en un réseau hydraulique unique, et l'évacuation ultérieure du liquide et du gaz à travers ces forages, ledit procédé étant caractérisé, suivant l'invention, en ce que, au cours de la fracturation hydraulique, on traite la couche de charbon en procédant dans l'ordre suivant : on injecte à plusieurs reprises dans ladite couche des liquides de différentes viscosités et acidités et on évacue les produits de réaction, ensuite on injecte une suspension contenant des bactéries oxydant le grisou et on amène de l'air et un milieu nutritif nécessaire à leur activité vitale, après cela on injecte une solution de~monomères ou de polymères additionnée de catalyseurs favorisant le passage de ces solutions à l'état solide dans la portion traitée de la couche de charbon. La réalisation des opérations précitées dans l'ordre indiqué permet de préparer en temps opportun une couche de charbon présentant un danger de projections de gaz et de poussière (susceptible de donner lieu à des incendies endogènes) à une exploitation hautement productive et dans des conditions de sécurité pendant laquelle le dégagement de grisou et de poussière de charbon vers les excavations est exclu et l'accès de ltoxygène de l'air à la surface de la couche de charbon est réduit. En outre, ii devient possible de traiter à travers un m8t:e forage non seulement les couches de charbon mais aussi les roches encaissantes. La fracturation hydraulique de la couche de charbon due à l'injection répétée de liquides de différentes viscosités et acidités permet d'augmenter la perméabilité de la couche de charbon, d'évacuer de celle-ci (une partie de grisou et d'humidifier les poussières se trouvant dans la couche de charbon. L'oxydation microbiologique du grisou qu'on réalise après la fracturation hydraulique de la couche de charbon contribue à une réduction supplémentaire de la concentration en gaz de la couche de charbon à une pression réduite de gaz, et à une humidification de la couche ayant pour effet une réduction defa formation des poussières lors de la production (extraction) du charbon. L'injection ultérieure de solutions aqueuses de monomères ou de polymères dans la couche de charbon permet de bloquer dans celle-ci les résidus de gaz dans le volume de sorption, d'incorporer des inclusions de gaz libre et de poussière dans la structure de la solution durcie, ainsi que d' obturer le volume filtrant de la couche de charbon et d'empêcher ainsi le dégagement de gaz ou la projection de charbon et de gaz dans l'excavation et d'interdire l'accès de l'oxygène de l'air à la couche présentant des dangers d'incendie. Il est avantageux. d'utiliser de l'eau en tant que liquide à faible viscosité, et en qualité de liquide plus visqueux, au moins une solution aqueuse choisie dans le groupe suivant de solutions : - solution à 2 à 3% en volume de carboxyméthylcellulose ; - solution à 5 à 7% en volume de carbozoline - solution à 5 à i0 en volume de vinasse de sulfate alcoolique r - solution à 2 à 5% en volume d'amidon ; - solution à 20 à 40to en volume de lessive de cellulose ; - solution à 2 à 3% en volume d'éther glycol de cellulose. L'injection de liquides à viscosité élevée contribue au remplissage des fissures ouvertes auparavant et entraRne une au-entation des rSsistances hydrauliques. Cela assure la pénétration des liquides hautement visqueux en concentrations recommandées dans les réseaux nouvellement formés de fissures à perméabilité hydraulique plus faible, ce qui, lors de la répétition du cycle d'injection d'un liquide faiblement visqueux, crée finalement des conditions favorables à l'augmentation de l'uniformité de saturation de la couche par les liquides et à l'ouverture de tous les réseaux de fissures naturelles. Il n'est pas moins souhaitables, après la fracturation hydraulique, d'injecter dans la couche de charbon l'air comprimé en une quantité correspondant à celle du liquide injecté dans la couche de charbon et de laisser cette dernière aupepos pendant trois mois ou plus. L'injection d'air comprimé et le maintien du forage sous pression oblige les liquides injectés à libérer les pores et fissures filtrantes et a pénétrer datas des pores plus petites. Cela ouvre au gaz libre et ddsorbant l'accès au forage. Il est avantageux d'injecter dans la couche de charbon une solution aqueuse contenant 0,5 à 10% en volume d'acide chlorhydrique. Cela provoque la dissolution des carbonates se trouvant dans la couche de charbon et la formation de nouveaux vides, ce qui permet d'augmenter encore laperméabilité de la couche et d'intensifier le dégagement de gaz de celle-ci. Il est avantageux d'injecter dans la couche de charbon, à travers un tube de pompage, une solution aqueuse contenant 20 ; 25% en volume d'acide chlorhydrique inhibé, par portions de 25 à 30 m3, et, à travers l'espace annulaire du forage, une quantité d'eau permettant de diluer la solution dans la couche de charbon jusqu'à une teneur en volume de 2 à 44 . La technologie recommandée de traitement à l'acide permet d'éviter la corrosion du tubage et assure les conditions les plus favorables à la dissolution des carbonates dans la couche de charbon. Il est préférable d'injecter dans la couche de charbon une solution aqueuse d'acide chlorhydrique portée jusqu'à une température de 50 à 60oC. Le chauffage de l'acide accélère sa réaction avec les carbonates, ce qui donne la possibilité de réduire lå durée du traitement à l'acide. Il est possible d'injecter dans la couchede charbon une solution aqueuse d'acide fluorhydrique. L'emploi de l'acide fluorhydrique permet d'améliorer la perméabilité de la couche de charbon après dissolution de sa partie minérale. Il est possible d'injecter dans la couche de charbon une solution aqueuse d'huile anthracénique ou de pyridine. L'emploi de l'huile anthracénique ou de la pyridine a pour effet la dissolution de la partie organique de la couche de charbon et permet d'augmenter son injectabilité dans les conditions de la pression élevée des terrains. Il est avantageux, après le traitement aux acides de la couche de charbon, d'y injecter des vapeur et d'évacuer ensuite le condensat. L'utilisation de la vapeur permet d'accélérer la neutralisation de la couche, ce qui est une condition indistensable pour l'injection ultérieure, dans la couche de charbon, de bactéries oxydant le grisou. Il est souhaitable d'utiliser en qualité de bactéries oxydant le grisou des microorganismes du type Methylosinus triehosporium ou Methylococcus sp., à raison d'au moinffi 20 1 de suspension par tonne de charbon dans le massif, la concentration des microorganismes étant de 106 à 109 cellules/ml Bes cultures indiquées de microorganismes oxydent avec le maximum d'effet le grisou dans les conditions du massif de la couche de charbon, le-temps de leur adaptation aux conditions de couche étant minimale. On peut utiliser une suspension de bactéries oxydant le grisou préparée à partir d'une pSte diluée dans l'eau jusqu'à 108 à 109 cellules/ml Ltutilisation de potes permet de réduire sensiblement le coût du processus de traitement de la couche de charbon, grâce à la simplification du processus technologique de nréparation des suspensions. Il est rationnel, après injection des bacteries oxydant le grisou, d'injecter dans la couche de charbon, de l'air comprimé à raison de cinq volumes par volume de grisou consomme. Le régime recommandé assure les conditions les plus favorables à l'accroissement de la quantité de bactéries dans la couche de charbon. Il est préférable que l'air comprimé assurant l'activité vitale des bactéries et la suspension de bactéries soient injectés dans la couche de charbon alternativement et que la durée de chaque cycle soit choisie dans une plage allant de 7 ou 8 heures à 5 ou 6 jours suivant le genre de bactéries. Ia plage choisie de durées d'injection de suspension et d'air comprimé crée les conditions les plus favorables à l'activité vitale des bactéries dans la couche de charbon, en diminuant en même temps la période de leur adaptation. L'air comprimé et la suspension contenant les bactéries oxydant le grisou peuvent être injectés dans la couche simultanément, le débit d'air comprimé étant d'au moins 200 1 par tonne de charbon à traiter. Cela supprime les opérations peu productives et simplifie la technologie du processus du traitement microbiologique de la couche de charbon. I1 est avantageux d' injecter dans la couche de charbon une suspension préalablement aérée. L'injection d'une telle suspension aérée contribue à la continuité de l'absorption du grisou par les bactéries, ce qui conduit finalement à une augrXentation du grisou oxyde pour une période d'activité vitale des bactéries plus réduite. Il est désirable d'employer en qualité de solution de monomère, une solution aqueuse d'amide acrylique additionnée de persulfate de potassium ou d'hydrosulfate de sodium, la concentration de la solution et sa teneur en catalyseur étant choisies de manière à assurer le passage de la solution +'état solide au bout de 2 ou 3 semaines au plus tard après l'injection de la solution dans la couche de charbon. Les concentrations proposées de solutions de monomères assurent leur dureissement stable dans la structure poreuse de la couche et la création d'une résistance élevée d'adhésion du produit formé, ce qui permet de fermer toutes les voies de filtration de la couche de charbon et de supprimer le danger de dégagement de gaz et d'incendie. On peut employer en qualité de solution de polymère une solution aqueuse de résine d'urée-formaldéhyde en y ajoutant, à titre de catalyseur du chlorure d'ammonium, de l'acide chlorhydrique ou de l'acide oxalique à une concentration assurant le passage de la solution à l'état solide pendant une période d'une heure à quelques jours. L'utilisation de solutions avec des catalyseurs en proportions données permet d'obtenir le durcissement desdites solutions dans la structure poreuse de la couche au bout de n' importe cruel déliai prédéterminé. On arrive ainsi à obturer toutes les voies de filtration et à incorporer dans la structure du polymère durci le gaz libre et la poussière de charbon de la couche. Il est possible de réaliser ledit traitement de la couche de charbon à travers les forages d'exploration. L'utilisation des forages d'exploration pour le traitement de la couche de charbon par le procédé suivant l'invention permet de réduire sensiblement le cotit de sa réalisation. Ce qui est très important,-dans le cadre de l'invention proposée, c'est la succession la plus rationnelle des étapes proposées d'action sur la couche de charbon gazifière et poussiéreuse avec la combinaison recommandée des opérations technologiques et des milieux liquides dans les limite de chaque étape; permettant une augmentation sensible de l'effet de réduction du danger de dégagement de gaz et de poussière qui ne peut être obtenue à l'aide d'aucune desdites étapes considérées srparément. Les avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description suivante des modes de réalisation du procédé proposé, illustrés par le dessin unique annexé sur lequel est représenté une vue en coupe verticale de la couche de charbon, des roches encaissantes et des forages. La surface (jour) située au-dessus du champ de mine ou au-dessus de sa zone à traiter est partagée à l'aide d'une grille en carrés de 350 à 400 m de c8té (non représentés sur le dessin). On prévoit de pratiquer des forages verticaux dans les intersections de ce quadrillage. Ce quadrillage inclut tous les forages d'explorations géologiques existants. Pour ouvrir la couche de charbon 1 gazifère et poussiéreuse à partir de la surface du sol 2, on procède au forage de puits 3 et 4 traversant la couche de charbon i suivant toute son épaisseur. Ensuite chacun des forages 3 et 4 est tubé à l'aide de tubages 5 et 6, respectivement. On injecte du ciment dans l'espace entre la surface extérieure de chacun des tubages 5 et 6 et la paroi correspondante des forages 3 et 4. Après la cimentation de l'espace annulaire on détermine avec précision, par radiocarottage, l'épaisseur de recouvrement de la couche de charbon 1. Pour assurer l'accès à la couche de charbon 1 on descend dans le forage 3, à l'aide du tube de pompage 7, un hydroperforateur abrasif 8 par l'intermédiaire duquel on réalise des trous dans les parois du tubage 5. A titre de matériau abrasif on utilise du sable, et en qualité de véhicule du sable on emploie de l'eau. On réalise des travaux identiques dans les autres forages, par exemple dans le forage 4, dans lequel on descend ensuite une pompe immergée 9. La paroi de chacun des forages 3 et 4 est renforcée par un anneau de ciment 10. Les tubes de pompage 7 portent une tubulure 11 à l'une de leurs extrémités débouchant à la surface 2 pour l'injection de liquide dans le forage correspondant et pour l'dvacuation ultérieure des produits liquides de la réduction. Les tubages 5 et 6 possèdent des tubulures 12 pour ltévacuation du gaz, dotées de vannes 13. Lors de son injection dans la couche de charbon 1 le liquide réalise dans celle-ci une cavité initiale 14 dthydroperforation qui se transforme ultérieurement én un réseau de fissures 15. Après l'ouverture de la couche de charbon 1 on réalise des essais hydrodynamiques et on détermine l'injectabilité (réceptivité) naturelle de cette couche. Par injectabilité naturelle de la couche on entend la capacité, dans l'exemple de couche de charbon considéré, de s'imprégner du liquide sans déformations supplémentaires. Ki = ## Où Ki est le coefficient d'injectabilité de la couche q est le débit du liquide est est-la différence de pression. Ensuite on commence la première étape du traitement de la couche de charbon. A cette fin on injecte dans le forage de l'eau additionnée d'agents tensio-actifs en régime de fracturation hydraulique à une vitesse dépassant un peu l'injectabilité.naturelle de la couche de charbon. L'ouverture et ltélargissement des fissures de la couche comMencent à une pression initiale au fond du forage constituant P##0,12 H atm., où H est l'épaisseur de recouvrement de la couche en m. Au cours du processus la pression au fond du forage croit jusou'à une valeur finale Pf O ,25Uatm., et en cas de- perforation partielle du tubage par percement de plusieurs f trous Pf = 41 + 0,3 H atm. La vitesse d'injection du liquide est déterminée d'après l'expression où L est le rayon de fracturation hydraulique, en m h est l'épaisseur de la couche, en IR m est la porosité de la couche, % ; n est le nombre de réseaux de fissures K est le coefficient dtinjectabilité, en millidarcys ; m est la viscosité dynamique du liquide injecté, cPo ; iP est la différence entre la pression sur la paroi des fissures et la pression des couches, en kg/cm2 ; t est le temps d'injection, en s ; b est l'ouverture moyenne de fissures, en cm. Par exemple, si L = 100 m, h = 8m, m = 6,85% ; n = 10, K = 0,1 millidarcy, p = 1 cPo ; tP = 10 kg/cm2, t = 5000 s et b = 1 cm, il est nécessaire d'assurer une vitesse d'injection q = 86 1/s. Le volume total d'injection est déterminé de manière à assurer un rayon d'action de 200 à 250 m à partir d'un forage à condition de remplir de liquide le volume filtrant entier et une partie du volume de sorption de la couche de charbon. Le contrôle du processus et l'estimation de son efficacité sont réalisés au cours de l'injection de liquide d'après le changement du coefficient d'injectabilité. Pour assurer l'ouverture de tous les réseaux de fissures à différentes perméabilités, le liquide est injecté dans les puits par portions suivant le nombre de réseaux de fissures naturelles. Pour l'injection de la première portion servant à l'ouverture du réseau de fissures le plus perméable, on utilise un liquide à faible viscosité, qui est de l'eau additionnée d'agents tensio-actifs. Pour ouvrir le deuxième réseau de fissures on utilise un liquide à viscosité élevée, d'habitude une solution aqueuse à 2 à 5% d'amidon. On ouvre les réseaux suivants de fissures au moyen d'une alternance successive des injections de portions d'eau additionnée d'agents tensie-actifs èt de solution aqueuse à 2 à 5% d'amidon, jusqu'à obtention du volume calculé d'injection. En tant que liquide plus visqueux, outre la solution à 2 à 5% d'amidon, il est possible d'utiliser a1l moins une solution aqueuse choisie dans le groupe suivant : solution à 2 à 3% en volume de carboxyméthylcellulose, solution à 5 à 7% en volume de carbozoline, solution à 5 à 10% en volume de vinasse de sulfate alcoolique, solution à 20 à 40 en volume de lessive de cellulose, solution à 2 ou 3% en volume d'éther glycol de cellulose. Après la fin du processus de fracturation on injecte dans la couche de charbon de l'air comprimé en quantité correspondant à celle du liquide injecté dans la couche de charbon, et on maintient le forage sous pression durant trois mois ou plus. Cette opération est réalisée pour assurer la progression du liquide dans le volume de sorption de la couche de charbon et pour maintenir une haute pression des couches. Ensuite on procede à la complétion du forage dans le but de dégazer la couche de charbon à travers le réseau de fissures ouvertes et de pores filtrantes orienté vers le forage. A cet effet, par l'une-des méthode suivantes : pompage par pompes immergées ou'à tige, ascension par injection d'air, pistonnage à travers le tubage ou le tube de pompage, on évacue l'eau du volume filtrant de la couche de charbon et du forage. Le débit de gaz provenant du forage crott progressivement durant 1,5 à 2,0 mois, et après avoir atteint le maximum (environ 1500 à 1800 m3 par jour, calculés en grisou à 100%, lors de l'exploitation d'une couche de charbon unique),i1 diminue progressivement suivant une relation exponentielle. le débit reste à un niveau élevé gracie à la dépression maintenue dans les puits durant un laps de temps de 1 à 3 années. La réalisation de la fracturation hydraulique et la réalisation de la dépression dans la couche de charbon à travers les forages assurent : - l'augmentation du rayon d'influence hydraulique du forage jusu'à 150 à 250 m ; - l'augmentation de 100 fois et plus de la perniéabilté de la couche de charbon ; - la réduction de la pression de gaz dans les couches - la réduction des réserves d'énergie élastique potentielle de la couche de charbon et des roches encaissantes - la modification du caractère de la destruction du charbon dans le sens d'une augmettation de la plasticité ; - le mouillage de la poussière d'origine (des particules de poussière remplissant les fissures naturelles). Dans le cas où le forage traverse plusieurs couches de charbon gazière on utilise le même forage pour les opérations de fracturation hydraulique de chaque couche de charbon en les réalisant de bas en haut. Les opérations visant la complétion et l'exploitation du forage sont réalisées d'une manière analogue à celle décrite ci-dessus après la fin de la fracturation hydraulique de toutes les couches. Pour assurer un dégazage plus poussé et afin d'assurer une plus grande uniformité du traitement de la couche de charbon, après la création d'une dépression dans le forage on y injecte par le tube de pompage 7 des portions d'un volume de 25 à 30 m3 de solution à 20 à 25fiv d'acide chlorhydrique inhibé, chauffée jusqu'à une température de 50 à 60oc. Dans ce cas, par l'espace annulaire du forage on refoule continuellement une quantité d'eau permettant de diluer la solution d'acide chlorhydrique dans la couche de charbon jusqu'à une concentration comprise entre 2 et4% en volume. D'une manière analogue il est possible d'injecter dans la couche de charbon une solution aqueuse chauffée ou non chauffée contenant 0,5 à 10% en volume d'acide chlorhydrique. Pendant la période comprise entre les injections de portions d'acide dans la couche de charbon, on n'injecte que de l'eau en quantité au moins 10 fois plus grande que le volume du forage. Lors de l'injection de la solution d'acide chlorhydrique dans la couche de charbon il se produit une dissolution des carbonates contenus dans celle-ci. Après le traitement à l'acide chlorhydrique on maintient les forages sous pression pendant 1 à 3 mois pour que la dissolution des carbonates soit plus complète. PLis on ouvre le forage, on évacue les produits résultant de la réaction, on y injecte de la vapeur et, en appliquant un des procédés décrits ci-dessus, on évacue le liquide et le condensat des pores filtrantes, des fissures et du forage. Ensuite on crée une dépression dans le forage et on en évacue le grisou. Outre l'acide chlorhydrique, il est possible d'utiliser une solution aqueuse d'acide fluorhydrique, et pour la dissolution de la partie organique du charbon on peut utiliser une solution aqueuse d'huile anthracénique ou de pyridine. L'injection de ces dernières peut être réalisée également lors de la réalisation de la fracturation hydraulique dans les conditions d'une pression élevée des terrains. La réalisation de la deuxième étape d'action au cours du traitement de la couche de charbon contribue à 1' élévation -du degré de son dégazage, car, dans ce cas, le dégazage ne commence pas à partir d1un niveau élevé de teneur en gaz, mais à partir d'un niveau plus bas obtenu à la suite de la réalisation de la première étape d'action, c'est-à-dire delta fracturation hydraulique de la couche. Il n'est pas rationnel d'utiliser l'acide au cours de la première étape, car l'effet de fracturation hydraulique est obtenu grtce à l'utilisation d'une énergie mécanique moins conteuse, énergie chimique étant réservée à la solution du problème suivant : le dégazage poussé. La durée totale de la deuxième étape d'action, y compris le dégazage par dépression, est de 4 à 6 mois. L'extraction du gaz de la couche de charbon conduit à une chute de la pression des couches, ce qui a pour effet un ralentissement de la vitesse du dégazage, dont les possibilités se trouvent en général épuisées à l'expiration du délai indiqué. Dans le but d'une plus grande réduction de la richesse du charbon en gaz on réalise une troisième étape de traitement, consistant en une action microbiologique sur la couche, au cours de laquelle une partie du grisou se transforme en composés non dangereux directement dans le massif de charbon à l'aide de bactéries oxydant le grisou. A travers le méme forage on injecte dans la couche de charbon des souches actives de ce type de bactéries (par exemple, Iwethylosinus trichosporium, Methylococcus sp., etc.) avec un milieu nutritif. Le volume d'injection de suspension bactérienne est choisi à raison de 20 1 par tonne de charbon dans le massif, la concentration des bactéries étant de 106 à 109 cellules par millilitre. En qualité de milieu nutritif on utilise de l'eau additionnée de sels de potassium, de magnésium, de sodium, de phosphore, de composés azotiques, de biostimultants. Apres l'injection de la suspension bactérienne dans la couche de charbon, pour assurer l'activité vitale des bactéries on injecte de l'air comprimé à raison d'au moins cinq volumes par volume absorbé de grisou. L'activité vitale des bactéries est maintenue durant tout le temps ou les bactéries transforment le grisou en composés non dangereux (2 ou 3 mois). Lorsqu'il n'y a pas de possibilité de cultiver dans les conditions de la mine des (mono)cultures de bactéries, on utilise une suspension préparée à partir d'une pate contenant les bactéries oxydant le grisou, diluée avec de l'eau jusqu'à une concentration des bactéries de 108 à i09 cellules par millilitre. La suspension de bactéries et l'air comprimé peuvent être injectés alternativement. Ia durée de chaque cycle est choisie, suivant le type de bactéries et du genre de p te bactérienne, dans une plage de 7 ou 8 heures à 5 ou 6 jours. La quantité d'air comprimé injecté dans la couche de charbon par volume absorbé de grisou se trouve dans un rapport de 5:1. L'air peut être injecté dans la couche de charbon simultanément avec l'injection de la suspension contenant les bactéries oxydant legrisou et du milieu nutritif. La quantité d'air est de 200 1 au moins par tonne de charbon à traiter. En cas d'absence de compresseurs il est possible d'injecter dans la couche de charbon une suspension préalable ment aérée. La réalisation du traitement microbiologique de la couche de charbon conduit à une réduction additionnelle de la teneur en bisou du massif de charbon et de la pression des couches, En outre l'introduction de l'eau dansa couche augmente encore l'aptitude de la couche à la déformation plastique et réduit la formation des poussières. L'introduction des bactéries dans la couche de charbon aux première étapesJserait prématurée au moins .pour deux raisons. Premièrement, la réduction initiale de la concentration en gaz ae la couche de charbon peut tre obtenue en utilisant l'énergie mécanique t chimique (moins coûteuse que l'énergie biochimique). Deuxièmement, l'augmentation de la porosité et de ;La permabilité de la couche de charbon à la suite de la fracturation hydraulique et du traitement à l'acide élargit le domaine d'emploi ae l'action microbiologique (en supprimant pratiquement les limitations dues aux paramètres de filtration de la couche) et contribue à l'augmentation de son efficacité. Dans le but d'une plus grande réduction du dégagement possible de grisou à partir de la couche de charbon au cours de son extraction on réalise une quatrième étape, consistant en une action physico-chimique sur la couche de charbon au cours de laquelle les résidus de gaz sont bloqués dans les ,-icrsopores de la couche de charbon grGce à l'injection dans celle-ci, à travers le forage, de solutions susceptibles dans les conditions de la couche, de passer à l'état solide. Dans ee cas une partie du gaz et de la poussière se trouvant dans les macropores et les fissures est emprisonnée dans la structure du produit solide nouvellement formé. En dualité de solution possédant de telles propriétés on utilise une solution aqueuse de résine d'urée-formaldéhyde à une concentration ae 24% au moins. En qualité de catalyseur on emploie du chlorure d'ammonium. La quantité de catalyseur est déterminée, avant l'injection, en fonction de la qualité de la résine et du temps nécessaire au durcissement de la solution dans la couche de charbon en cas de saturation de haute qualité de celle-ci. le volume spécifique d'injection de la solution de résine constitue 20 1 au moins par tonne de charbon dans le massif. Ia durée totale de l'action physicochimique est d'environ un ou deux mois. On peut aussi utiliser, au lieu de la résine d'uréeformaldéhyde (polymère), une solution aqueuse d'au moins l'une du groupe de monomères suivant : amide acrylique additionné de persulfate de potassium ou d'hydrosulfate de sodium à une concentration de la solution et à une teneur en catalyseur assurant le passage de la solution à l'état solide au boit de 2 ou 3 semaines au minimum après l'injection de la solution dans la couche de charbon. En qualité de catalyseurs il est possible aussi d'utiliser le chlorure d'ammonium, l'acide chlorhydrique ou oxalique. L'application de l'action physico-chimique permet de supprimer définitivement le dégagement de gaz dans les galeries de mine, de réduire la formation des poussières, et d'interdire la pénétration de l'oxygène de l'air dans la couche de charbon en supprimant ainsi la naissance des incendies de fond. L'élimination des défauts dans la structure de la couche de charbon contribue à la création de ltéquirésistance dans le massif et interdit le développement des concentrations locales de tension dans le massif. Après la fin des processus de changement de 1' étant de phase des solutions, action sur la couche de charbon est considérée achevée. L'efficacité plus élevée du procédé proposé de lutte contre les dangers principaux dans les mines en comparaison des procédés séparés appliqués auparavant dans ces buts est obtenu gråce à ce que les résultats des processus de chaque étape précédente contribuent à l'augmentation de lEfficacité de 1' étape suivante et chaque action ultérieure augmente les résultats de l'influence totale des étapes précédentes. Le procédé proposé peut être réalisé à l'aide de forages d'exploration géologique rééquipés qui ont rempli leurs fonctions, ce qui réduit sensiblement les investissements de capitaux. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de réduction du dégagement de gaz et de poussière à partir d'une couche de charbon, du type dans lequel on ouvre la couche de charbon à travers des forages pratiqués à partir de la surface du sol et tubés, on injecte un licuide en régime de fracturation hydraulique avec élargissement des fissures de la couche et réunion de celles-ci en un réseau hydraulique unique, et-on évacue ensuite le liquide et le gaz à travers lesdits forages, caractérisé en ce que, au cours de la fracturation hydraulique, on traite la couche de charbon en procédant aux opérations successives suivantes : on injecte à plusieurs reprises dans la couche de charbon des liquides de différentes viscosités et acidités et on évacue les produiS de réaction, puis on injecte une suspension contenant des bactéries oxydant le grisou et on amène de l'air et un milieu nutritif pour leur activité vitale, après quoi on injecte une solution de monomères ou de polymères additionnée de catalyseurs favorisant le passage de ces solutions à l'état solide dans la zone traitée de la couche de charbon. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'en qualité de liquide à faible viscosité on utilise l'eau, et en qualité de liquide plus visqueux, au moins une solution aqueuse choisie dans le groupe suivant : solution à 2 à 3% en volume de carboxyméthylcellulose, solution à 5 à 7% en volume de carbozoline, solution à 5 à pizza en volume de vinasse de sulfate alcoolique, solution à 2 à 5% en volume d'amidon, solution à 20 à 4 X en volume de lessive de cellulose, solution à 2 à 3% en volume d'éther glycol de cellulose. 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 rt 2, caractérisé en ce qu'après la fracturation hydraulique on injecte dans la couche de charbon de l'air comprimé en quantité correspondant à celle du liquide injecté dans la couche de charbon, et on laisse celle-ci au repos durant trois mois ou plus. 4. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que dans la couche de charbon on injecte une solution aqueuse à 0,5 à io% en volume d'acide chlorhydrique. 5. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, à travers un tube de pompage, l'on injecte dans la couche de charbon, par portions de 25 à 30 m3, une solution aqueuse à 20 à 25% en volume d'acide chlorhydrique inhibé, tandis qu'à travers l'espace annulaire du forage on injecte une quantité d'eau assurant la dilution de la solution dans la couche de charbon jusqu'à une concentration de 2 à 4% en volume. 6. Procédé suivant l'un des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que la solution aqueuse d'acide chlorhydrique injectée dans la couche de charbon est à une température de 50 à 600C. 7. Procédé suivant l'une des revendications i à 6, caractérisé en ce que dans la couche de charbon on injecte une solution aqueuse d'acide fluorhydrique. 8. Procédé suivant la revendication i à 7, caractérisé en ce que dans la couche de charbon on injecte une solution aqueuse d'huile anthracénique ou de pyridine. 9. Procédé suivant la revendication i à 8, caractérisé en ce qu'après le traitement aux acides on injecte dans la couche de charbon de la vapeur, et puis on évacue le condensat 10. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'à titre de bactéries oxydant le grisou on utilise des microorganismes du type Methylosinus trichos porium ou Methylococcus sp., à raison d'au moins 20 1 de suspension par tonne de charbon dans le massif, la concentration desdits microorganismes dans ladite suspension étant de i06 à 109 cellules par millilitre. 11. Procédé suivant l'une des revendications 1 à iO, caractérisé en ce que la suspension de bactéries oxydant le grisou est préparée à partir d'une påte diluée avec de l'eau jusqu'à 108 à 109 cellules par millilitre. 12. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'après l'introduction des bactéries oxydant le grisou on injecte de l'air comprimé à raison de cinq volumes par volume de grisou absorbé. 13. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'air comprimé nécessaire à l'activité vitale des bactéries et la suspension bactérienne sont injectés dans la couche de charbon alternativement, et que la durée de chaque cycle est choisie dans un intervalle de 7 ou 8 heures à 5 ou 6 jours suivant le type de bactéries. 14. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que dans la couche de charbon on injecte simultanément la suspension contenant les bactéries oxydant le grisou et l'air comprimé à raison de 200 litres par tonne de charbon à traiter. 15. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'on injecte dans la couche de charbon une suspension préalablement aérée. t6. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'en qualité de solution de monomères on utilise une solution aqueuse d'amide acrylique additionnée de persulfate de potassium ou d'hydrosulfate de sodium, la concentration de ladite solution et sa teneur en catalyseur étant choisies de manière à assurer le passage de la solution à l'état solide à l'expiration d'au moins 2 ou 3 semaines après l'injection de la solution dans la couche de charbon. 17. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 16, caractérisé en ce qu'en qualité de solution de polymère on utilise une solution aqueuse de résine d'urée-formaldéhyde additionnée, en qualité de catalyseur, de chlorure d'ammonium, d'acide chlorhydrique ou d'acide oxalique à une concentration assurant le passage de la solution à 1' étant solide durant une période allant d'une heure à quelques jours. 18. Procédé suivant l'une des revendications précédentes caracterisé en ce que ledit traitement de la couche de charbon est réalisé à travers des forages d'exploration.