La présente invention est relative à un appareil a filer les fibres textiles, comprenant deux tambours d'aspiration a peu près d'égale grandeur, étroitement rapproches et tournant dans le même sens, dans la région de coin desquels sont situées des zones d'aspirations tournees l'une vers l'autre, les fibres introduites en suspension dans l'air etant tordues ensemble dans la région de coin et le retrait du fil formé se faisant dans la direction longitudinale du coin tandis que la rotation du fil est empêchée. Dans un appareil connu de ce genre (DT-OS 2 449 583), qui a déjà donné de bons résultats, les deux tambours d'aspiration sont sous la forme de cylindres places parallèlement côte à côte, de sorte que l'on obtient, sur toute la longueur des tambours ou du coin, la même vitesse circonférentielle de la surface latérale des tambours et donc aussi la même vitesse de torsion des fibres et du fil formé. Toutefois, il est apparu, dans bien des cas qu'il est plus avantageux qu'il regne à la queue du fil une plus grande vitesse de torsion qutau voisinage du point de retrait, forme par exemple d'une paire de cylindres, où la rotation du fil tombe obligatoirement à zero. L'invention a donc pour but de perfectionner l'appareil défini plus haut de manière à obtenir une vitesse de torsion qui diminue dans le sens du retrait. Selon l'invention, le problème posé est résolu par le fait que les deux tambours d'aspiration se rétrécissent coniquement dans le sens du retrait du fil, tandis que l'interstice entre eux a une largeur à peu pres constante. I1 est évident que la vitesse circonférentielle d'un tambour conique est maximale là ou le tambour présente le plus grand diamètre et que cette vitesse circonférentielle diminue vers la pointe du cône, donc à mesure que le diamètre diminue. C'est pourquoi, dans la région d'arrivée des fibres, où celles-ci rejoignent la queue de fil existante, on obtient une meilleure torsion des fibres et donc une diminution de la barbe. Relativement à la distance au point de retrait, la formation du fil est terminée plus tôt qu'avec des tambours cylindriques, de sorte que l'on évite les allongements indésirables du fil. La vitesse circonférentielle diminuée des tambours d'aspiration à leur extrémité tournée vers le point de retrait ne joue aucun rôle et correspond au contraire aux conditions naturelles du mouvement du fil jusqu'a l'endroit où il est empêché de tourner. En tout cas, il n'y a pas à redouter un effet de fausse torsion. Un mode d'exécution est caractérisé par le fait que la zone d'introduction des fibres dans la region de coin, en partant à peu près des extrémités des tambours d'aspiration situées à l'opposé du retrait du fil, s'étend seulement sur le tiers moyen de la longueur des tambours, de sorte que dans le dernier tiers de leur longueur il ne se produit plus d'amenée de fibres et que le fil déjà formé prend simplement une meilleure cohésion sous l'action des deux tambours. L'objet de l'invention est représenté de façon purement schématique, sous un exemple d'exécution, par les dessins sur lesquels ; La figure 1 montre les parties essentielles d'un appareil à filer les fibres textiles, en coupe verticale suivant la ligne I-I de la figure 2, et La figure 2 montre ces parties en plan. L'appareil selon l'invention se compose, par exemple, de deux tambours d'aspiration perforés 1, 2, d'égale grandeur, étroitement rapprochés et tournant dans le même sens, présentant chacun un élément intérieur d'aspiration 3 qui forme une zone d'aspiration 4 situee dans la région de coin entre les deux tambours d'aspiration 1, 2, les deux zones d'aspiration 4 étant tournées l'une vers l'autre. La matière fibreuse est introduite en suspension dans l'air dans la région de coin entre les deux tambours d'aspiration 1, 2, tordue dans cette région et le fil forme est retire au moyen d'une paire de cylindres de retrait 5 dans le sens de la flèche ou dans la direction longitudinale du coin, la paire de cylindres de retrait 5 empêchant aussi le fil de tourner. Selon l'invention, les deux tambours d'aspiration 1, 2, se rétrécissent coniquement dans le sens du retrait du fil (figure 2) et la largeur de l'interstice 6 qui existe entre eux ne varie pas. L'amenée des fibres ne s'effectue pas sur toute la longueur du tambour mais seulement depuis l'extrémité de chaque tambour qui est située à l'opposé du retrait du fil jusqu'au tiers moyen de la longueur des tambours, donc dans la zone qui s'étend, en partant de la ligne limite 7 (figure 2) en sens opposé au retrait du fil. REVENDICATIONS 1. Appareil à filer les fibres textiles, comprenant deux tambours d'aspiration à peu près d'égale grandeur, étroitement rapprochés et tournant dans le même sens, dans la region de coin desquels sont situées des zones d'aspiration tournees l'une vers l'autre, les fibres introduites en suspension dans l'air étant tordues ensemble dans la region de coin et le retrait du fil formé se faisant-dans la direction longitudinale du coin tandis que la rotation du fil est empêchée, appareil caractérisé par le fait que les deux tambours d'aspiration se rétrécissent coniquement dans le sens du retrait du fil, tandis que l'interstice entre eux a une largeur à peu près constante. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la zone d'introduction des fibres dans la région de coin-, en partante peu près des extrémités des tambours d'aspiration situees à l'opposé du retrait du fil, s'étend seulement sur le tiers moyen de la longueur des tambours, de sorte que dans le dernier tiers de leur longueur il ne se produit plus d'amenée de fibres et que le fil déjà forme prend simplement une meilleure cohésion sous l'action des deux tambours.