La présente invention concerne d'une manière générale les appareils électriques a' équiper d'un cable de raccordement. Il peut, par exemple, s'agir d'une simple prise de courant. L'un des problèmes à surmonter dans la manipulation dès appareils électriques équipés d'un câble de raccordement résulte de ce que toute traction malencontreuse exercée sur un tel arable peut conduire les conducteurs de celui-ci à se désolidariser des bornes d'un tel appareil sur lesquelles ils sont branchés, avec les risques de court-circuit que cela implique usuellement. Pour pallier cet inconvénient, il a déåà été proposé d'équiper de tels appareils électriques d'un serre-câble, qui agrippe leur câble de raccordement et qui, solidaire de leur corps, en- caisse avantageusement en priorité toute traction appliquée à un tel câble de raccordement, et donc ménage en conséquence les connexions des conducteurs de ce câble de raccordement avec leurs bornes de branchement respectives. S'agissant de prises de courant, il a été proposé de rendre un tel serre-câble d'un seul tenant avec un élément de l'appareil concerné, l'ensemble pouvant venir de moulage d'une seule pièce. Ctest le cas notamment dans le brevet français déposé sous le No 72 06420 et publié sous le No 2.173.455. Mais dans les réalisations de ce type, le serre-câble est constitué de deux pièces qui, pour agripper le câble de raccordement concerné, doivent être rapprochées mécaniquement l'une de 1' autre et solidarisées l'une à l'autre, par exemple à l'aide de vis. Il a par ailleurs été proposé de doter des appareils électriques d'un serre-câble constitué de deux lamelles propres à agripper d'elles-mêmes un câble de raccordement, à la manière de taquets auto-coinceurs. Mais dans les réalisations de ce type connues à ce jour, de telles lamelles constituent des pièces distinctes du corps d'appareil électrique qu'elles doivent équiper, la raison en étant sans doute qu'il n'apparat à priori pas possible de concilier de manière satisfaisante la matière constitutive â choisir pour une telle languette et celle du corps qu'elles doivent équiper, les fonctions que ces éléments ont à assumer étant différentes. Prenant le parti contraire de cette idée préconçue général en ment admise, la présente invention est fondée sur l'observation qu'il est possible de réaliser en une même matière aussi bien le corps d'un appareil électrique à equiper d'un câble de raccordement que les languettes constitutives du serre-câble propre à agripper ce câble de raccordement. La présente invention a donc d'une manière générale pour objet un appareil électrique du genre comportant un corps creux, qui débouche à l'extérieur par un passage propre à l'insertion d'un câble de raccordement, et dans lequel est disposé, en regard dudit passage, à distance de celui-ci, un serre-câble, ledit serre-câble comportant au moins un taquet auto-coinceur participant à la constitution d'un col d'engagement dans le prolongement dudit passage, cet appareil électrique étant caractérisé en ce que ledit taquet auto-coinceur est d'un seul tenant avec ledit corps et fait partie intégrante de celui-ci. Ainsi un parti optimal est tiré de la possibilité qu'il y a de réaliser par moulage un tel corps, l'économie étant avantageusement faite non seulement d'une fabrication individuelle des taquets auto-coinceurs formant le serre-câble destiné à équiper ce corps, mais encore de la mise en place de tels taquets autocoinceurs dans ce corps. De préférence, à un tel taquet auto-coinceur est associée une jambe de force, qui s'étend obliquement vis-à-vis de ce taquet, et qui prend appui sur le corps, une telle jambe de force pouvant d'ailleurs être elle aussi avantageusement d'un seul tenant avec ce corps et faire partie intégrante de eelui-ci. Bien qu'une telle jambe de force ne soit pas rigoureusement impérative, il apparait que, offrant une réaction à la déformation de la languette constituant un taquet auto-coinceur lors de l'agrippement par celui-ci d'un câble de raccordement, elle conditionne, au moins dans une certaine mesure, la possibilité, suivant l'invention, de réaliser une telle languette dans la même matière que celle qui constitue le corps qu' elle équipe. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en plan d'un appareil électrique équipé d'un serré-câble suivant l'invention la figure 2 est une vue partielle transversale en coupe de cet appareil, suivant la ligne II-II de la figure 1 ;; les figures 3 et 4 sont d'autres vues partielles en coupe de cet appareil, suivant respectivement les lignes III-III de la figure 2 et IV-IV des figures 2 et 5 la figure 5 est une vue partielle en élévation de l'appareil suivant l'invention, suivant la flèche V de la figure 1 la figure 6 est une autre vue partielle en coupe de cet appareil, suivant la ligne VI-VI de la figure I la figure 7 reprend une partie de la figure 1, après mise en place d'un câble de raccordement la figure 8 est une vue analogue à celle de la figure 7, pour une variante de réalisation la figure 9 est une vue en plan d'une autre variante de réalisation la figure 10 est une vue en coupe de cette variante, suivant la ligne brisée X-X de la figure 9. Ces figures illustrent à titre d'exemple l'application de 1' invention aux prises de courant. Ainsi qu'on le sait, une telle prise comporte usuellement un corps creux en matière isolante, qui débouche à l'extérieur par un passage propre à l'insertion d'un câble de raccordement, et dont font saillie deux ou plusieurs broches d'enfichage en liaison électrique avec des bornes auxquelles sont branchés les conducteurs d'un tel câble de raccordement. En pratique, dans Exemple de réalisation représenté sur les figures 9 à 7, un tel corps creux est constitué de deux volets 10A,10B, qui forment l'un le corps proprement dit, l'autre un couvercle propre à être rabattu sur ce dernier, et qui sont reliés l'un à l'autre par une charniere 11, l'ensemble de ces volets 10A,10B et de cette charnière 11 étant venu d'une seule pièce par moulage d'une quelconque matière synthétique appropriée Dans le volet 10A sont disposées deux bornes de raccordement 12 solidaires de broches 13, et, entre les précédentes, une borne de raccordement 14 solidaire d'un alvéole propre à l'insertion d'une broche. lie volet 10A présente en outre, en saillie, un puits 15, et, en correspondance, le volet 10B présente un passage 16, pour mise en oeuvre d'une vis propre à solidariser l'un à l'autre ces deux volets. Les volets 10A,10B ayant, dans l'exemple représenté, même importance, à la manière de deux coquilles, le volet 103 présente des échancrures en demi-lune 17 pour son engagement sur les broches 13, et le passage nécessaire à l'insertion d'un câble de raccordement est formé conjointement par une échancrure en demilune 18A du volet 10A, et par une échancrure en demi-lune 18B du volet 10B, à l'opposé des bornes 12 et 14, chacune de ces dernières échancrures étant bordée par des pattes 19. Ces dispositions sont bien connues par elles-mêmes, et elles ne seront pas décrites plus en détail ici. De manière également connue en soi, dans le volet 10A est disposé, en regard de l'échancrure 18A de celui-ci, à distance de cette échancrure, une serre-câble 20, et, dans l'exemple de réalisation représenté, ce serre-câble 20 comporte deux taquets auto-coinceurs 21 participant conjointement à l-a constitution d' un col d'engagement 22, dans le prolongement de l'échancrure 18A, et donc dans le prolongement du passage que forme cette échancrure 18A avec l'échancrure 183 pour l'insertion d'un câble de raccordement. Suivant l'invention, les taquets auto-coinceurs 21 sont d' un seul tenant avec le volet 10A, et font partie intégrante de celui-ci. En pratique, chacun de ces taquets auto-coinceurs 21 se présente sous la forme d'une languette, qui s'étend transversalement entre une tranche d'attaque 24, par laquelle elle définit pour sa part le col d'engagement 22, et une tranche d'articulation 25, par laquelle elle prend appui sur le volet 10A, et longitudinalement, entre un bord transversal interne 26 et un bord transversal libre 27. Sur une partie de la hauteur de sa tranche d'articulation 25, une telle languette se raccorde d'un seul tenant au volet 10A, par une nervure 28 issue de la paroi correspondante de celuici. Par une partie au moins de son bord transversal interne 26, et par la totalité de celui-ci dans l'exemple de réalisation représenté sur les figures 1 à 7, cette languette se raccorde également d'un seul tenant au volet 10A, en étant en pratique issue du fond de celui-ci. Sur une partie au moins de la hauteur de sa tranche d'attaque 24, la languette constituant un taquet auto-coinceur 21 est renforcée par un renflement 30 qui, longitudinalement, et à la manière d'un fAt, va en s'évasant en direction du bord transversal interne de cette languette, c'est-à-dire en direction du fond du volet 10A, et qui, transversalement, s'étend d'une des faces à l'autre d'une telle languette. Au-delà d'un tel renflement 30, c'est-à-dire du côté du bord transversal libre 27 de la languette constituant un taquet auto-coinceur 21, la tranche d'attaque 24 de cette languette a un profil arrondi 31, en direction de son bord d'articulation 25. Sur une partie au moins de sa hauteur, et en pratique sur toute la hauteur de son renflement 30, la tranche d'attaque d'une languette constituant un taquet auto-coinceur 21 présente en saillie, dans le col d'engagement 22, au moins une strie longitudinale d'agrippement 33. Dans l'exemple de réalisation représenté, trois de telles stries sont prévues, à distance l'une de l'autre. Conjointement, une telle languette présente également, en saillie, du côté de 11 échancrure 18A, au moins un cran transversal de maintien 34, qui s'étend jusqu'au voisinage de sa tranche d'attaque 24, en mordant sur le renflement 30 de celle-ci. Dans l'exemple de réalisation représenté, deux tels crans transversaux de maintien sont prévus, à distance l'un de l'autre, dans la partie supérieure du renflement 30 correspondant de la languette constituant un taquet auto-coinceur, c'est-à-dire, en pratique, au droit du passage dans lequel doit être inséré un câble de raccordement. Enfin, suivant l'invention, à chaque taquet auto-coinceur 21 est associée une jambe de force 35, qui s'étend obliquement vis-å- vis d'un tel taquet, et qui prend appui sur le volet 10Â, et plus précisément sur la paroi latérale de celui-ci. Dans l'exemple de réalisation représenté; une telle jambe de force 35 s'étend globalement à 900 vis-à-vis d'un taquet autocoinceur 21, et se raccorde à la languette constituant celui-ci au voisinage de la tranche d'articulation 25 de cette languette comme une telle languette, cette jambe de force 35 est d'un seul tenant avec le volet 10t et fait partie intégrante de celui-ci. De leur tranche d'articulation 25 à leur tranche d'attaque 24, les languettes constituant les taquets auto-coinceurs 21 convergent l'une vers l'autre, en s'écartant de l'échancrure 8A, et donc du passage dans lequel doit être inséré un câble de raccordement. Un tel câble de raccordement est représenté à la figure 7, sous la référence 37. Il comporte trois conducteurs, dont deux sont raccordés aux bornes 12, tandis que le troisième est raccordé à la borne 14. Par construction, le col d'engagement 22 présente transversalement une dimension inférieure au diamètre d'un tel câble de raccordement 37. La mise en place de celui-ci se fait par le haut, figure 2, et, ainsi qu'il est aisé de le comprendre, le profil arrondi 31 des languettes constituant les taquets auto-coinceurs 21 facilite cette mise en place, qui conduit à un pincement local du câble de raccordement 37 entre ces deux languettes, dans le col d'engagement 22, figure 7. Si une traction est exercée sur le câble de raccordement 37 suivant la flèche y de la figure 7, l'agrippement de ce câble de raccordement par les taquets auto-coinceurs 21 se trouve confirmé, et ces taquets auto-coinceurs 21 s'opposent donc à l'arrachement de ce câble de raccordement, en ménageant de ce fait la connexion de ces conducteurs aux bornes correspondantes. Les jambes de force 35 permettent avantageusement, lors d' une telle traction, une réaction, qui s' oppose à une déformation des taquets auto-coinceurs 21. Les stries longitudinales 33 des taquets auto-coinceurs 21 s impriment avantageusement dans la gaine extérieure du câble de raccordement 27 et renforcent l'agnppement de celui-ci par ces taquets auto-coinceurs. De meme, les crans transversaux 34 de ces taquets autocoinceurs assurent avantageusement un maintien en torsion convenable du câble de raccordement 37. Suivant la variante de réalisation illustrée par la figure 8, un seul taquet auto-coinceur est prévu, celui-ci participant par sa tranche d'attaque 24 à la constitution du col d'engagement 22, en étant disposé à cet effet en regard d'une butée fixe 39 délimitant pour le reste ce col d'engagement. Dans la variante de réalisation illustrée par les figures 9 et 10, le bord transversal interne 26 d'une languette constituant un taquet auto-coinceur 21 est libre sur une partie au moins de sa longueur, à compter de la tranche d'attaque 24 de cette languette, celle-ci ne demeurant, dans l'exemple de réalisation représenté, rattachée au fond du volet 10A qu'au voisinage de son bord d'articulation 25. La souplesse d'une telle languette s'en trouve augmentée. Bien entendu la présente invention ne se limite d'ailleurs pas aux formes de réalisation décrites et représentées, mais englobe toute variante d'exécution et/ou de combinaison de leurs divers éléments. En outre, le domaine d'application de l'invention n'est pas limité à celui des prises de courant, mais s' étend à tout appareil électrique à doter d'un câble de raccordement. REVENDICATIONS 1. Appareil électrique du genre comportant un corps creux, qui débouche à l'extérieur par un passage propre à l'insertion d'un câble de raccordement, et dans lequel est disposé, en regard dudit passage, à distance de celui-ci, un serre-câble, ledit serre-câble comportant au moins un taquet auto-coinceur part ici- pant à la constitution d'un col d'engagement dans le prolongement dudit passage, caractérisé en ce que ledit taquet auto-coinceur est d'un seul tenant avec ledit corps et fait partie intégrante de celui-ci. 2. Appareil électrique suivant la revendication 1, dans lequel le taquet auto-coinceur se présente sous la forme d'une languette s'étendant transversalement entre une tranche d'attaque, par laquelle elle définit pour sa part le col d'engagement, et une tranche d'articulation, par laquelle elle prend appui sur le corps, et, longitudinalement, entre un bord transversal interne et un bord transversal libre, caractérisé en ce que la tranche d'attaque d'une telle languette a, du côté de son bord libre, un profil arrondi en direction de son bord d'articulation. 3. Appareil suivant la revendication 1, dans lequel le taquet auto-coinceur se présente sous la forme d'une languette s' étendant transversalement entre une tranche d'attaque, par laquelle elle définit pour sa part le col d'engagement, et une tranche d'articulation, par laquelle elle prend appui sur le corps, caractérisé en ce que sur une partie au moins de sa hauteur, la tranche d'attaque d'une telle languette présente en saillie, dans le col d'engagement, au moins une strie longitudinale d'agrippement. 4. Appareil suivant la revendication 3, dans lequel la tranche d'attaque de la languette constituant le taquet auto-coinceur est renforcée par un renflement, caractérisé en ce que la strie d'agrippement est formée sur ledit renflement. 5. Appareil suivant la revendication 1, dans lequel le taquet auto-coinceur se présente sous la forme d'une languette s' étendant transversalement entre une tranche d'attaque, par laquelle elle définit pour sa part le col d'engagement, et une tranche d'articulation, par laquelle elle prend appui sur le corps, caractérisé en ce qu'une telle languette présente en saillie, du côté du passage, au moins un cran transversal de maintien, qui s'étend jusqu'au voisinage de sa tranche d'attaque. 6. Appareil suivant la revendication 5, dans lequel la tranche d'attaque de la languette constituant le taquet auto-coinceur est renforcée par un renflement, caractérisé en ce que le cran de maintien mord au moins pour partie sur ledit renflement. 7. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 4, 6, caractérisé en ce que ledit renflement va en s'évasant en direction du bord transversal interne de la languette. 8. Appareil suivant la revendication 1, dans lequel le taquet auto-coinceur se présente sous la forme d'une languette s'étendant transversalement entre une tranche d'attaque, par laquelle elle définit pour sa part le col d'engagement, et une tranche d'articulation, par laquelle elle prend appui sur le corps, caractérisé en ce que, sur une partie au moins de la hauteur de sa tranche d' articulation, la languette constituant le taquet auto-coinceur se raccorde d'un seul tenant au corps qu'elle équipe. 9. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'au taquet auto-coinceur est associée une jambe de force, qui s'étend obliquement vis-à-vis dudit taquet, et qui prend appui sur le corps. 10. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que ladite jambe de force est d'un seul tenant avec le corps et fait partie intégrante de celui-ci. 11. Appareil suivant la revendication 9, dans lequel le taquet auto-coinceur se présente sous la forme d'une languette s' étendant transversalement entre une tranche d'attaque, par laquelle elle définit pour sa part le col d'engagement, et une tranche d'articulation, par laquelle elle prend appui sur le corps, caractérisé en ce que la jambe de force associée à un tel taquet auto-coinceur se raccorde à la languette constituant celui-ci au voisinage de sa tranche d'articulation. 12. Appareil suivant la revendication 9, dans lequel le taquet auto-coinceur se présente sous la forme d'une languette s'étendant transversalement entre une tranche d'attaque, par laquelle elle définit pour sa part le col d'engagement, et une tranche d'articulation, par laquelle elle prend appui sur le corps, et, longitudinalement, entre un bord transversal interne et un bord transversal libre, caractérisé en ce que, sur une partie au moins de son bord transversal interne, la languette constitutant le taquet auto-coinceur se raccorde d'un seul tenant avec le corps. 13. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que le bord transversal interne de la languette constituant le taquet auto-coinceur est libre sur une partie au moins de sa longueur, à compter de la tranche d'attaque de cette languette.