Pour indiquer les marées en chaque point du globe de quelque intérêt pour les gens de mer (propriétaire8 de bateaux, navigateurs, pêcheurs, etc.) et pour les habitants des côtes, des tables sont publiées périodiquement. Ces tables sont toutefois encombrantes et on ne les a pas toujours sous la main lorsqu'on désire un renseignement relatif aux marées. En outre, le renseignement qu'on recherche n'a, bien souvent, pas besoin d'avoir la précision fournie par ces tables. Comme en chaque point de larges étendues d'eau, la marée haute se produit à des intervalles de temps qui ne s'éeartent pas énormément d'une valeur moyenne, de nombreux dispositifs et appareils indicateurs des marées ont été réalisés sur la base de l'intervalle de temps moyen entre deux marées hautes successives, afin de donner au sujet des marées des renseignements avec une précision qui, dans la plupart des cas, est amplement suffisante. Ces dispositifs et appareils connus sont cependant coûteux et, à l'instar des tables mentionnées ci-dessus, on ne les a pas sous la main chaque fois qu'on aurait besoin d'un renseignement sur les marées. Dans le but de créer un indicateur des marées que l'utilisateur ait pratiquement toujours sous la main, des fabricants d'horlogerie ont équipé leurs produits d'un tel indicateur. Bes montres et pendulettes connues, munies d'un tel indicateur, ne renseignent toutefois qu'au sujet de la prochaine marée en n'indiquant généralement que ltheure de la prochaine haute mer. Or, ces renseignements se sont avérés insuffisants dans bien des cas. En particulier, ils ne permettent pas de fixer des rendez-vous plusieurs jours à l'avance pour des croisières. Be but de la présente invention est de créer un dispositif simple et pratique, qui fournisse des indications suffisamment précises sur les marées qui se produiront au cours des quelques prochains jours. A cet effet, l'indicateur des marées selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend, sur des organes juxtaposés et réglables l'un par rapport à l'autre, trois échelles graduées, notamment une échelle de temps dont les graduations, équidistantes, correspondent aux heures de la journée, une échelle de calendrier dont les graduations, également équidistantes, correspondent à une succession d'un certain nombre de jours, l'espace entre deux graduations consécutives de cette échelle de calendrier, mesuré sur l'échelle de temps, correspondant au moins approximativement au temps moyen entre les heures auxquelles se produisent les mêmes phases de la marée deux jours consécutifs, et une échelle des marées dont les graduations correspondent à diverses phases de la marée, l'espace entre deux graduations de l'échelle des marées correspondant, sur l'échelle de temps, au temps s'écoulant entre les phases de la marée auxquelles correspondent les deux dites graduations de l'échelle des marées. Bes graduations des échelles de l'indicateur selon l'invention seront tracées de préférence dans des zones circulaires concentriques afin de permettre une indication continue du temps et, partant, d'incorporer l'indicateur des marées à une montre ou une pendulette sans difficulté. Dans ce but, les graduations de l'échelle de temps peuvent être prévues sur un cadran fixe et celles des échelles de calendrier et des marées, sur des anneaux rotatifs coaxialement au cadran. Dans une montre-bracelet, l'anneau portant l'échelle de calendrier sera avantageusement monté à l'intérieur du bottier de la montre et rendu réglable manuellement depuis 11 extérieur du bottier de la meme façon que les aiguilles de la montre, au moyen d'une couronne montée à la périphérie du bottier. Quant à l'anneau portant l'échelle des marées, il peut être monté comme lunette rotative sur le bottier de la montre, à l'extérieur de celui-ci. Si l'on veut associer l'indicateur selon l'invention à une pendulette, on peut alors lui adjoindre aisément une quatrième échelle destinée à fournir des renseignements sur les marées en différents points du globe qu'un navigateur peut normalement rallier au cours d'une croisière. Dans ce cas, les graduations de la quatrième échelle correspondront naturellement à ces différents points et la distance entre deux graduations quelconques de cette quatrième échelle correspondra, sur l'échelle de temps, au temps s'écoulant entre les heures auxquelles se produiront les mêmes phases de la marée aux deux points en question du globe. Deux formes d'exécution de l'indicateur des marées selon l'invention sont représentées, à titre d'exemple, au dessin annexé, dans lequel Ia figure 1 est une vue en plan de la première forme d' exécu- tion et la figure 2 est une vue semblable de la deuxième forme d'exécution. Bes deux formes d'esécutinn représentées au dessin ont été conçues pour des endroits où la cause majeure des marées est l'attraction lunaire, c'est-à-dire où l'intervalle moyen entre deux hautes mers successives est de douze heures vingt-cinq minutes ou la moitié d'un jour lunaire. La description suivante montrera toutefois qu'il serait aisé d'adapter les échelles du dispositif selon l'invention à des régions où, comme sur certaines côtes de la mer de Chine, l'intervalle entre deux hautes mers successives est supérieur à vingt-quatre heures. la montre-bracelet représentée à la figure I comprend un mouvement conventionnel (non représenté) logé dans une botte usuelle 1 avec le cadran 2 et les aiguilles 3, 4, 5, qui sont entratnées par le mouvement afin d'indiquer l'heure en regard des graduations horaires 6 tracées comme à l'accoutumée sur le cadran 2. Bes indications 7 du quantième et du jour de la semaine apparaissent de façon connue dans un guichet 8 du cadran 2. Un bouton moleté conventionnel 9 permet d'actiônner manuellement les aiguilles des heures 3 et des minutes 4. Bes graduations 6 du cadran 2 à douze heures constituent une échelle de temps destinée à coopérer avec deux autres échelles 10 et 1 i en vue de fournir les renseignements voulus au sujet des marées, comme décrit ci-après. Les graduations de ltéchelle 10 sont tracées sur un anneau de calendrier monté à l'intérieur de la botte 1 de façon à pouvoir tourner coaxialement au cadran 2. Un second bouton moleté 12 permet d'actionner manuellement l'anneau de calendrier portant l'échelle 10 depuis 1' extérieur de la bote 1 par l'intermédiaire d'organes de transmission bien connus (non représentés). L'échelle 10 est composée d'une succession de quatorze indications 13 qui correspondent aux jours d'une quinzaine. L'espace entre les graduations de deux indications consécutives de l'échelle 10 correspond, sur l'échelle de temps 6, à un intervalle de cinquante minutes, c'est-à-dire à la différence entre le temps moyen s'écoulant entre toutes les deux hautes mers consécutives et le jour solaire moyen. Dans la position que l'échelle 10 occupe par rapport à l'échelle 6 dans la figure 1, les quatorze indications de calendrier 13 s'étendent de midi à onze heures moins dix. L'échelle 1 1 est une échelle des marées. Elle est tracée sur une lunette tournante extérieure qui est montée de façnn bien connue sur la botte 1. Cette troisième échelle est composée des graduations et indications 14, qui ont trait aux différentes phases de la marée. les graduations de cette échelle 11 sont espacées l'une de l'autre d'une distance qui, sur l'échelle 6, équivaut au temps s' écoulant entre les phases de la marée qui correspondent aux deux graduations considérées de l'échelle 11. Bien que la marée basse se produise habituellement six heures et douze minutes et demie après la marée haute, l'indication "marée basse" a été tracée sur la lunette portant l'échelle des marées 11 à l'opposé de l'indication "marée haute" par symétrie. Les indications correspondant aux marées, montante et descendante ont à leur tour été tracées dans l'hypothèse qu'aux endroits où la montre décrite est destinée à être utilisée, il y a des passes qui ne peuvent être franchies que pendant le temps s'écoulant entre les graduations marée montante" et "marée descendante". L'échelle des marées li pourra naturellement porter d'autres indications. La lunette sur laquelle est tracée échelle 1 I pourrait comprendre par exemple une seconde graduation de marée basse en regard de sept heures dans la position représentée au dessin. Cette seconde graduatinn serait utile dans les estuaires dans lesquels la marée monte en cinq heures et descend pendant sept heures. Pour des régions où il existe des passes ne pouvant être franchies que pendant un temps plus court que celui supposé ci-dessus, l'échelle Il pourrait comprendre encore d'autres graduations, dl une part entre celles de "marée montante" et de "marée haute", et, d'autre part entre celles de "marée haute" et de "marée descendante. Dans une variante prévue pour des côtes où l'amplitude des marées varie considérablement entre les grandes et les petites marées, l'échelle 11 pourrait comprendre des indications relatives aux amplitudes des marées pendant une lunaison. En service, l'anneau portant l'échelle de calendrier 10 de la montre décrite doit être réglé une fois toutes les quinzaines. Dans l'exemple de la figure 1, cette correction sera effectuée de préférence tous les deux lundis, puisque la succession des graduations constituant l'échelle 10 part d'un lundi. Pour régler la position de l'anneau de calendrier, on place la première graduation de l'échelle de calendrier en regard de la graduation de l'échelle de temps correspondant à ltheure à laquelle se produit la marée haute le jour correspondant à la première graduation de l'échelle de calendrier. Dans l'exemple de la figure 1, on a supposé que le lundi "6", la marée haute avait lieu à midi. Dans les conditions exposées ci-dessus et avec l'échelle des marées 11 réglée comme le montre la figure 1, le porteur de la montre lit immédiatement que ce lundi "6" il peut franchir "sa" passe entre neuf heures du matin et trois heures de l'après-midi ou bien après neuf heures du soir.Par ailleurs, si ce même lundi, le porteur de la montre désire fixer un rendez-vous avec des amis pour une croisière le prochain samedi, qui sera le "11", il lit, en regard de la graduation de l'échelle de calendrier correspondant à ce jour-là, que la marée haute se produira environ à quatre heures du matin ou de l'après-midi. En tournant alors la lunette portant l'échelle des marées 11 jusqu'à ce que la graduation "marée haute" soit en regard de la graduation horaire correspondant à l'heure de la marée haute ce samedi "11", il lira, entre les graduations horaires de l'échelle i, situées en regard des graduations correspondant aux marées respectivement montante et descendante de l'échelle 11, le temps pendant lequel il pourra franchir les passes.Ce sera le cas entre environ une et sept heures du matin ou de l'après-midi. Le départ de la croisière projetée devra par conséquent être fixé avant sept heures du matin et un retour le mêmejour devra être prévu avant sept heures du soir, mais après une heure de l'après-midi. En raison des variations diurnes de l'heure des marées par rapport aux valeurs moyennes auxquelles correspondent les graduations de la montre décrite, son porteur devra naturellement ajouter une marge de sécurité aux lectures des indications relatives aux marées auxquelles il procèdera sur sa montre. Si l'échelle des marées comprenait des indications relatives aux grandes et petites marées, la lunette portant cette échelle devrait aussi être réglée une fois toutes les quinzaines, en plaçant notamment la graduation correspondant à une grande marée en regard de la graduation de l'échelle 10 de calendrier correspondant au jour pendant lequel se produit une grande marée. En regard de chaque jour de l'échelle 10, l'échelle 11 pourrait alors présenter une indication permettant au moins d'apprécier l'amplitude de la marée ce jour-là et, partant, de calculer les heures pendant lesquelles les passes peuvent etre franchies en toute sécurité. les quelques exemples d'utilisation de la montre décrite qui viennent d'être exposés ne constituent évidemment pas une liste exhaustive des possibilités offertes par la juxtaposition selon l'invention d'une échelle de temps, d'une échelle de calendrier et d'une échelle des marées. Les gens de mer en découvriront d'emblée une foule d'autres. Ta plaque de cadran 15 de la pendulette représentée à la figure 2 présente aussi des graduations horaires 16. Toutefois, les graduations 16 constituent une échelle de temps de vingtquatre heures. le mouvement (non représenté) de cette pendulette fait faire un tour en vingt-quatre heures à l'aiguille des heures 17, tandis qu'il entrains les aiguilles des minutes 18 et des secondes 19 comme dans la première forme d'exécution. L'anneau de calendrier comprend ici une succession de trente-et-une graduations correspondant aux dates d'un mois complet.Contrairement à la première forme d'exécution, l'espace entre deux graduations oonséa;d;mes de l'échelle de calendrier ne correspond pas rigoureusement à la moyenne entre toutes les deux marées hautes successives. Be pourtour de l'anneau 20 a été divisé en vingt-huit segments égaux, puisqu'une lunaison dure ap,-roximatfvement ving-huit jours. L'utilisation de l'anneau de calendrier 20 est néanmoins semblable à celle de l'anneau 10 de la première forme d'exécution nonobstant les différences entre ces deux anneaux. En dépit de sa légère distorsion, l'échelle de calendrier fournit encore des indications avec une précision suffisante. L'anneau 21 des marées porte les mêmes graduations et indications que celui de la première forme d'exécution à la seule différence près qu'elles y sont répétées, à cause des graduations horaires prévues sur le cadran 15. Cette disposition a, par rapport à la première forme d'exécution, l'avantage que les indications ayant trait aux heures du matin et de l'après-midi sont distinctes. Par rapport à la première forme d'exécution, la seconde comporte un perfectionnement notable provenant d'une quatrième échelle s'étendant dans une zone circulaire concentrique aux trois autres. Cette échelle supplémentaire est composée d'indications correspondant à différents points du globe. L'écart entre deux indications 22 quelconques tracées sur 1' anneau 23 "universel" correspond, sur l'échelle du temps, au temps s'écoulant entre les heures auxquelles se produisent les mêmes phases de la marée aux deux points du globe correspondant à la paire d'indications 22 considérée. Dans l'exemple de la figure 2, on voit ainsi que si une marée haute se produit à minuit à New York, on en aura une à deux heures du mats ew Jersey et on en aura eu une entre neuf et dix heures du soir sur les côtes du Connecticut. En faisant tourner 11 anneau 23 universel jusqu'à ce que sa graduation correspondant à l'ancrage (ou au domicile) du propriétaire de la pendulette, c'est-à-direau point pour lequel les autres échelles ont été réglées, arrive en regard de la graduation de l'échelle de temps correspondant par exemple à une marée haute, le propriétaire de la pendulette peut lire les heures des marées hautes en tous les points du globe indiqués sur l'anneau universel 23. les hommes du métier concevront aisément les modifications qui devraient être apportées aux mouvements conventionnels décrits pour assurer llentratnement automatique, par le mouvement (qui peut évidemment être mécanique, électrique ou électronique), de l'un ou l'autre des anneaux décrits. Au lieu de prévoir une indication analogique de l'heure à l'aide des aiguilles 3, 4, 5 ou 17, 18, 19, on pourrait recourir tout aussi bien à une indication digitale, puisque ces aiguilles ne participent pas à la lecture des indications relatives à la marée, qui sont fournies par coopération des échelles de calendrier et des marées uniquement avec l'échelle de temps et non avec les organes indiquant l'heure momentanée. Avec une indication digitale de l'heure, il faudrait naturellement conserver les graduations horaires décrites. Tenant compte du fait que bien peu de personnes sont habituées à la lecture analogique de l'heure sur un cadran vingquatre heures, la seconde forme d'exécution pourrait être modifiée en supprimant les aiguilles 17, 18, et 19, ainsi que le guichet excentré de calendrier et en prévoyant, en lieu et place, une fenêtre au centre du cadran 15, dans laquelle apparattraient les chiffres indiquant, d'une part, l'heure momentanée, et d'autre part, le quantième, ainsi que cela est bien connu des hommes du métier. RzVENDICAIIONS 1. Indicateur des marées, caractérisé en ce qutil comprend, sur des organes juxtaposés et réglables l'un par rapport à l'autre, trois échelles graduées, notamment une échelle de temps dont les graduations, équidistantes, correspondent aux heures de la journée, une échelle de calendrier dont les graduations, également équidistaM correspondent à une succession d'un certain nombre de jours, l'espace entre deux graduations consécutives de cette échelle de calendrier, mesuré sur échelle de temps, correspondant au moins approximativement au temps moyen entre les heures auxquelles se produisent les mêmes phases de la marée deux jours consécutifs, et une échelle des marées dont les graduations correspondent à diverses phases de la marée, l'espace entre deux graduations de l'échelle des marées correspondant, sur l'échelle de temps, au temps s'écoulant entre les phases de la marée auxquelles correspondent les deux dites graduations de l'échelle des marées. 2. Indicateur conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites échelles s'étendent dans des zones disposées en couronnes circulaires concentriques. 7. Indicateur conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que les graduations de 1' échelle de temps sont tracées sur un cadran fixe, tandis que celles de calendrier et des marées apparaissent sur des anneaux rotatifs coaxialement au cadran. 4. Indicateur conforme à la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est constitué par une montre-bracelet dont le bottier renferme l'anneau portant la graduation de calendrier, outre le mouvement, le cadran et les organes indiquant l'heure, un bouton moleté, semblable à celui de mise à l'heure, permettant de régler manuellement l'anneau de calendrier, l'anneau portant l'échelle des marées constituant une lunette tournante, extérieure au bottier de la montre. 5. Indicateur conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une quatrième échelle juxtaposée aux trois premières et dont les graduations correspondent à différents points du globe, l'écart entre les deux graduations d'une paire quelconque correspondant, sur l'échelle de temps, au temps s'écoulant entre les heures auxquelles se produisent les mêmes phases de la marée aux deux points en question du globe. 6. Indicateur conforme aux revendications 3 et 5, caractérisé en ce qu'il est constitué par une pendulette et en ce que les graduations de la quatrième échelle sont tracées sur un anneau supplémentaire, qui est rotatif coaxialement au cadran.