La présente invention est relative à la stimulation électrique du coeur et s'applique spécifiquement à la stimulation électrique de ltoreilletteaussi bien qu'à celle du ventricule en utilisant une voie d'abord transdiaphragmatique. Suivant l'invention, et, par une technique la plus atraumatique possible, il devient réalisable de placer, au niveau auriculaire aussi bien que ventriculaire, une électrode non susceptible de désinsertion, mais permettant, par contre, une ablation chirurgicale facile (par exemple en cas dtincident septique). L'invention consiste en une électrode, pouvant être implantée dans le ccrps humain, réalisée par un conducteur électriquement isolé, comportant à son extrémité proximale un dispositif de connexion permettant sa liaison à tout stimulateur cardiaque implantable; et, relié, à son extrémité distale, à une double griffe mobile qui s'insère dans les tissus du myocarde. La double griffe susdite termine les extrémités d'un ressost diabolo dont les spires non jointives sont électriquement isolées et disposées de façon à recevoir les extrémités d'une pince de manoeuvre. La mise en place de cette double griffe s'effectue en comprimant de façon dissymètrique le dit ressort à l'aide d'une pince du type "porte-clip". La géomètrie du dit ressort est telle que l'action produite par la pince engendre une déformation circulaire de l'axe de ce ressort et assure ltécartement des griffes sus-citées qui y sont liées. Le dispositif suivant ltinvention présente un certain nombre d'avantages et notamment: 1) l'électrode enserre de façon très positive, mais souple, les fibres du myocarde comprises entre les griffes 2) l'électrode évite certaines des agressions du muscle cardiaque comme dans l'implantation de certaines électrodes nécessitant une plaie chirurgicale du myocarde dangereuse 3) l'électrode évite le défaut majeur des électrodes à vis qui, le plan d'abord du myocarde se révélant toujours tangentiel, est le risque de déchirure du myocarde 4) l'électrode semble préférable aux électrodes endocavitaires, aux déplacements secondaires fréquents, parfois mortels, et souvent source de surinfection #) l'électrode, extrêmement facile à mettre en place, diminue le traumatisme pour le malade, permet de réaliser une liaison élec trique très bonne avec les tissus et diminue considérablement le temps de l'acte chirurgical 6) la pince de mise en place de l'électrode peut aussi servir à sa dépose en cas de mauvais positionnement initial ou d'ablation du dispositif 7) la pince de mise en place peut être réutilisée, après stérilisation, pour d'autres interventions identiques. D'autres caractéristiques apparattront au cours de la description qui va suivre, faite en se référant aux dessins annexés uniquement à titre d'exemple, et dans lesquels: la figure (1) est une vue schématique dune électrode suivant l'invention adaptée pour être implantée dans le corps humain en utilisant une voie d'abord transdiaphragmatique la figure (2) est une vue de la pince de mise en place de cette électrode. La figure (r) représente un conducteur (10) adapté pour 8trie implanté dans le corps humain et qui comprend un conducteur électrique flexible (11) qui peut 8trie réalisé en fils isolés tressés sur une âme électriquement non conductrice. Un connecteur électrique (12) est fixé à l'extrémité proximale du conducteur (ll) pour permettre sa liaison à un stimulateur cardiaque implantable (ou éventuellement externe).Une double griffe (13) dissymètrique, mobile mais rigide constitue 11 extrémité distale du conducteur (li). Chacune des griffes termine une extrémité d'un ressort diabolo à spires non jointives isolées (16) dont chaque spire extr#me définit une surface cylindrique. La liaison du conducteur (11) aux griffes (13) est assurée par deux fils métalliques souples en S (non représentés sur la figure > dont chacun est serti à une de ses extrémités au conducteur (ii) et dont l'autre extrémité est torsadée et sertie à la partie haute d'une griffe. La double griffe (13) qui constitue l'électrode distale du conducteur (11), se termine par des extrémités aiguisées et vient se ficher dans les tissus du myocarde comme on l'expliquera par la suite.Une feuille circulaire (14) d'un tissu à maille large est fixée sur la surface inférieure du disque (15) pour renforcer la croissance fibreuse, assurant en outre une liaison solide de l'électrode avec les tissus humains. La partie inférieure des spires du ressort (16) et la partie haute des griffes (13) ainsi que les deux fils métalliques en S sont noyés dans une gomme silicone compatible avec le milieu biologique et constitue la taste de l'électrode (17). Le conducteur (11) et le connecteur (12) sont également isolés avec cette meme matière. La partie supérieure des spires du ressort (16) doit se trouver au-dessus du plan supérieur de la tête de ltélectrode(17) pour permettre la manoeu- vre du dispositif à l'aide de la pince représentée figure (2). La figure (2) représente la pince de manoeuvre (20), du type"porte-clip", de l'électrode suivant l'invention. Cette pince se compose de deux barres accolées (21) et (22) qui coulissent l'une par rapport à l'autre lorsqu'on rapproche les leviers (23) (24). Ce mouvement engendre la rotation relative des becs (25) (26) qui constituent l'extrémité de la dite pince et qui se terminent par des ergots cylindro-sphériques. En position ouvert, les ergots des becs (25) (26) peuvent s'insérer dans les espaces délimités par les diamètres intérieurs des spires isolées extrêmes du ressort (16) de la dite électrode.L'action des leviers (23) (24) permet la fermeture des becs (25) (26) et par conséquence, la déformation circulaire de l'axe du ressort (16) de l'électrode ce qui a pour effet de réaliser l'ouverture des griffes (13) de la dite électrode qui sont solidaires de ce dit ressort. Le dispositif peut être maintenu en l'état grâce aux clamps dont la pince est équipée. Un léger mouvement de rotation de l'ensemble permet l'introduction des griffes de l'électrode dans les tissus du myocarde. La fermeture des griffes de l'électrode est obtenue en desserrant les becs (25) (26) de la pince ce qui, du même coup, libère l'électrode de la dite pince. Il est évident que des modifications peuvent être apportées à l'invention. Par exemple, la forme des becs de la pince de mise en place de llélectrode,la longueur des barres ou leur forme. De même, la courbure ou, la longueur des griffes de llélec- trode peuvent également etre modifiées. REVENDICATIONS 1 - Ensemble d'électrode adapté pour être implanté dans le corps humain, du type comprenant un conducteur électrique flexible isolé ayant une extrémité proximale pouvant s'adapter à un stimulateur cardiaque et dont l'extrémité distale est constituée par une double griffe mobile mais rigide non isolée et conductrice, adaptée pour être fixée dans les tissus du myocarde et solidaire dun ressort diabolo à spires non jointives isolées; et, définie pour être utilisée avec une pince ou outil de manoeuvre. 2 - Ensemble suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dit conducteur est constitué de fils tressés sur une âme électriquement non conductrice. 3 - Ensemble suivant la revendication 1, caractérisé en ce qui concerne les liaisons électriques du conducteur aux griffes à laide de deux fils métalliques souples en S torsadés et sertis sur chacune des griffes. 4 - Ensemble suivant la revendication 1, caractérisé par la disposition relative du ressort diabolo à spires non jointives isolées par rapport à la tête de l'électrode. 5 - Ensemble suivant la revendication 1, caractérisé en ce qui concerne la géomètrie propre de ce ressort et la forme des griffes qui terminent ses extrémités. 6 - Dispositif de mise en place de l'extrémité distale conductrice de ltélectrode suivant le principe de déformation circulaire de l'axe d'un ressort à laide d'une pince du type "porte-clip".