a présente invention est relative à des perfectionnements aux armoires de fermentation pour la boulangerie0 L'état de la technique en la matière est constitué par le brevet Français 69 34 ?91/2o024o693 déposé le 10.10.69, au nom du demandeur. Dans ce brevet, on avait décrit et revendiqué une armoire dans laquelle l'air circulait en circuit fermé entre des séparations horizontales délimitant à l'intérieur de l'armoire deux couloirs verticaux situés respectivement vers sa façade et vers son fond, des moyens étant prévus pour maintenir les planches de couche à proximité des séparations de façon à former des couloirs de circulation horizontaux, l'orifice d'entrée de l'air dans les couloirs, devant recevoir les patons, étant obturé, Dans cette armoire, il était possible de s 1opposer pendant un certain temps à la fermentation par la circulation d'lm courant d'air froid puis, à la fin de ce temps de la favoriser par la circulation d'un courant d'air chaud, un tel dispositif ayant déjà été décrit dans le brevet tançais 1.591.706 déposé le 8.11.1968, au nom du demandeur. Be fonctionnement des armoires réalisées par la combinaison des moyens décrits dans les deux brevets français sus rappelés donnait satisfaction. Cependant, ltexpérience a montré que ces armoires étaient d'une utilisation peu pratique pour les boulangers équipés pour façonner très rapidement un grand nombre de patrons. En effet, le chargement et le déchargement de ces armoires s' effectuaient planche de couche par planche de couche, d1où des allées et venues dans le fournil engendrant des pertes de temps importantes. La présente invention qui remédie à ces inconvénients est remarquable en ce que les planches de couche sont placées sur un chariot, susceptible astre engagé dans l'armoire, comportant des séparations horizontales, des moyens pour maintenir les planches de couche à proximité des dites séparations afin de former des couloirs horizontaux et une paroi, à une extrémité prenant appui sur la périphérie de l'encadrementde l'ouverture de l'armoire, la dite cloison ménageant entre sa face interne et les dites séparations, un couloir vertical dans lequel débouchent les dits couloirs horizontaux qui débouchent aussi par leur autre extrémité dans un couloir vertical formé par le fond de l'armoire, une partie de ses cotés et I'extrémité-du chariot opposée à la paroi obturatrice. D'autres caractéristiques apparattront mieux par la description qui va suivre, faite en se référant aux dessins annexés,sur lesquels La figure a est une vue en perspective, à petite échelle, montrant l'armoire de l'invention. La figure 2 est une vue, à plus grande échelle, montrant l'armoire en coupe verticale. La figure 3 en est une vue en coupe horizontale. La figure 4 est une vue à plus grande échelle montrant le détail A de la figure 3. La figure 5 est une vue en perspective montrant schématiquement la commande des organes de verrouillage du chariot dans l'armoire. La figure 6 est une vue partielle, montrant, en perspective le détail B de la figure 2. En se reportant aux dessins, on voit que l'armoire est constituée par une enceinte à cloisons calorifugées comportant une cloison 1 arrière, deux cloisons 2 latérales et une partie supérieure 3 formant le bloc technique et comportant de la façon connue, le groupe frigorifique, le groupe calorifique et les organes de controle et de commande, cet ensemble étant schématisé sur la figure 2 par deux rectangles repérés 4. Dans sa forme la plus simple, cette armoire présente, sur sa face frontale une ouverture 5 stétendant jusgu'au sol, normalement obturée de façon étanche par une paroi isolante ou porte 6. Si l'armoire comporte plusieurs portes, ltouverture frontale est pourvue de montants 7 verticaux. Chaque porte 6 constitue l'une des extrémités dlun chariot destiné à supporter les planches de couche P et susceptible autre engagé dans 11 armoire. L'armature de chaque chariot est constituée par deux paires de montants 8 et 9 réunies, à leur partie supérieure et inférieure par des traverses 10 et des entretoises 11 ensemble reposant sur le sol par l'entremise de roulettes 12. te chariot présente des cloisons 13 formant des séparations horizontales et comporte des moyens permettant de maintenir les planches de couche P à proximité des dites séparations de façon à former des couloirs horizontaux 14 et 15. Comme montré sur la figure 2, l'une des extrémités des couloirs 15 est obturée par une plaque 16. Selon une caractéristique de l'invention, chaque couloir 15 peut recevoir deux planches de couche. Cette disposition, sans nuire au transfert thermique permet dlaugmenter la capacité de l'armoire. flous les couloirs débouchent dans un canal 17 vertical formé par la face interne de la porte 6, les séparations 13 et par deux cloisons latérales 18 (figures 3 et 4) permettant de solidariser la dite porte et le chariot. La longueur du chariot est inférieure à la profondeur de 1 1armoire. De cette façon, lorsque le chariot est complètement engagé dans l'armoire, son extrémité matérialisée par les plaques 16, forme en coopération avec le fond 19 de l'armoire et une partie des c8tés-aajacents de celui-ci, un canal vertical 20. Lorsque le chariot est engagé dans l'armoire (figure 2) le fonctionnement de celle-ci est identique à celle décrite dans le brevet français N0 69. 34 791. Cependant, il faut noter qte la mise en place et le retrait des planches s1 effectuent, non selon une direction parallèle aux couloirs mais selon une direction transversale, comme montré sur la partie supérieure de la figure 3. L'utilisation de ce chariot, qui constitue un produit industriel nouveau,a posé des problèmes techniques en ce qui concerne l'étanchéité. Ceux-ci ont été résolus de la façon ci-dessous. L'étanchéité de l'ouverture frontale de l'armoire est obtenue par un joint 21 fixe et par un joint mobile 22. Be joint 21 assure l'étanchéité selon les trois cotés de l'ouverture et, à cet effet, il est fixé soit sur la porte 6 (figure 4) soit sur I'encadrement de l'armoire tandis -que le joint 22, qui assure l'étanchéité au sol est rendu solidaire de la dite porte. Be joint 22 montré schématiquement sur la figure 5,peut titre déplacé verticalement. Â cet effet et selon un mode de réalisation, la porte 6 est pourvue de deux fermetures à crémone 23, pourvues chacune d'une poignée de manoeuvre 24. La manoeuvre des poignées 24 assure simultanément la commande des pênes 25 et le déplacement vertical du joint 22. Les pênes 25 qui dans l'exemple représenté sont des loquets pivotants,peuvent s'engager chacun dans une gâche 26 prévue dans l'encadrement de l'armoire et dans le montant 7. il faut noter que l'un des côtés de chaque gache 26 est oblique et constitue une rampe qui, coopérant avec une rampe correspondante du pêne 25 tend à appliquer le joint 21 contre l'encadrement de l'armoire. Si, à partir de la position verrouillée représentée sur la figure 5 on fait pivoter les poignées selon la flèche 21 on détermine simultanément l'escamotage des panes 25 et le soulève ment du joint 22. il faut noter aussi que l'extrémité antérieure du chariot présente à sa base un joint 27 coopérant soit avec le fond 19 de l'armoire soit avec une bande 28 élastiquement déformable fixée contre le dit fond et obturant la partie inférieure du canal 20. L'étanchéité peut encore être améliorée en prévoyant sous le chariot une bavette 29, élastiquement déformable, s'étendant, de préférence, aussi le long des côtés du chariot jusqu'à la porte 6. De cette façon, lorsque le chariot est en place liespace 30 compris entre le sol et la dernière séparation 13' constitue un caisson d'air étanche, isolant l'armoire du sol. Comme on l'a déjà mentionné, l'armoire est destinéeà recevoir plusieurs chariots (figure 3) qui y sont introauits successivement et il convient, lorsqu'un chariot est introduit, que l'orifice dlenttée du second chariot soit obturé durant le temps nécessaire à son chargement. Ce résultat est obtenu par des portillons 31, articulés chacun sur l'un des côtés de l'ouverture correspondante de l'armoire et soumis constamment à l'action de ressorts (non représentés) tendant à les maintenir en position fermée (celle de la partie supérieure de la figure 3). Naturellement, des joints d'étanchéité sont aussi prévus, dans ce cas, tel que ceux 32 (figure 4) et 33 (figure 3) mais comme l'utilisation des portillons 31, en position d'obturation n'a lieu que durant un temps très court, il nly a pas lieu de prévoir des dispositifs d'étanchéité très rigoureux. REVENI)ICBTIOIS 1 - Perfectionnements aux armoires de fermentation pour la bolwlangerie du genre de celles pouvant recevoir un chariot à étagères réceptrices de pitons et dans lesquelles l'air, en circuit fermé, d'abord froid,puis réchauffé, est envoyé dans des couloirs horizontaux délimitant à l'intérieur de l'armoire deux couloirs verticaux et comportant des moyens pour empêcher l'air en circulation d'etre en contact avec les pXatons7 caractérisés en ce que le chariot obture de façon étanche l'ouverture de l'armoire et comportedes séparations horizontales, des moyens pour maintenir les planches de couche à proximité des dites séparations pour former des couloirs horizontaux et une cloison à une de ses extrémités ménageant entre sa face interne et les dites séparations un canal vertical, les dits couloirs horizontaux débouchant,de plus, par leur autre extrémité, lorsque l'armoire est fermée, dans un canal vertical formé par le fond de l'armoire, une partie de ses cotés et des plaques obturant les couloirs horizontaux devant recevoir les planches de couche. 2 - Perfectionnements aux armoires de fermentation pour la boulangerie selon la revendication 1, caractérisés en ce que l'armoire peut recevoir plusieurs chariots placés à coté les uns des autres et en ce que, à cet effet, son ouverture frontale présente des montants verticaux coopérant à la formation de l'encadrement de l'entrée de chaque chariot. 3 - Perfectionnements aux armoires de fermentation pour la boulangerie selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisés en ce que le chariot est constitué par deux paires de montants réunies à leurs parties supérieure et inférieure par des traverses et par des entretoises, l'ensemble reposant surle sol par l'entremise de roulettes, l'une des paires de montants supportant une cloison, formant une porte, par l'entremise de deux cloisons latérales de façon à former un canal vertical dans lequel débouchent les couloirs hcrizontaux formés par les séparations horizontales supportées par les dits montants 4 - Perfectionnements aux armoires de fermentation pour la boulangerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 du genre de celles dans lesquelles la profondeur du chariot est inférieure à la profondeur de l'armoire, caractérisés en ce que le chariot ménage à l'intérieur de l'armoire un canal vertical délimité par le fond de la dite armoire, une partie de ses côtés et les plaques (16) obturant les couloirs (15) devant recevoir les pâtons. 5 - Perfectionnements aux armoires de fermentation pour la boulangerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisés en ce que l'étanchéité de l'armoire est assurée par des joints d'encadrement latéraux et supérieur et par un joint inférieur mobile porté par la porte et susceptible d'etre abaissé et appliqué sur le sol lors du verrouillage du chariot dans 1' armoire. 6 - Perfectionnements aux armoires de fermentation pour la boulangerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisés en ce que la séparation inférieure du chariot forme en combinaison avec l'armoire et le sol un caisson étanche isolé du canal vertical arrière. 7 - Perfectionnements aux armoires de fermentation pour la boulangerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisés en ce que chaque ouverture de l'armoire, permettant l'introduction d'un chariot est normalement obturée de fanon étanche par un portillon susceptible de s'ouvrir vers l'intérieur lors de l'introduction du chariot.