La présente invention concerne un fil apte à gonfler, destiné à être tissé ou tricoté sous forme d'étoffes qui ont un aspect général, un éclat, une vivacité de toucher et une teinte correspondant réellement à ceux de la soie naturelle, ainsi qu'un procédé et un appareil de fabrication d'un tel fil. L'expression "fil filamentaire apte à gonfler" utilisée dans le présent mémoire désigne un fil thermoplastique multifilamentaire ayant des parties mélangées présentant des retraits différents après débouillage, à des intervalles relativement courts le long du fil, ces parties étant obtenues par utilisation de filaments dont le retrait n'est pas le même d'un filament à l'autre et dans chacun des filaments, le fil prenant son état gonflant latent et présentant le volume et le toucher analogues à ceux de la soie, après relaxation thermique.Bien que le mot "volume" s'applique à l'état gonflant de façon générale, il est caractéristique de la soie et se distingue par exemple de l'état volumineux d'un fil ondulé. Le brevet britannique nO 1 510 337 et les brevets japonais nO 47 550/1972 et 13 535/1976 indiquent la fabrication d'un fil texturé ayant des ondulations et présentant une différence de longueurs induite dans le filament constituant par mise en contact d'un fil thermoplastique filamentaire d'une manière instantanée avec un corps chauffé (cylindre) à sec, sous une tension, avec une contrainte inférieure à la contrainte de retrait thermique du fil (c'est-à-dire, concrètement, pratiquement sans force de traction), si bien qu'une partie des filaments constituants présente un retrait intermittent et ainsi d'autres parties du fil sont fronces et forment des boucles et des saillies peu rigides. Le fil texturé ainsi obtenu a à sa surface un grand nombre de boucles et de protubérances analogues et en conséquence, bien que ce fil présente des propretés de toucher et de tactilité analogues à celles de la soie dans une certaine mesure, il laisse de nombreux problèmes sans solution, quant à la fabrication commerciale, comme indiqué dans la suite. (i) Comme le fil filamentaire subit un traitement thermique irrégulier en directions transversale et longitudinale, des rayures à orientation radiale apparaissent à la surface d'une étoffe tissée ou tricotée normée par un tel fil. Ce comportement est dû à un traitement thermique instable puisque le fil filamentaire est soumis à un traitement thermique par contact en étant pratiquement saris tension, cet état empêchant alors un passage régulier du fil sur le corps chauffe. On pourrait supposer que des filaments prédéterminés partiels pourraient subir sélectivement le traitement thermique avec un rapport constant afin que les rayures disparaissent. Cependant, cette limitation d'instantanéité concernant le temps de traitement rend impossible par exemple le chauffage de la moitié de tous les filaments, constamment, et en réalité provoque une variation constante du nombre de filaments à chauffer. En outre, une vitesse de traitement présente automatiquement une limite compte tenu du procédé indiqué. (ii) A la suite du retrait partiel du groupe filamentaire, des boucles et saillies analogues se forment à la surface du fil. L'existence de telles saillies réduit les propriétés de continuité et de manipulation du fil et ainsi le rendement de tissage ou de tricotage est notamment réduit. De plus, l'aspect de surface des étoffes obtenues est perturbé et la valeur commerciale est réduite. Pour cette raison, on a aussi proposé un procédé de réchauffage du fil à boucle précité afin que les boucles soient réduites et que les propriétés de manipulation et de continuité soient améliorées. Cependant, au cours de ce procédé, la dif férence de retrait après débouillage entre les parties qui présentent le retrait le plus grand et celles qui pressentent le retrait le moins grand, formées initialement dans le fil bouclé, est facilement réduite dans une plage très limitée. En conséquence, les propriétés de toucher et de tactilité possédées initilement par le fil bouclé ne peuvent pas être attendues à nouveau. (iii) Comme le fil texturé (! boucles) comprend des filaments ayant présenté un retrait partiel sous une tension extrêmement faible, il existe des parties dispersées à l'inté- rieur. Etant donné l'existence de ces parties, le fil est étiré irrégulièrement pendant les opérations de tissage ou de trico tage, si bien que des points serrés se forment inévitablement et les étoffes obtenues n'ont pas tendance à reprendre leur état original après leur déformation. (iv) Bien que le fil texturé ait à la fois les composants présentant le plus grand retrait et ceux qui présentent le moindre retrait, ces composants existent à l'état séparé (et non à l'état mélangé), et cet état est à attribuer essentiellement au fait que le procédé provoque un chauffage d'un seul cotédu fil initial dans la période instantanée. Ainsi, le fil texturé ou bouclé obtenu, après relaxation thermique par exemple au cours d'une étape de teinture, ne présente qu'une forme globalement plissée et en conséquence les effets analogues à ceux de la soie, indiqués par l'expression "volume modéré", donnés par les caractéristiques de retrait différentiel du fait du mélange, sont réduits. Comme indiqué précédemment, un fil classique de ma tière thermoplastique de type analogue à de la soie, ayant des caractéristiques de retrait différentiel induites a toujours posé des problèmes importants tels que les taches de teinture, la faible force de rétablissement et la détérioration du rendement de tissage et même actuellement les propriétés esthétiques analogues à celles de la soie, présentées par ces fils, ne se sont pas manifestés suffisamment dans les étoffes. L'invention concerne un nouveau fil filamentaire apte à gonfler, ayant d'excellentes propriétés de manipulation et de continuité lors du tissage et du tricotage sous forme d'étoffes ayant non seulement un aspect analogue à celui de la soie en ce qui concerne le toucher, l'éclat et la vivacité, mais aussi ne présentant pas de taches de teinture et d'autres inconvénients. L'invention concerne aussi un procédé de préparation de tels fils, dans des conditions stables. Elle concerne aussi un appareil destiné à la mise en oeuvre efficace et stable de ce procédé. Elle concerne aussi un appareil très peu encombrant destiné à la mise en oeuvre du procédé précité et permettant l'utilisation d'opérations successives de filage et de texturation. L'invention, réalisée au cours de recherches intensives, a confirmé le fait qu'un caractère à état gonflant latent extrêmement souhaitable ainsi que d'excellentes propriétés de manipulation pouvait être donnés à un fil filamentaire d'une matiere thermoplastique lorsque le fil ayant des parties inter- médiaires (points) et des boucles cintrées entre chaque paire de parties intermédiaires, est soumis à un traitement thermique qui permet aux boucles uniquement de présenter un retrait libre parallèlement à la plus grande partie dçs filaments. Dans ce cas, le fil des boucles comme indique précédemment peut être obtenu de préférence par traitement au cours d'un procédé d'imbrication, avec un rapport regle de suralimentation.Ainsi, l'invention concerne un nouveau fil filamentaire apte à gonfler dans lequel les filaments constituants de forme pratiquement rectiligne sont assemblés, le fil ayant des parties intermédiaires à raison d'au moins 20 par mètre le long du fil, et un groupe filamentaire, entre chaque paire de parties interné diaires présente des caractéristiques mixtes de retrait différentiel par débouillage, aussi bien d'un fi.lament à un autre que dans chaque filament, le fil étant tel que son indice K, correspondant à la formule K = l1/l2 ne dépasse pas 1,0, l1 étant la longueur d'une partie intermé diaire et R, Q2 celle d'une partie principale comprise entre les parties intermédiaires comme indiqué précédemment. L'invention concerne aussi un procédé de préparation d'un fil filamentaire apte à gonfler, comprenant le chauffage d'un fil filamentaire imbrique d'une matière thermoplastique ayant des boucles cintrées à la surface du fil, sous une tension réglée afin que les boucles ceintrees ne soient pas supprimées, la tension étant maintenue à une valeur d'au moins 20 dynes/denier, et le fil subit dans son ensemble un traitement thermique à l'état déformé si bien que simultanément, les boucles présentent un retrait libre qui les transforme et les allonge. L'invention concerne aussi un appareil qui comprend (a) un cylindre d'alimentation et un cylindre d'enlèvement, ce dernier ayant une vitesse périphérique inférieure à celle du cylindre d'alimentation, (b) un jet de fluide d'i:'brlcation et un dispositif de chauffage de traitement thermique placés successivement entre les cylindres d'alimentation et d'enlèvement, et (c) plusieurs guides placés entre le jet de fluide et le dispositif de séchage et destinés à dévier le trajet du fil avec application d'une force latérale sur celui-ci, si bien que le fil subit une relaxation dans la zone de turbulence du fluide et une déformation dans la zone de traitement thermique. L'invention concerne aussi un appareil peu encombrant qui comprend (a) un cylindre d'alimentation, un appareil de chauffage et un cylindre à gradins placés successivement pratiquement eniigne droite, la partie de plus grand diamètre du cylindre à gradins jouant le rôle d'un cylindre d'étirage d'un fil non étiré provenant du cylindre d'alimentation par l'intermédiaire du dispositif de chauffage et constituant aussi un cylindre d'avance pour le fil étiré, en sens opposé au sens du fil non étiré, et (b) un jet de fluide d'imbrication destiné à recevoir le fil étiré et à le traiter par un fluide, et des guides de déviation de fil qui coopèrent afin que le fil traité par le fluide soit introduit à nouveau à l'entrée du dispositif de chauffage, le fil ayant subi une relaxation thermique étant retiré par la partie de petit diamètre du cylindre à gradins. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente schématiquement un appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention , - la figure 2 est une élévation latérale agrandie d'un fil imbriqué ayant des boucles cintrées intermittentes sur sa longueur ; - la figure 3 est un graphique indiquant la relation entre la force de traction exercée dans un fil imbriqué chauffé, cette force étant indiquée en abscisses, et le retrait après débouillage du fil traité thermique, indiqué en ordonnées ;; - la figure 4 est une élévation latérale agrandie d'un fil filamentaire apte à gonfler selon l'invention - la figure 5 est une élévation latérale très agrandie d'un fil de la figure 4 - la figure 6 est une élévation latérale agrandie d'un fil "Taslan'l traité thermiquement - la figure 7 est une élévation latérale agrandie d'un fil analogue à de la soie obtenu par relaxation thermique d'un fil du type représenté sur la figure o (ou la figure 5) - la figure 8 est une élévation latérale agrandie d'un fil épanoui formé lorsque le fil filamentaire apte à gonfler de la figure 4 ou de la figure 5 peut flotter sur de l'eau;; - la figure 9 est une élévation latérale très agrandie d'une partie très volumineuse (apte a gonfler) existant par intermittence dans le fil de la figure 7 - la figure 10 est une élévation laterale très agrandie d'une boucle cintrée placee par intermittence dans le fil de la figure 2 - la figure 11 est un schéma d'un autre mode de réalisation d'appareil ; - la figure 12 est un schéma d'une variante de l'appareil de la figure 11 ;; - la figure 13 est une photographie, avec un grossissement de 60, d'un fil filamentaire imbriqué ayant des boucles cintrées, réalisé par mise en oeuvre du procédé de l'exemple 10 qui suit - la figure 14 est une photographie, avec un grossissement de 60, du fil filamentaire apte à gonfler obtenu par mise en oeuvre du procédé de l'exemple 10 - la figure 15 est une photographie avec un grossissement de 60 d'un fil analogue à de la soie obtenu par mise en oeuvre du procédé de l'exemple 10 - la figure 16 est une photographie avec un grossissement de 40 d'une coupe dans la direction de la chaine, après débouillage et fixage thermique, d'une étoffe analogue à de la soie obtenue par mise en oeuvre du procédé de l'exemple 10 - la figure 17 est une photographie avec un grossissement de 40 d'une coupe suivant la longueur de la chaîne d'une etoffe de soie ; et - la figure 18 est une photographie avec un grossissement de 40 d'une coupe dans la direction de la chaîne d'une étoffe classique à fil plat. On considère d'abord un mode de réalisation de procédé continu utilisé pour la fabrication d'un fil filamentaire apte a gonfler selon l'invention, en référence à la figure 1. Dans ce mode de réalisation, le fil utilisé est un fil polyester non étiré ou partiellement étiré qui doit être traité. Un fil 1 non étiré déroulé d'une bobine 2 (sous forme d'une galette) avance vers un cylindre 4 d'alimentation par l'intermédiaire d'un dispositif tendeur 3, et il passe autour du cylindre 4 et d'un cylindre 5 d'étirage. Entre les cylindres 4 et 5, le fil 1 est étiré avec un rapporté prédéterminé. Un fil étiré 6 quittant le cylindre 5 penètre de façon continue dans un dispositif formant un jet turbulent 7 de fluide et il s'y transforme en un fil imbriqué ayant des boucles cintrées. Le fil avance alors entre des guides 8, 8', 8" qui dévient son trajet et parvient dans un dispositif tampon 9. Le fil 6 quittant ce dispositif 9 subit ensuite un traitement thermique sur un dispositif 10 de chauffage, sous une force de traction d'au moins 20 dynes/denier, la force n'atteignant pas cependant une valeur qui provoque la suppression des boucles. Sur le dispositif de chauffage, les boucles cintrées peuvent présenter librement un retrait et peuvent devenir parallèles à la longueur du fil.Le fil traité passe alors autour d'un cylindre 11 d'en lèvement (ou de distribution) avant de parvenir à un dispositif 12 de bobinage. Dans l'appareil décrit précédemment, le cylindre distributeur il est réglé afin que sa vitesse périphérique soit inférieure à celle du cylindre 5 d'étirage. Ainsi, le fil étiré 6 peut subir une imbrication avec un rapport constant de suralimentation de manière qu'il se forme les boucles cintrées Bien qu'on ait représenté trois séries de guides 8, 8', 8" sur la figure, cette caractéristique n'est pas limitative et deux séries de guides 81, 8" peuvent être utilisées. Ces guides sont utiles pour l'indépendance de la tension du fil auniveau de la zone de traitement par un fluide par rapport à la tension dans la zone de traitement thermique, bien que le fil se trouve apparemment en état de suralimentation entre les cylindres 5 et 11.Plus précisément, la présence des guides assure le mantien du fil 6 en état de suralimentation dans la zone de traitement de fluide et en état sous tension (déformé) dans la zone de traitement thermique. En outre, ces -i3ides permettent au fil 6 d'avancer et de changer de trajet par contact, le fil 6 ne collant jamais au dispositif de chauffage et subissant ainsi un chauffage uniforme. Evidemment, un cylindre intermédiaire peut remplacer les guides lor@que le coût de l'installation et la facilité de fonctionne.ment sont négligés. En outre1 les circuits tampons suppr.iment l'influ- ence du fluide transmis par le jet 7, sur le dispositif 10 de chauffage, car le fil 6 pourrait vibrer dans le cas contraire. Il faut noter que l'exemple qui précède concerne la préparation d'un fil filamentaire apte à gonfler selon l1in- vention, à l'aide d'un fil non étiré constituant la matière première, le fil étiré 6 pouvant habituellement présenter un retrait de débouillage d'au moins 15 %, le fil subissant par le fluide et le traitement thermique successivement. A cet égard, diverses variantes concernent par exemple un étirage réalisé séparément, ou la transmission d'un fil non étiré déja préparé par le cylindre 5 d'étirage vers les dispositifs suivants de traitement, ou un fil imbriqué déjà préparé, ayant des boucles cintrées, peut subir le traitement thermique en une seule étape. Les figures 2 à 5 permettent la description d'un mécanisme de formation du fil filamentaire apte à gonfler selon -l'invention. Sur la figure 2, la référence 13 désigne un fil filamentaire comprenant des filaments constituants 14 dans lesquels la référence b désigne des parties bouclées ou boucles, aux endroits où certains des filaments forment des boucles cintrées de diverses dimensions, cette partie étant comprise entre chaque paire de parties intermédiaires portant la référence c. De façon caractéristique dans ce type de fil, une partie mat- tresse est formée de tous les filaments sauf ceux qui forment des boucles à la surface, et cette partie maîtresse constitue aussi celle qui encaisse les forces. Pour cette raison, lorsque le fil indiqué est mis sous une certaine tension (habituellement inferieure à 1100 dynes/denier, ne supprimant pas les boucles cintrées), la force se concentre dans la partie maitresse, c'est-à-dire que cette dernière encaisse toutes les forces et en conséquence les boucles cintrées ne sont jamais réduites du fait de la force d'allongement. Ainsi, lorsque le fil est chauffé sous tension, les boucles qui ne supportent aucune force peuvent présenter un retrait libre étant donné la plus grande efficacité au traitement thermique, et le retrait par débouillage des boucles est réduit dans la mesure du possible.D'autre part, la partie maîtresse est chauffée sous tension et en conséquence l'effet du traitement thermique est réduit par rapport à celui qui est obtenu sur les boucles. Etant donné l'effet du traitement différentiel, la différence de retrait au débouillage entre les boucles et la partie maîtresse est encore accrue. La figure 3 indique la relation entre la tension portée en abscisses et le retrait au débouillage porté en ordonnées, dans le cas indiqué, T1 et T2 étant les tensions appliquées aux boucles et à la partie maîtresse respec5vement alors que S1 et S2 représentent le retrait induit par traitement thermique dans les boucles et la partie maîtresse respectivement. Il apparaît clairement que la plus faible tension au cours du traitement thermique provoque un effet accru de fixage thermique, Iorsgtf une phase amorphe de la fibre subit une relaxation et une stabilisation, si bien que le retrait au débouillage est considérablement réduit. Sous une forme plus concrête, la partie maîtresse traitée thermiquement sous tension élevée conserve pratiquement son retrait original S2 au débouillage alors que la partie traite thermiquement et sous forme de boucles n'ayant pratiquement pas subi de tension présente un retrait extrêmement réduit S1 au débouillage si bien que, entre les deux parties existant dans le même fil, la différence de retrait est maximale. La figure 4 représente un fil traité thermiquement comme indiqué précédemment. Apparemment, ce fil a une surface lisse et il nty a aucune différence entre lui et un fil plat ordinaire. Cependant, lorsque le fil est représenté sous forme d'un filament unique, il comprend sur la longueur du fil, une partie Pt de faible retrait ayant des boucles retrécies et une partie Ph de retrait élevé formée pratiquement par les filaments non rétrécis comme indiqué sur la figure 5. L'expression "partie à faible retrait" désigne la partie formée de filaments présentant un retrait différentiel, à l'état mélangé de façon aléatoire. En réalité, cette partie et formée par retrait de boucles qui ont entoure précédemment la partie maîtresse et qui présentent un aspect de fil plat. Il est très important qu'une telle surface plate ou lisse soit obtenue dans la partie de faible retrait selon l'invention. A cet égard, les filaments individuels de la partie bouclée de la figure 2 doivent former des saillies ou boucles cintrées (à l'état de demi-arc), afin que le retrait régulier et efficace des boucles soit possible. Il faut noter à cet égard que des boucles "crunodales" du type du "Taslan" sont bien connues des spécialistes et se distinguent des boucles cintrées. Ces boucles cronodales sont formées par un doublement des filaments repliés sur eux-memes, se recoupant, et repartant ensuite pratiquement suivant le même trajet. Ce type de boucle, même après retrait thermique, ne présente jamais un retrait sous forme rectiligne et forme de petites protubérances P à la surface du fil comme indiqué sur la figure 6. Ces protubérances P ne sont pas acceptables selon l'invention car non seulement elles forment une partie bouclee mais aussi elles donnent un toucher dur et crêpe lors du tissage sous forme d'une étoffe. Les protubérances indiquées peuvent être évitées lorsque le fil est chauffé excessivement. Cependant, la déformation du filament reste inévitablement et donne son effet de scintillement souvent observé dans les fils de fantaisie. Ce scintillement est loin de correspondre à l'éclat doux de la soie. Au contraire, la figure 7 represente un état obtenu lorsque le fil apte à gonfler représenté sur la figure 4 ou 5 subit une relaxation dans de l'eau à 100C afin que sa carac téristique de retrait différentiel latent entre la partie maîtresse (partie d'âme) qui existe sur toute la longueur du fil et la partie de retrait élevé Ph (figure 5) existant par intermittence le long du fil, présente un retrait différentiel qui provoque une augmentation de l'espace interfilamentaire. Ainsi, le fil relaxé a un plus grand volume, une plus grande douceur et une souplesse tout à fait analogues à celles de la soie naturelle. Selon l'invention, la préparation d'un fil filamentaire apte à gonfler du type représenté sur la figure 4 (ou sur la figure 5) est très importante comme indiqué précédemment. Un retrait thermique insuffisant des boucles cintrées, laissant des filaments encore lâches à la surface du fil, conduit a la formation d'une étoffe fantaisie ayant des aspérités de surface très accrues et très différentes de celles des étoffes de soie. Ainsi, les boucles cintrées doivent subir une relaxation thermique suffisante pour qu'elles aient un état allongé parallèle à la partie maîtresse du fil de la même manière que les fils plats. Lorsqu'unie étoffe grège formée du fil précédent apte à gonfler subit une relaxation au cours d'une opération de dégorgement par exemple, elle presente une surface très régulière en plus de propriétés tactiles tout à fait analogues à celles de la soie, et cette effet peut être obtenu uniquement lorsque le caractere de retrait différentiel mixte du fil est obtenu et donne ce toucher doux au fil. En conséquence, des précautions doivent être prises afin que les boucles crunodales et les filaments mous ne restent pas sur le fil filamentaire apte à gonfler représenté sur la figure 4 ou sur la figure 5. Un critère très important d'un fil filamentaire apte à gonfler selon 11 invention est le suivant. Le fil doit avoir un indice K égal au maximum à I,O, cet indice etant représenté parla formule : K = l1/l2 dans laquelle l1 représente la longueur d'une partie intermédiaire et t2 la longueur d'une partie principale. Cette restriction est décrite en référence à la figure 8.Le fil apte à gonfler in diqué précédemment, lors'il peut flotter sur de l'eau placée dans un récipient, présente un aspect épanoui par intermittence comme indiqué sur la figure 8 sur laquelle est la longueur d'une partie intermédiaire qui correspond pratiquement å la partie Ph de retrait important de la figure 5 et 2 et la longueur de la partie épanouie qui correspond pratiquement à la partie de faible retrait pl de la f figure , cette dernière partie étant composée plus précisément des fiaments présentant un retrait différentiel.L'indice R égal au p plus à 1,0, représenté par le rapport l1/l2, Indiqua que les parties épanouies qui donnent essentiellement le toucher analoque à celui de la soie, occupent au moins 50 % de la longueur totale du fil. On comprend facilement que la présence des parties intermédiaires n'est pas essentielle à l'obtention du toucher analogue à celui de la soie bien que ces parties soient très utiles pour l'amélioration des proprietes de manipulation et de continuité du fil. Pour cette raison, l'indice K inférieur ou égal à 1,0, est nécessaire à l'obtention d'un tel effet, comme si les parties intermédiaires n'existaient pas. Au contraire, lorsque la plus grande partie du fil est occupée par les parties intermédiaires, on ne peut pas prévoir un comportement analogue à celui de la soie du fait de la réduction des parties épanouies. En conséquence, un paramètre au maximum égal à 1,0 pour les parties intermédiaires est une limite supérieure selon l'invention. Habituellement, le nombre de parties intermédiaires par mètre est exprimé par comptage des parties serrées d'un fil d'un mètre de longueur, à l'oeil nu, comme indiqué sur la figure 8. Il faut noter que les valeurs de l1 et t2 à partir desquelles l'indice K est déterminé sont exprimées sous forme d'une longueur moyenne calculée pour le nombre total de parties intermédiaires ou de partie serrées existant dans un fil apte à gonfler de 1 m de longueur pouvant flotter sur l'eau comme indiqué sur la figure 8.Plus précisément, chaque tronçon de partie intermédiaire par exemple est d'abord mesuré et une longueur totale est divisée par le nombre de parties intermédiaires et donne l1 sous forme d'une longueur moyenne, les mêmes opérations s'appliquant au calcul de l2 Dans un mode de réalisation avantageux de fil filamentaire selon l'invention, le retrait par débouillage ne dé passe pas 13 t et, après relaxation thermique à 1950C en atmosphère sèche pendant 5 min, on observe les propriétés suivantes dans les parties volumineuses B représentées sur la figure 9 (volume maximal) qui ont formé les parties épanouies b sur la figure 8. (a) l'amplitude maximale du filament ne dépasse pas 25 mm (b) la différence maximale de longueurs des filaments ne dépasse pas 15 %, et (c) les filaments ayant une différence de longueurs de 3 à 12 % forment au moins 15 % du nombre total des filaments constituants. On considère plus en détail les caractéristiques précitées en référence à la figure 9, en plus de la restriction portant sur le retrait au débouilîage. On considère d'abord le retrait audébouillage dans de l'eau à 100 C pendant 30 min. La limite supérieure de 13 % est déterminée pour le maintien d'un toucher doux pour le fil gonflant représenté sur la figure 7. Bien que le retrait au débouillage au-delà de 13 % donne cependant un espacement accru entre les filaments, selon l'invention, le fil volumineux a tendance à avoir un toucher relativement peu agréable du fait du retrait excessif du fil. On considère maintenant l'amplitude maximale des filaments. Sur la figure 9, une partie B totalement développée est formée de divers filaments fl f2, f3, ... f dont l'amplitude n diffère, c'est-à-dire dont les boucles ont des dimensions différentes. Sur ces filaments, le filament fl a la plus grande di- mension, la distance la plus courte selon l'axe du fil étant repérée par la référence B Par raison de commodité, ce paramètre QB constitue l'amplitude maximale des filaments selon l'invention et est exprimé en mm par exemple. Lorsque cette distance QB dépasse 25 mm, la qualité et notamment l'aspect analogue à la soie du filament volumineux ont tendance à être réduits et l'étoffe présente un éclat inacceptable. Ainsi, la distance QB se rapporte à une dimension apparente des parties volumineuses. On considère maintenant la différence maximale de l.on- gueurs des filaments. Cette dif.t.érence est donne par la formule m B x 100 (%) différence = lB dans laquelle lm désigne la longueur réelle du filament f1 et lB a la signification indiquée précéderiment. Dans le cas où la différence maximale de longueurs des filaments dépasse 15 %, les fils volumineux ont tendance à avoir un toucher et une qualité différant légèrement de ceux de la soie. On considère maintenant la troisième caractéristique (c) selon laquelle les filaments ayant une difference de longueurs de 3 à 12 % forment au moins 15 % du nombre total des filaments. Un facteur important pour la partie volumineuse B est un espacement des filaments qui est fixé par une répartition des différences de longueurs des filaments. Un effet avantageux analogue à la soie peut être accru en présence de filaments dont la différence de longueurs varie entre 3 et 12 %, ces filaments formant au moins 15 % du nombre de tous les filaments constituants. La différence de longueurs des filaments, en pourcentage, est déterminée de la même manière que la différence maximale de longueurs des filaments décrite précédemment. De cette manière, l'espacement des filaments, pour les deux conditions indiquées précédemment, est bien inférieur à celui d'un "fil gonflant" tel qu'un fil ondulé par fausse torsion. A cet égard, l'expression "partie volumineuse" utilisée dans le présent mémoire se distingue de l'état gonflé des fils ondulés. A titre de référence, le fil apte à gonfler selon l'invention donne habituellement un volume de 14 à 20 cm3/g après relaxation thermique, destinée à donner le volume latent du fait du retrait différentiel. Le volume indiqué est déterminé de la manière suivante. Un fil apte à gonfler est enroulé sur un rouleau ayant une circonférence de 1,125 m, tournant à 320 tr. Un écheveau retiré du rouleau est plié au centre et on suspend une mase de 6 g à une première extrémité de l'écheveau. Dans cet état, l'écheveau est chauffé à 1950C puis il subit un chauffage à sec pendant 5 min et un refroidissement à température ambiante. Un volume V d'une certaine quantité d'écheveau de poids W est mesuré et le volume est calculé suivant la formule volume (cm3/g) = W Comme indiqué sur la figure 1, diverses conditions destinées à la formation d'un fil filamentaire apte à gonfler ayant les propriétés indiquées précédemment sont décrites en détail dans la suite.Comme matière première, on utilise des fils de polyester, de polyamide, de polypropylène1 etc., ces fils pénétrant dans le dispositif 7 à jet de fluide ayant en général un denier total de 15 à 125 et de préférence de 30 à 75, pour des monofilaments ne dépassant pas 1,7 denier, avec un retrait au débouillage de 5 à 15 . La section des filaments peut être circulaire ou non (et elle est de préférence trilobale). Comme indiqué précédemment, le fil filamentaire indiqué est d'abord traité dans le dispositif 7 dans lequel les boucles cintrées sont formées dans le fil par intermittence sur sa longueur. A cet effet, des buses bien connues de formation de parties intermédiaires décrites dans le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 2 985 995 sont utilisées avantageusement avec une pression de fluide de 1 à 5 bars, avec un rapport de suralimentation de fil de 1 à 15 % (de préférence de 1,5 à 6 %) et une vitesse de fil d'au moins 200 m/min (de préférence de 500 m/min). Le fil obtenu (figure 2) doit avoir des parties intermédiaires en nombre au moIns égal à 20 par mètre et de préférence à 50 par mètre, sur sa longueur, afin que le fil soit cohérent et ne présente pas les boucles crunodales comme indiqué précédemment. Ensuite, le fil ayant les boucles cintrées est chauffé sur un dispositif 10 sous forme d'une plaque de chauffage par contact ou d'une tuyauterie sans contact. Dans cette étape, il faut que les boucles cintrées présentent un retrait alors que la partie maîtresse du fil est maintenue sous tension. De cette manière, la tension exercée dans le fil devient très importante.Lorsque le fil est chauffée sous une tension inférieure à la contrainte de retrait par chauffage à sec du fil, celui présente un retrait libre dans son en semble qui fait apparaître un plus faible retrait différentiel dans le fil chauffé.Le fil pénétrant dans 11 appareil 10, qui ne doit pas présenter cet inconvénient essentiel, doit être mis sous une tension d'au moins 20 dyns/denier. La limite supérieure de la tension est telle q:e les boucles cintres ne sont pas supprimées sous l'action de cette rorce d'allongement. La température et la durée de chauffage doivent être réglées afin que les boucles subissent un retrait soigné et, de façon générale, la température est choisie entre 130 et 250 C, cette dernière température correspondant à une plage de 0,01 à 0,1 s. En outre, la dimension et le nombre des parties bouclées b sont très importants. Sur la figure 10, la longueur apparente maximale L de cette partie est de référence comprise entre 1 et 25 mm et la hauteur maximale apparente H est de préférence comprise entre 0,5 et 3,5 mm, sous une tension de mesure de 50 dynes/denier. Il faut qu'il existe au moins trois de ces parties par cm du fil. En outre, il est avantageux qu'au moins 20% de tous les filaments constitués participent à la formation des boucles. Parmi ces conditions, la plus importante est la longueur maximale apparente L.Par exemple, une boucle dont la longueur L est inférieure à 1 mm se transforme facilement en ondulations analogues à celles d'un fil à fausse torsion, présentant une très grande différence avec le toucher et le volume de la soie. Le fil ainsi traité thermiquement (figure 4 ou 5) ayant à peu près le même aspect qu'un fil plat ordinaire, est finalement transmis à un dispositif de bobinage. Le dispositif de bobinage représenté sur la figure 1 est du type à anneau, mais il ne s'agit pas d'un exemple limitatif car tout autre type de dispositif, par exemple le bobinage sur galette, peut être utilisé. La figure 11 représente un appareil peu encombrant destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, qui correspond à une variante de la machine d'étirage décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 539 680. Dans cet appareil, un fil 1 non étiré provenant d'une bobine 2 est mis sous une tension préalable entre deux cylindres 15, 15' et un cylindre 4 d'alimentation puis passe dans un dispositif de chauffage sans contact vers un cylindre 15 à gradins dont la partie 18 de grand diamètre reçoit le fil qui avance. Cette partie de grand diamètre a une vitesse périphérique supérieure à celle du cylindre 4 d'alimentation, d'un facteur compris entre 1,5 et 4 habituellement, si bien que le fil 1 est étiré entre le cylindres 4 et 17 et simultanément subit un fixage thermique dans le dispositif 16, réglant ainsi son retrait après débouillageà une valeur qui ne dépasse pas 15 %.Le fil étiré 6 avance alors vers un dispositif 7 formant un jet de fluide, en sens opposé à celui du fil 1. Le fil 6 est dévié par un guide 8 à angle droit et, lors du passage vers un guide 8', il est traité par un fluide dans le dispositif 7 si bien qu'il forme un fil à boucles cintrées. Bien que le dispositif 7 soit disposé entre les guides 8 et 8' sur la figure 11, il peut aussi se trouver avant le guide 8. Ce fil change le trajet et se dirige vers le dispositif 16de chauffage, il est introduit à nouveau dans le même dispositif de chauffage dans lequel il est chauffé afin que les boucles subissent un retrait parallèlement à la partie maîtresse. Le dispositif quittant le dispositif 16 de chauffage passe autour de la partie 19 de petit diamètre du cylindre 17 et il parvient à un dispositif 12 de prélèvement. On note facilement d'après la description qui précède que les caractérIstiques de l'appareil reposent dans les trois types de traitement différents qui peuvent être réaifsés à l'aide de deux cylindres, à savoir le cylindre 4 d'alimentation et le cylindre 17 à gradins. Dans l'appareil, une suralimentation du fil peut être obtenue entre la partie 18 de grand diamètre etlapartie 19 de plus petit diamètre faisant partie d'un même cylindre, le cylindre 17 à gradins. Comme indiqué précédemment, comme un rapport de suralimentation de 1 à 15 % est utilisé, la partie 18 peut avoir un dinètre compris entre 1,01 et 1,15 fois celui de la partie 19 de petit diamètre.En réalité, une suralimentation du fil 6 est assurée entre la partie 19 et le guide 8' de deviation du trajet du fil, pour la raison décrite en référence à la figure 1. Simul tanément, le fil est maintenu à 7 > état déformé entre le guide 8' et la partie 19 lorsqu'il passe à nouveau dans le dispositif 16 de chauffage. L'appareil de la figure 12. est analogue à celui de la figure 11 mais le dispositif 16 de chauffage est utilisé uniquement pour le chauffage du fil comprenant les parties intermédiaires. Cet appareil est utile lorsqu'un retrait au débouillage ne dépassant pas 15 % est obtenu sans chauffage d'un fil étiré. Un avantage de ces appareils qui comprennent un dispositif de chauffage sans contact formant une atmosphère chauffée est que toutes les boucles existant de façon aléatoire autour du fil subissent un retrait égal et unifonle. Cet effet est difficilement obtenu avec un appareil de chauffage à plaque qui est au contact du fil. On considère maintenant en résumé les avantages du fil filamentaire apte à gonfler selon l'invention. (i) Les rayures sous forme de dessins radiaux ne se forment pas lors du tissage d'une étoffe puisque le fil a subi un traitement de retrait thermique régulier, dans une coupe transversale et aussi suivant la longueur du fil. (ii) Les propriétés de manipulation et de continuité sont excellentes par rapport à celles des fils texturés classiques considérés comme des matières soyeuses car le fil filamentaire apte à gonfler a non seulement presque le même aspect et la même régularité que les fils plats mais en outre il comporte des parties intermédiaires sur la longueur du fil. (iii) Malgré l'aspect de fil plat, le fil comprend des filaments qui n'ont pratiquement pas présenté de retrait sur la longueur du fil et ces filments constituent essentiellement une partie maîtresse qui supporte toutes les contraintes exercées au fil. Ainsi, le problème des points trop serrés (extrémités des fils de trame) est totalement résolu. A cet égard, le fil texturé classique comprend des filaments ayant subi un retrait, dans le composant principal (âme) si bien que des filaments n'ayant pas subi de retrait dépassent de la surface du fil. (iv) Dans un fil à parties intermédiaires et à boucles cintrées, les filaments disposés aléatoirement du fait du tourbillonnement d'un fluide turbulent forment des boucles à la surface du fil, sous forme cintrée avec des dimensions différentes. Lorsque ces boucles de dimensions différentes subissent un retrait, les caractéristiques mixtes de retrait différentiel sont données au fil. La création des caractéristiques soyeuses latentes du fil apte à gonfler indiquées précédemment peut être réalisée de diverses formes. Par exemple, le fil peut subir une relaxation thermique lorsqu'il avance dans l'eau chaude ou sous forme d'un écheveau qui est immergé dans IYeau chaude. En outre, une étoffe grège formée de fils peut subir une relaxation thermique pendant ivétape de dégorgement et d'apprêtage. Lorsque le fil de l'étoffe est de type polyester, l'étoffe est de préférence soumise à cette réduction lors du traitement par une solution alcaline, accroissant l'espacement des filaments. Il est avantageux de façon générale que le fil soit tissé ou tricoté sous forme d'étoffes et que les étoffes subissent le traitement de relaxation dans l'eau chaude afin que les caractéristiques soyeuses latentes du fil se manifestent. Dans ce cas, les parties intermédiaires du fil deviennent lâches par contact par frottement par exemple avec des saillies, le harnais et des maillons et les parties intermédiaires lâches augmentent le volume. Le fil filamentaire apte à gonfler peut être utilisé comme chaîne et/ou comme trame lors du tissage d'étoffes. Dans un mode de réalisation avantageux, le fil est utilisé à la fois comme chaîne et comme trame, la chaîne étant tordue au maximum à 300 tr/m alors que la trame est tordue à au moins 300 tr/m et de préférence à plus de 1000 tr/m. Dans un autre mode de réalisation, le fil selon l'invention est de préférence utilisé comme chaîne pour la préparation d'une étoffe chinée. Dans ce cas, la chaîne est tordue au plus à 800 tr/m alors que la trame est formée de fil plat ordinaire ou de fil ondulé, de préférence par fausse torsion à raison d'au moins 600 tr/m. Ces étoffes sous forme grège quittant le métier ont seulement l'aspect d'étoffes formées par des fils plats et l'obtention de lraspect soyeux et/ou chiné nécessite la relaxa tion thermique de l'étoffe grège dans de l'eau chaude par exemple comme indiqué précédemment, lors du dégorgement ou de la teinture. Les machines de teinture utilisées sont de préférence du type à moulinet ou circulaire, Après relaxation thermique, les étoffes ont un aspect soyeux oll mixte, soyeux et chiné, selon la combinaison des fils de chaire et de trame. Les étoffes soyeuses peuvent subir u- traitement dans une solution alcane qui réduit le poids t améliore le tombant, la pression de contact entre la chaîne et la trame étant réduite si bien que la chaîne peut glisser facilement au-dessus ou au-dessous de la chaîne. Les substances alcalines qui conviennent sont la soude, la potasse et le carbonate de sodium, combinés à des agents dacc-lération d'attaque alcaline tels que le chlorure de lauryl-diméthylbenzylammo- nium, et le chlorure de cétyl-diméthylbenzylammonium. Le traitement décrit est en general mis en oeuvre par trempage des étoffes dans une solution aqueuse contenant des substances alcalines. La solution peut être chauffée avant ou après trempage. En général, la solution aqueuse contient 20 à 400 g de substance alcaline par litre, alors que le temps de traitement est compris entre 30 et 90 min. Un rapport final de réduction des étoffes d'au moins 10 % et de préférence-de 15 à 30 % est important et recommandé. Selon l'invention, un fil apte à gonfler peut être réalisé à partir d'un fil à un seul brin ayant un retrait uniforme, auquel la caractéristique mixte de retrait différentiel est donnée. Dans l'histoire de l'industrie textile, la soie était considérée comme une fibre royale étant donné son éclat et son toucher luxueux, approchés par aucune autre fibre. Bien que des recherches importantes aient suivi et porté sur des fibres synthétiques ayant toutes les propriétés souhaitables de la soie, ces recherches n'ont pas donné de résultat satisfaisant pour toutes les propriétés de la soie. Une étoffe tissée à partir d'un fil apte à gonfler selon l'invention a un aspect et un toucher qui ne se distingent pas de ceux de la soie, bien que le fil soit formé d'une matière synthétique. A cet égard, on peut noter que l'invention permet la formation d'une fibre synthétique acceptable industriellement. Les exemples qui suivent il lustrent la mise en oeuvre de l'invention bien qu'ils ne soient nullement limitatifs. EXEMPLE 1 On utilise l'appareil représenté sur la figure 1 pour la formation de fils filamentaires aptes à gonfler dans les conditions du tableau I et les fils sont ensuite tissés sous forme d'une étoffe ayant l'aspect d'un crêpe marocain, dans les conditions de tissage du tableau II. En outre, l'étoffe obtenue est teinte avec un colorant jaune "Dianix" GR-E, correspondant à la référence du Color Index DISPERSE YELLOW 60. Le résultat de l'évaluation de l'étoffe teinte est représenté par le tableau III. TABLEAU I Conditions de préparation des fils filamentaires aptes à gonfler 1. fil non étiré 1 filaments de téréphtalate de poly éthylène ayant une section trilo bale ayant 143 deniers/36 filaments 2. vitesse périphérique du 170 m/min cylindre d'alimentation 4 3. vitesse périphérique du rouleau 5 d'étirage 500 m/min 4. rapport d'étirage 2,933 5. retrait au débouillage d'un fil étiré 6 6,7 % 6. vitesse périphérique du cylindre 11 de distribu tion 465 m/min 7. dispositif 7 de projection type de la figure 3 du brevet des de fluide Etats-Unis d'Amérique nO 2 985 995 pression de 1 bar 8. rapport de suralimentation 7 % 9. dispositif 10 de chauffage dispositif de chauffage à plaques à 2000C de 36 cm de longueur 10. tension du fil (mesurée avant entrée du dispositif) 60 dynes/denier 11. aspect d'un fil imbriqué H (figure 10) = 0,7 mm (valeur moyenne) et L (figure 10) = 6 mm (valeur moyenne) partie imbriquée 62 par mètre 12. dispositif de bobinage dispositif à anneau, broche tour nant à 7000 tr/min, tension de 160 dynes/denier 13. fil enroulé Q1 = 3 mm et 22 = 5 mm (figure 8) indice K = 0,6, premier module d'élasticité à 1500 dynes/denier, retrait au débouillage 5,7 %, as pect analogue à celui d'un fil plat 14. aptitude au traitement 0,6 % pour 1000 broches (cassure des fils) TABLEAU II Conditions de tissage et d'apprêtage 1. fil chaine 300 tr/m (S) trame 2000 tr/m (S, Z) fil tordu en S et Z placé alterna tivement 2. espacement de chaînes 29,6/cm 3. espacement de trames 39,6/cm 4. relaxation de l'étoffe 950C, 10 min, machine de dégorgement grège continu 5. fixage préalable 1800C, 45 s 6. traitement alcalin solution aqueuse à 35 g de NaOH/l, rapport de réduction 20,7 % 7. machine de teinture "Lini-Ace" (Nippon Dyeing Machine Company), 1300C, 45 min 8. fixage final 1600C, 45 s 9. espacement final chaîne 67,5/cm trame 40,0/cm TABLEAU III Evaluation 1. taches à la teinture (ra- néant yures) 2. propriétés tactiles au douceur et volume analogues à ceux toucher après relaxation de la soie 3. tombant tout à fait analogue à celui de la soie 4. éclat, teinte très bons 5. essai de fluage 1,2 % L'évaluation de l'étoffe et l'essai de fluage sont réalisés au cours d'un essai fonctionnel par des observateurs expérimentés et selon la norme JIS 1080-1967 respectivement. En outre, l'essai de fluage représente un rapport de déformation résiduelle en pourcentage après suppression de la contrainte, par rapport à la longueur originale de l'étoffe. Les résultats qui précèdent montrent qu'une étoffe analogue à de la soie, dépourvue de taches de teinture, peut être réalisée à l'aide du fil selon l'invention puisque ce fil a un premier module d'élasticité relativement élevé et une cohérence importante dans l'ensemble, permettant une augmentation du rendement de tissage. EXEMPLE COMPARATIF 1 Dans l'appareil représenté sur la figure 1, on supprime le dispositif 7, les guides 8, 8', 8", le dispositif tampon 9 et le dispositif 10 de chauffage, et on place un cylindre de 4,0 cm de diamètre chauffé à 1800C afin qu'il assure un traitement thermique instantané du fil étiré 6, le fil étant maintenu sous une tension de 1 dyne/denier avant le rouleau chauffé. Les autres conditions sont analogues à celles de l'exemple 1.Les résultats obtenus figurent dans le tableau IV. TABLEAU IV Vitesse de traitement du fil, m/min 10 30 50 100 500 Facilité de trai- Rupture pour 1000 tement broches, % 0,1 0,4 0,5 1,5 5,3 Fil texturé Premier module (traité thermi- élastique, quement) dyne/denier 500 800 1300 1600 1800 aspect boucles et boucles et boucles et boules im- peu de boufilaments filaments filaments portantes cles et de lâches im- lâches im- lâches im- et peu de filaments portants portants portants filaments lâches lâches rendement de extrême- faible moyen bon bon ment faible tissage taches de tein- très remar- remarqua- assez re- un peu re- un peu re Etoffe ture (rayures) quable ble marquable marquable marquable toucher, tactilité bon moyen moyen faible extrêmement faible tombant bon moyen faible faible extrêmement faible essai de déforma- 5,2 3,5 1,8 1,1 0,8 tion, % Le tableau qui précède donne les résultats suivants : (i) Le rendement de tissage est inversement proportionnel à un bon toucher donnant une tactilité due aux boucles et aux filaments lâches qui sont formés par plissage partiel d'un fil. (ii) Le fil texturé avec peu de boucles améliore le rendement de tissage mais détériore le toucher de l'étoffe. Les propriétés de traitement du fil sont aussi mauvaises. On fait subir au fil précédent un traitement thermique sur un dispositif de chauffage à plaque de 4 cm de longueur, à 2100C, à une vitesse de 60 m/min, de manière que les boucles et les filaments lâches du fil présentent un retrat parallèlement au corps du fil, afin que les propriét-és de manipulation et de continuité du fil soient améliorées. Bien que ce fil d'aspect analogue à celui d'un fil plat ait un bon rendement de tissage lors de la formation d'une étoffe, l'étoffe après relaxation dans une opération ultérieure de dégorgement ne donne pas le volume de la soie et provoque la formation d'un bruit désagréable. EXEMPLE COMPARATIF 2 On met en oeuvre l'exemple 1, mais un dispositif de formation de jets analogue à celui qui est utilisé pour le fil "Taslan", représenté sur la figure 8 du brevet des Etats-Unis d'Amerique nO 2 783 609, est utilisé, et un fil étiré 6 est introduit à l'intérieur avec un rapport de suralimentation de 15 % et une pression de fluide de 5 bars. Le fil traité par le fluide a des boucles crunodales et des filaments mous, dans un rapport de 2/3. Lorsque le fil "Taslan" est traité sur le dispositif 10 de chauffage en vue du retrait des boucles, il présente des protubérances sous forme de boucles crunodales n'ayant pas subi de retrait avec une fréquence de 10 par cm et le toucher est rugueux. EXEMPLES 2 A 9 ET EXEMPLES COMPARATIFS 3 A 7 Dans l'exemple 1, la pression et le rapport de suralimentation dans un dispositif 7 de projection de jets de fluide varient afin que les fils imbriqués obtenus diffèrent quant au nombre des parties imbriquées. Le tableau V indique la relation entre le nombre de parties intermédiaires et l'indice K, avec le toucher de l'étoffe. TABLEAU V Essai Pression, Suralimen- Parties inter- Indice K Toucher de bar tation, % médiaires, (1/Q2) l'étoffe nombre/mètre 3# 0 n 0 0 comme fil plat 4≈0,3 0 6 0,05 5≈0,5 1 14 0,12 2 1 1 21 0,20 volume de la soie, très doux 3 2 1 32 0,37 4 3 1 51 0,52 5 4 2 66 0,64 " 6 3 3 80 0,72 7 5 3 90 0,85 8 4 5 100 0,96 9 5 6 130 0,98 5 5 10 140 1,15 comme fil on- dulé par faus se torsion 7# 5 13 150 1,22 " ≈désigne des exemples comparatifs. I1 apparait clairement sur le tableau qu'un fil apte gonfler selon l'invention doit satisfaire à deux critères simultanément afin qu'il présente des effets analogues à ceux de la soie, c'est-à-dire des parties intermédiaires à raison d'au moins 20/mètre et un indice K d'au moins 1,0. EXEMPLE 10 On obtient des fils filamentaires aptes à gonfler par mise en oeuvre de l'appareil de la figure 11, dans les conditions indiquées dans le tableau VI et dans les tableaux qui suivent, les fils étant tissés sous forme d'une étoffe et ayant l'aspect d'un crêpe marocain dans les conditions de tissage du tableau II de l'exemple 1. En outre, l'étoffe obtenue subit une teinture à l'aide d'un colorant jaune "Dianix" GR-E (C.I. DISPERSE YELLOW 60). Le résultat de l'évaluation de l'étoffe teinte est indiqué dans le tableau VII. TABLEAU VI Conditions de préparation de fils filamentaires aptes à gonfler 1. fil non étiré 1 filaments de téréphtalate de poly éthylèneayant une section trilo bale, 143 deniers, 36 filaments 2. vitesse périphérique du cylindre 4 d'alimentation 271 m/min 3. vitesse périphérique de la partie 18 de grand dia mètre du rouleau 17 800 m/min 4. rapport d'étirage 2,95 5. retrait après débouillage du fil étiré 6 10 % 6. vitesse périphérique de la partie 18 de petit dia mètre du rouleau 17 784 m/min 7. dispositif 7 de projection exemple 1, pression 1,5 bar 8. rapport de suralimentation de fil 2 % 9. dispositif 16 de chauffage dispositif à fente, sans contact, chauffé à 2000C, longueur 30 cm, 10. tension du fil entre le guide 8' et l'entrée du dispositif 16 110 dynes/denier 11. dispositif de bobinage 12 dispositif à anneau, vitesse de broche 10 000, tension de bobinage 400 dynes/denier 12. aspect du fil imbriqué H = 1.1 mm et L = 13 mm, valeur (figure 13) moyenne, figure 10, nombre de par ties intermédiaires 62/m 13. rupture du fil pendant la texturation 0,2 % 14. fil enroulé représenté Q1 = 5 mm, Q2 = 11 mm (figure 8) sur la figure 14 aspect de fil plat, premier module d'élasticité 2600 dynes/denier, retrait au débouillage 8,0 % TABLEAU VII 1. rendement de tissage bon 2. étoffe, taches à la teinture neant toucher, tactilité très doux, volume de la soie tombant bon éclat, teinte excellents essai de fluage ou déformation 0,2 % I1 faut noter que l'étoffe obtenue dans cet exemple a un aspect attrayant analogue à celui de la soie supérieur à celui des étoffes des exemples 1 à 9. Sur la figure 15, on a représenté l'un des fils sépare de l'étoffe précitée. La figure 16 est une coupe de l'étoffe, dans la direction de la chaîne. Par rapport à l'étoffe de soie de la figure 17, il n'apparaît aucune différence. Au contraire, la coupe d'une etoffe formée de fils plats uniquement comme indiqué sur la figure 18 montre clairement que la coupe est plate et compacte de manière très différente de celle des figures 16 et 17. EXEMPLE 11 On utilise l'appareil de la figure 12 dans les conditions de texturation du tableau VIII et les fils aptes à gonfler qui sont obtenus sont utilisés pour le tissage d'une étoffe ayant l'aspect d'un crêpe marocain qui subit une teinture comme indiqué dans l'exemple 1. L'évaluation de l'étoffe terminée est indiquée dans le tableau IX. TABLEAU VIII Conditions de préparation de fils filamentaires aptes à gonfler 1. fil non étiré 1 filament de téréphtalate de poly éthylène de section trilobale, 143 deniers/36 filaments 2. vitesse périphérique du cylindre 4 d'alimentation 271 m/min 3. vitesse périphérique de la partie 18 de grand dia mètre du cylindre 17 800 m/min 4. rapport d'étirage 2,95 5. retrait au débouillage du fil étiré 6 15 % 6. vitesse périphérique de la partie 18 de petit diamètre du cylindre 17 784 m/min 7. dispositif 7 de projection exemple 1, pression 2,0 bars 8. rapport de suralimentation 2 % 9. dispositif de chauffage 16 dispositif à fente, de type sans contact, chauffé à 1800C, lon gueur 30 cm 10. tension du fil entre le guide 8' et l'entrée du dispositif 16 70 dynes/denier 11. dispositif de bobinage 12 dispositif à anneau, broche tour nant à 10 000 tr/min, tension du fil 400 dynes/denier 12. aspect du fil imbriqué H = 0,9 mm et L = il mm (figure 10) en valeur moyenne, nombre de parties imbriquées 60/m 13. rupture du fil pendant la texturation 0,2 % pour 1000 broches 14. fil enroulé . aspect de fil plat Q1 = 5 mm et t2 = 9 mm (figure 8), premier mo dule élastique 2600 dynes/denier, retrait au débouillage 11 % Lorsque le fil obtenu subit une relaxation thermique a 195 C par chauffage à sec pendant 5 min, sous forme d'un écheveau, il donne un volume latent danslapartie qui peut gonfler correspondant aux conditions suivantes (i) lB (figure 9) 13 mm (ii) différence maximale de longueurs des filaments 13,5% (iii) volume 17,5 cm3/g (iv) nombre de filaments ayant une différence de lon gueurs de 3 à 12 % : 11 (environ 30 % de tous les filaments TABLEAU IX 1. rendement de tissage bon 2. étoffe taches de teinture néant toucher, tactilité très doux, volume élevé (comme la soie) tombant bon (comme celui de la soie) éclat, teinte excellents essai de déforma tion 0,3 % I1 faut noter que l'étoffe obtenue dans cet exemple a le même aspect attrayant de la soie, que celui qui est obtenu dans l'exemple 10. EXEMPLE 12 On met en oeuvre l'exemple 11 comme indiqué mais avec un fil polyester plat (50 deniers, 24 filaments) tordu à 2000 tr/mi comme fil de trame, des torsions en S et en Z étant placées alternativement l'étoffe grège subissant une relaxation par utilisation d'un appareil rotatif de lavage à 950C pendant 25 min. L'étoffe terminée est tout à fait analogue à de la soie quant à son volume et à sa douceur et elle ne présente pas de taches de teinture. EXEMPLE 13 On met en oeuvre le procédé de l'exemple 11 comme décrit, mais on utilise comme trame un fil polyester crêpé par fausse torsion (50 deniers, 24 filaments), avec un fil crêpé fixé avec torsion en S et avec un fil crêpé fixé avec torsion en Z formé dans une machine de crêpage par fausse torsion disposés alternativement, la relaxation étant réalisée à l'aide d'une machine à laver rotative à 950C pendant 25 min. Lors de la fabrication du fil crêpé, un fil plat subit d'abord une torsion préalable à 800 tr/m avec un appareil de torsion à anneau, puis le fil ayant subi la torsion préalable subit une fausse torsion dans le raême sens que la torsion préalable. A titre comparatif, on prépare un crêpe classique de Chine par remplacement des fils filamentaires aptes à gonfler avec des fils plats de même denier et de même torsion. On évalue les deux échantillons, au cours d'un essai mis en oeuvre par des observateurs expérimentés qui concluent que l'étoffe selon l'invention a un volume, un tombant et une douceur supérieurs à ceux de l'étoffe classique considérée à tire comparatif. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositirs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Fil filamentaire apte à gonfler, caractérise en ce qu'il comprend des filaments sensiblement rectilignes assemblés les uns avec les autres, le fil ayant des parties imbriquées, à raison d'au moins 20 par mètre, dispersées le long du fil, avec un groupe filamentaire compris entre les parties imbriquées de chaque paire, ce groupe filamentaire présentant des caractéristiques mixtes de retrait différentiel après débouillage, aussi bien d'un filament à un autre que dans chaque filament, l'indice K représenté par la formule K = l1/l2 ne dépassant pas 1,0 pour le fil, Q1 représentant la longueur de la partie imbriquée et Q2 la longueur de l'autre partie ou partie principale comprise entre deux parties imbriquées. 2. Fil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est formé essentiellement de téréphtalate de polyéthylène. 3. Fil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il a au moins 130 parties imbriquées par mètre de longueur du fil. 4. Fil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il a-un denier total ne dépassant pas 75, et un denier par filament ne dépassant pas 1,7. 5. Fil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il a un retrait après débouillage qui ne dépasse pas 13 % et, lorsqu'il subit une relaxation thermique à 1950C à sec pendant 5 min, il présente des parties ayant un volume important telles que l'amplitude maximale des filaments ne dépasse pas 25 mm, a différence maximale de longueurs des filaments ne dépasse pas 15 %, et les filaments ayant une différence de longueurs de 3 à 12 % forment au moins 15 % du nombre total des filaments constituants. 6. Fil selon la revendication 5, caractérisé en ce que, après relaxation thermique1 il a un volume de 14 à 20 cm3/g. 7. Procédé de préparation d'un fil filamentaire apte à gonfler, caractérisé en ce qu'il comprend le chauffage d'un fil filamentaire imbriqué formé d'une matière thermoplastique ayant des boucles cintrées à la surface, sous une torsion réglée, afin que les boucles cintrées ne disparaissent pas,la tension étant maintenue à une valeur d'au moins 20 dynes/denier afin que le fil dans son ensemble subisse un traitement thermique à l'état déformé, les boucles subissant simultanément un retrait libre afin qu'elles deviennent plus rectilignes. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que les boucles cintrées sont obtenues par traitement d'un fil fiLamentaire par un fluide turbulent. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que les boucles cintrées existent entre chaque paire de parties imbriquées adjacentes. 10. Appareil de préparation d'un fil filamentaire apte à gonfler, caractérisé en ce qufil comprend un cylindre d'alimentation et un cylindre d'enlèvement, ce dernier ayant une vitesse périphérue inférieure à celle du cylindre d'alimentation, un dispositif destiné a former un jet de fluide d'imbrication et un dispositif de chauffage destiné à assurer un traitement thermique, le dispositif formant le jet et le dispositif de chauffage étant placés successivement entre le cylindre d'alimentation et le cylindre d'enlèvement, et plusieurs guides placés entre le dispositif de projection d'un jet de fluide et le dispositif de chauffage et déviant le trajet du fil tout en repoussant celui-ci latéralement, si bien que le fil subit une relaxation dans la zone turbulente et se déforme dans la zone de traitement thermique. 11. Appareil de préparation d'un fil filamentaire apte à gonfler, caractérisé en ce qu'il comprend d'une part un cylindre d'alimentation, un dispositif de chauffage et un cylindre à gradins placés successivementen ligne pratiquement droite, la partie de plus grand diamètre du cylindre à gradins jouant le rle d'un cylindre d'étirage d'un fil non étiré provenant du cylindre d'alimentation par l'intermédiaire du dispositif de chauffage et constituant aussi le cylindre destiné à faire avancer le fil étiré en sens opposé au sens du fil non étiré, et d'autre part un dispositif de projection d'un jet de fluide d'imbrication destiné à recevoir le fil étiré et à le traiter, et des guides de déviation de fil, le dispositif de projection et les guides provoquant l'introduction du fil traité par le fluide à l'entrée du dispositif de chauffage, le fil ayant subi une relaxation thermique étant retiré par la partie de plus petit diamètre du-cylindre à gradins. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que le dispositif de chauffage est du type assurant un chauffage sans contact. 13. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que le diamètre de la partie de plus grand diamètre du cylindre à gradins est compris entre 1,01 et 1,15 fois le diamètre de la partie de plus petit diamètre.