La présente invention concerne le cas où il est nécessaire d'assembler de façon étanche plusieurs surfaces souples et imperméables entre elles, afin d'obtenir une surface totale supérieure à la surface unitaire de chaque élément. Par exemple, lorsqu'on désire assurer l'étanchéité d'un sol en le recouvrant par des feuilles imperméables souples. Parmi les dispositifs connus, la continuité de la surface peut être obtenue par simple chevauchement des surfaces unitaires les unes sur les autres. Ce procédé n'assure pas une bonne étanchéité vis à vis des fluides. De plus, les surfaces unitaires ne sont pas maintenues et les actions mécaniques extérieures occasionnent facilement des désordres dans l'assemblage (entraînement par le vent, par des courants dus à des pompes, etc...) ; ce dispositif interdit l'emploi de feuilles imperméables constituées par une matière dont la densité esSt inférieure à celle du liquide stocké. Un autre dispositif consiste à procéder comme précédemment mais en recouvront l'ensemble de la surface (ou le joint seul) de sable, de terre, de gravier, ou autre matériau pondéreux. Les désordres dus aux actions mécaniques extérieures sont évités (ou limités) mais l'étanchéité de l'cssembloge n'est pas obtenue. Un autre procédé consiste à assurer l'assemblage au moyen d'une tranchée de vingt cinq à trente centimètres de côté, tapissée par les deux feuilles, disposées en forme de sertissage, puis remblayée et compactée. Ce procédé assure une bonne étanchéité, élimine les risques de désordre dO aux actions mécaniques extérieures mois est coûteux, cor il faut créer puis remblayer une tronchée importante. L'importance du chevauchement nécessité par ce type d'assemblage occasionne une grande perte de surface utile et ne permet pas de faire des joints séconts (en croix ou en T par exemple). En cas de besoin, ce procédé ne permet pos le remplacement éventuel de l'un quelconque des éléments. Un autre procédé consiste à souder ou à coller surplace par un moyen approprié, les feuilles entre elles. Cette technique coûteuse est très difficile à réaliser dans la pratique sur un chantier. En effet, les surfaces à assembler doivent obligatoirement être propres, sèches et parfois (soudage du polyéthylène par exemple) neuves, pour que le joint soit correct ; ce qui est pra;tiquement irréalisable sur un chantier de terrassement. Par ailleurs, ces procédés requièrent une main-d'oeuvre assez spécialisée et particulièrement soigneuse, et éventuellement, l'emploi d'un matériel spécifique et peu courant. En cas de besoin, ce procédé ne permet pas le remplacement éventuel de l'un quelconque des éléments. D'autres procédés consistent à assurer l'assemblage par l'intermédioire de pièces mécaniques plus ou moins élaborées (profilés spéciaux assurant le serrage des surfaces à assembler, sertissage au moyen d'une bande de métal moléable, etc...). Les inconvénients sont le prix élevé des pièces adéquates, qu'il est difficile de se procurer, qui n'acceptent qu'une plage réduite d'épaisseurs, qui n'autorisent pas les assemblages sécants et ne permettent pas de suivre correctement un profil de sol accidenté. Le dispositif suivant l'invention permet d'éviter l'ensemble des e inconvénients signalés, tout en conservant tous les avantages de chaque procédé existant : économie, mise en oeuvre facile sur un chantier, pas de nécessité de main-d'oeuvre ou de matériel spécialisés, étanchéité absolue, forte résistance mécaniaue, configuration quelconaue de l'assemblage, courbe ou sécant, et possibilité de remplacer facilement l'une quelconque des feuilles imperméables en cas de besoin. Le procédé consiste à creuser dans le sol une rigole de quelques centimètres de profondeur (profondeur qui peut être réduite, voire localement nulle en cas de besoin) à l'emplacement où aura lieu la jonction. Le premier élément de surface est alors mis en place de sorte que celui qui viendra ultérieurement s'assembler à lui, assure un chevauchement de vingt à trente centimètres au droit de la rigole. Sur la partie de la première feuille sujette à recouvrement, on coule ou l'on dépose de façon continue, dans l'axe de la rigole, un produit d'étanchéité, adhésif ou non, polymérisable ou non (goudron, mastic, colle, etc...). Le produit d'étanchéité peut également être couché sur (ou imprégner) une bande support (bande adhésive double face par exemple) ; le deuxième élément est alors amené en position en respectant le chevauchement requis. L'opération suivante consiste à tendre, dans l'axe de la rigole, au-dessus de l'ensemble, un fil d'acier - câble - chaîne ou autre dispositif tendu le plus près possible des feuilles.Des cales d'épaisseur placées entre dispositif tendu et feuilles permettent de compenser les différences de niveau et de maintenir les feuilles dans la rigole. Pour faciliter ce résultat, le profil en long de la rigole pourra avantageusement présenter une courbure d'ensemble convexe. La dernière opération sera de chargeur l'assemblage en coulant dans la rigole un produit lourd possédant une certaine plasticité et pouvant ou non se solidifier (béton, enrobé de bitume, etc...) ; ce produit pourra être armé et pourra être compacté, ou tassé pour mieux épouser la forme de la rigole et assurer un contact intime et continu entre feuilles et produit d'étanchéité. Du fait de la faible profondeur de la rigole, les assemblages de toute configuration sont possibles. Le dessin annexé illustre une réalisation conforme à la présente invention. Il représente (aux différentes phases d'exécution et en coupe) une rigole (1). Une première feuille souple (2) enduite, au droit de la rigole d'une couche de goudron (3). La deuxième surface (4) est alors posée avec un recouvrement suffisant. Un fil d'acier (5) est tendu quelques centimètres au-dessus de l'assemblage. Des cales d'épaisseur (6) sont placées de façon à maintenir au contact les deux feuilles et à compenser les différences de niveau du sol. Un enrobé de bitume (7) est coulé et tassé sur l'ensemble pour charger et immobiliser l'assemblage et assurer le contact-intime et continu entre goudron et feuilles conduisant ainsi à une parfaite étanchéité. Le dispositif, objet de l'invention, peut être utilisé chaque fois qu'un assemblage in situ doit être fait sur de grands éléments d'une matière mince et souple et que cet assemblage doit avoir toutes ou parties des aualités suivantes : économie, pas de nécessité de maind'oeuvre aualifiée, pas de matériel ou d'outils spécifiques ou rares, garantie d'étanchéité, bonne tenue mécanique, ligne de jonction sécante ou courbe, possibilité de remplacer facilement un élément endommagé. Ce procédé sera particulièrement utile pour assurer l'assemblage des feuilles imperméables employées pour obtenir a) Etonchéité des cuvettes de rétention destinées à stocker de lteou ou tout autre produit - Etanchéité des digues et barrages - Etanceilo des bassins de décantation. b) Imperméabilisation d'un sol afin d'éviter que les eaux d'infiltration puissent polluer la nappe phréatique (décharges publiques - produits et déchets industriels ou agricoles fumiers etc...). c) Réalisation d'impluviums destinés à récupérer les eaux de pluie en vue de leur stockage. REVENDICATIONS 1) Dispositif permettant d'assurer l'assemblage de surfaces souples disposées sur un sol naturel ou artificiel, caractérisé par le fait qu'il se fait dans une rigole dont la profondeur est faible et peut même localement être nulle. 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le faitque l'étanchéité est obtenue par l'application d'un simple produit d'étan- chéité quelconque, liquide ou pâteux, adhésif ou non, polymérisable ou non, couché ou imprégnant une bande support, et disposé de façon continue entre les feuilles à assembler à l'endroit où elles se chevauchent. 3) Dispositif selon la revendication 1, caroctérisé par le fait aue la résistance mécanique du joint est améliorée par la présence d'une charge continue, armée ou non, d'un produit lourd possédant une certaine plasticité, pouvant ou non être tassé dans la rigole et pouvant ou non se solidifier sous l'action d'un agent ou d'un composant approprié. 4) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la cohésion de l'ensemble est améliorée par un dispositif tendu longitudinalement par-dessus les surfaces à assembler. 5) Dispositif selon la revendicstion 4, caractérisé par le fait que des cales d'épaisseur interposées entre les feuilles et le dispositif tendu maintiennent les feuilles dans la rigole et rattrapent les différences de niveau du sol. 6) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est applicable à des feuilles à assembler dont l'épaisseur peut varier de quelques centièmes à quelques millimètres d'un ouvrage à un autre, entre deux feuilles d'un même ouvrage ou d'un point à un autre d'une même feuille.