L'invention concerne un métier à tisser destiné particulièrement à la réalisation de tissus présentant des propriétés nouvelles et des performances améliorées. La présente invention concerne à cet effet un métier à tisser comportant un peigne entre les dents duquel sont passés les fils de channe, métier caractérisé en ce que les dents du peigne ne sont pas parallèles. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les dents du peigne, fixées aux jumelles, sont écartées d'une distance identique à proximité d'une m8me jumelle, cet écartement étant, à proxilité de l'une des jumelles, supérieur à l'écartement des dents à proximité de l'autre jumelle. l'invention est représentée à titre d'exemple non limitatif, sur les dessins ci-joints, dans lesquels - la figure l est une vue latérale schématique d'une partie d'un métier à tisser conforme à l'invention; - la figure 2 est une vue partielle du peigne du métier à tisser de la figure 1. Le métier à tisser conforme à l'invention est destiné à la réalisation de tissus présentant des structures nouvelles obtenues par la variation de la longueur de tout ou partie des fils de trame les uns par rapport aux autres, lors de leur introduction dans le tissu, de façon que, par un empeignage différent des fils de trame, on modifie les propriétés du tissu réalisé, ce tissu présentant en outre un aspect particulier. Conformément à l'invention, ce résultat est obtenu en disposant sur le métier à tisser un peigne 1 dont les dents ne sont pas en parallèle, de manière telle qu'en dépla çant ce peigne dans son plan on modifie la position des fils de carne passés entre les dents du peigne, de façon à modifier l'écartement de ces fils de chaste. Ainsi, sur la figure 2, on a représenté en vue partielle un peigne conforme à l'invention, comportant des dents 2 fixées par leurs extrémités aux jumelles 3 et 4. Dans cette construction, la dent médiane 21 de ce peigne est disposée perpendiculairement aux deux jumelles 3 et 4, alors que les autres dents sont placées en position inclinée, symétriquement deux à deux, par rapport à cette dent médiane 21. Ccmme on le remarque dans cette construction de la figure 2, les dents du peigne sont écartées l'une de l'autre d'une même distance à proximité d'une m8me jumelle, cet écartement des dents étant égal à a à proximité de la jumelle 3 et à b à proximité de la jumelle 4. En outre, comme on le remarque, la distance b est supérieure à la distance a, de manière qu'il soit possible de modifier l'écartement des fils de chaine 5 en déplaçant le peigne par rapport à la nappe de fils de chaine. Ainsi, lorsque la nappe des fils de chaîne et le peigne sont dans une position relative telle que les fils de channe sont disposés suivant la ligne n par rapport au peigne, l'écartement des fils de chaîne est égal à n1, alors que, lorsque la nappe des fils de channe est dans la position p par rapport au peigne, l'écartement des fils de channe est égal à P1, P1 étant supérieur à n1. Ce peigne 1 est monté mobile sur le support 6 du battant 7 de façon à pouvoir se déplacer dans les coulisses 8 et 9. La jumelle supérieure 3 est reliée par une tringle 10 à un ressort ll qui exerce en permanence une force de rappel sur le peigne 1, en position haute. la jumelle inférieure 4 du peigne est reliée à une tringle 12 pourvue d'une butée réglable 13 sur laquelle vient s'appuyer la fourche 141 d'un levier 14 pivotant sur un point fixe 15 du métier. Un ressort 16 tend constamment à appliquer un galet 17 de ce levier contre une came 18 montée sur un arbre à came 19 du métier. Cet arbre porte par ailleurs un pignon 20 qui engrène avec un pignon 21 solidaire de l'arbre 22 à vilebrequin, le battant recevant son mouvement par le dispositif classique bielle-manivelle 23 - 24. Dans le métier représenté, le diamètre du pignon 21 est moitié du diamètre du pignon 20, si bien que le mécanisme représenté permet de ramener le peigne à une même position à chaque deux duites. Une évolution différente (par exemple sur trois duites) peut être obtenue en actionnant le levier 14, non plus à partir de l'arbre à came 19 et de la came 18, mais à partir de l'arbre (non représenté) sur lequel sont montées les cames de commande des lames. Egalement, le mouvement du peigne peut être obtenu par ratière lorsque ce-mécanisme est nécessite par l'article à réaliser. Egalement des mouvements plus complexes du peigne pourront être obtenus à partir d'une came telle que 18 de forme plus complexe. Le procédé permet la réalisation d'articles nouveaux en ce sens que I'empeignage peut être modifié lors de l'insertion des-différentes duites. L'effet peut entre accentué par variation de la tension de la trame. Notons que le procédé présenté l'avantage de faciliter l'insertion des duites lorsqu'il s'agit d'articles présentant un indice élevé de couverture. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres variantes sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REV3NDICA?IONS 10) Métier à tisser comportant un peigne, caractérisé en ce que les dents ne sont pas parallèles. 2 ) Métier caractérisé en ce que le peigne est monté mobile dans son plan sur le support du battant. 30) Les articles textiles obtenus à l'aide du métier conforme à l'une quelconque des revendications précédentes.