La présente invention se rapporte d'une façon générale aux lentilles ophtalmiques, et concerne plus particulière- ment une lentilleophtalmique à puissance variable progres- sivement, et son procédé de fabrication. L'oeil humain est un organe remarquable et sensible. Il comporte à sa surftce extérieure un cristallin qui reçoit la lumière provenant d'objets dans son champ de vision. Il comporte également une rétine positionnée derrière le cris- tallin, remplissant la fonction d'un écran de vision pour des objets focalisés correctement par le cristallin. Quand l'oeil normal voit des objets relativement éloignés, le -cristallin est en position relaxée et, dans cette position, la courbure propre de sa surface focalise l'objet sur la rétine. Mais à l'observation d'objets à courte distance, un muscle ciliaire entourant le cristallin agit sur ce dernier en augmentant sa courbure et en réduisant la distance foca- le, juste suffisamment pour focaliser l'image de l'objet proche sur la rétine. La possibilité de l'oeil de se régler lui-même pour des distances variables d'objet est connue sous le nom de "accommodation'. Lorsqu'un sujet vieillit, son pouvoir d'accommodation diminue. Cela résulte du fait que son muscle ciliaire se raidit et s'affaiblit. Par exem- ple, un enfant peut normalement changer la puissance de son oeil de plus de 14 dioptries. A l'âge moyen, le pouvoir d'accommodation est réduit à environ 3 dioptries et, au troisième âge, la puissance d'accomnmodation peut disparaître entièrement. Des lentilles multifocales, par exemple des lentilles bifocales et trifocales ont été créées pour faciliter la vision de personnes qui souffrent d'une réduction de la puissance d'accommodation. Par exemple, la lentille bi- focale est constituée par deux segments séparés de puissan- ces différentes. La puissance d'un segment est telle qu'el- le permet la focalisation sur des objets proches, par exem- ple pour la lecture. Ltautre segment corrige la vision des objets distants. Les lentilles trifocales sont constituées par trois segments séparés dont les puissances sont différentes. Ces lentilles sont similaires aux lentilles bifocajes mais elles comportent en outre un segment intermédiaire de vision. Un inconvénient sérieux des lentilles multifocales an- térieures réside.dans le fait qu'elles produisent de brus- ques différences optiques entre les parties de vision. Cela donne lieu à une confusion quand la ligne de vision passe par une ligne de démarcation optique divisant les segments. Cette confusion est non seulement ennuyeuse pour l'usager mais peut aussi être très dangereuse, produisant à l'occa- sion des blessures sérieuses, par exemple par une chute dans des escaliers. Différentes tentatives ont été faites dans le passé pour éliminer les lignes.de démarcation optiques dans les lentilles bifocales ou trifocales. Une solution à ce pro- blâme consiste à prévoir une région intermédiaire entre les segirents de vision proche et éloignée, possédant des pro- priétés qui varient progressivement avec la distance sur la surface, de manière à introduire une transition progres- sive entre les parties de vision proche et distante de 'la lentille. Ces lentilles sont fréquemment appelées des lentilles "progressives". Une lentille progressive de la technique antérieure com- porte deux surfaces réfringentes sur les faces opposées d'un bloc de matière réfringente. La première de ces deux sur- faces (ou surface intérieure) est généralement une surface sphérique ou torique et la seconde surface (ou surface ex- térieure convexe) est la surface progressive. Cette surface progressive est généralement conçue et réalisée de manière à présenter une surface sphérique su- périeure à un seul foyer constituant une partie ou une zone de vision éloignée. Cette partie a une première puissance et son centre optique est le centre optique de l'ensemble de la lentille progressive. Une surface sphérique inférieure à un seul foyer est également prévue, constituant la zone ou la partie de vi- sion proche ou de lecture. Cette partie a une seconde puis- sance plus élevée et elle est située autour d'un point ap- pelé centre de vision proche. Enfin, une surface progressive intermédiaire est prévue dont la courbe méridienne allant du centre optique de la lentille au centre d. visinn proche est appelée le méridien de progression. La sphéricité de la lentille varie le long de ce méridien de progression, à partir de sa valeur au centre optique de la lentille jusqu'à sa valeur au-dessus du centre de vision proche, selon une loi prédéterminée. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 2-869 422, 2 878 721, 3 785 724, 4 055 379 et 4 o56 311 illustrent la technique antérieure des lentilles dîtes progressives et représentent la partie la plus connue de cette technique. De plus, des articles de A.G. Bennette dans les numéros d'octobre et de novembre 1970 et de février et mars 1971 de la revue "The Optician" décrivent différentes tentatives pour réaliser des lentilles progressives. Toutes les lentilles progressives antérieures présen- tent au moins un inconvénient commun. En raison de la sur- face non sphérique de ces lentilles antérieures, il existe une certaine valeur d'astigmatisme et de déformation. Cette déformation tend à être particulièrement prononcée dans les parties périphériques de la zone de vision intermédiaire ou de transition de la lentille. Un résultat indésirable de cette déformation est une sensation de vertige que per- çoit l'utilisateur lorsqu'il tourne la t4te d'une façon nor- male. Cet effet, ajouté à un flou de la vision dans les ré- gions périphériques de la lentille, est largement responsa- ble du manque d'acceptation de ces lentilles progressives. Comme cela apparaîtra ci-après, les inconvénients des lentilles progressives antérieures sont pratiquement élimi- nés par la lentille selon l'invention et, d'une manière en- tièrevient nouvelle, les régions de la lentille produisant normalement des déformations prononcées ont été reposition- nées dans des parties qui ne sont que très peu utilisées par l'utilisateur. L'invention a donc pour objet de proposer une nouvelle lentille ophtalmique à puissance progressive réduisant net- tement l'astigmatisme et les déformations dans les régions périphériques de cette lentille, couramment utilisée pour la vision normale. Un autre objet de l'invention est de proposer une len- tille à puissance progressive du type mentionné ci-dessus dans laquelle les parties de la zone intermédiaire entre la zone de vision à distance et la zone de vision proche les plus fréquemment utilisées sont configurées et posi- tionnées de manière àiéduire sérieusement le flou ou les déformations lorsque l'utilisateur regarde les objets à une distance intermédiaire. Un autre objet de l'invention est de proposer une nou- velle lentille multifocale dans laquelle les lignes de dé- marcation entre les zones de vision à grande distance, de transition et à courte distance sont rendues invisibles. Un autre objet oncore de l'invention est de proposer une lentille progressive du type mentionné ci-dessus qui peut âtre réalisée de façon relativement facile et peu coûteuse, sur une base reproductible, et susceptible d'une fabrication en grande série. Un autre objet encore de l'invention est de proposer un procédé de fabrication d'unelentille progressive com- portant une partie intermédiaire de nouvelle configuration, produisant un minimum de flou et de déformation dans les parties les plus utilisées par le porteur. Ces résultats, ainsi que d'autres, sont obtenus grâce à une lentille selon l'invention qui peut être décrite rapidement comme comprenant une matière réfringente avec deux surfaces réfringentes, dont une première est divisée en des première;, seconde et troisième zones de configu- ration déterminée, destinées respectivement à la vision dis- tante, la vision intermédiaire et la vision proche, cette 3o première surface comportant une ligne méridienne verticale dans un plan x, y, et passant par le centre optique de la lentille en traversant lesdites zones, la courbure de cette ligne méridienne étant représentée par l'expression _ d2x [+ (dd)] -3/2 R dy2 23- Comme le montre la figure 1, la première zone de la lentille occupe la moitié supérieure de la première surface et en plus des parties périphériques incurvées vers le bas, au-dessous de l'axe horizontal de la lentille, avec une courbure constante assurant une distance focale constante pour la vision à distance. La troisième zone de la lentille occupe une partie inférieure de la première surface, avec une courbure constante assurant une distance focale cons- tante pour la vision proche. La seconde zone se situe entre les première et seconde zone, avec une courbure varia- ble produisant une distance focale variable, la courbure de la seconde zone en des points successifs le long de la ligne méridienne variant progressivement à partir de la courbure constante de la première zone jusqu'à la courbure constante de la troisième zone. La première surface de cette lentille est engendrée par des parties d'une famille de cercles produite en faisant Passer un plan incliné par un grand nombre de.sphères de rayons connus, chacune de ces sphères passant par une série de points définissant la courbe méridienne. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: la figure 1 est une vue en perspective d'une forme de lentille ophtalmique à puissance progressive selon l'inven- tion et montre la configuration et la position des zones de vision à distance, de vision intermédiaire et de vision proche, la figure 2 est un diagramme-illustrant la forme de la courbe méridienne en fonction de l'inverse du rayon, par rapport à-l'axe y de la lentille, la figure 3 est un diagramme illustrant la manière de déterminer la courbure de la courbe méridienne dans le plan x-y de la lentilJe, la figure 4 est un autre diagramme illustrant la ma- nière dont la surface de la lentille est définie mathéma- tiquement par le passage de plans inclinés par des sphères de rayons connus, ces sphères passant par un grand nombre de points définissant la courbe méridienne de la lentille, la figure 5 est un diagramme similaire à celui de la figure 4, illustrant la position des trois parties de vision de la lentille, la figure 6 est un diagramme qui doit 4tre examiné con- jointement avec celui de la' figure 5 et illustrant la con- figuration et la position de la partie de vision proche de la Gntille, la figure 7 est un diagramme définissant mathématiquement la géométrie de la lentille dans le-plan x-y, la figure 8 est un autre diagramme montrant la configu- ration de l'une des éllipses engendrées en faisant passer le plan incliné par une sphère donnée, passant elle-même par un point particulier de la courbe méridienne, la figure 9 montre l'image d'une grille carrée vue à travers une lentille progressive de la technique antérieure, la figure 10 est similaire à la figure 9 et montre l'ima- ge d'une grille carrée vue à travers un mode de réalisation de la lentille progressive selon l'invention, et la figure 11 est un diagramme indiquant les coordonnées de puissance en dioptries d'une lentille complémentaire de deux dioptries, définissant la surface d'une forme de lentille progressive selon l'invention. Les figures l et 3 représentent donc une forme de lentille ophtalmique 10 à puissance progressive selon l'in- vention. La lentille 10 comporte deux surfaces réfringentes sur les faces opposées d'une masse de matière réfringente, la surface arrière 11 étant une surface simple et la sur- face avant 12 étant une surface dite progressive. La surface simple et la surface progressive délimitent entre elles une partie de lentille supérieure à simple foyer, ou première zone de vision 14 pour la vision à distance, d'une première puissance, et dont le centre optique coincide avec le centre optique de la lentille globale, une partie de lentil- le inférieure à simple foyer ou troisième zone de vision 16, pour la vision proche, d'une seconde puissance plus élevée, située autour d'un point appelé centre de vision proche, et une partie de lentille intermédiaire à puissance progressive, ou seconde zone de vision 18 entre le centre optique de la lentille et le centre de vision proche, et sur un cfté du plan méridien de la lentille qui contient le centre de vision proche. Comme le montre la figure-1, la seconde zone de vision ou zone intermédiaire 18 a une forme nouvelle et elle est située entre les première et troisième zones de vision pour former une transition appropriée avec une déformation ou un flou minimal quand l'oeil de l'utilisateur se déplace par rapport à la lentille pour focaliser des objets dispo- sés à une distance intermédiaire. Comme le montre la figure 3, la puissance de la lentille dans la zone de vision inter- médiaire augmente progressivement à partir d'une première valeur au centre optique de la lentille jusqu'à une seconde valeur plus élevée au centre de vision proche, selon une loi de progression prédéterminée, le long du plan méridien qui contient le centre de vision proche et le plan ibéridien de progression. La manière dont la surface définissant cette troisième zone de vision est engendrée sera décrite en détails dans les paragraphes qui suivent. La lentille 10 peut être réalisée en une matière optique dont l'indice de réfraction est uniforme, par exemple un verre de qualité optique, ou elle peut être faite en matière plastique bien connue de qualité optique, telle que CR-39 (allyl-diglycol carbonate), en Lexan (polycarbonate) ou en méthyl-methacrylate. Comme le montrent particulièrement les figures 1 et 3, les zones 14, 16 et 18 sont incurvées vers l'intérieur dans la direction de l'oeil, avec l'augmentation progressive de distance vers le haut, le long de la lentille à puissance progressive. Cela apparalt sur la figure 3 par la courbe 20 qui représente la-courbe méridienne de la lentille. L'expres- Sion "courbe méridienne" concerne la.courbe formée par la lentille le long d'une ligne 22 sur la figure 1 qui divise en fait le lentille en deux moitiés égales. A chaque posi- tion d'une moitié correspond une position de propriétés similaires de courbures et de puissance dans l'autre moitié. La courbe méridienne 20 est une courbe régulière en toute position et ne comporte aucune discontinuité ni ruptu- re. Bien que cette courbe soit régulière, comme cela a été indiqué cidessus, elle peut avoir des rayons de courbure différents en chaque position. Les rayons de courbure dans les différentes positions de la courbe méridienne 20 sont représentés en 24, 26 et 28 sur la figure 3. Le lieu des centres de courbure "C" de la courbe méridienne constitue une courbe plane continue connue sous le nom de "dévelop- pante" de la courbe donnée. Une développante est représen- tée en 30 sur la figure 3. Pour que la lentille fonctionne correctement, la développante doit être régulière et ne comporter aucune discontinuité. La figure 2 est une courbe de l'inverse du rayon de courbure "R" en différentes positions de la courbe méri- dienne, par rapport à l'axe y de la lentille, tel qu'il est défini sur la figure 1. Il faut noter que dans la zone de vision à distance 14 et dans la zone de vision proche ou de lecture 16, le rayon de courburel- long de la courbe méridienne est constant. Mais dans la zone intermédiaire ou de transition 18, le rayon de courbure varie comme l'indique la courbe du plan de. progression désignée par 32 sur la figure 2. La forme voulue de la courbe 32 peut être déterminée par des lois de progression bien connues, la formule ci-après étant exprimée en fonction du rayon R et des coordonnées x et y de la lentille 10 (figure 1): 2] -3/2 1 d x 2 R dy2- ' y Une caractéristique de l'invention réside dans la manière dont la surface de la lentille est engendrée dans la zone intermédiaire 18 de la figure 1. Dans les para- graphes qui vont suivre, les calculs mathématiques définis- sant cette surface de lentille seront expliqués en détails. Mais essentiellement, la surface est engendrée par des parties d'une famille-de cercles développés en faisant passer un plan incliné par un grand nombre de sphères de rayons connus, chacune de ces sphères passant par la série des points qui définissent la courbe méridienne. La figure 4 montre la courbe méridienne 20 dans le plan xy du système de coordonnées rectangulaire tr dimension- nelles xys, apparaissant sur la figure 1. La courbe 20 est tangente à l'axe y positif, à l'origine (0,0,0). La courbe méridienne 20 peut être définie sous forme d'un tableau, par une série de points PM qui peuvent 8tre calculés pour une lentille donnée en fonction des lois de progression utilisant la formule ci-dessus. En chaque point PMl, il exis- te un rayon donné de courbure Pl et un angle donné 0M qui, comme le montre la figure 4, est l'angle entre la tangente à la courbe 20 et l'axe x positif. Il est possible d'associer à chaque point PM de la courbe méridienne cinq nombres réels 0(XM, YM' 0, RM, %) dont les trois premiers (xM, YM' 0) représentent les coor- données rectangulaires du point PM. Les coordonnées du centre C du cercle de courbure en P sont: M M (xM + %] sin %M,' y% - R14 -os M,' O) Il y a lieu maintenant de faire passer une sphère M de rayon RM par le point P M, dont le centre est en CM et de couper cette sphère par un plan)M par PM, perpendicu- laire au plan xy. Ce plan lTM coupe le plan x-y suivant une droite parallèle à l'axe z et le plan xy suivant une droite passant par le point PM' L'ang].e O dont cette dernière]i- gne d'intersection ost inclinée par rapport à l'axe x posi- tif est suppose indépendant du point P1M et d'une constante donnée. I1 apparait clairement que le plan 1 passant par P coupe la sphère % suivant un cercle SM passant par PM et de rayon R> sin (O + 91). Ainsi, quand le point PM se déplace le long de la courbe méridienne, la famille des cercles SM1 engendre une surface. La partie de la surface faisant face au plan yz est la surface voulue L de la len- tille. La description mathématique ci-après de la surface L de la lentille, faite en regard des figures 5 à 8, permet le calcul des coordonnées des points de cette surface. Les coordonnées rectangulaires de chaque point P de la surface L de la lentille engendrée par les points PM1 sur la courbe méridienne 20 sont les suivantes: 246449? X = X1 + RM sin(ó+OM) cos 0 (1-cost) y = YN - NI sin("+Q%) sin ó (1-cos) (1) z = RM sin(0+0M) sint o (xi, YM,o,RM,'M) est le quintuplé associé avec le point PM correspondant et t est un paramètre réel compris dans l'intervalle 0 4 t montre sur l'axe z positif. Il est bien entendu que tous les calculs ci-dessus ont été exécutés en tenant compte des suppositions particulières ci-après: (a) la partie de la courbe méridienne 20 "au-dessus" du plan xz, c'est à dire la partie de la courbe 20 dont les points ont les coordonnées (xMyM,O0) avec YM, 0, est un arc cir- culaire de rayon R0 > 0 défini par l'équation :)O icM = R0 - (Ro2 - y 2) 1/2 (b) la partie de la courbe méridienne 20 "au-dessous" du plan xz, c'est à dire la partie de la courbe 20 dont les points ont les coordonnées (XM,yM0O) avec yM O engendrant la partie de lecture de la lentille. Le point "le plus haut" PM de cet M arc circulaire de la courbe 20 a pour coordonnées (x, 7À, 0) avec xÀ>O, /.e0, et les coordonnées de son point milieu ("centre") PC sont (xC, yc,O) o xc> et (c) l'angle 0 dont les plans d'intersection TM sont inclinés au-dessous du plan xz et l'angle OC de la tangente à l'arc circulaire de la courbe 20 en P- sont liés par la relation Ainsi, le point "le plus bas" de l'arc circulaire de la courbe 20 engendrant la zone de lecture est le point d'inter- section de cet arc avec le plan - passant par le point M. "le plus élevé" PM. Il résulte de ces suppositions que l'ensemble de la surface L de la lentille est naturellement divisée en les trois zones de vision mutuellement exclusives, mentionnées ci-dessus, c'est à dire (voir les figures 1, 2 et 5): la première zone 14 ou zone de vision éloignée, disposée au-dessus du plan d'intersection3t0 passant par l'origine (0,0,0), avec une surface sphérique de rayon RO- La seconde zone 18 ou zone de transition, disposée au- dessous du plan d'intersection 0 et le plan d'intersec- o tionXjM passant par le point PM"le plus haut" de la zone de lecture. La troisième zone 16 de vision proche qui est une ca- lotte sphérique disposée au-dessous du plan d'intersection i passant par PM, chacune des zones 14,. 16 et 18 admet- tant une simple description analytique exprimée en coordon- nées de leurs points. Tous les points de la première zone 14 de la lentille ont pour coordonnées (x, y, z) satisfaisant à la fois l'iné- galité: 2 (El) (1 + v)2 + ( z) 1 Rocososin0 ROcoso et l'équation 2 2 >1 /2 x = R - (R z) D'une manière similaire, tous les points de la troisième zone 16 engendrant la zone de lecture ont pour coordonnées (x,y,z) satisfaisant à la fois l'inégalité: 12 z 2 (tE2) (1 + Rsin(0+)-sin + (R. in(+ ú= 5+ RsinQM, y = - RcosQ- Les coordonnées de tous les points de la zone intermédiai- re 18 ou de transition disposés entre les plans d'intersec- tion r0 et M doivent satisfaire le groupe initial d'équa- tions à savoir: x = XM + R% sin(i+oM)cosi(l-cost) (E3) y = YM - RM sin(0+ GM)sino(1-cost) z = % sin(o+gM)sint Plus précisément, en tout point de coordonnées (x,y,z), pour lesquels y, z ne satisfont pas les inégalités (IE1) et (IE2), le quintuplé ( YM, 0, RM,QM) et le paramètre t doivent être déterminés pour un point PM de la courbe méridienne 20 (au-dessous du plan xz) pour lequel les trois équations (E3) sont satisfaites simultanément. Le mode opératoire de calcul des coordonnées des points de la surface L de la lentille est basé entièrement sur la représentation analytique des limites des régions de transition, en fonction des inégalités quadratiques(IE1) et IE2) données ci-dessus. Pour la fabrication réelle de la lentille selon l'in- vention, une machine, telle qu'une machine de surfaçage, à commande numérique, est programmée soit pour produire la lentille à partir d'une ébauche de matière appropriée, soit pour produire un moule dans lequel la lentille peut 4tre moulée en verre de qualité optique ou en matière polyméri- sable. Les techniques de programmation et de commande des machines numériques ainsi que le moulage de précision des lentilles en utilisant des moules appropriés sont décrits dans la littérature et sont bien connus. Par conséquent, les détails précis de la technique de calcul selon l'inven- tion, de programmation de la machine de surfaçage et de moulage de la lentille ne seront pas décrits. La nouvelle lentille selon l'invention, lorsqu'elle est réalisée selon les modes opératoires et les calculs mathé- matiques ci-dessus se caractérise par le fait qu'elle com- porte des première, seconde et troisième zone de vision de forme et de position appropriée, comme le montre la fi- gure 1. La forme de ces zones dé vision, qui est optimisée pour permettre une vision normale au porteur de la lentille, réside du fait que la surface dans la zone de vision inter- -médiaire est engendrée par des parties d'une famille de cer- cles développés en faisant passer le plan inclinéJtdes fi- gures 4 et 5 par un grand nombre de sphères de rayons connus chacune de ces sphères passant par la série des points dé- finissant la courbe méridienne 20. Comme le montre particulièrement la figure 10, qui est un exemple d'une image à travers une lentille selon l'inven- tion, la déformation est maintenue à un minimum absolu dans la majorité des parties utilisées de la lentille. La compa- raison de cette image avec celle d'une lentille progressive antérieure, représentée sur la figure 9 montre l'importante. amélioration par rapport à la technique antérieure. Il faut noter particulièrement l'amélioration marquée des caractéristiques de déformation de la lentille dans les zones périphériques, immédiatement audessous de l'axe z et dans toutes les parties les plus fréquemment utilisées de la zone de vision intermédiaire 18. Dans le but de mieux comprendre les coordonnées de puissance d'une lentille selon l'invention, par exemple celles formant l'image de la figure 10, la figure 11 montre les résultats obtenus avec une lentille dont la surface ar- rière est réalisée en accord avec la description ci-dessus. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au mode de réalisation dé- crit et illustré à titre d'exemple nullement limitatif sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Lentille ophtalmique à longueur focale variable pro- gressivement, caractérisée en ce qu'elle comporte deux surfaces réfringentes, dont l'une est divisée en des pre- mière,(14), seconde (18) et troisième (16) zones de vi- sion destinées respectivement a la vision à distance, à la vision intermédiaire et à la vision proche, ladite sur- face contenant une courbe méridienne (22) passant par le centre optique de la lentille et traversant lesdites zones, ladite courbe méridienne (22) 4tant définie par une série de points de ladite surface et des parties périphériques de la moitié inférieure de ladite surface, et possédant uno courbure constante avec une distance focale constante pour la vision à distance, ladite troisième zone de vision (16) occupant une partie inférieure de ladite surface avec une distance focale constante pour la vision proche, et la- dite seconde zone de vision (18) se situant entre lesdites première et troisième zones de vision pour la vision inter- médiaire, ladite seconde zone de vision (18) comportant en outre, de chaque côté de la courbe méridienne, des zones symétriques d'aberrations astigmatiques, ladite surface de ladite seconde zone de vision (18) étant engendrée par des parties d'une famille de cercles développés en faisant passer un plan incliné par un grand nombre de sphères de rayons prédéterminés, chacune desdites.sphères étant tan- gentes à ladite série de points définissant ladite courbe méridienne (22). 2 - Lentille selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque point de la surface de la lentille engen- drée par ladite série de points définissant ladite courbe méridienne (22) a pour coordonnées rectangulaires: X = XM + %sin(0+9-ï)cos 0 (1-cost) Y = yM - 1sin(0+ Q-)sino (1-cost) z = hI5sin(o+Qij)sint o (5tYM IQM@) est le quintuplé associé avec un point correspondant de ladite série de points, et t est un para- matre réel situé dans l'intervalle 0 4t; 27t. 3 - Lentille selon la revendication 2, caractérisée en ce que la partie de ladite courbe méridienne (22) se trou- vant dans ladite lpremeère zone de vision (14) est un arc circulaire dû l'ayon IO> O defini par l'équation: R -o - (Ro - yM2) 1/2 X.R - (O _-M et tous les points dans ladite première zone de vision (14) ont des coordonnées (x, y, z) satisfaisant.l'inégalité (1 + v)2 + z)2 Ro cos fsin + ( t0 cosó et l'équation 2 --2)1/2 x = Ro- (R2 - -) 4 - Lentille selon la revendication 2, caractérisée en ce que tous les points de ladite troisième zone de vision (16) ont pour coordonnées (x, y, z) satisfaisant à la fois l'iné- galité + - v- ( ( Rsin(vS+QGî)sin + ( Rs-n +. 1 et l'équation 2 2 -2) 1/2 x=-(IU-(y--) --) 1/2 x = x- + Rsined, = + y - RcosQ7 - Lentille selon la revendication 4, caractérisée en ce que tous les points de ladite seconde zone (18) ont pour coordonnées (x, y, z) satisfaisant 3es éci.stions suivantes x = xM + R1sin(O+o0M)cosó(1-cost) = Y - Rsin(ó+oM)sinó(1-cost) z = Rbsin(q+gM)sint 6 - Procédé de réalisation d'une lentille ophtalmique comportant des axes x, y et z, avec une distance focale variable progressivement, comprenant deux surfaces réfr-in-- tentes dont l'une est divisée en des première (14), seconde (18) et troisième (16) zones de vision destinées respecti- vemnient à la vision à distance, à la vision intermédiaire et à la vision proche, ladite surface contenant une courbe méridienne (22) passant par le centre optique de la lentille et traversant lesdites zones, ladite courbe méridienne (22) étant définie par une série de points sur ladite surface, ladite première zone (14) occupant la moitié supérieure de ladite surface et des parties périphériques de la moitié inférieure de ladite surface, avec une courbure constante déteTrmiinant une distance focale constante pour la vision à distance, ladite troisième zone de vision (16) occupant une partie inférieure de ladite surface avec une distance focale constante pour la vision proche, et ladite seconde zone de vision (18) se situant entre lesdites première et troisième zones de vision pour la vision intermédiaire, ladite seconde zone de vision (18) comportant en outre de chaque côté de la courbe méridienne (22) des zones symétriques d'aberratios astigmatiques, procédé caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à engendrer la surface de ladite seconde zone de vision (18) en combinant ensemble, pour former ladite sur- face, un grand nombre de cercles développés en faisant pas- ser un plan incliné faisant un angle prédéterminé par rap- port audit axe de la lentille, par un grand nombre de sphères de rayons prédéterminés, chacune desdites sphères passant par ladite séries de points définissant ladite cour- be méridienne (22), le rayon desdites sphères et l'angle du- dit plan incliné étant choisi de manière que chaque point de ladite surface possède les coordonnées rectangulaires suivantes x = %i i msin("+ QM)cos$ (1-cost) Y = YM - \sîn(ç+Q)sino (1-cost) z = Rsin(0+%M)sint o (yI,yM,OlQM) est le quintuplé associé avec un point correspondant de ladite série de points, et t est un para- mètre réel se situant dans l'intervalle 0 _ t - 2.. 7 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite surface de ladite première zone de vision (14) est engendrée en combinant ensemble pour former ladite sur- face, un grand nombre de cercles développés en faisant passer un plan incliné disposé sous un angle prédéterminé par rap- port audit axe de la lentille par un grand nombre de sphères de rayons prédéterminés, chacune desdites sphères passant par ladite série de points définissant ladite courbe méridien- ne (22), le rayon desdites sphères et l'angle dudit plan étant choisis de manière que la partie de ladite courbe méridienne (22) se trouvant dans ladite première zone de vision (14) soit un arc circulaire de rayon Ro > 0 défini par l'équation 2)1/2 = R - (R02 - yM2/2 et tous les points de ladite première zone de vision (14) ont des coordonnées (x, y, z) satisfaisant à la fois l'inégalité (1 + vO s 2i + z)2 1 R.cososinîî + RocosZ et l'équation x = R0 - (R02 _ - 2 - 2)1/2 x= R y 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la surface de ladite troisième zone de vision (16) est engendrée en combinant ensemble, pour former ladite surface, un grand nombre de cercles développés en faisant passer un plan incliné faisant un angle prédéterminé avec ledit axe x de la lentille par un grand nombre de sphères d'un rayon prédéterminé, chacune desdites sphères passant par ladite série de points définissant ladite courbe méridienne (22), le rayon desdites sphères et ledit angle dudit plan étant choisis de manière que tous les points de ladite seconde zone de vision (18) aient pour coordonnées (x,y,z), satis- faisant à la fois l'inégalité (1 + y (Rsin(0+9@m-)Tn0) ( Rsin(f+')"" et l'équation x = x - (R2 - (y -)2 - 2)1/2 o = xM + Rsin, = - Rcos