En matière de tannage, teinture, corroyage, etc. des peaux de betes, on sait que lorsqu'une tranche de traitement est terminée dans l'atelier correspondant, les peaux sont récupérées une à une et goupées en piles qui sont transportées à l'atelier assurant la tranche ultérieure du traitement. Elles y sont alors prélevées unité par unité, troitées, réentassées en piles puis dirigées vers l'atelier suivant et ainsi de suite. A l'heure actuelle, ces tranches successives de traitement sont, en elles-mêmes, de plus en plus réalisées sur des machines automatiques comportant - à l'entrée, un transporteur d'alimentation sur lequel un opérateur dépose une à une les peaux qu'il prélève de la pile lui ayant été livrée, et - à la sortie, un transporteur délivreur sur lequel un autre opérateur prélève les peaux traitées afin de les entasser sur un plateau qui sera charioté juqu'à l'atelier suivant. Si l'empilage des peaux délivrées par une unité peut etre relativement mécanisé en vue d'éliminer les interventions manuelles entre les traitements automatiques, en revanche le problème du "dépilage" à l'entrée est assez difficile à résoudre pour de multiples raisons : en effet, les peaux sont entassées en vrac les unes sur les autres, leurs contours sont irréguliers et la pile présente une allure tourmentée, tant sur les bordst où pendent de place en place des bouts irréguliers de peau que sur le dessus en raison des multiples "dos" dus à certaines surépaisseurs locales des peaux superposées. A la périphérie, celles-ci présentent des ondulations en hauteur ou des plis plus ou moins écrasés. Certaines peaux sont trouées. L'électricité statique engendrée par les opérations mécaniques subies par les peaux, les forces d'attroction superficielle dues à l'humidité, l'écrasement subi en bas de la pile et, quelquefois, un long stockage déterminent un véritable "collage" des peaux les unes sur les autres. Si l'on tient compte, enfin, des irrégularités de surface présentées par les peaux du coté "chair", on se rend compte que la mécanisation du "dépilage" est très difficile à résoudre dans des conditions assurant un prélèvement régulier des peaux, une par une, chacune suivant immédiatement l'autre. Aussi, afin de limiter les ruptures d'automoticité déterminées par les reprises manuelles qui immobilisent auprès des machines des opérateurs dont le travail est monotone et le coOt de plus en plus élevé, on s'est efforcé de placer bout à bout les diverses unités de traitement et d'assurer, au moyen de transporteurs appropriés, des reprises directes des peaux d'une unité à l'autre. Cependant, ces solutions comportent de nombreuses limites en raison de la très grande variété des qualités traitées et de la configurati on extrêmement irrégulière des peaux relevant d'une même qualité et d'unemême livraison. Lorsqu'on se trouve notamment en présence d'ateliers déjà installés ou aménagés dans des locaux plus ou moins éloignés, les équipements transporteurs destinés à servir de relais entre les unités successives ne sont pas faciles à réaliser à un prix économique et avec une bonne garantie (en perspective, fréquence ou durée) à l'égard d'incidents susceptibles de paralyser la chaîne en son entier. Comme le transport des piles de peaux sur des plateaux entre les ateliers offre une grande souplesse aux mégissiers déjà installés et constitue une opération traditionnelle peu onéreuse, on est revenu vers cette solution et on a cherché à résoudre le problème du prélèvement des peaux entassées en piles qui demeure le seul obstacle à une mécanintion mieux appropriée des installotions dont les unités sont distribuées dans des conditions assez contraignantes. A cet effet, la pile est généralement placée sur un plateau équipé d'un élévateur qui grâce à un palpeur reposant sur la peau reposant au sommet, en règle constamment la hauteur de telle sorte que cette dernière soit au niveau du transporteur d'alimentation de l'unité de traitement. De la sorte, il suffit de transférer "horizontalement", de la pile au transporteur, la peau qui repose au sommet de cette dernière. On a, à cette fin, proposé d'utiliser le système de transfert bien connu dans les machines rotatives à imprimer les journaux et qui consiste - à appliquer, à un aplomb prédéterminé, sur la face supérieure de la peau reposant au sommet du tas, une tête suceuse reliée à une source de dépression, - à dégager, vers une zone de déchargement (c'est à dire vers la surface du tapis de brins parallèles alimentant les unités, de teinture par exemple) la tête suceuse qui emporte avec elle la peau saisie et retenue par aspi ration, - à déconnecter la tête suceuse de sa source de dépression, - à la ramener à l'aplomb prédéterminé, - et à recommencer le cycle. Cependant les irrégularités signalées plus haut (trous, zones poreuses) et les liaisons physiques d'attraction développées sur les faces en regard des peaux font que, très fréquemment, on n'entrain pas seulement la peau sup*- rieure mais aussi celle située en dessous, ce qui introduit des perturbations inacceptables dans le fonctionnement de l'unité de traitement. Si l'on diminue la dépression de la tête suceuse, pour éviter cet inconvénient, il se produit alors des manques à l'alimentation de la machine. Ce dernier genre d'incident arrive aussi lorsque la tête suceuse voit se présenter à son aplomb un pli de la peau, car celle-ci n'est pas entraînée et l'unité de traitement continue à fonctionner, sans être alimentée, jusqu'à ce qu'un opérateur s'en aperçoive. Les troubles causés par ces incidents sont tels que ces machines de prélèvement, compte tenu de l'inévitable variété des défauts des peaux (que l'on est malheureusement contraint de subir), requièrent des interventions trop fréquentes qui font perdre toute l'économie réalisée sur le poste de l'opérateur et introduisent dans les unités de traitement des perturbations trop graves qui en compromettent l'exploitation normale. On notera que le problème du dépilage des peaux est rendu d'autant plus délicat qu'il n'est pos possible d'exploiter les solutions traditionnelles utilisées pour les feuilles de papier lisses, régulières, de même format et aux bords nets ; de même, on ne peut pas appliquer les solutions utilisées pour prélever, unité par unité, des toles métalliques, laissées et collantes, entassées en pile car, indépendamment de la régularité des bords des toles de même format( qui n'existe pas dans les piles de peaux), les toles présentent une raideur intrinsèque qui permet, avant mise en oeuvre de la tête suceuse, de soulever le bord de la tole supérieure par une pièce spéciale, ators que les peaux sont souples et n'offrent pas de prise régulière à de tels relevages par les bords. On a déjà proposé de séparer, de la peau sous -jacente, la peau reposant au sommet d'une pile dans des conditions telles qu'elle puisse être emportée, seule et sans manoeuvres manquées, par une tête de transfert du type suceuse, en imprimant à la face supérieure de la peau de sommet, préalablement à l'opération d'application de la tête suceuse, un mouvement de glissement dans son plan, sur et par rapport à la peau sous-jacente. Ce mouvement de glissement, doit être de puissance suffisante pour vaincre la rXsistance opposée par les forces faisant adhérer la peau de sommet à la peau sous-jacente, et d'amplitude suffisante pour que les irrégularités de leurs faces respectivement en regard écartent ces dernières l'une de l'autre; ce mouvement de glissement est imprimé par un patin antidérapant constitué par un peigne à fines aiguilles, dont la longueur est substantiellement inférieure à l'épaisseur moyenne des peaux. Le patin en question est susceptible d'être appliqué, à partir d'une position de retrait à un aplomb spécifique prédéterminé, sur la face supérieure de la peau reposant au sommet de la pile, par des moyens d'abaissement et de pression tels que ladite peau accompagne, au moins dans la zone d'application dudit patin, tout glissement horizontal de ce dernier. Cette technique antérieure donne, dans l'ensemble, des résultats satisfaisants, mais qui pêchent encore sur certains points. Ainsi, on comprend que le glissement de la peau située sur le sommet du tas se réduit à un mouvement simple qui amorce celui du transfert de la peau vers sa zone de déchargement. Or, pour certaines peaux de grande longueur adhérant en diverses zones, il est souhaitable de disposer de dispositifs plus sophistiqués de façon à garantir un acheminement régulier et sans manque. Par ailleurs, si le patin à aiguilles ne détériore pas les pièces lorsqu'elles sont présentées dukôté "chair", il peut laisser des traces inacceptables lorsqu'elles sont présentées côté "fleur". La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et, en particulier, d'apporter un procédé et une machine permettant de prélever des peaux présentant pratiquement toutes les imperfections des peaux les plus difficiles à prélever sur une pile. A cet effet, l'invention propose, dans une phase préparatoire, d'introduire mécaniquement suffisamment d'air entre la peau du sommet et la peau sous-lacente pour que la première puisse, le moment du transfert venu, etre emportée seule. Selon un autre aspect de l'invention, il est prévu de créer mécaniquement dans la peau de sommet des plis de façon à réserver, au-dessous de ces derniers, des passages favorisant la pénétration de l'air. Un autre but de l'invention est de rompre les diverses liaisons physiques d'attraction existant, d'une façon conjvgu8e, en chaque point des faces en regard des peaux entassées. Un autre but de l'invention est de permettre, dans une seconde partie de la phase préparatoire, le décollement de la peau de sommet, meme dans le cas OÙ la peau sous-jacente lui serait restée collée au cours de la première partie de cete phase préparatoire. L'invention tend également à permettre le décollement de la peau de sommet, meme quand elle présente un trou ou une zone poreuse en regard de la tete suceuse L'invention vise,par ailleurs, à froisser la peau de sommet sur toutes les longueurs et dans tous les sens nécessités par sa structure, sa qualité ou la livraison particulière dont elle fait partie. De plus et afin de soulever localement la peau de sommet par rapport à la peau sous-jacente, il est prévu, selon l'invention, d'imprimer le mouvement de glissement en deux zones distinctes de ladite peau de sommet et sous la forme de deux mouvements élémentaires de sens opposés le long de la direction passant par ces deux zones, éventuellement en plaçant légèrement au-dessus de la zone intermédiaire la tête suceuse connectée à sa source de dépression. Afin de favoriser le décollement, après que l'on ait imprimé à la peau le mouvement correspondant, l'invention prévoit d'appliquer la tête suceuse sur la face supérieure de la peau de sommet, de la connecter à sa source de dépression, puis de l'élever - avec la peau qu'elle soulève en partie - au dessus du sommet de la pile. Afin de permettre à la peau sous-jacente de se décoller si elle est demeurée collée à la peau de sommet à cause d'une porosité ou d'un trou, l'invention propose de répéter le mouvement de glissement (au besoin à la faveur d'un mouvement relatif horizontal de la peau et de la tete suceuse) et de déconnecter un instant la tete suceuse de sa source de dépression en vue d'une nouvelle reprise sur la zone qui est alors présentée à ladite tête. D'autres buts de l'invention et les moyens permettant de les satisfaire ressortiront de la description ci-après dans laquelle, en se référant aux dessins annexés - la figure 1 représente une vue schématique, de côté, de l'ensemble d'une machine selon l'invention installée devant un transporteur d'alimentation d'uneunité de traitement ; - la figure 2 représente, en perspective, une paire de patins à action parallèle longitudinale montée sur son équipement de déplacement vertical ; - les figures 3 et 4 représentent, en vue de côté, ces memes patins, d'une part, au repos et, d'autre part, en fonctionnement ; -4es figures 5 et 6 représentent, en vue de face et en coupe longitudinale, deux patins à actions antagoniste en fonctionnement ;; - les figures 7a à 71 illustrent schématiquement, en perspective, les douzes étapes du prélèvement d'une peau au sommet d'une pile ; et, - la figure 8 illustre, dans les memes conditions, l'étape de retour à la première étape du cycle. Si I 'on se réfère à la figure 1, on voit un transporteur 50 d'alimentation disposé à l'entrée d'une unité de traitement non représentée. Généralement, ces transporteurs sont constitués par une nappe de brins parallèles séparés par quelques centimètres de façon à permettre aux peaux qui vont reposer dessus d'etre, en quelque sorte, suspendues " en l'air" par ce support afin de pouvoir,par exemple, etre soumises aux projections de pistolets de teintu ture. II importe donc que, sur ces transporteurs, les pièces soient aussi rapprochées que possible, pour éviter des pertes de consommation des produits de teinture. L'équipement de dépilage proprement dit est monté sur deux portiques 51 et 52 qui soutiennent, entre eux, un transporteur intermédiaire 53 entraîné par des tambour 54 tourillonnant dans des joues appropriées sur les montants des portiques. Le tapis de ce transporteur intermédiaire est constitué par une nappe de mailles métalliques et il se comporte comme un secoueur vertical, grace à un arbre 55 monté sous le brin supérieur et pourvu de cames excentrées qui s'élèvent et s'effacent successivement sous ce brin supérieur. La vitesse d'avancement du transporteur 50 doit être plus importante que celle du transporteur intermédiaire 53. Par suite, si la vitesse du transporteur 50 est faible, celle du transporteur 53 l'est encore plus, et le mécanisme à excentrique est nécessaire pour étaler la peau. Si au contraire, la vitesse du transporteur 50 est grande, la vitesse d'avancement du transporteur 53 peut être accrue et, dans ce cas, il est possible de se passer du mécanisme à excentrique. La figure 1 montre également un chariot 57 susceptible d'être déplacé horizontalement entre ces longerons grâce à deux vérins 58 et 59 associés par leurs culots et susceptibles de se déplacer longitudinalement au-dessus des longerons 56. L'extrémité de la tige du vérin 59 est fixée sur une équerre 60, elle-même bloquée sur les longerons 56. L'extrémité de la tige du vérin 58 est fixée en 61 sur le chariot 57 ce qui permet à ce dernier d'occuper trois positions selon que les vé rins 58 et 59 sont simultanément déployés, simultanément reployés ou selon que le vérin 59, à faible course, est seul reployé. La figure 1 montre encore une table à niveau constant 62 sur laquelle est posé le plateau supportant une pile de peaux entassées en vrac et provenant de l'atelier précédent. A l'extrémité gauche des longerons 56 est fixé un système de pincemen t transversal 63 qui est conforme à celui représenté sur les figures 5 et 6(sauf qu'il ne comporte pas de tate suceuse). Dans la partie médiane des longerons 56 et au-desus du transporteur 53, est fixé un vérin vertical 64 dont la fixation est réglée en hauteur au moyen d'un dispositif simple semblable à celui représenté à la partie supérieure de la figure 2 ; ce vérin 64 supporte à l'extrémité inférieure de sa tige, un galet 65 qui vient en fin de course basse appuyer légèrement sur le brin supérieur du transporteur 53. Comme représenté sur la figure , ce vérin 64 est fixé sur le côté des longerons 56 afin de dégager l'intervalle situé entre ces derniers et de permettre au chariot d'évoluer convenablement. II est prévu, représenté d'une façon schématique, un palpeur 66 fixé entre les longerons et destiné à commander le système élévateur de la table 62 pour que la peau reposant au sommet soit située sensiblement au niveau, et plutt au-dessus, du brin supérieur du transporteur 53. Enfin, le chariot 57 est équipé, à sa partie inférieure - d'une part, d'un système de poussée longitudinale 67 dont le détail est illustré à la figure 2, et - d'autre part, d'un système de pincement transversal 68 et d'une tête suceuse 69 dont le détail est représenté aux figures 5 et 6. Le palpeur 66 est logé entre les patins des systèmes 67 et 68 (lorsque le chariot 57 est en position extreme gauche) et amène la table à une hauteur telle, par rapport auxdits patins, que ceux-ci puissent venir s'appuyer sur la peau supérieure lorsqu'ils sont abaissés et, ceci, que la pile forme ou non un creux à cet aplomb. Pour permettre également aux patins du système 63 de venir en contact avec la peau supérieure, même lorsque la pile présente un creux ou une bosse à l'aplomb correspondant, il peut etre prévu un autre brin palpeur commandant le réglage en hauteur du système 63 lui-meme. On va maintenant décrire plus en détail le système de poussée longitudi nal 67 en se référant plus spécialement à la figure 2. L'ensemble est fixé sous le chariot grâce à un tube carré 70 qui comporte une rainure longitudinale 71 et est soudé sous le chariot. L'ensemble 67 proprement dit est engagé dans le tube 70 par un autre tube carré plus petit 72 qui est fixé grace à une vis ou un écrou 73. Le tube 72 est soudé à une semelle 74 qui sert à fixer un vérin pneumatique 75 à double effet alimenté par des canalisation 76. La tige inférieure 77 (figures 3 et 4) du vérin porte à son extrémité inférieure une plaque en "U" 78 qui est fixée par un écrou et un contre-écrou. L'ensemble est guidé grace à une contre-tige 79 qui empêche la tige de tourner sur elle-meme. Ce système de guidage équipe tous les vérins de l'installation et ne sera plus décrit en détail. A l'extrémité des pattes en U de la plaque 78 sont articulés, grâce à une charnière 80, deux patins courbes 81 dont les faces concaves sont en regard de la plaque 78 et qui sont munis, à leur partie inférieure, de revetement antidérapant, par exemple en caoutchouc garni de dents également en caoutchouc. Le pivotement de ces patins est assuré grâce à des tiges courbes 82 pourvues d'épingles à leur extrémité supérieure située au-dessus de la plaque 78 et empflsonnatt, entre cette plaque et les patins, des ressorts 83. En se reportant aux figures 3 et 4, on réalise que lorsque l'on abaisse la tige du vérin 75, le patin s'applique sur la peau P1 reposant à la partie supérieure du tas. Lorsque lion poursuit l'abaissement du vérin, le patin pivote autour de sa charnière et il se développe au niveau de la peau P1 une composante horizontale qui tend à faire glisser cette dernière dans le sens des flèches de la figure 4, tandis que le ressort 83 est comprimé, ce qui renforce l'adhérence des dents en caoutchouc sur la peau. Lorsque l'on relève la tige du vérin, l'ensemble reprend la position représentée à la figure 3 tandis que la peau P1 demeure dans la position représentée à la figure 4. Au cours de cette opération, les liaisons physiques faisant adhérer la peau PI sur la peau P2 sont rompues et de l'air a pu pénétrer sous la peau P1 autour de la eone d'appui, située à la verticale du vérin. On remarquera que le tube 72 n'est pas dans l'axe du vérin 75 ceci afri de permettre aux divers équipements mobiles de ne pas heurter des équipements montés fixes sur les longerons 56. On se réfère maintenant aux figures 5 et 6 , et on va décrire le système portant la référence 68 sur la figure 7. On retrouve un système de montage sur le chariot analogue au précédent. Cependant, la tige du vérin 84 est équipée à sa partie inférieure, d'une plaque qui comporte des patins 85 et 86 non pas parallèles, mais se faisant face et à action antagoniste. De plus, la plaque 87 qui les supporte comporte une languette excentrée sur laquelle est montée, grâce à un écrou, et un contre-écrou, la tête suceuse 69 qui peut être reliée à une source de dépression ou à un compresseur par un conduit 88. Dans la pratique, un, seul et même appareil peut servir de source de dépression et de compresseur. Les figures 5 et 6 illustrent la façon dont travaillent les deux patins en regard. En effet, lorsque l'on abaisse la tige 89 du système 68, les patins viennent tout d'abord s'appuyer sur la peau P1. Puis, par un effet similaire à celui déjà décrit, à l'occasion des figures 3 et 4, ces deux patins ramènent les deux ailes de la peau P1 sous l'axe du vérin et donc sous la tête suceuse, ce qui a pour effet de soulever la speou dans cette région et de créer un pli constituant un passage par lequel l'air peut pénétrer sous la peau. Si, après la descente de la tige du vérin, on relie la tete 69 à sa source de dépression, la formation du pli est eccentuée et on est certain que l'air s'engage sous le passage clairement apparent sur la figure 11. Le système de pincement transversal 63 est du meme type que celui représenté aux figures 5 et 6, mais ne comporte pas de tete suceuse. On va maintenant décrire les étapes successives du cycle de travail de la machine représentée à la figure 6 sur les diverses figures correspondantes 7a à 71. On n'a représenté la pile de peaux que sur la figure 7a tandis que seule la peau reposant au sommet a été illustrée sur les figures suivantes. Sur cette figure 7a également, ont été schématisés les systèmes 63, 65 67 et 68 tandis que seuls les mouvements de ces systèmes ont été illustrés sur les figures suivantes. On voit par ailleurs, sur le transporteur 53, une peau prélevée sur l'empilage au cours d'un cycle précédent et en cours d'évocuaticn vers la droite. On n'a pas représenté les circuits hydrauliques, pneumatiques et électriques qui équipent la machine selon l'invention et conduisent le fonctionnement de celle-ci selon le cycle voulu. Ces organes et équipements de contrôle et de commande, ains: que leur application au cycle de travail sont, en effet, tout à fait traditionnels. Dans la figure 7a, tous les systèmes sont en position surélevée. Par ailleurs, le vérin 58 est déployé, tandis qui le vérin 59 est reployé. Le chariot 57 se trouve donc écarté de sa position gauche extrême d'une longueur égale à la course du vérin 59. Toujours dans la position représentée à la figure 7a, la tête suceuse est connectée au compresseur. Dans la seconde étape du cycle (figure 7b ), la tige du vérin 63 est abaissée ce qui a pour effet de créer un pli longitudinal axial et de rapprocher vers l'axe les bords de la peau qui se décolle de la peau sous-jacente dans cette région. Dans la troisième étape du cycle (figure 7c ) la tige du système 63 est conservée abaissée, ce qui maintient les patins correspondants en simple appui de part et d'autre du pli longitudinal précédemment formé. En même temps, la tige du vérin 68 est abaissée et la tête demeure reliée au compresseur, ce qui permet, d'une part, de chasser les poussières ou autres débris qui reposent sur la peau et, d'autre part, crée un autre pli longitudinal dans le prolongement du pécédent. Dans la quatrième étape du procédé (figure 7d ), la tige du vérin 63 est relevée, le pli formé, à son aplomb, demeurant en s'affaissant quelque peu. Dans le même temps, la tige du vérin du système 68 est relevée tandis que la tète suceuse est reliée à sa source de dépression. Dans cette région, la tête suceuse contribue donc à confirmer e pli selon le mécanisme exposé à la figure 5 et l'accentue même puisqu'elle maintient sa prise pendant le relèvement de la tige du vérin. Simultanément, enfin, la tige du vérin du système 67 est abaissée ce qui a pour effet d'amorcer un pli transversal par glissement de la peau dans cette région vers la droite de la figure 6. Conformément au mécanisme représenté à la figure 4, au cours de ce mouvement, le pli formé au cours de l'étape illustrée à la figure 7b s'écrase plus ou moins à l'occasion de ce glissement, mais ceci contribue à étaler le premier pli d'origine, de part et d'autre, sous les ailes de la peau. Dans la cinquième étape du cycle (figure 7e), la tige du vérin du système 67 est maintenue en position basse de sorte que les patins correspondants demeurent dans la position représentée à la figure 4. On alimente alors le vérin 59 pour le déployer ce qui a pour effet de déplacer le chariot 57 vers sa position extrême gauche (figure 1) et donc d'accentuer encore le décollement de la peau P1 qui est entraînée par les patins dans leur mouvement. Dans le même temps, la tête suceuse est déconnectée de sa source de dépression et reconnectée au compresseur. De ce fait, le pli transversal amorcé s'affaisse de même que le pli longitudinal amorcé sous la tête du système 68 qui se répartit sous les ailes de la peau. Dans la sixième étape du cycle -(figure 7f), on répète l'opération il les trée à la figure 7b en abaissant à nouveau la tige du vérin du système 63 tandis que les patins du système 67 demeurent en appui sur la peau. Dans la septième étape du cycle (figure 79 ), on remonte la tige et les patins du système 67, tandis que les patins du système 63 demeurent en appui. Tout au plus, la peau se trouvant libérée dans cette partie médiane, le pli transversal a-t-il tendance à s'affaisser quelque peu. Dans la huitième étape du cycle (figure 7h), on rabaisse la tige du système 68 ce qui a pour effet de reprendre le pli longitudinal amorcé dans cette région. On remarquera que la tête suceuse se trouve alors en face d'une zone de la peau qui n'est plus la même que celle correspondant à la figure 7c De la sortes si, lors de l'opération illustrée à la figure 7c, la tête suceuse était à l'aplomb d'un trou ou d'une zone poreuse de la peau P1 et si la peau sous-jacente a été entraînée dans le mouvement, au cours de l'opération illustrée à la figure 7h, la tête se trouve en face d'un pli ou d'une zone dans laquelle il y a toute probabilité qu'il n'y ait pas d'autre trou (surtout s'il y en a déjà eu un à quelques centimètres lors de la première opération). Par ailleurs, à l'occasion des déformations et des secousses, la peau sousjacente s'est certainement décolle de a peau supérieure. Au cours de cette opération, les patins montés au bout de la tige du vérin du système 63 demeurent en appui sur la peau. Au cours de la neuvième étape du cycle (figure 7i), la tige du vérin du système 63 est remontée. En même temps, la tête suceuse est reliée à sa source de dépression et elle saisit fermement la peau P1, et, elle seule, pour les raisons exposées plus haut. Simultanément, la tige du vérin du système 68 est relevée et la peau est prête à être emportée. On remarquera que Si, par comble de malchance, la tête suceuse n'était pas tombée en face d'un trou à l'étape 6c, mais est tombée en face d'un trou au cours de l'étape de la figure 7h, il se peut que la tête suceuse ne saisisse rien. En effet, elle se bornera à inspirer l'air qui passera au travers du trou et sous la peau Pî Il y a donc un manque à l'alimentation sur le transporteur 50,mnis lors du cycle suivant, on sera ramené au cas évoqué plus haut et la peau sera emportée à moins qu'il y ait, selon une peu vraisemblable probabilité, un deuxième trou encore décalé ce qui se bornerait à un deuxième manque etc. Au cours de la dixième étape du cycle, (figure 7i) la peau est entraînée vers la droite en direction du transporteur 53, car on reploie sur eux-mêmes les deux vérins 58 et 59. Le galet du système 64 étant toujours soulevé, la peau peut s'appliquer normalement sur le brin supérieur du transporteur 53. Si, à l'occasion, de ce transport, les ailes de la peau située de part et d'autre de la tête suceuse se replient sur elles-mêmes, les secousses engendrées sur le brin supérieur du transporteur 53, ou l'avance rapide de ce brin supérieur, ont tendance à les ramener vers l'avant. Au cours de la onzième étape du cycle (figure 7k), le vérin du système 68 est abaissé. On notera que les patins qui venaient buter sur la pile de peaux demeurent au-dessus du brin supérieur du transporteur 53, puisque celui-ci est situé légèrement en dessous. On descend en même temps le galet 65, et la peau, bien appliquée sur le brin supérieur du transporteur 53, a tendance à être entraînée. Ctest alors qu'au cours de la douzième étape du cycle, on déconnecte la tête suceuse desa source de dépression et on la relie au compresseur en relevant la tige du vérin du système 68. Pour retrouver la première étape du cycle suivant, il suffit, alors, d'alimenter le vérin 58 et de remonter la tige de la roulette 65 pour que le chariot 57 ainsi que tous les systèmes se retrouvent dans leur position initiale (figure 7a). Bien que le mode de réalisation du procédé et de la machine ait été décrit à l'occasion du prélèvement de peaux de bêtes entassées en piles, il est bien évident qu'on peut l'utiliser pour des feuilles en général qui présentent les mêmes inconvénients - ou certains des inconvénients - que ceux rappelés plus haut en motière de peaux de bêtes. On peut par exemple l'utiliser pour des feuilles de matières plastiques, de caoutchouc, de métal, etc.Il est clair aussi que selon la nature et la forme des feuilles à dépiler, il est possible par exemple de répéter telle ou telle opération de "froissement" dans une zone particulièrement adhérente des feuilles; on peut aussi prévoir deux ou plusieurs dispositifs imprimant un glissement longitudinal dans le cas où la peau ou la feuille est très longue de façon à créer deux ou plusieurs pli s transversaux du genre de celui créé à la figure 7c. Au contraire, si les peaux sont épaisses et assez rigides, on peut mettre hors d'action l'une ou l'autre des opérations illustrées sur les figures 7a à 71. Il suffit pour cela de prévoir un séquenceur dont le programme peut être modifié à volonté par l'opérateur de la machine avant sa mise en route pour le traitement d'une certaine livraison de peaux ; de la sorte, il suffit à cet opérateur de procéder à un examen des peaux et, en fonction de son expérience, de décider par exemple, que l'opération de glissement transversal (plusieurs des équipements conformes à la figure 5 pouvant être prévus dans l'axe de la machine) sera répétée deux ou trois fois, que l'opération de glissement longitudinal sera de même répétée ou qu'elle sera effectuée en deus endroits appropriés (lorsque la machine présente sur le même chariot deux équipements du type de la figure 2 susceptibles d'être mis en oeuvre simultanément ou séparément), puis de programmer le séquenceur en conséquence, ce qui peut être réalisé facilement si la machine est équipée d'un pupitre de programmation approprié et assez traditionnel, de façon que les diverses étapes du procédé soient mises en oeuvre d'une façon simplifiée ou au contraire sophistiquée selon que la peau présente une structure facilitant, ou au contraire rendant difficile, son prélèvement. A titre indicatif, on pourra préciser que l'exemple décrit aux figures 7a et 71 se rapporte au cas des peaux de moutons assez classiques dont les dimensions sont de l'ordre de 70 cm sur 70 cm et qui pèsent 350 g environ. Enfin, alors que dans le mode de mise en oeuvre du procédé décrit en référence aux figures 1 à 8, on assiste à un mouvement préliminaire de recul de la peau par rapport au transporteur (figure 7e), on pourrait procéder à un mouvement d'avancée par rapport audit transporteur, selon les caractéristiques de la peau. De même, on pourrait modifier, en fonction des besoins, I 'orientation des patins. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, la demanderesse s'en réserve l'exclusivité, pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des reven dications ci-après REVENDICATIONS 1- Procédé permettant de prélever automatiquement, unité par unité, des peaux de bêtes, ou des feuilles irrégulières de matériau mince et souple, entassées en pile, ledit procédé consistant - à imprimer à ladite peau, sur et par rapport à la peau sous-jacente, un mouvement de glissement dans son plan, de puissance suffisante pour vaincre la résistance opposée par les forces la faisant adhérer sur la peau sous-jacente, et d'amplitude suffisante pour que les irrégularités de leurs faces res pectivement enregard écartent ces dernières l'une de l'autre, - à appliquer, à un aplomb déterminé, sur la face supérieure de la peau reposant au sommet du tas, une tête suceuse reliée à une source de dépression, - à dégager vers une zone de déchargement ladite tête suceuse qui em porte avec elle ladite peau saisie et retenue par aspiration, - à déconnecter ladite tête de sa source de dépression, - et à la ramener à l'aplomb prédéterminé caractérisé en ce que l'on imprime le mouvement de glissement en deux zones distinctes de ladite peau de sommet et sous la forme de deux mouvements élémentaires de sens opposés le long de la direction passant par ces deux zones. (ce grace à quoi, ladite peau de sommet est sotilevée dans la zone intermédiaire et un passage est ainsi créé sous elle pour améliorer l'introduction de l'air). 2- Procédé selon la revenditotion 1, caractérisé en ce que l'on imprime, en outre, un mouvement de glissement en deux zones distinctes de ladite peau de sommet, et dans le même sens, le long de deux drections parallèles perpendiculaires à la direction passant par ces deux zones (ce grâce à quoi, un mouvement de glissement est imprimé à la peau sur un large front). 3- Procédé selon la revenditotion 1 ou 2, caractérisé en ce que le mouvement de glissement est imprimé à partir d'une zone de la peau, qui est localisée dans la périphérie de cette dernière, vers l'autre extrémité diamétraie de la peau (ce grâce à quoi, le décollement de la peau de sommet est assuré dans la région centrale - la plus adhérente - de la peau). 4- Procédé selon l'unie quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, au cours du cycle, on imprime à la peau un mouvement de glissement relatif par rapport à la tête suceuse (ce grâce à quoi, dans le cas où la peau présente un trou ou une zone poreuse à l'aplomb de la tête, en début de cycle, la peau sera néanmoins entraînée au cours du cycle). 5- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'après avoir imprimé le mouvement de glissement, décomposé en deux mouvements élémentaires antagonistes, on connecte à sa source de dépression la tête suceuse, placée légèrement au-dessus de la zone intermédiaire. (ce grâce à quoi, la tête suceuse augmente le soulèvement provoqué par les mouvements élémentsires antagonistes de glissement(). 6- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mouvement de glissement est imprimé à au moins deux reprises successives entre lesquelles la tête suceuse est déconnectée de sa source de dépression. (ce grâce à quoi, en cas de soulèvement ou d'aspiration de la peau sousjacente, avec la peau de sommet, par suite de la présence d'une zone poreuse ou trouée à l'aplomb de la tête suceuse, ladite peau sous-jacente à la possibilité de s'affaisser pendant l'interruption de l'aspiration et de laisser la peau de sommet seule exposée à la reprise ultérieure de l'aspiration. 7- Procédé selon l'une des revendications 1, 5 ou 6, caractérisé en ce que le mouvement de glissement en mouvements élémentaires antagonistes est imprimé à cheval sur et en au moins deux zones distribuées le long d'un axe de la peau. (ce gr^ace à quoi, les passages créés par le soulèvement provoqué par chaque paire de mouvements ana gonistes se situent dans le prolongement l'un de l'autre et peuvent ainsi se raccorder l'un à l'autre.) 8- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on imprime à la peau son mouvement de glissement dans son plan selon au moins deux directions croisées. (ce grâce à quoi, on crée des soulèvements - et donc des passages d'air - dans des sens diversifiés, ce qui favorise d'une part le raccordement de ces passe- ges entre eux, à la façon d'une froissement multidirectionnel effectué à la main en plusieurs zones et permet de réaliser d'autre part à volonté un décollement quadrillé en fonction de la peau. 9- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le -mouvement de glissement de la peau dans son plan est imprimé par renvoi horizontal d'une pression appliquée verticalement. 10- Machine permettant de prélever automatiquement, unité par unité, des peaux de bêtes ou des feuilles irrégulières de matériau mince et souple, entassées en pile, ladite machine comportant: - un plateau destiné à recevoir la pile de peaux, - une tête suceuse, disposée au-dessus et à l'aplomb dudit plateau dans une position de repos et reliée à une source de dépression, - des moyens de connexion, des moyens moteurs permettant de déconnecter et des moyens moteurs permettant de connecter la tête suceuse à la source de dépression, - des moyens de guidage pour guider la tête suceuse jusqu'au niveau de la face supérieure de la peau reposant au sommet de la pile, des moyens moteurs permettant de l'y abaisser et des moyens moteurs permettant de la remonter dans sa position de repos, - des moyens de guidage et des moyens moteurs respectivement pour guider et déplacer la tête suceuse entre l'aplomb de sa position de repos et une position écartée de déchargement, - des moyens de commande pour mettre en oeuvre respectivement ces divers moyens moteurs, - des moyens séquentiels de contrôle permettant d'actionner lesdits moyens de commande selon un cycle comportant au moins les mises en oeuvre successives des moyens moteurs d'abaissement de la tête suceuse et de ses moyens de connection à la source de dépression, puis des moyens moteurs de remontée de la tête suceuse et des moyens moteurs l'écartant vers sa position de déchargement, puis enfin des moyens la déconnec tant de la source de dépression et des moyens moteurs assurant son retour vers sa position de repos, - un patin anti-dérapant susceptible d'être appliqué, à partir d'une posi tion de retrait à un aplomb spécifique prédéterminé sur la face supérieure de la peau reposant au sommet de la pile, par des moyens d'abaissement et de pression tels que ladite peau accompagne, au moins dans la zone d'application dudit patin, tout glissement horizontal de ce dernier, - des moyens de guidage et moteurs permettant d'imprimer au patin, lors qu'il est appliqué sur le peau du sommet, un déplacement dans le plan de cette dernière suffisant pour rompre les forces la faisant adhérer sur la peau sous-jacente et introduire de l'air, grâce aux irrégularités, entre leurs faces respectivement en regard, - des moyens de guidage et moteurs permettant de ramener le patin dans sa position de retrait après ledit déplacement, - des moyens de commande pour mettre en oeuvre les moyens de pression du patin, ses moyens de déplacement horizontal et ses moyens de retour, - et des moyens de contrôle pour actionner successivement ces moyens de commande dans l'ordre sus-indiqué avant la mise en oeuvre des moyens d'abaissement de la tête suceuse en vue du prélèvement de la peau de sommet, caractérisée en ce que le patin est constitué par une lame courbe extérieurement garniede matériau antidérapant, articulée par l'une de ses extrémités sur un support auquel elle présente sa face concave, un ressort s'appuyant respectivement sur la face concave de la lame et sur le support, le déplacement de la lame courbe dans le plan de la pelure de sommet lorsqu'elle est appliquée sur cette dernière étant assuré par prolongement de la mise en oeuvre des moyens d'abaissement, contre L'effet du ressort, jusqu'à pincement de la lame courbe sur son support. 11- Machine selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle comporte une paire de patins, leurs moyens respectifs moteurs et de guidage de leurs déplacements dans le plan de la peau de sommet étant prévus pour être mis en oeuvre en sens opposé le IDng d'une même direction et leurs autres moyens moteurs de commande et de contrôle étant couplés l'un à l'autre. 12- Machine selon la revendication 11, caractérisée en ce que la paire de patins est disposée de part et d'autre de la tête suceuse. 13- Machine selon la revendication 10, dont le plateau est équipé d'un mécanisme élévateur maintenant constant le niveau de la peau du sommet de la pile grâce à un palpeur de contrôle reposant sur cette peau, ledite machine étant caractérisée en ce que ledit palpeur est logé au voisinage et légèrement au-dessus du patin en position d'appui sur la peau. 14- Machine selon l'une quelconque des revendications 10, 12 ou 13, caractérisée en ce que deux paires de patins au moins sont respectivement partagées au -dessus et de part et d'autre d'une ligne traversant le plateau. 15- Machine selon la revendication 16, caractérisée en ce que des moyens sont prévus pour imprimer au support de patin un déplacement parallèle au et de même direction que le déplacement imprimé à la peau de sommet par la lame courbe. 16- Machine selon la revendication 10, caractérisée en ce que les moyens de guidage du patin sont orientés dans la direction de déchargement de la peau.