L'invention concerne un procedé pour arrêter ou empêcher la croissance des poils (y compris la laine) sur une partie prédéterminée-de la peau d'un animal. Ceprocédé empêche le fonctionnement des follicules pileux ou-les detruit. On peut donc dire qu'il s'agit d'un procedé -de defolliculation. L'invention est applicable en particulier à la tonte partielle des moutons. Les moutons sq[lt habituellement tondus partiellement, c'est-à-dire que leurs poils sont coupes dans la zone de la queue et de la croupe, jusqu'à deux ou trois fois par an pour enlever la laine qui tend à être emmêlée par les déjections de l'animal. Cela a principalement pour but de réduire les attaques des mouches pondeuses, ce qui pourrait être fatal sans traitement. Des raisons secondaires consistent à augmenter la probabilite de reproduction chez les brebis et à avoir un gain supplémentaire dû à une toison propre lorsque le mouton est tondu. Comme pour la plupart des activités concernant l'agriculture et l'elevage, il est hautement souhaitable de réduire le plus possible les opérations grandes consomnatrices de main d'oeuvre. On a alors constaté qu'il était possible d'arrêter ou de détruire l'aptitude de la peau d'un mouton à produire de la laine en la soumettant à une température cryogénique. Ainsi, l'invention constitue un procédé de défolliculation d'une partie prédéterminée de la peau d'un animal qui consiste à soumettre cette partie de la peau à une température cryogénique pendant un temps tel que l'aptitude de cette partie à produire des poils est essentiellement arrêtée ou detruite, la température cryogénique étant produite en pulvérisant un fluide cryogénique dans une enveloppe. On designe par tempe rature cryogénique une tem rature inférieure à -30 C environ. Cependant, à cette temperature, le traitement prendrait un temps long et défavorable. On a constaté qu'une température inférieure à -80 C convenait mieux et on peut utiliser dans ce but de l'azote liquide à -196oC. L'invention concerne également un dispositif pour la mise en application du procédé et comprenant une enceinte thermiquement isolée avec un côté ouvert permettant l'application sur l'animal des moyens tels qu'une ou plusieurs poignées pour maintenir l'enceinte contre l'animal ainsi que des moyens pour pulvériser un fluide cryogénique à l'intérieur de l'enceinte et le répartir régulièrement sur la partie prédéterminée de la peau de l'animal. Le brevet britannique ne 1 1G7 149 publié en 1968 décrit un procédé de cautérisation qui consiste à dépigmenter la peau de l'animal par congélation avec un produit qui a été refroidi à une température de - 30"C ou inférieure. Lorsqu'on applique ce traitement, les poils continuent à pousser mais sont blancs. Avec la présente invention, la combinaison de la température et du temps est telle que l'opération va plus loin et qu'il ne pousse essentiellement plus de poils. Lorsque le procédé conforme à l'invention est appliqué à la tonte partielle des moutons, il est important que la region périnéale de l'animal soit protégée. En consequence, l'invention constitue un dispositif pour tondre partiellement de façon permanente des moutons ou animaux du même genre, ce dispositif comprenant une enveloppe ouverte vers le bas en vue de son application sur la region de la queue et de la croupe de l'animal, des moyens pour pulvériser un fluide cryogénique à l'intérieur de l'enveloppe et pour le répartir sur une partie sélec- tionnée de la peau de l'anirnal, ainsi que des moyens pour protéger la région périnéale de l'animal vis-à-vis du fluide cryogénique. Pour obtenir un bon contact avec la peau, il est généralement nécessaire de commencer par couper une petite zone de laine longue sur la partie supérieure de la région de queue et un petit croissant sur chaque croupe. L'enveloppe présente des dimensions suffisantes pour traiter toute la zone intéressée en une seule application. On a constaté que les meilleurs résultats étaient obtenus lorsqu'un liquide cryogénique était pulvérisé directement sur la peau à l'intérieur de l'enveloppe. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci-après et des dessins annexés représentant un exemple de rëalisation de l'invention, dessins dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective montrant le côté inférieur d'un dispositif pour la tonte partielle des moutons, - la figure 2 est une vue en coupe transversale du dispositif de la fig. 1. En se référant aux dessins, on voit que l'enveloppe hémisphérique ou coquille extérieure 1, qui agit princip-alement en tant que coupe-vent, est formée par moulage en une seule pièce à partir de fibres de verre et est munie d'une poignée 2. Un bouclier de protection contre les gaz 4, en caoutchouc et en forme de canal, est engagé sur le pourtour de l'enveloppe 1. En cours d'usage, le côté ouvert de l'enveloppe 1 représenté sur la fig. 1 et à droite sur la fig. 2, est dirigé vers le bas sur la croupe d'un mouton. On le désignera donc par coté inférieur ou bas. Une série d'orifices d'évent 5 est prévue autour du sommet de l'enveloppe. Comme représenté sur la fig. 2, ces évents sont légèrement- encastrés . Au centre du sommet de l'enveloppe est disposé un manchon solidaire 6 en forme de coeur et dirigé vers l'intérieur.Dans ce manchon, peut coulisser un tube 7 de protection de la région périnéale de l'animal. Ce tube 7 a approximativement 13 cm de large et correspond à la forme de la région-du mouton qui doit être protégée vis-à-vis du fluide cryogénique. Le tube 7 est constitué avec des couches extérieures de fibres de verre prenant en sandwich une couche de 13 mm de polyuréthane servant-d'isolant thermique. Ce tube est ouvert à ses deux extrémités et son extrémité inférieure est munie d'un joint élastique 8 en forme de canal. La rainure existant au sommet de la forme en coeur est agencee pour maintenir la queue du mouton levée en soumettant la zone supérieure couverte de laine à la temperature cryogénique et en protegeant la surface inférieure dénudée contre tout dommage. Le tube 7 peut être basculé suffisamment dans le manchon 6 pour que la rainure s' accroche sous la queue du meuton. Si cela s'aère necessaire, l'o Era- teur peut passer la main sous le tube 7 pour assurer un positionnement correct. Un raccord tubulaire d'admission d'azote liquide est prévu en 10 et conduit, par un tube en cuivre 11, à une soupape de commande à aiguille 12 comportant un volant de manoeuvre 13 à l'extérieur de l'enveloppe 1. Ensuite, un autre tube en cuivre 14 passe autour de l'intérieur de l'enveloppe et aboutit à une pièce en T 15 fixée au tube de protection 7. Le tube effectue un tour complet sur l'enveloppe pour permettre une grande etendue de mouvement du tube de protection 7. Les deux branches de la piece en T 15 alimentent respectivement des tubes de pulvérisation en cuivre 16. Ces deux tubes s'étendent complètement autour du tube de protection 7 et comportent, comme représenté, de petits orifices de pulvérisation dirigés vers le bas Les extrémités de ces tubes sont obturées. Trois organes de réglage filetés 18 (deux seulement sont représentés) relient la pièce en T 15 et les tubes 16 à trois oreilles 19 solidaires du tube de protection 7. On peut ainsi régler la distance des points de pulvérisarion à la peau du mouton. Un feu d'avertissement à coupole rouge (non représente) peut être fixé à l'extérieur de l'enveloppe 1, le cablage allant a un circuit à résistance au carbone se terminant par une sonde fixée au tube de protection 7 à l'intérieur de l'enveloppe. Cette sonde est agencée pour être en contact avec la surface de la peau du mouton. La batterie prévue pour fournir la puissance nécessaire au dispositif peut être logée dans la poignée 2 pour qu'elle soit protégée des températures cryogéniques. Cependant, avec un opérateur expérimenté, la sonde ci-dessus n'est pas nécessaire. Lorsqu'on veut procéder au traitement, le mouton est tondu partiellement au préalable, par exemple en coupant les poils1 la zone de laine enlevée correspondant essentiellement à la zone choisie pour le traitement a basse température. On a constaté qu'il n'était pas nécessaire de faire usage d'une garniture isolante de forme quelconque car la laine naturelle du mouton remplit bien cette fonction. Le mouton est conduit dans un berceau de maintien (tel que le berceau de manutesr- tion de moutons de Polden Vale Commodore). Le mouton est alors maintenu de telle sorte que ses pattes avant et arrière soient tirées l'une vers l'autre.Puis il est retourné de plus de 1800 autour d'un axe horizontal de manière à être basculé, sa croupe étant approximativement horizontabe et sa tete étant inclinée vers le bas. Les pattes du mouton sont al - maintees avec sécurité vers i'avent hyrs d'atteinte.L'enveloppe I est ensuite mise en place sur la croupe et le tube de protection 7 est positionné avec precis-ion. L'azote liquide est refoulé en passant parla soupape de commande 12 à travers les orifices des tube pulveri sation 16 et sur la peau du mouton (bien qu'une évaporation importanbew sinon totale, ait eu lieu lorsque la peau est atteinte). Dans le cas de l'azote liquide, le temps d'exposition est de l'ordre de 25 à 30 secondes. On a constaté avec surprise que llutilisation de jets d'azote liquide, comme indiqué ci-dessus, était un mode de mise en application approprié de l'invention, supérieur a la vaporisation préalable de l'azote liquide dans un bouilleur (par exemple sous forme d'une auge annulaire disposée à l'intérieur de 7'enveloppe). En effet, l'azote gazeux tend à s'accumuler aux points bas de l'enveloppe. En conséquence, la technique faisant appel à l'azote gazeux exige que la croupe du mouton soit horizontale. D'autres formes moins avantageuses pour mettre l'invention en application sont dêcrites dans la specification provisoire N" 10 543/75. L'invention n'est pas limitée à la tonte partielle des moutons et il est envisagé de faire usage des principes de l'invention pour éliminer de façon permanente les poils ou la laine autour des yeux ou du pénis pour des raisons d'hygiène. L'invention n'est pas limitée a l'exemple de réalisation ci-dessus decrit et représente et à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1 / - Procédé pour arrêter la croissance des poils sur une partie prédéterminée de la peau d'un animal en empêchant le fonctionnement des follicules pileux, procédé caractérisé en ce qu'on soumet cette partie de la peau à une température cryogénique pendant un temps tel que l'aptitude de cette partie à produire des poils est essentiellement arrêtée ou détruite, la température cryogénique etant produite en pulvérisant un fluide cryogénique dans une enveloppe. 2 / - Procédé suivant la revendication 1 pour tondre partiellement un mouton de façon permanente, procédé caractérisé en ce qu'on enlève la laine d'une partie choisie de la peau dans la région de la queue et de la croupe, on protège les zones sensibles et denudées voisines de cette partie et on soumet cette partie à une tempé- rature cryogénique pendant un temps tel que l'aptitude de ladite partie à produire des poils soit essentiellement arrêtee ou détruite, la température cryogénique etant produite en pulvérisant un fluide cryogénique dans une enveloppe. 3 / - Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérise en ce qu'on obtient la température cryogenique au moyen d'azote liquide. 40/ - Procedé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on pulvérise directement le fluide cryogénique sur la peau de l'animal. 5 / - Dispositif pour la mise en application uu procède ci-dessus pour tondre partiellement et de façon permanente des moutons et animaux du-même genre, dispositif caractérisé en ce qu'il comporte une enveloppe ouverte à sa partie inférieure en vue de son application sur la région de la queue et-de la croupe du mouton, des moyens pour pulvériser un fluide cryogénique à l'interieur de llenve- loppe et pour le répartir sur une partie choisie de la peau du mouton ainsi que des moyens pour protéger la région périnéale du mouton vis- -vis du fluide cryogénique. 6 / - Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'enveloppe est ouverte à sa partie supérieure, les moyens de protection comprenant un tube de protection coulissant dans l'ouverture. 7 / - Dispositif suivant la revendication 6, caractérise en ce-que le tube de protection présente une coupe transversale sensiblement en forme de coeur. 8 / - Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 6 et 7, caractérisé en ce que le tube est en fibres de verre. 9 / - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que le tube de protection porte un organe de pulvérisation annulaire pouvant etre relié à une source d'azote liquide. 100/ - Dispositif suivant la revendication 9, carac terse en ce que la position de l'organe de pulvérisation est réglable par rapport au tube de protection. 11"/- Dispositif pour la mise en application du procédé suivant la revendication 1, caractérise en ce qu'il comporte une enceinte avec un coté ouvert pour l'application sur l'animal, des moyens tels qu'une ou plusieurs poignées pour maintenir l'enceinte contre l'animal ainsi que des moyens pour pulveriser une fluide cryogenique à linterieur de l'enceinte et le répartir régulièrement sur la partie prédéterminéede la peau de l'animal.