La présente invention concerne un procédé pour sécher des bandes humides de matière fibreuse passant sur un cylindre sécheur, la bande supportée par un feutre étant entratnée à travers une première fente de pincement formée entre le cylindre sécheur et un premier rouleau presseur, puis à travers une seconde fente de pincement formée entre le cylindre sécheur et un second rouleau presseur. L'invention concerne également un dispositif pour l'exé- cution du procédé. Jusqu'ici, d'après le procédé le plus couramment adopté, à la suite du transfert de la bande de matière fibreuse sur le feutre à partir de la toile métallique, le seul traitemènt qui était effectué entre la première fente de pincement et la seconde consistait à appliquer une force de pression pour faire passer dans le feutre l'eau contenue dans la bande de matière fibreuse. Un autre procédé antérieurement connu consiste à former une boucle de la bande de feutre entre les deux fentes de pincement précitées et d'appliquer de la chaleur à cette boucle du feutre en vue de convertir la phase aqueuse contenue dans le feutre en une phase vapeur et sécher ainsi le feutre. Le but de ce traitement est d'augmenter la capacité du feutre à absorber l'humidité au moment où il traverse la seconde fente de pincement. La présente invention, avec laquelle le problème est abordé d'une manière tout à fait différente, fournit un procédé au moyen duquel l'effet de séchage peut entre augmenté considérablement. Le procédé selon l'invention est caractérisé par le fait qu'entre la première et la seconde fente de pincement, le feutre est refroidi afin de condenser la vapeur d'eau qui l'accompagne et par le fait que le condensat résultant est ensuite extrait du feutre par compression, alors que le feutre se trouve toujours entre les deux fentes de pincement. D'autres caractéristiques et avantages du procédé de l'in- vent ion apparattront à la lecture de la description suivante d'une forme de réalisation qui est illustrée schématiquement par le dessin ci-annexé. Le numéro de référence 1 désigne un dispositif destiné à décharger la pulpe fibreuse et le numéro de référence 2 désigne une toile métallique qui passe sur un certain nombre de rouleaux. Une bande continue de feutre, désignée par le numéro 3, passe sur un certain nombre de rouleaux dont deux sont des rouleaux pres seurs 4, 5. Une boucle de la bande de feutre 3 passe entre une paire de rouleaux, constituée par des rouleaux presseurs 6, 7 et en amont de laquelle est disposée une douche 8 pour projeter de l'eau froide sur la bande de feutre 3 - la température de l'eau étant comprise approximativement entre 10 et 200C - du c8té verso de la bande. Le rouleau presseur 7 est muni d'une botte daspira- tison 7t qui extrait l'eau du feutre et aspire de l'air à travers celui-ci.A proximité immédiate des rouleaux presseurs 4, 5 est disposé un cylindre sécheur 9 qui forme une première fente de pincement 10 avec le rouleau presseur 4 et une seconde fente de pincement 11 avec le rouleau presseur 5. La bande de matière fibreuse 12 traverse la section séchoir de la droite vers la gauche en considérant le dessin. A la suite du cylindre sécheur 9 sont disposés plusieurs rouleaux 13 et, en aval de ceux-ci, un-enrot- leur 14 sur lequel la bande de matière fibreuse finie (la bande de papier) est bobinée. La pulpe de fibres 2 déposée sur la toile métallique par l'appareil de décharge 1 est entratnée dans le sens indiqué par la flèche A et est transférée de la toile sur la bande de feutre 3. La bande de matière fibreuse 12 est entratnée par la bande de feutre 3 en mouvemen9 continu dans le sens indiqué par la flèche B. Au moment où la bande de matière fibreuse 12 traverse la fente de pincement 10 formée entre le cylindre sécheur 9 et le rouleau presseur 4, une partie de leau contenue dans cette bande 12 est extraite par compression. En mEme temps, la bande de feutre 3 est chauffée tandis qu'elle est pressée contre le cylindre sécheur 9 qui est chaud.La bande de matière fibreuse 12 est acheminée directement, selon le mode habituel, vers la seconde fente de pincement 11 formée entre le cylindre sécheur 9 et le second rouleau presseur 5, tandis que la bande de feutre 3 est déviée par un certain nombre de rouleaux pour passer en regard de la douche d'eau 8 qui projette de l'eau froide sur elle. En conséquence, il se produit une condensation instantanée de la phase vapeur d'eau enfermée dans le feutre. La vapeur d'eau condensée et l'eau froide projetée sur le feutre sont ensuite extraites par serrage de la bande de feutre entre les rouleaux 6, 7 de la paire de rouleaux. Puis la bande de feutre 3 passe sur le second rouleau presseur 5 où elle est réunie à la bande de matière fibreuse 12 pour traverser la fente de pincement 11. La bande de matière fibreuse 12 se diri ge alors dans le sens indiqué par la flèche C sur le cylindre sécheur 9 et, lorsqu'elle est séchée, pour tre déviée par les rouleaux 13 vers l'enrouleur 14. Du fait que la bande de feutre 3, qui est chauffée au passage à travers la première fente de pincement 10, est refroidie par la projection d'eau froide sur elle, puis est serrée entre les rouleaux 6, 7 de la paire de rouleaux pour en exprimer le condensat formé au cours de ce traitement, la différence de pression partielle entre le feutre et la bande de matière fibreuse passant sur le cylindre sécheur augmente. En conséquence, le feutre sera beaucoup plus absorbant, lors du passage à travers la seconde fente de pincement 11, qu'un feutre qui n'a pas été traité de cette manière.On obtient donc une teneur accrue en matières sè ches de la;bande de papier 12 en comparaison de ce qui est possible avec les procédés antérieurement connus et, en conséquence, une moindre quantité d'eau a besoin dteAtre évaporée au cours du processus de séchage, lorsque la bande passe sur le cylindre 9.En appliquant le procédé selon l'invention, on sera donc en mesure d'augmenter la vitesse de rotation du cylindre sécheur. Un autre avantage consiste en ce qu'au moment où le feutre est refroidi, les matières résineuses ou cireuses ou les contaminants qui peuvent avoir été amenés par la bande de papier perdent dans une mesure considérable leur tendance à s'agglomérer et à colmater ainsi le feutre. A cet égard, il convient de mentionner que lteffet de choc mécanique qui se produit respectivement entre les moments de chauffage et de refroidissement, c'est-à-dire la dilatation et la contraction des e bres du feutre, Jouent égale- ment un rôle important, car les contaminants-se séparent plus facilement du feutre. Une installation du genre décrit ci-dessus a été essayée en service pendant six mois environ. On a pu obtenir une augmentation de la teneur en matières sèches se traduisant par une augmentation de production de 11-18-- environ. De plus, étant donné que le +articules contaminantes ne pénètrent pas dans le corps du feutre, en diminuant les propriétés absorbantes de celui-ci, il s'est révélé possible de prolonger la durée utile du feutre de 3-4 semaines à 12-16 semaines environ. I1 convient aussi de mentionner que l'extraction de l'eau à partir de la bande de feutre par compression peut tre effectuée dans une presse à plateaux plats, dans une presse à gorges ou, comme le montre le dessin, dans une presse humide dans laquelle l'un des rouleaux est équipé d'une botte d'aspiration, REVENDICATIONS 1. Procédé pour sécher des bandes humides de matière fibreuse 12 passant sur un cylindre sécheur 9, consistant à faire passer cette bande, supportée par un feutre 3, à travers une première fente de pincement 10 formée entre le cylindre sécheur 9 et un premier rouleau presseur 4, puis à travers une seconde fente de pincement 11 formée entre le cylindre sécheur 9 det un second rouleau presseur 5, caractérisé en ce qu'entre la première et la seconde fente. de pincement 10 et ll-respectivement, le feutre 3 est refroidi de manière à condenser la vapeur d'eau qui l'accompagne, et en ce que le condensat résultant est ensuite extrait du feutre par compression, alors que le feutre se trouve toujours entre les deux fentes de pincement. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que le feutre 3 est refroidi par projection d'eau froide sur lui. 3. Dispositif pour l'exécution du procédé selon la revendication 1 ou 2, comprenant une toile métallique 2, une bande de feutre 3 en mouvement continu, sur laquelle la bande de matière fibreuse 12 est transférée à partir de la toile 2, cette bande de feutre passant sur des rouleaux dont deux 4, 5 sont agengés de manière à former respectivement, avec un cylindre sécheur 9 faisant partie de l'installation, une première fente de pincement 10 et une seconde fente de pincement 11, des dispositions étant prises pour qu'entre ces premiere et seconde fente de pincement (10 et 11 respectivement), la bande de feutre 3 passe sur un eertain nombre de rouleaux et entre une paire de rouleaux constituez par deux--rouleaux presseurs 6, 7, caractérisé en ce qu'il comprend également des moyens de refroidissement 8 placés en amont de ladite paire de rouleaux en considérant le sens d'avance de la bande de reutre 3, ces moyens de refroidissement étant constitués de préférence par une douche d'eau froide qui sert à condenser la vapeur d'eau qui accompagne le feutre. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'un des rouleaux 7 de la paire 6, 7 située à la suite des moyens de refroidissement 8 est équipé d'une botte d'aspiration 7'.