La présente invention concerne un procédé de préparation de l'isomaltite à partir de saccharose sous forme de sucre de betterave ou de canne, avec de l'isomaltulose comme produit intermédiaire, ainsi que l'utilisation de l'isomaltite comme édulcorant pauvre en calories, comme substance thérapeutique utilisable contre la constipation et les maladies chroniques du foie, ainsi que comme substance de contrôle des fonctions rénales. Les propriétés physiques et la saveur de l'isomaltite sont très semblables à celles du saccharose. L'isomaltite n1 étant pas résorbé au cours de son passage dans les intestins, constitue un édulcorant sans valeur nutritive, possédant toutes les autres propriétés du saccharose qui confèrent à celui-ci sa texture de denrée alimentaire, sa structure et qui lui donnent du "corps", du point de vue de la saveur. Le pouvoir édulcorant de l'isomaltite est de l'ordre de 45 % de celui du saccharose. Le brevet allemand I 049 800 décrit la transformation de saccharose en isomaltulose par voie enzymatique, avec utilisation - outre le Protominobactère Rubrum - d'autres bactéries telles que la Serratia Plymuthica (w. Mauch et S.Schmidt-Berg, Zeitschrift M r die Zuckerindustrie, 14, 194, 375), Dans ce procédé, le saccharose peut etre utilisé sous forme d'une solution de sucre raffiné ou d'une solution de sucre de canne ; il peut également Qtre utilisé sous forme d'un Jus épais, d'un jus dilué ou d'une solution d'un autre produit intermédiaire intervenant dans la fabrication du sucre9 La fermentation se produit sans barbotage d'air. Suivant le procédé de la présente invention pour la préparation d'isomaltite, l'isomaltulose sert de produit intermédiaire. On effectue la transformation enzymatique dans une solution de saccharose de 15 à 40 %, de préférence de 20 à 25 i, à une température d'environ 20 à 370C, sous agitation énergique et avec barbotage d'air en permanence. La transformation est achevée en 12 heures au maximum, plus de 90 Après achèvement de la transformation enzymatique, on sé pare les bactéries de la solution de réaction, au moyen d'un séparateur, et on les réintroduit partiellement dans le fermen teur. On chauffe la solution de réaction jusqu'à une température de 6o à OOC, on filtre, et on élimine les ions par passage dans un échangeur de cations fortement acide1 sous forme -H, et dans un echangeur d'anions faiblement basique sous forme -OH. On évapore ensuite la solution jusqu'à 40 g de substance sèche, et on peut ensuite, soit effectuer directement lthydrogënation, soit d'abord cristalliser l'isomaltulose par évaporation à sec ou par évaporation supplémentaire jusqu'à 60 à 70 % de substance sèche et par refroidissement à 2000 sous agitation.On sépare l'isomaltulose cristallisé de la solution mère au moyen d'une centrifugeuse - essoreuse, et on soumet la liqueur mère à d'autres cristallisations. L'isomaltulose cristallise avec une mole d'eau, et présente les propriétés physiques suivantes Point de fusion 123 à 12400 &alpha; D20 + 98,5 (c = t dans l'eau) Pouvoir réducteur 52 Ce procédé de préparation de l'isomaltulose conduit donc à un produit notablement plus wur que celui qui est décrit dans le brevet allemand No t 049 800. Wolfrom et ses collaborateurs (J. Am. Chez. Soc. 74, 1952, 1062) ont décrit pour la première fois. l'isomaltite préparé à partir de l'isomaltose. Cependant, la préparation de l'isomalto- se à l'état pur est difficile et n'a pas encore été réalisée techniquement, jusqu'ici. Lorsque, dans le procédé suivant l'invention pour la préparation de l'isomaltite, on utilise comme produit de départ une solution d'isomaltulose évaporée jusqu'à 40 % de substance sèche, ou une solution de 35 à 40 r d'isornaltulose obtenue par dissolution, dans l'eau, d'isomaltulose cristallisée, on procède à llhy- drogénation avec addition d'un mélange tampon alcalin de carbonate de sodium et de carbonate de magnésium (mélangés dans une proportion pondérale de i:i) et de nickel de Raney comme catalyseur (environ 8 kg pour 100 kg d'isomaltulose sec), avec chauffage lent jusqu'à une température de 13000 et une augmentation de la pression d'hydrogène de 30 à 100 kg/cm2.L'hydrogénation commence à environ 10000 pour une pression de 30 kg/cm , et elle est terminée après 8 à 10 heures ainsi qu'on l'a consta té avec surprise, le pH de la solution de réaction doit, à la fin de l'hydrogénation, être supérieur à 9, afin que cette hydrogénation ne produise pratiquement que de Llisomaltitev En effet, lors de l'hydrogénation d'un sucre cétonique, on obtient généralement les deux formes stéréo-isomères dans une proportion de 1:1, par exemple lors de l'hydrogénation du fructose, on obtient du sorbitol et du mannitol.Après l'achèvement de l'hydro- génation, on separe le nickel de Raney de la solution de reaction, on filtre la solution et Gll la désionise au moyen d'un échangeur de cations fortement acide de forme -H et d'un échangeur d'anions faiblement basique de forme -OH. Lorsqu'on part, dans l'hydrogénation selon l'invention, de l'isomaltose cristallin, le produit de la réaction est constitué par plus de 98 On prépare ltisomaltite sous forme cristalline en soumettant la solution réactive purifiée après l'hydrogénation - comme décrit ci-dessus - à une cristallisation par évaporation ou en la réduisant jusqu'à une teneur de 68 à 72 Ma de substance sèche, et en la refroidissant ensuite sous agitation. L'isomaltite cristalline est séparée ensuite de la solution mère au moyen d'une centrifugeuse à tamis, après on la soumet à un processus de séchage. Les solutions mères sont soumises à d'autres phases de cristallisation, la dernière de ces phases étant effectuée avec utilisation d'une solution aqueuse de méthanol d'une teneur de 50 à 60 Mp. Dans les solutions mères subsistant ensuite, on constate un enrichissement des impuretés. GrSce aux phases successives de cristallisation, on peut obtenir plus de 80 % de l'isomaltite en forme cristalline. Les constantes physiques sont les suivantes Isomaltite Point de fusion 1630 &alpha;D20 + 91,1 (c = 2 dans l'eau) Pouvoir réducteur 0,05 d de celui du glucose On donnera ci-après les valeurs correspondantes pour un dérivé, à titre de comparaison. Anoacétate d'isomaltite oint de fusion 98 à 990 &alpha; D20 + 75,90 (c = 2 dans l'éthanol) La fig. 1- annexée est un graphique indiquant la solubilité de l'isomaltite et de l'isomaltulose en fonction de la température, comparée à la solubilité du sucre (saccharose). Il ressort de ce graphique que la solubilité de l'isomaltite est suf fisa!lment grande, dans toute la plage de température, pour que cette substance puisse être utilisée à ia place du sucre, lors de la préparation de denrées alimentaires et de boissons-. La viscosité des solutions d'isomaltite (voir le graphique de la fig. 2) est légèrement supérieure à celle des solutions de saccharose de même teneur en substance sèche. Toutefois, pour l'utilisation pratique, cette viscosité plus grande n'a pas d'importance notable, dans la plage des concentrations relativement élevées ; étan-t donné que, par exemple, une solution dtisomalti- te de 60 cb présente la même viscosité aucune solution de sucre de 62 cQ, Dans la plage des concentrations inférieures à 30 4, l'accroissement de la viscosité est plus grande en valeur absolue ; cependant, la viscosité accrue offre des avantages technologiques dans le cas des denrées alimentaires et des boissons préparées, étant donné que, de ce fait, ces denrées et boissons ont davantage de corps, en ce qui concerne leur godet (ou sa veur). A température ambiante normale, les solutions d'isomaltite ne sont pas décomposées par des acides en solution 1 n, meme après 150 heures. Le graphique de la fig. 3 annexé indique les vitesses de décomposition de l'isomaltite sous l'effet de solution 1, O,tm et 0,01n de HCl (100 gr d'isomaltite par litre), à 1000c. Il ressort de ce graphique que l'isomaltite n'est entièrement décomposée que dans de l'acide hydrochlorique en solution in, en deux heures à 100 C ; par contre, dans des solutions d'acide de 0,0in, on n'obtient qu'une décomposition de 25 % après 10 heures.Il en résulte que l'isomalvite est sensiblement plus stable sous l'effet des acides que tous les autres édulcorants connus jusqu'ici constitués par des substances à base d'hydrocarbures. L'isomaltulose n'ost fermentescible que par certaines levures (C. C. Emeis et S. slindisch, Zeitschrift fEr die Zuckerindustrie, 10, 248-249, au60) ; par contre, l'isomaltite n'est pas fermentée par les levure, à l'exception de certaines espèces de la catégorie endomycopsis. Ce fait présente une grande importance, en ce qui concerne la stabilité microbiologique des denrées alimentaires et boissons contenant de l'isomaltite comme édulcorant. De même, les streptocoques présents dans la voie buccale ne peuvent pas provoquer la transformation de l'isomaltite en dextranes, par polymérisation, ni sa transformation en acides, par décomposition; Par conséquent, des denrées, mets et boissons contenant de li- somaltite comme édulcorant sont moins susceptibles que des produits comparables refermant du sucre de provoquer ou de favoriser les caries. Par ailleurs, l'isomaltite n'est pas décomposée, non plus, à température ambiante normale, et à la fin d'une semaine, par les préparations d'invertase, courantes dans le commerce, ni par les Q(-glucocidases purifiées. En raison de ces constatations, on peut penser que itisomaltite n'est pas décomposée non plus par les glucosidases présentes dans certaines cellules (mucosa) de l'intestin grele de l'homme, et qu'elle ne peut,par conséquent, pas étre résorbée.Cette hypothèse, selon laquelle l'isomaltite n'est ni décomposables ni résorbable, a pu déjà être confirmée par des expériences sur le rat, des solutions dtisomaltite ayant été introduites directement dans l'intestin grole des animaux, après quoi on a mesuré, dans le sang de la veine porte, les variations de la teneur en sucre (glucose, fructose, sorbitol); en fonction du temps, Après l'administration de llisomaltite, on n'a observé aucune augmentation notable de la teneur du sang en glucose ; on a seulement trouvé des traces de sorbitol dans le sang de la veine porte.Etant donné que l'isomaltîte ne subit pas de transformation métabolique, elle constitue, dans la pratique, un produit de remplissage" au godet sucré, facilement soluble dans liteau, conférant aux denrées et boissons une structure, une texture et du corps, Des essais comparatifs de saveur utilisant des lots de 15 à 30 personnes chacun ont. permis de constater que le pouvoir édulcorant de l'isomaltite représente 45 cK de celui du saccharose. Le pouvoir édulcorant a été déterminé par le procédé dit "essai triangulaire" par rapport a des solutions aqueuses de saccharose de 7 à 8 %.La saveur globale de llisomaltite ressemble beaucoup à celle du saccharose étant donné que, statiquement, il nta pas été possible, ou il n'a été guère possible, de distinguer des solutions d'isomaltite des solutions de saccharose de pouvoir édulcorant comparable. Le goat sucré de l'isomaltite est doux, et ne comporte pas d'arflère-goflt. Le goût de l'isomaltite est pratiquement aussi sucré que celui de l'isomaltulose dont le pouvoir édulcorant représente 44,5 % de celui du sucre. Le pouvoir édulcorant d'une solution de 15,75 % d'isomaltulose ou d'isomaltite est équivalent à celui d'une solution de saccharose de 7 e,,S, La demande de brevet allemand publiée No 1 903 075 décrit l'utilisation de la maltite en tant qu'édulcorant pour des denrées alimentaires et des boissons. Cette substance est pauvre en calories et se prote, par conséquent, à l'utilisation dans l'alimentation de régime. La lactite décrite dans le brevet britannique t 253 300 est destinée à la même utilisation. Les deux substances sont désignées seulement comme des sirops, bien que la maltite (P.Karrer et J. Bchi, "Reduktionsprodukte von Disacchariden : Maltit, Lactit, Cellobit", Hello Chie. Acta 20, 1937, 86-90) de meme que la lactite (M.L. Wolfrom, W.J. Burke, K.R. Brown et Robert S. Rose Jr., "Crystalline Lactositol", J. Am. Chem. Soc. 60, 1938, 571-573) sont décrites dans la littérature en tant que substances cristallines, Les deux substances la lactite et la maltite - ne cristallisent toutefois que difficilement à partir des solutions dans l'éthanol, selon les passages ci-dessus de la littérature. L'isomaltite, par contre, cristallise très facilement à partir d'une solution aqueuse. Par conséquent, on peut préparer l'isomaltite très facilement avec la pureté désirée, par cristallisation, contrairement à la maltite et la lactite. L'isomaltite est pauvre en calories et se prête par conséquent particu lie rament à l'utilisatic,n comme édulcorant pour des aliments et autres produits de régimes, et comme véhicule d'édulcorants artificiels qui donnent du corps aux denrées alimentaires. L'isomaltite réparée suivant le procédé de la présente invention peut également être mélangée, sous forme solide ou liquide, avec d'autres wlvdrocarbures alimentaires et édulcorants, tels que le fructose, la xylite, le sorbitol, dans le cas du fructose, ce mélange se fera, par exemple, dans la prof)ortion de 1:1 ; grâce a cette addition dtisomaltite, le pouvoir édulcorant du mélange est porté à une valeur approximativement égale à celle du pouvoir edulcorant du sucre, cependant, que la valeur nutritive de ces mélanges se trouve réduite. il peut être désirable de porter le pouvoir édulcorant de ltisomaltite à une valeur égale ou supérieure à celle du sucre à cet effet, la présente invention propose de mélanger ou instantiser l'isomaltite sous forme solide avec des édulcorants synthétiques tels que le sulfimide benzoTque, le cyclohexylsulfonate ou l'ester méthylique de l'acide shénylalanine-asparti- que. Les solutions d'isomaltite rendues plus édulcorantes à l'aide d'édulcorants synthétiques peuvent être séchées (séchage par pulvérisation, séchage par cylindrage, séchage par congéla- tion, etc..,), OU etre utilisées telles quelles. En variant, les proportions du mélange d'isomaltite et d'édulcorants synthétiques, on peut rendre la saveur de ce me- lange ressemblant à celle d'une solution de saccharose, à tel point que des denrées alimentaires et des boissons renfermant un tel mélange ne peuvent plus être distingués, du point de vue de leur goal, des produits comparables additionnés de sucre. On a constaté qu'il est particulièrement avantageux d'utiliser à cet effet un mélange de l'ester méthylique de l'acide phénylalanine-aspartique et d'isomaltite dans la proportion de 0,35 : 99,65. Des mélanges de ce genre se prêtent à l'utilisation pour f'dul- coration de boissons et de denrées alimentaires à usage ménager, ces mélanges pouvant etre utilisés tels quels ou sous forme de tablettes d'un poids de 3 - 5 gr. Un mélange de 99,86 parties pondérales d'isomaltite et de 0,14 partie pondérale de saccharine (sel sodique de l'o-sulfimide benzoSque) présente un pouvoir dulcorant égal à celui du sucre. Dans ce cas, la saveur d'une telle solution aqueuse est différente, dans la plage de concentration de 3 à 8 X2 de celle des solutions de saccharose de même concentration ; par contre, dans la plage des concentrations > 9 t0, on ne peut plus relever statistiquement aucune différence de saveur Un mélange de 98,0 parties pondérales d'isomaltite et de 2,0 parties pondérales de cyclamate (sel sodique de l'acide cyclohexylsulfonique) présente le même pouvoir édulcorant que le sucre, toutefois, la saveur de ce mélange est différente de celle des solutions de saccharose, dans toutes les plages de concentration. Dans la préparation artisanale ou industrielle des denrées alimentaires et des boissons, on peut utiliser de tels mélanges sous forme sonde ou liquide, soit directement, comme le sucre, à condition qu'on ne réchauffe pas la boisson ou la denrée considérée pendant une période prolongée après l'addition de l'édulco- rant, comme ctest le cas dans la fabrication des limonades et autres boissons froides ; on peut également commencer par ajouter de ltisomaltite pure sous forme solide ou liquide, à la place du sucre, et additionner L'édulcorant synthétique seulement après le traitement thermique éventuel, par exemple, dans le cas de la fabrication du chocolat, de la confiserie, des confitures, des crèmes glacées, etc... Par ailleurs, l'isomaltite a fait ses preuves en tant que substance thérapeutique pour le traitement de la constipation chronique et des lésions hépatiques, notamment pour le traitement et le traitement prophylaxique des affections du foie, des dyspepsies, des dysbioses et des troubles alimentaires des nourrissons et de leurs séquelles. Les affections du foie, et particulièrement des affections chroniques, ainsi que spécialement les affections encéphaliques d'origine hépatique ne pouvaient Qtre traitées que d'une manière insatisfaisante, jusqu'ici, par l'administration de médica ments. Les médicaments connus étaient, dans bien des cas, inefficaces, et leur utilisation comportait dans certains cas des risques, entre autres en raison de leur toxicité considérable0 On a constaté que le lactulose présente des effets favorables lors de son administration dans le cas des maladies récitées, mais qu'il entraSnait des effets secondaires indésirales,étant donné qutil n'existe que sous forme d'un mélange de sirop renfermant 70 gX de lactulose au maximum ; le lactulose étant difficile à cristalliser. Pour les applicatiens considérées, on a déj9 proposé l'utilisation du raffinose ; cependant, le raffinose est difficile à préparer, et son utilisation pratique est trop onéreuse. Les inconvénients ci-dessus sont éliminés par 11 utilisa- tion du médicament selon la présente invention. Celui-ci est caractérisé par le fait qu'il renferme de l'isomaltite. Le médicament selon l'invention présente une efficacité pharmacologique très accusée. Cette efficacité consiste en un effet curatif et prophylactique dans des cas d'affections hépatiques, notamment d'affections hépatiques chroniques, et particulièrement dans des cas 'affections encéphalo-hépatiques, de dyspepsie, de dysbiose, de troubles nutritifs des nourrissons tels que la constipation, la pepsie et analogues, ainsi que de leurs séquelles. Etant donné que la décomposition et la résorption de l'isomaltite lors de son passage dans l'intestin grêle est pratiquement nulle, la presque totalité de la substance administre parvient dans le colon. Dans le colon, une partie de l'isomaltite subit des transformations métaboliques sous l'effet des bactéries non pathogènes, ce qui stimule la croissance des bactéries et, par conséquent, l'activité intestinale. Par conséquent, la quantité absolue évacuée, sous forme de substance sèche, dans les selles, s'accrott, de même que la teneur en bactéries (en albumine), ainsi qu'on a pu le prouver par des essais sur le rat. TABLEAU Mode d'alimenta- Quantité moyenne Albumine dans Substance tion par jour et de matières fé- les matières sèche dans par animal cales par animal fécales par les matiè en g de substan- jour et par res fécales, ce sèche animal on m en Aliment standard 2,7 430 89 Altromine Aliment standard Altromine +2,5 g de sucre 3,1 703 75 +2,5 g d'isomal tite Aliment standard Altromine 3,5 920 66 + 5 g d'isomaltite En raison de la synthèse accrue d'albumine, on constate une absOrption accrue d'ions, d'ammonium ou d'amines du contenu de l'intestin, ce qui correspond à une désintoxication. Une autre partie de l'isomaltite est transformée, par décomposition, en acides organiques, et notamment en acides lactiques, ce qui conduit ^ une diminution du tH dans la partie terminale de l'intestin, ainsi qu'on a pu l'observer. La diminution du pH entraîne, à son tour, une diminution de l'activité de la flore qui est responsable de la formation de produits toxiques provenant de la décomposition de l'albumine. Ces produits toxiques, tels que l'ammoniaque, des composés phénoliques, etc.., interviennent dans une grande mesure dans l'apparition des maladies qu'on peut soigner et prévenir à l'aide de la substance pharmaceutique selon la présente invention. La substance pharmaceutique selon la présente invention se prête particulièrement à l'administration par voie buccale ou par voie rectale, et elle peut Qtre préparée sous une forme convenable selon le mode d'administration choisi. On peut administrer cette substance sous forme pure ou en combinaison avec des véhicules ou excipients pharmaceutiques classiques. On peut citer parmi les différentes formes convenables, par exemple, la poudre, la forme cristalline, la poudre instantanée, des tablettes, les granulés, les comprimés, les tablettes effervescentes, les cachets, les dragées, le sirop, les pates et les clystères. Par ailleurs, la substance pharmaceutique selon l'invention peut Qtre administrée en combinaison avec d'autres substances thérapeutiquement actives telles que des antibiotiques, des sulfonamides et des vitamines. On peut également ajouter des substances propres à corriger la saveur. La substance selon l'invention peut également Qtre incorporée, pour les mêmes indications, à des denrées alimentaires, notamment des denrées de régime, des denrées pour nourrissons et des denrées pour enfants. Etant donné que la substance thérapeutique selon l'invention n'est pas toxique lorsqu'on utilise à des doses raisonnables et selon les indications prévues, on peut choisir le dosage pratiquement à souhait, selon les conditions particulières. On peut administrer, en effet, des doses quotidiennes de 20 à 25C gr, réparties sur toute la journée, sous forme de petites doses partielles. L'isomaltite peut également etre utilisée comme substance de contrôle des fonctions rénales. On sait qu'on utilise, pour le contrôle des fonctions rénales, l'inuline en tant que substance de contrôle. Etant donné que l'inuline est une polysaccharide de poids moléculaire élevé (son poids moléculaire est de l'ordre de 5000), elle est difficilement soluble dans l'eau, et, par conséquent, on ne peut l'in- jecter qu'à chaud. Pour cette raison, on a tenté récemment de décomposer partiellement l'inuline et d'utiliser pour le contrôle des fonctions rénales les polyfructisanes ainsi obtenues. Toutefois, ni l'inuline, ni les polyfructisanes ne constituent des composés chimiques homogènes (poids moléculaires différents) et, par conséquent, elles ne se pretent pas particulièrement bien à l'utilisation comme substance de contrôle. par contre, l'isomaltite est un composé qui cristallise facilement et elle peut, par conséquent, être facilement préparée avec le degré de pureté voulue ; en outre, elle est facilement soluble dnns l'eau. Par ailleurs, l'isomaltite ne renferme pas de radicaux réducteurs et ne subit pas de transformation lorsqu'on procède à la stérilisation nécessaire. On a fait la constatation surprenante que l'isomaltite peut Qtre utilisée d'une manière simple et précise comme substance de contre des fonctions rénales. Par conséquent, la présente invention vise également une substance de contrôle des fonctions rénales qui est caractérisée en ce qu'elle est constituée par de l'isomaltite. Lorsque l'isomaltite est administrée sous forme d'une solution d'infusion par voie inuraveineuse, elle se répartit dans les humeurs du corps, sans se composer, et elle est évacuée sans altération par les reins. Etant donné que l'isor.altite est facilement soluble dans l'eau et que l'analyse permet facilement de révéler sa présence, ses propriétés en tant que substance de contre des fonctions rénales sont supérieures à celles des substances de contrôle connues jusqu'ici. EZPLES Transformation enzymatique du saccharose en isomaltulose On introduit une cul ure de protaminobactère rubrum ou de serratia plymuthica dans 2 litres d'un bouillon de culture composé de 2 litres d'eau stérilisée, 6 gr dlextrait de viande Liebig, ZO gr de peptone, 6 gr de chlorure de sodium, 4 gr de biphosphate de sodium, 10 gr d'extrait de levure et 100 gr de saccharose. On ajuste le pH du bouillon de culture à 7,0.On agite sans interruption pendant 24 heures à une température de 20 à 3O0C, après quoi les bactéries ont proliféré à tel point que leur nombre est suffisant pour provoquer la transformation consécutive du saccharose en isomaltulose, en 12 heures au maxi murs. On introduit les bactéries et le bouillon de culture dans une solution de 4 kg de saccharose dans 16 kg d'eau et on laisse agir les bactéries sur le saccharose sous barbotage ininterrompu et sous agitation vigoureuse. On maintient le pH de la solution à 7,0. Après 12 heures, pratiquement la totalité du saccharose est transformée en isomaltulose. On sépare ensuite les bactéries de la solution à l'aide d'un séparateur à tuyère, et on les utilise dans un nouveau cycle de transformation. Lorsqu'on travaille dans de bonnes conditions de stérilité, on peut réutiliser six fois les bactéries. Lorsque pendant la transformation on a obtenu, en plus de l'isomaltulose, du fructose et du glucose, on élimine ceux-ci par fermentation en ajoutant des sacoharomycès cerevisiae. On sépare la levure au moyen d'un séparateur et on désionise,la solution d'isomaltulose au moyen d'un échangeur de cations fortement acide de forme -H (AMBBRLITD 200) et d'un échangeur d'anions faiblement basique de forme -OH (AMBBRLIT-IRA 93). On évapore ensuite la solution désionisée jusqu'à un taux de 60 % de substance sèche, sous vide, et on refroidit la solu Gion concentrée résultanse à20 C, sous agitation. On sépare l'isomaltulose cristallisée à l'aide d'une centrifugeuse à tamis. Rendement : 900 - 950 gr. Après évaporation, la solution mère de la cristallisation est soumise à un second cycle, puis à un troisième cycle de cristallisation. Rendement : environ 1,8 kg au total. La transformation on continu du saccharose en isomaltulose s'effectue de la manière suivante Outre le bouillon de culture décrit ci-dessus, pour faire proliférer les bactéries, on peut utiliser d'autres bouillons, par exemple du jus de mais renfermant 4 cf de substance sèche additionnée de 1 , La suspension de bactéries recueillie est ensuite mélangée avec du jus épais (provenant de la fabrication du sucre) qu'on a diluée au préalable jusqu un taux de 30 ,-; de substance sèche on mélange les bactéries et le jus dilué dans une proportion pondérale de 1 s 2 ; le mélange est introduit dans un groupe agitateur comprenant 3 à 5 récipients agitateurs, Afin que la totalité du saccharose se transforme on isomaltulose, à température ambiante et sous barbotage d'air ininterrompu, la solution doit rester dans le groupe agitateur pendant quatre heures, en moyenne. Le volume des récipients agitateurs doit eAtre cnoisi en conséquence. Lorsque la transformation est achevée, on sépare les bactéries au moyen d'un séparateur à tuyère. Une partie de la suspension de bactéries est ensuite diluée avec de l'eau stérilisée, de manière à présenter une concentration de 6 gr par litre, après quoi on l'utilise pour un nouveau cycle de transformation. On traite ensuite la solution d'isomaltulose comme décrit plus haut. Préparation de l'isomaltite à partir de l'isomaltulose On dissout 20 kg dtisomaltulose dans 3D kg d'eau distillée. On ajoute 65 gr de carbonate de soude (quantité calculée sur la base de la substance anhydre), 65 gr de carbonate de magnésium et 1,6 kg de nickel de Raney du type B 113Z comme catalyseur. On introduit la solution dans un autoclave. Après rinçage avec de l'azote, on introduit de l'hydrogène sous une pression de 30 kg par Cm2 et lton chauffe l'autoclave.Lorsqu'une température de 10000 est atteinte, l'hydrogène commence déjà à etre adsorbée et la pression tombe, dans l'intervalle d'une heure, à 8 kg/cmf. On augmente ensuite la pression d'hydrogène à 100 kg/cm2 et on maintient une température de 125-tZ9 C. Après dix heures, l'absorption d'hydrogène (hydrogénation) est terminee, la solution est retirée de l'autoclave, après quoi on sépare le nickel de Raney par centrifugeage. Le pH de la solution est de 9,5. La solution présente un pouvoir réducteur représentant On chauffe la solution hydrogénée, on filtre avec addition de kieselguhr sur un filtre-presse ; on désionise ensuite la solution en utilisant 2 litres d'un échangeur de cations fortement acide de forme -H (klBERLITE 200) et 2 litres d'un échangeur d'anions faiblement basique de forme -OH (AMBERLITE IRA 93). La solution résultante est totalement incolore, on la fait évaporer sous vide jusqu'à un taux de 70 c0 de substance sèche-et on la fait cristalliser à 45oç sous agitation.Pendant la cristallisation, on abaisse lentement la température jusqu 200C. On sépare les cristaux de la solution mère à l'aide d'une centrifugeuse à tamis. La teneur en substance sèche de la solution mère est de 59 . Rendement en isomaltite : 10 kg. On évapore de nouveau la solution mère et on la soumet à un second cycle de cristallisation comme décrit ci-dessus. Rendement en isomaltite : 5 kg. La solution mère du second cycle de cristallisation est ensuite évaporée jusqu'à un taux de 70 ?,a de substance sèche, après quoi on ajoute du méthanol en quantité suffisante pour obtenir une solution aqueuse de méthanol de 55 Rendement total en isomaltite : t8,5 kg. Fissibilité de l'isomaltite sous l'effet des &alpha; -glucodisases On dissout 5 gr d'isomaltite cristalline avec un tampon d'acétate de 0,1 n, pH 4,6, à 100 ml et on ajoute 2 mg d'Ivertase (Boehringer Mannheim No EC 3.2.1.26, 150 unités/mg). La déviation giratoire de cette solution est déterminée immédiatement, et on trouve, dans le tube de 2 doum, une déviation de +8,7960. Aucune variation de la déviation giratoire de la solution n'est observée dans un intervalle de t4 jours. Détermination du pouvoir édulcorant relatif ct de la saveur Globale de l'isomaltite. Après des études préalables comparatives, on a comparé les solutions suivantes selon le procédé d'essai dit "briangulai- rel' a) deux solutions de saccharose de 7 4 et une solution d'isomaltite de 15 ;M, b) deux solutions de saccharose de 7 % et une solution d'isomaltite de 17,3 c', c) deux solutions de saccharose de 7 % et une solution d'isomaltite de 18,8 En ce qui concerne la solution d'isomaltite, les résultats suivants ont été obtenus avec quinze personnes soumises à l'es- sai : a) 7 personnes n'ont constaté aucune différence statistiquement stre par rapport aux solutions de saccharose, b) 12 personnes ont trouvé le gotit de la solution dtisomaltite plus sucré ; différence statistiquement constatée p = 0,99. Lors d'un autre essai triangulaire, on a comparé seulement des solutions de pouvoir édulcorant identique, à savoir : a) 2 solutions d'isomaltitè de 15,6 C;0 et une solution de sucre de 7 %, b) 2 solutions de saccharose de 8 % et une solution d'isomaltite de 17,6 %. Les résultats suivants ont été relevés par 38 personnes soumises à cet essai a) t8 personnes ont distingué la solution de saccharose : par conséquent, on peut constater qu'il n'y a pas de différence statistiquement significative entre des saveurs globales respectives b) 20 personnes ont distingué la solution d'isomaltite ; différence statistiquement significative : p = 0,95. Chocolat renfermant de l'isomaltite On a broyé finement 25 kg dtisomaltite (grosseur des grains Limonade contenant de l'isomaltite a) On dissout dans 78,47 kg d'eau 8,9 kg d'un des mélanges dé crits ci-dessus d'isomaltite et d'édulcorant, ainsi que 12,63 kg d'une substance de base pour limonade (ayant, par exemple un godt d'orange) on gazéifie avec du C02 jusqu'à une teneur de 7 gr de C02 ar litre. b) On dissout dans de l'eau 10,95 kg d'un des mélanges ci-dessus d'isomaltite et d'édulcorant, ainsi que 0,66 kg-de substance de base à Coca-Cola, la quantité d'eau utilisée étant de 88,39 kg ; on gazéIfie avec du bioxyde de carbone jusqu'à une teneur de 7 gr par litre. Les limonades présentent le me- me goat suc ré que les limonades préparées avec utilisation de sucre. Crème glacée contenant de l'isomaltite On mélange, homogénise et stérilise 22,1 kg de crème fratche (40 ss de matière grasse dans la substance sèche), 58,1 kg de lait entier (3,7 % de corps gras dans la substance sèche), 4,5 kg de poudre de lait écrémé et t5 kg dtisomaltite, ainsi que 0,3 kg d'un stabilisateur. Après la stérilisation, on ajoute 53 gr d'ester méthylique de l'acide phénylalanine aspartique finement broyé, on agite, on transvase et on fait geler. La crème glacée obtenue présente le même goat.sucré qu'une crème glacée préparée avec utilisation de sucre. Gâteaux "quatre quarts" pauvres en calories On mélange 140 gr de beurre, 140 gr d'isomaltite cristalline et 4 jaunes d'oeufs, en agitas jusqu'à ce qu'on obtienne une masse mousseuse. On ajoute ensuite 140 gr de farine et la levure chimique, après quoi on introduit les blancs battus des quatre oeufs. Le gâteau est mis au four pendant 45 minutes à 1600C. Le volume des pores, la coloration dorée, etc... sont abso lument normaux. Lorsque le gaWteau est soumis à L'vessai de saveur on constate, comme seule diférence, ur goat sucré moins prononcé de ce gSteau, par comparaison avec un gâteau analogue contenant du sucre. Confiture de fraises pauvre en calories 1 kg de fraises coupées, 1 kg dtisomaltite cristalline et 8 gr d'une pectine moyennement estérifiée à 1500 SAG-USA, et 7 gr d'acide tartrique sont soumis à ébullition pendant 3 minutes et ensuite introduits dans des verres préparés au préalable. Après ébullition, la teneur en substance sèche est de 61,5 %. La gélification de la-confit-ure est irréprochable. Lors de l'essai de saveur, on constate uniquement un goflt sucré moins accusé que celui d'une confiture de fraises préparée avec utilisation de sucre. Aliment pour enfants avec facteur bifidogène On ajoute à un aliment pour enfant de composition classique ou à deux tiers de litre de lait de l'isomaltite en proportion équivalente à 2 gr par KCal de valeur nutritive. Etant donné que la plus grande partie de l'isomaltite parvient dans le gros intestin, on observe chez des nourrissons et jeunes enfants nourris de cette manière des développements d'une flore presque pure de bifidus. REVENDICATIONS t - Procédé pour préparer de l'isomaltite à partir de l'isomaltulose (palatinose) obtenu par transformation enzymatique du saccharose, caractérisé en ce que la transformation enzymatique du saccharose est effectuée en continu ou en discontinu sous barbotage d'air, et en ce qu'ensuite l'isomaltulose est transformée, par une seule opération, en isomaltite, par hydrogénation dans un mélange tampon alcalin en présence d'hydrogène et d'un catalyseur. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la transformation enzymatique du saccharose en isomaltulOso est effectuée en solution aqueuse de 15 à 40 25 , sous agitation vigoureuse et barbotage d'air, à une température de 20-370C, et de préférence à 300C. 3 - Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la transformation en isomaltite par hydrogénation est effectuée dans une solution aqueuse de 30-5O %, de préférence de 35 à 40 do avec un pt7î supérieur à 9 de la solution réactive, a une température de 120-1300C et sous une pression d'hydrogène de 30 à 100 kg/cm2. 4 - Procédé selon une des revendications 1 - 3, caractérisé en ce qu'afin de maintenir le pH pendant l'hydrogénation à la valeur voulue, on-ajoute au mélange réactif un mélange tampon constitué, notamment, par un mélange de carbonate de sodiur.1 et de carbonate de magnésium en proportion pondérale de 1 : 1, et dans une quantité correspondant à 600 gr/1:00 kg d'isomaltulose. 5 - Utilisation de ltisomaltite comme édulcorant pauvre en calories et comme additif pour des sucres de régime, tels que le fructose, le sorbitol et le xylite, ainsi que comme véhicule pauvre en calories et donnant corps à la saveur pour des édulcorants synthétiques. 6 - Utilisation de l'isomaltite comme substance-thérapeutique pour le traitement des constipations chroniques et des affections chroniques du foie. 7 - Utilisation de l'isomaltite comme substance de contre des fonctions rénales.