La présente invention concerne les procédés et disposi tif s de mesure de phase, et plus particulièrement les procédés et dispositifs qui fournissent le résultat de la Mesure de phase sous forme numérique. Le procédé classique de mesure de phase fournissant un résultat sous forme numérique consiste en un comptage du temps qui s'écoule entre un instant de référence et le passage à zéro du signal alternatif dont la phase est i mesurer. Ce procédé fournit des résultats pleinement satisfaisants si le signal est sinusoïdal pur ou si la précision recherchée n'est pas ex lessive. I1 existe en effet des circuits, tels que celui cou rament dénommé ttrigger de Schmitt", qui permettent de détecter le passage b zéro du signal de façon précise.Par contre, si lton recherche une précision élevée et si le signal n'est pas sinu- soidal pur, mais comporte des harmoniques, le passage à zéro du signal ne correspond en général pas exactement au passage i zéro du fondamental dont la phase est b mesurer. Or, dans de nombreux cas pratiques, le signal fondamental s'accompagne d'harmoniques dent l'amplitude, bien qu'étant une fraction faible de celle du fondazental, suffit à provoquer des erreurs de mesure. En particilier, le fondamental s'accompagne souvent d'un harmonique trois.En principe, on pourrait éliminer cet harmonique par filtrage, mais il n1est pratiquement pas possible d'effectuer un filtrage sans corrélativement imposer un déphasage difficile å déterminer de façon précise. Les erreurs provoquées par un tel filtrage sont en conséquence supérieures i celles que 1'en cherche å éliminer si l'amplitude de l'harmonique trois n'est pas excessive. L'invention vise à fournir un procédé et un dispositif de mesure de phase permettant d'éliminer dans une large mesure l'erreur due à la présence d'un harmonique impair, et notamment l'harmonique trois, sans pour autant tenter d'éliminer cet harmonique lui même. Dans ce but, 1'invention propose notamment un procédé de mesure de la phase d'un signal alternatif d'amplitude A comportant un fondamental entaché d'un harmonique impair de rang n, procédé suivant lequel on mesure les intervalles de temps qui séparent un instant de référence et les passages du signal par les valeurs -A sin t et +A sin mr et on fait la somme des dits intervalles de temps. Dans la mesure où l'amplitude du signal peut être prati quement confondue avec l'amplitude du fondamental, cette condition pouvant être considérée comme remplie si le taux d1harmo- niques impairs à éliminer ne dépasse pas 1% environ, les deux intervalles de temps de mesure sont affectés d'erreurs, égales et de signes opposés,dues à la présence de l'harmonique, puisque les deux mesures s'effectuent i des instants entre lesquels la phase de l'harmonique s'est inversée. Pratiquement l'invention permet de réduire l'erreur de mesure par un facteur de l'ordre de trois lorsque l'un des harmoniques impairs (en général l'harmonique trois) constitue une cause prédominante d'erreurs. Le domaine d'application de l'invention est extrêmement vaste. I1 s'étend pratiquement à toutes les mesures de phase, notamment utilises dans les phase-R5ètres, les dispositifs de conversion analogique-numérique pour mesure d'angles ou de dépla- cements, tels que les résolveurs. I1 faut, i ce sujet, noter que l'invention permet de mesurer la phase d'un signal aussi bien par rapport à un instant fixe que par rapport i un autre signal, qui peut lui-même être soit sinusoïdal pur, soit affecté d'une erreur due b la présence d'un harmonique impair. Dans le second cas, le procédé suivant l'invention pourra être appliqué sur chacun des signaux, de façon i corriger l'erreur due à la présence du même harmonique sur chacun d'eux. L'invention vise également à fournir un dispositif permettant de mettre en oeuvre le procédé ci-dessus défini, dispositif caractérisé notamment en ce qu'il comporte un générateur d'impulsions à à fréquence constante constituant base de temps, des moyens pour compter les impulsions émises par ledit générateur, des moyens pour déclencher ledit comptage à partir d'un instant prédéterminé, des moyens pour détecter le passage du signal aux valeurs -A sin t et +A sin # et pour arrêter le comptage d ces instants, et des moyens pour totaliser les impulsions comptées, d'une part, de l'instant initial au passage d -A sin w et, d'autre part, entre l'instant initial et le passage d +A sin Pratiquement, on pourra soit compter en parallèle, dans deux compteurs distincts, les impulsions émises l'une jusqu'au premier passage, 11 autre jusqu'au second,et les totaliser, soit compter dans un seul compteur d'abord les impulsions émises jusqu'au premier passage puis, sur une alternance suivante, jusqu'au second passage avant de faire le total. Chaque fois que le résultat de la mesure doit être donné en un temps aussi bref que possible, on sera évidemment amené à utiliser la première solution. L'invention consiste encore en d'autres dispositions avantageusement utilisables en liaison avec les précédentes, mais pouvant l'être indépendamment. Ces dispositions apparaitront à la lecture de la description qui suit de dispositifs constituant des modes particuliers de mise en oeuvre de l'invention, données à titre d'exemples non limitatifs, et du procédé qu'ils mettent en oeuvre.La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels - la figure 1 montre schématiquement la variation dans le temps d'une tension de référence dnusoi'dale pure et d'une tension dont la phase est à mesurer, i la même fréquence fondamentale, affectée d'un harmonique trois; - la figure 2 est un schéma de principe d'un dispositif permettant de mesurer la phase du signal dont la variation dans le temps est illustrée on figure 1; - la figure 3 est un synoptique simplifié montrant l'échelonnement dans le temps des signaux qui apparaissent dans le dispositif de la figure 2;; - la figure 4 est un schéma de principe d'un circuit de création des tensions de seuil, utilisable dans le dispositif de la figure 2 si le signal b mesurer est d'amplitude constante; - la figure 5 est un schéma montrant les constituants essentiels d'un générateur de tensions de seuil,utilisa'ble dans le dispositif de la figure 2 même lorsque 1' amplitude de la tension dent la phase est i mesurer est variable; ; - la figure 6 est un schéma de principe d'un circuit de comptage entrelacé utilisable dans le dispositif de la figure 2; - la figure 7 est un synoptique montrant les signaux qui apparaissent dans le circuit de la figure 6; - la figure 8, similaire à la figure 2, montre un dispositif permettant de mesurer le déphasage entre deux signaux de mesure de même amplitude sur 180 ; - la figure 9 est un synoptique montrant l'échelonnement dans le temps des signaux apparaissant à la sortie des divers organes du dispositif de la figure 8. On décrira tout d'abord, à titre d'exemple, un procédé et un dispositif pour mesurer la phase d'un signal alternatif représenté par une tension,par rapport à une tension de référence purement sinusoidale dont le point de passage à zéro peut être déterminé avec exactitude. Le dispositif est destiné à éliminer dans une large mesure l'erreur due à la présence de 1 'har- monique trois dans le signal soumis à la mesure. Sur la figure 1 sont représentés le signal (en traits pleins), le fondamental de ce signal (en tirets), et l'harmonique trois (en traits mixte). Pour plus de clarté, on a représenté un signal présentant un harmonique trois dont l'amplitude est très supérieure à celle qui serait normalement tolérable. Le dispositif de mesure illustré en figure 2 détermine, à partir de l'instant to de passage à zéro du signal de référence, la durée ta - t0 qui s'écoule jusqu'au passage du signal soumis & mesure & -A sin 7r (A étant l'amplitude du signal) et l'intervalle de temps t2 - to qui sépare l'instant t0 du passage à +A sin w . dispositif comprend quatre interrupteurs 10, 11, 12 et 13. Sur les entrées de ces interrupteurs, qui seront en général constitués par des transistors à effet ee champ sont respectivement appliquées les tensions Vr (signal de référence), Vd (signal soumis à détection), +Vs et -V8 (tensions de seuil positive et négative). Les sorties des interrupteurs 10 et 11 sont reliées à l'une des entrées d'un amplificateur & seuil 14.L'autre entrée de l'amplificateur à seuil 14 est raccordée à la sortie de l'interrupteur 12 qui permet de la relier à la tension +Vs, à la sortie de l'interrupteur 13 qui permet de la relier à la tension -VB et à la sortie d'un dernier interrupteur 15 qui permet de la mettre à la masse. La sortie 26 de l'amplificateur b seuil 14 attaque, par l'intermédiaire d'un adaptateur 16 monté en inverseur, les en trées d'horloge H1 et H2 d'une première bascule JR21 et d'une seconde bascule JK22. L'entrée J1 de la bascule 21 et l'entrée K de la bascule 22 sont portées en permanence à un potentiel positif (niveau logique haut).La sortie Q de la bascule 21 est reliée à l'entrée de commande de l'interrupteur II tandis que la sortie Q est reliée aux entrées de commande des interrupteurs IO et I5, ctest-à-dire pratiquement aux portes des transistors à effet de champ correspondants, qui deviennent conducteurs pour un niveau haut appliqué. La sortie Q de la bascule 22 est reliée à l'entrée d'horloge H3 d'une troisième bascule JK23 dont les entrées J3 et K3 sont en permanence portées à un potentiel positif (niveau logique haut). LA sortie Q de la bascule 23 commande l'interrupteur I2. La sortie Q de cette méme bascule 23 alimente l'entrée J2 de la bascule 22. Enfin, la sortie Q de la seconde bascule 22 est reliée à l'entrée de commande de l'interrupteur 13. Le dispositif comporte, enfin, un générateur d'impulsions de remise à zéro, relié aux entrées de remise à zéro des trois bascules 21, 22 et 23, comme indiqué en tirets sur la figure 2. Le dispositif de la figure 2 fonctionne en mettant en oeuvre le procédé suivant l'invention,comme on va le voir maintenant. On supposera que, dans l'état initial, un signal de remise à zéro vient hêtre appliqué sur les entrées correspondantej des trois bascules. En conséquence, sur les sorties Q des trois bascules, existe le niveau logique bas, qui sera par la suite dénommé "niveau 0". Au contraire un niveau I existe sur les sorties Q des trois bascules 21, 22 et 23. Dans ces conditions, les interrupteurs IO et I5 sont fermés du fait de l'application du niveau I sur leurs entrées de commande. L'amplificateur à seuil I4, fonctionnant en comparateur, reçoit sur l'une de ses entrées la tension de référence V tandis que son autre entrée est à la masse. A l'instant to du passage de la tension de référence à la valeur zéro, l'amplificateur à seuil I4 change d'état et émet un front sur sa sortie 26, comme indiqué sur la ligne 26 de la figure 3. Ce front est appliqué sur la borne d'horloge H1 de la première bascule, après changement de polarité par l'inverseur I6. A réception de ce front, la bascule 21, dont l'entrée J1 est en permanence au niveau logique 1, bascule. La sortieQ passe au niveau 0, coupant les interrupteurs IO et 15.En memeen la sortie Q passe au niveau 1, fermant l'interrupteur 11. A partir de cet instant, la tension représentant le signal étudié Vd est appliquée à l'entrée 25 de l'amplificateur 14. L'impulsion sortant de l'inverseur 16 est également appliquée à l'entrée d'horloge H2 de la bascule 22. L'entrée J2 étant au niveau logique 0, puisque reliée à la sortie Q de la bascule 23, la bascule 22 précédemment remise à zéro change d'état. La sortie Q passe au niveau 1 et ferme l'interrupteur 13, provo quant l'application de la tension -V sur la seconde entrée 24 s de l'amplificateur à seuil 14. Le changement d'état sur les sorties Q des bascules 21, 22 et 23 et sur l'entrée 24 de l'amplificateur 14 est indiqué schématiquement en figure 3. A l'instant t1, la tension Vd devient supérieure à la tension V5. L'amplificateur à seuil 14 envoie alors un front sur sa sortie 26. Cette impulsion parvient encore, à travers l'inverseur 16, aux entrées d'horloge H1 et H2 La bascule H1 > étant déjà au niveau 1 et ayant son entrée J1 seule portée au niveau logique 1, ne change pas d'état. Par contre, la bascule 22, dont l'entrée K2 est en permanence portée au niveau logique 1, change d'état. La sortie Q passe à zéro, ouvrant l'interrupteur 13 et commandant le changement d'état de la bascule 23 (qui bascule chaque fois quelle reçoit une impulsion sur son entrée d'horloge, puisque ses entrées J3 et K3 sont l'une et l'autre portées au niveau 1).En conséquence, la sortie Q de la bascule 23 passe au niveau 1 et ferme l'interrupteur 12, provoquant la substitution de la tension +Vs à la tension -V sur l'entrée 24 s de l'amplificateur à seuil 14. Les changements d'état logique à l'instant t1 apparaissent encore sur la figure 3. Enfin, à l'instant t2, lorsque la tension Vd devient supérieure à la tension +V5, l'amplificateur à seuil 14 émet un nouveau front qui ramène la bascule 21 (dont l'entrée K1 est alors alimentée par la sortie Q de la bascule 23) à l'état O. Ce front n'a aucun effet sur la bascule 22 dont l'entrée K2 est alors seule alimentée et qui est déjà à l'état zéro. La figure 3 montre que l'on dispose ainsi sur la sortie Q de la bascule 22 d'un créneau allant de l'instant to à l'instant t1 et, sur la sortie Q de la bascule 21, d'un créneau allant de l'instant t0 à l'instant t2. Plusieurs types de circuits de comptage peuvent alors être utilisés pour traduire ces créneaux en nombre d' impulsions. Dans le mode de réalisation illustré en figure 2, les sorties Q des bascules 22 et 21 sont reliées aux entrées de comptage 27 et 28 de deux compteurs respectifs 29 et 30, alimentés par un générateur d'impulsions à fréquence constante 31, constituant base de temps. Les deux compteurs alimentent un circuit addi tionneur 32, muni d'une entrée de remise à zéro non représentée, d'une part qui permet de faire la somme des impulsions reçues/par le compteur 29 pendant la durée t1 - t0, d'autre part par le compteur 30 pendant la durée t2 - to. La capacité du totalisateur 32 est avantageusement prévue pour correspondre au nombre d'impulsions émis pendant une période du signal, de façon à fournir un total qui est modulo 360" (autrement dit, qui permet d'éliminer les conséquences d'une détection intervenant non pas sur le premier passage à ~Vs après tO, mais sur le second). Au dispositif illustré en figure 2 doit être associé un cir cuit fournissant les deux tensions -V et +V5. Si l'amplitude A s de la tension Vd est constante, il suffit d'un générateur ali menté par des sources stabilisées de tension +V et -VO, compor o tant un diviseur à résistances, du genre illustré en figure 4. Si au contraire l'amplitude A de la tension Vd est susceptible de dériver ou de fluctuer lentement dans le temps, il est nécessaire d'utiliser un circuit maintenant la relation de proportionnalité convenable entre Vd d'une part, +Vs et -V d'autre part.On peut s notamment utiliser le circuit illustré à titre exemple en figure 5, constitué par un détecteur de seuil 33 et un inverseur 34 fournissant alternativement les tensions +V et -V5, alimenté s par le détecteur. Il faut d'ailleurs noter que l'inverseur 34 peut être utilisé isolément, alimenté par une source de tension stabilisée, pour fournir alternativement des tensions +V et -V s s fixes à la place du circuit de la figure 4. Le détecteur de seuil 33 se compose d'un amplificateur à grand gain 35, genre amplificateur opérationnel, qui reçoit sur l'une de ses entrées la tension Vd par l'intermédiaire d'une diode 36. Un condensateur de mémorisation 37 permet de retenir la valeur de crête L'amplificateur est bouclé sur une résistance 38 ajustable permettant de régler la valeur de seuil. L'inverseur 34 comporte également un amplificateur à grand gain 39 bouclé par une résistance 40 de valeur égale à celle d'une résistance 41 par laquelle le signal de sortie du détecteur de crête 33 est appliqué à l'entrée négative. L'entrée po suive de l'amplificateur 39 peut être reliée soit à la sortie du détecteur 33 par un transistor à effet de champ constituant l'interrupteur 12, soit à la masse par un autre transistor à effet de champ constituant l'interrupteur 13. Lorsque l'interrupteur 12 est ouvert et que l'interrupteur 13 est fermé, la tension de sortie est égale à la tension d'entrée du fait de ltéga- lité des résistances 40 et 41, mais inversée par rapport à la tension d'entrée. Lorsqu'au contraire l'interrupteur 12 est fermé et l'interrupteur 13 est ouvert, la superposition des tensions appliquées se traduit par une tension de sortie égale à +V5, V s étant la tension de sortie du détecteur de crête 33. Le circuit de comptage du mode de réalisation illustré en figure 2 détermine simultanément les durées t1 - to et t2 - t0. D'autres montages sont évidemment possibles et permettent d'éviter l'emploi de deux compteurs. Dans une première variante de réalisation, un seul compteur est utilise et détermine, sur une première période du signal à détecter, la durée t1 - to puis, sur une seconde période de ce mdme signal, t2 - t0. Cette solution présente évidemment l'inconvénient d'allonger la durée de mesure et elle sera pour cette raison écartée dans la plupart des cas. Une autre solution consiste à utiliser un seul compteur, que l'on alimente successivement en impulsions à la fréquence 2f pendant l'intervalle de temps t1 - t0, puis à la fréquence f pendant l'intervalle de temps t2 - t1. Ce résultat peut être atteint en utilisant la technique dite du comptage entrelacé, que met en oeuvre le circuit de comptage représenté à titre d'exemple en figure 6. Ce circuit comporte un générateur d'impulsions carrées ou de rapport cyclique 1 (c'est-à-dire ayant une largeur égale à celle des intervalles qui les séparent, comme indiqué sur la ligne 42 en figure 7).Les impulsions fournies par le générateur 42 sont appliquées sur l'entrée d'horloge d'une bascule JK43 dont les deux entrées J et K sont portées au niveau logique i .Dew portes NON ET 4d et 45 sont alimentées,d'une part, par le générateur 42, d'autre part, par une sortie respective (Q ou Q) de la bascule 43. Sur les sorties des porters NON ET ET 44 6 45 apparaissent ainsi respectivement les trains d'impulsions à fréquence t, déphasés de 1800, indiqués sur les lignes 44 et 45 de la figure 7. La sortie de chaque porte 44 ou 45 alimentc1 par l'in termédiaire d'un inverseur d'adaptation 46, l'une des entrées d'uneporte NON ETrespective 47 ou 48. La seconde entrée de la porte 47 est reliée à la sortie Q de la bascule 21 alors que la seconde entrée de la porte 48 est reliée à la sortie Q de la bascule 22.Chacune des portes NON ET débite doncdesimpulikns à fréquence f lorsque son entrée correspondante 21 ou 22 est exci tés une porteNON ET49 transmet l'une ou 1autre des séries d'impulsions provenant des portes 47 et 48, ou les deux, à un compteur 50. Les impulsions des deux trains étant entrelacées, le compteur peut ainsi enregistrer des impulsions à fréquence 2f de l'instant to à l'instant t1 (quand les sorties Qdes bascules 21 et 22 sont simultanément au niveau 1) ou à fréquence f (lorsque la sortie Q de la bascule 21 est seule alimentée et débloque la porte 48 uniquement, de l'instant t1 à l'instant t2). Les deux modes de comptage successifs apparaissent sur la dernière ligne de la figure 7, qui représente la répartition dans le temps des signaux appliqués par la porte 49 au compteur 50. Là encore, le compteur 50 a avantageusement un contenu qui est tel qu'un retard de 360" sur la détection du passage au seuil -V soit sans conséquence. Un tel retard d'une période inter s vient, dans le cas où Vs 5 A sin 71 , lorsque la phase de Vd est inférieure ou égale à Tr.T 6 Alors que le dispositif illustré en figure 2 est destiné à mesurer la phase d'un signal par rapport à une tension de référence sinusoidale, celui de la figure 8 permet de mesurer le déphasage entre deux signaux périodiques alternatifs comportant chacun un fondamental et un meme harmonique prépondérant, qui sera,pour plus de simplicité, supposé par la suite être l'harmonique 3. Le dispositif illustré en figure 8 est destiné à mesurer le déphasage sur une demi-période entre deux signaux de mesure de mbme amplitude. De nombreux appareils de mesure fournissent une indication sous forme d'un déphasage variable entre deux signaux de même amplitude et de même forme, affectés des mêmes défauts, déphasage dont le sens ne change pas. Le dispositif de la figure 8 est particulièrement adapté à un tel cas. Ce dispositif comporte deux branches de constitution similaire, affectées chacune à l'un des signaux, qui seront désignés par la suite par les références S1 et Suet un tronc commun. Les branches étant identiques, seule celle associée au signal S1 sera Cette branche comporte un comparateur 51 constitué par un amplificateur à seuil polarisé qui reçoit sur son entrée négative soit une tension +v5 appliquée par un interrupteur 52, soit une tension -Vs appliquée par un interrupteur 53. Le générateur de tensions +Vs et -Vs et les interrupteurs peuvent être de constitution similaire à ceux qui ont déjà été décrits.La sortie du comparateur 51 attaque l'entrée d'horloge d'une bascule JK 54. Les entrées J et K de cette bascule sont maintenues en permanence au niveau logique 1. La sortie Q de la bascule 54 est appliquée à l'entrée de commande de l'interrupteur 52 alors que l'entrée Q de cette même bascule est appliquée à l'entrée de commande de l'interrupteur 53. Le signal S1 est appliqué sur l'entrée positive du comparateur 51. La branche associée au signal s2 comporte, de façon similaire, un comparateur 51a, des interrupteurs 52a et 53a et une bascule JK 54a. Le tronc commun comprend un circuit"OU exclusif" 55, constitué de trois portes NON ET 56, 57 et 58. La porte d'entrée 56 est reliée aux entrées Q de la bascule 54 et Q de la bascule 54a. L'autre porte d'entrée 57 est montée de façon symétrique. La porte de sortie 58 attaque l'entrée d'horloge d'une bascule JK 59, dont les entrées J et K sont également maintenues en permanence au niveau logique haut ou 1. La porte 58 de sortie alimente également, mais cette fois par l'intermédiaire d'un inverseur 58', l'entrée d'horloge d'une bascule JK 60 dont les entrées J et K sont encore maintenues au niveau logique 1. Par ailleurs, les sorties Q des bascules 54 et 54a sont reliées aux deux entrées d'une porte NON ET 61. Enfin, deux canaux de sortie, destinés à fournir chacun un créneau déterminant le temps de comptage, sont prévus. Le premier canal, correspondant au seuil 'vus, comporte une porte ET-NON 62 et un inverseur 63. Les entrées de la porte ET-NON 62 sont respectivement reliées à la sortie Q de la bascule 59 et à la sortie de la porte 61 Le second canal comporte, de façon similaire, une porte NON ET 64 dont les entrées sont reliées à la sortie Q de la bascule 60 et à la sortie de la porte 61. Cette porte NON ET 64 alimente un inverseur 65. Le fonctionnement du dispositif pour un déphasage particulier apparait sur la figure 9. Sur cette figure, chaque ligne est affectée d'une référence correspondant à un organe du schéma de la figure 8 et donne ltéchelonnement des signaux sur la sortie de cet organe. Chaque cycle de mesure débute par une remise à zéro des bascules 54, 54a, 59 et 60, effectuée en appliquant un signal sur l'entrée correspondante, par les conducteurs représen.és en tiret sur la figure 8, à partir d'un générateur non représente'.tte remise à zéro amène les bascules dans l'état où leur sortie Q est portée au niveau 0 et la sortie Q au niveau 1 En conséquence les interrupteurs 52 et 52a sont ouverts et les interrupteurs 53 et 53a fermés. La tension. de seuil -Vs est appliquée aux comparateurs 51 et 51a. Lorsque le déphasage est celui illustré sur la ligne supérieure de la figure 9, à l'instant t1 le comparateur 51 constate le passage du signal S1 au-dessus du seuil et sa sortie passe au niveau 0. La bascule 54 change d'état, ouvre l'interrupteur 53 et ferme l'interrupteur 52, faisant passer le seuil appliqué aux comparateurs de -V à +V . En conséquence, la sortie du compara s s teur 51 revient immédiatement au niveau 1, comme il apparat sur les lignes de la figure 9 portant les références 51 et Q 54. A l'instant t1, la sortie du comparateur 51 revient au niveau 0, provoque le changement d'état de la bascule 54, donc modifie la valeur du seuil appliqué. De façon similaire, après l'instant t0 où le seuil appliqué au comparateur 51a est passé de -Vs à +V du fait du changement s d'état de la bascule 54a consécutif à la détection par le comparateur du passage au-dessous du seuil -Vs, la sortie Q de la bascule 54a est portée au niveau 1 pendant un créneau allant de l'instant t2 (passage de S2 au-dessus du seuil -Vs)à t'2 (passage de S2 au-dessus du seuil +V5). Sans qu'il soit nécessaire de donner des explications com plémentaires, on voit que les créneaux de sortie du circuit OU exclusif 55, des sorties Q des bascules 59 et 60 et des sorties des inverseurs 63 et 65 sont tels qu'indiqués sur les lignes correspondantes de la figure 9. I1 suffit alors de relier la sortie 63 à l'un des compteurs, 30 par exemple, du schéma de la figure 2 et la sortie de l'inverseur 65 à l'autre compteur, 29 dans ce cas, du schéma de la figure 2 pour obtenir dans le totalisateur un nombre d'impulsions qui représente le double de l'angle de déphasage entre les deux tensions S1 et Pour un déphasage différent de celui qui a été représenté, l'échelonnement des instants t1, t'1 t2 et t'2 peut être différent de celui de la figure 9. Mais dans tous les cas une vérification du fonctionnement fait apparaître que l'on dispose fina lement dans le totalisateur 32 (ou dans le compteur 50 si un circuit du genre illustré en figure 6 est utilisé) d'un nombre d'impulsions représentant le double de l'angle de déphasage. En règle générale, le déphasage entre deux signaux de sortie symétriques d'un appareil de mesure est toujours de même sens. Dans ces conditions, il est possible d'utiliser un compteur simple, qui ne fournit qu'un total en valeur absolue, sans indication de l'ordre d'apparition des points de croisement du seuil. Dans le cas, au contraire, où il est nécessaire de connaître le sens du déphasage d'une tension par rapport à l'autre, si par exemple le signal s1 représente une référence qui, contrairement au cas de la figure 1, est entachée d'harmonique, le circuit peut être légèrement modifié et une position peut être ajoutée au compteur pour donner le signe de la phase. Il n'est pas nécessaire de décrire ici les modifications qu'implique cette adaptation, étant donné qu'elles apparaissent de façon immédiate à l'homme de l'art. L'invention ne se limite évidemment pas aux modes particuliers de réalisation qui ont été décrits à titre d'exemples et il doit être entendu que la portée du présent brevet s'étend aux variantes de tout ou partie des dispositions décrites restant dans le cadre des équivalences. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure de la phase d'un signal alternatif d'amplitude A comportant un fondamental entaché d'un harmonique impair de rang n, caractérisé en ce qu'on mesure les intervalles de temps qui séparent l'instant de référence et les passages du signal par les valeurs -A sin. 7i et +A sin. ii et en ce qu'on 2n 2n fait la somme desdits intervalles de temps. 2. Procédé suivant la revendication 1 de mesure du déphasage entre deux signaux alternatifs à la même fréquence fondamentale entachée du même harmonique impair de rang n, caractérisé en ce qu'on fait la somme des deux intervalles de temps qui séparent, l'un le passage des deux signaux par les valeurs -A sin. ir respectives, dans le même sens, et l'autre le passage des deux7~ignaux par les valeurs +A sin. 2 3. Procédé suivant la revendication 5, de mesure du déphasage par rapport à un signal alternatif de référence, caractérisé en ce qu'on mesure lesdits intervalles de temps par rapport au passage à zéro du signal de référence dans le sens croissant. 4. Procédé suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'on compte le nombre d'impulsions émises par un générateur à fréquence constante pendant lesdits intervalles de temps. 5. Procédé suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'on compte le nombre d'impulsions émises par un générateur à une première fréquence prédéterminée pendant les périodes de non-recouvrement des deux dits intervalles de temps et à une fréquence double pendant les périodes de recouvrement desdits intervalles. 6. Dispositif de mesure de la phase d'un signal alternatif d'amplitude A comportant un fondamental entaché d'un harmonique impair de rang n, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend un générateur d'impulsions à fréquence constante constituant base de temps, des moyens pour compter les impulsions émises par ledit générateur, des moyens pour compter les impulsions émises par ledit générateur, d'une part, jusqu'a passage du signal à la valeur -A sin. 1r , d'autre part, à la valeur +A sin. fr, et des moyens pour totaliser les impulsions ainsi comptées représentant le double de l'intervalle de temps entre l'instant prédéterminé et le passage à zéro du fondamental dudit signal. 7. Dispositif suivant la revendication 6 de mesure de dé phasage entre deux signaux alternatifs à la même fréquence fondamentale, de même amplitude, entachés du même harmonique impair de rang n, l'un desdits signaux constituant un signal de référence, caractérisé par des moyens pour déclencher le comptage à partir du passage du signal de référence à la valeur -A sin. U et l'arrêter au passage du second signal à la valeur -A sin. Gr et pour déclencher également le comptage à partir du passage du signal de référenceà +A sin. S et l'arrêter au passage du second signal à la valeur +A 2n 1r et des moyens pour totaliser les impulsions. 8. Dispositif suivant la revendication 6 ou 7, caractérisé par des moyens pour créer les valeurs de seuil, comprenant un détecteur de crête fournissant un signal de sortie représentant une fraction prédéterminée de ladite valeur de crête, et un amplificateur inverseur de gain 1, ainsi que des moyens pour prélever alternativement le seuil à l'entrée et à la sortie dudit amplificateur inverseur. 9. Dispositif suivant lune quelconque des revendications 6, 7 et 8, caractérisé en ce que les moyens de déclenchement comportent des amplificateurs à seuil et des interrupteurs commandés alternativement pour appliquer successivement sur l'une des entrées de l'amplificateur les tensions -A sin. XT et +A sin. eIr et sur l'autre le signal de référence ou le second signal. 7n 10. Dispositif suivant la revendication 6,70u8, caractérisé en ce que les moyens de déclenchement comprennent un amplificateur à seuil et des interrupteurs pour appliquer successivement sur l'une des entrées une tension nulle, la tension de seuil -A sin. IT et la tension de seuil +A sin. "T et sur l'autre, en alternan , le signal de référence et le second signal.