La présente invention se rapporte aux hottes d'extraction du genre couramment utilisées dans les cuisines et concerne en premier lieu la récupération de chaleur sur l'air extrait par incorporation d'une batterie froide à la hotte et, en second lieu, une extension facultative de l'aménagement ainsi réalisé à une climatisation en été. La récupération de la chaleur dans l'air extrait des cuisines, permet de participer au chauffage des cuisines et des locaux environnants pendant l'hiver. Elle permet également de participer au chauffage de l'eau utilisée pour le fonctionnement de la cuisine, y compris pendant l'été La récupération de chaleur dans l'air extrait des locaux est connue et peut autre réalisée par plusieurs types d'appareils, tels que - récupérateurs statiques à plaques, récupérateurs ro tatifs, circuits à eau glycolée, pompes de chaleur. Elle a été jusqu'a présent fort peu pratiquée dans les cuisines à cause de l'encrassement de la surface d'échange de la batterie de récupération par les buées grasses. I1 existe cependant quelques réalisations, impliquant la mise en place d'un système de filtration et/ou de nettoyage particulier, plus efficace que les filtres équipant habituellement les hottes de cuisine. Les solutions connues ou pouvant etre réalisées à ce jour présentent tout ou partie des inconvénients suivants a) le système de filtration n'est pas parfait et rend indispensable le nettoyage de la batterie. Or, la concep tion des appareils existants fait que ce nettoyage n'est pas toujours pratique. b) le dispositif de récupération, tel qu'une pompe de chaleur monobloc, par son encombrement, pose un problème d'implantation ; c) la nécessité d'envoyer l'air à traiter dans l'appa reil de récupération complique le réseau de gaines d'extrac tion, c'est-à-dire en augmente l'encombrement, les pertes de charge et le prix d) le fait de greffer un ensemble existant de récupéra tion à un ensemble de filtration et extraction de cuisine, peut conduire à mettre en place une double ventilation, 1' une fonctionnant pendant les périodes d'extraction sans récupération (extracteufir normal), l'autre se mettant en service en mEme temps que la récupération (ventilateur con tenu dans la pompe de chaleur, par exemple). Une disposition de base de l'invention consiste à incorporer une batterie froide à l'intérieur méme de la hotte de cuisine, sur le parcours de l'air extrait, directement en aval du système de filtration. Cette batterie froide peut titre parcourue par un fluide réfrigérant quelconque : eau glacée, eau glycolée. Elle peut constituer l'évaporateur d'une pompe de chaleur. Dans tous les cas, le fluide, en se réchauffant ou se vaporisant, se charge de chaleur récupérée dans le flux d'air extrait. La batterie est raccordée à un circuit extérieur transférant la chaleur récupérée vers son lieu d'utilisation. L'incorporation de la batterie est accompagnée des dispositions suivantes A - I1 est mis en place des rampes d'arrosage projetant un liquide nettoyant, à la fois sur le système de filtra tion et sur la batterie. Certaines rampes seront incor porées au faisceau échangeur pour assurer un nettoyage efficace. B - Un système de volets ou registres est incorporé de ma nière à permettre, soit de canaliser l'air extrait vers la batterie, soit de by-passer cette dernière en reje tant directement l'air après filtration, mais sans le refroidir. Cette disposition permet, pendant les périodes de fonctionnement de la hotte où la récupération n'est pas utilisée a) d'augmenter le débit extrait en diminuant les pertes de charge du circuit d'extraction, b) de minimiser l'encrassement de la batterie. C - La batterie froide est logée de telle sorte que, en cas de fuite, le liquide qu'elle contient ne peut pas s' écouler par l'ouverture de la hotte, mais est retenu dans la structure de la hotte jusqu'à des orifices d' écoulement prévus à cet effet. Il en va de mème pour les condensats qui se forment sur les parois froides (batterie, chicanes, enveloppes) et pour le liquide de nettoyage des chicanes et de la bat terie. Setrouveront ainsi réunis, selon l'invention, dans une hotte filtrante autonettoyante de cuisine - une batterie froide, à raccorder à un circuit exté rieur, - un moyen d'autonettoyage de la batterie, -. un registre de by-pass, - un bac de rétention associé à des moyens d'évacuation des matières liquides. L'invention présente sur les solutions antérieures les avantages suivants - le nettoyage de la batterie et celui du système de filtration se font en un seul lieu et une seule opération, à l'endroit le mieux adapté, c'est-à-dire dans la hotte de la cuisine elle-m8me ; - le trajet des gaines d'extraction d'air est aussi simple que possible entre la sortie de la hotte et ltextracteur, comme s'il n'y avait pas de batterie ; - il existe généralement de la place libre dans les hottes ou au-dessus et le fait de loger la batterie de récupération dans cet espace libère un espace au moins équivalent qu' il aurait fallu occuper dans le reste du b timent ; de plus, le circuit et les matériels extérieurs, débarrassés de la batterie froide, sont moins encombrants et seront logés plus facilement - la batterie pourra autre conçue en fonction de son utilisation particulière, et adaptée au mieux aux conditions physiques (encrassement et nettoyages) et thermodynamiques (températures et débit d'air) - la hotte et la batterie étant dimensionnées, il existe un grand choix de matériels permettant de compléter le circuit, aussi facilement que pour un problème habituel de conditionnement d'air. Une hotte aménagée selon l'invention se prote en outre dans des conditions particulièrement avantageuses à la réalisation d'une climatisation en été. En raison des apports thermiques importants des appareils de cuisson, il fait très chaud dans les cuisines en été. Si une cuisine a été équipée d'une hotte avec batterie froide de récupération, comme il a été indiqué ci-dessus, le rafratchissement peut alors se faire sans engager de dépenses supplémentaires importantes, Dans les aménagements antérieurs connus, il fallait doter la cuisine d'un équipement complet de climatisation. En raison de 1' importance des apports et du renouvellement d'air, ce procédé est onéreux et, accessoirement, amène un encombrement supplémentaire. Un objet de l'invention consiste donc à éviter ces inconvé nients gracie à une adaptation fort simple d'une hotte du genre décrit. Considérons une hotte avec batterie froide incorporée et supposons qu'en été, cette batterie puisse effectivement fonctionner. C'est, par exemple, le cas où la batterie constitue l'évaporateur d'une pompe de-chaleur participant, toute l'année, à la pro duction d'eau chaude. Supposons également que, selon une disposition connue, la hotte d'extraction est munie de bouches de soufflage raccordées à un réseau d'introduction d'air neuf. L'invention consiste à faire pas ser sur la batterie froide pour prélever la chaleur nécessaire à la récupération : - soit l'air extrait, c'est la position d'hiver, - - soit l'air neuf soufflé, c'est la position d'été. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique en élévation latérale d'une hotte selon une première forme de réalisation de l'invention; - la figure 2 est une vue correspondante de face ; - la figure 3 est une vue de détail relative à une variante; ; - les figures 4 et 5 sont des vues semblables à la figure 1 montrant respectivement une deuxième et une troisième formes de réalisation - les figures 6 et 7 sont des vues schématiques respecti vement en élévation et en plan d'une quatrième forme de réalisa tion - les figures 8 et 9 montrent de méme une cinquième forme de réalisation 1 - les figures 10 à 12 sont des vues schématiques montrant une hotte aménagée pour la climatisation d'été en trois régimes de fonctionnement ; - les figures 13 à 15 sont des vues semblables relatives à une variante ; - la figure 16 est une vue schématique en perspective d'une hotte réalisée selon les schémas des figures 13 à 15 - la figure 17 est une vue semblable relative à une forme différente de réalisation d'une hotte analogue. Les mimes références pourront désigner sur les diverses figures des éléments identiques ou équivalents. Suivant la forme de réalisation choisie et représentée aux figures 1 et 2, une hotte 1 est placée à l'aplomb d'un appareil de cuisson 2 adossé contre une paroi 3 de confinement d'un local tel qu'une cuisine. La hotte est destinée à diriger vers un conduit d'évacuation ou cheminée 4 de l'air aspiré de manière connue en soi au moyen d'un extracteur représenté par la flèche 5. Un volet coupe-feu indiqué en 6 peut titre prévu de façon également usuelle à la base du conduit 4. La hotte 1 comporte une paroi supérieure inclinée 7 et une paroi verticale de façade 8 aboutissant à un bac de rétention 9 sur un cOté duquel débouchent des orifices 10 d'évacuation donnant accès à une tuyauterie de vidange non représentée. Le bac 9 s'étend de part et d'autre de la paroi de façade 8 et au-dessusde sa partie interne aboutit une paroi inférieure Il sensiblement parallèle à la paroi 7. Cette paroi 11 détermine avec le bac 9 une chicane d'entrée 12. Sensiblement au milieu de l'espace confiné entre les parois externes 7, 8 et 1l de la hotte est installée une batterie froide 13 qui s'étend sur toute la largeur de la hotte et se trouve reliée par des raccords indiqués en 14 à un circuit extérieur, non représenté, d'alimentation et de circulation de fluide froid. Une cloison interne inférieure 15 s'étend de l'acte inférieure interne de la batterie jusqu'à la paroi de façade 8 et une cloison interne supérieure 16 part de I'aréte supérieure externe de la batterie pour s'étendre jusqu'à l'aplomb de l'arête supérieure de la paroi 7. Les cloisons internes 15 et 16 sont ici sensiblement parallèles aux parois supérieure 7 et inférieure Il En regard de l'arête supérieure de la cloison interne supérieure 16 est installé un registre 17. Les cloisons 15 et 16 déterminent ainsi un espace'd'entrée 20, un caisson 21 et un espace de sortie 22. Un orifice 1QA ménagé au bas du caisson 21 est raccordé, comme les orifices 10, aux tuyauteries d'évacuation La batterie 13 estdquipée de rampes de nettoyage indiquées schématiquement en 18 et une rampe analogue peut cotre installée dans l'espace 20 en aval de la chicane d'entrée 12, comme indiqué en 19. Ces rampes sont raccordées par des moyens non représentés à une source de liquide de nettoyage sous pression susceptible autre mise en action périodiquement selon un programme approprié. En fonctionnement, l'air à extraire traverse la chicane d' entrée 12 où se déposent par inertie les vésicules de graisse, puis l'espace 20 où la paroi froide supérieure 15 participe au piégeage de la vapeur et des gouttelettes d'eau. La chicane d'entrée constitue ainsi un moyen de filtration. Si le registre 17 est ouvert, l'air s'échappe vers la cheminée 4 et l'extracteur 5 en traversant le volet coupe feu 6. Si le registre 17 est fermé, l'air est dirigé par la cloison 16 sur la batterie froide 13 et traverse celle-ci de haut en bas, en s'y refroidissant. Dans cette batterie, le fluide froid, amené par les tuyauteries 14 circule de bas en haut, de sorte que l'on bénéficie à la fois des effets de contre courant et de convection naturelle. L'air est ensuite repris par le caisson 21 et canalisé le long de l'espace 22 vers la cheminée en aval du registre. Le caisson 21 sert également de réceptacle en cas de fuite de fluide réfrigérant. Le bac de rétention 9, faisant office de gouttières intérieure et extérieure, collecte les condensats. Ceux-ci sont éva cués par la tuyauterie raccordée aux orifices 10, lOA. Le nettoyage automatique est assuré par les rampes 18, 19. Diverses variantes peuvent titre envisagées. Selon la variante de la figure 3, le registre 17 est réalisé sous forme du volet 17A qui s'efface complètement du trajet direct de l'air. En ouvrant le passage direct, le volet peut, soit obturer la sortie du circuit dérivé vers la batterie, soit, au contraire, laisser cette sortie libre. La paroi 3 peut titre remplacée par un plan de symétrie. La hotte présentée comme adossée devient alors centrale et équipée de deux batteries. La batterie 13 peut être composée de deux batteries en série, rèliées à deux circuits différents travaillant à des niveaux de température décalés et pouvant aussi travailler séparément pour deux besoins différents. La batterie pourra étre plus courte que la hotte. Dans ce cas, l'espace libre à l'extrémité peut étre utilisé pour la remontée de l'air extrait en complément de la section offerte en 20. Le piquage de sortie d'air peut étre orienté dans trois directions différentes. I1 peut titre placé en un point quelconque de l'arête supérieure de la hotte. Un deuxième exemple de réalisation est représenté en coupe à la figure 4. La hotte comporte ici une paroi supérieure 31 horizontale se raccordant à angle droit à la paroi de façade 32, tandis que, le bac de rétention 9 étant adossé ici à la paroi 3, la paroi inférieure 33 descend vers ce bac en partant d'un niveau situé audessus de l'aréte inférieure de ladite paroi de façade. Le trajet direct emprunte ici, à la suite de l'espace d'entrée 20, l'espace de sortie 22 ; il est donc rallongé par rapport à la première forme de réalisation de la figure 1. I1 y a moins de surface extérieures froides, ce qui diminue d'autant les condensations sur l'extérieur de la hotte. L'encombrement en hauteur est plus réduit que dans le premier mode, puisqu'il n'y a plus qu'une seule circulation dans les espaces d'entrée 20 et de sortie 22, Il est utile, mais non indispensable, d'imposer à l'air à travers la batterie, un trajet descendant. La figure 5 montre un tel exemple de réalisation. On retrouve ici une chicane d'entrée 12 formée au bas de la paroi de façade 32 dans le haut de la paroi inférieure ascendante 34, avec un bac de rétention 35 disposé à l'intérieur de la paroi de façade et surmonté d'un déflecteur 36. La rampe de nettoyage 19 est disposée à l'intérieur de l'espace de piégeage ainsi constitué. I1 n'y a ici plus d'autre cloison interne que ce déflecteur 36 et le registre 17 est simplement juxtaposé à la batterie. Lorsque le registre est fermé l'air monte donc à travers la batterie dans cette forme de réalisation particulièrement simple. Le liquide de lavage est recueilli dans les gouttières for muées par le bac 35 et au bas de la paroi inférieure 34. Il est également possible de disposer la batterie de telle sorte que l'air la traverse horizontalement. Les figures 6 et 7 montrent schématiquement un tel mode de réalisation dans lequel l'encombrement vertical est réduit. L'air traverse la chicane d'entrée 12 et aborde de front la batterie ici verticale 13A et le registre ou volet 17A qui lui est juxtaposé en plan (figure 7). L'air traverse donc préférentiellement le registre si celui-ci est ouvert, et traverse la batterie si ledit registre est fermé. La sortie d'air se trouve en un point quelconque du caisson aval. On a indiqué ainsi deux possibilités de sorties horizontales 5A, 5B. Les figures 8 et 9 montrent un autre cas de disposition verticale de la batterie 13A dans une position transversale déterminant un espace d'entrée 40 et un espace de sortie ou caisson 41, la sortie 41 étant à cheval sur ces deux espaces. Après la chicane d'entrée 12, l'air traverse l'espace 40 jusqu'au registre 17. Si celui-ci est ouvert, l'air regagne la sortie. Si le registre est fermé, l'air traverse la batterie 13A, puis le caisson 41 jusqu'à la sortie. En variante, le plancher de-l'espace d'entrée 40 peut autre incliné à contresens, comme indiqué en traits interrompus, pour former une capacité de rétention. L'invention permet encore bien d'autres modes de réalisation, en particulier - ceux qui se déduisent d'assemblages d'éléments constitutifs prélevés dans les divers exemples déjà présentés, - ceux qui se déduisent de la répétition de modules faisant l'objet de la présente invention. On va décrire maintenant des exemples d'extension de l'invention à la réalisation de hottes comportant, en combinaison, avec la récupération de la chaleur de l'air extrait, un aménagement de climatisation pour l'été, comportant utilisation de la batterie froide pour le rafratchissement d'air neuf soufflé dans le local équipé. Un premier exemple d'aménagement de ce genre est illustré par les schémas- des figures 10 à 12. La hotte 51 comportetiàsa base deux chicanes d'entrée 52,53, déterminées sur les deux cotés d'un plancher 54 descendant de part et d'autre d'une arête centrale sur deux bacs de rétention 55,56. On retrouve la batterie froide 13 disposee en travers d'un caisson raccordé d'un cOté par un conduit 57 à l'extracteur désigné ici par la référence E et, de l'autre cOté, par un conduit 58 à un ventilateur de soufflage désigné par la référence V. Deux paires de volets 61, 62, d'une part, et 63, 64, d'autre part, sont articulés le long des quatre arêtes de la batterie, les volets inférieurs 61, 63 descendant dans la position de la figure 10 jusqu'à une cloison horizontale 65, tandis que les volets supérieurs 62, 64 s'étendent au contact de la paroi supérieure ou plafond 66 de la hotte. Une cloison en équerre 67 s'étend entre jusqu'à la paroi verticale 68 de la hotte dans laquelle sont ménagées des lumières 69 de soufflage d'air neuf. On délimite ainsi à l'intérieur de la hotte, d'une part, un espace de circulation d'air extrait comprenant l'espace d'entrée 70 et une gaine montante 71 raccordée au conduit de sortie 57 ; et d'autre part, une gaine descendante 72 de circulation de l'air neuf. Deux caissons 73 et 74 sont délimités par ailleurs de part et d'autre de la batterie froide 13. Dans la position de la figure lOces caissonsd'accès de la batterie sont isolés ; l'air extrait aspiré dans l'espace d'entrée 70 traverse la gaine montante 71et -trollvert~té sans accéder à la batterie froide 13. De même, l'air neuf soufflé par le ventilateur V accède directement par la gaine descendante 72 aux bouches de soufflage 69. Dans la position de la figure 11, les volets 61 et 62 étant basculés en position d'obturation de la gaine montante 71, l'air extrait traverse la batterie froide 13 ; on retrouve le fonctionnement déjà décrit où l'air extrait cède de la chaleur à la batterie avant de gagner l'extracteur E. Dans cette configuration les volets 63, 64 sont verrouillés à la fermeture par des moyens non représentés, interdisant toute communication entre les caissons 73, 74 et la gaine descendante 72. Dans la position de la figure 12 enfin, les volets 63, 64 sont basculés en position d'obturation de la gaine descendante 72 et les moyens de verrouillage précités bloquent les volets 61, 62 à leur position d'obturation des caissons 73, 74. C'est la configuration de rafratchissement, l'air soufflé traversant à cet effet la batterie froide 13 avant d'accéder aux bouches de soufflage 69. En variante, le ventilateur d'extraction peut sans inconvénient autre placé dans l'espace d'entrée 70; de meme le ventilateur de soufflage V pourrait titre placé dans la gaine descendante 72 et l'on pourrait aussi inverser le sens de circulation de l'air soufflé à travers la batterie froide 13. Les figures 13 à 15 respectivement disposées en regard des figures 10 à 12 montrent une forme de réalisation se distinguant de la précédente par le fait que les volets inférieurs 61 et 63 sont remplacés ici par des clapets anti-retour 81 et 83, clapets réalisés par exemple sous forme de jalousies automatiques. Ces clapets 81 et 83 sont orientés de telle sorte que 81 ne permet le passage de l'air que dans le sens de la gaine montante 71 vers le caisson 73 et 83 ne permet le passage de l'air que dans le sens du caisson 73 vers la gaine de soufflage 72. Supposons d'abord les volets 62 et 64 en position d'obturation du caisson 74. En raison de la surpression régnant dans l'ensemble du circuit de soufflage par rapport au circuit d'extraction, les clapets 81 et 83 sont fermés. C'est la position de soufflage et d'extraction directs sans récupération. Supposons que le volet 62 vienne à obturer la gaine d'extraction 71 (figure 14) tout en libérant l'accès du caisson 74 à ladite gaine, le volet 64 restant dans la position d'obturation du caisson 74. L'air extrait ouvre le clapet 81, traverse la batterie et rejoint l'extracteur par le chemin 70, 73, 74, 57. L'air soufflé ne peut que suivre le chemin direct puisque 64 obture 74 par hypothèse et que 83 est fermé par la différence de pression existant entre les deux circuits. Si maintenant on replace 62 en fermeture de 74 (figure 15) et 64 en coupure de la gaine de soufflage, il apparat que 81 se ferme par le jeu des pressions, tandis que 83 s'ouvre. I1 y a alors extraction directe et soufflage à travers la batterie. C'est la position rafratchissement avec récupération. I1 convient de noter que le bon fonctionnement d'une telle forme de réalisation à clapets est subordonné à une surpression dans le circuit de soufflage par rapport au circuit d'extraction. Ceci implique que les deux flux d'air aillent en sens contraires et que les ventilateurs E et V restent tels qu'ils sont placés sur les figures. Pour faire fonctionner le système avec V à l'extraction et E au soufflage, il faut inverser les positions respectives des clapets et volets sur les deux flux d'air, les clapets s'ouvrant évidemment dans le sens de flux voulu. Un tel aménagement de la hotte selon l'invention en vue de la climatisation d'été offre l'avantage s'ajoutant à ceux de la récupération et consistant à rafratchir la cuisine avec très peu de frais d'investissement. Un autre avantage supplémentaire est de donner un bilan d'exploitation avantageux puisque la production de froid dans la cuisine est un sous-produit de la production d'eau chaude, laquelle est elle-mEme économique puisque produite avec une pompe de chaleur d'efficacité comprise entre 3 et 4. On a représenté aux figures 16 et 17 deux formes pratiques de réalisation d'une hotte de récupération et de climatisation aménagée selon le schéma des figures 13 à 15 utilisant la combinaison volets-clapets. La figure 16 montre l'arrangement dans l'espace des composants essentiels et du cheminement des deux flux d'air. Les particularités telles que les orifices de vidange, rampes d'arrosage, collecteurs de la batterie froide, etc .. n'ont pas été représentées, pour simplifier le dessin, mais doivent étre considérées comme présentes. On y reconnaît, désignés par les mimes références les éléments déjà considérés en référence aux figures 13 à 15. Après avoir traversé les chicanes 52, 53 et le plenum 70, l'air extrait débouche par l'orifice 85 dans la gaine ascendante 71 où est placé le volet 62. Si ce volet est horizontal, l'air extrait ouvre le clapet 81, traverse la batterie 13 et regagne le conduit 57 qui, au-dessus du volet 71, l'amènera à l'extracteur E. Le volet-64 est alors en position verticale, de sorte que l'air neuf issu du ventilateur V rejoint le collecteur de soufflage équipé des diffuseurs 69. On retrouverait de même, dans cette application, les autres configurations décrites. Les commandes des volets 62 et 64 peuvent étre manuelles ou motorisées. Un second exemple de réalisation est représenté à la figure 17, où l'on retrouve les mémes composants : chicanes d'entrée 52, 53, plenum 70, batterie 13A à travers laquelle l'air circule ici horizontalement, volets 62 et 64, clapets 81 et 83,conduits 57 et 58 rejoignant ici horizontalement les ventilateurs d' extraction E et de soufflage V, gaine de soufflage avec diffuseurs 69. On notera par exemple que les clapets 81 et 83 commandent dans ce cas deux cotés adjacents du caisson 73. On comprendra aisément qu'il existe de nombreuses façons d'arranger les mimes éléments pour tenir compte des différentes dispositions possibles des hottes et des cheminements d'air dans les locaux. I1 apparaitra évident à un technicien averti que d'une façon générale les batteries, et notamment les batteries froides constituées à partir d'éléments du commerce, auront reçu sur leurs surfaces d'échange au contact du flux d'air un traitement anticorrosion efficace en présence du liquide de nettoyage ; les rampes de nettoyage seront disposées pour que les surfaces d'échange soient intégralement lavées par le liquide de nettoyage. Lorsque ces surfaces d'échange comportent de façon classique des ailettes, celles-ci seront avantageusement assez rigides et espacées pour autoriser un nettoyage mécanique éventuel, et éviter l'engorgement de la batterie par les dépotes. REVENDICATIONS 1. Hotte filtrante autonettoyante, notamment pour cuisines, avec une entrée munie d'un système de filtration à l'aplomb d'un appareil de cuisson et une sortie d'accès vers une cheminée équipée d'un extracteur, caractérisée en ce qu'elle comporte en combinaison une batterie froide, à raccorder à un circuit extérieur, un moyen d'autonettoyage de la dite batterie, un registre de bypass et un bac de rétention associé à des moyens d'évacuation des matières liquides. 2. Hotte selon la revendication 1, caractérisée en ce que le système de filtration comporte une chicane d'entrée à 1' aplomb du bac de rétention. 3. Hotte selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le moyen d'autonettoyage comporte au moins une rampe d'arrosage raccordée à une source extérieure de liquide sous pression. 4. Hotte selon l'une quelconque des revendications précédentes munie en outre de bouches de soufflage raccordées à un réseau d'introduction d'air neuf, caractérisée en ce qu'elle est équipée d'un système de registres adapté à faire passer sur la batterie froide au choix, soit l'air extrait du local et dirigé vers la cheminée, soit l'air neuf dirigé vers les bouches de soufflage. 5. Hotte selon la revendication 4 caractérisée en ce qu'elle comporte de part et d'autre de la batterie froide deux espaces de circulation respectivement réservés à l'air extrait et à l'air neuf. 6. Hotte selon la revendication 5, caractérisée en ce qué le système de registres comporte deux paires de volets respectivement associés aux deux espaces de circulation, les volets de chaque paire étant adaptés à prendre l'une ou l'autre de deux positions, à savoir une position d'ouverture des accès vers les bacs d'entrée et de sortie de la batterie et deux positions de fermeture de ces accès, l'ouverture -de l'une des paires entrae- nant un verrouillage de l'autre paire en position de fermeture. 7. Hotte selon la revendication 5, caractérisée en ce que le système de registres comporte deux ensembles respectivement associés aux deux espaces de circulation, chacun de ces ensembles comprenant un volet commandant l'accès sur une première face de la batterie et un clapet commandant l'accès sur une seconde face de la batterie, l'ouverture du volet de l'un des ensembles provoquant un verrouillage du volet de l'autre ensemble à la fermeture.