La présente invention concerne une prise de terre à fonçage direct. Les propriétés essentielles, que doivent présenter les prises de terre de ce type, sont une bonne résistance au flambage, une résistance électrique réduite obtenue par une surface de contact avec la terre la plus étendue possible, et un bon pouvoir de pénétration dans le sol. Or, les piquets cylindriques, qui constituent actuellement les prises de terre à fonçage direct, peuvent être sujets à- un certain flambage, étant donné l'importance de leur longueur vis-à-vis de leur section. Par ailleurs, si on leur donne un grand diametre pour qu'ils aient une surface étendue de contact avec la terre, on aura plus de difficulté à les implanter en terre, et inversement. La présente invention se propose de remédier aux inconvénients évoqués ci-dessus et, pour ce faire, elle a pour objet une prise de terre à fonçage direct qui se caractérise en ce qu'elle est constituée par au moins un piquet comportant une âme cylindrique pourvue latéralement de protubérances longitudinales identiques et régulièrement réparties. La présence des protu bérances longitudinales renforce la résistance au flambage du piquet. Par ailleurs, un piquet, profilé de cette manière? présente une surface développée au contact de la terre plus importante que celle d'un piquet cylindrique plein de même diamètre extérieur, tout en ayant un meilleur pouvoir de pénétration dans le sol que ce dernier. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, l'amie cylindrique a une section circulaire, et les protubérances longitudinales sont inscrites dans un cylindre de révolution coaxial avec l'âme. D'une manière avantageuse., l'âme cylindrique a une section droite de diamètre sensiblement égal aux 2/3 du diamètre du cylindre dans lequel sont inscrites les protubérances. Il s'ensuit que chacune des protubérances a une épaisseur égale sensiblement à 1/6 du diamètre du cylindre dans lequel elles sont inscrites. Une telle proportion entre le diamètre de l'âme et ltépaisseur des protubérances assure à la prise de terre une résistance optimale au flambage. De préférence, les racines des protubérances sont adjacentes. Les protubérances délimitent ainsi des rainures longitudinales en V qui peuvent servir de logement pour un câble de jonction, en assurant un bon contact électrique entre ce dernier et le piquet. Avantageusement, l'âme cylindrique est prolongée par une pointe à l'une de ses extrémités, pointe qui facilite l'implantation en terre du piquet. Selon une variante de réalisation, l'âme cylindrique du piquet comprend, à l'une au moins de ses extrémités, une partie dépourvue de protubé rances, cette partie portant des saillies, de préfére:ce réalisées par moletage hélicoldal, et se terminant par une pointe C que. Grâce à cette disposition, deux piquets de ce type peuvent être reliés ensemble par emmanchement à force dans un manchon de liaison. De préférence, la prise de terre à fonçage direct est constituée par au moins deux piquets tels que celui défini ei-dessus, ces piquets entant reliés entre eux par des organes de liaison dont le diamètre extérieur correspond à celui de l'enveloppe cylindrique des protubéranes. On peut ainsi à souhait allonger la prise de terre en assemblant des piquets identiques, les organes de liaison pouvant être constitués par les manchons mentionnes cidessus.Le fait que les organes de liaison aient un diamètre extérieur correspondant à celui de l'enveloppe eylindrique des protubérances entraîne que la prise de terre ainsi réalisée a un diamètre constant, et en conséquence est en contact, par la totalité de sa surface latérale, avec la terre, avec pour résultat une résistance électrique réduite. Deux modes de réalisation de la présente invention seront décrits ci-après à titre d'exemple nullement limitatif, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue schématique en élévation d'une prise de terre conforme à l'invention, celle-ci étant constituée d'un seul piquet sur lequel est montée une cosse pour son raccordement avec un câble de jonction - la figure 2 est une vue en coupe à plus grande échelle effectuée selon la ligne II-II de la figure 1 ; - la figure 3 est une vue en élévation d'une prise de terre selon l'invention comprenant deux piquets ; et - la figure 4 est une vue agrandie partiellement en coupe de la zone de raccordement des deux piquets visibles sur la figure 3. La figure 1 montre une prise de terre à fonçage direct selon l'invention, constituée par un piquet 1, de préférence en acier, au sommet duquel est fixé , par l'intermédiaire d'une cosse de raccordement 2 de type connu, un câble de jonction 3 qui relie une installation électrique,non représentée, à la prise de terre. Le piquet 1 se termine par une pointe 4 qui facilite sa pénétration dans le sol. Comme on le voit mieux sur la figure 2, le piquet 7 comprend une âme cylindrique 5 de section circulaire, pourvue latéralement de protubérances longitudinales 6 identiques et régulièrement réparties sur la surface de révolution de l'âme 5. La section de l'âme cylindrique peut éventuellement avoir une autre forme selon les besoins. Le nombre et les dimensions des protubérances sont déterminés en fonction du diamètre de l'âme cylindrique, pour que la prise de terre ait une résistance au flambage optimale. De manière avantageuse, elles seront au nombre de quatre avec une épaisseur représentant environ 1/6 du diamètre du cylindre dans lequel elles sont inscrites, ce qui confère à l' me cylindrique un diamètre égal sensiblement aux 2/3 de celui dudit cylindre.Par ailleurs, ces protubérances peuvent être d'une seule pièce avec l'âme cylindrique ou être fixées sur cette dernière, par exemple par soudage. Les protubéranees longitudinales 6 délimitent des rainures en V 7. Deux rainures diamétralement opposées peuvent recevoir respectivement le câble de jonction 3 et l'extrémité libre 8 de la vis de pression 9 de la cosse de raccordement 2. Ainsi le contact électrique entre le câble de jonction 3 et le piquet est parfait, et le centrage de la vis de pression 9 se fait sans aucun problème. Sur la figure 3, est représentée une prise de terre à fonçage direct constituée de deux piquets 10 assemblés bout à bout par l'intermédiaire d'un manchon de liaison 11. Les piquets 10 diffèrent du piquet 1 par le fait qu'ils comprennent chacun deux parties d'extrémité 12, au niveau desquelles l'âme 5 est dépourvue de protubérances, mais porte des saillies 13 et se prolonge par une pointe 14. Les saillies 13 sont de préférence réalisées par moletage hélicoïdal. Comme on le voit mieux sur la figure 4, ces saillies 13 permettent, de manière connue en soi, un assemblage mécanique rigide de deux piquets 10.Le manchon de liaison 11, qui est perce de deux alésages identiques 15 s'ouvrant à chacune des extrémités du manchon et de diamètre intérieur légèrement inférieur au diamètre extérieur du moletage, peut en effet être emmanché à force sur les saillies 13 des parties d'extrémité 12 pour relier deux piquets entre eux. Le manchon 11a un diamètre extérieur sensiblement égal au diamètre du cylindre dans lequel sont inscrites les protubérances, de sorte que sa prise de terre a une section constante sur toute la longueur pour un contact maximum avec la terre. Enfin, ltextrémité inférieure de la prise de terre peut recevoir, par emmanchement à force, une pointe de pénétration de type connu. il est bien évident que l'on peut assembler plusieurs piquets boutà-bout pour réaliser une prise de terre de longueur quelconque. Comme on l'a vu, l'âme cylindrique a un diamètre sensiblement égal aux 2/3 du diamètre extérieur du piquet, ce qui confère une bonne rigidité à l'assemblage mécanique et permet à la prise de terre d'avoir une surface extérieure de 12 % supérieure a celle d'une prise de terre cylindrique classique de même diamètre extérieur, et une surface de base inférieure de 18 % à celle de cette dernière. La prise de terre selon l'invention présente donc, par rapport à une prise de terre classique de meme encombrement extérieurs, une résistance électrique plus faible et un meileur pouvoir de pénétration dans le sol. Son poids au mètre est en outre réduit de 18 % d'où il résulte un avantage certain sur le plan économique. La prise de terre selon l'invention peut être réalisée en tout autre métal que l'acier, et peut etre traitée par tout système de protection contre la corrosion, tel que la galvanisation, le zinguage, la shérardisation, le cuivrage ou la chromisation. REVENDICATIONS 1. Prise de terre à fonçage direct,caractérisée en ce qu'elle est constituée par au moins un piquet comportant une âme cylindrique pourvue latéralement de protubérances longitudinales identiques et régulièrement réparties. 2. Prise de terre selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'me cylindrique a une section circulaire, et en ce que les protubérances longitudinales sont inscrites dans un cylindre de révolution coaxial avec l'âme. 3. Prise de terre selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'âme cylindrique a une section droite de diamètre sensiblement égal aux 2/3 du diamètre du cylindre dans lequel sont inscrites les protubérances. 4. Prise de terre selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les racines des protubérances sont adjacentes. 5. Prise de terre selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'amie cylindrique est prolongée par une pointe à l'une de ses extrémités. 6. Prise de terre selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'amie cylindrique du piquet comprend, à l'une!au moins de ses extrémités, une partie dépourvue de protubérances, cette partie portant des saillies, de préférence réalisées par moletage hélicoldal, et se terminant par une pointe conique. 7. Prise de terre, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins deux piquets selon la revendication 6, ces piquets étant reliés entre eux par des organes de liaison dont le diamètre extérieur correspond à celui de l'enveloppe cylindrique des protubérances.