La présente invention concerne d'une manière générale un relais d'intensité susceptible de constituer un sélecteur de consommation: interposé, chez un abonné à un quelconque réseau de distribution électrique, sur une ligne d'alimentation dont le courant global est à contrôler et qui dessert en parallèle plusieurs circuits d' utilisation, il commande un interrupteur auquel un ou plusieurs de ces circuits d'utilisation, jugés non. prioritaires vis-à-vis des autres, sont asservis, en sorte que, dans l'hypothèse d'un appel de courant globalement supérieur à un seuil déterminé, cet interrupteur, alors commandé en ouverture, met momentanément hors service ce ou ces circuits non prioritaires, pour les remettre ensuite à nouveau en service, par sa fermeture, lorsque l'appel global de courant sur la ligne intéressée est revenu à un niveau acceptable. Un tel relais d'intensité se trouve par exemple décrit dans le brevet français déposé le 14 Mai 1976 sous le No 76 14543 et publié sous le No 2.353.488. I1 comporte d'une part un électro-aimant, dont la bobine est à parcourir par le courant à contrôler sur la ligne d'alimentation concernée, et dont le circuit magnétique comprend une armature mobile montée pivotante entre deux positions extrêmes, l'une de repos, l'autre de travail, et d'autre part1 pour la commande de ceux des circuits desservis par cette ligne d'alimentation qui ne sont pas prioritaires, un interrupteur contrôlé en ouverture et fermeture par ladite armature et soumis à un ressort de déclenchement brusque. Pour éviter tout battement de l'interrupteur, il importe que sa commande en ouverture se fasse pour une position angulaire de l'armature mobile différente de celle pour laquelle sa commande en fermeture est ultérieurement autorisée, et que l'angle différentiel entre ces positions angulaires de l'armature mobile soit aussi grand que possible. En pratique, dans le brevet français mentionné ci-dessus, 1' interrupteur est constitué par un interrupteur sensible du type de ceux communément appelés minirupteurs, un tel interrupteur sensible formant par lui-même, au sein du relais d'intensité à la constitution duquel il participe, une unité autonome, et présentant un mécanisme de déclenchement à action brusque et un organe de commande à course différentielle, l'armature mobile de l'électro-aimant associé ayant alors pour seule fonction de venir agir mécaniquement -sur un tel organe de commande. une telle disposition, qui a notamment pour avantage de permettre très simplement la mise en oeuvre de minirupteurs usuellement disponibles dans le commerce, a donné et donne encore satisfaction. La présente invention a cependant d'une maniere générale pour objet une disposition conduisant à la réalisation de relais d'intensité présentant, vis-à-vis des précédents, des performances su- périeures et des conditions de fonctionnement meilleures De manière plus précise, elle a pour objet un relais d'inten- sité du genre comportant, d'une part un électro-aimant, dont la bobine est à parcourir par le courant à contrlerç et dont le cir- cuit magnétique comprend une armature mobile montée pivotante entre deux positions extrêmes, l'une de repos, l'autre de travailwet d'autre part un interrupteur contré en ouverture et fermeture par ladite armature et soumis à un ressort de déclenchement brusque, ce relais d'intensité étant d'une manière générale caractérisé sé en ce que ledit ressort de déclenchement brusque est attelé d' une part à l'armature mobile du circuit magnétiqueS et d repent au contact mobile de l'interrupteur. Grâce à cette disposition, qui se caractérise par le fait qne l'armature mobile du circuit magnétique interfère dans les condi- tions suivant lesquelles le ressort de déclenchement brusque agit sur le contact mobile de l'interrupteur, il y a, entre la position de fermeture de ce contact mobile et sa position d'ouvertnre5 un déplacement du point de ce contact mobile auquel le ressort de de- clenchement brusque est attelé, ce grace à quoi l'angle différentiel entre les positions angulaires de l'armature mobile pour la fermeture et l'ouverture de ce contact mobile peut entre mieux con trôlé et avantageusement étendu. En outre, la disposition suivant l'invention est avantageuse ment favorable à l'obtention d'un basculement franc prnr le contact mobile de l'interrupteur, tant à l'ouverture qu'à la fermeture Enfin, elle conduit à faire assumer par le ressort de déclenchement brusque une pluralité de fonctions, de manière partinuliè- rement simple et économique. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en élévation, avec arrachements locaux, d'un relais d'intensité suivant l'invention, dont la moitié avant du bottier a été retirée la figure 2 est une vue en perspective, avec arrachements locaux, du mécanisme que comporte ce relais d'intensité, le flasque avant de ce mécanisme étant représenté détaché du reste de ce lui-ci, la figure 3 est une vue en perspective éclatée des divers constituants du mécanisme en question les figures 4A, 4B, 4C, 4D et 4E sont des vues partielles schématiques en élévation de ce mécanisme illustrant diverses phases de fonctionnement de celui-ci la figure 5 est une vue analogue à celle de la figure 4D et illustre l'une des possibilités de réglage du mécanisme du relais d'intensité suivant l'invention la figure 6 est une vue analogue à celle de la figure 4D et illustre une autre possibilité de réglage de ce mécanisme la figure 7 est un diagramme illustrant les diverses phases de fonctionnement du mécanisme du relais d'intensité suivant l'invention. Conformément à la forme de réalisation illustrée sur ces figures, le mécanisme 10 du relais d'intensité suivant l'invention est disposé dans un bottier 11 adapté à en permettre la fixation à un rail de support à ailes égales du type dit en chapeau" : sur la face inférieure de ce bottier un verrou 12 est monté mobile à l'encontre d'un ressort 13, en regard d'une gorge 14, pour en permettre un montage rapide sur un tel rail. De manière connue en soi, le bottier 11 est en pratique constitué de deux moitiés de bottier, qui sont affrontées l'une à l'autre selon un plan de jonction commun, et qui sont convenablement solidarisées l'une a l'autre, par exemple par des rivets 15, au nombre de trois dans l'exemple de réalisation représenté. A la figure I, seule est visible l'une de ces moitiés de bot- tier, l'autre ayant été supposée enlevée. Extérieurement, le bottier 11 est équipé, dans l'exemple de réalisation représenté, de deux bornes de connexion 16A,17A d'un premier côté, et d'une borne de connexion 16B du coté opposé. Ces dispositions étant bien connues par elles-mêmes, et ne faisant pas partie de la présente invention, elles ne seront pas décrites en détail ici. Lei3'asriO du relais d'intensité suivant l'invention comporte un électro-aimant 19 dont la bobine 20, qui est par exemple en fil de cuivre émaillé, est à parcourir par le courant à contre ler, les extrémités 21A,21B de cette bobine se trouvant en liaison avec les bornes de connexion 16A,16B. Le calibre du relais d'intensité suivant l'invention se trou ve déterminé par le nombre de spires de la bobine 20 , pour passer d'un calibre à un autre, il suffit donc de choisir en conséquence le nombre de spires de cette bobine. Le circuit magnétique de l'électro-aimant 19 comporte une armature métallique fixe formée d'une part d'un noyau cylindrique 23 autour duquel est établie la bobine 20 et d'autre part de deux bras 24A, 24B rapportés sur ce noyau, aux extrémités de celui-ci, par exemple par des vis, tel que représenté. Ces bras 24A,24B forment des entretoises de support pour deux flasques métalliques 25,25', lesdits bras comportant par exemple, tel que représenté, des ergots 26 qui traversent des ouvertures 27 des flasques 25,25' et qui sont matés au-delà de ceux-ci. L'ensemble des bras 24A,24B et des flasques 25,25' forme ainsi un caisson desupport pour le mécanisme 10. Une tresse métallique 28 relie la borne de connexion. 16A à ce caisson, et plus précisément au flasque 25, figure 1. Le circuit magnétique de l'électro-aimant 19 comporte encore une armature métallique mobile 29 montée pivotante entre les flasques 25,25'. Cette armature a globalement une forme en U, figure 3, et ete est rapportée sur un support en matière isolante 30 présentant latéralement, et de part et d'autre, deux tourillons 31,31' engagés à pivotement dans des ouvertures correspondantes 32,32' des flasques 25,25'. Deux ergots 33A,33B du support 30, engagés dans des perçages 34A,34B de l'armature mobile 29,blUquent celle-ci en rotation vis à-vis de ce support, figure 3. Le mécanisme du relais d'intensité suivant l'invention comporte en outre un interrupteur 35, contrlé en ouverture et fermeture par l'armature mobile 29 et soumis à un ressort de déclenchement brusque 36. Cet interrupteur 35 comporte un contact fixe 37 qui, par un conducteur 38 porté par une plaquette isolante 39 établie d'un des flasques 25,25' à l'autre, est en liaison avec la borne de connexion 17A. Ainsi, par les bornes de connexion 1oA,17A, l'interrupteur 35 peut être interposé sur l'alimentation d'un ou plusieurs des circuits, jugés non prioritaires, dont l'alimentation générale dépend d'une ligne sur laquelle le relais d'intensité suivant l'invention se trouve par ailleurs interposé par ses bornes de connexion 16A,16B. Le contact mobile 40 de l'interrupteur 35 est coudé, et il est monté pivotant par son coude sur les flasques 25,25' : il présente latéralement à cet effet deux pattes 41,41' engagées dans des découpes en dièdre 42,42' des flasques 25,25', suivant des articulations du type à couteau. Par l'extrémité d'une première 43 de ses branches, le contact mobile 40 coopère avec le contact fixe 37 ; par l'extrémité de l'autre 45 de ses branches, il est attelé au ressort de déclenchement brusque 36 qui lui est associé, cette branche 45 présentant un évidement médian 46 pour le passage de ce ressort 36. Suivant l'invention, ce ressort de déclenchement brusque 36 est ainsi attelé d'une part au contact mobile 40, et d'autre part à l'armature mobile 29, une plaquette 47 propre à l'accrochage de ce ressort étant rapportée sur le support 30 de cette armature, à la faveur d'une fente 48 prévue à cet effet dans ce support. L'armature mobile 29 est ainsi soumise aux effets du ressort de déclenchement brusque 36. Sous la sollicitation de celui-ci elle occupe, au repos, tel que représenté à la figure 1, une position. extrême de repos, qui est définie par une butée 50 formée d'un manchon élastique 51 rapporté sur un ergot 52 solidaire du flasque 25, et pour laquelle, tel que schématisé, à la figure 1 notamment, par un trait interrompu M passant par la zone médiane de ses ailes d'extrémité, elle fait globalement un angle Al avec la ligne de pôle P, également schématisée en traits interrompus à la figure 1, des bras 24A,24B du circuit magnétique de l'électro-aimant 19, choisie ici comme ligne de référence, et supposée par exemple horizontale, tel que représenté. L'armature mobile 29 est pivotante entre cette première position extrême, ou position de repos, et une deuxième position extrême, ou position de travail, pour laquelle la ligne M qui en schematise la direction est sensiblement confondue avec la ligne de pôle P où se rapproche au mieux de cette ligne de pôle (non représenté sur les figures. En antagonisme avec le ressort de déclenchement brusque 36, l'armature mobile 29 est encore soumise aux effets d'un ressort de torsion 53, dont la partie médiane de torsion 54 est engagée, entre deux rondelles entretoise 55, sur un axe 56 établi entre les flasques 25,25', dont une première branche 57 prend appui sur un ergot 58 porté par le flasque 25, et dont la deuxième branche 59, dite ci-après branche active, porte sur l'armature mobile 29, ou plus précisément, dans l'exemple de réalisation représenté, sur le support 30 de cette armature mobile, pour la position extreme de repos de celle-ci, figure 1. Une butée fixe, formée par un ergot 60 porté par le flasque 25', est interposée sur le trajet balayé par la branche active 59 du ressort 53 lorsque l'armature mobile 29 s'écarte de sa position extrême de repos. Le contact mobile 40 de l'interrupteur 35 est lui-même monté pivotant entre une position de fermeture, ou de conjonction, représenté à la figure 1, pour laquelle il prend appui sur le contact fixe 37, et une position d'ouverture, ou de déclenchement, pour laquelle il est en appui, par sa branche 45, sur une butée 62 réglable en position. Dans l'exemple de réalisation représenté, cette butée 62 est formée par un excentrique, c'est-à-dire par un ergot porté en position excentrée par une vis 63 engagée à vissage dans un perçage taraudé 64 du flasque 25', figures 1 et 2. A l'interrupteur 35 est enfin. associé un levier d'arrachement 65, qui, à l'une de ses extrémités, est articulé en un point fixe, en pratique un ergot 66 porté par le flasque 25', qui, à l'autre de ses extrémités, est soumis en entrainement en rotation à l'armature mobile 29, et qui, dans sa zone médiane, porte un bossage 67 dont le trajet, lorsque ladite armature mobile passe de sa position extrême de repos à sa position extrême de travail, interfère avec le contact mobile 40 de l'interrupteur 35, ainsi qu'il apparaitra ci-après. Dans l'exemple de réalisation représenté, ce bossage 67 est formé par une came ajustable ; il s'agit en pratique de la tête d'une vis dont le fût 68, qui est disposé en position excentrée vis-à-vis de ladite tête, traverse un perçage prévu à cet effet dans le levier 65. Pour son extrainement en rotation par l'armature mobile 29,ce levier d'arrachement 65 forme, à son extrémité concernée opposée à l'ergot 66, une crosse 70 par laquelle il est en simple appui sur cette armature mobile 29 et plus précisément sur la plaquette 47 rapportée sur le support 30 de celle-ci. En service, et tel que schématisé par le diagramme de la figure 7 sur lequel sont rapportés en. abscisses l'angle A entre les lignes M et P précisées ci-dessus et en ordonnées les couples C correspondants, l'armature mobile 29 est l'objet de deux couples antagonistes, I1 y a tout d'abord un couple moteur dt au passage de courant dans la bobine 20 de l'électro-aimant 19. Ce couple moteur dépend du flux magnétique développé par la bobine 20, et donc de l'intensité du courant parcourant celle-ci. Pour chaque intensité de courant, la courbe représentative du couple moteur correspondant a globalement une allure en cloche présentant un maximum entre les positions extrêmes de repos et de travail de l'armature mobile 29. I1 y a donc autant de couples moteurs qu'il y a d'intensités possibles, et les courbes représentatives de ceux-ci se décalent successivement vers les valeurs de couple croissantes pour les valeurs croissantes de l'intensité. Sur le diagramme de la figure 7, il a plus particulièrement été représenté, en traits pleins, d'une part la courbe de couple moteur CMD correspondant à l'intensité maximale admissible, ou intensité de déclenchement ID, devant commander la mise hors service des circuits non prioritaires, et d'autre part la courbe de couple moteur CMC correspondant à l'intensité de conjonction. IC à laquelle peut à nouveau se faire la mise en service de ces circuits non prioritaires. En pratique, l'intensité de déclenchement ID est sensiblement égale à l'intensité nominale IN de l'installation. ; elle peut cependant entre supérieure àcelle-ci et par exemple être égale à environ 1,25 IN. En pratique également, l'intensité de conjonction IC est sensiblement égale à la moitié d'intensité nominale de l'installation. Pour éviter le pompage du relais d'intensité suivant l'invention, l'intensité IAD dont celui-ci peut commander le délestage par son interrupteur 35, tel qu'il apparaitra ci-après, c'est-àdire l'intensité nécessaire aux circuits non prioritaires, doit de préférence respecter l'inégalité suivante IAD L'armature mobile 29 est en outre soumise à un couple résistant dA à l'action conjuguée du ressort de déclenchement brusque 36 et du ressort de torsion 53. L'action due au ressort de déclenchement brusque 36 n'est pas uniforme tout au long du trajet de pivotement de l'armature mobile 29 entre ses positions extrêmes de repos et de travail En effet, et il s'agit là d'une particularité =aractéristi- que de l'invention, pour une position angulaire A3 de cette armature mobile, pour laquelle, tel que détaillé ci-après, le contact mobile 40 de l'interrupteur 35 bascule en position d'ouverture, le point de ce contact mobile auquel est attelé le ressort de déclenchement brusque 36, et qui constitue normalement un point fixe pour celui-ci, change brusquement de position, tel que détailléulterieu- rement. Il en résulte une chute brusque de tension pour le ressort de déclenchement brusque 36. Par suite, la courbe représentative du couple résistant due au ressort de déclenchement brusque 36 est, pour le sens aller de l'armature mobile 29 correspondant au passage de celle-ci de sa position extrême de repos à sa position extrême de travail, formée par deux tronçons de courbe distin.cts CR1,CR2 décalés l'un par rapport à l'autre au droit de l'abscisse A3. Le tronçon de courbe CR1 s'étend d'un point D, au droit de l'abscisse A1, à un point F au droit de l'abscisse A3, et recoupe la courbe CMD en un point E, au droit d'une abscisse A2 ; le tron çon de courbe CR2 s'étend d'un point G, au droit de l'abscisse A3, sur la courbe CMC à un point H, au droit d'une abscisse A4 correspondant à la position. extrême de travail de l'armature mobile 29. Par construction, les conditions sont telles que, pour l'abscisse A2, la branche active 59 du ressort de torsion 53 vient en appui contre la butée 60 qui lui est associée. Dès lors, ce ressort de torsion 53 n'exerce une action surl' armature mobile 29 qu'entre les positions angulaires de celle-ci correspondant aux abscisses A1 et A2 w au-delà de cette dernière, dans le sens du mouvement de pivotement correspondant, il devient sans effet. La courbe représentative du couple résistant due a ce ressort de torsion est donc un tronçon de courbe CR3 qui s'étend d'un pont I, au droit de l'abscisse A1 à un point J, au droit de l'abscisse A2, tel que schématisé en traits interrompus sur la figure 7. Or le ressort de torsion 53, qui développe un couple inférieur à celui du ressort de déclenchement brusque 36, est monté en antagonisme avec celui-ci. Le couple résistant global auquel est dès lors soumise l'armature mobile 29 entre les abscisses A1,A2 est représenté par un tronçon de courbe CR4 qui résulte de la soustraction, au couple résistant dd au ressort 36, du couple an.tagoniste dA à la branche active 59 du ressort 53. Ce tronçon de courbe CR4 s'étend entre un point K, au droit de l'abscisse A1, et un point L, au droit de l'abscisse A2. Ain.si donc, pour le sens aller du mouvement de pivotement de l'armature mobile 29, le couple résistant auquel est soumise celleci a une allure en créneau, en suivant les points K,L,E,F,G et H. Pour le sens retour de ce mouvement de pivotement, le couple résistant a une allure en dent de scie, suivant les points H,G,N,L et K, le point N, au droit de l'abscisse A2, comme le point L,formant l'extrémité d'un tronçon de courbe CR5 représentatif, à la suite du tronçon de courbe CR2 précédemment décrit, du seul couple résistant dû au ressort de déclenchement brusque 36 lorsque le contact mobile 40 de l'interrupteur 35 est en position d'ouverture. Ceci étant exposé, le fonctionnement du relais d'intensité suivant l'invention. est le suivant. Pour des valeurs suffisamment faibles de l'intensité circulant dans la bobin.e 20, le couple moteur du à cette intensité est inférieur au couple résistant CRK au point K, et, malgré le ressort de torsion 53, l'armature mobile 29 est maintenue en position extrime de repos par le ressort de déclenchement brusque 36, au contact de la butée fixe 50, figures 1 et 4A. Si, cependant, l'intensité du courant parcourant la bobine 20 augmente, le couple moteur correspondant vient à être supérieur au couple résistant CRKI l'armature mobile 29 commence a s'écarter de sa position extrême de repos, et la raison d'être du ressort de torsion 53 est précisément de faciliter un tel décollage de l'armature mobile 29 vis-à-vis de la butée fixe 50. Lorsque l'armature mobile 29 atteint sa position angulaire correspondante à l'abscisse A2, les effets du ressort de torsion 53 s'annulent brusquement, en sorte que le couple résistant prend la valeur Celle-ci peut être supérieure au couple moteur à cet instant, et, si l'intensité ne va pas en croissant, il y a dès lors une tendance pour l'armature mobile 29 à revenir à sa position de repos sous la sollicitation du ressort de déclenchement brusque 36, qui se trouve immédiatement contrebattue par une nouvelle entrée en action du ressort de torsion 53. I1 y a dès lors, pour l'abscisse A2, un état momentané d'équilibre de l'armature mobile 29, qui subsiste tant que l'intensité demeure inférieure à l'intensité de déclenchement ID. Si, par contre, l'intensité vient à prendre cette valeur, le couple moteur évolue dès lors suivant la courbe CMD. Au point E le couple moteur CME est sensiblement égal au couple résistant CRE, mais, la courbe CMD recoupant le tronçon de courbe CR1 suivant un an.gle a important, l'armature mobile 29 reprend son mouvement de pivotement, le couple moteur étant dès lors supérieure au couple résistant. Au cours de ce mouvement de l'armature mobile, le point de celle-ci auquel est attelé le ressort de déclenchement brusque 36 se déplace vis-à-vis de l'axe de pivotement du contact mobile 40. Il arrive dès lors une position angulaire A3 de l'armature mobile 29 pour laquelle, figure 4B, les deux extrémités E1,E2 du ressort de déclenchement brusque 36 sont sensiblement alignées avec l'axe de pivotement X du contact mobile 40. L'armature mobile 29 poursuivant son mouvement aller de pivotement, cette position de point mort est franchie, figure 4C,et, sous la sollicitation du ressort de déclenchement brusque 36, le contact mobile 40 bascule brusquement en.position d'ouverture. Ce basculement se fait instantanément, pour la position. an.gulaire A3. Il est conforté par le levier d'arrachement 65, qui élimine tout risque de collage entre les contacts 40 et 37 de l'interrupteur 35. En effet, du fait de l'entratn.emen.t en rotation de ce levier par l'armature mobile 29, le bossage 67 qu'il porte est, entre les positions angulaires A2 et A3, venu porter sur la branche 44 du contact mobile 40, tel que représenté à la figure 4B. De ce fait, le levier d'arrachement 65 applique progressivement au contact mobile 40 un effort de basculement, qui se trouve démultiplié par les bras de levier existant entre son bossage et son axe de pivotement d'une part, son extrémité d'entrainement et son axe de pivotement d'autre part. Dès franchissement de la position de point mort du ressort de déclenchement brusque 36, l'effort de basculement du au levier 65 se trouve brusquement libéré. Au terme de son mouvement d'ouverture, le contact mobile 40 de l'interrupteur 35 vient en appui contre la butée 62, figure 4C. Du fait de l'ouverture de l'interrupteur 35, il y a une chute brutale du couple résistant due au ressort de déclenchement brusque 36, pour les raisons exposées ci-dessus, et ce couple résistant prend la valeur CRGI figure 7. Conjointement, les circuits non prioritaires desservis par l'interrupteur 35 se trouvant délestés ; il y a, donc une réduction brutale correspondante de l'intensité parcourant la bobine 20, et donc une chute brutale du couple moteur auquel est soumise l'armature mobile 29. Mais, les conditions prévues pour éviter un pompage étant respectées, le couple moteur reste supérieur au couple résistant et évolue sur une quelconque courbe de couple moteur CM1,CM'1 par exemple, comprise entre les courbes de couple moteur CM3,CkC précisées ci-dessus, tel que schématisé en traits interrompus sur la figure 7. L'armature mobile 29 évolue donc en direction de sa position extrême de travail, d'abscisse A4. Si l'rappel de courant sur la ligne concernée vient à diminuer, la courbe représentative CM2 du couple moteur correspondant vient alors à couper le tronçon de courbe CR2 représentatif du couple résistant, tel que schématisé en traits interrompus à la figure 7. L'armature mobile 29 abandonne alors sa position extrême de travail, et entame un mouvement de retour vers sa position extrême de repos. Tant que l'intensité parcourant la bobine 20 reste supérieure à l'intensité de conjonction désignée ci-dessus, l'armature mobile 29 reste dans une position angulaire comprise entre les abscisses A4 et A3. Si, par contre, tel que schématisé en traits interrompus par la courbe CM5 à la figure 7, l'intensité vient à devenir inférieure à l'intensité de conjonction, le couple moteur correspondant se trouve inférieur au couple résistant, et l'armature mobile 29 reprend son mouvement de retour, le couple résistant évoluant alors, entre les abscisses A3 et A2, suivant le tronçon de courbe CR5 pour lequel il est en tout point supérieur au couple moteur correspon dant. A l'abscisse A2, les extrémités d'attache E1,E2 du ressort de déclenchement brusque 36 se trouvent à nouveau alignées avec l'axe de pivotement X du contact mobile 40, figure 4D, en sorte que celui-ci, le ressort 36 franchissant à nouveau sa position de point mort, se trouve commandé en fermeture, figure 4E. Si l'intensité parcourant la bobine 20 continue à être inti; rieure à l'intensité de conjonction, l'armature mobile 29 revient à sa position extrême de repos d'abscisse A1 ; il en est de même si cette intensité, tout en s'élevant au-dessus de l'intensité de conjonction, demeure inférieure à une valeur pour laquelle le couple moteur devient à nouveau égal au couple résistant correspondant. Par contre, si cette intensité devient supérieure à cette valeur, un nouveau cycle de déclenchement ou délestage commence. Tel qu'illustré par la figure 5, il suffit, pour régler 1' intensité de déclenchement ID, de tordre plus ou moins le contact fixe 37 de l'interrupteur 35. En effet, il en résulte un déplacement de l'extrémité d'attache E2 de ce ressort, et donc une variation de son bras de levier vis-à-vis de l'axe de rotation de l'armature mobile 29, dont dépend le couple résistant correspondant. De même, et tel qu'illustré par la figure 6, pour régler 1' intensité de conjonction Ic, il suffit d'ajuster en position la bu tée 62 sur laquelle est en appui le contact mobile 40 en position d'ouverture. En effet, il y a alors, comme précédemment, une modification de la position de l'extrémité d'attache E2 du ressort de déclenchement brusque 36, et donc une modification du bras de levier de celui-ci vis-à-vis de l'axe de rotation de l'armature mobile 29,dont dépend le couple résistant correspondant. La vis 63 portant la butée 62 permet ce réglage. I1 est fait en atelier, et la vis 63 est ensuite bloquée en position, par un point de colle ou un point de soudure par exemple. De même, une action sur la vis 67 permet de régler l'effort de basculement dû, à l'ouverture, au levier d'arrachement 65, cette vis étant ensuite, en atelier, bloquée en position sur ce levier, comme précédemment. L'écart entre les abscisses A2 et A3 définit la course différentielle de l'armature mobile 29 entre ses positions pour lesquel les il y a ouverture ou fermeture de l'interrupteur 35. Suivant l'invention cette course différentielle est avantageusement voisine de 10 . I1 est enfin à noter que, suivant l'invention, le ressort 36 assume une pluralité de fonctions - pour la position de fermeture de l'interrupteur 35 il assure la pression de contact correspondante - il assure la commande en ouverture de cet interrupteur - il assure la pression nécessaire au passage du courant entre le contact mobile 40 de cet interrupteur 35 et les flasques 25,au niveau des pattes de pivotement 41 de ce contact mobile - il assure la définition des couples résistants correspondant aux intensités de déclenchement et de conjonction - et par déplacement de ses extrémités d'attache E1,E2 entre les positions d'ouverture et de fermeture du contact mobile 40,il assure une différentiation des couples résistants correspondants, caractéristique de la présente invention., avec les possibilités de réglage correspondantes. Bien entendu la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représentée, mais englobe toute variante d'exécution. En particulier, 11 interrupteur 35 pourrait être interposé sur des bornes de connexion indépendantes, l'une et l'autre, des bor nes de connexion entre lesquelles se trouve par ailleurs interposée la bobine 20. REVENDICATIONS 1. Relais d'intensité, du genre comportant, d'une part un électro-aimant, dont la bobine est à parcourir par le courant à conbt- ler, et dont le circuit magnétique comprend une armature mobile montée pivotante entre deux positions extrêmes, l'une de repos, 1' autre de travail, et d'autre part un interrupteur contrôlé en ouverture et fermeture par ladite armature et soumis à un ressort de déclenchement brusque, caractérisé en ce que ledit ressort de déclenchement brusque est attelé d'une part à l'armature mobile du circuit magnétique, et d'autre part au contact mobile de l'interrupteur. 2. Relais d'intensité suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le contact mobile de l'interrupteur est coudé, il est monté pivotant par son coude, et il coopère par l'une de ses branches avec le contact fixe auquel il est associé, tandis qu'à l'autre de ses branches est attelé le ressort de déclenchement brusque. 3. Relais d'intensité suivant la revendication 2, dans lequel l'interrupteur est directement interposé sur le circuit qu'il a à contrÔler, caractérisé en ce que le con.tact mobile de cet intertup- teur est articulé à couteau sur deux flasques métalliques dont un au moins est en liaison avec l'une des bornes de connexion du relais. 4. Relais d'intensité suivant la revendication 3, dans lequel l'armature fixe du circuit magnétique comporte deux bras, caractérisé en ce que lesdits bras forment des entretoises reliant l'un à l'autre les flasques métalliques 5. Relais d'intensité suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que à l'interrupteur est associé un levier d'arrachement qui est articulé en un point fixe, qui estSaF mis en entratnement en rotation à l'armature mobile du circuit magnétique, et qui porte un bossage dont le trajet, lorsque ladite armature passe de sa position extrême de repos à sa position extreme de travail, interfère avec le contact mobile de l'interrupteur. 6. Relais d'intensité suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ledit bossage du levier d'arrachement est formé par une came ajustable, par exemple un excentrique. 7. Relais d'intensité suivant l'une quelconque des reven.dicatSts 5,6, caractérisé en ce que, pour son entratnement en rotation par l'armature mobile du circuit magnétique, le levier d'arrachement présente une extrémité en forme de crosse par laquelle il est en simple appui sur ladite armature mobile. 8. Relais d'intensité suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, en position d'ouverture, le contact mobile de l'interrupteur est en appui sur une butée réglable en position, par exemple un excentrique. 9. Relais d'intensité suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que, à l'armature mobile du circuit magnétique, il est associé à un ressort de torsion dont une branche, dite ci-après branche active, porte sur ladite armature mobile pour la position extrême de repos de celle-ci, en antagonisme avec le ressort de déclenchement brusque. 10. Relais d'intensité suivant la revendication 9, caractérisé en ce que une butée fixe est interposée sur le trajet balayé par la branche active dudit ressort de torsion lorsque l'armature s'écarte de sa position extrême de repos.