La présente invention vise un procédé de réparation de ponts et plus particulièrement de ponts de chemin de fer. De nombreux ponts et plus précisément des ponts de chemin de fer sont formés de piles dont ltextrémité supérieure comporte des logements dans lesquels sont scellées des pièces d'appui, le tablier étant constitué de poutrelles reposant directement sur lesdites pièces d'appui ou par l'intermédiaire de pièces de contre appui solidaires desdites poutrelles et présentant une surface concave destinée à coopérer avec une surface convexe des pièces d' appui pour permettre une certaim flexion. On a constaté que de très nombreux ponts de ce type sont endommagés. En effet, les efforts supportés par le tablier sont transmis aux pièces d'appui qui finissent par jouer dans leur logement sur la pile, d'autant plus que dans de nombreux cas les pièces d'appui ont été calés dans les logements par des feuilles de plomb et qu'on a constaté un certain fluage du plomb entre le bord de la pièce d'appui et le bord du logement. Pour réparer ce type de pont, jusqu'ici on a soulevé le tablier de manière à pouvoir dégager les pièces d'appui et reconstituer la tete des piles. On conçoit qu'une telle réparation est très onéreuse, nécessite de couper les rails et demande souvent plusieurs mois de travail. L'un des buts de l'invention est de concevoir un procédé simple, peu onéreux qui permet de réparer de tels ponts très rapidement. Le procédé selon l'invention vise, plus particulièrement, la réparation de ponts du type comportant des piles dont la tette est pourvue de logements dans lesquels sont encastrés des organes d'appui sur lesquels repose le tablier constitué de poutrelles métalliques et est caractérisé en ce qu'il consiste à solidariser les organes d'appui et le tablier, à interposer des étais entre le tablier et les piles de manière que le tablier soit maintenu dans la position qu'il occupait primitivement, à injecter dans l'espace libre ainsi ménagé entre la face inférieure de l'organe d'appui et le fond du logement une résine additionnée de son catalyseur et, après durcissement de la résine, désolidariser les organes d'appui du tablier et retirer les étais. Grtce au procédé, il n'est ainsi pas nécessaire de soulever le tablier puisqu'on se contente de le maintenir dans la po sition qu'il occupait à l'origine avant qu'on constate une usure des logements des organes d'appui, la résine injectée reconstituant les logements tels qu'ils étaient prévus primitivement. De préférence, on agrandit les logements avant l'in- jection de la résine afin de reformer en résine les bords du logement. Suivant une autre caractéristique du procédé, on creuse une rainure dans le fond des logements au droit des bords latéraux de ceux-ci, avant l'injection de la résine. Ainsi on consolide les logements. Suivant encore une autre caractéristique, on pratique dans les organes d'appui des conduits débouchant sensiblement au centre de sa surface inférieure, la résine étant injectée à travers lesdits conduits, Glace à cette caractéristique, la résine est injectée à partir du centre des logements et ainsi elle chasse vers l'extérieur les débris qui pourraient sêtre interposés entre la surface inférieure des organes d'appui et le fond des logements, débris qui peuvent ainsi être facilement retirés. Suivant une caractéristique particulière, on solidarise les organes d'appui au tablier en pratiquant dans ces éléments des trous taraudés destinés à recevoir des vis traversant des trous lisses de barrettes de jonction. Suivant une forme d'exécution particulière dans laquelle le tablier est solidaire de pièces de contre appui reposant articulées sur les organes d'appui, on solidarise directement entre eux les organes d'appui et les pièces de contre appui. Dans certains cas où on constate que les têtes de piles sont endommagées, on peut pratiquer dans celles-ci des conduits verticaux et injecter de la résine additionnée de son catalyseur. L'invention va maintenant être décrite avec plus de détails en se référant à un mode de mise en oeuvre particulier donné à titre d'exemple seulement et représenté aux dessins annexés dans lesquels Fig. 1 est une vue en élévation schématique d'un pont à réparer, Fig. 2 montre, en perspective, deux organes d'appui et une pièce de contre appui, Fig. 3 montre, à plus grande échelle, en élévation et partiellement en coupe un ensemble d'appui placé dans son loge ment de la pile du pont. Fig. 4, Fig.5 et Fig. 6 sont des vues similaires à la figure 2 qui imagent les différentes phases du procédé. A la figure 1, on a représenté une partie d'un pont de chemin de fer comprenant deux piles 1 et 2 dont la tête porte des organes d'appui 3 avec lesquels coopèrent des organes de contre appaui 4 solidaires du tablier 5 du pont. Comme on le voit à la figure 2, chaque organe d'appui 8 est constitué par une pièce de fonte comportant une semile 6 et une tette arrondie 7, tandis que les pièces de contre appui 4 présentent un logement à fond cylindrique 8 bordé par deux joues 9, la tete 7 venant se loger entre les joues 9 pour coopérer avec le fond 8. Les pièces de contre appui 4 sont percées de trous 10 pour permettre leur fixation par boulonnage sous le tablier 5 du pont. La tête des piles 1 et 2 comporte une série de logements 11 dans chacun desquels est disposé un organe d'appui 3, le fond de ces logements étant généralement rempli de plomb. On conçoit qu'il est absolument nécessaire que les organes d'appui 3 soient parfaitement calés dans leur logement Il sans jeu vertical et sans jeu latéral, faute de quoi, à chaque passage d'un train, les organes 3 battent dans les logements Il et détériorent la tete-de la pile. On a constaté que de très nombreux ponts sont en mauvais état, les organes d'appui n'étant plus convenablement calés ce qui entraine aussi une détérioration du tablier. Le procédé selon l'invention qui est imagé aux figures 4, 5 et 6 consiste à solidarlser l'organe d'appui 3 avec la pièce de contre appui 4, par exemple en perçant des trous taraudés dans ces deux pièces dans lesquels on visse des vis 12 qui traversent des trous d'une barrette de liaison 13. Entre le tablier 5 et la tête de la pilen on place des étais 14 qui maintiennent le tablier 5 dans la position qu'il occupait initialement, ce qui correspond à un soulèvement de la semelle 6 du fond du logement 11 de quelques millimètres. Dans la tette de la pile, on agrandit les logements 11 en creusant une rainure 15 d'une profondeur supérieure à celle dee logements, et est destinée à éliminer les bords des logements qui sont souvent endommagés. De préférence, dans les organes d'appui 3, on pratique des conduits 17 qui débouchent dans la semelle 6 sensiblement au voisinage de son centre et on injecte à travers ces trous une résine liquide 16 additionnée de son catalyseur. Ainsi, la résine 16 se répand dans le logement Il et remplit la rainure 15 de sorte qu'après durcissement, elle bloque l'organe d'appui 3 qui ne peut ainsi plus battre dans son logement. I1 est préférable d'injecter la résine à travers les conduits 17, car en se répandant elle chasse vers la rainure 15 les débris qui pourraient être placés entre la semelle 6 et le fond des logements 11, ces débris pouvant ainsi être facilement retirés. Après durcissement de la résine, on retire les vis 12 et la barrette 13, ainsi que l'étai 14 et la réparation est'ainsi terminée. On peut, dans le cas où la tête de la pile est ellemême endommagée, percer des trous verticaux dans celle-ci et y injecter de la résine afin de la consolider. Dans le mode de mise en oeuvre qui a été représenté et décrit, on a choisi un pont dans lequel le tablier est solidaire de pièces de contre appui, dans certaines réalisations, le tablier repose directement sur les organes d'appui, dans ce cas, on solidarise les organes d'appui directement avec le tablier pour pouvoir injecter la résine. Bien entendu, l'invention est pas limitée au mode de mise en oeuvre qui vient d'être décrit et représenté, on pourra y apporter de nombreuses modifications de détail sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O NS 10 - Procédé de réparation de ponts et plus particulièrement de ponts de chemin de fer du type comportant des piles dont la tête est pourvue de logements dans lesquels sont encastrés des organes d'appui sur lesquels repose le tablier constitué de poutrelles métalliques, caractérisé en ce qu'il consiste à solidariser les organes d'appui et le tablier, à interposer des étais entre le tablier et les piles de manière que le tablier soit maintenu dans la position qu'il occupait primitivement, à injecter dans 1'espace libre ainsi ménagé entre la face inférieure de l'organe d'appui et le fond du logement une résine additionnée de son catalyseur et, après durcissement de la résine, désolidariser les organes d'appui du tablier et retirer les étais. 20 - Procédé de réparation de ponts selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on agrandit les logements avant l'injection de la résine. 30 - Procédé de réparation de ponts selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce qu'on creuse une rainure dans le fond des logements au droit des bords latéraux de ceux-ci, avant l'injection de la résine. 40 - Procédé de réparation de ponts selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on pratique dans les organes d'appui des conduits débouchant sensiblement au centre de sa surface inférieure, la résine étant injectée à travers lesdits conduits. 5 - Procédé de réparation de ponts selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on solidarise les organes d'appui au tablier en pratiquant dans ces éléments des trous taraudés destinés à recevoir des vis traversant des trous lisses de barrettes de jonction. 60 - Procédé de réparation de ponts selon la revendication 1 et dans lesquels le tablier est solidaire de pièces de contre appui reposapt articulées sur les organes d'appui, caractérisé en ce qu'on solidarise directement entre eux les organes d'ap pui et les pièces de contre appui. 70 - Procédé de réparation de ponts selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on pratique des conduits verticaux dans la tête des piles et on injecte de la résine additionnée de son catalyseur dans ceux-ci.