De nombreuses personnes sont amenees a séjourner en position assise pendant des temps pouvant entre fort longs C'est le cas évidemment de malades, c'est le cas également de nombreusestpersonnes travaillant dans des bureaux, c'est le cas, aussi1 d'un très grand nombre de spectateurs de télévision, de cinéma et autres spectables. I1 est bien connu, aussi, que de nombreuses personnes souffrent de la colonne vertébrale, lorsqu'elles sont mal assises sur les sièges existants dont les formes sont souvent mal adaptées ou la consistance trop molle ou dont la dureté est mal répartie. Pour que la position assise demeure confortable, même pendant de longues heures, il a été constaté qu'il y a lieu de maintenir la colonne vertébrable dans une position généralement intermédiaire entre la position d'un sujet debout et la position assise habituelle sur une chaise a dossier vertical. I1 est apparu important plus particulièrement que la courbure concave en arrière de la colonne vertébrale au niveau des vertèbres cervicales soit soutenue dans une position analogue à celle d'un sujet en position debout, que la courbure convexe vers l'arrière de la colonne vertébrale au niveau du dos soit aussi peu prononcée que possible et que la courbure lombaire qui est légèrement convexe en arrière ne soit pas exagérée comme cela est souvent le cas avec certains sièges modernes. I1 est apparu également essentiel, selon l'invention, de pouvoir obtenir un relâchement maximum de l'ensemble de la musculature du corps et, suivant l'invention, il a été constaté que cela pouvait être réalisé en maintenant le tronc et les jambes dans des positions angulaires bien déterminées tout en assurant un maintien latéral tant des cuisses que du tronc, notamment du dos, en évitant toutefois que l'usager se sente prisonnier comme cela pourrait être le cas s'il était maintenu dans un dossier en forme de coquille qui serait moulé sur sa propre personne. Conformément a l'invention, le fauteuil comporte une assise dont le dessus, ou plateau, forme avec l'horizontale un angle compris entre 5 et 100, de préférence voisin de 70, assise a partir de ltextre.mite arrière de laquelle fait saillie un dossier formant avec la verticale un angle compris entre 8 et 120, de préférence voisin de lO, ledit dossier comportant sur une partie au moins de sa largeur un appui-tte mobile formant un renflement saillant maintenant le rachis cervical de l'usager dans une position telle que la tête soit sensiblement droite et le regard horizontal, la partie haute du dossier présentant une première courbure concave correspondant a la cyphose moyenne du rachis dorsal, ladite partie concave étant prolongée vers le bas par une partie convexe et de grand rayon maintenant le rachis lombaire très légèrement dans une position intermédiaire a celle qu'il occupe entre les positions d'un sujet debout et d'un sujet assis sur une chaise a angle droit, ladite courbure du dossier étant sécante a une première partie de l'assise pratiquement plane qui est prolongée vers l'avant par une courbure convexe présentant, tout d'abord, un grand rayon de courbure puis un rayon de courbure très diminué et enfin de nouveau un grand rayon de courbure, de sorte que l'extrémité avant de ladite assise forme un appui épousant le creux poplité et le dessus des muscles du mollet tandis que les mollets font, par rapport aux cuisses, un angle compris entre 100 et 1200 sensiblement égal à l'angle que forment les cuisses par rapport au tronc. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, a titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La fig. 1 est une élévation schématique, en partie arrachée, du siège de l'invention. La fig. 2 est une élévation de face du siège de la fig. 1. La fig. 3 est un plan, vu de dessus, correspondant aux fig. 1 et 2. La fig. 4 est un schéma très agrandi illustrant deux courbes particulières d'un appuitete dont est muni le siège des fig. 1 a 3. La fig. 5 est une perspective schématique illustrant un développement de l'invention. Pour bien comprendre l'invention, il y a lieu de considérer la personne illustrée schématiquement au dessin sur le siège et qui montre, en traits interrompus, que son rachis cervical présente une courbure dont la concavité est dirigée vers l'arrière et qui est désignée par 1, un rachis dorsal désigné par 2 dont la convexité est tournée vers l'arrière et un rachis lombaire désigné par 3 dont la concave est tournée vers l'arrière, Habituellement, la courbure concave du rachis lombaire est dénommée "lordose lombaire", la courbure convexe du rachis dorsal "cyphose" et la courbure concave du rachis cervical "lordose cervicale", Le siège de l'invention comporte de la même façon que les sièges connus jusqu'd ce jour un piétement 4, une assise 5 et un dossier 6 dont les formes extérieures, a l'exclusion des parties d'appui de l'assise et du dossier, peuvent présenter des formes diverses pouvant être dictées par des considérations-esthétiques. Les matières choisies pour la réalisation des parties d'appui tant de l'assise que du dossier peuvent être diverses, mais il est important, selon l'invention, qu'elles confèrent tant au dossier qu'a l'assise une consistance suffisamment ferme pour opposer une contre-pression adéquate Le dessus de l'assise présente par rapport a l'horizontale un angle glui peut être compris entre 5 et 100 et qui, de préférence, est de 70. Le dessin montre que le dessus de l'assise va montant vers la pliure des genoux. De la même façon, l'angle&commat; Une caractéristique de l'invention consiste a munir le dossier, a sa partie supérieure, d'un appuivtoete 7 qui est réglable en hauteur au moyen d'un mécanisme approprié, par exemple un système a crémaillère 8 et pignon d'entratnement 9. L'axe de la crémaillère 8 ou autre organe de guidage ou de manoeuvre de l'appui-tete 7 est choisi pour que ladite crémaillère fasse avec la verticale un angle S voisin de 60. On réalise le dossier pour qu'il corresponde au point de vue anatomique aux définitions qui ont été données ci-des sus des différentes courbures de la colonne vertébrale. A cette fin, on forme le dossier pour qu'il rrésente, à sa partie supérieure, une légère concavité correspondant a la cyphose et, à cette concavité, dans le sens vertical correspond également une concavité dans le sens horizontal, clest- -dire que la forme générale du dossier est prévue pour qu'il suive approximativement une courbe 10 (fig.3) légèrement concave en avant pour que le dos et les épaules soient bien tenus et conservent leur position naturelle sans effort. I1 a été remar qué que le rayon de courbure de la courbe moyenne 10 devait être de l'ordre de 45 cm pour s'adapter à des sujets de carrures très différentes. Pour soutenir la colonne lombaire, la partie inférieure du dossier présente une convexité dont le rayon est désigné par 11 et qui est de l'ordre de 1,30 m. Cette très légère convexité est destinée a compenser la lordose lombaire qui a tendance a s'inverser pour devenir une ibère cyphose lorsque le sujet est assis sans être soutenu. I1 est important que le rayon de courbure 11 de la courbe soit important pour ne pas conserver la lordose lombaire que présente le sujet en position debout car il a été remarqué qu'un tel état aurait pour effet de maintenir les muscles lombaires avec un tonus exagéré en tendant a rejeter en arrière le haut du tronc. Les fig. 2 et 3 montrent que pour réaliser le dossier, il est avantageux qu'il présente au moins trois segments courbes successifs 6a, -6b, 6c. La partie centrale 6a peut être sensiblement plane et donc tangente a la courbe 10 et les parties latérales 6b et 6c légèrement bombées, par exemple formées en deux tronçons comme illustré au dessin pour venir tangenter la courbe 10. On assure, ainsi, un maintien parfait adapté a des sujets de carrures différentes tout en évitant que le dossier soit plaqué aux épaules et au dos bien qu'il en suive la configuration exacte, de sorte qu'on assure un maintien particulièrement efficace sans que le sujet ait la sensation d'être maintenu dans une coquille. L'appui-tête est prévu pour être disposé de préférence et seulement au-dessus de la partie centrale 6a afin qu'il soit encastré entre les deux parties latérales 6b, 6c. Les fig.l et 4 illustrent plus particulièrement la forme de l'appui-tate qui présente, a sa partie inférieure, une jupe 7a venant en appui sur la partie centrale 6a du dossier, cette jupe allant s'amincissant vers le bas pour suivre la courbe que doit lui imprimer le dossier afin, notamment, de maintenir la courbure concave 2 correspondant a la lordose du rachis cervical.Au-dessus de la jupe 7a, l'appui-tête forme un renflement 7b important, quoique de petit diamètre, par exemple de l'ordre de 4 a 5 cm et dont la convexité est tournée vers l'avant pour soutenir le rachis cervical en évitant que la personne assise tende a rejeter la tête en arrière. La mesure du renflement indique ci-dessus permet a l'usager de conserver la tête droite sans effort avec le regard dirigé horizontalement. Le dessin montre qulen plan horizontal, la courbure de l'appui-tête est concave sur sa face avant et sa face supérieure pour centrer correctement la tête et pour faire en sorte que l'utilisateur n'ait aucun effort a effectuer pour maintenir la tête droite, tandis qu'autrement il lui faudrait conserver un certain tonus musculaire pour que la tête ne s'incline pas d'un c5té ou de l'autre. Le réglage de l'appui-tête 7 par une crémaillère 8 et un pignon 9 ou par un autre mécanisme approprié permet d'amener le renflement 7b exactement au niveau du rachis cervical de l'utilisateur quelle que soit sa taille et la jupe 7a qui monte ou descend le long de la partie concave 2 du dossier compense également cette courbure pour tenir compte de la taille de l'utilisateur. Dans des réalisations particulièrement confortables qui ont été faites pour essais, il azoté trouvé avantageux que la partie centrale plane ou relativement plane 6a du dossier présente une largeur d'environ 20 cm, tandis que les parties bombées 6b, 6c présentaient une largeur de 16 cm, la hauteur du dossier au-dessus de l'assise étant de 78 cm, I1 est bien entendu que les dimensions ci-dessus ne sont données qu'a titre d'exemples, celles-ci pouvant varier. L'assise ou plate-forme du siège est disposée au-dessus du piétement 4 pour s'etendre à une cinquantaine de centimètres au-dessus du sol et, comme expliqué au début de la présente description, son inclinaison moyenne par rapport a l'horizontale est d'environ 70. Une profondeur d'environ 50 cm est appropriée au plus grand nombre d'utilisateurs pour être confortablement assis, c'est--adire pour réaliser un confort, dit anatomique, qui tient compte du degré de flexion des arti-cu- lations des hanches et des genoux, c'est- -dire encore de la flexion des cuisses par rapport au tronc et des jambes par rapport aux cuisses qui doit être généralement compriseentre 100 et 1200.On sait, en effet, qu'une flexion exagérée, par exemple de 900, qui est obtenue sur une chaise provoque une mise en tension des muscles fléchisseurs des cuisses et des jambes et est également responsable d'une compression exagérée des paquets vasculaires au niveau des articulations. C'est pour cette raison que l'assise ou plate-forme est légèrement inclinée. Comme pour le dossier, il a été trouvé avantageux que la plate-forme de l'assise présente, ainsi que l'illustre la fig. 3, une partie centrale 5a et des parties latérales 5b et 5c, les parties latérales 5b, 5c présentant un léger renflement pour assurer la stabilité latérale des fesses et des cuisses sans que l'utilisateur ait pour cela a fournir un effort musculaire de réajustement. Outre ce qui précède, au moins la partie centrale 5a présente; d'arrière en avant, deux parties distinctes bien apparentes a la fig. 1. La première partie est désignée par 51 et est pratiquement plane bien que légèrement bombée. Cette partie s'étend sur environ 25 cm de long. La seconde partie, désignée par 52 présente une convexité nettement plus marquée a sa partie supérieure, puis. un petit rayon r au niveau du creux poplité, ce rayon r étant de l'ordre de 7 cm et se terminant par un rayon de plus grand diamètre rl qui est de l'ordre de 25 à 30 cm qui a pour effet de faire fuir la partie antérieure basse de l'assise vers le dessous pour ne pas comprimer les muscles des mollets. Le siège décrit ci-dessus doit être muni d'accoudoirs 12. Suivant une caractéristique importante, les accoudoirs sont légèrement inclinés d'avant en arrière en délimitant une courbe 14 faisant un angle d'environ 7 ou 8 par rapport a l'horizontale. I1 a été remarqué qu'une largeur d'environ 8 cm a l'avant des accoudoirs convenait particulièrement bien pour reposer les mains en prévoyant que les accoudoirs s'élargissent progressivement vers l'arrière jusqu'a une largeur d'environ 12,5 cm. Comme l'illustrent les fig, 1 et 2, la courbe 14 est de préférence une courbe gauche sensiblement complémentaire a la forme de la partie postérieure de l'avant-bras pour former en quelque sorte un berceau d'appui pour que l'avant-bras puisse reposer sur toute sa longueur contre ladite courbe Les extrémités des accoudoirs sont avantageusement munies d'un fourreau 15 servant a la mise en place, comme l'illustre la fig. 5, d'une tablette 16 comportant des ferrures 17 correspondant aux fourreaux desdits accoudoirs. Ainsi, le siège peut être utilisé également pour poser des objets divers, ou prendre un repas. L'invention n'est pas limitée a l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre, R E V E N D X C A T I O N S 1 - Fauteuil de repos pour usagers de tailles et carrures variables, caractérisé en ce qu'il comporte une assise dont le dessus ou plateau forme avec l'horizontale un angle compris entre 5 et 10 , de préférence voisin de 70, à partir de l'extrémité arrière de laquelle fait saillie un dossier formant avec la verticale un angle compris entre 8 et 120, de préférence voisin de 100, ledit dossier comportant sur une partie au moins de sa largeur un appui-tête mobile formant un -renflement saillant maintenant le rachis cervical de l'usa ger dans une position pour laquelle la tête est sensiblement droite et le regard horizontal, la partie haute du dossier présentant une première courbure concave correspondant a la cyphose moyenne du rachis dorsal, ladite partie concave étant prolongée vers le bas par une partie légèrement convexe et de grand rayon maintenant le rachis lombaire dans une position sensiblement intermédiaire à celle qu'il occupe entre les positions d'un sujet debout et d'un sujet assis sur une chaise, a angle droits ladite courbure du dossier étant sécante a une première partie de l'assise pratiquement plane qui est prolongée vers l'avant par une courbure convexe présentant tout d'abord un grand rayon de courbure puis un rayon de courbure très diminué et enfin de nouveau un grand rayon de courbure, de sor te que l'extrémité avant de ladite assise forme un appui épou sant le creux poplité et le dessus des muscles du mollet lors que les mollets font, par rapport aux cuisses, un angle compris entre 100 et 1200 sensiblement égal a l'angle que forment les cuisses par rapport au tronc. 2 - Fauteuil de repos suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, dans le sens transversal, le dossier délimite une courbe de grand rayon. 3 - Fauteuil de repos suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la courbe de grand rayon que délimite transversalement le dossier est formée par une première partie centrale pratiquement plane et deux parties latérales présentant chacune au moins une convexité tangente è ladite courbe, de sorte que lesdites convexités assurent le centrage et le maintien du dos et des épaules d'usagers de carrures diverses. 4 - Fauteuil de repos suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par un appuiotête mobile. 5 - Fauteuil de repos suivant l'une des revendications 1 a 4, caractérisé en ce que l'apDuivt8te mobile s'étend audessus de la partie centrale sensiblement plane du dossier et présente une concavité dans sa face avant et sa face supérieure. 6 - Fauteuil de repos suivant l'une des revendications 1 a 5, caractérisé en ce que l'axe de déplacement de l'appui-tête mobile fait un angle d'environ 100 par rapport a la verticale et est différent de l'angle moyen que forme le dossier par rapport a la verticale. 7 - Fauteuil de repos suivant l'une des revendications 1 a 6, caractérisé en ce qu'il forme eh dessous du renflement saillant contre lequel appuie le rachis cervical une jupe allant s'amincissant et prenant appui contre la concavité prévue a la partie supérieure du dossier. 8 - Fauteuil de repos suivant l'une des revendications 1 a 7, caractérisé en ce que le dessus de l'assise est délimité en trois parties principales dans le sens longitudinal de ladite assise, a savoir une partie centrale légèrement convexe et au moins deux parties latérales également convexes et montant sur les côtés. 9 -Fauteuil de repos suivant l'une des revendications 1 a 8, caractérisé en ce qu'il comporte deux accoudoirs présentant sur une partie de leur dessus une forme sensiblement complémentaire à la courbure de l'avantbras, lesdits accoudoirs formant une pente descendante depuis leurs extrémités antérieures jusqu'au dossier dont l'angle est voisin de 70 par rapport a l'horizontale. 10 - Fauteuil de repos suivant l'une des revendications 1 a 9, caractérisé par des organes, notamment des fourreaux, de fixation d'accessoires, notamment d'une tablette prévue à l'extrémité des accoudoirs. 11 - Fauteuil de repos suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la structure du fauteuil est choisie pour qu'il présente tant au niveau de l'assise que du dossier une fermeté suffisante pour opposer une contre-pression adéquate.