La présente invention concerne une machine a poinçonner de la tale, comprenant un support pour la tôle a poinçonner et une patrice présentant une multitude de poinçons, ainsi que des moyens pour forcer les poinçons à travers la t81e. Les tales perforées sont utilisées dans de nombreux domaines de la technique et de la construction. On utilise notamment des tales minces d'une épaisseur de 0,5 à 0,75 mm pour le revêtement de plafonds de locaux industriels ou publics. Pour perforer ces tales on a utilisé jusqu'ici des presses conventionnelles, par exemple des presses développant une force de 30 tonnes et pouvant percer 120 trous à la fois. Ces presses sont des machines encombrantes, très lourdes et três conteuses. La présente invention a pour but d'atteindre le meme résultat, à la méme cadence de travail, au moyen d'une machine légère, d'un encombrement réduit et ne faisant intervenir qu'une force beaucoup plus faible. La machine à poinçonner la tdle selon l'invention est caractérisée par le fait que les dits moyens sont agencés de manitre à presser les poinçons successivement les uns après les autres à travers la tale, et que des moyens de rappel sont prévus pour ramener les poinçons ayant traversé la tôle dans leur position initiale. Dans une forme d'exécution préférée, les moyens pour forcer les poinçons comprennent deux channes sans fin parallèles montées sur deux paires de roues dentées coaxiales et solidaires en rotation deux à deux, au moins un arbre transversal fixé aux deux channes et portant un galet de travail et deux galets de roulement, deux surfaces d'appui rectilignes pour les galets de roulement, les poinçons étant mobiles axialement au moins approximativement perpendiculairement à la trajectoire des galets et dont une partie intercepte le chemin horizontal du galet de travail lorsque les galets de roulement roulent sur les dites surfaces d'appui, les moyens de rappel des poinçons étant élastiques, des matrices coopérant avec chaque poinçon, et des moyens de serrage de la tle à poinçonner actionnables par le galet de travail, le tout de manière que le galet de travail actionne les poinçons successivement, à raison d'au moins un poinçon à la fois, lors de son déplacement, lorsque les galets de roulement roulent sur les dites surfaces d'appui. On utilise de préférence deux galets de travail montés symétriquement sur les chaines et travaillant tour à tour, l'avanoe de la tôle se faisant entre la fin de la course horizontale d'un galet et le début de la course horizontale de l'autre galet. Il est ainsi possible, par exemple, de percer 105 trous de 3 mm de diamètre durant une seule course d'un galet agissant sur 105 poin çons équipant une machine d'une longueur de 600 mm actionnée par un moteur de 3 CV, le poids de la machine étant de l'ordre de 200 à 250 kg. Il est ainsi possible de réaliser une machine dont le poids et l'encombrement ne sont pas comparables à celle d'une presse conventionnelle, une telle machine pouvant entre aisément transportée.Les galets se déplaçant 'selon un mouvement continu non alternatif, il est possible d'atteindre une cadence de travail élevée et dans tous les cas égale à celle dinde presse convention nelle. Le dessin annexé représente, a titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention. La fig. 1 en représente une vue en élévation et en coupe selon I-I de la fig. 2. La fig. 2 en représente une vue en élévation et en coupe selon Il-Il de la fig. 1. La fig. 3 représente une vue partielle en coupe selon III-III de la fig. 1. La fig. 4 représente une vue partielle en coupe selon tV-IV de la fig. 1. La fig. 5 représente schématiquement la position, vue en plan, des poinçons. La machine représentée comprend un bâti 1 destiné à être posé et fixé sur un socle non représenté. Entre deux plaques verticales 2 et 3 du bâti sont pivotés deux arbres 4 et 5. L'arbre 4 tourne dans deux roulements a billes 6 et 7 fixés dans les plaques 2 et 3, tandi#s que les roulements à billes supportant l'arbre 5 sont montés dans un support mobile 8 coulissant dans le bâti et retenu par un boulon 9 prenant appui sur une traverse 10 pour permettre de régler la tension de deux charnels sans fin ll et 12 montées parallèlement sur deux paires de roues dentées, chacune de ces paires étant montée sur l'un des arbres 4 et 5, respectivement. La fig. 2 montre les deux roues dentées 13 et 14 calées sur l'arbre moteur 4, tandis que l'une des roues dentées 15 calée sur l'arbre 5 est visible à la fig. 1. L'arbre moteur 4 porte en outre un pignon 16 calé sur l'arbre et destine à engrener avec le pignon d'un moteur, non représenté, ainsi qu'un second pignon 17 pour l'entratnement synchrone d'un dispositif d'avance de la tôle non représenté et connu en soi. Entre les channes sont fixes, transversalement et symétriquement par rapport au centre des boucles formées par les chaines, deux arbres identiques 18 et 19. Sur chacun de ces arbres est monté sur roulement à rouleaux un galet 20, respectivement 21. Pour les besoins de la description, l'arbre 18 a été représenté dans deux positions différentes dans les fig. 1 et 2. Chacun des arbres 18 et 19 porte en outre deux galets de roulement 22 et 23 également montes s#r rouleaux et destinés à venir rouler et s'appuyer contre deux surfaces d'appui horizontales constituées par deux barres rectilignes 24 et 25 fixées au-dessus des galets à une plaque transversale 26 du btti (fig. 4). La machine comporte en outre deux plaques horizontales 27 et 28 montées coulissantes sur deux colonnes verticales de guidage 29 et 30 fixées dans le bati. Les plaques mobiles 27 et 28 portent des poinçons, au nombre de 105 dans cet exemple, dXspo- sés par groupe de trois poinçons alignés transversalement ê la direction de déplacement F des galets. La fig. 5 montre schematiquement la disposition de ces poinçons selon la direction F. Chaque poinçon 31 est solidaire, par son extrémité supérieure munie d'une tête, d'une pièce cylindrique 32 en bronze pouvant coulisser dans un alésage pratiqué dans la plaque supérieure 27. La partie inférieure du poinçon coulisse dans un manchon en bronze 33 chassé dans la plaque inférieure 28. Un ressort 34 travaillant en compression entre les pièces 32 et 33 a pour rôle de rappeler vers le haut la pièce 32. Sur la tête du poinçon est placée une bille 35 dont une partie inférieure à la moitié fait saillie audessus d'une plaque de retenue 36 fixée sur la plaque 27. On voit donc que les ressorts 34 ont tendance à écarter l'une de l'autre les p3?ques ?7 er 28, et écartement étant 1i##té par des boulons 37 vissés dans la plaque inférieure 28 et retenant par leur tête la plaque 27. Ces boulons sont bloqués par des écrous 38. Ils ont également pour rôle de déterminer et de permettre de régler l'écartement des plaques 27 et 28 et par conséquent la position de la plaque inférieure 28 par rapport au sommet des colonnes 29 et 30, c'est-à-dire l'écartement en position de repos de la plaque 28 et d'une plaque fixe 39 dans laquelle sont montées des matrices de découpage 40 coopérant avec chacun des poinçons 31. Cet écartement est choisi en fonction de l'épaisseur de la tôle à poinçonner.Quatre ressorts hélicoidaux tels que 41 et 42 (fig. 3), travaillant en compression, sont montés entre la plaque 39 et la plaque 28 pour maintenir le dit écartement en position de repos, tout en permettant à la plaque inférieure 28 de venir agir comme serre-flan. Sous l'effet des ressorts 41 et 42, la plaque supérieure 27 vient buter contre des plaquettes 44 et 45 retenues par des vis#à l'extrémité de chacune des colonnes 29 et 30. Un certain jeu axial est prévu entre les têtes des boulons 37 et la plaque de retenue 36 de manière a assurer une compressibilité nécessaire de l'ensemble des plaques 27 et 28 lors du serrage de la tôle. Le bâti comporte en outre un dégagement 45 pour l'évacua- tion des dechéts au-dessous des matrices 40 et deux passages 46 et 47 pour la toue. Le fonctionnement de la machine est le suivant La tole à perforer étant introduite entre les plaques 28 et 39, la machine est mise en route et les galets de roulement 22 et 23 viennent rouler sur les barres d'appui 24 et 25. Simultanément ou immédiatement après, l'un des galets de travail, par exemple le galet 20, arrive en contact avec l'extrémité en forme de rampe de la plaque 36, ce qui a pour effet de repousser vers le bas les plaques 27 et 28, la plaque 28 venant serrer et maintenir la tôle à perforer. Aussitôt après, le galet 20 rencontre les trois premières billes 35 et repousse ces billes en entraînant simultanément les trois premiers poinçons. Les autres poinçons sont actionnés successivement par groupe de trois jusqu'à l'extr6- mité de la plaque 36.Lorsque le galet 20 est parvenu à l'extremiS de sa course horizontale, la pression sur la tle est relâchée et celle-ci peut être avancée, manuellement ou automatiquement pendant que l'autre galet de travail 21 se déplace d'un demi-cercle sur la roue dentée 15 pour venir occuper la position du galet 20 représentée à la fig. 1. Une nouvelle perforation de la tôle est alors effectuée par le galet 21. Etant donné que lorsque le galet de travail presse sur les billes, la plaque inférieure 28 a tendance à descendre avec les poinçons, le serrage de la tole pourrait être effectué directement par l'action sur les billes. Il suffit que les ressorts 34 soient plus forts que les ressorts 41 et 42. La machine peut bien entendu fonctionner avec un seul galet de travail, ce qui laisse davantage de temps pour l'avance de la tôle. En variante, les billes pourraient être supprimées, les galets agissant alors directement sur les têtes des poinçons. Pour la x & e puissance du moteur, le nombre de poinçons actionnés successivement est théoriquement illimité. Il suffit d'augmenter la longueur de la machine, ses autres dimensions restant les mêmes. Le nombre de poinçons actionnés simultanément est par contre fonction de la force de la machine. Dans la machine décrite ci-dessus, les moyens pour forcer les poinçons comprennent essentiellement deux channes avec des galets. Dans une autre forme d'exécution, non représentée, ces moyens pourraient être constitués par un piston, actionné par exemple par une bielle et effectuant un mouvement horizontal de va-et-vient. Ce piston agirait alors sur les poinçons, en les forçant les uns après les autres a travers la tle. REVENDICATIONS 1. Machine à poinçonner de la tôle, comprenant un support pour la tôle à poinçonner et une patrice présentant une multitude de poinçons, ainsi que des moyens pour forcer les poin çons & travers la tôle, caractérisée par le fait que les dits moyens sont agencés de manière à presser les poinçons successivement les uns après les autres à travers la tôle, et que des moyens de rappel sont prévus pour ramener les poinçons ayant traversé la tôle dans leur position initiale. 2. Machine selon la revendication l, caractérisée par le fait que les moyens pour forcer les poinçons comprennent deux chaînes sans fin parallèles montées sur deux paires de roues dentees coaxiales et solidaires en rotation deux & deux, au moins un arbre transversal fixé aux deux channes et portant un galet de travail et deux galets de roulement, deux surfaces d'appui rectilignes pour les galets de roulement, les poinçons étant mobiles axialement au moins approximativement perpendiculairement a la trajectoire des galets et dont une partie intercepte le chemin horizontal du galet de travail lorsque les galets de roulement roulent sur les dites surfaces d'appui, les moyens de rappel des poinçons étant élastiques, des matrices coopérant avec chaque poinçon, et des moyens de serrage de la tale & poinçonner actionnables par le galet de travail, le tout de maniere que le galet de travail actionne les poinçons successivement, à raison d'au moins un poinçon à la fois, lors de son déplacement, lorsque les galets de roulement roulent sur les dites surfaces d'appui. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les channes portent un second arbre transversal monté symétriquement au premier et portant des galets identiques. 4. Machine selon la revendication 3, caractérisée par le fait que les poinçons sont montés coulissants dans deux plaques superposées, montées coulissantes sur des colonnes verticales et solidaires l'une de l'autre au moins pendant la plus grande partie de leur déplacement, la partie des poinçons interceptant le chemin du galet de travail étant constituée par une bille faisant saillie au-dessus de la plaque supérieure, les moyens de serrage de la tle étant constitués par la plaque inférieure et une plaque fixe portant les m atrices, des moyens élastiques travaillant en compression étant disposés entre ces deux dernières plaques. 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée par le fait qu'elle comprend des moyens permettant de régler l'écartement des deux plaques coulissantes et par la l'espace entre la plaque inférieure mobile et la plaque fixe. 6. Machine selon l'une des revendications 2 a 5, carac térisée par le fait qu'elle comprend un dispositif d'avance de la tôle relie cinematiquement aux chaines. 7. Machine selon l'une des revendications 2 à 6, carac térisée par le fait qu'elle comprend plusieurs poinçons alignés selon une droite parallèle à l'arbre portant les galets.