L'invention est relative à un procédé et à des moyens per fectionnés pour la combustion de carburants, notamment de carburants à base d'hydrocarbures. L'invention s'applique plus particulièrement, mais non limitativement, à la combustion de carburants dans des moteurs à combustion interne et elle est relative également à un moteur perfectionné mettant en oeuvre cette combustion. On a longtemps considéré comme important d'utiliser des carburants contenant des additifs anti-detonants, habituellement sous forme de combinés alcoyles du plomb, tel que le plomb tétraéthyle, le Plomb tétraméthyle ou des mélanges de ces composés, pour les moteurs à combustion interne, et avec l'augmentation des taux de compression de ces moteurs, il a fallu recourir à des carburants d'indices d'octane plus élevés (habituellement exprimés sous forme d'indices d'octane de laboratoire, mais aussi sous forme d'indices d'octane de route ou de moteur). Les carburants usuels pour moteurs à combustion interne ont des indices d'octane supérieurs à 90 et habituellement de l'ordre de 100. Ceci nécessite l'emploi de plus grandes quantités de produits anti-détonants, habituellement sous forme de combinés organiques de plomb et de mélanges spéciaux d'hydrocarbures saturés, non saturés et aromatiques comme carburants. Ces carburants sont relativement chers à préparer et contribuent d'une manière importante à la pollution de l'atmosphère, particulièrement en raison de leur teneur en plomb, dont la majeure partie est émise dans les gaz d'échappement, et aussi, en dehors de produits de combustion nocifs, en raison de l'émission dans l'atmosphère de quantités importantes d'hydrocarbures imbrûlés par suite du mauvais rendement du cycle de combustion dans les moteurs à combustion, généralement du type à soupapes champignons,utilisés, qui permet à une certaine quantité de carburant à base d'hydrocarbures de passer directement de l'admission à l'échappement. Le problème de la pollution atmosphérique par les moteurs à combustion interne, notamment ceux des automobiles, préoccupe les autorités de la plupart des pays industriels et des mesures réglementaires ont déjà été prises dans certains de ces pays à l'égard de l'utilisation d'additifs anti-détonants à base de plomb. Bien qu'on ait cherché à remplacer le plomb dans de tels additifs, les produits obtenus ne sont pas particulièrement satisfaisants et nécessitent en général d'être utilisés en quanti tés relativement grandes, les produits en question augmentant par ailleurs le prix du carburant. Ainsi qu'on l'a mentionné précédemment, les moteurs à combustion interne, notamment d'automobiles, sont dotés généralement de soupapes du type champignons. Ces soupapes gênent l'accès des chambres de combustion comme le font les logements prévus pour le jeu des soupapes, qui sont en général nécessaires à la partie supérieure des pistons. En outre, les moteurs à soupapes champignons sont généralement construits de telle manière qu'il y a nécessairement un certain recouvrement entre les temps d'ouverture des soupapes d'admission et d'échappement, de sorte qu'une certaine quantité de carburant imbrûlé peut passer directement de la lumière d'admission à la lumière d'échappement et, par conséquent, s'échapper dans l'atmosphère.Cet inconvénient est encore aggravé dans les moteurs à taux de compression élevé, par exemple de 11 ordre de 9/1 à 12/1 et dont lesrap ports alésage/course sont supérieurs à 1/1, par exemple vont de 1,5/1 à 3/1 Certaines recherches récentes, par exemple celles qui ont abouti au moteur "WANKEL" proposent des solutions qui s'écartent nettement des moteurs à soupapes champignon classiques et présentent de bons rendement volumétriques avec la possibilité de températures superficielles réduites du fait qu'elles ne comportent pas de soupapes d'échappement proprement dites.Toutefois ces moteurs comportent invariablement des dispositifs d'étanchéité internes qui ne peuvent être lubrifiés par circulation d'huile en circuit fermé et l'huile qui est nécessaire à leur lubrification est délivrée à consommation constante, la majeure partie de celle-ci étant brillée et évacuée dans l'atmosphère avec les gaz d'échappement, ce qui complique le problème de la pollution atmosphérique. En outre, en brillant, l'huile donne naissance à des dép8ts superficiels à l'intérieur de la chambre de combustion, qui réduisent la conductibilité thermique du moteur et créent des résistances mécaniques variables.Ceci peut donner lieu à des points chauds incandescents, de sorte qu'il faut augmenter, au lieu de les diminuer, les quantités d'additifs anti-détonants tels que les alcoyles de plomb précités dont l'utilisation est critiquable et, évidemment, la consommation d'huile du moteur est augmentée. Comme le montrera la description ci-après de l'objet de l'invention, le moteur perfectionné conforme à l'invention évite l'utilisation d'éléments d'étanchéité dont le lubrifiant ne peut entre récupéré par des moyens appropriés, pratiquement dans la même mesure qu'avec les segments d'étanchéité de pistons alternatifs classiques.Au contraire, un moteur conforme à l'invention présente la particularité, parmi les moteurs sans soupapes champignons de permettre de récupérer le lubrifiant des organes d'étanchéité dans une mesure comparable à celle des moteurs à pistons alternatifs. L'invention est fondée sur un principe que l'on a pu désigner par l'expression de moteur à soupape transversale tournante (Cross Rotary Valve Engine) proposée par l'inventeur R.C. Cross dans sa communication du 8.10.57 à l'assemblée générale de la division "Automobile" de 1' "Institution of Mechanical Engineersfl et publiée par les "Institution's Transactions" La soupape tournante décrite ici constitue un perfectionnement de la soupape transversale tournante décrite dans la communication précitée et met en oeuvre des particularités spéciales pour assurer l'étanchéité des lumières de soupape , des procédés spéciaux pour assurer la lubrification de la soupape et,de préférence, une commande de la charge exercée sur la soupape. Selon les caractéristiques préférentielles de l'invention, la soupape peut entre de forme sphérique ou partiellement sphérique, ou en forme de segment de sphère.Ces caractéristiques augmentent le rendement de combustion du carburant, améliorant la lubrification et accroissant l'effet de compression. On a découvert qu'un moteur à soupape rotative conforme à l'invention permet d'utiliser un taux de compression élevé sans avoir à recourir à des carburants d'indice d'octane élevé, du fait que, au moins partiellement, l'accès à la chambre de combustion n'est pratiquement pas encombré. L'invention n'est pas limitée à la combustion de carburant dans des machines équipées de pistons alternatifs et certains types de machines à piston rotatif, tel que le moteur'Codey" qui comporte un cylindre en feuille de trèfle et le moteur épicy clordal, comme le moteur Wankel , peuvent utiliser un agencement de soupapes séparées, auquel cas l'invention peut leur être appliquée. Ceci est particulièrement important dans les machines à haute pression ou lorsque le flux total de chaleur appliqué à la surface du cylindre actif serait excessif si les joints d'étanchéité du piston rotatif étaient interrompus par la présence de lumières, comme dans le moteur Wankel, où des phénomènes de fusion peuvent se produire. La combustion présente un rendement particulièrement bon dans des moteurs conformes à l'invention de taux de compression de, par exemple, 10,5/1 et de rapports alésage/course de 1,5/1 à 3/1, contrairement à ce qui se passe dans les moteurs à soupapes champignons classiques. Une chambre de combustion de moteur à soupapes champignons classique présente en général deux lumières de soupapes situées dans la tête de cylindre, lesquelles peuvent être ouvertes et fermées par des soupapes champignons de forme circulaire. Pour obtenir une chambre de combustion dsun taux de compression donné et une profondeur de charge minimale, la distance située au-dessus des deux soupapes ne doit habituellement pas dépasser l'alésage du cylindre. Ceci est particulièrement important en ce qui concerne la surface active ; géométriquement parlant, il devrait être possible de loger des soupapes présentant chacune une surface égale à 25 % de celle de l'alésage du cylindre, avec une disposition coplanaire des deux soupapes. Toutefois, en pratique, la portée métallique qui entoure le siège de soupape réduit cette valeur à 18 % ou même à moins I1 est évidemment possible d'incliner les axes de déplacement des soupapes et d'obtenir ainsi une certaine augmentation de surface, mais cette inclinaison est limitée à 900 environ entre les axes des soupapes et avec deux soupapes, cette surface est alors limitée à environ 24% de celle de l'alé- sage ou, avec quatre soupapes de plus faibles dimensions, à 26%. La solution de compromis optimale correspond à une soupape d'admission de grandes dimensions et à deux soupapes d'échappement de faibles dimensions, ce qui permet alors d'obtenir une surface allant jusqu'à 30 % de celle de l'alésage, mais le mécanisme d'actionnement de cet agencement i trois soupapes est compliqué. Des tentatives ont été effectuées pour éviter cette limitation de surface de soupapes champignons, par exemple la solution proposée vers 1953 par Bucchi, qui utilisait des soupapes champignons concentriques à la fois pour l'admission et pour l'échap- pement, mais ces solutions n'ont jamais donné entièrement satisfaction. L'agencement proposé par l'invention, avec une seule lumière prévue dans le cylindre et un élément de soupape de cylindre tournant, fournit des surfaces beaucoup plus grandes que dans le cas des soupapes champignons, du fait qu'une seule lumière est ménagée dans la chambre de combustion. En outre, du fait que la lumière de cylindre peut être de forme carrée, la surface maximale théoriquement possible de la lumière est donnée directement par la surface d'un dispositif carré circonscrit dans l'alésage. Dans ce cas, la surface de la lumière peut augmenter en proportion directe du diamètre de l'alésage, qui généralement augmente avec la course, de sorte que la surface de soupape d'un gros moteur peut être proportionnelle au volume du cylindre, contrairement à ce qui se passe dans les systèmes à soupapes champignons où la surface effective des soupapes ne peut autre augmentée qu'en fonction de la surface de l'alésage. En pratique, une profondeur raisonnable de chambre de combustion peut être obtenue conformément à l'invention avec une surface de lumière allant jusqu'à 36 % de la surface de l'alésage. Du fait de son inertie, une soupape champignon ne peut autre ouverte ou fermée complètement en beaucoup moins de 1000 de la rotation du vilebrequin dans un moteur tournant à grande vitesse; pour éviter l'intervention de forces excessives dans le mécanisme de commande de soupapes, le diagramme d'ouverture présente une forme à peu près sinusordale, c'est-à-dire qu'à environ 50 X d'ouverture, la surface disponible est de 50 %. Pour ouvrir et fermer des soupapes champignons de telle manière que 11 ouverture maximale concorde avec les exigences du cycle, les deux soupapes sont ouvertes conjointement au point mort haut à la fin de la course d'échappement, ce qui laisse un passage libre au carburant imbrûlé pour s'écouler de la lumière d'admission à la lumière d'échappement.La soupape conforme à l'invention ne présente pratiquement pas cet inconvénient et peut être agencée de manière à oe pas présenter de recouvrement, ou un très faible recouvrement seulement. Ceci provient de ce que les lumières des soupapes peuvent être ouvertes et fermées complètement en une fraction de cycle correspondant au plus à un angle de rotation du vilebrequin de 250. Selon un aspect de l'invention, il est prévu un procédé pour augmenter la puissance d'un moteur à combustion interne, dans lequel l'admission du mélange combustible dans la chambre ou dans les chambres de combustion du moteur et l'évacuation de cette chambre des produits de combustion sont commandés par une soupape tournante dans laquelle une quantité importante de lubrifiant est amene Ala la face de séparation de 1 'elément de soupape et du carter de soupape en un emplacement tel que l'élément de soupape soit lubrifié au cours de sa rotation après qu'il a franchi l'ouver- ture donnant dans la chambre de combustion et l'excès de lubrifiant soit évacué de l'élément de soupape avant que le lubrifiant puisse être entraîné par la rotation de la soupape à l'intérieur de la chambre de combustion, de telle manière que la quantité résiduelle de lubrifiant qui demeure sur l'élément de soupape présente une épaisseur de pellicule très fine de par exemple de 1,00 à 1,25 microns, de manière à être physiquement retenue par les irrégularités superficielles de l'élément de soupape. Selon un autre de ses aspects, l'invention fournit des joints d'étanchéité particuliers pour assurer l'obturation de la lumière de l'élément de soupape, lorsqu'elle est en communication avec l'ouverture de la chambre de combustion, un tel joint d'étanchéité étant capable de supporter de hautes pressions d'application, par exemple de 34,5 à 69 bars. La minceur de la pellicule de lubrifiant devrait être aussi petite que possible pour la charge exercée sur la soupape et des moyens d'étanchéité servent à empêcher le lubrifiant d'bre entratné selon une couche relativement épaisse sur la surface de l'élément de soupape audelà de l'ouverture du carter de la soupape.Ceci présente l'avantage qu'uretrès mince pellicule de lubrifiant suit la température de l'élément de soupape de beaucoup plus près que celle des gaz qui traversent la soupape et, par conséquent, ne s'oxyde ni ne se carbonise, et que la pellicule de lubrifiant est si mince qu'elle est matériellement retenue par les irrégularités superficielles de la soupape et ne risque donc pas d'être arrachée à l'intérieur de la chambre de combustion lorsqu'elle franchit l'ouverture . L'épaisseur minimale précise est de l'ordre de la hauteur des aspérités superficielles et, dans ces conditions, la pellicule tombe dans le champ d'application de la théorie de la lubrification élastohydrodynamique. Selon cette théorie, formulée par Dowson et Higaenson (Cf. "ElastoSydrodyna mic Lubrification" publié par Pergamon Press, pages ix à xii et 190 à 192), l'épaisseur minimale effective de la couche de lubrifiant est fonction du diamètre de l'élément de soupape et peut être calculée à partir d'un paramètre, sans dimensions, d'épaisseur de pellicule H.La valeur minimale du paramètre H peut être calculée a l'aide de la formule dans laquelle H = paramètre, sans dimensions, d'épaisseur de pellicule d'huile h -7 W = w = paramètre, sans dimensions, de charge E 'R ur toU = paramètre, sans dimensions, de vitesse 'R G = &alpha;;E' = paramètre, sans dimensions, de matériau h = épaisseur matérielle de la pellicule R = rayon du rotor w = charge/unité de largeur E' = module d'Young du matériau du carter dans la région où se trouve la pellicule mince, 4tu = vitesse de glissement entre le rotor et le carter, o = vitesse du lubrifiant, = = exposant de pression de la viscosité pour tenir compte des variations de viscosité du lubrifiant produites par les hautes pressions qui interviennent. Pour des diamètres d'éléments de soupapes, aussi bien que pour les matériaux et les lubrifiants susceptibles d'être utilisés, on a découvert que l'épaisseur minimale de la pellicule d'huile est de l'ordre de 1,00 à 1,25 microns. On a trouvé que les surfaces nécessaires à l'application de cette théorie peuvent être déterminées en pratique en supposant que la force de réaction provenant de la combustion à l'intérieur du cylindre est uniformément distribuée sur la totalité de la surface d'étanchéité. La valeur de cette force peut alors être exprimée sous forme de pression nominale sur la surface projetée, pour permettre à une loi pratique de charge de couvrir une large gamme de températures variables et de surfaces de lumières ; ainsi qu'on l'a mentionné précédemment, une pression de charge pratique est de tordre de 34,5 à 69 bars.A cet effet,il est prévu une soupape tournante, agencée de manière à commander l'admission de mélange combustible dans la chambre de combustion et l'évacuation de cette chambre des produits de combustion, laquelle soupape comporte un carter de soupape présentant une ouverture de communication avec la chambre de combustion et un élément de soupape monté et tournant à l'intérieur du carter, un mode de réalisation de l'invention prévoyant des lèvres verticales situées à l'intérieur du carter tout autour de l'ou- verture et destinées à s'appliquer contre l'élément de soupape tournant de manière à assurer l'étanchéité par rapport à cet élément. La fonction des lèvres est d'assurer l'étanchéité entre le carter et l'élément de soupape dans la région de l'ouverture, ce qui permet de réduire considérablement la pénétration de lubrifiant dans la chambre de combustion d'un moteur à combustion interne et d'obtenir une meilleure efficacité de la combustion du carburant à 1 'intérieur de la chambre de combustion, tout en réduisant l'émission de carburant imbrûlé ou incomplètement brdlé à travers le système d'échappement. Les lèvres d'étanchéité peuvent etre réalisées de diverses manières. En particulier le carter de soupape peut être évidé en un emplacement approprié, situé autour mais à une certaine distance de l'ouverture donnant dans la chambre de combustion, de manière à laisser subsister des parties non évidées constituant des lèvres autour de cette ouverture. Selon une variante, le carter peut être évidé autour de l'ouverture et au moins une pièce insérée peut être logée dans la partie évidée pour constituer les lèvres. Dans les deux modes de réalisation de l'invention, les lèvres peuvent faire saillie verticalement de la quan tité maximale au voisinage immédiat de l'ouverture donnant dans la chambre de combustion. Dans les régions opposées aux lèvres, le carter peut être formé, par exemple par usinage, de manière à assurer un embotte- ment serré sur l'élément de soupape. Les lèvres doivent faire saillie verticalement à partir du carter de 1/300 à 1/1000 du diamètre de l'élément de soupape de manière à obtenir l'étanchéi- té optimale. La largeur des livres d'étanchéité peut varier largement afin de s1 adapter aux diverses conditions de fonctionnement du moteur ; toutefois, il est préférable qu'elles soient agencées de telle manière que la pression d t application sur les lèvres soit de l'ordre de 34,5 à 69 bars. Ces charges conviennent particulièrement bien lorsque la partie de l'élément de soupape qui circule le long des lèvres est réalisée en fonte nitrurée ou en acier trempé. Dans ce cas le carter doit être réalisé en un métal ou en alliage de métaux compatible, tel qu'en un alliage d'aluminium, en laiton, en bronze, en étain ou en un métal blanc. L'expression "trempé" s'applique à un matériau soumis à un traitement thermique complet, c'est-à-dire trempé et soumis à un traitement de revenu. Dans le mode de réalisation de l'invention où les lèvres sont constituées par des pièces insérées, n'importe quel matériau approprié peut être utilisé pour constituer ces pièces insérées, par exemple un bronze au plomb ou un bronze d'aluminium. En choisissant d'une manière appropriée les métaux constituant les portées, les pressions d'application peuvent être présélectionnées et, la sélection des métaux des portées permettant la mise en oeuvre de pressions d'application élevées, la largeur effective des lèvres peut être réduite.Il y a lieu de remarquer que, dans ce mode de réalisation de l'invention, il est possible que la pression issue de la chambre de combustion refoule des gaz sous les pièces insérées constituant les lèvres, mais cela ne doit pas se produire si les pièces insérées sont convenablement emboîtées et, dans tous les cas, cela n'affecte pas d'une manière appréciable le contact d'étanchéité entre les lèvres et l'élément de soupape. Les lèvres assurent l'existence d'un joint d'étanchéité pratiquement sans jeu entre l'élément de soupape- et lesdites lè- vres, ce qui permet de disposer en cet emplacement d'une très mince epllicule de lubrifiant qui tombe dans le champ d'application de la théorie de la lubrification élastohydrodynamique. L'épaisseur minimale précise d'une telle pellicule est de l'or- dre de la hauteur des aspérités superficielles et on a découvert, en conformité avec la formule reproduite ci-dessus de Dowson et Higgenson, que l'épaisseur minimale de pellicule que leon peut en fait obtenir, pour les diamètres des éléments de soupapes utilisés jusqu'à présent, est de l'ordre de 1,00 à 1,25 microns. Cette épaisseur minimale de la pellicule peut être calculée à partir du paramètre sans dimensions H d'épaisseur de pellicule et de la connaissance du diamètre de l'élément de soupape. La valeur trouvée pour la surface nécessaire des lèvres, pour former une telle pellicule, peut être déterminée en pratique en supposant que la force de réaction doit être uniformément répartie sur la totalité de la surface d'étanchéité des lèvres. La valeur de cette force peut alors entre exprimée sous forme de pression nominale sur la surface projetée, afin de permettre l'u tilisation d'une loi de charge pratique qui recouvre une large gamme de diamètres de soupapes et de surface d'ouverture. Une pression unitaire nominale pratique peut, d'une manière appropriée, etre de l'ordre de 34,5 à 69 bars ainsi qu'on l'a mentionné précédemment. Pour une soupape tournante cylindrique, un autre mode de réalisation ou un mode de réalisation supplémentaire des moyens d'étanchéité comporte au moins deux joints annulaires d'étanchéité montés dans l'élément de soupape, un de chaque côté de la lumière ménagée dans cet élément, pour assurer l'étanchéité par rapport à cette surface du carter de soupape. En outre, il y a lieu de prévoir au moins deux bandes d'étanchéité disposées dans l'élément de soupape parallèlement à son axe de rotation, un de chaque ceté de la lumière prévue dans l'élément de soupape, de manière à assurer l'étanchéité par rapport à cette surface du carter de soupape.De cette manière, la lumière ménagée dans l'élément de soupape est entourée par les bandes d'étanchéité et, si c'est nécessaire, elles peuvent être pressées élastiquement vers l'extérieur de manière à porter sur cette surface du carter de soupape. Selon une variante d'agencement, il est prévu au moins un élément d'étanchéité autour de l'ouverture ménagée dans cette surface du carter de soupape en vue d'assurer l'étanchéité par rapport à élément de soupape. Bien que cette disposition puisse être appliquée à une soupape tournante cylindrique, elle s'applique particulièrement au cas d'une soupape tournante munie dlun élément de soupape sphérique ou partiellement sphérique. D'une manière analogue, des éléments d'étanchéité peuvent être prévus autour de la lumière ménagée dans cette surface de l'élé- ment de soupape, pour assurer l'étanchéité par rapport au carter de soupape. Dans l'un ou l'autre cas où sont prévus des éléments d'étanchéité, l'élément ou chaque élément d'étanchéité peut comporter une rainure en forme de volute ou de spirale, formée dans cette surface ou dans une pièce insérée logée dans cette surface. Au lieu d'une seule rainure, une série de rainures concentriques peuvent être formées dans cette surface ou dans une pièce insérée encastrée dans cette surface.Bien que l'étanchéité puisse être effectuée simplement sous l'action des parties dirigées verticalement de l'élément situé entre les rainures, il est préférable qu'il y ait au moins une bande d'étanchéité logée dans la rainure ou dans chaque rainure pour assurer l'étanchéité et de telles bandes peuvent être pressées élastiquement pour s'appliquer contre la surface par rapport à laquelle doit autre assurée l'étanchéité, comme c'est nécessaire pour obtenir un joint d'étanchéité efficace. Dans le cas d'un élément de soupape de forme sphérique, il est avantageux qu'une telle bande soit coplanaire à l'état de repos et qu'elle soit déformée à partir de son état de repos lorsque l'élément de soupape est logé dans le carter ; cette déformation peut assurer la pression élastique sur la bande. Les agencements d'étanchéité qui mettent en oeuvre des volutes ou des spirales sont avantageux dans le cas de très hautes pressions au cours du cycle de fonctionnement des cylindres. A la différence d'une série de joints annulaires concentriques qui produisent un effet de labyrinthe, et par conséquent un retard pour chacune des impulsions de pression successives sur chacun des joints annulaires successifs, une étanchéité en volutes ou en spirale assure un trajet de fuites faibles nais continues. L'effet de cet agencement est de créer une chute de pression de viscosité suivant toute la longueur du joint d'étanchéité. Du fait que le temps de remplissage de ce trajet de fuites n'est fonction que de la pression nette à ses extrémités, la différence de pression s'établit pratiquement instantanément sur chaque corconvolution. Dans ces conditions, la force d'étanchéité, fonction de la différence de pression sur chaque spire du joint d'étanchéité, suit de très près l'élévation de pression à l'intérieur au cours de son cycle de fonctionnement.Du fait que le joint d'étanchéité en volute fournit un trajet de fuites continues, celui-ci peut astre utilisé pour fournir la force motrice qui éjecte de l'huile lubrifiante hors de la rainure d'étanchéité ; par exemple la circonvolution extérieure de la rainure en volute peut être raccordée à un conduit de lubrifiant qui va à un réservoir d'huile, par exemple une pompe à huile, afin de permettre une circulation constante en circuit ferté de l'huile qui peut ainsi astre réutilisée.Du fait que le joint d'étanchéité en volutes présente 1' avantage de réduire le retard de l'élévation de pression entre les diverses spires du joint, lorsqu'on utilise une bande d'étanchéité, on peut mettre à profit l'élasticité du matériau constituant la bande pour assurer la charge du point d'étanchéité sur le rotor au cours du démarrage et dans les parties du cycle de fonctionnement pendant lesquelles la pression dans le cylindre est trop faible pour fournir un effet d'étanchéité suffisant. Les avantages,relatifs aux charges superficielles,offerts par une bande d'étanchéité continue disposée à l'intérieur d'une rainure en volutes sur une série de joints d'étanchéité concentriques sont importants. Plus de 20% de la surface de contact est produite, dans les deux cas, par les forces exercées par les gaz agissant à l'intérieur du volume enfermé d'une manière étanche, le reste provenant de la force élastique de la bande d'étanchéité elle-même; la force agissant à l'arrière de la bande d'étanchéité fournit la majeure partie de la force nécessaire pour maintenir une étanchéité dynamique.Toutefois,cornme le savent les spécialistes,la surface de contact d'un joint avec la surface contre laqueleilest appliqué ne représente à chaque instant au'une faible fraction de la surface totale d'étanchéité du joint par suite des déformations dynamiques de la bande d'étanchéité au cours des pulsations de pression qui se produisent au cours du cycle de fonctionnement.Comme on s'en rendra compte,cet effet signifie qu'il est plus proche de la valeur différentielle de pression sur chaque circonvolution du joint que la force absolue exercée par le gaz à l'carrière de la bande d'étanchéité qui doit être déterminée pour pouvoir calculer une table des forces instantanées approximatives d'application du joint. Dans ces conditions,dans le cas de deux joints annulaires d'étanchéité concentriques,la différence ou chute de pression instan tanée à n'importe quel moment du cycle est déterminée par le débit de fuites au niveau du premier élément et par les dimensions du volume libre entre le premier et le second élément.Dans ces conditions la pointe de pression,au cours du cycle de fonctionnement,entre le premier et le second élément doit être retardée par rapport à la pointe de pression à l'intérieur de la chambre de travail,par suite du temps nécessaire pour que le volume compris entre les deux élé- ments atteigne l'équilibre de pression avec le volume dont l'étan- chéité est assurée.Dans ces conditions le volume entre joints,qui est déterminé principalement par ces considérations mécaniques de jeu et de résistance,devient un facteur important qui détermine le retarde pulsations et par conséquent également la valeur instantanée de la chute de pression différentielle qui agit sur le premier joint annulaire d'étanchéité;il en résulte que la valeur insttanée de charge entre le joint et sa surface d'application est fonction directement du volume entre joints annulaires, qui est pratiquement incontrolable en dessous d'un minimum fixé par d'autres caractéristiques de construction. Ceci veut dire que des matériaux et la lubrification des éléments d'étanchéité doivent être choisis de manière à fournir une charge superficielle présentant des capacités supérieures à celles engendrées par le mouvement de glissement des surfaces.Dans les cas d'une disponibilité minimale de lubrifiant, tels que ceux mentionnés ci-dessus pour une soupape tournante, un grand nombre de combinaisons matériau/ lubrifiant peuvent ne pas être facilement disponibles dans des matériaux qui sont autrement compatibles relativement à des conditions de résistance mécanique, thermiques et d'ambiance du cycle de combustion interne. Toutefois, le retard entre la pression maximale des gaz sur chaque circonvolution du joint en volutes est, au point de vue pratique, entièrement à la disposition de l'ingénieur d'études du fait qu'il peut être réduit à n'importe quelle valeur désirée par augmentation de la surface du trajet de fuites calculée entre deux circonvolutions consécutives. Dans ces conditions, ainsi qu'on l'a exposé ci-dessus, la chute nette de pression instantanée suivant chaque circonvolution du joint et, par conséquent, la force instantanée d'étanchéité qui s'exerce sur le joint peuvent petre réduites à un niveau acceptable pour la charge qui peut être exercée, dans de bonnes conditions de sécurité entre la bande d'étanchéité et sa surface d'application. En pratique il peut être souhaitable d'admettre une chute de pression plus basse sur la première circonvolution que sur les circonvolutions suivantes du fait que la première circonvolution est appelée, d'une manière générale, à fonctionner à la température la plus élevée et sera ainsi plus sensible à l'absence de lubrifiant. Dans le dispositif conforme à l'invention, ceci peut être effectué en prévoyant un trajet de fuites de section droite réduite suivant sa longueur.De cette manière, la chute de pression de viscosité dans le fluide s'écoulant dans le trajet de fuites peut être modifiée d'une circonvolution à l'autre et la circonvolution extérieure, où la température est moins élevée,peut exercer des forces d'étanchéité plus élevées que celles qui seraient admissibles pour la première circonvolution. En même temps, la perte totale de fluide actif peut être maintenue à un faible niveau grâce à un nombre suffisant de circonvolutions du joint. Le lubrifiant est avantageusement amené entre les deux surfaces de la soupape par des moyens d'alimentation poreux ou capillaires disposés à l'intérieur du carter de soupape. Un moyen pour cela consiste à disposer des bouchons poreux logés et enserrés dans des trous ou des passages prévus dans le carter de soupape, de telle manière que le lubrifiant appliqué à ces bouchons ne puisse pratiquement pas s'écouler en dehors des deux surfaces précitées et puisse encore lubrifier l'élément de soupape. Le lubrifiant peut être amené aux moyens poreux ou capillaires par gravité, par exemple à partir d'un réservoir disposé au-dessus, ou par capillarité à partir d'une source d'huile, ou par une combinaison de ces procédés. Selon une variante, ou en plus des dispositions précédentes, du lubrifiant peut être amené à partir d'une pompe.La fonction importante assurée par des moyens poreux ou capillaires est d'éviter toute fluctuation indésirable de pression en amont de celle-ci et qui pourrait être produite par les forces cycliques de pression du gaz engendrées à l'intérieur de la chambre de travail. En réglant une pression, ou une dénivellation hydrostatique, constante de l'huile en aval on peut obtenir un réglage fin des débits d'écoule ment, d'une manière simple, sans avoir s recourir à des dispo- sitifs compliqués. Lorsque la soupape tournante est montée sur un moteur à combustion interne, l'alinentation en huile peut avantageusement être prélevée sur la pompe à huile principale du moteur, par exemple au moyen d'une dérivation continue du système à haute pression. Une soupape locale de décharge réglable peut être avantageusement prévue entre la source d'alimentation en huile et les moyens poreux ou capillaires, de sorte que l'écoulement de lubrifiant puisse être réglé. Par exemple, la soupape locale de- décharge peut être agencée de manière à être réglée automatiquement en fonction des conditions de fonctionnement du moteur, par exemple sa vitesse et/ou sa charge.Cependant, pour que la lubrification soit assurée, le plus important est que l'alimentation en huile soit agencée de manière à fournir une pellicule mince mais convenable d'huile sur les surfaces de la soupape et quen le lubrifiant ne fuie pas d'une manière appréciable dans l'ouverture du carter. Une manière particulièrement appropriée d'alimentation en lubrifiant des surfaces de la soupape est d'appliquer le lubrifiant à des bouchons réalisés en un métal poreux, tel que du bronze fritté. On peut cependant utiliser d'autres matériaux. L'étanchéité entre la soupape et la chambre de combustion est améliorée en maintenant, ainsi qu'on l'a exposé, une très mince couche de lubrifiant, les moyens d'étanchéité servant à empêcher le lubrifiant dtêtre entraîné, suivant une couche relativement épaisse, sur la surface de l'élément de soupape audelà de l'ouverture du carter. Ceci présente l'avantage que, du fait qu'une très mince couche de lubrifiant suit la température de l'élément de soupape de bien plus près que celle du gaz qui traverse la soupape, il ne s'oxyde ni ne se carbonise pratiquement pas.De plus,la pellicule de lubrifiant est suf fisamment mince pour être retenue physiquement par les irrégularités de surface et ne risque pas, dans ces conditions, d'hêtre arrachées et entratnée à l'intérieur de la chambre de combustion, lorsqu'elle franchit l'ouverture. L'épaisseur minimale précise de la pellicule de lubrifiant est de liordre des hauteurs des aspérités superficielles et, dans ces conditions, la pellicule tombe dans le domaine d'application de la théorie de la lubrification hydrodynamique mentionnée ci-dessus. Ainsi qu'on l'a déjà mentionné, la soupape tournante utilisée conformément à l'invention peut être munie d'une lubrification abondante, par exemple de 10 à 20 fois la quantité habituellement admise, et l'excès de lubrifiant est évacué au cours du fonctionnement de la soupape, pour assurer le régime élastohydrodynamique précité, en mettant en oeuvre des moyens pour amener des quantités abondantes de lubrifiant au carter de soupape et par conséquent à l'élément de soupape, et des moyens pour évacuer ltexcEs de lubrifiant en un emplacement approprié du parcours de l'élément de soupape. La mise en oeuvre d'une lubrification abondante a 'emplacement approprié contribue à refroidir la soupape et aussi à obtenir des taux de compression élevés, sans auto-allumage, avec des carburants à indice d'octane ne relativement bas ; de tels taux de compression avec des carburants à faible indice d'octane en sont pas possibles dans des moteurs à soupapes champignons du fait de la température defonctionnement élevée des soupapes d'échappement. De l'huile conve- nablement refroidie. et filtrée est également indispensable pour effectuer l'échange nécessaire de lubrifiant dans la pellicule de lubrifiant effectivement entranée au-delà de l'ouverture au cours de la combustion.L'huile nécessaire pour cette mince pellicule a besoin d'être constamment changée au cours du fonctionnement pour éliminer les produits de combustion collectés sous forme de particules solides fines déposées sur la pellicule ; celles-ci peuvent être ramenées à l'alimentation principale en huile où ces impuretés peuvent être éliminées par des détergents et par filtration. Selon un aspect de l'invention, il est prévu des moyens pour enlever l'excès de lubrifiant d'un élément cylindrique monté tournant à l'intérieur d'un carter, l'élément cylindrique comportant un évidement formé dans sa surface cylindrique, lesquels moyens comprennent une lame racleuse rigide montée à l'intérieur du carter et poussée élastiquement en direction de la surface cylindrique de l'élément, l'étendue axiale de cette lame racleuse étant supérieure à celle de l'évidement, et l'intensité de la poussée élastique, conjointement avec la rigidité de la lame racleuse, étant telle que la lame soit déformée d'une quantité inférieure à 1/3.000 du diamètre de l'élément tournant lorsque l'évidement et la lame sont alignés. Lorsque l'invention est appliquée à la soupape tournante d'un moteur à combustion interne, l'élément cylindrique est constitué par l'élément de soupape, tandis que le carter est constitué par le carter de soupape muni d'une ouverture de communication avec la chambre de combustion. L'évidement prévu dans 1'é- lément cylindrique vient en communication avec l'ouverture du carter et hors de communication d'avec celle-ci au cours de la rotation de l'élément tournant et sert à faire communiquer cette ouverture, soit avec une lumière d'admission, soit avec une lumière d'échappement de la soupape, de la manière appropriée. D'une manière caractéristique, deux évidements sont prévus, l'un associé à la lumière d'admission, l'autre à la lumière d'échappement, ces évidements à leur tour venant en communication avec l'ouverture et hors de communication d'avec celle-ci. Il y alieu de remarquer que l'invention permet ainsi d'amener une quantité abondante de lubrifiant à l'élément de soupape immédiatement en aval de la lumière du carter (dans le sens normal de rotation de l'élément de soupape), la lame racleuse servant à enlever tout excès de lubrifiant avant que l'élément de soupape franchisse la lumière, et par conséquent avant sur le lubrifiant puisse entre entratné, par la rotation de l'élément de soupape, à travers la lumière, à l'intérieur de la chambre de combustion. En appliquant une quantité abondante de lubrifiant, on peut assurer un refroidissement appréciable de la soupape aussi bien que la lubrification de celle-ci. Le dispositif à lame racleuse perfectionné conforme à l'invention présente une seule arête racleuse qui, en soi, est essentiellement rigide mais qui est poussé élastiquement contre la surface de laquelle il doit racler le lubrifiant. L'arête unique de la lame racleuse est autoapplicable contre la surface cylindrique et, au fur et à mesure de son usure, celle-ci sera pratiquement uniforme et sera compensée par la pression élastique appliquée à la lame racleuse, cette pression élastique permettant aussi à la lame racleuse de se régler en fonction de la dilatation thermique du système dans lequel elle est utilisée. La poussée élastique appliquée à la lame racleuse est de préférence fournie par une série de ressorts disposés de manière à pousser la lame au contact de la surface cylindrique de l'élé- ment de soupape. Le dispositif racleur doit être associé à un passage ménagé dans le carter pour permettre 1 'évacuation du lubrifiant enlevé de la surface cylindrique par la lame racleuse et, d'une manière commode, la lame racleuse elle-mame comporte un certain nombre d'ouvertures ou de conduits qui permettent au lubrifiant de passer de l'arête racleuse de la lame racleuse au passage précité. En outre, au moins une soupape de retenue doit être prévue dans le passage pour empocher le retour du lubrifiant enlevé au cours du fonctionnement de la soupape. Pour faciliter l'enlèvement du lubrifiant collecté sur la surface cylindrique par la lame racleuse, la soupape de retenue ou chacune de celles-ci doit avoir pour action de créer une surface de pression réduite (c'est-à-dire inférieure à la pression atmosphérique) dans la région située en arrière de la lame racleuse. A la création de cette pression réduite peut contribuer l'utilisation d'une pompe à vide, entratnée d'une manière appropriée par le moteur. Selon un autre aspect de l'invention, il est prévu un procédé de lubrification d'un élément cylindrique comportant un évidement ménagé dans sa surface cylindrique, élément cylindrique qui est monté tournant dans un carter. Selon ce procédé, du lubri fiant est abondamment amené à la surface cylindrique en un emplacement et est enlevé ensuite en un second emplacement, situé à une certaine distance du premier, par une lame racleuse, d'étendue axiale supérieure à celle de l'évidement, poussée élastiquement jusqu'à s'appliquer contre la surface cylindrique, la rigidité de cette lame racleuse et l'intensité de la force de poussée étant telles que la lame soit déformée de moins de 1/3000 du diamètre de l'élément cylindrique lorsque la lame et l'évi- dement sont alignés. Lorsque l'élément cylindrique et le carter servent respectivement d'élément de soupape et de carter de soupape d'une soupape tournante d'un moteur à combustion interne à pistons alternatifs, d'une pompe, d'un compresseur ou d'un dispositif analogue, une ouverture est prévue dans le carter pour communiquer avec la chambre de travail du moteur,de la pompe ou du dispositif analogue. La lame racleuse, dans ce cas, est placée avant l'ouverture (dans le sens normal de rotation de 1'élément de soupape), de manière à empêcher le lubrifiant d'être entratné par l'élément jusqu'à l'ouverture. Dans l'élément tournant peuvent autre formés deux évidements, l'un étant associé à une lumière d'admission de la soupape et l'autre étant associé à une lumière d'échappement, les deux évidements venant tour à tour en communication avec l'ouverture du carter et hors de communication d'avec cette ouverture. Dans ce cas, et dans celui où il existe un passage associé à la lame racleuse pour évacuer le lubrifiant enlevé, ce passage étant équipé d'une soupape de retenue, lorsque l'évidement associé à la lumière d'échappement franchit la lame racleuse, la soupape de retenue associée est agencée pour hêtre ouverte par la pression des gaz d'échappement, ce qui permet au lubrifiant enlevé par la lame racleuse de s'échapper. Lorsque l'évidement associé à la lumière d'admission franchit la lame racleuse, l'aspiration provoquée par la course descendante du piston est agencée de manière à ramener la soupape de retenue à la fermeture afin d'empêcher le lubrifiant,enlevd par la lame racleuse, d'être aspiré et de pénétrer dans le moteur. Pour faciliter le retour du lubrifiant à sa source d'alimentation, il s'est révélé avantageux de prévoir une seconde soupape de retenue, située dans le passage à l'opposé de la première soupape de retenue et, de préférence, au voisinage de la base du cylindre du moteur ou au voisina ge de 1 'emplacement d'entrée du lubrifiant dans le carter du vilebrequin.Cette seconde soupape de retenue est agencée de manière à être actionnée par les fluctuations de pression qui se produisent dans le carter du vilebrequin sous l'action des mouvements de va-et-vient des pistons. Lorsque la lumière d'admission de la soupape s'ouvre, le piston est au voisinage de son point mort haute la première soupape de retenue est fermée; la pression qui règne à l'intérieur du carter du vilebrequin est par conséquent faible, ce qui permet l'ouverture de la seconde soupape de retenue et ramène à la source d'alimentation le lubrifiant contenu dans le passage entre les deux soupapes de retenue.Lorsque la lumière d'échappement de la soupape s'ouvre, le piston se trouve au voisinage de son point mort et la pression qui règne à l'intérieur du carter du vilebrequin est élevée, ce qui amène la fermeture de la seconde soupape de retenue et empêche la pression du carter de vilebrequin de s'opposer à la pénétration, dans le passagetdu lubrifiant enlevé par la lame racleuse. L'effet des deux soupapes de retenue est de maintenir une pression réduite dans le passage, entre les deux soupapes, et de faciliter ainsi une évacuation rapide du lubrifiant enlevé par le dispositif racleur. D'autres soupapes de retenue peuvent encore autre prévues pour augmenter cet effet. Selon une variante, ou à titre de disposition supplémentaire, en vue d'utiliser les fluctuations de pression à l'intérieur du carter de vilebrequin pour contribuer au retour du lubrifiant enlevé par la laie racleuse, une-pompe aspirante séparée peut entre utilisée pour produire une réduction de pression à l'intérieur du passage issu de la première ou unique (lorsqu'il n'en existe qu'une) soupape de retenue ; ceci est avantageux lorsque l'invention est utilisée dans des moteurs conçus de telle maniè- re que la position du cylindre ne permette pas au lubrifiant enlevé de s'écouler par gravité jusqu'à la source d'où il provient. L'amenée du lubrifiant à la soupape et son enlèvement consécutif par le dispositif racleur doivent être agencés de telle manière que la lubrification maximale soit appliquée à l'élément tournant de soupape lorsqu'il franchit l'ouverture donnant dans le cylindre,et l'excès de lubrifiant est enlevé avant qu'il puisse être entratné par la rotation de l'élément de soupape et pénétrer à travers l'ouverture dans le chambre de combustion. Ceci assure que le lubrifiant n'entre pas dans le cylindre en quantités indésirables, qui seraient brûlées autrement dans la chambre de combustion en y formant des dép8ts de carbone. I1 est préférable de réaliser le carter de soupape en deux parties, assemblées suivant un plan diamétral, des moyens étant prévus pour serrer ces deux parties l'une contre l'autre. Dans un mode de réalisation de l'invention, une partie du carter fait partie intégrante de la tête de cylindre du moteur et l'autre, ou seconde, partie est articulée à la première ; la seconde partie -est raccordée au carter du vilebrequin du moteur pour ltempê- cher de s'écarter de celui-ci et la première partie est poussée élastiquement en direction de la seconde par des ressorts interposés entre le cylindre du moteur et le carter du vilebrequin. Cet agencement permet aux forces développées par la combustion de pousser le cylindre en direction de la seconde partie du carter, ce qui améliore l'étanchéité au niveau de l'élément cylindrique lorsque se produit la combustion. Lorsque l'invention est appliquée à une soupape tournante, elle permet de disposer d'une alimentation abondante en lubrifiant pour les charges les plus élevées, c'est-à-dire lorsque la surface de contact entre le carter et l'élément cylindrique opposé à l'ouverture donnant dans le cylindre est maximale. De même, ainsi qu'on l'a exposé précédemment, une quantité suffisante de lubrifiant peut être amenée à la soupape pour qu'elle ait une influence importante sur le refroidissement de celle-c, et, en plus, pour fournir une lubrification importante.Ce refroidissement est très important, en ce sens qu'il permet au moteur de fonctionner à des taux de compression élevés avec des carburants à faible indice d'octane, ce qui n'est pas possible dans un moteur à soupape champignon, en raison de la température de fonctionnement élevée de la soupape d'échappement qui pourrait donner lieu à des phénomènes de pré-allumage. De préférence, on prévoit une commande de charge de la soupape tournante, qui est agencée de manière à fournir un système dans lequel une certaine fraction de la force totale produite par la combustion à l'intérieur des cylindres est utilisée pour produire une étanchéité à réglage automatique, pratiquement sans jeu, entre l'élément de soupape et son carter sans entraSner de contrainte excessive sur le mécanisme d'entraSnement de la soupa pe, ni d'usure de l'élément de soupape et de l'alésage du carter. A cet effet, on peut utiliser un carter de soupape en deux parties, ainsi qu'on l'a exposé précédemment, dont les deux parties sont articulées l'une à l'autre. L'une des parties (celle qui porte l'ouverture donnant dans la chambre de combustion) est fixée au cylindre ou à la tête de cylindre ou en constitue une partie, tandis que l'autre partie est serrée sur la première partie à l'aide de moyens appropriés reliés au carter du vilebrequin. Le cylindre lui-même est poussé vers le haut par un ressort, en l'écartant du carter de vilebrequin, en direction de l'autre partie, mais peut se déplacer en s'écartant de cette autre partie à l'encontre de la poussée du ressort. Lorsque ce système de charge est appliqué à l'invention, on dispose d'une force, obtenue à partir de celles produites par la combustion, qui agit directement sur l'élément de soupape et tend à ltentratner en l'écartant des moyens d'étanchéité prévus dans la première partie autour de l'ouverture .Cette force (force A) peut être exprimée de la manière suivante Somme des forces produites par la combustion A x X surface délimitée par les moyens d'étanchéité Section de cylindre La réaction opposée à cette force est fournie par l'autre partie du carter de soupape, en un emplacement de réaction (point C) situé à une certaine distance de la ligne médiane de la soupape ; ceci engendre une force de sens contraire (force B) sur l'autre partie du carter de soupape qui repousse l'élément de soupape contre ses moyens d'étanchéité. Gracie à un choix approprié de l'emplacement d'articulation des deux parties et du point C, cette force B peut être fixée à une valeur supérieure de 8 à 15 % à celle de la force A, ce qui permet de maintenir le contact entre l'élément de soupape et les moyens d'étanchéité. Ainsi le moteur conforme à l'invention comporte une soupape tournante munie de lumières d'admission et d'échappement, pour l'introduction de mélange combustible dans la chambre de combustion et pour l'évacuation des gaz de combustion d'un moteur à combustion interne et, dans ses modes de réalisation préféren- tiels, présente des moyens et un procédé perfectionnés pour assurer l'étanchéité de la soupape tournante par rapport à la chambre de combustion et un procédé perfectionné pour lubrifier la soupape. L'invention, dans ses aspects préférentiels, fournit des moyens qui permettent d'obtenir des taux de compression de 9/1 à 12/1, de préférence de l'ordre de 0,5/1, sans cliquetis, avec des carburants hydrocarburés contenant nettement moins d'additif antidétonant ou même dans certains cas dénués d'additif antidétonant.Dans ces conditions, un moteur conforme à 3 l'invention, d'une capacité de 350 cm , utilisant un carburant d'indice d'octane 79 (indice de laboratoire) fournissait un couple et une puissance au frein supérieurs à ceux fournis par 3 un moteur à soupapes champignons de 350 cm classique alimenté avec un carburant d'indice d'octane 96 (indice de laboratoire). Des carburants d'indice d'octane 66 (indice de laboratoire) ont été utilisés d'une manière satisfaisante dans des moteurs conformes à l'invention. Ceci est dd, au moins en partie, aux caractéristiques géométriques des lumières qui sont ouvertes pendant une durée et dans une mesure qui sont insuffisantes pour qu'une quantité appréciable de mélange combustible imbrûlé se mélange aux gaz d'échappement à l'intérieur de la chambre de combustion. Dans une autre variante de l'invention, une quantité limitée de gaz d'échappement peut être remise en circulation, en introduisant dans la chambre de combustion, une quantité réglée et prédéterminée de gaz d'échappement chauds provenant de la soupape d'échappement, pendant la course d'aspiration du moteur. Ceci peut être effectué en mettant en oeuvre un conduit, disposé d'une manière appropriée, pour ramener des gaz d'échappement de la tubulure d'échappement à l'entrée de la soupape tournante. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation préférés pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe verticale illustrant le principe du réglage de charge d'une soupape et d'un cylindre de moteur, - la figure 2 estunevueencoupe pwffeReducarterdUne soupape tournante et de la partie supérieure d'une chambre de combustion d'un cylindre de moteur - la figure 3 est une vue en plan suivant la direction de la flèche III de la figure 2 - la figure 4 est une vue en coupe partielle du carter de soupape de la figure 2 - la figure 5 montre une variante de construction du carter de soupape de la figure 2 - la figure 6 est une vue en plan suivant la direction de la flèche VI de la figure 1 - la figure 7 est une vue en coupe partielle du carter de soupape de la figure 5 - la figure 8 représente, à plus grande échelle, un détail de la figure 7 - la figure 9 est une vue en coupe d'une partie de moteur à soupape tournante, destinée à être comparée à la figure 10, - la figure 10 est une vue en coupe d'une partie d'un moteur à soupapes champignons - la figure Il est une vue schématique de détail d'une partie d'un moteur à soupape tournante, qui montre l'écoulement des gaz d'admission et d'échappement - la figure 12 est une vue schématique de détail, destinée à être comparée à la figure 11, d'un moteur à soupapes champi- gnons, montrant l'écoulement des gaz d'admission et d'échappement - la figure 13 est un diagramme destiné à comparer les fonctionnements d'une soupape tournante et de soupapes champignons - la figure 14 montre une partie d'une soupape tournante munie de joints d'étanchéité - la figure 15 est une vue en élévation de l'élément de soupape tournant représenté en partie sur la figure 14 - la figure 16 est une vue en coupe suivant la ligne XVI XVI de la figure 15 - la figure 17 est une vue en coupe verticale d'une soupape partiellement sphérique munie d'un joint d'étanchéité en volutes;; - la figure 18 est une vue suivant la direction de la flèche XVIII de la figure 17, mais sans l'élément de soupape tournant, montrant le joint d'étanchéité en volutes - la figure 19 est une vue en coupe d'un agencement de joint d'étanchéité en volutes - la figure 20 est une vue en coupe d'une variante d'agencement de joint d'étanchéité en volutes, au cours de son montage;; - la figure 21 est une vue en coupe d'un autre mode de réalisation de joint d'étanchéité - la figure 22 est une vue de détail montrant le trajet des fuites d'huile dans un joint d'étanchéité en volutes - la figure 23 est une vue en coupe d'une partie d'une soupape tournante munie d'un dispositif racleur et associe à une soupape de retenue - la figure 24 est une vue en coupe longitudinale du dispositif racleur de la figure 23 - la figure 25 est une vue suivant la direction de la flèche XXV de la figure 24, mais sans élément de soupape tournante - la figure 26 est une vue en coupe d'une partie d'une soupape tournante munie d'une variante de dispositif racleur - la figure 27 est une vue suivant la flèche XXVII de la figure 26, mais sans l'élément de soupape tournant - la figure 28 est une vue en coupe verticale d'une partie d'un moteur équipé d'une soupape tournante munie d'un dispositif racleur la figure 29, enfin, représente graphiquement le fonctionnement de deux moteurs à piston alternatif,l'un équipé de soupapes champignons et l'autre d'une soupape tournante et d'un troisième moteur du type à piston rotatif. La figure 1 représente une partie d'un moteur à pistons alternatifs muni d'une soupape tournante comportant un carter de soupape 1, divisé suivant un plan diamètral en deux parties 3 et 4, et un élément de soupape 2. La partie supérieure 3 servant de couvercle, du carter 1, est articulée en 5 à l'aide d'une goupille 6, à la partie inférieure 4 constituant la base du carter. Des goujons 8 sont vissés, à l'une de leurs extrémités, dans le carter du vilebrequin et à leurs autres extrémités supportent une traverse 10 fixée par des écrous 9. La traverse 10 porte sur la partie supérieure du carter de soupape en C pour exercer une réaction aux forces provenant de la combustion à l'intérieur du moteur. Le cylindre de moteur est monté sur le carter de vilebrequin de manière à pouvoir se déplacer suivant son axe et est poussé par des ressorts appropriés en direction de la traverse. Lorsque le moteur tourne, les forces développées par la combustion à l'intérieur du cylindre produiSent une force résultante A qui tend à soulever l'élément de soupape en l'écartant de son siège situé sur la partie inférieure 4 du carter de soupape. La réaction correspondant à cette force est'exercée en C par la traverse 10 et la position précise du point C est choisie de manière à se trouver à une distance Y de la ligne médiane de la goupille d'articulation 5, de sorte que suivant le théorème des moments la force B exercée vers le bas , considérée comme appliquée suivant la ligne médiane verticale de l'élément de soupape 2, est supérieure à la force A dirigée vers le haut, afin d'empécher l'élément de soupape d'entre soulevé et écarté de son siège.La position du point C doit être choisie de telle manière que la force B soit supérieure à la force A de 8 à 15 %. Comme on peut le voir sur les figures 2, 3 et 4, la partie inférieure 4 du carter de soupape 1 est échancrée, comme on 1'a représenté en 12, de manière à fournir des lèvres d'étanchéité 13 tout autour de l'ouverture 14 qui fait communiquer ce carter de soupape avec la chambre de combustion du cylindre 11 ; ces lèvres assurent l'étanchéité entre l'élément de soupape 2 et son carter et, en particulier, entre une lumière 7a ou 7b et la chambre de combustion, lorsqu'une des lumières de l'élément de soupape est en communication avec l'ouverture 14. Les figures 5 à 8 montrent une variante de joint d'étanchéi- té, dans laquelle des lèvres d'étanchéité 13 sont fournies par des pièces insérées 15 encastrées dans une région évidée de la partie inférieure 4 du carter de soupape 1, autour de l'ouver- ture 14 . Cette pièce insérée est biseautée en 16, comme on le voit sur le dessin. Dans ces deux genres de lèvres, lesdites lèvres sont agencées de manière à faire saillie vers le haut de 1/300 à 1/1000 du diamètre du rotor. En comparant la figure 9 (parties d'un moteur à soupapes tournante) et la figure 10 (partie d'un moteur à soupapes champignons), on peut voir que l'élément de soupape tournant ne gêne pas l'accès de la chambre de combustion, comme le font les soupapes champignons 17 ; en outre, l'écoulement des gaz dans un moteur à soupapes champignons est gêné par les cavités 18 correspondant au jeu des soupapes qui sont souvent disposées à la partie supérieure du piston. La supériorité de la combustion dans un moteur à soupape tournante, par rapport à un moteur à soupapes champignons, est illustrée sur les figures Il et 12 qui comparent la séparation des écoulements de gaz d'admission et d'échappement.Dans le moteur à soupape tournante, ltou- verture et la fermeture des lumières d'admission et d'échappement sont nettement plus rapides que dans un moteur à soupapes champignons, de sorte qu'avec une soupape tournante le mélange combustible introduit par la lumière d'admission 7a dans la chambre de combustion ne pénètre pratiquement pas dans l'écoulement de sortie des gaz d'échappement, lesquels par conséquent ne contiennent pratiquement pas de carburant imbrûlé. Au contraire, dans le moteur à soupapes champignons le mélange combustible introduit à travers la lumière d'admission 19 tend à s'écouler, comme on l'a indiqué par des flèches, en direction de la lumière d'échappement 20, ceci dans une mesure appréciable.L'ouverture et la fermeture des lumières d'une soupape tournante est beaucoup plus rapide que celle des soupapes champignons, comme on peut le voir sur la figure 13. Cette figure représente graphiquement le pourcentage (VX) de la soupape en fonction de la rotation C, exprimée en degrés, du vilebrequin. Du fait de la plus grande vitesse de fonctionnement d'une soupape tournante, le recouvrement qui lui est associé (période z) est bien plus court que le recouvrement (période ) des soupapes champignons au voisinage de la position de point mort haut (ty du piston. Les figures 14 à 16 montrent une manière différente d'assurer l'étanchéité d'une soupape cylindrique tournante, dans laquelle un élément de soupape 21, muni de lumières de soupapes 22, est disposé à l'intérieur d'un carter 23. L'élément de soupape 21 est muni de joints annulaires périphériques d'étanchéité 24 et de bandes d'étanchéité 25 qui s'étendent parallèmement à son axe. Chaque bande d'étanchéité 25 est réalisée en deux parties, poussées élastiquement, pour être écartées l'une de l'autre, par des ressorts à lames 26 disposés entre les deux parties. Le carter de soupape est percé, ou taraudé, comme on l'a représenté en 27, et est muni de bouchons poreux 28 à travers lesquels le lubrifiant est amené à la surface cylindrique de l'élément de soupape 21.Selon une variante, de l'huile peut être amenée à l'élément de soupape par capillarité. La figure 17 montre un genre de moteur à piston alternatif utilisant un élément de soupape partiellement sphérique 29 monté et tournant,à l'aide d'un palier 42, dans un carter 31 de forme appropriée. L'élément de soupape 29 comporte des lumières 30 qui viennent en communication avec une ouverture 32 du carter, et hors de communication d'avec cette ouverture, au cours de la rotation de l'élément tournant pour donner accès, dans l'un et l'autre cas, à la chambre de combustion 33. L'ouverture 32 donnant dans la chambre de combustion 33 est de section carrée, comme le montre la figure 18, mais d'autres formes de section pourraient tout aussi bien être utilisées.L'étanchéité, autour de l'ouverture 32, par rapport à l'élément de soupape 29 est effectuée par une pièce insérée rainurée 38 embossée dans un évidement prévu autour de l'ouverture. Cette pièce insérée 38 est munie d'une rainure en spirale 35 qui sert à assurer l'étanchéité , la profondeur de la rainure étant dirigée perpendiculairement à l'axe de rotation de l'élément de soupape. Les rainures pourraient être inclinées par rapport à cet axe de rotation, ou même lui être parallèles, si on le désirait. Des passages d'arrivée et de départ d'huile, comme ceux représentés en 40 et 41, pourraient être prévus si on le désirait. La figure 19 montre une variante de joint d'étanchéité, dans laquelle une bande d'étanchéité continue 36 est disposée à l'intérieur de la rainure en spirale 35 ; cette bande porte sur la surface sphérique de 11 élément de soupape tournant 29. Des bandes de remplissage 37 sont prévues en dessous de la bande d'étanchéité 36, lorsque c'est nécessaire, pour régler la hauteur de la bande d'étanchéité de telle manière qu'elle fasse saillie vers le haut au-dessus de la surface de la pièce insérée 38 d'une quantité appropriée.Comme on l'a représenté en 39, les parties inférieures des rainures d'étanchéité peuvent être disposées tangentiellement par rapport au pourtour de l'élément de soupape 29 afin d'éviter des opérations d'usinage complexes La bande d'étanchéité 36 peut être élastique et, à l'état de repos, être de forme générale plane, comme on le voit sur la figure 20. Dans ces conditions, lorsque l'élément de soupape sphérique 29 est comprimé et amené dans une position immédiatement voisine de la pièce insérée 38, la bande d'étanchéité sera élastiquement déformée, pour prendre la forme représentée sur la figure 19. De même, des bandes de remplissage 37 peuvent être prévues si c'est nécessaire et en particulier pour supporter les spires extérieures de la bande. La figure 21 montre un autre genre de rainure en spirale 35 formée dans une pièce insérée 38, dans laquelle la profondeur de la rainure varie suivant sa longueur d'un maximum, voisin du centre (c'est-à-dire de l'ouverture 32), à un minimum, à son autre extrémité. Une telle rainure fournit un trajet de fuites en spirale qui sert à la fois à assurer l'étanchéité de l'élément de soupape sphérique par rapport à la pièce insérée et i évacuer l'huile enlevée. La figure 22 est une vue, à grande échelle, d'une pièce insérée 38 logée dans un carter de soupape, cette pièce insérée présentant une rainure 35 en forme de volutes et comportant une bande d'étanchéité 36 embotthe dans la rainure . La bande d'étanchéité est formée,comme on le voit sur la figure, de manière à fournir une arête relativement aigue portant contre 1'élément de soupape, à la fois en vue d'assurer l'étanchéité et d'enlever l'excès de lubrifiant, ce lubrifiant enlevé pouvant autre collecté de la manière représentée ici et évacué ensuite. Les figures 23 et 28 illustrent un procédé perfectionné pour effectuer la lubrification de l'élément de soupape tournant, qui permet une lubrification abondante, avec un refroidissement important, sur la majeure partie de l'élément de soupape, ce procédé'permettant aussi d'enlever de l'excès de lubrifiant de l'élément de soupape avant que celui-ci passe au-dessus de l'ou- verture donnant dans la chambre de combustion. On a désigné par 43 un élément de soupape tournant agencé de manière à tourner dans le sens représenté, à l'intérieur d'un carter 44, qui commande des lumières d'admission et d'échappement 45 débouchant dans une chambre de combustion 46 à la partie supérieure d'un cylindre 51 dans lequel un piston 52, associé à une bielle 53, est agencé pour se mouvoir d'un mouvement alternatif.L'huile de lubrification est amenée à l'élément de soupape tournant 43, en 47, (fig. 28) et elle est enlevée par un dispositif racleur 48 muni d'une lame racleuse 49 qui est poussée contre l'élément de soupape 43 par des ressorts 50. Dans le mode de réalisation représenté sur les fig. 23 et 26, l'élément de soupape est indiqué comme tournant normalement dans le sens des aiguilles d'une montre, tandis que sur la fig. 28 l'élément de soupape est représenté comme tournant normalement dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. On voit, sur les figures 23, 24 et 25, que le dispositif racleur 48 comporte une lame racleuse 49 qui est poussée et amenée au contact de la surface cylindrique de l'élément de soupape tournant 43 par des ressorts 50. L'arête de la lame racleuse 49 est évidée pour former une fente 57 communiquant avec des trous 55 formés dans la lame racleuse 49. Le lubrifiant enlevé de l'élément de soupape 43 par la lame racleuse 49 se rassemble dans la fente 57, pénètre dans les trous 55 et est évacué par le passage 56, à travers une soupape de retenue 54. Les figures 26 et 27 montrent une variante de réalisation de dispositif racleur 48a, la rotation de l'élément de soupape 43 étant encore supposée, sur la figure 26, s'effectuer dans le sens des aiguilles d'une montre. La lame racleuse 49a du dispositif 48a est logée dans une fente ménagée dans le carter 44 et est poussée et amenée au contact de l'élément de soupape 43 par des ressorts 50. La fente est munie de rainures 58 à travers lesquelles le lubrifiant enlevé de l'élément de soupape 43 peut stécouler en direction de la soupape de retenue 54. La lame racleuse 49 (ou 4Da) peut être réalisée en n'impor- te quel matériau présentant de bonnes qualités de résistance à l'usure et de portée contre l'élément de soupape tournant ; par exemple la lame racleuse peut être en bronze et l'élément de soupape tournant en acier trempé ou en fer d'une grande dureté. L'étendue axiale de la lame racleuse doit entre supérieure à celle des lumières 45 et, dans ces conditions, lorsque les lumiè- res passent devant le dispositif racleur, la lame racleuse n'est supportée que par ses extrémités. Il est donc nécessaire par conséquent que la lame soit rigide pour I'empêcher d'être déformée et de s'engager à l'intérieur des lumières ; on a découvert que la rigidité de la lame, conjointement avec la force exercée par les ressorts 50, doit être telle que la lame ne soit pas déformée de plus de 1/3.000 du diamètre de l'élément de soupape, lorsque la lame et une des lumières sont alignées. I1 est souhaitable que le volume total d'air contenu dans la fente où est logée la lame racleuse et du caté de l'élément de soupape où se trouve la soupape de retenue 54 soit aussi faible que possible, eu égard à l'évacuation de lubrifiant enlevé par la lame racleuse. La raison en est que l'air contenu à l'intérieur de ces espaces se dilatera lorsque la lumière d'admission arrivera au niveau du dispositif racleur (du fait que la pression d'admission sera normalement inférieure à la pression atmosphérique), tandis que ces espaces seront remplis d'air à une pression supérieure à la pression atmosphérique lorsque la lumière d'échappement arrivera en cet endroit.L'air qui slest dilaté va tendre à entraîner à l'intérieur de la lumière d'admission une certaine quantité du lubrifiant enlevé par la lame racleuse ; dans ces conditions, plus le volume libre dans la région du dispositif racleur sera faible, moins cette tendance sera marquée. Cette condition toutefois doit être conciliée avec la nécessité que le dispositif racleur soit capable d'évacuer le lubrifiant enlevé suffisamment rapidement pour ltempê- cher de se former en une pellicule mise sous pression le long de l'arête de la lame racleuse, ce qui permettrait à l'élément de soupape tournant d'entrarner du lubrifiant au-delà de la lame racleuse.S'il existe une pellicule épaisse de lubrifiant sur l'élément de soupape dans la région de l'ouverture qui donne dans la chambre de combustion, les pressions développées en cet endroit peuvent entraSner des difficultés, par exemple la vibration de l'élément de soupape. On a découvert que l'enlèvement de lubrifiant doit être suffisamment efficace pour produire une pellicule d'huile très mince sur l'élément de soupape entre la lame racleuse et les moyens, d'arrivée d'huile 47 si on veut éviter ces difficultés. De telles minces pellicules tombent dans le domaine d'application de la théorie de la lubrification élastohydrodynamlque et les formules de Dowson et Higgenson s'appliquent très bien ainsi que l'expérience l'a montré. Au cours du fonctionnement du dispositif conforme à l'invention, ainsi qu'on l'a décrit ci-dessus, du lubrifiant est amené à l'élément de soupape 43 en 47 et est entratné autour de celui-ci par sa rotation jusqu'au dispositif racleur 48 (ou 48a) où il est pratiquement enlevé avant qu'il puisse atteindre la chambre de combustion. L'huile enlevée traverse la soupape de retenue 54 et le passage 56 pour revenir à la source d'où elle provient (d'une manière classique le bain d'huile du carter du moteur) d'où elle peut être remise en circulation en direction de la soupape en 47. Il y a lieu de remarquer que le lubrifiant va refroidir la soupape en même temps qu'il la lubrifie et, en ce qui concerne l'action de refroidissement du lubrifiant, il est souhaitable qu'il s'écoule à un débit élevé le long de la soupape. Afin d'illustrer les effets qui permettent d'obtenir les diverses caractéristiques de l'invention, on se reportera à la figure 29 qui représente graphiquement les performances relati ves, à étranglement maximal, de trois moteurs. Sur cette figure, on a porté en abscisses la vitesse de rotation R du vilebrequin des différents moteurs et en ordonnées leur pression effective moyenne en bars.La courbe X est relative à un moteur classique à quatre cylindres en ligne, à soupapes champignons actionnées par tiges-poussoirs, utilisant de l'essence d'indice d'octane égal à 100 ; la courbe Y est relative à un genre de moteur à piston rotatif du type Wankel, utilisant aussi une essence d'indice d'octane égal à 100 ; et la courbe Z est relative à un moteur comportant une soupape tournante construite selon certaines caractéristiques préférentielles de l'invention et utilisant une essence d'indice d'octane égal à 66. Finalement, les caractéristiques principales de l'invention peuvent se résumer par les points suivants 1) procédé pour améliorer les performances de carburants dans des moteurs à combustion interne dans lesquels l'admission de carburant dans la ou les chambres de combustion du moteur, et l'évacuation de cette ou de ces chambres des produits de combus- tion,est commandée par une soupape tournante, lequel procédé est caractérisé en ce qu'une quantité abondante de lubrifiant est amenée sur la surface de la soupape à travers le carter de soupape en un emplacement sélectionné de manière à lubrifier la soupape au cours de la rotation de celle-ci, après qu'elle a franchi l'ouverture donnant dans la chambre de combustion, et en ce que l'excès de lubrifiant est enlevé de la surface de la soupape avant que le lubrifiant puisse entre entraSné par la rotation de la soupape à l'intérieur de la chambre de combustion, de telle manière que le lubrifiant résiduel subsistant sur la surface de la soupape est constitué par une pellicule d'une minceur telle qu'elle soit physiquement retenue par les irrégularités superficielles de la soupape, l'épaisseur de cette pellicule étant de l'ordre de grandeur des hauteurs des aspérités superficielles de manière à fournir une pellicule d'épaisseur réduite à une valeur de l'ordre de 1 à 1,25 micron 2) procédé selon le point l), caractérisé en ce que le moteur est constitué par un moteur à combustion interne et le carburant est à base d'hydrocarbures ;; 3) procédé selon l'un quelconque des points 1 et 2, caractérisé en ce que l'excès de lubrifiant enlevé est recyclé 4) procédé selon l'un quelconque des points 1, 2 et 3, ca ractérisé en ce que le moteur présente un taux de compression de 9/1 à 12/1 et un rapport alésage/course de 1/1 à 3/1 5) procédé selon le point 4, caractérisé en ce que le taux de compression est au moins égal à 10,5/1 6) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que le carburant est amené 8 la chambre de combustion et les produits de combustion en sont évacués à travers une lumière cylindrique de section pratiquement carrée 7) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que l'échappement de carburant de la soupape dans la chambre de combustion est emptché-par un élément d'étanchéité prévu autour de l'ouverture qui donne dans la chambre de combustion 8) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que la soupape tournante passe sur des lèvres disposées à l'intérieur du carter de soupape autour de l'ouverture de la soupape qui donne dans la chambre de combustion,ces lèvres constituant des joints d'étanchéité, la largeur de ces lèvres d'étanchéité étant telle que la pression d'application sur ces lèvres soit de 34,5 à 69 bars) 9) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce qu'une étanchéité est assurée en prévoyant des joints annulaires d'étanchéité autour de chaque cbté de la lu mière de la soupape et en direction de chaque extrémité de la soupape, et en disposant des bandes longitudinales d'étanchéité entre eux, ces bandes d'étanchéité étant pressées élastiquement entre la soupape et son carter 10) procédé selon le point 9, caractérisé en ce que ces joints annulaires et ces bandes d'étanchéité sont prévus dans la soupape elle-nçma ;; 11) procédé, selon l'un quelconque des points 1 à 8, caractérisé en ce que la soupape tournante est de forme sphérique ou partiellement sphérique 12) procédé selon le point 11, caractérisé en ce que l'étanchéité est assurée par des joints annulaires d'étanchéité cylindriques situés à l'intérieur de la soupape ou de son carter et disposés concentriquement par rapport à la lumière du cylindre 13) procédé selon le point 11, caractérisé en ce que l'étanchéité est assurée par une bande-enroulée en spirale en forme de volute ou d'hélice 14) procédé selon l'un quelconque des points 11, 12 et 13, caractérisé en ce que la soupape ou son carter est muni d'une rainure en spirale servant de moyen d'étanchéité 15) procédé selon le point 14, caractérisé en ce que la rainure est formée verticalement 16) procédé selon le point 14, caractérisé en ce que la rainure est formée horizontalement 17) procédé selon l'un quelconque des points 14, 15 et 16, caractérisé en ce que ces rainures sont soumises à l'action d'un ressort 18) procédé selon l'un quelconque des points 11, 12 et 13, caractérisé en ce que l'étanchéité est assurée par une série de joints de circonférences allant en décroissant progressivement;; 19) procédé selon l'un quelconque des points 11, 12 et 13, caractérisé en ce que l'étanchéité est assurée par une spirale en relief 20) procédé selon l'un quelconque des points 11, 12 et 13, caractérisé en ce que l'étanchéité est assurée par une série d'éléments en relief de circonférences allant en décroissant progressivement 21) procédé selon lun quelconque des points 11 à 20, caractérisé en ce que la hauteur selon laquelle est assurée l'étant chéité est réglée à l'aide de bandes séparées par des remplis sages 22) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce qu'au moins une soupape de retenue est associe aux moyens d'enlèvement de ltexcès de lubrifiant, le lubrifiant enlevé étant évacué de la soupape et son enlèvement facilité par la création d'une région à pression inférieure à la pression atmosphérique dans le passage d'enlèvement du lubrifiant 23) Procédé selon le point 22, caractérisé en ce que la création de la pression inférieure à la pression atmosphérique est facilitée.àl'aide d'une pompe d'aspiration 24) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que l'excès de lubrifiant est enlevé à l'aide d'une lame racleuse essentiellement rigide poussée élastiquement contre la surface de la soupape 25) procédé selon le point 24, caractérisé en ce que la rigidité-de la lame racleuse est telle que lorsqu'une lumière de la soupape passe sur celle-ci, la lame n'est pas déformée élastiquement par la tension appliquée de plus de 0,0003 du diamètre de la soupape 26) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que la charge exercée sur la soupape tournante est commandée ; 27) procédé selon le point 26, caractérisé en ce qu'une fraction de la force produite par l'explosion est utilisée pour fournir un joint d'étanchéité pratiquement sans jeu, à réglage automatique, entre la soupape et son carter 28) procédé selon l'un quelconque des points 26 et 27, caractérisé en ce que le carter de soupape est formé en au moins deux parties agencées pour présenter un certain degré de retenue élastique entre ces parties, mais étant autoréglables sous l'ac- tion de forces produites par l'explosion du carburant à l'intérieur du cylindre, de manière à permettre à la soupape tournante de travailler dans de bonnes conditions 29) procédé selon l'un quelconque des points 26, 27 et 28, caractérisé en ce que le cylindre présente un certain degré de flottement par rapport au carter du vilebrequin 30) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que la durée et le degré d'ouverture des lumières d'admission et d'échappement donnant dans la chambre de combustion, de la soupape tournante sont commandés de telle manière que la charge de carburant introduite dans la chambre de combustion ne pénètre pratiquement pas directement dans la lumière d'échappement 31) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que la force engendrée par l'explosion à l'intérieur du cylindre et tendant à soulever la-soupape de son siège est équilibrée par l'exercice d'une charge sur la soupape pour produire une force supérieure à la précédente,qui soit suffisante pour maintenir le contact entre la soupape et son joint d'étanchéité 32) procédé selon le point 31, caractérisé en ce que le point de réaction est choisi dans le système de manière à assurer que la force qui s'oppose à la force de l'explosion soit appliquée suivant la ligne médiane de la soupape et du cylindre 33) procédé selon l'un quelconque des points 26 à 32, caractérisé en ce que la force s'opposant à la force de l'explo sion est déterminée de manière à ne dépasser cette dernière que de 8 à 15 % 34) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce qu'une quantité limitée de gaz d'échappement est recyclée en introduisant une quantité réglée et prédéterminée de gaz d'échappement chauds provenant de la soupape d'échappement dans la chambre de combustion pendant la course d'aspiration du cycle du moteur ;; 35) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que du carburant est introduit dans la chambre de combustion à travers la lumière d'entrée de la soupape tournante et que les produits de combustion en sont évacués à travers la lumière d'échappement de la soupape tournante, la disposition géométrique des lumières de la soupape étant telle que leurs temps d'ouverture dans la chambre de combustion soient faibles, la soupape tournant dans un carter divisé soumis à une charge de manière à l'empocher d'entre soulevée de son siège audessus de la chambre de combustion, moyennant quoi le cylindre peut flotter par rapport à son carter de vilebrequin, et que des moyens sont prévus pour assurer une lubrification abondante de la soupape, pour son refroidissement et pour l'enlèvement de l'excès de lubrifiant de manière à empêcher toute pénétration indésirable de lubrifiant dans la chambre de combustion et pour fournir une pellicule élastohydrodynamique autour du joint d'étanchéité de la soupape par rapport à la chambre de combustion, le système assurant des taux de compression d'au moins 9/1 à 12/1, sans cliquetis, en utilisant des carburants à indice d'octane relativement faible 36) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que le lubrifiant est choisi de manière à s'infiltrer sur la surface de la soupape tournante à travers des bouchons poreux prévus dans des trous percés ou ménagés dans le carter de la soupape;; 37) procédé selon l'un quelconque des points précédents, caractérisé en ce que le lubrifiant est amené à la surface de la soupape par capillarité 38) moyens pour améliorer les performances de moteurs à combustion interne comprenant une soupape tournante agencée pour introduire du carburant dans la chambre de combustion d'un moteur à combustion interne et à en évacuer les gaz d'échapperent, lesquels moyens sont caractérisés en ce qu'ils comportent des moyens pour amener des quantités abondantes de lubrifiant à la surface de la soupape, des moyens pour enlever l'excès de lubrifiant de la surface de la soupape en un emplacement tel que le lubrifiant soit enlevé avant qu'il puisse être entratné par la rotation de la soupape dans l'ouverture donnant dans la chambre de combustion, les moyens d'enlèvement de lubrifiant étant agencés de telle manière qu'ils ne fournissent qu'une épaisseur ne dépassant pas 1 à 1,25 micron de la pellicule résiduelle subsistant sur la surface de la soupape, de manière à remettre en circulation le lubrifiant enlevé 39) moyens selon le point 3% caractérisésen ce que le moteur présente un taux de compression de 9/1 à 12/1 et un rapport alésage/course de 1/1 à 3/1 40) moyens selon le point 39, caractérisés en ce que le taux de compression est d'au moins 10,5/1 et le rapport alésage/ course de 1*5/1 à 3/1 41) moyens selon l'un quelconque des points 38, 39 et 40, caractérisée en ce qu'ils comportent une seule lumière de cylindre et une soupape tournante de même diamètre 42) moyens selon l'un quelconque des points 38 à 41, caractérisés en ce que la lumière du cylindre est de section.pratiquement carrée 43) moyens selon l'un quelconque des points 38 à 42, caractérisés en ce que des lèvres sont prévues dans le carter de soupape pour assurer l'étanchéité entre la soupape et l'ouverture donnant dans la chambre de combustion 44) moyens selon le point 43, caractérisés en ce que le carter de soupape est évidé pour fournir des parties non évidées aux emplacements ou en des emplacements voisins de la lumière d'entrée et de sortie de la chambre de combustion. 45) moyens selon le point 43, caractérisés en ce que le carter de la soupape est évidé de chaque cbté de la chambre de combustion et des pièces insérées y sont prévues pour former des lèves 46) moyens selon l'un quelconque des points 44 et 45, caractérisés en ce que la profondeur maximale de la partie évidée du carter de soupape est de 1/300 à 1/1000 du diamètre du carter de soupape et va en diminuant jusqu'à zéro sur la ligne médiane horizontale de l'alésage 47) moyens selon l'un quelconque des points 43 à 46, carac ractérisés en ce que la largeur des lèvres d'étanchéité est telle que la pression desportée des lèvres est en fonctionnement de 34,5 à 69 bars 48) moyens selon l'un quelconque des points 38 à 47, caractérisés en ce qu'une étanchéité est assurée en prévoyant des joints annulairesdétanchéité du cOté de chaque extrémité de la soupape et en disposant des bandes longitudinales d'étanchéité entre ceux-ci, ces bandes longitudinales d'étanchéité étant agencées de manière à être pressées élastiquement entre la soupape et son carter 49) moyens selon le point 48, caractérisés en ce que les joints annulaires et les bandes d'étanchéité sont prévus dans la soupapes elle-même 50) moyens selon l'un quelconque des points 38 à 49, caractérisés en ce que la soupape est sphérique ou partiellement sphérique 51) moyens selon le point 50, caractérisés en ce que des joints annulaires cylindriques d'étanchéité sont montés à l'intérieur de la soupape ou du carter de celle-ci, concentriquement par rapport à la lumière du cylindre 52) moyens selon le point 50, caractérisés en ce que l'étan- chéité est assurée par une bande enroulée en spirale, disposée à l'intérieur d'une rainure en forme de volute ou d'hélice 53) moyens selon l'un quelconque des points 38 à 52, caractérisés en ce qu'ils comportent des moyens, pour l'amenée du lubrifiant à la soupape, disposés en un emplacement à l'intérieur du carter de soupape situé au-delà de l'ouverture de celuici, donnant dans la chambre de combustion, des moyens constitués par un dispositif racleur, destiné à enlever l'excès de lubrifiant, disposé en un emplacement à l'intérieur du carter de soupape, qui assure que le lubrifiant présent sur la surface de la soupape soit pratiquement enlevé avant qu'il puisse être entraSné par la rotation de la soupape à l'intérieur de la chambre de combustion, au moins une soupape de retenue associée au dispositif racleur pour assurer que le lubrifiant enlevé soit évacué de la soupape, et des moyens pour assurer qu'au cours du fonctionnement, une pression inférieure à la pression atmosphérique soit créée dans le passage destiné au lubrifiant enlevé, au-delà du dispositif racleur 54) moyens selon le point 53, caractérisé6 en ce que le dispositif racleur comporte une lame racleuse pratiquement rigide et des moyens élastiques agencés pour presser ladite lame contre la surface de la soupape 55) moyens selon le point 54, caractérisés en ce que la rigidité de la lame racleuse est telle qu'elle ne soit pas déformée élastiquement par la tension appliquée, de plus de 0,0003 du diamètre du rotor lorsqu'une lumière de la soupape passe au-dessus de celle-ci 56) moyens selon l'un quelconque des points 38 à 55, caractérisés en ce qu'il comportent une commande de la charge de la soupape tournante 57) moyens selon le point 56, caractérisés en ce que le carter de soupape est réalisé en au moins deux parties agencées de manière à présenter un certain degré de mobilité élastique entre les parties, mais agencées de manière à autre autoréglables sous l'action des forces produites par l'explosion du carburant dans le cylindre 58) moyens selon l'un quelconque des points 38 à 57, caractérisés en ce-qu'ils comportent au moins un conduit disposé de manière à recevoir des gaz d'échappement prélevés dans la tubulure d'échappement et les amener à la lumière d'admission de la soupape tournante 59) moyens selon l'un quelconque des points 38 à 58, caractérisés en ce que le carter de soupape comporte des trous percés ou taraudés, dans lesquels sont montés des bouchons poreux à travers lesquels le lubrifiant peut autre amené à s'infiltrer pour parvenir à la surface de la soupape tournante 60) moyens selon l'un quelconque des points 38 à 59, caractérisés en ce que le lubrifiant est amené à la surface de la soupape par capillarité. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé pour améliorer les performances de carburants dans des moteurs à combustion interne dans lesquels l'admission de carburant dans la ou les chambres de combustion du moteur et l'évacuation de cette ou de ces chambres des produits de combustion est commandée par une soupape tournante, lequel procédé est caractérisé en ce qu'une quantité abondante de lubrifiant est amenée sur la surface de la soupape à travers le carter de soupape en un emplacement sélectionné de manière à lubrifier la soupape au cours de la rotation de celle-ci, après qu'elle a franchi l'ouverture donnant dans la chambre de combustion, et en ce que l'excès de lubrifiant est enlevé de la surface de la soupape avant que le lubrifiant puisse autre entraîné par la rotation de la soupape à l'intérieur de la chambre de combustion, de telle manière que le lubrifiant résiduel subsistant sur la surface de la soupape est constitué par une pellicule d'une minceur telle qu'elle soit physiquement retenue par les irrégularités superficielles de la soupape, l'épaisseur de cette pellicule étant de l'ordre de grandeur des hauteurs des aspérités superficielles de manière à fournir une pellicule d'épaisseur réduite à une valeur de l'ordre de 1 à 1,25 micron 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moteur est constitué par un moteur à combustion interne et le carburant est à base d'hydrocarbures 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'excès de lubrifiant enlevé est recyclé. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que le moteur présente un taux de compression de 9/1 à 12/1 et un rapport alésage/course de 1/1 à 3/1 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le taux de compression est au moins égal à 10,5/1 6. Moyens pour améliorer les performances de moteurs à combustion interne comprenant une soupape tournante agencée pour introduire du carburant dans la chambre de combustion d'un moteur à combustion interne et à en évacuer les gaz d'échappement, lesquels moyens sont caractérisés en ce qu'ils comportent des moyens pour amener des quantités abondantes de lubrifiant à la surface de la soupape, des moyens pour enlever l'excès de lu brifiant de la surface de la soupape en un emplacement tel que le lubrifiant soit enlevé avant qu'il puisse Entre entratné par la rotation de la soupape dans l'ouverture donnant dans la champ bre de combustion, les moyens d'enlèvement de lubrifiant étant agencés de telle manière qu'ils ne fournissent qu'une épaisseur ne dépassant pas 1 à 1,25 micron de la pellicule résiduelle subsistant sur la surface de la soupape, de manière à remettre en circulation le lubrifiant enleva 7. Moyens selon la revendication 6, caractérisés en ce que le moteur présente un taux de compression de 9/1 à 12/1 et un rapport alésage/course de 1/1 à 3/1 8. Moyens selon la revendication 7, caractérisés en ce que le taux de compression est d'au moins 10,5/1 et le rapport alésage/course de 1,5/1 à 3/1. 9. Moyens selon l1une quelconque des revendications 6, 7 et 8, caractérisés en ce qu'ils comportent une seule lumière de cylindre et une soupape tournante de même diamètre. 10. Moyens selon l'unequelconque des revendications 6 à 9, caractérisés en ce que la lumière du cylindre est de section pratiquement carrée .