On sait depuis longtemps que divers individus, par contact, (notamment inhalation) avec certaines particules ou substances organiques naturelles et synthétiques, montrent des réactions allergiques caractéristiques telles qu'un éternuement, une 5 excitation des. glandes muqueuses, un oedème local, des éruptions cutanées et une vaso-dilatation. Ces réactions sont couramment appelées "rhume des foins" et même si la réaction en elle-même n'est habituellement pas grave, elle peut conduire à des complications, du point de vue tant physiologique que psychologique. 10 Chez un enfant en bas âge, la présence constante d'un état allergique provoque souvent des difformités permanentes.du corps, et en particulier de la face, sans parler des effets psychologiques d'une gêne toujours présente. Les états asthmatiques sont aussi en liaison intime avec des réactions allergiques et 15 peuvent provoquer des complications plus graves. La science médicale reconnaît actuellement que le rhume des foins est une maladie grave qui doit être traitée avec soin et persévérance. A ce propos, on sait de même,depuis un certain temps,que des extraits des substances douées d'activité allergénique 20 ou antigénique mentionnées ci-dessus, lorsqu'elles sont injectées par voie sous-cutanée, soulagent ces réactions allergiques chez la plupart des individus. Le mécanisme physiologique exact de ce traitement, appelé hyposensibilisation, n'a pas encore reçu d'explication complète et satisfaisante. Toutefois, diverses 25 théories ont été avancées pour tenter de donner une explication. L'une de ces théories suppose la formation dranticorps dits de blocage ou de neutralisation, produits par injection de l'extrait, tandis qu'une autre théorie suppose que ce traitement favorise la formation de l'union entre l'antigène (ou allergène) 30 et l'anticorps dans la circulation libre plutôt que dans le tissu. Dans la préparation de ces extraits allergéniques, la pratique antérieure courante a consisté à extraire simplement la substance organique responsable de la réaction allergique avec 35 un liquide aqueux d'extraction acceptable du point de vue physiologique tel qu'une solution de chlorure de sodium ou une solution de chlorure de sodium légèrement alcaline. Après que 70 11972 2 2042299 le liquide d'extraction a été séparé du résidu, cette solution contenant les principes actifs est stérilisée et utilisée simplement telle quelle, après lui avoir fait subir, naturellement, la dilution en série convenable._ Dans un tel procédé d'extraction, 5 le liquide d'extraction acceptable du point de vue physiologique est choisi et préparé de manière à protéger l'intégrité structurale de la molécule antigénique. Toutefois, on a décrit récemment un procédé qui donne un extrait allergénique plus complet et plus efficace.- Ce procédé 10 a été décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 3.148.121 et 3.148.122 et consiste , dans son ensemble, à traiter une substance allergénique entière dégraissée avec un liquide d'extraction à base d'une aminé hétérocyclique tertiaire en milieu aqueux, à séparer du résidu la phase liquide contenant 15 les principes actifs, à jeter le résidu et, pour séparer les principes actifs dé 1'aminé tertiaire hétérocyclique, à ajouter de l'eau et une solution d'alun à l'extrait pour en précipiter les principes actifs, le précipité est ensuite lavé plusieurs fois avec de l'eau pour éliminer la totalité de 1'aminé tertiaire 20 hétérocyclique et tout excès d'alun, et il est finalement remis en suspension dans un véhicule aqueux acceptable du .point de vue physiologique. On a supposé initialement que l'inclusion de l'aminé hétérocyclique tertiaire dans le procédé ne fait que donner un extrait 25 allergénique plus complet, car le,s constituants solubles dans le solvant organique sont inclus dans l'extrait , de même que les fractions de protéines et de glucides solubles dans l'eau. Toutefois, on suppose à présent que la nature chimique réactive de 1'aminé tertiaire hétérocyclique peut provoquer une modi-30 fication structurale de la molécule antigénique, ce qui donne un extrait de traitement allergénique qui est efficace et relativement exempt de réactions secondaires dues à la constitution. Pour aussi efficaces et avantageux que ce soient montrés ces 35 extraits allergéniques obtenus par extraction avec une aminé tertiaire hétérocyclique et précipitation à l'alun [appelés ci-après EPPA (extraits à la pyridine et précipités à l'alun), 70 11972 3 2042299 étant donné que la pyridine est llaminé tertiaire hétérocyclique que l'on préfère utiliser dans un tel procédé], plusieurs limitations sont apparues au cours des années. A ce propos, on a constaté que ce type d'extrait ne pouvait pas être utilisé à 5 des fins de cuti-réaction,ce que les médecins traitant les allergies désirent habituellement éviter, car ils préfèrent utiliser la même substance naturelle et le même extrait tant pour le diagnostic que pour le traitement. Un tel mode opératoire, utilisant le même extrait, assure qu'un traitement implique 10 1'antigène exact qui est trouvé responsable de la réaction cutanée allergique . la limitation mentionnée ci-dessus des extraits EPPA est due vraisemblablement à l'insolubilité du précipité et/ou à la formation d'un complexe entre l'aminé hétérocyclique tertiaire et l'antigène extrait et l'alun utilisé 15 dans la précipitation de l'antigène pour l'isoler du liquide d ' ex trac tion. On a également mentionné certains cas dans lesquels un extrait aqueux typiques'est montré efficace alors que l'extrait EPPA a été relativement inefficace , et vice-versa.Par consé-20 quent, on doit en conclure que certains antigènes sont préfé-rentiellement solubles dans des liquides d'extraction ou bien aqueux, ou bien à base d'un solvant organique. En outre, les paramètres du procédé de préparation d'antigènes EPPA , lorsqu'on utilise les procédés de la technique antérieure, sont assez 25 pénibles, et le rendement laisse beaucoup à désirer, c'est-à- dire qu'il est de l'ordre de 50 $ des unités d'azote de protéine initialement extraites. l'invention a donc pour but d'offrir un extrait allergénique offrant plus de possibilités et d'efficacité que celui 30 qui est obtenu au moyen des procédés antérieurs opérant en milieu aqueux ou par extraction à la pyridine et précipitation à l'alun. l'invention concerne également un procédé perfectionné de préparation d'extraits allergéniques sans dénaturation de . la fraction de protéines soluble dans l'eau. 35 l'invention concerne en outre un procédé combiné d'extrac tion à l'eau et avec un solvant organique , dans lequel la presque totalité de la matière antigénique est extraite au cours 70 11972 4 2042299 de son traitement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre. Le procédé de 1'invention consiste (1) à traiter la substan-5 ce douée d'activité allergénique et/ou antigénique avec un liquide aqueux d'extraction, (2) à séparer le liquide aqueux d'extraction contenant les principes actifs hydrosolubles de la partie insoluble dans l'eau de la substance, (3) à traiter la partie insoluble dans l'eau de la substance avec un liquide 10 d'extraction à base d'un solvant organique, (4) à séparer le solvant organique d'extraction de l'eau et de la partie insoluble dans le solvant organique de la substance , (5) à rassembler de préférence le liquide d'extraction contenant les principes actifs solubles dans l'eau avec les principes actifs solubles 15 dans le solvant organique, (6) à insolubiliser les principes actifs contenus dans les extraits par addition d'un composé d'aluminium, (7) à séparer les principes actifs insolubilisés des liquides d'extraction, et (8) à remettre de préférence les principes actifs insolubilisés en suspension dans un liquide 20 aqueux acceptable du point du vue physiologique. Le procédé conforme à l'invention peut être appliqué à toutes substances douées d'activité allergénique tant d'origine naturelle que préparées par voie de synthèse. Ces substances comprennent des poussières telles que la poussière ordinaire 25 rencontrée dans les maisons et recueillie dans des aspirateurs, et la poussière rencontrée dans des ateliers de fabrication, par exemple la sciure de bois ; des épithéliums, par exemple des pellicules provenant de chats, chiens, chevaux et lapins ; des plumes, par exemple des plume£$'oies,de canards et de poulets 30 de graines , par exemple la graine de coton et la graine de kapok ; des insectes et des émanations provenant d'insectes, par exemple abeilles, guêpes, frelons, bourdons et moustiques ; des pollens d'arbres, de graminées et d'herbes, par exemple Ambrosia, dactyle pelotonné, érables, peupliers ; des moisissures 35 telles qu1 Aspergillus et Altemaria ; des composés chimiques synthétiques complexes, tels que des antibiotiques, etc. Initialement, la substance douée d'activité allergénique 70 11972 5 2042299 est extraite avec un liquide aqueux d'extraction. Cette étape initiale est la même que celle que l'on utilise dans la préparation des extraits allergéniques aqueux antérieurs et implique simplement l'utilisation d'un liquide d'extraction aqueux ou 5 aqueux tamponné ou isotonique. Ces liquides d'extraction comprennent une solution de chlorure de sodium tamponnée au phosphate (solution d'Evan) ; la solution de Coca comprenant, du 'bicarbonate de sodium, du chlorure de sodium et du phénol ; une solution de chlorure de sodium dans la glycérine, une solution de dextrose 10 (solution de TJngar) ; la solution physiologique de chlorure de sodium ; une solution de chlorure de sodium dans l'alcool ; etc. Ces solutions sont bien connues des spécialistes en matière de traitement des allergiques,et des formulations plus complètes, de même que les concentrations des ingrédients, sont données 15 dans tout ouvrage élémentaire traitant de l'allergie. Ces solu-. tions sont toutes des liquides d'extraction assez modérée , dont le pH est ajusté entre environ 6,6 et 8,0, et qui sont aptes à protéger l'intégrité structurale de la molécule d'al-lergène ou d'antigène responsable de la maladie. 20 Dans la préparation de cet extrait aqueux initial de l'al- lergène, la substance antigénique naturelle, après élimination des matières contaminantes physiques et pulvérisation ou subdivision, si nécessaire, est mise en contact avec le liquide d'extraction pendant une période de temps d'environ 1 heure 25 à 3 jours ou davantage, en agitant éventuellement. De préférence, l'extraction est effectuée sous agitation continue pendant une période de 4 heures, l'allergène peut aussi être dégraissé avant sa mise en contact avec le liquide aqueux d'extraction ; toutefois, dans certains cas,ceci est inutile, ou élimine, comme 30 on le suppose, une certaine quantité de la matière antigénique intéressante. Après l'extraction initiale avec le liquide aqueux neutre, la partie insoluble dans l'eau de la substance antigénique est séparée du liquide aqueux soit par centrifugation, soit 35 par filtration, et elle est lavée plusieurs fois à l'eau ou avec un volume supplémentaire de liquide d'extraction. la partie insoluble"dans l'eau de la substance antigénique 70 11972 6 2042299 ou résidu de l'extraction initiale avec le liquide aqueux, est ensuite traitée avec un solvant organique pour en éliminer les principes actifs insolubles dans l'eau. Bien qu'on puisse utiliser un solvant organique non aqueux, le liquide que l'on 5 préfère utiliser dans cette seconde extraction est un mélange d'une phase aqueuse et d'une phase de.solvant organique. Ce dernier constituant du liquide d'extraction peut consister en un solvant contenant de l'azote basique et consiste de préférence en une aminé, et notamment une aminé tertiaire hétérocyclique 10 telle que, par exemple, la pyridine, des dérivés de pyridine tels que la lutidine, la quinoléine, la collidine, la picoline, etc. Bien que l'effet chimique exact du solvant organique sur la molécule 'd'antigène ou sur sa. structure ne soit pas connu, 1 5 on suppose que la nature fortement polaire ou basique des solvants mentionnés ci-dessus les fait réagir avec les antigènes insolubles dans l'eau pour former avec eux un composé , ou modifie de quelqu'autre façon la structure moléculaire complexe de la protéine, du glucide, de la lipoprotéine ou du polypeptide 20 qui forme la base de la nature allergénique de la.substance responsable de la maladie. le second composant de ce second liquide d'extraction, c'est-à-dire la phase aqueuse, peut être de l'eau distillée ordinaire ou, de préférence, une solution aqueuse de chlorure 25 de sodium et/ou d'une base alcaline. A cette fin, on peut utiliser le bicarbonate de sodium, le chlorure de sodium, l'hydroxyde de sodium, des tampons au phosphate, etc. Lorsqu'on utilise dans le liquide d'extraction des substances de nature alcaline telles qu'une aminé hétérocyclique tertiaire, le second composant 50 aqueux peut aussi consister en un tampon qui ajuste le pH à une valeur plus neutre. Le pH résultant du liquide final d'extraction préparé en mélangeant la phase de solvant organique aminé et la phase aqueuse, peut aller d'environ 7,5 à 12,0 et il est réglé de préférence dans une gamme plus étroite 35 de pH allant d'environ 9,0 à 12,0. Etant donné qu'on a constaté qu'une grande varié-té de substances .allergéniques peuvent être adaptées au procédé de l'invention, le pH du liquide d'extraction 70 11972 7 2042299 et sa composition peuvent varier considérablement pour convenir à la substance allergénique particulière. Par exemple, on sait que le pollen d'Ambrosia contient une forte teneur en matière grasse ou lipide toxique qui, comme on l'a supposé, contribue 5 dans une large mesure à la nature allergénique de cette substance. D'autres substances allergéniques contiennent de bien plus faibles quantités de lipides,et dans l'extraction de ces autres substances, on peut désirer modifier le rapport de la phase de solvant organique à la phase aqueuse pour tenir compte 10 de ees teneurs variables en lipides. Toutefois, on a constaté que des parties à peu près égales de phase solvant organique et de phase aqueuse donnent un liquide d'extraction ayant une large gamme d'application» Cette seconde étape d'extraction consiste habituellement 1 5 à mélanger la matière insoluble avec le liquide d'extraction et à maintenir le mélange à une température d'environ 20 à 25°C pendant une période de temps comprise,de préférence,entre 1 heure et 3 jours ou davantage, en agitant éventuellement. Le résidu ou partie insoluble dans l'eau et dans le solvant organique de 20 la substance est ensuite séparé de la phase liquide qui, à ce stade, contient les principes allergéniques traités et solubilisés, insolubles dans l'eau ou solubles dans le solvant organique . Bien que les deux extraits mentionnés ci-dessus puissent être 25 traités séparément comme décrit ci-après,le mode opératoire selon la présente invention consiste à rassembler les premier et second extraits et à insolubiliser immédiatement les principes actifs qui y sont contenus, par addition d'un composé d'aluminium comme décrit et utilisé dans les brevets des Etats-30 Unis d'Amérique n° 3.148.121 et 3.148.122. L'insolubilisation mentionnée ci-dessus est effectuée immédiatemèht- après le mélange des deux extraits de manière à empêcher toute dénaturation possible des antigènes labiles solubles dans l'eau extraits avec le premier liquide aqueux 35 d'extraction. Il y a lieu de remarquer que la réunion des premier et second extraits peut être effectuée dans une large gamme de ^ J3AD ORIGINAL s 70 11972 8 2042299 rapports en fonction de l'allergène particulier qui est extrait ainsi que de la sensibilité de l'individu aux antigènes spécifiques des premier et second liquides d'extraction. Toutefois, d'une façon générale, les premier et second extraits sont 5 réunis dans un rapport d'environ 10:1 à environ 1:10, le rapport préférable étant de 1:1. l'étape d'insolubilisation mentionnée ci-dessus comprend l'addition d'un composé d'aluminium tel qu'un alun de potassi-um ou d'hydroxyde d'aluminium pour insolubiliser l'antigène , et 10 préparer une forme posologique douée de propriétés de lente mise en liberté. Sous ce rapport, on a constaté de façon inattendue que le précipité ou produit d'adsorption insolubilisé utilisant la combinaison d'un extrait aqueux et d'un extrait traité au solvant organique selon la présente invention,est supérieur 15 aux antigènes précipités à l'alun,selon la technique antérieure, à partir de leurs solutions dégraissées,•strictement extraites à l'eau. Tandis que ces préparations antérieures sont de nature gélatineuse et pharmaceutiquement inacceptable, les préparations de l'invention sont des suspensions homogènes de parti-20 cules et leur aspect est intéressant du point de vue pharmaceutique . Il y a lieu de remarquer ici une constatation inattendue qui a également été faite : le rendement en précipité à partir de l'extrait lorsqu'on utilise un composé d'aluminium pour 25 insolubiliser l'antigène, est bien plus fort que celui qu'on obtient en utilisant le procédé antérieur d'extraction à la pyridine et de précipitation à l'alun. Par exemple, on obtient environ des rendements d'/40 à 50 % en utilisant le procédé EPPA antérieur, tandis que dans le procédé de l'invention, le rendement que 30 l'on obtient est d'environ 80 à 90 f°. Ce rendement est calculé' sur la base de l'azote de protéine du liquide d'extraction comparativement à l'azote de protéine du précipité ou produit d'adsorption insolubilisé. 35 En vue de s'assurer que l'extrait allergénique est stérile, la pratique usuelle consiste à faire passer une solution contenant l'extrait thermolabile d'antigène à travers un filtre BAQ ORIGINAL 70 11972 9 2042299 bactérien, plus couramment appelé filtre de Seitz, filtre micro-poreux, filtré de "MILLIPOBE ou filtre à membrane . Ces modes opératoires sont bien connus en pratique et ont été décrits dans divers textes qui les concernent. Conformément 5 à la présente invention, cette stérilisation peut être effectuée dans une phase liquide quelconque, pour autant que l'antigène est en solution. Par exemple, les premier et second extraits peuvent être stérilisés, ou bien l'extrait total peut être stérilisé par filtration. 10 En ce qui concerne à présent le mode d'application de la préparation selon l'invention, ces techniques sont bien connues en pratique et consistent en l'injection sous-cutanée d'une suspension diluée de l'antigène, suivie d'injections quotidiennes ou hebdomadaires à concentration progressivement 15 croissante . Du fait de la gamme extrêmement large de sensibilités de divers individus et des caractéristiques/différentes de mise en liberté de diverses formes thérapeutiques de l'antigène, un régime de traitement est établi par le médecin sur une base individuelle. 20 En ce qui concerne la posologie ou la force de l'ex trait, les produits de la présente invention peuvent être concentrés ou dilués conformément à la force fondamentale de l'extrait initial et à la force désirée de l'extrait final. Le moyen le plus courant , bien que partiellement satisfaisant, 25 de normaliser l'extrait, consiste à doser les unités d'azote de protéine dans la solution. L'insuffisance de ce procédé réside, naturellement,dans le fait que toutes les fractions antigéniques de l'extrait ne sont pas nécessairement de nature protéinique, mais peuvent être formées de molécules de glucides, de lipides 30 ou d'autres substances ne contenant pas d'azote. En ce qui concerne la force de l'extrait, la pratique usuelle consiste à normaliser des extraits,entre environ 100 et environ 10.000 unités d'azote protéinique , les extraits de plus faible force étant utilisés dans les phases initiales du traitement d'hypo-35 sensibilisation et les extraits de grande force étant utilisés comme dose d'entretien à de plus grands intervalles de temps. L'invention est illustrée par les exemples suivants donnés 70 11972 10 2042299 à titre non limitatif. EXEMPLE 1 En utilisant un flacon d'extraction de dimensions convenables, on ajoute 20 g d'un mélange dégraissé de parties égales 5 de pollen de grande et petite Ambrosia à 200 ml de liquide d.'extraction contenant du glycérol et une. solution 0,03ÏT d'hy-droxyde de sodium dans un rapport en volume de 1:1. Après avoir laissé le mélange au repos en l'agitant éventuellement pendant une nuit, on sépare le résidu insoluble de pollen du liquide 10 d'extraction contenant les principes actifs solubles dans l'eau, par:filtration sous vide. On bouche le flacon contenant l'extrait de couleur jaune renfermant 54.700 unités d'azote protéinique par millilitre et on le conserve à environ 3-5°C. Le résidu de pollen qui reste sur le filtre est ensuite réintroduit dans 15 le flacon initial d'extraction et on ajoute 200 ml d'un mélange à 1 :1 (volume/volume) de pyridine et d'hydroxyde de sodiu®.0,1IîT. Le contenu du flacon est agité convenablement et abandonné à la température ambiante pendant 1 à 2 jours sous agitation, et après cet intervalle de temps, le résidu insoluble de pollen 20 est séparé des principes actifs solubles dans le solvant organique au moyen d'une seconde étape de filtration sous, vide et conservé à 3-5°C. L'analyse montre que ce second extrait contient 32.600 unités d'azote protéinique par millilitre. Le premier extrait est ensuite enlevé du réfrigérateur 25 et placé dans un bain-marie réglé à 45°C pour redissoudre le précipité volumineux qui s'est formé par refroidissement de l'extrait. Les premier et second extraits sont ensuite réunis en parties égales, et l'analyse montre qu'ils contiennent 43.800 unités d'azote protéinique par millilitre. On prélève à la pi-30 pette deux millilitres des extraits réunis qu'on introduit dans un tube de petites dimensions, on agite et on additionne de 4',0 ml de sulfate de potassium et d'aluminium à 2 $ dans de l'acide sulfurique 0,25 îî . 11 se forme immédiatement un précipité floconneux volumineux que l'on isole par oentrifugation et qu'on lave 35 à l'eau pour le débarrasser de la pyridine. On trouve que le précipité contient 40.200 unités d'azote protéinique par millilitre d'extrait (récupération à un taux de 91,6 ^); lorsqu'on 70 11972 n 2042299 le remet en suspension dans une solution de chlorure de sodium et qu'on le normalise, on peut l'utiliser comme agent efficace d1hyposensibilisation. EXEMPLES 2 à 7 5 On répète le mode opératoire de l'exemple 1 , à la diffé rence qu'on remplace le pollen d'Ambrosia par du pollen de dactyle pelotonné, de la poussière ménagère, des insectes pi-queurs, du pollen de fléole des prés, des plumes de poulets et du pollen de bouleaux. Les résultats obtenus sont pratique-10 ment les mêmes. Les extraits rassemblés sont intéressants pour le traitement d'hyposensibilisation, tandis que les premiers extraits aqueux sont intéressants pour des cuti-réactions ou pour le diagnostic d'un état allergique. 70 11972 12 2042299 REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'un extrait de substance capable de provoquer une réaction allergénique ou antigénique et contenant des principes actifs du point de vue physiologique, caractérisé par le fait qu'il consiste à traiter la substance avec un liquide aqueux d'extraction, à séparer le liquide aqueux d'extraction contenant les principes actifs hydrosolubles de la partie insoluble dans l'eau de la substance, à traiter la partie insoluble dans l'eau de la substance avec un liquide d'extraction consistant en un solvant organique, à séparer de l'eau le solvant organique d'extraction contenant les prin-aetifs cipes/solubles dans ce solvant et la partie insoluble dans le solvant organique de la substance, à insolubiliser les principes actifs contenus dans les liquides aqueux et organique d'extraction par addition d'un composé d'aluminium et à séparer des liquides extraits les principes actifs insolubilisés. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le liquide aqueux et le solvant organique d'extraction séparés dans les première et seconde opérations sont rassemblés avant l'addition du composé d'aluminium. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le solvant organique est une aminé tertiaire hétérocyclique . 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que 1'aminé tertiaire hétérocyclique est choisie entre la pyridine, la quinoléine, la lutidine, la collidine et la picoline. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que 1'aminé tertiaire hétérocyclique est la pyridine. 6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le solvant organique est une combinaison d'eau et d'une aminé tertiaire hétérocyclique. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le solvant organique est une combinaison d'une solution diluée d'hydroxyde de sodium et de pyridine. 8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la substance capable de provoquer une réaction allergénique ou antigénique est une substance introduite par inhalation. 70 11972 1ï 2042299 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé par le fait que la substance introduite par inhalation est choisie dans le groupe dés allergènes consistant en pollens, poussières ménagères, épithéliums, moisissures, matières pro- 5 venant d'insectes, graines et plumes. 10. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le composé d'aluminium est le sulfate de potassium et d'aluminium. 11. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par 10 le fait que les principes actifs insolubilisés sont rassemblés après l'addition d'un composé d'aluminium.' 12. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2. et 11 , caractérisé par le fait que les principes actifs inso— lubilisés sont remis en suspension dans un liquide aqueux accep- 15 table du point de vue physiologique avant l'application. 13. le produit préparé'au moyen du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12.