La présente invention concerne un nouveau matériau de couverture ou de bardage,ainsi qu'un procédé pour son obtention. L'invention concerne plus particulièrement un matériau de couverture ou de bardage possédant une grande résistance mécanique,une bonne tenue au feu et une bonne résistance au vieillissement. Le matériau selon l'invention comprend essentiellement du bitume fillerisé ou non,de la cellulose et des fibres non cellulosiques, ainsi qu'éventuellement un revêtement de granulés colorés ou de paillettes d'ardoise. On connais déjà des éléments de couverture ou bardage de bâtiments, composés de bitume et de cellulose et se présentant en plaques ondulées, à structure autoportante, ces plaques étant de préférence peintes ou ayant reçu un revetement minéral. Les plaques de ce type n'ont qu'une relative tenue au feu et n'ont pas de très bonnes caractéristiques de vieillissement. Des plaques ondulées de ce type, dont les dimensions sont le plus souvent dans la pratique de 2 m x 1 m, et qui sont à base de cellulose saturée de bitume ou de brai,présentent,du fait de leur rorme ondulée et de leur composition ,des caractéristiques mécaniques intéressantes permettant de les mettre. en oeuvre aisément,sous tous les climats, sur une simple charpente légère avec des pannes espacées selon les cas de 60 à 85 cm. Ces plaques, ainsi que les accessoires permettant leur mise en place, peuvent, si on le désire, recevoir une couche protectrice de peinture ou un revAetement granulé, mais ladite peinture et/ou ledit revêtement granulé ont une résistance au vieillissement toujours limitée (de ltordre de 5 à 6 ans),et une résistance au feu imparfaite. On connait d'autre part des bardeaux d'asphalte, composés de bitume fillerisé noyant une armature faite d'un voile de verre;ces bardeaux sont en pratique revêtus de granulés cérami qués ou de paillettes d'ardoise qui peuvent être de différentes teintes. Ces divers produits ont des qualités mécaniques, ainsi que des qualités de résistance au vieillissement ou de résistance au feu,qui leur sont propres et ne sont pas toujours satis~ faisantes toutes à la fois. On connaît plus précisément un produit très répandu dans le domaine de la couverture des bâtiments ou des habitations en Europe et aux USA,qui consiste en un bardeau dtasphalte comprenant un bitume oxydé illerisé et une armature faite soit d'un voile de verre, soit d'un feutre cellulosique. Un tel bardeau reçoit toujours un revetement de granulés teintés et céramiques ou de paillettes d'ardoise de couleurs variées . En outre, un tel bardeau doit être appliqué sur un support constitué en pratique de panneaux de bois reconstitués, de voliges ou de contreplaqué. On a maintenant trouvé que l'on peut réaliser un matériau de couverture ou de bardage autoportant, possédant une bonne tenue en extérieur et résistant au feu,en combinant sous une forme unitaire un carton cellulosique et au moins un voile, nappe, ou tissu de fibres non cellulosiques. L'invention a pour objet un matériau de couverture ou de bardage autoportant,comprenant en association un ou plusieurs voile s, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques et un carton cellulosique, ce dernier comportant de préférence du bitume non fillerisé. Le carton cellulosique est une plaque à base de cellulose saturée de bitume ou de brai et dont la réalisation est à la portée de l'homme de l'art. Les voiles, nappes ou tissus susdits peuvent être constitués de fibres de verre, de fibres d'amiante, de laine de roches ou de toutes fibres non cellulosiques organiques. Les voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques peuvent être introduits à un niveau ou stade quelconque de la fabrication du carton cellulosique, qui peut être préparé lui-même de manière classique. En d'autres termes, ces voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques peuvent être introduits tant au stade de la réalisation du carton, à l'état humide, qu'au stade suivant l'application d'une peinture ou d'un enduit de finition sur le carton cellulosique. I1 est entendu que toutes les situations intermédiaires techniquement possibles sont également envisageables. Les voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques peuvent etre appliqués tant au-dessus qulau-dessous ou à l'intérieur du carton cellulosique. La liaison entre le carton cellulosique et le ou les différents voiles, nappes ou tissu de fibres non cellulosiques peut être réalisée au moyen d'un entrecroisement des fibres ou par l'intermédiaire d'une colle, notamment d'une colle bitumineuse,ou d'un liant, appropriés, connus de l'homme de l'art. I1 faut noter que les voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques peuvent etre imprégnés ou non de bitume ou d'un autre liant. Dans la mesure où l'on souhaite que le matériau selon l'invention présente une très bonne résistance au feu,on met en oeuvre des voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques incombustibles, par exemple de fibres de verre ou de fibres d'amiante. Le matériau obtenu selon l'invention peut se présenter sous forme de grands panneaux autoportants, avantageusement profilés, notamment ondulés , et éventuellement recouverts de granulés colorées ou de paillettes teintées,qui n'ont alors d'autre but que de conférer une valeur esthétique certaine au matériau. L'invention est illustrée plus en détail dans les exemples ci-après, qui ne la limitent aucunement. EXEMPLE 1 On a préalablement enduit de colle à l'amidon un feutre de verre de 50 g/m2, déroulé à partir d'une bobine, puis on a-appli qué ce feutre sous faible pression, en continu, sur un carton cellulosique humide de 1500 g/m2 , tel que celui mis en oeuvre dans la fabrication du matériau vendu sous la dénomination commerciale "Onduline". On a ensuite ondulé ce matériau, dans un appareillage classique d'ondulation,puis on l'a séché et découpé en des plaques de 2 m x 0,90 m et on l'a imprégné de bitume,selon le mode habituel. On a alors enduit d'une colle bitumineuse la surface qui présentait le feutre de verre imprégné et on a rendu granuleuse cette surface encollée,au moyen de granulés colorés. Le matériau ainsi réalisé dans des conditions économiques très avantageuses a satisfait à la norme suédoise BABS, ainsi qu'à la norme allemande DIN 4102, pour la résistance au feu des toitures. Le même matériau, mais sans le feutre de verre, ne satisfaisait ni à l'une ni à l'autre de ces deux normes. EXEMPLE 2- On a réalisé une chape bitumineuse composée d'un feutre de verre de 95 g/m2 imprégné de bitume fillerisé à 50% et recouvert de granulés colorés. On a découpé cette chape aux dimensions voulues et on l'a appliquée par collage à chaud, au moyen d'une colle bitumineuse, sur des plaques cellulosiques ondulées asphaltées. Après refroidissement,on a obtenu un matériau de eouver- ture présentant des caractéristiques originales et intéressantes, et notamment: -une rigidité supérieure à celle de chacun des matériaux de base, -une résistance au choc améliorée, -des qualités -esthétiques, -une autoportance supérieure à celle de chacun des matériaux de base, -une résistance au feu (satisfaisant aux normes allemande DIN 4102, suédoise BAYES et française CSTB T 30-1) nettement améliorée, par rapport à celle de chacun des matériaux de base pris isolément. -REVENDICATIONS 1. Matériau de couverture ou de bardage autoportant,ca- ractérisé en ce qu'il comprend en association au moins un voile, nappe ou tissu de fibres non cellulosiques et un carton cellulosique, ce dernier comportant de préférence du bitume non fillerisé. 2. Matériau selon la revendication I, caractérisé en ce que ledit carton cellulosique est une plaque à base de cellulose saturée de bitume ou de brai. 3. Matériau selon ltune des revendications 1 ou 2,caractérisé en ce que les voiles, nappes ou tissus sont constitués de fibres de verre, de fibres dtamiance, de laine de roches ou de toutes fibres non cellulosiques organiques. 4. Matériau selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques sont introduits à un moment quelconque allant du stade de la réalisation du carton, à l'état humide, au stade suivant l'application d'une peinture ou d'un enduit de finition sur le cartokellulosique. 5. Matériau selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques sont appliqués à la surface du carton cellulosique. 6. Matériau selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques sont appliqués à l'intérieur du carton cellulosique. 7. Matériau selon ltune quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la liaison entre le carton cellulosique et le ou les différents voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques est réalisée par l'intermédiaire d'une colle,notamment d'une colle bitumineuse, ou d'un liant appropriés. 8. Matériau selon la revendication 6caractérisé en ce que la liaison entre le carton cellulosique et le ou les différents voiles, nappes ou tissus de fibres non cellulosiques est réalisée au moyen d'un entrecroisement des fibres.