FR 2462088 A2 19810213 FR 7919956 A 19790803 La présente addition a pour objet des améliorations à la machine à vendanger décrite dans la demande de brevet principal et ses deux addition. Dans les machines à vendanger de type connu, les raisins qui sont détachés par les dispositifs de cueillette tombent sur des dispositifs qui doivent les recueillir, mais qui doivent, en même temps, laisser passer les pieds de vigne et les piquets, au fur et à mesure de l'avancement de la machine. Il est connu, en particulier, de placer au-dessous des moyens de récolte deux rangées symétriques d'écailles, placées obliquement, chaque écaille étant montée à rotation sur un axe porté par un support, les axes desdites écailles étant perpendiculaires à la surface de celles-ci, de sorte qu'elles se déplacent dans le plan les contenant. Cette disposition, bien que largement employée, ne donne pas entièrement satisfaction, au point que l'on peut considérer que l'essentiel des pertes de raisins se produit au niveau des écailles. Afin de pallier cet inconvénient, on a proposé de monter les supports des écailles à pivotement le long de leur axe longitudinal et de provoquer, au moyen d'un ensemble de bielles, un mouvement alternatif de ces supports, de sorte que les écailles s'élèvent et s'abaissent à un rythme rapide, ce. qui accélère l'évacuation des raisins le long desdites écailles. Cependant, cette disposition présente un certain nombre d'inconvénients qui la rendent peu satisfaisante : les écailles étant animées d'un mouvement vertical frottent les ceps de vigne au cours de ce mouvement et en détériorent l'écorce; d'autre part, il arrive que certaines écailles soient bloquées par des rugosités d'un cep et qu'elles se brisent ou qu'elles se chevauchent les unes les autres. Dans la demande de deuxième certificat d'addition déposée le 10 Février 1978, sous le nO 78.03759 on a décrit un dispositif pour recueillir les raisins, constitué par deux bavettes jointives, chaque bavette étant portée par une articulation déformable, maintenue par un ressort en appui contre une came rotative munie d'un épaulement, de telle sorte que la bavette soit constamment animée d'un mouvement de va-et-vient. La présente addition a pour premier objet certaines modifications au dispositif décrit dans la demande de deuxième certificat d'addition nO 78.03759 selon lesquelles les bavettes sont remplacées par des écailles mobiles, de telle sorte que celles-ci sont animées d'un mouvement de va-et-vient au cours duquel elles s'approchent et s'écartent des ceps en un mouvement perpendiculaire à leur axe de pivotement, c'est-à-dire qu'elles demeurent parallè- les à elles-mêmes et se déplacent sensiblement dans le plan qui les contient. La présente addition concerne également d'autres améliorations et modifications qui seront mieux comprises à l'aide des dessins annexés, sur lesquels on a représenté, à titre d'exemple non limitatif Figure 1, une vue schématique en coupe partielle d'un premier mode de réalisation selon la présente addition. Figure 2, une vue partielle en plan du dispositif de la figure 1. Figure 3, une vue schématique, en coupe partielle, d'un deuxième mode de réalisation. Figure 4, une vue partielle, en plan, avec arraché partiel du dispositif de la figure 3. Figure 5, une vue par l'arrière, avec arraché partiel d'une variante de réalisation du dispositif de cueillette des raisins. Figure 6, une vue en coupe longitudinale d'un détail de la figure 3. Sur les figures 1 et 2 de la présente addition, qui correspondent aux figures 8 à 11 de la deuxième addition, les mêmes éléments portent les mêmes références. En se reportant à ces figures, on voit que l'ouverture horizontale inférieure de la machine à vendanger, dans laquelle passent les ceps de vigne, est obturée non plus par deux bavettes, mais par des écailles pivotantes 92. Les écailles pivotantes sont d'un emploi généralisé dans les machines à vendanger, mais elles ne donnent pas entièrement satisfaction parce que les grains de raisin, ou les grappes qui tombent sur ces écailles ne descendent pas assez vite le long de leur surface. Selon la présente addition, les ensembles d'écailles 92, qui sont connus en eux-mêmes, sont montés sur un support vibrant. Ce support vibrant est constitué par une armature dé formable qui est déplacée de façon continue par tout moyen moteur approprie. Ce support est, de préférence, mais de façon non limitative, constitué par une cornière 84 articulée à chacune de ses extrémités à deux bielles parallèles 85 et 86. De préférence, la bielle 85 est constituée par une paroi plane, rectangulaire, ayant une longueur égale à celle de la cornière 84. A son arrière, la cornière 84 est articulée à au moins deux bielles 86. Le support déformable ainsi constitué par les éléments 84, 85 et 86 articulés entre eux, est maintenu par un ressort 87. Sur la paroi de la cornière 84, est fixé un doigt 88 qui prend appui sous l'action du ressort 87 contre une came 89, entraînée à rotation par tout moyen approprié, par exemple, par un moteur hydraulique. La paroi de la cornière 84 porte une série de paliers 90 et dans chaque palier 90, est placé l'axe 91 d'une écaille 92. Lorsque la came 89 tourne, elle imprime un mouvement de va-et-vient à la cornière 84 et donc à toute la rangée d'écailles 92 portée par cette cornière. La came 89 peut avoir une forme quelconque : dans l'exemple représenté, elle a un profil en spirale se terminant par un épaulement. Il en résulte que l'ensemble des écailles se déplace en un mouvement progressif et continu dans le sens opposé à la flèche f et revient brutalement à sa position d'origine selon la flèche f. On peut également disposer une butée 87a contre laquelle vient heurter la cornière 84 quand elle échappe à la came 89. L'autre rangée d'écailles, représentée en pointillé, est montée de façon identique. Le fait de soumettre les écailles à ce mouvement continu de va-et-vient, parallèlement à elles-mêmes, dans le plan qui les contient ou sensiblement dans ce plan, permet d'obtenir un écoulement rapide des grains qui tombent sur lesdites écailles, sans avoir les inconvénients du système connu dans lequel les écailles s'élèvent et s'abaissent. Les figures 3 et 4 représentent un deuxième mode de réalisation, les mêmes éléments portant les mêmes références. En se reportant à ces figures, on voit que les paliers 90, portant les axes 91 des écailles 92, sont portés par une plaque 97, elle-même reliée à une plaque 96 par une pluralité de silent-blocs 98. La plaque 96 est solidaire du caisson la. Cette plaque 96 porte également un arbre 94, entraîné par un moteur 95, sur lequel est placée une came 89, qui agit sur une butée 93, solidaire de la plaque 97. Le mouvement obtenu est analogue à celui obtenu par le mécanisme décrit précédemment. En outre, comme cela est représenté à la figure 2, il s'est avéré qu'en décalant les pivots 91 d'une rangée d'écailles 92 par rapport aux pivots 91 de l'autre rangée, et cela de préférence d'une demi largeur d'écaille, le vide qui apparaît immanquablement lorsque les écailles sont écartées au passage d'un pied de vigne ou d'un piquet, est moins important : cela réduit les pertes de raisin qui se produisent pratiquement toujours au passage de tels obstacles. Les figures 5 et 6 représentent une variante de réalisation du dispositif de cueillette décrit au brevet principal et à ses deux additions, cette variante concernant le système d'élimination des feuilles par aspiration. Comme cela a été décrit en relation avec la figure 6 de la première addition, l'air aspiré par le ventilateur 15, pénètre à la base de chaque caisson la, lb par l'ouverture 40, passe audessus des godets 26 du convoyeur 25, puis pénètre dans l'enceinte 34, où il s'élève verticalement jusqu'au capotage 52 et ledit ventilateur 15. Les raisins qui sont déversés par le convoyeur à sa partie haute, tombent sur une surface inclinée 37 et sortent par l'ouverture 41 qui est placée au-dessus des récipients 43. Afin d'améliorer l'élimination des feuilles, la cloison 37 de chaque caisson la ou lb est prolongée par une cloison 37a jusqu'à-proximité du ventilateur 15, légèrement en amont de celui-ci et la cloison 32, séparant l'enceinte 34 du convoyeur 25 est munie d'une ouverture 41a, qui se trouve en face de l'ouverture 41. Ainsi, le ventilateur 15 crée deux flux d'air : un premier flux entrant par l'ouverture 40 et montant à la verticale dans l'enceinte 34; un deuxième flux entrant par l'ouverture 41, remontant le long de la cloison 37, passant par l'ouverture 41b et remontant le long de la cloison 37a. Ainsi, les feuilles sont entraînées par l'air dans trois zones différentes successives : elles sont entraînées lorsqu'elles sont détachées par les lames 21 et se trouvent dans l'enceinte 34; celles qui tombent sur les bavettes 11 (ou écailles 92) et tombent sur le convoyeur 25, sont éliminées par l'air arrivant par l'orifice 40; celles qui n'ont pas été entraînées et sont avec les raisins lorsqu'ils tombent sur la cloison 37 sont éliminées par l'air arrivant par l'orifice 4t. Il peut arriver qu'il soit nécessaire d'augmenter la longueur du conduit 52, dans lequel est placé le ventilateur 15, afin d'éviter que des débris de feuilles ne viennent s'amasser sur la machine. Dans ce cas, selon une variante de réalisation non représentée, le conduit d'air constitué par la cloison plane 37a et la paroi incurvée du conduit 52 peut être remplacé par un conduit tubulaire. REVENDICATIONS 1. Machine à vendanger selon le brevet principal, constituée par deux caissons symétriques comportant des moyens mécaniques entraînant des jeux de lames souples sensiblement horizontales dans un mouvement dans un plan vertical au cours duquel elles demeurent sensiblement parallèles à cellesmemes, caractérisée par le fait qu'elle comporte une enceinte pratiquement close, traversée par les raisins, dans laquelle se débattent lesdites lames souples, cette enceinte étant délimitée par deux cloisons rigides verticales, parallèles au sens d'avancement de la machine, deux cloisons horizontales, jointives, déformables, placées au bas de l'enceinte et traversées par les pieds de vigne ou les piquets, ladite enceinte étant mise en dépression par un ventilateur placé dans un conduit surmontant ladite enceinte. 2. Machine à vendanger selon la revendication 1, dans laquelle les cloisons horizontales inférieures qui recueillent les raisins détachés par les lames sont constituées par deux rangées d'écailles se faisant face, se recouvrant partiellement les unes les autres, chaque écaille étant montée à pivotement, caractérisée par le fait que chaque rangée d'écailles est montée sur un support animé d'un mouvement continu de va-et-vient, perpendiculaire aux axes de pivotement des écailles, de telle sorte que celles-ci se déplacent parallèlement à elles-mêmes dans un plan qui est pratiquement celui qui les contient en s'approchant et en s'éloignant des ceps. 3. Machine à vendanger selon la revendication 2, dans laquelle le support animé d'un mouvement continu de va-et-vient est un support déformable, maintenu en appui contre une came rotative entraînée par tout moyen approprié, ladite came lui imprimant un mouvement continu de va-et-vient. 4. Machine à vendanger selon la revendication 3, dans laquelle le support déformable est constitué par une cornière portant les axes des écailles d'une meme rangée, cette cornière étant articulée librement à des bielles parallèles, le parallélogramme déformable ainsi constitué étant maintenu par au moins un ressort. 5. Machine à vendanger selon la revendication 4, dans laquelle la pièce d'articulation avant de la cornière est constituée par une paroi pleine montée à rotation le long de ses bords inférieur et supérieur. 6. Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, dans laquelle la came comporte un profil en spirale terminé par un épaulement, de telle sorte que les écailles s'écartent progressivement des ceps et s'en rapprochent brutalement. 7. Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant une butée pour limiter le mouvement du support articulé. 8. Machine selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 et 6, dans laquelle le support des écailles est relié à un support fixe par l'intermédiaire d'une pluralité de silent-blocs. 9. Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans laquelle les deux rangées d'écailles qui se font face sont décalées l'une par rapport à l'autre d'une distance égale à la demi-largeur des écailles, de telle sorte que les axes de pivotement d'une rangée soient en face du point médian séparant deux axes voisins de l'autre rangée. 10. Machine à vendanger selon la revendication 1, dans laquelle le-conduit surmontant l'enceinte et comportant le ventilateur est muni, en amont dudit ventilateur, de deux conduits symétriques prenant naissance à l'orifice de sortie des raisins et aboutissant au ventilateur. 11. Machine à vendanger selon la revendication 10, dans laquelle les deux conduits sont constitués chacun par une paroi prolongeant la paroi inclinée de la sortie des raisins et s'étendant à l'intérieur du conduit surmontant l'enceinte et comportant le ventilateur.