La présente invention concerne- un instrument de chirurgie ophtalmo- logique permettant de modifier le diamètre antéro-postérieur de l'oeil de fa çon réglable et durable. Il peut être utilisé pour le traitement de certains troubles de la réfraction notamment la myopie et pour le traitement d'autres affections oculaires, particulièrement du vitré lorsqu'une pathogénie mécanique semble jouer un rible prédominant. Pour l'exposé détaillé des troubles de la réfraction on se reportera aux manuels de base d'optique ou d'ophtalmologie. Rappelons simplement qu'il existe des sujets dont la vision est normale (emmétropie) et d'autres chez qui il existe des anomalies (amétropies), l'image se formant en arrière de la rétine (hypermétropie) ou en avant (myopie). Les plus fréquentes de ces anomalies sont axiles, c'est-à-dire liées au dia"i#,ètre antéro-postérieur du globe oculaire. Dans l'hypermétropie l'oeil est trop court ; dans la myopie, il est trop long. Au cours des explications qui vont suivre on envisagera essentiellement le problème de la myopie. Il en existe deux types : la myopie bé- nigne, simple trouble de réfraction et la myopie-maladie, plus grave.La myopie simple est fréquente, habituellement modérée, moins de 6-7 dioptries le plus souvent. La myopie-maladie est en général plus importante, pouvant dépasser 20 dioptries, avec important allongement antéro-postérieur du globe, distension surtout posterieure de la s@lère, lésions dégénératives de la choroïde, de la rétine et du vitré. Le traitement de la myopie est sa correction par verres sphéri ques concaves montés sur lunettes (éventuellement asssociés à un verre cylin- drique en cas d'astigmatisme associé), ou par lentilles de types divers (dures ou souples). Ces moyens de correction sont certes efficaces dans la myopie simple mais restent des moyens palliatifs et astréignants puisqu'ils nécessi- tent le port permanent...Ils peuvent être perdus, endommagés, rayés, cassés, éventuellement être sources d'ennuis oculaires plus ou moins gravez : mauvaise tolérance en cas de prescription inexacte - blessures oculaires par bris de la monture ou éclats du verre (la prescription de verres incassables est systématique chez l'enfant) - accidents de lentilles, rares comme pour les précédents compte-tenu du grand nombre de sujets corrigés, mais pouvant autre très graves (ulcérations de cornée, surinfection voire perforation). Dans la myopie-maladie la correction est souvent difficile, d'autant plus que la myopie est plus forte la vision restant souvent médiocre de loin.Enfin le coût économique de ces corrections par verres de lunettes ou lentilles de contact n'est pas négligeable. Le traitement médical de la myopie n'existe pas. Reste le traitement chirurgical. Plusieurs types d'interventions de principes différents ont été proposés et essayés , dans des cas de grande myopies dans le but d'améliorer la vision et de diminuer le risque d'aggravation des lésions : résections sclérales afin de diminuer la longueur du globe - inclusions d'une lentille correctrice dans la chambre antérieure de l'oeil - extraction du cristallin transparent - kératoplasties réfractives pour modifier la refraction de la cornée. Certains de ces procédés -ont été abandonnés, en raison de leur inefficacité, et de leurs dangers sur des yeux pathologiques de grands myopes.Certains sont encore utilisés mais sans grande diffusion du fait de leur haute technicité mais aussi de leurs risques. Parmi ces procédés on mentionnera enfin plus particulièrement ceux qui utilisent des points d'appuis scléreux sans nécessité d'ouverture du globe oculaire et en respectant ses membranes d'enveloppe. Ces interventions consistent à pratiquer un sanglage postérieur pour expecher et diminuer la distension du globe. On utilise notamment pour cela du fascia lata. Le réglage de telles interventions ne peut etre que fort imprécis, les résultats en paraissent très médiocres. Ainsi en l'état actuel de nos techniques n'existe-t-il pas de traitement médical ou chirurgical véritablement efficace de la myopie, mais seulement un moyen palliatif de compensation par verres correcteurs certes très utile mais comportant les inconvénients exposés. Le dispositif suivant l'invention permet d'envisager un traitement efficace de certaines myopies. Il permet en effet de diminuer l'axe antéro-postérieur de l'oeil sans les dangers majeurs que font courir les in terventions précédentes : il n'y a pasà ouvrir le globe ni à modifier la structure de ses enveloppes. Le dispositif utilise seulement un appui scléral, sans qu'il soit nécessaire (comme pour les sanglages déjà envisagés) d'aborder la région toute postérieure de la sclère, proche du nerf optique avec un risque de perturbations circulatoires en des zones capitales pour la vision. Le dispositif est par ailleurs réglable avec une bonne précision pouvant sta- dapter donc au traitement de myopies de différents degrés. Un millimètre correspondant à 3 dioptries, si l'on considère qu'un myope de seulement 1,5 à 2 dioptries a seulement 1/10e de vision, on constate qu'une simple correction d'un demi-millimètre peut redonner une vision de 10/10e ; ceci concerne déjà de très nombreux sujets dont la myopie est certes minime mais cependant très handicapante pour la vision de loin. Le raccourcissement qu'il est possible d'obtenir par le dispositif, objet de l'invention, a évidemment des limites un globe normal mesure environ 23 mm de diamètre et ne peut être aplati démesurément.Ces limites d'utilisation et les problèmes y afférant seront trai tés ultérieurement au paragraphe consacré aux possibilités d'application pra tique du dispositif. Le dispositif, objet de l'invention, comporte un anneau, légèrement aplati, relativement étroit et mince, à face postérieure légèrement concave, se moulant étroitement sur la convexité de la coque oculaire sur laquelle il sera appliqué dans la région pré-équatoriale. Sur cet anneau sont fixées 2 tiges diamétralement opposées dans laquelle vont passer 2 bras Ces 2 bras se terminent à leur extrémité postérieure par 2 éléments ayant grossièrement une forme de patins de frein (: pendant toutes les descriptions suivantes on les désignera donc sous le terme de patins). Ces patins sont allongés pe#-#endicu lairement à l'axe du bras ; la concavité de leur face profonde se moule sur la convexité de la sclère.Les 2 bras passant à l'antérieur de la tige vont pou- voir être avancés ou reculés, puis bloqués en position adéquate par l'inter- mediaire d'un vissage sur les modalités duquel on reviendra dans la description détaillée qui va suivre d'une inte#jention-type La force transmise par le bras au patin est telle que sa direction sera orientée de l'arrière sera l'avant, en raison du coude reliant le bras au patin, Le serrage du bras rapproche donc l'un de l'autre l'anneau antérieur et les patins postérieurs. Il en résulte, de part l'intime contact avec la paroi du globe, un raccourcisse- ment de l'axe an-téro-postérieur du globe qu'on peut régler avec précision.La biométrie par ultrasons permet de mesurer avec une relative précision l'axe antéro-postérieur de l'oeil et par là même sa réfraction que l'on aura par ailleurs initialement déterminée selon le processus habituel (mesures objecs tives et subjectives de la réfraction). A partir de ces données initiales et de contrbles biométricues per opératoirest on pourra chercher à obtenir la diminution de l'axe antéro-postérieur souhaitable. Les dessins annexés illustrent à titre d'exemple nullement limi- tatif quelques modes de réalisation du dispositif conforme à la présente in vention. Sur ces dessins - la figure t est irone sue antérieure du globe oculaire sur lequel est placé le dispositif conforme à l'invention. - la figure 2 est une coupe longitudinale d'un seront de l'an- neau montrant le détail A entouré d'un cercle sur la figure 1 de la sone de raccordement des 2 parties de l'anneau, selon un des modes de jonctions possi- bles. - la figure 3 est une vue latérale du globe oculaire sur lequel est placé le dispositif conforme à l'invention. - la figure 4 est une explicitation du détail B entouré d'un cercle sur la figure 3 concernant le patin, vu d'en haut à la partie stperien- re du schéma, et en coupe longitudinale à sa partie inférieure. - la figure 5 est une vue en perspective d'une partie du dispositif suivant l'invention pour montrer le système réglant la course du bras. - la figure 6 concerne le détail C entouré d'un demi-cercle sur la figure 5 ou un schéma de face et l'autre de profil en coupe longitudinale précisent ce moyen de réglage de la course du bras. - la figure 7 est une vue en perspective analogue à la figure 5 d'une partie du dispositif suivant l'invention pour montrer un autre système de réglage de la course du bras. Bien que le globe oculaire soit schématisé sous forme d'une vue antérieure sur la figure 1 et d'une vue latérale sur la figure -3 tous les détails anatomiques ne sont pas représentés. On peut se reporter à différents manuels classiques pour les descriptions et les planches anatomiques d'un globe oculaire et de sa situation dans l'orbite. D'une façon générale sur la figure 1 le globe est vu de face, sur la figure 3 la partie antérieure du globe est à gauche, la partie postérieure à droite. Les numéros Il et 12 se rapportent respectivement à la cornée et à la sclère. Le numéro 16 désigne le limbe chirurgical, zone de jonction entre la cornée et la solère, où s'insère la conjonctive qui recouvre la partie antérieure de la sclère.La vue latérale de la figure 3 n'est pas tout à fait de profil suivant un plan vertical sagittal mais oblique suivant l'axe des 2 bras du dispositifs ainsi que l'indique très schématiquement la situation des 2 muscles droits 10 sur cette figure 3.Ces muscles droits ##tn nombre de 4 ainsi qu'il apparat sur la figure 1 : supérieur - interne - infe- rieur - externe et situés respectivement sur les méridiens de midi - 3 H - 6 H 9 H, l'oeil droit étant supposé être regarde de face et assimilé ê un cadran horaire. (Bien entendu pour l'oeil gauche la dénomination des droits horizontaux est inversée : le muscle droit externe est à 3 H et le muscle droit interne à 9 H). On va maintenant envisager la mise en place du dispositif selon en endécrivant un processus d'intervention standard, de nombreuses variantes pouvant être apportées lors de tel ou tel temps opératoire, en fonce tion de différentes modifications susceptibles d'être apportées au dispositif, ceci sans sortir du cadre de l'invention.L'intervention chirurgicale est donc pratiquée de la façon suivante : dans un premier temps, contre biometricue échographique pour confirmer les données de l'examen pré-opératoire - louver turc de la conjonctive et de la capsule de Tenon qui lui est sous-jacente par abord limbique 16 ou plms postérieur - mise en place de l'anneau 1 ; cet anneau doit être fixé sur la région antérieure de la sclère dite pré-équatoriale, c'est-à-dire située en avant de l'équateur du globe oculaire.Il peut être fixé à plusieurs niveaux par rapport à l'insertion antérieure des muscles droits sur la sclère : soit immédiatement en arrière de cette insertion des 4 muscles, soit immédiatement en avant des 4 muscles, soit selon d'autres modes et notam- ment de la façon suivante : en avant des muscles droits verticaux et en arrière des muscles droits horizontaux.Cette façon de procéder évite à l'anneau d'être visible sous la conjonctive dans les régions découvertes de l'oeil interpalpébrales ; en effet en bas et en haut les paupières recouvrent la conjonctive jusqu'au limbe lorsque l'oeil est ouvert, alors que les parties latérales sont dégagées ; donc, en procédant ainsi, les portions de l'anneau en regard des méridiens proches de l'horizontale seront dégagés vers l'arrière. Ceci implique un anneau v w3eà grand axe horizontal dont la face postérieure cornéenne épousera suivant toute sa circonférence la convexité de la sclère.Par ailleurs, dans un tel montage1 afin d'éviter tout geste chirurgical inutilement traumatisant il n'est pas nécessaire de dêsinsérer les muscles horizontaux (-geste au demeurant très banal-) pour mettre en place l'anneau puis de les réinsérer ; il suffit que 1'anneau soit composésde deux parties, deux demi anneaux qui seront-réunis, par exemple sur le méridien 1 w Hjl, après avoir été l'un et l'autre coulissés en bonne place de part et d'autre des muscles. L'union de ces 2 anneaux peut es faire selon des modalités variables : systèmes apprise" méle et femelle à embeitement dur - chevilles - cliquets -cro chets, etc... l'essentiel étant qu'telle soit solide et durable - Après cli- vage très aisé des fascias recouvrant la sclère (- et pose éventuelle de fils tracteurs provisoires sous les muscles droits selon le processus habituel aux interventions partant en sclère postérieure-), les 2 bras 4 portant les patins 6 sont introduits contre la sclère et orientés radiairement dans l'axe où 1 'au- ront été les deux tiges 3 assez courtes portées chacune par un demitanneau à qui elles sont fixées par deux petits supports 2.L'ensemble formé par les 2 tiges et leurs supports doit ttre-solidement fixé à l'anneau et rigide, tout en étant étroitement Moulé sur la sclère qu'il ne doit pas comprimer et tout en faisant le moins saillie- possible sur le plan de cette sclère - Chaque bras a une courbure épousant la convexité de la sclère sauf à la partie anté- rieure présentant un court segment rectiligne 5 ce bras reste à très courte distance en dehors de la sclère pour éviter toute compression ; il doit etre suffisamment rigide pour ne pas subir la moindre déformation dans le temps, tout en présentant le moins de saillie et d'encombrement possible. La meilleure situation du bras pour l'application des patins sur la sclère poste rieure semble entre les quadrants supéro-temporal et inféro-nasal (-c' est-à- dire pour les bras une orientation selon le méridien 4 4 / 10 4, ceci pour l'oeil droit-) car à ce niveau les patins sont en zone plus libre que sur le méridien perpendiculaire par exemple où se trouvent les 2 muscles grand et petit oblique qui ne figurent pas sur les dessins. Sur ce méridien donc on ne risque pas d'induire un dysfonctionnement musculaire. La longueur et la lar-geur des patins doit être de taille optimale pour que leur application soit la plus efficace possible sans traumatiser l'oeil.Leur face profonde, à concavité ~- moulée sur la convexité de la sclère peut autre nue ou ponctuée de fines aspérités mousses afin de mieux rester fixée sur la sclère lisse et glissante. Au-niveau de la sclère postérieure, à peu près sur la bissectrice de chacun des 4 quadrants du globe émerge de la sclère le tronc des veines vortiqueuses drainant le sang veineux choroïdien ; afin d'éviter tout obstacle, si minime soit à la circulation veineuse, chaque patin-peut comporter une petite échancrure à sa partie médiane. La partie postérieure de chaque bras, un peu. avant sa terminaison en patin, comporte un coude 5 à angle aigu ouvert en a vant, qui peut Etre beaucoup plus aigu qu'il n'est dessiné sur la figure 3. De la sorte, dans le mouvement du bras dirigé vers l'avant l'application du patin se fait bien également vers l'avantw sans risque de glisser sur la sclère ou de moins bien transmettre à son niveau la force imprimée au bras, les fines aspérités mousses à la face profonde du patin contribuant à bien le maintenir en place. La nécessité déjà soulignée d'une bonne. rigidité du bras est particulièrement importante à sa partie postérieure formant l'angle aigu pour le raccordement au patin. - On procède alors au serrage modéré et symétrique de chaque bras qui coulissant dans la tige est attiré vers l'avant. On contrôle par échographie la réduction du diamètre antéro-postérieur du globe oculaire résultant du serrage des 2 bras et on s'arrête au niveau souhaité, en sachant qu'un millimètre correspond à 3 dioptries.Le serrage des deux bras peut se faire selon des modalités variables dont la liste n'est pas limitative. Sur la figure 7 on voit que l'extrémité antérieure du bras 4 se termine par une vis 7. Cette vis passée dans la tige 3 va être serrée par un boulon 8 qui reste fixé contre la partie antérieure de la tige 9. Si en fin d'intervention une partie de la vis dépasse en avant du boulon, elle est sectionnée à la pince coupante à ras de ce boulon. L'extrémité antérieure du bras 4 est donc engagée dans la tige ; le bras a une section carrée, de diamètre légèrement inférieur à celui de la tige. La forme de la section peut du reste autre tout autre, l'essentiel étant que le coulissage stéxécute bien dans le sens antérieur ou postérieur sans qu'il y ait possibilité de rotation horaire ou anti-horaire de l'ensemble du bras.Une telle éventualité serait du reste limitée par le fait que le patin a son grand axe perpendiculaire à celui du bras et que son immobilisation contre la sclère maintient déjà relativement bien ce bras en direction radiaire. Le serrage du boulon sur la vis située à la partie antérieure du bras attire donc ce bras en avant. - Lorsqu'un ultime contrôle a confirmé que la réduction du diamètre antéro-postérieur souhaitée était obtenue, il ne reste plus qu'à suturer la conjonctive. Bien entendu le processus qui vient d'être décrit ne l'est qu'à titre indicatif et explicatif1 de nombreuses autres façons de procéder pou- tant autre utilisées, en fonction notamment des diverses modifications qui peuvent etre apportées à l'invention. #elques-unes de ces modifications vont être maintenant envisagées, de façon non limitative. La fixation de l'anneau sur la sclère antérieure peut se faire selon différents moyens. De minigriffes risquent d'être inutilement traumatisants pour la sclère, si minime soit le traumatisme.En cas de fixation par fils non résorbables, il faut -é- viter de passer ces fils en arrière du plan de l'insertion des muscles afin de ne pas risquer de blesser par un point perforant la chorio-rétine sous- jacente. La fixation de l'ensemble peut également se faire d'elle mimez lors du serrage du bras, les éléments du dispositif conforme à l'invention allant à la rencontre l'un de l'autre : anneau en avant, les deux patins en arrière. Leur courbure est calculee de façon à ce qu'ils restent appliqués étroitement contre la solère, mais sans la comprimer inutilement. Une fois réglé au serrage voulu, l'ensemble du système sera de lui-même fixé au globe, à tous les Fo zonent duquel il participera sans contrainte. Le mécanisme du serrage amenant le bras vers l'avant et permettant de ce fait l'indentation et son réglage peut étire de nature différente, ainsi qu'il a été dit. Sur les figures 5 et 6 on peut constater que le système de serrage par boulon est remplacé par une vis indépendante 18 ; la tête de cette vis bute sur l'extrémité antérieure de la tige 3. La vis 18 attire vers l'avant en s'y enfonçant le bras 4 qui comporte un filetage 19 à sa partie antérieure. Un autre système utilisable est celui analogue au système du ridoir (utilisé par exemple en navigation pour tendre un omble), permettant de rapprocher l'un de l'autre par serrage l'anneau et les patins étroitement appliquEs sur la sclère.Si l'ensemble du montage constitué par anneau-tigesbras et patins est suffisamment rigide et solide, - tout en étant , répétonsle le plus léger et le moins encombrant possible, la consolidation du montage à sa partie postérieure, une fois le serrage bien réglé, n'est pas néaessaire- Elle peut facultativement autre réalisée par une ou deux barrettes, non figurées sur les dessins, reliant les extrémités postérieures des 2 bras suivant un trajet parallèle à l'ann au. La complexité et l'encombrement du montage deviennent alors évidemment plus importants. - En ce qui concerne le réglage en fonction de l'échographie un autre contrtle subjectif, cette fois, peut être pratiqué en per-opératoire, en faisant tout simplement lire au patient des optotypes placés de façon adéquate. Ceci impli que évidemment non plus une anesthésie générale mais un type d'anesthésie laissant le sujet conscient (couramment utilisé en ophtalmologie). Le dispositif,objet de l'invention, peut donc ainsi être utilisé en chirurgie ophtalmologique, particulierement pour le traitement de troubles de réfraction comme la myopie, sans exclusive d'autres indications dont quelques-unes vont être rapidement exposées. I1 s'agit d'un principe estie & ement nouveau permettant de modifier le diamètre antéro-postérieur de l'oeil, de fa çon réglable. Rien qulà propos de la myopie, les applications potentielles sont quantitativement importantes.Les indications doivent être soigneusement posées en fonction de chaque cas : myopies unilatérales, l'autre oeil étant emmétrope - myopies simples modérées ou plus importantes, les très grandes myopies posant des problèmes particuliers - influence de l'âge : possibilité d'enrayer l'évolution de la myopie en traitant suffisamment tôt. L'expérimentation chez l'animal permet de fixer les limites qu'on ne doit pas dépasser et d'analyser l'état des structures oculaires particulièrement de la choriorétine.En tout état de cause l'indication de la mise en place d'un tel dispo- sitif selon l'invention reste toujours facultative et dépend avant tout du choix délibéré du candidat à l'intervention ; une telle indication doit 8tre systématiquement précédée d'un examen minutieux de tous les éléments de l'oeil et d'un contrôle particulièrement rigoureux de la périphérie rétinienne au verre à trois miroirs. La constatation de telles lésions périphériques rétiniennes doit faire renoncer à l'intervention, au moins tant qu'un barrage préventif efficace n'aura pas été pratiqué, par photocoagulation au laser à l'argon. Parmi les troubles de la réfraction, la myopie n'est pas la seule application possible de l'invention.Un serrage asymétrique des bras peut etre envisage dans certains cas d'astigmatisme associé. L'application au traitement de l'hypermétropie serait également possible, selon un dispositif présentant des éléments analogues, mais où le montage serait différent et où l'action à obtenir serait cette fois un allongement du diamètre antéropostérieur de ltoeil. Mais dans l'hypermétropie un mécanisme compensateur existe : l'accommodation. Cette accommodation disparaSt progressivement entre 45 et 60 ans : le dispositif enyiragé ne réglerait pas alors le problème de la vision de près, rendant nécessaire une correction complémentaire par lunettes. Une solution théorique existerait, où un dispositif dérivé de celui de l'invention serait appliqué sur l'oeil et réglerait en permanence grâce à une "cellule" intégrée des modifications sur un millimètre de course de l'axe antéropostérieur de l'oeil. Les objections quant à un retentissement sur les structures de l'oeil de tels mouvements si fréquents parattraient assez fondées. De toute façon, un tel dispositif relève plus actuellement de la science fiction que de l'exposé d'une demande de brevet. L'invention peut également s'appliquer au traitement d'autres affections oculaires, notamment certaines maladies du vitré e Fle nterface rétino-vitréen. La pathogénie exacte de ces maladies reste actuellement totalement inconnue ; dans certains cas, un facteur mécanique-est sinon exclusif, au moins prédominant : parfois le vitré reste accroché à la rétine postérieure par certaines micro-brides vitréennes sur lesquelles on ne peut agir en l'é- tat actuel des techniques.Il peut en résulter un tiraillement sur la rétine et une désorganisation progressive de la fonction visuelle. le dispositif, objet de l'invention, peut dans ces cas constituer un traitement efficace - en diminuant la traction de ces brides, par un raccourcissement de l'axe antéro-postérieur ; - ou en parvenant à les rompre# lors de son ablation après serrage pendant un certain temps, ou à la suite de manoeuvres de réductionallongement de l'axe antéro-postérieur répétées au cours de la même intervention. L'éxécution pratique du dispositif suivant l'invention doit tendre à la plus grande perfection possible sur le plan technique et d'abord dans le choix du matériau : métal (ou alliage) quelle qu'en soit la variété, argent notamment, acier inoxydable, matières plastiques de toutes natures ou tout autre matériel synthétique déjà utilisé ou étant le fait d'inventions futures, la liste de ces matériaux n'étant pas limitative. La tolérance de l'appareil en sera d'autant meilleure0 On doit en outre exiger comme critères de qualité : une solidité et une rigidité suffisantes associées à un poids et un encombrement minimums. C'est souligner l'intérêt d'une miniaturisation la plus parfaite possible, cette miniaturisation étant du reste le fait de toute la chirurgie de l'oeil qui est une micro-chirurgie, Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et repré sentée qu'à titre explicatif et indicatif mais nullement limitatif. Elle est bien entendu susceptible de diverses variantes et modifications, -dont quel ques~ilaes ont du reste été déjà envisagées-, sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 Instrument de chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre antéro-postérieur de l'oeil de façon réglable et durable, caractérisé par le fait qu'il comporte un anneau au niveau de la sclère antérieure, deux courtes tiges solidarisées avec l'anneau à l'intérieur de chacune -desquelles va coulisser un bras terminé par un patin appliqué au niveau de la sclère postérieure, la course de ces deux bras étant parfaitement réglable vers l'avant oul'arrière par vissage ce qui permet de déterminer un rapprochement entre les dits bras et l'anneau, ce rapprochement entrathant une diminution de la longueur de l'axe antéro-postérieur de l'oeil du fait de l'étroite application de l'appareil moulé sur le globe, ce raccourcissement du globe étant réglable avec pré cision grace au système de serrage. 2 Instrument de chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre antéro-postérieur de l'oeil de façon réglable et durable selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'anneau bien appliqué et fixé contre la convexité de la sclère selon les modalités variables (sutures par fils non ré sorbables, simple pression par serrage du montage...) peut être composé de deux demiqanneaux réunis selon différentes modalités (prise mâle et femelle à frot- tement dur, chevilles, cliquets, crochets...) l'essentiel étant que cette union soit solide et durable, l'ensemble des deux demiqanneaux réunis constituant un anneau circulaire ou ovalaire à grand axe horizontal afin de laisser dégagée la partie de sclère antérieure recouverte par la conjonctive dans l'aire dégagée entre les deux paupières ouvertes. 3 Instrument de chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre antéro- > postérieur de l'oeil de façon réglable et durable selon la revendication i, caracterisé par le fait que les deux tiges sont fixées à l'anneau par deux petits supports courbes moulés contre la sclère de façon rigide et solide tout en faisant ainsi que la tige le minimum de saillie sur le plan de la sclère, cette fixation à l'anneau étant telle que les deux tiges y soient implantées de préférence à 1800 l'une de l'autre afin que l'action de serrage soit symétrique, ces deux tiges étant assez courtes et creusées pour permettre le passage du bras terminé par le patin, le coulissement du dit bras ne pouvant se faire que dans le sens antérieur ou postérieur, une bascule en rotation horaire ou anti-horaire étant impossible de par la forme de la section de la tige et du bras. 4 Instrument de chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre antéro-postérieur de l'oeil de façon réglable et durable selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chacun des deux bras a une courbure épousant la convexité de la sclère sauf à la partie tout antérieure présentant un court segment rectiligne, le dit bras restant à très courte distance en dehors de la sclere pour éviter toute compression, étant suffisamment rigide pour ne pas su- bir la moindre déformation dans le temps, tout en présentant le moins de saillie et d'encombrement possible. 5 Instruisent de -chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre antéro-postérieur de l'oeil de façon réglable et durable selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chacun des deux patins doit avoir une longueur et largeur optimales la meilleure possible sans traumatiser l'oeil leur face profonde concave moulée sur la convexité de la sclère pouvant être unie ou ponctuée de fines aspérités mousses afin de mieux rester fixée sur la sclère lisse et glissante, chaque patin pouvant étre échancré à sa partie médiane pour éviter tout risque de compression des veines vortiqueuses cheminant sur la sclère en un point proche de l'application du patin, la meilleure zone d'application se situant dans les quadrants supéro-temporal et inféro-nasal de l'oeil à distance des muscles grand et petit oblique. 6 Instrument de chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre antéro-postérieure de l'oeil de façon réglable et durable selon les revendica tions 1, 5 et 6, caractérisé par le fait que la partie postérieure du bras, un peu avant sa terminaison par le patin comporte un coude à angle aigu ouvert en avant, de façon à ce que le bras serré vers l'avant détermine une force opti male rapprochant le patin vers l'anneau en avant et entråinant de par l'étroite application sur la paroi du globe un raccourcissement du diamètre antéropostérieur de l'oeil, la rigidité du système de montage qui doit être en même temps le moins encombrant possible maintenant ce raccourcissement de façon constante, une barrette d'ancrage reliant en arrière les deux extrémités postérieures des bras au niveau de leur coude devenant facultative. 7 Instrument de chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre antéro-postérieur de l'oeil de façon réglable et durable selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le réglage et la fixation du bras coulissant dans la tige peut se faire selon différents procédés, le premier comprenant un boulon restant fixé contre l'extrémité antérieure de la tige et serrant une vis passée dans la tige, cette vis constituant la partie antérieure du bras terminé par le patin, le deuxième comprenant une vis indépendante s'enfonçant dans le filetage creusé à la partie antérieure du bras, la tête de la vis butant sur l'extrémité antérieure de la tige-support à l'intérieur de laquelle est maintenu et en gagé le bras, le troisième procédé utilisant un appareil du genre ridoir, la liste de ces procédés n'étant pas limitative, tout en restant dans le cadre et le principe de l'invention. 8 Instrument de chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre - antéro-posterieur de l'oeil de façon réglable et durable selon les revendica tions 1 et 7, caractérisé par le fait que son utilisation est particulièrement indiquée dans le traitement chirurgical de la myopie, en sachant qu'un milli mètre sur l'axa antéro-postérieur de l'oeil représente trois dioptries, qu'un myope de une et demi à deux dioptries voit juste un dixième en vision de loin et qu'un raccourcissement de un demi millimètre ou légèrement plus lui redon nerait une vision de 10/ive sans correction, la mesure du raccourcissement souhaitable étant déterminée par biomètrie bchographique per-opératoire, un contrôle subjectif par optotypes en per-opératoire étant lui-me^me possible si l'intervention n1 est pas conduite sous anesthésie générale. 9 Instrument de chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre antéro-postérieur de 1 'oeil de façon réglable et durable selon les relindica- tions-: i#et 8, caractérisé par le fait que son utilisation peut également gtre indiquée dans d'autres troubles de la réfraction que la myopie, tout en restant parfaitement dans le cadre et le principe du dispositif objet de l'invention, cette utilisation pouvant également être indiquée dans d'autres maladies ocu laires et notamment du vitré et de l'interface rétine-vitréen où une action mécanique peut être envisagée et où le dispositif selon l'invention peut per mettre une action thérapeutique utile. 10 Instrument de chirurgie ophtalmologique permettant de modifier le diamètre antéro-postérieur de l'oeil de façon réglable et durable selon la revendication 1 caractérisé par le fait que tous les différents éléments du dispositif se lon l'invention seront fabriqués avec les matériaux les mieux adaptés, pouvant être des métaux, alliages, matières plastiques de toutes natures ou tout autre matériel synthétique déjà utilisé ou étant le fait d'inventions futures, la solidité et la rigidité de l'appareil devant être suffisantes, pour un poids et un encombrement minimums, dans le cadre de la meilleure miniaturisation possible.