Dispositif de fabrication de râbles plats par calandrage avec cisaillage latéral L'invention concerne un dispositif de fabrication de câbles plats par calandrage avec cisaillage latéral. Elle s'applique notamment à la fabrication de câbles électriques comportant un grand nombre de conducteurs métalliques isolés les uns des autres. Des dispositifs connus pour la fabrication de tels cules sont décrits par exemple dans le brevet français n0 2 189 833 (Philips) ou le brevet britannique n0 815.573 (Sumitomo). Une nappe plane de fils parallèles est guidée dans l'axe d'un ensemble d'extrusion délivrant de la matière plastique chaude de part et d'autre de cette nappe de fils. L'ensemble encore chaud est serré entre deux rouleaux de calandrage cannelés, qui soudent l'une à l'autre, dans les intervalles entre fils, les deux nappes de matière plastique situées de part et d'autre de la nappe de fils, et qui donnent au câble sa forme définitive. Dans ce genre de dispositif le débit de l'ensemble d'extrusion varie toujours un peu en cours de fabrication. Il en résulte d'une part des petites variations d'épaisseur de la gaine isolante autout des fils, ce qui n'est pas gênant en pratique, et d'autre part des bavures latérales aléatoires et inacceptables. C'est pourquoi on utilise des dispositifs de cisaillage montés aux extrémités des rouleaux calandreurs. Les dispositifs de fabrication connus du genre décrit ei- dessus présentent divers inconvénients tels que - accumulation de matière plastique contre les rouleaux, - surépaisseurs localisées du eâble fabriqué, particulièrement sur les bords de celui-c#i, - ou inclusions d'air dans le câble au contact des fils, dans le plan de soudure. La présente invention a pour but d'éviter de manière simple les surépaisseurs du câble sur ses bords, les inclusions d'air et toute accumulation de matière plastique. Elle a pour objet un dispositif de fabrication de câbles plats avec guide-fils, ce dispositif comportant -des moyens pour fournir en continu une nappe plane de fils métalligues parallèles se déplaçant parallèlement à eux même selon une direction "longitudinale" vers un coté aval" du dispositif pour constituer les âmes conductrices du câble plat à fabriquer, - un ensemble d'extrusion pour extruder de la matière plastique chaude autour de cette nappe de fils, - deux rouleaux calandreurs dont les axes sont parallèles à cette nappe de fils et perpendiculaires aux fils, ces deux rouleaux étant disposés en regard l'un de l'autre de part et d'autre de cette nappe entourée par la matière plastique chaude, de manière que ces rouleaux compriment entre eux cette matière plastique et assurent ainsi, dans les intervalles entre fils,une soudure entre la matière plastique située d'un côté de la nappe et celle située de l'autre côté, - l'un au moins de ces rouleaux comportant une succession de gorges circulaires en creux séparées par des cannelures en relief, de manière que ces gorges forment sur la matière plastique des gaines isolantes en relief se succédant selon la largeur du câble plat et reliées les unes aux autres par des bandes de liaison d'épaisseur moindre formées par la pression des cannelures, - ces rouleaux étant munis d'un dispositif de cisaillage compri an localement la matière plastique chaude pour la couper et former un bord du câble plat, - ce dispositif comportant encore un guide-fils disposé à proximité et en amont des rouleaux calandreurs pour guider chacun des fils de la nappe vers une de ces gorges de manière à placer ce fil dans l'axe de la gaine de matière plastique formée par cette gorge, - et des moyens placés en aval des rouleaux calandreurs pour entraîner le câble plat ainsi formé, - ce dispositif étant caractérisé par le fait qu'au moins une gorge de ces rouleaux au voisinage du dispositif de cisaillage présente une profondeur diminuée de manière que, à distance de ce dispositif de cisaillage, la profondeur des gorges soit suffisante pour pouvoir absorber un excès temporaire de débit de l'ensemble d'extrusion en formant des gaines de hauteur accrue sur les fils métalliques, et que, au voisinage du dispositif de cisaillage la profondeur des gorges soit suffisamment petite pour empêcher un excès permanent de hauteur de ces gaines en raison du fait que le dispositif de cisaillage repousse latéralement de la matière plastique chaude. A l'aide des figures schématiques ci-jointes, on va décrire ci-après, à titre non limitatif, un dispositif selon l'invention. Les éléments qui se correspondent sur plusieurs de ces figures y sont désignés par les meme signes de référence. La figure 1 représente une vue des ensembles d'extrusion et de calandrage de ce dispositif en coupe par un plan vertical longitudinal médian, c'est-à-dire passant par la ligne médiane de la nappe de fils qui constitue les âmes du câble fabriqué. La figure 1A représente un détail à échelle agrandie de la figure 1, ce détail montrant le guide-fils. Les figures 2, 3, 4, 5, 6, 10 et 11 représentent des vues partielles de ce dispositif en coupe par des plans II-II, III-III, IV-IV, V-V, X-X et XI-XI de la figure 1, respectivement, ces plans étant verticaux transversaux, c'est-à-dire perpendiculaires aux fils, l'échelle étant agrandie sur la figure 5. La figure 6 représente un détail à échelle agrandie de la figure 4. Les figures 7 et 8 représentent des vues de l'ensemble du même dispositif selon l'invention, respectivement en vue de profil et de dessus. La figure 9 représente une section droite d'un câble plat fabriqué à l'aide du dispositif selon l'invention. Conformément à la figure 1 un dispositif selon l'invention comporte un ensemble d'extrusion G9 comportant lui même deux têtes d'extrusion superposées, une tête supérieure 21 et une tête inférieure 21', alimentées en matière plastique chaude par une boudineuse G21 (voir figure 3) dont l'axe est horizontal transversal c'est-à-dire perpendiculaire au plan de la figure 1. Un ensemble de guidage G6 guide une nappe horizontale 12 de fils de cuivre parallèles qui avancent dans le sens de leurs longueurs en passant entre les deux têtes 21 et 21'. Les mots "aval" et "amont" seront employés ci-après en se référant au sens de déplacement de ces fils, la direction de ces fils étant appelée "longitudinale", et la direction horizontale perpendiculaire étant appelée "transversale". Chacune de ces têtes fournit une bande de matière plastique chaude 23 au-dessus et 23' au dessous de la nappe de fils 12, l'ensemble passant ensuite entre les rouleaux 67 et 68 d'un ensemble de calandrage G10. Les axes de ces rouleaux sont horizontaux transversaux. L'ensemble de guidage G6 comporte un bâti 18 disposé en amont des deux têtes d'extrusion et portant en porte à faux un coulisseau en forme de poutre 11 qui s'étend vers l'aval, passe dans l'intervalle entre ces deux têtes sans les toucher, et porte à son extrémité en aval de ces têtes un guide-fils 14 qui guide individuellement chacun des fils de la nappe 12. Chacun de ces fils passe dans ce but dans un orifice de guidage consitué par une fente 15 creusée dans le bord supérieur du guide-fils, ce bord étant recouvert d'un couvercle 13 qui lui est fixé de manière amovible et ferme l'ouverture supérieure des fentes. Ce couvercle 13 s'étend sur le coulisseau 11 à une certaine distance en amont de ces fentes (voir figure 1) de manière à permettre de réaliser cette fixation amovible par vissage de sa partie amont 13a sur deux bords latéraux relevés lia du coulisseau. Ce dernier est en effet constitué par un profilé d'acier en forme de U, les deux branches du U constituant ces deux bords relevés. Le guide-fils 14 s'étend lui aussi en amont de ces fentes sur le coulisseau mais son bord supérieur, dans lequel sont creusées les fentes 15 n'occupe que son extrémité aval et forme saillie au-dessus de sa partie amont 14a. Le guide-fils est lui aussi fixé au coulisseau par vissage de sa partie amont 14a. La surface inférieure du guide-fils 14 s'élève et la surface supérieure du couvercle 13 s'abaisse vers leur extrémité aval, qui sont disposées en porte à faux au delà de l'extrémité aval du coulisseau 11, ceci de manière à diminuer l'épaisseur verticale de l'ensemble de guidage au voisinage des rouleaux 67 et 68, et à permettre ainsi de rapprocher au maximum le guide-fils de ces rouleaux malgré le faible intervalle qui subsiste alors entre les deux nappes de matière plastique 23 et 23' extrudées par les têtes 21 et 21'. La face inférieure du coulisseau 11 est munie dans sa partie transversalement médiane d'une crémaillère 11b (voir figure 1 et 10) qui coopère avec un pignon d'entrainement 18a porté par le bâti 18 pour permettre de faire avancer et reculer le coulisseau, des vis 18c permettant le blocage du coulisseau lors qu'il est dans la position de guidage. Le réglage de la position de guidage est assuré par des vis de réglage antagonistes 18d, 28f, 18g, 18h et 18j agissant sur un cadre intermédiaire 18k à l'extrémité arrière du coulisseau (voir figure 11). On va maintenant donner une nomenclature des principaux éléments des ensembles d'extrusion G9 et de calandrage G10. ENSEMBLE D'EXTRUSION (voir figures 2 et 3) 21 : tête supérieure prismatique en plusieurs éléments. 22 : passage pour l'ensemble de guidage fils entre la tête inférieure et la tete supérieure. 23 :Bande supérieure de matière thermoplastique d'enrobage des fils. 23' :Bande inférieure de la même matière. 24 Lèvre supérieure réglable de la fente d'extrusion de la bande supérieure 23, la lèvre inférieure 24a de cette fente étant fixe. 25 :Coin de réglage de la lèvre supérieure 24, le réglage de l'épaisseur de la fente se faisant par déplacement de ce coin perpendiculairement au plan-de la figure 1. 26 :Résistances chauffantes. 27 :Sonde de régulation thermique. La tete inférieure est symétrique de la tête supérieure par rapport au plan horizontal de la nappe de fils 12, les éléments de la te te inférieure étant désignés par les mêmes numéros de référence que les éléments symétriques de la tete supérieure en ajoutant seulement une apostrophe, la tête 21' étant par exemple symétrique de la tête 21. 28 Corps de la boudineuse (voir figure 3) alimentant les deux têtes d'extrusion. 29 :Vis d'extrusion poussant la matière plastique chaude vers des chambres internes 32 et 32' des têtes d'extrusion. 30 :Collet support de tête et de distribution de la matière. 31 :Canal de distribution et répartition haut/bas de la matière plastique chaude. 32 :Chambre interne de la tete supérieure. 33-34 Deux vis antagonistes pour le réglage de position du coin supérieur 25 (figure 2). 35 :Deux vis de réglage d'inclinaison de la lèvre supérieure 24. 36 : Deux vis tirant la lèvre supérieure 24 contre le coin 25 pour assurer le blocage en hauteur de la lèvre supérieure 24. 37 :Graduation de repérage du réglage d'épaisseur de la bande 23. 38 :Ensemble vis et rondelles élastiques de placage de la lèvre supérieure 24 contre la tete supérieure. 33, 34, 36 et 33', 34', 36' permet d'augmenter ou diminuer l'épaisseur des deux bandes de matière extrudée, tout en assurant l'uniformité et l'égalité d'épaisseur des deux bandes. ENSEMBLE DE CALANDRAGE (voir figures 1 et 4) 50 :Bâti de support. 51 :Support basculant inférieur (le basculement permet d'abaisser le rouleau inférieur 68 pour permettre ensuite son dégagement latéral pour maintenance ou réglage). 52 :Chariot latéral. 53 :Chariot longitudinal portant le rouleau calandreur inférieur. 54 :Levier de support du rouleau calandreur supérieur. 55 :Vérin de levage du rouleau supérieur. 56 :Vérin d'abaissement des deux rouleaux. 57 :Vérin de transfert latéral des rouleaux. 58 Botte lumineuse pour permettre le contrôle visuel du posi tionnement des fils dans le câble grâce à la semitrans parence de la matière plastique. 59 :Vis de positionnement longitudinal des rouleaux. 60 :Levier manuel de levage du rouleau supérieur pour permet tre de positionner latéralement chaque fil par rapport aux rouleaux. 61 :Butée de sécurité pour empêcher un rapprochement excessif des rouleaux. 62 :Chape à oeil oblong pour assurer la liaison entre le pis ton du vérin 55 et le levier 54 lorsqu'on veut relever le rouleau supérieur et pour éviter en même temps tous risque d'action sur ce levier en cours de fabrication du câble. 63 :Palier du rouleau supérieur. 64 :Palier du rouleau inférieur. 65 Axe du rouleau supérieur. 66 :Axe du rouleau inférieur. 67 :Rouleau calandreur supérieur. 68 :Rouleau calandreur inférieur. 69 :Bague de cisaillage portée par le rouleau supérieur. 70 :Rondelle de cisaillage portée par le rouleau inférieur (cette bague et cette rondelle coupent l'excès de matière plastique sur les bords du câble en cours de fabrication et constituent ledit dispositif de cisaillage latéral du câble, la bague 69 étant poussée axialement par un ressort 69a pour que sa face biseautée 69b vienne appuyer la matière plastique chaude contre l'arête extérieure de la rondelle 70 qui joue le rôle de couteau) 69a :Ressort de poussée de la bague 69 69b :Face biseautée tronconique de la bague 69, le sommet du cône étant sur l'axe du rouleau supérieur et du même côté la bague que ce rouleau 69c :Ecrou d'appui du ressort 69a 70a Manchon de blocage de la rondelle 70 contre une extrémité du rouleau inférieur 70b :Ecrou de blocage du manchon 70a 71 ' :Ecrou. 72 :Rondelle élastique. 73 écran d'alignement des rouleaux permettant de mettre les rainures des deux rouleaux bien en face les unes des autres. 74- :Contre poids de pression définissant la pression appliquée par les rouleaux sur la matière plastique. 75 :Câble du contre poids. 76 :Câble terminé. On va maintenant décrire le fonctionnement de l'ensemble de calandrage, tout d'abord lors de la préparation de la fabrication : Sur le bâti 50 est monté un ensemble de chariots à mouvements croisés permettant les manoeuvres suivantes - dégagement latéral de ltensemble, à l'aide du vérin 57, agissant sur le chariot 52, préalablement libéré par l'action simultanée des vérins 55 et 56 qui respectivement soulève le rouleau supérieur et abaisse le rouleau inférieur. - positionnement longitudinal des calandres à une distance horizontale des fentes d'extrusion, pour maitrier le retrait de la matière, ceci à l'aide de la vis 59 Les rouleaux calandreurs sont libres de se déplacer dans le sens vertical. Ils sont par contre maintenu parfaitement alignés dans le sens transversal. La butée 61 les empêche de se heurter l'un à l'autre. En début de fabrication d'un câble, les deux rouleaux étant ouverts, on avance le guide-fils chargé de fils. Les fils sont accrochés classiquement à une corde de tirage elle même entrainée par la chenille G15 de la ligne (c'est-à-dire entre des bandes d'entraînement G15a et G15 situées sur la ligne de fabrication en aval de l'ensemble de calandrage, selon les figures 7 et 8). Le démarrage de la boudineuse entrain l'apparition des deux bandes de matière plastique (polychlorure de vinyle) qui sont plaquées manuellement sur la nappe de fils et entrainées par cette dernière. Le rapprochement des rouleaux réalise le profilage de la matière plastique sous l'action du contre poids 74 qui définit avec précision la pression appliquée par les rouleaux sur les bandes de matière plastique. L'absence de butées de positionnement dans le sens vertical permet aux rouleaux un ajustement automatique en fonction des variations du débit des têtes d'extrusion, c'est-à-dire de l'épaisseur des bandes extrudées, et permet d'absorber toutes les variations d'épaisseur sans agir sur l'entraxe des conducteurs. Les deux rouleaux de calandrage 67 et 68 sont identiques. Ils comportent chacun des gorges circulaires 102 se succédant selon la longueur du rouleau et séparées par des cannelures cir- culaires en relief 104, les gorges d'un rouleau étant en regard de celles de l'autre. Chacune des cannelures 804 porte un filet d'affaiblissement 106 faisant saillie sur tout le périmètre du cercle médian de sa bande sommitale 105. Ces gorges forment sur la matière plastique chaude des gaines en relief B1, B4 enrobant les fils F (voir figure 9) et le cannelures forment des bandes de liaison plates d'épaisseur moindre joignant les gaines. Quant aux filets dBaffaiblissement, ils forment dans la matière plastique des sillons S permettant une déchirure facile du câble fini entre deux fils conducteurs enrobés par leurs gaines. Au moins une gorge 102-1 de ces rouleaux 67, 68 au voisinage du dispositif de cisaillage 69, 70 présente une profondeur diminuée de manière que, à distance de ce dispositif de cisaillage, la profondeur des gorges soit suffisante pour pouvoir absorber un excès temporaire de débit de l'ensemble d'extrusion en formant des gaines B de hauteur accrue sur les fils métalliques F, et que, au voisinage du dispositif de cisaillage la profondeur des gorges soit suffisamment petite pour empêcher un excès permanent de hauteur de ces gaines en raison du fait que le dispositif de cisaillage repousse latéralement de la matière plastique chaude. De préférence la profondeur El de la gorge 102-1 la plus proche du dispositif de cisaillage 69, 70 est inférieure à 70% de celle E4, ES des gorges 102-4, 102-5 éloignées de ce dispositif et plusieurs gorges 102-1, 102-2, 102-3 au voisinage du dispositif de cisaillage 69 > 70 présentent une profondeur diminuée, cette profondeur croissant progressivement à partir du dispositif de cisaillage et devenant ensuite constante. De préférence le nombre de gorges 102-1, 102-2, 102-3 à épaisseur diminuée est au moins deux et au plus quatre. De préférence les flancs 103 des gorges 102 se raccordent à angle non obtus à la bande sommitale 105 des cannelures, cette bande et ces flancs étant vus en section pour un plan passant par l'axe du rouleau 67, ceci de manière que la zone de ce raccordement constitue une arête propre à appliquer complètement la matière plastique chaude contre la partie de la surface de chaque fil voisin du plan passant par les axes de tous les fils F. Dans l'exemple représenté l'angLe de raccordement est droit. Si le raccordement ne se fait pas par une arête vive son rayon de courbure moyen est inférieur à 10% de la largeur de la bande sommitale. L'effet des dispositions qui viennent d'être décrites quant aux formes des gorges et cannelures apparaît sur le câble fini (voir fig.9). La gaine B1 la plus proche du dispositif de cisaillage présente, en section, une forme quasi rectangulaire en raison du remplissage sous pression de la gorge 102-1, elle-meme à section rectangulaire, alors que le remplissage incomplet des gorges profondes 102-4 et suivante aboutit à une forme de gaine B4 naturellement arrondie. L'un des rouleaux pourrait bien entendu être réalisé sans gorges ni cannelures si on voulait fabriquer un câble plat avec une face lisse. Les cotes du câble fini sont données - en pas transversal des conducteurs, par le pas des gorges des rouleaux, compte devant être tenu du retrait de la matière après le calandrage, l'importance du retrait latéral dépendant de la distance entre la sortie des têtes d'extrusion et les rouleaux, - en épaisseur par le rapport du débit de la matière thermoplastique à la vitesse de défilement du câble. il doit être entendu que les ensembles de guidage des fils d'extrusion et de calandrage appartiennent à un ensemble plus vaste qui comporte d'autres éléments et qui va maintenant être décrit de façon brève car ces autres éléments sont en eux-même bien connus de l'homme de l'art. Un "cantre" G1 (bâti de support de bobines) (voir figures 7 et 8) porte au plus soixante bobines G2 fournissant les fils G3 à enrober qui sont guidés, vers l'ensemble de guidage G6 (figure 1). Après être passé dans l'ensemble d'extrusion G9 alimenté en matière plastique par un groupe G5 et par l'ensemble de calandrage G10 ces fils enrobés dans la matière plastique constituent le câble plat 76.Ils passent alors successivement (voir figure 7) par une gouttière de refroidissement par air G12 dans laquelle ils sont supportés par des galets G13, un bac de refroidissement G1#, une botte à lumière G4, un dispositif de marquage G11, la chenille de tirage G15 dans laquelle le câble 76 est serré entre les bandes souples G15a et G15b un réceptacle de câble G16 et un dispositif de contrôle G18 précédant un enrouleur G20. On voit en outre sur la figure 8 la boudineuse G21. A titre d'exemple on peut donner les valeurs suivantes pour la fabrication d'un câble conforme à la figure 9 et constitué de soixante fils conducteurs électriques à sept brins de 0,13 mm de diamètre formant un toron de 0,39 mm régulièrement espacés au pas de 1,27 mm et enrobés dans une gaine épaisse de 0,2 mm et constituée de polychlorure de vinyle chargé de kaolin à 2,5% en poids avec 34% d'un pastifiant phtalate. - Epaisseur de la fente d'extrusion : de 0,5 à 0,6 mm, - Largeur de la fente d'extrusion : 2,20 mm, - Débit total de matière plastique : 1800 à 2000 gr/mmr selon l'importance des déchets, - Température en sortie de la filière, 1700C, - Température des rouleaux 1200C, - Diamètre des rouleaux au sommet des cannelures, 55 mm, - Largeur des cannelures : 1,37 mm - Largeur des gorges : 0,55 mm - Profondeur des gorges successives à partir du dispositif de cisaillage El = 0,9 Z = En E2 : 1,2 Z = E(n-1) E3 = 1,5 Z = E(n-2) E4 = ES = ..... = E(n-3) = 1,75 Z - n étant le nombre de gorges et Z =0,2 mm l'épaisseur souhaitée de la gaine, - Vitesse de défilement 20 m/mn - Force de pression entre les rouleaux 25 kg, - Coefficient de retrait de la gaine, 8% Le nombre des fils conducteurs peut atteindre 100 avec des diamètres compris entre 0,16 16et 6 mm. Ces conducteurs sont multi- filamentaires si leur diamètre dépasse 0,8 mm. Le pas de ces fils conducteurs peut être compris entre 0,4 et (plusieurs mm), avec une rive (partie latérale extrême de lagaine) égale au moins à 0,6 mm . La largeur totale du câble peut atteindre 85 mm. La présence des sillons S permet une séparation ultérieure du câble en plusieurs câbles de largeurs moindres, par simple déchirure manuelle ou mécanique. Il est également facile de choisir pour la gaine une épaisseur suffisamment faible pour permettre la prise de contacts électriques par perforation de la gaine par les broches des connecteurs autodénudants. Le rapport de la largeur du câble à son épaisseur peut être supérieur à 100. Les fils enrobés selon l'invention peuvent déjà comporter chacun une première gaine isolante individuelle, et être enrobés dissymétriquement. Ces fils peuvent être de types différents dans un même câble. Il doit etre compris que le mot fil utilisé ici désigne toute espèce d'éléments linéaires souples susceptibles d'être enrobés dans une matière extrudable. Ces "fils" peuvent être non seulement des conducteurs électriques, mais aussi des fibres optiques, des fils de traction mécanique en acier, des tuyaux de transport d'un fluide, etc. la gaine peut comporter une zone centrale sans fils de manière à permettre sa fixation, notamment par agrafage. La matière plastique utilisée doit être extrudable. On peut notamment utiliser les matériaux suivants - le polychlorure de vinyle (PVC) - le fluoroéthylène-propylène (FEP) - le perfluoroalkoxy (PFA) - le ltéthylène tétrafluoroéthylène (ETFE) - l'éthylène chlorotrifluoroéthylène (ECTFE) - les polyoléfines (polyéthylène...) - les polyuréthanes et les polyamides les matériaux thermodurcissables à condition qu'ils soient extrudables tels que les élastomères. Les rouleaux 67, 68 sont normalement en bronze. Cependant, dans le cas de matières plastiques collantes à chaud telles que les polyuréthanes et polyamides, les rouleaux peuvent etre revêtus d'une matière peu adhésive, par exemple de polytétrafluoréthylène (PTFE). REVENDICATIONS 1/ Dispositif de fabrication de câbles plats avec guide-fils, ce dispositif comportant -des moyens pour fournir en continu une nappe plane (12) de fils métalliques parallèles (F) se déplaçant parallèlement à eux même selon une direction "longitudinale" vers un côté aval" du dispositif pour constituer les âmes conductrices du câble plat à fabriquer, - un ensemble d'extrusion (G9) pour extruder de la matière plastique chaude autour de cette nappe de fils, - deux rouleaux calandreurs (67, 68) dont les axes sont parallèles à cette nappe de fils et perpendiculaires aux fils, ces deux rouleaux étant disposés en regard l'un de 1'autre de part et d'autre de cette nappe entourée par la matière plastique chaude, de manière que ces rouleaux compriment entre eux cette matière plastique et assurent ainsi, dans les intervalles entre fils,une soudure entre la matière plastique située d'un côté de la nappe et celle située de l'autre côté, - l'un au moins de ces rouleaux (67) comportant une succession de gorges circulaires en creux (102) séparées par des cannelures en relief (104), de manière que ces gorges forment sur la matière plastique des gaines isolantes en relief (B) se succédant selon la largeur du câble plat et reliées les unes aux autres par des bandes de liaison (L) d'épaisseur moindre formées par la pression des cannelures, - ces rouleaux étant munis d'un dispositif de cisaillage (69, 70) comprimant localement la matière plastique chaude pour la couper et former un bord du câble plat, - ce dispositif comportant encore un guide-fils (14) disposé à proximité et en amont des rouleaux calandreurs pour guider chacun des fils (F) de la nappe (12) vers une de ces gorges (102) de manière à placer ce fil dans l'axe de la gaine de matière plastique formée par cette gorge, - et des moyens (G15) placés en aval des rouleaux calandreurs pour entraîner le câble plat ainsi formé, - ce dispositif étant caractérisé par le fait qu'au moins une gorge (102-1) de ces rouleaux (67, 68) au voisinage du dispositif de cisaillage (69, 70) présente une profondeur diminuée de manière que, à distance de ce dispositif de cisaillage, la profondeur des gorges soit suffisante pour pouvoir absorber un excès temporaire de débit de l'ensemble d'extrusion en formant des gaines (B) de hauteur accrue sur les fils métalliques (F), et que, au voisinage du dispositif de cisaillage la profondeur des gorges soit suffisamment petite pour empêcher un excès permanent de hauteur de ces gaines en raison du fait que le dispositif de cisaillage repousse latéralement de la matière plastique chaude. 2/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la profondeur (El) de la gorge (102-1) la plus proche du dispositif de cisaillage (69, 70) est inférieure à 70% de celle (E4, E5) des gorges (102-4, 102-5) éloignées de ce dispositif. 3/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que plusieurs gorges (102-1, 102-2, 102-3) au voisinage du dispositif de cisaillage (69, 70) présentent une profondeur diminuée, cette profondeur croissant progressivement à partir du dispositif de cisaillage. 4/ Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le nombre de gorges (102-1, 102-2, 102-3) à épaisseur diminuée est au moins deux et au plus quatre. 5/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ces rouleaux sont pourvus d'un dispositif de pression (74) tendant à les rapprocher l'un de l'autre avec une force constante tout en leur permettant de s'écarter l'un de l'autre sous l'action d'une surépaisseur momentanée des bandes (23, 23') de matière plastique extrudées. 6/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les flancs (103) des gorges (102) se raccordent à angle non obtus à la bande sommitale (105) des cannelures, cette bande et ces flancs étant vus en section pour un plan passant par l'axe du rouleau (67), ceci de manière que la zone de ce raccordement constitue une arête propre à appliquer complètement la matière plastique chaude contre la partie de la surface de chaque fil voisine du plan passant par les axes de tous les fils (F). 7/ Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le rayon de courbure moyen dudit raccordement est inférieur à 10% de la largeur de ladite bande sommitale, ce raccordement se faisant de préférence par une arête vive. 8/ Câble plat obtenu par le dispositif de la revendication 1, ce câble comportant - une nappe plane de fils zétalliques parallèles (F) - des gaines (B1, B4) de matière plastique enrobant ces fils - et des bandes de liaison (L) réunissant ces gaines, - ce câble étant caractérisé par le fait qu'au moins une gaine (B1) en bord de câble présente, en section, une forme sensiblement différente de la forme naturellement arrondie des gaines (B4) à distance des bords du câble, tout en présentant une épaisseur sensiblement égale.