Le développement considérable de la circulation motorisée et les nouvelles règles de sécurité, que les autorités ont été amenées à introduire dans le code de la route pour faire face à cette situation, imposent aux constructeurs de véhicules à deux roues, motocyclettes, vélomoteurs, cyclomoteurs, etc.0. l'équipement de ces machines avec des moyens de signalisation supplémentaires de ceux déji existant. L'éclairage était obligatoire depuis longtemps sur les véhicules à deux roues; ceux-ci devront, probablement dans un avenir prochain, entre munis de feux de stop et dtindicateurs de de change- lent de direction, comme en sont d équipés les véhicules à qBa- tro roues et plus. On sait que nombre de ces engins motorisés à deux roues comportent comme source dtinergie électrique uniquement une source de courant alternatif, en Itesp9ce un volant magnétique A quatreXp8- les convenant pour ce type de véhicules, et avec un stator muni de deux induits pour les faibles puissances, de trois induits pour les puissances supérieures. Si l'on désire, outre l'alimentation connue des organes d'allumage et du circuit d'éclairage par cette source, assurer en mtme temps , sans addition de redresseur et de batterie, ni modification des dimensions et de la structure du volant magnétique, l'alimentation d'un stop et dtun clignoteur, la réalisation des circuits nécessaires n'est aucunement évidente. La présente invention a pour but de donner satisfaction à ces desiderata dans tous les cas de fonctionnement et d'incidents prévisibles, celi uniquement à partir de la source alternative existante, volant magnétique. Elle a pour objet une installation pour l'alimentation des dispositifs de signalisation routière pour véhicule motorisé à deux roues avec volant magnétique à deux ou trois induits comme source de courant alternatif, caractérisée en ce que les induits assurent à la demande l'alimentation de plusieurs circuits distincts, soit l'allumage, l'éclairage et le stop, soit l'éclairage, lestop et les feux indicateurs de changement de direction avec clignoteur thermique, un limiteur de tension alternative à effet d' "avalan- che" étant monté en permanence en parallèle avec ces circuits. Dans le cadre de l'invention, la Demanderesse recommande d'adopter les dispositions complémentaires suivantes Avec deux induits, ltenroulement de de l'un d'eux sera connecté par une extrémité au circuit d'allumage, et par l'autre extrémité, d'une part A l'éclairage et au stop et d'autre part au limiteur de tension; le circuit d'éclairage étant ainsi en série avec lten- semble éclairage et stop; l'autre induit est connecté au clignoteur thermique dont l'élément chauffant est toujours en série avec le feu arrière de service. Dans le cas de trois induits, on sait que deux induits sont disposés parallèlement tandis que le troisième est disposé perpendiculairement aux deux premiers, ceux-ci seront connectés en sé- rie et alimenteront l'éclairage, le stop et le clignoteur therzi- que sensiblement dans les mêmes conditions que ci-dessus, le troisième induit étant réservé à l'allumage. Bien entendu, tous les retours nécessaires se font par la masse, ainsi que celà est usuel sur les véhicules. L'invention sera bien comprise dans ses détails de réalisation et dans ses avantages de fonctionnement par la description qui suit pe référant au dessin ci-annexé montrant des exemples de mise en application des dispositions préconisées par cette invention. Sur ce dessin : La figure I est le schéma d'un volant magnétique i deux induits avec la symbolisation des connexions. La figure 2 est un schéma analogue avec trois induits. La figure 3 est le schéma détaillé conformément à la figure 1, des connexions de l'un des induits aux circuits alimentés0 La figure 4 est le schéma détaillé, conformément à la figure 1, des connexions de l'autre induit avec le circuit indicateur des changements de direction. Les figures 5 et 6 sont les mimes que la figure 4, mais avec un type déterminé de commande thermique, l'élément chauffant étant froid (fig. 5) ou chaud (fig. 6). Comme représenté par la figure I, la source de courant alternatif est le volant magnétique 10 à quatre pôles 11 et avec les deux enroulements d'induits 12 et 13; l'induit 13, qui était primitivement destiné à alimenter l'éclairage, alimente exclusivement, conformément à l'invention, un clignoteur thermique CT; l'induit 12, destiné à l'origine à l'allumage A du moteur, conserve cette fonction et prend la fonction supplémentaire d'alimenter le feu de stop S et l'éclairage E du véhicule. L'éclairage et le stop doivent etre connectés en série avec l'induit entre une extrémité du bobinage et la masse. E en que la puissance disponible soit suffisante, ce montage doit permettre d'avoir une tension suffisante aux bas régimes de marche du véhicule sans donner une tension excessive aux régimes élevées; on ne peut admettre en outre qutun mauvais contact accidentel dans le circuit ou une rupture de filament de lampe provoque un arrêt de l'allumage, donc du moteur, ce qui apparemment devrait outre le cas puisque le stop et ltéclairage sont en série avec ltallumage. L 'aménagement complémentaire ci-après permet de soustraire le montage à ces défectuosités éventuelles : un limiteur de tension alternative est connecté entre ltextrémité de l'enroulement dtinduit et la masse, donc en parallèle avec I'éclairage et le stop. Le module n utilisé sera avantageusement un semi-conducteur constitué par la mise en série de deux diodes régulatrices à effet Zener montées en opposition. Un tel module offre la propriété suivante : si on le fait traverser par un courant alternatif d'amplitude variable, la tension crête - crête relevée à ses bornes reste constante, et ctest ce qu'on appelle la tension de référence; si par contre, on applique aux bornes du module une tension alternative constante, le courant ne passe ê travers ce module qu'à partir du moment où la tension appliquée dépasse la tension de référence. En adoptant pour celle-ci une valeur égale à la tension des lampes utilisées dans ltéquipement du véhicule, par exemple six ou douze volts, les lampes seront protégées contre les surtensions, puisque le module M limite la tension à la valeur de référence. En cas de rupture accidentelle dans le circuit, la tension à vide dépassant celle de référence, elle traversera le module et l'allu- mage continuera à fonctionner normalement. Le schéma détaillé des connexions électriques de l'enroulement d'induit 12 est alors représenté en détail par la figure 3. A l'une des extrémités de l'enroulement est monté un rupteur d'allumage 17 en parallèle avec le condensateur 18; la bobine d'allumage 19 est branchée en parallèle sur ce premier circuit. L'autre extrémité de l'enroulement est connectée au contacteur 20 de stop à deux positions, repos et travail, et au commutateur 22 d'éclairage. Ce commutateur est également à deux positions repos (c'est celle de la figure) et travail, position dans laquelle les feux d'éclairage avant 23 et arrière 24 sont alimentés. Le limiteur de tension 36, à deux diodes en opposition 37 et 38, est monté sur la même extrémité de l'enroulement, et en parallèle avec le stop et l'éclairage. Comme on le voit, le limiteur est monté en permanence entre enroulement et masse, en sorte qu'au cours des actionnement du contacteur 20 et du commutateur 22, la tension dans les lampes ne peut en aucun cas dépasser la tension de référence, c'est-à-dire celle de fonctionnement normal de ces lampes. Le schéma de montage décrit ci-dessus pour la figure 3 donne alors satisfaction aux différents cas de fonctionnement ou dwinci- dent que l'on peut envisager : a) Sans éclairage, ni stop en service, le contacteur et le commu- tateur sont dans leurs positions de repos et l'extrémité correspondante de l'enroulement d'induit est à la masse. b) On presse sur le contacteur stop. Dès que le mouvement est amorcé, la masse est déconnectée et le module est en série avant momie que le contacteur soit au travail et la lampe de stop en circuit. En position travail, la lampe-ste p est normalement allumée et fonctionne en parallèle sur le module limiteur de tension. c) On tourne le commutateur 22 vers sa position de travail; en position intermédiaire, la masse est débranchée et le module mis en série assure la protection avant mOrne que les lampes dw6claira- ge 23 et 24 s 'allument. gn position travail du commutateur, ces lampes sont branchées en parallèle sur le module de protection. d) L'éclairage et le stop sont mis en service simultanément. Les lampes d'éclairage et de stop sont protégées comme dans les cas b) et c). e) n y a rupture du circuit sur le stop. Le courant ne passe pas dans la lampe du stops mais rejoint la masse à travers le domule. Par conséquent.lTallumage continue & BR f) Le commutateur 22 étant au travail, si une des lampes est hors d'usage, l'autre fonctionne normalement protégée par le module; si les deux lampes sont hors circuit, le retour à la masse s'effectuant toujours par le module, il nty a pas dwarrtt d'allumage. La figure 4 donne le schéma détaillé des connexions de ltenroulement d'induit 13 réservé au clignoteur à action thermique. L'enroulement, mis à la masse par une extrémité, est relié à la borne 27 de la centrale thermique de clignotement 25; l'élément chauffant 26 est relié par sa borne 28 au commutateur 30 qui dessert les lampes de clignotement arrière, 32 à gauche et 33 à droite; l'autre borne 29 de la centrale est reliée au commutateur 31 des lampes de clignotement avant, 34 à gauche et 35 a droite. Etant donné que d'un me'me coté du véhicule, les deux lampes de clignotement doivent normalement fonctionner en mtme temps, les commutateurs 30 et 31 sont associés de manière à n'en constituer qu'un seul. Cette disposition donne toute sécurité sans qutil soit néces- saire de prévoir un répéteur sur le tableau de bord, dont on veut s'affranchir pour des raisons d'encombrement, de prix et de simplification. En effet, le pilote dtun véhicule à deux roues voit forcément le clignotement des lampes avant, ne serait-ce que par une vision latérale; il faut et il suffit alors que l'avant clignote pour que l'arrière fonctionne également; autrement : - stil y a rupture du filament d'une lampe avant, celle-ci ntéclaire pas, le pilote est averti et la lampe arrière continue à clignoter. + s'il y a rupture du filament d'une lampe à l'arrière, 1 'élé- ment chauffant n'est plus en circuit et n'agit plus. Le clignotement ne peut plus avoir lieu; par conséquent, la lampe avant ou reste allumée en permanence ou s'éteint; le pilote est averti et la sécurité reste assurée. Les figures 5 et 6 sont les mêmes que la figure 4, mais avec un type spécifique de commande thermique; sur la figure 5, 1 'élé- ment chauffant 40 est supposé froid, tandis qu'il est chaud dans le cas de la figure 6. Pour simplifier, le commutateur double (30, 31) n'a pas été représenté. La lame ressort 39 de ce système thermique est une lame cambrée dont la courbure s'inverse, lorsqutelle est chauffée; elle est munie, de part et d'autre de son extrémité de droite, de deux contacts 41, 43 qui, en coopérant respectivement avec les deux contacts fixes 42, 44, produisent le clignotement des lampes. A froid (fig. 5), l'induit 13 alimente une lampe avant (34 ou 35) par la lame 39, le contact fermé (41, 42) et la borne 49; un courant faible traverse la lampe arrière correspondante ()2, ou 33) sans l'illuminer et permet à l'élément chauffant 40 de monter en température. La lame 39 stéchauffe également et change de position (fig. 6); le contact (41, 42) s'ouvre, la lampe avant (34 ou 35) s'éteint; la lampe arrière (32 ou 33) stallume, et l'élément chauffant 40, étant en parallèle avec le contact fermé (43, 44), n'est plus traversé par le courant; la lame 39 se refroidit et repasse à la position de la figure 5. Le cycle 'se répète en assurant le clignotement voulu. Il vient entre décrit les schémas possibles pour des véhicules de petite cylindrée à puissance électrique limitée et un seul type d'éclairage. Pour une machine plus puissante ayant par exemple un double éclairage ville-route et un allumage électronique par décharge de condensateur nécessitant un induit de charge, de 400 v par exemple, on adoptera un montage représenté sous une forme simplifiée par le schéma de la figure 2 : Le volant magnétique est à trois induits disposés comme rappelé plus haut. Les enroulements des induits parallèles 14 et 15 sont réunis électriquement en série pour alimenter l'éclairage E, le stop S et le clignoteur thermique CT, avec le module M limiteur de tension monté enparalldle; le troisième induit 16 reste exclusivement chargé d'alimenter l'allumage électronique. Les induits 14 et 15, disposés de telle sorte que leurs signaux soient en phase, délivrent une puissance très supérieure i celle d'un seul induit; ils sont dimensionn & da manière à fournir le maximum d'anergie aux bas régimes de marche du véhicule; le module limiteur de tension assure la protection contre les surtensions de toutes les lampes et de l'équipement de signalisation E, S, CT; il interdit également les A-coups de tensions dus au fonctionnement intermittent des accessoires, tels que le stop et le clignoteur. La disposition particulière des induits parallèles 14, 15 d'une part et 16 d'autre part, qui sont le siège de forces électromotrices déphasées et de flux magnétiques trbs ltchement couplés, garantit l'indépendance de fonctionnement nécessaire : elle assure pour l'allumage électronique la régularité de charge du condensateur, et inversement aux uipements d'éclairage et de signalisation un fonctionnement régulier, quelque soit le régime de rotation et l'état de fonctionnement des autres éléments. L'utilisation par ltinvention de la source dténergie alternative du volant magnétique a l'avantage d'éviter l'emploi d'une batterie qui, en dehors de son poids et de son encombrement, prEsen- te les inconvénients connus dont est exempt le volant magnétique. REVENDICATIONS 1 - Installation pour ltalimentation des dispositifs de signalisation routière pour véhicule motorisé à deux roues avec volant magnétique à deux ou trois induits comme source de courant alternatif, caractérisée en ce que les induits assurent à la demande l'alimentation de plusieurs circuits distincts, soit l'allumage, l'éclairage et le stop, soit l'éclairage , le stop et les feux indicateurs de changement de dii-cion avec clignoteur t1neìque, un limiteur de tension alternative à effet dt"avalanchew étant monté en permanence en parallèle avec ces circuits. 2 - Installation avec volant magnétique à deux induits suivant la revendication 1 caractérisée en ce que lenroulement de ltundes induits est connecté par une de ses extrémités au circuit d'allumage et par l'autre extrémité, à l'éclairage ou au stop et au limiteur de tension connectés en parallèle, tandis que l'autre induit est connecté au clignoteur thermique dont l'élément chauffant est en série avec le feu arrière de service. 3 - Installation avec volant magnétique à trois induits suivant la revendication 1 caractérisée en ce que les deux induits paral lèves sont mis en série et alimentent par une extrémité l'delalra- go, 1. stop et le clignoteur avec élément chauffant en série avec le feu arrière de service, tandis que le troisième induit disposé perpendiculairement aux deux autres est exclusivement réservé & BR 4 - Installation suivant les rerendications 1 et 3 caractérisée en ce que le limiteur de tension est également en parallèle avec le circuit du clignoteur. 5 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que le limiteur de tension est constitué de deux diodes régulatrices à effet Zener montées en opposition. 6 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisée en ce que la tension crête-crête de référence du limiteur de tension est choisie en rapport avec la tension des lampes équipant le véhicule, par exemple 6 v ou 12 v. 7 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que le montage est tel que le clignotement d'un coAté quelconque du véhicule a lieu par alternance de l'ex- tinction d'une lampe avec allumage de ltautre lampe.