L'invention a pour objet un procédé de marquage par étiquetage, applicable à tous objets en matière synthétique. Pour marquer de façon permanente, au moment de son utilisation, un objet constitué en matière synthétique, il est habituel d'apposer sur cet objet une étiquette portant les indications voulues, la fixation de l'étiquette sur l'objet étant faite à l'aide d'un adhésif. Pour ce faire, cet adhésif peut soit être déposé au dernier moment sur l'étiquette, soit avoir été préalablement déposé sur elle et se trouver protégé provisoirement par un film support que l'utilisateur enlève au moment de la pose, soit encore ne pas nécessiter ce film support, mais alors nécessiter l'utilisation d'un solvant pour le réactiver au moment de l'emploi. Quel que soit le mode de fixation de l'étiquette en papier sur l'objet en matière synthétique, il arrive très souvent qu'après son utilisation cet objet est repris en vue de la récupération de la résine synthétique qui le constitue. Cette récupération ne peut toutefois se faire dans de bonnes conditions que si l'étiquette a été préalablement enlevée, car Si le papier de l'étiquette est déchiqueté et broyé en même temps que la matière synthétique de l'objet moulé, le papier de l'étiquette n'étant pas miscible à la résine synthétique créera des perturbations lors du moulage de nouveaux objets avec la matière récupérée. Pour éviter de tels inconvénients, il est habituel d'enlever l'étiquette de l'objet avant de broyer cet objet pour en récupérer la matière synthétique. Or l'enlèvement de l'étiquette en papier est une opération généralement difficile et délicate. Pour être efficace, cette opération conduit le plus souvent à bruler l'étiquette, ce qui conduit à des risques d'incendie non négligeables Si, comme cela est généralement le cas, la résine synthétique constitutive de l'objet est inflammable. De plus, le fait de brûler ltétiquette entraîne plus ou moins une carbonisation de la matière synthétique de I'objet, donc une dégradation chimique nocive à la qualité de la résine récupérée et des pollutions dangereuses dans l'atelier où se fait la récupération. I1 s'agit la. d'inconvénients que l'invention écarte, en proposant un procédé de marquage par étiquetage grâce auquel il est possible, après usage de l'objet marqué, de récupérer sa résine synthétique, en ne soumettant cet objet qu'â une seule et même opération de broyage, sans qu'il ait été nécessaire d'enlever préalablement l'étiquette, et ce sans nuire à la qualité de la résine synthétique récupérée. Ce but est atteint, selon l'invention, en constituant l'étiquette en une matière synthétique présentant une compatibilité avec celle de l'objet à marquer, une sensibilité au même solvant que cet objet, et une destructibilité mécanique dans les mêmes conditions que lui. L'étiquette étant ainsi réalisée en une matière synthétique présentant les trois propriétés ci-dessus, la liaison définitive entre l'objet et l'étiquette est facilement réalisée au moyen d'un solvant, et le broyage de l'objet, après son utilisation et en vue de la récupération de la résine synthétique, conduit au broyage non seulement de l'objet lui-même, mais aussi de l'étiquette, qui présente les mêmes caractéristiques que cet objet. Une étiquette conforme a' l'invention peut bien entendu être réalisée unitairement, mais elle est préférablement découpée dans un film qui reçoit avantageusement toute impression préalable convenable, mais peut évidemment recevoir ultérieurement, avant ou après que l'étiquette ait été découpée et posée sur l'objet à masquer, toute autre indication voulue, et ce au moyen d'instruments ou de dispositifs de marquage de type connu. Qu'il s'agisse d'une étiquette se présentant individuellement ou d'étiquettes se présentant sous forme de film, les étiquettes peuvent dans tous les cas être imprimées en de multiples couleurs; et leur pose peut être faite soit manuellement, soit sur des machines automatiques. Â seul titre d'exemple, il est précisé que dans le cas d'un objet moulé en polystyrène normal ou en polystyrène choc, ou en une résine des types connus sous les appellations "SAN" ou "ABS", contenant ou non des agents d'expansion, l'étiquette peut être réalisée en un film styrénique et la liaison entre l'objet et l'étiquette peut être faite au moyen d'un solvant cétonique, dBun solvant chloré, ou d'un solvant à base d'ester; c'est ainsi notamment que conviennent bien, à titre de solvant, le chlorure de méthylène, le trichloréthane, le trichloréthylène.Ces mêmes solvants peuvent d'ailleurs aussi être utilisés dans le cas où l'objet moulé serait en polycarbonate et recevrait une étiquette également en polycarbonate L'essentiel est de réaliser à température ambiante la liaison entre l'objet moulé en résine synthétique et l'étiquette elle-même en résine synthétique, grâce à un solvant ayant les mêmes propriétés vis-à-vis de l'objet et de l'étiquette. Grâce à ce procédé de marquage, l'étiquette fait finalement partie intégrante de l'objet marqué, et compte tenu de ce que ses propriétés sont les mêmes que celles de ltobået lui-même, il est possible de reprendre l'objet en vue de la récupération de sa résine synthétique sans qu'il soit nécessaire d'enlever l'étiquette.Cette dernière présentant en effet les mêmes propriétés que la résine constitutive de l'objet lui-même, il est possible de broyer à la fois l'objet et l'étiquette, ce qui apporte,par rapport à l'état actuel de la technique, les principaux avantages suivants - un gain de temps, donc une économie; - une amélioration de la résine synthétique récupérée; - une diminution des risques de pollution; - une augmentation de la sécurité du travail; - et en raison de la parfaite affinité entre l'objet moulé et son étiquette, une liaison parfaite entre eux. T'invention ne se limite pas, bien entendu, au marquage des objets constitués en les seules matières indiquées ci-dessus à titre d'exemples; elle étend au contraire son champ d'application à l'utilisation de toutes matières ou résines pour constituer tant l'objet à marquer, que l'étiquette et que le solvant nécessaire à leur liaison définitive. REVEND ICI'PIFONS 1.- Procédé de marquage d'objets en matière synthétique par étiquetage, caractérisé en ce qu'il consiste à constituer l'étiquette en une résine synthétique compatible avec celle de l'objet à marquer,sensible au même solvant, et destructible mécaniquement dans les mêmes conditions que cet objet. 2.- Procédé de marquage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'objet moulé étant constitué en une résine à base de polystyrène, en une résine du type "BAN" ou en une résine du type "ABS", l'étiquette est constituée par un film styrénique et la fixation de l'étiquette sur l'objet moulé est faite par un solvant cétonique, par un solvant chloré, ou par un solvant à base d'ester. 3.- Procédé de marquage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'objet moulé et l'étiquette sont constitués en une résine à base de polycarbonate et la liaison de l'étiquette avec l'objet est faite au moyen d'un solvant cétonique, d'un solvant chloré, ou d'un solvant à base dter.