Le champ d'application des épreuves de radioimmunité pour la détection de composés physiologiques intéressants s'est accru lorsqu'on a trouvé que des états maladifs sont liés à la présence ou à l'absence de composés ou à la concentration d'un composé particulier. En raison de la grande sensibilité avec laquelle on peut mesurer des traceurs radioactifs, l'épreuve de radio-immunité (ou dosage radio-immunologique) a trouvé et continue de trouver une large utilisation pour la détection et le dosage des haptènes et des antigènes. On effectue des épreuves de radio-immunité en mélangeant le composé intéressant à un analogue radioactif. Ces deux espèces entrent alors en compétition pour la fixation sur une quantité limitée d'anticorps.On. sépare par divers procédés physico-chimiques la radioactivité liée aux anticorps de la radioactivité "libre", et l'on mesure la radioactivi-té"liée" ou la radioactivité "libre". Dans une variante, on utilise de l'anticorps en phase solide, de sorte que l'on peut tout simplement éliminer par lavage la radioactivité "libre" n'ayant pas réagi. I1 existe deux types étroitement apparentés d'épreuves avec excès de réactif, l'épreuve immuno-radiométrique et l'épreuve immuno-radiométrique à deux sites. Dans ces types d'épreuve, un excès d'anticorps marqué sert à transformer le produit inconnu en un produit directement décelable. On jette l'anticorps marqué n'ayant pas réagi. L'épreuve immuno-radiométrique à deux sites diffère de l'épreuve immuno-radiométrique du fait que la substance inconnue est insolubilisée au cours d'une réaction préliminaire. Les épreuves de radio-immunité sont sujettes à des erreurs très diverses. Des variations de la température et des durées de réaction peuvent présenter une importance fondamentale. La plupart de ces épreuves sont fortement sensibles à des erreurs de séparation des espèces marquées "liée" et "libre" (erreur due à une mauvaise classification), et les techniques de manipulation, comme la préparation, la mesure et le transfert de réactifs (erreurs lors du transfert à la pipette) sont invaria blement importantes. Des variantes sophistiquées d'épreuves utilisant des réactions successives et/ou non équilibrées sont particulièrement vulnérables. On détermine la concentration du composé intéressant dans un échantillon inconnu en comparant le résultat obtenu dans le cas de l'échantillon inconnu aux résultats obtenus lors de la mise à épreuve de plusieurs solutions dont on connaît la concentration du composé (solution étalon). I1 est donc extrêmement important d'effectuer toutes les épreuves de dosage de la même façon avec les mêmes réactifs. On a continuellement besoin d'une technique précise et simple pour effectuer des épreuves de radio-immunité de façon que tous les écarts par rapport à une réalisation correcte, comme des variations des durées de réaction, des différences de quantités transférées, etc., seront réduites à leur minimum et seront communes aux étalons aussi bien qu'aux substances inconnues. En outre, un tel système doit tendre à un nombre minimal de manipulations, en particulier celles impliquant une extraction, une dilution et une fourniture. Si nécessaire ou souhaitable, le système doit être raisonnablement rapide et il doit permettre l'enregistrement précis de résultats en liaison avec l'échantillon d'origine. I1 doit de préférence être applicable à l'estimation de matières aussi diverses que de petits haptènes et de grosses protéines, être capable d'utiliser aussi bien les techniques de l'épreuve de radio-immunité que celles de l'épreuve immuno-radiométrique, tenir compte du cas de réactions équilibrées et de réactions successives non équilibrées et traiter efficacement un grand nombre comme un petit nombre de dosages et épreuves de détection dans n'importe quel essai donné.Les modes opératoires doivent également être économiques et commodes. Actuellement, aucune machine automatisée d'épreuve ou de dosage ne répond entièrement à la totalité de ces critères. L'invention propose un procédé et un appareil pour réaliser des épreuves en utilisant un membre d'une des deux familles formées d'une paire de substances liables spécifiquement, sous foIme insolubilisée. Des substances liables spécifiquement impliquent l'existence d'une paire, à savoir un ligand ou coordinat et un récepteur du ligand. Un récepteur est n'importe quel composé ou n'importe quelle composition organique pouvant différencier, principalement par une différence importante de la constante de liaison, le ligand auquel il se conjugue (son conju gué) d'autres composés, normalement organiques, de structure semblable. Pour la plupart, les ligands seront des haptènes et des antigènes, et les récepteurs seront des anticorps (antiligands), bien que d'autres protéines et polysaccharides puissent également servir de récepteurs. Lorsqu'on utilise des anticorps avec des haptènes ou des antigènes conjugués, ces composés seront désignés comme étant des substances liables immunologiquement. L'appareil utilise plusieurs seringues fixes, dont les pistons ou plongeurs sont reliés en vue d'un mouvement synchrone. Un moyen d'actionnement à commande électronique est programmé afin de déplacer les plongeurs selon un mode opératoire prédéterminé. Des moyens mécaniques ou électroniques sont destinés à compenser tout relâchement du mouvement des plongeurs lors de l'inversion du sens de déplacement. I1 y a de préférence un réservoir supérieur pouvant fournir un ou des fluides aux seringues ou recevoir ces fluides. De petits tubes de forme conique, à extrémité ouverte, constituent un réseau supplémentaire servant de canules de seringues. Les canules sont fournies, conservées et supportées dans une pile compacte de râteliers de support de canule pouvant s'e.bolter. On insère les canules sur les seringues en emmanchant les extrémités des seringues dans les canules placées dans le râtelier de support, les canules étant supportées par un bloc spécial d'insertion. Pour effectuer l'épreuve de dosage, on active les canules en insolubilisant dans les canules l'un des membres d'une paire de substances liables spécifiquement. On peut ensuite laver les canules pour les débarrasser de la matière soluble et on peut les conserver ou les utiliser directement. Les solutions à doser sont introduites dans les canules à partir d'un support d'échantillons multiples. On immerge les canules dans les échantillons et l'on aspire les échantillons dans les canules en relevant les plongeurs. Les réactifs peuvent être aspirés dans les canules ou bien ils peuvent être introduits simultanément en . faisant alors partie de la solution de l'échantillon, ou bien ils peuvent être introduits à partir des seringues. Les solutions se trouvant dans les canules peuvent être éjectées dans un bac à déchets ou être renvoyées dans les seringues, tous les plongeurs se déplaçant de façon synchrone,en introduisant des solutions et en expulsant des solutions des canules, simultanément. En vue de possibilités supplémentaires pour le magasinage des réactifs, nouveaux ou usagés, il peut y avoir un réservoir de tête qui communique par des orifices avec les corps cylindriques des seringues. Le réservoir peut fournir des solutions de lavage qui peuvent être introduites selon les nécessités dans les corps cylindriques, ou bien, par application d'une aspiration modérée, le réservoir peut recevoir de l'échantillon usagé ou des solutions de réactif. Après chaque cycle de fonctionnement ou après le contact des divers réactifs avec l'intérieur des canules, et après la réalisation des lavages éventuels pour enlever de la matière non liée, on essuie les extrémités et la paroi externe des canules. En utilisant des traceurs radioactifs comme réactifs et en incorporant dans le bac des échantillons des étalons à déterminer simultanément, on peut établir une relation entre la radioactivité résiduelle dans les canules et celle des canules contenant de l'échantillon étalon en vue d'une détermination directe de la substance ou de la quantité inconnue dans l'échan- tillon à doser.La présente invention propose donc une technique pour réaliser simultanément des épreuves de dosage, qui permet d'effectuer de façon synchrone la totalité des étapes de manipulation avec les substances inconnues et avec les étalons, de sorte que toutes les erreurs introduites soient constantes pour les étalons comme pour les substances inconnues. Si l'invention vise surtout des déterminations multiples simultanées, le procédé en cause peut également servir à des déterminations individuelles. En utilisant une seule seringue et une canule, on peut rapidement effectuer une épreuve de dosage en introduisant et en aspirant à travers la canule des réactifs et des solutions de lavage, ce qui permet de concentrer des échantillons, facilite la manutention des réactifs et rend commode la préparation de l'échantillon radioactif en vue du comptage. La canule offre des possibilités extrêmement diverses en permettant l'échantillonnage de volumes extrêmement faibles dans des récipients très petits tout en offrant une surface pour effectuer les diverses réactions requises pour l'épreuve de dosage. La surface intérieure de la canule peut être modifiée par des protubérances pour augmenter l'aire de cette surface. Des bras d'espacement peuvent exister dans la canule; ce qui peut alors servir à l'insolubilisation du corps à analyser ou du réactif. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective de la batterie des seringues montée dans le mécanisme de commande entrainé par un moteur la figure 2 est une élévation, avec coupe partielle,de la batterie de seringues en contact avec une plaque porte échantillons la figure 3 est une coupe en élévation partielle d'un plongeur creux la figure 4 est une vue de côté d'une batterie de seringues au cours du magasinage la figure 5 est une élévation des canules montées dans des râteliers superposés la figure 6 est une vue en perspective fragmentaire des canules montées, présentées à la figure 5 ; et la figure 7 est une élévation des canules montées dans un râtelier et supportées par un bloc d'insertion. Pour décrire la présente invention, on décrira tout d'abord de façon générale l'épreuve de dosage, en utilisant des épreuves d'immunité (ou dosages immunologiques) à titre illustratif,et l'on illustrera ensuite à propos de trois types différents d'épreuves d'immunité impliquant des réactifs contenant des traceurs radioactifs : une épreuve de radio-immunité une épreuve immuno-radiométrique et une épreuve immuno-radiométrique à deux sites. L'appareil sera ensuite décrit ainsi que l'équipement auxiliaire. L'épreuve d'immunité sera ensuite appliquée à l'équipement spécifique, en montrant l'application de cet équipement aux diverses épreuves d'immunité, ce qui sera suivi d'exemples spécifiques dans lesquels on a utilisé l'équipement pour la détermination de compositions spécifiques intéressantes. 1) Techniques de l'épreuve de dosage La présente invention concerne la réalisation d'épreuves de dosage avec une paire de substances liables spécifiquement, impliquant un ligand et un récepteur spécifique de ce ligand. On utilise des tubes à extrémités ouvertes, permettant l'introduction et l'enlèvement de réactifs, le balayage des tubes pour enlever par lavage la matière inopportune ou superflue, et permettant des manipulations faciles, reproductibles et simultanées ainsi qu' une détermination finale précise. Dans le sens le plus large, les tubes servent dans des épreuves de dosage où l'une des deux substances liables spécifiquement, ce qui comprend des haptènes, des antigènes, des anticorps, des enzymes, des substrats d'enzymes, des sérum-protéines, etc., est insolubilisée au sein du tube. On fournit un réactif qui se liera au membre insolubilisé de la paire des substances liables spécifiquement et qui, donc, est lui-même une substance liable spécifiquement ayant été modifiée de façon à pouvoir être décelée. Dans les épreuves, on a utilisé pour pouvoir effectuer une mesure divers atomes ou composés afin d'obtenir le signal voulu, comme des atomes radioactifs, par exemple de l'iode, du tritium, du carbone, etc. ; des radicaux libres stables ; des enzymes, des co-facteurs d'enzymes, des substrats fluorescents ; des bactériophages et des substances fluorescentes. Le réactif que l'on utilise dans l'épreuve pour la détermination sera appelé l'agent de détection. La distribution de l'agent de détection entre la phase solide et la phase liquide subira l'influence de la quantité du composé à mesurer (la substance à analyser ou à doser) présente dans l'échantillon. En permettant une compétition entre l'agent de détection et la substance à analyser pour la liaison avec le membre insolubilisé de la paire des substances liables spécifiquement, ou bien en introduisant successivement la substance à analyser puis l'agent de détection dans le tube aux extrémités ouvertes, on provoque une influence de la quantité de la substance à analyser présente sur la quantité de l'agent de détection insolubilisé. Selon la nature de l'épreuve de dosage, on peut mesurer la quantité de l'agent de détection dans le tube ou dans la phase liquide ou les deux. Les tubes ou canules jouant un rôle fondamental dans la présente invention peuvent se composer de matières très diverses. Il n'est pas nécessaire que les tubes soient constitués d'un seul matériau, l'aspect important de ces tubes résidant dans leur surface interne ou dans leur garnissage. La surface interne ou un garnissage ou les deux peut ou peuvent fournir la surface sur laquelle le membre de la paire des substances liables spécifiquement est insolubilisé. Les canules peuvent être en des matières polymères très diverses, comme du polyéthylène, du polypropylène, des composés polyvinyliques, par exemple du chlorure de polyvinyle, du polyacrylonitrile, du polyacrylate, du polyméthacrylate, et leurs copolymères, du polystyrène, un polyamide du type "Nylon", du polytéréphtalate, de la cellulose, etc. C'est-à-dire que l'on peut utiliser des polymères naturels, en particulier des polymères naturels modifiés, et des polymères de synthèse obtenus par addition et/ou par condensation. De même, on peut utiliser des substances minérales comme du verre. Si, commodément, seule la surface interne de la ca- nule fournira la surface active pour l'insolubilisation du membre de la paire des substances liables spécifiquement, la canule peut avoir une foime conique ou être partiellement bouchée de façon à retenir de petites particules ou perles des matières indiquées ci-dessus, pouvant servir indépendamment ou en association avec la surface interne de la canule, de zone ou surface active pour l'insolubilisation. En variante, il peut y avoir une surface inégale, par exemple des protubérances, sur la surface intérieure, comme des nervures, de petites bosses, etc., pour augmenter l'aire de la surface. On peut obtenir de diverses façons une insolubilisation. Selon la nature de la surface particulière ainsi que la nature du membre de la paire des substances liables spécifiquement à insolubiliser, une absorption ou adsorption peut être satisfaisante. Dans ce cas, on aspire dans la canule une solution contenant le membre de la paire des substances liables spécifiquement pour permettre la liaison de fixation de ce membre à la surface. Après suffisamment de temps, on expulse la solution et on lave la surface interne de la canule avec des milieux appropriés, normalement des milieux tamponnés. Dans des cas appropriés, la substance à analyser de l'échantillon inconnu peut être le membre insolubilisé de la paire des substances liables spécifiquement qui est absorbé de l'échantillon à la surface de la canule. On peut utiliser un récepteur marqué pour déceler la substance à analyser absorbée. Une autre technique consiste à lier par covalence à la surface le membre de la paire des substances liables spécifiquement. Des bras d'espacement peuvent être liés par covalence à la surface par diverses techniques connues en pratique, ce qui laisse une fonctionnalité active ou pouvant être activée pour réagir avec le membre de la paire des substances liables spécifiquement. Par exemple7 on peut modifier des nitriles pour former des imido-esters qui réagiront avec des groupes amino disponibles sur un anticorps ou un antigène. I1 existe une littérature abondante concernant la liaison de protéines à des surfaces en utilisant des acides carboxyliques activés, des carhodiimides, des imido-esters, des halogénures d'alkyles actifs, etc. pour former des liaisons amido, amidine ou amino. En variante, on peut utiliser un bras d'espacement immunologique. Cela implique de lier ou fixer à la surface un membre de la paire des substances liables immunologiquement et qui liera ensuite le membre complémentaire de cette paire à la surface. En plus des membres d'une paire de substances liables immunologiquement, d'autres matières pouvant servir à la fixation comprennent des protéines de fixation de plasma, des récepteurs de tissus, des enzymes, des co-facteurs, des substrats, des inhibiteurs, etc. et en fait n'importe quelle matière montrant de la spécificité pour la substance à analyser. Les petites canules coniques que l'on utilise généralement ont un orifice inférieur dont le diamètre intérieur se situe entre environ 0,25 et 2 mm,.plus habituellement entre 0,4 et 1 mm. La hauteur de la canule n'est pas fondamentale et on peut la faire varier selon le volume voulu pour cette canule. Habituellement, la hauteur de la canule sera d'environ 1 à 8 cm et plus habituellement de 2 à 5 cm. L'orifice supérieur, qui est monté sur la seringue, a une dimension permettant un montage serré sur l'extrémité du corps cylindrique de la seringue et aura généralement un diamètre intérieur compris entre environ 2,5 et 6 mm. On peut faire varier l'épaisseur de la paroi,qui n'est pas fondamentale pour la présente invention. Commodément, l'épais- seur peut varier le long de la paroi et diminuer avec la diminution du diamètre intérieur du cône. Une gamme d'épaisseurs assurant la stabilité voulue des dimensions se situe entre environ 0,1 et 1,5 mm, plus habituellement entre 0,2 et 1 mm, et, du haut en bas de la canule, le rapport entre les épaisseurs peut varier entre 1:1 et 10:1.Le volume de la canule se situe commodément entre environ 50 et 700 1 et plus habituellement entre 75 et SOOEii. Dans la plupart des cas, les épreuves impliqueront des combinaisons de paires de substances liables immunologiquement. Cependant, dans les cas particuliers où la substance intéressante à analyser présente de la spécificité pour une substance autre que l'autre membre de la paire des substances liables immunologiquement, il se pourra qu'il soit souhaitable d'utiliser la substance liable apparentée. Par exemple, si l'on doit déterminer un substrat d'enzyme, on peut utiliser l'enzyme et le substrat. En particulier, si l'on souhaite déterminer du NAD (nicotinamide-adénine-dinucléotide), on peut préparer une canule comportant du NAD fixé sur sa surface. En combinant l'échantillon avec un excès d'enzyme utilisant NAD comme substrat, puis en introduisant la combinaison dans la canule, on obtient que seule l'en- zyme liée au NAD dans l'échantillon ne se fixera pas à la surface de la canule. En expulsant la solution de la canule, on peut ensuite déterminer la quantité d'enzyme non insolubilisée. Les canules peuvent être activées immédiatement avant que l'on effectue l'épreuve de dosage ou bien elles peuvent avoir été préparées à l'avance et conservées. Pour conserver les canules, on utilisera normalement des températures modérées se situant généralement entre environ -400 et +250C7 et les canules demeureront dans un environnement aux caractéristiques réglées de façon à inhiber la désactivation de la matière insolubilisée. Commodément, la surface intérieure des canules peut être revêtue de divers liquides de façon à maintenir un environnement polaire humide. Des matières que l'on peut citer à titre d'exemples sont des polyols comme du glycérol. Selon la nature de l'épreuve de dosage, l'échantil lon inconnu peut ou non être combiné à des réactifs supplémentaires. Dans la plupart des cas, l'échantillon sera tamponné de façon appropriée afin d'amplifier la liaison. On utilise pour cela les tampons usuels et l'on obtient un pH se situant dans l'intervalle physiologique ou qui en est voisin. Lorsque l'épreuve exige la liaison de la substance à analyser sur l'agent de détection, de façon à influer sur le nombre des sites disponibles pour la liaison et que l'on peut insolubiliser, l'échantillon d'essai sera normalement combiné au réactif de détection dans des conditions permettant la réalisation d'une telle liaison. Lorsque l'agent de détection est à insolubiliser au degré d'insolubilisation de la substance à analyser, on introduira normalement tout d'abord la substance à analyser dans la canule puis le réactif de détection. Après chaque introduction d'une solution dans la canule, on lavera normalement la canule pour en éliminer toutes les matières non spécifiquement fixées à sa surface. Diverses étapes d'incubation peuvent être prévues, au cours desquelles on conserve les canules aux conditions ambiantes ou dans des conditions bien réglées, habituellement à une température comprise entre +150 et +40au et à une humidité empêchant une dessiccation. Habituellement, l'incubation des canules s'effectuera après l'introduction de la substance à analyser et, lorsqu'on introduit séparément l'agent de détection, après l'introduction de cet agent. Les périodes d'incubation peuvent varier entre 0,5 et 12 heures selon les compositions particulières en cause, les concentrations à déceler, etc. Le procédé de l'invention possède des avantages spécifiques dans le cas de solutions diluées de la substance à analyser. Grâce à un choix approprié de la méthode de dosage ou d'épreuve, on peut utiliser de grands excès du membre insolubilisé de la paire des substances liables spécifiquement. On peut ensuite aspirer dans la canule la solution de la substance à analyser : cette substance à analyser sera insolubilisée par l'excès du membre insolubilisé lié ou fixé à la surface. Une vitesse réglée d'aspiration de la solution dans la canule et pour son introduction dans la seringue peut permettre un enlèvement quantitatif et relativement rapide de la substance à analyser. Pour illustrer encore le procédé, on étudiera de façon générale trois épreuves différentes utilisant des traceurs radioactifs. La première épreuve à considérer est une épreuve de radio-immunité. Dans cette épreuve de radio-immunité, en supposant qu'un antigène est la substance à analyser, on organise une cozpétition entre un antigène radioactivement marqué (agent de détection) et l'antigène constituant la substance à analyser. Une quantité d'anticorps de l'antigène, jouant un rôle de limitation, est fixée à la surface intérieure de la canule. On introduit ensuite dans la canule la solution de l'antigène inconnu, en même temps que l'agent de détection ou avant d'introduire cet agent de détection. L'avantage de l'introduction successive des deux solutions, plutôt que sous la forme d'une seule -solution, réside dans le fait qu'une solution peut laver la canule pour la débarrasser de toutes les matières gênantes de l'échantillon inconnu avant l'introduction de l'agent de détection. En outre, lorsque le ligand et le récepteur peuvent rapidement être en équilibre, on peut soumettre à uné préincubation l'agent de détection et le membre insolubilisé de la paire des substances liables spécifiquement,avant la combinaison avec la substance à analyser. Cela permet de préparer les réactifs sous une forme commode et reproductible,et cela peut encore diminuer des variations dues à du sérum. La technique suivante d'épreuve est appelée épreuve immuno-radiométrique. Dans cette épreuve, on combine la substance inconnue à analyser avec un réactif comprenant des anticorps radioactifs purifiés solubles (agent de détection). La canule comporte de la substance à analyser insolubilisée ou une substance homologue. On aspire dans la canule les solutions combinées de la substance à analyser et des anticorps ; et tous les sites libres des anticorps se fixent sur le membre insolubilisé de la paire des substances liables spécifiquement. Une variante du dispositif ou système pour épreuves immuno-radiométriques consiste à utiliser de l'antiglobuline (anti(antiligand)) qui est marquée radioactivement (agent de détection). Dans cette façon d'opérer, les anticorps de la substance à analyser ne sont pas marqués.Après insolubilisation dans la canule des anticorps de la substance à analyser7 on peut introduire dans cette canule l'antiglobuline marquée radioactivement, de sorte que cette antiglobuline marquée se fixera sur les anticorps de la substance à analyser qui sont insolubilisés. Le troisième procédé est une épreuve immuno-radiométrique à deux sites. Dans ce procédé, on insolubilise,dans la canule,des anticorps de la substance à analyser. On introduit ensuite dans la canule la substance à analyser qui se fixe sur les anticorps. Il faut que la substance à analyser soit polyépitope, c'est-à-dire qu'elle comporte au moins deux sites de liaison permettant la liaison simultanée d'au moins deux molécules d'anticorps. Après liaison de la substance à analyser sur l'anticorps insolubilisé, et élimination par lavage de l'anticorps n'ayant pas réagi et des autres solutés, on introduit dans la canule de l'anticorps radioactivement marqué (agent de détection) de la substance à analyser qui se fixera sur de la substance à analyser éventuellement non insolubilisée.En variante, comme décrit pour une épreuve immuno-radiométrique, on peut utiliser de l'antiglobuline marquée (agent de détection) plutôt que de l'anti(substance à analyser) marquée,de façon que l'antiglobuline marquée puisse servir quelle que soit la substance particulière à analyser. Dans toutes les épreuves, après introduction de l'agent marqué de détection dans la canule et son insolubilisation, la solution est expulsée ou extraite de la canule, l'intérieur de cette canule est lavé avec une solution convenable, normalement une solution tamponnée, pour enlever la matière non spécifiquement liée1 et les extrémités des canules sont essuyées et tamponnées. Cela enlève tout le fluide résiduel éventuellement présent dans l'extrémité de la canule et toute matière se trouvant éventuellement à l'extérieur de cette canule. II) Appareil L'appareil peut se diviser en trois parties fondamentales : (1) la batterie des seringues ; (2) l'entraînement motorisé à commande électronique ; et (3) l'équipement auxiliaire. On considérera tout d'abord la batterie des seringues. Batterie des seringues La batterie des seringues comporte plusieurs seringues disposées uniformément en rangées et colonnes dans un logement où les corps ou cylindres des seringues sont fixés entre deux plates-formes, les extrémités des corps cylindriques des seringues allant au-delà de la plate-forme inférieure. La plate forme supérieure peut comprendre une portion creuse servant de réservoir, et chacune des seringues comporte un ou plusieurs orifices permettant la communication d'un fluide avec le réservoir.Reliée de façon mobile au bâti et située au-dessous de la plate-forme inférieure, il y a une plaque traversée par les extrémités des seringues pouvant recevoir les canules ; cette plaque peut être poussée vers le bas pour enlever les canules des extrémités des seringues destinées à recevoir les canules, puis la plaque peut être rétractée de façon à permettre le montage de nouvelles canules sur les extrémités des seringues destinées à les recevoir. Un dispositif permet de relier les divers plongeurs qui sont placés de façon complémentaire dans le réseau des seringues et qui pénètrent dans les corps cylindriques des seringues. Les plongeurs sont assez longs pour pouvoir parcourir toute la longueur des corps cylindriques des seringues et expulser la totalité de la matière de ces corps.Les plongeurs peuvent être pleins ou creux, en comportant une soupape à ressort permettant d'introduire des solutions dans les seringues à travers ces pistons ou plongeurs. Entrainement motorisé à commande électronique La batterie de seringues est montée dans un dispositif d'entraînement motorisé à commande électronique ayant la forme voulue pour recevoir la batterie des seringues et comportant une plateforme supérieure pour loger la plaque de maintien des plongeurs de seringues. La plate-forme est montée en vue d'un mouvement vertical avec un mouvement dans le même sens de la plaque des plongeurs des seringues. Un élément inférieur de support est destiné à supporter des bacs à échantillons ou des bacs ou cuvettes à réactif, que l'on peut élever vers les canules puis retirer. Bien évidemment, comme variante moins commode, on pourrait abaisser la batterie des seringues vers la plate-forme des échantillons. Un dispositif de limitation et de support est destiné à maintenir rigidement la plaque inférieure en position au cours des diverses opérations. Des moyens d'entraînement sont destinés à élever et à abaisser l'élément supérieur et le support ; ils peuvent être commandés et programmés électroniquement, ce qui permet d'effectuer l'épreuve de dosage de façon essentiellement automatique. Au cours de l'épreuve de dosage, il peut être nécessaire de remplacer les bacs à échantillons. Equipement auxiliaire Une plaque comportant plusieurs trous complémentaires de l'espacement du réseau de disposition des seringues constitue un râtelier à canules.En plus des trous pour les Canules, il y a de façon souhaitable plusieurs trous plus petits disposés entre les grands trous et espacés de façon semblable par rapport à ceux-ci. De cette façon, on peut empiler les canules en plaçant leur petite extrémité dans un trou plus petit, de façon à avoir une confiquration étagée, ce qui permet de monter plusieurs plaques à canules l'une au-dessus de l'autre. Un grand nombre de canules-peuvent ainsi être conservées dans un espace relativement petit. Un second élément d'équipement est désigné comme étant un bloc d'insertion. Ce bloc comporte plusieurs chambres de forme complémentaire, destinées à recevoir et à maintenir les petites extrémités des canules en constituant un support mécanique de ces canules. On utilise le bloc d'insertion lorsque les canules sont montées sur les extrémités des seringues destinées à recevoir ces canules, en emmanchant les seringues dans les canules supportées par le bloc. Un troisième élément d'équipement est désigné comme étant une boite de support et de magasinage qui fournit un environnement à humidité réglée pouvant également être thermostaté selon les désirs. Pour mieux comprendre l'appareil, on va maintenant considérer les déssins. On voit à la figure 1 une machine ou un appareil 10 pour des épreuves ou dosages multiples. L'appareil comporte un logement 12 entraîné par un moteur et une batterie de serinques 14. Le logement 12 comporte un bâti 16 sous lequel est monté un moteur 20 électroniquement commandé par un programmateur 22. Quatre colonnes filetées 24 sont montées dans des pignons 26, de façon à pouvoir tourner sur la plateforme 12. Une roue dentée centrale 30 est entraînée par le moteur 20 et elle entraîne simultanément les pignons 26. Une plate-forme supérieure 32 est vissée sur les colonnes filetées 24, de façon à pouvoir exécuter un mouvement vertical lorsque ces colonnes tournent. La plate-forme supérieure 32 comporte des bras 34 et 36, en forme de L, disposés de façon symétrique pour recevoir et retenir sûrement la plaque 40 de maintien des pistons ou plongeurs des seringues. Des parois latérales 42 sont montées sur la plate-forme 12 sur les côtés opposés de la batterie 14 de seringues. Des épaulements 44 s'étendent des parois vers l'intérieur et ont pour rôle de soutenir la batterie 14 de seringue s et de verrouiller en position cette batterie. Des épaulements 44 partent vers le bas des guides 46 sur lesquels est montée une plate-forme inférieure mobile. La plate-forme inférieure est reliée à une came (non représentée) comportant un bras de came 52 pour élever et abaisser la plate-forme inférieure.Des ressorts 54 sont montés sur les guides 46 pour rappeler la plateforme inférieure 50. Des butées 56 existent sur chacun des guides afin de maintenir la plate-forme inférieure au-dessus de la roue dentée centrale 30. Des interrupteurs de sécurité 60 et 62 sont destinés à limiter l'amplitude du mouvement vertical de la plate-forme supérieure 32. Une tiqe 64 est montée dans une console 66, de façon à entrer au contact de l'interrupteur de sécurité 60, pour limiter la course d'abaissement de la plate-forme supé- rieure 32. Une tige 67, également montée dans la console 66, comporte un bras 72 qui vient au contact de l'interrupteur de sécurité 62 pour limiter l'amplitude du mouvement d'ascension de la plate-forme supérieure 32. Les interrupteurs de sécurité 60 et 62 sont normalement fermés et ils sont connectés au mécanisme de commande 22, de façon à arrêter le moteur 20 lorsque les tiges correspondantes entrent au contact des interrupteurs. En se référant maintenant aux figures 2 et 4, on va considérer plus en détail la batterie 14 des seringue s. La batterie 14 des seringues comporte un loqement 70 rectangulaire avec une plaque supérieure de guidage 72 montée sur le plafond 74 du logement. La plaque de quidaqe comporte plusieurs canaux pour guider des pistons ou plongeurs 76. Le plafond 74 peut comporter des canaux semblables ou bien il peut être creux et constituer le réservoir d'une solution, en particulier une solution de lavage. Cela sera étudié plus en détail dans la suite du présent mémoire. Des tiges 80 supportent le plafond 74 et sont montées sur le plancher 82 qui, avec le plafond 72, sert à maintenir en position les seringues 84. Le plancher 82 est rigidement maintenu en position par les parois latérales 42 et des épaulements 44. Les extrémités 86 des seringues 84 (extrémités destinées à recevoir les canules) traversent le plancher 82 et le dépassent d'une longueur suffisante pour que les canules 90 puissent être sûrement fixées aux extrémités 86 des seringues. La plaque 40 de fixation et d'entrainement des pistons ou plongeurs de seringue s comporte un centre creux 92 destiné à recevoir les têtes 94 des plongeurs et à maintenir ces têtes en position fixe. A ses quatre anqles, une plaque d'éjection 96 est fixée à des tiges 1DO. A chaque extrémité de la batterie 14 de seringues, il y a des barres 102. Des ressorts 104 sont montés sur les tiges 100, entre la barre 102 et le plancher 82, de façon à maintenir sur la barre 102 une pression dirigée vers le haut. Une came 106 tourne sur un goujon 110 dans un étrier 112 et elle est déplacée par un bras 114 de came. Sous l'effet de la rotation de la came 106, la plaque d'éjection 96 se déplace vers le bas, comme montré en pointillé en 196, de façon à retirer de force les canules 90 des extrémités 86 de réception des canules des seringues. Les tiges 100 se prolongent vers le haut et traversent le plafond 74, de façon à rester alignées et à ne pas se courber au cours du mouvement de la plaque. Les canules 90 sont disposées dans un râtelier 116 en vue de leur magasinage et au cours de leur utilisation dans l'appareil de dosage 10. Le râtelier 116 permet le montage simultané de toutes les canules,sur les extrémités 86 de réception des canules,et il permet aussi l'éjection simultanée de ces canules, qui sont maintenues, cependant, dans l'ordre dans lequel on les avait disposées à l'origine. Un bac 120 à échantillons ou à réactifs comporte des cuvettes complémentaires destinées à fournir des réactifs aux canules ou à recevoir des réactifs aspirés de ces canules. Au cours de l'épreuve de dosage, il est souhaitable de réduire à leur minimum les gestes de manipulation ou l'attention d'un opérateur. Donc, il est souhaitable de pouvoir fournir automatiquement des solutions3 des réactifs, etc., aux canules 90. On voit sur la figure 3 que le plafond 74 est creux et et comporte un réservoir 118. Le réservoir 118 communique avec la seringue 104 par des orifices 122 permettant le passage d'un fluide. Lorsque le piston ou plongeur 76 est déplacé au-dessus des orifices, du fluide provenant du réservoir entrera dans la seringue 104 en appliquant une pression positive au réservoir, selon ce qui est nécessaire pour refouler le fluide dans la seringue 84, et ce fluide peut ensuite être expulsé de cette seringue pour parvenir dans les canules 90 lorsque le plongeur ou piston est déplacé vers le bas. En variante, on peut utiliser un plongeur creux comportant une tige centrale 124 montée sur ressort et reliée à une base 126. Une bague torique 130 est comprimée entre la base 126 et une. saillie 132 fixée rigidement au plongeur 76. La base 126 a une forme laissant un intervalle entre cette base et la paroi intérieure du plongeur creux 76 de la seringue. La bague torique 130 constitue un joint d'étanchéité avec la paroi intérieure de la seringue 84. Une pression exercée sur la tige centrale 124 provoque l'abaissement de la base 126, de façon à permettre au fluide de circuler entre le centre creux du plongeur 76 et la seringue fil4. Du fluide peut donc être fourni grâce à ce plongeur, ou bien du fluide peut être retiré de la seringue par une aspiration.Ces types de plongeurs ou de pistons'sont disponibles à l'échelle commerciale et sont désignés comme étant des seringue s Eppendorfer. On a déjà indiqué que le râtelier 116 constitue un moyen pour espacer les canules 90 en conformité avec les seringue s 84. Les rateliers permettent également le magasinage et le transport des canules. En outre, comme représenté sur les figures 5 et 6, le ratelier peut comporter plusieurs petits trous 134 disposés symétriquement de la même façon que les trous 136 plus gros destinés à maintenir les canules. Grace à ces deux types d'ouverture, on peut empiler des râteliers de canules l'un sur l'autre, les petits trous orientant et supportant les canules du râtelier immédiatement supérieur. Un bloc 140 d'injection des canules, tel que représenté sur la figure 7, est également intéressant. Lorsqu'on monte les canules 90 sur les extrémités 86 de réception des canules des seringues 84, les canules sont logées dans des alésages coniques 142 leur assurant un support mécanique. Ainsi, on peut appliquer une pression importante aux canules pour garantir leur bonne fixation aux extrémités des seringues. Les canules 90 sont petites et ont une paroi d'épaisseur suffisante pour leur conférer une stabilité mécanique importante. Exemple de réalisation d'une épreuve de radio-immunité Pour illustrer encore la présente invention, on va décrire un dosage multiple effectué avec l'appareil. A titre illustratif seulement, il s'agira d'une épreuve immuno radiométrique avec deux sites de liaison. Plusieurs canules 90 sont disposées de façon organisée dans un râtelier 116. Les trous des râteliers sont complémentaires de la disposition des seeingues 104 dans la batterie 14 de seringues. I1 n'est pas nécessaire d'utiliser tous les trous,puisque la technique et l'appareil n'exigent pas l'emploi de la totalité des seringues de la batterie de seringues. Normalement, on prépare des solutions étalons de la substance à analyser et des échantillons, en effectuant toutes les dilutions éventuellement nécessaires. On introduit les divers témoins et les échantillons pour l'épreuve de dosage dans les cuvettes d'un bac 120. La préparation des divers échantillons peut avantageusement utiliser la batterie 14 de seringues pour la dilution des échantillons, l'addition des réactifs, etc. Lorsqu'on utilise la batterie 14 de seringues, toutes les manipulations sont identiques aux manipulations appliquées aux étalons. On introduit les canules 90, supportées par le râtelier 116,dans le bloc 140 d'insertion; on introduit les extrémités 86 des seringues dans les canules et l'on presse la batterie 14 des seringues pour l'abaisser de façon à obliger les extrémités des seringues à s'emmancher dans les canules. On introduit ensuite la batterie 14 des seringues dans le logement 12 à entraînement mécanique, en faisant glisser la plaque 40 de maintien des plongeurs entre les bras 34 et 36, en forme de L, de la plate-forme supérieure 32. On place une cuvette à échantillons, comportant les anticorps appropriés, sur la plate-forme inférieure 50, avec la plate-forme supérieure 32 à sa position abaissée, de sorte que les plongeurs pénètrent sur une distance importante dans les seringues. De façon souhaitable, les seringues 84 peuvent être partiellement remplies d'une solution de lavage de sorte qu'après aspiration des anticorps dans les canules 90, ces canules puissent être directement lavées après éjection de la solution des anticorps lorsqu'on déplace les plongeurs vers le bas, ce qui expulse la solution de lavage à travers les canules.Après un temps suffisant, à savoir environ une à seize heures, on éjecte le contenu des canules dans un bac à déchets et on lave les canules deux fois avec la solution de lavage des seringues 84 provenant du réservoir 118 supérieur, ou bien avec de la solution de lavage provenant d'un bac à échantillons. A la fin de chaque manoeuvre, on essuie, tamponne et frotte les canules. A l'aide de la plaque d'éjection 96, on provoque l'éjection des canules qui peuvent être congelées ou peuvent être conservées dans un simple récipient 144 de magasinage à humidité réglée, comme représenté sur la figure 4. Le récipient 144 est une boite rectangulaire 146, à partie supérieure ouverte, qui supporte la batterie 14 de seringues, laquelle sert à fermer la boite. Une éponge humide 150 est disposée dans la boîte, de façon à assurer l'humidité voulue afin que les canules ne se dessèchent pas. Supposons que les canules 90 ont été retenues sur les extrémités 86 des seringues ; on place le bac contenant les échantillons et les témoins sur la plate-forme inférieure 50 et on l'élève de façon que les canules atteignent sensiblement le bas des cuvettes 152. La quantité appropriée de solution est ensuite aspirée dans les canules et l'unité est soulevée dans le logement motorisé 12 ou transférée dans la boite 144 de support et de magasinage. L'incubation des échantillons s'effectue dans des conditions régléss de température et d'humidité. On lave ensuite les canules, comme antérieurement indiqué ; on place sur la plate-forme inférieure 50 un bac à réactif, contenant des anticorps radioactifs, et l'on élève ce bac de sorte que les canules pénètrent sur la totalité essentielle de la hauteur des cuvettes 152. Le réactif est aspiré dans les canules lorsqu'on élève la plate-forme supé rieure 40 et, après un temps suffisant pour la liaison de fixation des anticorps, la solution des anticorps marqués est éjectée dans un bac à déchets ; on lave les canules, on les essuie et on les tamponne pour les sécher. Plusieurs solutions de réactifs peuvent être contenues dans les seringues et séparées par des bulles de gaz. Ainsi, on peut diriger une série de solutions différentes pour leur faire traverser les canules, en effectuant des opérations alternées d'aspiration dans les seringues de réactifs provenant des bacs à échantillons et d'aspiration de l'air. La quantité d'air d'espacement doit être suffisante pour expulser la solution de la canule. Ces solutions usagées peuvent être éliminées en les envoyant dans le réservoir. Les canules sont ensuite éjectées à nouveau tout en restant fixées au râtelier 116 dans le bloc d'insertion. Les canules sont ensuite insérées une à une dans des tubes pour le comptage de la radioactivité attachée à la paroi intérieure de ces canules. La quantité de radioactivité sur les canules est directement fonction de la quantité de la substance à analyser présente dans les solutions étalons ou dans les solutions inconnues. En préparant une courbe type, on peut comparer les résultats obtenus dans le cas des solutions inconnues avec la courbe type afin de calculer la quantité de la substance à analyser présente dans les échantillons inconnus. De façon semblable, selon les techniques qui sont applicables, on peut effectuer d'autres épreuves ou dosages immunoloqiques, comme des épreuves de radio-immunité, des épreuves immuno-radiométriques, des dosages immunologiques d'enzymes, etc. L'appareil de l'invention a été décrit à titre illustratif dans le cas de son utilisation dans un dosage immunologique. Cependant, cet apparail peut servir dans n'importe quel cas où il est souhaitable d'effectuer de nombreux transferts simultanés de liquides, de sorte que l'appareil de l'invention peut servir pour des opérations automatisées de transfert à l'aide d'une pipette, d'échantillonnage, d'aspiration, etc. Dans la partie expérimentale décrite ci-après, toutes les températures sont en degrés centigrades, sauf indication contraire. De même, tous les pourcentages sont en poids, sauf indication contraire. Exemple A Utilisation de l'appareil de dosage pour l'épreuve de dosage immuno-radiométrique à deux sites de l'hormone de croissance humaine (HGH) dans du plasma ~ ~ ~ Procédé 1 1) Préparation de solutions étalons et de solutions inconnues On prépare des solutions étalons de HGH dans du plasma de sang humain sans hormones en diluant à 1:5 avec du diluant (ce diluant comportant 0,05 M de barbital sodique, 0,1 M de Na1', 0,1 de sérum-albumine de bovin et 0,01 d'azoture de sodium à pH 8,0 ; ce diluant est appelé tampon BSA).On conserve, en quatre exemplaires chacun, dix étalons (O à 10 ng/ml) dans un bac de matière plastique à 96 positions (Cooke Microtiter Ltd). I1 y a également dans le bac, en six exemplaires de chacun, trois plasmas humains de "contrôle" de qualité", qui ont également subi une dilution à 1:5. Ces plasmas humains (Q1' Q2 et Q3) sont choisis afin de représenter les niveaux bas, moyen et élevé de HGH en circulation, et ils sont congelés en de nombreuses fractions aliquotes. On soumet des échantillons de plasma humain, présentant une teneur inconnue en HGH (hormone de croissance humaine) à une dilution à 1:5 avec du diluant et l'on effectue les épreuves de dosage en double. Tous les échantillons essayés à une-concentration supérieure à 1:5 sont soumis à une dilution supplémentaire avec le plasma humain sans hormones dilué à 1:5. Après chaque groupe de 44 canules "inconnues", on inclut de l'étalon à "dose nulle" en double et des échantillons de Q2 en double. On prépare et dilue ces échantillons dans les bacs en utilisant l'appareil comme échantillonneur et dispositif de dilution. Les échantillons sont conservés congelés dans les bacs après avoir été enfermés à l'aide d'un distributeur pour microtitrage et d'un ruban "Cookes". 2) Préparation des canules On insère chaque râtelier de canules sur une unité en utilisant le bloc d'insertion. Le râtelier de support des canules reste fixé aux canules. On "revêt" les canules d'anti (HGH) en aspirant dans les canules 12OI de sérum à anti (HGH) de cobaye dilué à 1:4000 dans une solution 0,2 M de bicarbonate de sodium à pH 9,2. Cet anti-sérum est aspiré d'un bac qui a été relevé sous les canules. Au bout de 1 à 16 heures, on éjecte le contenu des canules dans le bac à déchets et on lave les canules deux fois en utilisant du liquide provenant du réservoir de lavage. Chaque volume de 120 yî de la solution de lavage est rejeté dans le bac à déchets. La solution de lavage contient 0,05 M de tampon de phosphate à pH 8,0, 0,1 m de sérum-albumine de bovin, 0,45 X de NaCl et 0,01 %' de NaN3. A la fin de chaque manoeuvre, on essuie et tamponne les canules pour les sécher. 3) Conservation des canules activées En variante, on congèle les canules contenant 120 )11 d'anti-sérum "de revêtement" ou des solutions de lavage, et l'on éjecte l'ensemble foImé par les canules et le râtelier de support des canules (en utilisant le mécanisme d'éjection des canules) afin de conserver cet ensemble-à l'état congelé sous forme d'un empilement des râteliers de support des canules dans un sac de matière plastique. On décongèle ces canules et on les réinstalle dans l'unité lorsqu'il le faut pour un dosage. 4) Mode opératoire de l'épreuve de dosage a) Incubation des échantillons inconnus et des échantillons étalons (Réaction 1). L'épreuve de dosage commence lorsque les étalons et les échantillons inconnus sont simultanément aspirés dans les canules "revêtues" et lavées. Cent-vingt l de solution sont aspirés, avec un espace d'air minimal dans la seringue, sous l'action d'une commande électronique programmable. L'unité est ensuite laissée dans la section motorisée ou bien elle est enlevée et placée dans la boite de support et de magasinage. Dans l'un ou l'autre endroit, l'incubation s'effectue dans des contions réglées de température et d'humidité. b) Premier lavage. On lave ensuite les canules de la même façon que celle antérieurement décrite,et les canules sont essuyées et tamponnées. c) Seconde réaction. Cent-vingt 1 d'anti(HGH) radioactif purifié sont ensuite aspirés d'un bac à réactif. Ce réactif est dilué dans le tampon à sérum-albumine de bovin de façon que 120 1 correspondent à 20 000 à 40 000 coups par minute. L'unité est remise à incuber comme ci-dessus. d) Lavage final. Après 24 à 48 heures, l'anticorps marqué est éjecté dans le bac à déchets, et les canules sont à nouveau lavées et essuyées ou tamponnées pour les sécher. 5) Mesure de la radioactivité des canules On éjecte les canules (encore fixées à leur plaque de support) en utilisant le mécanisme d'éjection des canules, dans le bloc d'insertion. Les canules sont ensuite insérées une à une dans des tubes de comptage pour le comptage, à l'aide d'un compteur automatique de rayons gamma, de la radioactivité fixée sur la paroi interne des canules. 6) Analyse des données La quantité de radioactivité sur les canules est directement fonction de la quantité de HGH (hormone de croissance humaine) présente dans les solutions étalons ou les solutions iiic'onnues. On construit une "courbe témoin ou type" à partir des résultats de dosage des étalons de HGH, et l'on calcule la concentration de HGH dans le plasma inconnu en comparant la radioactivité des solutions inconnues dans les tubes avec la radioactivité des solutions étalons dans les tubes. Procédé 2 Utilisation de l'appareil pour une épreuve immuno-radiométrique à deux sites de HGH dans du plasma, avec lavage des seringues Ce procédé est identique au procédé 1, sauf que les seringues sont remplies de solution de lavage. On effectue la, première et la seconde réaction avec l'échantillon inconnu ou l'anticorps marqué séparé de la solution de lavage par une bulle d'air. Toutes les solutions contiennent une faible quantité de propyène-glycol pour diminuer la tension superficielle. A la fin de chaque réaction, on lave la phase solide en éjectant la solution des canules dans le bac à déchets, puis en introduisant 200 81 de solution de lavage que l'on éjecte des seringues à travers les canules. On peut introduire du nouveau tampon dans les seringues , en passant par les plongeurs, grâce à une chambre placée au voisinage des corps cylindriques des seringues, ou bien par aspiration par en-dessous. Procédé 3 Utilisation de l'appareil pour une épreuve immuno-radiométrique à deux sites de HGH dans du plasma, avec aspiration de toute la solution dans les seringues Ce procédé est identique au procédé 1, sauf qu'à l'achèvement de chaque réaction, la solution se trouvant-dans les canules est aspirée à travers ces canules pour pénétrer dans les seringues. Il faut au cours de la réaction 2 un espace constitué par des bulles d'air pour séparer les solutions usagées (se trouvant dans les seringues) de l'anticorps marqué (se trouvant dans les canules). Toutes les solutions contiennent une faible quantité de propylène-glycol pour diminuer la tension superficielle. La solution usagée ou résiduaire des seringues peut être évacuée par les plongeurs ou par une chambre voisine des cylindres des seringues, à l'aide d'une aspiration modérée. Procédé 4 Utilisation de l'appareil pour une épreuve immuno-radismétrique à deux sites sur HGH avec des parties aliquotes répétées des échantillons inconnus ~ Ce mode opératoire d'épreuve ou de dosage est identique à celui décrit pour le procédé 1, sauf que l'on effectue le réaction 1 de dosage en prenant des parties aliquotes répétées de solution inconnue (par exemple 120ri à des intervalles de 1 heure). Lorsqu'une nouvelle partie aliquote est prélevée, la partie aliquote précédente est aspirée dans la seringue. En variante, la partie aliquote prEcddente peut être rejetée dans le bac à déchets. Ce procédé fournit un dosage ayant une plus grande sensibilité. Procédé 5 Utilisation de l'appareil pour une épreuve immuno-radiométrique à deux sites pour déceler HGH avec une lente aspiration continue de l'échantillon inconnu ~~~~~~~~~~~~~ Ce mode opératoire d'épreuve ou de dosage est identique à celui décrit pour le procédé 1, sauf que l'on effectue la Réaction 1 de dosage en faisant réagir une quantité excessivement grande de l'échantillon inconnu. Pour cela; on effectue une aspiration lente et continue de la solution inconnue qui passe par la canule pour parvenir ensuite dans la seringue. Ce procédé concentre la substance inconnue à partir d'un plus grand volume pour la réaction avec l'anticorps marqué (Réaction 2). Exemple B Utilisation de l'appareil pour une épreuve immuno-radiométrigue Dans le cas d'une épreuve immuno-radiométrique, on fait réagir l'antigène inconnu avec des anticorps radioactifs purifiés et solubles. Le complexe radioactif reste en solution cependant que les anticorps radioactifs inutilisés sont enlevés par une seconde réaction avec un antigène en phase solide. La quantité de radioactivité demeurant en solution est directement fonction de la concentration de l'antigène. L'épreuve immuno radiométrique a également été adaptée à l'utilisation d'anti IgG (anti-immuno-globuline G) marquée constituant un réactif "universel" supplémentaire, ce qui évite la nécessite de préparer des anticorps radioactifs spécifiques de l'antigène inconnu. On effectue le dosage de HGH par une épreuve immunoradiométrique en opérant de façon analogue à ce qui a été décrit pour une épreuve de radio-immunité (ou dosage radio-immunologique) et une épreuve immuno-radiométrique à deux sites de liaison. Dans une épreuve immuno-radiométrique, l'excès d'antigène est fixé sur la phase solide (canules), et le mélange d'incubation, contenant l'antigène inconnu et de l'anticorps spécifique marqué purifié, est aspiré dans les canules. Tout l'anticorps marqué qui ne s'est pas fixé sur de l'antigène soluble se fixe sur les canules. On lave les canules,et la quantité de substance marquée fixée aux canules est en proportion inverse de la quantité d'antigène présent dans la solution inconnue. Exemple C Utilisation de l'appareil de dosage pour une épreuve de radioimmunité ~~~~~ Dans des épreuves de radio-immunité et dans les techniques analogues de dosage avec compétition pour la fixation, il y a compétition entre l'antigène inconnu et un dérivé marqué d'antigène pour se lier ou se fixer sur une quantité limitée d'un réactif spécifique de liaison (habituellement un anticorps). On sépare par divers modes opératoires l'antigène marqué libre de l'antigène marqué fixé ou lié à l'anticorps (ou à un autre agent spécifique de liaison), mais si le réactif de liaison est en phase solide, l'antigène marqué n'ayant pas réagi peut être tout simplement éliminé par lavage. La quantité de l'antigène marqué fixée sur le réactif de liaison ou de fixation est en fonction inverse de la concentration de l'antigène inconnu.On peut effectuer le dosage en une seule réaction, ou bien on peut ajouter par la suite l'antigène marqué pour effectuer une réaction "retardée" ou une 1,seconde" réaction. Cette manoeuvre est souvent désignée comme étant"l'addition retardée de la trace et elle aboutit fréquemment à une meilleure sensibilité du dosage. Si la phase solide est lavée pour en éliminer complètement les constituants n'ayant pas réagi de la solution inconnue avant l'addition de la "trace" (antigène marqué), cet antigène marqué ne rencontrera pas directement des constituants éventuels de la solution inconnue risquant de l'endommager ou de gêner le dosage. Dans un autre mode opératoire, on peut faire réagir le dérivé marqué (agent de détection) avec l'anticorps en phase solide (membre insolubilisé) avant la réaction avec la substance à analyser. Dans le cas des dosages d'haptènes, cela permet des préparations préliminaires reproductibles sans détérioration de la réponse à une dose donnée et cela peut empêcher des perturbations du dosage qui seraient dues à la présence du sérum. Exemple D Utilisation de l'appareil de dosage pour une épreuve de radioimmunité afin de titrer ou de déceler du cortisol (hydrocortisone) dans du plasma humain Procédé 1 1) Préparation d'étalons d'échantillons inconnus et d'échantillons de contrôle de la qualité On prépare (en 4 exemplaires chacun) neuf étalons (D à 5000 ng/ml) dans une solution contenant du tampon de phosphate 0,05 M à pH 8,0 ainsi que 0,1 y de sérum-albumine de bovin et 0,01 m d'azoture de sodium. On désigne cette solution comme étant du tampon-BSA (sérum-albumine de bovin). On choisit des échantillons de plasma pour le contrôle de la qualité en quadruple (Q1' Q2 et Q3) afin de représenter les niveaux bas, moyen et élevé du cortisol dans le plasma en circulation.On dose en double des échantillons inconnus de plasma. On dilue le 125I-cortisol dans le tampon-BSA. On dilue à 1:21 avec de l'éthanol à 95 Ó, les étalons, les plasmas de contrôle de la qualité et les échantillons de plasma inconnu. On centrifuge le précipité résultant et l'on dilue une fraction aliquote de la liqueur surnageante avec I-cprtisol. La dilution finale de l'échantillon est de 1:399 et contient 6000 coups par minute/100 hl. On conserve cette solution dans des plaques à échantillons que l'on recouvre d'une pellicule spéciale pour attendre les opérations du dosage ou de l'épreuve. 2) Prép aration des canules On active les canules comme décrit antérieurement, sauf qu'on utilise des couches multiples de IgG (immunoglobuline G). Une couche initiale de revêtement de sérum de lapin normal dilué à l:1000 dans une solution 0,2 M de NaHC03 (à pH 9,2) est suivie d'une couche de revêtement de sérum antitIgG de lapin) de cobaye dilué à 1:1000 dans du tampon-BSA. Au bout de 4 heures, on éjecte cette solution et on lave les canules deux fois avec du tampon de phosphate-B SA. Les canules peuvent alors fixer !insolubiliser) n'importe quel anti-sérum pourvu que celui-ci ait été préparé dans des lapins.Dans le dosage du cortisol, on aspire du sérum anti(cortisol) de lapin, dilué à 1:25000 dans du tampon-BSA, pour le faire pénétrer dans les canules et l'on provoque 16 heures d'incubation avant le lavage dans du tampon BSA. On effectue toutes les incubations aux températures ambiantes. On peut conserver les canules en vue d'une utilisation ultérieure en les congelant dans des râteliers pendant que ces canules contiennent de la solution d'anticorps ou du tampon BSA. Les canules conservées avant que l'anticorps spécifique final ait réagi peuvent servir pour n'importe quel dosage utilisant un anti-sérum de lapin. 3) node opératoire de l'épreuve de dosage Les solutions à doser (qui contiennent également du 125I-cortisol) sont aspirées du bac à échantillons dans les canules. On effectue l'incubation à la température ambiante dans la section motorisée ou dans la boite de support et de conservation, dans des conditions réglées de température et d'humidité. Au bout de 16 heures, on fait le vide dans les canules, on les lave et on les tamponne pour les sécher avant de compter la radio activité fixée sur la phase solide. (En variante, on peut ne pas mélanger le 1251-cortisol à l'échantillon inconnu,mais l'ajouter par la suite dans une seconde réaction, c'est-à-dire effectuer une "addition retardée de la trace" ou "une pré-incubation de la trace ou indicateur"). 4) Interpolation des doses La quantité de radio-activité liée ou fixée aux canules est en fonction inverse de la quantité de cortisol présente dans les solutions étalons ou inconnues. Procédé 2 Utilisation de l'appareil pour une épreuve de radio-immunité pour doser ou déceler du cortisol en appliquant l'addition retardée de la trace et de fractions aliquotes répétées de la solution inconnue ~~~ ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ On effectue ce dosage comme décrit ci-dessus, sauf qu'on prélève des parties aliquotes répétées de la solution inconnue et que l'on ne mélange pas la solution inconnue à du 125I-cortisol. Le 1231-cortisol est aspiré pour une seconde réaction (ultérieure). Cela donne un dosage ayant une plus grande sensibilité. Procédé 3 Utilisation de l'appareil pour une épreuve de radio-immunité pour doser du cortisol en utilisant une addition retardée de la trace et une lente aspiration continue de la solution inconnue On effectue ce dosage comme décrit dans l'exemple 2, sauf que la solution inconnue est aspirée lentement et continuellement à travers les canules pour pénétrer dans les seringues (comme décrit pour une épreuve immuno-radiométrique à deux sites). Cela donne un dosage de plus grande sensibilité. En utilisant le procédé 1 pour la détermination de l'hormone de croissance humaine dans du plasma humain sans hormones, on a obtenu les résultats indiqués dans le tableau suivant. TABLEAU Reproductibilité des résultats de l'appareil de dosage Epreuve immuno-radiométrique à deux sites de l'hormone de crois sance humaine dans du plasma humain sans hormones, avec dilution à 1:5 avec du tampon ; CV* de réponse (radioactivité) pour toute la courbe étalon et le plasma de contrôle de la qualité ; et dose minimale décelable (DMC).Volume d'incubation : 120 41 Concentråtion Pourcentage de CV * = de HGH (ng/ml) Ecart type/moyenne x 100 (en quadruple) O /Boyenne N du dosage 1 2 3 4 5 6 CV* moyen de réponse 0,0 5,90 1,15 3,74 6,51 5,07 4,10 4,41 ** 0,02 6,40 2,48 2,86 1,78 2,22 4,58 3,38 ** 0,05 4,20 3,22 2,97 4,91 3,09 3,70 3,68 ** 0,1 2,80 0,98 2,00 1,06 2,53 2,16 1,92 0,2 0,73 4,46 2,27 1,78 2,82 1,34 2,23 0,5 1,23 2,41 0,62 2,56 3,04 0,51 1,73 1,0 1,55 2,24 1,52 3,69 1,44 1,87 2,02 2,0 1,18 2,75 1,24 1,40 0,93 1,51 1,50 5,0 3,63 1,02 1,37 1,42 3,53 1,60 2,09 10,0 2,45 0,85 0,82 0,81 0,96 0,62 1,08 Contrôle de la qualité (en sextuple) 0,llng/ml en 2,28 5,50 2,03 2,14 2,50 3,37 2,97 moyenne 0,36 ng/ml en moyenne 0,77 1,73 3,59 1,32 2,14 2,35 1,98 1,70 ng/ml en moyenne 1,23 2,24 1,63 2,45 1,29 1,70 1,75 CV* Moyen global de réponse (tous les points) 2,36 Moyenne avec exclusion des 3 témoins les plus faibles 1,93 DMC d'une détermination en double (pico- DMC grammes/120 31) moyenne 1,43 0,83 1,06 0,95 0,40 0,40 0,84 *CV : coefficient de variation **Les réponses ont été de 800 à 2000 coups par minute, de sorte qu'une erreur de comptage représente 3,5 à 2,2 ou de cette partie de la courbe témoin (temps de comptage : 1 minute). En utilisant les procédés 4 et 5 de la technique d'épreuve immuno-radiométrique à deux sites, comme antérieurement décrit, on obtient une sensibilité grandement accrue. Dans la courbe témoin, l'étalement en coups par minute de la radioactivité dans le tube entre 10 et 100 pg/ml a été de 300 coups par minute pour le procédé 1. Pour le procédé 4, l'étalement a été d'environ 1200 coups par minute cependant que dans le procédé 5, l'étalement a été d'environ 1250 coups par minute. En outre, les courbes obtenues pour les procédés 4 et 5 ont, en comparaison du procédé 1, des pentes bien plus grandes dans la région de 10 à 50 pg/ml. Ainsi, selon la précision et la sensibilité nécessaire, on peut rapidement déceler des concentrations extrêmement basses. Le procédé de l'invention propose une technique extrêmement simple et sensible pour déterminer des substrats immunologiquement liables très divers ou d'autres composés pour lesquels il existe des récepteurs connus. tes opérations manuelles de manutention sont réduites à leur minimum, en particulier dans les domaines où peut se produire l'introduction individuelle d'une erreur. En outre, lorsqu'on effectue simultanément tous les transferts avec des seringues soigneusement étalonnées et équivalentes, des conditions qui fluctuent ou varient avec le temps n'influent pas sur les témoins de façon différènte de l'action exercée sur les échantillons inconnus.Ainsi, les détermination des solutions étalons ou témoins et la courbe témoin donnent des résultats dans des conditions identiques à celles dans lesquelles les solutions inconnues ont également été soumises à détermination. Dans la présente invention, on met le procédé en oeuvre dans un tube aux extrémités ouvertes, de sorte que l'on peut introduire et enlever facilement les solutions, sans faire bouger ni déranger le tube. Contrairement au cas d'un simple tube à essai, il n'y a pas avec le tube à extrémités ouvertes de dérangement mécanique au cours de l'enlèvement des solutions. En outre, dans le tube ouvert, on peut assurer un effet de colonne de sorte qu'au lieu d'avoir un équilibre entre la substance immunologiquement liable insolubilisée et la substance à analyser, on peut introduire la solution inconnue sur de la nouvelle substance immunologiquement liable, insolubilisée et n1 ayant pas réagi, en aspirant la solution pour la faire pénétrer dans la canule. Des réactifs et/ou des solutions de lavage peuvent être introduits dans la canule à partir des seringues puis jetés dans le bac à déchets. Les réactifs et/ou les solutions de lavage peuvent être introduits dans les seringues à partir du réservoir voisin de ces seringues. En variante, les réactifs, les solutions de lavage et l'échantillon à doser peuvent être introduits dans la canule en provenance d'un bac puis aspirés dans les seringues. L'échantillon, les réactifs et/ou les solutions de lavage "usagés" peuvent être écartés des seringues par aspiration à travers le réservoir. Si nécessaire, des solutions successives sont séparées par une ou des bulles d'air d'espacement. L'appareil de la présente invention permet la mise en oeuvre d'un procédé commode selon lequel de multiples échantillons peuvent être préparés dans le bac, les échantillons peuvent être introduits dans des canules préparées à l'avance et les multiples dosages peuvent être effectués,simultanément et dans des conditions identiques. En utilisant des seringues et des plongeurs ou pistons soigneusement étalonnés et uniformes, on peut obtenir des résultats extrêmement précis et reproducti bles. -On peut utiliser de grands ou faibles volumes d'échantillon avec une insolubilisation efficace de la substance à analyser ou à doser, en raison de la grande capacité volumétrique des canules Les canules offrent des possibilités extrêmement variées dans le rôle qu'on leur fait jouer. En prenant des canules coniques ayant un petit orifice et un rebord externe à l'orifice, onpeut utiliser les canules pour échantillonner et aspirer des volumes extrêmement faibles, ce qui permet un transfert efficace du bac à échantillons vers la canule. La canule peut être introduite dans l'échantillon sans provoquer de débordement. Le volume de la canule est suffisant pour effectuer les diverses réactions requises par l'épreuve de dosage et peut ensuite servir directement à la mesure de l'agent de détection. Avant la présente invention, des dispositifs ont utilisé un seul échantillonneur. De la matière accessoire ou fortuite, présente dans un échantillon, pouvait se déposer dans l'échantillonneur en soumettant tous les échantillons subséquents à une erreur commune. Dans la présente invention, un tel événement est exclu. En outre, l'organisation originelle des échantillons et des témoins ou étalons éventuels est maintenue pendant tout le dosage, de sorte que chaque échantillon conserve une position particulière, ce qui facilite. l'enregistrement des résultats, en particulier par des moyens automatisés. Enfin, dans de nombreux cas, les canules peuvent être préparées à l'avance avec tous les réactifs dans la canule, ce qui évite au technicien de laboratoire d'avoir à effectuer des mesures quelconques de volumes de réactifs et empêche essentiellement l'introduction d'une erreur humaine. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil et au procédé décrits et représentés, sans sortir du cadre dé l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé perfectionné pour effectuer des épreuves de détermination, dans un échantillon, de la quantité d'une substance à analyser ou à doser, laquelle fait partie d'une des deux familles comprenant une paire de substances liables spécifiquement, l'épreuve utilisant un membre insolubilisé de cette paire et un agent de détection qui fait partie de l'une de ces familles et fournit un signal physiquement déterminable en proportion du nombre de molécules de l'agent de détection présent, le procédé étant caractérisé en ce qu'à l'aide d'une seringue on aspire une solution de la substance à doser que l'on fait pénétrer dans une canule aux ex trémités ouvertes, montée sur cette seringue de façon à pouvoir en être séparée et contenant ledit membre insolubilisé (étant bien entendu que lorsque la substance à doser ou à analyser est liable à la canule, cette substance peut constituer le membre insolubilisé) ; on introduit dans la canule, à l'aide de la seringue et en provenance d'une source externe ou de cette seringue, n importe quelle solution d'agent de détection ou autre réactif et les solutions de lavage ; on enlève ces solutions de la canule à l'aide de la seringue et l'on mesure, grâce au signal physiquement déterminable, la quantité de l'agent de détection insolubilisé dans la canule ou enlevé de la canule, et constituant une mesure de la quantité de la substance à doser dans l'échantillon. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'épreuve est une épreuve d'immunité ou dosage immunologique, et la paire des substances liables spécifiquement est constituée d'un liqand et d'un anti-ligand. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la substance à doser est un ligand ; le membre insolubilisé est de l'antí-ligand présent en une quantité insuffisante pour fixer la totalit du ligand et de l'agent de détection ; et l'agent de détection est un ligand radioactivement marqué. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la substance à doser est un ligand polyépitope ; le membre insolubilisé est de l'anti-ligand qui est présent en une quantité excédant celle du ligand présent ; et l'agent de dé tection est de 1'anti-liqand radioactivement marqué. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la substance à doser est un ligand polyépitope ; le membre insolubilisé est de 1'anti-ligand d'une première espèce ; et l'agent de détection est une combinaison d'un anti-ligand d'une seconde espèce et d'un anti-(anti-ligand) de cette seconde espèce. 6. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le membre insolubilisé est un ligand qui est présent en une quantité excédant celle de l'agent de détection présent ; cet agent de détection est un anti-liqand que l'on introduit dans la canule en même temps que la substance à doser. 7. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le membre insolubilisé est un ligand présent en une quantité excédant celle de l'agent de détection présent la substance à doser est un ligand polyépitope ; et l'agent de détection est une combinaison d'un anti-ligand d'une prepièce espèce et d'un anti-(anti-ligand), radioactivement marqué, de cet anti-ligand de la première espèce. 8. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le membre insolubilisé est présent en une quantité excédant celle de la substance à doser ; et l'on aspire à travers la canule la solution de la substance à doser et la solution de l'agent de détection pour les faire parvenir dans la seringue, de façon à mettre continuellement la solution de la substance à doser en contact avec le membre insolubilisé et non lié. 9. Procédé selon la revendication 2, selon lequel le membre insolubilisé est de l'anti-ligand présent en une quantité excédant celle de la substance à doser, le procédé comprenant les étapes selon lesquelles on enlève la solution de la substance à doser ; on lave la canule avec une solution de lavage avant d'introduire le ou les agents de détection on aspire à l'aide de la seringue la solution de l'agent de détection dans la cannule que la solution traverse complètement et on lave la canule pour enlever tout l'agent de détection qui n'est éventuellement pas lié spécifiquement. 10. Procédé pour effectuer plusieurs déterminations de dosage dans plusieurs échantillons, selon lequel la subs tance à déterminer fait partie d'une des deux familles com prenant chacune une paire de substances liables spécifiquement, et au moins un échantillon contient une quantité connue de cette substance à doser ou à analyser ; on utilise pour ces déterminations un membre insolubilisé de l'une de ces familles, un agent de détection qui fait partie d'une de ces familles et fournit un signal physiquement déterminable en proportion du nombre des molécules de l'agent de détection présent, et une batterie de seringues comportant des plongeurs ou pistons reliés afin d'effectuer un mouvement synchrone et des canules (montéétde façon amovible) sur les extrémités de ces seringues pour recevoir de la solution et retenir le membre insolu bilisé, le procédé étant caractérisé en ce qu'on aspire simul tanément, dans chacune des canules contenant le membre inso lubilisé, un échantillon différent ; on introduit, dans les canules, à l'aide des seringues et en provenance d'une source externe ou des seringues, de la solution d'agent de détection ou n'importe quelle solution d'un autre réactif et des solu tions de lavage ; on enlève cette solution des canules à l'aide des seringues ; et l'on mesure, grace au signal physiquement déterminable, la quantité d'agent de détection insolubilisé dans les canules ou enlevé de ces canules et constituant une mesure de la quantité de la substance à doser dans chacun des échantillons. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend l'étape consistant à insolubiliser dans la canule le membre destiné à devenir insolubilisé,en aspirant dans la canule, à l'aide de la seringue, une solution contenant sous forme soluble le membre destiné à devenir insolubilisé, ce qui provoque l'insolubilisation de ce membre par fixation de liaison à la surface des canules. 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le membre insolubilisé est présent en une quantité insuffisante pour fixer la totalité de l'agent de détection et de la substance à doser, et l'agent de détection est radioactivement marqué et capable d'entrer en compétition avec la substance à doser pour la liaison de fixation sur le membre insolubilisé. 13 Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le membre insolubilisé est présent en une quantité excédant celle de la substance à doser ; l'agent de détection est radioactivement marqué ; et l'agent de détection et le membre insolubilisé sont capables de se lier à la substance à doser. 14. Procédé selon la revendication 13,caractérisé en ce que le membre insolubilisé est un anticorps d'une première espèce, et l'aqent de détection est un anti-ligand d'une seconde espèce et de 1'anti-(anti-liqand) radioactivement marqué de cette seconde espèce. 15. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le membre insolubilisé peut entrer en compétition avec la substance à doser pour la liaison de fixation sur l'agent. de détection ; l'agent de détection est radioactivement marqué et l'agent de détection et la substance à doser sont combinées par mélange avant leur introduction dans les canules. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que la substance à doser et le membre insolubilisé font partie de la même famille et sont des ligands choisis parmi des haptènes et des antigènes ; et l'agent de détection est de 1'anti-ligand et de l'anti-(anti-ligand) radioactivement marqué. 17. Appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 ou 10 pour effectuer plusieurs transferts simultanés de liquides impliquant l'introduction et ltexpulsion de solutions de petites canules montées sur des extrémités de réception de canules de seringues, 11 appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend un logement ayant des plate-formes supérieure et inférieure ; retenus entre ces plate-formes et en une disposition spatiale prédéterminée, plusieurs corps cylindriques de seringues comportant des extrémités de réception de canules prolongeant ces corps cylindriques et traversant la plate-forme inférieure ; plusieurs plongeurs ou pistons de seringues, loqés dans les cylindres de seringues et ayant des tiqes dépassant la plate-forme supérieure ; un premier dispositif, relié à une~partie supérieure des plongeurs, pour les faire simultanément se déplacer dans une direction verticale ; et un second dispositif, monté entre la plate-forme inférieure et le bord supérieur des canules disposées sur les extrémités des seringues,et qui est destiné à séparer les canules des extrémités des seringues. 18. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que chacun des corps cylindriques comporte, à sa partie supérieure, au moins un orifice relié à un réservoir de fluide de façon à permettre l'entrée du fluide dans le corps cylindrique ou la sortie de ce fluide vers le réservoir. i9. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que les plongeurs des seringues ont des parties centrales creuses. 20. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que le dispositif destiné à séparer les canules comprend une plaque comportant plusieurs ouvertures traversées par les extrémités des seringues, une came reliée à la plaque pour l'abaisser, afin d'éjecter les canules, et un organe élastique pour rappeler la plaque à sa position de repos. 21. Equipement destiné à recevoir et à commander l'appareil selon la revendication 17, cet équipement étant caractérisé en ce qu'il comprend un bâti; un élément pour retenir rigidement dans une partie supérieure du bâti le dispositif de déplacement des plongeurs ; un élément de support et de retenue pour maintenir la plate-forme inférieure en position stationnaire dans une partie inférieure du bâti ; un dispositif relié à l'élément de retenue des plongeurs, destiné à élever et à abaisser ces plongeurs jusqu'à des positions prédéterminées ; et un dispositif d'actionnement relié à ce moyen d'élévation et d'abaissement. 22. Equipement selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il comprend une plate-forme de support située au-dessous de l'élément de maintien de la plate-forme inférieure. 23. Equipement selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'élévation et d'abaissement relié à cette plate-forme de support. 24. Equipement selon la revendication 21, caractérisé en ce que le dispositif d'élévation et d'abaissement pour le déplacement des plongeurs comprend plusieurs tiges filetées, dont le filetage est en contact avec ltélément de retenue du dispositif de déplacement des plongeurs ; et des engregnaqes, reliés au dispositif d'actionnement et pouvant entraîner par contact les tiges filetées de support. 25. Equipement selon la revendication 21, caractérisé en ce que le dispositif d'élévation et d'abaissement de l'élément de re tenue est hydraulique. 26. Equipement selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de commande programmée, relié au dispositif d'actionnement ou d'entraînement. 27. Petite canule conique destinée à servir dans l'appareil selon la revendication 17, là canule étant caractéri sée en ce qu'elle comporte, liés ou fixés à sa surface intérieure, plusieurs "bras d'espacement" capables d'une liaison covalente ou non covalente avec des protéines et des polypeptides. 28. Canule conique selon la revendication 27, caractérisée en ce que les bras d'espacement sont de l'anti-ligand. 29. Canule conique selon la revendication 27, carac térisée en ce que les bras d'espacement ont des groupes fonctionnels pouvant réagir avec des groupes amino des protéines et des polypeptides, afin de former des liaisons amido ou amidine. 30. Canule conique selon la revendication 27, caractérisée en ce que le diamètre de son orifice inférieur se situe entre 0,25 mm et 2 mm. 31. Canule conique selon la revendication 27, caractérisée en ce qu'elle comporte une surface intérieure irrégulière.