4(3415 1 2n3923 la présente invention se rapporte aux suspensions pour véhicules. On connaît des essieux articulés soutenus par des ressorts et l'un d'eux a été décrit dans le "brevet des Etats-5 Unis d'Amérique N° 3 243 198. Ce brevet décrit une suspension pour chariot élévateur dans laquelle les premières extrémités de deux ressorts à lames parallèles sont portées par deux "bielles qui sont montées aux extrémités opposées d'un bras qui est articulé sur un pivot fixé au châssis du véhicule. La combi-10 naison des bielles et du bras et le fait que les roues et l'essieu ne sont pas montés au milieu des ressorts permettent à ces roues et à cet essieu de pivoter dans un plan vertical et aux ressorts de se tordre en avant de"l'emplacement où l'essieu est monté, de façon à réaliser le perfectionnement de la 15 suspension. Celle-ci permet au véhicule de circuler sur un terrain accidenté, mais il faut pour cela cinq articulations sur le bras, soit deux pour chaque bielle et une pour le pivot, ce qui est indésirable -notamment dans le cas des poids lourds. 20 La présente invention représente un perfectionnement ap préciable aux suspensions articulées. Elle concerne une suspension extrêmement robuste et relativement bon marché, qui n'exige qu'un seul pivot permettant à la masse non suspendue de pivoter dans des plans vertical et transversal, et aussi de 25 se déplacer axialement par rapport au véhicule. On obtient ce- -résultat au moyen d'un montage dans lequel les extrémités d'un bras articulé de support sont aussi reliées rigidement aux extrémités correspondantes des ressorts. Cette suspension est plus rigide et plus robuste que les suspensions connues et son 30 prix de revient et ses frais d'entretien sont plus faibles. L'invention concerne donc une suspension articulée pour véhicule avec laquelle l'ensemble des roues et de l'essieu peut se déplacer dans trois sens par rapport à ce véhicule, -et qui est simple, robuste, relativement bon marché et ne de-35 mande que peu d'entretien. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, une forme de réalisation conforme 40 à. l'invention. 71 40415 2113923 Sur ces dessins : la figure 1 est une perspective partielle depuis l'arrière d'un chariot élévateur selon l'invention circulant sur un terrain accidenté ; 5 la figure 2 est une perspective à plus grande échelle, représentant la suspension de l'essieu et des roues de direction ; la figure 3 est une élévation latérale d'une partie de cette suspension depuis la droite de la figure 2 ; et 10 la figure 4 est une coupe à plus grande échelle du bras articulé et de son articulation. La figure 1 représente en 10 un chariot élévateur connu, destiné à être utilisé en plein air sur un terrain relativement accidenté. On a représenté en 12 une partie du mât, et en 15 14 et 16 respectivement une partie du protecteur supérieur et du siège du conducteur. Les pare-chocs arrière sont désignés par 18, et le contrepoids monté sur le châssis par 20, les roues avant motrices étant désignées par 22 et les roues arrière directrices par 24. 20 On a représenté en 30 (figures 2 à 4) l'extrémité pos- j térieure de deux fers en TJ longitudinaux parallèles, à ailes tournées vers l'intérieur, portés par deux longerons 32. Deux supports 34, dont un seul est visible sur la figure 2, sont fixés à la face extérieure de ces longerons, dont ils s'écar-25 tent en montant de manière à soutenir en partie-des pare-chocs 18, de l'avant desquels partent des marchepieds 36, dont un seul a été partiellement représenté. Une traverse 38 relie les extrémités postérieures de ces marchepieds. Deux ressorts à lames longitudinaux 40, montés sur le .30 châssis, portent un essieu de direction 42 à section en T par l'intermédiaire de paires d'étriers 44 classiques, cet essieu portant de manière classique à ses extrémités les roues directrices 24, montées sur des pivots de fusée 45» Des rotules 48 montent deux vérins 46 orientés en sens inverse sur les bras 35 d'une fourchette 50 portée par cet essieu ; ces vérins sont destinés à faire pivoter les roues 24 de manière classique sur les pivots de fusée par l'intermédiaire de rotules 52 et de bielles de direction 54. L'extrémité antérieure de chaque ressort 40 est montée sur une jumelle 60 disposée entre deux. . n , axlas 4U supports 62 qui sont fixés de chaque côté du véhiculé entre les/ SU 71 40415 3 2113923 tournées vers le bas d'un petit fer en U 64 (figure 3), ce fer étant fixé sur la face extérieure des longerons 32. Deux traverses en U 66, dont les extrémités sont fixées entre ^es ailes des longerons 32 à l'arrière de ces derniers, R soutiennent entre elles un bras articulé transversal 68 dont les ex réalités 70 forment des fourchettes dans lesquelles passent' lus extrémités postérieures des ressorts 40, de sorte que ces derniers peuvent pivoter dans un plan transversal sur des pivots 71, lorsque leur longueur effective relative varie. 10 le bras 68 pivote sur un pivot court 72 qui passe dans des ouvertures 74 et 76 des traverses 66, l'extrémité postérieure de ce pivot comportant une tête 78 et son extrémité antérieure étant filetée et portant un écrou 80. Une rotule sphérique 82 est montée dans une ouverture 84 pratiquée au milieu du bras 68, 15 et peut être lubrifiée par un canal coudé 86 percé dans le pivot 72 et permettant de graisser la surface extérieure de ce pivot, ainsi que cette rotule. Deux rondelles de blocage 88 montées dans cette ouverture' 84 maintiennent ladite rotule, qui permet au bras d'osciller en avant et en arrière sur sa 20 surface*dans un plan transversal ainsi qu'on l'a représenté en 90 mr la figure 4. la Société Roller Bearing Company of Americf fabrique une rotule de ce genre, désignée par le symbole B-:8-L. On remarquera que la longueur de la partie du pivot r 2 comprise entre les traverses 66 est sensiblement su-25 périeure à l'épaisseur du bras 68, ce qui permet à celuirci dans certaines conditions de coulisser sur ce pivot, longitudi-nalement au chariot, entre une position arrière extrême dans laquelle ce bras est en contact avec la traverse 66 arrière, et une position avant extrême où il vient toucher la traverse 30 avant. On sait que, lorsque le chariot circule sur un terrain accidenté, il est essentiel que les roues puissent se déplacer dans trois sens pour rester constamment en contact avec le sol ou avec la surface sur laquelle le chariot passe, et, comme 35 on l'a dit, le brevet 3 243 198 précité décrit une suspension permettant d'obtenir ce résultat désirable, la suspension selon l'invention donne un résultat semblable au moyen d'un montage sensiblement différent et bien meilleùr, en n'utilisant qu'une sexile articulation centrale, lorsque la charge que les 40 roues arrière portent augmente, les ressorts 40 tendent à 71 40415 4 2113923 s'aplatir ainsi qu'on l'a représenté sur la figure 3, et si ces roues passent sur une surface plane, cette déformation repousse le bras 68 sur le pivot 72 vers la traverse 66 arrière. Si la charge diminue, ces ressorts tendent à s'arquer, 5 comme on l'a représenté sur la figure 2, ce qui tend à repousser le bras vers la traverse 66 avant. Si la charge n'est pas uniforme et que, par conséquent,celle que l'un des ressorts supporte est plus grande que celle qui est appliquée sur l'autre ressort, le bras 68 pivote dans un plan sensiblement horizon-10 tal si les roues avancent sur une surface horizontale, son extrémité la plus chargée reculant et la moins chargée avançant par rapport à la rotule♦ Si le véhicule circule sur un terrain qui tend à soulever une roue par rapport à l'autre, le bras pivote dans un plan sensiblement vertical de manière à s'adap-15 ter à ce déplacement relatif des roues. On comprendra que la suspension selon l'invention est capable de fonctionner sur un terrain accidenté, lorsque les charges appliquées aux ressorts 40 ne sont pas uniformes, de façon que le bras 68 se déplace suivant diverses combinaisons 20 de ses trois mouvements possibles par rapport au pivot, c'est-à-dire un pivotement vertical, un pivotement horizontal et un coulissement axial. Les termes "horizontal" et "vertical" se rapportent ici à des conditions particulières de circulation, l'orientation réelle des plans dans lesquels le bras pivote 25 étant très variable suivant l'inclinaison du véhicule sur le terrain. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et que l'on pourra y apporter diverses variantes sans sortir de 30 son cadre. 71 40415 2113923 5 REVENDICATIONS 1.- Suspension reliée à une partie du châssis d'un véhicule, caractérisée par le fait qu'elle comprend un bras disposé transversalement sous ce châssis et articulé sur un 5 pivot qui est porté par deux traverses et dont la longueur entre ces traverses est telle que le bras peut y pivoter et y coulisser axialement sur une amplitude limitée. 2*- Suspension selon la revendication ï» caractérisée par le fait qu'une portée permettant au bras de pivoter dans 10 un plan horizontal est disposée dans ce bras et est montée sur le pivot de manière à pouvoir coulisser axialement sur lui. 3»- Suspension s"elon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'une rotule monte le bras sur le pivot de façon à permettre à ce bras de pivoter d'une part dans un plan ver-15 tical, et d'autre part dans un plan horizontal» 4.- Suspension reliée à une partie du châssis d'un véhicule, caractérisée par le fait.qu'elle comprend un bras ar-ticulé, disposé transversalement sous ce châssis et un organe de portée qui monte ce bras sur un pivot porté par deux tra- 20 verses et qui est conformé de façon que ledit bras puisse tourner sur lui à la fois dans des plans vertical et horizontal . 5.- Suspension selon la revendication 4, caractérisée par le fait que l'organe de portée est une rotule sphérique 25 qui permet aussi des combinaisons de mouvements de pivotement du bras en fonction de la nature du terrain sur lequel le véhicule circule. 6.- Suspension selon l'une des revendications 1 et 4, caractérisée par le fait qu'elle comprend deux ressorts à la- 30 mes qui sont disposés longitudinalement par rapport au châssis et dont une extrémité est fixée à l'extrémité correspondante du bras articulé, leur autre extrémité étant reliée au châssis à un endroit écarté longitudinalement de ce bras, cette dernière liaison empêchant cette autre extrémité de pi-35 voter transversalement par rapport au châssis, et un essieu transversal qui porte des roues étant relié à ces ressorts 71 40415 6 2113923 entre leurs extrémités. 7.- Suspension selon la revendication 6, caractérisée par le fait que les traverses ont une configuration en U et portent le pivot sensiblement en leur milieu, la première ex- 5 trémité de chaque ressort .étant reliée à l'extrémité correspondante du bras articulé de façon à pouvoir pivoter dans le plan de ce ressort. 8.- Suspension selon la revendication 6, caractérisée par le fait que la longueur utile du pivot est telle que le 10 bras et l'organe de portée puissent s'y déplacer axialement sur une distance limitée en fonction de la charge supportée par les ressorts. 9.- Suspension selon la revendication 8, caractérisée par le fait que l'association de la charge supportée par l'un 15 des ressorts ou par les deux et du terrain sur lequel le véhicule circule,combine de façons diverses un ou plusieurs des trois déplacements indépendants du bras, horizontalement, verticalement et suivant l'axe du véhicule. 10.- Suspension selon la revendication 7» caractérisée 20 par le fait qu'une modification de la longueur effective des ressorts fait coulisser le bras axialement, une modification de la hauteur d'une roue par rapport à l'autre fait pivoter ce bras verticalement, et une variation de la longueur effective d'un ressort par rapport à l'autre fait pivo.ter ledit 25 bras horizontalement, ces trois mouvements pouvant se combiner en faisant pivoter et coulisser le bras.