La présente invention concerne les fours électriques industriels, et plus particulièrement les dispositifs pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode. On contact un dispositif pour le maintien et le déplacement longitudinal d'une telle électrode, comportant deux brides à friction, enveloppant l'électrode, dont l'une est fixée sans possibilité de mouvement sur la traverse de suspension de l'électrode tandis que la deuxième peut Qtre déplacée, vers le haut et vers le bas par rapport à la première bride, par l'intermédiaire de vérins. Les deux brides à friction sont constamment comprimées par des ressorts qu' elles portent. Quand les vérins déplacent la bride mobile vers le haut en surmontant le frottement de celle-ci sur l'électrode, cette dernière reste immobile, étant donné qu'elle sera maintenue sous l'effet de son propre poids ainsi que par la bride fixe.Au cours de la course de retour consécutive des vérins, c'est-à-dire pendant leur marche vers le bas, l'effort de frottement de la bride mobile sur l'électrode s'additionne à la force engendrée par le poids de l'électrode, et cette dernière sera alors abaissée en surmontant son frottement sur la bride de friction fixe et sur l'organe de contact électrique disposé encore plus bas. De cette façon, on prolonge le bout utile inférieur de l'électrode, c'est-à-dire qu'on obtient le déplacement longitudinal de l'électrode vers le bas. Le dispositif connu présente certains inconvénients importants. Premièrement, il n'assure pas la possibilité de raccourcissement de l'extrémité utile de l'électrode, c'est-à-dire qu'il ne per met pas de réaliser le déplacement de l'électrode vers le haut àpartir de l'organe de contact électrique. La nécessité d'une telle opé- ration est imposée dans les cas suivants : pendant la mise en réparation du four électrique, pendant l'extraction du reste de l'élec- trode à l'extérieur de la cuve du four électrique, ainsi que dansle cas où a été accidentellement réalisé un déplacement excessif de l'é- lectrode vers le bas. Deuxièmement, le dispositif connu n1 est pas suffisamment fiable du point de vue de la prévention des détériorations de l'élec- trode par les brides à friction. On sait que dans le dispositif connu, sur l'électrode, du côté de la bride mobile, il faudra appliquer une force de frottement approximativement égale aux deux tiers du poids de l'électrode. En effet, si la deuxième bride assure une force de frottement égale au tiers du poids de l'électrode, les deux brides en commun pourront maintenir l'électrode en suspension d'une façon fiable. Pendant le mouvement vers le haut la bride mobile glissera sur l'électrode, et pendant le mouvement vers le bas elle procédera non seulement aurefoulement de l'électrode à travers la bride fixe, mais elle lui retransmettra un effort complémentaire indispensable au passage de celle-ci à travers l'organe de contact électrique.Etant donné que le coefficient de frottement au cours du glissement de la bride sur l'électrode est environ de 0,15, la force de compression nécessaire de l'électrode dans la bride mobile s'avère de quatre fois, et même plus, supérieure au poids de l'électrode. En prenant en considération le fait que dans les fours électriques puissants le poids de ltélectrode est de l'ordre de plusSx$s dizaines de tonnes, il est à redouter que la bride mobile comprimant l'électrode avec une force de plusieurs fois supérieure au poids de l'électrode ne puisse détériorer celle-ci, si au cours du glisstrN surgissent sur son parcours des irrégularités ou des saillies, toujours possibles sur les joints des sections d'électrode.De cette façon, le deuxième inconvénient notable du dispositif connu pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode consiste dans la nécessité de prévoir des exigences élevées concernant la résistance des électrodes, ainsi que leur façonnages la non-réalisation de ces exigences engendrant des conditions susceptibles de provoquer la rupture de l'électrode. Le but de la présente invention est de remédier aux inconvénients mentionnés ci-dessus. Dans cette invention on se propose de mettre au point undie- positif pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'élec- trode assurant un maintien fiable, ainsi que le deplacement longitudinal de l'électrode dans les deux sens, de même qu'une réduction de la concentration des charges sur les aspérités et les dénivellements de la surface de l'électrode, grâce à l'accroissement du nombre des brides mobiles indépendantes, avec réduction simultanée des efforts de chaque bride séparément, et à la simplification de laconception de la commande. L'objectif proposé est atteint par le fait que, dans le dispositif pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électro- de, conformément à l'invention, les brides à friction sont au nombre de trois au moins, chacune de celles-ci étant dotée d'une commande de force individuelle pour le déplacement le long de l'électrode par rapport au bâti; le distributeur du fluide moteur assurant alors la manoeuvre indépendante de la marche directe et inver,se de chaque commande de force. IL est avantageux qu? lebaati et les. brides à friction soient réalisés avec des banquettes annulaires,. et que la banquette dechaque bride à friction soit disposée entre les banquettes du bâti en les dotant alors, en dessus et en dessous, de chambres élastiques qui sont individuellement raccordées au distributeur de fluide mo- teur. Il est avantageux de réaliser le distributeur de fluidemoteur sous forme d'un corps disposant d'une chambre hermétique commune pour le débit du fluide moteur, dont le couvercle sera doté de trois orifices pour le fonctionnement de la commande de force de chaque bride à friction, et de prévoir à l'intérieur de la chambre des tiroirs, dont le nombre doit être égal au nombre de brides à friction, tandis que, dans le corps du distributeur de fluide moteur, symétriquement à la chambre, seront disposés deux groupes de cylindrescommandant les tiroirs, chaque piston de chaque cylindre d'un même groupe étant alors raccordé au piston du cylindre symètriquementdiF posé de l'autre groupe par une tige dont la partie médiane sera raccordée à l'un des tiroirs, et les enceintes de piston des cylindres de chaque groupe étant mises consécutivement en communication entre elles par l'intermédiaire de canalisations, tandis que les enceins des tiges de cylindre de chaque groupe seront parallèlement misesen communication entre elles par des canalisations. En outre, il convient que, dans le corps du distributeur de fluide moteur, soient prévus deux tiroirs auxiliaires à deux positions qui seront individuellement mis en communication, par des canalisations, avec l'enceinte de piston de l'un des cylindres d'un groupe, et avec les enceintes de tige de tous les cylindres de ce groupe, ainsi qu'avec les canalisations pour l'alimentation et l'évacuation du fluide moteur. I1 convient aussi que, dans le corps du distributeur de fluide moteur, soient ménagées deux canalisations assurant individuellement le débit du fluide moteur à la chambre du distributeur et à l'un des tiroirs auxiliaires à deux positions, les entrées des canalisations dans la chambre du distributeur de fluide moteur étant alors dotées de clapets de retenue. Pour la commutation des tiroirs auxiliaires à deux position, aux positions de service extrêmes de la bride à friction, il sera préférable que chacun des tiroirs auxiliaires soit mécaniquement solidaire de l'une des brides à friction. I1 est préférable que, dans le corps du distributeur de fluide moteur, soit prévu un accessoire pour la commande des tiroirs, conçu sous forme d'une tige, sur laquelle est enroulé un ressort, dont une extrémité est fixée au tiroir, tandis que la deuxième s'applique sur une came, le nombre de tiges et de cames devant être alors égal au nombre de tiroirs ; toutes les cames seront de préférence montées sur un arbre tournant commun et, en outre, chacune des cames compos tera deux bordures de transition circulaires cylindriques, et entre elles deux bordures de transition identiques, l'une de celles-ci (sur toutes les cames) devant être alors de préférence disposée dans l'espace à une même distance par rapport à l'axe de l'arbre, tandis que la longueur des bordures cylindriques de toutes les cames sera différente. le dispositif proposé pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode assure une fiabilité élevée de maintien de l'électrode, grâce au fait que celle-ci est constamment serrée, à l'aide de ressorts, par toutes les brides à friction dont on dsss-, brides qui pendant le processus de fonctionnement du dispositif ne sont jamais relâchées. Le dispositif proposé assure simultanément le déplacement longitudinal de l'électrode aussi bien du côté correspondant à l'allongement de l'extrémité de service de l'électrode cue dans le sens opposé. Le dispositif est très simple à la commande. I1 exécute automatiquement tous les mouvements pour le déplacement de l'électrode après l'enclenchement du débit de fluide moteur. Le dispositif proposé assure la réduction de la charge à l'é- lectrode du côté de la bride à friction, et cela plusieurs fois par rapport au dispositif connu, et il peut donc être largement appliqué dans les fours électriquea où la résistance de l'électrode, pour un motif quelconque, sera réduite, par exemple, lorsqu'on utilise des électrodes à autocuisson (électrode Soderberg) de grand diamètre. L'exécution de même que l'exploitation et la réparation du dispositif proposé sont simples, car dans les commandes de force iln'g a pas de pièces de frottement ni de joints mobiles. Le dispositif proposé permet d'utiliser comme fluide moteur de l'air comprimé débité par le réseau d'alimentation d'atelier à l'usage des outils pneumatiques, et de cette façon il ne sera pas nécessaire de prévoir dans l'atelier des tuyauteries complémentaires pour débiter le fluide moteur sous haute pression. Dans l'exposé qui suit, l'invention est explicitée par des exemples d'exécution en référence aux dessins annexés,airlesquels la fig. 1 représente la disposition en coupe du dispositif pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode dans le four électrique par rapport aux autres éléments du four électri que la fig. 2, la coupe partielle du dispositif pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode la fig. 3, la coupe III-III de la fig. 2 la fig. 4, la coupe IV-IV de la fig. 2 la fig. 5, la coupe du dispositif pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode avec des vérins pour la commande des tiroirs et une liaison mécanique des tiroirs auxiliaires à deux positions avec l'une des brides à friction la fig. 6, une variante de réalisation du dispositif pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode, en coupe. la fig. 7, la coupe VII-VII de la fig. 6 la fig. 8, la coupe VIII-VIII de la fig. 6 la fig. 9t la coupe IX-IX de la fig. 6. Comme on le voit d'après la fig. 1, le dispositif 1 pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode enveloppe l'électrode 2 par ses brides à friction 3 montées dans le bâti 4. Le bâti 4 est monté sur la traverse 5 à laquelle il est fixé, par exemple, à l'aide de boulons. Â la traverse 5, par l'intermédiaire des tiges 6, est suspendu l'organe de contact électrique 7, raccordé par des connexions souples 8 au transformateur 9 alimentant le four électrique. L'extrémité de service de l'électrode 2 (située au-dessous de l'organe de contact électrique 7) est plongée dans le bain 10 du four électrique. La traverse 5 est appliquée sur l'élévateur hydraulique 1l assurant l'élévation et l'abaissement de l'é- lectrode 2 pendant le processus de régulation de la puissance appliquée au four électrique. Le bâti 4 du dispositif 1, pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode 2, est constitué par des banquettes annulaires 12 (fig. 2, 3, 4) fixées à l'aide de boulons 13 et positionnées à une certaine distance l'une par rapport à l'autre àl'si- de de douilles entretoises 14. Les brides à friction 3 (fig. l)sont constituées par des secteurs 15 (fig. 2, 3, 4) comportant sur leur surface extérieure des saillies formant les banquettes annulaires 16, les secteurs 15 étant alors resserrés entre eux en anneau par l'intermédiaire de ressorts 17 et comprimant l'électrode 2 par leur surface interne. Les secteurs 15 peuvent Btre exécutés en fonte, en acier ou en un autre métal quelconque résistant à l'usure.Cependant, pour réduire les charges appliquées à l'électrode 2, pour as- surer l'isolement électrique du dispositif 1 par rapport à l'électrode 2, ainsi que pour réduire le poids du dispositif, les sectsurs 15 seront de préférence réalisés en matière électro-isolante mécaniquement résistante, disposant d'un coefficient de frottement gle- vé par rapport à la matière de l'électrode 2, par exemple, en matière plastique armée de tissu de verre. Les chambres annulaires souples 18 sont disposées entre les banquettes voisines 12 et 16,de façon que ces chambres 18 soient comprimées, et lorsqu'on leur débite à l'intérieur la pression d'un fluide moteur, par exempled'air comprimé, cette pression sera retransmise aux banquettes 12 et 16 entre lesquelles elles sont comprimées. Les chambres 18 sont exécutées en matière souple, résistante et peu expansible, par exemple en nylon ou en caoutchouc garni de tissu. Pour le débit de l'air comprimé aux chambres 18, ainsi que pour l'évacuation de ce dernier, chaque chambre 18, par l'intermédiaire du tube 19, est raccordée au distributeur 20 de fluidemaeur auquel, pendant la marche du dispositif 1, doit être débité l'air comprimé issu d'une source extérieure quelconque, par exemple àpartir d'un réseau d'atelier ordinaire débitant l'air comprimé nécessaire à l'alimentation des outillages pneumatiques manuels. Le distributeur de fluide moteur 20 (fig. 2) est constitué par le corps 21 (fig. 5) dans lequel est prévue une chambre étanche 22 comportant des orifices 23 dans son couvercle inférieur. Les orifices 23 sont disposés en rangées, trois par trois pour chaque bride à friction 3 (fig. 1). Les orifices extrêmes 23 (fig. 5) de ce système sont raccordés aux chambres élastiques 18 par des tubes 19 (fig. 2 et 4). Les orifices 23 (fig. 5) et les chambres 18 reliés entre eux seront désignés par des index identiques a, b, c et A, B, C. Les orifices médians de chaque groupe de trois orifices 23 de la chambre 22 débouchent vers l'atmosphère. Pour le débit de l'aircom- primé, dans la chambre hermétique 22 sont prévues des canalisations 24 et 25 par lesquelles est débité l'air comprimé issu d'une source extérieure. On prend alors en considération le fait que lors du débit de l'air à la canalisation 24 s'opérera une translation de 1'é- lectrode 2 vers le bas, et lorsque l'air sera débité par la canalisation 25, la translation de l'électrode 2 s'effectueraverslehatzt. Â l'iNtdrieur de la chambre 22 se trouvent des tiroirs plats 26 qui, à leur position de service extrême, raccordent l'un des orifices extrêmes 23, par exemple l'orifice A, à l'orifice médian 23, c'est-à-dire à l'atmosphère, tandis qu'à ce moment le deuxième orifice extrême 23 (dans ce cas l'orifice "a") ouvre l'accès de l'air comprimé issu de la chambre hermétique 22? par l'intermédiaire du tube 19, vers l'intérieur de la chambre élastique correspondante la dans le cas considéré, celle qui porte l'index "a".Pour le déplacement du tiroir 26 est prévue une tige 27, à laquelle ce dernier est accouple, qui se déplace dans les deux sens à travers les parts de la chambre 22, les traversées de la tige 27 étant alors dotées de joints d'étanchéité, par exemple de presse-étoupe (qui sur la fig. 5 ne sont pas représentés). Suivant les deux côtés de laAnae 22, sont symétriquement disposés les cylindres 28 dans lesquels se déplacent les pistons 29 accouplés deux par deux à 11 aide des tiges 27. Les enceintes à piston (c'est-à-dire sans tige) d, e, f et D, E, F des cylindres 28 sont raccordées entre elles consécutivement par les canalisations 30, de telle façon que l'accès de l'air comprimé de l'un des cylindres 28 vers l'autre cylindre ne s'ouvre qu' après le déplacement, dans ce dernier, du piston 29 à sa position extrême du côté de la chambre hermétique 22.Les enceintes de tige "K" de tous les cylindres 28,disposées d'un meme côté de la chambre 22,sont reliées entre elles parallèlement par l'intermédiaire de la canalisation 31 de telle façon que, lors du débit de l'air comprimé à la canalisation 31, l'air comprimé débouche pratiquement d'une fa çon simultanée dans les enceintes de tiges "K" de tous les cylindres 28 disposés d'un même côté de la chambre 22. Les orifices 32, d'un diamètre relativement faible par rapport au diamètre des canalisations 30 et 31, assurent la possibilité d'échappement progressif vers l'atmosphère de l'air comprimé dans les enceintes des pistons des cylindres 28.Dans le corps 21 sont également prévues deux enceintes cylindriques de tiroir 33 dans lesquelles se trouvent des tiroirs auxiliaires à deux positions 34 régissant le débit de l'air à l'enceinte des cylindres 28. Les canalisations 35 mettent en communication une enceinte de tiroir 33 avec la canalisation 25 d'alimentation en air comprimé, et l'autre enceinte de tiroir 33 avec la canalisation 24. Les canalisations 36 et 37 raccordent chacune des enceintes de tiroir 33 avec les cylindres 28, et les canalisations 38 et 39 mettent les enceintes de tiroir 33 à l'atmosphère.Pour le déplacement des tiroirs auxiliaires à deux positions 34 sont prévues des tiges 40 et un levier 41 par l'intermédiaire desquels les tiroirs auxiliaires à deux positions 34 sont articulés à l'une desb des à friction 3, dé telle façon que pendant le déplacement de la bride à friction considérée jusqu'à sa position extrême, les tiroirs auxiliaires à deux positions 34 viennent occuper alternativement leurs positions de service extrêmes opposées. Les canalisations 24 et 25 pour le débit de l'air comprimé à l'entrée de la chambre 22 sont dotées de clapets de retenue 42. I1 est possible d'exécuter le dispositif proposé suivant une variante comportant déplacement des tiroirs 26 par l'intermédiaire de cames. Dans ce cas, les tiroirs 26 sont raccordés aux tiges 43 (fig. 6), et, pour leur déplacement à l'une des positions extrêmes, on prévoit des ressorts 44. Les bouts libres des tiges 43 s'appli- quent sur les cames 45, 46, 47 calées sur l'arbre 48. L'arbre 48 portant les cames 45, 46, 47 est mis en rotation par la commande 49 qui assure la rotation lente dans un sens quelconque. Chacune des cames 45, 46, 47 dispose de deux pistes circulai- res cylindriques 50 et 51, et de deux pistes de transition similaires 52 et 53 (fig. 7, 8, 9). Les cames 45, 46 et 47 sont positionnées sur l'arbre 48 à l'aide d'une clavette 54. Le dispositif proposé pour le maintien et le déplacement latéral de l'électrode peut être réalisé, soit avec déplacement des tiroirs 26 à l'aide des tiges 27 dotées de pistons 29, soit avec de placement des tiroirs 26 par l'intermédiaire des tiges 43 et des cames 45, 46 et 47 calées sur l'arbre tournant 48. La qualité de fox tionnement du dispositif ne dépend pas du choix d'une des versions considérées plus haut. Pour simplifier les croquis et pour faciliter le fonctionne- ment du dispositif proposé, on donne ici un exemple d'exécution de ce dernier avec un nombre minimal de brides à friction 3, autrement dit, on a pris trois brides à friction. Cette version est possible dans des cas particuliers, quand le coût de la fabrication d'un tel dispositif avec un nombre minimum de pièces satisfait aux conditions particulières d'exploitation imposées. Dans l'exposé qui suit, on considérera le fonctionnement du dispositif proposé 1 (fig. 1) avec trois brides à friction 3 dans un cas particulier d'exploitation, lorsque la résistance de l'élec- trode 2 ne pose pas de doutes, par exemple par suite de l'épaisseur importante de la chemise métallique, et qu'il faudra simultanément assurer le maintien et le déplacement de l'électrode 2 en l'absence d'un effort de maintien garanti du côté de l'ensemble de contact électrique 7. Dans ce cas, les ressorts 17 (fig. 2, 3) doivent être comprimés à un tel degré que l'effort de frottement d'une bride à friction 3 sur la surface de l'électrode 2 soit approximativement égal au poids de l'électrode 2. Tant que, dans les canalisations 24 ou 25 (fig. 5) ne sera pas débité d'air comprimé, l'électrode 2 (g. 1) reste positionnée par rapport au bâti 4, à la traverse 5 et à l'organe de contact électrique 7. Pour le déplacement de l'électrode 2 vers le bas, afin d'assurer la constance de la longueur de son extrémité de service, il faudra débiter de l'air comprimé à la ána- lisation 24 (fig. 5). En passant par le clapet de retenue 42, l'air comprimé débouche dans la chambre 22 et, par les orifices 23 portant les index A, B, C, il débouche, en suivant les tubes 19, dans les chambres élastiques 18 marquées des index A, B, C.Toutes les brides à friction 3 restent alors à leur position inférieure. Simultanément, l'air comprimé de la canalisation 24, par l'intermédiaire de la canalisation 35, de l'enceinte de tiroir 33 et de la canalisation 36, débouche dans l'enceinte à piston du cylindre 28 portant l'indes et déplace le piston 29 vers la gauche, ensemble avec la tige 27 et le tiroir 26. L'orifice 23 portant l'index "c" est alors mis encommunication, par l'intermédiaire du tiroir 26, avec les orifices médians 23, c'est-à-dire avec l'atmosphère ; ltorifice 23 portantrin- dex C est alors mis en communication avec la chambre 22, et l'air comprimé passe dans la chambre élastique 18 marquée de l'index "C". Etant donné que pendant ce temps la chambre élastique 18 marquée de l'index "c" est mise à l'atmosphère, elle n'opposera pas de pression sensible à appliquer à la banquette 16 (fig. 4) de la bride à friction 3 sur laquelle elle repose. La chambre 18 (fig. 5) marquée de l'index "c" est remplie d'air comprimé, puis déplace la bride àfrlc- tion conjuguée 3 vers le haut sur une distance "h" (fig. 2) en surmontant l'effort de frottement de ce dernier sur l'électrode 2. L'électrode 2 reste alors immobile. Pendant ce temps l'air comprimé de la chambre à piston du cylindre 28 (fig. 5) marquée de l'index "f" pénètre, suivant la canalisation 30, dans la chambre à piston du cp lindre 28 marquée de l'index "e", déplace le piston 29 et, de cette façon, ouvre le passage de l'air comprimé vers la chambre élastique marquée de l'index "b", et la chambre élastique 18 portant l'index "B" est mise à l'atmosphère.Au fur et à mesure du remplissage de la chambre élastique 18 portant l'index "b" en air comprimé,labride à friction 3 qui est conjuguée avec celle-ci se déplace vers le haut comme décrit ci-dessus, également sur une distance "h" (fig. 2).L'air comprimé de l'enceinte de piston du cylindre 28 (fig. 5) portant dex "et' pénètre, en suivant la canalisation 30, dans l'enceinte à piston du cylindre 28 portant l'index "d" et déplace le piston 29,à la suite de quoi l'air comprimé remplit la chambre élastique 18 partant l'index "a" et la bride à friction qui est conjuguée à celle-ci se déplace également vers le haut sur une distance "h". La tige 40 solidaire du levier 41 se déplace alors vers le haut et procède à la commutation du tiroir auxiliaire à deux positions 34 auquel elle est accouplée. L'air comprimé de la canalisation 24, en passant par la canalisation 35, l'enceinte de tiroir 33 et la canalisation 31 débouche simultanément dans les enceintes de tiges marquées de l'index "k" des cylindres 28 et déplace leurs pistons 29 vers la position droite extrême.Les chambres élastiques 18 marquées des index "a", "b", "c" sont alors raccordées avec l'atmosphère, et les chambres élastiques marquées des index "A", "B", "C" sont simultanément mises en communication avec la chambre 22, ce qni provoquera le remplissage simultané des chambres élastiques marquées des index "A", "B", "C" en air comprimé, ainsi que le déplacement simultané de toutes les brides à friction 3 (fig. 2), ensemble avec des électrodes 2 qu'elles maintiennent, vers le bas eur une distance "han, Dès que la bride à friction 3 mécaniquement reliée au tiroir auxiliaire à deux positions 34 (fig. 5) occupera sa position inférieure, le tiroir 26 occupera également sa position initiale, le cycle de déplacement de l'électrode 2 vers le bas sera terminé et le cycle se reproduira automatiquement jusqu'au moment où le débit de l'air comprimé à la canalisation d'alimentation 24 cessera. Pour le déplacement de l'électrode 2 vers le haut, l'air comprimé issu de la source extérieure est débité à la canalisation 25 (fig. 5), puis, en passant par le clapet de retenue 42, débouche dans la chambre'22 et dans les chambres élastiques 18 marquées des index "A", "B", "C". Simultanément, l'air comprimé, en passant par les canalisations correspondantes 35 et 37, débouche dans toutes les enceinte s de tige portant les index "K" des cylindres 28 et déplace les pistons 29 jusqu'à leur position gauche extrême. I1 stopère akrs un déplacement simultané des tiroirs 26 et la mise à l'atmosphère des chambres élastiques 18 marquées des index "A", "B", "C", tandis qu'aux chambres élastiques 18 marquées des index "a", "b", "c" sera débité l'air comprimé issu de la chambre 22.Toutes les brides à frictions 3 (fig. 2), ensemble avec les électrodes 2 qu'elles maintiennent, sont déplacées vers le haut sur une distance "h", et à l'aide de-la tige 40 (fig. 5) on réalisera alors la commutation du tiroir auxiliaire à deux positions 34, à la suite de quoi l'aircom- primé de la canalisation 35 débouche dans la canalisation 36, et, plus loin, dans l'enceinte de piston marquée de l'index "F" du cylindre 28 en déplaçant-le piston 29, qui s'y trouve, jusqu'à sa position droite extrême. I1 en résalte que la chambre élastique 18 marquée de l'index "c" est mise à l'atmosphère, tandis que dans la chambre souple 18 marquée de l'index "C" est débité de l'air comprimé déplaçant la bride à friction 3 vers le bas sur une distance "h". L'électrode 2 (fig. 1) reste alors en position fixe par rapport à l'organe de contact électrique 7, à la traverse 5 et au bâti 4,étant donné qu'elle sera maintenue en suspension par les deux autres brides à friction 3. Ensuite, l'air comprimé de l'enceinte de piston marquée de l'index "F" (fig. 5) des cylindres 28 pénètre consécutivement dans l'enceinte de piston marquée de l'index "E" et dans l'enceinte de piston marquée de l'index "D", en déplaçant les pistons 29 jusqu'à leur position droite et en assurant le déplacement consécutif des autres brides à friction 3 jusqu'à leur position inférieure.Par déplacement du tiroir auxiliaire à deux positions 34, relié par l'intermédiaire de la tige 40 à la bride à friction 3, jus- qu'à sa position inférieure (initiale), le cycle de déplacement de ltélectrode 2 (fig. 2) vers le haut sur une distance "h" se termine, après quoi, immédiatement s'amorce automatiquement un nouveau cycle. Le cycle de translation de l'électrode 2 vers le haut se reproduira automatiquement jusqu'au moment où l'on arrêtera le débit de l'air comprimé par la canalisation d'alimentation 25. I1 sera possible d'exécuter le dispositif proposé avec déplacement des tiroirs 26 à l'aide de cames (fig. 6, 7, 8, 9) ; dans ce cas la translation de l'électrode 2 ne sera pas réalisée avant que la commande 49 provoquant la rotation du mécanisme à came 48 ne soit enclenchée. Pour le déplacement de l'électrode 2 vers le bas, ilfaudra dans ce cas débiter l'air comprimé de la source extérieure à la chambre 22, puis enclencher la commande 49 pour la mise en rotation de l'arbre 48 dans le sens horaire.A ce moment, les tiges 43, appliquées sur les cames 45, 46, 47 par les ressorts 44, passeront à tour de rôle de la piste annulaire cylindrique 51, suivant la piste de transition 53, sur la bordure annulaire cylindrique 50 ; les tiroirs 26 (fig. 5) seront alors à tour de r81e déplacés jusqu'à leur position gauche extr8me, en assurant consécutivement le remplissage des chambres 18 marquées des index "a", "b", "c", et le déplacement consécutif respectif de toutes les brides à friction 3 vers le haut, en surmontant le frottement sur l'électrode 2 (fig.2), celle-ci restant en position fixe. Ensuite, toutes les tiges 43 (fig. 6, 7, 8, 9) passent simultanément par la piste de transition 52 sur la piste cylindrique 51, les tiroirs 26 (fig. 5) étant alors simultanément décalés jusqu'à leur position droite extrême.Les chambres élastiques 18 marquées des index nua", "b", ',con sont simultanément mises à l'atmosphère, et dans les chambres élastiques 18 marquées desin- dex "A", ng, s a débouche de l'air comprimé déplaçant toutes les brides à friction 3, ensemble avec les électrodes 2 qu'elles compriment, (fig.2), vers le bas sur une distance "h". Lors de la rotation consécutive de l'arbre 48 (fig. 6) dans le sens horaire, le cycle de déplacement de l'électrode 2 se reproduira. Pendant la rotation de l'arbre 48 dans le sens anti-horaire, les tiroirs 26 (fig. 5) seront simultanément décalés jusqu'à leur position gauche extrême, puis ils reviendront à tour de rôle à leur position droite. De cette façon, on assure l'élévation simultanée de toutes les brides à friction 3 sur une distance "h", ensemble avec les électrodes 2 qu'elles compriment, et le déplacement consécutif respectif des brides à friction 3 vers le bas, l'électrode 2 restant immobile. Pour la réduction de l'effort appliqué par chaque brideà frio- tion sur l'électrode, il faudra exécuter le dispositif proposé avec un plus grand nombre de brides à friction. L'efficacité d'une telle mesure sera mise en évidence par l'exemple suivant. Dans le dispositif proposé, comportant sept brides à friction 3, les ressorts 17 (fig. 3) devraient développer un effort, assurant le frottement de chacune des brides à friction 3 sur l'électrode 2, approximativgnent égal à 0,2 fois le poids de l'électrode 2, ce qui est un chiffre trois fois inférieur à l'effort de frottement nécessaire de la bride à friction mobile dans les dispositifs connus. I1 faudra noter que, grâce à la grande superficie de la surface utile des chambres élastiques 18, même avec une largeur relativement faible de celles-ci, on peut utiliser, comme fluide moteur pour l'alimentation du dispositif, l'air comprimé issu du réseau d'alimentation de l'atelier à l'usage des outillages pneumatiques. Dans ce cas la réduction de la pression au cours des prélèvements intensifs au réseau n'est pas dangereuse, car même avec une pression de 3 kgs/cm2 le fonctionnement du dispositif aura lieu. Par exemple, lorsque la largeur de la chambre élastique 18 est de 150 mm et pour un diamètre de l'électrode 2 de 1200 mm, la superficie d'adhérence des chambres 18 sur la banquette 16 de la bride à friction 3 constitue environ la moitié d'un mètre carré, ce qui pour une pression de 7 kgs/cm2 correspond à un effort de 15 tonnes. Cet effort est pleinement suffisant pour le déplacement de la bride à friction 7, même en pré n- ce de trois brides. Lorsqu'on dispose de sept brides à friction, il sera possible de réduire la largeur de la chambre élastique jusqu'à 50 mm, et de réduire respectivement l'encombrement de tout le dispositif suivant le diamètre. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le maintien et le déplacement longitudinal de l'électrode dans lequel les brides à friction enveloppant et fixant l'électrode sont déplacées à l'état resserré le long de l'hélez trode, par rapport au bâti, à l'aide d'une commande de force alimentée à partir d'un distributeur de fluide moteur, caractérisé par le fait que les brides à friction (3) sont au moins au nombre de trois, chacune de celles-ci étant dotée d'une commande de force individuels pour son déplacement le long de l'électrode (2) par rapport au bâti (4), et que le distributeur de fluide moteur (20) assure la manoeuvre indépendante de la course directe et inverse de chaque commande de force opérant le déplacement. 2. Dispositif suivant 1 , caractérisé par le fait que le bâti (4) et les brides à friction (3) sont exécutés avec des banquettes annulaires (12, 16), les banquettes (16) de chaque bride à friction (3) étant disposées entre les banquettes (12) du bâti (4), avec,8 leurs parties inférieure et supérieure,des des chambres annulaires élastiques (18) qui sont individuellement mises en communication avec le distributeur de fluide moteur (20). 3 . Dispositif suivant 1 et 2 , caractérisé par le fait quels distributeur de fluide moteur (20) est constitué par un corps (21), avec chambre hermétique commune (22 > ) pour le débit de l'air comprimé, dans le couvercle duquel sont prévus trois orifices (23) pour le fonctionnement de la commande de force de chaque bride à friction (3), tandis qu'à l'intérieur de la chambre hermétique (22) sont placés des tiroirs (26) dont le nombre sera égal au nombre de brides à friction (3). 4. Dispositif suivant X caractérisé par le fait que dans le corps (21) du distributeur de fluide moteur (20), symétriquement à lachas bre (22), sont placés deux groupes de cylindres (28) commandant les tiroirs (26), le piston (29) de chaque cylindre (28) d'un même groupe étant alors raccordé au piston (29) du cylindre (28) symétriquement disposé, de l'autre groupe de tiges (27), dont la partie médiane est raccordée à l'un des tiroirs (26), les enceintes de piston (d, e, f et D, E, F) des cylindres de chaque groupe étant alors raccordées entre elles en série par l'intermédiaire des canalisations (30} tandis que les enceintes de tige (k, K) des cylindres (28) de chaque groupe sont reliées entre elles parallèlement par une canalisation (31). 5 . Dispositif suivant 4, caractérisé par le fait que dans le corps (21) du distributeur de fluide moteur (20) sont prévus deux tiroirs auxiliaires à deus positions (34) individuellement reliés par des canalisations (36, 37) avec l'enceinte de piston (d, e, fet D, E, F) d'un cylindre (28) dans un meme groupe, avec les enceintes de tige (k > K) de tous les cylindres (28) de ce groupe, et avec des canalisations (38, 39) assurant l'alimentation et l'évacuation du fluide moteur. 6 e Dispositif suivant 3, 4, 5 , caractérisé par le fait que dans le corps (21) du distributeur de fluide moteur (20) sont prévues deux canalisations (24 et 25) assurant individuellement le débit du fluide moteur à la chambre (22) du distributeur (20) et à l'un des clapets auxiliaires à deux positions (34), les entrées des canalisations (24) et (25) de la chambre (22) du distributeur (20) étant alors dotées de clapets de retenue (42). 7 . Dispositif suivant 5, 6 , caractérisé par le fait que chacun des tiroirs auxiliaires à deux positions (34) est mécaniquement relié à l'une des brides à friction (3) pour la commutation des tiroirs considérés (34) aux positions de service extrêmes de la bride à friction (3). 8 . Dispositif suivant 3 , carr.ctérisé par le fait que dans le corps (21) du distributeur de fluide moteur (20) est prévu un accessoire pour la commande des tiroirs (26) exécuté sous forme d'une tige (43), sur laquelle est enroulé un ressort (44), dont l'une des extrémités est solidaire du tiroir (26), tandis que l'autre s'applique sur une came (45, 46 ou 47), le nombre de tiges (43) et de cames (45, 46 47) étant alors égal au nombre de tiroirs (26), et toutes les cames (45, 46, 47) étant calées sur un arbre tournant commun(4B; 9 . Dispositif suivant e , caractérisé par le fait que chacune des cames (45, 46, 47) comporte deux pistes cylindriques circulaires, et, entre celles-ci, deux pistes de transition identiques (50 et 51, 52 et 53), l'une des pistes de transition (52) sur toutes les cames (45, 46, 47) étant alors disposée dans l'espace d'une fa çon identique par rapport à l'axe de l'arbre, et la longueur des pistes cylindriques (50, 51) étant différente sur toutes les cames (45, 46, 47).