La présente invention a pour objet un procédé de construction de murs isolants de batiment, d'habitation, industriel ou autre, ainsi qu'un nouvel élément de construction utilisable avec ce procédé. Conformément à la présente invention, on construit un mur en un matériau tel que le plâtre ou l'argile cellulaire ou expansé, ou analogue, et dans le procédé selon l'invention, on prépare de préférence par moulage, des blocs de matériau expansé, ayant parfois des dimensions importantes, c'est-à-dire ayant l'épaisseur du mur, de l'ordre de 7 à 30 cm ou plus, et une longueur et une largeur choisis pour permettre une construction rapide et précise. Les blocs sont manîpulables sans appareil de levage, en raison de la légèreté inhérente à la structure du matériau cellulaire et facilement mis en oeuvre en raison de leur forme emboitable. De tels blocs peuvent être désignés "carreaux de mur". On peut utiliser une colle appropriée entre les carreaux.Un tel mur peut être prévu comme mur porteur dans une construction légère, telle qu'un pavillon ou un abri. I1 peut être prévu comme mur extérieur, mais de préférence avec une couche de protection qui peut être mise après la construction, ou lors du moulage des éléments. En variante, les éléments peuvent recevoir au moulage une surface favorisant l'accrochage d'un enduit. Un mur selon l'invention peut être utilisé aussi comme mur de refend entre des pavillons alignés ayant une façade commune en un matériau différent (par exemple en béton ou en parpaings) ou en séparatif d'appartement dans les immeubles. Les blocs peuvent assurer une bonne isolation thermique et pourront avoir un pouvoir absorbant et isolant phonique intéressant en fonction de l'état de finition de surface qui peut être soit alvéolaire, soit au contraire être prêt à peindre. Les dimensions de ltelément moulé peuvent être avantageusement de l'ordre de 20 x 60 x 41 cm. Ces dimensions permettent d'avoir un élément assez grand , pour avoir une construction rapide, et pas trop lourd, pour être manipulable. Par exemple, avec un platre ou un argile ayant une densité de 400 kg/m3, un élément aux dimensions ci-dessus pèse environ 18 kg. Deux éléments permettent d'obtenir la hauteur d'allège sous une fenêtre. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien com prendre comment l'invention peut être réalisée, La figure 1 est une vue en coupe d'un bâtiment réalisé suivant le procédé de l'invention; la figure 2 est une vue en coupe à plus grande échelle d'un détail du bâtiment de la figure 1; la figure 3 représente un autre détail; et, la figure 4 représente en perspective un carreau de mur selon l'invention. La figure 1 représente en coupe un bâtiment léger, tel qu'un pavillon, réalisé suivant le procédé de l'invention. I1 comporte une fondation 1, des murs 2 et 3 percés de fenêtres 4 et 5 et un toit 6 recouvert par exemple d'ardoises amiante ciment 7 ou de bacs polystyrène ou autre matière plastique en grande longueur avec un parement fini et doublé de laine de verre 8. Les dimensions du bâtiment sont indiquées et les carreaux de mur utilisés dans le procédé selon l'invention sont représentés à l'échelle. On voit qu'il en suffit d'un nombre restreint et que, par conséquent, la construction peut être très rapide. Un chainage 9 peut être prévu, et ancré dans les carreaux grâce à des creux prévus dans ceux-ci, comme décrit ci-après. Sur la figure 2, le mur constitué par les carreaux 11 et 12 peut reposer sur la fondation 13 par l'intermédiaire d'une pièce de jonction 14, adaptée au profil du carreau 11, représenté plus en détail sur la figure 4, et assurant ainsi le bon réglage de la première assise. Le carreau comporte deux faces latérales planes et parallèles, qui peuvent définir entre elles une épaisseur égale à celle du mur, et assurant avec une structure cellulaire, telle que du plâtre ou de l'argile cellulaire, une isolation phonique et thermique suffisante pour les applications envisagées. Le carreau peut comporter sur son pourtour des reliefs obtenus par exemple, par deux tranches décalées de quelques centimètres dans deux directions pour améliorer la liaison entre carreaux. Ainsi, par rapport aux tranches a, c et e, les tranches b et d sont décalées vers le haut et en arrière, dans la position représentée sur la figure 4. Les tranches b, c, d, peuvent être de 5 cm, et les tranches a et e de 2,5 cm chacune, pour une épaisseur totale de 20 cm.Les carreaux peuvent avoir une structure homogène et être pleins, bien entendu à l'échelle macroscopique compte de tenu de la structure cellulaire du produit. Pour alléger le car reau de mur, on peut prévoir des volumes creux à l'intérieur, réalisés par exemple par inclusion d'éléments creux, en plâtre, en carton ou analogue, tels que des tubes cartonnés 16 disposés sur un ou deux rangs, comme indiqué pour le carreau 11 sur la figure 3 ou adjoindre tout autre produit allégeant, sans pour cela détruire, les qualités mécaniques initiales. Une variante des volumes creux est représentée sur le carreau 21 de la figure 3, dans lequel les évidements 25 sont moins nombreux mais plus volumineux. Ces vides qui traversent le carreau, en alignement avec les vides correspondants des carreaux adjacents peuvent constituer des engravures pour chai- nage. On peut y placer des armatures avec un produit de remplis- sage, du platre expansé, du béton ou tout autre matériau; les dimensions portées sur la figure sont données à titre d'exemple nullement limitatif. On a représenté une allège 17 de fenetre sur la figure 2, où l'on peut remarquer que la hauteur de deux carreaux correspond à une hauteur classique pour baie de fenetre. On réalise donc la mise en place d'un cadre de fenêtre avec un minimum de découpage. Le cadre de fenetre peut avantageusement être préfabriqué à des dimensions qui sont des multiples de celles des carreaux. Ainsi, la fenetre-4 a la hauteur de trois carreaux et la fenêtre 5 la hauteur d'un carreau. Le profil intérieur de l'appui et du précadre est adapté au profil du carreau de mur utilisé. La figure 3 est une vue en coupe horizontale d'un angle du bâtiment. Le carreau 11 est le même que celui représenté sur la figure 4, tandis que le carreau 21 est un carreau d'angle : la face en bout 22 est plane, ni creux, ni relief, tandis que les reliefs et creux de jonction sont réalisés sur les bords d'une grande face latérale et du-dessus du carreau. Ces reliefs sont avantageusement prévus lors du moulage du carreau, mais peuvent aussi être réalisés sur le chantier au moment de la mise en place. Sur les figures 2 et 3, les faces extérieures des carreaux sont représentées avec des traits plus épais correspondant à un revêtement de surface, tel qu'un vernis, ou une couche extérieure étanche pouvant être fixée directement au carreau ou servant de moule. On peut aussi prévoir au moulage une surface d'accrochage sur laquelle on pourra mettre un enduit. Une surface d'accrochage peut être constituée par des fibres ou des filaments partiellement enrobés dans le plâtre et faisant saillie à l'extérieur du carreau, pour améliorer la tenue d'un enduit, ce qui est surtout utile pour une paroi extérieure. Grâce à la ligueur des fibres et à leur enchevêtrement lors de la mise en oeuvre, on pourra obtenir un revêtement extérieur uniforme ne laissant pas apparaitre les joints. Ces fibres peuvent être en verre ou en résine synthétique ou analogue. La paroi intérieure peut être formée par la peau de moulage ou être revêtue après mise en place. I1 va de soi que le mode de réalisation décrit n'est qu'un exemple et qu'il serait possible de le modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1) Procédé de construction de mur en matériau tel que plâtre ou argile cellulaire ou expansé, dans lequel on prépare des panneaux constitués par des blocs de matériau en forme de parallélépipède ayant l'épaisseur du mur (7 à 30 cm), une longueur et une largeur qui sont choisis pour obtenir un élément facilement mis en oeuvre. 2) Panneau de construction pour la mise en oeuvre du procédé selon la rel-endication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué en un matériau du genre plâtre ou argile expansé, qu'il a une épaisseur Egale à celle du mur, une longueur et une largeur qui sont choisis pour être facilement mis en place. 3) Panneau selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte dans son épaisseur, parallèlement à sa plus grande surface, deux tranches décalées ensemble dans deux directions, latérale et longitudinale, pour améliorer la liaison entre deux panneaux adjacents. 4) Panneau selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte des tranches décalées perpendiculairement à sa plus grande surface à une extrêmité sur une largeur correspondant à l'épaisseur du panneau et des tranches décalées-parallèlement à sa plus grande surface sur le reste de son volume. 5) Panneau selon une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte sur au moins une de ses grandes faces latérales un garnissage de fibres noyées en partie dans la substance du carreau, pour accroître l'adhérence d'un enduit. 6) Panneau selon une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des évidements, notamment des évidements cylindriques, allant d'une face à une autre face parallele.