les gilets de protection à l'épreuve des balles destinés à être portés par des personnes ont été réalisés jusqutà présent en totales ou en plaques de matière plastique convenable résistant aux balles, fixées ensemble de manière à s'ajuster autour du corps de la personne portant le gilet, en particulier son thorax. Un gilet de protection de ce type actuellement disponible est très lourd eut rigide, ce qui rend son port très inconfortable. En outre, la faculté d'arrêter les balles dtun tel gilet de protection a été très limitée, étant donné quren règle générale, la faculté d t arrêter les balles est directement en rapport avec Itépaisseur et donc le poids de telles matières. Par suite, une matière qui est vraiment à l'épreuve des balles des types disponibles jusqu'à présent, est beaucoup trop lourde pour être normalement portée par une personne. Au mieux, elles n2 ont pu être portées que pendant peu de temps et même alors, les limitations du poids ont donné un gilet de protection qui en fait, n'arrête pas les balles de fusils ou pistolets de gros calibre ou celles tirées à peu de distance, par exemple à bout portant ou pratiquement contre le gilet de protection. Ainsi, on a besoin d'un gilet pare-balles facile à porter, flexible et relativement léger, destiné en particulier à être porté par des personnes tels que des agents de police pendant des opérations normales ou qui sont connues comme étant relativement dangereuses, et qui soit capable d'arrêter une balle de gros calibre ou une balle tirée à peu de distance, en particulier pour protéger le thorax de la personne portant le gilet. Ainsi, ltinve-tion concerne une armure de protection destinée en particulier à etre portée normalement par une personne,bien qu'elle puisse être destinée à protéger des objets inanimés en satisfaisant aux conditions ci-dessus. Dtune façon générale, ltinvention concerne un coussin à Irépreuve des balles, constitué de -feuilles tissées de gros fils de t'Nylon"-orientes linéairement, lesdites feuilles étant relativement }ssches, c2est-à-dire qutelles sont fixées tout au plus le long de leurs bords, en étant peu ou pas fixées entre leurs bords,de manière à permettre une flexion relative. Un tel coussin peut être supposé sur le thorax d2un homme en ltenfer- mant dans une enveloppe de toile et zen utilisant des sangles ou éléments analogues convenables passant par-dessus les épaules pour fixer ladite enveloppe au corps de l2homme. Lorsqutun tel coussin est~formé d'un nombre convenable d'épaisseurs du tissu de "NErlon", par exemple environ une à deux douzaines d'épaisseurs et de préférence dix-huit épaisseurs environ, le coussin arrente la plupart des balles courantes, même à bout portant, ctest-à-dire lorsqu'il nty a que quelques centimètres entre la bouche de 12 arme à feu et le coussin.Pour arrêter les quelques types de balles de gros calibre ou dites perforantes, le dispositif peut comporter une plaque métallique rapportée supplémentaire qui n'est utilisable que lorsque cela statère nécessaire, en coopération avec le coussin pour arrêter m8me ce type de balle. tr' s Itrinvention concerne en outre le traitement du tissu basse température de manière à augmenter son aptitude à arrêter les balles. En ltabsence d1un tel traitement, un nombre supplémentaire d'épaisseurs de tissu allant de la moitié à deux fois le nombre initial, selon les besoins, peut être nécessaire. Ainsi, un tel traitement-permet de diminuer le nombre des épaisseurs de tissu, en réduisant ainsi le poids. Par suite, l'invention concerne une matière à ltépreu- ve des balles qui est suffisamment légère, pesant par exemple 2,3 kg environ pour assurer une protection complète et qui est suffisamment flexible de manière à se mouvoir avec le corps de la personne qui la porte, pour qu'elle puisse être portée normalement par des agents de police et d'autres personnes qui sont engagées dans une opération relativement dangereuse dans laquelle ils risquent de recevoir inopinément des balles et projectiles analogues. 12 invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'une forme de réalisation du gilet de protection qui peut être porté par une personne de manière à protéger l'avant et l'arrière de son thorax la figure 2 est une coupe transversale à grande échelle suivant la ligne 2-2 de la figure I et montrant la plaque métallique protectrice rapportée ;; la figure 3 est une vue en perspective de la pièce du tissu de départ utilisée pour former ltenveloppe contenant le coussin la figure 4 est une vue en perspective d'une partie, comprenant ltenveloppe externe, du gilet et montrant la plaque métallique qui peut Qtre éventuellement utilisée la figure 5 est une coupe transversale partielle à grande échelle du coussin à l'épreuve des balles la figure 6 est une vue en perspective du coussin proprement dit la figure 7 est une coupe transversale suivant la ligne 7-i de la figure 1 à plus grande échelle montrant la plaque métallique éventuellement utilisable ;; la figure 8 est une vue en perspective à grande échelle avec coupe partielle de la pièce métallique rapportée ; et la figure 9 est une vue en perspective d'éléments faisant partie de -la pièce rapportée. En se référant à la figure 1, le gilet pare-balles, désigne d'une façon générale par ;!O, peut comporter une partie 11 protégeant l'avant du corps et une partie 12 protégeant l'arrière du corps reliées ensemble par des sangles convenables 13 qui passent sur les épaules pour suspendre les parties devant et derrière le corps de la personne qui le porte, une ceinture convenable 14 entourant les parties du gilet et le corps de l'utilisateur près de sa taille. Dans cette forme de réalisation du gilet, chaque partie protectrice est constituée par une enveloppe en tissus 15 (voir figures 2,- 4 et 7) qui peut être constituée par une seule pièce de tissu pliée-en deux pour former une partie avant et arrière 16 recouvrant le corps et des parties 17 faisant saillie vers le haut. Les bords adjacents de la partie 16 et des prolongements 17 peuvent entre cousus ensemble par une couture convena ble 18. Ensuite, les prolongements 1T sont repliés à l'intérieur de 12 enveloppe pour former une poche centrale 19 destinée à loger d'une manière amovible une plaque métallique rapportée 20 qui augmeylte le pouvoir de protection du gilet lorsque cela est nécessaire. L'enveloppe 15 constitue simplement un récipient des tiné à contenir le coussin protecteur à l'épreuve des balles 21. Ce soussin est constitué d'épaisseurs 22 du tissu qui est tissé serré en un gros fil de-t'Nylon" orienté linéairement. En-pliant convenablement le tissu dans un sens et dans l'autre ou en utilisant une pitre convenable, les feuilles ou épaisseurs cons- tituant le coussin sont reliées le long d'un bord 23 et sont par ailleurs sensiblement exemptes de liaisons, de manière qu'une feuille soit relativement flexible par rapport à l'autre. Bien qu'une certaine couture ou fixation puisse être nécessaire pour maintenir les feuilles correctement réunies, il est essentiel que les feuilles puissent librement fléchir ou se mouvoir individuellement dans une très grande mesure.Ainsi, comme on le voit sur la figure 6, les épaisseurs ou feuilles formant le coussin peuvent être cousues par des points 24 aux angles inférieurs et par des points 25 aux angles supérieurs qui fixent également les extréinités des sangles au coussin, lesdits points pouvant également fixer ltenveloppe au coussin. Bien qutil soit possible de faire varier le nombre des épaisseurs ou feuilles de tissu pour satisfaire à des conditions particulières, par exemple 17 ou 18 épaisseurs, lorsqu'elles sont convenablement traitées comme décrit ci-apres, constituées d'un fil-de "Nylon" allonEé ou orienté linéairement d'en elles viron 1050 deniers J arrentent une balle de calibre 45 tirée d'un pistolet dont la bouche du canon est appliquée directement contre la surface du coussin.A une distance de quelques centimètres à 30 cm environ, pratiquement toutes les balles de pistolet ainsi que les balles de fusil sont arrgtées. Ceci s'applique à des armes de puissance relativement grande telles que le magnum 357 ainsi qu'à des balles de fusil de plus faible puissance, de calibre 22, des-balles de pistolet de calibre 38, etc. Pour obtenir une protection contre les balles du type dit à grande vitesse ou perforant, la plaque métallique 20 peut être introduite, comme décrit plus haut, en assurant la protection supplémentaire nécessaire pour arrêter des projectiles de ce type. Le type particulier de '^NTylon'^ utilisé peut varier de même que le degré dtorientation linéaire et ceci influence le nombre des épaisseurs indispensables en nécessitant l'addition ou éventuellement l'enlèvement dtune ou deux épaisseurs ou plus suivant le cas. Apparemment, le "Nylon" absorbe-l1énergie de la balle ou projectile analogue sous forme d'énergie calorifique qui peut provoquer la fusion ou une fusion partielle des points d'impact et des zones environnantes du coussin, en arrêtant ainsi la balle avant quelle ne pénètre réellement. Dans beaucoup de cas, la balle ne fait que rebondir sur le coussin sans y pénétrer. Afin d'augmenter l'aptitude à arrenter les balles ducoussin, le tissu qui constitue le coussin est traité, soit avant, soit après son assemblage, de la manière suivante Premièrement, le tissu est recuit à une température inférieure au point de fusion de la matière plastique, pendant une courte durée, pour éliminer une partie des tensions moléculaires en supposant que le fil n'ait pas été recuit ou soumis à un traitement de détente des tensions pendant sa fabrication. Un processus convenable pour la mise en oeuvre d'un tel recuit consiste à plonger le tissu dans l'huile bouillante à environ 1630C pendant à peu près 15 minutes. Une huile légère telle qu'une huile du type SAS 5 srest avérée appropriée à cet effet. La durée et la température importent peu et elles peuvent varier selon la matière particulière utilisée. Ensuite, le tissu est séché pour le débarrasser de l'humidité. On peut utiliser n'importe quel processus de séchage convenable classique. Il s'agit d'enlever autant que possible l'humidité contenue dans la matière étant donné que le "Nylon't a tendance à absorber l'humidité. Ensuite, 11 étoffe soit sous forme de feuille, soit après son assemblage solos forme de coussins, est traitée à basse température pendant une certaine période. Par exemple, l'étoffe est plongée pendant quelques heures dans une atmosphère très froide aussi près du zéro absolu que le permet une production industrielle. Ainsi, dans une installation de production industrielle, il est possible de la placeur à une température d'envi- ron -2400C et de l'y maintenir pendant 7 à 6 heures jusqu'à ce qu'elle subisse une stabilisation moléculaire. Ensuite, on retire 11 étoffe de l'atmosphère très froide et lui permet de revenir progressivement à la température ambiante. Les effets chimiques et physiques sur la matière d'une telle immersion dans un milieu à très basse température ne sont pas connus. La température ou la durée particulière n'a apparemment que peu d'importance et elle peut varier dans d'assez larges limites. Toutefois, il en résulte une certaine modification de la matière, apparemment de la structure moléculaire de la matière qui a pour effet d'augmenter sensiblement son aptitude à résister au choc et à la pénétration des balles et de projectiles analogues. En appliquant ce traitement, le nombre des feuilles utilisées dans un coussin pour arrêter pratiquement toutes-les balles petit être de l'ordre de 18, à quelques épaisseurs près. Si l'on n'applique pas ce traitement, le nombre des feuilles nécessaires est environ,5 à 2 fois supérieur. Après le traitement de la matière à très basse température, il est souhaitable de réhumidifier la matière et on peut l'effectuer simplement en la plongeant, après qu'elle est revenue sensiblement à la température ambiante, danse liteau bouillante pendant 15 minutes environ ou un peu moins longtemps. Ceci a pour effet de resaturer la matière d'humidité. Après la réhumidification, l'étape suivante consiste à sécher la matière de'façon qu'elle convienne pour être manipulée et utilisée, puis pour introduire le coussin dans l'envelop- pe décrite plus haut Les durées et les températures du traitement ci-dessus semblent varier dans une mesure relativement grande. en fonction de la composition chimique spécifique du "Nylon" prrticulier utilisé. Ainsi, certains essais par.approximations successives sont nécessaires pour déterminer des durées et températures opti maies 6 même alors, des variations raisonnables ne semblent pas affecter beaucoup les caractéristiques de la matière pour jarreter les balles. Le coussin, lorsqu'il est assemblé dans le gilet pareballes à une dimension convenable pour protéger le thorax d'un être humain peut mesurer 24,8 x. 36,8 cm avec une épaisseur d'environ 1,27 cl, ce qui donne un poids environ 1,02 kg par partie du gilet. Ainsi, le gilet entier peut peser un peu moins de 2,3 kg. Naturellement, il est possible d'augmenter la dimension du gilet de manière à recouvrir une plus grande partie du corps de l'utilisateur et dans ce cas, son poids est légèrement augmenté. De meme, le gilet peut être conformé de manière à protéger des objets inanimés. Le gilet proprement dit est suffisamment léger et flexible pour pouvoir être porté confortablement par des personnes telles que des agents de police aussi bien pour des missions normales que pour des missions dangereuses afin que l'utilisateur soit toujours protégé. .11 est préférable que l'enveloppe soit en même tissu que le coussin en formant ainsi deux épaisseurs supplémentaires. Egalement, la ceinture 14 peut être fixée à l'enveloppe et les extrémités de la ceinture peuvent être réunies en cousant des pièces 26 du type "Velero" aux endroits appropriés. Cette étoffe classique est formée de fibres bouclées qui viennent mutuellement en prise pour fixer les pièces l'une contre l'autre. Pour que la plaque rapportée soit suffisamment flexible pour se plier et épouser la courbure du corps de l'utilisateur, elle est constituée d'un certain nombre de paires de minces tolets d'acier alignées bord à bord 27-28 (par exemple d'une épaisseur de 3,-2 mm), les joints entre les paires étant recouverts d'une plaque plus étroite 29 et toutes les plaques étant enfermées dans un tissu flexible 30 collé à ces dernières. Ce tissu de couverture est f;rmé de préférence d'un large ruban adhésif plastique (par exemple un ruban d'une largeur de 7,6 cm environ) enroulé autour des plaques et collé à ces dernières. Ainsi, les plaques reconvertes et alignées peuvent subir une flexion ou peuvent se déplacer par rapport au plan initial de la pièce rapportée comme indiqué en pointillé sur la figure 8. La pièce rapportée est ainsi relativement flexible dans le sens transversal aux joints. Il va -de soi que de nombreuses modifications peuvent autre apportées au gilet décrit sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICUTIONS 1. Gilet pare-balles, caractérisé en ce qutil comporte un coussin relatFvsment flexible constitué d'un certain nombre de feuilles de tissu, par exemple drune à deux douzaines de feuilles, disposées face à face et fixées ensemble le long d'un bord, les feuilles n'étant sensiblement pas fixées entre leurs bords opposés pour permettre une flexion relative de chacune des feuilles, le tissu étant une matière tissée serrée en gros fil de '1Nylon" d'environ 1050 deniers, et un élément pour positionner et maintenir le coussin sur un objet à protéger afin d'arrenter des balles et projectiles analogues percutant le coussin. 2. Gilet pare-balles selon la revendication t, caraco térisé en ce que le "Nylon" présente une structure moléculaire résultant d'une orientation linéaire des molécules et d'un traitement de la matière à une très basse température, relativement proche du zéro absolu pendant une période relativement courte de l'ordre de quelques heures. 3. Gilet pare-balles selon la revendication 1, caractérisé en ce que le coussin est enfermé dans une enveloppe plate analogue à du tissu à laquelle sont fixées des sangles pour maintenir le coussin sur le corps de la personne portant le gilet, et comprenant une poche formée dans l'enveloppe et s'ouvrant le long d'un bord, la poche étant ménagée dans le coussin entre ses feuilles, et une plaque métallique rapportée logée dans la poche et pouvant être retirée de cette dernière, ladite plaque étant disposée entre les feuilles formant le coussin et pouvant être enlevée et remise en place à volonté. 4. Gilet pare-balles selon la revendication 1, caractérisé en ce que le coussin est enfermé dans une enveloppe plate analogue à du tissu et en ce qu'une poche est formée dans lten- veloppe et s'ouvre le long d'un bord, la poche étant ménagée à l'intérieur du coussin entre ses feuilles, et en cë qu'une plaque métallique rapportée est logée d'une manière amovible dans ladite poche.