La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'éléments de faible épaisseur mis en forme à froid à partir de tales d'acier non-allié ayant une faible teneur en carbone, à l'aide d'un procédé de durcissement thermique. On utilise g6néralement le durcissement thermique à la place du procédé habituel de trempe et de revenu, dans le but d'obtenir des propriétés mécaniques améliorées telles que des propriétés élevées de ductilité-ou de résistance à l'entailîement pour une dureté donnée élevée et/ou pour obtenir la diminution de la probabilité de craquelure ou de déformation et cela en utilisant un procédé comportant seulement dcu étapes à la place du procédé habituel de trempe et de révenu qui comporte trois opérations. On connaît des procédés variés de durcissement thermique de l'acier tels que le procédé de trempe austénitique interrompue, de trempe martensitique interrompue ou de trempe martensitique et de patentage. La trempe austénitique interrompue de l'acier consiste à chauffer l'acier à une température située dans la gamme d'aus- ténisation et ensuite à le tremper dans un bain à une température constante au-dessus du point Ns ou bien à une température pour laquelle la transformation de l'austénite en martensite s'effectue rapidement. On maintient l'acier dans le bain à cette température jusqu'à ce que l'austénite soit transformée isothermiquement en baSnite et ensuite on laisse refroidir-l'acier jusqu'à la température ambiante, habituellement dans une atmosphère d'air au repos. Le procédé de trempe austénitique interrompue est décrit en détail dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 1.914.099 d'Edgar C. Bain et a10 auquel on se réfère dans la description ciaprès. Le procédé de trempe austénitique interrompue comporte des variantes dans lesquelles la balnite est mélangée avec de la perlite Une autre variallte du traitement de trempe austénitique interrompue est le patentage qui consiste à soumettre à un traitement thermique des fils ou des barres, en vue d'obtenir un acier présentent l'associ.ation d'une résistance et d'une ductilité modérément élevées. Quant au traitement de trempe martensitique interrompue, il consiste à tremper de l'acier à partir de la gamme de températures de l'austénisation jusqu'à une température se trouvant dans la gante de la martensite ou légèrement au-dessus de cette gai:ime, à maintenir l'acier à cette température jusqu'à ce que toute la surface de la section transversale soit chauffée uniformément, et ensuite à laisser refroidir l'acier avec-un taux de refroidissement modéré. On obtient alors la formation d'un traitement uniforme de la martensite dans toute la pièce d'acier tout en évitant des efforts résiduaires excessifs.La trempe martensitique interrompue comporte également des variantes qui se distinguent de la trempe martemsitique interrompue habituelle, uniquement par une température plus basse du bain de trempe. Ces variantes du-procédé de trempe martensitique interrompue permettent d'utiliser des taux de refroidissement plus rapides ce-qui est important pour ltobten- tion d'acier ayant une plus faible aptitude à astre durci. Tous ces procédés de durcissement thermiques sont décrits en détail dans l'ouvrage "Metals IIandbook" publié par la Société "American Society for Metals, Metals Park, Ohio, 8th edition, 1964, vol. 2 indiqué ici comme référence, cet ouvrage ayant été largement utilisé dans la rédaction de la présente description. On sait que pendant le traitement de trempe austénitique interrompue, on effectue la trempe d'une pièce d'acier au-delà de la courbe TTT c'est-à-dire de la courbe (temps-température-transformation). Si la courbe de refroidissement atteint la courbe TTT, une véritable trempe austénitique interrompue est alors impossible à obtenir.Cette intersection est inévitable lorsque la teneur en carbone dans l'acier est trop faible et que le rapport surface/ masse est aussi trop faible, car dans ce cas on doit tenir compte du temps de réaction extrêment rapide en ce qui concerne la formation de la p erlite, et alors les courbes de refroidissement ne peuvent pas éviter de traverser la zone de la courbe TTT correspondant au début de la transformation, que ce soit de façon pratique (on dispose de trop peu de temps pour effectuer la trempe) ou théorique (le temps dont on dispose est nul). En raison de ces limitations, le domaine des aciers ordinaires au carbone pouvant subir la trempe austénitique interrompue est réduit à destteneurs en carbone ne devant pas être inférieures à 0,50% et allant jus qu'à 1.00%, et à une teneur minimale de 0.60% en manganèse. Si l'on augmente la température d'austénisation, la partie avancée dc la courbe TTT peut être déplacé vers la droite-dans une zone pour laquelle les composi.tions.ou les dimensions de section.qui autrement formeraient la limite de a ligne de trempe austénitique interrompue, peuvent alors convenir au procédé de l'invention. Toutefois dcs urbains de dimensions plus grossières résultant de l'élévation des températures d'austénisation entraînent la diminution d'autres propriétés mécaniques qui sont par ailleurs souhaitées telles que la ductilité et la limite de résistance. Pour des raisons similaides, les aciers au carbone ayant une teneur plus faible en carbone sont limités à une épaisseur proportionnellement plus faible, une épaisseur de 5 millimètres étant environ la limite su supérieure. Logsqu'on effectue une trempe austénitique interrompue et modifiée, le procédé diffère d'une vraie trempe austénitique interrompue par le fait que la trempe n'est pas suffisamment rapide pour éviter la partie avancée de la courbe en Trr, cette courbe étant coupée par la courbe de refroidissement en un point situé nettement au-dessus de la température correspondant au point Ils, de sorte qu'on obtient la formation d'une p erlite ayant un grain fin. De méme les aciers choisis pour effectuer un traitement dc trempe martensitique interrompue doivent contenir une quantité suffisante de carbone pour déplacer la partie avancée de la courbe TTT vers la droite de façon à disposer d'un laps de temps suffisant pour effectuer la trempe d'une pièce d'acier.En réalité, les aciers choisis pour un traitement de trempe martensitique interrom pue doivent avoir une teneur en carbone légèrement supérieure à celle nécessaire pour effectuer un traitement de trempe habituel (ininterrompu) ce qui signifie ici encore que des aciers ordinaires au carbone ayant une faible teneur en carbone ne sont pas appropriés a la fois à subir un traitement de trempe martensitique interrompue habituel et modifié, car lorsqu'on utilise de tels aciers, la partie avancée dc la courbe TTT serait alors coupée et l'on n'obtiendrait pas la formation de la martensite. rour des raisons similaircs, l'-paisscur de la pièce d'acier traitée ne doit pas dépasser une liaite supérieure qui est kénérale sout de 5 millimètres. Ainsi d'après l'art an dérieur, les pièces d'acier ayant une faidre temeur en carbone ne peuvent pas être dureies par les procédés habituels d'avstéuisation, de trempe et de revenu, en raicon dc leur faible teneur en carbone ct du danger de déformation provoquée par les efforts résiduels, et ces aciers ne peuvent pas entre durcis thermiquement par un traitemeiit habituel ou modifié dc trempe austéiiitîque interrompue puisque leur utilisation est limitée a des aciers ordinaires au carbone ayant une teneur en carbone supéicure à 0,5%, En outre, on ne peut pas durcir thermiquement ces aciers par an tratement Dabituel ou modifié de trompe martensitique interrompue, étant donné leur faible aptitude au durcisse ment. par aillours il est tion conau que des aciers non @lli@@ an carbune sont con@ldérablement moins coûteux de des aciers @i@@@aires apunt une teneur plus élevée on carbone. Il se- rait done ou@alta@le d'utiliser de tels aciers pour fa@riquer des élémente de faible épaisseur mis en forme à froid et en particulier des profilés, étant donné qu'il existe une grande demande l'assemblages métalliques démontables constitués par de tels éléments et pourant être montés in situ.Il est bien évident qu'on peut obtenir des économies considérables en ce qui concerne le coût, le poids et l'espace si l'on peut fabriquer de tels assemblages métalliques constitués par des éléments de faible épaisseur mis en forme à froid à partir d'un acier ayaiit inie faible teneur en carbone. Toutefois on a éliminé ici pour de tolles utilisations des aciers mon-alliés ayant une faible teneur en carbone, en raison de leur limite de résistance relativement faible et plus parti culièrement an raison du rapport faible entre la limite de réside tance et la résistance à la traction, qui servent de base au calcul des dimensions de ces assemblages. la présente invention a pour objet principal un procéd6 de préparation selon lequel la limite de résistance des éléments précité peut être considérablement améliorén pour rommetre leur ntilisation dans des constructions ou assemblages qui jusqu'ici exigeaient l'utilisation de gualités d'aciers avant une teneur élevée en carbone.La présente invention est basée sur la découverte résidant dans la fait que contrairement au point de vue admis dans l'art antérieur, on peut durcir thermiquement et sans inconvénient de tels aciers Si, d'une part la partie avancée de la courbe TTT au commencement de la transformation n'est pas seulement coupée mais délibérément traversée par la courbe de refreidissement et que d'autre part, on déplace la zone de trempe du-delà de la température du point Ms mais cela sans toutefois attelndre la gamme des températures de trempe habituelle qui est responsable de la formation de la martensite cassante.On maintient à cette température l'acier traité pendant un laps de temps euffisant pour obtenir la transformation de l'austénite encore présente en martensite qui se forme à cette température, et on laisse ensuite refroidir l'élément traité jusqu'à la température ambiante. La demanderesse admet que les resultats favorables obtenus par ce procédé en ce qui concerne la limite de résistance et l'absence de dérormation sont dus à la formation au-dessous du point HS d quantités importantes de martensite moins cassante et à la formation de structures cristallines plus douces telles que la perite et la baïnite pendant la traversée de la partie avancée de la courbe TTT, avant la formation dc la martensite, ces structures cristallinés plus douces ainsi que la martensite étant reparties en des proportions respectives favorables ce qui est probablement dfl à la pente plus forte de la courbe de refroidissemant en raison de la température de trempe plus basse (comme si la première partie de la courbe de refroidissement avait subi un mouvement de rotation).Le procédé de préparation conforme à l'in vention est donc un procéd6 intermédiaire entre un procédé de modifié trempe austenitique interrompue et un procede/de trempe martensi- tique interrompue, par le fait que la température finale de trempe est inférieure au point Ms ce qui la différencie du procédé de trempe austénitique interrompue et on obtient, au cours de la trempe, la formation de structures cristallines plus douces dues au fait qu'on traverse la zone avancée de la courbe TTT de transformation commençante, ce qui distingue ce procédé du procédé modifié de trempe martensitique interrompue (se référer à la fig. 1 "Austempering" page 57 et à la fig. 1 "Modified martempering" page 37, de l'ouvrage "Metals Handbook"). Des essais ont prouvé que la traversée de la partie avancée de la courbe TrT de transformation commençante s'effectur de façon certaine lorsque les élérgients soumis au traitement de durcissement thermique de l'in- vcntion sont constitués par des tales d'acier au carbone non-allié dont la teneur eii carbone n'est pas supérieure à la valeur critique précitée c'est-à-dire à 0,50% et que l'épaisseur des tôles n'est pas supérieure à 7 millimètres, ce qui signifie que la gamme d'épaissours peut même être étendue au-delà la limite supérieure connue jusqu'ici qui est d'environ 5 millimètres. La présente inverntion a done pour objet un procéd6 de fabrication dt éléments de fable épaisseur mis en forme à froid et plus particulièrement d'éléments en talc d'acier non-allié à basse teneur en carbone ayant un taux dc carbone ne dépassant pas 0,50% et une épaisseur ne dépassant pas 7 millimètres.L'amélioration réside dans l'étape du durcissement thermique des éléments qui sent soumis il un traitement de trempe à partir d'une température située au-dessus de la zone de température critique jusqu'à laie température intermédiaire située au-dessous de la température pour laquelle en obtient une transformation rapide de l'austénite en martensite, mais auedessus de la température pour laquelle la tran formation n'est pas assez rapide pour obtenir la transformation de l'austéni.te en martensite cassante, l'acier ayant subi ce irai tement de trempe étant ensuite maintenu à cette température inter- médiaire pendant un intervalle de temps suffisamment long pour obtenir la transformation de l'austénite restante en martemsite pure ce qui est une caractéristique d'un traitement à une température élevée, et la pièce traitée étant enfin refroidie jusqu'à la température ambiantes Le terme "éléments mis en forme à froid'3 utili- sé dans la présente description et dans les revendications désigne des parties de constructions en une seule pièce ainsi que des profilés de petite dimension et de faible épaisseur fabriqués en courbant des feuilles d'acier ou des rubans d'acier dans des ma- chines enrouleuses appropriées, des freins de presses, des freins par flexion. En outre, le terme 11t61es" désigne également les plateaux et les rubans, la différence résidant principalement dans l'épaisseur et la largeur du matériau, que celui-ci soit obtenu sous une forme plate ou sous la forme d'enroulements. L'invention est décrite ci-apres cn détail, en se référant aux dessins. La fig. 1 indique le diagramme d'une transformation en fonction du temps et de la température, correspondant au durcissement thermique effectué conformément à la présente invention. Les abscisses indiqttaiit le temps en secondes et les ordonnées la température en degrés centigrades. La fig. 2 indique un diagramme similaire comportant les courbes TTT réelles pour des qualités variées d'aciers ayant une teneur en carbone comprise dans la gamme conforme à l'invention. La fig. 3 indique un élément fabriqué selon le procédé de l'invention. Les fig. 4 à 8 indiquent des profilés d'éléments ayant des formes varices. Les mêmes références indiquent des détails similaires dans chacun des dessins. La figure 1 illustre la découverte qui est à la base de la présente invention. Les lignes I et Il représentent approximativement les enveloppes des courbes TTT correspondant respectivement à la température critique du début et de la fin de la transform @@@ @@@ indique la gamme des températures critiques pour des @@@@@@@@@ @ ant une teneur en ca@@one correspondant à la présent@ invention. La @@@@@ @@@ indique les températur@@ @u- dessous d@@@@@lles dei. se produire la formation de la martensite. Q est une courbe de refroidissement caractéristique de ces aciers @ors de la trempe à partir d'une température supérieure à la température critique Ae# au-dess@@@ de la température Ms, l'acier étant ensuite maintenu à une température constante et finalement refroidi jusqu'à la température ambiante. On voit que l'env@l@ppe I des courbes TTT de transfor@ation commençante est déjà coupée dans sa partie avancée par la courbe @@. En conséquence il est pratiquement impossible de tremper de tels aciers d'une façon suffi sammen@ rapide pour traverser les zon@@ des courbes TTT de transformation commençante.Ainsi la formation d'autres structures cristallines que celles de la martensite d@it prondre place avant la formation de la martensite. D'un autre côté, on doit éviter l'intersetion de l'enveloppe II des courbes TTT de transformation complète cas sutrement ou @@@@tiendrait une faible formation de martensite.Des expérionces ont montr@ que l'@n obtiont ce résul- @at si l'on @limine l'utilisation de tôles d'acier ayant une épaissou supériemer à 7 millimètres. Ain@@ lersqu'on @@ectue le procédé avec des éléments d'acier ayant une teneur en carbone qui n'est pas supérieure à 0,50%, et une @paissour qui n'est pas supérieure à 7 millimètres, la courbe de refreidissement Q traverse toujours la partie avancée de leurs@ courtes TTT respectives cor re@@@@@@@@@ de la ra@@@@@@tion @@ cela sans que se pre- durce l'incersection avec la courbe TTT corresp@ndant à la fin de la pransformation, cette courbe étant illustrée par l'enveloppe I dont der deux branches sont couvées par la courbe de refreidisse @ent @, cette de@nière courbe aya@t une pente suffisar@ment forte cur @@ @@@ couper l'enveloppe @@. La signification de cette dou@ le intersection ou de cette tranversé@ de zone, est qu'au moment de la première intersection en @ l'austénite commence à se @@ansformer @n des structures cristallines plus douces au fur et à mesure de la diminution de la temp@rature jusqu'à @@ que la deuxième intersection @n B s@it atteinte. Cette période correspond à la formation de perlite et de bainite. Après la seconde intersection en B, l'austénite restant dans l'acier demeure inchangée jusqu'à ce que la température Es soit atteinte (point C), la transformation de la quantité restante d'austénite en martensite s'effectuant à ce moment.Etant donné qu'une telle transformation s'effectue à une température constante approximativement entre 1500 et 4700 C, qui est une température élevée par rapport à la température de formation de la martensite cassante (comme dans la trempe habituelle), l'austénite restante se trouve transformée en martensite relativement douce, cette transformation étant terminée au moment correspondant à l'intersection entre la partie horizontale de la courbe de refroidissement Q et l'enveloppe Il des courbes Tn de fin de transformation (point D).On peut effectuer ensuite le refroidissement jusqu'à la température ambiante en suivant la partie terminale de la courbe de refroidissement Q, le refroidissement étant commencé après un lais de temps suffisant en raison de ltincertiX tude quant à la détermination des courbes TTT de fin de transformation à de telles températures moyennes. Ainsi la structure cris talline obtenue dans l'élément consiste en plus de composants plus doux tels que la pXexlite et la balanite formés entre les points A et B, par une proportion importante de martensite douce.On admet que les pressiers constituants permettent d'éviter la déformation pendant la formation du deuxième composant tandis que la présence de quantités importantes de martensite douce semble titre la cause d'une augmentation imprévisible de la limite de résistance. Il est évident que la présence de bainite contribue à augmenter la limite de résistance et vice versa, la formation de martensite plutôt douce que cassante peut contribuer à éviter des efforts résiduels. Ainsi on obtient l'augmentation de la limite de résistance sans que se produisent des déformations importantes, ce qui est l'objet principal de la présente invention. La figure 2 indique les courbes TTT réelles de début et de fin de transformation pour des aciers ayant des teneurs respectives en carbone de 0,50% (lignes en traits et points), 0t35* (lignes en pointillé) et 0,15% (lignes en traits interrompus) ces ligues couvrant la totalité de la gamme des compositions d'acier possibles. On remarque que la zone avancée de toutes les courbes TTT de transformation commençantes sont traversées par la courbe de refroidissement Q, aucune des courbes TTT de transformation finissante n'étant traversée par cette courbe, ce qui correspond aux conditions théoriques de fonctionnement du procédé de la présente invention. Les 4 tableaux suivants indiquent des exemples variés d'aciers choisis et souris à UI1 traitement à la chaleur ou durcis thermiquement conformément à la présente invention. Ces tableaux groupant 19 mises en oeuvre du procédé indiquent les dolurées importantes du traitement thermique et les caractéristiques mécaniques des produits obtenus. Tous les aciers traités sont des aciers contenant une quantité ordinaire de carbone avec les quantités habituelles de silice, de soufre et phosphore.Ils diffèrent les uns des autres en ce qui concerne leur teneur en carbone et en manganèse, ce qui permet de les subdiviser en plusieurs groupes La teneur la plus faible en carbone est de 0,15% pour les aciers du groupe. Les deux groupes suivants comportent des aciers ayant respectivement des teneurs en carbone de 0.25% et 0,35%. Enfin le groupe IV comporte des aciers ayant une teneur en carbone de 0,45% qui correspond presque à la quantité maximale de carbone admissible dans des aciers choisis pour être traités con for;;-iiément à llinvention. La teneur en manganèse diminue de façon correspondante lorsque la teneur en carbone se rapproche de la limite supérieure, bien qu'évidemment comme pourront le remarquer les spécialistes, d'autres teneurs en manganèse puissent être choisies dans les limites des constituants précités des aciers ordinaires au carbone. GROUPE D'EXEMPLES N Carbone : 0,15 % Manganèse : 0,80 % Exemple 1 2 3 Epaisseur en um 0,5 1,5 2,5 Température d'austénisation 950 950 950 en C Température da Ns en C 460 460 460 Température de trempe en C 400 350 350 Temps de trempe théorique en secondes 30 55 50 Temps de trempe réel en secondes 200 300 300 Résistance initiale à la traction en kg/mm2 37 37 37 Résistance finale à la traction en kg/mm2 80 70 - 60 Ductilité initiale en % 30 30 30 Ductilité finale en % 18 20 22 Limite initiale de résistance en kg/mm 22 22 22 Limite finale de résistance en kg/mm - 0 60 50 40 Augmentation de la limite de résistance en % 173 127 82 GROUPE D'EXEMPLES N II Carbone : 0.25 % Manganèse t o.65 % Exemple 4 5 6 7 8 9 Epaisseur en mm 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 Température d'austérisation en ' C 910 910 910 910 910 910 Température de Ms en O C 420 420 420 420 420 420 Température de trempe en C 170 200 250 300 350 400 Temps de trempe théo rique en secondes 300 250 180 110 65 35 Temps de trempe réel en secondes 600 600 500 400 300 300 Résistance initiale à la traction en kg/mm 45 45 45 45 45 Résistance finale à la traction en kg/mm 125 115 105 90 80 70 Ductilité initiale en % 20 20 20 20 20 20 Ductilité finale en 3 5 6 7 8 14 16 Limite initiale de résis tance en kg/mm 25 25 25 25 25 25 Limite finale de résis tance en kg/mm2 90 85 80 70 60 55 Augmentation de la limite de résistance en % 260 240 220 180 140 120 GROUPE D'EXEMPLE N III Carbone : 0.35 % Manganèse : 0,65 % Exemple 10 11 12 13 14 15 Epaisseur en mm 2.0 2.0 3.0 3.0 3.0 6.0 Tampérature d'austénisati en C 870 870 870 870 870 870 Température de Ms en C 385 385 385 385 385 385 Température de trempe en @ C 300 350 250 300 400 250 Temps de trampe théorique en sacondes 120 75 180 120 40 180 Temps de trempe réel en secondes 400 300 500 400 300 300 Résistance initiale à la traction en kg/mm2 55 55 55 55 55 55 Résistance finale à la traction en kg/mm2 115 105 103 90 80 80 Ductilité initiale en % 17 17 17 17 17 - 17 Ductilité finale en % 8 9 10 12 14 16 Limite initiale de résis- tance en kg/mm2 - 30 30 30 30 30 30 Limite finale de résis tance en kg/mm 85 80 80 70 60 60 Augmentation de la limite de résistance en a/% 184 167 167 134 100 100 GROPUPE D'EXEMPLES N IV Carbone : 0.45 % Manganèse : 0050 do (maximum) Exemple 16 17 18 19 Epaisseur en mm 2.0 2.0 4.0 7.0 Température d'ansténisation en @ C - 850 850 850 850 Température de Ms en C 350 350 350 350 Température de trempe en C 330 330 330 250 Temps de trempe théorique en secondes 130 130 130 180 Temps de trempe réel -en secondes 400 250 400 500 Résistance initiale à la traction en kg/mm2 65 65 65 65 Résistance finale à la traction en kg/mm 115 125 105 90 Ductilité initiale en do 14 14 14 14 Ductilité finale en % 9 8 12 14 Limite initiale de résis tance en kg/mm2 35 35 35 35 Limite finale de résis tance en kg/mm 90 95 80 70 Augmentation de la limite de résistance en % 157 199 129 200 Dans chacun des 19 cas examinés on effectue la trempe avec des bains contenant les sels habituels. De tels bains sont décrits p2r exemple dans Il ouvrage Metals fIandbook" mentionné ci-dessus. De plus, dans chacun des cas, le refroidissement final a été effectué dans l'air au repos bien que l'on eut pu tout aussi bien utiliser de liteau. On a pu obtenir ainsi une augmentation supplémemtaire de 2 à 3 kg par millimètre carré de la limite de résistance, cette augmentation étant due aux traces d'austénite restante transformée en martensite cassante. Les tableaux indiquent que chaque mise en oeuvre est caractérisée par une augmentation considérable de la limite de ré Résistance par rapport aux valeurs mesurées avant le traitement thermique. Bien qu'une telle augmentation est obtenue pour toute la gamme des compositions aciers possibles, les valeurs les plus importantes correspondent à des épaisseurs comprises entre 1,5 et 4 mm (voir groupe II exemples 4, 5 et 6 et groupe IV, exemples 16 et 17) et/ou à des aciers ayant une teneur en carbone n'étant pas inférieure à 0,15% (voir groupe II exemples 4, 5 et 6).En outre les tableaux indiquent que des teneurs en manganèse étant pas inférieures à 0,5% sont très favorables en ce qui concerne l'augmentation en pour cent de la limite de résistance, comme le montrent tous les groupes d'exemples. La température de chauffage est de préférence supérieure de 30 à 90' C à la limite de température la plus basse de la zone d'austémisation. Bien que, comme on l'a indiqué, des températures supérieures à celles-ci augmentent la rapidité de la trempe et par conséquent la résistance, leur effet augmentapt la grossièreté du grain contrebalance l'avantage obtenu par la plus grande rapidité de la trempe. L'une des caractéristiques favorables de l'in vention réside dans le fait qu'on peut utiliser des températures. habituelles d'austénisation pour obtenir les résultats souhaités. Les figures 3 à 8 indiquent divers éléments fabriqués par le procédé conforme à l1invention. On peut distinguer essentiellement deux groupes de tels éléments. L'un de ces groupes comporte des pièces sépares telles que le maillon de channe plate articulée indiqué dans la figure 3. Ltautre groupe comporte des profilés variés, tels que des profilés plats (fig.4). des cornières à ailes égales (fig. 5), des profilés tubulaires ouverts ou fcmés (fig.6 et 7 respectivement) ou des profilés ayant des sections transversales de formes spéciales comme celui indiqué dans la fig. 8. On peut soumettre au traitement thermique conforme à l'invention et selon un procédé en continu les profilés plats illustrés par la fig. 4. On utilise alors de acier en rouleau et on le fait passer dans divers stades du traitement sous la for me d'un ruban.Après le traitement thermique, on peut découper ce ruban et le stocker ou bien le mettre en forme à froid et le couper à des longueurs déterminées à l'avance. Dans ces deux cas, on effectue la. trempe et le refroidissement de l'acier initial avant la mise en forme de la surface profilée D'autre part, on peut également soumettre de préférence à traitement thermique par groupe les éléments séparés tels que le maillon de channe plate articulée indiqué sur la figure 3 ou bien les profilés indiqués sur les fig. 5 et 8. Dans ces divers cas, on effectue le façonnage ou la mise en forme à froid de l'acier initial et on le divise par découpage en des longueurs déterminées à l'avance (voir fig. 6) avant dteffectuer le traitement thermique, la trempe et le refroidissement. Dans chacun de ces deux procédés l'équipement nécessaire pour effectuer le traitement thermique en continu ou bien par groupe ou lot peut Entre constitué par des unités bien connues en métallurgie pour effectuer les traitements similaires d'une façon habituelle aux spécialistes. On peut encore mentionner à cet effet la référence à l'ouvrage "Metals Handbook" indiqué ci-desaus. R E V E N D I C A T I O N S 1. - Procéd6 de fabrication d'éléments de faible épaisseur mis on formé à froid constitués par des tôles d'acier non ..îlié foible aux de carbone ayant une teneur en carbone ne pas 0,50% et une épaissent ne dépassant pas 7 millièmtre, de procédé étant caractérisé par le fait qu'on effectue l'étape du durcissement thermique de ces éléments par un procédé de trempe a partir d'une température supérieure à la zone de température cri Tique jusqu'à une température intermédiaire à laquelle on obtient une transformation rapide de l'austénite en martensite, cette température intermédiaire étant supérieure à la température pour laquelle la transformation n'est pas assez rapide pour obtenir la. transformation de l'austénite en martensite cassante, qu'on maintient ensuite à cette température intermédiaire l'acier déjà trempe pé et cela pendant un laps de temps suffisant pour obtenir la trans- formation de l'austénite restante en martensite pure, dont la formation est caractéristique de la température atteinte par le trai tement thermique, et qu'on refroidit enfin l'acier traité jusqu'à la a température ambiante. 2.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel on effectue la trempe jusqu'à une température intermédiaire de 150 à 470 C. 3.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel on ef effectue le traitement thermique, la trempe et le refroidissement de l'acier initial et qu'on effectue ensuite en continu la mise en forme à froid des profilés. 4.- Procédé de fabrication selon la revendication 1 dans lequel on effectue la mise en forme à froid des profilés et qu'on effectue ensuite et par lot le traitement thermique, la trempe et le refroidissement de l'acier utilisé. 5. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on utilise comme matériau initial des t8les d'acier ayant une épaisseur de 1,5 à 4 millimètres. 6.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel on utilise comme matériau initial des tales d'acier dont la teneur en carbone n'est pas inférieure à 0,15%, 7.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel on utilise comme matériau initial des aciers dont la teneur en manganèse n'est pas inférieure à 0,5%, 8o- Procédé selon la revendication 1, dans lequel on effectue la trempe à partir d'une température supérieure de 30 à 90 C à la limite de température la plus basse de la zone d'a@s- ténisation. 9.- Procédé s@lon la revendication @@, dans l@quel on effectue l@ refroidissement final dans de l'eau@ 10. - Le : produit industriel que constitue un élément d@nt l'épaisseur n'est pas supérieure à 7 milli@ètres et constitué par un acier non-allié à basse teneur en carbone dont le taux de carbone n'est pas supérieur à 0,50%; cet élément étant caractérisé par le fait que la limite dc résistance n'est pas inférieure à 50 kg par millimètre carré. 11.- L'élément selon la revendication 10 ayant une épaisseur de 1,5 à 4 millimètres. 12.- L'élément selon la revendication 10 constitué en un acier ayant une teneur en carbone supérieure à 0,15%. 13.- L'élément don la revendication 10 constitué par un acier ayant une teneur en manganèse de 0,50 à 1,00%.