La présente invention se rapporte aux équerres d'ajusteur du genre dites à chapeau à jOO. la fabrication de telles équerres comportant de manière bien connue, deux branches orthogonales, avec un chapeau rapporté sur une branche au moyen de vis, est en pratique réalisée de la manière suivante S'agissant d'équerres dont les branches sont de dimensions réduites, (longueur et épaisseur) les branches sont découpées à la presse ; dans une autre opération les branches sont rectifiées convenablement, puis on fixe un talon sur l'une des branches au moyen de vis. la précision de telles équerres peut être choisie à volonté, et le prix de revient est convenable en raison du nombre relativement réduit de phases d'usinages, lesquelles ne présentent pas de difficultés particulières. Mais s'agissant d'équerres dont les branches ont des dimensions importantes, par exemple au dessus d'une dizaine de centimètres avec une épaisseur de l'ordre de plusieurs millimètres le processus de fabrication par découpage à la presse ne peut être envisagé. Un tel découpage à la presse ne peut être envisagé notamment du fait que l'épaisseur des branches, croissant avec leur longueurs imposerait l'utilisation de presses puissantes peu compatibles avec ce genre d'outillage ; de plus en procédant par découpage des chutes importantes de matériau seraient enregistrées. De telles équerres, ne sont donc pas réalisées par découpage dans un matériau approprié, mais sont obtenues, en pratique, en découpant deux branches que l'on assemble par soudure. Mais cette technique nécessite, après assemblage des branches par soudure, des reprises d'usinage pour ébarber les soudures, un traitement thermique de stabilisation, ainsi que des rectifications. Ainsi qu'on le voit, ces diverses opérations longues et méticuleuses conduisent à l'obtention d'équerres dont le prix de revient est élevé. La présente invention a pour objet des équerres du genre cidessus présentant une précision à la demande, mais obtenues de ma ni ère plus économique que précédemment pour des équerres du me me genre. Suivant l'invention, une équerre d'ajusteur, dite à chapeau, avec deux branches orthogonales, dont l'une des branches comporte un chapeau rapporté par vis, se caractérise en ce que ladite branche se réduit à une plaque formant chapeau, tandis que l'autre branche, monobloc, comporte une branche de bout rectifiée sur laquelle le dit chapeau est directement fixé. Une telle technique de fabrication présente incontestablement l'avantage d'être plus simple qu'auparavant, donc plus économique tout en permettant l'obtention d'une précision équivalente. En effet, l'une des branches constituant le chapeau étant assembléeà l'autre branche par vissage, les opérations de soudage, d'ébarbage, et de traitement thermique de stabilisation précitées se trouvent supprimées purement et simplement ; or de telles opérations se répercutaient sur le prix de revient non seulement du fait des manutentions nécessaires mais encore du fait de l'entretien des machines et installations nécessaires à 1' exécu- tion des phases d'usinage précitées. L'invention vise donc à l'obtention équerres d'ajusteur extremement simplifiées quant à leur réalisation, mais qui présentent néanmoins une précision comparable à celle obtenue jusqu' ici. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple, en référence à la planche de dessins annexée dans laquelle la figure 1 illustre en perepective une équerre d'ajusteur réalisez suivant la technique antérieure la figure 2 est une vue analogue à la figure 1 d'une équerre d'ajusteur réalisée conformément à l'invention et, la figure 3 est une vue en coupe partielle suivant un plan passant par la ligne III-III de la figure 2. Suivant la technique usuelle,la fabrication d'une équerre d' ajusteur indiquée globalement en 10 à la figure 1, consiste à découper deux branches d'équerre 11, 12, à assembler celles-ci par une soudure indiquée par les lignes en traits mixtes 13 ou 14, à ébarber ladite soudure sur les deux faces des branches ainsi assemblées, et à soumettre l'ensemble ainsi obtenu à un traitement thermique de stabilisation dans un four approprié, puis éventuellement à effectuer des rectifications avant assemblage d'un chapeau 15 au moyen de vis 16 se vissant dans la branche 12 plus courte que la branche 11. En 17 est indiqué un dégagement permettant notamment d'absorber les bavures saillantes à l'angle d'une pièce à vérifier. Une équerre d'ajusteur selon l'invention est illustrée à la figure 2, dans laquelle on voit que cette équerre comprend une branche 20, monobloc, ayant une tranche de bout 21 rectifiée avec dans un angle un pan coupé 22 destiné à former un dégagement, tandis qu'unie plaque 23 formant chapeau est rapportée par vis 24 sur la tranche de bout 21 de l'autre branche. la seconde branche de l'équerre ainsi réalisée se réduit à une plaque, étant entendu que la branche monobloc 20 et ladite plaque 23 sont des éléments pris dans la masse et simplement rec- tifiés avant assemblage. Dn conçoit que, si au cours d'un contrôle, il est constaté une quelconque malfaçon on effectue une rectification, mais en pratique, il s'est avéré que de telles reprises d'usinage n' étaient pas nécessaires. Bien entendu l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation choisi et représenté lequel peut au contraire faire 1' objet de modifications sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. C'est ainsi que l'assemblage de la branche 2Q avec la plaque formant chapeau 23 pourrait être réalisé par broches emmanchées à force, et que, pour faciliter encore l'utilisation, il pourrait être prévu une butée 25 rapportée sur le chapeau assemblé à la branche 20. Une telle butée pourrait être constituée par exemple par un plot, rapporté par vissage sur ledit chapeau comme il est indiqué en traits mixtes à la figure 2 en ayant une épaisseur E sensiblement égale, ou égale à celle de la branche 20. REVENDICATIONS 1. Equerre d'ajusteur du genre dite à chapeau avec deux branches orthogonales, dont l'une des branches comporte un chapeau rapporté par vis, caractérisée en ce que ladite branche se réduit à une plaque formant chapeau, tandis que l'autre branche, monobloc, comporte une tranche de bout rectifiée sur laquelle ladite plaque formant chapeau est directement fixée. 2. Equerre selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite autre branche comporte un pan coupé apte à constituer en combinaison avec la plaque formant chapeau un dégagement. 3. Equerre selon la revendication l, caractérisée en ce que la plaque formant chapeau est munie d'une butée alignée avec 1' autre branche.