Il est connu, lorsqu on veut obtenir des pièces par moulage et pressage à chaud, d'adåoindre aux résines synthétiques une charge de farine de bois préalablement séchée qui, à la fois, augmente la résistance mécanique de la pièce moulée et diminue, dans la pièce considérée, la proportion-de résines synthétiques pures. Cependant, comme il est en général nécessaire d'obtenir un minimum de densité de la pièce moulée, on se trouve obligé à une recherche de farines de bois d'essences particulières à relativement haute densité, c'est à dire mulon ne peut employer à la fabrication de ces farines de bois des bois d'essences légères, tels que le sapin, mais qu'on doit, au contraire rechercher des bois plus lourds, pln, autre, etc... Il est bien évident qu'en dehors du prix relativement élevé du bois de ces dernières essences, on ferme un éventuel débouché aux bois et débris de bois de sapin, par ailleurs d'un prix moins élevé et d'une disponibilité régionale qui peut eAtre avantageuse. Un problème se pose également, qui est d'obtenir, pour une pièce donnée, un poids suffisamment éleve pour un volume le plus réduit possible, compatible avec une bonne résistance mécanique. On pourra ainsi, tout en obtenant un bon remplissage des moules, éviter la eréation d'empreintes de trop grande capacité, donc d'un poids et d'un coût élevés, les moules utilisés offrant en outre une inertie thermique moindre pour un poids de pièce donné. Pour permettre l'utilisation de farines de bois de faible densité, intervenant par ailleurs dans la définition des caractéristiques mécaniques du moulage, on se propose, selon l'invention, non plus de charger les résines synthétiques, par exemple, des résines phénoliques, de farine de bois seule, mais d'un mélange de cette farine de bois avec un matériau, également pulvérulent, chimiquement neutre par rapport aux résines employées, mais de densité beaucoup plus élevée. Ce mélange subira, de manière connue, un séchage avant adjonction aux résines synthétiques. Selon un mode de réalisation de l'invention, on ajoutera à une farine de bois, par exemple de sapin, d'une granulométrie d'environ 200je, du filler calcaire d'une granulométrie inférieure à pratiquement de l'ordre de 50 à 60 At , filler calcaire présentant une densité de tordre de 1, tandis que la farine de bois de sapin présente une densité de l'ordre de 0,12. On voit ainsi qu'en variant la proportion farine de bois-fil ler calcaire, on obtiendra une charge dont on pourra choisir la densité dans une assez large fourchette. Dans la pratique, on obtient de bons résultats, pour une pièce devant présenter une densité spécifique donnée, en mélangeant à 100 parties de farine de bois 56 parties de filler calcaire, la résine, telle qu'une résine phénolique, réprésentant sensiblement en poids 1 de la pièce moulée. Un autre avantage à l'emploi d'une charge conforme à l'inven- tion est que, la granulométrie du filler calcaire étant inférieure à celle de la farine de bois, le premier, au moulage, s'allie à la résine, par exemple à la résine phénolique, et pénètre entre les éléments de la farine de bois, permettant la constitution d'une bonne "peau" de la pièce avant sa finition, éventuellement par ébarbage et polissage; on notera également qu'on obtient ainsi une pièce moulée particulièrement homogène. Toujours par l'emploi d'une charge conforme à l'invention, on obtient une augmentation du rendement des installations du fait qu'un approvisionnement volumétriquement égal des presses permet un approvisionnement supérieur en poids, donc le moulage d'un plus grand nombre de pièces. I1 est d'autre part évident que le filler calcaire présentant un prix de revient moins élevé que celui de la farine de bois, on obtiendra, grace à l'emploi de la charge objet de l'invention, un important abaissement du prix de revient de la pièce moulée. R EW E N D I C A T I 0 N S 1 - Charge à densité variable pour moulage caractérisée par le fait qu'elle comporte, ajoute à une farine de bois d'une granulométrie inférieure à 340il, un matériau pulvérulent, chimiquement neutre par rapport aux résines de moulage employées, d'une granulométrie inférieure à 200,A et présentant une densité supérieure à celle de la farine de bois. 2 - Charge à densité variable pour moulage selon la revendication 1, caractérisée parle fait que le matériau pulvérulent mélangé à la farine de bois est du filler calcaire présentant une densité de l'ordre de 1. 3 - Charge à densité variable pour moulage selon la revendica- tion 1, caractérisée par le fait qu'à 100 parties en volume de farine de bois on ajoute environ 36 parties en volume de filler calcaire. 4 - Charge à densité variable pour moulage selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle est ajoutée à une résine phénolique en vue du moulage d'une pièce dans une proportion telle que la résine phénolique représente sensiblement en poids 1 de celui de la. pièce moulée.