La présente invention concerne un limiteur de charge pour un appareil de levage électrique dans lequel le crochet de levage est manoeuvré par un treuil, par 11 intermédiaire d'un mouflage de câble. Le limiteur de charge selon l'invention convient particulièrement aux appareils de levage du type grue ou pont roulant dont les treuils sont commandés à partir du sol au moyen dtune botte à boutons. On connatt déjà des limiteurs de charge dont le seul but est de protéger le treuil de levage contre les surcharges. Ils sont constitués par des dynamomètres de types divers, interposés généralement dans l'attache au point fixe de l'extrémité du chable de mouflage En cas de surcharge, par la voie de micro-interrupteurs insérés dans les circuits de commande du treuil, ils interdisent la montée de la charge. Les réalisations connues de ce genre sont encombrantes et, de ce fait, réduisent, en raison de leur emplacement dans l'appareil de levage, la hauteur maximale de levage. La présente invention a pour objet un limiteur de charge réglable pour appareil de levage qui est d'encombrement et de prix réduits. De plus, le limiteur de charge selon l'invention peut autre facilement adapté aux diverses forces des appareils de levage usuels par 11 intermédiaire d'un multiplicateur d'effort. D'autre part, cet appareil permet à la demande de limiter 1'effort dans la plage de O à 100 ss de la charge maximale de l'appareil de levage sur lequel il est monté. Le limiteur, selon l'invention, comprend un vérin hydraulique formé d'un cylindre et d'un piston dont un compartiment emprisonne du liquide et qui est monté pour comprimer ce liquide, par l'intermédiaire d'au moins un levier entre le point fixe d'un mouflage et l'extrémité du câble raccordée à ce point fixe, le compartiment dans lequel le liquide est ainsi comprimé communiquant avec un manostat à contact électrique inséré dans le circuit de commande du moteur du treuil Dans une première forme de réalisation de l'invention le ou les leviers peuvent etre agencés pour que la traction du câble tire sur le vérin. Dans ce cas, ce vérin comporte une tige de piston et le compartiment du vérin dans lequel le liquide est comprimé est celui qui est traversé par cette tige. De préférence, l'agencement de leviers est tel nue le vérin soit comprimé ; dans ce cas, le vérin peut être réduit à un cylindre et un piston massifs emprisonnant le liquide, ce qui,pour une meAùe section utile de piston, permet d'utiliser un cylindre de section plus réduite et en outre supprime la nécessité d'un joint d'étanchéité entre la tige de piston et le fond correspondant du cylindre. Dans une fore avantageuse de réalisation les bras du ou des leviers agissant sur le vérin sont réglables pour permettre lfadaptation du limiteur à la puissance du moyen de levage ou simplement pour permettre létalonage du limiteur de charge.En outre le manostat peut comporter un réglage de la compression de son ressort taré. Ce réglage peut comporter une graduation soit en valeur de la pression régnant dans le vérin soit, directement en poids de la charge, par exemple lorsque le mouflage uti-lis comporte un nombre constant de brins. Dans ce cas le limiteur de charge peut servir à peser cette charge. De préférence le manostat est mcnté sur un support commun avec la boîte à boutons ce qui le rend facilement accessible et relié au vérin par un tube flexible parallèle aux cibles électriques sortant de la boîte à boutons. La description suivante fera bien comprendre cornent l'invention peut être mise en oeuvre. La figure 1 est un schéma d'une installation ae pont roulant comportant un limiteur de charge conforme à l'invention. La figure 2 est un schéma de principe de l'installation électrique correspondante. Le chariot 1 de pont roulant est mobile proses roues 2 sur les rails d'un pont 3. Ce chariot porte, entre autres, un treuil de levage 4 entratné par un moteur 5. te câble 6 du treuil porte le crochet de levage 7 par l'intermédiaire de la poulie mobile 8, le brin Ga de câble étant attaché à un point fixe 9 du chariot. te dispositif d'attache comprend deux leviers similaires 11 et 129 dont les pivots inter médiaires sont reliés par la bielle pendante 13 et, tandis qu'une extrémité du levier Il est reliée au point fixe 9 par la bielle pendante 10, l'extrémité homologue du levier 12 sert de fixation à l'extrémité du brin 6a, les autres extrénités des leviers enserrant un vérin hydraulique 14. Ce vérin (figure 2) comprend un cylindre 15 relié par une embase conique 15a au point d'arti- culation 16 de ce cylindre sur le levier 11 et un piston massif 17 relié également par une embase conique 17a au point d'articulation 18 de ce piston, sur levier 12. Une telle réalisation de vérin, de courte longueur et comportant un compartiment 19 de petit volume contenant le liquide, est suceptible de supporter de grandes forces de compression. De préférence cependant, étant donné le poids des charges suceptibles d'entre levées, les leviers 10 et 12 sont démultiplicateurs de la force,exercée sur le brin Ga, qu'ils transmettent au vérin. te compartiment 19 du vérin est relié par un tube flexible 20 à un manostat 21. Ce manostat (figure 2) comprend, dans un cylindre 22, un piston 23 poussé par un ressort 24 dont la compression est réglable par un bouton moleté 25, entraidant la tige fileté 26 sur laquelle s'appuie le support de ressort 27. Au bouton moleté est associé un index 28 qui, terminé'en fourchette, glisse le long d'une réglette graduée 29 fixée au manostat par sa tige 30 le piston 23 commande des contacts insérés dans les circuits de commande du moteur de treuil 5. En l'espèce, par le levier articulé 31, la tige de piston 30 commande a l'ouverture (lorsque la poussée du liquide 32, due à la pression imposée par le vérin 14, excède la force du ressort 24) les deux contacts 33 et 34 montés dans les deux circuits en parallèle 35 et 36, qui, à partir de l'alimentation 39 sont connectés respectivement aux bobines de contacteur 37 et 38 commandant la montée en grande et petite vitesse. Le contact 34 s'ouvrant avant le contact 33, ce contact 34 peut être en série avec la bobine de commande à grande vitesse de façon à tenir compte des effets d'inertie de la masse levée. Inversement l'étalonage peut titre effectué cn utilisant le contact 33 en série dans le circuit de petite vitesse. Ainsi l'action du bouton poussoir 40 qut,pour la montée,alimente normalement les deux bobines est annulée en cas de surcharge du crochet 7. te manostat 21 est de préférence juxtaposé à la boite àboutons 41 et soutenu, comme celle-ci par le cabale de suspension 42. te cible électrique 43 qui relie l'appareillage porté par le chariot à la bote à boutons est couplé (au moyen de colliers par exemple) avec le tube flexible 20. On remarquera, qu'en manoeuvrant le bouton moleté 25 de façon que le dispositif limiteur fonctionne pour une charge quelconque suspendue, on assure la pesée de cette charge par la lecture de la position de l'index 28 sur la reglette 29. Cette opération est très aisée du fait de la juxtaposition du manostat et de la boite à boutons. Si le mouflage de suspension de la charge est toujours le même la réglette peut être directement réglée en valeur de la charge. Comme la descente de la charge n'est pas condamnée la pesée de la charge peut toujours être effectuée pendant une phase de suspension de la charge. En fin le point d'articulation 18 du vérin sur le levier 12 peut être choisi à la demande en étant monté sur un coulisseau mobile le long dune partie 12a de levier permettant le déplacement du coulisseau. Ce déplacement peut hêtre faible s'il correspond seulement à l'étalonage du dispositif par exemple pour une connaissance exacte du poids des charges. Il peut être plus important s'il doit permettre l'adaptation de l'appareil à des appareils de levage différents. L'invention s'applique d'une manière générale aux engins de levage à treuil électrique et spécialement aux ponts roulants. REVENDICATIONS I.- limiteur de charge pour un appareil de levage dans lequel un crochet de levage est ma noeuvré par un treuil à moteur électrique par l'intermédiaire d'un mouflage de câble, caractérisé en ce que ce limiteur comprend un vérin hydraulique,formé d'un cylindre et d'un piston, dont un compartiment emprisonne du liquide et qui est monté, pour comprimer ce liquide, par l'intermédiaire d'au moins un levier entre le point fixe d'un mouflage et l'extrémité du capable raccordée à ce point fixe le compartiment dans lequel le liquide est ainsi comprimé communiquant avec un manostat à contact électrique inséré dans le circuit de commande dudit moteur de treuil. 2.- Limiteur de charge selon la revendication 1, caractérisé en ce aue le montage de levier est tel que le vérin est comprimé et ce vérin comprend essentiellement un cylindre et un piston massif enfermant du liquide. 3.- Limiteur de charge selon la revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le montage de levier comprend deux leviers similaires reliés dans leur région médiane par une bielle pendante, une extrémité du levier supérieur étant reliée au dit point fixe par une autre bielle pendante tandis que l'extrémité de capable est raccordée à l'extrémité homologue du levier inférieur et que le vérin est comprimé entre les autres extrémités des leviers. 4.- Limiteur de charge selon la revendication 3, caractérisé en ce que les leviers ont, pour le vérin, un effet démultiplicateur de la charge. 5.- Limiteur de charge selon la revendication 3, caractérisé en ce que le point de liaison d'une des deux parties du vérin avec l'un des leviers au moins est réglable. 6.- Limiteur de charge selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moteur du treuil étant commandé du sol par une boite à bouton le manostat est juxtaposé à cette boute à boutons et relié au vérin par un tube flexible. 7.- Limiteur de charge selon la revendication 6, caractérisé en ce que le manostat comporte un moyen d'ajustement de la force de son organe élastique de réglage, moyen lié bilatéralement à cet organe élastique et mobile en regard d'une graduation. 8.- Limiteur de charge selon la revendication 1, caractérisé en ce que, le treuil comportant deux vitesses, le manostat comporte deux contacts à l'ouverture insérés respectivement dans les circuits de co-Xmaan- de de ces deux vitesses, le montage de ces contacts assurant l'ouverture du contact associé à la grande vitesse préalablement à celle du contact associé à la petite.