La presente invention est relative à la photographie et, plus particu- a lièrement, à un procédé pour développer une image à grand contraste et/des émulsions aux halogenures d'argent et des révélateurs pour sa mise en oeuvre. Les produits photographiques à contraste éleve, et specialement les émulsions aux halogenures d'argent à contraste élevé, et les révélateurs utiiisables pour développer ces produits sont bien connus et decrits par exemple au brevet anglais 1 088 604, aux brevets franchais 1 416 849 et 1 416 850, au brevet des Etats-Unis d'kiie'rique 2 423 549. Les produits photographiques à contraste élevé, que l'on appelle souvent produits du type "lith", sont des produits comprenant une émulsion aux halogénures d'argent à grains fins, de contraste élevé contenant au moins 50 moles de chlorure d'argent, moins de 5 moles d'iodure d'argent, le reste etant du bromure, pour 100 moles d'halogénures d'argent. Ces produits du type "lith" permettent d'obtenir le contraste elevé et la qualité du point de tramé qui sont nécessaires pour une bonne reproduction. Pour traiter correctement les émulsions du type "lith", il faut utiliser un revélateur qui ne contienne que de l'hydroquinone comme deve- loppateur ; en outre la concentration en ions sulfite libre dans la solution basique doit être très petite. Ce n'est qu'à ces conditions que l'on peut obtenir le contraste élevé et la qualité du point de tramé qui sont nécessaires pour une bonne reproduction. L'utilisation de polyalcoylène- glycols désignés quelquefois sous le nom de polymères d'oxyde d'alcoylène, en association avec Les produits du type "lith" ou les révélateurs du type "lith" permettait l'utilisation de révélateurs ayant une concentration en ions sulfite libre relativement élevée. On sait que le nitron peut être utilisé en association avec des émulsions photographiques comme stabilisant, comme le décrit par exemple le brevet franmais 1 499 808. Cependant, on ne savait pas que le nitron pouvait être utilisé avec des produits ou des révélateurs du type "lith" en vue d'obtenir des images tramées de contraste élevé et de bonne qualité de point. Bien que ia technique antérieure ait décrit des images à grand contraste et de bonne qualité de point, il serait souhaitable d'obtenir des produits de type "lith" et des révélateurs donnant des images de contraste élevé et de meilleure qualité de point sans aucune perte de sensibilité. La présente invention a donc pour objet d'obtenir des produits photographiques et des émulsions photographiques aux halogénures d'argent à contraste élevé amélioré , des révélateurs utilisables pour le développement de ces dits produits ainsi que le procédé d'utilisation de ces révélateurs. Le produit photographique à contraste élevé, suivant L'invention, comprenant un support et des halogénures d'argent est caractérisé en ce qu'il comprend aussi du nitron. Suivant l'invention, on obtient des produits du type "lith" et des émulsions en incorporant du nitron dans ces produits et émulsions. Pour cela il est avantageux que les dits produits et émulsions contiennent aussi un polyalcoylèneglycoi tel que le décrivent les brevets français 1 170 223 et 1 416 850, ou que le révélateur de type "lith" contienne un polyalcoylène glycol. Suivant l'invention, on peut obtenir des révélateurs améliorés, utilise sables pour les produits et émulsions de type "lith" contenant des polyalcoylèneglycols mais pas de nitron, en incorporant du nitron à ces révélateurs. On peut aussi incorporer dans les révélateurs du type "lith" suivant l'invention à la fois du nitron et un polyalcoylèneglycol. On peut utiliser ces nouveaux révélateurs contenant du nitron, pour développer des images latentes à contraste éleve. On peut réaliser la présente invention en incorporant des polyalcoylène glycols et du nitron soit dans le produit photographique lui-même soit dans le révélateur. Parmi les polymères de polyalcoylèneglycol ou d'oxyde d'alcoylène utilisés suivant l'invention, on trouve les dérivés d'oxyde d'alcoylène contenant de 2 à 4 atomes de carbone, tels que l'oxyde d'éthylène, l'oxyde de propylène et l'oxyde de butylène, et des polymères séquencés solubles dans l'eau de polyoxypropylène et de polyoxyéthylène. "The Chemistry of Synthetic Resins" (1935) p. 990 à 994 décrit la préparation des polyalcoylèneglycols. On peut préparer les dérivés d'oxyde d'alcoylène en condensant un composé organique contenant un atome d'hydrogène actif avec un polyalcoylèneglydol ou en condensant le composé d'hydrogène actif avec l'oxyde d'alcoylène durant la polymérisation de ce dernier produit. On peut aussi utiliser de nombreux polyalcoylèneglycols, qui sont des dérivés d'oxydes d'alcoylène, en combinaison avec les produits, les émulsions et les révélateurs, par exemple des produits de condensation d'oxydes d'alcoylène avec des composés organiques contenant un atome d'hydrogène actif. Comme exemples de composés organiques contenant des atomes d'hydrogène actifs, c'est- a-dire des composés dans lesquels on peut remplacer l'atome d'hydrogène par réaction du composé avec du sodium métallique, de l'iodure de méthylmagnésium, etc., on peut citer les alcools, les amines, les mercaptans, les acides, les amides, les hydrocarbures, tels que l'acétylène,et les composés ayant un hydrogène actif dans un groupe méthylène tel que le dibenzoylméthane. On peut employer plus particulièrement des produits de condensation d'oxyde d'alcoylène avec des glycols, tels que ceux ayant de 8 à 18 atomes de carbone, décrits au brevet français 891 936 et au brevet anglais 443 559 ainsi que les produits de condensation d'oxyde d'alcoylène avec des alcools aliphatiques et des acides aliphatiques comme par exemple l'acide laurique et la glycine, des produits de con densation d'oxydes d'alcoylène avec des amines aliphatiques ou des amides tels que la glycine, la laurylamine et des produits de condensation d'oxydes d'alcoylène avec des phénols tels que le phénol. La préparation de ces produits de condensation est décrite au brevet des Etats-Unis d'Amérique 1 970 578. On peut aussi utiliser des produits de condensation d'oxydes alcoylène avec des produits de déshydratation à noyau hexitol tels que les décrit le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 400 532. Parmi les polyalcoylène- glycols se trouvent HOCH2CH2O(CH2CH2O)nCH2CH2OH polyéthylèneglycol di- (polyéthylène-glycoxy) -décane HOCH2CH2O(CH2CH2O)nCH2CH2OC17H33 éther oléylique de polyéthylèneglycol HOCH CH O(CH CH O) CH CH O-CO-C H 2 n 2 2 17 33 éther oléique d'oxyde de polyéthylène où n est un nombre entier supérieur à 10 éther nonylphénolique de poly(oxyde d'éthylène) N-méthyl myristylamino - poly(oxyde d'éthylène) N-méthyl-n-dodécylamino - poly(oxyde d'éthylène). Les polymères séquencés solubles dans l'eau utilisés dans le produit suivant l'invention comprennent ceux qu'on peut représenter par la formule I. Y[(C3H6O)n-E-R]x où Y représente un radical de valence x qui provient d'un composé organique contenant des atomes faisant partie du groupe du carbone, de l'hydrogène? de l'oxygène, de l'azote et du soufre et x atomes d'hydrogène actif, tel que le poly résidu de composé/hydroxylé par exemple, l'éthylèneglycol, le 1,2-propanediol, le 1,5-pentanediol, le 1,2,3-propanetriol, la sucrose, etc., et le résidu d'acide polybasique, par exemple l'acide oxalique, malonique, succinique, maléique, citrique, etc., et le résidu d'un polyamide, tel que le malonamide, le succinamide, etc., le résidu d'un polythiol, tel que le 1,2-éthylènedithiol, le 1,3-propylènedithiol, etc., n et x sont des nombres entiers supérieurs à 1, et tels que la masse moléculaire du polymère, à l'exclusion de f, E et R, soit comprise entre 800 et 3 000, E représente une channe polyoxyéthylène qui constitue environ 10/100 à 70/100 de la masse totale du polymère et R représente un atome d'hydrogène, un groupe alcoyle contenant de 1 à 20 atomes de carbone (par exemple un groupe méthyle, propyle, décyle, dodécyle, octadécyle, etc.), un groupe alcoylcarbonyle dont le groupe alcoyle contient de 1 à 20 atomes de carbone , un groupe arylcarbonyle tel que benzoyle, E-méthylbenzoyle, etc. Parmi ces polymères, on peut avantageusement choisir ceux de formule où b est un nombre entier au moins égal à 14 et au plus égal à 52 et a et c sont des nombres entiers choisis tels que leur somme soit au moins égale à 4 et au plus égale à 48 et que les groupes polyoxyéthylène représentent 10/100 à 70/100 de la masse du polymère. Les polymères séquencés de formule II et de formule I où R représente l'atome d'hydrogène sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 2 674 619 et 3 022 335. On peut facilement transformer les polymères de formule I où R est de l'hydrogène en polymère de meme formule où R représente un résidu organique par réaction sur un réactif approprié dans un solvant organique inerte convenable qui est de préférence, anhydre. Par exemple, pour remplacer l'atome d'hydrogène terminal du polymère par un groupe alcoyle, on peut utiliser des halogénures d'alcoyle, tels que les chlorures d'alcoyle, les bromures d'alcoyle, etc., ou les p-toluènesulfonate d'alcoyle. Pour remplacer l'atome d'hydrogène R des composés de formule I par un groupe alcoylcarbonyle ou par un groupe arylcarbonyle, on peut utiliser le chlorure ou l'anhy- dride d'acide approprié, par exemple le chlorure d'acétyle, le chlorure de propionyle, le chlorure de stéaroyle, le chlorure de benzoyle, l'anhydride acétique, etc. Ces réactions sont bien connues. Beaucoup de polymères séquencés correspondant aux formules I et II existent sur le marché. Les polymères séquencés utilisés dans le produit suivant l'invention comprennent les polymères dans lesquels la chaîne de polyoxypropylene présente une masse moléculaire moyenne comprise entre 800 et 3000 tandis que la channe polyoxyéthylène représente environ 10/100 à 70/lot de la masse totale du poly mère. Les polymères dérivés des oxydes d'alcoylène plus fáibles, tels que ceux contenant de 2 à 4 atomes de carbone ont une masse moléculaire moyenne variant de 300 à 9000. La concentration des polymères incorporés dans les produits photographiqes peut être comprise entre environ 1 mg à 1 g par atome-gramme d'argent. Les concentrations des polymères incorporés dans le révélateur peuvent aller jusqu'à la limite de solubilité. I1 est avantageux de choisir une concentration variant de 1 mg à environ 100 mg par litre. La concentration optimale de polymère dans le produit photographique ou le révélateur dépendra des résultats recherchés, des caractéristiques du produit de type "lith" et des caractéristiques du révélateur ; on peut la déterminer facilement en utilisant les méthodes connues. La concentration de nitron incorporé dans le produit photographique de type "lith" peut être comprise entre 1 mg à environ 1 g de nitron par atomegramme d'argent et la concentration dans le révélateur peut varier de 0,5 mg à 50 mg par litre de solution. Les développateurs qu'on utilise avantageusement dans les compositions suivant l'invention sont des E-dihydroxybenzènes tels que l'hydroquinone, la tolylhydroquinone, la chlorohydroquinone, etc. Les révélateurs, suivant l'invention, ne contiennent pratiquement pas de développateur auxiliaire, ou si ils en contiennent, la concentration de celui-ci dans le révélateur ne doit pas dépasser 50 mg/l. Les révélateurs peuvent contenir comme alcalins, tous les produits alcalins habituels, tels que les hydroxydes de métaux alcalins (hydroxyde de sodium, hydroxyde de potassium, hydroxyde de lithium), des carbonates de métaux alcalins (carbonate de sodium, carbonate de potassium, etc.), des bicarbonates de métaux alcalins (bicarbonate de sodium, bicarbonate de potassium), des métaborates de métaux alcalins, tels que le métaborate de sodium, etc. Les révélateurs contiennent des sulfites de métaux alcalins (sulfite de sodium, sulfite de potassium, etc.), avec ou sans bisulfite de métaux alcalins. Outre le sulfite libre indiqué, il peut être souhaitable d'ajouter à la composition une solution tampon constituée par un carbonylbisulfite de métal alcalin dont le groupe carbonyle peut être du formaldéhyde, de l'acétaldéhyde ou de l'acétone, etc. ; le tampon peut être du formaldéhyde bisulfite de métal alcalin de l'acétaldéhyde bisulfite de métal alcalin et de l'acétone bisulfite de métal alcalin, etc. On peut ajouter aux révélateurs suivant l'invention l'un quelconque des autres adjuvants usuels de révélateurs de type "lith" tels qu'un bromure de métal alcalin, de l'acide borique et des plastifiants tels que llhexaméta- phosphate de sodium. On prépare les révélateurs suivant l'invention au fur et à mesure des besoins, par dissolution des quantités appropriées de divers constituants nécessaires dans de l'eau, ou de préférence on prépare des solutions concentrées qu'on peut mettre en réserve. Pour préparer rapidement et facilement un révélateur à partir de la solution concentrée de réserve, il suffit de diluer celle-ci par l'addition d'une quantité appropriée d'eau ; cette quantité peut atteindre trois fois le volume de la solution concentrée et dépend de ia composition de cette dernière. Ce procédé de préparation de révélateurs est bien connu et ne fait pas l'objet de cette invention. On peut utiliser tous produits photographiques de type "lith" contenant au moins 50 moles de chlorure d'argent pour 100 moles d'haLogénure, en combinaison avec les polymères mentionnés dans l'invention, et du nitron ; on peut aussi développer avantageusement tous produits photographiques de type "lith" contenant au moins 50 moles de chlorure d'argent pour 100 moles d'halogénure avec le nouveau développateur du type "lith" comprenant du nitron. Ces produits de type "lith" utilisés avantageusement suivant l'invention sont décrits au brevet français 1 126 711. Les halogénures d'argent peuvent être dispersés dans un colloide hydrophile qui joue le rôle de liant ; ce produit peut être de a gélatine, du collodion, de ia gomme arabique, des dérivés des esters cellulosiques tels que les esters alcoyliques de la cellulose carboxylée, de l'hydroxyéthylcellulose, de la carboxyméthylhydroxyéthylcellulose, des résines synthétiques telles que les copolymères amphotères décrits dans le brevet franchais n 1 104 541, l'alcool polyvinylique, etc. Des exemples spécifiques de ces polymères substituts de la gélatine sont les copoiymères d'allylamine et d'acide méthacrylique, les copolymères dlailylamine, d'acide acrylique, et d'acrylamide, les copolymères hydrolysés d'allylamine, d'acide méthacrylique et d'acétate vinylique, les copolymères d'allylamine, d'acide acrylique et de styrène, les copolymères d'allylamine, d'acide méthacrylique et d'acrylonitrile, les copoLymères d'acrylate alcoylique etd'acide acrylique (par exemple les copolymères d'acrylate butyiique et d'acide acrylique, etc.), etc. Dans ie cas où l'on incorpore les polymères et le nitron dans une couche adjacente à ia couche d'émulsion aux halogénures d'argent et non dans la couche photosensible, on peut utiliser comme liant pour appliquer les polymères et le nitron l'un quelconque des colloïdes hydrophiles ci-dessus indiqués. Il est avantageux d'ajouter aux émulsions photosensibles certains sels d'onium, tels que des sels d'ammonium quaternaire, des sels de sulfonium ou des sels de phosphonium, pour accroître la sensibilité photographique sans détériorer la qualité du point, le contraste et l'uniformité de développement. Parmi les sels d'ammonium quaternaire utilisables, on peut mentionner le perchlorate de nonylpyridinium, le perchlorate d'hexaoxyméthylpyridinium, le perchlorate d'éthylène bisdioxyméthylpyridinium et les composés analogues décrits dans le brevet français n 949 227, le diperchlorate d'hexadécaméthylène-1,16-bis(pyridinium), le diperchlorate de 9,16-diaza-7,18-dioxa-8,17dioxo tétracosane 1,24-bis(pyridinium) et les autres composés analogues décrits dans le brevet français n9 1 221 622. On peut mentionner aussi les sels d'onium de poly oxyalcoylène décrits dans le brevet français nO 1 205 155, les sels de polyonium décrits dans le brevet français nO 949 230, tels que le bis-(z-toluène- sulfonate de laurylméthylsulfonium)-1,2-éthane, le perchlorate de N,N'-triméthylènedioxyméthylpyridinium, etc., les sels de sulfonium décrits dans le brevet français nO 949 228, tels que le -toluènesulfonate de n-décyldiméthylsulfonium, le g-toluènesulfonate de n-nonyldiméthylsulfonium, etc., et les sels de phosphonium décrits dans le brevet français nO 949 229, tels que le bromure de tétraméthyiène bis-triéthylphosphonium, le bromure de lauryltriéthylphosphonium, etc. On peut appliquer les émulsions photosensibles suivant l'invention sur tout support photographique usuel, par exemple des plaques de verre, des films d'acétate de cellulose, de polystyrène, de poly-(téréphtalate d'alcoylène), etc. Les polymères séquencés et le nitron sont incorporés à la couche d'émulsion aux halogénures d'argent ou dans une couche de colloide hydrophile disposée sur l'une ou l'autre des faces de la couche d'émulsion de manière que le polymère séquencé et le nitron soient adjacents aux halogénures d'argent. Il est bien entendu que, suivant l'invention, on peut incorporer le natron et les polymères d'oxyde d'alcoylène soit dans le produit de type "lith" soit dans le révélateur de type "lith", que l'on peut incorporer le dans le produit nîtroni e type f'lith' en incorporant les polymères d'oxyde d'alcoylène dans le révélateur ou que l'on peut incorporer le nitron dans le révélateur de type "lith" en introduisant les polymères d'oxyde d'alcoylène dans les produits photographiques de type "lith" à contraste élevé. Lès compositions de préférence utilisées sont (1) des produits aux halogénures d'argent à contraste élevé, comprenant des polymères d'oxyde d'alcoylène tels que ceux décrits aux brevets français 1 170 223 et 1 416 850, et du nitron et (2) un révélateur contenant du nitron ainsi que le révélateur utilisé dans le développement des produits ci-dessus indiqués, mais ne contenant pas de nitron. On peut commodément évaluer la qualité des images argentiques dans les émulsions du type "lith" par le facteur de contraste (ou ) et par la qualité du point. Le facteur de contraste est la pente de la partie rectiligne d'une courbe de la densité optique de l'image en fonction du logarithme de l'exposition. On évalue la qualité du point d'après la densité et la netteté de bord des points élémentaires d'un négatif tramé développé examiné sous un fort grossissement. On peut évaluer la qualité du point dans les lumières, dans les ombres et dans les valeurs intermédiaires. Dans un négatif tramé, les lumières sont représentées par de petites plages de densité nulle qui couvrent environ 10/100 de la surface du point dont le complément présente une densité très élevée. Les ombres sont représentées par de petites plages de grande densité qui couvrent environ 10/100 de la surface du point dont le complément est de densité nulle. Dans les valeurs intermédiaires, les aires respectives des plages denses et des plages de densité nulle présentent des valeurs intermédiaires et pour les points dits à 50% la moitié de l'aire de chaque point est de densité nulle et l'autre moitié de densité maximale. La qualité du point est exprimée par un nombre d'une échelle arbitraire où 10 correspond à une qualité excellente et 1 à une qualité extrêmement médiocre. Une qualité inférieure à 6 est généralement jugée inacceptable. Les exemples suivants illustrent l'invention. EXEMPLE 1.- Nitron dans un révélateur de type "lith" On prépare un révélateur du type "lith" ayant la composition suivante Sulfite de sodium anhydre 30,0 g Paraformaldéhyde 7,5 g Bisulfite de sodium 2,2 g Cristaux d'acide borique 7,5 g Hydroquinone 22,5 g Bromure de potassium 1,6 g Eau q.s.p. 10 1. On ajoute à un litre du révélateur préparé 8 mg de nitron. On ajuste le pH par addition de 10 g de carbonate de sodium. On expose des bandes de film du type "lith" contenant du polyéthylène glycol à une trame quadrillée de 53- lignes par centimètre. On traite les bandes de ce film dans le révélateur préparé pendant 2 mn 30 s à 200C. On traite la moitié de ces bandes pendant 5 mn, on les lave dans de l'eau et on les seche. Les bandes restantes sont développées dans le révélateur ne contenant pas de nitron. Avec un agrandissement de X100, on observe les films traités dans le révélateur contenant du nitron et l'on constate qu'ils ont des points de tramé de meilleure qualité, comparés à ceux des films traités dans le développateur non modifié. On constate d'autre part que le point 7 des films traités dans le nitron a une valeur de 16, alors que le point r des films traités dans le révélateur non modifié a une valeur de 10. On obtient un plus grand contraste et une meilleure qualité de point sans aucune perte de sensibilité, ceci par rapport au film traité dans le révélateur ne contenant pas de nitron. On obtient des résultats analogues lorsqu'on utilise des procédés de traitement et des révélateurs décrits au brevet belge 704 595. On observe d'autre part que l'on obtient une qualité du point améliorée et un plus grand contraste lorsqu'on utilise des films de type "lith" contenant des polymères séquencés de polyoxypropylène EXEMPLE 2.- Nitron dans une émulsion de type "lith" chioro On ajoute, à une émulsion au gélatinobromoiodure d'argent à grains fins contenant 90 moles de chlorure , 9 moles de bromure et 1 mole de iodure pour 100 moles, 125 mg d'éther oléylique de polyéthylèneglycol par atome-gramme d'argent. On prépare des échantillons en couchant l'émulsion sur un support en polyester de manière à obtenir 49 mg d'argent par décimètre carré et 48,6 mg de gélatine par décimètre carré. Sur un des échantillons préparés, on applique une couche de gélatine à raison de 26,6 mg/dm. On prépare une couche analogue, en ajoutant dans l'émulsion suivant un procédé de l'invention 10 mg de nitron par atome gramme argent. On prépare une troisième couche dans laquelle l'émulsion contient du nitron mais pas de polymère d'oxyde alcoylène. On expose les couches séchées en utilisant une lampe à filament de tungstène derrière un sensitomètre à échelons et en employant un écran magenta tel que le décrit Kodak Pamphlet nO Q-21. On traite alors les couches exposées suivant le procédé décrit au brevet belge 704 595. Le révélateur est composé comme suit Bis-(2-hydroxyéthyl)aminométhane sulfonate de sodium 82,0 g Sulfite de sodium 3,0 g Acide borique 7,5 g Hydroquinone 22,5 g Bromure de potassium 1,6 g 2,2'-iminodiéthanol 39,0 g Eau q.s.p. 1 1 pH 9,5 Pour former ce composé in situ, on peut utiliser du formaldéhyde-bisulfite de sodium et du 2,2'-aminodiéthanol. On utilise ce révélateur dans un appareil à rouleaux d'acheminement, comme le décrit le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 025 770. Après avoir exposé dans un sensitomètre le produit photographique décrit ci-dessus, on le passe dans l'appareil à rouleaux. Les produits ainsi traités montrent des points correspondant à des points de lumière (L), de plages intermédiaires (I) et d'ombre (O). Les résultats sont résumés au tableau I de Itexemple 3 ci-dessous. EXEMPLE 3.- On répète le mode opératoire de l'exemple 2, en utilisant toutefois à la place du révélateur décrit ci-dessus, le révélateur ayant la composition suivante Formaldéhyde-bisulfite de sodium 50,0 g Sulfite de sodium 3,0 g Acide borique 7,5 g Hydroquinone 22,5 g Bromure de potassium 1,6 g Carbonate de sodium à une molécule d'eau 45,0 g Eau q.s.p. 1 1 pH 9,8. Les produits ainsi traités montrent des points correspondant à des points de lumière (L), de plages intermédiaires (I) et des plages d'ombre (O). Les résultats obtenus sont résumés au tableau I ci-dessous. TABLEAU I Emulsion de type "lith" avec nitron Emulsion de type "lith" Emulsion de type "lith" + éther oléylique de PEGa + éther oléylique de PEG et du nitron Durée en Procédé habituel Procédé du brevet Procédé habituel Procédé du brevet Procédé habituel Procédé du brevet mn. belge 704 595 belge 704 595 belge 704 595 Lb Ic Od L I O L I O L I O L I O L I O 1- - - - - 1 - - - - - 8 - - - - 8 1- - - - 1 1 1 - - - 8 8 8 9 9 9 2 - - - - 1 - - - - - 7 - 9 2- - 1 - - 1 - - 7 - - 7 - - 7 - - 8 2- 1 1 1 - - - 7 8 7 - - - 8 8 8 - - 3- - 1 - - - - - 3 - - - - - 8 - - - 3- - 1 - - - - - 3 - - - - - 8 - - - a. Polyéthylèneglycol b. Plages de lumière c. Plages intermédiaires d. Plages d'ombre On obtient de meme des résultats inattendus et meilleurs, en substituant des polymères séquencés de polyoxypropylène solubles dans l'eau. Les données ci-dessus montrent que les nouveaux révélateurs et les produits contenant les polymères et/ou du nitron, en tenant compte du fait qu'il doit y avoir du nitron et un polymère polyoxyde soit dans le produit soit dans le révélateur, ont donné des films du type "lith" ayant une qualité de point améliorée, sans aucune perte importante de sensibilité alors que les produits ne contenant ni du polyoxyde, ni du nitron donnent des films dont la qualité de point est inférieure. REVENDICATIONS 1. Procédé pour développer une image latente dans un produit photographique à grand contraste, spécialement un produit comprenant une couche d'émulsion du type lith, caractérisé en ce qu'on effectue le développement en présence de nitron. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on opère en présence aussi d'un polyalcoylèneglycol. 3. Produit photographique aux halogénures d'argent, notamment, émulsion photo graphique à contraste élevé, caractérisé en ce qu'il contient, du nitron. 4. Produit notamment émulsion conforme à la revendication 3, caractérisé en ce qu'il contient en outre un pQlyalcoylèneglycol. 5. Produit conforme à la revendication 4, caractérisé en ce gramme d'argent lèneglycol est présent en quantité comprise entre 10 mg et 1 g par atome-/ 6. Produit et émulsion conformes à la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que les halogénures d'argent comprennent au moins 50 moles de chlorure pour 100 moles. 7. Produit conforme à l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que le nitron est présent à une concentration comprise entre 1mg et 1 g environ par atome-gramme argent. 8. Produit conforme à l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que le polyalcoylèneglycol est un polymère séquencé de polyoxypropy lène et de polyoxyéthylène dans lequel le groupe polyoxypropylène a une masse moléculaire moyenne comprise entre 800 et 3000 et les groupes poly oxyéthylène constituent de 10/100 à 70/100 environ de la masse totale de polymère. 9. Produit conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que le polyalcoy lèneglycol a la formule où b est un nombre entier compris entre 14 et 52, a et c représentent chacun des nombres entiers tels que leur somme totalise de 4 à 48. 10. Produit conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que le polyalcoy lèneglycol est l'éther oléylique du polyéthylèneglycol. 11. Produit conforme à l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le nitron et, éventuellement, le polyalcoylèneglycol est contenu soit dans une couche d'émulsion aux halogénures argent, soit dans une couche adjacente à une telle couche d'émulsion. 12. Emulsion conforme à la revendication 6, caractérisée en ce que l'halogénure d'argent comprend au moins 50 moles de chlorure et moins de 5 moles d'iodure pour 100 moles. 13. Emulsion conforme à la revendication 4, caractérisée en ce que le poly alcoylèneglycol répond à la formule t/ H60) n-E-R/ -x où représente un radical organique ayant une valence de x ; n et x sont des nombres entiers supérieurs à 1, la somme n + x étant telle que la masse moléculaire du polymère, excepté , E et R, est comprise entre 800 et 3000, E représente une chaîne polyoxyéthylène constituant de 10/100 à 70/100 de la masse du polymère séquencé, R est un atome d'hydrogène, un radical alcoyle, un radical alcoylcarbonyle ou arylcarbonyle. 14. Révélateur photographique comprenant un développateur de l'halogénure dtargent, notamment un polyhydroxybenzène, caractérisé en ce qu'il comprend du nitron. 15. Révélateur conforme à la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un polyalcoylèneglycol. 16. Révélateur conforme à la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce que le nitron est présent en quantité comprise entre 0,5 mg et 50 mg environ par litre de solution.