La présente invention concerne un procédé et un appareil pour prélever, notamment à fin d'analyse, un échantillon de liquide ayant un volume déterminé. L'invention se rapporte également a un procédé d'analyse utilisant ce mode de prélèvement. 5 Pour effectuer l'analyse quantitative de l»un des compo sants d*un échantillon de liquide, il est nécessaire de disposer d'un échantillon de volume connu. Selon des procédés classiques, le volume d'un échantillon liquide est mesuré à l'aide d'un récipient gradué. Ces procédés présentent de nombreux inconvénients. En JD général, un opérateur ou un détecteur automatique détermine le moment où le liquide atteint un certain niveau. Cela prend du temps à l'opérateur ou nécessite un appareil automatique supplémentaire. Dans le cas d'une observation visuelle, non seulement on utilise un récipient dont les graduations causent une augmentation de prix, 15 mais on est en outre tributaire d'erreurs matérielles ou visuelles résultant de la fatigue, de défauts de mémoire, de parallaxe, etc. La présente invention permet de prélever un échantillon liquide de volume connu, sans observation visuelle ni détecteur de niveau. L'invention couvre une méthode et un appareil pour le pré-20 lèvement d'échantillons liquides et visé également à s'insérer dans un procédé d'analyse. L'invention convient à toute application demandant une quantité mesurée d*un échantillon de liquide, et peut notamment ê-tre incorporée à un analyseur chimique automatique. 25 Selon l'invention, on prend un matériau qui, à saturation et par unité de volume, absorbe une quantité connue du liquide à échantillonner et on forme, à l'aide de ce matériau, des pastilles ayant un volume déterminé ; après quoi, on imprègne chacune des pastilles à saturation avec le liquide. 30 L'invention sera mieux comprise à l'aide de la descrip tion qui suit, donnée à titre d'exemple non limitatif, et illustrée par les figures jointes en annexe qui représentent : Fig. 1 ; les étapes du procédé et une forme d'appareil conformes à l'invention j 35 Figs 2 à 4 : d'autres formes de l'appareil conforme à l'inention ; Fig. 5 s un analyseur chimique automatique dans lequel l'invention peut être utilisée î Fig. 6 : une vue de détail de l'appareil de la figure 5» 40 L'invention utilis-e uae matière ayant un coefficient d* 69 14182 2 2Û07883 absorption connu, c'est-à-dire un matériau qui, à saturation, absorbe une quantité de liquide bien déterminée par unité de volume. Cette matière peut être choisie parmi l'une.des suivantes! papier filtrant ou absorbant, à coefficient d'absorption standard, tissu à 5 texture uniforme en fils purs ou mélangés de coton, laine, rayonne, nylon, cellulose, etc. éponge en matière plastique, céramique poreuse ou tout autre matériau absorbant, auquel on peut donner le.s caractéristiques requises. Sur la figure 1, une feuille cfe matière absorbante 10 est ID placée sur un socle 12 ; un .poinçon 14 se déplace suivant la flèche 16 pour découper une pastille 20 dans la feuille lO» Il va de soi que l'on pourrait recourir à tout autre mode de découpage^; et que la pastille pourrait être découpée dans un bloc aussi bien que dans une feuille. Il est également.clair que l'on peut utiliser en nom-15 bre quelconque des poinçons ou autres outils de découpage associés. On peut exécuter le procédé de l'invention en utilisant seulement une pastille, mais il est entendu que le procédé et l'appareil de l'invention peuvent être prévus pour plusieurs pastilles absorbantes, retenant chacune un échantillon de liquide particulier. 20 Par exemple, l'invention peut être appliquée à un analyseur capable d'analyser en succession des échantillons de provenance différente. Il est préférable 4ue toutes les pastilles absorbantes . aient les mêmes dimensions, car il faut connaître le volume de ces pastilles. 25 . Pour produire des pastilles qui ont toutes des dimensions égales, il suffit d'utiliser un poinçon 14 de surface déterminée et une feuille absorbante 10 d'épaisseur uniforme. • On obtient ainsi une pastille absorbante 20 qui a un volume connu et qui, à saturation, est capable d'absorber un échantil-30 Ion de liquide de volume connu. Il faut noter que la feuille utilisée, ou mime les pastilles 20, ont pu absorber une certaine humidité atmosphérique pendant leur stockage j la capacité d'absorption des pastilles est alors réduite dans la mesure d e leur humidité. Comme on le verra à propos des figures 5 et 6, l'invention sert prin-35 cipalement pour l'analyse quantitative de l'un des composants d'un échantillon de liquide. On compare à un étalon la réaction que produit un agent sur une pastille imprégnée de l'échantillon. Pour autant que la pastille 20 et l'étalon ont été stockés dans les mêmes condition», ou s'ils ont subi un traitement de compensation» on peut 40 négliger la diminution de la capacité d'absorption qui résulte d'un 69 14182 3 2007883 stockage prolongé de la pastille. De plus, si plusieurs pastilles 20 sont utilisées en succession comme sur les figures 5 et 6, les pastilles sont uniformes si elles ont été stockées dans des conditions uniformes, et 5 les effets du stockage s'annulent dans des mesures faites par comparaison. On peut donc admettre que toutes les pastilles retiennent lè même volume d'échantillon. Toutefois, on élimine tout liquide imprégnant la pastille avant son utilisation, si l'on désire que le volume de l'échantil-10 Ion soit connu exactement. Pour cela, on fait sécher la matière absorbante, par exemple à l'aide d'une lampe 21. Sur la figure, on montre que le séchage a lieu avant le découpage des pastilles, mais cette opération peut se faire à n'importe quel moment avant l'application de l'échantillon sur"les pastilles. 15 L'opération, qui suit le découpage d'une pastille 20, con siste à amener la pastille en contact avec le liquide qu'elle va absorber. La figure 1 montre un premier mode d'application du liquide à échantillonner. On prend un tube capillaire 24, par exemple 20 en verre. Le tube 24 est traversé sur toute sa longueur par un canal de faible section 26 prévu pour contenir une réserve de liquide 28. Le liquide, amené par capillarité ou par succion, reste dans le canal 26, à cause de sa tension superficielle. Le liquide 28 mouille au moins une extrémité 30 du canal 25 26, par exemple l'extrémité par laquelle il s'est introduit. On amène cette extrémité 30 en contact direct avec la pastille absorbante 20 ; la force capillaire est alors surmontée et le liquide passe dans là pastille absorbante. On peut utiliser un ou plusieurs tubes capillaires pour imprégner la pastille 20, On amènera plus 30 de liquide qu'il n'en faut pour saturer la pastille. La pastille marquée 20a est saturée et elle est incapable d'absorber une plus grande quantité de l'échantillon liquide ; elle est en équilibre avec le contenu du tube capillaire 24. On maintient le contact entre le tube et la pastille jusqu'à ce que 35 l'on soit sûr que la pastille est saturée, puis on enlève le tube. Le moment où l'on retire le tube n'est pas critique car, une fois saturée, la pastille ne peut pas absorber davantage de liquide. Les figures 2, 3 et 4 illustrent d'autres moyens pour imprégner à saturation la pastille 20. Il est entendu que ce ne sont 40 seulement des exemples, et que l'on peut utiliser tout moyen ou ap~ 69 14182 4 2007883 pareil permettant d'imprégner la pastille 20 à saturation. Sur la figure 2, la pastille 20* est faite de la même façon que la pastille 20. te liquide à échantillonner est contenu dans un réservoir tel qu'une poire 31 terminée par un tube 32» Le liqui-5 de a été prélevé dans une cuve non représentée. La poire est placée de telle façon que, en sortant du tube 32, l'échantillon tombe en jet ou goutte à goutte sur la pastille 2G', jusqu'à saturation. On peut voir que la pastille 20* est saturée quand le liquide reste en surface, forme des gouttes ou s'échappe, au lieu d'être absorbé 10 par la pastille 20. On peut aussi apporter un excès de liquide, puis l'éliminer par exemple par égouttage. La pastille saturée est alors imprégnée par un volume connu de liquide). Selon une variante illustrée en combinaison par les figures 1 et 2, la pastille 20' pourvue d'un excès de liquide est 15 mise en contact avec l'extrémité d'un tube capillaire vide ou partiellement rempli» dans la position de 1^ pïfsifcille 20 et du tube 24 de la figure 1. L'excès de liquide est éliminé par capillarité, et l'action capillaire cesse quand il ne reste plus que le volume de liquide nécessaire à la saturation de la pastille ; le liquide 20. dans le tube est alors en éqjJH-libre avec le liquide imprégnant la pastille ; on maintient le" tube en contact avec la pastille jusqu'à ce que l'on soit sûr que tout excès de liquide est éliminé ; la durée du contact n'est pas critique pourvu qu'elle soit plus longue que le temps requis pour atteindre l'équilibre. La pastille 25 20' est saturée lorsque l'on retire le tube capillaire. Sur la figure 3, la pastille 20" est semblable à la pastille 20. Une mèche, 36, en matière absorbante trempe dans une cuve 34 contenant lé liquide à échantillonner 35. La mèche peut être faite de la même matière .que la pastille absorbante 20", et peut 30 avoir la forme d'un cordon mince ou toute autre forme capable de conduire 1s liquide de la cuve 34 à la pastille 20*. Cette mèche touche la pastille 20" au point 37:a A mesure qu'il est absorbé, le liquide 35 se propage sur la mèche 36 et imprègne la pastille 20" ; l'absorption s'arrête quand la mèche et la pastille sont toutes cfeux 35 saturées» La durée de l'opération doit être suffisante pour assurer la saturation i elle peut être prolongée., La pastille 20", ainsi saturée, contient un volume connu de liquide, et on la sépare de la mèche 36. Sur la figure 4, la pastille 20"'est également semblable 40 à la pastille 20. Une cuve 39 contient le liquide 40 à transférer 69 14182, 5 2007883 sur la pastille 20n*. On trempe la pastille 20"' dans le liquide 4o et, soit totalement soit partiellement immergée, on la maintient jusqu'à ce qu'elle ait absorbé suffisamment de liquide pour être saturée. Ensuite, on retire la pastille. On égoutte ou secoue la 5 pastille pour éliminer l'excès de liquide, à moins qu'on ne procède d'une autre façon, par exemple comme décrit précédemment. La pastille est alors saturée et retient un volume connu de liquide. Dans le cas où.l'on désire effectuer l'analyse quantitative d'un composant particulier de l'échantillon de liquide, la 10 pastille imprégnée peut être l'objet d'autres opérations. On peut par exemple lui appliquer un réactif. Le volume de ce réactif doit être connu pour que la réaction se produise et fournisse des résultats mesurables. En conséquence, on fait sécher la pastille 20a par exemple à l'aide de la lampe31 (figure 1). Ensuite, on peut im-15 prégner la pastille à saturation avec un réactif liquide, et la" pastille, retiendra seulement le volume connu de réactif requis pour sa saturation. Ce séchage n'est pas nécessaire dans le cas où la quantité de réactif à ajouter ne serait pas critique. 20 Comme le montre la figure 1, une poire 41 munie d'un tube 42 est remplie d'un réactif•capable de produire une réaction mesurable dont l'intensité dépend de la présence d'un certain composant dans l'échantillon de liquide imprégnant la pastille 20a. Le réactif est appliqué par le moyen de la figure 2, mais on peut utiliser 25 tout autre moyen ou apparèil. . Par exemple, si la pastille 20a est imprégnée de sang et si on désire doser le sucre, le réactif, par exemple la solution de Fehling, peut être versé sur la pastille 20a pour fournir une réaction avec un sucre quelconque présent dans l'échantillon. La solu-30 tion de ÎSïling est un réactif classique composé de sulfate de cuivie9 de tartrate de sodium et de potassium, et de soude ; elle réagit avec le sucre en produisant une substance bleue. Pour plus de détails, voir "The Van Nostrand Chemical Dictionnary" 1953, p.283. Quand la pastille 20 change de couleur ou se modifie de 35 tout autre façon en présence du réactif, elle se trouve en 20b. L'échantillon de liquide imprègne uniformément la -pastille 20 ; il s'ensuit que la substance à analyser, par exemple le sucre, est aussi uniformément répartie dans la pastille. La couleur de réaction sera d'autant plus intense que la teneur en-produit à analyser sera plus importante.- Par ^exemple, dans le cas du dosage 69 14182 6 2007883 de sucre dans le sang avec la solution de Fehling, la couleur de réaction bleue est d'autant plus foncée que la teneur en sucre est grande, et cette teneur peut être déterminée par la mesure de 1* intensité de la couleur bleue. 5 Dans ce qui précède, on a d'abord mis la substance à analyser sur la pastille, puis le réactif, mais on aurait pu aussi inverser cet ordre. On peut procéder exactement comme le montre la figure 1, mais on peut aussi se servir d'une ou de plusieurs pastilles 20 que l'on a imprégnées de réactif à l'avance, longtemps 10 avant d'y appliquer l'échantillon de liquide. La feuille 10 ou les pastilles 20 peuvent être stockées.à l'état imprégné jusqu'à ce que l'on s'en serve pour l'analyse. Lorsqu'on utilise un réactif liquide, on en sature les pastilles pour être sûr qu'elles sont toutes munies d'un volume con-15 nu de réactif. On peut faire sécher les pastilles soit avant stockage, soit avant utilisation, pour leur permettre de se saturer à nouveau, mais cette fois avec un volume connu de liquide. Ainsi, à saturation, les pastilles préalablement imprégnées retiennent la même quantité d'échantillon. 20 L'analyse d'un échantillon de liquide peut'également se faire selon le mode illustré par les figures 5 et 6 plus loin. Le réactif se trouve sur un support traité à l'aide de ce réactif. Uns pastille imprégnée à saturation comme ci-dessus, par l'échantillon seulement, est utilisée pour transférer, par exemple par pressage, 25 l'échantillon sur le support du réactif. Avec une pression déterminée, on peut prévoir la quantité d'échantillon qui sera transférée ; cette quantité est identique pour des pastilles de même volume. Une réaction mesurable se produit quand l'échantillon entre en contact avec le réactif. 30 Dans un autre exemple, les pastilles peuvent être essorées dans une cuve contenant un volume connu de réactif ; si la pression est la même, toutes les cuves reçoivent le même volume d'échantillon. On procède à la mesure après que la réaction a eu lieu. 35 Sur la figure 1, la lumière émise par la lampe 44 traverse un filtre 45, puis la pastille 20 qui a été traitée comme en 20b. On pourrait se servir de la lumière réfléchie au lieu de la lumière transmise. L'intensité de la lumière transmise ou réfléchie est mesurée par un dispositif photosensible 46, par exemple une cellule photo-40 électrique classique. Le dispositif 46 fournit une tension électri 69 14182 7 2007883 que proportionnelle à l'intensité de la lumière qu'il reçoit. Le filtre 45 comprend un seul élément de couleur complémentaire à 1s couleur de réaction ; il empêche le passage des radiations lumineuses ayant la couleur de la réaction. Plus la réaction 5 est intense, plus la pastille 20 est foncée. La lumière atteignant le dispositif 46 par transmission ou réflexion est d'autant moins intense que la réaction est forte, car la lumière est dépourvue de radiations correspondant à la couleur de la réaction. Les indications du dispositif 46 sont comparées à un étalon et le résultat de 10 cette comparaison donne l'intensité de la réaction!. Ce résultat peut être exprimé comme une valeur de la couleur de la pastille ou comme une valeur de la concentration du composant à analyser. Le dispositif 46 est relié par des fils 47 à un enregistreur 48 qui donne un graphique de l'intensité lumineuse en fonc- r 15 tion du temps. L'enregistreur 48 comporte un style qui se déplace suivant la tension que le dispositif 46 lui délivre. Une bande de papier 49 défile lentement sous le style, et la courbe qui s'inscrit sur cette bande représente l'intensité lumineuse en fonction du temps. En comparant l'intensité lumineuse obtenue avec deux élé-20 ments de filtre 45a et 45b pour une même pastille, on trouve une différence qui exprime la valeur de la couleur bleue de la pastille, et peut aussi exprimer la teneur en sucre de l'échantillon de sang. Dans ce qui précède, on a décrit un procédé et un appareil nouveaux pour l'analyse quantitative de l?un des composants 25 d'un échantillon de liquide'. L'invention comprend le procédé et 1' appareil, ainsi que les variantes et modifications qui peuvent apparaître à l'homme de l'art. La figure 5 illustre un analyseur chimique automatique du type décrit dans le brevet américain n° 3 036 893. L'appareil 30 illustré schématiquement par la figure 1 peut être utilisé en association avec l'analyseur de la figure 5. Sur celle-ci, les échantillons de liquide sont transportés sur les pastilles absorbantes à l'aide de tubes capillaires, mais tout appareil des figures. 2 à 4 ou autre appareil peut être utilisé pour appliquer l'échantillon de 35 liquide sur les pastilles. Un analyseur, dans lequel est incorporé l'appareil conforme à la présente invention, est décrit ci-après. En bref, l'analyseur utilise trois bandes. La bande supérieure ou préleveuse d'échantillon 50 se déroule d'une bobine 52 vers un rouleau 54 sur lequel elle passe dans son mouvement vers 40 une zone de transfert 66. La bande 50 supporte plusieurs pastilles 69 14182 8 2007883 absorbantes 56 ayant un volume et un coefficient d'absorption uniformes ; l'une après l'autre, les pastilles sont imprégnées à saturation par l'échantillon que délivre un des capillaires. On verra plus loin comment les capillaires se mettent en position. Une bande 5 de transfert 58 se déplace entre la bande préleveuse d'échantillon 50 et une bande d'analyse 60.La bande 60 peut être traitée par un agent qui réagit avec l'échantillon. Les trois bandes arrivent dans la zone de transfert 66 où elles sont pressées entre les rouleaux 68 et le tambour 69 j l'é-10 chantillon qui imprègne la pastille 56 traverse la bande de trans-fert 58 pour venir sur la bande d'analyse 60. Chaque pastille 56 reçoit une pression uniforme, es* identique, et retient un même, volu-? me de liquide ; pai suite, la bande 60 reçoit, de chaque pastille 56, un volume prévisible et identique du liquide échantillonné. 15 Lorsque les trois bandes sortent de la zone de transfert 66, les bandes 50 et 58 sont/recueillies sur des bobines 72 et 74 5 la bande 60 passe dans une zone de traitement 78 où elle peut être traitée avec un réactif si cela n'a pas déjà été fait, ou encore nettoyée, chauffée, séchée, ou traitée de toute fagon utile, pour 20 que la réaction désirée se produise entre le produit à analyser et le réactifu Une fois traitée, la bande 60 entre dans une zone de mesure 80 oùj par exemple, une lumière 82 traverse un filtre 83 puis la bande 60. La lumière transmise est reçue par un dispositif 84 25 qui fournit une tension à un enregistreur 86. La tension délivrée par le dispositif 84 varie suivant le type et l'intensité de la réaction. Après la mesure, la bande 60 passe dans une zone 88 où elle s'enroule. Sur la figure 6, un plateau circulaire 100 supporte des 30 porte-capillaires 102 disposés radialement. Chaque porte-capillaire 102 est monté sur un pivot 104 lui permettant de basculer. Normalement, les porte-capillaires sont à plat, et ils sont maintenus dans cette position par des ressorts 106 placés sous compression entre le bord du plateau 100 et une broche des porte-capillaires 102. 35 Le plateau 100 comporte un arbre 108 actionné par un mo- ' teur non représenté, tournant en synchronisme avec le moteur qui fait passer les bandes 50, 58, 60 dans 1*analyseur, de telle façon que les tubes capillaires viennent tour à tour au-dessus de la bande 505 au bon moment et en .bonne place pour vider leur contenu sur les 40 pastilles transportées par cette bande. 69 14182 9 2007803 Un basculeur 114 est supporté par un arbre 112 et il est fixe par rapport à l'analyseur. Le basculeur comporte une came 116 sur un de ses côtés et une came 118, non visible mais semblable à la came 116, sur son autre côté. Quand le plateau 100 tourne, par 5 exemple dans le sens de la flèche 120, chaque porte-capillairesl02 bascule verticalement comme celui qui est repéré 102a, au moment où il entre en contact avec la came 114. Un tube capillaire 110a, b, c, d, e, est monté sur chaque porte-capillaires 102. Dans chaque porte-capillaire 102, est prévu un support 10 122, par exemple un bloc élastique fendu, dans lequel se place un tube capillaire. Les supports 122 maintiennent les tubes, mais de façon suffisamment lâche pour permettre à un pousseur de déplacer ces tubes longitudinalement et appliquer leur extrémité sur une pastille absorbante 56t. Quand un porte-capillaire 102 bascule, et 15 que le tube capillaire se met en position verticale comme 10b sur ' la figure 6ij L'extrémité inférieure du tube capillaire se trouve au-dessus d'une pastille absorbante 56. on/ Comme/l'a deja vu, le capillaire se remplit en liquide par une seule de ses extrémités» Lorsque le prélèvement cesse, le liqui-20 de affleure au moins cette extrémité ; il peut aussi affleurer 1* autre extrémité si, par exemple, le tube capillaire est complètement rempli, ou si on le retourne et que le liquide passe vers l'autr» bout. Lorsque la pastille absorbante entre en contact avec le bout de tube capillaire mouillé par le liquide, il est également en con-25 tact avec le liquide et boit ce liquide. Quand on monte les tubes capillaires 110 dans leur porte-capillaire respectif 102, il convient de les monter^en tournant vers l'extérieur du plateau 100,leur extrémité par laquelle doit sortir le liquide. Les porte-capillaires basculent dans le sens qui dirige cette extrémité vers les pas-30 tilles absorbantes. De cette façon, l'échantillon de liquide se transporte de l'un des capillaires à une pastille absorbante5. Un poussoir 130, représenté de façon simplifiée, comprend un piston 132 logé dans un cylindre 134, ce cylindre étant fixé sur l'analyseur. Le piston 132 est conduit par une tige 138 reliée à 35 un maneton circulaire vertical 144 dont la rotation est assurée par ' l'intermédiaire d'une courroie 148 et d'une poulie verticale 150, à l'aide d'un engrenage 154 entraîné par le moteur de l'arbre 108. L' engrenage fait tourner la poulie 150 à une vitesse telle que le piston 132 s'abaisse sur chaque capillaire, juste après que ce capil-40 laire ait basculé. Comme déjà indiqué, la bande 50 qui supporte les 69 14182 10 2007883 pastilles 56 se déplace également en synchronisme avec la rotation de l'arbre 108. Quand l'arbre 108 s'arrête, la bande 50 s'arrête également. Lorsqu'un piston 132 appuie sur une extrémité d'un capil-5 laire 110, L'autre extrémité touche la pastille absorbante 56, et cette dernière boit le liquide jusqu'à ce qu'elle soit saturée. L'arbre 108 tourne par saccades et s'arrête quand le piston 132 appuie sur le- capillaire, de telle façon que la pastille 56 reste arrêtée avec le capillaire 110 appuyé sur elle pendant un 10 temps suffisamment long pour que sa saturation soit assurée. Après que le capillaire se soit vidé, l'arbre 108 recommence à tourner et le piston 132 se relève en relâchant le capillaire sur lequel il appuyait. Le support élastique 122 du capillaire soulève ce capillaire d'une quantité suffisante pour ne pas 15 gêner la rotation du plateau 100. La pastille 56 et le capillaire 110 suivants se mettent alors en position pour une nouvelle imprégnation. On a décrit brièvement un analyseur automatique équipé de l'appareil conforme à l'invention, afin de donner un exemple 20 d'application de l'invention, mais il est bien entendu que l'invention peut être prévue pour toute application demandant une quantité mesurée d'un échantillon-de liquide. Le procédé conforme à l'invention permet de fournir facilement un volume déterminé de liquide, sans observation visuelle, 25 et sans utilisation d'un appareil de mesure. L'appareil pouvant servir à l'exécution du procédé de l'invention permet d'obtenir un é-chantillon de volume connu, sans recours à un récipient gradué, ni à un moyen visuel ou mécanique quelconque pour apprécier le yolume. 69 14182 ii 2007883 REVENDICATIONS 1;. Procédé pour prélever un échantillon de liquide de volume déterminé, caractérisé en ce que l'on prend une matière absorbante qui, à saturation et par unité de volume, absorbe une quantité connue du liquide à échantillonner, et on forme, avec cette matière, des pastilles présentant un volume bien déterminé, puis on imprègne chacune de ces pastilles à saturation avec le liquide. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'im prégnation de la pastille s'opère à l'aide d'un tube capillaire contenant plus de liquide qu'il n'en faut pour saturer la pastille, une extrémité de ce tube étant en contact avec la pastille, jusqu'à ce que celle-ci soit saturée. 3. Procédé suivant la revendication 1,- caractérisé en ce qu* l'im prégnation de.la pastille s'opère par des gouttes de liquide que l'on laisse tomber sur la pastille. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'im prégnation de la pastille s'opère par trempage de la pastille dans le liquide, puis élimination du liquide en excès. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'im prégnation s'opère à l^aide d'une mèche, dont une extrémité trempe dans le liquide, tandis que son autre extrémité reste en contact avec la pastille, jusqu'à ce que celle-ci soit saturée de liquide. 6. Procédé suivant une des revendications î, 3, 4 ou 5, caractéri sé en ce que l'on imprègne la pastille au-delà de la saturation et que l'on élimine l'excès de liquide en mettant la pastille en contact avec une extrémité d'un tube capillaire vide ou partiellement rempli. 7. Procédé suivant une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière absorbante est prise sous la forme de feuille, et en ce que les pastilles sont découpées dans ceife feuille. 8. Procédé selon une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière absorbante, ou les pastilles formées, sont soumises à un séchage avant imprégnation,, 9. Procédé pour l'analyse d'un des composants du liquide à échan tillonner, caractérisé en ce que la matière absorbante, utilisée comme dans les revendications précédentes, est traitée à l'aide d'un agent capable de réagir avec ledit composant, le 6* 14182 12 2007883 traitement pouvant s'effectuer soit avant la formation des pastilles, soit sur les pastilles elles-mêmes, avant ou après leur imprégnation. 10. Procédé d*analyse suivant la revendication 9, caractérisé en ce que l'agent de réaction est utilisé pour traiter un support, et que l'on met ensuite le liquide en contact avec ce support. 11. Appareil pour l'exécution du procédé suivant une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte un réservoir du liquide à échantillonner, une pastille absorbante ayant un volume et un coefficient d'absorption connus, et des moyens pour * le transfert du liquide du réservoir à la pastille. 12. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que le réservoir est constitué par un tube capillaire contenant plus de liquide qu'il n'en faut pour saturer la pastille. 13'. Appareil suivant la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce . qu'il comporte des bandes continues pour le transport des pastilles et éventuellement de réactifs'.