La présente invention est relative à un appareil de guidage pour la pose des carrelages. Cet appareil est plus particulièrement, mais non exclusivement, destiné à faciliter la pose d'un carrelage en carreaux dits "étirés" dont l'utilisation se développe en sols industrie7s, commerciaux et d'habitation. La pose de carreaux traditionnels pressés, du type grès cérame par exemple, est effectuée le plus souvent à 1 t aide d'une grille quadrillée correspondant au dessin du carrelage ; le carreleur pose cette grille sur la surface à carreler, puis met en place et scelle un carreau dans chacun des compartiments de la grille, qui lui permet d'obtenir une pose régulière sans précaution particuliè re Le procédé de fabrication de carreaux par Fessage donne des produits finis de variations dimensionnelles faibles et compatibles avec une telle pose sur grille. Par contre, les écarts dimensionnels des carreaux étirés et coupés au fil sont sensiblement plus forts - restant négligeables sur la largeur, ils sont sensibles sur la longueur du fait du procédé de coupe au fil de la matière crue, et peuvent atteindre jusqu'à 8 mm pour un meme lot de carreaux dont la largeur est par ailleurs sensiblement constante. De tels carreaux présentant de grands écarts de longueur ne peuvent être posés à'aide d'une grille, et le but de la présente invention est de proposer un appareil facilitant néanmoins leur pose en procurant les avantages essentiels d'une grille de carrelage, et notamment la rapidité d'exécution et la planéité du travail de pose réalisé. Se composant essentiellement d'une série de règles parallèles rigides maintenues à l'écartement voulu, égal en pratique à la largeur d'un carreau, par des moyens disposés hors de ltespace situé entre elles, l'appareil selon l'invention permet de poser rapidement des lignes parallèles de carreaux sans que les écarts de longueur éventuels entre ces derniers présentent une gêne, le carreleur ayant la possibilité de laisser des joints de la largeur qutil désire entre les carreaux formant une même ligne. Muni de moyens de réglage de son niveau par rapport aux carreaux déjà posés et par rapport à la surface à carreler, l'ap- pareil selon l'invention permet en outre d'établir les carrelages rigoureusement au niveau de référence voulu. L'appareil de guidage selon l'invention, pour la pose de carrelags par juxtaposition de carreaux comportant au moins deux bords longitudinaux parallèles distants d'une dimension transversale sensiblement identique d'un carreau à 1' autre, est caractéris é en ce qu'il comporte - une pluralité de règles rigides, rectilignes et paral lèles, sensiblement coplanaires par 1 l'une de leurs faces longitu- dinales et toutes situées du même côté du plan ainsi défini, chacune des règles présentant une largeur, mesurée transversalement par rapport à sa direction générie et parallèlement au dit plan, sensiblement égale à celle d'un joint longitudinal à aménager entre deux carreaux voisins, - des moyens pour maintenir entre deux règles voisines un écartement transversal sensiblement égal à la dimension transversale des carreaux, les dits moyens étant situés du côté opposé aux règles par rapport au dit plan. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de réalisation non limitatif, ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie ttégrante de cette description. La figure 1 montre unevue en perspective dlun appareil selon l'invention en cours d'utilisation. La figure 2 montre une vue en perspective d'un détail d'une traverse et de son raccordement avec deux règles voisines. La figure 1 montre en 1 un appareil selon l'invention en cours d'utilisation pour la pose d'un carrelage de sol, cas le plus etre fréquent d'utilisation d'un tel dispositif bien qu'il puisse/également adopté pour poser les carrelages muraux. La figure 1 montre en 1 un appareil selon l'invention comportant sept règles rigides ici identiques, rectilignes et parallèles, respectivement 2 à 8. Naturellement, ce nombre de sept ne constitue qu'un exemple, et l'on peut prévoir des dispositifs selon l'invention comportant plus ou moins de règles rectilignes et parallèles telles que 2 à 8. Chacune de ces règles, èt par exemple la règle 2, présente ici une section transversale sensiblement rectangulaire définie par une face longitudinale supérieure 9 et une fa c e- longitudinale inférieure 10, planes et ici disposéa-, horizontalement, et par deux faces latérales 11 et 12, également planes et parallèles entre elles mais ici disposées verticalement. Selon l'invention, les faces supérieures telles que 9 de toutes les règles sont coplanaires et chaque règle présente une largeur 1 mesurée transversalement par rapport à sa direction générale et parallèlement au plan commun des faces supérieures telles que 9, sensiblement égale à celle d'un joint longitudinal tel que 13 à aménager entre deux carreaux voisins tels que 14 et 15. La hauteur h des différentes règles, mesurée perpendiculairement au plan commun de leurs faces supérieures, est quant à elle de préférence légèrement inférieure à l'épaisseur e des carreaux à poser. Outre les règles telles que 2 à 8, l'appareil selon l'invention comporte des moyens pour maintenir entre deux règles voisines un écartement transversal L sensiblement égal à la dimension transversale X des carreaux à poser, c'est-à-dire généralement à leur largeur, c' est-à-dire encore à la distance séparant leurs deux bords parallèles les plus longs notamment dans le cas de carreaux étirés rectangulaires. En pratique, l'écartement L et légèrement supérieur à la valeur X pour tenir compte d'un léger jeu facilitant la mise e n place des carreaux entres les règles de l'appareil. Afin que d ' éventuelles variations dans la longueur des carreaux ne constituent pas un obstacle à leur pose au moyen de l'appareil selon l'invention, les moyens maintenant entre deux règles voisines ltécartement L sont situés du côté opposé aux règles par rapport au plan commun des faces supérieures telles que 9 de ces dernières. Ces moyens comportent ici des traverses 16 à 19, ici au nombre de quatre sans que ce nombre doive etre considéré comme limitatif, qui sont orientés transversalement par rapport à la direction générale des règles et solidaires de ces dernières. En pratique, la partie inférieure des traverses est écartée de quelques centimètres du plan commun aux faces supérieures telis que 9 des règles, afin que ces traverses ne nuisent pas à la facilité de pose des carreaux sous elles. Chaque traverse est reliée à la face supérieure de chaque règle par un organe présentant une largeur au plus égale à la lar telue geur 1 des règles, et ici constitué par un plat/Ocoplanaire avec la règle telle que 2 et formant saillie vers le haut par rapport à sa face supérieure 9. Chaque traverse telle que 17 est alors formée d'une tige rectiligne telle que 21 orientée transversalement par rapport à la direction générale des règles et traversant les plats tels que 20 correspondant aux règles voisines, qui sont aligné s au moins deux à deux suivant des directions transversales. L'écartement entre les plats tels que 20 de deux règles voisines est assuré au moyen d'entretoises telles que 22, par exemple tubulaires et engagées autour de la tige 21 ; chacune de ces entretoises, dans le cas où chaque règle présente un plat traversé par la tige 21, présente une longueur égale à l'ècartement L à maintenir entre deux règles voisines. Des moyens sont prévus pour assurer un serrage des entretoises telles que 22 et des plats tels que 20 des règles telles que 2 les uns contre les autres, suivant une direction transversale ; à cet effet, la tige 21 peut être filetée au moins à proximité de l'une de ses extrémités telle que 23, de façon à recevoir un écrou tel que 24 prenant appui sur le plat 20 de la règle 2 extrême, sur la face de ceui-ci tournée vers ltextérieur, un écrou analogue non représenté ici ou tout autre dispositif équivalent prenant appui quant à lui surla face extérieure du plat correspondant à la deuxième règle extrême 8. Il est à noter qu'ainsi, on peut faire varier l'écartement entre les règles en fonction de la largeur des carreaux à poser, simplement en changeant les entretoises telles que 22. D'autres moyens de réglage de l'écartement entre les règles pourraient naturellement être également prévus. Pour permettre une mise à niveau rigoureuse des carreaux, l'appareil illustré comporte des moyens de réglage du niveau du plan commun des faces supérieures 9 des règles par rapport, d'une part, à la surface déjà carrelée et, d'autre part, à la surface à carreler. Dans 1 'exemple illustré, ces moyens sont prévus pour faire coïncider le plan des faces supérieures telles que 9 des règles avec la face supérieure telle que 25 des carreaux déjà posés de façon que la pose des carreaux steffectue en en faisant coïncider leur face supérieure avec le plan commun des faces supérieures 9 des règles. A cet effet, l'appareil comporte ici, sur au moins l'une des règles extrêmes et par exemple la règle 8, des taquets tels que 26 à 28, ici au nombre de trois sans que ce nombre doie être considéré comme limitatif, ces taquets étant solidaires de la règle 8 au-dessus de la face supérieure de celles-ci et comportant une face inférieure, ici plane et horizontale, coincidant avec le plan commun aux faces supérieures des règles de façon à prendre appui sur les faces supérieures 25 des carreaux déjà posés. Sur la deuxième règle extrême, c'est-à-dire ici sur la règle 2, sont prévus des taquets analogues 29 et 30, dont chacun comporte un organe formant une saillie réglablesvatune direction perpendiculaire au plan commun des faces supérieures telles que 9 des règles, vers le bas, pour prendre appuie sur la surface à carreler (non représentés ici). Ces organes peuvent être par exemple constitués par des vis, respectivement 31 et 32, dont chacuoe est engagée dans un manchon taraudé verticalement, respectivement 33 et 34, solidaire d'un taquet, respectivement 29 et 30à llede'rier deU gndl. L'appareil peut en outre présenter des dispositions accessoires facilitant son emploi, comme,par exemple, des poignées situées au-dessus du plan des faces supérieures telle s que 9 des règles, pour faciliter sa manutention. Pour utiliser l'appareil, onintroduit la règle extrême 8 dans le joint longitudinal 35 séparant la dernière et l'armant dernière rangées longitudinales de carreaux posés, respectivement 36 et 37 ; les taquets 26 à 28 reposent sur la face supérieure 25 des carreaux déjà scellés, ce qui donne immédiatement un positionnement rigoureux de la règle extrême 8. La règle extrême 2 st quant à elle positionnée au niveau de référence , où sa face supérieure 9 coincide avec le plan de la face supérieure telle que 25 des carreaux déjà posés, par calage et par exemple par le jeu des vis 31 et 32 équipant les taquets 29 et 30. L'appareil étant ainsi positionné, le carreleur place les carreaux entre les règles et les scelle à un niveau tel que leurs faces supérieures coincident avec le plan commun aux faces supérieures telles que 9 des règles. L'appareil ne comportat aucun élément entre les règles, ctest-à-dire sur llépaisseur du carrelage en cours de pose, les écarts de longueur des carreaux ne présentent aucune gêne sur le plan de la rapidité de pose, et le carreleur a la possibilité de laisser des joints de la largeur qu'il désire. Tous les carreaux étant mis en place, l'appareil est dégagé et replacé plus loin comme décrit ci-dessus, et ainsi de suite. On a ainsi réalisé, pour la pose de carreaux étirés de 114 à 115 mm de large, un appareil composé de sept règles de 2 m, écartées de 116 mm. A chaque classe de largeur de carreaux peut correspondre un modèle d'appareil, mais il est également possible de faire varier les écarts entre les règles pour adapter un même appareil à différentes largeurs de carreaux, comme il a été dit plus haut. De ce fait, la présente invention n'est en aucune façon limitée aux formats et dimensiors indiqués ci-dessus! Toutes les variantes en dimensions, nombre d'éléments, détails de fixation, peuvent être envisages sans que lton sorte pour autant du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1) Appareil de guidage pour la pose des carrelages par juxtaposition de carreaux comportant au moins deux bords longitudinaux parallèles distants d'une dimension transversale sensiblement identique d'un carreau à l'autre, caractérisé en ce qutil comporte - une pluralité de règles rigides, rectilignes et parallèles, sensiblement coplanaires par l'une de leurs faces longitudinales et toutes situées du même côté du plan ainsi défini, chacune des règles présentant une largeur, mesurée transversalement par rapport à sa direction générale et parallèlement au dit plan, sensiblement égale à celle d'un joint longitudinal à aménager entre deux carreaux voisins, - des moyens pour maintenir entre deux gales voisines un écartement transversal sensiblement égal à la dimension transversale descarreaub les dits moyens étant situés du côté opposé aux règles par rapport au dit plan. 2) Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qoeles moyens pour maintenir ltécartement entre les règles compor- tent des traverses orientées transversalement par rapport à la direction générale des règles et solidaires de ces dernières. 3) Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque traverse est reliée à la dite face longitudinale d'au moins deux règles respectivement par un organe présentant une largeur au plus égale à celle de la règle correspondante. 4) Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'unie traverse comporte une tige traversant les dits organes suivant une direction transversale, des entretoises engagées sur la dite tige à raison d'une entre deux organes consécutifs pour maintenir l'écartement entre eux, et des moyens de serrage mutuel des entretoises et des dits organes suivant la direction générale de la tige. 5) Appareil selon l'une quiconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de réglage de l'écartement entre les règles. 6) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu?il comporte des moyens de réglage du niveau du dit plan par rapport à la surface à carreler. 7) Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de réglage du niveau par rapport à la surface à carreler compotent des taquets sur au moins l'une des règles extrêmes, et des organes formant une saillie réglable dans une direction perpendiculaire au dit plan, du côté de celui-ci correspondant aux règles, pour prendre appui sur la surface à carreler. 8) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de réglage du niveau du dit plan par rapport à la surface déjà carrelée. 9) Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens de réglage du niveau par rapport à la surface déjà carrelée comportent des taquets sur au moins l'une des règles ex-- trêmes, du même côté du dit plan que les moyens pour maintenir inférieure ltécartement entre les règles, et présentant une zone/coïncidant avec le dit plan pour prendre appui sur la face supérieure des carreaux déjà posés. 10) Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 et 9, caractérisé en ce que les dits taquets forment saillie vers l'extérieur par rapport à l'appareil.