L'invention concerne les outils à ligaturer utilisés notanment par les viticulteurs pour attacher les vignes à des fils de fer de support au moyen d'une ficelle spéciale armée d'un ou plusieurs fils métalliques fins. L'invention vise particulièrement les outils à ligaturer du type comportant un crochet formé sur l'extrémité avant d'une tige torsadée qui peut tourner sur elle-meme en coulissant à l'encon- tre d'un ressort de rappel dans un guide solidaire d'un support conçu pour entre tenu à la main et muni d'une cisaille de coupe de la ficelle de ligature. Un mode de réalisation connu d'un tel outil se présente sous la forme d'une pince coupante dont l'une des deux mâchoires porte le support de la tige rotative coulissante. Pour utiliser cet outil, qu'on tient d'une main, on ceinture ensemble le brin de vigne à lier et le fil de fer de support au moyen d'une extrémité d'une ficelle armée en pelote, on pose le crochet sur la boucle formée entre le fil de fer de support et les doigts de l'autre main qui tiennent l'extrémité de la ficelle en même temps que la partie de ficelle encore reliée à la pelote et l'on tire sur la pince. La tige porte-crochet se met à tourner sur elle-meme, ce qui produit un vrillage de la ficelle qui-maintient donc le brin de vigne serré sur le fil de support.Il ne reste plus qu'à dégager le crochet de la ficelle et à couper le brin de celle-ci relié à la pelote, au moyen de la cisaille, en serrant la pince. Un tel outil présente cependant un certain nombre d'inconvénients. En effet, la manoeuvre de cette pince est relativement dure et nécessite une dépense d'énergie musculaire qui, à la fin d'une journée, c'est-à-dire après l'exécution d'un nombre de ligatures pouvant couramment atteindre 25.000 par jour, est relativement importante. De plus, pendant l'opération de nouage, les poignées de la pince demeurent ouvertes et, par conséquent, d'un encombrement relativement grand et parfois difficilement compatible avec les dimensions d'une main menue, notamment une main de femme Le mécanisme de la tige coulissante est apparent et peut blesser la main si l'on maintient l'outil serré trop énergiquement.En outre, la tige coulissante torsadée est de section circulaire et engagée dans trois trous correspondants du guide, ce qui peut conduire à des coincements au bout d'un certain temps, car ce guide est sou mis à une usure relativement importante étant donné le nombre considérable de tours qu'effectue la tige pendant son travail. Cette structure nécessite un pas très allongé de la tige et, par conséquent, une course longitudinale de celle-ci relativement importante, de sorte qu'il est difficile de constituer ses moyens élastiques de rappel sous la forme d'un ressort métallique dont les dimensions importantes seraient gênantes, d'autant plus que la pose d'un lien nécessite que la pince puisse être glissée dans la vigne et derrière celle-ci ; on est donc conduit à utiliser, comme moyens de rappel, des fils élastiques en caoutchouc, ce qui ne constitue pas un moyen bien mécanique. Le but de l'invention est de réaliser un outil à ligaturer qui ne présente pas les inconvénients précités des outils connus. Â cet effet, suivant l'invention, le support est formé d'un manche tubulaire qui porte, à l'une de ses extrémités, le guide de la tige porte-crochet de section méplate et la cisaille dont la machoire mobile est solidaire d'une gachette disposée au voisinage de ladite extrémité du manche de manière à pouvoir entre ac tionnoepar un ou plusieurs doigts de la main qui tient l'outil, le ressort de rappel de la tige porte-crochet et la partie de celle-ci opposée au crochet étant logés à l'intérieur du manche tubulaire. Grâce à cette structure particulière, le support de l'outil se présente donc sous la forme d'un manche de petites dimensions, commode à tenir dans la main, aussi bien pendant qu'on exerce le mouvement de traction qui produit le vrillage de la ficelle, que pendant l'opération de cisaillage de cette ficelle, qui se fait sans effort, par une simple pression des doigts de la main qui tient l'outil sur la gachette de commande de la mâchoire mobile de la cisaille. La section méplate de la tige autorise à lui donner un pas relativement court, ce qui permet de donner à cette tige et, par conséquent, au manche de l'outil une longueur relativement courte, ce qui rend possible l'utilisation d'un ressort métallique de rappel.Toute la partie arrière de la tige et son res- sort de rappel sont logés à l'intérieur du manche tubulaire et ne risquent donc pas de blesser l'utilisateur. Dans un mode de réalisation avantageux, la lame fixe de la cisaille est parallèle à la direction générale du manche et son arrête coupante est située sensiblement sur le prolongement dlune génératrice dudit manche, tandis que la lame mobile forme un bras d'un levier pivotant à deux bras dont l'autre est solidaire de la gachette. La cisaille se trouve ainsi positionnée à un emplacement favorable sur l'outil, qui permet de couper la ficelle sans être gêné par le crochet et d'utiliser le crochet sans être gêné par la cisaille. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descrip tison qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation d'un outil à ligaturer suivant l'invention. Sur ces dessins La Figure 1 est une vue de face avec des arrachements, de l'outil. La Figure 2 est une vue de profil correspondante, également avec des arrachements La Figure 3 est une vue en bout correspondant à la Figure 1, et, La Figure 4 est une coupe transversale partielle faite suivant la ligne IV-IV de la Figure 2. L'outil à ligaturer les vignes ou autres végétaux représenté sur les Figures 1 à 3 est constitué essentiellement d'un support formé d'un manche tubulaire 1, d'une tige 2 porte-crochet 3, et d'une cisaille désignée dans son ensemble par 4 et comportant une mâchoire fixe 5 et une mâchoire mobile 6. La tige porte-crochet 2 peut se déplacer d'un mouvement hé licoidal par rapport au manche 1 et, à cet effet, elle est de section méplate (voir aussi Figure 4) et engagée dans un guide formé de deux plaquettes parallèles 8, 9 solidaires du manche 1 et traversées par ladite tige. L'un, au moins, des trous à travers lesquels la tige traverse ces deux plaquettes, présente une forme conjuguée de la section de celle de la section méplate de la tige, comme indiqué par exemple en Il sur la Figure 4. La ma Jeure partie de la tige 2 est torsadée en hélice, comme indiqué en 13, de sorte que le guide 8 constitue une sorte d'écrou qui oblige la tige à tourner sur elle-meme lorsqu'on la fait coulisser dans ledit guide. L'autre trou dans la plaquette 9 est, par exemple, circulaire et de diamètre égal à la largeur de la tige 2, c'est-à-dire au grand côté de la section méplate de ladite tige. Dams l'exemple représenté, la partie de la tige 2 voisine de son extrémité avant, c'est-à-dire celle qui porte le crochet 3, est plane et contrecoudée comme représenté en 15 (Figure 1), le crochet 3 étant formé par ladite extrémité apointie de la tige comme représenté. Toute la partie de la tige 2 opposée au crochet 3 est logée à l'intérieur du manche 1 qui renferme aussi un ressort de rappel de ladite tige constitué, dans cet exemple, par un ressort métallique hélicoïdal de compression 18 dont une extrémité s'appuie contre la plaquette 9 du support et l'autre extrémité contre une butée formée ici d'une rondelle 19 enfilée sur l'extrémité arrière de la tige et retenue sur celle-ci par une goupille 210 Une autre goupille 22, au voisinage de l'autre extrémité de la tige, vient porter contre la face externe de la plaquette du support 8 et limite le recul de la tige. Dans le mode de réalisation représenté, les deux-plaquettes 8 et 9 du support sont constituées par les deux extrémités d'une plaque de tôle 25 relevées d'équerre, fixée contre la paroi interne du manche 1, avec interposition d'une cale 26, au moyen de deux vis 27, La machoire fixe 5 de la cisaille présente un prolongement 28 rendu solidaire du manche également par les deux vis 27 ; son arete coupante 29 se trouve sensiblement dans le prolongement d'une génératrice du manche tubulaire 1. La mâchoire mobile 6 de la cisaille est montée à pivotement sur la mâchoire 5 au moyen d'un axe constitué par un boulon 31 dans cet exemple ; elle forme un bras d'un levier pivotant à deux bras dont l'autre bras 32 est solidaire d'une gachette d'actionnement 33e La machoire mobile 6 de la cisaille est sollicitée élastiquement vers sa position d'ouverture par un ressort 35 constitué, dans l'exemple, par un ressort hélicoïdal métallique d'extension dont une extrémité est accrochée dans un trou 36 de la gachette 33 et l'autre extrémité dans un trou 37 de la mâchoire fixe 5 de la cisaille, Dans l'exemple, la gachette 33 présente deux crans extérieurs 41, 42 convenablement espacés de manière qu'on puisse y placer à demeure l'index et le majeur de la main qui tient solidement le manche 1, ce qui permet d'actionner la cisaille sans effort et sans avoir à déplacer la main sur l'outil. L'utilisation de l'outil est, dans son principe, la même que celle des outils précédemment connus, c'est-à-dire qu'après avoir ceinturé le brin et le fil de fer de support avec une extrémité de la ficelle, on tire sur la boucle de celle-ci au moyen du cmo- chet 3, en exerçant une traction sur le manche 1 de manière à vriller la ficelle ; on dégage le crochet, la tige rentre d'ellemême à l'intérieur du manche sous l'action de son ressort de rappel 18 ; il ne reste plus qu'à couper la ficelle au moyen de la cisaille par une pression sur la gachette 33. Dans une variante, on pourrait donner à la partie torsadée arrière de la tige 2 un pas contraire à celui de la partie torsadée qui se trouve du coté du crochet, de manière à assurer un dégagement automatique dudit crochet de la boucle de ficelle dans la deuxième partie de la course longitudinale de la tige dans le manche, au cours de la traction qu'on exerce sur celui-ci, puisque la tige tournerait alors, dans la deuxième partie de sa course, dans le sens opposé de celui dans lequel elle aurait tourné dans la première partie0 Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté ; on peut y apporter des modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. Revendications lo Outil pour l'exécution de ligatures, notamment de ligatures de vigne, comportant un crochet formé sur l'extrémité avant d'une tige torsadée qui peut tourner sur elle-meme en coulissant à l'encontre d'un ressort de rappel dans un guide solidaire d'un support conçu pour être tenu à la main et muni d'une cisaille de coupe d'une ficelle de ligature, caractérisé en ce que le support est formé d'un manche tubulaire et porte, à l'une de ses extrémités, le guide de la tige porte-crochet de section méplate et la cisaille dont la mâchoire mobile est solidaire d'une gachette disposée au voisinage de ladite extrémité du manche de manière à pouvoir entre actionnée par un ou plusieurs doigts de la main qui tient l'outil, le ressort de rappel de la tige porte-crochet et la partie de celle-ci opposée au crochet étant logés à l'intérieur dudit manche. 2. Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le guide de la tige porte-crochet est constitué par deux plaquettes parallèles traversées par ladite tige dans des trous dont l'un, au moins, présente une forme allongée conjuguée de celle de la section méplate de la tige. 3. Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le ressort de rappel est un ressort hélicoïdal de compression enfilé sur la partie de la tige porte-crochet opposée au crochet et prenant appui, par l'une de ses extrémités, contre le guide précité, et par son autre extrémité, contre une butée solidaire de l'extrémité arrière de la tige. 4. Outil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la butée précitée est constituée par une rondelle enfilée sur l'extrémité arrière de la tige et retenue sur celle-ci par une goupille. 5. Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la partie de la tige voisine de son extrémité avant qui porte le crochet est plane et contrecoudée, le crochet étant formé par ladite extrémité apointie de la tige. 6. Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la lame fixe de la cisaille est parallèle à la direction générale du manche et son arête coupante est située sensiblement sur le prolongement d'une génératrice dudit manche, tandis que la lame mobile forme un bras d'un levier pivotant à deux bras dont 1 'au- tre bras est solidaire de la gachette. 7. Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la tige porte-crochet comporte deux parties torsadées en hélice à des pas contraires, qui se font suite.