L'invention concerne les récepteurs de television en relief dans lesquels est utilisé le principe de l'holographie, dans le cas où il est possible de reproduire l'hologramme sur un tube image avec une définition suffisante. On sait recréer des images en relief intégral,reprodui- sant les effets de profondeur et de parallaxe de la scène enregistrée en combinant les principes de l'holographie imaginés par le physicien anglais D.GABOR en 1948 avec l'emploi d'une lumière cohérente, autrement dit d'un laser0 Mais si l'on veut passer de la reproduction d'une image fixe à celle d'une image mouvante transmise par ondes radioélectriques, autrement dit si l'on veut passer de la reproduction photographique à la téle'vîsion en relief intégral un pro blêmie particulièrement difficile à résoudre est celui du traducteur courant/lumière. On a proposé dans ce but d'utiliser le principe de l'eido- phore, mais en utilisant une source de lumière cohérente. Toutefois cette solution est très difficile à mettre en oeuvre, car l'eidophore est un appareil coûteux et encombrant. la solu- tion qui fait l'objet de la présente invention consiste à utili- ser comme surface ayant un pouvoir réflecteur variable une lame monocristalline de phosphate diacide de potassium "dopé",afin de profiter de l'effet Pockels, comme dans certains systèmes de projection sur grand écran, en éclairant cette surface en lumière cohérente pour reproduire les conditions de la prise de vue. On comprendra mieux l'objet de la présente invention en se référant à la description suivante et aux figures qui l'accompagnent. la figure i représente schématiquement la partie "émission" d'un système de télévision en relief tel qu'on peut le concevoir sur les bases actuellement connues de ltholographie. La figure 2 représente un récepteur de tdlévision en relief intégral réalisé suivant l'invention Sur la figure ï, la référence 1 désigne la source de rayon laser; ce rayon est divisé en deux parties par un miroir semi-transparent 2. En raison de la présence des miroirs 3 et 4 une partie du rayon est dirigée sur la lentille 5 et réfracté par cette dernière, le rayon laser devenu divergent éclaire l'objet que l'on veut transmettre représenté en 6. La lumière diffusée par l'objet est reprise par la surface photosensible 7 du traducteur lumière-courant 8 à haute définition, analogue en son principe aux traducteurs lumière/courant conventionnels, et qui se substitue ici à la plaque photographique des systèmes dé åa expérimentes. L'autre partie du faisceau laser est réfléchie par un miroir 9 vers la lentille 10 et finalement envoyé sur la sur- face photosensible 8 grace- au miroir L1, afin de reproduire sur la surface 8,en combinaison avec la lumière diffusée par l'objet 6,les franges d'interférence qui caractérisent l'hologramme. C'est cette information holographique qui est analysé, ampli- fiée et rayonnée suivant les procédés et moyens conventionnels représentés sur la figure 1 par le bloc 12. Â la"reception, l'information radioélectrique est recueillie par l'antenne 13, amplifiée en haute fréquence, détectée, amplifiée en videofréquence par l'ensemble représenté par le bloc 14, et le signal est appliqué à un tube cathodique spécial 15. Ce tube est caractérisé par un écran ayant la propriété de réfléchir plus ou moins la lumière, en fonction de l'impact du rayon cathodique qui le balaye.Cet écran utilise l'effet Pockels. Il est constitué par une lame monocristalline 16 de phosphate diacide de potassium t'dopé", correspondant à la formule de base ED2 PO4 et fonctionnant au voisinage du point de Curie, tel qu'il a été déjà utilisé dans certains dispositifs de télévision pour projection sur grand écran. Cette lame est montée sur un support métallique semitransparent 17. Derrière cette lame, dont la face postérieure est réfléchissante, est disposée une grille métallique 18. la modulation (de l'ordre de 100 a' 150 V ) est appliquée entre cette grille et la surface métallique semi-transparente qui in trouve sur la face avant de la lame cristalline. La décharge de chaque point de la lame semi-cristalline est assurée par le balayage d'un rayon cathodique non modulé, en provenance du canon 19, et déviée par un système approprié 20, tel que ceux utilisés pour le balayage des tubes cathodisques L'effet Pockels se manifeste par la rotation du plan de polarisation d'une lumière monochromatique.Il faut donc que le cristal soumis au champ électruque soit placé entre deux polariseurs croisés et que la lumière initialement polarisée traverse successivement le premier élément polariseur, le cristal modulateur, puis le deuxième élément polariseur, avant de parvenir à l'oeil de l'observateur. CB résultat est obtenu de la façon suivante 2 Le rayon laser émis par la source de lumière cohérente 21 passe par l'élément polariseur 22, puis par la lentille divergente 23; il est réfléchi par un miroir semi-transparent 24 sur l'ensemble modulateur comprenant les éléments 16, 17, 18 dont il a été question plus haut. La lumière émise par la source 21 traverse en aller et retour le modulateur 16 et l'oeil de l'observateur représenté en 25 observe l'écran du tube image à travers le miroir stxi- transparent 24 et le filtre polariseur 26 . Celui-ci,en coEbi- naison avec le filtre 21,constitue l'équivalent de deux nicols croisés dans un système conventionnel de modulation électroni- que d'un rayon lumineux, quand on utilise une cellule de Kerr ou l'effet Pockels. Dans ces conditions, en admettant que l'hologramme reproduit sur l'écran du tube cathodique décrit ci-dessus cor- responde exactement à l'hologramme formé sur la surface sensible du traducteur lumière/courant utilise à l'émission et si la longueur d'onde du rayon laser est rigoureusementla même à l'émission et à la réception, 11 observateur, en regardant 124- cran du tube cathodique de réception, verra dans l'espace la m8me image que celle illuminée et analysée à l1émission. REVENDICATION Récepteur de télévision pour la formation d'images en relief intégral, basé sur l'holographie, caractérisé par la combinaison d'un tube image utilisant l'effet Pockels, avec une lame mono-cristalline de phosphate diacide de potassium deutéré fonctionnant au voisinage de son point de Curie avec une source de lumiere cohérente passant d'abord dans un polariveur, ensuite dans un objectif divergent, puis réfléchie sur ltécran du tube image au moyen d'un miroir semi-transparent, l'écran étant observé par l'oeil de l'observateur, à travers une surface polarisante formant "nicol croisé" avec le premier élément polariseur et le dit miroir seii-transparent.