La présente invention est relative à un procédé de fabrication d'une arcade destine, dans les métiers Jacquart, à assurer la liaison entre, d'une part, des crochets reliés à la mécanique Jacquart et, d'autre part, des lisses. Elle se rapporte également à un procédé de fixation d'une lisse à un brin d'une arcade. Elle se rapporte également à un procédé de fixation d'une lisse, d'une part, à un brin d'une arcade et, d'autre part, à la tête d'un fuseau. Dans les métiers Jacquart actuellement connus, les lisses métalliques dans lesquelles sont enfilés les fils de chaîne sont reliées à la mécanique Jacquart par l'intermédiaire de brins de cordes coulissant dans des trous perces dans une plaque horizontale formant guide. Ces brins de cordes sont, d'une part, noués à une bague en ficelle elle-même enfilée dans un oeillet formé par l'extrémité supérieure de la lisse, puis nouée, et, d'autre part, fixés à un crochet mu par la mécanique. On entend par "arcade" l'ensemble formé par 4 cordes pliées de manière à constituer 4 boucles, 7 brins de cordes étant reliés à des lisses voisines, le 8 ème étant libre. Chaque arcade est reliée à la mécanique Jacquart par ses 4 boucles engagées dans un seul crochet. I1 est nécessaire de prévoir un accrochage des 4 boucles ou des 7 brins de l'arcade présentant une bonne résistance lors du fonctionnement prolongé du métier. Dans les procédés connus, la fixation des boucles de ficelle aux lisses et le maintien des boucles de corde au niveau du crochet sont assurés par nouage. Les noeuds ainsi formés sont encombrants et, notamment au niveau des arcades, ils frottent entre eux lors de la montée et de la descente des crochets, ce qui provoque la détérioration rapide de la corde par usures même dans le cas où l'on enduit extérieurement les noeuds de vernis pour les protéger. Afin de remédier à cet inconvénient, il a été proposé, dans un procédé également connu, de ne pas nouer les boucles de corde et les bagues de fitel- le, mais de les ligaturer par étranglement à l'aide d'un fil fin qui peut être ensuite enduit de colle, puis verni pour être protégé contre l'usure. Mais un tel procédé présente lui aussi des inconvénients. Le fil d'étranglement n'étant pas parfaitement solidaire des cordes, il est possible qu'un ou plusieurs brins soit mal fixé et glisse par rapport aux autres en se dégageant de la ligature lors du fonctionnement du métier. De plus, lorsqu'un brin dtune arcade casse, il est pratiquement impos sible de démonter la ligature pour remplacer la seule corde concernée : il faut remplacer l'arcade dans son intégralité. On rencontre la même difficulté de démontage au niveau de la bague de ficelle : si celle-ci casse, il est nécessaire de la brûler pour la désolidariser de la lisse, ce qui présente l'inconvénient de faire fondre la soudure de l'oeillet de la lisse au risque de l'ouvrir. La fixation de la partie inférieure de chaque lisse à un fuseau telle qu'elle est actuellement réalisée présente elle aussi des inconvénients. Pour permettre cette fixation, la lisse présente à sa partie inférieure un oeillet semblable à celui qui se trouve à sa partie supérieure, et la tête du fuseau est aplatie et percée d'un trou ; la fixation est assurée par un anneau passé dans l'oeillet et dans /le trou de la tête du fuseau,et fermé à la machine. il arrive que deux fixations voisines s'accrochent enre elles, ce qui perturbe le fonctionnement du métier. Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients en proposant un procédé pour la fixation des lisses de métier Jacquart à la mécanique Jacquart et aux fuseaux qui évite tout accrochage entre éléments voisins susceptible de nuire au bon fonctionnement des lisses, et qui assure sous un faible encombrement une fixation des cordes de liaison qui soit solide mais facilement remplaçable. Le procédé de fabrication d'arcades selon l'invention est caractérisé par le fait que l'on enfile une gaine en matière plastique thermorétractable sur l'ensemble des brins d'une même arcade et que l'on chauffe la dite gaine pour provoquer le serrage des brins, Le procédé de fixation d'une lisse à un brin d'une arcade selon l'invention est caractérisé par le fait que l'on enfile une gaine en matière plastique thermorétractable sur la bague et sur l'oeillet supérieur de la lisse et que l'on chauffe ladite gaine pour provoquer le serrage de la ficelle sur l'oeillet de la lisse. Le procédé pour la fixation d'un fuseau à une lisse est caractérisé par le fait que l'on enfile unegaine en matière plastique thermorétractable sur l'oeillet supérieur de la lisse, l'anneau et la tête du fuseau et que l'on chauffe la dite gaine pour provoquer le serrage de ces éléments, L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère aux figures ci-annexées, relatives à un mode de mise en oeuvre non limitatif du procédé, et dans lesquelles - la figure 1 est une vue schématique d'une partie du dispositif transmettant aux fils de chaîne le mouvement de la partie mécanique du métier, - la figure 2 est une vue montrant schématiquement la disposition des cordes formant une arcade, selon un mode préférentiel de mise en oeuvre du procédé selon Itinvention > - la figure 3 est une vue schématique d'un dispositif d'enfilage de l'arcade dans la gaine, - la figure 4 est une vue schématique d'une lisse attachée selon le procédé suivant l'invention, La figure 1 montre deux lisses verticales voisines 1 et 1' comportant chacune un maillon 2 - 2' traversé par un fil de chaîne 3 - 3',et l'ensemble du dispositif qui leur transmet le mouvement alternatif vertical, symbolisé par la flèche 4, de la partie mécanique du métier Jacquart,dont le crochet 5 est solidaire. Plusieurs lisses voisines, telles que 1 et 1', sont ainsi reliées à un même crochet 5, chacune par un brin de corde tel que 9 et 9' auquel elle est fixée par une ficelle telle que 8 et 8'. Ces brins sont en fait constitués par des cordes pliées en deux au niveau de l'accrochage, chaque corde formant deux brins. Les cordes destinées à un même crochet sont solidarisées à proximité de la boucle ainsi formée et constituent ce que l'on appelle une "arcade", comme le montre la figure 2 qui sera décrite plus loin. Dans les métiers habituellement utilisés, sept lisses sont ainsi reliées à un même crochet 5, les sept lisses voisines étant reliées à un crochet voisin animé d'un mouvement indépendant du mouvement du premier, ces mouvements étant adaptés au dessin que l'on veut donner au tissu fabriqué. Chaque lisse présente à chacune de ses extrémités un oeillet 6 et 7 réalisé par pliage du métal, puis soudure à l'étain (voir également figure 4). L'oeillet supérieur 7 sert à relier la lisse au crochet 5, par l'intermédiaire d'une ficelle 8 appellée couramment bague, enfilée dans l'oeillet puis nouée, et d'un brin de corde 9 noué à la bague 8 et fixé au crochet 5.L'oeillet inférieur 6 sert à relier la lisse à la tête de fuseau 20 par l'intermédiaire d'un anneau 21, généralement métallique, qui est enfilé dans l'oeillet 6 et dans le trou 22 percé à cet usage dans la tête du fuseau, puis fermé. Pour six des lisses reliées à un même crochet 5, les deux brins correspondant à deux lisses voisines sont constitués d'une même corde pliée en deux au niveau du crochet (voir figure 2). La corde correspondant à la septième lisse est elle aussi pliée en deux au niveau du crochet, mais son deuxième brin n'est pas relié à une lisse ; il ne sert qu'à la fixation de la corde. Dans un mode de mise en oeuvre préféré du procédé selon l'invention, représenté à la figure 2, ce brM 12' non relié à une lisse a pour rôle d'améliorer la solidarisation de l'ensemble des brins A cet effet, il est enroulé autour des autres brins 9 à 12 de l'arcade. Lors de la confection de l'arcade, les huit brins sont encollés sur une faible partie de leur longueur à proximité de la boucle, Ils sont ensuite introduits dans la gaine de matière plastique thermorétractable 13 quj & surera leur maintien. Pour celà, comme il est montré à la figure 3, on passe dans les quatre boucles formant l'arcade un fil fin 14 que l'on noue en boucle. On passe un crochet 15 à l'intérieur de la gaine et, en maintenant l'ensemble del'arcade à l'aide du fil 14 tendu par le crochet 15, on pousse la gaine 13 sur l'arcade jusqu'à ce qu'elle soit dans la position requise, couvrant le brin 12' enroulé autour des autres, dans le cas décrit. La gaine est ensuite chauffée et se rétracte sous l'action de la chaleur, assurant un serrage énergique des brins de arcade, ceux-ci étant également solidarisés par la colle dont on les a enduits. Le fil 14 est ensuite éliminé et la fixation enduite de vernis. Les brins d'une même arcade sont ainsi parfaitement solidaires les uns des autres et la gaine, maintenueen postion par le brin 12', ne peut glisser. D'une part, une telle fixation est peu encombrante puisqu'il n'y a pas de noeud à proximité du crochet ; on élimine ainsi les problèmes d'usure rapide. D'autre part, une telle fixation est facilement remplaçable pour permettre le changement d'une seule cordes constitutivesd'une arcade : il suffit en effet de chauffer à nouveau la gaine pour la faire fondre. Les brins des arcades ainsi confectionnees sont ensuite passés dans les trous 16 d'une plaque horizontale 17 (figure 1) solidaire du bâti de la machine, ces trous, alignés et équidistants, cotant destinés à servir de guides aux brins et, par leur intermédiaire, aux lisses lors du fonctionnement du métier. Comme il a été dit plus haut, chaque brin, par exemple 9, est relié à son extrémité inférieure à l'oeillet supérieur 7 d'une lisse par l'intermédiaire d'une bague de ficelle 8 à laquelle il est noué. Dans l'invention, comme le montre la figure 4, la fixation de la bague 8 sur la lisse 1 est également assurée et protegée par une gaine en matière plastique thermorétractable 18. Le noeud 19 de la bague 8 est amené à l'intérieur de l'oeillet 7 de la lisse, et la gaine 18 est fixée sur cet oeillet, couvrant celui-ci et le noeud de la bague. Comme ci-dessus, la gaine est ensuite vernie. Si au cours du fonctionnement du métier, une ficelle 8 vient à casser, il suffit de chauffer la gaine 18 pour la faire fondre et changer la ficelle. La température de fusion de la gaine étant faible, la soudure de l'oeillet 7 n'est pas détérioré par le chauffage. La figure 4 montre également la façon dont est réalisée, dans l'invention, la protection de la fixation d'une tête de fuseau 20 à l'oeillet inférieur 6 d'une lisse par l'intermédiaire d'un anneau 21. Une gaine de matière plastique thermorétractable 23 est enfilée sur l'oeillet 6, sur l'anneau 21 et sur la tête du fuseau 20 puis chauffée, ce qui assure son maintien par serrage. Là encore, l'utilisation d'une gaine en matière plastique thermorétractable élimine tout risque d'accrochage entre deux lisses voisines, en couvrant toutes les aspérités de la fixation. REVENDICATIONS 1) Procédé de fabrication d'une arcade destinée, dans les métiers Jacquart, à assurer la liaison entre, d'une part, des crochets reliés à la mécanique Jacquart et, d'autre part, des lisses, les dites arcades étant constituées de plusieurs cordes juxtaposées formées en boucles, chaque corde constituant deux brins, caractérisé par le fait que l'on enfile une gaine en matière plastique thermorétractable sur l'ensemble des brins d'une même arcade et que l'on chauffe la dite gaine pour provoquer le serrage des brins, 2) Procédé pour la fixation d'une lisse à un brin d'une arcade par l'intermédiaire d'une bague de ficelle nouée à laquelle est noué le dit brin de l'arcade, la lisse présentant à son extrémité supérieure un oeillet dans lequel est enfilée la bague de ficelle, caractérisé par le fait que l'on enfile une gaine en matière plastique thermorétractable sur la bague et sur l'oeillet de la lisse et que l'on chauffe la dite gaine pour provoquer le serrage de la ficelle sur l'oeillet de la lisse. 3) Procédé pour la fixation d'un fuseau à une lisse par l'intermédiaire d'un anneau, le fuseau présentant un trou au niveau de sa tête et la lisse présentant à son extrémité inférieure un oeillet, l'anneau de fixation étant enfilé dans le trou de la tête du fuseau et dans l'oeillet puis fermé, caractérisé par le fait que l'on enfile une gaine en matière plastique thermorétractable sur l'oeillet, l'anneau et la tête du fuseau et que l'on chauffe la dite gaine pour provoquer le serrage de ces éléments. 4) Procédé de fabrication d'une arcade selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'une arcade est formée d'un nombre pair de brins, que l'on relie ces brins à des lisses voisines à raison d'un brin par lisse à ltexception de l'un d'entre eux que l'on enroule autour des autres brins de l'arcade, que l'on enfile une gaine en matière plastique thermorétractable sur l'ensemble des brins au niveau de cet enroulement et que l'on chauffe la dite gaine pour provoquer le serrage des brins. 5) Procédé de fixation d'une lisse à un brin d'une arcade selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on place le noeud de la bague à l'intérieur de l'oeillet, que l'on enfile une gaine en matière plastique thermorétractable sur la bague et sur l'oeillet et que l'on chauffe la dite gaine pour provoquer l'emprisonnement du noeud dans l'oeillet et le serrage de la ficelle sur l'oeillet.