La présente invention concerne l'approvisionnement en eau potable et en eau industrielle, ainsi que lflrriga- tion, et a notamment pour objet une installation flottante pour la clarification ou l'épuration de l'eau par précipitation ou dépit des particules en suspension à l'endroit de la prise d'eau de surface. Une telle installation revaut une importance particulière lors de la préclarification d'eaux de forte turbidité utilisées dans la production d'eau potable. A l'heure actuelle, la prdelarification de l'eau par précipitation des particules solides en suspension s'effectue dans des ouvrages de traitement d'eau en bordure, ou ouvrages'eriverains", tels que décanteurs, clarificateurs, filtres à tambour, microfiltres etc. La préclarification de l'eau dans les ouvrages riverains est liée au problème de l'accumulation, du traitement et de l'utilisation de la boue, ainsi qu'à la construction d'accumulateurs de boue pour déshydrater la boue, et à la mise au point de systèmes permettant la réutilisation de l'eau décante dans l'accumulateur de boue. Normalement on n'a pas recours à la clarification de 1'eau à l'endroit de sa prise d'une source de surface. De ce fait, les particules solides en suspension dans le courant d'eau provoquent l'usure par abrasion des pompes dont sont munis les dispositifs de prise d'eau. La mEme cause est à l'origine du colmatage des canalisations d'écoulement libre (par gravité) et de distribution ainsi que des chambres de réception installées dans les ouvrages de traitement d'eau riverains. Cela a lieu en particulier quand l'eau prise se caractérise par une haute teneur en particules en suspension, ce qui nécessite des travaux supplémentaires de réparation des pompes et des canalisations. Afin de pouvoir clarifier l'eau à l'endroit de sa prise à partir d'une source de surface, on a proposé d'utiliser des décanteurs à immersion (voir E.S.Posgate "Submerged Enclosures May Help Sink Plant Problems", "Water and Wastes Engineering", Vol. 14, NO 9, p.p. 127133, 1977). Un tel décanteur est incorporé dans une cuve en forme de voûte immergée dans un bassin et maintenue à une profondeur prescrite par des câbles fixés au fond dudit bassin. Il se produit dans le décanteur une préclarification de l'eau, qui est ensuite acheminée vers les ouvrages de traitement d'eau riverains pour sa clarification ultérieure. L'utilisation de ce type de décanteur donne lieu à des difficultés considérables. Premièrement, afin de protéger la cuve en forme de voûte contre la destruction due à effet des chocs hydrauliques, il faut qu'elle soit alimentée en permanence en air, d'où la nécessité pour l'usine de traitement de l'eau d'être équipée de compresseurs. Deuxièmement, pour évacuer périodiquement la boue accumulée au fond de la cuve, il faut utiliser des dragues aspirantes, ce qui complique l'exploitation de l'ensemble de traitement de l'eau et rend ce traitement plus coûteux. Troisièmement, les opérations d'entretien et de réparation du décanteur nécessitent l'intervention de plongeurs munis d'un outillage approprié. Quatrièmement, bien que le volume de tels décanteurs soit important, leur rendement reste relativement faible. Compte tenu des facteurs précités, les décanteurs à immersion n'ont pas,dans la pratique, trouvé application dans les techniques de traitement d'eau. On connaît également une installation flottante pour la clarification de l'eau (voir le brevet d'invention des Etats Unis d'Amérique NO 3613889), qui comporte un moyen flottant sur lequel sont montés un décanteur et une conduite pour l'évacuation de l'eau clarifiée. Le décanteur est incorporé dans une enveloppe et comprend des tuyaux disposés sous un angle par rapport à l'horizontale et formant plusieurs canaux parallèles. Ces canaux sont ouverts à leurs deux extrémités pour permettre le passage d'un courant ascendant de liquide, en particulier d'eau résiduaire . Les tuyaux sont fixés à l'enveloppe par leurs bouts supérieurs de façon à former le fond de cette enveloppe, ce qui permet à l'eau clarifiée de s'y a accumuler. L'installation est disposée dans un réservoir fixe dans lequel arrive l'eau à traiter en provenance d'un bassin. Lors du passage de l'eau en régime laminaire à travers les tuyaux du décanteur, il se produit une séparation des phases par gravité : les particules solides en suspension se séparent de l'eau et se déposent à la surface interne inférieure des tuyaux. Le dépôt formé glisse à contre-courant (par rapport au sens du courant d'eau) jusqu'au fond du réservoir. L'eau clarifiée est évacuée de l'enveloppe par une conduite qui l'achemine hors du réservoir, vers les postes de traitement ultérieur. L'utilisation pratique d'une telle installation donne lieu à certaines difficultés. Du fait que le prélèvement de l'eau clarifiée s'effectue dans l'enveloppe localement, c'est-à-dire dans la zone de l'ouverture d'entrée de la conduite d'évacuation, le prélèvement régulier de l'eau clarifiée de tous les canaux du décanteur n'est pas assuré, ce que se traduit par des vitesses différentes des courants d'eau dans ces canaux. Il en résulte une diminution du taux de clarification de l'eau et une répartition irrégulière de la charge exercée par la boue sur les tuyaux du décanteur, ce qui empêche l'évacuation régulière de la boue de ces tuyaux. Le caractère irrégulier du prélèvement de l'eau s'accentue avec la diminution de la hauteur de la colonne d'eau dans l'enveloppe au-dessus de la surface du décanteur et avec l'accroissement de la surface de celui-ci. Lors des variations du niveau d'eau dans le réservoir, il se produit de brusques modifications de la hauteur de la colonne d'eau et du débit d'eau dans la conduite d'évacuation. Cela perturbe le régime hydrodynamique dans les canaux du décanteur, de sorte que les particules précipitées sont entraînées des différents canaux vers la zone de l'eau clarifiée. Ces facteurs empêchent le déroulement normal du processus de clarification de l'eau et nuisent à sa qualité. Il est à noter, en outre, que cette installation ne permet pas de résoudre le problème de la clarification de l'eau à l'endroit de sa prise du bassin, puisqu'elle est conçue pour fonctionner dans un réservoir fixe construit sur la rive et faisant partie de l'ensemble des ouvrages de traitement de l'eau. En outre, pour pouvoir évacuer la boue du réservoir, la traiter et l'utiliser, il faut disposer de moyens techniques appropriés, comme ceux prévus dans les ouvrages de clarification d'eau riverains connus. Etant donné que la boue va du décanteur au réservoir et s'accumule au fond de ce dernier, le taux d'utilisation volumétrique de l'ensemble "installation flottante réservoir", c'est-à-dire le rapport entre le volume de l'eau clarifiée et le volume total de l'ensemble, est relativement faible. En cas d'utilisation de l'installation directement dans un courant ouvert, par exemple dans une rivière, les difficultés suivantes surgissent. Vu que la vitesse du courant dans la rivière dépasse sensiblement (de 30 à 40 fois) la vitesse à laquelle l'eau monte par les canaux du décanteur, il se produit un tourbillonnement du courant au voisinage des ouvertures d'entrée de ces canaux, ce qui empêche la répartition uniforme des courants entre les canaux. Dans un courant d'eau ouvert, on constate que les ouvertures d'entrée des canaux sont obturées par de petits objets (morceaux de bois, branches, algues, etc.) ainsi que par de petits poissons, ce qui conduit à une diminution du rendement du décanteur et à sa mise hors de service. A cet effet, l'installation est placée dans un réservoir fermé, et non dans un bassin. L'invention a pour but i pallier les inconvénients cités ci-dessus. L'invention vise pour cela une installation flottante pour la clarification de l'eau, qui, $râpe à la création d'un système d'amenée d'eau en courants séparés au décanteur et à un prélèvement régulier de l'eau de la surface de ce dernier, permettrait la clarification de l'eau directement à l'endroit de sa prise de la source d'eau. Ce problème est résolu à l'aide d'une installation flottante pour la clarification de l'eau, contenant un moyen flottant sur lequel sont montés un décanteur incorporé dans une enveloppe et équipé de plusieurs canaux parallèles disposés sous un angle par rapport à l'horizontale et ouverts à leurs deux extrémités pour permettre le passage à courant ascendant de l'eau du bassin et le dépôt sur leurs parois des particules solides en suspension dans ledit courant suivi du glissement des dépôts de particules (boue) dans le bassin, et d'ureconduite d'évacuation de l'eau clarifiée, ladite installation étant caractérisée, selon l'invention, en ce qu'elle est munie de cloisons verticales afin d'assurer l'amenée de l'eau au décanteur en courants séparés, lesdites cloisons étant fixées à la partie inférieure de l'enveloppe du décanteur et servant à diviser celle-ci en cellules mises en communication avec les ouvertures d'entrée des canaux du décanteur, et d'un collecteur permettant le prélèvement régulier de l'eau partant du décanteur, ledit collecteur étant constitué par un système de canaux horizontaux se réunissant en un canal unique communiquant avec ladite conduite. Les cellules formées dans la partie inférieure de l'enveloppe du décanteur assurent un régime hydrodynamique stable d'amenée du courant d'eau à tous les canaux du décanteur et empêchent la formation de tourbillonnements du courant d'eau aux ouvertures d'entrée des canaux. Dans la zone des cellules, les particules solides en suspension dans le courant entrent en collision avec la masse de boue sortant des canaux, de sorte qu'il se forme dans cette zone une couche de particules en suspension et que lors de leur passage à travers cette couche les nouvelles particules solides arrivant avec le courant s'agglomèrent avec les particules de la couche en suspension. Cela intensifie le processus de précipitation des particules solides et, par conséquent, accélère le processus de clarification de l'eau. Le prélèvement régulier de l'eau de la surface du décanteur à l'aide d'un collecteur permet ltévacuation de l'eau clarifiée de tous les canaux du décanteur à une même vitesse. On obtient ainsi un caractère régulier de la précipitation des particules solides dans tous les canaux. Grace au prélèvement régulier de l'eau de la surface du décanteur il se forme au-dessus de celui-ci une colonne d'eau clarifiée de hauteur constante, permettant un débit d'eau stable dans le conduit d'évacuation, quelles que soient les variations du niveau d'eau dans le bassin. Il est avantageux que le collecteur mentionné soit formé par une cloison annulaire disposée à l'intérieur de l'enveloppe du décanteur, suivant le périmètre de celui-ci, et par ladite enveloppe. Une telle conception de l'installation, qui est relativement simple à réaliser, convient pour une usine de traitement d'eau à rendement moyen (de 5 à 25000 m3/åouA Il est intéressant de réaliser le collecteur mentionné sous forme d'auges ou analogues réparties sur la surface du décanteur, au-dessus des ouvertures de sortie de ces canaux. L'installation flottante ainsi conçue convient pour une usine de traitement d'eau de faible rendement et même de rendement élevé (plus de 25 000 m3/åour). Il est avantageux d'utiliser une telle installation avec un décanteur de surface relativement grande afin de faciliter le prélèvement de l'eau clarifiée de la surface du décanteur. Il est aussi possible de concevoir une installation flottante dans laquelle le collecteur serait réalisé sous forme de tuyaux perforés répartis sur la surface du décanteur, au-dessus des ouvertures de sortie de ses canaux. Une telle installation convient pour une usine de faible rendement (jusqu'à 5 000 m3/jour), avec une consommation d'eau journalière très irrégulière. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparattront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, avec références aux dessins non limitatifs annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement une installation flottante pour la clarification de l'eau, réalisée suivant un premier mode de réalisation, dans lequel le collecteur se présente sous forme d'une enveloppe et d'une cloison annulaire placée à l'intérieur de celleci (sur cette figure et sur les figures qui vont suivre, les sens de mouvement de l'eau et de la boue sont indiqués par des flèches); - la figure 2 est une vue en plan, avec arrachement partiel, de l'installation représentée sur la figure 1; ; - la figure 7 est une vue en perspective du décanteur de l'installation flottante; - la figure 4 représente un autre mode de réalisation de l'invention, dans lequel le collecteur est réalisé sous forme d'auges (pour plus de clarté, le moyen flottant n'est pas montré); - la figure 5 est une vue en plan, avec arrachement partiel, de l'ensemble représenté sur la figure 4; - la figure 6 représente un autre mode de réalisation de l'invention, dans lequel le collecteur est réalisé sous forme de tuyaux perforés (pour plus de clarté, le moyen flottant n'est pas représenté); - la figure 7 est une vue en plan, avec arrachement partiel, de l'ensemble représenté sur la figure 6;; - la figure 8 représente schématiquement le processus de formation d'une couche de particules en suspension dans les cellules de l'enveloppe). L'installation flottante pour la clarification de l'eau contient un moyen flottant 1 (figure 1) sur lequel sont montés une pompe 2 et un décanteur 3 placé dans une enveloppe 4. Le décanteur 3 est relié à la tubulure d'aspiration de la pompe 2 par l'intermédiaire d'une conduite 5 d'évacuation de l'eau clarifiée. La tubulure de refoulement de la pompe 2 est reliée par une conduite 6, par l'intermédiaire d'une charnière 7, à la canalisation 8 d'amenée d'eau clarifiée aux ouvrages en bordure ou riverains. La charnière 7, en assurant une liaison souple entre l'installation et les ouvrages riverains, permet à celle-ci de fonctionner normalement en cas de variations du niveau d'eau dans la rivière 9. Au lieu de la charnière on peut utiliser dans le même but un tuyau flexible. L'installation selon l'invention est munie d'un collecteur 10 pour le prélèvement regulier de l'eau clarifiée. Ce collecteur se présente sous la forme d'un système de canaux horizontaux se réunissant en un canal unique relié à la conduite 5. Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 1 et 2, ce collecteur est formé par une enveloppe 4 et une cloison annulaire Il disposée à l'intérieur de celle-ci, suivant le périmètre du décanteur 3. Autour du décanteur 3 sont ainsi formés des canaux périphériques 12 (figure 2) se réunissant en un canal d'évacuation unique 13. La cloison Il sert à séparer la zone 14 d'évacuation de l'eau clarifiée (figure 1) de la zone 15 de prélèvement de ladite eau et permet la formation d'une colonne d'eau constante au-dessus de la surface du décanteur, quelles que soient les variations du niveau d'eau dans la rivière. La hauteur de la cloison Il est choisie en fonction de la surface du décanteur 3 et du rendement voulu de l'installation. Le décanteur 3 (figure 3) est réalisé sous forme d'un ensemble de lames 16 en U, disposées dans l'enveloppe 4 parallèlement l'une à l'autre et sous un angle par rapport à l'horizontale, de façon à former entre elles des canaux 17. Ces canaux sont ouverts à leurs deux extrémités pour permettre le passage à courant ascendant de l'eau du cours d'eau 9. Les meilleurs résultats sont obtenus dans le cas où les lames 16 sont disposées sous un angle de 450 à 650 par rapport à l'horizontale. L'angle dginclinai- son choisi des canaux 17 permet leur auto-nettoyage permanent. Le décanteur 3 est disposé, par rapport au moyen flottant 1, de façon que les ouvertures de sortie des canaux 17 soient disposées plus bas que le niveau d'eau dans le bassin quand l'installation est immergée dans celui-ci. Bien entendu, au lieu des lames 16, on peut utiliser dans le décanteur d'autres éléments qui puissent former les canaux d'une section quelconque. Par exemple, on peut réaliser le décanteur 3 sous forme d'un ensemble de tuyaux (non montrés). Dans la partie inférieure de l enveloppe 4 sont fixées les cloisons longitudinales et transversales verticales 18-la divisant en cellules 19 communiquant avec les ouvertures d'entrée (inférieures sur le dessin) des canaux 17. La hauteur des cloisons 18 est choisie suffisante pour former dans les cellules 19 une couche de particules solides en suspension, d'une hauteur minimale, dans le courant d'eau. Les cloisons 18 assurent non seulement un régime hydrodynamique stable de l'amenée d'eau aux canaux 17, mais rendent plus rigide la construction du décanteur 8 et servent, au besoin, de support à des grilles empêchant le passage des poissons. On a recours à ces grilles dans le cas où l'eau est prisedansdesbass2s destinés à l'alevinage. Outre la . variante montrée sur les figures 1 et 2, le collecteur 10 peut être réalisé par exemple sous forme d'auges 20 (figures 4 et 5) ou de tuyaux perforés 21 (figures 6 et 7) répartis sur la surface du décanteur 8, au-dessus des ouvertures de sortie des canaux 17. Les auges 20 (figure 4) et la cloison annulaire Il (figure 1) peuvent être réalisées à bord lisse ou denté comme montré sur la figure 4. Dans ce dernier cas, lors de variations soudaines du niveau d'eau dans la rivière on obtient une autorégulation du débit de l'eau partant du décanteur 3, tout en conservant,au-dessus des ouvertures des canaux 17 du décanteur 3, une colonne d'eau de hauteur minimale permettant d'assurer le départ régulier de l'eau. L'installation décrite fonctionne comme suit. L'installation est placée dans une rivière 9 ou dans un cours d'eau du un bassin d'eau quelconque, et est mise en communication par des canalisations aux ouvrages de traitement d'eau riverains. La pompe 2 étant mise en marche, le niveau d'eau dans l'enveloppe 4 s'abaisse par rapport au niveau de la rivière 9. La différence de ces niveaux s'accroît d'autant plus que le débit d'eau aspirée augmente. La différence des niveaux d'eau dans la rivière 9 et dans l'enveloppe 4 fait progresser l'eau à courant ascendant à travers les cellules 19 par les canaux inclinés 17 du décanteur 3 (voir la figure 8). Les cellules 19 formées dans la partie inférieure de l'enveloppe 4 empêchent les tourbillonnements d'eau à l'entrée des canaux 17. De la sorte, l'eau arrive dans les canaux 17 sous forme d'un courant calme, laminaire dont la vitesse ne dépasse pratiquement pas 0,01 m/s, alors que la vitesse du courant dans la rivière peut atteindre 2 m/s et même plus. Lors du mouvement à courant laminaire de l'eau dans les- canaux 17, il se produit une précipitation régulière des particules solides en suspension, qui glissent sur les parois des canaux à travers les cellules 19 dans la rivière 9 et sont emportées par celle-ci. Cela empêche l'accumulation d'un excès de boue sur le fond du bassin à l'endroit où fonctionne l'installation. Compte tenu du mouvement opposé du courant de la rivière, dû à l'arrivée de l'eau dans les cellules et au glissement de la boue à partir des canaux inclinés 17, il se forme en permanence, dans la zone entre les cloisons 18, une couche 22 de particules solides en suspension. La formation d'une telle couche favorise l'agrégation des particules solides, entraînées dans les cellules 19 par l'eau de la riviere, avec celles de la couche. Grtce à cette agrégation, les particules solides arrivant dans les canaux 17 se déposent plus rapidement, ce qui améliore le taux de clarification de l'eau. Le processus décrit ci-dessus s'accélère quand l'eau de la rivière contient des particules argileuses possédant des propriétés adsorbantes (montmorillonite ou autres argiles bentonitiques); Cela permet d'utiliser l'installation aussi bien dans des rivières à faible teneur qu'à forte teneur en particules en suspension, puis.que le taux de clarification de l'eau augmente en fonction de l'aug- mentation de la quantité de particules en suspension dans l'eau. L'eau clarifiée sortant des canaux 17 arrive dans la partie supérieure de l'enveloppe 4 (figure 1), en formant au-dessus de ces ouvertures une colonne d'eau (zone 15 de prélèvement de l'eau clarifiée). Ensuite, l'eau clarifiée arrive régulièrement dans le collecteur 10, puis elle est refoulée par la pompe 2 dans les conduites 5 et 6 vers les ouvrages riverains pour son traitement ultérieur ou pour son usage direct. Dans la variante de l'installation représentée sur les figures 1 et 2, l'eau clarifiée s'écoule de la zone 15 à travers la cloison annulaire Il dans les canaux périphériques 12 pour arriver ensuite, par le canal d'évacuation 13, dans la conduite 5. Dans les variantes représentées sur les figures 4 et 6, l'eau partant de l'enveloppe 4 arrive respectivement dans les auges 20 à travers leurs bords, ou bien dans les tuyaux 21 par les ouvertures de ces derniers, après quoi elle est amenée dans la conduite 5. il est à noter que, quelle que soit la variante de l'installation proposée, la hauteur de la colonne d'eau formée au-dessus des ouvertures de sortie des canaux 17 reste invariable lors des variations du niveau d'eau dans le bassin et du débit de l'eau clarifiée. Le collecteur 10 réalisé sous forme d'un système des canaux horizontaux couvrant toute la surface du décanteur 3 permet le prélèvement régulier de l'eau clarifiée à partir de toute la surface mentionnée, ce qui permet d'égaliser la vitesse du courant d'eau dans tous les canaux 17 du décanteur 3 et d'obtenir une répartition uniforme de la charge de boue à laquelle celui-ci est soumis. L'amenée de l'eau de la rivière au décanteur 3 en plusieurs courants à travers les cellules 19 et le prélèvement régulier de l'eau clarifiée par le collecteur 10 permettent d'obtenir un régime hydrodynamique stable du fonctionnement de l'installation et d'augmenter par conséquent sa fiabilité,tout enassurant le taux voulu de clarification de l'eau. Compte tenu du fait que la vitesse du courant d'eau passant par les cellules 19 dans les canaux 17 est sensiblement inférieure à celle du courant dans la rivière, l'aspiration de petits poissons dans l'installation est exclue. Le choix de la variante la plus appropriée de réalisation de l'installation dépend du rendement voulu de l'usine de traitement d'eau, des caractéristiques morphologiques de la source d'eau et du régime de consommation journalière de l'eau. Ainsi, dans le cas d'une usine de traitement d'eau à faible rendement (notamment jusqu'à 5.000 m3/jour), d'une turbidité peu importante de l'eau (par exemple d'une eau dont la teneur en particules en suspension peut atteindre 1.500 mg/l), et d'une consommation d'eau journalière très irrégulière, il convient d'utiliser une installation selon la variante montrée sur les figures 6 et 7. Afin que l'installation fonctionne normalement, les per-tes de pression d'eau dans le collecteur 10 et dans la conduite 5 ne doivent pas dépasser 1,5in2,0 m de colonne d'eau. Dans le cas dune usine de traitement d'eau à rendement moyen (notamment de 5.000 à 25.000 m3/jour), d'une forte turbidité de la surface d'eau (par exemple de 1.500 à 5.000 mg/l et plus), il y a un avantage à utiliser la variante représentée sur les figures 1 et 2. Pour une usine à grand rendement (plus de 25.000 m3/jour) possédant un décanteur à grande surface, il est intéressant d'-utiliser la variante représentée sur les figures 4 et 5, car dans ce cas le prélèvement régulier de l'eau clarifiée à partir de toute la surface demande une eonsonmnation d'énergie moins importante que dans la variante représentée sur les figures 1 et 2. L'installation flottante proposée, quelle que soit la variantedesaréalisation, convient pour divers schémas technologiques de traitement de l'eau. Les recherches realisées dans le domaine de la clarification de l'eau prise d'une rivière contenant de 1.200 à 5.200 mg/l de particules en suspension montrent que, pour un rendement spécifique de l'installation allant de 20 à 30 m3/h par m2 de surface du décanteur, le taux de clarification de l'eau constitue de 40 à 75%. Il a été établi que plus la quantité de particules en suspension est importante, plus la clarification est efficace La plus haute efficacité de clarification s'obtient dans une eau contenant de préférence des particules en suspension dont la dimension hydraulique est égale ou supérieure à 0,2 mm/s. il est à noter que dans le cas où l'eau est prise d'une rivière, les particules de sable sont pratiquement chassées de l'eau traitée, ce qui évite leur effet abrasif sur les organes de la pompe dont est muni le dispositif de prise d'eau. En cas d'utilisation de l'installation flottante pour les besoins de l'irrigation, où les exigences en ce qui concerne la qualité de la clarification sont sensiblement moins rigoureuses que celles requises dans le domaine de l'approvisionnement en eau (de 20 à 25%) le rendement spécifique de l'installation atteint 75 m3/h par m2 de surface du décanteur. Dans ce cas, la surface de la section de passage des canaux du décanteur doit être choisie de façon que le nombre de Reynolds ne dépasse pas 500. La construction décrite de l'installation flottante assure un taux élevé'd'utilisation volumétrique de celleci (de 0,85 à 0,90), ainsi qu'un prélèvement stable de l'eau à une même profondeur, tout en assurant le taux de clarification requis, et ce, quelles que soient les variations du niveau de l'eau dans la source ou ses caractéristiques morphologiques. L'utilisation de l'installation flottante proposée évite la construction d'ouvrages riverains pour le prétraitement d'eau, la déshydratation et l'évacuation de la boue, diminue la consommation d'eau pour les besoins propres des ouvrages de traitement d'eau ce qui permet d'augmenter l'approvisionnement en eau des consommateurs. En même temps, l'exploitation des ouvrages de traitement d'eau devient plus simple et on peut réduire l'aire du terrain nécessaire pour la construction des ouvrages. L'installation décrite permet d'éviter le rejet brutal de la boue dans la rivière, ce qui est particulièrement important pour la protection de l'environnement contre la pollution. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection, comme revendiquée. REVENDICATIONS 1.- Installation flottante pour la clarification de l'eau, du type comportant un moyen flottant sur lequel sont montés : un décanteur placé dans une enveloppe et équipé de plusieurs canaux parallèles disposés sous un angle par rapport à l'horizontale et ouverts à leurs deux extrémités pour permettre le passage à courant ascendant de l'eau d'une source d'eau à clarifier, telle que cours d'eau, bassin, pièce d'eau ou analogue, et le dépôt, sur les parois desdits canaux, des particules solides en suspension dans ledit courant, suivi du glissement des particules déposées, ou boue, dans ledit cours d'eau; et une conduite d'évacuation de l'eau clarifiée, caractérisée en ce qu'elle comporte des cloisons verticales pour l'arrivée de l'eau dans le décanteur en plusieurs courants séparés, lesdites cloisons étant fixées sur l'enveloppe du décanteur, dans la partie inférieure de ce dernier, et partageant celle-ci en cellules ou sections mises en communication avec les ouvertures d'entrée des canaux du décanteur, et un collecteur pour le prélèvement régulier de l'eau partant du décanteur, ledit collecteur étant constitué par un système de canaux horizontaux se réunissant en un canal unique communiquant avec ladite conduite. 2.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit collecteur est formé d'une part, par une cloison annulaire disposée dans l'enveloppe du décanteur, suivant son périmètre, et d'autre part, par ladite enveloppe. 3.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit collecteur est réalisé sous forme d'auges réparties sur la surface du décanteur, au-dessus des ouvertures de sortie de ses canaux. 4.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit collecteur est réalisé sous forme de tuyaux perforés répartis sur la surface du décanteur, au-dessus des ouvertures de sortie de ses canaux.