La présente invention concerne un dispositif permettant d'obturer au moins temporairement, et éventuellement de manière permanente des canaux ou des cavités du corps humain, ou d'un animal, en particulier les oviductes et les conduits spermatiques Le corps des êtres humains et des animaux présente un grand nombre de canaux et conduits (plus brièvement ci-après : canaux) que des fluides et/ou d'autres substances ou éléments empruntent. Dans certains cas, il est souhaitable d'obturer un tel passage. A des fins contraceptives, on peut ainsi obturer les conduits spermatiques et les oviductes (trompes de fallope), ce qui empêche le passage des oeufs et du sperme. Dans le cas de certaines maladies vasculaires, par exemple, il peut etre souhaitable de stopper ltécoulement du sang dans certains vaisseaux.Ceci est possible aussi bien du coté artériel que du côté veineux de la circulation sanguine. Les techniques utilisées à ce jour dans ce but présentent des inconvénients, et par exemple le passage dans le canal s'est révélé difficile à obturer totalement et/ou à réouvrir éventuellement. Les dispositifs conçus dans ce but présentent dans la technique antérieure des problèmes de mise en place ; dans le cas des dispositifs contraceptifs tels que décrits dans le brevet britannique n 1 460 077, on rencontre des problèmes d'obturation pour les dimensions des canaux rencontrés. L'invention a pour objet un dispositif permettant dtéliminer les inconvénients mentionnés ci-dessus, et permettant d'obturer des canaux biologiques de manière sûre, par adaptation de la dimension du dispositif à la dimension du canal. Un autre objet de ltinvention est de proposer un dispositif qu'il est possible de retirer du canal biologique dans lequel il a été inséré, L'invention concerne plus précisément un dispositif constitué par un élément qui, lorsqu'il est mis en contact avec un fluide corporel, gonfle d'au moins 20 %, et qui est essentiellement inerte vis-àvis des fluides corporels et des tissus environnants. D'autres caractéristiques et avantages de llinvention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre et en se référant au dessin annexé, sur lequel - la figure 1 représente une vue partiellement en coupe des oviductes, chez la femme, y compris l'utérus et les ovaires, et représente des dispositifs selon l'invention mis en place dans les oviductes, - la figure 2 représente une vue en coupe longitudi nale agrandie d'un dispositif selon l'invention,et et - la figure 3 représente une vue en coupe transversale dudit dispositif. Comme cela a été mentionné, ledit dispositif selon ltinvenvion est constitué par un élément qui gonfle d'au moins 20 % au contact d'un fluide corporel. En dehors de ce gonrlement, ledit élément est essentiellement inerte vis-à-vis des fluides corporels et des tissus environnants. Le gonflement de ltélément au contact d'un fluide corporel est de préférence d'au moins 40 X, par exemple d'au moins 80 %. Ce gonflement peut être compris entre 20 et 300 %, en dilatation linéaire. Les canaux des êtres humains et des animaux, que lton peut obturer par ce dispositif, sont par exemple les vaisseaux sanguins, les urètres, les conduits spermatiques, les oviductes, etc. La forme géométrique de ltélément n'a pas d'importance critique et cet élément peut être essentiellement cylindrique, sphérique ou en forme d'oeuf. Cependant, la section transversale est de préférence circulaire, correspondant à celle du canal à obturer. Cette section trans versale de l'élément selon llinvention est de préférence suffisamment petite pour que l'on puisse introduire commodément le dispositif dans le canal considéré. Le dispositif selon l'invention convient particulière- ment comme dispositif de contraception. Dans ce cas, l'élément selon ltinven- tion est inséré dans les conduits spermatiques ou les oviductes. L'élément est dans ce cas, de préférence, muni d'un fil permettant de l'enlever normalement sans incision chirurgicale. Ce fil peut être constitué d'un matériau opaque aux rayons X, ce qui permet la localisation de l'élément. Cet élément peut également contenir des substances opaques aux rayons X. Au contact d'un fluide corporel, le matériau selon l'invention gonfle d'au moins 20 X, de préférence d'au moins 40 %, par exemple d'au moins 80 %, et ce gonflement peut même atteindre 300 Z. Dans d'autres domaines, le matériau doit être essentiellement inerte et non toxique, vis-à-vis des fluides corporels et des tissus environnants, et ne doit pas être absorbé par le corps humain. On citera notamment les hydrogels comme matériaux convenables. Ces matériaux gonflent par absorption de l'eau du fluide corporel.Des hydrogels convenables sont les polymères et copolymères du type acrylique, comme par exemple les polyacrylamides réticulés, et les polymères et copolymères d'esters méthacryliques présentant au moins un groupe hydroxy dans la chaîne latérale. Un monomère préféré est le méthacrylate de 2-hydroxyéthyle ou les monométhacrylates de di- ou triéthylèneglycol ou de 2,3-dihydroxypropane. Comme agents de réticulation, on citera notamment les acrylates polyfonctionnels comme les diesters des mêmes glycols, par exemple bis-méthacrylate d7éthylène- glycol. Par choix d'un copolymère consistant en un monomère hydrophile et en un monomère hydrophobe, on peut régler le taux de dilatation et la teneur en eau dans de larges limites, en réglant les proportions de monomère hydrophile et de monomère hydrophobe. Le taux de gonflement au#nte si I'on augmente la proportion de monomère hydrophile. L'élément selon l'invention doit être élastique et plastique seulement dans une très faible mesure. A ltétat non gonflé (non hydraté), il doit être rigide et/ou dur, mais doit de préférence devenir plus souple au gonflement. L'élément selon l'invention peut contenir un matériau de renforcement, par exemple une armature, et peut également contenir des substances opaques aux rayons X, par exemple des sels de baryum ou de bismuth. On introduit l'élément selon 11 invention dans le canal, à l'état non gonflé, et l'élément gonfle ensuite au contact d'un fluide corporel, de telle manière que ltélément, que l'on peut insérer dans le canal, gonfle et entre en contact avec les parois du canal. Sous lazpression qui est exercée par les parois sur l'élément, cet élément est légèrement comprimé, éventuellement, simultanément, avec dilatation des parois élastiques du canal. Ainsi, l'élément remplit la totalité de la section transversale du canal et l1obture totalement, ce qui s'accompagne d'une fixation solide de l'élément dans le canal.Après insertion dans un oviducte, le passage d2un-oeuf vers l'utérus et des spermatozotdes dans ltoviducte jusqu'à l'oeuf non fécondé est empêché. Après obturation d'un conduit spermatique, le passage des spermatozoides vers l'extérieur est empêché, et on obtient une bonne action contraceptive. Si on le désire, les éléments insérés peuvent être retirés par une opération ou, comme par exemple dans le cas de l'insertiondans un oviducte, peuvent être retirés par l'utérus lorsque l'élément comporte un fil d'extraction, Un dispositif 1 selon l'invention, pouvant être inséré dans un oviducte chez la femme, est représenté (vue en coupe longi tudinsle) sur la figure 2 annexée. Cet élément est constitué par un corps 2 allongé, cylindrique (voir figure 3) en le matériau expansible mentionné, avec une extrémité intérieure 3 arrondie et une extrémité extérieure 4 sphérique. Dans le corps 2 est fixé un fil 5 opaque aux rayons X, qui se termine a une certaine distance de L'extrémité 3, et qui s'étend hors du corps au niveau de l'extrémité 4, avec un segment libre 6. Sur la figure 1, le dispositif 1 est inséré dans les oviductes 7 chez la femme. A droite, on a représenté l'élément 1 peu de temps après ltinsertion, l'élément ayant encore sa forme initiale allongée et étroite, ce qui permet une insertion facile dans l'oviducte 7. A gauche est représenté l'élément 1, et on voit que le corps 2, après un certain temps de contact avec les tissus corporels, a gonflé par absorption du fluide corporel, jusqul obturer totalement le canal avec obtention simultanée d'un bon effet de fixation. Le segment libre 6 du fil 5 se prolonge dans l'utérus 8 ce qui permet une élimination facile du dispositif, et permet également de contrôler que le dispositif reste en place. Des exemples de dimensions convenables pour le corps 2 sont les suivants : longueur Il mm, non compris le segment libre du fil, et diamètre le plus important 1,6 mm. L'élément selon l'invention peut encore présenter la forme d'une goutte, avec un -diamètre d'environ 0,8 mm à l'état non gonflé. Le corps 2 consisté de préférence en un monomère hydrophile comme la vinylpyrrolidone et un monomère hydrophobe comme un acrylate ou polyamide, et est obtenu par copolymérisation (copolymérisation greffée) autour du fil. Le gonflement et la capacité d'absorption d'eau peuvent être modifiés par variation de la proportion du monomère hydrophile par rapport au monomère hydrophobe, ces deux monomères devant être polymérisés. Trois parties du monomère hydrophile (vinylpyrrolidone) et une partie de monomère hydrophobe (polyamide) forment un copolymère présentant un taux de dilatation de 1,48 (dilatation linéaire ; gonflement 48 % dans l'eau) avec une teneur en eau de 66 % ; 5 parties du monomère hydrophile et I partie du monomère hydrophobe forment un copolymère présentant un taux de dilatation de 1,72 avec une teneur en eau de 78 %. Le fil 5 est de préférence constitué par des fibres de polyamide, rendues au moins partiellement opaques aux rayons X, ou contenant un élément d'ancrage opaque aux rayons X. Bien que le dispositif selon 11 invention soit décrit sous la forme d'un dispositif de contraception, l'homme de l'art comprendra que d'autres applications peuvent en etre faites, par exemple dans le cas d'interventions sur le cerveau, par exemple hémorragie cérébrale, ou pour traiter des veines variqueuses, un dispositif selon l'in Invention pouvant être inséré dans le canal approprié de manière à l'obturer totalement. Dans une application de ce type, on préfèrera une forme en "verre de montre". REVENDICATIONS 1, Dispositif pour obturer au moins temporairement des canaux, conduits ou cavités du corps d'un être humain ou d'un animal, par introduction dans ledit canal, ledit conduit ou ladite cavité, caractérisé en ce qutil consiste en un matériau qui gonfle d'au moins 20 % au contact d'un fluide corporel, et qui est par ailleurs inerte vis-à-vis des fluides corporels et des tissus environnants. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau gonfle d'au moins 40 % et de préférence d'au moins 80 X au contact du fluide corporel. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit matériau consiste en un hydrogel. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que hydrogel est du type acrylique. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit hydrogel est un copolymère d'esters méthacryliques présentant au moins un groupe hydroxy dans la'chaîne latérale et de méthacrylates polyfonctionnels. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3, 4 et 5, caractérisé en ce que l'hydrogel consiste en un copolymère d'au moins un monomère hydrophile et d'au moins un monomère hydrophobe. 7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que la fraction ester de lester méthacrylique dérive d'un alcool polyhydroxylé. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il contient un matériau opaque aux rayons X. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 A 8, caractérisé en ce qutil comporte un fil, qui est fixé au dispositif, ou qui pénètre dans le dispositif, et qui est éventuellement opaque aux rayons X. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, pour l'obturation d'un oviducte chez la femme, caractérisé en ce que le corps (2) présente une forme allongée pratiquement cylindrique, de longueur voisine de 10 mm et de diamètre 1 à 2 nain, avec éventuellement un fil d'extraction.