L'invention concerne un dispositif d'antiblocage pour véhicules, en particulier pour véhicules automobiles, destiné à empêcher un freinage trop puissant et le patinage d'au moins une roue. 5 L'invention a pour objet d'empêcher sur une chaussée en n'importe quel état, antidérapante ou glissante, le risque de dérapage d'un véhicule provoqué par un act-ionnement trop fort des freins, de maintenir sa dirigeabilité, de raccourcir le parcours de freinage et de diminuer l'usure des pneumatiques. 10 On connaît, par le brevet USA 2 959 012, une installa tion de freinage à force motrice indépendante, par laquelle est seulement actionnée, par l'intermédiaire de la pédale du frein, une soupape de commande d'un vérin pneumatique de freinage. Un dispositif électrique produit des impulsions de freinage inter-15 mittentes quand une pression de freinage hydraulique déterminée est dépassée. Un autre brevet USA 3 089 734 montre une installation de freinage d'un véhicule, sur laquelle un dispositif d'inertie réagit à un fort ralentissement de la rotation des roues du vé-20 hicule et met en circuit un dispositif électrique produisant des impulsions de freinage intermittentes, et le fait réagir en cas de ralentissement décroissant jusqu'à ce que la pédale du frein soit relâchée. Ces deux installations ne réagissent qu'à une grandeur 25 déterminée de freinage ou décélération due au freinage, sans tenir compte de l'état de la chaussée. La publication également connue DAS 1 292 021 cherche à éviter ces inconvénients en ce que la limite de réaction d'un dispositif d'inertie peut être adaptée manuellement à l'état 30 momentané de la chaussée par l'intermédiaire d'un réglage à distance. Mais le conducteur oublie facilement de modifier ce réglage, en particulier lorsque l'état de la chaussée changeant éventuellement rapidement l'exige fréquemment. L'invention a pour objet de réaliser, par l'adaptation 35 automatique du dispositif d* antiblocage à l'état de la chaussée, une sécurité de circulation aussi grande que possible, lors du * freinage du vénicule,par une dépense technique minime et d'éviter les inconvénients connus. Ledit objet est réalisé, conformément à l'invention, en 40 ce qu'un détecteur électrique influencé par la différence de la 71 34072 2 21T2252 décélération entre le mouvement de rotation des roues et le mouvement du véhicule met en circuit, en cas de glissement inadnp 10 Les avantages de ce dispositif d'antiblocage résident dans la limite de réaction, se réglant automatiquement, du détecteur, dans la sensibilité à la réaction et dans le fait que le dispositif émetteur d'impulsions n'est mis en circuit que si cela est nécessaire et aussi tant qu'il est nécessaire pendant 15 le freinage dans la zone limite de l'adhérence au sol. En outr*»-il est avantageux que les pulsations produites dépendent de la force actionnant le frein et qu'elles sont mieux adaptées au régime de freinage momentané, ce qui permet d'éviter une trop forte diminution de la pression de freinage. En conséquence, l'éner-20 gie nécessaire pour le fonctionnement du dispositif émetteur de pulsations est minime, et le moteur électrique de commande peut être particulièrement petit, parce qu'il est généralement destiné pour fonctionner pendant de courts laps de temps. Sont aussi avantageux le fait d'éviter les fortes sollicitations et trépi-25 dations de l'ensemble moteur par suite du fonctionnement du dispositif émetteur de pulsations, et la pulsation de la pédale du frein qu'on ressent de manière relativement faible et qui permet au conducteur de reconnaître la limite de l'adhérence au sol. 30 L'invention sera mieux comprise à la lecture de la des cription qui va suivre, en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : Fig. 1 montre le détecteur, Fig. 2 montre le dispositif d*antiblocage, 35 Fig. 3 montre le dispositif d*antiblocage pour fonc tionnement à air comprimé (ou air aspiré). Sur la forme de réalisation suivant la figure 1, un détecteur 26 est monté de manière que son axe longitudinal soit parallèle à l'axe longitudinal du véhicule. Sa commande est 40 assurée utilement à partir d'une roue Carrière) pouvant être 71 34072 3 2112252 freinée un peu plus fortement, ou, éventuellement, à partir de l'arbre de transmission, par l'intermédiaire d'une roue dentée 1 et d'un accouplement de surcharge 2 montés sur un arbre 3. Une masse 6 est entraînée par des plateaux 4 et des ressorts hélicoï-5 daux 5 (précontraints à la torsion et à la pression). Elle est munie d'un amortisseur 7 et d'un évidement 8, dans lequel fait saillie un contact 9 amorti par une douille 10 et relié à une bague collectrice 11. Des balais 12 servent à l'alimentation et à la dérivation du courant. 10 A la figure 2, on peut voir la constitution du disposi tif d'antiblocage. Une chambre 15 renfermant un piston 14 du dispositif émetteur de pulsations est disposée entre une pédale de frein 13 (vue en plan) et un cylindre principal 16. Une soupape régulatrice de pression 22 est influencée par l'intermédiaire 15 d'un ressort 21 et d'une boîte 20 par un piston 19 mobile dans un cylindre 18. Ce cylindre disposé dans un chapeau 23 communique avec le cylindre principal par l'intermédiaire d'un étranglement 17. Le dispositif émetteur de pulsations est constitué en outre d'une soupape d'admission 24, d'une soupape magnétique 20 25, d'une membrane 29 (ou chambre de pression d'air 30) et d'un moteur 28 avec une pompe 31. Un relais temporisé 27 et, ainsi, le dispositif émetteur de pulsations, sont commandés par 1'intermédiaire de l'interrupteur d'éclairage "stop" ainsi que d'un détecteur 26. 25 Mode de fonctionnement : Avec des freins normaux présentant peu de glissement, la décélération de la rotation des roues et celle du véhicule se trouvent dans un rapport déterminé. La masse 6 qui subit les deux décélérations se meut avec son évidement 8 de manière que 30 le contact 9 et le dispositif émetteur de pulsations ne puissent pas être actionnés. Le liquide chassé par le piston 14 hors de la chambre 15 peut refluer à travers la soupape magnétique 25 dans le réservoir à liquide et également revenir à travers la soupape d'admission 24, si la pression de freinage diminue. Le 35 freinage normal ne subit donc aucune influence. Par contre, s'il se produit un important patinage des roues inadmissible (tendance au blocage) par suite d'un fort actionnement des freins, la masse 6 s'écarte de sa trajectoire normale et touche le contact 9o Le courant de commande peut alors 40 passer de l'interrupteur d'éclairage "stop" par l'intermédiaire 71 34072 4 2112252 du relais 27 et des balais 12 du détecteur 26. Le relais 27 dont la retombée est temporisée, réagit immédiatement et sa palette demeure attirée, tant que le détecteur 26 laisse passer le courant de commande, également sous forme d'impulsions. De 5 ce fait, la soupape magnétique 25 ainsi que le moteur électrique 28 avec la pompe 31 sont mis en circuit et des pulsations réduisant la pression de freinage sont produites dans la chambre 15. La force de ces pulsations est déterminée par la soupape régulatrice de pression 22 qui est pressée plus ou moins 10 fortement sur son siège en fonction de la pression de freinage moyenne. Lors de la course de refoulement de la pompe, le liquide est évacué à travers cette soupape et il reflue de nouveau à travers la soupape d'admission 24, lors de la course d'aspiration. La membrane élastique 29 fait que le dispositif hydrauli-15 que émetteur d'impulsions agit plus doucement. La figure 3 permet de voir la constitution particulièrement simple du dispositif émetteur de pulsations, plus particulièrement du dispositif d'antiblocage pour fonctionnement à l'air comprimé. Ici encore, le freinage normal sans glissement 20 ne subit aucune influence, parce qu'un cylindre 34 communique par un canal 37 avec l'air extérieur. Mais dès qu'il se produit un glissement inadmissible des roues par suite d'un freinage trop fort, le détecteur 26 met en circuit une soupape 35 par l'intermédiaire du relais 27 dont la retombée est temporisée 25 (voir ci-dessus). De ce fait, l'auto-interrupteur pneumatique 38 entre en action par l'intermédiaire de l'étranglement 36 et dont la partie droite est conformée en soupape commutatrice. Cette soupape commutatrice fait communiquer un cylindre 34 alternativement avec la conduite d'air comprimé et l'atmosphère, 30 de sorte que l'effet de freinage est réduit par pulsations. Ici encore, la soupape régulatrice de pression 22 détermine la force de la pulsation. Dès que le courant du détecteur fait défaut quand le glissement dû au freinage est de nouveau normal, le dispositif 35 émetteur d'impulsions est mis hors circuit par le relais à retombée retardée 27. Un piston 32 est disposé coulissable axialement sur une bague élastique 33 en cas de surcharge. Par un nouveau développement de l'invention, l'évide-40 ment 8 du détecteur 26 pourrait aussi être palpé, en lieu et 71 34072 5 2112252 place au moyen d'un contact, par un autre moyen électrique, par exemple par induction, capacité ou photo-électriquement. Il est aussi possible de remplacer le relais temporisé 27 par un circuit de semi-conducteurs ou en faisant fonctionner les soupapes magné-5 tiques 35 et 25 elles-mêmes avec temporisation de la retombée, cette dernière actionnant en même temps le contact commutateur du moteur. Une forme déterminée des impulsions de pression de freinage pourrait être réalisée par une commande par came de la pom-10 pe 31, mais elle est aussi déterminée par la caractéristique de l'élément élastique, la membrane 29, l'air 30 ou par un autre matériau élastique incorporé. En outre, il est aussi possible de faire fonctionner le dispositif émetteur de pulsations de la figure 3 à l'air aspiré (dépression) au lieu d'air comprimé 15 (surpression), de remplacer l'auto-interrupteur pneumatique représenté par une autre forme de réalisation ayant fait ses preuves en pneumatique (voir construction des outils) ou d'utiliser par exemple des éléments de membrane à la place des éléments de piston. 20 Outre la proposition décrite et représentée consistant à faire agir un dispositif d1 antiblocage sur toutes les roues d'un véhicule, il est aussi possible de munir certaines roues, des groupes de roues ou des essieux, par exemple sur les véhicules à plusieurs essieux, de dispositifs séparés et de les pro-25 téger contre le blocage. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté, on peut y apporter de nombreuses modifications de détails, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. 71 34072 6 2112252 R_E_V_E_N_D_I C_A T_I_0 N_S 1° - Dispositif d*antiblocage pour véhicules, en particulier pour véhicules automobiles, et destiné à empêcher un freinage trop puissant et le dérapage des roues du véhicule et core-5 portant au moins un détecteur mettant en circuit, au début d'un glissement inadmissible des roues pendant le freinage, un dispositif émetteur de pulsations mettant obstacle à une nouvelle augmentation de l'effet de freinage et produisant des pulsations réduisant la pression de freinage, lequel dispositif est carac-ÎO térisé en ce que les pulsations dépendent de la force d'actionne-ment des freins et agissent sur des pistons tant que dure le glissement inadmissible des roues pendant le freinage et signalé par le détecteur. 2° - Détecteur suivant la revendication 1, comportant 15 une masse suspendue élastique et commandée proportionnellement à la vitesse de rotation de la roue du véhicule pouvant être freinée, laquelle masse se déplace axialement sur un arbre par suite de la décélération de la rotation de la roue dans le sens de rotation et sous l'action de la décélération dans le sens de 20 la circulation, de sorte que le mouvement résultant s'effectue le long d'une ligne déterminée et que des ordres de commande sont donnés en cas de déviation inadmissible de ladite ligne, lequel détecteur est caractérisé en ce que le mouvement de la masse est palpé par des palpeurs et qu'un circuit électrique 25 est commandé par l'intermédiaire d'une bague collectrice et de balais. 3° - Détecteur suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la masse est mobile entre deux ressorts hélicoïdaux précontraints à la torsion et à la pression et présen-30 te un évidement pouvant actionner un contact relié à la bague collectrice. 4° — Détecteur suivant les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que sa commande est assurée par l'intermédiaire d'un accouplement de surcharge. 35 5° - Dispositif d*antiblocage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le détecteur est commandé par une roue dont le cylindre de freinage de roue est supérieur à celui de la roue associée du même essieu. 6° - Dispositif d'antiblocage suivant la revendication 40 1, caractérisé en ce que le détecteur assume sa fonction de 71 34072 7 2112252 commande de manière connue en soi par l'intermédiaire d'un relais à retombée temporisé. 7° - Dispositif d'antiblocage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pulsation est influencée par une 5 soupape régulatrice de pression alimentée par la pression de freinage. 8° - Dispositif émetteur de pulsations suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la soupape régulatrice de pression renferme un étranglement et est constituée d'un cylindre, 10 dans lequel peut se déplacer un piston agissant sur la soupape par l'intermédiaire de la douille par le ressort. 9° - Dispositif émetteur de pulsations suivant les revendications 1, 7 et 8 pour fonctionnement hydraulique, caractérisé en ce que, l'ordre de commande étant donné, des émetteurs 15 de pulsations constitués d'un moteur électrique avec pompe et d'une soupape magnétique sont mis en circuit, afin que des pulsations agissent sur des pistons dans la chambre communiquant avec ion réservoir à liquide par l'intermédiaire d'une soupape d'admission et d'une soupape régulatrice de pression. 20 10° - Dispositif émetteur de pulsations suivant la re vendication 9 pour fonctionnement hydraulique, caractérisé en ce que la chambre renferme un élément élastique constitué d'une membrane. 11° - Dispositif émetteur de pulsations suivant les re-25 vendications 1, 7 et 8 pour fonctionnement à l'air comprimé, caractérisé en ce que, l'ordre de commande étant donné, des autointerrupteurs avec soupape commutatrice sont rais en circuit en tant qu'émetteurs d'impulsions et que des pulsations déterminées par la soupape régulatrice de pression agissent sur des pistons 30 logés dans la chambre. 12° - Dispositif émetteur de pulsations suivant les revendications 1, 7 et 11, caractérisé en ce qu'un auto-interrup-teur pneumatique avec soupape commutatrice peut être commandé par la soupape magnétique par l'intermédiaire de l'étranglement. 35 13° - Dispositif émetteur de pulsations suivant les re vendications 9 et 12, caractérisé en ce qu'en cas de suppression du relais, les soupapes magnétiques fonctionnent elles-mêmes avec retombée temporisée. 14° - Dispositif émetteur de pulsations suivant les re-40 vendications 1 et 11, caractérisé en ce que le piston est cou- 71 34072 8 2112252 lissable axialement en cas de surcharge. 15° - Dispositif émetteur de pulsations suivant les revendications 1, 11 et 14, caractérisé en ce que le piston est disposé sur une bague élastique.