La présente invention se rapporte à un dispositif de compression destiné à arrêter la circulation dans une partie du cDrps, comprenant une bande destinée à former un bracelet au moyen d'une boucle d'attache à travers laquelle le brace- let peut être serré et bloqué dans son état serré. Dans les dispositifs de compression de ce type appelés garots,le bracelet entoure le membre à traiter pour le serrer pendant un temps bref afin d'arrêter toute la circulation par exemple pour faire une piqare ou pour pou- voir contrôler la pression sanguine ou pour d'autres opéra- tions analogues. Pour celà, la bande est relativement étroite, par exemple d'une largeur d'environ 30 mm. Elle est élasti- que dans la direction longitudinale de manière à assurer une diminution progressive et douce de la pression sanguine au moment du desserage et obtenir également en douceur, une augmentation de la force au moment du desserrage. Dans certains cas, par exemple s'il y a blessure, une zone précise telle qu'une veine doit être maintenue compri- mée en raison de sa lésion, afin d'éviter une-perte excessive de sang, jusqu'au moment o le médecin pourra traiter la blessure. Lorsqu'on utilise les appareils de compression connus, dans lesquels le membre est fortement serré sur tout son pourtour par le bracelet et o tout le membre subit un arrêt de la circulation a l'endroit du garrot, on doit desserrer le garrot de temps en temps de manière-que la partie du membre privée de circulation puisse être irriguée de sang frais, ceci afin d'éviter qu'elle ne se nécrose. Toutefois, pendant le temps o le bracelet est desserré, la perte de sang à l'endroit blessé risque d'être trop grande, et e n outre le garrot doit être manipulé plusieurs fois à intervalles rapprochés, ce qui entraîne des désagréments pour le blessé. Le but de l'invention est de créer un dispositif de compression avec lequel il soit possible de maintenir des zones localisées d'un membre sous compression avec arrêt de la circulation, cependant que les autres parties du pourtour du membre qui sont également entourées par le bracelet laissent encore le sang circuler dans les vaisseaux. Suivant l'invention, le dispositif de compression du genre mentionné au début est caractérisé par le fait que la bande est munie, sur sa surface tournée vers le membre dans la région du bracelet, d'au moins une nervure étroite qui s'étend parallèlement au bord de cette bande et dont le bord inférieur est vu incurvé vers l'intérieur. Grâce au fait que le dispositif de compression est muni d'au moins une nervure qui s'étend dans la direction longi- tudinale de la bande, ce dispositif peut également être utilisé dans les cas o l'on a à bloquer et à comprimer une zone limitée du pourtour du membre et o les autres zones de la longueur du bracelet doivent au contraire rester exemptes de compression totale. Par exemple, dans les accidents o une veine a été blessée, on peut comprimer totalement la veine au moyen de la nervure de longueur limitée de façon à supprimer pratiquement toute perte de- sang. Au contraire, aux autres points du pourtout du membre, o la nervure n'est pas présente, la pression superficielle de la bande du garrot reste suffisamment faible pour que l'arrivée du sang à la partie du membre située au-delà du garrot ne soit pas compromise. La nervure étroite, qui peut présenter une largeur d'environ 3 à 4mm détermine dans la zone localisée considérée une pression par unité de surface suffisante pour garantir un arrêt total de la circulation, cependant que les autres parties du membre sont maintenues par le garrot sous une pression spécifique beaucoup plus faible de sorte que la circulation du sang n'y est pas interrompue. Le dispositif de compression suivant 1 'invention permet avec des moyens-simples de protéger la personne considérée d'une perte de sang dangereuse par exemple pendant le transport, jusqu'au moment o elle peut recevoir les soins d'un medecin. La nervure étroite et de longueur limitée, d'environ 5 à 8 cm, peut être fixée définitivement à la bande, par collage ou par couture. Elle est avantageu- sement faite d'une matière plastique et il est rationnel qu'elle présente une certaine élasticité. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le dispositif comprend deux nervures disposées côte à côte à un certain écartement mutuel, les nervures étant reliées entre elles par une monture. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, il est prévu que les nervures et la monture forment, vues en coupe, un bottier en forme d'étrier dont les branches for- ment les nervures, le boîtier étant relié à'la bande d'une façon séparable. Grâce à cette constitution, il est possible d'utiliser le dispositif de compression pour les cas normaux avec arrêt bref de la circulation aussi bien que pour les cas qui ont été décrits plus haut. Du fait que les nervures sont espacées l'une de l'autre et qu'elles sont reliées par une monture, les nervures et la monture peuvent constituer ensemble une pièce indépendante. On obtient de cette façon un étrier de serrage qui grâce aux deux nervures, peut être posé sur le membre considéré d'une façon simple et facile et sans risque de glisser. Cette construction évite que les nervures ne cèdent lorsqu'on serre le bracelet. La pose du dispositif de compression pour l'application suivant l'in- vention est simple et sre. Suivant l'invention, il est également prévu que les nervures ou les parois latérales du boltier, qui forment les nervures, aient une hauteur suffisante pour que le bottier en forme d'étrier délimite un volume d'une hauteur donnée. Ce volume limité latéralement et qui surmonte la zone de compression peut avantageusement être utilisé pour recevoir une matière arrêtant le sang comme du coton hydro- phile, des compresses, des couches de cellulose, des produits 2488126 i non tissés, etc; afin d'éponger plus ou moins le sang écoulé et de contribuer à empêcher le sang de continuer à sortir de la veine ou autre vaisseau blessé. La liaison de la bande avec le bottier en forme d'étrier peut être obtenue par le fait que le bottier comporte sur la surface formant en quelque sorte son couvercle des lan- guettes libres à leur extrémité, qui servent à retenir la bande passée sur la surface formant le couvercle du bottier. De cette façon, la bande peut être réunie au bottier d'une façon facilement séparable, la pose de la bande sur le bottier est considérablement facilitée par la possibilité d'enfilage latéral. Le bottier en forme d'étrier ou plus précisément ses faces latérales qui jouent le rôle de - nervures peuvent être serrées sur le membre au moyen du bracelet. Le bottier en forme d'étrier est de préférence fait d'une matière transparente, par exemple d'une matière plastique transparentececi permet de voir à l'intérieur du volume compris entre les nervures au moment du serrage et de bien surveiller la position et l'état de la matière absorbant le sang qui a été placée à cet endroit. Le bord inférieur concave des parois latérales formant nervures doit présenter une courbure relativement faible afin d'éviter que ces parois ne s'enfoncent dans la chair du membre. Les extrémités de l'arc sont avantageusement arrondies. La bande elle-même-présente de préférence une largeur d'environ 50 à 60 mm et elle est extensible longi- tudinalement. De cette façon, grâce à l'augmentation pro- gressive de la force on évite l'effet de compression sous les parties du bracelet qui ne comportent pas les nervures. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le bottier en forme d'étrier qui peut être séparé de la bande peut également être utilisé comme réceptacle pour la bande enroulée autour de sa boucle d'attache. A cet effet, il peut être prévu un assemblage à encliquetage sous l'effet duquel le bottier de la boucle et le bottier en forme d'étrier sont maintenus assemblés. Par exemple, pour cela, des parties du bottier de la boucle d'attache peuvent s'engager dans des évidemments des parois latérales du boîtier en forme d'étrier avec un effet d'encliquetage. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins anne- xés, donnés uniquement à titre d'exemple, la Fig. l représente shématiquement et en perspective une forme simplifiée de réalisation du dispositif de com- pression suivant l'invention; la Fig. 2 représente une autre forme préférée de réalisation du dispositif de compression suivant l'invention, vue en perspective, dans son application à un membre; la Fig. 3, 4 et 5 montrent schématiquement un mode de réalisation du bottier en forme d'étrier suivant l'invention qui est ici représenté seul, en élévation, en plan et en vue de côté suivant la ligne V-V de la Fig. 3; la Fig. 6 est une vue schématique en perspective mon- trant le dispositif de compression, dont la bande, enroulée et le boîtier en forme d'étrier sont regroupés sous forme unitaire. Le dispositif de compression l destiné à obtenir des effets d'arrêt de la circulation sur un membre 2, par exemple un bras ou une jambe, comprend une bande ou sang-le 3 servant à former un bracelet 4 au moyen d'une boucle d'attache 5 à l'aide de laquelle le bracelet 4 peut être resserré, cette boucle 5 pouvant maintenir le bracelet dans l'état serré. La boucle 5 est avantageusement réalisée de telle manière que le bracelet puisse être desserré et ou- vert de façon brusque aussi bien que progressive, au moyen d'un bouton-poussoir ou équivalent. Pour obtenir un effet d'arrêt de la circulation sous une pression spécifique plus élevée en un point localisé d'un membre avec le bracelet formé par la bande 3, il est prévu sur la face tournée vers le membre de cette bande, une nervure étroite 6 qui s'étend parallèlement aux bords de la bande et présente une longueur limitée, et dont le bord inférieur 7 forme une concavité tournée vers l'intérieur. Une telle nervure peut être fixée de façon démontable à la face interne de la bande 3, au moyen d'un pied 8, par exemple par un assemblage à bouton-pression, ou autre. La nervure 6, 7 s'étend perpendiculairement ou à peu près perpendiculairement à la surface interne de la bande 3 et perpendiculairement aussi à la surface du membre autour de laquelle le bracelet est posé. De cette façon, on peut comprimer une veine blessée ou un autre vaisseau, efficace- ment et avec sécurité sans que le bracelet serré ne compri- me suffisamment les autres surfaces du membre pour inter- rompre l'irrigation sanguine. Sur les Fig. 2 à 6, est représentée une autre forme préférée de réalisation du dispositif de compression sui- vant l'invention qui utilise une nervure étroite de lon- gueur limitée montée sur la bande. Dans ce dispositif, sont prévues deux nervures 6a qui sont disposées à un certain écartement mutuel prédéterminé et assemblées rigidement entre elles par un élément transversal 9. On obtient ainsi un boîtier 10 en forme d'étrier dont les parois latérales 6a exercent la fonction de nervures de longueur limitée. Les nervures 6a dont le bord inférieur 7 est concave, comportent des parties terminales il arrondies, ce qui évite que le bottier 10 ne s'enfonce localement dans la peau au moment de la pose de ce bottier sur le membre. Pour relier la bande 3 au boîtier 10 en forme d'étrier, des languettes saillantes 12 sont prévues sur la surface supé- rieure 9 formant couvercle de sorte qu'il se forme une fente 13 ouverte d'un côté à travers laquelle la bande 3 peut être engagée latéralement, cette bande venant alors s'appuyer sur la surface supérieure 9 du bottier 10. Le boîtier 10 est avantageusement une pièce de matière plastique transparente de sorte que, de l'extérieur, on peut voir ce qui se passe dans le volume intérieur 14. 2488126 i La largeur des bords des nervures 6, 6a peut être d'environ 3 à 4 mm, ce qui évite que ces bords ne s'enfoncent dans la peau. Les surfaces des chants peuvent présenter une forme en section arrondie. La largeur de la bande 3 est avantageusement grande et peut-être de environ 50 à 60 mm de sorte que, dans le garrot complet, le rapport entre la pression spécifique de la bande et la pression spécifique des nervures est suffisamment faible pour que la partie du pourtour du membre qui n'est pas intéressée par les nervures ne subisse pas d'interruption de l'irrigation lors de la mise en compression. Le rayon de l'arc 7 doit avantageuse- ment être grand. Ce rayon est de préférence au moins égal à 70 mm. La hauteur des nervures 6, 6a doit être choisie suffi- samment grande pour qu'il se forme entre les nervures 6, Ga et la bande ou la partie supérieure 9 du boîtier 10 en forme d'étrier un volume 14 qui permette de placer et de loger une matière capable d'arrêter et d'éponger le sang. Le volume intérieur 14 a avantageusement une hauteur libre d'au moins environ 20 mm. Comme le montre la 'ig. 2, le bottier 10 en formé d'étrier est pressé par ses nervures 6a sur le membre 2 au moyen du bracelet 4, de sorte qu'il ne s'établit un effet de compression et d'arrêt de la circulation que le long des nervures 6a. Le bottier 10 est avantageusement posé de telle manière que l'endroit blessé du membre se trouve dans l'es- pace 14 compris entre les deux nervures 6a. D'une part, l'une des nervures 6a interrompt l'arrivée du sang à l'en- droit blessé d'une façon stable et sûre par compression. D'autre part, l'autre nervure 6a du bottier 10 sert à limi- ter le volume destiné à recevoir la matière qui absorbera le sang, par exemple le coton hydrophile, une matière cellulosique, un produit non tissé ou équivalent. Le membre traité de cette façon peut rester comprimé jusqu'au moment o il recevra des soins médicaux sans risque d'arrêt de l'irrigation sanguine du membre pendant tout le temps o le garrot reste posé. Le bottier en forme d'étrier 10 peut avantageusement être utilisé pour le rangement du dispositif de compression, c'est à dire du bottier de la boucle 5 et de la bande 3 enroulée autour de ce bottier. On introduit la bande enrou- lée dans le côté ouvert du bottier 10 en forme d'étrier, et il est prévu un dispositif à encliquetage pour retenir la bande enroulée dans le bottier 10. Ce dispositif à enclique- tage peut être obtenu par exemple par le fait que les 1O nervures 6a sont munies d'un évidemment 15 dans lesquelles les parties latérales du bottier de la boucle 5 s'engagent en s'encliquetant. De cette façon, le dispositif de compres- sion et le bottier en forme d'étrier constituent un ensemble compact de transport facile. R E V E N D I C A T I 0 N S 1 - Dispositif de compression pour arrêter la circula- tion sur une partie du corps, comprenant une bande servant à former un bracelet au moyen d'une boucle d'attache à l'aide de laquelle le bracelet peut être serré et bloqué à l'état serré, caractérisé en ce qu'à la bande (3) est fixée sur sa surface tournée vers le membre (2), dans la région du bracelet (4), au moins une nervure étroite (6, 6a) d'une longueur limitée, qui s'étend parallèlement aux bords de la bande et dont le bord inférieur (7), considéré en élévation présente une concavité tournée vers l'intérieur. 2 - Dispositif de compression suivant la revendication 1, caractérisé en ce que deux nervures (6a) sont prévues à un certain écartement mutuel, et en ce que les nervures (6a) sont réunies entre elles par une monture (9). 3 - Dispositif suivant l'une des revendication 1 et 2, caractérisé en ce que les nervures (6a) et la monture (9) forment, considérées en section, un bottier (10) en forme d'étrier dont les surfaces latérales constituent les nervures (6a) et en ce que le bottier en forme d'étrier (10) est assemblé avec la bande (3) de façon séparable. 4 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les nervures (6a) ou les parois laté- rales du bottier (10) ont une hauteur telle que le bottier (10) délimite un volume (14) pouvant recevoir une matière absorbante, par exemple du coton hydrophile, des compresses etc. - Dispositif de compression suivant l'une des reven- dications 1 à 4, caractérisé en ce que le bottier en forme d'étrier (10) comporte sur sa surface formant couvercle deux languettes (12) se terminant par une extrémité libre et destinées à recevoir la bande passant sur la surface du bottier (10). 6 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à , caractérisé en ce que le bottier en forme d'étrier (10) 2488126 ï est fait d'une matière transparente, par exemple d'une matière plastique transparente, et en ce que le bord conca- ve (7) des nervures (6, 6a) a un rayon d'au moins environ mm, les parties terminales (11) du bord (7) étant arron- dies. 7 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la bande (3) présente une largeur d'environ 50 à 70 mm et est extensible uniquement dans la direction longitudinale. 8 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les parois latérales ou nervures (6a) du bottier en forme d'étrier (10) sont munier d'évidemments (15) destinés à recevoir le bottier de la boucle (5) et à le retenir par encliquetage.