DISPOSITIF ELECTRO..OPTOUE DE VISUALISATION A CRISTAL LIQUIDE ET SON PROCEDE DE FABRICATION La présente invention concerne un dispositif de visualisation électrooptique å cristal liquide. Habituellement ce dispositif comporte deux séries d'électrodes disposées sur la face interne de deux lames de verre placées en vis-à-vis, à faible distance l'une de l'autre. Le cristal liquide est disposé entre ces deux lames. Si on soumet la couche mince de cristal liquide ainsi créé à un champ électrique en reliant les deux électrodes en vis-à-vis à une source de tension, le champ électrique induit au sein du cristal liquide des perturbations observables par transmission ou réflexion de rayons lumineux produits par une source auxiliaire. Il existe deux approches pour induire ces perturbations. Selon la première approche, le champ électrique modifie l'orientation du cristal liquide provoquant une.variation de biréfringence et de transmission d'un rayon lumineux traversant la couche de cristal liquide. Selon cette même approche, si des rayons polarisés sont mis en jeu, le champ électrique modifie la polarisation des rayons transmis ou réfléchis. Dans ce cas, on utilise des cristaux liquides nématiques en hélice ou "twistés". Selon la seconde approche, le champ électrique provoque un effet glectro-hydrodynamique dont une conséquence peut être une perte des caractéristiques de transparence du cristal liquide. Lorsqu'on éclaire le cristal liquide, celui-ci diffuse la lumière (diffusion dynamique). Selon cette même approche, on peut encore induire un changement de phase dans les cristaux liquides du type cholestérique. Il existe de nombreux types de dispositifs électro-optiques à cristaux liquides fonctionnant selon l'une ou l'autre de ces approches. On peut citer à titre d'exemple non limitatif : les cellules d'affichage numérique du type "sept segments", les cellules à affichage matriciel du type "5 x 7" et plus généralement les dispositifs se présentant sous forme de panneaux plats à accès matriciel. De tels panneaux peuvent être utilisés pour restituer des images de télévision. En outre, selon la première approche, dans la plupart des applications, il est indispensable d'adjoindre àu dispositif des éléments polariseurs croisés. Dans l'art connu, les procédés de fabrication de ces dispositifs comprennent habituellement les étapes suivantes: - dépôt sur les lames de verre d'une mince couche métallique par pulvérisation cathodique ou évaporation. L'épaisseur doit être suffisamment faible pour que la couche métallique soit transparente aux rayons lumineux. I1 peut s'agir d'un dépôt d'oxyde d'étain - oxyde d'indium; - les électrodes sont ensuite réalisées en gravant la couche déposée selon une configuration pré-établie; - les faces internes des lames de verre sont ensuite traitées de façon à ce que le cristal liquide qui va être mis en contact avec ces faces soit orienté dans une direction priviligiée. Pour ce faire, on dépose un surfactant par exemple par évaporation de silice sous incidence rasante. On peut encore frotter ces surfaces selon deux directions orthogonales; - le dispositif est formé ensuite en plaçant des cales d'épaisseur entre les deux lames et en scellant le tout par collage; - un trou de remplissage est ensuite réalisé et le volume délimité par les lames et les cales est ensuite rempli de cristal liquide et le trou est bouché. Les Frocédésde réalisation de l'art connu, qui viennent d'être rappelés dans leur grande ligne, présentent plusieurs inconvénients: - le positionnement précis des lames de verre portant les électrodes gravées rune par rapport à l'autre est délicat à réaliser; - il est nécessaire dans tous les cas de mettre en oeuvre des cales d'épi;isseur. Si celles-ci sont gravd2s dans le verre, l'opération est longue et coûteuse; - le percement des trous de remplissage est également délicat à réaliser; - il en est enfin de même pour le collage final. Pour pallier ces inconvénients, l'invention propose des dispositifs électro-optiques à cristal liquide ne nécessitant pas l'utilisation de lame de verre. Selon l'invention, ces lames de verre sont remplacées par deux armatures en polymère moulable dont l'une au moins est transparente, ce qui permet une réalisation plus simple et meilleur marché. D'autres avantages découlent du fait que l'on utilise un polymère moulable : le positionnement peut etre facilité par embol'tage ; les cales d'épaisseur peuvent être supprimées,-car celles-ci peuvent être faites également par moulage ; le moulage permet également d'imprimer un réseau sur la face interne des armatures de polymère de façon à orienter le cristal liquide, et enfin les éléments polariseurs peuvent être déposés directement sur l'autre face des armatures. L'invention a donc pour objet un dispositif de visualisation à cristal liquide dans lequel le cristal liquide est inséré entre des première et seconde armatures comportant des électrodes en matériau conducteur de l'électricité disposées sur les faces des armatures en contact avec le cristal liquide ; dispositif principalement caractérisé en ce que les armatures sont en matériau polymère. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages apparaîtront à la lecture de la description ci-après et à l'examen des figures annexées parmi lesquelles: - la figure 1 représénte schématiquement, en coupe, un dispositif de visualisation de l'art connu; - la figure 2 illustre le fonctionnement d'un dispositif de visualisation dans lequel la direction de polarisation de la lumière transmise tourne sous l'effet d'un champ électrique; - la figure 3 représente un premier exemple de réalisation d'un dispositif de visualisation selon l'invention; - la figure 6 illustre l'application de l'invention à la réalisation d'une cellule de visualisation à cristaux liquides de type "sept segments". La figure 1 représente schématiquement un dispositif de visualisation 1 réalisé selon l'art connu. Il est constitué d'un empilement comprenant une première lame de verre 10 recouvert sur sa face interne d'une couche de métal 11 et une seconde lame de verre 12 recouverte également sur sa face interne d'une couche de métal 13. Lorsque la lecture des informations visualisées par le dispositif se fait par transmission de lumière, les deux couches 11 et 13 doivent avoir une épaisseur suffisamment faible pour être transparente aux rayons lumineux. Dans le cas de la lecture par réflexion, au moins une des couches métalliques, par exemple 11, est transparente, Pautre ayant une épaisseur suffisante pour être réfléchissante. Les deux lames de verre 10 et 12 sont maintenues en relation de parallélisme à l'aide de cales ou entretoises 15 ou 14.Ces cales n'ont pas besoin d'être en verre, elles peuvent être par exemple réalisées en matériau plastique. Le volume défini par cet ensemble d'éléments est ensuite rempli par un cristal liquide 16. De nombreux cristaux liquides sont utilisables et on trouvera des exemples non limitatifs dans l'article de J.C. DUBOIS : "NOUVEAUX MATERIAUX MESOMORPHES ET APPLICATIONS", paru dans les Annales de Physique, 1978, volume 3, page 131. Comme il- a été- rappelé, de nombreux types de dispositifs sont connus. Quelques exemples de ces dispositifs sont décrits dans l'article de M. HARENG et S. LE BERRE : "ETUDE SUR LES APPLICATIONS A LA VISUALISATION DES CRISTAUX LIQUIDES, LES TENDANCES," paru dans les Annales de Physique, 1978, volume 3, pages 317 à 324. Les procédés de réalisation de ces dispositifs ont été également rappelés antérieurement ainsi que les inconvénients dus à l'utilisation de plaques de verre. Pour fixer les idées, sans que cela soit limitatif, il sera considéré dans ce qui suit, le cas d'une cellule de visualisation à cristal liquide permettant la visualisation dtinformations par variation de la direction de polarisation d'un rayon lumineux traversant la cellule, c'est-à-dire selon l'une des variantes de la première approche. La figure 2 illustre schématiquement le fonctionnement d'une telle cellule. Elle se compose de la cellule électro-optique proprement dite 1 décrite en relation avec la figure 1, comprenant deux lames de verre 10 et 12 comportant sur leur face interne des électrodes représentées sur la figure 2 par des couches de métallisation uniformes 11 et 13. II est bien entendu que ces électrodes ont une configuration particulière selon l'utilisation envisagée dont une configuration sera décrite de façon plus détaillée en relation avec la figure 6. Le dispositif est complété par une première lame 2 jouant le rôle d'un polariseur de direction de polarisation P2 et une seconde lame 3 jouant le rôle d'un analyseur ayant une direction de polarisation P3, les deux directions P2 et P3 étant orthogonales entre elles.Les cales n'ont pas été représentées sur la figure et, en général, les lames 2 et 3 sont collées sur les faces supérieure et inférieure de la cellule. L'espace délimité par les deux lames de verre 10 et 12 est rempli par un cristal liquide, qui dans l'exemple décrit est du type nématique en hélice à forte anisotropie diélectrique positive. Les faces internes des lames 10 et 12 sont traitées de manière à ce que les molécules de cristal liquide 16 (16') sont, en l'absence de champ électrique, orientées au voisinage des deux faces internes, respectivement suivant une direction P'2 parallèle à la direction de polarisation de la lame polariseur 2 : P2, et P'3 parallèle à la direction de polarisation P3 de la lame analyseur 3.On peut obtenir une telle configuration, soit en frottant les parois internes des lames 10 et 12 suivant des directions orthogonales entres elles, soit en soumettant ces parois à une évaporation d'oxyde de silicium sous incidence rasante, suivant ces mêmes directions. Les molécules du cristal liquide vont prendre des directions d'orientation toutes identiques pour un même plan XY de l'axe Z. Un rayon incident Ri produit par une source de lumière 4 non polarisée, sort polarisé de la lame 2 suivant la direction de polarisation P2 et voit sa direction de polarisation tourner de 2 pour être parallèle à l'axe de polarisation P3 à la sortie de la cellule 1 en l'absence de champ électrique au sein du cristal liquide.Si l'on relie les deux électrodes 11 et 13 à un générateur de tension électrique, il se crée un champ électrique orthogonal au plan de ces électrodes. Les molécules de cristal liquide 16' vont basculer et prendre, si cette tension est suffisante, une orientation parallèle à l'axe Z, comme représenté sur la partie droite de la figure 2. Si l'on considère un rayon incident R'. produit par la source d'énergie lumineuse 4, celui-ci sort polarisé suivant une direction parallèle à la direction de polarisation P2 de la lame polariseur 2. Ce rayon garde sa direction de polarisation inchangée à la traversée de la cellule 1 et ressort avec la même direction de polarisation, direction orthogonale à la direction de polarisation P3 de la lame analyseur 3.Il s'en suit qu'aucune énergie lumineuse n'émerge de la lame 3 et un observateur 5 ne voit aucune ma~nifestation lumineuse contrairement au cas précédent. Un exemple de cellule de ce type réalisé selon l'invention va maintenant être décrit en relation avec la figure 3. Selon la caractéristique la plus importante de l'invention, les lames de verre sont remplacées par deux armatures en polymère, et dans le cadre de la réalisation décrite au regard de la figure 3, par deux demi-coques 30 et 32 pouvant s'emboîter l'une dans l'autre. Pour ce faire, on utilise des index de positionnement réalisés sous la forme de bossages et de cavités à profils complémentaires, respectivement 302 et 322. On retrouve sur la figure les deux électrodes 31 et 33 placées en vis-à-vis et entre lesquelles sera disposé ultérieurement le cristal liquide. En général, l'une des électrodes, 33 sur la figure 3, est une électrode multiple réalisée selon une configuration déterminée dépendant de l'application. Un exemple de configuration sera décrit dans ce qui suit en relation avec la figure 6. L'autre électrode est une électrode d'un seul tenant recouvrant la totalité de la région couverte par l'électrode 33. Les différentes parties de l'électrode 33 et de !'électrode 31 doivent être connectées à des circuits électroniques extérieurs au dispositif. Pour ce faire, les demicoques 30 et 32 sont prolongées par des plateaux 320 et 301 sur lesquelles se prolongent les différentes parties de l'électrode 33, représentées sur la figure 3 par deux languettes 330 et 331, ainsi que l'électrode 31 représentée par une languette 310. Ces languettes sont ensuite reliées à l'aide de fils de connection C1 à C3 à des circuits extérieurs non représentés sur la figure. Ces fils de connexion peuvent être soudés ou collés à l'aide aune colle conductive. Les deux demi-coques 30 et 32 peuvent être obtenues chacune en une seule opération et de façon préferentielJLe par moulage. Outre les index de positionnement 302 et 322 antérieurement décrits, les deux demi-coques sont munies de cavités et de languettes à profil complémentaire 300, 303 et 321. La forme exacte da ces languettes ainsi que celle du boitier formé par les deux demi-coques 30 et 32 dépendent de l'utilisation envisagée et ne sont données sur la figure 3 qu'a titre d'illustration de l'invention. Dans une variante non décrite, une seule des demi-coques peut comp'orter une cavité destinée à recevoir le cristal liquide, l'autre se présentant substantiellement sous la forme d'une lame plane.Il doit être en outre noté que l'échelle ne peut être respectée sur le dessin, l'espace entre deux électrodes étant de l'ordre de dix microns. La métallisation permettant de réaliser les électrodes 31 et 33 est effectuée par toutes méthodes appropriées et ne diffèrent en rien de l'art connu. Dans le cas de l'exemple considéré, les deux électrodes doivent entre transparentes et peuvent être réalisés en oxyde d'étain - oxyde d'indium déposé par pulvérisation cathodique par exemple, dans un appareillage comprenant un magnétron et une cible en étain-indium (dans les proportions respectives de 1 à 9) sous une pression de l'ordre de 10 5 Pascal. La température de surface du substrat est d'environ 1500C. Cette température est compatible avec l'utilisation de polymère comme matériau constituant les deux demi-coques. Dans l'exemple considéré, les deux demi-coques doivent être transparentes, il s'en suit que les polymères utilisés doivent être des polymères également transparents. Lorsque la lecture s'effectue par réflexion, I'une seulement des demi-coques est obligatoirement transparente. Les polymères utilisables dans le cadre de l'invention sont à titre d'exemples non limitatifs: le polyméthacrylate de méthyle, le polytéraphtalate d'éhtylène glycol, ou le polycarbonate. Selon une autre caractéristique importante de l'invention, la face interne des demi-coques est recouverte avant métallisation, d'une couche de protection. Cette couche a pour but d'éviter l'attaque du polymère par le cristal liquide, attaque qui rend le polymère diffusant et interdit son utilisation comme élément transmettant la lumière. En outre, le cristal liquide perd ses propriétés au voisinage des régions attaquées. Dans l'art connu, seules les cales ont été réalisées en matériau plastique car elles n'ont pas à être transparentes et se trouvent en dehors du champ utile de visualisation (périphérie du dispositif). La nature de cette couche de protection ainsi que la méthode de dépôt seront décrits de façon plus détaillée dans ce qui suit. Deux autres avantages apportés par l'invention qui utilise des matériaux polymères pour la réalisation du boitier du dispositif sont les suivants on peut graver directement par moulage deux réseaux de direction orthogonale entre elle permettant l'orientation des molécules du cristal liquide pour obtenir la configuration décrite en relation avec la figure 2, lorsque le cristal liquide est du type nématique en hélice et on peut réaliser direc tement pas dépôt d'un matériau approprié sur les faces externes des demicoques 30 et 32, les polariseur et analyseur 2 et 3 décrits en relation avec la figure 2. Ce dépôt peut être réalisé par enduction à l'aide d'une solution d'iodure de quinolinium. Ce dépôt est plds difficile à réaliser sur les lames de verre des dispositifs de l'art connu. Les demi-coques sont maintenues emboitées par thermosoudage ou collage. Le remplissage par du cristal liquide peut s'effectuer selon les procédés de l'art connu. D'autres dispositions peuvent être également retenues permettant le positionnement et l'emboitement simultanés des deux demi-coques 30 et 32. On peut munir les faces en vis-à-vis des parois de des demi-coques de rainures ou encore de profils complémentaires comme illustré sur la figure 4. Les deux demi-coques 40 et 42 sont moulées de manière à s'emboiter l'une sur l'autre à I'aide des profils complémentaires 46 et 47. Dans ce cas, il y a également verrouillage . On retrouve les couches de métallisation 42 et 43 ainsi que les couches de protection 44 et 45 des matériaux polymères. L'invention reste compatible avec les techniques antérieurement connues consistant à introduire les cales entre les deux armatures. La figure 5 illustre une telle configuration. Les deux demi-coques 50 et 52 se réduisent à deux lames de plastique recouvertes sur leur face interne de deux couches de protection respectivement 54 et 55 ainsi que des métallisations constituant des électrodes 51 et 53. L'écartement entre ces deux lames est maintenu constant à l'aide d'une cale 56. On peut également utiliser des micro-billes en polymère qui sont mélangées au cristal liquide. Cette technique bien connue est particulièrement avantageuse dans le cas de panneaux de grandes dimensions, par exemple d'écrans plats de télévision à cristaux liquides et évite une flexion des deux lames en vis-à-vis. La disposition consistant à protéger la couche de polymère à l'aide d'une couche mince de matériau ainsi que les méthodes de dépôt de ce matériau vont maintenant être décrites de façon plus détaillée. L'obtention d'une couche de protection peut être obtenue selon deux variantes principales: - par un dépôt de polymère en phase gazeuse, - ou par un dépôt de polymère en solution suivi d'une évaporation du solvant et d'une cuisson ultérieure. Dans tous les cas il s'agit d'obtenir une mince couche de polymère insoluble, l'épaisseur de cette couche étant de l'ordre de quelques micromètres et de façon préférentielle comprise dans la gamine de 0,5 à 10 ri. Selon la première variante, le dépôt de polymère en phase gazeuse peut s'effectuer de diverses manières, par dépôt direct de matériau polymère, comme le poly P - xylidène ou par polymérisation d'un monomère b l'aide d'une décharge lumineuse initiée par un courant haute fréquence. Un appareillage etnun procédé permettant de réaliser cette polymérisation est décrit dans la demande de brevet français nO 73 37 360 déposée le 19 Octobre 1973 et publiée sous le numéro 2 248 529, et plus particulièrement en relation avec la figure 1 de cette demande de brevet.Selon l'enseignement de cette demande de brevet, une couche de polymère à molécules orientées est formée sur l'une des faces d'une lame placée sur l'une des électrodes de décharge d'un appareillage fonctionnant à haute fréquence, et contenant dans une enceinte une vapeur de monomère à très basse pression (10 2 à 10 4 Pascal). Dans le cadre de l'invention, le monomère peut être du perfluorobutène - 2 par exemple. Selon la seconde variante, le dépôt de polymère est réalisé à partir d'une solution. Le produit utilisé est alors du polyimide ou du polyimidamide. De tels produits sont disponibles dans le commerce sous différents noms de marques déposées. La solution est enduite sur les faces internes des armatures en polymère. On chauffe ensuite ces armatures pour faire évaporer le solvant et obtenir la réticulation de la couche déposée. Les enseignements de l'invention peuvent être appliqués à tous types de dispositifs électro-optique de visualisation comportant deux séries d'électrodes en vis-à-vis entre lesquelles le cristal liquide a été inséré et dont les armatures sont réalisées dans l'art connu à l'aide de deux lames planes de verre. A titre exemple, la figure 6 illustre schématiquement une cellule individuelle, numérique du type "sept segments", et plus particulièrement la configuration de ses électrodes. Sur la face interne de la demi-coque 62 a été déposée une électrode multiple sous la référence générale 63, électrode comportant "sept segments" permettant l'affichage des chiffres 0 à 9 ainsi que des éléments supplémentaires sous forme d'un point et d'un tiret.Ces électrodes se prolongent par neuf languettes sous la référence générale 630, languettes sur lesquelles pourront être soudées des connexions extérieures non représentées. Sur la face interne de la demi-coque 60 a été déposée une électrode unique 61 dont la configuration permet le recouvrement de i'électrode multiple 63. Cette électrode se prolonge également par une languette 610 sur laquelle une connexion extérieure pourra être soudée. Enfin, I'inscription d'informations dans certains types de dispoositif de visualisation à cristaux liquides s'effectue par effet thermo-électrique. Ces dispositifs comportent également deux armatures parallèles entre lesquelles le cristal liquide est disposé. En outre, des réseaux de fils résistifs sont disposés sur les faces internes de ces deux armatures, par exemple sous la forme de deux réseaux orthogonaux entre eux de lignes parallèles, l'ensemble formant un dispositif à accès matriciel. Si deux lignes othogonales sont parcourues par un courant, dans la région voisine du point d'intersection de deux lignes orthogonales, la température du cristal liquide devient supérieure à la température d'effacement. Une information antérieurement enregistrée dans cette région est de cette manière effacée.Dans ces disposifs, il est particulièrement important de choisir le coefficient de diffusivité thermique des armatures supportant les lignes résistives en relation prédéterminée avec le coefficient de diffusivité thermique du cristal liquide compris entre ces deux armatures. En général, ce coeff,cient doit être plus bas que celui du verre. Un exemple d'un tel dispositif est décrit dans la demande de brevet français n0 79 19 426 déposée le 27 juillet 1979.Il existe dez polymères ayant un coefficient de diffusivité tinermique bien inférieure à celui du verre. C'est donc un avantage supplémentaire de l':nvention qui permet l1utiliaton de polymères pour les armatures. Le verre a un eoefficient de diffusivité de l'ordre de 5,5. 10 3 cm2îs et les cristaux liquides couramment utilisés, un coefficient de l'ordre de 2.10-3 cm20s. Un matériau polymère comme le polyterephtalate d'éthylène glycol a un coefficient de dffusivité égal à 3.10-4 cm2is et peut etre mis en oeuvre pour ce type d'application. REVENDICATIONS 1. Dispositif électro-optique de visualisation à cristal liquide dans lequel le cristal liquide est inséré entre des première t30) et seconde (32) armatures comportant des électrodes (31, 33) en matériau conducteur de l'électricité disposées sur les faces des armatures en contact avec le cristal liquide ; dispositif caractérisé en ce que les armatures sont en matériau polymère. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les matériaux polymères sont choisis parmi les suivants : polyméthacrylate de méthyle, le polytérephtalate d'éthylène f!ylycol ou le polycarbonate. 3. dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que les faces internes des armatures sont recouvertes d'une couche protectrice de matériau polymère (34, 35) fortement réticulé et en ce que l'épaisseur de cette couche est comprise dans la gamme 0,5 à 10 micromètres. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les armatures sont des demi-coques (30, 32) obtenues par moulage se présentant chacune sous la forme d'une plaque de polymère comportant une cavité parallépipèdique délimitée par des parois latérales et en ce que ces deux demi-coques sont emboitées l'une sur l'autre de manière à ce que les cavités soient positionnées en relation pré-établie l'une par rapport à l'autre pour définir une enceinte destinée à contenir le cristal liquide. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les surfaces des parois latérales des demi-coques en contact comportent un jeu de bossages (302) et d'évidements (322) à profils complémentaire permettant le positionnement en relation pré-établie des deux cavités. 6. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les parois latérales des deux demi-coques (40, 42) comportent des moyens de verrouillage (46, 47) constitués de bossages et d'évidements à profil complémentaire destinés à recevoir lesdits bossages lorsque les deux demi-coques sont emboitées. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les deux armatures sont constituées chacune par une lame parallélépipèdique de matériau polymère (50, 52) et sont maintenues en relation de parallélisme l'une par rapport à l'autre par des cales (56). 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que les cales sont constituées de microbilles. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les faces internes des armatures comportent chacune un réseau en relief moulé dans le matériau polymère destiné à induire une direction (P'2, P'3) d'orientation préférée d'une molécule du cristal liquide et en ce que les directions induites par les première et seconde armatures sont orthogonales entre elles. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les faces externes des armatures sont recouvertes d'une couche de matériau possédant des propriétés de polarisation de la lumière selon une direction privilégiée et en ce que les directions de polarisation des couches (P2, P3) recouvrant les première et seconde armatures sont orthogonales entre elles. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que le matériau ayant des propriétés de polarisation de la lumière est de l'iodure de quinolinium. 12. Procédé de fabrication d'un dispositif électro-optique de visualisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une étape consistant à mouler deux demi-coques (30, 32) en matériau polymère selon un profil prédéterminé, pour former les armatures (30, 32). 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comporte une étape de dépôt d'un matériau polymère en phase gazeuse sur la face interne des deux demi-coques pour constituer une couche de protection (34, 35) et en ce que ce matériau polymère est du poly p - xylididène. 14. procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend une étape supplémentaire de dépôt d'un matériau monomère en phase gazeuse sur la face interne des deux demi-coques pour constituer une couche de protection (34, 35) suivi d'une polymérisation de ce matériau monomère à l'aide d'une décharge lumineuse et en ce que ce matériau monomère est du perfluorobutène - 2. 15. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend une phase supplémentaire de dépit d'un matériau polymère en solution sur le face interne des deux demi-coques pour former une couche de protection (34, 35) suivi d'une évaporation du solvant, et en ce que le matériau polymère est un polyimide ou un polyimidamide. 16. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend une étape consistant au collage ou au thermosoudage des deux demi-coques entre elles.