La présente invention concerne un procédé d'électrophorèse sur un support sensiblement vertical constitué par un gel, ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. L'électrqphorèse est actuellement l'une des méthodes les plus répandues pour l'analyse et le fractionnement de solutions. Parmi les principales applications, tant & la recherche pure que médicales et même industrielles, il faut citer l'étude des protéines. L'électrophorèse sur support vertical et en particulier sur plaque de gel verticale est très largement utilisée. Divers appareils qui sont néanmoins tous très semblables existent sur le marché pour sa mise en oeuvre. Les appareils connus comportent tous deux récipients superposés contenant des solutions tampons dans l'une desquelles plonge une anode et l'autre une cathode et dans lesquelles sont immergées les extrémités de la plaque de gel. Cette plaque doit donc traverser le fond du récipient supérieur ou être appliquée contre l'une de ses parois latérales, cette dernière étant échancrée, et l'inconvénient commun de tous ces appareils connus provient de la difficulté de réaliser des joints suffisamment étanches pour empêcher toute fuite de solution tampon du récipient supérieur, mais suffisamment souples pour permettre l'assemblage des différents éléments sans casser les plaques de verre renfermant le gel. Dans la plupart des modèles du commerce, l'étanchéité est réalisée plus ou moins parfaitement par l'utilisation de joints en caoutchouc expansé ou en caoutchouc de silicone, avec ou sans graisse de silicone. Généralement, un seul type de plaques de dimensions précises peut être employé dans un appareil donné, dans lequel on ne peut d'ailleurs utiliser qu'une seule plaque à la fois. En outre, plus les plaques sont grandes, plus il est difficile d'empêcher les fuites. On a trouvé une solution partielle au problème des fuites en utilisant une plaque de gel horizontale, comme on l'utilisait a l'origine pour l'électrophorèse sur support de gel de gélose; cependant, cette technique présente également certains inconvénients, comme la nécessité d'établir de très bons ponts électriques et la forte distorsion des bandes dans les gels épais. Enfin, les appareils d'électrophorèse disponibles dans le commerce sont généralement très chers. Le but de la présente invention est déréaliser un procédé d'électrophorèse sur un support de gel sensiblement vertical permettant d'utiliser un dispositif très simple et peu onéreux susceptible de contenir une ou plusieurs plaques de dimensions quelconques. Le procédé conforme à l'invention d'électrophorèse sur un support sensiblement vertical constitué par un gel consiste à disposer ledit support en contact, d'une part, avec une solution tampon anodique et, d'autre part, avec une solution tampon cathodique et à appliquer une différence de potentiel électrique entre les deux solutions précitées convenablement isolées électriquement l'une de l'autre. On dispose les deux solutions tampons ayant des densités différentes l'une audessus de l'autre dans un même récipient avec interposition d'une couche d'un liquide isolant non miscible et ne réagissant pas avec les deux solutions tampons, présentant une densité comprise entre celles desdites solutions tampons et faisant office d'isolant électrique entre ces deux solutions. Les deux solutions tampons et le liquide isolant doivent être choisis de manière à présenter des différences de densité telles qu'on obtienne une séparation nette des trois couches dans le récipient. La solution tampon supérieure et la solution tampon inférieure peuvent être constituées par des solutions tampons usuelles en électrophorèse, par exemple des solutions tampons de TRIS-chlorure. La densité de la solution tampon supérieure est très proche de 1,00 pour la plupart des solutions courantes. La densité de la solution tampon inférieure peut être augmentée par addition d'un agent de densité qui n'in terfère pas avec les produits utilisés dans l'électrophorèse, par exemple par dissolution dans le liquide isolant. Un tel agent de densité peut être, par exemple, du saccharose. Les solutions tampons inférieure et supérieure peuvent être ajustées au pH désiré par addition de composés appropriés. Le liquide isolant est constitué de préférence par un solvant organique. Ce dernier forme une couche isolante entre les deux couches de solutions tampons et sa densité peut être ajustée à la valeur désirée par mélange d'un solvant ayant une densité relativement élevée avec une quantité calculée d'un solvant ayant une densité plus faible. Les solvants doivent être choisis en fonction des critères suivants: - les deux solvants doivent être complètement miscibles, mais leur solubilité dans l'eau doit être aussi faible que possible; - ils doivent avoir une constante diélectrique très - élevée; - ils doivent avoir un point d'ébullition élevé de manière à réduire l'évaporation différentielle et la modification de la densité du mélange; - ils doivent être non toxiques et de préférence non inflammables, - ils doivent être bon marché et facilement disponibles dans un état de pureté acceptable. Quelques-exemples de solvants satisfaisant à ces exigences sont indiqués dans le tableau ci-dessous. TABLEAU Solvants lourds Densité Point d'ébullition tétrachloréthylène 1,63 1210C tétrachloréthane 1,60 1460C o-chlorotoluène 1,08 1600C dibenzyl éther 1,04 2950C Solvants légers n-heptane 0,68 980C cyclohexane 0,78 810C décaline 0,88 1940C diphénylméthane 1,00 2610C I1 est bien entendu que les solvants cités ci-dessus ne sont nullement limitatifs et qu'on peut utiliser une .infinité de combinaisons de solvants adaptés aux exigences de chaque cas. Le dispositif pour la mise en oeuvre du-procédé conforme à 1 l'invention comprend une cuve d'électrophorese à l'inté- rieur de laquelle se trouvent deux couches de solutions tampons ainsi qu'une couche intermédiaire de liquide isolant non miscible avec les deux solutions tampons précitées et présentant une densité comprise entre celle desdites solutions tampons, deux électrodes formant cathode et anode et plongeant dans les solutions tampons supérieure et inférieure, un support d'électrophorèse comprenant un ou plusieurs éléments sensiblement verticaux constitués par un gel, dont les extrémités sont immergées dans les solutions tampons supérieure et inférieure, ainsi que des moyens de positionnement pour maintenir ledit support d'électrophorèse en position sensiblement verticale à la hauteur appropriée. Dans le cas le plus simple, l'électrode immergée dans la solution tampon inférieure est isolée, par exemple en étant gainée, à son passage dans la solution tampon supérieure et le solvant isolant. Cependant, différents agencements sont possibles dans le cadre de l'invention pour.éviter l'utilisation de telles électrodes gainées et, en même temps, pour éviter que les gaz formés au niveau de l'électrode immergée dans la solution tampon inférieure ne traversent le solvant isolant et la solution tampon supérieure. Ces agencements consistent, d'une manière générale, à isoler une fraction de la section horizontale de la cuve, depuis le niveau de la solution tampon supérieure jusqu'en dessous du niveau de la solution tampon inférieure, de la partie restante de la section de la cuve, de façon que la solution tampon inférieure puisse, dans cette fraction de section isolée qui ne communique avec la partie restante de la section qu'en dessous du niveau de la solution tampon inférieure, monter sensiblement jusqu'au niveau de la solution tampon supérieure, suivant le principe des vases communicants. La surface de la solution tampon inférieure étant libre dans cette fraction de section, l'électrode destinée à être plongée dans la solution tampon inférieure peut y être immergée sans avoir à traverser la solution tampon supérieure et le solvant isolant et les gaz développés au niveau de cette électrode s'échappent par cette fraction de section formant cheminée. I1 ést également possible de prévoir deux fractions de section isolées de ce type afin d'établir une circulation de la solution tampon inférieure. En outre, il est possible d'immerger dans la solution tampon inférieure, par lesdites deux fractions de section isolées, deux électrodes situées de préférence à des extrémités opposées de la cuve. Cette fraction de section isolée peut être délimitée par un tube plongeur entourant l'électrode se trouvant dans la solution tampon inférieure. Suivant un autre mode de réalisation elle est délimitée par un corps creux ouvert à ses deux extrémités et entourant le ou les supports d'électrophorèse. Ainsi, ce corps creux isole la solution tampon supérieure et le solvant isolant de la solution tampon inférieure comprise entre sa paroi latérale et celle de la cuve. Le support d'électrophorèse est constitué par un ou plusieurs gels se trouvant entre des plaques de verre ou contenus dans un tube de verre. On peut utiliser différentes sortes de gels : acrylamide, agatoase, amidon, ou leurs mélanges, etc.. Pour la préparation des plaques de gel, on utilise deux plaques de verre que l'on maintient à distance réciproque à l'aide d'éléments d'espacement intermédiaires en forme de lames de verre, placés entre les plaques le long des deux côtés opposés, et que l'on presse fortement l'une contre l'autre à l'aide de pinces tout en les maintenant en position verticale, le bord inférieur des plaques reposant, par exemple, sur le fond d'une cuve de chromatographie semicylindrique en verre. On obture les côtés et le bord inférieur des plaques en versant une faible quantité d'une solution gélifiante à 10% de polyacrylamide le long des côtés des plaques et dans la cuve et on laisse reposer pendant 15 minutes. On verse ensuite les gels de concentration et de séparation de la manière usuelle entre les plaques de verre. Après durcissent des gels, on enlève les pinces et on détache de la cuve et transfère dans l'appareil d'électrophorèse les plaques qui sont maintenues ensemble grâce à l'adhérence de la couche de gel. L'invention sera mieux comprise à l'aide de plusieurs modes d réalisation décrits ci-après et illustrés par le dessin annexé, sur lequel: la fig. 1 est une coupe verticale d'un premier mode de réalisation du dispositif d'électrophorèse selon l'invention; la fig. 2 est une vue en plan de ce même dispositif; la fig. 3 est une coupe verticale longitudinale d'un second mode de réalisation du dispositif d'électrophorèse selon l'invention; la fig. 4 est une coupe verticale transversale selon IV-IV de la fig.3. Selon le mode de réalisation représenté sur les fig. 1 et 2, le dispositif d'électrophorèse comprend une cu96 d'électrophorèse 1 cylindrique, verticale en verre. A l'int6- rieur de la cuve 1 est disposé concentriquement un cylindre 2 vertical en verre ouvert aux deux extrémités, de hauteur légèrement inférieure à la hauteur de la cuve 1. Le cylindre 2 comporte plusieurs encoches 3 à son extrémité inférieure. La cuve 1 ou plus précisément le cylindre 2 contient, de haut en bas, une solution tampon supérieure 4, un solvant isolant 5 et une solution tampon inférieure 6. Les trois liquides 4, 5 et 6 possèdent des différences de densité telles qu'on obtient une séparation nette des trois liquides. La solution tampon inférieure 6 qui présente la densité la plus élevée remonte autour du cylindre 2 sensiblement jusqu'au niveau de la solution tampon supérieure 4, selon le principe des vases communicants. A l'intérieur du cylindre 2 est placée, dans une position sensiblement verticale, une plaque de gel désignée dans son ensemble par la référence 7, maintenue par une cuvette 8 à une hauteur telle au-dessus du fond de la cuve 1 que son extrémité supérieure pénètre depuis le bas dans la solution tampon supérieure 4 et son extrémité inférieure depuis le haut dans la solution tampon inférieure 6. Sur la fig. 2, on voit que la plaque 7 est formée de deux plaques de verre 9 maintenues à distance réciproque par deux lames de verre latérales 10, ainsi que par un remplissage de gel 11 formant le support d'électrophorèse proprement dit. Dans la solution tampon supérieure 4 plonge une électrode 12 formant cathode et constituée par une simple hélice verticale drun fil métallique, par exemple de platine. Dans la solution tampon inférieure 6 est immergée, entre le cylindre 2 et la cuve 1, une seconde électrode 13 formant anode et constituée par un fil métallique, par exemple de platine, s'étendant sensiblement sur 1800 autour du cylindre 2, au fond de la cuve 1. Ainsi, les gaz formés lors de l'électrophorèse dans la solution tampon inférieure 6, au niveau de l'électrode 13 c'est-à-dire à l'extérieur du cylindre 2, peuvent s'échapper sans traverser le solvant isolant 5 et la solution tampon supérieure 4.La présence des entailles 3 à l'extrémité inférieure de la cuve 2 assure la communication tant pour le courant électrique que pour le liquide entre l'extérieur et l'intérieur du cylindre 2 en dessous du niveau de la solution tampon inférieure 6 à l'intérieur du cylindre 2. Dans un exemple de réalisation de ce dispositif, la cuve 2 est constituée par un bécher en verre "Pyrex" de 2 litres. Le cylindre 2 est constitué par le corps d'une bouteille de verre de 1 litre. Une ou plusieurs plaques de gel 7 de dimensions 8,5 mm X 10 mm sont supportées par une cuvette 8 constituée par le fond d'une bouteille de verre de 500 ml. La solution tampon supérieure 4 a un volume de 200 ml, la solution tampon inférieure 6 un volume de 900 ml et le solvant isolant 5 un volume de 600 ml. Dans une variante de ce mode de réalisation, le cylindre 2 peut être supprimé. Dans ce cas, il est nécessaire d'utiliser une anode entourée d'un tube de verre dans lequel l'électrode est maintenue~ l'aide de deux bouchons en caoutchouc comportant chacun deux trous, l'un permettant le passage de l'électrode-et l'autre le dégagement des gaz formés dans la solution tampon inférieure. Selon le mode de réalisation des fig. 3 et 4F le dispositif d'électrophorèse comprend une cuve de verre 14 dont les parois latérales opposées divergent vers le haut en partant de la surface de base sensiblement rectangulaire de la cuve. I1 est également parfaitement possible d'utiliser une cuve de forma parallélépipédique. La cuve 14 contient, de haut en bas, une solution tampon supérieure 15, un solvant isolant 16 et une solution tampon inférieure 17. Une.plaque de gel 18 constitue de la même manière que dans le mode de réalisation précédent est maintenue en position dans la cuve 14 par deux étriers de verre 19 accrochés sur deux bords opposés de la cuve, de manière que l'extrémité supérieure de la plaque 18 p8nètre-bepuis le bas dans la solution tampon supErieure 15 et son extrémité inférieure depuis le haut dans la solution tampon inférieure 17. Une électrode 20 formant cathode plonge depuis le haut dans la solution tampon supérieure 15, cette électrode étant constituée par une simple hélice de fil métallique, par exemple de platine. L'autre électrode 21 formant anode est constituée également par un fil métallique, par exemple de platine, mais traverse la solution tampon supérieure 15 et le solvant isolant 16 à l'intérieur d'un tube de verre 22 ouvert aux deux extrémités, jusqu'en dessous du niveau de la solution tampon inférieure 17, de sorte que, par le principe des vases communicants, la solution tampon inférieure 17 monte dans le tube 22 sensiblement jusqu'au niveau de la solution tampon supérieure 15. A l'extrémité inférieure du tube 22 est prévue une partie horizontale demi-cylindrique 23 en verre, s'étendant en dessous de la plaque 18 sensiblement sur toute la longueur de cette dernière.L'extrémité libre de l'électrode 21 qui passe à l'intérieur de cette partie demi-cylindrique 23 est fixée à -l'extrémité libre de cette dernière qui forme ainsi une sorte de hotte pour les gaz dégagés dans la solution tampon inférieure 17 au niveau de l'électrode 21. Ces gaz sont donc recueillis par la partie demi-cylindrique 23 et s'échappent vers le haut par le tube vertical 22 formant cheminée. Deux bouchons en caoutchouc 24 prévus à l'intérieur du tube 22 pour maintenir l'électrode 21 comportent à cet effet deux trous, l'un pour le passage de l'électrode 21 et l'autre pour le dégagement desgaz et, éventuellement, pour pouvoir ajouter ou faire circuler la solution tampon inférieure 17. Une telle circulation de la solution tampon inférieure 17, mais également de la solution tampon supérieure 15 peut être nécessaire, par exemple, lorsque l'opération d'électro- phorèse est maintenue pendant une durée prolongée, ou encore lorsque le nombre des plaques de support d'électrophorèse 18 est important. , Pour faire circuler la solution tampon inférieure 17, on introduit, de préférence à l'opposé du tube de verre 22, un autre tube de verre 25 depuis le haut verticalement jusqu'en dessous du niveau de la solution tampon inférieure 17.Par le principe des vases communicants, la solution tampon inférieure 17 monte dans ce tube 25 tout comme dans le tube 22, sensiblement jusqu'au niveau de la solution tampon supérieure 15. I1 est ainsi possible d'ajouter de la solution tampon inférieure 17 par le tube 22 (flèche 28), à travers les trous des bouchons 24, et de retirer de la solution 17 par le tube 25 (flèche 27), par exemple à l'aide d'un petit tube 26 qui est relié à une pompe et dont l'extrémité d'aspiration est réglable en hauteur selon le niveau désiré de la solution tampon inférieure 17 dans lacuve 14. De façon analogue, il est possible de retirer de la cuve 14 de la solution tampon supérieure- 15 (flèche 30) et d'en régler le niveau au moyen d'un petit tube d'aspiration 29, de la solution tampon supérieure 15 pouvant être ajoutée d'une manière simple (flèche 31), par exemple goutte à goutte, à tout endroit approprié, de préférence en un point situé à l'opposé du point de prélèvement. Dans un exemple du mode de réalisation des fig. 3 et 4, on utilise, pour la cuve 14, une cuve de chromatographie en couche mince contenant 600 ml de solution tampon inférieure, 900 ml de solution tampon supérieure et 3400 ml de solvant isolant. L'appareil peut contenir une ou plusieurs plaques de gel de dimensions 10 cm x 20 cm et 20 cm x 20 cm. Dans une variante du mode de réalisation des fig. 3 et 4, il est possible d'utiliser deux anodes 21 placées chacune à l'intérieur d'un tube de verre vertical tel que le tube 22, lesdites deux anodes se présentant alors sous la forme de deux électrodes simples, verticales, par exemple deux hélices de fil-de platine, disposées de préférence à deux points opposés de la cuve. Dans ce cas également, la circulation de la solution tampon inférieure ne pose pas de difficulté. A cet effet, il est possible de munir ces deux tubes verticaux à leur extrémité inférieure d'un embout de -raccor- dement horizontal et de relier ces deux embouts par un tube de cellophane sensiblement horizontal passant sous la ou les plaques gel sur toute la longueur de ces dernières. Le procédé d'électrophorèse selon l'invention peut être utilisé par exemple pour le fractionnement des protéines, des acides nucléiques et d'une façon générale de toutes substances pouvant être fractionnées par électrophorèse sur gel. Il permet en outre de récupérer par exemple les substances fractionnées avec un bon rendement par élution électrophorétique dans le même dispositif conforme à l'invention que celui utilisé pour le fractionnement.Après détection avec un révélateur approprié, la bande de gel correspondant à un constituant approprié est alors découpée, écrasée et introduite dans un tube de verre entre deux bouchons de laine de verre, le tube de verre étant ouvert à son extrémité supérieure et comportant deux rebords qui servent à le mainténir, par exemple entre deux baguettes de verre, et muni à son extrémité inférieure d'un petit sac de cellophane fermant hermétiquement, servant à recueillir les constituants élués dans le tampon inférieur. L'extrémité supérieure du tube débouche dans la solution tampon supérieure, tandis que le sac est complétement immergé dans la solution tampon inférieure. L'exemple qui suit illustre le procédé d'élec trophorèse conforme à l'invention ainsi que le dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, sans toutefois limiter la portée de l'invention. EXEMPLE On exécute l'électrophorèse de protéines sur gel de polyacrylamide dans le dispositif représenté sur les fig. 1 et 2 du dessin annexé. La solution tampon supérieure (cathodique) est une solution de TRIS-chlorure 0,05M, de pH 7,4, contenant 1Oc3# d'acide éthylènediaminetétracétique et 0,2% de dodécylsulfate de sodium. Sa densité finale est 1,00. La solution tampon inférieure (anodique) est une solution de TRIS chlorure 0,05M, de pH 8,6, contenant 10c3 d'acide éthylènediaminetétracétique, 5 x 10r2M d'acétate de sodium et 108 g/l de saccharose. Sa densité finale est,04. Le solvant est un mélange tétrachloréthylène/cyclohexane (0,39/1,0 V/V). Sa densité est 1,02. On utilise pour la préparation du gel de séparation une solution à 8% d'acrylamide et 0,24% de bis-acrylamide dans la solution tampon supérieure. On utilise comme gel de concentration une solution à 5* d'acrylamide et 0,15% de bis-acrylamide dans la solution tampon supérieure. Les échantillons analysés sont 1) le chymotrypsinogène 2) un extrait au n-butanol de Escherichia Coli F 3) des protéines de bactériophage T5 4) l'ovalbumine. Tous les échantillons sont dialysés contre la solution tampon supérieure et sont chauffés pendant 45 secondes juste avant emploi à 1000C en présence de 10 2M de dithiotréitol. Après refroidissement, les échantillons sont mélangés avec 0,1 volume de glycérol contenant 0,05% de bleu de bromophénol à titre de colorant révélateur. L'électrophorèse est exécutée pendant 7 heures à 50 volts et 30 milliampères (environ 5,5 volts par cm) à température ambiante. I1 y a lieu de noter que de nombreuses modifications et variantes par rapport aux modes de réalisation représentés et décrits sont possibles dans le cadre de l'invention. Ainsi, par exemple,-la cuve, les tubes, les moyens de positionnement des plaques, les plaques de support de gel ou tubes de support de gel peuvent être en verre ou en tout autre matériau inerte vis-à-vis des solutions et des solvants utilisés. Il est donc possible, pour chaque cas, d'adapter les matériaux constitutifs du dispositif d'électrophorèse et les liquides utilisés comme solutions tampons et comme solvant isolant. En outre, les moyens prévus suivant les divers exemples pour éviter les gaz dégagés dans la solution tampon inférieure de traverser le solvant isolant et la solution tampon supé rieur, ainsi que pour établir une circulation des solutions tampons, sont applicables indifféremment à tous les modes de réalisation. Enfin, le nombre, la forme et les dimensions des éléments de support du gel peuvent être quelconques et peuvent en particulier être adaptés à la forme et aux dimensions de la cuve d'électrophorèse. REVENDICATIONS 1. Procédé d'électrophorèse sur un support sensiblement vertical constitué par un gel dans lequel on dispose ledit support en contact, d'une part, avec une solution tampon anodique et, d'autre part, avec une solution tampon cathodique et on applique une différence de potentiel électrique entre les deux solutions précitées convenablement isolées électriquement l'une par rapporta l'autre, procédé caracté- risé par le fait que l'on dispose les deux solutions tampons précitées l'une au-dessus de l'autre dans un mime récipient avec interposition d'une couche d'un liquide isolant non miscible et ne réagissant pas avec les deux solutions tampons précitées, ayant une densité comprise entre celle desdites solutions tampons et jouant le rle d'isolant électrique entre les deux solutions tampons. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le liquide isolant est constitué par un solvant ou un mélange de solvants organiques. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'on ajuste la densité du liquide isolant a la valeur désirée par mélange d'un solvant organique ayant une densité relativement élevée avec une quantité calculée d'un solvant organique ayant une densité plus faible. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'on utilise comme solvant ayant une densité relativement élevée le tétrachloréthylène, le tétrachloréthane, l'o chlorotoluène ou le dibenzyl éther. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'on utilise comme solvant ayant une densité plus faible le n-heptane, le cyclohexane, la décaline ou le diphénylméthane. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'on ajuste la densité de la solutiontan-zon inférieure par addition d'un agent de densité qui n'interfère pas avec les produits utilisés dans l'électrophorèse, tel que le saccharose. 7. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'il comprend une cuve d'électrophorèse à l'intérieur de laquelle se trouvent deux couches de solutions tampons ainsi qu'une couche intermédiaire de liquide isolant non miscible avec les deux solutions tampons précitées et présentant une densité comprise entre celle desdites solutions tampons, deux électrodes formant cathode et anode et plongeant dans les solutions tampons supérieure et inférieure, un support d'électrophorèse comprenant un ou plusieurs éléments sensiblement verticaux constitués par un gel, dont les extrémités sont immergées dans les solutions tampons Supérieure et inférieure, ainsi que des moyens de positionnement pour maintenir ledit support d'électrophorèse en position sensiblement verticale à la hauteur appropriée. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le liquide isolant non miscible avec les solutions tampons supérieure et inférieure est un solvant ou un mélange de solvants organiques. 9. Dispositif selon la revendication 7 ou 8, caractérisé par le fait qu'une- fraction de la section horizontale de la cuve est isolée, depuis le niveau de la solution tampon supérieure jusqu'en dessous du niveau de la solution tampon inférieure, de la partie restante- de la section de la cuve, de façon que la solution tampon inférieure puisse, dans cette fraction de section isolée qui ne communique avec'la partie restante de la section qu'en dessous du niveau de la solution tampon inférieure, monter sensiblement jusqu'au niveau de la solution tampon supérieure, suivant le principe des vases communicants, ce qui permet à l'électrode destinée à être plongée dans la solution tampon inférieure d'y être immergée sans avoir à traverser la solution tampon supérieure et le liquide isolant et aux gaz formés au niveau de cette électrode de s'échapper par cette fraction de section formant cheminée. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la fraction de section de cuve isolée est délimitée par un tube plongeur entourant l'électrode se trouvant dans la solution tampon inférieure. 11. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la fraction de section de cuve isolée est délimitée par un corps creux ouvert à ses deux extrémités et entourant le ou les supports d1électrophorèse, ce corps creux isolant-la solution tampon supérieure et le liquide isolant de la solution tampon inférieure comprise entre sa paroi latérale et celle de la cuve. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisé par le fait que le support d'électrophorèse est constitué par une ou plusieurs plaques de gel. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisé par le fait que le support d'électrophorèse est constitué par une ou plusieurs colonnes de gel. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 13, caractérisé par le fait que des moyens sont prévus pour renouveler en continu les solution tampons inférieure et supérieure. 15. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, utilisant le dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 14, au fractionnement des protéines. 16. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, utilisant le dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 14, à l'élution des protéines fractionnées.