SERRURE DE SECURITE AVEC VERROUILLAGE ELECTRO-MECANIQUE L'invention concerne une serrure de sécurité. Une serrure comporte un pêne, une gâche recevant ce pêne et des moyens de verrouillage mécaniques pouvant être actionnés par une clef, mais on sait qu'une telle serrure ne permet pas d'atteindre une grande sécurité. L'invention se propose de renforcer cette sécurité en ajoutant aux exigences classiques de constitution mécanique d'une clef permettant d'ouvrir une serrure, des exigences de constitution électrique de cette clef. Pour cela, l'invention prévoit que la serrure comporte un loquet complémentaire prévu pour verrouiller le pêne dans la gache et pour être maintenu en position de verrouillage par l'action d'un circuit électrique. En particulier, le circuit électrique comporte avantageusement un pont d'équilibre et lesdits contacts électriques sont placés dans les branches de ce pont d'équilibre. De préférence, le verrou et le circuit électrique seront disposés du côte de la gâche et le pêne sert a la liaison électrique entre la clef et le circuit électrique. L'invention est basée, dans le cas d'un pont d'équilibre, sur l'équilibrage d'un circuit électrique ou électronique qui est situe en partie dans la serrure, en partie dans la clef. Lorsque l'équilibre du circuit est réalisé, la valeur du courant électrique est modifiée (voire annulée) dans une des branches déterminée du circuit, permettant de ce fait, le deverrouillage électro-mécanique du pêne. La clé est donc un élément actif tant au point de vue mécanique que du point de vue électrique (ou électronique) puisqu'elle comporte la solution unique d'un circuit électrique. En se référant aux figures schématiques ci-jointes on va décrire des exemples, donnés à titre non limitatif, de mise en oeuvre de l'invention. - La Fig. 1 représente le schéma électrique d'un pont pouvant etre utilisé dans une serrure selon l'invention. - La Fig. 2 est une vue schématique de la clef de la serrure. La Fig. 3 montre la partie du schéma électrique montée dans la serrure. - La Fig. 4 représente la portion de serrure située en face de l'entrée de la clef. - La Fig. 5 montre la clef introduite dans la serrure. - La Fig. 6 représente l'ensemble du schéma électrique dans la partie pêne/ gâche. - La Fig. 7 représente à plus grande échelle le loquet de verrouillage él ectro-magnéti que. On va maintenant reprendre, pour les détailler, chacune de ces figures. La Fig. 1 représente le circuit électrique, retenu à titre indicatif pour illustrer un exemple de mise en oeuvre de l'invention. Il s'agit d'un pont d'équilibre connu sous le nom de pont de WHEASTONE, alimenté par une batterie P. Pour un tel circuit lorsque l'équilibre est réalisé, il ne circule aucun courant dans la branche BIF du circuit électrique, et les resistances X, R, R1, R2 vérifient nécessairement la relation X = R1 R R2 La Fig. 2 représente la clef de sécurité dans laquelle on a supposé que les résistances- X et R2 etaient noyées dans le corps de ladite clef. Seuls les points de contacts électriques la, lb, lc, ld de ces résistances R2 et X respectivement sont apparents et légèrement excroissants.Il sont éventuellement rendus élastiques pour assurer un-meilleur contact avec des bornes circulaires portées par la serrure. En extrémité de cette clef, on a placé une excroissance (2) cylindrique, qui en se logeant dans le réceptacle prévu à cet effet côté serrure, servira de pivot à la clef. De cette façon, on s'assure que les points de connexion clef/serrure restent respectivement en regard et en contact lors de la rotation de la clef dans la serrure. Les dessins des dents de cette clef sont ana logues à ceux des clefs existantes actuellement. - La Fig. 3 représente le circuit électrique situe dans la serrure lorsque la clef n'est pas introduite dans ladite serrure. Dans ce cas le circuit BIF est parcouru par un courant électrique. - La Fig. 4 représente à l'intérieur de la serrure, la surface sur laquelle l'extrémité de la clef vient en regard lorsqu'elle est introduite comple tement dans la serrure. Un pivot 2) de la clef (Fig. 2) se loge alors dans une cavité 12, de la serrure, prévue à cet effet, alors que les bornes de connexion la, lb, lc, id faisant saillie à l'extrémité longitudinale de la clef, se trouvent en regard et se mettent en liaison avec des con tacts circulaires lia, llb, 11c, lld respectivement de la serrure Ces contacts sont circulaires de façon que lors de la rotation de la clef, la liaison électrique entre les bornes la, lb, lc, id de la clef et les contacts lia, llb, lic, lld respectivement de la serrure soit maintenue. - La Fig. 5 représente une coupe de la serrure lorsque la clef y est intro duite. On y retrouve les bornes la, lb, lc, id, les contacts lia, llb, lic, lld, ainsi que le pivot 2 et son réceptacle 12. Par l'intermédiaire de points de contact similaires à ceux décrits ci-dessus, mais non représentés sur les figures, les contacts lia, ilb, lic, ild de la figure 4 ou 5 sont reliés respectivement à des lignes de contacts 3a, 3b, 3c, 3d, situés sur le pêne 5) de la serrure. Lorsque le pene 5) se déplace, les liaisons lla-3a, llb-3b, llc-3c, lld-3d, sont maintenues. - La Fig. 6 représente l'ensemble de la serrure. . Le pêne est représenté en 5) ; il est muni des lignes de contacts 3a, 3b, 3c, 3d parallèles à la longueur du pêne. . La gâche de la serrure est représentée en coupe en 6). Elle est munie de contacts linéaires- 4a, 4b, 4c, 4d parallèles aussi à la longueur du pene et eux-memes relies à l'intérieur de la serrure aux points B, C A et D respectivement. Ces contacts peuvent être rendus élastiques. - Un loquet 7) représente à plus grande échelle sur la Fig. 7 est consti tué dans sa partie basse par le pôle sud dJun aimant. Cette partie basse se trouve à l'intérieur d'un solenolde 8) constituant le circuit BIF. Lorsqu'aucun courant ne circule dans le circuit BIF (cas du pont équili- bré) il ne circule aucun courant dans le solénoïde 8) et le loquet 7) descend par gravite dans une cavite 9). L'extrémité supérieure de ce loquet 7) ne dépasse alors pas dans la gâche 6). Lorsque le circuit BIF est parcouru par un courant (cas d'un pont déséquilibré), le solenolde 8) crée une induction magnétique qui, le sens des spires étant détermine pour cela, a tendance à expulser le loquet 7) vers le haut. Cette expul sion s'arrête lorsque l'équilibre entre le poids du loquet 7) et les forces de répulsion électro-magnétiques est atteint. - Lorsque le pêne 5) se trouve dans la gâche 6), une echancrure 10) du pêne 5) se trouve au droit du loquet 7). - Ainsi lorsque le pont est déséquilibré, l'extrémité superieure du loquet 7) est logée dans 1 'échancrure 10) du pêne 5) et y est maintenue par l'action des forces electro-magnetiques de répulsion. De ce fait, il n'est pas possible de dégager le pêne 5) de la gâche 6) tant que le lo quet 7) se trouve dans cette position. - Inversement, lorsque le pont est équilibré, le loquet 7) tombe dans son réceptacle 9) et libère l'échancrure 10) du pêne 5), ce qui rend possible le dégagement de ce dernier de la gâche 6). Le fonctionnement d'une telle serrure peut être expliqué à l'aide des exemples précédemment cités, donnés à titre non limitatif, en décrivant successivement les actions de verrouillage, puis de déverrouillage. I - VERROUILLAGE A) - La clef ne se trouvant pas dans la serrure, le circuit électrique de la fig. 3 est déséquilibré. Le loquet élément 7) (fig. 6) est maintenu en position haute. B) - Par introduction de la clef adéquate dans la serrure, les bornes la, lb, ic, ld sont reliées aux contacts lia, iib, lic, lld (fig. 5). Les contacts lia, iib, lic, ild sont eux-mêmes reliés aux lignes de contacts 3a, 3b, 3c, 3d (fig. 6) du pêne 7). C) - Lors de la rotation de la clef, les liaisons électriques entre respecti vement la-lb-lc-ld, 11a-llb-llc-lid et 3a-3b-3c-3d sont conservées.Le pêne 5) se déplace vers la gâche 6) jusqu'à ce que les lignes de contacts 3a, 3b, 3c, 3d du pêne 5) s'engagent avec les contacts lineaires 4a, 4b, 4c, 4d de la gâche 6) à l'entrée de celle-ci. Le circuit électrique de la fig. 6 est alors complete et équilibré, annulant de ce fait le cou rant dans la branche BIF de ce circuit. Le loquet 7) (fig. 6) descend alors par son propre poids libérant de ce fait l'entrée de la gâche 6). Tous les contacts électriques sont main tenus au cours du mouvement du pêne. D) - La serrure est verrouillée mécaniquement (lyre étape classique de ver rouillage). E) - La clef est retirée de la serrure. Les contacts électriques la, lb, lc, id et lia, lib, lic, lld sont alors perdus, déséquilibrant le pont. Un courant circule donc dans le solenolde 8) du circuit BIF et par l'ac tion des inductions magnetiques créés, le loquet 7) vient en butée dans l'échancrure 10) du pêne 5). On réalise alors le verrouillage électro mécanique de sécurité qui ne peut être désengagé que par l'action d'une clef comportant en des points de connexions déterminés deux résistances de valeurs respectives précises X et R2. Il - DEVERROUILLAGE A) - Lors de l'introduction de la clef adéquate dans la serrure, par le jeu des contacts, le pont électrique est équilibré et le loquet 7) (fig. 6) libère le pêne 5). Le verrouillage électro-mécanique est alors désengagé. B) - La rotation de la clef pour désengager de maniere classique le pêne de la serrure maintient l'ensemble des contacts electriques jusqu'à ce que le pêne 5) ait quitté la gâche 6), ce qui évite tout problème de blocage du pêne au cours de l'opération. Lorsque le pêne 5) quitte la gâche 6) les contacts électriques 3a, 3b, 3c, 3d et 4a, 4b, 4c, 4d sont perdus et le pont est à nouveau déséquilibré. REVENDICATIONS 1 - Serrure de sécurité comportant un pêne (5), une gâche (ó) recevant ce pêne et des moyens de verrouillage mécanique pouvant être actionnés par une clef, caractérisée en ce qu'elle comporte un loquet complémentaire (7) prévu pour verrouiller le pêne (5) dans la gâche (6) et pour être maintenu en action de verrouillage par un circuit électrique (8, Ri, R, P) qui comporte des contacts électriques (lia, 11b, 11c, 11d) pour l'insertion d'au moins un élément électrique complémentaire (R2, X) et en ce que la clef porte au moins un tel élément électrique complémentaire (R2, X) dont les bornes (1a, lb, 1c, 1d) se raccordent auxdits contacts (lia, 11b, 11c, 11d) lorsque la clef est engagée dans la serrure et dont la nature et la valeur sont pré- déterminées pour que l'insertion d'au moins un tel élément électrique com plementaire (R2, X) provoque la suppression de ladite action de verrouillage. 2 - Serrure de sécurité selon la revendication 1, caractérisée en ce que a clef porte lesdites bornes (la, 1b, la, id) à son extrémité longitudinale. 3 - Serrure de sécurité selon la revendication 2, caractérisée en ce que les- dites bornes (la, lb, la, 1d) sont ponctuelles tandis que la serrure com porte des contacts correspondants circulaires. 4 - Serrure de sécurité selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que la clef porte, aussi à son extrêmite longitudinale, un pivot (2) et la ser rure est munie d'un réceptacle (12) destiné à recevoir ce pivot (2). 5 - Serrure de sécurité; selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit loquet complémentaire (7) et la majeure partie dudit circuit électrique (8, Ri, R, P), à l'exception desdits contacts électriques (11a, 11b, lia, 11d) sont disposés du côté de la gâche (6), tandis que lesdits contactsélectri- asques (11a, 11b, lia, 11d) sont reliés à ladite majeure partie du circuit électrique par l'intermédiaire du pêne (5). 6 - Serrure de sécurité selon la revendication 5, caractérisée en ce que le pêne (5) et la gâche (6) portent des lignes de- contact correspondantes (3a, 3b, 3c, 3d et 4a, 4b,4a, 4d) dirigées selon la longueur du pêne. 7 - Serrure de sécurité selon la revendication 1, dans laquelle le circuit électrique comporte un pont d'équilibre, caractérisée en ce que lesdits contacts électriques (lia, 11b, lia, 11d) sont placés dans des branches (R2, X) de ce pont d'équilibre (Ri, R2, X, R).