La pressente invention est relative à des perfectionnements au traitement de la laine pour lui conférer une résistance au rétrécissement et concerne, plus particulièrement, le traitement des matières constituées de ou contenant de la laine qui sont disponibles en longueurs continues ou crile l'on peut aisément joindre les unes aux autres pour former une longueur continue de façon à leur permettre d'être soumises à un traitement sensiblement uniforme. Des matières en laine qui sont disponibles sous forme de longueurs continues comprennent les fils, les boudins obtenus après peignage ainsi que les tissus tissés et tricotés contenant de la laine ou constitués de laine. Ces longueurs peuvent également entre obtenues en cousant ensemble des vetements tricotes comme des chaussettes ; ces vêtements sont ensuite séparés après l'achèvement du traitement. Le désavantage principal de la laine réside dans le fait qu'elle se retrécit ou feutre au lavage et on pratique depuis de nombreuses années des traitements pour conferer à la laine une résistance au rétrécissement ou feutrage. Parmi les agents bien cornus convenant à un tel traitement, on peut citer l'acide permonosulfurique et des matières qui engendrent du chlore libre en solution, comme les hypochlorites et les dichloroisocyanurates L'acide permonosulfurique et le dichloroisocyanurate de sodium ont toujours le désavantage d'être plutôt coûteux, ce désavantage s'étant encore amplifié ces derniers temps. La présente invention obvie à cette difficulté par l'usage d'hypochlorites (hypochlorites de métaux alcalins ou de métaux alcalinofterreux). On sait que la vitesse de réaction des hypochlorites sur la laine varie en fonction inverse du pH de la solution et qu'elle est extrêmement rapide dans des solutions acides Le traitement discontinu de la laine s'effectue en ajoutant lentement un hypochlorite a une solution acide dans laquelle la laine trempe Des procédés continus industriellement intéressants de traitement d la laine ont invariablement impliqué une immersion de la laine dans un grand bain, comme une cuve de relavage Les -grands bains d'acide-hypochlorite sont déplaisants à mettre en oeuvre parce qu'ils degagent des fumées désagréables et outils exigent un réglage constant de la teneur en chlore qu'ils engendrent une accumulation d'huile, etc. Le traitement continu de la laine par des hypochlorites alcalins dans des conditions réglées a étd proposé par Milton Harris et collaborateurs en 1946 dans le brevet britannique n 621 989. Ce brevet spécifie que la laine doit être mise en contact pendant moins d'une minute avec une solution d'hypochlorite, à un pH de 7,5 à 10 et que l'hypochlorite doit être ensuite immédiatement éliminé de la matière Ce procédé confère à la laine un degré de résistance au feutrage QU rétrécissement qui etait acceptable du point de vue des normes plutôt modé- rées en vigueur dans lee années d'après guerre et a en fait été industriellement mis en oeuvre pendant un certain nombre d'années.Il a finalement été supplanté dans les années 50 par d'autres procédées comprenant le procédé de l'acide permonosulfurique qui donnait un degré similaire de résistance au rétrécissement et une laine plus blanche et le procédé précité à l'hypochlorite n'a plus été utilisé depuis lors, à la connaissance de la demanderesse. Les normes de résistance au feutrage ou rétrécissement sont à présent bien plus sévères que par le passé, partiellement en raison de l'utilisation croissante de machines à laver domestiques pour le lavage de vêtements contenant de la laine. Tandis que dans les années 60, un vetement contenant de la laine était considéré comme possédant une résistance au feutrage acceptable, s'il passait le test Cubex pendant 1 heure à un rapport de liqueur de 25:1, le test Cubex actuellement en vigueur est de 3 heures à un rapport de liqueur 15:1, comme défini par l'IWS dans le Procédé d'Essai 185. C'est ce test ou essai qui a été utilisé, saur spécification contraire, pour obtenir les résultats dont il sera question dans le présent mémoire. Le Procédé d'Essai 185 de l'IWS est probablement au moins dix fois plus sévère que la norme précédente.Il est bien connu qu'un échantillon de laine qui résiste au feutrage ou rétrécissement lorsqu'il est soumis à des lavages modérés répétés peut rétrécir de manière très importante lorsqu'il est soumis une seule fois à des conditions de lavage plus sévères On pensait antérieurement que les meilleures conditions pour une chloration alcaline en utilisant de l'hvpochlorite de sodium étaient réunies a des pH de 8,5-9,0 mais que l'on ne pouvait seulement obtenir qu'un degré limité de résistance au rétrécissement ou feutrage. Les conditions de travail pour la mise en oeuvre industrielle du procédé d'Harris ont donné des résultats qui confirmèrent cette opinion.La demanderesse a découvert à présent que dans une étroite gamme de pH et qu'à condition que les meilleures conditions fussent obtenues pour le niveau d'application de la solution d'hypochlorite à la laine, c'est-à-dire par l'emploi d'une calandre de précision, on pouvait obtenir de très hauts degrés de résistance au feutrage ou rétrécissement satisfaisant aux normes décrites plus haut. Par conséquent, la présenteinvention a pour objet un procédé pour traiter une longueur continue de laine afin de lui conférer une résistance au rétrécissement ou feutrage, caractérisé en ce que a) on réalise une solution d'hypochlorite contenant 0,5 % à 5 % en poids de chlore disponible et un agentmouillant, à un pH variant de 5 à 8, dans un bain contenu par des rouleaux horizontalement opposes d'une calandre de précision, b) on fait passer la laine à travers la solution dans le bain et immédiatement après cette opération par ltétranglement des rouleaux de la calandre, si bien que la laine entraîne de 85 à 160 % de son poids de la solution, de façon que la durée de séjour de la solution dans le bain ne soit pas supérieure à 15 minutes et que la durée s'écoulant depuis le contact initial de la laine avec la solution dans le bain jusqu'au passage de la laine à travers l'étranglement des rouleaux de la calandre ne soit pas supérieure à 3 secondes, c) on plonge la laine, en l'espace de 5 à 120 secondes après sa sortie de l'étranglement des rouleaux de la calandre, dans un acide possédant un pH non supérieur à 4 et on déchlore et lave la laine traitée, et d) on maintient le niveau et la composition de la solution dans le bain par l'addition continue ou intermittente d'une solution fraichement mélangée à ce bain. Les données qui figurent dans le tableau suivant montrent qu'un lavage normal modéré, tel qu'il était utilisé il y a 20 ans, peut être réalisé en mettant en oeuvre le procédé à des valeurs de pH de l'ordre de 7,5-10. Les solutions contenaient 3 % en poids de chlore disponible. Test Cubex Aire du rétrécissement, % rapport de rapport de liqueur 25:1 liqueur 15:1 Tampon pH pendant @ pendant 30 minutes 180 minutes 1% Borax + 0,5% H2804 9,0 @ 4,6 59,3 1% Borax + 1,0% H2SO4 7,8 0,7 5,8 témoin non traité t5,9 66,9 Une aire de retrait de 10% est considérée comme constituant la limite supérieure d'acceptabilité.Il n'existe pas de différence importante entre les valeurs 4,6 Z et 0,7 % obtenues avec un rapport de liqueur de 25:1 pendant 30 minutes. Les résultats imprévisibles sont que lorsque les échantillons étaient soumis à un essai plus sévère (Test IWS, Méthode 185), ceux traites à un pH de 9 subissent un rétrécissement ou feutrage très mauvais, tandis que ceux traités à un pH de 7,8 donnent un résultat acceptable. Par conséquent, la solution à l'hypochlorite est maintenue à un pH de 5 à 8, de préférence de 6,5 à 8, plus avantageusement de 7,5 à 7,8. si on laisse le pH de la solution s'élever à des valeurs bien supérieures à 8, la résistance au rétrécissement diminue de façon considérable comme indiqué par le tableau suivant qui représente les résultats d'essais effectués en utilisant une solution contenant 2,25 % de chlore disponible. Aire du rétrécissement, % Rapport de liqueur 15::1/ Tampon pH 180 minutes NaH2PO4 1,25 % 8,1 54,8 NaH2PO4 1,6 % 8,0 32,0 NaH2P04 2,0 % 7,8 10,7 NaH2P04 7,5 % 6,5 1,2 H3PO4 0,4 % 8,4 61,5 H3P04 o,6 % 8,2 51,7 H3P04 0,8 % 7,8 2,8 La gamme inférieure de la plage de pH est déterminée par la nécessité - de régler la réaction du chlore sur la laine, qui dépend du pH, augmentant avec une chute des valeurs du pH. Si la réaction est trop rapide, la laine peut etre traitée de manière inégale. La demanderesse a constaté que dans la gamme de pH de 7,5 à 7,8, le procédé est aisément réglé et que la laine est uniformément traitée. Si l'on fait appel à un tampon pour régler le pH de la solution d 'hypo- chlorite, ce doit être une substance qui est stable vis-à-vis du chlore, par exemple, un phosphate hydrogéné de sodium, bien que la nature du tampon ne soit pas critique. Etant donné que l'acide hypochloreux est un acide faible (constante de dissociation : 3 x 10 ), il est possible d'utiliser le système hypochlorite de sodium/acide hypochloreux comme tampon. Dans ce cas, il est seulement nécessaire d'ajouter la quantité requise d'acide pour obtenir un pH tamponné dans la région de 6,5-8,0.La demanderesse a constaté que le procédé peut etre mis en oeuvre avec succès en utilisant des mélanges d'hypochlorite de sodium et d'un acide minéral, tel que l'acide phosphorique, l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique, de telle manière que la valeur du pH du mélange demeure inférieure à 8. Les avantages de ce mode opératoire sont la simplicité de la préparation de la solution et les couts peu élevés des produits chimiques nécessaires. Il est essentiel que la laine soit rapidement mouillée et la solution contient par conséquent un agent mouillant qui doit etre stable vis-à-vis des solutions d'hypochlorite dans les conditions employées pour la mise en oeuvre du procédé. La nature de l'agent mouillant n'est pas critique, mais afin d'obtenir des performances optimales, il est souhaitable que des durées de trempage moyennes inférieures a Ssecondes soient obtenues dans les essais suivants (les essais de trempage ou immersion). On prépare deux solutions à 2500, l'une contenant du chlore disponible (50 g/l) et l'autre du phosphate dihydrogéné de sodium (45 g/l) ainsi que l'agent mouillant. On mélange des volumes égaux de 100 cc des deux solutions et on vérifie la valeur du pH ; celle-ci doit se situer dans la plage de 7,5 à 7,8. Une petite mèche (0,18 g ; longueur : 3 cm) de laine peignée non traitée de qualité 64 conte nant moins de 1 % d'huile est placée à la surface de la solution dans la minute qui suit le mélange et on note le temps nécessaire pour que la laine disparaisse sous la surface. On répéte quatre fois le procédé en utilisant chaque fois une solution fraîche et on calcule le temps moyen néeessaire pour obtenir l'immersion. La durée moyenne d'immersion est ensuite déterminée, de la même manière, en utilisant des solutions qui ont reposé pendant 15 minutes après le mélange. Certains diaikylsulfosuccinates de sodium, plus spécifiquement les dihexyl et dioctyl sulfosuccinates de sodium, satisfont à ces critères et la demanderesse préfère utiliser ces substances pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention. On utilise de préférence 11 agent mouillant en une quantité variant de 0,1 à 2 % en poids par rapport à la solution. Par conséquent, la vitesse de mouillage de la laine est plus rapide que la vitesse de réaction de la laine avec l'hypochlorite, si bien que la réaction a lieu uniformément et ne se confine pas aux aires superficielles de la mèche de laine. La solution est introduite dans un bain de faible volume constitue par les deux rouleaux formant l'étranglement d'une calandre de précision horizontale. On fait descendre la laine à travers cette solution et on la fait passer a travers l'étranglement de la calandre dont l'ouverture est réglée de façon que la laine entralne avec elle 85 % à 160 %, de préférence 100 % à 150 %, de son propre poids de solution. Lorsque la prise est inférieure à 85 %, des effets de capillarité peuvent engendrer une réaction inégale du chlore sur la laine. Il est difficile d'obtenir une prise supérieure à 160 % sans devoir concéder une perte excessive de solution à travers l'étranglement de la calandre. La durée de séjour de la solution dans le bain n'est pas supérieure à 15 minutes et varie, de préférence, de 2 à 3 minutes. Une durée de séjour courte protège la solution contre des variations de composition a long terme qui pourraient autrement se produire par suite du dépit d'huile de la laine ou de la réaction entre l'hypochlorite et la laine dans le bain ou de l'accumulation de sels provenant de la décomposition de l'hydrochlorite. La vitesse de passage de la laine est telle que la durée s'écoulant depuis le contact initial des fibres avec la solution dans le bain jusqu'au passage de ces fibres à travers l'étranglement de la calandre ne dépasse pas 3 secondes. De 5 à 120 secondes, de préférence dc 10 à 30 secondes, après son passage à travers l'étranglement de la calandre, la laine est plongée dans un acide Si cette dernière immersion s'effectue trop rapilement, la solution d'hypochlorite adsorbée peut n'avoir pas eu le temps suffisant pour réagir sur la laine.Si l'on tarde trop à effectuer l'immersion en question ou si on l'ormet complètement, la laine vire au jaune et devient commercialement invendable, comme Indique par le tableau suivant qui représente les-resultats d'un essai où l'on a effectue le traitement avec une solution d'hypochlorite contenant 2,25 % de chlore, tamponnée à un pH de 7,8 avec de l'orthophosphate dihydrogéné de sodium, ce traitement étant suivi cinq minutes plus tard, par un traitement de bisulfite. Aire de rétrécis Couleur sement, % Pas de traitement a l'acide jaune -3,4 Acide sulfurique après blanche 0,6 30 secondes Les résistances au rétrécissement des deux échantillons étaient bonnes ; une différence importante régnait cependant entre eux quant à la couleur. On fait passer la laine traitée dans une solution dont le pH est maintenu à une valeur non supérieure à 4 et, de préférence, non supérieure à 2, à l'aide d'un acide minéral fort, par exemple l'acide sulfurique, chlorhydrique ou phosphorique. De manière typique, on prépare le bain contenant l'acide sulfurique (10 g/l) et ce dernier est nourri avec une solution plus forte (par exemple 50 g/l) d'acidesulfurique, à un débit tel que trois parties d'acide sulfurique soient ajoutées pour chaque fois 100 parties de laine passant à travers le bain. Dans ces conditions, la laine, après déchloration et lavage, contient 1,5 à 2,5 % d'acide sulfurique et possède une bonne couleur.Si l'on utilise moins d'acide, de façon que la laine traitée contienne 0,5 % ou moins encore d'acide sulfurique, elle est jaunet Le Jaunissement augmente avec le pH du bain, de sorte que les bains sont traités de préférence à un pH au plus égal à 3. Le pH de la solution aqueuse de bisulfite, comme celle utilisée par Harris pour la déchloration, doit etre au moins de 4,5. Après le passage a travers le bain d'acide, il faut faire passer la laine à travers un autre bain (par exemple de bisulfite) pour réaliser la déchloration. Mais l'utilisation d'un bain d1acide, suivie de celle d'un bain de bisulfite a l'avantage (par rapport à l'utilisation d'un bain de bisulfite seul d'arreter la réaction avec l'hypochlorite et de déchlorer la laine) d'engendrer de la laine plus blanche. Il est préférable que la laine acidifiée demeure ainsi pendant une durée allant jusqu'à 2 minutes avant de subir un autre traitement. La déchloration et le lavage de la laine traitée constituent des étapes classiques des traitements conférant une résistance au feutrage. Le niveau et la composition de la solution d'hypochlorite dans le bain sont conservés en ajoutant continuellement ou de manière intermittente de la solution fraîchement mélangée à ce bain. Il est important que la solution de complé- ment soit fraîchement mélangée parce qu'a des pH inférieurs à 8, l'hypochlorite se décompose très rapidement avec perte de chlore. La demanderesse préfère mélanger des volumes égaux de i) de l'hypochlorite aqueux, à un pH d'au moins 10 et commodément à son pH naturel, contenant deux fois la quantité souhaitée de chlore disponible, et ii) une solution aqueuse de l'acide ou tampon à deux fois sa concentra tion souhaitée. L'agent mouillant peut se trouver dans n'importe laquelle des solutions mais est de préférence contenu dans la solution d'acide ou de tampon. Des courants des deux liquides sont dosés, par exemple à travers des débitmètres rdglés par une vanne à pointeau, vers un récipient de mélange pour directement partir de ce récipient vers le bain de traitement. Au cours du fonctionnement normal, le reglage du débit par les débitmè- tres donne des résultats satisfaisants dans les conditions industrielles. Certains procédés pour conférer de la résistance au rétrécissement ou feutrage utilisant le principe de mélange de deux solutions dans un rapport fixe, sont très sensibles à de petites variations de ce rapport mais le procédé décrit dans le présent mémoire a l'avantage d'être, dans une certaine mesure, autocompensateur contre une défaillance partielle temporaire de chacune des vannes doseuses ; ainsi : ~ A) La vanne doseuse pour l'hypochlorite se bloque partiellement.Le mélange de liquide passant au bain de traitement contient moins de chlore mais se trouve à un pH inférieur, si bien que le chlore qui passe réagit plus vigoureusement sur la laine. B) La vanne doseuse réglant l'arrivez de la solution de tampon ou d'aci- de se bloque partiellement. Le mélange de liquide arrivant au bain de traitement se trouve à un pH plus élevé mais contient moins de chlore pour réagir sur la laine. Par l'expression "calandre de précision", a demanderesse entend définir des calandres dans lesquelles le pression d'expression des rouleaux opposés peut être amenée à varier de façon à obtenir un degré réglé de prise de liqueur par la laine. De telles calandres de précision sont normalement utilisées dans des conditions où il ne se produit pas de réaction perceptible entre la laine et la liqueur de traitement dans le bain. Lors de la mise en oeuvre du procédé conforme à la présente invention, une réaction importante entre l'hypochlorite et la laine se déroule dans le bain (bien qutévidemment la maJeure -partie de la réaction ait lieu dans la mèche de laine après que cette dernière ait passé à travers l'étranglement entre les rouleaux opposes et ait quitté le bain).La façon selon laquelle on ajoute la liqueur au bain a par conséquent une importance particulière dans le cas présent. La plupart des calandres sont équipées d'un moyen de commande du niveau fonctionnant entre des valeurs de niveau élevée et basse, qui à leur tour commandent la vanne d'admission ou d'alimentation. Si les niveaux élevés et bas sont trop espacés l'un de l'autre, la concentration de la liqueur peut s'appauvrir et des variations de la quantité de traitement le long des mèches ou rubans de laine, colncidant avec l'amorce de l'alimentation en liqueur, ont été constatées-. Il est très important pour obtenir des performances optimales que les intervalles entre 11 alimentation en liqueur ne dépassent pas environ 5 secondes.Au surplus, il est essentiel que la liqueur d'alimentation soit distribuée de manière très uniforme en travers de la calandre et la demanderesse a constaté que deux tuyauteries de pulvérisation placées de chaque côté de la nappe de laine, mais pulvérisant la liqueur d'alimentation dans la liqueur plutôt que directement sur la laine elle-meme, permettaient de résoudre ce problème avec succès. Les exemples qui suivent illustrent la présente invention sans pour autant la limiter. EXEMPLE 1 Dix longueurs continues de boudins de laine peignés pesant chacune 20 g par mètre ont été amenées à passer à travers un bain d'une contenance de 4,5 litres rempli d'une solution aqueuse contenant 2,25 % en poids de chlore disponible fourni par de l'hypochlorite de sodium, 0,75 % d'un agent mouillant anionique qui était un mélange d'un altylsulfate secondaire et d'un alkybenzène sulfonate linéaire et 2 % d'orthophosphate dihydrogéné de sodium. Cette solution avait une valeur de pH de 7,7. Après passage à travers la solution, la laine a pénétré dans l'intervalle de pinçage précis ajusté de façon que la prise de solution fût de 130 % par rapport au poids de la laine.La vitesse de passage de la laine était de 6 mètres par minute ; par conséquent, 1200 g de laine passaient à travers le bain et l'étranglement chaque minute > entraînant 1560 ml de la solution de traitement susmentionnée. On a maintenu le bain rempli en introduisant dans ce dernier, en quantités dosées, une liqueur obtenue en mélangeant (i) 780 ml par minute d'une solution contenant 4,5 Z de chlore disponible provenant d'hypochlorite de sodium et ayant un pH d'une valeur de 12,1 ,et (ii) 780 ml par minute d'une solution contenant 4 % de phosphate dihydrogéné de sodium et 1,5 g de l'agent mouillant anionique susmentionné ayant une valeur de pH de 5,0. Le mélange a eu lieu immédiatement avant de procéder à l'introduction de la liqueur finale dans le bain de traitement. Dans les 30 secondes après passage à travers ltétranglement, on a fait passer la laine à travers une solution à 1 % d'acide sulfurique et ensuite, après 2 minutes, successivement à travers (i) un bain de rinçage contenant de l'eau courante chaude, (ii) une solution à 5 % de bisulfite de sodium et (iii) on lui a ensuite fait subir deux rinçages successifs à l'eau. On a ensuite séché la laine par passage continu à travers une chambre de séchage. Des échantillons de boudins peignés de laine traitée et non traitée ont été filés en fils de 2/24 (worsted) et soumis au Text IWS, Méthode 185. % d'aire de rétrécissement témoin non traité 66,9 matière traitée Q,9 L'agent mouillant utilisé au cours de cette expérience ne satisfit pas au test dtimmersion de 5 secondes décrit plus haut. Ainsi, bien que le procédé travaillant bien à l'échelle plutôt réduite utilisée pour réaliser l'expérience, il pourrait bien ne pas avoir travaillé aussi bien à échelle plus importante. EXEMPLE 2 On a répété le mode opératoire décrit à l'exemple l mais en utilisant la solution aqueuse et les solutions de complément suivantes au lieu de celles décrites à l'exemple I solution aqueuse : 2 % de chlore disponible provenant d'hypochlorite de sodium, 2 g de phosphate dihydrogéné de sodium, 0,3 % de dioctylsulfosuccinate de sodium, pE : T,I solutions de complément (i) 780 ml par minute d'une solution contenant 4 % de chlore dispo- nible provenant d'hypochlorite de sodium ayant une valeur de pH de 12 et (ii) 780 ml par minu-te d'une solution contenant 4 % de phosphate dihydrogéné de sodium et 0,6 % de dioctylsulfosuccinate de sodium ayant une valeur de pH de 5. Les résultats de l'essai d'aire de rétrécissement obtenus (comme à l'exemple 1) étaient les suivants % d'aire de rétrécissement témoin non traité 66,9 matière traitée 6,6 EXEMPLE 3 On a répété le mode opératoire decrit à l'exemple 2 sauf que l'on a remplace l'orthophosphate dihydrogéné de sodium par de l'acide sulfurique. Le bain contenait 0,8 % en poids d'acide sulfurique et avait une valeur de pH de 7,6 On a maintenu le bain rempli en introduisant dans ce dernier des quantités dosées d'une liqueur obtenue en mélangeant (i) 780 ml par minute d'une solution contenant 4,5 % de chlore dispo nible provenant d'hypochlorite de sodium, possédant une valeur de pH de 12,0 et (ii) 780 mi par minute d'une solution contenant 1,6 % d'acide sulfurique et 0,6 % de dioctylsulfosuccinate de sodium servant d'agent mouillant ayant une valeur de pH de 0,9. Un échantillon du boudin peigné complètement traité a été filé en fil de 2/24 (worsted) et soumis au Test IWS, Méthode 185 ; l'aire de rétrécissement était de 1,2 %. REVENDICATIONS 1. Procédé pour traiter une longueur continue de laine de façon à lui conférer une résistance au feutrage ou rétrécissement, caractérisé en ce que a) on réalise une solution d'hypochlorite contenant 0,5 % à 5 % en poids de chlore disponible et un agent mouillant, à un pH variant de 5 à 8, dans un bain contenu par des rouleaux horizontalement opposés d'une calandre de pré- cision, b) on fait passer la laine à travers la solution dans le bain et im médiatement après cette opération par l'étranglement des rouleaux de la calandre, si bien que la laine entraîne de 85 à 160 % de son poids de la solution, de façon que la durée de séjour de la solution dans le bain ne soit pas supérieure à 15 minutes et que la durée s'écoulant depuis le contact initial de la laine avec la solution dans le bain jusqu'au passage de la laine à travers l'étran- glement des rouleaux de la calandre ne soit pas supérieure à 3 secondes, c) on plonge la laine, en l'espace de 5 à 120 secondes après sa sortie de l'étranglement des rouleaux de la calandre, dans un acide possédant un pH non supérieur à 4 et on déchlore et lave la laine traitée, et d) on maintient le niveau et la composition de la solution dans le bain par l'addition continue ou intermittente d'une solution fraîchement mélan- gée à ce bain. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le pH de la solution d'hypochlorite varie de 7,5 à 7,8. 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la solution d'hypochlorite contient de l'acide sulfurique ou du phosphate dihydrogené de sodium à titre d'agent réducteur du pH. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la solution d'hypochlorite contient, à titre d'agent mouillant, de 0,1 % à 2 % en poids de dihexylsulfosuccinate de sodium ou de dioctylsulfosuccinate de sodium. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la durée de séjour de la solution dans le bain varie de 2 à 3 minutes. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications I à 5, carac térisé en ce que la période pendant laquelle la laine est plongée dans l'acide au stade c) varie de 10 à 30 secondes après son départ de l'intervalle d'étranglement de la calandre. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications l à 6, carac- térisé en ce que la solution d'hypochlorite est réalisée à partir (i) d'hypochlorite aqueux à son pH naturel contenant deux fois la quantité souhaitée de chlore disponible, (ii) d'une solution aqueuse d'un acide ou d'un tampon et d'un agent mouillant à deux fois leurs concentrations souhaitées, des volumes égaux des deux liquides étant introduits dans un récipient de mélange et envoyés ensuite directement dans le bain de traitement. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la solution obtenue selon la revendication 7 est introduite dans le bain de traitement, soit de manière continue, soit de manière intermittente, à des intervalles ne dépassant pas 5 secondes, à l'aide de deux tuyauteries de pulvérisation disposées de chaque côté de la nappe de laine et en ce que la pulvérisation s'effectue dans la liqueur se trouvant dans ns le bain. 9. Laine à laquelle on a conféré de la résistance au rétrécissement par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8.