La présente invention concerne un gicleur de ralenti. On connatt déja des gicleurs de ralenti du type comprenant un pointeau coopérant avec un siège pour obturer un canal d'amenée de carburant pendant les phases ou le gicleur est au repos c'est-a-dire celle ou le moteur fonctionne à son régime normal. Ces gicleurs de ralenti connus présentent cependant de très importants inconvénients : la chambre unique qu'ils comportent n'est pas suffisante pour assurer un mélange intime air-carburant. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients en proposant un gicleur de ralenti caractérisé par le fait que le pointeau est mobile à coulissement dans une chambre de "turbulence- n comportant un siège avec lequel le pointeau définit un pas-sage libre maximum lorsque le gicleur de ralenti est en service, au moins un canal d'appoint de mélange étant en communication avec le passage et la chambre de mélange. Selon une autre caractéristique de l'invention, le gicleur est caractérisé par le fait que la chambre est fermée par un bouchon solidaire du corps du gicleur comportant au moins une entrée d'air d'appoint pourvue éventuellement de moyens de réglage du débit d'air et des moyens de filtration de cet air. Un tel gicleur de ralenti réalise un mélange intime parfait du carburant avec l'air, grâce aux turbulences dans la chambre de "turbulence". Le volume d'air d'appoint peut btre réglé et on peut donc obtenir la combustion la plus econosaique sans pollution. Une économie de carburant de 5% a été effectivement constatée. La baisse de consommation est encore accentuée du fait du fonctionnement du gicleur de cette invention à tous les régimes. Une modification du régime du ralenti, notamment où les rapports usure-lubrification sont les plus mauvais, du fait que le moteur "s' auto-règle", par application du gicleur de cette invention, l'amène à adopter le régime le plus proche de celui des moindres contraintes. L'invention est bien comprise d'après la description d'une forme d'exécution préférée mais nullement limitative et le dessin annexé dont, La figure 1 est une vue en coupe axiale longitudinale d'un gicleur de ralenti selon l'invention et en position montée et La figure 2 est une vue en coupe droite transversale selon la ligne II-II de la figure I. Le gicleur de ralenti pour moteur à explosion selon la présente invention comporte, de façon connue en soi, un corps 1 de mEme forme générale extérieure que celle d'un gicleur courant, notamment pseudo-cylindrique d'axe la, pourvu d'un pas de vis 2 extérieur, coopérant avec un trou taraudé 3 d'un carburateur 4 conventionnel et, à l'intérieur du corps 1, un chemin pour le passage de l'air, de carburant du mélange air-carburant.Ce chemin comprend, selon l'invention, un canal d'amenée d'air 5 transversal et radial, normalement en communication, avec un conduit d'amenée d'air 6 du carburateur 4; une chambre de mélange 7 de l'air et du carburant, par exemple annulaire d'axe la dans laquelle débouchent le canal 5 et un canal d'évacuation du mélange 8, coaxial et diamétralement opposé, normalement en communication avec un conduit d'évacuation du mélange 9 du carburateur 4 ; un canal d'amenée de carburant 10, d'axe -la, en communication d'une part transversalement par l'extrémité intérieure du gicleur avec un conduit d'amenée du carburant 11 du carburateur 4 et, d'autre part, comme on le verra après, avec une chambre de "turbulence", de révolution d'axe la, située vers la partie extrême extérieure du gicleur, comportant au moins une entrée d'air d'appoint 13 pratiquée dans un premier exemple (non représenté) dans un bouchon 14 fixé au corps 1 à son extrémité extérieure le fermant de l'extérieur et comportant de préférence des moyens réglables du débit d'air traversant l'entrée d'air 13 et, éventuellement, d'un filtre à air. Dans un deuxième exemple, illustré sur la figure, l'entrée d'air d'appoint 13 est située à l'extrémité saillante d'une tige 20, comme on le verra.Dans les deux cas, le bouchon 14 est susceptible d'être monté de façon réglable par coulissement axial, notamment au moyen d'un pas de vis coopérant avec un taraudage correspondant dans la chambre 12. La chambre 12 est en communication avec la chambre 7 par au moins un canal d'appoint de mélange 16, par exemple deux ca naux parallèles et diamétralement opposés par rapport à l'axe la. Selon l'invention les canaux 10 et 16 débouchent dans la chambre 12 à l'endroit d'un siège conique 17 de cette chambre, d'axe la dont la pointe est dirigée vers l'extrémité intérieure du gicleur. A l'intérieur de la chambre 12, sont logés d'une part un pointeau 18 conique coopérant avec le siège 17; solidaire d'une tête 19 de préférence cylindrique, montée à coulissement étanche axial dans la chambre 12, d'autre part, une tige 20, d'axe la. Cette tige est soit rigidement solidaire, à l'une de ses entrée mités, du bouchon 14 lorsque celui-ci porte l'ouverture 13 (non représenté), soit solidaire mais de façon réglable au bouchon 14, en le traversant (cas de figure ) dans le cas illustré sur la figure et pourvue, à son extrémité opposée, d'une butée 21 en forme de saillie radiale, logée à coulissement axial et avec jeu ou espace de communication dans un évidement 21a, d'axe la, creusé dans la tête 19 à l'opposé du pointeau 18, en communication avec la chambre 12 dont le mouvement de coulissement axial est limité en premier lieu par le siège 17 auquel cas les communications entre la chambre 12 et d'une part le canal 10 et, d'autre part, les canaux 16, sont interrompues totalement et, en second lieu, par la butée 21 auquel cas est ménagé entre le siège 17 et le pointeau 18 un passage 22 dans cette situation de largeur maximale. Dans la forme illustrée sur la figure, la tige 20, comporte un canal central 20a en communication avec l'évidement 21a, donc la chambre 12 et l'ouverture 13. Dans ce cas, également, la tige 20 est préférentiellement réglable par coulissement axial, au moyen notamment d'un pas de vis externe coopérant avec un trou taraudé correspondant du bouchon 14. Ce réglage permet alors de modifier, selon les besoins, la position extrême du pointeau 18. Au moins un, et généralement plusieurs canaux 23 traversent axialement la tête 19 pour mettreen communication le passage conique 22 et la chambre 12. En troisième lieu, est logé éventuellement dans la chambre 12 et autour de la tige 20 un ressort hélicoidal 24 prenant appui à une extrémité sur le bouchon 14 et fixée à l'extrémité opposée à la tête 19 au voisinage de 11 évidement 21a de manière à retenir au repos la tête 19 et le pointeau 18 écarté du siège 17 en ménageant le passage 22. Le ressort 24 est éventuellement pourvu de moyens de réglage de sa tension. Pendant les régimes de transition du moteur, notamment le ralenti, la dépression créée par le moteur - le papillon du carburateur étant ferm6- provoque une aspiration à travers le conduit 9 et le canal 8 entraînant le passage d'air du conduit 6 vers le canal 5, le passage de carburant du conduit 11 vers le canal 10 et le pointeau 18 étant écarté du siège 17, le passage du carburant dans la chambre 12, dans laquelle pénètre de l'air d'appoint par l'entrée 13 dont l'out verture est convenablement réglée à l'aide de moyens de ré- glage. Des turbulences très importantes se forment dans la chambre, favorisées par la présence éventuelle du ressort 24 et de la tige 20. Le carburant est donc, selon la présente invention, intimement mélangé à l'air sous forme d.un mélange traversant les canaux 16 pour atteindre la chambre 7 et donc le canal 8. Lorsque le moteur atteint un régime normal, le gicleur de ralenti peut entre fermé ce qui est réalisé automatiquement du fait que le pointeau 18 vient alors s'appliquer sur le siège 17, à l'encontre du ressort 24. Il est donc de toute évidence que l'invention admet de nombreuses variantes, mais qui ne sauraient pas affecter l'esprit de cette invention REVENDICATIONS 1.- Gicleur de ralenti comportant un corps et dans celui-ci un canal d'amené-e d'air et un canal.d'évacuation de mélange air-carburant débouchant dans une chambre de mélange; un canal d'amenée de carburant susceptible d'être en communication avec la chambre de mélange lorsque le gicleur de ralenti est en service c'est-à-dire pendant les régimes de transition du moteur et, au contraire, sans communication avec la chambre de mélange lorsque le gicleur de ralenti est au repos, grâce à un pointeau obturant le canal d'amenée de carburant, avec lequel coopère un ressort, caractérisé par le fait que le pointeau est mobile à coulissement dans une chambre de. "tur- bulence" 12, comportant un siège 17 avec lequel le pointeau définit un passage 22 libre et maximum lorsque le gicleur de ralenti est en service, au moins un canal d'appoint de mélange 16 étant en communication avec le passage 22 et la chambre de mélange 7. 2.- Gicleur de ralenti selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la chambre 12 est fermée par un bouchon 14 solidaire du corps 1 comportant au moins une entrée d'air d'appoint 13 pourvue éventuellement de moyens de réglage du débit d'air et des moyens de filtrage de cet air. 3.- Gicleur de ralenti selon l'une quelconque des revendications 1 et 2,caractérisé par le fait qu'il est pourvu de moyens de réglage de la tension du ressort 24. 4.- Gicleur de ralenti selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le bouchon 14 est monté réglable par coulissement axial. 5.- Gicleur de ralenti selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'ouverture 13 est réalisée dans la partie saillante de la tige 20 percée d'un conduit central 20a en communication avec l'évidement 21a en communication avec la chambre 12.