L'invention est relative aux variateurs de vitesse du genre de ceux qui comprennent un empilage alternatif de disques et d'anneaux de friction, les disques étant liés en rotation à un arbre, notamment -menant, tout en étant libres en translation par rapport à cet arbre, tandis que les anneaux de friction sont montés libres en translation à l'intérieur d'un tambour, mais sont liés en rotation à ce tambour, ledit- empilage étant serré entre une butée liée en translation au tambour et une tulipe disposée à l4ntérieur du tambour et solidaire d'un second arbre, notamment mené, des moyens de serrage de l'empilage de disques et d'anneaux étant prévus, ces moyens de serrage comprenant des moyens à surfaces conjuguées complémentaires, propres à développer un effort axial dépendant du couple transmis, une de ces surfaces conjuguées, notamment du genre rampe inclinée, étant solidaire de la tulipe, tandis que l'autre surface conjuguée est prévue sur une pièce intermédiaire liée en rotation au tambour, mais libre en coulissement par rapport à ce tambour,les moyens de serrage comprenant en outre des moyens élastiques disposés entre cette pièce intermédiaire et un appui lié en translation au tambour, des moyens de déplacement étant en outre prévus pour assurer un déplacement transversal relatif des arbres, déplacement qui entraine une variation d'épaisseur de l'empilage et une variation du rapport de vitesses entre l'entrée et la sortie. L'invention concerne plus particulièrement, parce que c'est dans ce cas que son application semble devoir présenter le plus d'intérêt, mais non exclusivement, les variateurs de vitesse destinés aux véhicules automobiles. De tels variateurs de vitesse ont leur arbre menant entrainé par un moteur, tandis que leur arbre mené est propre à entrar- nez une charge. Le fonctionnement le plus fréquent correspond au cas où le moteur entraîne la charge. I1 arrive cependant, assez fréquemment, que les conditions de fonctionnement soient telles que le moteur agisse comme un frein et la charge maintenue en mouvement, par s-on inertie, entraîne alors le moteur L'exemple d'un tel fonctionnement, dans le cas particulier d'un véhicule automobile, est celui où le véhicule continuant sur sa lancée, notamment dans une descente, entraîne le moteur alors que le conducteur a levé le pied de l'accélérateur. Le moteur passe alors d'un état de "tirage" à un état de "retenue". Il apparaît ainsi que le couple transmis par le variateur de vitesse peut subir un changement de sens, avec passage par une valeur absolue nulle, ce qui entraîne des conditions de fonctionnement particulières pour le variateur. L'invention a pour but, surtout, de rendre les variateurs de vitesse du genre défini précédemment tels qu'ils répondent mieux que jusqu'à présent aux diverses exigences de la pratique et notamment tels qutils permettent d'assurer, dans de bonnes conditions de travail, le serrage et la friction entre disques et anneaux lors d'un changement de sens du couple transmis, tout en ayant un faible encombrement. Selon l'invention, un variateur de vitesse à empilage alternatif de disques et d'anneaux de friction, du genre défini précédemment, est caractérisé par le fait qu'il comprend des seconds moyens élastiques disposés entre une surface de butée liée en translation à la tulipe et uné surface de butée liée en translation à la pièce intermédiaire. De préférence, la surface de butée liée en translation à la tulipe est constituée par la face transversale de cette tulipe située du côté opposé à l'empilage de disques et d'anneaux de friction. Les premiers moyens élastiques disposés entre la pièce intermédiaire liée en rotation au tambour et l'appui lié en translation à ce tambour sont généralement constitués par une succession detondelles élastiques ; une des rondelles d'extrémité est en appui contre la pièce intermédiaire tandis que l'autre rondelle d'extrémité est en appui contre le fond du tambour ; dans ce cas, la surface de butée liée à la pièce intermédiaire est avantageusement constituée par la face de 1-a rondelle élastique d'extrémité en appui contre cette pièce intermédiaire. De préférence encore, la pièce intermédiaire a la forme générale d'un manchon comportant un alésage intérieur et les seconds moyens élastiques sont disposés dans l'alésage de ce manchon de manière à prendre appui, d'un côté, contre la tulipe, et de l'autre côté, contre la rondelle d'extrémité des premiers moyens élastiques. Ces seconds moyens élastiques sont constitués, notamment, par des rondelles élastiques de diamètre extérieur inférieur au diamètre de l'alésage du manchon, et inférieur au diamètre extérieur des premières rondelles élastiques. Par construction, la distance axiale entre la surface de butée liée en translation à la tulipe et la surface de butée liée en translation à la pièce intermédiaire, lorsque les moyens à surfaces conjuguées occupent une position relative correspondant à un écartement maximum entre la tulipe et la susdite pièce intermédiaire, peut être supérieure à la longueur axiale des seconds moyens élastiques lorsqu'ils sont détendus de telle sorte que la course de compression de ces seconds moyens- élastiques ne constitue qu'une fraction du déplacement axial relatif de la tulipe et de la pièce intermédiaire dû aux surfaces conjuguées la course de compression des seconds moyens élastiques n'intervient que pour un rapprochement suffisant de la tulipe et de la pièce intermédiaire correspondant à un couple transmis relativement faible, la compression des seconds moyens élastiques étant maximale lorsque le couple transmis est nul, c'est-à-dire lors du changement de sens du couple. Les moyens à surfaces conjuguées complémentaires sont généralement constitués par une rampe double solidaire de la tulipe et une rampe double solidaire de la pièce intermédiaire, ces rampes doubles étant propres à coopérer par des surfaces inclinées, éventuellement avec interposition de galets. Lorsque les premiers moyens élastiques ont leur élongation maximale, les seconds moyens élastiques sont comprimés au maximum ; l'ensemble est de préférence tel que l'effort axial exercé par les premiers moyens élastiques soit toujours supérieur à celui exercé par les seconds moyens élastiques. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos d'un mode de réalisation particulier décrit avec référence aux dessins ci-annexés, mais qui n'est nullement limitatif. La figure 1, de ces dessins, montre en coupe axiale avec parties arrachées, un variateur de vitesse conforme à l'inyen- tion. La figure 2 est une vue schématique développée des moyens à surfacesconjuguéesprévus sur la tulipe et sur la pièce intermédiaire. La figure 3 est une représentation graphique de la variation des efforts axiaux, portés en ordonnées, développés par les seconds moyens élastiques, en fonction de 11 élongation de ces moyens portés enabscisses. La figure 4, enfin, montre la variation des efforts axiaux, portés en ordonnées, développés par les premiers moyens élastiques, en fonction de leur élongation, portée en abscisses toutefois, l'axe des abscisses de la figure 4 est orienté en sens contraire de celui de la figure 3, car les variations d'élongation des premiers et seconds moyens élastiques ont lieu en sens contraire. En se reportant à la figure 1, on peut voir un variateur de vitesse 1 à empilage alternatif de disques 2 à faces tronconiques et d'anneaux de friction 3. Les disques 2 sont liés en rotation à un arbre d'entrée 4, tout en étant libres en translation par rapport à cet arbre; l'arbre 4 porte des cannelures 5 qui coopèrent avec des dents prévues sur la périphérie de l'ouverture centrale 6 des disques 2 enfilés sur l'arbre 4. Comme visible sur le dessin, l'épaisseur suivant le sens axial des disques 2 diminue au fur et à mesure que l'on s'éloigne radialement de l'arbre 4. Les anneaux de friction 3 sont montés dans un tambour 7 ces anneaux 3 comportent à leur périphérie des dents coopérant avec des cannelures longitudinales 8 prévues dans le tambour, de telle sorte que les anneaux 3 sont liés en rotation à ce tambour 7 tout en étant libresen translation par rapport à ce tambour. L'empilage de disques 2 et d'anneaux 3 est en appui contre une butée 9 formée par un anneau lié en translation au tambour 7 par une bague métallique d'arrêt axial 10 ; cet anneau 9 est également lié en rotation au tambour 7 par des dents 11 coopérant avec les cannelures 8. Cet empilage de disques2 et d'anneaux 3 est serré entre la butée 9 et une tulipe 12 disposée à-l'intérieur du tambour 7 et solidaire du second arbre 13, formant arbre de sortie ou arbre mené. Des moyens de serrage S de l'empilage de disques et d'anneaux sont prévus et comprennent des moyens R à surfaces conjuguées complémentaires, propres à développer un effort ai al dépendant du couple transmis, et des premiers moyens élastiques 14. Les moyens à surfaces conjuguées R comprennent une double rampe 15, à surfaces inclinées sur la direction longitudinale, solidaire de la tulipe 2. Cette rampe 15 est représentée schématiquement en développement sur la figure 2 ; elle comporte deux séries de surfaces 15a, 15b, inclinées en sens contraires qui délimitent, en quelque sorte, des dents longitudinales 16, dont la forme est sensiblement celle d'un trapèze. Les surfaces îSa interviennent pour une transmission du couple dans un certain sens, par exemple en tirage, tandis que les surfaces 15b interviennent pour la transmission du couple dans l'autre sens, par exemple en freinages ou retenue. Une pièce intermédiaire 17, en forme de manchon comportant un alésage intérieur 18, porte une rampe 19, complémentaire de la rampe 15. Deux séries de surfaces 19a, 19b inclinées en sens contraires constituent cette rampe double, ces surfaces étant oen- juguées des surfaces inclinées 15a, 15b; deux surfaces successives 19a, 19b inclinées sur la direction axiale délimitent une dent longitudinale 20 propre à s'imbriquer dans l'espace libre existant entre deux dents 16 consécutives. Des galets de roulement peuvent être prévus entre d'une part, les surfaces 15a, 19a et, d'autre part, les surfaces 15b, 19b des rampes. La pièce intermédiaire 17 est liée en rotation au tambour 7, par l'intermédiaire de dents prévues à la périphérie de cette pièce 17, lesquelles dents sont engagées dans des cannelures longitudinales 21 prévues sur la surface intérieure d'une partie 7a du tambour; cette partie 7a a un plus faible diamètre que la partie dans laquelle sont logés les anneaux 3. Le tambour 7 est monté libre en translation et en rotation sur l'arbre 13 et la tulipe 12 ; la liaison en rotation du tambour 7 et de la tulipe 12 est assurée par l'intermédiaire des rampes 15 et 19. La tulipe 12 ainsi que la butée 9 sont en appui contre un disque 2 situé à chaque extrémité de l'empilage. Les premiers moyens élastiques 14 sont disposés entre la pièce intermédiaire 17 et le fond 7b du tambour formé par une paroi transversale ; cette paroi 7b est solidaire d'un manchon 7c pouvant coulisser et tourner librement par rapport à l'arbre 13. Les moyens élastiques 14 sont constitués par une succession de rondelles de compression élastiques concaves et déformables 22 dont les concavités sont tournées en sens contraire, comme montré sur le dessin. Le diamètre intérieur de l'ouverture prévue dans ces rondelles 22 est suffisant pour permettre aux rondelles d'extrémité situées Bu côté du fond 7b de s'engager sur le manchon 7c. Une rondelle d'extrémité 22a est en appui contre la face 17a du tambour. Des seconds moyens élastiques 23 sont disposés entre une surface de butée 24 liée en translation à la tulipe 12, et une surface de butée 25 liée en translation à la pièce intermédiaire 17. La surface de butée 24 est avantageusement constituée par la face transversale de la tulipe 12 située du côté opposé à l'empilage de disques 2 et d'anneaux 3.La surface de butée 25, liée à la pièce 17, est avantageusement constituée par la face de la rondelle élastique 22a qui est en appui contre la pièce 17. D'un point de vue strict, cette face 25 de la rondelle 22a au cours du fonctionnement du variateur, aura de faibles déplacements en translation, par rapport à la pièce 17, ces déplacements correspondant aux déformations de la rondelle 22a ; en raison de la faible valeur relative de la déformation de la rondelle 22a par rapport à la variation totale de longueur du paquet de rondelles 22 et donc par rapport au déplacement en translation de la pièce 17, on peut dire que la face 25 est liée en translation à cette pièce 17. Les seconds moyens élastiques 23 sont disposés dans l'alésage 18 de la pièce 17 et sont avantageusement formés par une succession de rondelles de compression élastiques 26, concaves et déformables, à concavités tournées alternativement en sens opposé, comme montré sur le dessin. Ces rondelles élastiques 26 ont une ouverture centrale d'un diamètre suffisant pour pouvoir être enfilées -autour de arbre 13 ; le diamètre extérieur des rondelles 26 est inférieur au diamètre de l'alésage 18. Le diamètre extérieur des rondelles 26 a une valeur comprise entre les valeurs du diamètre extérieur et du diamètre intérieur des rondelles 22. Sur la figure 2, les rampes 15 et 19 ont été représentées dans la position correspondant à leur interpénétration presque complète pour laquelle le nez 16a (fig.2) d'une dent 16 est pratiquement en contact avec le fond 20b de l'espace entre deux dents 20, tandis que le nez 20a d'une dent 20 est pratiquement en contact avec le fond 16b de l'espace entre deux dents 16. Lorsque l'interpénétration des dents 16 et 20 est complète, les flancs î9a et 19b des rampes 19 sont simultanément en contact avec les flancs 15a et 15b des rampes 15 et la distance axiale entre la surface 24 et la face transversale 17a de la pièce 17 contre laquelle vient en appui la rondelle 22a est alors égale à d. Lorsque les rampes 15 et 19 occupent une position relative correspondant à un écartement maximum entre la tulipe 12 et la pièce intermédiaire 17, la distance axiale entre le fond 16b et le nez 20a au lieu d'être sensiblement nulle, comme dans le cas représenté sur la figure 1, est égale à la valeur maximale e (figure 2). La position relative -des rampes 15 et 19 montrée sur la figure 2 correspond à une distance axiale x entre le fond 16b et le nez 20a relativement faible par rapport à la valeur maximale e. Il apparaît que lorsque l'écart entre le fond 16b et le nez 20a d'une dent 20 est égal à la valeur maximale e, la distance entre la face 24 de la tulipe 12 et la face arrière 17a de la pièce 17, devient égale à : d + Par construction, la longueur axiale des seconds moyens é- lastiques 26, lorsqu'ils sont complètement détendus, est inférieure à la valeur d + e. Dans ces cond ffl ons, la course de compression des seconds moyens élastiques 26 ne constitue qu'une fraction du déplacement axial relatif de la tulipe 12 et de la pièce intermédiaire 17. La valeur de la distance x est une fonction croissante du couple transmis par le variateur. En outre, pour un couple transmis donné, la distance x dépend de l'effort axial exercé par les premiers moyens élastiques 14 sur la pièce 17 ; pour un même couple transmis, x sera d'autant plus faible que l'effort axial des moyens élastiques 14 sera plus grand et donc que les moyens élastiques 14 seront plus comprimés. On rappelle que plus l'arbre 4 est décalé transversalement par rapport à l'arbre 13, plus les moyens élastiques 14 sont comprimés. L'ensemble est avantageusement tel que l'effort axial exercé par les premiers moyens élastiques 14 reste toujours supérieur à celui exercé par les seconds moyens élastiques 23, et tel que, par construction, il soit toujours suffisant pour maintenir les dents 16 et 20 complètement interpénétrées lorsque le moteur est en état de "retenue", supprimant alors risque de chocs lorsque le moteur passe en état de "tirage". L'effort axial minimum exercé par les premiers moyens élastiques 14 correspond à la longueur axiale maximale que peut prendre le paquet de rondelles 22. Cette longueur axiale maximale est obtenue lorsque l'épaisseur axiale de empilage de disques 2 et d'anneaux 3 est minimale (ce qui signifie que l'arbre 4 est coaxial à l'arbre 13) et que l'interpénétration des rampes 15 et 19 est complète. Dans tous les autres cas, notamment lorsque l'arbre 4 est décalé transversalement par rapport à l'arbre 13, l'effort axial exercé par le paquet de rondelles 22 est supérieur à celui exercé dans le cas particulier évoqué précédemment. L'effort axial exercé par le paquet de rondelles 26 dépend uniquement de la distance séparant la face 24 de la tulipe et la face 25 de la rondelle 22a en appui contre la surface 17a. Ainsi, l'effort axial développé par le paquet de rondelles 26 dépend uniquement de la position relative des rampes 15 et 19. - Cet effort axial sera maximal lorsque l'interpénétration des rampes 15 et 19 sera complète. Il est à noter que les efforts axiaux développés par les paquets de rondelles 22 et 26 varient en sens contraire puisqu'un éloignement axial des rampes 15 et 19 provoque une augmentation de l'effort axial du paquet de rondelles 22 et une diminution de l'effort axial du paquet de rondelles 26, et réciproquement. En se reportant aux figures 3 et 4, on peut voir une illustration graphique des points exprimés précédemment. Sur la figure 3, on a porté, en ordonnées, la force f développée axialement par les seconds moyens élastiques 23 (rondelles 26). En abscisses, on a porté la longueur axiale I de ces seconds moyens élastiques 23. L'effort axial maximal correspond à la longueur axiale minimale, égale à d. La force axiale développée par le paquet de rondelles 26 s'annule pour une longueur axiale de ce paquet inférieure à la valeur d + e, qui correspond à la distance entre les faces 24 et 25, lorsque l'écartement axial des rampes 15 et 19 est maximum et égal à e. Sur la figure 4, on a simplement représenté la force axiale F développée par les premiers moyens élastiques 14. La force F est portée en ordonnées, tandis que la longueur axiale du paquet de rondelles 22 est portée en abscisses. Pour mettre en évidence les variations en sens inverse des longueurs des paquets de rondelles 22 et 26, l'axe des abscisses de la figure 4 est orienté en sens inverse de celui de la figure 3. En outre, le point i de l'axe des abscisses de la figure 4 correspond à la position axiale de la face 17à pour laquelle l'élongation axiale des seconds moyens élastiques 23 est égale à d sur la figure 3 lorsque les arbres 4 et 13 sont coaxiaux. A titre d'exemple numérique, non limitatif, on peut indiquer que pour un véhicule de tourisme, la force f maximale développée par le paquet de rondelles 26 (figure 3) est de l'ordre de 180 décanewtons alors que la force minimale développée par le paquet de rondelles 22 est de l'ordre de 300 décanewtons, comme indiqué respectivement sur les figures 3 et 4. La valeur de e est de l'ordre de 7 millimètres. Ceci étant, le fonctionnement du variateur de vitesse conforme à l'invention est le suivant. Le changement de rapport s'effectue d'une manière classique par modification de la distance radiale entre l'axe de l'arbre 4 et celui de arbre 13. Du fait de la forme tronconique des faces des disques 2, il se produit une variation de l'épaisseur de l'empilage des disques 2 et anneaux 3, au droit de leurs zones de contact. I1 en résulte un coulissement axial des disques 2 et des anneaux 3 respectivement sur leurs cannelures, ainsi qu'un déplacement axial relatif de la tulipe 12 et du tambour 7, ce qui provoque une modification de la tension des premiers moyens élastiques 14 et, éventuellement, des seconds moyens élastiques 23.L'effort axial développé par les premiers moyens élastiques 14 sur la pièce 17 et sur 11 empilage de disques 2 et d'anneaux 3 est d'autant plus important que l'arbre 4 est décalé radialement par rapport à l'arbre 13, c'est-à-dire d'autant plus important que le variateur est sur un rapport court-de transmission. On considère maintenant plus particulièrement le fonctionnement lors d'un changement de sens du couple transmis ; c'est le cas par exemple du passage du tirage en rétrogradation, le moteur du véhicule après avoir servi à entraîner ce véhicule en tirage, agissant comme frein, en retenue (ou freinage). Lorsque le variateur transmet un couple correspondant au fonctionnement en tirage, les rampes 15 et 19 sont en contact l'une avec l'autre par une série de leurs surfaces inclinées. On suppose, par exemple, que pour le fonctionnement en tirage les surfaces 15a et 19a des rampes sont en contact. Lors d'un passage de tirage en retenue, le couple de tirage va progressivement diminuer, s1 annuler puis le couple de retenue va progressivement augmenter jusqu'à sa valeur nominale. Lors de la diminution progressive du couple de tirage, les rampes 15 et 19 vont pénétrer progressivement l'une dans l'autre, les surfaces 15a, 19a restant en contact. Lorsque la valeur absolue du couple est voisine de zéro, il se produit, au niveau des rampes, un changement des surfaces de contact correspondant au passage du tirage en retenue ; après ce changement, ce sont les surfaces 15b et 19b qui sont en contact. Le couple de retenue augmente alors progressivement, jusqu'à sa valeur nominale, les rampes 15 et 19 s'écartent axialement l'une de l'autre, les surfaces 15b et 19b restant en contact. Il apparait ainsi qu'une période de flottement se produit au moment du changement des surfaces de contact des rampes 15 et 19 ; plus l'inversion du couple transmis est brusque, plus la discontinuité de contact entre les rampes 15 et 19 est sensible. Pendant cette discontinuité de contact, le serrage entre disques 2 et anneaux 3 n'est plus assuré par les premiers moyens élastiques 14, mais par les seconds moyens élastiques 23 qui exercent directement un effort axial sur la tulipe 12. Ces seconds moyens élastiques 23 prennent ainsi provisoirement le relais des premiers moyens élastiques 14 et assurent une continuité de serrage de la tulipe 12 contre l'empilage de disques et d'anneaux 2 et 3. Il est à noter que la discontinuité de contact entre les rampes 19 se produit pour une position axiale relative des rampes 15 et 19 qui restent toujours sensiblement la même et qui correspond à une valeur de x faible. Il en résulte que les seconds moyens élastiques 23 qui sont comprimés entre deux surfaces liées en translation respectivement aux rampes 15 et 19, travailleront sensiblement toujours dans les mêmes conditions, lorsqu'ils interviendront. Ainsi, lors dtune inversion de couple, quel que soit le rapport, c'est-à-dire quel que soit l'écartement radial entre l'arbre 4 et l'arbre 13, le serrage de l'empilement de disques 2 et d'anneaux 3 sera assuré par les seconds moyens élastiques 23 avec un effort axial voisin de la valeur maximale. Ces seconds moyens élastiques 23 travaillant toujours dans les mêmes conditions pourront être réalisés d'une manière simple, et avoir une durée de vie élevée. Il est à noter également que les seconds moyens élastiques 23 ne subissent pas les variations d'élongation liées à la variation d'épaisseur axiale de l'empila- ge de disques 2 et d'anneaux 3. L'invention permet avec un encombrement réduit, et en supprimant pratiquement tout risque de rupture des seconds moyens élastiques 23, d'éviter les chocs au moment d'une inversion du couple transmis, notamment au moment d'une inversion brusque, grâce à la continuité de serrage de l'empilage de disques 2 et d'anneaux 3. REVENDICATIONS 1. Variateur de vitesse comprenant un empilage alternatif de disques et d'anneaux de friction, les disques étant liés en rotation à un arbre, notamment menant, tout en étant libres en translation par rapport à cet arbre, tandis que les anneaux de friction sont montés libres en translation à l'intérieur d'un tambour, mais sont liés en rotation à ce tambour, ledit empilage étant serré entre une butée liée en translation au tambour et une tulipe disposée à l'intérieur du tambour et solidaire d'un second arbre, notamment mené, des moyens de serrage de l'empilage de disques et d'anneaux étant prévus, ces moyens de serrage comprenant des moyens à surfaces conjuguées complémentaires, propres à développer fln effort axial dépendant du couple transmis, une de ces surfaces conjuguées, notamment du genre rampe inclinée, étant solidaire de la tulipe, tandis que l'autre surface conjuguée est prévue sur une pièce intermédiaire liée en rotation au tambour, mais libre en coulissement par rapport à ce tambour, les moyens de serrage comprenant en outre des moyens élastiques disposés entre cette pièce intermédiaire et un appui lié en translation au tambour, des moyens de déplacement étant prévus pour assurer un déplacement transversal relatif des arbres, déplacement qui entraine une variation d'épaisseur de l'empilage et une variation du rapport de vitesses entre l'entrée et la sortie, caractérisé par le fait qu'il comporte des seconds moyens élastiques (23) disposés entre une surface de butée liée en translation à la tulipe (12) ebAne surface de butéeliée entranslation àla pièceintermedire(17). 2. Variateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la surface de butée liée en translation à la tulipe (12) est constituée par la face transversale (24) de cette tulipe située du côté opposé à l'empilage de disques (2) et d'anneaux de friction (3). 3. Variateur selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les premiers moyens élastiques disposés entre la pièce intermédiaire liée en rotation au tambour et l'appui lié en translation à ce tambour sont constitués par une succession de rondelles élastiques, une des rondelles d'extrémité étant en appui contre la pièce intermédiaire, tandis que l'autre rondelle d'extrémité est en appui contre le fond du tambour, caractérisé par le fait que la surface de butée liée à la pièce intermédiaire (17) est constituée par la face (25) de la rondelle élastique d'extrémité (22a) en appui contre cette pièce intermé diaire. 4. Variateur selon la revendication 3, dans lequel la pièce intermédiaire a la forme générale d'un manchon comportant un alésage intérieur, caractérisé par le fait que les seconds moyens élastiques (23) sont disposés dans l'alésage (18) de ce manchon, de manière à prendre appui, d'un côté, contre la tulipe (12) et de l'autre côté contre la rondelle d'extrémité (22a) des premiers moyens élastiques. 5. Variateur selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les seconds moyens élastiques (23) sont constitués par une succession de rondelles élastiques (26). 6. Variateur selon l'ensemble des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que les rondelles élastiques (26) constituant les seconds moyens élastiques ont un diamètre extérieur inférieur au diamètre de l'alésage (18) du manchon et inférieur au diamètre extérieur des premières rondelles élastiques (22). 7. Variateur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la distance axiale (d + entre la surface de butée liée en translation à la tulipe (12) et la surface de butée liée en translation à la pièce intermédiaire (17), lorsque les moyens à surfaces conjuguées (R) occupent une position relative correspondant à un écartement maximum entre la tulipe et la susdite pièce intermédiaire, est supérieure à la longueur axiale des seconds moyens élastiques (23) lorsqu'ils sont détendus. 8. Variateur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens à surfaces conjuguées complémentaires (R) sont constitués par une rampe double (15) solidaire de la tulipe (12) et une rampe double (19) solidaire de la pièce intermédiaire (17), ces rampes étant propres à coopérer par des surfaces inclinées (ira, 15b; 19a, 19b). 9. Variateur selon ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'ensemble est tel que l'ef- fort axial exercé par les premiers moyens élastiques (22) est toujours supérieur à celui exercé par les seconds moyens élastiques (23). 10. Variateur selon la revendication 9, caractérisé par le fait que l'ensemble est tel que l'effort axial minimum exercé par les premiers moyens élastiques (14) est de l'ordre de 300 décanewtons, tandis que l'effort axial maximal exercé par les seconds moyens élastiques (23) est de l'ordre de 180 décanewtons.