La présente invention concerne la fabrication des éléments de canne à pêche à partir de fibres imprégnées de résine. Les cannes à pêche de fabrication récente se présentent souvent sous la forme d'éléments cylindriques allongés de diamètres intérieur et extérieur éventuellement non constants, par exemple uniformément décroissants d'une extrémité à l'autre que l'on fixe bout à bout par des moyens connus, notamment par vissage, ceci afin de pallier aux problèmes d'encombrement inhérents à la longueur des cannes. En effet, le rangement de la canne peut alors se faire par embottages successifs des éléments les uns dans les autres. De nos jours, on fabrique ces éléments à partir de fibres assemblées en mèches, en tissus, ou en nappes non tissées, imprégnées d'une résine, le plus souvent d'une ré h noli ue sine époxy polyester . n engoue autour d'un mandrin au moins une couche formée d'un ensemble de fibres imprégnées de résine, on enroule par dessus cette couche au moins une couche d'un film de bandelage et on passe l'ensemble obtenu au four, la température du four étant inférieure à la température de fusion du film et on retire le film de bandelage après cuisson. Généralement, l'extrémité de la canne de diamètre le plus important est destinée à ttre manipulée par l'utilisateur qui doit, pour donner toute son efficacité à celle-ci, pouvoir la maintenir fermement dans ses mains. On connaît divers procédés pour améliorer la préhension de la canne, notamment pour I'empdcher de glisser dans les mains, utilisés lorsque celle-ci est constituée de fibres imprégnées de résine, c'est-à-dire ayant un aspect très lisse. Tout d'abord, on emploie souvent, rajoutées sur le corps de la canne à cet effet, des poignées pouvant être de façon connue en cuir, en liège, en mousse, collée ou moulée, en matière plastique, en vernis épais contenant des ingrédients spéciaux, ou encore peintes. On peut encore, après la fabrication de l'élément, sculpter une partie de la surface de celui-ci pour lui donner un relief antidérapant et/ou l'adapter au relief des mains. Cependant, tous ces procédés présentent l'inconvenient d'impliquer diverses opérations distinctes de la fabrication elle-même, à exécuter après celle-ci. Un autre inconvénient des poignées rajoutées se situe dans le fait que, le poids de la canne étant augmenté, sa maniabilité est moins bonne. De plus, lorsque l'élément de canne n'est que partiellement embotté dans une poignée, la résistance mécanique de la canne dans cette région est altérée. Un but de l'invention est de permettre, au cours de la fabrication mdme de l'élément, de donner à celui-ci un relief fournissant les mêmes avantages, voire des avantages supplémentaires, qu'une poignée rajoutée telle que l'utill- sateur puisse manier la canne en pouvant la tenir fermement et sans glissement. Un autre but de l'invention est de tirer parti des conditions de ce type de fabrication, comme on le verra plus loin, pour mettre en oeuvre la réalisation de ce relief. A cet effet, la présente invention concerne un procédé de fabrication d'éléments de cannes à pêche, obtenus par stratification de fibres enrobées de résine, tel que décrit ci-dessus, dans lequel on dispose,.entre la couche de fibre et de résine et le film des moyens pour altérer la surface de cette couche lors du passage de l'élément au four, et l'on retire ces moyens après cuisson. De façon préférée, ces moyens consistent en un matériau présentant un relief, infusible à la température du four, que l'on appose autour de la couche de fibres et de résine, soit sous forme de pièces dont les dimensions correspondent à la surface développée de la poignée, soit sou forme de rubans tissés ou non, que l'on enroule en spires superposées, jointives ou espacées, autour de la couche, et que l'on peut retirer après la cuisson, de façon mécanique. Ainsi, lors de la cuisson, la résine englobant les fibres étant à l'état fondu, le relief du matériau est gra vé sur la surface de l'élément avec l'aide de la pression exercée vers l'intérieur par le film de bandelage, et l'on retrouve sur l'élément après cuisson et refroidissement, c'est-à-dire lorsqu'il est durci, l'empreinte du matériau en relief, préalablement retiré. Le matériau présentant un relief peut entre avantageusement un tissu de fibres synthétiques, notamment un tissu de polyamide, utilisé de façon connue comme tissu à délaminer lors de la fabrication de stratifiés. On peut aussi choisir un matériau utilisable plusieurs fois, ctest-à-dire non altéré lors de la mise en oeuvre du procédé, comme par exemple du Téflon (Marque déposée). En outre, le matériau présentant un relief peut être le film de bandage lui-meme, ce qui simplifie encore les opérations. De plus, lorsque le matériau formant l'élément, c'est- à-dire l'ensemble de fibres imprégnées de résine, contient seulement une faible quantité de résine, empochant par là l'obtention d'une empreinte convenable, on peut avantageusement aJouter sur le matériau en relief une certaine quantité de résine, qui par ailleurs facilitera le prédécoupage de celui-ci. Enfin, le matériau présentant un relief peut être traité de façon à faciliter son décollement après la cuisson de l'élément. Un avantage secondaire du prodédé selon l'invention est que lton peut disposer des surfaces formant poignée sur plusieurs des éléments de diamètre le plus important, de façon, lors de l'utilisation de la canne, à pouvoir, quelle que soit sa longueur choisie, c'est-à-dire quel que soit le choix du nombre d'éléments qui la constituent, disposer toujours à la base du premier élément d'une surface antidérapante formant poignée. De plus, le diamètre ext4- rieur des éléments restant, grâce à l'invention, inchangé, le rangement par embattage reste possible. Des poignées raJoutées sur les éléments et qui en augmenteraient le diamètre extérieur rendraient, elles, ce type de rangement impossible. Exemple 1 Un tissu de fibres de carbone de poids 200 g/m2, imprégné à 4046 de résine époxy, est roulé sur un mandrin conique de diamètres 40 et 43 mm à ses extrémités et de longueur 120 cm. On roule 4 tours de tissu par une machine classique. Un trapèze de tissu polyamide de longueur 600 mm et de largeurs 127,6 mm et 137 mm à ses extrémités est roulé en une deuxième opération à 5 cm de l'extrémité la plus large du mandrin. Le produit obtenu est ensuite bandelé avec un film cellulosique, puis passé au four. Après cuisson, le film cellulosique est enlevé de façon connue et le tissu de polyamide est retiré à la main. A l'emplacement du tissu, la surface de l'élément comporte l'empreinte de la trame du tissu polyamide et donne un toucher particulier, antidérapant. Exemple 2 Un tissu de verre de poids 140 g/m2 est imprégné avec une résine polyester. Le taux de résine est de 33*. On roule sur un mandrin cylindrique, de façon connue, 4 tours de ce tissu. Après cette opération, le mandrin est placé sur un tour et on enroule autour de celui-ci un jonc de Téflon (Marque déposée) de I mm de diamètre, à spires jointivas, sur une longueur de 300 mm, à 10 cm d'une extrémité du mandrin. Le bandelage est fait sur le mOrne tour avec un film cellulosique de 20 mm de large et do poids 60 g/m2. On place l'ensemble obtenu dans un four pendant deux heures. Après avoir enlevé le film cellulosique, on déroule le jonc et l'on obtient une surface striée, également antidérapante. Le jonc est récupérable pour une autre opération. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'éléments de carne à pêche, dans lequel on enroule autour d'un mandrin au moins une couche formée d'un ensemble de fibres imprégnées de résine on enroule par dessus cette couche au moins une couche d'un film de bandelage et on passe l'ensemble obtenu au four, la température du four étant inférieure à la température de fusion du film, et on retire le film de bandelage après cuisson, caractérisé par le fait qu'on dispose, entre la couche de fibres et de résine et le film, des moyens pour altérer la surface de cette couche lors du passage au four, et que l'on retire ces moyens après cuisson. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel les dits moyens consistent en un matériau présentant, du côté de la couche de fibres et de résine, un relief, et infusible à la température du four, que l'on enroule autour de cette couche. 3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel le matériau est un tissu non adhérent sur la résine. 4. Procédé selon la revendication 9, dans lequel le matériau est un tissu de délaminage en polyamide et la couche de départ est formée de fibres de verre ou de carbone enrobées de résines époxydes, polyester ou phénoliques. 5. Procédé selon la revendication 2, dans lequel le matériau est un jonc de Téflon (Marque déposée). 6. Elément de canne à pêche comportant au moins une poignée, obtenu par le procédé selon l'une des revendications 1 à 5.