La présente invention concerne le perfectionnement des procédés de transport pneumatique des charges, et plues parti cuiièrement le perfectionnement du procédé d'engagement d1un conteneur ou récipient dans une conduite d'air sous pression. Pour assurer le fonctionnement stable du dispositif de transport pneumatique, il est indispensable que la vitesse du conteneur ou récipient introduit dans la conduite soit égale ou proche de la vitesse du flux d'air dans cette conduite. Dans le cas contraire il se produit une modification du régime de fonctionnement des soufflantes, ce qui se répercutera sur la marche de l'ensemble du dispositif de transport. Actuellement on connait un procédé d'engagement d'un conteneur ou récipient dans une conduite d'air sous pression, au cours duquel le conteneur reçoit une vitesse égale à celle du flux d'air dans le tube sous pression pendant son mouvement dans une zone de lancement à plan incliné, sous l'effet de son propre poids. On appelle zone de lancement la zone de conduite comprise entre le point initial de mouvement du conteneur et le point auquel on débite le flux d'air qui lui imprime une vitesse égale à celle du flux d'air dans la conduite sous pression. Lors de l'application de ce procédé le conteneur ou récipient est engagé dans la conduite au début de la zone de lancement (sur un plan incliné). L'enceinte de la-conduite est ensuite étanchéisée en amont de la paroi arrière du conteneur dans le sens du lancement, empêchant ainsi l'échappement de l'air moteur de la conduite, puis on imprime au conteneur un mouvement sur ledit plan incliné dans la direction de l'entée dans la conduite sous pression. L'inconvénient du procédé décrit ci-dessus réside dans le fait que pendant le transport de charges de différents poids, afin de conserver des vitesses identiques d'une part, du conteneur ou récipient à la fin de la zone de lancement et d'autre part, de l'air dans la conduite, il faut modifier la longueur ou l'angle d'inclinaison du plan de lancement, ce qui complique le dispositif de transport. D'une façon analogue, il faut modifier la longueur ou l'angle d'inclinaison du plan lors de la variation de la vitesse du flux d'air dans la conduite sous pression. La présente invention a permis de mettre au point un procédé d'engagement d'un conteneur ou récipient dans un flux d'air, au cours duquel le réglage de la vitesse d'entrée du conteneur dans le flux d'air s'opère sans modification de la longueur ou de l'angle d'inclinaison de la zone de lancement. On atteint cet objectif en mettant au point un procédé permettant deprocéder au lancement du conteneur ou récipient sous l'action d'une force extérieuren assurant sur une zone de lancement constamment horizontale indépendament du poids de la charge du conteneur, une vitesse égale à celle du flux d'air dans la conduite sous pression. Cet objectif est atteint du fait que lors de ltengagement du conteneur ou récipient dans le flux d'air de la conduite sous pression, selon l'invention, l'on fixe ce dernier en position au début de la zone de lancement, puis dans l'enceinte de la conduite étanchéisée en amont de la paroi arrière du conteneur on débite l'air comprimé sous une pression suffisante pour communiquer au contenter, en fin de lancement, une vitesse sensiblement égale à la vitesse du flux d'air dans la conduite sous pression, après quoi on libère le conteneur de sa fixation. I1 est préférable que l'air comprimé à la pression prescrite soit accumulé dans une capacité séparée, qui, avant la libération du conteneur de sa fixation, est mise en communication avec ladite enceinte étanchéisée. l'utilisation d'un tel procédé assure un réglage simple de la vitesse de lancement du conteneur sans modifier la longueur et l'inclinaison de la zone de lancement ; en comparaison du procédé connu, il assure en outre une précision plus élevée de coincidence des vitesses du conteneur et du flux d'air. Dans l'exposé qui suit, l'invention est expliquée par la description, à titre non limitatif d'un exemple de réalisation du procédé d'engagement d'un conteneur ou récipient dans le flux d'air d'une conduite sous pression, et-par la figure unique annexée sur laquelle sont représentées la conduite et les positions initiale et finale de lancement du conteneur. te procédé proposé pour l'engagement d'un conteneur ou récipient dans le flux d'air A de la conduite sous pression 1, est le suivant. te conteneur ou récipient 2 avec sa charge est engagé dans la conduite 1 où il est maintenu par des arrêtoirs (non représentés sur le dessin) au début de la zone de lancement, c'est-à-dire dans la partie de la conduite comprise entre le point initial de mouvement du conteneur et point d'entrée du flux d'air A se déplaçant à une vitesse U1. Des garnitures 3 obturent hermétiquement l'espace entre la conduite 1 et le conteneur 2. Ensuite, à est l'aide d'un volet 4 la conduite/hermétiquement obturée en amont de la paroi arrière du conteneur. Dans l'enceinte de la conduite délimitée par le valet 4 et les garnitures 3 est débité de l'air comprimé à une pression suffisante pour imprimer au conteneur 2, dans la zone de lancement, une vitesse égale à celle du flux d'air A. La pression prescrite de l'air comprimé dans l'enceinte étanchéisée peut être engendrée à l'aide d'une soufflante ordinaire (non représentée sur le dessin). cependant, il peut alors se produire des transvasements de l'air à travers les garnitures 3 et aux points de connexion de la soufflante, ce qui influence défavorablement l'application du procédé proposé. C'est pourquoi il est rationnel d'accumuler un volume donné d'air comprimé à la pression prescrite, à l'intérieur d'une capacité 5 communiquant avec la conduite par une canalisation pouvant être obturée à l'aide d'un volet 6. te volume et la pression nécessaires de l'air comprimé dans la capacité peuvent être déterminés en-fonction du poids Q du conteneur 2 et du volume de la conduite dans la zone de lancement, suivant la formule suivante: où U2 est la vitesse du conteneur à la fin de la zone de lancement (elle doit être égale à la vitesse U1 du flux d'air); g, l'accélération de la pesanteur P, la pression de l'air comprimé dans la capacité V, le volume de l'air comprimé dans la capacité Vc, la somme des volumes de la capacité et de la conduite dans la zone entre le volet 4 et l'endroit où le flux d'air entre dans la conduite. Lorsque dans la capacité 5 sont engendrés la pression et le volume voulus de l'air comprimé, on ouvre le volet 6 pour laisser passer ltair comprimé dans l'enceinte délimitée par le volet 4 et les garnitures 3, après quoi on libère les arrêtoirs retenant le conteneur 2 (position I) et ce dernier se déplace, sous l'action dudit air comprimé, vers le point d'entrée du flux d'air dans la conduite sous pression, où sa vitesse (position II) est sensiblement égale à celle du flux d'air dans la conduite sous pression. Il est évident que le procédé proposé permet, sans modifier la longueur de la zone de lancement, de régler sans difficultés la vitesse du conteneur chargé lors des variations de la vitesse du flux d'air dans la conduite en modifiant la pression dans la capacité ou bien de conserver une même vitesse de lancement du conteneur en cas de variation de sa charge. Bien entendu, l'invention ntest nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui nta été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituants des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinuaisons, si cellescisont exécutées selon l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé d'engagement d'un conteneur ou récipient dans une conduite d'air sous pression pour son transport pneumatique, du type dans lequel le conteneur est d'abord placé dans la conduite au début d'une zone de lancement, puis l'enceinte de la conduite est étanchéisée en amont de la paroi arrière du conteneur dans le sens du lancement, après quoi le conteneur est déplacé vers le point d'entrée du flux d'air dans la conduite sous pression, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on fixe d'abord le conteneur en position. au début de la zone de lancement, ensuite on débite dans l'enceinte étanchéisée de la conduite de l'air comprimé sous une pression suffisante pour imprimer au conteneur, en fin de lancement, une vitesse sensiblement égale à celle du flux d'air dans la conduite sous pression, puis on libère le conteneur de sa fixation. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on accumule l'air comprimé à la pression prescrite dans une capacité séparée et, avant de libérer le conteneur ou récipient on met ladite capacité en communication avec l'enceinte étanche précitée.