La presente invention a pour objet une griffe permettant de grimper sur un poteau, pylône, mât, etc., comprenant un repose-pied muni de lanières d'attache et un étrier en forme de U à branches droites parallèles, réuni rigidement au repose-pied par une plaque de liaison de forme triangulaire ou trapézoidale, la branche de l'étrier adjacente au repose-pied comportant une surface d'ancrage sur le poteau tandis que l'autre branche, situee,en position d'utilisation, à un niveau superieur-, forme une butée au contact du poteau. Le but de l'invention est de réaliser une telle griffe,qui permet l'ascension de la plupart des poteaux usuels utilisés notamment comme supports de lignes électriques ou téléphoniques, tels que les poteaux cylindro-coniques en bois, pyramidaux et tubulaires à section octogonale en acier galvanisé, coniques et tubulaires en fibres de verre, prismatiques à section rectangulaire en béton, dont la construction soit plus rationnelle et les conditions d'utilisation plus sûres que les griffes connues. La griffe proposée par l'invention est caractérisée en ce que sur la branche de l'étrier adjacente au reposepied est fixée ou formée une monture de section en U,dans laquelle est engagé un patin de friction amovible en une matière deformable, telle que le caoutchouc, comme connu en soi, et en ce que la-disposition de la branche d'étrier adjacente au repose-pied par rapport à la plaque de liaison et par rapport à la monture est telle que la monture est dégagée et accessible sur une fraction notable de sa hauteur. Outre que cette griffe bénéficie de la simplicité de fabrication des griffes dont l'ancrage sur un poteau est obtenu au moyen d'un patin de friction, par comparaison avec les griffes à dents dont la pointe s'incruste dans la matière du poteau, elle a comme avantage de rendre possible la fixation du patin de friction par boulonnage au moyen d'un boulon noyé dans le caoutchouc du patin et d'un écrou qui peut être mis en place, à partir de la face découverte de la monture, sur l'extrémité saillante du boulon. L'étrier étant de préférence formé par une barre pleine, par exemple de section polygonale, la monture est avantageusement fixée sur la branche d'étrier correspondante par soudage dans la zone adjacente au flanc supérieur de la rainure de montage du patin de friction, ce qui laisse dégagée une partie importante de la hauteur de monture, permettant ainsi le boulonnage du patin, que certains utilisateurs peuvent préférer au montage à force du patin dans sa rainure. Pour contribuer à l'accessibilité de la face de la monture opposée à la rainure, il est avantageux que la plaque de liaison, de préférence trapézoidale, soit plane et s'étende obliquement à la fois vers le haut, c'est-à-dire vers l'étrier, et vers l'avant à partir de la surface d'assise du repose-pied, formant ainsi une cavité d'allure polygonale où il est facile d'engager une main ou 11 extrémité d'un outil approprié, pour le boulonnage ou le déboulonnage du patin. Le repose-pied, la pièce de liaison, l'étrier et les deux montures constituent de préférence des pièces en acier à haute résistance, obtenues par matriçage ou pliage, qui sont assemblées par soudage. L'invention sera explicitée, à titre indicatif, au cours de la description qui va suivre, en référence au dessin annexé, dans lequel - la fig. 1 est une vue en élévation de la griffe pour pied gauche supposée utilisée pour l'ascension d'un poteau tubulaire à section octogonale; - la fig. 2 est une vue en plan correspondante; - la fig. 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2; - la fig. 4 est une vue de dessus schématique montrant la disposition, par rapport à un poteau, d'une griffe droite et d'une griffe gauche. La griffe pour pied gauche représentée comporte un reposepied 1 réuni par une pièce de liaison plane 2, de forme trapézoidale, à l'une des branches rectilignes 3, 5 d'un étrier 4 situé dans un plan présentant une obliquité vers le haut par rapport à la surface d'assise plane 6 du repose-pied 1, dont les rebords coudés à angle droit 7, 8 sont munis de lanières 9 pour retenir le talon et le dessus du pied. La pièce de liaison 2 est soudée au rebord 8 correspondant, par l'un de ses côtés 11 qui s'étend obliquement vers le haut au contact du rebord 8 à partir d'un point coincidant avec la surface d'assise 6. Le coté opposé 12 du trapèze 2 est parallèle à la surface d'assise 6 et est soudé le long d'une facette d'angle 13 de la branche adjacente 3 de l'étrier, qui est formé par pliage en U d'une barre prismatique pleine, de section octogonale. Sur les trois facettes 14 de la branche d'étrier 3 est soudée par sa partie supérieure une monture 16 dont la hauteur est nettement plus grande que l'épaisseur dé la branche 3 et qui forme une rainure dont les flancs 17, 18 sont parallèles à la surface d'assise 6 du repose-pied, le flanc supérieur 17 affleurant la facette supérieure 19 de la branche 3. Dans cette rainure est encastré un patin de friction 21 fixé en position au moyen d'au moins un écrou 22 vissé sur l'extrémité en saillie 23 d'un boulon 24, qui traverse le fond de la rainure et dont la tête 26 est noyée dans le caoutchouc constituant le patin 21, éventuellement au contact d'une armature enrobée.La cavité 27 formée entre la pièce deliaison en pente 2 et la partie découverte de la monture 16, et au-dessous de la branche d'étrier 3, donne toute facilité pour accéder au boulon 24 en vue de la fixation du patin 21 qui peut ainsi être aisément remplacé en cas d'usure. L'autre branche, 5, de l'étrier 4 porte également une monture 28 dans laquelle est encastré et retenu un patin 29 en matière déformable. Comme le montre la figure 2, dans le cas où le poteau P est un tube de section octogonale, les patins 21, 29 viennent en appui sur deux faces opposées du poteau. Le couple exerce par le pied de l'utilisateur appliqué sur la surface d1assise 6 du repose-pied et absorbé par la réaction du poteau au niveau de la branche supérieure 5, qui a un rôle de butée, astreint le patin de friction inférieur 21 à exercer au contact du poteau une pression de serrage considérable par l'effet de laquelle la griffe est bloquée sur le poteau. La convergence des côtés 11, 12 du trapèze 2, qui correspond à l'angle aigu que fait l'axe XX du repose-pied avec l'axe YY de l'étrier, est telle que les deux pieds du monteur équipés de griffes latéralisées respectivement à droite et à gauche, D et G (fig. 4) et dont les étriers sont disposés en croix autour du poteau, divergent légèrement, ce qui permet au monteur de prendre une posture parfaitement naturelle. - REVENDICATIONS 1 - Griffe permettant de grimper sur un poteau, pylône, mât, etc., comprenant un repose-pied muni de lanières d'attache et un étrier en forme de U à branches droites parallèles, réuni rigidement au repose-pied par une plaque de liaison de forme triangulaire ou trapézoïdale, la branche de l'étrier adjacente au repose-pied comportant une surface d'ancrage sur le poteau tandis que l'autre branche, située, en position d'utilisation, à un niveau supérieur, forme une butée au contact du poteau, caractérisée en ce que sur la branche (3) de l'étrier adjacente au repose-pied (1) est fixée ou formée une monture de section en U (16) dans laquelle est engagé un patin de friction amovible en une matière déformable (21), telle que le caoutchouc, comme connu en soi, et en ce que la disposition de la branche d'étrier (3) adjacente au repose-pied par rapport à la plaque de liaison (2) et par rapport à la monture (16) est telle que la monture est dégagée et accessible sur une fraction notable de sa hauteur. 2 - Griffe suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la monture (16) est fixée ou formée sur la branche d'étrier correspondante (3) dans la zone adjacente au flanc supérieur (17) de la rainure en U de montage du patin de friction (21). 3 - Griffe suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la plaque de liaison (2), plane, est, par rapport à la surface d'assise (6) du repose-pied (1) orienté obliquement vers le haut et vers l'trier (4), si l'on considère la position d'utilisation. 4 - Griffe suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la plaque de liaison (2) est, par rapport à la surface d'assise (6) du repose-pied (1), orientée obliquement vers le haut et vers l'avant. 5 - Griffe suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le patin de friction (21) est fixé par boulonnage dans la monture (16). 6 - Griffe suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'étrier (4) est obtenu par pliage d'une barre pleine dont l'épaisseur est nettement inférieure à la hauteur de la monture (16) du patin de friction. 7 - Griffe suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le repose-pied (1), la pièce de liaison (2), l'étrier (4) et la monture (16) du patin de friction sont des pièces en acier assemblées par soudage.