La présente invention est relative à un procéda de séchage pour un produit présentant au moins des zones hydrophiles compressibles, et à une tête d'aspiration pour la mise en oeuvre de ce procédé. Elle concerne notamment le séchage de produits présentant en outre des zones moins compressibles ou même sensiblement incompressibles, tels que les fermetures à glissières qui comportent une bande de tissu et, solidaires de cette bande de tissu sur toute la longueur de celle-ci, des dents en métal ou en matière plastique ; elle peut également s'appliquer à d'autres produits et par exemple à des fibres en mèches. Si l'on tente de sécher.de tels produits, par exemple à leur sortie d'un bain de teinture, en leur appliquant le procédé bien connu d'exprimage par foulardage, on constate dans l'immédiat de bons résultats en ce qui concerne les zones les plus compressibles du produit mais, le foulardage étant moins actif sur les zones moins compressiblesoSensiblement incompressibles de celui-ci, on constate. également que ces dernières restent chargées de liquide ou, même, recueillent une partie du liquide exprimé des zones plus compressibles par le foulardage, et que le liquide ainsi emmagasiné migre en retour vers les zones hydrophiles compressibles dès que le produit sort du foulard ; ce séchage incomplet peut être compensé par plusieurs passages ultérieurs du produit dans une machine de repassage, sous une pression élevée, au risque d'obtenir un aspect lustré. Le but de la présente invention est de proposer un nouveau procédé de séchage pour un produit présentant des zones hydrophiles compressibles et des zones moins compressibles ou sensiblement incompressibles, pour remédier à cet inconvénient du procédé dtex- primage par foulardage. Ce dernier procédé étant efficace quant à la partie la plus compressible du produit, l'invention propose un moyen de chasser au maximum le liquide accumulé par les zones moins compressibles ou sensiblement incompressibles du produit, et ceci immédiatement après le foulardage pour éviter toute migration de ce liquide vers les zones les plus compressibles. I1 devient ainsi possible d'introduire dans la machine de repassage un produit déjà pratiquement sec, et par conséquen t de réduire le nombre de passages du produit dans cette machine et la pression de fonctionnement de celle-ci, avec disparition du lustra ge ; ceci permet par conséquent à la fois d'obtenir un produit de meilleur aspect et de réaliser d'importantes économies d'énergie. Un autre but de l'invention est de proposer un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, en pratique une tête d'aspiration sous vide destinée à etre placée immédiatement en aval des rouleau x de foulard, si lton se place dans le cas fréquent du traitement continu dlun matériau en grande longueur, pour chasser par aspiration le liquide retenu par les zones les moins compressibles ou sensiblement incompressibles du produit après le foulardage une autre tête analogue peut également être placée en amont des rouleaux de foulard pour éliminer déjà une partie du liquide avant le foulardage et faciliter ainsi la migration de liquide des zones les plus compressibles vers les zones les moins compressibles lors de ce foulardage, la tête aval éliminant ensuite le liquide ayant ainsi migré. Plus précisément, l'invention a pour but de préciser une forme d'une telle tête permettant d'obtenir un effet de succion maximal pour un accrochage minimal du produit lorsqu'il s'agit d'un produit défilant en continu au contact de cette tête. Le procédé selon l'invention, pour le séchage d1un produit présentant au moins des zones hydrophiles compressbles et généralement des zones moins compressibles ou sensiblement incompressibles, est caractérisé en ce que l'on soumet successivement le produit à un exprimage et, immédiatement apres cet exprimage, à l'action d'un flux gazeux. La tête d'aspiration pour la mise en oeuvre du procédé dans le cas d'un produit présentant des zones hydrophiles compressibles et des zones moins compressibles ou sensiblement incompressibles disposées respectivement en bandes longitudinales parallèles, est quant à elle caractérisé en ce qu'elle comporte - une face destinée à venir au contact du produit, - des moyens de guidage du produit sur la dite face, suivant une direction longitudinale, - au moins un orifice dans la dite face, sur le passage obligé d'une zone moins compressible ou sensiblement incompressible du produit, et des moyens pour provoquer un flux gazeux à travers le dit orifice. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de mise en oeuvre non limitatif, ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue, en élévation latérale, dtune machine pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention dans le cas dTun matériau se présentant en grande longueur, comme par exemple une fermeture à glissière avant tronçonnage transversal. La figure 2 montre une vue de dessus d'une tête d'aspira tion sous vide d'une telle machine. La machine est par exemple située à la sortie dtune chaula ne de teinture, dont on a schématisé en 1 un bac dtimprégnation. Elle se compose én fait de plusieurs machines identiques fonctionnant en parallèle, pour traiter simultanément plusieurs produits 2 la parcourant simultanément suivant des trajets voisins. On a représenté en 3 deux rouleaux de foulard situés en vis-à-vis, entraînés à rotation par tout moyen connu, en sens inverse, autour de leurs axes disposés parallèlement entre eux et perpendiculairement au trajet obligé du produit 2 qui s'engage entre les périphéries cylindriques de ces deux rouleaux à la sortie du bac d'imprégnation. Dans le cas dtune fermeture à glissière, les rouleaux de foulard 3 permettent d'obtenir un taux d'exprimage du tissu, exprimé en poids d'eau extrait par rapport au poids de la matière introduite, de l'ordre de 70pour un effort appliqué de ltordre de 20 à 120 kg par centimètre linéaire de foulard. Immédiatement à sa sortie des rouleaux de foulard 3, le produit 2 est mis au contact de liure des faces 5 dune tête dtas- piration sous vide 4 contre laquelle il se déplace longitudinalement, parallèlement à lui-même. La figure 2 montre une vue de la face 5 d'une tête 4, dans le cas particulier d'une tête destinée à être utilisée alternativement pour le traitement de deux fermetures à glissieres de dimensions différentes, par pivotement de l'ensemble--de la tête 4 autour d'un axe perpendiculaire à sa face 5, au centre de celle-ci, pour amener l'une ou l'aut re moitié de celle-ci sur le passage obligé du produit 2 et connecter cette moitié à une pompe à vide 10. Dans la partie gauche de la figure 2, on a illustré la conformation de la face 5 de la tête 4 lorsqu'elle est utilisée pour le traitement dtune fermeture à glissière de grande largeur, montée sur un tissu épais. On a schématisé par des traits mixtes, respectivement 7a et 7b, le passage obligé des bords longitudinaux de cette fermeture à glissière 7 lors du fonctionnement de la machine, et par un troisième trait mixte 7c le passage obligé des dents de cette fermeture ; de telles fermetures étant généralement teintes à l'état fermé, c'est-à-dire à l'état de deux rubans coplanaires reliés le long de l'un de leurs bords longitudinaux par les dents de la fermeture, la ligne 7c est située parallèlement aux lignes 7a et 7b, et à mi-distance de cellesci ; à proximité immédiate de la ligne 7c, de part et d'autre de celle-ci, les dents de la fermeture constituent à la surface du ruban global 7 une protubérance médiane qui constitue la zone moins compressible ou sensiblement incompressible du produit. Pour sécher cette zone dans les conditions les plus favorables, la face 5 de la tête 4, de forme générale plane, présente une rainure longitudinale 8 dont le profil transversal est complémentaire de celui de la saillie formée par les dents sur la face du ruban 7 en contact avec la face 5 de la tête 4 ; cette rainure 8 est ouverte à ses deux extrémités transversales de façon que le ruban 7 puisse coulisser librement sur la face 5, son guidage y étant assuré par l'action conjointe du rouleau 6 qui tend à l'appliquer contre cette face 5 et de la rainure 8 qui constitue une coulisse de guidage pour les dents. Au fond de la rainure 8, sensiblement à mi-longueur- de celle-ci, est aménagé un orifice 9 relié à la pompe à vide de type connu 10. Cette pompe 10 permet d'aspirer de l'air, via l'orifice 9, à travers les dents de la fermeture à glissière en défilement, immédiatement après le foulardage, et par conséquent d'aspirer les gouttes de liquide retenues par ces dents. Pour améliorer le séchage des bandes de tissu situées respectivement de part et d'autre des dents, la face 5 de la tête 4 comporte par ailleurs, sur le passage obligé de ces bandes de tissu et par conséquent de part et d'autre de l'orifice 9 suivant au moins une ligne orientée transversalement par rapport à la direction générale de la rainure 8, des orifices 11 également reliés à la pompe à vide 10 et qui débouchent dans cette face 5 au fond de rainures 12 orientées parallèlement à la rainure 8 mais quant à elles fermées à leurs extrémités transversales respectives de façon à éviter l'aspiration directe de l'air atmosphérique par ces rainures 12 et les orifices 11, et permettre ainsi de pratiquer une aspiration de séchage à travers le tissu en défilement au-dessus des rainures 12 et de la face 5 de la tête 4. Dans sa deuxième moitié, illustrée dans la partie droite de la figure 2, la face 5 de la tête 4 comporte une deuxième rainure 13 analogue à la rainure 8, mais plus étroite, pour recevoir et guider suivant une direction schématisée en 14c les dents d'une fermeture à glissière 14 de taille inférieure à la taille de la fermeture 7 ; comme la rainure 8, la rainure 13 est ouverte à ses extrémités transversales et présente, sensiblement à mi-longueur, un orifice 15 relié à la pompe à vide 10 ; de part et d'autre de la rainure 13, entre les passages obligés 14a et 14b des bords longitudinaux de la fermeture 14,sont aménagés dans la face 5 d'autres orifices 16 également reliés. à la pompe à vide 10 pour réaliser une aspiration à travers le tissu de la fermeture et améliorer ainsi le séchage d.e celui-ci. On pourrait être tenté de réaliser le séchage du tissu de la fermeture uniquement par aspiration à travers ce tissu, au niveau des têtes telis que 4, sans foulardage préalable, mais ce procédé est peu réaliste dans la mesure où la texture très serrée du tissu portant les dents des fermetures à glissière nécessiterait une énergie dtaspiration considérable ; selon l'invention, en disposant les têtes dtaspiration 4 immédatement en aval des rouleaux de foulard 3 compte tenu du sens de déplacement du produit 2, on a obtenu un taux dtexprimage supplémentaire de 30 % au niveau des têtes d'aspiration 4 en aspirant au moyen de la pompe 10 sous un vide de l'ordre de 600 mm de mercure ; naturellement, ces chiffres comme ceux qui ont été donnés plus haut ne constituent qu'un exemple non limitatif.Dans certains cas, il peut être avantageux de disposer en C, en amont des rouleaux de foulard 3, une tête d'aspiration analogue à la tête 4 pour éliminer du produit la partie de liquide la moins incluse dans la masse de ce produit. A sa sortie de l'ensemble foulard 3 - tête à vide 4, le produit 2 est amené à une machine sécheuse et repasseuse 17 de type connu et par exemple à tambour 18 tournant face à un sabot 19, par l'intermédiaire d'un régulateur de vitesse et de tension 20 de type connu pilotant le fonctionnement des rouleaux de foulard 3 en fonction de celui de la sécheuse repasseuse 17 lor sque les vitesses linéaires que tendent à communiquer au produit 2 ces deux éléments de la chaîne de séchage deviennent différentes. De façon connue, la sécheuse repasseuse 17 comporte un tambour 18 monté à rotation autour de son axe 21 orienté sensiblement perpendiculairement au sens de déplacement du produit 2 et, face à une partie de la périphérie cylindrique de ce tambour 18, un sabot de repassage 19 pressant contre cette périphérie le produit 2 qui est introduit entre elle et le sabot suivant une direction tangentielle ; à titre d'exemple non limitatif, on a obtenu de hons résultats dans le cas du séchage des fermetures à glissière en appliquant le sabot 19 sur la périphérie cylindrique du tambour 18, avec intercalation de la fermeture, sous une pression de l'ordre de 0,125 à 0,6 bar , l'ensemble étant chauffé à une température de l'ordre de 1600C ; naturellement, ces chiffres ne constituent qu'un exemple non limitatif. A sa sortie de la sécheuse repasseuse 17, le produit 2 est évacué vers des postes de traitement ultérieur, ou vers un poste de stockage. Naturellement, l'invention est susceptible de nombreuses variantes par rapport à exemple de mise en oeuvre non limitatif décrit et représenté ; en particulier, l'Homme de ltArt pourra aisément apporter à la forme de tête d'aspiration sous vide décrite les modifications nécessaires pour adapter une telle tête à des produits autres que les fermetures à glissière et par exemple des mèches. REVENDICATIONS 1) Procédé de séchage d'un produit présentant au moins des zones hydrophiles compressibles, caractérisé en ce que lton soumet successivement le produit à un exprimage et, immédiatement après cet exprimage, à l'action d'un flux gazeux. 2) Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'on pratique ltexprimage par foulardage. 3) Procédé selon l'une quelcnnque des revendications pré cédentes, caractérisé en ce que l'on provoque le dit flux gazeux par aspiration à travers le produit. 4) Procédé selon l'une quelconque des revendications pré cédentes,caractérisé en ce que l'on soumet également le produit à l'action d'un flux gazeux avant l'exprimage. 5) PPocédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, le produit présentant la forme d'un ruban ou d'un élément filiforme, caractérisé en ce qu'on le met en oeuvre en continu, sur le produit défilant longitudinalement. .6) Tête d'aspiration pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, pour le séchage d'un produit présentant des zones respectivement hydrophiles compressibles et des zones moins compressibles ou sensiblement incompressibles disposées respectivement en bandes longitudinales parallèles, caractérisée en ce qu'elle comporte - une face destinée à venir au contact du produit, - des moyens de guidage du produit sur la dite face, suivant une direction longitudinale, - au moins un orifice dans la dite face, sur le passage obligé d'une zone moins compressible ou sensiblement incompressible du produit, et des moyens pour provoquer un flux gazeux à travers le dit orifice. 7) Tête d'aspiration selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un orifice sur le passage obligé d'une zone hydrophile compressible du produit, et des moyens pour provoquer un flux gazeux à travers le dit orifice. 8) Tête. d1aspiration selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que les moyens pour provoquer un flux gazeux comportent une pompe aspirante reliée aux dits orifices. 9) Tête d'aspiration selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, la zone moins compressible ou sensiblement incompressible du produit étant en saillie par rapport à la zone hydrophile compressible de celui-ci, caractérisée en ce que les moyens de guidage comportent une rainure longitudinale complémentaire de la dite saillie, dans la dite face de la tête, la dite rainure étant ouverte à ses extrémités transversales et comportant intérieurement le dit orifice.