L'inventions due à Sidney Arthur BREWSTER et Harold Keith GURNEY, est relative à un organe de fixation fileté et à un procédé ainsi qutà un appareillage pour assembler des tôles ou des plaques à l'aide d'un tel organe de fixation qui est destiné à être enfoncé dans lesdites tôles ou lesdites plaques sans avoir à préparer auparavant de trou de passage. On connaît actuellement certains genres de vis auto-taraudeuses qui sont appelées aussi vis- auto-foreuses du fait que leur bout ou extrémité d'entrée présente une pointe telle que, lorsqu'on tourne la vis, ce bout assure une action de forage et que l'extrémité de la vis peut forer son-propre trou de passage dans une pièce. Toutefois lorsqu'on dispose d'une source d'énergie, habituellement ltélectricité, et que l'on peut utiliser de telles vis auto-foreuses > par exemple dans des sections de tôle d'acier laminées à froid dans l'industrie de la construction, ces vis auto-foreuses découpent le métal et l'enlèvent du trou en ne laissant subsister que l'épaisseur de la section de métal dans laquelle doit être formé un filetage.La résistance de la fixation, ctest-à-dire la charge qui peut lui être appliquée, se trouve ainsi limitée par l'épaisseur de la section de métal à travers laquelle le trou a été foré. On contact aussi certains genres de tels organes de fixation qui sont destinés à être utilisés dans des sections de métal, ces organes de fixation étant munis d'une pointe de forme appropriée, de manière à pouvoir être enfoncés, à l'aide d'un choc qui amène la pointe à pénétrer dans la pièce de métal.En général, du fait que ces organes de fixation sont utilisés principalement dans l'industrie de la construction et sur le chantier même, ils sont enfoncés à l'aide d'outils actionnés par des cartouches (en désignant ainsi des outils actionnés par la mise à feu du contenu détonant d'une cartouche ou par l'allumage d'une certaine quantité d'un combustible fournissant une grande élévation de pression qui entrain une grande dilatation en volume) dans ces outils la force créée par une charge détonante est utilisée pour enfoncer par choc organe de fixation.De tels outils présentent l'avantage d'être d'une construction compacte et de fonctionner indépendamment de toute source d'énergie, par exemple d'énergie électrique ou d'air comprimé, dont il est difficile de disposer sur un chantier de construction. Jusqu'à présent, ces organes de fixation, enfoncés par un outil actionné par une cartouche, étaient constitués par des chevilles lisses ou moletées. mais présentant une pointe de per çage de sorte qu'après mise à feu de la cartouche, la pointe de perçage est amenée à pénétrer dans une pièce métallique.Ces deux genres d'organes de fixation ont un champ d'application limité, principalement du fait que la résistance de maintien de la pointe > une fois l'organe de fixation enfoncé dans une pièce métallique, est insuffisante pour de nombreuses applications dans lesquelles l'organe de fixation risque d'être soumis à des charges d'arrachage importantes, et des exemples caractéristiques de telles applications sont la fixation de tôles de toiture, de revêtements de parois sur des pannes, des poutres > des étan çons et des supports analogues dans la construction de bâtiments. Dans de telles applications les organes de fixation eux-mêmes risquent d'être soumis à des charges de traction importantes dues à des forces extérieures telles que celles produites par le vent sur des tôles de revêtement. Jusqu'à présent on n'a pas considéré comme satisfaisante l'utilisation combinée d'un organe de fixation à filetage autotaraudeur prévu sur la tige de celui-ci. et d'un outil actionné par cartouche pour enfoncer un tel organe de fixation. ceci principalement en raison de deux difficultés. Tout d'abord. une fois qu'a été tiré un tel organe de fixation dans une pièce de construction. par exemple une panne mé métallique. si la pointe de l'organe de fixation est engagée dans la pièce, cette pointe oppose une résistance non négligeable à la rotation de l'organe qui est nécessaire pour découper ou former le filetage correspondant et cette résistance peut être suffisamment grande pour amener la tête de l'organe de fixation. lorsqu'on tourne celui-ci. à se cisailler en rendant l'organe de fixation inutilisable. D'autre part > lorsqu'un tel organe de fixation est tiré dans une pièce métallique de construction, les premiers filets de la tige peuvent être entraînés par le choc à l'intérieur du trou formé par la pointe. Du fait que le diamètre maximal des filets est nécessairement supérieur à celui du trou formé par la pointe de l'organe de fixation, les premiers filets qui ont été entrainés à travers le trou seront soit déformés, soit complètement détruits > ce qui empêchera l'introduction ultérieure de l'organe de fixation à l'intérieur de la pièce de construction. Il y a lieu de remarquer qu'on obtiendrait des avantages importants si on pouvait utiliser avec ae bons résultats une vis auto-taraudeuse avec un outil actionné par cartouche. Dans l'industrie de la construction, par exemple, on pourrait mettre à profit les avantages bien connus du filetage auto-taraudeur combinés aux avantages de manipulation de outil actionné par cartouche. Un facteur important, dont l'invention est partie > est que l'épaisseur des plaques ou des talés à assembler sont connues à 1' avance. Un but de l'invention est donc de fournir un organe de fixation perfectionné à filetage auto-taraudeur et un procédé perfectionné, ainsi qu'un outil perfectionné actionné par cartouche, pour la mise en oeuvre d'un tel organe de fixation. Conformément à l'invention, on prévoit un organe de fixation fileté pour assembler, en les appliquant face contre face, au moins deux tôles ou deux plaques d'épaisseurs connues, cet organe de fixation comportant une têtes située à l'une de ses extrémités, une partie filetée auto-taraudeuse s'étendant en dessous de cette tête, une partie cylindrique lisse avoisinant la partie filetée et une pointe balistique située à l'extrémité opposée à la tête, la parte cylindrique s'étendant entre la partie filetée et la pointe balistique et présentant une longueur axiale au moins égale à la somme totale des épaisseurs connues précitées, la dimension maximale de section droite de la pointe balistique étant supérieure ou égale au diamètre de l'âme mais inférieure au diamètre maximal de la partie filetée et la dimension maximale de la section droite de la partie cylindrique étant inférieure à la dimension maximale de section droite de la pointe balistique. De préférence, la longueur axiale de la partie filetée est au moins égale à la longueur axiale de la partie cylindrique. Selon un autre aspect de l'invention, on prévoit un procédé pour assembler au moins deux tolets ou plaques, à l'aide d'un organe de fixation fileté du genre défini ci-dessust procédé dans lequel les pièces à assembler sont disposées de manière à se recouvrir, tout au moins partiellement, la pointe balistique de l'organe de fixation étant ensuite enfoncée par choc à travers les pièces à assembler. ltintensité de ce choc étant réglée de manière que la totalité de la pointe balistique soit entrarnée à travers les pièces et que seule la partie cylindrique soit située à l'intérieur du trou formé dans ces pièces et enfin un couple d'entrarnement est appliqué à la tête de l'organe de fixation pour former dans le trou produit dans les pièces un filetage femelle correspondant au filetage mile de ltorgane de fixation jusqu'à ce que les deux pièces soient assembléesO Selon un autre aspect de l'invention, on prévoit un appareillage pour appliquer un organe de fixation selon le procédé spécifié ci-dessus à l'aide d'un outiltactionné par cartouche présentant la combinaison des caractéristiques suivantes : a) un canon cylindrique. coulisse télescopiquement à l'intérieur d'un corps et son extrémité située à l'intérieur de ce corps est munie de moyens amortisseurs orientés vers l'intérieur du corps. b) un plongeur comporte une partie antérieure coulissant dans l'alésage du canon et une partie postérieure située à l'intérieur du corps, et c) une chambre d'expansion est prévue à l'intérieur de l'extré- mité postérieure du corps la partie d'extrémité postérieure extrême du plongueur étant logée > avec un ajustage serré, à l'intérieur de la chambre d'expansion et, dans cette chambre, entre la partie d'extrémité postérieure et la partie antérieure du plongeur. celui-ci présentant une section droite supérieure à celle de sa partie d'extrémité antérieure, de manière à fournir un épaulement s'étendant radialement et orienté vers l'avant, l'ensemble étant agencé de telle manière que lorsque l'organe de fixation se trouve à l'intérieur de l'extrémité antérieure du canon. l'outil étant armé, et l'organe de fixation étant appliqué contre l'extrémité antérieure du plongeur, l'épaulement précité du plongeur est placé à une certaine distance des moyens amortisseurs, qui est inférieure et de préférence à peu près égale à la distance entre l'extrémité de la pointe de l'organe de fixation et l'extrémité du filetage la plus voisine de la pointe. Ainsi qu'on l'a mentionné, un champ important d'application des organes de fixation conformes à l'invention est constitué > dans l'industrie de la construction, par la fixation de panneaux de toits et de parois, de revêtements et de pièces analogues au moyen de vis, dans le cas où il est nécessaire que l'assemblage vissé soit étanche aux intempéries, une fois l'organe de fixation posé. La vis comporte une tête présentant des éléments, formés de manière qu'elle puisse être tournée par un outil approprié tel qu'une clef ou un tourne-vis ett en vue dtassurer une étanchéité à l'eau, une rondelle d'étanchéité est prévue qui est destinée à être serrée entre la surface inférieure de la tête, ou une rondelle de métal disposée en dessous de la tête, et la surface extérieure de la tôle ou du panneau à fixer.La rondelle d'étanchéité, qui peut être liée à la rondelle de métal, peut être réalisée en une matière plastique appropriée présentant une bonne résistance à la corrosion et également une bonne capacité de déformation sous l'action de la pression de serrage appliquée par la tête, en vue d'assurer un contact étanche contre la tige de la vis. à l'emplacement où celle-ci franchit la tôle extérieure et contre la surface extérieure de cette tôle elle-même. dans la région entourant la tige de la vis. Une telle rondelle peut avantageusement être utilisée aussi pour centrer la tige de l'organe de fixation lorsque celui-ci se trouve dans le canon de l'outil actionné par cartouche, lorsque celuici est prêt à fonctionner, et à cet égard le trou ménagé dans la rondelle est de préférence d'un diamètre légèrement inférieur à la dimension maximale de la section droite de la pointe de l'organe de fixation de sorte que la rondelle peut être enfilée à force sur la pointe et est ensuite maintenue immobilisée sur la partie cylindrique pleine de la tige de la vis.Lorsqu'il est nécessaire aussi d'utiliser une rondelle de métal sous la tête de la vis > cette rondelle peut être mise en place sur la tige, avant de mettre en place la rondelle d'étanchéité, de manière que la rondelle d'étanchéité empêche la rondelle de métal de s'échapper de la tige, et on prévoit un ensemble d'un seul bloc, constitué de la vis, de la rondelle de métal et de la rondelle d'étanchéité, qui peut être pré-assemblé en dehors du chantier (par exemple sur le lieu de fabrication) afin que l'utilisateur n'ait pas à assembler les rondelles et les vis et qu'il ne risque pas d'oublier les rondelles et de mettre en place les organes de fixation sans les rondelles. On obtient ainsi un procédé efficace d'assemblage de deux pièces de construction à Plaide d'une vis auto-taraudeuse et d'un outil actionné par cartouche. La vis est tirée par l'outil et pénètre dans les pièces de construction, la longueur de la course du plongeur de l'outil étant soigneusement réglée de telle manière que seule la pointe balistique de l'organe de fixation traverse complètement les pièces de construction avant que la vis soit immobilisée. Du fait qu'à ce stade la vis ne pénètre pas plus loin dans les pièces de construction, la partie de la tige qui porte le filetage n'est pas enfoncée jusqu'à entrer en contact avec les pièces de construction et par conséquent le filetage n'est en aucune manière endommagé. Du fait qu'une partie de la tige de la vis est de forme cylindrique lisse et de diamètre inférieur au diamètre maximal de la pointe balistique, il résulte que le trou produit par la pointe balistique après que le tir de la vis doit nécessairement présenter un diamètre supérieur à celui de la partie cylindrique non filetée de la tige. Du fait que cette partie de la tige est située entre la pointe balistique et la partie filetée et présente une longueur axiale au moins égale à la profondeur du trou après passage de la pointe balistique, la vis peut tourner facilement par rapport aux pièces de construction du fait qu'il existe un certain jeu entre la vis et les pièces de construction. Dans ces conditions on élimine tout excès de résistance à la rotation de la vis. Ltinvention est expliquée plus en détail ci-après, suivant certains de ses modes de réalisation > pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'une vis auto-tiaraudeuse et d'une rondelle de métal mise en place sous la tête de la vis mais sans rondelle d'étanchéité de matière plastique, - la figure c est une vue en coupe de l'ébauche dans laquelle est formée la vis de la figure 1, avant le formage du filetage, - la figure 3 est une vue en coupe partielle illustrant le premier stade de l'application de la vis à la fixation d'une tôle de toiture sur une panne, - la figure 4 illustre une variante de la figure 3 > - la figure 5 est une vue en coupe, en élévation latérale, de l'outil, non armé > une fois la vis mise en place, - la figure 6 est une vueen coupe analogue > après armement de l'outil et - la figure 7 est une vue en coupe analogue, après le tir de la vis et pénétration de celle-ci dans deux pièces de consttuction. La vis représentée sur la figure 1 comporte à une extrémité une tête hexagonale 10 et à l'autre extrémité une pointe balistique 11 ; un filetage 12 s'étend le long de la tige à partir d'un emplacement situé en dessous de la tête 10 et une partie cylindrique lisse 13 va de l'extrémlté antérieure du filetage à la partie postérieure ou extrémité inférieure de la pointe 11. Le filetage 12 est un filetage auto-taraudeur d'une grande dureté, par exemple trempé, et de préférence. mais non nécessairement. du genre à arc-boutement, ainsi qu'on l'a représenté sur la figu re, afin d'augmenter la capacité de retenue de l'organe de fixation une fois celui-ci complètement enfoncé dans les pièces métalliques. Comme l'illustre la figure 4, ce profil à arc-boutement du filetage augmente la résistance à l'arrachement de l'organe de fixation sous l'action d'une charge de traction axiale appliquée. Des formes connues- autres que la force hexagonale peuvent être utilisées pour la tête de la vis, mais cette forme hexagonale est particulièrement avantageuse pour la fixation de panneaux de construction du fait qu'elle permet de tourner manuellement la vis au moyen d'un vilebrequin à embase d'extrémité hexagonale. La pointe balistique 11 est de préférence, mais non nécessairement, lisse et dépourvue de toute rainure oude,toute cannelure et présente une extrémité pointue, du genre de celle des projectiles destinés à pénétrer dans des matériaux durs. Un épaulement 14 est formé entre la partie cylindrique lisse 13'de la tige et l'extrémité intérieure de la pointe 11 et le diamètre maximal de la pointe Il se trouve au niveau de l'épau- lement 14 ou au voisinage immédiat de celui-ci. La relation entre ce diamètre maximal de la pointeil et le diamètre maximal du filetage 12; c'est-à-dire le diamètre des crêtes des filets, est telle que le diamètre de la pointe 11 doit être inférieur au diamètre maximal du filetage, de telle manière que du métal subsiste autour de la périphérie du trou percé par la pointe 11 afin de permettre aux crêtes du filetage 12 de mordre dans ce métal en le coupant ou en le déformant pour former un filetage femelle.Le diamètre maximal de la pointe ne-doit pas être trop grand, autrement la quantité de métal restant autour de la périphérie du trou serait insuffisante et la profondeur radiale du filets tage femelle découpé formé ne suffirait pas à assurer ltengagement complet ou pratiquement complet désiré du filetage 12 dans le métal, ce qui réduirait considérablement la résistance à l'arrá- chement de l'organe de fixation. D'autre part, le diamètre maximal de la pointe 11 ne doit pas être trop faible ce qui nécessiterait la mise en oeuvre d'un couple trop élevé pour faire tourner la vis, pour amener le filetage mâle 12 à couper ou à former le filetage femelle correspondant.La mise en oeuvre d'un couple trop élevé entrainerait alors une détérioration du filetage 12 ou, dans le cas extrême, le cisaillement de la tête de la vis. La longueur axiale de la partie cylindrique lisse 13 constitue aussi un facteur important et cette longueur, conjointement avec sa relation avec le filetage, est précisée ci-après à propos du mode de fonctionnement de l'organe de fixation illustré par les figures 3 et 4. L'outil actionné par cartouches destiné à la pose de l'or- gane de fixation décrit précédemment et représenté sur la figure 5, comporte un carter 30 dans lequel est monté et coulisse un corps cylindrique 35. appelé ci-après '1curseur11, à l'intérieur duquel est monté et coulisse télescopiquement un canon 36 qui présente à son extrémité antérieure un pied 37 dont la surface active d'application 38 est à peu près rectangulaire lorsqu'on regarde l'outil en bout, du côté droit de la figure 5. Sur son extrémité intérieure le canon 36 est muni de moyens amortisseurs comprenant un anneau de caoutchouc 39 et une rondelle d'acier 40 qui s'applique sur le pourtour extérieur de l'anneau 39 et qui, à l'état libre ou non comprimé de l'anneau de caoutchouc 39, a sa surface antérieure située à une certaine distance de la surface extrémité intérieure du canon 36. A l'extrémité postérieure du corps cylindrique 35 est prévue une chambre d'expansion 41 et un ressort de compression à boudin 42 agit entre un épaulement de la chambre d'expansion 41 et un épaulement de la rondelle d'acier 40 des moyens amortls- seurs. Un plongeur, qui est désigné dans son ensemble par 43, présente une partie postérieure d'extrémité 44 de forme cylindrique qui, dans la position représentée sur la figure 5, est engagée sans jeu à l'intérieur de la chambre d'expansion 41. Vers l'avant de la partie 44 le plongeur présente une section rétrécie 45 puis augmente progressivement de diamètre pour former une section tronconique 46 qui est suivie par une partie cylindrique lisse 47. La partie restante 48 du plongeur est d'un diamètre réduit et de section droite circulaire et coulisse avec un ajustage serré dans l'alésage du canon 36 ; un épaulement 49, orienté vers l'avant, du plongeur est destiné à coopérer avec la surface postérieure de la rondelle d'amortisseur 40, de la manière décrite ci-après. Le plongeur 43 est réalisé en un acier de haute résistance à la traction, de manière à présenter la résistance au choc maximale. La vis est représentée sur la figure 5, une fois introduite dans l'extrémité antérieure de l'outil ; la rondelle d'étanchéité en matière plastique 18 est montée sur la partiecylindrique lisse 13 servant à centrer la tige de la vis à l'intérieur de l'alésage de l'extrémité antérieure de outil. L'outil est préparé au tir en pressant le pied 38 contre la surface extérieure de la tôle à fixer, par exemple, sur une panne et en poussant l'outil vers l'avant jusqu'à ce que soit atteinte la position représentée sur la figure 6, dans laquelle le ressort 42 a été comprimé et la partie 44 du plongeur se trouve complètement à 1'intérieur de la chambre d'expansion 41, la partie cylindrique 48 du plongeur étant alors appliquée contre la tête de l'organe de fixation.Dans la position d'armement, représentée sur la figure 6, de l'outil, la distance G entre l'épaulement 49 du plongeur et la surface antérieure de la rondelle d'acier d'amortisseur 40 est la distance dont le plongeur se déplacera vers l'avant à l'allumage de la cartouche et, du fait que ltextrémité antérieure du plongeur est en contact avec la tête de l'organe de fixation, la pointe de celui-ci étant appliquée contre la pièce à fixer, cette distance G est également la distance dont l'organe de fixation sera amené à pénétrer dans les pièces à assembler. L'ensemble est de préférence agencé de telle manière que, lorsque l'épaulement 49 s'applique contre la surface de la rondelle d'acier d'amortissement 40 l'anneau de caoutchouc 39 n'est pas complètement comprimé de manière que la rondelle d'acier 40 ne frappe pas contre l'extrémité du canon 36 Les parties restantes du canon agissent de manière classique. Lorsque outil est armé la détente 32 est tirée en arrière de manière à permettre au percuteur 33 de frapper la cartouche logée dans la chambre 34. La mise à feu de la cartouche provoque une forte augmentation de pression à l'intérieur de la chambre de combustion et pousse le plongeur, en contact avec l'organe de fixation, de manière à le déplacer vers le fond du canon et faire pénétrer ainsi la pointe balistique dans les pièces de construction à assembler. La vis représentée sur les figures 3 et 4 est utilisée pour fixer une tôle de toiture 15 sur une panne 16 ; cette vis.est équipée d'une rondelle de métal 17 disposée directement en dessous de la tête et d'une rondelle d'étanchéité 18. Cette rondelle d'étanchéité 18 est réalisée en une matière plastique appropriée capable de résister à la corrosion et aussi être déformable facilement, sous 11 action de la pression de serrage appliquée par la tête 10, par l'intermédiaire de la rondelle de métal 17, de sorte qu'elle prendra la forme indiquee sur la figure 4. une fois l'assemblage bien serré. Le diamètre intérieur de la rondelle 18 est légèrement inférieur au diamètre maximal de la pointe 11 de sorte qu'une fois enfilée sur la pointe Il la rondelle demeure immobilisée sur la partie cylindrique lisse 13 et, comme on l'a dit précédemment, sert à centrer initialement la tige de la vis à l'intérieur du canon de l'outil. Après l'opération initiale de mise à feu, la vis atteint la position représentée sur la figure 3. On voit que la pointe balistique 11 a pénétré entièrement à travers le métal des pièces 15 et 16 et aussi que, sous l'action du choc important appliqué lors de la traversée de la pointe 11, le métal situé dans le voisinage immédiat de la tige de la vis a été entraîné vers l'intérieur suivant la direction du mouvement de la pointe 11. de sorte que la surface extérieure de la tôle 15 est alors légèrement enfoncée en formant un évidement de forme à peu près tronconique.Le passage de la pointe 11 a également pour effet d'entre ner vers l'extérieur le métal des pièces 15 et 16 dans la région avoisinant immédiatement la tige de la vis, comme on le voit nettement sur la tôle 16. qui est la plus épaisse des deux tôles; la longueur axiale du métal de la pièce 16, qui entoure immédiatement la tige de la vis, est légèrement supérieure à l'épaisseur initiale de cette pièce 16. A ce stade, la partie cylindrique lisse 13 de la tige est logée à l'intérieur du trou formé à travers les pièces 15 et 16 et la partie 13 est pratiquement non serrée, de sorte qu'elle peut facilement être tournée à la main. Il y a lieu de remarquer que, pour pouvoir atteindre cette position, la longueur axiale de la partie 13 doit être au moins égale et de préférence légère ment supérieure à la longueur axiale du métal des pièces 15 et 16 dans la région entourant directement la partie 13 et cette épaisseur comprend, non seulement l'épaisseur initiale des parties 15 et 16, mais encore l'épaisseur supplémentaire qui a été créée par l'entraSnement du métal de ces pièces, ainsi qu'on l'a exposé au paragraphe précédent. Des essais pratiques ont montré que pour une utilisation et une application convenables de cet organe de fixation il est important que la longueur axiale de la partie réduite 13 soit suffisamment grande pour qu'une fraction de cette partie réduite 13 fasse saillie de chaque côté du trou. Si cette longueur axiale est inférieure à cette distance critique, le filetage 12 risquerait de venir en contact avec la pièce 15, ce qui entrainerait la destruction des premiers filets du filetage 12. Pour que la vis maintienne fermement assemblées les pièces de construction, il est nécessaire que la partie filetée 12 de la tige ait une longueur axiale au moins égale à l'épaisseur combinée des pièces de construction qu'elle traverse. Du fait que la longueur axiale de la partie réduite 13 présente également cette longueur critique minimale et pour des raisons d'économie, la longueur axiale de la partie réduite 13 ne doit pas être plus grande qu'il n'est nécessaire ; la longueur axiale de la partie filetée 12 doit alors être au moins égale à la longueur axiale de la partie réduite 13 et est de préférence légèrement supérieure. Il y a lieu de noter que la surface inférieure (c'est-à-dire la surface orientée vers la surface d'application de la tôle 15) de la rondelle d'étanchéité 18 est formée selon une surface tronconique 19 parce que, lorsque la vis est serrée et amenée à la position représentée sur la figure 4, cette partie 19 s'applique tout d'abord contre la partie enfoncée tronconique de la tôle 15 et la rondelle se trouve placée dans les conditions idéales à l'intérieur de cetbidement ou de ce renfoncement pour que le serrage final de la tête 10 produise, comme on le voit sur la figure 4, un effet de déformation de la rondelle vers le bas et vers l'intérieur de 1' évidement tronconique, de sorte que la ron -delle est amenée à force en contact intime avec les filets de la partie 12 et aussi avec les parties de la tble 15 qui entourent immédiatement le filetage de manière à assurer une étanchéité à l'eau. Pour faciliter l'assemblage, la surface située de l'autre c8té de la rondelle est munie d'une partie tronconique analogue 19, de sorte que la rondelle peut être enfilée dans n'importe quel sens sur la tige de la vis, La position des pièces représentée sur la figure 4 est une position en quelque sorte théorique du fait qu'en pratique la force due au choc risque d'entraîner l'extrémité antérieure du filetage 12 à pénétrer au moins partiellement à l'intérieur du trou de la rondelle de matière plastique 19 et d'amener l'extré- mité antérieure du filetage 12 à traverser la rondelle et à se déplacer en direction de la surface de la tôle 15 jusqu'au contact même de cette surface. Pour terminer I'assemblage un capuchon de matière plastique peut être engagé avec frottement et avec serrage élastique sur la tête 10 de la vis pour fournir une étanchéité supplémentaire aux intempéries. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont.été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVEND ICAT IONS 1. Organe de fixation fileté pour assembler, en les appliquant face contre face, au moins deux tôles ou deux plaques d'épaisseurs connues, cet organe de fixation comportant une tête, située à l'une de ses extrémités, au moyen de laquelle il peut être tourné autour de son axe longitudinal, une partie filetée auto-taraudeuse s'étendant en dessous de cette tête, une partie cylindrique lisse avoisinant la partie filetée et une pointe balistique située à l'extrémité opposée à la tête, lequel organe de fixation est caractérisé en ce que la partie cylindrique (13) s'étend entre la partie filetée (12) et la pointe balistique (11) et présente une longueur axiale au moins égale à la somme totale des épaisseurs connues précitées, la dimension maximale de section droite de la pointe balistique (11) étant supérieure ou égale au diamètre de l'âme mais inférieure au diamètre maximal de la partie filetée (12) et la dimension maximale de la section droite de la partie cylindrique (13) étant inférieure à la dimension maximale de section droite de la pointe balistique (11). 2. Organe de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur axiale de la partie filetée (12) est au moins égale à la longueur axiale de la partie cylindrique (13). 3. Procédé pour assembler au moins deux tôles ou deux pla-ques à l'aide d'un organe de fixation selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, dans lequel procédé les pièces à assembler sont disposées de manière à se recouvrir, tout au moins partiellement, la pointe balistique de l'organe de fixation étant ensuite enfoncée par choc à travers les pièces à assembler et enfin un couple d'entrainement est appliqué à la tête de l'organe de fixation pour former dans le trou produit dans les pi- ces un filetage femelle correspondant au filetage mâle de l'or- gane ae fixation jusqu'à ce que les deux pièces soient assemblées, lequel procédé est caractérisé en ce que l'intensité de ce choc est réglée de manière que la totalité de la pointe balistique soit entraînée à travers les pièces et que seule la partie cylindrique soit située à l'intérieur du trou formé dans ces pièces. 4. Moyens pour poser un organe de fixation selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, et/ou pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 3 à laide d'un outil actionné par une cartouche, lesquels moyens sont caractérisés en ce qu'ils comportent la combinaison des caractéristiques sui vantes a) un canon cylindrique (36) coulisse télescopiquement à l'intérieur d'un corps (30) et son extrémité située à l'intérieur de ce corps est munie de moyens amortisseurs (39, 40) orientés vers l'intérieur du corps (30). b) un plongeur (43) comporte une partie antérieure (48) coulissant dans l'alésage du canon (36) et une partie postérieure (44, 45, 47) située à l'intérieur du corps (30) et c) une chambre d'expansion (41) est prévue à l'intérieur de l'ex trémité postérieure du corps (30), la partie d'extrémité postérieure extrême (44) du plongeur (43) étant logée avec un ajustage serré, à l'intérieur de la chambre d'expansion (41) et, dans cette chambre (41), entre la partie d'extrémité postérieure (44) et la partie antérieure (48) du plongueur (43), celui-ci présentant une section droite supérieure à celle de sa partie d'extrémité antérieure (48), de manière à fournir un épaulement (49) s'étendant radialement et orienté vers l'avant, l'ensemble étant agencé de telle manière qu1avant- la mise à feu de la cartouche l'épaulement (19) est situé à une distance des moyens amortisseurs (40) qui est inférieure ou de préférence égale à la distance entre l'extrémité de la pointe balistique (11) de l'organe de fixation et l'extrémité du filetage (12) située du côté de cette pointe (11).