L'invention concerne l'alimentation en; fils cdè" tricoteuses ou autres métiers textiles. L'expression "fil" a été adoptée dans le présent mémoire pour désigner également les brins, filaments continus ou similaires . La façon habituelle de procéder consistait, après avoir produit les fils, à les traiter, par exemple par gonflement ou tex-turisation, puis à les enrouler en bobines, en cônes, en bobines à fils croisés ou similaires pour les livrer à leur dernier utilisateur, par exemple un fabricant de bonneterie ou de textiles. Lors de leur utilisation, les fils sont délivrés aux machines textiles directement à partir des bobines ou similaires. Cette façon de procéder présente toutefois différents inconvénients qui ressortiront de la description suivante d'un contexte particulier dans lequel elle est appliquée. L'invention a été conçue principalement, mais non exclusivement, à propos de fils thermoplastiques à filaments continus. Après avoir été produits, ces fils étaient jusqu'ici soumis à un traitement spécial, puis étaient enroulés sur des bobines ou similaires pour être livrés à leur utilisateur final. Or, il est souhaitable, pour des raisons d'ordre économique et technique, que le fil soit traité immédiatement avant d'être délivré à une machine textile. Une grande partie du coût d'un fil texturisé, livré par un établissement de traitement à un fabricant de textiles provient des frais de traitement et s'il était possible d'utiliser directement un fil plat (c'est-à-dire non traité) pour le délivrer directement à une machine textile à partir d'une unité de traitement, il est évident qu'on en retirerait un grand bénéfice économique. Etant donné qUe le fil livré aux fabricants a été traité sur différents métiers (ou différentes broches d'un même métier) et étant donné qu'il n'est pas possible en pratique de mettre à part chaque lot entre le début et la fin de la chaîne de livraison, on constate régulièrement une production défectueuse due aux différences existant entre les caractéristiques des fils qui constituent une pièce de vêtement ou de tissu. Souvent, le défaut ne se manifeste qu'à la teinture du vêtement ou du tissu, car il est fréquent que l'affinité à la teinture soit différente d'un fil à l'autre, ce qui donne lieu à l'apparition de zébrures ou autres 69 17340 2 2010870 défauts. ' • ' "• ' • - ' • Il convient de noter' que dans bien des cas, par exemple dans la fabrication des bas pour dames, le fil est appelé dans lè métier à tricoter par intermittences et à des vitêsses varia-5 bles. Mais étant donné que le fil est délivré à vitesse constante par une unité de traitement, il ne peut pas être fourni directement au métier à partir de cette unité. Le but de l'invention est de surmonter ces inconvénients en faisant appel à un nouveau procédé d'alimentation en fil 10 d'une tricoteuse ou autre machine textile. Selon le procédé conforme à l'invention, le fil est fourni à la machine à partir d'une unité de traitement qui est intimement associée à celle-ci et il est appelé par des instruments ou organes prévus à cette fin sur la machine, par intermittences et 15 à des vitesses variables. Selon l'un des modes de réalisation de ce procédé, l'unité de traitement traite en continu un fil qui est tout d'abord délivré à un magasin associé, à partir duquel le fil traité peut être ensuite appelé par la machine, par intermittences et à des 20 vitesses variables. Selon un mode préféré de réalisation du procédé, le fil est délivré à la machine directement à partir de l'unité de traitement, laquelle est elle-même actionnée par intermittences, selon ce qui a déjà été indiqué. 25 L'invention fournit également un dispositif pour délivrer un fil à une tricoteuse ou autre machine textile, ce dispositif comprenant une unité de traitement qui est associée intimement à cette dernière et à' partir de -laquelle le fil est délivré à la machiné, ce fil étant appelé par des instruments ou organes pré-30 vus à cette fin sur la machine, par intermittences et à des vitesses variables. Selon le procédé d'alimentation directe d'une tricoteuse ou autre machine textile' en un fil' thermoplastique à filaments continus, l'unité de traitement, qui contient dés moyens de textu-35 risation, par exemple par fausse torsion ou par ondulation, et des éléments chauffants associés, est destinée à donner au fil, qui est primitivement à l'état plat, une torsion ou toute autre forme de texturisation appropriée fixéé par la chaleur, et la possibilité d'arrêter et de "faire démarrer l'unité de traitement 40 est fournie par la présence de moyens d'un type quelconque ap 69 17340 3 2010870 proprié qui déterminent un mouvement relatif entre les fils et les éléments chauffants, d'une part pour placer ces derniers en rapports d'activité et d'inactivité et, d'autre part, pour permettre que l'alimentation en fil s'effectue par intermittences 5 et à vitesse variable. C'est-à-dire que le processus de texturi-sation peut être interrompu en toute sécurité pourvu que le fil et les éléments chauffants soient rapidement séparés, et il peut reprendre sans inconvénient dans la mesure où ces derniers sont aussi rapidement remis en rapports d'activité. 10 De préférence à tout autre système, les moyens de texturi- sation précités seront constitués par des têtes tordeuses. Ces têtes peuvent appartenir à la catégorie de celles qui comprennent un organe annulaire rotatif d'un seul tenant, comportant un passage central relativement petit qui s'étend axialement et est 15 prolongé par des extrémités qu'il relie (extrémités qui constituent les côtés opposés de la tête tordeuse), chacune de ees extrémités étant en forme de trompette et présentant une surface de friction convexe, évasée vers l'extérieur, de forme annulaire, s'étendant sur tin arc de 90°, ces surfaces et le passage central 20 intermédiaire qui les relie étant agencés de telle sorte qu'un fil ou brin qui traverse ledit organe en diagonale, dans une direction- perpendiculaire à 1'axe de rotation de celui-ci, non seulement soit en contact de friction, par ses côtés respectivement opposés, avec des zones des surfaces de friction qui tour-25 nent en sens respectivement inverses, mais encore soit également supporté sur la majeure partie de la distance entre le périmètre extérieur de 1'évasement en trompette d'un côté de la tête et le centre géométrique de celle-ci, ainsi qu'entre ce centre et le . périmètre extérieur de 1'évasement semblable du côté opposé de 30 la tête, de sorte que le fil soit complètement contrôlé à l'intérieur de la tête tordeuse et que la torsion qui lui est communiquée ne puisse pas disparaître spontanément par élasticité à travers la tête tordeuse. Des têtes tordeuses ainsi caractérisées sont décrites dans 35 le mémoire descriptif de la demande de brevet français n° déposée au même nom le même jour. Selon le mode préféré de réalisation de la tête tordeuse présentant les caractéristiques spécifiées dans le paragraphe précédent, tel ,que décrit dans la demande de brevet français 40 précitée, la surface convexe annulaire, évasée vers l'extérieur 69 17340 4 2010870 de chaque extrémité en trompette de la tête tordeuse, au lieu de constituer entièrement ou principalement une surface de friction uniforme, est constituée de façon à ne présenter qu'une zone relativement étroite (et, par suite, localisée) de friction effec-5 tive, le reste de la surface convexe étant suffisamment lisse pou: que le frottement qui s'y produit soit pratiquement négligeable. En d'autres termes, le reste de la surface convexe est, à tous égards, une surface pratiquement anti-friction. Le démarrage et 1'arrêt rapides des têtes tordeuses peut 10 être facilité si elles sont entraînées indépendamment. En fait, les extrémités en trompette des organes annulaires rotatifs qui constituent les têtes tordeuses peuvent être des prolongements des rotors de moteurs électriques individuels, selon ce qui sera décrit plus particulièrement ci-après. 15 Autant qu'on le sache, c'est la première fois qu'on fait pas ser un fil textile à travers le. rotor d'un moteur électrique afin de lui communiquer une torsion dont le degré est déterminé par la vitesse du rotor. Selon un mode de réalisation, chaque tête tordeuse peut être 20 exécutée de telle sorte qu'un fil qui y pénètre dans une direction et subit une torsion au cours de son passage dans cette tête puisse quitter cette dernière, soit dans la même direction générale, soit dans une direction formant un angle avec la première, les têtes étant disposées par rapport aux éléments chauffants de 25 façon qu'un fil quittant une tête tordeuse et se trouvant sur le point d'entrée dans un élément chauffant et de le traverser ou de passer sur lui puisse changer de direction, tandis que la torsion qu'il présente continue à se former et ne risque pas d'être supprimée• 30 Afin que l'invention puisse être mieux comprise et facilement mise en oeuvre, certains modes de réalisation vont être décrits ci-après en référence aux dessins annexés. La figure 1 est une vue en perspective antérieure d'une unité de traitement de fil selon l'invention, montée sur un bâti qui 35 est placé autour d'un métier à tricoter auquel le fil traité est délivré à partir de l'unité. La figure 2 est une vue en perspective antérieure de l'unité de la figure 1, séparée du métier et en position repliée. La figure 3 est une vue en perspective, à échelle agrandie, 40 de l'unité de traitement dont certaines parties ont été supprimées. 69 17340 5 2010870 La figure 4 est une vue de détail, partiellement en coupe verticale, d'un jeu d'éléments chauffants et de têtes tordeuses de fil faisant partie de l'unité de traitement. La figure 5 est une vue en coupe transversale de l'une des 5 têtes tordeuses faisant partie de l'unité. La figure 6 est une vue générale en perspective, en partie éclatée, de la tête tordeuse de la figure 5. La figure 7 est une vue en coupe de l'un des dispositifs compensateurs faisant partie de l'unité de traitement. 10 La figure 7 A est une vue semblable à celle de la figure 7, représentant une forme modifiée de dispositif compensateur, et les figures 8 et 9 sont des vues en coupe illustrant une disposition modifiée d'un élément chauffant. Dans la figure 1, à laquelle on se référera tout d'abord, 15 un métier à tricoter tubulaire à huit alimentations de type classique a été représenté schématiquement en K. Autour du métier est disposé un bâti métallique en tubes F au sommet duquel est montée une unité P de traitement du fil. Le bâti F supporte des bobines 1 sur lesquelles est enroulé un fil Y non traité, 20 c'est-à-dire plat, destiné à l'alimentation du métier K après avoir traversé l'unité de traitement P qui le texturise. Comme on peut le voir, dans 1'exemple représenté, le bâti F supporte huit bobines 1, une pour chaque alimentation du métier. Ce bâti est constitué par quatre montants 2 qui sont reliés 25 entre eux, à leurs extrémités inférieures, par trois entretoises 3 disposées de façon à constituer trois côtés d'un rectangle. De chaque côté du bâti, il est en outre prévu une entretoise 4 au-dessus de chaque entretoise d'extrémité 3, ainsi qu'unê traverse 5 reliant les extrémités supérieures des montants 2. Sur chaque 30 montant 2 est montée coulissante une pièce tubulaire 6 et les extrémités supérieures de ces pièces sont reliées entre elles par un cadre secondaire 7 rectangulaire sur lequel l'unité de traitement P est montée. Chaque paire de bobines 1 est montée sur une barre 8 qui peut pivoter par l'une de ses extrémités sur 35 l'extrémité inférieure de l'une des pièces 6. Ainsi, la partie supérieure du bâti F qui supporte l'unité de traitement P et les bobines 1 peut coulisser verticalement sur la partie inférieure du bâti. Sur chaque traverse 5 du bâti est montée une plaque vertica-40 le 9 qui porte une paire de tambours rotatifs 10 à l'intérieur 69 17340 s 2010870 desquels un ressort en spirale (non représenté) est agencé de façon à solliciter le tambour dans un sens de rotation. Dans l'exemple représenté, le tambour gauche 10 est sollicité en sens inverse des aiguilles d'une montre et le tambour droit dans le 5 sens horaire. Sur chaque tambour s'enroule une bande 11 qui est fixée au tambour par l'une de ses extrémités et, par son autre extrémité, à une traverse 12 qui s'étend entre les extrémités inférieures des pièces tubulaires 6. La résistance totale des quatre ressorts qui sollicitent les tambours 10 est égale au 10 poids total de l'unité de traitement P, de sorte que la partie supérieure du bâti qui porte cette unité puisse être facilement attirée vers le bas contre la force antagoniste des ressorts par un ouvrier qui peut ainsi placer l'unité P en position facilement accessible lorsqu'il convient de procéder à des vérifica-15 tions. Par exemple, l'unité P peut peser 54 kg, auquel cas les deux ressorts de chaque côté du bâti exerceront une traction combinée de 27 kg. Naturellement, avant d'abaisser l'unité P de cette manière, il convient d'écarter le bâti vers l'avant du métier. 20 Des moyens de verrouillage d'un type quelconque approprié (non représentés) peuvent être prévus au besoin pour maintenir le bâti en position abaissée. Par exemple, les montants 2 et les pièces tubulaires 6 peuvent être munis de trous convenablement disposés pour qu'il soit possible d'introduire des goupilles de 25 verrouillage dans ces trous alignés. On se référera maintenant plus particulièrement aux figures 3 et 4 qui illustrent de façon plus détaillée l'unité, de traitement P. Cette unité est conçue pour traiter simultanément huit fils Y délivrés au métier K à partir des bobines 1 et elle est 30 constituée de quatre ensembles A d'éléments chauffants et de têtes tordeuses, chacun de ces ensembles étant destiné à textu-riser deux fils. Chacun de ces ensembles comprend trois éléments chauffants 13 disposés dans un plan vertical commun de façon à constituer trois côtés d'un rectangle, à chaque angle duquel est 35 placée une tête tordeuse 14, c'est-à-dire qu'une tête tordeuse est située à chaque extrémité opposée d'un élément chauffant. Comme on peut le voir, deux éléments chauffants sont placés verticalement et le troisième est en position horizontale entre les extrémités supérieures des éléments chauffants verticaux. Chaque 40 fil à traiter pénètre dans l'unité P par la tête tordeuse infé 69 17340 7 2010870 rieure et externe, remonte sur toute la longueur de l'élément chauffant externe et traverse la tête torde.use supérieure externe. De là, il suit l'élément chauffant horizontal, traverse la tête tordeuse supérieure et interne, redescend le long de l'élé-5 ment chauffant interne, traverse la tête tordeuse inférieure et interne pour redescendre vers le métier K. Les deux fils précités, qui doivent être texturisés dans chaque ensemble d'éléments chauffants et de têtes tordeuses A, pénètrent dans chaque tête tordeuse 14 successive par les côtés opposés de celle-ci. et par-10 courent côte à côte les éléments chauffants 13. Les éléments chauffants 13 sont d'un type classique et chacun d'entre eux comprend un support 15 en amiante, sur lequel est montée une plaque chauffante 16. La face supérieure de la plaque est recouverte d'une couche de nickel-cuivre chromée. Mais 15 cette disposition est coûteuse et il est proposé, selon l'invention, de recouvrir l'élément chauffant de deux pistes parallèles de ruban de fibres de verre imprégné de polytétrafluoroéthylène, sur lesquelles passent les fils Y. Comme on peut le voir-flgurè-4, la surface de l'élément chauffant est courbe de l'une à l'au-20 tre de ses extrémités, pour fournir une trajectoire régulière au fil Y. Chaque élément chauffant comporte un couvercle 18 qui présente intérieurement deux rainures parallèles 19 pour reeevoir le fil. Les couvercles sont montés sur les éléments chauffants au 25 moyen d'une paire de goujons de retenue 20 qui sont logés à glissement dans des trous de ces derniers, de sorte que chaque couvercle soit susceptible d'un mouvement limité entre une première position dans laquelle les fils Y sont enfermés et une seconde position de dégagement par rapport aux éléments chauffants. 30 Les figures 5 et 6 des dessins illustrent en détail la struc ture des têtes tordeuses 14 utilisées dans l'unité P. Il est toutefois bien entendu que tout type approprié de tête tordeuse, différent de celui qui est représenté en particulier, pourrait être utilisé. 35 La tête tordeuse 14 représentée est constituée par un organe annulaire rotatif composé de deux éléments 21 en position coaxia-le et opposée, qui sont réunis rigidement par une douille d'acco-lement 22 à laquelle sont associées les chemins de roulement internes 23a de roulements à billes 23. Les chemins fixes exter-40 nés 23b de ces roulements sont montées dans deux plaques ou blocs 69 17340 8 2010870 d'enveloppe 24 à distance l'un de l'autre (figure 6). La partie centrale de la tête tordeuse ainsi assemblée s'étend axial'ement et se termine par deux extrémités 21a en forme de trompette qu'elle relie, extrémités qui constituent les côtés opposés de 5 la tête. Un passage central 25 relativement petit dans cette partie centrale se prolonge par des surfaces convexes annulaires 21b, évasées vers l'extérieur, constituées par les surfaces intérieures des extrémités en trompette 21a.La surface de chaque segment terminal du p assage central 2S dirigé axialement et la 10 surface convexe, évasée vers l'extérieur de l'extrémité en trompette 21a contiguë, s'étend sur un arc de 90°• La partie médiane du passage central 25 s'élargit en 25ja, du fait d'une cavité creusée à l'extrémité interne de chacun des deux éléments 21 aboutés• 15 La surface convexe annulaire 21b évasée vers l'extérieur de chacune des extrémités en trompette 21a de la tête tordeuse 14 est façonnée de manière à ne présenter qu'une zone de friction relativement étroite et, par suite, localisée. Cette zone se trouve sur la partie la plus extérieure 26a^ de la surface inter-20 ne d'une bague 26 qui est fixée dans une cavité ou gorge annulaire formée dans l'extrémité en trompette. Chaque bague 26 est située approximativement à mi-distance entre le périmètre extérieur de 1'évasement en trompette 21b concerné et le centre géométrique C de la tête tordeuse 14. 25 II est essentiel que les bagues de friction 26 soient en un matériau d'usure extrêmement dur. On peut considérer à l'heure actuelle qu'une matière céramique ou un métal résistant à l'abrasion, suffisamment dur ou durci,, sera nécessaire pour résister à l'usure due au passage constant de fils ou de bjrins sur les ban-30 des ou les bagues. Il est à noter qu'un fil Y qui, selon la direction des flèches, traverse en diagonale la tête tordeuse 14 et passe donc perpendiculairement à l'axe de rotation a de celle-ci, non seulement entre en contact de friction, par ses côtés respectivement 35 opposés, avec les zones localisées de friction 26a qui se déplacent en sens respectivement inverses, mais encore est égàlement supporté par des parties espacées des surfaces convexes 21b évasées vers l'extérieur, de façon à assurer un contact maximal avec les bagues de friction 26. 40 Comme mentionné ci-dessus, dans l'unité de traitement P, 69 17340 9 2010870 deux fils ou brins Y et Y^ en mouvement traversent la tête dans des directions opposées, ces fils ou brins étant simultanément tordus dans des sens respectivement inverses,. du fait que leurs segments opposés en diagonale qui s'entrecroisent sont maintenus 5 en contact avec les bagues de friction 26 concernées sur lès côtés opposés de la tête. L'élargissement 25a^ du passage central 25 fournit la place nécessaire pour que les segments opposés en diagonale des deux fils ou brins qui s'entrecroisent, du fait qu'ils ne sont pas supportés à ce niveau, passent librement et 10 sans aucune entrave de l'une à l'autre des extrémités ésasées de la tête tordeuse. La tête tordeuse 14 représentée est entraînée par un moteur électrique qui fait réellement partie de cette tête. Bien que tout type approprié de moteur électrique puisse être utilisé à 15 cette fin, un moteur quadripolaire à pôles fendus s'est révélé particulièrement satisfaisant. Le rotor 27 d'un tel moteur est interposé entre les chemins de roulement 23a des roulements à billes et est fixé à la douille 22. Le stator feuilleté du moteur, désigné par 28, est fermement serré en position entre des 20 paires de pattes latérales 24a. et 24b solidaires des deux plaques ou blocs d'enveloppe 24. Les têtes de boulons qui traversent ces paires de pattes et les parties interposées du stator sont visibles en 29. Le rotor 27 tourne à l'intérieur du stator 28 et à ce dernier sont associées deux bobines 30 et 31 d'induc-25 tion d'un champ magnétique, disposées de part et d'autre du rotor. De préférence, le moteur sera complètement enfermé dans un carter 32 sur lequel les parties externes des extrémités en trompette 21a font saillie. Si un moteur du type à pôles fendus est aussi satisfaisant, 30 c'est parce que son stator n'a que 12 mm environ de largeur, ce qui permet de donner à une tête tordeuse 1'étroitesse. souhaitable et de réduire en proportion son diamètre. La vitesse de rotation des têtes tordeuses 14 utilisées dans l'unité P, en nombre relativement grand (par exemple seize.), 35 est commandée pair un convertisseur de fréquence destiné à faire varier la fréquence de 1'alimentation électrique. . Comme on le comprendra aisément, il est nécessaire de pouvoir arrêter quasi instantanément les têtes tordeuses 14 en rotation dès que le fonctionnement du métier à tricoter K est in-40 terrompu. En conséquence, il peut être associé aux têtes tordeu- 69 17340 10 2010870 ses des moyens de freinage d'un type quelconque approprié. Bien que ces moyens puissent consister en des freins mécaniques à commande électrique et/ou électronique agencés de façon à porter contre des pièces en rotation des têtes tordeuses lorsqu'ils 5 sont serrés, il est préférable de monter les moteurs électriques des têtes tordeuses dans un circuit électrique et/ou électronique comportant des moyens pour exercer sur les caractéristiques du courant délivré aux moteurs une modification telle qu'il en résulte l'application de forees de freinage aux rotors de ceux-10 ci. Par exemple, ces moyens peuvent avoir pour effet de transformer le courant alternatif appliqué normalement aux moteurs en un courant continu opposé de tension nettement réduite. Ainsi, si un courant alternatif nominal de 250 V par exemple est redressé et transformé en un courant continu opposé de 50 V seule-15 ment, il est possible d'arrêter une tête tordeuse en rotation en l'espace d'une seconde. En tout cas, les moyens de freinage sont de préférence agencés de façon à fonctionner et à immobiliser les têtes tordeuses 14 dès que les fils et les éléments chauffants sont séparés, au moment où l'unité P est arrêtée. 20 11 convient de noter que, pour qu'il soit possible d'arrê ter et de remettre en marche l'unité de traitement P, il doit être prévu des moyens pour séparer les fils Y et les éléments chauffants 13 afin d'éviter une altération des fils due à un chauffage excessif. Bâns la forme d'exécution représentée, ces 25 moyens sont constitués par des guide-fils en U 33 (figures 3 et 4), disposés respectivement à proximité immédiate de chaque extrémité opposée de chaque élément chauffant 13, ceslguides étant mobiles dans.des directions telles qu'ils écartent les fils Y des éléments chauffants en les soulevant aux instarits opportuns. Les 30 guides 33 associés aux éléments chauffants 13 disposés verticalement sont montés sur des tringles horizontales 34 mobiles axia-lement, dont les extrémités internes portent contre une pièce tronconique supérieure ou inférieure 35, faisant office de came. Ces cames 35 sont montées survn arbre vertical commun 36 au cen-35 tre de l'unité P, arbre qui est mobile entre deux positions sous l'action d'un solénoïde 37. Dans la position inférieure de l'arbre 36, les guides 33 Sont en position de retrait, ce qui permet aux fils de passer sur les éléments chauffants 13 ; sous l'effet du déplacement de l'arbre vers sa position supérieure au moment 40 où le solénoïde 37 est excité, les cames 35 s'élèvent et repous 69 17340 11 2010870 sent les tringles 34 en direction axiale vers l'extérieur pour écarter les fils Y des éléments chauffants en les soulevant. Les guide-fils 33 associés aux éléments chauffants 13 horizontaux comportent des tiges 33a. qui sont mobiles verticalement 5 dans des paliers (non représentés), l'extrémité inférieure de chacune de ces tiges portant contre une pièce cunéiforme 38 faisant office de came et solidaire de la tringle 34 correspondante, la disposition étant telle que, sous l'effet du déplacement axial vers l'extérieur des tringles 34 tel que décrit ci-dessus, 10 les cames 38 repoussent les tiges 33a^ vers le haut et soulèvent les fils Y à distance des éléments chauffants 13 horizontaux. Avec ce procédé d'alimentation directe, le fil traité est appelé dans le métier à tricoter K par les instruments de tricotage, par exemple les aiguilles. Le métier s'alimente à partir 15 des bobines 1 formées de fils plats, c'est-à-dire non traités, qui sont attirés à travers les têtes tordeuses 14 et les éléments chauffants 13 qui constituent l'unité de traitement P. Au moment où les fils atteignent les instruments de tricotage, ils ont été traités et sont devenus des fils complètement étirés ou texturi-20 sés. Afin d'assurer une tension prédéterminée des fils qui pénètrent dans le métier K, chaque fil, immédiatement avant d'atteindre un fournisseur du métier à tricoter, passe sur un tiers environ de la circonférence de l'arbre entraîné 39 d'un dispositif 25 compens ateur 40. Comme on peut le voir en se référant tout d'abord à la figure 7, le dispositif 40 qui y est représenté a une structure analogue à celle d'une tête tordeuse 14, étant entraîné par un moteur quadripolaire à pôles fendus. Ainsi, ce dispositif com-30 prend l'arbre 39 précité, qui est monté à rotation dans des roulements à billes 41 dont le chemin externe 41ci est supporté par une parie de plaques ou de blocs d'enveloppe 42. Le rotor 43 du moteur est fixé à l'arbre entre les roulements 41 et le stator 44 est monté entre des pattes (non représentées) solidaires des 35 plaques ou blocs 42, de même que le stator 28 de la figure 5. Le rotor 43 peut donc tourner à l'intérieur du stator 44. A ce dernier sont associées deux bobines 45 et 46 d'induction cftin champ magnétique, disposées de part et d'autre du rotor. Un carter 47 entoure le dispositif. 40 Une variante de dispositif compensateur est illustrée par 69 17340 12 2010870 la figure 7a. Ce dispositif a dans l'ensemble une structure semblable a celle que représente la figure 7 et les mêmes nombres de référence ont été affectés aux éléments semblables, la différence que présente le dispositif modifié consistant en ce 5 que le fil passe sur la surface d'un cône rotatif 48 et non sur l'arbre 39.Comme on peut le voir, le dispositif comporte en effet deux cônes 48 qui font saillie sur ses côtés opposés et sont montés sur une tige filetée commune 49 qui est entraînée par le moteur du dispositif. Les cônes 48 présentent un taraudage inté-10 rieur par lequel ils peuvent être vissés le long de la tige 49 dans des positions de réglage et bloqués dans ces positions par des écrous 50. Un arbre 51 est monté sur le carter 47 de ce dispositif et porte, à chacune de ses extrémités, un guide-fil 52 de chaque cô— 15 té du dispositif. En service, un fil passe sur la surface de chaque cône 48 en rotation, les guide-fils 52 ayant pour rôle de maintenir le fil sur la partie du cône 48 au niveau de laquelle il est entraîné à la vitesse requise. On comprendra aisément que l'avantage offert par l'utilisa-20 tion des cônes 48 consiste en ce qu'il est possible de faire varier la vitesse à laquelle le fil est entraîné en modifiant axia-lement la position de celui-ci sur le cône qui l'entraîne. Dans la forme d'exécution représentée, cette variation est effectuée en réglant la position des cônes 48 sur la tige filetée 49 o II 25 serait évidemment possible de déplacer les guide-fils 52 au lieu des cônes 48. Dans ce cas, les cônes 48 pourraient être montés en position fixe sur une tige ou arbre rotatif et les extrémités des guide-fils 52, munies d'un filetage intérieur, pourraient être montées sur des segments de l'arbre 51 comportant des file-30 tages à pas respectivement gauche et droit. Dans ces conditions, en faisant tourner l'arbre 51, par exemple à la main au moyen d'un bouton moleté, on pourrait rapprocher ou éloigner mutuellement les guides 52 selon le sens de rotation pour faire varier la position axiale des fils sur les cônes 48. 35 Si l'on utilise un dispositif compensateur du type illustré par la figure 7_a, il est possible d'appliquer une tension prédéterminée au fil avant qu'il soit délivré à l'unité de traitement P, en faisant passer le fil qui quitte une bobine 1 à travers un guide-fil et sur la surface d'un cônè 48 à un niveau approprié 40 de celui-ci, avant qu'il pénètre dans l'unité P. En quittant 69 17340 13 2010870 cette dernière, le même fil pourra passer sur le même cône 48 à un niveau axial différent. Lorsqu'on adopte une telle disposition, chaque dispositif compensateur 40 sera placé de préférence à mi-distance entre les deux têtes tordeuses inférieures de 5 chaque ensemble de têtès tordeuses et d'éléments chauffants. En tout cas, la vitesse des arbres 39 ou des cônes 48 des compensateurs peut être réglée par le même convertisseur de fréquence que les têtes tordeuses 14. Pour citer un exemple, le métier à tricoter K peut marcher à quelque 182 m/mn et les arbres 10 39 des compensateurs à 5000 tr/mn. Si le diamètre de chaque arbre est égal à 12,7 mm, la vitesse linéaire de la surface de chaque arbre est égale à 199 m/mn, de sorte que le fil est surentraîné et qu'une tension prédéterminée lui est appliquée. On se référera maintenant aux figures 8 et 9 qui illustrent 15 une forme différente d'exécution des moyens destinés à produire un mouvement relatif entre les éléments chauffants et les fils. Dans ce cas, les guide-fils 33 et le mécanisme de commande qui leur est associé dans la forme d'exécution précédemment décrite sont supprimés et chaque élément chauffant 13 est monté sur un 2o support 53 au moyen de goujons à tête 54 sollicités par des ressorts, qui traversent ce support. Un organe de manoeuvre 55, de type approprié quelconque, est prévu pour régler l'intervalle entre l'élément chauffant 13 et son support et pour appliquer cet élément contre le fil ou l'en écarter. Cet organe de manoeuvre 25 peut être constitué,par exemple, par une vis entraînée par un moteur. Dans ce système, chacun des fils qui passent sur les éléments chauffants 13 est en contact avec une bande 56 de fibres de verre imprégnées de P.T.P.E. (voir ci-dessus) qui est indé-30 pendante de 1'élément chauffant 13. A chacune de ses extrémités, cette bande est montée sur une bobine 57 située au voisinage de l'une des extrémités opposées de l'élément chauffant 13 et les bobines sont sollicitées en rotation en sens inverses par des ressorts (non représentés), de telle sorte que la bande ait ten-35 dance à prendre une forme rectiligne (figure 8).Par contre, lorsque l'élément chauffant 13 est déplacé en direction du fil Y, la bande 56 épouse la forme en arc de cercle de la surface de cet élémento Dans la figure 8, l'élément chauffant 13 est écarté du fil 40 Y, comme tel est par exemple le cas lorsque l'unité P est arrêi 69 17340 14 20T0870 tée; dans la figure 9, l'élément chauffant est appliqué contre le fil Y. L'avantage de cette disposition par rapport.à celle de la forme d'exécution précédemment décrite consiste en ce que l'in-5 tervalle entre l'élément chauffant et le fil peut varier sans aucune limitation. Cela permet de régler avec plus de précision les conditions de traitement du fil pour tenir compte des variations de la vitesse d'appel du fil par le métier K ; c'est-à-di— re que les éléments chauffants seront déplacés en direction du 10 fil en cas d'élévation de la vitesse d'appel et en sens opposé quand la vitesse diminue, pour s'écarter complètement des fils dans le cas où ceux-ci sont immobilisés. En outre, la: longueur du trajet chauffant parcouru par le fil peut être modifiée sans gradins en réglant la position de l'élément chauffant par rap-15 port au fil. Que l'on utilise le système d'écartement des fils par soulèvement ou le système des figures 8 et 9, il est préférable de prendre des dispositions pour que les fils et les éléments chauffants soient séparés automatiquement lorsque l'unité est 20 arrêtée. Ainsi, qu'il s'agisse du solénoïde 37 ue la figure 3 où de l'organe de manoeuvre 55 des figures 8 et 9, il peut être monté dans le circuit de commande de l'unité de façon à être activé dès que l'unité s'arrête. Il est du- reste bien entendu que le mode de réalisation de 25 l'invention qui a été décrit ci-dessus, en référence aux dessins annexés, a été donné à titre nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans que l'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention. 69 1/340 15 20f0870 REVENDICATIOHS. , ... 1. Procédé pour 11 alimentation-en fil d'une tricoteuse ou autre machine textile, caractérisé par le fait que.le fil Y est délivré à la machine K à partir d'une unité de traitement P inti- 5 mement associée à celle-ci et est appelé par des instruments ou organes de la machines par intermittences et à des vitesses variables . 2. Dispositif pour l'alimentation en fil d'une tricoteuse ou autre machine textile, caractérisé par le fait qu'il comprend 10 une unité de traitement P qui est associée intimement à cette dernière et à partir de laquelle le fil Y est délivré à celle-ci K, étant appelé par des instruments ou organes de la machine par intermittence et à des vitesses variables. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait 15 que l'unité de traitement P est destinée à donner une forme tex- turisée au fil Y qui est initialement à l'état plat, et qu'elle comprend des moyens 14 de texturisation et des éléments chauffants associés 13 sur lesquels passe le fil Y, ainsi que des moyens 33 à 38 ; 53 à 55) pour provoquer un mouvement relatif 20 entre les fils Y et les éléments chauffants 13 pour les placer respectivement en rapports de traitement et de non-traitement et pour permettre que l'alimentation en fil s'effectue par intermittences et à des vitesses variables. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait 25 que les moyens de texturisation sont constitués par plusieurs têtes tordeuses 14 destinées à appliquer une fausse torsion aux fils Y. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que chaque tête tordeuse est constituée par un organe annulaire 30 rotatif 21 muni d'un passage central relativement petit 25 qui s'étend axialement et se prolonge par des extrémités 21a qu'il relie, ces extrémités (constituant les côtés opposés de la tête tordeuse) étant en forme de trompette et chacune d'entre elles présentant une surface convexe évasée vers l'extérieur 21b de 35 forme annulaire qui s'étend sur un arc de 90°, ces surfaces et le passage central intermédiaire 25 qui les relie étant agencés de telle sorte qu'un fil ou brin Y qui passe en diagonale à travers ledit organe dans une direction perpendiculaire à l'axe de rotation de celui-ci, non seulement entre en contact de friction, 40 par ses côtés respectivement opposés, avec des parties de ces 69 17340 16 2010870 surfaces qui tournent en sens respectivement inverses, mais encore est également supporté sur la majeure partie de la distance entre le périmètre extérieur de 1'évasement en trompette 21a d'un côté de la tête et le centre géométrique C de cette derniè-5 re, ainsi qu'entre ce centre C et le périmètre extérieur de l'é-vasement semblable 21at du côté opposé de la tête, de telle sorte que le fil est entièrement contrôlé à l'intérieur de la tête tordeuse et que la torsion qui lui est imprimée ne peut pas disparaître spontanément par élasticité à travers cette tête. 10 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la surface convexe annulaire 21b évasée vers l'extérieur de chaque extrémité en trompette de chaque tête tordeuse 14 ne présente, en directioryfcirconférentielle, qu'une zone de friction effective 26 relativement étroite et localisée, le reste de la sur-15 face convexe étant suffisamment lisse pour que la friction qu'elle détermine soit pratiquement négligeableo 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par- le fait que les extrémités,en trompette 21a de chaque tête tordeuse 14 constituent des prolongements du rotor 27 d'un moteur électrique 20 incorporé dans la tête 14, la disposition étant telle qu'un fil ou brin Y à tordre passe à travers le rotor 27 et que le degré de torsion qui lui est imprimé soit déterminé par la vitesse du moteur. 8„ Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, 25 caractérisé par le fait que chaque tête tordeuse 14 est agencée de telle sorte qu'un fil Y qui y pénètre dans une direction et r qui subit une torsion en traversant cette tête puisse quitter cette dernière, soit dans la même direction générale, soit dans une direction qui forme un angle avec la première, les têtes 14 30 étant disposées par rapport aux éléments chauffants de telle manière qu'un fil Y qui quitte une tête tordeuse $4 et est sur le point de pénétrer dans un élément chauffant 13 et de le traverser ou dé passer sur lui, soit amené à changer de direction sans que la torsion qu'il reçoit soit supprimée, mais,= "au contraire, 35 tandis qu'elle continue à se former. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé par le fait que chaque fil Y, en traversant l'unité de traitement P, passe successivement à travers quatre têtes tordeuses 14 et sur ou à travers trois éléments chauffants 13, un 40 élément chauffant étant interposé entre deux têtes tordeuses. . 69 17340 17 2010870 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que les éléments chauffants 13 alternant avec les têtes tordeuses 14 sont disposés dans un plan vertical commun dans des positions correspondant à trois côtés d'un rectangle, les têtes 5 tordeuses 14 étant placées aux angles de ce rectangle, de sorte que chaque fil Y traversant l'unité P passe d'abord en direction verticale de bas en haut, puis horizontalement et enfin de haut en bas en direction de la-.tricoteuse ou autre machine textile K. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 10 10, caractérisé par le fait que les moyens destinés à produire un mouvement relatif entre les fils et les éléments chauffants consistent en un guide-fils 33 disposé au niveau ou au voisinage de chaque extrémité de chaque élément chauffant 13, ces guides étant susceptibles d'être déplacés simultanément dans des direc- 15 tions telles qu'ils soulèvent les fils qu'ils guident pour les éloigner des éléments chauffants. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le déplacement de tous les guide-fils 33 en vue de soulever les fils Y à distance des éléments chauffants.13 est com- 20 mandé, au moyen de cames 35, à partir d'un arbre commun 36 mobile en direction verticale. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 12'* caractérisé par le fait qu'il est prévu des moyens pour freiner les têtes tordeuses 14 en synchronisme avec le fonctionnement des 25 moyens qui provoquent le mouvement relatif entre les fils Y et les éléments chauffants 13 pour supprimer les rapports de traitement entre ces derniers. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 13, caractérisé par le fait que chaque fil Y est appelé par la trico- 30 teuse ou autre machine textile K à partir de l'unité de traitement P en passant sur un dispositif compensateur 40 constitué pair un arbre 39 sur lequel le fil' Y passe en contact avec sa surface, l'arbre 39 étant entraîné en rotation de telle sorte que la vitesse linéaire de sa surface soit supérieure à la vitesse linéaire 35 du fil. 15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 14, caractérisé par le fait que la surface de chaque élément chauffant 14 sur laquelle passe le fil Y est constituée par une bande 56 de fibres de verre tissées, imprégnée de polytétrafluoroéthy- 40 lène. 69 17340 18 2010870 16. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 15, caractérisé par le fait que l'unité de traitement P est montée sur un bâti amovible F qui entoure la tricoteuse ou autre ma> chine textile et sert à positionner l'unité au-dessus de cette '5 dernière, ce bâti portant les bobines 1 du fil Y non'traité qui doit être délivré à la machine K en passant par l'unité P. 17. Dispositif selon la revendication 16,caractérisé par le fait que certains éléments 2, 6 du bâti F sont télescopiques de façon à pouvoir être raccourcis en cas de besoin pour réduire 10 la hauteur totale du bâti F et faciliter l'accès à l'unité de traitement P montée sur celui-ci, des poyens à ressort 10, 11 étant prévus pour que le bâti ait tendance à prendre sa position normale, en extension complète.