La présente invention concerne un système de telecommunication, plus particulièrement un système commande centralisée fonctionnant selon la méthode du multiplexage par répartition dans le temps, ainsi qu'une méthode d'exploitation de ce systeme. Chaque systeme de télecommunication ne dispose que d'une capacité limitée pour l'etablissement de communications entre abonnés, de sorte que le choix de cette capacité est fonction du trafic prévu. Il est courant dans le domaine des télécommunications de prevoir une valeur moyenne du trafic å ltheure chargee et de choisir la capacite du central en fonction de cette valeur moyenne. Dans la pratique, il s'ensuit que le système est chargé nettement au-dessous de sa capacité pendant de nombreuses heures du jour, autrement dit, que pratiquement toutes les demandes de co unication émises par les abonnes connectes à ce systeme sont satisfaites in-ediatement si les abonnés demandés ne sont pas dejà occupes.Dès que le volume du trafic approche de la capacite maximale du système, une partie des demandes de conmnmication est refusee, ainsi, par exemple, la tonalite d'invitation transmettre n'est pas reçue, ou bien elle est reçue avec retard, ou bien encore la tonalite d'occupation est reçue alors que l'abonne demandé n'est pas occupé. Tant que la proportion des refus reste faible par rapport a la totalité du trafic, les inconvénients qui en découlent pour les abonnés et pour le systeme sont peu importants. Si par contre la demande excède la capacite du systeme, c'est un nombre croissant d'appels qui ne peuvent être satisfaits, de sorte que les abonnes interessés font plusieurs tentatives pour chaque appel.Ces tentatives repetees, vues du central, constituent une charge de trafic supplementaire. En consequence, le rapport entre le nombre de communications effectivement etablies et le nombre de communications theoriquement possibles, donc l'efficacite du système, setrouvent encore reduits. Il apparatt clairement que l'on a besoin d'une disposition permettant de maintenir l'efficacite du système a un niveau aussi eleve que possible, meme en condition de surcharge. Les conditions de surcharge peuvent avoir plusieurs raisons. Elles peuvent toujours survenir pendant l'heure de pointe si le trafic fourni ne peut faire face à la demande ; elles peuvent etre dues a une augmentation ephenire de la demande, par exemple à la suite d'un grand évenement sportif ou d'une catastrophe, ou bien encore la suite de la défaillance d'unites ou de connexions dans le système. Un objet de la presente invention est donc de prevoir une methode d'exploitation d'un système de telecommunication qui permette une efficacite toujours aussi grande que possible dans tous les cas de surcharge du système. La méthode de l'invention est caracterisee par le fait que chaque equipement périphérique comporte un premier moyen pour reconnaître les messages de commande et de signalisation que lui envoie l'unité centrale de commande, un deuxième moyen pour reconnaître un critère de preverrouillage dans les messages, afin de préverrouiller toutes les lignes pouvant présenter une communication entrante, et un troisième moyen pour détecter toute defaillance dans la transmission des messages d'une durée supérieure à une première temporisation, afin de préverrouiller de manière indépendante toutes les lignes pouvant présenter une communication rentrante, par le fait de prévoir des préprocesseurs entre les équipements commandés et l'unité centrale de commande, chacun desdits processeurs fournissant a un certain nombre d'équipements commandés des messages de routine, par le fait de prévoir dans chaque préprocesseur un premier moyen de mémorisation, pour chacune des voies de commande sortantes, destiné à mémoriser le mode de fonctionnement de chaque voie individuelle, et un deuxième moyen de mémorisation destiné à mémoriser le propre mode de fonctionnement du préprocesseur, lesdits premier et deuxième moyens de mémorisation étant commandés par l'unité centrale de commande et un circuit logique étant prévu pour combiner les états logiques desdits deux moyens de mémorisation. La méthode de l'invention pour l'exploitation de ce système est caractérisée par le fait que la transmission des informations de commande entre le préprocesseur et les équipements commandés s'effectue par des voies multiplexées par répartition dans le temps, par le fait que, dans chaque secteur de voie correspondant à une voie de commande aboutissant sur un équipement commandé, les états de la mémoire individuelle de la voie et de la mémoire commune à toutes les voies sont combinés dans le processeur au moyen d'un circuit logique, par le fait que la transmission et une partie du contenu de chaque message acheminé vers l'equipement commandé sur cette voie de commande dépendent du résultat de cette combinaison, et par le fait que le préprocesseur arrête la transmission de tout message lorsqu'il ne reçoit pas de signaux, ou bien lorsqu'il reçoit des signaux incorrects de l'unité de commande centrale par l'intermédiaire d'une entrée de supervision. L'invention sera mieux comprise a la lecture de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif en se reportant aux figures annexées qui représentent - la figure 1, le schéma de principe d'un système de télécommunication conforme à l'invention ; - la figure 2a, le schéma de principe de l'établissement d'une communication entre deux abonnés du système de la figure 1 - la figure 2b, le schéma de principe de l'établissement d'une connexion entre l'unité de commande centrale et un équipement commandé dans le système de la figure 1 - la figure 3, une représentation schématique du principe des plans multiples utilise dans le système de la figure I ; - la figure 4, le format général des messages utilisés dans le système ; - la figure 5, le schéma de fonctionnement d'un terminal ;; - la figure 6, le schéma d'un circuit logique susceptible d'être utilisé dans le terminal de la figure 5 ; - la figure 7, le schéma de principe d'une unité de traitement des messages ; - la figure 8, le schéma d'un circuit logique susceptible d'entre utilisé dans l'unité de traitement de messages de la figure 7. On va maintenant décrire à l'aide de la figure 1 la structure générale d'un système de télécommunication intégré dans lequel la transmission et la commutation d'informations s'effectuent numériquement et selon le principe du multiplexage par répartition dans le temps. Le système décrit à titre d'exemple est un système a modulation par impulsions et codage CRIC). Dans ce système, les signaux de parole d'un abonné sont échantillonnés è une fréquence de 8 k et les échantillons sont convertis en mots de code de 8 bits par modulation et codage. 32 voies sont réunies sur un canal NIC, appelé dans ce qui suit canal MIC-FV, à l'aide des techniques du multiplexage dans le temps. On distingue sur la figure 1 quatre différents niveaux de fonction, soit un niveau périphérique, un niveau de concentration, un niveau de commutation et un niveau de commande. Dans le niveau périphérique se trouvent les abonnés connectés aux lignes BF affectées. Ces lignes sont concentrées par des concentrateurs analogiques A-KZ et connectées è des équipements terminaux T du type MIC. Les postes d'abonné numériques, les terminaux de données, les équipements de facsimilé,etc. sont concentrés par des concentrateurs numériques D-KZ. Les centraux conventionnels sont directement connectés au terminal MIC étant donné que leur trafic est déjà concentré.Au niveau périphérique il existe également des liaisons MIC entre les differents réseaux d'un système de télécommuaication intégré. Le niveau de concentration contient les concentrateurs précités et les terminaux MIC. Un terminal NIC sert è- réunir 30 voies en fréquence vocale dans un système de multiplexage par répartition dans le temps et a les convertir en version numérique. Comme déjè mentionné, le canal MIC-FV connectant les terminaux MIC au réseau de commutation DNW comporte 32 voies dont 30 servent pour la transmission des signaux des 30 lignes BF qui l-eur sont connectées. L'une des deux voies restantes sert pour la synchronisation du système de multiplexage tandis que l'autre sert pour la transmission des informations de signalisation et de commande entre le niveau de commande et le niveau de concentration. Le terminal est commandé à distance par la deuxième voie restante et comporte une partie commune ainsi que 30 joncteurs, soit un joncteur par ligne BF connectée. L'unité centrale de commande est en mesure de commander et de superviser a la fois la partie commune et chaque joncteur individuel. Le niveau de commutation comporte un certain nombre de modules de commutation DE. Un nombre maximal de 28 canaux MIC-FV peuvent etre connectés a chacun des modules de commutation DE, donc au total 896 voies. Le module de commutation fonctionne sans blocage ; il est capable de connecter l'une quelconque des 896 voies à toute autre de ces voies. En reliant plusieurs modules de commutation DE pour constituer un réseau de commutation DNW on peut interconnecter un nombre quelconque de canaux MIC-FV. Le module de commutation peut être commandé à distance. Les connexions entre voies individuelles s'effectuent sous le contrôle d'instructions reçues de l'unité centrale de commande sur une voie d'un canal MIC-FV associé.Une unité de commande intégrée dans le module de commutation est capable d'interpréter ces instructions, d'établir les connexions demandées et de les maintenir jusqu'à la réception de nouvelles instructions. Ainsi, le réseau de commutation permet d'interconnecter deux lignes quelconques connectées a la périphérie, il permet également la connexion des voies de commande en provenance des terminaux MIC et des modules de commutation. Les voies de commande sont concentrées en groupes de 31 voies à l'aide du réseau de commutation DNW, lesdits groupes se dirigeant vers les unités de traitement des messages par le moyen des canaux MIC-FV. Le niveau de commande comporte une unité centrale de commande ZS gérée par programme. Afin de décharger l'unité de commande ZS et de permettre l'adaptation au mode de fonctionnement cyclique du réseau MIC, on utilise un certain nombre de préprocesseurs ou unités de traitement des messages TE. Les unités de traitement TE sont connectées a l'unité centrale de commande ZS au moyen des équipements d'interface AE. Une unité de traitement TE est capable de contrôler jusqu'a 31 équipements périphériques, autrement dit des modules de commutation DE, des terminaux T ou des concentrateurs XZ. A chacun de ces équipements est affectée une voie du canal NIC-FV qui interconnecte l'équipement commandé et l'unité de traitement TE par l'intermédiaire d'un module de commutation DE. L'unité de traitement TE supervise en permanence toutes ces connexions de commande et sert à contrôler l'échange d'informations entre l'équipement commandé et l'unité de commande centrale ZS.L'unité de traitement TE supprime la redondance de ces informations et ne transmet a l'unité centrale de commande que les éléments significatifs. Les autres unités représentées par la figure 1 appartiennent au système de télécommunication de l'invention mais elles ne sont pas décrites en détail étant donné que leur mode de fonctionnement est sans importance pour l'invention. Dans la description qui va suivre, on suppose qu'il s'agit d'établir une communication téléphonique entre deux abonnés connectés à des lignes BF normales. On peut constater que le réseau de commutation DNW peut établir deux types de connexions, à savoir des connexions téléphoniques et des connexions de commande. La figure 2a représente une connexion téléphonique entre deux abonnés. L'abonné appelant est connecté à un concentrateur KZ par l'inter médiaire de sa ligne BF et à un joncteur LS d'un terminal T du type MIC par ce concentrateur. La voie affectée è la communication sur un canal MIC-FV reliant le terminal et un premier module de commutation DE est connectée dans cette dernière à l'une des voies d'un autre canal MIC-FV connectant le premier module de commutation a un autre module de commutation. D'autres étages du réseau de commutation DNW peuvent suivre jusqu'à ce que le canal HIC-EV du terminal désiré soit atteint. Ainsi, la voie est mise en liaison avec un joncteur LS du deuxième terminal T.Le joncteur du deuxième terminal est connecté à un central classique par l'intermédiaire d'une ligne téléphonique ordinaire et l'abonné appelé peut être atteint è partir de ce central. Entre l'abonné appelant et le joncteur LS connecté les signaux de parole sont transmis en basse fréquence, mais entre les deux terminaux MIC ils sont transmis sur une voie MIC. La figure 2b représente une connexion de commande sur laquelle ltéquipement commandé est situé à gauche. Cet équipement commandé peut être un concentrateur, un terminal MIC, un module de commutation ou tout autre équipement. Cet équipement est connecté au réseau de commutation DNW par une voie d'un canal NIC-FV associé. Dans le réseau de commutation cette voie peut être établie a travers plusieurs modules de commutation et connectée, au niveau de la dernière, à une voie d'un canal MIC-FV reliant ce dernier module de commutation a une unité de traitement de messages TE. Cette unité TE est connectée à l'unité centrale de commande ZS par l'intermédiaire d'un interface AE. Entre l'équipement commandé connecté a un canal MIC-FV et l'unité de traitement des messages, la transmission des informations de commande et de supervision s'effectue selon la technique HIC. Entre l'unité de traitement TE et l'unité de commande centrale ZS, la transmission des informations s'effectue dans le mode parallèle à haute vitesse avec fonctionnement asynchrone adapté aux caractéristiques de l'unité centrale de commande. Ces deux types de connexions diffèrent l'un de l'autre sous deux rapports. Pour les connexions téléphoniques, la connexion entre les terminaux n'est établie que pendant la durée de la conversation alors que les connexions de commande sont des liaisons semi-permanentes établies entre une entrée et une sortie du réseau de commutation. Ces connexions de commande sont dites semipe.rmanentes du fait qu'elles sont établies en permanence tant qu'il ne survient pas de fautes dans les équipements, tandis qu'elles sont connectées sur d'autres modules de commutation et d'autres unités de traitement des messages a l'apparition d'une faute.La deuxième différence entre ces deux types de connexions réside dans le fait que pour les communications téléphoniques les mots de code représentent les échantillons des signaux de parole tandis que pour les connexions de commande les mots de code sont des messages pour l'échange d'informations de commande entre les unités de commande et les équipements commandés. Il est évident que pour décharger l'unité de commande centrale par rejet du trafic, le rejet doit être effectué à la périphérie du réseau commandé. Ce rejet concerne les lignes et les communications entrantes alors que les lignes et les communications sortantes ne sont pas concernées. Pour effectuer un rejet de trafic, il faut prévoir la possibilité de transmettre un critère de préverrouillage à la ligne concernée. Si l'on désire qu'unie liaison comme celle représentée par la figure 2a puisse rejeter la demande de connexion, ce rejet doit être fait dans le concentrateur KZ. Ceci peut être réalisé dans le concentrateur lui-meme ou peut être déclenché par le terminal a l'aide d'un critère spécial de préverrouillage qu'il transmet au concentrateur. Si l'on permute sur la figure 2a les abonnés appelant et appelé, le rejet de trafic s'effectue dans le terminal de droite. Dans ce cas, le central conventionnel a déjà sélectionné une ligne connectée au joncteur du terminal. Le préverrouillage de ce terminal détermine la perte de la communication du central conventionnel s'il n'est pas possible de renvoyer un critère de préverrouillage du joncteur au central conventionnel. S'il est possible de renvoyer un tel critère de préverrouillage au contraire, le central conventionnel peut sélectionner une autre ligne qui ne soit pas bloquée. on peut constater d'après la figure 2b que pour préverrouiller un terminal, un critère doit entre transmis è ce terminal ou a un autre équipement périphérique par l'unité centrale de commande. Le principe du renvoi en arrière de critères de préverrouillage est connu et déjà utilisé dans des systèmes de télécommunication. Le principal objet de cette disposition est de prévoir la possibilité de verrouiller des lignes individuelles pour qu'elles ne soient pas utilisées si elles sont en défaut, ou bien si elles doivent être mises hors service pour la maintenance.La nécessité de verrouiller individuellement les lignes entrasse la nécessité du renvoi en arrière du critère de préverrouillage car c'est grâce a ce renvoi qu'un central ne pourra sélectionner que les seules lignes utilisables. Les mêmes principes s appliquent dans le cas de défaillance des canaux MIC-FV et des équipements. Quand le rejet de trafic est déclenché par l'unité centrale de commande, ce rejet peut ne concerner que certaines lignes particulières ou bien toutes les lignes arrivant à la périphérie.Par ailleurs, dans l'éventualité de defaillances de certains équipements ou de certains canaux NIC-FV, les concentrateurs ou les centraux conventionnels peuvent réussir à établir une communication puisqu'ils sont connectés à plusieurs plans indépendants ainsi qu'on le verra dans ce qui suit. on peut constater sur la figure 3 que les abonnés raccordés à des concentrateurs ou à des centraux conventionnels ont la possibilité de se connecter à plusieurs plans dont chacun représente un réseau indépendant. Chaque plan ou réseau comporte sa propre unité centrale de commande. Quand l'unité centrale de commande d'un réseau est en surcharge, elle peut rejeter une partie du trafic, mais ceci ne signifie pas que les autres réseaux sont simultanément surchargés. Chaque unité centrale de commande est maîtresse de son propre réseau ; elle n'a pas la possibilité de donner d'ordres aux autres unités centrales de commande mais, en retour, elle n'en accepte pas des autres. Cosse déj à mentionné, les commandes entre équipement commandé et unité de traitement de messages s'effectuent dans le réseau MIC par l'rechange de messages. Ces messages sont constitués par un en-tête et une zone de données. La figure 4 représente le format général des messages. L'en-tête du message comprend un indicatif constitué de trois mots L1, L2 et L3, suivis d'un mot K indiquant le numéro d'ordre du message et d'un mot M destiné à indiquer le type du message. 8 seulement des 16 types de message possibles sont utilisés et l'un des 4 bits nécessaires pour distinguer ces 16 types comporte le critère de préverrouillage.Si ce bit est "O", les lignes connectées à l'équipement commandé doivent être préverrouillées, par contre si ce bit est "1" le trafic arrivée peut\être être accepté. Ce critère de pré- verrouillage est transmis par chaque message allant de l'unité de traitement des messages à l'équipement commandé ; il est valable pour l'ensemble de l'équipement commandé. Les critères de préverrouillage destinés à des voies distinctes sont transmis dans la zone des données du message. Cette zone des données est produite dans l'unité centrale de commande et transmise par le message à l'équipement commandé. Si l'équipement commandé est un terminal par exemple, l'unité centrale de commande peut préverrouiller des joncteurs individuels au moyen d'ordres spéciaux contenus dans la zone de données du message, ou bien l'unité de traitement des messages peut préverrouiller tous les joncteurs à l'aide du bit de préverrouillage. Etant donné que l'unité centrale de commande est maîtresse de son propre réseau de commutation elle est en mesure, tant qu'elle fonctionne correctement, de savoir si le trafic doit être rejeté ou non. Elle est aussi en mesure de détecter si une partie quelconque du réseau est défaillante car dans ce cas elle est informée par l'unité de traitement des messages qu'aucun échange de messages ne peut être fait avec un équipement donné. L'unité centrale de commande a besoin d'un rejet de trafic afin de décharger le traitement d'information et son propre réseau dans le cas de surcharge. Comme déjà mentionné, la surcharge peut être due à une forte demande de trafic à la périphérie, ou bien à une défaillance d'une partie du réseau.Afin de pouvoir faire face aux différents cas de surcharge avec la souplesse suffisante, l'unité centrale de commande dispose des quatre facultés suivantes : elle peut préverrouiller ltensemble de la périphérie par l'envoi de messages à chaque unité de traitement des messages et rejeter ainsi tout trafic ; elle peut préverrouiller les équipements périphériques commandés par une unité de traitement particulière en envoyant un message à cette unité ; elle peut préverrouiller un équipement périphérique particulier en envoyant un message sur une voie donnée d'une unité de traitement particulière commandant cet équipement périphérique par l'intermédiaire de cette voie ; enfin, elle peut préverrouiller une ligne particulière connectée à la périphérie en envoyant un message à un joncteur. On va maintenant décrire d'une manière plus détaillée le rejet de trafic à la périphérie. La figure 5 représente le schéma de fonctionnement d'un terminal. Sur ce schéma on distingue quatre blocs différents. Le bloc A comporte l'interface entre le terminal et le canal NIC-FV. Le bloc B comporte un codeur et un décodeur. te codeur est constitué par les circuits logiques destinés à multiplexer les signaux de parole des différentes lignes et à les convertir en code MIC. Le décodeur convertit les bits MIC du canal MIC-FV en signaux BF et les distribue aux différents joncteurs. Le bloc C comporte les joncteurs. Ces derniers comportent des liaisons en fréquences vocales avec le codeur et le décodeur ainsi que des liaisons de commande avec le bloc D. L'unité de commande D du terminal extrait les instructions des messages reçus sur une voie d'un canal MIC-FV et envoie des messages de réponse par la même voie dans la direction inverse. L'unité de commande traite les messages, le traitement étant effectué dans l'unité elle-même, ou bien cette dernière donnant des instructions aux joncteurs par l'intermédiaire de fils de commande si un ordre est destiné à un joncteur particulier. Les instructions de ce type sont transmises par l'unité centrale de commande chaque fois au moyen d'un message ayant un mot M spécial et contenant dans sa zone des données l'adresse du joncteur intéressé. La figure 6 représente le schéma d'un circuit logique susceptible d'être utilisé dans le terminal de la figure 5. Le fait qu'un message est destiné à un terminal donné est détecté en identifiant l'indicatif affecté à ce terminal. L'identification correcte de l'indicatif fait passer un basculeur bistable A en position "O", Les mots suivants du message sont reçus et évalués. Le premier bit du mot M fait passer un basculeur bistable B en position "normal" ou "préverrouillage". Tant que des messages sont reçus, le bistable A reste en position "O" et le bistable B dans la position correspondant au dernier message reçu. Si, pour une raison quelconque, aucun message ntest reçu pendant une durée supérieure à 100 ms, un circuit de temporisation C est excité et fait passer le bistable A en position de'préverrouillage". Dès qu'un autre message est reçu, le bistable A est remis en position "O". Une porte "OU" D recueille les deux critères de préverrouillage mémorisés et les transmet à tous les joncteurs concernés. Une porte E du joncteur reconnaît dans la zone des données du message si ce joncteur doit être préverrouillé individuellement.Cette porte E contient les circuits logiques nécessaires pour reconnattre la propre adresse du joncteur et l'état qu'il doit prendre d'après les bits du message. Le signal de sortie de la porte E fait basculer un bistable F qui mémorise le dernier état "normal" ou de "préverrouillage" ordonné par l'unité centrale de commande. Une porte "OU" G recueille les états des bistables F des joncteurs individuels et les signaux de sortie de la porte D. Le signal de sortie de la porte G est appliqué à un circuit non représenté capable de transmettre le critere de préverrouillage à la ligne connectée au joncteur. Ce circuit doit être adapté au système de signalisation utilisé sur cette ligne. Dans le joncteur, un critère de préverrouillage est délivré dans les trois cas suivants : chaque fois qu'un ordre individuel pour le préverrouillage de ce joncteur est reçu de l'unité de commande centrale. Ce critère reste valable jusqu'à sa suppression par un nouvel ordre particulier ; chaque fois que le terminal reçoit des messages contenant un critère commun de préverrouillage (premier bit du mot M). Durée : tant que les messages suivants contiennent eux aussi ce critère de préverrouillage commun ; enfin, chaque fois qu'il n'est pas reçu de message pendant une période supérieure à 100 ms. Durée : jusqu'à la réception de nouveaux messages. Lorsqu'aucun message n'est reçu pendant un intervalle de temps plus long, 3 minutes par exemple, un circuit de temporisation H s'excite et un bistable J passe en position "verrouillage".Le signal de sortie de ce bistable est également appliqué aux joncteurs où il sert à supprimer les connexions existantes. Le terminal dispose donc d'un circuit logique commun permettant de préverrouiller des lignes soit sur un ordre particulier de l'unité centrale de commande, soit sur un ordre général émis par l'unité de traitement des messages, ainsi que de verrouiller des lignes dans l'éventualité d'une interruption de la connexion de commande. Le circuit représenté par la figure 6 n' est qutune réalisation possible du circuit de rejet de trafic à la périphérie. Ce système de rejet du trafic à la périphérie permet de rejeter le trafic soit sous le contrôle de l'unité centrale de commande, soit par les équipements périphériques eux-mêmes si pour des raisons quelconques la liaison entre le terminal et l'unité centrale de commande vient à être coupée.Une telle coupure peut etre due à la discontinuité d'un canal MIC ou bien à un défaut dans l'un quelconque des équipements situés entre l'unité de commande centrale et le terminal. On va maintenant décrire d'une manière plus détaillée les principes du rejet de trafic à la suite d'une défaillance de l'unité centrale de commande. Comme on l'a déja dit, l'unité de traitement des messages a le rôle d'un préprocesseur qui décharge l'unité centrale de commande du travail courant et de la supervision des équipements commandés. L'unité de traitement des messages permet également l'adaptation des messages qui sont transmis dans le réseau MIC selon le mode du multiplexage par répartition dans le temps au mode de fonctionnement de l'unité centrale de commande. L'unité de traitement des messages délivre elle-même les messages à envoyer à l'équipement commandé, sans instruction de l'unité centrale de commande. Dans le cas où l'unité centrale de commande envoie un ordre à la périphérie, cet ordre est contenu dans la zone des données du message. S'il en est absent, le message contient des mots M spéciaux et aucune zone de données.Les messages reçus à la périphérie déterminent l'envoi d'une réponse par l'équipement commandé et ces messages de réponse sont évalués par l'unité de traitement des messages. Si un équipement périphérique doit envoyer une signalisation en retour à l'unité centrale de commande, cette signalisation est contenue dans le message de réponse et transmise à l'unité centrale de commande par l'unité de traitement des messages. Cette dernière unité est capable de contrôler jusqu'à 31 équipements selon une méthode de multiplexage par répartition dans le temps adaptée au canal MZC-FV. Dans la plupart des cas, les signalisations en retour transmises par l'unité centrale de commande à l'unité de traitement des messages ne doivent être conservées dans cette dernière que pendant une courte durée, puis envoyées à l'équipement commandé dans la zone des données d'un message. L'unité centrale de commande peut aussi envoyer des instructions à l'unité de traitement des messages au sujet du mode de fonctionnement de l'unité de traitement des messages elle-meme. L'unité centrale de commande peut encore envoyer des messages à l'unité de traitement afin de commander, par exemple, la mise en service ou hors service de toute l'unité de traitement, ou bien pour la commande de voies de commande individuelles. Du fait que l'unité de traitement des messages envoie des messages aux équipements périphériques sans instruction spéciale de l'unité centrale de commande, il est nécessaire de mémoriser dans l'unité de traitement des cesf s; cur chaque voie, un critère de préverrouillage dont la présence ou l'absence indique s'il doit être envoyé ou non avec le message sortant sur cette voie.Deux bistables par voie sont prévus pour mémoriser ce critère de préverrouillage, et deux autres bistables mémorisent le critère de préverrouillage de toute l'unité de traitement des messages. La figure 7 représente le schéma fonctionnel et la structure générale de l'unité de traitement des messages. La figure 8 représente le schéma d'un circuit logique susceptible d'être utilisé dans l'unité de traitement de la figure 7. Deux basculeurs C1 et C2 mémorisent le mode de fonctionnement de l'ensemble de l'unité de traitement et 31 paires de basculeurs D1 et D2 mémorisent le mode de fonctionnement des voies individuelles. L'état respectif de ces paires de bistables C et D a la signification suivante C D Il 11 11 o1 1 01 01 il 00 01 00 00 11 OO messages normaux, sans critère de préverrouillage. messages avec critere de préverrouillage. hors service, pas de messages. L'état t'10" a pour objet une utilisation spéciale sans rapport avec le rejet de trafic et qui ntest donc pas décrite ici. L'état "00" signifie "hors service". L'état de ces bistables ne peut etre modifié que par l'unité centrale de commande. L'unité centrale de commande effectue les modifications à l'aide de messages d'ordre, le changement d'état des bistables C1 et C2 modifiant le mode de fonctionnement de ltensemble de l'unité de traitement des messages. Le mode de fonctionnement effectif d'une voie est donné par la combinaison de l'état des bistables C et de l'état des bistables D appartenant à cette voie, chacun de ces etats étant évalué avant la transmission de chaque message. Deux portes E1 et E2 permettent de reconnaître que le mode de préverrouillage s'applique à l'ensemble de l'unité de traitement ou à une voie particulière ; une porte F de type "OU" combine ces deux indications. Ainsi le bit de prêverrouillage est délivré si les bistables C donnent l'information "préverrouillage" ou bien si les bistables D donnent cette meme information pour la voie particulière correspondante.Si l'unité de traitement des messages ou bien une voie particulière est hors service, les critères sont détectés par les portes G1 et G2 et combinés par une porte H de type "OU", Si un signal est présent à la sortie de la porte H, la transmission de messages est supprimée, qu'un critère de préverrouillage soit présent ou non. Par suite de la suppression totale des messages, les équipements périphériques commandés déclenchent le préverrouillage après une première temporisation et le verrouillage de la ligne connectée après une deuxième temporisation, ce qui permet de couper les connexions existantes. De cette manière, l'unité centrale de commande est en mesure de transmettre les critères de préverrouillage à l'équipement commandé, ou aux équipements commandés, soit au moyen d'un seul message qu elle envoie à l'unité de traitement des messages si tous les équipements que cette dernière commande doivent être préverrouillés, soit au moyen d'un message envoyé sur une voie particulière si seul un équipement donné doit être préverrouillé. La condition de préverrouillage subsiste jusqu'à ce que l'unité de commande centrale annule le préverrouillage par l'envoi d'un autre message d'ordre à l'unité de traitement des messages. Si par suite d'un défaut important dans l'unité centrale de commande aucun message ne peut être envoyé à l'unité de traitement, les bistables C et D restent dans leur dernière position et le rejet de trafic à la périphérie doit être réalisé d'une autre manière. Sur la figure 8 sont représentés trois fils de supervision transmettant un critère de verrouillage. Tant que l'unité centrale de commande fonctionne correctement, chacun de ces fils supporte un signal de condition "1". En cas de défaillance de l'unité centrale de commande, ces signaux disparaissent. Les portes X 1-X3 les inversent et les appliquent à trois portes "ET", A1-A3. Ces trois portes A comparent les conditions des signaux qui leur sont appliqués et prennent, en collaboration avec une porte "OU" B, une décision majoritaire au sujet de l'état des fils de supervision de l'unité centrale de commande. Cette décision majoritaire constitue une protection contre les défauts sur les fils de supervision. Lorsqu'au moins deux des trois fils ne présentent pas de signal, un signal apparatt à la sortie de la porte "OU" B et est appliqué à la porte "OU" H. Comme déjà mentionné, un signal délivré par la porte H détermine l'arrêt de la transmission de messages par l'unité de traitement, qu'un critère de préverrouillage soit présent ou non. Chaque fois que la transmission de messages aux équipements commandés est interrompue de cette manière, les équipements périphériques déclenchent le préverrouillage de la ligne connectée après une première temporisation, puis, après une deuxième temporisation, le verrouillage des lignes, permettant ainsi de couper les connexions existantes. Il est bien évident que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Système de télécommunication, plus particulièrement système à commande centralisée fonctionnant selon la méthode du multiplexage par répartition dans le temps, caractérisé par le fait que chacun de ses équipements périphériques comporte un premier moyen pour reconnaitre les messages de commande et de signalisation que lui envoie l'unité centrale de commande, un deuxième moyen pour reconnaître un critère de préverrouillage dans les messages, afin de préverrouiller toutes les lignes pouvant présenter une communication entrante, et un troisième moyen pour détecter une défaillance éventuelle dans la transmission des messages d'une durée supérieure à une première temporisation, afin de préverrouiller de manière indépendante toutes les lignes pouvant présenter une communication entrante, par le fait de prévoir des préprocesseurs entre les équipements commandés et l'unité centrale de commande, chacun desdits préprocesseurs fournissant des messages de routine à un certain nombre d'équipements commandés, par le fait de prévoir dans chaque préprocesseur une première mémoire, pour chaque voie de commande sortante, destinée à mémoriser le mode de fonctionnement de chaque voie individuelle, et une deuxième mémoire destinée à mémoriser le mode de fonctionnement du préprocesseur lui-même, lesdites première et deuxième mémoires étant commandées par l'unité centrale de commande et des moyens logiques étant prévus pour combiner les états logiques des deux mémoires. 2. Système conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte un quatrième moyen pour reconnattre un ordre contenu dans un message afin de préverrouiller une ligne donnée pouvant présenter une communication entrante. 3. Système conforme à la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'il comporte un cinquième moyen pour détecter une défaillance éventuelle de la transmission des messages pendant une durée supérieure à une deuxième temporisation afin de verrouiller les lignes de manière indépendante. 4. Système conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que le troisième moyen comporte un premier circuit de temporisation qui est remis à zéro chaque fois qu'un message destiné à ltéquipement concerne est identifié. 5. Système conforme à la revendication 3, caractérisé par le fait que le cinquième moyen comporte un deuxième circuit de temporisation qui est remis à zéro chaque fois qu'un message destiné à l'équipement concerné est identifié. 6, Système conforme aux revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que les deux circuits de temporisation sont conçus de façon que la première temporisation soit de durée égale ou inférieure à la deuxième temporisation. 7. Système conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que la première mémoire comporte pour chaque voie de commande sortante une paire de basculeurs bistables destinés à mémoriser le mode de fonctionnement de cette voie. 8. Système conforme à la revendication 7, caractérisé par le fait que la deuxième mémoire comporte une paire de basculeurs bistables destinés à mémoriser le mode de fonctionnement du préprocesseur. 9. Méthode d'exploitation du système de télécommunication de la revendication 1, caractérisée par le fait que la transmission des informations de commande entre le préprocesseur et les équipements commandés s'effectue sur des voies temporelles, par le fait que dans chaque secteur de temps correspondant à une voie de commande allant vers un équipement commandé l'état de la mémoire individuelle de voie et l'état de la mémoire commune à toutes les voies sont combinés par un circuit logique dans le préprocesseur, par le fait que la transmission et une partie du contenu de chaque message envoyé à l'équipement commandé par cette voie de commande dépendent du résultat de cette combinaison, et par le fait que le préprocesseur arrete la transmission de tout message lorsqu'il ne reçoit pas de signaux ou bien lorsqu'il reçoit des signaux incorrects de l'unité centrale de commande, par une entrée de supervision. 10. Méthode conforme à la revendication 9 pour l'exploitation d'un système conforme à la revendication 8, caractérisée par le fait que l'état logique des deux bistables de chaque paire constituant les deux mémoires est commandé individuellement par l'unité centrale de commande. 11. Méthode conforme à la revendication 10, caractérisée par le fait que, dans un secteur de voie, chaque fois que les deux bistables de chacune des deux paires se trouvent dans un premier état logique, le message est envoyé sans critère de préverrouillage. 12.- Méthode conforme à la revendication 10, caractérisée par le fait que, dans un secteur de voie, chaque fois que le premier bistable de la mémoire individuelle de voie ou le premier bistable de la mémoire commune, ou bien ces deux premiers bistables, se trouvent dans un deuxième état logique, le message est envoyé avec un critère de préverrouillage. 13. Méthode conforme à la revendication 10, caractérisée par le fait que, dans un secteur de voie, chaque fois que les deux bistables de la mémoire individuelle de voie ou les deux bistables de la mémoire commune, ou bien les uns et les autres de ces bîstables, se trouvent dans un deuxième état logique, la transmission du message est supprimée. 14. Méthode conforme à la revendication 9, caractérisee par le fait de prévoir plusieurs trajets de supervision, et par le fait que le signal est reçu à l'entrée de supervision du préprocesseur par une décision majoritaire relative aux signaux des différents trajets de supervision.