L'invention concerne la chape d'une roue à suspension individuelle destinée à être montée sur une machine agricole. I1 est souvent utile que chacune des roues du train de roulement d'une machine agricole soit munie d'un dispositif de suspension individuel. C'est le cas notamment des rouleaux aratoires, que les roues soient métalliques ou à bandage pneumatique comme dans celui décrit dans la demande de brevet 7034850 et son addition 7044288 déposées au nom du même inventeur. Cette disposition permet en effet de franchir les inégalités de terrain sans faire varier involontairement la pression de certaines roues sur le sol au détriment de celle exercée par les autres roues. Généralement chaque roue est alors logée entre le deux joues d'une chape et l'axe de la roue est monté libre dans deux lumières oblongues s'étendant respectivement sur les dites joues dans le sens longitudinal de ces dernières, tandis qu'un moyen élastique sollicite chacune des extrémités du dit axe vers l'ex trémité libre de la joue correspondante. La charge totale, qui dans le cas d'un rouleau peut varier grâce à l'adjonction d'éléments divers tels qu'un coffre à sable ou un réservoir d'eau, est ainsi bien répartie sur le sol. Mais il est apparu que dans certaines applications il était particulièrement avantageux de règler individuellement la pression au sol de chacune des roues selon l'état du sol ou encore selon l'emplacement particulier de chaque roue dans l'ensemble d'un semis par exemple. C'est pourquoi la présente invention a pour objet une chape de roue du type décrit ci-avant dans laquelle le moyen élastique agissant sur chaque extrémité de l'axe de la roue est muni d'un moyen de règlage de sa tension et/ou des moyens sont aménagés pour recevoir et guider une ou plusieurs masselottes destinées à charger de façon indépendante chacune des extrémités de l'axe de la roue. Un autre objet de l'invention est de munir la chape, le long dë ses bords avant et arrière, d'une pluralité de moyens de fixation pour les bras d'un outil aratoire. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel la figure 1 est une perspective d'une chape selon l'invention avec sa roue; la figure 2 est une perspective d'une masselotte d'alourdissement; la figure 3 est une vue de face de la chape avec coupe partielle; la figure 4 représente schématiquement la chape montée sur le châssis porte-outils avec sa roue et des outils aratoires. Aux figures i à 3 une chape 30 est destinée à être montée sur l'une des traverses du châssis d'un rouleau aratoire. Les moyens d'immobilisation, solidaires du fond 31 de la chape ne sont pas représentés. Chacune des joues 32a et 32b de la chape comporte une lumière oblongue 33a, 33b s'étendant longitudinalement à partir du voisinage de I'extrémité libre de la joue considérée. Dans ces lumières sont engagées respectivement les extrémités d'un axe 34 portant une roue 50 (non représentée à la figure 3). Toute translation longitudinale de l'axe 34 est interdite par deux bagues intérieures 35a, 35b et deux bagues extérieures 36a, 36b qui sont appliquées sur les deux faces des joues, tandis qu'à chaque extrémité de l'axe une rondelle d'arrêt 37 et un crou auto serreur 38 immobilise en translation la bague extérieure correspondante. Chacune des bagues extérieures déborde largement et est solidaire d'une tringle de guidage 39a, 39b dont l'extrémité libre coulisse dans un ajour tel que 40a du fond d'une pièce creuse 41a, 41b rapportée sur la joue considérée et dont l'ouverture est tournée vers le bas.Un ressort hélicoldal 42a, 42b enfilé sur la tringle 39a, 39b s'appuie par l'une de ses extrémités sur le fond de la pièce creuse 41a, 41b et par l'autre sur une rondelle 43a, 43b supportée par un écrou 44a, 44b en prise avec un filetage 45a, 45b ménagé à la partie inférieure de la tige 39a, 39b. Ainsi se trouve réalisé pour la roue 50 un dispositif individuel de suspension qui permet à la dite roue d'absorber les inégalités du terrain, toutes les roues restant alors toujours en contact avec le sol. En faisant varier la position des écrous 44a, 44b sur les tringles de guidage 39a, 39b, par vissage ou dévissage, on modifie à volonté la pression d'une roue par rapport aux autres. En d'autres termes, on fait ainsi varier la répartition de la charge totale. Sur la face extérieure de chacune des joues 32a, 32b de la chape sont fixées rigidement deux tiges 46a, 47a, et 46b, 47b, qui s'étendent parallèlement aux tringles 39a, 39b et dont les extrémités inférieures sont coudées de manière à les écarter suffisamment des joues pour permettre d'y enfiler des masselottes en fonte, telles que 48 (figure 2), traversées par deux alésages 49. Les dites masselottes s'empilent les unes sur les autres, la première placée venant appuyer contre la bague 36a, 36b correspondante. I1 est évident que cet alourdissement de l'axe de la roue, variable suivant le nombre de masselottes mises en place, ne charge que sur la roue considérée dont la pression au sol augmente par rapport à celle exercée par les autres roues. La charge totale est donc inégalement répartie mais en même temps elle augmente. Le résultat est identique à celui que l'on obtient par le durcissement de la tension des ressorts 42a, 42b, si ce dernier est accompagné d'un accroissement de la charge totale. Les deux moyens, règlage de la tension des ressorts et surcharge des axes par masselottes, équipent la chape représentée aux figures 1 et 3, mais bien entendu, une telle chape peut ne comporter qu'un seul de ces moyens. La figure 1 montre que la chape est pourvue le long des bords avant et arrière de chacune de ses joues d'une pluralité de perforations 51. Ces perforations sont destinées à la fixation des bras d'un outil aratoire. Cette disposition est représentée schématiquement à la figure 4. La chape 30 est montée sur la traverse 55 d'un châssis 56 porte-outils tracté dans le sens de la flèche F. Des broches 52 passant à travers des perforations 51 permettent de fixer les bras 53 et 54 d'outils aratoires 57 et 58, par exemple des rotoherses, des butteuses, des bineuses, des canadiens, etc... Les bras 53 règlables en longueur par un accouplement 59 fileté à pas inverses permet de règles le terrage de l'outil. Dans l'exemple représenté le châssis porte-outils supporte un semoir 60 dont la botte 61 débouche juste devant l'outil arrière 58. Il est clair qu'il est ainsi possible de réaliser en un seul passage l'ameublissement du sol par un outil 57, un roulage à pression déterminée par la roue 50, le semis par la botte 61 et la fermeture du semis par l'outil 58. REVENDICATIONS 1) Chape de roue de machine agricole dans laquelle l'axe de l-a roue est monté libre dans deux lumières oblongues perpendiculaires au plan de roulement et ménagées respectivement sur les deux joues de la chape tandis qu'un moyen élastique sollicite chacune des extrémités du dit axe vers l'extrémité libre de la joue correspond ant e, caractérisée en ce que le dit moyen élastique est muni d'un moyen de règlage de sa tension, et/ou que des moyens sont aménagés pour recevoir et guider uou plusieurs masselottes destinées à charger de façon indépendante chacune des extrémités de l'axe de la roue. 2) Chape de roue selon la revendication 1, caractérisée en ce que chacune des joues de la chape porte sur sa face extérieuredeux tiges de guidage perpendiculaires au plan de roulement,disposées de part et d'autre de la lumière oblongue dans laquelle coulisse l'extrémité correspondante de l'axe de roue et destinées à recevoir des masselottes sensiblementparallélipipédiques traversées par deux alésages présentant le même écartement que celui des deux tiges, la face frontale de l'extrémité de l'axe débordant le plan défini par les dites tiges. 3) Chape de roue de machine agricole,caractérisée en ce qu'elle est munie, le long des bords avant et arrière de chacune de ses joues, d'une pluralité de moyens de fixation destinés à recevoir les extrémités des bras d'un outil aratoire.