L'invention concerne un procédé d'exploitation d'un four de traitement thermique continu pour bobines de feuillard métal- lique et plus particulièrement un-procédé d'exploitation d'un four de traitement thermique continu qui élimine de façon efficace et peu coûteuse des phénomènes nuisibles ou dangereux se produisant dans le four. Dans le traitement thermique, notamment dans le recuit en atmosphère non oxydante de matériaux métalliques enroulés en bobine, en particulier des feuillards d'acier laminé, notamment d'acier au silicium, on utilise souvent, pour créer une atmdosphère sous laquelle doit se dérouler le traitement, des gaz comprenant des gaz combustibles tels que l'hydrogène ou l'oxyde de carbone. Les bobines sont dans ce cas recouvertes de moufles dans lesquels on introduit le gaz formant l'atmosphère et que l'on chauffe indirec- tement par des résistances électriques ou des tubes radiants installés à l'intérieur des moufles. Habituellement, la jupe ou plus précisément le bord inférieur du moufle en forme de cloche est étanché par un joint dit de sable, un joint de laine céramique ou analogue, de sorte qu'il est difficile de fermer le moufle de façon parfaitement étanche. Il n'est pas possible d'utiliser un joint sophistiqué à cet endroit parce que le moufle doit pouvoir être manipulé de façon simple et facile. Le gaz atmosphère introduit dans le moufle pendant le traitement ther- mique a donc tendance à s'échapper par le joint en bas de la jupe du moufle, d'o ce gaz pénètre dans l'espace environnant les moufles dans l'enceinte du four de traitement, créant ainsi dans cet espace une atmosphère semblable b celle établie à l'intérieur des moufles. Si l'atmosphère créée dans le moufle en vue du traitement thermique contient de l'hydrogène, comme décrit plus haut, le gaz dans l'espace ou volume de four entourant les moufles, appelé ci-après simplement "enceinte de four", contient également de l'hydrogène, ce qui présente un risque d'explosion par le contact du gaz à haute température dans le four avec l'air extérieur, surtout dans le cas d'un four continu o un grand nombre de bobines de feuillard sont chargées l'une après l'autre dans le four et soumises au traitement thermique pendant qu'elles sont transportées à travers lui. Pour résoudre ce problème, il est connu, comme repré- senté par un exemple typique de l'art antérieur sur les figures 1 et 2, de munir l'entrée et la sortie d'un four continu 1, en l'occurrence d'un four tunnel à wagonnets, de portes doubles 2 et 3 pour former des sas 4 et 5. Cette solution demande toutefois des opérations com- pliquées de remplacement du gaz dans les sas 4 et 5 par une atmos- phère inerte, d'azote par exemple, à chaque enfournement ou défourne- ment d'une bobine de feuillard. De plus, des précautions particulières doivent être observées pour étancher les doubles portes et les pas- sages de tuyaux 6 et de fils 7 dans les parois du four, voir la coupe transversale à plus grande échelle du four tunnel sur la figure 2, ce qui rend la structure du four compliquée. Sur les figures 1 et 2, les bobines de feuillard 11 sont recouvertes par des moufles 9 dont les jupes sont étanchées par des joints 10 formés dans des wagonnets 8. Les bobines sont chauffées à travers les moufles par des résistances chauffantes 12 et l'atmosphère de traitement thermique est introduite dans chaque moufle par un tuyau 6 relié par un accouplement détachable 14 à une rampe d'alimentation 13 commune aux différents moufles. Un autre inconvénient grave de l'art antérieur est que, en cas de fuite de gaz atmosphère d'un ou de plusieurs moufles dans l'enceinte du four, ce gaz pénètre dans les parois du four et réduit leur pouvoir d'isolation adiabatique ou thermique, ce qui se traduit par une baisse du rendement thermique global du four. Outre l'incon- vénient que constitue la pénétration dans les paroissdu four de ce gaz atmosphère échappé des mouffles et contenant un gaz combustible, même de l'oxyde de carbone, le risque d'échappement de ce gaz à l'extérieur doit être évité par une très bonne étanchéité de l'ensemble du four pour des raisons de sécurité et de santé. La demanderesse a mis au point un système, décrit dans la demande de brevet japonais publiée n0 96 408/79, o de l'air pré- chauffé est introduit dans un four pour allumer et brûler les compo- sants combustibles du gaz contenu dans le four, rendant ainsi ce gaz inoffensif, ce qui apporte de nombreux avantages. Cependant, comme un tel four comporte généralement une zone de refroidissement dont la température est plus basse que celle de la zone de chauffage, des précautions particulières sont nécessaires pour assurer l'allumage et la combus- tion effectifs des composants combustibles de façon absolue. L'invention vise donc à apporter un procédé perfec- tionné pour l'exploitation d'un four de traitement thermique continu pour bobines de feuillard métallique, qui permette de traiter des gaz combustibles échappés dans l'enceinte du four de manière plus adéquate et plus simple par le partage de l'intérieur du four en une section de haute température, comprenant une zone de chauffage et une zone de maintien ou d'égalisation, et une section de basse tempéra- ture formée par une zone de refroidissement, la section de haute tem- pérature utilisant un chauffage direct relativement peu coûteux par combustion d'un combustible fluide et la section de basse température recevant de l'air pour diluer le gaz combustible échappé afin qu'il puisse être évacué du four, ce qui supprime les moyens d'allumage et les précautions jusqu'à présent nécessaires pour empêcher un défaut d'allumage. Dans un mode de réalisation particulier, le procédé doit permettre des traitements thermiques peu coûteux par l'utilisation d'un chauffage direct relativement économique par combustion d'un combustible fluide dans la première moitié de la zone de chauffage, o le taux de chauffage n'est pas à réguler, et par l'utilisation d'un chauffage indirect dans la seconde moitié de cette zone, o ce taux doit être régulé. Selon une caractéristique essentielle, le procédé de l'invention consiste à enfermer des bobines de feuillard métallique laminé dans des moufles dans lesquels on introduit une atmosphère contenant un gaz combustible tel que l'hydrogène, à faire entrer les moufles dans le four et à les faire passer à travers le four, lequel est partagé par une porte intermédiaire en une zone de chauffage et une zone de maintien formant ensemble une section de haute tempéra- ture d'un côté de la porte intermédiaire et une zone de refroidisse- ment formant une section de basse température de l'autre c6té de la porte intermédiaire, afin de soumettre les bobines à un chauffage, une égalisation de température par maintien à température et un refroi- dissement, au moins une partie des zones de chauffage et de maintien étant chauffée directement par combustion d'un combustible fluide sous excès d'air, le gaz combustible échappé des moufles dans l'enceinte du four étant brûlé dans le four à l'aide de l'air excé- dentaire, tandis que l'on introduit de l'air dans la zone de refroi- dissement pour diluer le gaz combustible échappé des moufles dans cette zone afin de le rendre incombustible et pouvoir l'évacuer ensuite de l'enceinte du four. Le combustible fluide utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention peut être un combustible gazeux tel que le gaz de coke ou un combustible liquide tel que l'huile lourde. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une coupe longitudinale d'un four de traitement thermique continu de l'art antérieur, déjà décrit dans ce qui précède; échelle four de sentant échelle la figure 2 est une coupe transversale à plus grande de ce four de l'art antérieur; la figure 3 est une coupe horizontale schématique d'un traitement thermique continu du type à sole tournante, repré- un exemple de mise en oeuvre préféré de l'invention; la figure 4 est une coupe transversale a plus grande d'une partie à chauffage direct du four de figure 3; la figure 5 est une coupe analogue d'une partie à chauf- fage indirect; la figure 6 est une vue développée du four à sole tour- nante de figure 3; la figure 7 représente schématiquement la tuyauterie utilisée dans le four de figure 3 pour introduire l'atmosphère dans les moufles; et la figure 8 représente un circuit de commande typique pour le chauffage d'une partie à chauffage direct d'un four dans la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Le four à sole tournante représenté sur les figures 3 à 6 constitue un exemple typique pour le mode de mise en oeuvre pré- féré du procédé de l'invention. Dans cet exemple, un chauffage direct est appliqué à la première moitié d'une zone de chauffage et un chauf- fage indirect est appliqué à la seconde moitié de cette zone et à une zone de chauffage uniforme appelée également zone de maintien ou d'égalisation. A la place des doubles portes 2 et 3 formant les sas 4 et 5 indispensables dans l'art antérieur, le four utilisé pour la mise en oeuvre de l'invention comporte des portes 2' et 3' sous forme d'un seul panneau aux extrémités et une porte intermédiaire 15 qui partage l'intérieur du four en une section de basse température a et une section de haute température b (voir figure 6). La paroi radiale- ment intérieure et la paroi radialement extérieure du four circulaire sontéquipées de braleurs 12' dans la partie de chauffage direct de la section de haute température b et de résistances électrique chauffantes 12 dans la partie de chauffage indirect. Des entrées d'air 16 sont prévues à la partie inférieure du four dans la partie de chauffage indirect et dans la zone de refroidissement formant la section a de basse température. Le haut du four présente des tuyaux 17 pour l'éva- cuation des gaz brûlés de la zone de chauffage et de la zone de main- tien et pour l'évacuation des gaz de refroidissement de la zone de refroidissement. Les tuyaux 17 sont reliés à un ventilateur d'évacua- tion commun 18 et une cheminée 19. Il est préférable d'amener l'air séparément aux zones de chauffage et de refroidissement mais il est possible d'utiliser une source d'air commune si l'air peut être dis- tribué comme décrit par la suite. Dans cet exemple, les bobines de feuillard 11, dis- posées sur la sole tournante 8' du four et enfermées dans les moufles 9 o est maintenue l'atmosphère voulue, passent progressivement de la zone de chauffage à la zone de refroidissement pendant la rotation de la sole 8' et pendant qu'elles sont soumises au traitement thermique prévu. Si l'on désire chauffer de façon directe toute la zone de chauffage et toute la zone de maintien, c'est-à-dire l'ensemble de la section de haute température b, on remplace les dispositifs élec- triques pour le chauffage indirect par des brûleurs. La figure 7 montre un exemple d'un système de tuyaute- rie & accouplement pour introduire l'atmosphère pour le traitement thermique dans les moufles 9. Ce système comprend une rampe d'alimen- tation 13 et un tuyau 6 pour chaque moufle. La rampe 13 est reliée par un tuyau flexible 21 à un tube d'arrivée de gaz 22. La rampe 13 com- prend des embranchements 13' qui portent chacun un accouplement 14 destine à être couplé de façon étanche à l'air à l'un des tuyaux 6 fixés à intervalles prédéterminés dans la sole 8' du four, d'o ils dépassent en bas et en haut. L'accouplement et le désaccouplement sont produits à l'aide de vérins de levage 23 qui font monter ou descendre la rampe 13 avec les embranchements 13' et les accouplements 14. Lorsque la rampe d'alimentation 13 est abaissée, la sole 8' du four peut être tournée pas à pas sans venir en contact avec la rampe. Le four peut bien entenducomporter plusieurs rampes 13. Il est par ail- leurs préférable d'incorporer une soupape de fermeture automatique dans chaque accouplement 14 pour l'introduction du gaz dans.le moufle et pour sa coupure au moment de l'abaissement de la rampe 13. Pendant le fonctionnement du four continu construit comme décrit jusqu'ici, les bobines de feuillard 11 sont chauffées dans la partie de chauffage direct qui correspond à la première moitié de la zone de chauffage, par les brûleurs 12' et sous la protection des moufles 9. La combustion s'effectue ici sous excès d'air, c'est-à- dire avec une quantité d'air supérieure à celle théoriquement néces- saire. Dans ces conditions, le gaz dans l'enceinte du four contient de l'oxygène, de sorte que le gaz combustible de l'atmosphère sous les moufles 9 ayant pu s'échapper dans l'enceinte du four en passant par les joints en bas des jupes des moufles 9 sera immédiatement brûlé, de sorte qu'il ne présente plus de risques. Il est à noter ici que pour faire brûler de l'hydro- gène présent avec une concentration comprise entre 4 et 74'VL dans l'atmosphère, il faut une température supérieure à 5720C. Il s'ensuit que la température dans toute la section b de haute température, com- prenant la zone de chauffage et la zone de maintien, doit être main- tenue supérieure à 5720C et que cette section doit toujours contenir suffisamment d'oxygène, apporté par l'air excédentaire pour les brû- leur 12', pour que l'hydrogène ayant pu s'échapper dans l'enceinte du four puisse être brûlé complètement. Les gaz brûlés provenant des brGleurs de chauffage et le gaz brûlé constituant le résidu du gaz combustible échappé des moufles sont évacués ensemble par les tuyaux 17 sur le dessus du four et par la cheminée 19 sous l'action du venti- lateur aspirant 18. L'exemple suivant porte sur la combustion, dans la première moitié de la zone de chauffage, de gaz de coke par deux brGleurs d'une capacité de 75 000 kcal/h pour chaque moufle, comme représenté figures 3 et 4, et l'introduction dans chaque moufle de 0,5-5 m3/h d'hydrogène. pouvoir calorifique du gaz de coke H - 4 350 kcal/Nm3 consommation de gaz de coke & la puissance 75 000 - 17,2 Nm /h de chauffe maximale: 4 350 quantité d'air théoriquement nécessaire: 4,455 NM3 d'air par Nm3 de gaz de coke 3 quantité de gaz de combustion 5,158 Nm par Nm de gaz de coke 3 quantité d'oxygène nécessaire à la combustion 0,5 Nm3 de 02 par Nm complète de l'hydrogène; de H2 quantité d'air nécessaire & la combustion 2,38 NM d'air par N3 complète de l'hydrogène: de H2 Si l'hydrogène à brûler peut avoir une concentration de 4 A 74%, ce qui est un rapport avec l'air, l'oxygène contenu dans l'air a un rapport de 0,08-5 avec l'hydrogène (compté pour 1). Or avec un tel rapport oxygène/hydrogène, entre 16 et 100% de l'hydrogène seront brûlés seulement, de sorte qu'il reste de l'hydrogène non brûlé. Pour que l'hydrogène soit brûlé complètement, le rapport oxygène/hydrogène doit *tre de 0,5-5/1. La quantité d'oxygène nécessaire à cet effet correspond à 2,38-23,8 N3 d'air par Nm3 de H2. A supposer que 2 N.3/h d'hydrogène soient introduits dans le moufle, la quantité d'air nécessaire est calculée commrne suit (2,38 à 23,8) x 2 - 4,76 à 47,6 Nm3/h. Les taux d'excès d'air (m) deviennent alors 17,2x4,455i 4 76 17,2x4,455 76 mu 2 à 2.1,04 à 1,31 ' 17,2x4,455 17,2x4,455 1,04 1,31 a la puissance de chauffe maximale 1 4 76 17 5:47 6 17,2x2x4,4551 17,2xix4,45 2 Om 1 1 1,06 à 1,62 17,2x2-x4,455 17,2x2x4,455 & la moitié de la puissance de chauffe 1 À 4 76 1 476 17,2xZx4,4551 2- 17,2xZx4,455+ - m = 1 î 1 112 à 2,24 17,2x- 4,455 17,2x x4,455 à un quart de la puissance de chauffe 1 476 6 17,2x1x4,455 4+76 17,2x 1 4,455 2 4 m - 1 à 1 ' 1,31 à 4,10 17,2x-ox4,455 17,2x10v4,455 à un dixième de la puissance de chauffe. Les brûleurs dans la zone de chauffage étant normale- ment utilisés entre la pleine puissance et un quart de la puissance de chauffe, si le taux d'excès d'air est maintenu tout au plus à m - 1,2, la quantité d'oxygène fournie est suffisante pour brûler complètement l'hydrogène échappé du moufle. La quantité d'air à introduire dans la partie de chauf- fage dlectrique dans la seconde moitié de la zone de chauffage et dans la zone de maintien peut être limitée à la quantité qui suffit pour brûler le gaz combustible s'échappant des moufles dans cette partie du four, Donc, au cas o le gaz combustible est de l'hydrogène, la quantité d'air nécessaire par mètre cube d'hydrogène est de 2,38 & 23,8 m3, comme décrit ci-dessus. Dans la zone de refroidissement, l'hydrogène s'échap- pant par le bord inférieur des moufles 9 est dilué avec une grande quantité d'air, insufflé par les arrivées d'air 16, de manière que sa concentration soit inférieure à 4%, ce qui est la limite inférieure pour pouvoir braler l'hydrogène, de sorte que le mélange, conservant par conséquent l'hydrogène, est évacué sans combustion par les tuyaux 17 et rejeté & l'air par la cheminée 19. Autrement dit, la quantité d'air & insuffler dans la zone de refroidissement doit être supérieure à 24 m3 par mètre cube d'hydrogène. En cas d'introduction de 0,5-5 m 3/h d'hydrogène, la quantité minimale d'air à fournir est de 120 m3 1h, ce qui peut être déterminé en calculant x dans l'équation: 5/(5+x)u0,04. Donc, si l'on prévoit un ventilateur 20' d'un ddbit de m 3lh, suffisamment d'air peut être introduit dans le four sans qu'il soit nécessaire de réguler le ventilateur et sans qu'il soit nécessaire de prendre les mesures de sécurité que sont la prévision d'un ventilateur de réserve et d'un groupe électrogène à moteur diesel pour l'éventualité d'une défaillance du ventilateur ou de l'alimenta- tion électrique. La figure 8 représente un exemple d'un circuit de commande pour le chauffage dans la partie de chauffage direct du four continu. La température dans le four est mesurée par un thermocouple 31 qui fournit un signal de température à un régulateur de tempéra- ture (TIC) 32 dont le signal de sortie pilote un moteur 33 pour l'ouverture et la fermeture de la vanne d'admission de combustible des brûleurs en vue de la régulation de la température dans le four. Undébitmètre34 détermine le débit de combustible et fournit un signal appliqué à un régulateur de débit d'air (FIC) 35 dont le signal de sortie actionne une vanne de régulation d'air 36 afin d'assurer l'ap- port de la quantité d'air nécessaire à la combustion en fonction des variations du débit de combustible. Afin d'obtenir une régulation plus complète, par l'utilisation d'un signal représentant la quantité d'air fournie, évaluée par un analyseur d'oxygène (02/I) 37 et par l'emploi d'un régulateur de pourcentage d'oxygène (0 2IC) 38, la mesure de l'hydrogène introduit dans les moufles par un capteur branché sur un orifice 39 de la conduite d'alimentation en hydrogène, la mesure de la quantité d'air délivrée par un capteur branché sur un orifice 40 dans une conduite d'alimentation en air de combustion et par la mesure du débit de combustible par le débitmètre34, comme décrit ci-dessuss, la quantité d'air nécessaire peut être déterminée par calcul dans une unité de commande de rapport (RB) 41, lequel envoie un signal au régu- lateur de débit d'air 35, dont le signal de sortie détermine l'ouver- ture de la vanne de régulation d'air 36 pour assurer la quantité d'air nécessaire. Si une dépression s'établit involontairement dans un ou plusieurs moufles, l'air de l'extérieur a tendance à pénétrer dans ces moufles par des fissures dans des briques du fond du four, ce qui empOche le traitement thermique complet. Pour résoudre ce problème, le système de surveillance suivant peut être prévu pour assurer qu'il règne toujours une pression supérieure à la pression extérieure dans les moufles, malgré la disposition des moufles sur la sole mobile ou des wagonnets. Lorsqu'on se reporte de nouveau à la figure 8, on voit que le dispositif de commande comprend un système de surveillance con- ventionnel avec un capteur de pression 42 qui surveille les variations de pression dans le four et envoie un signal à un régulateur 43 dont la sortie pilote un moteur 44 pour la fermeture et l'ouverture d'un registre monté dans un conduit menant à la cheminée 19, de manière à maintenir la pression dans le four à une valeur constante. Le dispo- sitif comprend en outre un système de surveillance avec un capteur 45 de position de registre, qui est relié directement au registre et détecte sa position d'ouverture ou de fermeture, ce capteui étant relié à un régulateur de débit de gaz 46 capable de commander une vanne régulatrice du débit de gaz atmosphère 47 en fonction de la position du registre. Bien que les systèmes de commande et de surveillance aient été décrits comme s'ils étaient de type analogique, il est bien entendu possible d'utiliser également des systèmes numériques. Quoique l'invention ait été décrite dans une applica- tion à un four de traitement thermique continu du type à sole mobile, l'invention est applicable aussi, de la même manière, à un four tunnel rectiligne à wagonnets. Le four tournant a toutefois l'avantage par rapport à un tel four droit qu'ilne pose pas la difficulté demaintenir les wagonnets chauds pendant qu'ils reviennent de la sortie du four tunnel à son entrée. Bien entendu, le gaz combustible peut aussi- être un gaz autre que l'hydrogène. Il est possible aussi d'utiliser, notamment, de l'oxyde de carbone dans un four employé pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Les effets de l'invention peuvent être résumés comme suit: 1. Dans le four conventionnel, il est nécessaire de prévoir une chambre ou sas d'entrée et une chambre ou sas de sortie définis par deux doubles portes à l'entrée et à la sortie du four et il faut une grande quantité d'un gaz inerte tel que l'azote pour remplir les sas afin d'éviter que le gaz combustible s'échappant des moufles dans l'enceinte du four ne vienne directement en contact avec l'air extérieur. De plus, les portes doivent être bien étanchées, comme 1l les traversées, de construction compliquée, de tuyaux, c8bles, etc. par les parois du four, telles que les traversées pour les tuyaux servant b introduire l'atmosphère et les câbles de raccordement des thermocouples servant à capter la température du four. L'invention apporte au contraire une simplification de la construction du four. 2. La conductibilité thermique d'un matériau d'isola- tion thermique en atmosphère d'hydrogène doit en général être multi- pliée par un facteur supérieur à 2,7 par rapport à la conductibilité à l'air, ce qui entraîne une forte dissipation de chaleur par la carcasse du four. L'invention évite cette importante déperdition, même en cas d'utilisation d'hydrogène pour contr8ler l'atmosphère dans les moufles, puisque l'hydrogène échappé des moufles ne reste pas dans l'enceinte du four, de sorte que le rendement thermique de celui-ci est fortement amélioré. 3. Selon l'invention, en cas d'emploi d'hydrogène, sa combustion dans l'enceinte du four apporte 2 572 kcal/Nm de H2 uti- lisables pour élever la température du four. Si le four est chauffé au gaz de coke, cela permet d'économiser environ 0,6 m3 de gaz de coke par mètre cube d'hydrogène. Si le combustible pour chauffer le four est du kérosène, on réalise ainsi une économie d'environ 0,3 litre de kérosène par mètre cube d'hydrogène. L'invention contribue donc fortement à l'économie d'énergie. L'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et l'home de l'art pourra y apporter diverses modifications, sans pour autant sortir de son cadre. RE V E N D I CA T I 0 N S 1. Procédé d'exploitation d'un four de traitement thermique continu pour traiter des bobines de feuillard métallique laminé dans des moufles mobiles et sous une atmosphère contr6lée contenant un gaz combustible tel que l'hydrogène ou l'oxyde de carbone, caractérisé en ce qu'il consiste à enfermer des bobines de feuillard (11) dans des moufles (9), dans lesquels on introduit l'atmosphère contenant un gaz combustible, à faire entrer les moufles avec les bobines dans le four et à les faire passer à travers le four, lequel est partagé par une porte intermédiaire (15) en une zone de chauffage et une zone de maintien formant ensemble une section (b) de haute température d'un c8té de la porte intermédiaire et une zone de refroidissement formant une section (a) de basse température de l'autre c8té de la porte inter- médiaire, afin de soumettre les bobines (11) successivement à un chauffage, un chauffage uniforme d'égalisation de la température ou de maintien et à un refroidissement, à chauffer directement une partie au moins des zones de chauffage et de maintien par combustion d'un combustible fluide sous excès d'air, de sorte que le gaz combustible échappé des moufles dans l'enceinte du four est brûlé b l'aide de l'air excédentaire, et à introduire de l'air dans la zone de refroi- dissement pour diluer le gaz combustible échappé des moufles dans cette zone, de manière à le rendre incombustible, puis à l'évacuer du four. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on chauffe de façon directe, par combustion sous excès d'air d'un combustible fluide, la totalité de la section (b) de haute température, formant les zones de chauffage et de maintien. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on chauffe de façon directe, par combustion sous excès d'air d'un combustible fluide, la première moitié de la zone de chauffage ou la première moitié des zones de chauffage et de maintien. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce que l'on chauffe de façon indirecte une partie autre que la partie de chauffage direct de la section de haute température (b) et on brûle le gaz combustible échappé des moufles (9) dans cette partie de chauffage indirect par insufflation d'air dans le four. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le four est un four de traitement thermique continu du type à sole tournante (8'). 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisé en ce que l'on réalise le chauffage direct par des brû- leurs (12') alimentés en gaz de coke ou en huile lourde et le chauffage indirect par des résistances chauffantes (12) ou d'autreBéléments chauffants électriques. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on détermine le débit de combustible pour le chauffage direct par un débitmètre (34) délivrant un signal à un régu- lateur de débit d'air (35) dont la sortie actionne une vanne régula- trice d'air (36) de manière à assurer le débit d'air nécessaire pourbrûler le gaz combustible échappé des moufles (9) en tenant compte des variations du débit de combustible. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, sur la base de la quantité totale d'air fournie, évaluée par un analyseur d'oxygène (37) et un régulateur de pourcen- tage d'oxygène (38), du débit de l'hydrogène (ou d'un autre gaz com- bustible) introduit dans les moufles (9), déterminé par un capteur (39) branché sur un orifice de la conduite d'alimentation en hydrogbne, du débit de l'air en excès fourni pour la combustion du combustible fluide de chauffage direct, déterminé parun capteur (40) branché sur un orifice de la conduite d'air alimentant les brûleurs (12') et du débit de combustible déterminé par un débitmètre (34), on calcule le débit d'air supplémentaire éventuellement nécessaire pour brGler com- plètement l'hydrogène échappé des moufles (9) à l'aide d'un régulateur de rapport (41) qui envoie un signal à un régulateur (35) de débit d'air commandant une vanne régulatrice d'air (36) de manière a assurer le ddbit d'air requis pour que l'hydrogène échappé soit brGlé en tota- lité.