La présente invention est relative à la fabrication de vitrages feuilletés comprenant un support en matière plastique rigide, notamment un polymère ou un copolymère à base de monomères acryliques ou acrylonitriles, et une couche de matière plastique molle présentant des propriétés d'autocicatrisation et d'antilacération comme définies par la suite. L'invention concerne plus particulièrement l'adhérence de ladite couche de matière plastique molle sur le support, par contact direct ou par l'intermédiaire d'une première couche adhésive préalablement apportée sur la couche de matière plastique molle. Encore plus particulièrement, l'invention concerne une nouvelle composition pour améliorer l'adhérence entre les é1é- ments susdits du vitrage par traitement d'au moins une des faces de contact. Dans le brevet belge 856 398, on a décrit de nouveaux vitrages feuilletés comprenant un support monolithique ou feuilleté en verre ou en matière plastiques transparentes ou translucides, recouvert d'une feuille de matières plastiques, souple et relativement molle, à plusieurs couches, avec notamment une couche extérieure comprenant essentiellement un polyuréthane thermodurcissable présen- tant des propriétés d'autocicatrisation, c'est-à-dire une matière plastique à la surface de laquelle les éraflures accidentelles ou les compressions locales disparaissent rapidement. En même temps elle présente des propriétés d'antilacération, c'est-à-dire qu'elle résiste au déchirement lors d'un bris accidentel du vitrage et recouvre les arêtes vives du verre par exemple, évitant ainsi des coupures ou blessures.La couche au contact du support comprend essentiellement un polyuréthane thermoplastique. Sur de nombreux supports et notamment lorsque le support est en verre ou en matières plastiques telles que le polycarbonate et certains polymères acryliques, elle présente de bonnes propriétés d'adhérence avec ce support. Après assemblage des éléments du vitrage par calandrage, éventuellement suivi d'un passage à l'autoclave, on obtient donc un produit présentant une bonne adhérence de ses éléments entre eux, adhérence qui se conserve dans le temps, même dans des conditions atmosphériques particulièrement rigoureuses, par exemple à des températures inférieures à OO C et/ou dans un milieu très humide. Cependant, lorsque le support est formé essentiellement de certains autres polymères acryliques, d'un polyacrylonitrile, d'un copolymère à base de monomères acryliques et acrylonitrile, d'un acétate de cellulose par exemple, l'adhérence de la feuille avec ledit support est moins bonne et même très mauvaise dans certains cas. Cette mauvaise adhérence peut se manifester juste après assemblage des éléments entre eux ou encore par la suite, après une pé- riode pouvant varier d'un jour à plusieurs semaines selon le cas et selon le milieu ambiant dans lequel on place le vitrage. La Demanderesse a trouvé que l'on pouvait obtenir une bonne adhérence ou améliorer l'adhérence existant, directement ou par l'intermédiaire d'une première couche d'adhdsif, entre la couche de matière plastique présentant les propriétés d'autocicatrisation et d'antilacération citées et les différents supports désignées cidessus en faisant subir,avant l'assemblage des éléments, un prétrai- tement à une face de contact entre le support et la couche de recouvrement, cette face de contact étant généralement la surface du support. L'invention propose une composition liquide pour le traitement d'une surface de contact entre un support en matière plasti que,notamment un polyacrylique, un polyacrylonitrile, un polymère à base d'acétate de cellulose, un chlorure de polyvinyle, un polyester, un copolymère à base de monomères acryliques et acrylonitriles et une couche de matière plastique molle comprenant essentiellement un polyuréthane. Ladite composition comprend un polymère et/ou un copolymère à base de monomères acrylates d'alcoyles, acide acrylique, ester acrylique, amide acrylique, méthacrylate d'alcoyle, acrylonitrile et au moins un liquide organique. Parmi les acrylates et les méthacrylates d'alcoyle qui peuvent entrer dans la composition du polymère et/ou copolymère agissant comme primaire d'adhérence et qui conviennent particulièrement bien, on trouve les acrylates et méthacrylates de méthyle, d'éthyle, de propyle, de butyle. Outre le ou les polymères ou copolymères acryliques, la composition peut comprendre certains des monomères acryliques tels que ceux désignés ci-dessus et qui sont présents sous une forme non po lymérisée. Les liquides organiques convenables sont généralement choisis parmi les alcools, les halogénures d'alcanes, notamment les chlorures d'alcanes, les alcanes, le tétrahydrofurane, les cétones, le toluène, le benzène, le xylène, les éthers, l'éther de pétrole, le dioxane. De préférence, pour des commodités de réalisation, on utilise des liquides à poids moléculaire peu élevé et volatils. De cette façon, les liquides s'éliminent plus facilement psr évaporation après mouillage d'une face de contact comme il sera décrit par la suite. Avantageusement, la composition contient plusieurs liquides organiques, chacun d'eux pouvant jouer un rôle bien défini dans la composition. Ainsi, la composition peut contenir un liquide organique ou agent réagissant avec la surface traitée, qui gonfle cette surface et forme ainsi des sites réactifs vis à vis de l'autre surface à assembler, facilitant ainsi la liaison entre lesdites surfaces, liaison qui peut être de types physique et/ou chimique. Comme liquide réactif vis à vis d'un support en polymère acrylique tel que le polyméthacrylate de méthyle par exemple, on peut utiliser des liquides chlorés tels que le dichlorométhane, le dichloroéthane, le trichloroéthane, le tétrahydrofurane, les cétones, des solvants aromatiques tels que le benzène, le toluène. En même temps, la compositibn peut contenir un deuxième liquide ou agent dont le rôle peut être de régler la viscosité de la composition, de façon que cette dernière puisse être aisément déposée sur la face à traiter et puisse aussi bien la mouiller et la recouvrir de façon uniforme. Comme agent pouvant régler la viscosité de la composition, on peut utiliser par exemple des alcools tels que l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, des éthers, l'éther de pétrole. Comme il sera décrit par la suite, les liquides de la composition sont éliminés de la surface après traitement, par évaporation, avant l'assemblage du support avec la couche de recouvrement, c'est pourquoi la composition peut contenir un liquide jouant un rôle d'agent réglant ltévaporation des liquides de la composition, évi- tant ainsi,par exemple, une évaporation trop rapide qui peut provoquer sur- la face traitée des défauts de surface tels que des bulles ou des piqûres. Comme liquide réglant l'évaporation, on peut utiliser par exemple l'éther monoéthylique de l'éthylène glycol, le xylène. La composition peut encore contenir un liquide dont le rôle est de diluer la composition liquide, donc de tempérer l'attaque de la surface traitée par le liquide réactif. Une attaque trop agressive de ce liquide vis à vis de la surface traitée risque de dtrio- rer irrémédiablement les qualités optiques -de ladite surface. Comme liquide pouvant tempérer l'attaque d'un autre liquide réactif, on peut utiliser par exemple des alcools, des éthers, l'éther de pétro- le. L'utilisation de ce type de liquide organique permet de contrô- ler l'attaque de l'agent réactif. La concentration de la composition en polymères ou copolymères acryliques peut varier largement. Généralement on utilise des compositions comprenant 0,5 à 10 % en poids de polymère ou copolymère acrylique. On traite la face à recouvrir du support lorsque la couche de recouvrement est une couche coulée sur celui-ci. Lorsque la couche de recouvrement se présente sous forme d'une feuille mono ou multicouche, on peut indifféremment traiter une des deux faces de contact entre le support et la couche ou bien les deux. Le traitement d'une face se fait par mouillage de celle-ci à l'aide de la composition liquide puis évaporation des liquides qu'elle contient. Pour mouiller la face à traiter, on peut plonger le support à traiter et/ou éventuellement la feuille de recouvrement dans un bain de la composition préalablement préparée par mélange de ses composants. On peut encore pulvériser la composition sur la face à traiter. Os préférence, on procède par la méthode dite de ruisselle ment (procédé flow) qui est décrite par la suite et qui procure un bon mouillage de la face traitée tout en n'utilisant qu'une faible quantité de la composition. Lorsque la surface à traiter a été couverte par la composition liquide, on évapore ensuite les liquides qu'elle contient, avant l'assemblage du support avec la couche de recouvrement comprenant essentiellement un polyuréthane. On évite ainsi, lors du calandrage ou du cycle l'autoclave, des défauts optiques résultant par exemple de la formation de bulles entre le support et la couche de recouvrement lorsque cette dernière se présente sous forme d'une feuille. L'évaporation des liquides peut se faire à l'air libre et à température ambiante. De préférence, on chauffe la surface traitée de façon à éliminer la totalité des liquides. Dans ce cas, l'évapo- ration est aussi plus rapide. La quantité de primaire d'adhérence ainsi déposée peut être de l'ordre de quelques grammes, généralement 5 à 10 grammes par m2 de surface traitée environ. Le traitement d'une surface de contact du support avec la couche de recouvrement par l'utilisation de la composition contenant un polymère et/ou un copolymère acrylique peut éventuellement être suivi d'un deuxième traitement de surface par l'utilisation d'autres promoteurs d'adhérence tels que les organo-silanes. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparattront dans la description suivante de quelques exemples de réalisation. Exemple 1 On prépare une composition par mélange de 150 grammes d'un composé fluide comprenant du polyméthacrylate de méthyle, du dichloro-1,2-éthane et de l'alcool éthylique, les matières solides représentant 26 % en poids environ du composé et le nombre de parties du dichloro-1,2-éthane étant le double de celles de l'alcool éthylique, par exemple le composé commercialisé sous l'appellation Plexigum 8 2045 par la Société ROHN & HAAS, avec 400 cm3 d'alcool éthylique auquel on rajoute sous agitation 800 cm3 de dichloro-1,2-éthane et 5 cm3 d'éther monoéthylique de ltéthylènz glycol. On revêt alors à l'aide de cette composition, par ruissellement, une plaque de 8 mm d'épaisseur de polyméthacrylate de méthyle, par exemple un polyméthacrylate de méthyle commercialisé sous l'ap pellation OROGLASS 55 par la Société ROHM & HAAS. Pour ce faire, on incline la plaque de polyméthacrylate de méthyle et on verse de facon continue la composition sur la partie supérieure de la plaque, avec un débit de l'ordre de 1 litre par minute, tout en déplaçant l'orifice de versage à une vitesse de 1 mètre environ par minute, le long de la plaque. La composition se dépose aisément sur la plaque et la mouille uniformément. On évapore ensuite les solvants en chauffant la plaque par passage sous des tubes infrarouges, à l'air libre, ou de préférence dans un tunnel de façon à préserver des vapeurs toxiques l'atmosphè re du lieu de travail. ainsi On assemble ensuite la plaque séchée recouverte du primaire d'adhérence avec une feuille de matières plastiques comprenant une couche de polyuréthane thermodurcissable présentant des propriétés d'autocicatrisation et d'antilacération et une couche superficielle formée essentiellement d'un polyuréthane thermoplastique. Une telle feuille est décrite dans le brevet belge 856 398. On effectue l'assemblage des éléments par calandrage de la plaque, préalablement chauffée à une température de 500C environ, avec la feuille qui est disposée de façon que sa couche thermoplastique soit au contact de la plaque. La force exercée par les rouleaux lors du calandrage est de l'ordre de 30 newtons-par centimètre linéaire. On place ensuite le produit feuilleté obtenu dans un autoclave où il subit, pendant une heure, une pression de 10 bars environ à une température de 100C environ. Eventuellement, on utilise une contreplaque, ce qui permet d'opérer à température plus élevée sans déformer le support plastique en polyméthacrylate de méthyle. Le produit obtenu après le cycle d'autoclave est de bonne qualité optique. Les éléments qui le composent adhèrent très bien ensemble. L'adhérence obtenue a été mesurée, par un test de pelage décrit ci-dessous, directement après l'assemblage et aussi après un cycle de vieillissement forcé, c'est-à-dire après que le produit feuilleté eut été placé durant 15 jours sous une humidité relative de 100 % et à une température de 400C. Pdur effectuer le test du pelage, on prépare tout d'abord des éprouvettes de forme carrée de 8 cm de côté, par découpe du produit feuilleté obtenu. On y découpe ensuite une bande, de 1 cm de large, de la feuille de recouvrement en polyuréthane. On décolle l'extrémi té de la bande sur laquelle on effectue ensuite une traction, perpendiculairement à la surface de l'éprouvette et avec une vitesse de traction de 2 cm par minute. L'opération est réalisée à 200 C. On note la force de traction moyenne nécessaire au décollement de la bande. En opérant ainsi, on obtient, après l'assemblage, une force de traction de 2,8 daN/cm environ. Cette valeur est à comparer avec celle obtenue juste après assemblage sans avoir traité une des deux faces de contact à l'aide de la composition, valeur qui est alors généralement inférieure à 0,2 daN/cm. Après vieillissement forcé du produit, le test du pelage fournit une valeur de la force de traction de 7 daN/cm environ, ce qui est encore très satisfaisant. Le produit feuilleté a conservé ses bonnes qualités optiques après vieillissement. Exemple 2 On fabrique le même produit feuilleté que dans l'exemple 1 en traitant cette fois, non plus la face du support mais la face de la feuille comprenant essentiellement le polyuréthane thermoplastique et ceci avec l'aide de la composition de l'exemple 1. On procède de la façon décrite dans l t exemple 1, c'est-à-dire par ruissellement de la composition sur la face à traiter. Après évaporation des liquides, on effectue l'assemblage suivant l'exemple 2. Le produit feuilleté obtenu est de bonne qualité optique. Le test du pelage donne une valeur de 1,5 daN/cm. après passage à l'autoclave. Après avoir été sournois à un vieillissam~ent forcé comme décrit précédemment, le vitrage feuilleté qui au conservé ses bonnes dualités optiques, résiste également-à une délamination ; le test de pelage indique une valeur de 0,9 daN/cm, ce qui est encore tout à fait satisfaisant. Exemple 3 On utilise la composition de l'exemple 7, à l'aide de laquelle on traite la surface d'une plaque de polyméthacrylate de méthyle, de façon analogue à celle décrite dans cet exemple. On assemble ensuite le support traité par laXméthode de l'exemple 1 avec une feuille comprenant essentiellement une couche d'un polyuréthane thermodurcissable présentant les propriétés dtautocicatrisation et d'antilacération déjà citées. Le produit feuilleté obtenu présente de bonnes qualités optiques. Le test du pelage donne une valeur de 0,88 daN/cm après assemblage. Après vieillissement forcé, le produit montre toujours une bonne qualité optique et le test du pelage donne une valeur de 0,28 daN/cm ce qui est faible mais cependant plus important que lorsque la surface de la plaque de polyméthacrylato de méthyle n'est pas traitée, auquel cas le test du pelage donne une valeur de O daN/cm, c'est-à-dire qu'il n'y a aucune adhérence entre le support et la feuille. Exemple 4 On utilise la composition de l'exemple 1 pour traiter la surface d'une plaque de polyméthacrylate de méthyle. Sur ce support traité et séché, on coule un mélange des composants du polyuréthane thermodurcissable, pour former une couche de quelques dixièmes de mm d'épaisseur. Pour ce faire, on utiiise la méthode décrite dans le brevet belge 856 398,en employant une tête de coulée ou encore à l'aide d'un tirefilm. Après polymérisation du polyuréthane sur le support, on obtient un produit feuilleté présentant de bonnes qualités optiques. Le test du pelage donne une valeur supérieure à 1 daN/cm. L'adhérence se conserve assez bien après vieillissement.A titre de comparaison, le test du pelage effectué sur un produit feuilleté similaire obtenu par coulée des composants du polyuréthane thermodurcissable sur un support non traité par la composition de l'invention donne une valeur de 0,52 daN/cm après assemblage et une valeur pratiquement nulle après vieillissement. Exemple 5 On prépare une composition suivant l'exemple 1 en utilisant les mêmes composants, à l'exception du dichloro-1,2-éthane que l'on remplace par une même quantité de tétrahydrofurane. A l'aide de cette composition, on traite la surface d'une plaque de polyméthacrylate de méthyle comme dans l'exemple 1, puis on recouvre cette surface traitée par une feuille de matières plastiques à plusieurs couches comme décrit dans l'exemple 1. Le produit obtenu après passage à l'autoclave présente des qualités optiques satisfaisantes mais cependant moins bonnes que dans l'exemple 1. Le test ds pelage donne les valeurs suivantes : 2,50 daN/cm après assemblage et 1,26 daN/cm après vieillissement. Exemple 6 - re- On utilise la même composition que dans l'exemple 5, pour traiter d-e la même - sçon une plaque de polyrnéthacrylte de méthyle. La surface traitée est ensuite recouverte par une feuille identique à celle utilisée dans l'exemple 3 comprenant essentiellement un polyuréthane therBourcissable. Le produit obtenu présente une bonne qualité optique. Le test du pelage donne des valeurs de 1,20 daN/cm et 0,28 daN/cm, respectivement avant et après vieillissement. En comparant ces résultats avec ceux de l'exemple 3, on remarque que le remplacement du dichloro-1,2-éthane par du tétrahydrofurane procure une meilleure adhérence des éléments du feuilleté. On peut supposer que le tétrahydrofurane, qui est plus réactif vis-à-vis du polyméthacrylate de méthyle, rend sa surface plus active vis-à-vis du matériau de recouvrement. Exemple 7 On prépare une composition suivant l'exemple 1 en utilisant les mêmes composants à l'exception du dichloro-1,2-éthane que l'on remplace par une même quantité d'acétone. A l'aide de cette composition, on traite la surface d'une plaque de polyméthacrylate de méthyle comme dans l'exemple 1, puis on recouvre cette surface traitée par la feuille de matières plastiques à plusieurs couches décrite dans l'exemple 1. Le produit obtenu après passage à l'autoclave présente de bonnes propriétés optiques. Le test du pelage donne une valeur de 2,70 daN/cm après assemblage. L'adhésion se conserve après vieillissement. Exemple 8 On recouvre le support en polyméthacrylate de méthyle, traité à l'aide de la composition de l'exemple 7, par une feuille comprenant essentiellement un polyuréthane thermodurcissable comme décrit précédemment. Après passage à l'autoclave, le produit feuilleté obtenu présente de bonnes qualités optiques. Le test du pelage donne des valeurs de 1,30 daN/cm après assemblage et de 0,30 daN/cm après vieillissement, ce qui est assez faible. Exemple 9 A l'aide de la composition de l'exemple 7, on traite la surface de la feuille formée essentiellement du polyuréthane thermodurcissable présentant les propriétés d'autocicatrisation et d'antilacération décrit précédemment. La face traitée de la feuille est ensuite assemblée avec une plaque de polyméthacrylate de méthyle. Après passage à l'autoclave, le produit feuilleté est de bonne qualité optique. Le test du pelage donne une valeur de 1,26 daN/cm, valeur qui se conserve bien après vieillissement. Exemple 10 On utilise la composition de l'exemple 7 pour traiter la surface d'un support formé essentiellement d'un copolymère à base de monomères acryliques et acrylonitriles, par exemple un copolymère commercialisé sous l'appellation PLEXIDUR PLUS par la Société ROHm DARMSTADT. La surface traitée est ensuite assemblée avec la feuille de matière plastique à plusieurs couches décrite dans l'exemple 1 et suivant cet exemple. Le produit feuilleté obtenu, outre ses bonnes qualités optiques, montre une adhérence suffisante entre les composants, le test du pelage donne des valeurs de 1,35 daN/cm après assemblage et de 0,50 daN/cm après vieillissement. A titre de comparaison, l'adhérence entre les mêmes composants sans traitement d'une surface de contact est très faible, inférieure à 0,20 daN/cm. Lorsqu'on utilise la composition de l'exemple 1, contenant du dichloro-1,2-éthane ou celle de l'exemple 5 contenant du tétrahydrofurane pour traiter la surface du PLEXIDUR PLUS, les adhérences obtenues sont médiocres et ne dépassent généralement pas 0,30 daN/cm.Il semble que l'acétone qui est un solvant plus réactif que le dichloro-1,2-éthane et le tétrahydrofurane vis-à-vis de la surface traitée rende celle-ci plus apte à âtre recouverte par un polyuréthane. Exemple 11 - On traite la surface d'une plaque de PLEXIDUR PLUS de la même façon que dans l'exemple 10. On recouvre ensuite la surface traitée par une feuille présentant une face comprenant essentiellement un polyuréthane thermodurcissable présentant des propriétés d'autocicatrisation et d'antilacération et une face comprenant essentiellement un polyuréthane formé à partir de bis (4-isocyanatocyclohexyle)méthane, par exemple, le produit vendu sous l'appellation HYLENE W par la Société DUPONT de NEMOURS et d'un polycarbonate diol à base d'hexane-diol-1,6, cette dernière face étant au contact de la surface traitée du PLEXIDUR PLUS. Pour ce faire, on utilise le procédé d'assemblage par calandrage suivi d'un cycle d'autoclave déjà décrit. Le produit feuilleté obtenu présente une bonne qualité optique. Le test du pelage donne des valeurs de 1,50 daN/cm après assemblage et de 1,20 daN/cm après vieillissement. Exemple 12 - On prépare une composition par mélange de 15 grammes d'un copolymérisat à base de monomère acrylique, commercialisé sous l'appellation ACRIFIX 95 par la Société ROHM DARMSTADT, avec 120 centimètres cubes de tétrahydrofurane. A l'aide de cette solution, on traite par ruissellement une plaque d'OROGLASS 55. Après évaporation du liquide, on recouvre la surface traitée par une feuille de matières plastiques à plusieurs couches comme décrite dans l'exemple 1. L'assemblage s'effectue comme dans l'exemple 1. Le produit feuilleté obtenu montre une bonne qualité optique. Le test du pelage donne une valeur de 1,4 daN/cm après assemblage, valeur qui se conserve après vieillissement. Exemple 13 On traite la surface d'une plaque de PLEXIDUR PLUS par la même composition et suivant la méthode de l'exemple 12. La surface traitée et séchée est ensuite recouverte d'une feuille de matière plastique à plusieurs couches comme décrit dans l'exemple 1. Après assemblage le produit feuilleté obtenu montre de bonnes propriétés optiques. Le test du pelage donne une valeur de 2,80 daN/cm après l'assemblage, valeur qui se conserve après vieillissement. Exemple 14 On traite la surface d'une plaque de PLEXIDUR PLUS par la composition de l'exemple 12. On recouvre la surface traitée par une feuille de matières plastiques comme décrite dans l'exemple 11. Après le calandrage et le cycle d'autoclave, on obtient un produit feuilleté d'une bonne qualité optique. Le test du pelage donne des valeurs de 2 daN/cm après assemblage, valeur qui se conserve après vieillissement. Exemple 15 On prépare une composition par mélange de 31 grammes d'un polymère à base de méthacrylate d'isobutyle, par exemple le produit commercialisé sous l'appellation ELVACITE 2045 par la Société DUPONT de NEMOURS, avec 40 cm3 d'alcool éthylique et 80 cm3 de dichloro-1,2-éthane. On utilise cette composition pour traiter la surface d'une plaque de PLEXIDUR PLUS, par le procédé de ruissellement déjà décrit, puis évaporation des liquides. On recouvre ensuite la surface traitée par une feuille de matières plastiques comme dé- crite dans l'exemple 11. Après passage à l'autoclave, le produit feuilleté obtenu a une bonne qualité optique. Le test du pelage donne des valeurs de 1,45 daN/cm après assemblage et 1,10 daN/cm après vieillissement. Parmi les polyuréthanes desquels l'adhésion avec des supports en matière plastique peut être fortement augmentée par un traitement d'une face de contact avec la composition de l'invention, on peut citer des polyuréthanes thermodurcissables formés à partir d'isocya- nates difonctionnels aliphatiques comme le 1,6-hexanediisocyanate, le 2,2,4-triméthyl-1,6-hexane-diisocyanate, le 2,4,4-triméthyl-1,6- hexanediisocyanate, le 1,3-bis(isocyanatométhyl)benzène, le bis (4-isocyanatocyclohexyl)méthane, le bis (3-méthyl-4-isocyanatocyclohexyl)méthane, le 2,2-bis(4-isocyanatocyclohexyl)propane et le 3-isocyanatométhyl-3,5,5-triméthylcyclohexylisocyanats, ainsi que les biurets, isocyanurates et prépolymères de ces composés ayant une fonctionnalité de 3 ou davantage et d'autre part les polyols polyfonctionnels, comme les polyols ramifiés tels que les polyes terpolyols et polyétherpolyols obtenus par réaction d'alcools polyfonctionnels, comme le 1,2,3-propanetriol (glycérol), le 2,2-bis(hydroxyméthyl)-1-propanol (triméthyloléthane), le 2-2-bis (hydroxyméthyl)-1-butanol(triméthylolpropane), le 1,2,4-butanetriol, le 1,2,6-hexanstriol, le 2-2-bis(hydroxyméthyl)-1,3-propanediol (pentaérythritol) et le 1,2,3,4,5,6-hexanehexol (sorbitol), avec des diacides aliphatiques comme l'acide malonique, l'acide succinique, l'acide glutarique, l'acide adipique, l'acide subérique et l'acide sébacique ou avec des éthers cycliques, comme l'oxyde d'éthylène, l'oxyde de 1,2-propylènè et le tétrahydrofurane. On peut également citer des polyuréthanes thermoplastiques qui sont obtenus avec des monomères conduisant à la formation de macromolécules à channe linéaire. Par exemple, on peut prendre comme diols des polyesters aliphatiques tels que ceux formés à partir d'un ou plusieurs diacides, comme l'acide malonique, l'acide succinique, l'acide glutarique, l'acide adipique, l'acide subérique ou l'acide sébacique et de diols, comme le 1,2-éthanediol (éthylèneglycol), le 1,2-propanediol, le 1,3-propanediol, le 1,2-butanediol, le 1,3-butanediol, le 1,4-butanediol, le 2,2-diméthyl-1,3-propanediol (née- pentylglycol), le 1,6-hexanediol, le 2-méthyl-2,4-pentanediol, le 3-méthyl-2s4-pentanediol, le 2-éthyl-1,3-hexansdiol, le 2,2,4-triméthyl-1,3-pentanediol, le diéthylèneglycol, le triéthylèneglycol, les polyméthylèneglycols" le dipropylèneglycol, le tripropylèneglycol, les polypropylèneglycols ou le 2,2-bis(4-hydroxycyclohexyl) propane, éventuellement à l'état de mélange. Les polyuréthanes thermoplastiques peuvent également être préparés à partir de polyéthers linéaires s'obtenant, par exemple, à partir d'oxyde d'éthylène, d'oxyde de 1,2-propylène et de tétra hydrofurane. On peut également utiliser des polycarbonates diols. Des exemples dtisocyanates difonctionnels aliphatiques pouvant réagir avec les diols ci-dessus pour la formation du polyuréthane thermoplastique sont le 1,6-hexanediisocyanate, le 2,2,4 triméthyl-1 ,6-hexanediisocyanate, le 2,4,4-triméthyl-1,6-hexanediisocyanate, le 1,3-bis(isocyanatozéthyl)benzène, le bis-(4-isocyanatocyclohexyl)méthane, le bis(3-méthyl-4-isocyanatocyclohexyl) méthane, le 2,2-bis(4-isocyanatocyclohexyl)propane et le 3-isocya natométhyl-3,5,5-triméthylcyclohexylisocyanate. De façon générale, on remarque que le traitement d'une surface de contact à l'aide d'un même primaire d'adhérence et pour les mêmes déments à assembler est d'autant plus efficace que le ou l'un des liquides entrant dans la composition est plus réactif vis à vis de la surface traitée, à condition toutefois que cette réaction ne soit pas trop violente, ce qui nuirait alors aux qualités optiques des produits feuilletés obtenus. Les vitrages feuulletés obtenus par la mise en oeuvre de l'invention présentent de très bonnes propriétés optiques qui se conservent dans le temps. Le polyuréthane thermodurcissable possédant de bonnes propriétés d'antilacération et d'autocicatrisation protège le support en matière plastique des agents extérieurs et de leurs attaques physique et chimique. De ce fait, ces vitrages peuvent être utilisés, de façon très avantageuse, dans des secteurs très divers tels que dans les véhicules de transport, notamment les automobiles, les transports en commun, dans le bâtiment,dans l'industrie lunetière, etc REVENDICATIONS 1. Composition pour le traitement d'une surface de contact entre un support en matière plastique, notamment un polymère ou un copolymère à base de monomères acryliques, acrylonitriles, acétate de cellulose, un chlorure de polyvinyle, un polyester et un matériau de recouvrement comprenant essentiellement un polyuréthane, en vue d'améliorer les caractéristiques de liaison dudit support avec le matériau de recouvrement, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un polymère ou un copolymère acryliques et au moins un liquide de organique. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le liquide organique est choisi parmi les alcools, les halogénures d'alcanes, les alcanes, le tétrahydrofurane, les cétones, le toluène, le benzène, le xylène, les éthers, l'éther de pétrole, le dioxane. 3. Composition selon une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que les monomères acryliques entrant dans la composition du polymère ou du copolymère acrylique sont choisis parmi le groupe dés acrylates et méthacrylates de méthyle, d'éthyle, de propyle, de butyle. 4. Composition selon une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des monomères acryliques. 5. Composition selon une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle contient plusieurs liquides organiques dont un au moins réagit avec la surface à traiter. 6. Composition selon une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle contient plusieurs liquides organiques dont un est un agent qui règle la viscosité et/ou l'évaporation. 7. Composition selon une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle contient 0,5 à 10 % en poids de polymère ou copolymère acryliques. 8. Procédé de fabrication de vitrage feuilleté comprenant un support en matière plastique notamment un acrylique, un acrylonitrile, un acétate de cellulose, un copolymère acrylique-acrylonitrile, recouvert d'une couche molle de matière plastique comprenant essentiellement un polyuréthane, caractérisé en ce que - on traite une surface de contact entre le support et la cou che molle avec une composition selon une des revendications 1 b 7 ; - on assemble le support avec la couche molle. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on traite la surface de contact en la mouillant par la composition puis qu'on évapore le ou les liquides organiques. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le mouillage se fait par ruissellement de la composition. 11. Procédé selon une des revendications 8 à 10, caractérisé en ce que la face de contact traitée à l'aide de la composition est la surface du support à recouvrir. 12. Procédé selon la tevendication 11, caractérisé en ce que l'on assemble le support traité avec la couche molle par coulée sur ledit support du matériau formant la couche molle. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le matériau formant la couche que l'on coule est un polyuréthane thermodurcissable possédant des propriétés d'antilacération et d'autocicatrisation. 14. Procédé selon une des revendications 8 à 11, caractérisé en ce que la couche molle qui recouvre le support d'une feuille préfabriquée et que l'assemblage de ladite feuille avec le support est fait par calandrage. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le calandrage est suivi d'un-cycle d'autoclave. 16. Procédé selon une des revendications 14 à 15, caractérisé en ce que la feuille préfabriquée est formée de plusieurs couches de matières plastiques, la face de la feuille dirigée vers le support comprenant essentiellement un polyuréthane thermoplastique, l'autre face de la feuille comprenant essentiellement un polyuréthab ne thermodurcissable ayant de bonnes propriétés d'antilacération et d'autocicatrisation. 17. Procédé selon une des revendications 8 à 16, caractérisé en ce qu'il s'applique à la fabrication de vitrages feuilletés dans lesquels le support à recouvrir est en polyméthacrylate de méthyle. 18. Procédé selon une des revendications 8 à 16, caractérisé en ce qu'il s'applique à la fabrication de vitrages feuilletés dans lesquels le support à recouvrir est en polyacrylonitrile. 19. Procédé selon une des revendications 8 à 16, caractérisé en ce qu'il s'applique à la fabrication de vitrages feuilletés dans lesquels le support à recouvrir est un copolymère de méthacrylate de méthyle et d'acrylonitrile. 20. Vitrage feuilleté obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon une des revendications 8 à 19.