La présente invention a pour objet, à titre de produit industriel nouveau, un matériau combustible caractérisé en ce que, constitué de débris végétaux agglomérés à l'aide d'un liant, il est moulé en forme propre à permettre directement son utilisation comme combustible d'allumage, et/ou combustible d'usage, notamment dans les cheminées, les poêles à bois, les chaudières de chauffage central et autres appareils de chauffage domestique ou industriel, ainsi que dans les appareils gazogènes. Il s 'avère en effet que de nombreux débris végétaux demeurent à ce jour non utilisés bien que combustibles par eux-mEmes, notamment parce qu'ils ne se présentent pas sous une forme propre à en permettre une utilisation aisée et efficace. C'est le cas en particulier de la sciure de bois et autres déchets de scierie, et 1'on sait que de nombreuses exploitations forestières ntont pas d'autres solutions pour se débarrasser de ces déchets que de les brdler sur place, sans profit notable. C'est le cas également des aiguilles de pin, des feuilles sèches, et d'autres produits végétaux de ce genre qui pourraient aisément ére récupérées, par exemple par aspiration ou à l'aide de quelconques appareils de ramassage. C'est le cas encore des ronces, des bois de taillis et des pommes de pin, qui n' ont à ce jour aucune valeur commerciale. Selon l'invention ces débris végétaux sont isolément ou conjointement agglomérés à l'aide d'un liant de préférence combustible ou au moins susceptible de ne pas s'opposer à la combustion propre des débris végétaux qu'il lie, et après malaxage avec ce liant sont mis en forme de boulets, palets, bichettes ou autres permettant très facilement leur utilisation directe et immédiate comme combustible d'allumage et/ou d'usage. De préférence, et par exemple par broyage et/ou tamisage, les débris végétaux mis en oeuvre présentent une structure homogène. Le liant mis en oeuvre est de préférence à base de substance végétale. Il s'agit par exemple du complexe à base d'amidon vendu sous la désignation commerciale U3 par les ETABLISSEMENTS CELLOCHROME. Mais d'autres liants à base de substance végétale peuvent convenir par exemple ceux à base de caséine ou de gélatine. Après broyage et tamisage des débris végétaux, et leur malaxage avec un liant, par exemple dans un malaxeur à palettes du type des appareils couramment employés en fonderie pour la prépara tion des sables à noyau, on obtient un mélange prét à etre aggloméré et on le verse dans un moule soit directement, soit par projection à air comprimé, soit par tout autre moyen. Le moule mis en oeuvre peut etre un moule métallique et de préférence les parois d'un tel moule sont polies pour éviter tout collage à ces parois du matériau moulé ; dans le meme but les parois d'un tel moule peuvent etre munies d'un revetement antiadhésif du type de ceux obtenus à l'aide de polytétrafluorure d'éthylène. De préférence le moulage se fait sous pression par exemple entre 5.105 et 100.105 pascals, ctest-à-dire entre environ 5kg/cm2 et 100 kg/cm2. La pression optimale à mettre en oeuvre est fonction de la nature des débris végétaux utilisés, et/ou de la quantité de liants qui leur est mélangée, et/ou de la compacité souhaitée pour le matériau aggloméré recherche, mais en fait aucune valeur de pression n'apparaît comme critique. En pratique les quantités de liants à mettre en oeuvre diminuent en raison inverse de la pression exercée lors du moulage. En pratique également la durée de combustion du matériau obtenu augmente avec la pression à laquelle il a été moulé. En général une presse rudimentaire, du type à balancier par exemple, suffit à assurer la pression recherchée. Le moulage peut par ailleurs se faire soit à froid, soit à chaud, par exemple à une température comprise entre 500C et 800C. Après moulage les agglomérés obtenus sont séchés, par exemple à ltair libre, à l'abri des intempéries. L'invention sera mieux comprise à la lecture des divers exemples de mise en oeuvre donnés ci-après. EXEMPLE 1 On récupère directement sur le sol des aiguilles de pin, dont les dimensions en longueur varient suivant les espèces de 6 à 12 cm. On élimine la terre et les cailloux qui peuvent etre mélangés à ces aiguilles de pin et qui pourraient endommager les appareils nécessaires au traitement de celles-ci. Si nécessaire on fait sécher ces aiguilles de pin, par exemple à l'air libre, à l'abri des intempéries. On passe alors ces aiguilles de pin dans un broyeur ramenant leurs dimensions à des valeurs homogènes ; quelques secondes de passage dans ce broyeur suffisent. On introduit alors ces aiguilles de pin dans un malaxeur à palettes, conjointement avec du complexe à base d'amidon U3, dans les proportions pondérales suivantes - aiguilles de pin prébroyées ...,,,,,. 1 kg - complexe d'amidon U3 ................ O kg 250 Après quelques minutes de malaxage, le mélange est moulé à une pression de tordre de îO.î05 à 15.105 pascals. EXEMPLE 2 Les débris végétaux utilisés sont de la sciure de bois. Cette sciure de bois, de préférence sèche, est tamisée par passage sur un tamis ayant 20 mailles au pouce carré, c'est-à-dire environ 4 mailles au cm. Puis elle est mélangée à du complexe d'amidon U3 dans un malaxeur à palettes, dans des proportions pondérales suivantes - Sciure sèche ........................ 1 kg - Complexe à base d'amidon ............ O kg 250 Elle est ensuite mise en forme par moulage sous pression, comme précédemment. Dans tous les cas les agglomérés obtenus, qui peuvent par exemple se présenter sous forme de boches se rapprochant plus ou moins par leur forme des bûches naturelles et de dimensions appropriées au foyer auquel elles sont destinées, brûlent lentement, sans se désagréger, dans des conditions comparables à celui du bois de chauffage classique. Pour certaines applications particulières, il peut être avantageux d'ajouter au moulage en cours de malaxage un produit carboné, et par exemple de la poussière de charbon de bois, ou de la poussière de charbon naturel, telle que poussière d'anthracite. On obtient alors un aggloméré combustible à capacité calorifique enrichie convenant tout particulièrement aux chaudières de chauffage- central ou de gazogènes. De tels agglomérés peuvent être réalisés par exemple sur les presses à boulets de charbon ou les presses à lignite du type de celles couramment employées dans les charbonnages pour la récupération des sous-produits pulvérulents de la mine. On donnera à titre d'exemple une composition pondérale convenant à l'obtention de tels produits agglomérés combustibles enrichis. EXEMPLE 3 - Sciure de bois sèche ................. 1 kg 500 - Charbon de bois en poudre ............ O kg 500 - Poussière d'anthracite ............... O kg 500 - Complexe à base d'amidon U3 .......... O kg 750 Pour d'autres applications particulières, il est possible d'ajouter au matériau en cours de moulage de l'argile pulvérulente sèche ; cette argile augmente évidemment la teneur en cendre du matériau combustible obtenu, mais peut en augmenter avantageusement la cohésion. On indiquera ci-après, à titre d'exemple, une composition pondérale correspondante EXEMPLE 4 - Sciure sèche .......................... 1 kg - Complexe à base d'amidon ............. O kg 250 - Argile pulvérulente sèche ............ O kg 100 Bien entendu la présente invention ne se limite pas aux exemples de réalisation succinctement exposés ci-dessus, mais s'étend à toute variante. En particulier le liant mis en oeuvre pourra comporter par lui-meme un parfum, et par exemple un parfum de résine, ce qui assure, lors dé la combustion ultérieure du matériau ainsi traité, le dégagement d'une odeur agréable rappelant celle dégagée par la combustion d'un bois naturel. Le complexe amidon-résine vendu sous la désignation commerciale MRS par les ETABLISSEMENTS CELLOCHROME donne à cet égard satisfaction. Ainsi qu'on l'aura compris par ailleurs l'essence du bois origine de la sciure traitée est indifférente ; on précisera cependant que la sciure de sapin donne particulièrement satisfaction. Dans tous les cas il y a avantage à réaliser sous forme d'une installation mobile les appareils nécessaires au broyage, au tamisage, au malaxage, et au moulage des débris végétaux à traiter, pour pouvoir par déplacement de cette installation, récupérer directement sur place ces débris végétaux, là où ils sont disponibles. REVENDICATIONS 1. A titre de produit industriel nouveau, matériau combustible caractérisé en ce que, constitué de débris végétaux agglomérés à l'aide d'un liant, il est moulé en forme propre à permettre directement son utilisation comme combustible d'allumage et/ou combustible d'usage. 2. Matériau suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les débris végétaux comportent l'un quelconque au moins des produits suivants : sciure de bois, déchets de bois, aiguilles de pins, pommes de pin, feuilles sèches, ronces, bois de taillis. 3. Matériau suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que, par exemple par broyage et/ou tamisage, les débris végétaux mis en oeuvre présentent une structure homogène. 4. Matériau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le liant est à base de substance végétale, par exemple à base d'amidon. 5. Matériau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un produit carboné, par exemple poudre, charbon de bois, poussière de charbon. 6. Matériau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte de l'argile. 7. Matériau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte un parfum,