On sait qu'afin de permettre à un élément de canalisation de pivoter par rapport à un autre en vue de faciliter une manoeuvre ou d'autoriser l'alignement automatique des deux éléments considérés, on fait fréquemment comporter aux tuyauteries des raccords tournants comprenant deux pièces tubulaires respectivement fixées à l'un et à l'autre des éléments, ces pièces étant emmanchées l'une dans l'autre avec interposition d'un joint comprimé entre des portées annulaires appropriées pour assurer ltétanchEité du raccordement pivotant ainsi obtenu.Il est bien entendu indispensable que les deux pièces constitutives soient axialement rendues solidaires l'une de l'autre et pour cet assemblage l'on a le plus souvent recours soit à la mise en place d'une troisième pièce séparée, soit à une opération de sertissage. On conçoit que dans l'un et l'autre cas cet assemblage complique de maniera non négligeable la fabrication en grande série de ce type de raccords et c1 est à cet inconvénient que la présente invention entend principalement remédier. L'invention consiste essentiellement à faire comporter à l'extrémité de l'une des deux pièces constitutives qui est tournée vers l'intérieur une levra cylindrique reliée par une zone amincie1 susceptible de- se rompre de manière relativement aisée, une bague terminale dont l'ouverture axiale présente un profil tronconique ouvert en direction de la zone amincie précitée.Une fois les deux pièces emmanchées avec interposition du joint d'étanchéité, il suffit d'exercer une pression axiale tendant à rapprocher lesdites pièces ; la bague terminale vient buter contre un épaulement prévu sur la pièce opposée, si bien que la zone amincie se rompt et que la levre s'engage dans cette ouverture qui par suite de son profil tronconique, forme guide pour l'extrémité de la levure, laquelle vient finalement se sertir à l'intérieur d'une gorge pratiquée en avant de l'épaulement sus-mentionné. L'opération d'assemblage ne nécessite donc qu'une simple pression axiale susceptible d'être exercée å l'aide d'appareillages simples, aptes à fonctionner à des cadences élevées. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe axiale montrant les deux pièces constitutives d'un raccord tournant suivant l'invention, ces pièces étant représentées après emmanchement mais avant l'opération d'assemblage. Fig. 2 reproduit fig. 1, le raccord étant montré à l'état fini. Le raccord tournant considéré est constitué par l'assemblage de deux pièces tubulaires 1 et 2 emmanchées l'une a l'intérieur de l'autre avec interposition d'un joint d'étanchéité 3. Ce dernier est maintenu entre des portées annulaires 10 et 20 respectivement ménagées sur la paroi extérieure de la pièce 1 et sur la paroi intérieure de la pièce 2. Cette pièce 2 comporte, à l'apposé de son extrémité 21 destinée à être rendue solidaire de l'un des deux éléments de canalisation à raccorder, une bague terminale 22 dont 11 ouverture axiale 23 est établie à un profil tronconique ouvert en direction de ladite extrémité 21. Cette bague 22 se raccorde par une zone transversale amincie 24 à une levre cylindrique 25 dont le diamètre extérieur est substantiellement égal au diamètre intérieur du débouché évasé de l'ouverture 22 susmentionnée. La lèvre 25 est directement solidaire de la partie à plus fort diamètre de la pièce 2. La pièce 1 présente une extrémité 11 agencéè pour permettre sa fixation en bout du second élément de canalisation à raccorder. En avant de cette extrémité 11 la pièce 1 comporte un épaulement -12 dont le diamètre est supérieur à celui de la bague terminale 22 de la pièce 2. Cet épaulement 12 est lui-mema précédé par une gorge 13, séparée de la portée 10 par un redan annulaire 14. En fig. 1 les deux pièces 1 et 2 ont été représentées à l'état simplement emmanché, la pénétration de la pièce 1 à l'intérieur de la pièce 2 étant limitée par portée de la bague 22 contre l'épaulement 12. Pour opérer l'assemblage axial des deux pièces il suffit d'exercer sur elles une pression axiale (flèches 4) tendant à les rapprocher l'une de l'autre. Commme montré en fig. 2 la zone amincie 24 se rompt et le bord ainsi découvert de la levre cylindrique 25 glisse le long de la paroi de l'ouverture 23. Par suite du--profil évasé de cette paroi la levre 25 est contrainte de se replier progressivement vers l'intérieur en occupant l'espace ménagé par la gorge 13 de la pièce l, de telle sorte qu'on obtient finalement, en une seule opération de presse, le sertissage des deux pièces ; on notera que la bague 22 s'oppos#e à tout redressement intempestif de la levre 25, si bien que l'assemblage est définitif. On conçoit que l'emmanchement de deux pièces 1 et 2 après mise enplace du joint 3 est susceptible d'être effectué de manière aisée à l'aide d'appareillages de montage fonctionnement automatique. La finition des raccords tournants nécessite uniquement le rapprochement à force des deux pièces emmanchées et ici encore l'on peut avoir recours à des appareillages simples à cadence de fonctionnement élevée. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVEN1)ICATION Raccord tournant pour tuyauteries, du genre comprenant deux pièces emmanchées avec interpositon d'un joint d'etanchéité et assemblées axialement l'une à l'autre par sertissage, caractérisé en ce que l'une (2) desdites pièces (1, 2) comporte, au niveau de celle de sas extrémités qui est tournée à l'opposé de l'estrénité destinée à être raccordée à l'un des éléments de canalisation à relier, une làvre cylindrique (25) qui se raccorde par une zone transversale amincie (24) à une bague terminale (22) dont l'ouverture (23) est établie à un profil tronconique ouvert en direction de ladite levure, le diamètre extérieur d#e cette dernière étant substantiellement égal au plus grand diamètre intérieur de l'ouverture précitée, tandis que l'autre pièce (1) présente, en avant d'un épaulement (12) destiné à former butée pour la bague terminale (22), une gorge (13) propre à former logement de sertissage pour la làvre (25) après que sous l'effet d'une pression axiale exercée str les deux pièces, la zone amincie de liaison (24) se soit rompue et que l'extrémité, ainsi libérée, de la mièvre ait été guidée obliquement par la paroi tronconique de l'ouverture (23) de la bague.