La présente invention se rapporte à des systèmes de traitement de données destinés à des machines de fabrication et sera décrite dans son application à des machines à faire les cigarettes étant cependant bien entendu qu'il ne s'agit là que d'un exemple 5 nullement limitatif et que l'invention s'applique tout aussi bien à de nombreuses autres machines de fabrication . Toutefois, la fabrication de cigarettes constitue un excellent exemple d'une application intéressante de l'invention. En effet, les machines à faire les cigarettes modernes travaillent 10 à des vitesses dépassant 2000 cigarettes par minute et lorsqu'on étudie un équipement pour traiter les informations ou les données provenant des essais effectués sur des cigarettes individuelles, on s'aperçoit aisément qu'une capacité de traitement assez considérable est nécessaire, car en supposant que six essais soient 15 effectués sur chaque cigarette produite par cinquante de ces machines, on obtient plus de 600 000 résultats par minute. Si chaque résultat se présente sous la forme d'un nombre à deux chiffres, on aura 20 000 chiffres à traiter par seconde et l'équipement électronique nécessaire à cette fin devra être capable 20 d'élaborer un courant de données de cet ordre. Selon l'invention, un système de traitement de données destiné à être utilisé avec un certain nombre de machines de fabrication dont chacune contient ou est associée à, au moins, un dispositif d'essai, ledit système comprenant une unité de transmis-25 sion et de réception pilote, un certain nombre d'unités de transmission et de réception asservies et un certain nombre de conducteurs électriques forment un faisceau commun interconnectant toutes ces unités, chacune des unités asservies étant adaptée à être connectée à l'une des machines de fabrication et étant con-30 çue pour traduire les données provenant du ou des dispositifs d'essai de cette machine en une forme numérique aux fins de transmission par ledit faisceau, ladite unité pilote étant conçue pour être connectée à une machine de traitement de données et adaptée pour établir une communication, par ledit faisceau, avec lesdites 35 unités asservies, une à une, successivement et pour transmettre des signaux de commande à chaque unité asservie afin de faire en sorte que cette dernière transmette des données traduites aux fins de traitement par ladite machine de traitement de données . 69 24003 / 2 2013048 Dans le cas de l'application de l'invention à des machines à faire les cigarettes du'type à tige continue et à leurs équipements auxiliaires, chaque machine à faire les cigarettes peut contenir un certain nombre de dispositifs d'essai ; c'est ainsi 5 qu'en*général, des dispositifs peuvent être prévus pour vérifier le remplissage des cigarettes, la présence de corps étrangers (par exemple, de particules de métal), de trous dans le papier d'entourage, et de l'étanchéité du joint ou de la "couture" à l'endroit où les bords du papier se recouvrent et sont collés. Les 10 données provenant de ces dispositifs d'essai peuvent comprendre des mesures iéelles, par exemple, le poids des cigarettes individuelles, mais comprennent, de préférence, de simples indicatims de la présence ou de l'absence des divers défauts possibles. C'est ainsi que dans un agencement préféré, quand l'unité 15 de transmission et de réception pilote établit une communication avec une unité asservie donnée associée à me machine à faire les cigarettes particulière, cette unité asservie transmet à l'unité pilote un groupe de signaux numériques représenU.a£iiï." des résultats des divers essais exécutés depuis la dernière occasion 20 au cours de laquelle cette unité asservie à transmis ces données à l'imité pilote, sous la forme du nombre des cigarettes produites par la machine et du nombre de cigarettes qui n'ont pas satisfait aux essais appliqués . L'invention comprend également des équipements de contrôle 25 de qualité, par exemple, pour obtenir des données plus précises à partir d'échantillons de cigarettes produites par chaque machine de fabrication, données qui peuvent être traitées pour fournir des indications des tendances vers une détérioration de la qualité des produits (par exemple, ces cigarettes) et/ou vers une 30 augmentation de la proportion de rebuts. Un tel équipement peut comprendre une installation de mesure à laquelle des échantillons des produits de toutes les machines sont transportés et, de préférence, comporte des dispositions pour associer les données provenant de chaque échantillon à la machine dont cet échantillon 35 émane. Ainsi, selon un autre aspect de l'invention, un système destiné à être utilisé avec un certain nombre de machines, par exemple, de machines à faire les cigarettes, comprend, en association avec chacune desdites machines, un dispositif d'échantillon- 24003 3 2013048 nage pour extraire des produits individuels, par exemple, des cigaréttes, au hasard de la production de la machine et pour placer ces échantillons dans un réceptacle qui peut avoir la forme d'un plateau ; chaque dispositif d'échantillonnage peut comporter 5 des moyens pour marquer chaque réceptacle afin d'identifier la machine dont provient l'échantillon qu'il contient. De préférence, le réceptacle porte un ou plusieurs éléments de marquage magnétisables et avant de quitter la machine à faire les cigarettes, ledit ou lesdits organes reçoivent une combinaison codée de ma-10 gnétisation constituant une identification de la machine (et, le cas échéant, incluant d'autres données, par exemple, l'heure de prélèvement de l'échantillon et/ou un numéro de série pour cet échantillon). A l'installation de mesure est associée une unité de lecture qui perçoit cette combinaison codée de magnétisation 15 du ou des organes de marquage de chaque réceptacle et délivre des signaux correspondant l'unité pilote (et, partant, à lâ machine de traitement de données) ainsi que des données représentant les résultats des mesures faites sur l'échantillon correspondant par ladite installation . 20 Cette installation de mesure, qui prélève une quantité considérable de données quantitatives de chaque cigarette qu'elle manipule, est susceptible de produire un volume de données supérieur au volume total fourni par toutes les unités asservies.- En conséquence, il est avantageux que le système soit conçu de façon 25 qu'après chaque suite de communications avec les unités asservies, il y ait un intervalle avant la suite suivante cet intervalle étant affecté à la transmission de données provenant de l'installation de mesure vers l'unité pilote et vers la machine de traitement de données. 50 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention resar- tiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence à la figure unique, du dessin annexé qui est un schéma d'organisation d'un système conforme à l'invention associé à des machines à faire les cigarettes. 55 Le sytème représenté schématiquement dessert un certain nombre de machines à faire les cigarettes dont six ont été représentées et désignées par les références M1 - M6. Ces machines sont équipées respectivement d'unités d'essai T1 - T6, dont chacune comprend un certain nombre de dispositifs d'essai qui n'ont pas 69 24003 4 2013048 été représentés séparément. Chaque unité d'essai T1-T6 est, de son côté, pourvue d'un émetteur-récepteur asservi (désignés par STR1-STR6) ces appareils constituant les éléments d'un système de communication reliant toutes les unités d'essai T1-T6 à une 5 calculatrice électronique ou un ordinateur C. Ce système comprend aussi une mité d'émission et de réception pilote MTR et un faisceau commun de conducteur CB reliant l'unité MES à toutes les unités asservies STR1-STR6 . Chacune des machines M1-M6 est aussi équipée d'une unité 10 d'échantillonnage (SU1-SU6) qui est reliée par un convoyeur d'échantillonnage SC à une installation de mesure centrale CME ; l'unité d'échantillonnage de chaque machine est aussi connectée au récepteur-transmetteur asservi de cette machine. L'installation CME est directement reliée par une ligne de transmission de 15 données DL à i'unité MTR . Chacune des unités d'échantillonnage SU1-SU6 prélève au hasard les cigarettes dans la production de la machine correspondante et les place dans un réceptacle afin qu'elles soient transportées par le convoyeur SC à l'installation de mesure centrale 20 CME . Ces réceptacles (non-représentés) qui peuvent avoir n'importe quelle forme, se présentent, de préférence, sous la forme de plateaux dont chacun est capable de contenir 200 cigarettes. Pour que les résultats des mesures, effectuées par l'installation de mesure centrale puissent être attribués à la machine à faire 25 les cigarettes dont elles proviennent, quand les réceptacles parviennent à ladite installation, il faut que l'on puisse savoir de quelle machine celui-ci provient. Bien que ce résultat puisse être obtenu en contrôlant le mouvement des réceptacles sur le convoyeur d'échantillonnage SC, douanière qu'ils arrivent à la-30 dite installation dans un ordre connu, il est préférable d'inscrire sur chaque réceptacle, pendant qu'il se remplit; le numéro de la machine qui lui a fourni son contenu. Ceci peut avantageusement être réalisé dans les unités d'échantillonnages SU1-SIJ6 en magnétisant une partie du réceptacle suivant une combi-35 naison constituant une représentation numérique d'un" nombre identifiant la machine considérée* Il est préférable d'utiliser des réceptacles non-métalliques (par exemple, en matière plastique) et de pourvoir chacun de ces réceptacles d'un panneau de matière magnétisable . 69 24003 5 2013048 L'installation de mesure centrale est pourvue d'un dispositif de détection pour lire la combinaison magnétisée inscrite sur chaque réceptacle qui arrive et est conçue pour transmettre les données ainsi acquises à l'unité MTR et, partant, à la cal-5 culatrice électronique C, en même temps que les résultats des mesures faites sur les cigarettes apportées à l'installation dans ce réceptacle • Le faisceau CB comporte deux connexions aboutissant à l'unité pilote MTR, l'une étant une connexion directe et l'autre 10 une connexion passant par un convertisseur analogique-numérique ADC. L'unité MTR comporte, en outre, une connexion d'essai qui sert à transporter à la calculatrice C les données provenant des équipements auxiliaires des machines à faire les cigarettes, par 15 exemple, les machines à emballer et des machines primaires, tellœ que les hachoirs à tabac . Les détails de ce système peuvent, avantageusement, être mis en lumière en décrivant son fonctionnement. L'unité d'émission et de réception pilote MTR et les unités asservies STR sont 20 conçues pour travailler successivement ; chaque nnité asservie possède un numéro d'identification ou une "adresse", les adresses des machines M1 - M6 étant supposées être respectivement 001 -006 • Au commencement d'une séquence d'opération, l'unité pilote MTR applique au faisceau CB un signal standard de "préparation" 25 (par exemple, en appliquant une impulsion électrique simultanément à tous les conducteurs du faisceau), ce signal étant suivi d'une séquence coordonnée de signaux numériques représentant l'adresse 001. Le code utilisé pour ces signaux numériques est sans importance ; toutefois, il est préférable, d'utiliser un code dé-30 cimal, en transmettant des signaux chiffres décimaux successivement,, et en représentant chaque chiffre décimal sous une forme binaire, les "bits" binaires de chaque chiffre étant transmis simultanément sur plusieurs conducteurs, c'est-à-dire, en pacaZLële. Toutes les imités asservies STR1 - STR6 répondent à ce si-35 gnal de "préparation" et, partant, perçoivent les signaux numériques qui suivent . Etant donné que ces signaux représentent le nombre 001, qui est l'adresse de l'unité asservie STR1, les unités asservies STR2-STR6 reprennent, à la fin des signaux numériques, un état d* "attente" (dans lequel elles ne répondent à riai 69 24003 6 2013048 sauf à un signal de "préparation")» mais l'unité STR1 reconnaît son adresse et y répond en se plaçant dans un état qui peut être qualifié de second stade de préparation, dans lequel elle continue de percevoir et de répondre aux signaux numériques apparais-5 sant sur le faisceau CB . Après celà, l'unité pilote MTR transmet une autre série de signaux numériques représentant un code de commande pour l'unité asservie STR1, laquelle reconnaît l'ordre qui lui est donné et lui obéit, par exemple, en transmettant, à son tour, des informations. 10 Accessoirement, il convient de noter que le système com porte des dispositions pour vérifier qu'une communication a bien été établie avec l'unité asservie voulue. Cette vérification cons- ✓ iste à faire en sorte qu'à un instant déterminé après 1'achèvement des signaux numériques représentant sa propre adresse (c'est-15 à-dire, quand elle s'est placée dans l'état correspondant au second stade de préparation) chaque unité asservie émet sur le faisceau commun une .série de signaux numériques représentant sa -propre adresse. L'unité pilote MTR reçoit cette suite de signaux et la compare avec l'adresse qu'elle vient de transmettre ; si les 20 deux adresses concordent, l'unité MTR procède à l'émission de la série suivante de signaux, c'est-à-dire de l'ordre. Par contre, lorsque la comparaison montre que les deux adresses ne concordent pas, l'unité pilote MTR n'émet pas l'ordre mais au lieu de cela, transmet un signal de "remise" qui fait que toutes les unités as-25 servies qui ne sont pas dans l'état d' "attente" retournent à cet état. Ensuite, l'unité MTR recommence l'émission, c'est-à-dire, recommence en émettant le signal "préparation".- (Des dispositions pourraient être prises pour produire un signal d'avertissement quelconque lorsqu'une réponse correcte n'a pas été re-30 çue après un nombre prédéterminé d'émissions de l'adresse de l'une des unités asservies) . Quand une réponse correcte a été reçue, la commande ou l'ordre est transmis et les échanges d'information se poursuivent entre l'unité pilote MTR et l'unité asservie STR1 sélectionnée. . 35 En général, l'ordre a pour conséquence que l'imité asservie transmet des données provenant des dispositifs d'essai de l'imité d'essai T1 et qui ont été conservées jusqu'à ce que l'occasion se soit présentée de transmettre ces données à l'unité MTR et, partant, à la calculatrice C . L'unité asservie STR1 pourrait être 69 24003 7 2013048 adaptée à répondre à un seul signal de commande en transmettant toutes les données qu'elle était prête à transmettre, c'est-à-dire, toutes les données produites par les dispositifs d'essai de l'unité T1 depuis la dernière transmission de données. Toute-5 fois, il est préférable que l'unité asservie STR1 soit conçue pour transmettre des blocs individuels de données en réponse à différents signaux de commande . Toutefois, quel que soit le mode de fonctionnement adopté, quand l'unité pilote MTE a reçu toutes les données dont elle a 10 besoin, elle transmet le signal de "remise" déjà mentionné, suivi par le signal de "préparation" et de l'adresse de l'unité asservie suivante, normalement, le nombre 002 représentant l'unité STR2 . À la réception d'une réponse correcte provenant de cette unité, un ou plusieurs signaux de commande sont envoyés à l'unité 15 STR2 afin que cette dernière émette les données emmagasinées par l'unité d'essai T2 . En général, les données sont conservées et transmises sous la forme numérique. Toutefois, les dipositions sont également prises pour des données obtenues sous une forme analogique par 20 un ou plusieurs des dispositifs d'essai de chaque unité d'essai. Un exemple pratique est celui des signaux de sortie provenant d'un dispositif d'essai à rayons^. En bref, un tel dispositif, quand il est utilisé sur une machine à faire les cigarettes à tige continue, comprend une source de rayonsrj (en général une 25 petite quantité d'un isotope radio-actif) placée d'un côté de ladite tige et un détecteur placé de l'autre côté de cette trajectoire. Ce détecteur reçoit ainsi les radiations émanant de la source, avec une atténuation variable qui est fonction du tabac contenu dans la tige. Généralement, ce dispositif comporte un 30 second détecteur recevant les radiations de la même source, mais à travers un atténuateur fixe, et le signal de sortie du dispositif est line tension résultafe&e la comparaison des réponses des deux détecteurs et cette tension représente, à tout instant, la masse de tabac qui, à cet instant, est placée sur la trajectoire 35 cLes radiations se rendant au premier détecteur. De tels dispositifs d'essai à rayons & ont été utilisés pendant un certain nombre d'années pour contrôler le fonctionnement des machines à faire les cigarettes. L'unité pilote MTR peut être amenée, à tout moment, à établir une communication avec l'une des unités 69 24003 8 2013048 asservies, par exemple, l'unité STR1, et à transmettre à cette unité un ordre qui provoque l'application d'une tension de sortie analogique provenant d'un dispositif d'eassai à rayons^ équipant la machine à faire les cigarettes correspondante M1 à deux 5 conducteurs du faisceau CB qui ne sont pas utilisés pour transmettre des signaux numériques. Ces conducteurs forment line liaison analogique (figurée par la ligne en tirets AL) aboutissant à un convertisseur analogique-numérique ADC qui produit un. signal de sortie correspondant sous la forme numérique, signal qui est 10 introduit dans l'imité pilote MTR par une liaison CDL» Etant donné que le circuit de liaison AL se compose de conducteurs qui ne sont pas utilisés pour d'autres données, on peut s'arranger pour que, quand ce signal de sortie est appliqué au circuit de liaison AL, il soit maintenu jusqu'à ce que l'unité asservie concernée reçoi-15 ve un nouveau signal de commande ordonnant de déconnecter la sortie du dispositif à rayons^? correspondant du circuit AL. Daç.s 1*— intervalle entre les deux nrdres, l'unité pilote MTRpeut être utilisée pour obtenir des données numériques, par des conducteurs restants du faisceau CB, de l'une quelconque des unités asservies 20 STR1 -STR6 . Dans le mode de fonctionnement préféré, la succession des événements est la suivante : en premier lieu, une communication est établie par l'unité pilote MTR avec l'unité asservie STR1 et un ordre est envoyé à cette dernière pour court-circuiter la sor-25 tie du dispositif à rayons^ correspondant et pour connecter ce dernier au circuit de liaison AL. Ensuite, il est ordonné à l'imité STR1 de transmettre les données numériques provenant de l'unibé d'essai T1 . Pendant cette transmission, le convertisseur ADC doit recevoir un signal d'entrée nul du circuit de liaison AL (par sui-50 te du court-circuit établi à la sortie du dispositif à rayons^ qui est connecté au circuit AL) ; si un signal est reçu par le convertisseur ADC, il ne peut s'agir que d'un signal parasite ou d'un "bruit" constituant une source potentielle d'erreur et le convertisseur ADC délivre un signal numérique de sortie représen-35 tatif de cette erreur à l'unité MTR èt à la calculatrice C aux fins de mémorisation . Quand toutes les données numériques ont été transmises par l'unité STR1, un autre ordre de l'unité pilote MTR fait que l'unité STR1 supprime le court-circuit de la sortie du dispositif 69 24003 9 2013048 à rayonayô correspondant, tout en laissant ce dernier connecté au circuit de liaison AL. Alors le convertisseur ADC commence à recevoir le signal électrique analogique dudit dispositif à rayccs /& (conjointement avec la tension de "bruit" mentionnée ci-dessus), 5 et délivre tua signal numérique correspondant à l'unité MTR et à la calculatrice C dans laquelle la valeur de ce signal est corrigée en tenant compte de l'erreur mesurée précédemment . (Il convient de mentionner ici que le convertisseur analo-gique-numérique ADC fonctionne de façon répétée en recevant le 10 signal de sortie d'un dispositif à rayonsy^ individuel et délivre une suite de signaux de sortie numériques correspondant aux cigarettes individuelles produites par la machine à faire les cigarettes à laquelle ce dispositif à rayonsyS est affecté. Ceci est réalisé en "hachant" la tension analogique reçue par le convertis-15 seur ADC à des instants correspondant au tronçonnage de la tige à cigarette dont cette tension d'essai provient, et en synchronisant judicieusement ce sectionnement et le "hachage" en appliquant des impulsions électriques de coordination engendrées par le mécanisme de sectionnement de la tige à cigarette, par le circuit de 20 liaison AL avec la tension analogique. A la réception de chacune de ces impulsions de coordination, le convertisseur ADC émet vers l'unité pilote MTR un signal numérique représentant la valeur intégrée de la tension analogique sur l'intervalle de temps qui s'est écoulé depuis la réception de l'impulsion de coordination pré-25 cédente, et remet le convertisseur à zéro pour recommence^ l'intégration en préparation à l'arrivée de l'impulsion de coordination suivante) • Après que l'unité STR1 a supprimé le court-circuit, comme mentionné ci-dessus, l'unité pilote MTR transmet le signal de 30 "remise", puis continue de communiquer avec les unités STR2-STR6 successivement, afin d'obtenir des données numériques de celles-ci ; ceci fait (ce qui, en général, peut correspondre à environ deux secondes après le commencement de la communication avec la première unité asservie STR1), l'unité pilote MTR cesse de communi-35 quer avec les unités asservies et transmet un ordre (par le circuit DL) à l'installation de mesure centrale Clais, ordonnant à cette dernière de commencer les mesures sur l'échantillon suivant de cigarette dont elle dispose ; l'unité pilote MTR et la calculatrice C reçoivent ainsi les résultats de ces mesures, conjointement avec 69 24003 10 2013048 le numéro d'identification de la machine à faire les cigarettes dont l'échantillon provient. Le temps nécessaire pour achever cette opération est généralement d'environ 58 secondes ; toute la suite d'opérations décrite, c'est-à-dire, la communication 5 à tour de rôle, avec chacune des unités STR1-STR6, suivie d'une communication avec l'unité CME s'accomplit en l'espace d'une minute. Chaque minute suivante, une série identique d'opérations est exécutée, de sorte que les données'sont recueillies de toutes les unités asservies et de l'installation de mesure centrale. 10 Toutefois, il se produit dans chaque suite un changement dans les opérations se rapportant aux signaux de sortie analogiques. Dans la première suite, décrite ci-dessus, le signal de sortie analogique du dispositif à rayons^ associé à l'unité asservie STR1 (et à la machine M1) est fourni au convertisseur ADC. 15 Au commencement de la seconde série, cette situation persiste, mais pendant que la communication avec l'unité asservie STR1 est établie durant cette seconde série, un ordre est envoyé à l'-unité STR1 à la suite duquel la sortie du dispositif à rayonscorrespondant est déconnectée du circuit de liaison analogique AL. En-20 suite, quand la communication est établie avec l'unité asservie STR2, la sortie du dispositif à rayons^ associée à cette unité (et à la machine M2) est connectée au circuit de liaison AL, premièrement avec un court-circuit puis sans (comme il a été décrit ci-dessus à propos de l'unité STR1 dans la première suite). Pen-25 dant la troisième puité, la sortie analogique du dispositif à rayonsJ3 associé à l'unité asservie STR3 (et à la machine 10) est reliée au circuit AL après déconnexion de la sortie du dispositif à rayons^ associé à l'imité STR2 et ainsi de suite . Il est donc clair que, alors que les données numériques 30 provenant des unités T1-T6 et de l'installation de mesure centrale CME sont reçues par l'unité pilote MTR et par la calculatrice C une fois toutes les minutes, les signaux de sortie analogiques de chacun des dispositifs à rayonsyS ne sont appliqués au convertisseur ADC (et, partant, à l'unité principale et à la calcula-35 trice)qu'une fois à chaque nombre de minutes égal à celui des machines à cigarettes desservies.par.le système. Toutefois, chaque dispositif à rayons^ quand il est amené à délivrer des données à la calculatrice, est loisible de fournir ces données en continu pendant toute une minute . 69 24003 n 2013048 Comme il a été indiqué ci-dessus, chaque fois que l'installation CME commence à effectuer des mesures sur un nouvel échantillon, c'est en réponse à un ordre émis par l'unité MTR à l'achèvement du collectage des données provenant- des unités STR1-STR6. Le 5 commencement d'une nouvelle suite d'opérations peut avoir lieu en réponse à l'achèvement des mesures effectuées par l'installation CME sur un échantillon, mais il est préférable que ce soit à des intervalles fixes d'une minute après le commencement de la suite précédente. Lorsque le temps nécessaire pour obtenir des données 10 des unités STR1-STR6 et de l'installation CME ne saurait, en aucun cas dépasser une minute, la coordination ne soulève aucune difficulté ; par contre, (comme cela est notamment possible dans l'installation CMÈ qui comporte un certain nombre de dispositifs de mesure avec des alimentations mécaniques de cigarettes d'un 15. dispositif à l'autre), lorsque le temps nécessaire à cette fin dépasse une minute, il est clair que si les suites successives d'opérations doivent commencer à des intervalles fixes d'une minute, l'unité MTR doit être capable de recevoir par le faisceau CB et par le circuit DL simultanément des données sans risque de confu-20 sion . Le fonctionnement de l'unité pilote MTR1 est commandé par la calculatrice C. Cette calculatrice est conçue pour envoyer des signaux de commande à l'unité pilote MTR afin de déclencher chaque transmission de cette dernière visant à établir une communi-25 cation avec l'une des unités asservies et ses signaux de commande comprennent l'adresse de l'unité asservie voulue. Le système décrit ci-dessus sert à délivrer des données émanant des unités d'essai T1 - T6 et de l'installation de mesure centrale CME à la calculatrice C ; l'utilisation faite de ces don-30 nées dépend du programme de la calculatrice. La calculatrice C peut être pourvue de certains ou de tous les dispositifs d'entrée et de sortie indiqués schématiquement, notamment d'une imprimante de sortie OP, qui avantageusement peut avoir la forme d'une machine à écrire électrique, d'une imité de lecture et d'écriture 35 de bande TRW comprenant un lecteur de bande perforé et une perforatrice, et un circuit de liaison MCL vers une calculatrice -principale. Dans l'exemple précédent, la calculcfcrice C reçoit des données des différentes machines M1 - M6 successivement, une fois par 69 24003 12 2013048 minute, mais le programme de la calculatrice pourrait être conçu pour que celle-ci soit, dans un certain sens, en avance sur le fonctionnement des machines M1 -M6 , le programme pouvant, comporter (et, de préférence, comportant), des dispositions pour cal-5 culer les tendances à partir des données qui lui sont fournies et, partant, permettant de prédire dans une certaine mesure les difficultés futures. C'est ainsi, par exemple, que l'installation de mesure centrale comporte des moyens pour peser avec précision les cigarettes de chaque lot d'échantillons et les résultats de 10 ces mesures effectuées sur des lots successifs provenant d'une machine particulière permettent de détecter toute tendance du-poids moyen à s'écarter de sa valeur correcte et/ou à la disposition des poids dans un lot donné à augmenter, ce qui dans tin cas comme dans l'autre indique qu'il convient de prêter une certaine 15 attention à la machine correspondante avant que la proportion des cigarettes trop lourdes ou trop légè'res produites par celle-ci ne devienne excessive . De préférence, le programme de la calculatrice C est conçu pour remplir une double fonction. En régime continu, la calcula-20 trice est amenée à totaliser les données qui lui sont fournies, par exemple, à accumuler le nombre total de cigarettes produites par chacune des machines M1-M6, ainsi que le nombre total des cigarettes refusées pour une cause quelconque, et à fournir les dcaa-nées résumées en tant qu'informations statistiques régulières, 25 par exemple, journalières. F1importe quelle partie sélectionnée des données pourrait aussi être fournie à la calculatrice principale et/ou à l'unité de lecture et d'écriture de bande TRW, au besoin. Des parties sélectionnées des données résumées pourraient aussi être fournies à l'imprimante OP, à des intervalles appro-30 priés, pour aider à surveiller les machines. La calculatrice C calcule aussi les tendances, à la fois à partir des mesures exécutées dans l'installation de mesure centrale CME et à partir des données provenant des unités d'essai T1 - T6 indiquant le taux réel des cigarettes refusées pour chaque cause possible ; 35 chaque fois que le taux de rejet réel ou une tendance calculée indique la nécessité d'une révision, l'imprimante est amenée à inscrire un avertissement approprié, tandis qu'un taux de rebut plus élevé ou une tendance plus grave a pour conséquence que 24003 13 2013048 l'imprimante inscrit une indication d'alarme. Le cas échéant , des dispositifs d'avertissement , tels que des lampes et / ou sonneries pourraient être prévus pour attirer l'attention sur les informations de sortie de l'imprimante Op quand l'une de ces 5 situations se présente . On conçoit qu'un système tel que celui décrit ci-dessus prévoit la surveillance des dispositifs d'essai associés à chaque machine à faire les cigarettes , aussi "bien que la surveillance de la machine elle-même . L'installation de mesure cen-10 traie CME pourrait être conçue pour mesurer toutes les caractéristiques d'une cigarette qui sont vérifiées par les dispositifs d'essai contenus dans les unités T1 - T6 et quand les résultats de ces mesures effectuées sur un échantillon par l'une des machines M1 - M6 sont reçus par l'unité pilote MTR et sont envoyés 15. dans la calculatrice G elles peuvent être comparées avec les données concernant le fonctionnement des dispositifs d'essai de cette machine qui ont déjà été reçues par l'intermédiaire de l'unité asservie correspondante STR1 - STR6 . Lorsque cette comparaison révèle un désaccord entre les performances des dispositifs 20 d'essai et les résultats de mesures de 1'installation CMEt l'imprimante de sortie intervient à nouveau et inscrit un avertissement ou une indication d'alarme appropriée . 69 24003 14 2013048 REVEHDICATIONS 1 - Système de traitement de données destiné à être utilisé avec un certain nombre de machines de fabrication dont chacune contient ou est associée à, au moins, un dispositif d'essai, 5 ledit système comprenant une unité de transmission et de réception pilote, un certain nombre d'unités de transmission et de réception asservies et un certain nombre de conducteurs électriques formant un faisceau commun interconnectant toutes ces unités, chacune des unités asservies étant adaptée à être connec-10 tée à l'une des machines de fabrication et étant conçue pour traduire les données provenant du ou des dispositifs d'essai de cette machine en une forme numérique aux fins de transmission par ledit faisceau, ladite unité pilote étant conçue pour être connectée à une machine de. traitement de données et adaptée pour 15 établir une communication, par ledit faisceau, avec lesdites imités asservies, une à une, successivement et pour transmettre des signaux de commande à chaque imité asservie afin de faire en sorte que cette dernière transmette des données traduites aux fins de traitement par ladite machine de traitement de données . 20 2 - Système selon la revendication 1 comportant un équipe ment de mesure et des moyens pour transporter des échantillons de produits provenant de chaque machine de fabrication audit équipement de mesure . 3 - Système selon la revendication 2 comportant un dispo-25 sitif d'échantillonnage associé à chaque machine de fabrication, chaque dispositif d'échantillonnage étant adapté à esrbraire au hasard des produits individuels de la production de la machine et à les placer dans un réceptacle, les moyens de transport étant adaptés à transporter lesdits réceptacles à l'équipement de 30 mesure . 4 - Système selon la revendication 3 dans lequel le dispositif d'échantillonnage comporte des moyens pour marquer chaque réceptacle afin d'identifier la machine dont provient l'échai-tillon que ce réceptacle contient . 35 5 - Système selon la revendication 4 dans lequel lesdits moyens de marquage comprennent des moyens pour appliquer une combinaison codée de magnétisations à un ou plusieurs organes 24003 2013048 de marquage magnétisables de chaque réceptacle et l'équipement de mesure comporte une unité de lecture pour détecter cette combinaison et pour délivrer des signaux correspondant à l'unité pilote . 5 6 - Système selon les revendications 2 à 5 comportant un circuit de transmission de données entre l'équipement de mesure et l'unité pilote . 7 - Système selon la revendication 6 dans lequel l'unité pilote est conçue pour introduire un intervalle entre chaque 0 suite de communications avec les unités asservies et la suite suivante et pour recevoir des données transmises par l'équipement de mesure pendant cet intervalle . 8 - Système selon les revendications 1 à 7 comportant un convertisseur analogique - numérique, le faisceau commun ayant 5 deux connexions aboutissant à l'unité pilote, l'une desdites connexions étant une connexion directe et l'autre, une connexion passant par ledit convertisseur analogique - numérique . 9 - Système selon la revendication 8 dans lequel le faisceau commun comporte des conducteurs formant un circuit de liai- 0 son pour la transmission de tensions analogiques, chaque unité asservie étant adaptée à permettre la transmission de tensions analogiques par ledit circuit au convertisseur analogique - numérique et, partant, à l'unité pilote pendant les transmissions de données (numériques) traduites par les conducteurs restants 5 du faisceau . 10 - Système selon la revendication 9 dans lequel chacune des unités asservies est adaptée à commencer et à terminer les transmissions de tensions analogiques par ledit circuit de transmission en réponse à des signaux de commande correspondants pro- 0 venant de l'unité pilote .