L'invention est relative à une attache de serrage pour soutènement s'adaptant automatiquement par variation de longueur de son pourtour au profil d'une galerie, notamment d'une galerie de mine, au moyen de segments de profilé en gouttière, de préférence de section droite géométriquement superposable, qui, dans une région de recouvrement, s'emboîtent l'un dans l'autre, sont serrés l'un contre l'autre et peuvent coulisser longitudinalement l'un par rapport à l'autre à l'encontre d'une résistance de friction s'exerçant dans la région de leurs surfaces d'appui, laquelle attache de serrage se compose d'un étrier de serrage, de la nature d'un collier ou d'une bande de serrage, qui s'engage par-dessus les segments de profilé en gouttière, du côté de leurs ailes, dans leur région de recouvrement, et de leviers de pression qui agissent respectivement sur chaque branche latérale de l'attache et prennent appui contre le profilé extérieur sur une région creuse prévue dans la surface inférieure des ailes de ce profilé. Dans des attaches de serrage connues de ce genre (brevet allemand nO 11 73 414 et demande de brevet allemand soumise à l'examen public sous le nO 11 43 467), les leviers de pression, qui, avec les étriers de serrage, assurent le serrage des profilés dans leur région de recouvrement, font partie, en ce qui concerne leur construction, d'une patte inférieure qui entoure les profilés du côté de leurs fonds, la force de serrage qui établit la résistance de friction entre les segments de profilé étant produite par des liaisons de vissage entre étrier de serrage et patte inférieure. On connaît encore des attaches de serrage de ce genre dans lesquelles la force de serrage entre étrier et patte inférieure est assurée par des coins. Ces attaches de serrage connues présentent, d'une part,l'inconvénient d'être compliquées et coûteuses, tant au point de vue de leur construction que de leur manipulation, et, d'autre part, celui de ne remplir leur rôle que d'une manière non satisfaisante. Du fait qu'en raison de l'emploi de profilés de plus en plus lourds, on a besoin d'exercer dans leurs liaisons d'assemblage des forces de serrage de plus en plus grandes, il devient, malgré l'emploi de moyens de liaison relativement compliqués et coûteux, de plus en plus difficile d'exercer, au moyen de coins ou de vis de serrage, exactement la force de serrage nécessaire pour les conditions de service et plus particulièrement d'assurer que non seulement toutes les attaches de serrage d'un arceau de soutènement, mais aussi toutes les attaches de serrage, de tous les arceaux de soutènement d'une galerie ou d'un tronçon de galerie exercent sur les profilés des forces de serrage égales.Contrairement à ce qui se passe avec des coins, il est bien théoriquement possible, avec des vis de serrage, par exemple en utilisant des clés dynamométriques ou des tourne-vis à chocs, de produire, dans toutes les attaches, des forces de serrage égales suivant la longueur des vis. Mais, dans la pratique, on se heurte le plus souvent à la difficulté que les segments de profilés, emboîtés l'un dans l'autre dans le même sens dans leur région de recouvrement, pressentent des différences de dimensions, provenant des tolérances de fabrication et dues en partie à l'usure des cylindres de laminoirs et en partie à des phénomènes de flexionRqui, notamment dans le cas de segments de profilé en gouttière de section droite géométriquement superposable, empêchent en principe que ceux-ci, dès le premier serrage des attaches, prennent appui l'un contre l'autre, par leurs surfaces prévues à cet effet, de la manière impeccable correspondant à leur dimensionnement proprement dit. La plupart du temps, les intervalles qui/initialement, subsistent entre les surfaces d'appui des profilés, ne se ferment qu'après un certain trajet de coulissement l'un dans l'autre, de ces profilés, ce qui a pour conséquence que la force de serrage exercée initialement tombe à une valeur insuffisante. Les attaches de serrage doivent donc constamment être contrôlées, en ce qui concerne le maintien de leur force de serrage prescrite, et être resserrées en conséquence.Mais même si les profilés pouvaient, dès le premier serrage de leurs attaches, prendre appui l'un contre l'autre, d'une manière impeccable, au moyen de leurs surfaces d'appui, on ne pourrait pour autant assurer une même force de serrage dans toutes les attaches, abstraction faite de ce que, lors du serrage des écrous des vis, une fraction non contrôlable du couple de serrage mis en oeuvre est perdue par frottements.Du fait que des attaches de serrage dimensionnées avec précision exigent des vis de grande résistance, dimensionnées avec précision, avec lesquelles des rotations d'angles relativement petites des écrous de serrage provoquent déjà de très grandes différences de valeur de la force de serrage exercée longitudinalement sur les vis, c'est-à-dire de la force de serrage de l'attache, il est en outre difficile, pour cette raison aussi, d'appliquer partout des forces de serrage égales suivant la longueur des vis, c'est-à-dire dans les attaches, et ceci même si le serrage des écrous est assuré à l'aide de clés dynamométriques ou de dispositifs analogues Dans le cas d'attaches de serrage dans lesquelles la force de serrage est exercée par des coins, ces difficultés ne sont pas moindres elles sont même encore plus grandes du fait que, d'une part, on ne peut utiliser que des coins de très petit angle, correspondant à leur plage d'autoserrage, et que, d'autre part, avec de tels coins, il est encore plus difficile de les enfoncer dans la même mesure pour toutes les attaches de serrage, de manière à obtenir dans chacune de celles-ci les conditions de serrage désirées.En effet, lorsqu'on utilise des coins comme moyens de serrage, se pose évidemment aussi le problème que les profilés emboîtés l'un dans l'autre, dans le même sens, présentent dans leur région de recouvrement, c'est-à-dire à l'intérieur des attaches de serrage, des écarts de dimensions provenant des tolérances de fabrication et que, par conséquent, on ne peut assurer que dès le premier serrage de l'attache, en évitant de laisser un intervalle, ils prennent appui impeccablement l'un contre l'autre par leurs surfaces prévues à cet effet et qu'un intervalle ainsi eventueMlement laissé ne se ferme que plus tard au cours du premier trajet de coulissement l'un dans l'autre des profilés.Par conséquent, lorsqu'on utilise des coins, on ne peut non plus, rien qu'à la position de ceux-ci, apprécier si la force de serrage qui règne dans l'attache, correspond aux conditions de dimensionnement désirées. Bien que de nombreuses tentatives aient été faites pour éliminer autrement ces défauts caractéristiques des attaches de serrage de ce genre, par exemple en intercalant des rondelles élastiques ou des éléments déformables plastiquement sous pression, tous ces moyens n'ont eu pour résultat que de rendre les attaches de serrage encore plus compliquées et plus coûteuses, sans qu'elles remplissent leur fonction d'une manière réellement satisfaisante. Naturellement, les difficultés exposées ci-dessus se manifestent d'autant plus que l'attache de serrage nécessite une force intérieure de serrage plus élevée. Lorsque par exemple on a besoin, dans une attache, de forces de serrage de l'ordre d'environ 10 tonnes, les sources de perturbations énumérées ci-dessus, isolément comme en combinaison, peuvent entraîner des écarts de forces de serrage de l'ordre de plusieurs tonnes entre les diverses attaches. Du fait qu'avec l'augmentation croissante des forces de serrage nécessaires dans de telles attaches, la fraction de ces forces perdue par frottements, dès qu'on serre les vis de serrage, joue un rôle de plus en plus important, on a bien proposé déjà d'interposer dans l'attache des moyens supplémentaires qui diminuent les frottements, mais toutes les propositions en ce sens ne peuvent constituer que des moyens auxiliaires pouratténuer ou diminuer en partie les sources de défauts précitées, sans les éliminer en totalité. D'autre part, il faut encore, dans tous les cas énumérés, contrôler l'état de serrage des attaches, à des intervalles de temps relativement courts, et si c'est nécessaire, les resserrer. Malgré leurs défauts, qui subsistent de toutes manières, les attaches de serrage sont finalement devenues de plus en plus compliquées et, par conséquent, de plus en plus coûteuses. L'invention a donc pour but non seulement de simplifier essentiellement et de rendre par conséquent meilleur marché la construction d'attaches de serrage du genre considéré ici, mais, en même temps, de les perfectionner afin de faciliter leur mise en place sur les profilés, d'obtenir avec des moyens relativement simples une force de serrage essentiellement supérieure,et de ne nécessiter pratiquement aucune surveillance. Pour résoudre ce problème, l'attache de serrage conforme à l'invention est caractérisée en ce qu'au moins l'une des deux branches latérales sollicitées à la traction, de l'étrier de serrage, et le levier de pression pivotant lié à cette branche,cons- tituent, avec les ailes de profilé à serrer un système d'articula- tions à leviers coudés, élastiques en soi. De cette manière, l'attache de serrage ne se compose, en plus de l'étrier de serrage, que des deux leviers de pression liés aux branches latérales de celfli-ci, du fait que les ailes à serrer l'une contre l'autre des profilés constituent en même temps le second levier de pression du système de levier coudé L'attache de serrage ainsi réalisée, non seulement est de construction extrêmement simple et, par conséquent, facile et peu coûteuse à fabriquer, mais elle présente surtout l'avantage essentiel, malgré sa simplicité de construction, de pouvoir exercer élastiquement des forces de serrage très élevées sans qu'on ait à mettre en oeuvre des forces de manoeuvre notables, ni surtout des moyens auxiliaires de serrage tels que des vis, des coins ou des moyens analogues. La course élastique importante, nécessaire, en plus de la force de serrage élevée, pour compenser les tolérances de dimensions des profilés, dans l'attache de serrage conforme à l'invention, est facile à mettre en oeuvre, rien que par la déformation élastique de flexion des leviers de pression et par l'allongement de l'étrier de serrage sollicité essentiellement à la traction, sans qu'on ait besoin, en dehors du choix d'un matériau approprié à cet effet et d'un dimensionnement correspondant, de prévoir de dispositions particulières ni même supplémentaires. L'attache de serrage conforme à l'invention peut être en principe utilisée, que les segments de profilé en gouttière, dans leur région de recouvrement, prennent appui l'un contre l'autre par leurs ailes ou par leurs fonds et éventuellement les régions voisines de celui-ci de leurs parois latérales, bienqUeRe convienne de préférence pour des profilés en gouttière prenant appui l'un contre l'autre au moyen de leurs ailes. Bien que, dans de nombreux cas, on puisse se contenter de ne prévoir que d'un côté de la paire de profilés le système de levier coudé, élastique en soi, composé de la branche latérale de l'étrier de serrage, du levier de pression et des deux ailes de profilé à serrer l'une contre l'autre, et de réaliser alors la branche latérale opposée de l'étrier de serrage sous forme de crochet ou de griffe, de telle manière qu'elle s'engage d'en dessus par derrière la surface inférieure de l'aile du profilé extérieur, il est en principe préférable de prévoir le système d'articulation à leviers coudés conforme à l'invention de chaque côté de la paire de profilés. Dans ces conditions, on peut assurer le serrage de l'attache en faisant pivoter vers l'intérieur les branches latérales de l'étrier de serrage, tout d'abord, d'un côté et, ensuite seulement, de l'autre côté de la paire de profilés. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, chaque système d'articulation à leviers coudés est alors réalisé en même temps sous forme autoblocante , de sorte qu'on peut en principe se passer d'un dispositif de blocage supplémentaire. Si le système de levier coudé n'est pas réalisé sous forme autoblocante il est au contraire nécessaire d'immobiliser la branche latérale de l'étrier de serrage et le levier de pression dans leurs positions de pivotement correspondantes, au moyen de dispositifs de blocage complémentaires, par exemple d'étriers de blocage ou d'organes analogues. Selon un perfectionnement particulièrement avantageux de l'invention, l'étrier de serrage et le ou les leviers de pression agissant sur celui-ci sont réalisés d'une seule pièce, les leviers de pression constituant les parties d'extrémités, recourbées en sens contraire vers l'intérieur,. des branches latérales de l'étrier de serrage.Avec ce mode de réalisation, très simple et cependant très efficace par suite de sa capacité élastique, de l'invention, on peut absolument se pas-ser d'articulations, de moyens de liaison, ou d'organes analogues, construits spécialement, du fait que l'é- lasticité de flexion naturelle disponible est tout-à-fait suffisante pour le but recherché. I1 présente en outre l'avantage supplémentaire d'utiliser l'élasticité naturelle de flexion dont on dispose dans les régions recourbées. L'étrier de serrage et les leviers de pression liés à celui-ci peuvent alors de préférence être constitués par un tron çon de bande d'acier, en une seule pièce. Moyennant un choix ap proprié de la qualité de l'acier et de l'épaisseur de la bande, le tronçon- de bande d'acier constituant l'ensemble de l'étrier de serrage et des deux leviers de pression peut présenter partout la même épaisseur. Mais dans certains cas exceptionnels, il pourrait être avantageux que le tronçon de bande d'acier constituant l'ensemble de l'étrier de serrage et des deux leviers de pression présente, dans la région de ces leviers, une plus grande épaisseur que dans le reste du tronçon. Selon une autre caractéristique essentielle de l'in'ren- tion, l'attache de serrage est réalisée dans une tôle d'acier laminée en repliant d'un certain angle les branches latérales par rapport à la partie intermédiaire, qui chevauche les profilés du côté des ailes de ceux-ci, et en recourbant vers l'intérieur les parties d'extrémités, constituant les leviers de pression, des branches latérales. Dans tous les cas, l'épaisseur du tronçon de bande d'acier et la rigidité de celle-ci sont déterminées en fonction l'une de l'autre, de telle manière que les parties d'extrémités, constituant les leviers de pression, des branches latérales de l'étrier de serrage absorbent, au moins essentiellement sans déformation plastique, les contraintes de compression qui correspondent à la force de serrage à mettre en oeuvre dans l'attache. Selon une autre caractéristique essentielle encore de l'invention, l'attache de serrage est en même temps réalisée de telle manière que la longueur, rapportée à leur centre de rotation, situé à l'emplacement d'appui le plus élevé du contour extérieur des ailes du profilé intérieur, des branches latérales et la longueur, rapportée au centre de rotation situé dans la région creuse de la surface inférieure de l'aile du profilé extérieur, des leviers de pression, sont adaptées l'une à l'autre ainsi qu'à la distance comprise entre les deux centres de rotation, de telle manière que la force de serrage désirée s'établisse lors du pliage vers l'intérieur des branches latérales et du pivotement consécutif vers l'intérieur, dans des sens contraires, des leviers de pression en direction des branches latérales, après dépassement de la position du point mort. Dans la position de serrage de l'attache, les leviers de pression et les deux ailes du profilé servant toutes deux également de levier de pression forment ainsi, entre eux, en direction des branches latérales, dirigées essentiellement verticalement et s'ap pliquant.alors contre les bords extérieurs des ailes des profilés, un angle supérieur à 1800. Le plan de référence formant, en position de serrage, un angle supérieur à 1800 avec le levier de pression des deux ailes du profilé coincide alors avec la ligne qui relie les deux centres de rotation.Tandis que la ligne d'action des leviers de pression, en l'absence de serrage de l'attache, est inclinée d'un angle relativement grand par rapport à l'axe principal de symétrie des deux profilés et, lors du serrage de l'attache, est dirigée passagèrement parallèlement à l'axe principal de symétrie, lorsque l'attache est serrée, elle est inclinée en sens contraire, d'un angle relativement petit de quelques degrés seulement. Du fait de la géométrie des branches, formant entre elles un angle aigu, de l'étrier de serrage, une faible force horizontale exercée sur les deux branches latérales de l'étrier de serrage au cours du serrage de l'attache produit déjà une force de serrage extrêmement élevée entre les leviers de pression et les ailes des profilés. Au cours du serrage de l'attache, les leviers de pression et les branches latérales de l'étrier de serrage tournent autour des deux centres de rotation distincts, de sorte que la trajectoire de l'emplacement de pliage augmente de rayon. Cette variation de rayon est utilisée pour compenser les différences de tolérances entre les segments de profilé en gouttière emboîtés dans le même sens l'un dans l'autre, dans leur région de recouvrement, et finalement pour exercer la force de serrage élevée nécessaire. Cette force de serrage croît, pendant la course de serrage des deux branches latérales de l'étrier de serrage, d'abord jusqu'à un maximum qui est atteint lorsque les leviers de pression et les branches latérales de l'étrier de serrage sont à peu près parallèles entre eux ainsi qu'à l'axe principal de symétrie des deux profilés. Une fois ce maximum franchi, la force de serrage ne diminue que faiblement et cette diminution est de toutes manières acceptable sans inconvénients en raison de la capacité élastique élevée de l'attache de serrage. Une fois dépassée cette position de point mort, la ligne d'action, entrainée en même temps, du levier de pression pivote jusqu'à la position de pivotement opposée par rapport à l'axe principal de symétrie des deux profiles, au-delà du centre de rotation supérieur.Le dépassement du centre de rotation supérieur par la ligne d'action du levier de pression produit un changement de direction correspondant du couple de réaction et produit ainsi l'autoblocage de l'attache. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide d'un de ses modes de réalisation préférentiel, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une coupe transversale d'une galerie de mine munie d'un soutènement à arceaux s'adaptant automatiquement au profil de la galerie, - les figures 2 et 3 représentent respectivement en plan et en élévation latérale l'une des régions de recouvrement de segments de profilé en gouttière avoisinante, - la figure 4 est une coupe, à plus grande échelle, suivant la ligne IV-IV des figures 2 et 3, en position non serrée de attache de serrage, et - la figure 5 représente l'attache de la figure 4 en position de serrage. Sur la figure 1, on a désigné par I la section libre de la galerie, par 2 le sol de la galerie et par 3 la roche qui entoure la galerie. L'arceau de soutènement, du type s'adaptant automatiquement par variation de sa longueur périphérique au profil de la galerie, se compose de trois segments de profilé en gouttière 5, 5a et 5b, desquels les segments 5 et 5b constituent les deux branches latérales et le segment 5a le faîte de l'arceau. Comme on peut le voir sur la figure 1, les segmentsde profilé en gouttière 5, 5a et 5b, dans leurs régions d'extrémités, sont emboîtés l'un dans l'autre, et, dans leur région de recouvrement 6, sont serrés l'un contre l'autre, selon une liaison de friction, au moyen de deux attaches de serrage 7 et 7a. ta figure 2 représente, en plan, vue de l'intérieur de la galerie, la région de recouvrement 6 et la figure 3 représente, en élévation latérale, la région de recouvrement entre la branche latérale 5 et le segment de faîte 5a. On peut voir sur les figures 2 et 3 la position et l'emplacement où sont disposées les deux attaches de serrage 7 et 7a. Elles se trouvent aux deux extrémités de la région de recouvrement 6 et sont accouplées de manière forcée avec le segment de profilé 5 ou 5a qui leur est respectivement associé, de telle manière qu'elles soient entraînées chacune par le segment correspondant au cours du mouvement de coulissement l'un dans l'autre de ces deux segments de profilé. A cet effet, l'attache de serrage 7a de la figure 3 est munie à son extrémité d'une saillie en forme de bec 11. Une saillie analogue (non représentée ici) est disposée sur l'attache de serrage 7, de telle manière qu'au cours du mouvement de coulissement relatif des segments de profilé, elle demeure liée à l'extrémité supérieure de la branche latérale 5 de l'arceau de soutènement. Comme on peut le voir sur les figures 4 et 5, les segments de profilé 5 et 5a, dans leur région de recouvrement, sont emboîtés l'un dans l'autre dans le même sens de manière à prendre appui l'un contre l'autre au moyen de leurs ailes 5' et 5'a. L'attache de serrage 7, destinée à serrer l'un contre l'autre les deux segments de profilé 5 et Sa, est constituée par un tron çon de bande d'acier laminée qui présente partout la même épaisseur. Le mode de réalisation représenté sur la figure 4 est formé par pliage selon un angle obtus des branches latérales 9 et 9' par rapport à la partie intermédiaire 8, qui chevauche les profilés du côté de leurs ailesoet parincurvation vers l'intérieur des parties d'extrémités, constituant les leviers de pression 10 et 10', des branches latérales. L'épaisseur et la raideur, c'est-à-dire les propriétés élastiques, du tronçon de bande d'acier sont adaptées l'une à l'autre de telle manière que les parties d'extrémités, constituant les leviers de pression 10, 10', des branches latérales 9, 9' de l'étrier de serrage n'absorbent qu'élastiquement, c'est-à-dire sans déformation plastique, les contraintes de compression qui correspondent à la force de serrage qui doit être exercée dans l'attache. A cet effet, la longueur,- rapportée au centre de rotation supérieur A, situé sur l'emplacement d'appui le plus élevé du contour extérieur des ailes du profilé intérieur 5a, des branches latérales 9 et 9' et la longueur, rapportée au centre de rotation B, situé dans la région creuse d'appui de la surface inférieure des ailes du profilé extérieur 5, des leviers de pression 10, 10' sont adaptées l'une à l'autre ainsi qu'à la distance entre les centres de rotation A et B de telle manière qu'au cours du déplacement vers l'intérieur des branches latérales 9 et 9' suivant la direction des flèches X et X' de la figure 4 et par conséquent au cours des pivotements consécutifs en sens contraires, suivant les flèches Z et Z' de la figure. 4, des leviers de pression 10 et 10' en direction des banches latérales, soit établie la force de serrage désirée de l'attache, une fois franchie une position de point mort. Les leviers de pression 10 et 10' et les deux ailes de profilé 5' et 5'a qui avec les précédents servent également de leviers de serrage forment entre eux, dans la position de serrage, représentée sur la figure 5, de l'attache en direction des branches latérales 9 et 9' dirigées essentiellement verticalement et par conséquent s'appliquant contre les bords extérieurs des ailes des profilés, un angle d'environ 1860. Le plan de référence, qui forme, en position de serrage, l'angle de 1860 avec le levier de pression, des deux ailes de profilé 5' et S'a coïncide avec la ligne de liaison C entre les deux centres de rotation A et B. Comme on peut le voir sur la figure 5, en position de serrage, la ligne de liaison C, qui est à peu près parallèle à l'axe principal de symétrie Y-Y des deux profilés, forme par con séquent un angle correspondant a de 60 avec la ligne d'action du levier de pression 10. De cette manière, les deux branches latérales 9 et 9' de l'étrier de serrage 7, les leviers de pression 10 et 10', liés à ces deux branches et pivotant par rapport à celles-ci, ainsi que les ailes de profilé 5' et 5'a qu'ils doivent serrer constituent deux systèmes d'articulation à leviers coudés (genouillères), élastiques en soi et, en même temps, autoblocants dans la position de serrage de l'attache. On a désigné par 12 un étrier de blocage au moyen duquel l'attache peut être immobilisée, éventuellement à titre supplémentaire, en position de serrage. Comme on peut le voir sur les figures 5, 2 et 3, l'étrier de blocage 12 est réalisé essentiellement sous forme de U, dont les deux branches, en position de serrage de l'attache, sont enfilées dans les deux emplacements de pliage, situés entre les branches latérales 9, 9' et les leviers de pression 10, 10'. On peut toutefois, en principe, se passer d'un tel étrier supplémentaire de blocage, du fait qu'il faut mettre en oeuvre une force relativement élevée pour enlever de leur position de serrage les leviers de pression, qui se détendent facilement une fois franchie la position de point mort, et ceci n'est pas possible sans déformation plastique simultanée. Evidemment, un tel étrier de blocage est toujours nécessaire lorsque les systèmes d'articulat30n à leviers coudés, élastiques en soi, ne sont pas réalisés sous forme autoblocante. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation et d'application qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Attache de serrage pour soutènement s'adaptant automatiquement par variation-de longueur de son pourtour au profil d'une galerie, notamment d'une galerie de mine, au moyen de segments de profilé en gouttière, de préférence de section droite géométrique- ment superposable, qui, dans une région de recouvrement, s'emboî- tent l'un dans l'autre, sont serrés l'un contre l'autre et peuvent coulisser longitudinalement l'un par rapport à l'autre à l'encontre d'une résistance de friction s'exerçant dans la région de leurs surfaces d'appui, laquelle attache de serrage se compose d'un étrier de serrage, de la nature d'un collier ou d'une bande de serrage, qui s'engage par dessus les segments de profilé en gouttière, du côté de leurs ailes, dans leur région de recouvrement, et de leviers de pression qui agissent respectivement sur chaque branche latérale de l'attache et prennent appui contre le profilé extérieur sur une région creuse Prevue,dans la surface inférieure des ailes de ce profilé,cetteac;zaclle ecan de ce profilé, cette caractérisée en ce qu'au moins l'une des deux branches latérales (9, 9'), sollicitées à la traction, de ltetrier de serrage (7) et le levier de pression pivotant (10, 10') lié à cette branche constituent, avec les ailes de profilé (5' et 5'a) à serrer un système d'articulation à leviers coudés, élastique en soi. 2. Attache de serrage selon la revendication 1, caractérisée en ce que les deux branches latérales (9 et 9') de l'étrier de serrage (7), les leviers de pression (10 et 10') reliés à ces branches et pivotant par rapport à celles-ci, et les ailes de profilé (5' et S'a) qu'ils doivent serrer constituent respectivement deux systèmes d'articulation à leviers coudés, disposés de chaque côté de la paire de profilés. 3. Attache de serrage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que chaque système d'articulation à leviers coudés est autoblocant en position de serrage de l'attache. 4. Attache de serrage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'étrier de serrage (7) et le ou les leviers de pression (10, 10') agissant sur les branches latérales (9, 9') de celui-ci sont réalisés d'une seule pièce, les leviers de pression (10, 10') constituant les parties d'extrémités, recourbées en sens contraires vers l'intérieur, des branches latérales (9, 9') de l'étrier de serrage (7). 5. Attache de serrage selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'étrier de serrage (7) et les leviers de pression (10, 10') li-és à celui-ci sont constitués par un tronçon de bande d'acier, en une seule pièce. 6. Attache de serrage selon la revendication 5, caracté- risée en ce que le tronçon de bande d'acier constituant l'ensemble de l'étrier de serrage (7) et des deux leviers de pression (10,10') présente partout la même épaisseur. 7. Attache de serrage selon la revendication 5, caractérisée en ce que le tronçon de bande d'acier constituant l'ensemble de l'étrier de serrage (7) et des deux leviers de pression (10,10') présente, dans la région de ces leviers (10, 10'), une plus grande épaisseur que dans le reste du tronçon. 8. Attache de serrage selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisée en ce qu'elle est réalisée dans une tôle d'acier laminée en repliant d'un certain angle les branches latérales (9, 9') par rapport à la partie intermédiaire (8) qui chevauche les profilés (5 et 5a) du côté des ailes (5', 5'a) de ceux-ci, et en recourbant vers l'intérieur les parties d'extrémités, constituant les leviers de pression (10, 10'), des branches latérales (9, 9'). 9. Attache de serrage selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que l'épaisseur du tronçon de bande d'acier et la rigidité de celle-ci sont déterminées, en fonction l'une de l'autre, de telle manière que les parties d'ext--émi- tés, constituant les leviers de pression (10, 10') des branches latérales (9, 9') de l'étrier de serrage (7) absorbent, au moins essentiellement sans déformation plastique, les contraintes de compression qui correspondent à la force de serrage à mettre en oeuvre dans l'attache. 10. Attache de serrage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la longueur, rapportée à leur centre de rotation (A) situé à l'emplacement d'appui le plus élevé de contour extérieur des ailes (5'a) du profilé intérieur (5a), des branches latérales (9, 9') et la longueur, rapportée au centre de rotation (B) situé dans la région creuse de la surface inférieure du profilé extérieur (5), des leviers de pression (10, 10'),sont adaptées l'une à l'autre ainsi qu'à la distance comprise entre les deux centres de rotation (A et B), de telle manière que la force de serrage désirée s'établisse lors du pliage vers.l'in térieur des branches latérales (9, 9') et du pivotement consécutif vers l'intérieur, dans des sens contraires, des leviers de pression (10, 10') en direction des branches latérales (9, 9'), après dépassement de la position de- point mort. 11. Attache de serrage selon la revendication 10, caractérisée en ce que, dans la position de serrage de l'attache, les leviers de pression (10, 10') et les deux ailes (5', 5'a) du profilé servant toutes deux également de levier de pression forment entre eux, en direction des branches latérales (9, 96) dirigées essentiellement verticalement et s'appliquant alors contre les bords extérieurs des ailes (5', S'a) des profilés (5, 5a), un angle supérieur à 1800. 12. Attache de serrage selon la revendication 11, caractérisée en ce que le plan de référence formant, en position de serrage, un angle supérieur à 1800 avec le levier de pression (10 ou 10') des deux ailes (5', 5'a) du profilé (5, 5a) coincide avec la ligne (C) qui relie les deux centres de rotation (A et B). 13. Attache de serrage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'attache est immobilisée en position de serrage, éventuellement d'une manière supplémentaire, à l'aide d'un étrier de blocage (12) qui s'engage dans les deux emplacements de pliage entre les branches latérales (9,9') et les leviers de pression (10, 10').