La présente invention concerne un appareil respiratoire en circuit fermé, destiné principalement aux plongeurs, et a pour objet d'économiser les gaz utilisés pour la respiration. t' invention a également pour objet un appareil présentant des caractéristiques intéressantes, au point de vue de la sécurité, Bien que 1 appareil de l'invention soit destiné principalement aux plongeurs, on verra que l'invention peut également eAtre utilisée dans d'autres applications dans lesquelles il est nécessaire de disposer dtun mélange respirable, comme par exemple dans les éléments d'habitation immergés , les chambres de décompression, les véhicules spatiaux, les incubateurs, les tentes à oxygène, ainsi que pour le travail en atmosphère enfumée ou polluée, la lutte contre l'incendie en immersion, etc. Appareil de l'in- vention peut également être utilisé pour le traitement médical d'un malade devant être maintenu à une pression supérieure à la pression atmosphérique. Dans le cas de plongées profondes de longue durée, les impératifs liés à la décompression obligent le plongeur à demeurer pendant un temps considérable soit en immersion , soit dans des conditions de surpression obtenues par d'autres moyens. La respiration en circuit ouvert ne peut pas être utilisée dans ce cas, du fait du coût très élevé de 11 hélium qui est gaspillé dans ce mode de respiration, et le plongeur doit respirer continuellement le même mélange gazeux, ce dernier étant débarrassé par des moyens appropriés (par exemple de lthydroxyde de baryum) du gaz carbonique reJeté par le plongeur, et rechapgé en oxygène selon les besoins.On considère que parmi les gaz inertes pouvant être mélangés avec l'oxygène c'est l'hélium qui offre la meilleure sécurité et, pour les plongées profondes1 le pourcentage d'oxygène doit eAtre très inférieur à celui correspondant aux conditions atmosphériques normales. La pression partielle d'oxygène ne doit en aucun cas dépasser deux atmosphères. Ainsi, typiquement, la proportion d'oxygène du gaz respirable doit être de l'ordre de 10X, si la profondeur de plongée est comprise entre 75 et 180 m.En général, on utilise de l'air entre O et 30m ; un mélange d'air et d'hélium dans des proportions égales , ou un mélange comportant 10% d'oxygène dans de hélium, entre 30 et 75 m ; un mélange comportant 10% d'oxygène dans de hélium, entre 75 et 150m ; et, au-delà de 150m, un mélange dont la proportion d'oxygène est définie par des calculs appropriés, mais est inférieure à 10%. Si la proportion d'oxygène est trop élevée, on court le risque d'un empoisonnement par oxygène, qui constitue un très grave danger pour le plongeur.On notera qutà 180m, ctest-à-dire sous unie pression de 20 atmosphères, une proportion d'oxygène de 10% correspond à une pression partielle de 2 atmosphères, ce qui est une pression 10 fois supérieure à la pression normale de l'oxygène dans l'air. Cette valeur constitue le maximum absolu qui peut Entre toléré, et des pressions partielles d'oxygène supérieures peuvent être mortelles. Le brevet U.S. NO 3 556 098 décrit un appareil-respiratoire pour plongeurs, dans lequel on procède à une mesure de la pression partielle d'oxygène du mélange respirable, et un circuit électrique est actionné pour faire fonctionner une électrovanne et augmenter la proportion d'oxygène du mélange lorsque la pression partielle de l'oxygène descend au-dessous d'une limite inférieure qui n'est pas prédéterminée pour une plongée particulière, mais calculée sous forme d'un pourcentage de la pression ambiante. Le matériel correspondant à ce brevet a été utilisé avec un certain succès, mais son emploi a néanmoins soulevé un certain nombre de difficultés.Du fait des conséquences mortelles des défauts de fonctionnement des appareils de plongée ffi il est difficile d'établir la nature des difficultés essentielles qui sont apparues, mais on pense que l'une de ces difficultés tient à l'incapacité du dispositif de mesure de pression partielle d'assurer une transition très progressive entre deux compositions différentes du mélange (comme par exemple lorsqu'il est nécessaire d'utiliser un gaz de secours fourni à partir de la surface). Dans le brevet mentionné précédemment, l'oxygène respiré par le plongeur se trouve à une pression partielle constante, c'est à-dire que la pression partielle d'oxygène du mélange respirable ne varie pas lorsque la profondeur augmente. Dans ces conditions, la proportion d'oxygène doit varier en fonction inverse de la pression. Dans les appareils de ce type, appartenant à l'art antérieur, la proportion d'oxygène contenue dans le mélange respirable varie fortement sous l'effet des variations de pression, mais ceci n'est pas nécessairement critique.Cependant, il existe des circonstances dans lesquelles le corps humain ne peut supporter que des variations progressives de la proportion d'oxygène (ne dépassant pas 3% par minute), si bien que dans le cas des plongées profondes les solutions adoptées dans l'art antérieur ne permettent pas d'utiliser des alimentations de secours pouvant tre branchées immédiatement en cas de défaillance de l'alimentation normale.En effet, pour autant qu'on le sache,on n'a encore jamais réalisé de dispositif automatique de compensation faisant varier continuellement la proportion d'oxygène du mélange de secours, pour maintenir la composition de ce mélange identique à la composition du mélange respiré par le plongeur, afin que la pression partielle d'oxygène ne varie pas lorsqu'on passe de l'alimentation normale à l'alimentation de secours.On peut naturellement calculer la composition que doit avoir le mélange de secours Si l'on connalt de façon précise la profondeur de travail, mais il y a un risque dtaccident pour toutes les profondeurs de plongée autres que la profondeur de travail elle-même, si le mélange respiré est remplacé brutalement par le mélange de secours, du fait qu' aux profondeurs différentes de la profondeur de travail les deux mélanges présentent une différence de composition qui peut être dangereuse pour le plongeur. L'un des objets de l'invention porte sur un moyen permettant de maintenir une valeur prédéterminée de la proportion d'oxygène dans le mélange respiratoire global, et non une pression partielle d'oxygène prédéterminée dans ce mélange, de manière à ce que le mélange de secours ait les mêmes proportions que le mélange respiré. De plus, pour éliminer les inconvénients qui apparaissent lorsque le plongeur passe d'une commande automatique à une commande manuelle des proportions fixes du mélange respirable, l'invention a également pour objet un moyen simple permettant au plongeur de définir la composition du mélange qu' il respire. La commande manuelle a priorité sur la commande automatique, si bien que le plongeur peut régler les proportions de son mélange gazeux et peut par exemple ajouter de oxygène, si nécessaire, entre la surface et la profondeur de plongée. be Brevet U.S. NO 3 695 261 décrit un appareil respira toire en circuit fermé pouvant être utilisé pour la plongée en scaphandre autonome, et cet appareil comporte un épurateur qui élimine le gaz carbonique, et un dispositif mesurant la pression partielle d'oxygène dans le mélange respirable de l'appareil.On considère que cet appareil ne peut pas être utilisé pour des plongées très-profondes (ctest-à-dire dépassant environ 60 m), sauf pour de très courtes durées,d'une part parce que cet appareil ne permet pas de respirer de gaz inertes autres que l'azote, et d'autre part parce qu'il ne permet pas de réduire la proportion (en volume) d'oxygène au fur et à mesure de l'augmentation de la profondeur de plongée, ce qui risque d'entratner un empoisonnement par l'oxygène ou une narcose par l'azote. Un autre appareil respiratoire de l'art antérieur est décrit dans le brevet U.S. NO 3 252 458. Cependant, dans cet appareil, on effectue également une mesure portant sur l'oxygène, dans le but de maintenir sa pression partielle à une valeur constante. Lorsqu'un plongeur respire en immersion, chaque respiration déplace un volume d'eau égal au volume de gaz respiré, et le plongeur doit fournir un effort musculaire très supérieur à celui correspondant à la respiration dans l'air. De plus, les appareils respiratoires en circuit fermé de l'art antérieur imposent un effort musculaire supplémentaire pour faire passer le mélange respirable à travers l'hydroxyde de baryum (ou tout autre épurateur du gaz carbonique), et à travers les canalisations et les-valves. En s'ajoutant à d'autres contraintes que doit subir le plongeur, du fait de ltenvironnement, cet effort supplémentaire cause une fatigue qui entrain une respiration plus importante, et peut finalement conduire à une diminution involontaire de la respiration. L'invention a également pour objet des perfectionnements réduisant la fatigue du plongeur, et un aspect de l'invention porte sur un ventilateur à moteur, ou sur tout autre moyen pouvant faire circuler un gaz, de façon à faciliter la circulation du mélange gazeux dans l'appareil. Selon l'invention, un appareil respiratoire en circuit fermé pouvant eAtre utilisé en immersion comporte un premier réservoir de gaz contenant de l'air, ou un mélange d'hélium et d'oxygène, et un second réservoir de gaz contenant de l'oxygène seul un circuit de gaz, et un circuit électrique. Le circuit de gaz comporte des valves commandant la circulation des gaz, accouplées aux réservoirs correspondants , un sac respiratoire, un embout buccal, un épurateur de gaz carbonique, et une électrovalve associée au réservoir d'oxygène, et pouvant s'ouvrir pour introduire de 1 t oxygène dans le mélange respirable lorsque la proportion d'oxygène de ce mélange descend au-dessous d'une limite donnée. L'électrovalve est commandée de façon à mettre fin à rapport d'oxygène lorsque la proportion d'oxygène dépasse une autre limite, supérieure à la première. Le circuit électrique comprend une paire de transducteurs disposés dans le circuit de gaz, l'un des transducteurs étant sensible à la pression partielle d'oxygène, et l'autre à la pression totale. Les signaux de sortie des deux transducteurs sont amplifiés et appliqués à un comparateur, de manière à ce que le signal de sortie du comparateur représente la proportion d'oxygène dans le mélange respirable. Le signal de sortie du comparateur actionne l'électrovalve par l'intermédiaire d'un circuit d'attaque (pouvant lui-même comporter des amplificateurs). L'appareil maintient ainsi entre des limites données la proportion d'oxygène du mélange respirable, et non la pression partielle d'oxygène. Ces limites sont maintenues indépendamment des variations de la profondeur à laquelle se trouve le plongeur. Plus précisément, l'invention consiste en un appareil respiratoire en circuit fermé destiné à être utilisé en immersion, comprenant un premier réservoir contenant un mélange respirable d'oxygène et d'un gaz inerte, et un second réservoir contenant de l'oxygène avec une proportion relativement faible de gaz inerte un organe respiratoire facial, et un circuit électrique. Le circuit de gaz comprend un détendeur associé au premier réservoir ainsi qu a l'organe respiratoire facial qui s ouvre lorsque la pression ambiante devient supérieure à la pression à l'intérieur de l'organe ne respiratoire facial ; et une électrovalve associée au second réservoir de gaz et à l'organe respiratoire facial.Le circuit électrique comporte deux transducteurs places dans le circuit de gaz, l'un des transducteurs étant sensible à la pression partielle d'oxy-gène, et l'autre à la pression totale ; des amplificateurs respectifs couplés aux transducteurs ; un comparateur recevant les sorties des amplificateurs et engendrant un signal de sortie représentant la proportion d'oxygène ; et un circuit d'attaque branché entre la sortie du comparateur et la bobine de l'électro- valve, et conçu de façon à ouvrir cette électrovalve lorsqu'il se produit une certaine diminution de la proportion d'oxygène dans le circuit de gaz, afin d'augmenter la proportion d'oxygène de ce circuit. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels -La figure 1 est un schéma synoptique du circuit de gaz, La figure 2 représente la disposition physique des éléments de l'appareil de l'invention, -La figure 3 est un schéma des interconnexions entre les transducteurs et I'électrovalve, -La figure 4 représente la suite du schéma de la figure 3, -La figure 5 représente un organe numérique de commande de des mesures, utilisé avec les circuits des figures 3 et 4. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, un embout buccal 10 s'ouvre dans une chambre 11 de faibles dimensions, dans laquelle débouchentunconduit d'admission 12 et un conduit d'évacuation 13. Les conduits 12 et 13 sont constitués par des flexibles en caoutchouc. L'embout buccal 10 est représenté à l'intérieur d'un masque 14, mais l'embout et le masque peuvent être utilisés indépendamment. Le conduit d'admission 12 comporte une valve unidirectionnelle à volet 15, et le conduit d'évacuation 13 comporte une valve à volet 16. L' appareil est donc de structure classique en ce qui concerne les éléments indiqués cidessus. Cependant, la chambre 11 est en outre munie d'un rlexible 19 qui la relie à une bouteille de gaz 22, par l'intermédiaire d'une valve de régulation de pression 20 et d'un robinet de fermeture 21. La bouteille 22 contient de l'air, ou un mélange d'hélium et d'oxygène, sous pression. Le flexible 19 ne pénètre pas directement dans la chambre 11, mais est raccordé à une valve à bouton poussoir 24 qui constitue l'unie des deux valves prioritaires permettant au plongeur de s'alimenter immédiatement en mélange gazeux respirable (par exemple avec un mélange d'hélium et d'oxygène) en cas de défaut de fonctionnement du matériel, ou lui permettant de gonfler manuellement le sac respiratoire. Ceci constitue une caractéristique de sécurité très importante de l'invention. Une seconde bouteille 26 contient de l'oxygène (suffisamment pur pour la respiration) avec une quantité relativement faible ou nulle de gaz inerte, et cet oxygène est transmis à une chambre de mélange 32 par un flexible 27. La seconde bouteille 26, comme la première bouteille 22, comporte un robinet de fermeture portant également la référence 21, et une valve de régulation portant également la référence 20, comme pour la bouteille 22. Le flexible 27 est muni d'une seconde valve prioritaire à bouton poussoir, 28 . La valve à bouton poussoir 28 comporte un couvercle de sécurité (no:l représenté) soumis à l'action d'un ressort, pour empêcher toute Injection accidentelle d'oxygène.Cette valve est ainsi d'une utilisation moins immédiate pour le plongeur, tout en pouvant néanmoins être manoeuvrée facilement par celui-ci. La procédure suivie au cours de la plongée est indiquée ultérieurement. Le flexible 7 constitue essentiellement un circuit de c rvation, da fait que la composition du mélange gazeux est surveillée en permancence, et que de l'oxygène est ajouté automatiquement en fone; > ion des besoins par une canalIsation principale d'oxygène 3C, par l'intermédiaire de ltélectrovalve 31. La canalisation principale d'oxygène 30 est reliée à la chambre de mélange 32 contenant 3 capteurs.Le premier capteur, 34, est un transducteur de pression totale, le second capteur, 35, est un transducteur de pression partielle d'oxygène et est sensible à la pression partielle de l'oxygène dans le mélange respirable, et le troisième capteur 36, auto-aliment6,est un autre transducteur de pression partielle d'oxygène qui attaque un appareil de mesure indépendant 37, permettant un double contrôle. Le flexible 19 peut également eAtre considéré comme un circuit de dérivation par rapport à la canalisation principale d'oxygène et d'hélium, '0, qui est reliée à la chambre de mélange 32 par un détendeur 41. ne dernier est d'un type classique, soit à disque équilibré, soit à diaphragme équilibré, comparant la pression dans la chambre de mélange 32 avec la pression environnant l'appareil au cours de la descente et lorsque la pression hydrostatique environnante devient supérieure à la pression à l'intérieur de la chambre de mélange 32, le détendeur 41 s 1ouvre pour permettre le passage d'une nouvelle quantité d'hélium et d'oxygène dans la chambre de mélange. Ainsi, le détendeur 41 sert aussi de clapet anti-retour.On notera que dans certains cas le détendeur 41 peut être entièrement supprimé, en utilisant alors seulement la valve 24 pour recharger le mélange respirable en hélium et en oxygène. Cependant, le détendeur 41 constitue un dispositif automatique de sécurité réduisant notablement le danger de compression du thorax, des yeux ou du visage, pouvant se manifester si l'augmentation de la pression extérieure n'est pas compensée par une augmentation de la pression dans le circuit de gaz. La figure 1 montre que le conduit d'évacuation 13 partant de la chambre 11 comporte une dérivation 43 pénétrant dans un sac respiratoire 44 en un matériau flexible (constitué par exemple par une feuille de caoutchouc). Le sac respiratoire 44 comporte une soupape 45 qui s'ouvre si la pression intérieure du sac dépasse la pression de l'eau anvironnante, et cette soupape s'ouvre donc automatiquement au cours de la montée du plongeur. On notera que la description précédente se rapporte à un matériel destiné à être placé au dos d'un plongeur. Cependant, Si le détendeur 41 est accouplé au sac respiratoire 44, et placé à proximité de ce dernier, tous les autres éléments peuvent être placés dans une cloche à plongeur, à l'exception du masque et de l'embout buccal (qui demeurent connectés par les flexibles 12, 13 et 19) et des transducteurs électriques, ainsi que des dispositifs avertisseurs.On notera que la cloche peut contenir des bouteilles de gaz et des batteries électriques de plus grandes dimensions que celles pouvant être portées commodément par le plongeur sur son dos. Le conduit d'évacuation 13 pénètre dans un épurateur de gaz carbonique en deux partiels, portant la référence 48. L'épurateur de gaz carbonique 48 est constitué par une paire de réservoirs contenant chacun des granules d'hydroxyde de baryum que le gaz traverse avant de retourner à la chambre de mélange (environ 2kg d'oxyde de baryum permettent une plongée de 6 heures à 2O0C). On voit donc que de façon générale le gaz circule depuis la chambre de mélange jusqu'à embout buccal, puis sort de cet embout, traverse 11 épurateur de gaz Carbonique, et revient à la chambre de mélange après diminution de la teneur en gaz carbonique. Pour réduire l'effort respiratoire, et faciliter simultanément l'élimination du gaz carbonique, un dispositif faisant circuler le gaz est intercalé entre les deux parties de l'épura- teur 48. On peut utiliser une pompe à diaphragme, mais le mode de réalisation représenté utilise un petit ventilateur 49, alimenté sur batterie, qui aide le plongeur à faire circuler le gaz. Lorsqu'on n'utilise pas d'embout buccal et que la plongée s' effectue à grande profondeur, l'utilisation du ventilateur est très recommandable. Le ventilateur est moins important en cas de plongée à faible profondeur. Le circuit électrique de l'appareil est représenté sur les figures 3, 4 et 5, la figure 3 représentant les circuits relatifs aux capteurs de pression d'oxygène et de pression totale, et aux voyants d'alarme, ainsi que le circuit d'attaque de l'électrovalve ; la figure 4 représentant un circuit de mesure et un dispositif d'alarme relatif à l'oxygène ; et la figure 5 représentant l'organe numérique de commande du circuit de mesure. On se reportera maintenant à la figure 3 qui montre que le transducteur de pression totale 34attaque un amplificateur de pression totale désigné globalement par la référence 52, tandis que le transducteur de pression partielle d'oxygène 35 attaque un amplificateur de pression d'oxygène, désigné globalement par la référence 53. Les signaux de sortie des amplificateurs 52 et 53 sont dérivés par les trois lignes portant collectivement la oefé- rence 55, de façon à être appliqués à des appareils d'enregistrement déportés. La figure 3 représente également un comparateur 56, un réseau 57 de voyants d'alarme, et un circuit d'attaque de l'élec- trovalve,58. Le transducteur de pression partieli d'oxygene 34 peut être l'un quelconque des transducteurs appropriés fabriqués par différents constructeurs, comme par exemple un transducteur Lx 1440 AO, fabriqué par "National Corporation, Santa Clara, valifornie, U.S. Le potentiomètre portant la référence 60 est un potentiomètre "de zéro" qui permet d'annuler la tension de sortie lorsque le transducteur 34 ne détecte aucune pression. L'ampliri- cateur de pression totale 52 comporte un potentiomètre 61, réglant le gain relatif à la pression totale, qui attaque l'amplificateur en circuit integré62, qui est un amplificateur LM 748 de type classique. En ce qui concerne l'amplificateur 53, relatif à la pression partielle d'oxygène, le transducteur de pression partielle 35 est muni, comme le transducteur 34, d'un potentiomètre "de zéro" 64, et d'un potentiomètre 65, définissant le gain relatif à la pression partielle d'oxygène, qui fonctionnent de la même manière que les éléments respectifs 60 et 61. L'amplificateur en circuit intégré 66 est également un amplificateur classique de type LM 748. On notera que cette partie du circuit peut comporter un interrupteur empechant le fonctionnement de l'amplificateur 62, de façon à ce que l'appareil maintienne une pression partielle d'oxygène constante, sous la commande du transducteur de pression partielle d'oxygène 35.On considère cependant que le fait de se fier uniquement à la commande de la pression partielle d'oxygène représente un danger. Ce danger ne vient pas d'un risque élevé de défectuosité du circuit électrique, mais du fait qu'il n'est pas possible, dans l'état actuel de la technique, de passer à un mélange respirable de même composition,qwflle que soit la profondeur de plongée, dans le cas peu probable d'une défectuosité du circuit électrique. Les lignes d'enregistrement 55 peuvent être incorporées dans le cordon ombilical allant à la cloche à plongeur ou à la surface, selon le cas, de façon à assurer un enregistrement clair, précis et indiscutable des conditions dans lesquelles le plongeur travaille. En effet, il peut arriver que les"opérateurs de surfa ce refusent d'entre tenus pour responsables d'erreurs pouvant entraîner des procédures de décompression incorrectes, et l'existance d'un enregistrement des conditions de la plongée permet d'éviter un désaccord concernant certains points importants. Les lignes d'enregistrement 55 peuvent attaquer un enregistreur à plume de type classique, qui ne fait donc pas partie de l'invention. On volt que les lignes d'enregistrement 55 sont. connectées dans les circuits attaquant i circuit de mesure et les voyants d'alarme. Ces organes peuvent donc Aetre reproduits en surface pour permettre au responsable de la plongée de connaître les conditions de plongée et, par exemple, pour alerter le plongeur de l'exis- tence d'un danger. La ligne commune portant la référence 67 (ctest-à-dire la ligne commune au signal relatif à la pression d'oxygène et au signal relatif à la pression totale), et la sortie de l'amplificateur 62, sont interconnectées à l'aide dlun circuit de réglage du mélange, portant globalement la référence 69 qui comporte un commutateur 70. Le commutateur 70 possède une première position correspondant à l'utilisation d'azote comme gaz inerte, et une seconde position correspondant à l'utilisation dthéliua. On notera en effet que la tension de sortie nécessaire lorsqu'on utilise de l'hélium est très inférieure à celle nécessaire lorsqu'on utilise de l'azote. On tient compte de cette condition au au potentiomètre désigné globalement par la référence 71. Le commutateur 70 attaque une borne positive du comparateur 56, ainsi que l'amplificateur de seuil"haut" , 73, du réseau de voyants d'alarme 57. L'amplificateur de seuil nbas", ?, est attaqué de façon similaire, mais par l'intermédiaire d'un diviseur analogique portant la référence 75. Ces deux amplificateurs sont également des amplificateurs classiques à circuit intégré du type EM 748. La figure 3 montre que le réseau de voyants d'alarme comporte trois voyants d'indication relatifs à l'oxygène. Le premier voyant 76 est le voyant de seuil nhaut qui s1 allume en cas d'excès d'oxygène, le voyant intermédiaire 77 est le voyant indiquant une proportion acceptable, qui s'allume lorsque la proportion d'oxygène est comprise dans la plage nécessaire, et le troisième voyant 78 est le voyant de seuil "bas" qui s'allume lorsque la proportion d'oxygène est trop faible. I1 est commode de placer ces voyants dans le masque 14, de façon à ce qu'ils puissent être vus facilement par le plongeur. Dans ce mode de réalisation, les indications fournies par les voyants changent pour une variation de + 10 de la proportion oxygène, par rapport à la valeur désirée. Les conditions qui déterminent l'éclairage du voyant de seuil "bas" 78 provoquent également la conduction du comparateur 56, et celui-ci fait alors fonctionner le circuit d'attaque 58 de 1'électrovalve. Le circuit d'attaque 58 comprend une paire de transistors d'attaque 81 interconnectés (disponibles dans le commerce sous les dénominations BC 108 et 2N 3054), qui attaquent ltélee trovalve 31. Cette dernière est alimentée à partir d'une batterie 83 distincte de la batterie 84 alimentant les circuits électroniques. Ceci réduit le risque d'une panne complète en cas de défectuosité de l'une ou l'autre des batteries. On se reportera maintenant à la figure 4 qui peut être considérée comme la suite de la figure 3. Les lignes VO-2 com et Ep se prolongent de façon continue entre les figures 3 et 4. Un comparateur 90 détecte le niveau absolu d'oxygène, c'est-à-dire sa pression partielle. Si ce niveau est supérieur au niveau défini par l'élément de commande 89 fixant la pression partielle maximale d'oxygène (qui est un potentiomètre attaquant le comparateur 90, évitant le risque d'empoisonnement par 1'oxy- gène), le comparateur 90 fait fonctionner le voyant d'alarme 91, relatif au risque d'empoisonnement par l'oxygène. Le comparateur 90 est encore un amplificateur en circuit intégré du type 114 748. Simultanément, une électrovalve de coupure de oxygène, 92 (voir également la figure 1) est actionnée de la même manière que 1'élec- trovalve 31, par l'intermédiaire d'un circuit d'attaque 93. Cette électrovalve est alimentée par la batterie 83 qui alimente également l'électrovalve 31. L'électrovalve demeure sous tenEicnåusqu'à ce que le niveau d'oxygène diminue à nouveau. L'amplificateur inverseur 88 inverse la polarité du signal de pression totale VTp, qui est négative par rapport à la ligne commune 67, pour donner le signal VTtp utilisé dans le circuit de mesure. Le circuit de mesure consiste en un comparateur (qui est également un amplificateur en circuit intégré du type LM 748) por tant la référence 95,cet et en un intégrateur,(également du type 114 748) portant la référence 96, et constitue un voltmètre numérique fonctionnant selon le principe de la double pente. Ceci est décrit ci-après. Les interrupteurs analogiques 98 sont utilisés pour appliquer aux bornes d'entrée de l'intégrateur les diverses tensions d'entrée à mesurer. Les interrupteurs sont commandés par les circuits numériques, et fonctionnent dans l'ordre suivant 2 U (oxygène, sens croissant) TPD (pression totale, sens décroissant) Z (zéro automatique) TPU (pression totale, sens croissant) VRD (tension de référence, sens décroissant) Z (zéro automatique) Cette séquence se répète continuellement à la fréquence de lOHz. L'interprétation des expressions "sens croissant" et "sens décroissantn est donnée ci-après. La séquence de commutation montre que les circuits de mesure accomplissent un réglage automatique du zéro avant chaque mesure. Ceci empêche l'accumulation d'erreurs dues à des variations de température, ou au vieillissement des composants. Le commutateur 100 est un commutateur "proportion/pres- sion partielle" qui reçoit un signal provenant d'un potentiomètre d'étalonnage de pression partielle,101. Dans la position représentée du commutateur 100, les circuits de mesure indiquent la proportion d'oxygène, mais lorsque le commutateur 100 se trouve dans l'autre position, ces circuits indiquent la pression partielle. Dans les deux positions on peut également lire la pression partielle (sur un dispositif d'affichage numérique distinct). Le fonctionnement d'un circuit de mesure à double pente est connu, mais on trouvera ci-après une description rapide de la manière selon laquelle ce principe est appliqué dans le circuit de l'invention. Le signal de sens croissant est intégré pendant une durée constante T. La tension de sortie de l'intégrateur atteint alors la valeur : VINT - VU x n RC VU représentant la tension de sens croissant, T représentant la durée d'intégration et RC représentant la constante de temps de l'intégrateur. Le signal de sens décroissant est appliqué au bout de la durée T, et on mesure la durée t qui s'écoule avant que la sortie de l'intégrateur atteigne une valeur nlle. On a ainsi TUxT=VDxt,du fait que la constante de temps RC de l'intégrateur est la même pour les deux membres de l'équation. De ce fait, le rapport entre les deux durées est le même que le rapport entre les deux tensions. Les durées sont mesurées à l'aide d'un compteur numérique, et on utilise des circuits logiques de commande associés pour faire fonctionner les interrupteurs aux instants appropriés. En appliquant les signaux 02 U et TPD, le circuit de mesure détermine le rapport 02/TP > c'est-à-dire la proportion d'oxygène dans le mélange. En appliquant les signaux TPU et VRD le circuit de mesure détermine. le rapport TP/REF, ctest-à-dire la pression totale. Les valeurs mesurées sont mises en mémoire et affichées sur des indicateurs numériques distincts. Le circuit de mesure procède en permanence à une remise à jour alternative. des mesures, à une cadence de l'ordre de lOHz. La figure 5 concerne essentiellement l'organe de commande numérique. Celui-ci comporte une horloge électronique 104 qui engendre un signal appliqué à un circuit d'état, représenté en deux parties sur la figure 5, et désigné globalement par la référence 105. L'une des parties du circuit d'état 105 comprend la bascule 106 qui est une bascule de commande de séquence déterminant la commutation de sens croissant/décroissant. La bascule de voie 107 détermine si la mesure porte sur la pression totale ou sur les proportions du mélange. La bascule d'arrêt 108 (qui fait également partie du circuit a'état 105) détecte la fin de chaque mesure et provoque le chargement du résultat correspondant dans les mémoires, en vue de l'affichage. Le circuit de la figure 5 comporte les compteurs portant la référence 110, qui sont des compteurs à décades standards, les quatre mémoires 111, les deux afficheurs de proportion, 112 et 113, correspondant respectivement aux dizaines et aux unités du nombre exprimant le pourcentage, et les deux afficheurs, 115 et 116, correspondant respectivement aux dizaines et aux unités de la pression totale. Evidemment, on peut également afficher les centaines et les milliers, si nécessaire. Les portes relatives aux signaux de commande portent la référence 117 et sont placées à droite sur la figure 5.Ces portes commutent dans l'ordre indiqué ci-dessus, la porte supérieure 118 correspondant au signal 0s U, la porte 119 correspondant au signal TPD, la porte 120 correspondant au signal TPU, la porte 121 correspondant au signal VRD, et la porte 122 correspondant au signal Z (zéro automatique). L'homme de l'art notera que les circuits nume- riques eonstituent des circuits de mesure tout à fait classiques. Le mode de réalisation qui vient d'être décrit montre que l'invention comporte plusieurs caractéristiques de sécurité. La principale de ces caractéristiques réside dans la facilité avec laquelle le plongeur peut passer de l'alimentation en gaz normal à une alimentation avec un gaz identique, provenant de sa bouteille de secours. D'autre part, le plongeur est protégé contre les dangers de compression excessive, d'excès d'oxygène et de manque dt oxygène. Le plongeur sait en permanence s'il se trouve à l'intérieur ou à l'extérieur de la plage admissible, en ce qui concerne les proportions d'oxygène. S'il est soumis à une procédure de décompression incorrecte, il possède une preuve tangible de ce fait. I1 peut évoluer en portant sa réserve respiratoire sur son dos, ou en étant connecté par un cordon ombilical à une cloehe à plongeur ou à une embarcation de surface. D'autre part, l'équipement du plongeur peut être muni d'un dispositif de commande redondant ,en doublant simplement les circuits décrits et représentés. Les circuits électroniques utilisés sont des circuits numériques stables de fiabilité élevée. De plus, le plongeur peut à tout instant commander lui-même son alimentation en gaz, par l'intermédiaire des valves 24 et 28. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté,sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS -1. Appareil respiratoire en circuit fermé pouvant être utilisé en immersion, comprenant un premier réservoir de gaz contenant un mélange respirable d'oxygène et d'un gaz inerte, et un second réservoir de gaz contenant de l'oxygène avec une proportion relativement faible de gaz inerte ; un circuit de gaz ; un organe respiratoire facial ; et un circuit électrique ; caractérisé en ce que le circuit de gaz comprend un détendeur associé audit premier réservoir de gaz et audit organe respiratoire facial, conçu de façon à s' ouvrir lorsque la pression ambiante s'élève au dessus de la pression à l'intérieur de l'organe respiratoire facipal, et une électrovalve associée au second réservoir de gaz et à l'organe respiratoire facial ; et en ce que le circuit électrique comporte deux transducteurs placés dans le circuit de gaz, l'un des transducteurs étant sensible à la pression partielle d'oxygène et l'autre à la pression totale, des amplificateurs respectifs couplés aux transducteurs, un comparateur recevant les sorties des amplificateurs et engendrant un signal de sortie représentant la proportion d'oxygène, et un circuit d'attaque de l'élec- trovalve 3 reliant la sortie du comparateur à la bobine de ladite électrovalve, conçu de façon à ouvrir cette dernière lorsqu'il se produit une diminution de la proportion d'oxygène dans le circuit de gaz, de façon à augmenter la teneur en oxygène du gaz circulant dans ce circuit. -2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit gaz inerte est de l'hélium. -3. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit organe respiratoire facial comprend un embout buccal. -4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit organe respiratoire facial comprend un masque. -5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit circuit de gaz comprend une valve à bouton poussoir, fermée au.repos, qui est placée dans un conduit connecté audit premier réservoir de gaz, cette valve à bouton poussoir pouvant être manoeuvrée pour amener à l'organe respiratoire facial le gaz provenant du premier réservoir. -6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit circuit de gaz comprend une valve à bouton poussoir branchée sur le second réservoir de gaz, qui peut être ouverte de façon à amener dans le circuit de gaz oxygène provenant du second réservoir de gaz, en un emplacement distinct dudit organe respiratoire facial. -7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte une chambre de mélange ; un conduit reliant cette chambre à un orifice d'évacuation d'un épurateur de gaz carbonique, ainsiai'àun orifice d'évacuation de ladite électrovalve ; et un autre conduit reliant l'orifice d'entrée de cet électrovalve audit second réservoir de gaz. -8. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ledit circuit de gaz comporte un ventilateur entraîné par un moteur électrique, faisant circuler le gaz qui se trouve dans le circuit. -9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 8,caractérisé en ce que ledit comparateur est un amplificateur. -10. Appareil selon l'une quelconque des revendications I à 9, caractérisé en ce que ledit circuit d'attaque de l'électro- valve comporte plusieurs amplificateurs commandés par le signal de sortie dudit comparateur. -11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte un circuit de mesure, constituant un dispositif de protection contre l'empoisonnement par 1 t oxygène, conçu de façon à fonctionner lorsque la pression partielle d'oxygène dans le circuit de gaz a une valeur excessive; et une électrovanne de fermeture qui est commandée par ce circuit de façon à interrompre l'écoulement de l'oxygène à partir du second réservoir de gaz. -12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que ledit circuit de mesure comporte un circuit numérique poss- dant un dispositif d'affichage utilisant des compteurs à décades. -17. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que le circuit de mesure numérique comporte une horloge électronique qui fait fonctionner de façon cyclique plusieurs interrup teurs analogiques selon la séquence suivante : signal de pression partielle d'oxygène, sens croissant ; signal de pression totale, sens décroissant ; remise à zéro automatique ; signal de pression totale, sens croissant ; tension de référence, sens décroissant remise à zéro automatique. -14. Appareil selon l'une quelconque des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce que le circuit de mesure comporte des lignes d'enregistrement, branchées en dérivation, transmettant à un poste éloigné du plongeur les données correspondant à la pression partielle d'oxygène et à la pression totale.