La présente invention concerne d'une façon générale un appareil permettant de détecter des éléments ou objets métalliques. La détection des éléments métalliques grâce à l'observation des perturbations ou anomalies apparaissant dans un champ magnétique et produites par des objets métalliques est connue depuis de nombreuses années. Cependant, ce n'est que récemment que l'intérêt de ces techniques est devenu plus important à la suite du besoin pressant de systèmes de sécurité plus sûrs destinés à empêcher les individus de transporter des armes dangereuses dans des banques, à bord des engins aériens et dans d'autres zones interdites. La détection de ce genre d'objets peut être réalisée par exemple en observant les anomalies induites dans le champ magnétique terrestre par la présence d'objets métalliques dans une région pour laquelle l'intensité et la direction du champ magnétique sont connues avec précision lorsqu'il n'existe aucun objet métallique étranger.De tels systèmes nécessitent des équipements fournissant des réponses extrêmement sensibles au champ magnétique mais leur utilisation est gênée par leur inaptitude à effectuer une distinction suffisante entre des objets communément transportés tels que des clés ou des montres et des objets métalliques du type devant être détecté tels que des pistolets, des couteaux, des grenades, etc. A titre de variante, la détection des objets metalliques a été réalisée jusqu'ici à l'aide de dispositifs qui produisent un champ magnétique local.Les dispositifs de ce genre comprennent des détecteurs tels que ceux permettant de découvrir les trésors, qui sont des appareils relativement peu coûteux, comprenant des enroulements formant une bobine magnétisante ou inductrice et une bobine induite ou détectrice présentant un diamètre génralement de l'ordre de 30 à 60 cm, ces bobines étant utilisées à une fréquence d'environ 100 kilohertz et montées sur un élément isolant tel qu'une pièce de mazonite fixée à l'une des extrémités d'une poignée d'actionnement. La fréquence de fonctionnement élevée rend ces dispositifs extrêmement sensibles aux glissements ou aux dérives provoquées par exemple par l'humidité du sol, par la végétation ou par la présence d'êtres humains et ils nécessitent par conséquent le contrôle constant d'un opérateur pour empêcher l'existence d'un taux élevé de fausses alarmes.D'autres détecteurs plus complexes et habituelement plus coûteux de ce genre fonctionnent d'une manière type à une fréquence de l'ordre de 20 kilohertz ou même à une fréquence plus élevée. Cette fréquence de fonctionnement plus faible réduit suffisamment les phénomènes de dérive pour éviter la nécessité d'un contrôle continu effectué par un opérateur mais, néanmoins, même pour cette fréquence plus faible, les détecteurs sont habituellement encore affectés défavorablement et jusqu'à un point intolérable par des états ambiants humides, ce qui les rend inutilisables pour des applications de précision élevée dans lesquelles apparait la nécessité d'une distinction entre des objets métalliques présentant des dimensions ou des formes qui ne sont que légèrement différentes.Les détecteurs d'objets métalliques antérieurs sont également sujets à de fausses alarmes provoquées par des déformations des bobines du détecteur qui résultent de chocs, de vibrations, de modifications des conditions thermiques et d'autres facteurs ambiants. L'invention a donc pour but essentiel de permettre la réalisation d'un appareil de détection d'objets métalliques qui fonctionne de manière à être pratiquement insensible aux conditions ambiantes d'humidité et qui soit construit de manière à éviter la déformation des bobines ainsi que les erreurs qui leur sont associées. L'invention a également pour but de permettre la réalisation d'un détecteur comportant un ensemble à bobines conçu et réalisé de manière que la détection de certains objets, par exemple des armes longues et minces telles que des couteaux ou des stylets, qui peuvent être facilement transportés selon une orientation verticale, soit améliorée.L'invention vise encore à permettre la réalisation d'un circuit d'annulation ou de remise à zéro automatique qui compense automatiquement les glissements ou dérives à long terme du signal de sortie du détecteur de manière à éviter toute fausse alarme et à améliorer la précision du fonctionnement de l'appareil de détection.L'invention a également pour but de permettre la réalisation d'un appareil de détection d'objets métalliques fonctionnant conjointement avec un dispositif convoyeur destiné à transporter des objets devant être détecté, de sorte que le mouvement de l'objet par rapport au détecteur produise une forme d'onde de signal unique au niveau de la sortie du détecteur pour indiquer l'une ou plusieurs des diverses caractéristiques des objets, telles que leurs dimensions, leur forme, etc., permettant ainsi d'effectuer automatiquement la distinction de divers objets les uns par rapport aux autres. L'invention est matérialisée dans un appareil de détection d'objets métalliques à champ compensé, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un ensemble à bobines comportant une bobine inductrice et une bobine détectrice qui sont fixées l'une par rapport à l'autre selon une relation de chevauchement ou de recouvrement partiel correspondant à un couplage à induction mutuelle sensiblement minimale, de sorte que la bobine détectrice fournit un signal de sortie de zéro ou d'annulation lorsque la bobine inductrice est à l'état excité électriquement par un courant alternatif et lorsqu'il n'existe aucun objet métallique étranger présent dans le champ magnétique produit par la bobine inductrice excitée. Par conséquent, l'appareil selon l'invention permet d'éviter nombre des inconvénients associés aux détecteurs antérieurs grâce au fait qu'il est prévu un appareil réalisé de manière à être sensiblement exempt des effets de déséquilibre généralement pro voqués par les variations de la température, par les chocs et par les vibrations. Ce résultat est obtenu en plaçant'la bobine détectrice du détecteur selon une relation de proximité fixe par rapport à la bobine inductrice de ce détecteur, de sorte qu'il existe un couplage à inductance mutuelle sensiblement nulle entre les bobines, de telle façon que lorsqu'il n'existe aucun objet métallique à proximité de l'ensemble à bobines, un signal de sortie de zéro ou d'annulation est obtenu à partir de la bobine de détection. De plus, une insensibilité pratique aux modifications des conditions d'humidité peut être obtenue en excitant la bobine inductrice à l'aide d'une excitation électrique présentant une fréquence située dans la plage des fréquences de 200 S 4000 hertz. Les fréquences de cette plage sont suffisamment faibles pour obtenir l'insensibilité désirée à l'humidité tout en étant suffisamment élevées pour permettre la détection d'objets indépendamment de la vitesse des objets lorsqu'elle est située dans certaines limites, ce qui est particulièrement utile dans les cas où les objets devant être détectés sont transportés en face du détecteur à l'aide d'un dispositif convoyeur convenable et à des fins de discrimination ou de séparation comme cela sera expliqué plus en détail au cours de la description suivante de plusieurs modes de réalisation préférés. Plus précisément, le montage de l'ensemble à bobines est tel que la bobine inductrice, qui peut être excitée par un oscillateur d'attaque, et la bobine détectrice, qui peut être couplée à un circuit d'alrme, sont montées selon une relation de chevauchement ou de recouvrement partiel et sont fixees rigidement l'une par rapport à l'autre sur un organe de support commun placé à l'intérieur d'un organe de couverture ou de protection, la mise en position des bobines étant réglée pendant la fabrication de manière à obtenir un signal de sortie de zéro ou d'annulation proche de la valeur nulle à partir de la bobine détectrice en réponse à une excitation appliquée à la bobine inductrice. Ce résultat est obtenu dans le cas où il existe un couplage à induction mutuelle minimale entre les bobines.Grâce au fait qu'il est prévu de fixer les deux bobines de façon rigide, toute déformation apparaissant dans l'ensemble et provenant de vibrations, de contraintes thermiques, etc., a un effet sensiblement identique sur les deux bobines, du moins en première approximation, ce qui permet de réduire à une valeur minimale les déplacements de variations relatives entre les bobines et de maintenir l'état correspondant au signal de sortie d'annulation. Dans un mode de réalisation de l'invention, les bobines sont réalisées à partir de boucles à spires multiples qui présentent une forme plane et rectangulaire et qui sont montées selon une relation de chevauchement ou de recouvrement partiel de manière que les dimensions les plus longues des boucles soient orientées verticalement lors de l'utilisation du détecteur. Dans le cas d'un tel montage des bobines, il s'est avéré que certains objets, tels que des couteaux, des stylets, des pics à glace ou d'autres éléments présentant généralement des formes minces et allongées ne sont pas facilement détectés lorsqu'ils se présentent selon une orientation verticale et parallèle à la dimension la plus importante des enroulements formant les bobines.Ce problème peut être néanmoins résolu en prévoyant évidemment des bobines montées convenablement et excitées de façon appropriée de manière à produire des champs formant un champ résultant qui tourne dans un plan vertical suffisamment rapidement pour donner la certitude d'obtenir un alignement convenable du champ résultant par rapport à un objet au moins pendant un instant, tandis que l'objet passe au niveau du détecteur, et pour assurer sa détection. I1 est évident qu'un système de ce type entraîne une complexité, un coût et un entretien qui sont considérables. Selon un autre mode de réalisation de l'appareil de détection selon l'invention, il est prévu un ensemble à bobines modifié qui évite d'une façon simple et peu couteuse les inconvénients présentés par les bobines disposées verticalement. Dans cet autre mode de réalisation, les bobines planes à spires multiples sont inclinées ou rendues obliques de manière à former des parallélogrammes respectifs à chevauchement ou recouvrement partiel, qui sont orientés de telle sorte que la plus grande dimension des bobines est inclinée par rapport à la verticale vraie lors de l'utilisation et du fonctionnement du détecteur, indépendamment de la pente de la surface sur laquelle il est placé. Selon un montage à bobines inclinées qui est modifié autrement, les bobines inductrice et détectrice sont réalisées de manière à se présenter sous la forme de triangles rectangles qui sont inversés l'un par rapport à l'autre, la plus grande dimension (c'est-à-dire l'hypoténuse) de ces triangles correspondant au chevauchement ou recouvrement partiel et présentant une certaine pente par rapport à la verticale.D'autres configurations à pente orientée selon une relation permettant d'obtenir un couplage à induction mutuelle minimale apparaîtront à l'é- vidence pour les spécialistes de cette technique. Egalement selon l'invention, l'une quelconque des configurations de bobines précédemment décrites peut être utilisée conjointement avec des circuits de compensation de dérive ou des circuits de zéro ou d'annulation automatiques qui sont prévus pour compenser la dérive à long terme du signal de sortie du détecteur. Deux circuits de compensation de dérive préférés sont décrits ci-après. L'un de ces circuits est relativement complexe et est désigné ci-après comme étant un dispositif de zéro ou d'annulation automatique. Ce circuit peut être utilisé sans qu'il soit nécessaire de prévoir aucun ajustement d'annulation manuel initial pour annuler le signal de sortie de zéro ou d'annulation de la bobine détectrice.L'autre circuit de compensation, qui est dénommé ci-après un circuit de compensation de dérive, est considérablement moins complexe mais présente une plage dynamique inférieure à celle du circuit d'annulation automatique et nécessite par conséquent un réglage d'annulation manuel initial pour annuler le signal de sortie de zéro ou d'annulation de la bobine détectrice lors de la mise en fonctionnement.Le détecteur peut également être actionné si préféré, sans dispositif d'annulation automatique ni compensateur de dérive en utilisant un ajustement de zéro ou d'annulation initial et manuel, mais une telle opération convient mal et est peu souhaitable dans la mesure où elle nécessite l'attention constante d'un opérateur pour contrôler la dérive du signal de sortie et pour corriger cette dernière afin d'empêcher l'apparition d'une alarme erronée, c 'est-à-dire un état correspondant à une dérive de sortie extrême indiquant de façon erronée la détection d'un objet métallique. Selon une autre particularité de l'invention, il est prévu de déterminer l'emplacement des objets aussi bien que d'effectuer leur détection. Ce résultat est obtenu grâce à un système comprenant deux détecteurs montés de part et d'autre d'une voie de passage par laquelle il est prévu que des individus vont passer, chaque détecteur comprenant une combinaison quelconque désirée de configuration de bobines et un dispositif de compensation de dérive à commande manuelle ou automatique conjointement avec des circuits de traitement de signaux supplémentaires permettant de déterminer approximativement l'emplacement au niveau duquel un objet détecté est transporté par une personne, c'est-à-dire dans la région de gauche, la région de droite ou la région centrale du corps. Une particularité supplémentaire de l'invention concerne également l'utilisation d'une combinaison quelconque désirée de configuration de bobines et de circuits de compensation de dérive à commande manuelle ou automatique conjointement avec un dispositif convoyeur d'objets convenable et un équipement ou une installation de traitement d'amplitude et de phase, le convoyeur fonctionnant de manière à transporter des objets en face du détecteur et de manière à produire des formes d'ondes de signatures ou d'indications caractéristiques présentant des informations de phase ou d'amplitude uniques permettant d'identifier les objets en fonction de certaines de leurs caractéristiques, telles que leurs dimensions, leur forme, leur orientation et leur teneur en fer, comme cela sera expliqué plus en détail au cours de la description ci-après. Divers modes de réalisation de l'invention vont maintenant être décrits à titre d'exemple, en se référant aux dessins annexés donnés à titre non limitatif et dans lesquels : La fig. 1 est une représentation en perspective éclatée d'un ensemble à bobines utilisé dans un appareil de détection selon l'invention et montrant sous forme simplifiée l'interconnexion des bobines avec un dispositif d'attaque inducteur et un dispositif récepteur de détection faisant partie de l'appareil de détection. La fig. 2 est une représentation en perspective partielle d'un ensemble à bobines inclinées destiné à un autre appareil de détection selon l'invention. La fig. 3 est une représentation schématique d'un autre ensemble à bobines inclinées qui est une variante de celui visible sur la fig. 2. La fig. 4 montre un montage à double detecteur utilisant deux ensembles à bobines comportant des bobines inclinées de façon opposée et montés de part et d'autre d'une voie de passage. La fig. 5 montre un autre mode de réalisation d'un montage à double ensemble de bobines comprenant des ensembles à bobines identiques prévus de chaque côté d'une voie de passage. La fig. 6 est une représentation schématique du circuit correspondant à la configuration des bobines visible sur la fig. 1 et interconnecté avec des dispositifs d'excitation, d'alarme et d'annulation. La fig. 7 est une représentation schématique du circuit du dispositif d'annulation visible sur la fig. 6. Les fig. 8a et 8b considérées ensemble constituent une représentation schématique partiellement sous forme de blocs montrant les circuits électroniques de l'appareil de détection visible sur la fig. 4. Les fig. 9 et 10 sont des représentations schématiques de variantes des circuits de combinaison logiques qui peuvent être utilisés dans l'appareil visible sur les fig. 8a et 8b pour permettre de déterminer avec plus de précision l'emplacement d'objets métalliques transportés en face de l'appareil de détection. Les fig. lia à 11f montrent les signatures ou indications caractéristiques des formes d'ondes d'amplitude et de phase qui sont produites au niveau de la sortie du détecteur en réponse à divers objets transportés en face d'un ensemble de détection à montage latéral. La fig. 12 est une représentation schématique montrant une autre possibilité de montage de l'ensemble à bobines destiné à entourer une courroie ou bande transporteuse. Si l'on se réfère maintenant à la fig. 1, celle-ci montre un mode de réalisation de l'invention dans lequel l'ensemble à bobines 10 faisant partie d'un appareil de détection d'objets métalliques réalisé selon l'invention comprend une bobine d'excitation ou bobine magnétisante 11, qui sera dénommée ci- après bobine inductrice, une bobine de détection ou bobine induite 12, qui sera dénommée ci-après bobine détectrice, et une grille ou un réseau de blocs de faible poids 13 placé entre des plaques d'embase et de couverture 14 et 15. Lors de la fabrication de l'ensemble à bobines 10, la plaque d'embase 14 est d'abord réalisée à partir d'un matériau époxyde en versant ce dernier dans une cuve ou un bac plan jusqu'à atteindre une hauteur d'environ 3,1 mm.Alors que ce matériau époxyde est encore collant, les blocs sont mis en position comme montré sur la figure de manière à adhérer à ce matériau lors de son durcissement. Ensuite, la bobine inductrice est placée au-dessus des blocs et est assujettie à ces derniers, par exemple en l'enduisant d'une petite quantité de matière époxyde supplémentaire. Ensuite, la bobine détectrice est placée au-dessus des blocs et est déplacée par rapport à la bobine inductrice dans un plan parallèle à la plaque d'embase 14 jusqu'à ce que le signal apparaissant au niveau des conducteurs de sortie de la bobine détectrice soit nul ou corresponde à un niveau de zéro ou d'annulation faible. Dans ces conditions, le couplage à induction mutuelle entre les bobines inductrice et détectrice est sensiblement nul ou bien présente la valeur minimale qu'il est possible d'atteindre.L'opération de zéro ou d'annulation est réalisée en utilisant une excitation électrique en courant alternatif qui est appliquée à la bobine inductrice à partir d'un oscillateur d'attaque inducteur. Une fois que l'état de zéro ou d'annulation est établi, la bobine détectrice est également rendue solidaire des blocs et, finalement une autre couche de matériau époxyde est versée sur les bobines et sur les blocs de manière à remplir les espaces existant entre ces derniers et à former la plaque de couverture 15 qui présente également une épaisseur d'environ 3,1 mm.Compte tenu du coût, de la rigidité, du poids et de l'épaisseur, comme cela serd étudié plus en détail dans les paragraphes suivants, on a préféré utiliser une matière résineuse ou une matière plastique présentant une densité ou un poids spécifique de l'ordre de 0,8 à 2,0 pour la réalisation des plaques d'embase et de couverture. Bien que l'on ait représenté ici des enroulements formant des bobines à spire unique, il est évident que des enroulements à spires multiples sont préférés pour des raisons pratiques concernant les effets de transformation des signaux pour permettre d'améliorer le signal de sortie du détecteur. Un ensemble à bobines fonctionnant d'une manicre satisfaisante comprend par exemple une bobine inductrice comportant 80 spires et une bobine détectrice comportant 300 spires, ces bobines étant chacune pro tégée par un blindage constitué par un matériau conducteur, représenté sur la figure par un cercle 17 mis à la masse en 18 de manière à réduire les interférences provenant des signaux étrangers. La bobine inductrice de l'ensemble ainsi réalisé peut mesurer environ 23 cm de largeur pour 124 cm de hauteur. La bobine détectrice utilisée peut mesurer environ 21,6 cm de largeur pour 119 cm ae hauteur et peut être montée de manière à présenter une relation de chevauchement ou de recouvrement partiel latéral d'environ 7,6 cm par rapport à la bobine inductrice dans un ensemble moulé mesurant environ 41 cm de largeur pour 127 cm de hauteur et environ 4,1 cm d'épaisseur. Les dimensions précédentes ne sont données qu'à titre d'exemple et il apparaîtra à l'évidence pour les spécialistes de cette technique que d'autres formes et d'autres dimensions peuvent également être utilisées pour la réalisation des bobines.La particularité importante de l'ensemble à bobines réalisé selon l'invention consiste dans le montage découplé des bobines dans une structure plane et peu pesante présentant un degré élevé de rigidité pour éviter toute courbure autour des axes orthogonaux situés dans le plan principal de l'ensemble. La mince configuration plane du moulage serait ordinairement relativement flexible et facilement susceptible d'être courbée, ce qui entraînerait une déformation concommittante des bobines dans le plan principal formé par les dimensions correspondant à une largeur de 41 cm pour une hauteur de 127 cm, à moins qu'il ne soit prévu d'éliminer une telle souplesse. Ce résultat est obtenu en augmentant l'épaisseur du moulage sans augmenter d'une façon appréciable son poids. L'épaisseur nécessaire pour obtenir la rigidité voulue peut être obtenue, par exemple, en augmentant simplement l'épaisseur des plaques d'embase et de couverture pour passer d'une épaisseur de 3,1 mm qui a été indiquée précédemment à une épaisseur pouvant atteindre par exemple 1,9 cm. Cependant, ce mode de réalisation est considéré comme convenant peu lorsqu'un ensemble à très faible poids est particulièrement souhaitable. La rigidité requise est ainsi obtenue pour un faible poids en réalisant un réseau de blocs de 2,5 cm d'épaisseur à partir d'une matière résineuse à expansion, du genre mousse ou matière cellulaire, telle que celle dénommée commercialement "Styrofoam" et présentant une densité de l'ordre de seulement 0,05. Lors de l'utilisation du détecteur, l'état de champ compensé résultant du couplage à induction minimale ou sensiblement nulle existant entre les bobines inductrice et détectrice 11 et 12 permet d'obtenir un signal de zéro ou d'annulation aux bornes des conducteurs de sortie de la bobine détectrice en l'absence d'objets métalliques à proximité des bobines. Tout signal de zéro ou d'annulation qui existe peut être annulé, comme cela sera expliqué ci-après plus en détail, en appliquant un signal de compensation provenant de l'oscillateur d'attaque inducteur 16 et appliqué à un récepteur de détection 19 qui comprend un circuit R-C réglable permettant d'ajuster l'amplitude et la phase du signal de compensation pour réaliser l'annulation désirée. Une compensa tion automatique peut également être réalisée, comme cela sera expliqué ci-après en se référant aux fig. 6 à 8.En outre, en présence d'un objet métallique se trouvant à proximité des bo bines 11 et 12, l'état de champ équilibré ou compe S est perturbé et détermine une augmentation de l'intensité du signal apparaissant au niveau de la sortie de la bobine détectrice, ce signal déterminant, lorsqu'il atteint une valeur de seuil prédéterminée, l'actionnement d'un dispositif d'alarme 20. Si l'on se réfère maintenant à la fig. 2, celle-ci montre un montage à bobines inclinées, qui peut être utilisé dans le détecteur d'objets métalliques selon l'invention. L'ensemble à bobines inclinées 10' comprend une bobine inductrice 11' et une bobine détectrice 12' présentant généralement une forme plane rectangulaire ou rhomboldale et supportées sur un panneau de masonite 13' selon une relation de chevauchement ou de recouvrement partiel permettant d'obtenir un couplage à induction mutuelle minimale entre les bobines respectives. Un fonctionnement satisfaisant a été obtenu pour cette configuration en utilisant des bobines inductrice et détectrice constituées par des spires multiples et mesurant environ 30 cm de largeur pour 180 cm de hauteur.L'ensemble à bobines comprend également des plaques de couverture (non représentées) placées au-dessus de la partie antérieure et de la partic postérieure du panneau de masonite. Les plaques de couverture peuvent être constituées par une matière moulée à fibres de verre. La fabrication de l'ensemble peut être réalisée en plaçant la structure à bobines sur le panneau de masonite. La bobine détectrice 12' est placée et fixée de manière à obtenir un signal de sortie d'annulation provenant de cette dernière en réponse à une excitation électrique de courant alternatif appliquée à la bobine inductrice 11'.Finalement, le panneau de masonite est placé en sandwich entre les plaques de couverture de fibres de verre et est scellé d'une façon permanente ce qui permet d'obtenir un ensemble résultant plan, rigide et de faible poids mesurant approximativement 60 cm de largeur pour 180 cm de hauteur et 5,1 cm d'épaisseur. Lors au fonctionnement de ce dispositif, l'ensemble à bobines 10' est monté dans une position verticale sur un organe de support 21 placé au voisinage d'un trajet ou d'une voie de passage le long de laquelle il est prévu que les gens se déplacent. Comme cela a été expliqué en se référant à l'appareil visible sur la fig. 1, l'excitation appliquée à la bobine inductrice 11' à partir de l'oscillateur d'attaque inducteur 16 établit à proximité du trajet ou de la voie de passage un champ magnétique qui, en l'absence de tout objet métallique étranger, produit normalement un signal de sortie de zéro ou d'annulation au niveau de la bobine détectrice 12' qui est couplée, par l'intermédiaire du récepteur de détection 19, au dispositif d'alarme 20. A nouveau, le signal de sortie de séro ou d'annulation de la bobine détectrice peut être annulé par un signal d'excitation obtenu à partir de l'oscillateur d'attaque inducteur 16.Lorsqu'un objet métallique présentant des dimensions convenables est transporté en face de l'ensemble à bobines, l'état de repos du champ magnétique est perturbé d'une façon suffisamment importante pour produire un signal de sortie de bobine détectrice présentant une amplitude suffisante pour dépasser une valeur de seuil préétablie et déclencher ainsi le dispositif d'alarme. Si l'on se réfère maintenant à la fig. 3, celle-ci montre un autre mode de réalisation d'un ensemble à bobines inclinées 10" dans lequel les bobines inductrice et détectrice 11" et 12" sont bobinées chacune selon une configuration de boucle plane qui se présente sous la forme d'un triangle rectangle et dans laquelle les côtés les plus longs des triangles, c'est-à-dire leurs hypoténuses, sont placés selon une relation de chevauchement ou de recouvrement partiel permettant d'obtenir un couplage à induction mutuelle minimale. La connexion de l'oscillateur d'attaque inducteur, du récepteur de détection et du dispositif d'alarme ainsi que le montage de l'organe de support destiné à maintenir l'ensemble à bobines de telle sorte que les parties de recouvrement partiel soient inclinées par rapport à la verticale est le même que celui qui a été expliqué en se référant à la fig. 2. Cependant, la configuration visible sur la fig. 3 offre l'avantage de réduire à une valeur minimale la surface plane de l'ensemble à bobines inclinées. Toute réduction de la sensibilité liée à la surface réduite des bobines est facilement compensée simplement en augmentant le nombre des spires dans les enroulements respectifs. Pour utiliser l'invention dans un système de sécurité destiné à détecter des objets tels qu'un révolver caché sur une personne, l'ensemble à bobines peut être monté dans un trajet ou une voie de passage que doit emprunter la personne. Dans le cas où cette voie de passage devient relativement large, et depasse par exemple 60 cm de large, il est particulièrement souhaitable d'utiliser deux ensembles à bobines îOa et lOb montés de part et d'autre du passage comme le montrent les fig. 4 et 5.Le montage actuellement préféré, correspondant à une paire d'ensembles à bobines îOa et lOb placées au voisinage d'une voie de passage, est celui qui est visible sur la fig. 4, dans lequel l'ensemble à bobines îOa comprenant la bobine inductrice lla et la bobine détectrice 12a, est placé d'un côté du passage et est incliné par rapport à la verticale dans le sens opposé à celui de l'ensembleàbobines lOb, comprenant la bobine inductrice lîb et la bobine détectrice 12b, qui est placé de l'autre côté de ce passage.Grâce à ce montage, un objet métallique présentant une forme quelconque, indépendamment de son orientation dans le passage, peut être détecté par l'un des ensembles à bobines ou par ces deux ensembles en fonction du réglage de leurs seuils. I1 est à noter que chacune des bobines inductrices lla et llb est attaquée à partir d'un oscillateur commun 16, alors que des récepteurs de détection separés l9a et 19b sont utilisés pour traiter les signaux de sortie provenant des bobines détectrices respectives. L'utilisation de deux récep- teurs de détection permet d'établir la position de l'objet métallique dans la mesure où il se trouve soit à droite, soit au centre, soit à gauche du passage comme cela sera étudié plus en détail ci-après en se référant aux fig. 9 et 10.En outre, un seul oscillateur d'attaque inducteur et un seul récepteur de détection peuvent être utilisés comme le montre la fig. 5, conjointement avec les deux ensembles à bobines pour fonctionner d'une manière dans laquelle le niveau de seuil permettant d'indiquer la présence d'un objet métallique se trouvant dans le passage est établi de façon qu'un objet désiré devant être détecté, tel qu'un révolver, se trouvant à la distance maximale de l'une ou l'autre des bobines (60 cm dans le cas d'un passage présentant une largeur de 120 cm) produise un signal dépassant la valeur de seuil dans au moins l'une des bobines détectrices, alors que les signaux produits en réponse à d'autres objets tels que des clés qui sont normalement transportées par les individus produisent des signaux inférieurs à la valeur de seuil.L'emplacement à droite, à gauche ou au centre d'un objet ne peut évidemment pas être déterminé dans ce cas. Les particularités du circuit électrique du détecteur selon l'invention sont représentées plus en détail sur les fig. 6 à 8 dans lesquelles les éléments constitutifs visibles sur les figures précédentes ont été identifiés à l'aide des mêmes références numériques. I1 est évident que l'un quelconque des ensembles à bobines précédemment décrit peut être utilisé conjointement avec l'un quelconque des circuits de traitement de signaux qui sont décrits dans les paragraphes ci-après.Si l'on se réfère plus particulièrement à la fig. 6, celle-ci montre qu'un condensateur 23, qui est connecté en parallèle avec la bobine inductrice 11, permet d'adapter le circuit inducteur à une fréquence située dans la plage des fréquences de,200 à 4000hertz, l'excitation étant fournie par l'oscillateur d'attaque inducteur 16. Comme indiqué précédemment, le couplage entre l'oscillateur d'attaque inducteur 16 et la bobine inductrice 11 est en réalité quelque peu différent des représentations simplifiées qui ont été mon trées sur les fig. 1 à 5, dans la mesure où l'oscillateur d'attaque n'est connecté qu'aux bornes d'une partie de la bobine inductrice.De cette manière, on obtient un effet d'autotransformation de la bobine inductrice 11 en plus de l'effet de transformation existant entre les bobines inductrice et détectrice 11 et 12. Un commutateur à deux voies et à deux positions du genre inverseur bipolaire S1 permet d'établir la connexion entre la bobine détectrice 12 et un circuit de zéro ou d'annulation manuel 24 lorsque le commutateur occupe sa position inférieure sur la figure, et permet également d'établir la connexion avec un circuit de zéro ou d'annulation automatique 25 lorsque le commutateur occupe la position supérieure visible sur la fig. 6.Par conséquent, lorsque le commutateur S1 occupe sa position inférieure, le signal de la bobine détectrice alimente, par l'intermédiaire de ce commutateur, l'entrée du circuit de zéro ou d'annulation manuel 24 qui reçoit également l'ex citation de la bobine inductrice par l'intermédiaire d'un commutateur S2 et du conducteur 26.Les composants résistifs et capacitifs prévus dans le circuit de zéro ou d'annulation manuel 24 permettent d'ajuster l'amplitude et la phase de l'excitation de la bobine inductrice, grâce à des résistances réglables R1 et R2, avant de combiner ce signal avec le signal de détection, dans un circuit d'amplification et de sommation 27, de manière à annuler le signal de sortie de zéro ou d'annulation du détecteur qui est obtenu lorsqu'aucun objet métallique ne se trouve à proximité des enroulements formant les bobines 11 et 12 de ce détecteur.Les deux circuits de type R-C permettent de réaliser la compensation des composantes à la fois en phase et en quadrature de phase pour le signal de zéro ou d'annulation et pour une plage de 1800, le commutateur S2 étant connecté d'un côté ou à une armature du condensateur 23 et, pour une autre plage de 1800, le commutateur S2 étant connecté de l'autre côté ou à l'autre armature du condensateur.Pour toutes les applications pratiques, il existe toujours un signal de sortie de zéro ou d'annulation qui résulte du couplage fini existant entre les bobines inductrice et détectrice 11 et 12, et on considère comme avantageux d'utiliser la technique de compensation de zéro ou d'annulation précitée plutôt que de s'efforcer de déterminer l'emplacement précis des bobines pendant la fabrication afin d'obtenir un signal de sortie nul.- Un amplificateur à hande étroite 28 est accordé sur la fréquence de résonance du circuit de la bobine inductrice. Par conséquent, lorsqu'il existe un objet métallique à proximité des bobines du détecteur, c'est-à-dire au moment où le signal de sortie de la bobine détectrice présente une valeur supérieure au signal de compensation de zéro ou d'annulation variable qui est obtenu à partir de l'excitation inductrice, un signal est appliqué à un dispositif de traitement de signaux 29 et au dispositif d'alarme 20 par l'intermédiaire de la borne inférieure de l'autre pôle ou bras du commutateur S1. Le dispositif de traitement des signaux 29 comprend des circuits classiques permettant de détecter l'amplitude et (ou) la phase du signal de sortie de détection comme cela sera décrit plus en detail ci-après en se référant aux fig. îîa à 11f. Lorsque le commutateur S1 est basculé dans sa position supérieure, la bobine détectrice 12 est connectée à un circuit de zéro ou d'annulation automatique 25 qui est à son tour couplé, par l'intermédiaire du contact supérieur de l'autre pôle ou bras de ce commutateur, au dispositif de traitement des signaux 29 et au dispositif d'alarme 20.Le circuit de zéro ou d'annulation automatique 25 rend le détecteur autoréglable et, par conséquent, élimine la nécessité de prévoir une annulation ou une réannulation initiale, comme cela est nécessaire dans le cas d'un fonctionnement à annulation manuelle, pour corriger la dérive inhérente aux circuits électroniques et aux variations semi-permanentes apparaissant dans l'environnement de la bobine et provoquées par exemple par le fait de placer ou d'enlever un objet fixe, conducteur et important à proximité de la bobine détectrice. Le circuit de zéro ou d'annulation automatique 25, qui est essentiellement un compensateur de dérive à long terme,permet d'obtenir les caractéristiques précitées en effectuant automatiquement la soustraction de la moyenne à long terme du signal de sortie de la bobine détectrice par rapport à sa valeur instantanée.Cette particularité sera mieux comprise auprès avoir étudié la description suivante du circuit de zéro ou d'annulation automatique en se référant à la fig. 7. Dans ce circuit, à la fois le signal de sortie SI de la bobine détectrice et un signal de zéro ou d'annulation SA obtenu à partir d'un amplificateur à gain réglable 31 sont appliqués à un dispositif d'amplification et de sommation 32. Le circuit de zéro ou d'annulation 25 est conçu de manière que le signal d'annulation soit déphasé de 1800 par rapport au signal de sortie de la bobine détectrice. Par conséquent, dans le cas où les deux signaux présentent des amplitudes égales, le signal de sortie du dispositif d'amplification et de sommation est nul et le gain de l'amplificateur 31 n'est pas modifie. Par contre, lorsque le signal d'annulation et le signal de la bobine détectrice présentent des amplitudes différentes, le signal de sortie du dispositif d'amplification et de sommation est appliqué, par l'intermédiaire d'un amplificateur opérationnel à gain élevé 33, à un détecteur de produit 34 dans lequel il est combiné avec un signal de référence BREF, qui est obtenu à partir de la bobine détectrice 12. Le signal de référence est obtenu en appliquant le signal de détection SI à un circuit limiteur à action importante 35 puis à un filtre à bande étroite 36 qui est accordé suivant la fréquence de résonance du circuit de la bobine inductrice. Le signal de sortie de la bobine détectrice est utilisé comme référence du fait que sa phase varie en fonction des conditions environnantes dans lesquelles fonctionne le détecteur.De cette manière, on a la certitude que le signal de sortie SO de l'amplificateur opérationnel qui est appliqué au détecteur de produit est, soit en phase, soit en opposition de phase, par rapport au signal de référence. Le détecteur de produit 34 fonctionne comme un démodulateur de manière à fournir un signal de courant continu variable présentant une amplitude proportionnelle au signal de sortie de l'amplificateur opérationnel et une polarité positive ou négative suivant la phase relative du signal de l'amplificateur opérationnel et du signal de référence.Le signal de sortie du détecteur de produit est à son tour appliqué, par l'intermédiaire d'un filtre 37 à constante de temps élevée, de manière à agir comme une tension de commande de gain automatique déterminant la régulation de l'amplitude du signal de référence qui est appliqué à l'amplificateur 31 et qui, par conséquent, commande le signal de zéro ou d'annulation de façon que ce dernier présente une amplitude égale et une phase opposée par rapport au signal de sortie de la bobine détectrice. Le filtre 37 présente une constante de temps qui est d'une façon type de l'ordre de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de secondes. Cependant, le fonctionnement précité n'existe que pour des variations à long terme relativement lente du signal de sortie de la bobine détectrice. les variations instantanées du signal de sortie de cette bobine détectrice apparaissant en réponse à l'existence d'objets métalliques à proximité du détecteur sont empêchées d'affecter le gain de l'amplificateur 31 grâce au fonctionnement de ce filtre à constante de temps importante. Le filtre 37 fonctionne également de manière à inhiber ou bloquer toute composante de bruit en courant alternatif qui pourrait apparaître dans le signal de sortie du détecteur de produit. De plus, il est à noter que ce détecteur de produit 34 et le filtre 37 fonctionnent comme un dispositif d'accord à bande étroite de la même manière que l'amplificateur accordé 28 qui est associé au circuit de zéro ou d'annulation manuel. Plus pré cisément, le circuit de zéro ou d'annulation automatique 25 fonctionne comme expliqué ci-après. Lorsqu'il n'existe aucun objet conducteur à proximité des bobines 11 et 12 du détecteur, le signal de sortie de la bobine détectrice présente un niveau nul.Si le signal de zéro ou d'annulation provenant de l'amplificateur à gain réglable 31 présente un niveau différent, un petit signal est produit à la sortie du dispositif d'amplification et de sommation 32 et est appliqué, par l'intermédiaire de l'amplificateur opérationrel à gain élevé, au détecteur de produit 34 qui fournit un signal de sortie présentant la polarité appropriée pour faire passer le signal de zéro ou d'annulation à un niveau égal à celui du signal de sortie de la bobine détectrice. Ce fonctionnement est réalisé même en présence d'objets conducteurs se trouvant à proximité des bobines 11 et 12 du détecteur.Cependant, toute variation brutale apparaissant dans l'amplitude du signal de la bobine détectrice et résultant d'un mouvement relatif entre le détecteur et un objet conducteur, est inhibée ou bloquée par le filtre à constante de temps importante et, par conséquent, rendue inefficace pour le réglage de l'amplitude du signal de zéro ou d'annulation. Le signal de sortie SO de l'amplificateur opérationnel constitue le signal de sortie de zéro ou d'annulation automatique qui est fourni au commutateur S1 pour être appliqué au dispositif de traitement des signaux 29 et au dispositif d'alarme 20. Si l'on se réfère maintenant aux fig. 8a et 8b, celles-ci montrent un autre mode de réalisation du circuit de zéro ou d'annulation automatique, c'est-à-dire un circuit de compensation de dérive qui est moins complexe mais qui n'est pas aussi précis que le circuit de zéro ou d'annulation automatique 25 visible sur la fig. 7 et qu'il est préférable d'utiliser conjointement avec un circuit de zéro ou d'annulation manuel pour annuler initialement le signal de zortie de zéro ou d'annulation de la bobine détectrice lors de l'établissement du fonctionnement. L'utilisation d'un ajustement de zéro ou d'annulation manuel initial simplifie les exigences concernant la plage de fonctionnement dynamique des composants du circuit de compensation de dérive. Le circuit visible sur les fig. 8a et 8b est décrit ciaprès en se référant à un montage à double détecteur tel que celui visible sur la fig. 4. A nouveau,il y a lieu de noter que l'interconnexion de l'oscillateur d'attaque inducteur, des ensembles à bobines et des récepteurs de détection est en réalité légèrement différente de celle qui a été représentée sur les fig. 1 à 5.Comme dans le cas du circuit visible sur la fig. 6 le signal de sortie de l'oscillateur d'attaque inducteur 16 est appliqué à des prises intermédiaires désignées par 40a et 41a et prévues à pro ximité d'une prise centrale ou médiane de mise à la masse 42a as sociée à la bobine inductrice îîa. Un condensateur 43 est connecté entre les bornes terminales de la bobine inductrice îîa et est également monté en parallèle avec la bobine inductrice îlb de l'ensemble à bobines lOb qui est prévu de l'autre côté du passage par rapport à l'ensemble îOa comme montré sur la fig.4. Les bobines détectrices 12a et 12b sont respectivement connectées aux entrées de récepteurs à gain élevé et à bande étroite 44a et 44b qui sont respectivement associés à des canaux désignés ci-après par A et B. Selon une pratique courante utilisée chez les spécialistes pour réduire les interférences électromagnétiques, au lieu que chaque bobine détectrice 12a et 12b ait l'une de ses extrémités mise à la masse comme représenté sur la figure, elle peut avoir de préférence une prise médiane mise à la masse, alors que les extrémités de la bobine sont couplées au primaire d'un transformateur d'isolement, dont le secondaire est mis à la masse au niveau de l'une de ses extrémités et dont l'autre extrémité est connectée à l'entrée du récepteur associé. Des circuits d'ajustement d'annulation 45a et 45b fournissent également des signaux aux entrées des récepteurs respectifs.Du fait que les canaux A et B sont identiques du point de vue structure comme du point de vue fonctionnement, seul le canal A sera décrit en détail pour simplifier les explications. Le circuit d'ajustement d'annulation 45a comprend par exemple une paire de potentiomètres connectés en série 46a et 47a dont les curseurs sont couplés, respectivement par l'intermédiaire d'un condensateur 48a et d'une résistance 49a, à l'entrée du récepteur du canal A, le signal de la bobine détectrice et le signal d'ajustement de zéro ou d'annulation étant combinés de façon différentielle dans ce récepteur grâce à un dispositif de sommation et d'amplification 44a'.L'excitation destinée aux circuits d'ajustement de zéro ou d'annulation est obtenue à partir de la bobine détectrice îîb, c'est-à-dire à partir de prises intermédiaires 40b et 41b qui sont prévues à proximité d'une prise médiane mise à la masse 42b, la prise 40b étant con nectée au point de liaison des potentiomètres 46a et 47a et la prise 41b étant connectée à l'autre extrémité de chacun de ces potentiomètres. Les signaux de sortie du dispositif de sommation et d'amplification sont connectés, grâce à des étages inrermédiaires d'amplification et de filtrage de courant alternatif AFS, à un détecteur 44 a" qui fonctionne de manière à détecter l'enveloppe du signal de la bobine détectrice modulé. Le signal de sortie du détecteur est appliqué à l'entrée d'un amplificateur logarithmique 50a et à un compensateur de dérive 51a. Le signal de sortie de l'amplificateur logarithmique est à son tour connecté à un appareil de mesure 52a, tandis que le signal de sortie du compensateur de dérive 51a est appliqué, par l'intermédiaire d'un circuit de combinaison logique 53 au dispositif d'alarme 20. Dans le aas où il n'est utilisé qu'un seul détecteur placé d'un côté d'un passage, l'excitation du circuit de zéro ou d'annulation peut être obtenue à partir de la bobine inductrice qui est connectée à l'oscillateur d'attaque comme visible sur la fig. 6 ou bien directement à partir de l'oscillateur s'il est prévu une sortie de signaux sinusoldaux. Cependant, il est préférable, pour réduire le coût de l'appareil, que l'oscillateur d'attaque inducteur 16 comprenne. un étage de sortie du type push-pull ou symétrique fonctionnant en classe B et fournissant une excitation à onde rectangulaire correspondant à une tension faible appliquée à la bobine inductrice îîa, ce qui rend nécessaire de réaliser l'excitation du circuit d'ajustement de zéro ou d'annulation de la manière décrite ici.Le condensateur 43, qui est connecté en parallèle avec les bobines inductrices îîa et llb, forme un circuit résonnant parallèle haute tension oscillant sinusoldalement pour la fréquence de fonctionnement désirée, par exemple de l'ordre de 1 kilohertz, de manière à établir le champ magnétique dé siré dans le passage existant entre les ensembles à bobines. Dans le cas où l'oscillateur 16 fournit un signal de sortie sinusoïdal stable, il est évident, bien que cela ne soit pas préféré, qu'un circuit résonnant n'est pas nécessaire et que, par conséquent, le condensateur 43 peut être supprimé. Comme expliqué précédemment, chacune des bobines détectrices 12a et 12b est couplée à sa bobine inductrice associée lia ou llb selon une relation de couplage à induction mutuelle minimale de manière à réduire à une valeur minimale le signal de sortie de la bobine détectrice à l'état à vide ou de repos, c'est-àdire lorsqu'il n'existe aucun objet métallique étranger présent dans le champ produit par la bobine d'excitation.Tout signal de sortie de la bobine détectrice pouvant apparaître sous l'effet d'un léger couplage déterminé par inadvertance vis-àvis de sa bobine inductrice associée ou bien résultant d'une réponse au champ magnétique établi par la bobine inductrice associée à la bobine détectrice prévue de l'autre côté du passage, peut être éliminé ou au moins réduit à une valeur minimale grâce à l'utilisation du circuit d'ajustement de zéro ou d'annulation associé. Ce résultat est obtenu de la manière qui est décrite ci-après. On modifie la valeur résistive dupotentiomètre 46a en déplaçant le curseur dans le sens approprié pour réduire l'indication apparaissant sur l'appareil de mesure 52a jusqu'à ce qu'elle présente une valeur minimale. La valeur résistive du potentiomètre 47a est ensuite modifiée pour réduire également l'indication de l'appareil de mesure. Ce processus est répété successivement deux ou trois fois si nécessaire pour obtenir une valeur de zéro ou d'annulation vraie aussi faible que possible. Après cette opération, un processus similaire est suivi pour déterminer le zéro ou l'annulation correspondant au canal B. L'utilisation des amplificateurs logarithmiques, dont l'un est désigné par 50a, à la place des amplificateurs linéaires habituels, pour attaquer les appareils de mesure, dont l'un est désigné par 52a, simplifie le processus d'annulation dans la mesure où la nécessité d'effectuer des commutations successives pour passer à des échelles ou graduations de mesures plus sensibles, est éliminée. Cette particularité est importante du fait que la nécessité de commuter les échelles est particulièrement gênante dans la mesure où le processus d'annulation nécessite de modifier la valeur résistive de deux potentiomètres et dans la mesure où ce processus est probablement réalisé par un personnel n'ayant généralement que des connaissances rudimentaires en électronique. Après que l'équipement ou l'installation a été réglée comme expliqué précédemment, il est facile de la mettre en service pour la détection des objets métalliques. Cependant, au cours d'une telle utilisation, une dérive à long terme du signal de sortie de la bobine détectrice est particulièrement susceptible d'apparaître pour l'une quelconque d'une variété de raison possibles, par exemple la modification des conditions atmosphériques ou des variations apparaissant dans le contenu métallique de la zone dans laquelle l'appareil fonctionne, ces variations étant provoquées par l'arrivée et le départ aléatoires de véhicules motorisés ou d'autres objets métalliques importants. Ce problème est éliminé en s'arrangeant pour que le dispositif d'alarme 20 ne soit déclenché que par des signaux transitoires ou instantanés du type produit par un objet métallique se dépla quant relativement vite auniveau des ensembles à bobines. Un fonctionnement de ce genre est obtenu grâce à l'utilisation du compensateur de dérive 51a (représenté par un petit bloc en trait continu 51b pour le canal B), qui est connecté à la sortie du récepteur. Ce compensateur de dérive 51a comprend un amplificateur opérationnel 30 du type à entrées différentielles comportant une borne d'entrée d'inversion (négative) et une borne d'entrée sans inversion (positive).Les signaux de dérive basse fréquence provenant du récepteur sont effectivement intégrés par un réseau 54 qui est connecté à la borne d'entrée sans inversion de manière à éliminer par équilibrage les effets du même signal appliqué par l'intermédiaire d'un réseau 55 à la borne d'entrée à inversion et, par conséquent, à maintenir le signal apparaissant au niveau d'une borne de sortie 56 à une valeur d'annulation proche du zéro. Par contre, les signaux haute fréquence indiquant la présence d'objets métalliques étrangers ne sont efficaces que par l'intermédiaire du réseau 55 et, par conséquent, modifient le niveau du signal apparaissant à la borne de sortie 56.Un potentiomètre d'ajustement de seuil 57, qui est connecté à la borne de sortie 56, permet de régler les niveaux des signaux pour détecter des objets présentant des dimensions prédéterminées, par exemple un pistolet ou un couteau, mais pas un bouton de manchette ou une epingle 4 cravate. Un commutateur de sélection de sensibilité S3 permet de modifier la sensibilité pas à pas de manière à détecter des objets métalliques de dimensions décroissantes jusqu'à atteindre des dimensions réduites désirées quelconques. I1 est à noter que la présence d'un objet métallique étranger peut déterminer l'augmentation aussi bien que la diminution du signal de sortie du compensateur de dérive. Pour cette raison, le signal de sortie du compensateur de dérive est appliqué à une paire de circuits de comparaison 58 et 59. Le circuit de comparaison 58 fonctionne de manière à produire une modification du niveau du signal de sortie, lorsque le signal de sortie du compensateur de dérive est plus positif que le potentiel de référence positif qui est appliqué au dispositif de comparaison 58.De la même manière, le dispositif de comparaison 59 fonctionne de manière à produire une modification du niveau du signal de sortie lorsque le signal de sortie du compensateur de dérive est plus négatif que la référence négative qui est appliquée au dispos i- tif de comparaison 59.Par conséquent, indépendamment du fait que le signal de sortie du compensateur de dérive augmente ou diminue en réponse à la présence d'un objet métallique à proximité de l'ensemble à bobines, lorsque la modification par rapport à la valeur de zéro ou d'annulation dépasse une quantité prédéterminée, compte tenu du réglage du potentiomètre d'ajustement de seuil 57 ou du commutateur de sensibilité S3 et de l'amplitude des potentiels de référence négatif et positif qui sont appliqués aux dispositifs de comparaison 58 et 59, un signal est appliqué à l'entrée d'un conditionneur de réunion ou porte OU 60 de manière à déclencher le dispositif d'alarme 20. Des dispositifs de comparaison 61 et 62 sont connectés d'une manière similaire à la sortie du compensateur de dérive qui est associé au canal B.Par conséquent, un signal de modification présentant une amplitude appropriée, positive ou négative, apparaissant dans l'un ou l'autre canal, détermine le déclenchement du dispositif d'alarme 20. A titre de variante par rapport au montage de combinaison logique qui est représenté sur la fig. 8b, les dispositifs de comparaison peuvent être connectés comme le montre la fig. 9 dans laquelle les dispositifs de comparaison 58 et 59 du canal A sont couplés à un conditionneur de réunion ou porte OU 60a et les dispositifs de comparaison 61 et 62 associés au canal B sont couplés à une porte OU 60b. Grâce à ce montage, une modification de signal présentant une amplitude suffisante et apparaissant au niveau de la sortie des deux compensateurs de dérive détermine le déclenchement des deux dispositifs d'alarme 20a et 20b qui sont connectés respectivement aux portes OU 60a et 60b. Mais lorsqu'on utilise un ajustement de seuil convenable, il est possible de s'arranger pour que seul le canal associé au dispositif de détection le plus proche de l'objet produise un signal d'alarme.De cette manière, il est aisé de déterminer si l'objet métallique se trouve d'un côté ou de l'autre de la personne qui le transporte le long du passage. Si l'on se réfère maintenant à la fig. 10, celle-ci montre un troisième mode de réalisation concernant les circuits logiques de combinaison. Dans ce cas, les dispositifs de comparaison 58, 59, 61 et 62 sont connectés de la même manière que sur la fig. 9 pour indiquer l'emplacement d'un objet d'un côté ou de l'autre du passage.Mais de plus, les signaux de sortie des compensateurs de dérive des canaux A et B sont respectivement connectés, par l'intermédiaire de redresseurs à deux alternances 63 et 64, à un circuit de sommation 65 qui est à son tour connecté à un dispositif de comparaison 66 dans lequel la somme des signaux de sortie du canal A et du canal B est comparée avec une tension de référence positive, comme cela a été utilisé pour les dispositifs de comparaison 58 et 61, pour indiquer si un objet est placé au niveau de la région centrale de la personne qui le transporte le longdupassage. En d'autres termes, grâce à l'utilisation d'une tension de référence appropriée, différente de celle utilisée pour les dispositifs de comparaison 58 et 61, le circuit visible sur la fig. 10 permet d'indiquer si l'objet se trouve sur la droite, sur la gauche, ou sur la partie centrale du passage Si l'on se réfère maintenant aux fig. îîa à 11f, ces der nières montrent l'utilisation de l'invention permettant d'effectuer la détection et la discrimination entre différents objets en se basant sur les indications caractéristiques, qui seront dénommées ci-après les signatures, des formes d'ondes d'amplitude a et de phase tf qui sont produites au fur et à mesure que l'objet métallique MO se déplace en face du détecteur.Pour simplifier la représentation, l'oscillateur d'attaque inducteur n'a pas été représenté sur ces figures. Les circuits électroniques de détection 67 comprennent les circuits précédemment décrits de compensation de dérive et d'annulation manuelle ou automatique en plus d'un dispositif d'alarme et d'un dispositif de traitement de signaux comme représenté sur la fig. 6, permettant de déterminer l'amplitude et la phase du signal de sortie du détecteur. Les formes d'ondes d'amplitude a sont obtenues à l'aide d'un détecteur d'amplitude classique qui détermine l'amplitude du signal de sortie de courant alternatif de la bobine détectrice. De la même manière, les formes d'ondes de phase f peuvent être obtenues à l'aide d'un détecteur de phase classique qui reçoit un signal de référence provenant de l'oscillateur d'attaque inducteur, comme cela a été appliqué au dispositif de traitement des signaux visible sur la fig. 6. A la fois les formes d'ondes d'amplitude et de phase peuvent être représentées sur un dispositif d'enregistrement ou un écran à memoire, afin de permettre leur comparaison avec des signatures de référence préenregistrées.Les formes d'ondes qui sont visibles sur les figures sont représentatives des signatures obtenues lorsqu'on utilise un ensemble à bobines 10 orienté verticalement et présentant la configuration visible sur la fig. 1, monté le long d'une courroie ou bande de convoyeur non conductrice 68 sur laquelle les objets respectifs sont transportés à une vitesse sensiblement uniforme. La vitesse absolue de la courroie ou bande nta pas une influence particulière, mais il est évidemment important que la vitesse utilisée pendant la détection ou l'identification soit sensiblement la même que celle qui a été utilisée pour déterminer les signatures des formes d'ondes de référence représentant les divers objets.A titre de variante, la vitesse de la courroie ou bande transporteuse pendant l'identification peut être différente de celle qui est utilisée pour obtenir les signatures de référence s'il est prévu un certain nombre de dispositifs permettant de synchroniser l'axe des temps de la courbe des formes d'ondes avec l'emplacement de l'objet par rapport au détecteur. Dans tous les cas, il est nécessaire que la vitesse de la courroie ou bande du convoyeur soit suffisamment faible pour que les objets affectent le signal de sortie du détecteur pendant au moins plusieurs cycles ou périodes de l'excitation appliquée à la bobine inductrice.Cette obligation concernant la vitesse est donc liée à la limite inférieure de la fréquence de fonctionnement de l'ensemble à bobines du fait qu'il est évident que pour une fréquence faible la vitesse de la bande doit être réduite de manière à satisfaire les exigences selon lesquelles l'objet doit affecter le signal de sortie du détecteur pendant au moins plusieurs cycles ou périodes. Cependant, une détermination plus importante de la fréquence de fonctionnement la plus faible lie les possibilités de fonctionnement souhaitables de manière à atteindre une valeur située au delà de la fréquence standard de 60 hertz des lignes d'alimentation en énergie et de sel harmoniques jusqu'à atteindre environ le troisième harmonique. Si l'on se réfère maintenant aux fig. ila et îîb, celles-ci montrent les formes d'ondes fournies par le détecteur en réponse à des objets métalliques MO se présentant sous forme de plaques conductrices constituées, d'une part, par un matériau non ferreux (Fig. îîa) et, d'autre part, par un matériau ferreux (Fig. lob), ces plaques ayant la même forme, les mêmes dimensions et la même orientation. Dans le cas de la fig. 11a, une plaque d'aluminium est transportée par la courroie ou bande du convoyeur alors que pour la fig. îîb la plaque est constituée par de l'acier.La signature d'amplitude a de la plaque d'aluminium présente une petite crête négative suivie par une crête positive importante qui est à son tour suivie par une autre petite crête négative. La signature d'amplitude a de la plaque d'acier est caractérisée par trois crêtes positives présentant approximativement la même amplitude. Une discrimination suffisante entre les plaques d'acier et d'aluminium peut être obtenue à partir de ces formes d'ondes d'amplitude qui sont clairement différentes. La discrimination peut également être obtenue grâce à la signature de phase T qui, dans le cas de la plaque d'aluminium, reste constante à 900, alors que pour la plaque d'acier elle varie de -450 à +1350 pour revenir à -450. Si l'on se réfère maintenant aux fig. îîc et îîd, celles-ci montrent les formes d'ondes obtenues à partir d'un objet MO constitué par la même boite d'acier transportée sur la bande du convoyeur respectivement selon des orientations verticale et horizontale. Dans le cas de la boîte orientée verticalement, la forme d'onde d'amplitude a (Fig. 11c) comprend une petite crête centrale située entre deux crêtes latérales légèrement plus importantes, alors que dans le cas de la boîte orientée horizontalement (Fig. ils), la forme d'onde d'amplitude a présente une crête centrale importante accompagnée de deux crêtes latérales plus faibles.Les formes d'amplitude permettent donc d'obtenir une discrimination d'une certaine valeur, mais il est possible d'obtenir une discrimination beaucoup plus importante grâce aux formes d'ondes de phase + qui sont nettement différentes, comme le montrent les figures. Si l'on compare les fig. îîa à îîd, il est visible que les formes d'ondes d'amplitude a sont toutes légèrement différentes, mais que des différences plus importantes apparaissent entre les formes d'ondes de phase Lf qui sont donc préférées pour permettre la discrimination. Si l'on se réfère maintenant aux fig. 11e et Ilf, celles-ci montrent les formes d'ondes qui sont obtenues dans le cas d'un objet MO tel qu'un révolver construit en acier et en magnésium et transporté devant le détecteur selon des positions orientées respectivement dans le sens vertical et dans le sens horizontal. A nouveau, les formes d'ondes d'amplitude a sont quelque peu similaires, mais les formes d'ondes de phase F sont suffisamment différentes pour permettre d'effectuer la discrimination entre le même objet se présentant selon des orientations différentes. De plus, si l'on effectue une comparaison de toutes les figures, il est visible que des objets présentant des dimensions, une forme, une orientation et des teneurs en fer diverses peuvent être différenciés. Ce n'est que dans le cas des fig. îîd et llf, concernant respectivement la boîte horizontale et le révolver horizontal, qu'à la fois les formes d'ondes d'amplitude et de phase sont quelque peu similaires, mais restent néanmoins suffisamment différentes pour permettre la discrimination. D'autres configurations de l'ensemble à bobines, qui sont différentes de celle qui est visible sur la fig. 1, peuvent être réalisées pour certaines applications, comme le montre par exemple la rig. 12 dans laquelle la courroie ou bande 68 du convoyeur passe à travers la région de la bobine détectrice de l'ensemble à bobines 10. Des modifications de ce genre peuvent également être réalisés pour que la bande du convoyeur passe à travers la bobine inductrice ou à travers la région de chevauchement ou de recouvrement partiel des bobines inductrice et détectrice, si désiré. I1 est évident, cependant, que seuls des objets relativement petits peuvent être transportés sur la bande du convoyeur lorsqu'on utilise ce mode de réalisation. D'autres modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Appareil pour la détection d'objets métalliques à champ compensé, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un ensemble à bobines (10) comprenant une bobine magnétisante ou inductrice (11) et une bobine induite ou détectrice (12) qui sont montées à poste fixe l'une par rapport à l'autre selon une relation de chevauchement ou de recouvrement partiel correspondant à un couplage à induction mutuelle sensiblement minimale, de sorte que la bobine détectrice fournit un signal de sortie de zéro ou d'annulation lorsque la bobine inductrice est à l'état excité elec- triquement par un courant alternatif et lorsqu'il n'existe aucun objet métallique étranger présent dans le champ magnétique produit par la bobine inductrice excitée. 2.- Appareil de détection suivant la revendication 1, carac térisé en ce que les bobines inductrice et détectrice comprennent chacune des spires multiples, disposées selon une configuration à boucles allongées légèrement planes, la boucle de la bobine inductrice (11) chevauchant ou recouvrant partiellement la boucle de la bobine détectrice (12). 3.- Appareil de détection suivant la revendication 2, carac térisé en ce que la dimension la plus longue de la boucle de la bobine inductrice (11) est alignée de manière à être sensiblement parallèle à la dimension la plus longue de la boucle de la bobine détectrice (12). 4.- Appareil de détection suivant la revendication 3, carac terisé en ce qu'il comprend un dispositif (21) permettant de monter l'ensemble à bobines (10) lors de son utilisation de façon que les dimensions alignées les plus longues des boucles des bobines inductrice et détectrice soient inclinées par rapport à la verticale. 5.- Appareil de détection d'objets métalliques à champ compensé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend également une source d'excitation électrique (16) à courant alternatif couplée à la bobine inductrice, et un dispositif (24) couplé à la bobine détectrice pour annuler le signal de sortie de zéro ou d'annulation produit lorsqu'il n'existe aucun objet métallique étranger et pour fournir ensuite un signal de sortie représentant toute modification ou variation du signal de la bobine détectrice par rapport à la valeur de sortie de zéro ou d'annulation. 6.- Appareil de détection suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif formant condensateur (23) couplé à la bobine inductrice (11) de manière à constituer un circuit résonnant accordé sur une fréquence de la source d'excitation électrique (16). 7.- Appareil de détection suivant la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que la fréquence de la source d'excitation électrique (16) est située dans la plage des fréquences de 200 à 4000 hertz. 8.- Appareil de détection suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que le dispositif d'annulation (25) du signal de sortie de zéro ou d'annulation comprend un dispositif (35, 36) destiné à déterminer à partir du signal de la bobine détectrice (12) un signal de référence présentant une amplitude et une phase liées, un dispositif (34) destiné à combiner le signal de sortie et le signal de référence de manière à produire un signal de commande de gain variable ayant une amplitude proportionnelle à l'amplitude du signal de sortie et une polarité dépendant de la phase relative du signal de référence et du signal de sortie, un filtre à constante de temps importante (37) connecté de manière à recevoir le signal de commande de gain variable de façon à bloquer ses composantes haute fréquence et à transmettre ses composantes basse fréquence pour fournir un signal de commande de gain variable filtré, un dispositif de commande de gain variable (31) auquel est appliqué le signal de référence et qui fonctionne en réponse au signal de commande de gain variable filtré de manière à déterminer la régulation de l'amplitude du signal de référence pour fournir un signal d'annulation de zéro ou d'annulation variable, et un dispositif (32) destiné à effectuer la somme algébrique du signal de la bobine détectrice avec le signal d'annulation de zéro ou d'annulation variable, de sorte que le signal de sortie est continuellement compensé de manière à ne représenter que les modifications du signal de la bobine détectrice qui sont provoquées par la présence instantanée d'objets métalliques étrangers à proximité de l'ensemble à bobines. 9.- Appareil de détection suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que le dispositif d'annulation (44a, 45a) du signal de sortie de zéro ou d'annulation comprend un dispositif de commande d'amplitude et de phase réglable (46a - 49a) couplé de manière à recevoir l'énergie provenant de la source d'excitation électrique (16) pour produire un signal d'annulation de zéro, et un dispositif (44a') destiné à effectuer la somme algébrique du signal de la bobine détectrice (12) avec le signal d'annulation de zéro, de sorte que grace à un ajustement approprié de l'amplitude et de la phase du signal d'annulation de zéro, le signal de sortie peut être réduit instantanément à la valeur de zéro ou d'annulation en l'absence d'objets métalliques étrangers à proximité de l'ensemble à bobines. 10.- Appareil de détection suivant la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif (68) destiné à transporter les objets devant être détectés en face de l'ensemble à bobines (10) à une vitesse prédéterminée, de sorte que le signal de sortie identifie de façon unique un objet en fonction de ses dimensions, de sa forme, de son orientation et de sa teneur en fer, et un dispositif (67) couplé de manière à recevoir le signal de sortie afin de déterminer l'amplitude et la phase de ce dernier pour identifier l'objet. 11.- Appareil de détection suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de détection (44a") couplé à la sortie du dispositif de sommation (44a') de manière à détecter l'enveloppe du signal de sortie, et un dispositif de compensation de dérive (51a) couplé à la sortie du dispositif de détection de manière à annuler la dérive à long terme du signal de sortie du détecteur qui suit l'annulation initiale du signal de sortie de zéro, le dispositif de compensation de dérive comprenant un dispositif (54) destiné à intégrer le signal de sortie du détecteur et un dispositif (30) destiné à combiner de façon différentielle le signal de sortie du circuit d'intégration avec la valeur instantanée du signal de sortie du détecteur de manière à produire un signal de sortie à compensation de dérive. 12.- Appareil de détection suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de comparaison (53) couplé à la sortiedudispositif de compensation de dérive (5 la) de manière à indiquer un état du signal de sortie à compensation de dérive dont la valeur dépasse l'une ou l'autre des limites positive et négative prédéterminées. 13.- Appareil de détection suivant la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif formant amplificateur logarithmique (50a) connecté de manière à recevoir le signal de sortie du détecteur (44a"), et un appareil de mesure (52a) connecté à la sortie de l'amplificateur logarithmique de manière à fournir une indication visuelle montrant l'effet du dispositif d'annulation du signal de sortie de zéro et l'amplitude de la dérive à long terme du signal de sortie du détecteur. 14.- Appareil de détection d'objets métalliques à champs compensés, caractérisé en ce qu'il comprend des premier et second ensembles à bobines (10a, 10b) qui sont montés, lors de leur utilisation, respectivement de part et d'autre d'une voie de passage et qui comprennent chacun une bobine inductrice (11) et une bobine détectrice (12) montées à poste fixe l'une par rapport à l'autre selon une relation de chevauchement ou de recouvrement partiel correspondant à un couplage à induction mutuelle sensiblement minimale, de sorte que la bobine détectrice de chaque ensemble à bobines fournit un signal de sortie de zéro ou d'annulation lorsque la bobine inductrice associée est à l'état excité électriquement par un courant alternatif et lorsqu'il n'existe aucun objet métallique étranger présent dans les champs magnétiques produits par les bobines inductrices excitées, et en ce qu'il est prévu une source d'excitation électrique (16) à courant alternatif, couplée aux bobines inductrices, un premier dispositif de réception (44a) couplé à la bobine détectrice (12a) du premier ensemble à bobines, un second dispositif de réception (44b) couplé à la bobine détectrice (12b) du second ensemble à bobines, et un dispositif (53) couplé à la sortie des premier et second dispositifs de réception, de manière à indiquer lorsque le signal de sortie de l'un ou l'autre des dispositifs de réception présente une valeur supérieure à un niveau prédéterminé. 15.- Appareil de détection suivant la revendication 14, caractérisé en ce que les bobines inductrice et détectrice (11, 12) des premier et second ensembles à bobines (10a, lOb) comprennent chacune des spires multiples disposées selon une configuration de boucles allongées généralement planes, la boucle de la bobine inductrice chevauchant ou recouvrant partiellement la boucle de la bobine détectrice associée. 16.- Appareil de détection suivant la revendication 15, caractérisé en ce que la dimension la plus importante de chaque boucle de bobine inductrice (11) est alignée de manière à être sensiblement parallèle à la dimension la plus importante de la boucle de la bobine détectrice (12) associée. 17.- Appareil de détection suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif (21) permettant de monter les premier et second ensembles à bobines (lova, lOb) lors de leur utilisation de façon que les dimensions les plus importantes alignées des boucles des bobines inductrice et détectrice d'au moins l'un des ensembles à bobines soient inclinées par rapport à la verticale. 18.- Appareil de détection suivant la revendication,7, caractérisé en ce que les ensembles à bobines (lOa, lOb) et les dispositifs de montage (21) sont conçus et réalisés de manière que les dimensions les plus importantes alignées des boucles des bobines inductrice et détectrice du premier ensemble à bobines (lOa) soient inclinées par rapport à la verticale d'une façon opposée à celle des dimensions les plus importantes alignées des boucles des bobines inductrice et détectrice du second ensemble à bobines (lOb). 19.- Appareil de détection suivant l'une quelconque des revendications 14 à 18, caractérisé en ce que les bobines inductrices (1 la, llb) des premier et second ensembles à bobines (lova, lOb) sont connectées de manière à être en parallèle du point de vue électrique. 20.- Appareil de détection suivant la revendication 19, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif formant condensateur (43) connecté en parallèle du point de vue électrique avec les bobines inductrices (lla, llb), de sorte que chaque bobine inductrice forme conjointement avec le dispositif formant condensateur un circuit résonnant accordé sur une fréquence de la source d'excitation électrique (16). 21.- Appareil de détection suivant l'une quelconque des revendications 14 à 20, caractérisé en ce que le dispositif indicateur (53) comprend un premier dispositif (58, 59, 60a) destiné à indiquer lorsque le signal du premier dispositif de réception (44a) présente une valeur dépassant un niveau prédéterminé, et un second dispositif (61, 62, 60b) destiné à indiquer lorsque le signal de sortie du second dispositif de réception (44b) présente une valeur dépassant le niveau prédéterminé, de sorte que l'emplacement d'un objet métallique étranger se trouvant à proximité des premier et second ensembles à bobines peut être déterminé comme étant soit vers la droite, soit vers la gauche de la voie de passage, en fonction du fait qu'une indication est fournie par l'un ou l'autre des premier et second dispositifs indicateurs. 22.- Appareil de détection suivant la revendication 21, caractérisé en ce qu'il comprend un troisième dispositif (63, 64, 65, 66) destiné à indiquer lorsque la somme des signaux de sortie des premier et second dispositifs de réception (44a, 44b) présente une valeur dépassant un niveau prédéterminé, de sorte que l'emplacement d'un objet métallique se trouvant à proximité des ensembles à bobines peut être déterminé comme étant situé au centre de la voie de passage.