La présente invention concerne un dispositif pour vérifier la tension d'une source alternative ou continue, par exemple formée d'une ou plusieurs piles dans ce dernier cas. On sait que sur certains appareils fonctionnant sur piles, par exemple des postes radiorécepteurs à transistors, est prévu un dispositif permettant de vérifier la tension d'alimentation engendrée par ces piles. A cet effet, aux bornes de celles-ci sont montés électriquement en série un interrupteur et un lecteur de tension, fixés sur l'une des parois desdits appareils, de façon à être accessibles et visibles de l'extérieur.L'interrupteur est généralement du type à bouton-poussoir, tandis que le lecteur de tension est du type voltmètre, le cadran de celui-ci étant souvent divisé en une ou plusieurs zones colorées différentes. Ainsi, au fur et à mesure du fonctionnement d'un tel appareil, il est possible de vérifier de façon épisodique la tension d'alimention de ses piles. Pour cela, il suffit d'appuyer sur le bouton-poussoir de l'interrupteur et le voltmètre se trouve monté aux bornes desdites piles : suivant l'état d'usure de celles-ci, l'indicateur mobile du voltmètre s'arrête devant l'une ou l'autre desdites plages colorées du cadran, indiquant que lesdites piles sont encore bonnes ou , au contraire, sont usées et doivent être changées pour des neuves. Un tel dispositif de vérification de la tension d'alimentation de piles est fiable, mais en revanche il est relativement onéreux. De plus, il nécessite une paroi rigide pour la fixation de l'interrupteur et du voltmètre. Par ailleurs, à cause de la présence du voltmètre, il est fragile. En conséquence, il ne peut se justifier qu'associé à un appareil de prix (radiorécepteur à transistors par exemple) destiné à fonctionner plusieurs années et à entre manipulé avec soin. L'objet de la présente invention est de fournir un dispositif de vérification de la tension d'une source alternative ou continue,qui soit simple, peu coûteux , résistant et fiable, tout en ne nécessitant pas d'accès direct et mécanique à ladite source ou à un interrupteur relié à celle-ci. La présente invention est particulièrement, quoique non exclusivement, appropriée à être utilisée pour la vérification de piles incorporées totalement et/ou définitivement, sans possibilité d'accès ou de démontage, dans des appareils consommables, devant être jetés aorès un usage unique limité et qui généralement ne comportent pas de parois rigides, mais qui au contraire sont pourvus d'une enveloppe souple, par exemple de matière synthétique. De tels appareils consommables sont par exemple des équipements individuels ou collectifs de sécurité, de sauvetage, etc... comportant des organes électriques, mécaniques ou chimiques nécessitant la force électromotrice de piles. On comprend aue, avec de tels appareils fabriqués oarfois longtemps avant leur utilisation, qui ne peut être qu'éventuelle, il est indispensable de vérifier de temps à autre si leurs piles sont toujours en état de fonctionner, afin d'une part de savoir s'ils seraient susceptibles de remplir leur mission en cas de besoin et d'autre part d'éliminer éventuellement les apPareils défectueux. On conçoit aisément Dar ailleurs que le dispositif de vérification comme décrit ci-dessus ne saurait convenir dans ce cas, car trop coûteux et trop fragile. Selon l'invention, le dispositif. permettant de vérifier sans y accéder, la tension d'une source électrique disposée derrière une paroi est remarquable en ce qu'il comporte un élément lumineux optoélectronique monté aux bornes de ladite source par l'intermédiaire d'un contact actionnable magnétiquement, ledit élément lumineux étant visible du côté de la oaroi sonos d la source de tension, tandis que ledit contact est agencé de façon à pouvoir subir l'action de moyens magnétiques disposés dudit côté de la paroi opposé à la source de tension. Le contact peut être du type contact Reed, normalement ouvert, tandis que l'élément lumineux peut être une diode ontoélectronique. Le contact étant normalement ouvert, l'élément lumineux est éteint. Lorsqu'on soumet le contact Reed à l'action desdits moyens magnétiques, par exemple un aimant, le contact se ferme et l'élément lumineux s'allume, si la tension.de la source est suffisante. Ainsi, grace à l'invention, on peut vérifier si la source de tension est bonne ou usée. Pour pouvoir de plus déterminer si la tension de la source testée est ou non supérieure à un seuil de tension 'ixé à l'avance, représentant par exemple une fraction déterminée de la tension nominale de ladite source, on peut brancher en parallèle sur ledit élément optoélectronique une diode de Zener dont la tension de Zener est égale audit seuil fixé a l'avance. Ainsi, le contact étant fermé, l'élément optoélectronique ne s'allumera que si la tension actuelle de la source est supérieure au seuil fixé par la diode de Zener. Pour connattre avec encore plus de précision la valeur de la tension actuelle de la source, il est possible de disposer en série avec l'élément optoélectronique un circuit électronique, par exemple sous forme de circuit intégré, susceptible de ne laisser passer le courant d'alimentation dudit élément optoélectronique que si la tension qu'il reçoit d'un potentiomètre et qui représente une fraction de la tension actuelle de la source, est suoérieure à un seuil de tension de référence. Ainsi, par étalonnage, à chaque position du curseur dudit ootentiomètre peut être associée une valeur actuelle de tension de la source. Les figures du dessin annexé feront bien comorendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique d'un mode de réalisation du dispositif selon l'invention. Les figures 2 et 3 sont des variantes du dispositif de la figure 1. Les dispositifs selon l'invention, montrés par ces figures, sont destinés a tester la force électromotrice d'une pile 1, notamment lorsque celle-ci est inaccessible pour la soumettre à la lecture d'un voltmètre, par exemple parce que ladite pile est enfermée dans une enveloppe ou un bottier. A cet effet, on monte la pile 1 en série avec un contact 2 actionnable à distance, par exemple un contact REED , et un organe 3 susceptible d'émettre de la lumière, par exemple une diode optoélectronique. Lorsque la pile 1 est normalement inaccessible, elle est montée en série avec le contact 2 et l'organe lumineux 3 avant d'être rendue inaccessible, c'est-àdire par exemple avant d'être enfermée dans une enveloppe ou un bottier. De plus, l'organe lumineux 3 est disposé de façon à être visible de l'opérateur, par exemple en étant monté du côté extérieur de l'enveloppe ou du boitier ou bien encore en étant disposé derrière une portion transparente de ceux-ci. De meme , le contact 2 peut être disposé de façon à être visible ou accessible. Toutefois, notamment dans le cas d'un contact REED cela n'est pas indispensable et on peut le disposer à l'intérieur de l'enveloppe ou du bottier à condition qu'il soit juste derrière une face de l'enveloppe, que cette face ne soit pas magnétique et que l'emplacement du contact soit indiqué avec précision à l'extérieur. Bien entendu,- lorsque l'enveloppe ou le boîtier sont au moins en partie transparentes, il est avantageux que le contact 2, s'il est inaccessible, soit, comme l'organe lumineux 3, disposé derrière cette partie transparente. Lorsque l'on désire vérifier si la pile est bonne, c'est-à-dire si elle est capable de fournir encore une force électromotrice, on approche un aimant 4 du contact REED. Par suite, celui-ci se ferme. Si la force électromotrice est suffisante, l'organe lumineux 3 s'éclaire,sinon il reste éteint. Ainsi, grace à l'invention, il est possible de tester une pile et, plus généralement, toute source de tension continue ou alternative, sans nécessiter l'accès aux pâles de celle)ci. Comme le montre la figure 2, on peut également monter une diode de Zener 5 en parallèle sur l'organe lumineux 3. Ainsi, l'organe lumineux 3 ne s'allume que si la tension à ses bornes, c'est-à- dire la tension aux bornes de la pile, est supérieure au seuil de tension de la diode de Zener. Donc,en choisissant de façon appropriée la diode de Zener 5, par exemple de façon que son seuil soit égal à une fraction déterminée de la force électromotrice nominale de la pile 1,l'opérateur peut savoir si la force électromotrice actuelle de ladite pile est encore supérieure ou non à cette fraction déterminée de la force électromotrice nominale, puisque, sous l'action de l'aimant 4, l'allumage de l'élément 3 ne pourra avoir lieu que si la tension actuelle de la pile 1 est supérieure à la tension de Zener de la diode 5. La figure 3 montre une variante de réalisation dans laquelle est prévu un pont diviseur monté aux bornes de la pile 1 et comportant au moins une résistance 6, de valeur R, et un potentiomètre 7, de valeur réglable r , dont le curseur 8 est accessible pour l'opérateur. Le point milieu 9 du pont diviseur 6,7 est relié à une entrée d'un circuit électronique 10, par exemple du genre comparateur, commandant le passage du courant dans l'organe lumineux 3, en fonction d'un seuil de tension de référence. La tension fournie par le pont diviseur 6,7 est comparée à ce seuil de référence.Lorsque la force électromotrice de la pile 1 est à sa valeur nominale en, la tension envoyée au circuit électronique 10 par le pont 6,7 et correspondant au seuil de référence est obtenue pour une première position (en trait plein) du curseur 8, correspondant à une résistance r1 du potentiomètre 7. Cette tension de référence est alors i la force électromotrice de la pile 1 diminue, eur e, la tension au point 9 prend une valeur qui devient insuffisante pour laisser passer mentation de l'organe 3. Pour retrouver la valeur eO, il est alors nécessaire de déplacer le curseur 8 (position en pointillés) pour abaisser la valeur de la résistance rjusqu'à une valeur r2 pour laquelle . Ainsi, lorsque l'organe lumineux 3 s'allume de nouveau, (apis que l'on ait fermé le contact REED en approchant un aimant) 11 est donc possible de graduer le cadran du en valeurs de force électromotrice. REVENDICATIONS 1.- Dispositif permettant de vérifier, sans y accèder, la tension d'une source électrique disposée derrière une paroi,caracté- risé en ce qu'il comporte un élément lumineux optoélectronique monté aux bornes de ladite source par l'intermédiaire d'un contact actionnable magnétiquement, ledit élément lumineux étant visible du côté de la paroi opposé à la source de tension tandis que ledit contact est agencé de façon à pouvoir subir l'action de moyens magnétiques disposés dudit côté de la Daroi opposé à la source 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que, en parallèle sur l'élément optoélectronique est montée une diode de Zener-dont la tension caractéristique est inférieure à la tension nominale de la source. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que, en série avec l'élément optoélectronique est prévu un circuit électronique susceptible de ne laisser passer le courant d'alimentation dudit élément optoélectronique que si la tension qu'il reçoit d'un potentiomètre et qui représente une fraction de la tension actuelle de la source, est supérieure à un seuil de tension de référence , le curseur dudit potentiomftre étant déplacé pour rechercher l'allumage dudit élément optoélectronique. 4.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'au moins une portion de la paroi est transparente et en ce que l'élément optoelectronique est disposé derrière ladite portion de paroi transnarente. 5.- Dispositif selon l'une quelconaue des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'au moins une portion de la paroi est non magnétique et en ce que le contact est disposé derrière cette portion de paroi non magnétique.