La présente invention concerte une installation d'emmagasinage comprenant des rayonnages roulants dont le déplacement est produit par des moteurs, et un dispositif de commande pour ces moteurs, dans laquelle il est possible, par le déplacement des rayonnages, de créer à gauche ou à droite de chacun des rayonnages un couloir d'accès depuis le côté avant de l'installation, formant un entrepôt ou magasin. De telles installations sont en soi connues et ont donné leurs preuves depuis un certain temps déjà. Elles permettent l'utilisation optimale de 1'espace disponible puisqu'elles ne nécessitent pas une zone d'accès minimale pour chaque rayonnage comme c'est le cas dans les entrepôts ou magasins à rayonnages fixes et qu'il suffit d'un seul couloir d'accès qui est crée chaque fois le long du rayonnage dans lequel on désire déposer ou d'où on désire retirer des objets, les autres rayonnages restant serrés les uns contre les autres. Comme le déplacement manuel des rayonnages est souvent difficile ou mme impossible en raison du chargement des rayonnages, on a crée des dispositifs d'entraînement à moteur pour de telles installations. Toutefois, la motorisation des rayonnages roulants implique le respect de certaines règles de sécurité. Par exemple, le déplacement des rayonnages doit tre arrté immédiatement lorsqu'une personne se trouvant entre deux rayonnages risque d'tre écrasée, ce qui peut arriver facilement étant donné le poids élevé des rayonnages de la plupart de telles installations. Pour exclure les accidents de cette nature, on a déjà utilisé les systèmes de sécurité les plus divers, mais qui possèdent tous des interrupteurs à commande mécanique. Par exemple, on a installé près du sol et sur les deux côtés longitudinaux de chaque rayonnage des volets reliés A un interrupteur qui arrte l'entraînement des rayonnages. Ces volets ont cependant l'inconvénient qu'ils peuvent etre bloqués très facilement par de petites pièces telles que des vis qui tombent des rayonnages. D'autres solutions connues, comme celles appliquées aux portes pliantes commandées par de l'air comprimé et utilisant des éléments de commande sous forme de tuyaux sensibles à une compression, ont également des inconvénients puisqu'elles sont basées sur un contact mécanique, de sorte que les dispositifs de sécurité sont toujours sensibles aux perturbations, ou ne fonctionnent plus lorsqu'il se produit une fuite dans un tuyau par exemple. On a également proposé déjà une installation à rayonnages roulants dans laquelle chaque rayonnage présente sur ses deux côtés longi tudinaux et à proximité du sol une barrière lumineuse orientée transver- salement au sens de déplacement du rayonnage, utilisant de la lumière partiellement modulée en intensité, et raccordée à un dispositif d'entrai- nement des rayonnages de manière que ce dispositif d'entraînement bloque immédiatement le déplacement des rayonnages lorsque l'intensité de la fraction alternative ou de la fraction continue, ou des deux fractions de la lumière du faisceau de l'une quelconque des barrières lumineuses, descend sous une valeur minimale réglable. Cette installation comprend en outre des interrupteurs de consentement sur les côtés longitudinaux des rayonnages pour la mise en état de fonctionnement de l'installation, et une barrière lumineuse protégeant les couloirs d'accès entre les différents rayonnages, les interrupteurs de consentement étant combinés à cette barrière lumineuse de manière que, lorsque dernière détecte l'entrée d'une personne dans un couloir d'accès, elle annule l'action des interrupteurs de consentement jusqu'à ce que ceux-ci soient à nouveau actionnés. Par conséquent, après l'entrée d'une personne dans uncouloir d'accès, les rayonnages ne peuvent tre déplacés qu'après l'actionnement de l'interrupteur de consentement du couloir en question. Cette mesure a pour but d'empcher que des personnes entrées dans un couloir d'accès soient mises en danger par le déplacement inopiné des rayonnages sous la commande d'une autre personne qui ne les avait pas vu entrer, Toutefois, comme ces interrupteurs de consentement sont prévus sur le côté avant de cette installation, il est possible de les actionner sans avoir vérifié qu'il n'y a personne dans le couloir d'accès. Pour obliger l'utilisateur de l'installation de vérifier avant chaque déplacement des rayonnages que le couloir d'accès est vide, on pourrait bien entendu appliquer une solution qui vient immédiatement à 1'esprit et qui consisterait à monter les interrupteurs de consentement sur le côté arrière de l'installation, c'est-à-dire au bout de chacun des couloirs d'accès susceptibles d'tre formés entre les rayonnages. Cette solution aurait cependant un gros inconvénient dans la pratique, surtout lorsqu'on tient compte du fait que de telles installations ont souvent de fortes dimensions. Avant chaque déplacement des rayonnages, il faudrait alors parcourir toute la longueur du couloir, actionner l'interrupteur et revenir ensuite. Dans l'état actuel de la technique et dans notre époque de rationalisation, une telle solution est impensable, hormis le fait qu'elle présente elle aussi des risques. L'invention vise donc à créer une installation à rayonnages roulants dans laquelle, après l'utilisation d'un couloir d'accès, les rayonnages peuvent seulement tre déplacés par un utilisateur de l'installation lorsque celui-ci a vérifié au préalable qu'il ne se trouve plus personne dans le couloir d'accès, mais sans qu'il soit nécessaire que cet utilisateur entre dans ce couloir. Le problème à résoudre pourrait également ttre formulé comme suit : avant chaque déplacement des rayonnages, l'utilisateur de l'installation doit tre obligé de vérifier que le couloir d'accès ouvert à ce moment soit vide, sans qu'il soit obligd d'entrer dans ce couloir. Bien entendu, l'ensemble peut tre agencé de manière que cette vérification soit seulement nécessaire dans le cas où le couloir a effectivement été utilisé par quelqu'un. Cette dernière condition est cependant satisfaite déjà dans les installations connues mentionnées dans ce qui précède. Selon l'invention, une installation à rayonnages roulants du type défini au début est caractérisée en ce qu'elle comprend, sur le coté arrière de l'installation et au bout de chacun des couloirs d'accès susceptibles d'tre crées, un interrupteur qui est visible depuis le coté avant de l'installation à travers le couloir d'accès correspondant, qui peut tre actionné par des rayons lumineux ou par des ondes sonores qui se propagent sensiblement de façon linéaire, et qui est raccordé au dispositif de commande de manière qu'après l'entrée d'une personne dans un couloir d'accès, le déplacement des rayonnages est seulement possible après l'actionnement de l'interrupteur monté au bout de ce couloir par un signal Amis par un émetteur lumineux ou sonore qui n'est pas relié mécaniquement à l'installation. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux d'une installation selon l'invention à commande par rayons ou faisceaux lumineux, l'interrupteur monté au bout de chaque couloir d'accès comprend des moyens pour analyser la lumière agissant sur lui quant à sa teneur en lumière continue ou à intensité constante et sa teneur en lumière alternative ou à intensité alternante, et cet interrupteur est réalisé de manière qu'il permette seulement le déplacement des rayonnages lorsque le rapport entre les intensités de ces deux fractions de la lumière correspond à une valeur déterminée. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que des dessins annexés sur : -la figure 1 est une vue en perspective de l'ensemble d'une installation d'emmagasinage selon l'invention ; -la figure 2 est une vue en plan fortement simplifiée et limitée A l'essentiel d'une telle installation ; -la figure 3 est un schéma synoptique d'une des barrières lumineuses prévues sur les deux cotés longitudinaux de chaque rayonnage, ce schéma illustrant en mme temps le fonctionnement d'un interrupteur commandé par un faisceau lumineux ; -la figure 4 est un schéma plus détaillé de la barrière lumineuse de la figure 3 ; et -la figure 5 est un schéma détaillé de l'ensemble d'une installation comprenant trois rayonnages roulants. L'installation représentée sur la figure 1 comprend deux rayonnages latéraux fixes 1 et 2 et, entre eux, huit rayonnages roulants 3. Ces derniers sont montés sur des rails 4 de manière qu'ils soient mobiles perpendiculairement à deux eûtes parallèles des rayonnages, appelds ci-après cotés longitudinaux. La distance entre les deux rayonnages latéraux fixes 1 et 2 correspond à peu près à neuf fois la largeur d'un des rayonnages mobiles, cette largeur étant suffisamment grande pour qu'une personne ou un chariot de manutention par exemple puisse facilement entrer dans l'intervalle-appelé ci-après couloir d'accès-qui est formé entre deux rayonnages déterminés par le serrage de tous les autres rayonnages contre l'un ou l'autre des rayonnages latéraux fixes, en vue du dépôt ou du retrait d'objets ou de marchandises posés préalablement sur des étagères 5 des rayonnages. Chaque rayonnage comprend un socle 3a qui forme une sorte de chariot équipé de deux moteurs d'entratnement, et une superstructure 3b qui repose sur ce socle et qui se compose par exemple de montants, traverses et tablettes. Sur chacun des deux côtés longitudinaux de chaque socle est prévue une barrière lumineuse 6 dont l'émetteur est monté sur une extrémité du rayonnage et dont le récepteur est monté sur l'extrémité opposée. Sur la figure 1, la ligne en traits mixtes 6'symbolise simplement la trajectoire du faisceau lumineux d'une de ces barrières. Comme ces barrières lumineuses sont encastrées dans les cotés des socles, elles réagissent seulement en cas de danger, c'est-a-dire lorsqu'un obstacle s'oppose au mouvement du rayonnage correspondant ; elles ne réagissent donc pas lorsque les rayonnages s'approchent les uns des autres. Il n'est pas indispensable d'installer ces barrières barrières lumineuses à proximité du sol ; il est possible également de les prévoir à une autre hauteur ou de les multiplier, c'est-à-dire de les agencer de manière que les faisceaux lumineux s'étendent de l'avant à l'arrière des rayonnages et inversement près du sol et à différentes hauteurs des rayonnages. Les différentes dispositions de ces barrières lumineuses ne changent cependant pas le principe de fonctionnement de l'installation Dans le coté frontal des socles 3a sont incorporés deux interrupteurs commandés par des volets 3c et 3d, dont l'un sert au démarrage du rayonnage sur lequel il est monté et dont l'autre sert à l'arrt d'urgence de tous les rayonnages en mouvement. Le coté arrière de l'installation comprend, à tous les endroits susceptibles de former le coté arrière d'un couloir d'accès, un interruptuer 3e qui peut tre commandé par un faisceau lumineux et dont le fonctionnement sera décrit dans ce qui va suivre. Lorsque cet interrupteur est actionné, il rétablit l'état de fonctionnement de l'installation lorsque celui-ci a été interrompu par la coupure d'une barrière lumineuse 3f qui s'étend devant tous les rayonnages et dont la trajectoire du faisceau lumineux est également symbolisée simplement par une ligne en traits mixtes3f'. Cette barrière lumineuse peut tre de type courant mais elle peut également tre réalisée comme les autres barrières lumineuses de l'installation. Là encore, la barrière 3f peut etre réalisée de manière qu'elle balaye toute la face avant de l'installation à différentes hauteurs des rayonnages. La figure 3 représente le schéma synoptique d'une des barrières lumineuses installées sur les cotés longitudinaux des rayonnages. Elle se compose d'un émetteur de lumière 6a, d'un récepteur de lumière 6b, d'un amplificateur 6c, d'un circuit logique 6d et d'un dispositif d'exploitation 6e. La particularité essentielle de ces barrières lumineuses est qu'elles travaillent avec de la lumière dite"modulée". Dans ce cas, ce mot désigne la lumière dont l'amplitude oscille selon une cadence déterminée, par exemple avec une fréquence de 25 Hz. L'utilisation de lumière modulée est indiquée sur la figure 3 par le symbole d'une diode dans l'émetteur de lumière 6a. Le récepteur de lumière utilisé dans ce cas comprend un photo-transistor et différents composants reliés à lui, mais il est également possible d'utiliser d'autres éléments, par exemple une photo-diode ou une résistance photosensible. Les impulsions électriques engendrées dans le récepteur sont transmises à. l'amplificateur 6c et au circuit logique 6d. Ce dernier a la fonction d'une porte ET qui analyse par voie électrique la lumière reçue afin d'en déterminer la fraction de lumière continue et la fraction de lumière alternative. C'est seulement lorsque l'intensité de la fraction continue et l'intensité de la fraction alternative de la lumière ne sont pas inférieures à une valeur minimale déterminée que le circuit logique 6d ne provoque pas la commutation des contacts d'un relais incorporé dans le dispositif d'exploitation 6e. Le circuit logique 6d effectue en outre un contrôle de la fréquence de modulation de la fraction alternative de la lumière par sa comparaison avec une fréquence de consigne ; le relais mentionné ci-dessus est commuté s'il n'y a pas concordance entre ces deux fréquences. La figure 4 représente un schéma un peu plus détaillé d'une barrière lumineuse. 7 désigne une partie d'alimentation pour l'émetteur, une lampe à incandescence 9 et les circuits électroniques de la barrière lumineuse. 8 désigne un modulateur qui est essentiellement formé d'un transistor Sa et d'une diode 8b qui laisse seulement passer les demi-ondes positives du courant alternatif de 50 Hz et qui commande donc avec une fréquence de 25 Hz le transistor 8a, dans le circuit collecteur duquel est montée la lampe émettrice 9. En raison de l'inertie du filament de la lampe, il s'établit cependant toujours une certaine luminosité de base, de sorte que la lampe émet en plus de la lumière alternative de 25 Hz une fraction de lumière continue. Le photo-transistor 10, dont le montage est seulement représenté de façon schématisée, fournit une tension fonction de la lumière émise par l'émetteur, et cette tension est appliquée par une combinaison 11 de résistances et d'un condensateur à un circuit intégré 12a où elle est analysée, en combinaison avec les autres composants du groupe 12, quant à l'intensité et la fréquence. Comme la tension de modulation est également appliquée au circuit intégré 12a, celui-ci constitue une sorte de discriminateur qui fournit un signal de sortie lorsque la valeur réelle et la valeur de consigne correspondent. Ce signal de sortie est transmis à la partie d'exploitation 13 où il commande un transistor 13a, dans le circuit collecteur duquel est montée la bobine d'un relais 13b. Le mode de réalisation et le principe de fonctionnement de la partie réceptrice des barrières lumineuses 6 correspondent exactement à ceux des interrupteurs 3e qui sont prévus sur le côté arrière de l'installation-mais dont celui situé au bout du couloir d'accès existant à un moment donné est visible à travers ce couloir depuis le cote avant de l'installation et qui sont commandes dans cet exemple de réalisation par des faisceaux lumineux, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de décrire leur fonctionnement en détail. L'interrupteur 3e qui est visible au bout du couloir d'accès est actionné depuis le coté avant de l'installation par un magasinier ou un utilisateur de l'installation au moyen d'une petite lampe de poche spéciale 3g dont la conception correspond à peu près à celle de la partie émettrice des barrières lumineuses, avec cependant les différences qui découlent de 1'alimentation des lampes de poche au moyen de piles, Comme les différentes possibilités de produire un signal lumineux d'intensité oscillante à partir d'une source de courant continu sont bien connues, il n'est pas davantage nécessaire de décrire en détail le circuit électrique de la lampe de poche 3g. Pour qu'un utilisateur de l'installation désirant actionner l'interrupteur 3e ou bout du couloir ouvert à ce moment soit obligé de se placer effectivement devant ce couloir et ne se contente pas de tendre son bras avec la lampe de poche pendant qu'il se trouve à coté du couloir-et ne verrait donc pas la personne qui pourrait s'y trouver-avec l'espoir que le faisceau lumineux tombe sur l'interrupteur, ces interrupteurs 3e sont assez petits et ils sont munis d'un écran non représenté qui oblige l'utilisateur de viser l'interrupteur par le faisceau de sa lampe pour qu'il puisse l'actionner. Cet actionnement n'est possible que si le faisceau lumineux tombe sur L'interrupteur, qui est une cible pratiquement ponctuelle comparativement aux dimensions du couloir, et si le faisceau est compris dans une zone angulaire définie d'une part par cet interrupteur et d'autre part par l'ouverture du couloir d'accès sur le coté avant de l'installation. Pour que l'utilisateur sache si oui ou non le faisceau de sa lampe de poche est effectivement tombé sur l'interrupteur et a produit l'effet désiré, un voyant de contrôle non représenté qui est monté à coté de l'interrupteur s'allume lorsque celui-ci est actionné, et s'éteint automatiquement au bout d'un certain temps. L'utilisateur peut donc voir immédiatement s'il a actionné linterrupteur ou non, ce qui peut lui épargner dans certain cas de nombreux pas inutiles, Bien entendu, d'autres télécommandes pour les interrupteurs 3e sont concevables ; il est par exemple possible de les actionner au moyen d'ultrasons de propagation à peu près linéaire, ou au moyen d'ondes électromagnétiques dans le domaine des radiofrdquences. Il semble cependant que la commande par rayons ou faisceaux lumineux soit parmi toutes ces solutions possibles la plus simple et la plus efficace. Le fonctionnement de l'installation sera décrit ci-après relativement à la figure 5 qui est un schéma électrique de l'ensemble de l'installation. L'installation est branchée sur un réseau triphasé dont les trois phases sont désignées par R, S, T et dont le neutre est désigné par E. Elle comprend un interrupteur principal à clef 21. Les trois phases R, S et T et le neutre E sont reliées par un câble à conducteurs multiples à chacun des rayonnages, qui sont au nombre de trois et qui sont délimités dans l'exemple de la figure 5 par deux lignes verticales plus épaisses en traits mixtes. Dans ce câble d'alimentation est monté en outre un disjonc- teur dont la bobine est désignée par 25 et les contacts par 25a. La tension de commande est fournie par un transformateur 22 dont le primaire est branché sur deux phases et dont le secondaire est relié en permanence à tous les rayonnages, d'une part, par l'un des pOles du secondaire et un conducteur 23, d'autre part, par l'autre poule et un conducteur 24. La bobine 25 du disjoncteur est reliée d'un cOté au conducteur 24 et de l'autre coté à un contact d'auto-maintien 25b qui est shunté par un bouton de mise en marche 26. Ce dernier peut Être un bouton poussoir de type ordinaire mais il peut également tre du type manoeuvrable au moyen d'une clef seulement. Le contact 25b est relié par ailleurs à l'autre pale de la tension de commande, c'est-à-dire au conducteur 23, par une ligne 27 qui n'est pas interrompue normalement et qui passe par tous les rayonnages, où elle est branchée en série avec les deux barrières lumineuses 28a et 28b qui sont installées sur chaque rayonnage mais qui sont rendues ineffectives par la fermeture des contacts 29a et 30a lorsque le rayonnage en question est arrté. Pour la mise en route de l'installation, après son branchement sur le réseau par la fermeture de l'interrupteur principal 21, on appuie sur le bouton de mise en marche 26, ce qui provoque la fermeture du disjonc- teur 25, qui est maintenu fermé par le contact d'auto-maintien 25b, et l'ali- mentation en courant triphasé de tous les rayonnages. Un voyant de contrôle 25c s'allume en mme temps. Chaque rayonnage comprend, en plus des deux barrières lumineuses 28a et 28b, trois contacteurs, dont l'un est un contacteur de mémoire 31 et dont les deux autres, 29 et 30, sont des contacteurs pour la commande des moteurs triphasés non représentés. La fermeture du contacteur 29 fait tourner les moteurs du rayonnage en question à gauche, et la fermeture du contacteur 30 fait tourner ces mmes moteurs à droite. les contacts de ces contacteurs pour la commande des moteurs ne sont pas représentés. Comme tous les rayonnages sont équipés de la milme façon, les différents éléments de chaque rayonnage portent les mmes références. Pour former un couloir d'accès, par exemple entre le premier et le deuxième rayonnage à partir de la gauche sur le schéma de la figure 5, on actionne, en manoeuvrant par un pied le volet 3c, le bouton de marche 32 du deuxième rayonnage. L'installation est en effet conçue de manière que le couloir se forme chaque fois à gauche du rayonnage dont on actionne le volet 3c. Pour la formation de ce couloir, les rayonnages se trouvant à gauche du couloir désiré se déplacent vers la gauche ou, si cela n'est pas possible, les rayonnages se trouvant à droite du couloir désiré se déplacent vers la droite. Cette formation d'un couloir d'accès se déroule de la manière suivante : L'actionnement du bouton de marche 32 provoque la mise sous tension de la bobine du contacteur de mémoire 31 depuis une ligne 33 que l'on considère pour l'instant comme étant sous tension. Les contacts 31a et 31b du contacteur de mémoire 31 appliquent cette tension, l'un à une ligne 34, l'autre A une ligne 35 qui passent par tous les rayonnages. La partie de la ligne 34 menant aux rayonnages se trouvant à gauche de celui dont le bouton de marche 32 a été actionné est coupée par le contact 31c du contacteur de mémoire 31, tandis que la partie de la ligne 35 menant aux rayonnages se à droite de celui dont le bouton de marche 32 a été actionné est coupée par le contact 31d de ce mme contacteur de mémoire. Comme le contacteur de commande 30, représenté à droite, est relié 4 la partie droite de la ligne 34, ce contacteur se ferme et est maintenu fermé par son contact d'auto-maintien 30b. Le contacteur de commande 29, représenté à gauche, reste ouvert. Dans le circuit d'alimentation de la bobine du contacteur 29 sont incorporés un interrupteur de fin de course 36 et un contact 30c de l'autre contacteur de commande du meme rayonnage, c'est-d-dire de celui désigné par 30. De façon analogue, le circuit d'alimentation de la bobine du contacteur 30 comprend un interrupteur de fin de course 37 et un contact 29c de l'autre contacteur de commande. Les interrupteurs de fin de course coupent l'alimentation des bobines des contacteurs lorsque le rayonnage en question arrive à une position de fin de course droite ou gauche, c'est-à-dire lorsque les rayonnages sont serrés soit directement soit par l'intermédiaire d'autres rayonnages contre l'un des rayonnages latéraux fixes. La manoeuvre de l'un ou de l'autre des interrupteurs de fin de course provoque l'arrt des moteurs d'entraînement :. Par la ligne 34, respectivement la ligne 35, tous les rayonnages se trouvant à gauche de celui dont le bouton de marche 32 a été actionné reçoivent l'ordre "déplacement à gauche", et le rayonnage dont le bouton de marche 32 a été actionné de meme que tous les rayonnages se trouvant à droite de lui reçoivent l'ordre"déplacement à droite". Ces ordres sont exécutés, par l'excitation des contacteurs commandant les moteurs, jusqu'à ce que les interrupteurs de fin de course arretent les moteurs. Les interrupteurs de fin de course n'interviennent donc pas dans la décision concernant le sens du déplacement, ils sont seulement capables d'interrompre ce déplacement. Un avantage important de cet agencement est que, au cas où plusieurs rayonnages doivent etre déplacés, ils ne se mettent pas en marche tous en mme temps, mais seulement le premier dans le sens du déplacement tout d'abord, étant donné que seul l'interrupteur de fin de course de ce premier rayonnage n'est pas actionné Le démarrage du premier rayonnage libère l'in- terrupteur de fin de course du rayonnage suivant, qui se met en marcheà son tour, et ainsi de suite. De cette manière, la surcharge des moteurs du dernier des rayonnages à déplacer dans un sens déterminé est évitée avec certitude, et le réseau d'alimentation électrique n'a pas à supporter les intensités de démarrage de tous les moteurs à la fois. L'excitation d'un des contacteurs commandant les moteurs provoque l'ouverture du contact 29a ou 30a, suivant que le rayonnage se déplace vers la gauche ou vers la droite, de sorte que le shuntage des deux barrières lumineuses 28a et 28b-branchées en série-est supprimé, et que ces barrières lumineuses deviennent effectives. Lorsque le faisceau lumineux d'une de ces barrières lumineuses est coupé comme décrit dans ce qui précède, l'alimentation de la bobine du disjoncteur 25 par la ligne 27 est coupée, de sorte que les contacts 25a de ce disjoncteur s'ouvrent et coupent l'alimentation en courant électrique des moteurs d'entraînement des rayonnages. Le disjoncteur ne peut tre refermé, par 1'actionnement du bouton de mise en marche 26 et la fermeture du contact d'auto-maintien 25b, que lorsque la cause de la coupure de la barrière lumineuse a été supprimée. La barrière lumineuse s'étendant transversalement devant tous les rayonnages et constituant un dispositif de sécurité supplémentaire est désigné dans le schéma de la figure 5 par 38 (cette barrière correspondant à celle dont la trajectoire est désignée symboliquement par 3f'sur la figure 1), et le contact du relais de cette barrière est branché d'un coté sur le pâle de la tension de commande auquel est relié également le conducteur 23. Ce contact du relais de la barrière 38 est relié de l'autre coté à un contact de travail 39a d'un contacteur de consentement 39 qui transmet la tension à la ligne 33, ou qui coupe l'alimentation de cette ligne 33. La bobine du contacteur de consentement 39 est reliée d'un coté au conducteur 24, et de l'autre coté au conducteur 23 par une ligne 40 qui passe par tous les rayonnages et par les interrupteurs 3e montes au bout des couloirs d'accès possibles et dont seuls les contacts 41 sont représentés. L'actionnement d'un de ces interrupteurs 3e par un faisceau lumineux provoque la fermeture de son contact 41, l'excitation de la bobine du contacteur de consentement 39, et son maintien en état d'excitation par son contact d'automaintien 39b. Pour que l'actionnement du bouton de marche 32 d'un quelconque rayonnage puisse avoir un effet, il faut que la ligne 33 soit sous tension, ce qui n'est possible que si la barrière lumineuse 38 n'est pas coupée et si l'un des interrupteurs 3e a été actionné. Lorsqu'une personne pénètre à un endroit quelconque de 1'ins- tallation dans le couloir d'accès formé entre deux rayonnages, la barrière lumineuse 38 détecte cette entrée, et la bobine du contacteur de consentement 39 est désexcitée. A ce moment, les rayonnages ne peuvent donc pas tre remis en marche puisque la ligne 33 alimentant les boutons de marche 32 des rayonnages n'est pas sous tension. Lorsque l'actionnement d'un tel bouton de marche reste sans effet, on sait donc immédiatement qu'une personne a du entrer dans le couloir d'accès, et on est obligé d'aller jusque devant ce couloir pour actionner l'interrupteur 3e correspondant puisque cet actionnement n'est possible qu'en visant cet interrupteur au bout du coulo Il est encore à noter qu'il est possible également de remplacer les volets 3c commandant les boutons de marche 32 dans les socles des rayonnages par des interrupteurs semblables aux interrupteurs 3e. Une telle solution serait mme très avantageuse dans les installations dont les rayonnages sont charges ou desservis par des chariots élévateurs à fourche Une seule et mme lampe de poche (ou un seul et mme émetteur ultrasonore) permettrait alors l'actionnement des contacteurs de consentement et la mise en marche des rayonnages. Le-conducteur d'un chariot à fourche par exemple ne serait donc pas obligé de descendre à chaque fois de son siège pour déclencher le déplacement des rayonnages. Sur ce point, l'installation à rayonnages roulants selon l'invention permet d'ailleurs de nombreuses modifications et variantes de réalisation. REVENDICATIONS 1. Installation d'emmagasinage comprenant des rayonnages roulants dont le déplacement est produit par des moteurs, et un dispositif de commande pour ces moteurs, dans laquelle il est possible, par le déplacement des rayonnages, de créer à gauche ou à droite de chacun des rayonnages un couloir d'accès depuis le coté avant de l'installation, formant un entrepôt ou magasin, caractérisée en ce qu'elle comprend sur le coté arrière de l'installation et au bout de chacun des couloirs d'accès susceptibles d'tre créés, un interrupteur qui est visible depuis le coté avant de l'installation à travers le couloir d'accès correspondant, qui peut tre actionné par des rayons lumineux ou par des ondes sonores qui se propagent sensiblement de façon linéaire, et qui est raccordé au dispositif de commande de manière qu'après l'entrée d'une personne dans un couloir d'accès, le déplacement des rayonnages est seulement possible après l'ac- tionnement de l'interrupteur monté au bout de ce couloir par un signal émis par un émetteur lumineux ou sonore qui n'est pas relié mécaniquementà l'installation. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'interrupteur comprend des moyens qui permettent seulement l'actionnement de l'interrupteur par des signaux agissant sur lui depuis une zone angulaire définie par la largeur et la hauteur du couloir d'accès sur le coté avant de l'installation. 3. Installation selon la revendication 1 ou 2, dans laquelle l'interrupteur installé au bout de chaque couloir d'accès possible est commandé par des rayons ou des faisceaux lumineux, caractérisée en ce que l'in- terrupteur comprend des moyens pour analyser la lumière agissant sur lui quant à sa teneur en lumière continue ou à intensité constante et sa teneur en lumière alternative ou à intensité alternante, et cet interrupteur est réalisé de manière qu'il permette seulement le déplacement des rayonnages lorsque le rapport entre les intensités de ces deux fractions de la lumière correspond à une valeur déterminée. 4. Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que chaque interrupteur est combiné avec un voyant de contrôle qui s'allume lorsque l'interrupteur a été actionné par des rayons ou un faisceau lumineux.