La présente invention se rapporte à un procédé drorientation de la direction d'aimantation stable dtune couche magnétique déposée sur un support conducteur cylindrique. On sait que les films ferromagnétiques minces qui sont destinés à être utilisés comme éléments de mémoire sont généralement obtenus en dépo- sant sur un support, par voie électrolytique ou par évaporation sous vide, une matière ferromagnétique. Ce dépôt est effectué en présence diun champ magnétique d'orientation pour réaliser une anisotropie uniaxiale de magnétisation, c'est-à-dire une direction, dénommée axe facile, suivant laquelle l'ai- mantation du film s'oriente préférentiellement. Cette direction subsiste même lorsque, à la fin du processus de dépôt, le champ magnétique d'orientation est supprimé. On connaît des mémoires à films ferromagnétiques minces dans lesquelles chaque plan de mémoire est formé dgun premier jeu de conducteurs parallèles, dénommés conducteurs de "motus", et d'un second jeu de conducteurs parallèles, dits de "digits", orthogonaux aux précédents, chaque conducteur de "digit"; en forme de tige ou de fil, étant recouvert, au moins au voisinage de ses points de croisement avec les conducteurs de "mots", d'une fine pelli- cule de matériau magnétique. Cette pellicule magnétique présente une anisotropie circonférentielle, clest-à-dire que sa direction d'aimantation facile est circulaire et coaxiale à i raxe du fil. Pour induire, lors du dépôt dune couche magnétique sur un fil conducteur, une direction d'aimantation facile circonférentielle dans cette couche, on peut faire appel à un champ magnétique statique d'orientation, obtenu en faisant passer dans ce fil un courant continu d'intensité constante. L'intensité de ce courant doit cependant être suffisante pour permettre au champ magnétique ainsi créé d'orienter correctement la direction d'aimantation facile de la couche magnétique. Ce procédé d'orientation qui a été utilisé dans l'art antérieur présen- te cependant de graves inconvénients, notamment dans le cas où la couche magnétique est déposée par voie électrolytique sur le fil et où ce fil est utilisé comme cathode. En effet, à la différence de potentiel observée entre les extrémités de la portion de fil soumise au dépôt électrolytique, et qui correspond au courant d'électrolyse passant dans le fil, s'ajoute alors la différence de potentiel supplémentaire que l'on doit appliquer pour permettre la circulation, dans le fil, du courant générateur de champ magnétique d'orientation. II en résulte que le potentiel varie tout le long de la portion de fil soumise au dépôt électrolytique, et que, de ce fait, la différence de potentiel entre l'anode et un point de cette portion de fil varie suivant la position de ce point le long de la dite portion. Par suite, la densité de courant en un point de la surface du fil varie de fanon correspondante en fonction de cette position, dans la cuve électrolytique.Afin que l'amplitude de la variation de la densité de courant et par suite l'amplitude de la variation de la différence de potentiel entre l'anode et le fil utilisé comme cathode, ne dépasse pas une certaine valeur critique au-dessus de laquelle il n'est plus possible diobtenir un dépôt magnétique présentant des propriétés satisfaisantes, on est donc conduit à limiter la valeur de lWintensité du courant générateur du champ magnétique drorienta- tion. On a constaté malheureusement que la valeur maximale du champ diorien- tation compatible avec une chute de potentiel permettant d'obtenir un dépôt électrolytique convenable, était insuffisante pour provoquer une orientation circonférentielle correcte de l'aimantation du film déposé. La présente invention remédie à cet inconvénient et propose un procédé permettant d'orienter circonférentiel lement la direction d'aimantation stable d'un film magnétique déposé électrolytiquement, sur un support conducteur cylindrique, sans que sa mise en oeuvre, lors de l'opération de dépôt de ce film, n'entraine une détérioration des propriétés magnétiques du film déposé. Un objet de l'invention concerne un procédé permettant d'orienter circonférentiellement la direction d'aimantation stable diune couche de matériau magnétique déposée, par voie électrolytique, sur un support conducteur cylindrique, en présence diun champ magnétique d'orientation produit par un courant passant dans le support, ledit procédé étant caractérisé en ce que le courant qui crée le champ magnétique d'orientation est un courant périodique, circulant dans le support alternativement dans un sens, puis dans l'autre, l'intensité de ce courant conservant une même valeur au cours de chaque alternance, la fréquence du courant étant établie pour que chaque point du support, au cours de son revêtement par le matériau magnétique, subisse l'ac- tion d'au moins cent inversions du sens du courant. Un autre objet de l'invention concerne les dispositifs et installations électrolytiques mettant en oeuvre le procédé de l'invention; indiqué ci-dessus. Le procédé selon lXinvention se se révèle sautant plus avantageux qu'il permet, grâce à l'inversion du sens du courant dans le support, diorienter correctement la direction diaimantation stable du film magnétique, tout en utilisant un courant dont l'intensité est notablement plus faible que celle des courants qu'il était nécessaire diemployer dans les procédés antérieurs pour obtenir une orientation correcte de cette direction d'aimantation stable. D'autres caractéristiques et avantages de I 'invention apparaFtront dans la description suivante, donnée à titre d'exemple non limitatif, et en se référant aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 est une vue en coupe montrant une cuve électrolytique utilisée pour effectuer le dépôt diun matériau magnétique sur un support conducteur cylindrique, ce matériau étant orienté conformément au procédé selon l'invention, La figure 2 est un diagramme représentant les variations, dans le temps, de l'intensité du courant d'orientation utilisé pour orienter la couche magnétique, conformément au procédé selon l'invention, La figure 3 est une vue schématique illustrant un premier mode de réalisation du champ magnétique d'orientation nécessaire à la mise en oeuvre de l'invention, La figure 4 est une vue schématique illustrant un second mode de réalisation du champ magnétique d'orientation nécessaire à la mise en oeuvre de I invention, La figure 5 est une vue schématique illustrant un troisième mode de réalisa tion du champ magnétique d'orientation nécessaire à la mise en oeuvre de l'invention, La figure 6 est une vue schématique illustrant un quatrième mode de réalisa tion du champ magnétique d'orientation nécessaire à la mise en oeuvre de ltinvention. La figure 1 montre, en coupe, une cuve électrolytique 10, traversée de part en part par un fil conducteur cylindrique 11, la traversée des parois de cette cuve par le fil 11 steffectuant au moyen de deux bouchons en matière synthétique 12 et 13. Chacun de ces bouchons est constitué, de manière connue, de deux parties qui s'rajustent l'une contre l'autre et qui ne laissent entre elles qu'une ouverture juste suffisante pour permettre le passage du fil.La cuve électrolytique 10 contient un bain 14 capable de déposer une couche de matériau magnétique sur la portion du fil comprise entre les bouchons 1 2 et 1 3. Le dépat de la couche magnétique est obtenu par le passa ge, dans le bain 14, diun courant d'électrolyse, dlintensité le, produit par une source de courant continu. Afin de permettre le passage de ce courant, une électrode 15 est plongée dans le bain 14, cette électrode étant connectée à la borne positive de la source de courant, le fil conducteur 11 servant alors de cathode. La forme et la disposition de l'électrode 15 sont établies pour assurer une densité de courant pratiquement constante tout le long de la portion immergée du fil 11. Cette électrode 15 peut être réalisée par exemple, comme le montre la figure 1, au moyen diun fil conducteur bobiné suivant une hélice de même axe que la portion de fil 11. Afin diinduire une direction d'aimantation facile circonférentielle dans la couche magnétique en cours de dépôt sur la portion immergée du fil conducteur 11, le dépôt électrolytique est effectué en présence d'un champ magnétique d'orientation créé par le passage d'un courant électrique dans le fil 11, ce courant, dénommé courant d'orientation, étant appliqué au fil 11 au moyen de deux organes de contact 16 et 17 que l'on supposera connectés respectivement aux deux bornes d'une source de courant (non représentée sur la figure 1).Selon une caractéristique de l'invention, ce courant d'orientation est un courant périodique qui circule dans le fil 11, alternativement, dans un sens, puis dans autre, I'intensité I de ce courant restant cependant cons m tante jusqu'à l'entrée de la cuve 10, au cours de chacun de ses passages successifs dans le fil, de telle sorte que la courbe qui représente les variations de l'intensité de ce courant en fonction du temps est une courbe en créneaux" présentant l'aspect indiqué sur la figure 2. Des moyens, qui seront décrits un peu plus loin, sont prévus pour assurer la circulation du courant d'orientation dans chacun des deux sens de circulation possibles dans le fil 11.On considèrera que les parties positives de la courbe représentée sur la figure 2 correspondent à un courant d'orientation circulant, dans le fil 11, dans le sens qui va du contact 17 vers le contact 16, alors que les parties négatives de cette courbe correspondent à une circulation en sens inverse du courant d'orientation, clest-à-dire dans le sens allant du contact 16 vers le contact 17. Sur la figure 1, ces inversions successives du courant d'orientation dans le fil 11 ont été indiquées par des flèches différentes, les flèches en traits pleins correspondant à une circulation dans un même sens du courant dans le fil, tandis que les flèches en tirets correspondent à une circulation en sens inverse du courant dans ce fil.On voit ainsi, en regardant la figure 1, que, quel que soit le sens de circulation du courant d'orientation dans le fil 11, le courant qui passe dans ce fil conserve toujours la même intensité I jusqu'à l'entrée de la cuve 10, alors que, à la sortie de la cuve, l'intensité du cou rant est égale à la somme de lintesité I du courant d'orientation et de lin- m tensité I du courant d'électrolyse. II en résulte que, dans la portion immer e gée du fil 11, I'intensité du courant varie tout le long de la dite portion, et que, de ce fait, I'amplitude du champ magnétique produit par ce courant varie de façon correspondante entre les extrémités de cette portion.Cependant, par suite des renversements successifs du passage du courant d'orientation dans le fil 11, l'amplitude moyenne de ce champ magnétique dgorientation conserve sensiblement la même valeur en chacun des points de la portion immergée du fil. On a constaté alors que, pourvu que la fréquence des renversements successifs du sens du courant diorientation dans le fil 11 soit telle que chacun des points de ce fil subisse, au cours de son revêtement par le matériau magnétique, l'action dau moins cent inversions du sens du courant, on obtenait une orientation correcte de la direction d'aimantation stable dudit matériau, tout en utilisant un courant d'orientation d'intensité relativement faible. II suffit de rappeler à cet effet que, dans les procédés antérieurs consistant à faire parcourir le fil par un courant d'orientation continu, une orientation correcte de la direction d'aimantation stable de la couche magnétique déposée sur un fil de cuivre de 1 30 microns de diamètre ne pouvait être obtenue qu'en utilisant un courant d'intensité au moins égale à 300 milliampères. Dans le procédé selon ltinvention, au contraire, la couche magnétique déposée sur un fil de cuivre de même diamètre se trouve correctement orientée lorsqu'on utilise un courant d'orientation dont l'intensité est seulement égale à 200 milliampères. II en résulte que le procédé de l'invention présente, par rapport aux dits procédés antérieurs, l'avantage de réduire considérablement les échauffements provoqués par le passage du courant dans le fil. On va maintenant, en se reférant aux figures 3, 4, 5 et 6, décrire différents dispositifs permettant d'obtenir le renversement du courant diorien- tation dans le fil 11, lors de la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Sur chacune de ces figures, on reconnatt la cuve électrolytique 10 qui, traversée de part en part par le fil conducteur 11, permet de déposer la couche magnétique sur ce fil. Dans un but de simplification, I'électrode 15 a été représentée, sur ces figures, par un simple trait renforcé. Le courant d'électrolyse, d'intensité le, est fourni par une source de courant d'électrolyse G1 dont la borne positive est connectée directement à l'électrode 15. Les différents schémas électriques qui sont représentés sur les figures 3, 4, 5 et 6, sont des schémas de principe, comportant des contacts à relais prévus pour être utilisés dans des conditions qui vont être décrites. Un contact normalement fermé, quand la bobine du relais qui le commande n'est pas excitée, est représenté dans ces schémas par un rectangle noir. Les courants qui circulent dans les différentes branches de circuit sont représentés, dans ces schémas, par des flèches différentes, les flèches en traits pleins correspondant aux courants qui circulent lorsque les bobines de relais sont excitées, les flèches en tirets correspondant aux courants qui circulent en l'absence d'excitation des bobines de relais. Dans le schéma représenté sur la figure 3, la borne négative de la source G1 est connectée à la lame mobile diun contact inverseur KE commandé par une bobine B. Tant que la bobine B nient pas excitée, son contact KE est maintenu en position de repos, comme le montre la figure 3. Dans cette position, la borne négative de la source G1 se trouve reliée à llune des extrémités du fil 11, par l'intermédiaire du contact 16. Lorsque la bobine B est excitée, son contact KE est inversé, si bien que la borne négative de la source G1 se trouve alors reliée à l'autre extrémité du fil 11, par l'intermédiaire du con-tact 17. Le dispositif de la figure 3 comporte en outre une seconde source de courant G2 dont les bornes sont reliées aux contacts 16 et 17 par l'intermé- diaire d'un système inverseur constitué de deux contacts inverseurs K1 et K2, analogues au contact KE et commandés simultanément par la même bobine de relais B. Comme on peut le voir sur la figure 3, ce système inverseur est monté de façon que, lorsque la bobine B ntest pas excitée, la source G2 se trouve connectée par sa borne positive au contact 17 et par sa borne négative au contact 16, alors que, lorsque la bobine B est excitée, la source G2 se trouve connectée par sa borne positive au contact 16 et par sa borne négative au contact 17. Cette source de courant G2 est établie pour débiter un courant d'intensité constante, de valeur I .On comprend ainsi, en regardant m la figure 3, que, lorsque la bobine B niest pas excitée, un courant continu d'intensité 1m circule, à partir de la borne positive de la source G2, par l'intermédiaire du contact K2 en position de repos et du contact 17, et passe dans le fil il avant de revenir à la borne négative de la source G2, par termédiaire du contact 16 et du contact K1 en position de repos.Simultanément, un courant d'électrolyse, d'intensité le, circule à partir de la borne positive de la source G1, et, après avoir traversé le bain électrolytique, passe dans le fil 11 avant de revenir, par l'intermédiaire du contact 16 et du contact KE en position de repos, à la borne négative de la source G1. II en résulte alors que, comme le montrent les flèches en tirets, le seul courant qui circule dans le fil 11, entre le contact 17 et la cuve 10, est le courant d'intensité I débité par la source G2, tandis que le courant qui circule dans m le fil 71, entre cette cuve et le contact 16, est un courant résultant d'intensité 1m + le Lorsque, au contraire, la bobine B est excitée, le courant débité par la source G2 circule en sens inverse dans le fil 11.Simultanément, le courant d'électrolyse circule, à partir de la borne positive de la source G1 et, après avoir traversé le bain électrolytique, passe dans le fil 11 avant de revenir, par lwintermédiaire du contact 17 et du contact KE en position de travail, à la borne négative de la source G1.Dans ce cas, comme le montrent les flèches en traits pleins, le seul courant qui circule dans le fil 11, entre le contact 16 et la cuve 10, est le courant d'intensité I débité par la source G2, m tandis que le courant qui circule dans le fil il, entre cette cuve et le contact 17, est un courant résultant d'intensité I + I .Les renversements successifs m e du sens du courant dans le fil 11 sont obtenus par l'actionnement simultané, à intervalles de temps réguliers, des contacts K1, K2 et KE, cet actionnement résultant de lçexcitation de la bobine B au moyen d'impulsions électriques périodiques. Dans le schéma représenté sur la figure 4, la borne négative de la source d'électrolyse G1 est connectée en permanence à une même extrémité du fil 11, par l'intermédiaire du contact 17. La borne négative de la seconde source G2 est connectée en permanence à autre extrémité du fil, par I termédiaire diun contact 18. La borne positive de cette source G2 est connectée au contact 17, par ltintermédiaire diun contact interrupteur C1, normalement fermé, commandé par la bobine B. Le dispositif de la figure 4 comporte en outre une troisième source de courant G3 dont la borne négative est reliée au contact 17, par ltintermédiaire diun contact interrupteur C2, normalement fermé, commandé par la bobine B.La borne positive de cette source G3 est connectée en permanence à l'autre extrémité du fil, par l'intermédiaire d'un contact 19. La source G3 est établie pour débiter, lorsque le contact C2 est fermé, un courant d'intensité Im, tandis que la source G2 est établie pour débiter, lorsque le contact C1 est fermé, un courant d'intensité Im + le. Dans ces conditions, lorsque la bobine B n'est pas excitée, le courant Im + le pro m duit par la source G2 se partage, au point P, en un courant I aboutissant à la source G1 et en un courant 1m qui passe dans le fil 11.A la sortie de la cuve 10, ce courant lm se combine au courant d'électrolyse le pour donner un courant d'intensité lm + le qui, recueilli par le contact 18, aboutit à la source m e G2. Lorsque, au contraire, la bobine B est excitée, le contact C1 est ouvert et le contact C2 est fermé. Dans ces conditions, le courant i débité par la m source G3 passe dans le fil 11, par l'intermédiaire du contact 19.A la sortie de la cuve 10, ce courant 1m est combiné au courant d'électrolyse le pour don ner un courant d'intensité 1m + le qui est recueilli par le contact 17 et qui se e partage ensuite, au point P, en un courant le aboutissant à la source G1 et en un courant Im revenant à la source G3, par l'intermédiaire du contact fermé C2. Le schéma représenté sur la figure 5 présente de grandes analogies avec celui de la figure 4, à cette différence près que le contact interrupteur C2 a été supprimé et que la seconde source G2 est établie pour débiter, lors que le contact interrupteur C est fermé, un courant d'intensité I + 2 1 . Tant e m que la bobine B qui commande le contact C n'est pas excitée, le contact C reste fermé. Dans ces conditions, le courant I +21 produit par la source e m G2 se partage, au point Q, en un courant lm aboutissant à la source G3 et en m un courant le + lm. Ce dernier courant se partage à son tour, au point P, en un courant le aboutissant à la source G1 et en un courant lm qui passe dans le fil 11, par ltintermédiaire du contact 17. A la sortie de la cuve 10, ce cou rant i est combiné au courant d'électrolyse I pour donner un courant diin- m e tensité lm + le auquel vient s'ajouter, à partir du contact 19, le courant dtin tensité 1m délivré par la source G3, au travers diune résistance R. Le cou rant qui est recueilli par le contact 18 et qui revient à la source G2 a donc pour intensité I + 2 1 . Lorsque, au contraire, la bobine B est excitée, le e m contact C est ouvert. Dans ces conditions, le courant lm débité par la source G3 passe dans le fil 11, par l'intermédiaire du contact 19.A la sortie de la cuve 10, ce courant I est combiné au courant d'électrolyse I pour donner m e un courant d'intensité I + I qui est recueilli par le contact 17 et qui se par m e tage ensuite, au point P, en un courant I aboutissant à la source G1 et en un e courant lm revenant à la source G3. Le schéma de la figure 6 est un schéma dérivé de celui de la figure 5, à cette seule différence que la résistance R qui, dans le dispositif de la fi gure 5, limitait le débit du courant de la source G3 à sa valeur I , est rem m placé, ainsi que le contact 19, par un bain électrolytique 20 contenu dans une cuve à électrolyse 21, traversée de part en part par le fil 11. Dans ce cas, le fil tl constitue l'une des électrodes de cette cuve, l'autre électrode 22 étant connectée directement à la borne positive de la source G3 qui joue ainsi, tout comme la source G1, le rôle de source de courant d'électrolyse.Le fonctionnement du dispositif représenté sur la figure 6 est identique à celui du dispositif de la figure 5 et, pour cette raison, ne sera pas décrit. II convient de signaler cependant que le procédé d'orientation, selon l'invention, qui est mis en oeuvre dans le dispositif de la figure 6, se révèle plus particulièrement avantageux lorsqu'il est utilisé dans les procédés de fabrication de fils pour mémoires à films magnétiques minces. C'est ainsi, par exemple, que ce procédé d'orientation peut être employé dans le dispositif de fabrication qui a été décrit et représenté dans la demande de brevet NO 6910210 qui a été déposée en France, le 3 avril 1969, par la Société Industrielle Bull-General Electric, sous le titre :"Procédé et dispositif permettant diob- tenir des fils pour mémoires magnétiques".La cuve électrolytique 21 représentée sur la figure 6 annexée à la présente demande pourra, par exemple, être constituée par l'une des cuves 25 et 26 représentées sur la figure unique de la demande de brevet susmentionnée, lesdites cuves étant destinées à former un dépôt électrolytique de cuivre sur le fil support. Dans ces con ditions, on voit que le courant d'intensité I qui est fourni par la source G3 m sert, non seulement à recouvrir électrolytiquement le fil 11 d'une couche de cuivre, au cours de son passage à travers la cuve 21, mais également à orienter la direction diaimantation stable de la couche magnétique qui est déposée ensuite sur ce fil, lors de son passage à travers la cuve 10, le fil 11 étant, pour cela, entraGhé dans le sens allant de la gauche vers la droite du dessin de la figure 6. II y a lieu de remarquer encore que, dans les différents dispositifs représentés sur les figures 3, 4, 5 et 6, les courants observés dans le fil 11, de part et d'autre de la cuve 10, et au cours des renversements de sens successifs sont les mêmes. Dans ces différents dispositifs, les renversements successifs du sens du courant dans le fil sont obtenus par l'excitation de la bobine B au moyen d'impulsions électriques périodiques. A titre exemple, on a obtenu une orientation correcte du matériau magnétique en choisissant pour l'intensité I une valeur de 200 milliampères m et en excitant la bobine B, périodiquement, tous les 1/10 de seconde, Itexci- tation étant maintenue chaque fois pendant 1/20 de seconde, le dépôt magnétique étant effectué, en chaque point du fil, pendant un temps de l'ordre de 30 secondes. Dans ces conditions, chaque point du fil subit, au cours de son recouvrement par le matériau magnétique, I'action de 600 inversions du sens du courant, ciest-à-dire de 600 inversions du sens du champ magnétique d'orientation. On a obtenu, en opérant ainsi, un matériau magnétique dont la dispersion angulaire magnétique est inférieure à 002. Dans un exemple de réalisation, le dépôt magnétique est effectué en utilisant une source de courant d'électrolyse débitant une intensité le de 90 milliampères. Pour cette valeur le du courant d'électrolyse et pour une va e leur de 1m égale à 200 milliampères, il faudra donc utiliser, dans le disposi tif de la figure 4, une source de courant G2 débitant une intensité I + le m égale à 290 milliampères, et, dans les dispositifs représentés sur les figures 5 et 6, une source de courant G2 débitant une intensité le + 2 lm égale à m 490 milliampères. REVENDICATIONS 1.- Procédé permettant d'orienter circonférentiellement la direction d'aimantation stable d'une couche de matériau magnétique déposée, par voie électrolytique sur un support conducteur cylindrique, en présence diun champ magnétique d'orientation produit par un courant passant dans le support, ledit procédé étant caractérisé en ce que le courant qui crée le champ magnétique d'orientation est un courant périodique, circulant dans le support alternativement dans un sens, puis dans l'autre, I'intensité de ce courant conservant une même valeur au cours de chaque alternance, la fréquence des inversions du courant étant établie pour que chaque point du support subisse, au cours de son revêtement par le matériau magnétique, l'action diau moins cent inversions du sens du courant. 2. - Dispositif permettant d'orienter circonférentiellement la direction d'aimantation stable diune couche de matériau magnétique en cours de dépôt sur un support conducteur cyl indrique traversant de part en part une cuve à électrolyse, ce support constituant l'une des électrodes de cette cuve et ayant l'une de ses extrémités connectée à la borne négative d'une source de courant d'électrolyse, I'autre électrode de la cuve étant connectée à la borne positive de cette source, ledit dispositif étant caractérisé en ce quiil comprend une seconde source de courant d'intensité constante dont la borne négative est connectée à l'autre extrémité du support et dont la borne positive est connectée, par Ilintermédiaire diun interrupteur, à la borne négative de la source de courant d'électrolyse, et une troisième source de courant dont la borne positive est connectée à ladite autre extrémité du support et dont la borne négative est reliée à la borne négative de la source de courant diélec- trolyse, ledit interrupteur étant actionné, par des moyens de commande à intervalles de temps réguliers, de façon à provoquer l'inversion du sens du courant dans le support, la fréquence d'actionnement de llinterrupteur étant établie pour que chaque point du support, au cours de son revêtement par le matériau magnétique, subisse Inaction d'au moins cent inversions du sens du courant dans le support. 3. - Dispositif selon revendication 2, caractérisé en ce que ltinten- sité du courant débité par la seconde source est égale à deux fois celle du courant débité par la troisième source, augmentée de celle du courant débité par la source de courant électrolytique. 4. - Dispositif selon revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un second interrupteur intercalé dans la portion de circuit reliant les bornes négatives de la troisième source et de la source de courant d'électrolyse,ce second interrupteur étant placé sous la commande des moyens de commande du premier interrupteur pour être actionné en même temps que celui-ci, mais de façon à être ouvert lorsque le premier interrupteur est fermé, et à être fermé lorsque le premier interrupteur est ouvert, l'intensité du courant débité par la seconde source étant égale à la somme des intensités des courarts débités par la troisième source et par la source de courant d'électrolyse. 5. - Dispositif selon revendication 3, caractérisé en ce que la troisième source de courant sert également de source de courant électrolytique, et en ce qutune seconde cuve à électrolyse, intercatée dans la portion de circuit reliant la borne positive de cette troisième source à l'autre extrémité du support et alimentée en courant par cette troisième source, est traversée de part en part par ce support, ledit support constituant ainsi Ilune des électrodes de cette seconde cuve et lBautre électrode de cette cuve se trouvant connectée à la borne positive de la troisième source de courant. 6. - Dispositif selon revendication 2, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que, le matériau magnétique étant déposé sur chaque point du support pendant une durée au moins égale à 10 secondes, le premier interrupteur est actionné régulièrement à des intervalles de temps au plus égaux à 1/20 de seconde. 7;- Dispositif selon revendication 2, 3, 4, 5 ou 6,caractérisé en ce que l'intensité du courant débité par la troisième source est égale à 200 mil I iampères. 8. - Dispositif permettant d'orienter circonférentiellement la direction diaimantation stable d'une couche de matériau magnétique en cours de dépôt sur un support conducteur cylindrique traversant de part en part une cuve à électrolyse, ce support constituant l'une des électrodes de cette cuve et ayant chacune de ses extrémités connectée alternativement, par l'intermédiai- re diun contact inverseur, à la borne négative diune source de courant diélec- trolyse, autre électrode de la cuve étant connectée à la borne positive de cette source, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend une seconde source de courant d'intensité constante dont les bornes sont reliées aux deux extrémités du support par l'intermédiaire diun système inverseur établi pour connecter la borne négative de cette seconde source à celle des deux extrémités du support qui se trouve reliée à la borne négative de la sour-ce de courant d'électrolyse, et pour connecter la borne positive de la seconde source à liautre extrémité du support, lesdits contact inverseur et système inverseur étant actionnés simultanément, à intervalles de temps réguliers, pour provoquer l'inversion du sens du courant dans le support, la fréquence diactionnement desdits inverseurs étant établie pour que chaque point du support subisse, au cours de son revêtement par le matériau magnétique, l'action diau moins cent inversions du sens du courant dans le support. 9. - Dispositif selon revendication 8, caractérisé en ce que, le matériau magnétique étant déposé sur chaque point du support pendant une durée au moins égale à 10 secondes, le contact inverseur et le système inverseur sont actionnés simultanément et régulièrement, à des intervalles de temps au plus égaux à 1/20 de seconde. 10. - Dispositif selon revendication 8 ou 9 caractérisé en ce que l'intensité du courant débité par la seconde source est égale à 200 milliampères.