Des modifications de l'acuité gustative accompagnent divers processus pathologiques. Bien que ces modifications soient utiles du point de vue du diagnostic, les implications médicales d'une sensibilité gustative anormale sont encore très largement inexplo-5 rées. En tant qu'instrument de diagnostic, la présence d'une acuité gustative anormale chez un malade peut servir à indiquer une maladie, un trouble génétique ou, comme on l'expliquera ci-après, peut servir à indiquer la présence d'une anomalie récemment découverte qui affecte principalement, et de façon directe, l'organe sensoriel 10 du goût. Les yeux et les oreilles fournissent depuis longtemps des renseignements utiles relatifs au diagnostic de diverses maladies de l'organisme, mais, jusqu'à présent, on s'est peu intéressé aux modifications du goût. Les processus pathologiques qui affectent 15 principalement les yeux et les oreilles ont été à l'origine de l'ophtalmologie et de l'otologie par suite des besoins présentés par les nombreux malades souffrant de problèmes en relation avec ces organes. Les processus pathologiques qui affectent principalement le 20 sens du goût ont été, jusqu'à présent, non décelés ou, s'ils ont été décelés, sont restés largement non traités. En outre, l'association d'anomalies de la sensibilité gustative seulement indirectement reliées à des défauts génétiques ou à des processus pathologiques n'a été que partiellement explorée comme instrument de dia-25 gnostic. Par exemple, comme rapporté dans le JOURNAL OP CLINXCAL INVESTIGATION, 42, N° 5, pages 727-735 (1963), on a remarqué que l'insuffisance cortico-surrénale, le panhypopituitarisme, ainsi que la fibrose kystique du pancréas s'accompagnaient d'une détection gus-30 tative plus sensible que celle présentée par les sujets normaux. Cet article décrit des essais destinés à mesurer la sensibilité gustative à la fois chez les sujets normaux et chez ceux présentant les états précités. Certaines maladies résultant d'anomalies génétiques s'accompa-35 gnent également d'une diminution de sensibilité vis-à-vis du goût. Par exemple, les malades présentant une dysautonomie familiale de type I (syndrome de Riley-Day) et une dysautonomie familiale de type II, présentent une diminution de la sensibilité gustative. De nombreux malades traités par des médicaments tels que la 40 pénicillamine présentent également une diminution de sensibilité 72 01391 2. 2122453 au goût. Dans d'autres états pathologiques, des malades présentent une sensibilité normale vis-à-vis de certaines caractéristiques gusta-tives et une sensibilité anormale vis-à-vis d'autres. 5 Comme rapporté dans ANNALS OF INTERNAL MEDICINE, 2_L» N° pages 791-821 (Octobre 1969)» 1®S malades ayant une dysgénésie des gonades présentant une réaction négative de la chromatine et un pseudohypoparathyroïdisme présentent, de façon symptômatique, une sensibilité normale au sucré et au salé, mais une sensibilité anor-10 malement basse à l'acide et à l'amer. Toutefois, ces états s'accompagnent d'anomalies anatomiques et physiologiques du palais qui peuvent expliquer les anomalies du goût vis-à-vis de l'acide et de 1'amer. Certaines autres maladies résultant d'anomalies génétiques 15 peuvent s'accompagner d'une diminution de la sensibilité gustative au sucré. Cet état, désigné cliniquement hypoglycogueusie ou agly— cogueusie, accompagne une maladie rare et difficile à diagnostiquer la maladie de Hand-Schuler-Christian. L'aglycogueusie se présente également dans les cas d'hypoparathyroïdisme idiopathique congéni-20 tal. Le goût amer du phénylthiocarbamide (désigné ci-après, en abrégé, PTC) est utilisé comme essai éliminatoire pour déceler le crétinisme athyroïdien. Outre les anomalies gustatives indirectement en relation avec, ou associées à, des processus pathologiques et des défauts généti-25 ques, on a récemment découvert qu'un très grand nombre de malades présentent une anomalie qui affecte principalement et directement l'organe sensoriel du goût. Cette anomalie est en fait une nouvelle maladie, ayant une étiologie inconnue, et ne présentant pas d'autres symptômes courants que les anomalies gustatives et auditives 30 suivantes.: Cette maladie se compose de quatre symptômes majeurs : (1) une diminution de l'acuité gustative (hypogeusie), (2) une appréciation désagréable, insupportable et pervertie des aliments et boissons (dysgueusie), (3) une diminution de l'acuité olfactive (hyposmie), 35 et {k) une appréciation désagréable, insupportable et pervertie des odeurs (dysosmie). Bien qu'on ait décelé une hypogueusie chez tous les malades, il n'y avait pas uniformément présence, chez ceux-ci, de dysgueusie, d'hyposmie et de dysosmie. En outre, d'autres symptômes se présentent avec une fréquence h0 variable. Ces symptômes comprennent des sensations persistantes 72 01391 3. 2122453 salées, sucrées, acides, amères ou de saveur métallique dans la région buccale, en l'absence d'aliments, et impossibles à soulager; des sensations d'odeur nauséabonde persistante dans le rhinopharynx, également impossibles à soulager; des vertiges, une perte de l'au-5 dition, une perte de la libido ainsi qu'une hypertension inexpliquée. Comme on n'a pas pu établir de relation entre la maladie présentant les symptômes précités et un processus physiologique ou un symptôme physique autres que ceux relatifs à la physiologie du goût 10 et à la pathologie du goût, on a appelé la maladie "hypogueusie id iopathique"» L'hypogueusie idiopathique a un effet débilitant et angoissant sur les sujets qui souffrent de cette maladie. Le manque de connaissance concernant la physiologie et la pathologie du goût, ainsi 15 que l'incapacité où sont les médecins de diagnostiquer et traiter la maladie, limitent les soins que nécessitent les malades. D'une façon générale, les sujets qui souffrent de cette maladie consultent initialement le médecin de leur quartier après l'apparition de ces symptômes. Celui-ci annonce habituellement au mala-20 de que ces symptômes disparaîtront en peu de temps. Lorsque les symptômes ne disparaissent pas, ou ne diminuent pas d'intensité, le malade retourne habituellement voir son médecin qui, après un examen général qui, souvent, ne révèle pas d'anomalies physiques, l'adresse à un otorhinolaryngologiste, puisque les symptômes sont en 25 rapport avec ce domaine de la pathologie. L'examen du malade par le médecin ORL est également, d'une façon générale, non révélateur ou, si le médecin découvre un signe pathologique quelconque, il est impossible d'établir une relation entre celui-ci et la gravité des symptômeso II n'est pas rare, en raison de l'amplitude des symptô-30 mes, que le malade soit adressé à un neurologue, et c'est alors qu'un examen indique habituellement qu'il y a hypogueusie ou hyposmie, mais ne révèle souvent aucune lésion nerveuse centrale ou périphérique permettant d'expliquer ces symptômes. La nature bizarre des symptômes, leur intensité subjective ainsi que l'absence d'une 35 lésion pathologique cliniquement évidente font que beaucoup de ces malades font appel au psychiâtre, ce qui n'améliore ni les symptômes ni les troubles du malade. La persistance de ces symptômes, en particulier de la dysgueusie et de la dysosmie, sans aucun soulagement ou espoir de soulagement, provoque chez le malade de l'anore-40 xie, une perte de poids (pouvant atteindre 25 kg), de l'anxiété et, 72 01391 4. 2122453 chez certains, une grave dépression nerveuse avec pensées d*auto-destruction» Lorsque 1'hypogueusie apparaît, les malades modifient leur régime alimentaire ou le réduisent de manière importante. Les res-5 trictions apportées au régime alimentaire sont particulièrement nuisibles lorsque les malades souffrent de maladies chroniques, par exemple d'arthrite rhumatismale ou de diverses formes de malignité dans lesquelles une alimentation équilibrée est nécessaire au succès de la poursuite d'une thérapeutique. En outre, beaucoup de ma-10 lades présentent une diminution de l'acuité gustative vis-à-vis du chlorure de sodium et, pour donner à leur alimentation la qualité de saveur désirée, ajoutent d'énormes excès de chlorure de sodium, à table ou en faisant la cuisine. Du fait du rapport existant entre l'absorption de sel et l'hypertension, cela peut provoquer une 15 hypertension qui, lorsque le médecin n'a pas de connaissances dans le domaine de la pathologie du goût, peut être difficile à traiter. De manière similaire, on a associé une perte d'acuité olfactive à une perte des fonctions sexuelles ou à une perte de la libido. C'est ainsi que la découverte d'une acuité gustative ou olfactive 20 anormale peut être un facteur étiologique ou de diagnostic utile dans divers états physiologico-pathologiques. En conséquence, il est extrêmement important de fournir aux médecins des moyens et un dispositif rapides de mesure de l'acuité gustative, aux fins de diagnostic. 25 Le dispositif selon l'invention est destiné à fournir aux mé decins un outil de diagnostic facile à utiliser, permettant d'aisément mesurer et évaluer l'acuité gustative pour servir au diagnostic des maladies présentant une acuité gustative anormale symptôma-tique ainsi qu'au diagnostic de 1'hypogueusie idiopathique. L'uti-30 lisation du dispositif selon l'invention permettra au médecin de quartier de diagnostiquer une acuité gustative anormale et, ainsi, de rapidement réduire au minimum l'état débilitant et angoissant du malade, sans les retards et incertitudes actuels dus à l'absence d'un outil de diagnostic utilisable cliniquement. L'utilisation du 35 dispositif selon l'invention permettra au médecin de quartier de mettre le doigt sur la nature de cet état qui préoccupe tant le malade, sans nécessairement avoir à faire appel à des spécialistes en neurologie ou en O.R.L. Le dispositif de diagnostic selon l'invention est une trousse 40 compacte pour faire subir des essais ou "tests" au malade, suivant 72 01391 2122453 la technique consistant à le forcer à faire un choix entre trois gouttes d'agent stimulant. Cette technique consiste à administrer deux gouttes d'eau et une goutte d'une solution ayant l'une des quatre caractéristiques gustatives : salée, sucrée, acide ou amère. 5 Selon le mode de réalisation préféré, la trousse comprend un assortiment de quinze flacons marqués et étiquetés par ordre successif, et placés de façon amovible dans une boîte. La face interne du couvercle présente, pour l'opérateur, une clé décrivant les rangées de flacons devant lesquelles il est placé. La trousse peut également 10 comprendre une feuille d'instruction détaillée ainsi que des cartons permettant de noter les résultats des tests. La trousse est conçue de manière à être placée en face du malade de sorte que, lorsque le couvercle est levé, les rangées de solutions d'essai ne puissent être vues par le malade, tandis que 15 la clé indiquant l'ordre de succession des flacons est aisément visible de celui qui fait subir l'essai. La colonne de gauche de l'assortiment contient deux flacons d'eau et un flacon de PTC. De gauche à droite, les rangées présentent quatre colonnes de solutions d'essais, chaque colonne corres-20 pondant à chacune des quatre qualités gustatives. Dans chaque colonne, la concentration de la solution croît du haut vers le bas de la colonne. Une rangée de quatre solutions est identifiée comme l'acuité normale vis-à-vis de chacune des quatre caractéristiques gustatives. Les concentrations d'autres rangées peuvent correspon-25 dre à une hypogueusie bénigne puis à une hypogueusie modérée à grave. De cette manière, un malade qui ne peut pas établir de différence entre deux gouttes d'eau et la solution la plus concentrée d'une colonne, ou qui est seulement capable de reconnaître le goût de la concentration la plus élevée d'une ou plusieurs des quatre 30 solutions d'une rangée présente nettement une acuité gustative anormalement faible et, en conséquence, présente une hypogueusie grave. Chaque flacon de l'assortiment contient une solution stérile, apyrogène, d'un soluté dans de l'eau distillée. Un mode de réalisa-35 tion préféré utilise un flacon particulier, à long col, en matière plastique, permettant de maintenir stérile la solution qu'il contient, après exposition à l'air. Le dispositif selon l'invention peut être utilisé pour vérifier l'acuité de la détection gustative du malade définie comme la 40 concentration à laquelle le malade peut distinguer entre une goutte 72 01391 6. 2122453 de l'une des solutions d'essai et deux gouttes d'eau, et l'acuité de la reconnaissance gustative définie comme la concentration à laquelle le malade peut identifier les différentes solutions, de manière appropriée, comme salées, sucrées, acides ou amères. 5 En outre, on peut utiliser le dispositif selon l'invention pour obtenir une réponse subjective du malade, suivant laquelle le malade évalue la concentration de la solution sur une échelle de G à 100, 0 étant le goût de l'eau et 100 étant le goût de la solution salée, sucrée, acide ou amère la plus concentrée dont il peut se 10 souvenir. Ce processus est connu comme "étalonnage forcé". Le dispositif peut également être utilisé pour éliminer les anomalies génétiques, comme précédemment indiqué, en utilisant PTC ou en vérifiant le pouvoir qu'a le malade de reconnaître un goût sucré. 15 On a découvert, en outre, que 1'hypogueusie idiopathique qui peut être diagnostiquée à l'aide du dispositif selon l'invention s'accompagne de modifications de 1'ultrastructure de l'organisation cellulaire des papilles gustatives. Bien que la maladie par elle-même ne menace pas la vie du malade, l'inaptitude à distinguer un 20 aliment avarié d'un aliment frais, ou l'inaptitude à sentir la fumée ou une fuite de gaz représente un risque fondamental pour une vie normale. L'absence de signes physiques objectifs a conduit les médecins à exagérer les problèmes psychiatriques associés à la maladie, mais la similitude des troubles subjectifs et les modifica-25 tions histologiques de la papille gustative indiquent que la maladie est, en fait, un état pathologique plutôt que psychiatrique. On a découvert, grâce à des essais effectués sur de nombreux malades, que, bien que le mécanisme du traitement n'ait pas encore été élucidé, l'administration par voie orale d'ions de métaux de transi-30 tion, en particulier d'ions zinc sous forme de sulfate de zinc, soulage les symptômes de 1'hypogueusie idiopathique et améliore les seuils gustatifs de ceux qui en sont atteints. En conséquence, l'invention a pour buts : - de fournir un dispositif de diagnostic pour déterminer rapi-35 dement et efficacement la présence d'une sensibilité gustative anormale ; - de fournir une trousse peu onéreuse, qui peut être utilisée par des experts ou semi-experts pour déterminer les seuils de détection et de reconnaissance de l'acuité gustative; 40 - de fournir un dispositif de diagnostic, sous une forme 72 01391 7. 2122453 facilement emballée, comprenant plusieurs solutions de concentrations variables de chacune des quatre caractéristiques gustatives disposées en séquence permettant de faire subir des essais chez l'homme suivant la technique du choix forcé entre trois gouttes de 5 stimulants gustatifs afin d'évaluer l'acuité gustative; - de fournir une trousse de diagnostic permettant d'évaluer, objectivement, l'acuité de la détection et de la reconnaissance d'un malade vis-à-vis de chacune des quatre caractéristiques gustatives et permettant d'effectuer des essais éliminatoires de recherche 10 d'anomalies génétiques présentant des anomalies gustatives symptft-matiques; - de fournir une trousse de diagnostic qui ne soit ni compliquée, ni onéreuse et pouvant être utilisée par des semi-spécialistes pour enregistrer les seuils de détection et de reconnaissance 15 de l'acuité gustative d'un malade, pour effectuer, objectivement. des essais éliminatoires de recherche d'anomalies génétiques et, en outre, pour évaluer, subjectivement, l'échelle des réponses d'un malade à des concentrations croissantes de solutions; - de fournir un moyen pour diagnostiquer une maladie, l'hypo-20 gueusie idiopathique, par évaluation des seuils de détection et de reconnaissance de l'acuité gustative d'un malade, obtention de l'échelle des réponses du malade et comparaison de ces résultats avec ceux de sujets normaux; - de fournir un moyen pour diagnostiquer 1'hypogueusie idiopa-25 thique, par application de la technique du choix forcé entre trois gouttes de stimulants gustatifs suivant laquelle on administre au malade deux gouttes d'eau et une goutte d'une solution correspondant à l'une des quatre caractéristiques gustatives jusqu'à ce que l'acuité gustative vis-à-vis des quatre caractéristiques gustativer. 30 fondamentales ait été mesurée; - de fournir un moyen de traitement de 1'hypogueusie idiopathique par administration d'une quantité thérapeutique d'une substance contenant un ion de métal de transition; - de fournir un moyen de traitement de 1'hypogueusie idiopa-35 thique par administration par voie orale d'une quantité efficace d'ion zinc jusqu'à ce que la sensibilité gustative du malade soit redevenue normale. D'autres buts, avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre, avec référence au kO dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, dans lequel : 72 01391 8. 2122453 - la Fig. 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation préféré de la trousse de diagnostic selon l'invention; - la Fig. 2 est une vue de face du tableau fournissant la clé de l'assortiment de solutions d'essais, qui est placé dans le cou- 5 vercle de la trousse; - la Fig. 3 est une vue de face de l'intérieur de la trousse sans les flacons contenant les solutions d'essais; - la Fig. 4 est une vue éclatée d'un modèle de flacon préféré pour contenir une solution d'essai; et, 10 - la Fig. 5 est une représentation graphique des résultats mo yens de l'échelle des réponses relatives au chlorure de sodium, au saccharose, à HC1 et à l'urée obtenues avec vingt-et-un volontaires normaux et trente-cinq malades souffrant d'hypogueusie idiopathique non traitée. 15 En se référant au dessin, et particulièrement à la Fig. 1, une trousse de diagnostic 20 selon l'invention comprend une boîte 22 contenant un assortiment 24 de flacons 26. La boîte 22 est pourvue d'un couvercle 28 fixé sur la boîte par des charnières 30 ainsi que par un dispositif de verrouillage à détente 32 fixé sur le couver-20 cle 28 par un rivet 34 et sur la boîte 22 par un second rivet 36. Le rivet 36 parcourt un chemin 37 et est conçu de manière à agir avec l'élément 32 pour maintenir le couvercle 28 en la position ouverte représentée à la Fig. 1. Pour fermer le couvercle 28, on déplace simplement l'élément 32 de manière à permettre au rivet 36 de 25 se déplacer vers le haut, le long du chemin 37» Le couvercle 28 présente un tableau-clé 38 relatif à l'assortiment 24 de flacons 26 contenu dans la boîte 22. La boîte 22 présente une lèvre périphérique 40 conçue pour recevoir le bord 41 du couvercle 28 lorsque la trousse est fermée. Des crochets élastiques 30 42 sont destinés à venir en contact avec la lèvre 40 lorsque le bord 41 est reçu dans celle-ci, de manière à verrouiller la trousse en une position fermée. La trousse 20 peut également contenir une feuille d'instructions 44 ainsi que plusieurs cartons ou fiches 46 d'enregistrement 35 des résultats. A la Fig. 4, chacun des flacons 26 est constitué par un tube élastique 48 destiné à contenir le liquide d'essai. Le tube 48 se termine par un col allongé 50 présentant un capuchon 52 conçu pour recevoir le col 50 et s'appuyer sur un bord 54 afin de fermer le 40 flacon 2Ô» Le col allongé 50 est particulièrement conçu pour 72 01391 9. 2122453 conserver l'état stérile et apyrogène de la solution contenue dans le flacon 26. Le flacon 26 est numéroté par des nombres 56 qui correspondent à l'ordre d'utilisation du flacon particulier dans l'essai de diagnostic. Le numéro d'ordre 56 apparaît à la fois sur la 5 face supérieure inclinée 58 du flacon et sur sa surface tubulaire 48. Le but des deux numéros 56 est de réduire au minimum les risques d'élimination de l'étiquette du flacon, à l'usage, laissant le flacon sans étiquette. Comme représenté à la Fig. 3» dans la boîte 22 est disposée 10 une plaque de division 60 présentant des trous 62 uniformément espacés, destinés à recevoir les flacons. Les trous 62 sont disposés en rangées horizontales et en colonnes verticales représentées à la Fig. 3 et comme décrit ci-après. Les trous 62, dans les colonnes à droite d'une ligne de division 64, contiennent des flacons de solu-15 tion d'essai correspondant aux quatre caractéristiques gustatives fondamentales. Des traits verticaux 66 séparent chaque colonne de solutions d'essais qui contiennent des solutés différents. Des barres horizontales 68, 70 et 5£ séparent des rangées de solutions différentes, chaque rangée présentant un accroissement de concentra-20 tion relativement équivalent par rapport à la rangée précédente. Comme représenté à la Fig. 3» les barres 68, 70 et 72 peuvent éventuellement être codées en couleur. La zone 74, à la gauche de la ligne de division 64, contient une colonne de trous 62 destinés à recevoir deux flacons d'eau et 25 un flacon de PTC. Chaque colonne à la droite de la ligne de division 64 est identifiée, en ce qui concerne le soluté qu'elle contient, par une légende 76 disposée à sa partie supérieure. Les trous 62 de la zone 74 sont identifiés par des légendes 76 inscrites au-dessus de chaque trou. Un nombre 78 est inscrit au-dessous 30 de chaque trou 62. Chaque nombre 78 correspond au numéro d'ordre suivant lequel le flacon disposé au-dessus de lui doit être utilisé dans l'essai de diagnostic. Les nombres 78, sur la plaque 60, correspondent aux nombres 56 sur les flacons 26. En se référant à la Fig. 2, le tableau-clé 38 relatif à l'as— 35 sortiment 24 dans la plaque 60 est inscrit sur la face interne du couvercle 28. Le tableau-clé 38 est destiné à fournir une description détaillée de la concentration et de la solution contenues dans les flacons correspondants du dispositif 24, leur ordre d'administration et leur fonction dans l'essai de diagnostic. Des tracés 82, 40 correspondant aux trous 62 et à la plaque 60, sont disposés en 72 01391 10. 2122453 rangées et en colonnes correspondant aux rangées et colonnes de la plaque 60. La ligne de division verticale 84 représentée en trait gras correspond à la ligne 64 de la Fig. 3« Chaque colonne verticale est séparée par une ligne 86 plus maigre correspondant aux li-5 gnes 66 de la Fig. En conséquence, chaque colonne à la droite de la ligne 84 indique un soluté différent. Les rangées de tracés 82 sont divisées par des lignes 88 et 90. La ligne 88 correspond à la bande 68 de la Fig. 3 et la ligne 90 correspond à la bande 70 de la Fig. 3» Toutefois, le tableau-clé 38 10 identifie sommairement la concentration de chaque rangée par des indications 89, 91 et 93 inscrites au—dessous de chaque rangée. En d'autres termes, un sujet dont le seuil de reconnaissance décèle les solutés de la rangée située au-dessus de la ligne 88 a une acuité gustative normale. Un sujet qui ne reconnaît pas les solutés 15 de la rangée normale mais reconnaît les solutés de la rangée moyenne au-dessus de la ligne 91 présente un seuil quelque peu plus élevé ainsi qu'une légère diminution de l'acuité gustative. Enfin, un sujet qui ne reconnaît que les solutés contenus dans la rangée inférieure, au-dessus de la ligne 93» ou qui ne reconnaît aucun des 20 solutés d'aucune des rangées présente une acuité gustative nettement anormale. Les tracés de la zone 94, à gauche de la ligne 84, correspondent aux trous 62 de la région 74 de la Fig„ 3. Des indications 96 représentées à l'intérieur des tracés 82 de la zone 94 et en tête 25 de chaque colonne à la droite de la ligne 84 décrivent le type de solution contenu dans les flacons disposés dans les trous 62 correspondants. Des nombres 98, disposés au-dessus de chaque tracé 82, correspondent aux nombres 78 disposés au-dessous de chaque trou 62 de la plaque de division 60 ainsi qu'aux nombres 56 figurant sur 30 chaque flacon. A la partie supérieure de chaque colonne, à droite de la ligne de division 84, figurent des numéros d'ordre 100 résumant l'ordre d'administration des flacons dans chaque colonne. A l'intérieur du tracé 82, à la droite de la ligne 84, figurent des indications 102 35 qui expriment la concentration de la solution contenue dans le récipient disposé dans le trou 62 correspondant de la plaque de division 60. La caractéristique gustative fondamentale de chaque soluté, dans chaque rangée, est identifiée au-dessous du tracé 82, par exemple salée 104, sucrée 106, acide 108 et amère 110, 40 II est bien entendu que les indications 96 et 76 correspondant 72 01391 2122453 aux caractéristiques gustatives 104, 106, 108 et 110 ne sont représentatives que de solutés pouvant être utilisés. En outre, bien qu'on n'ait représenté que trois rangées de concentrations pour chaque colonne, il va de soi, pour les spécialistes, qu'on peut 5 éventuellement faire varier les concentrations ou bien ajouter des rangées supplémentaires afin de déeeler de manière plus précise le seuil de sensibilité du malade ou son échelle de réponse. La concentration 102, dans la rangée normale au-dessus de 89, correspond au seuil de reconnaissance établi pour les sujets normaux. De mêne; 10 la concentration 102, dans la rangée médiane au-dessus de 91» correspond aux seuils d'hypogueusie bénigne qui peut, ou non, indiquer un état pathologique. Toutefois, les concentrations de la rangée inférieure, au-dessus de 93» indiquent nettement une hypogueusie modérée à grave, faisant nettement ressortir un état pathologique. 15 Le mode de réalisation préféré ne présente que trois rangées pour des raisons de simplification et pour permettre au médecin d'effectuer un diagnostic rapide. S'il y a indication d'une anomalie, des essais ultérieurs avec des solutions supplémentaires peuvent permettre d'établir nettement les seuils et échelles mais, aux fins 20 d'utilisation en cours de consultations courantes, les trois rangées présentées suffisent. Pour utiliser le dispositif de la Fig. 1, on fait asseoir le malade devant celui faisant subir l'essai, la trousse 20 étant placée entre eux. La trousse est ouverte comme représenté à la Fig. 1, 25 le tableau-clé faisant face à celui faisant subir l'essai. De cette manière, le couvercle 28 cache le tableau-clé 3® et l'assortiment 24 à la vue du malade. Après que celui faisant subir l'essai à étudié la feuille d'instructions et a consigné sur la feuille 46 tous les renseignements nécessaires à l'identification du malade, il 30 fait subir l'essai de diagnostic gustatif, comme décrit ci-dessous en résumé. Chaque solution d'essai est présentée au malade en même temps que deux solutions d'eau distillée. Comme indiqué sur le tableau d'enregistrement des résultats obtenus avec les essais reproduits au tableau I ci-après, une goutte d'eau, par exemple, est 35 placée sur la face latérale du tiers antérieur de la langue du malade. Une goutte d'une seconde solution d'eau est ensuite placée du côté opposé de la langue du malade. Puis une goutte de chlorure de sodium, prélevée dans le flacon 4, est placée sur la langue du malade. On enregistre la réaction du malade à cette suite d'essais et 40 on poursuit les essais gustatifs de diagnostic avec des concentra 72 01391 12. 2122453 tions croissantes de chlorure de sodium, puis avec le saccharose, HC1, l'urée et, enfin, avec PTC. TABLEAU I. Réactions gustatives du malade. Nom : Sexe : Age : Date : Heure : NaCl Saccharose HC1 Urée (Salé) (Sucré) (Acide ) (Amer) Normal (5 à 15 %) 14 2$ 7 12$ 2 110 ^ 2 13 1 ^ Hypogueusie légère 512 281 1112 1214 Hypogueusie modérée à grave 1 2 9 1 12 1 15 2 1 PTC ( 100 $ amer ) 1 3 1 Le modèle ci-dessus de tableau d'enregistrement des réactions du malade indique un procédé de présentation des gouttes au malade 5 dans le désordre, procédé suivant lequel on alterne une goutte de la solution d'essai avec deux gouttes d'eau. Par exemple, comme représenté au tableau I, la première goutte placée sur la langue du malade est une goutte d'eau du flacon N° 1. La deuxième goutte provient du flacon N° 4 et la troisième goutte, d'eau, provient du 10 flacon N° 2. Après que trois gouttes ont été placées sur la langue du malade, on demande à celui-ci s'il décèle une différence et, dans l'affirmative, s'il peut identifier la saveur comme salée, sucrée, acide ou araère. Si le malade reconnaît l'une des solutions, on entoure d'un cercle la référence appropriée sur la carte d'enre-15 gistrement des résultats. Puis on poursuit l'essai en passant à la solution plus concentrée d'un flacon 5» puis d'un flacon 6. On passe ensuite aux flacons 7» 8 et 9» puis aux flacons 10, 11 et 12 et ainsi de suite, jusqu'à ce que tous les flacons aient été utilisés. 20 sentée au graphique de la Fig. 5, après identification appropriée du soluté d'essai, comme salé par exemple, on demande au malade de noter la concentration de la solution sur une échelle de 0 à 100. Cette notation subjective, avec des sujets normaux et dans des limites de tolérance raisonnables, s'inscrit sur une courbe en S com-25 me représentée par les tracés en traits pleins de la Fig. 5» avec un paramètre différent pour l'acide et l'amer et, d'une façon géné- Si l'on doit évaluer une échelle de réponses telle que repré- 72 01391 13- 2122453 raie, le même paramètre pour le salé et le sucré. On trouvera ci-après une partie d'un échantillon de la feuille d'instructions 44 accompagnant la trousse 20. Description de la trousse. 5 Les substances à goûter sont disposées en rangées et colonnec, numérotées et divisées en cinq catégories : chlorure de sodium (NaCl) pour le goût Salé (flacons 4 à 6), saccharose pour le goût sucré (flacons 7 à 9)> acide chlorhydrique (HCl) pour le goût solde (flacons 10 à 12), urée pour le goût amer (flacons 13 à 15) et 10 phénylthiocarbamide (PTC) pour le goût amer (flacon j). L'eau se trouve dans les flacons 1 et 2. Chaque flacon est numéroté sur sa partie conique et sur sa partie cylindrique. Description de la feuille d'enregistrement des caractéristiques gustatives du malade. 15 Sur cette feuille est ménagé un emplacement pour noter le nom, l'âge et le sexe du malade, la date et l'heure de l'essai, et figurent des colonnes et rangées pour chaque stimulant gustatif, similaires à celles de la boîte. On trouvera également une colonne indiquée '/o. La suite des nombres figurant sur la carte, sur chaque 20 rangée, indique l'ordre de présentation des solutions de stimulants gustatifs au malade; par exemple, 14 2 signifie qu'il faut présenter, dans l'ordre : de l'eau, du NaCl 60 mM, puis de l'eau. Note : On utilisera toujours deux gouttes d'eau et une goutte de stimulant gustatif par séquence d'essai. 25 Protocole opératoire. Pour procéder aux essais, la personne ouvre la trousse, son contenu lui faisant face et la partie supérieure étant relevée. Le malade s'asseoit en face, et ne peut voir les mouvements de l'opérateur qui lui sont cachés par la partie supérieure ouverte servant 30 d'écran. La feuille de notation des résultats doit être placée devant l'opérateur. L'opérateur placera sur la langue du malade une goutte de chacune des trois solutions (deux d'eau, une de stimulant gustatif), dans l'ordre indiqué sur la feuille d'enregistrement. (1) On commencera par la première colonne, NaCl, et on pour-35 suivra les essais du haut en bas de la colonne, en procédant par concentrations croissantes; c'est-à-dire, dans l'ordre ; flacon 4 (60 mM), flacon 5 (90 mM), flacon 6 (mM). (2) On opère de même en passant à la colonne suivante, colonne du saccharose, puis la suivante, HCl, puis la dernière, l'urée. 72 01391 2122453 (3) On placera les gouttes de NaCl ou de saccharose alternativement de part et d'autre sur les côtés de la face antérieure de la langue; on placera les gouttes d'HCl ou d'urée alternativement de part et d'autre de la face moyenne ou postérieure de la langue. 5 (4) NE JAMAIS LAISSER L'EXTREMITE D'UN TUBE TOUCHER LA SURFACE DE LA LANGUE DU MALADE. (5) Ne pas passer à la qualité gustative suivante avant disparition de toute trace résiduelle du dernier stimulant gustatif. (6) N'enlever le capuchon du flacon utilisé qu'immédiatement 10 avant l'essai. Ne pas laisser le malade voir le numéro inscrit sur le flacon. (7) Il est inutile de rincer la bouche à l'eau entre chaque essai. Cela ne fait que rendre plus confus les résultats des essais. (8) Le malade peut avaler sans danger n'importe quelle goutte 15 des stimulants gustatifs des flacons k à 15» car ce sont tous des solutions physiologiques. (9) Toujours demander au malade de retirer son dentier supérieur avant le début de l'essai. (10) Si on doute de l'aptitude du malade à donner une réponse 20 correcte, il peut être désirable de répéter l'essai une ou deux fois à une même concentration. (11) Toujours effectuer en dernier l'essai de la réaction au PTC. Le malade peut désirer cracher cette goutte, car elle peut lui sembler extrêmement amère. 25 Détermination de l'acuité gustative. Si le malade identifie correctement les stimulants gustatifs au-dessus de la ligne bleue (c'est-à-dire déclare qu'ils sont respectivement différents de l'eau, et salé, sucré, acide et amer), son acuité gustative est située dans des limites normales. Si le 30 malade ne peut identifier les solutions au-dessus de la ligne bleue, mais identifie celles au-dessus de la ligne verte, il présente une légère hypogueusie. S'il ne peut identifier les solutions au-dessus de la ligne verte mais seulement celles au-dessus de la ligne rouge, ou s'il ne peut pas du tout les identifier, il présen-35 te une hypogueusie modérée à grave. Instructions supplémentaires. Toutes les solutions sont en conditionnement stérile. Pour assurer leur utilité, il faut rapidement les ouvrir et les refermer, avec soin. Si on remarque la présence d'un développement bactérien 72 01391 15. 2122453 dans l'une quelconque des solutions, il faut jeter le flacon et commander un nouveau flacon. De même, si on souille un flacon en lui faisant toucher la langue du malade, ou de toute autre manière, celui-ci doit être jeté. 5 On peut obtenir des réactions inhabituelles. Par exemple, le malade peut présenter une acuité gustative normale (au-dessus du trait bleu) mais peut néanmoins toujours se plaindre d'une perte de goût. Pour l'aider à cet égard, on peut effectuer un autre essai avec cette trousse. Au bout de chaque rangée, figure une colonne 10 marquée /b sur la carte d'enregistrement des réponses du malade. Cn utilise cette colonne pour enregistrer les réactions subjectives quantitatives du malade vis-à-vis du stimulant gustatif. Pour cet essai, on place sur la langue du malade une goutte de chaque stimulant gustatif, dans l'ordre précédemment décrit, et on demande au 15 malade de dire à quel point la goutte lui paraît salée, sucrée, acide ou amère par comparaison avec la solution la plus salée, sucrée, acide ou amère qu'il ait jamais goûtée, en donnant à celle-ci la valeur de 100 c/o. C'est ainsi qu'on demande au malade de juger de l'intensité de la goutte goûtée en la notant en pourcentage par 20 rapport à 100, l'échelle étant comprise entre 1 et 100. Les pourcentages notés dans la colonne à l'extrême gauche de la feuille d'enregistrement des résultats représentent la gamme normale des réponses d'intensité trouvées pour ces concentrations de stimulants gustatifs. 25 Diagnostic et traitement de 1'hypogueusie idiopathique. Les symptômes de cette maladie, hypogueusie, dysgueusie, hyposmie et dysosmie, ont été initialement étudiés chez trente-cinq malades. Ces malades comprennent vingt-et-un hommes et quatorze femmes de jk à 68 ans (âge moyen 53 ans). Tous les malades présen-30 taient le symptôme d'hypogueusie, mais une partie seulement, comme on le décrira, présentaient les trois autres symptômes. Comme indiqué ci-dessus, on a examiné avec soin chaque malade, cliniquement et par des essais de laboratoire, en recherchant toute cause connue d'hypogueusie. Ces essais comprenaient toute une série d'essais de 35 laboratoire et d'examens destinés à découvrir toute lésion métabolique, otorhinolaryngologique, neurologique ou génétique. Ces essais n'ont pas permis d'établir une relation entre 1'hypogueusie et toute cause précédemment décrite. Dix-huit malades (51 >) avaient souffert de maladies des voies 40 respiratoires supérieures immédiatement avant ou simultanément à 72 01391 2122453 l'apparition de leur hypogueusie; sept avaient eu une maladie de type grippal d'au moins cinq jours, avec frissons de fièvre, entre 1968 et 1969 et appelée "Grippe de Hong Kong" par leur médecin de quartier. Deux (6 $) virent ces symptômes apparaître après des in-5 terventions chirurgicales sans rapport avec le nez, la bouche ou la gorge; un après colectomie, l'autre après irrigation traumatique du canal auditif externe droit. Quinze des malades (k3 $) ne présentaient aucun phénomène corrélatif particulier. Vingt-six (7k %) ont rapporté une apparition subite d'hypogueusie, les autres une ins-10 tallation progressive. Sur les dix-huit ayant présenté antérieurement une infection des voles respiratoires supérieures, tous, sauf un, ont rapporté une apparition subite d'hypogueusie, tout corane les deux malades chez qui les symptômes sont apparus après interventions chirurgicales. 15 Neuf (26 $) avaient présenté diverses manifestations allergi ques mineures avant apparition de leur hypogueusie; par exemple vis-à-vis de la poussière, de divers aliments, de la pénicilline ou autres médicaments, ou avaient souffert de rhume des foins. Aucun des malades n'avait entendu parler de parents présentant des cas 20 d'hypogueusie ou d'hyposmie. Sept (20 $) avaient présenté au moins tin épisode d'hypogueusie transitoire au cours d'une maladie antérieure des voies respiratoires supérieures. Quatre de ces sept malades avaient présenté une hypogueusie transitoire avec au moins dix maladies antérieures des voies respiratoires supérieures. Deux, 25 qui avaient précédemment présenté une hypogueusie transitoire, virent s'établir progressivement une hypogueusie sans cause précédente immédiate. La durée moyenne de 1'hypogueusie, au moment de leur consultation initiale, était de 2,8 années (la gamme étant comprise entre 30 quatre mois et seize ans). D'une façon générale, l'hypogueusie était de nature persistante bien que six malades aient rapporté des variations d'intensité, sans schéma particulier. D'une façon générale, les symptômes apparaissaient chez les malades de trois manières quelque peu différentes. Les cas rappor-35 tés ci-après sont représentatifs de chacun des trois groupes. Groupe 1. Le malade est un homme de race blanche de 53 ans, fabricant de pizzas, qui s'est bien porté jusqu'en juillet 19^9» date à laquelle il présente une attaque subite d'une grave infection des ko voies respiratoires supérieures, accompagnée de fièvre, de frissons 72 01391 17. 2122453 et de diaphorèse, qui dure six jours. Pendant ce temps, le malade remarque line perte subite de son pouvoir gustatif et olfactif, qui persiste après guérison de la maladie aiguë. Lorsqu'il reprend le travail dans son restaurant, il remarque des odeurs profondément 5 désagréables, presque suffocantes, provoquées par divers produits alimentaires et diverses vapeurs. Toute tentative de consommation de ces aliments s'accompagne d'une saveur désagréable insupportable. Il décrit le goût et l'odeur des aliments comme "pourri", tout comme s'ils avaient une odeur et un goût de fumier ou d'ordures en dé-10 composition. Parmi les aliments provoquant ces symptômes se trouvaient les viandes, les oeufs, le poisson, les fromages fermentés, le pain, le café, les tomates, les oignons, l'ail et autres épices. Outre les odeurs alimentaires, les odeurs de savon, de lotion à raser, de poussière, de transpiration, de graisse à frire, de par-15 fums, de gaz d'échappement des automobiles ainsi que de la fumée du tabac étaient particulièrement désagréables et nauséabondes. Il se plaint également d'un goût acide-amer-métallique persistant dans la bouche, qui ne diminue jamais d'intensité, ainsi que d'une odeur de pourri qui, de même, persiste dans son nez. Il limite son régime 20 alimentaire à de la laitue, du riz, des fromages traités non fermentés et à des pommes fraîches. Le malade a perdu environ 7»5 kg pendant ce temps. En raison de l'importance des symptômes, il a été obligé de cesser de travailler dans son restaurant. Groupe 2. 25 II s'agit d'un homme de race blanche de 48 ans, militaire de carrière, n'ayant jamais présenté de modifications de goût ou d'odorat jusqu'à huit jours après une colectomie de son colon droit, pour adénocarcinome, en novembre 1969. Les suites opératoires sont sans histoire, mais lorsque le malade se réalimente par la bouche, 30 il remarque que son premier verre d'eau a un goût tellement affreux qu'il le recrache immédiatement. A la suite de quoi, toute alimentation est associée à un goût et une odeur nauséabonds et dégoûtants, en particulier le porc et les haricots. Tous les liquides sont devenus intolérables, sauf le "Punch Hawaïen". Le sucre a un goût 35 répugnant et le sel a une qualité intensément métallique. Le malade a subi une perte de poids d'environ 5 kg. Groupe 3. Le malade est un homme de race blanche de 67 ans, entrepreneur en bâtiments, qui a été en bonne santé jusqu'à trois avant son ad 72 01391 18. 2122453 mission, époque à laquelle il remarqua l'installation progressive d'une perte de goût et d'odorat avec augmentation et sensations progressives de qualités désagréables de la part des aliments et des odeurs alimentaires, particulièrement des viandes, sauces à la 5 viande, assaisonnements pour salades, du vinaigre, des tomates, oignons, du fromage, des noix, du café, de l'ail et de tous aliments frits dans la graisse. En outre, les odeurs de savon et de parfum étaient particulièrement désagréables. Ce malade limite son régime alimentaire aux légumes crus, surtout aux carottes, aux 10 choux et aux artichauts. XI a subi une perte de poids d'environ 14 kg. Le symptôme le plus angoissant rapporté est la dysgueusie. Vingt-deux des trente-cinq malades (63 $) ont rapporté ce symptôme et l'ont caractérisé comme tin goût rance ou avarié dans une grande 15 variété de viandes et de légumes. Ce symptôme les conduit à limiter leur régime alimentaire à de petites quantités de fromages non fer-mentés, de laitue et de fruits frais. Cette modification de leurs habitudes alimentaires s'accompagne d'une perte de poids significative et, dans certains cas, force le malade à interrompre l'emploi 20 qui le fait vivre et précipite l'apparition d'une dépression mentale grave. Les malades se plaignant d'hypogueusie en l'absence de dysgueusie décrivent d'une façon générale leur alimentation comme étant insipide et disent avoir l'impression de mâcher et d'avaler de la 25 pâte de farine ou de la sciure de bois. Ces malades disent que, pour donner à leur alimentation la saveur salée ou sucrée habituellement préférée, ils ajoutent une quantité excessive de sucre ou de sel à table. XI est également courant de les voir manger des aliments inhabituels, tentant de découvrir un aliment ayant une quali-30 té agréable, satisfaisante et savoureuse. Ces efforts sont uniformément sans succès et sont suivis des restrictions alimentaires précitées. Vingt-huit des trente-cinq malades (80 $) se plaignent d'une diminution d'acuité olfactive associée à 1'hypogueusie. Dans chaque 35 cas, 1'hyposmie est associée à une diminution du pouvoir de retirer une saveur des aliments, de déceler l'arôme d'aliments non cuits ou cuits, ou de distingues les aliments frais des aliments avariés. Certaines des femmes présentant ce symptôme rapportent avoir servi de la nourriture rance à leur famille, du fait de leur incapacité ko à reconnaître une nourriture avariée. Quelques malades ont remarqué 72 01391 19. 2122453 qu'ils ne peuvent détecter l'odeur du gaz qui s'échappe de leurs installations de cuisine ou de chauffage. Les femmes présentant ce symptôme rapportent qu'elles utilisent de plus en plus souvent de parfum, d'huile pour bains et de poudre, tandis que certains hommes 5 rapportent un comportement similaire avec les lotions après-rasage, eaux de Cologne et désodorisants. Seize des trente-cinq malades (46 5°) se plaignent de dysosmie. Ces malades se plaignent d'une odeur désagréable persistante, similaire à celle de l'essence, du goudron, de la poussière ou de la 10 sueur. Les odeurs d'une grande variété de produits alimentaires leur répugnent particulièrement, tout comme celles des parfums, savons de toilette et détergents. Afin de cataloguer l'importance de l'incapacité gustative et olfactive rapportée par ces malades, on a effectué des essais ob-15 jectifs et subjectifs, comme décrit ci-après. Mesures gustatives objectives. On mesure les seuils de détection et de reconnaissance vis-à-vis d'exemples représentatifs de chacune des quatre qualités gustatives chez chaque -malade, suivant la technique de l'étalonnage for-20 cé entre trois gouttes de stimulants. Le seuil de détection est la concentration de soluté la plus basse que le malade peut constamment distinguer comme différente de l'eau, pour chaque qualité gustative. Le seuil de reconnaissance est la concentration la plus basse de soluté que le malade peut constamment reconnaître comme 25 salée, amère, acide ou sucrée. La technique utilisée consiste à placer à la suite l'une de l'autre trois gouttes de solution sur la surface de la langue; deux des gouttes sont des gouttes d'eau, l'une contient un soluté dissous dans l'eau. Les solutés représentatifs choisis sont le chloru-30 re de sodium pour le salé, le saccharose pour le sucré, l'urée pour l'amer et l'acide chlorhydrique pour l'acide. Les concentrations des solutions présentées sont comprises entre 6 mM/litre et la saturation pour le chlorure de sodium et le saccharose, de 90 à 5000 mM/litre pour l'urée et de 0,5 à 500 mM/litre pour HCl. On remar-35 quera que ces solutés choisis sont simplement représentatifs d'une variété de différents solutés qui auraient pu être utilisés. On détermine les seuils sur une qualité gustative avant de passer à la suivante. On demande au malade de goûter chaque goutte dans sa bouche et de donner deux réponses : primo, laquelle des 40 trois solutions présentées diffère-t-elle en saveur dés deux autres 72 01391 20. 2122453 et, secundo, quelle est la saveur caractéristique de la goutte dissemblable . En outre, on a effectué des essais sur vingt-et-un volontaires normaux, dix hommes et onze femmes, de 21 à 60 ans, de manière similaire, afin de déterminer leurs seuils de détection et de reconnaissance. Le tableau II ci-dessous résume les seuils des sujets normaux et des malades souffrant d'hypogueusie idiopathique. TABLEAU II. Seuils moyens de détection et de reconnaissance de quatre qualités gustatives chez trente-cinq malades souffrant d'hypogueusie idiopathique. Qualité gustative NaCl Saccharose HCl Malades SDM/SRM Gamme en mM/litre 150/300 12-oo/30-oo 90/150 12-OO/12-OO 30/60 3-> 500/6-> 500 Su.jets normaux SDM/SRM Gamme en mM/litre 12/ 30 12/30 3/6 6-60/6-60 6-60/6-60 o,5-6/0,8-6 120/150 90-150/90-150 10 Urée 800/800 300-) 5000/300-") 5000 SDM = Seuil de détection moyen SRM = Seuil de reconnaissance moyen 00 = Inaptitude à déceler ou reconnaître les solutions saturées de NaCl ou de saccharose. Mesures gustatives subjectives. Outre les déterminations de seuil, on effectue des mesures d'intensité gustative sur toute la gamme de l'acuité gustative pour 15 chaque acuité gustative. Pour l'établissement de 1 ' étalonnage^"com-me décrit ci-dessus, on demande à chaque malade de préciser l'intensité d'une goutte tuiique d'une concentration donnée d'un soluté sur une échelle linéaire absolue de 0 à 100, 100 représentant la saveur salée, sucrée, acide ou amère la plus intense précédemment 20 ressentie par le sujet. Les solutés sont habituellement présentés par ordre croissant, du moins concentré au plus concentré. Chez les sujets normaux, ces réponses, portées en ordonnée comme pourcentage de réaction par rapport à la concentration du soluté portée en abscisse, prennent la forme d'une courbe à paramètre unique qui, d'une 72 01391 2122453 façon générale, est similaire pour chaque qualité gustative, la différence majeure étant la situation de la réponse sur l'axe des concentrations. La Fig. 5 présente les courbes d'étalonnage forcé chez les malades normaux et chez les malades souffrant d'hypogueu-5 sie idiopathique. On remarquera que les courbes représentant les réponses des malades ont une pente et une hauteur sensiblement différentes de celles des courbes représentant les réponses normales. iMesures olfactives objectives. On mesure chez chaque malade le seuil de détection et de recon 10 naissance vis-à-vis des vapeurs de pyridine dans l'eau et de nitro-benzène et de thiophène dans l'eau minérale, suivant une technique de flairage à étalonnage forcé entre trois stimuli similaire à celle utilisée pour mesurer les seuils gustatifs. Pour déterminer ces seuils, on demande à chaque malade de flairer la vapeur au-dessus 15 d'une solution de pyridine dans l'eau, à l'aide d'un flairage contrôlé unique, et de la comparer à un flairage de la vapeur au-dessus, chacune de deux solutions d'eau. Les concentrations de pyridine dans l'eau présentées étaient comprises entre 10-' M/litre et la concentration absolue. De même, la vapeur au-dessus des solutions 20 de nitrobenzène et de thiophène dans l'huile minérale avait une —9 » r concentration de 10 M/litre à la concentration absolue, et a été comparée aux vapeurs au-dessus des deux solutions d'huile minérale. La plupart des malades reconnaissent le caractère désagréable de la pyridine à une concentration plus élevée que les sujets nor-25 maux. Les malades décrivent cette sensation comme similaire à celle de l'ammoniac, ou parfois comme la réaction plus normale d'oignon ou d'ail. En ce qui concerne le nitrobenzène, la plupart des malades peuvent reconnaître une qualité sucrée mais désagréable au-dessus des solutions concentrées, tandis que les sujets normaux re-30 connaissent aisément la qualité d'odeur amère ou de vanille de la substance. En ce qui concerne le thiophène, la plupart des malades ne peuvent reconnaître qu'une qualité désagréable, huileuse, au-dessus des solutions, tandis que les sujets normaux reconnaissent aisément la qualité de caoutchouc brûlé, aliacée ou soufrée de cet-35 te substance. Les seuils de détection et de reconnaissance pour ces vapeurs sont déterminés de la même manière que les seuils gustatifs Les résultats obtenus sont présentés au tableau IIX ci-après. 72 01391 p? 2122453 TABLEAU III. Seuils de détection et de reconnaissance moyens vis-à-vis de trois vapeurs, chez trente-cinq malades soxiffrant d'hypogueusie idiopathique, par comparaison avec des sujets normaux. Malades SDM/SRM Gamme V'ap eur en M/litre Pyridine 10~1/1 0 1 1 0 o 0 1 0 0 Nitrobenzène A/A 10 2-oo/10 1-oo Thiophène A/A o 0 1 1— 1 o o 0 1 CM 1 O Sujets normaux Pyridine Cï I 0 !> 1 O r- 10~9-10"5/10"5-10"2 Nitrobenzène 10~6/10~3 1O-7-10~5/10~5-10*"3 Thiophène 10"7/10~3 10"8-10"5/10"4-10~2 SDÎi = Seuil de détection moyen SRM = Seuil de reconnaissance moyen A = Pouvoir de déceler pu reconnaître une solution absolue oo = Incapacité à déceler ou reconnaître une solution absolue. 5 En résumé, Les seuils moyens de détection et de reconnaissance, chez les trante-cinq malades, sont significativement élevés par rapport aux seuils normaux. Leurs sensibilités gustatives vis-à-vis du salé, du sucré et de l'acide couvrent une gamme étendue allant de l'incapa- 10 cité à déceler ou reconnaître aucun soluté à une aptitude normale vis-à-vis de certains solutés. Tous les malades présentent une ano malie à la fois de la détection et de la reconnaissance de l'amer. La comparaison des étalonnages forcés établis par les malades avec ceux de sujets normaux indique que la courbe en S caractéris- 15 tique obtenue avec les sujets normaux est nettement modifiée, que les réponses des malades sont toujours déplacées vers une concentration en soluté plus élevée et que, d'une façon générale, les réponses des malades n'atteignent pas 100 malgré la présentation de solutions saturées ou très concentrées. 72 01391 23. 2122453 Pour tenter d'obtenir une explication physiologique à ces symp tômes, on prélève entièrement de deux à quatre papilles calicifor-mes de la langue sur onze des trente-cinq malades, afin de les examiner microscopiquement à la lumière et au microscope électronique, 5 L'examen microscopique à la lumière ne permet d'observer aucu ne modification manifestement identifiable des papilles calicifor-mes, par rapport à la normale. Toutefois, on remarque des modifications d'ultrastructure dans l'organisation cellulaire des boutons gustatifs des papilles de ces malades, par rapport aux sujets nor-10 maux, à l'examen au microscope électronique. On note une absence générale d'organisation de la zone poreuse avec perte des fines projections cellulaires normales, une diminution du nombre et des stratifications normales des granules neurosécrétoires ainsi qu'une absence de la substance extracellulaire dense qui apparaît normale-15 ment. Il y a vésiculation et vacuolisation généralisée du cytoplasme de deux types cellulaires; la différenciation et l'organisation cellulaires sont bien moindres que dans les papilles normales. Dans certaines cellules, la substance fibrillaire qui apparaît normalement près du noyau a disparu et est remplacé par des zones transpa-20 rentes, vitreuses. Ces modifications, qu'on n'observe pas microsco-piquement à la lumière, se retrouvent chez chaque malade dont on a examiné les papilles gustatives bien que le prélèvement des papilles ait été, par nécessité, limité dans son étendue. La signification précise de ces modifications, en ce qui concerne l'acuité 25 gustative, n'a pas encore été élucidée. Bien que des études antérieures aient tenté, avec un succès douteux, d'établir une corrélation entre divers métaux de la série de transition et les anomalies gustatives, on a maintenant découvert que lorsque ces malades sont traités par des préparations pour 30 administration par voie orale contenant l'ion zinc, et par le sulfate de zinc en particulier, les symptômes de cette maladie sont corrigés et que les seuils gustatifs reviennent à,ou vers, la gamme normale. Bien que l'étiologie de la maladie n'apparaisse pas clairement 35 et que le mécanisme par lequel la papille gustative, apparemment le site pathologique majeur dans cette maladie, est affectée n'ait pas été élucidé, les modifications d'acuité gustative peuvent être attribuées à une altération de la partie non spécifique des événements préneuraux du goût. En utilisant le dispositif de diagnostic kO et le protocole opératoire précités, on peut rapidement faire 72 01391 2k. 2122453 vérifier et mesurer ces modifications d'acuité gustative par des experts ou semi-experts, et la présence d'une maladie du goût peut être diagnostiquée rapidement et efficacement, et traitée suivant l'invention, comme décrit ci-après. 5 Les trente-cinq malades chez lesquels on a diagnostiqué une hypogueusie idiopathique ont été étudiés dans trois conditions. On les a observé sans les traiter, puis on les a traité par un placébo au lactose pendant une à quatre semaines, et, enfin, on a hospitalisé un groupe de onze malades aux fins de traitement par l'ion 10 zinc. La posologie habituelle représentait l'équivalent de 25 mg d'ion zinc, administré en association avec un sel biologiquement et pharmacologiquement acceptable quatre fois par jour, en même temps que les repas. On a mesuré les seuils gustatifs et fait subir des essais d'établissement d'étalonnage forcé au moins deux fois, à un 15 certain intervalle de temps, et on a mesuré les seuils olfactifs au moins une fois. On a dosé le zinc dans le sérum et les urines par spectrophotométrie d'absorption atomique à l'aide d'un spectropho-tomètre d'absorption atomique à double canal "Instrumentation Laboratory IL 153"« 20 L'acuité moyenne de détection et de reconnai ssance chez les onze malades traités par l'ion zinc est représentée aux tableaux IV et V ci-après, à la fois avant et après traitement. Avant traitement, l'acuité de ces onze malades ne différait pas significative-ment de celle du troupe total de malades (voir les tableaux II et 25 III ci-dessus). Le traitement par le placebo pendant une durée d'une semaine à un mois ne modifie pas significativement l'acuité, bien qu'on constate, chez certains malades, des améliorations subjectives de l'acuité gustative. Au cours de cette période, les taux sérique et 30 urinaire du zinc n'ont pas été différents des valeurs de référence. Le traitement par l'ion zinc améliore l'acuité gustative, tant subjectivement qu'objectivement, chez chaque malade. Aucun malade n'a vu son état s'aggraver sous l'effet de la thérapeutique. Chez six des malades, les caractéristiques d'acuité de détection et de 35 reconnaissance sont revenues à la normale vis-à-vis de chaque qualité gustative, tandis que chez huit malades les seuils sont revenus à la normale pour toutes les qualités sauf l'amer. TABLEAU IV. (a ) Malade A B C D E F G H I J K Moyenne Valeurs Normales Acuités moyennes de détection et de reconnaissance vis-à-vis do quatre qualités gustatives et concentration sérique et urinaire totale du zinc chez onze malades souffrant d'hypogueusie idiopathique, avant traitement par le sulfate de zinc. P R E - T R A I T E M E N T NaCl Saccharose HCl Urée Sérum Urine s Zn Zn Sexe Age Antécédents mM/L mM/L mM/L mM/L yi ug/100 ml yUg/24 hr. M 58 Néant 800/800 300/300 150/150 5000/5000 63 284 F 51 IVRS 90/90 30/30 15/500 800/800 87 270 M 53 IVRS 800/ S 150/50 60/500 1000/1000 78 632 M 51 IVRS 150/150 30/30 30/60 800/800 87 610 M 55 IVRS 150/150 30/30 15/30 800/800 90 748 M 64 Néant 300/1000 300/300 30/)500 800/5000 73 448 M 46 Néant 150/150 150/150 30/60 800/1000 92 810 M 59 IVRS 150/150 30/30 30/30 300/300 7 6 580 M 60 Néant ^'/ / =-*=> >500/>500>5000/>5000 92 453 M 68 Néant C^> / >500/>500>5000/>5000 76 752 F 60 Néant 90/300 30/30 !5/>500 500/500 91 48 3 150/300 150/150 30/500 800/1000 12/30 12/30 3/6 120/150 KJ U> *o M K) K> hO -t* en UJ A B C D E F G H I J K Moyenne TABLEAU V. (a ) Acuités moyennes de détection et de reconnaissance vis-à-vis de quatre qualités gustatives et concentration sérique et urinaire totale du zinc chez onze malades souffrant d'hypogueusie idiopathique, après thérapeutique par le sulfate de zinc. PRE-TRAXTEMENT Mala- M F M M M M M M >1 M F Antécé- de Sexe Age dents 58 51 53 51 55 64 h 6 59 60 68 60 Néant IVRS IVRS IVRS IVRS N éant Néant IVRS Néant Néant Néant NaCl mM/L 60/60 30/30 12/12 60/60 30/30 300/500 30/60 30/30 3000/3000 S/v-12/30 30/60 Saccharose mM/L 12/12 30/30 12/60 12/12 12/12 90/90 30/30 12/12 150/150 300/300 30/30 30/30 HCl mM/L 60/60 3/3 6/6 0,8/6 3/6 6/60 6/15 3/3 60/60 i50/>5000 6/6 6/6 Urée mM/L 500/500 150/300 120/120 120/120 90/90 500/500 90/90 90/90 2000/5000 5000/5000 150/150 150/150 / Sérum Zn Ug/100 ml 91 173 1 12 168 1 18 125 105 72 165 89 140 z Urines Zn ug/24 hr 970 1820 1 o ;. 6 1479 2144 1 ^ 44 2646 1240 1802 1540 254 1 Durée en mois 1 1 1 4 3 1/2 2 1/2 1/4 1 2 1/2 —J K) lu sO ro o\ NJ KJ NJ 45» Cn UD 72 01391 27. 2122453 (a) Note relative aux tableaux IV et V. Numérateur de la fraction = Seuil de détection Dénominateur de la fraction = Seuil de reconnaissance S = Solution saturée (chlorure de sodium ou saccharose) 5 — Incapacité à déceler ou reconnaître une solution saturé- IVRS = Infection des Voies Respiratoires Supérieures. Les posologies efficaces utilisées varient d'un équivalent de 25 à 150 mg d'ion zinc, combiné sous forme de sel, par jour. On peut utiliser tout sel biologiquement et pharmacologiquement acc'p-10 table tel que l'acétate de zinc, le chlorure de zinc ou le sulfate de zinc, mais ce dernier est préférable. L'amélioration subjective et objective de l'acuité gustative se produit chez la plupart des onze malades en deux à quatre semaines après le début de la thérapeutique; chez quelques-uns de ces 15 malades, l'amélioration n'apparût qu'au bout de quatre mois. La première indication d'une amélioration s'est habituellement manifestée par une diminution de l'intensité de la dysosmie et de la dysgueusie, suivie d'une augmentation de l'appétit du malade, d'un désir d'absorption d'aliments précédemment rejetés et d'une augmen-20 tation significative de poids. le retour à, ou vers, une acuité gustative normale semble être indépendant de l'âge, du sexe et des antécédents, mais semble, chez certains malades, être en rapport avec la gravité de 1'hypogueusie ou de l'agueusie au moment de l'instauration du traitement. 25 La comparaison des mesures d'intensité, par établissement d'un étalonnage forcé, avant et après thérapeutique par le zinc, chez les onze malades traités, indique des modifications significatives de leurs jugements, par rapport à l'échelle normale, pour chaque qualité gustative. Après traitement, la forme des courbes (non re-30 présentées) ressemble plus à celles des volontaires normaux représentées à la Fig. 5, et chez chaque malade, la course se déplace vers des concentrations plus basses, dans une proportion similaire, le long de l'axe des abscisses. Les modifications d'ultrastructure de l'organisation cellulai-35 re des boutons gustatifs des papilles caliciformes de ces malades s'inversent partiellement. Les malades traités par le zinc présentent un accroissement d'organisation et de différentiation cellulaires dans toutes les parties du bouton gustatif, dans le sens d'un aspect plus normal. 72 01391 28. 2122453 Comme rapporté au tableau V, après traitement par l'ion zinc, le taux de zinc urinaire s'élève de façon significative au-dessus des valeurs de référence, chez chaque malade, tandis que les taux de zinc sérique s'élèvent de manière significative chez dix des 5 onze malades. Ces dernières augmentations se produisent habituellement dans les premiers jours suivant le traitement. Les taux de pré-traitement en zinc du tableau IV sont des valeurs obtenues au cours du temps d'observation sans traitement ou sous placebo. L'administration de zinc avec les aliments s'accompagne rare-10 ment de troubles gastro-intestinaux. Un malade qui absorbait le métal sans absorption d'aliments s'est de temps en temps plaint de pyrosis. Aucun malade n'a présenté de signes de toxicité dus à l'administration de ce métal, la période de traitement la plus longue ayant été d'environ un an. Aucune modification significative des 15 paramètres hématologiques mesurés ne s'est produite au cours du traitement. Après que le traitement par le sulfate de zinc ait produit des améliorations subjectives et objectives significatives de l'acuité gustative, ce traitement a été, chez certains malades, remplacé par 20 le placebo. Le traitement par le placebo a eu pour résultat le retour progressif de 1'hypogueusie et de la dysgueusie précédemment présentée par chaque malade subissant ce traitement. Le laps de temps nécessaire à la réapparition da 11hypogueusie et de la dysgueusie était variable et en relation avec des diminutions signifi-25 catives des taux de zinc sérique et urinaire. Chacun des onze malades présentait une diminution d'acuité olfactive préalablement au traitement par le zinc. Le traitement s'accompagnait habituellement d'une diminution de la dysosmie subjective, mais l'amélioration simultanée de l'acuité olfactive ne 30 s'est pas uniformément produite. Le remplacement du zinc par le placebo s'accompagnait d'un retour progressif de la dysosmie chez ceux chez qui ce symptôme s'était amélioré par la thérapeutique. L'étiologie de cette maladie est inconnue, et sa relation avec le métabolisme du zinc est, de même, encore non élucidée. Il faut 35 faire ressortir que, chez ces malades, les taux initiaux de zinc sérique et urinaire ne différaient pas de la normale, d'une façon générale, bien que le traitement par l'ion zinc se soit avéré efficace, et l'amélioration s'accompagnait habituellement d'une élévation des taux tant sérique qu'urinaire. Ces valeurs ne traduisent kO pas toujours les concentrations tissulaires de ce métal. 72 01391 29- 2122453 Quelle que soit l'étiologie pathologique générale, le bouton gustatif lui-même est le site principal de l'atteinte dans cette maladie. Cette atteinte se manifeste pas une altération de la partie non spécifique des événements pré-neuraux du goût. 5 Toutefois, on a démontré que le traitement par l'ion zinc sou lage un grand nombre des symptômes les plus fâcheux de cette maladie, et en particulier la dysgueusie. Après traitement, les modifications pathologiques du bouton gustatif semblent moins graves. Toutefois, le mécanisme suivant lequel le zinc améliore ces symptô-10 mes ou modifie l'histologie du bouton gustatif n'a pas été élucide. De nombreux aspects de l'administration du zinc chez l'homme n'ont pas encore été bien étudiés, et on ne sait pas encore complètement pendant combien de temps on peut administrer du zinc sans danger ni quelle est la dose la plus efficace pour la thérapeutique. 15 Toutefois, il a été prouvé qu'une dose administrée par voie orale, équivalent à d'environ 25 à 150 mg d'ion zinc par jour, soulage les symptômes de cette maladie et qu'on n'a observé aucun signe de toxicité chez les malades traités pendant une durée allant jusqu'à un an. 20 En résumé, on a découvert une maladie non diagnostiquée et non décrite à ce jour, maladie qui peut se révéler affecter un nombre substantiel de sujets. Bien que l'étiologie de la maladie ne soit pas connue à l'heure actuelle, on a découvert que les symptômes les plus fâcheux de la maladie peuvent être soulagés par traitement par 25 l'ion zinc. Bien qu'on n'ait pas encore complètement exploré la gamme de posologie de l'ion zinc sous la forme d'un sel de zinc, par exemple de sulfate de zinc, il est préférable d'utiliser une posologie d'environ 25 mg d'ion zinc, par voie orale, quatre fois par jour, pour soulager 1'hypogueusie chez la plupart des malades. 30 Du fait d'une association probable de la maladie avec des in fections des voies respiratoires supérieures et avec des "syndromes grippaux", on peut supposer qu'un grand nombre de personnes peuvent être atteintes d'hypogueusie idiopathique, à des degrés d'intensité divers. 35 Comme avant la présente invention, le dispositif de diagnostic décrit ci-dessus était inconnu, les médecins n'étaient pas informés et étaient dans l'incapacité de diagnostiquer toute maladie affectant principalement le sens du goût, et on peu raisonnablement supposer que nombre de personnes souffrant de cette maladie ont en kO vain fait appel à la médecine. En utilisant le dispositif selon 72 01391 30. 2122453 l'invention, un médecin de quartier, ou une aide médicale, peut maintenant rapidement soumettre les malades à des essais éliminatoires, à peu de Trais, pour découvrir des anomalies gustatives. De cette manière, on peut rapidement diagnostiquer une maladie du goût 5 et le traitement selon l'invention peut être immédiatement commencé. Comme décrit ci-dessus, le processus antérieurement utilisé pour diagnostiquer 11hypogueusie idiopathique et traiter les sujets atteints par cette maladie impliquait une longue série d'examens neurologiques, otorhinolaryngologiques et psychiatriques afin de 10 découvrir une explication physiologique ou psychiatrique pour ces symptômes. Au cours de l'examen par ces spécialistes, le malade est forcé de subir les symptômes angoissants et débilitants pendant un long laps de temps, sans espoir de soulagement. Même après avoir subi ces essais, le diagnostic était incertain et le traitement 15 inconnu. Au contraire, en faisant subir un essai gustatif forçant le malade à choisir entre trois gouttes de stimulants gustatifs, à l'aide du dispositif selon l'invention, on peut immédiatement reconnaître les manifestations objectives d'une maladie du goût. En 20 outre, après diagnostic, on peut rapidement soulager les symptômes en traitant le malade par la composition thérapeutique selon l'invention, par administration de quantités thérapeutiques d'ion zinc. 72 01391 31. 2122453 - REVENDICATIONS. - 1 - Un dispositif de diagnostic pour le diagnostic d'une acuité gustative anormale, caractérisé en ce qu'il comprend un récipient présentant une base, des côtés s'étendant vers ls haut à par- 5 tir de celle—ci et un couvercle qui y est fixé par dss charnières! un présentoir disposé dans le récipient, conçu poiir présenter usas sort iment de solutions pour mesurer 11 acuité gust-atxve, une partie au moins de cet assortiment groupant les solutions par soluté et par concentration de soluté; des moyens d'indication portés par 10 le présentoir pour indiquer une première partie de cet assortiment destinée à présenter plusieurs solutions dont les concentrations peuvent être distinguées au seuil de sensibilité gustative normal, et pour indiquer une seconde partie de cet assortiment destinée à présenter plusieurs solutions dont les concentrations, différentes 15 de celles de la première partie, peuvent être distinguées à un seuil de sensibilité gustative anormal. 2 - Un dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en c que le présentoir comprend une plaque comportant plusieurs ouvertures dont chacune est destinée à recevoir un flacon contenant une 20 solution, ces ouvertures éteint disposées en colonnes et rangées espacées les unes des autres» 3 - Un dispositif suivant la revendication 2} caractérisé en ce que le récipient est une boite rectangulaire et la plaque est montée dans la boîte dans un plein parallèle à sa base et écarté de 25 çelle-ci. k — Un dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la plaque contient plusieurs ouvertures disposées en au moins quatre colonnes, et les moyens d'indication comprennent des indications de colonnes indiquant que chaque colonne est conçue de 30 manière à ne présenter que des flacons de solutés contenant un soluté commun. 5 - Un dispositif suivant la revendication k, caractérisé en ce que les indications de colonnes indiquent que chacune de ces colonnes est conçue pour présenter des solutions ayant une caracté- 35 ristique gustative différente de celle de chacune des autres colonne s. 6 - Un dispositif suivant la revendication 5» caractérisé en ce que les indications de colonnes indiquent qu'une première colonne présente des solutions ayant une saveur salée, une deuxième co- kO lonne présente des solutions ayant une saveur sucrée, une troisième 72 01391 32. 2122453 colonne présente des solutions ayant une saveur acide et une quatrième colonne présente des solutions ayant une saveur amère. 7 - Un dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les indications de colonnes indiquent qu'une première colon- 5 ne présente des solutions de chlorure de sodium, une deuxième colonne présente des solutions de saccharose, une troisième colonne présente des solutions d'acide chlorhydrique et une quatrième colonne présente des solutions d'urée. 8 - Un dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en 10 ce que la plaque contient des ouvertures disposées en plusieurs rangées, et que les moyens d'indication comprennent des indications de rangées adjacentes à au moins l'une desdites rangées, indiquant que les ouvertures de cette rangée sont destinées à ne présenter que des flacons de solutions ayant des concentrations déce-15 labiés aux environs du seuil de sensibilité gustative normal. 9 - Un dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le dispositif indicateur comprend en outre des indications de rangées adjacentes à au moins l'une desdites rangées indiquant que les ouvertures de cette rangée sont destinées à ne présenter 20 que des flacons de solutions à une concentration supérieure à la concentration décelable au seuil de sensibilité gustative normal, correspondant ainsi à un seuil de sensibilité gustative anormalement élevé. 10 - Un dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en 25 ce que la plaque contient plusieurs ouvertures disposées en au moins quatre colonnes espacées les unes des autres et plusieurs rangées espacées les unes des autres et les moyens d'indication comprennent des indications de colonnes indiquant que chacune des quatre colonnes d'ouvertures est destinée à présenter des flacons 30 contenant des solutions correspondant à l'une des quatre caractéristiques gustatives. 11 - Un dispositif suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les ouvertures de la plaque sont disposées en au moins trois rangées espacées les unes des autres et les moyens d'indication 35 comprennent des indications de rangées indiquant qu'une première rangée est destinée à ne présenter que des flacons de solutions ayant une concentration décelable au seuil de sensibilité guistative normal, une deuxième rangée est destinée à ne présenter que des flacons de solutions ayant une concentration décelable à un seuil 40 de sensibilité gustative anormalement élevé et une troisième rangée 72 01391 33. 2122453 est destinée à ne présenter que des flacons de solutions ayant une concentration intermédiaire entre les concentrations des première et deuxième rangées. 12 - Un dispositif suivant la revendication 2, caractérisé ?r 5 ce que la plaque contient en outre au moins une ouverture supplémentaire et les moyens d'indication comprennent des indications indiquant que cette ouverture est destinée à ne présenter qu'un flacon contenant de l'eau. 13 - Un dispositif suivant la revendication 12, caractérisé er. 10 ce que deux ouvertures supplémentaires sont prévues et les moyen; d'indication comprennent des indications indiquant que chacune de ces ouvertures supplémentaires est destinée à ne présenter qu'un flacon contenant de l'eau. 14 - Un dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en 15 ce que la plaque contient une ouverture supplémentaire et les moyens d'indication comprennent des indications indiquant que l'ouverture supplément élire est destinée à ne présenter qu'un flacon contenant du phénylthiocarbamide. 15 - Un dispositif de diagnostic suivant la revendication. 1, 20 pour mesurer l'acuité gustative et pour comparer l'acuité mesurée avec des valeurs normales, caractérisé en ce qu'il comprend une boîte présentant une base et des côtés s'étendant vers le haut; un couvercle fixé par des charnières sur l'un de ses bords sur la partie supérieure d'un côté de la boîte; un premier et un second dis-25 positifs de verrouillage libérable portés par la boîte et par le couvercle pour verrouiller le couvercle en position ouverte et en position fermée par rapport à la boîte; une plaque de division montée dans la boîte, espacée au-dessus de la base de la boîte dans un plan parallèle à cette base, la plaque présentant plusieurs ouver-30 tures destinées à recevoir des flacons, ces ouvertures étant uniformément disposées en colonnes et en rangées espacées les unes des autres et destinées à recevoir des flacons contenant des solutions d'essai; une prémière série d'indications sur la surface supérieure de la plaque, constituées par une suite de nombres, chaque nombre 35 étant disposé de manière adjacente à une ouverture; une deuxième série d'indications sur la face supérieure de la plaque, indiquant le contenu des flacons destinés à être reçus dans ces ouvertures, et une troisième série d'indications sur la face supérieure de la plaque, indiquant le niveau d'acuité gustative associé à la détec-kO tion de chacune des solutions contenues dans lesdits flacons 72 01391 34. 2122453 lorsque ces flacons sont placés dans les ouvertures. 16 - Un dispositif suivant la revendication 2, comprenant en outre plusieurs flacons, chacun de ces flacons présentant une base de forme générale tubulaire, se terminant par un col allongé se 5 terminant dans un capuchon, chacun de ces flacons étant reçu dans une ouverture de la plaque. 17 - Un dispositif suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'une partie de ces flacons contient une solution salée, une deuxième partie contient une solution sucrée, une troisième partie 10 contient une solution acide et une quatrième partie contient une solution amère. 18 - Un dispositif suivant la revendication 17» caractérisé en ce que la solution salée contenue dans la première partie des flacons est une solution de chlorure de sodium dans de l'eau. 15 19 - Un dispositif suivant la revendication 18, caractérisé en ce qu'un des flacons de ladite première partie de flacons contient une solution aqueuse de chlorure de sodium à line concentration d'environ 60 mM/litre, un autre flacon de ladite première partie de flacons contient une solution aqueuse de chlorure de sodium à une 20 concentration d'environ 90 mM/litre, et un autre flacon de la première partie de flacons contient une solution aqueuse de chlorure de sodium à une concentration d'environ 150 mM/litre. 20 - Un dispositif suivant la revendication 17» caractérisé en ce que la solution sucrée contenue dans la deuxième partie des fla- 25 cons est une solution aqueuse de saccharose. 21 - Un dispositif suivant la revendication 20, caractérisé en ce qu'un flacon de la deuxième partie de ces flacons contient une solution aqueuse de saccharose à une concentration d'environ 60 mM/ litre, un autre flacon de la deuxième partie de flacons contient 30 une solution aqueuse de saccharose à une concentration d'environ 90 mM/litre et un autre flacon de la deuxième partie de flacons contient une solution aqueuse de saccharose à une concentration d'environ 150 mM/litre. 22 - Un dispositif suivant la revendication 17» caractérisé en 35 ce que la solution acide contenue dans la troisième partie de ces flacons est une solution aqueuse d'HCl. 23 - Un dispositif suivant la revendication 22, caractérisé en ce qu'un flacon de la troisième partie de ces flacons contient une solution aqueuse d'HCl à une concentration d'environ 6 mM/litre, un 40 autre flacon de la troisième partie de flacons contient une solu 72 01391 35. 2122453 tion aqueuse d'IICl à une concentration d'environ 15 mM/litre et un autre flacon de la troisième partie de flacons contient une solution aqueuse d'HCl ayant une concentration d'environ 30 mM/litre. 24 - Un dispositif suivant la revendication 17» caractérisé en 5 ce que la solution amère contenue dans la quatrième partie de ces flacons est une solution aqueuse d'urée. 25 - Un dispositif suivant la revendication 24, caractérisé en ce qu'un flacon de la quatrième partie de flacons contient une solution aqueuse d'urée à une concentration d'environ 150 mM/litre, 10 un autre flacon de la quatrième partie de flacons contient une solution aqueuse d'urée à une concentration d'environ 300 mM/litre, et un autre flacon de la quatrième partie de flacons contient une solution aqueuse d'urée à une concentration d'environ 500 mM/litre. 26 - Un dispositif suivant la revendication 16, caractérisé en 15 ce qu'au moins un desdits flacons reçus dans une ouverture de la plaque contient de l'eau. 27 - Un dispositif suivant la revendication 26, caractérisé en ce que deux desdits flacons reçus dans les ouvertures de la plaque contiennent de l'eau. 20 28 - Un dispositif suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'au moins un desdits flacons reçus dans une ouverture de la plaque contient du phénylthiocarbamide. 29 - Un dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'un tableau-clé relatif aux flacons destinés à être reçus dans 25 ledit assortiment est monté sur la face interne du couvercle, ce tableau-clé comportant des indications identifiant le soluté et sa concentration dans chaque solution contenue dans chacun des flacons lorsque les flacons sont présentés dans ledit assortiment. 30 - Un dispositif suivant la revendication 29, caractérisé en 30 ce que le tableau-clé comporte en outre des indications identifiant les solutions contenues dans les flacons, lorsque les flacons sont présentés dans l'assortiment, dont les concentrations sont décelables au seuil de sensibilité gustative normal et celles ayant des concentrations décelables à des seuils de sensibilité gustative 35 anormalement élevés. 31 - Une composition pour la traitement de 1'hypogueusie idiopathique, caractérisée en ce qu'elle contient une quantité théra-peutiquement efficace d'ions zinc, à titre de principe actif. 32 — Une composition suivant la revendication 31» utilisable 40 pour soulager les symptômes de l'hypogueusie idiopathique, présen 72 01391 36. 2122453 tée sous forme permettant l'administration par voie orale de 25 à 150 mg, et notamment de 100 mg environ d'ion zinc par jour sous la forme d'un sel pharmacologiquement et biologiquement acceptable. 33 - Une composition suivant la revendication 31 ou 32, caractérisée en ce que l'ion zinc est présent pour l'administration sous la forme d'un sel choisi parmi l'acétate de zinc, le chlorure de zinc et le sulfate de zinc»