La présente invention concerne des tuiles de 10 å 2 15 unités au m présentant une fois assemblées, un aspect extérieur analogue aux tuiles "canal". On réalise depuis très longtemps des toitures a partir de tuiles en terre cuite dites "canal" ou "tige de botte" ou "creuse" 2 2 présentant 22 40 unités au m , généralement 30 a 35 unités au m Ces tuiles sont utilisées a la fois en courant et en chapeau et sont assemblées entre elles par simple recouvrement, généralement du tiers de leur longueur environ, en vue d'assurer une étanchéité satisfaisante aux intempéries. 2 Le grand nombre d'unités au m , le poids important qui en résulte, le coût en fourniture et la pose particulière sur des sous-toitures adaptées rendent ce type de couverture sensiblement plus cher que la pose de tuiles mécaniques modernes connues de grand format (10 15 unités au m2) sur charpente simple sans sous-toiture particulière. Ces tuiles mécaniques modernes assurent en une seule tuile la fois le chapeau et le courant par ailleurs, ces tuiles, une fois assemblées, présentent un aspect- esthétique extérieur se rapprochant de l'aspect esthétique des anciennes toitures en tuiles "canal" toujours très appréciées de la clientèle. Toutefois, ces tuiles mécaniques qui sont la plupart du temps des tuiles emboîtement présentent un certain nombre d'inconvénients tels que, notamment : - une certaine monotonie de la toiture car chaque élément est trop grand par rapport à chaque élément d'une toiture traditionnelle en tuiles "canal"1 - la partie plate de ces tuiles servant de courant est trop large et, par conséquent, trop visible, - le pureau du chapeau est monotone, trop long et, par conséquent, également trop visible par rapport au pureau d'une tuile canal. En outre, le galbe du chapeau est généralement symétrique et régulier, - le relief général de la toiture est peu prononcé, ceci résultant directement de la difficulté d'obtenir industriellement des tuiles de grandes dimensions présentant des variations importantes de hauteur, d'épaisseur ou de courbure du fait de l'existence, dans ce cas, de problèmes notamment de démoulage, de séchage, de retrait et de cuisson. Pour ces raisons, les tui-les mécaniques de 10 à 15 unités 2 au m connues de l'art antérieur ont, une fois assemblées, un aspect esthétique global n'approchant que très approximativement de l'aspect des toits en tuiles "canal" traditionnelles. Le but essentiel de l'invention est précisément de 2 proposer une nouvelle tuile de 10 à 15 unités au m présentant les avantages des tuiles mécaniques connues de mêmes dimensions, notamment une étanchéité 2 améliorée, un poids inférieur au m , une pose simple et rapide, la possibilité d'utiliser des emboîtements et recouvrements multiples et ayant, une fois assemblée, un aspect extérieur très proche d'un toit en tuile "canal" traditionnelle. Ce but et d'autres sont atteints conformément à 2 l'invention qui concerne en effet une tuile de 10 à 15 unités au m2, caracté- risée entre qu'elle comporte - un chapeau galbé et un courant sensiblement plan, - un décrochement vertical situé dans la zone médiane du pureau du chapeau, perpendiculaire au rampant et présentant une hauteur suffisante pour donner à la tuilé l'apparence, côté extrados, de deux tuiles "canal" factices assemblées en chapeau ; les rebords extrêmes desdites deux tuiles "canal" factices opposés au courant de la tuile délimitent une ligne brisée dont les deux points les plus éloignés du courant de la tuile correspondent aux extrémités basses des deux tuiles "canal" factices et sont situés sensiblement sur une même ligne de rampant, - des moyens d'assemblage dans le sens perpendiculaire au rampant situés à un niveau tel que deux tuiles assemblées entre elles présentent un décrochement dont la hauteur est voisine de celle du décroche- ment du chapeau. Ledit décrochement du chapeau présente de préférence une hauteur comprise entre environ 0,8 et 1,5 cm. Le galbe du chapeau présente une courbure analogue en moyenne à celle des tuiles "canal" et présente de préférence, au niveau du raccordement avec le courant, un très grand rayon de courbure ; en outre, le galbe du sommet du chapeau présente de préférence un faible rayon de courbure et le galbe des deux zones latérales situées de part et d'autre du. sommet présente par contre un grand rayon de courbure. Les tuiles selon l'invention présentent de préférence des moyens d'assemblage à double emboîtement et double recouvrement. Toutefois, on pourrait utiliser des moyens d'assemblage à emboitement ou recouvrement simple ou multiple ou même & glissement. Dans le cas préféré d'un moyen d'assemblage à double emboîtement et double recouvrement, le courant de la tuile présente avantageusement une nervure ou ailette en ligne brisée venant coopérer en butée avec le rebord extrême en ligne brisée des deux tuiles "canal" factices du chapeau d'une tuile limitrophe. Par ailleurs, la largeur du courant d'une tuile conforme à l'invention est avantageusement inférieure la largeur du chapeau; de préférence, la largeur du courant est comprise entre la moitié et les 3/4 de la largeur du chapeau. Cette caractéristique de structure diminuant l'importance de la partie sensiblement plate de la tuile faisant office de courant permet de la rendre moins visible en oeuvre et d'augmenter le relief de la tuile, ce qui est également obtenu en utilisant pour la zone du chapeau située au niveau du raccordement avec le courant plat un rayon de courbure tres grand. Conformément à l'invention, la monotonie du pureau du chapeau est brisée par la présence dans la zone médiane d'un décrochement perpendiculaire au rampant donnant à la zone galbée du chapeau l'aspect de deux tuiles'banal" emboîtées l'une sur l'autre. Par ailleurs, du fait du choix judicieux du niveau des moyens d'assemblage dans le sens du rampant permettant d'obtenir un décrochement dont la hauteur est voisine de celle du décrochement du chapeau, l'aspect esthétique de deux tuiles "canal" emboîtées Ilune sur l'autre est conservé au niveau de l'assemblage de deux tuiles conformes dans le sens perpendiculaire au rampant. L'épaisseur moyenne des tuiles selon l'invention est comprise généralement entre 9 et 13 mu. Elles sont réalisées de préférence en terre cuite pressée. Elles comportent de préférence de 11,5 à 13 unités au m2 La réalisation et la fabrication de tuiles conformes à l'invention ne posent pas de problèmes sérieux pour peu que l'on dispose d'installations relativement récentes de cuisson et de séchage qui diminuent les manutentions, sources de déformation, grâce ltutilisation d'un certain nombre d'automatismes. L'homme de métier pourra adapter sans difficulté la plupart des matériels initialement prévus pour fabriquer des tuiles de 10 à 15 unités au m2 connues dans la mesure, bien entendu, où il utilisera un moule ou une presse permettant d'obtenir les caractéristiques de structure de la tuile selon l'invention et notamment le décrochement du pureau du chapeau. Ces moulages et pressages peuvent se faire aussi bien sur moule plâtre, métallique, catouchouc cu résine. Il y a lieu, bien entendu, au cours du séchage, d'appliquer les précautions usuelles et connues nécessaires au séchage de tout produit céramique de grandes dimensions. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de l'exemple suivant donné à titre illustratif nullement limitatif, référence sera faite au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une vue de dessus, côté extrados, d'une tuile conforme à l'invention - la figure 2 est une coupe suivant II-II de la figure 1 - la figure 3 est une coupe suivant III-III de la figure 1 - la figure 4 est une coupe suivant IV-IV de la figure 1 et - la figure 5 est une vue suivant F de la figure 1. Sur ces figures on voit que la tuile 1 conforme à l'invention présente un chapeau galbé 2 et un courant sensiblement plan 3. Le pureau du chapeau galbé 2 présente, dans sa zone médiane, un décrochement 4 perpendiculaire au rampant de la toiture figuré par la flèche 5 et dont la hauteur est suffisante pour donner à la tuile 1 l'apparence, caté extrados, de deux tuiles "canal" factices 6 et 7 assemblées en chapeau. Les rebords extrêmes 8 et 9 des tuiles "canal" factices 6 et 7 et opposés au courant 3 délimitent une ligne brisée dont les deux points 10 et 11 les plus éloignés du courant 3 correspondent aux extrémités basses des deux tuiles "canal" factices et sont situés sensiblement sur une mime ligne de rampant 12. La tuile 1 présente en outre des moyens d'assemblage 13 et 14 à double emboîtement et double recouvrement dans le sens perpendiculaire du rampant situés à un niveau tel que deux tuiles assemblées entre elles présentent un décrochement dont la hauteur est voisine de la hauteur du décrochement 4 du chapeau. Le galbe du chapeau 2 présente au niveau du raccordement avec le courant un très grand rayon de courbure. En outre, le galbe du sommet 15 du chapeau 2 présente un faible rayon de courbure alors que le galbe des deux zones latérales 16 et 17 situées de part et d'autre du sommet 15 présente un grand rayon de courbure. Un des galbes particuliers préférés est celui représenté précisément sur les figures 3 à 5. Le courant 3 dont la largeur est inférieure à la largeur du chapeau est muni également de moyens d'assemblage à double emboîtement et double recouvrement 18 à gorges et nervures. On voit que ce-moyen 18 romporte une nervure ou ailette en lignée brisée 19 venant coopérer en butée avec lesdits rebords extrêmes 8 et 9 également en ligne brisée. En vue notamment de faciliter la pose à joints droits, le courant 3 comporte un évidement 20 protégé de l'écoulement de l'eau par l'ailette 21. L'intérieur de la voûte de la tuile factice 6 présente un voile de renfort 22 percé d'une ouverture 23 en vue de la fixation éventuelle de la tuile à la charpente par pannetonnage. EXEMPLE : Cet exemple nullement limitatif concerne une tuile en 2 terre cuite filée de 13 unités au m de structure analogue à celle dessinée sur les figures ci-après et qui présente les caractéristiques suivantes longueur hors tout 430 nmi + 10 mm largeur hors tout 280 ms + 10 mm épaisseur moyenne 10,5 mm pureau moyen 363 mm pureau latéral moyen 210 mm 2 surface couvrante unitaire 0,076 m 2 13 + 0,5 nombre au m poids unitaire 3,4 kg 2 44,2 kg poids au m 44,2 kg joints de pose droits REVENDICATIONS 2 1. Tuile de 10 à 15 unités au m , caractérisée en ce qu'elle comporte - un chapeau galbé et un courant sensiblement plan, - un décrochement vertical situé dans la zone médiane du pureau du chapeau, perpendiculaire au rampant et présentant une hauteur suffisante pour donner à la tuile l'apparence, caté extrados, de deux tuiles "canal" factices assemblées en chapeau ; les rebords extrêmes desdites deux tuiles "canal" factices opposés au courant de la tuile délimitent une ligne brisée dont les deux points les plus éloignés du courant de la tuile correspondent aux extrémités basses des deux tuiles "canal" factices et sont situés sensiblement sur une meme ligne de rampant, - des moyens d'assemblage dans le sens perpendiculaire au rampant situés à un niveau tel que deux tuiles assemblées entre elles présentent un décrochement dont la hauteur est voisine de celle du décrochement du chapeau. 2. Tuile selon la révendication 1, caractérisée en ce que ledit décrochement du chapeau présente une hauteur comprise entre environ 0,8 et 1,5 cm. 3. Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le galbe du chapeau présente, au niveau du raccordement avec le courant sensiblement plan, un très grand rayon de courbure. 4. Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle présente des moyens d'assemblage à double emboîtement et double recouvrement. 5. Tuile selon la revendication 4, caractérisée en ce que le courant présente une nervure en ligne brisée venant coopérer en butée avec lesdits rebords extrêmes en ligne brisée de la tuile limitrophe. 6. Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le galbe du sommet du chapeau présente un faible rayon de courbure et en ce que le galbe des deux zones latérales situées de part et d'autre dudit sommet présente un grand rayon de courbure. 7. Tuile selon la revendication 6, caractérisée en ce que le galbe du chapeau présente sensiblement la forme particulière du galbe du chapeau représenté sur les figures. 8. Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la largeur du courant est inférieure à la largeur du chapeau. 9. Tuile selon la revendication 8, caractérisée en ce que la largeur du courant est comprise entre la moitié et les 3/4 de la largeur du chapeau. 10. Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est réalisée en terre cuite pressée. ll Tuille selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte de 11,5 à 13 unités au m2.