L'invention concerne un procédé de manoeuvre de camions ou de remorques de camions destinés au transport de cellules en béton armé en particulier monobloc, procédé suivant lequel, pour préparer le levage de la cellule le véhicule de transport ayant son axe longitudinal qui fait un certain angle avec l'un des axes principaux de la cellule est amené dans une position de servBicteU8ans l'alignement de la cellule, ou suivant lequel, après la dépose de la cellule, le véhicule de transport, ayant son axe longitudinal aligné sur l'un des axes principaux de la cellule, est amené dans une position de service décalée angulairement étant en particulier amené au moins partiellement par sa direction. L'invention concerne aussi des dispositifs permettant de mettre en oeuvre ce procédé. Le procédé selon 11 invention est appliqué, de préférence, à des véhicules portant un appareil de levage qui leur permet de chargerune cellule sans l'aide d'un pont roulant , par exemple dans l'usine de préfabr#lcation, ainsi que de#décharger la cellule sur place. Pour la plupart, les cellules sont livrées actuellement avec un plancher fermé. Des cellules de ce genre peuvent servir notamment, mais non exclusivement, de garages entièrement finis. Elles nécessitent des véhicules de transport qui, avant le levage et après l'abaissement de la cellule, se trouvent devant une ouverture de cette cellule, afin que l'appareil de levage puisse étre introduit dans la cellule ou en être extrait.Lorsqu'il s'agit d'un transport de garages wéft i- qués, cette ouverture est la porte du garage, de sorte qu'avant le levage de la cellule, l'axe longitudinal du véhicule de transport est dans l'alignement de l'axe longitudinal de la cellule, tandis que dans l'autre position de service il fait un certain angle avec l'axe longitudinal de la cellule. Il est connu d'amener les véhicules à leur position de service momentanée par une manoeuvre de la direction. C'est ainsi, par exemple, que, pour charger un garage préfab#qué, on dirige le véhicule en marche arrière de façon que ses roues arrière se trouvent devant l'ouverture de la cellule. En général cette opération n'est pas difficile, car on dispose le plus souvent d'une surface assez grande pour ces manoeuvresldans l'usine de préfabrication, bien que certaines difficultés puissent se produire aussi si cette place est restreinte. tes difficultés les plus sérieuses se rencontrent toutefois jusqu'à présent à l'emplacement d'édification, où la place disponible est généralement réduite. Ce cas se présente en particulier lorsqu'il s'agit de rangées de garages et que le garage d'une rangée a été déjà mis en place et le garage lui faisant vis-à-vis vient d'être déposé, le véhicule se trouvant alors devant ce dernier. l'axe longitudinal du véhicule forme alors un angle droit avec celui du terre-plein des garages, dont la largeur est le plus souvent si faible qu'il ne reste que peu de place pour amener le véhicule par sa direction suivant cet axe. Dans de tels cas, il faut faire avancer et reculer plusieurs fois le véhicule en braquant la direction, ce qui occasionne au conducteur des efforts notables, entraîne des pertes de temps considérables et s'accompagne d'un risque de détérioration de garages déjà déposés par suite de heurts du véhicule. le problème servant de base à l'invention est de faciliter sensiblement les manoeuvres d'un véhicule de transport dans des condi tions de place restreinte pour éliminer les difficultés et inconvénients apparaissant jusqu'à présent, ainsi que d'aménager le procédé de façon qu'il puisse 8tre mis en oeuvre par des moyens simples et, le cas échéant, en utilisant des dispositifs existant en tout cas déjà sur le véhicule. S'agissant du procédé défini au début, ce problème est résolu conformément à l'invention par le fait que le véhicule est soulevé à une extrémité et que l'extrémité soulevée du véhicule est déportée latéralement par une rotation autour d'un axe vertical, cette opération étant effectuée une ou plusieurs fois jusqu'à ce que le véhicule se trouve dans l'une ou ilautre de ses positions de service, ou puisse étre amené par sa direction dans la position de service correspondante. Avec ce procédé on obtient, par le déport latéral d'une extrémité du véhicule, un pivotement amenant le véhicule ou son axe longitudinal à la position de service voulue nécessaire, sans avoir besoin de faire avancer ou reculer le véhicule, un braquage de la direction étant en outre généralement superflu. Ce procédé offre l'avantage de permettre au véhicule d'attein- dre beaucoup plus rapidement et sûrement chacune des positions de service. Même des véhicules de transport longs et lourds peuvent être manoeuvrés de cette manière sur des aires qui ne permettent pas d'atteindre la position de service requise en utilisant exclusivement la direction et les rapports de marche avant et de marche arrière du véhicule. le procédé selon l'invention se distingue, de préférence, par l'utilisation d'appuis déployables disposés à l'extrémité du véhicule en vue de son expansion pour soulever le véhicule au levage et/ou à l'abaissement de la cellule. les véhicules de transport décrits au débt possèdent pour la plupart de tels appuis qui maintiennent la superstructure du véhicule dans le plan voulu lors du levage et de l'abaissement de la cellule, en mettant hors d'action la suspension, en particulier celle des roues arrière. Il suffit d'allonger ces appuis d'une faible quantité pour que les roues correspondantes du véhicule puissent s'éloigner de leur assise. Il est judicieux en outre de faire-pivoter le véhicule lors de son déport latéral. L'invention résout de plusieurs manières le problème consistant à réaliser des dispositifs permettant la mise en oeuvre du nouveau procédé décrit. L'un de ces dispositifs est caractérisé par une poutre assujet- tie à l'extrémité à soulever du véhicule et divisée, en direction longitudinale, la partie supérieure de cette poutre servant au montage de vérins- fixés au véhicule et étant montée mobile sur la partie inférieure, qui, en position déployée des vérins prend appui sur la surface d'assise du véhicule. les véhicules de transport décrits au début utilisent pour la plupart des semelles disposées sous les appuis précités et certains d'entre eux comportent aussi des poutres reliant deux appuis disposés l'un à côté de l'autre. Ces poutres peuvent- #tre remplacées très~ facilement par le nouveau dispositif. La poutre est, de préférence, incurvée suivant le rayon de pivotement du véhicule. Le pivotement peut titre imprimé par un ou plusieurs vérins qui relient entre elles les deux parties de la poutre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemples non limitatifs et en regard des dessins annexés sur lesquels - la Fig. 1 représente une installation de garages en rangées avec reproduction schématique en plan d'un véhicule de transport, pour illustrer le procédé selon l'invention; - la Fig. 2 est une vue de l'arrière d'un véhicule de transport, destinée à-illustrer un dispositif de mise en oeuvre de ce procédé; - la Fig. 5 est une vue partielle du dispositif de la Fig. 1, en coupe, prise suivant la ligne 111-111; - la Fig. 4 représente une vue correspondant à celle de la Fig. 2, d'une autre forme de la réalisation de l'invention; - la Fig. 5 est une vue en plan d'un détail de la Fig. 4,-prise suivant la ligne V-V; - la Fig. 6 représente un véhicule de transport équipé d'un autre dispositif conforme à l'invention. Suivant la Fig. 1 plusieurs cellules monobloc en béton armé 1-5 forment une rangée d'une installation de garages, dont l'autre rangée est constituée par des cellules en béton armé 6-8, pareillement monobloc. ~Un véhicule de transport, désigné par 9 dans son ensemble a été amené au préalable avec la cellule chargée 8 à l'emplacement de pose de celle-ci et occupe alors une position de service, dans laquelle la cellule 8 peut être abaissée. Par ses roues arrière 10, 11 le véhicule est arrêté devant- l'ouverture 12 de la porte de la cellule de façon que l'axe longitudinal 13 de la cellule se trouve dans l'alignement de l'axe longitudinal 14 du véhicule 9. Après l'abaissement de la cellule 8 sur la surface de pose, l'appareil de levage du véhicule est déplacé de manière à ressortir de la cellule 8. Le véhicule doit entre alors manoeuvré dans la direction désignée par A, c'est-à-dire dans le sens de la longueur du terre-plein 15 des garages. Pour faciliter la compréhension du procédé qui va entre décrit, on suppose que l'on utilise dans ce but le dispositif suivant les Fig. 2 et 3. Sur le longeron du véhicule, qui en constitue le châssis et est formé de deux profilés en U 16, 17, se trouve une plateforme supérieure 18 qui sert à la pose des cellules. A l'extrémité postérieure du véhicule, le longeron porte en outre, en arrière des roues jumelées arrière 10, une lourde traverse 19, à laquelle sont assujettis deux appuis 20,21. Ces appuis sont formés de cylindres, de pistons et de tiges de pistons 22 dont les extrémités sont fixées à la partie supérieure 23 d'une poutre dont la partie inférieure 24 peut dtre déplacée longitudinalement par rapport à cette partie supérieure 23. les deux parties 23 et 24 de la poutre peuvent reposer l'une sur l'autre par l'intermédiaire d'un palier de glissement ou de roulement et possèdent des guidages appropriés.Chaque partie 23, 24 de la poutre est pourvue de plus de supports 25, 26 auxquels sont fixés respectivement la tige de piston 27 et le cylindre 28 d'un vérin servant à imprimer un mouvement de pivotement. lorsqu'on utilise l'appareil de levage du véhicule 9 pour charger ou déposer une cellule, la partie inférieure 24 de la poutre prend appui sur la surface d'assise 30 du véhicule, empêchant ainsi la suspension des essieux de fléchir, de sorte que la plateforme de chargement 18 s'immobilise à la hauteur requise. Pendant la marche, la poutre formée des parties 23 et 24 occupe, par contre, la position visible sur la Fig. 2, dans laquelle les tiges de piston 22 sont rétractées dans les cylindres correspondants 20,21 des appuis. La poutre se trouve au-dessus du niveau de la surface d'assise 30 d'une quantité telle qu'un contact avec le sol est évité lorsque la suspension des essieux fléchit. Fendant ces opérations, le vérin de pivotement 28 est verrouillé. Pour manoeuvrer le véhicule dans la direction désignée par A, on déploye entièrement les tiges de piston 22 des cylindres 20,21 des appuis, de sorte que les roues 10 et 11 s'éloignent de la surface d'assise 30. le vérin 27, 28 est alors commuté, par exemple sur le déploiement de sa tige de piston 27, de sorte que les deux parties 23 et 24 de la poutre se déplacent l'une par rapport à l'autre. Comme le montre la Fig. 3, la poutre est incurvée suivant un rayon de pivotement autour du point 32 (voir Fig. 1). De ce fait, le véhicule pivote autour d'un axe vertical, jusqu a ce qu'il ait atteint, après une seule ou plusieurs de ces manoeuvres, la position 33 indiquée en tirets sur la Fig. 1. Dans cette position, les tiges de piston 22 sont rétractées de nouveau dans les cylindres 20 et 21 des cadres d'appui d'une quantité suffisante pour que soit atteinte de nouveau la position de marche représentée sur la Fig. 2. En uti lisant sa direction, le véhicule peut alors parcourir l'arc de cercle B pour venir dans la position de service désignée par A. Contrairement à l'exemple de réalisation reproduit sur la Fig.l, la position en tirets 33 peut être également la position de service, dans laquelle l'axe longitudinal 14 du véhicule est dans l'alignement de la direction A. En variante du procédé utilisé dans le cas de la Fig. 1, il est possible aussi de soulever, à la place de l'extrémité postérieure du véhicule portant les roues 10 et 11, son extrémité antérieure avec les roues orientables 34, 35 et de la faire pivoter de la manière indiquée. le pivotement peut être effectué enfin de la position A à la position en traits continus de la Fig. 1, et ce sans ou avec utilisation de la direction du véhicule Sur la Fig. 4 les mêmes signes de référence désignent les éléments correspondant. La poutre déployable avec les appuis est désignée par 37 et exécutée d'un seul tenant. A la place de cette poutre, on peut utiliser aussi des plaques de tête sur les tiges de piston 22. Dans ce cas, les appuis sont agencés comme précédemment de manière à pouvoir éloigner les roues arrière 10 ou les roues avant 34, 35 de la surface d'assise 30 du véhicule. Au-dessous des roues, à savoir des roues arrière 10 et 11 dans l'exemple de réalisation représenté sur la Fig. 4, sont placés des trains de roulement de faible hauteur 40, 41, sur lesquels sont abaissées les roues du véhicule. Ces trains de roulement sont de structure identique, de sorte qu on se contentera ci-après de décrire l'un deux de façon plus détaillée. Suivant la Fig. 5, chacun de ces trains de roulement comporte une plateforme 39 avec une cuvette 42. Cette cuvette correspond à la courbure des pneumatiques jumelés formant les roues arrière. Sur la plateforme 39 sont montés des galets 43 à 46, qui, dans l'exemple de réalisation représenté, tournent sur des axes communs 47 et 48 indiqués en traits mixtes. les axes 47 et 48 forment un angle 4 donné par la distance à laquelle se trouvent les galets du point de #pivotement 32. Lorsque le véhicule est dépos#é sur les trains de roulement de faible hauteur 40, 41, on peut le déplacer et le faire pivoter autour de l'ase vertical 52 passant sur le point 32. le dispositif reproduit sur la Fig. 6 est monté sur un véhicule de transport, dont l'appareil de levage est indiqué. Ce dispositif est constitué par un cadre lourd 61, érigé sur une infrastructure 60 et muni de deux rails supérieurs 62 pour le guidage d'une poutre en double équerre. Cette poutre possède deux extrémités parallèles 63, 64. L'extrémité 64 est pourvue de galets de guidage 65 circulant dans les rails 62 précités. l'extrémité 63 de la poutre porte des galets de guidage 67 et peut être introduite dans une cellule pour la soulever et la tirer sur la plateforme prévue sur l'infrastructure 60. Au voisinage du centre de gravité du véhicule se trouve un vérin hydraulique d'appui lourd 70 avec un cylindre 71 fixé au véhicule et une tige de piston 72 fixée par son extrémité libre dans la partie supérieure 73 d'une couronne de roulement, dont la partie inférieure 74 repose sur la surface d'assise 30. lorsque la tige de piston 72 est déployée hors du cylindre 71, le véhicule se soulève et on peut le faire pivoter sur la couronne de roulement. - REVENDICATIONS 1 - Procédé de manoeuvre de camions ou de remorques de camions destinés au transport de cellules en béton armé, en particulier monobloc suivant lequel, pour préparer le levage de la cellule le véhicule de transport ayant son axe longitudinal qui fait un certain angle avec l'un des axes principaux de la cellule est amené dans une position de service située dans l'alignement de la cellule, ou suivant lequel, après la dépose de la cellule, le véhicule de transport, ayant son axe longitudinal aligné sur l'un des axes principaux de la cellule, est amené dans une position de service décalée angulairement en étant en particulier amené au moins partiellement par sa direction. ce procédé étant caractérisé en ce que le véhicule (9) est soulevé à une extrémité et en ce que l'extrémitée soulevée du véhicule est déportée latéralement par une rotation autour d'un axe vertical (52) cette-opération étant effectuée une ou plusieurs fois jusqu'à ce que le véhicule (9) se trouve dans lune ou l'autre de ses positions de service, ou puisse être amené par sa direction dans la position de service correspondante. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise des appuis déployables (20, 21, 22) disposés à l'extrémité du véhicule en vue de leur expansion pour soulever le véhicule au levage et/ou à l'abaissement de la cellule (1-8). 3 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on fait pivoter le véhicule lors de son déport latéral. 4 - Dispositif pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend une poutre 23, 24 assujettie à l'extrémité à soulever du véhicule et subdivisée, en direction longitudinale la partie supérieure (23) de cette poutre servant au montage de vérins (20, 2; 22) fixés au véhicule et étant montée mobile sur la partie inférieure qui, en position déployée des vérins, prend appui sur la surface d'assise (30) du véhicule. 5 - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la poutre est incurvée suivant le rayon de pivotement du véhicule. 6 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que les deux parties (23, 24) de la poutre sont réunies à au moins un vérin (27, 28) destiné à les faire pivoter. 7 - Dispositif pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il com prend un vérin de levage (70) monté sur le véhicule et prenant appui sur une couronne de roulement (73, 74). 8 - Dispositif pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce qutil comprend des trains de roulement (40, 41) comportant chacun une plateforme (42) pour le logement des roues (10) d'une extrémité du véhicule de transport (9) et des galets (43-45) dont les axes (47,48) forment un certain angle avec les essieux -du véhicule. 9 - Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les axes (47, 48) des galets de chaque train de roulement (40, 41) forment entre eux un angle (A ) correspondant au rayon de pivotement.