La présente invention a pour objet une machine à sertir des embouts sur des tuyauteries souples, et notamment sur des flexibles renforcés de tresses ou nappes en fil d'acier. Le développement de l'hydraulique et son évolution vers des circuits haute pression ont conduit à la réalisation de composants de plus en plus élaborés tels que les conduits flexibles renforcés de tresses ou nappes en fil d'acier. Pour pouvoir être raccordées aux diffarents éléments d'une installation ces tuyauteries souples doivent être équipées d'embouts répondant eux-mêmes à certaines normes. Un embout équipant une extrémité d'une tuyauterie souple peut etre fixé sur celle-ci de différentes façons Un premier mode de fixation consiste en un vissage. Il 'agit alors d'embouts du type "montrable à la main, et dans certains cas "récup~rable". Il est à noter que cette technique ne donne pas de résultats très satisfaisants dans le cas des tuyauteries très haute pression renforcées de nappes métalliques. Un autre mode de fixation consiste en un sertissage de l'embout sur la tuyauterie, l'embout étant alors du type "perdu", c'est-à-dire non récupérable. Le sertissage qui était #usqu'alorsréalisé par des entreprises spécialisées est au#Ourd'hui de plus en plus effectué directement par l1utilisa- teur, lequel doit zisyoser d'un matériel approprié à la mise en oeuvre d'une telle opération, et notamment d'une presse à sertir. De façon traditionnelle, les sertissages étaient réalisés dans un premier temps de la manière suivante - l'embout à sertir équipant le flexible était poussé verticalement à l'intérieur d'une matrice comprenant deux alésages reliés zar une surface conique. Le passage du grand au petit diamètre par le biais de la surface conique précitée réalisait le sertissage. Ce système avait les inconvénients suivants - à une matrice correspondait un diamètre de sertissage unique d'ou multiplication nécessaire des outillages. - il était nécessaire de prévoir des poussoirs adaptés à chaque type de raccordement possible. - il était en outre très difficile de réaliser des sertissages sur des embouts coudés. Dans un deuxième temps, pour pallier ces inconvrnients les sertissages ont été réalisés suivant de nombreux principes au moyen de doigts dL-placés radialement à l'embout à sertir. La présente invention, basée sur ce dernier principe, apporte un certain nombre d'avantages par rapport aux constructions existantes. La machine qu'elle concerne est du type de celles comportant un certain nombre de doigts radiaux, dont chacun présente du côté extérieur une arête inclinée, et peut coulisser dans des fentes ménages radialement dans un porte-doigts, et une couronne de sertissage présentant une ouverture tronconique dont la surface présente la même inclinaison que les arêtes inclinées des doigts. belon l'invention, le porte-doigts est monté fixe sur un plateau solidaire du bâti de la machine, qui est traversé par un certain nombre de colonnes parallèles et dirigées axialement au porte-doigts, dont les extrémités sont solidaires d'une part de la couronne de sertissage et d'autre part d'un plateau de poussée, un trin étant prévu, qui agit sur le plateau de poussée et par conséquent, par l'intermédiaire des colonnes, sur la couronne de sertissage, de façon à pouvoir l'amener au contact des doigts de sertissage et à rapprocher ceux-ci. Par conséquent, pendant l'opération de sertissage le porte-doigts est fixe et la couronne se déplace. La fixité du porte-doigts est importante et avantageuse, si l'on considère que l'opérateur doit positionner l'embout à sertir ru centre du porte-doigts, ce positionnement étant plus facile à réaliser au centre d'une pièce fixe que d'une pièce mobile. En outre, les changements d'outillage, c'est-à-dire les changements des doigts de sertissage sont réalisés aisément puisqu'il suffit de dégager totalement la couronne de sertissage du porte-doigts pour laisser à l'opérateur la possibilité de les retirer de l'extérieur. En effet, la machine est équipée de plusieurs jeux de doigts de sertissage permettant de réaliser différents diamètres de sertissage sur l'embout. Il est à noter que la machine peut travailler indifféremment verticalement ou horizontalement, au choix de l'opéra- teur, suivent le type de sertissage à réaliser et la commodité que peut présenter l'une ou l'autre position. Âvantageusement la couronne de sertissage et le plateau de poussée sont disposés de part et d'autre du porte-doigts, les arêtes extérieures de chaque doigt étant inclinées de 1' intérieur vers l'extérieur et de la couronne de sertissage vers le plateau de poussée, de telle sorte qu'au cours de 1' opération de sertissage les colonnes travaillent en traction. Le fait que les colonnes travaillent en traction lors du sertissage est particulièrement intéressant, car il évite tout risque de flambage de celles-ci. Une autre caractéristique avantageuse de cette machine réside dans le fait que le corps du vérin est solidaire du plateau fixe solidaire du bâti, tandis que l'extrémité de sa tige est solidaire du plateau de poussée, le vérin travaillant ainsi sur sa grosse section au cours de l'opération de sertissage. Dans une forme préférée d'exécution le support disposé entre le porte-doigts et le plateau solidaire du bâti présente au moins une ouverture latérale permettant le sertissage d' embouts coudés. La limitation du sertissage peut être réalisée par exemple par des voyants optiques, par une butée mécanique ou par uhe butée électromécanique. Ces organes de limitation de sertissage sont montés de façon réglable sur la machine, ce qui permet de limiter le nombre de jeux de doigts de sertissage, puisque dans ce cas la limitation du sertissage n'est pas obtenue par mise en contact d'une partie des faces internes des doigts comme tel est le cas généralement. De toute façon, l'invention sera bien comprise à 1' aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette machine Figure 1 en est une vue de côté Figure 2 est une vue de côté du porte-d#igts et de la couronne de sertissage avant sertissage Figure 3 est une vue en coupe suivant 3-3 de figure 2 Figure 4 est une vue de côté du porte-doigts et de la couronne de sertissage après sertissage Figure 5 est une vue en coupe suivant 5-5 de figure 4. Cette machine comporte un bâti 2 supportant un plateau fixe 3 sur lequel est fixé un support 4, portant un porte-doigts 5. Ce porte-doigts 5 est muni d'une ouverture centrale 6 dans laquelle sont positionnés l'extrémité d'une tuyauterie 7 et un embout 8 que l'on désire solidariser. Le porte-doigts 5 est muni de rainures radiales dans lesquelles peuvent coulisser un certain nombre de doigts de sertissage 9. Chacun de ces doigts de sertissage possède une arête extérieure 10, orientée de 1' intérieur vers l'extérieur et du côté opposé au plateau 3 vers le plateau 3. Le plateau fixe 3 est traversé par trois colonnes 12 parallèles et dirigées axialement au porte-doigts 5, dont les extrémités sont solidaires d'une part d'une couronne de sertissage 13 et d'autre part d'un plateau de poussée 14. La couronne de sertissage 13 est munie d'une ouverture 15 délimitée par une surface 16 de même inclinaison que les arêtes 10, l'appui de cette surface 16 sur les arêtes 10 des doigts 9 provoquant le rapprochement de ceux-ci. Sur la face du plateau 3 opposée au support 4, est fixé le corps d'un vérin hydraulique 17, agissant parallèlement aux colonnes 12, et dont l'extrémité de la tige 17g est fixée sur le plateau de poussée 14. Comme montré au dessin, il est prévu un groupe hydraulique 18 de type connu, auquel sont associés un distributeur iq, et des conduits d'alimentation 20 et de retour 21 permettant de manoeuvrer la tige du vérin dans les deux sens. D'un point de vue du fonctionnement, il suffit de positionner l'extrémité de la tuyauterie 7 et l'embout 8 au centre du porte-doigts 5 et d'actionner le vérin 17 de façon à provoquer la sortie de la tige 17a de celui-ci, l'effort s'exerçant du côté de la plus grande section du vérin. Ce mouvement provoque le déplacement du plateau de poussée 14 et par l'intermédiaire des colonnes 12, le déplacement de la couronne de sertissage 13 en direction du porte-doigts 5. Au cours de ce mouvement, la surface 16 de la couronne de sertissage 15 prend appui sur les arêtes 10 des doigts de sertissage 9, provoquant le rapprochement de ceux-ci. Plus la couronne 13 est proche du porte-doigts 5, plus le sertissage est important. Il est prévu sur l'une des colonnes 12 un contact 22 qui, lorsqu'il atteint le plateau 3 provoque l'arrêt de l'avance du vérin, la position de ce contact 22 sur la colonne 12 étant fonction du sertissage désiré. hfin de pouvoir procéder au sertissage d'embouts 8a couLbes,comme montré à la figure 1, il est prévu dans le support 4 des ouvertures 23. Comme il va de soi l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette machine décrite ci-dessus à titre d'exemple non limitatif, elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation. R! DIOwTI0No 1. - machine à sertir des embouts sur des tuyauteries souples, du type de celles comportant un certain nombre de doigts radiaux, dont chacun présente du côté extérieur une arête inclinée, et peut coulisser dans des fentes ménagées radialement dans un porte-doigts, et une couronne de sertissage présentant une ouverture tronconique dont la surface présente la même inclinaison que les arêtes inclinées des doigts, caractérisée en ce que le porte-doigts est monté fixe sur un plateau solidaire du bâti de la machine, qui est traversé par un certain nombre de colonnes parallèles et dirigées axialement au porte-doigts, dont les extrémités sont solidaires d'une part de la couronne de sertissage et d'autre part d'un plateau de poussée, un vérin étant prévu, qui agit sur le plateau de poussée et par conséquent, par l'intermédiaire des colonnes, sur la couronne de sertissage, de façon à pouvoir l'amener au contact des doigts de sertissage et à rapprocher ceux-ci. 2. - tachine selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couronne de sertissage et le plateau de poussée sont disposés de part et d'autre du porte-doigts, les arêtes extérieures de chaque doigt étant inclinées de l'intérieur vers l'extérieur et de la couronne de sertissage vers le plateau de poussée, de telle sorte qu'au cours de l'opération de sertissage les colonnes travaillent en traction. 3. - tachine selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le corps du vérin est solidaire du plateau fixe solidaire du bâti, tandis que l'extrémité de sa tige est solidaire du plateau de poussée, le vérin travaillant ainsi sur sa grosse section au cours de l'opération de sertissage. 4. - tachine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le support disposé entre le portedoigts et le plateau solidaire du bati présente au moins une ouverture latérale permettant le sertissage d'embouts coudés.