La présente invention se rapporte à la construction de surfaces de glissement sur skis ou semelles de skis, dans laquelle au moins une section partielle de la surface du ski présente aussi bien des zones de glissement sensiblement planes, au moins à peu près parallèles à la surface inférieure du ski, que des profilés comportant chacun au moins une partie de leur surface supérieure inclinée dans le sens longitudinal du ski par rapport aux zones de glissement planes de la section partielle de la surface du ski. On a déjà fait différentes propositions tendant à équiper les surfaces de glissement des skis de profilés, tels par exemple qu'écailles, gradins, ou autres éléments analogues, qui opposent une résistance bien moindre au glissement vers l'avant qu'au glissement vers l'arrière. De telles constructions sur skis ou sur semelles de skis sont destinées surtout au ski de fond. tes semelles à écailles ou à gradins connues présentent, soit des caractéristiques de glissement suffisamment bonnes quant au glissement vers l'avant en même temps qu'une résistance insuffisante au glissement en arrière (caractéristique d'ascension), soit des caractéristiques satisfaisantes pour l'ascension, mais une résistance insuffisante au glissement en arrière. te but des développements apportés dans le présent domaine, ainsi que de la présente invention, est par conséquent de créer une construction de surfaces de glissement sur les skis ou les semelles de skis se rapprochant des conditions optimales concernant, d'une part, les caractéristiques de glissement vers l'avant et, d'autre part, une résistance suffisante au glissement en arrière. On atteint ce résultat selon l'invention en ce que les profilés, en creux chacun par rapport aux zones de glissement planes de la section partielle de la surface de glissement du ski, pro sentent une zone s'élevant vers l'arrière et qui se poursuit par une zone continuant à s'élever vers l'arrière, en saillie sur les zones de glissement planes. tes zones planes de la surface de glissement du ski occupent de préférence une partie notable (par exemple, environ 25 ffi au moins) et même, le cas échéant, la partie prépondérante (c'est-àdire, plus de 50 %) de la totalité de la surface de glissement du ski, ou de la section partielle munie de profilés, les surfaces de base planes des striures de guidage n'entrant en aucun cas en ligne de compte au sens de l'insrention en tant que "zones de glissement planes", car ces striures ne sont pas destinées à favoriser le glissement, mais à guider le ski. Les zones de glissement planes, au sens de l'invention peuvent se situer dans le sens longitudinal et/ou dans le sens transversal du ski, ou entre les profilés. tes profilés présentent, par rapport aux zones de glissement planes, des surfaces supérieures, ou des parties de surfaces supérieures, inclinées dans le sens longitudinal du ski. Dans la construction des surfaces de glissement selon l'inXTention, l'arrête arrière des profilés ne se trouve néanmoins pas à la hauteur des zones de glissement planes de la section correspondante de la surface de glissement, mais la dépasse. Ainsi, la construction des surfaces de glissement selon l'invention se distingue vis-à-vis des constructions connues, dans lesquelles l'arrête arrière des écailles, ou des autres évidements pratiqués dans la matière de la semelle de glissement, se trouve dans le plan de la surface de glissement ("Ecailles négatives").Par rapport aux propositions connues, la solution fournie par l'invention, grâce aux zones des profilés situées au-dessus des surfaces de glissement planes, se distingue surtout par des caractéristiques améliorées en ce qui concerne l'ascension. En nombre de cas, les zones des profilés dépassant des zones de glissement offrent déjà une protection suffisante contre le glissement en arrière, se sorte qu'il n'est pas nécessaire en grimpant en avant d'exercer une pression particulière sur le ski. Par une pression renforcée, les zones plus creuses des profilés agissent aussi dans une plus large mesure, ce qui garantit également, même dans les pires extrémités, une capacité ascensionnelle suffisante. On connaît en fait déjà aussi des surfaces de glissement de skis munies d'écailles ou autres éléments semblables, que dépassent des zones non munies de profilés de la surface de glissement ("Ecailles positives"). Au contraire de l'invention, ces ecailles ou autres éléments ne présentent toutefois pas, en plus, des zones en creux par rapport aux zones de glissement de la section de la surface de glissement concernée.Vis-à-vis de cet état de la tech nique, la construction selon l'invention des surfaces de glissement se distingue avant tout par une caractéristique améliorée concernant le glissement vers l'avant et à vrai dire, d'une part, grâce aux zones de glissement planes et, d'autre part, parce qu'il faut que les zones qui font saillie au-dessus des surfaces planes de glissement des profilés ne dépassent que de très peu au-dessus de ces zones planes de glissement pour produire un effet suffisant quant aux possibilités d'ascension. Par la construction selon l'invention des surfaces de glissement, on atteint une qualité de glissement et d'ascension satisfaisante, aussi bien sur de la neige molle que sur de la dure.Pour assurer un bon effet de glissement, le profil longitudinal des profilés doit être constitué de telle sorte qu'à l'approche du passage des profilés au-dessus des zones de glissement planes de la section considérée de la surface de glissement, la surface supérieure des profilés affecte, en coupe longitudinale, une forme rectiligne ou convexe, mais non celle d'une courbe concave ou d'un pli creux. On obtient un effet plus favorable, en particulier en ce qui concerne la facilité d'ascension, sans nuire néanmoins à la qualité du glissement, Si les profilés sont constitués par des languettes ou des écailles à ressort, mobiles. L'invention va être exposée ci-après plus en détail en référence aux dessins joints, sans s'y limiter. - La figure 1 est une vue en plan de la surface de glissement d'une section de ski - La figure 2 est une coupe longitudinale suivant la ligne II-II de la figure 1 - La figure 3 est une coupe longitudinale d'un autre ski - La figure 4 est une coupe longitudinale de la section d'un autre ski encore - La figure 5 est une coupé transversale d'une bande pour semelle profilée en tant que matériau de départ pour semelle de surface de glissement suivant la figure 4 - La figure 6 est une vue en plan de la surface de glissement correspondant à la figure 4 - La figure 7 est une section transversale suivant VII-VII de la figure 4 - ta figure 8 est une coupe longitudinale d'un autre exemple de réalisation de ski à surface de glissement conforme à l'invention. Dans l'exemple de réalisation suivant les figures 1 et 2, est disposée sur le corps 1 du ski une semelle pour surface de glissement en matière plastique, par exemple polyéthylène. La surface de glissement de cette semelle présente trois zones planes 2 s'étendant longitudinalement. Des profilés 3 sont constitués sur la surface de glissement entre les zones de glissement planes 2. tes profilés 3 présentent, dans le sens longitudinal, une surface supérieure inclinée par rapport aux zones planes de glissement 2 de la surface de glissement, et qui s'élève en pente douce d'avant en arrière pour se terminer par une face abrupte.Chaque profilé comporte deux zones, une zone avant 4, de longueur A, en creux par rapport aux zones de glissement planes 2 et dont la profondeur va en diminuant vers l'arrière à partir de la face frontale 5, et une zone arrière 6, de longueur B, au-dessus des zones, de glissement planes 2, et dont la hauteur augmente jusqu'à la face arrière 7 des profilés 3. La longueur A de la zone en creux 4 est sensiblement plus grande que la longueur B de la zone en saillie 6. De même, la profondeur maximale de la zone 4 (sur la face frontale 5) est pratiquement plus grande que la hauteur de la zone 6 (sur la face arrière 7) faisant saillie au-dessus des zones de glissement planes 2. Il suffit que cette zone 6 dépasse de-quelques dixièmes de millimètre les zones de glissement planes 2. tà où la surface supérieure des profilés 3 croise les zones de glissement planes 2,la surface supérieure des profilés présente, suivant la figure 2, en coupe longitudinale un profil rectiligne. Comme il ressort nénamoins de la figure 3, la surface supérieure peut affecter en coupe longitudinale la forme- d'une courbe convexe au voisinage du passage des profilés 3 au-dessus des zones de glissement planes 2 ; ce faisant, la zone 6 des profilés 3 peut prendre la forme d'une zone terminale arrière aplatie, sensiblement parallèle aux zones planes de glissement 2, ce qui diminue la résistance au glissement vers l'avant. La conformation de la surface de glissement suivant la figure 3 apparaît en plan telle que représentée par Ja figure 1. La figure 4 montre également une construction de surface de glissement réalisée comme représenté dans la figure 1. Suivant la figure 3, les profilés sont toutefois constitués par des languettes mobiles 8, dont les zones avant 9 forment des creux dans la surface de glissement, tandis que leurs zones arrière 10 sont en saillie sur les zones de glissement planes 2. Par leur partie avant, les languettes 8 sont reliées, par exemple collées, au corps t du ski. La partie arrière des languettes 8 repose, par l'intermédiaire d'une saillie 11, sur la face inférieure (représentée tournée vers le haut dans le dessin) du corps 1 du ski et, à vrai dire, rien qu'en raison de l'élasticité des languettes 8. Quand on monte ou avance en skiant, le ski "à l'arrêt", chargé dans chaque cas, prend appui vers l'arrière dans la neige. Du fait de la pression qui s'exerce alors sur le bord arrière des languettes 8, celles-ci peuvent se soulever tant soit peu, ce qui renforce lteffet de soutien et'de même la résistance au glissement en arrière. Dès que le ski est de nouveau déchargé, ou glisse vers l'avant, les languettes 8 reviennent par effet de ressort dans leur nosition de départ. Sous le poids du skieur, les extrémités arrière libres des languettes 8 - qui, à l'état non chargées, font saillie au-dessus des zones de glissement planes 2 - peuvent même alors, grâce à leur flexibilité et à l'appui que leur assure la saillie Il revenue en place, être cambrées vers le corps 1 du ski à un point tel, que, momentanément, aucune partie des languettes 8 ne fait plus saillie au-dessus des zones 2, ce qui influence favorablement la qualité du glissement. Quand on constitue les profilés sous forme de languettes élastiques, mobiles, il faut expressément veiller à ce que la neige ne puisse pas s'introduire sous les languettes, ce qu' on peut obtenir par exemple en faisant chevaucher le bord arrière d'une languette 8 par le bord avant de l'autre languette 8 voisine. Il ne faut néanmoins pas absolument que les languettes 8 se raccordent directement ltune à l'autre dans le sens longitudinal du ski. Entre deux languettes voisines, on peut plutôt disposer chaque fois des entretoises faites du matériau plein de la semelle. Une construction de surface de glissement suivant la figure 4 peut s'exécuter de différentes manières. On peut par exemple disposer les languettes 8, en forme de plaquettes séparées, entre des ,pourvues de zones de la semelle / zones de glissement planes 2. Il est cependant plus rationnel d'entreprendre la fabrication en partant d'une bande pour semelle profilée en matière plastique suivant la figure 5, comportant des zones longitudinales 12 de plus grande épaisseur et des zones intercalées 13 de moindre épaisseur. Ces dernières présentent au-dessous, à intervalles réguliers, des saillies 11. Les languettes 8 sont ensuite découpées en bordure des zones 13 (figure 6). Au montage sur le corps 1 du ski, (figure 4 et 7) les parties arrières des languettes 8 découpées, tandis que les saillies 11 prennent appui sur la face inférieure du corps 1 du ski, sont soulevées et font saillie au-dessus des zones de glissement planes 2 des parties 12 de la semelle. tes profilés selon l'invention peuvent se répartir essentiellement sur toute la surface de glissement du ski. Ils peuvent aussi néanmoins être simplement construits sur des parties de cette surface. Il n'est pas obligatoire alors que les zones de glissement planes 2, existant près de ces profilés ou entre eux, des sections de la surface de glissement s'étendent exactement parallèlement à la face inférieure du ski, mais elles peuvent affecter également, comme le montre la figure 11, la forme de sections obliques, allongées. Mais, en pareil cas également, les profiles 3 présentent les caractéristiques selon l'invention, à savoir une zone avant en creux par rapport aux zones de glissement planes 2 et une zone arrière s'y raccordant et faisant saillie au-dessus des zones 2. Dans ce cas, ces zones 2 forment avec la face inférieure du corps 1 du ski un petit angle aigu, mais elles sont toujours à désigner comme "au moins approximativement" parallèles à la surface inférieure du corps du ski. Parmi les variantes possibles dans le cadre de l'invention des exemples de réalisation représentés, on mentionnera les suivantes la conformation des profilés ne doit pas obligatoirement être rectangulaire vue en plan. Par exemple, les bords frontaux arrière et/ou bien, avant peuvent être également courbes suivant une courbure convexe ou concave vers l'arrière. En coupe transversale par rapport à la direction longitudinale du ski, la surface supérieure des profilés peut affecter une forme quelconque. De plus, il n'est pas obligatoire que les profilés soient disposés sur deux rangs longitudinaux et l'un derrière l'autre. Il existe encore plutôt d'autres répartitions possibles, y compris une disposition irrégulière des profilés. Pour les profilés constitués sous forme de languettes mobiles, il serait en outre possible aussi de placer sous la partie écartée des languettes une matière souple, élastique, par exemple une mousse ou un élastomère. Suivant la forme, la répartition, le nombre et les dimensions (du point de vue longueur, largeur, profondeur, hauteur) des profilés, peuvent résulter, dans le cadre de l'effet fondamental produit par l'invention, certaines conformités à des exigences particulières concernant les possibilités d'ascension et de glissement, afin de satisfaire ainsi aux conditions imposées différentes pour un ski pour course de fond, un ski Loipen, ou un ski pour tourisme alpin. Un ski présentant une construction de surface de glissement selon l'invention n'a pas besoin d'être farté. On peut néanmoins se servir aussi de fart, ce qui augmente l'effet de glissement. tes caractéristiques quant aux possibilités d'ascension n'en sont pas compromises. REVENDICATIONS 1 - Construction de surfaces de glissement sur skis ou semelles de skis, dans laquelle au moins une section partielle de la surface de glissement présente aussi bien des zones de glissement sensi blement planes, au moins approximativement parallèles à la surface inférieure du ski, que des profilés comportant chacun au moins une partie de leur surface supérieure inclinée dans le sens longitudinal du ski par rapport aux zones de glissement planes de la section partielle de la surface de glissement, caractérisée en ce que les profilés sont réalisés en creux chacun par rapport aux zones de glissement planes de la section partielle de la surface de glissement du ski, et présentent une zone stélerant vers l'arrière et qui se poursuit par une zone continuant à s'élever vers l'arrière en faisant saillie au-dessus des zones de glissement planes. 2 - Construction de surfaces de glissement suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la longueur, mesurée dans le sens longitudinal du ski, de la zone en creux des profilés est plus grande que la longueur de leur zone faisant saillie au-dessus des zones de glissement planes. 3 - Construction de surfaces de glissement suivant l'une des reven dications 1 et 2, caractérisée en ce que la profondeur maximale de la zone en creux des profilés est plus grande que la hauteur de la zone en saillie au-dessus des zones de glissement planes 4 - Construction de surfaces de glissement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'au voisinage du passage des profilés au-dessus des zones de glissement planes, la surface supérieure des profilés prend en coupe longitudinale un profil rectiligne. 5 - Construction de surfaces de glissement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'au voisinage du passage des profilés au-dessus des zones de glissement planes, la surface supérieure des profilés prend en coupe longitudinale la forme d'une courbe convexe. 6 - Construction de surfaces de glissement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la zone, en saillie au-dessus des zones de glissement planes, des profilés, prend la forme d'une zone terminale arrière aplatie, sensiblement parallèle à ces zones planes. 7 - Construction de surfaces de glissement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les profilés sont constitués par des languettes mobiles, de préférence élas- tiques. 8 - Construction de surfaces de glissement suivant la revendication 7, caractérisée en ce que la partie avant des languettes est reliée au corps du ski, par exemple collée, tandis que la partie arrière repose par l'intermédiaire d'une saillie sur la face inférieure du corps du ski. 9 - Construction de surfaces de glissement suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le bord arrière d'une languette che vauche le bord avant de la languette voisine dans le sens longi tudinal du ski. 10- Construction de surfaces de glissement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que les zones de glissement planes occupent une partie notable, de préférence la partie prépondérante de la totalité de la surface de glissement du ski ou de la section profilée de cette surface.