L'invention concerne un procédé et un dispositif pour conditionner puis déshydrater des boues d'eaux résiduaires provenant d'installations de clarification, procédé et dispositif dans lesquels on additionne les boues d'agent de floculation puis on les déshydrate mécaniquement. L'élimination des boues d'eaux résiduaires produites dans les installations de clarification prend une importance constamment croissante pour l'économie communale des eaux résiduaires. Il n'a donc pas manqué de tentatives pour résoudre de façon satisfaisante ltélimination de boues résiduaires d'installations communales de clarification, et on connaît dans ce domaine un grand nombre de procédés. Le mode opératoire fréquemment utilisé, consistant à laisser des boues d'eaux résiduaires pourrir dans des tours de putréfaction, puis à les déshydrater sur des couches de séchage ou à les déposer sur des bassins naturels ou lagunes à schlamms et à les laisser sécher, est la plupart du temps inexécutable dans des chambres industrielles d'accumulation à cause de la superficie considérable nécessaire. On doit donc de plus en plus mettre en oeuvre des procédés mécaniques pour la déshydratation des boues de clarification. Suivant leur provenance à partir des étages de traitement d'une installation de clarification, les boues communales d'eaux résiduaires contiennent, à côté de matières solides inorganiques, une substance organique à structure propre fixée par adsorption et dissoute sous forme colloïdale ou en solution proprement dite qui, en particulier dans le'cars d'installations biologiques ou d'usines de clarification avec pourrissement de la boue, est constituée par des protides; il faut en particulier tenir compte de ce que, lorsque l'intensité de l'épuration des eaux résiduaires augmente, la surface de la masse de boue obtenue et par suite aussi leur aptitude à fixer de l'eau augmente, de sorte que la possibilité de déshydratation mécanique diminue. Il est connu d'ajouter aux boues d'eau résiduaires des floculants, en particulier des électrolytes inorganiques, des polyélectrolytes organiques ou d'autres substances à activité superficielle, qui provoquent une floculation des matières et élèvent ainsi la possibilité d'une déshydratation mécanique des boues. Des floculants préférés sont la chaux et des sels métalliques polyvalents, qu'on ajoute séparément ou ensemble à la boue avant la déshydrata tion. Un inconvénient notable est constitué par la consommation de produits chimiques, qui est considérable par rapport à la substance sèche de la boue et qui influence l'économie de façon défa- vorable et durable. Dans des procédés connus pour conditionner thermiquement des boues d'eaux résiduaires, on oxyde par exemple la boue en atmosphère d'air à des pressions comprises entre 84 et 126 atm.effect. et à des températures voisines de 26000, ou bien on la chauffe, à l'abri de l'air, au-dessus de 1750 pendant un temps allant jusqu'à deux heures. Grâce aux procédés thermiques, les substances qui empêchent la déshydratation s'oxydent en partie ou passent réellement en solution. Leur inconvénient dominant doit être vu, outre dans l'importance de l'appareillage et dans la consommation considérable d'énergie, dans la pollution organique élevée des filtrats obtenus. Enfin, on sait aussi ou'on peut combiner des procédés chimiques et des procédés thermiques connus en déshydratant la boue d'eau résiduaire après addition d'un floculant et en éliminant par vaporisation l'eau du tourteau de filtration. Outre qu'ici aussi la quantité d'agents de floculation ajoutée n'est pas négligeable, la consommation d'énergie pour la vaporisation de liteau rend ces procédés combinés peu économiques. Dans un autre procédé connu pour éliminer les boues de clarification, on bruie dans un four à étages de la boue fortement épais sie. On provoque l'épaississement en centrifugeant la boue, en mélangeant le centrifugat contenant encore des matières solides à de la cendre de boue provenant de la combustion et en le déshydratant sur un filtre. On amène, pour y être brûlé, le résidu du fil tre et de la centrifugeuse au four, dans le courant de gaz sortant duquel on pulvérise une partie du centrifugat pour épurer le gaz de fumée.Certes, l'addition de cendre facilite, en qualité d'agent auxiliaire connu de filtration, la déshydratation mécanique de la boue, mais la quantité relativement élevée de l'addition, qui est comprise entre environ trois et cinq fois la partie sèche de la boue, entraîne un débit à blanc élevé, économiquement défavorable, du four de combustion de la boue. Dans le brevet allemand 1 459 497 est décrit un procédé de traitement des boues par addition de chaux et déshydratation mécanique, qui consiste, après addition de chaux et avant déshydratation, à exécuter une neutralisation partielle par des gaz contenant de l'acide carbonique. Compte tenu de l'addition de chaux, on doit exécuter la neutralisation partielle par les gaz contenant de l'acide carbonique de manière que le pH ne tombe jamais au-dessous de 10; la réaction a donc lieu en milieu fortement alcalin. On peut opérer dans une seule unité de traitement l'action de la chaux, la neutralisation partielle de la boue et un ré chauffage de la boue à environ 50 à 900C en faisant par exemple passer à travers la boue un gaz de fumée dont les constituants de cendre contiennent de la chaux.La quantité de chaux introduite par la cendre du gaz de fumée est en général tellement faible qu'elle ne peut abaisser que légèrement l'addition de chaux. Le traitement par de la chaux et la neutralisation par du gaz évacué exigent une durée d'au moins une demi-heure, et de préférence d'environ une heure, si un bon débit de filtration doit Rire obtenu dans la déshydratation. Comme les débits de traversée d'une unité de combustion et d'un groupe correspondant de déshydratation doivent être réglés sur le traitement par la chaux, il faut de grandes chambres de traitement, qui nécessitent en outre des mesures spéciales de protection à cause de l'alcalinité élevée de l'agent. Le procédé décrit ci-dessus ne résout donc pas non plus de façon satisfaisante le problème de l'élimination des boues de clarification. Le procédé suivant le brevet allemand 1 658 097 pour déshydrater des boues de clarification et des boues industrielles, en particulier des boues franches et des limons organiques, suppose connue l'addition, comme agent floculant, de sels métalliques polyvalents, suivie d'un chauffage. Il sten distingue en ce qu'après ou pendant l'addition de l'agent floculant on chauffe la boue pendant moins de 15 minutes à des températures comprises entre 50 et 100 0C puis on la déshydrate immédiatement. On chauffe de préférence la boue entre 70 et 9500 entre 5 et 10 minutes. On obtient ainsi que les protides dissous à l'état colloidal se coagulent et subsistent ainsi dans le résidu lors de la'déshydratation, à condition que celle-ci soit exécutée immédiatement à la suite du chauffage, sans nouveaux traitements intermédiaires, tels que par exemple une addition d'agents floculants, et sans intercalation de pompes. Si le chauffage dure plus longtemps ou si la boue se refroidit à nouveau après avoir été chauffée et avant d'être déshydratée, les protides coagulés passent à l'état de structures visqueuses; la boue est ainsi uniquement dénaturée de façon réyer- sible. L'invention résulte des efforts faits pour améliorer, après l'addition d'agents floculants, la capacité de déshydratation des boues, et en particulier pour obtenir que la proportion des substances sèches dans le résidu soit augmentée lors de la centrifugation ou de la filtration, que les protides à structure propre contenus dans les boues soient enrichis et passent à un état coagulé de façon irréversible, et que cependant la durée nécessaire au conditionnement de la boue soit maintenue aussi faible que possible. Suivant l'invention,on atteint ce but en pulvérisant la boue à l'état de fines gouttelettes, en les faisant passer à travers une atmosphère de gaz chaud, et, après les avoir rassemblées, en les amenant à un bain d'addition d'un agent floculant et déshydratant. Il est apparu de façon surprenante que l'atmosphère de gaz chaud dénature irréversiblement pratiquement immédiatement (dans un temps négligeable) les protides (ou substances albuminales J contenus dans les gouttelettes de boue en se coagulant, les corps albumineux perdent leur aptitude à fixer de l'eau et peuvent en m#me temps fixer sur eux d'autres substances empechant la déshydratation, de sorte quton obtient un rendement très élevé lors de l'addition, qui suit, d'un agent floculant. Comme pour éliminer la boue, une installation de combustion de la boue est fréquemment disposée à la suite de la déshydratation, un mode particulièrement simple et avantageux de mise en oeuvre de l'invention prévoit de faire passer les gouttelettes de boue à travers une atmosphère de gaz de fumée (ou de combustion) provenant de l'installation de combustion et contenant du C02. L'atmosphère de gaz de fumée a pour effet, ou tout au moins contribue à ce que, suivant une autre caractéristique avantageuse et essentiel le de l'invention,les gouttelettes de boue sont acidifiées, lors du chauffage, et portées à des pH inférieurs à 4, en particulier compris entre 2 et 3. On peut éventuellement régler les valeurs optimales indiquées du pH par une addition d'acide avant la pulvérisation de la boue.Il est apparu de façon surprenante que la combinaison d'un chauffage brusque et d'une basicité suffisamment acide des gouttelettes de boue conduit non seulement à une dénaturation irréversible et stable de l'albumine, mais également à une précipitation supplémentaire d'autres substances difficiles à filtrer, qui subsiste m & quand la boue se refroidit à nouveau après ce traitement. On a également trouvé de façon surprenante qu'on peut augmenter encore davantage l'aptitude à la déshydratation de la boue si, suivant une autre caractéristique de l'invention, on élève, après avoir réchauffé les gouttelettes acides de boue, la basicité de la boue par des additions basiques amenant à la zone neutre ou légèrement au-dessus, un #églage optimal corresponuant à l'agent floculant utilisé dans chaque cas étant recommandé. La dénaturation irréversible obtenue des protides et leur précipitation simultanée avec d'autres substances gênant la déshydratation permettent d'utiliser également des dispositifs mécaniques de déshydratation, tels que des centrifugeuses, qui n'atteignent un débit élevé qu'avec des pompes. En combinant les mesures indiquées ci-dessus, on obtient non seulement de très courtes durées de déshydratation pour une efficacité élevée de déshydratation, mais également des rendements élevés de l'agent floculant ajoute et des teneurs en substance sèche plus élevées que ce n'était précédemment usuel. Comme agent neutralisant, est indiqué en premier lieu une addition de chaux, qui fait passer les acides gras contenus dans la boue à l'état de savons de chaux insolubles, qui sont particulièrement faciles à séparer lors de la déshydratation Un autre mode de mise en oeuvre de l'invention prévoit d'ajouter à la boue du chlorure de calcium avant de la pulvériser. On obtient ainsi des avantages essentiels, en ce sens que la boue est acidifiée et qu'en meme temps des ions calcium y sont introduits, qui provoqueront ultérieurement la formation avantageuse déjà indiquée de savons de chaux. Comme le chlorure de calcium est disponible en grandes quantités à des prix avantageux, cette mesure peut en général contribuer notablement à l'économie du procédé suivant l'invention. Pour la plupart des compositions de boues d'eaux résiduaires, on peut atteindre la dénaturation complète et irréversible des protides de la boue si on chauffe brusquement les gouttelettes de boue à une température comprise entre 41 et 1000C, de préférence entre 60 et 850C, en choisissant de préférence entre environ 1 et 10 s la durée moyenne du séjour des gouttelettes de boue dans l'atmosphère de gaz. On peut obtenir sans difficultés en réglant à une valeur favorable la dimension des gouttelettes, et, dans le cas où lton utilise des gaz de fumée provenant d'un four de com bustion, par la mesure supplémentaire consistant à refroidir le gaz de fumée, de préférence en y injectant de l'eau, avant qu'il agisse sur les gouttelettes de boue.Suivant une autre caractéris tique essentielle de l'invention,ononpeut, lors du refroidissement par de l'eau, régler la tension partielle de vapeur d'eau à une valeur optimale fixée d'avance, de manière que la température dans le réacteur pour la boue tombe par endroits au-dessous du point de rosée et que les gouttelettes de boue y subissent, du fait de la chaleur de condensation libérée, un choc thermique qui amorce de façon particulièrement efficace la dénaturation irréversible des corps albumineux. Comme déjà exposé, les protides des boues, dénaturés irréversiblement suivant l'invention, entraînent un rendement accru des agents floculants ajoutés. L'invention propose donc en outre d'enrichir les protides contenus dans les boues en leur ajoutant de l'oxygène pendant qu'on les tient en réserve dans un bassin de stockage et avant de les pulvériser, de sorte que les corps organiques dissous réellement ou sous forme colloïdale fixés par adsorption sur les flocons de boue peuvent être'transformés par les organismes en protides à structure propre. On peut effectuer l'amenée d'oxygène par des moyens connus en soi, par exemple en introduisant de l'air dans le bassin de stockage. Un dispositif convenant pour mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention est de préférence constitué par un réacteur à boue en forme de tour avec un dispositif d'injection pour la boue de section de passage réglable, réacteur sur lequel sont montés une tubulure d'évacuation de gaz chaud et un tube d'introduction de gaz débouchant au-dessus du bain de boue, et dont la base forme récipient pour le bain de boue, avec un tube d'évacuation conduisant à l'étage de déshydratation. Le dispositif d'injection a de grandes sections de passage pour éviter les colmatages. Conviennent par suite en particulier à cet effet des buses connues à excentrique ayant une section réglable ou des pulvérisateurs rotatifs connus. Ils permettent de régler de façon optimale en mme temps que la pression de travail, la dimension des gouttelettes de boue et par suite la durée moyenne de leur séjour dans le réacteur et leur réchauffement. Dans le procédé suivant l'invention, on fait de préférence passer les gouttelettes de boue à travers une atmosphère de gaz de fumée contenant du C02 provenant d'un four de combustion de boue. Pour brtler la boue extraite du réacteur et déshydratée, l'invention recommande d'utiliserun four à couche en mouvement turbulent, à la chambre de combustion duquel fait suite un réchauffeur parcouru par les gaz de combustion, réchauffant l'air de combustion du four et dont le fond a la constitution d'une trémie à cendres avec sortie de défournement. Indépendamment des avantages connus d'un four à couche turbulente du genre indiqué, dans lequel une combustion automatique a encore lieu mEme par exemple pour un très faible pouvoir calorifique de son chargement-, l'avantage le plus important relatif à l'inventionvient de ce que ses gaz de fumée contiennent une forte proportion d'acide carbonique.Les gouttelettes de boue sont par suite non seulement chauffées mais encore acidifiées dans le réacteur, de sorte que peut avoir lieu une addition d'acide réduite en conséquence pour obtenir l'acidification favorable à des pH déterminés. L'invention recommande en outre dd'introduire les gaz chauds de fumée, avant leur entrée dans le réacteur à boue, dans un refroidisseur et de les refroidir par l'injection d'un fluide réfrigérant, de préférence de liteau ou de la boue de cendre. En réglant la quantité de -réfrigérant, on peut modifier,non seulement la température mais aussi le degré de saturation (tension partielle de vapeur d'eau) des gaz de combustion à ltentrée du réacteur. Ces deux grandeurs influent sur l'intensité de l'échange de chaleur et de matière dans le réacteur et par suite sur la température de la boue à traiter et de l'absorption de C02 par elle. En même temps que le réglage déjà indiqué dans le réacteur, on peut donc établir des conditions optimales pour le conditionnement de la boue. Dans ce mode opératoire, on peut, suivant une caractéristique déjà mentionnée de l'invention, exécuter de préférence le réglage de manière que les gaz de fumée contenant de la vapeur d'eau, après avoir cédé leur chaleur à la boue, se refroidissent, dans une région inférieure du réacteur, jusqu'au point de rosée ou au-dessous, de sorte qu'ils sont saturés ou sursaturés en vapeur d'eau : une partie minime de la vapeur d'eau se condense à partir des gaz de fumée et transfère de façon particulièrement efficace et en un temps particulièrement court la chaleur de condensation libérée aux gouttelettes de boue. L'échange de chaleur et en mdme temps le transfert de C02 sont ainsi particulièrement intensifiés. Un avantage essentiel de l'invention vient de ce qu'on peut régler l'une sur l'autre la vitesse des gaz de fumée dans le réacteur et la dimension des gouttelettes de boue, par les moyens indiqués, dans un domaine suffisamment grand pour que seulement une faible partie de la fine cendre volante entraînée par les gaz de fumée se sépare et passe ainsi dans la boue. L'efficacité de l'étage de déshydratation mécanique n'est donc pas influencée, et le débit à blanc du four par de la cendre est maintenu à une valeur négligeable. On évacue par suite de préférence déjà avant le réacteur la cendre volante la plus grossière à l'état sec, par exemple dans un séparateur à cyclone.Le séparateur est intercalé entre le refroi disseur et le réacteur de sorte qu'il fonctionne dans une zone de température favorable pour son efficacité et pour le choix du matériau. On exécute le dépoussiérage complémentaire et éventuellement une désodorification des gaz de fumée dans un lavage humide en reliant la tubulure de sortie du réacteur à un dépoussiéreur humide du gaz de fumée, par exemple un dépoussiéreur à venturi. Relativement à la quantité totale de la cendre produite, la quantité résiduelle de cendre qui reste à séparer des gaz de fumée dans le dépoussiéreur humide est faible, de sorte qu'on n'y recueille que relativement peu Je boue de cendre. On peut de façon générale la mélanger complètement à la cendre sèche, ce qui donne une cendre ayant une humidité comprise entre environ 20 et 40 fijO, dont la consistance est particulièrement favorable pour son traitement ultérieur. Comme déjà indiqué, on peut, suivant l'invention, injecter dans le refroidisseur de la boue de cendre au lieu d'eau. On peut ainsi diminuer encore davantage la quantité de boue de cendre à évacuer et obtenir l'avantage supplémentaire que dans le refroidisseur les gouttelettes sont pulvérisées plus finement par les particules de matière solide de boue qutelles contiennent et qui sont projetées dans l'injection, de sorte qu'on peut maintenir plus court le parcours nécessaire de vaporisation et de mélange. L'invention va être exposée plus en détail ci-après sur un exemple de réalisation en se référant au dessin annexé. Au moyen d'aérateurs superficiels flottants connus 2, on aère intensément la boue d'eau résiduaire tenue en réserve dans un bassin d'accumulation 1 (et qui peut éventuellement avoir déjà été épaissie par rapport à l'état primitif, de manière à avoir une teneur quelque peu augmentée en substances solides), afin de transformer le plus possible les corps organiques fixés par adsorption aux particules de boue en protides à structure propre. Au moyen de pompes 3 à excentrique et vis sans fin, on amène la boue, sous une pression convenable, au réacteur à boue 4, en forme de tour, dans le dispositif d'injection 5 duquel, à savoir des buses à excentrique ayant une section réglable de passage, on injecte dans l'atmosphère de gaz de fumée la boue sous forme de gouttelettes. On choisit la dimension moyenne des gouttelettes de manière que la durée moyenne de leur séjour dans l'atmosphère de gaz de fumée 6 soit comprise entre environ 1 et 10 secondes, de sorte que les gouttelettes se réchauffent brusquement à une température comprise entre environ 41 et 1000C, de préférence entre 60 et 850C, suivant la température du gaz de fumée. A la conduite d'amenée de boue au réacteur 4 est raccordé un récipient 7 contenant un acide ou une solution de chlorure de calcium, en vue de contribuer à maintenir à des pH inférieurs à 4,0, et de préférence compris entre 2 et 3, l'acidification des gouttelettes de boue par le gaz de fumée contenant du C02.La base du réacteur 4 forme un récipient 8 pour le butin dé bouw par le tuyau de décharge 9 duquel on amène, au moyen de la pompe 10, la boue dénaturée au dispositif 11 de déshydratation mécanique (presse à bande de tamisage ou centrifugeuse). On prépare dans le récipient 12, à la concentration nécessaire et au degré optimal de maturité, un agent floculant usuel, de préférence un polymère synthétique, en particulier à base de copoly mérisats de polyacrylamide ou de méthacrylates, et, au moyen de la pompe 13, on l'introduit dans la boue dénaturée peu en amont du dispositif de déshydratation 11. Entre ce point d'introduction et le bain de boue, débouche dans le tube de décharge 9 la conduite d'amenée d'un récipient 14 pour agents alcalins, de préférence de lthydrate de calcium ou de la chaux anhydre, qui servent à neutraliser la boue acidifiée et à l'amener à un pH optimal correspondant à l'agent floculant dans chaque cas, dans les exemples indiqués plus haut un pH d'environ 6,5 à 7. Une boue fraîche mélangée provenant d'une installation de clarification entièrement biologique, constituée, dans le rapport en volume d'environ 1 : 4, d'une boue de préclarification et de boue activée en excès, contenant environ 7 S0 de matière solide, et traitée par le procédé suivant l'invention, en particulier en l'amenant par acidification à un pH de 6,5, en la pulvérisant avec réchauffement brusque, et en la neutralisant pour l'amener au pH de 6,5, exige une addition, comme agent floculant, de seulement environ 40 g/m3 de polyacrylamide pour autre ensuite déshydratée sur une centrifugeuse à vis sans fin et entre ainsi amenée à une teneur de 31 % en matière sèche.La mtme boue exige au contraire, pour êBre floculée avec seulement du polyacrylamide (sans conditionnement préliminaire) une quantité d'agent floculant environ quadruple et n'atteint cependant, avec la meme centrifugeuse, qu'une déshydratation amenant sa teneur en matière sèche à environ 23 70. Les moteurs d'entrainement des pompes 10 et 13 sont de préférence accouplés et sont commandés par le régulateur de niveau 38 (représenté seulement schématiquement) du récipient 8 à bain de boue. L'eau épurée est ramenée par la conduite 15 à l'installation de clarification. Le résidu du dispositif mécanique de déshydratation se présente sous la forme d'un tourteau de boue consistant, qu'un dispositif approprié de transport 16, par exemple un transporteur à chaîne porteuse (qui n'a pas été représenté) amène dans le four 17 à couche turbulente et qui y brûle en s'y déplaçant automatiquement. Le gaz de fumée (ou de combustion) contient environ 12 à 18 > 0 de C02; il réchauffe, dans un réchauffeur 18, l'air de combustion qu'un ventilateur 19 introduit par une conduite 20 dans le fond du four 17.N'ont pas été représentés sur le dessin des dispositifs existants pour l'amenée de mazout pour le démarrage du four et pour la combustion simultanée de matière retenue à la grille et de matière provenant du dessableur de l'installation de clarification, ainsi que d'huiles usagées et d'émulsions d'huiles, qu'on peut ainsi détruire sans recourir à des moyens supplémentaires. Le gaz de fumée refroidi à une température comprise entre environ 500 et 80000 se rend dans le refroidisseur 22 par le tube 21 de sortie du réchauffeur d'air 18. Du refroidisseur 22, le gaz de fumée se rend dans le dépoussiéreur à sec 23, un cyclone, qui est relié au tube 24 d'introduction de gaz du réacteur 4, tube qui débouche au-dessus du bain de boue. Au moyen des buses de pulvérisation 25, on injecte dans le refroidisseur 22 de l'eau ou de préférence de la boue de cendre, la quantité d'eau étant influencée par la pompe 26 avec le dispositif de réglage commandé par le palpeur 27. Les moyens examinés ci-dessus permettent d'amener sans difficultés le gaz de fumée dans le réacteur 4 aux conditions, exposées ci-des#sus (en particulier la température et le degré de saturation en vapeur d'eau),qui sont essentielles suivant l'invention et qui sont les plus favorables#pour la dénaturation irréversible des protides contenus dans les gouttelettes de boue et pour leur précipitation ultérieure en meme temps que d'autres substances tempe chant la déshydratation. La tubulure de sortie 28 du réacteur 4 en forme de tour est reliée au dépoussiéreur humide 29, dans le présent cas un laveur à venturi, dans lequel la fine cendre qui a traversé le réacteur 4 sans avoir été sensiblement séparée du gaz de fumée est séparée par lavage. Le dépoussiéreur humide est alimenté par la conduite 40 par de l'eau provenant du bassin 30 de dépôt de cendre. On soutire à l'état sec, des trémies de cendres 31, 32 et 33 du réchauffeur 18, du refroidisseur 22 et du dépoussiéreur à sec 23, la cendre de boue évacuée presque complètement du four 17 avec le gaz de fumée, et, par un transporteur vertical 34, on l'amène à la soute à cendre 35. La boue de cendre amenée dans le bassin 30 à partir du dépoussiéreur humide 29 par la conduite 36 ne représente qu'une quantité minime, rapportée à la quantité totale de la cendre recueillie. Dans la mesure où l'on n'injecte pas la boue de cendre dans le refroidisseur 22, on l'amène par la conduite 37 et le transporteur vertical 34 à la soute 35 et on l'utilise pour humidifier la cendre sèche, dont le traitement est ainsi facilité. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour conditionner puis déshydrater des boues d'eaux résiduaires provenant d'installations de clarification dans lequel on additionne les boues d'agents de floculation puis on les déshydrate mécaniquement, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'on pulvérise la boue à l'état de fines gouttelettes, on les fait passer à travers une atmosphère de gaz chaud et, après les avoir rassemblees, on les amène à un bain d'addition d'un agent floculant et déshydratant. 2 - Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on fait passer les gouttelettes de boue à travers une atmosphère de gaz de fumée contenant du C020 3 - Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on acidifie les gouttelettes de boue et on porte leur pH à une valeur inférieure à 4. 4 - Procédé suivant la revendication 3, dans lequel on règle le pH entre 2 et 3. 5 - Procédé suivant la revendication 3, dans lequel on acidifie la boue par une addition d'acide avant de la pulvériser. 6 - Procédé suivant la revendication 3, dans lequel, après avoir pulvérisé la boue, mais avant d'avoir ajouté l'agent floculant, on élève le pH par des additions basiques pour l'amener à la zone neutre ou légèrement au-dessus. 7 - Procédé suivant la revendication 6, dans lequel on neutralise la boue avec de -la chaux. 8 - Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on ajoute à la boue du chlorure de calcium avant de la pulvériser. 9 - Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on chauffe brusquement les gouttelettes de boue à une température comprise entre 41 et 1000C. 10 - Procédé suivant la revendication 9, dans lequel on chauffe les gouttelettes à une température comprise entre environ 60 et 850C. 11 - Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on choisit entre environ 1 et 10 secondes la durée moyenne du séjour des gouttelettes de boue dans l'atmosphère de gaz. 12 - Procédé suivant la revendication 2, dans lequel on refroidit le gaz de fumée, de préférence à une température comprise entre environ 200 et 5000C, avant qu'il agisse sur les gouttelettes de boue, en y injectant de liteau. 13 - Procédé suivant la revendication 11, dans lequel on porte le gaz de fumée à une tension partielle de vapeur d'eau donnée d'avance, de manière que la température dans le réacteur à boue tombe par endroits au-dessous du point de rosée. 14 - Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on ajoute de l'oxygène à la boue pendant qu'on la tient en réserve avant de la pulvériser. 15 - Procédé suivant les revendications 3, b et 9 pour conditionner puis déshydrater des boues mélangées composées de boue de préclarification et de boue activée en excès, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'on utilise des polymères synthétiques comme agents floculants et on exécute la déshydratation au moyen d'une presse à bande de tamisage ou d'une centrifugeuse. 16 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé par le fait qu'il est constitué par un réacteur à boue en forme de tour avec un dispositif d'injection pour la boue ae section de passage réglable, réacteur sur lequel sont montés une tubulure d'évacuation de gaz chaud et un tube d'introduction de gaz débouchant au-dessus du bain de boue, et dont la base forme récipient pour le bain de boue, avec tube d'évacuation conduisant au dispositif de déshydratation. 17 - Dispositif suivant la revendication 16 pour exécuter le procédé suivant les revendications 2 à 14, dans lequel le tube pour introduire du gaz dans le réacteur est relié à un refroidisseur dans lequel des buses de pulvérisation injectent de l'eau, de préférence de la boue de cendre. 18 - Dispositif suivant la revendication 17, dans lequel un dépoussiéreur à sec pour le gaz de fumée est intercalé entre le refroidisseur et le réacteur. 19 - Dispositif suivant la revendication 17, dans lequel la tubulure de sortie du réacteur est reliée à un dépoussiéreur humide du gaz de fumée. 20 - Dispositif suivant la revendication 17, caractérisé par un four à couche turbulente destiné à brûler la boue soutirée du réacteur et déshydratée dans un dispositif de déshydratation, four à la chambre de combustion duquel fait suite un réchauffeur parcouru par les gaz Qe combustion, réchauffant l'air de combustion du four, dont le tuyau de sortie est relié au refroidisseur, et dont le fond a la constitution d'une trémie à cendres avec sortie de défournement.