L'invention a pour objet un revêtement bitumineux qui, en raison de ses caractéristiques marquées d'élasticité, convient tout particulièrement aux aires d'évolution sportives. On a bien déjà pensé à réaliser et on a certes déjà produit des revêtements bitumineux élastiques, en utilisant des mélanges comportant des granulats servant d'ossature, des éléments de caoutchouc destinés à donner l'élasticité recherchée et du bitume servant de liant. Pour obtenir l'homogénéité, tout en conservant une élasticité suffisante et durable, il est nécessaire d'employer un pourcentage élevé de bitume ; mais il s'avère alors que le bitume remonte en surface dès qu'il se fluidifie sous l'effet de la chaleur ; et cette remontée est particulièrement marquée lorsqu'une pression est exercée sur le revetement. Il n'existe donc pas finalement de revetement butimineux élastique donnant toute satisfaction, car ou bien le revetement ne contient qu'un pourcentage relativement faible de bitume, mais alors il ne peut pas contenir suffisamment d'éléments de caoutchouc pour présenter une bonne élasticité ; ou bien il contient suffisamment d'éléments de caoutchouc pour être très élastique, mais alors il doit contenir un fort pourcentage de bitume et présenter alors les inconvénients de fluidification et de remontée du bitume en surface. Il y a là une lacune que l'invention pallie. Elle a pour objet, à cet effet, un revetement bitumineux élastique présentant la particularité de comporter, en tant que composants essentiels, non seulement les granulats lui servant d'ossature, les éléments de caoutchouc lui donnant l'élasticité et le bitume servant de liant à l'ensemble, mais aussi un matériau absorbant qui joue le roule d'accumulateur en absorbant et en retenant le bitume, notamment lorsque sous lteffet de la température il devient fluide, et lorsque sous l'effet de la pression exercée sur le revêtement, il a tendance à remonter en surface. L'invention sera bien comprise d'ailleurs à l'aide de la description qui suit et donne, à titre d'exemple non limitatif, une composition qualitative et quantitative de ce revetement bitumineux élastique - Granulats concassés silico-calcaires ou porphyriques clairs 25 à 30 * - Sable concassé silico-calcaire (10 à 15 * d'éléments inférieurs à 80 microns) 40 à 45 * - fibrettes ou granulés de caoutchouc 10 à 15 ffi - huile plastifiante 0,5 à 1 * - matériau absorbant 2 à 5 * - bitume routier type 180/220 10 à 18 * - oxyde de fer rouge naturel ou synthétique 4 à 8 * lies fibrettes ou granulés de caoutchouc rentrant dans cette composition ont une taille comprise entre 1 et 4 mm ; elles contiennent un fort pourcentage de caoutchouc naturel, fortement vulcanisé et assez fortement chargé ; mais le matériau peut contenir jusqu'à 40 % de poudrette de caoutchouc. La dureté shore est de 40 à 80. L'huile plastifiante entrant dans cette composition est une huile lourde de nature aromatique issue de la distillation du pétrole ou des goudrons de houille. Elle permet de corriger par plastification l'action durcissante de l'oxyde de fer sur le bitume. Quant au matériau absorbant, il constitue l'élément essentiel de l'invention en jouant le r3le de fixateur et d'accumulateur du bitume ; il consiste avantageusement en de la pulpe de bois tendre. Il peut toutefois s'agir de tout autre matériau sous réserve qu1il soit finement divisé, souple et absorbant. Il peut done s' agir de fibrettes, de mousse, de matériaux expansés de nature cellulosique, plastique, caoutchouteuse, métallique ou minérale. Une condition doit toutefois entre respectée : le matériau choisi ne doit pas être altéré par l'action du bitume et il doit être stable à une température de 150 C. Pour ce qui est de la fabrication du revêtement bitumineux élastique fqisant l'objet de l'invention, elle est faite par malaxage à chaud entre 120 et 1500C des divers constituants mais il est à remarquer qu'avant de malaxer l'ensemble des sept constituants, il convient de procéder à un pré-malaxage des composants suivants : granulats, sable, fibrettes ou granulés de caoutchouc et matériau absorbant. Pour ces opérations de malaxage peuvent eAtre utilisés les matériels habituellement employés pour la fabrication des enrobés bitumineux. Quant à l'application de ce revêtement bitumineux élastique elle peut etre faite sur tout support convenable en une couche suivant un dosage de 90 à 70 kg par m2 avec une épaisseur de 2 à 4 centimètres. tes modalités d'application sont les memes que pour les enrobés bitumineux habituels ; mais le compactage doit etre particulièrement modéré et être fait à une température au moins égale à 90 C. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule composition de ce revêtement bitumineux élastique qui a été ci-dessus indiquée à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire toutes les variantes et elle étend tout particulièrement son champ d'application au cas d'un revetement ne présentant pas la coloration rouge de celui indiqué plus haut, coloration qui lui est donnée par l'oxyde de fer rouge entrant dans sa constitution. Dans le cas d'un revêtement ne nécessitant pas cette coloration rouge, sont donc supprimés l'oxyde de fer et huile plastifiante de la composition donnée plus haut. - VENDICADIONS 1.- Revêtement bitumineux élastique du type de ceux compre nan-t des granulats servant d'ossature, des éléments de caoutchouc donnant l'élasticité et du bitume servant de liant, caractérisé en ce qu'il comprend un matériau absorbant qui joue le rôle d'accumulateur en absorbant et en retenant le bitume, notamment lorsque sous l'effet de la température il devient fluide, et lorsque sous l'effet de la pression exercée sur le revêtement, il a tendance à remonter en surface 2.- Revêtement bitumineux élastique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des granulats concassés, du sable concassé, des fibrettes ou granulés de caoutchouc, du bitume routier et un matériau absorbant. 3.- Revetement bitumineux élastique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des granulats concassés, du sable concassé, des fibrettes ou granulés de caoutchouc, du bitume routier, un matériau absorbant, de l'oxyde de fer rouge et une huile plastifiante. 4.- Revêtement bitumineux élastique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le matériau absorbant est de la pulpe de bois tendre.