La présente invention concerne un procéde pour enrouler et dérouler un faisceau de fils parallèles appelé notamment à être utilisé dans la construction d'un pont et à absorber d'importantes forces de traction, ce faisceau devant être transporté d'un lieu de fabrication vers un chantier où l'on désire l'utiliser. Dans un passé assez recent, on utilisait, dans les ouvrages de suspension des ponts suspendus, des ponts suspendus compositeset des ponts à haubans, comprenant des cables d'acier hélicoîdaux simples ou clos, à moins qu'on n'appliquât, pour la construction de ponts à très grande portée, le procédé de cablage sur place connu sous la dénomination de "serial spinningH mis au point par J. ROEBLING. On a constaté que la construction utilisant des câbles d'acier présente un inconvénient en ce que-la capacité de charge de l'ensemble du câble est inférieure à la somme des capacités de charge des fils individuels, en raison du torsadage, le module d'élasticité de l'ensemble du câble ne présentant qu'environ 80% du module d'élasticité du fil individuel. Pour cette raison, la norme DIN E1075 de la République Fédérale dlAllemagne relative à la construction des ponts,prescrit que les charges admissibles agissant sur un câble sont inférieures de 10% aux charges admissibles à prévoir dans le cas de l'utilisation de fils parallèles.De plus, le câble torsadé est sujet à un phénomène d'allongement et la détermination du soi-disant "module de travail" ne permet pas d'obtenir des résultats très précis, ce qui rend difficile un montage exact. Par ailleurs, les valeurs de fluage du câble torsadé soumis à une charge permanen- te sont sensiblement plus élevées que celles d'un câble constitué par des fils parallèles. Lorsqu'afin de soutenir une poutre de pont contre les effets des charges dues au trafic, on désire obtenir, en utilisant des câbles torsadés, une rigidite effective égale à celle qu'on peut obtenir avec des fils d'acier parallèles de mêmes propriétés, on doit prévoir une augmentation de 20% du matériau mis en oeuvre, en raison du fait que le module d'élasticite est inferieur de 20%. Ces considérations montrent que, du point de vue technique et économique, il est avantageux d'utiliser des faisceaux de fils parallèles plutôt que des cables de fils d'acier torsadés. Etant donné que le procédé de cablage sur place (aerial spinning) mis au point par ROEBLING mentionné ci-dessus est très compliqué et onéreux, et comporte, de ce fait, des inconvénients considérables, on s'est efforcé, pendant les années passées, de mettre à profit d'une autre manière les avantages qu'on peut obtenir en utilisant des fils d'acier parallèles présentant une résistance élevée à la traction et à la fatigue due aux oscillations. On a donc crée les faisceaux de fils parallèles préfabriqués. Ces faisceaux sont fabriqués dans un atelier central; on les muni de têtes d'ancrage, et on les enroule sur des tambours d'un diamètre d'environ 3m, afin de les transporter ensuite au chantier. Toutefois, l'utilisation des faisceaux de fils parallèles préfabriqués est fortement limitée par la capacité d'enroulage, celle-ci étant limitée par le nombre et le diamètre des fils d'acier (environ 61 ou 91 fils d'un diamètre de 5 mm et d'une longueur correspondant à la longueur moyenne d'un faisceau). Des faisceaux de grande section de fils parallèles, tels qu'on les utilise principalement dans la construction de ponts suspendjsne se laissent pas enrouler sur des tambours sans mesures spéciales, etant donne que le faisceau fini ne permet pas de compensation de longueur. Au cours de l'enroulement autour d'un diamètre donne de tambour, il se produit principalement en relation avec des faisceaux de grande section, des décalages de longueurs, imputables au fait que les fils qui se posent sur la surface d'enroulement du tambour sont pliés autour du diamètre. du tambour, alors que les fils extérieurs sont pliés autour d'un diamètre plus grand. Il s'ensuit que Tors de l'enroulement les fils du faisceau parcourent des chemins variables.Or, étant donné qu'on ne peut pas activer dans les fils enserrés dans le faisceau des forces de poussée suffisantes pour compenser les chemins variables, il se manifeste une tendance à la dislocation des fai-sceaux pendant le processus d'enroulage, dislocation que les techniciens américains désignent par le terme "d'effet de cage à oiseaux. Par consequent, on était amené à construire des machines lourdes capables de produire des forces de guidage et de serrage élevées afin de contrôler les phénomenes mentionnés ci-dessus par des torsions alternantes du faisceau, pendant le processus d'enroulage, de façon telle que tantôt la zone externe du faisceau soit dirigée vers l'intérieur et que tantôt celle-ci soit déplacée en sens contraire. Les fils situés dans la zone interieure sont sujets au même processus, ce qui permet de compenser les sollicitations à la compression et à la traction qui tendent à se manifester dans les fils intéressés pendant leprocessus d'enroulage. Au cours de ce traitement, les faisceaux de fils paral lèles encerclés par des bandes elastiques ne subissent qu'une modification minime de leur section initiale.Une foisles faisceaux déroulés- sur le chantier, les fils présentent à nouveau une disposition parallèle et les faisceaux sont prêts à être mis en place. La manipulation décrite ci-dessus, qui permet de neutraliser les tendances qui se manifestent dans les fils du faisceau pendant le processus d'enroulage, exige la mise en oeuvre de dispositifs très compliqués et capables de développer des forces considérables. En plus, les fils risquent de subir par suite des torsions alternatives des sollicitations excessives non contrôlables qui se répercutent désavantageusement sur les propriétés mécaniques des fils Le développement de dispositifs compliqués de ce genre ne peut de toute façon être rentable que dans le cas de la fabrication de faisceaux de fils parallèles qui sont appelés à être utilisés pour le montage de ponts suspendus de très grandes dimensions. On constate donc qu'il est désirable de créer un procédé plus simple et plus économique pour la fabrication des faisceaux de fils parallèles préfabriqués et pour leur mise en condition en vue du transport, dans le domaine de la construction des ponts suspendus de portée moyenne et des ponts présentant une portée telle qu'elle permette, grâce aux techniques récentes, l'utilisation d'un haubanage; il est incontestable que la grande majorité des projets de construction de ponts vise des ponts de ce genre. La présente inventionn a pour but de créer un procéde permettant d'enrou ler d'une manière relativement simple, sur un tambour, un faisceau de fils parallèles d'une épaisseur relativement grande, procédé. dans lequel le processus d'enroulage ne comporte pas de limitation du nombre de fils incorporés audit fa-isceau, ces fils pouvant présenter, le cas echeant, des sections relativement grandes, sans que l'enroulage du faisceau provoque des tensions ou sollicitations excessives des fils intéressés. Le procédé faisant l'objet de la présente invention est caractérise en ce outil consiste, lors de l'enroulage, à décaler sans tensions notables, hori zontalement, eventuellement verticalement et/ou axialement, au moins une certaine longueur des fils individuels parallèles du faisceau, à compenser ou à neutraliser ainsi les différences de longueur des fils, qui se manifestent lors de l'enroulage, et à ramener, lors du déroulage, les fils individuels vers leur position initiale dans l'ensemble du faisceau qui recouvre alors, de ce fait, sa forme et son ordonnance initiales. Dans un premier mode de réalisation, le procédé selon l'invention consiste à modifier la section du faisceau, lors de son enroulage sur un tambour, de façon telle qu'au moins à T'extrémité avant dudit faisceau, à proximite immédiate d'un élément d'ancrage attache à celle-ci, les différences de longueur des fils, dues au cintrage, soient compensées grâce à la transformation de l'ordonnance compacte des fils en une ordonnance etalée, lesdits fils étant disposés en éventail plat-dans la zone initiale; à enrouler ces fils par couches superposées, et à rétablir, lors du déroulage sur le chantier, la forme et l'ordonnance initiales déterminées généralement par l'élément d'ancrage. Dans ce cas, on abandonne pendant le processus d'enroulage la section initiale du faisceau de fils parallèles. En d'autres termes, on cede aux tendances naturelles des fils à se répartir, et l'on évite efficacement toute sollicitation du faisceau. Lors du déroulage sur le chantier, on rétablit la section initiale du faisceau, grâce à des moyens simples. Dans les cas où le faisceau de fils parallèles doit etre muni, en usine, d'une gaine tubulaire flexible appelée à protéger les fils de la corrosion, on peut utiliser un autre mode de réalisation du procédé selon l'invention, qui consiste à enrouler le faisceau à partir de ses deux extrémités sur deux tambours tournant dans le même sens, mais alimentés l'un en bas et l'autre en haut du tambour, la zone extérieure de la partie du faisceau enroulée sur un des tambours correspondant à la zone intérieure de la partie du faisceau enroulée sur l'autre tambour, et vice versa.Les deux tambours d'enroulement présentent des diamètres identiques et sont entraînés à la même vitesse de rotation, si bien que lors de l'enroulage et de la déformation (cintrage) du faisceau, les différences de longueur déterminées sur l'un des tambours, entre les zones extérieure et intérieure du faisceau sont compensées par les differences de longueur déterminées sur l'autre tambour, entre les zones in extérieure et extérieure, toute tension étant, de ce fait, évitée. Dans le mode de réalisation ci-dessus, on conserve la forme initiale de la section des faisceaux de fils parallèles, et les "raccourcissements" des fils, qui se produisent sur un des tambours, sont compensés par les "rallongements" des fils se produisant sur l'autre tambour. Etant donné que, pendant l'enroulage et le déroulage les fils doivent se deplacer les uns par rapport aux autres afin de permettre la compensation en longueur, il est avantageux de reduire les forces de frottement entre les fils par des moyens appropriés. On comprendra que, dans les deux modes de réalisation ci-dessus, on offre aux fils du faisceau la possibilité de se déplacer dans le sens horizontal, éventuellement vertical et/ou axial, afin d'eviter les sollicitations,à la traction et à la compression qui sont engendrées lors de l'enroulage sur le tambour, lesdits fils pouvant ensuite revenir vers leur position initiale, lors du déroulage. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données dans un but illustratif et non limitatif. La figure 1 montre, en élévation latérale, un dispositif pour la mise en éventail et pour l'enroulage d'un faisceau de fils parallèles préfabriqué. La figure 2 représente, en vue frontale, un mode d'exécution du tambour. La figure 3 montre, en plan, le dispositif sel-on la figure 1, pendant l'enroulage d'un faisceau de fils parallèles. La figure 4 représente schématiquement la compensation des différences de longueur lors de l'enroulage d'un faisceau de fils parallèles sur deux tambours tournant dans le même sens de rotation et à la même vitesse, mais alimentés l'un en haut et 7'autre en bas. La figure 5 montre, en élévation latérale, un dispositif permettant llen- roulage d'un faisceau de fils sur deux tambours, conformément au procédé selon la présente invention La figure 6 est une vue latérale des deux tambours transportables qui sont reunis par un cadre de liaison attaché aux axes des tambours, et la figure 7 est une vue frontale d'un tambour place sur un chariot depla- çable d'enroulage et de déroulage. Tant que, dans le premier mode de réalisation illustré par les figures 1 à 3, le faisceau de fil n'est pas soumis à une force de traction et tant qu'il n'est pas muni de bandes de serrage qui maintiennent les fils réunis, ces derniers se séparent dans la zone libre. L'invention utilise cette tendance. Les differents fils du faisceau sont réunis, au moins à leurs extrémités avant, par des douilles d'ancrage, ou des éléments analogues obtenus et/ou fixés par coulee et formant tête de câble; on avance ce faisceau vers le tambour d'enroulement 1, le long de pistes à galets ou rouleaux, de façon telle que l'élément d'ancrage précite atteigne le premier ledit tambour. Le tambour d'enroulement 1 (Figure 2) présente généralement un diamètre de 2,50 à 3,00m. Les parois exterieures peuvent être des parois doubles. Le fond d'enroulement extérieur présente une fente dans laquelle on introduit l'extrémité avant du faisceau, grâce à quoi on assure la transition entre la section ronde de ce dernier et la section aplatie. Après avoir introduit l'ex- trémité avant du faisceau et après avoir fixé l'élément d'ancrage interessé de celui-ci à l'intérieur du tambour, on recouvre la fente afin d'obtenir la configuration circulaire du tambour qui est requise pour l'enroulement précis des fils du faisceau par couches superposées.En procédant de cette manière, on utilise au mieux l'espace disponible pour l'enroulage, si bien qu'on peut enrouler des faisceaux de grande longueur. Le faisceau amené vers le tambour est fixé dans le tambour par la tête du faisceau (élément d'ancrage) et forme une sorte de "balai" de fils, grâce à quoi les différences de longueur qui se manifestent au commencement entre les différents fils sont compensées sans que ces fils soient soumis à des sollicitations. En effet, dans la partie du faisceau qui se trouve à proximité immédiate de l'élément d'ancrage, et dont la longueur n'est pas tout à fait égale à la circonférence du tambour d'enroulement, les différents fils du faisceau sont juxtaposés d'une manière ordonnée appropriée, si bien que les differen- ces de longueur sont minimes et que des croisements de fils sont exclus.A une distance de l'extrémité du faisceau7 qui est légèrement inférieure à la circonférence du tambour, on fixe d'une manière efficace et évitant les dé tériorations, les fils parallèles étalés, ou l'extrémité du "balai" de fils déjà enroulee au moyen d'une pince ou d'un organe analogue. Pour permettre la transmission des forces, on peut utiliser, par exemple, des profilés plats en acier qui sont pressés ou vissés l'un sur l'autre. Dans la partie terminale avant du faisceau de fils, située entre l'élément d'ancrage et ces profilés ou tiges de fixation, les fils mis en eventail présentent.des longueurs différentes et définissent une configuration tridimensionnelle aux contours qui s'évasent progressivement, ce qui permet de compenser les différences de longueur sans engendrer des sollicitations.Derrière les profilés ou tiges de fixation, les fils sont juxtaposés parallèlement à plat. La fixation assujettit le "balai" (ou éventail) de fils déjà enroulé, de façon telle que les forces de traction engendres lors de l'enroulage ne puissent pas être transmises à l'élément d'ancrage. Ces forces sont, au contraire, intégralement transmises au tambour par l'intermédiaire des tiges de fixation précitees, à partir des fils, mis en éventail et juxtaposés parallèlement, amenes vers ledit tambour. Le processus d'enroulement sera décrit schématiquement ci-apres: a) - On soulève l'élément d'ancrage au moyen d'un treuil (non representé), et on le fixe à l'extrémité de la fente du tambour d'enroulement 1, à un endroit spécialement prévu à cet effet. On fait tourner lentement le tambour d'enroulement monté sur un bâti muni d'un organe de transmission 2. L'éventail ou"balai" de fils forme à l'ex trématé avant du faisceau est entièrement caché dans une excavation 3 qui est ménagée à l'intérieur du tambour et qui présente une configuration conique, c'est- -dire qui va en s'élargissant progressivement. Le "balai" de fils s'aplatit progressivement. Les deux tiges de fixation sont insérées dans une fente radiale 4 ménagée dans les parois intérieures du tambour. La surface courbe proprement dite du tambour d'enroulement est obtenue d'une manière convenable par un recouvrement de la fente qui reçoit l'élément d'ancrage et le "balai" de fils, ce recouvrement pouvant être réalisé au moyen de tôles ou de tiges fixees au moyen de vis; ces tôles ou tiges peuvent être insérées à partir de l'extérieur, à une profondeur convenable dans des fentes radiales pre- vues dans les parois du tambour, pour être fixees ensuite. Le tambour peut maintenoetfacilement enrouler, par couches superposées, les fils juxtaposes à plat, ces derniers devant à cet effet seulement être cintrés autour de la circonférence du tambour.Si les faisceaux comportent un nombre de fils trop élevé pour que ceux-ci puissent être juxtaposés à plat en une seule couche sur un tambour de largeur classique, on peut facilement disposer les fils individuels en deux ou plusieurs touches superposées verticalement. b) -A l'extérieur du tambour, les fils parallèles sont placésdans les guidages verticaux séparés d'une plaque d'ecartement 7 en deux pièces, ou d'un organe analogue remplissant les mêmes fonctions. Grâce à cette mesure, les fils du faisceau qui ne sont pas encore mis en place et qui sont juxtaposés en plusieurs couches sont amenés dans la position définie en amont par les deux tiges de fixation, position dans laquelle lesdits fils sont juxtaposes parallèlement suivant une ordonnance prédéterminée.Des vibreurs 8 dispo sés devant la plaque d'écartement precitée empêchent tout coincement des fils devant les ouvertures coniques prévues dans cette plaqued'écartement. Le glissement requis des fils est par ailleurs facilité par un lubrifiant convenable, tel que de l'huile ou de la graisse. La disposition parallèle des fils est as surée, en outre, par des rouleaux de guidage 5 horizontaux qui sont, de pré- férence, sollicités les uns vers les autres par des ressorts. Des rouleaux de guidage verticaux ajustables dans le sens de la largeur servent à imiter la largeur de la couche de fils parallèles à une valeur compatible avec la largeur utile du tambour d'enroulement. c) - Entre la plaque d'écartement et l'extrémité arrière du faisceau qui comporte aussi, le cas échéant, un élément d'ancrage, les fils parallèles doivent également présenter une transition entre la disposition plate et la configuration ronde ou hexagonale, c'est-à-dire on doit obtenir un "balais de fils similaire à celui formé derrière l'élément d'ancrage de ltextremite-avant du faisceau, lors du commencement du processus d'enroulage. Ce balai de fils est également assujetti par des tiges de fixation et fixé, apres l'achèvement de l'enroulage, sur la paroi intérieure du tambour, d'une manière convenable. d) - Après le transport vers le chantier, on déroule Tes fils enroules par couches superposées, et on les remet en forme de faisceaux par des operations sensiblement analogues à celles effectuées lors du processus d'enroulage ge, 1 tordre de ces opérations étant toutefois inversé. La partie terminale adjacente à l'élément d'ancrage, qui présente encore la forme initiale du faisceau, est plaoéedans une buse de mise en forme en deux pièces. Dans cette buse de mise en forme, précédée de préférence de vibreurs, les fils parallè- les juxtaposés provenant du tambour sont reunis pour constituer un faisceau à section ronde ou hexagonale, déterminée par l'extrémité du faisceau.Der rière la buse de mise en forme, on fixe sur le faisceau des bandes de serrage appropriées, ces bandes étant disposées à des intervalles convenables et appelées à empêcher les fils de se séparer à nouveau. Lé faisceau de fils parallèles est alors prêt à être utilisé sur le chantier. L'étalage de faisceaux de grande longueur en usine demande des surfaces étendues et des opérations onéreuses. C'est pourquoi, l'invention prévoit également un mode opératoire avantageux dans lequel on ne prépare en usine qu'un seul élément d'ancrage et dans lequel on ne produit que la longueur de faisceau nécessaire pour la juxtaposition à plat des fils parallèles et le commencement de l'opération d'enroulage. La longueur restante des faisceaux est ensuite avancée à partir de devidoirs, suivant le mode opératoire connu dans la production de faisceaux de fils parallèles.Ce procédé est avantageux lors de la fabrication de faisceaux de fils parallèles de grande longueur qui servent à fabriquer les câbles principaux d'un pont suspendu sur le chantier même, les faisceaux présentant dans ce cas une configuration hexagonale, ce qui ne comporte aucune modification essentielle du principe des différentes operations à effectuer lors de la mise en oeuvre du procéde selon l'invention. Dans cette variante du procédé, on doit guider les fils à l'aide de disques perforés, afin d'obtenir l'ordonnance voulue, et afin de rétablir, par la suite, la section définitive désirée. Cette section doit traverser un dispositif de serrage mobile comportant plusieurs rouleaux de pression agissant dans plusieurs plans décales, tel qu'on les utilise dans la fabrication des câbles, ce dispositif remplissant 7a même fonction que l'élément d'ancrage du faisceau de fils parallèles presentant une plus faible longueur, tel que décrit précédemment. On doit choisir l'avance du dispositif de serrage, au~commencement, de façon telle que le faisceau soit légèrement detendu et que la juxtaposition à plat des fils parallèles puisse avoir lieu comme il a été décrit ci-dessus. L'élément d'ancrage arrière peut être mis en place en usine, lorsque les fils ont été découpés à a longueur voulue, et avant l'enroulage de la partie terminale du faisceau. Il est également possible de transporter le tambour vers le chantier aprèsavoir serré et assujetti convenablement l'extrémité du faisceau, et sans munir celle-ci d'un second élément d'ancrage, afin d'enfiler sur le faisceau déroulé une gaine de protection con-tre la corrosion, avant l'application du second élément d'ancrage. Etànt donné qu'on connaît des procédés de montage permettant de soulever et de mettre en place 1-e faisceau tout en ne le soumettant qu'à des forces de flexion minimes, il n'est pas nécessaire que la gaine tu bulaire présente une parfaite flexibilité. Des tubes métalliques de faible diamètre, tels qu'on doit les utiliser ici, sont suffisamment élastiques pour pouvoir absorber toutes les déformations qui risquent de se produire. Lorsqu'on applique ce mode opératoire, la mise en place du second élément d'ancrage doit être effectuée sur le chantier même. Dans les cas où l'on désire munir le faisceau de fils parallèles d'une gaine flexible de protection contre la corrosion, dès sa fabrication en usi- ne ou après la mise en place des extrémités d'ancrage5 il n'est évidemment pas possible de disposer les différents fils parallèlement les uns à côté des autres, dans la zone neutre. Dans ce cas, le second mode de réalisation mentionne ci-dessus permet aux fils de se déplacer relativement, en dehors de la zone neutre, sous l'ef fet de la flexion, afin de compenser les tendances au rallongement et au rac courcissement, sans subir des sollicitations indésirables. Dans cette variante du procédé, les faisceaux de fils parallèles sont en roulés à partir de leurs deux extrémités sur deux tambours entraînés en rota tion d'une manière identique, l'agencement etant tel que la zone extérieure de la partie du faisceau enroulée sur un des tambours corresponde à la zone intérieure de la partie du faisceau enroulée sur l'autre tambour, et vice versa. Grâce à la combinaison de deux tambours d'enroulement de meme diamètre, entraînés dans le même sens-de rotation, mais vers lesquels les extrémités du faisceau de fils parallèles sont amenées l'une par le bas, l'autre par le haut, le rallongement engendré lors de l'enroulage sur un des tambours est compensé par un raccourcissement de même valeur provoqué par 1 'enroulage sur l'autre tambour, tout coincement ou autre sollicitation indésirable étant ainsi évité. Ce mode opératoire simple exige toutefois que les tambours soient entraînés à une meme vitesse de rotation, grâce à une commande élec trique ou hydraulique. Avant l'enroulage, les fils doivent être assujettis d'une manière conve nable, par exemple au moyen des éléments d'ancrage, afin qu'ils ne puissent pas se déplacer les uns par rapport aux autres, aux extrémités du faisceau. On applique sur les fils nus ou zingués un lubrifiant convenable, avant de les réunir et de les enfermer dans une gaine tubulaire flexible qui peut être en matiere plastique ouen tôle ondulée. On introduit ensuite dans la gaine de la graisse ou de l'huile sous pression afin de remplir les inters tices subsistant entre les fils et la paroi de la gaine tubulaire, si bien que les fils peuvent se déplacer longitudinalement les uns par rapport aux autres et par rapport à la gaine. Cette dernière est liée d'une maniere étanche sur les éléments d'ancrage. L'huile et la graisse, utilisées comme lubrifiants, sont additionnées de substances passivantes telles que le chromate de zinc ou l'oxyde de plomb, grâce à quoi le pigment actif ainsi obtenu assure une protection efficace contre la corrosion. Dans une variante, la gaine tubulaire assurant la protection contre la corrosion n'est enfilee sur le faisceau de fils qu'après le transport sur le chantier, et c'est ensuite seulement que le second élément d'ancrage est de- finitivement mis en place. Les figures 5, 6 et 7 illustrent le principe de l'enroulage d'un faisceau de fils parallèles sur deux tambours. Le faisceau 14, muni ou non d'une gaine tubulaire, est etalé sur un banc d'acier 15 au-dessous duquel sont disposés, à des intervalles convenables, des vibreurs puissants qui facilitent, pendant l'enroulage, les deplacements relatifs des fils à l'intérieur du faisceau. Les deux tambours d'enroulement 11 sont montés sur deux chariots d'enroulement. Ces char-iots déplaçables sur des rails ou des roues et portant les organes d'entraînement des tambours sont agences de maniere à faciliter le montage et le démontage de ces derniers. Le chariot d'enroulement portant le tambour vers le côté inférieur duquel on amène une extremite du faisceau, comporte un rouleau de guidage pour ce dernier. Des dispositifs de traction exerçant des forces dirigées vers l'extérieur comme indique par la fleche 16, et constitués, par exemple, par des treuils à commande hydraulique, sont disposes sur le chariot d'enroulement afin de tendre le faisceau. La force de traction doit être réglable de manière à présenter la valeur requise à tout moment du processus de ltenroulage progressif. Le dispositif d'entraînement des axes de tambour 17 est commandé hydrauliquement, l'agencement étant tel que les raccourcissements et rallongement des fils qui sont engendrés sur un des tambours, puissent être compensés d'une manière convenable sur l'autre tambour. Lorsque la totalité du faisceau a ete enroulee, on solidarise les deux tambours au moyen d'éléments de liaison rigides 18. On peut ensuite soulever et transporter l'ensemble des deux tambours sans soumettre le faisceau enroulé à des sollicitations indésirables. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés. Elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS' 1.- Procédé pour enrouler et dérouler un faisceau de fils parallèles appelé notamment à être utilisé dans la construction d'un pont et à absorber d'importantes forces de traction, caractérisé en ce qu'il consiste à décaler horizontalement, éventuellement verticalement et/ou axialement et sensiblement sans,sollicitations les fils individuels du faisceau, au moins sur une partie de leur longueur, pendant l'enroulage, à compenser ou à neutraliser ainsi les différences de longueur se manifestant lors de l'enroulage, et à ramener, lors du déroulage, les fils individuels du faisceau vers leur position initiale dans l'ensemble du faisceau qui recouvre alors, de ce-fait, sa forme et son ordonnance initiales. 2.- Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il consiste à modifier la section du faisceau, lors de son enroulage sur un tambour, de fa çon telle qu'au moins à l'extrémité avant du faisceau, à proximité immédiate d'un élément d'ancrage associé à celle-ci, les différences de longueur des fils dues au cintrage, soient compensees grâce à la transformation de l'or- donnance compacte, par exemple ronde, des fils en une ordonnance étalée, lesdits fils étant disposés en éventail horizontal et éventuellement vertical dans la zone initiale; à enrouler ces fils-par couches superposées, et à rétablir, lors du déroulage au chantier, la forme et l'ordonnance initiales du faisceau, telles que déterminées par 1 'élément d'ancrage. 3.- Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste à enrouler les différents fils, grâce à la disposition en éventail, de façon telle qu'ils ne sont cintrés que dans le combiné élastique. 4.- Procédé selon l'une quelque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il consiste, dans le cas d'un faisceau de grandes dimensions comportant Xun grand nombre de fils individuels, à disposer lesdits fils en éventail horizontal et vertical, afin de limiter la largeur d'enroulement à une valeur convenable. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérise en ce qutil consiste à fixer dans le tambour, avant l'enroulage, l'élément d'ancrage réunissant les fils individuels du faisceau à l'extrémité avant de celui-ci, de sorte qu'il se forme un "balai" de fils grâce auquel les diffé- rences de longueur se manifestant au commencement de llenroulage sont compen sées; à enrouler ce "balai" de fils, et à l'assujettir par des moyens de fixation convenables; de façon telle que les forces de traction engendrées lors de 1 'enroulage ne soient transmisés directement au tambour que par les fils parallèles juxtaposés. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il consiste à escamoter lors du premier tour d'enroulage, dans une excavation conique ménagée dans le fond du tambour, ledit "balai" de fils formé à l'extrémité avant du faisceau, à recouvrir ladite excavation afin de former une surface circulaire et continue d'enroulement, avant d'enrouler par couches superposées les fils parallèles juxtaposés. 7.- Procedé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il consiste à amener les fils du faisceau dans leur position juxtaposée dans une ou éventuellement deux directions, au moyen d'un organe d'écartement disposé à l'extérieur dudit tambour. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il consiste à soumettre lesdits fils à un mouvement vibratoire avant leur introduction dans ledit organe d'écartement, afin d'éviter tout phénomène de coincement et analogue. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer lesdits fils à travers un lubrifiant convenable afin de réduire le frottement desdits fils. 10.- Procéde selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérise en ce qu'il consiste à assujettir ledit faisceau et lesdits fils dans la position voulue au moyen de rouleaux de guidage et de pression. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à fixer au-dessus des fils enroulés par couches superpo sées, la partie terminale arrière du faisceau dans laquelle les fils passent de leur position juxtaposée vers leur ordonnance définissant une section circulaire ou hexagonale, de manière à former un "balai" de fils assurant -la compensation des différences de longueur. 12.- Procedé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à amener les fils individuels du faisceau à partir de dévidoirs. 13.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer les fils d'abord par un disque perforé, à les réunir de manière à définir la section desirée, et à les avancer ensuite, au moyen d'un dispositif de serrage mobile, vers le dispositif d'enroulement proprement dit. 14.-Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre en place les éléments d'ancrage terminaux en usine, après avoir découpé les fils à la longueur voulue. 15.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il consiste à assujettir les extrémités du faisceau lors de lten- roulage, et à mettre en place les éléments d'ancrage terminaux sur le faisceau après le déroulage de celui-ci sur le chantier. 16.- Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérise en ce qu'il consiste à placer, sur le chantier, la partie du faisceau qui présente, im médiatement derrière l'extrémité assujettie de celui-ci, la configuration initiale du faisceau, dans des buses de mise en forme, et à réunir les fils lors du déroulage pour rétablir la forme initiale du faisceau, en faisant passer lesdits fils par ladite buse de mise en forme. 17.- Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il consiste à faciliter le rétablissement de la section initiale grâce à l'utilisation -de dispositifs vibreurs, de plaques d'écartement, de rouleaux de guidage et/ou analogues. 18.- Procédé selon la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce qu'il consiste à entourer à des intervalles donnés, le faisceau de bandes de serrage. 19.- Procédé selon la revendication I, caractérise en ce qu'il consiste à enrouler le faisceau de fils parallèles à partir de ses deux extrémités sur deux tambours d'enroulement de même diamètre, lesdits tambours étant entrains en rotation à une même vitesse, de sorte que les différences de longueur se manifestant entre les zones extérieure et intérieure du faisceau lors de l'enroulage et du cintrage résultant, sur un desdits tambours, soient compensées par les différences de longueur se manifestant entre les zones interieure et extérieure dudit faisceau, pendant son enroulage sur 1 'autre tambour. 20.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'il consiste à amener les extrémités intéressées du faisceaul'unevers le bas, l'autre vers le haut d'un desdits tambours et -à entraîner ceux-ci dans le même sens de rotation, lors de l'enroulage et lors du déroulage du faisceau. 21.- Procédé selon les revendications I et 1, caractérisé en ce qu'il consiste à réduire le frottement entre les fils individuels du faisceau au moyen d'un lubrifiant approprie, tel que de l'huile, de la graisse, ou analogues, et/ou à l'aide de dispositifs vibreurs espaces. 22.- Procedé selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il consiste à placer le faisceau de fils parallèles dans une gaine tubulaire, avant ou après la mise en place d'au moins un-des éléménts d'ancrage sur les extrémites dudit faisceau, ladite gaine étant de préférence formée de matière plas- tique ou de tole ondulée et présentant une flexibilité suffisante pour per mettre l'enroulage. 23.- Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'on introduit dans ladite gaine un lubrifiant, tel que de l'huile ou de la graisse, sous pression. 24.- Procéde selon la revendication 23, caractérise en ce que le lubrifiant est additionné d'un pigment actif passivant, tel que le chromate de zinc, l'oxyde de plomb ou analogue. 25.- Procéde selon les revendications 1 et 19, caractérisé en ce qu'il consiste à assujettir,-avant l'enroulage, les fils d'une des extrémités du faisceau par des moyens convenables, pour les empêcher de se déplacer les uns par rapport aux autres et à enfiler, sur le chantier, une gaine tubu laire sur ledit faisceau, avant la mise en place définitive du second élé- ment d'ancrage, ladite gaine étant appelée à recevoir un produit de protection contre la corrosion. 26.- Procédé selon les revendications 1 et 19 à 25, caractérisé en ce qu'il consiste, lors de l'utilisation de deux tambours pour enrouler un faisceau, à solidariser lesdits tambours après l'enroulage du faisceau, de manière à les empêcher de tourner, l'agencement étant tel que les moyens de manutention utilisés pour charger les deux tambours puissent être fixes sans provoquer des sollicitations indésirables du faisceau de fils parallèles. 27.- Procédé selon les revendications 1 et 19 à 25, caractérisé en ce que les pistes pour les chariots, qui sont destinés à recevoir les deux tambours d'enroulement, ainsi que le lit muni de dispositifs vibreurs, et servant à guider le faisceau à enrouler ou à dérouler, sont constitues par plusieurs éléments assemblables à l'usine ou au chantier.