L'invention a. pour objet un vetement nouveau de conception appropriée à son usage contre la stase sanguine et le risque de thrombose dans les membres inférieurs des personnes qui restent alitées après une opération chirurgicale. Elle concerne aussi un procédé de fabrication de ce vêtement, Le vertement de l'invention est particulièrement destiné aux patients qui ont subi une intervention chirurgicale importante, ainsi qu'on l'expliquera plus loin, mais il doit être entendu qu'il convient aussi aux personnes âgées et aux convalescents qui doivent rester allonges pendant des périodes prolongées y compris les accouchées. Après une opération importante, le malade a fréquemment une tension faible ; en outre la position allongée qu'il doit conserver, dans un lit, pour se reposer, a pour conséquence un ralentissement de la circulation sanguine. On observe alors une tendance prononcée à la formation de stase sanguine et au risque de thrombose dans les membres inférieurs. Pour lutter contre ce phénomène connu, on donne aux opérés des quantités assez élevées de produits anticoagu- lants ou de produits fluidifiants avec l'espoir,que, le sans étant moins visqueux, sa circulation sera facilitée. On lutte ainsi, indirectement, contre le ralentissement qui est favorable à la formation de thrombose dans les membres infé- rieur. Toutefois, comme cette situation se prolonge parfois pendant plusieurs semaines, il ntest pas sans inconvénient, ni même sans danger, d'ordonner l'emploi de produits qui ne sont pas dépourvus d'effets secondaires indésirables et qui, en plus, sont favorables aux hémorra gaies. On connaRt déjà dans le commerce des bas spéciaux de contention qui sont portés par les personnes sujettes aux varices. Ces bas ne sont pas utilisables par les opérés qui restent allongés après l'opération. Si ces bas ne sont pas serrés à leur extrémité supérieure autour de la jambe au moyen d'une bande élastique, ils ne tiennent pas en place ; on les retrouve descendus totalement aux chevilles en peu de temps parce que les opérés sont fortement agités après leur opération. Si les bas sont serrés suffisamment par une bande élastique, ils restent en place mais la bande comprime le membre et devient une cause supplémentaire et importante de ralentissement de la circulation sanguine. Pour cette raison, les médecins interdisent l'utilisation des bas à bandes élastiques par les opérés. On a proposé alors des collants complets tels que ceux qui sont couramment vendus dans le commerce mais dont les jambes, ou une partie au moins de la longueur des jambes, est d'une contexture spéciale à effet de contention. La pratique a montré que ces collants ne conviennent pas non plus aux alités car il devient alors plus difficile pour ces derniers de satisfaire leurs besoins naturels et, qui sont pour les infirmières, de leur donner les soins/nécessaires soit par suite de leur opération, soit simplement pour les maintenir en état de propreté. On s'est donc résolu, jusqu'à prisent, a ne pas se servir de moyens de contention des jambes des opérés et a' recourir uniquement à l'emploi de produits anticoagulants ou fluidifiants malgré les inconvénients secondaires qu'on leur conna#t. 'l'invention a pour but principal d'apporter à cette situation une solution nouvelle qui a l'avantage important de ne pas créer de compression indésirable des jambes pouvant ralentir la circulation du sang, de permettre de réduire notablement et, dans certains cas, totalement, l'emploi de produits anticoagulants ou fluidifiants, sans gêner par ailleurs les fonctions naturelles de l'utili- sateur ni les soins dont il a besoin. On atteint ce but, selon l'invention, grâce à un vêtement nouveau composé de deux bas à contexture de contention sur une partie au moins de leur longueur, avec une zone plus étroite qui correspond à la cheville, une zone plus large qui correspond à la cuisse ; chaque bas a une partie supérieure de prolongement qui s'étend au-delà de la zone plus large sur une longueur qui correspond au moins à une fraction substantielle de la hauteur du bassin d'un utilisateur pour se terminer par une extrémité supérieure. Sur la longueur de cette partie supérieure de prolongement chaque bas présente latéralement une fente allongée dans le sens de la hauteur jusqu'à l'extrémité supérieure. Chaque fente a un bord antérieur et un bord postérieur et les deux bas sont réunis l'un à l'autre au moins en un point situé sur le bord postérieur de chaque fente à la rencontre de ce bord avec l'extrémité supérieure. Cette dernière est pourvue d'une ceinture pouvant être fermée autour du corps de l'utilisateur. De préférence, les bords postérieurs sont; réuni s par couture sur une longueur qui est comprise entre le quart et la moitié de la longueur de chaque fente. L'invention apporte aussi un procédé avantageux de fabrication du vetement défini ci-dessus. Selon ce procédé, on réalise séparément deux bas identiques en leur donnant entre la zone de la cheville et la zone de la cuisse le degré voulu d'effet de contention et en les prolongeant au-delà de la zone de la cuisse sans leur donner, en général, cet effet de contention dans la partie supérieure de prolongement jusqu'à l'extrémité supérieure. on fend ensuite latéralement chacun des deux bas sur la longueur de la partie supérieure de prolongement, puis on rapproche le bord d'une fente du bord correspondant de l'autre fente et on les fixe par une couture ou par un moyen équivalent au moins au point de rencontre de ces bords avec l'extrémité supérieure, après quoi on attache une ceinture le long de l'extrémité supérieure. Pour bien faire comprendre l'invention, on donnera maintenant une description d'un exemple de con Section d'un bas. On se reportera au dessin annexé dans lequel - la figure 1 montre deux bas identiques réalisés selon le procédé de l'invention en vue de la confection d'un vêtement conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue d'ensemble du vêtement de l'invention obtenu à partir des deux bas de la figure 1, représenté à l'état ouvert. Selon le procédé de l'invention, on commence par fabriquer séparément deux bas identiques A et B (figure 1). Chacun d'eux est un bas de contention sur la plus grande partie de sa longueur. Par exemple, il peut comprendre en partie un pied 1, un talon 2, une zone 3 plus étroite qui correspond à la cheville, une zone 4 plus large qui correspond à la cuisse. Chaque bas pourrait etre arrêté à la zone 3 de la cheville et ne pas comprendre le talon et le pied si on le désirait. Entre la partie 1 et la zone 4 plus large, ou au moins sur une partie de cette longueur, chaque bas est tricoté de façon connue en soi afin d'avoir une contexture qui lui donne le degré voulu de contention. Entre la partie 1 et la zone 4 chaque bas A et B présente donc une partie à effet de contention dont la confection est classique et n'offre pas de difficulté. Un bas classique de contention s'arrête à la limite 5 de la zone 4 plus large. Selon l'invention, on augmente la longueur de chaque bas A et B au-delà de la limite 5 de la ZO- ne 4 en exécutant une partie supérieure 6 de prolongement qui est dépourvue de préférence d'effet de contention. Chaque partie supérieure 6 a une longueur qui est une fraction substantielle de la hauteur du bassin de l'utilisateur et qui, de préférence, est sensiblement égale à cette hauteur. La partie 6 est terminée sur chaque bas A, B par une extrémité supérieure 7. En pratique, la fabrication commence en réalité par l'extrémité 7, la partie supérieure 6 et se poursuit jusqu'au pied 1. Quand les deux bas A et B identiques sont terminés, on pratique sur chacun d'eux une fente latérale 8 allongée dans le sens de la hauteur, sur toute la longueur de la partie supérieure 6 de prolongement, jusqu'à l'extrémité supérieure 7. Chaque fente 8 a deux bords que l'on peut appeler l'un le bord antérieur 8A, l'autre le bord postérieur 8P. La position dite latérale des fentes 8 se définit par rapport au plan général de symétrie du bas passant par le pied.Sur la figure 1, la fente 8 du bas h est bien représentée en position latérale, tandis que la fente 8 du bas B est représentée à un endroit plus près de l'avant, uniquement pour la commodité du dessin. La désignation antérieure et postérieure des bords de la fente découle directement de ce qui précède. Quand on a obtenu les bas A et B, on les rapproche et on réunit le bord postérieur 8P de la fente 8 du bas A au bord postérieur 8P de la fente 8 du bas B. On pourrait se contenter selon l'invention de réunir ensemble les bords 8P uniquement au point 9 où ils rencontrent chacun l'extrémité supérieure 70 Il est préférable, comme dans le présent exemple, de coudre ensemble, les deux bords 8P sur une certaine longueur 10 (figure 2). Toutefois, cette longueur 10 doit être limitée et ne pas dépasser la moitié de la longueur de la fente 8 à partir du point 9. En pratique, il est bon de retenir pour la longueur 10 une valeur comprise entre le quart et la moitié de la longueur de la fente, de préférence environ le tiers de cette dernière longueur. Après cette opération, on fixe le long du bord supérieur 7 une ceinture Il pouvant Etre fermée autour du corps de l'utilisateur, Le vêtement de l'invention est composé comme on l'a décrit en meme temps que l'on a expliqué le procédé de l'invention. Il est largement ouvert dans l'entrejambes et cette partie du corps de l'utilisateur est complètement dégagée dès que l'on défait la ceinture 11, sans que l'on ait a faire descendre les bas A et B. Pendant le sommeil de l'utilisateur, ces derniers sont retenus à leur position du simple fait de la fermeture de la ceinture 11. REVENDICATIONS 1) Vêtement antithrombose de contention des membres inférieurs ayant une extrémité supérieure (2) munie d'une ceinture (11) et comprenant deux bas (A, B) ayant un effet de contention jusqu'à une zone (4) qui correspond à la cuisse de l'utilisateur, caractérisé en ce que chaque bas (A, B) est prolongé au-delà de la limite (5) de la zone (4) par une partie supérieure (6) de prolongement sur une longueur qui correspond à une fraction substantielle de la hauteur du bassin de l'utilisateur pour se terminer par une extrémité supérieure (7), une fente latérale (8) étant pratiquée sur la hauteur de la partie supérieure (6) de prolongement de chaque bas (A9 B) et ayant un bord antérieur (8A) et un bord postérieur (8P), les bords postérieurs (8P) étant réunis l'un à l'autre a leur point (9) de rencontre avec l'extrémité supérieure (7). 2) Vêtement selon la la revendication I, caractérisé en ce que les bords postérieurs (8P) sont réunis par une couture sur une longueur (10) comprise entre le quart et la moitié de la longueur des fentes (8) à partir du point (9). 3) Vertement selon la revendication 1 caractérisé en ce que la longuet-i de la partie supérieure (5) de prolongement est sensiblement égale à la hauteur du bassin de l'utilisateur, les fentes (8) s'étendent tur toute la longueur de cette partie supérieure g5) et les bords postérieurs (8P) sont réunis sur une longueur (10) égale au tiers environ de la longueur des fentes (8) à partir du point (9). 4) Procédé de fabrication d'un vêtement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on confectionne de façon connue en soi séparément deux bas identiques (A, B) en leur donnant une contexture de contention, jusqu'à une zone (4) correspondant à la cuisse, et une partie supérieure (6) de prolongement au-delà de la limite (5) de cette zone (4), au moins sur une longueur égale à une fraction substantielle de la hauteur du bassin de l'utilisateur, se terminant par une extrémité supérieure (7), on pratique sur chaque bas (A, B) une fente latérale (8) ayant un bord antérieur (8A) et un bord postérieur (8P), sur la longueur de la partie supérieure (6) de prolongement, puis on réunit ensemble les deux bords postérieurs (8P) au moins au point (9) de leur rencontre avec l'extrémité supérieur (7). 5) Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on réunit les deux bords post-rieurs (8P) des fentes (8) par une couture ayant une longueur (10) comprise entre le quart et la moitié de la longueur des fentes (8), de préférence égale au tiers environ de cette longueur à partir du point (9).