La présente invention concerne un procédé de réalisation en une açule opération d'une bande plastique, de préférence en polychlorure de vinyle plastifié, ner-vurée sur ses deux faces. 5 De telles "bandes en matière plastique sont utilisées comme moyens d'étanchéité contre les eaux souterraines artésiennes, les eaux d'infiltration et les •*ax-de-surface. Elles permettent en particulier d*étanchéifier des surfaces obliques, par exemple des rives de canaux, des digues ou 10 des remblais. Il est en outre possible de tendre de telles bandes le lit d'une rivière, afin d'éviter l'infiltration de l'eau et par conséquent l'assèchement du lit en question. On réalise de façon connue 1'étanchéité contre les eaux précitées au moyen de bitume ou de bandes en 15 matière plastique posées telles quelles. Une couche de bitume présente l'inconvénient d'être perméable, quoique dans une mesure minimale, à l'eau et à la vapeur d'eau et de gonfler sous l'action de l'eau. Etant en outre sujet au vieillissement, le bitume n'est pas utilisable en vue d'une étanchéité durable 20 comme il la faut par exemple dans des canaux navigables. Avec des bandes en matière plastique lisses, on se heurte souvent à des difficultés lors de leur soudage en terrain découvert, car des variations de tension du réseau d'alimentation en courant ou d'autres perturbations peuvent provoquer des trous dans ces ban-25 des ou empêcher la réalisation de joints de soudure suffisamment ét anche s. On ne peut utiliser qu'avec de très grandes difficultés, voire pas du tout, des bandes en matière plastique à 1'étanchéification des surfaces obliques telles, par 50 exemple, que deà rives de canaux, des digues ou des remblais, car les eaux de pluie s'accumulent sur leur surface et y forment une zone saturée d'eau, si bien que le revêtement de terre glisse sur la feuille sous l'effet de son propre poids. Si l'on recouvre ces bandes non pas de terre, mais de macadam, de pierres 55 grossières ou de matériaux analogues, on endommage ainsi la surface d'étanchéité. Quant à un revêtement par des plaques de béton préfabriquées, il est coûteux et nécessite un contre-appui au pied du talus* On utilise aussi des feuilles nervurées 40 sur une seule face ainsi que des bandes en matière plastique 71 39066 2 2112419 rendues antidérapantes par des floches du même matériau. Ces feuilles et bandes empêchent bien le glissement de masses de terre sur leur face nervurée ou flochée, mais les forces de cisaillement exercées sur leur face supérieure par leur revê-5 tement terreux ou autre peuvent se transmettre à leur face inférieure lisse* Leur glissement dans ce plan est alors inévitable si les talus sont abrupts et la charge importante : on dépasse alors facilement la résistance à la déchirure de leur matériau. 10 On réalise aussi des bandes en matière plastique nervurées de part et d'autre en superposant par leur face lisse et assemblant entre elles des bandes nervurées d'un seul côté. La mise en oeuvre de ce procédé est cependant très coûteuse par suite des multiples opérations nécessaires. Les 15 feuilles utilisées jusqu'à présent à cet effet comportent des nervures relativement hautes et très éloignées les unes des autres, si bien qu'il n'est en outre pas passible d'enrouler régulièrement les bandes de telles feuilles. L'assemblage transversal des bandes pro-20 voque aussi des difficultés par suite de la hauteur des nervures. De tels emplacements lie sont pas soudables avec la sûreté nécessaire, car il faut éviter même d'infimes ouvertures en raison de leur effet de capillarité. L'invention a par conséquent pour objet 25 un procédé qui permette de réaliser en une seule opération une bande de feuille présentant sui ses deux faces des nervures dont la configuration n'entraîne pas les inconvénients précités. Ce procédé est caractérisé par le fait 30 que l'on extrade travers une filière plate profilée en peigne de chaque côté une masse de matière plastique plastifiée, de préférence en polychlorure de vinyle plastifié, on étire la feuille en direction longitudinale des nervures par le processus d'extraction et on lui fait traverser une calandre finis-35 seuse refroidie. La feuille nervurée ainsi obtenue présente une- . disposition des nervures tout à fait régulière et identique sur les deux faces et la hauteur ainsi que la largeur de ces nervures est comprise entre 1/15 de l'épaisseur de la feuille de base et cette même épaisseur, mais avec un minimum de 0,2 mm 40 pour la hauteur, quant à la largeur de la feuille, elle est 71 39066 3 2112419 déterminée par celle de la filière. Une telle feuille nervurée ne change à peu près pas la résistance de frottement interne de matériaux de charge comme par exemple le sable, l'argile, la terre, etc. Ces matériaux conservent dans ces conditions leur 5 résistance de frottement interne même à l'état saturé d'eau. Les feuilles nervurées sont en outre assemblables entre elles, rapidement et sans difficulté, avec la sûreté nécessaire. Les nervures relativement basses que l'on réalise de préférence, selon l'invention, permettent en outre l'enroulement uniforme 10 de la feuille. On utilise dans la mise en oeuvre du procédé selon l'invention une boudineuse munie é-'une filière plate comportant en direction du flux des rainures de fraisage sur ses faces supérieure et inférieure. La masse à l'état plasti-15 que est extrudée, puis extraite de la filière à une vitesse déterminée. On règle cette vitesse en sorte que les nervures prennent alors me forme définitive différente de celle qui résulterait de la section de la filière. Cette extraction à vitesse déterminée rend les nervures plus étroites et exactement 20 calibrées. On fait ensuite passer la feuille à travers une calandre finisseuse refroidie, ce qui a pour effet de lisser les nervures et de solidifier la feuille, si bien que l'on obtient finalement une feuille dont les nervures ont la même hauteur sur les deux faces, s'y trouvent aux mêmes emplacements et sont 25 rigoureusement uniformes. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée de deux modes de réalisation pris comme exemples non limitatifs et illustrés par le dessin annexé, sur lequel : 30 la figure 1 est une vue en coupe d'une feuille selon ladite invention ; la figure 2 représente l'assemblage de telles feuilles sur leurs bords ; la figure 5 représente l'assemblage de 35 deux feuilles sur leurs bords en regard, lesquels sont exempts de nervures, selon une particularité de cet exemple» Comme on le voit sur la figure 1, la feuille de base 1 comporte sur ses deux faces des nervures 2 qui se font de préférence exactement vis-à-vis, car le calan-drâge-leur- donne alors une forme extrêmement régulière. 71 39066 4 2112419 Ces nervures ont la même hauteur sur une face de la feuille -comme sur l'autre, ce qui permet d'assembler les bandes deux à deux d'une manière simple et pratique. Il est alors indifférent, dans la transformation ultérieure des bandes de feuille, de 5 choisir l'une ou l'autre face pour former la face supérieure. Les nervures relativement basses ne présentent aucun inconvénient par rapport aux nervures hautes et éloignées les unes des autres. De telles nervures basses et rapprochées ne modifient à peu près pas la résistance de frot-10 tement interne de matériaux de recouvrement, tels que le sable. Elles offrent en outre l'avantage de permettre un enroulement très commode et moins encombrant des bandes et de réduire par conséquent àaas une mesure importante les frais de transport. On adopte de préférence un écartement de 15 nervures qui ne soit que peu supérieur à leur largeur, afin que les canaux capillaires entre les nervures de deux bandes superposées et devant être fixées en cette position soient aussi petits que possible. v L'épaisseur de la feuille de base 1 est 20 déterminée par la filière et par la vitesse d'extraction de la masse plastifiée : elle est avantageusement comprise entre 0,5 et 5 mm. Comme le représente la figure 2, les feuilles nervurées ainsi réalisées peuvent être superposées 25 bord sur bord, puis assemblées par une feuille liquide ou une colle chargée. La meilleure méthode consiste à utiliser une feuille liquide, celle-ci constituée par du polychlorure de vi-. nyle plastifié dissous dans du tétrahydrofurane si la feuille nervurée est elle-même en polychlorure de vinyle plastifié. On 30 pose alors les bandes de feuille 5 et 4 l'une sur l'autre en sorte que leurs nervures s'interpénétrent et ne laissent subsister que de légers vides 5 • On rapporte ensuite aux emplacements de chevauchement la feuille liquide en sorte que ces vides 5 se trouvent comblés et les bandes 3 et 4 assemblées» On 35 relie de même les deux bandes en direction des nervures par une telle feuille liquide 6, si bien qu'il en résulte tui'revêtement tout à fait étanche à l'eau. On utilise avantageusement une feuille liquide d'une autre couleur que celle des bandes, afin de distinguer directement les emplacements où l'assemblage de 40 celles-ci n'est pas encore acquis. 71 39066 5 2112419 Le fait que les nervures soient très basses permet d'assembler de la même façon deux bandes de feuille dont les nervures respectives suivent des directions perpendiculaires entre elles. 5 II peut de plus être avantageux de ré server deux marges étroites exemptes de nervures, l'une sur la face supérieure, l'autre sur la face inférieure de la feuille nervurée, mais à l'opposé l'une de l'autre dans le plan de ladite feuille. Avec des feuilles nervurées ainsi agencées, il est 10 possible de réaliser entre des bandes 7 et 8 des liaisons telles que celle représentée par-la figure 3 : on pose lea marges non nervurées 9 et 10 l'une soir l'autre, puis on les assemble par une feuille liquide ou une colle chargée. 71 39066 6 2112419 REVENDICATIONS lo Procédé de réalisation de bandes plastiques nervurées sur leurs deux faces caractérisé jpar le fait qu'on extrude à travers une filière plate agencée de chaque côté en genre de 5 peigne une masse de matière plastique plastifiée, par exemple de polychlorure de vinyle plastifié, on étire la feuille en direction longitudinale des nervures par le processus d'extraction et on la fait passer à travers une calandre finisseuse refroidie. 10 2. Bandes de feuille nervurées caractérisées par le fait qu'elles sont d'une seule pièce et présentent des nervures, en disposition uniforme et symétrique, d'une largeur et d'une hauteur d'environ l/l5 de l'épaisseur de la feuille de base, leur hauteur dépassant cependant un minimum de 0,2 mm. 15 3. Bandes de feuille nervurées selon la revendication 2 caractérisées par le fait que la distance entre les nervures est peu supérieure à la largeur de celles-ci. 4. Bandes de feuille nervurées selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3 caractérisées par le fait que l'épais- 20 seur de la feuille de base est comprise entre 0,5 et 3 nnn. 5. Bandes de feuille nervurées selon l'une quelconque des revendications 2 à 4 caractérisées par le fait qu'il y est réservé deux marges non nervurées, l'une sur la face supérieure, l'autre sur la face inférieure, mais cela sur les bords opposés 25 desdites bandes.