Des occluseurs ou articulateurs destinés à être utilisés avec des dièdres d'un modèle dentaire pour mettre au point des prothèses dentaires ou des éléments de denture sont utilisés depuis un certain nombre d'années La gamme de ces articulateurs s'étend d'un dispositif très simple, ne permettant qu'un mouvement fixe de pivotement entre deux dié- dres, jusqu'à des dispositifs hautement sophistiqués et com- plexes du point de vue mécanique, capables de simuler la gamme complète d'enregistrements occlusaux et de mastication parti- culiers à tout patient Les dispositifs relativement simples ne conviennent généralement pas à la réalisation d'une restau- ration prothétique enregistrée avec suffisamment de précisions pour éviter des visites fréquentes chez un dentiste pour qu'il effectue les ajustages de cette restauration, tandis que les dispositifs très complexes sont longs à mettre en oeuvre et exigent un entraînement important pour être utilisés convena- blement Dans tous les cas, les coûts occasionnés aux patients sont élevés De plus, aucun des articulateurs de l'art anté- rieur ne permet de dégager les dièdres de leurs positions mu- tuelles d'enregistrement sans réalignement important lors du réengagement Ainsi, un technicien est habituellement obligé d'effectuer son travail alors que les dièdres sont montés sur l'articulateur Il est difficile de travailler rapidement et avec précision dans un tel environnement. Des articulateurs dentaires, comportant des éléments verrouillables à rotule et douille pour permettre des mouvements de pivotement, et des éléments extensibles pour permettre des mouvements de translation sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique Nos 175 046, 530 524, 537 812, 565 326, 981 430, 1 736 006, 1 841 728, 2 571 280, 2 600 899, 2 608 762, 2 621 407, 2 765 533, 4 169 314 et 4 196 518. Un articulateur comportant une structure qui permet un mouvement articulé simple, sans mécanisme produisant un mouvement de translation ou un mouvement de pivotement sur plusieurs axes, est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amé- rique no 2 430 177 Une simulation de la gamme complète des enregistrements occlusaux et de mastication est obtenue par flexion élastique de l'articulateur, Cette élasticité est permise par la configuration, analogue à celle d'un ressort hélicoidal, d'un fil métallique formant chaque branche de S deux paires de branches Pour un technicien bien entraîné et expérimenté, la liberté de mouvement offerte par cet- articulateur est suffisante pour permettre la formation et les ajustements de la plupartdes prothèses dentaires Une utilisation précise du dispositif est basée sur la formation, dans chaque dièdre, d'alvéoles allongés de modèle dentaire destinés à recevoir' immobiliser et retenir chacune des quatre branches Les dièdres ont des dimensions physiques globales qui varient habituellement selon la dimension des dents du patient devant être simulées et la dimension et la configura- tion de la base formée Pour utiliser l'articulateur décrit dans le brevet no 2 430 177 précité, l'uniformité de l'écar- tement entre les paires d'alvéoles ménages dans chaque paire de dièdres est d'une importance primordiale Les critères exigés par cet espacement uniforme, pendant la formation des dièdres, exigent beaucoup de temps pour être respectés et demandent une grande expérience au technicien Aucune possi- bilité d'ajustement n'existe dans l'articulateur proprement dit, afin de compenser les différences d'écartement, comme on peut s'y attendre étant donné que la dimension des paires de dièdres varie: proportionnellement à la dimension physique des mâchoires du patient et étant donné les bases, qui sont habituellement de dimension unique, prévues pour ces dièdres. L'invention concerne un articulateur peu coûteux et à jeter après usage, pour modèles dentaires L'articulateur com Pporte deux élànents collés chacun à l'un de deux dièdres d'un mn- dèle dentaire Une cavitéhémisphérique est ménagée dans chaque élément Un élément articulé à deux parties ou deux étriers en matière flexible et élastique, comporte une articulation ou charnière centrale à emboîtement élastique et une sphère dis- posée à l'extrémité de chaque étrier Chaque sphère peut être logée dans chaque cavité -émisphérique d'un élément Une retenue momentanée dans cet élâ'ent peut être assurée au moyen de deux griffes de doigts faisant saillie des côtés opposés de cha- que cavité sphérique Lors de l'alignement des dièdres l'un avec l'autre, chaque sphère est collée dans son alvéole et les dièdres sont reliés l'un à l'autre de façon articulée. Une simulation de la gamme complète des enregistrements na- turels occlusaux et de mastication est réalisée par une com- binaison d'un mouvement de pivotement autour de la ligne d'ar- ticulation et de flexion des étriers respectifs La charnière à emboîtement élastique permet un démontage rapide et un re- 1 o montage sans qu'il soit nécessaire de reprendre l'alignement pour effectuer un enregistrement approprié entre les dièdres; par conséquent, un technicien peut effectuer aisément son travail sur les dièdres ou sur une restauration dentaire, de façon confortable, en plaçant le dièdre sur lequel il doit travailler sur une surface de travail ou dans un support. L'invention a pour objet principal un appareil des- tiné à simuler de façon fonctionnelle les relations occlusales et masticatoires devant être rétablies L'invention a également pour objet un appareil permettant le montage et le maintien de façon réglable des dièdres d'un modèle dentaire pour simu- ler leur enregistrement naturel afin de faciliter l'établisse- ment d'une corrélation occlusale et masticatoire précise d'une restauration dentai re L'invention a pour autre objet un appa- reil destiné: à associer élastiquement des dièdres de modèle dentaire, espacés et reliés fonctionnellement l'un à l'autre, afin de permettre un ajustement relatif de ces dièdres sur l'étendue d'une orbite sphérique complète L'invention a pour autre objet un appareil pouvant être manipulé et destiné à vérifier, tracer, ajuster et polir une restauration dentaire sur un modèle dentaire, à l'encontre de et pour un enregistre- ment occlusal et masticatoire. L'invention a également pour objet un articulateur pour modèles dentaires d'une fabrication simple et peu coûteuse et pouvant être utilisé sur une grande plage d'ajustements relatifs L'invention a pour autre objet un articulateur à jeter après usage, pouvant être aisément fixé à deux dièdres-de nmdèle dentaire, dans une grande plage d'alignements entre eux. L'invention a pour autre objet un articulateur dentaire àquatre pièces dont deux sont identiques et dont les deux autres sont des images réfléchies l'une de l'autre L'invention a éga- lement pour objet un articulateur destiné à supporter deux dièdres et pouvant être démonté par dégagement de pivots à emboîtement élastique, et assemblé,sans qu'il soit besoin de reprendre l'alignement des dièdres, par engagement des pivots à emboîtement élastique L'invention a pour autre objet un articulateur qui peut être rapidement adapté afin de supporter deux dièdres en enregistrement L'invention a également pour objet un articulateur permettant à un techni- cien de travailler sur un dièdre en totale indépendance phy- sique de l'autre dièdre, sans affecter l'enregistrement entre les dièdres lors du remontage de l'articulateur. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure l est une vue en perspective de l'articu- lateur selon l'invention, supportant deux dièdres d'un ncdèle dentaire; la figure 2 a est une élévation, avec coupe partielle, montrant les éléments de l'articulateur; la figure 2 b est une vue partielle de dessus de l'ar- ticulateur; la figure 3 représente le dispositif de liaison de l'articulateur; la figure 4 est une vue partielle de dessus de l'ar- ticulateur, montrant la flexibilité du dispositif de liaison; et la figure 5 est une coupe longitudinale partielle de l'articulateur, montrant une variante des moyens de montage du modèle dentaire. Dans la pratique des prothèses dentaires, la mise en forme et l'ajustage des surfaces occlusales d'une restau- ration devant être alignées sur des surfaces opposées et de- vant porter contre ces dernières en coopération fonctionnelle avec elles et en conformité avec les habitudes établies, les particularités et les inclinaisons des facettes des dents de l'utilisateur, posent un problème technique très important. Les nombreux facteurs particuliers à l'individu ont jusqu'à présent rendu possible, presque toujours, la résolution sa- tisfaisante d'une corrélation fonctionnelle appropriée de la restauration et des éléments dentaires associés uniquement par des ajustements et modifications répétés effectués dans le fauteuil du cabinet de dentisterie, après la pose de la restauration Il en est ainsi malgré l'utilisation d'axes d'articulation, de plans et d'arcs d'occlusions, de lignes, de plans et d'axes de symétrie et autres, simulés mécanique- ment, fixes, bien que réglables, ne permettant pas d'obtenir la plage orbitale complète nécessaire à la reconstitution des relations dentaires naturelles que l'on peut déterminer à par- tir des traces et des indices présents sur les dentures d'ori- gine et établis lors de l'utilisation de ces dentures Pour qu'il soit plus facile d'obtenir l'enregistrement fonctionnel souhaité entre les restaurations et les éléments dentaires asso- ciés et pour éviter ainsi, en grande partie, la nécessité de procéder à des ajustements et des corrections dans le fauteuil du cabinet de dentisterie, l'invention concerne un dispositif destiné à être utilisé en laboratoire et dans lequel les rela- tions à rétablir peuvent être définies et reproduites fonction- nellement de façon complète et précise, sous la forme d'un montage de contrôle pour la restauration. L'invention concerne donc un dispositif qui associe de manière articulée, souple et amovible, pour l'enregistrement, deux dièdres d'un modèle dentaire opposés et espacés et qui per- met de manipuler les dièdres l'un par rapport à l'autre, sur la totalité d'une orbite sphérique sur laquelle il est possible de réaliser un exemple de chaque phase et de chaque condition d'une attitude occlusive dentaire. En pratique, les dièdres des dentures naturelles su- périeure et inférieure, ainsi que leurs conditions exigeant une restauration ou une correction, sont réalisés par des techni- ques bien connues Les dièdres sont fixés au dispositif selon l'invention afin d'être alignés en simulation des relations naturelles qu'ils définissent lorsqu'ils sont sensiblement pa- rallèles, à une distance l'un de l' utre et à une limite de la plage de leurs mouvements relatifs, cette position pouvant être déterminée par la structure du dispositif selon l'in- vention Grâce aux éléments, à la structure et aux caracté- ristiques de l'invention, la mise en corrélation de la res- tauration ou de la correction et de la disposition des fa- cettes et de leur inclinaison, avec la plage fonctionnelle et le diagramme des mouvements des dentures d'origine, devient possible. La figure l représente un modèle dentaire complet O coaportant deux dièdres complémentaires 12 et 14 qui simu- lent les dentures d'origine et la condition exigeant une restauration ou une correction Un articulateur 16 est fixé aux dièdres afin de les maintenir en position simulant les relations naturelles définies lorsque ces dièdres sont sensi- blement parallèles l'un à l'autre, à une limite de la plage de leurs mouvements relatifs Deux éléments ou étriers 18 et 20 de liaison sont articulés l'un sur l'autre et sont réalisés en matière flexible et élastique, suffisante pour permettre un mouvement relatif autour de tous les axes et dans tous les plans compris entre les dièdres, en simulation de la gamme fonctionnelle et du diagramme des mouvements des dentures d'origine. D'autres détails de l'articulateur 16 seront à pré- sent décrits en regard des autres figures Les premier et second éléments 22 et 24 de montage sont fixés aux dièdres 12 et 14, respectivement Chaque élément de montage présente un évidementhémisphérique ou partiellement sphérique disposé à son extrémité A titre d'exemple, l'élément 22 de montage présente un évidement 26 et l'élément 24 de montage présente un évidement 28 Chacun des étriers 18 et 20 comporte une sphère (sphères 30 et 32) dimensionnée pour s'emborter dans l'un des évidements 26 et 28 Les étriers 18 et 20 sont arti- culés l'un sur l'autre par des pivots 34 et 36 qui sont de préférence du type à emboîtement élastique. Pour le montage de l'articulateur 16, les éléments 22 et 24 de montage sont fixés aux faces arrière des dièdres respectifs Des sphères 30 et 32 sont disposées dans les évi- dements correspondants 26 et 30 par réglage angulaire des étriers Correspondants afin que l'on obtienne la relation spatiale demandée entre ces étriers Ces derniers forment no- minalement entre eux un angle obtus Pour maintenir les diè- dres dans les positions spatiales fixes et prédéterminées, l'un par rapport à l'autre, à une première limite de la plage de mouvements relatifs, un adhésif est appliqué entre les sphères et les évidements correspondants afin d'assujettir fixement l'étrier correspondant à l'élément de montage, dans une orientation angulaire fixe par rapport à ce dernier Le pivotement des dièdres s'effectue par un déplacement angulaire relatif des étriers reliés, autour des pivots correspondants ou de la ligne d'articulation Un mouvement de translation dans tout plan et un mouvement de rotation autour de tout axe des dièdres entre eux sont permis par la flexibilité des étriers 16 et 18 (comme représenté sur la figure 4). La fonction et la structure fondamentales de l'in- vention ayant été décrites ci-dessus, il peut être avantageux de revoir et d'analyser certaines nuances de l'invention ren- dant cette dernière très pratique et très avantageuse dans le domaine de la correction et de la restauration dentaires. Des éléments 22 et 24 de montage (voir figures 1, 2 a, 2 b, 4 et 5) peuvent être sensiblement triangulaires dans un plan, comme montré sur les figures 1 et 2 b afin de comporter un sommet 38 dans lequel l'évidement 28 est réalisé La base (voir figure 2 a) de l'élément 24 de montage peut comporter une nervure ou patte 42 destinée à s'emboîter mécaniquement dans une rainure 43 formée dans la surface arrière desdits dièdres L'emboîtement mécanique ainsi réalisé, considéré en combinaison avec un mastic ou un adhésif disposé entre la rai- nure et la nervure, fixe rigidement chaque élément de montage à son dièdre respectif. Au cours de l'alignement initial et de la fixation de étriers aux éléments de montage, le maintien des dièdres dans des positions relatives prédéterminées est critique. Pour simplifier la manipulation pendant la fixation, des doigts 44 et 46 de retenue font saillie du sommet 38 Ces doigts sont en matière élastique et, à l'état de repos, ils s'inclinent l'un vers l'autre pour retenir élasticue- ment une sphère 32 introduite dans l'évidement 38 Des doigts similaires font saillie du sommet de l'élément 22 de montage afin de s'appliquer sur une sphère 30 Grâce à l'utilisation de ces doigts, l'articulateur 16 est retenu en place pendant le positionnement des dièdres 12 et 14 et il est ainsi inutile d'avoir à maintenir à la main l'arti- culateur en position pendant que l'on oriente ainsi les diè- dres Lorsque l'orientation des dièdres est achevée, un adhésif, par exemple l'un quelconque des adhésifs anaérobies ou au cyanoacrylate à prise rapide disponibles dans le commer- ce, peut être utilisé pour fixer chaque sphère dans son évide- ment respectif. L'articulateur 16 est formé dedeux étriers symétriques comprenant chacun une base 48 et deux branches 50 et 52 La base sup Drte une sphère qui peut être légèrement décentrée de ma- nière que, lorsque les étriers sont accouplés, une ligne pas- sant par les centres des sphères soit orthogonale à une ligne passant par l'axe de pivotement de l'articulateur Les branches et 52 peuvent être réalisées afin de comporter des éléments * 25 complémentaires constituant les pivots A titre d'exemple, une première branche peut présenter une ouverture se terminant par une surface circulaire d'appui, tandis que l'autre branche peut comporter un axe qui en fait saillie et qui est destiné à s'engager et à être retenu dans une ouverture et une surface d'appui correspondantes L'axe, venu de moulage ou autrenent formé lors de la fabrication de chacun des étriers 18 et 20, peut être une simple tige 54 qui fait saillie de l'étrier et qui porte à son extrémité une plaque 56 L'espace compris entre la branche et la plaque d' extrémité est sensiblement égal à la largeur de la branche à disposer en- tre elles, la tige étant retenue dans l'ouverture En variante, chaque branche peut présenter une ouverture dans laquelle peut pénétrer et peut s'engager un axe rapporté ou autre. Le pivot est de préférence du type à emboîte- ment élastique afin que le démontage et le réassemblage des étriers (et des dièdres supportés) puissent s'effectuer ai- sément Lors du réassemblage, les dièdres sont replacés en alignement l'un sur l'autre, car aucun ajustement ou para- mètre affectant l'alignement n'est affecté par les opéra- tions de démontage et de réassemblage du pivot. La figure 5 représente une variante des éléments de montage 22 et 24 Dans ce cas, des éléments de montage et 56 forment des sièges 58 et 60 à angle droit qui peu- vent être juxtaposés aux facesarrière et inférieure des diè- dres 12 et 14 afin d'assurer la rigidité structurelle entre eux et d'établir une surface importante permettant la fixa- tion par collage des éléments de montage aux dièdres Pour utiliser l'adhésif comme verrouillage mécanique, en plus de ses qualités d'adhérence, on peut réaliser des rainures 62 et 64 dans l'une ou dans les deux faces des sièges 58 et 60,- respectivement, ces rainures étant destinées à recevoir le mastic ou l'adhésif utilisé et à établir ainsi une liaison plus résistante Les éléments 55 et 56 de montage présentent des évidements, comme décrit précédemment, qui peuvent ou non comporter des doigts destinés à retenir mécaniquement les sphères devant être logées dans les évidements. Lors de l'utilisation, les dièdres montés peuvent être approchés, séparés et déplacés transversalement, avancés en saillie, rétractés, inclinés et tournés l'un par rapport à l'autre, dans toutes conditions et positions possibles des enregistrements occlusaux et de mastication, comme'indiqué par les flèches sur les figures 1, 2 a et 4, par simple mani- pulation faisant fléchir les étriers de 1 'articulateur Les étriers qui fléchissent élastiquement permettent toute dé- viation à partir de la position initiale des dièdres, sur la distance nécessaire pour faire apparaître complètement les variations fonctionnelles de position inhérentes aux dentures naturelles. Après fabrication d'une restauration et ajustement de cette restauration sur le dièdre approprié, les dièdres peuvent être manipulés afin de permettre le traçage de l'en- registrement occlusal normal des dentures, tel que déterminé par les inclinaisons des facettes des dents naturelles, et la corrélation fonctionnelle de la restauration avec la condition à rétablir peut être contrôlée pour être corrigée et ajustée avec précision La restauration peut être retirée du dièdre correspondant avec ou sans séparation physique mutuelle des dièdres En séparant les étriers l'un-de l'autre au niveau des pivots, les dièdres peuvent être facilement séparés physique- ment l'un de l'autre et les travaux effectués sur la restaura- tion deviennent plus faciles A la fin du travail, les diè- dres sont réassemblés l'un avec l'autre par remontage des étriers à l'aide de leurs pivots La possibilité de séparation, sans obligation ou exigence correspondante, de réalignement ou même de contrôle de l'alignement des dièdres, est très impor- tante pour l'efficacité du technicien dentaire Après sépara- tion chaque dièdre peur être travaillé ou peut rester physi- quement indépendant de l'autre dièdre et peut être placé et retenu sur une surface de travail qui peut supporter le diè- dre sous une orientation convenant le mieux au type et à la nature du travail à effectuer De plus, il est possible de con- trôler en quelques secondes la précision du travail en emboi- tant simplement élastiquement les éléments des pivots pour en- clencher les deux étriers l'un avec l'autre et en simulant et traçant ensuite les trajets des enregistrements naturels et de mastication. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Procédé de montage des dièdres ( 12,14) d'un modèle dentaire ( 10) pour permettre une corrélation entre ces dièdres sur toute la gamme des enregistrements occlusaux et de mastication, caractérisé en ce qu'il consiste: (a) à fixer un élément ( 22 ou 24) de montage sur chaque dièdre ( 12 ou 14) (b) à articuler deux étriers ( 18, 20) l'un avec l'au- tre (c) à enclencher chaque élément de montage avec un étrier faisant partie des deux étriers articulés; (d) à positionner les dièdres l'un par rapport à l'autre, à une extrémité de la gamme des enregistrements oc- clusaux et de mastication à rétablir, par réglage de la re- lation angulaire entre chaque élément de montage et l'étrier avec lequel il est enclenché, et entre les deux étriers; et (e) à fixer dans leurs positions relatives chaque élément de montage et l'étrier avec lequel il est enclenché, à la fin de l'étape de positionnement, en collant l'élément de montage à son étrier, au niveau de leur jonction. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à séparer les étriers l'un de l'autre afin qu'il soit possible d'accéder aisément aux dièdres pour tout travail à effectuer sur ces derniers, et à réassembler les étriers l'un avec l'autre pour rétablir la relation entre les dièdres. 3 Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'étape (e) consiste à appliquer un adhésif à la jonc- tion de chaque élément de montage avec -son étrier afin de les fixer l'un à l'autre de manière permanente dans leurs positions relatives. 4 Procédé selon l'une des revendications 1 et 3 caractérisé en ce que l'étape (a) consiste à appliquer un adhé- sif entre chaque élément de montage et le dièdre correspondant. 5 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape d'articulation des deux étriers-l'un avec l'autre consiste à relier l'un à l'autre les deux étriers de manière qu'ils puissent être séparés l'un de l'autre. 6 Procédé pour rétablir dans leur intégrité les dièdres ( 12, 14) d'un modèle dentaire ( 10) sur toute la gamme des enregistrements occlusaux et de mastication afin de mettre au point une prothèse dentaire montée sur les diedres, le pro- cédé étant caractérisé en ce qu'il consiste: (a) à fixer chacun des dièdres ( 12,14) à l'un de deux étriers flexibles ( 18,20) articulés l'un avec l'autre; (b) à faire pivoter les diedres l'un par rapport à l'autre autour de l'axe de rotation des pivots ( 34, 36) reliant les deux étriers; (c) à faire fléchir les étriers pour translater et faire tourner les dièdres l'un par rapport à l'autre; (d) à dégager l'un de l'autre les étriers reliés en- tre eux afin de permettre un ajustement des dents du modèle sur les dièdres, ou bien des prothèses ou des restaurations formées sur ces dièdres; (e) à réenclencher l'un avec l'autre les étriers pour repositionner les dièdres l'un par rapport à l'autre; et (f) à répéter les étapes (b), (c), (d) et (e) jusqu'à ce que les dents du modèle, la prothèse ou la restauration soient au point. 7 Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'étape de dégagement consiste à démonter les pivots re- liant les étriers et en ce que l'étape de réenclenchement con- siste à remonter les pivots reliant les étriers, lesdits pi- vots pouvant notamment comprendre un axe ( 54) et une ouverture d'emboîtement élastique destinée à recevoir et retenir l'axe, les étapes de dégagement et de réenclenchement consistant à débo ter élastiquement et à emboîter élastiquement les pivots. 8 Articulateur destiné à mettre en corrélation les dièdres ( 12, 14) d'un modèledentaire ( 10), caractérisé en ce qu'il comporte deux éléments ( 22, 24) de montage pouvant être fi- xes chacun à un dièdre ( 12 ou 14), deux étriers élastiques et flexibles ( 18,20) destines à enclencher fonctionnellement entre eux les éléments de montage pour permettre aux diedres de se déplacer l'un par rapport à l'autre, des pivots ( 34,36) au moyen desquels les deux étriers sont articulés l'un avec l'au- tre afin de permettre aux dièdres de pivoter l'un par rap- port à l'autre autour d'un axe de pivotement, des moyens des- tinés à relier et retenir fixement les deux étriers aux deux élé- ments de montage, sous tout angle pouvant être choisi dans une gamme d'angles prédéterminés, suivant tout axe de rota- tion, afin d'orienter angulairement l'un des dièdres par rap- port à l'autre, dans tout angle pouvant être choisi dans une gamme d'angles autour de trois axes de rotation, et afin de posi- tionner l'un des dièdres par rapport à l'autre dans deux plans de translation. 9 Articulateur selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens de fixation et de retenue comprennent une douille ( 26, 28) disposée dans chacun des élements de montage et une rotule ( 30, 32)fixée à chacun des étriers afin d 1 em- botter avec l'une, correspondantedesdites douilles. Articulateur selon la revendication 9, caracté- risé en ce que chaque étrier ( 18,20) est de forme en U et c-m V Orte deux branches ( 50, 52) qui partent d'une base ( 48), et des pivots ( 34, 36) situés aux extrémités des branches de l'étrier afin de s'articuler avec les branches correspondantes d'un étrier relié au précédent, ladite base supportant ladite rotule. 11 Articulateur selon la revendication 10, caracté- risé en ce que les pivots comprennent un axe ( 54) disposé à l'extrémité d'une branche et une surface d'appui située à l'extrémité d'une branche reliée à la précédente et sur laquelle l'axe peut pivoter. 12 Articulateur selon la revendication 11, carac- térisé en ce que l'axe comporte une plaque ( 56) d'extrémité qui délimite avec ladite branche un espace destiné à recevoir ladite branche reliée, présentant la surface d'appui, et à empêcher toute translation 'latérale des étriers l'un par rap- port à l'autre, le long dudit axe de rotation. 13 Articulateur selon la revendication 12, carac- térisé en ce que la surface d'appui forme une ouverture ter- minée par une surface d'appui circulaire et dans lequelle peut s'emboîter élastiquement ledit axe. 25051 7 1 14 Articulateur selon la revendication 13, carac- térisé en ce qu'une branche de chaque étrier est terminée par ledit axe, l'autre branche de l'étrier étant terminée par la- dite surface d'appui. 15 Articulateur selon l'une quelconque des reven- dications 9, 10 et 14, caractérisé en ce que les deux étriers sont des images réfléchies l'un de l'autre. 16 Articulateur selon la revendication 15 prise avec la revendication 14, caractérisé en ce que la douille com- porte deux doigts ( 44,46) destinés à retenir la rotule. 17 Articulateur selon la revendication 8, carac- térisé en ce que chaque élément de montage présente une sur- face destinée à être collée contre une surface de l'un des diedres, ladite surface de chaque élément de montage pouvant notamment comporter un organe ( 42) destiné à se verrouiller mécaniquement avec l'un, correspondant, des diedres.