La présente invention a pour objet un oscil- lateur haute fréquence autothermostaté, du type compre- nant, monté dans une enceinte étanche, un résonateur piézoélectrique constitué par au moins un cristal piézo- électrique muni d'une partie périphérique continue for- mant bague reliée à une partie centrale par une zone intermédiaire qui est évidée dans sa majeure partie et comprend au moins deux ponts de liai-son pour rendre soli- daires l'une de l'autre la partie centrale et la partie périphérique, et deux plateaux diélectriques pour suppor- ter et maintenir des électrodes excitatrices sans contact avec et en regard respectivement de chacune des faces de l'une des parties centrale et périphérique qui constitue alors la partie active vibrante du cristal, l'autre par- tie du cristal qui constitue une partie de support pour le cristal étant maintenue en position entre lesdits plateaux diélectriques. Dans les oscillateurs utilisant des résona- teurs piézoélectriques à cristal de quartz, on tend à alimenter les électrodes d'excitation du cristal avec des puissances très faibles, corprises entre environ 0,l1'V et une vinctaine de microwatts et généralement voisines de 5 a, afin de limiter les dérives,sauts de fréquence, voire m&,te les risques d'ex- plosion du cristal. Paralèlerent, le résonateur est rlacé dansunther- rostat de très haute rrécision afin de limiter au maximam; les fluctua- tions de la température du cristal, qui ont toujours une répercussion sur la fréquence d'oscillation. La présente invention a notamment pour objet de fournir un oscillateur de haute précision qui augmente l'insensibilité du résonateur aux fluctuations de la tem- pérature externe tout en limitant fortement les dépenses globales d'énergie nécessaires au fonctionnement de l'oscillateur, et notamment l'énergie dépensée dans le thermostat dans lequel est placé l'oscillateur. Ces buts sont atteints grace à un oscillateur du type mentionné au début, dans lequel, conformément à l'invention, le contact entre la partie de support du cristal et les deux plateaux diélectriques est limité à une surface discontinue d'étendue réduite constituée par un nombre fini d'éléments de surface de contact, au moins un écran réflecteur infrarouge est disposé à l'intérieur même de l'enceinte étanche au voisinage im- médiat du résonateur piézoéelctrique et la puissance électrique appliquée aux électrodes excitatrices est d'au moins environ cinquante microwatts. Le nombre fini d'éléments de surface de con- tact de la partie de support du cristal peut être par exemple égal à quatre. Le niveau de la puissance électrique appliquée aux électrodes excitatrices permet de réaliser un chauffage interne dans la masse même de la partie active de résonateur grâce à la puissance consommée dans la résistance motionnelle du cristal. Du fait de l'iso- lation de la partie active du cristal par rapport aux plateaux support, grâce à l'existence d'un nombre limité de ponts de liaison de faible épaisseur entre la partie active du cristal et sa partie formant support, et d'un nombre également limité d'éléments de surface de contact entre la partie de support du cristal et les plateaux diélectriques, et grâce à la présence d'au moins un écran électromagnétique infra-rouge au voisinage immé- diat du résonateur, les pertes de chaleur par rayonne- ment et conduction sont limitées et le cristal piézo- électrique peut être maintenu à sa température d'inver- sion essentiellement grâce à la chaleur dissipée dans la partie active du cristal par la vibration qui produit un chauffage interne dans la nasse du cristal'de référence. Par suite, l'oscillateur peut être installé dans un ther- mostat de très faible précision et consommant peu d'éner- gie. Globalement, la présente invention permet d'écono- 2 462055 miser une énergie appréciable puisqu'une puissance élec- trique par exemple de l'ordre d'un milliwatt suffit à maintenir le cristal à sa température d'inversion, alors que les méthodes classiques consistant à maintenir le cris- tal en température grâce à l'ambiance externe régulée par un thermostat de grande précision nécessite une puissance de plusieurs watts. Surtout, le chauffage du cristal par une vibration interne permet de produire un flux de cha- leur dirigé vers l'extérieur du cristal et conservant tou- jours le même sens. Cette propriété, ajoutée au fait que le cristal est chauffé dans sa masse et non pas seulement par sa surface, accroît la stabilité de la température du cristal et son insensibilité aux fluctuations externes, par exemple aux variations diurnes. Les dérives de fréquen- ce sont ainsi extrêmement réduites, malgré le haut niveau de l'énergie électrique appliquée aux électrodes. Par exem- ple, on peut obtenir une dérive de 3,3 10- 10 Hz/jour pour un résonateur à quartz de 5 MHz, P5, coupe AT fonctionnant avec une puissance de 1600 microwatts. Selon des caractéristiques particulières de la présente invention, les parties des faces internes des plateaux diélectriques situées en regard du cristal mais non recouvertes d'électrodes et non en contact avec le cris- tal sont polies et recouvertes d'un écran électromagnéti- que infra-rouge. Les faces externes des plateaux diélectriques sont polies et recouvertes d'un écran électromagnétique in- fra-rouge. La partie de support du cristal est polie et recouverte d'un écran électromagnétique infra-rouge. Les écrans électromagnétiques infra-rouge peu- vent être constitués par un dépôt d'un métal tel que-de l'or, de l'argent, du cuivre ou être constitués par des éléments réflecteurs multicouches correspondant à un quart de longueur d'onde pour les radiations infra-rouges. La présence d'un écran électromagnétique déposé sur les plateaux diélectriques eux-mêmes et/ou sur la partie support du cristal accroît sensiblement l'efficacité du chauffage interne réalisé dans la partie active du cristal, et réalise un véritable confinement de l'énergie infrarouge, car l'émission d'énergie par le résonateur est limitée au maximum. L'oscillateur autothermostaté selon l'inven- tion comprend un capteur de température disposé à proxi- mité immédiate de la paroi de l'enceinte étanche entou- rant le résonateur piézoélectrique et des moyens sont prévus pour réguler le niveau de la puissance électrique fournie aux électrodes déposées sur les plateaux diélec- triques en fonction des signaux délivrés par le capteur. Selon un mode particulier de réalisation,les électrodes excitatrices produisant un champ électrique dans la partie active du cristal piézoélectrique reçoi- vent d'une part une puissance électrique ------------à-- --------------------------------- pour exciter le cristal selon un mode utile choisi pour déterminer une référence de fréquence et d'autre part une puissance électrique supérieure ou égale à environ 50 microwatts pour exciter le cristal selon un mode, -ou un partiel, ou une vibration anharmonique différents du mode utile choisi pour déter- miner une référence de fréquence. Cette caractéristique est particulièrement avantageuse, car la puissance électrique d'excitation du cristal en vue de réaliser une référence de fréquence peut être ajustée à une valeur pour laquelle le vieillis- sement est pratiquement nul, tandis que la vibration du cristal sur un mode différent, non utilisé comme réfé- rence de fréquence, permet, dans la mesure o le couplage avec la vibration de base est suffisanment faible, de produire un chauffage interne supplémentaire de la partie active du cristal. Il est ainsi possible de choisir comme vibra- tion de base un mode pour lequel le coefficient de qua- lité du cristal est excellent et comme vibration annexe de chauffage un autre mode pour lequel le coefficient de qualité du cristal est moins élevé. En ajustant la puissance d'excitation de la vibration de base, qui pré- sente déjà un très fort coefficient de qualité, à une valeur optimum pour laquelle le vieillissement est quasi nul, les performances de stabilité dans le temps pour- ront être excellentes. La vibration annexe permet dans ce cas de compléter le chauffage interne du cristal pour atteindre facilement la température d'inversion et peut être effectuée de façon d'autant plus avantageuse que le coefficient de qualité pour cette vibration annexe est plus faible. Lors de la mise en oeuvre de plusieurs modes de vibration différents, plusieurs systèmes d'électrodes différents peuvent être utilisés, mais dans le cas o l'on réalise une sélection électroniquement par filtrage, une seule paire d'électrodes est suffisante. Des écrans électromagnétiques multiples inté- rieurs ou extérieurs à l'enceinte étanche peuvent être utilisés pour accroitre le confinement de l'énergie électroEagnétique dans le crist4. Dans certains cas, des moyens classiques de chauffage d'appoint peuvent également être adjoints au dispositif selon l'invention afin de bénéficier d'un temps de mise en température réduit et simultanément d'un maintien en température du cristal avec une énergie extrê- mement réduite. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront mieux à la lecture de la description qui fait suite de modes particuliers de réa- lisation de l'invention, en référence aux dessins annexés sur lesquels: La figure 1 est une vue schématique en coupe d'un mode particulier de réalisation de l'invention, - la figure 2 est une vue schématique en cou- pe d'un autre mode de réalisation de l'invention, - la figure 3 est une vue en perspective d'un plateau support d'électrode conforme à l'invention, - la figure 4 est une vue agrandie en coupe axiale de la partie des dispositifs des figures 1 et 2 qui constitue un résonateur, la figure 5 est une vue en coupe, selon la ligne V-V de la figure 6 d'une -variante de réalisation, - la figure 6 est une vue de dessus d'un exemple de cristal piézo(.ectrique utilisable dans le Lddre de l'invention. La figure 1 représente schématiquement un oscillateur comprenant d'une part des circuits électroni- ques 75 montés sur un support 79, et d'autre part un ensemble formant résonateur qui est disposé à l'intérieur d'une enceinte étanche 400. L'enceinte étanche 400 peut comprendre par exemple un capot métallique 401 poli et doré sur ses deux faces afin de posséder un bon pouvoir réfléchissant, et un socle 402 qui peut être également métallique mais, dans l'exemple de la figure 1, est cons- titué de préférence par une plaque isolante en alumine. A l'intérieur même de l'enceinte 400, est dis- posé.un écran électromagnétique 300 adapté pour réfléchir principalement l'infra-rouge. L'écran 300 comprend de préférence des plaques isolantes en une matière peu con- ductrice de la chaleur, sur lesquelles on a réalisé un dépôt réflecteur. L'écran 300 peut comprendre plusieurs plaques montées sur le capot 401 ou l'embase 402 de l'en- ceinte 400. Le résonateur proprement dit comprend essen- tiellement un cristal piézoélectrique 1 et deux plateaux diélectriques 2, 3 destinés à supporter des électrodes excitatrices devant être placées à très faible distance du cristal 1, mais sans contact avec celui-ci. Le réso- ?462055 nateur 1, 2, 3, qui apparait de façon plus détaillée sur la figure 4, est monté à l'intérieur de l'enceinte 400 et de l'écran 300 à l'aide de pinces 410 adaptées pour maintenir en position l'ensemble 1, 2, 3 tout en limitant les transferts de chaleur par conduction. Un écran électromagnétique 200, qui sera décrit plus en détail en référence aux figures 3 et 4, est disposé à proximité immédiate du résonateur 1,2, 3 et, de préférence, fait corps avec le résonateur. La structure de base du résonateur piézoélectrique 1,2,3 est du type à électrodes non adhérentes, tel que décrit notamment dans la demande de brevet français 2 338 607. Ainsi, un cristal piézoélectrique 1, par exemple un cristal de quartz, comprend une partie centrale 11 reliée à une partie périphérique 12 par un nombre limité de ponts de liaison 131, 132, 133, 134 (figures 4 à 6) dont l'épaisseur est de préférence réduite par rapport à l'épaisseur à la fois de la partie centrale 11 et de la partie périphérique 12. Dans le cadre de la présente application, il est particulièrement important que les ponts de liaison 131 à 134 soient d'épaisseur et/ ou de largeur très limitées afin de réduire au maximum les transferts de chaleur par conduction entre la partie active du cristal et la partie formant support. Un nom- bre de ponts de liaison égal à quatre constitue un opti- mum tandis qu'un pont unique constitué par une zone intermédiaire 13 amincie entre les parties centrale 11 et périphérique 12, mais ne présentant aucune partie évidée, est à exclure du cadre de la présente invention. Dans le mode de réalisation des figures 3 à 6, des électrodes 4 et 5 sont déposées sur les faces internes 20, 30 des plateaux diélectriques 2 et 3 respectivement, en regard des faces 14 et 15 du cristal 1, au niveau de la partie centrale 11 qui est ainsi la partie active vibrante. Selon une caractéristique particulière de l'invention, la partie 12 du cristal 1 qui constitue la partie de support du cristal, n'est en contact avec les plateaux 2, 3 que par une surface dis- continue d'étendue réduite constituée par un nombre fini d'éléments de surface de contact tels que 61, 62 ou 71, 72, 73, 74. Les surfaces de contact telles que 71 à 74 (figure 3) peuvent être facilement réalisées par exem- ple par attaque chimique de la surface 30 du plateau 3, si les points de contact 71 à 74 ont été au préalable protégés de l'action d'attaque par dépôt sur la surface de résines protectrices par exemple. Il est avanta- geux que les éléments de surface de contact tels que 61, 62, 71 à 74 soient régulièrement répartis par rap- port à la partie périphérique 12 avec laquelle elles coopèrent et soient en nombre limité, par exemple trois éléments ou de préférence quatre éléments 71 à 74 par plateau support, disposés en croix. Selon une caractéristique importante de la présente invention, un écran réflecteur 200 est déposé sur le résonateur 1, 2, 3 lui-même. L'écran 200 peut être constitué par un dépôt métallique tel que de l'or, de l'argent ou du cuivre, par exemple. Toutefois, des dépôts multicouches non métalliques correspondant à un quart de longueur d'onde pour les radiations infra-rouge peuvent être également utilisés comme écrans réflecteurs. Dans tous les cas, les dépôts métalliques ou multicou- ches sont réalisés sur des surfaces précédemment polies. On voit sur les figures 3 et 4 que l'écran 200 est cons- titué par un ensemble de dépôts réalisés sur les diverses faces des plateaux 2 et 3. Des dépôts 222, 232 sont réa- lisés sur les faces internes 20, 30 des plateaux 2, 3 dans les zones qui sont démunies d'électrodes et ne sont pas porteuses, c'est à dire notamment entre les éléments de surface de contact tels que 61, 71 et les électrodes 4, 5. Les couches 222, 232 qui se trouvent au voisinage immédiat de la partie centrale active vibrante 11 du cristal 1 jouent un rôle prépondérant dans la concentra- tion de la chaleur émise par la partie 11 du cristal 1. Les couches réflectrices externes 221, 223 et 231, 233 réalisées sur les faces externes des pla- teaux 2 et 3,par l'enceinte qu'elles forment autour du résonateur,contribuent également de façon essentielle au confinement dans le résonateur de l'énergie thermique développée dans la partie vibrante du cristal 1. En effet, les plateaux 2, 3 équipés de leurs couches réflec- trices 221,223, 231, 233 ne peuvent émettre vers l'exté- rieur qu'une quantité extrêmement limitée de rayonnement et contribuent ainsi à empêcher une évacuation de la chaleur apparaissant dans le cristal 1. La variante de réalisation représentée sur les figures 5 et 6 montre qu'un dépôt réflecteur 211, 212, 213 faisant partie de l'écran 200 peut être réalisé sur le cristal lui-même, sur les parties inactives dis- tantes de la partie centrale active vibrante. Ainsi, la tranche du cristal 1 peut être recouverte, après polis- sage,d'une couche 211 analogue aux couches 221 ou 231 par exemple. Les faces 14 et 15 du cristal peuvent éga- lement être recouvertes de couches 212, 213 formant écran réflecteur, dans la partie 12, et éventuellement la partie intermédiaire de liaison 13 munie de ponts 131, 132, 133, 134. Le rayonnement du cristal 1 lui- même est alors extrêmement limité, sans que les qualités du cristal soient affectées, puisque la partie active vibrante 11 reste exempte de tout dépôt d'électrode ou de couche réflectrice. Le fonctionnement de l'oscillateur selon l'invention sera maintenant expliqué de façon détaillée. Comme on le sait, le cristal piézoélectrique d'un résonateur destiné à servir de référence de fré- quence doit être porté à sa température d'inversion ?462055 et maintenu rigoureusement à cette température, qui est supérieure à la température ambiante, pour que le système présente une stabilité dans le temps qui soit la meilleure possible. Cette mise en température et surtout le maintien à cette température sont réalisés selon l'invention essentiellement par chauffage interne de la partie active du cristal du résonateur par la puissance consommée dans la résistance motionnelle du cristal. Ceci est possible grâce au fait que d'une part le niveau de puissance appliqué aux électrodes excitatrices du résonateur est particulièrement élevé, c'est à dire supérieur à au moins environ cinquante microwatts et pouvant être de l'ordre de quelques rilliwatts et d'autre part le résonateur est lui-même isolé de l'exté- rieur par au moins un ou plusieurs écrans électromagné- tiques. Le réglage de la température du cristal à l'inversion-est ainsi effectué en ajustant le niveau de la puissance électrique appliquée au résonateur. Cet ajustement peut être effectué automatiquement en ajus- tant le niveau de puissance électrique en fonction d'une température extérieure d'un point de référence situé au voisinage du résonateur, mais pouvant être extérieur à l'enceinte 400. Ainsi, le point de révérence peut être par exemple situé sur l'enceinte 400 et un capteur 74 situé en ce point permet d'asservir le niveau d'alimenta- tion des électrodes du résonateur en fonction des fluc- tuations externes de température et ainsi de maintenir pour le cristal lui-même une température constante. Le fait que le cristal soit ainsi chauffé dans sa masse et devienne thermiquement actif puisqu'il est porté à une température supérieure à la température externe favorise la stabilité du fonctionnement puisque le gradient de température est toujours dans le même sens, contrairement ?^62055 au cas o le chauffage du cristal se fait par apport externe de chaleur. Le maintien en température du cris- tal reste ainsi beaucoup plus indépendant des variations extérieures de température et il est possible d'utiliser un thermostat d'appoint de qualité relativement médio- cre. Par ailleurs, il a été constaté que le vieillissement d'un résonateur est fonction de la puis- sance de fonctionnement de celui-ci et devient nul pour une certaine valeur de puissance qui est J'onction du type de cristal utilisé. Il est ainsi particulièrement inté- ressant de prévoir une alimentation du résonateur avec une puissance qui, pour la vibration utile utilisée, est ajustée à une valeur voisine de la puissance pour laquelle le vieillissement est nul. Dans le cas o cette puissance reste insuffisante pour chauffer complètement la masse de la partie active du cristal et conduire à la température d'inversion, il est alors possible d'uti- liser une autre vibration du cristal, non utilisée com- me référence de fréquence, pour participer à la mise en température du cristal. Cette autre vibration peut être une vibration anharmonique, une vibration sur un partiel différent ou encore sur un mode différent. Cettp vibra- tion supplémentaire servant exclusivement au chauffage peut être appliquée avec une puissance comprise entre environ 50 microwatts et un milliwatt, bien que cette dernière valeur puisse être largement dépassée. Selon un premier mode de réalisation, la vibration supplémentaire de chauffage est appliquée au moyen d'une paire d'électrodes additionnelles superpo- sées aux électrodes principales 4 et 5, en étant isolées de celles-ci, ou encore disposées latéralement par rap- port aux électrodes 4 et 5 sur les plateaux 2 et 3 mais toujours au voisinage de la partie centrale active 11 du-cristal. Selon un autre mode de réalisation, une seu- le paire d'électrodes 4, 5 est déposée sur les plateaux diélectriques 2,3 en regard de la partie active Il du cristal pour exciter cette partie active sur un mode utile de référence de fréquence et sur un mode addition- nel de chauffage, et les circuits électroniques 75 de l'oscillateur comprennent des circuits de filtrage pour isoler la composante utile de référence de fréquence du- signal électrique appliqué aux électrodes. Dans ce cas, la configuration du résonateur reste ainsi particulière- ment simple. On donnera ci-dessous divers exemples de mo- des de vibration utilisables et de-puissances optimum à mettre en jeu, en fonction de divers types de cristaux. Avec un cristal de quartz de coupe AT, dimen- sionné et excité pour vibrer à 5 MHz sur le mode partiel , la puissance électrique fournie aux électrodes pour exciter la partie active du cristal sur ce mode partiel en vue d'obtenir un vieillissement le plus faible pos- sible, doit être comprise entre environ 70 et 110 micro- watts. Avec un cristal de quartz de coupe SC, dimen- sionné et excité pour vibrer à 5 MHz sur le mode C et le mode partiel 3, la puissance électrique fournie aux élec- trodes pour exciter la partie active du cristal sur ce mode C et le mode partiel 3 en vue d'obtenir un vieillis- sement le plus faible possible, doit être compris entre environ 140 et 180 microwatts. Avec un tel type de quartz de meme que plus qënérale- ment avec les cristaux de quartz à double rotation il est possible d'u- tiliser en outre une vibration additionnelle de chauffage en excitant le cristal pour le faire vibrer sur le mode B. Dans la mesure o la vi- bration additionnelle n'est pas prise en compte comne référence de fré- quence,le vieillissement n'intervient pas et la puissance élec- trique fournie aux électrodes pour exciter la partie ?462055 active du cristal sur le mode B peut être sans inconvé- nient de l'ordre de quelques centaines ou milliers de micro- watts et peut par exemple être voisine de 1500 microwatts. D'une manière générale, pour un cristal pré- sentant un bon coefficient de qualité sur un premier mode partiel et un coefficient de qualité inférieur sur un autre mode partiel, on aura intérêt à utiliser d'une part le premier mode partiel pour obtenir une référence de fréquence et simultanément contribuer au moins en par- tie au chauffage du cristal, et dans la mesure o il n'existe pas de couplage excessif entre les deux modes de vibration, à utiliser d'autre part le deuxième mode partiel pour assurer un chauffage additionnel du cristal, qui sera d'autant plus efficace que pour ce deuxième mo- de partiel la résistance motionnelle est en général plus élevà. Dans tous les cas, un oscillateur conforme à l'invention présentera une stabilité d'autant meilleure crue la différence de température entre le cristal lui--.me et l'envi- ronnement externe sera plus élevée. L'oscillateur, muni de son chauf- fage interne par les vibrations appliquées au cristal sera ainsi avan- tageusement placé dans une ambiance à faible température, par exemple dans de l'azote liquide, dans le cas o une stabilité de fonctionnement exceptionnelle sera requise. Des moyens classiques de mise en température du cristal peuvent toutefois être adjoints à l'oscilla- teur décrit précédemment en vue de jouer un rôle essentiellement au démarrage et d'accélérernotamment la mise à la température d'inversion du cristal, le maintien à cette température d'inversion étant ensuite effectué comme indiqué précé- demment de façon prépondérante grâce à la chaleur dégagée dans le cristal par la vibration elle-même. Les moyens classiques de mise en température du cristal destinés à * pouvoir fournir une énergie de quelques joules au démar- rage du système peuvent comprendre une résistance élec- trique 76 extérieure à l'enceinte 400 ou, selon les X462055 applications, une résistance interne constituée par- une couche résistive, non représentée, déposée sur les plateaux 2,3 de support des électrodes 4, 5. Même dans le cas o ces moyens classiques de mise en température sont utilisés à titre auxiliaire, la dépendance de la fréquence du résonateur par rapport à la température est fortement atténuée dès lors que, pour des fréquences de l'ordre de quelques mégahertzs, la puissance électri- que appliquée aux électrodes d'excitation du résonateur est supérieure à environ cinquante microwatts et, pour la vibration utile, n'est pas trop éloignée de la valeur optimum pour laquelle le vieillissement est nul. Dans tous les cas, les flux de chaleur issus du cristal doivent être limités en régime permanent. Pour ce faire, l'isolement de la ou des enceintes entou- rant le résonateur-doit être particulièrement soigné. Dans le modezde réalisation des figures 1 et 2, les électrodes déposées sur les plateaux 2,3 sont re- liées aux circuits 75 par des fils de liaison 71 qui sont de préférence chauffés à l'aide de très faibles puissances, de l'ordre de 10 mw, pour les porter à une température de l'ordre de la température d'inversion du cristal et limiter ainsi les fuites de chaleur vers l'extérieur. Le chauffage des fils de liaison 71 peut d'ailleurs être aisément réalisé au moyen des seules déperditions de chaleur dues aux éléments des circuits , dans la mesure o ces derniers sont placés au voi- sinage immédiat de l'enceinte 400. L'efficacité du système peut être augmentée si, comme dans le cas du mode de réalisation de la figu- re 2, plusieurs écrans réflecteurs tels que 500, 600 sont disposés endehors même de la première enceinte 400, et si le vide est réalisé à l'intérieur de ces en- ceintes 500; 600, les enceintes étant reliées entre elles par des plots isolants 611, 612. Les pinces 411, 412 de support du résonateur 1,2,3 dans l'enceinte-400 sont également réalisées en un matériau isolant. Dans le cas du mode de réalisation de la figure 2, o plusieurs écrans électromagnétiques sont disposés en dehors même de l'enceinte 400, l'écran interne tel que 300 présent dans le mode de réalisation de la figure 1 peut être supprimé, mais il reste important que dans ce cas le résonateur soit entouré de l'écran 200 déposé sur les plateaux 2, 3 eux-mêmes. Diverses modifications et adjonctions peu- vent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs qui viennent d'être décrits. Ainsi, selon une variante de réalisation, les électrodes 4,5 peuvent ne pas être totalement indépendantes des couches 200 formant écran déposées sur les plateaux 2,3 et/ou le cristal 1 et l'une des électrodes peut dans ce cas être au même po- tentiel de référence que lesdites parties d'écran 200. 1.6 REVENDICATIONS 1.- Oscillateur à haute fréquence autother- mostaté, du type comprenant, monté dans une enceinte étanche, un résonateur piézoélectrique constitué par au moins un cristal piézoélectrique muni d'une partie péri- phérique continue formant bague reliée à une partie cen- trale par une zone intermédiaire qui est évidée dans sa majeure partie et comprend au moins deux ponts de liai- son pour rendre solidaires l'une de l'autre la partie centrale et la partie périphérique, et deux plateaux diélectriques pour supporter et maintenir des électrodes excitatrices, sans contact avec et en regard respective- ment de chacune des faces de l'une des parties centrale et périphérique qui constitue alors la partie active vi- brante du cristal, l'autre partie du cristal qui consti- tue une partie de support pour le cristal étant mainte- nue en position entre lesdits plateaux diélectriques, caractérisé en ce que le contact entre la partie de sup- port du cristal et les deux plateaux diélectriques est limité à une-surface discontinue d'étendue réduite cons- tituée par un nombre fini d'éléments de surface de con- tact, en ce qu'au moins un écran réflecteur infra-rouge est disposé à l'intérieur même de l'enceinte étanche au voisinage immédiat du résonateur piézoélectrique et en ce que la puissance électrique appliquée aux électrodes excitatrices est d'au moins environ cinquante microwatts. 2.- Oscillateur autothermostaté selon la re- vendication 1, caractérisé en ce que le nombre fini d'élé- ments de surface de contact de la partie de support du cristal est égal à quatre. 3.- Oscillateur autothermostaté selon la re- vendication 1 ou la revendication 2,-caractérisé en ce que les parties des faces internes des plateaux diélec- triques situées en regard du cristal mais non recouvertes d'électrodes et non en contact avec le cristal sont polies et recouvertes d'un écran électromagnétique infra-rouge. 4.- Oscillateur autothermostaté selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les faces externes des plateaux diélectriques sont polies et recouvertes d'un écran électromagnétique infra- rouge. 5.- Oscillateur autothermostaté selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la partie de support du cristal est polie et recou- verte d'un écran électromagnétique infra-rouge. 6.- Oscillateur autothermostaté selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le ou les écrans électromagnétiques infra-rouges sont constitués par un dépôt métallique d'or, d'argent ou de cuivre. 7.- Oscillateur autothermostaté selon l'une quelconque des-revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les écrans électromagnétiques sont constitués par des éléments multicouches réflecteurs correspondant à un quart de longueur d'onde pour les radiations infra-rouges. 8.- Oscillateur autothermostaté selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend un capteur de température disposé à pro- ximité immédiate de la paroi de l'enceinte étanche entou- rant le résonateur piézoélectrique et en ce que des moyens sont prévus pour réguler le niveau de la puissance élec- trique fournie aux électrodes déposées sur les plateaux diélectriques en fonction des signaux délivrés par le - capteur. 9.- Oscillateur autothermostaté selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les électrodes excitatrices produisant un champ élec- trique dans la partie active du cristal piézoélectrique reçoivent d'une part une puissance électrique supérieure ou égale à environ une vingtaine de microwatts pour exciter le cristal selon un rode utile choisi pour déterminer une référence de fréquence et d'autre part une puissance électrique supérieure ou égale à environ 50 microwatts pour exciter le cristal selon un mode, un partiel ou une vibration anharmonique différents du mode utile choisi pour déter- miner une référence de fréquence. 10.- Oscillateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, dans lequel le cristal piézoélec- trique est de coupe AT, et est dimensionné et excité pour vibrer à 5 MHz sur le mode partiel 5, caractérisé en ce que la puissance électrique fournie aux électrodes pour exciter la partie active du cristal sur le mode par- tiel 5 est comprise entre environ 70 et 110 microwatts. 11.- Oscillateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, dans lequel le cristal piézoélec- trique est de coupe SC et est dimensionné et excité pour vibrer à 5 MHz sur le mode C et le mode partiel 3, caractérisé en ce que la puissance électrique fournie aux électrodes pour exciter la partie activé du cristal sur le mode-C et le mode partiel 3 est comprise entre environ 140 et 180 microwatts. 12.- Oscillateur selon la revendicaiton 11, caractérisé en ce que le cristal de coupe SC est en outre excité pour vibrer sur le mode B et en ce,que la puissance électrique fournie aux électrodes pour exci- ter la partie active du cristal sur le mode B est de l'ordre d'environ quelques centaines de microwatts. 13.- Oscillateur selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend deux paires d'électrodes différentes déposées sur les plateaux diélectriques en regard de la partie active du cristal pour exciter ladite partie active sur un mode utile de référence de fréquence et sur un mode addition- nel de chauffage. 14.- Oscillateur-selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend une seule paire d'électrodes déposées sur les plateaux diélectriques en regard de la partie active du cristal pour exciter ladite partie active sur un mode utile de référence de fréquence et sur un mode additionnel de chauffage, et en ce que les circuits électriques de l'oscillateur comprennent des circuits de filtrage pour isoler la composante utile de référence de fréquence du signal électrique appliqué aux électrodes. 15.- Oscillateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'il comprend un écran électromagnétique infra-rouge constitué par un matériau isolant thermiquement recouvert d'une couche d'un matériau réflecteur, disposé à l'intérieur de l'en- ceinte isolante et entourant l'ensemble du résonateur piézoélectrique. 16.- Oscillateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que l'enceinte étanche comprend un capot poli recouvert sur ses deux faces d'une couche d'un matériau réfléchissant. 17.- Oscillateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que les liaisons électriques entre d'une part les électrodes déposées sur les plateaux diélectriques et d'autre part les qircuits électroniques de l'oscillateur sont portées par un dis- positif de chauffage annexe consommant une puissance de l'ordre d'une dizaine de milliwatts à une température de l'ordre de la température d'inversion du cristal. 18.- Oscillateur selon la revendication 17, caractérisé en ce que le dispositif de chauffage annexe utilise les déperditions de chaleur des circuits électro- niques de l'oscillateur disposés à proximité de l'encein- te étanche de l'oscillateur piézoélectrique. 19.- Oscillateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce qu'il comprend une résistance électrique additionnelle de démarrage - disposée au voisinage de l'enceinte étanche. 20.- Oscillateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que l'une des électrodes et les écrans électromagnétiques infra-rouges déposés sur les plateaux diélectriques et/ou la partie de support du cristal sont à un même potentiel de réfé- rence. 21.- Oscillateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé en ce qu'il est dis- posé dans une atmosphère dont la température est très inférieure à la température d'inversion du cristal pié- zoélectrique.