La présente invention a trait aux glissières ou barrières de sécurité implantées le long des autoroutes et autres voies de circulation, et elle concerne plus particulièrement les constructions de ce genre dans lesquelles la ou les lisses longitudinales sont formées par des profilés à section carrée ou rectangulaire, ouverts longitudinalement à l'oppose de la voie considérée pour permettre leur fixation sur les poteaux-supports. On sait que lorsqu'il s'agit de séparer l'une de l'autre deux voies de circulation qui s'étendent parallèlement l'une a l'autre à un écartement transversal réduit, on a proposé des barrières ou glissières doubles comprenant au moins une série de deux lisses longitudinales disposées à la même hauteur et supportées par une seule rangée de poteaux-supports. Dans les ensembles de ce type les ouvertures des deux lisses placées côte à côte s'ouvrent l'une en direction de l'autre et l'on a recours à des pièces spéciales pour assurer aussi bien la fixation de ces lisses sur chaque poteau-support que leur assemblage transversal entre deux poteaux consécutifs. On conçoit qu'en cas de choc par un véhicule les lisses des barrières ou glissières de sécurité sont soumises non seulement à des efforts transversaux mais également à des efforts orientés de manière substantiellement longitudinale, de telle sorte que les pièces d'assemblage doivent assurer une fixation parfaitement efficace si l'on entend que ces deux types d'efforts soient convenablement encaissés par les poteaux-supports et que l'ensemble assume la fonction de sécurité qui lui est affectée. La présente invention a pour objet un dispositif d'assemblage qui répond particulièrement bien aux impératifs pratiques, tout en étant de réalisation simple et économique. Ce dispositif, du genre en soi connu comprenant deux pièces parallèles identiques dont chacune comporte une tête profilée pour s'engager à l'intérieur de l'ouverture de l'une des deux lisses à assembler et un talon de fixation, est principalement remarquable en ce que le talon de chaque pièce présente au moins une rampe oblique agencée de façon à venir au contact d'une portée transversale de la pièce opposée, afin que le serrage desdites pièces l'une contre l'autre assure simultanément le déplacement longitudinal de celles-ci dans des directions opposées et l'application à force des talons et des têtes contre les parties bordant les ouvertures des lisses. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective de l'une des deux pièces identiques d'un dispositif d'assemblage suivant l'invention. Fig. 2 est une coupe horizontale illustrant le montage d'un tel dispositif. Fig. 3 est une coupe transversale schématique suivant III-III (fig. 2) ; l'on a indiqué en II-II sur cette figure le plan de coupe de fig. 2. La pièce représentée en fig. 1 comprend un talon plat 1 à profil substantiellement rectangulaire, et une tête 2 disposée dans le même plan que ledit talon. Le bord transversal libre 10 du talon 1 est découpé de deux entailles longitudinales il qui déterminent deux pattes 12 repliées obliquement vers l'extérieur pour former rampes d'actionnement, ainsi qu'on le comprendra ci-après. Le talon 1 est percé d'un trou 13 pour le passage d'un boulon d'assemblage. La tête 2 présente une largeur réduite, légèrement inférieure à celle de l'ouverture longitudinale pratiquée dans les lisses à assembler ; le raccordement de la tête sur le talon 1 aeveane donc sur le bord transversal correspondant de celui-ci deux portées transversales qu'on a référencées 14. A l'opposé du talon 1 la tel te 2 présente deux becs latéraux 21 profilés pour déterminer deux encoches référencées 22 t on notera que chaque bec 21 est replié obliquement du meme cté de la pièce que les rampes 12 sus-mentionnées. Pour réaliser et monter un dispositif d'assemblage suivant l'invention, on prend deux pièces suivant fig. 1 qu'on dispose tete- bêche à la manière illustrée en fig. 2 et 3, les portées transversales 14 de la tête 1 de l'une venant au contact des rampes 12 de l'autre et vice-versa. Afin de clarifier le dessin les références de l'une des deux pièces ont été affectées de l'indice a, celles de l'autre de l'indice b. Les pièces, assemblées l'une à l'autre sans serrage par un boulon 3 dont le diamètre est nettement inférieur à celui des perforations ou trous 13 qu'il traverse, sont introduites dans les lisses 4 soit à partir d'une extrémité libre de celles-ci, soit en les orientant tout d'abord à plat pour que la tête 2 de chacune d'elles s'engage dans l'ouverture 40 desdites lisses, puis en les relevant verticalement. Les ailes 41 qui bordent l'ouverture 40 de chaque profilé ou lisse 4 viennent se loger dans les encoches 22 de la tête 2 de chacune des pièces. Bien entendu les dimensions de celles-ci varient en fonction de l'écartement des deux lisses 4 qui forment la glissière considérée ; il est indispensable que ces pièces restent à une certaine distance transversale l'une de l'autre alors que les rampes 12 de l'une sont au contact des portées transversales 14 de l'autre et vice versa. On comprend en effet que le rapprochement à force des deux pieces qui forment le dispositif suivant l'invention, et ce sous l'effet du serrage progressif du boulon 3, assure le déplacement axial simultané dans des directions opposées des deux pièces, si bien que les bords transversaux 10 et les faces d'extrémités 23 des becs 21 (ces bords et ces faces ont été surépaissis en fig. 2 et 3 pour les faire mieux apparaître sur le dessin) agissent à la manière des mors d'un étau pour pincer et serrer les facettes des lisses 3 disposées de part et d'autre de l'ouverture 40 de celles-ci. Bien évidemment les rampes obliques 12 font fonction d'organes multiplicateurs d'effort, de telle sorte qu'un serrage à refus exercé sur le boulon d'assemblage 3 détermine un effort de pinçage très élevé au niveau des mors qui enserrent les facettes précitées des lisses 4. On remarquera que le cambrage conféré aux becs 21 de chaque pièce du dispositif permet aux faces 23 de venir se disposer en visà-vis des parties de serrage du bord transversal 10 de la pièce opposée, en évitant de la sorte tout déséquilibre lors de la manoeuvre du boulon 3. Les essais ont démontré que le dispositif suivant l'invention assurait un assemblage très efficace des profilés ou lisses 4 qui sont ainsi retenus à l'encontre des efforts de glissement longitudinal, et ce sans que les ailettes repliées 41 desdites lisses interviennent dans la fixation. I1 va de soi que le boulon de serrage 3 peut traverser la paroi de l'un des poteaux-supports de la glis sière de sécurité, de telle sorte que le dispositif susdécrit est susceptible d'être utilisé pour la fixation des lisses sur lesdits poteaux aussi bien que pour l'assemblage de celles-ci entre ces poteaux. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'éxécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour l'assemblage des lisses des glissières ou barrieres de sécurité routière , du genre comprenant deux pièces pourvues a'une tête profilée pour s'engager dans l'ouverture longitudinale de l'une de deux lisses ouvertes en vis- -vis et prendre appui contre la paroi interne de celle-ci, caractérisé en ce que le talon de chacune des pièces comporte au moins une rampe propre à agir contre une portée transversale correspondante de l'autre pièce ce, de façon à ce que le rapprochement à force des deux pièces sous l'effet du serrage d'un organe associé aux talons provoque le déplacement axial de ces pièces en sens inverses et l'application des talons et des têtes sur les surfaces interne et externe de chaque lisse. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la tête de chaque pièce présente deux becs latéraux qui sont encochés pour laisser place aux ailes usuelles qui bordent l'ouverture longitudinale des lisses, les faces d'extrémité de ces becs venant ainsi s'appliquer contre la paroi interne des deux facettes de la lisse qui sont disposées de part et d'autre de l'ouverture. 3. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque rampe est formée par une entaille ménagée dans le bord transversal libre du talon de chaque pièce, la partie correspondant à cette entaille étant repliée obliquement pour déterminer une surface oblique. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la portée transversale qui est destinée à coopérer avec la rampe de la pièce opposée est constituée par le bord arrière libre du talon. 5. Dispositif suivant l'ensemble des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que les becs latéraux présentent un cambrage tel que leur face libre d'extrémité vient porter contre la lisse en vis-à-vis du bord transversal du talon de l'autre pièce.