Z475086 La présente invention concerne un étrier de serrage pour la fixation ferme et élastique de rails, avec maintien latéral positif, pour voies ferrées, comprenant au moins une branche de butée destinées être fi>e à un organe d'ancrage du point d'appui du rail, par exemple dans un logement des nervures de la selle de rail, un organe de serrage destiné à être installé directement à proximité des organes d'ancrage, sur le patin de rail et, au moins, un arc de ressort reliant d'une seule pièce la branche de butée et l'organe de serrage. Il a. été testé et adopté depuis 1923 en Allemagne, et dans les pays o elle a exercé une influence technique dans le domaine des chemins de fer, des fixations pour rails de type K comportant une selle de rail reliée par des rondelles élastiques et des tirefonds à la traverse, cette selle de rail étant à son tour reliée de façon presque rigide avec des boulons à tête en équerre, des crapauds et des rondelles élastiques tout en étant bloquée par engagement positif au patin de rail. Dans ces fixations, les boulons à tête en équerre ont la tête logée dans un évidement en queue d'aronde de la nervure. La fixation pour rails de type K, présente par suite de son serrage relativement rigide quand elle est bloquée une résistance à la torsion qu'aucun autre type de fixation n'a encore pu atteindre jusqu'à ce jour. La fixation pour rails de type K, présente toutefois un inconvénient important. Sous l'effet des hautes vitesses de roulement, de l'augmentation des charges à l'essieu et du trafic en tonnes::/jour, les sollicitations appliquées à la voie ferrée augmentent et sous l'effet, en particulier, de l'usure par contact qui en résulte, les fixations de type K se dessèrent légèrement et nécessitent par suite une surveillance et un entretien constants à l'occasion duquel il est indispensable de resserrer les boulons à tête en 9D5 équerre. Un autre inconvénient des fixations pour rails de type K est qu'il n'est pas possible d'effectuer le montage entièrement automatique de la jonction vissée à l'aide d'engins de pose. On connaît également la fixation dite à crampons de serrage et selle de rail qui assure un montage ferme et élastique avec un maintien latéral à engagement positif. La fixation pour rails élastique et sans glissement de la demande de brevet allemand OS 26 23 944 fait partie de ce domaine de la technique. Elle comprend des selles nervurées et des crampons de serrage, ces derniers comportant au moins un organe de serrage adaptable sur le patin, près des nervures, ainsi qu'un organe d'appui au moins reposant sur la selle de rail, avec l'organe de fixation correspon- dant. Comme pour les fixations de type K, on utilise comme organe de fixation des crampons, des boulons à tête en équerre courants dont la tête est logée dans un évidement en queue d'aronde de la nervure. Grâce à une fixation pour rails connue de ce type, à crampons de serrage, on obtient une résistance à la torsion des rails qui équivaut au minimum à celle des fixations connues de type K ou même lui est supérieure. Dans la fixation selon la demande de brevet allemand os 26 23 944, ceci résulte essentiellement du fait que l'organe de serrage du crampon porte par un contact linéaire sur le patin du rail à une certaine distance de la ligne de transition entre la surface du patin et le rayon de congé, mais dans la zone dudit rayon de congé, de sorte que le crampon est engagé plus avant sur le patin en direction de l'âme du rail, tout en respectant un certain écartement. Dans cet agencement, il est essentiel que l'organe de serrage de l'étrier de serrage ne vienne pas porter sur la plaque de patin de rail mais plutôt au voisinage de l'extrémité extérieure du patin dans la zone du rayon de transition, par exemple à faible distance de la ligne a475086 de transition entre la plaque du patin de rail et le rayon de congé. Dans les fixations pour rail de la demande de brevet allemand OS 26 23 944, on n'augmente pas seulement la sécurité au renversement et la résistance à la torsion des rails fixés mais de plus, les bras de levier de la composante de force verticale qui déterminent le moment fléchissant maximal de l'étrier de serrage sont notablement réduits. Comme la fixation pour rails connue de type K, la fixation à cales de serrage selon la demande de brevet allemand OS 26 23:944 présente l'inconvénient de ne pas permettre l'exécution entièrement automatique des assem- blages vissés au moyen des engins de voie. Un inconvénient comm-un aux fixations pour rails selon la demande de brevet allemand OS 26 23 944 et aux crapauds ou crampons élastiques connus également réside en ce que les sollicitations de traction agissant sur le côté fléchissant à l'écrasement, c'est-à-dire la face interne de la cale de serrage réduisent considérablement la résistance a la fatigue. Il faut en-& oetre mentionner l'inconvénient que la fixation pour rails selon -la demande de brevet allemand OS 26 23 944 nécessite le mCme nombre relativement élevé de pièces constitutives que la fixation de type K. Les risques de corrosion et d'usure entre les surfaces de contact de ces pièces sont par suite proportionnellement plus élevés. Le but de l'invention est de remédier à tous ces inconvénients des fixations pour rails connues, en propo- sant un étrier de serrage pour la fixation des rails permanente, flexible, élastique sans glissement, avec maintien latéral à engagement positif, pour voies ferrées de type courant, étrier dans lequel l'application de la force produit sur le patin de rail une force de placage impor:tante ainsi qu'une résistance au glissement _475086 suffisante assurant en même temps un ferme maintien latéral et une résistance élevée à la torsion du rail sur le point d'appui, sans développer d'effort de traction préjudicia- ble dans le zone critique se trouvant sur le côté fléchis- sant à l'écrasement. L'étrier de serrage doit en outre permettre le montage entièrement automatique. Suivant l'invention, l'étrier de serrage est caracté- risé en ce que l'organe de serrage est raccordé à l'extré- mité inférieure de l'arc de ressort et présente à son extrémité libre une pièce de forme adaptable sur le patin de rail tandis que la branche de butée part de l'extrémité supérieure de l'arc de ressort et comporte,à une extrémité cintrée vers le bas, des saillies destinées à être enclen- chées sous précontrainte dans les organes d'ancrage du point d'appui de rail. Le principal avantage de cet agencement pour l'étrier de serrage est que l'organe de serrage engagé sur le patin de rail porte sur le rayon de transition du patin de rail, en formant un angle déterminé par rapport à l'horizontale, supérieur à l'inclinaison la plus forte du patin de rail (1: 4). Par suite, une composante de force horizontale importante, non obtenue selon l'état de la technique, agit sur la ligne de contact de l'organe de serrage avec le patin de rail. On a constaté, en parti- culier, que cette composante de force horizontale, dans un étrier de serrage selon l'invention, peut être au moins cinq fois supérieure à celle des moyens de serrage connus. On accroît ainsi le maintien latéral des rails ainsi que la résistance à la torsion-de façon notable. Un autre avantage est que l'organe de serrage de l'étrier peut agir avec une plus grande longueur d'appui linéaire continue de sorte qu'en cas de torsion du rail, l'effort de serrage appliqué linérairement à l'état sans torsion agit de façon ponctuelle après torsion à l'extrémité de la ligne d'appui et réagit à la torsion avec un bras de levier important. La largeur relativement grande de l'organe de serrage peut renforcer notablement cette action. Un point qui est très important pour la durée de vie de l'étrier de serrage conforme à l'invention est que les contraintes de compression, de traction et de torsion ainsi que leurs compositions réciproques ont leur siège dans les zones particulièrement appropriées de l'étrier de serrage et ceci de mani?'re que lorsque l'étrier est serré, il n'apparaît aucune contrainte de traction dans la zone des rayons intérieurs soumise à des contraintes d'écrase- ment, mais uniquement des contraintes de compression. Selon un mode-de réalisation avantageux, l'étrier a la forme d'une boucle dans laquelle l'extrémité cintrée vers le bas de la branche de butée côtoie l'organe de serrage avec un espacement. L'étrier peut être encore notablement amélioré si à l'arc de ressort sont raccordées deux branches de butée dont les extrémités cintrées vers le bas côtoient chacune avec un espacement un côté différent de l'organe de serrage, si l'organe de serrage, derrière sa pièce de forme adaptable sur le patin de rail est rétréci ou épaulé sur ses deux côtés et si l'extrémité cintrée vers le bas de la branche de butée se trouve dans cette zone. En outre, il est approprié que l'organe de serrage, l'arc de ressort et les organes de butées soient coastitbis par une pièce de forme cintrée provenant d'un feuillard d'acier et que l'organe de serrageait une découpe de base essentiellement en T tandis que la largeur des deux branches de butée se rétricit de l'arc de ressort jusqu'à l'extrémité cintrée vers le bas. On a constaté également qu'il était important de prévoir dans les fixations de rails à étriers de serrage une protection. contre le renversement ou les surcharges en cas d'application d'une charge verticale ou oblique sur Z475086 la tête du rail. Pour cela, l'étrier de serrage doit absorber doucement le décollement du patin de rail, puis le limiter par un fort accroissement de la force de serrage. Selon un aspect de l'invention, ce problème est résolu en ce que des ergots tous deux tournés vers l'intérieur et chevauchant l'organe de serrage sont ménagés sur les branches de butée au-dessus de l'organe de serrage. Dans la mesure o le patin de rail, sous l'effet d'un couple de basculement ou de levage, ne se soulève que de façon limitée, par exemple d'un millimètre environ, la pièce de serrage se trouvant sur le patin de rail rencontre le bord inférieur de l'ergot de la branche de butée qui le chevauche. Le bras de levier du moyen de serrage agissant contre le soulèvement est alors tellement raccourci que même si la force de soulèvement augmente notablement, il ne se produit aucune déformation plastique. La caractéris- tique élastique qui en découle présente par suite une allure progressive. En vue du montage sans problème, et en particulier entièrement automatique de l'étrier de serrage, il est avantageusement prévu sur les organes de butée des bossages à peu près à la même hauteur que les ergots, mais dirigés vers l'extérieur. Grâce à un levier de compression, on peut agir sur les branches de butée pour comprimer élastiquement les étriers vers le bas et amener leurs saillies dans la zone de l'organe d'ancrage du point d'appui du rail o après avoir été relâchés, ils s'enclenchent automatiquement grâce à la cale. A ce sujet, pour limiter la déformation élastique de la branche de butée à la cote absolument nécessaire pour le montage et le démontage de l'étrier, il est important que la longueur des ergots menagés sur la face interne des extrémités cintrées vers le bas, des organes de butée, soit légèrement inférieure à l'écartement latéral entre les branches de butée et l'organe de serrage et que les branches de butée puissent être amenées k475086 latéralement contre l'organe de serrage par déformation élastique l'une vers l'autre par réduction de l'écartement au moyen par exemple d'un outil en forme de pince ou d'un levier de compression. En vue de la combinaison adéquate de l'étrier de serrage et des organes d'ancrage des points d'appui du rail, par exemple avec les nervures des selles de rails, il peut s'avérer également avantageux que l'organe de serrage et plus précisément la pièce de forme adaptable sur le patin de rail présente d'une part une partie coudée vers le haut et d'autre part des agrafes d'appui et de g uidage faisant saillie en direction opposée. Selon ces caractéristiques, en particulier lors du montage de l'étrier de serrage, les organes de serrage viennent se placer à la partie supérieure des organes d'an-rage aux points d'appui des rails et glissent ensuite des organes d'ancrage, lors de l'engagement de l'étrier en position de montage, et sautent sous l'effet de la précontrainte sur le patin de rail o ils prennent alors sans tension la position de neutralisation. L'invention sera mieux corprise grâce à la description qui va suivre faite en regard des dessins annexés et donnant à titre indicatif mais nullement limitatif un exemple de réalisation Sur ces dessins, la figure 1 est une vue en élévation latérale d'un étrier de serrage selon l'invention, à l'état détendu; la figure 2 est une vue de dess us de l'étrier de la figure 1; la figure 3 est une vue de face de l'étrier de serrage selon la flèche III des figures 1 et 2; la figure 4 est une vue en élévation latérale avec coupe partielle de l'étrier de serrage des figures 1 à sa en position de pré-riontagc sur une selle de rail la figure 5 est une vue en élévation latérale avec L475086 coupe partielle d'un étrier de serrage conforme à l'invention une fois son montage terminé, en liaison active avec une selle de rail et le rail reposant dessus; et la figure 6 est une vue analogue à cèlle de la figure 5 d'une selle de rail et d'un rail reposant dessus, mais en position dite de neutralisation de l'étrier. Dans le mode de réalisation des figures 1 à 3 l'étrier de serrage 1 est réalisé à partir d'une matière première élastique plate, en particulier un feuillard d'acier. Il est ensuite découpé ou poinçonné à son profil à partir d'un flan plat et uniforme puis cintré en forme de boucle, comme représenté sur la figure 1. L'étrier de serrage 1 comporte une pièce de serrage 2, raccorde de manière à ne former qu'une seule pièce avec un arc de ressort 3, et une branche de butée 4 raccordée à l'autre extrémité de l'arc de ressort de manière à ne former qu'une seule pièce avec ce dernier. Il est important que la pièce de serrage 2 se raccorde à l'extrémité inférieure de l'arc de ressort 3 et soit munie à son extrémité libre d'une pièce de forme 5 venant porter sur le patin de rail, et que la branche de butée 4 parte de l'extrémité supérieure de l'arc de ressort 3 et que son extrémité 6 repliée vers l'arrière présente des saillies 7 enclenchables sous précontrainte dans l'organe d'ancrage du point d'appui du rail. En se référant à la figure 1, on voit qu'à l'état détendu l'arc de ressort 3 est sensiblement semi-circulaire, et se prolonge à sa partie inférieure en une portion droite 8 de l'organe de serrage 2. A la partie supérieure, l'arc de ressort 3 est adjacent à une section droite 9 de la butée 4. Cette section droite 9 de la branche de butée se prolonge en un secteur arqué sensiblement en-quart de cercle 10 auquel se raccorde vers le bas avec un léger cintrage vers l'intérieur, l'extrémité 6 de la branche 4. Les figures 2 et 3 montrent que la branche 4 L475086 comporte une découpe 11 qui part de l'extrémité libre de la pièce d'extrémité 6, passe par l'arc 10 et la section droite 9 et s'étend jusqu'à la partie supérieure de l'arc de ressort 3. La branche 4 se subdivise donc pour ainsi dire en deux branches de butée 4' et 4" symétriques par rapport à un plan médian vertical 12-12. Comme lemontrent les figures 1 à 3, les deux parties 4' et 4" de la branche de butée 4 reviennent avec leurs extrémités 6, c'est-à-dire 6' et 6" avec un jeu 13', 13" sur des côtés différents de l'organe de serrage 2. Derrière la pièce de forme 5, l'organe de serrage 2 est épaulé ou rétréci des deux côtés de sorte qu'il a une configuration sensiblement en T, et que dans le domaine épaulé ou rétréci, il accueille les extrémités dégagées 6' et 6" de la branche de butée 4', 4" avec ses saillies latérales 7' et 7" Sur les figures 2 et 3, on peut voir également que la largeur des deux parties 4' et 4" de la butée 4 se rétrécit de l'arc de ressort 3 vers leur extrémité cintrée vers le bas 6, c'est-à-dire en 6' et 6" et, qu'en outre, des regots 14' et 14" diriges tous deux vers l'intérieur, sont formés sur les branches 4' et 4" au dess us de l'organe de serrage 2, et chevauchent l'organe de serrage 2. La distance 15 entre les deux surfaces tournées l'une vers l'autre des deux ergots 14' et 14" est de préférence dimensionnée de telle manière que lesdites surfaces viennent buter l'une contre l'autre lorsque les deux branches 4' et 4" sont déformées latéralement et élastiquement de telle manière que les jeux 13' et 13" existant normalement entre les faces internes des deux extrémités 6' et 6" et la face externe de la zone rétrécie de l'organe de serrage 2 sont voisins de zéro. Afin que les deux branches 4' et 4", puissent être déformées l'une contre l'autre, par exemple à l'aide d'un outil tel qu'une pince, il a été prévu sur les branches 4' et 4a", à peu près à la même hauteur que les ergots 14' -L475086 et 14", des bossages 16' et 16" dirigés vers l'extérieur. Lorsque le montage de l'étrier est terminé (figure 5), ces bossages servent d'appui horizontal supérieur contre la nervure 35. Comme représenté en particulier sur la figure 1, l'organe de serrage 2, dans sa partie constituant la pièce de forme 5 destinée à être en contact avec le patin de rail, est coudée sensiblement en Z de manière que la surface 17 coopérant avec la face supérieure du patin soit inclinée par rapport au plan principal de la portion droite 8 sur l'organe de serrage 9. L'inclinaison relative des surfaces 17 par rapport à la section droite 8 de l'organe de serrage 2 définit ainsi l'angle de portée de la pièce de forme 5 qui vient reposer de toute-sa longueur sur la face supérieure du patin de rail. On notera que la pièce de forme 5 de l'organe de serrage 2 est dotée d'agrafes de guidage et d'appui faisant -saillie sur ses côtés opposés, et capables comme on le décrira plus loin,de coopérer avec la face supérieure des nervures des selles de rails. Ces agrafes de guidage forment aussi le bras en porte-à-faux pour l'engagement de l'appareil d'essai à la contrainte des semelles de rails. La figure 4 est une vue en coupe de la moitié d'une selle de rail 19 sur la partie supérieure de laquelle sont réalisées en une seule pièce des nervures 20. Chacune de ces nervures 20 est composée de deux parties de nervures disposées symétriquement l'une par rapport à l'autre, formant entre elles un évidement découpé vers l'arrière dans lequel l'étrier 1 peut s'engager à l'aide des saillies 7' et 7" ménagées aux extrémités 6'-et 6" des branches 4' et 4". Sur la selle de rail 19 et, plus particulièrement entre les nervures opposées 20, il est prévu ordinaire- ment une entretoise 21. La selle de rail 19 est fixée de façon classique ú475086 à l'aide de tirefonds 22 sur une traverse ou autre appui similaire pour rails. La figure 4 représente à ce sujet un étrier de serrage 1 pré-monté sur la selle de rail 19, vu de côté et partiellement en coupe. L'étrier 1 porte par ses agrafes de guidage et d'appui 18' et 18" sur une face d'appui 23 ménagée sur le dessus de la nervure 20 ou des parties qui la constituent, de telle manière qu'il ne fait pas saillie par rapport à la face interne 24 de la nervure 20. D'autre part, la butée 4 ou les deux branches de butée A4' et 4" sont engagées par les saillies 7' ou 7" réalisées à leurs extrémités 6 ou 6' et 6" sous un cran 25 de l'évidement pratiqué vers l'arrière qui se trouve des deux côtés sur les surfaces dirigées l'une vers l'autre des deux parties du nervure qui constituent la nervure 20. Les saillies 7 ou 7' et.. des extrémités tournées vers le bas 6 ou 6' et 6" des butées 4 ou 4' et 4" sont engagées dans le cran 25 avec une précontrainte horizontale et vertic.le déterminée car l'étrier ne repose pas seulement sur l& face 23 le la nervure 20 par les agrafes de guidage et d'appui 18' et È8', mais peut aussi être en appui sur la face suprieure de la selle 19, par sa zone 26 voisine de l'e:r:mité inférieure de son arc de ressort 3. En position de pré-montage de l'étrier 1 représentée cà la figure 4, il est possible de monter le rail 27 avec le patin 28 entre les nervures opposées 20 sur l'entre- toise 21 de la selle de rail 19, comme indiqué sur la figure 5. Ensuite, en exerçant une force de translation horizontale selon la flèche 29 et -ne force de compression verticale selon la flèche 30, l'étrier 1 peut être amené dans sa position de montage termine par rapport à la selle 19 et au rail 27, cornfite représenté sur la figure 5. Dans ceCte position de montage terminé de l'étrier 1, la pièce 3 de forme 5 de l'organe de serrage 2 avec ses agrafes d'appui L475086 et de guidage 18' et 18", a glissé des surfaces d'appui 23 des nervures 20 et presse sur toute sa longueur, par l'intermédiaire de la face 17, la partie supérieure du patin de rail 28 et en particulier son bord arrondi 31, comme représenté sur la figure 5. Il s'ensuit que la face 17 de la pièce de forme 5 forme avec la face supérieure du patin de rail un angle d'appui 32 incliné par rapport à l'horizontale et dont l'importance définit d'une part la force verticale et d'autre part la force horizontale assurant la fixation du rail. Grâce à une force de compression appliquée-essentiel- lement à la verticale selon la flèche 30, on engage l'étrier 1 par les saillies 7 ou 7' et 7" ménagées à l'extrémité 6 ou 6' et 6" des butées 4 ou 4' et 4" dans un cran 33 qui non seulement est sensiblement plus bas que le cran 25 entre les deux parties formant la nervure 20 mais est en outre décalé vers le patin de rail par rapport audit cran 25. Comme le montre clairement la figure 5, lorsque le montage de l'étrier 1 est terminé, les ergots 14', 14" réalisés sur la face interne des extrémités 6 ou 6' et 6" des butées 4 ou 4' et 4" n'ont le bord inférieur que légèrement au-dessus du coude de la pièce de forme 5 façonnée dans l'organe de serrage 2. Ainsi, il suffit d'un léger mouvement de basculement ou de soulèvement du patin 28 du rail 27, pour que la pièce de forme 5 de l'organe de serrage2porte contre les ergots 14' et 14". Dans ce cas, le bras de levier qui agit contre le décollement se trouve tellement raccourci que malgré une force de décollement notablement plus élevée, il ne se produit aucune déformation plastique de l'organe de serrage 2. La caractéristique élastique qui en résulte prend alors une allure progressive. On peut voir également sur la figure 5 que lorsque le montage de l'étrier de serrage est terminé les deux bossages 16' et 16" portent horizontalement sur la nervure d'appui 35 et permettent seulement alors un 2L475086 serrage optimal. Des essais pratiques ont montré que les étriers 1, une fois montés, comme représenté sur la figure 5, par suite de l'angle d'appui 32 incliné vers l'horizontale, entre le bord arrondi 31 du patin de rail et la surface 27 de la pièce de forme 5 produisent une force verticale de 1120 kp et une force horizontale de 522 kp. Pour obtenir une force horizontale supérieure, il suffit que la pièce de forme 5 soit raccordée par sa partie coudée à la section droite 8 de l'organe de serrage 2 de manière à avoir un angle d'appui supérieur entre la surface 17 et le bord arrondi 31 du patin de rail. Ce point est particuliè- rement important pour le support horizontal élastique -maintien latéral du rail 27 et il est déterminant pour la valeur de résistance à la torsion. A partir de la position de montage terminé représentée à la figure 5, les étriers 1 peuvent être amenés dans une position dite de neutralisation, comme représentée sur la figure 6. Dans cette position de neutralisation, la pièce de forme 5 de l'organe de serrage 2 conserve certes sans grand changement sa position sur le patin 28 du rail 27. L'étrier 1 est entièrement déchargé car les saillies 7 ou 7' et 7" des extrémités 6 ou 6' et 6" de la butée 4 ou 4' et 4" sont passées du cran 33 à un troisième cran 34 situé une certaine distance au-dessus. L'étrier 1 peut être amené dans cette position de neutralisation en exerçant par un mouvement de haut en bas avec un outil en forme de fourchette une pression contre les bossages 16' et 16". Par suite, les butées 4 ou 4' et 4" se déforment élastiquement l'une vers l'autre par réduction de leurs distances 13' et 13" par rapport aux bords extérieurs de l'organe de serrage 2 dans la zone rétrécie. En conséquence, les ergots 7' et 7" des extrémités 6 ou 6' et 6" des buttes 4 ou 41 et 4" se dégagent du cran 33. L'é.trier 1 se desserre par conséquent de telle manière que les ergots 7 ou 7' et 7" arrivent au-dessous du cran 34. La position de neutralisation de l'étrier 1 permet par exemple d'exécuter la soudure des rails pen- dant qu'ils sont positionnés avec précision tout en pouvant encore se déplacer longitudinalement sur les selles 19 des points d'appui des rails. On peut mentionner également que lorsque les étriers de serrage 1 passent de la position de prémontage comme représentée sur la figure 4 à la position de montage terminé représentée sur la figure 5, ou en position de neutralisation conformément à la figure 6, la zone de ces étriers constituant la transition entre l'extrémité inférieure de l'arc de ressort 3 et la section droite 8 de l'organe de serrage 2 se soulève de la face supérieure de la selle 19 de telle manière que la section droite 8 de l'organe de serrage 2 quitte sa position inclinée vers le bas du patin de rail et tend vers une position au moins approximativement horizontale. Il est expressément indiqué ici que les formes de réalisation des étriers de serrage revendiquées, décrites et représentées peuvent non seulement être utilisées en combinaison avec des selles de rails ou similaires dans lesquelles les organes d'ancrage aux nervures comportent des crans d'engagement 25, 33 et 34 comme représenté sur les figures 4 à 6 mais également, par exemple, sous une forme quelque peu modifiée, dans un selle de type K à ancrage en queue d'aronde. Il est simplement important que les organes d'ancrage pour l'étrier 1 soient conçus de telle manière que les organes de butée 4 ou 4' et 4" puissent s'y accrocher par le haut et que l'organe de serrage 2 qui se trouve en dessous puisse être introduit entre les organes d'ancrage et venir en appui contre le patin de rail 28. Cet agencement a en effet une grande importance car elle assure que dans la face interne de l'arc de ressort 3, c'est-à-dire dans la zone de la face interne fléchissant à l'écrasement, n'apparaît aucune contrainte de traction mais uniquement des contraintes de compression. L'avantage particulier de l'étrier de serrage 1 conforme à l'invention réside en ce que l'on peut le réali- ser avec des outils simples, une main-d'oeuvre réduite et dans un temps très court avec une bonne fidélitéde reproduction et que ceci garantit moyennant un entretien réduit, le maintien de la géométrie du contact avec le rail et l'organe d'ancrage. Etant donné que grâce à l'emploi de l'étrier 1, la fixation du rail ne demande qu'un nombre minimum de pièces distinctes, il est possible de limiter au minimlum l'usure par contact et corrosion, et l'on n'a pratiquement plus à craindre de relâchement du serrage. Le mli a donc un maintien latéral stable et un tracé sans anomalie. On peut éviter le montage latéral permanent du patin de rail 28 sur les surfaces de limitation fiâes 24 des nervures 20 ou autres organes d'ancrage similaires, car les étriers 1 sont également élastiques dans le sens horizonial mais avec une caracté- ristique plus raide que dans le sens vertical. Un autre avantage Important de l'étrier conforme à la présente invention réside également dans le fait que celui-ci convient pour un montage entièrement automatique. 1 6 REVENDICATIONS 1. Etrier de serrage pour la fixation ferme et élastique des rails, avec maintien latéral positif, pour voies ferrées, comprenant au moins une branche de butée (4, 4', 4") destiné à être fixé à un organe d'ancrage du point d'appui du rail, par exemple dans un logement des nervures (20) d'une selle de rail (19), un organe de serrage (2) destiné à être installé directement à proximité des organes d'ancrage, sur le patin de rail (28) et, au moins, un arc de ressort (3) reliant d'une seule pièce la branche de butée (4, 4, 4") et l'organe de serrage (2), caractérisé en ce que l'organe de serrage (2) est raccordé à l'extrémité inférieure de l'arc de ressort (3) et présente à son extrémité libre une pièce de forme- (5) adaptable sur le patin de rail (28) tandis que la branche de butée (4 ou 4', 4") part de l'extrémité'supérieure de l'arc de ressort (3) et comporte à une extrémité cintrée vers le bas (6, ou 6', 6") des saillies (7 ou 7', 7") destinées à être enclenchées sous précontrainte dans les organes d'ancrage (2 ou 25, 33, 34) du point d'appui de rail (19). - 2. Etrier de serrage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il a la forme d'une boucle dans laquelle l'extrémité cintrée vers le bas (6 ou 6', 6") de la branche de butée 4 ou 4', 4") côtoie l'organe de serrage (2) avec un espacement (13', 13"). 3. Etrier de serrage selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'à l'arc de ressort sont raccor- dées deux branches de butée (4',4") dont les extrémités cintrées vers le bas (6', 6") côtoient chacune avec un espacement (13', 13") un côté différent de l'organe de serrage (2). 4. Etrier de serrage selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'organe de serrage (2), derrière sa pièce de forme (5) adaptable sur le patin de rail (28) est rétréci ou épaulé sur ses deux côtés et en ce que l'extrémité cintrée vers le bas (6', 6"), de la branche de butée (4', 4") se trouve dans cette zone. 5. Etrier de serrage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'organe de serrage (2), l'arc de ressort (3) et les organes de butée (4', 4") sont constitués par une pièce de forme cintrée provenant d'un feuillard d'acier et en ce que l'organe de serrage (2) a une découpe de base essentiellement en T tandis que la largeur des deux branches de butée (4', 4") se rétrécit de l'arc de ressort (3) jusqu'à l'extrémité (6', 6") cintrée vers le bas. 6. Etrier de serrage selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que des ergots (14', 14") tous deux tournés vers l'intérieur et chevauchant l'organe de serrage (2).sont ménagés sur les branches de butée (4', 4") au-dessus de l'organe de serrage (2). 7. Etrier de serrage selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est prévu sur les organes de butée (4', 4") des bossages (16', 16") à peu près à la même hauteur que les ergots (14', 14") mais dirigés vers l'extérieur. 8. Etrier de serrage selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la longueur des ergots (14', 14") ménagés sur la face interne des extrémités cintrées vers le bas (6', 6") des organes de butée (4', 4"), est légèrement inférieure à l'écartement latéral (13', 13") entre les branches de butée (4', 4") et l'organe de serrage (2) et en ce que les branches de butée (4', 4") peuvent être amenées latéralement contre l'organe de serrage (2) par déformation élastique l'une vers l'autre par réduction de l'écartement (13, 13') au moyen par exemple d'un outil en forme de pince ou d'un levier de compression. 9. Etrier de serrage conforme à l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'organe de serrage (2) et plus précisément la pièce de forme (5) adaptable sur le patin de rail (28) présente d'une part une partie coudée vers le haut et d'autre part des agrafes d'appui et de guidage (18', 18") faisant saillie en directions opposées.