i 2061650 Il est connu que les fibres de polyamide, aussi bien"sousforme de tissus que de tricots, ont fortement tendance à former des raies ou "barres" lorsqu'on les teint. Les causes de cette formation de barres semblent se situer principalement dans 5 le domaine physique, c'est-à-dire que les raisons principales de la formation de barres résident dans des degrés d'étirage différents ainsi que dans des différences ds texturation. Le nombre de groupes aminé terminaux contenus dans les fibres de polyamide joue encore un certain rôle mais-. c-3 facteur ss'ï =euondairs rela-10 tivement aux propriétés physiques. Pour le teinturier, il est toujours très désagréable et fastidieux d'éviter la formation de barres qui, en outre, est aggravée par l'utilisation accrue de surfactifs qui d'une part ont un rôle d'égalisation mais qui d'autre part, à mesure 15 que leur concentration augmente dans les bains de teinture, amènent une formation d'autant plus forte de mousse qui est également gênante dans le travail industriel, étant donné que les récipients de teinture débordent de mousse ou que, par exemple dans les machines de teinture, il se produit un moussage si important 20 que le procédé n'est plus praticable. Pour obtenir une teinture uniforme et en particulier exempte de barres sur les produits en polyamide, on a fait les propositions les plus diverses, c'est-à-dire que l'on a proposé en particulièr des surfactifs de nature aussi bien non iono-25 gène qu'anionique. Pour éliminer la mousse, on a proposé des additions de silicone. Toutefois, les silicones entraînent aussi à nouveau des inconvénients par formation de taches de silicone qui sont extrêmement difficiles à éliminer de la matière. D'autre part, on a proposé des procédés en plusieurs étapes 30 visant à éliminer la formation'de barres dans la teinture de fibres de polyamide, par exemple par une ébullition préalable de la matière avec addition de surfactifs anioniques tels que les sul-fonates supérieurs de dérivés d'acide gras, puis par refroidissement, après quoi, dans le processus de teinture proprement dit, 35 on remonte jusqu'aux températures de teinture avec addition d'autres surfactifs tels que des aminés aliphatiques fortement éthoxylées. Ces procédés sont compliqués et coûteux, en particulier en ce qui concerne le temps et aussi la consommation d'énergie. 4G Les exigences accrues quant à la solidité des poly- 70 22067 2061650 aiaides teintas"néëessifcent " 1'utilisation de- colorants à grosses molécules qui ©ni u«i sauvais pouvoir de migration -et qui, par suit®, ©fit d'autant plus tendance I donner une teinteire inégale ©t d©s barces 0 An f®nds 1g prablèsas consistant à teindre sans 5 basses et de fagon très solide et égale les tissus ©u tricots de polyaaide dans des conditions techniques -et économiques acceptables n'a donc pas ©ncor© été" résolu d© fagon satisfaisante0 On a trouvé maintenant qae ûqs laélaagss comprenant des diamins» grasses clans une large osure saturée- et relative» t&snZ psu étfcoseyléee# dîs sëls alcalins dcacide dinaphtyl-saéthane-di-sulfonique et des sels alcalins "d® sélanges de sr«onoesters et diostsrs p2?©p©Ky!és d°aeide ©rthoph©§ph©rique et pouvant contenir des alcools estérifiés de 4°6 atotsss de carbone sous forme ramifiée ou non conviennent particulièrement, bien si l'on veut tein-25 dr® ci®s tissus su tricots de polyamide de façon égals, sans barres Qt avec peu d@ mousse* Comme le contrent les exesiples suivants, il s9agit d'un procédé qyi a déjà fait s©s preuves à l'échelle industrielle. La point surprenant est que -par Inaction synergique des classes 20 cl© substances indiquées, qui n® conduisent pas au but quand on les utilise chacune isolément, on ait obtenu ce progrès qui consiste a teindre d® fagon égal© sans préparation spéciale de la matière,, avec un faible moussage et en abrégeant les teraps de teinture prolongés qui étaient nécessaires antérieurement dans la plupart 25 cies cas. Par exemple9 les esters propozylés d'acide phosphorique, notamment dans l«2s solutions aères usuelles à 10% ©t davantage tendent à donner des phénomènes d© floculation qui ne se produisent pas dans 1Bassociation avec les diasiines grasses et les sels de sodium d"acides dinaphtyl-méthanedisulfonique qu'on utilise 20 s©lon l8inventioûo Les diasines éthoxylées seules ne produisent guère d'effets et il faut remarquer que peur le présent procédé, les aminés diacides gras saturés purs en Ci0"G20 conviennent aussi bien que les diamines obtenues à partir d© .mélanges d'acides gras naturels'ou synthétiques I faibles;--- indi.ee -d'iode-,-, par exemple- . les" diamines préparées I partit.d.®acides gra„sa de coco:, d ' acides gras-d5fouii© de palffi20 d'acide^ stéariques- techniques"etçA. dss températures d® teinture supérieures I 100°C, l'action de mi-gr'ati@n "des colorants "® s-i notablement- accrue par. l'additif indiqué. Les avantages du procédé se-font sentir particulièrement dans le 43 cas des classes de colorants qui ont un© égalisation nettement 70 22067 2061650 mauvaise et tendent fortement à donner une teinture rayée, par exemple des phtalocyanines hydrosolubilisées. Spécialement dans les "nuances turquoises", on obtient a l'aide du mélange proposé par l'invention, des teintures remarquablement meilleures et plus 5 régulières. On fait bouillir la matière 20-30 minutes en ajoutant 4% au maximum du mélange selon l'invention, par rapport au poids de la matière, et en ajoutant les autres agents chimiques nécessaires à la teinture. Ce temps est nécessaire selon la méthode tra-10 ditionnelle de teinture pour chauffer le bain d'environ 40-50°C jusqu'à la température d'ébullition. Après l'ébullition préalable, sans ajouter d'autres adjuvants, on ajoute au bain le colorant éventuellement sous forme dissoute puis on teint pendant une heure à l'ébullition ou à haute température. Ainsi, selon le 15 procédé ici décrit, il est possible de teindre la matière avec un seul produit sans supplément de temps ni de frais, et aussi, si l'on utilise des types de colorants solides, d'obtenir un produit satisfaisant, uniforme et sans stries. Par ailleurs, l'utilisation du mélange proposé don-20 ne encore des effets secondaires. En général, on peut se contenter d'ajouter environ 3-4% du mélange alors que selon les méthodes connues il faut des quantités totales d'adjuvants anioniques et non ionogènes de 6-10%. Il s'ensuit, par exemple dans le cas d'une polyamide que l'on a grattéeou lainée après la teinture, que 25 par suite des fortes additions d'adjuvants la matière est difficile à gratter, ou môme ne peut pas l'être de façon satisfaisante. Il faut penser que les constituants adhésifs contenus dans les produits avivant le grattage deviennent inactifs par suite des grandes quantités d'adjuvants introduites antérieurement. Ces 30 phénomènes désavantageux disparaissent lorsqu'on utilise le mélange selon l'invention. En outre, de façon surprenante, le produit convient aussi comme agent de désaération car étant donné son faible mous-sage et son action mouillante, il empêche les inclusions d'air 35 par exemple dans le cas de produits texturés et enroulés qui présentent toujours des points blancs non teints causés par des bulles d'air. Les exemples suivants servent à expliquer le procédé selon l'invention sans le limiter. 70 22067 2061650 Exemple 1 Teinture, au moyen du produit selon l'invention, d'une polyamide tendant a former des barres. On traite la matière à l'ébullition pendant 20 5 minutes avee % environ 2% du produit selon l'invention et environ 2% d'acide acétique à 60%* Ensuite, on ajoute à la température d'ébullition : 1,5% «tt'Àcid. Blue» (C.I. 26360) 10 et on teint pendant 60 tainu te s à 100 ou 110°C. Far ce procédé, on obtient avec un seul adjuvant de teinturerie des teintures égales et régulières, en recouvrant le mieujs possible les différences d'affinité des fibres (formation de stries) causées par la matière et avec un procédé rationnel. 15 II faut ajouter que les adjuvants de teinturerie à forte migration antérieurement connus causent dans les bains de traitement en circulation un dégagement de mousse assez prononce ot gênant ©t que par suit© il devient- nécessaire d"ajouter des inhibiteurs de mousse supplémentaires» Un autre avantage du 20 produit selon l'invention est qu'il ne donne presque pas de mousse fâêm® avec «ne circulation intense du bain et que par suite, on nsa plus besoin d'inhibiteurs de mousse supplémentaires. Composition du produit selon l'invention : 50 parties d'une diamine grasse faiblement éthoxylée, 25 30 parties d'un sel alcalin d'acide dinaphtyl-méthanedisulfonique, 20 parties d'un mélange de sels alcalins de monoesters et diesters propoxylés d'acide orthophosphorique. Dans, le cas présent, la quantité d'adjuvants ajoutée est calculée sur la base d'un produit à 100%. Si pour des 30 raisons pratiques on adopte une concentration moindre, la quantité d'adjuvants augmente bien entendu en conséquence, par exemple elle passe de 2 à 4% pour un produit à 50%. Exemple 2 Teinture d'une polyamide tendant à former des barres au moyen de 35 deux produits, selon le procédé en deux étapes pratiqué antérieurement. On traite préalablement la matière à l'ébullition pendant 20-30 minutes avec : environ 2% d'un produit à base d'acide oléique fortement sulfoné 40 2% d'acide acétique à 60% (pH 5). 70 22067 5 2061650 Ensuite, on ajoute à ce bain î environ 2% d'une aminé grasse fortement éthoxylée, puis on fait circuler pendant 10-15 minutes. Ensuite, on ajoute à ce bain, à la température d'ébullition î 5 1,5% U'Acid Blue" 113 (C.I. 26360) et on teint pendant 60 minutes à ÎOO ou 110°C. Par ce procédé antérieurement connu, malgré l'utilisation de deux adjuvauts du iei-i^reïie» awe »r« tsœps de travail plus lonç, on n'obtient pas les tsinturee uïyI-Torms Qt égales que 10 l'on obtient avec le produit de 1'invention, selon l'exemple 1. Exemple 3 Teinture d'une polyamide par le procédé usuel antérieurement. L'utilisation d'un adjuvant de teinturerie peut suffire à l'égalisation mais les barres causées par la matière ne sont nullement 15 supprimées. On traite préalablement la matière à environ 40°C dans un bain contenant : environ 2% d'un produit à base d'amines grasses éthoxylées seules ou en mélange avec des fractions anioniques (ayant de l'affinité 20 pour les fibres), par exemple des alcoyl-arènesulfonates, des -mersolates, des acides oléiques sulfonés etc., et environ 2% d'acide acétique à 60% ; au bout d'environ 10 minutes, on ajoute : 1,5% "d'Acid Blue" (C.I. 26360). 25 On porte ce bain de teinture d'une température de 40°C à l'ébullition en 30-45 minutes environ et on teint à l'ébullition pendant environ 60 minutes. Avec un produit de ce genre, grâce à une action suffisante de migration de colorant, on peut obtenir une teinture 3C égalisée. Mais avec ce procédé seulement, de tels produits ne sont pas capable de neutraliser les baïres causées par la matière. 70 22067 6 2061650 =» REVENDICATIONS - L Précédé d© teinture uniforme et sans barres des tissus s tricots @t fils formés de fibres de polyamide, caractérisé par 1® fsit que îsora effectue la teinture en ajoutant des mélanges cl s diafflirsea grasses faiblement éthoxylées, un sel alcalin d "acide dliraaphtyl-Riéthanedisulfonique et des sels alcalins d*un mélange de tnonoesters et diesters propoxylés d'acide orthophos-"îhoriqu©» sans refroidissement intermédiaire et avec «ne simple £b»«llition préalable. 2« rrosëcié selon la revendication 1, caractérisé par les fait quson utilise eosaffl® adjavant «a mélange présentant la composition suivante î • .. 50^ dJune diamine grass© faiblement éthoxylée, 3Q% d'un sel alcalin d°aeide dinaphtyl^fiiéthanedisulfonique, 20$ d0iuei Bîélang® de sels alcalins d@ isonoesters et diesters propo-«yiés d9acide orthophos.phbrique .