L'invention concerne les dispositifs pour le chauffage par induction de longues pièces métalliques lors de leur émaillage, c'est-à-dire, lors du séchage et la cuisson de la barbotine d'émail portée par les pièces. Par de longues pièces métalliques on entend les tubes d'acier, les laminés profilés, en particulier les cornières, les poutrelles, les poutres en U, etc.. Généralement les dispositifs connus comportent à cette fin un inducteur embrassant ou entourant la pièce à chauffer et monté de façon à permettre le déplacement de la pièce suivant l'axe de cette dernière, et connecté à une source de courant. On sait que lors du chauffage par induction la fusion de la couche d'émail a lieu à partir de la surface du métal chauffé, c'est-à-dire de l'intérieur vers l'extérieur et on observe alors un grand dégagement de gaz par suite des réactions de plusieurs constituants de l'émail avec le carbone de l'acier par suite du dégagement de l'eau des matériaux à base d'argile rajoutée à l'émail et le dégagement de différents gazoentenu dans le métal même. Au fur et à mesure du chauffage l'inducteur et la pièce se déplacent l'un par rapport à l'autre ce qui fait que les tronçons chauffés de la pièce après avoir quitté l'inducteur sont refroidis rapidement en provoquant un grand accroissement de la viscosité de la couche d'émail et le refroidissement de celle-ci. Pour cette raison une grande partie de gaz n'arrive pas à sortir et reste sous forme de bulles dans la couche d'émail figée ce qui fait que le revêtement d'émail a une structure poreuse qui influe de façon néfaste sur les propriétés physicochimiques du revêtement, diminue sa tenue chimique et sa résistance mécanique. En augmentant la durée de chauffage on peut obtenir le dégagement presque complet des gaz de la couche d'émail mais cela est dangereux car lors d'un chauffage prolongé dans l'inducteur le métal de la pièce commence à fondre car sa température monte de façon continue. La présente invention vise l'élimination des défauts mentionnés par création d'un dispositif permettant d'accroftre le dégagement de gaz sans augmenter la durée de chauffage de la pièce et sans dépenser une puissance excessive. A cette fin on propose de fixer à l'inducteur un ré flecteur qui embrasse la partie incandescente de la pièce immédiatement après sa sortie de l'inducteur et qui s'oppose à l'évacuation de la chaleur et au refroidissement de la couche d'émail fondue. On peut réaliser le réflecteur sous forme d'une pièce tubulaire à fente longitudinale qui est fixée à l'inducteur à l'aide de plaquettes diélectriques. Ces mesures permettent de diminuer considérablement le rayonnement et de créer ainsi des conditions favorables au dégagement des gaz de l'émail fondu refroidi lentement sans diminuer la vitesse de chauffage et sans réduire l'intensité du procédé d'émaillage. La couche d'émail qui se forme se distingue par sa structure optimale et les hauts indices de ses propriétés physico-chimiques. On va donner ci-dessous une description détaillée d'un exemple de réalisation de l'invention, avec référence au dessin joint sur lequel le dispositif proposé est montré de façon schématique. Le dispositif pour le chauffage par induction des pièces émaillées présenté sur le dessin comporte un transformateur 1 dont l'enroulement primaire 3 est branché par l'interrupteur 2 sur la source de courant 4 et l'enroulement secondaire 5 est relié à l'inducteur 6. La construction de l'inducteur chauffant 6 est déterminée par la forme correspondant à la section de la pièce 7 à émailler embrassée par cet inducteur. Si la pièce à émailler est un tube, l'inducteur est en forme d'anneau ; si c'est une poutre en H, l'inducteur a une forme proche de la section droite de la poutre, etc.. Dans le cas concret décrit l'inducteur 6 est fixé de façon à rester immobile et la pièce 7 se déplace suivant son axe par rapport à l'inducteur 6 à l'aide d'un moyen quelconque connu (non indiqué sur le dessin). En cas de nécessité, l'inducteur 6 peut se déplacer par rapport à la pièce 7. Pour améliorer le facteur de puissance de la charge il convient de connecter une capacité 8 parallèlement à l'enrou- lement primaire 3 du transformateur 1. A l'inducteur 6 est fixé par des plaques diélectriques 9 un réflecteur 10 qui embrasse la pièce à émailler 7 et est orienté dans le sens de déplacement de cette dernière indiqué sur le dessin par la flèche A. Le réflecteur 10 est une pièce métallique tubulaire (de même forme que l'inducteur), par exemple, en aluminium dont la surface intérieure est polie ou couverte d'une composition réfléchissante. Le réflecteur 10 n'est pas fermé, c'est-à-dire qu'il comporte une fente longitudinale Il pour prévenir l'apparition de courants d'induction. La pièce 7 sur laquelle est portée l'émail est chauffée lors de son déplacement à travers l'inducteur 6, le réflecteur 10 s'opposant au refroidissement rapide de la couche d'émail sur le tronçon chauffé de la pièce après sa sortie de l'inducteur 6, et pour cette raison on arrive à maintenir un certain temps la couche d'émail à l'état fondu et assurer ainsi un dégagement complet des gaz de la couche d'émail. Les pièces émaillées obtenues à l'aide du dispositif proposée ont une structure optimale du revêtement d'émail répondant aux propriétés physico-chimiques exigées. REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour le chauffage par induction de longues pièces métalliques au cours de leur émaillage, comportant un inducteur entourant ou embrassant la pièce chauffée et monté de façon à ce que ledit inducteur et la pièce se déplacent relativement l'un par rapport à l'autre le long de l'axe de la pièce, caractérisé en ce qu'à l'inducteur (1) est fixé un réflecteur (10) embrassant la pièce (7) et s'opposant à l'évacuation de la chaleur depuis la surface de la pièce chauffée. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réflecteur (10) est une pièce tubulaire à fente longitudinale (11) réunie par des éléments diélectriques (9) à l'inducteur (1).