La présente invention se rapporte å un chausson int#- rieur élastique pour des chaussures spéciales, par exemple des chaussures orthopediques ou des chaussures de sport telles que, par exemple, des chaussures de ski, des bottes après-ski et des chaussures analogues, ainsi qutà un procédé pour la fabrication d'un tel chausson. Les chaussures spéciales du type précite comportent généralement une doublure qui peut, soit être reliée à demeure a la chaussure extérieure, soit être introduite en tant que chausson intérieur séparé dans la chaussure. Cette derniere méthode est utilisée de façon preferentielle pour des chaussures de qualité car elle permet une adaptation optimale du pied à la chaussure. Pour la fabrication de tels chaussons intérieurs, on utilise jusqu'8 présent divers matériaux tels que, par exemple, du cuir, du cuir artificiel, des textiles ou des matériaux ana logues qui sont rembourrés à laide de masses à base de liège, de mousses souples de polyuréthane ou de matériaux semblables. Un tel chausson intérieur se compose d'un grand nombre de parties, jusqu'a' huit parties, qui doivent être reliées entre elles par soudage, collage ou couture pour que le chausson intérieur puisse recevoir une forme adaptée à celle de la chaussure exterieure. Pour cette raison, ce mode de fabrication est très couteux puisqutil implique beaucoup de frais concernant les machines et le personnel nécessaires et entrante des temps de fabrication longs. Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients. Ce but est atteint avec un chausson interieur elasti- que pour des chaussures orthopédiques, des chaussures de ski-ou analogues, constitué par une mousse à base de polyéthylène ou de copolymères de polyéthylène, cette mousse étant de préférence par tiellement réticulée et présentant en majeure partie des pores fermés. Il peut s'agir de polyéthylène haute pression ou basse pression. En tant que comonomeres du polyéthylène, on peut utili ser, par exemple, des esters vinyliques, de ltacétate de vinyle, des ethers vinyliques, des esters acryliques, des esters métha ucryliques, de de lvacrylonitrile ou des produits semblables.De tels additifs utilises à raison de 1 â 15 % en poids, de préférence de 4 à 8 eX en poids, réduisent la dureté, c'est-à-dire la résistance à ltécrasement de la mousse. Un procédé pour la fabrication d'un tel chausson interieur consiste, par exemple, dans le fait qu'on réalise, à partir découpes planes d'une bande de mousse du type précité, suivant des méthodes connues, à chaud par formage par le vide ou par pression (étirage) sur un moule concave ou convexe correspondant, ou par compression entre deux parties de moule, deux moities de chausson intérieur correspondant à la section médiane verticale de la chaussure extérieure, et qu'après rectification des bords, on relie lesdites deux moitiés par collage ou soudage entre elles. Il est également possible de procéder de telle manière qu'on gonfle dés boudins tubulaires, de section annulaire, en mousse du type précité, dans un moule de soufflage, de préférence en plusieurs parties, dont la forme correspond à celle de la chaussure extérieure entière, en présence de chaleur sous la forme d'un chausson intérieur d'une seule pièce. Les bandes de mousse ou les différentes découpes de cette dernière peuvent etre doublées, avant la mise en forme, en tiercement ou partiellement, sur une face ou sur les deux faces, de façon connue en soi par des feuilles de décoration, des tissus, des tricots, du cuir artificiel ou des matériaux analogues, extensibles. On va décrire ci-après trois exemples, donnés à titre illustratif et non limitatif, pour la fabrication d'un chausson intérieur conforme à l'invention. Exemple 1 On double par soudure une bande de mousse de polyéthy 3 lène à pores fermés, ayant une masse volumique de 30 kg/m et une épaisseur de 12 mm, réalisée à partir de polyéthylène haute pression avec 1% en poids- de peroxyde de dicumyl en tant qu'agent de réticulation, 15,1% en poids d'azodicarbonamide en tant qu'agent de gonflement et 6% en poids d'acétate de vinyle pour réduire la dureté, sur les deux faces par un tricot de polyamide (marque "Nylon") ayant un allongement longitudinal de 70eux un allongement 2 transversal de 30% et un poids de 200 g/m .On bloque des découpes de la bande de mousse doublée ensuite dans le cadre de serrage d'une machine à former par le vide et après chauffage à environ 130 à 1500C aux rayons infrarouges, on leur donne la forme de demi-coquilles d'une epaisseur comprise entre 8 et 12 mm, Exemple 2 On double une mousse de polyéthylène à pores fermés, réticulée, selon l'exemple 1, sur une face à l'aide d'un tricot de polyamide selon l'exemple 1 et sur la face opposée à l'aide d'un cuir artificiel constitue par un enduit de PVC sur un tricot, 2 ayant un poids de 360 g/m .On chauffe des découpes de ce produit dans un four à circulation d'air chaud à 1700C pendant 15 minutes et on les met ensuite en forme par compression sur une presse & l'aide d'un outil positif et d'un outil négatif. Ce procédé pré sente l'avantage, comparativement à ltexemple 1, qu'il est possi ble d'opérer la mise en forme de manière à donner à la pièce une épaisseur de paroi prédéterminée et localement différente. Exemple 3 On ne double que localement par soudure une mousse de polyéthylène suivant l'exemple 1, à l'aide d'un cuir artificiel suivant l'exemple 2, et on la met en forme dans une presse suivant l'exemple 2. Le doublage partiel est opéré de manière que la moi tié terminée du chausson intérieur ne comporte une feuille de dé coration que dans la partie supérieure visible ultérieurement. Conformément au procédé de fabrication selon les exemples précédents, on ne fabrique donc å chaque fois qu'une moitié d'un chausson intérieur. La fabrication d'une paire de chaussons interieurs exige# donc au total quatre outils de for mage. Après rectification des bords, on relie entre elles les moities correspondantes. L'assemblage s'effectue soit par des adhésifs, soit par soudage. En tant que procédé de soudage, on peut utiliser en particulier le soudage par réglette chauffante. On fait alors fondre les bords à assembler des moitiés du chaus son intérieur, à l'aide dtune reglette portée à une température de 4000C, et on les relie ensuite entre elles. Les figures 1 et 2 du dessin annexé représentent sché matiquement deux modes de réalisation non limitatifs d'un chaus son intérieur conforme à l'invention. La figure 1 représente une moitié de chausson inte rieur constituée par une mousse de polyéthylène 2 à pores fermés, réticulée, doublée extérieurement et intérieurement de feuilles, tissus ou tricots 1, 3 extensibles. La figure 2 représente un chausson intérieur en mousse de polyéthylène 4 à pores fermés, réticulée, doublée localement d'une feuille de décoration 5. La référence 6 désigne la soudure et 7 une bande de recouvrement, par exemple en cuir artificiel. REVENDICATIONS 1. Chausson intérieur élastique pour des chaussures orthopédiques, des chaussures de ski ou analogues, caractérise par le fait qu'il est constitué par une mousse à base de poly#thy- lène ou de copolymères de polyéthylène, de préférence partiellement réticulée et en majeure partie à pores fermés. 2. Procédé pour la fabrication dtun chausson intérieur suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on réalise, à partir de ddcoupeg planes d'une bande de ladite mousse suivant des méthodes con;uesf à chaud, par formage par le vide ou par pression sur un moule concave ou convexe correspondant, ou par compression entre deux parties de moule, deux moitiés de chausson intérieur correspondant à la section médiane verticale de la chaussure extérieure, et qu'on relie entre elles lesdites moitiés de chausson par collage ou soudage après rectification des bords. -3. Procédé pour la fabrication dtun chausson intérieur suivant la revehdication l, caractérisé par le fait quton gonfle des boudins tubulaires, de section annulaire, formés à partir de ladite mousse, dans un moule de soufflage de préférence en plusieurs parties, dont la forme correspond a' celle de la chaussure extérieure entière, en présence de chaleur sous la forme d'un chausson intérieur d'une seule pièce. 4. Procédé suivant la revendication 2 ou 3, caractérisé par le fait qu'on double la bande de mousse ou les différentes découpes, entièrement ou partiellement, sur une face ou sur les deux faces, de façon connue en soi par soudure avec des feuilles de décoration, des tissus, des tricots, du cuir artificiel ou des matériaux analogues, extensibles.