La présente invention concerne un système d'intercommunication bi-directionnel, notamment pour l'enseignement des langues. L'invention concerne également un procédé en rapport avec ce système. Les-systèmes connus de ce genre comprennent généralement un poste central constitué d'un pupitre où se tient un professeur et relié a un certain nombre de postes périphériques constitués chacun par une cabine où se tient un élève. Chaque cabine contient un magnétophone manoeuvrable par l'élève suivant les fonctions classiques (enregistrement, lecture, avance rapide, retour rapide). L'enregistrement est à deux pistes pour recevoir respectivement le cours d'enseignement émis par le professeur et la répétition par l'élève. L'élève dispose d'un casque et d'un microphone reliés au magnétophone ainsi qu'au poste central pour communiquer par interphonieavec le professeur. Le poste central comprend un certain nombre d'entrées par lesquelles le professeur peut émettre vers les cabines un cours au sens le plus large du terme (cassette, disque, émis sion radiophonique, etc.). Le pupitre porte un certain nombre de clefs de commande, avec sélection de cabine, pour télécommander le fonctionnement des magnétophones de cabine aux lieu et place de l'élève, ainsi que des voyants de signalisation témoins du fonctionnement des cabines et des appels des élèves. Ces multiples liaisons fonctionnelles impliquent des liaisons matérielles qui comprennent, dans le cas le plus fréquent, un faisceau de quatorze fils entre le pupitre et chaque cabine. C'est pourquoi les cabines et le pupitre sont en général concentrés dans un même local ou dans des locaux adjacents. Cette disposition a pour inconvénient majeur de nécessiter les réunions des élèves en un lieu donné, donc d'obliger chaque élève a se déplacer, ce qui occasionne une perte de temps regrettable. Le but que se propose d'atteindre la présente invention est la réalisation d'un système d'intercommunication qui permette d'adresser des cours à des élèves à domicile en utilisant les circuits normaux de télécommunication (circuits téléphoniques notamment) et en offrant toutes les possibilités offertes par un laboratoire concentré, sans néanmoins faire appel à des techniques du genre répondeurs-enregistreurs automatiques ni nécessiter des liaisons multiples impliquées par l'émission et le retour des ordres. Suivant un premier aspect de l'invention, le système d'intercommunication bi-directionnel, notamment pour l'enseignement des langues, comprend un poste central d'enseignement capable d'être relié à un certain nombre de postes périphériques d'élèves. Le poste central comprend des moyens pour émettre un cours d'enseignement et des ordres de commande vers les postes périphériques, et chaque poste périphérique comprend des moyens d'enregistrement et de relecture reliés aux moyens d'e- mission du poste central, ainsi que des moyens d'écoute et un microphone reliés à la fois au poste central et aux moyens d'enregistrement et de relecture.La liaison entre le poste central et les postes périphériques comprend une transmission bi-directionnelle à basse fréquence, et le système est caractérisé en ce que le poste central comprend un étage de codage des ordres sous la forme de signaux périodiques à basse fréquence simultanés ou séquentiels, un étage de décodage de ces signaux étant prévu sur chaque poste périphérique. Grâce au codage, les ordres peuvent être acheminés tous par la même ligne, qui peut être celle de la transmission phonique. On peut donc utiliser une ligne de télécommunication classique, en particulier une ligne téléphonique. Suivant une réalisation préférée de l'invention, chaque poste périphérique comprend un étage de codage d'ordres sous la forme de signaux périodiques, un étage de décodage étant prévu au poste central. Grâce à cette disposition, l'élève peut également émettre des ordres, qui sont en pratique des appels au professeur ou des informations d'état (par exemple le témoin.-d'enregistrement). Suivant une réalisation particulière de l'invention, chaque poste périphérique comprend une prise de raccordement au réseau téléphonique et une prise de raccordement à un poste téléphonique local. Un commutateur est prévu pour relier sélectivement au réseau le poste téléphonique local ou les étages du poste périphérique, et le poste central comprend un commutateur pour relier sélectivement au réseau les étages du poste central ou un poste téléphonique central. L'élève installe facilement son poste périphérique en série sur son câble de raccordement téléphonique par simple branchement de prises. Grâce au commutateur, le poste peut rester branché pendant une longue période sans gêner les communications téléphoniques entre les séances de cours. De façon analogue, le professeur dispose d'un poste téléphonique par lequel il reçoit l'appel initial de l'élève qui demande à recevoir le cours. Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, le poste central comprend une ligne de transmission issue d'une source du cours d'enseignement et une ligne de transmission d'ordres issue de l'étage de codage. Ces deux lignes sont reliées sélectivement à un duplexeur central par l'intermédiaire d'un commutateur ayant une entrée de commande reliée à la sortie de l'étage de codage. Dès que l'émission d'un ordre provoque l'activation de l'étage de codage, ce dernier émet un signal qui coupe la transmission phonique, de sorte que l'élève ne subit pas l'effet sonore du signal d'ordre. De la même façon, chaque poste périphérique comprend une ligne de transmission reliant un duplexeur local aux moyens d'enregistrement, l'étage de décodage étant monté en parallèle sur cette ligne de transmission et relié à une entrée de com mande d'un interrupteur placé sur cette ligne. Des dispositifs analogues sont encore prévus pour empêcher l'élève comme le professeur de subir les effets sonores de leurs propres ordres. Suivant une réalisation perfectionnée de l'invention, dans chaque poste périphérique, une entrée de l'étage de codage est reliée à l'étage d'enregistrement, ce qui permet au professeur qui a émis un ordre de recevoir en retour un signal montrant que cet ordre a été exécuté. Suivant une réalisation préférée de l'invention, l'é- tage de codage du poste central comprend un certain nombre de générateurs de signaux sinusordaux de fréquences différentes reliés en parallèle par l'intermédiaire de relais à la ligne de transmission d'ordres, les entrées de commande de ces relais étant reliées à un étage logique à entrées manuelles, et l'étage logique est agencé pour commander, pour chaque ordre, l'é- mission d'un certain nombre de signaux sinusordaux suivant une combinaison prédéterminée. Si chaque ordre était représenté par une fréquence donnée unique, on risquerait que, si cette fréquence apparaissait à un instant donné dans l'émission phonique, l'ordre ne soit reçu intempestivement. Grâce à la nécessité de la présence d'une combinaison de plusieurs fréquences, la probabilité d'une telle éventualité est pratiquement nulle. Suivant un second aspect de l'invention, le procédé d'intercommunication bi-directionnel, notamment pour l'enseignement des langues, consiste à émettre, à partir d'un poste central d'enseignement, le contenu d'un cours vers des postes périphériques d'élèves. Ces postes périphériques sont munis de moyens d'écoute et de moyens d'enregistrement et de relecture, et l'on émet vers les postes périphériques divers ordres de commande des moyens d'enregistrement. Et ce procédé est caractérisé en ce qu'on code les ordres sous forme de signaux périodiques et en ce qu'on utilise, pour transmettre ces ordres, la ligne de transmission du cours. D'autres particularités et avantages ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif: la figure 1 est un schéma d'ensemble du système, représentant le poste central et l'un des postes périphériques; la figure 2 est un schéma du poste central; la figure 3 est un schema d'un poste périphérique; . la figure 4 est un schéma d'une partie du poste central, montrant les étages de codage et de décodage et le duplexeur; . la figure 5 est un schéma d'une partie du poste central montrant l'interconnexion de ce poste avec le réseau té léphonique; la figure 6 est une vue en perspective d'un coffret contenant un poste périphétique; . la figure 7 est un schéma montrant l'arrivée des signaux à l'étage d'enregistrement et de relecture;; . la figure 8 est un schéma de l'étage de codage; . la figure 9 est un schéma partiel de l'étage de décodage; . la figure 10 est un schéma de principe d'une autre forme de réalisation de l'invention. En référence à la figure 1, un poste central 1, occupé par exemple par un professeur de langue, est relié par une ligne téléphonique 2 à un poste périphérique 3 occupé par un élève. En pratique il existe plusieurs postes périphériques dont un seul est représenté. Le poste central 1 comprend un pupitre 4 d'aiguillage de voies auquel sont reliées un microphone 5 et un certain nombre de sources 6 de cours d'enseignement, qui peuvent être des magnétophones, des tourne-disques, des postes récepteurs de radio ou autres. En sortie du pupitre 4 sont branchés un certain nombre de câbles 7, en nombre égal à celui des postes périphériques, et qui sont formés chacun, de façon connue, de quatorze fils. Chaque câble 7 attaque en parallèle un étage 8 de codage 8 et un étage de modulation 9. Dans ce qui suit, le terme de "modulation" désignera essentiellement une modulation phonique. Ces étages sont reliés, par l'intermédiaire d'un commutateur 11, à la ligne téléphonique 2 qui aboutit au poste perte phérique 3 par l'intermédiaire d'une prise amovible 12. A partir de cette prise, la ligne attaque, par l'inter médiaire d'un commutateur 13, un étage de décodage 15 et un étage de modulation 14, placés en parallèle, et qui attaquent en sortie un magnétophone 16. L'étage 15 attaque plus précisément un étage de fonction 17 du magnétophone et l'étage 14 attaque un étage 18 de modulation du magnétophone. L'étage 17 émet en retour un signal 19 témoin de l'exé- cution des ordres issus de l'étage de décodage 15, et l'étage 18 est relié à un casque d'écoute 21. Le commutateur 13 permet de commuter la ligne 2 à un poste téléphonique 22 branché sur le poste périphérique 3 par l'intermédiaire d'une prise 23. De même, au poste central 1, le commutateur 11 permet de commuter la ligne 2 sur un poste téléphonique 24 à la disposition du professeur. On va maintenant décrire en détail, en référence à la figure 2, le poste central 1. Le câble 7, dont on n'a figuré que les conducteurs essentiels pour plus de clarté, est relié au pupitre 4 par une prise 25 à quatorze broches. Parmi ces conducteurs, une liaison 7a achemine un signal à basse fréquence, issu du microphone 5 ou d'une des sources 6 et correspondant à une transmission phonique, vers un amplificateur 9 qui constitue l'étage de modulation repéré sous la même référence à la figure 1 et dont la sortie attaque une entrée 27a d'un commutateur 27 relié en sortie à un amplificateur correcteur de ligne 28 dont le roule est d'améliorer la bande passante de la ligne téléphonique 2. La sortie de cet amplificateur est appliquée, par l'interme- diaire d'un duplexeur 29 et du commutateur 11, à la ligne 2. On notera que, dans tout l'exposé, le sens de l'expression "basse fréquence" est le sens usuel en matière de radiotélécommunication. Une liaison 7b relie des organes de commande du pupitre à l'étage de codage 8 qui est relié en sortie à un amplificateur 31 de basse fréquence codée dont la sortie attaque une autre entrée 27b du commutateur 27. Ce commutateur possède une entrée de commande 27c reliée à une sortie 8a de l'étage de codage 8, et le commutateur est agencé de telle manière que, lorsque l'étage 8 émet un signal codé, l'entrée 27b soit reliée à la sortie du commutateur. On comprend que, dans ces conditions, la transmission phonique et la transmission de signaux codés sont exclusives l'une de l'autre. La sortie 29a du duplexeur 29 correspond à la réception des signaux de toute nature issus du poste périphérique. Cette sortie est reliée à un amplificateur 32 correcteur de ligne relié en sortie par l'intermédiaire d'un interrupteur 33 à un conducteur 7c qui aboutit, via le pupitre 4, à un organe d'é- coute du professeur, tel qu'un casque (non représente). L'interrupteur 33 possède une entrée de commande 33 a reliée à la sortie 8a de l'étage de codage 8 pour ouvrir cet interrupteur quand l'étage de codage 8 émet un signal codé. La sortie 29a du duplexeur 29 est reliée en parallèle à un amplificateur limiteur 34 à correction automatique de gain dont le rôle est de donner un niveau constant, sans distorsion, aux signaux d'ordre codés qu'il reçoit et applique à l'entrée d'un étage de décodage 35. Un certain nombre de sorties 35a de cet étage sont reliées à une mémoire 36 reliée au pupitre 4 par une ligne 7d pour y actionner des dispositifs de signalisation (non représentés). Ces sorties 35a sont réservées aux signaux en retour 19 (figure 1), témoins de l'éxécution des ordres émis du poste central. Une autre sortie 35b de l'étage de décodage 35 est reliée à un dispositif de signalisation particulier du pupitre 4 par l'intermédiaire d'un thyristor 37 et d'une ligne 7e pour transmettre un signal correspondant à un appel de l'élève. Enfin, une sortie 35c de l'étage de décodage 35 est reliée à une autre entrée de commande 33b de l'interrupteur 33 pour l'ouvrir quand ledit décodeur est en action et couper ainsi la transmission phonique sur la ligne 7c. De la sorte le professeur ne subit pas les effets sonores des ordres ou des signaux de retour reçus par le poste central. En annexe au poste central, le poste téléphonique 24 est en réalité relié à un certain nombre de lignes 2 du réseau par l'intermédiaire d-'un concentrateur classique 38 (figure 5) et du commutateur 11. Le concentrateur permet, de façon connue, de mettre en attente certains appels en cas d'appels simultanés. La liaison entre le poste téléphonique 24 et le poste central 1 s'effectue par l'intermédiaire de coupleurs classiques 39. D'autre part, dans l'exemple décrit, il est prévu un certain nombre de cabines d'élèves (non représentées) situées à proximité immédiate du poste central et reliées à ce dernier par des liaisons multifilaires classiques 107. On a représenté sur la figure 4 une variante de réalisation du poste central, dans laquelle le commutateur 27, qui sélectionne respectivement les émissions phoniques et les émis sions codées, est remplacé par un interrupteur 127 qui coupe les émissions phoniques quand l'étage de codage 8 est en action, cet interrupteur ayant une entrée de commande 127a reliée à la sortie 8a de l'étage de codage 8. On va maintenant décrire en détail, en référence à la figure 4, le duplexeur 29. Ce duplexeur comprend un transfior- mateur 41 dont le primaire 42 est relié à l'entrée 29b des signaux à transmettre vers le poste périphérique. Un premier secondaire 43 est monté en série sur la ligne téléphonique 2 avec un premier primaire 44 d'un autre transformateur 45. Le transformateur 41 comprend un deuxième secondaire 46 relié à un deuxième primaire 47 du transformateur 45 suivant une boucle croisée en huit et possédant un organe de réglage par résistance 48 et capacité 49. Enfin, le secondaire 51 du transformateur 45 est relié à la sortie 29a du duplexeur d'où sortent les signaux reçus du poste périphérique. On comprend que tout signal reçu en 29b est acheminé exclusivement vers la ligne 2, et que tout signal provenant de la ligne 2 est acheminé exclusivement vers la sortie 29a. On va maintenant décrire en détail le poste périphérique 3, en référence à la figure 3. Ce poste périphérique comprend un duplexeur 52 relié à la ligne téléphonique 2 par l'intermédiaire du commutateur 13. Ce duplexeur est analogue au duplexeur 29 décrit plus haut et il possède une sortie 52a reliée en parallèle d'une part à une entrée 16a du magnétophone 16 par l'intermédiaire d'un amplificateur correcteur de ligne 14 et d'un interrupteur 53, suivant une ligne 54, et d'autre part à l'étage de décodage 15 par l'intermédiaire d'un amplificateur limiteur 55 analogue à l'amplificateur 36 décrit plus haut. L'amplificateur 14 constitue l'é- tage de modulation désigné sous la même référence à la figure 1. L'étage de décodage 15 possède six sorties 15a reliées à une entrée 16b du magnétophone 16, plus précisément à son étage de fonction 17 (figure 1), alors que la ligne 54 est reliée à son étage de modulation 18 (figure 1). Ces six sorties correspondent aux fonctions suivantes du magnétophone: stop, avance rapide, retour rapide, enregistrement sur piste élève, enregistrement sur piste professeur, effacement. L' étage de décodage possède encore une sortie 15b reliée à une mémoire 56 de prise de fonction elle-même reliée à l'étage de fonctions 17 du magnétophone par l'entrée 16b. Les ordres émis par l'étage de décodage étant fugitifs, cette mémoire a pour rôle de maintenir leur effet jusqu'à annulation. Elle est initialisée par application d'une tension constante V. Enfin l'étage de décodage possède une sortie 15c reliée à une entrée de commande 53a de l'interrupteur 53 pour ouvrir cet interrupteur et couper la ligne 54 quand l'étage de décodage est en action. Le magnétophone 16 possède une troisième entrée 16c reliée à un microphone 57 à l'usage de l'élève. Le magnétophone 16 possède d'autre part une sortie 16d reliée à son étage de modulation 18 et d'où part une ligne 58 de transmission phonique qui passe par un casque d'écoute 59 de l'élève. En réalité, la ligne est multifilaire et transmet la parole à l'enregistrement de l'élève (58a) et du professeur (58b), la parole à la lecture de l'élève (58c) et au professeur (58d), et la parole de l'élève simplement transmise en interphonie sans enregistrement (58e). Les quatre premiers fils sont appliqués à l'entrée d'un amplificateur 61 et le cinquième à l'entrée d'un amplificateur 62. Les sorties de ces amplificateurs sont appliquées en parallèle à deux entrées 63a, 63b d'un interrupteur 63 dont la sortie est appliquée à une entrée 64a d'un commutateur 64. La sortie commune du commutateur 64 est reliée, par l'interme- diaire d'un amplificateur correcteur de ligne 65 à une entre 52b du duplexeur 52 en vue de la transmission vers le poste central. Le commutateur 64 possède une entrée de commande 64b reliée à la sortie 15c de l'étage de décodage 15 pour relier l'interrupteur 63 au duplexeur quand l'étage de décodage est en action, de manière que le professeur ne subisse pas l'effet sonore du retour de ses propres ordres. Le magnétophone 16 possède encore une sortie 16e reliée à son étage de fonction 17 et d'où part la ligne 19 de retour d'ordres mentionnée à propos de la figure 1. Cette ligne aboutit à une entrée 66a d'un étage de codage 66 dont la sortie est reliée au duplexeur 52 par l'intermédiaire de l'amplificateur 65 et de l'interrupteur 64. Cette ligne présente une dérivation 19a appliquée à une entrée de commande 63c de l'interrupteur 63 pour couper la transmission phonique vers le poste central quand le retour d'ordres se produit. Une autre entrée 66b de l'étage de codage 66 est reliée à un organe de commande manuelle 67 à la disposition de l'élève pour appeler le professeur. L'étage de décodage 66 comporte une sortie 66c reliée à une autre entrée de commande 64b du commutateur 64 pour relier le duplexeur à l'étage de codage 66 quand ce-dernier est en action. Cette même sortie 66c est également reliée à une entrée de commande de l'interrupteur 53 pour ouvrir cet interrupteur quand l'étage de codage 66 est en action. De la sorte, l'écoute de l'élève est isolée quand le poste périphérique émet des retours d'ordre, ce qui évite à l'élève de subir l'effet sonore de ces signaux à travers le duplexeur qui laisse passer une fuite inévitable dans ses inductances. On a représenté de façon relativement plus détaillée sur la figure 7 le schéma de l'étage de modulation 18 du magne- tophone 16. L'entrée 16a qui reçoit la transmission phonique du poste central et l'entrée 16c reliée au microphone de l'é- lève sont reliées par des amplificateurs distincts 68,69 à des têtes d'enregistrement 71,72 correspondant respectivement à la piste professeur et à la piste élève. Les signaux respectifs sont d'autre part transmis sur la sortie 16d par l'inter médiaire d'amplificateurs réglables 73,74 pour l'ajustement de leur niveau. Le poste périphérique ainsi décrit se présente sous la forme d'un coffret portable (figure 6). Pour le mettre en service, il suffit de débrancher le poste téléphonique 22 et de brancher à sa place la prise 12. Le poste téléphonique est ensuite rebranché sur la prise 23. Le poste périphérique peut rester branché ainsi en permanence, puisqu'il suffit, pour remettre le téléphone en service, de manoeuvrer le commutateur 13. On va maintenant décrire, en référence à la figure 8, l'étage de codage 8, étant entendu que l'étage de codage 66 lui est tout à fait analogue. A partir d'organes manuels du pupitre 4 partent sept fils qui constituent la liaison 7b de la figure 2. Ces sept fils correspondent à sept ordres qui sont: 1. Commutation commande locale/télécommande 2. Avance rapide 3. Lecture 4. Enregistrement sur piste élève 5. Enregistrement sur piste professeur 6. Retour rapide 7. Stop Ces sept fils sont reliés à un étage logique 75 câblé de façon connue en soi pour commander l'émission d'un certain nombre de signaux sinusoidaux choisis parmi neuf fréquences différentes F0 à F8. La fréquence F0 est une fréquence émise quel que soit l'ordre demandé. Les fréquences F1 à F7 correspondent aux sept ordres précités. Enfin la fréquence F8 correspond à la remise à zéro. Les groupes de fréquences émis sont donc soit F0 et F1, soit F0, F1 et l'une des fréquences de F2 à F7, soit F0 et F8. Les ordres étant émis en basse fréquence, on conçoit que certaines intonations de la parole puissent être reconnues intempestivement comme des ordres par les étages de décodage. La probabilité d'une telle éventualité est rendue négligeable par la constitution des ordres sous la forme d'une combinaison de fréquences. La génération des signaux s'effectue dans un étage 76 comprenant neuf oscillateurs fonctionnant en permanence pour des raisons de stabilité et neuf relais actionnés à partir de l'étage logique 75 pour laisser passer les fréquences sélectionnées. Ces fréquences sont comprises entre 700 et 2 500 Hz et la durée de signaux est définie par des bascules monostables. Dans l'exemple décrit, pour des raisons d'économie, les oscillateurs émettent des signaux rectangulaires qui sont mis en forme sinusoldale par un étage de filtres actifs passe-bas 77 assortis de moyens de réglage de niveau. Les fréquences ainsi élaborées sont appliquées à l'entrée d'un amplificateur mélangeur 78 dont la sortie est reliée au duplexeur 29 par l'intermédiaire du commutateur 27. On va maintenant décrire, en référence à la figure 9, un élément d'un étage de décodage tel que l'étage 15. Cet étage comprend neuf décodeurs 79 à boucle de phase reliés en parallèle à l'entrée de l'étage et sensibles chacun à l'une des fréquences F0 à F8. Chaque décodeur est relié aux deux entrées d'une porte NI 81 d'une part directement et d'autre part par l'intermédiaire d'une bascule monostable 82 et d'un condensateur 83 polarisé + sur ses deux bornes. Le décodeur 79 étant, par construction, à "un" quand il est au repos et passant à "zéro" quand il reçoit sa fréquence spécifique, on comprend que la porte 81 ne délivre un signal "un" que si la durée du décodage est supérieure à la durée du monostable 82. On s'affranchit ainsi des décodages aléatoires. La porte 81 est reliée en sortie à un étage logique 84 qui élabore les ordres en fonction des fréquences reconnues. L'ensemble ainsi décrit fonctionne de la façon suivante. Après avoir branché son poste périphérique comme indi qué plus haut, l'élève appelle par téléphone le poste central, le commutateur 13 étant placé de manière que le téléphone soit en service. Après un temps d'attente éventuel ménagé par le concentrateur 38, le professeur répond, lui donne la consigne de brancher sa ligne sur le poste périphérique par le commutateur 13 et fait de même avec le commutateur 11. Le poste central et le poste périphérique sont alors reliés par la ligne téléphonique 2. Le professeur branche une source de cours (disque, cassette, radio, etc.) que l'élève enregistre sur son magnétophone. L'élève actionne lui-meme les commandes du magnétophone pour exécuter les consignes du cours: répéter des phrases, s'enregistrer, s'écouter. Le professeur peut à tout moment écouter l'élève en interphonie et, éventuellement, prendre la télécommande du magnétophone de l'élève en émettant les ordres convenables. I1 rend ensuite son autonomie à l'élève par l'ordre de remise à zéro. Une fois le cours terminé, l'élève manoeuvre le commutateur 13 pour rendre à son téléphone sa fonction normale, sans avoir à débrancher le coffret. Grâce au codage des ordres tel qu'il a été décrit, toutes les fonctions d'un laboratoire de langue peuvent être transmises par les lignes téléphoniques usuelles, ce qui évite les inconvénients d'un déplacement de l'élève, notamment une importante perte de temps. Un autre avantage important du système consiste dans le fait que l'élève s'habitue, dès son apprentissage de la langue, à la reconnaitre au téléphone, c'est-à-dire en tenant compte de l'importante réduction de bande passante imposée par ce procédé de télécommunication. On va maintenant décrire, en référence à la figure 10, une autre forme de réalisation de l'invention, dans laquelle le laboratoire est d'accès automatique. Dans cette réalisation, seul le poste central 101 est différent de la réalisation précédente. Ce poste comprend un concentrateur 138 branché sur un certain nombre de lignes téléphoniques 102 du réseau et relié à un répondeur automatique 191. Le concentrateur 138 est d'autre part relié à un aiguilleur automatique 111, du type généralement utilisé dans les centraux téléphoniques commandant un certain nombre de lignes intérieures. L'aiguilleur est relié par un certain nombre de lignes 192 (36 lignes dans l'exemple décrit) à un ensemble 193 d'autant de magnétophones 194 qui contiennent chacun une cassette correspondant à un niveau prédéterminé du cours. A l'entrée de cet ensemble, les appels de l'aiguilleur sont reçus par un étage 195 de décodage et de logique qui met en action le magnétophone appelé. L'élève appelle par téléphone le numéro du centre d'enseignement et, après une attente éventuelle commandée par le concentrateur, il entend le répondeur 191 qui lui commande de composer un numéro supplémentaire correspondant à la langue désirée et au niveau de cours souhaité. D'après ce numéro, l'aiguilleur 111 met l'élève en relation avec le magnétophone 194 souhaité qui est mis en marche automatiquement. A la fin du cours, le magnétophone 194 est rembobiné automatiquement. Le cours demeure enregistré sur la cassette de l'élève, qui peut ainsi effectuer seul des répétitions. Toutefois, il n'a pas accès à sa propre cassette et ne peut ainsi la divulguer. Ce fonctionnement en libre-service présente des avantages évidents, tels que l'affranchissement de tout horaire, et la possibilité de planifier l'étude à volonté. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits, mais couvre toute variante technologique à.la portée de l'homme de l'art. Elle pourrait utiliser tout système de télécommunication bi-directionnel, sans se limiter aux lignes téléphoniques classiques. Enfin, elle pourrait recevoir de nombreuses applications autres que l'apprentissage des langues, notamment la traduction simultanée. REVENDICATIONS 1. Système d'intercommunication bi-directionnel, notamment pour l'enseignement des langues, comprenant un poste central d'enseignement (1) capable d'être relié à un certain nombre de postes périphériques d'élèves (3), le poste central (1) comprenant des moyens (4) pour émettre un cours d'enseignement et des ordres de commande vers les postes périphériques, et chaque poste périphérique comprenant des moyens d'enregistrement et de relecture (16) reliés aux moyens d'émission du poste central, ainsi que des moyens d'écoute (59) et un microphone (57) reliés à la fois au poste central (1) et aux moyens d'enregistrement et de relecture (16), la liaison entre le poste central et les postes périphériques comprenant une transmission bi-directionnelle (2) à basse fréquence, caractérisé en ce que le poste central (1) comprend un étage (8) de codage des ordres sous la forme de signaux périodiques à basse fréquence, un étage (15) de décodage de ces signaux étant prévu sur chaque poste périphérique (3). 2. Système conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que chaque poste périphérique (3) comprend un étage (66) de codage d'ordres sous la forme de signaux périodiques, un étage de décodage (35) étant prévu au poste central (1). 3. Système conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque poste périphérique (3) comprend une prise (12) de raccordement au réseau téléphonique et une prise (23) de raccordement à un poste téléphonique local (22), un commutateur (13) étant prévu pour relier sélectivement au réseau le poste téléphonique local (22) ou les étages du poste périphérique, et en ce que le poste central (1) comprend un commutateur (11,111) pour relier sélectivement au réseau les étages du poste central ou un poste téléphonique central (24). 4. Système conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le poste central (1) comprend une ligne de transmission (7a) issue d'une source du cours d'enseignement et une ligne de transmission (7b) d'ordres issue de l'étage de codage (8), ces deux lignes étant reliées sélectivement à un duplexeur central (29) et des moyens (27, 127) étant prévus pour couper la ligne de transmission de cours (7a) quand un signal apparaît sur la ligne de transmission d'ordres (7e). 5. Système conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens pour couper la ligne (7a) de transmission de cours comprennent un commutateur (27) reliant sélectivement la ligne de transmission de cours (7a) et la ligne de transmission d'ordres (7b) au duplexeur (29), ce commutateur ayant une entrée de commande (27c) reliée à une sortie (8a) de étage de codage (8). 6. Système conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens pour couper la ligne de transmission de cours comprennent un interrupteur 127 placé sur cette ligne et ayant une entrée de commande reliée à une sortie (8a) de l'é- tage de codage (8). 7. Système conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que chaque poste périphérique (3) comprend une ligne de transmission (54) reliant un duplexeur local (52) aux moyens d'enregistrement (16), l'étage de décodage (15) étant monté en parallèle sur cette ligne de transmission et relié à une entrée de commande (53a) d'un interrupteur (53) placé sur cette ligne. 8. Système conforme à l'une des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que le poste central (1) comprend une ligne de transmission (7c) reliant le duplexeur central (29) à des moyens d'écoute, cette ligne comportant un interrupteur (33) dont une entrée de commande (33a) est reliée à l'étage de codage (8). 9. Système conforme à la revendication 8, caractérisé en ce qu'une autre entre de commande (33b) de l'interrupteur (33) placé entre le duplexeur central (29) et les moyens d'écoute est également reliée à l'étage de décodage (35). 10. Système conforme à l'une des revendications 2 à 9, caractérisé en ce que, dans chaque poste périphérique (3), l'étage de codage (66) est relié en sortie au duplexeur local (52) par l'intermédiaire d'un commutateur (64) dont une entrée de commande (64b) est reliée à l'étage de décodage (15). 11. Système conforme à l'une des revendications 2 à 10, caractérisé en ce que, dans chaque poste périphérique (3), une entrée (66a) de l'étage de codage (66) est reliée à l'étage d'enregistrement (16). 12. Système conforme à l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'étage de codage (8) du poste central (1) comprend un certain nombre de générateurs (76) de signaux sinusoidaux de fréquences différentes (F0 à F8) reliés en parallèle par l'intermédiaire de relais à la ligne de transmission d'ordres (7b), les entrées de commande de ces relais étant reliées à un étage logique (75) à entrées manuelles. 13. Système conforme à la revendication 12, caractérisé en ce que l'étage logique (75) est agencé pour commander, pour chaque ordre, l'émission d'un certain nombre de signaux sinu soldaux suivant une combinaison prédéterminée. 14. Système conforme à l'une des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce que l'étage logique (75) comprend, en sortie, des bascules monostables dont la durée définit la durée d'émission du signal d'ordre, l'étage de décodage (15) de chaque poste périphérique (3) comprenant un étage (56) de mémorisation des ordres. 15. Système conforme à l'une des revendications 2 à 14, caractérisé en ce que l'étage de décodage (15) de chaque poste périphérique (3) comprend, pour chacune des fréquences (F0 à F8) de signal sinusoidal, un décodeur (79) à boucle de phase dont la sortie est reliée en parallèle aux entrées d'une porte NI (81), d'une part directement et d'autre part par l'intermédiaire d'une bascule monostable (82). 16. Système conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le poste central comprend un répondeur automatique (191) et un système d'aiguillage (111) relié à un certain nombre d'étages (194) d'émission de cours. 17. Procédé d'intercommunication bi-directionnel, notamment pour l'enseignement des langues, dans lequel on émet, à partir d'un poste central d'enseignement, le contenu d'un cours vers des postes périphériques d'elèves, ces postes périphériques étant munis de moyens d'écoute et de moyens d'enregistrement et de relecture, et dans lequel on émet vers les postes périphériques divers ordres de commande des moyens d'enregistrement, caractérisé en ce qu'on code les ordres sous forme de signaux périodiques et en ce qu'on utilise, pour transmettre ces ordres, la ligne de transmission du cours. 18. Procédé conforme à la revendication 17, caractérisé en ce qu'on coupe la transmission du cours pendant la transmission des ordres. 19. Procédé conforme à l'une des revendications 17 ou 18, caractérisé en ce qu'on utilise, comme lignes de transmission, des lignes téléphoniques, et en ce qu'on code les ordres sous forme sinusoidale émis de façon simultanée ou séquentielle.