L'invention concerne une feuille absorbante. En particulier, elle concerne des. torchons ( ou serviettes OU tam- pons) absorbants, ctest-à-dire des morceaux d'une matière en feuille douée de propriétés d'absorption et/ou d'adsorption et que l'on utilise pour sécher, éponger, nettoyer et polir, et à d'autres fins semblables - et comme tissu ou papier de toilette. L'invention concerne plus particulièrement des torchons et des tissus de toilette de ce genre qui comprennent au moins un morceau de matière de papier (c'est-à-dire de papier ou d'une matière analogue à du papier) qui a des propriétés d'absorption. On fabrique un grand nombre de genres différents de torchons, serviettes ou tampons absorbants à l'usage domestique, industriel ou pour les hôpitaux. Par exemple, une forme communément emploie de torchon comprend un tissu de coton à mailles ouvertes, lâches, qui est tres absorbant et que l'on peut cependant rincer pour en faire un en.ploi répété.On con nat aussi des torchons absorbants à jeter, faits de coton, ou de serviettes de charpie et de papier.Un désavantage de toutes ces formes connues-de torchons absorbants est qu'il est très probable que les mains de l'usager viendront en contact avec la matière à absorber lors de 11 emploi du torchon, et bien que ceci soit souvent sans conséquences, il se présente des cas où il est extrêmement peu souhaitable que la matière absorbée vienne en contact avec les mains ou que les mains viennent en contact avec une surface portant la matière à-absorber. En ce qui concerne les tissus de toilette ou le papier de toilette, il en existe deux formes largement répandues à présent ; il y a ce que l'on appelle les tissus durs qui sunt très durables mais plut8t rêches à la peau de l'usager, et les tissus dits 'mous qui sont en général moins durables que les tissus durs, mais qui sont plus agréables car ils ne grattent pas la peau de l'usager et ne l'ahtment pas autrement. Une autre différence réside en ce que les tissus durs sont relativement non adsorbant. et non absorbants, comparativement aux tissus mous dont les -Iopriétés d'absorption et d'adsorp tion sont engénéral très marquées. 'l'inconvénient des tissus mous est qu'une fois mouillés, ils sont virtuellement dépourvus de résistance et tendent ainsi à se désintégrer à l'emploi. 'les torchons et les tissus de toilette mentionnés cidessus ont l'inconvénient qu'une infection peut se répandre aisément par contact avec des matières contaminées. Dans le cas des serviettes ou tampons, il vaut mieux que les mains ne viennent pas en contact avec une plaie ouverte qu'il faut néanmoins nettoyer en 11 essuyant au moyen d'un tampon. Par contre, si l'on doit éponger un débordement d'un produit chimique caustique au moyen d'un torchon, ou Si l'on utilise un tissu de toilette mou , il vaut mieux que les mains de ltusa- ger ne viennent pas en contact avec le produit chimique ou avec des matieres fécales, suivant le cas.Ces inconvénients peuvent être négligés si l'usager porte des gants imperméables , à jeter ensuite ,- par exemple de polyéthylène ou de caoutchouc naturel ou synthétique- , mais, particulièrement avec les tissus ou papiers de toilette, il n'est pas toujours commode pour un usager d'enfiler une paire de gants lorsqu'il veut utiliser le tissu. Le but principal de l'invention est de procurer une feuille absorbante que l'on puisse utiliser pour isoler les mains de l'usager des matières absorbées. Dans ce but, une feuille absorbante suivant l'invention se caractérise en ce qu'au moins un morceau de la matière de papier absorbante adhère ou est attachée face à face à une feuille contiguë d matière polymère sur sensiblement la totalité des surfaces en contact, de façon à constituer une feuille stratifiée- ayant une face absorbante. La feuille absorbante peut être utilisée comme torchon ou comme tissu de toilette; dans l'un et l'autre cas, l'usager met sa main en contact avec la face de matière polymère et il utilise l'autre face, la face absorbante, pour absorber la matière. La matière polymère sous formet'une feuille imperméable et non poreuse sur toute son étendue, sert de barrière entre la main de l'usager et la matière de papier, en sorte que rien de la matière absorbée ne peut venir en contact avec la main de l'usager. En outre, la matière polymère, adhérant ou attachée à l'entièreté de la face de matière de papier sert à maintenir la matière de papier meme lorsque celle-ci est entièrement saturée ; en fait, par conséquent, la matière polymère augmente la résistance du papier à l'état mouillé. Pour le tissu de toilette, en particulier, on préfère qu'un second morceau de matière de papier soit superposé à la face de matière polymère opposée à celle qui adhère ou qui est attachée au morceau de papier cité en premier lieu, en faisant adhérer ou en attachant le second morceau de matière de papier à la matière polymère sur, sensiblement, toute l'étendue des surfaces de contact. Le morceau de matière de papier mentionné en premier lieu , qui forme une face de la feuille absorbante suivant l'invention peut etre une des formes de papier utilisées communément pour absorber les matières humides. Par exemple, la matière peut être du papier mou crêpé à sec ou du papier mou crepé à l'état humide, et l'un ou l'autre de ces types peut etre en forme d'une matière à couches simples ou multiples. Lorsqu'il faut une grande capacité d'absorption, le papier doit être en forme de plusieurs couches de matière de papier attachées l'urne à l'autre dans une disposition face à face, par exemple par gaufrage de plusieurs feuilles. A nouveau, chaque feuille d'une telle matière de papier à couches multiples peut etre un papier en une seule couche ou à couches multiples. Pour une feuille absorbante comportant un second morceau de papier adhdrent ou attaché à la matière polymère, on préfère utiliser une matière similaire à celle qui constitue le premier morceau Une matière non similaire pourrait etre utilisée cependant, par exemple un papier dur tel que celui que l'on emploie ordinairement pour un tissu de toilette. Ces matières comprennent du papier non crêpé du type manille satiné ou fini à la rnachine, ou un papier mousseline. La matière polymère prend la forme d'une feuille très mince de matière plastique qui peut etre thermoplastique et/ou soluble dans 7'eau. Des l lières polymères convenables com prennent l'acide alginique et ses sels ; la gélatine ; les esters éthyliques , hydroxyéthyliques, hydroxypropyliques et d'autres esters de cellulose ; le polyéthylène et les propylène-glycols ; les amidons solubilisEs et les polysaccharides; les polymères acryliques, les polymères maléiques et leurs copolymères avec l'éthylène ; les polyacryla,mides ; la polyurée-formaldéhyde; les méthacrylates ; et la carboxyméthylcellulose et ses sels.Pour la plupart des applications, on préfère utiliser une matière polymère soluble dans l'eau et de l'alcool polyvinylique en particulier, et le degré effectif de solubilité dans l'eau froide peut être réglé en commandant la structure précise et en particulier le poids moléculaire du polymère lui-même. Les expériences ont montré que pour la plupart des emplois , un degré de solubilité approprié est de préférence tel que l'alcool polyvinylique se dissolve complètement en 2 ou 3 minutes dans l'eau froide. Ceci donne un temps suffisant pour que la matière- absorbante soit utilisée pour l'absorption de matière, mais une fois qu'on en a fait usage et qu'on l'a jetée, la matière polymère et , par suite, la feuille absorbante tout entière , se désintègrent rapidement.Ceci est naturellement particulièrement important lorsqu'on utilise un water-closet pour jeter la feuille; une feuille -insoluble tendrait à produire des bouchages dans le système d'égouts. Pour donner à la matière absorbante, dans l'ensemble, les propriétés requises en ce qui concerne sa facilité d'emploi, une flexibilité et une solubilité suffisantes et, plus particulièrement pour le tissu de toilette , un "toucher" qui ne soit pas différent de celui des feuilles similaires connues, on trouve que la matière polymère doit être très mince. On a déterminé qu'une gamme appropriée d'épaisseurs allait de 0,025 à 0,050 mm et -était de préférence de l'ordre de 0,038 mm. La matière polymère peut être attachée à la matière de papier par un simple revêtement adhésif appliqué pendant la fabrication soit à la matière de papier, soit à la matière polymère , soit aux deux, les deux matières étant ensuite ame nées-'une contre l'autre en disposition face à face , par exemple dans un intervalle de pinçage de cylindres, pour les réunir en formant la feuille absorbante stratifiée. 'lorsqu'on utilise une matière polymère thermoplastique préférée, la feuille absorbante peut être fabriquée en amenant la matière de papier absorbante et la m-atière polymère ensemble sous pression , tout en appliquant de la chaleur, en sorte que la matière polymère se ramollisse et que les deux faces en contact adhèrent l'une à l'autre.Des matières polymères convenables à cette fin sont l'alcool polyvinylique et le polyéthylène. Un processus semblable peut être employé pour des matières polymères non thermoplastiques si la matière polymère a été revêtue d'abord d'un adhésif sensible à la chaleur. Lorsqu'on emploie une matière polymère soluble dans l'eau (par exemple de l'alcool polyvinylique), une autre possibilité consiste à revêtir la matière polymère d'eau - par exemple par pulv/risation,en utilisant un rouleau - immédiatement avant d'amener la matière polymère en contact avec la matière de papier. Il est cor ode que les matières de papier et polymère puissent être amenées en contact l'une avec l'autre dans un intervalle de pinçage de cylindres qu'on peut chauffer pour un processus de stratification à sec en utilisant une matière polymère thermoplastique, mais qui n'a pas besoin d'être chauffée pour un processus de stratification par voie humide utilisant une matière polymère soluble dans l'eau. Ces processus de stratification , en utilisant un intervalle de pinçage de cylindres, conviennent particulièrement pour stratifier les matières sous forme de nappes allongées. Dans le cas d'une feuille absorbante ayant une seconde pièce ou morceau de matière de papier attachée ou adhérente à la matière polymère, on peut employer exactement le même processus de stratification que pour le morceau de matière de papier mentionné en premier lieu. De préference, une telle feuille absorbante est réalisée en joignant simultanément les deux pièces de matière de papier à la matière polymère , bien qu'il soit possible d'exfeuter la stratification en deux prodessus séparés. Des essais pratiques de matières absorbantes suivant l'invention ont montré que la résistance de la feuille absorbante stratifié est augmentée un grand nombre de fois en comparaison de la matière de papier elle-même. rn fait, en comparant,une feuille absorbante stratifiée destinée à l'emploi comme tissu de toilette et comprenant deux feuilles de tissu mou disposées dos à dos, avec une feuille très mince de matière à l'alcool polyvinylique d'environ 0,04 mm adhérenteentre elles, par application de chaleur , possède une résistance environ 200 fois aussi grande que celle des tissus de toilette à double couche molle /molle. h'n raison de ce fait, il peut y avoir des difficultés à diviser un rouleau de tissu de toilette stratifié suivant l'invention , en feuilles séparées, en vue de l'emploi, mais pour vaincre cette difficulté, on pourrait prévoir des paquets de feuilles découpées à l'avance , ou bien un rouleau pourrait être divisé en feuilles indi- viduelles par une opération de guillotine , mais en laissant de très petits "talons" ou "ponts" entre les feuilles ,-à l'encontre du système habituel utilisé pour les rouleaux de papier de toilette classiques dans lesquels on a pratiqué une simple perforation en travers du rouleau , à intervalles réguliers. Par exemple, trois très petits "talons" ou ponts pourraient être prévus entre chaque feuille du rouleau , de telle façon que des feuilles individuelles puissent être simplement arrachées du rouleau lorsqu'on le désire. La feuille absorbante suivant l'invention peut être -modifiée de façon à porter un ou plusieurs produits chimiques actifs sur la face ou sur chaque face de matière de papier exposée. On pourrait obtenir cela en imprégnant simplement la matière de papier du produit chimique, pendant la fabrication ou après celle-ci -, par exemple, on pourrait pulvériser des produits chimiques solubles dans l'eau sur la matière de papier et laisser sécher celle-ci. En variante, le produit chimique pourrait être incorporé à la matière du papier pendant le processus de fabrication du papier.Un agencement préféré consiste cependant à incorporer le produit chimique de telle facon qu'il soit lit3eré lorsqu'on fait usage de la feuille absorbante et, à cette fin, il est avantageux que le produit chimique soit incorporé dans la feuille absorbante dans son ensemble , par micro-eneapsulation soit sur la matière du papier, soit sur'la matière polymère. Cette micro-encapsulation pourrait délivrer les produits chimiques soit par rupture des capsules à la suite d'une application de pression au papier, ou pourrait libérer ces produits par dissolution des capsules elles-mêmes, ctest-à-dire que les capsulesde- vraient être solubles.Dans ce dernier cas, les capsules se dissoudraient graduellement lorsqu'on utilise la feuille absorbante pour absorber une matière quelconque, et le produit chimique serait libéré progressivement. Beaucoup de formes de produits chimiques pourraient être incorpores à la feuille absorbante suivant l'invention, suivant l'emploi que l'on envisage pour celle-ci. Par exemple, lorsque la feuille doit être utilisée comme torchon à des fins de nettoxrage ou comme tissu de toilette, il serait plus avantageux d'incorporer à celle-ci des bactéristats ou des bactéricides. Ceux-ci pourraient être choisis dans les divers types de composés d'ammonium quaternaire ou pourraient être des agents qui libèrent du chlore , comme par exemple les chlorophénols ou l'acide metachloroperoxy benzoïque. On comprendra que pour une feuille absorbante dans laquelle un produit chimique est incorporé dans ou sur la matière de papier absorbante, la couche de matière polymère a un but supplémentaire. Celui-ci consiste à protéger la main de l'usager du produit chimique en formant une couche barrière entre le produit chimique et la main. Ceci s'ajoute naturellement au but d'empêcher une matière absorbée quelconque de venir en contact avec les mains, et cela ajoute également à la résistance du torchon lorsqu'il est-mouillé ,une fois qu'il a été saturé. Au leu des produits chimiques qui viennent d'être men- tionnés , ou en plus de ceux-ci, la feuille absorbante suivant l'invention, lorsqu'elle est destinée à être utilisée comme torchon de nettoyage , peut comprendre un produit chimique qui aide au nettoy-t-- d'une surface. Par exemple, un produit de polissage peut être incorporé à la matière de papier absorbante et naturellement, la matière polymère empêchera ce produit de polissage de venir en contact avec les mains de l'usager. Ceci est particulièrement important dans le cas de certains types de produits de polissage qui tachent, comme par exemple les cirages. On peut utiliser la feuille absorbante suivant l'invention comme pansement médical , et dans ce cas, la face absorbante peut être agencée pour libérer des produits chimiques pour aider à la prévention d'une infection d'une blessure ou pour aider à sa guérison. Dans ce cas, la matière polymère peut avoir encore un autre but dans la mesure où , lorsqu'on applique le pansement sur une blessure, avec la matière de papier absorbante dirigée vers la blessure, la matière polymère empêchera l'hydratation de la plaie elle-même. De cette façon, le pansement sert de pansement occlusif. La feuille absorbante suivant l'invention peut être utilisée en outre comme tampon absorbant pour remplacer les paquets d'ouate de cellulose que l'on emploie ordinairement dans le pansement des colostomies et des iléostomies. A nouveau, la matière polymère peut servir non seulement à empêcher la pénétration de matière absorbée à travers le pansement, mais ici, la matière polymère peut servir également à empêcher le dégagement d'odeurs déplaisantes provenant de la colostomie ou de l'iléostomie elle même. A cette fin, la capacité d'absorption de la matière du papier doit être favorisée en prévoyant que le premier morceau mentionné de matière de papier absorbante se présente sous forme de plusieurs feuilles de papier absorbant , toutes gaufrées ensemble. Lorsquton doit utiliser la feuille absorbante comme tissu de toilette, c'est-à-dire qu'une seconde pièce de matière de papier adhère ou est attachée à la matière polymère, la matière de papier sur une face extérieure du tissu peut servir de support pour un colorant. Si l'une des faces du tissu est agencée pour être le support d'un produit chimique servant de bactériostat ou de bactérfiide,-la face qui porte le colorant serait la face extérieure supposée du tissu. Lorsqu'on utilise cette forme du tissu, la main de l'usager sera tachée par le colorant, et ceci servira à lui rappeler qu'il doit se laver les mains illmédiate.ment après l'eniploi du tissu de toilette. Le colorant doit être soluble dans l'eau en sorte qu'il puisse être enlevé facilement par lavage. Be tissu doit être marqué clairement en sorte que l'usager sache quelle est la face du tissu qui répond à un usage déterminé. Ceci est important, naturellement, lorsque des produits chimiques sont présents sur l'une des faces seulement. On comprendra que du tissu de toilette suivant l'invention peut être très efficace pour empêcher la dispersion d'infections bactériennes, particulièrement daris le cas de colonies d'enfants - et particulièrement d'enfants arriérésainsi que dans d'autres institutions , y compris les maisons dans lesquelles on traite les personnes dont l'état mental est en dessous de la normale. Ceci est particulièrement vrai pour un tissu de toilette ayant un colorant servant à rappeler à l'usager qu'il doit se laver les mains car pour des personnes mentalement sous-développées , on éprouve des difficultés considérables , bien souvent, pour leur enseigner les bases d'une hygiène personnelle. L'invention s'étend aussi à des procédés de fabrication de feuilles absorbantes suivant l'invention. Un tel procédé se caractérise par le fait qu'on tire d'un rouleau une nappe de matière de papier en même temps qu'une nappe de matière polymère tirée également d'un rouleau, les deux nappes étant placées en disposition face à face, et les nappes assemblées étant réunies en un stratifié en les faisant passer par l'intervalle de pinçage entre des cylindres chauffés , ou en revêtant la matière polymère d'eau et en faisant passer ensuite les matières à travers un intervalle de pinçage de cylindres , de telle façon que la matière polymère adhère à la nappe de matière de papier. Une seconde nappe de matière de papier , tiras d'un rouleau de cette matière, peut être assemblée à la nappe mentionnée en premier lieu et à la matière polymère pour former un ensemble à trois ccuches , avec la matière polymère site entre les deux nappes de matière de papier , les trois nappes étant ensuite stratifiées de telle façon que la matière polymère adhère aux deux nappes de papier. A titre d'exemple seulement, on décrira maintenant avec plus de détails deux formes de feuilles absorbantes chacune suivant l'invention, en se référant aux dessins joints au présent mémoire, sur lesquels: - La figure 1 montre un procédé de fabrication pour la première forme de feuille absorbante destinée à être utilisée comme torchon ; et - la figure 2 montre un procédé de fabrication pour la seconde forme de feuille absorbante destinée à être utilisée comme tissu ou papier de toilette. En se référant à la figure 1 des dessins joints au présent mémoire, on y voit une représentation d'un procédé de fabrication pour un torchon absorbant et que l'on peut jeter, formé de deux nappes 10 et 11, la première étant constituée de matière de papier et la deuxième d'une matière polymère. La matière de papier est un tissu crêpé absorbant, à couche unique r molle et a un poids de 21 g/m' , tandis que la matière polymère est un alcool polyvinylique modifié d'un poids moléculaire commandé de telle façon qu'il ait une solubilité prolongée d'environ 3 minutes ; il s'agit d'un papier de calibre 150, c'est-à-dire d'une épaisseur de 0,038 mm. 'les deux nappes 10 et 11 sont fournies pour la fabrication du tampon ou torchon absorbant , sous forme de rouleaux, dont on tire les matières à la demande pendant le procédé de fabrication. Lorsque les matières sont tirées des rouleaux, elles sont alignées bord à bord par les guides 13, en sorte que les deux matières soient disposées face à face. Les deux nappes ainsi assemblées passent alors à travers l'intervalle de pinçage d'une paire de cylindres creux 14 et 15. Les cylindres 14 et 15 sont chauffés par de la vapeur qui y pénètre par les tuyaux 16 et qui les quitte par des tuyaux 17 , en sorte que les deux nappes passant entre les cylindres sont chauffées à cet endroit pt que l'alcool polyvinylique est ramolli et adhère à la nc.Je de matière de papier.Les deux cylindres sont pressés ensemble par des ressorts 18, réglables par des moyens convenables (non montres) pour permettre de commander la pression à l'intervalle de pinçage. De cette façon, le produit final 19 qui quitte l'intervalle de pinçage se présente sous forme drun stratifié de matière de papier molle adhdrant à une couche continue d'alcool polyvinylique sur sensiblement toute l'étendue des faces en contact. En se référant à prient à la figure 2 des dessins joints au prisent mémoire, on y voit un procédé de fabrication de tissu de toilette à partir de deux nappes 20 et 21 constituées toutes deux de tissu de papier mou , et d'une autre nappe 22 de matière polymère.Chacune des deux nappes 20 et 21 est constituée d'un tissu crêpé à couche unique , tandis que la nappe 22 est formée dun alcool polyvinylique modifié, de poids molPculaire commandé, de telle façon qu'elle a une solu bilité prolonge d'environ 2 minutes 45 secondes.Chaque nap 2 pe de tissu mou a un poids d'environ 21g/m2, tandis que l'é- paisseur de la nappe 22 de matière polymère a un calibre de 150 , ctest---dire -une épaisseur de 0,038 mm. 'les trois nappes 20, 21 et 22 sont tirées de cylindres suivant les besoins du procédé de fabrication. La matière polymère est mouillée sur ses deux faces par les cylindres 23 qui définissent un intervalle de passage à travers lequel la matière passe , chaque cylindre 23 étant lui-même mouillé par d'autres cylindres 24 qui sont en relation avec des bains d'eau 25. Si c'est nécessaire, les cylindres 27 peuvent présenter des dessins en saillie , mais il s'agit de préférence de matière de caoutchouc flecographique de nature à mouiller uniformément la matière polymère sur ses deux faces.Après que la matière polymère ait eté mouillée, on aligne les trois nappes bord à bord par des guides 26, la matière polymère se trouvant entre les deux tissus de papier, et les nappes assemblées sont alors passées entre une paire de cylindres 27 et 28 qui définissent un intervalle de pinçage dont la pression est réglée par les rl.orts 29. La surface de la nappe d'alcool polyvinylique 2' ft ramollie par le revêtement d'eau et adhère ainsi aux deux nappes de papier lorsqu'elles passent par l'intervalle de pinçage. De cette façon, le produit final 30 qui quitte ltintervalle de pinçage se présente sous forme d'un stratifié de deux feuilles de tissu mou face à face, adhérant par une couche contiguë d'alcool polyvinylique. Avec l'un ou l'autre des procédés de fabrication décrits ci-dessusn,le produit final 19 ou 30 peut être coupé à la guillotine en feuilles séparées et ensuite emballé pour la vente, ou, au lieu de cela, on peut y créer des séparations partielles par une opération de guillotinage , en laissant de petits ponts de matière qui relient ensemble les feuilles séparées , de telle façon qu'unie nappe continue soit formée mais puisse être facilement séparable en feuilles individuelles. Cette nappe continue peut être enroulée en un rouleau pour la vente , à la manière des rouleaux de papier classiques de serviettes ou de tissu de toilette à usage domestique. Chacune des nappes doit manifestement être sensiblement de même largeur , mais cette largeur peut être considérablement plus grande que celle qui est nécessaire pour le produit final. Dans ce cas, le produit final stratifié peut être divisé longitudinalement après exécution du processus de stratification , pour donner deux ou plusieurs bandes, chacune pour être enroulée en rouleaux séparés ou pour être découpée en feuilles individuelles. Les procédés de fabrication décrits ci-dessus peuvent être modifiés de façon à comprendre une étape dans laquelle la matière de papier molle ( ou au moins l'une des nappes de celle-ci, pour le procédé de la figure 2) est imprégnée d'un produit chimique, par exemple un bactéricide. Avantageusement, ceci se réalise par micro-encapsulation du bactéricide sur la matière du papier ou sur la face de la matière polymère qui adhère à la matière de papier, les micro-capsules étant susceptibles d'être rompues pour libérer le bactéricide soit sous l'influence de la pression , soit par dissolution.Au lieu d'une micro-encapsulation , la matière de papier peut être imprégnée d'une solut on de-produit cliimique désirée par exemple par pulvérisaD n d'une solution de produit chi mique sur la matière de papier avant, pendant ou après la stratification, cette solution séchant ensuite. En variante, le bactéricide ou autre produit chimique peut se présenter sous forme d'une poudre que l'on dépose soit sur la matière de papier, soit sur la matière polymère , de telle façon que cette poudre soit prise en sandwich entre les deux matières pendant le processus de fabrication. La quantité de poudre ne doit cependant pas être si grande quelle empêche la matière polymère d'adhérer à la matière de papier lorsqu'on fait passer les nappes à travers l'intervalle de pinçage. Pour un quelconque des agencements dans lesquels un produit chimique est incorporé dans les feuilles absorbantes suivant l'invention, on préfère que les feuilles portent une certaine forme de marques indiquant clairement quelle face porte le produit chimique. Cependant, pour un arrangement qui emploie seulement une nappe de papier, il sera généralement manifeste pour l'usager que la face exposée de la matière polymère n'est pas absorbante , et c'est donc cette face qui doit être tenue par usager. On co;:prendra que les produits finals absorbants stratifiés qui ont été décrits ci-dessus présenteront plusieurs avantages par rapport aux formes de torchons ou de tissus de toilette dont on dispose à présent communément. La couche de matière polymère sert principalement à isoler la main de l'usager d'une matière quelconque absorbée par la matière de papier absorbante molle. Ceci permet l'incorporation de produits chimiques énergiques - tels que des bactéricides puissants qui ne doivent de préférence pas venir en contact avec la peau de l'usager.Un autre avantage très important est que la matière polymère , qui adhère à la matière de papier sur sensiblement toute l'étendue de contact des deux matières, comrnuni- que à la matière e papier une résistance à l'état mouillé sensiblement plus élevée que celle du papier.L'avantage de ceci est que la matière absorbante suivant l'invention ne se désintègre pas en cours d'emploi. Cependant, lorsqu'une matière polymère soluble 'telle qu'un alcool polyvinylique) est employée pour la stri, !. ication avec de la matière de pa pier absorbante, le produit est facile à éliminer, par exemple en le jetant dans un water-closet. lianifestement , la solubilité de alcool polyvinylique devrait être suffisamment lente pour permettre un emploi complet du produit avant qu'il ne se désintègre sensiblement et un degré de solubilité typique devrait être choisi pour en faire usage pendant 2 à 3 minutes. Lorsque le produit absorbant est utilisé comme tissu de toilette, ia résistance considérablement accrue de ce produit à l'état mouillé présente un autre avantage, en ce sens qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser beaucoup de tissu de toilette , comme on le fait ordinairement avec les tissus de toilette mous , pour protéger la main d'un usager. Comme, alors, il n'est pas besoin d'autant de tissu de toilette à la fois, on fait une grande économie d'emploi, et ceci tend à compenser les frais de fabrication probablement plus élevés du tissu de toilette suivant l'invention, en comparaison des formes connues de tissus de toilette mous. REVENDICAtIONS 1.- Feuille absorbante comprenant au moins un morceau de papier ou d'une matière analogue à du papier , qui possède des propriétés absorbantes, caractérisée en ce que la matière de papier absorbante adhère ou est attachée en disposition face à face, à une feuille contiguë de matière polymère sur sensiblement toute l'étendue des faces de contact , en sorte de former une feuille stratifiée ayant une face absorbante. .- Feuille absorbante suivant la revendication 1, caractérisée encore en ce qu'un second morceau de feuille de papier est placé sur la face de matière polymère opposée à celle qui adhère ou qui est attachée à la première matière de papier , en faisant adhérer ou en attachant le second morceau de matière de papier à la matière polymère sur sensiblement toute l'étendue de leurs faces de contact. 3.- Feuille absorbante suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la matière po\ mère est choisie parmi les matières suivantes : 11 acide algi- nique et ses sels ; la gélatine ; les esters éthyliques, hy droxysthyliques, hydroxypropyliques et les autres esters de cellulose; les polyéthylène et les propylène glycols ; des amidons solubilisés et des polysaccharides ; les polymères acryliques, les polymères maléiques et leurs copolymères avec l'éthylène; les polyacrylamides; la polyurée-formaldshayde; les méthacrylates; et la carboxyméthyl cellulose et ses sels. A.- Feuille absorbante suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la matière polymère est soluble dans l'eau froide. 5.- Feuille absorbante suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la matière polymère se dissout conplè- temert en 2 ou 3 minutes dans l'eau froide. 6.- Feuille absorbante suivant l'une quelconque des revendicstions 4 et 5, caractérisée en ce que la matière polymère est de l'alcool polyvinylique modifié ayant un poids moléculaire qui lui donne le degré voulu de solubilité dans l'eau. 7.- Feuille absorT--flte suivant l'une quelconque des revendicationsprécddentes, caractérisée en ce que l'épaisseur de la matière polymère se situe entre 0,025 et 0,050 mm. 8.- Feuille absorbante suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractisée en ce que la matière polymère est amenée à adhérer à la matière de papier par application simultanée de chaleur et de pression à des feuilles alignées de matière polymère et de matière de papier, au moyen d'un intervalle de pinçage entre cylindres. 9.- Feuille absorbante suivant l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisée en ce que la matière polymère est attachée à la matière de papier par ramollissement de la matière polymère par application d'eau à celle-ci après quoi on soumet la matière polymère et la matière de papier à une pression exercée par un intervalle de pinçage entre cylindres. 10.- Feuille absorbante suivant l'une quelconque desrevendications précédentes, caractériséeen ce qu'un ou plusieurs produits-chimiques actifs sont ports par la ou par chaque face de matière-de papier exposée , par voie de microencapsulation , les capsules pouvant être rompues par l'application de pression ou par dissolution. 11.- Feuille absorbante suivant la revendication 10, caractérisée en ce que le produit chimique actif est un bactériostat ou un bactéricide- 12.- Feuille absorbante suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le second morceau de matière de papier sert de support pour un colorant. 13.- Procédé de fabrication d'une feuille absorbante suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'on tire une nappe de matière de papier d'un rou leau en même temps qu'on tire une nappe de matière polymère d'un autre rouleau, les deux nappes étant assemblées en disposition face à face , et les nappes assemblées- étant stratifiées ensemble soit en les faisant passer par un intervalle de pin çage entre cylindres chauffés , soit par revêtement de la matière polymère avec de liteau et ensuite passage des matières par un intervalle de ginc: :'e entre cylindres , de façon que la matière polymère adhère à la nappe de matière de papier 14.- Procédé suivant la revendication 13, caracterise en cequ'on tire une seconde nappe de matière de papier d'un rouleau de cette matière en même temps qu'on tire du premier rouleau une nappe de matière de papier, en ce qu'on assemble la première nappe à la seconde nappe et à la matière polymère pour former un ensemble à trois couches , où la matière polymère se trouve entre les deux nappes de matière de papier, et en ce qu'on stratifie ensuite ensemble les trois nappes de telle façon que la matière polymère adhère aux deux nappes de l Lière de papier.