L'invention est relative au secteur de la thérapeutique par irradiation et concerne plus particulièrement une tatle de patient appropriée â cet effet. Lorsque des patients doivent subir une irradiation radiologique 5 de rayons X ou de rayons gamma, il est usuel de faire varier la direction du faisceau frappant une partie du corps du patient, afin que le faisceau soit concentré sur un endroit déterminé du corps, tandis que les tissus environnants subissent une irradiation moindre. Dans un dispositif connu permettant de procéder à une irradiation ainsi contrôlée, l'appareil est 10 muni d'une source de rayonnement qui peut être déplacée suivant une circonférence et dont le faisceau rayonnant est toujours dirigé vers le centre du cercle. On peut imprimer â la source un mouvement continu le long de la circonférence mais l'irradiation a souvent lieu â partir de plusieurs directions, la source étant â l'arrêt pendant l'irradiation. L'appareil 15 peut être perfectionné du fait que par rapport au plan de rayonnement, considéré comme étant perpendiculaire â 1'axe de rotation, la source peut être déplacée d'une distance déterminée de part et d'autre dudit plan, la rotation de la source maintenant le faisceau dirigé sur l'endroit où l'axe de rotation traverse le plan. 20 Lorsqu'on utilise une table sur laquelle le patient est couché, celui-ci est placé à l'intérieur de la limite'(cercle ou face périphérique cylindrique) que décrit dans l'espace la source lumineuse en mouvement. Afin de garder suffisamment d'espace pour le mouvement de la source, une extrémité du plateau de table est supportée par une colonne, l'autre ex-25 trémité étant en porte-à-faux dans l'espace de rayonnement. La solidité nécessaire est obtenue du fait que le plateau de table est agencé sur un longeron, par exemple un support creux de section semi-elliptique à face supérieure plane. Une telle conception présente l'inconvénient que, pour les positions du faisceau dans lesquelles le payonnement doit traverser le 30 plateau avant d'atteindre la partie de corps à irradier, il se produit un affaiblissement du rayonnement par absorption. On connaît déjà une table pour patient dont le plateau comporte des ouvertures pouvant être obturées, de sorte qu'il ne se produise plus d'affaiblissement du rayonnement dans certaines directions. 35 Une plus grande liberté en ce qui concerne le choix de la dispo sition de la source da rayonnement est offerte également par une table connue dont le plateau portant le patient couché, est divisé par un espace vide dans le sens de longueur en deux surfaces portantes distinctes alignées qui sont reliées par une poutre de support fixe. Lorsque l'irra-40 diation doit avoir lieu à partir du dessous, la présence de cette poutre 24168 2 2013178 fixe constitue dans certains cas un obstacle si le faisceau rayonnant doit atteindre des régions situées dans le voisinage de la colonne vertébrale;, le patient doit alors être déplacé latéralement sur le plateau de la table. Cet inconvénient est partiellement supprimé dans une table support — connue également - dont les parties constituant la surface portante sont reliées entre elles par des poutres de support déplaçables qui sont munies de bras latéraux, agencés à angle droit et comportant des tourillons dans des paliers disposés à la partie inférieure des faces portantes. En faisant tourner les poutres de support autour des touillions-, on peut faire varier la position et la largeur de l'espace libre que peuvent, sans entrave, traverser des rayons. Cette conception n'a cependant pas éliminé la limitation très réelle de l'angle spatial dans lequel il est possible d'agencer la source lorsque celle-ci doit fournir un faisceau dirigé vers le haut. Le but de l'invention est d'éliminer cette limitation dans la mesure du possible. Conformément à l'invention, une table support de patient dont le plateau portant le patient couché est constitué par deux parties distinctes alignées reliées par une poutre et séparées par un espace vide, est agencée de façon que la poutre présente à ses extrémités des bras latéraux auxquels sont fixés des tourillons parallèles â la poutre, et reposant dans des paliers solidaires des surfaces portantes, un couplage mécanique existant entre les deux surfaces portantes, tandis qu'un arbre qui peut tourner dans la poutre de support, transmet, lors de la rotation de celle-ci, l'angle de rotation par rapport à l'une des faces portantes,en sens opposé sur l'autre surface portante. Pour atteindre ce but, on peut réaliser un couplage mécanique approprié en associant aux deux surfaces portantes des couronnes dentées semicirculaires doirb les dents engrènent avec des pignoiis qui sont reliés solidement entre eux par un arbre continu intérieur à la poutre de support. Le couplage mécanique peut être obtenu également â 1'aide de chaînes associées à des roues montées sur les extrémités de l*arbre traversant la poutre de support et qui entraînent des roues de guidage reliées aux surfaces portantes. D'autres transmissions connues conviennent également, par exemple des transmissions par courroies ou par bandes d'acier. La description suivante, en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La fig. 1 est une perspective d'une table support de patient, conforme â l'invention. La fig. 2 montre un détail d'un couplage mécanique réalisé par des dents d'engrenage. 69 24168 3 2013178 La fig. 3 est une vue en plan, partiellement en coupe, du dispositif de la fig. 2. La fig. 4 est une vue en élévation, partiellement en coupe, du même dispositif. ^ La fig. 5 est une vue de profil du même dispositif. La fig. 6 est une perspective montrant un couplage mécanique réalisé différemment. Sur la fig. 1, la table support de patient est munie d'une colonne porteuse (1 ) dont est solidaire la surface portante (2) du plateau de 10 table lequel comporte également la surface portante (3). Un espace vide (4) sépare ces deux surfaces qui sont reliées par une poutre (5) dont chaque extrémité comporte un bras transversal (6), (7) présentant des tourillons â décrire par la suite qui reposent dans des paliers solidaires des surfaces portantes. Les surfaces portantes (2) et (3) sont munies de couronnes dentées semicirculaires (8), (9) (fig« 2), dont les dents engrènent avec les pignons (10), ( 11 ), qui sont fixés chacun sur une extrémiré d'un arbre commun (12). Ce dernier peut tourner à l'intérieur de la poutre creuse (5)j de sorte que les pignons (10) et (11) peuvent tourner simultanément mais 20 non séparément. L'engrènement des pignons avec les couronnes dentées résulte du fait que la poutre (5) peut tourner autour des tourillons (13), (14), alors que le couplage mécanique empêche que la surface portante (3) puisse changer de position par rapport â la surface portante (2). La poutre (5) avec ces bras latéraux (6), (7) et les tourillons 25 03), (14) fournit une liaison solide entre la surface portante (3), en porte-à-faux, et la surface portante (2), du fait qu'un tourillon (13) sous la surface portante (3) repose dans un palier (15) d-e la couronne semicir-culaire (8) ainsi que dans un deuxième palier (16) se trouvant dans un bloc (17) solidaire de la surface portante (3), et que symétriquement, l'autre 30 tourillon 04)» repose dans des paliers ( 19)» (20), respectivement de la couronne semicirculaire (9) et du bloc (18) solidaire de la surface portante (3). (Fig. 3, 4 et 5). Sur ces figures, la poutre (5) se trouve dans une position horizontale le long d'un côté de la table, mais peut occuper également une position horizontale de l'autre côté de la table par rotation 35 d'un angle de 180° autour des tourillons (13, 14)5 la poutre (5) peut occuper aussi toute position intermédiaire du fait que les pignons (10), (11) se déplacent sur la périphérie des couronnes (8), (9), et empêchent ainsi que la surface portante (3) en porte-â-faux participe â la rotation. Sur ces figures, les surfaces portantes (2) et (3) sont représen-40 tées dans leur forme la plus simple, mais peuvent évidemment avoir une 69 24168 4 2013178 autre forme augmentant leur solidité. Un autre dispositif assurant le couplage mécanique désiré comporte des chaînes qui remplacent les couronnes dentées et qui permettent une construction moins robuste mais plus légère. (Voir la fig. 6). Afin de 5 pouvoir mieux se rendre compte de la construction, on n'a pas représenté les surfaces portantes munies de supports de palier (21;), avec paliers (22), montés sur les surfaces portantes â l'aide de "boulons. De part et d'autre du dispositif, les supports da palier (21) portent respectivement les tourillons (13) et ^4)» reliés chacun â un des bras latéraux (7) de 10 la poutre (5). Une roue de guidage circulaire (23) est solidaire de chaque groupe de deux supports de palier â faible distance des bras latéraux, alors que la poutre (5) est traversée par un arbre (12) dont chaque extrémité porte une roue à chaîne (24). Une dhaîne sans fin (25) passe sur chaque roue de guidage (23) et chaque roue â chaînes (24) asso— 15 ciée; une cheville (26), solidaire des supports de palier, s'engage dans un maillon des chaînes et empêche celles-ci de glisser sur les roues. La rotation de la poutre (5) autour des tourillons (13)> (14) n'influence donc pas la position mutuelle des surfaces portantes, reliées aux supports de palier. 20 Pour obturer un espace vide (4) entre les surfaces portantes (2) et (3), la surface (3) en porte-à-faux peut être équipée d'un couvercle coulissant (27) (Voir la fig. 1). 69 24168 5 2013178 REVENDICATIONS: 1. Table support de patient dont le plateau,portant le patient couché devant subir une irradiation radiologique, est constituée par deux parties distinctes alignées reliées par une poutre et séparées par un 5 espace vide, caractérisée en ce que la poutre présente à ses extrémités « des bras latéraux auxquels sont fixés des tourillons parallèles â la poutre, et reposant dans des paliers solidaires des surfaces portantes, uh. couplage mécanique existant entre les deux surfaces portantes, tandis qu'un arbre qui peut tourner dans la poutre de support, transmet, lors de 10 la rotation de celle-ci, l'angle de rotation par rapport â l'une des faces portantes en sens opposé sur l'autre surface portante. 2. Table selon revendication 1, caractérisée en ce que le couplage mécanique est obtenu â 1'aide de couronnes dentées semicirculaires qui sont solidaires des surfaces portantes et dont les dents engrènent avec des 15 pignons qui sont reliés solidement entre eux par un arbre continu intérieur â la poutre de support. 3. Table selon revendication 1, caractérisée en ce que le couplage mécanique est obtenu â 1'aide de chaînes associées â des roues montées sur les extrémités de l'arbre traversant la poutre de support et qui entraînent 20 des roues de guidage reliées aux surfaces portantes, les chaînes se déplaçant, sans glissement, sur la périphérie de ces roues de guidage. 4. Table selon revendication 1, 2 ou 3, caractérisée en ce que pour obturer l'espace vide entre les surfaces portantes, la surface portante en porte-à-faux est munie d'un couvercle pouvant coulisser dans la direction 25 longitudinale de la table.