L'invention concerne une pagaie, notamment pnur un utilisateur de planche à voile, comportant une paletteJqui est disposée sur au moins une extrémité d'un manche et qui est constituéeen un matériau souple fixé sur des tiges. Avec le développement rapide du sport connu sous le nom de planche à voile, il est apparu un nouveau problème. Que peut faire assurément le sportif utilisant une planche à voile lorsqu'il parvient, à une distance assez importante du rivage, dans une zone de calme plat ou bien lorsqu'il parvient dans une zone de vent suffisamment fort pour qutil ne puisse plus être inattre de la voile ? Jusqu'à présent le sportif devait s'asseoir sur la planche, s'y allonger ou s'y agenouiller et"ramer" pour retourner à la côte, avec les mains, avec la dérive ou avec le mSt démonté.Indépendamment de l'effort intense, qui est lié à un tel mode de déplacement, une telle situation peut être également périlleiise pour le sportif, par exemple lorsqu'en mer le courant a une force d'entratnement supérieure à la force d'avancement devant être exercée en utilisant les possibilités jusqu'alors présentes. Afin de pouvoir utiliser de façon plus efficace la force musculaire du sportif, il faudrait utiliser un aviron, une rame ou une pagaie. Les pagaies du type indiqué plus haut ont été réalisées dans des buts pour lesquels le poids joue un rôle. Une telle pagaie est décrite par exemple dans le brevet allemand No. 573 005. Dans d'autres cas,il est connu de réaliser une pagaie qui soit enfichable. De telles pagaies, assurément avantageuses du point de vue du poids, ne sont pas avantageuses pour le but indiqué, étant donné qu'il n'y a aucune place sur la planche à voile pour loger une telle palette. Assurément presque l'ensemble de la surface de la planche à voile doit être libre pour le sportif et l'activité sportive ne doit pas être entravée et les caractéristiques spécifiques de l'appareil ne doivent pas être affectées. La présente invention a donc pour but de créer une pagaie qui puisse être logée, d'une façon non gênante, sur le dispositif de la planche à voile, sans toutefois qu'il y ait à apporter des modifications aux dispositifs usuels de planches à voile. Ce problème est résolu conformément à l'invention grace au fait que les tiges ou branches de la palette sont constituées de façon à pouvoir être pivotées en tendant, dans une position, le-matériau souple, tandis que dans une seconde position, elles s'étendent essentiellement suivant la direction axiale du manche, et que le matériau souple peut être enroulé autour des tiges réunies l'une avec l'autre, de manière à obtenir un ensemble de forme approximativement cylindrique possédant un diamètre égal approximativement au diamètre extérieur du manche et qui est inférieur au diamètre intérieur d'un mat portant la voile. Gr ce à l'invention, l'utilisateur de la planche à voile ne dépend pas du vent et, dans des cas d'urgence, n'a besoin que de sortir la pagaie, qui est logée d'une façon non gênante, de l'extrémité inférieure du mât conique ou cyliadrique. La pagaie conforme à l'invention possède alors, à l'état resserré ou replié sur elle-même,un diamètre-extérieur qui est inférieur au diamètre intérieur de tous les mâts usuels de planches à voile, et ce pour une hauteur deux fois moindre. La pagaie possède une longueur d'environ 195 cm, en sorte qu'elle ne pénètre pas au-delà de la moitié des mâts portant la voile de planches à voile et est d'une longueur moyenne de 440 cm. D'autres détails et avantages de la présente invention ressortiront de la description donnée ci-après. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement aux dessins annexés une forme de réalisation de l'objet de l'invention. La figure 1 représente une vue de face de la palette de la pagaie conforme à l'invention. La figure 2 représente une vue de dessus de la palette de la figure 1. La figure 3 représente une élévation latérale de la palette de la figure 1. La figure 4 représente la vue de face de la palette conforme à l'invention, dans son état replié. La figure 5 représente une vue de dessus de la palette repliée sur elle-même représentée sur la figure 4. Sur les figures 1 à 4 on a représenté une extrémité d'un manche 1 dans lequel est montée une palette 2. La palette 2 comporte une pièce de support 3 en forme de fourche comportant un collet 4 et qui se termine par un manchon 5 pénétrant dans l'extrémité du manche 1. Dans la pièce de support 3 est monté un tourillon 6 qui est disposé de façon àpouvoir faire pivoter deux branches ou tiges 7 et 8. Afin que les deux tiges 7 et 8 soient situées approximativement dans un plan, leurs extrémités comportant des oeillets 7a et 8a sont coudées au niveau du tourillon 6. Les tiges 7 et 8 s'écartent en formant un certain angle entre elles à partir du tourillon 6 et sont coudées approximativement aux deux tiers de leur longueur,ensorte qu'à ce niveau elles sont approximativement parallèles. Entre les deux tiges 7 et 8 il est prévu un matériau souple 9, par exemple une membrane en matière plastique, en élément de toile de voile ou autres, qui est fixé de façon appropriée sur les tiges 7 et 8. Par suite de la forme de réalisation coudée de l'extrémité articulée des tiges 7 et 8, ces dernières, qui sont associées pour former un couple, possèdent des formes identiques et peuvent être réalisées par un seul outil. Dans la pièce de support 3 en forme de fourche un organe d'écartemant 10 est monté de façon à pouvoir pivoter sur un tourillon 11, tout en étant disposé à une certaine distance du tourillon 6 entre les tiges 7 et 8. L'organe d'écartement 10 comporte une poignée 12 ainsi que des rainures 13 et 14 dirigées vers les tiges 7 et 8. Sur les Figures I à 3 on a représenté la pagaie conforme à 1 invention dans un état pret à fonctionner, c' est-à- dire que les tiges 7 et 8 sont écartées l'une de l'autre, que le matériau souple 9 est tendu et que de ce fait l'organe d'écartement 10 est dans une position transversale par rapport à la pièce de support en forme de fourche et dans laquelle il repousse par ses rainures 13 et 14 les parties intérieures des tiges 7 et 8 et les maintient dans une position écartée. Sur les figures 4 et 5, on a représenté la pagaie conforme à l'in vention à l'état replié sur elle-même, le matériau souple 9 replié étant enroulé autour des tiges 7 et 8 amenées l'une contre l'autre grâce à un léger pliage et étant maintenues réunies ensemble, par exemple à l'aide d'un bouton-poussoir 15. D'après la figure 4 on peut voir en outre que les extrémités coudées des tiges, dans leur état replié, ne s'étendent pas suivant une dimension transversale supérieure au diamètre qui est par ailleurs nécessaire pour les parties principales parallèles des tiges 7 et 8. En outre1 on a représenté sur la figure 4 une partie d'un mat 16 dans lequel la pagaie conforme à l'invention peut être insérée. Etant donné que la plupart des mâts sont coniques avec leur partie rétrécie située à l'extrémité supérieure, le diamètre extérieur de la pagaie repliée sur elle-même doit être calculé d'après le diamètre intérieur du mât à peu près à mi-hauteur, étant donné que la pagaie pénètre dans le-bas à peine jusqu'à mi-hauteur, lorsque le pied du mât est monté. Les mâts les plus minces possèdent, à mi-hauteur, un diamètre intérieur d'environ 3,2 cm.Cela signifie que le diamètre extérieur de la pagaie double repliée sur elle-même doit être légèrement inférieur ou égal à 3,2 cm. Dans le cas d'une pagaie ne comportant qu'une palette, ce diamètre extérieur peut être nettement accru, étant donné que le mât conique possède à son extrémité inférieure un diamètre intérieur nettement plus important. Les mats cylindriques possèdent tous un diamètre intérieur supérieur à 3,2 cm. Conformément à une variante de l'objet de l'invention ici décrit, on peut prévoir, à la place d'un tourillon 6, deux tourillons parallèles sur lesquels sont montées les extrémités respectives 7a et 8a des tiges 7 et 8. En outre,l'invention n'est pas limitée aux deux tiges 7 et 8. Par exemple on peut prévoir une tige centrale fixe partant de la pièce de support 3 en forme de fourche et à partir de laquelle le matériau souple s'étend des deux côtés en direction des tiges 7 et 8. Enfin la palette de la pagaie conforme à l'invention peut être prévue soit sur une seule extrémité d'un manche soit aux deux extré- mités de ce dernier. Le manche 1 est constitué de façon appropriée par un tube possédant des propriétés élastiques et afin que la courbe caractéristique de flexion du mât ne soit pas affectée de façon déterminante par le manche enfiché dans ledit mât. Sur l'organe d'écartement 10 peut être également usiné un oeillet 17 dans lequel on peut accrocher de façon appropriée un crochet, un mousqueton ou autre, muni d'une sangle ou d'une corde 18 qui est reliée au pied du mât. De ce fait lors de l'extraction du pied du mât, la pagaie est retirée simultanément. La corde de fixation présente en outre l'avantage que, lorsque le mât est dans l'eau ou bien tombe à l'eau, la pagaie sty trouvant ne peut pas glisser vers l'avant et se coincer de ce fait dans la partie rétrécie du mât conique. REVENDICATIONS 1) Pagaie, notamment pour un utilisateur de planche à voile, comportant une palette,qui est disposée à au moins une extrémité d'un manche et qui est constituée en un matériau souple fixé sur des tiges extérieures, caractérisée par le fait que les tiges (7, 8) sont réalisées de fanon à pouvoir être pivotées, que, dans une première position, lesdites tiges tendent le matériau souple (9) et, dans une seconde position, s'étendent sensiblement suivant la direction axiale du manche (1), et que le matériau souple (9) peut être enroulé autour des tiges (7, 8) réunies, de manière à former un ensemble approximativement cylindrique possédant un diamètre approximativement égal au diamètre extérieur du manche (1) et qui est inférieur au diamètre intérieur dtun mat (16) portant la voile. 2) Pagaie suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les tiges sont disposées de façon à pouvoir pivoter autour d'au moins un tourillon (6) qui est monté dans une pièce de support (3) en forme de fourche, située à une extrémité du manche (1). 3) Pagaie suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que les tiges (7, 8) sont maintenues dans leur première position au moyen d'un organe d'écartement (10). 4) Pagaie suivant la revendication 3, caractérisée par le fait que l'organe d'écartement (10) est monté de façon à pouvoir pivoter egalement autour d'un axe (11) dans la pièce de support (3) en forme de fourche et , dans une de ses positions,repousse les montants des tiges (7,8) et, dans une autre position, autorise la réunion des tiges l'une avec l'autre. 5) Pagaie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que les tiges (7, 8) s'étendent, dans leur première position, en oblique vers l'extérieur à partir du tourillon (6) et sont approximativement parallèles entre elles dans le dernier tiers de leur longueur, ladite longueur des tiges dans ce dernier tiers étant dimensionnée de manière, qu'à l'état replié ou réuni (4), les tiges ne dé bordent pas au-delà de l'ensemble ou de la forme cylindrique projetée. 6) Pagaie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que pour réaliser la fixation du matériau souple (9) replié ou enroulé, il est préw sur ce dernier un organe de fixation (15). 7) Pagaie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que le matériau souple (9) est constitué par une matière plastique, une toile de voile, du tissu ou du caoutchouc. 8) Pagaie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que le manche (1) est un tube élastique n'affectant pas la caractéristique de flexibilité du mât (16). 9) Pagaie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait qu'une sangle ou un cordon de fixation (18), pouvant être relié au pied du mât, est fixé de façon détachable, et,de préférence,est accroché dans un oeillet (17) au moyen d'un mousqueton ou d'un dispositif analogue, sur l'extrémité du manche (1) ou sur la palette (2).