la présente invention concerne une compositiorgestinée au traitement de lésions cutanées, par exemple des brasures des second et troisième degrés, des ulcères variqueux, des lésions trophiques telles que les escarres de décubitus, des coupures et abrasions graves, et plus particulièrement un pansement médicinal destiné au traitement de brûlures et de lésions exsuda tires lies lésions cutanées mentionnées ci-dessus sont caractérisées par des plaies ouvertes ou des solutions de continuité dans le tissu épidermique.A mesure que le processus de guérison évolue, ces plaies ouvertes sont progressivement comblées par des cellules neuves qui apparaissent en travers de la surface de la plaie ouverte, en sorte que lorsque le processus de guérison est terminé, un tissu epidermique nouveau recouvre la zone initialement dénudée correspondant à la blessure. Ces cellules sont appelées cellules de granulation et le mécanisme de guérison est un processus de formation de es cellules. Toutefois, ces dernières sont très fragiles et se rompent facilement. En conséquence, un procédé classique très répandu a consisté à appliquer sur ces brûlures ou lésions exsudatives des pansements secs de gaze.Lorsque la gaze sèche est retirée, par exemple lorsqu'on -la remplace, les cellules se rompent, ce qui interrompt temporairement le processus de guérison. En conséquence, un pansement pour brûlures et lésions eAsudativesdoit pouvoir etre retiré sans perturber le développement des cellules de granulation qui sont très fragiles. Par une réaction de défenseS !organisme fait affluer des fluides séreux au niveau de ces lésions cutanées e t ces dernières laissent habituellement exsuder ce liquide séreux. Par conséquent, des liquides corporels vitaux sont perdus dans cet esstdat. Si la perte de ces liquides est assez grande, un choc peut en résulter.La technique classique pour éviter cette perte de liquides corporels vitaux a donc consisté à tenter d'isoler la blessure exsudative de façon étanche On y est parvenus par exenple, en appliquant à la plaie une couche de vaseline ou d'une antre matière hydrocarbonée gélatineuse non miscible à lreau Toutefois, on a constaté que le tissu se trouvant sous la couche de vaseline était souvent beaucoup trop ramolli et humide. Ce tissu-ramolli présente des difficultés aussi bien pour les greffes aUtoplastiques que pour les greffes homeoplastiques de la peau. I1 constitue également un terrain favorable au développement d'infections secondaires. La blessure doit donc être nettoyée constamment.Nais ce nettoyage nécessite l'enlèvement et la remise en place du pansement et, comme indiqué ci-dessus, ceci présente un grand danger de rupture des cellules de granulation très fragiles pendant ce processus d'enlèvement et de remise en place. Des pellicules gélatineuses de protéines ont été utilisées à la place d'une couche de vaseline dans le traitement de brûlures ou de lésions exsudatives, mais elles se sont heurtées au même problème de ramollissement à 11 excès des tissus sousjacents. De plus, ces pellicules ont tendance à se soulever et doivent alors être enlevées et réappliquées. Ce processus d'enlèvement et de remise en placWcrée là encore une possibilité de rupture des cellules de granulation qui sont très fragiles. I1 serait donc nécessaire de pouvoir utiliser, pour le traitement des lésions cutanées mentionnées ci-dessus, un pansement aussi proche que possible, du point de vue fonctionnel, d'une escarre naturelle de blessure, qui soit perméable à l'exsudat, mais non à la matière protéique, qui soit flexible et qui ne se soulève pas, et qui inhibe le déclenchement ou le développement d'infections secondaires par réduction du nombre de bactéries dans la région de la plaie qui est traitée.Dans le traitement de brûlures des second et troisième degrés, 1 pansement doit entre similaire à une greffe autoplastique de peau, en formant une couche naturelle de protection qui favorise la gué riscn, tout en pouvant facilement entre éliminée par l'organlsmeF comme une greffe homeoplastique,lorsque le processus de guérison est terminé. On vient de découvrir une nouvelle composition de traitement de lésions cutanées, qui permet ce traitement par application à la plaie d'len hydrolysat purifié d'amidon ayant un équivalent de dextrose inférieur. à enviro55 et, avantageu- sement, inférieur à environ 25. L'équivalent de dextrose est une expression utilise en pratique pour définir la quantité totale de sucres réducteurs que cont'cnt une matière ; cette quantité se calcule en dextrose et s'exime par un pourcentage sur base sèche. On peut mesurer cette valeur par l'une quelconque des méthodes connues en pratique, par exemple la méthode de Buff-Schoorl (NBS Circular C-440), page 195, "Polarimetry, Saccharimetry and the Sugars", Frederick J. Bates et Collaborarateurs.Un hydrolysat d'amidon à faible équivalent de dextrose est un produit dont l'équivalent de dextrose est inférieur à environ 35. Ccmme mentionné ci-dessus, la composition de l'in- vention renferme un hydrolysat purifié d'amidon, dont l'équivalent de dextrose est inférieur à environ 35 ; toutefois, lthydrolysat purifié d'amidon5 sous sa forme stérilisée avantageuse, a un équivalent de dextrose d'environ 5 à environ 25.Il s'agit d'une matière hydrosoluble, en sorte qu'il n'est pas nécessaire de la retirer d'une plaie par des noyens mécaniques ; on peut l'enlever par lavage à l'eau. Lorsqutelle est appliquée à une plaie cutanée exsudative, sous la fo-lme d'un pansement, cette matière se dissout légèrement dans l'exsudat pour former une couche de protection très semblable à une croûte naturelle. On a constaté que cette couche de protection est assez flexible, en sorte qu'in certain noulrement de l'aire traitée est possible sans que cette couche se soulève et se détache de la blessure exsudative. On a également constaté que ce pansement se comporte comme une membrane semi-permaable qui laisse passer les liquides séreux tout en retenant dans l'organisme les matières protéiniques. L'exsudat est clair et relativement exempt de protéines. Par conséquent, il ntentretient pas d'oxydation biologique dans la même mesure qu'un exsudat contenant une matière pro téinique et il est pratiquement inodore. Ainsi, la perte de liquides corporels vitaux est minimisée, de même que les ltest également l'accumulation excessive de sérosité. Par conséquent, le patient risque beaucoup moins de subir un choc. On a constaté également que lorsque ce pansement est appliqué à une lésion cutanée exsudative, il réduit notablement le nombre de bactéries dans une plaie infectée, et inhibe lrin fection d'une plaie non infectée. Ainsi, le risque de développement d'une infection secondaire est très réduit. A cette fin, lrhydrolysat purifié d'amidon ayant un équivalent de dextrose inférieur à environ 35 peut être mélangé avec l'un quelconque des agents antibactériens connus en pratique pour leur efficacité dans l'inhibition ou le traitement d'infections secondaires, par exemple l'iode, la pénicilline, les nitrofurannes et les sulfamides tels que le sel d'argent de sulfadiazone.De plus, des enzymes protéolytiques connus en pratique pour leur aptitude à activer une guérison peuvent aussi entre associés avec cette matière. lies agents nutritifs tels que les amino-acides cystine et cystéine, et des vitamines telles que l'acide ascorbique (vitamine C), peuvent aussi être mélangés avec l'hydrolysat d'amidon à faible équivalent de dextrose ou appliqués en même temps que cet hydrolysat pour favoriser la formation et le développement de cellules saines formant des tissus de granulation. B'hydrolysat d'amidon purifié à équivalent de dextrose inférieur à environ 35 peut être utilisé sous la forme de particules, par exemple en poudre, sous la forme d'une matière visqueuse, par exemple un gel, une dispersion en pâte; une solution ou un sirop, ou comme ingrédient essentiel d'une pellicule flexible. De préférence, l'hydrolysat d'amidon est stérllisé avant l'application à une plaie mais, attendu qutil inhibe le développement de bactéries, la stérilisation peut être inutile, bien que ce soit une mesure de précaution. L'hydrolysat d'amidon visqueux peut être préparé par addition de lthydrolysat d'amidon à tout véhicule ou support liquide polaire non toxique, par exemple de l'eau, de la glycérine, des glycols ou des polyols. On a constaté que lorsqu'on utilB e e l'eau comme véhicule ou support liquide polaire non toxique, la solution aqueuse résultante doit contenir au moins environ 30 % en poids dthydrolysat d'amidon de faible équivalent de dextrose.Une solution aqueuse contenant moins d'environ 30 fv en poids d'bydrolysat d'amidon à faible équivalent de dextrose est limpide et n'est pas assez visqueuse pour être utilisée comme pansement médicinal. On a constaté que des solutions aqueuses contenant plus d'environ 65 % en poids d'hydrolysat d'amidon à faible équivalent de dextrose, ressemblent, par leur consistance, à des graisses végétales ou animales solidifiées et sont trop visqueuses pour entre utilisées comme pansement médicinal. En général, il convient d'utiliser comme pansement médicinal, des/solutions aqueuses contenant environ 35 à environ 65 % en poids d'hvdrolysat d'amidon, de préférence environ 45 à environ 60 ffi en poids. On a observé que des solutions aqueuses contenant environ 35 à environ 45 % en poids dthydrolysat d'amidon sont opaques et ont la consistance et l'aspect d'un sirop. Des solutions aqueuses contenant environ 45 à 65 % en poids dhydrolysatd'amidon sont opaques et ont la consistance ou l'aspect d'-une pite ou d'un gel. La pellicule flexible peut entre formée par l'un quelconque des procédés connus pour la coulée de pellicules en présence d'un solvant. Par exemple, une pellicule convenable peut être préparée ou coulée en dissolvant l'hydrolysat d'amidon dans liteau, en chauffant au besoin, pour former une solution aqueuse limpide contenant environ 30 à environ 50 46 en poids d'hydrolysat d'amidon.On verse cette solution sur une plaque de support, par exemple une feuille de résine acrylique, une plaque de verre ou une plaque en acier inoxydable ou encore un récipient enduit d'un agent de démoulage. B'hydrolysat d'amidon est ensuite rapidement étalé à l'aide d'un applicateur ayant un dégagement d'environ 0,51 à 0,76 mm. la pellicule étalée d'hydrolysat d'amidon est ensuite séchée dans une étuve classique à une température d'environ 25 à environ 500G et à une humidité relative d'environ 50 à environ 65 % pour former une pellicule sèche flexible ayant une épaisseur d'environ 0,15 à 0,25 mm. Pour accroître la flexibilité de la pellicule séchée, on peut ajouter un agent plastifiant tel que le glycérol à l'hydrolysat aqueux d'amidon à une concentration d'environ 2 à environ 5 ffi sur la base du poids dudit hydrolysat, avant la cou lée. De même, on peut améliorer la-consistance et la résistance mécanique de la pellicule par l'addition d'environ 5 à environ20 , sur la base du poids de l'hydrolysat d'amidon, d'une charge noil toxique appropriée qu'il est connu d'utiliser en pratique à cette fin, par exemple des gélatines animales et végétales, la gomme arabique, la carboxymétilylcell-SloseS ou un amidon cireux de mais, de fluidité égale à 80. Si l'on utilise une charge, il est préférable de la dissoudre dans i'eau avant l'addition de lthydrolysat d'amidon. La pellicule flexible peut aussi être formée par un procédé de coulée continue sur courroie ou sur tambour. Dans ce procédé, la solution aqueuse d'hydrolysat d'amidon contenant un plastifiant ou le cas échéant un liant, est introduite dans une matrice, depuis laquelle une pellicule ou une bande de solution d'hydrolysat d'amidon est déposée sur un tambour ou une courroie sans fin en mouvement. A mesure que le tambour tourne ou que la courroie se déplace, la pellicule est chauffée pour en chasser l'eau e-t on obtient une pellicule flexible qui est ensuite découpée aux cotes désirées, en vue de son utilisation. L'hydrolysat d'amidon purifié à faible équivalent de dextrose peut être appliqué directement-à la plaie, ou bien, pour faciliter la manipulation et la conservation, il peut être appliqué sur un support absorbant, par exemple un tampon stérile de gaze, et le support absorbant peut ensuite être appliqué à la plaie de manière que l'hydrolysat d'amidon entre en contact avec cette dernière. Comme on l'a déjà mentionné, lorsque l'hydrolysat d'amidon à faible équivalent de dextrose est appliqué à une plaie evsudative, il se forme une pellicule qui-ressemble à uniescarre naturelle. Pour activer la formation de cette pellicule protectrice, le bandage de la plaie ne doit pas être serré, mais il doit simplement recouvrir la plaie de façon tâche, de manière que cette dernière puisse "respirer". On a constaté que l'application de cette matière réduit également la douleur qui accompagne ordinairement des brûlures, des ulcères, etc. Cette pallicule a aussi les propriétés, mentionnées cidessus, d'être flexible, semi-permable, soluble dans l'eau et antiseptique envers les bactéries de la plaie. lies hydrolysats d'amidon que l'on peut utiliser pour préparer la composition de l'invention sont ceux dont ltéquivalent de dextrose est inférieur à environ 35 de pré férence compris entre environ 5 et environ 25. Ces matières sont produites à partir d'amidon, par hydrolyse. B'ainiaon est un uolymère de motifs d'anhydro-Dglucose. L'hydrolyse de l'amidon produit un mélange de polymères de divers poids moléculaires allant de 200 ou plus de 200 motifs de glucose au maltose (deux motifs de glucose) et au D-glucose lui-meme. Bu fait de leur nature, le critère adopté pour définir les polymères formés par hydrolyse de l'amidon est leur valeur d'équivalent de dextrose, qui est une expression du degré moyen d'hydrolyse. Des produits à faible équivalent de dextrose que I'or, peut utiliser dans la présente invention peuvent être obtenus en soumettant de l'amidon gélatinisée à l'action hydrolytique d'un acide ou d'un enzyme ou à des traitements successifs avec ces agents.L'hydrolysat ainsi formé est ensuite purifié par des moyens classiques, par exemple en le soumettant à une filtration,une centrifugation, une décantation, etc., pour séparer et éliminer toutes les substances insolubles dans l'eau qui restent après l'hydrolyse Cette matière, dissoute dans l'eau en proporticn de 10 g par 100 ml, contient moins de 0,1 % de matière insoluble, comme détermine par filtration et séchage du résidu jusqu'à poids constant sous vide à 100 C. Le cas échéant, l'hydrolysat peut être soumis à d'autres opérations de purification connues en pratique, par exemple un traitement au carbone ou à l'argile, une dialyse, une électrodialyse, une osmose, une exclusion des ions, un échange d'ions, etc. L'hydrolysat d'amidon utilisé dans la pratique de l'invention peut être préparé à partir d'amidon par diverses opérations appropriées. Dans l'un de ces procédés, un amidon, par exemple un amidon cireux,est traité par simple application enzymatique d'a-amylase bactérienne. Plus particulièrement, une suspension aqueuse d'un amidon tel que 11 amidon cireux ayant une teneur en matières sèches inférieure à 50 ffi est sounise à l'action hydrolytique d'&alpha;-amylase bactérienne dans des conditions convenables pour produire l'hydrolysat d'amidon.Cette matière peut encore être caractérisée epécifqueinent en dIvisant la somme des pourcentages (sur base sèche) des saccharides ayant un degré de polymérisation de 1 à 6 par l1équivalent de dextrose pour former un rapport supérieur à environ 2/0. Ce rapport est appelé "rapport caractéristique q descriptif". es matières dont le rapport descriptif est inférieur à environ 2 sont parfois indésirables, du fait quelles sont moins solubles dans lteau et qu'elles tendent également à former un trouble en solution, comparativement aux produits dont le rapport est à peu près égal ou supérieur à 2. Des formes convenables d'hydrolysats d'amidon peuvent aussi être obtenues par divers autres procédés. Par exemple, un mélange d'amidon et d'eau ayant une teneur en matières solides de moins de 50 % peut être soumis tout d'abord à l'action hydrolytique d'une a-amylase bactérienne. Après une fluidification initiale par l'enzyme, lthydrolysat partIel résultant est chauffé à une-température suffisante pour solu- biliser tout amidon non solubilisé.Attendu que cette température tend également à désactiver ltenzyme, il est alors nécessaire de soumettre l'hydrolysat partiel solubilisé à une seconde hydrolyse par traitement avec une quantité supplémentaire d'a-amylase bactérienne pour obtenir l'hydrolysat final d'amidon. Un troisième procédé de préparation de la classe préférée d'hydrolysats'd'amidon, consiste à hydrolyser un mélange d'amidon et d'eau par l'action d'un acide pour atteindre un équivalent de dextrose inférieur à 35 environ. L'hydrolysat partie est ensuite soumis à l'action d'a-amylase bactérienne pour former un hydrolysat d'amidon dont l'équivalent de dextrose est compris entre 5 et 25. Un produit très avantageux à utiliser dans ce cas se caractérise par une teneur maximale en humidité de 5 % un équivalent de dextrose de 9 à 13; un pH de 4,5 à 5,5 en solution aqueuse à 10 d de matières solides ; une densité apparente moyenne de 0,45 à 0,56 g/cm' et un rapport des criptif d'environ 2. On peut utiliser tout amidon ou toute matière amylacée pour préparer l'hydrolysat dtamidoii utilisé dans la présente Inent Ion. les matières convenable s comprennent des amidons et fécules d cereales et tubercules, par exemple maïs, blé, pomme Ce terre, manioc, riz, sago et sorgno en grains; on peut aussi utiliser des amidons cireux. li'hydrolyse peut être effectue par des enzymes et/ou desacides. lies matières utilisées dans la pratique de la présente invention doivent; naturellement être stériles. Ta stérilisation peut être effectuée par l'un quelconque des procédés connus de stérilisation. lies pansements médicinaux conformes à 11 invention et leurs applications sont illustrés par les exemples suivants, donnés à titre non limitatif. Exemple 1 Dans cet exemple, le patient est un homme êgé de 78 ails, atteint de la maladie de Buerger ou artérite oblitérante qui se manifeste par des ulcérations- chroniques profondes, exsudatives et putrides, siégeant au niveau des deux jambes. lie sujet est sous-alinenté et des tentatives antérieures de traitement des ulcères par plusieurs méthodes classiques ont échoué. Bes-ulcères ont unebrofondeur du troisième degré et s'é tendent pratiquement sur toute la lonleur de la face antérieure des jambes. On choisit de traiter les lésions siégeant sur la jambe droite avec des particules d'hydrolysat d'amidon purifié stérile. lies lésions présentées par la jambe gauche sont traitées, à titre de témoin, avec de la gaze imprégnée de nitrofurazone, traitement très utilisé pour les brasures et les lésions ulcéreuses.Des prélèvements sont effectués à divers invervalles sur les lésions des deux jambes en vue d'effectuer des cultures bactériologiques. lies lésions traitées sont examinées un jour sur deux. Dès que lrhydrolysat d'amidon en poudre a été appliqué, en mince pellicule, sur la région ulcérée ou le tissu de granulation des lésions, sur la jambe droite du patient, elle est mouillée par l'exsudat séreux présent au niveau de l'ulcère, et cet hydrolysat mouillé sèche rapidement en formant une mince pellicule pliable. Par-dessus cette pellicule nouvellement formée, on dispose un simple pansement de gaze. Comparativement aux lésions traitées avec la gaze Imprégnée de nitrofurazone2 on note une nette diminution de la quantité de fluide exsudé des lésions traitées avec l'hydrolysat d'amidon.De plus, l'odeur est beaucoup plus faible sur le site de l'essai, et on note une réduction de la douleur L'exsudat formé sur le site traité avec lthydrolyzat d'amidon a ur!e couleur brun clair (caramel) comparativement au site témoin qui présente une vilaine couleur bleu verda-tre foncé. Quelques jours après la première application de l'hy- drolysat d'anidon, on observe un changement des caractéristiques du tissu de granulation de la lésion traitée. Ce tissu de granulation devient de plus en plus net et d'un rouge brillant, et commence à se développer ou à combler le vide vers la surface de la jambe. lia gaze enveloppant le site traité est solidement fixé à la blessure, tandis que la gaze enveloppant le site témoin n'est pas collé. La gaze du site traité peut être détaché par lavage à l'eau au moment où l'on désire inspecter ou changer la pellicule. Comme indiqué, les sites sont examinés tous les deux jours. On constate que ltépithélium commence à se développer. -dans l'ulcère qui a été traité avec l'hydrolysat d'amidon, tant depuis le périmètre de la lésion que depuis la région profonde. Au bout de plusieurs semaines, la lésion d'essai est totalement guérie ou remplie d'épithélium nouvellement formé. Cette peau neuve esttlexible, chaude et de couleur rose. Toutefois, le site témoin, après cette période de sept semaines, ne présente aucun signe de régression de l'infection ou de l'exsudation ni aucun signe de croissance de l'épithélium. En fait, l'ulcère traité à titre de témoin se creuse au point d'impliquer les muscles de la jambe du patient qui deviennent nécrotiques. Des cultures bactériennes effectuées pendant le traitement sont négatives dans le cas du pansement à l'hydrolysat d'amidon. Toutefois, l'infection bactérienne persiste à peu près totalement dans le cas de la lésion témoin ou lésion traitée à la nitrofurazone. Exemle 2 Le patient est une fillette augée de treize ans, présentant Ale brûlure au troisième degré de la face dorsale du pied droit. lia brtlure, de nature thermique, a été causée par l'eau bouillante. te sujet est traité aux antibiotiques. Au bout de 14 jours de traitement, la séparation de l'escarre a lieu en laissant une aire profonde Qe tissu de granulation.Cette aire est traitée de la manière classique avec de la gaze imprégnée de nitrofurazone. Après îrne période de traitement de trois semaines, l'état du site de la brûlure reste inchangé et, en fait, il est le siège d'une infection progressive. A ce stade, attendu que liron n'observe pas de croissance épithéliale, une greffe autoplastique de peau en mince épaisseur devrait être effectue pour guérir la brûlure. Au contraire, on applique tous les deux jours sur le site de la brûlure, lthydrolysat d'amidon de l'invention en particules (poudre). Après la formation de la mince pellicule, comme indiqué dans exemple 1 ci-dessus, le site de la brûlure est recouvert dtune couche de gaze sèche. lià encore, comme dans l'exemple 1, on effectue les observations suivantes : il y a une réduction de la douleur dès lorsque l'application de l'hydrolysat a été effectuée ; une réduction d'infection sur le site de la brûlure, une amélioration de la qualité et de l'aspect du tissu de granulation ; et un développement progressif de 12 épithélium de la périphérie vers le centre du site-de la brûlure. Au bout de cinq semaines, le site de la brûlure est entièrement recouvert d'épithélium nouvellement formé, sans aucune contracture appréciable. Au bout de quatre mois, aucune contracture de cicatrisation n'est observée près du site initial de la brdlure. Exemple 3 lie patient qui est,dans ce cas, une femme âgée de 51 ans, est atteint d'ulcères variqueux bilatéraux profonds siégeant sur les deux jambes, au tiers inférieur. L'ulcère de la jambe droite est assez petit et couvre une surface d'environ 7,6 x 10,2 cm. Au contraire, l'ulcère de la jambe gauche encercle totalement la jambe sur une largeur de 12,7 cm.. l'écoulement des deux ulcères est considérable, le patient devant utiliser plusieurs épaisseurs d'ouate pour l'absorber. t-ulcère de la jambe droite est utilisé comme témoin et traité comme daims les eemp2-es précédents avec de la gaze imprégnée de nitrourazone. lia jambe gauche est saupoudrée d'hydrolysat dtami-don de l'invention, en particules (poudre), tous les deux jours. Au bout d'environ deux mois, la jambe traitée avec lthydrolysat;; d'amidon est presque entièrement recouverte d'une peau nouvellement formé, à ltexception d'une zone localisée au centre, dont les dimensions continuent de décroître à mesure que de ltépithéliun neuf se forme. Comme dans l'exemple précédent on effectue les observations suivantes : réduction de la douleur réduction de l'écoulement et de l'exsudat ; croissance d'un tissu de granulation ; croissance centripète de la peau ; et réduction de la flore bactérienne et du nombre de bactéries. liâ encore, comme dans les exemples précédents, l'ulcère traité à la nitrofurazone présente peu de signes de guérison. Exemple 4 Dans cet exemple, le patient est une femme agée de 56 ans présen-tant un ulcère variqueu 'profond sur la jambe droite (face inférieure interne) depuis environ 20 ans. La lésion couvre une surface de 15,2 cm x 10,2 cm, elle est malodorante et présente un exsudat purulent profs, de couleur verdAtre- jaunt'sre. Elle est infectée par d'abondantes colonies bacteriennes d'au moins trois espèces. Des tentatives précédentes de greffe autoplastique et homeoplastique sur la région ulcérée ont échoué. La région affectée est traitée pendant plusieurs mois avec divers antibiotiques systémiques et topiques disponibles, sans aucun changement de l'état de la région ulcérée. On applique une poudre formée de particules d'hydrolysat dtamidon purifié stérile à cette région ulcérée,en quantité suffisante pour former une mince couche sur la lésion. Ttéqui- valent de dextrose de cette matière est d'environ 9,9. Quelques minutes après l'application, la matière en particules se mélange avec l'exsudat séreux pour former une pellicule. Si la pellicule est laissée découverte, elle sèche en une heureen formant une couverture solide mais flexible sur le site de l'ulcération. Cette couverture ressemble à une croûte naturelle de blessure et elle empêche tout autant les fluides corporels (c'est-à-dire le plasma) de s'échapper et règle les échanges de températures avec le corps, à-travers la lésion. Après les applications de matière erkarticules à des intervalles de deux-ou trois jour on remarque que l'exsu- dat de la lésion diminue notablement, si bien que, au bout de 15 jours de ce traitement, le site d'ulcération ne présente aucune trace d'exsudat purulent ni d'autreébris. Après cette période ds temps, la croissance centripète à l'intérieur du site de la lésion est estimé égale à environ 6,45 cm, l'ulcère étant réduit à des dimensions de 3,8 x 1,9 cm. A l'aide d'une loupe, on peut observer le bord en progression de l'épiderme qui se développe dans le tissu de granulation recouvrant le site réduit de l'ulcère. Aucune douleur n'est associée au traitement. Exemple 5 lie patient est une fillette agée de 11 ans, qui a été atteinte de brûlures thermiques des premier et second degrés (ébouillantage B.l'eau) sur le flanc gauche de la paroi abdominale (côté gauche au-dessus de la hanche). La brûlure a une étendue de 17,8 cm x 10,2 cm. On applique sur le site de la brûlure, de la poudre d'hydrolysat d'amidon purifié et stérile, en quantité suffisante pour former une mince couche sur cette brt- lure. lit équivalent de dextrose de cette matière est d'environ 9,9. lie second jour après ia brûlure, les couches superficielles se détachent, la brûlure étant du second degré. Après traitement quotidien avec la matière en particules pendant 6 jours, ltépithélium est entièrement régénéré dans la région brûlée. Aucune infection et aucune-douleur n'est associée avec le trai tement. Exemple 6 lie patient est une fillette âgée de 5 ans présentant une brûlure thermique (café chaud) au second degré sur l'avant- bras. lia brûlure courue une surface de 7,6 x 2,5 cm et présente trois sites de faible étendue de brûlures au troisième degré. lia brûlure est traitée, comme dans 'exemple 5, avec de l'hydro- lysat d'amidon purifié stérile en poudre, le troisième jour après la brûlure. A ce stade, la brûlure est déjà illSectée. lit équivalent de dextrose de la matière utilisée est d'environ 9,9.Ta matière est- app3-quée tous les deux jours. Au bout de 10 jours, la région de la brûlure est entièrement guérie et recouverte d'épithélium neuf, y compris les sites de brûlure au troisième degré. Un mois plus tard, on ne note aucune marque de cicatrisation. Exemple 7 Dans cet essai, 40 jeunes lapins albinos adultes, de souche New Zealand, pesant entre 2 et 3 ka, sont tout d'abord soumis à une brûlure au troisième degré sur environ 10 ffi de leur surface corporelle totale, puis divisés en quatre groupes dressai. Chaque groupe d'essai comprend 5 mêles et 5 femelles. L'un des groupes constitue le groupe témoin et les brûlures des lapins des trois autres groupes sont traités avec différentes doses d'une dispersion stérllisée d'un hydrolysat d'amidon dont l'équivalent de dextrose est égal à 10 environ et dont le rapport descriptif est à peu près égal à 2. Dans la préparation en vue de l'essai, la région dorsale de chaque lapin est dénudée au moyen d'une tondeuse électrique. lie site exposé représente à peu près 10 % de la surface corporelle totale. A la fin de la période de préparation de 24 heures, juste avant la première application, chaque lapin est brûlé par immersion de la surface tondue dans de l'eau chaude, à une température de 900C et pendant une période d'exposition de 4 secondes, ce qui convient, d'après l'expérience, pour produire une brûlure au troisième degré impliquant à peu près 10 % de la surface corporelle totale.Pour éviter l'ingestion accidentelle de la matière d'essai, chaque lapin est pourvu d'un collier flexible en matière plastique légère, qui est porté pendant toute la durée de ltexpérience. lies doses calculées de suspension dressa sont réparties en douceur (sans frottement) sur tout le site d'application de chaque animal d'essai et laissées au contact de la peau pendant une période de 18 heures. A la fin de la période de contact de 18 heures, la peau est rincée à liteau tiède stérili- sée (37 0C) et séchée par tamponnement. Ce mode opératoire est répété chaque jour, y compris les week-ends,pendant 21 jours consécutifs. lies doses sont recalculées chaque semaine pour tenir compte des variations de poids corporel. lie tableau suivant récapitule les groupes d'essai et les doses utilisées. Groupe Nombre d'animaux Taux de dose* Nombre d'appli mâles --erielles (g/kg/jours) cations dermiques quotidienne ** Témoin brû- lé 5 5 Essai I 5 5 1,0 21 Essai II 5 5 2,0 21 Essai III 5 5 4,0 21 *La substance d'essai est préparée en mélangeant 70 g d'un hydrolysat d'amidon d'équivalent de dextrose égal à environ 10 et de rapport descriptif égal à environ 2 avec de l'eau distillée stérilisée, pour obtenir un produit à 55 ffi en poids. ** La suspension d'essai est maintenue au contaet de la peau pendant une période de 18 heures par jcur, puis la peau est rincée à l'eau stérilisée tiède et séchée par tamponnement. lies animaux de chacun des quatre groupes sont pesés chaque semaine et plusieurs essais, comprenant des essais hématologiques et l'analyse de l'urine, sont effectués au début de l'expérience et à la fin de la période d'essai de 21 jours. Deux des dix aninaux du groupe témoin (groupe I) meurent pendant l'expérience. De plus, trois des dix animaux d'essai du groupe II (taux de dose de 1,0 g/kg/jour), l'un des dix animaux d'essai du groupe III (taux de dose de 2,0 g/kg/ jour) et sept des dix animaux du groupe IV (taux de dose de 4,0 gjkgíjour) meurent également pendant l'experience. ta mort est attribuée aux effets de la brûlure provoquée et/ou à une maladie naturelle. Après la période d'essai, tous les animaux survivants sont sacrifiés et soumis à des études pathologiques par examen à l'oeil nu et au microscope. Aucune réaction anormale du comportement n'est observée chez tous les animaux des quatre groupes d'essai. lia peau brélée des animaux traités avec la solution stérile d'hydrolysat d'amidon à faible équivalent de dextrose semble guérir un peu plus rapidement que celle des animaux témoins, c'est-à-dire que les escarres des animaux traités commencent à se détacher au bout de 12 à 15 jours, tandis que celles des animaux témoins commencent à se détacher au bout de 20 à 22 jours. On note que des effets défavorables sont exercés sur le poids corporel des animaux des quatre groupes et sont plus prononcés chez les animaux des groupes Il, III et IV. On considère que cette différence est due au moins en partie à la fatigue des animaux pendant l'administration du médicament. lies études pathologiques post-mortem effectuées sur les animaux qui sont morts pendant l'expérience font apparaître une hyperémie, une- inflammation des poumons et permettent de faire sur la peau des constations compatibles avec celles qui ont déjà été indiquées. Aucune altération pathologique n'est observée ni à l'oeil nu ni au microscope dans le cas de tous les animaux sacrifiés à la fin de la période d'essai de 21 jours, si ce n'est les altérations dermiques qui ont déjà 6té men tionnées. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre explicatif mais nullement linitatif, et que de nombreuses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVEND ATI ONS 1. Nouvelle composition destinée au traitement d'une lésion cutanée, caractérisée par le fait qu'elle renferme une quantité à effet thérapeutique dfun hydrolysat d'amidon ayant un équivalent de dextrose inférieur à environ 35, sous la forme d'un pansement médicinal essentiellement formé de cet hydrolysat d'amidon. 2. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le pansement médicinal est une matière sèche en particules. 3. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le pansement médicinal est une solution aqueuse contenant environ 75 à 65 % en poids d'hydrolysat d'amidon. 4. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que l'hydrolysat d'amidon est une solution contenant environ 45 à environ 60 % en poids d'hydrolysat d'amidon, dans l'eau. 5. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que l'hydrolysat d'amidon est un gel très vis queux. 6. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que l'hydrolysat d'amidon est sous la forme d'une pate. 7. Composition suivant la revendication 1, caracté risée par le fait que l'hydrolysat d'amidon est sous la forme d'un sirop. 8. Composition suivant la revendication 1, caracté risée par le fait que le pansement médicinal est forme l'as- sociation de l'hydrolysat d'amidon et d'un support approprié. 9. Composition suivant la- revendication 1, caracté risée par le fait que le pansement médicinal comprend un support absorbant auquel adhère l'hydrolysat amidon. 10. Composition suivant la revendication 1, carac térisée par le fait que le pansement médicinal comprend un tampon de gaze stérile auquel adhère lthydrolysat d'amidon. il. Composition destinée au traitement d'une lésion cutanée,caractérisée par le fait quelle consiste en une mince pellicule contenant une quantité à effet thérapeutique d'un hydrolysat d'amidon ayant un équivalent de dextrose inférieur à environ 35. 12. Composition suivant la revendication 11, caractérisée par le fait que l'hydrolysat d'amidon est sous la forme d'une mince pellicule flexible contenant en association ledit hydrolysat d'amidon et un plastifiant acceptable du point de vue pharmacologique. 13. Composition suivant la revendication 11, caractérisée par le fait que la mince pellicule flexible contient en outre une charge acceptable du point de vue pharmacologique. 14. Composition destinée au traitement de lésions cutanées, caractérisée par le fait qu'elle comprend un support absorbant auquel adhère une quantité efficace d'un hydrolysat d'amidon ayant un équivalent de dextrose inférieur à environ 35. 15. Composition suivant la revendication 14, caractérisée par le fait que le support absorbant est un tampon de gaze stérile 16. Composition suivant la revendication 14, caractérisée par le fait que l'hydrolysat d'amidon a un équivalent de dextrose compris entre environ 9 et environ 17 et un rapport descriptif supérieur à environ