La présente invention concerne les machines d'imprimerie, notamment les machines à imprimer en offset. L'un des phenamènes qui se produisent au cours de l'impression, soit sur feuilles séparées soit sur bobine, est le dépôt sur la plaque d'impression d'un corps etranger qui constitue un obstacle au transfert de l'encre de la plaque au blanchet de caoutchouc, et donne lieu à la formation de taches ou macules qui apparaissent ensuite sur le papier. La nature de ces corps étrangers est variée, mais, parmi les plus frequentes,on peut mentionner les particules de plâtre, de l'encre coagulée, des fibres de papier et de la poussiere. D'autre part, n'importe quelle impureté, flottant ou en suspension dans l'atmosphère du lieu de travail, peut donner lieu à la formation de corps'étrangers qui bouchent partiellement la plaque, motif pour lequel dans le domaine des Arts Graphiques on appelle ce phénomène un "bouchon". Par conséquent,on on considère comne bouchon toute matière étrangère qui met obstacle au transfert parfait de l'encre déposée sur la plaque, en produisant des taches ou macules sur l'image ou sur le texte imprimé. Naturellement, dans ce cas, les feuilles imprimées ou la partie de la bobine (s'il s'agit d'une machine rotative) doivent être éliminées, et on ne peut continuer à travailler correctement tant que l'on n'a pas nettoyé la surface de la plaque pour supprimer toute trace de matière étrangère. Selon les normes les plus élémentaires de sécurité, il est nécessaire d'arreter la machine à imprimer chaque fois que surgit ce problème, et l'on doit nettoyer ensuite la zone dans laquelle se trouve le bouchon. Normalement, le temps employé pour réaliser l'opération est de 4 à 5 minutes, et il est nécessaire de sacrifier 5 ou 6 feuilles avant que les encres et l'eau se trouvent en conditions. En principe, il semble qu'il s'agit d'un problème minime, mais au contraire, si l'on tient compte du fait que, dans des conditions normales, comme le démontre l'expérience acquise par la Demanderesse qui a consacré de nombreuses années aux Arts Graphiques, les bouchons se produisent de 4 à 7 fois par heure, on se rend compte qulen réalité ils réduisent la capacité de production de 30 40 Z, et meme plus. Cette baisse de rendement si importante conduit de trop nombreuses fois l'équipe qui sert la machine à ne pas la démonter pour réaliser le nettoyage nécessaire, en risquant chaque fois la possibilité d'un grave accident. Dans ces circonstances,la Demanderesse, ressentant ce problème dans sa propre industrie, a essayé de trouver une solution mécanique et automatisée pour s'en débarrasser. Cependant, cette solution n'existe pas dans le commerce et elle n'a pas non plus été mise en pratique par un autre imprimeur. et, dans ces conditions,il il est impossible de mentionner l'état actuel de la technique, du fait que l'on ne connatt aucune antériorité relative a cette question. L'objet de l'invention est constitué par des améliorations apportées aux moyens d'extraction d'éléments étrangers ou "bouchons" des plaques de machines à imprimer en offset, dont l'application s'étend aux machines rotatives et aux machines à imprimer sur feuilles séparées. Ces perfectionnements consistent à placer sur le passage de chacune des plaques de chaque couleur de la machine à imprimer un couteau escamotable et capable de se déplacer transversalement à la plaque et pa rallèlement à l'axe de rotation de celle-ci. La largeur du couteau est égale au moins à celle de la bande d'encre dosée par l'une des vannes de dosage des encriers. Le couteau est doté de moyens de translation, positionnement et arrêtj contrôlés à distance. Naturellement, les points d'arrêt du couteau coincident toujours avec la bande contrôlée par l'une des vannes d'encre. D'autre part,on on a prévu des moyens d'actionnement qui permettent de situer le couteau sur la plaque qu'il frotte sur la zone de la plaque où est situé le bouchon. Ces moyens sont réversibles et peuvent être actionnés en sens opposé pour éloigner le couteau de la plaque. Avant de décrire une réalisation pratique de l'invention, on rappellera que l'encrier des machines 9 imprimer en offset est parallèle à la plaque et à une hauteur différente. Cet encrier est constitué par un récipient dans lequel plonge un rouleau qui prend l'encre et la transfère à d'autres rouleaux qui forment le train qui conduit l'encre i la plaque d'impression. Le contrôle de l'encre vers les encriers est effecuté par une série de vannes à guillotine qui, en s'approchant plus ou moins du rouleau qui la prend, limite la quantité d'encre prélevée. Les fabricants de machines à imprimer ont adopté une pluralité de vannes à guillotine, du fait que l'on peut ainsi régler la quantité d'encre dans chaque zone. Ces zones, normalement au nombre de trente-six, sont parfaitement déterminées par les imprimeurs et constituent pour l'équipe des imprimeurs le moyen de situer la position d'un bouchon forme sur la plaque d'impression par un corps étranger celle-ci et à l'encre. Comme on pourra le voir plus loin, ce moyen de connaitreKla"position du bouchon est un élément de grande valeur pour la mise en pratique de l'invention. Dans un mode de réalisation préféré, l'invention consiste en un chariot qui peut se déplacer entre des guides situés parallèlement côte de chacun des rouleaux de plaque. Ce chariot mobile est pourvu d'organes qui permettent de provoquer son deplacement une vitesse et i une distance contrôlées.' Les organes de, déplacement peuvent être constitués par une vis sans fin, une combinaison de pignons et de crémaillere, une channe, etc. Dans le mode de réalisation préféré qui est décrit, on utilise, sans que ceci constitue une limitation quelconque aux possibilités de mise en pratique de l'invention, une vis sans fin actionnée par un moteur électrique. Sur le chariot mobiles on a prévu un bras escamotable qui est doté son extrémité d'un couteau qui, dans sa position la plus avancée, frotte sur la plaque, tandis que dans sa position de recul il s'éloigne de, celle-ci en la laissant libre. Le mouvement du bras peut être rectiligne ou basculant et son mouvement est produit par un électro-aimant commandé par un relais. Le front d'attaqua est egal, au moins, a la longueur des vannes guillotine qui règlent l'alimentation des encriers et, par conséquent, couvre une bande de largeur egale i celle qui est contrôlée par chaque vanne. Quand on détecte la présence d'un bouchon, le chariot avance et se place sur la bande correspondante en s'arrêtant devant elle, et ce moment,l'excitation de l'électro-aimant donne lieu i l'avancement du couteau et fait que celui-ci frotte, pendant un certain temps, sur la plaque,et, apres une rotation très réduite, le chariot se met de nouveau en mouvement et arrive l'extrémité opposée des guides ou a été prévu un contact de fin de course qui inverse le sens de rotation du moteur qui entrain le chariot, en le faisant revenir i son point de départ, où un autre contact de fin de course l'arrête et inverse de nouveau le sens de rotation du me- teur, de façon i permettre la réalisation d'un nouveau cycle. Le moteur électrique est chargé de faire tourner la vis sans fin dans un sens ou dans l'autre selon le sens de la manoeuvre. Etant donné que le pas de l'hélice que décrit le filet de la vis sans fin est connu, on sait d'avance quel est l'avancement du chariot à chaque tour que réa- lisera la vis sans fin en question. Le contrôle du nombre de tours réalisé par la vis sans fin, et donc de l'avancement du chariot, est réalisé au moyen d'un élément tournant relié 9 la vis sans fin et i un obturateur partiel d'un émetteur de signal, de préférence photo-électrique, avec son capteur. Le capteur de signal est relié à un compteur de tours qui fait la son des signaux ou impulsions reçus par le capteur. Par conséquent, il est entendu que chacune des plaques d'impres- sion est dotée d'une unité de service composée par le chariot avec ses guides, le bras, les moyens de déplacement du chariot avec leurs organes de commande et les éléments de contrle de l'avancement du chariot. Le compteur de tours est commun i tous les capteurs et il comptabilise uniquement le capteur qui est actionné de la façon indiquée plus loin. Le compteur de tours est un organe électronique conventionnel dont la constitution et le fonctionnement ne seront pas décrits ici, du fait qu'en accord avec la technique ils peuvent prendre de nombreuses formes différentes, bien que présentant des caractéristiques de fonctionnement et d'utilisation identiques. Ce capteur est relié 9 un multiplexeur, également de type conventionnel et qui,par conséquent,ne sera pas décrit. Le multiplexeur est relié un pupitre de manoeuvre qui est doté d'un nombre d'interrupteurs égal i celui des vannes de régulation qui équipent les encriers, isquels permettent de déterminer les différentes positions que pourra prendre volonté le chariot et l'actionnement ut'en rieur du bras de support de couteau. Chacun des interrupteurs est doté d'un témoin lumineux qui indique sa position. En outre, le pupitre est doté d'un cormutateur et de deux interrupteurs, l'un d'arrêt et l'autre de mise en marche, complétés par des temoins lumineux. Le'commutateur présente autant de positions qu'il y a de corps d'impression dans la machine. Dans le cas du mode de réalisation préféré de l'invention, on a prévu quatre positions dont l'une correspond i la plaque qui imprime en noir, une autre i celle qui imprime en rouge, une autre 9 celle qui imprime en bleu, et finalement une qui imprime en jaune. D'autre part, le multiplexeur comporte une sortie qui, i travers un temporisateur et un étage amplificateur, traverse le cormutateur et x partir de celui-ci se dirige par un câblage indépendant vers chacun des moteurs. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris i la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 représente quatre cercles qui illustrent quatre pla ques d'impression offset en quatre couleurs. A côté de chaque plaque > on voit les bras porte-couteau avec leur électro-aimant et près de ceux-ci l'émetteur de signal et les moteurs.Les différentes connexions conduisent i chacun des blocs qui représentent les organes électroniques, la figure 2 représente, en perspective, une vue schématique d'un système de guides avec son support et un contact de fin de course; elle représente aussi la vis sans fin qui actionne le chariot, le chariot luimême et le bras porte-couteau avec l'électro-aimant qui le commande. On y a représenté en outre le moteur, l'émetteur de signal, le câblage et le circuit avec les composants électroniques sous la forme d'un schéma en blocs. Dans la figure 1, les numéros de référence 1, 2, 3 et 4 indiquent les plaques d'impression; la référence 5 indique le bras porte-couteau; la référence 6, les couteaux; la référence 7, ltélectro-aimant; la référence 8, le chariot; la référence 9, les guides; la référence 10, la vis sans fin; la référence 11, les moteurs; la référence 12, l'émetteur de signal; la référence 13, l'élément tournant qui intercepte l'émission de signal; la référence 14, le capteur de signai; la référence 15, les guides du chariot; la référence 16, le compteur; la référence 17, le multiplexeur; la référence 18, le pupitre de manoeuvre; la référence 19, les interrupteurs; laréférence20, les témoins lumineux des interrupteurs; la référence 21, le commutateur de mise en marche; la référence 22, l'interrupteur d'arrêt; la référence 23, le témoin de fonctionnement; la référence 24, le témoin d'arrêt; la référence 25, le bouton du commutateur; la référence 26, les témoins lumineux de position du commutateur; la référence 27, le temporisateur; la référence 28, l'étage de commande du commutateur; la référence 29, le commutateur; la référence 30, l'étage de commande de manoeuvre du moteur et de l'électro-aimant; et finalement, la référence 31 représente le contact de fin de course du chariot. En accord avec les figures décrites, le fonctionnement est le suivant : apres avoir localisé la tache formée par le bouchon sur le texte imprimé, on détermine le corps d'impression et la vanne à guillotine qui règle la bande où apparaît la macule. Naturellement, cette observation se fait facilement en identifiant la couleur et la trajectoire de la macule. En premier lieux on actionne le commutateur 25 qui correspond à la plaque sur laquelle on va agir, et ensuite on actionne l'interrupteur 21 de mise en marche. Immédiatement trois témoins s' allument, c'est-i-dire le témoin 20 qui indique le point sur lequel doit agir le couteau 6, le témoin 26 qui indique la plaque d'impression sur laquelle il agira, et le témoin 23 qui indique l'activation de l'appareil. Simultanément, le moteur 11 est activé et commence à tourner en faisant tourner à son tour la vis sans fin 10 qui produit le déplacement du chariot 8 le long de ses guides 15. En même temps, l'élément tournant 13 tourne en interceptant périodiquement la communication entre l'émetteur 12 et le récepteur 14, lequel envoie son tour ces signaux d'interception au compteur 16 qui informe le multiplexeur, lequel, lorsqu'il reçoit la somme des signaux qui représente la valeur limite marquée par le compteur lorsqu'il a été actionné par l'interrupteur 19, émet un signal vers le temporisateur 27, lequel ouvre ses contacts et agit sur l'étage 28 qui place le commutateur 29 dans la position présélectionnée par le bouton de commande de commutation 25, et envoie un signal à l'étage 30 qui arrête le moteur et active l'élec- tro-aimant 7, lequel en agissant sur le bras 5 place le couteau 6 en contact avec l'une des plaques d'impression 1, 2, 3 ou 4. Après le temps prévu, le temporisateur 27 ferme ses contacts, ltélectro-aimant 7 est désactivé et le bras 8 éloigne le couteau 6 de la plaque d'impression et, à ce moment,le chariot reprend sa marche dans la direction intiale, en s'arrêtant si d'autres interrupteurs 19 ont été actionnés, pour réaliser un nouveau cycle ou en avançant jusqu'8 la fin de sa course 31 où il inverse son mouvement pour revenir i son point de départ, où a été prévu avantageusement un dispositif de nettoyage du couteau. A ce moment, tous les témoins lumineux sont éteinte sur le pupitre de commande, sauf le témoin 23 qui indique que l'appareil est en service, bien que tous ses organes soient au repos. Le bouton 25 de comr mutation se trouvera en position neutre ou conservera la position qu'il avait au commencement du cycle, et dans ce dernier cas le témoin 26 restera allumé. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'home de l'art aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention REVENDICATIONS 1. Perfectionnements apportés aux moyens d'extraction d'éléments étrangers aux plaques d'impression en offset, caractérisés en ce qu'ils consistent à situer sur le passage de chacune des plaques d'impression (1,2,3,4) de chacune des couleurs, un couteau 6 escamotable et qui peut etre déplace latéralement par rapport à la plaque et parallèlement i l'axe de rotation de celle-ci, ce couteau 6 ayant une largeur égale au moins i celle de la bande d'encre dosée par l'une des vannes d'encrage et étant doté de moyens de déplacement, positionnement et arret, commandés à distance. 2. Perfectionnements apportés aux moyens d'extraction d'éléments étrangers aux plaques d'impression en offset, selon la revendication pré cédente, caractérisés en ce que les points d'arrêt du couteau 6 coincident toujours avec l'une des vannes d'encrage, et ledit couteau 6 est pourvu de moyens de commande tels que des electro-aimants, par exemple, capables de le placer sur la plaque en frottant sur la zone de cette plaque où il a été situé, ces moyens de commande étant réversibles et activables en sens inverse pour éloigner le couteau 6 de la plaque.