- 1 - L'invention concerne un dispositif de mise en évidence d'un rayonnement infra-rougë, comprenant une optique destinée à reproduire l'image et à concentrer ce rayonnement devant être converti et à le projeter à travers un réseau, dénommé par la suite réseau à infra-rouges, sur un film de liquide déformable localement en fonction de l'intensité du rayonnement et réglant la lumière d'un "système optique, en particulier d'une optique strioscopique ou à contraste de phases. L'invention est destinée, en particulier, à améliorer la sensibilité de ce convertisseur connu d'image et sa faculté d'accomodation aux variations de tençiérature. Selon -une particularité essentielle de l'invention, le support du film de liquide est une membrane mince librement déformable. Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, la membrane et ses revêtements éventuels sont en matériaux mauvais conducteurs de la chaleur. L'origine des rayons infra-rouges et celle des rayons lumineux dirigés sur le film de liquide peuvent être situées sur des côtés différents. Cette disposition permet de faire une séparation complète entre le rayonnement infra-rouge produisant les déformations et donc l'image et l'optique strioscopique ou à contraste de phases. H est ainsi possible également d'étaler le film de liquide directement sur une couche réfléchissante ; cette couche réfléchissante et le film de liquide sont donc pratiquement dans le même plan. Ainsi, les différentes restrictions imposées au système strioscopique sont supprimées. La couche réfléchissante élimine pratiquement l'influence de l'angle d'incidence de la lumière de l'optique strioscopique sur. la couche de réglage. Les possibilités d'application sont donc diverses. Si on utilise par exemple un système strioscopique à lumière cohérente, on peut appliquer le convertisseur d'image à la transformation-optique de Fourier , car un front d'ondes lumineuses projeté sur la couche de réglage subit sur cette dernière un déphasage réglable en fonction de l'image. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention resserviront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés illustrant plusieurs modes de réalisation donnés à titre explicatif et nullement limitatif. Sur ces dessins, la figure 1 est une représentation schématique d'ensemble d'un premier exemple de réalisation de l'invention ; la figure 2 représente une partie de la figure 1 à échelle agrandie ; les figures 3 à 10 représentent huit variantes de détail du mode "* - CC de réalisation des figures 1 et 2 ; 1 08811 - 2 - 2081937 la figure 11 est une représentation schématique d'ensemble d'un second exemple de réalisation de l'invention ; et la figure 12 représente schématiquement un détail explicatif des deux exemples de réalisation. ' Le dispositif de l'invention représenté sur la figure 1 comprend essentiellement un convertisseur W de rayonnement infra-rouge et une optique strioscopique S. Le convertisseur W conrçprend une membrane 3 librement déformable, comportant un revêtement mince réfléchissant 5 sur sa surface tournée vers l'optique S et enduite d'un film mince 6 de liquide sur cette surface réfléchissante, un réseau 2 étant disposé devant la surface à nu de la membrane 3- Une optique lk à infra-rouges concentre les rayons I provenant d'une source non représentée de rayonnement infra-rouge et tombant à travers un filtre 15 à infra-rouges sur le convertisseur W ces rayons échauffent localement la membrane 3 et modifient donc localement la tension de surface du film 6 de liquide étalé sur cette membrane. L'optique strioscopique S destinée à mettre en évidence les déformations de surface ainsi produites du film de liquide comprend essentiellement une source lumineuse 16, un objectif 19 et une barre 20. La source lumineuse 16 projette sur le film de liquide un faisceau L délimité par les rayons 17 et 18 et réfléchi sur la surface arrière de ce film par la couche réfléchissante 5 placée sur la membrane 3• Une lentille 19 concentre le faisceau L' réfléchi et délimité par les rayons 17* et 18' et le dirige sur la pupille 21 de l'optique d'observation. Les rayons arrivant sur les emplacements non exposés du film 6 de liquide, par exemple le rayon 18, sont projetés sur la barre 20 de l'optique strioscopique S et sont donc masqués par cette barre, c'est-à-dire qu'ils n'apparaissent pas dans le plan, de la pupille 21. Par contre, les rayons, par exemple le rayon 17, qui arrivent en des emplacements exposés du film 6 de liquide sont diSbactes différemment de ceux qui parviennent en des emplacements non exposés, ils apparaissent sous forme d'ordres de cfiffraction 17* et 17**3 l'extérieur de la barre et symétriquement par rapport à celle-ci et ils apparaissent sous forme d'une image nette dans le plan de la pupille 21. Le champ d'observation de la pupille 21 est calculé de manière qu'au moins les premiers ordres de diffraction des rayons lumineux difftactés puissent être observés. La diffraction des rayons lumineux aux ençi lacement s déformés du film 6 liquide est d'autant plus forte et les ordres de diffraction 17* et 17*" apparaissent d'autant plus clairement que l'intensité du rayonnement infra-rouge incident I est grande. La figure 2 représente ces phénomènes à échelle agrandie. Les rayons infra-rouges I représentés sur cette figure pénètrent dans la membrane 3 par les ouvertures du réseau 2, ils sont réfléchis par 71 08811 - 3 - 2081937 la couche réfléchissante 5 et absorbés dans la membrane 3. La. couche réfléchissante 5 transmet de la membrane 3 au film 6 de liquide les échauffements locaux produits par l'absorption de ces rayons et provoquant des creux à la surface à nu de ce film sur laquelle apparaissent par contre des to.ssa-ges aux emplacements masqués par le réseau 2. Les rayons incidents L de l'optique strioscopique ne sont pas diffiractés de la même manière sur les creux que sur les bossages, de sorte que la déformation en relief de la surface de la couche 6 de liquide est détectable par cette optique strioscopique ." La couche réfléchissante 5 est très avantageuse, mais elle n'est pas indispensable à la fonction du dispositif.Sa suppression est possible, car on sait qu'un certain pourcentage d'un rayonnement incident est réfléchi à la surface de tout liquide, même optiquement transparent. La quantité de lumière réfléchie L' est d'environ k de la quantité de la, lumière incidente L pour les liquides transparents. Le pourcentage est suffisant à la détection par optique strioscopique, car en particulier l'intensité de la lumière L peut être augmentée dans de larges limites. Le film 6 est formé d'un liquide à faible viscosité et l'expérience a montré que son épaisseur peut avantageusement être comprise entre -k -4 0,2.10 et 10.10 cm. Des liquides convenant bien sont par axample les hydrocarbures à faible viscosité tels que le décane, l'héxane ou l'octane, dont la viscosité est comprise entre 0,4 et 1 centipoise. La membrane 3 a une épaisseur d'environ 2.10 à 8.10 cm et elle est en un matériau mauvais conducteur de la chaleur, par exemple céramique ou vitreux ou en matière plastique telle que la nitrocellulose. La période du réseau 2 correspond approximativement à 100 à 300 fois l'épaisseur du film 6 de liquide. . Le réseau 2 peut être formé de traits ou de réticules, c'est-à-dire d'une grille, de la manière représentée sur la figure, ou encore d'un réseau de lentilles. Dans ce dernier cas, le diamètre des lenti.11.es individuelles est, identique à la période du réseau de lignes ou de réticules, afin que la relation indiquée plus haut entre la période du réseau et l'épaisseur du film de liquide soit également valable pour le réseau de lentilles. la membrane 3 ayant une très faible masse et donc également une faible capacité thermique, son aptitude à s'accommoder à des températures différentes est très élevée et elle se trouve presque instantanément en équilibre de température avec son environnement. Les échauffements locaux provoqués par les rayons infra-rouges I dans la membrane 3 ne s'évacuent par conduction thermique que dans la membrane elle-même et en faible proportion au milieu ambiant, de sorte qu'une variation locale de l'équilibre de rayonnement ajpour conséquence une variation optimale de température, COPY 71 08811 2081937 - u - la sensibilité étant donc très grande. Les figures 3 et 4 représentent deux autres variantes possibles de la position relative du rayonnement infra-rouge I et de l'optique strioscopique S, c'est-à-dire des faiscgaux de rayons L et L*. 5 L'optique strioscopique de la figure 3 ®st disposéecb manière que la lumière qui est observée par la pupille (21, figure 1) de l'optique d'observation n'est pas celle qui est réfléchie par la couche 6 de liquide, mais celle qui a traversé cette dernière. Il n'existe aucune couche réfléchissante (5, figure 2) dans ce cas. La membrane 3 doit être transparente 10 à la lumière visible au moins jusqu'à un certain point. Les rayons infra-rouges I et les rayons lumineux L émis par la source lumineuse 16 de l'optique strioscopique S (figure 1) sont dirigés du mime côté sur le convertisseur W de rayonnement infra-rouge de la figure 4. Le film 6 de liquide représenté sur cette figure est étalé sur le côté 15 de la membrane 3 qui est tourné vers les sources (L, i) de rayonnement. Le film pourrait aussi être étalé sur le côté de la membrane opposé à celui de ces sources de rayonnement. Par ailleurs, le convertisseur W de rayonnement infra-rouge de la figure 4 peut comporter une couche réfléchissante (5» figure 2). 20 Deux facteurs du dispositif de l'invention ont une importance primordiale : premièrement, l'importance de la déformation que le rayonnement infra-rouge incident I produit à la surface du film de liquide et, secondement, la détection optique de cette déformation par l'optique strioscopique S. Les figures 5 à 8 représentent différentes variantes de réalisa-25 tion du convertisseur W de rayonnement infra-rouge dans lesquelles ces deux facteurs sont mis particulièrement en évidence. La membrane 3 de la figure 5 comporte un revêtement 4 absorbant les infra-rouges sur le côté opposé à celui du film 6 de liquide. Le rayonnement infra-rouge incident I ne doit pas être absorbé dans ce cas par la 30 membrane 3 elle-même. Cette disposition est avantageuse, car elle permet de faire disparaître certaines restrictions imposées au choix du matériau de cette membrane. Les rayons infra-rouges incidents I représentés traversent le revêtement 4 qui les absorbe partiellement et qui s'échauffe ainsi localement et abandonne cette chaleur par conduction au film 6 de liquide 35 par l'intermédiaire de la membrane 3 et de la couche réfléchissante 5« La partie du rayonnement infra-rouge qui n'est pas absorbée par le revêtement 4 traverse la membrane 3 (si celle-ci laisse passer les infra-rouges), elle est réfléchie par la couche 5 et parvient à nouveau à travers la membrane sur le revêtement 4 pour y être absorbée en majeure partie, de sorte que 40 le processus de conduction thermique décrit plus haut se déroule à nouveau. 71 08811 - 5 - 2081937 Le revêtement absorbant mince peut être en matière amorphe ou cristalline. Parmi les matières amorphes qui.conviennent bien, on peut mentionner à titre d'exemple le noir d'or ou d'argent; parmi les matières cristallines ayant donné de bons résultats, on peut mentionner les 5 sels halogénés et en particulier le fluorure de lithium. Il est également possible d'enrober la matière absorbante dans la membrane, par exemple par introduction à la coulée de particules absorbant les infra-rouges. La figure 6 représente une variante du mode de réalisation de la figure 5» dans laquelle la couche réfléchissante 5 est disposée non pas 10 sur le cSté de la membrane 3 qui supporte le film 6 de liquide, mais sur celui qui est enduit du revêtement absorbant 4. La couche réfléchissante 5 doit laisser passer, dans ce cas, le rayonnement infra-rouge I. La couche réfléchissante qui convient le mieux dans ce mode de réalisation est un miroir dit à interférence. L'épaisseur d'un tel miroir est de l'ordre 15 de la longueur d'onde de la lumière visible (L) ; il est réalisé de préférence par dépôt en phase-vapeur. Le film 6 de la variante de réalisation de la figure 7 est un liquide absorbant les infra-rouges. Le réseau 2 est formé de lentilles. H n'existe aucune couche réfléchissante, ni aucune couche spéciale d'absorp-20 tion des infra-rouges. La couche liquide elle-même absorbe le rayonnement infra-rouge I. Les restrictions concernant l'absorption et limitant le choix de la matière de la membrane disparaissent également dans ce cas ; la membrane 3 est uniquement un support du film 6 de liquide. La lumière L émise par l'optique strioscopique et tombant sur le film 6 de liquide 25 est réfléchie à la surface de ce dernier, ainsi qu'à la surface à nu de la membrane 3« L'optique strioscopique détecte les deux réflexions. La sensibilité aux infra-rouges du convertisseur ¥ de cet exemple de réalisation est optimale, mais par contre, le coefficient d'efficacité lumineuse de 1' optique strioscopique est faible, mais peut toutefois être compensée 30 par augmentation de l'intensité de la lumière L. II est bien entendu que la membrane 3 de cet exemple de réalisation peut aussi être revêtue d'une couche réfléchissante à sa surface dégagée, tournée vers le réseau 2 de lentilles . Les déformations ne peuvent pratiquement être produites et con-35 servées dans le film 6 de liquide que si la conduction thermique dans ce dernier et dans la membrane est faible. Dans le cas contraire, les différences locales de température se compenseraient et donc égaliseraient les déformations. La conductibilité thermique de la membrane et celle de son revêtement ne doivent donc pas dépasser une valeur déterminée. Pour cette rai-40 son, la conduction thermique du miroir 5 ne doit pas dépasser non plus une 71 08811 - 6- 2081937 valeur déterminée. Un miroir satisfaisant à ces conditions peut être en matériau diélectrique convenable. Une réalisation encore meilleure consiste à diviser le miroir en éléments isolés; les figures 8 et 8a représentent un tel exemple de réalisation. ' 5 Le réseau 2 formant écran pour les infra-rouges et représenté dans les exemples de réalisation des figures i, 2, 3» 5 et 6 peut également être placé directement sur la membrane ou être formé par le revêtaient absorbant 4 (figure 5). La couche réfléchissante 5 du convertisseur W de rayonnement 10 infra-rouge de l'exemple de réalisation des figures 8 et 8a est fomé de miroirs 5' isolés les uns des autres et disposés en un réseau régulier. Cet isolement dans l'espace et donc cette absence de conduction thermique éliminent les restrictions imposées au matériau du miroir et dues à la nécessité d'une conduction thermique minimale dans le sens transversal ; ce ma-15 tériau peut être celui qui convient le mieux aux miroirs 5' et, en particulier, un métal. La couche réfléchissante en réseau et le réseau formant écran aux infra-rouges peuvent être réunis en une couche unique. Les éléments 5' de miroir absorbent ou réfléchissent le rayonnement incident infra-rouge I. Les éléments 5* de miroir sont séparés par des domaines 5" perméables aux 20 infra-rouges. Les rayons de la lumière L subissant sur les bords des éléments 5' de miroir des diffractions qui se répercutent dans le plan de la pupille 21 (figure 1), la période choisie du réseau de miroirs est inférieure à celle du réseau 2 formant écran aux infra-rouges. la période du réseau de miroirs est, de préférence, égale à la demi-période du réseau des 25 infra-rouges. La période de ce réseau des infra-rouges est commandée par les caractéristiques de la matière et l'épaisseur du film de liquide. En d'autres termes, il existe une période optimale déterminée de déformation pour chaque film déterminé de liquide d'une certaine épaisseur. Le film de liquide a une sensibilité optimale lorsque la période de déformation 30 que le réseau des infra-rouges lui fait subir correspond à la période de déformation prédéterminée par les caractéristiques de la matière et son épaisseur. Lorsque la période du réseau de miroirs est deux fois plus petite que celle du réseau des infra-rouges, l'image de diffraction de premier ordre produite dans le plan de la pupille 21 (figure 1) par la diffraction 35 de la lumière L sur le réseau de miroirs coïncide avec l'image de diffrao-tion de second ordre produite par la diffraction de la lumière L sur le film de liquide. Si la pupille 21 est calculée de manière que seule l'image de diffiraction de premier ordre produite par diffraction sur la couche de liquide soit observée, les effets parasites produits par diffraction sur le réseau de miroirs sont éliminés. 71 08811 2081937 - 7 - Le réseau 2 formant écran aux infra-rouges peut être réalisé de manière que des images de couleurs différentes apparaissent dans le plan de la pupille (21, figure l) en fonction de la longueur d'ondes du rayonnement infra-rouge incident. Lorsque le réseau formant écran aux in-5 fra-rouges est formé par exemple d'une grille, l'une des séries de lignes parallèles peut être transparents par exemple aux infra-rouges à ondes courtes et l'autre, aux infra-rouges à ondes longues. Les images de diffractions produites dans le plan de la pupille (21, figure l) pour les deux plages de longueurs d'ondes sont également orientées dans deux directions diffé-10 rentes et peuvent être converties en images de couleurs différentes, par exemple par des filtres. La température moyenne du film 6 de liquide doit être comprise dans une plage déterminée, de part et d'autre de celle de l'objet observé , afin que l'image produite dans la pupille (21, figure l) soit structurée. 15 L'expérience montre que cette plage est d'environ î 8°C. Par ailleurs, la quantité d'énergie calorifique que le film de liquide reçoit ou celle qui en est évacuée doit toujours être telle que ce dernier reste approximativement à température moyenne constante pendant chaque mesure effectuée sur un objet déterminé et que le- rayonnement infra-rouge incident ne provoque 20 en moyenne ni son échauffement, ni son refroidissement. Une plaque 7 en matière transparente au rayonnement infra-rouge, pouvant être chauffée et/ou refroidie, est disposée devant le convertisseur W d'infra-rouges de la figure 9> du côté du réseau. L'effet de cette plaque est de porter le convertisseur, c'est-à-dire la membrane 3»à toute 25 température voulue et de l'y maintenir indépendamment des influences extérieures incontrôlables. La plaque 7 peut être équipée, par exemple, d'un élément électrique de chauffage à résistance, ce mode de réalisation étant indiqué sur le dessin par des bornes 70 et 71 de connection. L'intervalle 8 séparant la plaque 7 et le convertisseur W peut être fermé hermétiquement 30 et rempli d'un gaz spécial. Un choix convenable du gaz et de la dimension de cet intervalle peut permettre de faire varier dans de larges limites la conduction thermique entre la plaque 7 et la membrane 3» H s'est avéré particulièrement avantageux de remplir l'intervalle 8 d'un gaz mauvais conducteur de la chaleur. On sait que la conductibilité thermique d'un 35 gaz est inversement proportionnelle au carré de son rayon atomique et directement proportionnelle à la chaleur spécifique et donc un gaz rare à poids moléculaire relativement élevé, par exemple le xénon, convient extrêmement bien comme gaz de remplissage. A la différence du mode de réalisation de la figure 7» le réseau 2, formé en particulier de lentilles, peut kO être ramené sur ou dans la plaque 7 ou peut former une couche ramenée di 71 08811 - 8 - 2081937 rectement sur la membrane 3* L'optique 14 (figure i) forme l'image de chaque point de l'objet émettant le rayonnement infra-rouge I sous forme d'un point dans le film 6 de liquide. .Chaque point du film' exposé aux infra-rouges reçoit un 5 rayonnement thermique sous un angle solide déterminé par l'angle d'ouverture de l'optique correspondante. Cet angle représente environ 7 à 10 $ de l'angle solide total de 360° dans les optiques usuelles. Le rayonnement thermique provenant du reste de cet angle, qui correspond, donc à environ 90 $ de l'angle solide total, peut donc conférer à chaque point du film 10 une température quelconque, par exemple au moyen du mode de réalisation représenté sur la figure 10. - Le convertisseur W de rayonnement infra-rouge de la figure 10, ainsi donc que la membrane 3 (figure l) sont entourés latéralement par deux radiateurs 9 et 10 réglables à des températures différentes et pouvant être 15 recouverts tour à tour par un diaphragme soit entièrement, soit sur une par tie déterminée, de sorte que toute température voulue se trouvant dans la plage comprise entre les températures des deux radiateurs est réglable de manière continue. Chacun des deux radiateurs représentés 9 et 10 est formé d'une surface cylindrique semi-circulaire, dont la longueur de l'arc est 20 légèrement inférieure au demi-cercle correspondant. La longueur de l'arc d'un écran 11 suspendu à un bras 12 et rotatif autour d'un axe 13 correspond à la longueur de l'arc de ce demi-cercle. La rotation de l'écran 11 permet de recouvrir tout à tour les deux radiateurs 9 et 10 soit entièrement, soit sur une partie déterminée, le rapport apparent des surfaces des 25 deux radiateurs étant ainsi modifiable, dans le temps et quantitativement. H est bien entendu qu'il est aussi possible de prévoir plusieurs radiateur au lieu des deux représentés, ou de n'en prévoir qu'un, dont la température est rapidement modifiable. Lorsque, par exemple, l'optique des infra-rouges (14, figure 1) est formée delentilles, ce radiateur peut être formé par 30 le tube de cet optique-. S'il s'agit d'un objectif à miroirs,par exemple du type de celui de Cassegrain, le radiateur pourrait être formé de l'écran situé le plus à l'intérieur de cet objectif. La membrane 3 de l'exemple de réalisation représenté sur la figure 11 est fixée sur un support annulaire 22. Ce support 22 et la mem-35 brane 3 sont disposés dans un boîtier hermétique 23. Les deux parois du boîtier parallèles à la membrane 3 sont équipées de plaques ou feuilles 27 et 7 transparentes aux rayons infra-rouges incidents I, ainsi qu'aux faisceaux lumineux incident et émergent L et L*. Le réseau 2 représenté est formé de lentilles et d'une cloison divisant le boîtier en deux cham-40 bres hermétiques 25 et 26. La chambre 25 est obturée de préférence de ma 71 08811 - 9 - 2081937 nière permanente et remplie de xénon. La chambre 26 comporte deux raccords 28 destinés à la circulation d'un gaz. Cette circulation de gaz passe à l'extérieur de la chambre par un échangeur de chaleur 32 permettant de régler à volonté la température du gaz. La membrane 3 est associée à un 5 dispositif de dépôt du film 6 de liquide sur elle. Ce dispositif représenté comprend une barre 2k qui couvre la largeur de la membrane et dont les extrémités sont mobiles sur la hauteur de cette dernière. Un dispositif avantageux de ce type sera décrit plus en détail en regard de la figure 12. Le réseau 2 de lentilles est en une matière bonne conductrice 10 de la chaleur, par exemple en AgCl. IL acquiert donc en peu de.temps la température du gaz qui le balaie et la transmet par rayonnement à la membrane 3. H est bien entendu que le mode de chauffage du réseau de lentille peut aussi être différent et réalisé par exençle par une couche de matière conductrice de l'électricité, déposée sur ce réseau par vaporisation 15 et raccordée à un circuit de chauffage. Le réglage automatique de la température moyenne du convertisseur W de rayonnement infra-rouge est assuré par un miroir semi-transparent 29 placé sur le trajet des rayons derrière la pupille 21 et déviant une partie de la lumière émergeant de cette dernière sur un convertisseur 20 photo-électrique 30. Ce dernier est relié à un. analyseur 3i qui commande 1'échangeur 32 de chaleur. Cet échangeur est commandé en fonction de la luminosité intégrale, mesurée dans l'analyseur 31» sur le champ d'observation de la pupille 21, cet échangeur étant toujours réglé de manière que la luminosité intégrale"du champ d'observation soit minimale. 25 On a mentionné précédemment que l'épaisseur du film 6 de liqui de est de l'ordre du micron. Les films de liquide d'une épaisseur aussi faible peuvent être réalisés de la manière suivante : le support (membrane 3) est d'abord enduit d'un film relativement épais de liquide, puis l'épaisseur de ce film est ramenée à la valeur voulue par exemple au moyen d'une 30 racle ou d'un balai. La figure 12 représente schématiquement un procédé amélioré de réalisation d'un film mince de liquide. Une barre 2k représentée sur la figure 12 est placée parallèlement, à une distance de quelques dizièmes de millimètre, devant la surface de la membrane 3 devant être enduite d'un film du liquide 6 ; cette 35 barre, qui couvre la largeur de la membrane, est mobile dans le sens de la longueur de cette dernière. Le montage et le mécanisme de déplacement peuvent être de réalisation classique et ne sont pas représentés sur le dessin. Pour l'application du film 6, la barre 2k est placée sur un bord de la membrane, du liquide 6* est inséré dans l'intervalle séparant cette 40 membrane et la barre, puis celle-ci est déplacée à une vitesse déterminée JBAD ORtGINAL 71 08811 2081937 - 10 - sur la membrane. On a trouvé que l'épaisseur d du film de liquide qui se forme sur la membrane obéit à la relation : d = V' 1 *r » F d ' 5 dans laquelle est la viscosité et est la tension de surface du liquide r est le rayon du ménisque formé entre la barre et la membrane, v est la vitesse relative de la barre et de la membrane et F est un facteur qui dépend de A , de ,de la densité du liquide et de la gravité. Donc, l'épais i seur du film formé dépend uniquement de la vitesse relative de la membrane 10 et de la barre pour une distance déterminée séparant ces dernières et pour un liquide déterminé. H va de soi que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais ralliement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes, sans sortir de son cadre. 71 08811 - ii - 2081937 REVENDICATIONS 1. Dispositif de mise en évidence d'un rayonnement infra-rouge, comprenant une optique destinée à reproduire l'image des rayons infrarouges à convertir et à les concentrer, ainsi qu'à les projeter à travers un réseau, dénommé par la suite réseau des infra-rouges, sur un film de liquide défonaable localement en fonction de l'intensité du rayonnement et réglant la lumière d'un systàae optique, en particulier d'une optique strioscopique ou à contraste de phases, ledit dispositif étant caractérisé en ce que le support du film de liquide est formé d'une membrane mince librement déformable. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la membrane a une épaisseur de l'ordre du micron et a, en particulier,une -4 épaisseur de 2.10 .cm. 3» Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la membrane est en matériau à faible conductivité thermique et de préférence en une matière vitreuse ou céramique oiu en matière plastique . 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la membrane comporte un revêtement destiné à réfléchir la lumière du système optique, ce revêtement étant de préférence en un matériau à faible conductibilité thermique, par exemplë, en matière diélectrique. 5. Dispositif selon la revéndication 4, caractérisé en ce que le revêtement réfléchissant est formé de surfaces de miroir isolées les unes des autres, disposées en un réseau régulier, la période de ce réseau de miroirs étant égale ou inférieure à la demi-période du réseau des infrarouges . 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le liquide du film est un absorbant des infra-rouges. 7» Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5» caractérisé en ce-que la membrane est en une matière absorbant les infrarouges ou enrobe des particules de matière absorbant les infra-rouges. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la membrane porte un revêtement absorbant les in-fra-rouges. 9» Dispositif selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que la matière absorbant les infra-rouges est amorphe, de préférence du noir d'or ou du noir d'argent, ou est cristalline, de préférence un sel halogéné. 71 08811 - 12 - 2081937 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le réseau des infra-rouges repose directement sur la membrane ou sur un revêtement se trouvant sur cette dernière. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce que le revêtaient absorbant les infra-rouges est réalisé en réseau des infra-rouges. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le réseau des infra-rouges est formé d'au moins deux réseaux partiels orientés dans deux directions différentes et ayant des caractéristiques spectrales différentes de transparence, de sorte que les bandes spectrales de ces réseaux partiels apparaissent dans des secteurs différents dans le plan de l'image ou de la barre du système optique, des filtres colorés différents étant disposés dans ces secteurs. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tenqpérature moyenne (intégrale) de la membrane et celle du film de liquide sont réglables, par exemple au moyen d'un radiateur produisant ses effets sur la membrane. 14. Dispositif selon la revendication 13» caractérisé par un radiateur formé d'une plaque plane rayonnante en matière transparente à la lumière et/ou aux infra-rouges et disposée parallèlement à la membrane, à une certaine distance de cette dernière. 15. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé par un radiateur formé par le réseau des infra-rouges, ce dernier étant disposé par exemple dans une chambre balayée par un gaz de chauffage ou de refroidissement ou pouvant former la paroi de cette chambre, du cSté de la membrane. 16. Dispositif selon la revendication 13» caractérisé par un radiateur de forme annulaire entourant la membrane latéralement. 17. Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que le radiateur formant un anneau entourant la membrane est constitué de deux surfaces rayonnantes indépendantes, semi-circulaires, réglables indépendamment à des températures différentes et pouvant être recouvertes tour à tour, entièrement ou sur une certaine partie par un écran intérieur semi-circulaire commun, de manière que toute température voulue se trouvant dans la plage comprise entre les températures des deux radiateurs soit réglable de manière continue.. 18. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisé en ce que l'espace compris entre la membrane et le radiateur est fermé et rempli d'un gaz de faible conductibilité thermique ou peut être balayé par ce gaz. 19. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 71 08811 - 13 - 2081937 17, caractérisé en ce que la membrane et le radiateur sont disposés dans un boîtier fermé de manière permanente et rempli d'un gaz de faible conductibilité thermique, de préférence de xénon. 20. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 19, caractérisé en ce que la température moyenne de la membrane et celle du film de liquide sont réglées automatiquement de manière que la luminosité intégrale de l'image apparaissant dans le plan correspondant ou plan de la barre du système optique soit toujours à une valeur minimale.