La présente invention est relative aux compositions du genre des pâtes à modeler, plus particulièrement à celles utilisables par des enfants. Une pâte à modeler bien connue comprend essentiellement une farine végétale, de l'eau, du kérosène et du sel. Cette pâte à modeler, parce qu'elle est en partie à base d'eau, a la propriété d'absorber de l'eau et se désintègre par exposition à l'eau. La pâte est difficile à travailler pour un enfant car l'élasticité et la mollesse de cette pâte ne sont pas tout à fait satisfaisantes et elle tend à s'émietter à la suite d'une utilisation prolongée. La pâte tend aussi à durcir par exposition prolongée à l'air et, une fois qu'elle a ainsi durci, elle ne peut plus ê- tre remodelée ou utilisée à nouveau par l'enfant. Le durcissement de la pâte pose aussi des problèmes de conservation car, une fois que ltemballage protégeant la pâte a été ouvert, il doit être fermé hermétiquement à nouveau chaque fois qu'un enfant a fini de jouer avec la pâte. Un but de la présente invention est donc de réaliser une pâte à modeler nouvelle ou perfectionnée qui ne soit pas à base d'eau et ne durcisse pas d'une manière permanente par exposition à l'atmosphère pendant des laps de temps d'une durée prolongée. La présente invention a pour objet une pâte à modeler caractérisée en ce qu'elle comprend essentiellement : a) entre 10 et 60% en poids d'une cire minérale, b) entre 8 et 30% en poids d'un plastifiant substantiellement compatible avecla susdite cire, et c) entre 15 et 75% en poids d'une charge inerte. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la proportion de cire minérale atteint entre 15 et 30X-en poids, la proportion de plastifiant est de 10 à 15% en poids, et la proportion de charge est de 50 à 70% en poids. La cire minérale peut être une cire microcristalline ou une cire de paraffine ayant un point de fusion (en abrégé : P.F.) compris entre 40 et 85-C, plus avantageusement entre 50 et 700 C. Il est considéré comme préférable que la cire soit clarifiée, c'est-à-dire désodorisée et décolorée, et que cette cire soit non-toxique aux concentrations pour cent utilisées. Des cires microcristallines adéquates sont celles commercialisées aux Etats-Unis d'Amérique sous la marque "WSE 5064", ayant un P.F. de 65eC et un point de pénétration d'aiguille de 72 mm à 38"C, et sous la marque "Amprol 6", ayant un P.F. de 750C (mesuré con formément aux spécifications de la Norme ASTM D-127), ces deux cires étant fabriquées par 1'Atlantic Richfield Company, de Philadelphie, Pennsylvanie, E.U.A..Parmi des cires de paraffine utilisables figurent la cire ("wax") fol31" ayant un P.F. de 510C et une profondeur de pénétration d'aiguille de 1QO mm à 380C, également commercialisée par l'Atlantic Richfield Company, et la cire "Sohio 125-127" ayant un P.F. de 52-530C et une profondeur de pénétration d'aiguille de 206 mm, fabriquée par la Standard Oil Company (Ohio), de Cleveland, Ohio, E.U.A. Sauf spécification contraire expressément indiquée, les P.F. de ces cires ont été déterminés conformément aux spécifications de la Norme ASTM D-87, tandis que les profondeurs de pénétration d'aiguille à 380C ont été déterminées conformément aux spécifications de la Norme ASTM D-1321. En général, plus le pourcentage de cire présente dans la pâte à modeler en question est faible, plus cette cire est molle mais moins elle est élastique. Le plastifiant fonctionne de façon à accroitre ltélasticité de la pâte à modeler, c'est-à-dire de façon à permettre de l'allonger sans qu'elle se rompe, de sorte qu'elle soit plus facilement modelable en de nombreuses configurations désirées. Le plastifiant est substantiellement compatible avec la cire et est, de préférence, non toxique aux pourcentages utilisés. Il est considéré comme préférable que le plastifiant soit complètement compatible avec la cire mais, en tout cas, le plastifiant ne doit pas se séparer de la cire à la suite d'une conservation prolongée, par exemple au cours de laps de temps d'une durée de six mois, voire même plus. Le plastifiant est, de préférence, un hydrocarbure à chaîne droite, soit saturé, soit non-saturé ; il peut être soit liquide, soit solide à la température ambiante ordinaire. Parmi des hydrocarbures typiques, substantiellement en chaine droite, utilisables en vue de la mise en oeuvre de la présente invention, on peut citer : hexane, t-eicosène, eicosane, n-tétradécane, une essence lourde (naphta) tirée du pétrole, de la catégorie des naphtas aliphatiques, avec un point d'inflammation d'environ 95-C, et le kérosène. Parmi ces diverses substances, l'eicosane constitue le plastifiant préféré. Parmi d'autres substances utilisables comme plastifiants, on peut citer l'ester méthylique de l'acide abiétique, des paraffines chlorées liquides, l'azélate de di-n-hexyle, et le glycolate de butyl-phtalyl-butyle. Plus le pourcentage de plastifiant dans les pates à modeler en question est faible, plus cette pate est. dure et moins elle est élastique. On peut utiliser pratiquement n'importe quelle charge inerte à l'égard de la cire et du plastifiant pour former la pâte à modeler en question ; on préfère toutefois que la charge soit non-toxique au pourcentage utilisé. On préfère aussi que la granulométrie de la charge soit telle que les particules n'en mesurent pratiquement pas plus d'environ 5Q microns ; on préfère aussi que la charge soit blanche. La charge peut être soit organique, soit minérale, et, parmi des charges typiques, on peut citer : sulfate de baryum, oxyde de zinc, gypse, silice, alumine, calcaire, amidon, gluten de blé, cuir broyé, farine de bois. La charge préférée est du calcaire blanc dont les particules ne mesurent en moyenne pas plus d'environ 25 microns. En plus de la cire, du plastifiant et de la charge, la pâte à modeler comporte, de préférence, un agent amollissant, un agent émulsifiant et un agent anti-blocs. L'agent amollissant sert à rendre la pâte à modeler plus molle afin qu'elle soit plus facile à aplatir et à pétrir avec les doigts ; l'émulsifiant sert à faciliter la formation d'un mélange homogène de cire et de charge, et l'agent anti-blocs sert à rendre la pâte à modeler moins collante aux mains de l'enfant et aux objets environnants. On peut aussi ajouter un colorant ou, mieux, un pigment car il n'est généralement pas soluble dans la cire, de sorte que, lorsque deux pâtes différemment colorées sont collées l'une à l'au- tre, il n'y a pas de mélange de couleurs à l'interface, le pigment ne tendant pas non plus à exsuder sur d'autres surfaces avec lesquelles la pâte à modeler peut se trouver en contact. La principale exigence en ce qui concerne le ramollissant est qu'il doit ramollir la pâte sans la rendre collante au toucher ; de préférence, le ramollissant est non-toxique et est présent à concurrence d'une proportion atteignant jusqu'à 5% en poids (sur la base du poids total de la pâte) ; on peut toutefois incorporer à la pâte jusqu'à environ 10% en poids de ramollissant.Le ramollissant préféré est une huile minérale, mais parmi d'autres ramollissants utilisables figurent des paraffines chlorées liquides, l'acide stéarique, l'azélate de di-n-hexyle, un monoglycéride acétylé, l'ester méthylique de l'acide abiétique > la vaseline, et des huiles végétales hydrogénées. I1 convient de souligner que quelques-uns des ramollissants sus-spécifiés sont aussi énumérés ci-dessus comme plastifiants ; la raison en est dans le fait que l'on a constaté que de tels composés peuvent servir aux deux fins dans les pâtes à modeler en question. L'émulsifiant est de préférence non-toxique au pourcentage où on l'utilise, et il est de préférence pratiquement non-hygroscopique, afin que la pâte à modeler résultante n'ait aucune affinité à l'égard de l'eau étant donné que, si l'émulsifiant était hygroscopique, la pâte à modeler aurait tendance à absorber de l'eau à partir des mains de l'enfant, ce qui rendrait cette pâte collante. L'émulsifiant préféré est la lécithine, mais on peut aussi utiliser d'autres émulsifiants tels que des monoglycérides acétylés. L'émulsifiant est de préférence présent à concurrence d'une proportion représentant en poids jusqu'à environ 4% du poids total de la pâte à modeler. L'agent anti-blocs, servant à diminuer le pouvoir collant de la pâte à modeler, est de préférence du poly(mono-oléate de propylène glycol). On peut aussi utiliser d'autres détergents nonhygroscopiques comme agents anti-blocs ; il convient- aussi, bien entendu, qu'un tel agent anti-blocs soit non-toxique et il est préférable qu'il soit présent à concurrence d'une proportion en poids atteignant jusqu 2% du poids total de la pâte à modeler résultante. Dans les exemples suivants, on donne les résultats d'essais de pénétration effectués afin de déterminer le degré de mollesse d'un certain nombre de pâtes à modeler ; ces essais ont été conduits en utilisant un pénétromètre "modèle R3" construit par la Precision Scientific Company, de Chicago, Illinois, E.U.A. Au cours de chaque essai, on place d'abord une éprouvette dans une fiole en verre que l'on place ensuite elle-même dans un bain-marie ; on lty maintient jusqu'à ce que la température de l'éprouvette atteigne celle à laquelle on doit effectuer l'essai. L'aiquille du pénétromètre, sans qu'elle soit chargée d'aucun poids, est ensuite placée juste au-dessus du niveau de la substance dans la fiole, puis on laisse tomber l'aiguille pendant 15 secondes.La distance de chute représente la profondeur de pénétration de l'aiguille dans la substance à essayer ; cette profondeur de pénétration est directement proportionnelle à la mollesse de la pâte soumise à l'essai et détermine le degré d'acceptabili té de pâtes à modeler de différentes mollesses. On a mis au point une échelle de valeurs où différentes profondeurs de pénétration d'aiguille indiquent différents degrés de mollesse.Avec une pénétration d'aiguille de O à 50 mm, une pâte est considérée comme dure ; avec une profondeur de pénétration de 50 à 75 mm-, la pâte est dite moyennement dure ; avec une profondeur de pénétration de 75 à 100 mm, la pâte est dite moyenne ; une profondeur de pénétration de 100 à 150 mm correspond à une pâte moyennement molle une profondeur de pénétration de 150 à 250 mm correspond à une pâte molle ; avec une profondeur de pénétration de 250 à 500 mm, la pâte est dite très molle, et elle est considérée comme semiliquide pour une profondeur de pénétration de plus de 500 mm. Il est considéré comme préférable que la pâte à modeler ait une profondeur de pénétration d'aiguille comprise entre 50 et 100 mm à la température ambiante normale, et une telle pâte se consolide suffisamment dans les conditions ambiantes ordinaires pour permettre qu'une figurine ou tout autre objet modelé à partir de cette pâte conserve sa forme. En chauffant doucement la pâte (par exemple sous l'effet de la simple chaleur des mains ou par immersion -dans de l'eau tiède), on peut facilement et rapidement la modeler et la remodeler de nombreuses fois en différentes formes et configurations. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs, de mise en oeuvre de la présente invention. Exemple 1.- On prépare une pâte à modeler à partir des ingrédients suivants a) 57,8 grammes (g) de cire microcristalline ("wsE 5064" obtenue en s'adressant à l'Atlantic Richfield Company), b) 39 g d'eicosane, et c) 200 g de calcaire blanc broyé en particules mesurant moins de 25 p. La profondeur de pénétration d'aiguille, mesurée à 320C sur cette pâte à modeler, est de 44 mm. Exemple 2.- On prépare une pâte à modeler à partir des ingrédients spécifiés dans l'exemple 1, mais en y ajoutant 3,0 g d'huile minérale et 1,37 g de lécithine. La pâte ainsi obtenue a à 310C une profondeur de pénétration d'aiguille de 126 mm, ce qui prouve que l'addition d'huile minérale et de lécithine amollit beaucoup la pâte à modeler en question. Exemple 3.- On prépare un pré-mélange en malaxant ensemble les ingrédients suivants a) 40 parties en poids ten abrégé : p. en p.) de cire mi crocristalline ("wSE 5064" de l'Atlantic Richfield Com pany), b) 20 p. en p. d'eicosane, et c) 0,1 p. en p. de lécithine comme émulsifiant. A ce pré-mélange, on incorpore ensuite 10 p. en p. de calcaire blanc broyé en particules mesurant en moyenne 5 p (grosseur maximum 25 p) ; la pate à modeler résultante a un poids spécifique de 0,910. Au même pré-mélange, on incorpore ensuite 40 p. en p. de ce calcaire blanc ; la pâte à modeler résultante a un poids spécifique de 1,16. De ce qui précède, il ressort clairement que l'on peut produire des pâtes à modeler de différentes densités, permettant de former des figurines qui peuvent soit flotter, soit ne pas flotter dans l'eau et qui permettent à l'enfant de jouer avec dans son bain, par exemple. Exemple 4.- On prépare une pâte à modeler à partir des ingrédients spécifiés dans l'exemple 2 ; la profondeur de pénétration d'aiguille, mesurée deux jours après la préparation de l'éprouvette, est trouvée égale à 126 mm à 31'C. Dix mois plus tard, on procède à une épreuve analogue sur un deuxième échantillon de la même pâte : on trouve une profondeur de pénétration d'aiguille de 130 mm à 31-C. Ce deuxième échantillon a été exposé aux conditions ambiantes normales pendant toute la durée de cette période de dix mois, c'est-à-dire qu'on ne l'a pas protégé de l'atmosphère ; on constate donc que la pâte à modeler faisant l'objet de la présente invention ne durcit pas après une conservation prolongée. Sa conservation en magasin ou au domicile de -l'utilisa- teur ne nécessite donc pas de précautions spéciales : il est en particulier inutile de maintenir la pâte dans des emballages hermétiquement clos quand on ne s'en sert pas Exemple 5.- Sur le diagramme de la fig. 1 du dessin ci-annexé, on illustre sous forme de courbes la variation de la mollesse de deux pâtes à modeler différentes, mollesse mesurée par la profondeur de pénétration d'une aiguille (portée en ordonnées et indiquée en mm) en fonction de la température (portée en abscisses et indiquée en "C),pour montrer comment les pâtes à modeler peuvent être relativement rigides dans les conditions ambiante tes normales mais deviennent élastiques, molles et aisément modelables à des températures légèrement plus élevées.La courbe A de la fig. 1 montre les résultats dressais de profondeur de pénétration d'une aiguille effectués sur une pâte à modeler préparée de la manière spécifiée dans l'exemple 2 : on constate que cette pâte est relativement dure aux températures ambiantes normales (par exemple, inférieures à environ 32-C). Aux températures ambiantes normales, la pâte à modeler conserve donc pratiquement toute forme que lui a donnée un enfant mais, si la température de cette pâte est élevée considérablement au-dessus de 320C, par exemple en la tenant dans les mains ou en la plaçant dans un courant d'eau tiède, la pâte s'amollit assez pour qu'il devienne facile de la remodeler. On produit encore une autre pâte à modeler à partir des ingrédients suivants : a) 18,3% en poids de cire microcristalline ("WSE 5064tel de l'Atlantic Richfield Company) b) 17,9% en poids d'eicosane, c) 4,3% en poids d'huile minérale, d) 0,15% en poids de lécithine, e) 0,75% en poids de poly(mono-oléate de propylène glycol), et f) 58,6 % en poids de calcaire blanc du type sus-spécifié. Dans cette pâte à modeler, les profondeurs de pénétration d'une aiguille de pénétromètre sont telles que représentées par les points figuratifs de la courbe B de la fig. 1, à partir de laquelle on constate que cette pâte est plus molle que celle dont le comportement est illustré par la courbe A et peut être modelée, à la température ambiante normale, à la forme-désirée. Exemple 6.- On prépare trois pâtes contenant les mêmes proportions de cire microcristalline, d'eicosane et de calcaire blanc quela pâte de l'exemple 2, mais contenant en outre 0,9 g de lécithine et des proportions variables d'huile minérale. La première pâte contient 3,0 g d'huile minérale et a une profondeur de pénétration~d'aiguille de 116 mm à 320C. Une deuxième pâte contient 6,0 g d'huile minérale et a une profondeur de pénétration d'aiguille de 124 mm à 32"C. Une troisième pâte à modeler contient 12,0 g d'huile minérale et a une profondeur de pénétration d'aiguille de 182 mm à 320C. Les valeurs de la profondeur de pénétration d'aiguille (en mm, portée en ordonnées) pour ces trois pâtes à modeler sont in diquées sous forme de points figuratifs sur la fig. 2 pour montrer la relation entre cette profondeur (traduisant la mollesse de la pâte) et le pourcentage d'huile minérale (porté en abscisses). On constate bien effectivement, d'après la courbe de la fig 2, que la pâte est d'autant plus molle que la proportion d'huile minérale y est plus forte. Exemple 7.- On prépare une pâte à modeler contenant en poids 19,3% de cire microcristalline, 13,0% d'eicosane comme plastifiant, 1,0% d'huile minérale comme ramollissant, 0,46% de lécithine comme émulsifiant et 66,7% de calcaire blanc comme charge. Pour cette pâte, la profondeur de pénétration d'aiguille à 310C est indiquée comme caractéristique d'étalonnage fig. 3, et les courbes A à E de ce graphique indiquent l'effet, sur la mollesse, de divers composants de la pâte. La courbe A montre que, lorsqu' on fait varier la pâte-étalon en ajoutant en poids 10% de moins ou 10% de plus de ramollissant (sur la base du poids du ramollisant dans la pâte-étalon), l'effet sur la mollesse est considérable. La courbe B montre que, lorsqu'on fait varier la proportion de plastifiant de 10% au-dessus ou de 10% au-dessous de la proportion utilisée dans la pâte-étalon (sur la base du poids de plastifiant dans cette pâte-étalon), l'effet sur la mollesse de la pâte à modeler est considérable aussi.Les courbes C et D montrent que, lorsque la proportion de cire ou d'émulsifiant utilisée dans la pâte est augmentée de 10% ou est diminuée de 10% par rapport à la proportion correspondante dans la pâte-étalon, l'effet sur la mollesse de cette pâte-étalon est minimal. La courbe E montre que, lorsqu'on fait varier la proportion de charge en en ajoutant 10% de plus ou 10% de moins que la proportion dans la pâte-étalon, l'effet sur la mollesse est considérable et en sens opposé de l'effet constaté quand on efèctue des modi- fications similaires de la proportion de ramollissant ou de plastifiant. Exemple 8.- On prépare une pâte contenant en poids 22,2% de cire de paraffine (8131go de l'Atlantic Richfield Company), 11,1% d'eicosane, 66,4% de calcaire blanc et 0,3% de lécithine. Cette pâte a une profondeur de pénétration d'aiguille d'environ 20 mm à 15,5 C. Exemple 9.- On prépare une pâte en mélangeant ensemble les ingrédients suivants dont les proportions sont indiquées en poids : 32,6 X de cire microcristalline, 10,8% d'une paraffine chlorée liquide, 86,5% de calcaire blanc et O,lS de lécithine. Dans cette pâte, la paraffine chlorée liquide sert à la fois de plastifiant et de ramollissant. Ainsi qu'on la indiqué ci-dessus, on peut incorporer à la pâte à modeler d'autres émulsifiants, ramollissants, plastifiants, charges et agents anti-blocs. Selon un mode opératoire préféré pour former la pâte à modeler en question, on fond séparément la cire et le plastifiant (si l'on utilise un plastifiant solide) et l'on élève la température de chacun de ces constituants Jusqu'à au moins 2 C au-dessus de son P.F. Quand la cire a été fondue, si une fusion est nécessaire, on pré-mélange la cire et le plastifiant dans une cuve de préparation d'un pré-mélange, et la température minimum utilisée pendant cette opération de pré-mélange est celle à laquelle ledit pré-mélange reste substantiellement liquide sans devenir hautement visqueux, de sorte qu'il soit possible d'obtenir un prémélange homogène. A partir du contenu de la cuve de formation du pré-mélange, on prélève une quantité mesurée dudit pré-mélange que l'on transfère à une cuve de formation de mélange équipée de moyens mélangeurs mécaniques permettant d'obtenir un mélange final homogène. Une quantité mesurée d'un colorant est ensuite ajoutée à la quantité mesurée de pré-mélange, puis on y ajoute les composants additionnels de la pâte à modeler tels que le ramollissant, l'agent anti-blocs et l'émulsifiant. Le ramollissant, l'agent anti-blocs et l'émulsifiant peuvent être ajoutés soit séparément, soit sous forme d'un pré-mélange, et l'on maintient la température dans la cuve de formation de mélange à une valeur telle que ledit mélange reste à l'état liquide sans devenir trop visqueux. La charge est l'ingrédient final à ajouter, et on l'ajoute à une allure telle qu'il s'incorpore bien au reste du mélange. Si la charge est ajoutée trop rapidement, elle s'agglomère ou flotte sur le dessus du liquide dans la cuve, et ceci signifie que le produit final sera grumeleux ou qu'il faudra prolonger l'opération de malaxage plus longtemps pour supprimer les grumeaux. Une fois que tous les ingrédients ont été ajoutés au contenu de la cuve de préparation du mélange, il est considéré comme préférable de faire fonctionner les moyens de malaxage pendant un laps de temps supplémentaire de par exemple cinq minutes pour assurer l'obtention d'une bonne homogénéité de la pâte finale. La pâte finale est ensuite conditionnée dans des récipients adéquats à une température située juste au-dessus de la température de solidification de la pâte à modeler, afin qu'elle nefas- se pas prise ou ne se solidifie pas tant que l'opération dembal- lage ou conditionnement ntest pas terminée. Dans un exemple particulier de mise en oeuvre de la présente invention, on prévoit les ingrédients suivants 1168 p. en p. de cire microcristalline (WSE 5064" de l'At- lantic Richfield Company 352 P. en p. de cire de paraffine("Sohio 125-127" de la Standard Oil Company, Ohio), 720 p. en p. d'eicosane, 9,5 p. en p. d'un pigment bleu, 40 p. en p. d'huile minérale, 40 p. en p. de stéarate de polyamide, 40 p. en p. d'azélate de di-n-hexyle, 40 p. en p. de glycolate de butyl-phtalyl-butyle, 18 p. en p. de lécithine, et 3800 p. en p. de calcaire blanc. Les deux cires et l'eicosane sont solides à la température ambiante ordinaire et, par conséquent, on préchauffe la cire microcristalline jusqu'à environ 67"C, la cire de paraffine jusqu' à une température d'environ 550C et l'eicosane jusqu'à une température d'environ 38"C, de façon qu'ils soient tous convertis en liquides. Ces trois constituants sont ensuite pré-mélangés dans une cuve de formation de pré-mélange maintenue à environ 60 C pendant que l'on fait fonctionner les moyens de malaxage équipant cette cuve. Le pré-mélange provenant de la cuve de formation de pré-mélange est ensuite transféré à une cuve de formation de mélange dont on fait fonctionner 1 'équipement de malaxage, et on y ajoute le pigment bleu. Au contenu de la cuve de formation de mélange, on ajoute un deuxième pré-mélange constitué par l'huile minérale, le stéarate de polyamide, l'azélate, le glycolate et la lécithine ; on malaxe le mélange ainsi obtenu, après l'addition du susdit deuxième pré-mélange, pendant encore deux ou trois minutes supplémentaires tout en maintenant le contenu de la cuve de formation de mélange à une température d'environ 60 C. Au susdit mélange, on incorpore ensuite lentement le calcaire blanc, et, après cette addition, la température du contenu de la cuve tombe jusqu'à environ 46 à 48 C. Après l'addition de tout le calcaire et quand on a obtenu un mélange homogène, on malaxe encore le tout pendant quatre ou cinq minutes de plus. Le produit est ensuite prêt à couler dans les récipients de conditionnement et emballage, cette opération finale s'effectuant quaS la température de la pâte est d'environ 42 à 450C. La pâte à modeler particulière dont la production est décrite ci-dessus contient en poids 16,4% de cire microcristalline, 4,88% de cire de paraffine, 9,98% d'eicosane, 0,5X d'huile minérale, 0,5% de stéarate de polyamide, 0,5% d'azélate de di-n-hexyle, 0,5% de glycolate de butyl-phtalyl-butyle, 0,14% de lécithine et 66,6% de calcaire. Cet exemple illustre les opérations élémentaires permettant de former la pâte à modeler en question et montre aussi que l'on peut utiliser plus d'un ingrédient de chaque sorte tel que cire, ramollissant, etc., en vue d'un mode de réalisation de l'invention. Une pâte à modeler réalisée conformément à la présente invention est utilisable de nombreuses manières : par exemple, on peut prévoir des moules en matière plastique dans lesquels la pâte à modeler molle peut être pressée pour se conformer à la configuration du moule, la pâte étant ensuite suffisamment refroidie pour que la pièce moulée devienne rigide (on peut placer le tout dans un réfrigérateur pour obtenir un refroidissement rapide), après quoi on démoule la figurine ainsi moulée. A titre de variante, certaines parties du moule peuvent être emplies de pâte à modeler d'une certaine couleur, tandis que d'autres parties sont emplies de pâte d'autres couleurs, afin de former une figurine de plusieurs couleurs.Une fois que des configurations ont été ainsi formées, on peut les peindre ou les marquer de touches de couleur avec n'importe quel type de peinture ou de pr duit à marquer 9 bien entendu, il n'est pas nécessaire d'utiliser des moules, et l'on peut pétrir les pâtes à modeler aux formes désirées pour réaliser des figurines humoristiques ou toutes autres configurations qu'un enfant peut désirer. Une pâte à modeler du genre en question est utilisable aussi comme socle pour un arrangement floral étant donné qu'elle est inerte à l'égard des tissus végétaux ; on peut aussi en faire des blocs d'impression, des blocs à graver ou à sculpter et analogues. Une telle pâte se prête particulièrement bien à des opérations d'impression par transfert : pour cela, on presse un bloc ou une surface de la pâte à modeler sur une surface imprimée, l'impression étant à base d'eau, d'huile ou de pigment, après quoi on éloigne le bloc de la surface imprimée et on le presse contre un papier uni. L'image retenue par le bloc à partir de la surface imprimée se trouve ainsi transférée à la surface unie du papier. REVENDICATIONS 1. Pâte à modeler caractérisée en ce qu'elle comprend essentiellement : a) entre 10 et 60X en poids d'une cire minérale, b) entre 8 et 30% en poids d'un plastifiant substantiellement compatible avec la susdite cire, et c) entre 15 et 75% en poids d'une charge inerte. 2. Pâte à modeler selon la revendication 1, caractérisé en ce que la proportion de cire est comprise entre 15% et 30%, en poids, du poids total de la pâte à modeler. 3. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications prF cédentes, caractérisée en ce que la proportion de plastifiant dans la pâte totale est comprise entre tO et 15% en poids. 4. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la proportion de charge dans la pâte totale est comprise entre 50 et 70% en poids. 5. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que chacun de ses composants est non-toxique dans les proportions présentes dans la pâte. 6. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le P.F. de la cire est compris entre 35 et 85"C. 7. Pâte à modeler selon la revendication 6, caractérisée en ce que le P.F. de la cire est compris entre 50 et 70 C. 8. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la cire est une cire microcristalline. 9. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le plastifiant est un hydrocarbure à chaîne sensiblement droite. 10. Pâte à modeler selon la revendication 9, caractérisée en ce que ledit hydrocarbure en chaine droite est solide à la température ambiante ordinaire. 11. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le plastifiant est de l'eicosane. 12. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la dimension moyenne des particules de la charge est inférieure à 50 microns. 13. Pâte à modeler selon la revendication 12, caractérisée en ce que les particules de charge ont une dimension moyenne inférieure à 25 microns. 14. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la charge est du calcaire. 15. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend en poids 10% d'un ramollissant. 16. Pâte à modeler suivant la revendication 15, caractérisée en ce que la proportion en poids du ramollissant est inférieure à 5% du poids total de la pâte. 17. Pâte à modeler selon la revendication 15 ou 16, caractérisée en ce que le ramollissant est une huile minérale. 18. Pâte à modeler selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte en poids jusqu'à 4% d'un émulsifiant. 19. Pâte à modeler selon la revendication 18, caractérisée en ce que l'émulsifiant est de la lécithine. 20. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend en poids jusqu'à 2% d'un agent anti-blocs. 21. Pâte à modeler selon la revendication 20, caractérisée en ce que l'agent anti-blocs est du poly(mono-oléate de propylène glycol). 22. Pâte à modeler selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend un colorant. 23. Pâte à modeler selon la revendication 22, caractérisée en ce que le colorant est un pigment. 24. Procédé, pour former une pâte à modeler comprenant une cire minérale, un plastifiant et une charge, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à faire passer la cire et le plastifiant à l'état liquide, à former un pré-mélange avec la cire et le plastifiant pour obtenir un pré-mélange pratiquement homogène sous une forme liquide, et à ajouter ensuite la charge pour former un mélange pratiquement homogène tout en maintenant le mé- lange total sous une forme liquide. 25. Procédé selon la revendication 24, caractérisé en outre en ce que l'on conditionne et emballe le mélange total pendant qu'il est maintenu sous une forme liquide. 26. Procédé selon la revendication 24 ou 25, caractérisé en ce que l'on ajoute en outre un ramollissant au pré-mélange avant d'y ajouter la charge. 27 Procédé selon la revendication 24, 25 ou 26, caractérisé en ce que l'on ajoute en outre un agent anti-blocs au pré-mélange avant d'y ajouter la charge. 28. Procédé selon lune-quelconque des revendications 24, 25, 26 et 27, caractérisé en ce que l'on ajoute en outre un émulsifiant au pré-mélange avant d'y ajouter la charge.