La présente invention concerne un tissu non tissé et, plus particulièrement, un tissu non tissé lamifié, comprenant deux couches extérieures de fibres discontinues enfermant entre elles une couche intérieure de renforcement, faite de tissu liche, avec une liaison entre deux au moins des couches. Le mot "skate", au singulier et au pluriel, sera employé quelquefois ci-dessous à la place du mot "couche". Depuis peu de temps, l'emploi de ces tissus s'est largement répandu dans la fabrication des vêtements de travail, literie, linge de chirurgie, linge de toilette et autres articles similaires à jeter après usagez Les tissus non tissés destinés à ces usages doivent être relativement peu coûteux et présenter de très bonnes propriétés de résistance mécanique. En outre, ils doivent être très souples, c'est à dire posséder un drapé excellent. L'invention a donc pour objet de fournir un tissu non tissé relativement bon marché, ayant de très bonnes propriétés de résistance mécanique et un excellent drapé, susceptible d'être utilisé pour la fabrication de vêtements à jeter après usage et dont les propriétés de résistance mécanique présentent certaines améliorations dont la nature sera discutée plus amplement par la suite. Selon l'invention, il est prévu un tissu non tissé lamifié comprenant deux couches extérieures de fibres discontinues enfermant entre elles une couche intérieure de renforcement, faite de tissu lâche, avec une liaison entre deux au moins des couches, caractérisé en ce que la couche de tissu lache est faite d'un tissu non tissé qui comprend, au moins, deux bandes entrecroisées d'une pluralité de brins monofilaments continus de faible denier, sensiblement parallèles, faits d'une matière synthétique ther mopl asti que hydrophobe et en ce que la liaison a lieu entre les couches extérieures de fibres discontinues à travers les ouvertures du tissu lâche, les brins des bandes de ce tissu n'étant pratiquement pas liés soit à ceux de la bande adjacente, soit aux couches extérieures de fibres discontinues, ce qui leur permet de se déplacer librement et de répartir les sollicitations exercées sur le tissu lamifié. De toute façon, l'invention sera biin comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentantS à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce tissu. Figure 1 est une vue éclatée, en perspective, d'un tissu non tissé selon l'invention, avant liaison entre les deux couches extérieures Figure a est une vue en coupe transversale d'un tissu préparé à partir de l'ensemble de figure d. Avant de décrire l'invention en référence aux figures, certains aspects non graphiques de l'invention et de ses formes d'exécution serait tout d'abord discutés. Une caractéristique importante de l'invention concerne la nature de la liaison des deux couches extérieures. Ces couches ne sont pas liées, ou ne le sont que légèrement, au tissu lâche. Au plus, une liaison par adhésif éventuelle entre le tissu lâche et les couches extérieures est médiocre, tandis que la liaison par adhésif entre les couches extérieures est une bonne liaison. Ainsi, les brins des bandes dont est constitué le tissu lache étant, soit non liés, soit liés seulement légèrement entre eux et aux couches extérieures, ils peuvent se déplacer librement lorsque s'exercent des sollicitations extérieures. Par exemple, si l'on exerce une sollicitation extérieure tendant à déchirer le tissu non tissé lamifié, les brins du tissu lâche, libres de se déplacer, reculent, se serrent, se renforcent l'un l'autre et offrent ainsi à un déchirement ultérieur une résistance qui augmente rapidement. Comme il a été dit plus haut, les couches ou strates extérieures sont constituées par des fibres discontinues. Ces fibres peuvent avoir une longueur qui ne dépasse pas 1,59 mm, mais qui peut aussi atteindre 63,53 mm ou davantage, si on le désire. Dans la pratique, les fibres auront habituellement une longueur comprise entre 3,17 mm et 31,75 mm environ. On peut utiliser de nombreux types de fibres dans la couche extérieure at le type de fibre choisi dépend habituellement de l'usage mulon envisage de faire du tissu non tissé.Toutefois, pour la plupart des usages il sera désirable d'employer des fibres peu coûteuse, fournissant des tissus non tissés doux au toucher et présentant de bonnes propriétés d'absorption de l'humidité et de l'eau. Ainsi les fibres préférées seront les fibres cellulosiques, comme les fibres de pâte de bois, les fibres de coton et les fibres de cel lulosè régénérée (rayonne). On-peut utiliser des fils d'amiante pour les produits qui exigent des propriétés ignifuges. Les strates extérieures ont de bonnes propriétés de résistance mécanique. Les fibres dont sont faites les strates extérieures sont bien liées les unes aux autres.Cette liaison peut être réalisée par l'application d'un adhésif ou par des moyens de liaison naturels, comme la liaison naturelle obtenue dans la fabrication du papier par le procédé connu les papetiers sous le nom de procédé aqueux ou par voie humide. Si on le désire, les strates extérieures peuvent être formées d'un mélange de fibres différentes0 Par exemple, une seule ou plusieurs strates extérieures peuvent être formées d'un mélange de linters de coton et de fibres de pâte de bois Le tissu non tissé selon l'invention peut aussi être constitué par deux strates extérieures dont chacune est préparée à partir d'une fibre différente. Par exemple, il peut comprendre deux strates extérieures, dont l'une est préparées exclusivement avec des fibres de pâte de bois, tandis que l'autre est préparée uniquement avec des linters de coton. Les strates extérieures sont préparées de préférence avant l'assemblage de la construction complexe. On peut utiliser pour cela les procédés traditionnels, tels que les procédés de formage dans l'air ou dans l'eau. Dans le procédé de formage dans l'air, les fibres sont habituellement liches a l'aide d'un adhésif qui leur est appliqué. La méthode de formage par voie humide convient particulièrement lorsqu'il s'agit de fibres de pâte de bois, car on utilise alors les caractéristiques naturelles de liant que possèdent ces fibres. On peut aussi employer pour préparer les strates extérieures des procédés mécaniques traditionnels, comme le cardage sur machine ordinaire ou sur machine Garnett. Les strates extérieures peuvent être crêpées, marquées d'un dessin par pression ou être modifiées mécaniquement de quelque autre manière. En outre, les strates extérieures peuvent être modifiées chimiquement. C'est ainsi qu'elles peuvent contenir des additifs chimiques destinés à leur conférer des propriétés de résistance au mouillé, une plus grande douceur, des propriétés ignifuges et autres similaires. Les strates extérieures peuvent aussi contenir des charges, telles qu'argile, pigments cires et autres similaires. Le tissu lâche est constitué par au moins deux bandes dont chacune comporte une-pluralité de brins monofilameats continus, de faible denier, sensiblement parallèles entre eux, faits d'une matière synthétique thermoplastique hydrophobe. Pour obtenir des propriétés optimales de résistance mécanique, les brins d'une bande devront former avec ceux d'au moins une autre bande un angle compris entre 450 et 900 environ. Pour les fins que se propose la présente invention, les brins des bandes dont est formé le tissu lâche doivent pouvoir se déplacer librement sous un choc ou lorsqu'on exerce une sollicitation extérieure sur le lamifié. I1 est donc préférable que les brins d'une bande ne soient pas liés à ceux d'une autre bande.Si, à des fins de maniPulation, il est désirable de lier les brins d'une bande à ceux d'une autre, les liaisons individuelles doivent alors avoir une résistance assez faible afin que les brins puissent se séparer aisément lorsqu'on exerce une sollicitation extérieure. Ainsi tous les brins du tissu lâche ont une liberté de mouvements considérable. Si on le désire, le tissu lâche peut comprendre plus de deux bandes. Toutefois, les brins d'une bande seront disposés de façon à former un angle de 450 à 900 environ avec les brins d'au moins une autre bande. Ainsi, le tissu lâche peut comprendre 3, 4, 5, 6 bandes, ou davantage si on le veut, les bandes ayant les propriétés décrites plus haut. Les brins individuels peuvent avoir un denier compris entre 2 et 50 et, de préférence, entre 5 et 30 environ. Ils auront de préférence une ténacité élevée, comprise entre 1 et 8 grammes environ par denier. Les brins des bandes formant le tissu lâche sont préparés à partir d'une matière synthétique thermoplastique hydrophobe. Comme exemples de matières appropriées, on peut citer les polyoléfines, comme le polyéthylène, le polypropylène et le poli-butène- 1) ; 1'eue ; 1'EPDM ; le poly(chlorure de vinylidène) ; les copolymères du chlorure de vinyle et de l'acétate de vinyle les superpolyamides connus dans le commercé sous l'appellation de "nylon"; les polyesters tels que le polyptéréphtalate d'é- thylène) ; le polyacrylonitrile et les esters cellulosiques, comme l'acétate de cellulose et le butyrate de cellulose. Les brins des bandes individuelles formant le tissu lâche peuvent être faits d'une matière synthétique thermoplastique hydrophobe qui est la même pour tous ou qui est différente dans une même bande. Les brins peuvent avoir un denier différent et/ou une ténacité différente. Tous les brins de toutes legbandes formant le tissu lâche peuvent être faits d'une même matière synthétique thermoplastique hydrophobe. En outre, les brins d'une bande peuvent être faits d'une matière et ceux d'une autre bande peuvent être faits d'une matière différente. Une bande formée de brins monofilaments continus sensiblement parallèles entre eux qui peut être utilisée pour produire des tissus non tissés relativement peu coûteux par le procédé selon l'invention est celle qui résulte de la fibrillation d'un film nervuré fait de matières telles que le polypropylène, les superpolyamides connus sous l'appellation commerciale de "nylon", des polyesters comme lé poly(téréphtalate d'éthylène) et des acryliques comme le polyacrylonitrile. On peut utiliser des films faits de mélanges de ces matières. On peut aussi utiliser un film à deux constituants. La notion de fibrillation d'un film nervuré a été introduite récemment dans l'industrie textile comme procédé de préparation de monofilaments ou brins de faib3e denier. Dans ce type de film, les nervures définissent avec précision des lignes de moindre résistance dans une direction sensiblement parallèle à l'axe longitudinal du film, c'est à dire parallèle au sens d'orientation. Lorsque ce film nervuré et orienté est soumis à des efforts mécaniques qui en provoquent le fendillement, ce fendillement est limité aux zones de faible épaisseur, et les zones épaisses peuvent être séparées sous forme de brins ou filaments continus. Begefforts mécaniques peuvent suffire à provoquer une fibrillation complète du film. Dans ce cas, le produit est une bande continue formée d'une pluralité de brins continus individuels, parallèles entre eux et non reliés les uns aux autres. Si les efforts mécaniques sont interrompus avant la fibrillation complète, le produit est une bande formée par un réseau de brins continus sensiblement parallèles entre eux, reliés les uns aux autres par des fibrilles latérales minuscules qui sont ce qui reste des zones minces du film nervuré. Ces fibrilles latérales minuscules n'apportent aucune restriction notable à la liberté de mouvement des brins continus. Un filn nervuré soumis à la fibrillation pour être utilisé dans le tissu non tissé selon l'invention est constitué par une mince bande de matière thermoplastique telle que le polyprop > - lene, qui présente une série de nervures parallèles uniformément, espaces, orientées dans le sens longitudinal de la bande et reliées les unes aux autres par des zones minces ou des zones d'épaisseur réduite. Le film est orienté monoaxialement, dans une direction parallèle à celle des nervures.Grâce à l'orientation monoaxiale, on augmente considérablement la résistance à la traction dans le sens de l'axe d'orientation, tandis qu'on réduit la résistance dans le sens transversal, de sorte que le film peut être facilement fendu dans le sens de sa longueur, Comparées aux zones d'épaisseur réduite, les nervures ont une résistance au fendillement relativement élevée, de sorte que le fendillement longitudinal est limité aux zones de moindre épaisseur et que les filaments ou brins qui en résultent correspondent généralement aux nervures. Comme il a été signalé plus haut, un film nervuré peut être complètement fibrillé, au point que chaque filament ou brin constitue une entité qui est absolument sans aucun lieg avec les filaments adjacents, ouil peut n'entre que partiellement fibrillé, pour former une structure réticulaire expansible. On peut employer dans la préparation du tissu lâche le produit de cette fibrillation, qu'elle soit complète ou partielle. Les strates extérieures sont collées l'une à l'autre à travers les ouvertures ou interstices du tissu lâche. L'adhésif employé est une matière souple et qui adhère bien aux fibres des strates extérieures, tandis qu'elle n'adhère que d'une façon relativement médiocre ou pas du tout aux brins du tissu lâche. Par exemple, lorsque les strates extérieures sont faites de fibres cellulosiques, l'adhésif employé adhèrera de façon relativement bonne à ces fibres et n'adhérera pas du tout, ou de façon relativement médiocre, à la matière hydrophobe du tissu lâche. Bien qu'on puisse utiliser des adhésifs solubles dans l'eau, l'adhésif utilisé sera, de préférence, insoluble dans l'eau. Le choix d'un adhésif approprié pour l'utiliser dans la préparation des tissus non tissés selon l'invention est à la portée de l'homme de l'art disposant des informations contenues dans la description de la présente invention. I1 est bien connu dans l'industrie des adhésifs qu'une matière adhésive peut être élaborée "sur mesure", de façon à satisfaire certaines exigences spécifpues, telles que, par exemple, souplesse, certaines propriétés de cohésion, dureté, résistance à l'eau et aux graisses, résistance à une gamme étendue de températures, prise rapide, adhérence spécifique à des surfaces difficiles et résistance aux alcalis. Les adhésifs préférés ont les propriétés de cohésion ciaprès : (ai résistance à la traction, mesurée à la rupture, qui est au moins égale à 7,031 kg/cm2, et, de préférence, comprise entre 14,C62 kg/cm2 et 35,155 kg/cm2 ou davantage ; b) allongement de rupture au moins égal à 400 6/0 et, de préférence, à 1000 io ou davantage ; c) un module initial inférieur à 14,062 kg/ cm2 pour un allongement de 100 % et, de préférence, inférieure à 3,516 kg/cm2 pour un allongement de 100 0,ó ; et d) un module moyen dont la valeur ne dépasse pas 56,248 kg/cm2 pour un allongement de 100 % et, de préférence, est inférieure à 14,0620/ cm2 pour un allongement de 100 % ; en d'autre termes, la pente moyenne de la courbe complète contrainte-allongement sur toute sa longueur jusqu'au point de rupture ne doit pas être supérieure aux valeurs ci-dessus. Cette courbe sera, doit infléchie avec la concavité tournée vers le haut, soit approximativement rectiligne sur toute sa longueur. L'adhésif employé pour le tissu non tissé selon l'invention sera une matière polymère organique souple, soit naturelle, soit synthétique, présentant les propriétés d'adhérence ci-dessus. L' adhésif préféré aura les propriétés de cohésion définies à 1' alinéa précédent. Il peut être un mélange de deux matières polymères ou davantage. Il peut être mélangé à des plastifiants, des agents collants, des antioxydants, des charges et autres adjuvants similaires. Les copolymères et terpolymères de monomères tels que 1' acétate de vinyle, le butyrate de vinyle, le propionate de vinyle, l'anhydride maléique, le maléate de monobutyle, le maléate de dibutyle, le chlorure de vinyle, le bromure de vinyle, le chlorure d'allyle, l'acrylate d'éthyle, l'acrylate de butyle, le méthacrylate de butyle, l'éthylène, le propylène, l'isobutylène, le styrène, l'alpha-méthylstyrene et l'acrylonitrile peuvent être élaboré "sur mesure pour satifaire les exigences de l'invention en matière de propriétés d'adhérence et aussi pour répondre aux exigences en matière de propriétés de cohésion. En outre, des homopolymères de certains des monomères ci-dessus, comme l'acrylate d'éthyle, donnent un adhésif approprié.Dans certains cas, il peut être nécessaire de mélanger ces matières polymères avec d'autres matières polymères résineuses comme des esters de résine et/ou des plastifiants pour obtenir des propriétés optimales. ci aussi reste à la portée de l'homme de l'art. Les adhésifs spécifiques comprennent le caoutchouc naturel et des caoutchoucs synthétiques, comme les copolymères de sty rène et de butadiène, le caoutchouc de nitrile et le caoutchouc de chloroprène connu sous l'appellation commerciale de "néoprène,' des copolymères de l'acétate de vinyle et de l'éthylène, des copolymères de l'acrylate d'éthyle et de l'acide acrylique, des copolymères de l'acrylate d'éthyle et du N-méthylol acrylamide, des terpolymères de l'acétate de vinyle, de maléate de dibutyle et de maléate de monobutyle, des copolymères d'acrylate de butyle et d'acrylonitrile,des copolymères blocs de styrène et de buta diène et des copolymères blocs de styrène et d'isoprène. L'adhésif peut être employé sous forme de dispersion aqueuse ou en solution dans un solvant approprié. La dispersion aqueuse ou la solution peut être appliquée de n'importe quelle manière convenable, par exemple, par pulvérisation. La quantité employée sera telle, que le tissu non tissé contiendra de 5 % à 30 % environ, en poids, de solides de l'adhésif, pourcentagesbasés sur le poids total de tissu non tissé. La figure 1 est une vue éclatée, en perspective, d'un empi lage de strates 10, comportant un tissu lâche 12 et deux strates extérieures 14 et 16. Le tissu lâche 12 est constitué par deux bandes 18 et 20. Chacune de ces bandes est formée d'une pluralité de brins monofilaments continus, de faible denier, sensiblement le parallèles entre eux. Si une de ces bandes est/produit résultant d'une fibrillation complète d'un film nervuré, les brins ne se ront pas reliés les uns aux autres, si, comme exposé plus haut, les efforts mécaniques sont interrompus avant la fibrillation complète du film nervuré, au moins certains des brins seront reliés les uns aux autres par des fibrilles latérales minuscules qui n'apportent pas une restriction notable à la liberté de mouvements des brins.Il n'est pas indispensable que les brins soient uniformément espacés ou que tous les brins soient espacés l'un de l'autre. C'est ainsi que, par exemple, lorsqu'une bande est le produit de la fibrillation d'un film nervuré, plusieurs des brins de la bande peuvent être adjacents les uns aux autres en formant des paquets plats de deux à cinq brins environ, dans lesquels les brins ne sont pas séparés les uns des autres par un intérvalle notable et la bande peut comporter plusieurs de ces paquets plats, séparés les uns des autres et/ou de brins individuels. L'adhésif, sous forme de dispersion aqueuse ou de solution dans un solvant organique est appliqué, soit aux surfaces extérieures du tissu lâche 12, soit aux surfaces des strates extérieures adjacentes au tissu lâchez On exerce ensuite une légère pression de collage pour former le tissu non tissé 30. La pression exercée est habituellement de l'ordre de 0,703 kg/cm2 à 7,031 kg/cm2 environ. L'ensemble ainsi formé est séché à une température comprise entre 82,20C et 148,90C environ.Le tissu non tissé 30 est constitué par les strates extérieures 14 et 16 et par le tissu lâche 12, les strates extérieures 14 et 16 étant collées l'une à l'autre à travers les ouvertures du tissu lâche au moyen de l'adhésif appliqué, les brins du tissu lâche 12 n'adhérant pratiquement, ni les uns aux autres, ni aux strates extérieures 14 et 16. C'est ainsi que, par exemple, deux strates de fibres sèches de cellulose sont formées dans l'air sur des toiles métalliques et l'on pulvérise sur la face supérieure de chaque strate une dispersion aqueuse de l'adhésif, qui adhère bien aux fibres de cellulose mais non au polypropylène,. Un tissu lâche formé de brins de polypropylène est placé entre les deux strates humides pour former une construction "sandwich" qu'on fait passer sous un rouleau presseur et qu'on fait ensuite sécher. On enlève les supports en toile métallique et l'on obtient un tissu non tissé selon l'invention. Selon un autre procédé, on utilise comme couches extérieures des feuilles minces, sèches, de fibres de pâte cellulosiques naturellement liées les unes aux autres0 Dans ce procédé, l'adhésif peut être appliqué directement aux couches extérieures. Comme variante, on peut appliquer l'adhésif aux deux faces du tissu lâche puis les strates extérieures sont placées sur les faces du tissu lâche encore humides d'adhésif. Dans ce dernier procédé, le tissu lâche sert seulement de support pour l'adhésif. LA construction "sandwich" ainsi préparé est ensuite passée entre des rouleaux presseurs puis séchée pour donner le tissu non tissé. Les exemples ci-après illustrent la préparation du produit selon l'invention. Sauf indications contraires, toutes les parties et tous les pourcentages sont en poids. Exemple 1 On coupe en carrée de 12,7 mm une feuille sèche de pâte de bois kraft, douce et blanchie et l'on en place 25 g dans un mélangeur où s'effectue le défibrage pendant 5 minutes d'agitation vigoureuse. La masse défibrée et pelucheuse qui en résulte est ensuite utilisée pour former dans l'air deux strates de fibDr sèches sur des toiles métalliques de 22,86 cm au carré environ, ayant un passage de 149 microns. Le poids de chaque strate est d'environ 1,0 gramme. Chaque strate, avec son support de toile métallique, est placé dans un support incliné de 600 environ sur l'horizontale et un adhésif, sous forme d'une suspension aqueuse contenant 20 % de solides, est pulvérisé sur chaque face de fibre exposée. L' adhésif employé est un terpolymère d'acrylate d'éthyle, de N mAthylol acrylamide et de méthacrylate d'éthyle. On place sur une table une des combinaisons strate-toile métallique enduites d'adhésif par pulvérisation et l'on applique un tissu lâche sur sa face supérieure. Ce tissu lâche a un poids de base de 16,955 Wm2 et il est préparé à partir d'un film nervuré à deux constituants, formé de 4 parties d'homopolymère au propylène pour une partie de copolymère de propylène et d' éthylène contenant 2,7 % d'éthylène. Le film nervuré est étiré, fibrillé et tendu latéralement pour former une bande de filaments Un morceau de cette bande est croisé avec un autre morceau de bande approximativement à angles droits et les deux morceaux sont liés modérément l'un à l'autre par un traitement chaleur+ pression, pour obtenir un tissu lâche ayant une cohésion suffisante pour résister à la manipulation.Toutefois, les brins du tissulâche se séparent facilement les uns des autres lorsqu' on exerce une sollicitation extérieure. Les brins de la bande sont de 23 deniers et ils ont une ténacité d'environ 1,1 g par denier L'autre combinaison strate-toile support enduite d'adhésif par pulvérisation est ensuite placée sur la face supérieure du tissu lâche, de façon que les faces enduites des deux strates extérieures se trouvent appliquées contre le tissu lâche. Cette construction "sandwich't est légèrement consolidée en exerçant a main une pression modérée. On la fait passer ensuite entre des rouleaux pressaurs.Du papier pour serviettes est placé sur les faces extérieures des deux toiles métalliques, afin de protéger les rouleaux contre les Éraflures et d'absorber le fluide exprimé. On utilise pour le passage entre les rouleaux presseurs une pression modérée, comprise entre 0,703kg/cm2 et 7,G31 kg/cm20 Ltensemble de la construction sandwich", papier pour serviettes compris, passe ensuite dans un séchoir, chauffé à la vapeur à une température de 121,10C, environ, pour une durée d'une minute. On enlève ensuite le papier pour serviettes, on inverse la construction "sandwich" et on la passe de nouveau dans le séchoir à tambour. On enlève les toiles métalliques servant de support et l'on pèse le tissu non tissé séché. Les essais mécaniques selon les méthodes normalisées sont effectués à une température de 22,8 C et un taux d'humidité relative de 50 % après que le produit a été conditionné dans cet environnement pendant 24 heures au moins. Les résultats de résistance (à la traction, à l'éclatement et au déchirement) sont corrigés en les ramenant à un poids de base de 67,822 Wm2 en employant la relation linéaire S = kB, dans laquelle S représente la propriété de résistance et B est le poids de base de la feuil) Les valeurs de résistance à la traction sont obtenus sur des bandes d'une largeur de 12,7 mm ou de 25,4 mm, en se servant d'un appareil Instron ayant un écartement de mâchoires de 76,20mm et une vitesse de déplacement de la traverse mobile de 30,48 cm/ Minute (norme américaine ÂSTM D 1117)o La résistance à l'éclatement est obtenue en utilisant un appareil Mullen conformément à la norme américaine ÂSTM D 774. La résistance au déchirement Elmendorf est obtenue sur un appareil Elmendorf traditionnel, sur lequel on effectue les réglages nécessaires du contrepoids du levier pendulaire (norme américaine ASTM D 689). La rigidité en cantilever est obtenue sur des bandes de 12,7 mm ou de 25,4 mm de largeur, conformément à la norme américaine ASTM D 1388. Un essai qui est quelquefois effectué sur des tissus non tissés est connu sous le nom d'essai de déchirement par perçage. Dans cet essai, on utilise une éprouvette de 76,20 mm x 76,20 mm, et deux goujons de laiton de 3,17 mm percent l'éprouvette à 25,4mm de distance l'un de l'autre, à 38,09 mm des côtés et à 25,4 mm du haut et du bas. Les goujons sont éloignés l'un de l'autre en utilisant une vitesse de traverse mobile de l'appareil Instron de 25,4 mm/minute. On note les charges aux divers allongement. Exemple 2 On procède comme à l'exemple 1, sauf qu'on n'utilise pas de tissu lâche et que le poids de chaque bande de fibres déposées est de 1,3 gramme. Exemple 3 On procède comme à l'exemple 1, sauf qu'on emploie un tissu tache ayant un poids de base de 10,173 g/m2. Ce tissu liche est formé de deux bandes partiellement fibrillées, croisées l'une sur l'autre, préparées à partir d'un film nervuré à deux constituants avec une partie d'homopolymère du propylène pour une partie de copolymère de propylène et d'éthylène contenant 7 % d'éthylène, les bandes sont liées modérément l'une à l'autre par un traitement pression + chaleur (pression de 0,07031 à 0,7031 kg/cm2, à 165,5 C, pendant 3 minutes). Les brins individuels des bandes titrent 21 deniers et ont une ténacité de 1,1 g/denier. Dans cet exemple, le poids de chaque strate extérieure est de 1,15 gramme. ExemPle 4 On procède comme à 11 exemple 3, sauf qu'on utilise des linters de coton défibrés à la place des fibres de pâte de bois pour former dans l'air les strates extérieures. Le poids de chaque strate extérieure est de 1 > 15 gramme. Exemple 5 On procède comme à l'exemple 3, sauf qu'on emploie un tissu tache formé de bandes croisées non liées l'une à l'autre,obtenues à partir d'un film de polypropylène nervuré complètement fibres Les brins individuels titrent 21 deniers et ont une ténacité de 5,1 g/denier. Etant donné que les brins des deux bandes ne sont pas liés, le tissu lâche est monté sur un cadre métallique et maintenu sous tension. Il est libéré à la lame lorsque la construction "sandwich" est formée (avec retour brusque à l'état détendu) mais avant les opérations de pressage et de séchage. Le tissu non tissé sec a une surface ridée. Exemple 6 On procède comme à l'exemple 5, sauf que le tissu lâche est préparé à partir de filaments élémentaires de 14 deniers de polypropylène filé à l'état fondu. Ces filaments ont une ténacité de 1,7 gramme par denier. Le tissu lâche est formé de deux bandes croisées et il pèse 1,221 g/m2. Chaque strate extérieure pèse 1,3 g. Le tableau ci-après donne les propriétés des tissus non tissés des exemples 1 à 6. Les résultats des essais sont une moyenne sur deux éprouvettes. Tableau I Exemple 1 2 3 4 5 6 Poids de base (g(m2) 67,8 67,8 67,8 57,6 74,6 67,8 Poids en % des strates extérieurs 55 79 73 73 70 78,2 Poids en % du tissu lâche 25 - 14 14 13 1,8 Poids en % de l'adhésif 20 21 13 13 17 20 Résistance à la traction Instron (Kg/cm) 1,732 0,607 1,339 1,00 2,446 0,75 Allongement de rupture (%) 20 -- 7,0 7,0 7,5 7,0 Essai de déchirement par perçage (kg) allongement de 25 % 0,453 0,277 0,408 0,227 0,499 0,318 allongement de 50 % 0,680 0,272 0,590 0,453 0,816 0,363 allongement de 100 % 0,862 0,227 0,726 0,816 1,633 0,408 allongement de 200 % 1,360 0,318 - - - 0,544 Charge maximale 1,406 0,363 0,862 1,678 2,948 0,726 Rigidité en cantilever (cm/41,5 ) 5,2 5,2 5,8 3,7 7,2 5,5 Epaisseur (microns) 193 -- 183 190 203 170 +) Estimation à partir de résultats obtenus sur l'appareil d'essai de traction Amthor. Exemple 7 On procède comme à l'exemple 5 avec les exceptions suivantes le film de polypropylène est préparé à partir d'un polypropylène ayant une distribution de poids moléculaire relativement étroite, le poids de base du tissu lâche est de 4,849 g/m2, les filaments titrent 16,2 deniers et ont une ténacité de 5,1 g/denier. On applique à la construction "sandwich" formée un poids statique de 0,007031 kg/cm2 avant pressage au rouleau. Chaque strate extérieure pèse 1,25 gramme. Exemple 8 On procède comme à l'exemple 72 sauf que le tissu lâche employé à un poids de base de 2,272 g/ m2 et que chaque strate extérieure pèse 1,30 gramme. Exemple 9 On procède comme à l'exemple 8, sauf que les strates ex- térieures sont préparées à partir de fibres de cellulose régéné- rée (rayonne) de 9,52 mm environ de longueur et pèsent chacune 1,45 gramme. Exemple 10 On procède comme à l'exemple 9, sauf que l'adhésif employez est un mélange de 1 partie de latex de caoutchouc naturel pour 1 partie d'ester du glycérol et d1une résine hydrogénée en suspension aqueuse. Dans cet exemple, chacune des strates extérieures pèse 1,3 gramme. Tableau II Exemple Poids de base (g/m2) 67,8 67,8 71,2 71,2 Poids des fibres des strates exté rieurs en %, 79 82 83 78 Poids du tissu lâche, en % 7 3 3 3 Poids de l'adhésif, en % 14 15 14 19 Résistance à la traction Instron (kg/cm) 1,500 1,071 1,143 0,732 Allongement de rupture (%) 16 16 12 9 Résistance à l'éclatement Mullen (kg)cm2) -- -- -- 0,837 Résistance au déchirement Elmendorf (grammes) 464 417 336 500 Résistance au déchirement par perçage (kg) Allongement de 25 % 0,499 0,363 0,408 0,272 allongement de 50 % 0,907 0,544 0,544 0,453 allongement de 100 % 1,451 0,998 0,953 0,907 allongement de 200 % 2,404 1,769 1,089 1,588 Charge maximale 2,540 1,905 1,179 1,633 Rigidité en cantilever (cm/41,5 ) 4,8 4,8 5,6 4,4 Epaisseur (microns) 183 196 229 188 Les strates extérieures peuvent être préparées avec des fibres discontinues, soit naturelles, soit synthétiques. Toutefois, il est essentiel que les couches extérieures soient liées l'une à l'autre par un adhésif, mais ne soient pas liées de façon notable au tissu lâche, laissant les brins de celui-ci libres de se déplacer lorsqu'on exerce une sollicitation extérieure. Le procédé de préparation des tissus non tissés selon 1' invention,tel qutil vient d'être décrit, nécessite l'application d'un adhésif. Ainsi , le tissu non tissé est constitué essentiellement par un tissu lâche non tissé tel que décrit plus haut et par au moins deux strates extérieures non tissées formées de fibres discontinues liées par un adhésif l'une à l'autre à travers les ouvertures du tissu lâche. Une autre façon de préparer un tissu non tissé (dans lequel les strates extérieures ne sont pas notablement liées aux brins du tissu lâche, de sorte que les dits brins peuvent se déplacer librement et distribuer les sollicitations exercées) consiste à utiliser des fibres de pâte de bois pour donner du papier en feuilles renforcé. Ce procédé consiste à placer un tissu lache non tissé, comme celui décrit plus haut, entre au moins deux strates de fibres de pâte de bois, formées dans l'eau et non séchées, de façon à obtenir un ensemble qui est ensuite soumis à une pression modérée et séchée.Pendant que cette pression est exercée, des parties des deux strates extérieures qui sont adjacentes au tissu lâche peuvent entrer en contact à travers les ouvertures ou interstices du tissu non tissé et se lier l'une à l'autre aux points de contact en raison des caractéristiques naturelles de liant et d'adhérence que présentent les fibres de pâte de bois. Dans ce procédé, on n'applique aucun adhésif pour effectuer la liaison entre les deux strates extérieures de fibres de pâte de bois. Les strates extérieures de fibres de pâte de bois n'ont pratiquement aucune liaison avec le tissu lâche. Au plus, toute liaison entre le tissu lâche et les strates extérieures qui pourrait résulter des caractéristiques naturelles de liant et d'adhérence des fibres de pâtes de bois elles-mêmes n'est qu'une liaison médiocre, tandis que celle obtenue entre les strates extérieures de fibres de pâte de bois est une bonne liaison. En conséquence, les brins des bandes formant le tissu lâche étant, soit non liés, soit légèrement liés entre eux et aux strates extérieures, peuvent se déplacer librement lorsqu'on exerce des sollicitations extérieures. Les strates de fibres de pâte de bois sont préparées par le procédé de formage dans l'eau avant assemblage de la construction complexe.0n peut employer n importe quel procédé traditionnel de formage dans liteau. On prépare ensuite une construction complexe en plaçant le tissu lâche entre au moins deux strates de fibres de pâte de bois lorsqu'elles sont encore humides. En d'autres termes, les strates ne sont pas séchées avant assemblage et pressage. On exerce ensuite une pression modérée pour obtenir une feuille de papier renforcée. La pression exercée est habituellelent de l'ordre de 0,703 kg/cm2 à 35,155 kg/cm20 L'ensemble formé est ensuite séché à des températures comprises entre 600C et 148,9 C. L' exemple ci-après illustre cet aspect de l'invention. Exemple Il Deux strates formées à lteau(de 228,6 x 228,6 m) de fibres de pâte de bois kraft douce et blanchie (raffinée à une pureté Schopper-Riegler de 747 ml) sont préparées sur un tissu métallique ayant un passage de 149 microns. Une toile ltche(de 228,6 x 228,6 n environ) est placée en sandwich entre ces deux combinaisons d'une toile métallique et d'une strate formée dans l'eau, les strates étant adjacentes au tissu lâche, de façon à former un ensemble dans lequel les toiles métalliques ayant un passage de 149 microns constituent les couches les plus extérieures. Le tissu lâche a un poids de base de 4,239 g/m2 et il est préparé à partir d'un film de polypropylène nervuré. Ce film nervuré est étiré, fibrillé et tendu latéralement pour former une bande de brins monofilaments continus, sensiblement parallèles entre eux. Une partie de cette bande est croisée avec une autre partie de bande, approximativement à angles droits, pour donner le tissu lache. Les brins monofilaments des bandes titrent environ 20 deniers et ont une ténacité d'environ 5,3 g/denier. L'ensemble est soumis ensuite à une pression modérée puis séché pour éliminer pratiquement toute l'eau qu'il contient. On enlève ensuite les toiles métalliques. Le papier en feuilles renforcé qui en résulte a une résistance mécanique élevée. L'exemple suivant est donné à titre de comparaison. Exemple 12 On procède comme à l'exemple 11, sauf qu'on n'emploie pas de tissu lâche. Le tableau III indique certaines propriétés des feuilles des exemples 11 et 12. Tableau III Exemple ~ Il 12 Tissu lâche (% en poids) 6,6 néant Poids de base (g/m2) 70,384 69,636 Résistance à la traction (kg/cm) 3,804 4,107 Allongement (%) 2,35 2,6 Résistance au déchirement (El mendorf) (g) 478 80,4 Résistance à l'éclatement (Mullen) (kg/cm2) 2,601 3,157 Epaisseur de la feuille (microns) 157 135 Les strates extérieures sont préparées par le procédé de formage dans l'eau, en utilisant une suspension aqueuse de fibres de pâte de bois. On peut, si on le désire, ajouter à la suspension aqueuse, avant la formation des strates, divers additifs connus en papeterie, tels que résines de renforcement de la résistance au mouillé, substances de collage, charges et autres similaires. REVENDICA;nIONS 1. - Tissu non tissé lamifié comportant deux couches extérieures de fibres discontinues entre lesquelles est intercallée une couche de renforcement intérieure faite d'un tissu lâche, caractérisé en ce que la couche faite de tissu lâche n'est pas tissée et comporte au moins deux bandes croisées l'une sur l'autre, formées d'une pluralité de brins monofilaments continus de faible denier, sensiblement parallèles entre eux, faits d'une matière synthétique thermoplastique hydrophobe et en ce que la liaison s'effectue entre les couches extérieures de fibres discontinues à travers les ouvertures du tissu lâche les brins des bandes de tissu lâche n'étant pas liés de façon notable, ni aux brins d'une bande adjacente, ni aux couches extérieures de fibres discontinues, de sorte qu'ils peuvent se déplacer librement et distribuer les sollicitations exercées sur le tissu lamifié. 2. - Tissu selon la revendication 1, caractérisé en ce que les fibres discontinues d'une des couches extérieures, ou de ces deux couches, sont cellulosiques. 3. - Tissu selon la revendication 2, caractérisé en ce que les fibres cellulosiques discontinues sont des fibres de coton, de pâte de bois ou de cellulose régénérée. 4. - Tissu selon la revendication 3, caractérisé en ce que les fibres discontinues des couches extérieures sont des fibres de pâte de bois et en ce que la liaison à travers les ouvertures du tissu lâche s'effectue grâce aux caractéristiques de liant et d'adhérence inhérentes aux fibres de pâte de bois. 5. - Tissu selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la liaison à travers les ouvertures du tissu lâche est obtenue par l'application d'un adhésif. 6. - Tissu selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'adhésif est un produit adhésif polymère souple ayant une résistance à la traction, mesurée à la rupture, d'au moins 7,031 kg/ cm2, un allongement de rupture d'au moins 400 -,ó, un module initial inférieur à 14,062 kg/cm2 pour un allongement de 100 % et un module moyen ne dépassant pas 56,248 kg/cm2 pour un allongement de 100 6yc . 7. - Tissu selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les bandes du tissu lâche sont croisées l'une sur l'autre de façon que les brins de l'une forment avec les brins de l'autre un angle compris entre 45 et 9oo. 8o - Tissu selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une au moins des bandes de la couche de tissu lâche est un film nervuré et fibrillé. 9; - Tissu selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière des brins est un polymère du propylène.