La présente invention concerne les lunettes de visée et organes optiques analogues, et plus particulièrement les lunettes de visée montées sur des armes à feu, par exemple des fusils de chasse ou d'exercice. Dans tout ce qui suit, pour simplifier l'exposé, on ne parlera plus que de lunette de visée pour fusil. Lorsqu'un fusil est équipé d'une lunette de visée, il est indispensable de protéger la lunette, et plus précisément les lentilles situées aux deux extrémités de la lunette, contre les agents extérieurs, en empechant notamment 1'iarrivEe de poussibres et d'humidité sur les lentilles et à l'intérieur de la lunette. A cet effet, on a proposé depuis longtemps de coiffer chacune des deux extrémités de la lunette d'un capuchon protecteur.Dans les réalisations connues jusqu'à présent, les deux capuchons protecteurs,d'un diamètre tel qu'ils s'emboitent avec un léger serrage sur les deux extrémités de la lunette, sont réunis par un fil élastique, dont la longueur à l'état de repos est sensiblement inférieure à la longueur de la lunette, de telle sorte que, lorsque ces deux capuchons sont en place sur la lunette, le fil élastique, en extension, contribue au maintien axial des deux capuchons sur la lunette. Dans tout ce qui suit, pour simplifier l'exposé, on appellera le dispositif qui vient d'être décrit "paire de capuchons élastiquement associés". Un tel dispositif connu présente des inconvénients qui sont essentiellement de deux ordres. D'une part, son enlèvement lorsqu'on veut utiliser la lunette; demande un temps relativement important : il faut en effet déplacer chaque capuchon l'un après l'autre sur une course axiale assez longue, souvent de l'ordre de plusieurs centimètres, correspondant à la hauteur interne du capuchon et à son enfoncement sur l'extrémité de la lunette. Ce temps relativement long est un inconvénient essentiel pour les lunettes de visée des fusils de chasse dontd'utilisateur n'a bien souvent qu'un intervalle de temps très court pour viser et tirer un gibier fugitif.On a proposé à cet égard des capuchons à fond transparent permettant le cas échéant une visée sans enlèvement de capuchons, mais il est clair que cette solution n'en est pas une, puisque,. sur le terrain, les fonds de capuchons sont très rapidement recouverts de poussière et de souillures interdisant toute visée. D'autre part, la paire de capuchons associés est normalement complètement séparée de la lunette au cours de la visée et, bien souvent, l'utilisateur la laisse tomber et la perd. La présente invention propose un nouveau type de capuchon pour lunette de visée ne présentant pas les inconvénients ci-dessus. Le capuchon selon l'invention se présente comme un élément individuel se montant à chacune des deux extrémités de la lunette dont il est inséparable, et il est susceptible de passer très rapidement de sa position d'obturation à une position escamotée de dégagement dans laquelle il laisse complètement dégagé le champ de visée. A cet effet, le nouveau capuchon de lunette de visée selon l'invention comporte essentiellement un anneau de fixation permettant le montage sur la lunette, et un couvercle d'obturation susceptible de coiffer l'extrémité de la lunette, ces deux éléments étant réunis par une languette à effet de ressort susceptible de faire brusquement passer le couvercle de sa position d'obturation à une position de dégagement où il n'empiète pas sur le champ de visée, en étant maintenu dans cette dernière position. De préférence, la languette est réalisée en une matière plastique semi-rigide élastiquement déformable en torsion et en flexion qui, à l'état libre, s'étend radialement dans le plan de l'anneau de fixation. Le couvercle s'étend perpendiculairement à la direction générale de la languette. Au montage, l'anneau vient élastiquement serrer le fût de la lunette et on rabat ensuite le couvercle sur l'extrémité de la lunette, de préférence en imprimant une torsion d'un demi tour à la languette. Le couvercle a une faible hauteur interne en ne coiffant l'extrémité de la lunette que sur une faible course. Un très faible mouvement du doigt produit le désengagement du couvercle et de l'extrémité de la lunette et le retour élastique de la languette à son état libre produit très rapidement le rappel et le maintien du couvercle hors du champ de visée. L'ensemble est évidemment imperdable en étant constamment lié à la lunette par l'anneau de fixation. Les différents éléments du dispositif (anneau, languette de liaison, couvercle) sont très avantageusement réalisés en une matière plastique semi-rigide déformable élas tiquement, ses propriétés étant stables dans une gamme de tem pératures comprises entre - 40 et + 700C, très préférentiellement la matière connue sous la dénomination nesmopan 365. On peut réaliser le dispositif en une seule pièce, mais de préférence, pour faciliter le moulage, on réalise séparément d'une part 1' anneau et la languette, munie alors d'un relief de retenue à son extrémité, et d'autre part le couvercle qui est alors muni d'une chape ayant sensiblement la section moyenne de la languette. Les deux pièces sont ensuite assemblées, avec introduction de la languette et passage en force de son relief de retenue à travers la chape du couvercle. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront de la description qui va suivre et des dessins annexés auxquels elle se réfèrera. Sur les dessins annexés - la figure 1 représente le capuchon selon l'invention à l'état libre - la figure 2 représente ce même capuchon monté sur une lunettes dans sa position d'obturation - la figure 3 représente ce même capuchon monté sur une lunette, dans sa position de dégagement. Le capuchon selon l'invention comporte essentiellement trois parties : un anneau de fixation 10, une languette de liaison 20 et un couvercle d'obturation 30. Ces trois parties sont awantageusement réalisées en une même matière plastique semi-rigide permettant un serrage élastique de l'anneau 10 et du couvercle 30 sur le corps et l'extrémité d'ouverture de la lunette L, et une déformation en torsion et en flexion avec retour élastique de la languette 20. Dans l'état libre de la languette 20, celle-ci s'étend radialement dans le plan de l'anneau 10, et le couvercle 30 s'étend sensiblement perpendiculairement à la languette 20 (figure 1). De préférence, l'anneau 10 et la languette 20 d'une part, et le couvercle 30, d'autre part, sont réalisés séparément. La languette 20 est alors munie au voisinage de son extrémité d'un épaulement de retenue 21, en se terminant par une pointe effilée 22 ; le couvercle 30 est muni d'une chape 31 ayant une section interne voisine de la section moyenne de la languette. Le montage se fait de la façon suivante la pointe 22 est introduite dans la chape et sert à exercer une traction sur la languette.L'épaulement de retenue 21 traverse la chape avec une déformation à force. Après.cette traversée, on sectionne la pointe 22 devenue inutile, et l'épaulement 21 sert d'arretoir à la languette ; la chape peut coulisser sur la languette en-deça de cet arrêtoir. Les figures 2 et 3 illustrent le montage du nouveau capuchon selon l'invention sur une lunette de visée L. L'anneau de fixation 10 est emmanché à force sur le fût de la lunette L. En position d'obturation (figure 2) on coiffe le débouché de la lunette avec le couvercle 30 après avoir imprimé une torsion d'un demi-tour à la languette 20. On remarquera que le couvercle obturateur ne coiffe la lunette que sur une très faible hauteur axiale, généralement inférieure à un cinquième de son diamètre. Lorsqu'on veut utiliser la lunette, à partir de la position d'obturation (figure 2), il suffit de repousser légèrement du doigt le couvercle 30 vers l'extérieur de la lunette. Dès que le couvercle est dégagé, la languette 20 revient élastiquement à sa ocsi±' -, libre, en ra nuant le couvercle d'obturation en arrière plan de l'anneau 10, ce qui dégage très rapidement le champ de la lunette ; toute l'opération se déroule en un temps très bref. l'ordre du dixième de seconde. De plus, la rigidité de la languette est suffisante pour assurer le maintien du couvercle en position dégagée, malgré les vents les plus violents. On voit finalement que le nouveau capuchon obturateur pour lunette de visée, monté individuellement à chaque extrémité d'une lunette, réalise un dégagement quasi instantané par effet de déclic du champ de visée, tout en étant absolument imperdable du fait de son association à la lunette. Ce dégagement est de plus entièrement silencieux, ce qui est essentiel pour des lunettes de chasse. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits, mais s'étend à toute variante conforme à son esprit faisant intervenir en toute combinaison un anneau de fixation, un élément de liaison et un couvercle ramené énergiquement et rapidement hors du champ de visée, et en arrière de l'ouverture de la lunette, par l'élément de liaison à rappel élastique. L'invention s'applique à toutes les lunettes de visée ou organes optiques analogues qu'on veut pouvoir mettre en oeuvre quasi instantanément, et, comme on l'a vu, tres préférentiellement, aux lunettes de visée pour fusils. REVENDICATIONS 1. Capuchon de protection individuel pour lunette de visée et organes analogues, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un anneau de fixation susceptible d'être monté sur le corps de la lunette, un couvercle d'obturation de faible hauteur susceptible de venir coiffer l'ouverture de la lunette, et un élément de liaison à effet de ressort tendant toujours à ramener et maintenir le couvercle en dehors du champ de visée en arrière du plan d'ouverture de la lunette. 2 Capuchon de protection selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de liaison est une languette de liaison élastiquement déformable en torsion et en flexion, cette languette, à l'état libre, s'étendant radialement dans le plan de l'anneau alors que le couvercle est sensiblement disposé perpendiculairement à elle. 3. Capuchon de protection selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'anneau et la languette, d'une part, et le couvercle, d'autre part, sont réalisés séparément en ma tière plastique semi-rigide, les deux pièces étant assemblées par engagement de la languette dans une chape du couvercle. 4. Capuchon de protection selon la revendication 3, caractérisé en ce que la languette comporte initialement un épaulement d'arrêt et une pointe d'introduction servant à faire traverser la chape à la languette et à l'épaulement d'arrêt, la pointe d'introduction étant ensuite éliminée. 5. Capuchon de protection selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la languette est prévue pour subir une torsion sur elle-même d'un demi-tour lors du montage du couvercle en position d'obturation sur la lunette. 6. Capuchon de protection selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la hauteur du couvercle est inférieure à un cinquième de son diamètre.