L'invention a pour objet une paroi résistant aux tentatives de traversée effectuées tant à l'aide d'outils mécaniques qu'à l'aide d'outils thermiques. On a proposé d'utiliser les propriétés de haute conductibilité thermique du cuivre pour minimiser les effets d'une attaque de la paroi par effet thermique; la chaleur apportée en une zone quasi-ponctuelle par un instrument d'attaque étant diffusée si rapidement par le cuivre que la température de la zone attaquée ne monte pas à une valeur compromettant la continuité de la paroi. Mais une paroi en cuivre, pour avoir la résistance mécanique nécessaire, est lourde et coûteuse. On a également proposé une paroi comprenant des grains de corindon dont la dureté s'oppose efficacement aux outils de forage et de percussion. On a aussi proposé de faire appel à l'aluminium en tant que composant d'une paroi ; bien que ses propriétés de diffusion thermique soient moins élevées que celles du cuivre, sa légèreté et son prix plus faible rendent souvent son utilisation souhaitable. L'invention vise une paroi composite ayant une bonne résistance aux outils mécaniques et aux outils thermiques et elle est caractérisée en ce qu'elle associe, à un ou des matériaux à très bonne conductibilité thermique, d'autres matériaux propres à renfermer des corps durs, comme des grains de corindon, l'épaisseur' du ou des matériaux à haute conductibilité thermique pouvant être faible sans qu'en soient affectées les qualités de résistance de la paroi. Comme autre matériau , on peut utiliser l'aluminium. On peut aussi utiliser une matière plastique, par exemple de la nature du caoutchouc. On obtient alors un effet de protection supplémentaire dû à l'émission de fumées ou de vapeurs lors d'une attaque thermique. L'invention concerne également un procédé pour la fabrication d'une telle paroi. Selon l'invention, on coule dans un moule, sur une couche de corps durs, comme des grains de corindon, qui a sensiblement l'épaisseur de la paroi à fabriquer, d'abord un métal à haute conductibilité thermique comme du cuivre qui enrobe les corps durs de la partie inférieure de la couche et, après que le cuivre ait perdu son état fluide, on coule de l'aluminium qui enrobe les corps durs non enrobés par le cuivre. L'une et l'autre des faces de la paroi sont de nature métallique. La paroi profite de la conductibilité thermique très élevée du cuivre qui, dans un but de légèreté et de faible prix de revient, peut être prévu sur une épaisseur relativement faible. L'aluminium, qui peut être prévu suivant une plus grande épaisseur, conduit à une paroi résistante mécaniquement et thermiquement. La cohésion entre le cuivre et l'aluminium est excellente. Dans une variante, après coulée du cuivre et refroidissement pour l'enrobage d'une partie des corps durs, on coule une résine ou un caoutchouc sur la couche de- cuivre jusqu a ce que l'ensemble des corps durs soit enrobé. Dans un autre mode d'exécution, on coule d'abord l'aluminium ou une matière plastique et, après la disparition de l'état fluide, on coule ensuite le cuivre. La description qui suit, faite à titre d'exemple se réfère aux dessins schématiques annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique d'une installation pour la fabrication d'une paroi selon l'invention ; - la figure 2 est une vue analogue à la figure 1, après exécution d'une phase du procédé ; - la figure 3 est une vue analogue à la figure 2, après exécution d'une autre phase du procédé ; - la figure 4 est une vue schématique en coupe d'une paroi selon l'invention. Dans un moule 11, en sable ou métallique, on dispose un lit 12 de corps durs, comme des grains de corindon (figure 1). On verse ensuite dans le moule un métal à haute conductibilité thermique comme du cuivre, à l'état liquide, lequel forme une couche 13 dont le niveau libre 14 est distant du bord 15 du moule (figure 2). Le cuivre enrobe les grains de corindon qui sont, totalement ou partiellement, au-dessous du niveau 14. Lorsque le cuivre est suffisamment refroidi pour perdre son état fluide, on coule de l'aluminium jusqu a ce que l'aluminium noie tous les grains de corindon (figure 3). On procède ensuite au démoulage. La plaque ou paroi obtenue comprend ainsi une couche de cuivre 13 et, adjacente, une couche d'aluminium 16, des grains de corindon 12 étant noyés aussi bien dans la couche 13 que dans la couche 16. Certains grains de corindon sont en partie noyés dans le cuivre et en partie noyés dans l'aluminium. Les deux faces 17 et 18 de la paroi sont métalliques. De bons résultats ont été obtenus avec une paroi dans laquelle l'épaisseur de la couche de cuivre état de 1,5 cm et l'épaisseur de la couche d'aluminium était de 3 à 4-cm. Dans une variante, après coulée du cuivre et refroidissement, on coule une matière plastique, comme une résine ou du caoutchouc, choisie pour des propriétés de dureté et/ou de dégagement de fumée dans le cas d'une agression thermique, jusqu'à ce que tous les grains de corindon soient enrobés. REVENDICATIONS 1. Paroi résistant à l'effraction comprenant des grains durs noyés dans du métal, caractérisée en ce que le métal, à haute conductibilité thermique, constitue une partie seulement de l'épaisseur de la paroi, le reste de la paroi étant constitué par une couche en une matière autre que le cuivre, apportée par coulée et enrobant des corps durs. 2. Paroi selon la revendication 1, caractérisée en ce que la seconde couche est en aluminium. 3. Paroi selon la revendication 2, caractériséeen ce que ltépaisseur de la couche d'aluminium est plusieurs fois celle du métal à haute conductibilité thermique. 4. Paroi selon la revendication 3, caractérisée en ce que le métal à haute conductibilité thermique est du cuivre. 5. Paroi selon la revendication 1, caractérisée en ce que la seconde couche est en matière plastique. 6. - Paroi selon la revendication 1, caractérisée en ce que la seconde couche est du caoutchouc. 7. Paroi selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les corps durs sont des grains de corindon. 8. Procédé pour la fabrication d'une plaque selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que dans un moule empli de corps durs on coule d'abord un métal à haute conductibilité thermique, en quantité insuffisante pour enrober tous les grains de corindon puis, après que ledit métal ait perdu son état fluide, on coule une autre matière, durcissable, jusqu'à enrober tous les corps durs. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'autre matière est de l'aluminium. 10. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'autre matière est choisie parmi le groupe consistant en une résine et du caoutchouc. 11. Variante du procédé selon la revendication 8, caractérisée en ce qu on inverse l'ordre des coulées.