L'invention a trait a une ferrure de manoeuvre à distance d'une imposte ou analogue. On connaît déjà par la demande de brevet allemande publiee sous le n 1.759.880 une ferrure de manoeuvre à distance d'une imposte. Selon cette demande, il etait connu des ferrures comportant au moins un élément de liaison reliant l'imposte à au moins un compas d'ouverture. Les éléments de liaison de ces ferrures sont composés d'une équerre dont une aile est fixée sur la surface interne de l'imposte et dont la seconde aile, perpendiculaire à la première, comporte un axe d'articulation du compas sur l'imposte. Cet axe peut se dés la cer dans un trou allongé dont l'axe longitudinal est parallèle au sens du débordement de ladite ferrure. Ce réglage permettait de placer l'axe d'articulation selon les différences dimensionnelles de l'imposte. Selon cette demande de brevet, on ajoute à ce premier réglage un second réglage perpendiculaire au premier.L'axe d'articulation comporte une partie filetée traversant le trou allongé de la seconde aile de l'équerre.Departetd'autre de la seconde aile sont disposés un écrou et un contre-écrou dont le but n'est pas seulement limitée a un serrage pour éviter tout glissement de l'axe d'articulation dans le trou allongé mais également en actionnant l'écrou et le contreécrou un réglage de l'axe d'articulation perpendiculaire à cette seconde aile. Toutefois, pour les impostes, on utilise différents genres de menuiserie, à savoir menuiserie "à recouvrement", "à fleur" et "en retrait". Ainsi, on est obligé de prévoir une ferrure distincte pour chaque genre de menuiserie car le réglage dont sont pourvues les ferrures connues n'est fonction que des différences dimensionnelles dans le même genre de menuiserie. De ce fait, on augmente le nombre de ferrures. La présente invention a pour but de standardiser ces ferrures. Ainsi, il suffit d'une seule ferrure quel que soit le genre de menuiserie. La ferrure, conforme à l'invention, permet un réglage plus important de la distance de l'articulation du ou des compas sur l'imposte par rapport à la face interne de l'imposte en n'utilisant qu'une seule équerre pour les différentes menuiseries habituelles, à savoir : menuiserie "à recouvrement", "à fleur" et "en retrait" dans leurs différentes variantes et il n'est plus nécessaire d'indiquer à la commande de la ferrure le genre de menuiserie. A cet effet, l'invention concerne une ferrure de manoeuvre à distance d'une imposte ou analogue caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un élé- ment de liaison reliant l'imposte à au moins un compas d'ouverture présentant deux plages de réglage de la distance entre l'axe d'articulation du ou des com pas sur l'imposte et la face interne de l'imposte. L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin ci-annexé dans lequel - la figure 1 est une vue éclatée d'un élément de liaison d'une ferrure de manoeuvre à distance d'une imposte conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue en élévation de la pièce intermédiaire de l'élément de liaison selon flèche A de la figure 1, - la figure 3 est une vue en élévation de l'équerre de l'élément de liaison selon flèche B de la figure 1, - la figure 4 est une vue en élévation de l'élément de liaison assemblé, l'axe d'articulation étant disposé au point bas de la première plage de réglage, - la figure 5 est une vue en élévation de l'élément de liaison assemblé, l'axe d'articulation étant disposé au point haut de la première plage de réglage, - la figure 6 est une vue en élévation de ltëlément de liaison assemblé, l'axe d'articulation étant disposé auvpoint bas de la seconde plage de réglage, - la figure 7 est une vue en élévation de l'élément de liaison assemblé, l'axe d'articulation étant disposé au point haut de la seconde plage de réglage, - la figure 8 est une vue éclatée d'un élément de liaison d'une ferrure de manoeuvre à distance d'une imposte selon un autre mode de réalisation, - la figure 9 est une vue en élévation de la pièce intermédiaire de l'élément de liaison selon flèche C de la figure 8, - la figure 10 est une vue en élévation de l'équerre de l'élément de liaison selon flèche D de la figure 8, - la figure 11 est une vue en élévation de l'élément de liaison assemblé, l'axe d'articulation étant disposé au point bas de la première plage de réglage, - la figure 12 est une vue en élévation de l'élément de liaison assemblé, l'axe d'articulation étant disposé au point haut de la première plage de réglage, - la figure 13 est une vue en élévation de l'élément de liaison assemblé, l'axe d'articulation étant disposé au point bas de la seconde plage de réglage, - la figure 14 est une vue en élévation de l'élément de liaison assemblé, l'axe d'articulation étant disposé au point haut de la seconde plage de réglage. On se réfère aux figures I à 3. La ferrure de manoeuvre à distance d'une imposte comporte au moins un élément de liaison 1. Cet élément de liaison 1 se compose essentiellement d'une équerre 2 et d'une pièce intermédiaire 3. Cette équerre 2 présente deux ailes 4, 5 perpendiculaires l'une à l'autre. L'aile 4 est fixée sur la surface interne de l'imposte et, à cet effet, on pratique dans cette aile 4 au moins deux trous 6, 7 pour le passage des éléments de fixation. Ces trous 6, 7 sont fraisés pour permettre de noyer la tête des éléments de fixation. L'aile verticale 5 comporte un trou allongé 8 dont l'axe longitudinal 9 est vertical. A travers ce trou allongé 8 passe le corps fileté 10 d'une vis 11 assemblant l'équerre 2 et la pièce intermédiaire 3. Pour assurer un serrage correct, on enfile sur le corps fileté 10 une rondelle élastique 12.La face externe 13 de la pièce in termédiaire 3 comporte un axe d'articulation 14 permettant la rotation du compas sur l'imposte. L'axe longitudinal 15 de cet axe d'articulation 14 est perpendiculaire à ladite face externe 13. L'axe vertical 16 de cet axe d'articulation 14 se trouve dans le inerme plan vertical que l'axe longitudinal 9 du trou allongé 8 de l'aile verticale 5 de l'équerre 2. On réalise dans la pièce intermédiaire 3 deux trous taraudés 17, 18. L'axe vertical 19 du trou taraudé 17 se trouve dans le même plan vertical que l'axe vertical 16 de l'axe d'articulation 14 et l'axe longitudinal 9 du trou allongé 8 de l'aile verticale 5 de l'équerre 2. Le centre 20 de ce trou taraudé 17, disposé en dessous de l'axe d'articulation 14, se trouve sur l'axe d'assemblage 21.L'axe horizontal 22 du second trou taraudé 18 se trouve sur le méme plan horizontal que l'axe horizontal 23 de l'axe d'articulation 14. La disposition de ces trous taraudés est nettement visible dans la figure 2. La face interne 24 de cette pièce intermédiaire 3 présente à l'emplacement des trous taraudés 17, 18 un bossage 25, 26 saillant par rapport à cette face interne 24. En fonction de la position de la pièce intermédiaire 3, soit l'un, soit l'autre des bossages 25, 26 pénètre dans le trou allongé 8 et, en coopération avec les parois parallèles 27, 28, sert de guidage à ladite pièce intermédiaire 3. Lorsque le bossage 25 est engagé dans le trou allongé 8, le bossage 26 est engagé dans une rainure borgne 29 réalisée dans la face arrière 30 de l'aile verticale 5 de l'équerre 2. Cette rainure borgne 29 est parallèle au trou allongé 8.Lorsque le bossage 26 se trouve dans le trou allongé 8, le bossage 25 vient se loger dans un évidement semi-circulaire 31 disposé de l'autre côté de l'axe longitudinal 9 du trou allongé par rapport à la rainure borgne 29. Le trou allongé 8 de l'aile verticale 5 de l'équerre 2 est entouré d'une striure horizontale 32. Cette striure horizontale 32 coopère tantôt avec une striure 33 réalisée autour du trou taraudé 17 dans la face interne 24 de la pièce intermédiaire 3, tantôt avec une striure 34 réalisée autour du trou taraudé 18. La coopération, notamment l'interpênétration des striures 32 et 33 respectivement 32 et 34 évite tout glissement de la pièce intermédiaire 3 par rapport à l'équerre 2. On se réfère aux figures 4 à 7 montrant clairement le réglage possible de la position de l'axe d'articulation 14, c'est-à-dire, lorsque le bossage 25 est logé dans le trou allongé 8 et le bossage 26 est engage dans la rainure borgne 29. En disposant la pièce intermédiaire 3, comme visible dans les figures 4 et 5, l'axe d'articulation 14 peut se déplacer selon une première plage de réglage 35 dont le point bas est situé en 36 et le point haut en 37. En engageant le bossage 26 dans le trou allongé 8, l'axe d'articulation 14, en raison de la position définie ci-dessus du bossage 26 par rapport audit axe d'articulation, reste dans le même plan vertical et se trouve à nouveau dans l'axe longitudinal 9 du trou allongé 8.L'axe d'articulation 14 peut se déplacer selon une seconde plage de réglage 38 dont le point bas 37 se confond avec le point haut de la première plage de réglage 35 et dont le point haut se trouve en 39 (voir figures 6 et 7). Ainsi, le réglage total correspond à la somme de la première plage de réglage 35 et de la seconde plage de réglage 38 et s'étend depuis le point bas 36 jusqu'au point haut 39, étant entendu que l'axe d'articulation 14 se déplace toujours dans le même plan vertical. On se réfère aux figures 8 a 10. Selon ce mode de réalisation, l'aile verticale 105 de l'équerre 102 de l'élément de liaison 101 comporte deux trous allongés 140, 141 dont l'axe longitudinal 142, 143 est vertical. A travers ces trous allongés 140, 141 passe le corps 144, 145 de deux vis 146, 147. Ces vis 146, 147 s'engagent dans les trous taraudés 117, 118 réalisés dans la pièce intermédiaire 103. La largeur des trous allongés 140, 141 est telle que les bossages 125, 126 des trous taraudés 117, 118 pénètrent dans lesdits trous allongés 140, 141 et que ces derniers, de ce fait, servent de guides aux bossages 125, 126. Toutefois, la disposition de ces trous taraudés 117, 118 est autre que celle des trous taraudés 17, 18 (figure 9). Selon ce mode de réalisation, les deux trous taraudés 117, 118 sont situés dans un même plan horizontal 148 et se trouvent en face des deux trous allongés 140, 141. Par ailleurs, la pièce intermédiaire 103 comporte un trou allongé 149 dont l'axe longitudinal 1SO est vertical. A travers ce trou allongé 149 passe l'extrémité filetée 151 de l'axe d'articulation 114. Cette extrémité filetée 151 vient se placer dans une lumière 152 réalisée dans l'aile verticale 105 de l'équerre 102 Cette lumière 152 est disposée entre les trous allongés 140, 141. Sur l'extrémité filetée 151 est vissé un écrou 153 et le maintien de l'axe d'articulation 114 sur la pièce intermédiaire 103 est assuré par le serrage, d'une part, de l'écrou 153 et, d'autre part, d'un épaulement 154, séparant l'extrémité filetée 151 du corps de l'axe d'articulation 114, sur les deux faces 113 et 124 de la pièce intermédiaire 103. Pour assurer le maintien de la pièce intermédiaire 103, la face arrière 130 de l'équerre 102 comporte sur ses chants latéraux 155, 156 deux glissières 157, 158 entre lesquelles s'insère la pièce intermédiaire 103. On se réfère aux figures Il à 14 représentant les différentes positions de l'équerre 102 et de la pièce intermédiaire 103. En disposant la pièce intermédiaire 103, comme visible dans les figures 11 et 12, l'axe d'articulation 114 peut se déplacer selon une première plage de réglage 135 dont la grandeur correspond à la longueur verticale du trou allongé 149 réalisé dans la pièce intermédiaire 103. Ainsi, l'axe d'articulation 114 peut se déplacer depuis le point bas 136 jusqu'au point haut 137. Si la plage de réglage 135 est insuffisante, on peut faire coulisser vers le haut la pièce intermédiaire 103 tel que visible dans les figures 13 et 14. A cet effet, les bossages 125 et 126 coulissent dans les trous allongés 140, 141 pratiqués dans l'aile verticale 105 de l'équerre 102. En ramenant l'axe 114 au point bas du trou allongé 149, ledit axe 114 peut se déplacer selon une seconde plage de réglage 138 dont le point bas 137 se confond avec le point haut de la première plage de réglage 135 et dont le point haut se trouve en 139. Selon ce mode de réalisation, on obtient également deux plages de réglage et le réglage total correspond à la somme des deux plages 135 et 138. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons de ces divers éléments, sans pour cela s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications 1. Ferrure de manoeuvre à distance d'une imposte ou analogue caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un élément de liaison reliant l'imposte à au moins un compas d'ouverture présentant deux plages de réglage de la distance entre l'axe d'articulation du ou des compas sur l'imposte et la face interne de l'imposte. 2. Ferrure selon la revendication I caractérisée en ce que le réglage de la distance entre l'axe d'articulation du ou des compas sur l'imposte et la face interne de l'imposte correspond à la somme des deux plages de réglage. 3. Ferrure selon la revendication 1 caractérisée en ce que le point haut de la première plage de réglage se confond avec le point bas de la seconde plage de réglage pour un réglage continu dont la course s'étend depuis le point bas de la première plage jusqu'au point haut de la seconde plage de réglage. 4. Ferrure selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'élément de liaison comporte une pièce intermédiaire entre l'équerre et l'axe d'articulation du ou des compas sur 1 'imposte se déplaçant selon les deux plages de réglage situées dans le prolongement l'une de l'autre. 5. Ferrure selon les revendications 1 et 4 caractérisée en ce que la pièce intermédiaire comporte deux trous taraudés entourés d'un bossage faisant saillie par rapport à la face interne dirigée vers l'équerre, l'un des bossages coopérant avec un trou allongé réalisé dans l'équerre pour la première plage de réglage et l'autre bossage coopérant avec le même trou allongé pour la seconde plage de réglage. 6. Ferrure selon les revendications I et 5 caractérisée en ce que l'axe vertical d'un des trous taraudés est situé dans le même plan vertical que l'axe vertical de l'axe d'articulation alors que l'axe horizontal du second trou taraudé se trouve sur le meme plan horizontal que l'axe horizontal de l'axe d'articulation de sorte que ce dernier se déplace toujours dans le même plan vertical quelle que soit la coopération d'un des bossages avec le trou allongé. 7. Ferrure selon les revendications 1 et 4 caractérisée en ce que les bossages sont entourés de striures coopérant avec des striures entourant le trou allongé et réalisées dans la face de l'aile de l'équerre dirigée vers la pièce intermédiaire. 8. Ferrure selon les revendications 1 et 7 caractérisée en ce que les striures de la pièce intermédiaire sont dans un sens tel quelles coopèrent toujours avec les striures de l'équerre quelle que soit la position de la pièce intermédiaire par rapport à l'équerre. 9. Ferrure selon la revendication I caractérisée en ce que la face de l'équerre, dirigée vers la pièce intermédiaire, comporte une rainure borgne dans laquelle coulisse l'un des bossages de la pièce intermédiaire lorsqu'il y a coopération de l'autre bossage avec le trou allongé. 10. Ferrure selon la revendication 1 caractérisée en ce que la face de l'équerre, dirigée vers la pièce intermédiaire, comporte un évidement semicirculaire pour l'un des bossages. 11. Ferrure selon la revendication I caractérisée en ce que la pièce intermédiaire comporte un trou allongé dont l'axe longitudinal est vertical et dont la longueur délimite la grandeur de la première plage de réglage. 12. Ferrure selon la revendication 1 caractérisée en ce que la pièce intermédiaire comporte deux trous taraudés, situés dans un même plan horizontal, entourés d'un bossage faisant saillie par rapport à la face interne dirigée vers l'équerre. 13. Ferrure selon la revendication I caractérisée en ce que l'aile verticale de l'équerre comporte deux trous allongés dont l'axe longitudinal est vertical et dans lesquels coulissent les bossages des trous taraudés de la pièce intermédiaire pour permettre la seconde plage de réglage. 14. Ferrure selon les revendications I et Il caractérisée en ce que l'axe d'articulation comporte un épaulement suivi d'une extrémité filetée traversant le trou allongé de la pièce intermédiaire et sur laquelle on visse un écrou, le maintien de l'axe d'articulation étant assuré, d'une part, par l'é- paulement et, d'autre part, par l'écrou, serrés sur les deux faces de la pièce intermédiaire. 15. Ferrure selon les revendications 1 et 13 caractérisée en ce que l'aile verticale de équerre comporte une lumière disposée entre les trous allongés et permettant le déplacement vertical de l'écrou vissé sur l'extré- mité filetée de l'axe d'articulation. 16. Ferrure selon les revendications 1 et 13 caractérisée en ce que l'aile verticale de l'équerre comporte sur ses chants latéraux deux glissières entre lesquelles s'insère la pièce intermédiaire.