La présente invention concerne une mine explo- sive et plus particulièrement une mine marine. Les mines marines sont normalement mouillées en tant que partie d'un champ, et fonctionnent en réponse au contact avec un navire-cible, ou sous l'influence acoustique ou électromagnétique dudit navire. A moins qu'une mine n'explose tout près de la cible, son efficacité est grandement réduite, et alors que les techniques de détection de cible, donnant aux mines une sensibilité à grande distance, permettraient d'espacer davantage les mines dans les champs de mines, on conserve la même densité de pose pour respecter l'exigence de proximité de la cible. La présente invention a pour but de réaliser une mine marine qui permette un plus grand espacement entre les mines d'un champ. Selon l'invention., la mine marine, aménagée pour avoir un état de flottabilité dans lequel la force de pesanteur et/ou de flottabilité agissent sur la mine en direction verticale pour la déplacer dans l'eau, est caractérisée par des moyens destinés à commander des sur- faces de guidage faisant saillie sur la mine pour impri- mer à celle-ci un mouvement latéral de glissement pour la diriger vers une cible à intercepter. La mine peut comporter des moyens pour tenir la mine immergée à un poste, des moyens de détection sensi- bles à la détection d'une cible pour fournir des infor- mations aux moyens de commande en vue de régler les sur- faces de guidage, etdes moyens de lancement répondant aux moyens de détection pour libérer la mine de son poste avec une flottabilité positive. Les moyens pour maintenir la mine immergée peuvent comporter un ballast aménagé pour être rempli de liquide pour obtenir une flottabilité négative par laquelle la mine repose sur le fond de la mer, tandis que les moyens de lancement peuvent expulser le liquide du ballast par un gaz, tel que de l'air, pour obtenir un état de flottabilité positive. Le liquide peut être de l'eau de mer admise à pénétrer dans le ballast quand la mine est mouillée. Les moyens de lancement peuvent comprendre une bouteille de gaz comprimé ou une cartouche produisant un gaz, portée par la mine, et dont le gaz est libéré pour expulser le liquide du ballast. ]0 Le corps peut être allongé, et avoir une trai- née minimale le long de l'axe longitudinal selon lequel il se déplace, les surfaces de guidage comportant des ailes principales à section en profil d'aile d'avion faisant saillie sur le corps pour produire une force ascendante ou descendante s'exerçant transversalement aux ailes, avec une composante verticale s'opposant au poids externe ou à la poussée de flottabilité déplaçant la mine en ralentissant son mouvement vertical, et une composante horizontale donnant à la mine un mouvement de planeur s'éloignant lat ralement du poste de lancement, des volets de profondeur pouvant s'incliner sur le plan des ailes pour infléchir l'angle de vol, et un empennage-gouvernail de queue ayant une surface mobile de comnande dans un plan transversal aux volets de profondeur pour stabiliser le mouvement de planeur de la mine. Les moyens de commande peuvent comprendre des moyens de détection de cible comportant un arrangement linéaire sensiblement vertical de détecteurs sonars pas- sifs, ces arrangements fonctionnant ensemble pour déter- miner un angle de site entre l'arrangement et un éventuel navire formant cible, et un gisement pour ledit navire, avec des moyens de calcul sensibles à une mesure de la profondeur de la mine et aux détecteurs sonars pour déter- miner la distance, la vitesse, et la trajectoire de la cible. Les moyens de commande peuvent être agencés de façon à prédéterminer le point d'approche maximale de la cible et établir une trajectoire d'interception vers ce point. 3- D'autres particularités et avantages de l'in- vention ressortiront encore de la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs; la figure 1 est une vue en perspective d'une mine marine conforme à la présente invention; la figure 2 est une vue en perspective de la mine montrant une disposition des arrangements de détec- teurs sonars des moyens de détection; 10. la figure 3 est une vue en élévation latérale de la mine montrant les phases successives du lancement à partir du fond de la mer; la figure 4 est une vue en élévation de la mine montant en planeur vers la surface, montrant les principales forces agissant sur la mine; la figure 5 est une vue en élévation de la mine de la figure 3 montrant les effets d'un courant marin sur les moyens de détection; les figures 6(a) et 6(b) sont des vues en élévation latérale de mines construites selon la présente invention, présentant différents moyens pour les tenir immergées; et la figure 7 est un profil de trajectoire dans un mode de fonctionnement de la mine. En se référant à la figure 1, une mine marine selon la présente invention comprend un corps allongé 10, de forme analogue à une torpille pour présenter une tral- née minimale quand la mine se déplace dans l'eau le long d'un axe longitudinal 11. L'intérieur du corps est divisé en sections, une tranche de nez 12 contenant l'équipement de détection de la cible et d'autoguidage (non figuré), une tranche 13 contenant la charge utile explosive de la mine, un ballast 14 (coïncident avec le centre de gra- vité) et une section 15 contenant l'équipement de gui- dage et autres commandes. Le corps est dimensionné relativement à son poids de façon telle que, avec le ballast 14 rempli d'air ou d'autre gaz, la flottabilité de la mine est positive, et celle-ci remonte à la surface lorsqu'elle part d'un poste sous-marin. Le guidage de la mine en mouvement ascensionnel est réalisé par des surfaces de guidage sous la forme d'une paire d'ailes principales 16 à. profil du type "aile d'avion" disposées de part et d'autre, leurs plans étant inclinés sur l'axe longitudinal 11 en formant un angle d'incidence oA. Des ailes auxiliaires 17. portent des volets de profondeur -ou peuvent pivoter à cet effet- pour changer l'attitude de la mine planante. Un empennage- gouvernail de queue 18 s'étend transversalement aux ailes principales et aux volets de profondeur en partant du corps, et il porte -ou peut fournir par rotation- une surface de commande pour stabiliser le mouvement ascen- sionnel de planeur de la mine. En se reportant maintenant à la figure 2, lors du mouillage de la mine, le ballast est ouvert pour être envahi par l'eau de mer de telle f.àçon que la mine prend un état de flottabilité négative et s'enfonce vers son poste sur le fond de la mer. Dans cette position, la mine déploie et met en action les moyens détecteurs sonars faisant partie des moyens de commande. Ceux-ci compren- nent un arrangement linéaire 20 de détecteurs sonars pas- sifs 21 fixés à une ligne 22 tir6a à peu près verticale- ment entre le corps de la mine et un flotteur 23. Des arrangements linéaires semblables 24 et 25 s'étendent respectivement le long de l'axe longitudinal du corps et le long des ailes. Pour chaque arrangement linéaire, les moyens de détection reçoivent des signaux perçus par cha- que détecteur, et de leurs relations mutuelles de phase, on déduit une indication de l'angle que fait la direction de la source avec la ligne de l'arrangement. Les moyens de commande ont un dispositif de contrôle de profondeur (non figuré), de sorte que l'angle de site de la source, tel qu'il est déterminé par l'arran- gement vertical 20, est utilisé pour fournir une indica- tion de la distance entre la cible et la mine, telle qu'elle est représentée (pour un navire de surface) par le cercle 26. L'angle de site du signal déterminé par les arrangements 24 et 25 indique sans ambiguïté la posi- tion du navire sur le cercle, autrement dit son gisement par rapport à la mine. Une série de mesures à intervalles de temps espacés procure une indication de sa vitesse et de son cap. Il est bien entendu que l'information de distance peut s'obtenir à partir de l'angle de site avec l'un quelconque des arrangements, les autres résolvant toute ambiguïté sur la position. On comprendra que la puissance motrice relati- vement faible procurée par la flottabilité de la mine, la rend incapable de poursuivre des navires à moteur, et la mine doit essentiellement intercepter ceux qui appro- chent de son champ d'opérations. On reconnaîtra de même d'autres contraintes en ce qui concerne la distance laté- rale en tant que fonction du temps. Ainsi, lorsqu'on exige de la mine une montée rapide vers une cible s'approchant en vitesse, sa portée latérale est limitée. De telles relations fonctionnelles sont en mémoire dans les moyens de calcul et employées pour déterminer si les réglages du guidage des surfaces de guidage, requis pour faire glisser la mine le long d'une trajectoire ascendante qui intercepte celle de la cible, font de cette dernière un objectif possible. Si tel est le cas, la mine est "lancée" de son poste en ascension verticale, à partir de laquelle elle peut prendre une trajectoire désirée dans n'importe quelle direction. En référence à la figure 3, les phases succes- sives du lancement sont montrées en élévation latérale. La mine est initialement au repos sur le fond de la mer, comme la figure le montre en (i). Pour la lancer, l'air comprimé d'une bouteille enfermée dans le corps est insufflé dans le ballast pour en chasser l'eau de mer. Le ballast est aménagé en sections, et l'expulsion de l'eau étant faite d'abord dans les sections frontales, le nez de la mine se lève comme le montrent les dessins (ii, et (iii). A ce dernier dessin, la mine, dont la flottabilité est maintenant complète, continue à monter verticalement avec le minimum de résistance et atteint rapidement une vitesse d'avancement le long de son axe longitudinal. Les volets de profondeur et l'empennage- gouvernail de queue sont réglés pour faire tourner la mine autour de son axe longitudinal et pour la placer sur la trajectoire désirée dans la direction appropriée comme le montre le dessin (iv). La vue en élévation latérale de la figure 4 montre les forces qui agissent sur la mine ascendante pour réaliser un mouvement latéral par glissement. La mine 10 est représentée entre le fond de la mer 27 et la surface 28. La force de poussée B est appliquée au centre de gravité et dirigée verticalement vers le haut. La mine se déplace le long de l'axe longitudinal 11 et elle est freinée par une force de traîne D. Les ailes 16 fournis- sent une force d'abaissement S (L'itnverse de la force de portance d'un avion) agissant vers 'e bas perpendiculai- rement à la traînée. Les forces de traînée et d'abaisse- ment peuvent être décomposées en composantes verticales Dv et Sv qui s'opposent à la force de poussée B et réduisent la vitesse de montée de la mine à travers l'eau, et en composantes horizontales DH et SH de sens opposés qui agissent avec la force motrice résultante de montée (B - Sv DV) de sorte que la trajectoire ascendante de la mine s'incline par rapport à la verticale, et la mine est amenée à glisser latéralement de son poste d'origine. On appréciera que le mouvement glissant de la mine ascendante est absolument analogue à celui d'un pla- neur, la poussée B étant analogue au poids et la force d'abaissement S étant analogue à la "force de portance" produite par des ailes dans l'air. La commande de l'an- gle de glissement et l'orientation du mouvement sont réalisées par la manoeuvre des volets de profondeur 17 et de l'empennage-gouvernail de queue 18 de la façon connue pour les avions et elles ne seront pas décrites ici plus en détail. Les moyens de détection et de commande fonc- tionnent tout au long de la trajectoire et fournissent à chaque instant des informations actualisées sur la trajectoire de la cible et la modification correspondante de la trajectoire de la mine. Une telle modification peut aussi être nécessaire si la mine subit des forces exté- rieures telles qu'un courant marin. Les moyens d'autogui- dage7logés dans le nez de la mine, servent dans la phase terminale de l'ascension à donner des instructions aux surfaces de guidage afin de diriger la mine sur la cible. Les effets d'un courant marin avant le lance- ment peuvent être compensés en utilisant l'effet d'un tel courant sur l'arrangement vertical de détecteurs 20. En référence à la figure 5 qui montre une vue en éléva- tion latérale de la mine de la figure 2, l'arrangement vertical 20 et le flotteur 23 indiquent en l'absence de courant une source à un site e par rapport à l'arrange- ment, la source se situant sur le cercle 26. S'il y a un courant s'écoulant dans la direction de la flèche 29, le flotteur 23 et l'arrangement sont inclinés sur la verti- cale et toute source indiquée comme ayant un site e par rapport à l'arrangement ne se trouve pas sur le cercle 26 mais sur une ellipse 261décalée vers l'aval. Par un choix approprié de la longueur de l'arrangement, le déplacement de celui-ci en fonction du courant et la différence qui en résulte entre les positions réelle et apparente de la source peuvent être amenés à équilibrer la dérive latérale de la mine ascendante, causée par le courant. Dans certaines conditions, il peut être d'une importance capitale que le lancement ait lieu immédia- tement. Les figures 6(a) et 6(b) montrent en vues laté- rales des configurations possibles. En référence à la figure 6(a), la mine 10 est maintenue en état de légère flottabilité mais sa montée est empêchée par un câble 30 frappé sur une ancre 31.- Le câble est attaché à la queue de sorte que le corps a le nez levé. Quand une cible possible est détectée, le câble est largué et le gaz chasse davantage de liquide du bal- last pour obtenir la poussée totale par laquelle la mine atteint l'accélération positive maximale et est réglée pour prendre presqu'immédiatement la trajectoire d'inter- ception. En se référant à la figure 6(b), la disposition est similaire en ce que le corps'de mine est entièrement flottant, mais l'ancre est formée par une batterie 32 d'alimentation en énergie pour le dispositif de détection et pour d'autres fonctions internes requises avant le lancement, et la batterie est attachée à la queue de la mine pour que celle-ci lève le nez. En conservant la source embarquée, la mine est capable de fonctionner à son poste pour des durées prolongées avant lancement. La flottabilité de la mine est là aussi assez faible pour que la poussée ascendante soit inférieure au poids de la batterie. Pourle lancement, la mine est simple- ment larguée de la batterie 32 et sa poussée est accrue. La mine peut être lancée en état de pleine flottabilité dans l'une et l'autre des dispositions représentées à la figure 6, et les organes pour inonder partiellement le ballast et pour en expulser le liquide par le gaz peuvent être supprimés pour simplifier la construction. L'accroissement de la flottabilité doit être compensé par un poids d'ancrage beaucoup plus lourd. L'équipement pour inonder et purger le ballast est avantageux, car il peut être utilisé à d'autres fins que le lancement initial. Par exemple, la portée -ou glissement- latérale de la mine peut être augmentée en alternant sa montée planante, puis sa descente par injection d'eau dans une partie au moins du ballast. Si l'on diminue l'angle d'incidence (ô) des ailes, le glissement en descente peut se faire en manoeuvrant les surfaces de commande. Toute- fois, cette particularité de construction, ainsi que d'autres, conçues pour donner de la stabilité sur trajec- toire ascendante, peuvent causer de l'instabilité en descente. Dans ce cas, on peut donner à la mine un mouve- ment de '-retournement" autour de son axe longitudinal, de sorte que l'angle d'incidence des ailes n'est plus de nature à engendrer une force d'abaissement sous l'effet du poids de la mine en flottabilité négative, les ailes procurant une portance stable au sens habituel. Quelle que soit la méthode de commande employée dans la phase de descente, la mine est capable de glisser latéralement comme le montre le profil de trajectoire de la figure 7. La flottabilité peut être modifiée graduellement ou commutée quand on détecte des limites de profondeur ou de pression hydrostatique ce qui dénote typiquement la proximité de la surface ou du fond de la mer. On notera qu'un tel glissement en descente avec flottabilité négative peut être employé là o la mine est initialement déposée avec flottabilité négative, et elle permet en particulier de déposer la mine ou plu- sieurs mines à des postes éloignés ou dispersés. De même, la "portance" aérodynamique classique, employée pour la plongée, signifie que la mine peut être lancée dans l'air et dans l'eau comme une arme qui peut être envoyée à dis- tance (arme "standoff"). Outre le fait d'utiliser le glissement en descente pour accroître la portée latérale de glissement, on peut aussi l'utiliser pour ramener la mine à un poste immergé dans le cas d'une défaillance d'explosion par la cible. La mine comporte des moyens de navigation qui enregistrent la trajectoire suivie entre le poste immergé et la cible, et les moyens de commande traitent l'infor- mation pour établir une trajectoire ramenant la mine au même poste (si le courant marin le permets pour être employée quand une autre cible potentielle est détectée. Les moyens de commande peuvent être agencés pour commen- cer la plongée de la mine après qu'un temps prédéterminé se soit écoulé à partir de l'instant prévu pour l'inter- section des trajectoires de la mine et du navire-cible. Ceci présente des avantages tactiques en ce que, à moins que les trajectoires de la mine et du navire se croisent trop près de ce dernier pour une esquive efficace, la présence de la mine flottant en surface ou juste au- dessous peut être repérée visuellement ou par sonar sur le navire-cible lequel réagit en esquivant. Mais cette possibilité peut être outrepassée ou retardée lorsqu'un signal sonar croissant émane du navire, indiquant l'ap- proche de celui-ci qui peut alors être une cible possible. On notera que les études pour réaliser un corps glissant sont analogues à celles concernant un avion, et les configurations des surfaces de corps et de guidage peuvent varier largement dans le cadre des contraintes des environnements d'exécution. Il y a plusieurs alternatives de configurations basées sur des combinaisons des particularités ci-dessus décrites. Une batterie auxiliaire d'alimentation en énergie, du type représenté à la figure 6(b), peut être employée dans le cadre de la réalisation représentée aux figures 1 à 5, son poids n'étant pas utilisé pour tenir la mine immergée mais pour fournir de l'énergie en cas de fonctionnement prolongé, et qui est rejetée au lancement. De même, les moyens de détection, notamment les arrangements de sonars, pourraient être déployés séparément de la mine et être abandonnés une fois que les paramètres de la cible ont été calculés. Ceci pour- rait conduire à une mine plus légère, peut-être plus compacte, mais limitée à un seul lancement. Une partie des moyens de commande pourrait aussi être à l'extérieur de la mine et/ou rejetée au lancement, en fournissant des signaux de commande aux moyens de gui- dage par un câble électrique attaché à la mine et qui est dévidé par les moyens de commande quand la mine s'éloigne. Ici encore, la mine serait limitée à un seul lancement. La mine peut comprendre des moyens de naviga- tion pour enregistrer la trajectoire suivie de sorte qu'à défaut d'explosion par une cible, la mine soit capable de revenir à son poste de lancement. Cette possi- bilité peut notamment être utile là o des éléments tels que des organes de détection ou de commande sont laissés au poste de lancement, et une mine qui revient pourrait "communiquer" avec ces organes par des signaux de très faible puissance pour permettre d'effectuer dans la suite d'autres lancements. La mine ci-dessus décrite en détail, et avec ses variantes, concerne une mine que l'on fait monter à partir d'un poste immergé et éventuellement redescendre ensuite. On appréciera que, selon la présente invention, on peut employer une mine ayant (au moins initialement) une flottabilité négative et qui est lancée d'un navire pour descendre vers une cible détectée. La mine peut être l'arme sophistiquée autonome ci-dessus décrite et elle peut comporter des moyens pour inverser la flottabilité et faire flotter la mine dans le cas o elle aurait man- qué une cible immergée telle qu'une mine ou un sous- marin, ou pour glisser vers un navire de surface à une certaine distance par une imprévisible trajectoire en "montagnes russes". Mais une telle mine peut être faite sous une forme simple pour des missions telles que la destruction de mines immergées détectables au sonar sur le navire chasseur de mines. La mine peut être commandée par des signaux de guidage transmis par câble électrique à par- tir de moyens de commande sur le navire chasseur et par son identification au sonar, elle peut être dirigée manuel- lement vers la cible. Comme exemple de mine apte à toute opération parmi celles énoncées cidessus, un taux de glissement (défini comme le sinus de la pente suivie) de 10:1 donne- rai-t une portée latérale de 10Omètres à partir d'une pro- fondeur de 100 m. Les dimensions des parties constituan- tes sont aussi sujettes à des critères variés de concep- tion, mais une.charge utile d'explosif de 125 kg serait portée par un corps (comprenant les surfaces de guidage) de 125 kg donnant un poids total de 250 kg qui pourrait être conditionné dans un volume légèrement inférieur à 0,3 m3. Une poussée de 300 kg pour élever la mine deman- - derait un autre volume légèrement supérieur à 0,3 m3, formant un volume total de 0,6 m3. Ceci pourrait se loger dans la réalisation représentée à la figure 1 ayant un corps d'une longueur de 3 m environ (avec un coefficient de traînée de 0,1) et une envergure de 3 m (avec une traînée de 0,015 et un coefficient de portance de 0,4). Une telle disposition produirait une pente de glissement de 10:1 à une vitesse approximative de 10 noeuds. Une pente de glissement de 3:1 donnerait une portée latérale réduite d'opération, mais un accroisse- ment correspondant dans la vitesse verticale, et elle peut être préférée. Une mine ayant une telle limite latérale pourrait disposer de moyens de commande simpli- fiés car, comme elle serait seulement apte à "attaquer" des navires s'approchant tout près, l'organe détecteur guiderait simplement la mine vers le navire sans avoir à prédéterminer une trajectoire d'intersection. REVENDICATIONS 1. Mine marine, aménagée pour avoir un état de flottabilité dans lequel la force de pesanteur et/ou de flottabilité agissent sur la mine en direction verti- cale pour la déplacer dans l'eau, caractérisée par des moyens de commande destinés à commander des surfaces de guidage (16,17,18) faisant saillie sur la mine pour imprimer à celle-ci un mouvement latéral de glissement pour la diriger vers une cible à intercepter. 2. Mine marine selon la revendication 1, carac- térisée en ce que les moyens de commande comportent des moyens à valve destinés à modifier la flottabilité d'une mine lancée, en commandant l'introduction d'eau de mer et/ou de gaz dans un ballast (14), 3. Mine marine selon la revendication 2, carac- térisée en ce que les moyens à valve sont aménagés pour modifier l'état de flottabilité après que la mine a omis d'exploser par une cible. 4. Mine marine selon la revendication 3, carac- térisée en ce que les moyens à valve sont aménagés pour modifier l'état de flottabilité après que la mine est parvenue à une extrémité de son parcours vertical depuis une durée prédéterminée. 5. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 3 ou 4, caractérisée en ce que les moyens de commande comprennent des moyens de navigation destinés à enregistrer la trajectoire suivie par la mine et donner aux moyens de commande des instructions pour ramener la mine à son poste de lancement en cas de non explosion. 6. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 5, caractérisée en ce qu'une partie des moyens de commande est placée de façon à rester au poste de lancement, et en ce que des signaux de guidage desti- nés à actionner les surfaces de guidage (16,17,18) sont transmis à la mine par les moyens de commande. 7. Mine marine selon la revendication 6, carac- térisée en ce que les signaux de guidage sont transmis à la mine par un càble électrique attaché à la mine, et qui se dévide à partir du poste de lancement. 8. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 7, caractérisée par des moyens pour tenir la mine immergée à un poste, des moyens de détection sensibles à la détection d'une cible pour fournir des informations aux moyens de commande en vue de régler les surfaces de guidage (16,17,18), et des moyens de lance- ment répondant aux moyens de détection pour libérer la mine de son poste avec une flottabilité positive. 9. Mine marine selon la revendication 8, carac- térisée en ce que la mine comporte un ballast (14) plein de gaz maintenant un état de flottabilité positive, et en ce que les moyens pour tenir la mine immergée sont un poids d'ancrage (31,32) extérieur à la mine, celle-ci en étant larguée pour s'élever en flottant. 10. Mine marine selon la revendication 9, carac- térisée en ce que le poids d'ancrage (32) est porté par la mine (10) et tient la mine au fond de la mer. 11. Mine marine selon la revendication 10, carac- térisée en ce que le poids d'ancrage est une batterie électrique (32) aménagée pour fournir de l'énergie à la mine (10) avant lancement. 12. Mine marine selon la revendication 9, carac- térisée en ce que le poids d'ancrage (31) repose sur le fond de la mer, et la mine (10) lui est attachée par un càble (30). 13. Mine marine selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisée en ce que la flotta- bilité n'est que légèrement supérieure à l'équilibre et en ce que les moyens de lancement comportent une source de gaz pouvant accroitre le volume de gaz dans le bal- last (14) pour augmenter la flottabilité de la mine larguée. 14. Mine marine selon la revendication 8, carac- térisée en ce que les moyens capables de maintenir la mine immergée comportent un ballast (14) aménagé pour être rempli de liquide pour obtenir une flottabilité négative par. laquelle la mine (10) repose sur le fond de la mer, et en ce que les moyens de lancement compren- nent une source de gaz pouvant expulser par le gaz le liquide du ballast (14) pour obtenir un état de flotta- bilité positive. 15. Mine marine selon la revendication 14, carac- térisée en ce que le liquide est de l'eau de mer admise à pénétrer dans le ballast (14) quand la mine est mouillée. 16. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 13 à 15, caractérisée en ce que la source de gaz est une bouteille de gaz comprimé. 17. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 13 à 15, caractérisée en ce que la source de gaz est une cartouche produisant un gaz chimique. 18. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 13 à 17, caractérisée en ce que le gaz est de l'air. 19. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 8 à 18, caractérisée en ce que les moyens de détection sont aménagés pour se séparer de la mine (10) lors du lancement de celle-ci. 20. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 8 à 19, caractérisée en ce que les moyens de détection comprennent un arrangement linéaire sensible- ment vertical (20) de détecteurs sonars passifs (21), ces arrangements (20) fonctionnant ensemble pour déter- miner un angle de site entre l'arrangement (20) et un éventuel navire formant cible, et un gisement pour ledit navire, avec des moyens de calcul sensibles à une mesure de la profondeur de la mine (10) et aux détecteurs sonars pour déterminer la distance, la vitesse, et la trajectoire de la cible. 21. Mine marine selon la revendication 20, carac- térisée en ce que l'arrangement vertical (20) de détec- teurs sonars (21) s'étend soutenu par un flotteur (23), à partir de la mine (10). 22. Mine marine selon la revendication 21, carac- térisée en ce que le corps et l'arrangement (20) de détecteurs (21) sont disposés pour s'écarter de la verti- cale sous l'effet d'un courant marin agissant sur le flotteur (23), avec un angle tel que le prolongement de la portée de détection vers l'aval du courant et sa réduc- tion vers l'amont compensent le prolongement et la réduc- tion de portée, résultant du courant marin, de la mine planante dans ces directions. 23. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 20 à 22, caractérisée en ce que les moyens de commande sont capables de prédéterminer le point d'appro- che maximale de la cible et d'établir une trajectoire d'interception vers ledit point. 24. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 8 à 23, caractérisée en ce que les moyens détec- tant le navire-cible fonctionnent tout au long de l'ascen- sion de la mine et fournissent à chaque instant une infor- mation actualisée pour la commande de la trajectoire. 25. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 24, caractérisée par des moyens d'auto- guidage, portés par la mine (10) et sensibles à la détec- tion d'une cible au voisinage de sa trajectoire, pour guider la mine sur la cible. 26. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 25, caractérisée en ce que le corps est allongé et a une traînée minimale le long de l'axe longi- tudinal (11) selon lequel il se déplace, les surfaces de guidage comportant des ailes principales (16) à section en profil d'aile d'avion faisant saillie sur le corps pour produire une force ascendante ou descendante s'exerçant transversalement aux ailes (16), avec une composante verticale s'opposant au poids externe ou à la poussée de flottabilité déplaçant la mine en ralentis- sant son mouvement vertical, et une composante horizon- tale donnant à la mine un mouvement de planeur s'éloi- gnant latéralement du poste de lancement, des volets de profondeur (17) pouvant s'incliner sur le plan des ailes pour infléchir l'angle de vol, et un empennagegouvernail de queue (18) ayant une surface mobile de commande dans un plan transversal aux volets de profondeur (17) pour stabiliser le mouvement de planeur de la mine (10). 27. Mine marine selon la revendication 26, carac- térisée en ce que les volets de profondeur (17) sont mon- tés séparément des ailes. 28. Mine marine selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 27, caractérisée en ce que le taux de glis- sement n'est pas inférieur à 3:1.