Pour observer des corps célestes, qu'il s'agisse de les regarder à l'oeil nu ou que l'on utilise des instruments d'optique grossissant il est évidemment indispensable que l'on puisse les repérer, c'est-à-dire que l'on puisse retrouver le corps céleste que l'on recherche dans le ciel nocturne et, cela, quelle que soit l'epoque de l'année3 c'est-à-dire quelle que soit la position exacte du corps céleste en question. Pour faciliter la recherche des astronomes, on met à leur disposition des cartes du ciel. Ces cartes peuvent être soit permanentesJauquel cas elles sont à très petite échelle et comprennent la totalité de la sphère céleste, soit provisoires et adaptées à une certaine epoque de l'année pour une cer taine zone terrestre d'observation. Dans un cas comme dans l'autre, l'échelle à laquelle le ciel est reproduit est tout à fait arbitraire et ne correspond à aucune considération objective et utilitaire. Par ailleurs, il est bien connu que l'image des corps célestes pour un observateur terrestre presente des caractéristiques locales telles que l'on a donné des noms propres à certains groupements tels que: "Grande Ourse", "Gémeaux", "Lion ", etc. Ces groupes de corps célestes appelés constellations comprennent des corps célestes qui se situent à des distances de la terre extrêmement variables mais que l'on imagine, pour des raisons de simplification, situés tous à la même distance de sorte que l'on appelle "sphère celeste" la sphère apparente et imaginaire dont le centre est l'oeil de l'observateur terrestre et dont la surface interne-est supposée contenir l'ensemble des corps célestes visibles. La présente invention a pour but de faciliter le repérage de certains corps célestes spécialement pour les astronomes amateurs qui ne disposent pas des instruments-de calcul, de mesure et d'observation qui sont à la disposition des observatoires officiels et professionnels. L'invention permet, outre la simplification de ce repérage, de réaliser un matériel pédagogique grâce auquel un astronome amateur peut se perfectionner dans ses connaissances astronomiques. L'invention sera bien comprise par la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La Fig. 1 est une vue schematique d'une fiche conforme à l'invention, La Fig. 2 est une vue schématique en perspective d'une boite à fiche conforme me à l'invention; Les Fig. 3 et 4 montrent comment on peut utiliser une fiche conforme à 1 'in- vention respectivement pour une observatiqn directe et pour une observation avec une lunette astronomique selon le procédé conforme a'l'invention. Selon l'invention, on procede de la manière suivante : On commence tout d'abord par établir un certain nombre de fiches correspondant chacune à une carte partielle du ciel et selon une échelle telle que les corps célestes représentés sur chacune de ces fiches se superposent exactement à ceux qui leur correspondent dans le ciel reel quand la fiche est placée en regard du ciel à une distance de lroeil de l'observateur au plus égale à celle de la longueur maximum du bras de l'homme en position tendue de telle sorte que, quelle que soit la taille de l'observateur, la représentation des corps celestes sur la fiche se superposera exactement à l'image des corps célestes réels en éloignant ou en rapprochant la fiche tenue à bout de bras. L'observateur ayant les deux yeux ouverts parviendra sans difficulte à trouver la coincidence exacte entre la représentation des corps célestes sur la fiche et leur image réelle dans le ciel en rapprochant et en éloignant la fiche et, également, en orientant vers la droite ou vers la gauche la dite fiche jusqu'à repérage parfait du corps céleste ou de la constellation recher chés. Pour cela, avant tout, il est nécessaire de choisir la fiche c'est-à-dire de savoir quelle constellation on se propose d'observer et, dans cette constellation, quel corps céleste en particulier doit être vise. Par conséquent, il est indispensable que l'observateur sache au moins dans quelle region approximative du ciel il doit rechercher la constellation et cela correspond déjà à un travail pédagogique que de préparer l'observation en consultant une carte du ciel et en tenant compte de la période de l'année ou du point geographique précis ou l'observateur se trouve sur la terre. Ayant sélectionné parmi une collection de fiches celle qui correspond à l'observation envisagé, l'observateur agit comme ci-dessus et ayant trouvé le corps céleste ou la constellation désirés il pourra soit simplement la regarder et procéder aux vérifications qu'il se proposait ou constater l'em placement de cette constellation par rapport à d'autres, soit utiliser un instrument d'optique grossissant tel qu'un télescope ou une lunette pour procéder à toute observation astronomique voulue. Comme on le sait, la pratique de l'astronomie suppose que l'on soit dans l'obscurité de la nuit et que l'oeil soit habitué à cette obscurité de sorte qu'il-faut éviter tout éblouissement quel qu'il soit. Actuellement, les astronomes se heurtent à cette difficulté très grande que l'observation d'un corps céleste suppose de se reporter alternativement au ciel réel dans la totale obscurité et à une carte du ciel qui,obligatoirement, doit être éclairee. Actuellement, les astronomes utilisent une lampe de poche éventuellement munie d'un masque evitant une trop grande luminosité mais, malgré ces précautions, tout éclairement d'une carte provoque une fatigue de l'oeil puisque selon que'oeil humain est soumis à ltobligation d'observer un obået dans .1 'obscurité ou sous un éclairement entendu, la vision est fovéale ou scotopique. Le passage de l'une à l'autre provoque une fatigue physiologique et suppose un temps d'adaptation plus ou moins long. C'est un des objets de l'invention que de prevoir que la représentation d'un corps celeste sur la fiche se fait, non seulement à l'échelle indiquée, mais également de telle manière que chaque corps celeste représente une tache plus claire par rapport au fond uni de la fiche elle-même. En se reportant à la Fig. 1 du dessin, on voit que selon une variante de l'invention, la fiche a un fond foncé, par exemple bleu marine, tandis que chaque corps céleste est obtenu par perforation de cette fiche selon un trou circulaire qui constitue un disque de diamètre proportionnel à celui de l'image dudit corps. Selon une autre variante,le fond uni de la fiche est également foncé, par exemple bleu marine, et chaque corps céleste est représente par dépot d'un produit phosphorescent. Selon une autre variante de l'invention, la fiche est en matériau transparent (papier translucide, matière synthetique, etc...). Toutefois, l'expérience a montré que la superposition de la représentation des corps célestes sur l'image du ciel réel peut facilement être vérifiee bien que la fiche soit opaque grâce à l'écartement des deux yeux de l'homme qui lui permet avec un oeil d'observer le-ciel et avec l'autre oeil d'observer la fiche, la condition essentielle étant que la représentation des corps celestes sur- la fiche soit très contrastée parrapport-à la fiche elle-même. Selon le même principej il est important que la fiche se confonde autant que possible avec le ciel réel de sorte que l'on doit éviter de prévoir un cadre ou un bord plus clair. Sur-la Fig. 3, on a schématisé un observateur qui tient à bout de bras une fiche conforme à l'invention et qui parcourt la zone du ciel dans laquelle il sait devoir retrouver la constellation voulue en déplaçant cette fiche à la fois dans les deux dimensions du plan perpendiculaire à son bras et sur la ligne imaginaire qui va de son oeil jusqu'à la constellation selon la courte distance qui va de cet oeil à l'extrémité de son bras et, cela, quelle que soit la dimension de ce bras c est-à-dire quelle que soit sa taille. En effet, la différence de taille des hommes est tout à fait insignifiante par rapport à la variation d'échelle qui résulte du déplacement d'une fiche sur une distance comprise entre zéro et cent centimètres environ. Dans une version plus élaborée et non representee, on peut tout à fait prevoir que ces fiches sont elles-memes très petites et doivent être observees non plus -à bout de bras mais au moyen de supports qui s'apparentent à des lunettes ou à un collimateur. Dans ce cas la fiche peut, par exemple, s'apparenter à une diapositive. lorsque l'on choisitla version selon laquelle la fiche a un fond uni fonce et que les corps célestes sont représentes- par. un produit phosphorescent, il faut que la fiche choisie ait éte soumise à un éclairement pour que le phosphore puisse restituer, au cours de l'observation, la lumière qu'il a emmagasiné immédiatement avant. Pour cele, on peut choisir la fiche lorsque l'on est dans un local éclairé puis se rendre à l'extérieur ou dans l'observatoire, là où l'on doit proceder à l'observation, et où, par conséquent, règne l'obscurité de la nuit mais il est plus pratique -d'avoir avec soi plusieurs fiches, sinon toutes, afin de pouvoir choisir sur place celles dont on a besoin compte tenu que l'on peut devoir en utiliser plusieurs. C'est pourquoi, conformement à l'invention, on prevoit une boite à fiches dans laquelle chacune de ces fiches peut être éclairée sans pour autant éblouir l'observateur. On a représenté sur la Fig. 2 un exemple de realisation d'une telle boite à fiches qui comprend un corps 1 muni de cloisons de séparations 2 entre lesquelles peut être placée une fiche et relié par une charnière 3 à un couvercle 4 dont la face extérieure est opaque et la face intérieur 5 est translucide. Entre les deux faces extérieure et interieure, se trouve un espace dans lequel on peut placer une pile electrique A et une ampoule B. Ainsi, lorsque le couvercle 4 est rabattu sur le corps 1 et que l'ampoule B est allumée, les fiches placées entre les cloisons 2 sont soumises à l1éclai- rement de l'ampoule B et emmagasinent de la lumière. Lorsque le couvercle 4 est ouvert on accede facilement à la fiche voulue pour son utilisation. Mais, afin d'éviter que l'observateur soit ébloui par l'éclairement qui résulte de l'ampoule B à travers la cloison translucide 5, il est intéressant de prévoir un dispositif d'allumage et d'extinction automatique. Ainsi, sur le dessin, on a représente à titre d'exemple une pièce de jonc- tion 6 avec l'une des deux électrodes de l'ampoule A, pièce à laquelle es4r relie un fil- 7 aboutissant directement à la douille 8 de l'ampoule B. Une autre pièce de jonction 9 est reliee par un fil 10 â-une plaque 11 solidaire du corps I de la boite et presentant un appendice 12 avec lequel la pièce de jonction 6 entre en contact lorsque le couvercle est fermé et s'en sépare lorsque le couvercle est ouvert. Ainsi, on réalise d'une manière très simple un système d'allumage automatique lorsque le couvercle est fermé et d'extinction automatique lorsque le couvercle est ouvert. Naturellement, il est utile de pouvoir éteindre l'ampoule B même lorsque le couvercle est fermé et, à cette fin, on prévoit un interrupteur situé à l'extérieur de la boite et permettant d'agir directement sur l'ampoule B. Cet interrupteur n'est pas represente au dessin mais son emplacement et son fonctionnement sont à la portée de lihomme de l'Art et il n'est pas neces- saire d'en expliquer ici les détails. Afin que l'observateur puisse choisir la fiche dont il a besoin malgré l'obscurité, on peut prévoir des signes ou des inscriptions elles-mêmes phosphorescentes sur les cloisons de séparation 2. Naturellement, on peut utiliser d'autres dispositifs que celui décrit cidessus pour obtenir la phosphorescence de la représentation des corps célestes. On peut, par exemple, prévoir que la boîte à fichu elle-même ne comprend pas de source lumineuse et que l'on extrait de cette boîte la fiche désirée pour. la placer sur un support situé en regard d'une source lumineuse extérieure et que l'on n'allume que pendant quelques secondes avant son utilistation. Une fiche conforme à l'invention, qu'elle soit à fond foncé et tâches phosphorescentes ou qu'elle soit à fond transparent à tâches phosphorescentes ou obtenues par perforation, peut être utilisée comme dit plus haut et comme indiqué sur la Fig. 3 en la tenant à bout de bras ou être placée dans un support20 relié à un collier 2 susceptible d'être assujetti sur un instrument d' observation d'optique Cainsi que cela est représente sur la Fig. 4. Le collier 21 sera assujetti sur l'instrument C à une distance de son oculaire correspondant le plus précisemment possible à l'échelle adoptee pour la carte partielle du ciel prévue sur la fiche. L'observateur, ainsi, pourra en ne se déplaçant que très peu, observer successivement la fiche et le ciel pour realiser une visée et une observation précise et rapidement obtenue. Par ailleurs, on sait qu'une observation doit se préparer car l'observateur dispose de relativement peu de temps puisque les corps célestes se déplacent par rapport à la terre, qu'il fait en général froid la nuit pour un observateur immobile et que les corps celestes se trouvent dans le ciel à des emplacements differents selon l'époque de l'année et l'heure de l'observation. En fonction de tout cela, celui qui se propose d'effectuer une observation doit choisir le corps céleste à observer, trouver la carte du ciel corres-pondante, préparer son matériel puis, le moment venu, doit effectuer le re pérage de ce corps céleste aussi rapidement que possible avant de pouvoir enfin procéder à l'observation proprement dite. Cette preparation a un intérêt pédagogique évident puisqu'elle oblige 1'ob- servateur à consulter des ouvrages, des cartes et à acquérir, par conséquent, des connaissances. On sait qu'une connaissance est d'autant mieux acquise que le sujet est amené à avoir un rôle actif eut non pas seulement passif. C'est pourquoi, conformément à l'invention, il est intéressant de donner à l'observateur le moyen de jouer un rôle actif. Pour cela, il est bon de lui donner le maximum d'opérations à effectuer lui-même. Ainsi on peut, par exemple, préparer un coffret dans lequel se trouve une carte du ciel à la bonne échelle et éventuellement des fiches représentant des fractions de cette carte complète ainsi qu'un flacon de produit phosphorescent grâce auquel l'observateur pourra déposer lui-même le produit phosphorescent à 1 'emplacement des corps célestes voulu et cela non seulement dans leur position'relative exacte mais également sur une surface proportionnelle à leur magnitude. Ainsi, l'observateur ayant-lui-meme fait sa carte au moins pour ce qui est de la représentation des corps célestes, aura d'autant plus de facilité à les reconnaître~dans le ciel. On peut, bien entendu, prévoir dans le coffret outre la carte du ciel elle memeyun certain nombre de fiches prépares, une boute à fiches du type de celle' représentée sur la Fig. 2 et éventuellement un support du type de celui représenté sur la Fig. 4. On obtient ainsi un ensemble complet qui peut être vendu à la clientèle avec ou sans un manuel d'initiation ou d'explication. L'invention permet donc de faciliter grandement les observations astronomiques et l'expérience a montre que le procédé et le dispositif conformes à l'invention apportent une aide certaine non seulement à des débutants mais egalement à des amateurs avertis. On voit ainsi que l'invention permet d'obtenir un produit industriel nouveau dont l'utilité est certaine mais qui peut être realisé selon un très grand nombre de variantes. L'invention n'est donc pas limitée au seul mode de réalisation décrit et représenté mais en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1- Procédé pour le repérage de corps célestes qui consiste à établir des cartes partielles du ciel sur des fiches et selon une échelle telle que les corps célestes représentés se superposent à ceux qui, leur correspondent dans le ciel réel quand la'ficheest placée en regard du ciel à une distance de l'oeil de l'observateur au plus égale à celle de la longueur maximum du bras de l'Homme en position tendue, puis à rechercher lacoincidence entre la repré sentation de la carte et l'image du ciel réel en déplaçant la fi che dans les trois dimensions et à la manière d'une ligne de mire. 2- Dispositif pour la mise en oeuvre du procède selon la revendica tion 1 caractérisé en ce qu'il comprend des fiches sur lesquelles sont figurés des corps célestes organisés entre eux de la même manière que l'image qu'ils donnent à un observateur terrestre et selon une échelle telle que toutes les représentations d'une fiche coïncident simultanement avec toutes les images reelles quand la fiche est convenablement orientee et tenue à une distance de l'oeil de l'observateur comprise entre O et 100 centimètres environ, l'ima ge des corps célestes devant etre plus claire que le fond uni de la fiche lorsque celle-ci est observée dans l'obscurité. 3- Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que la repré sentation de chaque corps céleste-est réalisée au moyen d'un dis que de diamètre proportionnel à celui de l'image dudit corps. 4- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que certains disques, au moins, sont constitués par des trous créés dans la fiche. 5- Dispositif selon la revendication 3. caractérisé en ce que certains disques, au moins, sont constitues par dépôt d'un produit phospho rescent. 6- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il com prend une boite à fiches munie d'un couvercle, dans laquelle dès fiches sont maintenues écartees les unes des autres et qui comprend au moins, une source lumineuse susceptible d'être allumée quand le couvercle est ferme et d'etre eteinte quand le couvercle est ouvert. 7- Dispositif selon la revendication 6, caractérise en ce que la boite à fiches et le couvercle comprennent, chacun, une partie d'un circuit électrique d'alimentation de la source lumineuse qui sont en -relation de fermeture du circuit quand le couvercle est fermé et en relation d'ouverture du circuit quand le couvercle est ouvert. 8- Dispositif selon la revendication 6 caractérise en ce qu'il comme prend un interrupteur susceptible d'être actionné manuellement. 9- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une représentation du ciel à l'échelle voulue et des moyens permettant d'appliquer sur des fiches une image de corps célestes plus claire que le fond uni des fiches quand celles-ci sont observées dans llobscurite. 10- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens sont constitués par un flacon contenant un produit phos phorescent et par un organe permettant d'appliquer le produit sur une fiche. 11- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens sont constitués par un organe permettant de perforer une fiche. 12- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendica tion 1, caractérisé en ce qu'il comprend un support pour une fiche muni d'un organe de solidarisation avec un instrument d'ob servation des corps celestes-tel qu'une lunette, un télescope ou autre