La présente invention a pour objet une échelle pour circuler sur un plan incliné par exemple une toiture. On sait que, d'une manière générale les ouvriers ayant à effectuer des travaux sur une toiture, qu'il s'agisse de L'entre tien de cette dernière, ou d'effectuer d'autres travaux par exemple pose d'antenne de télévision, utilisent des échelles de tolet afin d'éviter de circuler directement sur la couverture, ou encore lorsque la pente de celle-ci est importante. Les échelles de tolet actuellement connues sont rigides ; elles sont donc encombrantes et difficiles à transporter aussi bien d'ailleurs qu'à manipuler lors de la mise en place sur la toiture. Du fait même de leur rigidité, un jeu d'échelles de différentes longueurs est nécessaire selon les dimensions des toitures sur lesquelles des travaux doivent etre effectués, bien qu' il soit aussi possible de procéder sur place à ane liaison provisoire de plusieurs échelles pour obtenir une longueur d'échelle convenable. Outre le manque de souplesse d'utilisation de telles échelles, ces dernières sont, de manière bien connue, ajourées puisqu'elles sont constituées par deux montants et par des barreaux reliant lesdits montants. Or de telles échelles, dans le domaine considéré, sont non seulement dangereuses pour les ouvriers qui doivent prendre garde à bien prendre appui sur les barreaux, mais encore elles offrent des espaces vides importants par lesquels des outils échappant des mains des ouvriers peuvent tomber sur la couverture et endommager cette dernière. I1 ressort donc que le matériel actuellement connu pour circuler sur un toit ne donne pas satisfaction, et la présente invention a pour objet une échelle permettant de remédier aux inconvénients succinctement énumérés dans ce qui précède. Une échelle suivant l'invention, pour circuler sur un plan incliné, notamment une toiture} se caractérise par le fait qu' elle est constituée d'un tapis souple avec nervures transversales formant des barreaux. Suivant une caractéristique de l'inventionjltéchelle est en matériau moulé et elle est monobloc; elle comporte à ses extrémités des moyens pour recevoir un grappin ou être raccordée, le cas échéant, à une autre échelle pour augmenter la longueur. Suivant une autre caractéristique l'échelle selon l'invention est constituée par une pluralité d'éléments unitaires souples assemblés de manière amovible les uns aux autres. Suivant encore une autre caractéristique de l'invention 1' échelle est constituée d'un tapis souple sur lequel on rapporte des barreaux. Dans tous les cas les échelles suivant l'invention sont enroulables, et leur longueur peut être augmentée par accouplement avec une autre échelle en tous points semblables, de même qu'une possibilité est offerte de former une surface de marche plus importante en juxtaposant latéralement une échelle à une autre échelle. Une échelle ainsi réalisée offre donc de nombreux avantages comparativement aux échelles actuelles. En premier lieu elle est enroulable et peut donc être transportée avec un minimum d'encombrement. En second lieu elle est aisément manipulable étant donné justement son encombrement réduit. En troisième lieu sa longueur peut être adaptée sur place, selon les besoins. En quatrième lieu elle peut constituer avec l'appoint d' échelles juxtaposées latéralement une grande surface de travail pour plusieurs ouvriers. En cinquième lieu elle offre une aisance de déplacements et une grande sécurité de manoeuvre aux ouvriers du fait qu'elle forme une surface d'appui dépourvue d'ouvertures, sur laquelle les ouvriers n'ont pas besoin de prendre des précautions particulières lors de leurs déplacements ; de plus, si, par mégarde, un ouvrier laisse échapper un outil de ses mains, les risques d'endommagement de la couverture sont considérablement diminués puisque l'échelle constitue en fait un tapis amortisseur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple en référence à la planche de dessins annexée dans laquelle la figure 1 illustre en perspective schématique, une forme de réalisation d'une échelle conformément à l'invention ;; la figure 2 est une vue en coupe passant par deux barreaux selon la ligne II-II de la figure 1 la figure 3 montre les extrémités de deux échelles équipées de moyens pour leur assemblage la figure 4 illustre en perspective un grappin conformé pour être associé à une extrémité d'une échelle la figure 5 montre schématiquement une échelle enroulée la figure 6 montre en perspective une premiere variante de réalisation selon laquelle une échelle est formée par assemblage d'éléments unitaires et, la figure 7 montre, également en perspective, une autre variante de réalisation possible. Dans la forme d'exécution choisie et représentée aux figures 1 à 5, l'échelle selon l'invention est monobloc, elle est en ma tière moulée souple, par exemple caoutchouc, et constituée par un tapis 10 comportant sur une face un certain nombre de nervures transversales 11 formant barreaux. Les barreaux 11 sont creux (voir en particulier à la figure 2) et l'échelle comporte sur ses deux cotés longitudinaux des joues respectivement 12, 13, destinées à empêcher toute déformation des nervures lorsque celles-ci sont soumises à une charge, ces joues épousant sensiblement le profil des c8tés de l'échelle à savoir qu'elles sont légèrement dépassantes par rapport au profil des barreaux et viennent se raccorder au tapis dans une zone comprise entre deux de ceux-ci. A l'intérieur, chaque nervure peut comporter un certain nombre de voiles 14 destinée à conférer une bonne rigidité. Toutefois il sera observé que l'échelle pourrait ne comporter qu'un seul des moyens raidisseurs décrits ci-dessus. Les barreaux présentent par ailleurs une surface antidérapante laquelle peut avantageusement être formée par des stries parallèles 18 s'étendant d'un côté à l'autre de ltéchelle,ces stries ayant un profil en escalier. Sur la face dorsale, c'est-à-dire la face opposée aux nervures, l'échelle est munie de moyens antidérapants constitués par exemple par de petites nervures transversales 19. En vue de permettre une évacuation aisée des eaux de pluie, le tapis comporte, entre les barreaux, au moins une ouverture 20 située à proximité d'un barreau en sorte que l'eau se trouve canalisée au voisinage d'un barreau et évacuée par cette ouverture. Les extrémités d'une échelle sont prévues pour assurer la liaison d'une autre échelle analogue, ou d'un grappin. A cet effet (voir en particulier aux figures 1 et 3) chaque extrémité comporte une paire de chapes 25, 25', 26, 26', qui peuvent être accouplées au moyen d'une broche 27, en sorte que plusieurs échelles peuvent être raccordées bout à bout. Bien entendu, ce type de liaison n'est nullement limitatif et on pourrait envisager de prévoir aux extrémités des tapis des moyens de liaison du type charnière, ou encore avec des moyens d' agrafage, le grappin étant alors adapté à coopérer avec de tels moyens. Une échelle selon l'invention est également prévue pour permettre l'accouplement d'une échelle disposée latéralement en sorte d'augmenter la surface de travail. Dans cette perspective, la liaison de deux échelles côte à côte peut être réalisée au niveau des extrémités par une broche 30 (figure 1 ) de longueur suffisante, ou encore par des broches intermédiaires (non représentées) traversant les joues 12, 13, en passant à l'intérieur des nervures 11 ; on conçoit aisément que pour un tel dispositif de liaison les joues 12, 13, ainsi que les voiles 14 intérieurs aux nervures comporteront (également non représentes) des trous alignés pour le passage desdites broches. En pratique cependant, la liaison au niveau des extrémités sera suffisante. À la figure 4 est illustrs une forme de grappin indiqué dans son ensemble en 24, et dans lequel une barre transversale 25 portant deux crochets 26, 27, est destinée à être placée entre deux chapes d'extrémité d'échelle,la barre étant accouplée à cette der niere par une broche 30. Une telle échelle peut, pour son transport et son stockage, occuper un encombrement réduit en étant enroulée ainsi qu'il est illustré à la figure 5. On se référera maintenant à la figure 6 montrant une première variante de réalisation selon laquelle l'échelle est constituée d'une pluralité d'éléments 31 adaptés à être assemblés par broches 32 et comportant chacun au moins une nervure transversale 33 formant barreau. La configuration des éléments précités permet de réaliser à la demande, une échelle enroulable avec un plan permettant la circulation dont la longueur peut être adaptée selon les besoins. Un grappin 35 est prévu pour être raccordé par broche 36 à un élément terminal. A la figure 7 représentant une autre variante possible de réalisation, l'échelle est constituée pat un tapis d'un seul tenant 37 ayant à ses extrémités des moyens pour le raccordement d'un grappin ou d'une autre échelle, - les moyens représentés étant analogues à ceux précédemment décrits - et des nervures transversales 38 rapportées sur une face du tapis par tous moyens appropriés, collage, rivetage etc... ces nervures ayant un profil et un état de surface analogue aux nervures 11. Ainsi qu'on peut le constater, de telles échelles offrent comparativement aux échelles actuellement connues, une grande souplesse d'utilisation alliée à une sécurité accrue pour les ouvriers ayant à circuler sur une toiture. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation choisis et représentés lesquels sont au contraire suscep- tibles de recevoir diverses modifications sans pour autant sortir du cadre de la présente invention, c'est ainsi qu' une échelle de toit selon l'invention pourrait comporter un tapis métallique en roulable sur lequel seraient rapportéspar par exemple par soudures1 les barreaux. De plus, en variante, le tapis métallique précité pourrait être constitué par au moins deux bandes de feuillard parallèles sur lesquelles les barreaux seraient fixés de toute manière convenable. De même, une échelle selon l'invention peut être rendue provisoirement rigide notamment dans le cas d'utilisation sur une couverture par exemple en ardoises, ou encore sur une verrière, simplement en équipant les côtés longitudinaux de l'échelle avec des moyens raidisseurs formés par des profilés accouplés de manière amovible aux dits côtés. REVENDICATIONS 1.Echelle pour circuler sur un plan incliné, notamment une toiture, caractérisée par le fait qu'elle est constituée d'un tapis souple avec nervures transversales formant des barreaux. 2. Echelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu' elle est en matériau moulable, par exemple en caoutchouc. 3. Echelle suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les barreaux présentent, en section droite, une forme triangulaire. 4. Echelle suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les barreaux sont creux. 5. Echelle suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les côtés longitudinaux du tapis comportent chacun une joue venue de moulage. 6.. Echelle suivant la revendication 5, caractérisée en ce que les joues épousent sensiblement le profil du tapis et des barreaux, et sont adaptées à être équipées, selon l'utilisation, chacune avec un profilé de raidissement amovible. 7. Echelle suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la face du tapis opposée aux barreaux, ainsi que, avantageusement la face comportant les barreaux sont munies de moyens antidérapants. 8. Echelle suivant la revendication 7, caractérisée en ce que les moyens antidérapants sont constitués par des nervures transversales de section réduite. 9. Echelle suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le tapis comporte, entre les barreaux, des ouvertures pour l'évacuation des eaux de pluie. 10. Echelle suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les extrémités de l'échelle comportent des moyens de raccordement pour recevoir à volonté un grappin, ou l'extrémité d'une autre échelle. 11. Echelle suivant la revendication 10, caractérisée en ce que les moyens de raccordement précités sont avantageusement constitués par des oreilles en association avec une broche. 12. Echelle suivant la revendication 10, caractérisée en ce que les moyens de raccordement sont du type à charnière. 13. Echelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le tapis souple est constitué d'une pluralité d'éléments unitaires assemblés par broche comportant chacun au moins une nervu retransversale formant barreau, l'un des éléments au moins comportant des moyens pour la mise en place d'un grappin. 14. Echelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les barreaux sont rapportés sur le tapis. 15. Echelle suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les barreaux présentent en surface des moyens antidérapants. 16. Echelle suivant la revendication 15, caractérisée en ce que les moyens antidérapants prévus sur les barreaux sont constitués avantageusement par des stries ou rainures transversales en escalier. 17. Echelle suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les barreaux creux comportent des voiles intérieurs de raidissement dotés de passages pour une broche apte à assurer la liaison de deux échelles côte à côte. 18. Echelle suivant la revendication 1, caractérisée parsle fait que le tapis est constitué par une bande métallique enroulable sur une face de laquelle les barreaux sont rapportés. 19. Echelle suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le tapis est formé par deux bandes de feuillard parallèles sur lesquelles les barreaux sont fixés de toute manière appropriée.