Les mats de ligne électrique sont le plus souvent en béton. Mais ces poteaux sont lourds et, par suite, difficiles a manipuler. Par ailleurs, lorsque le courant traversant la ligne a une valeur élevée, les conducteurs sont fixes au mat par ligne termédiaire d'une console. Si un conducteur se rompt, par exemple sous lleffet de la neige ou du givre, l'effort exercé sur la console par les conducteurs n est pas équilibré et le mat est soumis à un effort de torsion ; or le béton résiste mal à la torsion. On proposé de réaliser des mats de ligne électrique qui soient métalliques. Mais il se peut que, dans ce cas, le poteau se rompe, sous l'effet d'une surcharge, au ras du sol, ce qui empêche la fixation d'un poteau provisoire. La présente invention a pour objet un mt, en particulier un mat de ligne électrique, qui est métallique et est agencé pour que, dans le cas d'une rupture, celle-ci se produise å une certaine distance par rapport au sol, ce qui permet de fixer un poteau provisoire sur la partie restante et, par suite, de rétablir rapidement la ligne. Le mat selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte des amorces de rupture, à une certaine distance au-dessus du sol, comprise approximativement entre trois et six mètres. Dans le cas où le mat a une section polygonale, par exemple octogonale, les amorces de rupture sont, de préférence, constituées par des lumières ménagées aux arêtes du mat de façon à séparer le mat en deux parties reliées entre elles par des portions planes travaillant au~flambage. L'invention est particulièrement applicable aux mats de ligne électrique, mais le mat peut également être un candélabre public ou un poteau téléphonique. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation d!un mat de ligne électrique selon l'invention, avec référence au dessin annexé dans lequel : ta Fig. 1 est une vue-en élévation du mAt La Fig. 2 en est une coupe suivant 11-11 de la Fig. 1 La Fig. 3 est ùne vue, à plus grande échelle, d'un détail du mAt. Tel qu'il est représenté au dessin, le mat 1 a une section octogonale. A environ 4,5 m au-dessus du sol, es lumières 2 sont ménagées aux arêtes 3 du mât. Celui-ci est ainsi divisé en deux parties reliées l'une à l'autre par des sortions planes 4. Lorsque le mât est soumis à un effort de flexion ou de torsion excessif, il plie autour d'un axe situé dans un plan.bori- zontal passant par les lumières 2, certaines des portions planes d se courbant vers l'extérieur et d'autres vers l'intérieur. Bien entendu, l'épaisseur de la paroi du poteau doit être déterminée de façon que, lors des conditions normales d'utilisation, les portions planes o, qui travaillent alors essentiellement au flambage, aient, à elles seules, une résistance suffisante pour supporter les efforts auxquels le poteau est soumis. Ceci oblige à donner à la caroi du poteau une épaisseur plus grande que celle qu'il devrait avoir en l'absence des lumières 2. Mais, en cas de rupture du poteau, cette rupture se produit a hauteur des lumières de sorte qu'il subsiste, au dessus du sol, un tronçon de poteau de hauteur suffisante pour y fixer un poteau provisoire. I1 va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté, mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Mât, en particulier mat de ligne électrique, caractérisé en ce qu'il comporte des amorces de rupture, à une certaine distance au-dessus du sol, comprise approximativement entre trois et six mètres. 2 - Mat selon la revendication 1, qui a une section polygonale, par exemple octogonale, caractérisé en ce que les amorces de rupture sont constituées par des lumières ménagées aux arêtes du mat de façon à sep axer le mât en deux parties reliées entre elles par des portions planes travaillant au flambage.