La présente invention est relative à une attache pour ceinture de sécurité, plus particulièrement mais non exclusivement, destinées aux automobilistes. l'efficacité des ceintures de sécurité se trouve réduite, lors d'une collision, par le fait que l'usager reste maintenu sur son siège après le choc tant que, par une action sur la boucle usuelle, il n'a pas ouvert celle-ci. Même si on admet, qu'après un accident, l'usager est généralement inconscient et qu'il appartient aux sauveteurs de le dégager, la tache de ceux-ci se trouve entravée par la ceinture dont la boucle, n'est pas toujours facilement accessible. La présente invention qui remédie à ces inconvénients est relative à un dispositif constitué par une attache dont l'ouver- ture est subordonnée à une très forte tension sur la ceinture, tension qui n'est atteinte que lors dune collision. L'attache de l'invention est remarquable en ce qu'elle comporte deux parties, accrochées l'une sur l'autre, dont l'une, male, peut se déplacer légèrement par rapport à l'autre, femelle, sous l'effet d'un effort important, pour armer un organe d'éjection et se placer dans une position selon laquelle I'éjection est possible lorsque l'effort précité a disparu, ladite éjection ayant lieu selon une direction sensiblement perpendiculaire à celle du déplacement précité de ladite partie malte. La présente invention sera mieux comprise par la description qui va suivre faite en se référant aux dessins annexés à titre d'exemple indicatif seulement sur lesquels La figure 1 est une vue en coupe montrant les positions respectives des deux parties de l'attache après séparation. La figure 2 est une vue en perspective et en coupe montrant la partie femelle de l'attache. La figure 3 est une vue montrant, en perspective, un organe de la partie femelle. La figure 4 est une vue partielle en perspective montrant ltextrémité active de la partie mâle de l'attache. La figure 5 est une vue en coupe verticale montrant les positions respectives des deux parties de l'attache lors de l'assemblage ou de l'éjection. La figure 6 est une vue analogue à la figure 5 montrant les deux parties de l'attache assemblées. La figure 7 est une vue en coupe montrant une variante de réalisation. La figure 8 est une vue en perspective éclatée de l'attache de la figure 7. La figure 9 montre, en coupe, les deux parties de l'attache des figures 7 et 8 assemblées. La figure 10 est une vue analogue à la figure 9 montrant les positions respectives des deux parties de l'attache lors d'un choc. En se reportant aux dessins et selon un mode de réalisation on voit que l'attache comporte deux parties 1 et 2. La partie 1, mâle, est principalement constituée par une tige 3 présentant à son extrémité une tete 4. La partie 2, femelle, présente un alésage 5 borgne dans lequel peut se déplacer un piston 6 sous l'action d'un ressort 7. Le piston 6 présente une extension 8 susceptible de s'étendre dans un logement 9, en forme de fente, débouchant sur le fond 10 de l'alésage 5 (figures 1 et 2). La fente 9 dont la largeur est légèrement supérieure à celle de la tête 4 présente une partie rétreinte formant deux épaulements 11 s'opposant à l'échappement de ladite tete si on exerce sur la tige 3 de cette dernière une action selon une direction sensiblement perpendiculaire à celle de déplacement du piston. L'extrémité de la fente, opposée au fond 10, est partiellement obturée, à l'opposé de sa partie rétreinte, par une butée 12. L'espace séparant les épaulements 11 et la butée 12 est sensiblement égal au diamètre de la tête 4. Pour assembler les deux parties de l'attache on présente celles-ci comme montré sur la figure 1 puis on déplace la partie 1 selon la flèche B1 jusqu'à ce que la partie supérieure de la tete 4 entre en contact avec l'extension 8 et repousse le piston 6 en comprimant le ressort 7 (figure 5). A ce moment on déplace la partie 1 selon une direction perpendiculaire à la première (flèche F2) pour appliquer la tête 4 dans le fond 9' de la fente 9 (figure 6). La tête est maintenue dans cette position sous l'action du ressort 7 et par une rampe 13, de l'extension 8, susceptible de coopérer avec une rampe corespondante 14 de la tete 4. En considérant la figure 6, on constate que action du ressort 7 selon une direction opposée à celle F1 est sans effet sur la tête 4 qui prend appui sur la butée 12. Si la pièce 2 est reliée à un point fixe et qu'on exerce une traction sur la pièce 1 selon la flèche3, la tete 1 se déplace dans cette direction et, simultanément, repousse le piston 6 selon la flèche F1, par l'entremise de sa rampe 14. le déplacement de la tête 4, qui est limité par les épaulements 11, a pour but de déverrouiller ladite tête qui était maintenue par la butée 12 et d'armer organe d'éjection constitué par l'ensemble piston 6-ressort 7. ruant que la traction selon la flèche F3 persiste, l'attache reste dans la position représentée sur la figure -5 car la tête 4 est alors fortement appliquée contre lqç épaulements 11. Par contre, dès que cet effort cesse, c'est-à-dire immédiatement après le choc, le ressort 7 se détend et toute la force de ce dernier est alors utilisée pour éjecter la pièce 1 (figure 1). il faut noter que, lorsque la tête est appliquée contre les épaulements Il ,les rampes 13 et 14 ne sont plus en contact (figure 5) et-que, de ce fait, le déplacement de la tête 4 selon la flèche F3, est irréversible ; la détente ultérieure du-ressort 7 ne peut pas ramener intempestivement ladite tête en position de verrouillage. Des explications ci-dessus, il ressort que le ressort 7 remplit deux fonctions - Fixation de l'effort nécessaire pour déclencher le dispositif. - Ejection de la partie 1. On va maintenant décrire, en regard des figures 7 à 10 une variante selon laquelle les deux fonctions précitées sont remplies par des organes différents. Une telle variante a notamment pour avantage, de faciliter l'assemblage des deux parties de l'attache. Les organes et pièces remplissant les mêmes fonctions que ceux décrits ci-dessus porteront les mêmes références suivies de la lettre a. La partie 2a présente un logement 9a dans lequel débouche l'extension 8a d'un piston 6a soumis à l'action d'un ressort 15. Dans le logement 9a peut être introduit, selon une direction parallèle à celle d'action du ressort 15, la partie la (flèche F1). Le logement 9a est pourvu d'une butée 12a constituée, par exemple, par une goupille mise en place après l'introduction de la partie la dans ledit logement (figure 9). La tête 4a de la partie mâle la se prolonge par une exten- sion 16 comportant au voisinage de ladite tête 4a une partie rétreinte 17. Lors de l'introduction de la partie mâle dans la partie femelle, l'extension 16 se loge dans un alvéole 18 débouchant dans le logement 9a par une partie rétrécie correspondant à celle 17. Tant que la traction sur la tige 3a de la partie mâle selon la flèche F3 ne dépasse pas la valeur nécessaire pour rompre l'extension 16 au niveau de la section la plus faible 17, les deux parties de l'attache restent dans la position reprssentée sur la figure 9. Lorsque la rupture se produit (figure 10) la partie la se déplace (selon la flèche B3) en comprimant le ressort 15 (figure 3 10). Ce déplacement est limité par les épaulements lita. Dès que la traction cesse,l1éjection s' opère (flèche F4). L'attache qui vient d'être décrite peut être interposée en un point quelconque d'une ceinture, chaque brin de la ceinture étant fixé à l'une de ses parties. On peut concevoir aussi que l'une des parties constitue l'un des points fixes d'accrochage de la ceinture. Bien entendu, l'une des deux parties de l'attache peut comporter solidairement l'une des parties de la boucle usuelle de la ceinture. L'invention couvre donc toutes les applications ci-dessus ainsi que tous dispositifs qui, faisant appel à des moyens structurellement différents, rempliraient les mêmes fonctions en vue des mêmes résultats. REVENDICkGIONS I - Attache pour ceinture de sécurité comportant deux parties assemblées, caractérisée en ce que, sous l'action d'un effort important, la partie mâle peut se déplacer par rapport à celle femelle pour armer un dispositif d'éjection et simultanément se placer dans une position selon laquelle l'éjection sera possible lorsque l'effort qui a provoqué le déplacement précité aura disparu. 2 - Attache selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'éjection de la partie mâle a lieu selon une direction sensiblement perpendiculaire à celle selon laquelle s'est exercé l'effort de traction ayant provoqué ladite éjection. 3 - Attache selon la revendication 2, caractérisée en ce que des moyens sont prévus pour s'opposer au déplacement de la partie mâle tant que l'effort de traction sur celle-ci ne dépasse pas une valeur déterminée et pour limiter ledit déplacement lorsqu'il a lieu. 4 - Attache selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'un même organe s'oppose au déplacement de la partie mâle lorsque l'effort de traction sur celle-ci ne dépasse pas une valeur déterminée et provoque son éjection dans le cas contraire. 5 - Attache selon la revendication 3, caractérisée en ce que le déplacement de la partie mâle de l'attache est subordonné à la rupture d'un organe sous l'action de la traction à laquelle ladite partie est soumise.