Il est connu d'avoir recours à des traitements électrolytiques pour purifier des liquides résiduaires, qualifiés ci-après de "effluents", en produisant une floculation éliminant les impuretés en suspension ou en solution, en utilisant à cette fin, l'action de floculation Des ions aluminium résultant de la dissolution d'électrodes d'aluminium au cours de l'électrolyse, ceci permettant de purifier des effluents contenant des suspensions colloïdales insolubles ou des ions de composés organiques et inorganiques, et, notamment, des effluents provenant d'opérations de teintures, d'usines alimentaires et de traitements acides. En se référant à la figure 1, on voit la structure d'un appareil de traitement électrolytique classique. Sur la figure 1, la référence I désigne le liquide résiduaire, c'est-à-dire l'effluent alimentant la cellule d'électrolyse 9; 3 désigne une anode d'aluminium et 4 une cathode en acier inoxydable ou en acier doux, plusieurs anodes et plusieurs cathodes étant reliées en parallèle entre elles et connectées à une source électrique à courant continu 6; la référence 5 désignant la sortie de l'effluent traité. Dans cet appareil, l'aluminium de l'anode 3 se dissout sous l'action du courant continu passant entre les plaques, ce qui a pour effet de produire une floculation des impuretés, le floculat résultant étant entraîné vers la surface par les gaz engendrés par l'électrolyse (principalement par l'hydrogène dégagé par la cathode) en produisant une écume 8 flottant à la surface de la solution électrolytique de la cellule 9. L'écume 8 est évacuée par un dispositif 7, tandis que l'eau pure sort à la base de la cellule. Toutefois, l'appareil de traitement électrolytique décrit ci-dessus a l'inconvénient que la résistance entre ces électrodes augmente rapidement au point d'empêcher le passage du courant et, par conséquent, en enrayant l'opéra- tion électrolytique, par suite de la passivation de la surface des électrodes résultant de la matière qui s'y dépose (qualifiée ci-après de "crasse") et par suite de l'accumulation de gaz et d'autres matières contaminées. A cause de la crasse, il est nécessaire de changer les électroiles. Cet état inactif se produit après plusieurs dizaines ou plusieurs centaines d'heures de service continu, et constitue un grave inconvénient. La densité du courant électrique à la surface des électrodes est habi tuellement relativement basse, de ltordrede d# quelques mA/cm2. C'est la raison pour laquelle on utilise des électrodes de grande surface et on monte plusieurs électrodes en parallèle avec un intervalle de quelques centimètres. La raison pour laquelle on utilise des densités de courant relativement faibles, est qu'on s'efforce de ralentir la vitesse de dissolution de l'anode, afin d'espacer les périodes d'é-hange des électrodes, et pour pouvoir travailler avec une source électrique de quelques dizaines de volts en utilisant des électrodes séparées de quelques centimètres, ce qui est avantageux sur le plan pratique. C'est ainsi, par exemple, que pour traiter les effluents de teinture en raison de 20m3/h, il faut 50ppm d'ions aluminium. Le courant nécessaire pour l'électrolyse est d'environ 3000 A et la surface des électrodes S est donnée par l'équation suivante 3 000 A S ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ = ~ 2 = 1500 x 103cm2 =150m2 2 mA/cm2 dans laquelle la densité de courant J = 2mA/cm. 2 Lorsqu'on utilise une électrode ayant une aire de lm en faisant passer un courant aux deux faces de l'électrode, il faut environ 75 plaques anodiques, c 'est-à-dire, un ensemble de 150 plaques d'anodes et de cathodes. Ceci implique, évidemment, un appareil d'électrolyse de grandes dimensions ou l'échange des électrodes est une opération relativement longue et fastidieuse. Il est d'usage de diminuer la résistance spécifique P des effluents par une addition d'un électrolyta. Cette résistance spécifique P peut être d'environ 500p . La chute de tension V entre les électrodes est donnée par l'équation suivante: V = JPg = 2 x 10 3 x 500 x 5 = 5 V l'intervalle g entre les électrodes étant de 5 cm. La résistance effective de cet intervalle est supérieure à P à cause de l'effet de la crasse et de la polarisation, de sorte que, dans la pratique, on applique une tension 30-40 V. Pour pouvoir faire passer un courant stable, lorsque la résitance effective des électrodes est augmentée par la présence de crasse, il est d'usage de prévoir une source électrique continue de 50 à 100 V. Or, ceci est une solution qui n est pas économique, par suite de la nécessité d'un équipement d'alimentation électrique plus important. La passivation provoquée par la crasse, etc., ne peut pas être empêchée, même en recourant à cette mesure. Les effluents de teinture contiennent une grande quantité de substances colloidales de sorte que pour purifier ceux-ci on procède à une floculation par des ions aluminium au moyen du procédé électrochimique ci-dessus. Toutefois, dans le procédé classique, on se fie a l'auto-diffusion pour la séparation des crasses produites par la dissolution de l'aluminium et des impuretés produites dans l'intervalle, par exemple, de l'hydrogène dégagé par la cathode, du fait que la vitesse de la dissolution électrolytique est relativement faible dans l'intervalle des électrodes, ce qui fait que la polarisation de la surface des électrodes est importante. On utilise des effluents ayant une résistance spécifique élevée comme sulution electrolytique. En conséquence, il est difficile d'exécuter l'électrolyse avec une concentration et une densité de courant élevées et on est obligé d'opérer avec des concentrations de courant relativement faibles d'environ quelques centaines de mA/1 et des densités de courant relativement basses de quelques centaines de mA/cm2. Dans ces conditions, pour obvenir la concentration indispensable pour former lzs ions aluminium, de longues périodes d'électrolyse sont nécessaires pour purifier l'effluent Lorsqu'il s'agit de traiter de grandes quantités d'effluents, l'opéra- tion devient impraticable. De plus, dans le procédé classique, l'écume floculée par les ions aluminium dissous de l'anode constitue un fin floculat qui flotte à la surface du bain après s'être élevé progressivement dans l'intervalle de l'anode, l'écume flottante 8 étant évacuée de la cellule d'électrolyse 9 par un dispositif d'écumage 7. Dans ce cas, la gaz servant à la flottation du floculat est l'hydrogène dégagé à la surface de la cathode. Or, l'intervalle entre les électrodes, est relativement large, de 10 à iOOmm, de sorte que la diffusion de l'hydrogène est insuffisante, les fines bulles d'hydrogène s'associant en grandes bulles qui s'élèvent à grande vitesse vers la surface, provoquant ainsi une agitation de la solution électrolytique qui dimine l'action de flottation exercée sur le floculat. La séparation du floculat par flottation est réalisée entre les électrodes de l'appareil d'électrolyse 9 au moment de l'électrolyse. Il en résulte que le temps de formation du floculat, à partir de la suspension insoluble, est trop court. La direction dans laquelle la solution électrolytique coule dans l'intervalle entre les électrodes est orientée de haut en bas selon la figure 1. Le fin floculat est entraîné par le courant de sortie 5 du liquide traité, de sorte qu'il est difficile d'obtenir un effluent propre. La présente invention a pour but de fournir un appareil électrolytique de traitement de liquides résiduaires contenant en suspension des matières insolubles, par exemple, des impuretés. Selon l'invention, un tel appareil est équipé d'une cellule d'électrolyse comprenant une anode et une cathode qui sont séparées par un intervalle à travers lequel circule positivement un effluent, faisant fonction de solution électrolytique, l'anode étant constituée par de l'aluminium tandis que du fer est dissous pour former des ions par le passage d'un courant électrique dans cet intervalle. Dans cet appareil, la distance entre l'anode et la cathode est contrôlée, Enfin, on utilise l'appareil d'électrolyse rapide pour divers traitements électrolytiques. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue schématique d'un appareil électrolytique classique pour le traitement de liquides résiduaires; - les figures 2a, b et c sont des vues schématiques illustrant le principe de l'invention; - la figure 3 est une vue schématique d'un mode de réalisation de l'appareil d'électrolyse de l'invention; - la figure 4 est une vue schématique d'un élément d'espacement utilisé dans l'appareil de la figure 3; - les figures 5a-d sont des vues schématiques d'autres types d'éléments d'espacement; - la figure 6 est une vue schématique d'un autre mode de réalisation de l'invention;; - la figure 7 est une vue schématique d'un appareil électrolytique de traitement d'effluents équipé de l'appareil d'électrolyse de la figure 3; -a figure 8 est une vue schématique d'un circuit de commande pour cet appareil d'électrolyse; - la figure 9 est un diagramme illustrant la tension dans l'intervalle des électrodes en fonction du temps dans le circuit de commande; - la figure 10 est un diagramme de la tension de l'intervalle en fbnction du courant dans le circuit de commande; - la figure 11 est un diagramme illustrant la commutation du circuit de commande; - la figure 12 est une vue schématique d'un autre circuit de commande; - la figure 13 est un diagramme du courant de décharge et de la longueur de l'intervalle en fonction du temps dans le circuit de commande de la figure 12;; - la figure 14 est un diagramme caractéristique de la tension de l'intervalle en fonction du courant dans le circuit de commande de la figure 12; - la figure 15 est un diagramme de commutation du circuit de commande de la figure 12; - la figure 16 est une vue schématique d'un appareil perfectionné équipé du dispositif d'électrolyse de la figure 3; et, - les figures 17, 18 et 19 sont des vues schématiques d'autres modes de réalisation de l'appareil de l'invention. La première particularité de l'invention est de fournir une cellule d'électrolyse rapide 15 pour l'appareil de traitement électrolytique des effluents mentionné, et en particulier des électrodes 10 et 11 pour cette cellule. En se référant aux figures 2a, b et c, on voit une anode 10 en aluminium, conforme à la présente invention Sur ces figures, la référence 11 désigne une cathode en acier inoxydable ou en acier doux. Un effluent 1, devant être traité est introduit positivement dans ltet mt intervalle 12 entre l'anode et la cathode par un trou 25 de la cathode 11. Une source à courant continu 6 est prévue pour dissoudre-l'aluminium dans l'intervalle. Un séparateur 13 fait d'une matière isolante telle que la pierre ou le Téflon est prévu pour maintenir l'étroit intervalle 12 et est monté sur la cathode 11. L'une des particularités de l'invention réside dans la circulation forcée de l'effluent 1 à travers l'étroit intervalle entre les électrodes, ce qui a pour effet d'entraîner les crasses, les gaz et les autres impuretés tendant à se déposer à la surface des électrodes, en maintenant ces dernières propres. Les meilleurs résultats peuvent être obtenus en utilisant un étroit intervalle 12, compris entre 0,5 et quelques millimètres, et en faisant circuler effluent à une vitesse de quelques dizaines de mètres par seconde. La résistance spécifique des liquides résiduaires et notamment, des effluents de teinture est comprise entre environ 500art 1 K Qsans addition en sel tel que le chlorure de sodium. En utilisant un intervalle relativement mince, on wu augmenter la densité du courant de l'électrolyte, ce qui offre les avantages de produire un appareil compact, de diminuer l'énergie électrique nécessaire pour l'électrolyse et de permettre d'utiliser une source électrique continue ayant une capacité minimale. La densité du courant d'électrolyse peut être portée entre environ 0,2 et 1 A/cm2, c'est-à-dire, à plusieurs centaines de fois celle utilisée dans le traitement traditionnel. Dans le cas du traitement d'un effluent de teinture à raison de 20m3/h, l'aire des électrodes peut être de 3000cm = 0,3m, ce qui peut être réalisé avec une plaque d'aluminium circulaire de 62 cm de diamètre en utilisant une densité de courant J de 1 A/cm2 pour obtenir une intensité de courant de 3000 A et une éluvion de l'aluminium de 50ppm. La chute de tension entre les électrodes est donnée par l'équation suivante V = JPg = A x 500 x 0,05 = 25V où la résistance spécifique P de l'effluent est de sOOSI, la largeur de l'intervalle étant de 0,05 cm. Dans cet appareil, la crasse est qntraînee par l'effluent s'écoulant à grande vitesse dans l'étroit intervalle entre les électrodes, de sorte que ce dernier est maintenu propre, avec pour conséquence, que la chute de tension supplémentaire due à la présence du la crasse ne se produit plus, l'opération électrolytique pouvant se dérouler en continu de façon stable, en appliquant seulement une tension d'environ 27 V c 'est-a-dire, une tension supérieure d'environ 2 V seulement de la tension de polarisation normale, pour tenir compte de la chute de tension ohmique. En conséquence,on peut utiliser une source électrique à courant continu d'environ 30 V (27 V + une certaine marge). Il est inutile de prévoir une source électrique assurant une marge plus grande, pour tenir compte de l'augmentation de la tension devant être appliquée aux électrodes par suite de la formation de la crasse. Ainsi, la capacité de la source électrique peut etre réduite à un minimum, ce qui abaisse le cout de l'appareil. Dans le présent mode de réalisation, la densité J du courant est de 1 A/cm2, par suite de la réduction de l'aire des électrodes de l'appareil. Quant il est nécessaire de diminuer la puissance, il est préférable de procéder comme suit : pour opérer avec un courant d'électrolyse de 3000 A, et une élution de l'aluminium de 50 ppm, sous une densité de courant J de 0,18 A/cm2, l'aire des électrodes est de 16 700 cm = 1,7 m2, c'est- -dire, ne représente qu'environ 11100 de celle de l'appareil classique. La chute de tension ohmique dans l'intervalle des électrodes est donnée par l'équation suivante V = JPg = 0,18 x 500 x 0,05 = 4,5 V la largeur de l'intervalle étant de 0,05 cm. En calculant en gros la consommation d'énergie W du présent appareil et d'un appareil classique, on voit que dans l'invention l'appareil consomme W1 = 3000 A x 4,5 A = 13,5 kW tandis que dans l'appareil classique on a W1 = 3000 A x 5 V = 15 kW. On voit donc que la consommation d'énergie de l'appareil selon l'-invention est inférIeure à celle de l'appareil connu. Dans l'appareil classique, la surtension produite par la crasse, etc., est importante. En conséquence, la chute de tension aux électrodes est plus grande que la chute ohmique. Par contre, dans l'invention, une tension de polarisation d'environ 2 V seulement s'additionne à la chute ohmique du fait que la surface des électrodes est maintenue propre. En conséquence, la consommation d'énergie est, dans la pratique, sensiblement inférieure à celle de l'appareil classique. On a décrit ci-dessus un mode de réalisation dans lequel le dépôt produit par l'électrolyse n'est éliminé que par le passage de l'effluent. Toutefois, sur les Fig. 2a, b et c, les dépôts se formant sur l'anode sont enlevés mécaniquement par la friction d'un élément d'espacement 13 qui contri bue à maintenir propre la surface de celle-ci. L'élément d'espacement 13 a non seulement pour fonction de maintenir les électrodes espacées, mais encore, du fait qu'il glisse à la surface de l'anode, de produire un mouvement relatif entre cette dernière et la cathode, étant monté sur la cathode et au contact de l'anode. Il est difficile de tourner la cathode de 3600 par rapport à l'anode, du fait de la présence du fil de connexion la reliant à la source électrique. Toutefois, toute la surface de 1l'anode peut être balayée par un mouvement angulaire alternatif de la cathode, d'une amplitude d'environ 1300 en montant trois éléments d'espacement 13 à des intervalles de 1200 comme le montre la Fig. 2c. En se référant aux Fig. 2a, b et c, on voit que l'effluent est injecté par le trou de la cathode dans l'intervalle 13. Lorsque le trou reste en face de la même partie de la surface de l'anode, un courant de convection se forme sur cette partie. En conséquence, il est préférable de disposer le trou excentriquement, de sorte que la position de celui-ci se déplace à la surface de l'anode pendant le mouvement angulaire alternatif de la cathode, en dissolvant ainsi l'anode uniformément et en évitant la formation d'un court circuit par convection. Sur les Fig. 2a, b et c, l'effluent est dirigé du trou de la cathode vers l'intervalle, en direction de l'anode, mais il est également possible de diriger celui-ci vers l'étroit intervalle, suivant une direction parallèle aux électrodes. Le principe de l'invention a ainsi été exposé ci-dessus. On va décrire maintenant un mode de réalisation de l'invention en se référant à la Fig. 3 qui montre un appareil dont la cathode il est en acier inoxydable ou en une autre matière conductrice et dont l'anode 10 est en aluminium, ces électrodes étant espacées par unétroit intervalle 12 au moyen d'un séparateur 13 fait d'une matière isolante hautement abrasive, telle que la pierre. Une circulation forcée est imposée à un effluent 1 faisant fonction de solution électrolytique, celui-ci arrivant à l'entrée 14 de l'intervalle compris entre les électrodes, et un courant continu est fourni par une source électrique 6 pour soumettre l'effluent à une électrolyse en vue d'obtenir un effluent traité 5' contenant un floculat. L'anode est diminuée par l'étrolyse. Sur la Fig. 3, la cathode placée au-dessus de l'anode s'abaisse auto matiquement, par gravité, l'intervalle entre les électrodes étant maintenu par le séparateur 13. L'anode 10 est frictionnée par le séparateur 13 monté sur la cathode, par suite du mouvement relatif de cette dernière. Ainsi, les matières insolubles en suspension sont floculées par la dissolution électro chimique de l'aluminium de l'anode 10, dont résultent des ions produisant un floculat, tandis que de l'hydrogène se dégage à la surface de la cathode 11. Les impuretés qui se séparent dans l'intervalle entre les électrodes sont entraînées par l'effluent 1, faisant fonction d'électrolyte, et qui est soumis à une circulation forcée dans cet intervalle, ce qui permet à l'électrolyse de. se poursuivre en continu, en maintenant propre la surface de l'anode 10 et de la cathode 11. La crasse qui se forme sur la surface de l'anode 10, et qui est relativement difficile à enlever par le courant d'effluent circulant dans l'intervalle, peut être raclée par le mouvement relatif du séparateur 13 qui comporte un prolongement monté sur la surface de la cathode 11, comme-le montre la Fig. 4. Ainsi, on évite la formation d'un dépôt de crasse ou autres à la surface de l'anode 10. Un exemple du mouvement relatif du séparateur 13 est représenté sur la Fig. 3. Le séparateur 13, monté sur la surface de la cathode 11 est relié par une plaquette isolante 16 à une monture 22 et est tenu vertical par un guide 18. Le dispositif comporte également des cannelures 19, un bras 20, un moteur 21, une cellule d'électrolyse 15, et des plaquettes isolantes 16 et 17. La rotation du moteur 21 fait tourner les cannelures 19 situées à la partie supérieure de la monture 22, par l'intermédiaire du bras 20, ce qui imprime au séparateur 13 un mouvement par rapport à l'anode 10. Le séparateur 13 glisse à la surface de l'anode par suite de ce mouvement relatif et de ce fait, il faut qu'il ait une grande résistance à l'abrasion pour éviter un court-circuit accidentel entre les deux électrodes, l'étroit intervalle entre elles étant d'environ 0,5 à quelques millimètres et devant être maintenu pendant l'électrolyse. Dans l'exemple ci-dessus, le séparateur 13 est monté sur la cathode 11. Quand le but principal est de maintenir un étroit intervalle entre l'anode îp et la cathode 11, il est possible d'utiliser des séparateurs sphériques et des galets cylindriques en matière isolante sur la rainure de guidage 24 de la surface de la cathode 11, ce qui maintient~automatiquementhn étroit intervalle 12 entre eux. Sur les Fig. Sa et b, on a ainsi utilisé des séparateurs sphériques 13'. On reconnaît l'anode 10, la cathode 11 et le trou 25 de la cathode par lequel l'effluent est injecté dans l'étroit intervalle 12. Les séparateurs sphériques 13' sont guidés dans une rainure 24. Pour assurer une dissolution uniforme de la surface de l'anode 10 placée en regard de la cathode 11, on imprime à celle-ci le mouvement angulaire indiqué par la flèche. Le séparateur sphérique 13' tourne au contact de la surface de l'anode 10, maintenant ainsi automatiquement un étroit intervalle qui est fonction de ses dimensions. Sur les Fig. 5c et d, on utilise des séparateurs cylindriques 13 en forme de galets avec des électrodes rectangulaires. Les séparateurs cylindriques 13" sont guidés dans des rainures 24 et tournent par contact avec la surface de l'anode 10 par suite du mouvement angulaire alternatif de l'anode 10 et de la cathode 11 dans la direction de la flèche B, en maintenant ainsi un étroit intervalle correspondant au diamètre des galets utilisés. Le trou 25 est destiné à injecter uniformément l'effluent dans l'étroit intervalle 12. Dans les modes de réalisation ci-dessus, l'étroit intervalle entre les électrodes est maintenu par les séparateurs et le réglage assurant le maintien d'un intervalle constant est assuré par le poids de la cathode sur l'anode. Toutefois, quand le dépôt n'est enlevé que par la circulation forcée de l'effluent, sans avoir recours à un raclage par le séparateur, l'étroit intervalle entre les électrodes et le réglage de cet intervalle peuvent être assurés par un servo-mécanisme. Un tel mode de réalisation est représenté sur la Fig. 6. Sur la Fig. 6, on voit une cathode 11 en acier inoxydable ou en acier doux et une anode 10 en aluminium, des plaquettes isolantes 16 et 17 étant prévues pour isoler respectivement l'anode et la cathode de la cellule 15 et de l'arbre principal 26. La source électrique à courant continu 6 alimente, par les conducteurs 27, l'anode et la cathode séparées par l'intervalle 12. L'effluent 1 est injecté dans le mince intervalle 12 par le trou 25 de la cathode. Pendant le passage de l'effluent à travers cet intervalle, des ions sont détachés de l'anode, ce qui a pour effet de produire une floculation des impuretés. L'effluent traité 5' est évacué vers l'étape suivante. La cathode 11, les plaquettes isolantes 16 et l'arbre principal 26 sont reliées ensemble. Le mécanisme 29 pour convertir le mouvement de rotation de l'électrode produit par le moteur 30 en un mouvement rectiligne à vitesse réduite, est monté sur la partie supérieure de l'arbre principal. Pour maintenir constante la largeur de l'intervalle entre l'anode 10 et la cathode 11, on règle la chute de tension qui est fonction de la largeur de cet intervalle de façon à être pratiquement identique à une tension de référence donnée. On compare la tension détectée 31 (Vs) avec la tension de référence (Vr) provenant du potentiomètre (33)à un point 34 et on amplifie la différence t = Vr = Vs au moyen d'un amplificateur 35 dont on utilise la tension de sortie pour commander le moteur 30. Dans l'installation ci-dessus, en réglant la tension de référence à 20 V, l'intervalle entre les électrodes est maintenu constant de façon à correspondre à une chute de tension de 20 V. Dans un traitement pratique de liquides résiduaires, l'effluent traité contenant des ions aluminium est transféré dans un récipient de séparation par flottation 37, dans lequel le floculat est séparé de l'effluent propre. Sur la Fig. 7, on voit un mode de réalisation d'un appareil de traitement par électrolyse conforme à l'invention qui comporte une cellule d'électrolyse rapide 15 équipée de l'anode d'aluminium de la Fig. 3. L'effluent 1, alimentant la cellule d'électrolyse rapide 15 est transféré par le tuyau 36 dans le récipient de séparation 37, sous la forme d'un effluent traité 5' contenant des ions aluminium. Le précipité résultant de la floculation des ions aluminium est entraîne vers la surface par l'effet de flottation de l'hydrogène et de l'oxygène qui se dégagent par suite de l'électrolyse de l'eau des électrodes placées au fond du récipient 37.Le floculat est séparé de l'effluent propre 5 dans la chambre 42, ce dernier étant évacué par le fond de cette chambre. D'autre part, le floculat est évacué de l'installation par un dispositif de raclage 7. Une source électrique à courant continu 39 est prévue pour l'électrolyse de l'eau. Dans les modes de réalisation décrits ci-dessus, on utilise des ions aluminium pour la floculation. Toutefois, d'excellents résultats sont parfois obtenus avec des ions fer. Dans ce cas, on utilise dans la cellule d'électrolyse une anode en fer. On va décrire maintenant d'autres mécanismes pour régler la largeur de l'intervalle entre les électrodes en se référant aux Fig. 8 à 14. Sur la Fig. 8, les références 1 à 39 ont la même signification que ci-dessus. L'effluent traité 5' contenant des ions aluminium est introduit, par le conduit 40, dans le récipient de séparation par flottation 37. Le précipité, qui est floculé et qui contient des ions aluminium, est entraîné vers la surface de la cellule d'électrolyse 41 par l'hydrogène et l'oxygène engendrés par les électrodes 38. La rotation du moteur à courant alternatif 30 est transmise par un mécanisme 29 qui réduit la vitesse de rotation et la convertit en un mouvement rectiligne transmis à l'arbre principal. Le moteur 30 est alimenté en courant alternatif triphasé par une source électrique 43, à travers les contacts 44 d'un commutateur électromagnétique. La bobine d'excitation 45 a pour fonction de fermer les contacts 44. Le relais 46 est destiné à mesurer la tension entre l'anode 10 et la cathode 11 en ouvrant et en fermant le contact 47 à des tensions prédéterminées. Quand le contact 47 se ferme, la bobine d'excitation 45 est parcourue par un courant et ferme les contacts 44 en mettant en marche le moteur 30. Quand le contact 47 s'ouvre, des contacts 44 s'ouvrent aussi et le moteur 30 s'arrêre. On va décrire maintenant la procédure de réglage des. électrodes selon l'invention en se référant aux Fig. 9, 10 et 11. La Fig. 10 montre la courbe caractéristique de la source électrique à courant continu 6 de la Fig. 8 qui est une courbe à courant constant. On voit sur la Fig. 10 que quand la tension est inférieure à 50 V, le courant est maintenu à une valeur prédéterminée I1, même lorsque la largeur de l'intervalle entre les électrodes 10 et 11 varie, de sorte que la tension entre les électrodes varie en fonction de la largeur de l'intervalle. Le point de fonctionnement P se déplace verticalementavec la largeur de l'intervalle (il correspond à la résistance de cet intervalle, mais du fait que la résistance spécifique de l'effluent est invariable, on peut considérér que la résistance de l'intervalle varie en fonction de sa largeur, plaire des électrodes étant constante). La Fig. 9 montre la variation cyclique de la largeur de l'intervalle entre les électrodes et de la tension aux bornes de cet intervalle en fonction du temps dans les conditions de fonctionnement de la Fig. 8. Sur la Fig. 9, la largeur de l'intervalle est de 0,7 mm et la tension à ces bornes est de 21 V à la position A. A mesure que l'anode 10 se dissout en fonction du temps, à partir du point A, de sorte que la largeur de l'intervalle entre les électrodes augmente progressivement, la tension correspondant à la nouvelle largeur augmente jusqu'au point B (largeur de l'intervalle I mm tension 30 V). A la position B, le relais 46 de la Fig. 8 attire et ferme le contact 47 en mettant en marche le moteur 30, abaissant ainsi la cathode 11 en rétrécissant la largeur de l'intervalle. Quand la tension est revenue à 21 V, et que la largeur de l'intervalle a été rétablie à 0,7 nin, le relais 46 de la Fig. 8 retombe et le contact 47 s'ouvre. L'abaissement de la cathode 11 est interrompu à la position C de la Fig. 9. A partir de cet instant, la dissolution de l'anode 10 recommence et la largeur de l'intervalle entre les électrodes augmente à nouveau en méme temps que la tension aux bornes de celui-ci jusqu'à la position B, où la cathode se remet en marche pour s'arrêter à la position E. Ce processus se répète en maintenant la largeur de l'intervalle entre 0,7 mm et I mm.La Fig. 11 montre la courbe caractéristique de fonctionnement du relais 46. Cette figure montre que le relais 46 attire à la position B et ferme le contact 47 quand 30 V sont appliqués à ses bornes. Le contact 47 reste fermé jusqu'à ce que la tension se soit abaissée à 70 % de sa valeur initiale, ce qui correspond à la position C sur la Fig. 11. A la position C, le contact est ouvert. Le contact 47 reste ouvert jusqu a ce que la tension se soit à nouveau élevée de C à D (30 V). A la position D, le contact 47 se referme, et le processus recommence. En utilisant un relais ayant les caractéristiques cidessus, la largeur de l'intervalle peut être maintenue sans incident par une simple commande par tout ou rien et au moyen d un circuit et d'un mécanisme relativement simples. Dans exemple représenté sur la Fig. 9 la largeur de l'intervalle entre les électrodes est maintenue entre 0,7 et 1 mm. En diminuant la différence entre les tensions d'attraction et de retombée du relais, les variations de largeur de l-'intervalle peuvent être diminuées. La largeur de l'intervalle peut être fixée en modifiant la valeur de la tension d'attraction du relais. La tension aux bornes de l'intervalle entre les électrodes est détectée par le relais 46 et en utilisant une source électrique continue à courant constant, comme il a été décrit. Il est également possible d'adopter pour cette commande par tout ou rien de la cathode un relais ayant les mêmes caractéristiques que le relais 46 de la Fig. 8 avec une source électrique à courant continu 6 ayant une caractéristique de tension constante, comme représenté sur la Fig. 14. En se référant à la Fig. 12, on voit une cellule d'électrolyse (analogue à celle de la Fig. 8) sauf qu'elle comporte une petite résistance série 48. La tension V est proportionnelle au courant I passant dans le conducteur 27 et crée une chute de tension Ir le long de la résistance 48, r étant la valeur ohmique de celle-ci. Cette tension est détectée par le relais 46. La Fig. 13 montre la variation cyclique de la largeur de l'intervalle et du courant circulant dans cet intervalle en fonction du temps. La variation du courant correspond à la variation de la tension apparaissant aux deux extrémités de la résistance 48. Quand un courant de 1400 A passe dans l'intervalle (largeur 0,7 mm) à la position A, l'anode 10 se dissout. en fonction du temps et, de ce fait, l'intensité du courant décroit progressivement, puisque la source électrique a une tension constante, pour atteindre 1000 A (largeur 1 mm) à la position B. La tension apparaissant aux bornes de la résistance 48 décroît en même temps que le courant. En conséquence, le contact 47 s'ouvre dans la gamme des tensions apparaissant aux bornes de la résistance qui correspond à la décroissance du courant de 1400 à 1000 A. Quand la tension aux bornes de la résistance atteint la valeur correspond à un courant de 1000 A, le contact 47 se referme, mettant. ainsi en marche le moteur 30 pour rétrécir la largeur de l'intervalle, en augmentant l'intensité du courant. A la position C de la Fig. 12, la largeur de l'intervalle est revenue à 0,7 mm et le courant est de 1400 A. Le contact 47 qui était resté fermé jusqu a ce que la tension aux bornes de la résistance 48 corresponde à 1400 A, s'ouvre maintenant au point C et reste ouvert jusqutau point D. Il est possible de régler la variationdu courant, c'est-à-d:re la largeur de l'intervalle entre des limites pratiques appropriées, en utilisant une source électrique à tension constante et en exploitant l'hystérésis du relais 46. La Fig. 15 montre la courbe caractéristique de fonctionnement d'un relais 46 à hystérésis et les mouvements résultants du contact 47. Les valeurs à chacune des positions correspondent à celles indiquées sur la Fig. 13. Sur la Fig. 15, l'indication attire'1 désigne le passage de l'arrêt à la marche, tandis que l'indication "retombé" désigne la transition de la marche à l'arret. Le système utilisant une source électrique à tension constante présente des avantages appréciables malgré les fluctuations du courant imposées par la commande de marche et d'arrêt, comparativement à un système utilisant une source à intensité constante, étant plus économique en ce qui concerne le transformateur et le circuit de redressement. On se propose de décrire l'invention plus en détail en référence à la Fig.16 qui est une vue partielle agrandie de la partie entourée d'un cadre en tirets de la Fig. 7. Ce mode de réalisation a pour but de supprimer la pellicule passive qui se forme sur l'anode. Les impuretés, telles que les flocons et les gaz etc., qui se forment dans l'intervalle entre l'anode 10 et la cathode 11 sont entraî- nés par le courant forcé d'effluent circulant dans cet intervalle, comme il a été expliqué. De plus, il a été proposé ci-dessus d'enlever-les crasses difficilement enlevables par l'effluent 1 au moyen du séparateur 13. Toutefois, dans certains cas, qui sont fonction des propriétés de l'effluent et de l'état de l'intervalle entre les électrodes, la pellicule de passivation qui se forme sur l'anode ne peut pas être enlevéepar le courant d'effluent ou par voie magnétique. C'est la raison pour laquelle on va décrire maintenant un autre moyen pour enlever cette pellicule. Ce moyen consiste en une dissolution électrochimique de la pellicule en faisant passer une solution acide ou alcaline dans l'intervalle entre les électrodes, à la place de l'effluent 1. Ceci est illustré par la Fig. 16, qui montre une procédure d'électrolyse pendant laquelle on fait passer une solution acide ou alcaline dans ledit intervalle, au lieu de l'effluent. Sur la Fig. 16, les soupapes 48 et 49 sont fermées,#tandis que les soupapes 50 et 51 sont ouvertes et la pompe 52 est en action et fait circuler une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium 54, provenant du réservoir 53, dans la direction de la flèche 55, de façon à alimenter la cellule d'électrolyse rapide 15, cependant qu'un courant continu est fourni par la source électrique 6 afin de réaliser l'électrolyse destiné à dissoudre et à supprimer la pellicule de passivation. Il est à remarquer que la solution aqueuse d'hydroxyde de sodium est recyclée dans le réservoir 53, c'est-à-dire qu'elle circule en circuit fermé, sans être évacuée de l'installation. L'intervalle entre les électrodes de la cellule d'électrolyse rapide est relativement étroit, comme il a été expliqué, comparativement à un intervalle classique. Cette cellule est conçue pour opérer à basse tension et sous une densité de courant élevée. Dans ces conditions, la quantité de solution d'hydroxyde de sodium traversant la cellule d'électrolyse peut être réduite et la crasse peut être facilement enlevée en la dissolvant. Dans l'exemple ci-dessus, on utilise de l'hydroxyde de sodium pour dissoudre la pellicule de passivation. Toutefois, des résultats satisfaisants peuvent aussi être obtenus en utilisant une solution acide, par exemple un mélange d'acide chromique et d'acide phosphorique, de l'acide chlorhydrique ou,dans certains cas, un solvant organique, à la place de l'hydroxyde de sodium. En se référant à la Fig. 17, on voit un autre mode de réalisation de l'invention. Sur la Fig. 17, la référence 1 désigne un liquide résiduaire ou un effluent contenant une matière colloldale, la référence 57 désignant le conduit principal de circulation de l'effluent 1, tandis que la référence 58 désigne une dérivation branchée sur le conduit principal 57. La référence 59 désigne la direction de circulation de l'effluent passant dans la dérivation 58. En 60, on voit un réservoir contenant un électrolyte, tel que le chlorure de sodium, l'hydroxyde de sodium, etc.., appelé à être ajouté à l'effluent de la dérivation 58 afin de diminuer sa résistance spécifique.Pour le reste, 61 désigne la pompe ; 15 désigne une cellule d'électrolyse rapide ; 11 désigne la cathode de cette cellule ; tandis que 10 désigne son anode qui forme avec elle l'étroit intervalle logeant le séparateur 13 ; 6 désigne la source électrique à courant continu alimentant les électrodes 10 et 11 ; 5" désigne la solution électrolytique ; 1' désigne l'effluent principal 1 circulant dans le conduit principal 57 ; 62 désigne le réservoir dans lequel l'effluent traité se mélange avec l'effluent principal 1' ; et 5' désigne l'effluent traité. L'anode 10 est en aluminium ou en fer, tandis que la cathode 11 est en acier inoxydable ou en une autre matière conductrice. Dans cette installation, l'électrolyse s'effectue dans la cellule 15. Des impuretés formées par l'électrolyse sont entraînées par le courant forcé d'effluent de la dérivation 58, en nettoyant la surface des électrodes, de sorte que la polarisation est réduite. De plus, la résistance spécifique de l'effluent de la dérivation 58 est abaissée par suite de l'addition de l'electrolyte. En conséquence, il est possible d'opérer avec une basse tension et sous une densité et une concentration de courant élevées, l'électrolyse pouvant être exécutée par exemple, avec une densité de courant de 10 à 100 A/ dm2 et sous une concentration de 10 à 50 A/l. Du fa#it que l'on utilise une fractionne l'effluent 59 comme solution électrolytique, la quantité d'électrolyte ajoutée pour améliorer la résistance spécifique de celui-ci peut etre faible. L'effluent traité 5' obtenu par l'électrolyse à basse tension, à densité et à concentration de courant élevées dans la cellule 15 est mélangé avec effluent principal 11, ce qui provoque une floculation de la suspension colloldale de effluent 1 par suite de l'action électrochimique des ions aluminium, en purifiant ainsi l'effluent 1. La durée de l'action électrochimique des ions aluminium dans I'effluent traité 5' ne dure que quelques minutes et décroît rapidement. Pour y remédier, on ajoute une petite quantité d'acide sulfurique ou chlorhydrique, provenant du réservoir 62, à- l'effluent traité 5', prolongeant ainsi l'action électrochimique des ions aluminium sur la suspension colloidale. Comme il a été indiqué ci-dessus, il est possible d'éliminer les impuretés par une circulation forcée de l'effluent dans l'intervalle entre les électrodes, après que sa résistance spécifique a été corrigée, ceci permettant d'exécuter l'électrolyse à basse tension et sous une densité et une concentration de courant élevées. Dans ces conditions, la concentration voulue d'ions aluminium peut etre obtenue par une courte opération d'électrolyse, mème lorsqu'une concen- tration élevée d'ions est nécessaire. D'excellents résultats sont obtenus, en ce qui concerne l'amélioration de l'action électrochimique des ions aluminium sur la suspension colloïdale par l'addition d'acide sulfurique ou chlorhydrique . La Fig. 18 illustre un autre mode de réalisation de l'invention. Dans ce mode de réalisation, l'effluent est traité dans une cellule d'électrolyse rapide dans laquelle l'hydrogène 68 engendré par la cathode 11 sert à entraîner le floculat vers la surface, tandis que la croissance du floculat est accélérée. Sur la Fig. 18, la référence 15 désigne un appareil d'électrolyse rapide tel que celui de la Fig. 3, dans lequel l'anode 10 fait face à la cathode 11, dont elle est séparée par un étroit intervalle dans lequel est établie une circulation forcée de l'effluent 1. La cellule d'électrolyse 15 est conçue pour opérer en circuit fermé, l'hydrogène 68 engendré par l'électrolyse étant évacué de la cellule 15 avec l'effluent traité 5'. Le floculant polymérique 65 est ajouté à lteffluent traité 5' par la pompe 66 et alimente le dispositif de floculation 67 dans lequel le floculat se forme et où le gaz engendré par l'électrolyse (principalement constitué par de lthydrogène 68 dégagé par la cathode 11) se mélange avec le floculat. L'effluent traité est dirigé vers le récipient de séparation 37, dans lequel le floculat est enlevé sous la forme d'une écume 8 par un dispositif d'écumage 7, tandis que lteffluent traité purifié St est évacué, par ailleurs. La cellule d'électrolyse rapide 15 utilisée dans ce mode de réalisation a la structure représentée sur la Fig. 3. Elle est conçue pour opérer en continu. En conséquence, le gaz 68 produit par l'électrolyse est entraîné avec -l'effluent traité 5' vers le dispositif de floculation 67 afin de servir effectivement de gaz de flottation. La fonction du dispositif 67 est de floculer la suspension insoluble contenue dans l'effluent grâce à l'action des ions aluminium produits par l'électrolyse, en produisant un floculat de gr-andes dimensions et de mélanger celui-ci avec les gaz produits par l'électrolyse, afin de produire un effet de flottation intense dans l'étape suivante. Le dispositif de floculation 67 doit être étanche aux gaz, l'effluent traité étant introduit à la base de celui-ci de manière à éviter une séparation entre le gaz engendré par l'électrolyse et l'effluent traité. Ce mode de réalisation de l'invention offre les avantages suivants Tout le gaz engendré par l'électrolyse de l'aluminium, en utilisant l'effluent comme solution électrolytique (principalement l'hydrogène dégagé à la cathode) est utilisé pour la flottation du floculat. L'électrolyse réalisant la dissolution des ions aluminium et l'étape de séparation par flottation s'effectue dans des appareils différents. Le temps nécessaire à la croissance du floculat peut être réglé en retenant l'effluent traité dans le dispositif de floculation 67. En conséquence, le floculat trop fin a la possibilité de croitre, ce qui facilite sa flottation et sa séparation. Pour contribuer à la croissance du floculat, et pour lui conférer une certaine stabilité, on ajoute un floculant polymérique. Les avantages ci-dessus permettent de séparer complètement le floculat de effluent traité, et d'éviter que celùi-ci soit contaminé par de fines particules en suspension, ce qui permet d'obtenir un floculat traité propre. La Fig. 19 illustre un autre mode de réalisation de l'invention qui est un perfectionnement de celui de la#Fig. 18. Ce mode de réalisation a été conçu pour remédier aux inconvénients qui résultent du fait que la quantité d'hydrogène 68 qui se dégage à la cathode 11 n'est pas suffisante pour assurer la flottation du floculat. La structure pour injecter l'effluent -1 dans la cellule d'électrolyse rapide 15 et pour transférer l'effluent traité 5' dans l'appareil de floculation 67 est la même que sur la Fig. 18. Le cas échéant, le floculant polymérique 65 doit être introduit, sous une pression élevée, par la pompe 66, conformément à la règle d'Henry. Quand l'effluent contient une proportion relativement importante de particules en suspension, une grande quantité de floculat se forme. Dans ce cas, il est nécessaire d'augmenter la quantité de gaz assurant la flottation du floculat. En effet, le gaz engendré dans la cellule d'électrolyse 15 ne suffit plus, dans ces conditions. Dans ce cas, on utilise, comme le montre la Fig. 19, un dispositif permettant d'introduire un supplément de gaz dans la solution électrolytique afin de compléter la flottation du floculat. L'effluent 1 qui est aspiré du conduit 73 par la pompe 69 est divisé par la dérivation 74 en un courant partiel 70 qui est dirigé vers le mélangeur gaz-liquide 71, par exemple vers un éjecteur,où il se mélange avec de l'air avant d'être renvoyé dans le conduit de retour 75 aboutissant à la pompe 69, produisant ainsi un effluent aéré 1' qui contribue à la flottation du floculat quand l'action du gaz produit dans la cellule d'électrolyse 15 est insuffisante. Lorsque la pompe 69 utilisée est du type turbine et permet de produire une pression d'environ 5 kg/cm, le volume d'air aspiré 72 est, de préférence, par rapport au volume de l'eau dans le rapport volume de liteau L1/volume de l'air G#35. Quand le rapport L1/G On évite ainsi les phénomènes de cavitation en assurant une dissolution uniforme de l'anode et, partant, une opération électrolytique stable. L'effluent traité 5' est introduit à la base de l'appareil de floculation 67, tandis que l'effluent traité 5' contenant le gaz dissous est évacué à la partie supérieure de celui-ci. L'air introduit par le dispositif d'aération etlle gaz engendré par l'électrolyse doivent être dissous dans l'effluent traité. En conséquence, l'appareil de floculation doit être fermé et doit être conçu pour opérer en continu. L'avantage d'une structure fermée de l'appareil de floculation et de la cellule d'électrolyse est de leur permettre d'opérer en continu, de sorte que tout le gaz engendré par l'éectrolyse (principalement de l'hydrogene provenant de la cathode) peut servir à la flottation du floculat. L'effluent traité est soumis à une pression élevée qui permet au gaz engendré par l'électrolyse et à l'air introduit par le dispositif d'aération de s'y dissoudre. Le gaz ainsi dissous forme de fines bulles dans le récipient de séparation et entraîne vers la surface tout le floculat de sorte que l'on peut obtenir un effluent traité propre. De plus, on dispose de tout le temps nécessaire pour la croissance du floculat, du fait que l'effluent traité reste dans le dispositif de floculation pendant une longue période de temps. La séparation solide-liquide peut être facilement exécutée en additionnant un floculant polymérique pour améliorer la stabilité mécanique et la croissance du floculat permettant ainsi d'obtenir un effluent traité propre. Quand une grande quantité de floculat se forme et qu'un grand volume de gaz est nécessaire pour la flottation de celui-ci, le gaz nécessaire peut être fourni par le dispositif d'aération et de ce fait, les ennuis résultant d'une flottation incomplète du floculat peuvent être évités. Le phénomène de cavitation susceptible de se produire à la surface des électrodes peut être évité en incorporant de l'air dans effluent utilisé comme solution électrolytique au moyen du mélangeur gaz-liquide opérant à haute pression. Dans ces conditions, on obtient une dissolution uniforme de l'aluminium de l'anode et une électrolyse stable. Il ressort donc de ce qui précède que la présente invention permet d'obtenir divers avantages. REVENDICATIONS 1. Appareil électrolytique pour le traitement de liquides résiduaires ou caractérisé en ce qu'il d'effluents/comporte une cellule d'électrolyse rapide qui comprend une anode et une cathode se faisant face et qui sont séparées par un étroit intervalle à travers lequel circule un courant forcé d'effluent faisant fonction de solution électrolytique, et où la matière constituant l'anode est dissoute en produisant des ions par lesquels les impuretés de l'effluent sont floculées. 2. Appareil électrolytique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la circulation forcée de effluent produit un courant suffisamment rapide pour entraîner les matières formées entre les électrodes par l'électrolyse. 3. Appareil électrolytique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'anddeest en aluminium ou en fer de sorte que la dissolution produit des ions aluminium ou des ions fer. 4. Appareil électrolytique pour le traitement de liquides résiduaires ou d'effluents comportant une cellule d'électrolyse rapide qui comprend une anode et une cathode séparées par un étroit intervalle dans lequel s'effectue une circulation forcée de l'effluent, faisant fonction de solution électrolytique, et où la matière constituant l'anode subit une dissolution en produisant des ions par lesquels les impuretés de l'effluent sont floculées, carac- térisé en ce que la largeur de l'intervalle entre l'anode et la cathode est maintenue en détectant ltétat de cet intervalle et en produisant un mouvement relatif entre la cathode et l'anode. 5. Appareil électrolytique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la largeur de l'intervalle entre lesdites électrodes est inférieure à 1 mm. 6. Appareil électrolytique selon les revendications I et 2, caractérisé en ce que la cathode est percée d'un trou pour faire passer l'effluent verticalement vers ledit intervalle. 7. Appareil électrolytique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'intervalle est maintenu par un séparateur en matière isolante monté sur la cathode. 8. Appareil électrolytique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un séparateur en matière isolante est monté à la surface de la cathode et glisse contre la surface de l'anode pour éliminer les dépôts ou les "crasses" se formant à la surface de celle-ci. 9. Appareil électrolytique selon la revendication 8, caractérisé en ce que le séparateur s'étend radialement du centre de la cathode. 10. Appareil électrolytique selon la revendication 8, caractérisé en ce que le séparateur a la forme d'une tige présentant une pointe. 11. Appareil électrolytique selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'une rainure est formée dans la surface de la cathode et en ce que des séparateurs cylindriques sont logés dans cette rainure. 12. Appareil électrolytique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface de l'anode est parallèle à celle de la cathode et en est séparée par un étroit intervalle dont la largeur est comprise entre 0,1 et 10 mm, l'effluent circulant dans cet intervalle afin de nettoyer la surface de l'anode. 13. Appareil électrolytique selon la revendication 1, caractérisé en ce que des séparateurs sphériques sont montés à la surface de la cathode et sont au contact de la surface de l'anode de façon à glisser sur celle-ci lorsque la cathode tourne. 14. Appareil électrolytique de traitement de liquides résiduaires ou d'effluents caractérisé en ce qu'il équipé cellule d'électrolyse rapide / comprend @ une plaque isolante montée sur le fond de ladite cellule ; une anode placée sur cette plaquette isolante ; une cathode faisant face à cette anode, dont elle est séparée par un étroit intervalle ; une monture fixée sur la surface de la cathode opposée à l'anode par l'intermédiaire d'une plaque isolante ; un moteur pour tourner la monture ; un séparateur monté sur la surface de la cathode faisant face à l'ano- de de manière à glisser contre la surface de cette dernière ; et des moyens pour produire une circulation forcée d'un effluent dans ledit intervalle. caractérisé en ce qu'il 15. Appareil électrolytique selon la revendication 1, / comprend, en outre, des moyens pour détecter la chute de tension se produisant dans ledit intervaP le ; des moyens pour comparer cette chute de tension à une tension de référence et des moyens pour commander la cathode ou l'anode de façon à réaliser l'égalité entre ladite chute de tension et ladite tension de référence. 16. Appareil électrolytique selon la revendication 1, caractérisé par des moyens pour détecter l'état dudit intervalle et pour maintenir la largeur de celui-ci entre des limites prédéterminées par un déplacement intermittent relatif entre la cathode et l'anode. 17. Appareil électrolytique selon la revendication 15, caractérisé par des moyens pour détecter l'état dudit intervalle sous la forme de variations d'intensité d'un courant électrique. 18. Appareil électrolytique selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comprend un relais pour détecter les variations de tension ; un contact qui se ferme quand la tension détectée par le relais atteint une valeur prédéterminée ; un moteur qui opère pendant que ledit contact est fermé ; Et un mécanisme pour convertir la rotation dudit moteur en un mouvement rectiligne à vitesse réduite. 19. Appareil électrolytique selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'il comprend une source électrique à courant continu fournissant un courant constant qui est monté en série avec l'anode et la cathode. 20. Appareil électrolytique selon la revendication 16, caractérisé par des moyens pour détecter l'état de 11 intervalle sous la forme de variations d'intensité d'un courant électrique. 21. Appareil électrolytique selon la revendication 18 caractérisé par des moyens pour régler la largeur de l'intervalle en fonction d'une valeur prédéterminée de la chute de tension aux bornes de celui-ci. 22. Appareil électrolytique selon la revendication 18 caractérisé en ce qu'il comprend une source électrique à courant continu fournissant une tension constante qui est reliée, à travers une résistance, en série avec l'anode et avec la cathode, la chute de tension aux bornes de cette résistance étant détectée par un relais. 23. Appareil électrolytique selon l'une quelconque des revendications 1, 4, 8 et 16 caractérisé en ce qu'une solution acide ou alcaline ou un solvant passe dans ledit intervalle afin d'enlever la pellicule de passivation qui se forme à la surface de l'anode. 24. Appareil électrolytique selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'une solution acide ou alcaline circule en circuit fermé dans la cellule d'électrolyse pendant une période de temps prédéterminée grâce à une pompe, des moyens étant prévus pour arrêter l'arrivée et le départ de l'effluent pendant cette période de temps. 25. Appareil électrolytique selon l'une quelconque des revendications 1, 4, 8 et 16 caractérisé en ce qu'on ajoute une certaine quantité d'acide à l'effluent, quand celui-ci contient des matières colloldales. 26. Appareil électrolytique selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend une cellule d'électrolyse rapide opérant en circuit fermé ; un conduit de dérivation pour dévier une partie de l'effluent, relié au conduit par lequel l'effluent traité est évacué de la cellule d'électrolyse ; et des moyens pour introduire une solution acide dans ledit conduit. 27. Appareil électrolytique selon l'une quelconque des revendications 1, 4, 8 et 16 caractérisé en ce que la cellule d'électrolyse opère en circuit fermé et en ce que l'effluent traité sortant de celle cellule est introduit à la base d'un dispositif de floculation, tandis que lteffluent traité, qui contient le floculat produit dans ce dispositif est évacue à la partie supérieure de celui-ci. 28. Appareil électrolytique selon la revendication 27 caractérisé en ce qu'on ajoute à Effluent sous une pression élevée, un floculant polymérique. 29. Appareil électrolytique selon la revendication 27 caractérisé en ce qu'on mélange un gaz à l'effluent. 30. Appareil électrolytique selon l'une quelconque des revendications 1, 4, 8 et 16 caractérisé en ce qu'il comprend une cellule d'électrolyse rapide opérant en circuit fermé ; un conduit pour introduire un effluent provenant d'un réservoir dans ladite cellule ; une pompe pour refouler ledit effluent dans le conduit ; un conduit de dérivation pour dévier une partie de l'effluent vers un éjecteur ; un conduit de recyclage pour ramener l'effluent contenant le gaz qui y a été mélangé par l'éjecteur vers ledit conduit.