La présente invention concerne un échangeur de chaleur con- fectionné normalement en cuivre recouvert d'un revêtement en plomb, et qui reçoit les gaz de combustion d'un brûleur de gaz ou de mazout pour chauffçr l'eau d'une installation de chauffage central ou de l'eau sanitaire. Depuis des dizaines d'années, ces échangeurs de chaleur sont fabriqués en masses et se signalent par un haut niveau technique et une grande fiabilité. Par suite des conditions d'emploi modifiées ces derniers temps et se traduisant par une diminution des températures de l'eau à la sortie de l'échangeur de chaleur, la durée de vie de ces échangeurs a cependant fortement diminué parce que les échangeurs de chaleur ont commencé à se corroder. Bien que de telles attaques se manifestent sur ces échangeurs chaque fois où les gaz de combustion passent par le point de rosée, c'està dire qu'elles ne constituent rien de nouveau, et bien que le plomb ait fait ses preuves comme revêtement relativement durable, il se pose maintenant le problème d'augmenter sensiblement la durée de vie de ces échangeurs en service à basse température, sans cependant modifier pour autant la fabrication des échangeurs en cuivre avec revetement en plomb. Ce but est atteint, conformément à l'invention, par ce que toute la superficie de l'échangeur en contact avec les gaz est recouverte d'une couche difficilement soluble dans l'eau. Le progrès technique ainsi réalisé consiste en ce que l'eau de condensation se formant régulièrement sur l'échangeur de chaleur ne peut pratiquement plus entraîner la formation de sels de plomb solubles dans l'eau, qui, peu à peu, dissolvent le revêtement en plomb et le font disparaître en conséquence. De préférence, on utilisera pour le revêtement de la couche de plomb, appliquée en tout cas sur l'échangeur, un sel de plomb le moins soluble possible dans l'eau. Ce sont notamment les gé nérateurs d'anions des groupes V et VI de la classification periodique des éléments, qui s'y recommandent, surtout le chromate ou le phosphate ou le sulfure de plomb. Si les échangeurs de chaleur à protéger ne sont pas revêtus d'une couche de plomb pur, mai.. d'un alliage se composant par exemple de plomb et d'étain, l'application du procédé selon l'invention conduira évidemment à la formation de sels équivalents. La résistance sensiblement plus élevée à la corrosion des échangeurs selon l'invention tst donc due à la formation d'une couche de sel dense, guère soluble, sur le revêtement en plomb. Par le recouvrement de la couche à base de plomb appliquée sur l'échangeur de chaleur, par un sel pratiquement insoluble dans l'eau, on évite, durant la marche des appareils de chauffage, la formation par des gaz, gaz de combustion ou condensats de gaz de combustion contenant de l'anhydride sulfureux ou du chlore, de sels solubles sur la couche de plomb des éléments chauffants. Il est donc impossible que des sels de plomb solubles puissent être enlevés par l'eau de condensation, ni puissent naître de nouveau, ce qui empêche presque complètement la destruction de la couche de plomb. Comme la formation de sels de plomb solubles dans l'eau est ainsi empêchée ou très fortement réduite, les dépôts sur les éléments chauffants revêtus de plomb, notamment sur les* lamelles des échangeurs de chaleur, diminuent également. La formation de tels dépôts étant favorisée, comme on sait, par la formation ponctuelle de'sels solubles dans l'eau, la couche protectrice selon l'invention, qui reste lisse, s'oppose à la formation de tels dépôts. Il est donc possible de limiter la formation de CO, et l'entretien des échangeurs de chaleur se trouve facilité. La fabrication des échangeurs de chaleur conformément à l'invention est caractérisée par ce que les pièces sortant du bain de plombage sont rincées et traitées à l'acide, puis trempées dans une solution de sel ou de sel/acide, qui réagit avec la surface de la couche de plomb pour créer la couche protectrice conformément à l'invention. Il est également possible de munir l'échangeur de chaleur, apyres le bain de plombage, d'une couche réfractaire, insoluble dans l'eau, qui ne réagit pas avec le plomb. Rever:dications 1. Echangeur thermique d'une source de-chaleur, revêtu de plomb et chauffé par des gaz de combustion, et dont la superficie est recouverte d'une couche difficilement so luble dans l'eau. 2. Echangeur thermique selon la revendication 1, dont la couche se compose d'un sel. 3. Echangeur thermique selon la revendication 2, où les gé nérateurs d'anions formant la couche protectrice, se com posent d'un ou de plusieurs éléments des groupes V et VI de la classification périodique des éléments; 4. Echangeur thermique selon la revendication 1, dont la couche se compose d'un sel de plomb. 5. Echangeur thermique selon l'une des revendications 1 à 4, dont la couche se compose de chromate de plomb. 6. Echangeur thermique selon l'une des revendications 1 à 4, dont la couche se compose de phosphate de plomb. 7. Echangeur thermique selon l'une des revendications 1 à 4, dont la couche se compose de sulfure de plomb.