La présente invention a pour objet un procédé de balancement, dégauchissage et prise de pièce pour l'usinage des carcasses de moteurs électriques. Les carcasses à usiner sont brutes de fonderie et les opérations d'usinage à effectuer sont : sur une première machine, le fraisage et le perçage des pattes de fixation, le perçage et le taraudage des trous de fixation de- paliers et, sur une seconde machine, le fraisage et le perçage du bossage bornes, l'alesaRe de la carcasse, le taraudage des trous du bossage bornes, et le dressage d'un bout de la carcasse Le procédé suivant l'invention est caractérisé par la succession des opérations suivantes :: - introduction en position verticale d'un mandrin expansible à fluide à mors palonnés sur un poste de dégauchissage avec orientation du mandrin par une "queue" s'engageant dans un trou du poste, - descente d'une carcasse sur le mandrin, - fermeture de quatre "vés" auto-centrants du poste de dégauchissage contre deux embrèvements bruts de centrage des paliers, - orientation des "pattes" de la carcasse par un "guidon" rectiligne du poste de dégauchissage qui peut être déplacé parallèlement à lui-même et contre lequel les pattes de la carcasse sont placées, par rotation de cette carcasse, - serrage définitif de "vés" auto-centrants, - gonflage du mandrin expansible à l'intérieur de la carcasse, - extraction de l'ensemble carcasse-mandrin expansible du poste de dégauchissage, - mise en place de l'ensemble sur une première machine d'usinage avec position déterminée de la carcasse grâce à la queue du mandrin, - départ du cycle d'usinage. Suivant une seconde caractéristique de l'invention, lors du cycle d'usinage sur la première machine, on perce et taraude de chaque côté de la carcasse des trous de fixation de paliers, l'entrée des trous présentant un cône de centrage permettant d'adapter et de centrer de chaque côté de la carcasse, l'usinage sur la première machine étant terminé et le mandrin retiré, un flasque possédant des ergots de centrage et servant à prendre la carcasse pour la monter sur une seconde machine d'usinage et permettre son alésage. Le procédé suivant l'invention permet ainsi, lors du dégauchissage et de la prise de pièce par le mandrin, de centrer le mandrin par rapport aux portées brutes extérieures des embrèvements de paliers et ainsi de "situer" la pièce finie à l'intérieur de la pièce brute, cette position n'étant pas modifiée lorsque l'on retire le mandrin et que l'on dispose les flasques, grâce aux ergots de centrage de ceux-ci venant se centrer dans les cônes de centrage effectués lors de l'usinage sur la première machine. En se référant aux figures schématiques ci-jointes, on va décrire le mode opératoire permettant de positionner la carcasse du moteur par rapport au mandrin. La figure 1 représente schématiquement un mandrin à fluide à mors palonné. La figure 2 montre schématiquement une carcasse de moteur électrique placée sur un poste de dégauchissage. Le mandrin à fluide comporte deux étages 1 et 2 comportant chacun six mors palonnés 3 et dont la surface est striée. il comprend une queue 4 permettant de placer le mandrin dans une position déterminée sur le poste de dégauchissage et aussi sur la première machine d'usinage. Une colonne 5 comporte les canalisations de fluide et une manivelle amovible 6 commande par exemple une pompe à vis. La figure 2 donne en vue de dessus un croquis du poste de dégauchissage : il comprend un plateau 7, quatre vés auto-centrants 8 dont deux seuls sont représentés, les deux autres se trouvant au-dessous, et pouvant se mouvoir grâce à une manivelle non représentée, un guidon 9 rectiligne et relié à deux tiges articulées 1O peut se déplacer parallèlement à lui-m?me par basculement. Le plateau 7 comporte un trou 11,dont le centre est aussi le point par rapport auquel se déplacent symétriquement les vés 8. C'est dans ce trou 11 que vient s'introduire verticalement la partie 12 de la colonne 5 du vérin représenté figure 1, tandis que la queue 4 du vérin vient s'introduire dans un autre trou 13.Le vérin nta pas été représenté dans cette figure 2 mais simplement des flèches 14 figurent l'action des mors. La carcasse brute du moteur est représentée schématiquement par les deux circonférences 15 et 16 qui ne sont pas obligatoirement concentriques. La circonférence 17 en pointillé représente la partie inférieure de la icarcasse une fois alésée et concentrique par rapport à l'extérieur. On a également représenté les pattes 18. Le fonctionnement est ainsi le suivant, le guidon 9 étant abaissé par basculement : on place le mandrin verticalement, la partie 12 de la colonne 5 venant s'introduire dans le trou 11 et la queue 4 dans le trou 13. On descend une carcasse brute autour du mandrin, on rapproche les vés contre la carcasse sans les serrer afin de #pouvoir faire pivoter celle-ci pour orienter ses pattes en les rendant parallèles au guidon 9, pour cela on bascule le guidon vers le haut et on fait pivoter la carcasse de telle sorte que ses pattes se plaquent contre le guidon. On serre alors les vés puis on gonfle le mandrin. L'ensemble mandrin-carcasse est alors prêt pour être monté sur une première machine d'usinage, la position de l'ensemble étant déterminée par la queue du mandrin, et la fixation est obtenue par des équerres de serrage. Le départ du cycle est alors donné et il comprend le fraisage et le perçage des pattes, le perçage et le taraudage des trous de fixation des paliers de chaque coté de la carcasse, un centrage conique étant prévu à l'entrée des trous. L'ensemble est sorti de la machine ainsi que le mandrin de la carcasse et on place alors de chaque côté de celle-ci des flasques comportant des ergots de centrage venant se centrer dans le centrage conique à l'entrée des trous de fixation de paliers. Le nouvel ensemble est alors monté sur une deuxième machine qui procèdera au perçage et au fraisage des bornes, à l'alésage de la carcasse par deux têtes travaillant simultanément l'une à la rencontre de l'autre mais avec un certain temps de retard l'une par rapport à l'autre. On taraude ensuite les trous du bossage bornes et on dresse un bout de la carcasse. Bien entendu, les cycles d'usinage décrits peuvent être différents sans pour autant sortir du cadre de l'invention, de même en ce qui concerne d'éventuelles modifications de certaines parties du procédé qui assureraient la même fonction. REVENDICATIONS 1/ Procédé de balancement dégauchissage et prise de pièce pour l'usinage de carcasses de machines électriques, caractérisé par la succession des opérations suivantes - introduction en position verticale d'un mandrin expansible à fluide à mors palonnés sur un poste de dégauchissage avec orientation du mandrin par une "queue" s'engageant dans un trou du poste, - descente d'une carcasse sur le mandrin, - fermeture de quatre "vés" auto-centrants du poste de dégauchissage contre deux embrèvements bruts de centrage des paliers, - orientation des "pattes" de la carcasse par un "guidon" rectiligne du poste de dégauchissage qui peut être déplacé parallèlement à lui-même et contre lequel les pattes de la carcasse sont placées, par rotation de cette carcasse, - serrage définitif de "vés" auto-centrants, - gonflage du mandrin expansible à l'intérieur de la carcasse, - extraction de l'ensemble carcasse-mandrin expansible du poste de dégauchissage, - mise en place de l'ensemble sur une première machine d'usinage avec position déterminée de la carcasse grâce à la queue du mandrin, - départ du cycle d'usinage. 2/ Procédé de balancement, dégauchissage et prise de pièce pour l'usinage de carcasses de moteurs électriques suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, lors du cycle d'usinage sur la première machine, on perce et taraude de chaque côté de la carcasse des trous de fixation de paliers, l'entrée des trous présentant un cône de centrage permettant d'adapter et de centrer de chaque coté de la carcasse, l'usinage sur la première machine étant terminé et le mandrin retiré, un flasque possédant des ergots de centrage et servant à prendre la carcasse pour la monter sur une seconde machine d'usinage et permettre son alésage. 3/ Poste de dégauchissage pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il se compose d'un plateau possédant un trou central et un trou périphérique, de deux paires de vés auto-centrants par rapport au trou central, les deux vés de chaque paire se trouvant l'un au-dessus de l'autre à une certaine distance, et d'un guidon rectiligne relié au plateau par deux tiges articulées et permettant au guidon de se déplacer parallèlement à lui-même par basculement. 4/ Vérin pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est à fluide, à deux étages de mors palonnés et qu'il comporte une queue d'orientation.