L'invention se rapporte à une embase se rapportant sur une semelle et destinée à faciliter la marche, en particulier pour chaussures de ski, embase ayant la forme d'une plaque dont la surface supérieure est destinée à se rapporter sur la semelle de la chaussure et qui comporte une surface inférieure de marche recourbée dans la direction de la semelle, la plaque étant munie de dispositifs de fixation à la chaussure. Le brevet suisse N0 516 290 décrit une embase de ce type se rapportant sur une semelle de chaussure. L'invention a pour objet une embase de ce type qui est perfectionnée par rapport à celle qui est connue de manière qu'elle puisse se fixer rapidement sur une chaussure, en particulier une chaussure de ski, et peut en être dégagée rapidement, cette embase adhérant de manière fiable à la chaussure lorsqu'elle est fixée. Par ailleurs, la nouvelle embase peut s'adapter à des chaussures de plusieurs dimensions et elle est de nature anti-dérapante sur la neige ou la glace. Selon une particularité essentielle de l'embase rapportée selon l'invention, la plaque comporte aux extrémités des éléments de retenue qui s'engagent sur la semelle de la chaussure, dont l'un au moins est en une pièce avec la plaque et l'un au moins est mobile élastiquement de manière à pouvoir se mettre en position active et en être écarté,la plaque comportant à la surface supérieure au moins un élément de fixation destiné à être introduit dans une cavité correspondante de la semelle de la chaussure. Ce mode de réalisation permet au dispositif élastique de fixation de s'emboîter élastiquement de manière simple sur la chaussure et d'en être dégagé à la main ou à l'aide d'un bâton de ski. L'élément de fixation empêche par ailleurs l'embase de glisser latéralement sur la chaussure. La plaque peut avantageusement se composer de deux parties déplaçables télescopiquement l'une par rapport à l'autre. Le déplacement relatif des parties de la plaque permet d'adapter simplement l'embase rapportée à des chaussures de dimensions différentes. Les surfaces transversales formant un joint entre les parties de la plaque peuvent comprendre des aires obliques s'écartant les unes des autres vers la surface inférieure. Ainsi, lorsque les parties de la plaque sont étroitement rapprochées, le joint résultant améliore notablement la nature anti-dérapante de l'embase sur la neige ou la glace. L'élément de retenue mobile élastiquement peut être en une pièce avec la plaque et être lui-même élastique. Ce mode de réalisation du dispositif de fixation est simple et il est aussi robuste lorsqu'il est en un matériau convenable. L'élément de retenue mobile élastiquement peut cependant aussi être monté de manière à être mobile par rapport à la plaque et être déplaçable par rapport à la semelle au moyen d'organes élastiques. Le montage mobile peut être par exemple du type à glissière ou rotatif. Ce mode de réalisation permet des mouvements importants ainsi que de grandes forces de retenue, mais est par contre légèrement plus compliqué. La surface inférieure courbe peut être réalisée sur au moins un élément de semelle fixé sur la plaque ou les parties de cette dernière. Cette séparation de la plaque et d'un élément de semelle permet l'adoption de matériaux convenables pour ces deux éléments. Ainsi, par exemple, la plaque peut être en matière plastique plus dure que celle de l'élément ou des éléments de semelle. Ce mode de réalisation permet aussi un échange lorsque l'élément de semelle est usé. La surface inférieure courbe peut comprendre des alvéoles de protection contre le dérapage et ayant la forme de lettres en représentation spéculaire. Ainsi, non seulement l'embase confère une nature anti-dérapante à la semelle, mais de plus forme des empreintes visibles sur la neige. L'embase peut de plus comprendre encore des chevilles pouvant être mises en saillie sur la surface inférieure et servant de protection contre le dérapage. Ces chevilles sont en particulier utiles lorsqu'il s'agit de marcher avec les embases sur des surfaces glacées. I1 est possible par ailleurs de prévoir des supports permettant de fixer l'embase sur le ski lors de la pratique de ce sport. Ces supports de forme complémentaire de celle de l'embase permettent non seulement de transporter sans difficulté cette dernière lors de la pratique du ski, mais forment aussi des butoirs analogues à ceux qui sont connus et se fixent sur les skis, de manière à empêcher ces derniers de se croiser lors de la pratique du sport. L'invention va être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels - la figure 1 est une élévation d'une embase selon l'invention se rapportant sur une semelle et fixée à une chaussure indiquée en traits mixtes ; - les figures 2 et 3 sont une vue de dessus et une vue de dessous de l'embase de la figure 1 - les figures 4 et 5 sont des coupes transversales selon la ligne IV-IV et V-V de la figure 1 t - la figure 6 représente la fixation de l'embase sur un ski à l'aide de supports spéciaux ; - la figure 7 est une élévation d'une variante de réalisation de l'embase selon l'invention ; - la figure 8 est une coupe transversale de l'embase et représente des chevilles pouvant être mises en saillie et servant de protection contre le dérapage ; et - la figure 9 est une élévation partielle analogue à celle de la figure t et représente une variante de réalisation d'un élément de fixation La figure 1 représente une embase 1 se rapportant sur une semelle et fixée sur une chaussure 2. t'embase 1 comprend une surface supérieure 3 destinée à être appliquée contre la semelle de la chaussure 2, ainsi qu'une surface inférieure de marche 4 qui est recourbée dans la direction de la semelle. L'embase comporte à l'extrémité antérieure un dispositif de fixation 5 et, à l'extrémité arrière, un dispositif de fixation 6. Par ailleurs, des chevilles 7 en saillie sur la surface supérieure 3 sont destinées à être introduites dans des trous correspondants de la semelle 8 de la chaussure 2. Comme le montrent les figures 1 et 2, l'embase 1 a la forme d'une plaque en deux parties 10' et 10". Ces deux plaques 10' et 10" sont déplaçables télescopiquement l'une par rapport à l'autre à l'aide de glissières 11 de la partie 10' et 12 de la partie 10". il est possible ainsi d'adapter l'embase rapportée à des chaussures ayant des dimensions différentes. Des vis 13 immobilisent les deux parties 10' et 10" de la plaque à une position déterminée. Un joint 14, situé entre les deux parties 10' et 10" de la plaque, délimite des surfaces 15 dans ces deux parties de cette plaque. Comme le montrent en particulier les figures 1 et 3, les surfaces 15 ont non seulement une forme en zigzag, mais sont aussi obliques sur la surface supérieure 3 et sur la surface de marche 4. En conséquence, lorsque les deux parties 10' et 10" de la plaque butent l'une contre l'autre, il subsiste un joint cunéiforme. Celui-ci est avantageux pour empêcher l'embase rapportée sur la semelle de glisser sur la neige ou la glace. La surface de marche 4 de l'embase 1 est par ailleurs profilée de manière à améliorer sa nature antidérapante. Ce profilage consiste en alvéoles 16 et 17 de la surface de marche que représente la figure 3. Alors que l'alvéole 16 a la forme d'un cadre entourant pratiquement la surface de marche, les alvéoles 17 ont la forme de lettres. Lorsque ces lettres sont conformées de manière spéculaire comme représenté, non seulement elles améliorent la nature anti-dérapante de l'embase, mais de plus elles forment des empreintes lors d'une marche dans la neige. La publicité ainsi obtenue est excellente. L'élément de retenue 5 tel que représenté sur les figures 1, 2 et 4 est guidé au moyen d'une glissière 18 en queue d'aronde dans la partie 10' de la plaque et comprend une extrémité élastique 20 logée dans une cavité convenable 21 de cette partie 10' de la plaque. Des bras élastiques 22 de cette extrémité 20 prennent appui contre une surface 23 de la cavité 21 et exercent ainsi une traction de l'ensemble de l'élément de retenue 5 vers la droite dans la représentation des figures 1 et 2. Cette force élastique bloque la chaussure 2 sur l'embase 1 à l'aide de l'élément de retenue 5. Cet élément comporte une virole 24 dans laquelle il est possible d'introduire par exemple l'extrémité dTun bâton de ski pour dégager la chaussure l'élément 5 pouvant être poussé vers la gauche dans la représentation du dessin et etre ainsi libéré de la chaussure 2. Comme mentionné précédemment, l'élément droit de retenue 6 doit être très rigide et comporte à cette fin des nervures 6'. La figure 6 illustre une embase 1 se fixant à l'aide de supports 25 et 26 sur un ski 27. La fixation s'effectue de la même manière que sur une chaussure 2. Les supports 25 et 26 ont la forme qui convient et sont placés à distance convenable l'un de l'autre. Le support 26 comporte de plus des cavités 7" de logement des chevilles de fixation 7. La figure 7 illustre une variante de réalisation de l'embase selon l'invention. Les parties 10' et 10" de la plaque de ce mode de réalisation, qui sont dans le cas particulier en matière plastique rigide, comportent du côté inférieur une surface plane 3' qui est parallèle à la surface supérieure 3. Des éléments de semelle 30' et 30" se fixent à cette surface inférieure 3g. Comme le montre le dessin, la fixation des éléments de semelle 30' et 30", qui peuvent être en caoutchouc ou en matière plastique molle, a lieu par emboîtement élastique sur des têtes élargies 31 de tenons 32. Les tenons 32 et leur tête 31 peuvent avantageusement être en métal dans ce cas. L'élément de retenue droit 6 du mode de réalisation de la figure 7 est identique à celui du mode de réalisation des figures 1 et 2. Par contre, l'élément de retenue gauche 5 est en une pièce avec la partie 10' de la plaque. Son déplacement lui permettant d'être mis en position de blocage ou d'en etre écarté est autorisé exclusivement par l'élasticité de son bras 5' qui relie la virole 24 et l'extrémité 33 en forme de bec de l'élément de retenue 5 à la partie 10' de la plaque. La figure 8 représente en coupe transversale une embase 1 se rapportant sur une semelle et dans des trous 35 de laquelle sont disposées des chevilles 34 de protection contre e glissement, des ressorts 36 tendant à mettre les chevilles 34 à la position représentée à laquelle elles sont retracte-es vers le haut, c'est-à-dire à l'intérieur de l';mbase. Un trou transversal 37 dans lequel est montée une broche rotative 38 est réalisé au droit des trous 35 et des chevilles 34. La broche 38 comporte un creux 40 à surface plane orientée suivant une corde par rapport à la section transversale de son profil circulaire. Par ailleurs, l'extrémité 38' de la broche 38 fait saillie vers l'extérieur et comporte des surfaces parallèles 41 formant poignée.Lorsque la broche 38 subit une rotation de 1800, produite à l'aide de la poignée 41, par rapport à la position qu'elle occupe sur la figure 8, les chevilles 34 sont repoussées vers le bas à l'intérieur des trous 35 et mises ainsi en saillie sur la surface 4. Elles constituent ainsi des éléments antidérapants lors de la marche sur des surfaces verglacées ou glacées. Lorsque la broche 38 est remise à la position représentée, les chevilles 34 sont ramenées en retrait à l'intérieur de la surface de marche. La figure 1 représente des rayons R1, R2 et R3 qui déterminent la courbure de la surface de marche de l'embase se rapportant sur une semelle. On pourra se reporter au brevet suisse précité NO 516 290 au sujet du dimensionnement de ces rayons qui n'entre pas dans le cadre de l'invention. La figure 9 illustre une variante de réalisation de l'élément de fixation qui est conçu de manière à interdire les glissements latéraux de l'embase sur la chaussure. La plaque 10' représentée sur cette figure comporte une saillie cunéiforme aiguë 7" qui se loge dans une entaille correspondante de la semelle 8 de la chaussure. REVENDICATIONS 1. Embase se rapportant sur une semelle de chaussure et destinée à faciliter la marche, en particulier pour chaussure de ski, embase ayant la forme d'une plaque dont la surface supérieure est destinée à s'appliquer contre la semelle de la chaussure et qui comporte une surface inférieure de marche qui est recourbée dans la direction de la semelle, ladite plaque étant équipée de dispositifs de fixation sur la- chaussure, embase caractérisée en ce que la plaque (10, 10") est munie aux extrémités d'éléments de retenue (5, 6) qui s'accrochent à la semelle (8) de la chaussure (2) et dont l'un au moins (6) est en une pièce avec la plaque (10") et dont au moins un autre (5) est mobile élastiquement pour être mis en position active ou en être écarté, la plaque (10', 10") comportant à la surface supérieure (3) au moins un élément de fixation (7, 7") destiné à s'introduire dans une cavité correspondante de la semelle (8). 2. Embase selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plaque est en deux parties (10', 10") déplaçables télescopiquement l'une par rapport à l'autre. 3. Embase selon la revendication 2, caractérisée en ce que les surfaces (t5) des parties (10', 10") de la plaque qui délimitent entre elles un joint (14) transversal par rapport à la direction de la longueur de cette plaque comporte des aires obliques s'écartant les unes des autres vers la surface inférieure. 4. Embase selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'élément de retenue (5) mobile élastiquement est lui-même élastique et en une pièce avec la plaque (10'). 5. Embaseselon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'élément de retenue (5) qui est mobile élastiquement est monté sur la plaque (10', 10") de manière à être mobile par rapport à celle-ci et à être rapproché de la semelle au moyen d'un organe élastique (po). 6. Embase selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la surface inférieure recourbée (4) est réalisée sur au moins un élément de semelle (30', 30") qui est fixé sur la plaque ou les parties de cette dernière (10', 10"). 7. Embase selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la surface inférieure courbe de marche (4) comporte des alvéoles (17) lui conférant une nature anti-dérapante et ayant la forme de lettres conformées de manière spéculaire. 8. Embase selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que des chevilles antidérapantes (34) sont montées de manière à pouvoir être mises en saillie sur la surface inférieure de marche. 9. Embase selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle est combinée avec des supports (25, 26) destinés à sa fixation sur un ski (27). 10. Embase selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la plaque (10') comporte deux chevilles de fixation (7) destinées à s'insérer dans des trous de la semelle (8) de la chaussure. 11. Embase selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la plaque (10') comporte une saillie cunéiforme (7") destinée à se loger dans une entaille de la semelle (8) de la chaussure.