L'invention concerne un procédé de transmission de messages sous forme codée binaire, en mode série asynchrone entre modules émetteurs récepteurs autonomes possédant des hor- loges et des dispositifs de synchronisation internes indépendants, les modules étant reliés entre eux par une seule ligne de transmis- sion. L'invention s'applique particulièrement à l'utilisa- tion de modules émetteurs-récepteurs programmés fonctionnant indépendamment les uns des autres, chaque module possédant son microprocesseur, son horloge et ses circuits annexes. L'invention peut trouver application dans des do- maines très divers tels que; la protection des locaux et enceintes, la gestion et la surveillance des consommateurs d'électricité et de leurs demandeurs pour permettre le cas échéant une économie substantielle d'énergie, la réalisation des fonctions électriques d'un véhicule automobile, etc L'exemple qui sera donné ci-après d'une réalisa- tion préférée de l'invention sera orienté plus particulièrement à la réalisation des fonctions dites électriques d'un véhicule automo- bile. La croissance de plus en plus grande des fonctions électriques introduites pour le fonctionnement des véhicules automo- biles rend de plus en plus complexes les câblages électriques né- cessaires à la réalisation de ces fonctions Les problèmes liés à l'implantation et à la gestion des faisceaux électriques sont de plus en plus difficiles à résoudre De plus en plus l'adjonction de ces nouvelles fonctions électriques fait appel à des réalisations élec- troniques mettant en oeuvre des systèmes de contrôle augmentant par là, la complexité de ces dispositifs et, sur le plan économique ces solutions deviennent de plus en plus onéreuses Par ailleurs, l'augmentation de la complexité des faisceaux électriques a pour 2508257. conséquence une baisse de la fiabilité du système tout entier, puisque le nombre de connexions: devient de plus en plus grand et que les pannes dûes à de mauvais contacts électriques deviennent de plus en plus probables La conséquence de cette évolution est un prix de revient des faisceaux traditionnels qui ne cesse de s 'accroître. Pour pallier ces inconvénients et obtepir une sim- plification des faisceaux plusieurs systèmes ont déjà été dévelop- pés visant à utiliser, dans les systèmes de connexion des disposi- tifs électroniques des véhicules automobiles, la technique du mul- tiplexage. La solution de la technique du multiplexage met en oeuvre généralement des unités centrales de traitement de l'infor- mation qui scrutent cycliquement les signaux de commande qui se présentent à leur entrée pour envoyer des ordres associés Les unités centrales sont reliées à des unités périphériques par un ou plusieurs fils d'interconnexion permettant d'assurer l'échan- ge des informations entre les deux types d'unités Les échanges d'informations entre les unités centrales et leurs unités périphé- riques mettent en oeuvre différents modes de transmission, par discrimination d'amplitudes, discrimination de fréquences, comp- tage d'impulsions, discrimination par intervalles de temps ou discrimination par codage digital. Seules les techniques utilisant la discrimina- tion par intervalles de temps ou la discrimination par codage di- gital semblent les plus adaptées pour prémunir les dispositifs électroniques des perturbations causées par des parasites: et elles présentent d'autre part de plus grandes possibilités pour coder les informations transmises Aussi perfectionnée que soit la technique du multiplexage, elle présente toutefois quelques inconvénients parmi lesquels: la panne d'une unité centrale ou des unités cen- trales implique la panne des éléments périphériques associés qui leur sont raccordés; le principe de scrutation cyclique implique une perte certaine d'énergie car les fils d'interconnexion sont constam- ment sollicités; une synchronisation des unités centrales avec leurs unités périphériques doit être assurée pour une bonne trans- mission des informations transmises entre celles-ci. Pour pallier ces inconvénients l'invention a pour premier but d'assurer l'échange d'informations entre modules émetteurs et récepteurs sur une seule ligne de transmission pour ne plus avoir de faisceaux de conducteurs. Elle a pour deuxième but de rendre les modules émetteurs-récepteurs entièrement autonomes, chaque module pos- sédant sa propre unité de traitement del'information supprimant ainsi les unités centrales pour augmenter la fiabilité du système. Enfin, l'invention a pour troisième but, de rendre l'échange d'informations entre modules totalement asynchrone en supprimant ainsi la nécessité de la synchronisation des horloges. Pour atteindre ces objectifs, l'invention a pour objet un procédé de transmission de messages sous forme codée binaire, en mode série asynchrone, entre au moins un module émet- teur-récepteur et des modules émetteurs et/ou récepteurs auto- nomes possédant des horloges et des dispositifs de synchronisa- tion internes indépendants, les modules étant reliés entre eux par une seule -ligne de transmission,la représentation de la suite des chiffres binaires O ou 1 des messages se faisant par application sur la ligne de transmission d'une suite de signaux Z et U corres- pondant chacun respectivement à un chiffre binaire 0 ou 1 du mes- sage transmis, chaque signal Z ou U ayant une durée déterminée t S O e 251 fonction du chiffre O ou 1 transmis, caractérisé en ce qu'il consiste à faire reconnaître par le récepteur la suite O ou 1 du message transmis par mesure de la durée des signaux reçus Z ou U à l'aide de la durée d'un signal étalon E transmis en même temps que le, message par l'émetteur. Selon une autre caractéristique de l'inventionles durées du signal étalon E et des signaux Z ou U correspondant au codage du message reçu par un récepteur sont mesurées par celui-ci en fonction du temps de cycle de l'horloge interne qui lui est propre. Selon une autre caractéristique de l'invention le si- gnal étalon est transmis par l'émetteur en tête du message, le dé- codage du message reçu par le récepteur S 'effectuant par division de la durée de chaque signal reçu par la durée du signal étalon, mesurées chacune en fonction du temps de cycle de l'horloge inter- ne dudit récepteur. Le procédé selon l'invention permet d'obtenir plu- sieurs avantages que ne confèrent pas les procédés de transmis- sion de messages de l'art antérieur En particulier, il présente. une plus grande immunité aux parasites, il est insensible aux variations de température, il_ présente de plus grandes commo- dités d'implantation des modules dans le système d'alimentation électrique des véhicules automobiles puisqu'il suffit de connecter le nouveau module à n'importe quel endroit de la ligne de trans- mission En supprimant l'unité centrale chaque module devient indépendant ce qui a pour conséquence d'augmenter la fiabilité du système Le fil d'interconnexion unique de tous les modules supprime les difficultés de câblage rencontrées dans les disposi- tifs de l'art antérieur Le nombre des modules n'est pas limité, rendant encore possible une croissance plus grande des fonctions électriques et électroniques des véhicules automobiles, L'indépendance des horloges des modules entre elles supprime le dispositif de synchronisation utilisé par l'art antérieur L'utilisa- tion de microprocesseurs au niveau de chaque module permet le contrôle et la signalisation des défauts, par mise en oeuvre de mi- croprogrammes de diagnostic spécifiques dans chaque module, pour faciliter les tests de bon fonctionnement des véhicules par les ser- vices après vente ou pour signaler au conducteur l'état de fonction- nement de son véhicule Le procédé de transmission adopté par l'invention a pour autre avantage une plus grande rapidité de trans- mission qui peut atteindre facilement 50 messages par seconde. D' autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion apparaîtront mieux à l'aide de la description faite en regard des dessins qui va suivre. la Fig 1 est une représentation simplifiée du système de transmission série asynchrone entre deux modules émetteurs -récepteurs; la Fig 2 est un diagramme de temps représen- tant la composition d'un message la Fig 3 illustre sous forme de diagramme de temps le principe de priorité et de désistement utilisé dans l'in- vention la Fig 4 est une représentation synoptique d'une installation à bord d'un véhicule la Fig 5 représente l'unité de base émettrice et/ou réceptrice commune à tous les modules la Fig 6 représente une variante de réalisation de l'unité de base émettrice et/ou réceptrice; les Fig 7 à 9 représentent des organigrammes illustrant le fonctionnement d'un module émetteur; les Fig 10 et 11 représentent des organigram- mes illustrant le fonctionnement d'un module récepteur. ? 50825 t Le procédé de l'invention utilise au moins deux modules 1 et 2 représentés sur la Fig 1 Ces modules sont reliés entre eux par une première ligne 1 1 d'alimentation, une deuxième ligne 1 2 réalisant le transport des informations d'une façon bidirectionnelle entre les modules et d'une ligne 1 3 assurant le retour des courants d'alimentation et des courants de transmission circulant à l'intérieur des deux modules. Sur la Fig 1 l'ensemble des modules 1 et 2 et le contact 3 assurent l'alimentation de la lampe 4 Lorsque le module 1 décèle un changement d'état du contact 3,ce module envoie un message sur la ligne de transmission 12 Ce message a la forme représentée à la Fig 2 Le message comprend les par- ties suivantes, exprimées en fonction des paramètres (a, e, s, u, z,r) et du temps t: A = a x t t unité de temps E ext S= S x t U uxt Z q x E Z = zxt U p x E, p étant différent de q. R r x t Les parties A, E, S, Z, U et R du message repré- sentées sur la Fig 2 ont les significations suivantes: A correspond à une durée appelée " attente " pen- dant laquelle la ligne de transmission est en attente, donc présen- te un état 1 logique pour l'ensemble des modules Pendant la pé- riode A, la ligne de transmission doit rester dans l'état 1 pour s'assurer qu'il n'y a pas de transmission en cours Les modules doivent attendre la présence du signal A au moins avant d'envoyer t)8251 leur message. Pour envoyer un message, le module doit at- tendre que la ligne de transmission soit libre Il faut considérer que la ligne de transmission est libre lorsqu'elle est restée à l'état 1 logique pendant la durée du signal A Le signal E apparaît après que la durée du si- gnal A s'est écoulée, le module du demandeur faisant passer l'état de la ligne de transmission à l'état logique O La durée pendant la- quelle le signal E reste à zéro s'appelle la durée " étalon " Le laps de temps de durée Z est appelé " ZERO ". Le laps de temps de durée U est appelé " UN ". Le signal S-apparaît après l'envoi du signal éta- lon, ou après les laps de temps Z et U pendant lesquels la ligne de transmission est mise à l'état 0 logique, de façon à séparer entre eux les signaux Z et U et le signal étalon Le signal S est appelé signal " séparateur " Le signal S sépare donc les signaux d'infor- mation Pendant la présence du signal S la ligne de transmission est au niveau 1 logique. R est le signal d'attente-réponse qui est émis par le demandeur après l'émission de son message pendant un laps de temps R Pendant ce laps de temps, l'exécutant devra répon- dre en envoyant son code réponse avant la fin du signal R Si le co- de de réponse ne débute pas avant la fin du signal R, le demandeur répétera le message autant de fois qu'il le souhaitera, en prenant soin de ne pas mobiliser la ligne de transmission trop longtemps. Il sera possible par exemple de faire décioftre la durée A par pro- grammation en fonction du nombre de répétitions Les durées des signaux A, R, S devront être définies de façon que la durée du si- gnal A soit supérieure à la durée du signal R et bien supérieure à la durée du signal S A devra être supérieur au signal R pour éviter que le module interprète une disponibilité de la ligne de transmission, alors que cette ligne est à l'état 1 logique dans la phase R o le module attend une réponse Le signal R doit être égal à nx, x étant le temps nécessaire pour le module le plus lent pour exécuter les opérations qu'il a à faire La durée des si- gnaux E et S est définie en fonction des caractéristiques de l'appli- cation dans laquelle l'invention est réalisée, elle dépend aussi de la technologie utilisée. L'échange d'informations entre module deman- deurs et modules exécutants est exécuté de la façon suivante. En premier lieu le demandeur envoie son messa- ge et l'exécutant répond, en lui adressant son code réponse avant l'écoulement de la durée du signal R Généralement, le message est constitué par au moins deux zones, une première zone corres- pond au code de " commande " et une deuxième zone correspond au code de " consigne " Le nombre de digits d'information de cha- que zone est déterminé par le nombre de codes de " commande " que l'on souhaite utiliser dans le système, et par la protection que l'on souhaite avoir dans ce système En utilisant 8 digits pour la zone code de commande, on pourra utiliser jusqu'à 256 codes dif- férents On pourra aussi,suivant la nature des dispositifs de con- trôle utilisésprocéder à des répétitions de codes ou passer tout simplement par un système de contrôle de parité Le code " com- mande " caractérise un élément ou une fonction, le code " consigne indique l'action à exécuter. Le module exécutant surveille en permanence les modifications d'état intervenant sur la ligne de transmission. De par le principe même du système de l'invention, le module exé- cutant possède une horloge qui lui est propre et dont les temps de cycles peuvent différer des temps de cycles de l'horloge du module demandeur Il en résulte que les signaux du message reçu par l'exécutant peuvent présenter des caractéristiques en durée El, U', Z', S' différentes de celles des signaux E, U Z, S émis par le module demandeur Selon la caractéristique principale de l'inven- tion, le décodage des signaux ainsi reçus par l'exécutant est effec- tué en divisant chaque période U' et Z' du signal reçu par la pério- de du signal étalon E' également reçu par le module de l'exécu- tant Le décodage des signaux U et Z du message reçu par le mo- dule exécutant s'effectuera donc par contrôle de la proportionna- lité des signaux reçus U' et Z' Ceci naturellement affranchit le système de tous dispositifs JTé synchronisation nécessitant l'utili- sation d'une horloge centrale. Une fois le message reçu, l'exécutant envoie sur la ligne de transmission un message de réponse, avant ou après l'exé- cution de la consigne avec ou sans contrôle de la bonne exécution Ce message de réponse s transmettra selon une succession de signaux U et de signaux Z séparés par des intervalles S Le début de l'envoi du message de réponse intervient avant la fin de la durée du signal R En cas de défaut dans l'exécution de la consigne ou du défaut d'un élément du module exécutant, l'exécutant peut envoyer un mes- sage vers un autre module chargé d'exploiter cette anomalie ou en- core peut intégrer dans le code de réponse cette information d'anomalie L'exécutant ne répondra pas s'il ne comprend pas le code envoyé par le module demandeur 2 Cette absence de réponse peut déclencher la répétition de la demande Dans ce cas, il est tou- jours possible de limiter par programmation le nombre des répéti- tions ainsi que leurs cadences L'anomalie pourra être signalée par le module demandeur localement ou par l'envoi d'un message vers un autre module Le décodage adopté par la présente inven- tion permet une très grande souplesse dans les tolérances des horloges Ces tolérances peuvent être très larges dans un rapport de 1 à 2, permettant ainsi l'utilisation d'oscillateurs économiques. Lorsque ces tolérances sont choisies il suffit de choisir les durées A, S, Z, E, U, R adaptées et les rapports U, Z et A adaptés On pourra en outre par programmation choisir de compter pour bons les signaux U et Z lorsque U est compris entre 1, 5 E et 2, 5 E et Z est compris entre 3, 5 E et 4, 5 E pour des valeurs nomina- les de U et de Z respectives de 2 et 4 En dehors de ces fenêtres, la transmission est mauvaise et le système devra se mettre en attente L'exécutant passant en attente d'un nouveau message L'exem- ple de fonctionnement de deux modules peut être étendu à l'utilisa- tion de N modules. La Fig 4 représente un synoptique d'une installa- tion à bord d'un véhicule automobile Cette Figure représente les différents modules installés à bord du véhicule, ces modules étant alimentés par un fil les reliant au pôle positif de la batterie du vé- hicule et étant en communication les uns avec les autres par un fil de transmission qui transmet les différents messages entre les modules Un troisième fil assure la continuité de la masse. Différentes affectations sont naturellement données à ces modules, par exemple, l'éclairage du feu de recul, du feu de position, du cli- gnotant, du stop et du feu de brouillard placés sur les parties ar- rière droite et gauche du véhicule sera assuré par les modules 1 et 2 respectivement, le module 3 aura pour fonction d'assurer le chauffage de la lunette arrière, l'éclairage de la plaque de police, l'essuie-vitre, arrière et la commande de la pompe lave-vitre le module 4 assurera la commande de l'essuie-vitre et de la pompe lave-vitre, les modules 5 et 6 seront chargés de l'affi- chage des informations sur la planche de bord, le module 7 assurera la commande du récepteur de jauge, le module 8 assurera les com- mandes de signalisation de la partie avant gauche du véhicule, en phares, codes, position et clignotants ainsi que la commande de l'avertisseur, le module 9 assurera la commande de signalisation de la partie avant droite du véhicule en phares, codes,position et clignotants, le module 10 jouera le rôle de module d'erreur et aura pour fonction l'affichage et la localisation des défauts pouvant in- tervenir dans le fonctionnement du véhicule, le module 11 et le mo- dule 12 seront des émetteurs commandés par des dispositifs de commande disposés sous le volant, les modules 13 et 14 seront des émetteurs d'information à destination d'une console, le module 15 renfermera l'émetteur de commande de jauge, les modules 16 à 19 assureront la condamnation ou l'éclairage des voyants d'ouverture des portes arrière droite et gauche ou avant droite et gauche du véhicule. Dans le cas d'une configuration de modules telle que celle représentée à la Fig 4, plusieurs conflits de priorité pourraient avoir lieu entre modules Le dispositif selon l'invention permet d'éviter ces conflits par un système de priorité et de désis- tement reposant d'une part, sur le délai A d'attente-émission et d'autre part, sur le fait que chaque émetteur est programmé pour effectuer des tests de l'état de la ligne de transmission en fonction du rythme de sa propre horloge et que si un émetteur détecte lors d'un de ces tests un deuxième état de la ligne (état 0) alors qu'il a commandé un premier état (état 1), cet émetteur interrompt son signal d'attente-émission ou la transmission de son message et se remet en attente de disponibilité de la ligne en comptant à par- tir de O le délai A Ce nouveau compte pourra s'effectuer dès que la ligne sera revenue dans son premier état après ou non une tem- porisation Dans ce cas il peut être avantageux de raccourcir le délai A pour le module considéré De préférence l'état 1 corres- pond à une mise sous tension de la ligne de transmission et l'état 0 à sa mise en court-circuit. Les cas de conflit possible ainsi évités sont re- présentés à la Fig 3 Dans le cas a), le module 1 n'a pas terminé son délai A d'attente-émission lorsque le module 2 prend la ligne et la met à l'état O pour émettre son signal étalon E Le module 1 testant un état O alors qu'il a commandé un état 1 se désiste en se remettant en attente Dans le cas b) les deux modules prennent la ligne simultanément mais l'horloge du module 1 est plus rapide que celle du module 2 A la fin de l'émission de son signal étalon E le module 1 commande l'état 1 mais la ligne étant maintenue à l'état 0 par la durée plus longue du signal étalon du module 2, le module 1 se désiste et se remet en attente Dans le cas c) les deux modules prennent la ligne en même temps et leurs horloges sont identiques et synchrones Dès que l'un des modules émet un signal U, plus court que le signal Z, alors que l'autre module émet un signal Z, il teste la ligne à l'état O alors qu'il la commande à l'état 1 et donc interrompt l'émission de son message et se remet en cycle d'atten- te De cette façon un ordre de priorité est réalisé par la nature du code message placé à la suite du signal étalon et dans tous les cas une priorité est assurée lorsqu'il y a simultanéité au moment de l'envoi d'un message. La Fig 5 représente l'unité de base émettrice et / ou réceptrice commune à tous les modules Cette unité comporte un microprocesseur 21 muni d'une horloge 22 Le microprocesseur 21 est relié à une mémoire morte 23 contenant son programme et à une mémoire vive 24 Les portes d'entrée-sortie du microproces- seur peuvent être reliés à des interfaces de trois types: des in- terfaces d'entrée tels que 25, des interfaces de sortie tels que 27 et des interfaces d'entrée-sortie tels que 29 Pour simplifier la Figure on n'a représenté qu'un seul interface de chaque type Un interface d'entrée 25 est relié à un bouton poussoir de commande 26 Un interface de sortie 27 assure par exemple la commande d'une lampe 28 Un interface d'entréesortie 29 assure par exemple la commande du moteur d'essuie-glace 31 au travers d'un relai 32 et de son contact 30 et donne en retour une information sur le bon fonctionnement de l'organe commandé Selon les fonctions attribuées au module celui-ci pourra comporter un seul type de ces interfaces ou une combinaison de deux de ces types ou des trois Le micropro- cesseur 21 est connecté à la ligne de transmission 12 i par un inter- face d'émission 33 et un interface de réception 34 L'interface 33 assure la transmission des données venant de la ligne de transmis- sion vers l'entrée IN du microprocesseur L'interface 34 assure la transmission des données sortant de la ligne OUT du micropro- cesseur vers la ligne de transmission 12 En d'autres termes, les interfaces 33 et 34 assurent la transmission des informations en- tre la ligne de transmission 12 et le microprocesseur 21 suivant un mode de transmission série bidirectionnel L'alimentation 35 alimente le microprocesseur à partir de la batterie du véhicule; elle est réalisée de façon connue. La réalisation des microprocesseurs 21 ne fait pas de difficulté; ils se composent d'une partie calcul, d'une partie registres de travail Ro à Rn et peuvent contenir intégrées ou non sur un même substrat la mémoire vive et la mémoire morte Dans ce dernier cas représenté en Figure 6 on pourra utiliser-, par exem- ple, les microprocesseurs 8048 ou similaires fabriqués par la Société INTEL Les interfaces d'entrée et/ou sortie des types 25, 27 et 29 sont connectés sur les portes d'entrée-sortie P 10 à P 27 Les interfaces d'entrée 25 sont constitués chacun par une diode 36 po- larisée par une résistance 37 Les interfaces d'entré e-sortie 29 sont constitués chacun par un transistor 38 dont l'émetteur est à la masse et qui est commandé sur sa base par un autre transistor 39 dont la base est reliée à -une porte P 20 du microprocesseur 21. Le collecteur du transistor 38 est connecté, d'une part, à la bo- bine du relai 32 et, d'autre part, à la porte P 10 du microprocesseur 21 par l'intermédiaire d'une diode 40 polarisée par la résistance 41 Le fonctionnement de l'interface 29 est le suivant Le relai 32 est commandé par l'état O de la porte P 20, rendant passant le transistor 38, ce qui a pour conséquence si le fonctionnement est normal la recopie de cet état 0 sur la porte P 10 du microprocesseur. Le relai 32 n'est plus commandé lorsque la porte P 20 du micropro- cesseur prend l'état 1,bloquant ainsi le transistor 38,ce qui en- traîne pour conséquence, si le fonctionnement est normal, la reco- pie de l'état 1 ainsi présenté sur la porte P 10 du microprocesseur. Deux cas de mauvais fonctionnement peuvent être détectés par discordance de l'état commandé par la porte P 20 et de l'état lu sur la porte P 10 Si le relai 32 est en court-circuit le microprocesseur lira un état 1 sur la porte en P 10 lorsqu'un état O est commandé sur la porte P 20 Si le relai 32 est coupé, le microprocesseur lira un état O sur la porte P 10 lorsqu'un état 1 est commandé sur la porte P 20 Des tests effectués par le mi- croprocesseur sur la concordance des états des portes P 10 et P 20 permettront d'élaborer un signal qui pourra être utilisé pour trans- mettre un message au module d'erreur 10 dont la fonction est l'af- fichage et la localisation des défauts Un interface de sortie du ty- pe 27 représenté en Fig 5 ne comporterait qu'une porte de sortie du ty- pe P 20 et ne permettrait pas de délivrer d'information sur le bon fonctionnement de l'organe récepteur. L'horloge 22 peut, de par les caractéristiques de l'invention, être avantageusement constituée d'un simple circuit oscillant comportant une bobine d'induction 42 et les condensateurs 43 et 44 Les signaux d'horloge sont délivrés aux entrées XTAL 1 et XTAL 2 du microprocesseur Enfin, un condensateur 45 est appli- qué sur l'entrée RESET du microprocesseur 21 pour assurer la * remise à zéro de tous les registres lors de la mise sous tension. Le fonctionnement du dispositif d'échange d'informations entre modules S 'effectue à l'aide des dispositifs matériels représentés aux Fig 5 et 6 et des microprogrammes -en- registrés dans la mémoire morte des microprocesseurs 21 On va maintenant décrire les organigrammes de ces microprogrammes spécifiques à la réalisation d'un procédé de transmission de mes- sages selon l'invention On exposera d'abord le fonctionnement d'un module émetteur à l'aide des organigrammes, représentés aux Fig 7 à 9. Le microprocesseur lit de façon permanente à intervalles réguliers l'étatdes boutons tel que 26 et compare chaque lecture à la lecture précédente mémorisée En fonction de cette comparaison il élabore des messages codés binaires cor- respondants qu'il mémorise dans sa mémoire vive avant de les transmettre sur la ligne de transmission Lorsqu'il a un message à envoyer, le microprocesseur exécute la procédure " message " correspondant à l'organigramme de la figure 7 A l'étape 100 un registre R 1 interne au microprocesseur' est chargé de la valeur A représentant la durée -du signal attente-émission Pour la commo- dité de lecture les états de la ligne dé transmission ont été repré- sentés par les expressions BUS = 1 et BUS = 0 A l'étape 101 le microprocesseur place sa sortie connectée à la ligne I 2 à l'état 1, pỉs il entre dans une boucle de décomptage représentée en 102, 103 et 104 A chaque exécution de la boucle le contenu du registre R est diminué d'une unité (étape 103) et l'état de la ligne est tes- té (étape 102) On voit donc selon ce principe que la durée du si- gnal A correspond à un nombre de boucles déterminé; chaque bou- cle représentant un nombre fini de cycles du microprocesseur et déterminé en fonction des opérations à effectuer A la fin du délai A,matérialisé par le signal d'attente-émission, le contenu du re- gistre R est nul et le microprocesseur teste la ligne de transmis- sion à l'étape 105 Si un état O de la ligne est testé aux étapes 102 ou 105, un registre D de défaut ou d'erreur du microprocesseur est chargé à la valeur 1 à l'étape 106 On notera que suivant la convention habituelle les sorties horizontales des étapes corres- pondant à un test conditionnel correspondent à un résultat logi- que 1. Si à l'étape 107 le registre D n'indique pas un défaut le microprocesseur appelle la procédure EM d'envoi de message représentée par l'organigramme de la Figure 8 Lorsque le pro- cédure EM est terminée, le registre D est à nouveau testé à l'éta- pe 109 S'il n'y a pas de défaut, le microprocesseur appelle une procédure AR d'attente-réponse Cette procédure est semblable à celle décrite entre les étapes 100 à 107 de la " procédure mes- sage " à la différence que le registre R 1 est chargé à une valeur R représentant la durée du signal d'attente-réponse R exprimée comme précédemment en nombre de boucles Si au cours du dé- comptage de la durée R,la ligne passe à l'état 0,le microproces- seur devra se mettre à l'écoute du message réponse selon une procédure analogue à celle qui sera décrite pour la réception des messages Dans le cas o le microprocesseur ne recevrait pas de réponse pendant la durée R ou si cette réponse s'avère défectueuse, le microprocesseur relance la procédure message à partir de l'étape 100, o le registre R 1 est chargé à nouveau à une valeur A' représentant une durée du signal d'attente émission qui peut être choisie plus courte que la valeur A initiale pour donner la priorité au microprocesseur qui relance ainsi sa procédure d'émission. Dans la procédure " envoi de message EM dont l'organigramme est représenté à la Figure 8 il est supposé, à titre d'exemple, que le format du message a une longueur de 8 bits A l'étape 111 le message à envoyer est transféré de son emplacement en mémoire vive dans un registre R 2 du micro- processeur La procédure étalon symbolisée par EE est exécutée à l'étape 112 et lorsqu'elle est terminée la ligne de transmission est testée à l'étape 113 S'il n'y a ni défaut ni désistement, un re- gistre R 3 est chargé à la valeur I = 7 à l'étape 114 L'état du bit R ( 1) de rang I du message contenu dans le registre R est testé 2 2 à l'étape 115, Selon le résultat de ce test des procédures " UN " ou " ZERO " sont exécutées aux étapes 116 ou 117 Lorsque l'exé- cution de ces procédures est terminée l'état de la ligne de trans- mission est à nouveau testé à l'étape 118 S'il n'y a ni défaut ni désistement le contenu du registre R 3 est diminué d'une unité à l'étape 119 pour passer au contrôle du bit suivant du registre R 2. Le contenu du registre R 3 est testé à l'étape 120 chaque fois que son contenu est diminué d'une unité Lorsque son contenu devient nul, le dernier bit du registre R 2 étant testé, le microprocesseur retourne à l'exécution de l'étape 109 de la procédure message de la Figure 7. Si un défaut ou un désistement est testé aux étapes 113 ou 118 le registre de défaut D est mis à 1 à l'étape 121. La Fig 9 illustre le fonctionnement des procédures -' envois étalon EE ", 'Penvoi du signal UN " et "envoi du signal ZERO " A l'étape 121 un registre R 4 du microproces- seur est chargé avec la durée du signal étalon E L'état de la li- gne de transmission est contrôlé à l'étape 128 Si l'état de la li- gne est O un défaut est constaté à l'étape 136 Par contre, si l'état de la ligne de transmission est au niveau 1, le microprocesseur place l'état de la ligne de transmission à l'état O (étape 129) Pen- dant les étapes 130 à 132 le registre -R 74 est diminué d'une unité au rythme de l'horloge Lorsque son contenu devient vide corres- pondant ainsi à la fin de la période étalon, le microprocesseur pla- ce l'état de la ligne de transmission à l'état 1 (étape 133) Un con- trôle de l'état de la ligne-de transmission est effectué à l'étape 134 pour déclarer un défaut à l'étape 136 dans la mesure o la ligne de transmission n'aurait pas pris la valeur 1 commandée à l'étape 133, ou l'absence de défaut à l'étape 135 dans la mesure o cette commande s'est bien effectuée Les séquences 128 à 137 sont re- prises intégralement par les microprogrammes d'exécution des procédures " UN, " et " ZERO " Avant l'exécution de ces étapes le microprocesseur 21 commande la ligne de transmission dans l'état 1 pendant une durée " S " pour les procédures " UN " et " ZERO ", cette commande étant effectuée par l'exécution des éta- pes 124 à 127 o un registre R 5 est chargé avec la durée " S " du séparateur à l'étape 124, puis cette valeur est diminuée d'une unité à chaque boucle effectuée par les étapes 125 et 127 et l'on vérifie pendant ces étapes que l'état de la ligne de transmission reste à l'état 1. Le principe de fonctionnement d'un récepteur est montré par les organigrammes des Fig 10 et 11 Le récepteur est à l'écoute de la ligne Lorsque celle-ci passe à l'état 0 il exécute la procédure " mesure du signal étalon " représentée en Fig 10. A la suite de cette procédure, la durée de chaque bit du message est analysée par la procédure " réception bit " représentée en Fig. 1 Comme il a été dit précédemment, le message comporte une partie code et une partie consigne Par exemple, si le message com- porte 8 bits, les 7 premiers représenteront le code et l'état du dernier bit la consigne (par exemple: O = arrêter, 1 = mettre en ac- tion) Le récepteur analyse si le code correspond à une des fonc- tions qui lui sont attribuées puis exécute l'ordre correspondant en mettant en accord l'état de sa sortie P 2 N correspondante pui s après avoir testé les entrées/sorties Pln et P 2 N correspondant à l'ordre reçu il élabore un signal de réponse qu'il émet pendant la période attenteréponse pendant laquelle l'émetteur lui réserve la ligne, ceci en utilisant une procédure d'émiîssion semblable à celle qui a été décrite ci-dessus. La mesure du signal étalon est effectuée au cours des étapes 138, 139 et 140 de la Figure 10 Lorsque le récepteur détecte un passage de la ligne de transmission de 1 à O après que cette ligne ait été pendant un certain temps dans l'état " attente ", le contenu d'un registre R 1 du microprocesseur est augmenté d'une unité à partir de la valeur zéro à chaque exécution par le micro- processeur de la boucle représentée par les étapes 138, 139 et pendant tout le temps o la ligne reste à l'état zero Le si- gnal étalon est ainsi mesuré en un nombre de boucles, chaque bou- cle contenant comme précédemment un nombre fini de cycles d'hor- loge du microprocesseur Lorsque la ligne de transmission qui- te l'état zéro pour repasser dans l'état 1, un contrôle est effec- tué aux étapes 141 et 142 pour vérifier que le signal étalon E re- çu est dans les tolérances permises S'il est dans les tolérances l'état du registre R 1 est recopié dans un emplacement de la mé- moire vive du microprocesseur (étape 143). Si le signal E mesuré est en dehors des tolérances autorisées, le microprocesseur considère que le signal reçu est dé- fectueux (étape 144) et la prise en compte du message est annulée. Le microprocesseur appelle ensuite la procédure de " réception bits" dont l'exécution, représentée à la Figure 11, s'effectue de la façon suivante Al'étape 145 l'état de la ligne de transmission est testé S'il est à 0 le microprocesseur exécute l'étape 164 en char- geant le registre de défaut D -à 1, puis reprend l'écoute de la ligne. Si l'état de la ligne est à 1, un test sur la durée du signal sépara- teur est effectué à l'étape 146 Si la durée du signal séparateur est trop longue le microprocesseur exécute comme précédemment l'étape 164 Si la durée du signal séparateur est correcte, le micro- processeur exécute alors les étapes 148 à 151 A l'étape 148 le registre R 1 du microprocesseur est chargé à une valeur corres- pondante à 1, 5 fois la durée du signal E mesurée précédemment. Puis le contenu de ce registre est diminué d'une unité à l'étape 150 à chaque boucle exécutée par le microprocesseur et figurée par les étapes 149 à 151 A la fin du décompte lorsque le contenu du registre R 1 est nul, ce registre est à nouveau chargé à une valeur correspondant à 1 fois la durée du signal E mesurée précédemment Le contenu de ce registre est à nouveau diminué d'une unité à l'étape 154 à chaque boucle exécutée par le micropro- cesseur et figurée par les étapes 153 à 155 Si pendant le décompta- ge l'état de la ligne de transmission prend la valeur 1 (étape 153), le bit du message détecté est considéré comme ayant la valeur 1 par le micr processeur, qui inscrit alors un 1 dans un registre ( étape 165), Si, par contre, à l'issue du décomp- tage précédent la ligne de transmission n'a pas changé d'état, le re- gistre R 1 est à nouveau chargé à l'étape 156 à une valeur égale à 1 fois la valeur du signal E mesurée précédemment puis son conte- nu est à nouveau diminué jusqu'à la valeur O par exécution des éta- pes 157 à 159 Si pendant cette séquence l'état de la ligne de trans-, mission vient à changer, cette transition est interprétée à l'étape 154 comme étant une erreur de transmission par le microproces- seur, qui charge son registre D à la valeur 1, à l'étape 164, pour retourner ensuite à l'écoute de la ligne de transmission Si aucune erreur n'a été détectée pendant le déroulement des étapes 157 à 159, le registre R 1 du microprocesseur est à nouveau chargé à l'étape 160 à une fois la valeur du signal E Le contenu de ce regis- tre est à nouveau diminué aux étapes 161 à 163 Si pendant ce décomp- tage l'état de la ligne de transmission prend la valeur zéro, le bit du message détecté est considéré avoir la valeur O par le micro- processeur qui inscrit alors un O dans le registre R à l'étape 166 _ Si, par contre,à l'issue du décomptage précédent l'état de la ligne de transmission n'a pas changé, le microprocesseur consi- dère qu'il y a une erreur de transmission, il charge à-l'étape 164 258:5 T 7 son registre D à la valeur 1 puis retourne à l'écoute de la ligne de transmission. Il découle de l'organigramme de la Figure 11 que le décodage de la suite des uns et des zéros du message reçu par le récepteur s'effectue par un test de la ligne de transmission du- rant des intervalles de temps bien précis qui autorisent toutefois des fluctuations de l'horloge pendant la transmission Il résulte en effet de l'organigramme de la Figure 11 qu'un état 1 du message ne peut être détecté que si la ligne change d'état dans l'intervalle 1, 5 E à 2, 5 E (étapes 148 à 155) et qu'un état O du message ne peut être détecté que si la ligne change d'état dans l'intervalle 3, 5 E à 4, 5 E (étapes 156 à 162). Dans le cas o un module gère à la fois des entrées de boutons de commandes et des sorties d'organes à commander on intercalera, bien entendu, des tests d'écoute de la ligne et des tests de contrôle de l'état des entrées On pourra également pré- voir le cas o ce module aura un message à émettre et un messa- ge à recevoir Dans ce cas si pendant la période A d'attente-émis sion la ligne revient à zéro, ce module passera sur la procédure " réceptionmessage " après l'étape 102 (Fig 7) Si le désistement a lieu pendant son émission il se remettra à l'écoute de la ligne pour capter le message répété par l'émetteur. REVENDICATIONS 1 Procédé de transmission de messages sous forme codée binaire, en mode série asynchrone, entre au moins un module émetteur-récepteur et des modules émetteurs et/ou récepteurs autonomes possédant des horloges et des dispositifs de synchronisation internes indépendants, les modules étant reliés entre eux par une seule ligne de transmission, la représentation de la suite des chiffres binaires O ou 1 des messages se faisant par application sur la ligne de transmission d'une suite de signaux Z et U correspondant chacun respectivement à un chiffre binaire O ou 1 du message transmis, chaque signal Z ou U ayant une durée déterminée fonction du chiffre O ou 1 transmis, caractérisé en ce qu'il consiste à faire reconnaître par le récepteur la suite O ou 1 du message transmis par mesure de la durée des signaux reçus Z ou U à l'aide de la durée d'un signal étalon E transmis en même temps que le message par l'émetteur. 2 Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les durées du signal étalon E et des signaux Z ou U corres- pondant au codage du message reçu par un récepteur sont mesurés par celuici en fonction du temps de cycle de l'horloge interne qui lui est propre. 3 Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 et 2, caractérisé en ce que le signal étalon (E) est transmis par l'émetteur en tète du message. 4 Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 3, caractérisé en ce que le décodage du message reçu par le récepteur s'effectue par celui-ci par division de la durée de chaque signal reçu (Z, U) par la durée du signal étalon reçu, mesu- rées chacune en fonction du temps de cycle de l'horloge interne du- dit récepteur. 5 Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que chaque émetteur, lors- 08 57 qu'il a un message à émettre, initialise la ligne de transmission dans un premier état et, si la ligne est restée dans ce premier état pendant une durée prédéterminée A définissant un signal dit d'attente-émission, met la ligne de transmission dans un deuxième état pendant un nombre étalon de cycles de sa propre horloge défi- nissant un signal étalon E de nombre de cycles identique pour tous les émetteurs, puis envoie un message constitué d'une série de signaux Z ou U par mise de la ligne de transmission dans le deu- xième état pendant des durées correspondant respectivement à des nombres de cycles q x E ou p x E, q et p étant identiques pour tous les émetteurs, les signaux E, Z et U étant séparés par un si- gnal séparateur S de durée prédéterminée pendant lequel l'émetteur remet la ligne dans le premier état. 6 Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que, à la fin de l'émission d'un message, le module émetteur met la ligne de transmission dans le premier état pendant une durée R correspondant à un signal dit d'attente-réponse, le module récep- teur du message délivre un message réponse, fonction de la bonne réception et/ou de la bonne exécution du message, constitué de si- gnaux Z ou U avant la fin de la période de temps caractérisant la durée du signal d'attente-réponse, les durées des signaux d'attente- émission A, d'attente-réponse R et de séparateur S étant définis de façon que la durée du signal A soit plus grande que la durée du signal R et que celle du signal R soit plus grande ou égale à celle du signal séparateur. 7 Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 5 ou 6, caractérisé en ce que chaque émetteur effectue des tests de l'état de la ligne de transmission en fonction du rythme de sa propre horloge et en ce que, s'il détecte lors de l'un de ces tests un deuxième état de la ligne alors qu'il a commandé un premier état ou l'inverse, il interrompt son signal d'attente-émission ou la trans- mission de son message et se met en attente de la disponibilité de la ligne. 8 Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la durée du signal d'attente-émission d'un émetteur est diminuée lorsque l'émission d'un message par cet émetteur vient d'être interrompue par l'émission d'un autre module. 9 Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 5 à 8, caractérisé en ce que le premier état correspond à une mise sous tension de la ligne de transmission et le deuxième état à une mise en court-circuit de cette ligne.