L'invention concerne d'une manière générale un procédé de scellage et un appareil destiné à sa mise en oeuvre, et elle a trait plus particulièrement à un procédé et à un appareil pour sceller hermétiquement des couvercles céramiques ou métalliques sur des boîtiers céramiques à l'aide d'une pâte vitreuse d'étanchéité. De nombreux circuits et composants électroniques sont conditionnés dans des bottiers scellés afin d'être protégés des détériorations possibles dues à une exposition au milieu environnant Des pâtes d'étanchéité utilisées dans le passé comprennent ( 1) des pâtes d'étanchéité métal- liques telles que des soudures; ( 2) des céramiques compre- nant divers verres;et( 3) des pâtes d'étanchéité organiques telles que des époxydes Parmi ces pâtes, seules les deux premières permettent d'obtenir un joint réellement herméti- que, car les pâtes d'étanchéité organiques deviennent per- méables à de grandes quantités de matière au bout d'une période de temps relativement courte (par exemple quelques jours) comparée à la durée de vie du circuit qu'elles ren- ferment Si la pâte d'étanchéité devient perméable, par exemple, à la vapeur d'eau, une réaction chimique risque de se produire avec certains ions à l'intérieur du boîtier, par exemple du chlore, du sodium et du potassium, pour donner des produits corrosifs qui, à leur tour, attaquent le câblage et/ou les composants électroniques et accélèrent la détério- ration du circuit placé dans le boîtier. Plusieurs alliages métalliques ont été utilisés comme pâtes d'étanchéité avec des résultats divers Une propriété très souhaitable d'une pâte d'étanchéité métallique est son aptitude à supporter des températures élevées Par exemple, une soudure ordinaire au plomb et à l'étain réalise des joints satisfaisants à des températures atteignant 1250 C Pour des températures de 1500 C, par exemple, un alliage de % d'or et 20 % d'étain est préférable bien qu'il soit évi- demment coûteux Malheureusement, le point de fusion de cet alliage est d'environ 2800 C et la fusion de la matière pen- dant le procédé de scellage peut provoquer un échauffement des composants électroniqes et il peut en résulter une dérive indésirable des paramètres et une défaillance prématurée du circuit. Le risque d'une défaillance du circuit du dispo- sitif par suite des températures élevées de scellage est encore plus grand lorsque l'on utilise des pâtes d'étanchéité vitreuses, car de telles pâtes ont des températures 'de fusion supérieures à 400 C Bien que les matières d'étanchéité vi- treuses soient beaucoup moins coûteuses que l'alliage d'or et d'étain mentionné précédemment, leursplus haute tempéra- turesde fusion ont empêché l'utilisation de telle matières d'étanchéité à base de verre dans les cas o l'échauffement des composants pose un problème. On a développé des procédés pour sceller des bot- tiers sans échauffement indésirable de leur contenu, c'est- à-dire le soudage par-impulsion ou par choc, utilisant des électrodes fixes ou roulantes Ces techniques exigent des couvecles et des bottiers métalliques ou, pour le moins, des surfaces métalliques de scellage surle couvercle et sur le bottier Malheureusement, l'équipement nécessaire pour la mise en oeuvre de telles techniques de soudage est très coûteux, et un outillage spécial est indispensable pour chaque dimension de bottier Les bottiers métalliques eux-mêmes sont relativement coûteux. L'expression"bouchage à chaud" désigne un procédé pour sceller des couvercles et des bottiers métalliques ou céramiquesà l'aide d'une matière d'étanchéité métallique. Dans le cas o le couvercle ou le bottier est en céramique, une surface métallique de scellage doit y être soudée Le joint est réalisé par l'application d'une surface chauffée électriquement sur le couvercle Cependant, étant donné que le couvercle doit être chauffé au moins à la température de scellage, la température du composant électronique ou du circuit est élevée. Etant donné que les bottiers céramiques scnt moins co teux que les boîtiers métalliques et étant donné que les matières vitreu- ses d'étanchéité sont moins coûteuses que les matières d'étanchéité à base de métal, le procédé le plus économique consisterait à utiliser des bottiers et des couvercles céra- miques et à les sceller à l'aide d'une matière vitreuse d'étanchéité sans qu'il soit nécessaire d'utiliser des couches de scellage appliquées par métallisation et fusion. L'invention a pour objet un procédé et un appareil perfectionnés pour sceller des circuits électroniques L'in- vention a notamment pour objet un procédé et un appareil pour sceller hermétiquement un couvercle céramique ou métallique sur un bottier céramique à l'aide d'une matière vitreuse d'étanchéité, sans échauffement excessif des composants ou du circuit électroniquescontenusdans le bottier L'invention a également pour objet un procédé et un appareil pour sceller hermétiquement un couvercle céramique ou métallique sur un boî- tier céramique sans nécessiter la présence de coucha Emétalli- quesde scellage sur la céramique. Ces objets sont obtenus par la mise en place d'une préforme chauffante (c'est-à-dire un élément chauffant) à la surface de scellage, cette préforme devenant une partie per- manente du joint La préforme est reliée à une source d'éner- gie et la chaleur dégagée est juste suffisante pour réaliser le joint, ce qui minimise la quantité totale de chaleur pro- duite Ceci, en association avec toutes techniques quelconques de refroidissement extérieur, réduit sensiblement l'élévation de température des composants électroniques. L'invention concerne donc d'unemanière générale une préforme chauffante destinée à sceller un bottier, con- tenant des composants électroniques, à un couvercle lorsque la préforme est disposée entre les surfaces de scellage du bottier et du couvercle et qu'elle est portée à une tempé- rature prédéterminée Cette préforme comprend une partie chauffante présentant une aire et une forme qui correspon- dent sensiblement à celles de la surface à sceller, et des première et des seconde parties de contact reliées à la partie chauffante. L'invention concerne également un procédé pour sceller hermétiquement un bottier, contenant des composants électroniques, à un couvercle, le bottier et le couvercle présentant des surfaces de scellage Ce procédé consiste à placer un élément chauffant entre les surfaces de scellage du bottier et du couvercle, et à élever la température de l'élément chauffant pour-réaliser un joint entre le bottier et le couvercle. L'invention concerne également un procédé pour joindre des premier et second corps céramiques présentant chacun une surface de scellage Ce procédé consiste à former un premier revêtement de verre sur les surfaces de scellage des premier et second corps, ce premier revêtement ayant un coefficient de dilatation thermique sensiblement égal à celui des premier et second corps céramiques, à placer un élément chauffant métallique entre les surfaces de scellage des premier et second corps, cet élément chauffant étant revêtu d'une couche de verre ayant un coefficient de dilata- tion thermique sensiblement égal à celui de l'élément chauf- fant, et à chauffer ledit élément chauffant pour faire fondre le verre appliqué sur les premier et second corps et sur l'élément chauffant afin de réaliser un joint entre les premier et second corps, l'élément chauffant devenant ainsi une partie permanente du joint. L'invention concerne également un apparei 11 pour réaliser un joint hermétique entre un bottier de composants électroniques et son couvercle, une préforme de scellage étant placée entre le bottier et le couvercle et au contact de leurs surfaces de scellage Cet appareil comporte une platine sur laquelle le bottier, la préforme et le couvercle sont positionnés, des premiers moyens destinés à appliquer une certaine pression au bottier, à la préforme et au couvercle dans une direction provoquant une compression de la préforme, et des seconds moyens destinés à chauffer ladite préforme pour réaliser le joint. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: les figures la et lb sont une vue de dessus et une élévation de la préforme chauffante selon l'invention; les figures 2 a, 2 b, 2 c et 2 d sont une vue de dessus, une vue de dessous, une élévation et une vue en bout, respectivement, d'un bottier pour composants ou circuits électriques; les figures 3 a et 3 b sont des vues de dessous et en bout, respectivement, d'un couvercle ou dessus destiné à être scellé sur le bottier représenté sur les figures 2 a, 2 b, 2 c et 2 d; et la figure 4 est une vue en perspective éclatée d'une forme de réalisation d'un appareil pour sceller le couvercle des figures 3 a et 3 b sur le boîtier des figures 2 a, 2 b,2 c et 2 d à l'aide de la préforme chauffante des figures la et lb. L'invention prévoit l'utilisation de deux types de préformeschauffantes, à savoir des préformes constituées d'une seule matière et des préformes composées La préfor Tme chauffante constituée d'une seule matière est réalisée en métal (par exemple du cuivre) par poinçonnage ou gravure et elle est configurée pour s'ajuster sur la surface à sceller d'un bottier Elle présente une forme telle qu'elle introduit de la chaleur aux emplacements permettant la réalisation la plus efficace d'un joint Etant donné que la température et le dégagement de chaleur en un point quelconque de la préforme varient inversement avec l'aire de la section perpendiculaire à la direction de passage du courant, la température et le dégagement de chaleur en tous pointsdonnés peuvent être augmentés par rétrécissement de la préforme et maintien de son épaisseur à une valeur constante au point donné Il est évident que le même résultat peut être obtenu par un amincis- sement de la préforme chauffante et maintien de sa largeur à une valeur constante; cependant, il est préférable de maintenir l'épaisseur constante sur toute la surface à sceller. Les figures la et lb sont respectivement une vue de dessus et une élévation d'une préforme chauffante composée comprenant une partie 10 à sceller et des oreilles 12 De même que dans le cas de l'élément chauffant constitué d'une seule matière, le métal composé de cet élément chauffant (par exemple du chrome, du cuivre, etc) est découpé par poin- çonnage ou attaque chimique dans des feuilles ayant une épais- seur d'environ 0,075 mm La préforme est revêtue sur au moins une face, mais de préférence sur ses deux faces et ses bords, d'un verre de soudure Le verre de soudure, qui est composé pour correspondre à la dilatation du métal, est soudé au mé- tal pour former un revêtement 14 Seule la partie rectangu- laire 10 à sceller est revêtue Les oreilles 12 ne sont pas revêtues Un procédé commode pour appliquer le revêtement de verre consiste à plonger la préforme métallique nettoyée dans une suspension de frittage, à la faire sécher puis à la souder dans un four. Les oreilles 12 servent de zones de contact qui peuvent être serrées sur des bornes conductrices du courant ou pour faire passer un courant de chauffage à travers la préforme Etant donné que la température s'élève lorsque la largeur de la préforme chauffante diminue, les oreilles 12 restent relativement froides De petits trous 16, situés aux points d'entrée et de sortie de la zone rectangulaire de chauffage, servent de zones d'entrée et de sortie présentant des températures relativement élevées par rapport à d'autres parties de l'élément chauffant Ceci compense la présence de points froids qui existeraient autrement par suite de l'évacuation de la chaleur de la zone rectangulaire à sceller. Si le métal dont l'élément chauffant est réalisé est suffi- samment mince et/ou ductile, un verre d'étanchéité, dont la dilatation thermique correspond à celle de l'oxyde d'alu- minium, peut être utilisé et on peut ignorer tout écart par rapport à la dilatation du métal. Etant donné qu'il est plus difficile de souder du verre sur du métal que de souder du verre sur du verre, il est recommandé de souder le verre à l'élément chauffant métallique à l'avance Ceci assure l'intégrité de la liaison du verre sur le métal Si des revêtements vitreux sont appli- qués sur les faces de scellage du couvercle et du bottier, d'une manière similaire, le joint hermétique final sera alors obtenu par une liaison verre sur verre qui est plus simple à réaliser En utilisant une matière d'étanchéité préparée de façon à avoir un coefficient de dilatation thermique correspondant à celui de l'élément métallique chauffant, et un verre ayant un coefficient de dilatation thermique qui correspond à celui de la matière du bottier et/ou du couvercle, le joint verre sur verre tend à éliminer une certaine partie des contraintes qui s'accumulent lors du scellage ou du sou- dage de matières ayant des coefficients de dilatation diffé- rents Le joint de verre prend un coefficient de dilatation compris entre celui des verres d'origine Il est évident que si la matière d'étanchéité n'est pas vitreuse, il peut être inutile de revêtir toutes les surfaces destinées à être pla- cées en contact. Outre l'élimination des contraintes, les couches de verre appliquées sur le couvercle et le bottier tendent à retenir la chaleur à l'intérieur de la zone de scellage, car le verre est un mauvais conducteur de la chaleur Il en résulte une accélération du cycle de scellage et une réduction du risque de rupture de bottier ou du couvercle sous l'effet des chocs thermiques La couche de verre recou- vrant l'élément chauffant 10 protège également ce dernier de la surchauffe. Les figures 2 a, 2 b, 2 c et 2 d sont des vues de dessus, de dessous, de côté et en bout d'un bottier 18 (par exemple en oxyde d'aluminium), et les figures 3 a et 3 b sont des vues de dessous et en bout d'un couvercle ou dessus 20 en céramique (par exemple en oxyde d'aluminium) Le bottier 18 comporte plusieurs conducteurs électriques 22 qui en font saillie, d'une manière bien connue de l'homme de l'art Le bottier 18 et le couvercle 20 présentent une couche de verre 24 de soudure qui est soudée sur leurs zones respectives de scellage ou de soudage, comme représenté en plus foncé Le verre de soudure est composé de manière à avoir un coefficient de dilatation thermique qui correspond à celui du bottier et du couvercle Le verre de soudure pour oxyde d'aluminium peut être appliqué sur la bottier et le couvercle à l'écran de soie ou par tout autre procédé commode, et il peut, le plus commédément, être soudé au four L'épaisseur du verre peut être de l'ordre de 0,38 mm. La figure 4 représente une forme de réalisation d'un appareil destiné à sceller ou souder le couvercle et le bottier des figures 2 a à 3 b à l'aide de la préforme chauffan- te des figures la et lb Le bottier 18 est placé sur une platine 26 équipée d'accessoires convenables 28 d'alignement et de maintien La platine 26 peut être refroidie par air ou par eau à l'aide de conduits d'alimentation et de retour et 32, respectivement L'élément chauffant 15 est placé sur-la zone de soudage du boîtier 18 et les oreilles 12 reposent sur des bords à bornes électriques 34 et 36 qui, lorsque le circuit est fermé, sont parcourues par un courant de chauffage circulant au moyen de câbles 38 et 40 Les oreilles 12 sont positionnées sur les blocs 34 et 36 à l'aide d'ouvertures 42 de ces oreilles 12 et de pieds 44 situés sur les blocs 34 et 36 Le couvercle 20 est disposé de manière que sa surface revêtue de verre soit en contact avec le dessus de l'élément chauffant 15 Une pression pré- déterminée est ensuite exercée vers le bas sur le couvercle 20 par un ensemble métallique 46 de maintien et de refroidis- sement qui peut également être refroidi par air ou par eau au moyen de conduits 48 et 50 d'alimentation et de retour. Des plongeurs 52 de contact sont ensuite abaissés sur les oreilles 12 pour assurer un bon contact électrique entre ces oreilles 12 et les blocs à bornes 34 et 36 Un courant de chauffage est ensuite mis en circulation à travers l'élément chauffant par l'intermédiaire des blocs à bornes 34 et 36 et des oreilles 12 pour réaliser la soudure du verre. Dans les cas o des dispositifs scellés herméti- quement sont rejetés aux essais de fuites, il est habituel- lement très difficile de retirer le couvercle sans détériorer le contenu du bottier, soit thermiquement, soit mécaniquement. Lorsque l'on utilise le procédé décrit ci-dessus, l'enlèvement du couvercle s'effectue de façon relativement simple Ainsi, en chauffant de nouveau l'élément 15, la matière d'étanchéité peut être ramollie et le couvercle retiré Le bottier peut ensuite être rescellé à l'aide de couvercles et d'éléments chauffants neufs si cela est nécessaire Il est évident que l'opération d'enlèvement du couvercle est plus simple si les oreilles ou les pattes 12 de chauffage n'ont pas encore été retirée-s Cependant, même si tel est le cas, le couvercle peut être enlevé au moyen d'électrodes de contact conçues spécialement à cet effet Enfin, si la défaillance est due à une fuite du joint, il peut être suffisant de réchauffer simplement la matière d'étanchéité pour la rendre de nouveau coulante. Il apparait que le procédé décrit ci-dessus peut être aisément adapté à des opérations mécanisées ou automa- tisées Les préformes chauffantes peuvent être fabriquées en bandes continues ou en rouleaux qui sont avancés automa- tiquement vers la zone de scellage Les bottiers et les couvercles peuvent être transportés automatiquement, et les contacts électriques peuvent être réalisés au moyen de plongeurs qui sont commandés hydrauliquement, pneumatiquement ou électriquement. En résumé, le procédé décrit ci-dessus permet de sceller des bottiers et des couvercles à l'aide d'un élément chauffant ou d'une préforme chauffante appliquéedirectement sur la zone de scellage et qui fait ensuite partie intégrante du joint Le procédé peut comprendre une forme particulière de soudage, de brasage, de cohésion ou d'adhésion suivant le type de matière d'étanchéité utilisé Pour commencer le pro- cédé de scellage, de la chaleur est appliquée pour faire fon- dre les matières vitreuses ou métalliques afin de les souder ensemble, ou bien pour faire durcir un adhésif organique tel qu'un époxyde La chaleur peut être produite par (a) passage d'un courant provenant d'une source extérieure, à travers le dispositif chauffant; (b) mise en circulation d'un courant à travers le dispositif chauffant par induction électrique; (c) chauffage diélectrique par utilisation d'une matière diélectrique appropriée dans la zone à sceller; et (d) application de chaleur à une patte en saillie, les tem- pératures de scellage étant obtenues par conduction thermique. Dans le cas d'un chauffage diélectrique, l'élément chauffant ou la préforme chauffante peut ou non constituer également la matière de liaison et il n'est pas nécessaire que cette matière soit conductrice du courant électrique La matière de l'élément chauffant (à l'exclusion de son revêtement) peut être (a) le métal tel que du cuivre, du chrome, de l'alumi- nium, du "Kovar", de l'acier, etc; et des encres en couche épaisse. Dans le cas de préformes chauffantes exigeant des connexions électriques, il est prévu des pattes ou des oreil- les en saillie, pouvant être éliminées Des sondes spéciales de contact peuvent également être utilisées pour amener le courant à l'élément chauffant, auquel cas, les pattes ou les oreilles en saillie peuvent être inutiles Dans le cas d'un chauffage inductif ou diélectrique, les moyens de contact sont inutiles. Si l'on souhaite effectuer un chauffage par conduction électrique, on utilise une source d'énergie four- nissant le courant électrique approprié à chaque instant, pendant un intervalle de temps donné La forme du courant est choisie de manière à optimiser le processus de scellage tout en tenant compte des températures maximales auxquelles les composants électroniques peuvent être soumis las sour- ces d'alimentation pour le chauffage par conduction sont simples, tandis que celles utilisées pour le chauffage par induction pour le chauffage diélectrique ne sont pas plus complexes que celles actuellement employées. Si l'on souhaite utiliser une matière d'étanchéité métallique, trois types de joints peuvent être réalisés. Tout d'abord, il est possible de réaliser un joint pour haute température dans lequel l'élément chauffant n'est uti- lisé que pour fournir de la chaleur destinée à faire fondre et souder ensemble les zones de scellage du bottier, du couvercle et, peut-être, de l'élément chauffant lui-même. Pour effectuer ce travail avec la plus grande efficacité, la résistance de l'élément chauffant doit être faible par rapport à celle du bottier et du couvercle Une variante de ce procédé consiste à faire fondre une céramique par cuisson simultanée avec du tungstène Un élément chauffant au tungs- tène revêtu d'un métal ou d'un alliage ayant un point de fusion inférieur peut être utilisé. Un deuxième type de joint métallique comprend l'utilisation d'un élément chauffant ou d'une préforme chauffante métallique unique Dans ce cas, l'élément chauffant est en il fait une préforme de soudure qui fond pour lier des surfaces adjacentes à sceller, qui ont été préparées afin d'être compatibles avec une opération de soudage, par pré-étamage, placage-ou autre processus Etant donné que la surface à sceller est adjacente à une masse qui absorbe la chaleur, il faut prendre une précaution spéciale (lorsqu'on utilise un chauffage par conduction de courant) pour ne pas faire fondre les pattes ou les oreilles. Un troisième type de joint métallique peut être obtenu par revêtement d'un élément chauffant métallique avec, par exemple, un alliage d'étain et de plomb ou, peut- être,d'un alliage de 80 % d'Au et de 20 % de Sn Si l'élément chauffant est réalisé en matière hautement conductrice (par exemple en cuivre, en aluminium, etc), une grande partie de la chaleur est générée dans l'élément chauffant et la partie restante dans la soudure Ce procédé est le plus utile avec les boîtiers et les couvercles non conducteurs, auxquels sont soudées des zones métalliques à sceller. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la préforme, au procédé et à l'ap- pareil décrits et représentés sans sortir du cadre de l'in- vention. REVENDICATIONS 1 Préforme chauffante pour sceller un bottier ( 18), contenant des composants électroniques à un couvercle ( 20), caractérisée en ce qu'elle est placée entre des surfaces à sceller du bottier et du couvercle et en ce qu'elle est portée à une température prédéterminée, cette préforme ( 15) comportant une partie chauffante ( 10) qui présente une aire et une forme correspondant sensiblement à celles desdites surfaces à sceller et des première et des seconde parties de contact ( 12) reliées à la partie chauffante. 2 Préforme selon la revendication 1, caractéri- sée en ce que ladite partie chauffante et les première et les seconde parties de contact sont réalisées en métal. 3 Préforme selon la revendication-2, caractérisée en ce que le métal est du cuivre, du chrome, de l'aluminium ou de l'acier. 4 Préforme selon la revendication 2, caractérisée en ce que la partie chauffante est revêtue de soudure ( 14) ou de verre ( 14). 5 Préforme selon la revendication 1, caractérisée par des premiers moyens destinés à produire des zones de température élevée à la jonction de la partie chauffante et des première et seconde parties de contact, ces première et seconde parties de contact pouvant notamment être reliées, par une extrémité étroite à ladite partie chauffante et lesdites parties de contact s'élargissant en s'éloignant de ladite partie chauffante, lesdits premiers moyens pouvant notamment comprendre des ouvertures ( 16) ménagées dans lesdites extrémités étroites, à proximité de la partie chauffante. 6 Procédé pour sceller hermétiquement un bottier ( 18) contenant des composants électroniques à un couvercle ( 20) à l'aide de la préforme chauffante ( 15) selon la reven- dication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à placer la préforme chauffante entre les surfaces de scellage du bottier et du couvercle et à chauffer ladite préforme pour réaliser un joint entre le bottier et le couvercle. 7 Procédé selon la revendication 6, caractérisé 251231 l en ce que la préforme chauffante devient une partie inté- grante du joint. 8 Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la préforme chauffante est chauffée de manière à faire fondre lesdites surfaces à sceller. 9 Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 6, 7 et 8, caractérisé en ce que le bottier et le cou- vercle sont en céramique et en ce que la préforme chauffante et les surfaces à sceller sont revêtues d'une couche de verre ( 14). Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la préforme chauffante est métallique. 11 Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la préforme chauffante est chauffée de manière à faire fondre le verre appliqué sur lesdites surfaces à scel- ler et sur cette préforme chauffante. 12 Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le chauffage consiste à faire passer un courant élec- trique dans la préforme chauffante. 13 Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le-chauffage est réalisé par conduction thermique. 14 Procédé pour sceller un bottier ( 18) à l'aide de la préforme chauffante ( 15) selon la revendication 1, le bottier et le couvercle ( 20) étant des premier et second corps en céramique présentant chacun une surface à sceller, le procédé, qui consiste à former un premier revêtement de verre sur les surfaces à sceller des premier et second corps, ce revêtement de Verre ayant un coefficient de dilatation ther- mique à peu près égal à celui des premier et second corps en céramique, étant caractérisé en ce qu'il consiste à placer la préforme chauffante afin qu'elle forme un élément métalli- que chauffant entre les surfaces à sceller des premier et second corps, cet élément chauffant étant revêtu d'une cou- che ( 14) de verre ayant un coefficient de dilatation thermique sensiblement égal à celui de l'élément chauffant, et à chauf- fer ledit élément chauffant pour faire fondre le verre sur lesdits premier et second corps et sur l'élément chauffant de façon à réaliser un joint entre les premier et second corps, l'élément chauffant devenant une partie intégrante de ce joint. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'élément chauffant est chauffé par passage d'un courant électrique à travers lui. 16 Appareil pour réaliser un joint hermétique entre un boîtier ( 18) de composants électroniques et son couvercle ( 20), à l'aide de la préforme chauffante ( 15) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une platine ( 26) dans laquelle le bottier, la préforme et le couvercle sont placés, des premiers moyens ( 46) destinés à appliquer une pression au bottier, à la préforme et au couvercle dans une direction provoquant une compression de ladite préforme, et des seconds moyens destinés à chauffer la préforme pour réaliser le joint. 17 Apapreil selon la revendication 16, carac- térisé en ce que les seconds moyens comprennent des troisiè- mes moyens destinés à faire passer un courant électrique dans la préforme. 18 Appareil selon la revendication 17, caracté- risé en ce que la préforme comporte des première et seconde pattes ( 12) de contact et en ce que les troisièmes moyens comprennent des premier et second blocs à bornes ( 34, 36) sur lesquels les première et seconde pattes sont disposées, des premier et second plongeurs ( 52) destinés à fixer les première et seconde pattes sur les premier et second blocs à bornes, et une source de courant connectée aux premier et second blocs à bornes.