L'invention concerne un amplificateur de force commandé méca- niquement, notamment pour actionner un maître-cylindre d'une instal- lation de freinage hydraulique, cet amplificateur comportant - une enceinte dont les parois frontales sont liées l'une à l'autre par un élément de renforcement qui la traverse et qui possède une portion tubulaire; - un dispositif à piston mobile axialement qui partage l'intérieur de l'enceinte en une chambre à basse pression et une chambre de travail et qui consiste en un piston de travail entourant ledit élément de renforcement et en un corps de soupape, lequel se trouve à l'intérieur de ladite portion tubulaire, est lié au piston de travail et contient un dispositif de soupape pour commander la pression régnant dans la chambre de travail; et - un dispositif de réaction qui prend appui contre un organe de prise de force, contre le corps de soupape et contre un organe de commande du dispositif de soupape et qui, en cas d'actionnement de l'amplifi- cateur, transmet à cet organe de commande, dans la direction opposée à celle de l'actionnement, une partie de la force d'amplification. Les amplificateurs de force du genre précité se distinguent en premier lieu par le faible poids et la grande rigidité de leur enceinte. L'élément de renforcement traversant l'intérieur de l'enceinte supporte l'essentiel des forces à transmettre qui apparaissent lors du fonctionnement, de sorte que les parois de l'enceinte sont quasiment exemptes d'efforts et peuvent être réalisées avec des parois minces, et donc âtre légères. Dans un amplificateur connu de ce genre (brevet anglais n0 2 022 209), le piston de travail est rigidement lié au corps de soupape, de sorte que ces deux pièces constituent un module. Constitué par une tige-poussoir, l'organe de prise de force est supporté à coulis- sement dans le corps de soupape et prend appui contre une rondelle de caoutchouc constituant le dispositif de réaction. Dans cet amplificateur connu, le dispositif de réaction transmet la totalité de la force d'amplification et doit donc être dimensionné pour avoir la robustesse correspondante. En outre, il faut des éléments de fixation spéciaux, pour l'assemblage mutuel du piston de travail et du corps de soupape. L'invention a pour objet de réaliser un amplificateur de force du genre mentionné, dans lequel le dispositif de réaction ne sera chargé que par une partie de la force d'amplification. Selon l'invention, ceci est obtenu par le fait que le piston de travail prend appui directement contre ledit organe de prise de force et par le fait que le corps de soupape constitue un piston qui est mobile axialement et séparément du piston de travail et dont la force d'amplification est transmise seule au dispositif de réaction. L'inven- tion parvient à ce qu'une partie substantielle de la force d'amplifi- cation va directement du piston de travail à l'organe de prise de force, sans charger le corps de soupape et le dispositif de réaction. Ces composants peuvent donc être moins robustes et plus légers, ce qui aboutit à une réduction du poids et du coût de fabrication de l'amplifi- cateur. En particulier, dans le cas des amplificateurs à grand diamètre efficace, cela conduit à une amélioration notable. Un autre avantage de l'invention est qu'il n'y a pas besoin de moyen d'assemblage rigide du piston de travail au corps de soupape, de sorte que le montage de l'amplificateur s'en trouve simplifié. Dans une forme de réalisation préférée, le piston de travail est rigidement lié à l'organe de prise de force qui est réalisé sous la forme d'une tige-poussoir. Ainsi, le piston de travail reçoit, de la tige supportée dans le maître-cylindre que l'amplificateur doit actionner, un guidage supplémentaire, de sorte que le guidage du piston de travail contre l'élément de renforcement peut être simplifié. Si l'organe de prise de force est rigidement lié à un piston d'un maître-cylindre actionnable par l'amplificateur, le guidage du piston de travail peut alors se faire aussi par le piston du cylindre. Ce développement de l'invention peut toutefois servir avantageusement aussi à guider en plus le piston du maître-cylindre à partir du piston detravail et à simplifier son guidage en conséquence. La longueur de guidage correspond alors avantageusement à la distance axiale séparant les surfaces de guidage du piston du maître-cylindre et du piston de travail. Le piston de travail est avantageusement arrêté en rotation sur l'élément de renforcement. Dans un autre développement avantageux de l'invention, le piston de travail et le corps de soupape sont guidés l'un contre l'autre en direction radiale, grâce à quoi on peut se passer d'un point de guidage radial pour le piston de travail ou le corps de soupape. Comme le corps de soupape est avantageusement fabriqué en une résine thermo- plastique ayant de bonnes qualités de glissement, il sera généralement préférable que le piston de travail soit guidé sur l'élément de renfor- cement par l'intermédiaire du corps de soupape. Dans une réalisation particulièrement simple, le dispositif de réaction est constitué de deux leviers plats dont les extrémités radialement extérieures et les extrémités radialement intérieures sont respectivement appliquées contre le corps de soupape et contre l'organe de commande, les parties médianes de ces leviers venant en contact soit contre l'organe de prise de force soit contre des ailes constituant, pour ces leviers, une arête d'appui sur le piston de travail. Les ailes précitées sont avantageusement formées par des branches d'un organe d'appui à profil en U dont la fixation au piston de travail est commune avec celle de l'organe de prise de force. Afin d'assurer une orientation exacte des ailes par rapport aux leviers plats, le piston de travail porte alors, transversalement aux ailes, des ressorts à lame qui sont au contact des bords latéraux des leviers. Ces ressorts à lame assurent en même temps l'arrêt en rotation du corps de soupape par rapport au piston de travail. Afin que le piston de travail et le corps de soupape soient ramenés à leur position de repos après un actionnement de l'amplifi- cateur, l'invention prévoit un premier ressort de rappel qui presse le piston contre une butée définissant sa position de repos. Un deuxième ressort de rappel dont la force élastique est plus faible que celle du premier ressort de rappel est contraint entre le piston de travail et le corps de soupape qu'il presse contre une deuxième butée. Il est particulièrement avantageux que le piston de l'amplificateur et le corps de soupape soient au contact d'une butée commune lorsqu'ils sont à leur position de repos. Cela permet de réduire l'influence des tolérances de fabrication sur la course à vide de l'amplificateur. L'amplificateur selon l'invention peut encore être simplifié si le deuxième ressort de rappel est agencé entre le piston de travail et les leviers du dispo- sitif de réaction, l'organe de commande étant alors, dans la position de repos, au contact d'une butée sur le corps de soupape. Avec cette forme de réalisation, le deuxième ressort de rappel provoque en même temps un rappel de l'organe de commande à sa position de repos et évite le battement des leviers qui, dans cette position, ne sont pas chargés. Dans un autre développement de l'invention, le corps de soupape est guidé, par une première portion, dans la portion tubulaire de l'élément de renforcement et, par une deuxième portion saillant hors de l'enceinte de l'amplificateur, dans un guide à coulissement étanche aménagé dans la paroi de l'enceinte de l'amplificateur. Cela autorise une réalisation avantageuse de l'élément de renforcement et permet d'obtenir une grande longueur de guidage pour le corps de soupape. Pour réduire autant que possible le diamètre de la partie du corps de soupape saillant hors de l'enceinte de l'amplificateur, et minimiser ainsi la perte de surface efficace de l'amplificateur, cette partie du corps de soupape est constituée par un manchon qui est fabriqué séparément du corps de soupape et qui, à l'extrémité par laquelle il est fixé, présente un collet annulaire, lequel est fixé dans le corps de soupape et maintient le bourrelet de fixation d'un obturateur contre un épaulement du corps de soupape. Cela présente l'avantage que l'assemblage de ce manchon au corps de soupape est rendu étanche par le bourrelet de fixation de l'obturateur et qu'il n'y a pas besoin de dispositif de fixation supplémentaire pour cet obturateur. L'étanchéité du corps de soupape et du piston de travail par rapport à la portion tubulaire de l'élément de renforcement est avanta- geusement réalisée au moyen de membranes roulantes qui sont maintenues chacune par un bourrelet de fixation, l'une contre un épaulement inté- rieur et l'autre contre un épaulement extérieur d'un élargissement étagé de l'élément de renforcement. Ainsi, la fixation des membranes roulantes à l'élément de renforcement est simple et fiable, et la perte de surface active due à l'élément de renforcement est minimisée. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à l'aide de la description ci-après et des dessins joints o: - la figure I représente une vue en coupe longitudinale d'un amplifi- cateur de force de freinage selon l'invention; - la figure 2 est une vue en perspective de l'élément de renforcement de l'amplificateur selon la figure 1; - la figure 3 représente le piston de travail de l'amplificateur selon la figure 1, vu dans la direction d'actionnement; - la figure 4 est une vue partielle en coupe du piston de travail,faite le long de la ligne IV-IV de la figure 3; et - la figure 5 montre le corps de soupape avec le dispositif de réaction du même amplificateur, considéré dans la direction opposée à celle de l'actionnement. L'enceinte 1 de l'amplificateur de force de freinage repré- senté est constituée de deux coquilles 2, 3 en t8le mince qui sont assemblées l'une à l'autre en leur bord extérieur, par un assemblage du type à baïonnette. Entre les deux coquilles 2,- 3, s'étend centralement un élément de renforcement 4 constitué d'un tube 5 sur une extrémité duquel. est formée une bride 6 munie devis -de fixation 7, tandis que sur son autre extrémité, sont formées deux barrettes de liaison 8 munies de vis de fixa- tion 9. Les deux barrettes de liaison 8 sont constituées par un prolon- gement du tube 5 et sont séparées l'une de l'autre par une large fente longitudinale. Un élargissement en gradin 10 constitue la transition du tube 5 à la bride 6. L'élément de renforcement 4 est assemblé aux coquilles 2, 3 à l'aide des vis de fixation 7, 9. Les vis de fixation 7 sont-matées, avec étanchéité à la pression, dans des ouvertures de la coquille 3 et servent au boulonnage de l'amplificateur sur un élément porteur, par exemple sur la paroi du tablier d'auvent d'un véhicule. Les vis de fixation 9 traversent des trous dans la coquille 2 et servent à fixer, contre la surface de fixation 11, un maître-cylindre non repré- senté. Des joints d'étanchéité entre le maître-cylindre et la surface de fixation Il assurent l'étanchéité de l'obturation de la coquille 2. Le volume-intérieur de l'enceinte I est partagé en une chambre de dépression 14 et une chambre de travail 15, par un piston de travail12 et un corps ou bottier de soupape 13. Les régions de la chambre de travail 15 situées à l'intérieur et à l'extérieur du tube 5 communiquent entre elles par une ouverture 5' du tube 5. La périphérie extérieure du piston de travail 12 est montée étanche par une membrane roulante 16, dont le bourrelet de fixation 17 est pris et serré entre les coquilles 2 et 3. Sur le piston de travail 12, la membrane roulante 16 est maintenue par un bourrelet 18 qui est rentré dans le bord rabattu du piston de travail 12 o il est maintenu par un jonc 19 façonné en méandres et mis en place sous précontrainte. Une deuxième membrane roulante 20 assure l'étanchéité entre le piston de travail 12 et le tube 5. La périphérie extérieure de la membrane roulante 20 est fixée à un collet annulaire 21 du piston de travail 12 par une couronne de sertissage. Son bourrelet de fixation intérieur 22 est pressé, par un anneau de serrage 23, contre l'épaulement extérieur de l'élargissement 10. En son milieu, le piston de travail 12 présente deux ouvertures 24 qui sont traversées par les barrettes de liaison 8. Une tige-poussoir 26 est fixée au piston de travail 12, à l'endroit d'une partie pleine 25 comprise entre les ouver- tures 24. Cette tige-poussoir26 constitue l'organe de prise de force de l'amplificateur, c8té sortie de celui-ci, et actionne le piston du maîtrecylindre. Du côté opposé, un élément d'appui 27 à profil en U, comportant deux ailes 28 séparées l'une de l'autre par un espace, est maintenu contre la partie pleine 25. Des ressorts à lame 29, orientés transversalement par rapport aux ailes 28, sont disposés des deux côtés de l'élément d'appui 27. Ils sont formés par relevage d'une même pièce en tôle à ressort 30. Un téton 31 de la tige-poussoir 26 traverse la partie pleine 25, la lame élastique 30 et l'élément d'appui 27 et, à son extrémité, est maté de façon à créer ainsi un' assemblage rigide de ces composants. Par des portions de surface cylindriques 32 qui sont formées dans les ouvertures 24, le piston de travail.12 est guidé à coulissement sur les surfaces extérieures des barrettes de liaison 8. Les arêtes 33 de la partie pleine 25 se trouvent alors en face des arêtes latérales 8' des barrettes de liaison 8 et empêchent ainsi la rotation du piston de travail 12. En matière thermoplastique, le corps de soupape 13 est sensi- blement cylindrique. En son extrémité en regard du piston de travail 12, il comporte un collet annulaire 34 par lequel il est guidé à coulis- sement dans le tube 5 et les barrettes de liaison 8. En son extrémité opposée, ce corps de soupape 13 porte un manchon 35 qui traverse une ouverture dans la coquille 3 et qui est guidé de manière étanche dans cette ouverture par un joint glissant 36. Ce manchon 35 est fixé contre un épaulement du corps de soupape 13 par un collet 34'.Le bourrelet intérieur d'une membrane roulante 37 est retenu par enfoncement forcé dans une gorge aménagée dans la périphérie du corps de soupape 13. Ce bourrelet extérieur de cette membrane 37 est appliqué contre un épau- lement formé par l'élargissement 10 du tube 5 et est maintenu dans cette position par une bague de sertissage. Le corps de soupape 13 présente un alésage central 38 dans lequel un organe de commande 39 est guidé à coulissement étanche. Du côté du manchon 35, l'alésage 38 comporte un élargissement en trois étages. Le premier constitue une chambre de soupape 40 qui est reliée à la chambre de travail 15 par un canal 41. L'étage d'élargissement suivant constitue une chambre de soupape 42 d'o un canal 43 va à la chambre de dépression 14. L'épaulement entre les chambres 40 et 42 constitue un siège de soupape 44. La chambre de soupape 42 est fermée par un obturateur 45 que le manchon 35 maintient contre l'épaulement qui se raccorde à la chambre 42. Dans la position de repos représentée, l'obturateur 45 est au contact du bord 46 de l'organe de commande 39, lequel bord constitue un autre siège, et, en meme temps, cet obturateur 45 est décollé du siège 44, de sorte que les deux chambres 40, 42 de la soupape, et donc aussi la chambre de dépression 14 et la chambre de travail 15, communiquent entre elles. L'obturateur 45 est pressé contre le bord 46 par un ressort 47. Ce ressort 47 prend appui contre une tige d'actionnement 48 qui est liée, avec possibilité de pivotement, à l'organe de commande 39 et qui va à la pédale de frein, par son extrémité non représentée, sortant du manchon 35. Entre le piston de travail 12 et le corps de soupape 13, il est prévu des leviers plats 49 constituant un dispositif de réaction. Ces leviers 49 ont leurs extrémités radialement extérieures situées dans une gorge 50 du corps de soupape 13 o ils prennent appui par un bord 51. Par leurs extrémités radialement intérieures, les leviers 49 sont appliqués contre une surface frontale de l'organe de commande 39 sur lequel ils sont centrés par un téton 52. Les zones médianes des leviers 49 se trouvent en face des ailes 28. Les lames de ressort 29 se trouvent contre les bords latéraux des leviers 49 et assurent l'ortho- gonalité de ces derniers par rapport aux ailes 28. Entre les leviers 49 et le piston de travail 12, est contraint un ressort de rappel 53 qui, dans la position représentée, presse le corps de soupape 13 contre une surface de butée 54 appartenant à la coquille 3. La force de ce ressort est partiellement retransmise par l'organe de commande 39, de sorte que celui-ci est maintenu au contact du corps 13 par une bague debutée 55. Un autre ressort de rappel 56 est contraint entre le piston de travail12 et la coquille 2. Ce ressort 56 presse le piston de travail 12 contre la surface frontale 57 du tube 5, laquelle fait office de butée. La coquille 2 est munie d'un embout de raccordement 58 par lequel la chambre de dépression 14 de l'amplificateur est reliée à une source de dépression, par exemple à la tubulure d'admission d'un moteur d'automobile. Dans la condition de repos représentée, le vide ou dépression engendré par cette source se propage jusqu'à la chambre de travail. Si, par enfoncement de la pédale de frein, on actionne l'ampli- ficateur de force de freinage, la tige d'actionnement 48, et avec elle l'organe de commande 39, sont déplacés vers la gauche (sur la figure 1). Cela a pour effet que l'obturateur 45 de la soupape vient d'abord au contact du siège 44,ce qui interrompt la communication entre les deux chambres 40, 42 de la soupape. Le bord 46 se décolle ensuite de l'obturateur 45, ce qui a pour effet que la chambre 40 de la soupape est reliée à l'atmosphère via l'intérieur du manchon 35. En même temps, les leviers 49 que l'organe de commande 39 a fait basculer contre la force du ressort de rappel 53 viennent au contact des ailes 28,ce qui limite le mouvement d'ouverture de l'organe de commande 39. L'air atmosphérique entrant dans la chambre 40 parvient, via le canal 41, à la chambre de travail 15 et sollicite à la fois le piston de travail 12 et le corps de soupape 13. La surface efficace du corps de soupape 13 correspond dans ce cas à la surface annulaire résultant de la différence des surfaces Fa et Fi. Sous l'effet de la force d'actionnement appliquée par la tige d'actionnement et de la force pneumatique agissant sur le piston 12 et le corps 13, le piston et le corps sont déplacés vers la gauche et actionnent, via la tige-poussoir 26, le piston du maître-cylindre. Ce processus se poursuit tant que la force d'actionnement exercée sur la tige d'actionnement est supérieure à la force de réaction que les leviers 49 fournissent lors de la transmission de la force de poussée du corps de soupape 13, cette force de réaction tendant à faire rentrer l'organe de commande 39 dans le corps de soupape 13. Dès que cette force de réaction est prédominante sous l'effet de la montée en pression dans la chambre de travail, le corps de soupape 13 est déplacé, par rapport à l'organe de commande 39, vers la gauche, jusqu'à ce que le bord 46 soit au contact de l'obturateur 45. Cela a pour effet d'interrompre la poursuite de l'entrée d'air atmosphérique, de sorte qu'il n'y a pas d'autre accroissement de la pression dans la chambre de travail 15 et que l'amplificateur reste à sa position d'actionnement. S'il y a dimi- nution de la force d'actionnement appliquée à la tige d'actionnement 48, l'organe de commande 39 est déplacé vers la droite par la force de réaction agissant sur les leviers 49, de sorte que l'obturateur 45 se décolle du siège 44 et qu'il se produit une diminution de la pression de la chambre de travail par rapport à celle de la chambre de dépression, si bien que l'actionnement du maitre-cylindre s'atténue ou cesse si la force d'actionnement est annulée. Si la dépression est défaillante, ou s'il y a dépassement de la force de réaction maximale par la force d'actionnement, le téton 52 vient, lorsque l'amplitude de commande maximale est atteinte, au contact de la tete de rivet du téton 31 et autorise ainsi une transmission directe de la force d'actionnement au maître-cylindre, via la tige- poussoir 26. Comme indiqué dans la description de l'amplificateur, la commande s'effectue exclusivement à l'aide de la force d'amplification agissant sur le corps de soupape, et l'intensité de cette force déter- mine, dans le rapport de la transmission formée par les leviers 49, l'intensité de la force d'actionnement qu'il faut appliquer à la tige d'actionnement 48. La configuration de l'amplificateur selon l'invention permet donc d'obtenir facilement divers rapports d'amplification, par simple variation du diamètre du piston de travail, sans avoir à modifier la taille et la charge du corps de soupape et des composants de commande. Au lieu des leviers décrits, le dispositif de réaction peut aussi être constitué par un disque en caoutchouc. Comme la charge est assez faible, ce disque en caoutchouc pourrait avantageusement être plus petit et plus souple que ce n'est le cas dans les amplificateurs connus. Bien entendu, l'exemple de réalisation décrit n'est nullement limitatif de l'invention. REVENDICATIONS 1. Amplificateur de force commandé mécaniquement, notamment pour actionner un maitre-cylindre d'une installation de freinage hydrau- lique, cet amplificateur comportant - une enceinte dont les parois frontales sont liées l'une à l'autre par un élément de renforcement qui la traverse et qui possède une portion tubulaire; - un dispositif à piston mobile axialement qui partage l'intérieur de l'enceinte en une chambre à basse pression et une chambre de travail et qui consiste en un piston de travail entourant ledit élément de renforcement et en un corps de soupape, lequel se trouve à l'intérieur de ladite portion tubulaire, est lié au piston de travail et contient un dispositif de soupape pour commander la pression régnant dans la chambre de travail; et - un dispositif de réaction qui prend appui contre un organe de prise de force, contre le corps de soupape et contre un organe de commande du dispositif de soupape et qui, en cas d'actionnement de l'amplificateur, transmet à cet organe de commande, dans la direction opposée à celle de l'actionnement, une partie de la force d'amplification, cet amplificateur étant caractérisé en ce que le piston de travail (12) prend appui directement contre ledit organe de prise de force (26) et en ce que le corps de soupape (13) constitue un piston qui est mobile axia- lement et séparément du piston de travai.l et dont la force d'amplifi- cation est transmise seule au dispositif de réaction (49). 2. Amplificateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le piston de travail (12) est rigidement lié à l'organe de prise de force réalisé sous la forme d'une tige-poussoir (26). 3. Amplificateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la tige-poussoir (26) est rigidement liée au piston d'un maître- cylindre actionnable par l'amplificateur. 4. Amplificateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le piston de travail (12) est arrêté en rotation contre l'élément de renforcement (4). 5. Amplificateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le piston de travail (12) et le corps de soupape (13) sont guidés l'un contre l'autre en direction radiale. 6. Amplificateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le dispositif de réaction est constitué de deux leviers plats (49) dont les extrémités radialement extérieures et les extrémités radialement intérieures sont respectivement appliquées contre le corps de soupape (13) et contre l'organe de commande (39), les parties médianes de ces leviers venant en contact soit contre l'organe de prise de force (26) soit contre des ailes (28) constituant, pour ces leviers, une arête d'appui sur le piston de travail (12). 7. Amplificateur selon la revendication 6, caractérisé en ce que les ailes (28) sont formées par des branches d'un organe d'appui (27) à profil en U dont la fixation au piston de travail (12) est commune avec celle de l'organe de prise de force (26). 8. Amplificateur selon l'une des revendications 6 ou 7, carac- térisé en ce que le piston de travail (12) porte des ressorts à lame (29) qui sont perpendiculaires aux ailes (28) et qui sont au contact des bords latéraux des leviers (49). 9. Amplificateur selon l'une quelconque des revendications I à 8, caractérisé en ce que, dans la position de repos, le piston de travail (12) est pressé contre une première butée (57) par un premier ressort de rappel (56) et en ce qu'un deuxième ressort de rappel (53), dont la force élastique est plus faible que celle du premier ressort de rappel, est contraint entre le piston de travail et le corps de soupape (13) qu'il presse contre une deuxième butée (54). 10. Amplificateur selon l'une quelconque des revendications I à 9, caractérisé en ce que, dans la position de repos, le piston de travail (12) et le corps de soupape (13) sont au contact d'une butée commune. Il. Amplificateur selon la revendication 8, caractérisé en ce que le deuxième ressort de rappel (53) est agencé entre le piston de travail (12) et les leviers (49) du dispositif de réaction et, dans la position de repos, presse l'organe de commande (39) contre une butée sur le corps de soupape (13). 12. Amplificateur selon l'une quelconque des revendications I à 11, caractérisé en ce que le corps de soupape (13) est guidé, par une première portion (34), dans la portion tubulaire (5) de l'élément de renforcement (4) et, par une deuxième portion (35) saillant hors de l'enceinte de l'amplificateur, dans un guide à coulissement étanche aménagé dans la paroi (3) de l'enceinte (1) de l'amplificateur. 13. Amplificateur selon la revendication 12, caractérisé en ce que la portion de corps de soupape (13) saillant hors de l'enceinte (1) est constituée par un manchon (35) qui est fabriqué séparément du corps de vanne et qui présente, à l'extrémité par laquelle il est fixé, un collet annulaire (34') qui est fixé dans le corps de soupape et qui maintient un obturateur de soupape contre un épaulement dudit corps de soupape. 14. Amplificateur selon l'une quelconque des revendications I à 13, caractérisé en ce qu'à l'endroit de la portion tubulaire (5) de l'élément de renforcement (4), le piston de travail (12) et le corps de soupape (13) sont liés chacun à un moyen d'étanchéité constitué par une membrane roulante (20, 37), ces membranes roulantes étant maintenues, chacune par un bourrelet de fixation, respectivement contre un épau- lement intérieur et contre un épaulement extérieur d'un élargissement étagé (10) de l'élément de renforcement.