i 2463721 Procédé pour ralentir les occupants d'un avion évacués au moyen d'un toboggan gonflable, ainsi que toboggan d'évacuation corres- pondant et son procédé de réalisation. La présente invention concerne un procédé pour ralentir les occupants d'un avion évacués au moyen d'un toboggan gonfla- ble. L'invention vise également le toboggan d'évacuation corres- pondant ainsi que son procédé de réalisation. Pratiquement sur tous les avions transportant des pas- sagers, on a installé des toboggans d'évacuation gonflables, éventuellement combinés avec des radeaux gonflables, pour permettre d'évacuer rapidement les passagers en cas d'acci- dent. Ces équipements de secours gonflables sont normalement conservés repliés dans une enveloppe appropriée offrant le mini- mum d'encombrement à l'intérieur de l'avion, et sont ainsi dis- posés soit directement dans la structure creuse de chaque porte de l'avion, ou à proximité immédiate. En position de fermeture de la porte, une sangle de retenue du toboggan gonflable se trouve reliée à des pattes de fixation solidaires du plancher, à l'intérieur de la porte, et il suffit donc d'ouvrir celles-ci en manoeuvre de secours pour commander automatiquement le déploie- ment du toboggan. En effet, à l'ouverture de la porte, la sangle de retenue extrait le toboggan de la structure creuse de la por- te, de sorte qu'une extrémité du toboggan se trouve fixée au seuil de la porte, et que le reste du toboggan pend à l'extérieur, avant de se trouver rapidement gonflé, pour permettre l'évacua- tion des passagers, très peu de temps après l'ouverture de la porte. Le mouvement de descente des occupants de l'avion, ainsi évacués par le toboggan gonflable, dépend essentiellement de l'obliquité du toboggan par rapport au sol. En général, on ob- tient un débit d'évacuation optimum pour une pente minimum de 300 environ, avec -un maximum de 50 environ. Plus la pente est faible, et plus la vitesse de descente est faible, au point de ne plus permettre d'évacuation suffisamment rapide des occupants de l'avion. Par contre, si la pente dépasse largement 50 , la des- cente est trop brusque, et les passagers à évacuer risquent d'hé- siter à utiliser le toboggan, et même, si on les persuade de se lancer, ils risquent de se blesser en arrivant trop brutalement au sol. Il n'est pas facile d'assurer à priori une obliquité optimum de chaque toboggan d'évacuation Dar rapport au sol. car les toboqqans ne sont normalement utilisés qu'en cas d'accident. Et dans une telle situation, le train d'atterrissage de l'avion peut avoir une ou plusieurs jambes abîmées ou écrasées, de sorte que l'inclinaison du plancher de l'avion par rapport au sol peut correspondre à plusieurs positions très différentes. De ce fait la porte de l'avion par o sortent les occupants à évacuer peut se trouver beaucoup plus haut par rapport au sol, ou beaucoup plus bas, que dans sa position normale. Et ces différences de hauteur de la porte au-dessus du sol se traduisent évidemment par des différences considérables pour l'obliquité du toboggan d'évacuation. Il en va sensiblement de même si on utilise le toboggan d'évacuation sur un sol dont la pente varie, car ceci peut aussi affecter largement l'obliquité du toboggan d'évacua- tion. On a proposé plusieurs solutions pour contrôler correc- tement la vitesse de descente d'un passager sur un toboggan d'évacuation, à la fois dans des conditions de fonctionnement normales, et aussi pour tenir compte des situations extrêmes d'écrasement du train d'atterrissage et/ou de pente très varia- ble du sol. L'une des premières solutions proposées pour tenir compte de la hauteur variable de la porte de l'avion au-dessus du sol consistait à réaliser des toboggans de longueur variable. On trouve des exemples de cette manière de procéder dans les brevets publiés aux Etats-Unis sous les numéros 2 936 056,3 463266, 3 554 344. Un autre moyen proposé au début de cette évolution consistait à prévoir une articulation ou un point faible dans le toboggan, de telle manière que la partie supérieure du toboggan ait une pente plus forte que la partie inférieure. On trouve des exemples de ce genre de solution dans le brevet britannique n' 1 206 936, et dans les brevets U.S. 3 070 203, 3 092 232, 3 463 266 et 3 470 991. On trouve un exemple de toboggan d'éva- cuation courbe conçu pour avoir le même effet, dans le brevet U.S. Ne 3 712 417. Il est à noter que le brevet U.S. N0 2 936 056, mention- né ci-dessus en tant qu'exemple d'une réalisation de toboggan de longueur variable, indique aussi qu'on peut coller sur la glis- sière du toboggan a'évacuation une matière offrant des qualités de frottement réduit, pour en améliorer le glissement. Le brevet U.S. 3 679 025 propose d'appliquer une couche de revêtement ap- propriée sur la surface de la glissière du toboggan d'évacuation pour en réduire le frottement. Il est aussi à noter que le bre- vet U.S. No 3 473 641 propose un toboggan d'évacuation dont la surface supérieure de glissement est présentée comme ayant un coefficient de frottement réduit, tandis que la surface infé- rieure de glissement doit avoir un coefficient de frottement plus élevé. On trouve un autre moyen pour ralentir la descente dans les brevets U.S. No 3 070 203 et 3 092 232, qui prévoient à cet effet un relâchement relativement plus accentué de la surface de glissement, à la partie inférieure du toboggan d'évacuation. Ce relâchement plus accentué se traduit par un coefficient de frottement plus fort, pour le passager qui glisse sur la partie inférieure du toboggan d'évacuation. Le but de l'invention est de remédier à de tels incon- vénients et difficultés, pour réaliser de manière simple un to- boggan d'évacuation pouvant fonctionner commodément avec des obliquités très variables par rapport au sol, sans risque de contact violent des utilisateurs avec le sol, même pour une obli- quité relativement importante du toboggan. L'invention vise un procédé pour ralentir les occupants d'un avion, évacués au moyen d'un toboggan gonflable ayant une extrémité supérieure associée à une issue de l'avion, et une extrémité inférieure en appui sur une surface sur laquelle repo- se l'avion, toboggan présentant une surface de glissement cons- tituée par une paroi de tissu sensiblement tendue. Le procédé qui fait l'objet de l'invention est caracté- risé en ce qu'on ménage des ondulations sur la partie inférieure de la surface de glissement, pour y réaliser dans le gens trans- versal des nervures en saillie et des sillons disposés alterna- tivement à la suite l'un de l'autre. L'invention a également pour objet un toboggan gonfla- ble pour l'évacuation des occupants d'un avion disposé entre une issue d'évacuation de l'avion, à laquelle est fixée une extré- mité supérieure du toboggan en position de service, et une sur- face inférieure sur laquelle repose l'avion; ce toboqggn com- porte une structure porteuse, gonflée au moyen d'un fluide sous pression, et un fond en tissu solidaire de la structure porteuse gonflable, pour réaliser une surface de glissement sen- siblement tendue, pour le passage des occupants à évacuer ar- rivant de l'extrémité supérieure. Selon l'invention, ce toboggan est caractérisé en ce que la partie inférieure du fond en tissu présente dans le sens transversal une série de nervures en saillie et de sillons, dis- posés alternativement à la suite l'un de l'autre, pour ralentir les occupants évacués de l'avion qui passent en glissant sur la partie correspondante de la surface de glissement. Pour obtenir les ondulations transversales sur la sur- face de glissement, on peut fixer sous celles-ci à l'endroit voulu, par exemple par collage, un panneau de ralentissement comportant une série de nervures en saillie et de sillons dis- posés alternativement à la suite l'un de l'autre. On peut réaliser ce panneau de ralentissement au moyen d'un panneau de tissu, dans lequel on forme des ourlets ayant chacun un profil en boucle enroulé autour d'un tronçon de corde- lette, pour rabattre ces ourlets et les fixer, par exemple par collage, au tissu du panneau. On colle ensuite ce panneau sous la partie inférieure du toboggan d'évacuation gonflable,afin de produire sur la surface de glissement de celui-ci les ondula- tions transversales voulues. On obtient les meilleurs résultats en rabattant les our- lets à profil en boucle en direction de l'extrémité supérieure du toboggan par o doivent arriver les occupants de l'avions à évacuer. On peut améliorer l'effet de ralentissement en appli- quant une couche de revêtement, à base d'un élastomère à coef- ficient de frottement élevé, sur la surface de glissement de la partie inférieure du toboggan, dans la zone o sont réalisées les nervures en saillie et les sillons disposés alternativement à la suite l'un de l'autre. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description d'un mode de réalisation préféré, présenté ci-après à titre d'exemple donc non limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la Figure 1 est une vue schématique en perspective, montrant 2463721 une partie d'une porte ménagée dans le fuselage d'un avion, et sur le seuil de laquelle est disposé un toboggan d'évacuation gonflable conforme à l'invention, représenté en position d'exten- sion avec son extrémité inférieure reposant sur le sol; - la Figure 2 est une coupe longitudinale schématique de la par- tie inférieure du toboggan d'évacuation gonflable de la Figure l suivant 2-2; - les figures 3A, 3B, 3C et 3D, sont des schémas élémentaires, montrant les phases successives de réalisation du panneau de ralentissement de la partie inférieure du toboggan d'évacuation conforme à l'invention, tel que représentée sur la Figure 2; - la Figure 4 est une coupe transversale de la partie inférieure du toboggan de la figure 1, suivant 4-4; - la Figure 5 est une vue agrandie de la zone entourée d'un cer- cle 5 sur la Figure 4. Dans le mode de réalisation de la Figure 1, le toboggan d'évacuation gonflable 10 s'étend en position d'évacuation entre le seuil d'une porte 12, ménagée dans le fuselage 14 d'un avion, et le sol. Le toboggan 10 comporte essentiellement un corps por- teur gonflable, formé de plusieurs longerons gonflables séparés 22,24 et 26, réunis en position de service par une paroi en tis- su sensiblement tendue 20, servant de glissière d'évacuation pour les occupants de l'avion. Le toboggan 10 représenté sur la Figure i n'est qu'exemple concret, et pourrait avoir n'importe laquelle des diverses autres configurations bien connues des spécialistes de ce genre d'équipement. De même, ces spécialistes connaissent bien les modes possibles de fixation du toboggan d'évacuation sur le seuil de la porte du fuselage de l'avion, ainsi que les procédés et moyens permettant le déploiement et le gonflage du toboggan d'évacuation ainsi fixé sur le seuil de la porte. La partie inférieure du toboggan 10 comporte un panneau de ralentissement 29 essentiellement constitué d'une série de sillons et de nervuresén saillie disposés-alternativement à la suite l'un de l'autre et s'étendant dans le sens transversal. Pour réaliser cette succession de nervures en saillie disposées dans le sens transversal et séparées l'une de l'autre par des sillons intermédiaires, on peut par exemple fixer sous la face 6 2463721 inférieure de la glissière 20 le panneau de ralentissement 29 représenté sur la Figure 2. On a représenté schématiquement sur les Figures 3A, 3B, 3C et 3D, les phases successives de la fabrication du panneau de ralentissement 29, formé d'un panneau de tissu 30 fait de la même matière que la paroi de glissement 20 du toboggan d'évacua- tion, ou d'une ratière compatible avec celle de cette paroi, et présentant en coupe une série d'ourlet 32 profilés en boucles séparées et parallèles enroulés chacun autour d'un segment de cordelette 34. Les matières convenables pour réaliser le panneau de ralentissement 29 comprennent notamment les tissus en fibres synthétiques, commercialisées sous les marques "Nylon" ou "Dacron", avec de préférence une couche d'un élastomère appro- prié appliquée par enduction sur chaque face du tissu. Les cor- delettes 34 sont retenues par exemple chacune dans l'ourlet en boucle correspondant du tissu, au moyen d'une ligne de piqûre 33. Après avoir ainsi formé les ourlets en boucle 32 du tissu, on les rabat tous dans le même sens, et on les fixe latéralement sur la paroi 30 du panneau, au moyen d'une bande adhésive 36. 2Q Pour fixer ensuite le panneau 29 à la face inférieure de la pa- roi de glissement 20 du toboggan, on peut utiliser par exemple une feuille adhésive intermédiaire 38 (figure 3D>. On voit plus en détail sur les Figures 4 et 5 comment est disposé le panneau de ralentissement 29, par rapport au to- boggan d'évacuatiorA 0. Pour assurer l'effet de ralentissement optimum,il faut que les ourlets en boucle 32 soient tous rabattus en direction de la partie supérieure du toboggan 10 associée au seuil de la porte 12 du fuselage 14 de l'avion, comme représenté sur la Fi- gure 2, oU tous les ourlets en boucle du panneau de ralentisse- ment 29 sont rabattus à l'opposé du sens de glissement des occu- pants de l'avion à évacuer. D'une manière avantageuse, on peut aussi appliquer une couche d'élastomère 40 (Figure 5) ayant un coefficient de frottement élevé, sur la face supérieure de la paroi de glissement 20 disposée au-dessus du panneau de ralentis- sement 29. Grâce au procédé de ralentissement de l'invention, et au dispositif correspondant, on peut ralentir d'une manière_ 7 2463721 efficace et sûre le glissement de chacun des occupants de l'avion à évacuer au moyen du toboggan conforme à l'invention, en réali- sant ce ralentissement d'une manière avantageuse sur une longueur relativement limitée, à l'extrémité inférieure du toboggan. La surface ondulée, produite par les alternances des sillons et des nervures en sailliepu panneau de ralentissement, freine le mou- vement des occupants de l'avion évacués par la surface de glis- sement du toboggan, puisque chaque nervure et chaque sillon doit subir une déformation de torsion au passage de chaque occupant ainsi évacué. La déformation subie par les nervures et les sil- lons du panneau de ralentissement absorbe une partie de l'éner- gie cinétique de chaque occupant évacué par le toboggan. Et ce ralentissement s'effectue seulement sous l'effet d'un frottement de contact direct de l'occupant sur la surface de glissement. Les alternances successives des nervures en saillie et des sillons assurent une pression de contact suffisamment éle- vée, qui empêche tout effet d'hydroplanage sur la surface de glissement si celle-ci est mouillée. Les sillons du panneau de ralentissement consituent en outre des canaux de drainage, pour évacuer l'eau de la surface de glissement. En fixant le panneau de ralentissement, par exemple par collage, sous la face inférieure de la paroi de glissement du toboggan, on évite d'avoir sur la face utile de cette paroi toute espèce de couture, et toute zone de concentration de con- traintes, de sorte que le panneau de ralentissement sert en fait à renforcer la zone correspondante de la paroi de glissement. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation que l'on vient de décrire à titre d'exemple, et on peut y apporter diverses variantes sans srtir du domaine de l'invention. 8 2463721 Revendications 1. Procédé pour ralentir les occupants d'un avion, éva- cués au moyen d'un toboggan gonflable ayant une extrémité supé- rieure associée à une issue de l'avion, et une extrémité infé- *5 rieure en appui sur une surface sur laquelle repose l'avion; ledit toboggan comportant une surface de glissement constituée par une paroi de tissu sensiblement tendue; ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on ménage des ondulations sur la partie inférieure de la surface de glissement, pour y réaliser dans le sens transversal des nervures en saillie et des sillons, dispo- sés alternativement à la suite l'un de l'autre. 2.Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'en outre on enduit la partie inférieure de la surface de glis- sement d'une couche d'élastomère à coefficient de frottement élevé. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on réalise les ondulations de3pnartie inférieure de la surface de glissement en fixant sous la face inférieure de la paroi correspondante du toboggan -un panneau de ralentissement, comportant dans le sens transversal des nervures en saillie et des sillons disposés alternativement à la suite l'un de l'autre. 4. Procédé pour réaliser un panneau de ralentissement selon la revendication 3 caractérisé en ce que, dans le tissu du panneau, on forme des ourlets successifs, ayant chacun un profil en boucle enroulé autour d'un tronçon de cordellette on ferme chaque ourlet par une ligne de piqûre, pour y empri- sonner la cordelette; on rabat les ourlets profilés en boucle, pour les coucher sur la paroi du panneau en tissu, et les fixer à la surface supérieure de cette paroi. 5. Prôcédé selon la revendication 4, caractérisé, en ce qu'on rabat les ourlets profilés en boucle, de manière à les coucher en direction de l'extrémité supérieure du toboggan par o arrivent les occupants à évacuer de l'avion. 6. Procédé seion la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce qu'on fixe par collage les ourlets profilés en boucle, ra- battus et couchés sur la surface supérieure du panneau de ralen- tissement. 7. Procédé selon l'un des revendications 3 à 6 caracté- 9 2463721 risé en ce qu'on fixe par collage le panneau de ralentissement sous la face de dessous de la partie inférieure de la surface de glissement. 8. Toboggan gonflable, pour l'évacuation des occupants d'un avion disposé entre une issue d'évacuation de l'avion, à laquelle est fixée une extrémité supérieure dudit toboggan en position de service, et une surface inférieure sur laquelle repose l'avion; ledit toboggan comportant une structure por- teuse pouvant être gonflée au moyen d'un fluide sous pression et un fond en tissu solidaire de la structure porteuse gonflable, pour réaliser une surface de glissement sensiblement tendue pour le passage des occupants à évacuer arrivant de l'extrémité supé- rieure et les ralentir suivant le procédé de l'une des revendi- cations 1 à 9, ledit toboggan étant caractérisé en ce que la partie inférieure du fond en tissu présente dans le sens trans- versal une série de nervures en saillie et de sillons, disposés alternativement à la suite l'un de l'autre, pour ralentir les occupants évacués de l'avion, qui passent en glissant sur la partie correspondante de la surface de glissement. 9. Toboggan selon la revendication 8 caractérisé en ce que le panneau de ralentissement est fixé sous la face inférieure du fond en tissu du toboggan, au moyen d'une feuille adhésive intermédiaire.