La présente Invention concerne une bague d'éjection utilisée par exemple dans des presses à emboutir pour séparer des corps creux obtenus par emboutissage profond, avec ou sans l'aide d'un anneau, de l'outil dlétirage ou pour enlever des rubans de déchets ou de rognures découpés. Une telle bague est habituellement constituée par plusieurs segments de cercle similaires qui sont maintenus ensemble par des organes appropriés et son pressés ensirlXle de manière élastique en direction de leur axe central commun. Dans le cas d'une presse d'emboutissage à anneau, la bague d'éjection est traversée, lors de la course de travail, par le mandrin d'étirage et par le corps creux se trouvant sur celui-ci, auquel cas les segments s'écartent élastiquement vers l'extérieur. Lors de la course de retour, les segments de la bague d'éjection qui prennent à présent directement appui sur le mandrin retiennent, par contre, le bord du corps creux de manière à l'empêcher de contimier son mouvement. De ce fait, le mandrin, en poursuivant son mouvement de retour, se retire du corps creux de sorte que celui-ci est enlevé du mandrin et tombe ensuite, en général sous lteffet de la pesanteur, en dehors de la zone de travail de la presse. De telles bagues d'éjection font partie de la technique antérieure. Le brevet américain N0 2 261 060 décrit une bague comportant trois segments qui sont pressés ensemble par un anneau élastique en matière appropriée, par exemple en caoutchouc, placé dans une rainure annulaire prévue sur la périphérie des segments. Le brevet britannique NO 825 721 décrit une bague combinée d'éjection et de bordage dont les segments sont maintenus ensemble par un ressort de traction hélicoïdal annulaire. Suivant le brevet suisse NO 261 164, on utilise, pour presser les segments ensemble, des ressorts de compression hélicordaux disposés radialement et prenant appui sur une monture entourant les segments. Enfin, suivant la demande de brevet allemande publiée No 1 285 973, les segments sont maintenus par deux anneaux élastiques de manière à pouvoir tourner autour de l'un des anneaux et à être pressés ensemble par l'autre. Dans toutes les formes de réalisation mentionnées, la bague d'éjection est constituée par plusieurs segments individuels détachés qui sont maintenus ensemble seulement par d'autres éléments élastieues. Etant donné que les segments doivent être réalisés en une matière durcie, il est nécessaire de séparer les éléments avant le durcissement et de les rectifier ensuite en tant que pièces individuelles. Il faut cependant un travail considérable pour obtenir de cette manière une ouverture de passage exactement circulaire de la bague d'éjection. La présente invention crée une bague d'éjection qui peut être fabriquée facilement de manière à présenter une ouverture de passage exactement circulaire. En outre, il s-'agit de la construire sous une forme aussi courte que possible étant donné que, dans le cas de presses d'emboutissage à anneau, du fait même du procédé de formage utilisé, une course importante est de toute manière déjà nécessaire. La solution apportée à ce problème suivant la présente invention réside en ce que le moyen élastique utilisé pour maintenir les segments individuels ensemble est une matière coulée et en ce que les segments forment un seul ensemble constructif avec un disque annulaire ou analogue qui les entoure et avec la matière coulée. Etant donné que la bague d'éjection se trouve continuellement mise en contact avec les corps creux en forme de récipient, qui sont revêtus d'un lubrifiant, la matière coulée se compose avantageusement d'une matière résistant à l'huile ainsi qu'à des produits chimiques qui risquent de se présenter. Afin de permettre aux corps creux, après éjection, de tomber correctement en dehors de la zone de travail, le disque annulaire recevant les segments ne doit pas dépasser les bords d'éjection. Les avantages pouvant être obtenus suivant la présente invention résident en particulier dans le fait que l'usinage de finition de la bague d'éjection peut steffectuer rapidement et d'une manière impeccable. En outre, la course additionnelle résultant de la présence de la bague d'éjection se trouve réduite à un minimum. Un exemple de réalisation de la présente invention est représenté schématiquement aux dessins annexés et est décrit plus en détail ci-dessous. La fig. 1 représente, en coupe longitudinale et en vue oblique, l'outil d'une presse d'emboutissage dans lequel une bague d'éjection est incorporée. La fig. 2 représente, en coupe longitudinale, un segment de la bague d'éjection et le disque annulaire entourant celle-ci. Les fig. 3 à 5 représentent la coopération du mandrin d'étirage et d'un corps creux avec la bague d'éjection dans différentes phases de la course de travail, à savoir à la fig. 3 avant le passage, à la fig. 4 lors du passage et à la fig. 5 après le passage du mandrin d'étirage et du corps creux à travers la bague d' éjection. La bague d'éjection 1 est constituée par un certain nombre de segments similaires 2 qui sont maintenus ensemble par une matière coulée élastique 3 et constituent avec cette dernière et le disque annulaire 4 qui les entoure un seul ensemble sur le plan constructif. Le disque annulaire 4 est fixé au moyen de vis 5 à l'enveloppe 6 qui reçoit l'ensemble formant outil représenté par un anneau d'emboutissage 7. Afin que les corps creux puissent, après éjection, tomber correctement en dehors de la zone de travail, les vis 5 sont muniesde têtes noyées. En outre, la face frontale 8 du disque 4 peut être décalée en arrière d'une faible distance a nar rapport à la bride 9. Les segments 2 prennent appui avec les angles 10 de leurs évidements (fig. 2) ~sur l'arête Il du disque annulaire 4 et peuvent basculer autour du bord de contact formé par un angle 10 et une arête 11. Lorsque le mandrin d'étirage 12 passe avec un corps creux 13 à travers la bague d'éjection (fig. 3) et que le bord 14 du fond du corps creux vient ainsi en contact avec les faces coniques internes 15 des segments 2, ceux-ci sont, contre la résistance à la déformation de la matière élastique 3, poussés suffisamment vers l'extérieur les uns par rapport aux autres pour que le corps creux 13 puisse glisser entre eux ffig, 4). Lorsque le corps creux 13 a traversé sur toute sa longueur la bague d'éjection (fig. 5), la matière coulée 3 se dilate à nouveau suffisamment pour que les bords de contact 16 des segments 2 prennent appui directement sur le mandrin d'étirage 12. Lors de la course de retour de celui-ci, le bord 17 du corps creux 13 qui suit d'abord la course de retour bute contre les faces frontales 18 des segments 2. Ceux-ci empêchent alors le corps creux 13 de continuer son mouverqent de sorte que ce dernier, au cours de la phase ultérieure de la course de retour du mandrin 12, est séparé de ce dernier.Afin a d'éviter dans ces conditions qu'un vide tende à se former entre le mandrin et le fond du corps creux, il est recommandable de soumettre le fond du corps creux, au début du processus d'éjection, de l'intérieur à une surpression modérée. A cette fin, le mandrin 12 peut être relié par exemple une source de fluide sous pression par l'intermédiaire d'un passage longitudinal. Lorsque le mandrin 12 s'est à nouveau retiré à travers la bague d'éjection 1 (fig. 3), la matière élastique 3 se dilate à nouveau pour reprendre ses dimensions initiales. L'ouverture de passage ainsi obtenue présente à nouveau un diamètre dA qui est inférieur au diamètre dD du mandrin 12. Cette position est définie par le contact entre les surfaces de butée 19 des segments 2 et les surfaces de butée 20 du disque annulaire 4. Il s'est avéré particulièrement satisfaisant d'utiliser en tant que matière coulée elastique du caoutchouc de silicone vulcanisé à froid. Les surfaces 19 des segments 2 préalablement usinés sont amenées en contact avec la surface 20 du disque annulaire 4. La matière coulée est mélangée avec un durcisseur approprié et est coulée dans l'espace libre entre le disque annulaire 4 et les segments 2 maintenus par un dispositif d'assujettissement. Au bout d'un laps de temps relatiyement court, ce mélange acquiert déjà, à la température ambiante, des propriétés élastiques. La bague d'éjection 1 formant à présent un seul ensemble du point de vue constructif peut faire l'objet dtun usinage de finition effectué sur un autre dispositif. R E V E N D T C A T I O N S 1 - Bague d'éjection permettant à des corps creux formant récipient obtenus par emboutissaze profonds avec ou sans l'aide d'un anneau7 ou à des rllbans de déchets decoupés d'être séparés du mandrin d'étirage d'une presse dremboutissage pendant la course de retour de ce dernier, la bague d'éjection étant constitue par un certain nombre de segments similaires qui sont poussés au moyen d'organes élastiques en direction de leur axe central commun, caractérisée en ce que le moyen élastique utilisé est une matière coulée 3 et en ce que les segments 2 forment, après les opérations de coulée et de durcissement, du point de vue constructif un seul ensemble avec un disque annulaire 4 ou analogue qui les entoure et avec la matière coulée. 2 - Bague d'éjection suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la matière coulée élastique se compose d'un mélange de caoutchouc de silicone et d'un durcisseur.