La présente invention concerne la réalisation de réseaux d'irrigation enterrés à l'aide d'éléments d'une grande simplicité de fabrication et de mise en oeuvre, lesdits éléments pouvant etre réalisés par des moyens ne nécessitant pas d'outillages coûteux et pouvant être mis en place par un personnel non spécialisé. De par sa constitution, le réseau de l'invention fait qu'il présente une très grande résistance aux efforts d'écrasement qu'il peut supporter lorsqu'il est vide ou seulement partiellement rempli d'eau et cela bien que les éléments qui le constituent ne présentent qu'une faible épaisseur de paroi. Conformément à l'invention, le réseau d'irrigation est constitué par des éléments tubulaires présentant en section sensiblement la forme de la lettre M, de sorte qu'ils délimitent, sur leur dessus, un couloir de section triangulaire dans le fond duquel est disposée une mèche textile recouverte par du sable ou de la terre remplissant tout le couloir, la mèche textile formant simultanément élément aspirateur de lteau contenue dans l'élément -et imprégnant la mèche par des trous de cet élément et organe d'isolation empêchant la terre de boucher lesdits trous de l'élément, la terre remplissant le couloir formant à son tour élément capillaire amplificateur de répartition de l'eau dans le sol contenant le réseau constitué par lesdits éléments. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, au dessin annexé. La fig. 1 est une perspective partielle d'un des éléments du dispositif d'irrigation de l'invention. La fig. 2 est une coupe transversale de l'élément de la fiv.1. La fig. 3 est une coupe analogue à la fig.2 illustrant une variante. La fig. 4 est une perspective d'un élément de raccordement. La fig. 5 est une perspective illustrant d'autres éléments du dispositif de l'invention. L'élément principal du dispositif est constitué par une pièce 1, de préférence en matière plastique, fabriquée par ex trusion, qui est conformée pour délimiter deux ondulations 2, 3, c'est-à-dire encore sensiblement la forme de la lettre , ce qui a pour effet de ménager sur le dessus de l'élément un couloir longitudinal 4 de section en V dont le fond 5 est de section circulaire et percé de trous 6. On voit par ce qui précède que l'élément est constitué en quelque sorte par un double triangle, ce qui lui confère une grande rigidité à l'écrasement même si l'épaisseur des parois est mince. Le fond 5 de section circulaire peut s'étendre à distance du dessous 7 de l'élément comme représenté à la fig. 2 ou, au contraire, il peut venir en contact avec ledit dessous 7. Dans ce cas, les trous 6 sont pratiqués latéralement dans le fond 5 de section circulaire. la réalisation selon la fig. 2 dans laquelle le fond 5 est à distance du dessous 7 est avantageuse lorsque le dispositif d'irrigation doit être de grande capacité et la réalisation de la fig. 3 est au contraire avantageuse lorsque le dispositif d'irrigation doit pouvoir supporter des charges importantes. En effet, à capacité égale, il nécessite un plus grand volume de matière pour sa réalisationX Le fond 5, de section circulaire, sert à la mise en place et au maintien d'une mèche 8, par exemple une mèche tressée en matière imputrescible et à haute perméabilité. Cette mèche est imprégnée d'eau passant par les trous 6, de sorte que ladite mèche est toujours extrêmement humide. Dans le cas de la réalisation de la fig. 2, on fait en sorte que la mèche 8 soit repliée aux extrémités de chaque élément 1 comme montré en 8a à la fig. 5 pour que les extrémités 8a de la mèche s'étendent sur une certaine longueur contre la paroi interne du dessous 7, ce qui fait que toute l'eau contenue dans chaque élément sert à imprégner la mèche même lorsque le niveau de cette eau se trouve en dessous dudit fond 5. Dans la réalisation selon la fig. 3, ce problème ne se pose pas et la mèche 8 n'a plus besoin de former les extrémités repliées 8a. La mèche 8 sert également à obturer les trous 6 et à empêcher que du sable ou de la terre, désigné par 9, puisse venir boucher lesdits trous. Le sable ou la terre 9 remplissant le couloir 4 est choisi pour présenter une fine granulométrie, ce qui fait que ce sable ou cette terre présente des propriétés capillaires presque analogues à celles de la mèche 8 et, par conséquent, tout le sable ou la terre se trouvant dans le couloir 4 constitue une mèche auxiliaire dont la section va croissant puisque le couloir 4 présente en section la forme d'un triangle dont la base se trouve à la partie supérieure. Ainsi, le sable ou la terre 9 constitue une matière de répartition pour l'eau provenant de l'intérieur de l'élément 1 et qui doit -servir à irriguer un terrain dans lequel ledit élément 1 est enterré. Ainsi qu'il est dit plus haut, les éléments 1 sont avantageusement fabriqués en résine synthétique et leur forme étant régulière, ils peuvent aisément être extrudés,- les trous 6 étant ensuite percés au cours d'une opération de reprise par tout dispositif approprié, notamment par une molette tournante. Pour relier plusieurs éléments I à la suite les uns des autres ou en les amenant à former des angles afin que les éléments 1 puissent etre disposés suivant des nappes à l'intérieur du sol à irriguer, l'invention prévoit des raccords 10 dont uh est représenté à la fig.4 qui comprend quatre branches 11, 11a, 11b et 11c, chaque branche étant conformée en section de façon analogue aux éléments 1 et pouvant emboîter les extrémités desdits éléments ou être emboîtée dans ceux-ci. Pour que l'ensemble du réseau d'irrigation puisse être fermé, la fig. 5 montre qu'on prévoit, supplémentairement, des couvercles 12 comprenant un fond plein 13, lesdits couvercles emboîtant l'une des extrémités d'un élément 1 ou, éventuellement, l'une des branches d'un des raccords 10. Certains couvercles, comme celui désigné parl2a,scni;aoutre, munis d'un tube saillant 14 pour permettre le remplissage en eau des éléments d'irrigation en particulier pour des utilisations dans des bacs à fleurs. Ainsi qu'il ressort de ce qui précède, pour assurer l'irrigation d'un terrain, il suffit de creuser des tranchées suivant un réseau pré-établi, de mettre en place les éléments 1, de les raccorder au moyen des raccords 10 du type de celui de la fig. 4 ou d'autres raccords pouvant présenter seulement deux branches ou trois branches, ensuite de mettre en place les couvercles 12 et 12a aux emplacements Jugés les plus appropriés, puis de remplir les couloirs 4 à l'aide d'un sable ou d'une terre de fine granulométrie qui est donc bien poreux. Finalement, l'ensemble du réseau d'irrigation est recouvert par la terre extraite des tranchées, terre qui est maintenue ensuite correctement irriguée. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation représentés et décrits en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICADICSS 1 - Réseau d'irrigation enterré, caractérisé en ce qu'il est constitué par des éléments tubulaires présentant en section sensiblement la forme de la lettre X, de sorte qu'ils délimitent, sur leur dessus, un couloir de section triangulaire dans le fond duquel est disposée une mèche textile recouverte par du sable ou de la terre remplissant tout le couloir, la mèche textile formant simultanément élément aspirateur de l'eau contenue dans l'élément et imprégnant la mèche par des trous de cet élément et organe d'isolation empêchant la terre de boucher lesdits trous de l'élément, la terre remplissant le couloir formant, à son tour, élément capillaire de répartition de l'eau dans le sol contenant le réseau constitué par lesdits éléments. 2 - Réseau suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la mèche textile est insérée dans le fond du couloir présentant une conformation qui, en section, est circulaire dans les parois de laquelle sont pratiqués les trous pour le passage de l'eau d'imprégnation. 3 - Réseau suivant l'une des revendications I et 2, caractérisé en ce qu'il comporte, supplémentairement, des raccords à deux, trois ou quatre branches présentant, en section, la meme forme que celle des éléments, lesdites branches présentant des dimensions faisant qu'elles sont emboîtables dans lesdits éléments ou qu'elles emboîtent lesdits éléments. 4 - Réseau suivant l'une des revendications 1 à 3, carac térisé en ce qu'il comporte, supplémentairement, des couvercles de fermeture des éléments, certains desdits ccuvercles étant munis d'un tube saillant de remplissage. 5 - réseau suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le fond du couloir contenant la mèche et le sable ou la terre est à distance du dessous de l'élément, ladite mèche étant repliée à ses extrémités pour pénétrer åus- qu'au fond des logements contenant l'eau délimitée par ledit élément. 6 - Réseau suivant l'une des revendications 1 p 5, ca ractérisé en ce que le fond du couloir contenant la mèche textile repose contre le dessous des éléments.