La presente invention a pour objet un dispositif de protection contre les intempéries pour passagers de télésièges. Les télésièges prennent une place de plus en plus importante dans l'équipement des domaines skiables. Les raisons de cette tendance tiennent aux conditions d'exploitation intéressantes offertes par les télésièges ainsi qu'à leur débit important, ramenés à un montant d'investissement relativement faible. En contrepartie de ces avantages incontestables, un reproche essentiel est fait par les usagers de ce type de transport, relatif au froid et aux intempéries qu'ils subissent lorsque les conditions météorologiques sont défavorables, c'est-à-dire par temps de neige ou de vent. Cet inconfort est d'autant plus ressenti que les parcours sont longs, et que les passagers sont totalement inactifs, contrairement a la situation rencontrée dans les téléskis par exemple. De nombreux essais ont été réalisés pour améliorer ces conditions de transport. Le plus souvent, ces essais ont consisté en la mise en place de coques en matière synthétique ouvrables ou basculables. Ces solutions n'ont jamais su beaucoup de succès du fait qu'elles alourdissent l'appareil, sont coûteuses, peu pratiques pour l'utilisateur et, surtout, offrent au vent une prise très importante, empêchant le fonctionnement de l'ensemble par vent moyen ou fort, alors que l'une des qualités essentielles d'un télésiAge est son bon fonctionnement au vent. Sur les télésièges munis de garde-corps à fermeture latérale est apparu, il y a quiques années,un système de bâche fixé au garde-corps, assurant une protection des passagers en période d'utilisation. il faut neanmoinR considérer que ce type de télésiège est très peu usité de par son manque de pratique et son manque de sScurité pour les passagers pendant les phases d'embar quement et de débarquement. Les télésièges les plus courants comportent un garde-corps ouvrant et fermant par basculement dans-un plan vertical. A cet effet, le garde-corps est constitué par un élément tubulaire formant un arceau articulé autour d'une ligne horizontale d'axes située en arrière du siège et au-dessus de celui-ci. Lorsque le siège est vide, le garde-corps se trouve en position relevée, et est maintenu dans cette position soit par un contrepoids, soit par un autre système de rappel par exemple à ressort. Lorsqu'un passager au moins embarque sur le siège, une instruction lui est donnée pour qu'après que ses skis aient quitté le 8ol, il procède manuellement au rabattement du garde-corps. Le garde-corps est souvent complété par un support repose-pieds ajoutant au confort des passagers. La présente invention vise à fournir un dispositif de protection des usagers d'un tél4siège de ce type. A cet effet, le dispositif qu'elle concerne comporte, d'unie part, une jupe dont le bord supérieur est fixé au garde-corps, agencée de manière à être reliée contre celui-ci lorsqu'il est en position haute, et à être dépliée, c'est-a-dire étendant sensiblement verticalement vers le bas, approfliativement jusqu'aux pieds des skieurs, lorsque le garde-corps est en position d'utilisation et, d'autre part, une bavette, articulée par l'un de ses bords sur le gardecorps et agencée de manière à dégager le passage formé par l'arceau lorsque le garde-corps est en position haute de non utilisation et à obturer partiellement le passage forme par l'arceau en étant sensiblement horizontal et en recouvrant les cuisses des passagers, lorsque le garde-corps est en position d'utilisation. En position d'utilisation, la jupe descend le long des jambes des passagers et, plus précisément, des tibias de ceux-ci jusqu'au dessus de leurs chaussures, la bavette obturant partiellement l'arceau formant garde-corps et recouvrant les cuisses, le ventre et éventuellement les avant-bras des passagers. Lorsque le siège est en position de non-utilisation, la jupe est pliée le long du garde-corps et la bavette est en position haute, c'est-8-dire à proximité de la jupe, de telle sorte que la prise au vent est minimale. Dans cette position, elle n'obture absolument pas le passage délimité par le garde-corps, et ne gêne ni pour l'embarquement ni pour le débarquement des passagers. Avantageusement, la jupe est réalisée en un matériau souple, comporte plusieurs tiges sensiblement parallèles à la partie avant de l'arceau formant le gardé-corps, la jupe possèdant en outre des moyens de guidage sensiblement perpendiculairement au plan de l'arceau formant le garde-corps. La jupe est réalisée en une matière souple telle qu'une matière synthétique résistant au froid, à l'humidité, et aux ultra-violets. Les tiges qui lui sont associées sont rigides et relativement lourdes, par exemple réalisées en mal. De la sorte, elles lui confèrent une forme enveloppante. Les tiges sont cousues, soudées ou rapportées, selon les cas, dans la matière souple et provoquent ainsi des lignes de pliure. De par ces caractéristiques, la jupe passe automatiquement et sous effet de la gravité,de la position d'utilisation à la position de non-utilisation et inversement. En effet, en position d'utilisation, -les moyens de guidage de la jupe sont sensiblement verticaux de telle sorte que celle-ci se déplie. En position de non-utilisation, les moyens de guidage sont légèrement inclinés vers l'arrière par rapport à l'horizontale de telle sorte que la jupe se replie contre le garde-corps, les tiges qu'elle contient marquant les lignes de pliage. Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens de guidage de la jupe sont constitués par des anneaux, solidaires de la face interne de celle-ci coulissant sur au moins une tige de guidage. Les moyens de guidage peuvent être unique et disposes au centre du garde-corps, ou double et disposés de part et d'autre de celui-ci. Avantageusement, dans ce dernier cas, la tige de guidage est constituée par une épingle reliant la partie centrale du gardecorps à la traverse inférieure formant repose-pieds. Cet agencement est intéressant car permettant l'-équipement de manière simple de dispositifs existants. Selon une forme préférée d'exécution de l'invention, la bavette articulée sur le garde-corps possède des éléments de rigidification en forme de cadre s'étendant le long de son bord d'articulation sur le garde- corps, le long de ses bords latéraux et à une dizaine de centimètres de son bord opposé au bord d'articulation. La mise en place de la bavette est réalisée par au moins une poignée actionnée par un passager et assurant son passage en position horizontale. Le fait que les éléments de rigidification s'arrêtent à une dizaine de centimètres de son bord assurent la liberté des mouvements des passagers et permet de tenir compte d' une certaine variation dans la corpulence de ceux-ci. A ce niveau, deux possibilités peuvent être envisagées selon l'une de ceDEs-ci, la bavette est réalisée en un matériau rigide tel qu'une matière synthétique stratifiée, son bord situé du côté des passagers étant souple. Selon une autre possibilité, la totalité de la bavette est réalisée en un matériau souple, par exemple identique à celui de la jupe, seule la partie située du coté du garde-corps comportant des éléments de rigidification. En outre,la bavette est associée à des moyens élastiques assurant son maintien tant en position ouverte qu'en position abaissée du garde-corps. Avantageusement, les moyens élastiques associés à la bavette sont constitués par un tendeur dont une extrémité est fixée à proximité de la partie inférieure de l'épingle formant glissière pour la jupe et dont l'autre extrémité est fixée sur la face supérieure de la bavette, sur la partie du cadre de celle-ci opposée au bord d'articulation sur le garde-corps. Lorsque le siège est en position de non utilisation, les tendeurs élastiques maintiennent la bavette en dehors du gardecorps. Après chargement du siège, et pivotement de la bavette relativement au garde-corps à l'initiative des passagers, les éléments de rigidification de celle-ci arc-boutés par le rappel éristique du tendeur contre le garde-corps,maintiennent la bavette sur les genoux du ou des passagers. Au moment de relever le gardecorps, le passager soulève très légèrement la bavette et celleci déverrouillée, passe en position de non utilisation sous l'action du tendeur élastique. Au cas où le passager ne faciliterait pas cette manoeuvre, le simple soulèverent du garde-corps provoque le déverrouillage de l'arc-boutement. Selon une autre caractéristique de l'invention, le point d'ancrage du tendeur élastique, situé du côté du repose-pieds, est déporté vers l'extérieur par rapport à l'épingle formant glissière pour la jupe. Cet agencement est avantageux car évitant que le tendeur élastique perturbe le mouvement de la jupe. Il est à noter que lorsque le siège demeure aux intempéries en position de non utilisation du dispositif, par exemple en périt; de nocturne, il n'y a pas de risque d'accumulation de neige sur la bavette, celle-ci basculant sous le poids de la neige, à l'encontre de l'action du tendeur élastique. De toute façon, l'invention sera bien comprise a l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, a titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce dispositif Figure i est une vue en perspective d'un siège équipé de ce dispositif en position de non utilisation Figure 2 est une vue en perspective de ce siège juste après chargement de deux passagers Figure 3 en est une vue en perspective a' à l'issue de la phase de mise en place de ce dispositif. Le type de télésiège équipé du dispositif selon l'invention, comprend des barres 2, reliées à une pince, non représentée sur le dessin, fixée ou débrayable sur le câble tracteur-porteur, supportant un siège 3. A la partie postérieure du siège et audessus de niveau de l'assise de celui-ci, est articulé autour d'une ligne d'axes 4, un garde-corps 5 constitué par un élément tubulaire formant un arceau. La partie centrale du garde-corps 5 est prolongée par une tige 6 qui en est sensiblement perpendiculaire, en bout de laquelle est monté un repose-pieds 7 améliorant le confort du skieur. Le dispositif de protection selon l'invention, consiste essentieEEment en une jupe 8 équipant la partie antérieure du garde-corps et s'étendant jusqu'au dessus du repose-pieds 7, et en une bavette 9 pouvant être rabattue sur les cuisses, le ventre et les avant-bras du passager. La jupe 8 est réalisée en un matériau souple et contient un certain nombre de tiges 10 rigides et relativement lourdes, parallèles entre elles et à la partie antérieure du garde-corps. L'extrémité supérieure de la jupe 8 est fixée au garde-corps. Entre la partie centrale du garde-corps et le repose-pieds 7, est prévue une épingle 12 destinée à former une glissière pour des anneaux li solidaires de la jupe. Les anneaux 13 et, par suite, la jupe proprement dite, sont donc guidés le long de l'épingle 12. I1 ressort clairement des figures 1 à 3 du dessin que, lorsque le siège est en position de non utilisation, la tige 12 est légèrement inclinée vers l'arrière provoquant un pliage en accordéon de la jupe au contact du garde-corps 5. Au contraire, lorsque le siège est en position d'utilisation, la jupe tend à se déplier du fait du poids des tiges 10 et de la position sensiblement verticale de l'épingle 12. La bavette 9 est réalisée dans le même matériau que la jupe 8, et comporte un cadre rigide 14 s'étendant au moins sur son bord d'articulation sur le garde-corps, l'articulation étant réalisée à l'aide de deux anneaux 15, sur ses deux bords latéraux etâ une distance d'une dizaine de centimètres de son bord parallèle au bord d'articulation sur le garde-corps. La partie postérieure du cadre, c'est-à-dire celle située du côté opposé à l'articulation sur le garde-corps sert à la fixation d'un tendeur élastique 16 dont l'autre extrémité est fixée sur l'épingle de guidage 12 à proximité du repose-pieds 7. Comme montré au dessin, en position de non utilisation la jupe est repliée et la bavette dégage totalement le passage formé par le garde-corps. Lorsque des passagers s'installent sur le siège, comme montré à la figure 2, la jupe tombe igmédia- tement et par gravité devant leurs jambes. Il suffit au passager d'exercer une traction sur une poignée 17 pour provoquer le pivotement de la bavette 9. Une fois en place, celle-ci du fait de l'arc-boutement des éléments de rigidification par le rappel élastique du tendeur, n'a plus à être maintenue manuellement. Préalablement au déchargement des passagers, il suffit à ceux-ci d'exercer une légère poussée sur la bavette pour que celle-ci prenne sa position de non utilisation, la jupe venant automatiquement en position de non utilisation lors du relèvement du garde-corps. Commue il va de soi,'l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce dispositif décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi que la partie de la bavette située du côté du garde-corps pourrait être réalisée en un matériau rigide, sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. D'autre part, bien que ce dispositif ait été décrit dans le cas de son application à des sièges pour deux passagers, il peut tout aussi bien convenir pour des sigèes destinés à recevoir un nombre différent de passagers, que ce soit, un, trois ou plus. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif de protection contre les intempéries pour passagers de télésièges, du type comportant un garde-corps constitué par un élément tubulaire formant un arceau, articulé autour d'une ligne d'axes horizontale située en arrière du siège et au-dessus de celui-ci, caractérisé en ce qu'il comporte, d'une part, une jupe dont le bord supérieur est fixé au garde-corps, agencée de manière à être repliée contre celui-ci lorsqu'il est en position haute, et à être dépliée, c'est-à-dire s'étendant sensiblement verticalement vers le bas approximativement jusqu'aulx pieds des skieurs, lorsque le garde-corps est en position d'uti lisation e d'autres part une bavette articulée par l'un de ses bords sur le garde-corps et agencée de manière à dégager le passage formé par l'arceau lorsque le garde-corps est en position haute de non utilisation et a obturer partiellement le passage formé par l'arceau en étant sensiblement horizontal et en recouvrant les cuisses des passagers, lorsque le garde-corps est en position d'utilisation. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la jupe, réalisée en un matériau souple, comporte plusieurs tiges sensiblement parallèles à la partie avant de l'arceau formant le garde-corps, la jupe pssèdant en outre des moyens de guidage sensiblement perpendiculairement au plan de l'arceau formant le garde-corps. 3. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de guidage de la jupe sont constitués par des anneaux solidaires de la face interne de celle-ci, coulissant sur au moins une tige de guidage. 4. - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la tige de godage est constituée par une épingle reliant la partie centrale du garde-corps à la traverse inférieure formant repose-pieds. 5. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la partie de la bavette située du côté du garde-corps est rigide, tandis que sa-partie située du côté de son bord opposé au garde-corps est souple, sur une dizaine de centimètres de large. 6. - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la bavette est realisée en un matériau souple et possède, du côté du garde-corps des éléments d'articulation en forme de cadre, s'étendant au moins le long de son bord d'articulation sur le garde-corps, le long de ses bords latéraux et a' une dizaine de centimètres de son bord opposé au bord d'articulation. 7. - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la partie de la bavette située du côté du garde-corps est réalisée en une matière rigide et est prolongée du côté de son bord opposé au bord d'articulation par une bande de matière souple. 8. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications i à 7, caractérisé en ce que la bavette est associée à des moyens élastiques assurant son maintien tant en position ouverte qu'en position abaissée du garde-corps. 9. - Dispositif selon l'ensemble des revendications 4 à 8, caractérisé en ce que les moyens élastiques associés à la bavette sont constitués par un tendeur dont une extrémité est fixée à proximité de la partie inférieure de l'épingle formant glissière pour la jupe et dont l'autre extrémité est fixée sur la face supérieure de la bavette, sur la partie du cadre de celle-ci opposée au bord d'articulation sur le garde-corps. 10. - Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le point d'ancrage du tendeur élastique, situé du côté du repose-pieds, est déporté vers l'extérieur par rapport à l'épingle formant glissière pour la jupe.