La présente invention a pour objet une machine à cintrer les tubes, notamment une machine pouvant réaliser en même temps le cintrage et la compression des tubes, de sorte que l'épaisseur de leurs parois ne diminue pas. L'invention peut titre utilisée avec le plus de succès pour le cintrage de tubes d'acier de grand diamètre (1000 mm et plus). Pour cintrer les tubes de grand diamètre on a recours en règle générale à une machine comportant un dispositif de cintrage équipé d'une agrafe et d'un dispositif de blocage et monté sur une machine en porte-i-faux. Le tronçon du tube à cintrer, avancé par un dispositif de déplacement longitudinal, passe par un réchauffeur à inducteur électrique et ensuite par un réerigérateur à pulvérisation. En même temps le dispositif de cintrage dans lequel est bloquée l'une des extrémités du tube à cintrer tourne lui-aussi. Pour assurer la compression du tube on fait appel à un dispositif de blocage relié au dispositif de cintrage (cf. le certificat d'auteur de l'URSS n0 183034, cl. 49 h, 18, 1966). Etant donné que le dispositif de blocage crée une force supplémentaire orientée dans le sens opposé au déplacement longitudinal du tube, la puissance du dispositif de déplacement longitudinal croit sensiblement et, par conséquent, l'effort qu'il développe croit lui-aussi, ce qui présente un danger de flexion du mécanisme de cintrage monté en porte-a-faux, qui retient le tube à cintrer à l'aide d'une agrafe monté en porteà-faux. On connaît déjà plusieurs tentatives visant à éliminer cet inconvénient en augmentant la rigidité du dispositif de cintrage en accroissant son poids et son encombrement. Toutefois, les tentatives entreprises ne résolvent le problème posé que partiellement : le diamètre des tubes à cintrer, dans ce cas, ne doit pas dépasser 630 mm. Si le diamètre des tubes est important, le poids-et l'encombrement de la machine augmentent énormément. On contact également une machine à cintrer les tiges métalliques sans compression, utilisée pour la fabrication d'éléments curvilignes de meubles. Le dispositif de cintrage de cette machine a un gabarit et est solidaire d'un disque à denture qui est entouré d'un tirant flexible constitué par une channe reliée au dispositif de déplacement longitudinal (cf. par exemple, le certificat d'auteur de France n0 1215829, cl. 1321, 1960). Bien que l'organisation de ladite machine est assez simple, son utilisation pour le cintrage des tubes à petit rayon est rendu difficile par le fait que le bras de l'effort appliqué au tube et orienté suivant son axe longitudinal dépasse la distance entre le point de contact de la chaîne avec le disque mentionné et l'axe de rotation du dispositif de cintrage. Dans ce cas, la vitesse de déplacement de la partie à cintrer du tube dépasse invévitablement la vitesse de déplacement de la partie du tube sur laquelle s'exerce directement l'action du dispositif de déplacement longitudinal, ce qui aboutit à l'étirage du tube et à l'amincissement de ses parois dans les limites de la partie cintrée. Le but principal de l'invention consiste à supprimer les inconvénients mentionnés. Il s'agissait donc de résoudre le problème de la liaison des dispositifs de déplacement longitudinal et de cintrage de manière à supprimer l'utilisation du dispositif de blocage et à éviter l'amincissement des parois de la partie à cintrer des tubes. Suivant l'invention, ce problème est résolu du fait que dans la machine à cintrer les tubes dont le dispositif de cintrage est monté sur un arbre et porte une agrafe doté des mors et disposé excentriquement, et des disques avec lesquels coopèrent des tirants reliant ledit dispositif avec un dispositif de déplacement longitudinal, lesdits disques étant disposés des deux côtés de l'agrafe à mors et étant reliés à un arbre, de préférence un arbre coudé. La distance entre l'axe longitudinal dudit arbre et le point de contact du disque avec le tirant dépasse celle entre ledit axe longitudinal et le milieu de l'espacement entre les surfaces de serrage des mors de l'agrafe à l'état serré. Le fait que l'arbre du dispositif de cintrage soit cintré permet de disposer les paliers dudit arbre symétriquement par rapport à l'axe de déplacement du tube à cintrer et d'éviter ainsi le montage du dispositif de cintrage en porte 8aux. La disposition des mors de l'agrafe à une distance qui, conformément à l'invention, est inférieure au bras de l'effort de traction des tirants conduit à ce que la vitesse linéaire de la partie à cintrer du tube devient inférieure à la vitesse linéaire de déplacement du dispositif de déplacement longitudinal et, par conséquent, à celle de la partie rectiligne du tube. De ce fait, cette dernière est comprimée au cours de cintrage. L'effort engendré lors du cintrage et de la compression du tube est compensé partiellement par l'effort de traction des tirants, ce qui permet de réduire la puissance de la commande du dispositif de déplacement longitudinal. La disposition symétrique des tirants qui relient les deux dispositifs indiqués permet de répartir régulièrement les tensions engendrées dans les éldments de structure de la machine au cours de son fonctionnement. Pour permettre de varier le rayon de cintrage lors du réglage de la machine, il est rationnel de pratiquer sur les flasques de l'arbre coudé des rainures radiales àl'aide desquelles on peut monter sur l'arbre coudé un dispositif de réglage de l'agrafe du dispositif de cintrage. En déplaçant le dispositif de réglage le long desdites rainures, on peut varier la distance entre les mors de l'agrafe et l'axe de l'arbre coudé et, par conséquent, le rayon de cintrage des tubes. Afin d'assurer le serrage préliminaire du tube et de rattraper les jeux dans les dispositifs de la machine avant le cintrage, il est rationnel de monter sur la machine deux plateaux d'appui mobiles servant à bloquer les deux extrémités du tube à cintrer. Dans ce cas il est également nécessaire de prévoir un chariot et de le monter sur le btti de la machine, ce chariot coulissant suivant des guides et pouvant ttre bloqué dans une position quelconque par rapport au dispositif de déplacement longitudinal. Ledit chariot porte l'un desdits plateaux d'appui. L'autre plateau d'appui peut titre monté sur le support de l'agrafe du dispositif de cintrage. Une telle organisation de la machine permet de faciliter la pose du tube avant le cintrage et son évacuation après le cintrage. Pour assurer une liaison rigide entre l'une des extrémités du tube et le plateau d'appui monté sur le chariot, il est rationnel de fixer sur ce plateau une agrafe avec des mors servant à fixer l'extrémité du tube à cintrer. Pour réaliser une liaison mobile de réglage du plateau en question avec le chariot, son montage sur le chariot peut être obtenu à l'aide d'une glissière et d'une vis reliée au plateau d'appui par l'intermédiaire d'un écrou qui est monté dans un logement relié à demeure au chariot. Dans le but d'obtenir une Liaison de réglage mobile du chariot avec le dispositif de déplacement longitudinal du tube et une liaison rigide du chariot avec ledit dispositif avant le commencement de cintrage du tube, il est utile de monter sur le chariot un levier à deux bras avec un axe de pivotement horizontal et de prévoir sur le dispositif de déplacement longitudinal les tiges pourvues de bourrelets. les extrémités du levier à deux bras étant adaptées de sorte qu'elles puissent buter contre lesdits bourrelets des tiges. la liaison du dispositif de déplacement longitudinal avec le dispositif de cintrage peut être réalisée par l'intermédiaire d'une traverse portant lesdites tiges à bourrelets. Cette traverse peut être montée sur la machine à l'aide d'une glissière. Une telle conception de la machine rend beaucoup plus simple sa construction. Pour faciliter la variation de la distance entre la partie du disque contactant le tirant et l'axe longitudinal de l'arbre du dispositif de cintrage au cours du réglage de la machine, il est rationnel d'utiliser des disques de cintrage composés de plusieurs éléments. Cela permet de changer les parties constitutives des disques quand il est nécessaire de varier la valeur de la compression du tube. Dans le but d'assurer une tension constante des tirants, il est utile de monter sur chaque disque un poids qui tend toujours à tourner le disque et, par conséquent, le dispositif de cintrage par rapport à l'axe longitudinal de l'arbre du dispositif de cintrage dans le sens assurant la tension desdits tirants. L'un des avantages de la présente invention consiste en ce que la puissance du dispositif de déplacement longitudinal des tubes est diminuée de deux fois au moins. Plus bas est donnée une description détaillée d'un exemple de réalisation préféré de l'invention, avec références aux dessins annexés qui représentent s - la figure 1, une vue d'ensemble en axonométrie, avec coupes partielles de la machine à cintrer les tubes conforme à l'invention - la figure 2, idem, vue en coupe longitudinale - la figure 3, une vue en coupe suivant III-III de la figure 2 - la figure 4, une vue en coupe suivant IV-IV de la figure 2 - la figure 5, le dispositif de déplacement longitudinal et le dispositif de cintrage à la fin de l'opération de cintrage - la figure6, le diagrarnedes forces appliquées au tube et à la machine au cours du cintrage. La machine à cintrer les tubes comporte un btti de forme oblongue 1 (figures 1 à 3), dont la partie médiane saillie 2 en forme de T à l'aide de laquelle on monte sur le bati une traverse 3 qui peut être déplacée le long de la saillie 2 par deux vérins de commande 4 montés des deux cotés du bati 1. la traverse 3 est reliée aux parties mobiles desdits vérins (tiges des vérins 5). Sur le blotti 1 sont installés un transporteur à rouleaux 6 et un chariot automoteur 7 mis en mouvement par un moteur électrique 8 par l'intermédiaire d'une transmission à courroie 9, et dont les roues 10 sont placées dans les glissières li disposées le long du btti 1. Le chariot automoteur 7 peut se déplacer suivant les glissières 11 vers la traverse 3 ou dans le sens contraire. Sur le chariot automoteur 7 est monté un moteur électrique 12 tournant un écrou 13 dans lequel est engagée une vis 14. L'écrou t3 est monté dans une cage 15 qui est fixée à demeure sur le chariot 7. Une extrémité de la vis appuie par l'intermédiaire d'une butée 16 contre un plateau d'appui mobile 17 monté sur une saillie de guidage 18 du chariot automoteur 7, disposée le long de l'axe longitudinal du chariot. Le plateau d'appui 17 est destiné à coopérer avec l'une des extrémités du tube à cintrer 19 qui, avant le cintrage, est posé sur le transporteur à rouleaux 6. Le plateau d'appui 17 porte une agrafe 20 à deux mors servant à bloquer le tube 19 sur le plateau. Dans la partie médiane de la traverse on a pratiqué une ouverture 21 par laquelle le tube passe à travers ladite traverse 3 vers le dispositif de cintrage 22 monté sur le btti 1 de l'autre côté de la traverse. Des deux cités de l'orifice 21 sont fixées rigidement sur la traverse 3 des tiges transversales 23 portant des bourrelets 24. Lesdites tiges 23 sont destinées à assurer une liaison rigide du chariot automoteur 7 avec la traverse 3 avant le commencement du cintrage du tube 19. La liaison du chariot automoteur 7 avec les tiges 23 est assurée par un levier double 25 tournant autour d'un axe horizontal et monté sur un tourillon 26 fixé sur le montant 27 du chariot 7 (l'entraSnement du levier à deux bras 25 n'est pas représenté).Sur les extrémités du levier à deux bras 25, on a pratiqué des évidements cylindriques 28 dont le rayon correspond au rayon de la surface cylindrique des tiges 23. En conséquence, les évidements 28 du levier 25 au cours de Sa rotation embrassent les tiges 23, tandis que les extrémités dudit levier empêchent le chariot 7 de se déplacer par rapport aux tiges du fait que ces extrémités butent contre les bourrelets des tiges 24. On obtient ainsi une liaison rigide du chariot automoteur 7 avec la traverse 3. La traverse 3 avec ses vérins 4 et le chariot automoteur 7 constituent le dispositif de déplacement longitudinal 27. Le dispositif de cintrage 22 mentionné comporte un arbre coudé 30 (figures 1, 2, 4, 5) dont les tourillons sont montés -sur le bati 1 à l'aide de paliers de guidage mobiles 31. Le principe de déplacement de ces paliers n'étant pas nouveau, il n'est pas représenté sur les dessins. Dans les flasques ou joues du coude 32 de l'arbre coudé 30 on a pratiqué des rainures radiales 33 orientées radialement par rapport à l'axe de l'arbre coudé et à l'aide desquelles est monté sur l'arbre un support 34 portant une pince ou agrafe 35 à deux mors disposés excentriquement par rapport à l'axe de l'arbre et un plateau d'appui mobile 36 se trouvant en arrière de l'agrafe 35. Les surfaces actives des mors de l'agrafe en position fermée forment un espacement dont la dimension transversale est inférieure au diamètre du tube à cintrer. Le support 34 est retenu dans le coude 32 à l'aide de saillie 37 et d'une vis 38 qui est engagée librement dans un orifice pratiqué Bans la traverse du coude 32. L'extrémité de cette vis 38 est filetée et vissée dans un orifice taraudé correspondant du support 34. La vis 38 est accouplée au moteur électrique 39 par l'intermédiaire d'un réducteur (non représenté) qui est monté avec ledit moteur électrique sur la traverse du coude 32. Pendant la rotation du moteur électrique 39, le support 34 peut se déplacer le long des rainures 33 orientées radialement grftce aux saillies 37. Le plateau d'appui 36 est destiné à coopérer avec l'extrémité à cintrer du tube 19, fixée dans l'agrafe 35. L'autre extrémité du tube 19, comme on l'a déjà indiqué, coopère avec le plateau d'appui 17. L'arbre coudé 30 porte deux disques cylindriques 40. Chacun desdits disques est constitué par deux parties, dont une grande partie principale 41 et une petite partie amovible 42. Les disques 40, comme les paliers 31, sont disposés symétriquement par rapport au coude 32 de l'arbre coudé 30. La partie mmovible 42 du disque 40 porte un étrier 43 adapté pour la fixation d'une extrémité d'un tirant flexible constitué pr une channe 44 et reliant le dispositif de cintrage 22 au dispositif de déplacement longitudinal 29. Des étriers identiques 43 sont prévus sur la traverse 3 en vue de l'accoupler à l'autre extrémité de chaque channe 44. La partie amovible 42 du disque 40. est assemblée à la partie principale 41 à l'aide de boulons (non représentés) et est pourvue d'une surface extérieure curviligne adaptée pour coopérer avec la chaste 44 pendant l'enroulement de cette channe sur le disque 40 à la suite de la rotation du dispositif de cintrage 22 au cours du fonctionnement de la machine, ce dont il sera question plus loin. On a prévu un jeu de pièces amovibles interchangeables 42 de différentes dimensions, permettant de modifier facilement la valeur de la déformation du tube 19, qui dépend de la distance à laquelle se trouve la périphérie de la partie amovible 42 de l'axe longitudinal de l'arbre coudé 30. Grtce au fait qu'il est possible de déplacer Isleupport 31 de l'agrafe 35 dans les rainures radiales 33 du coude 32, qu'il est possible de remplacer la partie amovible 42 du disque 40, et que les paliers 31 peuvent eux-aussi se déplacer, il est possible de cintrer des tubes 19 de différents diamètres suivant divers rayons dans les limites pour lesquelles est calculée la machine. L'arbre coudé 30, le support 34 de l'agrafe 35 et les disques 40 constituent le dispositif de cintrage 22. La distance r(figure 5) entre l'axe longitudinal 00 de l'arbre coudé 30 et le milieu de l'espacement A entre les surfaces actives des mors de l'agrafe 35 lorsque ces mors sont joints, est inférieure à la distance R entre ledit axe 00 et la partie B du contact de chacune des channes 44 avet la surface extérieure curviligne de la partie amovible-42 du disque 40. De ce fait, pendant la rotation du dispositif de cintrage 22 sous l'action de l'effort du dispositif de déplacement longitudinal 29 transmis par l'intermédiaire du tube à cintrer 19, la partie à cintrer du tube 19 se déplace plus lentement que le dispositif de déplacement longitudinal 29 et, par conséquent, le tube est comprimé. Les galets d'appui 45 montés sur le blotti 1 sont destinés à supporter la force de réaction. La traverse 3 (figure 3) est reliée à la saillie 2 en forme de T du bati 1 à l'aide d'une rainure 46 et d'un plateau 47 fixés rigidement au-dessous de la traverse 3 par des boulons (non représentés). Un balourd 48 créant un couple tendant à faire tourner le disque 40 et, par conséquent, le dispositif de cintrage 22 autour de l'axe longitudinal 00 de l'arbre coudé 30 dans le sens anti-horaire est monté sur la partie principale 41 de chacun desdits disques 40 en vue de créer une tension constante des channes 44. Un dispositif de chauffage 49 constitué par un inducteur électrique sert à chauffer la partie à cintrer du tube 19 (figure 1). En vue de limiter la zone de chauffage, on a prévu un dispositif 50 de refroidissement par pulvérisation, Les deux dispositifs sont montés sur une embase mobile (non représentée)-dans le dispositif de cintrage 22. Cette embase mobile est montée dans des glissières (non représentées) disposées le long de la direction du mouvement du dispositif de déplacement longitudinal 29 avec possibilité de déplacement le long desdites glissières, et dotée d'une commande (non représentée) pour le déplacement de ladite embase. Dans la position initiale des dispositifs de la machine, à la différence de la position représentée sur la figure 1 et correspondant au moment précédent le cintrage, le chariot automoteur 7 se trouve à une distance suffisamment grande de la traverse 3 et est relié aux tiges 23. La traverse 3 se trouve dans la même position que celle représentée sur la figure 1. Le tube 19 à cintrer est pris sur un rayonnage (non représenté) par un mécanisme de pose (non représenté) et est posé sur un transporteur à rouleaux 6 dans l'intervalle entre le chariot automoteur 7 et la traverse 3. On enclenche le moteur électrique 12 monté sur le chariot 7et mettant en rotation la vis 13. A la suite de la rotation de l'écrou 13, la vis 14 se déplace conjointement avec le plateau d'appui 17 le long de la glissière 15 jusqu ce que ledit plateau 14 s'appuie contre l'extrémité voisine du tube 19.On met en action la commande (non représentée) de l'agrafe 20 montée sur le plateau d'appui 17 et on serre une extrémité du tube 19, ce qui prévient le glissement de ladite extrémité du tube 19 de dessus le plateau d'appui 17. On enclenche ensuite le moteur électrique 8 du chariot automoteur 7 et le chariot mentionné se déplace le long de la saillie 2 en T conjointement avec le tube 19 vers la traverse 3. Le tube 19 descend à travers l'ouverture 21 pratiquée dans la traverse 3, et l'extrémité avant de ce tube passe par les galets d'appui 45, par le dispositif de refroidissement 50 au repos, par les mors écartés de l'agrafe 35 et s'appuie contre le plateau d'appui 36 du dispositif de cintrage 22.Le moteur électrique 39 entre en jeu et le support 34 de l'agrafe 35 se déplace jusqu'à la hauteur requise à la suite de la rotation de la vis 38. La commande de l'agrafe 35 montée sur le support entre en action et la deuxième extrémité du tubm 19 (figure 1) est fixée par rapport au dispositif de cintrage 22. La commande du levier double 25 monté sur le chariot 7 est mis en marche , ledit levier tourne dans le sens horaire et les évidements 28 du levier double 25 descendent sur la tige 33. En se servant du moteur électrique du chariot automoteur 7, on met le levier double 25 dans une position telle, par rapport aux tiges 23, Que les extrémités de ce levier butent contre les saillies annulaires 24 sur lesdites tiges 23.En mettant en action le moteur électrique 12, on fait déplacer le plateau d'appui 17 vers la traverse 3 en comprimant le tube dans le sens axial et en rattrapant les jeux dans le mécanisme 22 de cintrage et dans le mécanisme de déplacement longitudinal 29. Dans cette position, le dispositif de chauffage 49 et le dispositif de refroidissement 50 sont déplacés quelque peu en avant par rapport à l'axe longitudinal de l'arbre coudé 30 le long de l'axe longitudinal du tube 19. Les dispositifs 49 et 50 et la commande de l'embase mobile sur laquelle sont montés lesdits dispositifs entrent en action. Les dispositifs 49 et 50 se déplacent alors vers l'arrière jusqu'à ce qu'ils se trouvent au-dessus de l'axe longitudinal de l'arbre coudé 30. Ensuite on déclenche la commande de l'embase mobile et tn met au repos les vérins 4 déplaçant la traverse 3 conjointement avec le chariot 7 et le tube en avant vers le mécanisme de cintrage 22. A la suite du chauffage préalable de la partie du tube 19 qu'on doit cintrer et de la fixation de l'extrémité du tube 19 dans le dispositif de cintrage 22, le coude 32 de l'arbre coudé 30 xe met à pivoter conjointement avec le support 34 de l'agrafe 354 Le tube commence à se plier en s'appuyant contre les galets d'appui 45. Ordcs à l'accouplement particulier de la traverse 3 aux disques 40, qu'on a déjà décrit ci-dessus, le mécanisme de cintrage 22 est bloqué et le tube 19 est comprimé continuellement au cours du cintrage. La fin du procédé de cintrage est représentée sur la figure 5. Pendant le cintrage, le tube 19 et les éléments de la machine sont soumis à l'action des forces suivantes (figures 5 et 6) P, qui est l'effort total créé par les vérins 4 ; T, l'effort de la tension totale des channes 44 engendrée à la suite de la liaison des disques 40 avec la traverse 3 ; N, la réaction du tube 19 engendrée à la suite de la pression du mécanisme 29 de déplacement longitudinal ; Q, la résultante verticale de l'effort total de la tension des channes 44 orientée dans le mEme sens (l'angle vp entre les forces P et T est insignifiant) que la force créée par les vérins 4. Ainsi on a réussi àçréduire sensiblement la puissance de ces vérins. Grssce à l'utilisation de l'arbre coudé 30, il est possible de disposer les pièces 44 symétriquement par rapport au tube 19 et, par conséquent, de répartir les tensions engendrée. dans la machine à cintrer d'une manière suffisamment uniforme. En vue de retirer le tube cintré 19 de la machine à la fin du cintrage, on fait reculer le plateau d'appui 36 et on écarte les mors de l'agrafe 35 du dispositif de cintrage 22. Sous l'action des balourds 48, fixés sur les disques 40, pendant le déplacement de la traverse 3, les disques commencent à tourner dans le sens antihoraire conjointement avec les autres ensembles de mécanisme de cintrage 22. Alors le chariot 7 commence à se déplacer conjointement avec la traverse 3 vers le mécanisme de cintrage 22, en poussant le tube 19 hors de la machine. Après le pivotement du mécanisme de cintrage 22 d'un certain angle déterminé par la position des balourds 48 sur les disques 40, la liaison entre le chariot 7 et la traverse 3 est interrompue par le pivotement du levier 25 à deux bras dans le sens anti-horaire, et on enclenche à nouveau le moteur électrique 8 du chariot 7, qui continue ltexpulsion, précédemment interrompue, du tube 19 hors de la machine. Un mécanisme approprié (non représenté) saisit le tube 19.A ce moment, l'agrafe 17 sur le chariot 7 libère le tube 19 et ce dernier est retiré finalement de la machine. Ensuite, le chariot s'éloigne de la traverse 3 et revient à sa position initiale. Sous l'action des vérins 4 la traverse revient elle aussi à sa position initiale. Le mécanisme de cintrage 22 tourne et reprend sa position initiale sous l'action des channes 44. La présente invention n'exclut pas la possibilité d'utiliser des tirants 44 de structure rigide. Ces tirants peuvent être réalisés sous forme de crémaillières dentées accouplées à la traverse et coopérant avec des couronnes dentées montées sur les disques 40. Il est possible également de réaliser lesdits tirants sous forme des tiges coopérant avec les disques 40 à l'aide de deux mécanismes intermédiaires transformant le mouvement de rotation desdites tiges en mouvement rectiligne ou en un autre mouvement approprié. En plus les balours 48 peuvent être remplacés par des dispositifs à ressorts créant un moment de rotation constant sur l'arbre coudé 29 dans le sens favorisant la tension des channes 44. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons Si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Machine à cintrer les tubes, dans laquelle un dispositif de cintrage est monté sur un arbre et porte une pince ou agrafe à mors disposée excentriquement et des disques avec lesquels coopèrent des tirants reliant ce dispositif à un dispositif de déplacement longitudinal, caractérisée en ce que lesdits disques sont disposés respectivement de part et d'autre de ladite pance ou agrafe à mors et sont solidaires dudit arbre, qui est de préférence coudé, la distance entre l'axe longitudinal de cet arbre et la zone de contact de chaque tirant avec le disque correspondant étant supérieure à la distance entre ledit axe longitudinal et le milieu de l'espacement entre les surfaces actives des mors ladite pince ou agrafe à l'état fermé. 2. Machine conforme à la revendication 1, caractérisée en ce quXdes rainures orientées radialement sont pratiquées dans les flasques ou joues du coude de l'arbre coudé, à l'aide desquelles est monté, sur l'arbre coudé, un support mobile pour la pince ou agrafe à mors du dispositif de cintrage, ledit support pouvant se déplacer le long desdites rainures radiales. 3. Machine conforme à l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comporte des plateaux d'appui adaptés pour coopérer avec les extrémités différentes du tube qu'on doit cintrer, et qu'il y a un chariot monté sur le blotti de la machine à l'aide de glissières et réalisé de manière qu'il puisse se déplacer et entre monté par rapport au dispositif de déplacement longitudinal, l'un desdits plateaux étant monté sur le support de la pince ou agrafe du mécanisme de cintrage tandis que l'autre plateau d'appui est posé sur ledit chariot. 4. Machine conforme à la revendication 3, caractérisée en ce que le plateau d'appuonté sur le chariot porte une pince ou agrafe à mors pour retenir l'une des extrémités du tube à cinter. 5. Machine conforme à l'une des revendications 3 et 4, caractérisée en ce que le plateau d'appui sur le chariot est monté à l'aide d'une glissière et accouplé à une vis engagée dans un écrou d'entrarnement monté dans une cage fixéa rigidement audit chariot. 6. Machine conforme à la revendication 3, caractérisée en ce qu'un levier double à axe de pivotement horizontal est monté sur le chariot tandis que le dispositif de déplacement longitudinal est pourvu de tiges à saillies annulaires, les extrémités dudit levier double étant adaptées pour entrer dans lesdites saillies annulaires prévues sur les tiges. 7. Machine conforme à l'une des revendications 1 et 6, caractérisée en ce que la liaison du dispositif de déplacement longitudinal avec le dispositif de cintrage est réalisée à l'aide d'une traverse portant lesdites tiges à saillies annulaires et monté sur le Mti à l'aide d'une glissière. 8. Machine conforme à la revendication 1 et à l'une des revendications 2 à 7, caractérisée en ce que chacun des disques du mécanisme de cintrage est réalisé composite en vue de modifier la distance entre la partie du disque entrant en contact avec le tirant et l'axe longitudinal de l'arbre du dispositif de cintrage au cours du réglage de la machine. 9. Machine conformément à la revendication 1 et à l'une des revendications 2 à 8, caractérisée en ce que sur chacun des disques précités est montée un balourd destiné à créer un moment qui tend constamment à faire tourner ledit disque, et par conséquent le dispositif de cintrage aussi, autour de l'axe longitudinal de l'arbre du mécanisme de cintrage dans le sens assurant la tension desdits tirants.