L'invention est relative au domaine de la lutte contre les insectes. La présente invention concerne une préparation entomopathogène, ainsi qu'un procédé pour son obtention. Elle concerne en particulier une préparation entomopathogène à base de blastospores. Une préparation entomopathogène doit, pour permettre une infection efficace des insectes ,posséder une bonne caractéristique de conservation,c'est-8-dire une faible décroissance du taux de survie des blastospores sur une période aussi longue que possible On a déJà proposé des préparations entomopathogènes à base de blastospores de Beauveria Tenella (Delacr) Siemaszko. Dans des travaux précédents, G. CATROUX, J. CALVEZ, P.FERRON et H. BIACHERE avaient déterminé les besoins nutritionnels et les conditions de multiplication de Beauveria tenella (Delacr.! Siemaszk@ jusqu'au stade de la formation des blastospores. t~ Mise au point d'une préparation entomopathogène à base de blastospores de Beauveria tenella (Delacr.) Siemaszko pour la lutte microbiologique contre le ver blanc (Melolontha melolontha L.),par G. Catroux, J. Calvez, P. Ferron et H. Blachère, dans Ann. Zool. Ecol. anim. 2 , (2) , pages 281-294 (1970 ) 7 . Ces auteurs avaient ainsi pu réaliser des cultures expérimentales en fermenteur pilote de 250 litres, permettant d'élaborer une préparation humide entomopathogène titrant initialement de 1 à 8.109 blastospores ;CCBbles au gramme. Mais cette préparation, si elle permettait effectivement de réaliser des essais d'infection des insectes et des traitements expérimentaux à l'échelle du laboratoire, possédait pour inconvénient maJeure d'avoir une faible durée de conservation;ainsi son taux de blastospores viables au gramme tombait à 108 après seulement deux mois de conservation de la préparation humide à 4 C et à l'obscurité, et à 3.104 après seulement le troisième mois dans les Les conditions.Après 4 mois d'une telle conservation à 23 C, ou mOrne seulement deux mois à + 230C,il ne restait pratiquement plus de spores viables. En outre, une telle préparation humide doit entre mise en oeuvre à l'abri de toute contamination,puisqu'elle est susceptible de permettre la multiplication de germes étrangers au cours de son stockage. Quoi qu'il en soit le produit ainsi obtenu ne peut permettre qu'une expérimentation au laboratoire et en aucun cas ne pourrait être utilisé en pratique agricole. I1 était déjà apparu qu'une préparation déshydratée de blastospores serait susceptible de conserver plus longtemps son activité entomopathogène et permettrait d'éviter l'aseptie au cours de la phase de conditionnement des cultures; ma les blastospores ne peuvent être séchées sans précautions à partir des cultures; en particulier, les blastospores de Beauuveria tenella sont certes résistantes, mais à un degré moindre que les spores de Bacillus. I1 convenait donc de mettre au point une préparation de blastospores à degré de survie et de conservation des blastosnores accru. On a alors trouvé selon l'invention que l'on obtenait une préparation de blastospores améliorée et possédant des caractéristiques de viabilité et de conservation particulièrement avantageuses en mélangeant les blastospores à un support inerte approprié et en effectuant la déshydratation du mélange en présente d'un mélange protecteur particulier. Bien que des blastospores de toute provenance sont également utilisables dans la présente invention,on se rérera dans la suite, pour la commodité de l'expose à des blastcspores de Beauveria tenella (Delacr.)Siemaszko. Les essais dont le résultats sont rapportés ci-après ont porté sur des cultures Beauveria tenella provenant de la mycothèque de la Minière (Souche B.t.6) isolées d'une larve du Hanneton commvn > Melolontha melolontha L. Le procédé selon l'invention pour l'obtention de pre;- parations entomopathogènes améliorées à base de blastospores, est caractérisé par le mélange desdites blastospores récolté par filtration ou par centrifugation à un support inerte pulvérulent et par une déshydratation en présence d'un mélange protecteur composé d'une solution aqueuse et de glutamate de sodium tt d'huile de paraffine renfermant environ 10% en poids de glycéride oléique polyoxyéthyléné. Selon une caractéristique complémentaire de l'invention, on peut réaliser le conditionnement sous vide ou SOUE atmosphère inerte de la préparation déshydratée. Avantageusement,le rapport spores/support inerte pulvérulent est de 0,5 à 1,5 en poids/poids. D'autre part, et indépendamment du rapport ci-dessus,on utilise de préférence de 100 à 300 ml de solution comprenant de 100 à 300g de saccharose et de 1 à 10 g de glutamate de sodium par kilogramme de spores,c > est-à-dire un rapport saccharose / spores de 0,1 à 0,3 en poids/poids et un rapport glutamate de sodium/spores de 0,001 à 0,01 en poids/poids, tandis que la quantité d'huile de paraffine, renfermant environ 10 en poids de glycéride oléique polyoxyéthyléné,représente de préférence de 153 à 300 ml par kilogramme de spores. Le support inerte pulvérulent peut être choisi parmi toutes les matières appropriées connues de l'homme de l'art et permettant un séchage relativement aisé et rapide de la masse humide des blastospores mélangées à ce support,tout en maintenant leur intégrité aux cellyles des blastospores. Des supports inertes pulvérulents préférés sont la cellulose en poudre, la tourbe broyée et la poudre de silice. On utilise de préférence la poudre de silice,notamment de la poudre de silice disponible dans le commerce sous la dénomination "Clarcel Flo'. De la cellulose en poudre incorporée aux blastospores dans le rapport 1/1 en poids/poids donne un produit de consistance pA- teuse ,qui nécessite un traitement,par exemple par filage,avant le séchage,qui peut être effectué en 30 à 36 heures en étuve ventilée à 25 C. La tourbe broyée possède un pouvoir absorbant un peu plus réduit vis-à-vis de l'eau et il est donc nécessaire de réaliser des mélanges spores/tourbe dans le rapport approximatif de 1/1,5 en poids/poids,afin d'obtenir un produit pulvérulent susceptible d'être séché en 30 heures environ. La poudre de silice possède un pouvoir absorbant beaucoup plus élevé et,incorporée aux spores à sécher dans le rapport de 1/0,6 environ en poids/poids,elle donne un produit très pulvérulent qui,dans les mêmes conditions opératoires, sèche en seulement 4 à 5 heures. La solution de saccharose et de glutamate de sodium comprend avantageusement 200g de saccharose et 5g de glutamate pour 250ml de solution. L'huile de paraffine ajoutée,renfermant environ 10% de glycéride oléique polyoxyéthyléné,représente de préférence environ 250 ml par kilogramme de spores à sécher,c'est-à-dire en pratique par kilogramme de blastospores à 22% d'humidité. Le glycéride oléique polyoxyéthyléné utilisé en pratique dans le procédé selon 1 t invention peut être le produit connu sous la dénomination commerciale de "Labrafil". L'effet nocif de l'oxygène au cours du séchage des blastospores est connu et on pouvait donc s'attendre à une amélioration de la survie des blastospores après l'opération de séchage grâce à une addition d'antioxydants. On a ainsi procédé à des essais d'addition d'ascorbate de sodium à des spores,dans les rapports indiqués dans le tableau I, ci-dessous,les blastospores de Beauveria tenella traitees ayant été au préalable additionnées de saccharose et de "Clarcel F10" dans les rapports respectifs saccharose /dpores et " Clarcel F10" /spores de 0,16 et 1,2 en poids/poids. Le séchage était réalisé en étuve ventilée à 250 C pendant de 4 à 5 heures. TABLEAU I Spores Ascorbate de sodium/ % de survie après spores (en poids/ séchage poids) 25g 1.10-2 14 25g 0,75.10-2-2 10 25g 0,50.10-2 28 25 g 0,25.10-2 10 Le pourcentage de survie après séchage était donc de loin insuffisant. Par ailleurs,la conservation des souches microbiennes sous huile de paraffine est connue et de pratique courante dans la conservation des collections. Toutefois l'huile de paraffine ne peut enrober convenablement les spores issues de filtration ou de centrifugation, même après mélange avec du "Clarcel Flo1,,îe produit obtenu contenant encore trop d'eau. On a alors trouvé selon l'invention que lton peut incorporer, en tant qu'antioxydant, aux blastospores à sécher une huile de paraffine à laquelle on a ajouté, à raison de 10 environ de son poids un glycéride oléique polyoxyéthyléné. On a constaté que l'on obtenait ainsi un mélange gras facilement misocible à l'eau et susceptible de "mouiller" parfaitement les spores. L'addition de 250 ml de ce mélange à une masse de lkg de spores à 22% d'humidité, à laquelle on avait ajouté 1 kg de Clarcel Flo a ainsi permis de réaliser un mélange très homogène, dans lequel l'huile enrobait les particules de silice (Clarcel Flo) sur lesquelles les spores étaient adsorbées. A titre d'exemple, la formule suivante selon l'invention a permis d'obtenir un taux de survie au séchage voisin de 100% Spores (à 22 % d'humidité ) 1 kg Carcel Flo 1 kg Solution contenant 200 g de saccharose 250 ml et 5 g de glutamate de sodium Huile de paraffine contenant 250 ml 10% en poids de Labraril. Les essais ont porté sur une série de 17 cultures de 150 1 de milieu chacune,on a traité ces cultures par centrifuga- tion,puis on les a séchées en étuve ventilée à 2325aC après addition du mélange protecteur ci-dessus et on a obtenu les résultats suivants: Matière sèche 93-98% Nombre total de spores 0,7 à 2,4.1014 viables dans la culture Nombre total de spores viables après séchage 0,5 à 2,4.1O14 Le rendement global en spores viables est très proche de 100%, De plus, un avantage supplémentaire du procédé selon l'invention est qu'il procure des préparations entomopathogènes dont la conservation dans le temps st considérablement améliorée. Ainsi qu'il a été dit plus haut,on peut encore améliorer cette conservation de longue durée en conditionnant ou stockant les préparations entomopathogènes selon l'invention sous vide ou sous une atmosphère d'un gaz inerte tel que ltazote,et/ou sous une température d'environ 40C au moins. Une conservation de 8 mois peut ainsi être obtenue sans perte d'activité notable soit à 40C,soit sous vide à température ambiante. A titre de comparaison,on on a constaté une perte de viabilité très rapide de blastospores de Beauveria tenella placées à la température ambiante dans un bocal ouvert,à l'abri de la lumière, et seulement 1 environ des spores survivaient après 2 mois dans ces conditions. On pense que le glutamate de sodium dans la préparation n'a pas d'effet notable sur ltopération de séchage,mais constitue bien plutôt un agent protecteur efficace dans la conservation sur longue période des propriétés de la préparation entomopathogène. On réalise le séchage des préparations de façon classique pour des préparations de ce type. La température de séchage est peu élevée,mais nTest pas critique. Toutefois on a trouvé que l'on a avantage à réaliser le séchage de la préparation entomopathogène selon l'invention par dessication à environ 40C. On a ainsi pu sécher des mélanges comprenat 1 kg de blastospores de Beauveria tehella à 22% d'humidité jusqu'à 81,5% de matière sèche en 36 heures;en outre, on a pu poursuivre la déshydratation jusqu'à 93,9,010, , à l'aide de P205. On obtient donc selon l'invention une préparation entomopathogène à base de blastospores,comportant des agents protegteurs et dont la survie des blastospores au séchage et la conservation sur longue période sont améliorées. Lyest à noter que la formule assurant la meilleure protection au cours de la phase de séchage n'est pas nécessairement celle qui assure la conservation la meilleure sur longue période. Les aménagements et dosages particuliers à respecter peuvent cependant être déterminés par des essais de routine et sont à la portée de l'homme de l'art. Le procédé selon l'invention procure des préparations entomopathogènes à base de blastospores,dont le séchage et la conservation améliorés maintiennent une importante fraction des spores viables jusqu 'à leur épandage sur ou dans le sol où peut s'effectuer leur germination en vue de la lutte contre les insectes. L'invention est décrite plus en détail dans les exemples suivant qui ne la limitent aucunement et dans lesquels les pro portion sont en poids sauf indication contraire. EXEMPLE fl On a utilisé une culture de Beauveria tenella provenant de la mycothèque de la Minière (souche B.t. 6) et isolée d'une larve du Hanneton commun, Nelolontha melolontha L. L'inoculum a été préparé dans des fioles coniques de 500 ml chacune,contenant 100 ml de milieu de culture. On a mis à incuber à 23OC pendant 3 jours et on a ensuite transféré aseptiquement dans un fermenteur de 10 1 contenant 7 1 de milieu de culture faiblement agité et aéré (avec un transfert d'oxygène de 0,) millimole /1 par minute). La sporulation était complète au bout de 5 jours. On a ensuite introduit aseptiquement le contenu de ce fermenteur dans un fermenteur de 250 litres contenant 150 litres de milieu de culture.La vitesse d'agitation était de 400 tours/minute et le débit d'air de 50 litres/minute. Les cultures dans les fermenteurs de 10 1 et de 250 1 étaient réalisées à 23 C + 0,5 C et le milieu de culture utilisé en fioles et en fermenteurs avait sensiblement la composition suivante: Extrait soluble de mals (corn seep liquor) 20 g Saccharose (stérilisé séparément à 110 C) 30 g PO4H2K 2,26 g P04HNa2, 12 H20 3,8 g MgSO4, 7H2O 0,123 g Fe SO4,7H2O 0,023 g ZnSO4 0,020 g K2S04 0,174 g CaCl2,2H2O 0,147 g Eau 1 litre Ce milieu était à un pH de 4,5. La sporulation une fois réalisée en fermenteur de 250 1, c'est-à-dire après 5 jours de culture, on a effectué la filtration,directement sur la culture,dtabord sur verre fritté de porosité 1 à 3 et ensuite sur un Buchner garni de papier Chardin. Les spores récoltées forment une pAte à laquelle on a incorporé successivement pour 1 kg de spores à 22% d'humidité, 1 kg de Clarcel Flo et ensuite 250 ml d'une solution contenant 200g de saccharose et 5 g de glutamate de sodium et 250 mi d'huile de paraffine contenant un glycéride oléique polyoxyéthyléné (Labrafil) à raison de 10% en poids,par simple trituration dans un bécher. On a utilisé la technique de suspension-dilution (Pochon J.1954, Manyeh technique d'analyse microbiotique, Masson Editeur, page 23) pour la numération des préparations sèches: on a mis 2 g d'échantillon en suspension dans 100 ml d'eau stérile on a ensuite effectué des dilutions successives, 1 ml de chacune des dilutions étant étalé sur une botte de Pétri. On a procédé au comptage des colonies après 4 jours d 'in- cubation à 230C,cinq bottes de Pétri étant utilisées pour chaque dilution. Avec les papiers de filtration utilisés, une surface de 70 cm2 par litre de culture, sous une dépression de quelques centimètres de mercure, était suffisante et permettait de récolter 37 g de spores humides,qui étaient très peu colmatantes malgré leurs dimensions assez faibles et n'ont nécessité aucun adjuvant de filtration. Le gâteau obtenu contenait environ de 22 à 25 de matière sèche (déterminée à poids constant à l'étuve à 105 C) renfermant de 1 à 2.10 10 spores viables au gramme; le rendement de récupération en spores viables atteignait 60%. On obtenait en outre un taux de survie au séchage à l'étuve ventilée à 250C voisin de 1005. EXEMPLE 2 On a opéré comme dans ltexemple 1, mais au lieu d'une filtration sur verre fritté puis sur un BUchner > on a réalisé une filtration à l'échelle du pilote sur un filtre-presse Cofram Seitz comportant 4 plateaux de 40 x 40 cm et recouverts de plaques de papier gaufré de 325g @au mètre carre. Le rendement de récupération en spores viables atteignait 60ss. On a de même incorporé les adjuvants selon l'invention, dans les proportions indiquées à l'exemple 13 dans un malaxeur Bouvar muni d'un bol de 50 1 et d'un bas d'agitation double. On a obtenu des résultats semblables à ceux de l'exemple 1. EXEMPLE 3 On a suivi le ode opératoire de l'exemple 1, à cette fif ( férence près que,une fois la sporulation terminée en fermenteur de 250 1, on a récolté les spores par centrifugation dans une centrifugeuse Sorvall réfrigérée à 4 C et donnant une accélération centrifuge de 15000 g . Après 20 minutes de centrifugation le culot de spores titrait de 19 à 22%, de matière sèche et renfermait 1 à 2.10-10 spores viables au gramme de matière humide Le produit limpide surnageant ne comportait plus de spores et le taux de récupération des spores viables était voisin de 100d,0 Après séchage à l'étuve ventilée à 250C, le taux de survie des spores au séchage était voisin de 100%. EXEMPLE 4- On a opéré comme indiqué à l'exemple 1, à cette différence près que,une fois la sporulation effectuée en fermenteur de 250 1, on a récolté les spores par centrifugation de charges de 10 1 de milieu de culture, au moyen d'une centrifugeuse Sharpless refroidie par circulation d'eau à 15 C et procurant une accélération centrifuge de 20 à 25.000 g. Le culot de spores était compact et comportait de 24 à 28% de matière sèche,il il contenait 2 à 2,5.1010 spores viables au gramme de produit humide. Le taux de récupération des spores viables était de 95 à 100% et 7e taux de survie des spores après séchage à l'étuve ventilée à 25 C était pratiquement de 100X. EXEMPLE 5 On a suivi le mode opératoire de l'exemple 4,mais en utilisant une centrifugeuse continue Westphalie à débourbage automatique SAOH 3000. Les volumes de culture traités étaient de 150 1; la clarification était complète avec un débit de 100 l/h, l'accélération centrifuge était de l'ordre de 10000 g . Le débourbage automatique, était réalisé en 0,8 seconde,la pâte alors obtenue titrant en moyenne de 16 à 18% de matière sèche. En variante,un réglage très attentif du temps d'ouverture du bol a permis de porter à 22% la teneur en matière sèche. Le nombre de spores viable était de 0 > 5 à 2.1010 par gramme de pâte humide, la récupération ainsi effectuée dépassant 80%. I1 faut noter que cette centrifugation n'était munie d'aucun dispositif de refroidissement et que,de ce fait > les spores étaient portées pendant environ 1 h 30 à 40-450C.Le rendement de la récupération pourrait donc encore être amélioré. En outre,il faut remarquer que l'incertitude sur les nombres de spores viables dans chacun de ces exemples est due à la faible précision des numérations,qui fait que l'on ne peut pas déceler avec certitude des différences significatives entre 0,5 et 2.1010. Après la centrifugation ci-dessus,on a incorporé les adjuvants selon l'invention comme indiqué à l'exemple 1 et on a séché en étuve ventilée à 23-250C. On a obtenu une teneur en matière sèche de 93 à 98%. Pour un nombre de spores viables dans le milieu de culture qui était de 0,7 à 2,4.1014, on a obtenu après ce séchage de 0,5 à 2,4 1014 spores viables par gramme de produit séché. Le rendement global en spores viables était donc très voisin de 100%. EXEMPLE 6 A titre de comparaison,on on a suivi le mode opératoire suivant l'exemple 4,mais sans ajouter un seul des adjuvants selon l'invention. Afin d'améliorer l'étape du séchage en outre,on a passé le produit humide et pâteux de la centrifugation à travers une presse permettant, avec une très légère pression,de filer ledit produit en 'spaghettit' de 230 mm. Malgré cette division de la masse, le séchage prenait 48 heures. On a obtenu un produit dur et cassant. Alors que le culot de centrifugation comportait 26,9 de matière sèche et titrait 1,7 .1010 spores viables par gramme de produit sec, la préparation entomopathogène ne titrait plus, après un séchage de 48 heures en étuve ventilée à 250C, que 8 9.10 spores viables par gramme de produit sec,soit seulement 5,3 % des spores encore viables avant séchage. EXEMPLE 7 On a opéré comme indiqué dans l'exemple 1, mais en n'ajoutant aux spores récoltées après filtration que de la poudre de silice (Clarcel Flo). Un mélange de 25 g de spores et de 25g de Clarcel Flo titrait 61,8 de matière sèche et 5,3 .10 spores viables par gramme de produit sec. Après séchage pendant 4 à 5 heures à 300C en étuve ventilée, le produit titrait 94,8% de matière sèche et 2,6.109 spores viables par gramme de produit sec, soit seulement 4,9% des spores viables avant séchage. Cet essai comparatif prouve que la poudre de silice seule n'apporte qu'une accélération purement physique de l'éva- poration de l'eau du produit de filtration ou de centrifugation et n'améliore pas la survie des spores pendant l'étape de séchage. EXEMPLE 8 On a suivi le mode opératoire de l'exemple l > à cette différence près que l'on n'a pas ajouté d'huile de paraffine + glycéride oléique polyoxyéthylé. Pour 25 g de spores, la quantité de poudre de silice (Clarcel Flo) introduite étant de 25g,celle de glutamate de sodium était de 0 > 1 g et celle de saccharose était comme indiqué ci-dessus (pour 25g de spores):: Saccharose Saccharose/spores % de survie (en g) (en poids/poids) après séchage 2 0,08 18 4 0,16 19 7 0,28 37 Le pourcentage de survie (rapport du nombre de spores viables après séchage au nombre de spores viables avant séchage,ramené à 100) est amélioré, mais reste bien en deçà de ce qu'il est sous l'action de l'ensemble des adjuvants selon l'invention, il y a donc véritablement un effet de synergie procuré par l'ensemble de ces adjuvants,comme le montre cet exemple,ainsi que l'exemple 7 ci dessus,comparés à l'exemple 1 entre autres. EXEMPLE 9 On a opéré comme à l'exemple l,mais on a réalisé le séchage par dessilation à 40C environ,pendant 36 heures. On a ainsi obtenu une poudre à 80,5% de matière sèche, dont on a poursuivi la désnydra- tation jusqu'à une teneur en matière sèche de 93,9? à l'aide de P205. On a séparé la préparation entomopathogène obtenue en fractions que l'on a conservées sur une longue pérXode,respectivement sous vide à 4 C et sous vide à 230C et on a effectué des numérations par la technique de suspension-dilution à différentes périodes. La conservation sur une période d'au moins 8 mois était excellente comme le prouvent les résultats reportés en fin de description. EXEMPLE 10 On a suivi le mode opératoire de l'exemple 1 , mais en omettant le glutamate de sodium du mélange des adjuvants introduits après filtration du milieu de culture . Après séchage en étuve ventilée à 250C, on a conservé la préparation sous sachets de matière plastique scellés sous air et maintenus à 40C et on a comparé la survie des spores ainsi traitées et conservées à celle des spores traitées selon l'invention comme indiqué à l'exemple 1 et conservées dans les mêmes conditions . Les résultats sont rapportés ci dessous. Traitement Nombre de spores viables (x 1O9)après conservation de (en mois 1 2 3 4 6 8 selon l'invention 3,1 3,0 4,8 3,3 4,0 2,3 sans glutamate de Na 9.9 8.8 3.4 1.5 1.5 ,9 Nombre de apores viables Conservation Nombre de apores viables après (x 109) après conversation (en mois) séchage par gramme 1 2 3 4 5 6 7 8 de produit sec sous vide à 4 C 8,0 9,5 9,2 9,4 9,2 7,2 7,8 9,0 8,5.109 sous vide à 23 C 8,9 10,3 9,0 10,5 11,0 8,9 8,8 9,2 -REVENDICATIONS - l.Procédé pour ltobtention d /,réparations entomopathogènes améliorées à base de blastosporescaractérisé en ce qu T il consiste à opérer un mélange desdites spores récoltées par filtration ou par centrifugation avec un support inerte pulvérulent et une déshydratation en présence d'un mélange protecteur composé d'une solution aqueuse de saccharose et de glutamate de sodium et d'huile de paraffine renfermant environ 10% en poids de glycéride oléique polyoxyéthyléné. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport spores/support inerte pulvérulent sst d 'environ 0 > 5 à 15 en poids/poids. 3.Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2,caractérisé en ce que l'on utilise de 100 à 300 ml de ladite solution comprenant de 100 à 300g de saccharose et de 1 à 10 g de glutamate de sodium, par kilogramme de spores,c'est-à-dire un rapport saccharose/ spores de 0,1 à 0,3 en poids et un rapport glutamate de sodium/ spores de 0,001 à 0,01 en poids/poids 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on utilise de 150 à 300 ml d'huile de paraffine renfermant environ 10% en poids de glycéride oléique polyoxyéthyléné par kilogramme de spores. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2,caractéri- sé en ce que ledit support inerte pulvérulent est de la cellulose en poudre, de la tourbe broyée ou de la poudre de silice. 6. Procédé selon la revendication 5,caractérisé en ce que ledit support inerte pulvérulent est de la poudre de silice et le rapport spores/poudre de silice est de 1/0,6 environ en poids/ poids. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6,caractérisé en ce que ladite solution de saccharose et de glutamate de sodium comprend 200g de saccharose et 5 g de glutamate pour 250 ml de solution. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7,caractérisé en ce que lesdites spores sont des blastospores de Beauveria tenella (Delacr.) Sienaszko. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que l'on conditionne sous vide ou sous atmosphère inerte ou encore à environ 4"C, la préparation déshydratée. lO.Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que l'on réalise la déshydratation ou séchage par dessication à environ 40C. 11. Préparation entomopathogène améliorée à base de blastospores,caractérisée en ce qu'elle est obtenue par le pro céde selon l'une quelconque des revendications 1 à 10. 12. Préparation entomopathogène améliorée à base de blastospores, caractérisée en ce qu'elle comprend un mélange desdites spores récoltées par filtration ou par centrifugation avec un support inerte pulvérulent,ledit mélange ayant été soumis àune déshydratation en présence d'un mélange protecteur composé d'une solution aqueuse de saccharose et de glutamate de sodium et d'huile de paraffine renfermant environ 10 en poids de glycéride oléique polyoxyéthyléné, 13. Application de la préparation selon l'une des revendications 11 ou 12-à la lutte contre les insectes nuisibles.