La présente invention concerne un coussinet pour la fixation d'un rail, et notamment dtun rail pour grues. Les coussinets de fixation de rails doivent être conçus pour supporter sans se briser ou se déformer, les efforZQ, principalement verticaux, qui leur sont transmis par les rails, au moment du passage de la grue. Le coussinet le plus couramment utilisé est constitué par une pièce métallique appelée crapaud qui comprend une portion de fixation fixée au sol par tout moyen approprié, et à laquelle se rattache une patte de serrage destinée à venir en appui sur l'embase du rail. Un tel dispositif de fixation est relativement fragile, particulièrement au point de rattachement de la patte avec la portion de fixation. La fatigue mécanique qui se manifeste à la longue en ce point peut entrainer la rupture prématu rée de la patte. De plus, la zone de contact entre l'embase du rail et de la patte de serrage est sujette à ltoxydation et donc à l'usure. Un second type connu de coussinet est constitué par une lame ressort plate et cintrée, dont une extrémité est fixée au sol par tout moyen approprié et dont l'autre extrdmité s'appuie élas tiquement sur ltembase dlu rail. Bien qu'un tel coussinet ait un meilleur comportement vis-à-vis des déformations que le premier coussinet décrit, il est lui aussi sujet à un vieillissement prématuré. En effet, une fatigue mécanique se manifeste à la longue dans la partie centrale de la lame ressort qui risque de se briser. De même, la zone de contact entre la lame ressort et l'embase du rail finit par s'oxyder. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénient s et propose à cet effet un coussinet de fixation de rail qui se caractérise en ce qufil est constitué par une pièce en forme de boucle, réalisée à partir d'une tige en acier ressort et comprenant deux branches destinées & être maintenues au sol à l'aide de moyens de serrage appropriés et une portion cintrée reliant lesdites branches et destinée à prendre appui sur l'embase du rail, ladite portion cintrée présentant un léger gauchissement par rapport au plan général du coussinet, de façon à ce que, lors que lesdites branches sont assujetties au sol par lesdits moyens de serrage, ladite portion est en contact sensiblement ponctuel avec l'embase du rail. Trace à cette faible surface de contact entre ladite por tion cintrée et l'embase du rail, les risques de vieillissement de la pièce par frottement ou oxydation de la zone de contact sont donc notablement réduits par rapport aux coussinets de l'art antérieur décrits précédemment. De plus, en raison de son gauchissement, ladite portion cintrée peut se déformer élastiquement par rapport au plan général de la pièce en absorbant ainsi les mouvements du rail résultant du passage d'une grue. Une mode de réalisation de l'invention sera décrit à présent en détail, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin annexé dans lequel : La figure 1 est une vue en perspective éclatée du coussinet de fixation et de ses moyens de serrage ; et La figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. Le rail 10 comprend une portion supérieure de roulement 12 et une portion inférieure plate ou embase 14 par laquelle il repose yr une plaque métallique 16 plus large que le rail, avec interposition d'une feuille en caoutchouc 18. La plaque 16 est fixée par tout moyen approprié sur une dalle en béton 20. L'embase 14 présente sur sa face supérieure une portée 22 sensiblement horizontale. Le rail est maintenu & intervalles réguliers sur la plaque 16 i l'aide de coussinets de fixation, tels que celui illustré sur les figures. Le coussinet 24 est en forme de boucle ouverte admettant un plan de symétrie. Il est réalisé à partir dune tige en acier ressort. Dans le mode de réalisation représenté sur les figures, le coussinet présente une forme générale de cardioïde ouverte comprenant une ame cintrée 26 dont les branches sont repliées vers l'intérieur de la concavité de lame pour former deux portions terminales 28, 30 légèrement convergentes vers leurs extrémités 26. Mais, comme on le comprendra par la suite, l'invention n'est pas limitée à cette forme de réalisation. Le coussinet peut également être en forme de U avec des branches parallèles, convergentes ou divergentes. Il peut aussi être en forme de boucle fermée. Les portions terminales 28 et 30 ainsi que la majeure partie des portions incurvées qui leur sont adjacentes sont contenues dans un même plan, et, en l'absence de contrainte, la partie centrale de lame 26 présente, par rapport audit plan, une cambrure ou gauchissement vers le bas, de façon que la section S située dans le plan de symétrie du coussinet se trouve à un niveau inférieur à celui de toute autre section de la pièce. Comme le montre la figure 2, le coussinet 24 est disposé avec sa cambrure tournée vers le bas, son gme 26 au-dessus de l'embase 14 et ses portions terminales 28, 30 reposant sur une plaquette d'appui 32 d'épaisseur sensiblement à celles de la feuille de caoutchouc 18 et de l'embase 14 à son bord. La plaquette d'appai est positionnée en calant un de ses bords contre le bord de l'embase, au moyen d'un tire-fond 34 faisant saillie sur la face supérieure de la plaque 16 et qui traverse avec Jeu un trou lisse 36 percé dans la plaquette d'appui. Avantageusement, le trou 36 est excentré par rapport aux bords de la plaquette 32.On peut ainsi orienter la plaquette pour quelle stinsère exactement entre le tire-fond 34 et le bord de l'embase. Les portions terminales 28, 30 encadrent le tire-fond 34 et sont énergiquement serrées sur la plaquette d'appui à laide d'un écrou 38 vissé à l'extrémité supérieure du tire-fond, avec tnter- position d'une plaquette métallique de protection 40, également percée d'un trou pour le passage du tire-fond. Pour fixer le rail, on enfile la plaquette d'appui 32 autour du tire-fond 34, puis on positionne le coussinet 24 comme indiqué ci-dessus. Au moyen d'un instrument de serrage, par exemple uneclé dynamométrique, on serre l'écrou 38 à l'extrémité du tire-fond jusqu'à ce que les portions terminales 28, 30 viennent s'appliquer à plat sur la face supérieure de la plaquette d'appui 32. Dans ce mouvement, le coussinet se déforme élastiquement, puisque la section S par laquelle il prend appui sur la portée 22 du rail se déplace verticalement beaucoup moins que les portions d'extrétnités. Les deux branches du coussinet sont soumises à un couple de torsion qui exerce sur le rail la force de serrage requise. On notera que le contact entre le coussinet et la portée est pratiquement ponctuel, ce qui réduit, comme on l'a déjà signalé, les risques d'usure et d'oxydation du coussinet. Selon l'invention, on peut utiliser à la place du coussinet qui vient d'étire décrit, un coussinet en U dont 1'âme présente un gauchissement par rapport au plan contenant les branches du coussinet. Le montage d'un tel coussinet 51 effectue de la méme façon que le coussinet déjà décrit. De mime, on peut utiliser un coussinet en forme de boucle fermée dont une portion présente un gauchissement par rapport au plan général de la boucle. La portion gauchie du coussinet prend appui sur l'embase du rail et la portion plane restante sert à fixer le coussinet au sol. REVENDICATIONS 1.- Coussinet de fixation pour rail, caractérisé en ce qufil est constitué par une pièce en forme de boucle, réalisée à partir d'une tige en acier ressort et comprenant deux branches destinées à etre maintenues au sol à l'aide de moyens de serrage appropriés et une portion cintrée reliant lesdites branches et destinée à prendre appui sur l'embase du rail, ladite portion cintrée présentant un léger gauchissement par rapport au plan général du coussinet, de façon à ce que lorsque lesdites branches sont assujetties au sol par lesdits moyens de serrage, ladite por tkn soit en contact sensiblement ponctuel avec lsembase du rail. 2.- Coussinet selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est en forme de cardiolde ouverte, comprenant une me cintrée et des branches repliées vers l'intérieur de la concavité de lame pour former deux portions terminales légèrement convergentes vers leurs extrémités et par lesqelles le coussinet est fixé au sol à l'aide desdits moyens de serrage, ladite me présentant un léger gauchissement par rapport au plan général du coussinet de façon å ce queylorsque lesdites portions terminales sont assujetties au so1 par lesdits moyens de serrage, ladite âme soit en contact sensiblement ponctuel avec l'embase du rail. 3.- Coussinet selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est en forme de U, comprenant une Sme cintrée et des branches parallèles, convergentes ou divergentes par lesquelles le coussinet est fixé au sol, ladite me présentant un léger gauchissement par rapport au plan général du coussinet. 4.- Coussinet selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est en forme de boucle fermée, dont une portion est destinée à dtre maintenue au sol à l'aide desdits moyens de serrage et dont une autre portion, destinée à prendre appui sur l'embase du rail, présente un léger gauchissement par rapport au plan général du coussinet. 5.- Coussinet selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'en position d'utilisation les portions terminales desdites branches par lesquelles le coussinet est serré, reposent à plat sur une plaquette support positionnée latéralement par rapport au rail, en butée contre le bord de l'embase du rail, ladite plaquette support étant percée d'un trou pour le passage d'un tire-fond de fixation à la structure supportant le rail. 6.- Coussinet selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit tire-fond fait saillie sur la face supérieure d'une plaque métallique supportant le rail. 7.- Coussinet selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que ledit trou est excentré par rapport aux bords de ladite plaquette support, de sorte que l'on peut choisir l'orientation pour laquelle la plaquette support vient s'insérer exactement entre le bord de l'embase du rail et le tire-fond. 8.- Coussinet selon l'une des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que le serrage du coussinet est réalisé à l'aide d'un écrou que l'on visse à l'extrémité supérieure du tire-fond qui fait saillie entre lesdites portions terminales des branches. 9.- Coussinet selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'une plaquette métallique de protection est interposée entre l'écrou et lesdites portions terminales des branches.