La présente invention concerne un dispositif électrique de commande à pression pour interrupteurs, convenant particulièrement à la syntonisation de postes émetteurs dans les récepteurs radio de fréquences moyennes et les récepteurs de télévision. I1 est maintenant de pratique courante d'installer, sur les récepteurs de signaux radio de fréquences moyennes et sur les récepteurs de télévision, une série de boutons de commande qui permettent à l'utilisateur de procéder à un choix entre un certain nombre de chaines préalablement "mises en mémoire" dans un dispositif mécanique spécial de mémoire, constitué, dans le cas qui est maintenant le plus courant, c'est-àdire le cas où le récepteur est équipé de groupes de syntonisation à diodes "varicap", par une série de potentiomètres et de commutateurs. Ces boutons de commande étaient, au début, de type mécanique, c' est-à-dire consistaient en une série de commutateurs électriques interdépendants, à savoir à déclanchement mécanique mutuel. Par la suite, se sont répandus, surtout dans les récepteurs de télévision en couleur, des boutons dits "sens or" ou à contact doux. I1 ne s'agit plus, en fait, de boutons mais de simples surfaces métalliques qui, lorsque l'utilisateur les touche, commandent, par l'intermédiaire de circuits électroniques appropriés, les commutations voulues, y compris le rappel électrique des boutons qui ne sont pas en service. Ces boutons dits "sensor" comportent par exemple deux contacts électriques extérieurs disposés côte-à-côte et isolés l'un de l'autre, et l'utilisateur, en appliquant le bout d'un doigt, intercale entre ces deux contacts une résistance (de quelques centaines de milliers d'ohms) due à la conductivité électrique de la peau humaine, et il provoque ainsi le passage d'un courant continu faible (de quelques micro-ampères). On a également utilisé des boutons ou "touches" à un seul contact électrique extérieur, sensible à la capacité du corps de l'utilisateur envers la terre, et cette capacité provoque le désiquilibrage électrique de circuits en pont fonctionnant en courant alternatif. riais de tels boutons se sont révélés moins sûrs, car cette capacité dépend fortement de conditions extérieures. (type des chaussures de l'utilisateur, nature du plancher, distance à la terre etc..) Les contacts du premier type, c'est-à-dire à résistance, présentent,eus aussi, des inconvénients : en effet, pour des raisons d'économie, l'ensemble des circuits, dans la grande majorité des récepteurs de télévision, n'est pas isolé du réseau d'alimentation, de sorte que l'utilisateur entre en contact électrique avec le réseau chaque fois qu'il touche le contact du bouton. Pour écarter tout danger, il est donc nécessaire d'intercaler, entre chacun des contacts et le restant du circuit, des résistances fixes, de valeur élevée, et qui soient en mesure de supporter, sans danger, des tensions d'essai atteignant 4 kv. De façon plus précise, l'invention a pour objet un interrupteur électrique pour circuits électriques à courants faibles, comprenant deux plaques en matière plastique isolante, superposées et soudées les unes aux autres, l'une de ces plaques présentant des cavités qui s'étendent de l'interface entre les deux plaques, des premiers contacts étant posés sur la surface du fond de ces cavités, tandis que des seconds contacts sont posés sur la surface de l'autre plaque en contact avec la première plaque et sont en regard des dits premiers contacts, l'une de ces plaques ayant des caractéristiques de souplesse telles qu'elle se déforme élastiquement sous l'effet d'une faible pression locale qui lui est appliquée pour appliquer ses contacts, situés dans la zone de pression, contre les contacts de l'autre plaque, qui sont situés en regard de cette zone de pression. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faute en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif, mais nullement limitatif, deux formes de réalisation de l'invention. Sur ces dessins - la Fig. 1 est une vue en perspective éclatée, d'une première forme de réalisation de l'interrupteur électrique selon l'invention; - la Fig. 2 est une vue en coupe transversale de la Fig. 1; - la Pig. 3 est une vue, en perspective, éclatée, d'une seconde forme de réalisation de l'interrupteur selon l'invention, et - la Fig. 4 est une vue en coupe transversale de l'interrupteur de la Fig. 3. Sur les Pig. 1 et 2, la référence 12 désigne une plaque en matière plastique isolante par exemple, en résine synthétique thermoplastique, à laquelle est superposée une plaque mince 10, dont les caractéristiques de souplesse sont telles qu'elle se déforme élastiquement sous l'effet d'une légère pression locale exercée de l'exté- rieur, cette plaque 10 étant constituée, par exemple, par une feuille en polyester. la plaque 12 comporte des cavités 14 qui s'étendent de l'interface entre les deux plaques 10 et 12. Sur la surface de fond de ces cavités sont appliquées des feuilles métalliques qui constituent des organes de contact 16. les contacts 16 peuvent également être réalisés suivant un procédé de métallisation superficielle des surfaces de fond des cavités 14. Sur la surface de la plaque 10 tournée vers l'autre plaque, est appliquée une couche métallique continue qui constitue un organe de contact 18. Aux contacts 16 et au contact 18 sont reliés des conducteurs 16a et 18a, respectivement par des soudures 17 et 19. Dans des conditions normales, les deux contacts 18 et 16 sont en regard et sont isolés l'un de l'autre, du fait qu'il existe entre eux un espace rempli d'air, par exemple de quelques dixièmes de millimètres. Sous l'effet d'une faible pression locale, exercée sur la plaque 10 et agissant dans le sens des flèches 34 de la Fig. 2, les contacts 18 se trouvent mis en contact électrique avec les contacts correspondants 16 situés en regard, ce qui provoque la fermeture de l'interrupteur. Quand on cesse d'appuyer de l'extérieur, la plaque 10, qui porte les contacts 18, revient à sa position initiale, ce qui sépare les contacts 18 et 16. Entant donné que le déplacement par flexion de la plaque 10 est très faible, (de l'ordre de quelques dixièmes de millimètre), la pla que-ne subit pas de déformation permanente risquant de nuire au bon fonctionnement de l'interrupteur. Les deux plaques 10 et 12 peuvent être soudées l'une à l'autre, par exemple à l'aide d'une colle épo xydique appliquée sur les parties des faces des deux plaques 10 et 12 situées en regard, ou encore par soudage aux ultrasons. Sur les Fig. 3 et 4, qui représentent une seconde forme de réalisation, l'interrupteur a pratiquement la même structure que dans le cas des Fig. 1 et 2, mais la forme et la répartition des contacts sont différentes. Dans une plaque 22 en matière plastique isolante sont formées des cavités 24 qui s'étendent de l'interface entre la plaque 22 et une plaque 20 superposée à la précédente. Sur les surfaces de fond de ces cavités 24 sont posées des paires d'organes de contact 26b et 26a. les contacts 26b sont réalisés au moyen d'une petite plaque métallique unique 33, à contour en forme de peigne, dont les dents, de profil à peu près rectangulaire, sont posées sur la surface des cavités 14 et constituent les contacts 26b. Dans chacune des cavités 24, sur la surface de fond, est-appliquée une petite plaque métallique rectangulaire qui constitue le contact 26a, cette plaque étant isolée du contact 26b. La plaque 20 consiste, par exemple, en une feuille de résine synthétique isolante, ayant des caractéristiques de souplesse telles qu'elle se déforme par élasticité, sous l'effet d'une faible pression exercée de l'extérieur. Cette feuille est munie d'organes de contacts 28 constitués par des parties métallisées, ayant une surface un peu inférieure à celle des surfaces de fond des cavités 24 de la plaque 22. Chaque contact 28 vient en même temps en regard des contacts 26a et 26b correspondants. Sous l'effet d'une faible pression locale exercée de l'extérieur, et dirigée dans le sens des flèches 35 de la Fig. 4, les contacts 28 constituent un pont conducteur entre les contacts 26a et 26b correspondants. A chaque contact 26a est relié, par une soudure 27, un conducteur 30, et au contact 26b est relié, par une soudure 31, un conduc- teur 32. La feuille 10 et la feuille 20, en vue de délimiter les zones où l'utilisateur doit exercer une pression extérieure, portent des signes distinctifs bien visibles, à savoir, par exemple, dans le cas d'un poste récepteur de radio ou de télévision, un nombre qui correspond à la channe que l'on veut syntoniser. - REVENDICATIONS 1 - Interrupteur électrique pour circuits électriques à courants faibles, comprenant deux plaques en matière plastique isolante, superposées et soudées les unes aux autres, l'une de ces plaques présentant des cavités qui s'étendent de l'interface entre les deux plaques, des premiers contacts étant posés sur la surface du fond de ces cavités, tandis que des seconds contacts sont posés sur la surface de l'autre plaque en contact avec la première plaque et sont en regard desdits premiers contacts, l'une de ces plaques ayant des caractéristiques de souplesse telles qu'elle se déforme élastiquement sous 11 effet d'une faible pression locale qui lui est appliquée pour appliquer ses contacts, situés dans la zone de pression, contre les contacts de l'autre plaque, qui sont situés en regard de cette zone de pression. 2 - Interrupteur électrique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la plaque déformable comporte une ou plusieurs zones métallisées qui constituent les organes de contact mobiles de l'interrupteur. 3 - Interrupteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les zones métallisées de la plaque déformable coopèrent chacune avec un organe de contact fixe porté par l'autre plaque, pour assurer la fermeture du circuit électrique. 4 - Interrupteur selon l'une quelconque -des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chacune des zones métallisées de la plaque déformable coopère avec deux organes de contacts fixes de l'autre plaque pour assurer la fermeture d'un circuit électrique.