invention est relative aux dispositifs, connus sous le nom d'aile volante, qui comportent une ossature triangulaire recouverte d'une voilure. Le passager est suspendu à l'ossature. Ces dispositifs fonctionnent à la manière de parachutes ou de cerfs-volants, ctest-à-dire, que leur poids est en partie compensé par l'effet de la poussée de l'air sur la voilure. L'invention a principalement pour but d'agencer ces ailes volantes pour faciliter leur envol, notamment tracté, à partir de la surface de l'eau, en particulier pour des néophytes ne pouvant utiliser les skis habituels chaussés par l'utilisateur. L'aile volante selon l'invention est caractérisée par le fait quelle comporte, suspendu à son ossature, au moins un flotteur propre à assurer la flottaison de l'aile et du passager et à faire office de patin pour l'envol. Selon un mode de réalisation préféré, l'aile volante comporte un flotteur central principal et deux flotteurs laté rauz servant de stabilisateurs. Belon une autre caractéristique de l'invention, on adjoint à l'aile volante un système de gouverne. Selon une antre caractéristique de l'invention, on adjoint à l'aile volante au moins un moteur propre à la rendre autono le. D'autres buts et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre et en référence au dessin annexé dans lequel Fig.1 est une vue de côté de l'aile volante selon l'invention en position de vol; Fig.2 est une vue de dessus de l'aile de la fiv.1, la voilure étant supprimée; et Fiv.3 est une vue de dessous de 11 aile des fig.1 et 2 et montrant l'adåonction de moteurs. L'aile volante comporte, d'une manière connue, une ossature triangulaire 1, par exemple tubulaire, dont la pointe est à l'avant. L'ossature comporte une poutre centrale et deux poutres latérales convergeant vers l'avant. La forme triangulaire est maintenue par une traverse 2. Sur l'ossature I ainsi constituée est fixée une toile 3 formant voilure. Conformément à l'invention, pour permettre un envol facile à partir de la surface de l'eau, on fait comporter à l'aile volante au moins un flotteur suspendu à l'ossature I et propre assurer la flottaison de l'aile et du passager et à faire office de patin. Selon le mode de réalisation préféré de l'invention, on prévoit un flotteur central principal 4 et deux flotteurs latéraux auxiliaires 5 servant de stabilisateurs. Les flQtteurs latéraux S sont reliés chacun au flotteur central 4 par un aileron 6 fixé à la partie supérieure des flotteurs latéraux 5 et à la partie inférieure du flotteur central 4 par tout moyen approprié, par exemple par des bandes collées. Le flotteur central 4 permet à l'utilisateur de s'asseoir à califourchon en immobilisant ses pieds dans des cale-pieds 7 fixés sur la face supérieure des ailerons 6. Les flotteurs 4 et 5 sont de préférence du type pneumatique. L'ensemble constitué par les flotteurs est suspendu à l'ossature l par des tiges 8 qui peuvent prolonger vers le bas le trapèze habituel à ce genre d'appareil. Les tiges 8 peuvent traverser les ailerons 6 et Titre réunies inférieurement par au moins une sangle passant sous le flotteur central 4. L'utilisation de l'aile volante décrite jusqu'ici est la suivante. L'utilisateur étant harnaché et assis sur le flotteur central 4 et ses pieds étant immobilisés dans les cale-pieds 7, l'aile volante est tracté. sur l'eau jusqu'd ce que-la force ascentionnelle due à la poussée sur la voilure ltemporte sur son poids0 L'engin s'élève alors et effectue son vol plané. Lors de la phase d'envol, le flotteur central 4 assure la flottaison tandis que les flotteurs latéraux 5 ne servent qu'à la stabilisation. A la fin du vol plané, l'engin amerrit à la manière d'un hydravion. Il est connu que, pour ce genre d'engin, l'utilisateur court toujours le risque d'strie victime d'un piqué, qui, une fois amorcé, ne peut pas entre arrtté. C'est pourquoi, selon l'invention, on fait comporter à l'aile volante un système de gouverne de profondeur. Selon le mode de réalisation représenté, la poutre centrale de l'ossature l comporte à l'arrière une tige transversale 9 sur laquelle sont montés deux tubes 10. Les tubes 10 peuvent librement tourner sur la tige 9 et comportent à leur extrémité un prolongement longitudinal Il s'étendant vers l'arrière.Une toile 12 est tendue entre les deux prolongements ll. La position de chaque tube 10 est déterminé par l'utilisateur, à l'aide d'une commande 13 comportant par exemple un système de tubes coulissants Les tubes 10 peuvent etre actionnés soit simultanément pour faire cabrer ou piquer légèrement l'engin, soit sélectivement pour commander un virage sur le côté. Selon une variante, non représentée, on peut échancrer la toile 12 en son milieu pour permettre une plus grande amplitude de mouvement lorsque les tubes sont actionnés sélectivement. On a montré à la fig. 3 l'adjonction à l'aile volante d'un petit moteur 14, placé sous la partie avant en pointe de l'ossature lo Ce moteur, par exemple à essence, actionne une hélice 15 qui permet de prolonger le vol, et, s'il est suffisamment puissant, d'assurer l'envol. Selon une autre variante, on peut prévoir deux moteurs latéraux carénés 16, montés sous la traverse 2. Ces moteurs provoquent une forte circulation d'air sur la face inférieure de la voilure et permettent l'envol de l'aile et son vol prolongé. De préférence, la voilure 3 est raidie longitudinalement i l'aide de lattes 17. Les moteurs sont commandés par l'utilisateur par un système à câbles (non représenté). Le ou les moteurs à hélice carénée ou turbine propulsive sont de préférence orientables vers le haut ou le bas (à l'aide d'une commande manuelle). Le ou les moteurs orientables sont de préférence placés sous le centre d'équilibre de l'ensemble de façon ê permettre la montée et la descente de l'ensemble, mais surtout d'éviter, en cas de panne, un déséquilibre dangereux. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation qui ont été représentés ; on pourrait, au contraire, concevoir diverses variantes sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Aile volante, comportant une ossature triangulaire et une voilure, caractérisée par le fait que, pour permettre un envol facile à partir de la surface de l'eau, elle comporte au moins un flotteur, suspendu à l'ossature, propre à assurer sa flottaison et à faire office de patin. 2. Aile volante selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte un flotteur central principal et deux flotteurs latéraux auxiliaires formant stabilisateurs. 3. Aile volante selon la revendication 2, caractérisée par le fait que chaque flotteur latéral est relié au flotteur principal par un aileron. 4. Aile volante selon la revendication 3, cqractérisée par le fait que chaque aileron est fixé à la partie inférieure du flotteur principal et à la partie supérieure du flotteur latéral correspondant et comporte un cale-pieds. 5. Aile volante selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'elle comporte un système de gouverne. 6. Aile volante selon la revendication 5, caractérisée par le fait que l'ossature comporte à l'arrière une barre transversale sur laquelle sont montés deux tubes libres en rotation, ces tubes étant prolongés vers l'arrière pour supporter une toile, et des moyens étant prévus pour commander la position angulaire des tubes. 7. Aile volante selon l'une des revendications l à 6, caractérisée par le fait qu'elle comporte au moins un moteur, de préférence orientable, placé sous la voilure. 8. Aile volante selon la revendication 7, caractérisée par le fait qu'elle comporte un moteur à l'avant. 9. Aile volante selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisée par le fait qu'elle comporte deux moteurs latéraux carénés. 10. Aile volante selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisée par le fait que le moteur est placé sous le centre d'équilibre de l'ensemble.