L'invention a pour objet un procédé de fabrication de beurre de karité d'une qualité alimentaire, pharmaceutique ou cosmétique. Actuellement, pour l'extraction du beurre de karité, les noix sont grillées puis décortiquées, la graine est concassée en petits morceaux avec des pilons en bois, ces morceaux sont soumis à la sudation pendant trente minutes, puis broyés en pâte homogène, ladite pate est versée dans de l'eau portée entre 70 et 800C dans des marmites en terre duite, puis amenée en brassant, à l'ébulition pendant deux heures et demi, le corps gras surnageant est recueuilli avec une louche en bois et l'on ajoute de la cendre de bois et de feuilles de karité. Selon le procédé actuel d'extraction, le beurre de karité ne peut être stable naturellement et doitnussi contenir des petites quantités de savon. En effet, l'eau non traitée, l'apport de cendres et les différentes manipulations apportent suffisamment de fer pour nuire notablement à la conservation du beurre de karité, en I'absencedm complexant de fer et d'un anti-oxygène. Le rendement du procédé d'extraction selon le procédé actuel, permet de récupérer environ 50% des corps gras contenus dans la noix, soit environ 25% du poids de la noix brute. Enfin, le produit ainsi obtenu avec grillage et suage a un certain goût. Le procédé selon l'invention évite tous ces inconvénients. Ce procédé industriel est très rapide, il ne dénature pas les corps gras et letraSement permet de récupérer environ 70% des corps gras contenus dans la noix. Il nécessite très peu de main d'oeuvre. Enfin, le goût du en délicatesse beurre de karité ainsi obtenu est extremement fin et dépasse/celui du beurre de cacao. Le procédé d'extraction du beurre de karité consiste à refroidir les noix de karité aux environs de 10 C, puis à les broyer dans un broyeur à marteaux, lui-même refroidi pour obtenir des grains de 2 à 300 de millimètre La poudre brute de noix de karité est introduite dans une série d'au moins trois machines de flottation de minerais disposée en série et en cascade, les dites machines sont toutes plastifiées ou caoutchouctées, insensibles aux corps gras dans leun parties en contact avec la pulpe aqueuse de noix de karité. En même temps que la noix de karité pulvérisée, on introduit dans les machines de flottation de l'eau froide désionisée à une température de 10 ou 150C et de l'air afin de réaliser une rapide et massive flottation de la noix lavée1 celle-ci passe dans la machine suivante et ainsi de suite. Après au moins trois lavages, la plus grande partie des tanins est éliminée. A u dernier lavage, il est préférable d'ajouter à l'eau un peu d'acide citrique (ou de l'acide chlorhydrique) de façon à obtenir un PH variant entre 2 et 3,5. Le produit de la flottation naturelle de la noix de karité passe dans une presse en acier inoxydable; (qui peut être de type continu), chauffée à 50"C, qui produit un-résidu solide, pauvre en corps gras et laisse s'échapper un mélange d'eau, de corps gras et d'une faible proportion de débris de noix de karité. Ledit mélange est centrifugé à 500C afin de séparer la plus grande partie de l'eau et des impuretés. Le corps gras est filtré et centrifugé une seconde fois afin d'éliminer presque totalement l'eau. Le beurre de karité ainsi obtenu, est prêt à l'emploi alimentaire, pharmaceutique ou cosmétique. Les dessins ci-joints permettront aisément de comprendre l'invention. Ces dessins sont donnés à titre indicatif et non limitatif. La figure 1 représente les différents éléments qui pourraient être disposés pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Le bac 1 comporte les noix de karité à l'état brut, ce-bac 1 est maintenu à la température de 10 C. Du bac 1, les noix de karité sont acheminées dans un broyeur 2 de manière à obtenir des grains dont le diamètre n'est plus que de 2 à 3/10 de millimètre, le broyeur est qui aussi maintenu a' la température de 10 C. La poudre fine de noix de karité est envoyée en continu vers les cellules de flottation C1, C2 et C3. C1 est alimenté en eau froide désionisée par le conduit H1, H2 et H,r et en air par des conduits A1,A2 La La dernière cellule de flottation C3 laisse sortir de l'eau chargée en tanins et très pauvre en pulpe, par les conduits S1, S2 et S3. La cellule de flottation comprend deux espaces dont l'un est la zone-d'agitation 4 et l'autre la zone de flottation 3 proprement dite, qui est composée de bulles d'air flottant dans le broyat de noix de karité, la turbine se trouvant dans la zone inférieure délimitée par une grille G1, d'anti turbulance. Les concentrés provenant des cellules de flottation Cl, C2, C3, tombent dans la première cellule d'une seconde série de trois cellules identiques C4, C5, C6, produisant une pulpe ayant subi un second lavage, laquelle pulpe subira de même, un troisième lavage dans les cellules C7, C8 et Cg. La pulpe issue de cette troisième serie de cellules est acheminée vers la presse P. Ces concentrés de pulpe sont récupérés par des batteurs B1, B2 et B3 qui les acheminent dans des goulottes U1, U2 et U3, dans la serie de cellules de flottation suivante ou vers la presse P. Dans le bas de la figure, une cellule de flottation C1 est représentée en détail. L'acidification de la pulpe dispersée dans l'eau, aura été effectuée à l'aide d'acide chlorhydrique ou citrique, dans cette dernière série de cellules. La presse P est chauffée à 50"C ; elle exprime un résidu R.solide, pauvre en corps gras et laisse couler un mélange M d'eau, de corps gras et d'une faible proportion de débris de noix de karité. Le mélange fluide sorti de la presse P est centrifugé-dans une centrifugeuse à bol unique Z1. La centrifugeuse à bol unique Z1 est maintenue à la température de 50"C, elle permet de séparer la plus grande partie du corps gras de la plus grande partie de l'eau et des impuretés Le corps gras est alors filtré sur un filtre F et le filtrat ainsi obtenu est centrifugé une seconde fois dans une centrifugeuse Z2 qui permet d'éliminer presque totalement l'eau. Cette centrifugeuse Z2 est également maintenue à 500C Le beurre de karité BK ainsi obtenu est prêt à l'utilisation, soif alimentaire, soit pharmaceutique, soit cosmétique. Bien entendu, il serait possible de remplacer tous ces éléments par des éléments ayant des fonctions équivalentes et d'opérer en discontinu. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour la fabrication de beurre de karité. Ledit procédé consiste a) à refroidir les noix de karité aux environs de 10"C, puis à les broyer dans un broyeur (2) lui-même refroidi, pour obtenir des grains de 2 à 3/10 de millimètref b) la poudre brute de noix de karité est traitée par des machines de flottation de minerais (C1, C2, C31 C4, C5, C6, C7, 7 8 disposée en série et en cascade, ces machines de flottation sont alimentées H2, H3) en eau froide par lesconduit(H1,désionisée entre 10 et 15 , on introduit également de l'air par les conduits A1,A2,A3, afin de réaliser une rapide et massive flottation de la noix lavée, après au moins trois laz vages dans ces cellules de flottation, la plus grande partie des tanins est éliminée, c) le produit de la flottation naturelle de la noix de karité à la sortie de la troisième série de cellules de flottation C7,C8/Cg/ passe dans une presse (P) en acier inoxydable chauffée à 50 , cette presse (P) permet d'extruder un résidu solide, pauvre en corps gras et laisse s'échapper un mélange d'eau, de corps gras et d'une faible proportion de débris de noix de karité, d) ledit mélange (M) est centrifugé à 50 afin de séparer la plus grande partie du corps gras de la plus grande partie de l'eau et des impuretés dans une centrifugeuse à bol unique (Z1), e) le corps gras est filtré et centrifigé une seconde fois afin d'éliminer presque totalement l'eau en (Z ), 2 f) le beurre de karité BK ainsi obtenu est prêt à l'emploi alimen taire, pharmaceutique ou cosmétique 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que dans les dernières cellules de flottation (C7,C81C9), on ajoute un peu d'acide citrique ou d'acide chlorhydrique de façon à obtenir un PH de 2 à 3,5 3. - Beurré de karité issu du procédé selon la revendication 1