La présente invention concerne des détecteurs de radiations tels que les chambres d'ionisation, et elle est décrite ci-après par rapport à une chambre à fission utilisée dans un coeur de réacteur nucléaire pour détecter et mesurer le flux de neutrons. Un système détecteur utilisé dans le coeur pour mesurer et contr6- ler le flux de neutrons dans un coeur de réacteur nucléaire est décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique n" 3.565.760. Les chambres à fission sont bien connues, par exemple de la façon décrite dans le brevet des Etats Unis d'Amérique n" 3.043.954. Brièvement, ces chambres comportent une paire d'électrodes espacées isolées l'une de l'autre par une matière fissile, telle que l'uranium, située entre les deux et contenue dans une chambre remplie d'un gaz ionisable. Les neutrons incidents provoquent la fission nucléaire de l'uranium, et les produits de fission résultants ionisent le gaz proportionnellement à l'intensité de flux de neutrons. Une tension en courant continu appliquée aux électrodes provoque un courant sortant qui est proportionnel à l'importance de l'ionisation. Si l'amplitude de la tension appliquée est choisie de façon appropriée, pratiquement toutes les paires d'ions sont collectées et de façon idéale le courant sortant résultant est une fonction linéaire du flux de neutrons incident. Dans la pratique, il existe différentes causes ayant tendance à empêcher la réalisation de la réponse linéaire idéale désirée de la chambre. L'une de ces causes est la migration du gaz entre le volume de gaz actif ( le gaz présent entre les électrodes) et les volumes de gaz inactifs contenus dans la chambre.Ce problème est particulièrement aigu dans le cas des chambres destinées à être utilisées à l'intérieur du coeur d'un réacteur, en premier lieu parce que ces chambres sont soumises à des variations importantes de la température du fait des variations du niveau de puissance du réacteur, et en second lieu parce que ces chambres doivent avoir des dimensions faibles (de l'ordre de 6,35 mm)pour réduire au minimum la quantité de matière non combustible dans le coeur, et pour l'introduction dans les espaces de faibles dimensions disponibles dans le coeur. Dans ces chambres ayant des dimensions faibles, un volume relativement important de gaz inactif résulte de la nécessité du point de vue pratique de prévoir un dispositif (tel qu'un tube de scellement par pincement) pour établir le vide, remplir et sceller la chambre.Il existe aussi dans la chambre d'autres volu mes de gaz inactif, bien qu'habituellement plus faibles. La présente invention a pour objet d'améliorer la linéarité de la réponse d'une chambre d'ionisation. L'invention a aussi pour objet de compenser la migration du gaz dans une chambre d'ionisation. Ces objets sont atteints selon un premier mode de mise en oeuvre de l'invention en formant l'électrode intérieure isolée en matière légère telle que du titane, du zirconium ou une matière analogue pour réduire sa masse et par suite pour réduire son chauffage. Selon une variante, l'électrode intérieure peut être en matière non conductrice de densité faible telle que de l'oxyde da- luminium avec un revêtement conducteur. Suivant un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, ltélectrode intérieure isolée est sous la forme d'un élément creux scellé avec des parois relativement minces afin de réduire sa masse et son chauffage. Suivant un troisième mode de mise en oeuvre de l'invention, l'électrode isolée a la forme d'un élément creux non scellé pour établir un volume de gaz inactif à l'intérieur de l'électrode, avec un dispositif pour permettre la migration du gaz à partir de celle-ci vers un volume de gaz inactif situé entre les électrodes et vers d'autres volumes de gaz inactif à l'intérieur de la chambre. Quand la chambre est chauffée pendant le fonctionnement dans un réacteur, le gaz présent à l'intérieur de l'électrode devient le plus chaud. La migration du gaz à partir de l'intérieur de l'électrode intérieure réduit ainsi la perte d'atomes du gaz de l'espace compris entre les électrodes pour améliorer la linéarité du détecteur. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante donnée à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels: -La figure 1 représente schématiquement une chambre d'ionisation et son circuit, -la figure 2 est une coupe longitudinale d'une chambre d'ionisation selon un mode de mise en oeuvre de l'inventionS -la figure 2a est une coupe schématique d'une électrode intérieure selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention; -la figure 3 représente schématiquement une chambre d'ionisation dans un coeur de réacteur nucléaire; -la figure 4 représente graphiquement le courant à la sortie de la chambre d'ionisation en fonction du flux de neutrons. -la figure 5 représente graphiquement la perte de molécules de gaz actif du gaz le plus chaud vers le gaz le plus froid en fonction du flux de neutrons; -la figure 6 est une coupe longitudinale d'une chambre d'ionisation selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention; -la figure 7 est une coupe longitudinale d'une chambre d'io nisation selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention; -la figure 8 représente schématiquement les volumes de gaz en communication de la chambre d'ionisation de la figure 7,et -la figure 9 est un tableau illustrant la perte relative de gaz inactif pour une chambre d'ionisation d'un type antérieurs par comparaison avec des chambres d'ionisation selon l'invention pour différents flux ambiants de neutrons et de rayons gamma. La figure 1 représente sous une forme schématique simplifiée une chambre d'ionisation 10 (1)reliée à un circuit de mesure du courant. La chambre 10(1) comporte une enveloppe extérieure cylindrique à extrémités fermées 11 qui sert aussi comme électrode extérieure 12 et qui est mise à la terre par un conducteur 13 (qui peut être le conducteur extérieur d'un câble coaxial). Une électrode intérieure 14 est contenue dans la chambre 10(1) en étant espacée et isolée de ltélectrode extérieure, cette électrode intérieure étant reliée par un conducteur 16 à un appareil de mesure du courant 17 étant l'autre borne est reliée à la borne positive d'une source de courant 18 dont la borne négative est à la terre. Un revêtement 19 de matière pouvant être activée par les neutrons, par exemple en matière fissile telle que de l'uranium, est formé entre l'électrode extérieure 12 et l'électrode intérieure 14. Le vide est établi dans la chambre 10(1) et la chambre est ensuite remplie d'un gaz ionisable 20 tel que de l'azote, de l'argon, de l'hélium ou un gaz équivalent, et la chambre est scellée par un scellement 21 en matière isolante telle que de l'oxyde d'aluminium. En présence d'un flux de neutrons, la matière du revêtement 19 subit des réactions de fission à une vitesse proportionnelle au flux. Les fragments de fission résultants provoquent l'ionisation du gaz 20 proportionnellement au nombre de fissions. La chambre fonctionne normalement à la saturation, c'est-à-dire que la valeur de la tension de la source de courant 18 est choisie pour que pratiquement toutes les paires d'ions soient collectées par les électrodes, Par suite, un courant i circule dans le circuit à travers l'appareil de mesure 17. le courant i étant proportionnel à la veleur de l'ionisation et par suite proportionnel au flux de neutrons. Dans un réacteur,le niveau de puissance est proportionnel au flux de neutrons. Le courant i traversant un appareil de mesure 17 est ainsi proportionnel aussi à la densité de puissance locale dans le coeur du réacteur, à c8té de la chambre 10(1). La figure 2 est une coupe longitudinale d'une chambre d'ionisation 10(2)selon un premier mode de mise en oeuvre de l'invention. La chambre 10(2) comporte une enveloppe extérieure tubulaire 31, un bouchon d'extrémité 2 et une douille pour passage du câble 33, le bouchon 32 et la douille 33 étant fixés à l'envelop- pe 31 par des soudures, des brasures ou d'une façon équivalente. Une électrode extérieure cylindrique 34 est maintenue en place à côté de l'enveloppe extérieure 31 et une couche ou revêtement 36 de matière pouvant être activé par les neutrons est formé sur cette électrode. Deux isolateurs annulaires 37 et 38, par exemple en oxyde d'aluminium, sont placés dans des positions espacées dans la chambre 10(2). Ces isolateurs supportent une électrode intérieure cylindrique à diamètres étagés 39(1). L'électrode 39 (1) comporte une ouverture longitudinale pour le passage d'un prolongement du conducteur central 41 d'un câble coaxial 42, le conducteur 41 étant connecté électriquement en 43 à l'électrode 39(1). Le conducteur extérieur 44 du câble coaxial 42 est lié à la douille 33.Entre le conducteur central et le conducteur extérieur, le câble 42 est rempli d'un isolant minéral 46 tel que de l'oxyde de magnésium, de l'oxyde d'aluminium ou une matière équivalente. La chambre et le câble 42 sont isolés de façon étanche du point de vue des gaz par un isolateur annulaire 35 qui est lié à un manchon intérieur 40(1) et un manchon extérieur 40(2). Les manchons 40(1) et 40(2) sont à leur tour liés respectivement au conducteur central 41 et à la douille 33. Pour permettre lhablis- sement du vide et ensuite le remplissage de la chambre avec un gaz convenable, un tube de scellement par pincement 47 est scellé dans un alésage central du bouchon d'extrémité 32. Un bouchon isolant 48 est placé dans l'alésage de l'isolateur 37 pour réduire la sensibilité de la chambre aux rayons gamma. La chambre 10(2) crée ainsi un volume de gaz actif V1 entre l'électrode extérieure 34 et l'électrode intérieure 39(1), un volume relativement important de gaz inactif dans le tube de scellement 47, et d'autres volumes de gaz inactif, par exemple dans l'alésage de l'isolateur annulaire 38. Ces volumes de gaz inactif sont considérés comme volume de gaz V3 et bien que désignant le volume de gaz inactif dans le tube de scellement 47, il doit être compris que le volume V3 englobe aussi les autres volumes de gaz inactif. La figure 3 représente schématiquement une chambre d'ionisation 10 placée dans un coeur de réacteur nucléaire pour contra- ler le flux de neutrons dans le coeur. Dune façon connue, ce coeur comporte un certain nombre d'ensembles d'éléments combustibles 49, chacun contenant plusieurs éléments contenant de la matière fissile telle que de l'uranium 235. Un tube de protection est placé entre les ensembles d'éléments combustibles pour recevoir la chambre 10. Un réfrigérant est pompé(par un dispositif non représenté) vers le haut à travers les ensembles d'éléments combustibles pour l'évacuation de la chaleur à partir des éléments combustibles.Le tube 51 peut être fermé de façon étanche à l'extrémité inférieure, ou bien cette extrémité peut être ouverte pour permettre la circulation du réfrigérant autour de la chambre 10. Quand le réacteur est amené de l'arrêt au régime de puissance, le flux de neutrons augmente et le courant provenant de la chambre d'ionisation augmente proportionnellement. De façon idéale,le courant i de la chambre est une fonction linéaire du flux de neutrons de la façon représentée par la courbe 52 de la figure 4. Cependant, quand la puissance du réacteur augmente,la chambre d'ionisation est soumise à différents effets de chauffage dont l'effet prédominant est le chauffage par les rayons gamma et par les fissions. La vitesse de chauffage et les caractéristiques de transfert de la chaleur des différents éléments de la chambre provoquent l'établissement de gradients de température dans la chambre.Plus précisément, en considérant la figure 2, l'électrode intérieure 39 devient l'élément le plus chaud à la fois en raison de sa masse et en raison de son isolement thermique par l'isolateur 37 et 38, tandis que le bouchon d'extrémité 32 reste à des températures inférieures en raison de la dissipation de chaleur vers le milieu environnant. Par suite, dans le volume de gaz actif V1 le gaz atteint une température supérieure à celle du gaz dans le volume de gaz inactif V3. Les volumes V1 et V3 communiquent par des chemins de fuite autour des éléments de la chambre, par exemple autour de l'isolateur 37. Il se produit par suite une migration de molécules du gaz du volume de gaz actif V1 vers le volume de gaz plus froid V3, de sorte que les pressions dans les volumes communiquant ainsi deviennent égales.Cette perte de gaz à partir du volume actif V1 avec l'augmentation du flux de neutrons (c'est-à-dire de la puissance) est illustrée par N Il la courbe 53 de la figure 5, où le rapport N - a pour signification N11 = Nombre de molécules de gaz actifchatbfé Nombre de molécules de gaz actif froid. Comme le courant sortant i de la chambre est fonction du nombre de molécules du gaz dans le volume actif V1, la perte de gaz à partir de ce volume de gaz actif provoque une réponse non linéaire de la chambre de la façon représentée par la courbe 54 de la figure 4,lorsque le niveau de puissance et, par conséquent, la température de la chambre augmentent. Suivant le premier mode de mise en oeuvre de l'invention (Figure 2), l'électrode intérieure 39(1) est en matière d'une densité faible telle que l'aluminium, le titane, le zirconium, le magnésium, le carbone ou une matière non conductrice de densité faible avec un revêtement conducteur, par exemple en oxyde d'aluminium avec un revêtement d'aluminium métallique, au lieu de l'a cis inoxydable habituel. Cela réduit la masse de l'électrode 39 (1?, de sorte que cette électrode est moins chauffée, et par suite le chauffage du gaz voisin dans le volume de gaz actif V1 est plus faible.En raison du chauffage plus faible du gaz dans le volume V1, la migration de molécules du gaz à partir de ce volume est plus faible et par suite l'écart par rapport à la linéarité de la réponse de la chambre quand le niveau de flux de neutrons augmente est plus faible.La diminution de la perte de gaz actif en utilisant une électrode intérieure en titane plein à la place de l'électrode intérieure en acier inoxydable de la technique antérieure, est illustrée par le tableau de la figure 9. La figure 2a représente te une électrode intérieure 39'(1) en matière non conductrice (par exemple en oxyde d'aluminium, de magnésium, de silicium ou une matière analogue) à laquelle est lié un revêtement conducteur 45. La figure 6 représente une chambre d'ionisation selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention.Cette chambre d'ionisation 10(3)est d'une façon générale similaire à la chambre 10(2) de la figure 2, sauf que l'électrode intérieure est formée d'un segment ou manchon tubulaire 56 scellé à deux éléments d'extrémi- té 57 et 58 pour former une électrode intérieure creuse scellée 39(2).La masse réduite de cette électrode creuse 39(2) réduit le chauffage du gaz actif dans le volume V1 en réduisant ainsi la perte de gaz à partir de ce volume et en améliorant de ce fait la linéarité de la réponse de la chambre. La réduction de la perte de gaz actif par l'utilisation d'une électrode creuse-scellée est montrée par le tableau de la figure 9. La figure 7 représente une chambre d'ionisation selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention. La chambre d'ionisation 10(4) est d'une façon générale similaire à la chambre 10(2) de la figure 2, sauf que l'électrode intérieure 39(3) est formée d'un segment ou manchon tubulaire 60 fixé à une extrémité à un élément d'extrémité 61, et supporté à son autre extrémité par un isolateur cylindrique à extrémité étagée 62. Cette combinaison établit à l'intérieur de l'électrode 39(3) un second volume de gaz inactif V2 qui communique pour la migration du gaz vers les volumes V1 et V3 par des chemins de fuite autour de l'isolateur 62, ou bien des passages pour le gaz 63 et 64 peuvent être formés à travers l'isolateur 62 pour faciliter cette migration. La théorie du fonctionnement de la chambre d'ionisation de la figure 7 peut être expliquée plus clairement en considérant la figure 8 qui représente schématiquement les volumes de gaz V1,V2 et V3 interconnectés. On doit comprendre que V3 représente tous les volumes de gaz inactif à l'intérieur de la chambre, à ltexception du volume de gaz inactif V2 à l'intérieur de ltélec- trode 39(3).A l'état froid (par exemple quand la chambre se trouve dans un réacteur à larrêss le gaz des trois volumes V1, V2 et V3 est à la meme température Tg et à la même pression POe Quand le réacteur est mis en marche pour produire une certaine puissance donnée élevée, les radiations et d'autres effets chauffants provoquent une augmentation de la température de la chambre, et les caractéristiques de transfert de la chaleur des différents éléments de la chambre créent des gradients de température suivant lesquels la température augmente de Tg à Tell, T12 et T13 dans les volumes V1, V2 et V3, respectivement.La forme de la chambre d'ionisation représentée est telle que le volume inactif V2 dans l'électrode intérieure 39(3) atteint la température la plus élevée, que le volume actif V1 entre les électrodes est un peu plus froid et que le volume inactif V3 englobant le volume à l'intérieur du tube de scellement 47 est le plus froid, c'est-à-dire que T12 > T11 > T13. La pression du gaz augmente bien entendu avec la température du gaz et atteint une pression P1 > PO parce que le volume total de la chambre reste fixe. Cependant, il se produit une migration de molécules de gaz des volumes les plus chauds vers les volumes les plus froids, de sorte que l'égalité des pressions est maintenue. On a constaté que la perte de gaz à partir du volume actif V1 peut être minimisée et que par suite la linéarité de la chambre peut être maintenue par un choix convenable de la valeur du volume V2, par rapport aux valeurs des volumes V1 et V3 pour que la migration de molécules du gaz à partir du volume le plus chaud V2 compense la migration des molécules de gaz à partir du volume V1, afin que le nombre n de molécules de gaz reste pratiquement constant dans le volume actif V1.Des considérations pour le choix convenable des valeurs relatives de ces volumes sont données ciaprès; Si les nombres de molécules de gaz dans les volumes sont désignés par N01, N02 et N03 à l'état froid et Nll, N12 et N13 à l'état chaud, alors à l'étant froid P0V1=N01kT0,P0V2=N02kT0,P0V3=N03kT0 (1) et à l'état chaud P1V1=N11kT11,P1V2=N12,P1V3=N13kT13 (2) expressions dans lesquelles k est la constante de Boltzman. Comme les trois volumes V1,V2 et V3 forment un système fermé, le nombre total de molécules de gaz à l'intérieur de la chambre est constant et par suite NOl+N02+N03 = Nll+N12+N13 (3) Le changement relatif du nombre de molécules de gaz dans le volume actif V1 entre l'état froid et l'état chaud de la chambre est donné par le rapport N01-N11 (4) N01 Il est souhaitable d'exprimer ce rapport en fonction des volumes et des températures, parce que ce sont des paramètres pouvant être déterminés.Ainsi, d'après les équations (1) et (2) N11 = P1 T0 et P1 =N13 T 13 (5) N01 P0 T11 P0 N03 T0 En remplaçant N13 d'après l'équation (3) P1 = N01 + N02 - N03 - N11 N12 T13 (6) P0 N03 T0 ou d'après (1) Aussi d'après les équations (1) et (2) En substituant (8) dans (7), il vient En combinant les équations (9) et (5) pour éliminer P1/P0 il vient Le rapport (4) peut ainsi etre exprimé en fonction des volumes et des températures par Par suite, si ces températures et ces volumes sont connus, la variation du nombre de molécules de gaz dans le volume actif V1 avec le changement du chauffage peut être déterminé,et par suite l'écart de la réponse de la chambre par rapport à la linéarité peut être déterminé. Les volumes V1, V2 et V3 sont bien entendu des paramètres pouvant être choisis pour la construction de la chambre. Les températures T11, T12 et T13 peuvent être déterminées pour une vitesse donnée de chauffage par des essais ct par analyse de l'écoulement de la chaleur pour la forme particulière de la chambre d'ionisation. Comme il a été indiqué ci-dessus, à l'état chaud, dans une chambre non compensée (c'est-à-dire une chambre n'étant pas reliée à un volume d'électrode V2),une perte de gaz a lieu du volume actif chaud V1 vers le volume inactif plus froid V3 avec une réduc- tion résultante de la sensibilité aux neutrons (de la faucon mon trée par les figures 4 et 5). Dans une chambre compensée selon l'invention, la perte de gaz à partir du volume actif V est compensée par un gain de gaz à partir du volume d'électrode plus chaud V2, le degré de compensation dépendant des valeurs des volumes et des températures. Le processus de compensation peut être compris en considérant la relation (10) d'après laquelle il est clair que la compensation exacte sans perte nette de gaz à partir du volume V est obtenue pour N11/N01 = 1 (12) En fonction des volumes et des températures cela peut être exprimé par la relation V2 V3 (T11 -T13) T12 = (13) V1 V1 (T12 -T11) T13 Par suite, en connaissant le volume inactif V e le volume actif V1 et en déterminant un jeu de températures T11, T12 et T13 pour un taux particulier de chauffage de la chambre (ou pour un niveau particulier de puissance du réacteur), un volume d'électrode V2 peut être choisi pour obtenir une compensation exacte de la perte de gaz à partir du volume V1 pour ce jeu particulier de températures.Bien entendu, la compensation n'est pas exacte pour un autre jeu de températures.Cependant, pour l'utilisation de l'invention pour une chambre d'ionisation pour l'utilisation dans un réacteur nuclé- aire particulier, le point de compensation exacte peut être choisi pour qu'il corresponde à n'importe quel niveau désiré de puissance du réacteur. Il a été constaté, de plus, que le degré de compensation est relativement insensible à la puissance du réacteur dans les plages pratiques, parce que quand la puissance du réacteur ' et par suite le chauffage de la chambre) change, la variation ce perte de gaz à partir du volume actif est accompagné par un changement correspondant de la quantité de gaz de compensation à partir du volume d'électrodes V tel que le nombre de molécules de caz reste relativement constant dans le volume actif V1 . Le degré de compensation D est défini comme la différer~e relative de la perte de gaz du volume actif entre la condition non compensée et la condition compensée. ( 01 11 ss tNol ~ Nll ss (14) D = oî Nol r compte compensée(14)~ NllN11 ) 01 ) non compensée La condition non compensée est obtenue quand le volume d'électrodes chaud V2 est scellé et ne communique pas avec V1 ou V3. Pour cette condition, la perte de gaz à partir du volume actif peut être obtenue d'après l'équation (11) en écrivant V2 = O. Ainsi,en fonction des volumes et des températures, le degré de compensation est Le tableau de la figure 9 donne une comparaison relative de la perte de gaz actif dans une chambre d'ionisation d'un type antérieur par rapport aux chambres d'ionisation selon l'invention pour des niveaux de flux de neutrons et de rayons gamma faibles, moyens et élevés. En dehors de l'électrode centrale, tous les autres éléments de la chambre et les dimensions ont été maintenus sensiblement les mêmes pour que les caractéristiques d'écoulement de la chaleur soient les mêmes dans les différents cas. L'invention est illustrée particulièrement par l'exemple suivant: EXEMPLE Le tableau ci-après donne les caractéristiques de construction d'une chambre à fission selon l'invention. L'enveloppe 31, le bouchon d'extrémité 32, la douille pour câble 33 et l'électrode extérieure 34 sont en acier inoxydable. Des isolateurs 37, 38,48 et 62 sont en matière céramique telle que de l'oxyde d'aluminium. La couche fissile 36 est un revêtement en oxyde d'uranium contenant environ 0,88 gramme d'uranium enrichi à 92%. Les principales dimensions des éléments de la chambre sont données ci-après. Elément Dimension Enveloppe 31 longueur 70 mm diamètre extérieur 5,85 mm diamètre intérieur 4,83 mm électrode extérieure 34 longueur 41,8 mm diamètre extérieur 4,75 mm diamètre intérieur 4,0 mm Couche fissile 36 longueur 25,4 mm épaisseur 0,38 micron diamètre intérieur 4,0 mm électrode intérieure 39 longueur 28,7mm diamètre extérieur 3,58 mm volume actif V1 0,06 cm3 volume inactif V3 0,077 cm câble coaxial 42-diamètre 3,11 mm extérieur Dans les chambres selon l'invention comportant une électrode intérieure creuse, le volume inactif V2 peut être modifié en modifiant le diamètre intérieur de l'électrode. Pour l'utilisation dans un réacteur de puissance typique avec des niveaux de flux de neutrons de l'ordre de 1014 nv et pour une valeur typique de V3/V de 1,28 pour une compensation substantielle de la perte de gaz V2/V1 est compris entre 2 et 4. Bien que l'invention soit décrite ci-dessus en considérant les chambres d'ionisation du type à fission, l'invention peut être utilisée pour n'importe quelle chambre d'ionisation,(par exemple des chambres à revêtement de bore, des chambres à surgénération, des chambres à rayon gamma) dans n'importe quel environnement de rayonnement quand la non linéarité provoquée par la migration du gaz est un problème. Bien entendu, la description qui précède n'est pas limitative et l'invention peut être mise en oeuvre suivant d'autres variantes sans que l'on sorte de son cadre. -REVENDICATIONS 1.- Détecteur de radiations, caractérisé en ce qu'il comporte w chambre pouvant être scellée, contenant un gaz ionisable, une première électrode tubulaire dans cette chambre, une électrode sensiblement cylindrique pleine positionnée concentriquement à l'intérieur de la première électrode, et espacée de celle-ci pour former un premier espace pour le gaz entre les électrodes, la seconde électrode étant en matière conductrice choisie dans le groupe constitué par l'aluminium, le titane, le zirconium, le magnésium et le carbone, un dispositif pour établir le vide dans la chambre, pour remplir la chambre de gaz et pour fermer de façon étanche la chambre, ce dispositif établissant un second espace pour le gaz, et un dispositif pour permettre la migration du gaz entre ces espaces. 2.- Détecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la seconde électrode est en matière isolante avec un revêtement conducteur sur sa surface extérieure en face de la première électrode. 3.- Détecteur de radiations, caractérisé en ce qu'il comporte une chambre pouvant être scellée contenait un gaz ionisable, deux électrodes espacées dans cette chambre et formant un espace pour le gaz actif entre les électrodes, un premier espace pour le gaz inactif formé par un creux dans l'une des électrodes et un dispositif pour établir le vide, pour remplir la chambre de gaz et pour sceller la chambre, ce dispositif formant un second espace pour le gaz inactif. 4.- Détecteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le premier espace pour le gaz inactif dans la première électrode est scellé. 5.- Détecteur selon la revendication 3, caractérisé par un dispositif permettant la migration du gaz entre les espaces. 6.- Détecteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que le volume du premier espace pour le gaz inactif est compris entre 0,75 et 5,25 fois le volume de l'espace pour le gaz actif. 7.- Détecteur de radiations, caractérisé en ce qu'il comporte une chambre pouvant etre scellée contenant un gaz ionisable, une première électrode tubulaire dans cette chambre, une seconde électrode tubulaire positionnée concentriquement à l'intérieur de la première électrode et espacée de celle-ci pour former un premier espace pour le gaz entre les électrodes, cette seconde électrode ayant une paroi relativement mince et étant scellée à chaque extrémité pour établir un espace creux scellé à l'intérieur, un dispositif pour établir le vide, pour remplir la chambre de gaz et pour sceller la chambre, ce dispositif établissant un second espace pour le gaz, et un dispositif permettant la migration du gaz entre les espaces. 8.- Chambre d'ionisation à compensation de la perte de gaz pour détecter le flux de neutrons dans un réacteur nucléaire à un niveau donné de puissance, caractérisé en ce qu'elle comporte une chambre pouvant être scellée contenant un gaz ionisable, une électrode extérieure tubulaire dans cette chambre, une électrode intérieure tubulaire espacée de l'électrode extérieure pour créer un volume de gaz actif V1, entre les deux,et créant un volume de gaz inactif V2 à l'intérieur de l'électrode intérieure, un espace supplémentaire pour le gaz formant un volume de gaz inactif V3 dans la chambre, et un dispositif permettant la migration du gaz entre les volumes de gaz, les valeurs relatives des volumes étant choisies d'après la relation V2 V3 rnffT13 T12 V = v (T12 2-T11) T13 dans laquelle Tell, T12 et T13 sont, au niveau donné de puissance, les températures des gaz des volumes V1, V2 et V3, respectivement. 9.- Détecteur de radiations,caractérisé en ce qu'il comporte une chambre pouvant être scellée,contenant un gaz ionisable, une électrode extérieure tubulaire dans cette chambre, une électrode intérieure tubulaire espacée de l'électrode extérieure pour établir un volume de gaz actif entre les deux, et pour former un premier volume de gaz inactif à l'intérieur de l'électrode intérieure, un espace supplémentaire pour le gaz formant dans la chambre un second volume de gaz inactif, et un dispositif permettant la migration du gaz entre les volumes de gaz, la dimension du premier volume de gaz inactif étant comprise entre 0,75 et 5,25 fois la dimension du volume de gaz actif.