La présente invention concerne de façon générale des instruments de chirurgie et des dispositifs porte-fraise qui leur sont associés. Le montage d'une fraise sur un instrument de chirurgie et sa fixation en vue d'une rotation autorisant un couple élevé sont des opérations qui posent des problèmes. Un certain nombre de vilebrequins chirurgicaux utilisent un mandrin fileté, mais le serrage à la main du mandrin se révèle ordinairement insuffisant, et les clés s'égarent facilement. Des mandrins automatiques ont été proposés.Par exemple, le brevet des Etats Unis d'Amérique n0 3.631.597 révèle un montage à verrouillage de collier qui est réalisé grâce à des éléments se déplaçant dans une encoche héli cotidale L'invention a pour objet un mandrin automatique destiné à un instrument. de chirurgie qui se verrouille au démarrage du moteur rotatif. Selon l'invention, c'est l'air qui est utilisé pour faire bloquer la fraise dans le vilebrequin par le moteur rotatif pneumatique. Un autre objet de l'invention est de produire un dispositif de retenue ou de serrage de l'instrument qui maintient la fraise dans l'instrument de manière sûre et ne se coince jamais.L'invention prévoit un mécanisme destiné à donner une secousse aux éléments de serrage qui maintiennent la fraise après le desserrage, afin de surmonter tout frottement statique qui aurait pu se créer dans l'instrument. On comprendra que, bien que la discussion s'applique principalement aux instruments de chirurgie, le mandrin automatique de l'invention peut etre monté sur tout instrument utilisant un élément rotatif du type foret ou fraise. L'invention concerne un instrument de chirurgie comprenant un moteur rotatif pneumatique, une source d'air sous pression entrainant le moteur, une pièce de travail destinée à recevoir le mouvement de rotation du moteur et à le transmettre à une fraise, et un élément de fixation qui fixe la fraise sur la pièce de travail. Ce dispositif classique est perfec- tionné en ce que l'élément de fixation comporte un élément de transmission qui reçoit l'air comprimé de la source et transforme la pression en une force agissant sur la fraise pour la serrer. L'élément de transmission comprend une chambre portée par la pièce de travail et destinée à recevoir de l'air, et un piston disposé dans la chambre est déplacé hors de la chambre lorsque de l'air sous pression y est envoyé. Le déplacement du piston pousse l'élément de fixation contre la fraise.L'élément de fixation comporte un collier dont une face inclinée entoure la fraise. Des éléments de serrage se présentant sous forme de pastilles sont montés dans un support entourant la fraise afin de pouvoir se rapprocher de la fraise et s'en éloigner. Lorsque le piston déplace#le collier dans un premier sens, la partie de plus petit diamètre de la surface inclinée du collier appuie les pastilles contre la fraise. La source d'air qui envoie l'air à la chambre pour déplacer le piston alimente également le moteur rotatif pneumatique. Le moteur est monté sur un arbre logé dans un boîtier, et l'arbre est creux afin de conduire l'air provenant de la source. L'arbre possède une conduite qui ouvre dans la chambre Les éléments de serrage et le collier sont conçus de manière que l'élément de fixation ne se bloque pas dans la position de fixation.Chaque pastille possède une surface incurvée tournée vers la surface inclinée du collier, et une bille d'un diamètre plus petit que la longueur de la pastille repose sur la surface incurvée. Lorsque le collier est déplacé vers l'avant sous la poussée du piston, il appuie la bille contre la pastille et pousse la pastille contre la fraise. Toutefois, la bille repose à l'extrémité antérieure de la pastille et la surface incurvée dirige la force venant de la bille sur le collier dans une direction faisant un certain angle par rapport à l'axe de la fraise et, géneralement, vers l'arrière de l'instrument. Ainsi, une fois supprimée la poussée du piston, la force communiquée par l'élément de serrage tend à déplacer le collier vers la position de libération.Afin de surmonter le frottement statique dans l'élément de fixation, la liaison entre l'élément de transmission et le collier présente une certaine liberté, de sorte que l'élément de transmission peut se déplacer vers la position de libération avant que le mouvement du collier ne commence. Une fois l'élément de transmission et le collier en prise l'un avec l'autre, la quantité de mouvement supplémentaire de l'élément de transmission est suffisante pour surmonter le frottement statique du collier et, par une secousse, envoie ce dernier à la position de libération. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation illustré par les dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une élévation latérale de l'instrument de chirurgie de l'invention; - la figure 2 est une vue en perspective d'une fraise pouvant etre utilisée avec l'instrument de chirurgie; - la figure 3 est une vue latérale en coupe montrant le détail du moteur à ailettes et du dispositif de distribution d'air; - la figure 4 est une coupe prise dans le plan IV-IV de la figure 1, montrant des détails de l'élément de fixation perfectionné de l'invention; - la figure 5 est une coupe montrant de façon détaillée le collier en contact avec la bille qui pousse la pastille contre la fraise;; - la figure 6 est une vue semblable à la figure 5, sauf que le collier est dans la position de libération; - la figure 7 est une vue en coupe prise dans le plan Vil-Vil de la figure 4 et montre l'élément de liaison qui permet de déplacer par une secousse le collier vers la position de libération afin de surmonter le frottement statique; - la figure 8 est une coupe prise dans le plan Vili-Vili de la figure 4, montrant le collier qui pousse les billes contre les pastilles afin de serrer la fraise; - la figure 9 est une coupe semblable à celle de la figure 4, mais dans laquelle le piston se trouve dans la position de libération afin de secouer le collier; - la figure 10 est une coupe prise dans le plan X-X de la figure 9; - la figure il est une autre coupe prise dans le plan XI-XI de la figure 9; ; - la figure 12 est une coupe prise dans le plan XII-XII de la figure 3, montrant le détail de l'obturateur à soupape du moteur pneumatique de l'invention; - la figure 13 est une coupe semblable à la figure 12, montrant la soupape dans sa position drouverture; - la figure 14 est une coupe prise dans le plan XlV-XIV de la figure 3, montrant certaines des lumières permettant le passage de l'air sous pression et de l'air sortant dans l'instrument; - la figure 15 est une coupe prise dans le plan XV-XV de le figure 3, montrant d'autres passages d'air de l'instrument selon l'invention; - la figure 16 est une coupe du moteur rotatif de l'invention et est prise dans le plan XVi-XVI de la figure 3;; - la figure 17 est une coupe prise dans le plan XVII-XVII de la figure 16; - la figure 18 est une coupe prise dans le plan XVIII-XVIII de la figure 16, montrant les ailettes du moteur rotatif; et - la figure 19 est une autre coupe prise dans le plan XIX-XIX de la figure 16, montrant également le fonctionnement du moteur à ailettes. La commande pneumatique. Sur les figures 3 et 12 à 15, on peut voir la distribution de l'air. Ce qu'on appelle air est normalement de l'azote ou un autre gaz inerte. Toutefois, il est courant d'appeler l'azote air, et c'est ce qui a été fait dans cette description. Un tuyau d'air (non représenté) peut etre fixé à la droite ou à l'extrémité arrière 11 du boîtier 10 de l'instrúment de l'invention. Le tuyau utilisé présente un passage intérieur permettant d'amener de l'air sous pression élevée depuis une source jusqu'à l'instrument, ainsi qu'un passage extérieur permettant la sortie de l'air expulsé Ce type de tuyau est classique. Le tuyau est raccordé à un raccord 13, de sorte que la conduite intérieure du tuyau correspond à la conduite d'air principale 14. Le passage de sortie du tuyau est aligné avec la conduite de sortie 15 du raccord 13, de sorte que les gaz sortants sont envoyés dans le tuyau pour etre évacués à une certaine distance de l'instrument de chirurgie. Le raccord 13 est articulé sur le reste de l'instrument, de manière qu'on puisse placer l'instrument indépendamment de l'orientation du tuyau. Le raccord 13 est fixé à une liaison 16 montée pour pouvoir tourner sur le boîtier 10 de l'instrument. La liaison 16 comporte une conduite de liaison centrale 17 qui coopère avec la conduite d'air principale 14 afin d'envoyer l'air dans le tube d'entrée 18. En faisant tourner la liaison 16, on modifie l'orientation du raccord 13 par rapport au reste de l'instrument 10. En outre, des bagues d'étanchéité 19 et 20 servent à assurer l'étanchéité de la liaison 16 vis-à-vis du boîtier 10 et du raccord 13 vis-à-vis de la liaison 16. Le tube d'entrée 18 est monté dans un anneau 21 porté par le boîtier 10 de l'instrument. Comme on peut le voir plus clairement sur la figure 15, l'anneau 21 présente une série d'ouvertures 22 réparties sur la circonférence qui permettent de conduire l'air sortant d'une manière qui sera précisée ci-dessous. L1air passe dans le tube d'entrée 18, puis dans le canal d'entrée 23 formé dans un corps de soupape 24. Le corps de soupape 24 présente une ouverture 25 pouvant loger un porte-soupape 26 qui est vissé dans le corps de soupape 24 d'une manière étanche grâce à la bague d'étanchéité 28. L'ouverture 25 correspond à une autre ouverture 27 ménagée dans le boîtier 10 > de sorte qu'une partie de l'obturateur à soupape dépasse du boîtier (voir figures 3, 12 et 13). L'obturateur à soupape comporte une soupape champignon 30 montée dans le porte-soupape 26. Une tige de soupape 31 est fixée à une extrémité de la soupape champignon 30 et dépasse du porte-soupape 26 et du boîtier 10 afin de pouvoir etre enfoncée par l'utilisateur. Son montage est rendu hermétique par l'existence d'une bague d'étanchéité 38 qui empoche l'air de passer au-delà de la tige. L'obturateur à soupape comporte une chambre d'entrée 32 (figures 12 et 13) qui est reliée au canal 23 de manière que de l'air sous pression élevée est dirigé dans la chambre d'entrée 32. Dans sa position fermée, la soupape champignon 30 appuie sur un épaulement 34 du porte-soupape 26 afin d'empêcher l'air de passe#r de la chambre d'entrée 32 dans une chambre de sortie 33. Une bague d'étanchéité 35 placée dans une encoche 36 aide à assurer l'herméticité entre la soupape champignon 30 et, le siège 34, et un ressort 37 pousse la soupape champignon en direction de la position de fermeture (figure 12). Lorsque la tige de soupape 31 est enfoncée par l'intermediaire d'un levier ou manette, 40, la soupape champignon 30 se déplace jusqu'à la position indiquée sur la figure 12 afin de permettre à l'air de passer de la chambre d'entrée 32 à la chambre de sortie 33. La soupape champignon 30 a de préférence la forme d'une sphère excentrique. il s'est révélé que cette forme donnait le meilleur réglage de la quantité d'air passant entre les chambres. Lorsqu'on enfonce Légèrement la soupape champignon, il passe une quantité d'air moindre que lorsqu'on L'enfonce complètement. La forme de la soupape champignon assure un réglage maximal de la quantité d'air. Une fois que l'air a atteint la chambre de sortie 33, il passe dans des ouvertures conduisant à la conduite d'entrée 51 du moteur rotatif afin d'entraîner ce dernier. Le fonctionnement du moteur sera expliqué en détail ci-après. Le levier 40 qui sert à enfoncer la tige de soupape 31 est de conception classique. Il est monté de manière à pouvoir pivoter sur un support 41 (figures 1 et 3) et se prolonge en direction de l'extrémité antérieure 12 de l'instrument afin d'être à la portée du chirurgien. En abaissant le levier 40 contre le bottier 10, on provoque un enfoncement de la tige de soupape 31, ce qui soulève la soupape champignon 30 de son siège 34 et permet à l'air d'arriver au moteur. Un dispositif de sécurité 42 est monté pour coulisser sur la manette 40. La manette présente une ouverture (non représentée) qui est directement au-dessus de l'extrémité de la tige de soupape 31. Le dispositif de sécurité 42 peut coulisser sur cette ouverture et se trouve alors à l'extrémité de la tige de soupape 31. Lorsque le dispositif de sécurité 42 ne couvre pas l'ouverture, le déplacement de la manette 40 vers le boîtier 10 fait passer la tige de soupape 31 dans l'ouverture de la manette, de sorte qu'aucun effet n'est produit sur l'obturateur à soupape. Lorsqu'on déplace le dispositif de sécurité vers une position telle qu'il couvre l'ouverture, un déplacement identique de la manette amène le dispositif de sécurité 42 à enfoncer la tige de soupape 31. Le dispositif de sécurité 42 est d'une conception quelque peu classique. Il est formé de deux plaques 43 et 44 rivetées l'une à l'autre à l'aide d'un rivet 45 pouvant glisser dans une encoche 46 de la manette 40. Une forme modifiée du dispositif de sécurité est discutée dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 712.728 déposée le 9 août 1976 par la demanderesse. Le dispositif de sortie d'air du moteur comporte une chambre de sortie disposée entre le corps de soupape 24 et le boîtier 10. La chambre de sortie 47 est mieux vue sur les figures 12, 13 et 14. La chambre de sortie 47 ouvre dans une encoche 48 (figure 14) ménagée sur l'extrémité du corps de soupape 24, à travers la chambre 49 et dans les ouvertures 22 de l'anneau 21. Une fois que l'air est passé par les ouvertures 22, il entre dans la conduite de sortie 15 et est amené loin de l'instrument. Le moteur. Le moteur de l'invention~est un moteur pneumatique à ailettes que l'on utilise du fait qu'il développe un couple élevé, meme à faible vitesse de rotation. On peut le voir sur les figures 16 à 19, et sa mise en place dans l'instrument est également indiquée sur la figure 3. Le moteur 50 comporte un boîtier 52 monté dans le boîtier 10 de l'instrument. Un arbre 53 est monté pour tourner dans le boîtier 52 du moteur, et l'arbre se prolonge vers l'arrière en une partie saillante 54 montée dans une gorge de roulement 55 d'une plaque postérieure 56. La plaque postérieure 56 est montée dans le boîtier 10 et est respectivement fixée en 57 et 58 au corps de soupape 24 et au boîtier 52 du moteur. L'arbre 53 possède également une partie saillante antérieure 59 qui est montée de manière à pouvoir tourner dans un roulement 60 porté par une plaque and- rieure 61. L'air comprimé venant de l'obturateur à soupape est envoyé par une conduite d'entrée 51 jusqu'à un canal de haute pression 63, puis dans des lumières d'admission d'air 64, 65 et 66 (figure 16). L'axe de rotation de l'arbre 53 se trouve au centre du boîtier 10 (figure 19). Toutefois, l'axe d'un alésage central 67 du boîtier 52 est décalé par rapport à l'axe dé l'arbre. Cette caractéristique peut etre vue sur les figures 18 et 19, où la partie inférieure du boîtier 52 est plus mince que la partie supérieure. L'arbre 53 comporte plusieurs ailettes 68 69 et 70 montées dans des encoches 71, 72 et 73 de l'arbre. Du fait que l'arbre 53 est monté excentriquement vis-à-vis de l'alésage 67, il existe une chambre de détente 74 qui a la forme indiquée sur-les figures 18 et 19. Lorsque l'air sous pression-entre dans la chambre de détente 74 par les lumières 64 à- 66, il pousse l'ailette 69 et tend à se dilater de manière à entraîner l'arbre 53 dans le sens direct (sens inverse de celui des aiguilles d'une montre), comme on peut le voir sur la figure 19. Finalement, l'ailette 69 atteint une position dans laquelle l'air peut s'échapper par encoche de sortie 77. Les trois encoches de sortie font passer l'air dans une conduite de sortie 78 qui communique elle-meme avec la chambre de sortie 47 afin d'expulser l'air en dehors de l'instrument. En raison de la forme de la chambre de détente 74, lorsque l'arbre 53 tourne dans le sens direct, l'air présent sur le côté entrée de l'ailette se trouve à une pression supérieure à celle de l'air présent du côté sortie, au moins jusqu'S ce que l'ailette atteigne une position à laquelle l'air peut sortir par les encoches 75 à 77. La différence de pression provoque la rotation. La poussée élastique maintient les ailettes contre les parois internes du bottier 52, de sorte qu'une faible quantité d'air peut fuir au-delà des ailettes. La sectionde sortie est beaucoup plus grande que la section d'entrée de manière à abaisser la contrepression, qui pourrait autrement réduire la puissance du moteur. La rotation de l'arbre fait tourner un organe de travail. L'organe de travail transmet la rotation à la fraise 5 d'une manière qui sera précisée ci-dessous. On présentera également l'élément de fixation qui lie la fraise à la pièce de travail. On notera que le dispositif de commande pneumatique et le moteur rotatif fonctionnent selon les mimes principes que les organes décrits dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 712.730 déposée le 9 août 1976 par la demanderesse. L'élément de fixation. Une partie avant 81 est vissée sur l'extrémité antérieure 12 du boîtier 10, et une bague d'étanchéité 82 est disposée entre elles (figures 4 et 9). Bien que la partie avant 81 puisse etre retirée du boîtier 10, cette opération n'est entreprise que dans le cas de réparations à effectuer. Le rle principal de la partie avant 81 est de soutenir la fraise 5 de manière à empecher les vibrations pendant sa rotation. Une gorge de roulement g3 est montée dans la partie avant 81 afin de réduire le frottement de la fraise en rotation. Un élément de support 84, qui est fonctionnellement relié au moteur rotatif et tourne avec celui-ci d'une manière qui sera précisée ci-dessous, se prolonge dans la partie avant 81 afin de renforcer le soutien de la fraise. En outre, l'élément de support 84 est contre-alésé en 86 afin de loger des supports de fraise 85 qui tournent avec l'élément de support 84 et aident à stabiliser la fraise 5. Les supports 85. donnent également une force de frottement à la fraise afin d'empêcher celle-ci de tomber de l'instrument lorsqu'elle est insérée dans l'élément de support 84. L'élément de fixation comporte également un collier 90 qui présente une surface inclinée 91 autour de la fraise 5. La surface inclinée 91 a une partie plus étroite 92 et une partie plus large 93. Un élément de retenue est également disposé entre la surface inclinée et la fraise. Dans le mode de réalisation choisi comme exemple, l'élément de retenue est formé de billes 94 et de pastilles 95 qui seront décrites plus en détail ci-après. Un élément de transmission, également décrit en détail ci-dessous, déplace le collier par rapport à une position de fermeture (figures 4 et 5), dans laquelle la partie étroite 92 du collier 90 est en contact avec l'élément de retenue (la bille 94 et la pastille 95) afin de pousser la pastille contre la fraise et de la serrer. L'élément de transmission permet également de faire prendre au collier une position de libération dans laquelle la partie large 93 du collier se trouve au-dessus de l'élément de retenue sans pousser ce dernier contre la fraise (figure 6). Une des améliorations de l'invention consiste en ce que l'élément de transmission, qui déplace le collier 90 entre une position de fixation ou de fermetu#re et une position de libération, reçoit de l'air sous pression en provenance de la source d'air et transforme la pression en une force qui agit sur la fraise afin de la retenir. Dans son principe, l'élément de transmission, qui comprend une chambre 100 et un piston 105, reçoit de l'air sous pression et déplace le piston 105 qui lui-mCme déplace le collier. La pièce de travail 97 tourne avec la partie saillante antérieure 59 de l'arbre 53, car toutes deux sont liées à un élément de liaison 98 (figure 4).L'élément de support 84 est solidaire de la pièce de travail 97, de sorte que la rotation de l'arbre 53 et de la partie saillante 59 fait tourner l'élément de liaison 98, la pièce de travail 97 et l'élément de support 84. La chambre 100 possède une paroi extérieure 101 qui est solidaire de l'élément de liaison 98. Le piston 105 est monté dans la chambre 100 autour de la pièce de travail 97, et le piston 105 dépasse de l'extrémité ouverte regardant vers l'avant 102 de la chambre. Le piston 105 comporte un épaulement annulaire 106 se prolongeant jusqu'à la paroi 101 de la chambre. Un rebord annulaire 107 plus petit fait saillie extérieurement de l'extrémité arrière du piston 105, et une bague d'étanchéité 108 est montée entre le rebord 107 et l'épaulement 106, de manière à relier la paroi extérieure du piston 105 et la paroi intérieure 101 de la chambre. La bague d'étanchéité 108 et l'épaulement 106 coopèrent pour empecher l'air de s'échapper de la chambre. L'air sous pression est envoyé jusqu'à la lumière d'admission d'air 111 d'une manière qui sera précisée ci-dessous. De la lumière 111, l'air peut arriver dans la chambre, où il crée une pression appliquant une force sur les surfaces regardant vers l'arrière, telles que l'épaulement 106 et le rebord 107, du piston. Le piston est poussé vers la droite (figure 4) dans la chambre 100 par un ressort 109. A l'introduction d'air dans la chambre, le piston 105 est poussé vers la gauche. Le piston est relié au collier et il peut pousser le collier vers la gauche de manière que la partie plus étroite 92 de la surface inclinée 91 vienne en contact avec la bille 94 qui pousse la pastille 95 contre la fraise 5. Une des caractéristiques importantes de l'invention est le dispositif qui dirige l'air dans la chambre. Comme le montre la figure 3, l'arbre 53 du moteur présente un alésage central 112. L'alésage 112 joue le rôle d'une conduite amenant l'air de la- conduite d'entrée 51 à la chambre. Sur la figure 4, l'air venant de L'alésage 112 passe dans une conduite 113 ménagée dans la pièce de travail 97, de sorte que ltair est amené d'une conduite ménagée dans l'arbre (alésage 112) jusque dans la conduite 113 formée dans la pièce de travail. La lumière 111 d'admission d'air qui est portée par la pièce de travail dans la chambre 100 recoupe la conduite 113 et envoie l'air de cette conduite à la chambre 100. Lorsque l'obturateur à soupape est ouvert et que de l'air est envoyé au moteur 50, une partie de l'air passe dans l'alésage 112, parvient dans la conduite 113, puis sort par la lumière 111 pour mettre en pression la chambre 100. Ceci a pour effet de pousser l'élément de fixation contre la fraise 5, ainsi qu'on l'a indiqué ci-dessus. L'élément de fixation est donc actionné dès la mise en marche du moteur, en simultanéité avec celui-ci. Lorsqu'on arrete le moteur 50 en fermant l'obturateur à soupape, la pression régnant dans la chambre 100 se résorbe par la conduite 113 et l'alésage 112 et l'air revient jusqu'à la conduite d'entrée 51 pour y etre éliminé dans le moteur. La diminution de la pression dans la chambre 100 permet au ressort 109 de pousser le piston 105 vers la droite (figure 4), ce qui a pour effet de pousser le collier vers la droite et donc de placer la partie 93 de plus grand diamètre de la surface inclinée 91 au-dessus de la bille 94 pour libérer la pastille 95 qui elle-meme cesse de pousser contre la fraise 5. La dissipation de l'air comprimé présent dans la chambre peut se produire à des vitesses différentes selon la conception de l'ainsi trument et la vitesse qu'il possède avant la fermeture de l'obturateur à soupape. Si l'air est libéré trop rapidement, les pastilles 95 lâchent la fraise 5 avant la fin de la rotation. Ceci peut amener des vibrations de la fraise en rotation rapide dans l'élément de support 84 et créer une situation assez dangereuse. A vitesse élevée, les supports 85 ne peuvent empêcher ces vibrations. Une soupape de retenue 115, indiquée schématiquement sur la figure 4, est placée entre l'alésage 112 et la conduite 113 afin de ralentir le passage de l'air entre la conduite 113 et l'alésage 112, de sorte qu'une pression est maintenue dans la chambre 100 pendant la décélération de la fraise 5. Les pastilles sont montées dans l'élément de support 84 de manière à pouvoir effectuer des déplacements radiaux les rapprochant et les éloignant de la fraise. Sur la figure 8, trois pastilles 95 sont également réparties sur la circonférence de l'élément de support 84 dans les ouvertures 96 de ce dernier. Les pastilles servent à répartir les forces des billes 94 sur une certaine longueur de la fraise. Chaque pastille est un disque dont une surface 99 présente un creux hémisphérique. Dans le mode de réalisation choisi comme exemple (figures 5, 6 et 8), le creux se prolonge jusqu'au bord extérieur du disque, mais il pourrait etre quelque peu plus petit. Toutefbis, le diamètre du creux est supérieur à celui de la bille 94 logée dans ce creux. Cette disposition géométrique permet la transmission d'au moins une partie des forces de la fraise 5, de la pastille 95 et de la bille 94 au collier 90 suivant un certain angle (et non pas perpendiculairement) par rapport à l'axe longitudinal de l'élément de support 84. Puisque le collier ouvre en direction de l'extrémité avant 12 de l'instrument, la force non perpendiculaire pousse le collier vers la position de libération (voir la flèche de la figure 5). La pastille 95 peut également etre rectangulaire. La surface 99 se creuse alors suivant la longueur de la pastille et a une longueur supérieure au diamètre de la bille 94. La surface inférieure peut aussi être incurvée de manière à se conformer à la surface de la fraise. On peut modifier l'angle en changeant la courbure de la surface 99 ou l'angle de la surface inclinée 91. Si la surface 99 est plate ou si la pente 91 est trop faible, la ligne d'application de la force peut devenir verticale, ce qui laisse la possibilité de création de grandes forces entre la bille 94, la pastille 95, le collier 90 et la fraise 5. Ceci peut amener un coinçage de l'élément de fixation dans sa position de fixation. Dans ce cas, meme après relâchement de l'action de la pression pneumatique sur le piston, la force du ressort 109 peut etre insuffisante à surmonter les frottements statiques créés par le coinçage des pièces. Le fait que la surface 99 soit incurvée aide à diriger les forces exercées sur le collier vers l'arrière afin de permettre de surmonter le frottement qui peut exister entre les pièces. Chaque pastille est clavetée dans une ouverture 96 afin de ne pas pouvoir tomber dans le centre de l'élément de support 84 en l'absence d'une fraise. En outre, chaque pastille présente un bord 89 incliné vers l'avant qui vient en contact avec la fraise 5 au moment de l'insertion de celle-ci dans l'élément de support 84 et permet de repousser les pastilles 95 vers le haut pour l'insertion de la fraise. Si la fraise n'est pas complètement insérée dans l'élément de support 84 > si bien qu'une partie de celle-ci ne se trouve pas sous la pastille 95, alors, lorsque l'élément de support 84 commence à tourner, des vibrations de la fraise non fixée peuvent endommager l'instrument ou la fraise, ou meme éventuellement blesser le patient. Il est prévu un dispositif destiné à venir toucher le collier et qui est constitué par la surface en pente 87 de la partie avant 81. Le collier 90 a une dimension telle que, s'il est poussé vers l'avant par le piston 105 et qu'il n'y a pas de fraise sous la pastille 95, l'extrémité antérieure du collier 90 vient toucher la surface 87 te la partie avant 81.Comme le collier tourne avec la pièce de travail 97, la venue en contact de la surface en pente 87 avec le collier 90 empeche la rotation de la pièce de travail 97 et, par conséquent, celle de l'élément de support 84 et de la fraise 5. L'invention assure également que les frottements statiques existant entre la pastille 95, la bille 94 et le collier 90 sont surmontés de façon à permettre de libérer la fraise. L'organe de liaison 120 comporte un trou 121 se prolongeant dans l'extrémité arrière du collier 90 (figures 4, 7 et 9). L'axe 122 passe dans le trou 121 de façon sensiblement perpendiculaire à l'axe du trou. L'élément de transmission, dans ce cas le piston 105, est disposé dans le trou 121 et présente des ouvertures 123 et 124 destinées à recevoir l'axe 122.Les ouvertures ont une longueur parallèlement à l'axe du trou qui est supérieure à la dimension correspondante de l'axe 122, de sorte que les ouvertures 123 et 124 peuvent se déplacer longitudinalement par rapport à l'axe 122, permettant ainsi un déplacement longitudinal relatif du collier et de l'élément de transmission, Lorsque l'air n'est plus envoyé à l'élément de transmission (chambre 100 et piston 105), le piston commence à se déplacer vers la droite (figure 4), mais l'organe de liaison 120 permet un déplacement relatif du piston 105 et du collier 90. Toutefois, lorsque les parois antérieures 125 et 126 des ouvertures 123 et 124 viennent en contact avec l'arbre 122, le piston en déplacement donne une secousse au collier 90 (figure 9).Le déplacement du piston 105 dans un certain sens transforme le frottement statique entre l'6lément de retenue et le collier en un frottement dynamique qui a une amplitude inférieure au frottement statique, de sorte que les forces qui maintiennent les pièces ensemble sont moins grandes. La secousse ou la réduction des forces sont suffisantes pour surmonter le frottement et permettre au collier d'accompagner le piston jusqu'à la position de libération. Lorsque le piston 105 doit venir à la position de fixation, l'extrémité antérieure du piston vient toucher la paroi antérieure 127 du trou 121 de manière à pousser le collier 90 vers l'avant (vers la gauche de la figure 4). La rotation des pièces s'effectue de la manière suivante. Lorsque l'arbre 53 du moteur 50 tourne, la partie saillante antérieure 59 tourne dans la gorge de roulement 55 Le joint 131 empêche les fuites et maintient le roulement 60 en position; Le joint est maintenu par une bague filetée 132 (figure 4). La rotation de la partie saillante 59 fait tourner l'élément de liaison 98 qui lui-même fait tourner la chambre 100. La rotation de l'élément de liaison 98 fait aussi tourner la pièce de travail 97 qui est vissée dans l'élément de liaison 98 et fixée par un ressort de blocage 133. Le piston 105 tourne également avec les parties restantes, en raison de sa liaison avec l'axe 122 qui est mis en rotation par la pièce de travail 97.Bien qu'il existe un jeu entre le piston 105 et l'axe 122 pour permettre leur déplacement longitudinal relatif, la rotation du collier par rapport au piston est empochée du fait des parois latérales des ouvertures 123 et 124 qui sont en contact avec la surface de l'axe. Comme l'axe est maintenu rigidement dans le collier 90, la rotation de l'axe sous l'effet du piston 105 entraîne la rotation du collier. La rotation du piston est soutenue par le roulement 134 qui est fixé entre l'extrémité arrière de la partie avant 81 et le cylindre 135. Un joint 136 peut etre placé à l'extré- mité du piston 105. Le fonctionnement de l'instrument. Lorsqu'on doit utiliser une nouvelle fraise, on l'insère par la partie avant 81 dans l'élément de fixation 84 aussi loin que possible. Lorsqu'on enfonce le levier 40, l'obturateur à soupape s'ouvre et de l'air provenant de la source peut arriver au moteur 50 à ailettes. Après la mise en rotation, l'air sort de l'instrument par la conduite de sortie 15. Une partie de l'air envoyé au moteur pour l'entraîner passe par l'alésage 112 formé dans l'arbre 53 du moteur, d'où il parvient, par la conduite 113 et la pièce de travail, jusqu'aux lumières 111 de passage d'air, puis dans la chambre 100.L'augmentation de la pression pousse le piston 105 vers la gauche de la figure 4 en dehors de la chambre, ce qui a pour effet de pousser le collier 90 vers la gauche et de créer une force s'appliquant sur la bille 94 qui pousse la pastille 95 contre la fraise 5 Lorsqu'on relâche le levier 40 et que l'arrivée d'air au moteur est arretée, l'air présent dans la chambre 100 se dissipe en revenant par la conduite 113 et l'alésage 112. Le passage de l'air est ralenti par la soupape de retenue 115. L'existence d'une pr#ession d'air inférieure dans la chambre 100 permet au piston 105 de se déplacer vers la droite sous la poussée du ressort 109. Après qu'il a parcouru une petite distance, il vient en contact avec l'axe 122 relié au collier 90 et dégage d'un coup sec le collier de la bille 94. Ceci dégage la pastille 95 de la fraise 5, de sorte qu'on peut retirer la fraise de l'instrument. Bien entendu, l'homme de l'art peut apporter, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications à l'instrument qui vient d'etre décrit uniquement à titre d'exemple non limitatif de l'invention. REVENDICATIONS 1. Instrument de chirurgie comportant un moteur pneumatique rotatif, une source d'air sous pression destinée à entraîner le moteur, une pièce de travail qui reçoit le mouvement de rotation du moteur et le transmet à une fraise, et un élément de fixation destiné à assurer la fixation de la fraise sur la pièce de travail, l'instrument de chirurgie étant caractérisé en ce que l'élément de fixation comprend un élément de transmission destiné à recevoir de l'air sous pression en provenance de la source et à transformer la pression en une force stexerçant sur la fraise afin de la serrer. 2. ~ Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de transmission comporte une chambre placée sur la pièce de travail afin de recevoir l'air et un piston monté dans la chambre qui est destiné à etre poussé hors de la chambre lorsque de l'air sous pression arrive dans la chambre, le déplacement du piston ayant pour effet de pousser l'élément de fixation contre la fraise. 3. Instrument selon la revendication 2, caractérisé en ce que le moteur rotatif comprend un bottier, un arbre monté pour tourner dans le boitiez, un élément qui introduit l'air dans le bottier, des ailettes portées par l'arbre pour recevoir l'air et faire tourner l'arbre, un élément faisant sortir ltair du boîtier après que l'air a entraîné les ailettes, et une conduite formée dans l'arbre afin de conduire l'air de la source jusque dans la chambre. 4. Instrument selon la revendication 3, caractérisé en ce que la pièce de travail possède une conduite intérieure qui coupe la conduite de l'arbre de manière que l'air est amené de la conduite de l'arbre jusque dans la conduite de la pièce de travail, une lumière d'admission d'air portée par la pièce de travail au niveau de la chambre coupant la conduite de la pièce de sortie afin d'envoyer l'air de la conduite de la pièce de travail jusque dans la chambre de sorte que, quand l'air est envoyé au moteur pour ltentrainer, de l'air est également envoyé dans la chambre pour pousser l'élément de fixation contre la fraise. 5. Instrument selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend une soupape de retenue qui maintient l'air dans la chambre après que l'air n'est plus envoyé dans le moteur afin d'empêcher que l'élément de fixation ne libère la fraise pendant sa décélération. 6. Instrument selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'élément de fixation comprend un collier qui présente une surface inclinée entourant la faise, un élément de retenue disposé entre la surface inclinée et la fraise, l'élément de transmission déplaçant le collier entre une position de fixation dans laquelle la partie la plus étroite de la surface inclinée est en contact avec l'élément de retenue qui est ainsi poussé contre la fraise pour la retenir, et une position de libération dans laquelle une partie plus large de la surface inclinée est en contact avec l'élément de retenue sans pousser ce dernier contre la fraise. 7. Instrument selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément de retenue possède un élément qui dirige la force exercée sur le collier dans une direction parallèle à l'axe longitudinal de la fraise. 8. Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de fixation comprend un collier mobile entre une position de fixation dans laquelle il pousse un élément de retenue contre la fraise et une position de libération dans laquelle le collier libère l'élément de retenue de la fraise, l'élément de transmission déplaçant le collier entre la position de libération et la position de fixation, et un organe de liaison disposé entre l'élément de transmission et le collier pour permettre un déplacement relatif de l'élément de transmission et du collier dans la direction longitudinale, de sorte que, lorsque le collier se trouve dans sa position de fixation et qu'il existe un frottement entre le collier et l'élément de retenue, l'élément de transmission peut, au moment où l'arrivée d'air est interrompue, commencer de se déplacer avant de venir en contact avec le collier et que la secousse produite par l'élément de transmission surmonte le frottement existant entre le collier et îtélément de retenue. 9. Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de fixation comprend un collier qui tourne avec la pièce de travail et qui est mobile entre une position de fixation dans laquelle il pousse un élément de retenue contre la fraise et une position de libération dans laquelle le collier libère ltélément de retenue de la fraise, l'élément de transmission déplaçant le collier entre sa position de libération et sa position de fixation, et un dément de l'instrument qui se trouve sur le trajet du collier lorsque ce dernier arrive au-delà d'une position de fixation normale, alors qu'aucune fraise n'est dans l'élément de fixation, cet élément étant destiné à bloquer la rotation du collier et de la pièce de travail, de sorte que la pièce de travail ne peut faire tourner une fraise qui n'est pas maintenue par l'élément de fixation.