la présente invention est relative à une armature pour le béton telle que fers d'armature, treillis d'armature et autres dans laquelle, en vue de l'ancrage des fers et de la transmission des forces, des moyens sont prévus à leurs extré-5 mités, en respectant une certaine longueur d'ancrage, de manière à réduire la-longueur d'ancrage nécessaire pour la transmission des forces par adhérence, grâce à une concentration localisée de celles-ci. L'objet de l'invention est d'autre part un réseau d'armature composé de fers longitudinaux et de fers 10 transversaux se croisant et assemblés à leurs points de croisement, réseau dans lequel sont prévus, à ses bords, des moyens particuliers destinés à l'ancrage des fers qui s'y trouvent, et l'invention concerne aussi une armature constituée par des treil lis ainsi réalisés. 15 Dans les fers d*'armature qui sont noyés dans des éléments de construction en béton pour absorber les contraintes de traction, il faut veiller à ce que les forces de traction supportées par les différents fers soient bien transmises au béton, jusqu'à leurs extrémités. Les fers doivent par conséquent 20 être parfaitement ancrés dans le béton. Ceci est réalisé, en général, dans le cas de fers d'armature noyés individuellement dans le béton, par la formation de crochets aux extrémités des fers. Lorsqu'il s'agit de fers dont la surface est profilée, et présente par exemple des; nervures destinées à augmenter 25 l'adhérence dans le béton, on peut dans certaines conditions renoncer à ces crochets. Ceci est spécialement avantageux notamment lorsque les fers sont très concentrés, par exemple dans les joints de recouvrement. Il faut alors respecter une certaine longueur d'ancrage qui est déterminée par la force 30 d'adhérence admissible correspondant à la qualité du béton., ainsi qu'aux contraintes que le fer doit supporter. La force d'adhérence admissible dépend, pour une qualité de béton déterminée, de la nature et de la forme des nervures, ainsi que de la hauteur et de la distance qui sépare celles-ci. En tenant 35 compte de tous ces paramètres, on a établi une formule appelée "surface rapportée fg des nervures* qui est la suivante : k . . sin fi f„ - : 70 24921 2 2051653 dans laquelle k désigne le nombre des nervures dans la section trans versale du fer, Fg la. surface d'une nervure suivant son axe, 5 l'angle d'inclinaison de la nervure par rapport à l'axe longitudinal du fer, d le diamètre du fer et • £ la distance entre les nervures. 10 Dans les treillis d'armature constitués par des fers se croisant et assemblés à leurs points de croisement, le problème de l'àncrage et de la transmission des forces appliquées aux fers se pose essentiellement de la même manière, et ceci indépendamment de là question de la réalisation "des joints de 15 recouvrement entre ces treillis. Oes ancrages d'extrémité .doivent toujours être à considérer lorsqu'un fer (par exemple'les fers d'un treillis qui sont orientés dans une direction donnée) se terminent dans le béton, par exemple dans l'appui d'une dalle de plafond, dans l'ancrage d'une armature étagée selon la 20 courbe des moments , ou aussi dans le cas d4armatures supérieures destinées à supporter des moments négatifs. Dans les treillis d'armature, on considère que les fers qui sont orientés transversalement aux fers à ancrer participent aussi à l'ancrage, s'ils sont assemblés aux fers à ancrer d'une façon résistant 25 au cisaillement. Un tel assemblage résistant au cisaillement peut être obtenu par exemple par soudure électrique par points. Jusqu'à présent on considérait, à l'appui d'essais qui ont été effectués sur des éléments de construction, en béton, armés au moyen de treillis soudés, qu'en vue de l'ancrage d'ar-50 matures en treillis soudés seuls les fers transversaux soudés devaient être eux-mêmes considérés comme moyens d'ancrages, et utilisés comme tels. Le§ règles d'utilisation qui en ont résulté, et qui se sont concrétisées par des cahiers des charges et des prescriptions officielles, exigeaient qu'en vue de l'an-55 crage il.fallait disposer, dans une longueur minimale, un nombre déterminé de fers orientés transversalement, .c'est-à-dire qu'il fallait prévoir un certain nombre déterminé'de mailles, le dernier fer se trouvant à l'extrémité de la longueur d'ancrage devant être au repos, la longueur d'ancrage était donc 40 déterminée par le nombre des mailles nécessaires, et par exemple bad original 70 24921 3 2051653 ' i * - '.S* -L ' dans un joint de répartition, elle devait comprendre au moins une maille et au moins trois mailles dans un joint travaillant (voir figure 1). La longueur utile d'un treillis d'armature ainsi 5 réalisé correspondait par conséquent à la somme des intervalles entre les fers transversaux soudés. Du fait que, pour des raisons de fabrication, un fer ne peut jamais se terminer immédiatement après une soudure on a, puisque toute longueur de fêr dépassant la soudure devait être considérée comme une pertê, 10 réduit ces parties dépassantes au moins dans toute la mesure du possible. Toujours pour des raisons de fabrication, on a généralement adopté une longueur de 25 mm. Dans ces conditions, on assure une bonne soudure des derniers fers transversaux avec les fers longitudinaux. 15 Pour respecter les pr* script ions officielles et leurs règles d'application, et en conformité avec l'état actuel des connaissances, le dernier fer d'ancrage au bord du réseau doit assurer l'effet d'ancrage principal. Gette considération a en-tre-autres été concrétisée dans les anciennes prescriptions 20 qui, sur la base de cet enseignement, précisaient les possibilités suivant lesquelles le dernier ou les derniers fers marginaux devaient être réalisés et disposésr pour assurer un effet d'ancrage aussi satisfaisant que possible. De nouvelles études, visant; l'effet d1 ancrage par 25 adhérence d'une part et par les fers transversaux soudés d'autre part, ont montré qu'un fer transversal disposé à l'extrémité de la longueur d'ancrage, en respectant la condition irnpéra-tive qu'à l'usage de l'élément-de construction ainsi armé aucun glissement ne doit se manifester à l'extrémité de la longueur 30 d'ancrage, ne doit plus participer à la transmission des forces d'ancrage. Si le glissement à l'extrémité du fer à ancrer doit être égal à zéro, il faut que les forces soient absorbées par les fers qui se trouvent en avant du dernier fer, ou par le profilage du fer à ancrer lui-même. 35 II faut encore considérer que la faible longueur dépassante des fers à ancrer, fixée jusqu'à présent à 25 -mm» du fait des plans différents dans lesquels les forces s'appliquent au fer transversal à ancrer et aux fers longitudinaux soumis à la traction, crée un moment de flexion qui donne nais-40 sance à une composante de force orientée transversalement à la 70 24921 4 2051653 direction d'ancrage. la présente invention apporte un moyen de préciser comment les dispositifs d'ancrage, dans les fers d'armature et notamment dans les fers de treillis d'armature, doivent être 5 réalisés et organisés afin d'assurer une combinaison aussi favorable que possible entre l1ancrage par adhérence et l'ancrage par des moyens additionnels, en vue d'assurer -une transmission concentrée des forces jusque dans le béton, en utilisant par exemple des fers transversaux soudés. 10 L'invention consiste essentiellement dans le fait que les moyens destinés à une transmission localement concentrée des forces, prévus dans la zone de la longueur d'ancrage, sont essentiellement disposés dans la moitié de la longueur d'ancrage calculée qui est la plus éloignée de l'extrémité du fer. 15 Transposée aux treillis d'armature, cette notion signifie qu'aux bords des treillis, les fers qui sont orientés transversalement aux fers à ancrer seront placés essentiellement dans la moitié de la longueur d'ancrage .nécessaire* qui est la plus éloignée de l'extrémité des fers à ancrer. 20 L'invention peut être par conséquent reconnue dans l'exploitation de la constatation du fait que, par une disposition appropriée des moyens d'ancrage, en vue de la transmission concentrée des forces, et notamment en utilisant des fers d'ancrage transversaux dans les treillis d'armature, fera qui 25 sont placés dans la moitié de la longueur d'ancrage qui est la plus éloignée de l'extrémité des fers, la longueur d'ancrage peut être diminuée. C'est ainsi que par exemple un fer transversal placé dans la moitié de la longueur d'ancrage la plus éloignée de son extrémité, selon le rapport entre le diamètre 30 des fers transversaux et le diamètre des fers longitudinaux, (0 Q / 0 L) absorbe une proportion différente de la force d'ancrage. Des exemples chiffrés seront donnés ci-après, pour préciser cette notion. 35 Dans un premier exemple, la force de traction à an crer est égale par exemple à Z = © © d'ancrage d'un noeud de soudure, c'est-à-dire d'un assemblage par soudure entre fers longitudinaux et fers transversaux, est à l'usage par exemple de 30 % de la force de traction qui ré-40 suite de la charge utile. La force que peut supporter un assem 70 24921 5 2051653 blage par soudure est par conséquent égale à 0,30 Z. La longueur d'ancrage d'un fer sur lequel agit une force Z, et qui n'est pas assemblé à des fers transversaux soudés à celui-ci, est désignée par Si des fers transversaux 5 soudés sont prévus, on obtient alors une longueur d'ancrage plus réduite, désignée par Dans le premier exemple, et conformément à l'invention, on disposera dans la moitié de la longueur d'ancrage qui est la plus éloignée de l'extrémité du fer un point de soudure 10 assurant un effet d'ancrage égal à 30 % de la force de traction qui résulte de la charge utile. La longueur d'ancrage réduite devient alors : VL1 " TLo " °'5- VLo-Dans un second exemple, on disposera dans la même 15 zone deux points de soudure, chacun assurant un même effet d'ancrage de 30 % de la force de traction due à la charge utile, et l'on obtient ainsi une longueur d'ancrage diminuée égale à : TL2 = VLo " 2* °.3 ' ¥Lo* 20 Bien entendu, une longueur minimale doit être respec tée déjà en raison de la considération du fait que les intervalles qui séparent les uns des autres les points de soudure doivent nécessairement avoir une certaine longueur. Oes diminutions de la longueur d'ancrage ne sont 25 toutefois valables que pour des fers dans lesquels les fers d'ancrage soudés sont disposés dans la moitié de la longueur d'ancrage qui est la plus éloignée de 1'extrémité du fer. ïïn fer disposé dans la moitié de la longueur d'ancrage la plus voisine de l'extrémité du fer exerce, selon sa position dans 30 cette zone, un effet d'ancrage plus faible et qui, en tout cas, est plus réduit que celui d'un fer qui se trouve dans la moitié de la longueur d'ancrage la plus éloignée, de l'extrémité du. fer. Dans le cas le plus défavorable, cet effet d'ancrage peut, même à l'usage, être égal à zéro. 35 Dans le troisième exemple dont il sera, question main tenant, l'effet d'ancrage égal à 30 % de la force de traction résultant de la charge utile est à nouveau pris comme base.Le fer doit se trouver au milieu de la moitié de la longueur d'ancrage la plus voisine de l'extrémité du fer, c'est-à-dire au quart BÂD ORIGINAL 70 24921 6 2051653 de la longueur totale d'ancrage. Là force qu'un noeud de soudure est susceptible de supporter n'est dans ce cas que de 0,5 • 0,3 . Z. car l'effet d'ancrage, dans cette zone, diminue .sensiblement linéairement de la pleine valeur 1 jusqu'à zéro (voir figure 2). 5 Ainsi, on. obtient une longueur d'ancrage diminuée égale à : VL3 " Yio ™ °'5 ' °'3 • YLo-Si, comme on l'a déjà mentionné plus haut, le principe qui consiste à ne pas disposer le moyen d'ancrage tout à 1'extrémité du bord du treillis est valable de façon tout-à-fait 10 générale, aussi pour tous les moyens possibles d'ancrage d'armatures 3. et notamment également pour des treillis d ' armature, ce mémo principe s'applique également amz joints des treillis d1 armature c. Lss treillis utilisés à cet effet peuvent avantageusement être ainsi réalisés que le rapport entre le diamètre 15 des fers transversaux et le diamètre des fers longitudinaux pour des fers longitudinaux simples, sera intermédiaire entre 0,7 et 1,0, et variera entre 1,1 et 1,4 pour des fers longitudinaux doubles. Conformément à l'invention d'autre part, et lorsqu'il 20 s'agit de treillis dans lesquels, de manière connue en soi, des fers doubles ou dèà fers simples de section correspondante sont placés à intervalles égaux dans la partie intérieure du treillis, les zones marginales comportant des fers simples, la section des fers doubles ou des fers simples de section correspon-25 dante étant plus grande et de préférence double de la section des fers simples se trouvant aux bords» l'intervalle entre le dernier fer double ou le dernier fer simple de section correspondante et le premier fer simple de section plus faible, au bord du treillis, étant le même que la distance entre les fers 30 dans l'intérieur du treillis, au moins le dernier fer simple au bord du treillis se trouvera à une distance de 1'avant-der-nier fer simple qui est plus faible que la distance e_ des fers à l'intérieur du treillis« Dans un treillis dans lequel» de manière également 35 connue, tous les fers longitudinaux sont du même diamètre on peut, conformément à l'invention, choisir leurs intervalles, dans la zone marginale et dans la zone voisine, qui sera différente de l'intervalle constant qui les sépare dans l'intérieur du treillis, au moins le dernier fer marginal étant séparé de bad original 70 24921 7 2051653 l'avant-dernier d'une distance qui est plus petite que la distance je qui sépare les fers dans l'intérieur du treillis. Enfin, l'invention a encore pour objet une disposition de treillis d'armature dans laquelle, au bord du treillis, 5 les fers orientés transversalement aux fers à ancrer sont disposés dans la moitié de la longueur d'ancrage nécessaire qui est la plus éloignée de l'extrémité des fers. Ainsi, ces treillis seront disposés les uns par rapport aux autres, dans l'armature, de façon que les fers se correspondant, dans les treillis, ne 10 se. chevaucheront seulement que sur la longueur d'ancrage nécessaire, tout en conservant une concentration uniforme des fers d'armature sur toute la largeur de cette armature, sans tenir compte de la position des fers orientés transversalement aux . fers qui se correspondent. 15 L'avantage de la disposition de treillis d'armature conforme à l'invention, ainsi que des joints qu'elle permet de réaliser consiste, indépendamment d'une meilleure utilisation de la matière en ce qui concerne la façon dont celle-ci travaille, à réaliser une économie supplémentaire de matière. 20 Par la connaissance exacte de la proportion dans laquelle le fer à ancrer est fixé par son adhérence propre et par les fers transversaux soudés à celui-ci, on peut réduire la longueur d'ancrage par rapport aux possibilités actuelles. Ceci conduit à des économies dans tous les types d'ancrage dont les longueurs 25 minimales ne sont pas déterminées par les dimensions géométriques de la construction. La longueur excédentaire des fers à ancrer qui, jusqu'à présent, ne participait pas à l'ancrage, et qui s'étend au delà du dernier fer transversal d'ancrage, peut maintenant être comprise dans la longueur d'ancrage. De 30 plus, il devient possible de renoncer à la réalisation, jusqu'à présent différente, des joints de répartition et des joints travaillants. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description qui sera maintenant don-35 née d'exemples de réalisation représentés dans les dessins annexés, dans lesquels : La figure 1 représente une portion d'un treillis connu. La figure 2 est un graphique de l'effet d'ancrage 40 de fer soudés, selon leur position, conformément à l'invention. 70 2U921 8 20-51653 Les figures 3a et b sont des graphiques montrant la longueur d'ancrage d'un fer travaillant à la traction soudé à un autre fer d'ancrage placé dans la moitié de la longueur d'ancrage qui est la plus éloignée de l'extrémité de ce fer. 5 Les figures 4a et b indiquent la longueur d'ancrage d'un fer travaillant à la traction soudé à un autre fer d'ancrage disposé dans la moitié de la longueur d'ancrage qui est la plus voisine de l'extrémité du fer. la figure 5a. est un graphique indiquant la courbe 10 des moments d'une portion de dalle continue. la figure 5b représente une armature en treillis à deux couches étagées, réalisée suivant le procédé connu jusqu'ici. la figure 5c. montre une armature à deux treillis 15 étagés réalisée suivant l'invention. la figure 6a montre le joint de deux treillis d'armature^ dans la réalisation courante, et la figure 6b montre le joint de deux treillis d'armature réalisé suivant l'invention. 20 Dans .la figure 1, on s représenté une portion d'un treillis d'armature soudé par points dans lequel, transversalement au fer 1 à ancrer, sont firés à ses extrémités quatre fers d'ancrage 2, à intervalle commun e l'un de l'autre. La longueur d'ancrage est désignée par V_,. Jusqu'ici on considé-25 rait que, pour la longueur d'ancrage des fers transversaux d'un treillis, il fallait utilise:-? xm nombre déterminé de mailles, une maille correspondant à l'intervalle e entre deux fers longitudinauxs cette longueur devant d'autre part être égale à au moins 30 centimètres pour un joint travaillant, la partie 30 dépassant au delà du dernier fer 2 étant négligée» Dans la figure 2, on a représenté l'effet d'ancrage de fers soudés conforméràeat à l'invention» On a admis que le fer devait être ancré en service, et. eue l'effet d'ancrage d'un fer soudé était égal à 30 % de la force de traction résultant 35 de la charge utile. Un fer disposé dans la moitié de la longueur d'ancrage qui est la plus êloigaêe de 18extrémité du fer possède, conformément à l'invention, une pleine propriété d'ancrage de par exemple 0,3 e. Fe. admisse Les forces et segments de forces représentés dans les de-ssias doivent se comprendre 40 comme forces admissibles é e=> admiss. BAD ORIGINAL 70 24921 9 2051653 L'effet d'ancrage d'un fer dispdsé dans la moitié de la longueur d'ancrage qui est la plus voisine de l'extrémité du fer longitudinal est diminué de la façon indiquée dans la figure 2, attendu qu'à l'extrémité de la longueur d'ancrage cet ef-5 fet d'ancrage est égal à zéro, puisque le glissement doit être lui-même égal à zéro. Si un fer transversal se trouve par exemple au quart de cette longueur, il supporte seulement 0,15 é> 6 Fe. admiss. Dans.la figure 3, on a donné un exemple de réalisa-10 tion d'un treillis d'armature conforme à l'invention. Tout d'abord, la figure 3a, donne un diagramme dans lequel on a porté en abscisses la longueur d'ancrage VLo d'un fer qui n'est pas associée à un fer d'ancrage, et sur lequel agit une force de traction Z appliquée au point E. Le tracé des contraintes donné 15 par le calcul, et résultant de l'absorption de la force de traction Z par suite de l'adhérence du fer dans le béton, est donné par la ligne A - B car, au point B, la force de traction peut être considérée comme entièrement absorbée, c'est-à-dire être devenue égale à zéro. 20 Si, dans la partie antérieure de la longueur d'ancra ge, c'est-à-dire dans la moitié de cette longueur la plus éloignée de l'extrémité du fer 3? on place un fer d'ancrage 4 (voir figure 3b) qui se trouve, dans l'exemple représenté, à une distance fixe du début de la longueur* d'ancrage qui se trouve au 25 point E, on obtient le plein d'effet d'ancrage, égal par exemple à 0,3- 6 e. 2?e admiss. La courbe des contraintes accuse ainsi, au point C, un écart de 0,3 S e admiss correspondant à la longueur 0 - D, puis elle redevient parallèle à la ligne A - B, depuis D jusqu'au point F. Si l'on abaisse le point 3? 50 sur la figure 3b, on obtient la longueur d'ancrage raccourcie qui, dans l'exemple choisi, est de 30 % plus faible que la longueur , de sorte que est égal à 0,7 . Dans la figure 3b, on voit par conséquent la longueur d'ancrage nécessaire obtenue conformément à l'invention, sa-35 voir celle d'un fer à ancrer 3 dans la moitié antérieure de celle-ci, indiquée par 0,5 V-^, est disposé un fer d'ancrage 4. Dans l'exemple représenté on obtient par conséquent, et conformément à l'invention, une réduction de la longueur d'ancrage et par conséquent une économie de longueur d'ancrage égale à 40 30 %, et par conséquent une économie correspondante de longueur 70 24921 10 2051653 du fer à ancrer. Dans les figures 4a. et b, on a donné un autre exemple de réalisation dans lequel le fer d'ancrage 6 destiné à un fer 5 à ancrer est disposé dans la moitié arrière de la longueur 5 d'ancrage, c'est-à-dire à la distance X du point E du début de la longueur d'ancrage, et par conséquent dans la moitié la plus voisine de l'extrémité du fer. Dans cet exemple, le fer d'ancrage 6 se trouve à la moitié de la moitié postérieure de la longueur d'ancrage définitive V^. Gomme l'indique la figure 10 2, on constate une diminution de l'effet d'ancrage qui devient égal à 0,15(3 e. 3?e admiss* et par conséquent une diminution de la longueur d'ancrage égale à 0,15 , cette longueur devenant ainsi égale à 0,85 Dans la figure 4a, on a indiqué le dia gramme correspondant, dans lequel l'écart au droit du fer d'an-15 crage 6 est seulement égal à 0,15 Si un fer d'ancrage est disposé au point B, à l'extrémité de la longueur d'ancrage, il devient en pratique inopérant, comme cela ressort bien du diagramme des figures 2 et 4. 20 Dans ce cas, par conséquent, on ne réalise aucune économie sur la longueur d'ancrage. Il est également possible de disposer plusieurs fers d'ancrage dans la moitié antérieure et/ou dans la moitié postérieure du fer à ancrer, suivant le diagramme de la figure 2. 25 II faut également veiller à ce que, pour la longueur d'ancrage définitive Y^, seuls les fers à ancrer dans la moitié antérieure de la longueur d'ancrage soient pris en considération dans le calcul pour leur plein effet d'ancrage, et que les fers d'ancrage disposés dans la moitié postérieure de la longueur 30 d'ancrage ne soient seulement pris en considération que pour leur effet d'ancrage diminué. D'autre part, il faut respecter aussi une longueur minimale d'ancrage, pour la raison déjà que les noeuds ou soudures d'ancrage * exigent une certaine longueur. Un autre exemple de réalisation, savoir l'ancrage 35 des fers d'armature d'une seconde couche de treillis d'armature, dans une armature du type dit étagé, est représenté dans les figures 5a. - ç.. Dans la figure 5a., on a représenté la courbe des moments de flexion d'une poutre continue. Le point E indique l'extrémité de la seconde couche de l'armature, donnée 40 par le calcul. Ce point est en même temps le point d'applica- 70 24921 2051653 >;ion de la force à ancrer. Dans la figure 5b qui montre à titre de comparaison une forme de réalisation conforme à l'état actuel de la technique, une dalle en "béton armé 7 reposant sur un appui médian 12 est montrée en coupe, cette dalle comportant une arma-5 ture à deux treillis 8 et 9 superposés. Pour plus de clarté, on n'a représenté seulement que le dernier fer transversal, tous les autres fers transversaux ayant été supprimés. La hauteur statique utile est h. D'après les prescriptions actuelles, la longueur d'ancrage, au delà du point d'extrémité E donné 10 par le calcul, est égale à T » h + 0,5 h, comme on le sait. fil Elle doit toutefois être au mhins égale.à h + 10,0 cm. Le dernier fer transversal 10 doit par conséquent aussi être disposé à l'extrémité de la longueur d'ancrage V , la longueur dépas- 9 * santé, en général égale à au moins 25 mm, ne devant pas être 15 considérée dans le calcul. La figure 5ç. montre la même construction réalisée conformément à l'invention. On voit que le fer transversal 11 est disposé dans la moitié antérieure de la- longueur d'ancrage du fer à ancrer, de sorte que par exemple, si l'effet d'ancra-20 ge d'un noeud est égal à 50 % de la force de traction résultant de la charge utile, la longueur d'ancrage V-^ est de 30 % plus faible que Tq. Enfin, l'invention sera précisée à l'appui de la description d'un joint de chevauchement ou de recouvrement. 25 La figure 6a, montre le joint de chevauchement connu entre deux treillis comportant des fers transversaux 13, des fers longitudinaux doubles 14- dans la zone intérieure du treillis, et des fers longitudinaux simples 15 dans la zone marginale, zone dont la largeur correspond à la largeur de la zone 30 de chevauchement. Tous les fers longitudinaux sont à l'intervalle e. Dans le joint de répartition représenté, correspondant à une maille,les fers simples 15 sont superposés, de sorte qu'on obtient une densité d'armature uniforme sur toute la largeur de l'armature, en ce qui concerne les fers longitudinaux. 35 La longueur d'ancrage, compte non tenu des excédents u, est égale à 7 . La longueur de chevauchement des fers, trans-© versaux correspondants est donc égale à VQ + 2 u. Dans la figure 6b, on a montré un joint de chevauchement réalisé suivant l'invention. Dans ce cas, le dernier 40 fer longitudinal 15 à ancrer se trouve toujours sensiblement 70 24921 12 2051653 à la moitié de la longueur d'ancrage V-^ qui, par suite de l'emplacement de ce fer longitudinal 15» est plus courte que la longueur d'ancrage Yg jusqu'ici exigée par les prescriptions. Si la section Fg des fers 15 simples est égale à la section F 5 de chaque élément des fers doubles 14, on arrive à la section de fer suivante, dans la zone de chevauchement et de compensation s ~ 4 . Fe 4 Fe 2 Fe fe = — a = 10 s e + 2.-| 2 e e c'est-à-dire que la section des fers dans cette zone _s la même que dans le reste des treillis si bien que, quelle/soit la position des fers simples dans la zone de la longueur d'ancrage Y^, on obtient toujours une densité égale des fers longi-15 tudinaux sur toute la largeur d® l'armature. Au lieu de fers doubles, on pourrait aussi utiliser des fers simples de section égale. Grâce à l'invention il ost par conséquent possible, lorsque la longueur d'ancrage est plus grande que la longueur 20 minimale, d'obtenir des zones de chevauchement entre deux treillis voisins qui"sont plus courtes que jusqu'à présent. Ceci conduit par conséq'aQat à une écossais de métal, dans les fers transversaux o Bô plus» grâc® à la réduction de la zone de chevauchement entre deux treillis9 In distance entre les joints 25 ost plus grande^ d© ssrfco fgao poor me largeur d'armature déterminée un nombre plus réduit de treillis est nécessaire • D'autres aTsmtagos.;, é?@&tE®Hement plus importants encore, sont assurés dans les joints travaillants ou porteurs dans lesquels, oorims o» lo sait, il était nécessaire jusqu'à 30 présent de prévoir- im ciovaucliesont à trçis mailles. BAD ORIGINAL 70 24921 13 2051653 REVENDICATIONS 1 - Armature pour le béton telle que fers d'armature, treillis d'armature et autres, dans laquelle, en vue de l'ancrage des fers et de la transmission des forces, des moyens sont prévus 5 à leurs extrémités, en respectant une certaine longueur d'ancrage, de manière à réduire la longueur d'ancrage nécessaire pour la transmission des forces par adhérence, grâce à une concentration localisée de celle-ci, caractérisée par le fait que ces moyens sont essentiellement disposés dans la moitié de la 10 longueur d'ancrage calculée qui est la plus éloignée de l'extrémité du fer. 2 - Treillis d'armature suivant la Revendication 1, composé de fers longitudinaux et de fers transversaux se croisant, assemblés par soudure à leurs points de croisement, et dans lequel 15 dans les zones marginales les fers orientés transversalement aux fers qui se terminent dans ces zones des treillis sont utilisés pour la transmission localement concentrée des forces, pour l'ancrage de ces fers qui s'y trouvent, caractérisé par le fait qu'aux bords des treillis, les fers qui sont orientés 20 transversalement .aux fers à ancrer sont disposés essentiellement dans la moitié de la longueur d'ancrage nécessaire qui est la plus éloignée de l'extrémité des fers à ancrer. 3 - Treillis d'armature suivant la Revendication 2, caractérisé par le fait que le rapport entre le diamètre des fers trans- 25 versaux et le diamètre des fers longitudinaux, avec des fers longitudinaux simples, est intermédiaire entre 0,7 et 1,0 et varie entre 1,1 et 1,4- pour des "fers longitudinaux doubles. 4 - Treillis d'armature suivant la Revendication 2, dans lequel des fers doubles ou des fers simples dè section correspondante 50 sont placés à intervalles égaux dans la partie intérieure du treillis, les zones marginales comportant des fers simples, la section des fers doubles ou des fers simples de section correspondante étant plus grande et de préférence double de la section des fers simples se trouvant aux bords, l'intervalle entre 55 le dernier fer double ou le dernier fer simple de section correspondante et le premier fer simple de section plus faible, au bord du treillis, étant le même que la distance entre les fers dans l'intérieur du treillis, caractérisé par le fait 70 24921 14 2051653 qu'au moins le dernier fer simple au bord du treillis se trouve à une distance de l'avant-dernier fer simple qui est plus faible que la distance (e) des fers à l'intérieur du treillis. 5 - Treillis d*armature suivant les Revendications 2 et 3 dans 5 lequel tous les fers longitudinaux sont du même diamètre, caractérisé par le fait que leurs intervalles dans la zone marginale et dans la zone voisine sont différents de l'intervalle constant qui les sépare dans l'intérieur du treillis, au moins le dernier fer marginal étant séparé de l'avant-dernier fer 10 d'une distance qui est plus petite que la distance (3) qui sépare les fers dans l'intérieur du treillis. 6 - Armature constituée par des treillis réalisés suivant l'une des Revendications 2 à 5, caractérisée par le fait qu'en respectant une densité uniforme de l'armature, en ce qui concerne 15 les fers qui ne se correspondent pas, sur toute la largeur de l'armature, les fers qui se correspondent dans les treillis, sans tenir compte de la position des fers qui sont transversaux aux fers se correspondant, ne se chevauchent que sur la longueur de recouvrement nécessaire.