i 2137532 La présente invention est relative à un procédé et à un dispositif pour créer une soudure de scellement dans un récipient en Housse plastique et à un récipient comportant une telle soudure de scellement. 5 La création de soudures à recouvrement dans des pelli cules ou feuilles en mousse plastique est décrite dans la demande de "brevet PATS-BAS n® 69 09354 mise à l'inspection publique. Le procédé qui y est décrit permet de fabriquer un récipient ouvert comportant des soudures étanches aux liquides à partir d'un flan 10 en une mousse plastique ayant de préférence des cellules fermées et une densité inférieure à 250 kg/m2 et, de préférence, à 100 kg/m^. Quand ce récipient a été rempli d'un liquide tel que du lait, il faut le sceller immédiatement après le remplissage, afin que le liquide ne soit pas perdu ou contaminé. 15 11 est possible, par le procédé décrit, de créer sans difficultés une soudure de scellement, mais cette soudure a l'inconvénient qu'on ne peut pas l'ouvrir facilement, parce que la mousse plastique est ductile partout, également dans les soudures. Quand car essaye d'ouvrir un tel récipient par arrache-20 ment à la main, ce qui est quelquefois possible sur une soudure verticale, on trouve que la force initiale nécessaire pour l'arrachement est plutôt grande, de sorte que le récipient est fortement déformé et que le liquide est comprimé. Quand finalement la soudure se déchire, la déchirure progresse soudainement et 25 sans loi en s'avançant dans la paroi du récipient jusqu'à se rendre au-dessous du niveau du liquide, de sorte qu'une grande ouverture irrégulière prend naissance et que le liquide s'échappe sans contrôle. En conséquence, pour pouvoir contrôler la sortie du 50 liquide versé à l'extérieur, on perce un trou dans la paroi du récipient, ou on découpe un coin du récipient avec un couteau ou une paire de ciseaux. Cela suppose qu'à l'ouverture il faut toujours utiliser des ustensiles supplémentaires et il est également nécessaire de veiller à produire une lèvre convenable et à 55 la maintenir, de façon à pouvoir, pour les usages domestiques, verser de petites portions de liquide sans en répandre. Cela étant dit, l'objet de la présente invention est de procurer pour un récipient en mousse plastique une soudure de scellement qui satisfasse à toutes les exigences, mais soit 72 15828 2 2137532 réalisée de façon à présenter une partie faible et à pouvoir facilement être ouverte à la main. La création de parties faibles au moyen de perforations scellées, de nervures et de bandes d'arrachement flaria les réci-5 pients pour liquides, en papier'ou en carton revêtu d'une matière plastique, est connue en soi dans la technique. Hais quand on crée une telle partie faible dans un récipient en mousse plastique, on se heurte à des difficultés, parce qu'on a précisément recours à de la mousse pour obtenir un poids 10 propre minimum, une grande rigidité et une grande robustesse, et il est remarquablement difficile de créer un affaiblissement sans qu'il en résulte une ouverture spontanée quand on transporte le récipient rempli, à cause d'une rupture ou d'un arrachement sous des charges extérieures. 15 Le brevet américain 5 4-38 826, par exemple, fait con naître une soudure de scellement dans laquelle on serre la mousse et la soude à la flamme sur l'emplacement de serrage. On obtient alors un cordon fragile de soudure, qui éclate facilement et s'ouvre déjà pour une faible charge. Il est également possible 20 d'introduire avec un objet très chaud une ligne fragile à des endroits où la structure de mousse est ainsi complètement perdue. Mais le voisinage immédiat de cette ligne est alors soumis à une contrainte et, si une charge apparaît brusquement, il y a une forte chance que la ligne éclate et s'ouvre. La température 25 élevée de la flamme ou de l'objet donne lieu, dans le procédé, à une dépolymérisation de la mousse, avec la possibilité que le goût du liquide soit affecté. Dans le cas d'encore une autre méthode, on crée, au moyen d'un ou plusieurs couteaux, une entaille dans une soudure 30 de scellement, mais, en opérant ainsi, il faut adapter particulièrement bien l'emplacement de l'entaille à la soudure préalablement créée, tandis que 1& fait que les couteaux s'émoussent ou s'usent soulève des problèmes techniques dans la production de masse. 35 On les évite par la solution suivant l'invention, parce qu'on crée sur le récipient au soins une soudure verticale de scellement qui, sur son côté tourné vers le contenu du récipient, comporte une soudure d'encoche qu'on peut arracher et qui est presque complètement.protégée par les parties de la soudure 72 15828 2137532 de scellement et du récipient qui sont restées ductiles et ont été fabriquées par moussage. L'emplacement faible est créé à l'intérieur de la matière de la soudure et complètement entouré. On peut cependant l'ouvrir et le briser à la main, sans aucun 5 ustensile, en exerçant une action destinée à l'ouverture» tandis qu'une charge extérieure arbitraire ou un choc pendant le transport ne donne pas lieu à une interruption de la soudure. Afin d'obtenir, suivant l'invention, une soudure de scellement qu'on puisse facilement ouvrir à la main, il est néces-10 saire que les paramètres de la fabrication de cette soudure satisfassent à certaines exigences qui sont naturellement liées au type de la mousse plastique on laquelle le récipient est fabriqué. Ces paramètres sont avant tout la température et la pression auxquelles, et la durée pendant laquelle, on crée la 15 soudure de scellement, et, simultanément avec elle, la soudure d'encoche. Les dimensions de la soudure d'encoche par rapport à la partie restante de la soudure de scellement sont également importantes, sais ce sont des facteurs qui dépendent également 4* de la forme du récipient et de celle du dispositif au moyen 20 duquel on exécute le procédé. Suivant l'invention, on comprime et chauffe au moins deux parties planes d'un flan de mousse plastique à partir duquel le récipient est fabriqué, au moyen de mâchoires de soudage à une température située approximativement 20°C au-25 dessus de la température de ramollissement de la mousse, pendant une durée inférieure à 10 et, de préférence, à 4 secondes, des portions des parties planes étant comprimées de façon à être amenées à une épaisseur se montant à environ 20 % de l'épaisseur primitive, et on comprime les portions destinées 30 à former l'encoche de manière à leur donner une épaisseur inférieure à 2 % de l'épaisseur primitive, en utilisant une pression considérablement supérieure à 200 kg/cm^, la hauteur de l'encoche étant considérablement inférieure à l'épaisseur primitive des parties. 35 Les températures et les durées dépendent étroitement de la nature de la mousse plastique utilisée. Dans le cas d'une feuille en mousse de polystyrène ayant des cellules fermées et une épaisseur de 2,5 ®m» on utilise, par exemple, une température de 127 plus ou moins 3°C, pendant 4 secondes. Pour un matériau 72 15828 4 2137532 plias épais, cette température peut être portée à 145°C et pour un matériau plus mince être ramenée à 120°C, également avec des durées adaptées. Dans le cas d'une mousse aux cellules fermées en polyéthylène tendre à chaîne réticulée, la température 5 s'élève, de préférence, à environ 127 plus ou moins 1°C et la durée à 4 secondes, et, dans le cas de mousse de polypropylène à cellules fermées, à approximativement 183°C, la durée du soudage étant approximativement 8 secondes. Les récipients dans lesquels on utilise la soudure de 10 scellement suivant l'invention ont, de préférence, une forme prismatique, avec, à leur partie supérieure, une tête constituée par des pans qu'on plie ensemble après le remplissage, ces pans étant pressés l'un contre l'autre dans un dispositif suivant l'invention et soudés. 15 Pour la mise en oeuvre du procédé, le dispositif suivant 1 ' invention comprend deux mâchoires de soudage, dont l'une au moins comporte sur son côté inférieur un bord en saillie, sur moins de 20 % de l'épaisseur des feuilles à souder, au-dessus par rapport au restant de la surface de la mâchoire et 20 ayant une hauteur approximativement égale à l'épaisseur de l'une des feuilles à souder en mousse plastique. Les deux mâchoires de soudage peuvent également présenter des bords se faisant face, dont chacun est alors en saillie au-dessus par rapport au restant de la surface sur moins de 10 % de l'épaisseur des feuilles à 25 souder. On porte les mâchoires de soudage à une température située environ 20°C au-dessus de la température de ramollissement de la matière plastique utilisée. La hauteur des surfaces restantes mentionnées ci-dessus des mâchoires de soudage est liée à la hauteur de la soudure 30 de scellement d'un récipient. Il est, par exemple, avantageux que dans un réceptacle de transport les récipients puissent être empilés les uns sur les autres, de manière que la tête d'un récipient puisse supporter le fond d'un-récipient placé au-dessus de lui sans que la soudure verticale de scellement 35 s'affaisse. En raison de cette considération, on choisit une soudure de scellement qui est basse et, de préférence, n'est pas plus haute que la somme des épaisseurs des feuilles soudées et revenues à l'état de mousse, et est beaucoup plus grande que l'épaisseur de la soudure arrachable d'encoche qui forme sensi- 72 15828 5 2137532 blement la partie inférieure de la soudure de scellement. Si, alors, une charge verticale se produit sur la soudure de scellement, la partie de cette soudure qui est située au-dessus de la soudure d'encoche fléchira à côté de la soudure de scellement 5 et sera supportée par les parties des pans qui sont situées au-dessous de la soudure d'encoche, ou par des parties des parois verticales du récipient qui ont conservé leur épaisseur priai -tive et sont restées ductiles et élastiques comme la soudure de scellement. La soudure vulnérable d'encoche n'est pas chargée 10 verticalement à l'excès dans le procédé et ne court pas le risque d'être brisée et ouverte, mais est enveloppée par et noyée dans la mousse environnante ductile et élastique. L'invention va maintenant être décrite en se référant au dessin annexé représentant, en coupe et à une échelle agran-15 die, une forme d'exécution d'une soudure de scellement (qiion peut ouvrir) d'un récipient, un jeu de mâchoires de soudage d'un dispositif de soudage utilisé pour la mise en oeuvre du procédé et, en perspective, des formes d'exécution de récipients ayant des soudures de scellement suivant l'invention. 20 Sur ce dessin : La figure 1 est une vue en eoupe de la soudure de scellement de quatre couches de mousse de matière plastique. La figure 2 est une vue en coupe des mâchoires de soudage utilisées pour la mise en oeuvre du procédé. 25 La figure 3 illustre une forme de la tête d'un réci pient avec une soudure de scellement. La figure 4 illustre une forme de la tête d'un récipient avec deux soudures de scellement. On a représenté sur la figure 1 quatre feuilles jL » 2, 30 \ et 4 de mousse de polystyrène ayant chacune une épaisseur d'environ 2,5 mm et une densité d'environ 40 kg/m3. On soude ces feuilles ensemble au moyen de mâchoires chauffées de soudage d'un dispositif de soudage suivant la figure 2. On obtient grâce à ces mâchoires une partie £ rétrécie des feuilles avec au-35 dessus d'elle une partie en saillie 6, les feuilles étant soudées ensemble à la fois au-dessus et quelque peu au-dessous de la partie j? sans qu'une transition entre les feuilles soit visible. Mais la partie £ a été comprimée pendant le soudage de façon telle qu'une faculté prédéterminée de se déchirer est 72 15828 6 2137532 apparue à un emplacement que, de façon surprenante, on a trouvé n'être pas vulnérable. L'épaisseur et la hauteur de la partie ^ sont très petites par rapport à l'épaisseur primitive des feuilles. Du fait qu'ensuite la compression qui était beaucoup 5 plus faible à l'emplacement de la partie 6 qu'à celui de la partie a été fortement réduite, la mousse reprend son état de mousse, la partie supérieure et la partie inférieure se rapprochent l'une de l'autre, et la partie fortement comprimée » qui somme toute a également repris son état de mousse, est pour 10 ainsi dire noyée. A cause de ce processus de retour à l'état de mousse, la soudure de scellement conserve, pour la plus grande partie, l'élasticité de la mousse primitive, mais les feuilles sont fondues ensemble pour constituer un tout. Quand on arrache latéralement par force la partie 6, la partie £ se déchire, et 15 la liaison entre les feuilles immédiatement au-dessous de la partie est rompue. Mais si l'on plie ça et là la partie 6 autour de la partie J? comme ligne de pliage, cela n'a pas pour conséquence immédiate que la soudure se déchire et s'ouvre sur la partie j?, parce que la mousse au-dessus et au-dessous de la 20 partie j? cède, et que la partie déchirable J? est protégée au sein de la mousse qui l'enveloppe et est située sans contrainte dans la ligne neutre. De préférence, on ne choisira pas grande la hauteur de la partie 6 par rapport à l'épaisseur totale des feuilles 25 soudées revenues à l'état de mousse, mais on la choisira, de préférence, égale ou peu supérieure à la somme des épaisseurs primitives des feuilles. Dans le cas de hauteurs supérieures de la partie 6 et de grands pans verticaux au-dessous de la partie des plissements pourraient se produire, après quoi 30 la soudure d'encoche pourrait être chargée particulièrement lourdement et s'affaisser sans qu'on l'ait voulu sous la charge d'un poids reposant sur le sommet de la tête de la partie 6. Mais, en ce qui concerne ce problème, la façon dont on produit la soudure de scellement au sommet d'un récipient, et en parti -35 culier la forme géométrique à laquelle on amène la tête d'un récipient, jouent également un rôle. On s'y référera raand en examinera les figures 3 et 4. Pour créer dans un certain nombre de feuilles en mousse plastique une soudure de scellement suivant la figure 1, BAD ORIGINAL 72 15828 7 2137532 on. utilise un dispositif de chauffage et de compression avec une structure de mâchoires de soudage par exemple suivant la figure 2. Cette structure comprend deux mâchoires chauffées 2. et 8 entre lesquelles on forme la soudure de scellement» 5 On chauffe les mâchoires à une température supérieure d'environ 20°C au point de ramollissement de la mousse plastique, et dans l'exemple représenté une des mâchoires porte un bord perpendiculaire Le bord & des coins arrondis afin de ne pas introduire des fissures dans la feuille de mousse appliquée 10 contre le bord, quand on effectue la compression des feuilles. Les mâchoires de soudage ont, en outre, des surfaces plates 10 et 11 se faisant face. Pour créer une soudure de scellement, on déplace l'une vers l'autre les mâchoires, entre lesquelles sont insérées les feuilles de mousse plastique, de sorte que les 15 feuilles sont comprimées jusqu'à occuper une épaisseur égale à environ 20 % de leur épaisseur primitive, sauf à l'emplacement du bord j?. La compression peut y être effectuée «jusqu'à la fin de la force du dispositif de compression, après quoi on comprime les feuilles Jusqu'à ce que leur épaisseur tombe en dessous de 20 2 % et que la pression spécifique superficielle sur les feuilles dépasse de beaucoup 200 kg/cm^. Il y a une relation entre la longueur dont le bord s'avance au delà de la surface 10 et l'épaisseur des feuilles de mousse à souder. D'une façon générale on peut poser que cette longueur doit être inférieure à 20 % et 25 égale à environ 18 % de la somme des épaisseurs des feuilles. On choisit généralement la hauteur du bord 2 égale ou inférieure à l'épaisseur d'une feuille de mousse, tandis que la hauteur des surfaces 10 et 11 est supérieure à la somme des épaisseurs des feuilles. 30 II se produit le phénomène que, bien qu'une seule des mâchoires porte un bord à la fin de l'opération, quand on libère les feuilles soudées ensemble après les avoir comprimées pendant, par exemple, 4 secondes, la partie 6 reprend son état de mousse et revient à l'épaisseur primitive des feuilles et 35 reprend également son état de mousse vers le bas, après quoi la partie qu'on peut déchirer de façon prédéterminée, vient / se placer sensiblement au centre du faisceau de feuilles. On peut, naturellement, perfectionner cette disposition en munissant chaque mâchoire d'un bord, ces bords s'avançant alors de moins 72 15828 s 2137532 de 10 % en avant de leurs surfaces 10 ou 11 situées au-dessus d'eux. La température à laquelle on chauffe les mâchoires est située au-dessus de la température de ramollissement de la 5 mousse plastique, mais la durée pendant laquelle les mâchoires restent pressées l'une contre l'autre est relativement courte et ne doit pas être suffisamment longue pour que la mousse atteigne des températures auxquelles elle perd son caractère de mousse et pour lesquelles on constate qu'elle n'est plus 10 capable de le retrouver. On choisit, de préférence, une durée comprise entre 2 et 10 secondes. Il se produit probablement au bord Q une compression telle de l'air dans les cellules de la mousse, que, dans les plans des feuilles qui sont tournés l'un vers l'autre, il règne 15 une température plus élevée, de sorte qu'on obtient la faculté désirée de déchirement et que la partie de la soudure devient une soudure d'encoche qu'on peut déchirer le long de la ligne désirée. A titre d'exemple, on a comprimé chaque fois pendant 20 4 secondes, au moyen d'une structure de mâchoires de soudage suivant la figure 2, quatre feuilles de mousse de polystyrène en Aphrolan, marque déposée de Delta Plastic G.m.b.H. and Go K.G., d'une épaisseur de 2,5 mm. On a fait avec cette structure des soudures d'essai à des températures de mâchoires de soudage 25 variant entre 125 et 14-5°C et avec une compression à l'emplacement du bord dont on faisait varier la distance à la mâchoire opposée 2. de sensiblement 0,5 mm à 0,01 mm, la pression spécifique étant supérieure et même très supérieure à 200 kg/cm^. On a trouvé qu'on obtenait les meilleurs résultats pour une compres-30 sion de 0,1 à 0,2 mm, c'est-à-dire à 2 % de l'épaisseur primitive, et pour une température de mâchoires d'environ 127°C. Si l'on applique des températures plus élevées, la température s'élève trop dans la partie ^ et un changement de qualité se produit sur une portion plus grande que la seule partie et 35 cette partie devient fragile, de sorte qu'elle ne revient plus suffisamment' à son état de mousse. On a trouvé qu'avec ces feuilles de mousse 11 épaisseur idéale d'encoche de la partie £ était inférieure à 1,2 mm après fin de l'opération, tandis qu'une épaisseur inférieure à 0,3 mm était trop faible et qu'une 72 15828 9 2137532 épaisseur très supérieure à 1,2 mm ne donnait pas la faculté désirée de déchirement. Quand on forme un récipient avec ces feuilles, une compression, Jusqu'à 2 % au bord 9» c'est-à-dire jusqu'à une 5 épaisseur de 0,2 mm, est, pour une soudure de scellement de quatre feuilles, la plus désirable. On choisit la hauteur du bord ^ approximativement égale à l'épaisseur des feuilles individuelles, dans ce cas 2,5 mm. {Toutefois, cela ne signifie pas que la hauteur de la soudure d'encoche £ reste la même, car 10 de façon surprenante cette hauteur devient considérablement inférieure dans la soudure terminée. Cela provient, en particulier, du fait que les parties des feuilles de mousse qui n'ont pas participé à la compression conduisant aux pourcentages inférieurs et ont seulement été soudées ensemble dans la condi-15 tion de mousse, reviennent également à l'état de mousse dans la direction verticale quand les mâchoires 2. et 8 ont été libérées, et qu'elles noient pour ainsi dire la soudure d'encoche j?. Cela apparaît particulièrement clairement de la partie gauche de la figure lt tandis que dans la partie droite il y a dans 20 la feuille 4, bien qu'elle soit tournée vers la surface lisse 11 de la mâchoire £, une encoche profonde, de sorte que la soudure d'encoche j? vient Be situer presque symétriquement par rapport à l'ensemble de la soudure et est complètement enveloppée. On a représenté sur la figure 3 une forme d'une tête 25 d'un récipient dans lequel on a plié et soudé tin récipient 12 à partir d'une feuille de mousse plastique. La tête de ce récipient est constituée par des pans qui sont pliés l'un vers l'autre pour former un dessin en Y. Dans les parties pliées 3J5 et 14, deux épaisseurs seulement de feuilles sont réunies et 30 on réalise une soudure de scellement sans qu'elle comprenne une soudure d'encoche. Quatre couches des feuilles de mousse sont assemblées dans la branche centrale de l'Y et on y réalise une soudure de scellement suivant l'invention, la ligne représentant la soudure d'encoche £ de la figure 1, avec au-dessus 35 d'elle une partie verticale 15 correspondant à la partie 6 de la figure 1. On obtient avec cette construction une surface de support en forme de Y sur laquelle on peut poser un autre récipient 12. Comme la partie 16 est basse par rapport à son épaisseur (la figure 1 montre les dimensions désirées) la charge 72 15828 10 2137532 verticale due au récipient reposant sur elle ne provoquera pas son plissement. Cette partie 16 constitue, d'autre part, une prise particulièrement favorable et elle peut servir de bande d' arrachement qiion peut tirer latéralement le long de la soudure 5 d'encoche 3J?. Aussitôt que la bande 16 a été enlevée, un mouvement de pincement dans la tête du récipient est nécessaire pour rompre les derniers restes de la liaison entre les quatre feuilles, telle qu'elle est représentée sur la figure 1 en dessous de l'encoche J? et pour ouvrir le récipient. 10 Dans la construction suivant la figure 4-, une sorte différente de tête est pliée sur un récipient 1£, un dessin en forme de croix servant de surface de support pour un récipient posé sur elle. Les parties pliées sont ici assemblées pour constituer des plans verticaux 18 sur le bord supérieur desquels 15 on produit une soudure de scellement. On peut produire une soudure de scellement suivant l'invention dans chacun des quatre plans, mais il est conseillé de ne le faire que dans deux plans, la soudure d'encoche qui correspond à la partie £ de la figure 1 étant indiquée par des lignes épaisses 19. On peut 20 facilement ouvrir ce récipient également en arrachant les parties 20 qui correspondent à la. partie 6. On attirera cependant l'attention sur le fait qu'ici on ne soude que deux couches l'une sur l'autre et que l'effet suivant lequel la soudure d'encoche £ de la figure 1 est noyée a lieu dans une mesure 25 moindre pour la soudure d'encoche l^,. Avec les mâchoires utilisées de soudage, le bord ^ s'avance maintenant de moins de 20 % de l'épaisseur des deux couches en avant de la surface 10. Comme une prise pour arracher la bande 20 le long de la soudure d'encoche 1^, est nécessaire pour qu'on puisse tirer 30 sur elle et la détacher, sa hauteur sera quelque peu supérieure à l'épaisseur de deux feuilles, ce qui, pour une épaisseur initiale de feuille de 2,5 Him» conduit à une hauteur de 5 me ou un peu plus. La charge verticale de plissement est aussi plus faible, parce qtfon a choisi un dessin de support en forme de 35 croix. On a également exécuté une soudure de scellement suivant l'invention aveu d'autres matériaux, et on a, par exemple, soudé ensemble, dans une structure à mâchoires de soudage 72 15828 11 2137532 suivant la figure 2, quatre feuilles d'une épaisseur de 2,5 mm chacune de polyéthylène tendre à chaîne réticulée et cellules fermées d'une densité d'environ 4-5 kg/m3 et un degré de réticu-lation pour lequel 18,6 % en poids sont solubles dans du xylène 5 bouillant. On maintenait la température des mâchoires de soudage à 127°C plus ou moins 1°C et la durée de fermeture était de 4- secondes. On a de même utilisé différentes ouvertures, variant 10 entre 0,05 mm et 0,4 mm, entre le bord Dans une réalisation avec deux feuilles d'une mousse 20 de polypropylène à chaîne réticulée et à cellules fermées de la fabrication Haveg Minicel-EP3? type 5B-1 d'une densité d'environ 70 kg/m^, un degré de réticulation correspondant à une solubilité de 32,7 % dans le xylène bouillant, et une épaisseur de 2 mm, on a exécuté un certain nombre de soudures. On a utilisé 25 des mâchoires de soudage suivant la figure 2, le bord 9 s'avançant au delà de la surface 10 sur une distance de 0,3 mm, c'est-à-dire sur moins de 10 % de la somme des épaisseurs des feuilles. La température des mâchoires de soudage était de 183 plus ou moins 1°C et on utilisait au bord 9 une ouverture de 0,05 inm» 30 la capacité totale de fermeture de la presse étant voisine de 7 000 kg. Cependant, pour atteindre un résultat satisfaisant, la durée de soudage dans ce procédé a été beaucoup plus longue et a dû être choisie de l'ordre de grandeur de 8 secondes. On a obtenu alors une fermeture se déchirant convenablement, dans 35 laquelle l'épaisseur de la soudure d'encoche était d'environ 1 mm. Il est clair qu'également d'autres mousses plastiques d'autres épaisseurs peuvent, avec des bords saillants convenables 2,, être soudées en donnant une soudure de scellement contenant, 72 15828 12 2137532 10 20 en même temps, une soudure d'encoche dans laquelle la matière plastique doit être thermoplastique et doit pouvoir être soudée sans moyens supplémentaires autres que la chaleur et la pression. A titre d'exemple, on peut citer des polymères et des copolymères assemblés à partir de monomères de la formule générale ,X C^ = C "t \. Dans cette formule, X peut être, par exemple, H ou CH^, et Y par exemple H, Cl, GgH^, COOH, COOGH^GN, O.CO.CH^ ou CgH^. Une dioléfine peut se former dans le copolymère, et on a également en vue des modifications et des mélanges de ces polymères. 15 Conviennent en particulier le polystyrène, une compo sition de caoutchouc au polystyrène (polystyrène à l'épreuve du choc), le chlorure de polyvinyle, les copolymères des composés vinyliques, les polyoléfines telles que le polyéthylène, le polypropylène et leurs copolymères, que leurs chaînes soient réticulées ou non, et les compositions acrylonitrile-butadiène-styrène. On peut également utiliser des pellicules et des feuilles de mousse plastique de produits de polymérisation à chaînes hétéro-atomiques, telles que le polyoxyméthylène, l'oxyde ^5 de polyéthylène, l'oxyde de propylène, le "Nylon 6" (provenant du caprolactame). Cependant, les polycondensats et les produits de poly-addition avec des réarrangements, tels qué la mousse de poly-uréthane, donnent lieu à des difficultés très particulières. 5® On utilise les récipients fabriqués avec l'une de ces mousses plastiques, principalement pour les remplir de quantités mesurées de liquide. On entend par là avant tout des liquides tels que le lait et les produits laitiers, et de façon plus générale les liquides convenant à la consommation humaine, les exigences pour garantir la pureté du liquide et pour que le liquide ne soit pas affecté par des ingrédients de la mousse plastique, jouant également un grand rôle pendant et après le soudage. On peut également conserver d'autres substances dans ces récipients, la nature de la mousse étant déterminée par le 72 15828 2137532 fait que ces substances ne doivent pas réagir avec la mousse ou les plastifiants, stabilisants, agents d'insufflation ou colorantB utilisés, d'une façon qui affecterait la qualité de la substance conservée. 72 15828 2137532 EEVENDICÂTIOKS 1. Procédé pour créer me soudure de scellement dans un récipient en line feuille de mousse plastique d'une densité 5 inférieure à 250 kg/m^, les parties à souder de la mousse plastique étant soudées à l'aide de la pression à une température supérieure au point de ramollissement de la matière plastique sans que le caractère de mousse de la soudure disparaisse, procédé caractérisé par le fait qu'on crée sur le récipient au 10 moins une soudure verticale de scellement qui, sur son côté tourné vers le contenu du récipient, comporte une soudure d'encoche qu'on peut arracher et qui est presque complètement protégée par les parties de la soudure de scellement et du récipient qui sont restées ductiles. 15 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on comprime et chauffe au moins deux parties planes d'un flan de mousse plastique à partir duquel le récipient est fabriqué, au moyen de mâchoires de soudage à une température située approximativement 20°C au-dessus de la température de 20 ramollissement de la mousse, pendant une durée inférieure à 10 secondes, des portions des parties planes étant comprimées de façon à être amenées à une épaisseur se montant, à environ 20 % de l'épaisseur primitive, et qu'on comprime des portions destinées à former l'encoche, de manière à leur donner une épais-25 seur inférieure à 2 % de l'épaisseur primitive, à une pression considérablement supérieure à 200 kg/cm^. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la hauteur de l'encoche devient considérablement supérieure à l'épaisseur primitive des parties, et que la 30 soudure d'encoche vient se placer approximativement au centre du faisceau soudé des parties. 4. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que, pour une feuille de mousse de polystyrène, on utilise une température comprise entre 120 et 145°C et une durée 35 comprise entre 2 et; 10 secondes. 5- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé :ar le fait que-, peur une épaisseur d'environ 2,5 es» on utilise une température de 127 plus ou moins 3°G et une durée d'environ 4- secondes. 72 15828 15 2137532 6. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait qu'à de la mousse de polyéthylène sous une épaisseur de 2,5 mm on applique une température de 127 plus ou moins 1°C et une durée de 4- secondes. 5 7* Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait qu'à de la mousse de polypropylène d'une densité d'environ 70 kg/sa^ 0t sous une épaisseur de 2 mm, on applique une teirçpé rature de 183 plus ou moins 1°C et une durée d'environ 8 secondes. 10 8. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé sui vant la revendication 1 dans lequel les parties à souder de la mousse plastique sont serrées et chauffées entre deux mâchoires chauffées de soudage, dispositif caractérisé par le fait qu'au moins une des mâchoires présente, à son extrémité 15 inférieure, un bord qui est en saillie au-dessus par rapport à la surface restante de cette mâchoire, sur moins de 20 % de 1'épaisseur des feuilles à souder, et a une hauteur approximativement égale à l'épaisseur des feuilles à souder. 9« Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé 20 par le fait que les deux mâchoires présentent des bords se faisant face et dont chacun est en saillie au-dessus par rapport au restant de la surface sur moins de 10 % de l'épaisseur des feuilles à souder. 10. Soudure de scellement réalisée dans un dispositif 25 suivant la revendication 8, caractérisée par le fait qu'elle comporte une soudure d'encoche qu'on peut déchirer de façon prédéterminée et, en outre, une partie dont la hauteur ne dépasse pas de beaucoup la somme des épaisseurs des feuilles soudées et ayant repris leur état de mousse, et que la hauteur 30 de la soudure d'encoche est considérablement inférieure à l'épaisseur primitive d'une des feuilles. 11. Eécipient pour des liquides, en particulier le lait et les produits laitiers, présentant au moins une soudure de scellement suivant la revendication 10.