L'invention concerne d'une manière générale les laminoirs continus à une file pour billettes, barres et autres, comportant des cylindres de travail à montage à cheval, disposés par paires le long de la ligne de laminage, de manière que les axes des paires successives de cylindres de travail soient décalés d'un certain angle pour éliminer la torsion du produit. Les laminoirs de ce type général sont connus depuis de nombreuses années comme décrit, par exemple, dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n' 113 708 et N0 1 858 990 et dans le brevet allemand n0 742 990. Dans ces laminoirs de l'art antérieur, chaque paire de cylindres de travail est logée dans une cage séparée, les cages étant disposées à une certaine distance les unes des autres le long de la ligne de laminage, ce qui occupe une surface au sol importante. De plus, lorsqu'il est nécessaire de chan- ger un cylindre, il faut soit démonter les cages séparées pendant qu'elles se trouvent sur la ligne de laminage, soit les remplacer totalement par des cages de réserve contenant d'autres cylindres de travail. Dans le premier cas, il en résulte un temps d'arrêt prolongé et coûteux du laminoir, alors que dans le second cas, il faut un investissement important en pièces de rechange. Il existe également des laminoirs à plusieurs files du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amé- rique n0 3 675 456, comportant des dispositifs de trans- fert qui translatent latéralement des ensembles de cylin- dres pour les placer dans des cages horizontales successi- ves et les sortir de ces cages. Cependant, de même que pré- cédemment, les cages des cylindres se présentent sous la forme de structures séparées, situées à des distances consi- dérables les unes des autres le long de la ligne de lami- nage. L'invention s'écarte radicalement de la pratique classique par la mise en oeuvre d'un laminoir continu à une seule file, extrêmement compact, comportant plusieurs 2490117 w ensembles ou modules de cylindres qui comprennent des pai- res de cylindres de travail montés à cheval entre des empoises, de manière que les axes des cylindres de modules successifs forment entre eux des angles de 90 . Le faible encombrement provient notamment du fait que les modules de cylindres sont rapprochés les uns des autres dans une structure formant une cage unique. L'invention a également pour objet un laminoir compact du type décrit cidessus, comportant un dispositif destiné à transférer les modules de cylindres dans une direction latérale commune, entre des positions fonction- nelles de laminage situées à l'intérieur de la structure de la cage, et des positions d'extraction, dans lesquelles les cylindres ne travaillent pas, sur un côté de cette structure. Le laminoir selon l'invention comporte également un dispositif permettant cette extraction latérale des modules de cylindres, soit séparément, soit en groupe, en présence ou en l'absence d'une longueur de produit arrêtée dans la-cage. Le laminoir selon l'invention comporte plusieurs montants s'étendant transversalement à la ligne de laminage et espacés le long de cette ligne. Les montants présentent des ouvertures alignées sur la ligne de laminage pour per- mettre le passage du produit laminé. Les montants sont reliés entre eux rigidement par des pontets qui coopèrent avec ces montants pour définir plusieurs baies de laminage présentant des fenêtres ouvertes vers un côté du laminoir. Plusieurs modules de cylindres sont destinés à être placés dans les baies de laminage, dans des positions de travail ou de laminage, positions dans lesquelles ces modules sont supportés entre les montants. Chaque module de cylindres comprend deux cylindres de travail tourillon- nant entre les coussinets logés dans des empoises, et les axes des cylindres de modules successifs sont disposés à les uns par rapport aux autres. Les cylindres de travail peuvent être entraînés par des allonges d'une manière généralement classique. Des chariots de transfert sont utilisés pour translater les modules de cylindres dans les fenêtres de la cage, dans une direction latérale commune entre leurs -positions de travail et leurs positions d'extraction ou -de repos, situées sur un côté de la structure de la cage. Pour renforcer davantage la structure de la cage, X des pontets supplémentaires s'étendent en travers des fenêtres de certaines baies de laminage choisies. Ces pon- tets supplémentaires sont reliés de manière amovible aux montants constituant ces baies choisies. Les chariots de transfert sont destinés à translater latéralement les pon- tets supplémentaires vers leurs positions d'engagement et en sens opposé afin de permettre une translation latérale correspondante des modules de cylindres vers l'intérieur des baies de laminage et en sens opposé. Les ouvertures des montants s'étendent avantageu- sement de la ligne de laminage jusqu'au côté de la cage pour permettre ainsi de retirer latéralement de ladite cage un produit arrêté, en même temps que les modules de cylindres sont retirés. Le faible encombrement du laminoir est favorisé par le fait que les modules successifs de cylindres repo- sent au moins partiellement sur des montants communs s'é- tendant entre eux, ce qui soumet ces montants communs à des contraintes bidirectionnelles pendant le laminage. Les montants de la cage sont de préférence cons- titués de plaques de forme à peu près en C, disposées dans des plans parallèles qui sont orientés perpendiculai- rement à la ligne de laminage. L'écartement des axes des cylindres de paires successives de cylindres est compris idéalement entre 1,5 et 2,0 fois le diamètre maximal des cylindres de travail utilisés dans le laminoir. L'invention convient particulièrement, sans cepen- dant y être limitée, à un procédé de laminage à forte réduction, du type décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 156 940, déposée le 6 juin 1980.- L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: la figure 1 est une vue en perspective du lami- noir compact selon l'invention; la figure 2 est une vue en perspective, analo- gue à celle de la figure 1, mais montrant des modules de cylindres horizontaux et verticaux choisis, extraits laté- ralement de la structure de la cage; la figure 3 est une coupe partielle horizontale suivant la ligne 3-3 de la figure 2; la figure 4 est une élévation par le côté de travail du laminoir représenté sur la figure 2; les figures 4A, 5 et 6 sont des coupes partiel- les suivant respectivement les lignes 4A-4A, 5-5 et 6-6 de la figure 4; la figure 6A est une coupe partielle suivant la ligne 6A-6A de la figure 6; les figures 7, 8 et 9 sont des coupes suivant respectivement les lignes 7-7, 8-8 et 9-9 de la figure 4; la figure 10 est une coupe partielle suivant la ligne 10-10 de la figure 6; et 25. la figure 11 est une vue schématique en plan du laminoir duquel sont extraits latéralement les modules de cylindres et un produit arrêté. Les figures représentent le laminoir selon l'in- vention centré sur une ligne 10 de laminage. Ce laminoir comporte une structure fixe et d'un seul bloc formant une cage et comprenant plusieurs montants 12a-12e qui s'éten- dent transversalement à la ligne de laminage le'long de laquelle ils sont espacés. Chaque montant est constitué avantageusement d'une tôle forte ayant sensiblement la forme d'un C, ces tôles étant orientées dans des plans parallèles, perpendiculaires à la ligne de laminage, et étant fermement ancrés à la fondation du laminoir par des supports indiqués globalement en 14. Les montants sont reliés entre eux rigidement par des pontets fixes disposés de la manière suivante: des pontets horizontaux supérieur et inférieur 16, 18 relient les montants 12a, 12b et les montants 12c, 12d sur le côté de "commande" du laminoir; des pontets verticaux 20 relient les montants 12b, 12c et les montants 12d, 12e. Lorsque l'on considère les figures 3 et 4 de la droite vers la gauche, c'est-à-dire dans le sens du laminage, les montants 12a-12e et les pontets qui leur sont fixés respectivement définissent ensemble des baies 22a-22d de laminage présentant chacune une fenêtre tournée vers un côté (dans ce cas le côté de "travail") de la structure de la cage. Les montants 12 présentent des ouvertures 26 qui s'étendent transversalement à la ligne 10 de laminage jusqu'aux fenêtres précitées. Les-baies 22a et 22c de laminage sont destinées à contenir des modules de cylindres horizontaux en position de travail, indiqués globalement en 28H, alors que les baies 22b et 22d de laminage sont destinées à contenir des modules de cylindres verticaux 28V, placés en position de travail. Comme mieux montré sur les figures 5 et 7, les modules de cylindres horizontaux 28H comprennent les élé- ments suivants: des cylindres horizontaux 30h de travail montés à cheval entre des coussinets logés dans des empoi- ses 32h; des entretoises classiques 34h disposées entre les empoises 32h; et des guides divisés d'entrée et de sortie fixés respectivement aux côtés d'entrée et de sor- tie des empoises 32h. Sur les figures, seuls les guides 36h d'entrée sont représentés. Comme mieux montré sur les figures 6 et 8, les modules 28V de cylindres verticaux comprennent tous les mêmes éléments qui sont: des cylindres verticaux 30v de travail montés à cheval entre des empoises 32v; des entre- toises 34v disposées entre les empoises 32v; et des guides divisés d'entrée et de sortie 36v et 38v. Les cylindres horizontaux et verticaux 30h et 30v de travail sont de préférence sans cannelure et à corps court et de diamètre relativement faible. A titre d'exem- ple, pour réduire par laminage une billette d'acier de x180 mm en un produit à section rectangulaire à bords arrondis, de 49,8x105,4 mm, en quatre passes de laminage, le diamètre maximal des cylindres neufs doit être de l'ordre de 510 mm et la longueur de la table ou du corps doit être d'environ 280 mm. Une comparaison des figures 1 et 2 montre que les modules de cylindres horizontaux et verticaux 28H, 28V sont conçus pour se déplacer dans une direction latérale commune, entre des positions opérationnelles de laminage situées à l'intérieur des baies 22a-22d de laminage, et des positions inopérantes d'extraction situées sur le côté de travail de la cage. Ce mouvement latéral, qui s'effectue par les fenêtres de la cage, est réalisé, dans le cas des modules à cylindres horizontaux 28H, au moyen de chariots de transfert horizontal représentés globalement en 40H et, dans le cas des modules de cylindres verticaux 28V, au moyen de chariots 40V de transfert vertical. Les figures 5 et 7 montrent que chaque chariot H de transfert horizontal comporte un châssis 42h à roues avant et arrière 44h, 46h. Les roues avant 44h sont disposées de manière à parcourir des chemins 48 s'étendant en travers du fond de la cage, et les roues arrière 46h sont disposées de manière à parcourir des chemins 50 s'éloignant latéralement de la cage, sur le côté de tra- vail du laminoir. Lorsqu'un module 28H de cylindres hori- zontaux repose sur le chariot 40H de transfert dans une position autre que sa position de laminage, les empoises inférieures 32h portent directement sur le châssis 42h comme montré, par exemple, sur la figure 7. Lorsque le chariot 40H se déplace vers sa baie respective de laminage horizontale, les roues avant 44h descendent en roulant sur des tronçons inclinés 48' des chemins 48 et, au même moment, les roues arrière 46h descendent sur des tronçons inclinés ' des chemins 50. Il en résulte une descente du chariot H et du module 28H de cylindres horizontaux, de sorte que les plaques d'usure 52h situées sur les empoises infé- rieures 32h tombent directement sur des plaques oscillan- tes 54h qui, elles-mêmes, sont fixées à des socles espacés et faisant saillie vers le haut sur le pontet inférieur 18. Des mécanismes 56 de verrouillage des empoises horizontales sont associés aux empoises horizontales supé- rieures et inférieures 32h situées sur le côté de travail du laminoir. Comme mieux montré sur la figure 4A, chaque mécanisme 56 de verrouillage d'une empoise horizontale comporte des verrous avant fixes 56a qui font saillie laté- ralement et dont des nez 56b sont disposés pour porter contre de courtes clavettes verticales 58 fixées aux mon- tants 12 de la cage, ce qui limite les mouvements des modu- les 28H de cylindres horizontaux dans leurs baies respecti- ves de laminage. Des verrous arrière 56c sont ensuite glis- sés latéralement vers l'extérieur au moyen de poignées 56d jusqu'à ce que leurs nez 56e passent au-dessus des côtés opposés des clavettes verticales 58. Il ressort de la figure 4A que le verrou arrière 56c, situé sur le côté gauche, est représenté comme étant glissé vers l'extérieur dans sa posi- tion de verrouillage, alors que le verrou arrière 56c situé sur le côté droit est représenté dans sa position rétractée de déverrouillage. Lorsque les verrous arrière 56c sont tous ajustés dans leurs positions de verrouillage, les modules 28H de cylindres horizontaux sont fixés de manière à ne pas pouvoir se déplacer dans la direction des axes des cylindres horizontaux. Il convient de noter que, lorsque les plaques d'usure 52h des empoises horizontales inférieures 32h repo- sent sur les plaques oscillantes 54h, le châssis 42h du chariot n'est plus en contact avec le module 28H de cylin- dres horizontaux. Par conséquent, le chariot 40H de trans- fert horizontal est dégagé du trajet suivi par les contrain- tes dans le laminoir au cours d'une opération de laminage. A l'arrivée de chaque module de cylindres hori- zontaux dans sa baie de laminage, les extrémités 60h des 2490117 f arbres des cylindres horizontaux pénètrent dans des man- chons 62h d'accouplement convenablement supportés et montés sur les extrémités d'allonges horizontales 64h d'entraîne- ment. Les allonges 64h peuvent être entraînées de manière classique (non représentée), par exemple par des moteurs électriques dont le mouvement est transmis par des engre- nages réducteurs placés sur le côté d'entraînement du lami- noir. Lorsque chaque module 28H de cylindres horizontaux est en position dans sa baie de laminage, les nez 66h de mécanismes classiques 68 à vis de serrage horizontales, montés sur le pontet supérieur 16, viennent porter contre les empoises supérieures 32h. Les mécanismes horizontaux 68h à vis de serrage, accouplés en 67h et entraînés par un moteur 69h, coopèrent avec les entretoises 34h des empoises pour régler l'écartement des cylindres horizontaux. Les figures 6 et 8 montrent que chaque chariot V de transfert vertical comporte également un châssis 42v à roues avant et arrière 44v, 46v, disposées pour rouler respectivement sur des chemins 48 et 50, comme décrit précé- demment pour les chariots 40H de transfert horizontal. Chaque chariot de transfert vertical comporte cependant, en outre, des bras 70 qui font saillie vers le haut et qui sont reliés entre eux par une entretoise 72. Un axe 74 de support fait saillie vers l'avant de l'entretoise 72 et passe dans une ouverture élargie 76 d'un pontet amovible 78. Une extrémité de l'axe 74 est filetée et fixée à l'en- tretoise 72 par un écrou. Un pied 80 est fixé à l'extrémité opposée de l'axe. Chaque pontet amovible 78 comporte des pattes 82 qui font saillie latéralement et des patins 84 de support tournés vers le bas. Lorsque le chariot 40V de transfert vertical est dans une position autre que sa position d'in- troduction complète dans la baie correspondante de laminage vertical, le pontet associé 78 repose sur le chariot grâce à ses patins 84 de support qui reposent directement sur le châssis 42v, de manière que le tronçon médian du pontet 2490 il soit logé librement entre l'entretoise 72 et le pied 80 de l'axe 74. Lorsqu'un module 28V de cylindres verticaux repose sur son chariot 40V de transfert vertical et occupe une position autre que sa position de laminage, les entre- toises inférieures 32v reposent également sur le châssis 42v. Comme mieux montré sur la figure 6A, les empoises verticales inférieures 42v comportent des mécanismes 86 de verrouillage qui comprennent des verrous fixes 86 faisant saillie vers l'extérieur et dont des nez 86b sont disposés de manière à avancer au-dessus de clavettes ou cales hori- zontales 88 fixées aux côtés des montants 12 tournés vers chacune des baies de laminage vertical. Les mécanismes 86 de verrouillage des empoises verticales seront décrits ci- après plus en détail. Les cylindres verticaux 30v de chaque module 28v comportent des extrémités 60v orientées vers le haut et destinées à s'engager dans des manchons 62v d'accou- plement situés aux extrémités inférieures d'allonges verti- cales et télescopiques 64v d'entraînement. Ces allonges peuvent être également entraînées par des moyens classiques (non représentés) comprenant des moteurs électriques de com- mande et des engrenages réducteurs. Chaque paire de manchons 62v d'accouplement repose sur un support d'allonges vertica- les, indiqué globalement en 90. Comme mieux montré sur les figures 6 et 8, cha- cun des supports 90 d'allonges comporte une plate-forme horizontale 90a portant des galets 90b de guidage disposés de manière à parcourir des chemins verticaux 92. Les plate- formes 90a sont reliées par des supports inclinés 90c à des éléments 90d de tête qui portent également des galets 90b de guidage disposés de manière à parcourir les chemins 92. Les éléments de tête sont eux-mêmes reliés aux tiges filetées e de vérins à vis 90f commandés par des moteurs 90g. Les vérins à vis 90f ont pour fonction de régler les supports 90 d'allonges et les manchons 62v d'accouple- ment entre des positions d'abaissement et d'enclenchement avec les extrémités 60v des cylindres verticaux, comme mon- tré sur la figure 6, et des positions hautes de repos comme 2490117 i montré sur la figure 8. Comme mentionné précédemment, les allonges verticales 64v sont de type télescopique afin de permettre un réglage vertical des manchons 62v d'accouple- ment. Il est évident qu'un mouvement des modules 28V des cylindres verticaux vers l'intérieur des baies respectives de laminage et en sens opposé doit être précédé par une élévation des manchons 62v d'accouplement jusqu'à leurs positions hautes de repos dans lesquelles ils sont dégagés des extrémités 60v des cylindres. Comme mieux montré sur la figure 9, les pattes 82 qui font saillie latéralement sur chaque pontet amovi- ble 78 présentent des évidements tronconiques 94 destinés, à recevoir des tétons tronconiques 76 faisant saillie des bords latéraux des montants 12a-12e de la cage. Les pontets amovibles comportent en outre des dispositifs destinés les verrouiller et disposés à proximité de chacune des pattes 82. L'un de ces dispositifs de verrouil- lage de pontet est représenté plus en détail en 98 sur la figure 10 et il comprend une chambre 100 de cylindres hy- drauliques pénétrant latéralement dans le pontet amovible 78. La chambre 100 contient un piston 102 dont la tige 104 fait saillie en passant dans une plaque fixe et annulaire 106. Une bague 108 assure l'étanchéité entre le piston 102 et la paroi de la chambre 100. D'autres bagues 110 assurent l'étanchéité entre la tige 104 du piston et la plaque annu- laire 106. La tige du piston est reliée à une tête cylindri- que 112, mobile dans un canal 114 de diamètre agrandi, com- muniquant avec la chambre 100. La tête 112 porte un coin 116 destiné à coopérer par frottement avec un siège 118 monté dans un évidement 120 du montant 12 de la cage. Lors- que les coins 116 des dispositifs de verrouillage de pontet sont rétractés dans leur chambre respective 114, le pontet amovible 78 peut se déplacer librement par rapport aux mon- tants de la cage. Lorsque les coins 116 font saillie laté- ralement, ils coopèrent avec les sièges 118 pour appliquer à force le pontet amovible 78 contre les montants de la cage et loger ainsi fermement les tétons tronconiques 96 dans les évidements coniques 94 des pattes 82. Ainsi fixés, les pontets amovibles 78 s'étendent en travers des fenêtres des baies verticales 22b, 22d de laminage et ils réalisent donc une liaison rigide supplémentaire entre les montants 12b, 12c et les montants 12d, 12e de la cage. Il est évident que l'un quelconque d'un certain nombre de dispositifs hydrauliques, bien que non représentés sur les figures, peut être mis en oeuvre pour la commande des dispositifs de verrouillage des pontets, y compris des circuits indépendants à pompe et réservoir montés directe- ment sur les pontets 78. Lorsque chaque chariot 40V de transfert vertical commence à avancer vers sa baie de laminage vertical, les nez 86b des verrous fixes 86a portés par les empoises infé- rieures 32v viennent se placer au-dessus des clavettes horizontales 88 portées par les montants adjacents de la cage. Lorsque le chariot de transfert vertical continue son mouvement d'avance, les tétons tronconiques 96 portés par les montants de la cage pénètrent dans les évidements coni- ques 94 des pattes 82 du pontet amovible 78. Cette intro- duction se produit sensiblement au moment o les roues 44v, 36v du chariot commencent à descendre en roulant sur les tronçons inclinés respectifs 48', 50' de leurs chemins. Lorsque le chariot 40V de transfert vertical descend, le soutien vertical des empoises verticales inférieures 32v passe du châssis 42v du chariot sur les clavettes horizon- tales 88 fixées aux montants de la cage. Sensiblement au même moment, le soutien vertical du pontet amovible 78 passe également du châssis 42v du chariot sur les tétons tronconiques 96. Une fois que le chariot 40V de transfert vertical s'est éloigné en descendant du module 28V de cylin- dres verticaux, les dispositifs 98 de verrouillage du pon- tet sont actionnés pour bloquer fermement le pontet amovi- ble 78 sur les tétons 96 qui servent de butée limitant la poursuite du mouvement vers l'intérieur des. baies de lami- nage. Il apparaît donc que chaque chariot 40V de transfert vertical est également dégagé du trajet suivi par les 2490117 i contraintes dans la cage. Les pontets verticaux fixes 20 portent des méca- nismes 68v de serrage vertical à vis, accouplés en 67v et commandés par des moteurs 69v. Les vis de serrage vertical comportent des nez 66v qui sont amenés en contact avec les empoises 32v d'un cylindre vertical 30v (le cylindre de droite comme montré sur les figures 6 et 8). Ceci fait porter les plaques d'usure 52v des empoises 32v de l'autre cylindre vertical contre les plaques oscillantes 54v portées par le pontet amovible 78. Comme indiqué précédemment, les entretoises infé- rieures 32v de chaque module 28V de cylindres verticaux comportent des mécanismes 86 de verrouillage d'empoises verticales qui comportent les verrous fixes 86a dont les nez 86b passent au-dessus des cales horizontales 88. Comme montré également sur la figure 6A, il apparaît que des verrous mobiles 86c sont associés à chaque verrou fixe 86a. Les verrous mobiles 86c sont reliés par des axes 86d à de petits leviers 86e de renvoi qui sont montés sur des arbres rotatifs 86f. Ces derniers peuvent être réglés manuellement en rotation au moyen de poignées 86g (voir figure 1, 2 et 4) afin de faire tourner les leviers 86e de renvoi et de faire glisser les verrous mobiles 86c entre des positions rétrac- tées de déverrouillage, comme montré à droite sur la figure 6A, et des positions avancées de verrouillage dans lesquel- les leurs nez 86h s'avancent-au-dessous des clavettes hori- zontales 88, comme montré à gauche sur la même figure. Les mécanismes 86 de verrouillage des empoises verticales s'op- posent à tout déplacement axial des cylindres verticaux 30v de travail et des empoises respectives 32v pendant l'opéra- tion de laminage. Une fois que les modules 28V de cylindres verti- caux sont en position, les supports 90 d'allonges verticales sont abaissés pour s'enclencher avec les manchons 62v d'ac- couplement disposés sur les extrémités 60v faisant saillie vers le haut des cylindres verticaux 30v. L'ouverture 26 du montant 12a de la cage est fermée, sur le côté de travail de la cage, par une courte 24901 1 plaque 122 (voir figure 1) qui est montée de façon amovi- ble par tout moyen convenable, par exemple par des boulons, des broches ou autres (non représenté). Au cours d'une opération de laminage, un produit est laminé successivement par les paires alternées de cylin- dres horizontaux 30h et verticaux 30v. L'écartement entre les paires successives de cylindres est maintenu à une valeur aussi faible que possible, de préférence entre 1,5 et 2,0 fois le diamètre maximal des cylindres du laminoir. Cette conception compacte est rendue possible par l'utilisa- tion de montants de cage uniques entre les modules succes- sifs de cylindres. Dans le cas o un défaut de fonctionnement appa- rait, soit dans le laminoir lui-même, soit en aval du lami- noir, il est possible d'arrêter une certaine longueur de produit dans le laminoir. Dans ce cas, le laminoir est arrêté et on procède à l'opération suivante: la petite pla- que 122 est démontée afin de dégager l'ouverture 26 du pre- mier montant 12a de la cage; les supports 90 d'allonges ver- ticales sont actionnés afin d'élever les manchons 62v d'ac- couplement jusqu'aux positions montrées sur la figure 8; les mécanismes horizontaux à vis de serrage sont élevés; et les dispositifs 98 de verrouillage des pontets et les méca- nismes 56, 58 de verrouillage des empoises horizontales et verticales sont dégagés. Ensuite, les chariots 40H et 40V de transfert horizontal et de transfert vertical, ainsi que les modules correspondants horizontaux et verLicaix 28H et 28V de cylindres sont extraits latéralement de la structure de la cage vers le côté de travail du laminoir. Les ouvertures latérales 26 permettent à tout produit arrêté, s'étendant suivant la ligne de laminage entre les paires de cylindres successives, de suivre le mouvement de transfert latéral. La figure Il représente schématiquement en plan les modules de cylindres extraits et le produit arrêté qui les accompa- gne. Ceci ménage au personnel d'intervention une place suf- fisante pour dégager le produit arrêté en le découpant en petits tronçons qui sont ensuite retirés des passes 2490117 e successives de laminage.Des modules de cylindres sont ensuite réintroduits latéralement dans la structure de la cage et le laminoir est préparé rapidement pour reprendre le laminage, par l'exécution des opérations inverses de celles indiquées ci-dessus. * On peut apprécier davantage le faible encombre- ment de ce laminoir en notant qu'avec des cylindres de 510 mm de diamètre maximal, l'écartement des passes succes- sives de cylindres peut être limité à 975 mm et la longueur globale du laminoir comportant quatre passes de cylindres peut être d'environ 4025 mm. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au laminoir décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. 2490 117 REVENDICATIONS 1. Laminoir, caractérisé en ce qu'il comporte une structure formant une cage fixe comprenant plusieurs montants (12a-12e) qui s'étendent transversalement à la ligne (10) de laminage le long de laquelle ils sont espa- cés et qui présentent des ouvertures (26) alignées sur cette ligne de laminage afin de permettre le passage du produit à laminer, les montants étant reliés entre eux rigidement par des pontets fixes (16, 18, 20) qui coopè- rent avec lesdits montants pour former plusieurs baies (22a-22d) de laminage présentant des fenêtres s'ouvrant vers un premier côté de la structure de la cage, plusieurs modules (28H, 28V) de cylindres qui comprennent des paires de cylindres de travail (30h, 30v) montés de manière à pou- voir tourner entre des empoises (32h, 32v) à coussinet, ces modules de cylindres étant conçus pour être logés dans les baies de laminage, dans des positions opérationnelles de laminage dans lesquelles ils sont supportés entre les montants de manière que les axes des cylindres de modules successifs soientdisposés perpendiculairement les uns aux autres, le laminoir comportant également des moyens (62h, 64h; 62v, 64v) d'entraînement des cylindres de tra- vail de chaque module, et des moyens de transfert (40H, V) destinés à translater latéralement les modules de cylindres par les fenêtres, entre lesdites positions opéra- tionnelles de laminage et des positions de repos situées sur ledit premier côté de la structure de la cage. 2. Laminoir selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'il comporte des pontets amovibles (78) qui s'étendent en travers des fenêtres de baies de laminage choisies, ces pontets amovibles étant fixés de façon amo- vible entre les montants délimitant lesdites baies choi- sies et pouvant être déplacés latéralement par lesdits moyens de transfert, avec les modules de cylindres asso- ciés auxdites baies choisies. 3. Laminoir selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les montants comprennent des tôles disposées dans des plans parallèles et perpendiculaires-à la ligne de laminage. 4. Laminoir selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 3, caractérisé en ce que les ouvertures des mon- tants s'étendent latéralement à partir de la ligne de lami- nage vers les fenêtres des baies de laminage. 5. Laminoir selon la revendication 1, caracté- risé en ce que des modules successifs de cylindres sont portés par un montant commun qui s'étend entre eux et qui est donc soumis à des forces bidirectionnelles d'écartement des cylindres au cours d'une opération de laminage. 6. Laminoir selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'il comporte des dispositifs de serrage à vis (68h, 68v) portés par les pontets fixes (16, 18, 20) afin de régler l'écartement des cylindres desdits modules. 7. Laminoir selon la revendication 5, caracté- risé en ce que l'écartement des axes des cylindres de pai- res successives de cylindres est compris entre 1,5 et 2,0 fois le diamètre maximal des cylindres de travail utilisés dans le laminoir. 8. Laminoir, caractérisé en ce qu'il comporte une structure fixe formant une cage comportant plusieurs montants (12a-12e) reliés rigidement entre eux et orien- tés transversalement à la ligne (10) de laminage, ces montants étant espacés les uns des autres et présentant des ouvertures (26) alignées avec la ligne de laminage pour permettre le passage d'un produit à laminer, lesdites ouvertures s'étendant transversalement aux montants, de la ligne de laminage vers un premier côté de la structure formant la cage, le laminoir comportant également des pai- res de cylindres de travail (30h, 30v) disposés dans des positions opérationnelles de laminage entre les montants qui les supportent au moins en partie, les-axes des cylin- dres de paires successives étant orientés perpendiculaire- ment les uns aux autres, des moyens (62h, 64h; 62v, 64v) d'entraînement des cylindres de travail, et des moyens de transfert (40H, 40V) destinés à déplacer les paires de cylindres dans une direction latérale commune, entre lesdites positions opérationnelles de laminage et des posi- tions d'extraction et de repos situées le long dudit pre- mier côté de la structure de la cage, lesdites ouvertures étant disposées pour permettre au produit d'accompagner tout mouvement latéral d'extraction par rapport à la struc- ture de la cage. 9. Laminoir selon la revendiction 8, caractérisé en ce que la liaison rigide réalisée entre les montants est assurée au moins en partie par des pontets fixes (16, 18, 20) qui s'étendent entre les montants, en des points autres que ledit premier côté de la structure de la cage. 10. Laminoir selon la revendication 9, caractérisé en ce que la liaison rigide réalisée entre les montants est constituée également de pontets amovibles (78) qui s'é- tendent entre des paires choisies. desdits montants auxquels ils sont reliés de manière amovible, sur ledit premier côté de la structure de la cage. 11. Laminoir selon la revendication 10, caracté- risé en ce que les pontets amovibles sont conçus pour être déplacés latéralement par lesdits moyens de transfert afin d'être amenés en position d'enclenchement avec lesdites paires choisies de montants, et d'être retirés de cette position. 12. Laminoir selon l'une quelconque des revendica- tions 8 à 11, caractérisé en ce que les moyens de transfert comprennent plusieurs chariots (40H, 40V) montés sur des chemins de roulement. 13. Laminoir selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'au moins certains des montants supportent deux pai- res successives de cylindres et sont donc soumis à des con- traintes bidirectionnelles pendant le laminage. 14. Laminoir selon la revendication 8, caractérisé en ce que les cylindres de travail ne présentent pas de gorges. 15. Laminoir, caractérisé en ce qu'il comporte une structure de cage comprenant plusieurs montants fixes (12a-12e) qui sont orientés transversalement à la ligne (10) de laminage, qui sont espacés le long de cette ligne et qui sont constitués de tôles de forme à peu près en C, présentant des ouvertures (26) qui s'étendent de la ligne de laminage vers un premier côté de la structure de la cage, des pontets fixes (16, 18, 20) reliant rigidement entre eux les montants et coopérant avec ces derniers pour définir plusieurs baies (22a-22d) de laminage qui présen- tent des fenêtres s'ouvrant vers ledit premier côté de la structure de la cage, plusieurs modules (28H, 28V) de cylindres comprenant des paires de cylindres de travail (30h, 30v) montés de manière à pouvoir tourner entre des empoises (32h, 32v) de coussinet, les modules de cylin- dres étant conçus pour être disposés à l'intérieur de baies de laminage, dans des positions opérationnelles de laminage dans lesquelles ils sont supportés entre les mon- tants de manière que les axes des cylindres de modules successifs soient disposés perpendiculairement les uns aux autres et qu'au moins certains des modules successifs soient portés partiellement par un montant commun s'éten- dant entre lesdits modules, le laminoir comportant égale- ment des moyens (62h, 64h; 62v, 64v) d'entraînement des cylindres de travail de chaque module, et des moyens de transfert (40H, 40V) destinés à déplacer latéralement les modules de cylindres à travers lesdites fenêtres entre les- dites positions opérationnelles de laminage et des posi- tions de retrait et de repos situées sur ledit premier côté de la structure de la cage. 16. Laminoir, caractérisé en ce qu'il comporte une structure de cage divisée en plusieurs baies (22a-22b) de laminage par des montants (12a12e) reliés entre eux rigidement et s'étendant transversalement à la ligne (10) de laminage, lesdites baies de laminage présentant des fenêtres tournées vers un premier côté de la structure de la cage, le laminoir comportant également plusieurs modules (28H, 28V) de cylindres qui comprennent des paires de cy- lindres de travail (30h, 30v) montés de manière à pouvoir tourner entre des empoises (32h, 32v) à coussinets, la structure de la cage étant conçue pour permet- tre un mouvement desdits modules de cylindres dans une direction latérale commune, par lesdites fenêtres, vers des positions opérationnelles de laminage dans lesquelles les modules sont portés par lesdits montants dans les baies de laminage, et hors de ces positions de laminage. 17. Laminoir selon la revendication 16, caracté- risé en ce que les axes des cylindres de modules travail- lant les uns à la suite des autres sont décalés d'un cer- tain angle. 18. Laminoir selon l'une des revendications 16 et 17, caractérisé en ce qu'au moins certains des montants s'étendent entre deux modules de cylindres travaillant l'un à la suite de l'autre et supportent séparément ces deux modules.