La présente invention concerne un disposi- tif de sûreté pour le mécanisme de détente d'un fusil de chasse du type à emprunt de gaz et à mouvement de pompage. Dans cette description et dans les reven- dications, par les termes "fusil de chasse du type à emprunt de gaz et à mouvement de pompage",on entend un fusil de chasse dans lequel le mécanisme de réar- mement peut être actionné soit dans le mode automati- que par la technique dite "d'emprunt de gaz", soit manuellement par la technique dite "à mouvement de ponmage"_ Le mécanisme de réarmement d'un fusil du type considéré, comprend d'une manière générale un obturateur monté sur un chariot mobile guidé vers la chambre de l'arme et depuis celle-ci, un ressort qui maintient l'obturateur en position de fermeture de la chambre de l'arme et qui s'oppose à ce que le groupe chariotobturateur s'éloigne de cette chambre, un piston pour actionner le groupe chariot-obturateur à l'encontre de la sollicitation du ressort de fer- meture de la chambre de l'arme. Lorsque le mécanis- me de réarmement du fusil est actionné par la tech- nique dite "d'emprunt de gaz", le dit piston est sou- mis à l'action d'une partie des gaz du tir qui est dérivée du canon du fusil dans un cylindre dans le- quel le piston est axialement mobile. Lorsque le mécanisme de réarmement du fusil est actionné à la main, le piston est rendu solidaire d'un coulisseau à poignée monté à coulissement sur le fusil même. Un fusil de chasse du type à emprunt de gaz et à mou- vement de pompage est, en outre, équipé d'un dispo- sitif de commutation qui fait passer le mécanisme de réarmement de l'actionnement automatique à l'action- nement manuel et inversement. Un tel fusil de chas- se du type à emprunt de gaz et à mouvement de pom- page est décrit dans les demandes de brevets n0s 22697 B/79 et 24595 A/80 déposées, respective- ment, le 27 septembre 1979 et le Il septembre 1980 au nom de la Demanderesse. Lorsqu'un fusil est dans l'état prêt au tir, l'obturateur est maintenu en position de ferme- ture de la chambre de l'arme par un arrêt positif amovible, appelé arrëtoir dans la technique en ques- tion, tandis que le chariot est retenu dans une posi- tion correspondante par un élément d'entretoisement sur- porté de manière générale par la boîte du mécanisme de détente du fusil. En particulier, cet élément d'en- tretoisement est constitué par un levier dont une extré- mité est reliée à la boîte contenant le mécanisme de détente et dont l'autre extrémité est appliquée con- tre la paroi postérieure du chariot. Un tel élément d'entretoisement doit être du type escamotable, c'est-à- dire qu'il doit pouvoir être amené dans une position non active pour permettre au chariot d'être déplacé librement en direction de l'orifice de la chambre de l'arme lorsque, le tir ayant été effectué, il est nécessaire de réarmer le fusil. Dans ce but, le dit levier-entretoise est associé au chien du fusil duquel résulte le déplacement angulaire. Au moment du tir, comme le chien est déplacé angulairement pour frapper le percuteur, le levier-entretoise est déplacé angulairement autour de son point de pivotement, de manière que son extrémité libre précédemment appliquée contre le chariot soit déplacée dans une position non active, distante du chariot ou du moins ne se trouvant pas sur son trajet. En observant attentivement le mouvement du chien vers le percuteur, on a pu noter qu'au moment du coup sur le percuteur, le chien subit un rebond pour ensuite se poser définitivement sur ce percu- teur. Un tel rebond, pour autant qu'il soit rapide et pour autant qu'il soit d'une importance limitée, détermine toujours un déplacement angulaire congru- ent du levier-entretoise. En définitive, à chaque tir, le levier-entretoise, avant d'occuper définitive- ment la position distante du trajet du chariot, subit un déplacement angulaire de "retour" très rapide, qui, dans la suite de cette description, sera appe- lé déplacement par effet de rebond. Lorsque le mécanisme de réarmement d'un fu- sil à emprunt de gaz et à mouvement de pompage est actionné à la main (actionnement par mouvement de pompage), le dit déplacement par effet de rebond du levier-entretoise n'a aucune conséquence puisque, à cause de la rapidité avec laquelle ceci se produit, ce levier-entretoise se trouve sûrement dans la posi- tion non active distante du trajet du chariot au mo- ment o le chariot est déplacé (à la main) en direc- tion de l'orifice de la chambre de l'arme. Mais, lorsque le mécanisme de réarmement est actionné automatiquement par les gaz du tir dérivés du canon du fusil, le déplacement du chariot et de l'obturateur dans l'orifice de la chambre de l'arme, est si rapide et si violent que le chariot rencontre sûrement l'extrémité libre du levier-en- tretoise pendant son déplacement par effet de rebond. En conséquence, une rupture du levier-entretoise ainsi que du mécanisme de détente associé peut se produire. Le problème qui est à la base de l'inven- tion est donc celui de choisir un dispositif de sûreté pour le mécanisme de détente d'un fusil de chasse-du type à emprunt de gaz et à mouvement de 3 pompage, tel que soit garantie l'élimination du dé- placement par effet de rebond du levier -entretoise c'est-à-dire le maintien du levier-entretoise en position non active lorsque le chariot est déplacé en direction de l'orifice de la chambre de l'arme; un tel dispositif de sûreté doit, en outre, permet- tre au levier-entretoise de reprendre sa position active adéquate dans laquelle son extrémité libre est appliquée contre le chariot lorsque celui-ci se trouve dans la position correspondant à la fermeture de la chambre de l'arme. Ce problème est résolu, conformément à l'invention, par un dispositif de sû3reté pour le mé- canisme de détente d'un fusil de chasse du type à emprunt de gaz et à mouvement de pompage dans lequel un chariot qui supporte un obturateur est mobile dans une direction fixée d'avance vers la chambre de l'arme et depuis celle-ci et dans lequel un levier- entretoise est monté sur un pivot fixé dans une boîte contenant le mécanisme de détente, ce pivot s'éten- dant perpendiculairement à la direction de déplace- ment du chariot, le levier-entretoise pouvant être déplacé angu'lairement autour du dit pivot à partir d'une position active dans laquelle une de ses extré- mités est appliquée contre le chariot alors que l'obturateur correspondant est maintenu en position de fermeture de la chambre de l'arme, vers une posi- tion non active dans laquelle son extrémité libre ne se trouve pas dans le chemin du chariot, caractérisé ence qu'il comprend un poussoir à ressort dont une extrémité pivote sur le levier- entretoise et l'autre sur un point fixe de la boite du mécanisme de détente, la ligne d'action du poussoir s'é- tendant au-dessus de la ligne passant par les points de pivotement de ce poussoir et par un point de l'axe du pivot du levier- entretoise lorsque ce der- nier est en position active, le poussoir à ressort étant fortement comprimé lorsque sa ligne d'action coïncide avec la ligne passant par les points de pivotement. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description détaillée d'un exem- ple de réalisation d'un dispositif de sûreté suivant l'invention, donnée avec référence aux dessins anne- xés à titre purement indicatif, dans lesquels: la Fig. 1 est une vue schématique et en partie en coupe d'une partie d'un fusil de chasse comprenant le mécanisme de détente du fusil et con- tenant un dispositif de sûreté conforme à l'inven- tion- les Fig. 2, 3 et 4 sont des vues schémati- ques, à plus grande échelle, de ce même mécanisme de détente de la Fig. 1, comprenant le dispositif de sûreté conforme à l'invention dans diverses positions de fonctionnement; les Fig. 5, 6 et 7 sont des vues schémati- ques des diverses positions prises par le dispositif de sûreté conforme à l'invention pour les positions illustrées, respectivement, sur les Fig. 2, 3 et 4. Au)i dessins, le chiffre 1 désigne globale- ment une boîte contenant le mécanisme de détente d'un fusil de chasse 2 du type à emprunt de gaz et à mouvement de pompage, c'est-à-dire d'un fusil de chasse dans lequel le mécanisme de réarmement peut être actionné indifféremment ou bien automatiquement par la technique d'emprunt de gaz, ou bien manuelle- ment par le système à mouvement de pompage tradi- tionnel, le fusil 2 étant équipé d'organes de commu- tation (non représentés) d'un type propre à permettre l'ac- tionnement de ce mécanisme de réarmement dans un mode ou dans l'autre. De ce mécanisme dé réarmement sont représentés aux dessins annexés, l'obturateur 3 avec son percuteur 4, le chariot 5 de support et d'ac- tionnement de cet obturateur 3 et le transporteur 6 de cartouches. En particulier, le chariot 5 est ac- tionné de manière classique par deux tiges 5a, paral- lèles, qui s'étendent au-dessus du groupe formé par le mécanisme de détente du fusil et latéralement par rapport à celui-ci. Le chariot 5, actionné ma- nuellement ou automatiquement comme décrit plus haut, est déplacé alternativement dans une direction fixée d'avance depuis la chambre 7 de l'arme et vers celle- ci, entraînant avec lui l'obturateur 3, respective- ment dans une position d'ouverture et une position de fermeture de cette chambre. Sur les Fig. 1 et 2, le chariot 5 et l'ob- turateur 3 sont représentés dans la position de fer- meture de la chambre 7 de l'arme; alors que l'obtu- rateur 3 est maintenu dans cette position à l'inter- vention d'un ressort (non représenté parce que clas- sique) et par l'engagement d'un arrêtoir 3a dans un siège d'arrêt correspondant, le chariot 5 est retenu par une entretoise indiquée globalement par 8, la pré- sence et la fonction de cette entretoise étant requises surtout pendant le fonctionnement du fusil avec un réarmement manuel du type à mouvement de pompage. Cette entretoise est essentiellement consti- tuée d'un levier en forme de plaque 10, monté en substance en son milieu sur un pivot 9 qui est fixé à la boîte 1 contenant-le mécanisme de détente et qui r'étend perpendiculairement à la direction du déplace- ment du chariot 5. Le levier en forme de plaque 10 comprend une partie 11, allongée et allant du pivot 9 vers la chambre 7 de l'arme, son extrémité libre lla étant appliquée contre le chariot 5 lorsque celui-ci est retenu dans la position correspondant à la fermeture de la chambre de l'arme. Le levier en forme de plaque 10 comporte également une partie postérieure 12 au-dessus de laquelle est formé un appendice 13 engagé transversalement dans une fenê- tre 14 taillée dans un bras en forme de plaque 15. Ce bras 15 comporte une extrémité montée à rotation sur un pivot 16 fixé à la boîte 1 du mécanisme de détente et s'étendant parallèlement au pivot 9 du levier en forme de plaque 10. Le bras 15, s'étend parallèlement au levier en forme de plaque 10, comporte un côté supérieur l5a courbe dont la convexité est tournée vers le haut et est constitué de deux parties latérales s'élevant vers une partie médiane de hauteur maximum. Le côté supérieur cour- be i5a du bras 15 se trouve sur le trajet du chariot , comme cela ressortira de la suite de la descrip- tion. Le levier en forme de plaque 10 peut être déplacé angulairement autour de l'axe du pivot 9 à partir d'une position active dans laquelle l'extré- mité libre lla de ce levier est appliquée contre le chariot 5 (action d'entretoisement) vers une posi- tion non active dans laquelle cette extrémité libre est complètement abaissée en dessous du chariot, de manière à ne pas se trouver sur le trajet de ce der- nier pendant ses déplacements depuis la chambre 7 de l'arme et vers celle-ci. Les déplacements angulaires du levier en forme de plaque 10 sont en corrélation avec les dé- placements angulaires du chien 17 auquel ce levier est relié d'une manière classique,non représentée. Lorsque le chien 17, libéré par la détente 18, est déplacé angulairement vers l'obturateur 3, pour frapper le percuteur 4, le levier en forme de plaque est déplacé angulairement vers le bas dans la position non active précisée plus haut. 19 indique un poussoir à ressort comprenant une tige 20 qui comporte des extrémités opposées 21 et 22 pivotant, respectivement, sur la partie 12 du levier en forme de plaque 10 et sur la boîte 1 contenant le mécanis- me de détente, les axes de pivotement étant parallè- les à l'axe du pivot 9 du levier-entretoise 10. Plus particulièrement, l'extrémité 22 de la tige 20 est axialement mobile dans une forure 23 creusée dans un corps sphérique 24 monté comme une rotule dans un siège correspondant 25 creusé dans la boîte 1. Le poussoir à ressort 19 comprend, en outre, un ressort 26 glissé coaxialement sur la tige 20 et. s'appuyant, d'une part sur une bague 21a de cette même tige et, d'autre part sur le corps sphérique 24 précédemment cité. Les points de pivotement ou d'articulation du poussoir 19, respectivement, sur le levier 10 et sur la boîte 1 du mécanisme de détente, sont choisis d'une manière telle que, lorsqu'ils sont en ligne avec un point de l'axe du pivot 9 suivant une ligne droite de jonction C, le ressort 26 soit dans un état fortement comprimé. Plus particulièrement, ces points de pivotement ou d'articulation ainsi que la force élastique du ressort 26 sont choisis de manière que le poussoir à ressort 19 présente deux positions stables, disposées symétriquement par rap- port à la ligne droite de jonction indiquée par C dans les figures annexées, positions dans lesquelles la ligne d'action du ressort 26 est, respectivement, en dessous et au-dessus de cette ligne de jonction. C'est à la suite de la présence du poussoir à ressort 19 et de son action sur le levier-entretoise que ce levier présente aussi deux positions sta- bles correspondantes, décalées angulairement par rapport à la ligne C. Plus particulièrement, lors- que l'extrémité libre lla du levier-entretoise 10 est en position active (Fig. 2), la ligne d'action du ressort 26 s'étend en dessous de la ligne C, tan- dis que lorsque l'extrémité libre lla du levier 10 est en position non active (Fig. 4), la ligne d'ac- tion du ressort 26 est entièrement au-dessus de la ligne C. Le dispositif de sûreté conforme à-l'in- vention fonctionne de la manière suivante. 3'0 Dans un état initial (Fig. 2), l'extré- mité libre lla du levier-entretoise 10 est en posi- tion active, c'est-à-dire appliquée contre le cha- riot 5 maintenu dans la position correspondant à la fermeture de la chambre 7 de l'arme. La ligne d'ac- tion du ressort 26 du poussoir à ressort 19 est entièrement en dessous de la ligne C considérée plus haut. Lorsque, après l'actionnement de la détente 18, le chien 17 est déplacé angulairement pour frap- per le percuteur 4, le levier 10 est déplacé angulai- rement autour du pivot 9 (dans le sens contraire à celui des aiguilles de la montre sur les dessins an- nexés), de manière à amener son extrémité libre lla en position non active. Le déplacement angulaire du levier 10 est initialement contrarié par le poussoir à ressort 19, cette opposition persistant et aug- mentant jusqu'à ce que le ressort 26 de ce pous- soir ait atteint.son point de compression maximum, c'est-à-dire jusqu'à ce que la ligne d'action du ressort 26 coïncide avec la ligne C précisée plus haut. Dès que ce point est dépassé, le poussoir à ressort 19 favorise le déplacement angulaire du levier 10 et, donc, l'arrivée dans la position non active de l'extrémité librè lla du levier. L'arrivée dans la position non active de l'extrémité libre lla du levier-entretoise s'effec- tue au moment même o le chien 17 frappe le percu- teur 3. Le rebond immédiat et suivant du chien 17 ne provoque aucun décalage du levier 10 puisqu'il est retenu dans la position non active par le pous- soir à ressort 19. Par conséquent, même dans le cas d'un ré- armement du fusil par la technique d'emprunt de gaz, le déplacement immédiat et violent du chariot 5 et de l'obturateur 3, dans l'orifice de la chambre de l'arme, peut s'effectuer sans aucun risque puis- que l'ektrémité libre lla du levier-entretoise 10 est maintenue dans une position dégagée de la course de ce chariot. Le même chariot 5 détermine ensuite le positionnement du levier-entretoise 10 en posi- tion active. En fait, pendant le déplacement dans l'orifice, le chariot 5 rencontre le côté supérieur 15a du bras en forme deplaque 15 et le. fait ainsi pivoter autour du pivot 16 dans le sens d'un abaissement. Un tel déplacement du bras 15 est du à l'engagement dans la fenêtre 14 du bras de l'appendice 13 du levier 10 qui est déplacé angu- lairement (dans le sens des aiguilles de la montre avec référence aux figures des dessins annexés) au- tour de son pivot 9. Initialement, le pous- soir à ressort 19 s'oppose une fois encore à ce déplacement angulaire qui est par la suite favo- risé par l'arrivée dans la position stable active, dès que le chariot 5 et l'obturateur 3 sont dans la position de fermeture ou d'obturation de la chambre 7 de l'arme. De nombreuses variantes et de nombreuses modifications de l'invention ainsi conçue sont pos- sibles. Ainsi, par exemple, la position du poussoir à 'ressort 19 peut être changée de même que peut être changé le "type" d'action que ce poussoir exerce sur le levier-entretoise 10 (pour passer de l'action présente à une action de traction); des variantes de caractère géométrique sont égale- ment possibles sans pour autant sortir du domaine pro- tégé par l'invention et tel que défini dans les reven- dications annexées. 1l R E V E N D I C A T I O N- Dispositif de sûreté pour mécanisme de détente d'un fusil de chasse du type à emprunt de gaz et à mouvement de pompage, dans lequel un cha- riot (5) qui supporte un obturateur (3) est mobile dans une direction préfixée vers la chambre (7) de l'arme et depuis celle-ci et dans lequel un.levier- entretoise (10) est monté à rotation sur un pivot (9) fixé dans une boîte (1) contenant le mécanisme de détente (18, 17, 4), le pivot s'étendant perpendicu- lairement à la direction du déplacement du chariot (5), le levier-entretoise (10) pouvant être déplacé an- gulairement autour du dit pivot (9) à partir d'une position active dans laquelle une de ses extrémités (lia) est appliquée contre le chariot (5) alors que l'obturateur (3) correspondant est maintenu en posi- tion de fermeture de la chambre (7) de l'arme, vers une position non active, dans laquelle son extré- mité libre (lia) ne se trouve pas dans le chemin du chariot (5), caractérisé-en ce qu'il comprend un poussoir à ressort (19) dont une extrémité (21) pivote sur le levier-entretoise (10) et l'autre (22) sur un point fixe (25) de la boîte (l), la ligne d'action du poussoir (19) s'étendant au-dessus de la ligne C reliant les points de pivotement de ce poussoir et par un point de l'axe du pivot (9) du levier-entretoise (10) lorsque ce dernier est en position active, le poussoir (19) étant forte- ment comprimé lorsque sa ligne d'action coïncide 3-0 avec la ligne de liaison ou de jonction C.