L'invention concerne des composés répondant à la formule générale I dans laquelle R1 et R2 sont identiques ou différents et représentent chacun un groupe alcoyle ou, ensemble, un groupe alcoylène de 1 à 6 atomes de carbone, tandis que n est un nombre de 2 à 4, ainsi que leurs sels d'addition acide et leurs composés d'ammonium quaternaire. On a trouvé qu'avec une bonne compatibilité, ces substances exerçaient une excellente activité pour abaisser le taux de lipides dans le sang, en particulier le taux de cholestérol. On peut donc les utiliser comme médicaments, ainsi que comme produits intermédiaires pour la préparation d'autres médicaments. L'objet de la présente invention est, par conséquent, de prévoir des composés répondant à la formule I ci-dessus, ainsi que leurs sels d'addition acide et leurs dérivés d'ammonium quaternaire physiologiquement acceptables. L'invention concerne, en particulier, les composés préférés des formules Ia à Id ci-après, qui correspondent à la formule I. Dans ces formules, les radicaux ont les significations définies pour la formule I, avec les restrictions suivantes Dans la formule Ia, n est égal à 2 ou 3 Dans la formule Ib, R et R2 représentent le groupe méthyle ou éthyle ou ils représentent ensemble le groupe tétraméthylène, pentaméthylène ou hexaméthylène; Dans la formule Ic, R1 et R2 ont les significations définies pour la formule Ib et n est égal à 2 ou 3; Dans la formule Id, R et R représentent le groupe méthyle ou éthyle et n est égal à 2 ou 3. Un autre objet de l'invention est de prévoir un procédé de préparation de composés de formule I, ainsi que leurs sels physiologiquement acceptables, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on fait réagir un composé de formule II Q - NR1R2 (II) dans laquelle Q représente un groupe X-(CnH2n)- ou un groupe (CnH2n 1)- non cyclique, X représente un radical pouvant être aminé ou remplacé par un groupe amino à simple substitution, tandis que n, R1 et R2 ont les significations définies ci-dessus, ou un de ses sels d'addition acide ou encore un de ses dérivés d'ammonium quaternaire, avec la déhydroabiéthylamine ou un de ses sels d'addition acide, ou encore on fait réagir un composé de formule III dans laquelle R3 représente H ou R1, tandis que R1 et n ont les significations définies ci-dessus, ou un de ses sels d'addition acide, avec un composé de formule IV X-M-Z IV dans laquelle M représente un groupe alcoylène de 1 à 6 atomes de carbone, Z représente H ou X, tandis que X a la signification définie ci-dessus, ou encore on fait réagir un composé de formule V dans laquelle n et X ont les significations définies ci-dessus, ou un de ses sels d'addition acide, avec un composé de formule, RNR1R2 VI dans laquelle R et R2 ont les significations définies ci-dessus, ou un de ses sels d'addition acide, ou encore, dans un composé répondant par ailleurs à la formule I mais dans lequel un ou les deux groupes amino sont modifiés fonctionnellement, on libère ces derniers par traitement avec des agents d'hydrolyse, ou encore on traite, avec des agents réducteurs et/ou d'hydrogénation, un composé répondant par ailleurs à la formule I, mais comportant, en outre, un ou plusieurs groupes pouvant être réduits et/ou substitués par de l'hydrogène et/ou plusieurs liaisons multiples C-C et/ou C-N, ou encore on traite un dihydro- ou un tétrahydro-dérivé du composé de formule I avec un agent de déshydrogénation et/ou on transforme un composé de formule I, par traitement avec un acide, en un sel d'addition acide physiologiquement acceptable et/ou on libère, par traitement avec une base, un composé de formule I à partir de ses sels d'addition acide et/ou on transforme un composé de formule I en son sel d'ammonium quaternaire, par traitement avec un agent de quaternisation. Dans les formules précitées, X représente, de préférence, un halogène, en particulier, le chlore, le brome ou l'iode, un groupe OH ou un groupe OH estérifié réactif. Ce dernier est, de préférence, un groupe d'ester sulfonique, en particulier o-S02CH3, -002C2H5, 0C2C6H5, -0-S02-p-C6H 4CH3, -002-p-C6H4Br, -O-SO2-&alpha;-C10H7 ou -O-SO2-ss-C10H7. Lorsque Q représente un groupe (CnH2n1) non cyclique, il représente, de préférence, un groupe alcényle non ramifié tel que le groupe vinyle, allyle, propényle, 1-butényle, 2-butényle ou 3-butényle. Le groupe (CnH2n ) représente, de préférence, un groupe -(CH2)n, en particulier -CH2-CH2-, -CH2CH2CH2- ou -CH2CH2CH2CH2- mais il représente également -CH(CH3)-, -CH(C2H5)-, -CH(n-C3H7)-, -CH(iso-C3H7) -, -CH(CH3)CH2-, CH2CH(CH3)-, -CH(C2H5)CH2-, -CH2CH(C2H5)-, -CH(CH3)CH2CH2-, -CH2CH(CH3)CH2-, -CH2CH2CH(CH3)-, R et R représentent des groupes alcoyles inférieurs de 1 à 6 atomes de carbone, de préférence, non ramifiés, en particulier, le groupe méthyle ou éthyle, mais également le groupe n-propyle, iso-propyle, n-butyle, sec-butyle, isobutyle, n-pentyle, pent-2-yle, pent-3-yle, isopentyle, n-hexyle, hex-2yle, hex-3-yle ou isohexyle;R1 et R2 peuvent également former, avec l'arome d'azote, un noyau hétérocyclique, de préférence, un noyau pyrrolidine, pipéridine ou homopipéridine. Parmi les groupes amino modifiés fonctionnellement, il y a principalement les groupes amino qui peuvent être transformés en groupes amino libres par élimination d'un radical par hydrolyse ou hydrogénolyse. Sont préférés les groupes N-acyles, en particulier le groupe N-formyle, N-acétyle, N-benzoyle, N-carbobenzoxy, N-p-toluène-sulfonyle ou N-méthane-sulfonyle, ou encore les groupes N-arylméthyles, en particulier, le groupe N-benzyl- ou N-triphénylméthyle, ainsi que les sels quaternaires des résidus de bases de Schiff, par exemple [-N(=CHR4)-(CnH2n)NR1R2][Y #] , formule dans laquelle R4 repré- sente un radical organique, de préférence, un groupe aryle, en particulier, le groupe phényle, tandis que Y - représente l'anion d'un acide, de.préférence, un acide fort, en particulier, un hydracide halogéné ou un acide sulfonique. Parmi les groupes réductibles et/ou pouvant être substitués par l'hydrogène, il y a, de préférence, les atomes d'halogènes, en particulier le chlore ou le brome, ainsi que les groupes carbonyle, carbobenzoxy, p-toluène-sulfonyloxy, triphénylméthyle ou benzyle. Parmi les "esters réactifs", on entend, de préférence, ci-après les sulfonates d'alcoyle, d'aralcoyle ou d'aryle, en particulier, les méthane-sulfonates, les éthane-sulfonates, les benzène-sulfonates, les p-toluène-sulfonates, les p-bromobenzènesulfonates, les a-naphtyl-sulfonates et les ss-naphtyl-sulfonates. Outre les composés hydroxy repris ci-après, on peut également employer leurs "esters réactifs. Parmi les composés de formule II, il y a principalement les a-dialcoylamino- c4) -halogéno-alcanes ou les a-dialcoylaminohydroxy-alcanes, de préférence, les chlorures de 2-dialcoylaminoéthyle, les bromures de 2-dialcoylaminoéthyle, les iodures de 2-dialcoylaminoéthyle, les chlorures de 3-dialcoylaminopropyle, les bromures de 3-dialcoylaminopropyle, les iodures de 3-dialcoylaminopropyle, les chlorures de 4-dialcoylaminobutyle, les bromures de 4-dialcoylaminobutyle et les iodures de 4-dialcoylamino butyle, les composés analogues de N-halogénoalcoyipyrrolidines, de N-halogénoalcoyl-pipéridines et de N-halogénoalcoyl-homopipéri- dines, ainsi que les 2-dialcoylaminoéthanols, les 3-dialcoylaminopropanols et les 4-dialcoylaminobutanols et les composés analogues de N-hydroxyalcoyl-pyrrolidines, de N-hydroxyalcoylpipéridines et de N-hydroxyalcoyl-homopipéridines. De plus, comme composés de formule II, les composés analogues de N,Ndialcqylaminoalcènes sont également appropriés. Comme composés de départ de formule III, on emploie principalement les N-aminoalcoyl-déhydroabié-thylamines et les N-alcoylaminoalcoyl-déhydroabiéthylamines, de préférence, la N-(2-aminoéthyl)-, la N-(3-aminopropyl)- ou la N-(4-aminobutyl)déhydroabiéthylamine, ainsi que la N-(2-méthylaminoéthyl)-, la N-(2-éthylaminoéthyl)-, la N-(2-propylaminoéthyl)-, la N-(2-butyl- aminoéthyl)-, la N-(2-pentylaminoéthyl)- ou la N-(2-hexylaminoéthyl)-déhydroabiéthylamine, de même que les propyl-déhydroabiéthylamines et les butyl-déhydroabiéthylamines correspondantes. Il va de soi que les radicaux alcoyles et/ou alcoylènes peuvent également être ramifiés. Les composés de formule IV englobent principalement les halogéno-alcanes, les dihalogéno-alcanes, les hydroxyalcanes, les dihydroxy-alcanes ou les hydroxy-halogéno-alcanes tels que, par exemple, le chlorure de méthyle, d'éthyle, de n-propyle, d'isopropyle, de n-butyle, d'isobutyle, de sec-butyle, de tert-butyle, de n-pentyle, d'isopentyle, de n-hexyle ou d'isohexyle, ainsi que les bromures, les iodures et les alcools correspondants, le 1,4-dichlorobutane, le 1,5-dichloropentane, le 1,6-dichlorohexane et les dibromo-, diiodo- et dihydroxyalcanes correspondants, le 4-chloro-, le 4-bromo- et le 4-iodo1-butanol, le 5-chloro-, le 5-bromo- et le 5-iodo-1-pentanol, le 6-chloro-, le 6-bromo- et le 6-iodo-1-hexanol. Les composés de formule V sont, de préférence, les N ( LJ -halogénoalcoyl)-déhydroabiétylamines et les N-(0 -hydroxyalcoyl)-déhydroabiétylamines telles que la N-(2-chloréthyl)-, la N-(2-bromoéthyl)-, la N-(2-iodoéthyl)-, la N-(2-hydroxyéthyl)-, la N-(3-chloropropyl)-, la N-(3-bromopropyl)-, la N-(3-iodopropyl)-, la N-(3-hydroxypropyl)-, la N-(4-chlorobutyl)-, la N-(4-bromobutyl)-, la N-(4-iodobutyl)- ou la N-(4-hydroxybutyl)déhydroabiétylamine.On obtient, par exemple, ces composés en faisant réagir la déhydroabiétylamine avec des dihalogénoalcanes ou des dihydroxy-alcanes, de préférence, le 1-bromo-2chloréthane, le 1-bromo-3-chloropropane, le 1 -bromo-4-chloro- butane, le 2-chloréthanol, le 2-bromoéthanol, le 3-chloro-1propanol, le 3-bromo-1-propanol, le 4-chloro-1-butanol ou le 4bromo-1-butanol. On peut effectuer la réaction de façon connue, dans un solvant approprié et à une température comprise entre O et 2000C de préférence, à la température d'ébullition du solvant; cependant, on peut également travailler sans solvant, en faisant réagir directement les composants à une température comprise entre O et 2000C, de préférence, entre 100 et 1500C. Parmi les composés de formule VI, il y a les dialcoylamines ou les azacycloalcanes, de préférence, les di-n-alcoylamines, les pyrrolidines, les pipéridines et l'homopipéridine. Parmi les composés de formule I dont un ou les deux groupes amino sont modifiés fonctionnellement, il y a, par exemple, les dérivés de N-acyle, de préférence, les dérivés de N-acétyle, de N-formyle, de N-benzoyle, de N-p-toluène-sulfonyle, ou des dérivés N-carbobenzoxy, en particulier, les N-acyl-N (2-diéthylaminoéthyl )-déhydroabiétylamines. On effectue la réaction des composés de formule II avec la déhydroabiétylamine suivant les procédés connus dans la littérature pour l'alcoylation des amines. On travaille sans solvant en faisant réagir les composants purs l'un avec l'autre ou en présence de solvants, par exemple, des hydrocarbures tels que le benzène, le toluène et le xylène, des hydrocarbures halogénés tels que le chloroforme, le 1,2-dichloréthane et le chlorobenzène, des cétones telles que l'acétone ou la butanone, des solvants dipolaires aprotiques tels que le diméthylformamide, l'acétonitrile, le suif oxyde de méthyle, la tétraméthylurée et le 1,1-dioxyde de tétrahydrothiophène, des alcools tels que le méthanol et l'éthanol, des éthers tels que le tétrahydrofuranne ou le dioxanne, ou encore éventuellement en présence de mélanges de ces solvants l'un avec l'autre ou avec de l'eau.On ajoute avantageusement un agent fixateur d'acide, par exemple, un hydroxyde, un carbonate, un bicarbonate ou un autre sel d'un acide faible d'un métal alcalin ou alcalino-terreux tel que le sodium, le potassium ou le calcium, une base organique telle que la triéthylamine, la diméthylaniline, la pyridine ou la quinoléine ou encore un excès de déhydroabiéthylamine. La durée réactionnelle dépend des conditions employées et est à peu près comprise entre quelques minutes et 14 jours, tandis que la température réactionnelle est comprise entre environ O et 2000, habituellement entre 100 et 1300. Si l'on travaille sans solvant à 1200 environ, la réaction est terminée en une période de 1/2 à 2 heures. Lorsqu'on utilise un solvant, il faut chauffer pendant 12 à 24 heures pour obtenir un bon rendement. A titre de variante du procédé précité, on peut faire réagir un aldéhyde de formule VII R1R2NCmH2mCHO VII dans laquelle m est égal à 1, 2 ou 3, avec la déhydroabiéthylamine dans des conditions d'hydrogénation catalytique. Les conditions réactionnelles sont celles décrites dans la littérature pour les alcoylations réductrices.On peut obtenir les aldéhydes de formule VII par oxydation des alcools primaires correspondants et répondant à la formule R1R2- ( CnH2n) -OH Dans une autre variante, on transforme la déhydroabiéthylamine tout d'abord en la traitant avec un aldéhyde aromatique d'un composé carbonyle, en particulier, le benzaldéhyde pour obtenir la base de Schiff correspondante puis, en faisant réagir cette dernière avec un composé d'alcoylation de formule II (Q = X-(CnH2n)-), on la transforme en un sel quaternaire correspondant, Par élimination d'une molécule d'aldéhyde en le traitant avec des agents d'hydrolyse, de préférence, des acides dilués, on peut transformer ce sel quaternaire en un composé de formule I. On peut également faire réagir la base de Schiff avec un composé de formule X-CnH2nSH2 et alcoyler le sel quaternaire ainsi obtenu avant l'hydrolyse avec des agents d'alcoylation R1X. De cette façon, on prépare d'une manière particulièrement avantageuse, des composés de formule Id (R1 5 R2 = méthyle) en soumettant le sel quaternaire à une alcoylation réductrice avec du formaldéhyde, puis à une hydrolyse. De plus, on peut faire réagir un dérivé fonctionnel de la déhydroabiéthylamine, de préférence, la N-benzyl- ou la N triphénylméthyl-d9hydroabiéthylamine, avec un composé de formule X-CnH2nNH2, alcoyler le groupe amino primaire, puis éliminer le groupe de protection dans des conditions d'hydrogénolyse, éventuellement également dans des conditions d'hydrolyse. On peut procéder de la même manière pour faire réagir les composés de formule III avec ceux de formule IV, ainsi que les composés de formule V avec ceux de formule VI. Dans toutes les réactions précitées, on peut également faire réagir les sels d'addition acide des amines utilisées. En outre, on peut également obtenir un composé de formule I en partant d'un produit préalable ayant la même structure de base, mais comportant en plus un ou plusieurs groupes pouvant être substitués par de l'hydrogène et/ou des doubles liaisons C=C et/ou des triples liaisons CC et/ou des doubles liaisons C=N, en particulier un composé de formule VIII dans laquelle z1 z2 z3 z4 et Z5 représentent le groupe méthylène ou carbonyle, au moins un des radicaux Z1 à Z5 représentant le groupe carbonyle, tandis que R5 et R6 sont identiques ou dif férents, représentent un groupe alcoyle de 1 à 5 atomes de carbone ou représentent ensemble un groupe alcoylène comportant jusqu'à 4 atomes de carbone et n est un nombre de 2 à 4, puis en traitant ce composé avec un agent donneur d'hydrogène. On effectue, de préférence, la réduction des composés par hydrogénation catalytique. Parmi les catalyseurs appropriés, il y a, par exemple, les catalyseurs de métaux nobles, de nickel et de cobalt, ainsi que l'oxyde de cuivre/chrome. Les catalyseurs de métaux nobles peuvent se présenter sous forme de catalyseurs sur support, par exemple, le charbon palladié, le carbonate de calcium-ou le carbonate de strontium, sous forme de catalyseurs d'oxydes, par exemple, l'oxyde de platine, ou sous forme de catalyseurs métalliques finement divisés. Comme catalyseurs de nickel et de cobalt, on emploie avantageusement des métaux de Raney ou du nickel sur un support de kieselguhr ou de pierre ponce. L'hydrogénation peut se dérouler à la température ambiante et sous pression normale ou à une température supérieure et/ou sous une pression plus élevée.On travaille, de préférence, sous une pression comprise entre 1 et 10 atmosphères et à une température comprise entre -80 et +1500C. On effectue avantageusement la réaction en présence d'un solvant tel que le méthanol, l'éthanol, l'isopropanol, le tert-butanol, l'éster éthylique d'acide acétique, le dioxanne, l'acide acétique glacial, le tétrahydrofuranne et l'eau. Dans de nombreux cas, il est recommandé d'ajou- ter une quantité catalytique d'un acide minéral tel que l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique. Pour l'hydrogénation, on peut employer la base libre ou un de ses sels. Lors de l'hydrogénation, il/raut veiller à ce que le noyau aromatique ne soit pas non plus attaqué.Il est, par conséquent, préférable de travailler sous pression normale de façon à interrompre l'hydrogénation après absorption de la quantité calculée d'hydrogène. Si lton emploie des produits de départ dans lesquels les groupes amino sont protégés par des groupes triphényl-méthyles ou benzyles, on peut éliminer ces groupes de protection lors de l'hydrogénation. Toutefois, on peut également effectuer la réduction en utilisant des agents réducteurs chimiques suivant les procédés habituels connus et décrits dans la littérature. Par exemple, on peut remplacer, par de l'hydrogène, des atomes de chlore ou de brome de la chaîne alcoylène, par hydrogénation catalytique ou traitement avec des agents réducteurs chimiques. C'est ainsi qu'on peut transformer les dérivés halogénés des composés de formule I en composés exempts d'halogènes, par traitement avec du zinc et de l'acide chlorhydrique ou avec du phosphore et de l'acide iodhydrique ou encore par ébullition avec du magnésium dans un alcool, de préférence, l'isopropanol. On remplace avantageusement les atomes de brome par de l'hydrogène en dissolvant le dérivé de brome dans de l'acide chlorhydrique concentré, en y incorporant un important excès de zinc et en chauffant pendant quelques heures à environ 1000C. On peut, par exemple, éliminer les atomes de chlore par réduction en mélangeant les composés de chlore avec la même quantité de phosphore, puis en ajoutant environ 4 parties en volume d'acide iodhydrique à 20 % et en chauffant à 170-1800C pendant environ 10 heures dans un tube. Par exemple, on peut également employer de l'hydrure de lithiumXaluminium dans de l'éther, du tétrahydrofuranne ou de l'éther di-n-butylique, de préférence, à la température d'ébullition, pour transformer, en composés de formule I, les amides d'acides répondant à la formule I, les amides d'acides répondant à la formule I, mais comportant un groupe oxo sur au moins un atome de carbone adjacent à un atome d'azote. Dans ce cas, il est souvent avantageux d'extraire continuellement, avec le solvant en ébullition, les matières pre-mières difficilement so- lubles en suivant le procédé de Soxhlet. On peut également transformer les groupes carbonyles en groupes CH2 en utilisant de l'hydrazine suivant le procédé de Wolff-Kishner et éventuellement, à titre de variante, suivant le procédé de Huang-Minlon. Lors de la préparation des composés de formule I par réduction ou hydrogénation, les bases de Schiff de formule IX ci-après sont des produits intermédiaires particulièrement importants dans laquelle R1 R2 et n ont les significations définies cidessus. On peut préparer ces bases en faisant réagir la déhydroabiétylamine avec des aldéhydes de formule VII. Dans tous ces procédés, il faut évidemment veiller à ne pas réduire en même temps le noyau benzène. A cet effet, on procède, par exemple, à l'hydrogénation sous une pression de 1 atmosphère. On peut effectuer la déshydrogénation des dihydro- ou des tétrahydro-dérivés des composés de formule I par des procédés connus et décrits à cet effet dans la littérature. Comme agents de déshydrogénation, la 2,3-dichloro-5,6dicyanobenzoquinone et l'anhydride sélénieux sont particulièrement appropriés. Lorsqu'on utilise la 2,3-dichloro-5,6-dicyanobenzoquinone, on travaille avantageusement en présence d'un solvant ayant un point d'ébullition compris entre environ 30 et 1500C. Parmi ces solvants, il y a, par exemple, l'éthanol, le butanol, le tert-butanol, l'ester méthylique d'acide tert-butylacétique, l'ester méthylique d'acide acétique, le dioxanne, l'acide acétique glacial, le benzène, le toluène, le tétrahydrofuranne, l'acétone, etc. Il est avantageux d'ajouter de faibles quantités de nitrobenzène au mélange réactionnel. Les durées réactionnelles sont comprises entre 5 et 48 heures, suivant le solvant et la matière première employés. On effectue avantageusement la réaction à la température d'ébullition du solvant utilisé. Lorsqu'on emploie l'anhydride sélénieux comme agent de déshydrogénation, le tert-butanol, l'ester éthylique d'acide acétique et l'alcool tert-amylique sont des solvants appropriés. On peut accélérer la réaction en ajoutant de faibles quantités d'acide acétique. La réaction se déroule avec de bons rendements lorsqu'on fait bouillir le mélange réactionnel à reflux. La réaction est terminée au bout d'environ 12 - 48 heures. On sépare le sélénium précipité et, du filtrat, on isole le produit de déshydrogénation obtenu. Les produits de formule I obtenus par un des procédés précités sont isolés des mélanges réactionnels de la manière habituelle, par exemple, par extraction, et ils sont purifiés par distillation ou cristallisation des bases ou de leurs sels, en particulier, les chlorhydrates. Pour l'isolation et la purification, on peut également utiliser des procédés chromatographiques. On peut transformer, de la manière habituelle, les composés de formule I en leurs sels d'addition acide correspondants en utilisant un acide. Pour cette transformation,on emploie les acides donnait des sels physiologiquement acceptables. On peut employer des sels organiques ou inorganiques, par exemple, les acides sulfoniques ou carboxyliques mono- ou polybasiques aliphatiques, alicycliques, araliphatiques, aromatiques ou hétérocycliques, tels que l'acide formique, l'acide acétique, l'acide propicnique, l'acide pivalique, l'acide diéthylacétique, l'acide oxalique, l'acide malonique, l'acide lactique, l'acide succinique, l'acide pimélique, l'acide fumarique, l'acide maléique, l'acide tartrique, l'acide malique, les acides aminocarboxyliques, l'acide sulfamique, l'acide benzoïque, l'acide salicylique, l'acide phénylpropionique, l'acide citrique, l'acide gluconique, l'acide ascorbique, l'acide nicotinique, l'acide isonicotinique,l'acide méthane-sulfonique, l'acide éthane-disulfonique, l'acide p-hydro xyéthane-sulfonique, l'acide p-toluène-sulfonique, l'acide naphtalène-monosulfonique, l'acide naphtalène-disulfonique, l'acide sulfurique et l'acide nitrique, les hydracides halogénés tels que l'acide chlorhydrique ou l'acide bromhydrique, ou encore les acides phosphoriques tels que l'acide orthophosphorique. On peut éventuellement obtenir les bases libres de formule I en traitant leurs sels avec des bases fortes telles que l'hydroxyde de sodium ou de potassium ou encore le carbonate de sodium ou de potassium. On peut employer les nouveaux composés etjou éventuellement leurs sels d'addition acide physiologiquement acceptables en mélange avec des supports pharmaceutiques solides, liquides ou semi-liquides, comme médicaments pour la médecine humaine ou vétérinaire. Comme substances supports, on peut employer des matières organiques ou inorganiques appropriées pour l'application parentérale, entérale ou topique et ne réagissant pas avec les nouveaux composés, par exemple, l'eau, les huiles végétales, les alcools benzyliques, les polyéthylène-glycols, la gélatine, le lactose,- l'amidon, le stéarate de magnésium, le talc ou la vaseline. Pour l'application parentérale, sont particulièrement utiles les solutions, de préférence, les solutions aqueuses ou huileuses, ainsi que les suspensions, les émulsions ou les implantations. Pour l'application entérale, les comprimés, les dragées, les capsules, les sirops, les jus ou les suppositoires sont appropriés,-tandis que, pour l'application topique, on emploie des pommades, des crèmes ou des poudres. On peut éventuellement stériliser les préparations précitées ou les faire réagir avec des produits auxiliaires tels que des agents lubrifiants, des agents de conservation, des agents stabilisants ou des agents mouillants, des agents émulsifiants, des sels pour influencer la pression osmotique, des tampons, des colorants, des agents donnant du goût et/ou des arômes. -On administre ces substances, de préférence, à raison de 0,1 à 500 mg par unité de dosage. Exemple 1 a) On fait bouillir pendant 6 heures, 285 g de déhydroabiétylamine avec 137,6 g de chlorhydrate de chlorure de 2diéthylaminoéthyle dans 750 ml de chloroforme. Après refroidissement, on secoue plusieurs fois le mélange avec du NaOH aqueux à 15 %, on le lave jusqu'à neutralité avec de l'eau, on le sèche sur du Na2S04, on sépare le solvant par distillation, puis on soumet le résidu à une distillation fractionnée. On obtient la N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point d'ébullition de 2100/1 mm de Hg. Au lieu du chloroforme, on peut également employer, comme solvant, par exemple le 1,2-dichloréthane, le diméthylformamide ou l'acétonitrile. Au lieu du chlorhydrate de chlorure de 2-diéthylaminoéthyle, on peut également employer d'autres sels d'addition acide, par exemple, le bromhydrate, l'hydrosulfate ou l'hydrophosphate de la même base ou encore les sels d'addition acide correspondants du 2-diéthylaminoéthanol ou d'un autre de ses esters tels que le bromure de 2-diéthylaminoéthyle, l'iodure de 2-diéthylaminoéthyle ou le p-toluène-sulfonate de 2-diéthylaminoéthyle. De la même manière,à partir des sels d'addition acide correspondants de chlorure de 2-diméthylaminoéthyle, chlorure de 2-di-n-propylaminoéthyle, chlorure de 2-di-isopropylaminoéthyle, chlorure de 2-di-n-butylaminoéthyle, chlorure de 2-di-n-hexylaminoéthyle, chlorure de 2-pyrrolidinoéthyle, chlorure de 2-pipéridinoéthyle, chlorure de 2-homopipéridinoéthyle, chlorure de 3-diméthylaminopropyle, chlorure de 3-diéthylaminopropyle, chlorure de 3-di-n-propylaminopropyle, chlorure de 3-di-isopropylaminopropyle, chlorure de 3-di-n-butylaminopropyle, chlorure de 3-di-n-hexylaminopropyle, chlorure de 3-pyrrolidinopropyle, chlorure de 3-pipéridinopropyle, chlorure de 3-homopipéridinopropyle, chlorure de 4-diméthylaminobutyle, chlorure de 4-diéthylaminobutyle, chlorure de 4-di-n-propylaminobutyle, chlorure de 4-di-isopropylaminobutyle, chlorure de 4-di-n-butylaminobutyle, chlorure de 4-di-n-hexylaminobutyle, chlorure de 4-pyrrolidinobutyle, chlorure de 4-pipéridinobutyle, chlorure de 4-homopipéridinobutyle, ou des bromures de dialcoylaminoalcoyle, des iodures de dialcoylaminoalcoyle ou des dialcoylaminoalcanols ou encore de leurs esters réactifs correspondants, on obtient, par ébullition avec la déhydroabiétylamine : la N-(2-diméthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine, la N-(2-ci-n-propylaminoe'thyl)-déhydroabiétylamine, la m-(2-a-isopropylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine, la N-(2-di-n-butylaminoéthyl)-déhydroabiétylanine, la N-(2-di-n-hexylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine, la N-(2-pyrrolidinoéthyl)-déhydroabîétylamine, la N-(2-pipéridinoéthyl)-déhydroabiétylamine, la N-(2-homopipéridinoéthyl)-déhydroabiétylamine, la N-(3-diméthylaminopropyl)-déhydroabiétylamine, la N-(3-diéthylaminopropyl)-déhydroabiétylamine; chlorhydrate, point de fusion : 2130C (décomposition), la N-(3-di-n-propylaminopropyl) -déhydroabiétylamine, la N-(3--di-isopropylaminopropyl) -déhydroabiét-ylamine, la N-(3-di-n-butylaminopropyl)-déhydroabiétylamine, la N-(3-di-n-hexylaminopropyl)-déhydroabiétylamine, la N-(3-pyrrolidinopropyl)-déhydroabiétylamine, la N-(3-pipéridinopropyl) -déhydroabiétylamine ;- chlorhydrate, point de fusion : 2520C (décomposition), la N-(3-homopipéridinopropyl)-déhydroabiétylamine, la N-(4-diméthylaminobutvl)-déhydroabiétylamine, la N-(4-diéthylaminobutyl) -déhydroabiétylamine, la N-(4-di-n-propylaminobutyl)-déhydroabiétylamine, la N-(4-di-isopropylaminobutyl)-déhydi--cabiétylamine, la N-(4-di-n-butylaminobutyl) -déhydroabiétylamine, la N-(4-di-n-hexylaminobutyl) -déhydroabiétylamine, la N-(4-pyrrolidinobutyl)-déhydroabiétylamine, la N-(4-pipéridinobutyl)-déhydroabiétylamine et la N-(4-homopipéridinobutyl)-déhydroabiétylamine. b) On dissout 15 g de IV-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydro- abiétylamine dans 60 ml d'éther et on fait réagir avec un excès d'acide chlorhydrique éthéré. On obtient le chlorhydrate de N-(2diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point de fusion de 220-222 C. Exemple 2 a) On fait réagir 285 g de déhydroabiétylamine avec 135 g de chlorure de N,N-diéthylaminoéthyle, tout en agitant; on chauffe à 12O0C pendant deux heures sous une atmosphère d'a zote et, après refroidissement, on filtre. On obtient le dichlorhydrate de N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point de fusion de 220-2220C (dans de l'acétate d'éthyle). b) On alcalinise 42 g de chlorhydrate de N-(2-diéthyl- aminoéthyl)-déhydroabiétylamine dissous dans 150 ml d'eau, avec du NaCs à 10 OR on extrait trois fois avec 50 ml d'éther, puis on lave à l'eau, les phases éthérées combinées, on les sèche sur du KOH, on sépare le solvant par distillation et on soumet le résidu à un fractionnement. On obtient la N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point d'ébullition de 2100C/1 mm de Hg. Exemple 3 Comme produit de départ, on peut également utiliser la déhydroabiétylamine technique. En plus de la déhydroabiétylamine, elle contient encore des composés ayant un degré supérieur de saturation et dans lesquels une ou deux doubles liaisons du noyau aromatique sont hydrogénées, ces composés comportant éventuellement une double liaison en position 10,10a du système polyhydrophénanthrène. En faisant réagir 285 g de déhydroabiétylamine technique, suivant l'exemple 1 ou 2, avec 137,6 g de chlorure de N,N-diéthylaminoéthyle, on obtient un produit qui, en plus de la N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine, contient encore ses dihydro- et/ou tétrahydro-dérivés.On fait bouillir 18 g de ce mélange dissous dans 60 ml de xylène avec 6 g de 2,3-dichloro-5,6-dicyano-1,4-benzoquinone et 1 ml de nitrobenzène; après refroidissement, on filtre, on sépare le xylène par distillation et on soumet le résidu à un fractionnement. On obtient la N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point d'ébullition de 21000/1 mm de Hg. Exemple 4 A une température de 60-800C et sous une pression de 1 à 6 atmosphères, on soumet 43,2 g de N-(3-aminopropyl)-Nbenzyl-déhydroabiétylamine (préparée à partir de N-benzyldéhydroabiétylamine et de 3-chloropropylamine) dans 100 ml de méthanol et 10 ml d'une solution de formaline à 40 %, à une hydrogénation catalytique jusqu'au terme de l'absorption d'hydrogène avec 10 g de charbon palladié à 5 %; on sépare le catalyseur par filtration, on fait réagir la solution avec 25 ml de HC1 concentré, puis on isole la N-(3-diméthylaminopropyl)-déhydroabiétylamine sous forme de chlorhydrate. Exemple 5 A une température de 60-800C et sous une pression de 1 à 6 atmosphères, on soumet, à une hydrogénation catalytique jusqu'au-terme de l'absorption d'hydrogène, 34,2 g de chlorhydrate de N-(3-aminopropyl)-déhydroabiétylamine (d'un point de fusion de 1900 et pouvant être obtenu par cyanoéthylation de déhydroabi étylamine et hydrogénation ultérieure de la N-2-cyanoéthyl-déhydro- abiétylamine obtenue (chlorhydrate, point de fusion 2530C avec décomposition) dans 100 ml de méthanol et 10 ml d'une solution de formaline à 40 % avec 10 g de charbon palladié à 5 %, on sépare le catalyseur par filtration, on fait réagir la solution avec 25 ml de HCl concentré et l'on isole la N-(3-diméthylamino- propyl)-déhydroabiétylamine sous forme de chlorhydrate. Exemple 6 On dissout 36,1 g de N-(3-chloropropyl)-déhydroabiétyl- amine (préparée à partir de déhydroabiétylamine avec du 1-bromo3-chloropropane; bromhydrate; point de fusion 2330C (décomposition)) dans 70 ml de méthanol, on fait bouillir pendant 7 heures avec 12 g de pipéridine, on sépare le solvant par distillation, on absorbe le résidu dans du chloroforme, on lave plusieurs fois la phase organique avec du NaOH dilué, puis avec de l'eau, on sèche sur du KOH, on sépare le solvant-par distillation, puis on fait réagir le résidu avec de l'acide chlorhydrique concentré et on le recristallise dans un mélange d'acétonitrile et d'acétate d'éthyle. On obtient le chlorhydrate de N-(3-pipéridinopropyl)-déhydroabiétylamine d'un-point de fusion de 2520 C (décomposition). Exemple 7 On dissout 5,18 g de N-carbobenzoxy-N-(2-diéthylamino- éthyl)-déhydroabiétylamine dans 100 ml d'éthanol ou de méthanol, puis on effectue une hydrogénation en présence de 1,6 ml de HCl 12 N et de 500 mg de palladium, on sépare le catalyseur par filtration, on sépare le solvant par distillation, puis on fait réagir le résidu avec de l'acide chlorhydrique concentré et on le recristallise dans de l'acétate d'éthyle. On obtient le dichlorhydrate de N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point de fusion de 220-222 C. Exemple 8 Dans un tube scellé, on chauffe à 1200C, pendant 30 minutes, 44,8 g de I;-formyl-N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétyl- amine (préparée à partir de A-formyl-N-(2-aminoéthyl)-déhydro- abiétylamine et d'iodure d'éthyle) avec 120 ml de HCl concentré. On alcalinise le mélange avec du NaOH à 10 %, on l'extrait avec de l'éther, puis on lave la phase éthérée avec de l'eau, on sèche sur du KOH, on sépare le solvant par distillation et on soumet le résidu à un fractionnement. On obtient la N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point d'ébullition de 2îOCC/1 mm de Hg. Exemple 9 Dans un tube scellé, on chauffe à 100-1100C pendant 24 heures, 37,3 g de benzylidène-déhydroabiétylamine avec 19,8 g d'iodure de 2-diéthylaminoéthyle. On fait ensuite bouillir le produit réactionnel pendant encore une demi-heure avec 160 ml d'éthanol et 20 ml d'eau, on l'acidifie avec de l'acide acétique, on le dilue avec 500 ml d'eau, on l'évapore à la moitié de son volume, on le lave avec de l'éther, on l'alcalinise avec du NaOH aqueux à 40 % et on l'extrait avec de l'éther; on lave la phase organique avec de l'eau, on la sèche sur du KOH, on sépare le solvant par distillation, puis on soumet le résidu à un fractionnement. On obtient ainsi la N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroaibétylamine d'un point d'ébullition de 2100C/1 mm de Hg. Exemple 10 Dans un tube scellé, on chauffe à 100-1100C, pendant 20 heures, 37,3 g de benzylidène-déhydroabiétylamine avec 13,6 g de bromure de 2-aminoéthyle. Tout en refroidissant, on dissout le produit réactionnel dans 80 ml d'acide formique à 90 Yo, on y ajoute 22 ml d'une solution aqueuse à 30 % de formaldéhyde, on chauffe jusqu'à ce qu'il se produise un dégagement gazeux et, au terme du dégagement de C02, on fait encore bouillir pendant 8 à 12 heures, puis on acidifie avec du HCl, on sépare, par distillation, le formaldéhyde en excès, on dissout le résidu dans 500 ml d'eau, on l'évapore à la moitié de son volume, on le lave avec de 11 éther, on l'alcalinise avec de la lessive de soude aqueuse à 25 96 et on le soumet à une distillation. On sature le distillat avec du EOH, on sépare la phase organique, on sèche avec du KOH, on sépare le solvant par distillation, puis on soumet le résidu à un fractionnement. On-obtient la N-(2-di- méthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine. Exemple Il On soumet 28,5 g de déhydroabiétylamine à une benzylation par ébullition avec 17,1 g de bromure de benzyle dans de l'acétonitrile, on fait bouillir pendant 5 heures avec 9,3 g de 3-chloropropylamine, on fait réagir le mélange avec 31,2 g d'iodure d'éthyle au mélange, on fait bouillir pendant 6 heures, on sépare-le solvant par distillation et on soumet le résidu à une hydrogénation dans 150 ml de méthanol en présence decharbon palladié jusqu'au terme de l'absorption d'hydrogène. On obtient le chlorhydrate de N-(3-diéthylaminopropyl)-déhydroabiétyla d'un point de fusion de 2130C (décomposition). Au lieu d'acétonitrile, on peut également utiliser d'autres solvants tels que le diméthylformamide, le surf oxyde de diméthyle ou le diméthylacétamide. Exemple 12 Tout en agitant, à une suspension de 2,7 g de LiAlH4 dans du tétrahydrofuranne anhydre, on ajoute goutte à goutte 37,2 g de déhydroabiétylamide d'acide diéthylaminoacétique (préparé en chauffant la déhydroabiétylamine avec-de l'acide diéthylaminoacétique) dissous dans du tétrahydrofuranne anhydre, puis on fait bouillir pendant une heure, on refroidit, on décompose avec de l'eau et du NaOH aqueux à 15 96, on agite encore pendant 30 minutes et on filtre.On lave le précipité avec de l'éther, on combine les filtrats d'éther, on les concentre, on les absorbe dans du HCl à 10 96, on lave avec de l'éther, on alcalinise fortement avec du NaOH à 15 96, on extrait avec de l'éther, on sèche sur du S2C03, on sépare le solvant par distillation et on soumet le résidu à un fractionnement. On obtient la N-(2-diéthyl aminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point d'ébullition de 21 00 / 1 mm de Hg. De la même manière, par exemple, à partir de l'amide d'acide N-(3-pipéridinopropyl)-déhydroabiétique (pouvant être obtenu à partir de chlorure d'acide déhydroabiétique et de N-(2aminoéthyl)-pipéridine), pipéridide d'acide 3-déhydroabiétylaminopropionique (pouvant être obtenu à partir de chlorure de déhydroabiétylaminopropionyle et de pipéridine), l'amide d'acide N-(3-diéthylaminopropyl)-déhydroabiétique (pouvant être obtenu à partir d'acide déhydroabiétique et de 3-(N,N dithylamino)-propylamine) ou de diéthylamide d'acide 3-déhydroabiétylaminopropionique (pouvant être obtenu à partir de chlorure de 3-déhydroabiétylaminopropionyle et de diéthylamine), par réaction avec du LiAlH4 dans du tétrahydrofuranne anhydre, on obtient le chlorhydrate de N-(3-pipéridinopropyl)-déhydroabiétylamine; point de fusion 2520C (décomposition) et le chlorhydrate de N-(3-diéthylaminopropyl) -déhydroabiétylamine; point de fusion 2130C (décomposition). Exemple 13 Dans un tube scellé, on chauffe à 100-110 C, pendant 24 heures, 37,3 g de N-benzylidène-déhydroabiétylamine avec 13,8 g de 3-bromopropylamine, on fait réagir avec 21,8 g de bromure d'éthyle, on chauffe pendant 3 heures à 100-1200C sous une atmosphère d'azote dans uzáutoclave, puis on fait encore bouillir pendant 30 minutes avec 160 ml d'éthanol et 20 ml d'eau; on acidifie avec de l'acide acétique, on dilue avec 500 ml d'eau, on évapore à la moitié du volume, on lave avec de l'éther, on alcalinise avec du NaOH aqueux à 40 O/o, on extrait avec de l'éther, on lave la phase éthérée avec de l'eau, on sèche sur du KOH, on sépare l'éther par distillation, puis on soumet le résidu à un fractionnement.On obtient le chlorhydrate de N-(3-diéthylaminopropyl)-déhydroabiétylamine d'un point de fusion de 21300 (décomposition). Exemple 14 On dilue 285 g de déhydroabiétylamine et 126 g de 2diéthylaminoacétaldéhyde dans 400 ml de méthanol et on soumet le mélange à une hydrogénation à 1000C et sous une pression de 100 atmosphères en présence de 20 g de nickel de Raney dans un autoclave muni d'un agitateur. Après 4 heures, on sépare le catalyseur par filtration, on sépare le solvant par distillation, on soumet le résidu à un fractionnement et l'on obtient la N-(2diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point d'ébullition de 2100C/1 mm de Hg. Exemple 15 A 200C et sous une pression de 4 atmosphères, on soumet à une hydrogénation jusqu'au terme de l'absorption d'hydrogène, 38,2 g de 2-diéthylaminoéthylidène-déhydroabiétylamine (préparée à partir de 2-diéthylaminoacétaldéhyde et de déhydroabiétylamine) dans 100 ml d'éthanol absolu, en présence de 0,2 g d'oxyde de platine préalablement hydrogéné. On sépare le catalyseur par filtration, on sépare le solvant par distillation et on effectue un fractionnement, de façon à obtenir la N-(2-diéthyl- aminoéthyl)-déhydroabiétylamine d'un point d'ébullition de 2100C/1 mm-de Hg. Exemple 16 On dissout 46,7 g de N-(3-diéthylamino-2-bromopropyl)déhydroabiétylamine (pouvant être obtenue par réactions successives de déhydroabiétylamine avec de l'épichlorhydrine, de la diéthylamine et de l'acide bromhydrique concentré) dans 100 ml d'isopropanol, on sèche avec 6 g de magnésium, on filtre, on sépare le solvant par distillation, puis on soumet le résidu à un fractionnement. On obtient le chlorhydrate de N-(3-diéthylaminopropyl)-déhydroabiétylamine d'un point de fusion de 2130 C (décomposition). Exemple 17 En faisant réagir la N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine avec les acides correspondants dans de l'éthanol, on obtient les sels suivants de ces bases le monochlorhydrate, point de fusion 156-1570C, le sulfate, point de fusion 213 C, le maléate, point de fusion 126-1270C, le fumarate, point de fusion 140-1420C, le tartrate, point de fusion 177-1780C, le citrate, point de fusion 152-1530C, le succinate, point de fusion 91-920 C, l'hémi-embonate (sel obtenu avec le bis-(2-hydroxy-3-cartoxy-1 naphtyl)-méthane); point de fusion 108-111 C (décomposition). - REVENDICATIONS 1 - Composés de formule générale I dans laquelle R1 et R2 sont identiques ou différents et représentent chacun un groupe alcoyle ou, ensemble, un groupe alcoylène comportant jusqu'à 6 atomes de carbone, tandis que n est un nombre de 2 à 4, ainsi que leurs sels d'addition acide et leurs sels d'ammonium quaternaire. 2 - Composés répondant aux formules Ia à Id, ainsi que leurs sels d'addition acide et leurs sels d'ammonium quaternaire. 3 - Composés selon la revendication 1, choisis dans le groupe comprenant a) la N-(2-diméthylaminoéthy4wdéhydroabiétylamine, ainsi que ses sels d'addition acide et ses sels d'ammonium quaternaire; b) la N-(2-diéthylaminoéthyl)-déhydroabiétylamine, ainsi que ses sels d'addition acide et ses sels d'ammonium quaternaire; c) la N-(2-pyrrolidinoéthyl)-déhydroabiétylamine, ainsi que ses sels d'addition acide et ses sels d'ammonium quaternaire; d) la N-(3-diéthylaminopropyl)déhydroabiétyîamine, ainsi que ses sels d'addition acide et ses sels d'ammonium quaternaire. 4 - Procédé de préparation de composés de formule générale I dans laquelle R1 et R2 sont identiques ou différents et représentent chacun un groupe alcoyle ou, ensemble, un groupe alcoylène comportant jusqu'à 6 atomes de carbone, tandis que n est un nombre de 2 à 4, ainsi que de leurs sels d'addition acide et d'ammonium quaternaire, caractérisé en ce qu'on fait réagir un composé de formule II Q - NR1R2 II dans laquelle Q représente X-(CnH2n)- ou un groupe (CnH2n~1) non cyclique, X représente un radical pouvant être remplacé par un groupe amino à substitution simple ou pouvant être aminé, tandis que n, R et R2 ont les significations définies ci-dessus ou un de ses sels d'addition acide ou encore un de ses composés d'ammonium quaternaire avec la déhydroabiétylamine ou un de ses sels d'addition acide, 5 - Procédé de préparation de composés selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait réagir un composé de formule III dans laquelle R3 représente H ou R1, tandis que n a la signification définie ci-dessus, ou un de ses sels d'addition acide, avec un composé de formule IV X - X - Z IV dans laquelle L représente un groupe alcoylène comportant jusqu'à 6 atomes de carbone, Z représente H ou X, tandis que X a la signification définie ci-dessus. 6 - Procédé de préparation de composés selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait réagir un composé de formule V dans laquelle n et X ont les significations définies ci-dessus, ou un de ses sels d'addition acide, avec un composé de formule VI HNR1R2 VI dans laquelle R et R2 ont les significations définies ci-dessus ou un de ses sels d'addition acide. 7 - Procédé de préparation de composés selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans un composé répondant par ailleurs à la formule I mais dans lequel un ou les deux groupes amino sont modifiés fonctionnellement, on libère ces derniers par traitement avec des agents hydrolysants. 8 - Procédé de préparation de composés selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on traite, avec des agents réducteurs et/ou d'hydrogénation, un composé répondant par ailleurs à la formule I, mais comportant, en outre, un ou plusieurs groupes pouvant être réduits et/ou substitués par de l'hydrogène et/ou des liaisons multiples C-C et/ou C-N. 9 - Procédé de préparation de composés selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on traite un dihydro- ou un tétrahydro-dérivé du composé de formule I avec des agents de déshydrogénation. 10 - Procédé de préparation de composés selon labeven- dication 1, caractérisé en ce qu'on transforme un composé de formule I, par traitement avec un acide, en un sel d'addition acide physiologiquement acceptable et/ou on libère, par traitement avec une base, un composé de formule I à partir de ses sels d'addition acide et/ou on transforme un composé de formule I en un de ses sels d'ammonium quaternaire, par traitement avec un agent de quaternisation. 11 - Procédé de fabrication de préparations pharmaceutiques, caractérisé en ce qu'on met, sous une forme de dosage appropriée, au moins un composé de formule générale I avec éventuellement au moins un support ou un produit auxiliaire solide, liquide ou semi-liquide et éventuellement un constituant actif. 12 - Préparation pharmaceutique, caractérisée en ce qu'elle contient une dose efficace d'un composé de formule I avec au moins un additif ou un support solide, liquide ou semiliquide. 13 - Préparation pharmaceutique, caractérisée en ce qu'elle contient 0,1 à 500 mg d'un composé de formule I avec au moins un additif ou un support solide, liquide ou semi-liquide. 14 - Utilisation des composés de formule I pour la préparation de médicaments.