a présente invention a trait à des objets à reprise thermique, en particulier des connecteurs, réalisés à partir de métaux doués de mémoire. Comme on le sait, certains alliages, couramment appelés *métaux doués de mémoire", peuvent être utilisés pour réaliser des objets à reprise thermique, c'est-à-dire des objets qui ont été déformés depuis une configuration initiale et qui peuvent revenir à cette configuration initiale par chauffage. Parmi de tels métaux doués de mémoire, on peut mentionner, par exemple, différents alliages de titane et de nickel qui sont décrits, par exemple, dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique Nos. 3.174.851, 3.351.463, 3.753.700, 3.759.552, les brevets britanniques numéros 1.327.441 et 1.327.442 et la Publication de la NASA SP 110, 55- Nitinol- The Alloy with a Memory, etc." (U.S. Government Printing Office, Washington D.C. 1972).La propriété de reprise thermique n'est cependant pas limitée à de tels alliages de nickel et de titane. Ainsi, par exemple, il a été démontré que différents alliages de laiton-bêta présentent cette propriété, voir par exemple N. Nakanishi et al., Scripta Metallurgica 5, 433-440 (Pergamon Press 1971) et de tels matériaux peuvent être dopés pour abaisser leurs températures de transition à des régimes cryogéniques par des techniques connues. De façon similaire, on a démontré que les aciers inoxydables 304 présentent de telles caractéristiques, voir E. Enami et al., id aux pages 663-68. En général, ces métaux ont une température de transition comprise entre -1960C et +1350C, en particulier entre -1960C et -700C (ceci étant la température la plus basse qu'ils sont susceptibles de rencontrer durant une utilisation quotidienne), et ainsi peuvent être amenés dans leur état martensitique par immersion dans l'azote liquide. Cependant, plus récemment, il a été trouvé possible de "prEconditionner" des métaux doués de mémoire de fa çon à élever temporairement leur température de transition. Ceci permet aux objets réalisés à partir de tels alliages d'être con servés à température ambiante avant utilisation, ils peuvent alors être rétractés par chauffage.De tels procédés de préconditionnement qui suppriment le besoin d'azote liquide durant le stockage et le transport sont décrits, par exemple, dans les demandes de brevet de la République Fédérale d'Allemagne Nos. 2.603.878 et 2.603.911. De tels métaux doués de mémoire ont été utilisés pour réaliser des connecteurs mécaniques et, en particulier, électriques. On fait référence, par exemple, aux brevets anglais numéros 3.127.441, 1.395.601, 1.420.682, 1.439.848 et aux demandes de brevets britanniques No. 10117/76 et 42025/76. Les dispositifs décrits dans ces brevets se sont avérés très efficaces pour réali- ser des connexions mécaniquement robustes avec d'excellentes caractéristiques électriques. Cependant, le degré de reprise dimensionnelle pouvant être obtenu à partir de la transformation de martensite en austénite est tout à fait faible, en particulier pour certains métaux doués de mémoire, par exemple les alliages de laiton-bêta, qui sont souhaitables parce qu'ils sont relativement peu couteux et possèdent des propriétés électriques satisfaisantes.Ce faible degré de reprise dimensionnelle peut causer des problèmes dans des applications oh les tolérances ne sont pas élevées ou, par exemple, lorsqu'un substrat auquel la connexion doit etre faite, tel qu'un câble toronné, doit être mécaniqueaent écrase d'une petite quantité avant qu'une connexion solide puisse être réalisée. La présente invention repose sur llobservation que beaucoup de ces alliages sont également légèrement élastiques et qu'il est possible utiliser leur reprise élastique à partir d'un état déformé conjointement avec leur reprise thermique et ainsi obtenir un degré grandement amélioré de variation dimensionnelle. La présente invention propose un objet à reprise thermique qui comporte un élément en métal doué de mémoire à reprise thermique maintenu dans un état élastiquement tendu par une armature réalisée en un matériau qui s'affaiblit ou change de forme par chauffage ou traitement chimique de façon à permettre une reprise à la fois thermique et élastique. La présente invention propose également un procédé de réalisation d'un objet à reprise thermique, comportant l'application d'une contrainte à un élément en métal doué de mémoire dans son état de reprise thermique de façon à conférer une tension de reprise élastique et le maintien dlune telle tension par une armature réalisée en un matériau qui s'affaiblit ou change de forme par chauffage ou traitement chimique. La présente invention propose en outre un procédé de réalisation d'une connexion selon lequel un connecteur comportant un objet en métal doué de mémoire à reprise thermique est maintenu dans un état de reprise élastique par une armature neutralisable et selon lequel l'objet est chauffé et débarrassé de l'armature pour réaliser la connexion. Par "armature neutralisable", on entend dans le présent mémoire, une armature qui peut être supprimée ou modifiée immédiatement avant ou au début de la reprise de façon à libérer l'objet en métal doué de mémoire de la contrainte de déformation sans qu'il soit nécessaire de réduire la température de l'ensemble objet en métal doué de mémoire/armature au-dessous de la température de transformation de façon à amener le métal doué de mémoire dans l'état martensitique. L'armature est de préférence disposée entre et sépare deux parties de l'élément en métal doué de mémoire de façon à contenir la tension élastique. Les parties peuvent être deux bords de l'élément ou peuvent, par exemple, être deux rainures ou saillies particulièrement prévues dans ce but. Par exemple, lorsqu'on réalise une connexion par le pro cede de la présente invention, l'objet à reprise thermique peut être maintenu dans son état de reprise élastique par une armature qui est simplement retirée pour permettre une reprise élastique, une reprise thermique étant effectuée par chauffage durant ou après cette opération. Cependant, dans des modes de réalisation préférés de la présente invention, l'armature neutralisable est réalisée en un matériau qui, par chauffage ou traitement chimique, change de forme ou s'affaiblit de sorte qu'il ne peut plus empêcher une reprise. En général, il est avantageux d'utiliser de la chaleur du fait qu'aucune opération distincte n'est nécessaire pour effectuer une reprise thermique. Ainsi, par exemple, l'armature peut être réalisée en un matériau fusible, pouvant être ramolli à chaud ou pyrolysable. Des matériaux fusibles et pouvant être ramollis à chaud convenant particulièrement sont les polymères thermoplastiques, par exemple tels que des homopolymères et des copo lymères, dérivés, par exemple, de monomères d'oléfines, par exemple l'éthylène, le propylène, le butène et le styrène, d'esters non saturés, par exemple l'acétate de vinyle, l'acrylate d'méthyle et le méthacrylate de méthyle et d'autres monomères non saturés tel que l'acrylonitrile. D'autres matériaux polymères convenables sont le Delryn, les nylons et les polysulfones.Certains alliages de métaux à bas point de fusion, par exemple les alliages de plomb-étain, peuvent également être utilisés. Parmi les matériaux pyrolysables appropriés, on peut citer certains polymères thermodurcissables, tels que la bakélite et les resines urée-formaldéhyde. Parmi ces matériaux qui changent de forme par chauffage, on peut citer en particulier des matériaux polymères à reprise thermique tels que ceux décrits dans les brevets des Etats-Unis drAmérique No. 2.027.962 et 3.086.242. Des métaux à reprise thermique du type décrit ci-dessus peuvent également être utilisés dans certaines applications. Dans certains cas, l'utilisation d'armatures chimiquement degradables peut être avantageuse. Par exemple, un solvant organique volatil, tel que de l'acétone, peut être appliqué à l'armature pour l'amener à se ramollir ou à changer de forme, par exemple, par dissolution ou lixiviation d'un constituant soluble du matériau d'armature. Dans d'autres applications, l'armature peut avantageusement être réalisée en un matériau, tel qu'un polycarbonate, qui subit un fendillement lorsqu'il est traité avec un solvant. L'armature peut être placée en position durant ou après l'application d'une contrainte de reprise thermique à l'objet. Par exemple, avec certains alliages, il peut être commode d'imprimer une contrainte à la fois thermique et élastique simultanément à l'objet tandis que I'alliage -se trouve dans son état martensitique. Par exemple, un accouplement tubulaire réalisé en un alliage de nickel et de titane peut recevoir les deux types de contrainte en utilisant un mandrin pour le dilater radialement tandis qu'il est plongé dans de l'azote liquide. Le mandrin, en particulier un mandrin creux, peut agir lui-même comme une armature qui est finalement retiré au moment de la réalisation de la connexion ou, de préférence, une armature du type décrit ci-dessus est placée en position et le mandrin est retiré. Cependant, en particulier avec des alliages précondi tionnés, la contrainte élastique peut être appliquée lorsque l'alliage est déjà dans sa forme de reprise thermique. Par exemple, un anneau fendu réalisé en un alliage de laiton préconditionné peut être ouvert élastiquement et une armature mise en place pour empêcher un retour élastique. Dans la plupart des applications de l'invention à des connecteurs, il est préférable que l'armature ne se trouve pas sur le trajet de reprise, de sorte qu'elle ne gêne pas la connexion. Une autre raison pour laquelle ceci est préféré est que l'on évite la perte de variation dimensionnelle effective par rapport au substrat à cause de l1épaisseur d'une armature emprisonnée entre 1 'objet à reprise thermique et le substrat. Cependant, dans certains cas, il peut être avantageux d'utiliser l'armature pour réaliser la connexion. Par exemple, une armature réalisée en soudure peut améliorer les propriétés électriques et mécaniques de la connexion, et une armature réalisée en un polymère thermoplastique peut être utilisée pour obtenir un joint hermétique ou procurer un isolement électrique. L'objet en métal doué de mémoire à reprise thermique présente avantageusement une discontinuité dans sa section transversale dans le plan de reprise. Par exemple, des objets particulièrement utiles sont creux, tels que des accouplements tubulaires et des anneaux, et sont positionnés autour des substrats auxquels les connexions doivent être faites. Ces objets sont, par conséquent, de préférence fendus de façon à présenter une discontinuité dans leur plan radial. Des objets typiques sont, par exemple, des anneaux en C et des tubes fendus longitudinalement. La prévision d'une telle discontinuité possède trois avantages. Tout d'abord, le degré de variation dimensionnelle pouvant être obtenu lors d'une reprise thermique est plus grand que pour un objet par ailleurs similaire de section transversale continue, du fait qu'une déformation de flexion comprenant des composantes à la fois de traction et de compression peut être ap pliquée. En second lieu, il est beaucoup plus simple d'imprimer une contrainte élastique à un objet de section transversale discontinue. En troisième lieu, l'armature peut être placée dans la discontinuité. Ainsi, par exemple, dans un mode de réalisation préféré de la présente invention, on prévoit un objet en métal doué de mémoire à reprise thermique, creux, ayant une discontinuité dans sa section transversale dans le plan de reprise et maintenu dans un état de contrainte élastique par une armature neutralisable disposée dans la discontinuité. Une manière simple dont un tel objet peut être réalisé est, par exemple, la suivante. Un objet tubulaire fendu est dilaté sur un mandrin et un bloc ou coin de matériau pouvant être ramolli à chaud est interposé dans la fente. Lorsque le mandrin est retiré, le retour élastique qui se produirait normalement est contenu par l'armature. La dilatation du mandrin peut, par exemple dans le cas alliages de nickel et de titane, être utilisée simultanément pour imprimer une contrainte de reprise thermique, ou peut1 par exemple, avec des alliages de laiton préconditionnés, être utilisée seulement pour imprimer une contrainte élastique. Un tel objet peut être conservé à une température inférieure à la températùre de transformation de l'alliage dans son état de contrainte (à ce propos, on fait référence à la demande de brevet britannique No. 2834/77- intitulé "Connecteur stockable" (inventeur R.J+?. Clabsurnl reposée le 24 janvier 1977). Lorsque l'armature est disposée dans une discontinuité de l'élément en métal doué de mémoire, l'armature, l'élément en métal doué de mémoire ou les deux sont de préférence profilés afin qu'ils coopèrent pour retenir l'armature dans la discontinuité. Dans une forme simple, les bords opposés de l'élément en métal doué de mémoire à proximité de la discontinuité peuvent être usinés de façon à se trouver réellement parallèles dans la configuration dilatée. De cette fanon, il nty a pas de risque que l'armature soit bloquée par un effet de coin. Cependant, dans des modes de réalisation préférés, l'armature, ltelément en métal doué de mémoire ou les deux sont profilés de façon à retenir positivement l'armature en position. Far exemple, les bords de l'élément en métal doué de mémoire peuvent être usinés avec des rainures concaves et l'armature peut etre une tige ou un tube. En variante, l'armature peut être pourvue de rainures concaves et les bords peuvent être usinés selon la courbure convexe appropriée. Dans une autre disposi tion de ce type, les rainures peuvent être en U ou en V et les bords de l'élément en métal doué de mémoire ou de l'armature sont façonnés de manière à s' ajuster à l'intérieur de celles-ci. Dans un mode de réalisation particulier préféré, les bords de l'élément en métal doué de mémoire sont usinés pour présenter des surfaces inclinées et l'armature est en queue d'aronde en coupe, les côtés inclinés de la queue d'aronde venant en butée des surfaces inclinées des bords. A l'extrémité plus étroite de la queue d'aronde, des rebords sont prévus qui s'adaptent autour des bords de l'élément en métal doué de mémoire soit de la surface interne, soit de la surface externe de celui-ci. Dans ces modes de réalisation ainsi que dans d'autres, il n'est pas essentiel que la totalité de l'armature soit neutralisable, il peut suffire dans de nombreux cas que seule une partie de celle-ci puisse être retirée ou modifiée pour permettre une reprise. Dans d'autres applications, en particulier lorsqu'un connecteur doit être utilisé pour créer ou maintenir un joint hermétique, l'objet à reprise thermique aura avantageusement une section transversale continue. Dans de tels cas, l'armature sera de préférence disposée extérieurement (d'un élément thermorétractable) ou intérieurement (d'un élément thermodilatable) et peut être façonnée pour coopérer avec des rainures ou des saillies sur la surface de l'objet à reprise thermique de façon à maintenir ce dernier dans un état déformé. En utilisation, le connecteur à reprise thermique est placé autour du ou des substrat(s) auxquels la connexion doit être faite et de la chaleur est appliquée pour ramollir l'armature et élever l'alliage au-dessus de la température de transformation, après quoi des reprises élastique et thermique sont simultanément obtenues. (Bien entendu, avec une armature à bas point de fusion ou chimiquement dégradable ou déplaçable, il est possible de provoquer la reprise élastique à une température au-dessous de la température de transformation et ensuite de provoquer la reprise thermique en chauffant au-dessus de cette température). Une application particulièrement préférée pour un tel connecteur est la réalisation de terminaisons et d'épissures dans des cibles électriques à isolement minéral. De tels câbles con sistent en un ou plusieurs conducteurs entourés par une gaine, habituellement de cuivre ou d'aluminium, et ayant un matériau d'isolement minéral pulvérulent, par exemple de la magnésie, et les terminaisons et épissures sont habituellement couvertes par un manchon de matériau thermorétractable pour exclure l'humidité du matériau d'isolement, cf. brevet britannique No. 1.098.304. I1 est souhaitable et de plus en plus nécessaire, afin de se conformer aux règlements officiels, de prévoir une connexion à la terre pour la gaine du câble et il a été proposé, dans le brevet britannique No. 1.428.134, de prévoir un dispositif à la fois pour fermer hermétiquement et réaliser une connexion à la terre pour une extrémité de retour d'un câble à isolement minéral, dispositif dans lequel le connecteur de mise à la terre est poussé en contact avec la gaine de cuivre du câble au moyen du manchon en matière plastique à reprise thermique. Cependant, la connexion obtenue est mécaniquement faible. Selon la présente invention, une connexion à la terre mécaniquement robuste peut être réalisée en positionnant l'objet en métal doué de mémoire à reprise thermique, creux, à l'intérieur d'un manchon polymère à reprise thermique, qui est de préférence équipé d'une pièce encastrée ou d'un revêtement fusible. Un tel dispositif peut, en une seule opération de chauffage, créer à la fois la connexion à la terre et le joint hermétique nécessaire pour le câble à isolement minéral. La température à laquelle l'armature se ramollit est de préférence inférieure à la température de reprise du manchon de matière plastique rétractable et à la température de fusion du revêtement fusible. Cependant, les objets à reprise thermique et le procédé de la présente invention trouveront une utilisation dans de nombreuses autres applications et on remarquera que, bien que l'invention ait été particulièrement décrite en se référant à des connecteurs creux, elle est applicable à de nombreuses formes d'objets à reprise thermique, y compris par exemple, des éléments de manoeuvre à reprise thermique faisant partie de dispositifs composites. Ainsi, le concept essentiel de la présente invention est d'utiliser une armature neutralisable pour obtenir à la fois une reprise élastique et thermique, et l'invention est, par conséquent, particulièrement appropriée pour des alliages dans lesquels une quantité appréciable de contrainte élastique peut être obtenue. Typiquement, cette contrainte sera supérieure à 1 %, de préférence supérieure à 2 % et la contrainte de reprise thermique sera typiquement de 2 à 10 %. Evidemment, l'invention convient en particulier aux alliages qui présentent un degré relativement faible de contrainte de reprise thermique, mais qui présentent des propriétés souhaitables pour d'autres buts, par exemple une conductibilité électrique satisfaisante. Ainsi, par exemple, la plupart des alliages de laiton présentent une contrainte de reprise thermique maximale d'environ 4 % (en comparaison, par exemple, de 8 % pour certains alliages de nickel et de titane). Cependant, il est possible, selon la présente invention, d'utiliser une autre contrainte élastique de 4 %, donnant une contrainte de reprise totale de 8 %. Avec des alliages de nickel et de titane, une contrainte élastique jusqu'à 2 % peut être obtenue. Bien que la présente invention soit généralement avantageusement appliquée à un alliage quelconque présentant à la fois une contrainte élastique et une contrainte de reprise thermique, de préférence au moins 1 % de chacune, elle est particulièrement utile pour des alliages présentant au moins 3 % d'au moins un type de contrainte et en particulier pour des alliages dans lesquels la contrainte totale pouvant être obtenue dépasse 6 %. Dans cette dernière catégorie, on peut mentionner, par exemple, des alliages de nickel et de titane (contraintes typiques 2 % élastique, 8 % thermique), des alliages de laiton-bêta (contraintes typiques 4 % élastique, 4 % thermique) et des aciers inoxydables (contraintes typiques 6 % élastique, 2 % thermique) du type décrit dans les références précitées. Différents modes de réalisation de la présente invention seront à présent décrits plus en détail, à titre d'exemple seulement, en regard des dessins annexés. La figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'un connecteur selon l'invention dans son état de reprise thermique. La figure 2 représente une élévation latérale en coupe partielle du connecteur de la figure I disposé à l'intérieur d'un manchon thermorétractable équipé d'une pièce encastrée fusible. La figure 3 est une élévation latérale en coupe partielle du manchon et du connecteur apres reprise autour d'une terminaison d'un câble à isolement minéral. La figure 4 représente en coupe la disposition, avant reprise, de l'armature 2 et des bords du tube 1 du connecteur des figures 1 à 3. La figure 5 représente en coupe une seconde forme de disposition appropriée. La figure 6 représente en coupe une troisième forme de disposition appropriée La figure 7 représente en coupe une quatrième forme de disposition appropriée. La figure 8 représente un accouplement tubulaire en métal doué de mémoire pour une utilisation dans la présente invention. La figure 9 représente un objet à reprise thermique selon la présente invention incorporant l'accouplement tubulaire repré senté sur la figure 8. La figure 10 représente une seconde forme d'objet à reprise thermique selon la présente invention incorporant l'accouplement tubulaire représenté sur la figure 8. La figure 1 représente une autre forme d'accouplement tubulaire en métal doué de mémoire pour une utilisation dans la présente invention. La figure 12 représente un objet à reprise thermique selon la présente invention incorporant l'accouplement tubulaire de la figure 11. On se réfère tout d'abord à la figure 1, un connecteur selon la présente invention comporte un tube creux cylindrique fendu 1, réalisé en un alliage de laiton-bêta préconditionné, qui est maintenu dans un état radialement dilaté par un corps comportant un coin de matériau fusible 2 interposé dans la discontinuité de sa airconference Le matériau fusible peut, par exemple, être du polystyrène. Un conducteur 3 de mise à la terre est relié au tube fendu 1 par un moyen approprié, par exemple par soudure. On peut voir que du fait qu'aucun matériau fusible 2 ne se trouve à l'intérieur du tube fendu 1, la totalité de la reprise du tube fendu est disponible pour réaliser une connexion mécanique solide avec un conducteur électrique le traversant. On se réfère à présent à la figure 2 sur laquelle est représenté un manchon 4 thermorétractable dans lequel est disposée une pièce encastrée fusible 5, le manchon et la pièce encastrée étant pourvus de passages 6 et 7 pour recevoir des conducteurs provenant de la terminaison. Par commodité, seulement deux de ceux-ci sont représentés, bien qu'en pratique ils puissent être au nombre de cinq. Disposé à l'intérieur de la pièce encastrée fusible 5, se trouve le tube fendu 1, maintenu dans un état radialement dilaté par le coin fusible 2, et ayant son conducteur de mise à la terre 3 sortant du manchon par le passage 6. La figure 3 représente l'ensemble de la figure 2 après reprise autour d'une terminaison d'un câble 8 à isolement minéral. Le câble possède un conducteur 9 qui sort de la terminaison par le passage 7. On peut voir que le tube fendu 1 s'est rétracté en contact de serrage étroit avec la gaine de cuivre du câble à iso lement-minéral et que la pièce encastrée fusible 5 a flué de fa çon à entourer complètement la terminaison constituant un joint hermétique à l'humidité. L'utilisation de l'ensemble de la figure 2 pour réaliser une connexion à la terre et un joint hermétique à l'humidité pour une terminaison de câble à isolement minéral est obtenue d'une façon très simple.L'ensemble est simplement positionné au-dessus de la terminaison, en s'assurant que le ou les conducteurs du câble à isolement minéral traversent leurs passages respectifs dans l'ensemble, et l'ensemble est ensuite chauffé, par exemple par de l'air chaud ou autres moyens appropriés, après quoi le coin du matériau fusible est ramolli et fond et ensuite le tube fendu 1 et le manchon 4 se contractent radialement et la pièce encastrée fusible 5 fond de façon à réaliser la terminaison hermétique désirée. La figure 4 représente comment l'armature 2 et les bords opposés du tube fendu 1 peuvent être façonnés pour retenir l'armature en position avant reprise. Dans ce mode de réalisation préféré, l'armature 2 possède une partie 10 en queue d'aronde destinée à coopérer avec les bords usinés et une collerette 11 qui se trouve au-dessus de ces bords sur la surface extérieure du tube. Seule la partie 10 en queue d'aronde doit être fusible. Les figures 5 à 7 représentent d'autres profils d'armature/bord appropriés. La figure 8 représente un accouplement tubulaire 21 muni de quatre saillies externes 22. Un tel accouplement peut être déformé par dilatation du mandrin et ensuite maintenu dans un état de reprise élastique et thermique en positionnant des armatures neutralisablés appropriées 23 entre les rebords adjacents 22, comme représenté sur la figure 9. Seules deux armatures 23 sont représentées, mais on remarquera qu'on peut en utiliser jusqu'à quatre. La figure 10 représente un accouplement tubulaire similaire 31 muni de quatre saillies extérieures 32 et maintenu dans un état de reprise élastique et thermique par une unique armature neutralisable 33, qui est disposée autour de l'accouplement 31 en le faisant glisser dans un sens longitudinal. La figure Il représente un dispositif tubulaire 41 équipé à son extrémité de saillies internes 42. Comme représenté sur la figure 12, le dispositif peut être longitudinalement étiré en une configuration de diamètre extérieur moindre et maintenu dans un état de reprise élastique par la prévision d'une ou de plusieurs armatures neutralisables 43 entre les saillies 42. Lors de la reprise, le dispositif 41 se contractera longitudinalement et ainsi augmentera son diamètre externe et peut, par exemple, être utilisé pour réaliser un joint hermétique interne pour un tuyau hydraulique, ou comme un organe de manoeuvre. Les objets représentés sur les figures 8 à 12 utilisent des éléments thermorétractables de section transversale continue et ainsi peuvent être utilisés pour former des connexions, par exemple, à ou entre des tuyaux, dans lesquels un joint hermétique doit être maintenu. On remarquera, cependant, qu'ils pourraient également être de section transversale discontinue, par exemple fendus. On remarquera, bien entendu, que l'armature peut être telle qu'elle se ramollit et change de forme par chauffage et/ou traitement chimique On remarquera également que deux ou plusieurs armatures peuvent être utilisées. D'autres variantes et modifications tombant dans le cadre de la présente invention apparaitront à l'homme de l'art. On fait référence à la demande de brevet britannique No 2832/77, déposée le 24 janvier 1977, qui décrit et revendique des connecteurs à reprise dans lesquels l'élément à reprise est un élément élastique. On fait référence également à la demande de brevet britannique No. 2834/77, déposée le 24 janvier 1977 qui décrit et revendique des procédés pour élever temporairement la température de transition de métaux doués de mémoire par l'utilisation d'application d'une contrainte procurée, par exemple, par une armature. Les avantages obtenus par cette invention peuvent être utilisés dans les connecteurs de la présente invention. On remarquera que dans certains modes de réalisation, l'armature peut être du type mécaniquement affaibli ou déformé pour permettre une reprise. REVENDICATIONS 1. Objet à reprise thermique, caractérisé en ce qu'il comporte un élément en métal doué de mémoire à reprise thermique maintenu dans un état tendu élastiquement par une armature en un matériau qui ssaffaiblit ou change de forme par chauffage ou traitement chimique de façon à permettre à la fois une reprise thermique et élastique. 2. Objet à reprise thermique selon la revendication 1, ca ractérisé en ce que l'armature est en un matériau fusible ou pouvant être ramolli à chaud. 3. Objet à reprise thermique selon la revendication 2, ca ractérisé en ce que l'armature est en un polymère thermoplastique, 4. Objet à reprise thermique selon la revendication 2, ca caractérisé en ce que l'armature est en un alliage à bas point de fusion. 5. Objet à reprise thermique selon la revendication 1, ca ractérisé en ce que l'armature est en un matériau pyrolysable. 6. Objet à reprise thermique selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'armature est en bakélite ou en une résine urée-formaldéhyde. 7. Objet à reprise thermique selon la revendication 1, ca ractérisé en ce que l'armature est en un matériau thermorétractable. 8. Objet à reprise thermique selon la revendication 1, ca ractérisé en ce que l'armature est en un matériau chimiquement dégradable. 9. Objet à reprise thermique selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'armature est en un polycarbonate. 10. Objet à reprise thermique selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'armature se trouve hors du trajet de reprise de 150objet. 11. Objet à reprise thermique selon l'une des-revendica- tions 1 à 10, caractérisé en ce que l'élément en métal doué de mémoire est un élément creux. 12. Objet à reprise thermique selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'élément en métal doué de mémoire présente une discontinuité dans sa section transversale dans le plan de reprise. 13. Objet à reprise thermique selon-la revendication 12, caractérisé en ce que l'élément en métal doué de mémoire est un tube fendu longitudinalement. 14. Objet à reprise thermique selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'armature est disposée dans la disconti nuité. 15. Objet à reprise thermique, creux, caractérisé en ce qu'il comporte un élément en métal doué de mémoire à reprise thermique ayant une discontinuité dans le plan de reprise et maintenu dans un état de reprise élastique par une armature neutralisable disposée dans la discontinuité. 16. Objet à reprise thermique selon l'une des revendications 14 et 15, caractérisé en ce que l'élément en métal doué de mémoire, le matériau de retenue, ou les deux, sont profilés pour coopérer l'un avec l'autre pour maintenir l'armature en position dans a discontinuité, 17. Objet à reprise thermique selon la revendication 16, caractérisé en ce que les bords opposés de l'élément en métal doué de mémoire à proximité de la discontinuité sont rainurés et l'armature est sous la forme d'une tige ou d'un tube. 18. Objet à reprise thermique selon la revendication 17, caractérisé en ce que les rainures sont de section transversale partiellement circulaire. 19. Objet à reprise thermique selon la revendication 17, caractérisé en ce que les rainures sont en forme de U ou de V. 20. Objet à reprise thermique selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'armature est équipée de rainures et les bords opposés de l'élément en métal doué de mémoire sont façonnés pour coopérer avec elles. 21. Objet à reprise thermique selon la revendication 20, caractérisé en ce que les rainures sont de section transverqale partiellement circulaire. 22. Objet à reprise thermique selon la revendication 20, caractérisé en ce que les rainures sont en forme de U ou de V. 23. Objet à reprise thermique selon la revendication 16, caractérisé en ce que les bords opposés de l'élément en métal doué de mémoire à proximité de la discontinuité sont profilés pour avoir des surfaces inclinées et l'armature est en queue d'aronde en coupe, les cotés inclinés de la queue d'aronde venant en butée des surfaces de bord inclinées. 24. Objet à reprise thermique selon la revendication 23, caractérisé en ce qu'à l'extrémité plus étroite de la queue d'aronde, des rebords sont prévus qui s'adaptent autour des bords soit sur la surface interne, soit sur la surface externe de ceuxci. 25. Objet à reprise thermique selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'élément creux en métal doué de mémoire possède une section transversale dans le plan de reprise. 26. Objet à reprise thermique selon la revendication 25, caractérisé en ce que l'armature est disposée entre des rainures dans ou des saillies s'étendant depuis une surface de l'élément en métal doué de mémoire. 27. Objet à reprise thermique selon la revendication 26, caractérisé en ce que l'armature, les saillies ou les deux sont profilées pour maintenir l'armature en position. 28. Objet à reprise thermique selon l'une des revendications 1 à 27, caractérisé en ce que le métal doué de mémoire est un laiton. 29. Objet à reprise thermique selon l'une des revendications 1 à 27, caractérisé en ce que le métal doué de mémoire est un alliage de nickel et de titane. 30. Objet à reprise thermique selon l'une des revendications 1 à 27, caractérisé en ce que le métal doué de mémoire est un acier inoxydable. 31. Procédé de réalisation d'un objet à reprise thermique, caractérisé en ce qu'unie contrainte est appliquée à un élé- ment doué de mémoire dans son état de reprise thermique de façon à imprimer une contrainte de reprise élastique et en ce qu'une telle contrainte est maintenue par une armature réalisée en un matériau qui s'affaiblit ou change de forme par chauffage ou traitement chimique. 32, Procédé selon la revendication 31, caractéisé en ce que la contrainte élastique est appliquée après qu'une contrainte de reprise thermique ait été conférée à l'élément en métal doué de mémoire. 33. Procédé selon la revendication 31, caractérisé en ce que la contrainte élastique est conférée en même temps que la contrainte de reprise thermique. 34. Procédé de réalisation d'une connexion, caractérisé en ce qu'un connecteur comportant un élément de métal doué de mé- moire à reprise thermique maintenu dans un état de reprise élastique par une armature neutralisable est chauffé et débarrassé de l'armature pour effectuer la connexion. 35. Procédé selon la revendication 34, caractérisé en ce que l'élément en métal doué de mémoire est débarrassé de l'armature pour permettre une reprise élastique avant qu'il soit chauffé pour-réaliser une reprise thermique. 36. Procédé selon la revendication 34 ou la revendication 35, caractérisé en ce que la connexion est faite à la gaine d'un câble à isolement minéral pour former une connexion de mise à la terre. 37. Procédé selon l'une des revendications 34 à 36, ca ractérisé en ce que la connexion réalisée est isolée par un manchon polymère thermorétractable. 38. Objet à reprise thermique, caractérisé en ce qu'il comporte un élément de métal doué de mémoire à reprise thermique maintenu dans un état de reprise élastique par une armature qui est destinée à être ultérieurement affaiblie ou déformée pour permettre à la fois une reprise thermique et élastique.