La présente invention concerne les embarcations légères du type canots pneumatiques mus par moteurs ou par voiles. Les bateaux pneumatiques classiques sont constitués d'une structure gonflable en tissu enduit deux faces néoprène ou hypalon avec un tableau arrière destiné à supporter le moteur. Ces pneumatiques sont beaucoup plus légers et infiniment plus sûrs que tout bateau en matériaux durs : que ce soit du bois, du métal ou une matière plastique quelconque. De plus il est possible de les transporter pliés dans le coffre d'une voiture ou sur une galerie de toit. Ces emborcotions ont donc de plus en plus la faveur du public. Par contre le comportement de ces bateaux dons l'élément liquide est très médiocre. Propulsés par un moteur rapide, ils tapent, dérapent et gerbent. Les hélices des moteurs montés sur ces embarcations cavitent fréquemment. A la voile, équipés de dérives latérales, ils sont encore plus mauvais. Ils ne peuvent de toutes façons pas supporter de moteurs lourds et puissants car leur ta bleau arrière est juste collé latérolement sur l'intérieur des deux boudins. Ce tableau oscille constamment d'avant en arrière ce qui modifie continuellement l'angle de réglage du moteur. A l'inverse, les bateaux en matériaux rigides ont pour la plupart un très bon comportement marin. Ils peuvent aisément supporter les plus grosses puissances moteurs et atteindre de grondes vitesses. Par contre, ils sont lourds et leur sécurité est très aléatoire. Depuis une dizaine d'années, une très grosse amélioration a été amenée sur les bateaux pneumatiques par l'apparition sur Ie marché des pneumatiques à carènes rigides (modèle breveté). Cette invention a complétement boulversé la conception de ces bateaux par suite de l'adjonction d'une carène rigide collée à la place du fond en tissu enduit. Les pneumatiques classiques re sont rigidifiés que par une quille gonflable ou par une quille en bois en plusieurs morceaux réunis par des boulons. Ces quilles sont placées entre le tissu constituant le fond du bateau et le plancher. Mais en même temps ce nouveau bateau à carène rigide baptisé pneumatique semi rigide a perdu sa facilité de manutention, de stockage et de transport sur route car il ne peut plus se lo ger dans le coffre d'une voiture. Il ne peut plus être transporté que sur la galerie d'une voiture (pour les plus petits modéles) ou sur une remorque (pour les bateaux plus importants). Ceci à cause du volume important et surtout du poids : la carène ne pouvant pas être séparée de la structure gonflable et les deux éléments étant sensiblement du même poids. Pour cette raison un grand nombre de clients choisissent donc encore l'utilisation de bateaux pneumatiques classiques malgré leurs défauts. Ils évitent ainsi de tracter une remorque. La présente invention se propose donc de réaliser un bateau pneumatique type semi rigide en conservant les qualités de ce genre de bateaux mais en évitant la quasi obligation du transport par route sur remorque, en assurant une manutention plus aisée et aussi une facilité plus grande de gardiennage ou de stockage au sec. Pour cela il faut un système permettant de monter et démonter facilement la carène d'un semi rigide qui, dans le brevet précédent était collée définitivement aux boudins. Il faut de plus que cet assemblage soit étanche à la pénétration de l'eau et suffisamment robuste pour que cette embarcation puisse être équipée de moteurs Puissants. La structure gonflable 2 sera en tissu syntétique souple quelconque, en caoutchouc ou en néoprène hypalon ou autre. - Figure 1, vue en perspective de la structure gonflable et de la fixation du pontage amovible en polyester. - Figure 2, carène avec alvéoles et crochets. - Figure 3, coupe de la carène avec puit de dérive, dons le sens de la longueur, avec les points de fixation. - Figure 4, coupe de la carène avec puit de dérive, dans le sens de la largeur, avec les points de fixation. - Figure 5, coupe du boudin et détail de l'assemblage par bandes du boudin et de la carène ainsi que de la fixation des crochets boulonnés à travers la coque. - Figures 6 et 7, vue de détail des alvéoles de face et en coupe. - Figure 8, vue du dessus de la fixation des bandes de bois du ta bleau sur le tableau arrière de la carène. - Figure 9, coupe de la carène amovible fixée à un pneumatique classique. - Figure 9, coupe de la carène amovible fixée à un bateau pneumatique classique. - Figure 10, vue du des deux tableaux réunis. La carène 3, rigide, peut être de différentes formes : soit en V avec virures 4, soit plate, soit même en forme de catamaran pour les grandes vitesses. - Figure 2, une vue en perspective de la carène rigide. Cette carène pourra être réalisée en bois, en métal ou en matière plastique polyester ou autre. Elle sera muni d'un tableau arrière 5 avec flaps 6 et d'équerres de renforts 7 intérieurs ou extérieurs. S'il s'agit d'une propulsion par voiles, cette carène comportera un puit de dérive classique percé à travers la carène. Ce puit peut être conçu soit pour une dérive sabre 8, soit pour une dérive relevable avec point fixe. - Figure 3 et 4, vue en coupe de la carène et du puit de dérive sens de la longueur et sens de la largeur. Il faut prévoir égal en ment dans ce cas des points de fixation pour les haubants 9 sur le fond de la carène et une emplanture de pied de mat 10; Fixation : Il faut coller sur le boudin, à l'endroit où la carène est en contact avec lui un assemblage cousu et collé de trois bandes de tissu Il disposées comme décrit ci- dessous - Figure 5, détail de l'assemblage par bandes du boudin et de la carène : deux bandes de tissu réunies par une couture et collée. D'un c8té les deux lévres de ces coutures seront collées au boudin de part et d'autre du point de contact de la carène. Les deux côtés non collés iront de chaque côté de la carène. Ils seront doublés en ourlets et munis d'oeillets. Une petite bande de tissu de protection de la couture sera collée entre ces deux bandes là où s'appuie la carène. Un gros caoutchouc tendu 12 passera à travers tous les oeillets de ces deux bondes. La carène sera équipée de crochets 13 disposés à l'intérieur et à l'extérieur et à des distances correspondantes aux écartements des oeillets. Ils seront boulonnés l'un à l'autre à travers la carène : Figure 5. Les caoutchoucs passés à travers les oeillets seront ensuite accrochés à chaque crochet. Des alvéoles 14 seront prévues sur l'extérieur de la carène pour y loger les crochets afin qu'ils ne dépassent pas de la surface de la carène : Figures 6 et 7. Deux portions de tableau arrière 15 en bois de dix centimètres de large environ devront être collés directement entre les deux boudins par des bandes de tissu comme les tableaux des pneumatiques classiques. Le tableau arrière fixée sur la carène viendra donc s'appliquer à l'intérieur contre les deux portions de tableau collées aux boudins. Il faudra prévoir.un joint souple en caoutchouc. Ces deux pièces de bois 15 seront serrés par quelques boulons avec écrous papillons 16. - Figure 8, vue du dessus de la fixation des bandes de bois au tableau arrière de la carène. Autre avantage et possibilité amené par cette invention Il sera désormais possible à tout possesseur de bateau pneumatique classique 17 d'améliorer les performances de leur embarcation en les transformant en semi rigide. Il faudra dans ce cas équiper leur bateau d'une bande extérieur 18 munie d'oeillets et collée à 1' extérieur du boudin - Figure 9, coupe du bateau et détail de la fixation. La bande sera munie d'un caoutchouc tendu ou d'un cordon robuste. Ce caoutchouc ou ce cordon viendra s'accrocher à des crochets ou à des pontets posés à l'extérieur d'une carène ajustée à leur bateau (figure 9). Ce système de fixation tendrait par la tension du cordon ou du caoutchouc à faire tourner les boudins vers l'extérieur et aussi à les rapprocher l'un de l'autre. Il est donc prévu une butée qui maintienne les boudins en position. Ce sera un profil en néoprène moulé en forme de crochet qui sera collé sur le dessous du boudin juste à la limite de la carène. Le bord de cette carène viendra s'enfoncer en butée contre le fond de l'encoche de ce profil (Figure 9). La carène sera équipée d'un tableau arrière de quinze millimètres d'épaisseur environ. Ce tableau viendra s'appliquer à l'extérieur du tableau de bois d'origine du bateau pneumatique1 Il faudra que ces deux tableaux réunis par des boulons soient d'une épaisseur maximum pouvant pénétrer entre les presses des moteurs - Figure 10, vue du dessus des deux tableaux réunis. Un pontage 20 en polyester peut être rapporté sur l'avant du bateau. Il pourra supporter une direction et les commandes du moteur. Il sera fixé en position par un laçage entre l'hiloire en tissu munie d'oeillets collés sur la partie la plus haute du boudin et une autre bande également munie d'oeillets collés sur le pontage parallélement à l'hiloire,(Figure 7). La présente description est donnée à titre indicatif et non limitatif et l'on comprendra qu'on pourrait lui apporter encore des adjonctions ou modifications sans pour autant sortir du cadre de l'invention qui devra être interprétée dans son sens le plus large. REVENDICATIONS 1. Embarcation pneumatique destinée à être propulsée soit avec un moteur soit avec des voiles, caractérisée par - une structure gonflable assurant la flotabilité et formant les flancs de l'embarcation. - une carène rigide formant le fond et le plancher de ce bateau. Elle est munie d'un tableau arrière destiné à supporter le moteur ou le gouvernail. Plusieurs moyens conjugués permettent de rendre solidaire la carène du boudin pneumatique. 2. Embarcation selon la revendication 1 caractérisée par un système composé de tissu enduit deux faces néoprène identique à la matière constituant l'enveloppe pneumatique et d'un profil de néoprène moulé, les assemblages étant faits à l'aide d'une colle syntétique. 3. Embarcation selon la revendication 1 caractérisée par une carène qui peut être de différentes formes et réalisée e bois, métal, matière plastique et en particulier en polyester avec un fond en V avec virures. 4. Embarcation selon la revendication 1 caractérisée par une carène rigide qui peut être équipée d'un puit de dérive clossåque pour la propulsion à voile.