On sait que de très nombreux vols sont commis par la clientèle dans les magasins de détails, encore accentués par la taille de ces magasins et le nombre de clients qu'ils reçoivent. De très nombreux procédés ont été proposés pour tenter de limiter ces vols, tels que inspecteurs, circuits de télévision, miroirs, étiquettes sensibles.. Aucun d'eux ne peut être parfaitement efficace, étant donné la diversification des techniques de vols...produits non présentés à la caisse, vêtements neufs portés par le client, dissimulation de petits objets dans les emballages volumineux, échange d'étiquettes entre produits... Une autre source de vols importante est l'entente entre client et caissière: la caissière enregistre et facture tous les articles présentés par le client mais à des prix inférieurs aux prix portés par les étiquettes. Une telle technique de vol est malheureusement difficile à découvrir et à prévenir. La présente invention propose un nouveau procédé de distribution, et notamment, de facturation et d'encaissement, qui rend impossible de tels vols en évitant tout contact entre le client et la personne chargée de la facturation, et en faisant effectuer facturation et paiement par deux personnes différentes. Le client, après avoir reçu un numéro de référence, dépose ses achats dans une zone dite de dépôt". La facturation est alors établie dans une zone inaccessible à la clientèle, et de façon anonyme puisque les achats ne portent qu'un numéro de référence. Les achats sont alors dirigés vers une zone d'encaissement. Là, le client, après avoir identifié ses achats par le numéro de référence, règle le montant de la facture et récupère ses achats. Les achats d'un même client, après facturation, sont de préférence regroupés dans un emballage -unique fermé de façon inviolable, auquel sont fixés la facture et le numéro de référence. Cet emballage est de préférence transparent, pour que le client puisse controler ce qu'il contient. De très nombreux détails destinés à rendre le procédé plus pratique et plus efficace apparaitront au cours de la description qui va suivre d'une réalisation particulière. Comme dans les systèmes de distribution classiques, le client reçoit, à son entrée dans le magasin, un panier ou un chariot dans lequel il-dépose les articles désirés au fur et à mesure de son choix. Lorsqu'il a terminé son choix, le client remet son panier ou son chariot à un guichet de dépôt et reçoit en échange un numéro de référence, par exemple sous forme d'un jeton numéroté dont le double est fixé à ses achats. On voit que le panier ou le chariot est indispensable et que le client ne peut donc en aucun cas utiliser son propre panier. Les numéros de référence peuvent être attribués à chaque client dès leur entrée dans le magasin. Mais le temps passé dans le magasin peut être très variable d'un client à l'autre, et l'ordre chronologique ne serait alors plus respecté au guichet de dépôt, ce qui complique les opérations suivantes. On peut également remettre à chaque client à son entrée un sac qu'il déposera au guichet de dépôt, ce qui évitera les manutentions. Une facture portant le numéro de référence est alors établie pour chaque dépôt la zone de facturation étant absolument inaccessible aux clients et totalement isolée de la zone de vente. Toutes les méthodes de facturation classiques peuvent être appliquées : identification de la catégorie d'articles par frappe d'un indice caractéristique, utilisation d'étiquettes sensibles qui peuvent être facilement détachées sans provoquer de ralentissement, lecture directe et automatisée des étiquettes permettant une facturation automatique sans risques d'erreur et l'enregistrement d'informations utilisées par exemple pour l'établissement de statistiques ou la gestion de stocks. Pour accélérer cette facturation, l'ensemble des achats d'un même client est déposé sur un tapis roulant défilant devant la personne chargée d'effectuer la facturation. Les achats groupés sous un même numéro de référence sont dirigés vers des points de facturation lente ou de facturation rapide suivant le nombre d'articles qu'ils regroupent. Cette orientation peut être effectuée par l'attribution de jetons de couleur différente pour chaque type de facturation. Après établissement de la facture, les articles sont regroupés dans un emballage de livraison. Si les achats ont été déposés dans un sac remis au client à son entrée dans le magasin, ce même sac peut être utilisé mais il est certainement plus rapide et plus pratique d'utiliser un nouvel emballage. Par exemple à la sortie du tapis roulant de facturation, les articles sont dirigés vers un sac en matière transparente thermosoudable Ce sac est de préférence formé par un boyau continu qui peut être coupé et scellé par thermosoudage aux dimensions correspondant au volume des articles introduits.La facture,dont un exemplaire est conservé au point de facturation, est fixée de façon inamovible au sac, par exemple en l'intro duisant à l'intérieur avant la fermeture. I1 est également nécessaire que le sac porte le numéro de référence par lequel le client pourra être identifié. Ce numéro doit être très visible et tous les moyens peuvent être utilisés : inscription sur le sac, utilisation du jeton ayant été apposé sur les achats lors du dépôt.. Le contrôle peut etre effectué à tout moment puisque la facture elle-même porte ce numéro. L'emballage peut également être fait par les procédés connus utilisant des matières thermorétractables, ce qui présente l'avantage supplémentaire de rendre l'ensemble plus facile à manipuler. Les achats peuvent également être remis au client simplement dans un chariot, comme il les a remis lui-même au guichet de déport Dans ce cas, des articles peuvent être facilement ajoutés ou enlevés ce qui peut être une source de vols ou de réclamations. On peut envisager de fermer le chariot lui-meme par une matière thermorétractable, les réclamations n'étant recevables que pour des chariots non ouverts sans contrôle du magasin. L'emballage de livraison, muni de sd facture et de son numéro, est alors dirigé par des tapis roulants vers une zone d'encaissement et de réception comportant plusieurs caisses. I1 est alors nécessaire que chaque client retrouve ses achats. Deux méthodes peuvent être utilisées : ou bien le client s'adresse à la caisse qui a préalablement reçu le sac qui lui est destiné, ou bien le client s'adresse à n'importe quelle caisse, qui doit alors récupérer le sac destiné à ce client. Dans les deux méthodes, une première sélection des caisses peut être effectuée en "caisses lentes" et "caisses rapides" correspondant aux facturations lentes et rapides, illustrées par exemple par la couleur des jetons "lents" ou "rapides" remis au client au moment du dépôt. Dans la première méthode, chaque caisse affiche les numéros des sacs qu'elle reçoit de façon à avertir le client. On peut également attribuer un numéro à chaque caisse et diriger sur cette caisse les sacs portant un numéro de référence commençant ou se terminant par le même chiffre que celui identifiant la caisse, ce qui permet au client de définir immédiatement la caisse vers laquelle ses achats vont être dirigés. Dans la seconde méthode, les sacs sont classés par ordre chronologique des numéros de référence et stockés derrière les caisses. Un tableau affiche les numéros des sacs stockés. Dès que son numéro apparait, le client peut se présenter à l'une ou l'autre des caisses, qui récupère alors le sac destiné à ce client. Cette méthode est certainement plus rapide et demande donc un nombre de caisses inférieur à celui de la première méthode, mais elle nécessite un stockage intermédiaire et une manutention supplémentaire des sacs. Lorsqu'un sac est réceptionné à une caisse et que le client à qui il est destiné a été identifié, le numéro de référence et le montant global de la facture sont à nouveau enregistrés et le client règle le montant de ses achats. I1 récupére alors le sac contenant ses achats. Le sac étant transparent, il peut immédiatement en contrôler le contenu et la fracture. En cas de réclamation, une zone spéciale est destinée à un contrôle supplémentaire. Le sac ayant été fermé de façon inviolable, ce contrôle est facile et ihdis- cutable. On peut également prévoir de séparer la zone de paiement de la zone de réception des sacs de livraison. Dans cette zone de réception, où le client pourrait se présenter avec sa voiture, les sacs sont livrés en échange du numéro de référence et d'un ticket de caisse remis lors du paiement. Cependant, il est certain que, malgré l'intérêt de ne pas avoir à transporter ses achats de la zone de paiement jusqu'a sa voiture, un client accepte mal de règler une facture sans contrôle et sans réception immédiate de ses achats. Pour éviter cet inconvénient, il peut être prévu qu'une partie des caisses soit directement accessible en voiture, le client pouvant éventuellement régler sa facture sans descendre de sa voiture, ses achats étant alors directement chargés dans sa voiture par le personnel du magasin Un tel procédé rend impossible toute entente entre le client et la personne chargée de la facturation. Une entente au moment même de la facturation est impossible puisque le client n'a en aucun cas accès à la zone de facturation. Une entente préalable est également impossible, puisque les achats sont traités anonymement et ne portent qu'un numéro de référence. Ces numéros sont attribués de façon chronologique, pour faciliter la réception, mais on peut en supprimer certains de façon aléatoire. De plus, les achats sont répartis au hasard entre les différents points de facturation, soit volontairement soit du simple fait du temps de facturation très variable selon le nombre d'articles groupés sous un même numéro de préférence. La facturation et l'encaissement étant effectués par deux personnes différentes, sans liaison directe, une entente devient là aussi très difficile. Le montant de la facture étant enregistré d'une part a la facturation, d'autre part à l'encaissement, on dispose ainsi d'un moyen de controle efficace. Un contrôle automatique et instantané peut être effectué en reliant l'ensemble des appareils de facturation et des appareils d'encaissement a un ordinateur.Lorsque l'enregistrement sur un appareil d'encaissement d'une facture identifiée par un numéro de référence ne correspond pas à l'enregistrement effectué préalablement sous le même numéro par un appareil de facturation, un signal témoin est actionné, ce qui permet de faire effectuer un contrôle immédiat. La facturation par les méthodes classiques, où le client présente luimême ses achats à la caisse, parfois après une longue attente, est souvent une source d'erreurs involontaires du fait de la rapidité avec laquelle elle doit être effectuée. La présente invention supprime cette source d'erreurs puisque la facturation est effectuée sans précipitation et dans -une zone calme. La correction d'une erreur, la recherche d'un prix manquant sur un article, l'enlèvement d'une étiquette sensible ou toute autre interruption de la facturation ne sera pas directement ressentie par le client ou même par les autres clients attendant leur tour, ces interruptions étant souvent la cause d'incidents dans les méthodes de facturation classiques.De plus, dans les méthodes classiques, la même personne est chargée de la facturation et de l'encaissement et ce surcroit de responsabilités est également souvent une source d'erreurs importantes. Dans la présente invention, la zone d'encaissement, elle-même isolée de la zone de facturation et de la surface de vente proprement dite, n'est en fait destinée qu'à des transactions monétaires et joue donc en quelque sorte le rôle d'une banque. Elle peut donc être en réalité une véritable annexe de banque , qui créditerait par exemple automatiquement le compte du magasin a chaque opération d'encaissement. Entre le moment où il a déposé ses achats et le moment où il va les réceptionner, le client ne doit plus avoir en sa possession aucun article pris dans le magasin et non facturé. Le couloir qu'il doit emprunté pour se rendre de la zone de dépôt à la zone d'encaissement ne doit pas communiquer avec la surface de vente. Il devient alors très facile d'utiliser les méthodes de détection des vols basées sur le repérage d'articles préalablement marqués. Alors que l'implantation de zones de détection est généralement difficile avec le système de facturation classique et que le démarquage des articles est soit long à effectuer à la caisse, soit facile à effectuer par le client lui-même, dans le procédé selon l'invention il est facile d'implanter des moyens de contrôle dans le couloir reliant la zone de dépôt à la zone de réception.De plus, le démarquage au moment de la facturation n'est pas effectué à la vue du client, qui ne peut alors savoir comment et sur quels articles le marquage a été apposé. Le type et l'emplacement des marques ainsi que les catégories d'articles marquées peuvent être changés régulièrement, ce qui rend plus difficile, donc moins probable, le démarquage par le client lui-même. La figure annexée représente un schéma d'implantation d'un magasin de vente au détail permettant d'utiliser le procédé de distribution de la présente invention. L'entrée du magasin porte la référence 1. Le client reçoit en 2 un panier ou un chariot destiné à regrouper ses achats, et éventuellement un numéro de référence. La zone 3 est la zone de-vente proprement dite. Les achats sont déposés au guichet 4, éventuellement contre remise d'un numéro de référence. L'indice 5 représente la zone de facturation, 6 celle celle d'encaissement et 7 celle de réception. Le couloir 8, entre le guichet 4 et la zone de réception 7 peut être muni d'un système de détection de vols d'objets préalablement marqués. Les caisses portant la référence 9 sont accessibles par les piétons, tandis que les caisses 10 situées à l'extérieur du magasin proprement dit, sont accessibles aux voitures. Les portes de sortie du magasin sont indiquées sous la référence 11. Dans la zone de réception 7, qui est également pour le client une zone d'attente, on peut implanter des points de vente où le client peut effectuer des achats complémentaires. C'est également la zone idéale pour l'implantation de bars, restaurants, d'attractïons pour enfants, de supports publicitaires.. On peut également, dans ce procédé de distribution. utilisé une méthode magnétique de référence des achats. On remet au client, soit à son entrée dans le magasin, soit au moment où il dépose ses achats, une carte magnétique portant un numéro de référence indéchiffrable par le client luimême. Les achats sont identifiés par le même numéro de référence, par exemple porté par une étiquette magnétique soit détachable, soit directement lisible par un appareil de lecture approprié. Au moment du paiement, la carte magnétique est remise à la caisse qui peut alors, de façon automatique, d'une part obtenir un exemplaire de la facture préalablement enregistrée au poste de facturation, et d'autre part, commander l'orientation du sac portant la même référence que la carte magnétique. Cette méthode magnétique de référence peut être également utilisée pour simplifier le dépôt des achats. Le client reçoit sa carte magnétique à l'entrée du magasin. I1 trouve en différents points du magasin, des distributeurs automatiques de sacs. En introduisant sa carte dans le distributeur il obtient des sacs transparents portant son numéro de référence lu automatiquement sur sa carte. I1 doit mettre tous ses achats dans de tels sacs avant de les déposer au guichet de dépôt. Les sacs distribués ont des dimensions variables adaptées aux dimensions moyennes des articles présentés dans la zone du magazin où se trouve le distributeur. Le client peut alors déposer l'ensemble de ses sacs au guichet de dépôt. Chaque sac ne contenant que quelques articles, la facturation peut être établie sans les vider. On conserve ainsi ces emballages partiels avant l'emballage définitif, ce qui ne peut que satisfaire le client. Le client peut également déposer chaque sac dès qu'il l'a rempli, par exemple sur des tapis roulants situés à la périphérie de la surface de vente. Ces sacs sont collectés dans la zone de dépôt et classés automatiquement. La facturation peut être effectuée soit au fur et à mesure, les résultats partiels étant gardés en mémoire et réutilisés au moment de la facturation globale, soit effectuée globalement lorsque le client a terminé ses achats. Les étapes suivantes, facturation, paiement, réception des achats, ne sont pas différentes de celles déjà décrites. REVENDICATIONS 1 Procédé de distribution de la marchandise dans les magasins de détails destiné à limiter les vols par les clients, caractérisé en ce que l'é tablissement de la facture de l'ensemble des achats d'un client est ef fectué de façon anonyme dans une zone innaccessible aux clients. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le client dépose pour la facturation, l'ensemble de ses achats repéré par un numéro de référence. 3 Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que, après factura tion, l'ensemble des achats d'un client est regroupé dans un emballage fermé de façon inviolable et portant la facture et le numéro de référence, cet emballage étant ensuite acheminé vers une zone d'encaissement. 4 Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'emballage est transparent. 5 Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'emballage est formé à partir d'un boyau continu en matière thermoscellable, coupé et thermoscelléaux dimensions correspondant au volume des achats à regrouper. 6 Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'encaissement effectué après la facturation est enregistré avec le même numéro de ré férence et qu'un encaissement en désaccord avec la facturation enregis trée préalablement avec le même numérodè PêFêpence est detictEe auto matiquement. 7 Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'une zone compor- tant des moyens de détection d'articles préalablement marqués doit être traversée par le client après le dépôt de l'ensemble de ses achats. 8 Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la zone où le client récupère ses achats comporte une partie directement accessible aux véhicules automobiles. 9 Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le numéro de réfé rence est attribué à chaque client sous forme d'une carte portant un enre gistrement magnétique, à son entrée dans le magasin. 10 Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la carte portant l'enregistrement magnétique de référence est utilisée pour le marquage automatique de sacs devant contenir les achats du client. 11 Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la carte portant l'enregistrement magnétique de référence est utilisé pour l'identification automatique du client pour l'encaissement et la remise des achats.