2297? 1 2054463 On sait depuis longtemps que divers individus, après un contact, et en particulier par inhalation, avec certaines particules ou substances organiques synthétiques se trouvant à l'état naturel, subissent des réactions allergiques caractéristiques telles 5 que 1'éternuement, l'activation des glandes du mucus, un oedème local, des éruptions de la peau et le phénomène de vasodilatation. Ces réactions sont couramment appelées "rhume des foins" et même si la réaction en soi n'est habituellement pas grave, elle peut aboutir à des complications physiologiques et psychologiques. Chez un jeune 10 enfant, la présence constante d'un état allergique provoque souvent des déformations permanentes du corps, et en particulier de la structure de la face, pour ne pas mentionner les effets psychologiques d'un malaise toujours présent. Les états asthmatiques sont toujours intimement.associés aux réactions allergiques et peuvent également 15 provoquer des complications plus graves." La médecine reconnaît maintenant le rhume des foins comme un état sérieux qui doit être traité « avec soin et d'une façon approfondie. A ce sujet, on sait également depuis un certain temps que les extraits des substances ci-dessus ayant une action allergé-20 nique et antigène, lorsqu'elles sont injectées par voie sous-cutanée, réduisent ces réactions allergiques. Le mécanisme physiologique exact de ce traitement, comme en pratique par hyposensibilisation, n'est pas encore complètement expliqué d'une façon satisfaisante.» Cependant, diverses théories ont été formulées tendant à fournir une 25 explication. Une telle théorie suppose la fonnation d'anticorps dits de blocage ou la neutralisation provoqués par l'injection de l'extrait, tandis qu'une autre théorie est fondée sur le fait qu'un tel traitement favorise la formation d'une union entre l'antigène (ou allergène) et l'anticorps dans la circulation libre plutôt que dans 30 le tissu. Dans la préparation de ces extraits allergéniques, il a été de pratique courante dans la technique antérieure d'extraire simplement la substance organique agressive en provoquant la réaction allergique avec un fluide d'extraction aqueux physiologiquement 55 acceptable, tel qu'une solution saline ou une solution saline légèrement alcaline. Après la séparation du fluide d'extraction du résidu, cette solution contenant les principes actifs est stérilisée et est utilisée simplement telle quelle après, naturellement, avoir effectué sa dilution correcte. Dans un tel processus d'extraction, 69 22972 2 2054463 le fluide d'extraction physiologiquement acceptable est choisi et destiné à protéger l'intégrité de structure de la molécule antigène. Cependant, récemment, un procédé a été proposé qui assu re la production d'un extrait allergénique plus complet et efficace. 5 Ce procédé est décrit dans les brevets des Etats-Unis d1Amérique 3-148.121 et N° 3-148.122, et il consiste en bref à traiter une substance allergénique entière débarrassée des"matières grasses avec un fluide d'extraction d1aminé tertiaire hétérocyclique aqueuse, à séparer la phase liquide "contenant les principes actifs du résidu, 10 à rejeter le résidu, et afin de retirer l'aminé" tertiaire hétérocy-clique des principes actifs, à ajouter de l'eau et une solution d'alun à l'extrait pour en précipiter les principes actifs. On lave ensuite le précipité plusieurs fois à l'eau pour enlever la totalité de 1'aminé tertiaire hétérocyclique et l'excès d'alun, et on le re-15 met finalement en suspension dans un véhicule physiologiquement acceptable, tel que par exemple une solution de phosphate tampon. Initialement, on pensait que l'incorporation de l1aminé tertiaire hétérocyclique dans le procédé, donnait simplement un extrait allergénique plus complet étant donné que les constituants so-20 lubies de l'aminé étaient compris dans l'extrait ainsi que les fractions protéiques et d'hydrates de carbone solubles dans l'eau. Cependant, on pense maintenant que la nature chimique réactive de l'a-mine tertiaire hétérocyclique peut provoquer une modification de structure de la molécule antigène, ce qui donne un extrait de trai-25 tement allergénique qui est efficace et relativement exempt de réactions secondaires de constitution. Aussi efficaces et avantageux que se soient révélés les extraits allergéniques précipités par. l'alun extraits par une aminé tertiaire hétérocyclique(désignés ci-après par extraits PEAP, 30 étant donné que la pyridine est 1'aminé tertiaire hétérocyclique préférée utilisée dans un tel procédé) plusieurs limitations ont apparu en cours des années. À ce sujet, on a constaté que ce type d'extrait ne pouvait pas être utilisé pour des essais de la peau, un cas clinique que les spécialistes souhaitent habituellement évi-35 ter, étant donné qu'ils préfèrent utiliser le même extrait pour•le diagnostic et le traitement. Un tel processus "utilisant le même extrait assure que le traitement comporte 11 suatigène exact que l'on découvre être la cause de la réaction allergique de la peau. La limitation ci-dessus des extraits de PEAP est supposée être due à 69 22972 3 2054463 l'insolubilité du précipité et/ou à la formation d'un complexe entre l'antigène extrait à l'aide de l'aminé tertiaire hétérocyclique et-l'alun utilisé pour la précipitation de l'antigène à partir du fluide d'extraction. 5 En outre, les paramètres du procédé de préparation d'antigènes PEAP en utilisant les procédés de la technique antérieure sont assez étendus, et le rendement laisse beaucoup à désirer, c'est-à-dire dans la gamme de 50 fo de PMJ (unités d'azote protéique) initialement extraits. 10 En consé;qtence, la présente invention se propose : - de fournir un extrait allergénique plus souple et efficace que celui obtenu par les procédés par solution aqueuse et PEAP de la technique antérieure ; . - de fournir un procédé perfectionné de préparation 15 dhextraits d'essais allergéniques et des extraits de traitement à action lente en utilisant un processus courant d'extraction d'antigène ; - de fournir un processus d'extraction utilisant un solvant organique aqueux, de façon que sensiblement toute la matière 20 àntigène soit récupérée au cours du traitement. Ces buts ainsi que d'autres qui ressortiront de la description qui va suivre sont obtenus en (1) extrayant la substance à action allergénique avec un fluide d'extraction comprenant un mélange d'une phase aqueuse et d'un solvant organique, de façon que 25 les principes actifs soient dissous et traités avec le fluide d'extraction, en laissant un résidu de matières insolubles inactives, (2) séparant la phase liquide comprenant le fluide d'extraction et les principes actifs du résidu insoluble, et (3) séparant les principes ac:tifs du fluide d'extraction par une technique de volatilisa-30 tion en laissant un extrait en poudre à action allergénique sensiblement anhydre. A ce moment, on doit se rappeler que le procédé PEAP de la technique antérieure utilisait le stade de précipitation par l'alun comme partie intégrante du procédé de préparation de l'extrait 55 allergénique, étant donné que simplement par l'incorporation de ce stade dans le procédé, on pouvait séparer les principes actifs du fluide d'extraction indésirable à base d'aminé tertiaire hétérocyclique. 69 22972 4 2054463 On a maintenant découvert d'une façon inattendue que ce stade, crest-à-dire la'précipitation de l'antigène de 1'aminé tertiaire hétérocyclique aqueuse en utilisant l'alun, qui était considéré comme essentiel dans le procédé PEAP de la technique antérieu-5 re, peut être éliminé entièrement par la séparation des principes actifs du fluide d'extraction par une technique de volatilisation avant la réduction desdits principes actifs sous la forme dosée finale. On décrii©- ci-après le stade de volatilisation. Le procédé suivant la présente invention s'appliquera 10 toutes les substances à action allergénique à la fois d'origine naturelle et synthétique. Ces substances comprennent des poussières, comme la poussière que 1'on trouve dans les maisons et recueillie dans les aspirateurs à vide, et "celle que l'on trouve dans les usines par exemple la sciure ; les:, tissus, épithéliaux, comme les poils 15 de chat, de chien, de cheval et de lapin j les plumes, comme les plumes d'oies et de poulets ; les graines, comme les graines de•coton et de Kapok ; les insectes et produits émanant des insectes, comme les abeilles, les frelons et les moustiques ; les pollens des arbres, des herbes et des mauvaises herbes comme 1'ambroisie, 1'her-20 be des vergers, 1'érable, les peupliers ; des moisissures comme Aspergillus niger et Alternaria ; des produits chimiques synthétiques complexes comme les antibiotiques, etc .. ■ En se référant maintenant au fluide d'extraction, utilisé pour solubiliser initialement, traiter et enlever les principes 25 actifs ou les substances à action allergénique du résidu inactif qui est rejeté, on a trouvé que le fluide préféré à utiliser ' dans la présente invention comprend un mélange d'une phase aqueuse et d'une phase de solvant organique..Ce dernier constituant du fluide d'extraction peut comprendre un solvant azoté basique ayant un point 30 d'ébullition suffisamment bas pour permettre sa volatilisation sans détruire l'intégrité de structure de 1'allergène traité. Cette limitation du point d'ébullition sera expliquée plus en détail ci-après lorsqu'on décrira plus complètement le stade de volatilisation, mais en général, le solvant organique doit avoir un point d'ébullition 35 inférieur à 120° C environ, excepté lorsqu'on utilise une technique de volatilisation comme un séchage par pulvérisation ou atomisation dans lequel l'allergène est seulement" momentanément exposé à une température élevée. De préférence, la.partie solvant^organique du fluide d'extraction comprend une aminé, et de préférence une aminé 69 22972 5 2054463 tertiaire hétérocyclique comme par exemple lapyridine, les dérivés de pyridine, comme la lutidine, la quinoléine, la collidine, la picoline, etc .. En plus de la condition du point d'ébullition de ce solvant organique, il est également de préférence miscible à 5 l'eau. Bien que l'effet chimique exact du solvant organique sur la molécule d'antigène ou sa structure ne soit pas connu avec un certain degré de certitude, on pense que la nature basique ou hautement polaire des solvants sus-mentionnés les contraint de réagir 10 avec l'antigène pour former toi composé, ou d'altérer d'une certaine façon la structure moléculaire complexe de la protéine, de l'hydrate de carbone, de la lipoprotéine ou du polypeptide, ce qui forme la base de la nature allergénique de la substance agressive. Le second constituant du fluide d'extraction, c'est-à-15 dire la phase aqueuse, peut comprendre de l'eau distillée ordinaire ou de préférence une solution saline et/ou alcaline aqueuse. A ce sujet, on peut utiliser le bicarbonate de sodium, le chlorure de sodium, l'hydroxyde de sodium, les phosphates tampons, etc. Lorsqu'on utilise des substances ayant une nature alcaline comme une aminé ter-20 tiaire hétérocyclique dans le fluide d'extraction, ce second constituant aqueux peut également comprendre un tampon qui ajuste le pH à une valeur plus neutre. Le pH résultant du fluide d'extraction final préparé en mélangeant la phase de 1'aminé et du solvant organique et Ta phase aqueuse peut être compris entre 7,5 et 12,0, et de préféren-25 ce il se situe dans une gamme de pH plus étroite comprise entre 9,0 et 12,0. Etant donné qu'une grande diversité de substances allergéni-ques se sont révélées adaptables au procédé de l'invention, le pH du fluide d'extraction et sa composition peuvent varier considérablement. Par exemple, le pollen d'ambroisie est connu pour contenir 30 une forte teneur toxique en matières grasses ou lipides qui a été suggérée comme contribuant fortement à la nature allergénique de cette substance. Pour extraire ce pollen d'herbe, on peut désirer augmenter le rapport de la phase du solvant organique à la phase aqueuse afin d'assurer une solubilité de toute la matière lipidique. 35 Cependant, des parties à peu près égales de la phase de solvant organique et de la phase aqueuse se sont révélées fournir un fluide d'extraction ayant une large gamme d'applications. Le procédé d'extraction consiste habituellement à mélanger la substance allergénique, après une élimination mécanique des constituants étrangers contaminants, avec le fluide d'extraction 69 22972 6 2054463 et à laisser reposer le mélange à une température de 20 à 25° 0 pendant une période pouvant atteindre 11 jours, avec ou sans agitation. On sépare ensuite le résidu de la phase liquide qui, à cet instant, contient les principes allergéniques actifs traités et solubilisés, 5 en laissant le résidu insoluble se déposer, en centrifugeant le mélange ou par un procédé de filtration comme une filtration sous vide. On rejette ensuite le résidu et la phase liquide résultante est une solution limpide, souvent légèrement colorée.en uneteinte ambre ou verdâtre du produit réactionnel du solvant organique, du fluide 10 d'extraction aqueux et de 11 antigène. A ce stade, la présente invention s'écarte nettement du procédé PEAP de la technique antérieure dans lequel on ajoute ensuite le sulfate de potassium et d'aluminium (alun) pour précipiter et enlever les principes antigènes ou allergéniques actifs du flui-15 de d'extraction physiologiquement inacceptable. La différence entre le procédé de la présente invention et le procédé PEAP de la technique antérieure réside dans la séparation des principes actifs du fluide d'extraction par un procédé de volatilisation, c'est-à-dire que la phase liquide est soumise à un état physique qui contraint 20 la phase liquide à être transformée en une phase gazeuse, et les principes actifs non volatils sont séparés par diffusion ou élimination de la phase gazeuse des principes actifs. Ce stade important de volatilisation du procédé de la présente invention peut comprendre n'importe lequel des procédés 25 connus de séparation d'un système solvant d'une substance qui s'y trouve dissoute. Ces procédés comprennent, entre autres, le séchage par congélation, le séchage par atomisation, le séchage sous vide, l'utilisation d'un appareil de séchage sous vide rotatif, etc. Les températures utilisées dans ce stade dé séchage peuvent être compri-30 ses entre un minimum nécessaire pour volatiliser le fluide d'extraction à la pression utilisée et 85° 0 environ ; cette dernière étant la température utilisée dans un processus de séchage par atomisation dans lequel l'antigène thermo-labile n'est que momentanément soumis à une telle température extrême. La pression utilisée dans le systè-35 me de volatilisation dépend également du processus particulier utilisé et peut varier entre la pression atmosphérique ou légèrement supérieure et 30 mm de mercure environ, comme on en utilise dans la technique de séchage par congélation. On a également constaté qu'afin de retirer les derniers 69 22972 7 2054463 vestiges du fluide dr extraction, constitué par le solvant organique et la phase aqueuse, il était préférable de laisser l'antigène par-ticulaire sensiblement anhydre résultant du stade de volatilisation reposer dans vin dessiceateur sous vide pendant 24 heures environ» 5 On peut exécuter ce stade à la température ambiante ou à une température pouvant atteindre 45° 0 environ. Le résultat du processus ci-dessus est une substance anhydre particulaire à action allergénique ou antigène qui a été traitée par le fluide d'extraction très réactif qui contient sensi-10 blement tous les principes actifs de la substance agressive originale, et ainsi qu'on le verra ci-après, est un extrait antigène extrêmement souple du point de vue de l'application finale. On se rend également compte que pratiquement pas de matière à action allergénique n'a été perdue par vin tel procédé, tandis que dans le 15 procédé de la technique antérieure de précipitation d'alun à partir 20 On doit également noter que le procédé de la présente . invention n'est en aucune façon limité à un mélange complexe d'antigènes mais à un extrait qui a été soumis à un processus permettant que les diverses fractions antigènes soient séparées avant le traitement et/ou la volatilisation. A ce stade, 1'extrait particulaire 25 anhydre (poudre) peut être encore traité pour fournir un ëxtrait allergénique sous une forme choisie parmi les diverses formes connues dans la technique d'utilisation des extraits allergéniques. Ainsi, la poudre peut simplement être reconstituée avec un système solvant aqueux physiologiquement acceptable et être utilisée comme 30 extrait pour essai sur la peau permettant un diagnostic et comme extrait de traitement d'hyposensibilisation. Ces fluides physiologiquement acceptables comprennent une solutioà. saline tampon ou d'Evan, une solution de Coca comprenant du bicarbonate de sodium, du chlorure de sodium et un phénol, une solution de glycérosaline 35 ou de Stier, une solution de dextrose ou d'Ungar, des solutions de phosphate tampon, etc.. Ces solutions ont habituellement un pH de 7 environ, ou pouvant atteindre 7,5. Un second procédé permettant de traiter davantage l'extrait de poudre anhydre peut comprendre sa .reconstitution avec 69 22972 8 2054463 •une solution aqueuse et l'addition ultérieure d'un composé d'aluminium tel que l'hydroxyde de potassium-alun ou d'aluminium pour insolubiliser l'antigène et préparer une forme dosée thérapeutique ayant des propriétés de libération lente. A ce sujet, on a découvert 5 d'une façon inattendue que le précipité insolubilisé ou le produit d'adsorption utilisant l'extrait traité par un solvant organique aqueux reconstitué de la présente invention est très supérieur aux antigènes précipités par l'alun de la technique antérieure provenant des solutions extraites débarrassées des matières grasses striete-10 ment aqueuses. Tandis que ces préparations de la technique antérieure sont de nature gélatineuse et pharmaceutiquement inacceptables, les préparations de l'invention sont des suspensions homogènes particu-laires et ont un aspect pharmaceutique plaisant. On doit noter ici qu'on a également découvert d'une 15 façon inattendue que le rendement en précipité à partir de l'extrait reconstitué utilisant un composé d'aluminium pour insolubiliser l'antigène, est très supérieur à celui obtenu en'utilisant le procédé PEAP de la technique antérieure. Par exemple, on obtient des-rendements de 40 à 50 fo environ en utilisant le procédé PEAP de la tech^ 20 nique antérieure, alors que dans le procédé de l'invention, on obtient des rendements de 80 à 90 % environ. Oe rendement est calculé sur la base de l'azote protéique du fluide d'extraction en comparaison de l'azote protéique du précipité insolubilisé ou produit d'adsorption. 25 Dans ce processus d'insolubilisation, on peut ajouter une quantité stoechiométrique d'aluminium et la suspension peut être simplement développée jusqu'au degré correct de puissance au moyen du fluide aqueux supplémentaire ; ou bien on peut retirer du liquide surnageant le composé d'aluminium en excès ajouté et le précipité 30 ou produit d'adsorption, les laver et les remettre en suspension dans un fluide aqueux physiologiquement acceptable. Afin d'assurer que l'extrait allergénique est stérile, il est de pratique courante de faire passer une solution contenant l'extrait antigène thermo-labile à travers un filtre de bactéries, ï? 35 plus souvent appele un filtre de Seitz, à micropores, "MI1LIP0RE" ou à membrane. Ces processus sont bien connus en pratique et sont décrits dans divers ouvrages les concernant. Dans la présente invention, cette stérilisation peut être réalisée dans toute phase liquide pourvu que l'antigène soit en solution. Par exemple, on peut sté 69 22972 9 2054463 riliser par f-iltration 11 extrait de solvant organique aqueux initial ou l'extrait aqueux reconstitué. Naturellement, on se rendra compte qu'une technique de séchage par atomisation peut effectuer une stérilisation du produit anhydre résultant et rendre ce stade de fil-5 tration bactérien inutile. En se référant maintenant au mode d'utilisation de la présente invention, ces techniques sont également bien connues en pratique et peuvent se classer en deux catégories, c'est-à-dire (1) des extraits d'essai sur la peau ou permettant un diagnostic et (2) les extraits de traitement ou thérapeutiques, les extraits pour essais ou pour diagnostic sont principalement de nature aqueuse et sont utilisés en plaçant une goutte de l'extrait spécifique sur la peau d'un individu ou d'un animal en cours d'essai et en frottant la surface de la peau qui se trouve sous l'extrait. Si au bout d'une 15 assez courte période de temps, il se produit une éruption"ou des papules, cela indique nettement que l'individu est allergique à l'antigène particulier utilisé pour l'essai. Un autre procédé d'essai comprend l'injection intracutanée de l'extrait et un examen ultérieur de la formation de papules. On peut également utiliser des 20 essais de conjonctivite, de reniflement et .d'inhalation avec la poudre anhydre résultant de l'extraction initiale, et ces essais sont considérés comme étant plus révélateurs et précis que les essais sur la peau. La seconde catégorie d'extraits, à savoir les extraits 25 de traitement ou thérapeutiques, peut comprendre les extraits aqueux précipités par l'aluminium, et analogues. L'utilisation de ces extraits de traitement comprend l'injection sous-cutanée d'une solution extrêmement diluée de l'antigène, suivie par des injections ultérieures journalières ou hebdomadaires d'une concentration pro-30 gressivement croissante. En raison de la gamme extrêmement étendue de sensibilités des divers individus et des différentes caractéristiques de libération des diverses formes thérapeutiques de l'antigène, le traitement est choisi par le praticien sur une base individuelle . ^5 En ce qui concerne le dosage ou la puissance de l'extrait, les produits de la présente invention peuvent être concentrés ou dilués suivant la concentration de base de l'extrait initial et la puissance voulue de l'extrait final.. Le moyen le plus courant, bien que pas entièrement satisfaisant pour étalonner l'extrait, est 69 22972 10 2054463 l'analyse de la solution en ce qui concerne PNU. le défaut de ce mode opératoire est naturellement que toutes les fractions antigènes de l'extrait ne sont pas nécessairement protéiques, mais peuvent être des molécules d'hydrate de carbone, de lipides ou autres molé-5 cules non azotées. En ce qui concerne la puissance de l'extrait, la pratique habituelle est d'étalonner des extraits de traitement de 10 à 5000 PNU suivant la corrélation entre le caractère antigène et l'azote protéique. les extraits de traitement sont habituellement établis entre 10 PNÏÏ et 20.000 PHTJ, les extraits de plus faible 10 puissance étant utilisés dans les phases initiales de la thérapie d'hyposensibilisation et les extraits de plus grande puissance étant utilisés comme dose d'entretien à des invervalles de temps plus grands. Les exemples suivants'sont donnés à titre illustratif, 15 mais non limitatif, de l'invention. EXEMPLE 1 On prépare un fluide d'extraction comprenant un mélange de 250 ml de pyridine et 250 ml d'hydroxyde de sodium 0,1 N, et on y ajoute 50 g d'un mélange de pollens d'ambroisie. On laisse le 20 mélange reposer pendant 5 jours à la température ambiante en agitant d'une façon intermittente. On décante la phase liquide surnageante limpide contenant les principes actifs provenant du pollen d'ambroisie, et on rejette le résidu. On place ensuite la liqueur surnageante dans un évapo-25 rateur sous vide rotatif (évaporateur éclair) muni d'un ensemble de condensation et chauffé jusqu'à 50° C jusqu'à ce que la phase liquide soit enlevée. On obtient une poudre brunâtre sensiblement anhydre. On place ensuite la poudre dans un dessiccateur à vide et la laisse reposer sous un vide pendant 16 heures. On obtient une poudre s'é-30 coulant librement, ne présentant pas de traces de solvant. EXEMPLE 2 On prépare une solution d'antigène de pollen d'ambroisie contenant 10.000 PNU/ml en ajoutant 393,2 g de la poudre séché® préparée dans l'exemple 1 à 100 ml d'eau distillée à 50° G0 Le pH de 35 la solution résultante est de 7,4. On fait passer ensuite la solution à travers un filtre à millipores pour effectuer la stérilisation. On analyse le filtrat et on .constate qu'il contient 9100 PHU/al d'antigène d1 ambroisie. 69 2297.2 n 2054463 Oïl dilue ensuite la solution ci-dessus avec de l'eau distillée dans des conditions stériles jusqu'à 1000 PÏÏU/ml et on effectue des essais intradermiques (intra-cutanés) sur quatre individus connus pour être cliniquement sensibles au pollen d'ambroisie. 5 On prépare une seconde solution de 5000 PNU/ml et on effectue avec cette solution des essais intradermiques sur deux individus connus pour être normaux et non/âllergiques à l'égard du pollen d'ambroisie. Les résultats sont indiqués sur le Tableau I ci-dessous. Sur ce tableau, les malades 1 à 4 sont connus pour être sensibles au pollen 10 d'ambroisie, tandis que les malades 5 et 6 sont connus pour être insensibles à ces pollens. TABLEAU I Malade Sensibilité* à 1000 PNU/ml 5000 PNU/ml 15 1 2+ 2 2+ 3 3+ 4 -2+ 5 0 20 6 0 * 0- réaction négative - pas de papules 1+ légère réaction - papules de 5 mm avec érythème 2+ réaction modérée - papules de 10 mm avec érythème 3+ réaction marquée - papules de 15 mm avec érythème et éven-25 tuels pseudopodes et démangeaison 4+ réaction marquée - papules de 20 mm avec érythème, pseudopodes, démangeaison et douleur EXEMPLE 3 On suit le processus de l'exemple 1 pour préparer un 30 extrait de poudre anhydre de pollen d'ambroisie. Lorsqu'il est reconstitué avec de l'eau distillée dans des conditions stériles et qu'il est dilué jusqu'à la puissance nécessaire, cet extrait est u-tile dans la thérapie d'hyposensibilisation pour des individus allergiques au pollen d'ambroisie ou pour le diagnostic d'allergies au 35 moyen d'essais sur la peau. EXEMPLES 4 à 8 On répète les exemples 1 à 3, excepté qu'on substitue au pollen d'ambroisie/le la poussière ordinaire, du crin de cheval, 69 22972 12 2054463 des plumes de poulet, des insectes piqueurs, de l'herbe, de la fléo-le des prés et de bouleau. Ces extraits sont utilisés pour le dia- -gnostic de réactions allergiques par essais sur la peau ou pour une thérapie d'hyposensibilisation. Les poudres sèches sont également utiles pour le diagnostic de réactions allergiques p. r des procédés utilisant les essais de conjonctivite ou d'inhalation. EXEMPLE 9 On ajoute lentement, en agitant continuellement, à 100 ml environ de l'extrait reconstitué de l'exemple 3, dont le pH est ajusté à 6,2 environ avec de l'acide sulfurique dilué, 50 ml environ d'une solution stérile à 2 % en poids de sulfate de potas-sium-aluminium. On sépare le précipité obtenu du liquide surnageant par centrifugation, on le lave avec une solution saline distillée et le remet en suspension dans du phosphate tampon dont le pH est de 7,0 environ. Le rendement obtenu est de 80 % environ. La suspension à action allergénique est utile comme extrait de traitement d'hyposensibilisation à libération lente. 69 22972 13 2054463 KB7EKDI0ATI0MS 1. Procédé de préparation d'un extrait d'une substance capable de provoquer une réponse allergénique et contenant des principes physiologiquement actifs, caractérisé en ce qu'il consiste à mélanger la substance avec un fluide d'extraction contenant de 5 l'eau et un solvant organique basique contenant de l'azote, à séparer le fluide d'extraction de la totalité de la matière- insoluble qui s'y trouve, à rejeter la matière insoluble et à volatiliser le fluide d'extraction pour isoler les principes actifs de la substance sous forme de poudre stable anhydre à action allergénique. 10 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le solvant organique est une aminé tertiaire hétérocyclique. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'aminé tertiaire hétérocyclique présente un point d'ébullition inférieur à 120 0 C. 15 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que 1'aminé tertiaire hétérocyclique est choisie parmi la pyridi-ne, la quinoléine, la lutidine, la collidine et la picoline. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluide d'extraction présente un pH de 7,5 à 12,0 environ. 20 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluide d'extraction comprend un système solvant de substance alcaline et de pyridine. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la volatilisation du fluide d'extraction est réalisée en 25 chauffant jusqu'à une température comprise entre 50° et 85° C. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la volatilisation du fluide d'extraction est réalisée en plaçant ce liquide sous pression réduite. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en 30 ce que la volatilisation du fluide d'extraction est réalisée en plaçant sous pression réduite le mélange, et en chauffant le mélange jusqu'à une température atteignant 85° G environ. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la volatilisation est effectuée par séchage par atomisation. 69 22972 14 2054463 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le séchage par atomisation est réalisé à une température dépassant le point d'ébullition du fluide d'extraction ; 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en 5 ce que la substance capable de provoquer une réponse allergénique est un agent d'inhalation ; 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'agent d'inhalation est choisi parmi les pollens, la poussière ordinaire, 1'épithélium, les moisissures, les matières prove- 10 nant des insectes, les semences et les plumes. 14. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluide d'extraction est stérilisé après sa séparation'des matières insolubles et avant sa volatilisation ; 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en 15 ce que la stérilisation est réalisée en faisant passer le fluide d'extraction à travers un filtre à bactéries ; 16. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poudre sensiblement anhydre est encore séchée dans un dessiccateur à vide à une température comprise entre 20° et 45° C 20 environ et sous une pression inférieure à la pression atmosphérique. 17- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poudre anhydre est reconstituée par dissolution dans un système solvant aqueux physiologiquement acceptable. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en 25 ce que le fluide reconstitué est stérilisé par passage à travers un filtre à bactéries. 19- Procédé de préparation d'un extrait de traitement à action prolongée d'une substance capable de provoquer une réponse allergénique et contenant des principes physiologiquement actifs, 30 caractérisé en ce qu'il consiste à mélanger la substance avec un fluide d'extraction contenant de l'eau et un solvant organique basique azoté, à séparer le fluide d'extraction de la totalité de la matière insoluble qui s'y trouve, à rejeter la matière insoluble, à volatiliser le fluide d'extraction pour isoler les principes ac-35 tifs de la substance sous forme d'une poudre anhydre, à reconstituer l'extrait avec un solvant aqueux, et à ajouter un composé d'aluminium à l'extrait aqueux reconstitué de façon à insolubiliser les principes actifs ; 20. Procédé -selon la revendication 19, caractérisé en 40 ce que le composé d'aluminium est le sulfate de potassium-aluminium. 21. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que les principes actifs insolubilisés sont isolés, lavés et remis en suspension dans un fluide àque.ux physiologiquement acceptable . 45 22.les produiteobtenus/èelon l'une quelconque des reven dication précédentes.