La présente invention se réfère aux dispositifs de cor.-Lmande des feux de signalisation pour véhicules routiers et plus particulièrement, mais non uniquement, à celui ayant fait l'objet de la demande de brevet français 75 08471 du 12 Mars 1975. On sait qu'un tel dispositif comprend un commutateur de direction ou "commodo" qui commande une centrale clignotante (préférablement réalisée sous forme de bascule électronique) en seme temps qu'un relais sélecteur double, lequel relie la batterie aux feux appropriés. Des relais insérés sur les circuits des feux commandent un voyant placé sur le tableau de bord. Dans le cas de véhicules à remorques on prévoit en général un voyant particulier pour les feux de celle-ci. En cas de court-circuit au niveau d'un feu ou de la ligne qui aboutit à celui-ci il peut apparaitre des surintensités dangereuses, ce qu'on évite par le moyen de fusibles. Toutefois le fonctionnement d'un tel fusible présente l'inconvénient de mettre toute l1ins- tallation hors de service, meme si le court-circuit a disparu par destruction de l'élément métallique qui l'avait provoqué, comme cela arrive fréquemment. L'invention vise à éviter ces divers inconvénients. Suivant l'invention l'on insère un disjoncteur thermique à ré-enclenchement sur chaque circuit individuel aboutissant à chacune des lignes qui alimentent respectivement les feux de gauche et ceux de droite et l'on utilise l'amenée au potentiel de la masse de la partie de ce circuit située en aval du disjoncteur ayant déclenché en cas de court-circuit, pour enclencher un relais de sécurité à auto-retenue qui coupe la centrale clignotante et la maintiens au repos aussi longtemps que le commutateur de direction n'a pas été ramené à sa position neutre. On comprend que dans ces conditions quand le disjoncteur correspondant aux feux choisis par le commutateur de direction a déclenché sous l'effet d'un court-circuit, il suffit au conducteur du véhicule de ramener ce commutateur à sa position neutre, d'attendre un instant, puis de le manoeuvrer à nouveau. Le disjoncteur s'étant ré-enclenché entre temps, si la cause du court-circuit a disparu, le dispositif fonctionne à nouveau de façon normale. Dans le cas contraire le disjoncteur déclenche encore une fois et le conducteur est ainsi averti qu'il doit procéder à la recherche du court-circuit et à la réparation correspondante. Mais en aucun cas un disjoncteur ne peut se ré-enclencher sous une intensité susceptible de l'endommager ou de souder ses contacts. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. La figure unique de ce dessin représente le schéma d'une installation de feux de signalisation comportant application de l'invention. Le dispositif représenté correspond de façon générale, et mis à part le système de protection objet de l'invention, à celui décrit dans la demande de brevet français sus-mentionnée. On y trouve le commutateur A usuel à deux directions, dit "commodo" avec sa palette mobile 1, reliée à la batterie B par un conducteur 2, et ses deux plots 3 et 4 correspondant respectivement aux feux gauches et droits du véhicule et de sa remorque.Ces plots sont reliés chacun à l'un 5, 6 des enroulements d'un relais sélecteur double C, les sorties de ces enroulements aboutissant à un même conducteur 7 relié à l'entrée de commande d'une bascule clignotante D alimentée en courant d'une part par la masse en 8, d'autre part à partir de la batterie B à travers un conducteur 9, un 10 des contacts fixes d'un relais de sécurité E qu'on décrira plus loin, le contact mobile il de celui-ci, un conducteur 12 et deux diodes 13 reliées à respectivement à l'un et à l'autre des plots 3 et 4 du commutateur A. Chacun des contacts mobiles 14, 15 du relais sélecteur double C est relié à la batterie B par un conducteur individuel 16, 17 sur lequel est insére un disjoncteur thermique 18, 19 dont il sera parlé plus loin, et par un conducteur commun 20. Quant aux contacts fixes crespodants 21, 22, des conducteurs 23 et 24 les relient respectivement aux deux lignes 25, 26 propres à alimenter les feux gauches et droits du véhicule et de sa remorque. On a supposé à cet égard que le véhicule comportait deux paires de feux F et G, chaque paire comprenant un feu gauche 27 respectivement 28 et un feu droit 29, respectivement 30, la remorque ne comportant quant à elle qu'une seule paire H de feux gauche 31 et droit 32.Chacune des paires F, G, H est alimentée à partir des lignes 25, 26 à travers un relais I, J, K, L à deux enroulements opposés 33, 34 35, 36, 37, 38. Chacun de ces relais comporte un contact mobile 39, 40, 41 et un contact fixe 42, 43, 44. Pour les relais I et J du véhicule ces contacts sont montés en série entre un conducteur 45 relié à la batterie B et un autre 46 aboutissant à un voyant 47. Pour la remorque, les contacts de son relais K relient ce conduc- teur 45 à un autre 48 aboutissant à un voyant 49. Tel qu'on l'a décrit jusqu'ici, et mis à part le relais de sécurité E et les disjoncteurs thermiques 18, 19, le dispositif est identique à celui exposé dans la demande française précitée. Comme ce dernier on peut lui faire comporter un commutateur d'avertissement ou "warning" qui relie simultanément à la batterie B les deux plots 3 et 4 du commutateur de direction A en branchant en meme temps un voyant particulier en dérivation sur la bascule clignotante de manière à ce qu'il se trouve en série avec les feux pendant les périodes d'extinction de cette bascule.On rappellera très succinctement le fonctionnement Lorsqu'on actionne le commutateur A, par exemple vers la gauche, l'enroulement 5 ferme les contacts 14-21 et commande en même temps la bascule D qui se trouve alors alimentée à travers la diode 13 de gauche, le conducteur 12, les contacts 11-10 normalement fermés et le conducteur 9. Le demi-relais 5, 14-21 va donc battre en envoyant du courant de façon saccadée à la ligne gauche 25, laquelle alimentera tous les feux gauches 27, 28 et 31 à travers les relais I, J, K. Comme seul un enroulement de chacun de ces derniers se trouve excité, leurs contacts se fermeront et les voyants 47, 49 clignoteront avec les feux gauches, la défaillance de l'un quelconque de ceux-ci provoquant l'extinction du voyant correspondant. Si l'on tient compte maintenant de la présence des disjoncteurs thermiques 18, 19, on comprend qu'en cas de court-circuit, celui 18 qui correspond aux contacts 14-21 va s'ouvrir en protégeant l'installation. Au bout d'un certain temps il se sera refroidi et se refermera. Si la cause du court-circuit a disparu, tout reviendra dans l'ordre, mais si elle subsiste, ce disjoncteur va se refermer sous une intensité considérable, ce qui risque de l'endommager gravement, voire même de souder ses contacts en faisant supporter l'intensité de court-circuit à l'installation avec tous les risques que cela comporte. Si l'on remplace les disjoncteurs par des fusibles, cet incon vénient se trouve evité, mais le conducteur doit alors rechercher le fusible qui a sauté et le remplacer, ce qui constitue un travail assez long et exige une réserve de fusibles de rechange. Suivant l'invention l'on prévoit, en plus des disjoncteurs 18, 19, le relais de sécurité E et un système électronique I jouant le rôle de déclencheur d'actionnement de ce relais. Le système I comprend deux transistors 50, 51 dont les émet teurs sont reliés en parallèle au conducteur 12 par des conducteurs 52, 53 et une diode 54, tandis que leurs collecteurs, mis en paral lèle par un conducteur 55, sont reliés par un autre conducteur 56 à l'enroulement 57 du relais E, le circuit se fermant par la masse en 58. Outre le contact mobile 11 et le contact fixe de repos 10, ce relais comprend un contact de travail 59 qu'un conducteur 60 relie au conducteur 56 précité. Quant aux bases de transistors 50 et 51, elles sont individuellement reliées par les conducteurs 61, 62 pourvus de résistances protectrices 63, 64 aux contacts respectifs 14, 15 du relais sélecteur C (ou plus exactement aux conducteurs 16, 17 dans la partie de ceux-ci comprise entre lesdits contacts et les disjoncteurs 18, 19). Le fonctionnement est le suivant : En marche normale les contacts 14 et 15 sont reliés a la batterie (qu'on supposera mise à la masse par son p8le négatif). I1 en résulte que les bases des transistors 50, 51 sont positives par l'intermédiaire des conducteurs 61, 62 et comme ces transistors sont du type PNP, ils sont bloqués et l'enroulement 57 n'est pas alimenté. Si après qu'on ait manoeuvré le commutateur A par exemple vers la gauche, il apparaît un court-circuit, le disjoncteur 18 s'ouvre. De ce fait le conducteur 61 se trouve mis à la masse à travers les feux gauches et par conséquent la base du transistor 50 est négative. Ce transistor conduit et l'enroulement 57 est alimenté. Le contact mobile Il passe sur le plot 59 en auto-alimentant ainsi l'enroulement 57 par la diode 13 de gauche, le conducteur 12 et le conducteur 60. I1 est à noter que cette auto-alimentation est independante du relais sélecteur C et reste donc assurée en continu, sans clignotement. Du fait de l'ouverture des contacts t0, 11, la bascule clignotante D n'est plus alimentée et ses transistors se bloquent. I1 en résulte que lorsque le disjoncteur 18 se referme, l'enroulement 5 du relais sélecteur double C ne fonctionne plus, de sorte que les contacts 14-21 sont ouverts et que par conséquent le circuit est coupé, ce qui élimine tout risque d'endommagement du disjoncteur. Pour rétablir le fonctionnement normal, l'on doit simplement ramener le commutateur A à la position centrale neutre. Cela a pour effet d'isoler le conducteur 12 ; le relais de sécurité D n'est plus auto-alimenté tandis que par ailleurs du fait de l'ouverture des contacts 14-21 du relais sélecteur C le transistor 50 n'est plus maintenu à l'état conducteur. Le contact mobile 11 du relais E revient donc contre le contact 10. Si la cause du court-circuit a disparu, l'installation est immédiatement à même de fonctionner à nouveau. Dans le cas contraire l'un des disjoncteurs 18, 19 agira encore une fois lors d'une manoeuvre subséquente du commutateur A et le conducteur du véhicule ainsi averti devra rechercher le point défaillant pour y remédier. Pour être certain que lorsque le disjoncteur 18 se referme après refroidissement, le circuit de l'enroulement 5 du relais sélecteur C ne soit pas encore fermé à travers le premier transistor 65 de la bascule clignotante D resté conducteur en raison d'une charge positive résiduelle conservée par le-condensateur 66 associé à sa base, on peut shunter celui-ci par une résistance 67 assez forte pour ne pas gêner le fonctionnement normal de la bascule, mais quand même suffisamment conductrice pour que le condensateur 66 se trouve déchargé en toute certitude quand le disjoncteur 18 s'est refroidi. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Procédé pour assurer la sécurité à l'encontre des courtcircuits dans un dispositif de commande de feux de direction pour véhicules routiers, éventuellement avec remorques, du genre comprenant un commutateur de direction et une centrale clignotante qui sous l'effet de ce commutateur, assure l'arrivée intermittente de courant à l'une ou à l'autre de deux lignes alimentant respectivement les feux de gauche et ceux de droite, caractérisé en ce qu'on insère sur le circuit individuel aboutissant à chaque ligne (25, 26) un disjoncteur thermique à ré-enclenchement (18, 19) et en ce qu'on utilise l'amenée au potentiel de la masse de la partie de ce circuit située en aval du disjoncteur ayant déclenché en cas de court-circuit, pour enclencher un relais de sécurité à auto-retenue (E) qui coupe la centrale (D) et la maintient au repos aussi longtemps que le commutateur de direction (A) n'a pas été ramené à sa position neutre. 2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison - deux disjoncteurs thermiques à ré-enclenchement (18, 19), de type et d'utilisation en soi connues, respectivement dispo sés sur l'un et l'aune des deux circuits qui, partant de la batterie (B), aboutissent aux lignes (25, 26) d'alimentation des feux (27 à 32), mais en amont des organes de coupure et de fermeture sélectives (14, 21 ; 15, 22) insérés sur ces circuits - un ensemble de deux transistors (50, 51) dont les bases sont reliées respectivement à l'un et à autre de ces circuits en aval des disjoncteurs (18, 19), mais en amont des organes précités (14, 21 t 15, 22) de manière à se trouver nonralement en permanence au potentiel de la batterie en bloquant les transistors, tandis que les émetteurs et les collecteurs de ces transistors sont insérés en parallèle sur un circuit de sécurité (12, 54, 53, 52, 56, 58) relié à la batterie à travers le commutateur de direction (A) - et un relais commutateur de sécurité (E) dont l'enroulement (57) est inséré dans le circuit de sécurité entre la sortie des transistors (50, 51) et la masse, ses contacts (10, 11) fermés au repos assurant l'alimentation de la centrale clignotante (D) à partir de la batterie (B) à travers la première partie (12) du circuit de sécurité, tandis que ses contacts de travail (11, 59) relient à cette première partie l'entrée même de ltenroulement (57) pour assurer l'effet d'auWo-retenue. 3. Dispositif de sécurité suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (67) pour garantir qùe lors du ré-enclenchement du disjoncteur thermique (18, 19) la centrale clignotante (D) se trouve à l'état de repos.