La présente invention se rapporte à une nappe de filage en filaments de polyoléfines et à un procédé pour sa préparation. Les nappes de filage en filaments de polyoléfines sont connues en soi. On peut préparer,par exemple, ces nappes de filage selon les modes opératoires décrits dans les brevets allemands n0 1 282 590, 1 303 569 ou 1 435 461. La technique de préparation des nappes de filage décrite dans ces brevets est dirigée vers une amé- lioration de la régularité du dépôt des filaments et une diminution des poids superficiels. Ainsi, par exemple, on décrit des nappes de filage à haute régularité dont les poids superficiels descendent jusqu'à 5 g/m2 et qui, lorsqu'elles consistent en polyoléfines et en raison du coût avantageux des matières premières, peuvent être utilisées sous toutes les formes d'articles à jeter après emploi dans le domaine de la médecine ou de l'hygiène. Dans ce dernier domaine d'application en particulier, il est nécessaire d'accroître la mouillabilité des filaments de poly- oléfines qui, par nature, sont hydrophobes et de préparer les nappes de filage en totalité ou en partie à partir de filaments de poly- oléfines tensioactifs. Il est en outre indispensable de régler une dimension de pore définie de ces nappes de filage afin d'ajouter à la mouillabilité des filaments une nouvelle amélioration des pro- priétés du produit par réglage d'un volume de pores déterminé. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 509 009, on propose à cet effet (colonne 15, ligne 52) de réaliser l'opération de filage servant à la préparation des nappes avec une légère oxydation de la surface des fibres. Sur les surfaces ainsi traitées, l'adhérence des liants est améliorée. La demanderesse a cherché à obtenir une nappe de filage en filaments de polyoléfines dans laquelle le traitement de surface aurait encore été nettement amélioré. A cet effet, on a d'abord pensé à enrichir la surface en composés oxygénés. D'autres buts et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description ci-après. Ces buts et avantages ont été atteints conformément à l'invention dans une nappe de filage qui se caractérise en ce qu c=71iv contient des filaments individuels et des groupes de filaments consistant en au moins deux filaments individuels disposés parallèle- ment et dans laquelle les filaments individuels et les groupes de filaments sont modifiés, par endroits au moins, par des groupes polaires. Des adducts de l'oxyde de propylène et/ou de l'oxyde d'éthy- lène, incorporés dans les fibres ou appliqués superficiellement sur les fibres, sont particulièrement recommandés. Les filaments fonda- mentaux qui constituent la nappe de filage et consistent en un poly- mère hydrophobe, par exemple du type: CH3 CH3 -CH -CH-CH2-CH- doivent être modifiés conformément à l'invention, au moins en sur- face, par des groupes polaires, la modification étant réalisée en particulier par introduction d'atomes d'oxygène dans la chaîne de polypropylène, sous forme d'oxyde de polypropylène et par des poly- mères hydrophiles du type des polypropylèneglycols polyoxyéthylés: CH3 ?"3 O-(CH2 -O)C -(CH -CH-O) - 2 2 x 2 y On peut, en outre, utiliser, pour la modification de la surface des fibres, les substances des classes ci-après et, par exemple, dans le cas de filaments de polyéthylène, des adducts de polyéthylèneglycol possédant la structure suivante: C 2-(C2H4)x-C2H4-OH alcools gras polyoxyéthylés: O-(C2H40)x-C 2H4-OH alkylphénols polyoxyéthylés *-- COo(C2H4) -C2H4-OH acides gras polyoxyéthylés - C ONH-(C2H40) -C2H4-OH amides d'acides gras polyoxyéthylés, c'est-à-dire, d'une manière tout à fait générale, les composés à chaTne non ionique oxygénée. Dans les formules ci-dessus, les lignes droites reprdsentent des chalnes aliphatiques de longueurs variées et, par exemple, le groupement -C17H35. La modification des filaments de polypropylène et des groupes de filaments décrits ci-après par des polypropylèneglycols polyoxydthylés présente un intérêt particulier en tant qu'exemple selon l'invention de nappes de filage tensioactives. Dans cet exemple, la modification de la structure des filaments de poly- propylène par l'oxyde de polypropylène est encore poussde plus loin, c'est-à-dire que la structure des chatnes oxygène/carbone se pour- suit dans le sens (a-b-c) avec accroissement du caractère polaire: CH3 CH ?"3 '3 a. -CH2-CU-CH2-CH- 1S CH CH ?3 13 b. O'-CE2'CH-O-CH2-CH- CH3 HC. -(CH2-CH2-0)x- (CH2-CH-O)y-(CH2-CH2-O) -H On peut ainsi envisager une structure en noyau/enveloppe du filament de polypropylène avec teneur en oxygène croissant vers l'extérieur, jusqu'à des polypropylène- ou polydthylèneglycols; la même observation s'applique aux filaments de polyéthylène. Dans l'un des modes de réalisation de l'invention, une partie ou la totalité des filaments ou groupes de filaments en poly- oléfines est additionnée au filage d'oxydes de polyéthylène ou d'oxydes de polypropylène. A l'opération de filage, en raison des conditions rhdologiques, ces "cires carbonées" ont tendance à se porter vers l'extérieur, sur l'enveloppe du filament. Pour renforcer l'effet de tensioactivité, après la déposition des filaments et groupes de filaments, on peut appliquer sur la nappe de filage des adducts de l'oxyde de polypropylène ou de l'oxyde de polyethylène, par exemple des substances du type des polypropylèneglycols polyoxy- éthylés, des alkylphénols polyoxyéthylés, etc., telles que décrites cidessus avec leurs formules. Ces substances peuvent également être appliquées sur les filaments de polypropylène non modifiés après le filage et la formation de la nappe mais, dans un tel cas, l'adhérence de ces substances tensioactives sur le polypropylène hydrophobe n'est pas aussi forte que sur le polypropylène modifié par l'oxygène. Dans certains cas, cela est souhaitable, comme on l'expliquera ci- après. Dans le cas particulier o l'on forme des nappes de filage consistant en groupes de filaments à grand nombre de filaments, on peut introduire entre les filaments parallèles des groupes de fila- ments, en raison de la tension superficielle, des émulsions aqueuses des adducts d'oxyde d'éthylène ou d'oxyde de propylène qui se répar- tissent sur la longueur des groupes de filaments. La structure stéréorégulière existant dans le poly- propylène subsiste également chez quelques-unes des molécules linéaires modifiées par l'oxygène en raison des atomes de carbone asymétriques, ce qui est essentiel pour l'utilisation des substances dans la préparation de filaments de polypropylène tensioactifs. On a constaté, par exemple, que les polymères du l-(oxyde de propylène) (préparés avec catalyse par la potasse caustique solide) donnaient des matières solides, alors que les polymères du type d,l, au même poids moléculaire, étaient liquides; cela signifie que, pour les couches d'oxyde de polypropylène tensioactives, la configuration etérique joue également un rôle, comme pour le polypropylène iso- tactique qui constitue le filament fondamental. Bien entendu, on peut également préparer un polymère cristallisé solide du d>1-oxyde de propylène en augmentant le poids moléculaire; dans certains cas de préparation de nappes de filage, la cristallinité de la surface n'est pas souhaitable. Toutefois, en dehors de la structure en noyau/enveloppe de la modification de surface, on peut aussi parvenir à des surfaces tensioactives des filaments de polyoléfines par une structure fibril- laire. On a constaté notamment que, pour parvenir à des propriétés tensioactives, il n'était pas nécessaire d'agir sur toute la surface du filament et, par conséquent, de la nappe de filage constituée de ce filament. Pour de nombreuses applications pratiques, il suffit 2 45 9317 d'activer certaines régions de la surface. Selon les nécessités, on peut agir sur le degré d'activation superficielle par le pourcen- tage, en ce que ces régions tensioactives, par exemple des fibrilles actives, forment la surface des filaments. On apprécie tout spécia- lement le mode de réalisation dans lequel les régions fibrillaires de la modification de surface sont insérées le long des filaments individuels parallèles des groupes de filaments. On peut accroître la polarité de la surface lors du filage des filaments de poly- oléfines et de leur déposition sous forme d'une nappe, en ajoutant à la masse de filage totale consistant par exemple en polypropylène isotactique, des substances fortement polaires formant des chaînes, par exemple du type de l'oxyde de polypropylène qui, au filage, c'est- à-dire lors du refoulement de la masse fondue par les orifices des filières, s'accumulent en forme de fibrilles sur certaines parties de la surface des filaments en raison des conditions Théologiques et du profil d'écoulement résultant du passage au travers des ori- fices de filières. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 représente schématiquement, au grossis- sement de 100, une partie d'une nappe de filage selon l'invention; et - la figure 2 représente une installation de filage comportant trois filières qui produisent des filaments individuels et des groupes de filaments. En référence tout d'abord à la figure 1 du dessin annexe, cette figure, comme on l'a dit, représente schématiquement, au grossissement de 100, une section d'une nappe de filage consistant en filaments de polyoléfines fortement polaires du type décrit ci- dessus, les filaments étant déposés par groupes; sur cette figure, on voit en a) les groupes de filaments de polypropylène isotactique non polaires et les fibrilles polaires, en b), l'adduct d'oxyde de polypropylène et en c) les filaments individuels répartis dans la nappe. Ces fibrilles se forment de manière particulièrement f téuieQ- lors de l'application subséquente des adducts d'oxyde de pr;lè- ou d'oxyde d'éthylène sur des filaments disposés parallèlement et qu'on a obtenus par filage en groupes, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 554 854. Dans la figure 5 de ce brevet, -on a représenté une nappe de filage constituée de groupes de fila- ments, c'est-à-dire une nappe de filage constituée d'écheveaux parallèles de filaments individuels, les groupes ou écheveaux de filaments parallèles étant déposés entremêlés. Ces nappes de filage sont utilisées à présent en quantités croissantes en tant que couches de couverture pour des couches cellulosiques absorbantes, par exemple sous forme de maillots ou de langes; la nappe de polyolé- fine constitue le-recouvrement extérieur de la couche de cellulose. La nappe de polyoléfine, à l'utilisation, est-en contact direct avec la peau et doit laisser passer les liquides à évacuer afin que ceux-ci soient absorbés par la couche de cellulose. Ces nappes de polyoléfines doivent accomplir la même fonction dans le cas de bandes et de tampons. Dans de tels cas, en dehors de la mouillabi- lité des nappes de polyoléfines, la porosité constitue également un point de vue essentiel. La dimension de pore ne doit pas être trop forte, sinon les liquides emmagasinés dans la couche de cellulose risqueraient d'exsuder (remouillage) et elle ne doit pas être fine au point de freiner le passage des liquides vers la couche de cellulose. On a maintenant constaté, conformément à l'invention, que ce problème était résolu de manière optimale en filant des nappes mélangées, avec formation d'une nappe de filage consistant en groupes de filaments de polyoléfines sans fin mélangés avec des filaments individuels, les groupes consistant en filaments indivi- duels parallèles. Les groupes et filaments individuels sont déposés à l'état entremêlé et, de préférence, renforcés aux points de croisement. Pour de nombreux domaines d'application, on préfère un renforcement par points ou un renforcement thermique de micro- surfaces définies par passage de la nappe entre les cylindres de calandre chauffés portant des saillies. Une structure de la nappe consistant en un mélange de groupes de filaments ou écheveaux parallèles avec des filaments individuels est essentielle car cette structure permet de régler exactement la dimension de pore selon les exigences posées. Les groupes de filaments peuvent être constitués de deux ou plusieurs filaments individuels parallèles, et cette structure peut être réaliséepar exemple, au moyen d'une installation telle que repré- sentée dans la figure 2 du dessin annexé, installation qui consiste en trois filières 1, 2 et 3, produisant respectivement des filaments individuels pour la filière 1, un groupe de trois filaments pour la filière 2 et un groupe de deux filaments parallèles pour la filière 3, les filaments individuels et groupes de filaments paral- lèles formant la nappe recherchée, en couche, par déposition sur une bande. Si, pour un poids superficiel déterminé, la nappe de filage est constituée uniquement de filaments individuels (par exemple au titre de 1 dtex) déposés à l'état entremêlé, l'article planiforme présente alors le recouvrement de surface maximal et la dimension de pore minimale. Si, avec le même poids superficiel, on forme une nappe consistant en groupes de chacun 10 filaments indi- viduels au même titre, l'article planiforme a une très forte dimen- sion de pore, car les groupes ou écheveaux de filaments parallèles déposés à l'état entremêlé forment des pores grossiers au même poids superficiel. Si, dans une telle nappe constituée de groupes de filaments, on voulait fermer les pores, il faudrait filer plusieurs couches les unes sur les autres, et on atteindrait ainsi des forts poids superficiels, ce qu'on cherche à éviter dans le cas de ces nappes de couverture. En mélangeant les filaments individuels avec des groupes de filaments à nombre de filaments individuels défini, avec un choix approprié des proportions relatives entre les filaments individuels et les groupes de filaments, on peut maintenant régler à la valeur voulue pour l'application prévue la dimension de pore de la nappe de polyoldfines. Dans la pratique, la meilleure manière de régler la dimension de pore consiste à déterminer la durée en secondes nécessaire pour qu'une certaine quantité de liquide traverse la nappe de polyoléfine et pénètre dans une couche absorbante placée au-dessous (par exemple une couche de cellulose), et à déte- miner la quantité de liquide qui, ultérieurement, revient à la s.,' surface de la nappe de polyoléfine lorsqu'on applique une certaine pression sur la couche absorbante (mouillage en retour). On peut donc maintenant préparer toute la nappe de filage à partir de filaments et groupes de filaments d'un même type, à modification polaire ou tensioactive. D'autre part, cependant,- on peut préparer une nappe (nappe mélangée) consistant en deux types différents de filaments et de groupes de filaments, les fila- ments et groupes de filaments A consistant en la polyoléfine non modifiée et les filaments et groupes de filaments B en substances polaires ou tensioactives. Un appareillage servant à préparer de telles nappes mélangées est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 509 009 (figures 17 et 18). On peut, en particulier, comme illustré dans la figure 19 de ce dernier brevet, préparer une nappe de filage constituée de couches de filaments et groupes de filaments de natures différentes. Dans le cas de l'invention, on peut préparer une nappe de filage comportant des filaments et groupes de filaments fortement polaires et tensioactifs en surface et des filaments non modifiés ou peu modifiés dans le milieu. On peut accroître le degré d'activité des couches individuelles progressivement dans la section d'un tel produit si, avec des filières disposées en série, on file des quantités croissantes de polyoléfines activées dans le sens de la marche ou si, avec l'installation illustrée dans la figure 2 du dessin annexé, on file de la matière non activée avec la filière centrale. Dans ce dernier cas, les deux faces de la nappe consistent en filaments tensioactifs. On a en outre constaté qu'on pouvait parvenir à une nouvelle augmentation et modification de la tensioactivité du pro- duit global en soumettant une nappe de filage déjà préactivée à l'opération de filage à un traitement subséquent au moyen de certains agents tensioactifs. Ces substances tensioactives s'insèrent alors préférentiellement aux endroits des filaments de polyoléfine qui présentent un caractère fortement polaire, par exemple à la suite de la présence des fibrilles polaires décrites précédemment. Toute- fois, il se produit également une fixation préférentielle des adducts d'oxyde d'éthylène ou d'oxyde de propylène entre les filaments 2 459317 parallèles et le long des filaments parallèles des groupes de fila- ments. Parmi ces agents tensioactifs, on citera, par exemple, les adducts de l'oxyde d'éthylène ou de l'oxyde de propylène sur les alcools gras, les mercaptans, les acides gras ou les amines. Ces substances peuvent être représentées par les formules ci-après dans lesquelles les lignes horizontales représentent des chatnes alipha- tiques: O-(CH2-CH2-0) -H S-(CH2-CH2-0)x-H C O_(CH2-C2- xH CO0- (CH2-CH2-O)x-H On peut très bien se représenter comment un filament de polyethylène ou une nappe de filage préparée à partir de filaments peut être modifié en totalité ou en partie ou en surface par ces adducts de l'oxyde d'éthylène par exemple dans une structure qui comporte, à l'intérieur du filament, les chalnes de polyethylène pur et à l'extérieur, à la surface, les chatnes ou adducts polaires d'oxyde de polyéthylène. On peut également utiliser des esters de polyglycérol du type: * CO0-(CH2 -CH-CH2) -H OH On peut utiliser d'autres substances tensioactives non ioniques du type aliphatique-cyclique, et, par exemple, des éthers polyoxyéthylês d'alkylphénols du type: --(CH- 2-CH 2-O)X-H 2 45 9317 L'augmentation de la tensioactivité des filaments constituant la nappe de filage par application de ces agents tensio- actifs non ioniques doit être dirigée selon qu'on désire que la tensio- activité subsiste au mouillage ou que la tensioactivité diminue dans le cas d'un contact prolongé avec l'eau ou un liquide aqueux. Dans certains cas pratiques, on souhaite notamment, par exemple lorsqu'on utilise de telles nappes de filage en tant que couches de couverture d'une cellulose fortement absorbante, c'est-à-dire dans le cas de langes ou d'emplfttres médicinaux, que la mouillabilité, bonne au début, diminue ensuite, ceci afin d'éviter un mouillage trop fort. Dans un tel cas, la couche tensioactive doit être entraînée ou transférée dans la couche de cellulose, et la nappe de filage reprend alors des propriétés plus hydrophobes. Dans un tel cas, il peut être avantageux de provoquer la tensioactivité en appliquant les polymères d'oxyde de polypropylène ou d'oxyde de polyéthylène non ioniques oxy- génés sur la nappe mélangée de filaments et groupes de filaments en polyoléfine après le filage. Comme on l'a dit précédemment, on peut régler à cette occasion la porosité par les proportions relatives de mélange entre les filaments individuels et les groupes de fila- ments et le mouillage par les adducts d'oxyde d'éthylène ou d'oxyde de propylène. La durée de pénétration des liquides et le reflux des liquides sont réglés par la relation entre ces deux facteurs. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois la limiter; dans ces exemples, les indications de parties et de pour cent s'entendent en poids sauf mention contraire. EXEMPLE 1 On prépare une nappe entremêlée mélangée en filaments individuels de polypropylène et groupes de filaments de polypropylène au moyen de l'appareillage décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 554 854 et illustré dans la figure 2 de ce brevet. Dans cet appareillage, des filières voisines filent des filaments individuels ou des groupes de filaments qui sont étirés par étirage aérodynamique dans des canaux d'air, envoyés sur une bande de reprise et déposés sous forme d'une nappe entremêlée. Une disposition de ce type avec groupes de trois filières est illustrée dans la figure 3 du brevet des Etats-Unis d'Amérique précité; dans le présent exemple, toutefois, les filières voisines filent des filaments indi- viduels et des groupes de deux filaments. L'opération de filage est conduite de manière à parvenir à un poids superficiel de 15 g/m, la nappe consistant en 50%/ de filaments individuels, 25%. de groupes de deux filaments et 25% de groupes de trois filaments. Le titre des filaments individuels est de 1,5 dtex (valeur moyenne). La tempéra- ture des filières est réglée à 250 C. La matière première filée est un polypropylène présentant un indice de fusion (Mi) de 12 à 17 (230 C), mesure selon le mode opératoire de la norme allemande 53 735. A ce polypropylène, on ajoute, avant filage, 1% de bioxyde de titane et 0,3% d'azureur optique (CGMBIO de la firme Ciba). Après déposition de la nappe encore non fixée, on l'envoie à 120"C dans une calandre dont un cylindre en acier comporte des saillies de 1 mm de diamètre réparties à raison de 32/cm; on obtient alors une nappe renforcée par points avec empreinte de 18% de la surface. On imprègne ensuite à l'aide d'une solution aqueuse d'un iso- octylphénolpolyêthoxyéthanol contenant 10 moles % d'oxyde d'éthylène condensé (par exemple le Triton X 100 de la firme Rohm et Haas). Apres l'imprégnation, on sèche la nappe sur un séchoir à tambour perforé avec aspiration, à 100 C. On mesure la dimension de pore et la mouillabilité de cette nappe par pénétration'de liquide dans les deux directions (remouillage). Sur une telle nappe de fibres, sous laquelle on place une couche de cellulose, on applique 30 cm d'une solution d'urée à 15%; après pénétration du liquide, on applique un papier filtre de 18 cm de diamètre en chargeant a 3 000 g. Après 3 min de la charge, on pèse le papier filtre et on détermine la quantité de liquide qui, revenant de la couche de cellulose au travers de la nappe de polyoléfines, a pénétré dans le papier filtre. Cette quantité ne doit pas être supérieure à 1 cm On mesure la vitesse de la pénétration initiale: on trouve moins de 2 min. EXEMPLE 2 Dans cet exemple, l'opération de filage est réalisée comme dans l'exemple 1, mais, avant filage, on ajoute aux granulés d'oxyde de polypropylène l'adduct d'oxyde d'éthylène en quantité de 1% avec le TiO2 et l'azureur optique. Dans ce cas, on utilise un polymère séquence du type: HO(CH2-CH2O)x-(CH2-CH2-0) y (CH2 -CH2 -O)z-H CH3 à 50% de motifs de polyoxyéthylène dans la molécule, poids molécu- laire moyen: 6 500 (produit du commerce Pluronic P 105 de la firme BASF Wyandotte Corp.). Le reste de la molécule est constitué de motifs de polyoxypropylène. On constate que la combinaison d'adducts d'oxyde l'éthylène et d'oxyde de propylène dans une molé- cule apporte des propriétés particulièrement favorables dans l'inven- tion. On peut régler correctement l'hydrophilie par le pourcentage d'oxyde d'éthylène polymérisé dans le polymère séquencé de l'oxyde de propylène, car l'oxyde de propylène, en comparaison, a des pro- priétés plutôt hydrophobes. On peut ainsi régler le degré d'hydro- solubilité de l'adduct introduit sur les filaments et groupes de filaments en polyoléfine. Si, comme on l'a dit plus haut, dans le cas de nappes de couverture pour couches, on veut empocher un retour de liquide (urine) provenant de la couche absorbante de cellulose, il est avantageux de travailler avec de fortes proportions d'oxyde d'éthylène par rapport au bloc d'oxyde de propylène, car l'adduct est alors entrainé hors de la polyoléfine au mouillage, et il en résulte une plus forte hydrophobie. La surface de la couche reste alors sèche. On travaille de préférence. avec une quantité d'oxyde d'éthylène supérieure à 20% dans la molécule. Après le renforcement de la nappe, on n'ajoute plus d'adduct. Dans ce cas, la vitesse de pénétration du liquide est un peu plus faible que dans l'exemple précédent, apparemment parce que toute la quantité d'adduct n'a pas migré à la surface des fila- ments. 2 45 9 3 17 R E V E N D I C A T 1 0 N S 1 - Nappe de filage consistant en filaments de poly- oléfines déposés à l'état entremêlé et fixés entre eux, caractérisée en ce qu'elle contient des filaments individuels et groupes de fila- ments d'au moins deux filaments individuels en disposition parallèle, les filaments individuels et groupes de filaments étant modifiés, au moins par endroits, par des groupes polaires. 2 - Nappe de filage selon la revendication 1, caracté- risée en ce que les filaments individuels et les groupes de filaments sont modifiés, par endroits au moins, par des adducts de l'oxyde d'éthylène et/ou de l'oxyde de propylène. 3 - Nappe de filage selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les groupes polaires, par exemple les adducts d'oxyde d'éthylène et/ou d'oxyde de propylène sont présents préfé- rentiellement à la surface de la nappe de filage, c'est-à-dire que leur concentration augmente en direction de la surface. 4 - Nappe de filage selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisée en ce que les adducts d'oxyde d'éthylène et/ou d'oxyde de propylène sont insérés à la manière de fibrilles à la surface des filaments et groupes de filaments. - Nappe de filage selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle a été traitée en surface par des adducts de l'oxyde d'éthylène sur des polymères séquences d'oxyde de propylène à au moins 20. en poids d'oxyde d'éthylène. 6 - Procédé de préparation des nappes de filage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, à partir de filières multiples, on file des colonnes de filaments et groupes de filaments parallèles qu'on dépose à l'état entremêlé sous forme d'une nappe mélangée et en ce que, au filage ou après filage des filaments ou groupes de filaments, on ajoute des adducts de l'oxyde de propyléne et/ou de l'oxyde d'éthylène, la nappe mélangée étant fixée par renforcement autogène. 7 - Prt>cédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les adducts de l'oxyde d'éthylène qu'on utilise sont des polymères séquencés avec de l'oxyde de propylène. 8 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on applique les adducts d'oxyde de propylène et/ou d'oxyde d'éthylènee, en particulier sur les filaments ou groupes de filaments qui forment la surface de la nappe. 9 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on règle la dimension de pore des nappes de filage par un mélange approprié de filaments individuels et groupes de filaments à l'état entremêlé, les groupes de filaments consistant en au moins deux filaments individuels parallèles. 10 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on utilise des adducts de l'oxyde d'éthylène contenant au moins 20% en poids de ce dernier.