La présente invention a pour objet un dispositif de serrage à effet contrôlé pour semi-conducteur de puissance à deux faces, ainsi qu'un moyen de contrôle de l'effort de compression exercé par ledit dispositif sur le semi-conducteur, ces dispositif et moyen formant ainsi une unité fonctionnelle au cours des opérations d'assemblage du semi-conducteur et de son ou de ses radiateurs. L'apparition des semi-conducteurs de puissance plats, tels que diodes ou thyristors pour applications industrielles, a posé des problèmes de raccordement électrique et d'évacuation de chaleur qui n'ont encore reçu que des solutions partiellement satisfaisantes. Dans l'état actuel de la technique, un tel semiconducteur est serré entre un radiateur et une plaque, ou le plus souvent entre deux radiateurs appliqués sur ses faces opposées avec une. pression convenable. Ces radiateurs, qui servent à la fois d'amenées de courant et d'évacuateurs de chaleur, constituent des pièces massives qui doivent être réalisées en un métal bon conducteur tel que cuivre ou aluminium ; ils sont en général de relativement grandes dimensions et comportent de multiples ailettes de refroidissement .Pour pouvoir assurer correctement leurs fonctions d'électrodes d'amenées de courant aussi bien que d'évacuateurs de chaleur, ces radiateurs doivent être serrés sur le semi-conducteur auquel ils sont associés, l'effort de compression auquel ils sont soumis pouvant atteindre par exemple de 180 à 1800 kg avec une tolérance de variations n'exédant pas + 10 %. De plus, cet effort de compression doit être transmis aussi uniformément que possible aux faces opposées du semi-conducteur. Dans la pratique, l'assemblage du semi-conducteur et de son ou de ses radiateurs est réalisé au moyen de deux ou de plusieurs boulons ou tirants disposés parallèlement à l'axe du semi-conducteur et symétriquement distribués autour#de cet axe, ces boulons ou tirants s'engageant librement et sans contact électrique à travers des ouvertures alignées ménagées dans les radiateurs et étant munis de moyens de serrage classiques, tels qu'écrous par exemple, qui coopèrent lors de l'opération de serrage avec des moyens élastiques créant par leur déformation l'effort de compression recherché.Dans une première forme d'exécution connue, les moyens élastiques sont constitués de rondelles du type belleville disposées entre les écrous de chaque tirant d'assemblage et les faces extérieures des radiateurs, ou encore sous la tête du boulon et sous l'écrou qui lui est associé ; cette formule a pour inconvénient de ne pas assurer une répartition symétrique de la pression exercée sur le semi-conducteur et d'en rendre le contrôle quantitatif délicat.Dans une autre forme d'exécution connue, ces moyens élastiques sont constitués de lames de ressort cambrées dont les extrémités relevées s'engagent sous la tête du boulon et sous son écrou, ou sous les écrous dans le cas d'un tirant, et dont les parties centrales prennent appui sur les faces extérieures des radiateurs sensiblement dans l'alignement de l'axe du semi-conducteur ; la répartition de l'effort de compression engendré lors du serrage des écrous est en ce cas plus uniforme, mais le contrôle de sa valeur reste délicat.Dans une troisième forme d'exécution connue, enfin, les boulons ou tirants d'assemblage ne servent que d'organes transmetteurs d'effort, ils sont reliés sur l'une des faces de l'ensemble par une traverse dans les extrémités de laquelle ils s'engagent librement et qui porte en son centre un moyen de serrage constitué d'une vis qui prend appui directement ou indirectement sur l'un des radiateurs dans l'alignement de l'axe du semi-conducteur ; lors du montage, les écrous des boulons ou tirants d'assemblage sont d'abord serrés modérément à la main, puis on imprime avec un outil approprié un certain nombre de tours à la vis centrale dont l'avance provoque la déformation et la mise en tension des moyens élastiques ici encore constitués par des lames de ressort ; bien qu'étant plus élaborée que les précédentes, cette forme d'exécution ne permet cependant pas un contrôle précis de la valeur de l'effort de compression obtenu car l'effet d'un nombre donné de tours de la vis de serrage peut etre fortement modifié par l'allongement à la traction des boulons ou tirants d'assemblage, ainsi que par la variation de la compression élastique du semi-conducteur luimême qui peut atteindre jusqu'à plusieurs dixièmes de millimètre. La présente invention a pour objet un dispositif de serrage du genre ci-dessus mentionné, mais qui est spécialement conçu pour permettre un contrôle précis de l'effort de compression engendré lors des opérations d'assemblage du ou des radiateurs sur le semi-conducteur. le dispositif selon l'invention comprend de façon en elle-m#me connue deux ou plusieurs boulons ou tirants d'assemblage disposés parallèlement à et symétriquement distribués autour de l'axe du semi-conducteur qui s' enga- gent librement à travers des ouvertures pratiquées dans la plaque et / ou les radiateurs ainsi que dans une traverse reliant lesdits boulons ou tirants sur une face de l'ensemble, des moyens de blocage manoeuvrables à la main et portés par lesdits boulons ou tirants, des moyens élastiques associés auxdits boulons ou tirants et destinés à créer par leur déformation l'effort de compression recherché, et une vis de serrage disposée au centre géométrique de la traverse et prenant appui sur la face extérieure de la plaque ou de l'un des radiateurs, ladite vis de serrage étant manoeuvrable à l'outil pour provoquer la déformation et la mise en tension desdits moyens élastiques après présserrage manuel desdits moyens de blocage, et il est caractérisé en ce que les moyens élastiques sont disposés sur la face de l'ensem- ble qui est opposée à celle sur laquelle agit la vis de serrage et en ce qu'ils consistent en des moyens travaillant à la compression qui ont été préalablement tarés de manière à permettre de ramener le contrôle de l'effort de compression obtenu par manoeuvre de la vis de serrage à une mesure directe de la course d'écrasement desdits moyens élastiques, Suivant une autre caractéristique de l'invention, les moyens élastiques consistent en des empilages de rondelles belleville du type dit dynamique associés individuellement à chacun des boulons ou tirants d'assemblage, et chacun desdits empilages est inséré entre une première rondelle rigide qui prend appui contre la face intérieure de la tête du boulon ou de l'écrou du tirant et une deuxième rondelle rigide qui prend appui sur la face extérieure du radiateur adjacent par l'intermédiaire d'une cuvette isolante et indéformable. L'invention prévoit un moyen d'emploi commode pour le contrôle de l'effort de compression obtenu dans un tel disposi -tif de serrage, moyen caractérisé en ce qu'il comprend une traverse rigide pouvant prendre appui de façon amovible à ses extrémités sur les faces extérieures des têtes de boulons ou écrous de tirants d'assemblage et un organe porté en son centre par ladite traverse, lequel organe peut entrer en contact avec la face extérieure du radiateur adjacent et permet ainsi de mesurer par un procédé de comparaison la course d'écrasement des moyens élastiques. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante d'un mode préférentiel de réalisation, donnée à titre d'exemple illustratif et en se référant aux dessins ci-annexés, en lesquels la figure 1 est une vue partielle en coupe schématique longitudinale d'un ensemble semi-conducteur/radiateurs équipé d'un dispositif de serrage selon l'invention La figure 2 est une coupe transversale du même ensemble, prise à hauteur d'un des boulons d'assemblage et la figure 3 montre en coupe longitudinale un mode préférentiel de réalisation du moyen de contrôle de l'effort de compression obtenu. L'ensemble représenté aux figures 1 et 2 du dessin comprend un semi-conducteur de puissance 1 qui peut titre une diode ou un thyristor au silicium et dont les faces parallèles et opposées doivent etre maintenues en contact intime sous une pres sion élevée, de l'ordre par exemple de 900 kg + 10 %, avec des radiateurs 2 et 2t jouant à la fois le rôle d'électrodes d'amenées de courant et d'évacuateurs de chaleur. Ce résultat est obtenu au moyen d'un dispositif de serrage comprenant deux boulons 3 et 3' disposés parallèlement à l'axe du semi-conducteur 1 et symétriquement distribués de part et d'autre de cet axe. les boulons 3 et 3' s'engagent librement et sans contact électrique à travers des ouvertures alignées des radiateurs 2 et 2'.Ils traversent en outre, à la partie supérieure de l'ensemble, une traverse rigide 4 et portent à leurs extrémités filetées des moyens de blocage constitués par des écrous moletés 5 et 5'. La traverse 4 porte en son centre une ouverture taraudée dans laquelle s'engage une vis de serrage 6 qui peut être constituée par une vis d'acier avec tête à six pans creux. Cette vis 6 prend appui à son extrémité sur la face extérieure du radiateur 2 par l'intermédiaire d'une tôle mince 7 destinée à éviter le matage du métal du radiateur sous l'effet de la pression élevée qutexer- ce sur lui la vis 6 en position de serrage. les moyens élastiques destinés à créer l'effort de compression ci-dessus mentionné sont disposés, suivant l'invention, sur la face de l'ensemble semi-conducteur / radiateurs opposée à celle sur laquelle agit la vis de serrage 6. Ces moyens élastiques consistent, comme représenté sur le dessin, en des empilages 8 et 8'- de rondelles belleville respectivement associés aux boulons d'assemblage 3 et 3' et susceptibles de se déformer par compression. Chacun de ces empilages est tenu entre deux rondelles rigides, l'une 9 reposant en appui contre la face intérieure de la tête 10 du boulon correspondant, et l'autre 11 qui prend appui sur la face extérieure du radiateur 2' par l'intermédiaire d'une cuvette isolante et indéformable 12.Cette cuvette, qui se prolonge par une queue centrant et isolant le corps du boulon 3 ou 3' par rapport à l'ouverture du radiateur 2', est réalisée de préférence en une résine thermodurcissable de type alkyde armée de fils ou de fibres de verre, matériau connu pour son exceptionnelle résistance aux efforts de compression à haute température. Le serrage de l'ensemble ci-dessus décrit s'opère en ramenant préalablement l'extrémité de la vis de serrage 6 à l'affleurement de la traverse 4, et en serrant modérément à la main les écrous moletés 5 et 5', opération au terme de laquelle les boulons 3 et 3' sont tenus en position sans jeu axial mais aussi sans exercer d'effort de compression appréciable sur les moyens élastiques constitués par les empilages de rondelles belleville 8 et 8' ; la vis de serrage 6 est alors manoeuvrée à l'aide d'une clé à six pans pour provoquer par son avance le recul de la traverse 4 par rapport à la face extérieure du radiateur 2 et, par l'intermédiaire des écrous moletés 5 et 5' et des boulons 3 et 3', l'écrasement des rondelles belleville formant les moyens élastiques.La déformation de ces rondelles crée ainsi l'effort de compression requis, qui, sous réserve que les empilages 8 et 8' présentent des caractéristiques identiques, est uniformément réparti sur les faces opposées du semi-conducteur 1. Suivant une caractéristique de la présente invention, les empilages de rondelles belleville 8 et 8' sont non seulement apairés mais tarés avant assemblage de manière à présenter une caractéristique de réponse course / effort de compression connue d'avance. L'usage de rondelles belleville du type dynamique, c'est-à-dire usinées après forgeage, facilite d'ailleurs les opérations de tarage et d'apairage et permet d'obtenir une relativement faible dispersion de caractéristiques.Grâce à ces précautions, on dispose d'un moyen simple et précis d'apprécier la valeur de l'effort de compression exercé sur le semi-conducteur 1 en ramenant son contrôle à la mesure de la course d'écrasement des empilages de rondelles belleville 8 et 8#, cette mesure pouvant elle-même se ramener grâce à l'indéformabilité des cuvettes 12 et 12t à la mesure de la variation de cote de distance des faces extérieures des têtes de boulons 10 et 10' par rapport à la face extérieure du radiateur 2'. Il suffit dès lors de serrer la vis 6 jusqu'à ce que soit obtenue la course d'écrasement requise.On remarquera à ce propos que le résultat de cette mesure ne peut être entaché d'erreur ni du fait de l'allon- gement à la traction des boulons 3 et 3', ni de celui d'une éventuelle flexion de la traverse 4, ni encore de celui de la compression élastique du semi-conducteur 1. La figure 3 des dessins ci-oeinexés représente schématiquement un moyen de contrôle permettant d'apprécier de façon simple et commode la variation de la cote de distance entre les têtes de boulons 10 et 10' et le radiateur 2', et par ce moyen la course d'écrasement des moyens élastiques constitués par les empilages de rondelles 8 et 8', laquelle course peut dans le cas considéré atteindre une valeur de l'ordre du millimètre pour l'obtention d'un effort de compression total de 900 kg. Ce moyen de contrôle, généralement désigné par le repère 13, comprend une traverse rigide 14 portant à ses extrémités deux plots aimantés 15 et 15' de préférence cylindriques et entourés d'un manchon de guidage 16 ou 16'.Ces plots sont montés sur la traverse avec un entraxe égal à celui des boulons 3 et 32 et leurs faces extérieures sont de préférence rectifiées, ainsi d'ailleurs que celles des têtes de boulons 10 et 10' avec lesquelles ils doivent coopérer. La traverse 14 peut ainsi se fixer en appui de façon positive et précise, pour la durée des opérations d'assemblage, sur les tettes 10 et 102 des boulons 3 et 3'. Au cours des opérations d'assemblage, les écrous moletés 5 et 5' sont d'abord serrés modérément à la main de façon à éliminer tout jeu axial entre les boulons 3 et 32 et les divers organes de l'ensemble, mais sans toutefois exercer d'effort susceptible de comprimer mtme partiellement les empilages de rondelles belleville 8 et 8'. le moyen de contrôle 13 est alors approché de la face extérieure du radiateur 22 et ses plots aimantés 15 et 15' sont engagés dans les cuvettes 12 et 12' jus qu a entrer en contact avec les têtes de boulons 10 et 10'.A partir de ce moment, la traverse 14 est rendue solidaire desdits boulons, L'opération de serrage proprement dite peut ensuite être effectuée par une action appropriée sur la vis 6 jusqu'à ce que la compression résultante des empilages de rondelles 8 et 82 atteigne la valeur requise. La course d'écrasement correspondante est appréciée au moyen d'un organe de contrôle approprié ci-après décrit qui est porté par la traverse 14 sensiblement en son centre, c'est-à-dire pratiquement dans l'alignement de l'axe du semi-conducteur 1 et de celui de la vis de serrage 6. Dans une première forme d'exécution, cet organe de contrôle peut être de type purement mécanique et consister par exemple en un comparateur classique. Cette solution peut cependant se révéler d'une application délicate, en particulier lorsqu'on a affaire à des radiateurs de grandes dimensions dont les ailettes peuvent, comme l'indique la figure 2 du dessin, rendre malaisé l'accès du dispositif de serrage. Pour cette raison, la préférence sera donnée à des organes de contrôle agissant par voie électrique. Un tel organe peut par exemple consister en une vis reçue dans un alésage taraudé pratiqué au centre de la traverse 14 et munie d'un index se déplaçant devant un cadran fixe gradué. Cette vis est amenée manuellement au contact de la face extérieure du radiateur 2' avant de procéder à l'opération de serrage, puis elle est reculée d'une distance lue directement sur le cadran gradué et correspondant à la course d'écrasement requise des empilages de rondelles belleville 8 et 8so Le serrage est enfin accompli jusqu'à ce que l'on constate le rétablissement du contact, par fermeture d'un circuit de signalisation approprié, entre l'extrémité de la vis et le radiateur 2t. Bien que préférable à la précédente, cette solution comporte toutefois l'inconvénient de nécessiter une lecture de la part de l'opérateur et, dans le cas fréquent où le radiateur 22 est traité par anodisation superficielle et est recouvert de ce fait d'un film protecteur isolant, de requérir une mise à nu préalable du métal. On pourrait toutefois s'affranchir de cette dernière sujétion en recourant à une mesure capacitive pour constater l'établissement et le rétablissement du contact entre l'organe de contrôle et la face extérieure du radiateur. Il suffirait à cet effet de munir l'extrémité de la vis d'un plateau métallique susceptible de jouer le rôle d'une armature de condensateur et de relier cet organe ainsi que la masse du radiateur 2' à un montage de mesure approprié, tel par exemple qu'un pont de Sauty alimenté en courant à fréquence musicale. Ces divers inconvénients peuvent être éliminés en recourant à un dispositif tel que celui illustré par la figure 3 du dessin, lequel constitue un mode préférentiel de mise en oeuvre de l'invention. Comme représenté sur cette figure, l'organe de contrôle comprend un manchon lisse 17 guidé en coulissement et sans possibilité de rotation dans un fourreau isolant 18 luimême fixé par emmanchement dans une ouverture pratiquée au centre de la traverse 14 ; ce fourreau qui ne joue qu'un rôle d'isolation électrique pourrait être d'ailleurs supprimé si la traverse 14 était elle-même réalisée en une matière isolante. Le manchon 17 est percé en son centre d'un alésage taraudé que traverse de part en part une vis 19 comportant une tête moletée de manoeuvre 20 et une extrémité 21 usinée en forme de cône.Aux extrémités du manchon coulissant 17 sont fixées par tout moyen convenable tel que rivetage deux barrettes conductrices 22 et 23, lesquelles portent respectivement deux tiges-électrodes 24 et 25 alignées parallèlement à l'axe du manchon avec leurs pointes en regard espacées l'une de l'autre. Ces tiges-électrodes, dont la première s'engage avec jeu radial dans un trou 26 de la traverse 14, encadrent une plaquette métallique ou plage de contact 27 vissée sur la traverse 14 et constituent avec elle des moyens de butée limitant la course axiale du manchon 17.Un ressort de compression 28, interposé sous précontrainte entre la barrette 22 et une autre plaquette conductrice 29 également vissée sur la traverse 14, sollicite élastiquement le manchon 17 et la vis 19 en direction du radiateur 2' et maintient la tige-électrode 25 normalement en appui sur une face de la plaquette 27. la tige-électrode 25 peut être avantageusement constituée par une vis engagée dans un trou taraudé de la barrette 23, cette vis munie d'un écrou de blocage 30 permettant de régler la course axiale du manchon 17 à une valeur égale à la course d'écrasement requise des moyens élastiques que constituent les empilages de ron delles belleville 8 et 8', ainsi que de modifier à volonté cette course axiale suivant les efforts de compression correspondant aux divers types de semi-conducteurs envisagés les moyens de butée que constituent les tiges-électrodes 24 et 25 ainsi que la plaquette 27 servent en même temps de contacts de fin de course pour la commande d'un circuit électrique de signalisation alimenté sous basse tension et contrôlant par exemple, lorsqu'il est fermé, l'allumage ou l'extinction d'une lampe-témoin.Ce circuit électrique, dont seules sont représentées sur la figure les connexions terminales 31 et 31', se ferme à travers la vis 32 de fixation de la plaquette 29, la plaquette 29 elle-m8me, le ressort 28, l'ensemble conducteur composé du manchon 17, des barrettes 22 et 23 et des tiges-électrodes 24 et 25, et enfin la plaquette ou plage de contact 27. le moyen de contrôle ci-dessus décrit fonctionne de la manière suivante La traverse 14 étant mise en place sur les têtes de boulons 10 et 10' comme indiqué plus haut, et le manchon coulissant 17 reposant en appui sur la plaquette 27 par l'intermédiaire de la tige-électrode 25 convenablement écartée de la tigeélectrode 24, la vis 19 est mise en rotation à la main par l'in termédlaire de la tête moletée 20 jusqu t à ce que l'extinction (ou l'allumage) de la lampe-témoin indique l'entrée en contact de l'extrémité 21 de la vis avec la face extérieure du radiateur 4 21. Grâce à la basse tension d'alimentation employée, il est possible de déterminer avec grande précision l'instant de cette entrée en contact.La vis 19 peut alors être bloquée dans la position qu'elle occupe par rapport au manchon 17 par des moyens classiques non représentés, ou plus simplement par la -seule ré sistance de frottement entre ses filets et ceux de l'alésage taraudé du manchon. Il ne reste plus alors qu a manoeuvrer la vis de serrage 6 jusqu'au point où, le manchon 17 et la vis 19 ayant reculé élastiquement par rapport à la traverse 14 d'une valeur égale à la course d'écrasement requise, la tige-électro de 24 entre à son tour en contact avec la plaquette 27, provo quant de ce fait le réallumage (ou la réextinction) de la lam pe-témoin. Ainsi se trouve automatiquement indiquée la fin de l'opération de serrage pour laquelle est obtenu l'effort de compression recherché des radiateurs 2 et 2' sur les faces oppo sées du semi-conducteur 1. Il ressort de la description précédente que la présen te invention permet de réaliser un ensemble de serrage sous pression contrôlée pour semi-conducteurs de puissance, grâce au quel l'effort de compression effectivement exercé sur les faces opposées du semi-conducteur peut être uniformément réparti et ajusté avec un degré de précision inconnu à ce jour. La demande resse a en effet constaté lors d'essais systématiques une dis persion de résultats autour de la valeur prescrite de l'ordre de + 2,5 fio, donc bien inférieure aux normes de tolérance habituel les qui se situent aux environs de + 10 %. Il doit être d'ailleurs entendu que la portée de l'in vention n'est pas limitée aux modes de réalisations ci-dessus décrits et représentés sur les dessins ci-annexés, mais qu'elle s'étend au contraire à toutes variantes s'inspirant des mêmes principes. REVENDICADIONS 1.- Dispositif de serrage à effet contrôlé d'un semi-conducteur de puissance à deux faces planes entre un radiateur et une plaque ou entre deux radiateurs, du type comprenant deux ou plusieurs boulons ou tirants d'assemblage disposés parallè lement à et symétriquement distribués autour de l'axe du semi-conducteur qui s'engagent librement à travers des ou vertures alignées ménagées dans la plaque et / ou les radia teurs ainsi que dans une traverse reliant entre eux lesdits boulons ou tirants sur une face de l'ensemble, des moyens de blocage manoeuvrables à la main et portés par lesdits boulons ou tirants à l'une au moins de leurs extrémités, des moyens élastiques associés auxdits boulons ou tirants et destinés à créer par leur déformation l'effort de compres sion recherché, et une vis de serrage disposée au centre géo métrique de ladite traverse et prenant appui sur la face ex térieure de la plaque ou de l'un des radiateurs, ladite vis de serrage étant manoeuvrable à l'outil pour provoquer la déformation et la mise en tension desdits moyens élastiques après présserrage manuel desdits moyens de blocage, caracté risé en ce que les moyens élastiques sont disposés sur la face de l'ensemble qui est opposée à celle sur laquelle agit la vis de serrage et consistent en des moyens travaillant à la compression qui ont été préalablement tarés de manière à permettre de ramener le contrôle de l'effort de compression obtenu par manoeuvre de la vis de serrage à une mesure de la course d'écrasement desdits moyens élastiques. 2.- Dispositif de serrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens élastiques consistent en des empilages de rondelles belleville du type dit dynamique associés in dividuellement à chacun des boulons ou tirants d'assemblage, chacun desdits empilages étant inséré entre une première rondelle rigide qui prend appui contre la face intérieure de la tête du boulon ou de l'écrou du tirant et une deuxiè me rondelle rigide qui prend appui sur la face extérieure du radiateur adjacent par l'intermédiaire d'une cuvette iso lante et indéformable. 3.- Dispositif de serrage selon la revendication 2, caractérisé en ce que la cuvette isolante est réalisée en une résine thermodurcissable de type alkyde armée de fils ou de fibres de verre. 4.- Un moyen de contrôle de l'effort de compression obtenu dans un dispositif de serrage selon l'une des revendications pré cédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une traverse ri gide pouvant prendre appui de façon amovible à ses extrémi tés sur les faces extérieures des têtes de boulons ou écrous des tirants d'assemblage et un organe de contrôle porté en son centre par ladite traverse, ledit organe de contrôle pouvant entrer en contact avec la face extérieure du radia teur adjacent et permettant ainsi de mesurer par un procédé de comparaison la course d'écrasement desdits moyens élas tiques. 5.- Moyen de contrôle selon la revendication 4, caractérisé en ce que la traverse rigide porte à ses extrémités des plots aimantés ayant sensiblement le même entraxe que celui des boulons ou tirants d'assemblage, lesdits plots aimantés coo pérant par leurs faces extérieures préférablement rectifiées avec celles des têtes de boulons ou écrous de tirants pour assurer une fixation positive et précise de la traverse sur ces dernières pendant la durée des opérations d'assemblage. 6.- Moyen de contrôle selon la revendication 4 ou 5, caractéri sé en ce que l'organe de contrôle porté en son centre par la traverse consiste en un comparateur mécanique. 7.- Moyen de contrôle selon la revendication 4 ou 5, caractéri sé en ce que l'organe de contrôle consiste en une vis reçue dans un alésage taraudé pratiqué au centre de la traverse et munie d'un index se déplaçant devant un cadran fixe gra dué, ladite vis étant amenée au contact de la face extérieure du radiateur avant le début de l'opération de serrage puis étant reculée d'une distance lue directement sur le cadran et correspondant à la course d'écrasement requise des moyens élastiques, et le serrage étant enfin accompli jusqu a ré tablissement du contact entre ladite vis et ledit radiateur. 8.- Moyen de contrôle selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'extrémité de ladite vis porte un plateau métallique susceptible de jouer le rôle d'une armature de condensateur, et en ce que l'entrée en contact de ce plateau avec la face extérieur du radiateur est constatée par une mesure capaci tive effectuée en fréquence musicale. 9.- Moyen de contrôle selon la revendication 4 ou 5, caractéri sé en ce que 1' organe de contrôle comprend un manchon lisse guidé en coulissement dans une ouverture pratiquée au cen tre de la traverse et sollicité élastiquement en direction du radiateur, une vis manoeuvrable manuellement et traver sant de part en part un alésage taraudé dudit manchon, et des moyens de butée limitant la course axiale dudit manchon à une valeur égale à la course d'écrasement requise des moyens élastiques, l'un de ces moyens de butée étant utili sé pendant la recherche du contact entre la pointe de la vis et la face extérieure du radiateur avant le début de l'opéra- tion de serrage et l'autre intervenant ensuite pour indiquer la fin de cette même opération. 10.- Moyen de contrôle selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens de butée assurent pour l'une et l'autre des positions extrêmes du manchon la fermeture d'un circuit électrique de signalisation alimenté sous basse tension et contrôlant par exemple l'allumage ou l'extinction d'une lam pe-témoin. 11.- Moyen de contrôle selon la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens de butée comprennent deux tiges-électrodes fixées aux extrémités du manchon et alignées parallèlement à son axe avec leurs pointes en regard espacées l'une de autre ainsi qu'une plage de contact portée par la traverse et interposée entre lesdites pointes, lesdites tiges-élec trodes et ladite plage de contact étant reliées respective ment aux connexions terminales du circuit électrique de si gnalisationO 12.- Moyen de contrôle selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'une au moins des tiges-électrodes est réglable en postion axiale en vue de permettre le tarage du moyen de contrôle pour diverses valeurs de la course d'écrasement des moyens élastiques.