I La présente invention se rapporte à un procédé et à un appareil pour le soudage de pièces métalliques, de dimension prédéterminée, en alignement continu, comme opération préalable à la coupe en longueurs désirées ou au pliage d'éléments métalliques en forme de tige, par exemple des barres, tubes, tiges, plaques ou pièces a- nalogues. D'une manière générale, on connait deux sortes de produits utilisables comme barres d'acier pour le ren- forcement du béton. Ces produits métalliques sont appe- lés, dans ce qui suit, armatures en acier pour béton. Ils comprennent un produit en rouleau ou bobine et un produit droit coupé à une dimension déterminée. L'arma- ture en acier est coupée ettravaillée en différentes di- mensions et formes, avant d'être placée dans le béton. Lorsqu'on part d'un produit en bobine, on le coupe à une longueur prédéterminée, après redressage à l'état rectiligne au moyen d'une machine à redresser. Dans ce cas, il est donc nécessaire d'utiliser une machine à re- dresser particulière, bien qu'on évite avantageusement la formation de chutes. D'autreÀart, la machine à redres- ser doit être de construction robuste et encombrante lors- que le diamètre du produit est de 19 mm ou davantage. Dans ce cas également, une puissance élevée est néces- saire pour le redressage et les saillies ou fines nervu- res existant sur l'armature sont écrasées, ce qui dété- riore les caractéristiques de renforcement qui sont par définition nécessaires pour une armature. Par suite, le produit en bobine n'esVpas utilisé lorsque le diamètre de la barre dépasse 19 mm. Lorsque le diamètre de l'ar- mature dépasse cette valeur, il devient donc nécessaire d'utiliser un produit droit, de longueur prédéterminée, en général 5 à 10 m. Comme les longueurs de coupe va- rient beaucoup en fonction de la demande, on produit inévitablement des éléments résiduels ou chutes. La quantité de ces chutes est assez importante pour ne pas être négligée. Afin d'éviter cette perte de produit, on a envi- sagé de souder les éléments de dimension prédéterminée, en une ligne continue, par des procédés divers tels que soudage sous flux, soudage sous pression avec chauffage à haute fré- quence ou soudage sous pression au moyen de gaz. Toutefois, le soudage sous flux et le soudage à haute fréquence néces- sitent une source d'énergie électrique particulière et le soudage sous pression au gaz demande un temps de travail inacceptable en pratique. Ces procédés de soudage ne peu- vent eonc pas être utilisés de façon satisfaisante lorsque la quantité à produire est importante, comme c'est le cas pour des armatures, à la fois du point de vue économique et du rendement. La présente invention a pour objet un procédé et un appareil de soudage qui conviennent pour une produc- tion en grande quantité d'armatures en acier, même lors- qu'on utilise uh produit droit d'une dimension prédétermi- née. L'invention permet d'obtenir un produit rectiligne continu, économiquement et avec un bon rendement. La présente invention vise également un procédé et un appareil pour le soudage de deux barres métalliques l'une à l'autre par soudage à l'arc, au moyen du remplis- sage de l'intervalle entre les extrémités opposées de ces barres avec un métal en fusion. L'invention a encore pour objet un appareil de soudage de petite dimension, qui permet de souder simple- ment et économiquement des barres métalliques. Suivant une autre caractéristique de l'inven- tion, celle-ci vise un procédé et un appareil de soudage qui/permettent d'obtenir une soudure de bel aspect et d' une résistance mécanique élevée. Le procédé de soudage suivant l'invention, pour souder deux produits métalliques, par exemple des barres, à leurs extrémités opposées, est caractérisé en ce qu'il consiste à placer les extrémités opposées des barres métalliques dans un moule, un intervalle prédéterminé de soudage étant réservé entre ces extrémités, et à souder ces barres métalliques à leurs extrémités opposées, par soudage à l'arc et remplissage de l'intervalle de soudage avec un métal fondu. L'appareil de soudage suivant un autre aspect de l'invention, pour souder deux barres métalliques à leurs extrémités, est caractérisé en ce qu'il comprend un moule qui comporte une gorge pour supporter les ex- trémités des barres métalliques, des moyens de réser- vation d'un intervalle de soudage prédéterminé entre les extrémités des barres métalliques, et un dispositif de soudage à l'arc. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description de ses formes de réalisation, non li- mitatives, représentées sur les dessins annexés. Fig. 1 est une vue en perspective illustrant la position de soudage d'armatures en acier, suivant 1' invention. Fig. 2 est une vue en perspective de l'ensem- ble d'un appareil de soudage suivant une première forme de réalisation de l'invention. Fig. 3 est une vue en plan d'une partie essen- tielle de l'appareil de la figure 2. Fig. 4 est une vue de face de la partie essen- tielle de l'appareil, représentée sur la figure 3. Fig. 5 est une vue de c8té de la partie essen- tielle de l'appareil, représentée sur les figures 3 et 4. Fig. 6 est une vue en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 4. Fig. 7a, 7b et 7c illustrent des phases de travail des châssis de moulage du c8té supérieur et du c8té inférieur. Fig. 8a, 8b, 8c, 8d, 8e et 8f illustrent le fonctionnement de l'appareil suivant l'invention. Fig. 9 illustre l'opération de soudage du métal dans le moule de soudage. Fig. 10 est une vue de face, avec coupe, d'une deuxième forme de réalisation d'un appareil de soudage suivant l'invention, et représente sa partie principale correspondant à celle de la figure 4. Fig. 11 illustre l'opération de soudage de métal dans la forme de réalisation de la figure 10, et Fig. 12 et 13 sont respectivement une vue en perspective et une vue de face d'un appareil de soudage portatif suivant une troisième et une quatrième formes de réalisation de l'invention. Les formes préférées de réalisation de l'in- vention sont décrites ci-après, avec référence aux dessins annexés. L'opération de soudage de barres métalliques, conformément à l'invention, est décrite d'abord avec ré- férence à la figure 1. Des barres métalliques droites, par exemple des armatures en acier d'une dimension pré- déterminée, sont disposées en alignement comme représen- té sur la figure 1, un intervalle ou jeu de soudage 2 étant formé entre les surfaces d'extrémité opposées des armatures. L'intervalle cylindrique, défini par le jeu de soudage 2 et les nervures périphériques 3,3 des arma- tures 1, est rempli avec du métal 4 fondu par un arc de soudage, jusqu'au diamètre des nervures annulaires 3, de manière à souder les armatures avant et arrière 1,1 en alignement. De cette façon, la périphérie des extrémités des armatures 1, c'est-à-dire la partie d'extrémité de chaque barre d'acier, entre la surface d'extrémité axia- le et la nervure annulaire 3, est complètement entourée par le métal fondu, ce qui permet d'obtenir la résis- tance nécessaire à la traction et au pliage. On décrit ci-après un appareil de soudage, suivant une première forme de réalisation de l'inven- tion, pour souder en alignement les armatures, cette description se référant aux figures 2 à 6. Deux longerons supports 6,6 sont placés sur un socle 5 et portent un dis- positif à moules 7 et un dispositif 8 de réglage du jeu de soudage. Les poutres 6 avant et arrière portent respecti- vement des dispositifs d'alimentation réversibles 9,10. Ces dispositifs d'alimentation 9,10 sont prévus pour dis- poser les armatures en alignement. Plus particulièrement, les dispositifs 9,10 sont conçus pour introduire et fixer les armatures 1 dans le moule préalablement au soudage et, après assemblage par soudage, pour déplacer vers 1l avant l'armature assemblée ou soudée, comme décrit plus loin en détail. Un montant 11 en forme de portique, disposé verticalement sur le socle 5, est placé au-dessus du dis- positif d'avance 10. Un appareil de soudage 12, permet- tant de remplir le jeu 2 entre les armatures 1 (figure 1) au moyen d'une soudure à l'arc, est disposé sur le montant 11, au-dessus du moule 7. Les figures 3 à 5 représentent le moule 7. Qua- tre tiges épaulées 13 de guidage sont dirigées vers le haut, à partir des poutres 6. Une embase 14 de fixation du moule inférieur est montée de façon coulissante sur les parties des tiges de guidage 13 situées entre un épaulement inférieur 13a et la poutre support 6. Un gui- dage coulissant 15 est monté, de façon également coulis- sante, sur les parties des tiges de guidage situées au- dessus d'un épaulement supérieur 13b. Cette disposition est la même du côté droit et du côté gauche de l'appa- reil. L'embase 14 de fixation du moule inférieur et le guidage coulissant 15 sont reliés par un vérin 16 de chaque côté de l'appareil. Plus particulièrement, un cylindre'16a est fixé à l'embase 14 qui porte le moule inférieur tandis qu'une tige de piston 16b est reliée au guidage coulissant 15. Les figures 4 et 5 représentent le moule su- périeur de soudage 24 et le moule inférieur de soudage 17 en contact par leurs surfaces opposées, de mani're à bloquer des armatures 1. Dans cette situation, le vérin 16 est dans sa position de retrait. La figure 7 illustre les phases de fonctionne- ment des moules de soudage supérieur et inférieur 24, 17. Pour éloigner les moules l'un de l'autre, le vérin 16, dans sa position de retrait sur la figure 7a, est action- né pour effectuer une course de poussée et déplacer la ti- ge de piston 16b vers le haut, comme représenté sur la fi- gure 7b. Par suite, l'embase 14 de fixation du moule infé- se rieur/déplace vers le bas, jusqu'à ce qu'elle rencontre la face supérieure de la poutre support 6. Ce déplacement est provoqué par le poids du moule de soudage inférieur 17 et le poids du vérin 16 (figure 7c et figure 4). Dans cette situation, le guidage coulissant 15 repose encore sur les épaulements 13b des tiges de guidage 13. Le guidage 15 commence à se déplacer vers le haut, comme représenté sur la figure 7c, dès que l'embase 14 de fixation du moule inférieur vient en contact avec la face supérieure de la poutre support 6. Pour réduire l'intervalle vertical entre l'em- base 14 de fixation du moule inférieur et le guidage cou- lissant 15, on actionne le vérin 16, de façon à effectuer une course de traction et faire descendre la tige de pis- ton 16b. Par suite, le guidage coulissant 15 se déplace vers le bas et vient en contact avec l'épaulement supé- rieur 13b des tiges de guidage 13, de façon à être sup- porté par cet épaulement (figure 7b). Ensuite, le cylin- dre 16a etl'embase 14 de fixation du moule inférieur se déplacent vers le haut, pour prendre la position repré- sentée sur la figure 7a. Le moule de soudage inférieur 17 est fixé à - l'embase 14 qui effectue les déplacements décrits ci-des- sus. Des gorges semi-circulaires 18, d'un diamètre corres- pondant à la nervure annulaire 3 de l'armature en acier 1, sont formées dans la partie du moule inférieur 17, en face des armatures. Le nombre de gorges semi-circulaires correspond au nombre d'armatures. Le moule inférieur 17 comporte un orifice 19 d'eau de refroidissement pour son raccordement à une canalisation d'eau de refroidissement. Afin d'obtenir un bon refroidissement, le moule est réa- lisé en matière de conductivité thermique élevée, de pré- férence en cuivre, D'autre part, des rainures de guidage 20 sont formées dans les faces supérieures des pièces coulis- santes 15, du côté droit et du côté gauche de l'appareil, comme représenté sur la figure 5. Ces rainures de guidage reçoivent une embase 21 de fixation du moule supérieur, qui peut se déplacer perpendiculairement à la direction longitudinale des armatures 1. Plus particulièrement, 1' embase 21 de fixation du moule supérieur peut être dé- placée horizontalement au moyen d'un vérin 23 fixé à une équerre 22 (figures 3 et 4), le moule supérieur de soudage 24 étant fixé à la surface inférieure de l'embase 21. Des gorges semi-circulaires 25, complémentai- res des gorges 18 du moule de soudage inférieur 17, sont formées dans la surface inférieure du moule de soudage supérieur 24. Ces gorges semi-circulaires 18, 25, lors- qutelles sont placées en correspondance, forment des o- rifices circulaires d'un diamètre sensiblement égal à celui des nervures annulaires 3 (fig.9), de manière à - laisser toutefois un jeu 26 entre la partie de diamètre minimal de l'armature 1 et la surface périphérique in- térieure des gorges 18, 25. Un alésage 27, traversant le moule de soudage supérieur 24, est formé à la partie supérieure des gor- ges 25, de manière à recevoir une torche de soudage 39, décrite plus loin. Le dispositif 8 de réglage du jeu de soudage, mentionné plus haut, est interposé entre les gorges 18 et 25 de la partie supérieure 24 du moule 7, afin de coopérer avec ce dernier. La construction et le fonctionnement du dispo- sitif de réglage du jeu de soudage sont décrits ci-après. Un bottier 28, muni à sease d'une tige cylin- drique et qui traverse l'embase 21 de fixation du moule supérieur, est monté en position renversée sur la partie supérieure du moule de soudage supérieur 24, à travers l'embase 21 qui supporte ce moule, comme représenté sur les figures 3 et 4. Le bottier 28 porte à l'intérieur une tige d'espacement 29 qui peut coulisser librement et verticalement dans le bottier. La tige d'espacement 29 est constamment poussée vers le bas par un ressort 30. Le diamètre de la partie d'extrémité de la tige d'espacement 29 correspond à la dimension axiale du jeu de soudage 2, indiqué sur la figure 1, de sorte que la tige d'espacement 29 maintient un jeu de soudage constant 2 entre les extrémités des armatures 1 qui sont bloquées dans les gorges 18, 25 des moules de soudage supérieur et inférieur 24, 17. Les dispositifs d'alimentation 9, 10 sont re- présentés sur; les figures 2,3 et 5. Ils comportent des rouleaux de positionnement et d'avance 31, 32, disposés au-dessous des armatures 1 pour recevoir et déplacer ces dernières avec un mouvement vers l'avant ou vers l'arrière, au voisinage du moule 7. Ces rouleaux 31, 32 comportent des gorges 33 en forme de V (figure 3), dans leurs par- ties situées en face des armatures 1, de manière à rece- voir des armatures 1 de différents diamètres. Il est donc possible d'aligner axialement les armatures 1, même lorsque les diamètres des barres sont modifiés, par réception de ces armatures dans les gorges 33 en forme de V des rouleaux d'alimentation 31, 32. Par suite, la jonction d'armatures d'un diamètre différent peut être effectuée simplement par remplacement des mou- les de soudage supérieur et inférieur 24, 17, afin d'a- ligner les armatures avec les moules de soudage dans la direction verticale. D'autre part, des rouleaux de pression 35, 36, qui peuvent être déplacés verticalement vers le haut ou vers le bas par un vérin 34, sont disposés au-dessus des rouleaux d'alimentation 31, 32, de manière à coopérer avec ces derniers pour bloquer entre eux les armatures 1 de tête et de queue et les fixer dans les gorges 33 en forme de V. De plus, des rouleaux de guidage 37, 38, pla- cés à des endroits appropriés sur les poutres 6, sont pré- vus pour supporter les armatures 1 (figure 2). Le dispositif d'alimentation 9, situé à l'avant, est relié en fonctionnement à un dispositif d'entraine- ment, de façon à déplacer les armatures 1 avec un mouve- ment vers l'avant ou vers l'arrière. Pour amener l'ar- mature de tête 1 en contact avec la tige d'espacement 29, entre les moules de soudage supérieur et inférieur 24, 17, on déplace l'ensemble de la barre précédente 1 soudée unitairement en alignement, vers l'arrière jus- qutà son contact avec la tige d'espacement 29. Cette dernière a pour fonction d'aligner les extrémités d'une pluralité de paires d'armatures 1 bloquées en même temps entre les moules supérieur et inférieur 24, 17. Ce procédé d'alignement est adopté pour évi- ter le décalage des positions de soudage de la plu- ralité de rangées d'armatures l'une par rapport à 1' autre, du fait d'une accumulation d'erreurs de lon- gueur de chaque élément. Le dispositif de soudage 12 est décrit ci- après, avec référence aux figures 2, 4 et 6. La torche de soudage 39, déjà mentionnée, est ajustée dans l'alésage 27 du moule supérieur 24. L'extrémité de la torche arrivant au droit de la gorge 25. On voit, sur la figure 1, que le portique Il supporte une bobine 41 de fil de soudage 40 et un dis- tributeur 42 pour l'alimentation en fil 40. Le distri- buteur 42 et la torche de soudage 39 sont reliés par un élément tubulaire souple 43, dans lequel passent un tube de distribution du fil 40, un câble d'alimentation en énergie électrique, un câble de signalisation et un tube de distribution de gaz carbonique ou d'argon. Une source 44 d'énergie pour le soudage est dis- posée d'un côté de la poutre support 6, pour fournir 1' énergie électrique nécessaire à la torche de soudage 39. Le mode de jonction des armatures 1, au moyen de l'appareil de soudage décrit ci-dessus, est expliqué ci-après avec référence aux figures 8a à 8f. Comme représenté sur les figures 8a et 8b, les moules de soudage supérieur et inférieur 24, 17 sont pla- cés en position ouverte par rapport à l'armature 1. Lt embase 21 de fixation du moule supérieur est déplacée horizontalement à la position représentée sur la figure 8b, au moyen du vérin 23, afin d'amener la tige d'espa- cement 29 du dispositif 8 de réglage de jeu de soudage à la position o se trouve l'armature 1. Ony actionne ensuite le dispositif d'aliqenta- tion 10 situé à l'arrière, de façon à déplacer vers il avant l'armature de queue 1, et on actionne le dispo- sitif d'alimentation 9, situé à l'avant, de façon à dé- placer vers l'arrière/se e la On amène ainsi les sur- faces d'extrémité de ces armatures en contact avec la tige d'espacement 29. Dans cette disposition, l'utili- sation de la tige de butée 29 permet de supprimer le écart de position de soudage de la pluralité de ran- gées d'armatures, résultant de l'accumulation des er- reurs de longueur de chaque élément des armatures sou- dées précédemment. Cela permet de positionner et d'a- ligner correctement les points de soudage de toutes les rangées d'armatures 1. Après avoir amené les sur- faces d'extrémité des barres de tète et de queue des rangées respectives en contact avec la tige d'espa- cement 29, on arrête les dispositifs d'alimentation 9, 10. Par suite, comme représenté sur la figure 8c,- les positions des armatures de tête et de queue restent fixes, d'une part parce que les rouleaux d'alimentation 31, 32 sont accouplés au dispositif d'entratnement et ne peuvent donc pas tourner librement, d'autre part parce que les rouleaux de pression 35, 36, disposés au-dessus des rou- leaux d'alimentation 31, 32, exercent une pression sur les armatures 1 dans les gorges 33 en forme de V des rou- leaux d'alimentation 31, 32. On déplace ensuite, comme représenté sur la figure 8d, le moule de soudage supérieur 24 dans le sens de la flèche, de façon à retirer la tige d'espacement 29 de l'intervalle entre les surfaces d'extrémité des armatures 1 de tête et de queue. En même temps, les gor- * 1.5 ges semi-circulaires 25 du moule supérieur sont amenées en position au-dessus des armatures correspondantes 1. Par conséquent, un jeu de soudage 2 prédéterminé, re- présenté sur la figure 1, est formé entre les surfaces d'extrémité des barres de tête et de queue de chaque rangée. On actionne ensuite le vérin 16 pour effec- tuer une course de traction, comme représenté sur la figure 7a, afin de déplacer le guidage coulissant 15 vers l'embase 14 de fixation du moule inférieur. Par suite, les moules supérieur et inférieur 24, 17 sont mis en contact l'un avec l'autre, comme représenté sur les figures 8e et 8f. On explique ci-après plus en détail la phase de fonctionnement ci-dessus. Le guidage coulissant 15 vient en contact avec l'épaulement supérieur 13b de la tige de guidage 13, de sorte que les gorges 25 du mou- le supérieur 24 sont appliquées sur les surfaces supé- rieures des armatures 1, puis les gorges t8 du moule inférieur 17 sont appliquées sur les surfaces infé- rieures des armatures 1. Autrement dit, l'épaulement supérieur 13b de chaque tige de guidage épaulé 13 com- mande la position de jonction des moules de soudage supé- rieur et inférieur 24, 17. - L'opération décrite ci-dessus pour déterminer la position des armatures 1 et l'opération de blocage des ar- matures 1 par les gorges 25, 18 des moules supérieur et inférieur 24, 17 permettent d'obtenir un intervalle cor- respondant au métal de soudure 4. Ensuite, le métal de soudure en fusion est fourni par la torche de soudage 39, de façon à remplir l' intervalle de soudage 2 (voir figure 8e) et l'intervalle 26 formé entre les parties de petit diamètre des armatures 1 et les surfaces périphériques intérieures des gorges 18, 25. On soudeainsi les barres de tête et de queue de chaque rangée, l'une à l'autre. On ouvre ensuite les mou- les supérieur et inférieur 24, 17, comme représenté sur les figures 8c et 8d, et les armatures 1 soudées en ali- gnement sont transférées vers l'avant, ce qui termine un cycle d'opérations de soudage. Ce cycle est renouvelé pour former de longues armatures continues 1, à partir d'éléments de barres d'une longueur prédéterminée. Les figures 10 et Il représentent une deuxième forme de réalisation de l'invention, qui est caractérisée en ce que le moule de soudage supérieur est supprimé. Plus particulièrement, le moule de soudage inférieur 17a comporte des gorges profondes 18a, en forme de U, dans lesquelles se logent complètement les armatures. Ces gor- ges 18a en forme de U ont une profondeur suffisante pour maintenir les armatures de façon sûre. Dans cette forme de réalisation, comme dans la précédente, le dispositif 8 de réglage du jeu de soudage est supporté par l'em- base 21a de fixation du moule supérieur. Un cordon de remplissage peut être obtenu, com- me représenté sur la figure 11, par soudege d'une manière telle que, lorsque le métal fondu s'écoule dans l'inter- valle 26a formé entre la partie de diamètre minimal de l'armature 1 et la surface périphérique intérieure de la gorge 18a, le courant électrique de soudage soit progres- sivement réduit après que le niveau du métal fondu ait at- teint la surface supérieure des armatures 1. La gorge 18a comporte une partie verticale 18b qui empêche le mé- tal fondu s'écoulant dans les parties latérales de l'ar- mature 1 de tomber. Le fait de donner aux gorges 18a du moule infé- rieur 17a une forme en U permet de supprimer le moule de soudage supérieur 24. Ainsi, la torche de soudage 39 et le dispositif 8 de réglage du jeu de soudage sont fixés à une embase 21a qui correspond à l'embase 21 de fixa- tion du moule supérieur de la première forme de réalisas" tion. Lq figure 12 représente une troisième forme de réalisation de l'invention, qui est un appareil portatif approprié à la soudure de simples barres rondes, au lieu des armatures 1. Dans cette forme de réalisation, la gorge 18 formée dans la partie centrale du moule inférieur 17c est agrandie en 45, afin de constituer un espace pour un cor- don de soudure. Dans ce cas, les moyens de réglage du jeu de soudage entre les extrémités opposées des barres 1,1 sont constitués par une tige d'espacement 29c, at- tachée au moule inférieur 17c par un câble 46. En fonc- tionnement, la tige d'espacement 29c est insérée entre les extrémités opposées des barres 1,1 pour former un intervalle prédéterminé. On fixe ensuite le moule-supé- rieur 24c au moule inférieur 17c, au moyen de boulons. On retire ensuite la tige d'espacement 29c, sans modi- fier les positions des armatures 1,1, et on finit de bloquer les boulons. Comme dans le dispositif précédent, le fil 40 distribué dans la torche de soudage 39 est alors fondu par un arc, alimenté par une source d'éner- gie 44c, et déposé dans l'intervalle 2. Le jeu de sou- dage 2 peut être déterminé au moyen de repères prévus dans le moule inférieur 17c, au lieu d'utiliser la tige d'espacement 29c. La figure 13 représente une quatrième forme de réalisation, dans laquelle une gorge 18a en forme de U est prévue dans le moule de soudage inférieur 17d auquel une pièce de retenue 47 est fixée de façon pivotante par une charnière. En fonctionnement, les barres sont blo- quées dans la gorge 18a, par un bossage de la pièce de re- tenue 47. Les troisième et quatrième formes de réalisa- tion, représentées sur les figures 12 et 13, peuvent être utilisées comme appareils portatifs pour le soudage bout- à-bout d'armatures déjà posées, sur le lieu de la cons- truction. Dans ce cas, la source 44c d'énergie électri- que est placée à distance du point de soudage et l'appa- reil à souder, comprenant principalement le moule 24c, 17c ou 17d, est transporté à tout endroit de soudage dé- siré, pour souder bout-à-bout les armatures. La caractéristique de l'invention réside en ce que deux barres métalliques sont placées et bloquées dans des moules de soudage de façon à délimiter un intervalle de soudage prédéterminé entre les extrémités opposées des deux barres, et en ce que cet intervalle est rempli par un fil de soudure fondu au moyen d'un arc, c'est-à- dire par soudage à l'arc. De même, l'appareil pour la mise-en oeuvre du procédé suivant l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend au moins un moule de soudage inférieur, com- portant des gorges pour la fixation de deux barres avec un intervalle de soudage prédéterminé entre les extré- mités opposées de ces barres, et un dispositif de ré- glage de cet intervalle de soudage entre les extrémités opposées des barres métalliques. Comme déjà indiqué, suivant l'invention, on supprime le dispositif de redressage qui est nécessaire lorsqu'on utilise un produit initial en bobine, ainsi que le dispositif particulier d'alimentation en énergie électrique qui est nécessaire pour un soudage électrique sous pression. De plus, la durée du soudage est/sensible- ment réduite, par rapport au soudage au gaz sous pression. L'invention permet d'obtenir des barres métal- liques longues et continues, de façon économique et avec un bon rendement. En outre, puisqu'on supprime les tronçons de barre dés à la coupe, la perte de matière est complète- ment évitée. De plus, puisque la succession des opéra- tions peut être effectuée en continu, on peut obtenir une production en grande quantité de longues armatures, dans une usine, ce qui réduit sensiblement le coût de production. On voit également que la présente invention permet le soudage bout-à-bout et la formation d'un cor- don de remplissage, de façon simple et précise, puisque la soudure est obtenue par remplissage de l'intervalle entre les extrémités opposées des barres fixées dans les moules de soudage, avec le métal fondu du fil de sou- dure. La présente invention permet donc d'obtenir une soudure d'un bon aspect et de résistance uniforme. Enfin, la présente invention ne nécessite pas de dispositif particulier d'alimentation en énergie é- lectrique et le risque de panne est faible, en raison de l'utilisation d'un soudage à l'arc. L'invention peut être mise en oeuvre sous la forme d'un appareil de sou- dage portatif, ce qui augmente beaucoup le rendement du travail. Il est entendu que des modifications de dé- tail peuvent être apportées dans la forme et la cons- truction du dispositif suivant l'invention, sans sortir du cadre de celle-ci. REVENDICATIONS 1. Procédé de soudage de barres métalliques, caracté- risé en ce qu'il consiste à placer deux barres métalliques (1,1) de façon à ce que leurs extrémités soient situées dans un moule de soudage (7), en face l'une de l'autre, un intervalle de soudage (2) prédéterminé étant laissé entre ces extrémités opposées, et à effectuer une soudure à l'arc pour remplir cet intervalle de soudage avec un métal de soudure fondu, de façon à relier les barres l'une à l'autre. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les barres métalliques sont des éléments de lon- gueur prédéterminée et sont prévues pour être soudées en continu en alignement, préalablement à différentes opé- rations. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, carac- térisé en ce que l'intervalle de soudage formé entre les deux barres métalliques a une dimension appropriée pour le soudage à l'arc. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les extrémités des deux bar- res métalliques à souder sont logées et bloquées dans une gorge (18,25) formée dans le moule de soudage. 5. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé sui- vant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend: un moule de soudage (7) qui peut supporter les extrémités opposées de deux barres métalliques alignées (1, 1); un dispositif (8) de réglage de l'intervalle de soudage (2), pour obtenir un intervalle de soudage optimal entre les extrémités opposées des deux barres métalliques; et un dispositif (12) de soudage à l'arc. 6. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le moule de soudage est constitué par un moule supérieur (24) et un moule inférieur (17), comportant chacun des moitiés complémentaires (25,18) de la gorge de réception des barres métalliques. 7. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le moule de soudage est constitué par un moule inférieur (17a) comportant une gorge profonde (18a) de réception des barres métalliques. 8.Appareil suivant l'une quelconque des revendica- tions 5 à 7, caractérisé en ce que le dispositif (8) de réglage de l'intervalle de soudage est placé au voisinage du moule de soudage (7), et en ce qu'il est prévu pour faire saillie dans une position de contact avec les ex- trêmités des barres métalliques, avant que ces derniè- res soient amenées dans la position de soudage. 9. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le moule de soudage est constitué par une pla- que métallique légère (17c), comportant une gorge (18) de réception d'une seule paire de barres à relier l'une à l'autre, de façon à ce que cet appareil soit facilement transportable. 10. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend s des moyens (9,10) de transfert dl une pluralité de barres métalliques (1>1) en rangées pa- rallèles; un moule de soudage (7) constitué par un mou- le supérieur (24) et un moule inférieur (17), permettant de situer les extrémités de barres métalliques alignées, préalablement à leur soudage; un dispositif (8) de ré- glage de l'intervalle de soudage, permettant de déter- miner un intervalle de soudage (2) entre les extrémités opposées de barres métalliques de chaque rangée, en com- binaison avec le fonctionnement du moule de soudage; et un groupe (12) comprenant une torche (39) de soudage à l'arc et un distributeur (42) de fil de soudure (40) monté sur un portique.