La présente invention concerne une attache destinée à lier une matière comprimée sous forme de ballets. Conrne l'expose de façon détaillée le brevet américain 3 477 363 du 11 novembre 1969, le coton est mis en balles en le tenant àl'état comprimé dans une presse de type classique et, au moment où il est encore ainsi maintenu, en passant autour du volume comprimé de la balle un certain nombre d'attaches présentant chacune à ses deux extrémités deux boucles respectivement susceptibles de s'engager l'une dans l'autre. Les boucles de chaque attache sont ensuite amenées en ligne l'une avec l'autre, en direction perpendiculaire à l'axe géométrique de l'attache et sont engagées l'une dans l'autre en déplaçant les parties terminales de l'attache en direction perpendiculaire audit axe géométrique.Les boucles sont agencées de telle sorte que, lorsque l'effort de compression de la presse cesse, ltexpansion de la masse de coton applique aux attaches des tensions longitudinales suffisantes pour étirer les boucles de chaque attache en un noeud serré. L'expérience a montré que toute rupture attache se produit gén-éralement au niveau d'un noeud. Une telle défaillance est apparemment due à l'affaiblissement du fil et à la réduction corrélative de sa capacité de charge, à la suite des repliements de formation des boucles et de l'étirage des boucles en noeuds. La capacité de charge d'un noeud est donc inférieure à celle de la partie non nouée de l'attache. Le vocable de "capacité de charges, tel qu'il est appliqué ici aux noeuds et au fil, représente la charge maximale qui peut Qtre supportée sans rupture, quand une charge est appliquée sous forme de tension longitudinale intrinsèque au fil.Pour former des boucles et ensuite des noeuds à la suite de l'expansion de la matière après relâchement de la presse, il faut nécessairement que le fil lui-même présente une certaine ductilité. On réalise un compromis entre la ductilité du fil requise pour former facilement les boucles et les noeuds ainsi que pour courber l'attache tout autour de la balle dlune part et l'aptitude de chaque noeud à supporter l'effort de traction sur le fil que produit l'expansion de la matière en balle après relâchement de la presse, d'autre part Donc, pour être assuré dlune capacité de charge suffisante du côté des noeuds et d'une flexibilité suffisante du fil, on utilise un fil dont la section droite sur toute sa longueur est supérieure à ce qui serait nécessaire pour resister seulement aux contraintes de traction imposées à la partie du fil comprise entre les extrémités nouées de celui-ci, du fait de l'expansion de la matière en balle. Dtun autre coté, si l'on veut pouvoir courber facilement le fil tout autour de la balle, il est également nécessaire que le fil ait une capacité de charge suffisante pour lui permettre de résister à l'allongement sous l'effort qui lui est appliqué de façon continue par la matière en balle. On a antérieurement essayé de pallier les faiblesses des attaches en utilisant un fil de propriétés physiques données pour constituer la partie centrale de chaque attache et un fil de propriétés physiques différentes, par exemple un fil soumis à recuit en vue d'améliorer sa ductilité et soudé en bout à chacune des extrémités du fil formant la partie intermédiaire de l'attache, pour former les parties terminales destinées à former les boucles. Par exemple, le brevet américain 1 980 503, pour améliorer la ductilité des parties terminales sans avoir à recuire le fil tout entier, ne prévoit le recuit que des parties terminales. Dans une variante, un tronçon recuit de fil est soudé en bout à chacune des extrémités de la partie intermédiaire de l'attache pour permettre de former une boucle.Mais cette façon de faire est très onéreuse et parant aussi avoir l'inconvénient de présenter des changements très brusques de section droite, d'où des contraintes localisées et des points faibles correspondants. Une autre solution proposée a consisté à enfermer les parties terminales de l'attache dans des manchons pour accroftre l'épassseur et l'aire de section droite (brevet allemand 1 015 740 du 12 septembre 1957). Récemnent, différentes lois ont vu le jour qui limitent le poids total des attaches utilisées par rapport ail poids de la balle elle-m & e. On a connu en même temps une hausse considérable du prix du fil. Du fait des facteurs que l'on vient de rappeler, les attaches corrnues présentent un certain nombre d'inconvénients. En raison de la forte section droite de leur partie intermédiaire elle ne sont pas aussi faciles à courber qu'on le voudrait en contact étroit avec le pourtour de la matière en balle comprimée: elles ne peuvent -. tout; donc etre aPPilquces/contre cette matière, a un moment ou elle est encore compactée par la presse Les attaches utilisée sont, en conséquence, plus longues que celles qui seraient suffisantes si le fil d'attache pouvait épouser le contour de la matière en balle avant relâchement de la presse. Elles utilisent irrationnellement les caractéristiques inhérentes au métal et exigent par conséquent un nouvel excès de métal.Du fait de leur section ronde, elles tendent à entailler la matière en balle dans les couches extérieures de celle-ci. Une attache idéale est une attache qui (a) peut entre courbée facilement pour être amenée en contact franc sur toute sa longueur avec la matière en balle, encore comprimée par la presse, (b) présente une face relativement plane à la surface extérieure de la matière en balle de façon à ne pas pouvoir endommager ou entailler celle-ci, (c) utilise les caractéristiques mécaniques du métal de façon plus rationnelle, de façon que la capacité de charge des noeuds étirés et celle de la partie intermédiaire de l'attache entre parties terminales nouées, en ce qui concerne la résistance aux efforts de traction appliqués au fil par la matière en expansion après décompression de la balle, soient beaucoup plus proches l'une de l'autre que dans l'art antérieur, et (d) requiert beaucoup moins de métal pour une balle de type donné. L' attache suivant la présente invention se rapproche beaucoup plus que celles de l'art antérieur de l'attache idéale que l'on vient de définir en ce qui concerne l'utilisation rationnelle des caractéristiques du métal. Une telle attache peut être facilement mise à la forme voulue. Le bon rendement de l'attache est obtenu par un procédé de laminage à froid de parties prédéterminees d'une longueur uniforme de fil ayant des caractéristiques physiques choisies au préalable. D'autres caractéristiques et avantages de l'attache suivant l'inveation ressortiront de la description détaillée qui suit, etde 11 examen des dessins annexés correspondants, dans lesquels : - la Fig. 1 est une vue par le dessus d'une attache répondant aux données de l'invention - la Fig. 2 est une vue par côté de l'attache de la Fig. 1 - la Fig. 3 est une vue en coupe à plus grande échelle1 prise suivant la ligne 3-3 des Figa. 1 et 2 - la Fig. 4 est une vue en coupe également à grande échelle, prise suivant la ligne 4-4 des Figs. 1 et 2 - la Fig. 5 est une vue schématique d'une balle et montrant les positions des boucles d'extrémités d'une attache, avant cerclage et après cerclage de la balle mais avant nouage - la Fig. 6 est une vue par le dessus, à grande échelle, des boucles d'extrémités opposées d'une attache, et montrant comment ces boucles sont initialement engagées l'une dans l'autre, après cerclage de la balle ; - la Fig. 7 est une vue par côte', également à grande échelle, de la structure de la Fig. 6 - la Fig. 8 est une vue par le dessus, à grande échelle, analogue à celle de la Fig. 6, montrant les boucles d'extrémités opposées d'une attache, franchement engagées l'une dans l'autre, avant serrage du noeud ainsi préparé - la Fig. 9 est une vue par côté, à grande échelle, de la structure de la Fig. 8 - la Fig. 10 est une vue schématique de profil d'un dispositif utilisé par le procédé suivant l'invention pour fabriquer l'attache également suivant I'invention - la Fig. 11 est une vue par c8té de la structure de la Fig. 10 ; et - la Fig. 12 est une vue par côté d'une certaine longueur de fil, destinée à exposer la première étape du procédé suivant l'invention. Telle qu' elle est représentée à la Fig. 1, une attache de baux, désignée par 1, se présente sous forme d'un simple brin de fil métallique ayant une partie intermédiaire 2 et deux parties terminales 3. Cette attache est d'une longueur d'au moins un mètre, mais chacune des parties terminales n'est que de quelques centimètres. Les parties terminales 3 sont recourbées en boucles à oeil 4, formées dans des plans parallèles faisant un certain angle avec l'axe géométrique de l'attache et tournées dans des sens diamétralement opposés. Chaque boucle 4 présente à une de ses extrémités une partie terminale libre 5 et à son autre extrémité une partie rectiligne 3 qui relie la boucle à la partie intermédiaire 2 de 11 attache. La partie terminale libre 5 et la partie rectiligne 3 de chaque boucle à l'état étendu droit de l'attache se trouvent généralement dans un même plan passant par l'axe géométrique de 1' attache. A la Fig. 5, la boucle 4, désignée par X, de l'extrémité de gauche de l'attache s'écarte de l'axe géométrique de l'attache en descendant vers la gauche et la boucle 4, désignée par Y, de ltex- trémité de droite de l'attache fait de même mais en montant vers la droite. Quand on courbe l'attache autour d'une balle1 paur amener les boucles à s'engager l'une dans l'autre, l'attache prend la forme indiquée par les ligues en tirets-pcdnts de la Fig. 5.Dans cette nouvelle position, la boucle 4 (X) de l'extrémité de gauche de l'attache s'écarte de l'axe géométrique de celle-ci, en montant vers la droite et la boucle 4 (Y) de l'extrémité de droite de l'attache fait de mye mais en descendant vers la gauche, en sorte que la boucle X se place au-desus de la boucle Y et que, si on abaisse la première, on arrive à la position d'engagement initial représentée aux Figs. 6 et 7. On place l'attache autour d'un certain volume de matière à un moment ou eelle-ci se trouve à ltétat comprimé dans une presse à balles et on déplace les boucles terminales de l'attache en direction normale aux plans de ces boucles pour que celles-ci prennent la position d'engagement initial représentée aux Figs. 6, 7. Lorsque la balle cesse d'être comprimée par la presse, elle augmente de volume et exerce alors sur l'attache une tension longitudinale suffisante pour que les boucles passent de leur position d'engagement initial à la position de nouage initial représentée aux Figs. 8, 9. Lorsque la tension exercée sur l'attache par la balle en expansion atteint sa pleine valeur du fait du relâchement complet de la presse, les boucles se trouvent étirées plus étroitement l'une dans l'antre pour former le noeud final. Comme on l'a déjà mentionné, la formation des boucles par repliement du fil attache a pour effet d'affaiblir ce fil dans une certaine mesure en modifiant ses caractéristiques, et la traction aboutissant au noeud serré final réduit encore la résistance meca- nique du fil. Quand une rupture se produit, elle est généralement dans la régioli des boucles ou parties nouées de l'attache. Les parties terminales proches des boucles se rompent rarement, car elles sont d'une résistance beaucoup plus grande que lesdites parties nouées.Dans ces conditions, si le fil dtattache est fait d'un même diamètre sur toute sa longueur, sa partie intermédiaire 2 a une capacité de charge bien supérieure à celle du noeud. il y a donc une dil-l'érence marquée entre la capacité de charge du noeud et celle de la partie intermédiaire de l'attache, donc une utilisation inadéquate du métal. Suivant la présente invention, on arrive à une structure plus rentable du matériau en donnant à la partie intermédiaire 2 de l'attache une section droite plus faible et par conséquent une capacité de cierge plus proche que celle cu noeud ou lileme autant que possible équivalente à celle-ci. On effectue de préférence cette réduction en laminant à froid une certaine longueur du fil métallique coisitouten cantonnant son pour tour à celui de la filière de laminage à la manière écrite ci-après.La passe de laminage a non seulement pour effet de réduire la section droite pour que la capacité de charge de la partie inter médiaire soit plus proche de celle du noeud, mais aussi de donner une section droite de forme lenticulaire ou ovale qui est relativement large par rapport à son épaisseur, à la différence du fil d'origine, et peut en conséquence être courbée à plat plus facilement autour de la balle, en épousant plus étroitement le contour de celle-ci, en particulier aux angles Le laminage est effectué de façon que l'aplatissement ou élargissement se fasse radialement, à partir de l'axe géométrique du fil, dans le plan correspondant aux parties terminales libres 5 et aux parties rectilignes 3 de raccordement des boucles à la partie intermédiaire 2.Considérant la structure dans la position représentée à la Fig. 1 la passant sous une balle et relevant ses extrémités, comme le montre la Fig. 5, pour préparer le nouage, la face aplatie de la partie intermédiaire 2 vient s'appliquer contre la matière constituant la balle et les boucles se disposent de façon à avoir un plat tourné vers le dessus de la balle. Le laminage à froid peut entre exécuté commodément en faisant passer le fil à utiliser longitudinalement à travers un duo de galets à gorges 7, de façon que le pourtour du fil au niveau du point d'étranglement 8 entre galets reste entièrement confiné à l'intérieur de ce point d'étranglement. On évite ainsi toute bavure ou ar8te qui pourrait risquer d'endomsager la balle ou de blesser les mains du personnel préposé au travail de laminage des attaches ou de cerclae des balles ou de manutention des balles une fois cerclées, en donnant l'assuranee que le métal en excès est étiré et utilisé à allonger l'attache.Ce mode de laminage permet lui-mne une production de masse, en ce sens que, comme le montre la Fig. 12, on peut faire débiter par un touret approvisionneur une certaine longueur de fil W, la redresser et la faire passer en continu entre les galets 7. Les galets 7 sont de façon intermittente éloignés et étroitement rapprochés l'un de l'autre au cours de l'avance du fil de façon que celui-ci voit sa section droite non modifiée en calibre et e forme dans des parties A, destinées à former les parties terminales 3 des attaches, et au contraire réduite dans des parties B, destinées à former les parties intermédiaires 2 des attaches. D'un autre côté, ce procédé peut permettre une transition plus progressive entre parties laminées et parties non laminées, en évitant par conséquent les épaulements ou autres chan À et parties B, donc les contraintes localisées résultant couramment desdits changements brusques. La longueur de chaque partie A n'est que de quelques centimètres, alors que celle de chaque partie B dépasse couramment un mètre.On divise le fil ainsi laminé en bouts de mEme longueur en le tronçonnant aux points milieux des parties non laminées À - comme l'indiquent les lignes D-D de la Fig. 12 - de manière que chaque bout constitue une ébauche d'attache ayant une partie intermédiaire laminée 2 et des parties terminales non laminées 3 d'égales longueurs. Obligatoirement, la nature de la matière en balles, la taille des balles, et d'autres données extrinsèques varient dans une mesure telle qu'il est bien difficile d'avancer une spécification du fil servant de matière première ou une formulation précise du laminage à opérer sur les parties intermédiaires. En effet, en premier lieu les efforts qu'auront à subir les attaches dépendent de la forme et de la taille des balles, de la nature et de 11 élasticité de la matière à mettre en balles, du degré de compression de cette matière exercé par la presse. En second lieu, les caractéristiques de ntimporte quel type de fil du marché comportent des fluctuations. Drun autre côté, l'utilisateur peut désirer des boucles de dBmension8 s'adElptant mieux à son problème de cerclage des balles par les attaches et(ou) un degré déterminé de serrage des balles se traduisant par une certaine valeur de la tension appliquée sur- chaque attache une fois mise en place. En troisième lieu, les caractéristiques physiques de chaque boucle sont plus ou moins modifiées par la flexion de formation de la boucle, par celle d'écartement de la boucle de son plan d'origine et par l'étirage de la boucle lors du nouage. Les propriétés physiques de chaque partie intermédiaire sont également modifiées du fait de l'opération combinée de laminage et d'étirage.D'une façon générale, le laminage réduit la capacité de charge et la ductilité, le fil tendant à devenir cassant si le laminage est inconsidérement poussé. Etant donné la grand nombre des paramètres impliqués, on pense qu'il est préférable, au lieu de présenter de nombreux exemples spécifiques, de donner quelques principes susceptibles de guider plus efficacement ceux qui seraient désireux de mettre en oeuvre l'invention. La capacité de charge de la partie intermédiaire du fil sous tension longitudinale doit se rapprocher aussi près que possible de celle du noeud, tout en n'oubliant pas les autres paramètres ni le fait que le noeud, formé en étirant jusqu'au nouage les boucles engagées l'une dans l'autre, est la partie la plusfAible de lattache. Comme les attaches pour balles sont en général vendues par gros paquets permettant de cercler un grand nombre de balles d'une mdme matière et sous une pression uniforme, les type et calibre de fil les plus pratiques à utiliser et la réduction admissible de section droite peuvent entre déterminés de façon simple par des essais de traction classiques ou encore par mise en place sur une balle type de quelques attaches d'épreuve laminées à des sections droites légèrement différentes. Si les attaches cassent de préférence au niveau des boucles, c'est qu'une réduction supplémentaire de section droite des parties intermédiaires est indiquée. Si, au contraire, elles cassent dans les parties intermédiaires, c1 est que celles-ci nécessitent une moindre réduction de leur section droite.Donc, le procédé proposé comporte une première étape consistant à choisir un fil de résistance et de ductilité voulues pour permettre la formation des boucles, leur nouage et la tenue des baffles, puis å réduire progressivement la section droite de parties B successives à la manière décrite, tout en laissant les parties intermédiaires À dans leur forme et leur état d'origine, donc sans changer les caractéristiques physiques de ces parties A, en tenant compte de la capacité réduite de charge du noeud par rapport à celle delapartie non nouée. Il est donc relativement facile de déterminer le degré de réduction à opérer dans chaque cas particulier. Un petit nombre d'essais de traction faits au départ sur des attaches de section réduite est la voie la plus simple pour choisir le type de fil à prendre comme matière première et définir ensuite le degré de réduction à lui faire subir en fonction d'un ensemble donné de paramètres extrinsèques. La longueur de chaque brin est prise suffisamment raccourcie par rapport à ce que devrait être normalement cette longueur si l'attache devait conserver sa section droite d'origine d'une extrémité à l'autres car l'étape de réduction de section droite par laminage à froid - alors que le pourtour du fil est astreint à rester limité supérieurement - étire le fil et augmente sa longueur dans un certain rapport avec le degré de réduction de la section droite du fil. Le fil de départ à partir duquel on forme les attaches suivant l'invention pour balles traditionnelles de coton est en acier de la qualité dite pour ressorts. Les parties terminales de cette attache suivant l'invention sont les mômes que celles décrites dans le brevet américain 3 477 363 précité, et le fil est par exemple de section circulaire. il peut avoir par exemple un diamètre de 3,6 inm. I1 a la ductilité nécessaire pour former les boucles mais une capacité de charge sous traction longitudinale beaucoup plus grande que celle du noeud qui sera formé.Dans le présent exemple, le noeud a une capacité de charge qui n'est qu'environ 62 % de celle du fil brut de départ, par conséquent la partie nouée doit normalement casser, alors que le reste de l'attache est encore loin erFdecå de son point de rupture. On lamine à froid, entre parties A, le fil de départ en acier pour ressorts, pour lui donner une section droite ovale, sensiblement elliptique, ayant un grand axe de 4 mm et un petit axe de 2,60 mm. Ceci a pour effet de réduire la capacité de charge de la partie B jusqu'à une valeur qui représente de 75à80 % de la capacité initiale de charge du fil non laminé. Les parties A destinées à former les boucles restent inchangées, de sorte que les noeuds conservent une capacité de charge d'environ 62 * de celle des parties intermédiaires du fil d'origine. En d'autres termes, les parties B d'origine sont environ 1,6 fois plus résistantes que les noeuds. A la suite de l'étape de laminage, la capacité de charge des parties B devient environ les 75 % de celle du fil d'origine, de sorte qu'elle n'est plus qu'environ 1,2 fois celle des noeuds.La réduction de la capacité de charge des parties B est de préférence de 1'ordre d'environ12 1,2 fois celle des noeuds. Ces réductions ont pour résultat une économie de métal sans aucun sacrifice sur la charge hors tout ou effort de traction que l'attache peut supporter sans se rompre et avec tous les avantages exposés ici. On pourrait encore réduire davantage la section droite des parties B par l'étape de laminage à froid, théoriquement à un degré tel que la capacité de charge des parties B soit équivalente à celle des noeuds, mais il faut garder présents à l'esprit certains facteurs pratiaues limitatifs. En perlier lieu, le fil perd en ductilité lorsqu'on réduit sa section droite par laminage à froid et si cette réduction est poussée assez loin, le fil devient cassant à un degré tel qu'il peut se rompre lorsqu'on lui fait épouser étroitement le contour d'une balle, en particulier aux angles de la balle, qui imposent au fil des coudes d'un rayon dc courbure relativement faible.Il faut tenir compte de ce facteur lors du choix initial du type de fil brut à utiliser, lors de celui du degré de réduction de section droite, lors de celui du prix à consentir, lors de celui de la ductilité, lors de celui du risque accru des ruptures d'attaches provenant d'une réduction de ductilité, entrainant des coûts supplémentaires de main d'oeuvre et d'attaches de rer;placement; il faut tenir compte -aussi des fluctuations de qualité de tout type de fil brut existant sur le marché. Dans le cas d'un fil en acier pour ressorts, le laminage qui réduit la capacité de charge des partiés Bdefaçon qu'elle ne soit plus qu'environ 1,2 fois celle des noeuds, donne toute satisfaction et assure un coefficient de sécurité convenable eu égard aux variations des paramètres précités. L'aNongement réalisé est tel que, sur une attache suivant l'invention ayant la longueur usuelle courante des attaches pour balles de coton qui est de 3,2 mètres, l'économie de métal par rapport aux attaches antérieures est d'environ 20 *. Considérant le prix du métal et le nombre d'attaches requises pour chaque balle, ainsi que les limitations réglementaires du poids autorisé d'attaches par rapport au poids de matière en balle, l'économie réalisable et les autres avantages obtenus sont très substantiels0 Une partie de l'économie réalisée est due à l'allongement du fil de départ et une autre partie au fait que, en raison de sa section aplatie, chaque attache peut enserrer plus étroitement le contour de la balle,c'est- à-dire épouser ce contour alors que la matière se trouve encore soumise à la compression de la presse, en sorte que l'on peut utiliser une attache plus courte pour une balle d'un type donné. Il ressort de ce qui précède que l'attache suivant l'invention et son procédé de fabrication se traduisent par une grande réduction de la longueur requise du fil de départ, ainsi que de la quantité totale de métal que nécessite chaque balle, du fait que les parties intermédiaires de section réduite de l'attache ont une capacité réelle de charge sous traction longitudinale se rapprochant davantage de celle des parties nouées de l'attache et aussi du fait que l'aplatissement de la section droite de l'attache lui donne une flexibilité accrue lui permettant de suivre de près le contour de la balle, notamment les angles de celle-ci, avant relâchement de la matière comprimée par la presse. Ce dernier point rend par lui m8me possible l'emploi d'une attache plus courte sur une balle de taille donnée, par comparaison avec les attaches antérieures si raides qu'elles avaient tendance à s'arques et non à épouser étroitement la matière en balle, avant-son relâchement par la presse. Enfin, l'attache suivant l'invention aboutit à une réduction du poids total de la balle une fois cerclée, donc à une économie corrélative des coûts de transport et de manutention rapportés à chaque balle. R E V E N D I C ALT I O N S 1 - Procédé de fabrication dune attache métallique pour le liage de matières en balles, attache comportant une certaine longueur de fil métallique dont chaque partie terminale est repliée s'mt't sur elle-mme pour former une boucle T Une extrémité libre s'tenant sensiblement en direction de la partie de l'attache avoisinant la boucle, de façon que les deux boucles d'extrémités puissent s'engager l'une dans l'autre par déplacements en direction perpendicu::dre à la direction générale de l'attache et former ensuite unnoeud de résistance prédéterminée à la suite de tractions en direction lon gitùdinaîe de l'attache exercées en sens opposés sur les boucles, du fait de la tension longitudinale prédéterminée appliquée anx boucles par l'attache elle-m & e, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à déformer une longueur de fil de départ, inférieure à celle requise pour 1' attache finie, en astreignant son pourtour à rester dans des limites déterminées en directions radiales de sa section droite et en réduisant l'aire de-section droite d'une partie intermédiaire, comprise entre deux parties terminales de ladite longueur de fil, à une valeur uniforme plus petite que celle des sections droites desdites parties terminales, donc corrélativement en allongeant ladite longueur de fil de départ en l'amenant à la valeur requise pour l'attache finie, tout en laissant lesdites parties terminales d'une longueur suffisante pour former les boucles, de façon au total à réduire la capacité de charge de ladite partie intermédiaire par rapport à celle desdites parties terminales pour que la première, tout en restant supérieure à la seconde une fois les noeuds formés, s'en rapproche nettement, puis dans une seconde étape à replier en boucles lesdites parties terminales. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite longueur de fil de départ est de section droite uniforme sur toute sa longueur, cette section droite étant celle requise, d'une part par les parties terminales pour que le fil y ait le degré de flexibilité nécessaire à la formation des boucles, d'autre part par la partie intermédiaire pour que le fil puisse à la fois y être déformé au contour voulu tout le long de cette partie intermédiaire par laminage à froid tout en étant radialement retenu et y être corrélativement allongé de façon à donner à l'attache sa longueur finie voulue, cependant que les parties terminales sont maintenues en l'état où elles étaient avant cette opération de déformation. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape de laminage a pour effet de réduire la section droite de la partie intermédiaire et de réduire la capacité de charge de celle-ci dans une mesure telle qu'elle confère à cette partie intermédiaire une resis tance à la rupture sous traction appliq"ée longitudinalement à l'attache se rapprochant de celle des boucles étirées à l'état noué par ladite traction. 4 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le laminage confère à la partie intermédiaire une section droite de forme invariable sur toute sa longueur de cette portion intermé- diaire, cette forme étant de type ovale, lenticulaire ou analogue. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le laminage confère à la partie intermédiaire une résistance à la rupture sous traction appliquée longitudinalement à l'attache, d'une valeur prédéterminée par rapport à la résistance à la rupture des noeuds en lesquels les boucles sont étirées par ladite traction0 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la résistance à la rupture de la partie intermédiaire est d'environ 1,2 à 1,4 fois celle des noeuds. 7 - Attache constituée par une certaine longueur de fil métallique homogène, d'une ductilité telle qu'il peut être plié sous faible rayon de courbure sans se rompre, se présentant à chacune de ses parties terminales sous forme d'une boucle à une extrémité libre stétendant sensiblement en direction de la partie rectiligne de 1' attache avoisinant 1' autre extrémité de la boucle, comportant une partie intermédiaire allant de l'une à l'autre desdites parties rectilignes et étant relativement longue par rapport auxdites parties terminales, lesdites boucles étant conçues pour pouvoir s'engager de façon lâche l'une dans l'autre en les déplaçant l'une vers l'autre en direction perpendiculaire à leurs extrémités libres et être ensuite étirées en un noeud à la suite de tractions en direction longitudinale de l'attache exercées en sens opposés sur les boucles, du fait de la tension prédéterminée appliquée par la partie intermédiaire sur les parties terminales avoisinant les boucles, caractérisé en ce que ladite partie intermédiaire est de section droite plus faible que lesdites parties terminales, a des caractéristiques physiques différentes de celles de ces parties terminales et une capacité de charge sous la tension longitudinale subie par l'attache supérieure à celle des noeuds formés mais sten rapprochant nettement plus que les portions de la partieintermédure avoisinant les boucles. 8 - Attache selon la revendication 7, caractérisée en ce que la capacité de charge de la partie intermédiaire est comprise dans l'intervalle d'environ 1,2 à environ 1,4 fois celle des noeuds. 9 - Attache selon la revendication 8, caractériséeen ce que la section droite de la partie intermédiaire est d'un pourtour curviligne uniforme sur toute sa longueur et de type ovale, lenticulaire ou analogue. 10 - Attache selon la revendication 7, caractériséeen ce que la partie intermédiaire est plus dure et plus dense que les parties terminales. 11 - Attache selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle est en acier et en ce que la partie intermédiaire a des propriétés physiques et une longueur accrues, résultant au total d'un laminage à froid d'un tronçon de fil d'origine astreint à voir son pourtour confine radialement. 12 - Attache selon la revendication 7, caractérisée en ce que la jonction entre chaque partie terminale et la partie intermédiaire est de section droite graduellement décroissante de la première à la seconde. 13 - Attache selon la revendication 7 caractérisée en ce que l'extrémité libre et la partie rectiligne de chaque boucle sont de section droite circulaire uniforme et en ce que la partie intermédiaire a une section droite de largeur supérieure à ltépaisseur et en ce que, lorsque l'attache est étendue rectiligne, les extrémités libres et parties rectilignes des boucles sont dans un plan commun qui passe par les grands axes des sections droites de la partie intermédiaire. 14 - Attache selon la revendication 13, caractérisée en ce que les boucles sont dans des plans sensiblement parallèles faisant un meme angle avec ledit plan commun, mais en sens opposés par rapport à ce plan commun.