L'invention concerne une pince ou une bride pour tube, et elle a trait plus particulièrement, mais non exclusivement, à une pince ou bride destinée à fermer l'oesophage d'un animal abattu, par exemple un mouton ou un boeuf, au cours des opérations suivantes d'étripage et de dépeçage. I1 est courant, après l'abattage d'un animal tel qu'un mouton ou un bovin, de suspendre la carcasse tête en bas, et il est souhaitable que l'oesophage, c'est-àdire le tube reliant la gorge à l'estomac de l'animal, soit fermé après que l'animal a été abattu et avant qu'il soit retourné, afin d'empecher le contenu de l'estomac de se répandre sur la carcasse et/ou sur le sol lorsque la carcasse de l'animal est suspendue, et de réduire ainsi le risque d'altération de la viande. Dans le passé, la pratique consistait à fermer l'oesophage en ligaturant un cordon rendu élastique ou autre autour de l'oesophage lui-meme. Cependant, un tel procédé est apparu trop genant et trop long, et il ne donne pas totalement satisfaction, car un tel dispositif à ligature peut entrainer une contamination indésirable. I1 est également souhaitable que les moyens utilisés pour fermer l'oesophage puissent être posés sur ce dernier sans qu'il soit nécessaire de le couper au préalable. Il a été proposé d'utiliser une pince ou bride pour oesophage réalisée en matière plastique et comportant deux bras articulés destinés à s'appliquer transversalement sur l'oesophage afin de le serrer entre eux, les deux bras présentant des gorges et des nervures complémentaires orientées transversalement à l'oesophage afin de serrer ce dernier de telle manière qu'il soit étroitement fermé pour empêcher le passage du contenu de l'estomac. Une telle réalisation est décrite dans la demande de brevet australien NO 36 968/78, déposée le 8 juin 1978. Cependant, il est apparu, en pratique, que si l'oesophage est fermé en un point proche de la gorge, ce qui constitue la position commode pour la pose d'une telle bride ou pince, le contenu de l'estomac s'accumule dans l'oesophage lorsque la carcasse est retournée et la pression du contenu de l'estomac dans l'oesophage peut provoquer une rupture de ce dernier avec, par conséquent, une contamination de la carcasse. Ce problème se pose en particulier pour les boeufs. I1 est donc souhaitable que le dispositif de bridage ou la pince destiné à fermer l'oesophage puisse etre déplacé le long de ce dernier, de la position de pose vers l'estomac afin que ledit dispositif de bridage puisse etre placé à proximité de l'estomac pour empêcher ainsi l'accumulation du contenu de ce dernier dans l'oesophage et la rupture de celui-ci. I1 est également souhaitable que la bride ou pince pour oesophage soit conçue de manière que la pression du contenu de l'estomac ne la fasse pas descendre en glissant le long de l'oesophage, en s'éloignant de l'estomac. Autrement dit, la pince pour oesophage doit rester dans sa position aussi proche de l'estomac qu'il est commodément possible de la placer. I1 a été également proposé, comme décrit dans la demande de brevet australien NO 45 727/79, déposée le 2 avril 1979, d'utiliser une pince à tube pour fermer totalement ou approximativement un tube souple, par exemple l'oesophage d'un animal, cette pince comprenant un élément tubulaire ou quasi-tubulaire dont la paroi latérale est traversée par une fente s'étendant d'une extrémité à l'autre afin de permettre la pose de la pince sur un tube devant être fermé, et un clapet articulé situé à une extrémité de l'élément tubulaire ou à l'intérieur de ce dernier. Le clapet articulé est conçu pour presser le tube entre le bord dudit clapet et la paroi intérieure de l'élément tubulaire afin de provoquer une fermeture complète ou approximative du tube. L'invention concerne une pince ou bride destinée à fermer efficacement un tube, par exemple l'oesophage d'un animal abattu, cette pince étant de réalisation peu coûteuse et pouvant etre posée commodément et rapidement. La pince ou bride selon l'invention peut être posée sur un tube, en un point situé entre les extrémités opposées de ce dernier, et elle peut etre déplacée dans un sens le long du tube, mais résiste à tout mouvement en sens oppose. L'invention concerne plus particulièrement une pince ou bride pour oesophage qui est très efficace lorsqu'elle est utilisée sur des boeufs. La pince selon l'invention peut etre utilisée pour le bridage d'oesophages dont les tailles varient sur une grande plage. L'invention concerne donc une pince ou bride pour tube, présentant une surface conique ou inclinée, c'est-àdire inclinée par rapport à l'axe longitudinal du tube avec lequel la pince doit etre utilisée, et une sangle destinée à serrer le tube contre cette surface conique ou inclinée afin de fermer totalement ou approximativement le tube et, dans le cas où ce dernier est un oesophage, afin d'empêcher l'écoulement des matières ingérées au-delà de la pince, par l'oesophage. Lorsque le tube est serré sur une surface conique, la pince peut etre déplacée le long de ce tube dans un seul sens, mais elle ne tend pas à glisser en sens opposé. I1 est préférable que la surface conique ou inclinée soit de forme partiellement conique, par exemple en forme de segment de tronc de cône, et deux parties latérales et opposées font saillie de la surface conique, l'une de ces saillies étant prolongée par la sangle afin que la pince puisse être réalisée d'une seule pièce. L'un des organes constitués par la sangle et l'autre saillie latérale présente une ouverture destinée à recevoir et retenir un organe d'encliquetage de l'autre organe. Pour diminuer les coûts de production, la pince est de préférence conçue pour être moulée dans un moule en deux pièces. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels - la figure 1 est une vue en bout d'une première forme de réalisation de la pince selon l'invention - la figure 2 est une vue de dessous de la forme de réalisation montrée sur la figure 1 ; - la figure 3 est une vue en perspective montrant le mode de pose de la pince des figures 1 et 2 sur l'oesophage d'un animal abattu - la figure 4 est une vue en perspective par le dessus d'une seconde forme de réalisation de la pince selon l'invention - la figure 5 est une vue en bout de la pince de la figure 4 - la figure 6 est une élévation de la pince des figures 4 et 5 ; - les figures 7, 8 et 9 sont des coupes respectivement suivant les lignes 7-7, 8-8 et 9-9 de la figure 5 ; et - la figure 10 est une vue en bout d'une pince analogue à celle des figures 4, 5 et 6, mais présentant une légère modification. La pince à tube montrée sur les figures 1, 2 et 3 comporte deux éléments 1 et 2 de serrage moulés d'une seule pièce en matière plastique convenable, par exemple en "Nylon 66", en acétyle naturel ou en polyéthylène, dans des conditions d'humidité déterminées. Les deux éléments 1 et 2 sont reliés l'un à l'autre par une zone 3 de charnière ou d'articulation, et l'élément 1 constitue une base et l'élément 2 constitue une sangle. L'élément 1 de serrage comporte un tronçon médian ou intermédiaire 4 ayant la forme d'un segment de tronc de cône et présentant une paroi extreme avant plane 5, de forme sensiblement semi-circulaire, et une jupe à peu près conique 6. Des saillies latérales 7 et 8, situées sur les côtés opposés de cette partie médiane 4, forment, avec la partie diamétrale de la paroi extreme 5, la base de l'élément de serrage. La saillie latérale 7 présente une fente 9 dont la face supérieure est chanfreinée. Pour plus de commodité de fabrication, la fente 9 est prolongée vers l'avant sur la face supérieure de- la-saillie latérale 7 et vers 11 arrière sur sa face inférieure. La saillie latérale 8 est prolongée pour former l'élément de serrage ou sangle 2 qui est de forme incurvée et présente sensiblement la même largeur que la base 1, les bords avant et arrière étant arrondis. L'extrémité extérieure de cette sangle comporte un organe 10 d'encliquetage ou de verrouillage à ardillon, dont la largeur lui permet de s'ajuster dans la fente 9 traversant la saillie latérale 7, et cet organe est conçu pour porter contre la face inférieure de cette saillie afin de maintenir la sangle 2 fermée sur le bord courbe le plus grand de la jupe conique 6 de manière qu'un tube souple soit bridé entre ce bord et la sangle 2. L'utilisation de l'élément de bridage est montrée sur la figure 3. En raison de la forme sensiblement conique de la partie 4, lorsque l'organe 10 d'encliquetage de la sangle 2 est engagé dans la fente 9 afin que l'oesophage 11 soit bridé en position de fermeture complète ou approximative, l'élément de bridage peut être déplacé le long de l'oesophage dans le sens indiqué par la flèche sur la figure 3, au moyen d'un outil convenable en forme de baguette (non représenté), jusqu'à ce qu'il ferme l'estomac de l'animal abattu. Lorsqu'elle est ainsi placée et que la carcasse est retournée, la pince empêche le contenu de l'estomac de descendre le long de l'oesophage au-delà de la position de cette pince, et cette dernière ne tend pas à redescendre en glissant le long de l'oesophage sous l'effet de la pression interne exercée par le contenu de l'estomac. Les figures 4 à 9 représentent une seconde forme de réalisation de la pince selon l'invention, dont la conception générale est analogue à celle de la pince montrée sur les figures 1 à 3, mais dont les organes de verrouillage de l'extrémité de la sangle 2 sont inversés, l'organe d'encliquetage étant solidaire de la saillie latérale 7 et la fente étant ménagée dans un bottier situé à l'extrémité extérieure ou libre de la sangle. Ainsi, la pince comporte le segment 4 de tronc de cône, les deux saillies latérales 7 et 8 et la sangle 2. Cependant, à la place de la fente 9 ménagée dans la saillie 7, cette pince comporte une saillie 13 orientée vers le haut et dont chaque côté comporte deux dents ou ardillons 14. L'extrémité extérieure ou libre de la sangle 2 comporte un boîtier creux 15 dont l'extrémité avant présente une ouverture 16 et deux lames 17, tournées vers l'intérieur et destinées à s'enclencher sélectivement avec les dents ou ardillons 14 de la saillie 13. I1 est évident que si le boîtier 15 est enclenché sur le tronçon extrême supérieur de la saillie de manière que les lames 17 s'engagent en arrière des ardillons 14 de la plus haute des deux paires d'ardillons, la sangle 2 n'est pas serrée contre la jupe conique 6 aussi étroitement qu'elle le serait si le boîtier 15 était davantage poussé sur la saillie 13 afin d'engager les lames 17 en arrière des deux ardillons 14 de la paire la plus basse. Dans cette forme de réalisation, la jupe en segment de tronc de cône comporte un rebord ou une bride 18 orienté vers l'extérieur, comme montré en particulier sur les figures 6 et 7, et la sangle 2 est configurée de manière à appliquer une pression à peu près régulière sur la jupe 6. La figure 10 représente une autre forme de réalisation modifiée dans laquelle la sangle 2 présente un certain nombre d'ouvertures 20. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la pince décrite et représentée sans sortir du cadre de l'invention. Le terme "fermeture" utilisé dans le présent mémoire désigne une obturation réalisée de manière à empêcher approximativement l'écoulement de matières solides dans le tube souple fermé par la pince, mais ce terme n'implique pas nécessairement que l'obturation du tube soit suffisamment serrée pour empêcher le passage d'air ou d'autres fluides. REVENDICATIONS 1. Pince destinée à fermer un tube souple, caractérisée en ce qu'elle présente une surface (6) inclinée par rapport à la direction longitudinale du tube (11) à fermer, une sangle (2) destinée à serrer le tube contre cette surface inclinée, et des éléments destinés à fixer la sangle en position de serrage par rapport à la surface inclinée. 2. Pince selon la revendication 1, caractérisée en ce que la surface inclinée a sensiblement la forme d'un segment de tronc de cône. 3. Pince selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la surface inclinée comporte, sur un premier côté, une saillie (7) qui présente un élément (9) destiné à être enclenché avec l'extrémité extérieure (10) de la sangle afin de maintenir cette dernière dans sa position de serrage. 4. Pince selon la revendication 3, caractérisée en ce que la sangle part du côté (8) de la surface inclinée opposé à ladite saillie latérale (7). 5. Pince d'une seule pièce destinée à fermer un tube souple et caractérisée en ce qu'elle comporte une partie (1) de base et une sangle (2), la base comprenant une partie médiane (4) ayant la forme d'un segment de tronc de cône, duquel partent deux saillies latérales opposées (7, 8), la sangle étant reliée à une partie (3) d'une première saillie latérale (8), et l'autre saillie latérale (7) présentant un élément (9) destiné à fixer en position l'extrémité extérieure de la sangle, cette dernière pouvant être manoeuvrée afin de serrer, lorsqu'elle est fixée en position, un tube souple contre le segment de tronc de cône. 6. Pince selon l'une quelconque des revendications 3, 4 et 5, caractérisée en ce que l'extrémité extérieure de la sangle comporte un organe (10) d'encliquetage pouvant s'enclencher dans une fente (9) ménagée dans la saillie latérale appropriée (7). 7. Pince selon l'une quelconque des revendications 3, 4 et 5 , caractérisée en ce que l'extrémité extérieure de la sangle comporte un boîtier (15) qui présente au moins une lame (17) orientée vers l'intérieur, la saillie latérale appropriée (7) comportant un organe (13) qui fait saillie vers le haut et qui porte au moins un ardillon (14), cet organe (13) en saillie pouvant s'engager dans le boîtier afin que ledit ardillon s'enclenche avec ladite lame pour maintenir le boîtier en position par rapport à l'organe (13). 8. Pince selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la sangle présente plusieurs ouvertures (20) espacées sur sa longueur.