La présente invention concerne un procédé et un appareil permettant d'assurer automatiquement la mesure et la commande du fluide de forage dans un trou de sonde. On sait que les trous de sonde sont forés classiquement au 5 travers de formations géologiques composées de plusieurs couches. On suppose que chacune de ces couches exerce une pression normale sur le fluide de forage se trouvant dans le trou de sonde. Celles de ces couches qui contiennent des fluides tels que des gaz, des hydrocarbures, de l'eau, de l'eau salée, etc... peuvent occasion-10 nellement exercer une pression anormale sur le fluide de forage se trouvant dans le trou de sonde. La densité du^ELuide de forage doit être suffisante pour assurer une pression hydrostatique empêchant l'intrusion dans le trou de sonde du fluide venant de la formation, mais ne doit pas être suffisamment élevée pour provoquer la frae-15 ture de la formation géologique. Si la pression des fluides se trouvant dans une couche constituée de particules devient trop élevée, ou si la pression hydrostatique du fluide de forage baisse notablement, la fluide de la formation pénètre dans le trou de sonde. Cette intrusion augmente 20 le volume du fluide de forage se trouvant dans le trou de sonde, et le contamine. Dans le cas où la formation géologique a été fracturée, il y a perte de fluide de forage dans la formation. Une perte de fluide de forage entraine une diminution de la pression hydrostatique exercée par ce fluide. 25 Quand la perte devient appréciable, la pression hydrostatique exercée par le fluide de forage n'est plus suffisante pour équilibrer la pression normale de la formation. Dans ce cas, si la formation contient des fluides à haute pieosion, ils pénètrent dans le trou de sonde. Une perte initiale de fluide de forage dans la for-30 mation géologique peut ainsi entraîner l'intrusion dans le trou de sonde du fluide de la formation. Lorsqu'il s'agit d'une intrusion de faible volume , on parle généralement de "refoulement" ou "soufflage" , lorsqu'il s'agit d'une intrusion d'un volume très important, on parle "d'explosion". 35 On a remarqué qu'au cours des forages de trous de sonde, la plupart des explosions se produisent au cours des "manoeuvres", c'est-à-dire de l'opération consistant à introduire un train de 71 30987 2 2104887 tiges dans le trou de sonde, ou à l'en retirer, par exemple pour remplacer les trépans, pour enlever les obstructions, effectuer des carottages géologiques, etc...* Une "manoeuvre de descente" consiste à introduire dans le trou de sonde, un certain volume 5 de matériaux solides, par exemple des tronçons de tiges de forage ou de tubage et des masses-tiges. Une "manoeuvre de relevage" consiste à retirer du trou de sonde ce volume de matériaux solides. Une "manoeuvre" signifie une manoeuvre de relevage (ou de sortie) une manoeuvre de descente (ou d'entrée), ou bien le cycle complet 10 des deux manoeuvres. les modes opératoires classiques et habituels des manoeuvres de relevage consistent à compter visuellement le nombre de tronçons de train de tiges que l'on a relevés et à remplir le trou de sonde jusqu'au niveau où le fluide de. forage déborde. Cette manière de 15 faire présente certains inconvénients qui, dans le pire des cas, peuvent aboutir à la mort du personnel de forage, à la destruction des réserves de pétrole, à la destruction de l'équipement de forage, et à des dommages très sérieux à l'environnement. En particulier, ce mode opératoire n'est pas suffisamment précis et surtout il est 20 sujet à l'erreur humaine. Par exemple, si on ne détecte pas à temps • un faible gain ou une faible perte du fluide de forage, ce gain ou cette perte peut devenir important. Si on veut écarter la possibilité d'explosion, il faut de préférence détecter les gains ou les pertes de fluide de forage dès qu'ils se produisent afin de pouvoir 25 prendre efficacement les mesures convenables,. L'invention concerne un procédé et un appareil permettant de maintenir automatiquement le fluide de forage dans un trou de sonde à un niveau de référence ou à son voisinage pendant les manoeuvres et d'émettre un signal d'alarme attirant très tôt 30 l'attention sur une caractéristiques anormale de l'état du fluide de forage, permettant de surveiller continuellement et automatiquement le niveau du fluide de forage dans le trou de sonde pendant une manoeuvre et pouvant être mis en oeuvre par une main d'oeuvre relativement peu spécialisée en un minimum de temps, ce qui réduit 35 sensiblement, le coût de l'opération de forage, les dangers éventuels, et permet à l'équipée forage de s'occuper d'autres besognes que celles consistant à introduire dans le trou de sonde du fluide de { COPY 71 30987 3 2104887 forage ou à l'en retirer; l'invention copiste généralement à mesurer le volume de matériaux/solides dép .acé au cours de chaque manoeuvre et par là même le volume de fluide de forage qu'il faut introduire ou enlever du trou de sonde. On mesure ensuite le volume 5 de fluide de forage effectivement introduit pour ramener le niveau du fluide au niveau de référence. On compare automatiquement le volume nécessaire mesuré et le volume introduit pour obtenir une indication sur l'état du fluide de forage dans le trou de sonde. S'il y a perte de fluide dans la formation après une manoeuvre, 10 du fluide de forage est introduit automatiquement dans le trou de sonde pour tenter de rétablir la pression hydrostatique et éviter ainsi un risque d'explosion. Suivant un mode de réalisation préféré d'un dispositif de commande de manoeuvre selon l'invention, le nombre de tronçons de 15 train de tiges de forage manipulés pendant chaque manoeuvre est compté. Ce compte est multiplié p&r un facteur d'échelle convenable qui dépend des caractéristiques physiques des tiges de forage, afin de déterminer le volume de fluide de forage nécessaire au trou de sonde. Ce volume nécessaire est alors comparé au volume mesuré de 20 fluide de forage effectivement introduit pour que le niveau du fluide revienne à son niveau de référence normal. Cette comparaison donne automatiquement une indication sur l'éxat du fluide de forage dans le trou de sonde. On comprendra mieux l'invention à la lecture de la descrip-25 tion détaillée suivante considérée en regard des dessins annexés représentant à titre illustratif mais nullement limitatif un mode de réalisation de l'invention. Sur ces dessins ; la figure 1 est une représentation schématique d'un disposi-30 tif de commande utilisé pour une manoeuvre de relevage; et la figure 2 ?sb une représentation schématique d'un dispositif de commande qui paut être utilisé pour une manoeuvre de relevage ou pour une manoeuvre de descente. La figure 1 représente un puits ou trou de sonde classique î1 35 foré dans uhe formation géologique 13# le trou de sonde 11 comprend classiquement un tubage de revêtement 10, une tête de puits 12, des dispositifs anti-explosion de surface 14 et 16, et un mamelon ou [ COPY 71 30987 4 2104887 cloche d'injection 17. L'ensemble de circulation de fluide de forage 19 disposé à la surface du sol, comprend une pompe 18 qui fait circuler le fluide de forage dans un bac ou bassin 22 par une conduite 24. La pompe 18 est à grand débit et à pression relativement faible 5 par rapport à la pompe à piston à haute pression et à faible débit, extrêmement encombrante et non représentée, qu'on emploie classiquement pour remplir le trou de sonde. Une conduite de remplissage 25 est reliée à une vanne convenable 30 comportant des orifices 26, 27? et 29, et un organe de commande 31. Habituellement la vanne 30 main-10 tient un écoulement de fluide dans la conduite 24 par les orifices 26 et 27 normalement ouverts. Lorsque l'élément 31 reçoit un signal d'un conduit 28, la vanne 30 ferme les orifices 26 et 27 et établit la communication entre ses orifices 26 et 29 qui sont normalement fermés. 15 La mesure du volume de fluide pompé et envoyé dans le trou de sonde est exécutée par un débitmètre 32 disposé sur la conduite de remplissage 25 et dont 1Jindication se présente de préférence sous forme d'un signal électrique envoyé par la ligne 33 à un compteur 62 du volume fourni au puits. De tels débitmètres à fluide sont 20 fabriqués par exemple aux Etats-Unis/par^Ia^ociété dite FLOXBORO COMPAUY et sont connus sous le nom de débitmètres magnétiques ou de débitmètres à turbine. Une table tournante classique 37 et un dispositif de commande de manoeuvre 40 représenté à l'intérieur d'un cadre en trait poin-25 tillé sont montés sur le planchei^iu chevalement de forage 36. Le dispositif 40 est de préférence numérique, car ce "type de dispositif permet une réponse rapide et possède une grande souplesse . On doit toutefois comprendre qu'on pourrait également employer un dispositif analogique au lieu d'un dispositif numérique. 30 Les colliers d'accrochage 42 se trouvent au-dessus du plan cher 36 du chevalement de forage et sont accouplés entre un tronçon 44 de train de tiges de forage que 1'on veut relever et un crochet de levage 46. Le crochet 46 est porté par la tête mobile 48 d'une façon classique. Chaque tronçon 44 de train de forage comprend nor-35 malement un certain nombre de tiges 45» par exemple trois. Les tronçons de forage, les masses-tiges et les outils auxiliaires forment le train de tiges de forage classique. 71 30987 5 2104887 Le compte du nombre de tronçons 44 relevés par la tête mobile 48 pendant chaque manoeuvre est assuré par un détecteur 50 du relevage de chaque tronçon, un signal électrique ou pneumatique étant envoyé par ce détecteur sur une ligne 51 pour être enregistré par 5 un compteur 52 de tronçons. Le détecteur 50 est de préférence disposé sur le côté du chevalement à une distance du plancher 36 du chevalement approximativement égale à la longueur d'un tronçon. Le détecteur 50 peut être un dispositif mécanique, un dispositif optique à faisceau lumineux et cellule photo-électrique, un dispositif pneu-10 matique, ou un dispositif électro-mécanique comprenant des microcontacts fermant un circuit électrique après le passage de chaque tronçon 44. Quel que soit le type de détecteur 50, de tronçons, on peut disposer une ligne 51 pour qu'elle reçoive un nombre de signaux ou 15 d'impulsions égal au nombre de tronçons de train de tiges relevés. Ce nombre, par exemple trois, sera affiché dans la fenêtre du compteur 52 de tronçons, sous la forme 003. Un bouton moleté 57 permet d'introduire à la main un facteur d'échelle dans un compteur 56 de volume nécessaire, qui peut être 20 un dispositif multiplicateur numérique électronique transistorisé. Ce facteur d'échelle est déterminé d'après les paramètres physiques des tronçons de train de tiges de forage que l'on relève. Le compteur 56 multiplie le facteur d'échelle par le nombre de tronçons relevés. Ce compte est envoyé du compteur 52 à une ligne 58. Le 25 compte affiché par le compteur 56 est le volume nécessaire pour les trois tronçons relevés par la tête mobile 48. Le volume de fluide nécessaire est celui qu'il faut pour ramener le niveau dans le trou de sonde à son niveau de référence 60'. Ce niveau est surveillé par un détecteur de niveau "normal" 60 qui 30 est relié au mamelon d'injection 17. Le volume nécessaire est le volume de fluide qu'il faut pour remplacer le volume de matériaux solides (tronçons de train de tiges de forage) retirés du trou de sonde. Si le volume de fluide fourni est égal au volume nécessaire 35 et que le niveau du fluide dans le mamelon d'injection 17 est encore situé en-dessous du niveau de référence 60', la pompe 18 continue à envoyer du fluide dans le trou de sonde, mais comme on 71 30987 6 2104887 l'indiquera ci-après, le dispositif envoie un signal d'alarme. Si le niveau dans le trou de sonde s•élève brutalement au-dessus d'un niveau haut 61', un détecteur de "niveau haut" 61 relié au mamelon d'injection 17 détecte cette hausse du niveau du fluide 5 de forage et lance un signal d'alarme. Le compte du volume fourni est affiché dans la fenêtre du compteur 62. Dans le cas de fonctionnement normal, pour un facteur d'échelle de 0,59 > le volume fourni sera/^ ,77 unité de volume. Un comparateur convenable 64 reçoit d'une ligne 66 le compte 10 envoyé par le compteur 56 de volume nécessaire et reçoit d'une ligne 68 le compte envoyé par le compteur 62 de volume pompé. Le comparateur 64 compare les comptes reçus par les lignes 66 et 68. Si le volume nécessaire est sensiblement égal au volume fourni, le résultat sera indiqué par un dispositif 70 signalant "fluide normal". 15 Si le volume fourni est supérieur au volume nécessaire, le comparateur 64 envoie un signal de sortie à un dispositif indicateur 72 "perte de fluide". Si le volume pompé est inférieur au volume nécessaire, le comparateur 64 envoie un signal à un dispositif indicateur 74 signalant "gain de fluide" ou "refoulement". 20 Avant de commencer la manoeuvre de relevage, le foreur choisit de la manière précédemment indiquée un facteur d'échelle convenable et l'introduit dans le compteur de volume nécessaire 56."*' Il choisit également le nombre de tronçons de train à relever pendant chaque manoeuvre de relevage, et règle en conséquence le 25 compteur 56. Puis il commence la manoeuvre de relevage. Le détecteur 50 de tronçons augmente d'une unité le compte enregistré par ,1e compteur 52 à chaque tronçon relevé. Comme on l'a mentionné précédemment, à la fin de la manoeuvre de relevage, le détecteur 50 détecte trois tronçons, le compte 30 apparaissant dans la fenêtre du compteur 52 est 003, et le compte affiché par le compteur 56 de volume nécessaire est 1,77. Un signal est ensuite envoyé^ du compteur 56 par une ligne 53 à un mécanisme de commande 55,/actionne par la ligne 28 la vanne 30 qui établit •lors la communication entre ses orifices 26 et 29. Ceci marque le 35 début de l'opération de remplissage par la conduite 25 et de l'opération de mesure par le débitmètre 32. L'opération de remplissage se termine lorsque le fluide atteint le niveau de référence 60'. 71 30987 7 2104887 Si l'opération de remplissage est normale, une fois que le débitmètre à fluide 32 a mesuré un volume fourni égal au volume nécessaire, le niveau de fluide dans le trou de sonde se trouve au niveau de référence 60' détecté par le détecteur de niveau normal 60, 5 et la lampe de marche normal 70 est allumée. Si le volume fourni mesuré est supérieur au volume nécessaire, le comparateur 64 allumera la lampe 72 de perte de fluide. Si le volume fourni est inférieur au volume nécessaire, c'est la lampe 74 de refoulement qui s'allume. Lorsque le fluide se trouvant dans le trou de sonde a été 10 ramené à son niveau de référence 60', le détecteur 60 de niveau normal envoie par la ligne 63 un signal au mécanisme de commande 55 qui actionne la vanne 30 et interrompt l'écoulement de fluide entre les orifices 26 et 29 et rétablit l'écoulement entre les orifices 26 et 27. Les compteurs 52, 56 et 62 sont alors prêts à commencer la 15 manoeuvre de relevage suivante. Si, après que la vanne 30 est revenue à sa position normale dans laquelle le fluide s'écoule entre les orifices 26 et 27, le niveau s'élevait brutaiemeni au-dessus du niveau de référence 60' et atteignait le niveau 61', le détecteur de niveau 61 émettrait alors 20 un signal en allumant la lampe d'alarme 71 par la ligne 73. Bien que dans la description précédente, on ait fait spécifiquement référence à des pièces et à des sous-ensembles composants particuliers, on comprend que diverses variantes sont possibles. Par exemple, la pompe 18 n'a pas à être la pompe de circulation de 25 fluide du bac 22. On pourrait la remplacer par une pompe 19 indépendante de l'installation de circulation de fluide pour envoyer dans le trou de sonde 11 du fluide venant du bac 22, et on pourrait donc éliminer la vanne 30. On pourrait également employer d'autres vannes et d'autres dispositifs de mesure de volumes pour mesurer le 30 volume de matériaux solides relevés. Pour faciliter la compréhension du dispositif de commande de manoeuvre représenté sur la figure 2, on a dans la mesure du possible employé les mêmes références numériques sur les figures 1 et 2. En conséquence, on ne décrira spécifiquement à propos de 35 la figure 2, que ceux de ces éléments qui sont nouveaux ou différents. La pompe 18 du dispositif de circulation de fluide 19 situé à la surface, fait passer le fluide du bac 22 entre une conduite 71 30987 8 2104887 d'aspiration 24 et "une conduite de décharge 23. La vanne 30 est complétée par une autre vanne 80 comportant des orifices 82, 83 et 84 et un élément de commande 81. j,e débitmètre 32 est monté entre les orifices 29 et 83. La conduite de remplissage 25 et une conduite 5 de retour 34 relient respectivement les orifices 82 et 84 au mamelon d'injection 17. Alors que sur la figure 1, le détecteur 61 servait de détecteur de niveau haut, sur la figure 2, le détecteur 61 sert de détecteur de niveau bas. Le dispositif de commande de vanne 55 comporte 10 dans ce cas trois lignes d'entrée 53, 63, 73, et deux lignes de sortie 28 et 85. On supposera, pour illustrer le mode de fonctionnement du dispositif 40 de la figure 2, dans le cas d'une manoeuvre de rele-vagè, que le compteur 52 compte un tronçon et que le volume de 15 fluide déplacé par un tronçon de train de tiges est de 0,59. Le facteur d'échelle à introduire par le bouton moleté 57 sera donc de 0,59. Le compteur 56 indiquera comme compte 0,59, et enverra,par la ligne 53,un signala l'élémen^5 de commande de vanne. Celui-ci envoie par la ligne 28 un signal à la vanne 31 et envoie également 20 par la ligne 85 un signal à la vanne 81. La vanne 30 établit une communication entre les orifices 27 et 29, et la vanne 80 entre les orifices 82 et 83. En partant du bac 22 le fluide de forage passe alors par la pompe 18, la conduite de décharge 23, la vanne 30, le débitmètre 32, la vanne 80, et la conduite de remplissage 25. 25 Lorsque le niveau du fluide s'élève dans le mamelon d'injec tion 17, au niveau de référence 60', le détecteur 60 envoie un signal au dispositif 55 de commande de vanne par la ligne 73. Ce de signal amène le dispositif 55 à interrompre la communicatiory'fluide entre les orifices 82 et 83, et ausoi entre les orifices 27 et 29. 30 Le volume de fluide fourni, mesuré par le débitmètre 32, est affiché dans la fenêtre du compteur 62. S'il s'agit d'une opération de forage normale sans perte ni gain de fluide de forage dans le trou de sonde, le compteur 62 indique dans ce cas 0,59 avec les nombres indiqués précédemment. Le comparateur 64 compare les comptes donnés par les 35 compteurs 56 et 62 et envoie des signaux aux lampes 70, 72 et 74 de la façon décrite pour le dispositif de commande de la figure 1. Lorsqu'on emploie le dispositif de commande de la figure 2 71 30987 9 2104887 pour une manoeuvre de descente, chaque tronçon 44 de train de tiges de forage descendu dans le trou de sonde est lui aussi détecté par le détecteur 50. Le compteur 56 indique le volume de fluide correspondant au volume de matériaux solides introduit dans le trou de sonde. Lorsque le compteur 52 a compté un tronçon, le compteur 56 envoie un signal de commande par la ligne 53 au dispositif 55 de commande de vanne. Le dispositif 55 établit alors l'écoulement entre les orifices 83 et 84 de la vanne 80, et entre les orifices 26 et 29 de la vanne 30. Alors que dans la manoeuvre de relevage, on envoie du fluide de forage du bac 22 au trou de sonde 11, dans le mode de manoeuvre de descente, c'est du fluide de forage qui est fourni par le trou de sonde 11 au bac 22. Là aussi, le volume du fluide de forage sortant du trou de sonde vers le bac 22 est mesuré par le débitmètre 32. Du fait qu'on introduit des matériaux solides dans le trou de sonde, le niveau du fluide de forage s'élève dans le mamelon d'injection 17 au-dessus du niveau de référence 60'.Le fluide de forage continue à s'écouler du trou de sonde jusqu'à ce que le niveau dans le mamelon d'injection 17 descende au niveau de référence 60'. Le détecteur 60 envoie alors par la ligne 73 un signal au dispositif 55 de commande de'vanne qui interrompt la circulation de fluide entre les orifices 82 et 83, et entre les orifices 26 et 29. Le volume de fluide fourni par le trou de sonde au bac 22 mesuré par le débitmètre 32, est compté par le compteur 62. Le comparateur 64 compare à nouveau les comptes donnés par les compteurs 56 et 62, et le résultat de cette comparaison est indiqué par les lampes 70, 72 et 74. Le dispositif représenté sur la figure 2 est non seulement destiné à la commande de manoeuvre, mais en outre peut maintenir automatiquement le niveau du fluide de forage dans le trou de sonde au-dessus d'un niveau minimum 61* détecté par le détecteur de niveau bas 61. Dans ce mode de fonctionnement automatique, lorsque le niveau du fluide de forage tombe en-dessous du niveau 61', le détecteur 61envoie par la ligne 63 un signal de commande au dispositif 55. Le dispositif 55 permet alors la communication entre les orifices 27 et 29, et entre les orifices 82 et 83. De cette façon, 71 30987 10 2104887 • le fluide s'écoule de la conduite de décharge 23 dans la conduite de remplissage 25 et est déversé dans le trou de sonde 11. Cet écoulement se poursuit jusqu'à ce que le niveau du fluide de forage soit remonté dans le mamelon d'injection 17 au niveau 5 minimum 61'. Le détecteur 61 commande alors le dispositif 55 qui interrompt la circulation de fluide entre les orifices 27 et 29, et les orifices 82 et 83. Le dispositif de commande de manoeuvre 40 représenté sur la figure 2 peut bien entendu recevoir diverses modifications évidentes 10 aux techniciens. Bien entendu l'invention n'est pas limitée au mode opératoire et aux exemples décrits et représentés et peut subir diverses variantes entrant dans l'esprit et le cadre de l'invention. 71 30987 11 2104887 REVENDICATIONS 1. Procédé de détection de l'état d'un trou de sonde par réglage pendant les manoeuvres du débit du fluide de forage dans le trou de sonde et par émission d'une indication d'alarme si les 5 conditions sont anormales dans le puits, caractérisé par le fait qu'il consiste à mesurer au moyen du volume de matériaux solides déplacé au cours de chaque manoeuvre un volume de fluide de forage nécessaire à débiter un volume mesuré de fluide de forage pour le ramener dans le puits à un niveau de référence, à comparer le volume 10 nécessaire et le volume mesuré, et à émettre au moyen de cette comparaison des signaux indiquant l'état du puits. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le volume est mesuré par un débitmètre. 3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, 15 caractérisé par le fait qu'on mesure le volume nécessaire en comptant le nombre d'unités de matériaux solides déplacées et en multipliant ce compte d'unités par un facteur d'échelle dépendant des caractéristiques physiques des unités de matériaux solides. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 20 3, caractérisé par le fait qu'on contrôle le niveau de référence dans le puits pour l'émission dfun premier signal de commande utilisé pour la détermination du volume mesuré. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé par le fait qu'on contrôle un niveau dans le puits 25 situé en-dessous du niveau de référence, afin d'émettre un deuxième signal de commande utilisé pour déclencher le déversement du fluide de forage dans le puits et maintenir ainsi le niveau de ce fluide au-dessus d'un niveau minimum désiré. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait 30 que l'éooulement de fluide de forage amorcé par l'émission du deuxième signal de commande prend fin lorsque le niveau du fluide atteint le niveau de référence. 7. Appareil de détection de l'état d'un puits par la commande, pendant les manoeuvres, du fluide de forage du puits et par émission 35 rapide d'un signal d'alarme indiquant l'existence de conditions anormales dans le puits, caractérisé par le fait qu'il comprend un dispositif de mesure du volume nécessaire de fluide de forage 71 30987 12 2104887 correspondant au volume de matériaux solides déplacé pendant chaque manoeuvre, un dispositif débitant un volume mesuré de fluide de forage pour en ramener le niveau dans le puits à un niveau de référence, et un dispositif comprenant un comparateur du volume néces- 5 saire au volume mesuré afin d'obtenir l'indication d'alarme rapide précitée. 8. Appareil selon la revendication 7» caractérisé par le fait que le puits comprend un mamelon d'injection et le niveau de référence est contrôlé dans le mamelon d'injection. 10 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le dispositf débitant le fluide comporte un débitmètre. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le dispositif de mesure comprend un premier compteur des unités de matériaux solides déplacées et un deuxième compteur 15 répondant au premier et donnant une indication sur le volume nécessaire. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 7, 8, 9 et 10, caractérisé par le fait que le fluide est fourni par une pompe de circulation associée à une installation de circulation de 20 fluide de forage disposée à la surface du sol.