La presente invention, due à la collaboration de Messieurs Jacques CHAMDRU et Marcel GUILLOTON, se rapporte aux embouts de buses ou busettes de soufflage, du type utilisé en fonderie pour la fabrication de moules et de noyaux en sable, par soufflage de sable dans un appareillage de fonderie approprié. La solution la plus couramment employée actuellement pour ce faire consiste en l'utilisation de buses métalliques liées à un plateau de remplissage, et munies d'un embout en matière plastique comportant un conte d'emmanchement destiné à coopérer avec une série d'orifices correspondants pratiqués sur le châssis à noyaux. Cependant, ces buses étant métalliques, elles sont donc rigides et, de oe fait, ne peuvent pas se prêter pour assurer le rattrapage des défauts d'alignement résiduels subsistants entre chaque orifice correspondant du châssis à noyaux. Il en résulte donc souvent une mauvaise portée des embouts de buses dans ces orifices fréquemment génératrice de fuites préjudiciables au bon fonctionnement de l'en- semble. Une seconde solution destine, entre autre, à remédier à ces inconvénients, et décrite dans la demande de brevet français nO 74/27.000 au nom de la demanderesse, utilise des buses en matière plastique. Cette solution donne entière satisfaction car elle permet d'absorber les défauts d'alignement précédemment cités. Cependant, la majorité des installations actuelles étant encore équipée de buses métalliques rigides, embout de buse de soufflage de noyaux de fonderie, objet de la présente invention, vise à obtenir avec cette solution des conditions d'utilisation comparables à celles offertes par les buses en matière plastique, tout en ne nacessitant que des transformations mineures, donc de faible prix de revient, desdites installations. L'embout de buse de soufflage de noyaux de fonderie selon la présente invention, réalisé en matériau plastique, comporte donc, de manière connue en soi, un large alésage central destiné au remplissage, et est extérieurement formé, caté raccordement à la buse de soufflage d'une partie sensiblement cylindrique, et à l'opposé de cette buse d'un cane d'emmanchement dans l'un des orifices de remplissage du châssis à noyaux. Cet embout se distingut essentiellement par le fait que ledit cône d'emmanchement se raccorde à la partie externe sensiblement cylindrique par l'intermédiaire d'un épaulement sensiblement circulaire d'appui élastique sur la paroi supérieure du châssis à noyaux, assurant ainsi 11 étanchéité par appui horizontal sur ledit châssis à noyaux. En ouctOfieeb 1'alésage central de remplissage de cet embout comporte e8té/d'emmanchement un clone concentrique interne de conicité inférieure et de même direction que celle dudit cane d'emmanchement, afin que l'épaisseur de l'enveloppe formée par ledit embout stamenvise progressivement vers son extrémité inférieure pour se terminer sensiblement en forme de lèvre sensiblement circulaire réalisant ainsi un second moyen d'étanchéité par placage, par pression interne lors du remplissage,de de ce cane d'emmanchement sur son siège pratiqué dans le châssis à noyaux. Enfin , suivant une variante de réalisation préférée de l'embout de buse de soufflage selon l'invention, une légère gorge est ménagée au niveau du raccordement entra ltépaulement sensiblement circulaire et le cane d'emmanchement dudit embout dans le châssis à noyaux, de manière à parfaire par déformation élastique dudit épaulement l'étanchéité que celui-ci procure par son appui sur la paroi supérieure du châssis à noyaux. Embout de buse de soufflage de noyaux de fonderie, objet de la présente invention, permet donc de réaliser unedouble étanchéité au niveau de la liaison du système de soufflage avec le châssis à noyaux, par appui horizontal de son épaulement sensiblement circulaire sur ledit châssis à noyaux d'une part, et par placage lors du remplissage de son cône d'emmanchement sur son propre siège pratiqué dans ce châssis à noyaux d'autre part, donc par des moyens simples et de faible eott de réalisation. Le montage de cet embout de buse sur le corps de buse est aisé, après une immersion de quelques instants dans de l'eau chaude, et il peut être associé, suivant les outillages, à des buses comportant ou non un système de refroidissement. Dans les cas d'utilisation avec des installations dites à "bottes chaudes", cet embout sera avantageusement en élastomère fluoré du type commercialisé par la firme DUPONT de NEMOURS sous la marque VITON. Dans les cas dtutilisation avec des installations sans cuisson du noyau mais durcissement chimique, cet embout pourra etre en élastomère de polyuréthane, en chlorure de polyvinyle ou en matière similaire. Enfin, du fait de sa double étanchéité, cet embout de buse de soufflage peut être avantageusement de forme quelconque, oblongue par exemple, suivant les besoins d'utilisation. D'autres particularités de la présente invention apparattront également dans la description suivante d'exemples non limitatifs de réalisation préférés d'un tel embout de buse de soufflage de noyaux de fonderie, en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale axiale d'un embout de buse selon l'invention, de forme générale circulaire, et associé à une buse de soufflage comportant un système de refroidissement ;; - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale axiale d'un embout de buse selon l'invention, de forme générale circulaire, et associé à une buse de soufflage ne comportant pas de système de refroidissementj - la figure 3 est une vue en perspective de embout de buse repré senté aux figures 1 et 2 - la figure 4 est une vue en coupe transversale axiale suivant IV IV de la figure 5 d'un embout de buse selon I > invention, de forme générale.o ilongue; - La figure 5 est une vue en coupe longitudinale axiale suivant V V de la figure 4 de 1' embout de buse de forme générale oblongue représenté à la figure 4;; - la figure 6 est une vue en perspective de l'embout de buse représenté aux figures 4 et 5 L'embout de buse de soufflage de noyaux de fonderie représenté aux figures 1 à 3, et réalisé dans un matériau plastique tel que précisé précédemment, se compose d'une partie cylindrique 1, dune partie conique 2, et comporte un large alésage central 3 destiné au remplissage. Il se raccorde à la buse de soufflage 4, laquelle peut être munie d'un système de refroidissement (fig. 1) ou non (figez 2), par sa partie cylindrique 1 à l'aide d'une collerette élastique interne 5 venant se clipser, après immersion de quelques instants dans de l'veau chaude, sur une gorge 6 pratiquée en retrait d'une collerette d1extrémité 7 de ladite buse 4. il vient également se raccorder à la paroi supérieure 8 du châssis à noyaux par emmanchement de sa partie cynique 2 dans un orifice cOnique 9 correspondant, lui formant siège, et pratiqué dans ladite paroi supérieure 8 du châssis à noyaux. Le cône d'emmanchement 2 de l'embout de buse de soufflage selon l'invention, se raccorde à sa partie cylindrique I par l'intermédiaire d'un épaulement circulaire 10 d'appui élastique sur la paroi supérieure 8 du châssis à noyaux, assurant ainsi l'étanchéité par appui horizontal sur ledit châssis à noyaux. Cette dis position qui n1 engendre aucune difficulté supplémentaire pour l'ob- tention par moulage sous pression des embouts de buse, lesquels demeurent aisément démoulables suivant un plan de joint médian, ne nécessite qu'un surfaçage local réalisé sous la forme dtun léger lamage 11 de la fraction correspondante de la face externe de la paroi supérieure 8 du châssis à noyaux, afin d'offrir une surface de portée correcte pour le dit épaulement circulaire 10.Ce surfaçage peut d'ailleurs astre effectué conjointement avec l'ope' ration d'usinage de l'orifice cynique 9, ce qui permet de limiter le prix de revient du présent perfectionnement à une faible valeur. Selon une forme de réalisation préférée de la présente invention, pour parfaire l'étanchéité par déformation élastique que procure l'appui de l'épaulement circulaire 10 sur le lamage il de la paroi supérieure 8 du chassis à noyaux, une légère gorge circulaire 12 est ménagée au niveau du raccordement entre le cane d'emmanchement 2 et ledit épaulement circulaire 10. enfin l'alésage central de remplissage 3 de l'embout de buse comporte côté cône d' emmanchement 2 un cône concentrique interne 13 de conicité inférieure et de même direction que celle dudit cône d'emmanchement 2, de manière que l'épaisseur de l'enveloppe 14 formée par ledit embout de buse s'amenuise progressivement vers son extrémité inférieure pour se terminer sensiblement en forme de lèvre circulaire 15, réalisant ainsi un second moyen d'étanchéité par placage, par pression interne lors du remplissage, de ce cône d'emmanchement 2 sur son siège conique 9 pratiqué dans la paroi supérieure 8 du châssis à noyaux. La double étanchéité ainsi réalisée par cet embout de buse de soufflage permet en outre d'échapper à la contrainte de forme générale circulaire des embouts de buse connus, et de pouvoir adopter différentes variantes de forme en fonction des cas d'utilisation. C' est ainsi que cet embout de buse peut avantageusement être, par exemple, de forme oblongue, tel que représenté aux figures 4 à 6 avec les mêmes repères que pour les figures 1 à 3, sans que sa réalisation ne pose de problème particulier, ses formes demeurant facilement démofltables suivant un plan de joint médian. Dans ce cas il ne diffère en effet de olui illustré par les figures 1 à 3 que par sa forme générale allongée, et peut également être associé à des buses de soufflage correspondantes munies d'un système de refroidissement, telles que représentées en trait plein sur les figures 4 et 5* ou sans système de refroidisse- ment, telles que représentées en trait mixte sur lesdites figures. L'embout de buse de soufflage, objet de la présente inven tison, et dont les différents rodes de réalisation décrits ci-dessus à titre d'exemples ne sont nullement limitatifs, procure donc par des moyens simples et de faible coût de substantiels avantages par rapport aux embouts de buse de soufflage de l'art antérieur. REVENDICATIONS i - Embout de buse de soufflage de noyaux de fonderie, en matériau plastique, comportant un large alésage central destiné au rem plissage et extérieurement formé, coté raccordement à la buse de soufflage d'une partie sensiblement cylindrique, et à l1op- posé de cette buse d'un cône d'emmanchement dans l'un des ori fices de remplissage du châssis à noyaux caractérisé par le fait que ledit cône d'emmanchement (2) se raccordfe i la rt;{ externe sensiblement cylindrique (1) par l'intermédiaire d'un épaulement sensiblement circulaire (10) d'appui élastique sur la paroi supérieure (8) du châssis à noyaux, assurant ainsi l'étanchéité par appui horizontal sur ledit châssis à noyaux. 2 -Embout de buse de soufflage de noyaux de fonderie, selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'alésage central de remplissage (3) comporte côté cône d'emmanchement (2) un cône (13) concentrique interne de conicité inférieure et de même direction que cellehudit cône d'emmanchement (2), afin que l'épaisseur de l'enveloppe (14) formée par ledit embout s'amenuise progressivement vers son extrémité inférieure pour se terminer sensiblement en forme de lèvre (15) sensiblement circulaire, réalisant ainsi un second moyen d'étanchéité, par placage, par pression interne lors du remplissage, de ce c8ne d'emmanchement (2) sur son siège (9) pratiqué darus le châssis à noyaux. 3 - Embout de buse de soufflage de noyaux de fonderie, selon la revendication 1 caractérisé par le fait qutune légère gorge (12) est ménagée au niveau du raccorde31ent entre l'épaulement sensiblement circulaire (10) et le cône d'emmanchement (2) dudit embout dans le châssis à noyaux, de manière à parfairé par déformation élastique dudit épaulement (1C) 11 étanchéité que celui-ci procure par son appui sur la paroi supérieure (8) du châssis à noyaux.