La présente invention est du domaine des techniques de la régulation et elle vise plus particulièrement une vanne hygrostatique notamment destinée à l'horticulture. On connaît des dispositifs dont le rôle est de maintenir une certaine humidité dans un terrain de culture. Ces dispositifs relèvent de deux types principaux : les dispositifs d'un premier type fonctionnent sur un principe de débit constant, generalement au goutte à goutte et ils ont comme incon vénient de ne pas tenir compte de llhygrometrie momentanée de I'atmosphère environnant le terrain de culture ; les dispositifs du second type mettent en oeuvre un transfert d'eau ou autre liquide nutritif par capillarité d'un réservoir au terrain de culture ; un inconvénient de ce dernier type réside dans le fait que le transfert ne cesse que lorsque le terrain de culture est luimême saturé en eau et il en résulte généralement une très forte humidité du terrain pouvant être nuisible au développement des plantes qui y sont cultivées. Un but de la présente invention est d'entretenir dans un terrain de culture une humidité choisie dans une large plage d'humidité couvrant la quasi totalité du domaine d'humidité de croissance des plantes. On connaît aussi un type de vanne incorporant une partie souple de conduit fonctionnant par compression ds l & dite partie souple. Une vanne hygrostatique ou humidostat, du type de vanne comportant une partie souple de conduit et un organe de compression de cette partie souple, est principalement caractérisée selon la présente invention en ce que le dit organe de compression est sollicité en déplacement, de façon antagoniste par un ressort d'une part et-par un organe hygrosensible, le ressort tendant à provoquer un déplacement du dit organe produisant un effet de compression et d'obturation de la dite partie souple, le dit organe hygrosensible tendant à produire l'effet inverse selon une forme particulière de réalisation de l'invention, l'organe de compression est un doigt presseur déplaçable en translation, le ressort est un ressort à boudin et l'organe hygrosensible est un écheveau de crin, la direction de l'effort résultant des efforts antagonistes du ressort et de l'écheveau de crin étant paralêlle à la direction de translation du doigt presseur le doigt presseur, une butée de compression contre laquelle le doigt presseur peut comprimer la partie souple du conduit, le ressort et l'écheveau de crir sont supportés par une ossature rigide. En outre et de préférence, des moyens de réglage de l'effort résultant précité permettent de choisir le seuil d'humidité dans le terrain au delà duquel l'alimentation en eau ou en quelqu'autre solution acqueuse nutiritive doit être interrompue. Selon une forme d'exécution préférée de la vanne de l'invention, celle-ci a une forme générale longiligne qui lui est conférée par une pièce allongée qui en constitue l'ossature ; cette pièce allongée comporte la butée de compression de la dite partie souple, une butée d'appui du ressort et une butée pour les moyens de réglage de la tension initiale. Toujours selon la forme préférée de réalisation, le dit doigt presseur est constitué par l'extrémité recourbée d'une tige pouvant coulisser dans une coulisse de la dite ossature, l'autre extrémité de la dite tige comportant une plaque pour comprimer le ressort et recevoir en appui l'élément hygrosensible ; de préférence l'extrémité du doigt presseur est guide dans une rainure ouverte de la dite ossature, le doigt presseur enserrant ainsi la partie souple du conduit. L'élément hygrosensible est constitué par un écheveau de crin noyé à ses deux extrémités dans une pièce transversale et s'appuie en son milieu sur la dite plaque solidaire de la tige ; la pièce transversale comporte un filetage axial dans lequel peut être vis sexe une tige filetée supportée en butée par une extrémité de l'ossature ; cette pièce axiale peut, par la rotation sur elle-même de la tige filetée, être déplacée longitudinalement dans un évidement de l'ossature. La présente invention sera mieux comprise, des détails en relevant apparaitront et des modes d'utilisation en seront donnés au cours des descriptions qui vont être faites en relation avec les figures de la planche annexée dans lesquelles La Fig. 1 est une représentation schématique du principe de fonctionnement d'une vanne de l'invention, La Fig. 2 est une représentation vue de dessus des éléments d'une forme particulière d'exécution d'une vanne de l'invention après retrait d'un fourreau, La Fig. 3 est une représentation de côté de la même, La Fig. 4 est une vue en perpestive d'une vanne de l'invention dans son fourreau, La Fig. 5 est une illustration d'un mode d'utilisation d'une vanne de l'invention appliqué à une culture en pot, La Fig. 6 est une illustration d'un mode d'utilisation d'une vanne de l'invention apliqué à une culture en terre. Sur la Fig. 1, une vanne hygrométrique selon la présente invention incorpore une ossature rigide 1 comportant une butée dite de compression 2, une butée d'appui de ressort 3 et une butée 4 pour des moyens de réglage, et un doigt presseur 5 pour comprimer une partie souple 6 d'un conduit. Le doigt presseur 5 peut être déplacé plus ou moins pour comprimer la partie souple 6 contre la butée 2 sous les efforts antagonistes d'un ressort 7 tendant à provoquer la compression de la partie souple et d'un élément hygrosensible 8 tendant à annuler l'effort précédent ; l'élément hygrosensible 8 est une pièce dont la longueur peut augmenter lorsque l'état hygrométrique, c'est à dire la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère environnante augmente ainsi lo1qae l'frTLidité envircnnante augmente l'effort exercé par l'élément 8 à l'encontre du ressort 7 diminue et le ressort 7 par l'intermédiaire du doigt 5 peut comprimer la partie souple 6 du conduit d'alimentation en eau. Des moyens de réglage schématisés en 9 permettent de régler la tension initiale du ressort et corrélativement celle de l'élément hygrométrique ; ces moyens de régla e 9 sont principalement constitue5 par des moyens de déplacement d'une extrémité de l'élément hygrométrique. Sur les Fig. 2 et 3, l'ossature 1 de la figure précédente est une pièce allongée dont une extrémité constitue la butée 3 d'appui de ressort et dont l'autre extrémité constitue la butée 4 pour les moyens de réglage ; le doigt presseur 5 est constitué par l'extrémité recourbée d'une tige 10 pouvant coulisser dans une coulisse longitudinale il de l'ossature 1r l'autre extrémité de la tige 10 supporte une plaque 12 sur une face de laquelle prend appui le ressort 7 et sur l'autre face de laquelle prend appui la partie médiane d'un écheveau de crin constituant l'élément hygrométrique 8 (pour la clarté du dessin, cet écheveau 8 a été interrompu sur la Fig. 3). Le doigt presseur 5 est guidé dans une rainure 13 de l'ossature de façon à enserrer d'une façon permanente comme cela est notamment visible sur la Fig. 3 la partie souple 6 du conduit.Les extrémités de l'écheveau 8 sont noyées dans une barrette transversale 14 pouvant se déplacer dans un évidement 15 de l'ossature ; le déplacement de la barrette est induit par la rotation d'une tige filetée 16 dans un filetage axial de la barrette 14, la tête 17 de la tige filetée 16 prenant appui sur l'extrémité 4 de l'ossature qui lui tient lieu de butée. Le fonctionnement de la vanne s'explique alors, et en relation avec ce qui a été dit à propos de la Fig. 1, de la-façon suivante : l'humidité de l'atmosphère environnant la vanne provoque l'élongation de l'écheveau et la tige 10 est tirée par le ressort 7 pour amener le doigt 5 à comprimer la partie souple 6 du conduit et à en provoquer l'obturation, jusqu'à ce que, par l'effet de l'évaporation, l'humidité retombe en dessous d'un certain seuil ; la chute d'humidité provoque la rétraction de l'é- cheveau qui agit alors à l'encontre du ressort pour pousser la tige 10 en sens inverse du sens d'obturation et liérer ainsi à nouveau le passage de l'eau d'humidification dans la partie souple 6 du conduit. Les deux extrémités de la partie souple 6 du conduit sont reliées à un couple d'ajutages18 et 19 montés solidaires d'une plaque 20 à l'extrémité 4 de l'ossature ; les ajutages 18 et 19 sont reliés, l'un à un conduit d'amenée d'eau, l'autre à un conduit d'arrosage tel que cela sera décrit plus loin. Sur la Fig. 4, une vanne de l'invention est logée dans un fourreau en tissu perméable 30, ce fourreau est représenté en trait mixte sur le dessin de la Fig. 3 ; il est destiné à protéger le mécanisme de la vanne des grains de sable ou autre pouvant en provoquer le blocage mais il constitue une paroi perméable à l'humidité. Dans sa présentatipn à l'utilisateur, la vanne de l'invention se présente donc comme un coin allongé sur la base duquel apparait la tête 17 de tige de réglage et les ajutages d'amenée et d'arrosage 18 et 19. Sur la Eig. 5 une plante ji plantée dans un pot 32 reçoit de l'eau par un conduit d'arrosage 33 ; une vanne de l'invention 34 est disposée sous le pot dans un récipient 35 et un conduit d'amenée d'eau 36 est par exemple branché sur un réservoir ou une sur une conduite du réseau de distribution ; lorsque la terre 37 du pot est saturée d'eau, cette dernière coule sur la vanne, élève l'humidité ambiante dans le fourreau et provoque selon le mécanisme décrit ci-dessus la fermeture du conduit. Sur la Fig. 6 une vanne de l'invention 40 est plongée en terre au pied d'une plante et règle tel que dit ci-dessus l'arrivée d'eau en 41 à partir d'une alimentation 42. On notera à propos des modes d'utilisation ci-dessus décrits que l'état d'humidité du sol réglé par la vanne de l'invention dépend à la fois de la position de la vanne par rapport au point d'arrivée d'eau et du réglage propre de la vanne ; l'utilisateur de la vanne de l'invention saura avec un peu d'expérience régler la vanne et la situer en fonction de l'état hygrométrique désiré du terrain de culture et de la faculté de ce dernier à permettre la circulation plus ou moins rapide de 11 eau. I1 doit être enfin compris-que la présente invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-dessus décrites à titre d'exemple mais que sa portée est définie par les revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Vanne hygrostatique, ou humidostat, du type de vanne compor tant une partie souple de conduit et un organe de compression de cette partie souple, caractérisée en ce que le dit organe de compression est sollicité en déplacement de façon antagoniste par un res sort d'une part et par un élément hygrosensible d'autre part, le ressort tendant à provoquer un déplacement du dit organe produisant un effet de compression et d'obturation de la dite partie souple, le dit élément hygrosensible tendant à produire l'effet inverse 2.- Vanne, selon la revendication 1, caractérisée en ce que - l'organe de compression est un doigt presseur déplaçable en translation, le ressort est un ressort à boudin, - l'organe hygrosensible est un écheveau de crin, - la direction de l'effort--resultant des efforts antagonistes du ressort et de l'écheveau de crin étant paralèlle à la direc tion de translation du doigt presseur 3.- Vanne, selon la revendication 2, caractérisée par des moyens de réglage des effortsan- tagonistesdu dit ressort et du dit élément hygrosensible 4.- Vanne, selon la revendication 3, caractérisée par une pièce allongée constituant une os sature et comportant une butée de compression de la dite par tie souple, une butée d'appui du ressort et une butée pour les moyens de réglage de l'effort résultant 5.- Vanne, selon la revendication 4, caractérisée en ce que le dit doigt presseur est cons tituée par l'extrémité recourbée d'une tige pouvant coulisser dans une coulisse de la dite ossature 6.- Vanne, selon la revendication 5, caractérisée en ce que le dit écheveau de crin est noyé à ses extrémités dans une bavette pourvue en son milieu d'un filetage axial, le milieu du dit écheveau prenant appui sur l'autre extrémité de la dite tige par l'intermédiaire d'une plaque sur l'autre face de laquelle prend appui le dit ressort 7.- Vanne, selon la revendication 6, caractérisée par une tige filetée supportée en butée par une extrémité de l'ossature, destinée à être vissée dans le filetage axial de la bavette, la dite tige filetée consti tuant les dits moyens de réglage des efforts antagonistes 8.- Vanne, selon la revendication 7, caraçtérisée en ce que les deux extrémités de la partie souple de conduit sont reliées à un couple d'ajutages montés solidaires d'une plaque, à une extrémité de l'ossature 9.- Vanne, selon la revendication 8, caractérisée en ce que la dite vanne est logée dans un fourreau en tissu perméable destiné à protéger des grains de sable son mécanisme.