-1- 2061759 La présente invention concerne le traitement par décantation continue des "bouillies composées de solides finement divisés en suspension dans des solutions relativement instables qui tendent à accumuler de lourds dépôts de tartre sur les mécanismes utilisés 5 dans un tel traitement et qui sont au contact de sédiments.Un exemple typique de ces bouillies est constitué par les suspensions df"boue rouge" dans l'aluminate de' sodium obtenu au cours de la fabrication de l'alumine à. partir de là bauxite par le procédé Bayer bien connu. Dans ce procédé, représenté sous une forme sim-10 plifiée dans le schéma de la figure 1, de la bauxite finement broyée est digérée normalement à pression et à température élevées • par une solution recyclée de soude caustique contenant un peu d'aluminate dé sodium, et il ën résulte que l'alumine ,présente sous forme d'hydrate dans la bauxite,passe en solution sous forme d'alu- 15 minate de sodium NaAlO^, alors que les impuretés solides restent en suspension et forment ce qu'on appelle la "boue rouge". On • ajoute au praduit de digestion la liqueur faible résultant de l'opération subséquente de lavage de la boue rouge, et l'on fait passer la suspension résultante de boue rouge, consistant en environ 20 3 % de solides insolubles et en une solution d'aluminate de sodium avec un fort excès de soude caustique, dans un appareil de décantation continue, comme l'épaississeur Dorr, pour séparer de la solution les solides de la boue rouge. On utilise normalement une autre série d'appareil similaire de décantation pour récupérer 25 de la boue rouge qui s'est déposée,la solution d'aluminate que cette boue contient encore,.par un système de lavage continu avec décantation à contre-courant. On soumet la solution concentrée d'aluminate,qui déborde du premier récipient de sédimentation,à une agitation prolongée 30 dans des cuves de précipitation en présence de grandes quantités d'hydrate " d'ensemencement" que l'on fait recirculer. L'action catalytique de l'hydrate d'ensemencement,combinée au lent refroidissement de la solution,aboutit à la décomposition réglée d'une large proportion de l'aluminate de sodium dissous, avec précipita-35 tion de l'hydrate résultant (alumine hydratée ou hydroxyde d'aluminium) : NaA102 + 2.H20 * NaOH + AlCOH)^ (1) 70 33531 _2. 2061759 On sépare finalement l'hydrate d'alumine produit de sa liqueur-mère alcaline caustique et on le lave par les techniques usuelles de sédimentation et de filtration et on le transforme en alumine, produit final, Al^O^, par calcination : 5 2 Al(OH)^ — >5H20" +-A120 (2) On concentre la liqueur-mère alcaline caustique pour la faire revenir à sa concentration initiale et on la renvoie vers le stade de digestion de la bauxite au début du procédé. Depuis son commencement au voisinage du début du siècle, de 10 l1industrie/l'alumine s'est toujours heurtée, lors de la mise en oeuvre de ce procédé, à une difficulté que l'on trouve particulièrement dans la réalisation des stades de sédimentation et de lavage de la boue rouge, et que l'on peut brièvement définir comme étant la formation de tartre sur la structure mobile du mécanisme des 15 rateaux rotatifs des épaississeurs. On doit en attribuer la cause à l'instabilité inhérente des solutions d'aluminate alimentant les épaississeurs. C'est-à-dire que la décomposition de l'aluminate de sodium pour donner de l'alumine hydratée (ou hydroxyde d'aluminium) insoluble, et que l'on provoque intentionnellement dans les condi-20 tions réglées dans le stade subséquent de précipitation de l'hydrate, tend à avoir lieu prématurément dans une certaine mesure dans les épaississeurs, en raison de causes comme des pertes localisées de chaleur, la présence d'alumine hydratée résiduelle provenant de la bauxite d'origine et qui joue le rôle d'une semence pour provoquer 25 une nouvelle précipitation, et éventuellement en raison d'autres causes que l'on ne connaît pas encore totalement. On sait également qu'il se produit une précipitation de silicates d'aluminium dans la cuve de sédimentation,partiellement sous forme de tartre. Le tartre tend à s'accumuler sur tous les éléments de struc-30 ture qui constituent le mécanisme de raclage des cuves ou réservoirs de sédimentation ou des épaississeurs. Lorsqu'on utilise des bras de raclage ayant la forme de treillis, comme dans les épaississeurs classiques actuellement utilisés, le tartre s'accumule au point que ce tartre foime un pont entre les éléments de 35 structure du treillis, et . également / entre " les ' . lames de raclage et leurs bras de support. Les solides de la boue rouge et le sable deviennent emprisonnés dans le tartre, ce qui en augmente 70 33531 -3- 2061759 encore davantage le volume. Finalement ,1a totalité de la structure du dispositif de raclage devient si fortement chargée de dépôts de tartre que cela rend la machine inutilisable. En outre, des dégâts mécaniques peuvent provenir (a) d'une charge excessive 5 de couple imposée au mécanisme d'entraînement par suite de l'augmentation de la surface projetée des éléments tournant dans la boue dense ; (b) de la charge verticale excessive imposée au mécanisme du rateau ou de la racle par le poids mort du tartre accumulé (un poids de 40 à 50 tonnes pour un épaississeur de 30 10 mètres de diamètre n'est pas inhabituel) ; (c) du déséquilibre des charges sur le même mécanisme et sur l'arbre vertical par suite de la distribution inégale du tartre sur des bras opposés de la racle ; (d) de la chuté brutale de tartre des parties supérieures vers les parties inférieures des bras de la racle ; (e) du grippage du 15 mécanisme, par suite de la présence de gros morceaux de tartre qui sont tombés sur le trajet des lames de raclage. En outre, des morceaux lâches de tartre bloquent les conduits de l'écoulement ou-du courant inférieur et ils gênent le fonctionnement des pompes. Pour réduire ces difficultés, on a conçu des mécanismes 20 de raclage dans lesquels les lames de raclage sont fixées sur des tiges ou sur des pilotis rigidement reliés à leur extrémité supérieure aux bras portant l'armature à treillis. Du fait qu'il réduit la tendance du tartre à former un pont entre les lames de raclage et les bras de support, ce type de construction a été lar-25 gement adopté." Cependant, puisqu'il y a une limite pratique à la longueur des pilotis, les bras à treillis sont encore exposés à de lourds dépôts de tartre dans la zone de sédimentation située en-dessous de la liqueur limpide. 30 En raison de la non-résolution de ce problème, l'industrie de l'alumine en est venue dans le monde entier à accepter la formation du tartre comme étant un mal avec lequel il fallait vivre. Par conséquent, afin de garantir une continuité de service, il a été nécessaire jusqu'à présent de prévoir des unités d'épaississeurs 35 de secours/supplémentaires,les épaississeurs étant disposés de façon que chaque .épaississeur puisse, à son tour, être mis hors service, périodiquement pour un détartrage. 70 33531 -4- 2061759 En outre, chaque opération de détartrage nécessite plusieurs journées de travail effectuées par des équipes d'entretien pour laver au jet les cuves et le mécanisme jusqu'à absence de boue rouge épaissie, puis décomposer ou briser le tartre de la structure" 5 de la racle et évacuer la matière enlevée, la décomposition ou le bris du tartre, opération effectuée avec des.outils à main ou mécaniques,aboutit souvent à briser ou tordre les pièces que l'on nettoie, ce qui nécessite des réparations et des remplacements coûteux, avec une perte supplémentaire de temps et éventuellement de production. 10 On perd également le tartre lui-même qui consiste pour la plupart en un dérivé d'aluminium et que l'on rejette à ce moment. Dans les installations actuellement en service, la fréquence des opérations d'arrêt et de détartrage nécessaires varie de 2 à 3 fois par an pour chaque unité de sédimentation dans le premier stade 15 ou stade de décantation de la liqueur forte ou concentrée. Il faut moins d'arrêt dans le même but, dans le cas des unités de sédimentation traitant les solutions plus faibles dans les opérations subséquentes de lavage à contre-courant et de décantation. Le but de la présente invention est de réduire grandement 20 la nécessité de ces arrêts fréquents, et de porter remède aux autres problèmes indiqués ci-dessus et qui sont inhérents à la pratique antérieure. Plus particulièrement, le but consiste à effectuer la sédimentation de la boue rouge ou des suspensions ayant des caractéristiques similaires, dans des conditions où l'on élimine l'exposi-25 tion au tartre de la structure à treillis du mécanisme de raclage. Selon la présente invention, on peut parvenir à ce but en entraînant un dispositif accrochant la boue sur la cuve le long d'un trajet situé autour d'un axe vertical, de façon à déplacer efficacement la boue vers une sortie située au baô de la cuve, la 30 force de traînée étant appliquée à partir d'un niveau sensiblement supérieur à la zone de boue située dans la cuve. En particulier, on peut appliquer la force de traînée à un élément de racle accrochant la boue par l'intermédiaire de connexions de tirage à partir d'un bras d'entraînement que l'on fait tourner 35 autour de cet axe vertical et qui est situé sensiblement au-dessus ' de la zone de boue et à un niveau où. l'on évite ou réduit au minimum la formation de tartre sur le bras. L'élément de racle lui-même 70 33531 -5- 2061759 opérant dans la zone de boue est prévu pour éviter «ne précipitation prématurée de l'hydrate et la formation de tartre sur cet élément. Dans une.forme préférée, 1'invention fournit un mécanisme rotatif.de raclage ds la boue ayant un bras porteur d'une ou plusieurs 5 lames et ayant la forme d'un élément linéaire et de préférence tubulaire présentant un minimum de surface projetée.vers la boue, et pouvant tourner autour d'un axe vertical, ét un moyen de tirage ou de traînée s'étendant vers le bas à travers la zone de boue pour mouvoir l'arbre dans l'opération de raclage de la boue. 10 Un mécanisme, de raclage de la boue qui répond à ces spé cifications est celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3 295 825. En mettant l'invention en oeuvre, on a remplacé le mécanisme classique du type à treillis par un mécanisme de racle du 15 type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique précité dans l'un des récipients de sédimentation de la boue rouge dans une installation existante* de production d'alumine, de façon que ce récipient de sédimentation et 1'épaississeur du type comportant un treillis fonctionnent, simultanément pour permettre une comparaison. 20 Ainsi, lorsque l'on a arrêté la cuve de sédimentation de la boue rouge, qui a fonctionné selon la présente invention, et -qu'on l'a examinée après une période d'environ 13 semaines, on a trouvé que cette cuve fonctionne sans diminution d'efficacité, et qu'elle ne comporte pratiquement pas de formation de tartre. Gela 25 représente une période de- temps au bout de laquelle le fonctionnement de la cuve de sédimentation du type à treillis aurait été nettement'gêné par suite d'une formation importante de tartre, ce qui se traduit par l'augmentation de la. charge du couple d'entraînement et la diminution de l'efficacité ou du rendement du raclage. On a 30 conclu de ces découvertes que, alors que pour le type à treillis la période entre les arrêts se situe entre quatre et six mois, on peut s'attendre à ce que, dans les conditions de la présente invention, la cuve de sédimentation fonctionne sans inconvénient pendant un an au moins. 35 On a trouvé à l'examen, après cette période de 13 semaines, que le dépôt de tartre sur les bras porteurs des lames a été minimal, et même sensiblement moindre que ce à quoi on pouvait 70 33531 -6- 2061759 s'attendre en se fondant sur l'étendue de surface exposée à la boue. En outre, on a trouvé que les éléments de traînée ou de dragage ou les câbles de tirage y étaient pratiquement exempts de tartre. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à 5 l'examen de la description ci-après, faite en regard des dessins annexés où : la figure 1 est un schéma montrant la production d'alumine à partir de la bauxite, et comportant l'opération perfectionnée d'épaississement avec réduction de la formation de tartre;avec la 10 "boue rouge comme courant inférieur et la solution d'aluminate de sodium instable comme courant supérieur ; les figures 2 et 3 illustrent des cuves de sédimentation continue utilisées dans les opérations de sédimentation produisant de la boue rouge selon la technique antérieure ; 15 les figures 4 et 5 montrent des exemples de cuves de sédi mentation à fonctionnement continu convenant pour l'opération perfectionnée de sédimentation produisant de la boue rouge selon la présente invention. En se référant au schéma de la figure 1, on voit que le 20 procédé pour la production d'alumine à partir de la bauxite selon la présente invention ,comprend une combinaison de stades ou stations fondamentales de traitement, à savoir : une station 10 de digestion de la bauxite produisant l'alumine sous la forme d'une solution d'aluminate de sodium contenant 25 une suspension d'impuretés (boue rouge), par disgestion de la bauxite à l'aide de soude caustique NaOH ; une station 11 de sédimentation continue produisant un courant inférieur de boue rouge et un courant supérieur de solution clarifiée d'aluminate de sodium ; 30 une station 12 de lavage de la boue rouge produisant une solution faible d'aluminate à réutiliser et de la boue rouge à laver et que l'on envoie au rebut (R) ; une station 13 de précipitation transformant la solution clarifiée d'aluminate en précipité d'alumine hydratée (ou l'hydroxyde 35 d'aluminium) Â1(0H)^ et en une liqueur-mère alcaline caustique de NaOH ; une station 14 de séparation et de lavage produisant v -4 i bad original! 70 33531 -7- 2061759 l'alumine hydratée (H) séparée d'une solution de lavage faiblement caustique à réutiliser (circulant en 31) et d'un hydrate d'ensemencement à refaire circuler (en 30) ; une station 15 de calcination pour transformer l'hydrate 5 lavé en alumine, ou oxyde d'aluminium Al 0, ; et c. s? ' une station 16 d'évaporation et de*concentration pour la solution caustique faible revenant de la station 15 pour donner à la solution alcaline caustique sa force ou sa concentration d'origine en vue de sa réutilisation dans la station de digestion 10 10 (SB. indiquant la solution de soude caustique récupérée). Plus en détail, on envoie vers la station de digestion 10 de la bauxite finement broyée 17 ainsi qu'une solution 18 de soude caustique NaOH ayant une concentration appropriée pour la digestion (comprenant par exemple la soude récupérée SR et de la solution 15 d'appoint SA) de préférence dans un autoclave à des températures et pression élevées, ce qui extrait l'alumine de la bauxite sous la forme d'une solution relativement instable d'aluminate de sodium NaA102• La station de digestion ou l'autoclave fournit la solution 20 chaude d'aluminate contenant une suspension d'impuretés (boue rouge) comme l'oxyde de fer, de l'argile, et des particules de silice. La suspension I8a est envoyée dans la cuve de sédimentation à opération continue 11 pour y former sensiblement une zone de boue Z-1 et une zone de liqueur clarifiée surnageante Z-2, la boue rouge 19 -cons-25 tituant un courant inférieur et' la solution d'aluminate 20 étant un courant supérieur (figures 2 à 5). On sait qu'il se produit dans cette cuve une précipitation prématurée de l'alumine hydratée ou hydroxyde d'aluminium A1(0H)^ en raison de la nature instable de la solution d'aluminate. 30 Une telle précipitation a formé un tartre lourd enfermant des impuretés (boue rouge) sur les bras à treillis ■ et les lames de raclage d'une structure rotative de raclage de la boue, comme y \ â illustré à la figure 2, où. les lames 19 sont fixées directement 'au-dessous du bras" à treillis ' 20 prévu pour absorber le fort couple 35 nécessaire pour, le raclage. L'alimentation, le courant inférieur et le courant supérieur sont ainsi désignés par les indices 20^, 20^ et 20 , respectivement. Cet- état ennuyeux n'est amélioré qu'à un degré 70 33531 -8- 2061759 très limité à l'aide d'une structure rotative de racle du type illustré à la figure 3, qui montre les lames de raclage 21 fixées sur des tiges 22 reliées de façon rigide aux Taras 23 à treillis Même avec cette élévation des bras à treillis, il se produit 5 encore une forte formation de tartre sur l'armature rotative à treillis et dans une certaine mesure sur les tiges, et sur les lames, du fait que la hauteur des tiges est limitée pour des raisons mécaniques aussi bien qu'opératoires, ce qui laisse les bras à treillis encore sujets à la formation d'un tartre lourd dans la 10 zone de boue Z-1. En tous cas, cet état a nécessité de fréquents arrêts et des opérations onéreuses d'enlèvement du tartre, ainsi que la mise en place d'unités de sédimentation supplémentaires ou de secours pour assurer la continuité du service. En outre, il y a la perte 15 d'alumine due à l'alumine contenue dans le tartre. Selon la présente invention, on soulage grandement la situation ennuyeuse décrite ci-dessus en empêchant une précipitation prématurée dans la cuve de sédimentation et en réduisant au minimum la formation du tartre, au point que les arrêts sont presque 20 totalement éliminés ou deviennent relativement rares, et toute opération éventuelle de détartrage devient elle-même grandement facilitée. Mais pour continuer la description du schéma (figure 1), on soumet la boue rouge 24 quittant la cuve de sédimentation 11 25 comme courant inférieur à une opération de lavage, de préférence dans des systèmes de lavage à contre-courant à stades multiples que l'on indique simplement ici par la cuve 12 de sédimentation conti-nue avec une alimentation 24 en eau de lavage. La boue rouge lavée 25 quitte sous.forme de' courant inférieur la station de lavage et 30 va au rebut, alors que le courant supérieur (solution d'aluminate faible 26)peut être renvoyé à la cuve de sédimentation ou station 11 ou être mélangé avec la suspension de boue rouge 18 fournie à la cuve de sédimentation 11. Le déversement du trop-plein de la solution concentrée et 35 clarifiée d'aluminate NaAlÛ2 passe en 27 de la cuve de sédimentation 11 vers la station 13 de précipitation de l'alumine hydratée où la décomposition et la précipitation de l'alumine hydratée Al(OH)^ 70 33S31 -9- 2061759 sont provoquées d'une façon bien connue en soi selon la réaction NaAlC>2 + 2 H20 *NaOH + A1(0H)5 . La suspension de l'alumine hydratée 28 résultante passe alors à la station 14 de séparation et de lavage de l'alumine hydratée. Cette 5 station peut également fonctionner d'une façon bien connue, l'o-» pération de lavage pouvant ^comprendre une décantation ou une fil-tration avec lavage à contre-courant, ou une combinaison quelconque de ces opérations. Le lavage de l'alumine hydratée produite après la séparation est indiqué par la fourniture d'eau de lavage 29. De 10 cette station 14 de séparation et de lavage, on renvoie une partie de l'alumine hydratée comme semence de cristallisation 30 vers la station 15 de précipitation, alors que l'on envoie la solution 31 de lavage,alcaline caustique faible et épuisée, contenant encore un peu d'aluminate de sodium, vers la station 16 de concentration 15 et d1évaporation qui sert a restaurer la concentration initiale de . NaOH nécessaire pour la station 10 de digestion de la bauxite. On fait passer l'alumine hydratée lavée H de la station 14 vérs la station de calcination 15 qui peut comprendre un four rotatif ou un autre équipement de calcination appropriée, et où 20 l'alumine hydratée est transformée en alumine, c'est-à-dire en oxyde d'aluminium selon l0 réaction : 2 A1(0H)5 i3 H20 + A1203 (2) Au lieu du fonctionnement quelque peu ennuyeux ci-dessus décrit des ctfves de sédimentation du type illustré aux figures 2 et 3, un 25 n/ode préféré de réalisation de l'invention prévoit des cuves de Sédimentation présentées à titçe d'exemple aux figures 4 et 5, et également indiquées schématiquement aux stations 11 et 12 de traitement de la boue rouge dans le diagramme de la figure 1. A titre illustratif, ces cuves de sédimentation sont pré-f>0 sentées comme ressemblant en principe à la cuve décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3 295 825 précité comportant une structure rotative de raclage dont les bras de raclage ont une construction tubulaire linéaire, les lames de raclage étant fixées au-dessous des bras. L'extrémité intérieure de chaque bras est reliée 35 ou articulée sur l'extrémité inférieure d'un arbre vertical d'entraînement ou arbre de la racle, de sorte que le bras peut se balancer autour d'un axe vertical jouant le rôle d'un pivot. Dans le 70 33531 -10- 2061759 brevet des Etats-Unis d'Amérique précité, cette disposition est combinée avec une autre connexion à pivot d'articulation qui permet également au bras de se balancer autour d'un axe horizontal, mais avec un système de sécurité évitant que le bras ne tourne autour 5 de son propre axe longitudinal. Fixée à.la portion voisine de l'extrémité supérieure de l'arbre du dispositif de raclage, il y a une paire de bras supérieurs d'entraînement,dont chacun comporte des câbles de tirage reliant ce bras à un bras respectif de raclage. Ainsi, selon l'invention, les bras d1entraînement,peuvent être placés 10 au-dessus des bras de raclage à une distance d'espacement suffisante pour que les bras d'entraînement opèrent dans une zone située au-dessus de la zone des boues et qui n'est pas soumise à la formation du tartre. Comme illustré ici, les bras d'entraînement peuvent être situés,soit en position submergée au sein de la zone de liqueur 15 clarifiée (voir figure 4), soit au-dessus du niveau du courant supérieur ou de débordement (voir figure 5), soit comme indiqué aux stations 11 et 12 de la figure 1, les bras d'entraînement partant d'un point situé en-dessous de la surface supérieure du courant supérieur jusqu'à un point situé au-dessus du niveau de cette surface 20 dans la cuve de sédimentation. La figure 4 montre des bras 32 linéaires de raclage ayant de préférence une section circulaire ou une forme tubulaire et reliée en Y à l'extrémité inférieure d'un arbre D du dispositif de raclage, de façon à en permettre le mouvement autour d'un axe de pi-25 votement vertical» Les bras d'entraînement 33 ayant de préférence . une construction en treillis ou à entretoises sont fixés sur la portion d'extrémité supérieure de l'arbre etsont reliés aux bras respectifs de raclage au moyen de câbles de tirage 34. Dans ce mode de réalisation, les bras d'entraînement fonctionnent au-dessus de la 30 zone des boues Z-1, bien qu'ils soient submergés dans la zone Z-2 de la solution clarifiée d'aluminate où la tendance à la formation du tartre est relativement faible ou minime. Cette disposition Q. permet de situer un puits d'alimentation 34 au-dessus de la structure du bras d1entraînement, ce puits étant entouré par le niveau de la 35 solution. Les bras de raclage présentent alors une surface projetée minimale et le minimum de résistance à l'écoulement dans la zone 70 33531 -11- 2ÛÔ1759 des boues et, étant de construction tabulaire, ils s'avèrent décourager beaucoup la formation de tartre sur les bras de raclage, ainsi que la formation de tartre formant pont entre les bras et les lames de raclage. Alors que les bras et les lames s'avèrent être sensi-5 blement exempts d'une formation de tartre après une période relativement longue de fonctionnement, les câbles de tirage ne présentent absolument pas de formation de tartre. Cependant, si une opération de détartrage devenait nécessaire ou judicieuse, cela pourrait alors être une opération relativement bien plus simple et demandant bien 10 moins de temps en raison de la configuration simple des parties qui sont au contact de la boue. - le mode de réalisation représentée à la figure 5 diffère de celui de la figure 4, seulement en ce que les bras d'entraînement 35 sont situés entièrement au-dessus du niveau de la solution, et 15 en ce que le puits d'alimentation 36 est relié à la partie inférieure de ces bras d'entraînement. Etant donné la présente découverte et les nouveaux effets et avantages techniques dans un procédé de production d'alumine, comme indiqué, ci-dessus, on comprendra que la structure de raclage 20 de la boue décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique précité n'est citée et décrite ici qu'à titre d'exemple et d'illustration de la présente invention. Dans les modes de réalisation représentés aux figures 4 et 5, on comprendra, que l*arbre du dispositif de raclage est supporté 25 ainsi que le mécanisme d'entraînement par une structure en pont située au-dessus de la- cuve et qui n'est pas représentée dans les dessins. Cependant, le principe de la présente invention peut également être mis en oeuvre dans une cuve de sédimentation dans laquelle la structure du dispositif de raclage est supportée en vue de sa 30 rotation sur un pilier central. Dans ce cas,les bras de raclage peuvent être articulés sur l'extrémité inférieure d'une structure en forme de cage qui entoure le pilier et qui s'appuie sur cette structure, en vue de sa rotation autour de l'axe central du pilier, et comporte un mécanisme d'entraînement monté sur le pilier. Par 35 conséquent, les bras d'entraînement peuvent partir de la portion de l'extrémité supérieure de la structure de la cage, des câbles de tirage ou des dispositifs analogues reliant ces bras d'entraînement 70 33531 -12- 2061759 aux bras de raclage articulés plus bas. Un avantage économique supplémentaire de la présente invention par rapport aux opérations classiques de sédimentation de la boue rouge se situe dans la nette diminution des couples nécessaires 5 pour mouvoir la structure de raclage dans la boue, même lorsqu'il y a production de densités égales d'un courant inférieur de boue rouge, ou bien cet avantage se situe dans la réalisation de densités plus élevées du courant inférieur lorsqu'il y a un même couple d'entraînement. Dans le cas des plus fortes densités, on peut récupérer 10 davantage de soude soluble avec le même nombre de cuves de lavage à contre-courant dans la station de lavage de la boue rouge. C'est la raison pour laquelle moins de soude soluble part avec le courant inférieur de chaque cuve. Ainsi, on gaspille moins de soude avec la boue lavée quittant le système. 70 33531 13- 2061759 REVENDICATIONS 1. Dans la production d'alumine à partir de la bauxite où l'on extrait d'abord l'alumine de la bauxite par digestion à température élevée au moyen de soude caustique NaOH, sous la 5 forme d'une solution chaude relativement instable d'aluminate de sodium *AlNaC>2 contenant des'-impuretés du type, boue rouge en suspension, procédé de séparation de la solution d'aluminate de sodium de ces impuretés de type boue rouge, caractérisé en ce que l'on envoie chaude , cette suspension/alimenter une cuve de sédimentation pour y former 10 une zone de boue et une zone de liqueur clarifiée sus-jacente,d'où se déverse par débordement le trop-plein dé solution clarifiée d'aluminate, et l'on déplace la boue épaissié se trouvant sur le bas de la cuve vers une sortie,grâce à un dispositif dragant la boue sur le bas de la cuve et se déplaçant le long d'un trajet situé autour 15 d'un axe vertical, ce dispositif dragant la boue et pouvant efficacement déplacer la boue vers une sortie située au bas de la cuve, "la force de dragage appliquée au dispositif de dragage de la boue ou dispositif d'entraînement de ces dispositifs de dragage étant situé# h un niveau nettement supérieure à celui de la zone de boue 20 dans la ouve. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de dragage de la boue,et qui est au contact de la boue,est sous la forme d'un élément de raclage ayant des connexions de tirage avec un bras d'entraînement qui peut tourner autour de 25 l'axe précité, ce bras d'entraînement étant situé à la hauteur précitée. 3. Dans la productiorf d'alumine Al^O^ à partir de la bauxite,où l'on extrait d'abord l'alumine de la bauxite par digestion à température élevée à l'aide de soude caustique NaOH sous la forme 30 d'une solution chaude relativement instable d'alumiaate de sodium AlUaOg contenant des impuretés du type boue rouge de la bauxite en suspension, procédé pour séparer la solution d'aluminate de sodium de ces impuretés du type boue rouge en suspension pour récupérer ensuite l'alumine sous forme d'alumine hydratée A1(0H)^ par décom-35 position de l'aluminate salon la réaction : UaÀ102 +. 2 H20 » NaOH + À1(0H)3 70 33531 — 14=> 2061759 procédé caractérisé en ce que l'on envoie cette suspension chaude alimenter une cuve de sédimentation pour y former une zone de boue et une zone de liqueur clarifiée sus-jacente d'où déborde une solution clarifiée d'aluminate, et l'on déplace la boue épaissie sur 5 le bas de la cuve vers une sortie au. moyen d'un élément sensiblement linéaire portant une rangée de lames de raclage entrant au contact du sédiment, cet élément linéaire étant disposé de façon à pouvoir tourner autour d'un axe vertical tout en étant garanti contre une rotation autour de son propre axe longitudinal, et cet élément étant 10 capable, lorsqu'il tourne,de déplacer la boue épaissie sur le bas de la cuve vers la sortie pour fournir la boue rouge., l'élément linéaire étant mû. grâce à un moyen de tirage s'étendant vers le bas, à travers la zone de boue, l'élément linéaire et l'élément de tirage pressentant le minimum de résistance à l'écoulement et au mouve-15 ment dans la boue, ce qui décourage ou empêche la décomposition prématurée de l'aluminate de sodium avec précipitation de l'alumine hydratée, et réduit ainsi au minimum la formation de tartre dans la zone d® boue sur les parties rotatives et évite également les arrêts du fonctionnement, tout ea fournissant un maximum de solution 20 d'aluminate KaAlOg en provenance de la cuve de sédimentation pour la poursuite du traitement et la production de l'alumine hydratée A1(Œ)3. 4o Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on soumet la boue rouge à une opération de lavage dans une autre 25 cuve de sédimentation à fonctionnement continu,équipée pour, réduire au minimum la formation du tartre de façon sensiblement similaire à celle décrits ci-dessus pour la première cuve de sédimentation mentionnée» 5o Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que 30 l'élément linéaire est de configuration tabulaire, et est main— . tenu à son extrémité inférieure, pour en permettre le mouvement autour dsua axe vertical, cependant que le ou les moyens de tirage sont fixés sur l'élément linéaire en un point situé radialement à l'extérieur par rapport à cette extrémité intérieure«,pour mouvoir 55 l'é.lément dans la boue le long d'un trajet fermé autour de l'axe vertical. 6. Dans un système ou appareil de traitement pour la pro 70 33531 -15" 2061759 combinaison une duction d'alumine AlgO^, appareil caractérisé en ce qu'il comprend en/ station de digestion pour la digestion de la bauxite à l'aide de soude caustique NaOH, et la fourniture d'une suspension des impuretés de la boue rouge dans une solution d'aluminate de sodium 5 NaAIOg relativement instable une cuve de sédimentation fonctionnant en continu et équipée d'une structure rotative deiaclage de la boue « pouvant efficacement empêcher une précipitation prématurée de l'alumine hydratée et la foimation du tartre sur cette structure, tout en déplaçant la boue vers une sortie située au bas de la cuve pour 10 fournir cette boue rouge sous forme d'un courant inférieur, la structure de raclage comprenant" un élément de raclage mobile le long d'un trajet clos effectué autour d'un axe vertical, un bras d'entraînement tournant autour de cet axe. et situé à un niveau nettement au-dessus de la zone de boue, et un moyen de tirage reliant l'arbre 15 d'entraînement à l'élément de raclage, ce qui réduit au minimum . une précipitation prématurée de l'alumine hydratée et la formation de tartre sur la structure de raclage ; et une station de précipitation recevant la solution d'aluminate de sodium et pouvant efficacement amorcer ou provoquer la précipitation de l'alumine hydratée 20 A1(0H.)3 dans une liqueur-mère de soude caustique NaOH. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément de raclage est sous la forme d'un élément tubulaire comportant une rangée de lames fixées sur cet élément e.t entrant au contact de la boue-. 25 8. Appareil selon'la revendication 6, comportant en outre une cuve de sédimentation fonctionnant en continu pour le lavage de la boue rouge provenant de la première cuve de sédimentation, cette seconde cuve étant équipée d'une structure de raclage de boue fonctionnant sensiblement de la même façon que la structure de ra-30 clage située dans la première cuve -de sédimentation. 9. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le bras d'entraînement se prolonge au moins partiellement dans la zone de liqueur clarifiée. 10. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que 35 le bras d'entraînement est situé au-dessus du niveau du courant supérieur dans la cuve.. 70 33531 -16- 2061759 11. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que la structure de raclage comprend un élément rotatif vertical comportant des moyens d'entraînement pour faire tourner l'élément autour d'un axe vertical : l'élément de raclage est sous la forme 5 d'un élément linéaire comportant une rangée de lames fixées sur 6"t * * cet élément linéaire/entrant au contact de la boue; l'extrémité inférieure de cet élément linéaire ' est reliée à l'élément rotatif vertical de façon à permettre le mouvement de 1'élément de raclage par rapport à l'élément vertical, le mouvement s'effectuant autour 10 d'un axe vertical.