-1- La présente invention a pour objet un dispositif de conduite de tir pour canons d'artillerie, en particulier canons auto-moteurs à tourelle tout azimut. Traditionnellement les matériels d'artillerie tractés, auto-mouvants ou auto-moteurs étaient équipés d'un dispositif de conduite de tir formé essentiellement d'un goniomètre optique monté sur un mécanisme de mise à la verticale comprenant des niveaux à bulles, le goniomètre permettant le réglage des para- mètres de tir par visée sur des piquets de repérage. On a récemment proposé de munir les canons auto-moteurs d'un équipement goniométrique comportant une centrale inertielle assurant des fonctions de conservation de cap et de recherche de nord à l'aide d'un système à gyrocompas Un tel équipement gonio- métrique permet une mise en batterie plus rapide et un réglage de tir plus précis, sans recours à des visées extérieures ce qui est particulièrement favorable pour le tir-de nuit, l'équipement goniométrique à centrale inertielle permettant de connaitre instantanément le gisement de tir de la pièce à une position déterminée, le tir pouvant alors s'effectuer immédiatement dès que sont connues les coordonnées géographiques de la pièce mise en batterie. Compte tenu des défaillances toujours possibles de la centrale inertielle il est fortement recommandé et même nécessaire d'adjoindre à celle-ci un goniomètre optique. Les montages actuels associant une centrale inertielle et un goniomètre optique ne donnent pas satisfaction notamment lorsque la pièce se trouve en batterie sur un sol en dévers par suite de la difficulté, en cas d'utilisation du goniomètre, à réaliser la correction de site rendue nécessaire du fait de la position en dévers. Le dispositif de conduite de tir selon l'invention permet au contraire par des moyens particulièrement simples d'assurer une correction automatique de dévers. La présente invention a pour objet un dispositif de conduite de tir comprenant une centrale inertielle et un gonio- mètre optique monté sur un mécanisme de mise à la verticale, caractérise par le fait que la centrale inertielle et le gonio- mètre optique sont fixés sur une poutre verticale suspendue par sa partie supérieure à un noeud de cardan placé sur un berceau soli- daire de la tourelle de manière que l'axe d'oscillation de l'anneau -2- de cardan représente le faux-canon. Dans un mode avantageux de mise en oeuvre de l'invention il est prévu une transmission homocinétique à parallélogramme reliant l'axe d'un tourillon du canon à l'axe d'oscillation de l'anneau de cardan représentant le fauxcanon. Ainsi l'information du site canon est récupérée sur l'axe perpendiculaire à cet axe d'oscillation de l'anneau de car- dans représentant le faux-canon. On comprend que lorsque la pièce se trouve sur un sol en dévers une simple remise du goniomètre à la verticale modifie l'angle de niveau, de sorte que lorsque le tube monte, cette montée provoque la rotation de l'ensemble de la conduite de tir entrainant un changement de direction de la visée optique avec action sur le site On réalise ainsi une correction automatique de dévers. La poutre utilisée selon l'invention présente avanta- geusement une partie supérieure de faible largeur, fixée à l'anneau de cardan, prolongée par une partie inférieure en forme de caisson de dimensions adaptées à celles de la centrale inertielle. Le goniomètre est avantageusement solidarisé de la poutre par une fixation de la partie inférieure de la poutre au support du goniomètre. Le montage selon l'invention à l'aide d'une poutre supportant la centrale inertielle et le goniomètre assure en outre que c'est la poutre qui encaisse les chocs consécutifs aux déplacements de la pièce ainsi que les réactions des coups tirés, permettant ainsi la mise en place d'un goniomètre moins résistant et donc plus économique. Dans le but de mieux faire comprendre l'invention on va maintenant décrire à titre d'exemple en aucune manière limitatif un mode de réalisation en se référant au dessin annexé dans lequel: la figure 1 représente schématiquement en élévation frontale un dispositif selon l'invention, et la figure 2 est une vue en élévation latérale sché- matique d'une partie de ce dispositif. Le dispositif selon l'invention comprend un goniomètre 1 monté, de préférence de manière démontable, sur un support 2 solidaire d'un mécanisme de mise à la verticale comprenant un plateau supérieur à niveaux 3 destiné à être mis à l'horizontale, -3- un plateau intermédiaire 4 muni de manettes de commande 5 per- mettant l'orientation et le déplacement dans la ligne de plus grande pente, et un plateau inférieur 6 comportant la commande d'asservissement gisement tourelle 7 et la commande d'asservis- sement site canon 8. Les informations de gisement et de site pour l'asser- vissement de la tourelle et du tube sont envoyées par une ligne schématisée en 9. Le dispositif comporte en outre une centrale inertielle designée globalement par 10, de type en soi connu, assurant des fonctions de conservation de cap et de recherche de nord, cette centrale inertielle n'étant pas représentée sur la figure 2 pour plus de clarté. Selon l'invention, le goniomètre 1 et la centrale iner- tielle 10 sont tous deux solidarisés d'une poutre verticale dési- gnée globalement en 11, de section sensiblement en forme de U, cette poutre comportant une partie supérieure 12 de largeur réduite et une partie inférieure 13, qui comme on le voit le mieux sur la figure 1 définit un caisson pour la réception de la central inertielle 10. La partie inférieure 13 de la poutre est fixée en 14 (figure 2) au support de goniomètre et sa partie supérieure 12 est fixée en 15 à l'anneau d'un noeud de cardan désigné globalement par 16. Le noeud de cardan est monté dans un berceau 17 soli- daire de la tourelle, une transmission homocinétique 18 à paral- lèlogramme reliant l'axe 19 du tourillon droit du canon à l'axe d'oscillation 20 de l'anneau de cardan représentant le faux-canon, l'information site-canon étant ainsi récupérée sur l'axe 21 perpendiculaire à l'axe 20 du cardan représentant le faux-canon. Le goniomètre 1 utilisé selon l'invention peut être plus long que les goniomètres traditionnels, ce goniomètre tra- versant le noeud de cardan 16. On voit encore sur la figure 1 une lunette de tir direct 22, une unité de calcul et de contrôle 23 recevant par la ligne 24 l'information de la centrale inertielle 10, et échangeant par la ligne 25 des informations avec une unité de commande et de visualisation 26 Un boitier d'alimentation tampon 27 est relié par la ligne 28 à l'unité de commande et de visualisation 26 et par la ligne 29 à l'unité de calcul et de contrôle 23 Une -4- liaison 30 est naturellement prévue entre le boitier d'alimen- tation tampon 27 et l'alimentation principale (non représentée). Pour la clarté du dessin on n'a d'ailleurs représenté qu'une partie des liaisons électriques, d'autres liaisons étant par exemple assurées depuis un boitier électrique pour l'éclairage des différents éléments du dispositif. Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec un mode de réalisation particulier il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses va- riantes et modifications sans pour autant sortir ni de son cadre ni de son esprit REVENDICATIONS 1 Dispositif de conduite de tir pour canons d'artil- lerie, notamment canons auto-moteurs à tourelle tout azimut com- prenant une centrale inertielle et un goniomètre optique monté sui un mécanisme de mise à la verticale, caractérisé par le fait que la centrale inertielle ( 10) et le goniomètre optique ( 1) sont fixés sur une poutre verticale ( 11) suspendue par sa partie supé- rieure ( 12) à un noeud de cardan ( 16) placé sur un berceau ( 17) solidaire de la tourelle de manière que l'axe d'oscillation ( 20) de l'anneau de cardan représente le faux-canon. 2 Dispositif de conduite de tir selon la revendica- tion 1 caractérisé par le fait qu'il comprend une transmission homocinétique à parallèlogramme ( 18) reliant l'axe d'un touril- lon ( 19) du canon à l'axe d'oscillation ( 20) de l'anneau de cardar représentant le faux-canon. 3 Dispositif de conduite de tir selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que ladite poutre présente une partie supérieure ( 12) de faible largeur fixée à l'anneau de cardan et prolongée par une partie inférieure ( 13) en forme de caisson de dimensions adaptées à celles de la centrale inertielle ( 10).