La présente invention concerne essentiellement la culture de l'endive et de la chicorée à café ainsi que l'industrie de transformation de la chicorée à café. (séchage et torréfaction). Les chicorées sont des plantes de la famille des Composés que les botanistes ont classé en 2 espèces : Cichnium endivia L. (Chicorées scaroles et frisées) et Cichnium intylus L. (chicorées amères). Cette dernière espèce qui nous intéresse regroupe. - la chicorée sauvage améliorée. - la chicorée à café utilisé pour l'arome contenue dans les racines qui sont coupées en cossettes vertes, séchées et torréfiées. Cette plante est cultivée en grande culture dans la région littorale de Calais Dunkerque (5000 hectares). - la chicorée witloof au endive utilisée pour son aptitude à former un chicon (20.000 hectares dans le nord de la France). Elle aurait été obtenue par mutation à partir de la chicorée à café. La variabilité morphologique est importante d'ot une classification et une identification difficile. En fait la composition chimique de la racine d'endive est la même que celle de la chicorée à café. La récolte mécanique effectuée les racines d'endive sont placées en couche et forcées de façon à obtenir la formation d'un bourgeon central, qu'on sépare ensuite de la racine et qu'on commercialise sous le nom d'endive. La rac-ine est ensuite jetée ou employée pour l'alimentation du bétail. Or les avis sont partagés en ce qui concerne la valeur alimentaire de B racine. Certains leur reconnaissent une certaine valeur pour le bétail, d'autres les jugent nocives. Le tonnage de racines récolté varié de 15 à 30 tonnes. La perte de poids au- forcage peut varier de 5 à 25%. Elle est proportionnelle à la production de chicons et à la durée du séjour des racines en couches. Au cours du forçage on sait également que la racine perd de la matière sèche 15 à 25%. eette perte porte essentiellement sur les réserves glucidiques qui représentent 80% de la matière sèche. Dans lescooditions moyennes un hectare de racines d'endives fournit 5400 kg de nature sèche à l'arrachage (9000 kg pour la chicorée à café) dont 3500 kg se retrouvent après le forçage. Ceci s'explique d'une part par la formation du chicon (800 kg de perte) et par la respiration des racines au dépens des réserves. Or en comparant les analyses de chicorée à café et d'endives après le forçage on s'aperçoit que la composition chimique est très voisine. Racines de(l) Racines d'endives chicorées à café après le forçage(2) 1 2 3 Matière sèche % 23 24,2 24 18,4 Matière protéique % 1,15 1,1 2,3 1,14 Matière grasse % 0,11 0,3 1,5 0,7 Substances non % 18 20,3 15,1 13,3 azotés Cellulose % 1,29 1,3 2,0 1,7 Cendres % 1 - - Les substances non azotés sont constituées principalement par l'inuline qui se dégrade en fructosanes au cours du forçage. Ceci n'est pas gênant car le processus de torréfaction réalisé en chicorée à café vise à transformer l'inuline en fructostnes I;e séchage réalisé en chicorée à café se fait selon diverses techniques : tourailles, tambour rotatif, Nager, séchoir à bande. Le produit obtenu, s'appelle la cotte. Celle-ci est envoyée dans les raffineries ofl différentes opérations ont lieu 1) La bluterie dont le but est de tamiser les cassettes en diffe- rentes catégories selon la dimension. Chaque catégorie est pratiquement envoyée dans un torrefacteur différent car le temps de passage est fonction de la dimension de la couette. 2) la torréfaction proprement dite. 3) le refroidissement 4) le ler broyage avec des pointes de diamant 10 x 10 5) le triage d'extraction pour séparer les gains blonds des grains noirs. 6) la bluterie de classification du grain noir. 7) les deux broyages sur le grain blond (8x8 et fines cannelures). 8) la bluterie de classification du grain blond. 9) la reprise de la poudre et l'aggloenération 10) le conditionnement des différents produits obtenus. Sources. 1) la chicorée à café dans le Nord par C LEFEBRE et JM DELAMAERE; mémoire réalisé a 1'IS Lille en 1971 2) Manuel de l'endivier par Gagne Paris Onetif 1960. Le nouveau procédé vise à obtenir un certain nombre de résultats. La production actuelle française de chicorée à café est de 160.000 tonnes de racines soit 35 à 40.000 tonnes de cossettes. La racine d'endive après forçage représenterait approximativement un tonnage de 320.000 tonnes de racines soit 70.000 tonnes de cosettes si les racines étaient séchées. Etant donné que les besoins de consommation et les possibilités d'exportation augmentent d'année en année. Ceci va permettre aux industriels de se procurer facilement la matière première pour effectuer la transformation et la vente. Le procédé va permettre aux sécheries de travailler 7 mois par an puisque la commercialisation des endives s'étale d'octobre à mai. La deuxième partie du brevet concerne la torréfaction. Le tonnage de racines d'endives séchées représente le double des besoins français actuels, cependant il ne sera certainement pas travaillé en totalité étant donné la dispersion des endiviers. Le procédé de simplification de la torréfaction supprime différents stades : la bluterie, les 3 broyages, le trieur d'extraction dans les bluteries de classification desgrains blonds et noirs, le tamisage, la repise de la poudre torréfiée pour une agglaweration. Ceci va permettre à tous les tonéfacteurs de café du monde de raffiner très facilement les granulés de chicorée comme les grains verts de café dans leurs bruleries. En effet, ils ne doient pas être équipés de bluteries, de concasseurs, de tamiseurs et de presses à agglamérer la poudre torréfiée. Ceci va permettre de developper les exportatenS. La torréfaction du granulé sera plus rapide, plus régulière et plus homogène et le système traditionnel. Dans le nouveau procédé la presse à agglomérer fabrique des granulés d'une dimension standard (2 à 10 mm de diamètre selon la demande). Cette invention bouleverse la technique de productées et demande des moyens importants pour la mise en oeuvre. Les racines d'endives après forçage doivent être livrées à des dépôts situés dans les sonos de production ou mises en Sellas chez les endiviers à la sortie'- descoaches et transportées dans les usines de deshydratation qui peuvent entre crées dans les centres de production endiviers ou transportées dans les sécheries de chicorée à café. Le produit peut entre vendu sous forme de cossette ou transformé selon la procédé. L'usine de deshfdratation doit être équipée d'un broyeur à marteaux de façon à obtenir une poudre très fine. Le broyage permet d'ajouter à la poudre des agents d'amélioration de la qualité conne des produits aromatiques ou des agents synthétiques. On peut encore utiliser tout autre produit autorisé dont on connait l'intérFt seul ou en combinaison avec d'autres agents La cossette doit être bien sèche pour le broyage. La poudre reprend très vite 17 à 18 % d'humidité nécessaire pour 1 'agglomération. L'équipement complémentaire est institué par une presse à agglB- mérer du type de celles employées en alimentation du bétail. La dimension des granules peut être variable à la demande desutilisateurs. La formation du granulé ne pose pas de problèmes particuliers et le produit obtenu å une bonne conservation et une saveur identique à la cossette. L'usine de transformation peut être équipée d'un ou plusieurs broyeurs à manteaux, de presses à aqglomérer et d'un ou plusieurs torréfacteurs ainsi que d'un matériel de conditionnement. Cette invention peut être utilisée dans les industries de séchage et torréfaction de la chicorée et café en utilisant la racine de chicorée ou la racine d'endive après le forçage. REVENDICATIONS 1. Un procédé de séchage d'une matière première qui serait la racine d'endive utilisée après le forçage ; du broyage de la cossette, d'agglomération de la poudre en granulés et de torréfaction, refroidissement et vente du produit obtenu. 2. Un procédé qui selon la revendication 1 permettrait d'acheter et sécher les racines d'endives après le forçage. 3. Un procédé qui selon la revendication 1 et 2 permettrait le broyage de la cousette obtenue à partir de la racine d'endive après le forçage ou de la racine de chicorée à café 1 'incor- poration d'aromes à la poudre lors de l'agglomération, 1 'agglvmé- ration et la vente du produit aux torréfacteurs. 4. Un procédé qui selon la revendication là 3 permettrait la torréfaction, le refroidissement, le conditionnement et la vente du granulé obtenu.