DISPOSITIF DE MODULATION, NOTAMMENT POUR .NtODENI NENIERI(2LE La présente invention concerne la transmission de données, et plus particulièrement un dispositif de modulation apte à transformer des données numériques transmises avec une rapidité de modulation dl et avec un débit binaire d2 égal à kdl (avec k entier : > 1), en un signal numérique équivalent à celui qui serait obtenu par échantillonnage, à une fréquence f, puis codage, d'un signal analogique présentant, à une fréquence égale à la rapidité de modulation, des discontinuités de phase reproduisant, suivant une loi de correspondance préétablie, dite loi de modulation, les changements d'état des données numériques à cette même fréquence. On entend par rapidité de modulation (exprimée dans la pratique en Bauds) le nombre de moments élémentaires transmis par seconde, et par moment élémentaire le temps pendant lequel les caractéristiques du signal à transmettre ne sont pas modifiées. Et on entend par débit binaire (exprimé dans la pratique en éléments binaires par seconde) le nombre d'éléments binaires transmis par unité de temps. Le rapport k entre débit binaire et rapidité de modulation signifie alors que pendant un même moment élémentaire, les données numériques comportent k éléments binaires. Un dispositif de modulation assure de manière connue deux fonctions principales : la fonction modulation proprement dite, c'est-à-dire la transformation précitée des données de manière à coder ces données en signaux électriques dont les caractéristiques permettent une émission sur la voie de transmission dont on dispose, et la fonction filtrage, destinée à limiter l'encombrement en fréquences du spectre du signal résultant de l'opération de modulation, lequel est étalé du fait de la présence de discontinuités de phases, de manière à l'adapter à la bande passante maximale de la voie de transmission dont on dispose. Ces discontinuités de phase se traduisent, à chaque changement d'état du signal à émettre, par le passage d'un signal de forme a sin > 1t à un signal de forme a sin J 2t pour le cas d'une modulation du type FSK, c'est-à-dire par sauts de fréquence, ou par le passage d'un signal de forme a sin w t à un signal de forme a sin (w t + Q ) pour le cas d'une modulation du type PSK, c'est-à-dire par sauts de phase. Les techniques, qu'elles soient analogiques ou numériques, généralement utilisées pour assurer ces deux fonctions, sont basées sur la séparation des organes réalisant respectivement la fonction modulation et la fonction filtrage. Ainsi, pour le cas de la modulation du type FSK, on utilise, selon les techniques analogiques, un oscillateur apte à générer 2k signaux sinusoidaux ayant 2k valeurs de fréquences différentes (le nombre 2k correspondant aux différentes configurations possibles du groupe de k éléments binaires transmis pendant un même moment élémentaire), suivi d'un filtre passe bande. Pour le même type de modulation, mais selon les techniques numériques, on élabore les différentes fréquences précitées à partir du calcul des valeurs d'échantillons d'une sinusoïde, par calcul numérique ou par une table mise en mémoire, puis on filtre le signal obtenu au moyen d'un filtre transverse numérique. De même, pour lecas de la modulation du type PSK, on utilise selon les techniques analogiques un oscillateur engendrant un signal de fréquence égale à N fois la fréquence porteuse, suivi d'un diviseur par N que l'on peut recaler en phase, Suivi lui-même d'un filtre passe-bande. Et selon les techniques numériques, on élabore la fréquence porteuse avec la phase correcte par calcul des valeurs d'échantillons d'une sinusolde, et on filtre le signal ainsi obtenu au moyen d'un filtre transverse numérique. La séparation des fonctions modulation et filtrage présente des inconvénients. En effet la présence de discontinuités de phase, c'est-àdire de transitions brutales, sur le signal analogique, se traduit par un étalement du spectre de ce signal, et, corrélativement, par un accroissement de la valeur de la fréquence nécessitée pour l'échantillonnage de ce - signal. Or tout accroissement de la valeur de la fréquence d'échantillonnage entraîne des limitations quant à la capacité de traitement du dispositif de modulation, et en particulier quant au nombre de canaux distincts, transmis sur une même voie de transmission en multiplexage dans le temps, qu'il peut traiter pendant une mêrne période d'échantillonnage. De telles limitations peuvent se révéler fort gênantes en pratique. Seule une opération de filtrage peut remédier aux effets de l'étalement du spectre du signal et par la même permettre une réduction de la fréquence d'échantillonnage. Or si cette opération de filtrage se fait, comme cela était le cas jusqu'à présent, de manière distincte, après l'opération de modulation, elle ne peut en aucun cas permettre une réduction de la valeur de la fréquence d'échantillonnage nécessitée par l'opération de modulation, cette valeur demeurant fixée par l'étendue du spectre du signal avant filtrage (critère de Nyquist). La présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients. L'invention propose en effet un dispositif de modulation permettant d'effectuer simultanément les opérations de modulation et de filtrage, de manière que la restriction de l'étalement du spectre procurée par l'opération de filtrage bénéficie simultanément à l'opération de modulation, permettant ainsi de travailler à une fréquence d'échantillonnage plus basse, et donc d'accroître la capacité de traitement du dispositif de modulation. De plus le regroupement des deux fonctions de modulation et de filtrage au sein d'un même organe entraîne un accroissement de la compacité du dispositif de modulation, celui-ci conservant néanmoins une structure très simple. Selon l'invention, le dispositif de modulation apte à transformer des données numériques transmises avec une rapidité de modulation dl et avec un débit binaire d2 égal à kdl (avec k entiers 1), en un signal numérique équivalent à celui qui serait obtenu par échantillonnage, à une fréquence f, puis codage, d'un signal analogique présentant, à une fréquence égale à la rapidité de modulation, des discontinuités de phase reproduisant, suivant une loi de correspondance préétablie, dite loi de modulation, les changements d'état des données numriques à cette même fréquence, comporte - des moyens de détection pour détecter les changements d'état des données numériques reçues au cours de deux périodes d'échantillonnage successives de durée I/f; - des premiers moyens de mémorisation, pour mé noriser l'écart de phase k entre échantillons consécutifs prélevés sur chacune des 2k suites d'échantillons numériques correspondant, suivant la loi de modulation, aux 2k états possibles des données numériques au cours d'un moment élémentaire, ces premiers moyens de mémorisation étant validés par les moyens de détection - des seconds moyens de mémorisation, pour mémoriser des suites d'écarts de phase assurant un passage progressif, pendant une durée f (avec n entier), de l'une des 2k suites d'échantillons numériques possibles à une autre de ces suites, ces seconds moyens de mémorisation étant également validés par les moyens de détection - des moyens de lecture pour assurer une lecture des seconds moyens de mémorisation pendant une durée f rn; - des moyens d'addition pour additionner la valeur fournie par les moyens de mémorisation validés à un instant d'échantillonnage donné à la valeur fournie par les moyens de mémorisation validés lors de l'instant d'échantillonnage précédent, ces moyens d'addition fournissant la phase du signal modulé. Les objets et caractéristiques de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins ciannexés dans lesquels: - la figure I est un schéma synoptique d'un dispositif de modulation conforme à l'invention - la figure 2 est un schéma de réalisation des moyens de détection de changement d'état faisant partie du dispositif de modulation conforme à l'invention, lorsque la voie de transmission des données numériques à moduler comporte plusieurs canaux - la figure 3 est un diagramme des temps des signaux définis à la figure 2 - la figure 4 est un schéma de réalisatiun des moyens de lecture des seconds moyens de mémorisation faisant partie du dispositif de modulation conforme à l'invention, lorsque la voie de transmission des données numériques à moduler comporte plusieurs canaux. A titre d'exemple, la description du dispositif de modulation est faite pour une valeur de k égale à 1, c'est-à-dire pour une modulation à deux niveaux, étant entendu que le principe de l'invention reste valable pour une modulation à 2k niveaux (avec k entier > 1). Sur la figure I on a représenté un dispositif de modulation apte à transformer des données numériques reçues sur une première voie de transmission 1 en un signal numérique émis sur une seconde voie de transmission 2. Les données numériques transmises sur la première voie de transmission 1 sont transmises à raison de d éléments binaires par seconde, avec une rapidité de modulation égale à d (les valeurs dl et d2 prédéfinies étant égales à une même valeur d lorsque k est égal à 1). Chaque élément binaire peut prendre deux états logiques, chacun de ces deux états logiques correspondant suivant la loi de modulation, à l'un des deux niveaux du type de modulation choisi. Ainsi pour une modulation du type FSK, un premier état logique correspond à l'émission d'une portion de signal sinusoïdal ayant une première fréquence F1 et un second état logique correspond à l'émission d'une portion de signal sînusoîdal ayant une seconde fréquence F2. De même pour une modulation du type PSK, un premier état logique correspond à l'émission d'une portion de signal sinusoldal ayant une première p!lase initiale 01 et un second état logique correspond à l'émission d'une portion de signal sinusotdal ayant une seconde phase initiale Le signal numérique émis sur la voie de transmission 2 est équivalent à celui qui aurait été obtenu par échantillonnage et codage du signal analogique résultant du type de modulation choisi et obtenu par un modulateur analogique classique. Le dispositif de modulation comporte des moyens de détection 3 pour détecter les changements d'état des données numériques reçues sur la voie de transmission 1 au cours de deux périodes d'échantillonnage successives.Les moyens 3 comportent un organe de stockage 4 destiné stocker les données reçues sur la voie de transmission 1. I.es moyens 3 comportent également un organe de comparaison 5 destiné à comparer l'élément binaire reçu actuellement sur la voie de transmission I avec l'élément binaire reçu auparavant, c'est-à-dire à un instant I/f antérieur, et stocké dans l'organe de stockage 4, et à fournir à l'issue de cette comparaison sur l'une de ses quatre sorties un des quatre renseignements suivants : maintien au premier état logique maintien au second état logique, passage du premier au second état logique, ou passage du second au premier état logique. Le dispositif de modulation comporte des premiers moyens de mémorisation 6 comportant eux-mêmes un premier registre 7 destiné à mémoriser l'écart de phase, codé en numérique, entre échantillons successifs d'un signal sinusoïdal correspondant, suivant la loi de modulation, au premier état logique, et un second registre 8 destiné à mémoriser l'écart de phase codé en numérique entre échantillons successifs d'un signal sinusoldal correspondant, suivant la loi de modulation, au second état logique. Pour un signal sinusoïdal de fréquence F, échantillonné à la fré F quence f, cet écart de phase af est égal à 2 n En effet deux échantillons successifs de ce signal pris à des instants d'échantillonnage ti et ti+l s'écrivent A sin (2 it F t. + +) et A sin (2t F ti+l + 0) ou encore A sin (2 i' Ft. + + + D'oui af = 2n F (t i+l - ti) F 21rT Pour être inscrite dans les premiers moyens de mémorisation 6, la valeur aux est codée sur autant d'éléments binaires que souhaité pour l'émission des données sur la voie de transmission 2. Le dispositif de modulation comporte également des seconds moyens de mémorisation 9. Ceux-ci comportent, pour une modulation à deux niveaux, une première mémoire morte 10 destinée à mémoriser une suite de n écarts de phase, codés en numérique, entre échantillons successifs d'un groupe de n échantillons, assurant un passage progressif, sur n périodes d'échantillonnage, de la portion de signal sinusoïdal correspondant au premier état logique à la portion du signal sinusoïdal correspondant au second état logique. De même les seconds moyens comportent une seconde mémoire morte 11 destinée à mémoriser une suite de n écarts de phase, codés en numérique, entre échantillons successifs d'un groupe de n échantillons, assurant un passage progressif, sur n périodes d'échantillonnage, de la portion de signal sinusoldal correspondant au second état logique à la portion de signal sinusoïdal correspondant au premier état logique. Ce passage progressif est avantageusement réalisé selon une loi de transition telle qu'une loi en cosinus surélevé, auquel cas les n écarts de phase précités sont les écarts de phase entre échantillons successifs prélevés sur une courbe en cosinus surélevé. Pour être écrits dans les mémoires mortes 10 et Il, ces échantillons sont codés sur autant d'éléments binaires que souhaité pour l'émission sur la seconde voie de transmission 2. Le dispositif de modulation comporte également des moyens de lecture 12, pour assurer une lecture des seconds moyens de mémorisation pendant une durée égale à n périodes d'échantillonnage. Le registre 7, le registre 8, la mémoire morte 10 et la mémoire morte Il sont chacun munis d'une entrée de validation qui est reliée à la sortie correspondante des moyens de détection 3 de changement d'état des données. On entend par sortie correspondante des moyens de détection celle qui fournit un renseignement correspondant à la nature des données stockées dans les premiers ou dans les seconds moyens de mémorisation. Ainsi, à chaque période d'échantillonnage I/f, un seul des éléments 7, 8, 10 et Il est validé. Le dispositif de modulation comporte également des moyens d'addition 13 pour additionner l'écart de phase fourni par celui des éléments 7, 8, 10 et 11 qui se trouve validé actuellement, c'est-à-dire lors de l'instant d'échantillonnage actuel,à l'écart de phase fourni par celui de ces mêmes éléments qui se trouvait validé lors de l'instant d'échantillonnage précédent. Les moyens d'addition 13 comportent un additionneur 14 et un registre 15. L'additionneur 14 est muni de premières entrées reliées aux sorties des registres 7 et 8 et des mémoires mortes 10 et Il, et de secondes entrées reliées aux sorties du registre 15, le registre 15 ayant ses entrées reliées aux sorties de l'additionneur 14. Le dispositif de modulation comporte enfin des moyens de conversion 16 destinés à assurer une conversion de la valeur de phase t fournie par les moyens d'addition 13 en une valeur d'échantillon de sinusoïde: A sin b (où A est l'amplitude de la sinusotde). Ces moyens de conversion 16 sont avantageusement réalisés au moyen d'une mémoire morte adressée par les données fournies par l'additionneur 14 et contenant une table associant les valeurs numériques de A sin t aux valeurs numériques de b . Les sorties des moyens de conversion sont reliées à la seconde voie de transmission 2. On a vu que les données émises sur la seconde voie de transmission 2 consistent en un signal numérique équivalent à celui qui serait obtenu par échantillonnage et codage d'un signal analogique. Le codage est assuré par le stockage dans les premiers et les seconds moyens de mémorisation des valeurs codées d'écarts de phase ainsi que par le stockage dans les moyens de conversion des valeurs codées d'échantillons correspondant aux valeurs codées d'écarts de phase. L'échantillonnage, c'est-à-dire le séquencement de l'émission de ces valeurs codées, est assuré, en ce qui concerne l'émission des échantillons d'une même portion de sinusoïde, par la validation de l'un des registres 7 et 8 à un rythme égal à la fréquence d'échantillonnage, elle même obtenue par une activation de l'organe de mémorisation 4 à un rythme égal à la fréquence d'échantillonnage, et en ce qui concerne le passage d'une portion de sinusoïde à une portion de sinusoïde différente, par un adressage des mémoires mortes 10 et 11 à un rythme égal à la fréquence d'échantillonnage. Sur la figure 2 on a représenté un schéma détaillé des moyens de détection 3 faisant partie d'un dispositif de modulation apte à traiter N canaux transmis en multiplexage dans le temps sur la voie de transmission I. A titre d'exemple la figure 2 correspond également à une modulation à deux niveaux, c'est-à-dire pour laquelle la valeur k vaut Les moyens de détection 3 comportent comme sur la figure 1 un organe de stockage 4 et un organe de comparaison 5. L'organe de stockage 4 comporte un premier et un second registres à décalage 17 et 18, de N éléments binaires, dont les entrées sont reliées d'une part à la voie de transmission I respectivement via Un premier et un second interrupteurs 19 et 20, d'autre part aux sorties de ces mêmes registres respectivement via un troisième et un quatrième interrupteurs 21 et 22. L'organe de stockage 4 comporte également un cinquième et un sixième interrupteurs, 23 et 24, dont les entrées sont reliées respectivement aux sorties des registres 17 et 18, et dont les sorties forment la sortie de l'organe de stockage. Les registres 17 et 18 sont munis d'une entrée d'horloge qui reçoit un signal d'horloge hl de fréquence égale à Nf,fourni par une horloge locale 18'. Si les données numériques sont transmises sur la voie I selon le mode horloge séparée, c'est-à-dire si un signal h2, de fréquence d égale au débit binaire (ou à la rapidité de modulation) de ces données est transmis simultanément sur une voie distincte de la voie 1. ce signal d'horloge h2 est directement utilisé pour la commande des moyens de détection 3. (Pour le cas où la transmission sur la voie 1 se fait en multiplexage dans le temps, on considère que le débit binaire d se rapporte à chacun des canaux pris individuellement de la voie I et non à l'ensemble des canaux de la voie l).Et à partir du signal d'horloge h2 est élaboré un signal d'horloge h3 de fréquence f' qui est le signal d'horloge d'échantillonnage du multiplex temporel transmis sur la voie 1, également utilisé pour la commande des moyens de détection 3. En revanche, si les données numériques ne sont pas transmises sur la voie I selon le mode horloge séparée, il est nécessaire de reconstituer, à la réception de ces données, le signal d'horloge h2 et le signal d'horloge h3 qui en découle. Cette opération est réalisée au moyen d'un dispositif de synchronisation qui n'est pas décrit de manière plus détaillée car il ne constitue pas l'objet de la présente invention. On regroupera ces deux cas de figure sur la figure 2 en représentant de manière très schématique les signaux d'horloge h2 et h3 issus de l'horloge locale 18'. Les moyens de détection 3 comportent également un séquenceur 19', commandé par les signaux d'horloge hl, h2 et h3, et apte à fournir, à partir de ces trois signaux d'horloge, un premier, un deuxième et un troisième signal de commande Al, A2 et A3. Ces signaux de commande sont représentés sur la figure 3, de même que les signaux d'horloge h2 et h3. d Le signal de commande A1 est un signal de fréquence 2 synchrone du signal d'horloge h3 et qui, au cours d'une première demi-période, est dans un premier état logique, et au cours de la demi-période suivante est dans un second état logique. Le signal de commande A2 est un signal synchrone du signal d d'horloge h3 et présentant, à la fréquence 2, des impulsions de durée l/f' au cours desquelles il est dans un second état logique. Le signal de commande A3 est un signal identique au signal A2 mais décalé dans le temps par rapport à ce signal d'une durée d L'interrupteur 19 est commandé par le signal A2 et l'interrupteur 21 par le signal A2 inversé, noté A2. L'interrupteur 20 est commande par le signal A3 et l'interrupteur 22 par le signal A3 inversé, noté A3. L'interrupteur 23 est commandé par le signal A1 et l'interrupteur 24 par le signal A1 inversé, noté L'organe de comparaison 5 comporte une porte "OU exclusif" 25 munie d'une entrée reliée à la sortie des interrupteurs 23 et 24 et d'une entrée reliée à la voie de transmission 1. L'organe de comparaison 5 comporte également deux portes "ET" 26 et 27 munies chacune d'une première entrée reliée à la sortie de la porte "CU exclusif" 25 et de deux portes "ET" 28 et 29 munies chacune d'une première entrée reliée à la sortie de la porte "OU exclusif" 25 respectivement via deux inverseurs 30 et 31. La porte "ET" 26 est munie d'une deuxième entrée reliée à la sortie de l'organe de stockage et la porte "ET" 27 d'une deuxième entrée reliée à la voie de transmission I. La porte "ET" 28 est munie d'une deuxième entrée reliée à la voie de transmission 1 et la porte "ET" 29 d'une deuxième entrée reliée à la voie de transmission I via un inverseur 32. Les sorties des portes "ET" 26, 27, 28 et 29 constituent les quatre sorties des moyens de détection 3. On explique maintenant le fonctionnement des moyens de détection 3 représentés sur la figure 2 en relation avec le diagramme des temps représenté à la figure 3. On suppose à titre d'exemple que le premier état logique du signal Al est tel que l'interrupteur 23 est fermé alors que l'interrupteur 24 est ouvert, et inversement pour le second état logique du signal A1. On suppose également que les impulsions du signal A2 sont telles qu'au cours de ces impulsions, I'interrupteur 19 est fermé alors que l'interrupteur 21 est ouvert, et inversement en dehors des impulsions du signal A2. On suppose de même qu'au cours des impulsions du signal A3, l'interrupteur 20 est fermé alors que l'interrupteur 22 est ouvert, et inversement en dehors des impulsions du signal A3. Pour expliquer le fonctionnement, il convient de considérer deux périodes successives du signal d'horloge h2, c'est-à-dire deux moments élémentaires successifs relatifs à l'un des N canaux. On suppose, toujours à titre d'exemple, qu'au cours de la première de ces deux périodes, c'est l'interrupteur 19 qui se ferme, alors que les interrupteurs 20 et 23 s'ouvrent, et qu'au cours de la seconde de ces deux périodes, c'est l'interrupteur 20 qui se ferme, alors que les interrupteurs 22 et 24 s'ouvrent. Au cours de la première de ces deux périodes et plus précisément au cours de la première période du signal d'horloge h3 à l'intérieur de cette même première période, I'interrupteur 19 étant fermé, les données reçues sur la voie 1 sont stockées dans le registre 17. Au cours des périodes suivantes du signal h3, ces données n'étant pas modifiées (puisqu'elles correspondent au même moment élémentaire), il n'est plus nécessaire de les stocker. On met alors à profit les périodes suivantes du signal d'horloge h3 à l'intérieur de cette même première période du signal d'horloge h2 pour comparer les données stockées dans le registre 18 (correspondant aux données reçues sur la voie I lors de la période précédente du signal d'horloge h2) aux données reçues actuellement sur la voie I (par l'intermédiaire de l'interrupteur 24 qui est alors fermé), puis pour recycler ces données dans ce même registre (par l'intermédiaire de l'interrupteur 22 qui est également fermé), de manière à fournir un résultat de comparaison, pour chacun des N canaux, à la fréquence d'échantillonnage f. Inversement, au cours de la seconde de ces deux périodes et plus précisément au cours de la première période du signal d'horloge h3 O l'intérieur de cette deuxième période, les données reçues sur la voie 1 sont stockées dans le registre 18 (I'interrupteur 20 étant fermé). Et au cours des périodes suivantes du signal d'horloge h3 à l'intérieur de cette rnême seconde période, les données stockées dans le registre 17 (correspondant aux données reçues lors de la première période du signal d'horloge de fréquence d) sont comparées aux données reçues actuellement sur la voie I (par l'intermédiaire de l'interrupteur 23 qui est alors fermé) puis recyclées dans ce même registre (par l'intermédiaire de l'interrupteur 21 qui est également fermé) de manière à effectuer cette comparaison à la fréquence d'échantillonnage f. A l'issue de chaque comparaison, le signal de sortie d'une seule des portes "ET" 26, 27, 28 et 29 est porté à un niveau logique haut. Si, entre la première et la seconde des deux périodes envisagées précédemment l'élément binaire relatif à un même canal est passé d'un premier à un second état logique, ou inversement, c'est le signal de sortie de l'une des portes "ET" 26 et 27 qui est porté à un niveau logique haut. Si par contre l'élément binaire relatif à un même canal est resté dans le même état logique, c'est le signal de sortie de l'une des portes "ET" 28 et 29 qui est porté à un niveau logique haut. Le processus décrit cidessus se répète identiquement pour chaque couple de périodes consécutives du signal d'horloge h2. On voit d'après cette description du fonctionnement des moyens de détection que l'articulation de ces moyens de détection autour des deux registres à décalage 17 et 18 s'explique par le fait que l'on doit simultanément mémoriser les données reçues actuellement sur la voie et procéder à une comparaison de ces données avec celles reçues précédemment. Et le rebouclage des registres 17 et 18 s'explique par le fait qu'il ne suffit pas d'effectuer cette opération de comparaison des données contenues dans deux moments élémentaires successifs une seule fois, mais qu'au contraire cette opération doit être effectuée à un rythme égal à la fréquence d'échantillonnage, comme cela a été expliqué précédemment. Sur la figure 4, on a représenté un schéma détaillé des moyens 12 de lecture des seconds moyens de mémorisation. Les moyens 12 comportent un premier compteur 33, de log2 n éléments binaires (n étant le nombre d'échantillons sur lequel s'effectue, conformément à l'invention, le passage progressif d'une portion de sinusoude à une autre, de fréquence ou de phase initiale différente). Le compteur 33 est muni d'une entrée d'horloge CK qui reçoit le signal d'horloge hl, et d'une entrée de remise à zéro CL qui reçoit le signal d'horloge h2. Les sorties du compteur 33 sont reliées aux entrées d'adresse de poids faible des mémoires mortes 10 et Il. Les moyens 12 comportent également un second compteur 34, de log2 m éléments binaires (m étant défini ultérieurement). Le compteur 34 est muni d'une entrée d'horloge CK qui reçoit un signal d'horloge H de fréquence F' multiple de la fréquence f, d'une entrée de remise à zéro CL qui reçoit le signal d'horloge h2, et d'une entrée d'autorisation de comptage EN qui reçoit le signal d'horloge hl. Les sorties du compteur 34 sont reliées aux entrées d'adresse de poids fort des mémoires mortes 10 et Il. Cette réalisation des moyens de lecture des mémoires mortes 10 et 11 est liée à l'organisation des données dans chacune de ces mémoires suivant m suites de n échantillons prélevées respecti Les moyens de lecture représentés sur la figure 4 fonctionnent de la façon suivante. Le compteur 34 permet de mesurer l'écart entre instant d'échantillonnage du signal analogique modulé et instant de changement d'état des données numériques reçues et de séiectionner à l'issue de cette mesure l'une des m suites de n échantillons stockées dans la mémoire validée à l'instant considéré. Pour cela le compteur 34 compte le nombre de périodes de son signal d'horloge (de fréquence F') entre le moment où il est autorisé à compter (début d'une période du signal d'échantillonnage du signal analogique modulé) et le moment où il n'est plus autorisé à compter (fin de cette même période). Suivant le résultat obtenu, c'est l'une ou l'autre des m suites qui est sélectionnée. Lorsqu'une de ces m suites est sélectionnée le compteur 33 permet de lire en séquence les n échantillons de cette suite. Pour cela le compteur 33 est simplement activé par le signal d'horloge hl de fréquence f. REVENDICATIONS 1. Dispositif de modulation apte à transformer des données numériques transmises avec une rapidité de modulation dl et avec un débit binaire d2 égal à kdl (avec k entier > 1), en un signal numérique équivalent à celui qui serait obtenu par échantillonnage, à une fréquence f, et codage, d'un signal analogique présentant, à une fréquence égale à la rapidité de modulation, des discontinuités de phase reproduisant, suivant une loi de correspondance préétablie, dite loi de modulation, les changements d'état des données numériques à cette même fréquence, caractérisé en ce qu'il comporte - des moyens de détection (3) pour détecter les changements d'état des données numériques reçues au cours de deux périodes d'échantillonnage successives de durée 1/f; - des premiers moyens de mémorisation (6), pour mémoriser l'écart de k phase entre échantillons consécutifs prélevés sur chacune des 2k suites d'échantillons numériques correspondant, suivant la loi de modulation, aux 2k états possibles des données numériques au cours d'un moment élémentaire, ces premiers moyens de mémorisation étant validés par les moyens de détection ; - des seconds moyens de mémorisation (9) pour mémoriser des suites n d'écarts de phase assurant un passage progressif, pendant une durée T (avec n entier), de l'une des 2k suites d'échantillons numériques possibles à une autre de ces suites, ces seconds moyens de mémorisation étant également validés par les moyens de détection (3) - des moyens de lecture (12) pour assurer une lecture des seconds moyens de mémorisation (9) pendant une durée n r' - des moyens d'addition (13) pour additionner la valeur fournie par les moyens de mémorisation validés lors de l'instant d'échantillonnage actuel à la valeur fournie par les moyens de mémorisation validé lors de l'instant d'échantillonnage précédent, les moyens d'addition (13) fournissant la phase du signal modulé. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des suites d'écarts de phase mémorisées dans les seconds moyens de mémorisation (9) est constitué par les écarts de phase entre n échantillons successifs prélevés à la fréquence d'échantillonnage f sur une courbe de transition. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la courbe de transition est une courbe en cosinus surélevé. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1, 2 et 3, dans lequel la fréquence f n'est pas multiple de dl, caractérisé en ce que dans les seconds moyens de mémorisation sont mémorisés m groupes de suites d'écarts de phase qui sont les suites d'écarts de phase entre échantillons successifs prélevés sur m groupes de courbes de transitions décalés dans le temps l'un par rapport à l'autre d'une durée égale à 1 avec F' = mf. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de lecture (12) comportent un premier compteur (33) activé par le signal d'horloge d'échantillonnage de fréquence f et remis à zéro par le signal d'horloge de fréquence dl associé aux données numériques, et un second compteur (34) activé par un signal d'horloge de fréquence F', autorisé à compter par le signal d'horloge de fréquence f et remis à zéro par le signal d'horloge de fréquence dl. 6. Dispositif selon l'une des revendications I à 5, dans lequel les données numériques sont transmises en multiplexage dans le temps à raison de N canaux par période du multiplex temporel et dans lequel la valeur k est égale à 1, caractérisé en ce que les moyens de détection (3) comportent deux registres à décalage bouclés (17 et 18) de N éléments binaires, activés par un signal d'horloge de fréquence Nf, et commandés de manière qu'au cours d'une première période d'échantillonnage du multiplex temporel à l'intérieur du moment élémentaire reçu actuellement, les données numériques reçues sont stockées dans l'un des registres (17 et 18), qu'au cours des périodes d'échantillonnage suivantes du multiplex temporel à l'intérieur du même moment élémentaire, les données stockées dans l'autre registre sont comparées aux données numériques reçues actuellement, et qu'au cours du moment élémentaire suivant, ce sont les opérations inverses qui se produisent.