L'invention concerne la transmission à largeur de bande réduite de signaux analogiques ; elle s'applique en particulier aux signaux bélinographiques pour télécopieurs. On sa t qu'en inversant la polarité d'un signal bélinographique à chacun de ses maxima (ou minima), on divise par deux sa largeur de bande au prix de légères distorsions. Ceci est utilisé dans certains télécopieurs. Après ce codage par inversion de polarité, le signal module en amplitude une fréquence porteuse avec une bande latérale complète et une bande latérale résiduelle (Vestigal Side Band ou VSB), pour être ainsi transmis sur ligne téléphonique. La présente invention a pour but principal de réduire les distorsions dues au codage par inversion de polarité. Pour cela, l'inversion de polarité est effectuée sélectivement en fonction de l'amplitude et d la fréquence du signal utile. Le seuil d'amplitude à partir duquel on effectue l'inversion de polarité diminue lorsque la fréquence augmente.Dans la moitié supérieure de la bande à transmettre, seules les faibles amplitudes du signal utile ne donnent pas lieu à inversion de polarité, Avantageusement, on n'effectue pas l'inversion de polarité lorsque l'amplitude du signal utile reste inférieure à une valeur de seuil, de manière à éviter des inversions de polarité dues au bruit, Dans l'application aux télécopieurs, le signal utile est un signal bélinographique, et, après l'inversion de phase, il module en amplitude un signal porteur avec une bande latérale résiduelle. A la réception, on reçoit, et réinverse le signal utile à inversion de polarité, pour recouvrer le signal bélinographique initial. L'invention concerne aussi un émetteur de télécopie, du type comprenant un organe d'analyse du document à reproduire pour obtenir un signal bélinographique, des circuits de traitement préalable du signal bélinographique, un circuit codeur muni d'un inverseur analogique commandé et capable d'inverser la polarité du signal bélinographique chaque fois que celui-ci passe par un extremum de sens prédéterminé, et des circuits d'amplification, de modu lation et d'émission. Selon l'invention, le circuit codeur comprend un circuit différentiateur, un circuit de seuil, un circuit compa rateur du signal différentié, et une bascule bistable qui reçoit la sortie du comparateur et commande ledit inverseur analogique commandé. Avantageusement, le circuit de seuil-définit un seuil sensiblement nul lorsque le signal bélinographique passe par lesdits extrema de sens prédéterminé ; lorsque le signal bélinographique passe par les extrema de l'autre sens, il définit un seuil non nul ; le seuil a la même polarité que le signal différentié après son passage par zéro qui correspond à l'extremum du signal bélino graphique. Dans un mode de réali5ation, le circuit de seuil comprend un dIviseur de tension résstif connecté à la sortie du circuit comparateur, ce qui permet un seuil différent en fonction du sens des extrema. De préférence, le circuit de seuil comprend alors un condensateur, en parallele sur une diode et au roins i'une des résistances du diviseur de tension ce qui permet d'élever brutalement et temporairement le seuil après chaque changement d'état de la sortie du circuit comparateur. Selon une autre caractéristique de l'lnvention, l'éset- teur de télécopie comprend en outre un moyen auxiliaire pour augmenter le signal de sortie venant de 'inverseur analogique commandé, chaque fois que le signal bélinographique correspond à un blanc prononcé. L'invention concerne également un télécopIeur récepteur comprenant des moyens de décodage par redressement double alternance, prévu pour fonctionner avec le télécopieur émetteur ci-dessus, Elle concerne aussi le télécopieur émetteur récepteur combinant les deux fonctions, D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparartront à la lecture de la descrIption détaillée qui va suivre, illustrant à titre non limitatIf un mode de réalisation préférentiel de l'invention, et ce, en référence aux dessins annexés, sur lesquels Les figures 1 et 2 illustrent le schéma de principe du traitement des signaux bélinographiques dans le télécopieur, en mode émission et en mode réccption, respectivement La figure 3 est le schéma détaillé du codeur par inversion de polarité selon l'invention ;; La figure 4 est le schéma détaillé du décodeur selon l'invention ; les figures 5A 8t58 et 6A à 6F sont des diagrammes tem- porels illustrant le codage et le décodage selon l'invention ; et la figure 7 est un graphique illustrant, en fonction de 1 'amplitude et de la fréquence du signal bélinographique, la carac téristiqpe de codage obtenue selon l'invention, La description détaillée ci-après concerne la mise en oeuvre du procédé de l'invention dans le cadre d'un télécopieur éetteur-récepteur, Sur la figure 1, la partie émetteur du télécopieur comporte tout d'abord un organe de lecture 10, muni par exemple d'une cellule photo-électrique et d'un système optique de focalisation. En explorant ligne par ligne le document à reproduire, cet organe de lecture fournit des signaux bélinographiques. Ces signaux sont corparables aux signaux *video* utilisés en télévision, mais leur fréquence est beaucoup plus basse que la gamme classique des videofréquences. En effet, si l'on désire transmettre un document au format 21 x 27 cm en trois minutes, le signal bélinographique possède une largeur de bande d'environ 3.500 Hz. Le signal bélinographique est tout d' abord appliqué à un circuit de recalage de lecture 11, qui ajuste le niveau du noir. Ensuite, le signal ainsi recalé est appliqué à un circuit de commande automatique de contraste 12. Après ces traitements, le signal bélinographique est appliqué à un circuit codeur par inversions de polarité 13, qui est le circuit concerné par la présente invention. Après codage, le signal est appliqué à un circuit d'amplification et de filtrage vidéo 14, qui limite la bande passante avant modulation. Après cela, un circuit modulateur en amplitude 15 module une onde porteuse, dont la fréquence est par exemple de 2.100 Hz, avec le signal bélinographique.La sortie du modulateur en amplitude 15 est appliquée à un circuit d'amplification et de filtrage de bande 16, pour limi- ter la bande de fréquence du signal modulé. Enfin le circuit d'émission 17 réalise une dernière amplification, ainsi que le filtrage d'émission, après lequel le signal modulé en amplitude présente une bande complète et une bande latérale résiduelle. Sur la figure 2, la partie récepteur du télécopieur comporte tout d'abord un circuit 30 de réception, amplification et filtrage coupe-bas à 300 Hz. Ensuite, un circuit 21 réalise une amplification et un filtrage de bande, pour éliminer notamment les bruits de haute fréquence. Puis un circuit 22 de commande autonatique de gain ajuste le niveau du signal reçu. Après ces traitements liés à la transmission, le circuit 23 réalise une démodulation synchrone du signal reçu ; puis le circuit 24 réalise une amplification et un filtrage vidéo du même type que ceux de l'émission. Le signal est ensuite soumis à un décodage des inversions de polarité, dans un circuit 25. Enfin, un circuit 26 réalise l'inscription bélinographique, effectuée par exemple suivant le procédé d'étincelage. Dans un télécopieur éntetteur-récepteur, les signaux bélinographiques utiles ne sont pas transmis et reçus en même temps. On voit immédiatement que certains circuits des figures 1 et 2 peuvent être communs, et commutés différemment suivant que le télécopieur est en mode émission ou en mode réception. C'est le cas du circuit d'amplification et de filtrage vidéo (14 ou 24). Le modulateur en amplitude 15 et le démodulateur synchrone 23 comprennent un multiplieur, qui peut être également commun0 Le circuit d ' ampli- fication et de filtrage de bande 16 peut encore être le même que le circuit d'amplification et de filtre de bande 21. Enfin, on verra plus loin que le circuit codeur 13 de 1 'invention peut, moyennant quelques commutations, fonctionner en circuit décodeur 25. On s'attachera maintenant au circuit codeur 13 de la figure 1, dont un mode de réalisation détaillé et illustré sur la figure 3. Le signal bélinographique corrigé par le circuit de recalage de lecture il et de commande automatique de contraste 12 arrive au point 30 de la figure 3. Ce signal est tout d'abord soumis à un inverseur analogique commandé, constitué du circuit amplificateur 31, et de l'interrupteur 32. Le circuit amplificateur 31 comporte un amplificateur opérationnel différentiel 310. L'entrée inverseuse de cet amplificateur est reliée à la sortie par une résistance 311, et au point 30 de entrée par une résistance 312. Le même point 30 est également relié à l'entrée non inverseuse de l'amplificateur 310 par une résistance 313. Enfin, l'entrée non inverseuse peut être reliée à la masse par l'intermédiaire du commutateur 32. Les résistances 311, 312 et 313 sont de même valeur. Compte tenu de la contre réaction produite par les résistances 311 et 312, le gain de base de l'amplificateur 310 est égal à l'unité. Lorsque le commutateur 32 est fermé, I 'entrée non-inverseuse de l'amplificateur est à la masse. Dans ce cas, l'amplifica- teur 310 fonctionne en gain unité avec inversion, c'est-à-dire qu'il produit une inversion de polarité pour le signal incident 30. Au contraire, si le commutateur 32 est ouvert, on obtient à la sortie de l'amplificateur 310 le signal incident sans inversion de phase, et toujours avec un gain unité. On voit donc que l'inverseur analogique 31 peut réaliser d'une manière commandée par l'interrup- teur 32 une inversion de la polarité du signal incident ou bien transmettre ce signal sans inversion de polarité. Par ailleurs, le signal bélinographique corrigé arrivant au point 30 est appliqué à un filtre différentiateur 33. Le filtre différentiateur est constitué par exemple d'un condensateur 330, suivi en parallèle d'une résistance 331 et d'un condensateur 332 allant à la masse. La constante de temps de ce filtre différentiateur est choisie pour réaliser une différentiation convenable du signal d'entrée, pratiquement jusqu'à la fréquence maximale que l'on désire transmettre, tout en formant diviseur de tension capacitif aux fréquences élevées.On sait que pour des signaux sensiblement sinusotdaux, une telle différentiation se traduit par une avance de phase environ 90,. Les figures 5A ê 5G que l'on considérera ci-après sont faites pour ce cas de signaux. Si les signaux bélinographiques deviennent des signaux rectangulaires à variations brutales, la différentiation a pour effet d'accentuer ces variations,mmais l'homme de l'art comprendra que le dispositif selon l'invention fonctionne quels que soient les effets de la différen tiation. La figure 5A illustre un signal bélinographique. Le niveau zéro du signal correspond au noir, et le blanc est représenté par des signaux négatifs par rapport à ce niveau zéro ; Ce signal est celui qui arrive au point 30 de la figure 3. A la sortie du filtre différentiateur 33, on a le signal illustré à la figure 5B. On voit que le signal est en avance de phase d'environ 90' par rapport au signal de la figure SA : son allure générale est décalée vers la gauche d'une demi-alternance. Le signal est représenté bruité, car le filtre différentiateur va accentuer nettement tous les bruits présents dans le signal de la figure SA. Sur la figure 5B, on a également représenté un seuil à 60 millivolts, dont le r81e apparaîtra plus loin. Après la différentiation, on peut connaître tous les extrema du signal bélinographique incident, En effet, il y a un extremum chaque fois que le signal différentié passe par zéro. Un circuit comparateur 34 va donc détecter ces passages par zéro, à l'aide d'une tension de référence définie par un circuit 35, Le circuit comparateur 34 comporte tout d'abord un am- plificateur différentiel 340. L'entrée non-invereuse de 1'amplificateur 340 est connectée à la sortie du différer.ticteur 33, tandis que son entrée inverseuse est connectée an circuit de valeur de référence 35.La sortie de l'amplificateur 34C- commande un transistor 341, dont l'émetteur est relié Q une tension négative 7,5 volts, et dont le collecteur est relié également au circuit de valeur de seuil 35 à travers lequel il reçoit une tension d'alimen- tation à + 7,5 volts. Enfin, le collecteur du transistor 341 qui constitue la sortie du comparateur commande une bascule e s able 36. De son c8té, le circuit de valeur de seuil 35 comprend tout d'abord deux résistances 350 et 351, montées en série entre la tension + 7,5 volts et le collecteur du transistor 341 déjà men tonné. Le point commun des résistances 350 et 351 est relié tout d'abord à une diode 352, puis à une autre paire de résistances en série 353 et 354. En négligeant provisoirement l'effet de la diode 352, on voit que les résistances 353 et 354 fonctionnent en diviseur de la tension présente au point commun des résistances 350 et 351. La tension établie par ces diviseurs de tension est appliquée à l'entrée inverseuse de l'amplificateur 340o I1 convient maintenant de faire une distinction suivant l'état de la sortie du comparateur, étant observé que les résistances 350 et 351 sont de valeur égale. Si le transistor 341 est conducteur, il présente une impédance pratiquement nulle, il n'y a en conséquence entre les lignes + 7,5 volts et -7,5 volts que les résistances 350 et 351. Comme leur valeur est égale, la tension en leur point commun est pratiquement égale à celle de la masse. Dans ce cas, le diviseur de tension constitué des résistances 353 et 354 qui est branché entre masse et masse apporte une tension sensiblement nulle à l'entrée inverseuse du comparateur 340. Dans le cas contraire, le transistor 341 n'est pas con docteur. En pareil cas, les résistances 350, 353 et 354 fonctionnent en diviseur de tension entre la ligne + 7,5 volts et la masse apportant ainsi une tension de référence légèrement positive à l'entrée inverseuse de l'amplificateur 340. Bien entendu, la chute de tension aux bornes de la diode 352 intervient dans la définition de cette tension de référence. Les trois résistances et cette diode sont choisies pour que cette tension soit par exemple voisine de 60 millivolts. La sortie du comparateur 340 sera positive, faisant conduire le transistor 341, lorsque la tension à son entrée + est supérieure à la tension à son entrée -, Donc, lorsque le signal béninographique diminue à partir d 'un maximum noir, la sortie du filtre différentiateur 33 est inférieure à la valeur de référence, le transistor 341 est bloqué, et la valeur de référence est 60 mil volts. Au contraire, lorsque le signal bélinographique augmente après un minimum blanc, la tension de sortie du filtre différentiateur 33 est supérieure à la tension de référence, le transistor 341 est conducteur, et la tension de référence est de valeur nulle. De surcrort, en parallèle sur la diode 352 et la résistance 353 est monté un condensateur 355. On voit que la diode 352 empêche le condensateur de se décharger à travers la résistance 353, Cette décharge ne pourra donc intervenir qu'à travers la résistance 354 et l'entrée du comparateur d'une part, à travers les résistances 350 et éventuellement 351 d'autre part. Le rôle de ce condensateur est d'accentuer brutalement la tension de référence, lorsque le transistor 341 change d'état, la tension de référence revenant ensuite rapidement vers sa valeur normale. On évite ainsi de nombreux changements d'états consécutifs du comparateur, en réponse à des signaux de fréquence trop élevée, et notamment en réponse aux bruits. L'allure finale de la tension de référence fournie par le circuit 35 est illustrée sur la figure 5C, que l'on- comparer a la figure 5B. Au point to, on voit que la figure 5B que le signal différentié devient supérieur à la tension de seuil. Le circuit comparateur 34 change d'état ; la tension de seuil devrait passer à zéro sur la figure 5C. Nais l'action du condensateur 355 a pour effet de donner à cette tension de seuil une valeur fortement négative qui revient vers la valeur zéro pendant un bref intervalle de temps, en raison de la décharge du condensateur 355. Au point tl' le signal différentié venant du filtre 33 repasse à zéro. Comme la valeur de seuil est maintenant zéro, le comparateur 34 change à nouveau d'état.Mais, toujours du fait du condensateur 355, la valeur de seuil devient fortement positive, et ne vient à sa valeur de 60 millivolts qu'au bout d'un intervalle de temps lié à la charge du condensateur 355. Les choses se passent de la même manière pour les points suivants t2 et t3. Par contre, on remarquera que l'alternance positive qui est située après le point t3 ne produit pas de déclenchement du comparateur, puisque son niveau maximum est inférieur à la valeur de seuil de 60 millivolts. Ce n'est que l'alternance suivante qui, redevenant au point t4 supérieure à 60 millivolts, va produire à nouveau un déclenchement du comparateur 34. On a représenté sur la figure 5D la sortie du comparateur 34, c'est-à-dire la tension au collecteur du transistor 341. On voit que cette tension change d'état à chacun des différents points t1 à t5 qui viennent d'être considérés. La bascule 36 qui est connectée au collecteur du transistor 341 est une bascule JK, dont les entrées J et K sont toutes les deux alimentées par une tension positive + 7,5 volts. Ceci signifie que la bascule JK 36 va changer d'état à chaque fois qu'elle aura reçu une impulsion d'horloge complète, qui est ici prise sous la forme d'une impulsion négative en sortie du circuit comparateur 34. Ainsi, une impulsion négative débute à l'instant to et se termine à l'instant tl, A cet instant tl, la sortie Q de la bascule 36 va passer de l'état zéro à l'état un. Une autre impulsion négative existe entre les instants t2 et t3.A l'instant t3, la bascule 36 retourne à l'état zéro. I1 apparat une autre impulsion négative entre les instants t4 et t5. A l'instant t5, la sortie de la bascule retourne à l'état un, et ainsi de suite. La figure SF représente la sortie du circuit inverseur analogique commandé 31. Avant l'instant tl, la sortie Q de la bascule est à zéro, et le commutateur 32 est à l'état de repos c'està-dire ouvert. La sortie du circuit 31 est alors identique à son entrée, c'est-à-dire au signal de la figure 5A. De l'instant tl à l'instant t3, la sortie de 1'inverseur commandé 31 reprend maintenant le signal d'entrée au point 30, mais avec une inversion de polarité. C'est-à-dire qu'entre les instants tl est t3, on a sur la figure 5F le symétrique du signal de la figure 5A par rapport à l'axe temporel horizontal. Entre l'instant t3 et l'instant t51 on retrouve le signal d'entrée de la figure 5A tel quel.Après l'instant ts, et jusqu'à la commutation suivante (non représentée), le signal d'entrée de la figure SA est à nouveau soumis à une inversion de polarité. En comparant les figures 5A et 5F, on remarque que lorsque le signal bélinographique d'entrée ne remonte pas à chaque alternance jusqu'au niveau du noir, les inversions de polarité se traduisent par des transitions brutales dans le signal obtenu après inversion de polarité. On voit de telles transitions au niveau des instants t3 et t5. Le comparateur 34 coopère avec le différentiateur 33 pour détecter les extrema des deux polarités, maxima et minima. Nais l'inversion de polarité du signal bélinographique se fait au niveau des maxima, qui correspondent ici au noir, La condition pour effectuer l'inversion de polarité est que l'amplitude du signal différentié au voisinage du minimum blanc précédent soit supérieure au seuil de 60 millivolts. (On sait que l'amplitude de la dérivée du signal représente sa vitesse de variation). Ainsi la détection des minima blanc, avec seuil, est effectuée selon l'invention pour définir la condition de l'inversion de polarité, alors que la détection sans seuil des maxima noirs définit l'instant d'exécution de l'inversion de polarité. Bien entendu, si le blanc est positif au lieu d'être négatif comme sur la figure 5A, on procède de la même manière, les blancs devenant des maxima détectés avec seuil, et les noirs des minima sans seuil. On peut aussi envisager de prendre le niveau zéro au blanc au lieu du noir, et de faire l'inversion de polarité aux extrema blancs au lieu des extrema noirs. Dans ce cas, les deux variantes ci-dessus subsistent, mais on détecte avec seuil les extrema noirs, et sans seuil les extrema blancs. L'utilisation d'un seuil de détection évite essentiellement que des inversions de polarité soient faites en réponse au bruit. Le condensateur 355 (figure 3) évite que plusieurs inversions de polarité soient effectuées lorsque le signal différentié oscille à haute fréquence en passant à zéro, ce qui contribue aussi à l'insensibilité au bruit. L'inversion de polarité est, selon l'invention, effectuée en fonction de l'amplitude et de la fréquence du signal bélinographique. Ceci est réalisé par le filtre différentiateur 33 et par le seuil de détection d'où résulte une "caractéristique de codage". On fera maintenant référence à la figure 7, qui illustre cette caractéristique de codage. Sur la figure 7, la fréquence est illustrée en abscisse et l'amplitude à l'entrée du différentiateur 33 en ordonnée. Le Contour 70 définit la condition pour effectuer l'inversion de polarité. Au dessus de la ligne 70, on effectue l'inversion de polarité. Au dessous de cette ligne, on ne l'effectue pas. En haut et à gauche de la figure 7, on remarquera que l'amplitude du signal d'entrée est limitée à 5 volts.On voit également le seuil à 0,7 volts, en dessous duquel on n'effectue jamais l'inversion de polarité, Si l'on considère un signal de tension bélinographique v, qui varie à une fréquence f entre un noir de niveau zéro volts et un blanc à -b volts son expression s'écrit, en fonction du temps t : v = - b sin (2 of t)- b 2 2 L'amplitude a du signal différentié en sortie du filtre différentiateur 33 s'écrit La condition de codage est que cette amplitude a soit supérieure au seuil s = 60 mV b . C330 . R331, C, 2.ti'.f . Hzs 2 C 1 ss +tu331. C. 2. tf) ce qui s'écrit aussi : V 2 b 2.s; C330 1+R331. C1. 2.. f. On peut maintenant analyser plus en détail la courbe caractéristique de la figure 7 - aux basses fréquences (inférieures à 400 Hz par exemple), l'exis- tence d'une amplitude maximale de blanc bmax = 5 volts, fait qutil ne peut y avoir de codage (zone 701 de la courbe). - ensuite la courbe évolue sensiblement suivant l'équation ci-dessus ; aux fréquences élevées de la bande utile (qui va jusqu'à 3,6 k Hz), le terme situé dans la racine carrée tend vers 1, la courbe tend donc vers une asymptote correspondant à un seuil égal à 0,7 volt par exemple, seuil qui est du au fonctionnement en diviseur capacitif des condensateurs C330 et C332. Ainsi, dans la zone 702 qui s'étendjusqu'au milieu de la bande utile (1,8 k Hz environ), le seuil d'amplitude à partir duquel on effectue le codage par inversion de polarité diminue rapidement lorsque la fréquence augmente ; de 1,8 kHz à 3,6 kHz environ, le seuil de codage tend progressivement vers son asymptote à 0,7 volts environ, et seules les faibles amplitudes de signal (qui sont le plus souvent du bruit) ne donnent pas lieu à inversion de polarité. - au delà de 3,6 kHz, la courbe remonte en 704 à cause de l'action du condensateur 355, qui remonte la valeur de seuil de codage après chaque codage et la laisse décrotte ensuite à sa valeur normale ; il s'agit des fréquences de bruit, et le codage est donc pratiquement interdit sur le bruit (il nécessiterait d'ailleurs une amplitude de bruit d'autant plus grande que la fréquence de bruit est plus élevée). La figure 5G illustre le signal finalement obtenu dans le récepteur. Pour passer du signal codé avec inversion de polarité au signal décodé, il suffit d'appliquer la fonction redressement double alternance. On retrouve alors en figure 5G le signal de la figure 5A, avec en plus de très brefs retours au zéro. aux instants t3 et t5, où le signal initial ne retournait pas jusqu'au niveau du noir. On va maintenant décrire en référence à la figure 4 un mode de réalisation du redressement double alternance au niveau du récepteur, par le circuit 25 (figure 2). Le signal d'entrée 40 du dispositif de la figure 4 est donc semblable au signal de la figure 5F, I1 est appliqué à 1 'en trée d'un inverseur analogique commandé 41, associé à un commutateur de commande 42. Ces éléments sont identiques aux éléments 31 et 32 de la figure 3. A l'intérieur de l1inverseur commandé 41, les mêmes composants présentent la même référence numérique augmentée de 100. Le signal d'entrée 40 est par ailleurs appliqué directement à un circuit comparateur 44, qui est lui aussi identique au circuit comparateur 34 de la figure 3, et comporte un comparateur 440 suivi d'un transistor 441. L'entrée inverseuse du comparateur 440 reçoit le signal d'un circuit de valeur de seuil 45 qui est identique au circuit 35 de la figure 3.Là encore, à l'intérieur du circuit de valeur de seuil 45, les éléments homologues de ceux de la figure 3 présentent la même référence numérique augmentée de 100. Comme pour la figure 3, le circuit de valeur de seuil 45 définit un seuil presque nul (60 millivolts) lorsque le signal d'entrée au point 40 présente des valeurs positives décroissant vers la waleur zéro. Ce seuil est par contre nul lorsque le signal d'entrée 40 présente des valeurs négatives croissant vers la valeur zéro, De son c8té, le condensateur 455 évite qu'il y ait plusieurs déclenchements successifs au voisinage du passage par zéro si le signal reçu est bruité. Comme le signal bélinographique est dam- plitude nettement plus forte que le signal différentié donné par le différentiateur 33, le fait que l'un des seuils soit à 60 mV et non exactement à zéro est sans importance, Bien entendu, ces fonctions pourraient être réalisées par d'autres moyens que par des moyens strictement identiques à ceux de la figure 3. Sur le plan fonctionnel, on peut considérer que le comparateur commute pratiquement à la valeur zéro quel que soit le sens de signal d'entrée. I1 va donc commander l'inverseur analogique 41 pour produire une inversion de phase chaque fois que le signal passe par zéro. Cette inversion de phase au niveau du récepteur correspond au redressement double alternance, et va redonner un signal de sortie selon la figure 5G, qui est le même que le si ganl de la figure 5A, exception faite des brefs retours à zéro aux points t3 et t5 déjà mentionnés. Un certain nombre des circuits de la figure 3 n'ont pas encore été décrits. I1 s'agit des circuits 37, 38 et 39, qui permettent une fonction annexe, destinée à accentuer légèrement le signal émis vers le blanc. I1 existe déjà, de façon inhérente à l'appareil, une accentuation apportée par le codage-décodage avec inversion de po larité (instants t3 et t5) : le signal de la figure 5G retourne au noir en t3 et t5, alors que le signal de la figure 5A n'y allait pas : et ces retours au noir tendent à être accentués par les temps de réponse des circuits et surtout par un procédé d'inscription à étincelage. Lorsque l'organe lecteur rencontre des variations rapides entre le noir et le blanc, il a tendance du fait des limites de sa courbe de réponse, à les traduire avec une amplitude moins grande que la réalité, donc entre gris très clair et gris très foncé. Le gris très foncé redevient noir du fait de l'accentuation ci-dessus, alors que le gris très clair n'est pas ramené naturellement au blanc. La demanderesse estime actuellement préférable, aux fréquences élevées de réaccentuer aussi les blancs du signal émis. C'est le rdle des moyens 37 à 39 de la figure 3. Sur la figure 3, l'amplificateur différentiel 37 reçoit sur son entrée inverseuse la sortie du filtre différentiateur 33. I1 reçoit sur son entrée non inverseuse une tension de référence négative, réglée d'une manière prédéterminée à l'aide d'un potentiomètre 370, recevant la tension - 7,5 volts. La sortie de l'amplif i- cateur différentiel 37 est appliquée à une deuxième bascule bistable 38, du type JK, dont les entrées J et K reçoivent respectivement les sorties Q et Q de la première bascule bistable 36. Ainsi, lorsqu'elle reçoit une impulsion d'horloge, la seconde bascule 38 va recopier l'état de la première bascule 36. La sortie Q de la seconde bascule 38 est appliquée à un amplificateur sommateur 39, par l'intermediai- re d'un autre différentiateur constitué d'un condensateur 380 suivi d'une résistance 381, aboutissant à l'entrée inverseuse de l'ampli ficateur 39.Cette même entrée inverseuse est connectée à la sortie de l'amplificateur par une résistance de contre réaction 390 aui définit le gain de l'amplificateur sommateur. Son entrée non inverseuse étant à la masse, l'amplificateur 39 répondra donc seulement au signal présent à son entrée inverseuse. Et celle-ci réalise une jonction de sommation entre la sortie de l'inverseur analogique commandé 31 qui lui parvient à travers une résistance 391, et la sortie de la bascule bistable 38 qui lui arrive après la résistance 381. La figure 6A représente le signal bélinographique au point 30 ; la figure 6B représente le signal de sortie du différentiateur 33. Sur cette figure 6B, on a représenté en 61 le seuil de déclenchement du comparateur 37, seuil qui est par exemple égal à - 1,0 volts. La figure 6C illustre la sortie de la bascule bistable 36. Cette sortie va être recopiée par la seconde bascule bistable 38 de manière commandée par la sortie du comparateur 37. De son cô- té, la sortie de ce comparateur 37 est illustrée sur la figure 6D. On voit que la sortie du comparateur 37 repasse à zéro à l'instant il, où le signal différencié de la figure 6B devient supérieur au seuil. A l'instant i2, ce signal d'entrée redevient inférieur au seuil, jusqu' l'instant i3. Entre les instants i2 et i3, la sortie du comparateur est donc à l'état un. Après cela , le signal d'entrée ne prend plus d'amplitude négative suffisante pour déclencher le comparateur 37. La figure 6E illustre l'état de la sortie Q de la seconde bascule bistable 38. A l'instant il, cette seconde bascule recopie l'état de la bascule 36, dont la sortie Q est alors à zéro. De même, à l'instant i3, la seconde bascule 38 recopie l'état de la première bascule qui est à un. Et ainsi de suite. A chacune des transitions de la sortie Q de la seconde bascule 38, le condensateur 380 produit une impulsion de décharge dans le sens convenable pour qu'elle s'ajoute au signal obtenu à la sortie de l'amplificateur inverseur 31 de la figure 3. Ainsi, à partir du signal de la sortie du circuit 41 (figure 5F), la sortie du sommateur 39 sera le signal de la figure 6F.On voit que chaque fois que le signal bélinographique s'approche du blanc, le circuit d'accentuation constitué des éléments 37 à 39 accentue le blanc, à l'aide du condensateur 380. Un télécopieur émetteur-récepteur selon l'invention comprend les moyens de la figure 3 et ceux de la figure 4, ainsi qu'une unité de commande capable de définir l'état d'émission ou de réception du télécopieur. Des moyens de commutation réagissent à l'état de réception en court-circuitant le circuit différentiateur 33, et en court-circuitant de même la première bascule bistable 36, tout en la mettant hors circuit, ce qui transforme le circuit codeur en circuit décodeur, avec détection de la polarité du signal reçu par le circuit comparateur, et inversion de polarité en conséquence par l'inverseur analogique commandé. Bien entendu, si le codeur comporte aussi les circuits préférentiels 37, 38 et 39, ceux-ci sont mis hors circuit pour le décodage à la réception. REVENDICATIONS 1. Procédé de transmission à largeur de bande réduite pour signaux analogiques, du type dans lequel on traite le signal utile avant transmission en inversant sa polarité à chaque extrn- mum de ssnsprédéterminé, et on transmet le signal ainsi traité, caractérisé par le fait que l'on effectue sélectivement ladite inversion de polarité en fonction de l'amplitude et de la fréquence du signal utile. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le seuil d'amplitude à partir duquel on effectue l'inversion de polarité diminue lorsque la fréquence augmente. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu 'à partir de la fréquence du signal utile qui correspond à la moitié de la bande de transmission, seules les faibles amplitudes du signal utile ne donnent pas lieu à inversion de polarité. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'on n'effectue pas l'inversion de polarité lorsque l'amplitude du signal utile reste inférieure à une valeur de seuil, de manière à éviter des inversions de polarité dues au bruit. 5. Procédé selon l'une des revendications de 1 à 4, caractérisé par le fait que le signal utile est un signal bélinographique, et, qu'après l'inversion de phase, le signal utile module en amplitude un signal porteur avec une bande latérale résiduelle, 6. Procédé selon l'une des revendications de I à 5, caractérisé par le fait qu'à la réception, on reçoit, et réinverse le signal utile à inversion de polarité, pour recouvrer le signal utile initial. 7. Emetteur de télécopie, du type comprenant un organe d'analyse du document à reproduire pour obtenir un signal bélinographique, des circuits de traitement préalable du signal bélinographique, un circuit codeur muni d'un inverseur analogique commandé et capable d'inverser la polarité du signal bélinographique chaque fois que celui-ci passe par un extremum de sens prédéterminé, et des circuits d'amplification, de modulation et d'émis sion, caractérisé par le fait que le circuit codeur comprend un circuit différentiateur, un circuit de seuil, un circuit comparateur du signal différentié, et une bascule bistable qui reçoit la sortie du comparateur et commande ledit inverseur analogique commandé. 8. Emetteur de télécopie selon la revendication 7, Ca- ractérisé par le fait que le circuit de seuil comprend un seuil nul lorsque le signal différentié passe par lesdits extrema de sens prédéterminé, et lorsque le signal différentié passe par des extrema de l'autre sens, un seuil de faible valeur. 9. Emetteur de télécopie selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le circuit de seuil comprend un diviseur de tension résistif connecté à la sortie du circuit comparateur, ce qui permet un seuil différent en fonction du sens des extrema. 10. Emetteur de télécopie selon la revendicatfon 9, caractérisé par le fait que le circuit de seuil comprend un condensateur, en parallèle sur une diode et au moins l'une des résistances du diviseur de tension ce qui permet d'élever brutalement le seuil après chaque changement d'état de la sortie du circuit comparateur. 11. Emetteur de télécopie selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre un moyen auxiliaire pour augmenter le signal de sortie venant de-l'interrup- teur analogique commandé, chaque fois que le signal bélinographique correspond à une transition vers le blanc. 12. Emetteur de télécopie selon la revendication 11, caractérisé par le fait que ledit moyen auxiliaire comprend un second circuit comparateur recevant le signal différentié par le circuit différentiateur, et une valeur de référence représentative du blanc, une seconde bascule bistable connectée à la première et à la sortie de ce second circuit comparateur pour recopier l'état de la première bascule en réponse à la sortie du second comparateur, un second différentiateur produisant une impulsion de crête à chaque changement d'état de la seconde bascule bistable, et un circuit sommateur ajoutant le signal de sortie de ce second différentiateur au signal de sortie de l'inverseur analogique commandé. 13. Télécopieur émetteur-récepteur, comportant les moyens de l'une des revendications 7 à 10, pour l'émission, et une unité de commande centrale définissant un état d'émission et un état de réception, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de commutation qui réagissent à l'état de réception en courtcircuitant le circuit différentiateur, et en court-circuitant de même la première bascule bistable, tout en la mettant hors circuit, ce qui transforme le circuit codeur en circuit décodeur, avec détection de la polarité du signal reçu par le circuit comparateur, et inversion de polarité en conséquence par l'inverseur analogique commandé.