La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif permettant l'analyse numérique de l'évolution d'un signal. L'analyse étant effec tuée par des moyens électroniques, le signal e P Si nécessaire, tout d'abord converti linéairement en un signal électrique reproduisant la forme exacte du signal à analyser. L'amplitude de ce dernier peut en particulier évoluer très rapidement. L'analyse de l'évolution d'un signal peut Entre effectuée, soit sous forme analogique, soit sous forme numérique. L'analyseur analogique le plus connu et le plus utilisé est l'oscilloscope cathodique, dispositif muni d'un écran luminescent sur lequel est reproduit la forme du signal analysé. Cependant, ces dispositifs présentent des inconvénients notamment lorsqu'ils sont utilisés en liaison avec des appareils numériques tels qu'un calculateur. Les procédés d'analyse numérique d'un signal peuvent être classés arbitrairement en deux grandes catégories et les analyseurs utilisant ces méthodes sont, soit du type série ou séquentiel, soit du type parallèle. Les analyseurs du type série sont constituée généralement d'une porte linéaire suivie d'une mémoire analogique associée à un comparateur, à l'aide duquel s'effectue une conversion analogique-nur. rique. La porte ne s'ouvre que pendant de très courts instants successifs, ce qui a pour effet de découper le signal en échantillons (cette opération est appelée échantillonnage), la valeur de chacun d'eUx étant successivement miseen mémoire, puis convertie en ' nombre . Le comparateur,organe essentiel du dispositif de conversion analogiquenumérique, est relativement lent, ce qui entraine, d'une part, un temps long de conservation en mémoire de l'échantillon et, d'autre part, une cadence faible d'échantillonnage. Les analyseurs du type parallèle pallient cet inconvénient de lenteur. Ils sont constitués, soit de plusieurs voies de mesure parallèles comportant chacune une porte linéaire suivie d'une mémoire associée et un convertisseur analogique-numérique et ne convertissant chacune qu'un seul échantillon, soit d'un ensemble de comparateurs rapides disposés en parallèle, chaque comparateur étant lié à un niveau de référence et ces niveaux étant distribués suivant une loi simple dans la plage d'exploration en niveau du signal. Dans ce dernier type d'analyseur, un ordre d'échantillonnage donné au dispositif provoque la photographie de l'état des comparateurs et le codage numérique du niveau est pratiquement immédiat.Cependant, le nombre de comparateurs que l'on peut brancher en parallèle est limité et de ce fait la résolution en niveau de ce type d'analyseur reste médiocre. Cette résolution en niveau est bonne par contre dans le premier type précité, mais malheureusement le coût est exorbitant. La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif d'analyse numérique de l'évolution d'un signal correspondant mieux que ceux de l'art antérieur aux exigences de la pratique, notamment en ce que l'analyse peut être effectuée rapidement d'une façon simple et peu coûteuse. Ceci provient du fait que dans l'art antérieur on recherche une conversion analogique-nunrique sans utiliser le paramètre intermédiaire temps, qui peut apparaître avec certains principes de conversion mais reste toujours implicite. Dans l'invention, au contraire, on rend ce paramètre temps explicite afin d'exploiter les avantages considérables apportés par les procédés et dispositifs de chronométrie. A cette fin, l'invention propose un procédé d'analyse numérique de l'évolution d'un signal, suivant lequel ledit signal est, si nécessaire, converti linéairement en un signal électrique, caractérisé en ce qutil comporte les opérations suivantes - échantillonnage c,ucl-it signal électrique à analyser en n échantillons, - conversions amplitude-temps successives desdits n échantillons à l'aide d'un seul organe de conversion qui délivre des impulsions électriques délimitant les n intervalles de temps, - aiguillage desdites impulsions électriques représentant les n intervalles de temps suivant n voies de mesure et de mise en mémoire, chacune desdites voies étant affectée à un seul intervalle et - mesure et mise en mémoire desdits n intervalles dans lesdites n voies. L'invention a également pour objet un dispositif d'analyse numérique de l'évolution d'un signal, suivant lequel ledit signal est, si nécessaire, converti linéairement en un signal électrique, caractérisé en ce qu'il comporte un générateur de signaux électriques récurrents, un seul organe d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps transformant ledit signal en n échantillons, délimitant par des impulsions électrique n intervalles de temps successifs représentatifs desdits n échantillons et ayant deux entrées, l'une étant connectée à la sortie dudit générateur et 1' autre recevant ledit signal électrique à analyser, n voies de mesure et de mise en mémoire reliées en parallèle à la sortie dudit organe et des moyens d'aiguillage desdites impulsions électriques des n intervalles de temps dans lesdites n voies. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de plusieurs variantes de réalisation de l'invention données à titre d'exemples explicatifs mais non limitatifs. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent dans lesquels - la figure 1 illustre schématiquement la mise en oeuvre du procédé, - les figures 2 et 3 représentent chacune une variante d'un organe d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps conforme à l'invention, - la figure 4 représente un mode de réalisation avantageux de l'invention. On sait que les mesures de temps sont beaucoup plus précises et plus simples à réaliser que les mesures de niveau ou d'amplitude et il est donc avantageux de convertir un niveau en temps de sorte que l'analyse de l'évolution d'un signal s'identifie à un problème de chronométrie plus simple à résoudre. L'intérêt d'un tel procédé est indiscutable dans la mesure où la conversion amplitude-temps s'effectue très simplement. Le signal à analyser, qui peut être acoustique, lumineux, électrique etc...., est traité par des moyens électroniques et, de ce fait, il est, si nécessaire, converti linéairement en un signal électrique que lton analysera. Dans la suite du texte,on décrira un analyseur de type direct, c'est-à-dire un analyseur qui assure la reconstitution par points prédéterminés en temps de la courbe caractéristique de l'évolution d'un signal et représentative d'une fonction N = f (t) par opposition à ce que l'on peut appeler analyseur de type "inverse" qui reconstituerait cette courbe au moyen de points prédéterminés en niveau N. Sur la figure 1 qui illustre schématiquement la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, le signal v dont on veut connaître l'évo- e lution en fonction du temps t est appliqué à l'entrée d'un organe 2 d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps. Ce dispositif hache le signal à analyser en n échantillons à l'aide de signaux de récurrence pénétrant dans l'organe par l'entrée 4 et effectue les conversions amplitude-temps successives desdits n échantillons, ce qui fournit n intervalles de temps. A la sortie 6 de l'organe 2, on dispose donc d'une succession d'impulsions électriques matérialisant n intervalles de temps, chaque intervalle représentant l'amplitude d'un échantillon. Ces impulsions électriques sont ensuite appliquées à l'entrée de n voies 8 d'aiguillage, de mesure et de mise en mémoire reliées en parallèle à la sortie 6 de l'organe 2. Chaque voie 8 est affectée à la mesure et à la mise en mémoire d'un seul intervalle de temps. Il est donc nécessaire de disposer de moyens d'aiguillage des impulsions électriques délimitant les différents intervalles de temps. Les moyens d'aiguillage sont représentés par 10 sur la figure 1 et les moyens de mesure et de mise en mémoire des intervalles de temps sont représentés par 12. Les signaux de récurrence appliqués à l'en- trée 4 du dispositif 2 sont fournis par un générateur non représenté.On remarque que organe de conversion amplitude-temps est unique et que les intervalles de temps successifs représentatifs des niveaux des échantillons prélevés sont matérialisés par des signaux électriques successifs sur une seule voie. Les n intervalles de temps peuvent être délimités, soit par 2 n impulsions, soit par (n + 1) impulsions. Dans ce dernier cas, l'impulsion dè rang 2 matérialise le début d'intervalle pour la voie de mesure de rang p et la fin d'intervalle pour la voie de mesure de rang (p - 1), la première impulsion étant une impulsion de référence.Le procédé qui vient d'être décrit est très avantageux, à condition toutefois que l'organe 2 soit capable d'échantillonner le signal à analyser et d'effectuer les conversions amplitude-temps successives dans un temps très bref et avec suffisamment de précision. Les dispositifs d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps de l'art antérieur peuvent être utilisés dans la mesure où ils sont suffisamment rapides. I1 est cependant avantageux d'utiliser l'un ou l'autre des deux organes d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps proposés par la présente invention. Selon une première variante, 1 'organe d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps, conforme à l'invention et représenté sur la figure 2a,comprend tout d'abord une porte linéaire rapide P à deux entrées, l'une recevant le signal v dont on veut suivre l'évolution temporelle et (voir. .Fin. 2b) l'autre des signaux rectangulaires de récurrence, de durée d très coùrterer issus d'un générateur de signaux de récurrence non représenté. Cette porte peut être constituée par exemple d'un pont à deux diodes ou à quatre diodes à porteurs chauds (dispositif connu sous le nom de modulateur en anneau). Le générateur de signaux de récurrence qui commande l'ouverture de la porte P peut être réalisé simplement au moyen de diodes à transition rapide dont le temps d'ouverture est compris entre 100 et 500 pico-secondes. L'échantillon découpé dans le signal v e à analyser a une tension électrique de valeur Ve > laquelle est convertie en un courant électrique 1e à l'aide du générateur de courant 14 ainsi que le montre la figure 2b. Une diode 16 à transition rapide, connectée en parallèle avec une résistance R entre la sortie du générateur de courant 14 et la masse, assure les deux fonctions de mémorisation dè la valeur 1e de l'échantillon et de sa conversion en temps.La cathode de la diode 16 est reliée à la masse et le courant I est dans le sens direct. Dans e ces conditions, lorsque le courant I n'est pas nul, donc lorsque la porte P e est ouverte pour échantillam- le signal, la diode 16 accumule des charges électriques. Lorsque le courant I s'annule, la diode 16 écoule les charges e électriques quelle a accumulées sous la forme d'un courant dans le sens inverse, ; entretenu par un générateur de courant constant 18. La figure 2b représente la tension v obtenue aux bornes de la résistance R au cours du temps t. Lorsque la diode 16 est dans un état conducteur, c'est-à dire pendant la circulation du courant I et pendant l'écoulement des charges e stockées sous l'effet de Ion son impédance dynamique est faible et la tension à ses bornes a une valeur, sensiblement constante, égale à vO (tension de polarisation directe de la diode). A l'instant t f où les charges stockées sont écoulées, il apparait la transition rapide d'impédance de la diode qui cesse d'être conductrice.Le courant io circule alors dans la résistance R aux bornes de laquelle apparat un signal de tension à front raide négatif et d'amplitude voisine de vO + Rio La durée d'écoulement des charges stockées, ou temps de recouvrement, est proportionnelle à la valeur de la tension Ve En effet, la charge électrique q accumulée par la diode 16 pendant la durée d'ouverture d de la porte P est donnée par la relation q = k d Ie = i At e o dans laquelle At est le temps de recouvrement et k un facteur de proportionnalité.Cette relation peut encore s'écrire La proportionnalité de At à V n'est affectée que par e les fluctuations du rapport On peut s'affranchir de ces fluctuations grâce à un deuxième dispositif identique relié au niveau de référence du signal. Selon une deuxième variante, 1 'organe d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps représenté sur la figure 3a apporte une simplification de conception qui réside dans la suppression de la porte de découpage et de la mémoire. Le coût de ce dispositif est donc particulièrement intéressant. Par analogie avec la première variante, désignons par to l'instant où lton décide d'effectuer une mesure de niveau du signal (donc l'instant où commence la conversion amplitude-temps) et par tf l'instant où se termine cette conversion. Si, dans la première variante, les instants t o et t f sont également et respectivement les instants de début et de fin des intervalles mesurés, nous verrons plus loin, en revanche, que ce n'est pas obligatoirement le cas pour la deuxième variante.L'important est de remar quer que, tels qu'il viennent d'être définis, les instants t sont prédé o terminés sur l'échelle temps, puisqu'ils seront "désignés" par un générateur de récurrence ou de cadencement ; les instants tf, en revanche, ne sont pas déterminés à l'avance, puisqu'ils seront fonction du niveau. Dans la première variante, l'intervalle (t - tf) obtenu est représentatif du niveau à l'instant to, c'est-à-dire à des instants bien déterminés. Dans cette deuxième variante, le signal est directement appliqué à l'organe de conversion qui comporte principalement une diode tunnel 20 connectee entre la masse et l'entrée 22 de l'organe, par l'intermédiaire d'un générateur de courant 24 transformant la tension v e à analyser en un courant 1e La diode tunnel fonctionne en régime oscillatoire forcé et est entrainée par le signal cyclique d'un générateur de cadencement 26. L'instant t f correspond au changement d'état de la diode, lors du franchissement du pic, et, par rapport à to, il est fonction du niveau de signal à l'instant t f lui-même. En d'autres termes, l'intervalle (t - tf) est représentatif du niveau à l'instant tfss autrement dit à un instant qui n'est pas connu à l'avance. De ce fait, un choix peut s'établir entre deux possibilités - Les mesures de niveau sont affectées aux instants tf les points effectués sont alors exacts mais, en revanche, ils ne sont plus rigoureusement prédéterminés en temps, comme le sont des points effectués aux instants to, - La prédétermination en temps est impérative et les points doivent être reproduits aux instants to. On remarque alors que si l'on affecte aux instants t les o mesures du niveau aux instants tfss on introduit une distorsion dans la reproduction du signal (la courbe reproduite est légèrement en avance sur la courbe réelle). En pratique, cette distorsion peut souvent ne pas être gênante. Cependant, Si néanmoins on tient également à la précision obtenue dans la première variante, on peut déterminer, par opérations auxiliaires, une courbe extrapolée de celle réellement obtenue. Le générateur 26 délivre, d'une part sur une sortie de référence SR, des impulsions à front raide à la fréquence 1/Tv dont le râle est de mtérialiser des'instants de référence en relation de phase bien connue et stable avec les instants to, d'autre part sur une sortie ST, des signaux en dents de scie, dont la période de récurrence est aussi égale à To, T étant la période d'échantillonnage. Ce signal est converti en signal 0 identique de courant IT par le générateur de courant 28.En l'absence de signal ve, donc Ie, la diode fait apparaitre des oscillations rectangulaires périodiques de période T et l'on s'intéresse à la phase des fronts positifs o de cette oscillation (franchissement du pic) par rapport aux impulsions de référence SR- Pour que l'appareil soit utilisable et conserve toujours notamment la même notion du niveau zéro de signal v e malgré le vieillissement, l'effet thermique, etc..., au niveau de la diode,il est indispensable de contrôler cette phase et c'est le rôle de l'asservissement A de la maintenir égale àyo en l'absence de signal ve (ve = O). A cet effet, l'asservissement A agit sur le générateur de courant 28 qui superpose au courant IT un courant 10 continu ou lentement variable.Ce courant contrôlé 10 déplace la polarisation de la diode tunnel de façon à maintenir à a la valeur normale at o. Le courant IT de polarisation de la diode tunnel 20 a la forme de dents de scie, ce qui crée le régime oscillatoire forcé de cette diode, et la caractéristique dynamique (i - v) représentée sur la figure 3b se compose de deux courbes 30 et 32 correspondant à un courant de polarisation respectivement de grande et de faible valeurs. A la sortie du dispositif de la figure 3a, on recueille des signaux de tension Vs, ayant la forme de créneaux, de période Tg et dont le décalage de phaseyo par rapport à l'émis- sion des signaux de récurrence SR est constante lorsqu'aucun signal ve n'est e appliqué à l'entrée 22 du dispositif.Par contre, en présence d'un signal à l'entrée 22, le courant I entraîne une variation de phase r de la tension e de sortie Vs en forme de créneaux par rapport aux signaux de récurrence SR (figure 3c). Selon que le courant I est positif ou négatif, le front de e montée du créneau correspondaxtà l'instant d'échantillonnage subira une avance ou un retard de phase. Suivant que la phase d'un front de Vs est comptée par rapport à l'impulsion SR en avance ou en retard, les intervalles de temps correspondants sont proportionnels à -Ie ou à + I . C'est ce dernier cas e e qui est illustré par la figure 3c et les impulsions SR délimitent alors les fins d'intervalles et correspondent aux instants t définis plus haut, alors que les fronts positifs de Vs délimitent les débuts d'intervalles (instants t f définis plus haut). Le signal I provoque une modulation de la phase et les e précautions et dispositions suivantes sont adoptées - l'amplitude IT est telle que la diode oscille à coup sûr quel que soit I dans la gamme de valeurs tolérées, e - la modulation de ç entrainée par le signal ne doit pas agir sur 1o et, à cet effet, l'asservissement comporte une constante de temps grande vis-à-vis de la durée du signal à analyser. Lorsque la valeur maximale de IT est très grande devant celle de Ie, on obtient une bonne linéarité du dispositif mais au détriment de sa sensibilité puisque la variation de phase 7 est proportionnelle à 1e il est donc nécessaire d'adopter un compromis entre ces deux exigences. Un exemple de réalisation avantageux du dispositif schéma- tique de la figure 1 est représenté sur la figure 4. Ce mode de réalisation comprend un organe 34 d'échantillonnage et- de conversion amplitude-temps ayant deux entrées, 11 une 36 recevant le signal à analyser et l'autre 38, les signaux de récurrence de période Tg émis par le générateur 40. Les formes des différentes impulsions obtenues en divers endroits du dispositif sont indiquées sur cette figure 4. Les signaux de récurrence SD indiquent les débuts d'intervalles de temps et les signaux SF obtenus à la sortie de l'organe 34 indiquent la fin des intervalles de temps. Les signaux de récurrence SD servent également de référence de phase à un dispositif de déclenchement 42.Lorsqu'un ordre de début de séquence d'analyse est appliqué à son entrée 44, le dispositif de déclenchement 42 commande l'ouverture d'une porte 46 en relation de phase bien déterminée avec les signaux de récurrence SD. Le dispositif d'analyse numérique comporte également n voies 48 de mesure et de mise en mémoire des intervalles de temps délimités chacun par une impulsion SD et par une impulsion SF, chaque voie 48 étant précédée de moyens d'aiguillage 50. Ces derniers comprennent chacun une voie de début d'intervalle 52 recevant les signaux SD et une voie de fin d'intervalle 54 recevant les signaux SF- L'aiguillage est assuré par les portes 56 et 58 réalisant la fonction logique "ET", par les circuits monostables 60 et 62 et par la porte d'adaptation 64.Les circuits monostables 60 et 62 traduisent les impulsions étroites SD et SF en échelons de largeur au moins égale à la durée de la mesure d'intervalles de temps. La ligne dlordre i composée des moyens 48 et 50 prise à titre d'exemple, fonctionne de la façon suivante : une impulsion de récurrence SD n'est prise en compte par la voie 52 de début d'intervalle que si le circuit monostable 60 de la ligne précédente d'ordre (i - 1) a changé d'état, c'est-à-dire que si cette ligne précédente a enregistré une mesure. Lorsqu'unie impulsion SD est prise en compte dans la voie de début d'intervalle 52, elle commande par ltouverture de la porte "ET" 58 la prise en charge d'une impulsion SF dans la voie de fin d'intervalle 54. L'autorisation de prise en compte de l'im pulsion SF d'ordre P est délivrée à la porte 58 par le circuit d'adaptation d'impédance 64 de la ligne d'ordre i, c'est-à-dire si l'impulsion de récurrence SD d'ordre p a été prise en compte. L'intervalle de temps séparant les impulsions SD et SF d'ordre E délimite l'intervalle de temps 1p On peut remarquer que les ordres p des échantillons et i des lignes peuvent être différents pour une raison qui sera exposée ultérieurement.Sur chacune des deux entrées 66 et 68 des moyens de mesure et de mise en mémoire 48, affectées respectivement aux impulsions de récurrence et aux signaux émis par l'organe 34 de conversion amplitude-temps, apparait le signal issu des monostables 60 et 62. Les moyens 48 mesurent alors la différence de temps séparant l'apparition des deux signaux aux entrées 66 et 68. Ils peuvent être avantageusement constitués d'un analyseur d'intervalles de temps à détection d'inversion de phase tel que décrit dans la demande de brevet français nO EN 7007533.Cet analyseur comporte principalement deux oscillateurs 70 et 72, un détecteur 74 d'inversion de phase comportant en sortie un circuit bistable et connecté aux deux oscillateurs, une porte "ET" 76 suivie d'un registre 78 permettant l'affichage sous forme numérique de la mesure, c'est-à-dire une échelle de comptage.Chaque oscillateur 70 ou 72 fournit à sa sortie des signaux rectangulaires récurrents sous l'effet d'une impulsion appliquée à son entrée 66 ou 68. La période des signaux rectangulaires récurrents émis par l'oscillateur 72 est légèrement inférieure à celle de l'oscillateur 70 et les polarités des signaux rectangulaires émis sont opposées. L'organe 74 détecte l'inversion de phase des fronts avant de ces signaux.La porte "ET" 76 est ouverte par ledit bistable et laisse passer les signaux émis par l'oscillateur 70 de la voie de début d'intervalle. Ces signaux sont pris en compte par le registre 78. Le registre 78 entrainé par l'oscillateur 70 est arrêté lorsque le détecteur 74 indique une inversion de phase des fronts avant des signaux rectangulaires récurrents émis par les oscillateurs 70 et 72. D'autres moyens de mesure et de mémorisation d'intervalles de temps peuvent être utilisés, mais le dispositif 48 qui vient d'être décrit est particulièrement avantageux. Il est à remarquer que la première porte 56 de la voie de début d'intervalle de la première ligne ne joue en fait qu'un râle d'adaptation d'impédance. Le dispositif de déclenchement 42 comporte une deuxième entrée 80. Lorsqu'une impulsion est appliquée sur cette entrée, le circuit de déclenchement 42 commande la fermeture de la porte 46 en relation de phase bien déterminée avec les signaux de récurrence SD et avec le signal fourni à la sortie de la porte 46. Cette fermeture de la porte 46, dont la durée dépend de celle du signal appliqué à l'entrée 80, permet d'éviter la prise en compte de certains intervalles de temps I, ce qui explique que l'ordre 2 des impulsions peut être différent de l'ordre i des lignes. Ce blocage temporaire de la prise en compte des intervalles de temps I est particulièrement intéressant lorsque le niveau du signal à analyser en subit pas de grandes variations.En effet, le nombre de points d'échantillonnage qu'il est nécessaire d'effectuer dans ce cas pour restituer la forme du signal est plus petit, pendant le même temps, que lorsque le niveau du signal varie très rapidement. De plus, en reliant la sortie du circuit d'adaptation d'impédance 64 de la dernière ligne d'ordre n à l'entrée 80 du circuit de déclenchement 42, une impulsion apparaissant à la sortie de ce circuit 64 peut venir provoquer la fermeture définitive de la porte 46. Un dispositif d'armement 82 permet, lorsqu'on applique un signal à son entrée 84, d'une part, de remettre à l'état initial (ri) le circuit bistable constituant la sortie de chacun des détecteurs d'inversion de phase 74 et, d'autre part, de préafficher (pi) les registres 78 à l'état initial. A titre d'exemple, la période d'échantillonnage Tg peut être de 10 nano-secondes avec un temps mort de mesure de 3 nano-secondes on dispose alors d'un intervalle de conversion amplitude-temps de l'ordre de 7 nano-secondes. Si l'on ajuste la résolution des analyseurs d'intervalles de temps 48 à 100 pico-secondes, l'erreur de mesure de temps peut être voisine de + 150 pico-secondes, ce qui entraîne une erreur du niveau détecté de + 2 %. Le dispositif d'analyse numérique tel qu'il vient d'être décrit présente de nombreux avantages parmi lesquels on peut citer ses performances et sa simplicité de conception. Cette simplicité dans la conception provient du fait que, tout d'abord, l'organe d'échantillonnage est en lui-meme simple et de plus unique ; ensuite les n voies qui complètent le dispositif sont également simples puisque chaque voie ne met en oeuvre que sept circuits "porte" élémentaires : quatre composants intégrés ECL d'usage courant pour réaliser les fonctioss d'aiguillage et de mesure, et trois composants intégrés TTL pour remplir la fonction mémorisation du résultat. Le mode de réalisation décrit et représenté sur la figure 4 n'a été donné qu'à titre d'exemple. Il existe en effet plusieurs possibilités d'assurer différejmertles fonctions essentielles d'aiguillage, de mesure de temps et de mémorisation. REVENDICATIONS 1. Procédé d'analyse numérique de l'évolution d'un signal, suivant lequel ledit signal est, si nécessaire, converti linéairement en un signal électrique, caractérisé en ce qu'il comporte les opérations suivantes - échantillonnage dudit signal électrique à analyser en n échantillons, - conversions amplitude-temps successives desdits n échantillons à l'aide d'un seul organe de conversion qui délivre des impulsions électriques délimitant les n intervalles de temps, - aiguillage desdites impulsions électriques représentant les n intervalles de temps suivant n voies de mesure et de mise en mémoire, chacune desdites voies étant affectée à un seul intervalle, et - mesure et mise en mémoire desdits n intervalles dans lesdites n voies. 2. Dispositif d'analyse numérique de l'évolution d'un signal, suivant lequel ledit signal est, si nécessaire, converti linéairement en un signal électrique, caractérisé en ce qu'il comporte un générateur de signaux électriques récurrents, un seul organe d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps transformant ledit signal en n échantillons, délimitant par des impulsions électriques n intervalles de temps successifs représentatifs desdits n échantillons et ayant deux entrées, l'une étant connectée à la sortie dudit générateur et l'autre recevant ledit signal électrique à analyser, n voies de mesure et de mise en mémoire reliées en parallèle à la sortie dudit organe et des moyens d'aiguillage desdites impulsions électriques des n intervalles de temps dans lesdites n voies. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit organe d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps comporte un circuit "porte linéaire" associé à un générateur de courant et commandé par lesdits signaux électriques de récurrence, une diode à transition rapide ayant sa cathode à la masse et son anode réunie à la sortie dudit générateur de courant, un deuxième générateur de courant, du type à courant constant, connecté à 1 t anode de ladite diode et enfin une résistance branchée en parallèle sur ladite diode, ledit générateur à courant constant débitant en permanence un courant circulant, soit dans la résistance, soit dans la diode. 4. Dispositif suivant la revendication 2; caractérisé en ce que ledit organe d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps comporte - une diode tunnel fonctionnant en régime oscillatoire forcé et entrainée par lesdits signaux de récurrence, ladite diode tunnel ayant sa cathode à la masse et recevant sur son anode la tension analogique à convertir par l'intermédiaire d'un générateur de courant, - un générateur de signaux délivrant, d'une part, des impulsions à front avant raide et, d'autre part, un signal en dents de scie dont la période correspond à la cadence desdites impulsions à front raide, - un asservissement recevant sur ces deux entrées respectivement lesdites impulsions à front raide et les signaux produits par la diode tunnel, - un second générateur de courant dont la sortie est connectée à l'anode de ladite diode tunnel et recevant ledit signal en dents de scie et le signal délivré par ledit asservissement. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit signal en dents de scie, constituant pour ledit organe les signaux de récurrence, a une amplitude suffisante pour que la diode tunnel oscille à coup sûr quelle que soit ladite tension analogique à convertir dans la gamme de valeurs tolérées. 6. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que chacune desdites n voies de mesure et twe mise en mémoire comporte une voie de début d'intervalle et une voie de fin d'intervalle formées chacune d'une porte l'ET'' à deux entrées connectée en série à un circuit mono stable, la sortie dudit circuit monostable de ladite voie de début d'intervalle étant reliée par un circuit d'adaptation d'impédance à ltune des deux entrées de ladite porte "ET" de ladite voie de fin d'intervalle, autre entrée étant reliée à la sortie dudit organe d'échantillonnage et de conversion amplitude-temps et des moyens à deux entrées permettant la mesure de l'intervalle de temps séparant l'apparition d'un signal à la sortie des deux circuits monostables des deux dites voies de début et de fin d'intervalle, les deux entrées de ladite porte "ET" de ladite voie de début d'intervalle étant connectées pour l'une à la sortie dudit générateur de signaux de récurrence et pour l'autre à la sortie dudit circuit d'adaptation d'impédance de la voie précédente de mesure et de mise en mémoire. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de mesure d'intervalle de temps comprennent deux oscil lateurs déclenchés, l'un étant connecté en série avec une porte ETl à deux entrées et à un registre, et un détecteur d'inversion de phase à deux entrées reliées avec les deux sorties des deux dits oscillateurs et comportant en sortie un circuit bistable dont la sortie est reliée à l'une des deux entrées de ladite porte "ET". 8. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte un circuit de déclenchement à quatre entrées associé à une porte "ET", la sortie dudit circuit étant reliée à l'une des deux entrées de ladite porte "ET", l'autre entrée recevant lesdits signaux de récurrence transmis auxdites voies de début d'intervalle par l'intermédiaire de ladite porte "ET", la première entrée dudit circuit de déclenchement étant reliée à la sortie de ladite porte "ET", la deuxième entrée recevant lesdits signaux de récurrence, la troisième recevant un signal à chaque début de séquence d'analyse, ce qui permet de commander l'ouverture de ladite porte "ET" en relation de phase bien déterminée avec lesdits signaux de récurrence et la quatrième permet de commander la fermeture de ladite porte "ET" pendant des intervalles de temps liés à la durée du signal appliqué sur ladite quatrième entrée. 9. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qutil comporte un circuit d'armement à deux sorties, l'une étant reliée auxdits registres et l'autre auxdits détecteurs d'inversion de phase, ce qui permet en appliquant un signal à l'entrée dudit circuit d'armement, d'une part, de remettre à leurs états initiaux lesdits circuits bistables desdits circuits d'armement et, d'autre part, de préafficher lesdits registres.