La présente invention concerne un bouton-poussoir c'est-àdire un organe mécanique destiné à transmettre une poussée à travers un orifice d'une paroi solide, en général celle d'un capot ou de tout autre élément de protection d'un mécanisme ou d'un appareillage, électrique notamment. On connaît de tels boutons-poussoirs; certains comprennent une douille traversant la paroi dans laquelle coulisse le boutonpoussoir proprement dit appuyé contre un ressort hélicoïdal antagoniste. D'autres, montés à une extrémité d'une lame élastique dont l'autre est fixée k la face interne de la paroi, traversent celle-ci pour être accessibles de l'extérieur. Ces réalisations connues de boutons-pousseirs présentent l'inconvénient d'un prix de revient non négligeable* tant en élé- ments constitutifs qu'en main-d'oeuvre, spécialement lorsqu'ils sont wontds dans des capots de petit velume dont l'intérieur est d'accès difficile. De plus, les réalisations connues ne sont pas étanches aux pouseières et doivent souvent être revêtues d'une membrans souple extérieure k travers laquelle agit l'opérateur. 1. beuton-poussoir selon l'invention évite ces inconvé- nients. Il est étanche aux poussières ; son prix de revient est très faible et sa lise en place pat être très facile et rapide. L. bouton-poussoir selon l'invention, essentillement moulé en matière plastique souple et élastique, comprend un élénent de tige, aménagé i une extrémité pour recevoir une poussée, tige qui, vers cette extrémité, est solidaire de la partie étroite d'une jupe évasée du côté de l'autre extrémité de tige, laquelle est aménagée pour l'action mécanique dévirée, le bord libre de la jupe étant solidaire d'une embase annulaire de fixation k une paroi. De préférence la périphérie interne de l'embase comporte une gorge recevant une rondelle rigide traversée par la tige; une telle rondelle assure le guidage de la tige suivant son axe et, de plus, par sa rigidité, verrouille la fixation de l'embase k la paroi. Le bouton-poussoir peut être aménagé pour revenir en place sous la force élastique de la jupe dès que cesse l'action sur son extrémité extérieure. Â cette fin la forme générale de la jupe peut être tronconique et ondulée pour faciliter sa déformation, Dans une forme avantageuse de réalisation, la section radiale de la jupe est raccordée à l'embase par un arrondi concave et elle aboutit à la tige par un arrondi convexe, de préférence sensible- sent perpendiculaire à l'axe de cette tige, tandis que le volume de l'espace compris entre la tige et l'intérieur de l'embase a un volume supérieur à celui de la jupe. Ainsi la jupe peut, lorsqu'on agit sur le bouton, s'engager entièrement dans l'espace compris entre la tige et l'embase, ce qui donne k cette tige une course maximale, tandis que, dans ce mouvement, les deux courbures opposées de la section radiale lui conférant une forme générale en S, se trouvent accentuées ce qui, par l'élasticité de la matière, procure l'effort de'rappel désiré pour le bouton. L'embase peut être fixée d'une manière quelconque k la paroi destinée à recevoir le bouton-poussoir. Etant donné qu'en gé- néral cette paroi est mince, l'embase peut comporter k cette fin une gorge périphérique extérieure dont les dimensions correspondent au diamètre du trou pratiqué dans la paroi et à l'épaisseur de celle-ci. Dans ce css la rondelle rigide peut être mise en place de l'intérieur dans l'embase pour verrouiller, après monta ge, cette embase en place.De préférence, la gorge interne d'em- base recevant la rondelle rigide est décalée, par rapport à la gorge externe recevant le bord du trou de paroi, du côté opposé k la jupe et, au niveau de cette gorge interne, la surface d'embase, de diamètre juste inférieur à celui du trou, s'épannmit vers la gorge externe pour former une rampe assurant la venue en position de coopération du bord du trou et de la gorge externe lors de la mise en place k force du bouton-poussoir dans le trou de la paroi qui doit le recevoir. Ainsi le bouton-poussoir selon l'invention peut-il être mis en place comme un "bouton-pression" sans plus de difficulté de montage. L'aménagement de l'extrémité de tige recevant la poussée peut être un dlargissement de cette extrémité en forme de touche destinée à faciliter une action manuelle. De plus, en butant contre l'embase cette touche limite la course du bouton-poussoir. L'aménagement de l'autre extrémité de tige peut être quelconque; cette extrémité peut être, par exemple, pointue, arrondie, munie d'une chape d'articulation ou d'un oeil, éventuellement ouvert par une fente d'enclenchement. Dans une forme avantageuse de réalisation, la tige s'effile pour se terminer par une portion cylindrique mince capable de fléchir ou de se plier latéralement. On peut ainsi limiter la poussée transmise à un organe mé- canique fragile par le bouton-poussoir puisque, au delk du dépla- cement désiré, la tige cède élastiquement sans transmettre le complément d'effert inutilement exercé zur le bonton. Le dessin annexé montre comment le bouton-poussoir selon l'invention peut être réalisé. La figure unique représente en coupe axiale le boutonpoussoir en place dans un tron circulaire d'une paroi A. Ce bouton est en deux parties : un corps B moulé d'une seule pièce en matière plastique du type élastomère et une rondelle rigide C, par exemple on métal. Le corps comprend un tige axiale 1, de section quelconque, de préférence circulaire, pourvue, à son extr6mité, supérieure sur la figure, d'une touche 2 qui peut aussi être de forme quelconque et qui peut porter (venues de moulage ou rapportées) des indications appropriées k la destination du bouton (chiffres, lettres, signes, insoriptions). As niveau du raccerdement entre la touche 2 et la tige 1 aboutit la partie rétrécie d'une jupe évasée 3 dont la partie large set raccordée à l'embase 4. Dans la réalisation illustrée, la section radiale de cette jupe comporte, vers le haut, une partie 3a convexe vers l'extérieur, vers le bas une partie 3b concave ver@ l'extérieur, raccordée à peu près tangentillement à la surface supérieure plane de l'enbase et, entre les deux, une partie sensiblement rectiligne qui, au repos, est k peu près parallble à la tige. A la périphérie de l'embase est ménagée une gorge 5 dont la forme et les dimensions correspondent à l'épaisseur de la paroi Â et au diamètre du trou qu'elle comporte. De préférence, le diamètre au repos du fond de gorge 5 est un peu supérieur au diamètre d au trou de paroi pour assurer un joint étanche aux poussières. La rondelle C, de diamètre un pea inférieur k d est logée dans une gorge interne 6 de l'embase, gorge qui est décalée par rapport k la gorge 5 en direction opposde b la jupe.De plus, le diamètre de l'embase au niveau de la rondelle C étant au plis égal k d , la périphérie 7 de cette embase s'épanouit vers la touche 2, tandis que la face de la gorge 5 qui rencontre l'épanonissement 7 s'ouvre vers l'extérieur en une surface tronconique 8 d'angle Enfin, l'extrémité de la tige 1 opposée k la touche 2 est effilée en une pointe cylindrique 9. Le bouton-poussoir qui vient d'être décrit est mis en oeuvre comme suit Après moulage du corps B, la rondelle C est mise en place dans la gorge 6. Le bouton-poussoir complet ainsi préparé est alors engagé dans le trou d'une paroi d, et forcé en place. En efiet, dans ce mouvement, le bord du trou agissant sur la rampe formée par l'épa- nouissement 7, comprime radialement la matière de l'embase, tandis que le chanfrein périphérique que forme la surface 8 empêche la gorge 5 de se refermer jusqu'à avoir une largeur inférieure b l'épaisseur de la paroi A. Ainsi, lorsque l'épaulement 10 de l'embase vient au contact de cette paroi, le bouton-poussoir se trouve encliqueté par la pénétration brusque du bord du trou dans la gorge 5. Ou doit remarquer qu'en suite, situation illustrée par la figure, l'arrachement du bouton hors du trou de paroi est rendu très difficile, par le fait que la pente de la surface 8 eet beaucoup plus forte que celle de la surface 7 et que la rondelle C empêche le rabattement, vers l'axe de la tige, de la portion 11 de périphérie d'embase sous une poussée latérale, de direction quelconque, exercée sur le bouton-poussoir. Lorsque le bouton-poussoir est en place, le passage ménagé pour la tige dans la rondelle C empêche les poussées latérales ou désaxées exercées sur la touche 2 de dévier la direction de l'axe de cette tige. Lorsqu'une pression axiale est exercée sur la touche 2 les deux courbures de sens inverae 3a et 3b de chaque section radiale de jupe tendent b s'accentuer tandis que la portion 30 bascule et vient en oblique par rapport k l'axe de la tige. linsi la résistance b l'écrasement de cette dernière portion disinue et l'effort d'enfoncement de la tige décroît. Bn fin de mouvement la jupe 3 prend la position illustrée on traits alites, la touche 2 venant au besoin buter contre ltembase. La force élastique accumulée dans la jupe est alors maximale de sorte que, lorsque la touche est relâchée, le bouton reprend brusquement sa position d'origine. Si la course de l'organe commandé par le bouton-poussoir excède celle de la tige 1 et que cet organe soit fragile avant que la touche ne soit venue en batée sur l'embase, l'extrémité de la tige s'est infléchie, limitant l'effort transmis par la tige 1. Dans ce cas, l'extrémité 9 peut ainsi venir jusqu'en 91. Par le choix de la matière constitutive du corps, de l'épaisseur de la jupe, de sa longueur et de ses courbures il est possible d'obtenir des boutons-poussoirs de plus ou moins grande courge et sensibilité suivant l'utilisation souhaitée. En outre, le troa de la paroi Â et la gorge 5 peuvent comporter des tétons, encoches OU portions plate. pour déterminer l'orientation du bouton-poussoir par rapport k cette paroi, lorsque la touche 2 perte une indication lisibles L'invention s'applique isolément aux boutons de réarmement utilisés dans l'appareillage électrique ou électronique et à de multiples exemplaires aux machines k écrire ou à calculer, à la téléphonie avec affichage ou tabulation numérique, aux commandes par boutons-poussoirs codés, aux terminaux d'ordinateurs. - REVENDICATIONS 1.- Bouton-poussoir destiné à une action mécanique manuelle à travers un trou d'une paroi, caractérisé en ce qu'il est es- sentiellement constitué par un corps moulé d'une seule pièce en matière plastique souple et élastique, corps comprenant un élément de tige axial aménagé à une extrémité pour recevoir une poussée manuelle et solidaire, vers cette extrémité, de la partie étroite d'une jupe évasée vers l'autre extrémité de tige, laquelle est amé- nagée pour l'action nécanique désirée, le bord libre de la jupe étant solidaire d'une embase annulaire de fixation coaxiale au trou de ladite paroi. 2.- Bouton-poussoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la périphérie interne de l'embase comporte une gorge de logement d'une rondelle rigide dont l'ouverture centrale sert de guide à la tige. 3.- Bouton-poussoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la jupe a une section par un plan radial, raccordée à l'embase par un arrondi concave vers l'extérieur et aboutit k la tige par un arrondi convexe, tandis que l'espace compris entre la tige et l'intérieur de l'embase a un volume supérieur à celui de la jupe. 4.- Bouton-poussoir selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les portions respectivement concave et convexe de la section radiale sont raccordées par une portion zensiblement rectiligne qui, au repos, est sensiblement parallèle k l'axe de la tige. 5. - Bouton-poussoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la paroi de fixation étant mince, l'embase comporte une gorge périphérique externe pour le logement du bord du trou de paroi. 6.- Bouton-poussoir selon la revendication 5J caractérisé par le fait que le diamètre au fond de la gorge externe est légè- rement supérieur à celui du trou. 7. - Bouton-poussoir selon les revendications 2 et 5 caractéri se' par le fait que gorge interne est décalée par rapport à la gorge sxterne du côté opposé à la jupe et, au niveau de cette gorge interne, la surface périphérique d'embase s'épanouit vers la gorge externe, le flanc correspondant de cette dernière gorge s'évasant sensiblement en tronc de cône de plus forte pente que celle du dit épanouissement. 8. - Bouton-poussoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'extrémité de tige du côté rétréci de la Jupe est conformée en une touche de diamètre supérieur au diamètre interne de l'embase. 9.- Bouton-poussoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'extrémité aménagée pour la transmission de la poussée est effilée jusqu'à être pliable élastiquement sous un effort limité. 10.- Applications du bouton-poussoir, selon l'une des revendications I - k 9 , aux boutons de réarmement de l'appa- reillage électrique et aux touches de machines mécanographiques, à la téléphonie à tabulation et affichage numérique, aux boutons des tableaux ou des bottiers portatifs de commande, aux terminaux d'ordinateurs.