L' emploi. de calques pour le tirage de controle-clichês hêliographique est connu depuis longtemps. Initialement ces calques photosensibles êtaient de qualité médiocre et cassaient facilement lors de leur manipulation. Par la suite on a vu appareître des produits de haute qualitê, bien plus rêsistants, "les calques laqués". Ce type de produit est réalisé par le couchage d'une solution de polymè res dans des solvants organiques. Après séchage on coule na solution pho- tosensible qui est également sèchée.Enfin, on applique une couche, laquée ou non, au dos du support pour rétablir l'à-plat du produit ftini. Cette façon de faire, nécessitant l emploi de solvants organiques, exige bien entendu des machines de couchage construites en conséquence, c-á-d, réalisées avec un matériel antidéflagrant Bien entendu, les tentatives tendant á réaliser des calques laqués en par tant de solutions ou de dispersions aqueuses, n' ont pas manquées, mais jusqu' à présent, elles s' étaient soldées par un echec du point de vue qua lité.Il était donc indiqué de trouver un moyen de coucher de tels produits sur des machines ordinaires afin d' éliminer les investissements importants dus au coùt élevé du matériel antidéflagrant, tout en ne sacrifiant rien de la qualité habituelle des calques laqués. Le but de 1' invention est de proposer de tels calques laqués. De façon classique, les résines utilisées pour la réalisation de calques laqués sont dissoutes dans un solvant organique tel que 1' acétone, la mê- thyl éthylcétone ou autre Ces solutions n' acceptent pas l' addition de eau: les résines précipitant. Plus récemment, certains acétopropionates de cellulose mis sur le marché par Kodak par exemple, sous le nom de C. A. P # 504, se sont montrés in- téressants car ils acceptent une certaine proportion d' eau, insuffisante toutefois pour en permettre 1' emploi sur des machines de couchage, non équipées en matériel anti-déflagrant. Or la demenderesse a trouvé que 1' on peut augmenter, nettement, la proportion d' eau acceptée par cette résine si on lui adjoint une solution d' acide formique, à 50% dans l' eau, environ; lt acide acétique également cette propriété. Dans ces conditions il est possible aussi d' ajouter à cette solution, tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de la couche sensible à la lumière, c. à. d. de couler le système en un seul passage sur machine au lieu de deux. Simultanément, pour réduire encore la teneur en solvant dans 1' air de séchage, on coulera-une couche dorsale composée d' au moins 80%d' eau et de préférence 100%. L' ensemble de ces facteurs permettra la réalisation, sur n' importe quelle machine de coulage, de calques laqués de haute qualité. La réalisation d' un calque laqué selon l' invention se fera donc en dissolvant, sous agitation, 5 à 15% de C. A.P. 504( Kodak) dans un mélange 80 Ethanol, 20 Eau, 5 Acide formique 80%. On ajoute ensuite les produits nécessaires pour rendre la couche photosensible. On dilue enfin, par un me- lange d' acide formique ou acétique à 50% dans 1' eau de façon à avoir une teneur finale en eau de 25 à 40%. La couche dorsale consistera en une solution de 10% au moins d' éthanol dans 1' eau. Les deux couches sont coulées simultanément sur la machine d' étendage etsèchées dans des conditions absolues de sécurité étant donné la haute teneur en vapeur d' eau du mélange évaporé. Ainsi par exemple, pour une vitesse de couchage de 40m/min., on aura par par heure environ 90m d' ethanol et 240 m3 d' eau, les deux i I' état ga- zeux, dilués par 1' air d' extraction du sèchoir qui est au minimum de 5000 m3/h, mais le plus souvent très supérieu. Ce sont là des proportions qui ne présentent aucun danger d' explosion. Pour réduire encore la teneur en solvants organiques du système, on pourra enfin opérer de la façon suivante: On coule d' abord une première couche de laque selon les principes expliques plus haut, mais ne contenant pas les produits destinés a rendre cette couche photosensible. On coule ensuite une couche à haute teneur en eau, ne contenant pas de polymère-laque, et contenant les produits photosensibles. On coule enfin une couche dorsale à haute teneur en eau. Comme les trois opérations sont réalisées simultanément sur la machine de couchage, il s' en suit que la teneur globale en solvant organique est enclore diminuée par rapport à la quantité d' eau utilisée. Cette façon de faire est décrite dans 1' exemple No 3. L' invention sera mieux comprise à la lumière des exemples qui vont suivre. Exemple Nol On prépare le mélange: Ethanol 80 L Eau 20 L Acide formique 80% 7 L C.A.P. 504 -02 10 Kg ( Kodak) On agite jusqu' à dissolution totale, puis ajoute: Acide citrique 1,3 Kg IhiourXe 2 Kg Résorcine 0,8 Kg 2,2' - 4, 4' tétrahydroxy diphényle sulfure:0, 8 Kg Chlorure de 2, 4 diethoxy 1-morpholino benzène diazonium fluoborate ti ,2Kg Après dissolution on ajoute la solution: Acide formique :20 L Eau : 20 L Le mélange est coulé et sèche d' une façon connue en soi, sur une machine de couchage ordinaire, en meme temps qu' une couche dorsale faite d' eau pure. On obtient un calque brillant développant très facilement, en brun, par le procédé dit " à sec " et possédant toutes les qualités d' un calque laqué fait uniquement à partir de solvants organiques, et au moyen d' une machine renie du matériel anti-déflagrant réglementaire. Exemple N02 On prépare le mélange: Ethanol 80 L Eau 20 L Acide Acétique 7 L C.A.P. 504-05 10 Kg On agite jusqu' à dissolution totale, puis ajoute: Acide citrique 2 Kg Thiourée 2 Kg Diazo de 1' exemple 1 : 1,5 Kg 2, oxy-3(2', methylphenyl) naphtamide 0, 8 Kg Acetoacet morpholide: 0,2 Kg 2,2'-4,4' tetrahydroxydiphenyle sulfure :0,3 Kg Après dissolution, on dilue par la solution: Acide acétique 25 L Eau 20 L Le mélange final est coulé selon 1' exemple N 1 Le produit obtenu déve- loppe en notr intense par le procédé dit "" a sec". Exemple No3 On prépare le mélange Ethanol : 80 L Eau :20 L Dimethylformamide 50% : 10 L C.A.P. 504-02 :10 Kg On agite jusqu' i dissolution, puls ajoute en agitant: Dimethylformamide 50% :15 L coule etsèch cette couche, de façon à déposer environ 7 g de laque par m2 de support. On coule par dessus cette couche, le mélange: Ethanol : 20 L Eau : 80 L Acide citrique # 2 Kg Thiouurée: 3 Kg Résorcine: 1 Kg 2,2'-4,4' Tetrahydroxydiphenyle sulfure : 1 Kg Diazo de l' exemple N 1: 1,5 Kg On sèche de façon connue en soi. On coule la couche dorsale, composée uniquement dg eau, sur la face opposée du support. Le coulage et sèchage de ces trois couches est réalisé simultanément. Ain si,- la teneur en alcool des vapeurs, pendant 1' opération de séchage, est ramenée à un niveau encore inférieur. Revendications: Calque laque héliographique caractErisé par les critères suivants: 1) Le polymère utilisé pour donner l aspect brillant au produit fini est un Acétonropionate de Cellulose, possédant une certaine solubilité dans les mélanges eau-alcool, la proportion d' eau acceptée étant augmentée par ad dition d acide formique, acétique, d' un formamide, ou de dimethylsulfoxyde, de façon à réduire le risque d' explosion du mélange au cours de 1' opération de coulage. 2) La couche de laque selon 1) contient tous les produits la rendant sensible à la lumière pour réaliser une image héliographique 3) Simultanément à la couche de laque selon 1), on coule et sèche une couche dorsale à base d' eau, destinée à maintenir l' à-plat du produit fini, a rédui- re encore la teneur en solvant de l' air de séchage et i permettre ainsi 1' utilisation en toute sécurité, d' une machine de couchage non équipée de maté- riel anti-déflagrant 4) La couche de laque selon 1), ne contient pas les produits photosensibles, ces derniers étant présents dans une deuxième couche à haute teneur en eau, coulpe par dessus la couche de laque selon 1), et sèche. La couche dorsale selon 3), est également coulée et séchée. Les trois couches sont réalisées en un seul passage sur la machine de façon à réduire encore la teneur en solvant organinue au cours des opérations de séchage.