La présente invention concerne un débitmètre basé sur la mesure du temps de transfert d'un marqueur engendré par une électrode émettrice disposée le long d'un conduit calibré ménage dans un corps de capteur parcouru par le fluide à mesurer, cette électrode émettrice étant placée à une certaine distance d'au moins une électrode réceptrice apte à détecter le passage dudit marqueur. Dans ce genre de débitmètre, l'électrode émettrice engendre cycliquement dans le fluide un marqueur qui peut être par exemple un front chaud, dénommé quelquefois "bouchon chaud" ou "bulle chaude". Le marqueur pourraît cependant être d'une toute autre nature, par exemple une ionisation. L'électrode réceptrice détecte le passage du marqueur au bout d'un temps T qui est en corrélation avec le débit. A une pression déterminée, le débit volumique D est en effet donné par la relation D = K/T, dans laquelle K est un facteur constant dépendant de la configuration géométrique du capteur. Les tolérances de fabrication font que de. tels débitmètres présentent de grandes dispersions et se prêtent donc mal à une fabrication en série. La présente invention a donc pour but principal de remédier à cet inconvénient et, pour ce faire, elle a pour objet un débitmètre du type susmentionné qui se caractérise essentiellement en ce que l'une au moins des électrodes est montée dans un support amovible qui est fixé de manière réglable sur le corps de capteur afin de permettre d'ajuster la distance entre les électrodes émettrice et réceptrice. Grâce à cette disposition, on peut faire varier facilement le facteur K et donc réaliser un étalonnage précis de l'appareil, ce qui rend possible sa fabrication en série. Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, les deux électrodes sont disposées axialement à chacune des extrémités du conduit calibré, au niveau des orifices d'entrée et de sortie de fluide qui débouchent perpendiculairement dans ledit conduit. De préférence, le support d'électrode comporte une embase cylindrique munie sur sa périphérie d'une gorge apte à recevoir un joint d'étanchéité et qui est déplaçable axialement à l'intérieur d'un logement prévu à cet effet dans le corps de capteur au moyen d'un écrou coopérant avec une partie filetee dudit corps de capteur. Par ailleurs, l'électrode proprement dite est avantageusement disposée à l'intérieur d'un cylindre creux prévu sur ladite embase et comportant une ouverture latérale destinée à être placée en regard de l'orifice d'entrée ou de sortie du fluide. Cette disposition assure la protection mécanique de l'élec- troue lors des manipulations ou du stockage. Une forme d'exécution de l'invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue simplifiée en coupe d'un capteur pour débitmètre conforme à l'invention ; et, - la figure 2 est une vue en perspective à plus grande échelle d'un support d'électrode émettrice ou réceptrice. Le capteur représenté sur la figure 1 comprend tout d'abord un corps massif 1, de forme parallélépipèdique par exemple, qui est traversé longitudinalement par un conduit calibré 2 dans lequel débouchent perpendiculairement une entrée de fluide 3 et une sortie de fluide 4 destinées à être raccordées à des conduits extérieurs ordinaires non représentés. Une électrode émettrice 5 est disposée axialement dans le conduit calibré 2 en regard de l'entrée de fluide 3, tandis qu'une électrode réceptrice 6 est disposée de la même façon en regard de la sortie de fluide 4. Dans l'exemple particulier décrit ici, on utilise comme troyen de marquage du fluide circulant, un front thermique. L'électrode émettrice 5 est alors formée d'un élément électriquement résistant dans lequel une impulsion électrique circule en produisant un échauffement qui se communique au fluide. L'électrode réceptrice 6 est également constituée d'un élément résistant avec fort coefficient électrique de température, afin qu'au passage du frond chaud, il se produite une perturbation électrique qui après amplification détermine la fin du comptage du temps de transfert, dont est fonction le débit du fluide. Conformément à l'invention, chacune des électrodes 5 et 6 est portée par un support amovible 7 qui est monté mobile longitudinalement dans un logement 8 prévu à cet effet aux deux extrémités du corps de capteur 1. Ainsi qu'on peut le voir plus clairement sur la figure 2, le support 7 est essentiellement constitué par une embase cylindrique 9 traversée par les deux fils 10 de raccordement à l'électrode et qui est pourvue sur sa périphérie d'une gorge 11 recevant un joint d'échantéité 12. Ladite embase peut ainsi coulisser de manière étanche dans le logement 8. Sur l'une de ses faces, l'embase 9 porte un élément cylindrique et creux 13 à l'intérieur duquel se trouve logée l'électrode proprement dite. Cet élément cylindrique 13 est ouvert sur un côté et comporte ainsi une fente 14 destinée à être placée, selon le cas, en regard de l'entrée 3 ou de la sortie 4, de manière que la circulation de fluide puisse se faire normalement au travers du capteur en passant sur les électrodes. Grâce à cette disposition, l'électrode se trouve efficacement protégée lors de ses différentes manipulations. Pour avoir une bonne sensibilité, elle doit en effet être constituée d'éléments très fins et elle est donc assez fragile. Bien entendu, un tel support d'électrode pourra être réalisé facilement et à un faible coût en une matière plastique moulée quelconque. Le déplacement du support 7 à l'intérieur du logement 8 est obtenu au moyen d'un écrou 15 prenant appui sur la face arrière de l'embase 9 et qui coopère par sa périphérie avec un filetage intérieur ménagé directement dans le corps de capteur 1. Cet écrou est pourvu de deux trous 16 permettant de le manoeuvrer en rotation au moyen d'une clé adaptée. Un ressort de rappel 17-est en outre interposé entre le fond du logement 8 et l'autre face de embase 9. Ainsi, en agissant simplement sur les écrous 15, on peut faire varier facilement la distance entre les électrodes émettrice 5 et réceptrice 6, et donc ajuster le facteur K afin de réaliser un étalonnage précis du capteur. REVENDICATIONS 1. Débitmètre basé sur la-mesure du temps de transfert d'un marqueur engendré par une électrode émettrice (5) disposée le long d'un conduit calibré (2) ménagé dans un corps de capteur (1) parcouru par le fluide à mesurer, cette électrode émettrice (5) étant placée à une certaine distance d'au moins une électrode réceptrice (6) apte à détecter le passage dudit marqueur, caractérisé en ce que l'une au moins des électrodes (5, 6) est montée dans un support amovible (7) qui est fixé de manière réglable sur le corps de capteur (1) afin de permettre d'ajuster la distance entre les électrodes émettrice (5) et réceptrice (6). 2. Débitmètre selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux électrodes (5, 6) sont disposées axialement à chacune des extrémités du conduit calibré (2), au niveau des orifices d'entrée (3) et de sortie (4) de fluide qui débouchent perpendiculairement dans ledit conduit (2). 3. Débitmètre selon la revendication 2, caractérisé en ce que le support d'électrode (7) comporte une embase cylindrique (9) munie sur sa périphérie d'une gorge (11) apte à recevoir un joint d'étanchéité (12) et qui est déplaçable axialement à l'intérieur d'un logement (8) prévu à cet effet dans le corps de capteur (1) au moyen d'un écrou (15) coopérant avec une partie filetée dudit corps de capteur. 4. Débitmètre selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'électrode proprement dite (5, 6) est disposée à l'intérieur d'un cylindre creux (13) prévu sur ladite embase (9) et comportant une ouverture latérale (14) destinée à être placée en regard de l'orifice d'entrée (3) ou de sortie (4) du fluide.