De nombreuses espèces de microorganismes ont une importance énorme, comme on le sait, dans beaucoup de phénomènes de la vie organique et dans de vastes applications industrielles, comme par exemple dans la fermentation des sucres avec production d'alcool éthylique,.dans la fermentation des amides et des sucres avec formation de divers acides organiques et production d'anhydride carbonique (levures), dans la préparation de substances médicinales, comme les antibiotiques, pour l'introduction de groupes chimiques dans les stéroïdes, comme la testostérone, pour obtenir certaines fermentations naturelles utiles, etc. D'après ce que la science de la biologie a pu établir à ce jour, la croissance des microorganismes dépend essentiellement de la constitution de ce que lton appelle des "bouillons de culture" (qui peuvent entre, par exemple, des bouillons de viande, de la gelatine, du sérum de sang, du lait, etc.), ainsi que de la tempé- rature de ces"bouillons de culture" qui doit titre, en général, comprise entre 20 et 450C, de la concentration des ions d'hydrogène ou H' du liquide nutritif et, s2il s'agit de microorganismes aérobies, des échanges gazeux entre ce liquide et l'air environnante L'auteur de la présente invention a pu constater par ailleurs, et confirmer par de nombreuses expériences, qu'outre les conditions susmentiOnnées, à savoir la constitution, la température, le PH et éventuellement les échanges gazeux du liquide nutritif, une accélération sensible de la croissance des microorganismes et une augmentation sensible de la quantité de ces mimes microorganismes peuvent obtenir en immergeant, dans le liquide contenant la semence, une bobine comprenant au moins quelques dizaines de spires de fil conducteur isolées les unes des autres, et en faisant parcourir ce fil conducteur par un-courant électrique alternatif. De plus, on peut souvent, particulièrement lorsque le terrain de culture présente des caractéristiques électroniques spéciales, obtenir de meilleurs résultats en plaçant à l'intérieur de la même bobine, mais isolé de celle-ci, un noyau en matière rerromagnétique. Pour réaliser le procédé susmentionné, il est nécessaire de disposer : dtun récipient en une matière résistant à la température, qui permet d'obtenir une stérilisation efficace, de moyens de chauffage pour porter et maintenir le terrain de culture à -une température comprise entre 20 et 45 C, d'une bobine de quelques dizaines de spires enroulées en forme dthélice cylindrique sur un noyau de matière ferromagnétique et d'une source de courant électrique pour l'excitation de la bobine. L'auteur de l'invention a réalisé un appareil qui, bien que simple, donne d'excellents résultats. Cet appareil comprend un récipient en verre pourvu à sa partie supérieure d'tige embouchure conique, fermée par un bouchon amovible, également en verre, en forme de cône poli à 11 émeri et portant un trou destiné à l'insertion de la tige d'un thermomètre à liquide, ainsi que deux trous pour le passage des électrodes métalliques aux extrémités desquelles sont reliées électriquement les bornes d'une bobine comprenant un enroulement en forme d'hélice cylindrique avec des spires isolées les unes des autres, et pouvant être parcourues par un courant électrique alternatif à basse tension; ledit récipient est pourvu latéralement d'un orifice ou d'une embouchure pour l'introduction de la semence; cet orifice peut aussi favoriser, 5i cela est nécessair:, les échanges gazeux entre le liquide et l'air extérieur. L'appareil conforme à l'invention ainsi que l'appareil correspondant pour l'alimentation en courant sont représentés d'une façon schématique et simplifiée par le dessin joint, dont la figure unique est une coupe longitudinale et verticale de l'appareil, muni d'un alimentateur de courant, illustré de façon schématique. Sur cette figure, le récipient en verre 1 est pourvu à sa partie supérieure d'une embouchure 2, fermée par un bouchon amovible en verre 3, en forme de cône et poli à l'émeri. Le bouchon 3 comporte un trou central 4 dans lequel, à travers une garniture 5, est exilée la tie 6 d'un thermomètre à mercure, pour le centrale de la température du liquide nutritif 7 préalablement introduit dans le récipient 1 à travers ltembouchure 9. Dans ce m4me bouchon 3 sont creusés deux trous de passage 10, 11 à travers lesquels sont insérées et fixées les électrodes 12, 13 aux extrémités desquelles sont reliées électriquement les bornes d'une bobine 15 comprenant quelques dizaines de spires de fil conducteur enroulé sous forme d'hélice cylindrique, avec interposition d'une couche isolante, sur un noyau 16 de matière ferromagnétique. Ce noyau, dans la forme la plus simple d'exécution de l'appareil, peut être constitué par un certain nombre de fils en fer doux recuit isolés les uns des autres. L'alimentateur, dont le schéma est représenté sur la mEme figure, comprend un transformateur réducteur de tension 20, alimenté par le réseau 21 à travers un fusible 22, un interrupteur 23 et un rhéostat 24. Les bornes du secondaire du transformateur 20 sont reliées à travers un interrupteur 25 et un fusible 26 à la ligne 27 qui amène le courant aux électrodes 12, 13 et donc à la bobine 15. Entre le secondaire du transformateur réducteur 20 et l'interrupteur 25 sont insérés, suivant dés schémas conventionnels, un voltmètre 29 et un ampèremètre 30. La bobine 15, suivant la forme préférable d'exécution de la présente invention, comprend quelques dizaines de spires de fil de platine placées côte à côte mais isolées entre elles. Lt intensité du courant qui circule dans le fil de platine constituant la bobine 15 peut entre réglée aisément en agissant sur le rhéostat 24. À titre indicatif, certains des résultats obtenus sont rappor- tés ci-dessous. Etant donné que toutes les épreuves ont été effectuées en double, à savoir une épreuve de contrôle, ctest-à-dire sans emploi du procédé ci-dessus, et une épreuve expérimentale avec emploi du procédé conforme à la présente invention, les deux épreuves étant exécutées dans les mêmes conditions de constitution, de températunh de PE et d'échanges gazeux, les résultats obtenus à plusieurs reprises dans certaines épreuves ont été les suivants Exemple N0 1 Souche expérimentale : Pénicillium Veidemanni Bouillon de culture :Liquide Czapek (glucose 50 gr.; nitrate de sodium 2 gr.; sulfate de magnésium 0,5 gr.; chlorure de potassium 0,5 gr. chlorure de fer 0,01 gr.; eau 100 cm3; PH final 4,5) Bonne conductibilité au courant alternatif, compris entre 2,5 et 3 volts. Ensemencement : 1 * de spores Conditions électriques ; Bobine comprenant 45 spires de fil de plati ne enroulées sur un noyau ferromagnétique Température de culture : 250C au bain-marie thermostaté Stabilisation aux conditions électriques : Courant alternatif à fréquence industrielle Tension : 1V.; Intensité : 1,8 A 1 C T ( 1,5iC Après 50 heures de culture, la snorification a été obtenue dans les deux échantillons. Le mycélium filtré, lavé, séché et pesé a donné les résultats suivants : Poids du mycélium avec emploi du procédé : 0,0540 gr. Poids du mycélium de contrôle : 0,0262 gr. Il en résulte une augmentation de croissance de 106 %. Exemple NO 2 Souche expérimentée : Saccharomyces Cactis (levure de fermenta tion du lactose) Bouillon de culture s Sérum chlorhydrique du lait maigre PH final : 4,3 Lactose contenue : 5,42 % Bonne conductibilité en courant alternatif à environ 2,6 volts Ensemencement t t % à partir de la culture pure Conditions électriques : Bobine comprenant 50 Spires de fil de pla tine enroulées sur un noyau magnétique Température de culture : 30 C au bain-marie thermostat8 Stabilisation aux conditions électriques. : courant alternatif à fréquence industriele Tension : 1,4 V; Intensité : 1,9 A 10 Après 42 heures de culture, en diminuant sensiblement la formation d'écume, on titre le lactose résiduel suivant la méthode de Fehling Lactose résiduel de contrôle : 2,414 % Lactose résiduel dans l'épzeixve avec emploi du procédé : 1,200 ffi il résulte de l'épreuve une activité de fermentation supérieure d'environ 20 * sur le lactose initial. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour provoquer l'accélération et l'augmentation de la croissance de microorganismes, caractérisé par le fait qu'il consiste à imnerger dans le liquide nutritif destiné à la culture des microorganismes et correspondant aux meilleures conditions de constitution, de température, de PH et, éventuellement, d'échanges gazeux avec l'air environnant, une bobine comprenant au moins une dizaine de spires, isolées l'une de l'autre, d'un fil conducteur, et à faire parcourir ce fil conducteur par un courant électrique alternatif. 2 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait qu'un noyau en matière ferromagnétique est inséré à l'intérieur de la bobine. 3 - Appareil destiné à provoquer l'accélération et l'augmen- station de la croissance de microorganismes suivant le procédé de la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend un récipient en verre pourvu à sa partie supérieure d'une embouchure conique fermée par un bouchon amovible, également en verre, en forme de cône, poli à l'émeri, et comportant un trou pour l'insertion de la tige d'un thermomètre à liquide ainsi que deux trous pour le passage des électrodes métalliques à l'extrémité desquelles sont reliées électriquement les bornes d'une bobine comprenant un enroulement en forme d'hélice cylindrique avec des spires isolées entre elles qui peuvent Entre parcourues par un courant électrique à basse tension, le récipient étant pourvu latéralement d'un orifice ou d'une embouchure pour l'introduction de l'ensemencement, qui peut également favoriser les échanges gazeux entre le liquide et l'air extérieur, 4 - Appareil conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait qu'un noyau de matière magnétique est inséré à l'intérieur de la bobine en forme d'hélice cylindrique.