La présente invention a pour objet de nouvelles compositions pulvérulentes, destinées au traitement des peaux, et plus particulièrement, à la nourriture et, le cas échéant, au retannage, des cuirs tannés au chrome. Un autre objet de l'invention consiste en un procédé de nourriture et, éventuellement, de retannage des cuirs, au moyen desdites compositions. La nourriture est une opération par laqueile on imprègne le tissu fibreux du cuir pour lui communiquer les qualités de souplesse, d'imperméabilité et de résistance, requises par l'utilisation ultérieure du cuir sous forme d'objets manufacturés. Les agents de nourriture, couramment utilisés, sont des matières grasses, d'origine animale ou végétale, ou des produits de synthèse. Généra le ment, ces produits sont utilisés sous la forme d'une émulsion dans l'eau. Parfois on opère différemment en les appliquant au foulon, sous un courant d'air chaud. Ces produits se présentent, le plus souvent, sous forme liquide ou pâteuse, ce qui rend leur manipulation très incommode. Pour pallier à cet inconvénient, il a été proposé, dans la demande de brevet français 2.178.217, un procédé de préparation d'agents de nourriture, sous forme pulvérulente. Ces produits, solubles ou émulsionnables dans l'eau sont préparés par séchage et pulvérisation simultanés à partir de solutions (ou dispersions) aqueuses de matières grasses et de lait, entier ou écrémé, ou de petit lait, par exemple. Ces produits utilisés, en milieu aqueux, pour le graissage des cuirs, sont obtenus par un procédé relativement coûteux. Le retannage est une opération par laquelle on recharge les peaux tannées pour améliorer les propriétés mécaniques et l'aspect du cuir. On cherche parfois, lors de cette opération, à augmenter simultanément le poids, l'épaisseur et la fermeté des cuirs. Les agents de retannage sont, soit des tanins végétaux ou synthétiques, soit des résines synthétiques, généralement utilisés sous forme de mélange. On procède généralement à cette opération, avant d'effectuer la nourriture des cuirs. Mais, I'ordre des opérations peut être inversé. Afin de simplifier ces opérations, il a été proposé dans le brevet français 1.379.976 des produits de tannage supprimant totalement ou partiellement l'opération de nourriture du cuir. II s'avère cependant qu'une telle solution n'est pas satisfaisante. En effet, si l'on veut obtenir un cuir de bonne qualité, on doit nécessairement procéder à l'opération de nourriture. Lors de ces opérations, le but recherché, est une localisation précise, des agents de retannage et de la nourriture, dons l'épaisseur du cuir, localisation permettant aux différents agents de traitement de jouer pleinement leur rôle de remplissage et de lubrification, par exemple. Ce but est classiquement atfeint par des opérations successives, dont l'ordre courant, mais non impératif, est la neutralisation du matériau, le retannage, la teinture et la nourriture ; ces opérations sont généralement réalisées dans des bains aqueux. Quel que soit l'ordre choisi, la conduite séparée des opérations présente de nombreux inconvénients, en particulier: - les manipulations très nombreuses entraînent un coût élevé en main d'oeuvre et en temps - les volumes d'eau utilisés sont très importants, et la majeure partie des bains est rejetée, ce qui cause une pollution intolérable des rivières. C'est pourquoi, il a également été proposé (Technicuir nO 10, 1971, p. 155-158) d'opérer en un seul stade, réalisant simultanément la neutralisation, le retannage, la teinture et la nourriture du cuir, dans le cas de retannages anioniques. Ce procédé, basé sur l'utilisation d'une émulsion de nourriture dont la phase aqueuse renferme les agents de neutralisation, de retannage et, éventuellement, le colorant, présente différents inconvénients qui compromettent son utilisation, à l'échelle industrielle, et de manière satisfaisante. Ce procédé, séduisant à priori, a pour inconvénient majeur d'obliger à un choix précis et à un dosage méticuleux des différents agents, afin d'avoir quelques chances d'obtenir un cuir aux propriétés satisfaisantes. Ces précautions prises ne suffisent pas toujours les cuirs ainsi traités présentent des défectuosités, les résultats obtenus ne sont pas constants. D'autre part, ce procédé nécessite la mise en oeuvre de grandes quantités d'eau et des durées d'opérations encore relativement importantes. Enfin les agents de nourriture se présentent sous leur forme liquide ou pateusetraditionnelle ; leur emploi est mal aisé. II a maintenant été trouvé que l'imprégnation de supports, inertes vis-à-vis du cuir, par des agents de nourriture et, le cas échéant, par des agents de retannage permet d'obtenir des compositions pulvérulentes, stables et dispersables dans l'eau. Leur emploi réduit le nombre d'opérations par rapport aux méthodes traditionnelles. Les compositions, selon la présente invention, sont caractérisées en ce qu'elles contiennent un support, inerte vis-à-vis du cuir, et au moins un agent de nourriture, la nourriture étant absorbée sur ledit support, dans une proportion comprise entre 10 et 90 parties de nourriture pour 90 à 10 parties de support, les parties étant exprimées en poids. Les supports appropriés, selon la présente invention, sont des produits fortement dispersés, constitués de particules très fines, et présentant un pouvoir d'absorption élevé. Ces supports doivent, en outre, être, d'une part, insolubles dans l'eau et les matières grasses, et d'autre part inertes vis-à-vis des cuirs et compatibles avec les produits actifs dont ils seront imprégnés. Parmi les supports appropriés on peut citer : I'alumine, le kaolin, le phosphate tricalcique, les silico-aluminates de sodium et la silice synthétique. Les supports préférés, selon la présente invention, sont la silice synthétique ou les silico-aluminates de sodium, produits obtenus par précipitation, selon des méthodes connues. Ces supports sont neutres ou légèrement basiques. Ces supports, constitués de particules élémentaires dont le diamètre varie entre 50 et 1 000 , ont une surface spécifique, mesurée par la méthode BET, comprise entre 50 et 600 m2/g.De plus, lesdits supports ont une porosité de 50 à 200 cl/100 g, mesurée au porosimètre à mercure, dans la zone de diamètre de pores variant de 400 Â à 2,5 Leur prise d'huile mesurée à l'aide du dioctyl-phtalate,supérieure à 70 cc/l 00 g,peutatteindre 250 cc/l 00 g dans le cas des silico-aluminates de sodium et 460 cc/100 g dans le cas de la silice. Les nourritures utilisables, dans le cadre de la présente invention comprennent non seulement, des huiles et graisses naturelles, d'origine minérale, végétale ou animale, mais aussi, leurs produits de transformation obtenus, par exemple, par sulfatation, sulfonation ou sulfitation, ainsi que par des produits de synthèse, composés classiquement utilisés dans l'art, le plus souvent sous forme de mélanges. On peut citer, à titre d'exemple, I'huile de pied de boeuf, l'huile de spermaceti, les huiles de poissons, I'huile de ricin, les tall oils, les huiles minérales naphténiques ou paraffiniques, les esters d'acides gras, de polyglycols, les polyéthers, les polyéthers à haut poids moléculaire dérivés de l'alcool vinylique, les mélanges d'alcools gras de synthèse et d'alcools gras oxyéthylés, -plus ou moins sulfonés, etc. Les agents de nourriture préférés, selon la présente invention sont des produits ou des mélanges de produits, anioniques, non ioniques ou amphotères, compatibles avec le caractère anionique de la plupart des tanins. Pour préparer les compositions, selon la présente invention, on peut, par exemple placer le support dans un mélangeur à poudre et introduire la nourriture sous agitation. Dans le cas ou la nourriture se présente sous forme liquide, on peut opérer à température ambiante. Si, la nourriture se présente sous la forme d'un produit cireux, on opère à une température légèrement supérieure à son point de figeage. On poursuit l'agitation jusqutà l'obtention d'une poudre homogène.La proportion de nourriture à absorber est fixée, d'une part, pour la limite inférieure, par les quantités nécessaires à l'obtention d'un cuir correctement nourri, en fonction des traitements préalables subis par la peau, de l'usage auquel on destine le cuir, et du cout du support, et d'autre part, pour la limite supérieure, par la capacité d'absorption dudit support. En général, on peut absorber 10 à 90 parties de nourriture sur 90 à 10 parties de support. De préférence, on imprègne 40 à 60 parties de support avec 60 à 40 parties de nourriture. (Les parties sont exprimées en poids). Un mode préféré pour préparer les compositions selon la présente invention, consiste à diviser finement la nourriture, par pulvérisation, par exemple, préalablement à son introduction dans le mélangeur. Dans le cas ou l'on utilise des nourritures de consistance cireuse, il est préférable de porter le support à une température légèrement supérieure au poirit de figeage de la nourriture, préalablement à l'introduction de ladite nourriture dans le mélangeur. II est également avantageux de soumettre la composition pulvérulente, ainsi obtenue, à un rebroyage, afin de la diviser encore plus finement. La poudre finement divisée, ainsi obtenue, se mélange aisément avec au moins un agent de retannage se présentant, de préférence sous forme de poudre. Selon la présente invention, on peut ainsi préparer des compositions pulvérulentes destinées à la nourriture et au retannage simultanés des cuirs, ce qui s'avère impossible en l'absence de support, la nourriture et les agents de retannage s'agglomérant lorsqu'ils sont seuls en mélange. Les agents de retannage utilisables dans le cadre de la présente invention peuvent être soit des tanins végétaux pyrocatéchiques (par exemple québracho, mimosa, écorces de chene, de pin, etc.) ou pyrogalliques (par exemple bois de chêne, de châtaigner, etc. ), soit des tanins synthétiques classiquement utilisés, soit des résines synthétiques. On peut citer à titre d'exemple de tanins synthétiques: - les produits de condensation du phénol et du crésol sulfoné avec le formol, l'urée formol ou les résines sulfonées, neutralisés par des sels minéraux ou des a mines - les produits de condensation de sulfone (dioxy-diphényl sulfone ou dioxy-dicrésyl sulfone) avec du diphénylol propane sulfoné ou sulfité, neutralisés par des sels minéraux ou des amines - les tanins à base de naphtol sulfoné condensé - les tanins à base de diphénol (pyrocatéchine, résorcine, hydroquinone) sulfité condensé - les tanins à base de naphtalène ou méthyl naphtalène, sulfoné, plus ou moins condensé avec du formol - les tanins à base de lignosulfonate, à base d'anthracène, etc. On peut citer à titre d'exemple de résines synthétiques: les résines acryliques, les résines mélamine-formol, urée-formol, dicyandiamide formol, les résines époxy, les copolymères styrène-anhydride maléique, les condensats à base de glyoxal ou de glutaraldéhyde, les diisocyanates solubles dans l'eau, condensés et à base d'alcool furfurilique. On utilise généralement un mélange d'agents de retannage. Ces produits se présentent sous forme de poudre ou de solution aqueuse. Dans le cas où l'on utilise des agents de retannage liquides, on peut préparer les compositions selon la présente invention, en imprégnant le support avec au moins un agent de retannage, puis avec la nourriture. On peut également imprégner séparément, une première partie de support avec la nourriture et une seconde partie de support avec les agents de retannage, et mélanger intimement les deux poudres obtenues. II s'avère cependant préférable d'utiliser des agents de retannage qui se présentent sous forme de poudre. Le mode préféré pour préparer les compositions, selon la présente invention, consiste à imprégner d'abord le support avec la nourriture, comme décrit ci-dessus puis à mélanger le produit pulvérulent, ainsi obtenu, avec au moins un agent de retannage se présentant sous forme de poudre. Le choix de l'agent (ou du mélange d'agents) de retannage au me me titre que la (ou les) quantité(s) d'agent à mettre en oeuvre est déterminé par des considérations classiques dans l'art, dont les principales sont - la provenance des peaux et leur état au moment du traitement - la nature des opérations réalisées antérieurement sur les peaux - les qualités à communiquer au cuir. En général, on obtient des résultats satisfaisants avec des compositions comprenant de 10 à 60 parties d'agent(s) de retannage pour 90 à 40 parties de poudre obtenue en imprégnant le support avec la nourriture. Les compositions préférées, selon la présente invention contiennent de 25 à 45 parties d'agents de retannage pour 75 à 55 parties de poudre de nourriture absorbée sur silice. Les compositions, selon la présente invention, sont pulérulentes. Elles sont dispersables dans l'eau. Leur application à la nourriture et éventuellement au retannage des cuirs tannés au chrome s'avère très avantageuse. On opère généra lement dans un foulon ou un mixer contenant de O à 150 % d'eau. (Les pourcenta ges sont exprimés par rapport au poids des peaux dérayées). La température, généralement comprise entre 20 et 800C, est choisie en fonction de la nature de la peau à traiter. On utilise entre 5 et 40 %, de préférence entre 10 et 30 %, d'une composition pulvérulente, selon la présente invention. On agite jusqu'à épuisement du bain, soit environ pendant 45 minutes. Les compositions, selon la présente invention, lorsqu'elles sont dispersées dans l'eau du bain de traitement des cuirs, ont l'avantage de permettre une mise en solution rapide de l'agent de retannage alors que la nourriture n'est relachée que très progressivement par le support. Le support sert à véhiculer la nourriture, sans participer directement à l'opération. Il peut pénétrer accidentellement dans la surface de la peau, conférant ainsi au cuir, un toucher plus agréable et plus soyeux. Les cuirs ainsi nourris et éventuellement retannés présentent des propriétés physiques et mécaniques équivalentes à celles que leur confèrent les méthodes classiques. Ils peuvent etre teints selon les procédés habituels ; la teinture est de bonne qualité. Les compositions, selon la présente invention, ont l'avantage de rendre possible la nourriture et le retannage simultanés des cuirs ce qui permet une réduction importante des quantités d'eau mises en oeuvre et de la pollution par les eaux rejetées, une diminution du nombre d'interventions humaines nécessaires et de la durée globale des opérations. Les exemples ci-après illustrent l'invention, sans toutefois la limiter. Les supports utilisés dans les exemples sont des produits commercialisés par la Société Sifrance. Ce sont: - le Tix-O-Sil 38 A qui est une silice synthétique obtenue par précipitation, et de pH 7 environ - le Tix-O-Lex 28 qui est un silico-aluminate de sodium de pH 10,4 environ. Les matières actives utilisées dans les exemples, sont des produits comme cialisés par la Société Soprosoie. Ce sont Chromine BLA : Trioléate de glycérol synthétique sulfoné (agent de nourriture liquide) Chromine STG : Huile de spermacéti sulfonée (agent de nourriture liquide) Sopromine 1110 : Un mélange d'alcools gras de synthèse et d'alcools gras de synthèse oxyéthylés neutralisés à pH 7 (agent de nourriture cireux) Supragil B : Tanin auxiliaire à base de naphtaline, sulfoné et condensé avec du formol, neutralisé de manière à obtenir l'indice d'acide correspondant à 45 ml de soude normale pour 100 g de tanin. Ce tanin est sous forme atomisé. Albatan GN : Tanin de remplacement atomisé, à base de dioxydiphényl sulfone, condensé avec du formaldéhyde, solubilisé par sulfita tion et neutralisé à l'ammoniaque de façon à obtenir un indice d'acide nul. Albatan A : Tanin de remplacement atomisé, préparé comme le produit précédemment décrit, neutralisé à l'ammoniaque de façon à obtenir un indice d'acide correspondant à 45 ml de soude normale pour 100 g de tanin Albatan SDL : Tanin de remplacement à base de phénol, condensé avec du formaldéhyde, solubilisé par sulfonation en présence d'urée, ce tanin brut de fabrication contient 50 % de matière active. Les parties sont exprimées en poids. Exemple 1: Dans un mélangeur à poudre, on met 20 parties de Ex-O-Sil 38 A. On ajoute en 15 mn et sous agitation - 26 parties de Chromine STG - 3 parties de Sopromine 1110. On agite pendant 10 mn. On ajoute alors - 10 parties de Supragil B - 32 parties d'Albatan GN. On obtient ainsi 100 parties de la composition Y1. Exemple 2 On opère comme dans l'exemple 1, avec - 29 parties de Tix-O-Sil 38 A - 26 parties d'huile de morue sulfonée - 3 parties de Sopromine 1110. On ajoute alors - 21 parties dé Supragil B - 21 parties de mimosa (poudre). On obtient ainsi 100 parties de la composition Y2. Exemple 3 On opère comme dans l'exemple 1, avec - 37 parties de Tix-O-Sil 38 A - 23 parties de Chromine STG - 3 parties de Sopromine 1110. On ajoute alors - 26 parties de Supragil B - 10 parties de résine à base d'acide acrylique, de poids moléculaire d'environ 2000, partiellement neutralisée à l'ammoniaque. On obtient alors 100 parties de la composition Y3. Exemple 4 On opère comme dans l'exemple 1, avec - 33 parties de Tix-O-Lex 28 - 30 parties de chromine BLA - 3 parties de Sopromine 1110. On ajoute alors - 33 parties d'Albatan A. On obtient ainsi 100 parties de la composition Y4. Exemple 55 Dans un mélangeur à poudre chauffé à 500C on met - 35,5 parties de Tix-O-Sil 38 A. On ajoute, sous agitation pendant 15 minutes environ - 21,5 parties de suif fondu ou non - 21,5 parties de moellon de chamoiserie - 21,5 parties d'huile de morue. On obtient ainsi sous forme de poudre fine, 100 parties de la composition Y5. Exemple 6 On opère comme dans l'exemple 1, avec: - 50 parties de Tix-O-Sil 38 A - 33 parties du tanin liquide de remplacement Albatan SDL puis on ajoute sous agitation - 15 parties de chromine STG - 2 parties de Sopromine 1110. On obtient ainsi sous forme de poudre fine, 100 parties de la composition Y6. Exemple 7 : Pré ration d'un cuir de qualité vachette box pleine fleur Softy A - Préparation des peaux Les peaux sont prises sur tannage au chrome. Les pourcentages sont exprimés par rapport au poids de peaux dérayées. On opère comme suit 1) Rinçage pu foulon avec - 200 Yo d'eau à 250C pendant 10 mn. On vide le bain. 2) Neutralisation avec - 150 % d'eau à 350C pendant 45 mn environ - agent de neutralisation: 1 % de formiate de calcium et 0,5 % de bicarbonate de sodium. La tranche de peau est vert-bleu à l'indicateur "Vert de Bromocré sol". Le pH du bain est alors de 4,8 - 0,2. 3) Rinçage avec : - 200 % d'eau à 350C pendant 10 mn. B - Application de la composition Y1 (décrite dans ltexempie 1) d la nourriture et au retannage simultanés des peaux ainsi préparées On opère dans un bain contenant 100 % d'eau à 550C auquel on ajoute 16 % de la composition Yî. On tourne pendant 45 mn. On vide le bain (durée de l'opération 15 mn) puis on procède, le cas échéant à la teinture. Les peaux sont alors terminées de façon classique après mise en pile de 24 heures. - Quantité d'eau mise en oeuvre : 100 % - Dyrée globale de l'opération : 60 mn. C - Retannage et nourriture des peaux (préparées comme décrit au paragraphe A) selon la méthode standard 1 - Retannage On opère dans un bain contenant - 100 % d'eau à 350C - 6 % d'Albatan GN Durée de l'opération :45 mn On vide le bain - Durée de l'opération: 15 mn. 2 - Nourriture On opère dans un bain contenant - 80 % d'eau à 600C - 4,2 % de Chromine STG - 0,5 % de Sopromine 1110. Durée de l'opération : 45 mn On vide le bain - Durée de l'opération: 15 mn. Les cuirs sont alors terminés de manière classique. - Quantité globale d'eau mise en oeuvre : (100 + 80) = 180 % - Durée globale des opérations : 2 x (45 + 15) = 120 mn. D - Propriétés des cuirs obtenus - Comparaison des méthodes B et C Les cuirs traités par la composition Y1 (méthode B) ou par la méthode standard C, ont des caractéristiques mécaniques voisines. Le tableau ci-dessous permet de comparer les valeurs obtenues, sur des cuirs traités par la composition Y1, aux normes commerçiales requises en la matière: Valeur Norme Caractéristique obtenue commerciale obtenue commerciale Lastomère (mm) 8,5 8 Résistance à la rupture 1,9 1,5 (kg/mm2) La méthode B s'avère plus avantageuse : les quantités d'eau à mettre en oeuvre et la durée globale des opérations sont réduites de moitié, environ. Méthode B C % Eau 100 180 Durée (mn) 60 120 Les cuirs obtenus par la méthode B ont un aspect plus soyeux que ceux obtenus par la méthode C. Exemple 8 : Préparation d'un cuir de qualité vachette fleur corrigée A - Préparation des peaux Le mode opératoire est le même que celui décrit exemple 7, paragraphe A. B - Application de la composition Y2 (décrite dans l'exemple 2) à la nourriture et au retannage simultanés des peaux ainsi préparées On opère dans un bain contenant 100 % d'eau à 550C auquel on ajoute 18,5 % de la composition Y2. Le mode opératoire est le même que celui décrit, exemple 7, paragraphe B. - Quantité d'eau mise en oeuvre : 100% - Durée globale de l'opération : 60 mn. C - Retannage et nourriture des peaux (préparées comme décrit au paragraphe A) selon la méthode standard 1 - Retannage On opère dans un bain contenant: - 100 O/o d'eau à 350C - 4 % de mimosa - 4 % de Supragil B Durée de l'opération :45 mn. On vide le bain - Durée de l'opération: 15 mn. (Teinture éventuelle). 2 - Nourriture On opère dans un bain contenant - 80 % d'eau à 600C - 5 % d'huile de morue sulfonée - 0,5 % de Sopromine 1110. Durée de l'opération :45 mn. On vide le bain - Durée de l'opération : 15 mn. Les cuirs sont alors terminés par les méthodes classiques. - Quantité globale d'eau mise en oeuvre : (100 + 80) = 180 % - Durée globale des opérations : 2 x (45 + 15) = 120 mn. D - Propriétés des cuirs obtenus - Comparaison des méthodes B et C Les cuirs obtenus par le traitement B ou C ont des caractéristiques mécani ques voisines. Le tableau,ci-dessous, permet de comparer les valeurs obtenues sur des cuirs traités par la composition Y2, aux normes commerciales requises en la matière Valeur Norme C a ra cté ristiq obtenue commerciale obte nue commerc la le Lastomère (mm) 9,5 8 Résistance à la rupture 2,5 2,5 (kg/mm2) La méthode B s'avère plus avantageuse: les quantités d'eau à mettre en oeuvre et la durée globale des opérations sont réduites de moitié, environ. Méthode B C % Eau 100 180 Durée (mn) 60 120 Les cuirs obtenus par la méthode B ont un toucher plus agréable que ceux obtenus par la méthode C. Exemple 9 : Préparation d'un cuir de qualité vachette box "Nappa" A - Préparation des peaux Le mode opératoire est le même que celui décrit exemple 7, paragraphe A. B - Ppplication de la composition Y3 (décrite dans l'exemple 3) à la nourriture et au retannage simultanés des peaux ainsi préparées On opère dans un bain contenant 100% d'eau à 550C auquel on ajoute 18,5 % de la composition Y3. Le mode opératoire est le même que celui décrit, exemple 7, paragraphe B. - Quantité d'eau mise en oeuvre : 100 % - Durée globale de l'opération : 60 mn. C - Retannage et nourriture des peaux (préparées comme décrit au paragraphe A) selon la méthode standard 1 - Retannage On opère dans un bain contenant: - 100% d'eau à 350C - 5 % du tanin auxiliaire Supragil B - 2 % de résine à base d'acide acrylique, de poids moléculaire d'environ 2000, partiellement neutralisée à l'ammoniaque. Durée de l'opération : 45 mn. On vide le bain - Durée de l'opération : 15 mn. 2 - Nourriture On opère dans un bain contenant: - 80 % d'eau à 600C - 4,5 % de Chromine STG - 0,5 % de Sopromine 1110 Durée de l'opération: 45 mn on vide le bain - Durée de l'opération : 15 mn. Les cuirs sont alors terminés de manière classique. - Quantité globale d'eau mise en oeuvre : (1 00 + 80) = 180 % - Durée globale des opérations : 2 x (45 + 15) = 120 mn. D - Propriétés des cuirs obtenus - Comparaison des méthodes B et C Les cuirs obtenus par le traitement B ou C ont des caractéristiques mécani ques voisines. f Le tableau, ci-dessous, permet de comparer les valeurs obtenues sur des cuirs traités par la composition Y3, aux normes commerciales requises en la matière Valeur Norme Caractéristique obtenue commerciale Lastomère (mm) 9,25 8 Résistance à la rupture 2,11 2 (kg/mm2) Les mêmes constatations s'imposent en faveur de la méthode "B". Exemple 10 : Préparation d'un cuir blanc solide à la lumière A - Próparation des peaux Les peaux sont prises sur dérayage. 1 - Neutralisation On opère dans un bain contenant: - 150 % d'eau à 400C - agent de neutralisation :2 % d'hyposulfite de sodium Durée de l'opération :30 mn On ajoute alors 0,5 % d'acide oxalique et on poursuit l'opération pendant encore 30 mn. On vide le bain. 2 - Rinçage avec - 200 % d'eau à 300C pendant 10 mn. On vide le bain. B - Application de la composition Y4 (décrite dans l'exemple 4) à la nourriture et au retannage simultanés des peaux ainsi préparées On opère dans un bain contenant 100 % d'eau à 550C auquel on ajoute 15 % de la composition Y4. Le mode opératoire est le même que celui décrit, exemple 7, paragraphe B. - Quantité d'eau mise en oeuvre :-- 1 00 % - Durée globale de l'opération : 60 mn. C - Retannage et nourriture des peaux (préparées comme décrit au paragraphe A) selon la méthode standard 1 - Retannage On opère dans un bain contenant - 100 % d'eau à 300C - 5 % d'Albatan A Durée dé l'opération :30 mn On vide le bain-Durée dé l'opération : 15 mn. 2 - Nourriture On opère dans un bain contenant: - 80 % d'eau à 600C - 4,5 % de Chromine BLA - 0,5% de Sopromine 1110 Durée de l'opération : 45 mn On vide le bain- Durée de l'opération: 15 mn. Les cuirs sont alors terminés de manière classique. - Quantité globale d'eau mise en oeuvre : (100 + 80) = 180% - Durée globale des opérations : (2 x 15) + (30 + 45) = 105 mn. D - Propriétés des cuirs obtenus - Comparaison des méthodes B et C Les cuirs obtenus par le traitement B ou C ont des caractéristiques mécaniques voisines. Le tableau ci-dessous permet de comparer les valeurs obtenues sur des cuirs traités par la composition Y4, aux normes commerciales requises en la matière Valeur Norme Caractéristique obtenue commerciale Lastomère (mm) 8, 2 8 Résistance à la rupture 2,3 2 (kg/mm2) Exemple 1 I : Préparation d'un cuir industriel A - Préparation des peaux Les croupons sont pris sur tannage au chrome, et prêta nés au soufre. 1 - Neutralisation On opère dans un bain contenant - 150 % d'eau à 400C - I % de bicarbonate de sodium On prolonge l'opération jusqu'à amener le bain à pH 5. La tranche de cuir est alors vert-bleu à l'indicateur "Bleu de Bromocrésol". On vide le bain. 2 - Rinçage avec - 200 % d'eau à 500C pendant 20 mn On vide le bain. 3 - Essorage On réalise l'essorage en machine. B - Application de la composition Y5 (décrite dans l'exemple 5) à la nourriture des peaux ainsi préparées On opère dans un foulon à air chaud. On utilise 15 % de la composition pulvérulente "Y5'. Les cuirs sont alors terminés de manière classique. C - Nourriture des peaux (préparées comme décrit au paragraphe A) selon la méthode standard On applique au foulon sous air chaud, 1 00 % d'un mélange composé de - 33 % de suif - 33 % de moellon de chamoiserie - 33 % d'huile de morue - 1 % de triéthanolamine. Le mélange nécessite la fusion préalable du suif et le préchauffage du moellon. Les produits solides, visqueux ou pris en masse, sont de manipula tion délicate et incommode, alors que la composition pulvérulente Ys permet d'obtenir directement des cuirs de qualité équivalente en obviant à tous les inconvénients précités. Exemple 12 : Préparation d'un stain, sur agneau tanné au chrome, destiné à l'industrie vestimentaire A - Préparation des peaux Les peaux sont prises sur tannage au chrome. Les pourcentages sont exprimés par rapport au poids de peaux dérayées. On opère comme suit 1 - Rinçage des peaux avec - 200 % d'eau à 400C pendant 5 mn Vider le bain. 2 - Neutralisation On opère dans un bain contenant - 100 % d'eau à 400C - 0,5 à 1 % de formiate de sodium Au bout de 10 minutes environ, on ajoute 0,5 à 0,6 % de bicarbonate de sodium et prolonge l'opération pendant, environ, 30 minutes, jusqu'à l'obtention d'un pH de 4,7 t 0,1 uniforme à la coupe. On vide le bain. 3 - Rinçage avec - 200 % d'eau à 400C pendant 2 ou 3 mn. On vide le bain. B - Application de la composition Y6 (décrite dans l'exemple 6) à la nourriture et au retannage simultanés des peaux ainsi préparées On opère dans un bain contenant: - 100% d'eau à 550C - 30 % de composition Y6 Durée de l'opération : 45 mn On vide le bain - Durée de l'opération : 15 mn. Les cuirs sont alors terminés de manière classique. C - Retannage et nourriture des peaux (préparées comme décrit dans le paragrapi A) selon la méthode standard A - Retannage On opère dans un bain contenant - 150 % d'eau à 350C - 10 % du tanin de remplacement, Albatan SDL Durée de l'opération : 45 mn On vide le bain - Durée de l'opération: 15 mn. 2 - Nourriture On opère dans un bain contenant: - 60 % d'eau à 600C - 4,5 % de Chromine STG - 0,5 % de Sopromine 1110. Durée de l'opération :45 mn On vide le bain - Durée de l'opération: 15 mn. Les cuirs sont alors terminés de manière classique. - Quantité globale d'eau mise en oeuvre (150+60) =210% - Durée globale des opérations :2 x (45 + 15) = 120 mn. D - Résultats obtenus - Comparaison des méthodes B et C Les cuirs obtenus par la méthode B ont des propriétés identiques à celles des peaux traitées selon la méthode C. Le tableau suivant met en évidence les avantages procurés par l'utilisation de la composition Y6 (méthode B) Méthode B C % Eau 100 210 Durée globale 60 120 (mn) REVENDICATION S 1) Composition pulvérulente destinée au traitement des cuirs, caractérisée en ce qu'elle comprend - un support inerte vis-à-vis des peaux et - au moins un agent de nourriture, la nourriture étant absorbée sur le support dans une proportion comprise entre 10 et 90 parties en poids de nourriture pour 90 à 10 parties en poids de support. 2) Composition selon la revendication 1), caractérisée en ce que le support est choisi dans le groupe constitué par la silice et les silico-aluminates de sodium. 3) Composition selon la revendication 1 ou 2), caractérisée en ce que le support a une surface spécifique comprise entre 50 et 600 m2/g, une porosité de 50 à 200 cc/100 g mesurée au porosimètre à mercure dans la zone de diamètre de pores variant de 400 A à 2,5r, et une prise d'huile, mesurée à l1aide du dioctylphtalate supérieure à 70 cc/100 g. 4) Composition selon la revendication 2 ou 3), caractérisée en ce que la proportion de nourriture absorbée sur le support est comprise entre 40 et 70 parties en poids de nourriture pour-60 à 30 parties en poids de support. 5) Composition selon la revendication 4), caractérisée en ce qu'elle contient, en outre, au moins un agent de retannage, la proportion d'agent de retannage exprimée en matière active étant comprise entre 10 et 60 parties en poids pour 90 à 40 parties de support imprégné de nourriture. 6) Composition selon la revendication 5), caractérisée en ce que la proportion d'agent de retannage, exprimée en matière active, est comprise entre 25 et 45 parties en poids pour 75 à 55 parties de support. 7) Procédé de nourriture des peaux prétannées, caractérisé en ce que l'on utilise 5 à 40 % de composition selon la revendication 1), dans un foulon contenant de 0 à 150 % d'eau, les pourcentages étant exprimés par rapport au poids de peaux dérayées. 8) Procédé de nourriture et de retannage simultanés des peaux tannées au chrome, caractérisé en ce que l'on utilise 5 à 40 % de composition selon la revendi cation 6, dans un foulon contenant de 80 à 100 01o d'eau, les pourcentages étant exprimés par rapport au poids de peaux dérayées. 9) Procédé selon la revendication 8), caractérisé en ce que la proportion de composition utilisée est comprise entre 10 et 30 % par rapport au poids de peaux dé rayées.