Pour assurer le classement, la division ou la sélection de documents ou produits selon un ou plusieurs critères communs d'identification, il est courant de prévoir à l'intérieur de tiroirs, cases ou autres volumes de rangement, des alvéoles de réception qui sont en général délimités par des cloisonnements fixes prévus dès l'origine au stade de la fabrication du tiroir, de la case ou du volume. Un tel système est évidemment peu souple et par conséquent guère adapté aux modifications de dimensions qui peuvent être rendues nécessaires, au cours de l'utilisation d'un tiroir, d'une case ou d'un volume, en fonction des caractéristiques des documents ou produits à conserver. Pour pallier cet inconvénient, on a proposé de réaliser de tels alvéoles au moyen de cloisons ou parois de séparation engagées et maintenues entre des bossages latéraux, par exemple formés ou rapportés sur les faces internes des tiroirs, cases ou autres volumes. Une telle solution présente un degré de souplesse supérieur quant aux possibilités d'utilisation et de rangement, mais n'offre qu'une certaine gamme de divisions, étant donné la difficulté de faire irt ervenir, dans un tel système, la présence de cloisons perpendiculaires à celles engagées entre les bossages. Par ailleurs, dans un tel système, les déformations éventuelles du fond du tiroir, de la case ou du volume de rangement donnent naissance à un intervalle, souvent difficilement perceptible en période d'utilisation normale, mais néanmoins suffisant pour autoriser le glissement et le déplacement de documents ou produits de faibles dimensions qui se trouvent au moins en partie mélangés. Pour faire disparaître cet inconvénient, on a proposé de réaliser le compartimentage de tiroirs, cases ou volumes de rangement au moyen de godets multiples indépendants pouvant être disposés à l'intérieur du volume à diviser. Un tel système présente incontestablement un intérêt pour le rangement et le classement en vrac de pièces de faibles volumes et dimensions, mais ne fournit pas une solution entièrement satisfaisante, en particulier dans les cas où il y a lieu d'assurer le rangement, avec possibilité de sélection, d'une grande collection de documents tels que des fiches, cartes, pellicules et autres. On a proposé également, pour résoudre le problème ci-dessus, de fournir aux utilisateurs des ensembles à compartiments préformés, tels que des plateaux alvéolés délimitant un certain nombre de réceptacles de dimensions différentes et organisés relativement selon une disposition initiale immuable. Si de tels éléments de classement et de rangement donnent parfois satisfaction, il est certain que leur mise en oeuvre ne peut convenir d'une façon générale dans tous les cas d'applications faisant intervenir des documents ou produits dont les caractéristiques, les critères de sélection ou d'identification et la masse à traiter peuvent évoluer dans le temps. L'objet de la présente invention vise à résoudre le problème ci-dessus en créant des éléments de construction du type modulaire pouvant etre combinés et assemblés entre eux de différentes façons pour délimiter à l'intérieur d'un tiroir, d'une case ou d'un autre volume de rangement, un compartimentage propre à l'application particulière visée au moment de la réalisation de tels compartimentages et susceptible de recevoir ensuite toute modification ou changement rendu nécessaire par l'évolution de la nature des documents ou produits, du mode de classement ou de division, du ou des critères d'identification retenus ou encore de la masse ou du volume des documents ou produits à traiter. Conformément à l'invention, les éléments de construction pour le compartimentage de tiroirs, cases ou autres volumes de rangement sont caractérisés en ce qu'ils sont constitués sous la forme d'au moins - un corps modulaire à section en U présentant une largeur hors tout égale ou multiple d'un module de base et comportant au niveau des bords de ses extrémités transversales ouvertes des moyens d'emboitement qui sont complémentaires entre eux pour ceux situés sur les bords homologues d'un même corps, - deux plaques de fermeture transversale emboitables, au moins partielliement, dans la section interne du corps et munies sur trois de leurs côtés de moyens d'emboStement qui sont, pour chacune des plaques, complémentaires aux moyens correspondants situés sur les bords de l'un seulement des côtés transversaux du corps. Diverses autres caractéristiques ressortent de la description ci-dessous faite en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une perspective éclatée en partie arrachée d'éléments de construction de base conforme à l'invention. La fig. 2 est une élévation latérale en partie arrachée des éléments illustrés par la fig. 1. La fig. 3 est une élévation latérale en partie arrachée représentant, à plus petite échelle, un compartiment obtenu par l'association et le montage des éléments de construction selon les fig. 1 et 2. La fig. 4 est une coupe transversale montrant, à plus grande échelle, une variante de réalisation de certaines des parties constitutives des éléments de base. La fig. 5 est une vue latérale partielle en partie arrachée illustrant à plus grande échelle une caractéristique des éléments de construction. La fig. 6 est une perspective partielle en partie arrachée illustrant une variante de montage des éléments de construction. La fig. 7 est une élévation montrant un élément constitutif supplémentaire. La fig. 8 est une perspective partielle en partie arrachée, analogue à la fig. 5, illustrant la mise en place de l'élément selon la fig. 6. La fig. 9 est une perspective partielle en partie arrachée représentant une variante de réalisation et de construction de l'objet de l'invention. Les fig. 1 et 2 montrent que, selon l'invention, les éléments de construction pour le compartimentage de tiroirs, cases et autres volumes de rangement sont au nombre de base de trois désignés dans leur ensemble respectivement par la référence I, II, III. Ces éléments de base sont de préférence, mais non exclusivement, réalisés par moulage en une matière synthétique convenable et par exemple en une polyamide. L'élément de base principal désigné par la référence I se présente sous la forme d'un corps modulaire rectiligne à section en U comprenant deux parois parallèles verticales 1 s'élevant à partir d'un fond commun 2. L'élément I présente une largeur transversale hors tout égale à un module de base qui est déterminé en fonction de la nature des documents ou produits à stocker et des valeurs moyennes des tiroirs, cases ou autres volumes de rangement généralement utilisés pour le classement de tels produits. Une des sections transversales ouvertes de l'élément de base I est réalisée pour présenter, sur le bord transversal correspondant du fond 2 et des parois 1, une feuillure 3 s'étendant sur la mi-épaisseur à partir de la face extérieure de l'élément I pour laisser subsister, dans le prolongement des faces internes des parois 1 et du fond 2, deux languettes 4 et une languette 5 respectivement. La languette 5 est interrompue dans sa partie centrale pour délimiter une encoche 6 située exactement au-dessus d'un tenon inférieur 7 médian. La feuillure 3 est formée pour laisser subsister, à la partie supérieure des bords transversaux des parois 1, deux ailes 8, dites externes par référence à leur alignement avec la face extérieure des parois 1.Les ailes 8 sont ménagées sur la mi-épaisseur des parois 1 par des entailles 9 et présentent, par conséquent, une disposition croisée vis-à-vis des languettes 4 desquelles elles sont séparées par des lumières 10. L'autre section transversale ouverte de l'élément I présente également une feuillure 11 qui est toutefois pratiquée à partir de la face interne de l'élé- ment I pour laisser subsister deux languettes 12 et une languette 13 respectivement dans le prolongement des parois 1 et du fond 2. La feuillure 11 présente, le long des parois 1, une profondeur supérieure d'une valeur d'une demi-épaisseur de parois par rapport à celle exécutée le long du fond 2. Par tailleurs, la feuillure 1 1 laisse subsister dans la partie médiane du fond 2 un tenon 14 placé en alignement avec une encoche 15 ménagée dans la languette 13. Le tenon 14 et l'encoche 15 présentent, par conséquent, une disposition croisée vis-à-vis des tenon et encoche 6 et 7.La feuillure 11 est formée pour laisser subsister vers la partie supérieure des parois ï, deux ailes 16, dénanmées internes par référence à leur alignement avec la face intérieure des parois 1. Les ailes 16 sont ménagées sur la moitié de l'épaisseur des parois 1 par des entailles 17 et présentent de la sorte une disposition croisée par rapport aux languettes 12 desquelles elles sont séparées par des lumières 18. Le second élément de construction de base II se présente sous la forme d'une plaque 19 comportant, à la partie supérieure de ces deux bords vertichaux, deux rebords 20 s'étendant dans le même sens parallèlement entre eux et perpendiculairement à la plaque 19 sur une longueur sensiblement égale à celle des ailes 8. La distance séparant les faces extérieures des rebords 20 est choisie pour correspondre, au jeu près mais avec une tolérance dite serrée, à la mesure comprise entre les faces en regard des ailes 8. Les rebords 20 sont bordés par deux oreilles 21 qui sont décalées latéralement d'une mesure sensiblement égale à l'épaisseur de la plaque 19 dont le bord inférieur est prolongé par un talon 22 s'étendant perpendiculairement au plan de la plaque 19 dans le même sens que les rebords 20. Le troisième élément de base désigné par la référence III comprend une plaque 23 dont trois côtés sont munis de rebords 24 et 25 présentant la même profondeur que les sections de la feuillure 1 1 définissant les languettes 12 et 13. Les deux rebords 24, affectés aux côtés parallèles verticaux. de la plaque 23Xstétendent, ainsi, en saillie par rapport au rebord 25 d'une mesure égale à l'épaisseur de la plaque 23 ou à la mi-épaisseur des parois 1. Le rebord 25 présente dans sa partie médiane une découpe 26 dont la largeur est égale à celle du tenon 14.La découpe 26 est bordée latéralement par deux saillies 27 s'étendant dans le même sens que l'ensemble des rebords 24 et 25 sur une longueur et une largeur égales aux dimensions correspondantes de crans 28 prévus dans le fond de la feuillure 11 de part et d'autre du tenon 14. Les rebords 24, qui présentent entre leurs faces extérieures une dimension égale à la mesure comprise entre les faces en regard des languettes 12, sont prolongés vers leur partie supérieure par deux oreilles 29 décalées extérieurement d'une mesure égale à l'épaisseur de la plaque 23. Les éléments de construction décrits ci-dessus permettent de constituer un compartiment élémentaire de base en assurant la mise en place des éléments Il et III au niveau des sections ouvertes transversales de l'élément I. En effet, comme cela ressort plus particulièrement de la fig. 2, l'élément II peut être engagé dans le sens de la flèche fl par rapport à l'élément I de manière à assurer l'imbrication mutuelle, d'une part, des rebords 20 à l'intérieur des entailles 9 des ailes 8, d'autre part, des oreilles 21 dans la lumière 10 pour coiffer et entourer partiellement les languettes 4 et, d'autre part encore, du talon 22 dans l'encoche 7. Le maintien relatif de l'élément II dans l'élément I est de préférence assuré en prévoyant des caractéristiques dimensionnelles choisies pour faire intervenir une déformation élastique, soit des rebords 20, soit des ailes 8, soit encore des parois 1. L'autre phase de constitution du compartiment élémentaire tel qu'illustré par la fig. 3 consiste à réaliser une opération semblable entre l'élément I et l'élément III embofté dans le sens de la flèche f2 de manière à assurer l'imbrication mutuelle entre, d'une part, les oreilles 29 et les ailes 16, d'autre part, les rebords 24 et les languettes 12 et, par ailleurs, le talon 14 et les saillies 27. Comme précédemment, les caractéristiques dimensionnelles sont déterminées pour qu'en réaction à la déformation élastique provoquée sur l'un ou l'autre des éléments, il en résulte un maintien transversal aussi convenable et résistant que celui pouvant être obtenu par encliquetage. A cet effet, il peut être prévu de conformer les faces coopérantes en regard des rebords, languettes, oreilles et ailes, de manière à faire comporter à chacune d'ellesun filet saillant 30 précédant, dans le sens d'introduction re latif, une rainure 31 de section complémentaire. La fig. 4 montre qu'une telle disposition permet de réaliser à peu de frais un verrouillage transversal par emboftement mutuel et simultané des profils mâle 30 et femelle 31 complémentairesprésentés par les faces en regard des différentes parties ou organes d'emboftement qui constituent ainsi, au niveau des éléments I, II et III, des moyens de verrouillage mutuels pouvant toutefois être aisément neutralisés en cas de démontage désiré. La fig. 3 montre que les opérations d'emboftement décrites ci-dessus permettent d'obtenir un compartiment modulaire du type parallélipipédique pouvant être reproduit en autant d'exemplaires que de besoin pour occuper en tout ou partie un tiroir, une case ou autre volume de rangement. Outre la possibilité ainsi offerte de constituer à volonté autant de compartiments de classement, de sélection ou de rangement nécessaires, il y a lieu de noter que les éléments de construction selon l'invention sont également prévus pour qu'il soit possible de réaliser des compartiments en forme de goulotte présentant une longueur multiple de celle de l'élément de base I.En effet, les fig. 5 et 6 montrent qu'il est possible d'assurer l'emboftement en alignement de deux éléments de base identiques en provoquant l!imbrication mutuelle des ailes 8 et languettes 4 de l'élément Ia dans les ailes 16 et languettes 12 et 13 de l'élément I étant donné que les moyens d'emboitement et de verrouillage sont réalisés de façon complémentaire et croisée pour les deux sections ouvertes transversales d'un même élément de base I. I1 devient ainsi possible de construire à volonté des goulottes de rangement présentant une longueur multiple de celle d'un élément de base I et dont les extrémités sont fermées par la mise en place des éléments II et III. Les fig. 5 et 6 montrent que l1emboftement de deux éléments identiques I et la laisse subsister entre les chants des languettes 4 et le fond des segments correspondants de la feuillure 11, deux intervalles 32 d'une largeur égale à l'épaisseur des plaques 19 et 23. Ces intervalles 32 sont prévus pour qu'il soit possible d'assurer, dans le cas de construction évoqué ci-dessus, la mise en place d'un élément secondaire IV constitué comme représenté à la fig. 7. Cet élément IV se présente sous la forme d'une cloison 33 comportant le long des deux bords verticaux deux prolongements 34 de longueur au plus égale à celle des intervalles 32. Le bord inférieur de la cloison 33 comprend deux ergots 35 destinés à pénétrer dans les crans 28.L'élément de construction IV permet ainsi de diviser à volonté, de façon régulière ou non, une goulotte de rangement formée par l'association de n éléments de construction I, comme cela apparaft à la fig. 8. La conformation particulière des éléments de construction coopérants dans un tel exemple de construction fait que les prolongements 34 viennent buter sous les ailes internes 16 de sorte que les éléments IV constituant des cloisons 33 sont immobilisés verticalement sans aucune possibilité de déplacement relatif susceptible de faire apparaftre un jeu ou un intervalle, en particulier entre le bord inférieur et le fond de la goulotte. La fig. 9 illustre une variante de réalisation selon laquelle l'élément de construction I' présente une largeur hors tout multiple de celle de l'élément I illustré à la fig. 1. Dans un tel cas, les bords transversaux libres sont conformés pour présenter autant de séries d'encoches et tenons croisés 6' > 7' et 14', 15' que le facteur multiplie, de manière qu'il soit possible d'assurer l'emboStement et la succession d'éléments de construction I' du type multiple avec des éléments de construction I de largeur unitaire pour réaliser des compartiments combinés présentant localement une largeur différente en étant ou non fractionnés par des cloisons transversales.Dans la variante de réalisation selon la fig. 9; l'élément I' est associé à un élément secondaire IV' présentant une longueur et une conformation complémentaire à celle de l'élément I'. Parmi les différentes applications possibles, l'objet de l'invention trouve un intérêt particulier dans le classement et le rangement de fiches, cartes, photos et autres supports dont l'exploitation ne peut être entreprise et poursuivie qu'en respectant un ordre de classement, de sélection ou de division immuable. L'objet de l'invention trouve également une application intéressante dans le domaine du rangement des pièces ou produits ouvrés ou semiouvrés de faibles dimensions et de nature ou de qualité, telle que toute source de confusion ultérieure, au moment de leur utilisation, doit être évitée. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation représentés et décrits en détail, car diverses modifications peuvent y être apportés sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Eléments de construction pour le compartimentage de tiroirs, cases ou autres volumes de rangement, caractérisés en ce qu'ils sont constitués sous la forme d'au moins - un corps modulaire à section en U présentant une largeur hors tout égale ou multiple d'un module de base et comportant au niveau des bords de ses extrémités transversales ouvertes des moyens d'emboitement qui sont complémentaires entre eux pour ceux situés sur les bords homologues d'un même corps, - deux plaques de fermeture transversale emboStables, au moins partielliement, dans la section interne du corps et munies sur trois de leurs côtés de moyens d'emboftement qui sont, pour chacune des plaques, complémentaires aux moyens correspondants situés sur les bords de l'un seulement des côtés transversaux du corps. 2 - Eléments de construction suivant la revendication 1, caractérisés en ce que les moyens d'emboftement complémentaires situés au niveau des bords des deux côtés transversaux ouverts du corps sont constitués par des languettes, des ailes et des tenons et encoches présentant une disposition croisée entre ceux prévus sur l'un des côtés transversaux par rapport à ceux portés par l'autre. 3 - Eléments de construction suivant la revendication 1 ou 2, caractéri sés en ce que le corps en U présente une largeur hors tout multiple d'un module de base et comporte sur ses deux côtés transversaux ouverts des moyens d'emboftement se répétant au moins partiellement sur chacun des côtés, autant de fois que le facteur multiple du module de base. 4 - Eléments de construction suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisés en ce que les moyens d'emboftement prévus sur l'un des côtés transversaux du corps délimitent, au moins partiellement le long des deux parois verticales desdits corps, des logements de réception complémentaires aux moyens d'emboftement portés par l'autre côté transversal du corps ou par les côtés de la plaque de fermeture correspondante, lesdits logements présentant, au moins localement et par rapport à ces moyens, une profondeur supérieure d'une mesure égale à l'épaisseur de prolongements bordants les côtés d'une cloison intermédiaire destinée à occuper toute la section interne utile d'un compartiment de rangement formé par l' emboStement successif d'au moins deux corps en U, lesdits prolongements assurant par leur péné- tration dans les moyens d'emboftement une immobilisation transversale ainsi que verticale de la cloison.