En ce qui concerne les fours à arc électriques de grande capacité, il est connu d'équiper le four d'une cuve, dite tournante, pour accélérer le processus de fusion et le rendre ainsi plus économique. En faisant tourner une ou deux fois la cuve tournante d'un angle déterminé, et en abaissant à nouveau les électrodes, la partie non encore fondue de la fournée est rapidement mis en fusion, et l'on obtient une fusion complète. Dans les fours à arc connus de ce modèle, la cuve de four est équipée d'un chemin de roulement extérieur de forme circulaire, reposant sur des rouleaux qui sont, de leur c8té, fixés sur un berceau pouvant être basculé pour la coulée et l'élimina- tion des scories. tes rouleaux sont entrainés par un moteur électrique, par l'intermédiaire d'un train d'engrenages, pour obtenir la rotation désirée de la cuve de four. Mais, avec un tel montage de la cuve, se pose le problème d'une répartition régulière du poids de la cuve sur les rouleaux. Ce problème est, à vrai dire, statiquement indéterminé, et ne peut, en raison des inévitables déformations de la cuve, qu'être difficilement résolu au point de vue constructif. C'est pourquoi les rouleaux doivent être fortement surdimensionnés, et ceci en supposant qu'une partie seulement des rouleaux existants, voire trois seulement dans le cas le plus défavorable, assure le portage. Cette exigence a évidemment une répercussion défavorable sur les prix, car les supports de rouleaux sont relativement chers. le but de la présente invention est donc de réaliser un four à arc électrique avec une cuve tournante pourvue d'un berceau basculant roulant sur rail, ne présentant pas ces inconvénients. Suivant l'invention, ceci est obtenu en ce que les deux rails du berceau sont réunis par un châssis rigide, circulaire, qui présente à sa partie inférieure une portée de roulement reposant sur une surface fixe de glissement correspondante, laquelle est pourvue d'évidements qui servent à l'admission d'un fluide sous pression en vue de soulever la cuve du four. Un exemple de réalisation sera décrit ci-dessous, en se référant au dessin. Sur la figure 1, 1 est la cuve d'un four à arc, équipée comme à l'ordinaire d'un berceau basculant 2 qui, lors du basculement du four et de sa cuve, pivote sur des rails 3 réunis par un châssis rigide circulaire 4. A la partie inférieure de ce est aménagée une portée 5, qui repose sur une contre-surface de glissement correspondante 6, laquelle est encastrée dans le béton d'une fondation 7. Comme il ressort de la figure 2, qui représente à grande échelle les deux surfaces de glissement, la surface inférieure fixe de glissement 6 est pourvue d'un évidement circulaire 8, mis en relation par des orifices 9 avec un fluide sous pression, une huile incombustible par exemple, ou raccordée à une pompe à fluide. Dès que la cuve du four doit être tournée, les électrodes sont relevées et, simultanément, la pompe à fluide est mise en action. le fluide envoyé par la pompe arrive dans l'évidement 8, et la pompe doit autre dimensionnée de telle sorte que le fluide atteigne une pression suffisamment grande pour que la portée supérieure 5, le berceau basculant 2-et la cuve de four 1, soient soulevés suffisamment pour qu'un film d'huile puisse se former entre la portée 5 et la surface fixe de glissement 6, le circuit de l'huile étant indiqué sur la figure 2 par des flèches. Il se constitue ainsi pour la cuve de four, un palier hydrostatique qui permet la rotation désirée de celle-ci, avec une très faible dépense d'énergie.Après la rotation exécutée par la cuve de four, la pompe est stoppée et les électrodes sont à nouveau abaissées. Comme la cuve de four n'a pas une forme symétrique, le centre de gravité de la partie supportée à Saire tourner ne se trouve pas au centre de gravité géométrique du film d'huile qui la supporte, mais un peu à l'extérieur de celui-ci. Ceci a pour conséquence que les surfaces de glissement, dans les zones peu chargées, s'écartent davantage que dans les zones les plus chargées et le cas peut se produire, dans les conditions extrêmes,que, malgré une grande consommation du liquide sous pression, les-sur- faces de glissement soient en contact aux points les plus chargés. Pour éviter ceci, il peut 8trie, le cas échéant, opportun de subdiviser la surface annulaire portante de glissement 6 en plusieurs sections I0, et de raccorder chaque section à une pompe Il, ou à chacun des éléments compresseurs d'une seule et même pompe comme schématiquement représenté sur la figure 3. De la sorte, lors du soulèvement de la charge, la pression dans chaque section 10 monte jusqu a ce que l'équilibre entre le débit de la pompe ou de l'élément de pompe correspondant, d'une part, et la consommation du liquide sous pression dans la section, d'autre part, se réalise, eu égard à la pression, l'écartement et lux relations géométriques. On assure de cette façon un soulèvement certain de toute la portée 5. les fours à arc qui sont équipés avec le montage hydrostatique décrit, peuvent être construits plus facilement et plus économiquement que ceux avec montage sur rouleaux. Par suite du petit couple à appliquer à la cuve, l'entraînement en rotation nécessite une dépense plus faible. Les éléments de maintien de la cuve pendant le basculement du four, qui sinon seraient nécessaires, disparaissent. Lors de la coulée, le mouvement du bec de coulée est verticalement et horizontalement, le même que dans un four sans cuve tournante, car la constitution de la partie inférieure de cuve en berceau basculant donne, au point de vue stabilité de la cuve, un arc de roulement de rayon plus grand que dans le cas d'un berceau directement fixé sur la cuve. Par suite, le mouvement du bec est également plus grand. REVENDICATIONS 1 - Four électrique à arc avec cuve de four tournante équipée d'un berceau basculant pivotant sur rail, caractérisé en ce que les deux rails du berceau basculant sont réunis au moyen d'un châssis circulaire rigide qui présente, à sa partie inférieure, une portée reposant sur une surface fixe de glissement correspondante, laquelle est pourvue d'évidements qui servent à l'admission d'un fluide sous pression en vue de soulever la cuve du four. 2 - Four électrique à arc suivant revendication 1 caractérisé en ce que la surface çixe de glissement est subdivisée en plusieurs sections, chaque section partielle ayant sa propre admission de fluide sous pression. 3 - Four électrique à arc suivant revendication 2 caractérisé en ce que chaque section partielle est alimentée en fluide sous pression par une pompe différente 40- Four électrique à arc suivant revendication 2 caractérisé en ce que chaque section partielle est alimentée par un élément compresseur indépendant d'une seule et même pompe.