L'invention concerne une machine de chargement de istières textiles conçue pour ouvrir les balles de satière dans l'industrie textile. Comme on le sait, la matière prealère textile est formée de fibres et la première opération que l'on réalise consiste la déchirer pour déployer les fibres et les situer parallèlement. La fibre peut être animale, végétale ou synthétique, cette dernière étant celle qui est la plus difficile å déchirer en raison de ses propriétés physiques de grande résistance au cisaillement et la traction. Pour déchirer et rompre ces fibres, et plus précisément les fibres synthétiques, on a réalisé la machine selon l'invention qui présente les caractéristiques essentielles et fondamentales suivantes La machine en question comporte une première zone de réception des balles de fibres, constituée par une plate-forme capable de passer d'une position horizontale dans laquelle elle supporte des balles, & une position verticale d'expulsion de celles-ci vers l'intérieur de la machine. Ce basculement ou renversement de la plate-forme en question se fait de façon automatique et synchronisée, par le moyen d'un élévateur hydraulique installé de façon adéquate. La seconde zone de cette machine est constituée essentiellement par une rampe inclinée sur laquelle sont projetées les balles de fibres, de façon intermittente, par la plate-forme basculante en question. Cette rampe inclinée présente une pente adéquate pour que sa partie la plus basse corresponde å la troisième et dernière partie de la machine, cette zone étant constituée par une courroie sans fin disposée de façon inclinée et qui se déplace vets l'eSbouchure ou zone de sortie de la machine Le transporteur sans fin, qui constitue sans aucun doute l'organe principal de la machine, comporte des chaines sans fin auxquelles sont reliées transversalement une multiplicité de plaques rectangulaires, toutes égales entre elles, qui forment la surface de glissement et de réception de la charge. Une série d'orifices alignés avec ces plaques, en forme de fenetres, donnent passage cycliquement un nombre égal d'éléments coupants que l'on désignera dans ce qui suit par le terme de couteaux. Ces couteaux sont constitués par des corps coudés qui sont solidaires d'un arbre ou axe qui tourne librement å l'emplacement normalement occupé par un boulon de liaison de deux maillons des chatnes sans fin en question. Ces arbres ou axes émergent des deux cOtés des chatnes pour recevoir a leurs extrémités respectives la fixation d'un bras de levier pourvu, b son extrémité libre, d'une roulette qui est guidée entre deux points diamétralement opposés d'une piste de glissement. Pour éviter que la surface de charge ou l'ensemble de plaques transversales par rapport aux chaines sans fin, ne cède sous le poids de la balle de fibres traitée, on a prévu que ces channes s'appuient sur des supports ou galets disposés cet effet, ce qui permet de conserver à tout moment l'horizontalité de la partie supérieure de la surface de charge. Au-dessus du transporteur est installée une barrière qui, selon le type de matière déchirer est constituée soit par un couteau plat capable de se déplacer alternativement en sens transversal par rapport au transporteur, soit par une pluralité de couteaux circulaires ou par une courroie sans fin coupante et abrasive disposée également de façon transversale par rapport au transporteur. La fonction de cette barrière, adaptée l'une des formes de réalisation mentionnées plus haut, consiste b constituer une paroi de retenue de la balle de fibres entraînée par le transporteur, de telle façon que celle-ci soit obligée de passer entre l'espace calculé préalablement (la barriere est réglable) entre la barrière et la surface de charge du transporteur, en meme temps qu'elle est soumise & l'action de déchirement et de coupe des couteaux et des lames coupantes dont est dotée la barrière. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins dans lesquels - la figure 1 est une coupe en élévation longitudinale de la machine de chargement de matières textiles qui constitue l'objet de l'inventison, - la figure 2 est une vue en élévation longitudinale, plus grande échelle, du transporteur sans fin dont est dotée la machine selon l'invention et qui constitue sa troisième et dernière zone, - la figure 3 représente un détail en perspective d'une partie de l'une des plaques qui forment la surface de charge du transporteur. Dans cette figure on peut voir certains des couteaux coudés dont les extrémités coupantes émergent 9 travers les fenêtres existantes dans la plaques en question, - la figure 4 représente un autre détail en élévation latérale des plaques en question, qui montre comment celles-ci son solidaires des channes sans fin par le moyen d'un rebord vertical, - la figure 5 est une vue schématique en perspective du transporteur sans fin en combinaison avec une barrière dotée de couteaux circu laizes - la figure 6 est une figure similaire å la précédente, mais dans laquelle la barrière est constituée par une lame coupante plate capable de se déplacer alternativement en sens transversal par rapport au transporteur;; - la figure 7 est une vue similaire aux précédentes dans laquelle la barrière est constituée par une courroie sans fin située aussi transversalement par rapport au transporteur, et - la figure 8 est une représentation schématique de la machine agissant sur une balle de fibres. Comme on peut le voir dans les figures décrites plus haut, la machine en question comporte les parties ou zones principales suivantes : A) Réception B) Alimentation C) Organe de déchirement et coupe. La zone A est constituée par une plate-forme 1 montée sur le bâti général de la machine, de façon qu'elle puisse pivoter autour de l'axe 2. Cette plate-forme 1 est reliée précisément près de l'axe 2, a la tige d'un élévateur hydraulique 3 de façon que le fonctionnement de celui-ci fasse passer la plate-forme 1 de la position horizontale a une position parfaitement verticale, comme celle qui est représentée- dans la figure 1. La zone B est constituée par une rampe inclinée 4, montée de façon stationnaire sur le bati général de la machine, dont le degré d'inclinais on est le degré optimal pour que sa partie la plus basse se situe en une position qui correspond avec la position de la zone C, dernière zone de la machine, c'est-è-dire avec l'organe de déchirement ou de coupe. Cette zone C comporte, un transporteur sans fin 5 incliné et dont le sens de déplacement est orienté vers la bouche de sortie 6 de la machine. Ce transporteur est constitué par deux chatnes sans fin 7 entre lesquelles sont montées une multiplicité de-plaques rectangulaires 8. Ces plaques 8 qui sont toutes égales, sont reliées aux chatnes 7 en question, par des équerres 9 prévues a cet effet comme on peut le voir dans la figure 4, le tout de façon que leurs bords infléchis 10 correspondent avec les bords substantiellement courbes 11, pour former la surface de glissement ou de réception de chargement 12. Chacune de ces plaques 8 présente parallèlement a ses bords 10 une série d'orifices ou fenêtres 13 par lesquels émergent une série d'éléments coupants 14 appelés couteaux. Les couteaux 14 sont constitués par des corps condés 15 qui sont solidaires de l'arbre ou axe 16 (figure 3) qui peut tourner librement à l'emplacement normalement occupé par un boulon de liaison des maillons de channes 7. Ces axes dépassent des deux côtés de chacune des chaines 7 pour recevoir dans leurs parties ou tourillons libres 17, un bras de levier 18 dans l'extrémité duquel est montée une roulette 19 guidée en deux points 21 diamétralement opposés. Les cha4nes 7 présentent des galets 22 destinés à s'appuyer sur les supports 23 qui supportent la charge ou les balles de fibres 24, de façon à éviter que la surface de glissementnecedesous son poids et, par conséquent ne fasse perdre à la partie supérieure sa position horizontale, ce qui diminuerait l'efficacité du traitement du produit. Sur le transporteur sans fin 5 est disposèeune barrière dont la construction dépendra du type de matière a déchirer. C'est ainsi que dans certains cas, la barrière en question est constituée par un couteau de forme plate- 25 monté de façon stationnaire sur un support 26 de hauteur réglable, comme indiqué dans la figure 1. Dans d'autres cas, comme on le voit dans les figures 5, 6 et 7, les barrières en question sont constituées par une multiplicité de couteaux circulaires 27, par un couteau plat 28 mobile alternativement en sens transversal par rapport au transporteur sans fin 5, ou encore par une courroie sans fin 29 coupante ou abrasive, disposée aussi transversalement par rapport au transporteur 5. A la vue de cette structure, le fonctionnement est le suivant. La balle 24 de matière première est déchargée sur la plateforme 1 sur laquelle sont coupés les liens qui l'entourent. L'effet de l'élévateur hydraulique 3 lance la balle 24 vers la rampe 4 a partir de laquelle elle glisse sur le transporteur sans fin 5 Les couteaux 14 dépassent a travers les fenêtres 13 pendant le passage de la balle sur la partie de la surface de charge 12 comprise entre les points M et N de façon à déchirer la balle 24 qui est retenue par la barrière, constituée soit par le couteau 25, soit par les variantes illustrées dans les figures 5, 6 et 7, comme indiqué plus haut, en fonction du type de matière à déchirer. La fibre est entraînée et coupée par des couteaux 14 qui la libèrent un louent donné (partie E-F) pour qu'elle puisse se situer en forme déployée 30, dans un dispositif de ramassage et de transport 31 (figure 8). Le ouvre en de sortie et de retrait des couteaux 14 est détermine par les bras de levier 18 dont la position est définie par les guides 20 et 21 entre les lèvres desquels circulent les roulettes 19. Les supports 23, disposés s908 la partie de chargement des plaques 8, évitent ainsi que celles-ci ne cèdent sous le poids de la balle 24 et sous la pression exercée par celle-ci lorsqu'elle entre en contact avec la barrière. Les organes~ de transmission et d'entraînement sont du type conventionnel et sont protégés par un carénage 32 situé sous le transporteur sans fin 5. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'hoae de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Machine de chargement de matières textiles, destinée spécialement à charger des matières textiles en forme de fibres longues dans des machines à déployer et 9 couper les fibres, caractérisée essentiellement en ce qu'elle comporte des chaînes de transport reliées par des segments transversaux qui sont pourvus de fenêtres à travers lesquelles dépassent les moyens d'entraînement de la matière, lesquels sont constitués par des dents ou des couteaux capables de réaliser un mouvement de sortie et de retrait à travers ces fenêtres, de façon à dépasser ou s'éclipser par rapport à la surface uniforme constituee par les segments ce qui leur permet d'accrocher la matière textile dans la phase au cours de laquelle les dents oules couteaux se trouvent en position saillante, et de séparer les fibres durant leur retrait. 2. Machine de chargement de matières textiles selon la revendication précédente, caractérisée en ce que les moyens qui impriment aux dents ou aux couteaux leurs mouvementsde sortie et de retrait sont constitués par un bras articulé à une extrémité sur la chaine sans fin, tandis que l'extrémité de la chaîne sans fin qui supporte la dent ou le couteau, glisse en étant convenablement guidée le long d'une piste qui présente un tracé adéquat pour que les dents ou les couteaux puissent effectuer leurs mouvements de sortie et de retrait par rapport aux zones dans lesquelles le travail des fibres l'exige.