DETECTEUR D'APPUI A LA MARCHE La présente invention concerne la rééducation fonctionnelle des malades ayant subi un dommage d'un membre inférieur. La durée de consolidation de toute fracture ou de toute chirurgie osseuse est au minimum de trois mois. Les ostéosynthèses couramment utilisées par les chirurgiens orthopédistes permettent au malade de réaliser un appui partiel avant ces délais. Ainsi, la marche est possible aidée de deux cannes coudées, à condition que la phase d'appui du membre inférieur traité soit esquivée en partie ou totalement "c'est le pas virtuel ou semi-virtuel." Bien des malades éprouvent certaines difficultés,malgré les conseils des kinésithérapeutes à réaliser ce pas virtuel. Le détecteur d'appui à la marche permet : 10) De concrétiser l'importance de l'appui 20) de la quantifier par le manomètre enregistreur 30) De prévenir et d'alerter le malade lorsque la pression réalisée est supérieure à celle qui est permise, lui permettant ainsi de mieux comprendre ce que l'on attend de lui. Le principe de fonctionnement de l'invention est basé sur la pression transmise à un fluide en vase clos déformable communiquant avec un autre vase clos déformable par une tuyauterie souple et étanche. Les liquides étant par principe incompressibles, la plus légère pression exercée sur le vase A est retransmise intégralement sur les parois du vase B. C'est cette propriété qui est mise à profit dans le détecteur de pression à la marche. L'appareil se compose d'un tapis creux 1 fabriqué dans un matériaux souple et étanche et dont les dimensions peuvent varier lors de la fabrication en fonction de l'application que l'on désireen faire ultérieurement. Il est rempli par l'orifice 2 d'un liquide chimiquement stable, n'attaquant pas les métaux. La tuyauterie souple 4 relie le tapis aux appareils de contrôle 9 et de mesure 8 ces appareils peuvent être : mécaniques, électro-mécaniques ou électroniques. La sensibilité du pressostat9 peut être modifiée en exerçant une contre pression sur le vase B par le bouton 10 qui comprime plus ou moins le ressort 11. Lorsque le malade pose partiellement le pied sur le tapis, il créé unepression sur le liquide 3 qui est chassé par l'intermédiaire de la tuyauterie 4 d'une part vers l'appareil de lecture 8 en passant par le clapet 6, le robinet 7 étant fermé, d'autre part vers le pressostat potentiométrique réglable 9 qui permet d'obtenir un signal progressif sonore et lumineux alertant le malade lorsque la pression de son pied dépasse une limite fixée à l'avance par le kinésithérapeute. De ce fait, après une courte période d'adaptation le malade est en mesured'évaluer lui même l'amplitude du mouvement qu'il doit exécuter et de mieux contrôler celui-ci.Lorsqu'il retire le pied, la pression revient à zéro mais le clapet 6 étant fermé au repos, le liquide reste prisonnier dans le manomètre 8 et la pression maximum reste ainsi enregistrée jusqu'à ce que l'on ouvre le robinet 7 qui permet de décharger le circuit manométrique. Pour certaines applications, le manomètre 8 peut être remplacé par un manomètre enregistreur en continu à tambour de Marey ou par une jauge de contrainte agissant sur un oscilloscope cathodique. Dans ce cas le robinet 7 devra rester ouvert en permanence. Le dessin annexé illustre le mode de réalisation du dispositif conforme à la présente invention. Tel qu'il est présenté l'appareil comporte un tapis creux 1 pourvu d'un bouchon hermétique pour son remplissage 2 relié par une tuyauterie souple 4 à une croix de répartition 5 qui dessert un clapet de retenue 6 , un robinet de décharge 7 et un manomètre 8 et un pressostat potentiométrique 9 pourvu d'une résistance variable 12 en série sur un circuit électrique 13. Une application double de contrôle d'une part, de moyen pédagogique d'autre part est permise grâce à l'utilisation d'un tel appareil, son utilisation dans les services de chirurgie orthopédiques, dans les centres de rééducation ainsi que dans les cabinets de kinésithérapie devrait être prépondérante, car aucun appareil ne pemet de contrôler avec précision sur un parcours de quelques mètres la pression exercée sur un membre en cours de consolidation et dont une surpression même passagère peut provoquer de graves lésions, c'est d'ailleurs pourquoi ce pas virtuel ou semi-virtuel doit être effectué avec la plus grande prudence entre des aides de marche afin de limiter l'appui du membre lésé. REVENDICATIONS 4) Dispositif permettant d'obtenir des mesures de la pression exercée par un membre inférieur, caractérisé en ce qu'un élément -A- détecteur sensible à la pression diu pied est relié par une transmission fluidique liquide à un élément -B- de contrôle et de mesure. i) Dispositif selon revendication NO 1 caractérisé en ce que l'élément -A- sensible à la pression du pied est constitué par un détecteur en forme de tapis creux, souple et étanche en chlorure de vinyl ou une autre matière possédant les mêmes caractéristiques. 3) Dispositif selon revendication NO 1 caractérisé en ce que l'élément de mesure est constitué par l'emploi d'un système d'enregistrement de la pression instantanée composé d'clapet anti-retour -6- d'une vanne de #écharge -7- et d'un manomètre à lecture directe -84) Dispositif selon revendication N 1 caractérisé par l'utili- sation d'un système d'avertissement progressif, sonore et lumineux commandé à partir d'un pressostat potentiomètrique -S à étalonnage manuel -10- agissant sur une résistance variåble -12 Dispositif selon revendication ND 1 caractérisé par la possibilité d'adapter sur le circuit hydraulique -4- un capteur de pression électronique.