L'invention concerne un système de transmission à modulation numérique par faisceaux hertziens entre deux stations selon le principe de "diversité de parcours", avec deux parcours empruntant des chemins distincts et des moyens de commutation dans chaque station, qui, en fonction de la qualité des signaux reçus sur les deux parcours, délivrent au récepteur les signaux de l'un ou l'autre des deux parcours. On entend par système de transmission à modulation numérique tout système de transmission qui transmet des informations numériques entre des points géographiquement distants. A l'origine, ces informations peuvent être soit des données numériques, soit des signaux analogiques tels que des signaux téléphoniques, qui sont transformés pour l'émission en une suite de bits selon le procédé MIC (modulation par impulsions codées). On sait transmettre de telles informations binaires sur câbles à paires coaxiales, sur un guide d'ondes haute fréquence ou par des faisceaux hertziens. L'obstacle principal pour l'utilisation d'une liaison par faisceaux hertziens dans les bandes de fréquence supérieures à 15 GHz résidait jusqu'à présent dans la nécessité d'utiliser un pas de répétition de seulement quelques kilomètres permettant de surmonter les profonds évanouissements dûs aux précipitations dans la gamme de fréquence utilisée. On sait que par le principe de diversité de parcours avec deux liaisons commutables, suffisarment écartées, on peut réduire considérablement les risques de coupures totales des aux précipitations. Ce principe a surtout trouvé son application dans le domaine des liaisons par satellites (voir par exemple Electronics Letters, 12 Décembre 1974, vol. 10, nO 25/26, pages.527 à 528). L'application de ce principe à une liaison terrestre entre deux stations pose certains problèmes. A cause du dédoublement de parcours, on est obligé de doubler également le nombre d'antennes à monter sur la tour de chaque station. Il faut alors trouver un plan de fréquence tel que les différentes antennes n'interfèrent pas entre elles, ce qui est particulièrement difficile lorsque la station est une station nodale, c'est-à-dire une station qui est en communication avec trois ou quatre autres stations. La solution que l'invention apporte à ce probème permet d'envisager l'application systématique du principe "diversité de parcours à une liaison terrestre de grande capacité par faisceaux hertziens en particulier dans la bande des fréquences supérieures à 15 GHz. Le système de transmission tel que spécifié en préambule est caractérisé selon l'invention par le fait qu'entre les deux stations il y a une série de répéteurs bilatéraux, qui transposent en fréquence les signaux qu'ils reçoivent, de telle façon que les signaux reçus par les deux stations se situent tous dans une moitié de la bande totale de fréquence, alors que les signaux émis par les deux stations se situent tous dans l'autre moitié. En ce qui concerne des perfectionnements de ce système, on se réfère aux sous-revendications ci-jointes. L'invention sera décrite ci-après plus en détail à laide de sept figures. La figure 1 représente le schéma général d'un système selon l'invention. La figure 2 montre une station du système selon la figure 1. La figure 3 représente schématiquement un répéteur du système selon la figure 1, et La figure 4 montre le circuit haute fréquence et l'antenne d'une demistation ou d'un demi-répéteur. Les figures 5 et 6 illustrent deux types de transposition dans un répéteur. La figure 7 illustre une mise en application de l'invention dans un réseau. Sur la figure 1 on voit un système de transmission entre deux stations 1 et 2, qui sont écartées de 160 à 280 km, par exemple de 180 km. Entre les deux stations, on voit deux parcours distincts, qui sont géographiquement écartés, pour que les évanouissements dûs aux précipitations soient décorrelés. Chaque parcours comporte une chaine de répéteurs tels que 3, distants de 25 à 35 km entre eux, 30 km dans la figure. Chaque parcours est constitué, par exemple, pour Ensemble de deux sens de transmission, de huit canaux radio-électriques. De préférence, ces huit canaux n'occupent que quatre sous-bandes de fréquence, soient A, B, C et D, et utilisent deux plans de polarisation, vertical et horizontal, deux canaux occupant une même sous-bande se distinguant alors par le plan de polarisation utilisé. Par la suite, on parlera des canaux Av (sous-bande A et plan de polarisation vertical), Ah (sous-bande A etplan de polarisation horizontal), Bv, Bh,..., Dv et Dh. Chaque station est équipée d'un commutateur, référencé 4 pour la station 1, permettant de sélectionner les canaux reçus sur un parcours ou sur l'autre. Cette sélection s'effectue pour chaque canal indépendamment des autres canaux dès qu'un canal devient défaillant, ce qui est signalé par le contrôle des bits de parité, le commutateur 4 déconnecte ce canal de la station concernée et connecte le canal équivalent de l'autre parcours. Un répéteur tel que 3 est capable de recevoir, de régénérer et de réémettre huit canaux radio-électriques,quatre pour chacun des deux sens de transmission, chacun de ces canaux transmettant une porteuse modulée en phase par deux trains numériques de débits voisins de 2.90 Mbits/s (pour simplifier, on parlera de trains à 290 Mbits/s). La modulation de phase à quatre niveaux est réalisée en moyenne fréquence à l'aide d'une porteuse à 1,45 GHz.On effectue ensuite une transposition par mélangeurs d'émission vers la bande d'émission qui se situe ici vers les 19 GHz. Une liaison d'une distance supérieure à par exemple 280 km est composée de-plusieurs systèmes tels que représentés sur la figure 1, mis en série. Grâce au dédoublement de parcours et à la possibilité de commutation entre les deux parcours tous les 160 à 280 km un tel système n'a pas besoin d'un trajet de secours extérieur au système, et son degré de disponibilité est trèi élevé. Il n'est pas sans intérêt de réduire la distance entre une station et le premier répéteur par rapport à la distance entre les autres répéteurs pour garantir une bonne liaison dans le cas de fortes précipitations autour de la station. L'avantage vis-à-vis d'une liaison sans diversité de parcours est cependant très net, car la distance entre tous les autres répéteurs peut être choisie presque indépendamment des précipitations. En pratique, on ne peut guère dépasser 10 km dans un système classique, alors que la distance entre répéteurs dans le système selon l'invention peut-être choisie entre 25 et 35 km. Dans l'exemple considéré, un canal radio-électrique transmet une porteuse modulée en phase par deux trains numériques synchrones et en phase, à 290 Mbits/s chacun. La capacité totale réalisable est de huit canaux de 7600 voies téléphoniques chacun, quatre canaux pour chaque sens de transmission, cela dans une bande totale de fréquence de 17,7 à 19,7 GHz. Les quatre sous-bandes de fréquence A, B, C et D, mentionnées précédemment sont centrées autour des fréquences 17,950, 18,395, 19,005 et 19,450 GHz, respectivement. On va décrire maintenant en détail la structure d'une station telle que 1 ou 2, et celle d'un répéteur tel que 3, à l'aide des figures 2 et 3 respectivement. Pour des raisons de compatibilité avec du matériel existant en technique des guides d'ondes circulaires, les trains numériques sont traités logiquement sous forme de trains partiels de débit voision de 140 Mbits/s (pour simplifier trains à 140 Mbits/s). En-se référant à la figure 2, on voit la station par exemple 1 qui est munie de deux antennes paraboliques 5 et 6 du type cassegrain, une pour chaque parcours. Leur diamètre est d'environ 1,9 m et leur gain eat de 48,5 dB. L'une des deux antennes est en rapport avec le premier répéteur du parcours supérieur selon la figure 1, tandis que l'autre antenne est en rapport avec le premier répéteur du parcours inférieur. Comme on le voit dans la figure 2, les équipements associés aux deux antennes sont de même structure et de même type. La description qui va suivre se limite à l'équipement associé à l'antenne 5. Dans cet équipement, on distingue la partie émission et la partie réception : la partie émission comporte quatre channes analogues pour la formation des quatre canaux à émettre, respectivement ; il en est de meme pour la partie réception, pour le traitement respectif des quatre canaux reçus. Une seule chaine émission et une seule chaîne réception ont été représentées pour l'équipement associé à l'antenne 5 ; pour l'équipement associé à l'antenne 6, on a représenté les chaînes émission et réception correspondantes. Dans la figure 2, quatre trains partiels à 140 Mbits/s sont appliqués à des entrées 7 et sont distribués parallèlement aux chaînes émission correspondantes des équipements des deux parcours.Dans chaque équipement, ces trains sont transformés dans un multiplexeur 8 en deux trains à 290 Mbits/s, ces trains étant appliqués à un modulateur de phase 9 recevant d'une source 11 une porteuse intermédiaire à 1,45 GHz. Après amplification dans un amplificateur 12, on effectue une transposition vers la bande de fréquence d'émission dans un circuit de transposition 13, qui est alimenté par un oscillateur local 14 fournissant une porteuse de transposition vers la bande des 19 GHz. Le signal ainsi obtenu est acheminé par un ensemble de multiplexage 17 vers 11 antenne 5. L'ensemble 17, dont on décrira plus loin la structure en se référant à la figure 4, est un ensemble de multiplexage à la fois en fréquence et en polarisation ; il permet la réunion des quatre canaux à émettre par l'antenne ne 5 et la séparation des quatre canaux reçus par cette antenne. Il présente ainsi, au total, côté station, huit accès, quatre accès "émission" pour les quatre chaînes émission respectivement et quatre accès "réception" pour les quatre chaînes réception respectivement. Dans chaque chaîne réception, le signal disponible sur l'accès "réception" correspondant de l'ensemble de multiplexage 17 est transposé autour de la fréquence 1,45 GHz dans un circuit de transposition 20 alimenté par un oscillateur local 19 fournissant la porteuse de transposition nécessaire. Après amplification dans un amplificateur 21, le signal transposé est démodulé dans un démodulateur 22. Un régénérateur 23, connecté à la sortie du démodulateur 22 régénère les deux trains numériques à 290 Mbits/s. Ces deux trains régénérés sont alors appliqués à un démultiplexeur 24 qui délivre les quatre trains partiels à 140 Mbits/s correspondants et qui mesure en outre le taux d'erreur dans ces trains partiels. Ces derniers sont alors appliqués à un commutateur 4 (voir également figure 1) qui, sous commande d'une unité logique 25, relie soit les sorties du démultiplexeur 24 du parcours supérieur, soit les sorties du démultiplexeur 26 de 1' autre parcours à des sorties 27. L'unité logique 25 reçoit les taux d'erreurs mesurés par les démultiplexeurs 24 et 26 et commande le commutateur LI de façon que celui-ci maintienne la sélection d'un même démultiplexeur tant que le taux d'erreurs mesuré par ce démultiplexeur ne tombe pas au-dessous d'un seuil donné ; si ce taux d'erreurs devient inférieur au seuil, l'unité 25 commande la commutation du coimutateur 4 qui sélectionne alors l'autre démultiplexeur. Les sous-ensembles cités ci-dessus sont bien à la portée de l'homme de l'art à partir de la technique des guides d'ondes circulaires, et à partir de la technique de traitement des données et de la transmission numérique. Bien sûr, une station identique est accollée à la station selon la figure 2 lorsque le système est doublé pour des liaisons de distance supérieure à 280 km. Dans la figure 3 on a illustré la structure d'un répéteur tel que 3 selon la figure 1. Ce répéteur comporte entre deux antennes bidirection nielles 28 et 29 huit channes de démodulation/modulation, quatre pour chacun des deux sens de transmission. Ces huit charnels étant de structure tout à fait analogue, on n'a illustré que deux chaînes, pour les deux sens de tranSMission respectivement, et on en décrira qu'une seule. Précisons auparavant que les signaux pour les deux sens de transmission sont combinés au pied de chaque antenne par un ensemble de multiplexage, 30 pour l'antenne 29 et 42 pour l'antenne 28. Les ensembles de multiplexage 30 et 42, qui comportent chacun quatre accès "émission" sur lesquels aboutissent quatre chaînes respectivement et quatre accès "réception" d'où partent quatre autres channes respectivement, sont analogues à l'ensemble de multiplexage 17 de la figure 2. On verra plus en détail leur structure, en se référant à la figure 4.La channe de démodulation/modulation représentée pour le sens de transmission de l'antenne 29 vers l'antenne 28 comporte un circuit de transposition réception 32 connecté à un accès "réception" de l'ensemble de multiplexage 30 et alimenté par un oscillateur 31 fournissant un porteur de transposition autour de la fréquence 1,45 GHz. La chaîne comporte ensuite un auplificateur 33, un démodulateur 34, un générateur 35, éventuellement un transcodeur 36, un modulateur de phase 37, alimenté par un oscillateur 38 fournissant une porteuse intermédiaire à 1,45 GHz, un amplificateur 39, et un circuit de transposition émission 40 recevant d'un oscillateur local 41 un porteur de transposition vers la sous-bande d'émission. La sortie du circuit 40 est connectée à un accès "émission" de l'ensemble de multiplexage 42. La structure de ces équipements étant parfaitement connue pour une liaison à faisceaux hertziens classique, leur mention suffit dans le cadre de la présente description. Seule la partie haute fréquence sera décrite plus en détail ci-après pour permettre de mieux mettre en évidence certaines dispositions particulières. A l'aide de la figure 4, on décrit maintenant cette partie haute fréquence qui est d'ailleurs tout à fait analogue à celle d'une station. Une antenne telle que 5, 6, 28 ou 29 selon les figures précédentes est du type parabolique à double polarisation. Le cornet 43 de cette antenne est relié à un ensemble de multiplexage tel que 17, 30 ou 42 selon les figures précédentes. Cet ensemble qui est un ensemble de multiplexage à la fois en fréquence et en polarisation comporte un diplexeur de polarisation 44, relié à l'antenne et ayant une branche de polarisation horizontale et une branche de polarisation verticale (par exemple à gauche et à droite respectivement dans la figure). Ces branches sont reliées à deux guides d'ondes circulaires du mode TEo1 45 et 46 respectivement, qui conduisent vers des diplexeurs émission/réception 47 et 47' respectivement. Les deux branches de chaque diplexeur émission/réception sont reliées par des guides d'ondes à des filtres de bande émission respectivement réception. On a dans la branche de polarisation horizontale, pour le côté réception deux filtres de bande 48 et 49 qui sont centrés par exemple sur 18,395 0Hz et 17,950 0Hz respectivement et, pour le côté émieion deux filtres de bande 50 et 51 qui sont alors centrés sur 19,450 0Hz et 19,005 0Hz respectivement.De façon analogue, dans la branche de polarisation verticale, on a, pour le côté réception, deux filtres de bande 52 et 53, centrés sur 18,395 0Hz et 17,950 0Hz respectivement, et, pour le côté émission, deux filtres de bande 54 et 55, centrés sur 19,450 0Hz et 19,005 0Hz respectivement. Les quatre accès "réception" de l'ensemble de multiplexage, mentionnés précédemment, sont connectés aux filtres 48, 49, 52 et 53 respectivement ; les quatre accès "émission" de cet ensemble, également mentionnés précédemment, sont connectés aux filtres 50, 51, 54 et 55 respectivement. On voit que le canal Av, (fréquence centrale 17,950 0Hz et polarisation verticale), sert à la réception de la station ou du répéteur concerné par la figure 4, tout comme le canal Bv, le canal Ah et le canal Bh, les canaux restants étant destinés à la partie émission. Les équipements des différents répéteurs sont conçus pour qu'il y ait changement de polarisation et changement de sous-bande dans chaque répéteur. Ainsi, par exemple, un signal est émis dans le canal Ch, il sort du premier répéteur dans le canal Dv, est ramené par le deuxième répéteur dans le canal Ch, et ainsi de suite ; de façon analogue, un signal dans l'autre sens part, par exemple, dans le canal Bv, il est réémis par le premier répéteur dans le canal Ah, il revient ensuite dans le canal Bv et ainsi de suite. Il est à noter que ce changement de sous-bandes au niveau d'un répéteur intervient à l'intérieur d'une moitié de la bande totale, c'est-à-dire, dans un sens entre les sous-bandes A et B, et dans l'autre sens entre les sous-bandes C et D , ceci permet, comme il apparaitra plus clairement plus loin, d'utiliser des oscillateurs locaux en commun à l'émission et à la réception pour chaque sens. Cependant, on ne peut pas satisfaire par une telle organisation l'exigence que, dans un réseau complexe, toutes les stations nodales, reçoivent dans une moitié de la bande et émettent dans l'autre moitié.Pour satisfaire cette exigence, il faut donc prévoir un répéteur, qui change pour un train donné les sous-bandes A et B vers C et D, et inver serrent. Ce répéteur est avantageusement situé au milieu entre les deux stations, ce qui assure une transmission équilibrée dans la moitié haute et dans la moitié basse de la bande totale pour un train donné, Ainsi, les stations reçoivent toujours dans une moitié de la bande et émettent dans l'autre moitié. Bien entendu, il est utile de changer en même temps la polarisation de l'émission. En variante, moins intéressante, on pourrait prévoir entre les deux stations plusieurs répéteurs opérant une telle transposition entre moitiés de bande, ces répéteurs étant en nombre impair. Dans les figures 5 et 6, on a illustré deux exemples de changements de canaux opérés respectivement par un répéteur qui transpose les signaux qu'il reçoit dans une certaine sous-bande vers l'autre sous-bande de la mese moitié de la bande totale, et par un répéteur qui transpose les signaux qu'il reçoit dans une certaine sous-bande vers une sous-bande de l'autre moitié de la bande totale. Dans chacune de ces figures 5 et 6, on a représenté les deux antennes bidirectionnelles du répéteur considéré, soit 28' et 29' dans la figure 5 et 28" et 29" dans la figure 6. On a également représenté, dans chacune de ces figures,les deux ensembles de multiplexage associés aux deux antennes, soit 42' et 30' pour les deux antennes 28' et 29' respectivement, et 42" et 30" pour les deux antennes 28" et 29". On n'a pas redétaillé la structure des ensembles de multiplexage et l'on se rapportera si nécessaire à la figure 4. Dans la figure 5, l'antenne 28' reçoit dans les sous-bandes A et B et émeut dans les sous-bandes C et D tandis que l'antenne 29' reçoit dans les sous-bandes C et D et émet dans les sous-bandes A et B. L'ensemble de multiplexage 42' est donc identique à l'ensemble 17 de la figure 4 ; sur les quatre accès "réception" de l'ensemble 42', soit r'1, r'2, r '3 et r'4, sont respectivement présents les quatre canaux Av, Bv, Bh, et Ah reçus par l'antenne 28' ; sur les quatre accès émission" de cet ensemble, soit e'1, e'2, e'3 et e'4, sont respectivement présents les quatre canaux Dv, Cv, Ch et Dh émis par l'antenne 28'. Pour l'ensemble de multiplexage 30', dans chaque branche de polarisation, les deux filtres de bande réception sont centrés sur 19,005 et 19,450 GHz respectivement, tandis que les deux filtres de bande émission sont centré sur 17,950 et 18,395 GHz respectivement. Sur les quatre accès "réception" de l'ensemble 30', soit r'5, r'6, r'7 et r'8, sont respectivement présents les quatre canaux Cv, Dv, Dh et Ch reçus par l'antenne 29' ; sur les quatre accès "émission" de cet ensemble, soit e'5, e'6, e'7 et e'8, sont respectivement présents les quatre canaux Bv, Av, Ah et Bh émis par l'antenne 29'. Les huit chaînes de démodulation/modulation (voir figure 3) du répéteur considéré, représentées simplement par des traits discontinus, sont respectivement connectées, en ce qui concerne le sens de transmission de l'antenne 28' vers l'antenne 29', entre les accès r'1 et e'8 (Av-SBh), r'2 et e'7 (Bv- yAh), r'3 et e'6 (Bh > Av), et r'4 et e'5 (Ah- bBv), et, en ce qui concerne le sens de transmission inverse, entre les accès r'5 et e'4 (Cv--+Dh), r'6 et e'3 (Dv aCh), r'7 et e'2 (Dh DCv) et r'8 et e'1 (Ch bDv). Il est facile de voir, d'après la figure 5, que l'on peut utiliser des oscillateurs locaux en commun à l'émission et à la réception pour chaque sens de transmission. Il suffit, pour chaque sens, de quatre oscillateurs locaux, chaque oscillateur commandant un circuit de transposition émission d'une channe et un circuit de transposition réception d'une autre chaîne (un oscillateur unique ne peut commander deux circuits de transposition émission, en raison de la puissance nécessaire). Ainsi, par exemple, un oscillateur unique à (19,005 - 1,45) GHz commande le circuit de transposition réception de la chaîne recevant le canal Cv et le circuit de transposition émission de la chaîne délivrant le canal Ch. Dans la figure 6, chacune des deux antennes 28" et 29" reçoit dans les sous-bandes A et B et émet dans les sous-bandes C et D. Les deux ensembles de multiplexage 42" et 30" sont donc tous deux identiques à ensemble 17 de la figure 4. Sur les quatre accès "réception" de l'ensemble 42", soit r"1, r"2, r"3 et r"4, sont respectivement présents les quatre canaux Av, Bv, Bh et Ah reçus par l'antenne 28" sur sur les quatre accès "émission" de cet ensemble, soit e"1, e"2, e"3 et e"4, sont respectivement présents les quatre canaux Dv, Cv, Ch et Dh émis par l'antenne 28". Les canaux Av, Bv, Bh et Ah reçus par l'antenne 29" sont présents sur les accès "réception", r"5, r"6, r"7 et r"8 respectivement, de l'ensemble 30", tandis que les canaux Dv, Cv, Ch et Dh émis par l'antenne 29" sont présents sur les acces "émission", e"5, e"6, e"7 et e"8 respectivement, de cet ensemble 30". Les huit chaînes de démodulation/modulation (figure 3) du répéteur considéré, représentées ici encore par des traits discontinus, sont respec tivement connectées, en ce qui concerne le sens de transmission de l'antenne 28" vers l'antenne 29", entre les accès r"1 et e"8 r"2 et e"7 r"3 et e"6 r"4 et e"5 et, en ce qui concerne le sens de transmission inverse, entre les accès r"5 et e"4 r"6 et e"3 r"7 et e"2 et r"8 et e"1 Grâce à la répartition des sous-bandes selon l'invention, on peut concevoir un centre nodal qui relie trois ou même quatre autres stations selon le principe de diversité de parcours sans qu'il y ait un couplage excessif entre des signaux qui sont émis sur une antenne et des signaux qui sont reçus sur une autre antenne située sur la même tour. La solution de ce problème ardu permet d'envisager l'application systématique du principe de diversité de parcours à la transmission terrestre et d'envisager des distances entre répéteurs de l'ordre de 30 km, alors que sans diversité de parcours, il faudrait prévoir un répéteur tous les 6 à 8 km dans la gamme de fréquence considérée. La figure 7 illustre de façon schématique une mise en application de l'invention dans un réseau par faisceaux hertziens utilisant le principe de "diversité de parcours". On a considéré, comme précédemment, que quatre sous-bandes de fréquence sont utilisées, A et B constituant la moitié basse de la bande totale et C et D constituant la moitié haute de cette bande totale. Dans la figure 7, on a représenté cinq stations S1 à S5. Les stations S1 à S4 sont reliées en chatne dans l'ordre, S1, S2, S3, S4. Les stations S2 et s3 sont en outre en communication avec la station S5. Sur chaque parcours, les stations S1 et S3 émettent dans la moitié A, B de la bande et reçoivent dans la moitié C, D, tandis que les stations S2 et S4 émettent dans la moitié C, D et reçoivent dans la moitié A, B. La station S5 émet dans la moitié de bande C, D et reçoit dans la moitié A, B. Les répéteurs (non représentés) situés sur chacun des parcours entre les stations S1 et S2 émettent les signaux qu'ils reçoivent dans chaque moitié de la bande totale dans la même moitié de bande que celle oh ils ont reçu ces signaux ; par exemple, ainsi qu'on l'a vu précédemment, ils transposent les signaux reçus dans une certaine sous-bande vers l'autre sous-bande de la même moitié de la bande totale et changent les plans de polarisation. Il en est de même pour les répéteurs placés entre les stations S2 et S3, S3 et S4, S3 et S5. Sur chacun des deux parcours entre les stations S2 et S5, par contre, on utilise, outre des répéteurs du même type que précédemment, un répéteur (schématisé en pointillé) qui transpose les signaux qu'il reçoit dans chaque moitié de la bande totale vers l'autre moitié de la bande totale, une telle transposition a été illustrée dans la figure 6. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation décrit ci-dessus. On peut, par exemple, employer un autre type de modulation des informations binaires avec ou sans réutilisation des fréquences sur l'autre polarisation. REVENDICATIONS 1/ Système de trasmission à modulation numérique par faisceaux hertziens entre deux stations selon le principe de "diversité de parcours" avec deux parcours empruntant des chemins distincts et avec des moyens de commutation dans chaque station, qui, en fonction de la qualité des signaux reçus sur les deux parcours, délivrent au récepteur les signaux de l'un ou l'autre des deux parcours, caractérisé par le fait qu'entre les deux stations il y a une série de répéteurs bilatéraux qui transposent en fréquence les signaux qu'ils reçoivent, de telle façon que les signaux reçus par les deux stations se situent tous dans une moitié de la bande totale de fréquence alors que les signaux émis par les deux stations se situent tous dans l'autre moitié. 2/ Système selon la revendication 1, caractérisé en ce que, sur chaque parcours, l'un des répéteurs transpose les signaux qu'il reçoit dans chaque moitié de la bande totale vers l'autre moitié de la bande totale, les autres répéteurs émettant les signaux qu'ils reçoivent dans chaque moitié de la bande totale, dans la même moitié de bande que celle où ils ont reçu ces signaux. 3/ Système selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les signaux sont transmis en modulation de phase sur deux plans de polarisation, les plans changeant, pour une voie donnée, d'un répéteur à l'autre. 4/ Système selon la revendication 3, caractérisé par le fait, que chaque moitié de la bande totale comprend quatre canaux qui se situent dans deux sous-bandes de fréquence, les deux canaux d'une sous-bande se distinguant par leurs plans de polarisation. 5/ Système selon la revendication 3, caractérisé par le fait que certains répéteurs transposent les signaux venant d'une station dans une certaine sous-bande vers l'autre sous-bande de la même moitié de la bande totale.