L'invention concerne la mesure de la tension de courroies en place. Dans une automobile par exemple, l'accès à la courroie entraînant le ventilateur et/ou la dynamo est fréquemment difficile. Pourtant, comme beaucoup d'autres courroies,-celle- ci ne fonctionne convenablement et de façon fiable que dans des conditions de tension mécanique bien déterminées. I1 faut donc, malgré tout, mesurer la tension de la courroie mise en place, pour procéder à un réglage si nécessaire. Dans une première méthode de mesure, purement manuelle, on utilise deux repères portés sur la courroie au repos, et on mesure l'allongement de la courroie sous tension. Outre le fait qu'il nécessite une préparation de la courroie, ce procédé est d'usage peu commode lorsque le champ de manoeuvre est très limité. On connaît également des dispositifs effectuant cette mesure par flexion de la courroie. Néanmoins, dans les dispositifs connus, le système de mise en flexion est assez complexe et encombrant. Cela empêche également son application aux courroies d'accès difficiles. L'invention a pour objet un tensiomètre utile en toutes conditionso Le tensiomètre pour courroies en place, comporte un dispositif de mise en flexion de la courroie, un élément sensible à la flexion de la courroie ainsi mise en flexion, et un indicateur couplé à cet élément sensible, pour indiquer la tension de la courroie d'après la flexion obtenue de celle-cio Le dispositif de mise en flexion comp end deux saillies distantes destinées à venir en butée sur la courroie pour y délimiter une zone de mesure, un organe de serrage mobile à pivotement pour amener un palpeur de serrage à solliciter la courroie en flexion, à l'encontre des deux saillies et entre cellesci, ainsi qu 'une liaison élastique entre l'organe de serrage et un organe de commande de flexion, ce qui permet d'appliquer à la courroie un effort de flexion dont l'amplitude est définie par cette liaison élastique lorsque l'organe de commande est actionné. L'élément sensible comprend un organe d'appui compor tant un palpeur d'appui situé entre les deux saillies, sensiblement aligné sur celles-ci et sensiblement opposé au palpeur de serrage, cet organe d'appui étant mobile à pivotement, à l'encontre d'un rappel élastique, avec la flexion de la courroie ; l'élément sensible comporte encore un levier formant amplificateur mécanique entre. l'organe d'appui et l'indicateur. Avantageusement, l'indicateur est capable de mémoire, de préférence par une aiguille à friction, et il comporte un moyen de remise à zéro de façon commandée. Dans le mode de réalisation préférentiel, l'organe de commande comprend une manette pivotante actionnant une came, ainsi qu'une pièce intermédiaire mobile, située à l'opposé de l'organe de serrage par rapport à.la came, et la liaison élastique est montée entre cette pièce intermédiaire et l'or- gane de serrage. L'organe de serrage est soumis à un rappel élastique vers sa position de repos et, par l'intermédiaire de la liaison élastique, ce rappel élastique s'applique également à la pièce intermédiaire lorsque la manette pivotante est elle aussi au repos. Le tensiomètre est logé dans un boîtier en forme générale de demi-cylindre de faible hauteur, et la manette de commande est mobile à pivotement autour d'un axe colncidant sensiblement avec celui du demi-cylindre, Si bien que la poignée de cette manette peut se déplacer en pivotant au voisinage immédiat de la surface extérieure demi-cylindre du boîtier, ce qui contribue grandement à diminuer l'encombrement. Les deux saillies sont montées respectivement aux deux extrémités libres diamétrales de la paroi demi-cylindrique formant le boîtier. Avantageusement, l'indicateur comporte un cadran aménagé dans un évidement de la paroi deli-cylindrique du bol- tier, ainsi qu'une aiguille montée pivotante autour d'un axe coilncidant sensiblement avec celui de cette paroi demicylindrique. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence au dessin annexé, donné pour illustrer, à titre non limitatif, un mode de réalisation préférentiel de l'invention, et sur lequel : - la figure I est une vue en perspective avant mon- - la figure est une vue en perspective avaDt ppontage du tensiomètre pour courroie de l'invention, et - la figure 2 est une vue de dessus du mêee tensiomètre, couvercle enlevé. On voit sur la figure 1 un boîtier I comportant une paroi demi-cylindrique 2 de faible hauteur, coopérant avec un fond 3. A l'opposé du fond 3, la paroi comporte une rainure plane formant surface d'appui 4 pour un couvercle 5, qui est représenté démonté, dans la partie supérieure de la figure 1. Aur extrémités libres disiétrales de la paroi demicylindrique 2 sont disposées deux saillies 6 et 7 formant butoir. Sur la figure 1 seule la saillie 6 apparaît,l'autre étant coupée pour mieux laisser voir certains détails, jais on retrouve les deux saillies'6 et 7 sur la figure 2. Par ailleurs, un évidement 8 est aménage à travers la paroi exté rieure demi-cylindrique 2 sur une bonne partie du pourtour de celle-ci, afin de former un cadran. Pour cela, une bande de plexiglas 9 ferme l'évidement ; et derrière elle, est disposée une bande 10, métallique par exemple, portant les graduations ou autres indications constituant le cadran. Les pièces 9 et 10 sont fixées ensemble par leurs deux extrémités, ainsi qu'à la paroi 2 du boîtier. Outre les deux saillies 6 et 7, le dispositif de mise en flexion du tensiomètre comprend un organe de serrage Il portant un palpeur de serrage 12. linsi qu'on le voit sur les figures 1 et 2, l'organe de serrage 71 est mobile à pivotement autour d'un axe défini par une vis 24 et une entretoise 13, à l'encontre d'un rappel élastique fourni par un ressort spiral 14 qui tend à le ramener vers une position de repos, éloignée du boîtier. Dans sa partie coudée, l'organe de serrage Il est relié à un organe de commande par l'intermédiaire d'un ressort 15 formant pratiquement une liaison élastique tarée. Ce ressort 15, qui Joue un rôle essentiel pour la mise en flexion, est avantageusement constitué d'un fil en acier à ressort de diamètre 1,5 mi, bobiné sous forme de 11,5 spires Jointives, d'un diamètre moyen de 6,2 mm. L'organe de commande comprend une manette 16, appui raissant principalement en trait tireté sur la figure 1, et munie d'une poignée 17. La manette 16 est solidaire d'un disque-entretoise 18 qui porte un téton 19. Ce téton 19 forme une came entraînant une pièce intermédiaire 20, mobile à pivotement autour d'un axe défini par une via 21. Par un plot d'extrémité 23, la pièce intermédiaire 20 est également reliée au ressort 15 déJà cité.Dans la position de repos de la manette 16, la poignée 17 étant à gauche de la figure, le téton 19 est dans la position qui permet à la pièce intermédiaire 20 de s'avancer au maximum vers l'avant de la figure et l'exté- rieur du boitier Elle est sollicitée en ce sens par 1 'organe de serrage Il et son ressort de rappel 14, car dans ces con- ditions, le ressort 15 est pratiquement rigide. On comprend donc que le palpeur de serrage 12 va, lui aussi, se trouver éloigné au maximum du boîtier, vers l'avant de la figure. Lorsqu'on fait faire un demi-tour à la manette 16 par sa poignée 17, la pièce intermédiaire 20 va être emmenée par le téton 19 vers l'intérieur du bottier, et solliciter ainsi l'organe de serrage il par l'intermédiaire du ressort taré 15. On décrira plus en détail cette mise en flexion ciaprès. Le mouvement vers l'intérieur du boîtier est limité par une butée 22. l'élément sensible à la flexion comprend tout d'abord un organe d'appui 25 muni d'un palpeur d'appui 26, et mobile à pivotement autour du même axe, défini par une vis 24, que l'organe de serrage 11. Comme pour l'organe de serrage 11, l'organe d'appui 25 pivote à l'encontre d'un rappel élastique défini par un ressort spiral 27, qui tend à éloigner le palpeur d'appui 26 vers l'extérieur du boîtier. Sur une branche 28 de l'organe d'appui est monté un téton 29 qui coopère avec un couloir de glissement 30 ménagé dans un levier pivotant 31 formant amplificateur mécanique, sortant sur un autre téton 32.En effet, par rapport à l'axe de pivotement défini par la vis 33 et son logement 34, le bras de levier offert au téton 29 de l'organe d'appui est nettement inférieur à celui qui est fourni au téton 32, d'où l'amplification mécanique du moirve- ment. Sur un promontoire 35 de forme parallélipipédique reposant au fond 3 du boîtier, est fixée par deux vis 36 et 37, une fourchette 38 comportant entre ses dents une aiguille 39. L'aiguille 39 est mobile mais soumise à une friction importante, tandis qu'un ressort spiral 40 est susceptible de ramener l'aiguille à sa position de repose Le ressort spiral 40 est toutefois impuissant à vaincre la friction exercée par les dents de la fourchette 38, et il ne peut agir que lorsqu'on appuie sur un boutonpoussoir 41 qui, écartant les dents de la fourchette, libère l'aiguille de la friction. L'une des deux dents de la fourchette peut etre rapportée. Sur la figure 2, on retrouve les principaux éléments déåà décrits à la figure 1, et le tensiomètre s'appuie par ses deux saillies 6 et 7 sur un côté d'une courroie C, illustrée schématiquement par deux traits tiretés. La manette 16 et la poignée 17 sont maintenant vers la droite de la figure, ce qui signifie aussi que le téton 19 de la came 18 a fait un demitour, et a repoussé vers l'intérieur du boitier la pièce intermédiaire 20. Celle-ci sollicite en traction le ressort taré 15, ce qui applique à l'organe de serrage Il un effort d'intensité préétablie par le tarage de ce ressort. Compte tenu du bras de levier défini par cet organe de serrage 11, un effort d'intensité préétablie est ainsi appliqué à la courroie C par le palpeur de serrage 12. Cela met la courroie en flexion, avec un effort de flexion bien définie De l'autre côté de la courroie, celle-ci s'appuie sur le palpeur d'appui 26, et ce palpeur d'appui va donc suivre la courroie dans son mouvement de flexion, en pivotant autour de l'axe défini par la vis 24. Son angle de pivotement, qui dépend de la flexion, est transmis au téton 29, bandis que le téton 32 du levier amplificateur mécanique 31 va se déplacer d'un angle amplifié mais également relié à la flexion de la courroie. le déplacement du téton 32 va se produire vers la droite de la figure 2, et entraîner l'aiguille 39 dans le sens des aiguilles d'une montre. Finalement, le déplacement de l'aiguille 39 est donc relié à flexion de la courroie. Après cela, la manette 16 est remise dans sa position de repos, le palpeur de serrage 12 est dégagé de la courroie, et on peut sortir l'appareil de l'endroit de mesure pour lire en toute liberté la tension de la courroie d'après la position de l'aiguille sur le cadrant En effet, bien que l'effort de friction ait disparu lorsque la manette de commande 16 a été remise au repos, l'aiguille est restée à sa place à cause de la friction exercée par les dents de la fourchette 38e Après la lecture, et le retour de l'aiguille au repos en appuyant sur le bouton-poussoir 41, l'appareil est prêt pour une nouvelle mesure. Le dispositif de l'invention comporte un certain nombre de pièces formant un système mécanique assez complexe, difficile à saisir autrement que par le dessin ; aussi les planches de dessin annexées, et en particulier la figure 2 qui est à échelle, font-elles partie intégrante de la présente description, notamment pour caractériser la forme des pièces mécaniques sus-visées. Bien entendu, on pourra néanmoins en concevoir des variantes sans s'écarter pour autant du cadre de la présente invention. REVENCICATIONS 1) Tensiomètre pour courroie en place, comportant un dispositif de mise en flexion de la courroie, un élément sensible à la flexion de la courroie ainsi mise en flexion, et un indicateur couplé à cet élément sensible, pour indiquer la tension de la courroie d'après la flexion obtenue de celleci, caractérisé par le fait que le dispositif de mise en flexion comprend deux saillies distantes destinées à venir en butée sur la courroie pour y délimiter une zone de mesure, un organe de serrage mobile à pivotement pour amener un palpeur de serrage à solliciter la courroie en flexion, à l'encontre des deux saillies et entre celles-ci, et une liaison élastique entre l'organe de serrage et un organe de commande de flexion, ce qui permet d'appliouer à la courroie un effort de flexion dont l'amplitude est définie par cette liaison élastique, lorsque l'organe de commande est actionné. 2) Tensiomètre selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'élément sensible comporte un organe d'appui comportant un palpeur d'appui situé entre les deux saillies, sensiblement aligné sur celles-ci et sensiblement opposé au palpeur de serrage, cet organe d'appui étant mobile à pivotement, à l'encontre d'un rappel élastique, avec la flexion de la courroie, et par le fait que ledit élément sensible comporte également un levier formant amplifivateur mécanique entre l'organe d'appui et l'indicateur. 3) Tensiomètre selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'indicateur est capable de mémoire, de préférence sous forme d'une aiguille à friction, et qu'il comporte un moyen de remise à zéro de façon commandée. 4) Tensiomètre selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'organe de commande comprend une manette pivotante actionnant une came, ainsi qu'une pièce intermédiaire mobile, située à l'opposé de l'organe de serrage par rapport à la came, ladite liaison élastique étant montée entre cette pièce intermédiaire et l'organe de serrage. 5) Tensiomètre selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'organe de serrage est soumis à un rappel élastique en position de repos, lorsque la manette pivotante est également au repos. 6) Tensiomètre selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que le tensiomètre comporte un boîtier en forme générale de demi-cylindre de faible hauteur, et que la manette de commande est mobile à pivotement autour d'un axe colncidant sensiblement avec celui du demi-cylindre, Si bien que la poignée de cette manette peut pivoter au voisinage immédiat de la surface extérieure demi-cylindre du boitier. 7) Tensiomètre selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'indicateur comporte un cadran aménagé dans un évidement de la paroi extérieure demi-cylindrique du bof- tier, ainsi qu'une aiguille montée pivotante autour d'un axe colucidant sensiblement avec celui de la paroi demi-cylindrique du boftier. 8) Tensiomètre selon l'une des revendications 6 et 7, caractérisé par le fait que les deux saillies sont montées respectivement aux deux extrémités libres de la paroi demicylindrique formant le boîtier.