Dans le domaine des appareils servant à lancer les grenades, on connait les gros pistolets pour grenades encartouchées, les fusils à tromblon pour "grenades à main, les fusils à cache-flamme de 22mm de diamètre pour "grenades à fusil", et enfin les petits lanceurs à charge spéciale pour grenades à queue tubulaire. Les grenades encartouchées et les grenades lancées par tromblons ne peuvent avoir une portée aussi longue ni une précision aussi bonne que les grenades à fusil, en raison de leur manque d'empennage et de leur manque de réel guidage. Les grenades à queue tubulaire lancées par des petits lanceurs-à charge spéciale ne peuvent avoir une précision aussi bonne que celle des grenades à fusil en raison de la difficulté de fabriquer une charge spéciale contenant une faible quantité de poudre. Le tir au fusil des "grenades à fusil" reste le meilleur moyen d'atteindre avec précision, jusqu a environ 400 mètres, un ennemi protégé, d'autant plus que ce mode de lancement bénéficie de moyens éprouvés de mise en oeuvre et de tir de la grenade, en particulier d'excellentes cartouches de lancement sans balle. Mais le tir des grenades à fusil est difficile à opérer à l'intá- rieur d'un abri ou d'un véhicule, en raison du manque habituel d'ouvertures aux différents endroits voulus, du danger de s'exposer aux ouver- tures, du manque de moyens d'appui ou de fixation, et surtout de ltenco- brement excessif du fusil prolongé par la grenade La présente invention permet d'obtenir, à l'intérieur d'un abri ou d'un véhicule, les avantages du tir au fusil des grenades à douille, sans ses inconvénients, et d'une manière peu onéreuse. Pour réaliser le lance-grenades de l'invention, on se procure un quelconque fusil lance-grenades, même peu récent, et on va diminuer considérablement sa longueur sans changer ni la cartouche-sans-balle, ni la culasse, ni la chambre, ni la longueur interne du canon, le moyen original consistant à courber le canon du fusil, de prelérence jusqu'à 1800, de façon que les mécanismes de percussion soient rapprochés de la grenade enfoncée sur l'extrémité du canon. Différents dispositifs originaux complètent la présente invention, ainsi qu'il apparattra au cours de la description. Description Le lance-grenades est constitué principalement par le canon(i) et les mécanismes de percussion(2) d'un fusil lance-grenades doté de cartouchessans-balle, apurés enlèvement des accessoires inutiles (pièces d'appui, de protection et de visée) et par un carter(3) qui entoure la grenade(4), qui débouche à l'extérieur d'un élément quelconque de protection(5) contre le feu de l'ennemi, et enfin qui contient axialement l'extrémité lance-grenades(6) du canon de fusil, avec son cache-flamme de 22mm de diamètre(7) et son jonc(8). La partie du canon(1) située entre les mécanismes de percussion(2) et son extrémité(6 > est courbée, de préférence à 1800, de façon que les mécanismes (2) soient parallèles au carter(3). La trappe(9), qui obture la bouche du carter(3), s'ouvre juste avant le tir par l'action d'un dispositif qu'il faut manoeuvrer pour pouvoir actionner le poussoir de tir(10), lequel prolonge la détente. Le carter3) s'ouvre latéralement par le déplacement 'un volet(11) de façon à permettre d'y introduire la grenade(4). Le lance-grenades est fixé dans l'élément de protection(5) par une articulation à gond horizontal(12) qui permet le déplacement vertical et qui est montée sur une pièce discosome s'appuyant d'une manière rotative sur un support discorde de façon à permettre également le déplacement horizontal. Une sécurité contre l'emploi, par erreur, d'une cartouche-à-balle peut être constituée par un dispositif empêchant d'introduire manuellement une cartouche, en obligeant à recourir à un chargeur, et empêchant de laisser une cartouche-à-balle sortir du chargeur. En variante, la partie courbée du canon(1) peut être remplacée par un raccord coudé(13). Fonctionnement La grenade(4) est introduite dans le carter(3), après ouverture du tolet(11), puis elle est enfoncée sur î'extrémité(6) où elle est main tenue par le jonc(8), même en site négatif. Après fermeture du volet(11), chargement et armement éventuels des mécanismes(2), et enfin pointage, le lance-grenades' est prêt à tirer. Le tir s'effectue d'abord par la manoeuvre d'un dispositif de préouverture de la trappe(9) qui déverrouille le poussoir de tir(10), lequel peut alors être actionné. Lors de la percussion de la cartouche, les gaz de combustion de la poudre exercent dans la douille de la grenade une pression à peu près égale dans le cas du canon courbé de la présente invention que dans le cas du canon droit s la trajectoire de la grenade est la même dans les deux cas. La figure 1 est une vue arrière du lance-grenades. La figure 2 est une coupe longitudinale du lance-grenades REVENDICÂTIONS 1. Un lance-grenades pour projectiles à douille, équipant l'arrière d'un élément de protection contre le feu de l'ennemi, destiné à lancer toutes les grenades munies d'une queue tubulaire formant douille, constitué principalement par le canon et les mécanismes de percussion d'un quelconque fusil lance-grenades doté de cartouches-sans-balle, et par un carter qui entoure la grenade et qui comporte axialement l'extrémité lance-grenades dudit canon, c a r a c t é r i s é en ce que lesdits mécanismes sont désalignés par rapport à ladite extrémité du canon, le mouvement de percussion desdites cartouches ne se faisant pas dans l'axe de ladite extrémité du canon. 2. Un lance-grenades tel que décrit en 1, dans lequel lesdits méca- nismes et ladite extrémité du canon sont disposés parallèlement, de façon à réduire au minimum l'encombrement du lance-grenades. 3. Un lance-grenades tel que décrit en 1, dans lequel le désalignement entre lesdits mécanismes et ladite extrémité du canon est obtenu par la oourbure qui est donnée à la partie du canon située entre lesdits mécanismes et ladite extrémité. 4. Un lance-grenades tel que décrit en 1, dans lequel le désalignement entre lesdits mécanismes et ladite extrémité du canon est obtenu d'abord par- leur séparation et ensuite par l'interposition d'un raccord coudé. 5. Un lance-grenades tel que décrit en 1, dans lequel ladite estré- mité du canon a conservé -le jonc extérieur qui sert à maintenir la grenade à la bonne position, et dans lequel la bouche dudit carter est obturée par une trappe à pré-ouverture couplée avec le fonctionnement desdits mécanismes. 6. Un lance-grenades tel que décrit en 1, dans lequel ledit carter s'ouvre latéralement, par le déplacement d'un volet, de façon à permettre d'y introduire la grenade et de procéder au bon positionnement de la grenade sur ladite extrémité du canon. 7. Un lance-grenades tel que décrit en 1, dans lequel les moyens de fixation sur ledit élément de protection sont articulés de façon à permettre le pointage vertical et horizontal.