2Q08753 Le circuit magnétique d'uns tête magnétique sst généralement constitué par deux éléments symétriques ou dissymétriques, qui sont constitués par des lames minces en matériau magnétique doux, à perméabilité élevée. L'un des deux éléments porte l'enrou-5 lement d'écriture ou de lecture, et il a sensiblement la forme d'un C, si bien qu'on le désignera ci-après par l'expression abrégée "élément en C". Dans le cas d'une structure dissymétrique, le second élément, qui ferme le circuit magnétique, à l'exception de l'entrefer, a plus ou moins la forme d'un barreau, si bien 10 qu'on le désignera sous le nom de "élément en I". Pour éviter les difficultés lors de la réalisation de l'enroulement, en dépit des faibles dimensions, il faut imposer des exigences très poussées en ce qui concerne l'exactitude des dimensions et l'absence de bavures des différentes lames. 15 Toute retouche des noyaux constitués chacun par un paquet réalisé en collant des lames, doit être pratiquement inutile, non pas pour des raisons de rentabilité, mais surtout pour éviter une détérioration des propriétés magnétiques du matériau. Il est en outre exigé que les différentes lames puissent être fabriquées 20 d'une façon avantageuse du point de vue économique, et qu'elles puissent être maniées aisément lorsqu'elles sont assemblées par collage en un paquet, constituant un noyau. On a déjà proposé de fabriquer les différentes lames à partir desquelles on forme ultérieurement les paquets consti-25 tuant les noyaux, par la technique dite de la corrosion de précision. En ouvrant par corrosion, dans des tôles, des ouvertures encadrant les lames, et interrompues seulement par des ponts étroits, on réalise ce que l'on appelle un "flan pour noyaux", qui comporte un assez grand nombre de lames de même type, par 30 exemple cinquante lames, réunies de façon lâche. On colle plusieurs flans de même type, en une pile de hauteur suffisante. Pour assembler ultérieurement plusieurs têtes indépendantes dans un dispositif de support commun, pour former un système à plusieurs têtes, il se révèle avantageux que les en-35 roulements d'écriture ou de lecture ne forment pas des saillies sur les paquets de lames, notamment dans le sens de la hauteur de la pile. Pour réaliser un étranglement dans l'élément en C, on fabrique donc, en plus des flans comportant des lames ayant la forme complète d'un élément en C, des flans constitués par des 40 lames dans lesquelles la partie médians de l'élément en C est 69 15666 69 15666 2008753 supprimée. L'empilage a lieu alors dans l'ordre suivant : lames correspondant à un élément en C incomplet, lames correspondant à un élément en G complet, lames correspondant à un élément en G incomplet. 5 Dans les piles collées, on sépare les différents éléments de noyau des cadres qui subsistent après la corrosion, en rompant les minces ponts de liaison. La contrainte mécanique qui apparaît lors de cette séparation ne permet pas d'éviter une détérioration des propriétés magnétiques des éléments de noyau 10 au voisinage des ponts de liaison existant précédemment. D'autre part, il n'est pas non plus garanti que les éléments en C et les éléments en I ont la même hauteur lorsqu'ils sont fabriqués séparément, en raison des différences d'épaisseur des couches d'adhésif insérées entre les lames. 15 La présente invention concerne un flan, réalisé par corrosion localisée d'une feuille mince d'un matériau magnétique doux, pour la fabrication de têtes magnétiques, notamment de têtes magnétiques pour plusieurs pistes, par collage de plusieurs flans, comportant un grand nombre de lames, disposées dans un en-20 cadrement, ce procédé garantissant que les éléments en C et les éléments en I ont la même hauteur, grâce à la disposition des différentes lames, et que les différents éléments de noyau peuvent être séparés les uns des autres ainsi que du flan par des coupures. La coupure ne doit avoir lieu qu'à des endroits des élé-25 ments de noyau qui devraient sans cela être retouchés après' l'introduction dans le support des têtes multiples. Le flan selon la présente invention est caractérisé par le fait qu'il comporte des lames pour des éléments de tête magnétique en forme de C et des lames pour des éléments de tête 30 magnétique en forme de I, qui sont juxtaposées par paires, de telle sorte que les lames des deux types soient réunies entre elles, au niveau de l'entrefer prévu, par des ponts étroits, auxquels se raccordent perpendiculairement d'autres ponts, qui maintiennent les paires de lames dans l'encadrement du flan. 35 A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement sur les figures 1 à 3 du dessin annexé une forme de réalisation de l'invention. La figure 1 représente un flan pour noyaux, comportant six paires de lames, chaque paire étant formée par une lame pour 40 un élément en C et une lame pour un élément en I. En réalité, un 69 15666 200875.3 flan de ce genre est constitué, dans la pratique, par un nombre élevé de paires de lames, par exemple par quarante-huit paires de lames, disposées en lignes et en colonnes. Les lames (C et I) de chaque paire sont réunies entre elles par des ponts SL, au niveau 5 du futur entrefer. Les lames d'une paire se font face comme dans la tête magnétique terminée, mais avec un écartëment qui correspond à la longueur des ponts SL. Les paires de lames (C, I) sont placées dans un encadrement formé par des éléments RI à R4. Entre les deux éléments 10 R2 et R4 de l'encadrement on a prévu des barres transversales L, analogues aux barreaux d'une échelle. Les paires de lames sont réunies par d'autres ponts SH aux barres transversales L et aux éléments RI et R3 de l'encadrement. Les ponts SH sont perpendiculaires aux ponts de liaison externes SL de chaque paire de 15 lames, ainsi qu'aux barres transversales L et aux éléments RI et R3 de l'encadrement. La largeur des ponts SH est inférieure à la longueur des ponts SL. Pour faciliter l'ajustage lors de l'empilage des flans, en vue de leur traitement ultérieur, on a prévu dans l'en-20 cadrement des trous pour servir de logements à des broches d'àjustage. Les trous peuvent être disposés de façon dissymétrique et/ou différer par leur forme, de manière à empêcher toute interversion ou décalage des couches. D'autre part, on a formé à un endroit de l'encadrement un anneau PR, qui n'est réuni à 25 l'encadrement que par deux ponts étroits. Après le collage de la pile, on peut détacher cet anneau de l'encadrement, et le munir d'un enroulement de contrôle, pour mesurer les propriétés magnétiques de la pile. Une telle mesure permet de déterminer avec une précision suffisante les propriétés magnétiques des éléments 30 de noyau compris dans l'ensemble de l'encadrement. La figure 2 représente un flan pour noyaux, dont la composition correspond exactement à celle du flan detla figure 1. Les dimensions sont aussi exactement les mêmes, abstraction faite de la suppression de la partie médiane de chacune des lames C' 35 pour les éléments en C des noyaux. La disposition et la forme des trous pour l'ajustage et l'anneau de contrôle PR sont également les mêmes dans ces deux formes de réalisation d'un flan pour noyaux selon la présente invention, La partie médiane des lames C pour les éléments de 40 noyau en C est supprimée afin d'aménager de la place pour l'en 69 15666 2008753 roulement d'écriture ou de lecture qui est placé ultérieurement sur l'élément en C, de façon que cet enroulement ne dépasse pas au delà du diamètre proprement dit du noyau, tout au moins dans la direction de la hauteur de l'empilage. Ceci est obtenu de la 5 façon connue suivante : de part et d'autre d'une pile de lames normales, ayant chacune une forme correspondant à un élément en C complet, on empile des lames modifiées, selon la hauteur de l'enroulement. Ceci est illustré schématiquement par la vue éclatée de la figure 3. Pour que cette figure soit plus claire, 10 une partie de la pile, constituant un noyau, a été représentée détachée ; quelques unes des lames de l'élément en I, qui se trouvent au premier plan, ont été supprimées en partie. On a également représenté en partie seulement l'enroulement W, placé sur un élément en C, terminé. 15 Lorsque les lames ont été empilées de la façon indi quée, on colle la pile pour lui donner une hauteur déterminée, les tolérances sur les épaisseurs desdites lames étant compensées par l'épaisseur des couches d'adhésif. Ensuite, on sépare les différents éléments de noyau de l'ensemble qui subsistait jusque 20 là. En coupant à la scie ou a la fraise suivant les lignes A-A, B-B etc (figure 1), on parvient à séparer simultanément les différents éléments de noyau, C, I, les uns des autres, ainsi que du système. La largeur de la coupure est choisie de préférence de manière à couvrir en totalité les ponts de liaison SL. Pour 25 des raisons de tolérances, les éléments de noyau eux-mêmes sont encore légèrement entaillés au niveau de l'entrefer. L'anneau de contrôle PR est détaché de l'encadrement par deux coupures voisines. Les avantages particuliers du procédé de séparation 30 autorisé par le flan pour noyaux selon la présente invention, ne résident cependant pas seulement en ce que ce procédé peut être mis en oeuvre de façon simple. Présente également une grande importance pour la qualité des têtes magnétiques terminées,1e fait que les coupures 35 ne fatiguent que peu le matériau au niveau des surfaces de coupe, et n'interviennent qu'à des endroits qui doivent être soumis de toute façon à une retouche> en particulier dans le cas de la fabrication d'un système de têtes magnétiques pour pistes multiples. En effet, tout au moins dans ce dernier cas, les éléments 40 en C et les éléments en I, pourvus de leurs enroulements, sont 69 15666 2008753 imprégnés et assemblés par collage dans des supports séparés. Il n'est pas alors possible de garantir à priori que les plans des entrefers des différents éléments de noyau sont alignés dans la mesure nécessaire. Pour y parvenir, il faut donc rectifier soi-5 gneusement et simultanément les éléments de noyau assujettis dans les supports. Les bords des coupures, au niveau des entrefers, qui ont été soumis à des contraintes mécaniques par la coupure, et dont les propriétés magnétiques ne sont plus parfaites, sont alors aussi éliminés. Le polissage de la face libre d'une tête magné-10 tique séparée ou bien d'un système, achevé, de têtes magnétiques pour pistes multiples joue dans le même sens. Comme avantage supplémentaire du flan pour noyaux selon la présente invention, on peut enfin mentionner la fabrication simultanée, en une seule opération, aussi bien d'éléments 15 en C que d'éléments en I pour un nombre assez élevé de têtes magnétiques, Ceci assure qu'au moins les éléments en C et les éléments en I d'un système ont la même hauteur après collage de la pile. Le collage de la pile à une hauteur déterminée garantit en outre que même des éléments de noyau provenant de flans dif-20 férents ne présentent que de faibles différences de cote. 2008753 REVENDICATIONS 1. Flan, réalisé par corrosion localisée d'une feuille mince d'un matériau magnétique doux, pour la fabrication de têtes magnétiques, notamment de têtes magnétiques pour plusieurs pistes, par collage de plusieurs flans, comportant un grand nombre de 5 lames, disposées dans un encadrement, caractérisé par le fait qu'il comporte des lames pour des éléments de tête magnétique en forme de C et des lames pour des éléments de tête magnétique en forme de I, qui sont juxtaposées par paires, de telle sorte que les lames des deux types soient réunies entre elles, au niveau de 10 l'entrefer prévu, par des ponts étroits, auxquels se raccordent perpendiculairement d'autres ponts, qui maintiennent les paires de lames dans l'encadrement du flan. 2. Flan suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que des lames pour des éléments en I et des lames pour 15 des éléments en C, ces dernières dépourvues de leur partie médiane, sont juxtaposées par paires. 3. Flan suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que son encadrement extérieur comporte des trous destinés à servir de logements pour des broches 20 d'ajustage. 4. Flan suivant la revendication .3, caractérisé par le fait qu'il comporte, dans l'un des éléments de son encadrement extérieur, un anneau, qui est réuni à cet élément par deux ponts étroits. 25 5. Procédé de fabrication de têtes magnétiques, notamment de têtes magnétiques pour pistes multiples, par collage de plusieurs flans suivant l'une des revendications 1 à 4S caractérisé par le fait que chaque pile de flans est collée de manière à avoir une hauteur déterminée, les tolérances sur l'épaisseur 30 des lames étant compensées par des différences d'épaisseur des couches d'adhésif. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que l'on sépare simultanément chaque paire formée par un élément en C et un élément en I des autres Baires' et de la pile 35 collée, par une coupure.