La présente invention a pour objet un sceau en matière plastique, comprenant une tête percée de pers en part d'une lumière, et un cordon souple moulé d'une seule pièce avec la tête, dont une extrémité est destinée à être introduite dans la lumière à la fermeture du sceau. Comme on le sait, les sceaux sont classiquement réalisés en plomb, dans lequel on noie les extrémités d'un fil métallique, ces dispositifs ayant pour but d'empêcher des personnes non autorisées d'accéder à certains objets ou d'ouvrir ceux-ci sans que cette ouverture ou cet accès non autorisé ne puisse être ensuite constaté, par exemple pour des appareils télélioniques, des appareils électriques etc... Or, il est en réalité possible d'ouvrir ces dispositifs de plombage traditionnels et de les refermer ensuite, sans que pratiquement cette ouverture non autorisée ne puisse être détectée. C'est pourquoi on a proposé d'autres sceaux agencés de manière à être en principe effectivement inviolables. On connaît ainsi une réalisation dans laquelle la languette souple est munie à son extrémité d'une barrette transversale qui vient s'introduire dans une cavité de la tête, de telle manière que l'extrémité de la languette ne puisse ensuite être retirée sans destruction du dispositif. Dans une seconde réalisation connue, la languette est constituée d'un fil métallique dont les deux extrémités sont pourvues d'un fil enroulé en hélice, et d'une tête en matière plastique comportant des ouvertures de réception des extrémités du fil métallique, cette tête étant ensuite déformée de façon à être solidarisée avec les extrémités du fil métallique. On connait aussi une troisième réalisation dans laquelle le sceau est entièrement réalisé en matière plas tique d'une seule pièce, l'extrémité de la languette étant en forme de flèche, de façon à pouvoir venir se verrouiller par clipsage à l'intérieur de la tête. Ces réalisations sont onéreuses du fait de leur relative complexité, le sceau en matière plastique à fermeture par clipsage par exemple nécessitant un moule de forme complexe. De plus aucun de ces dispositifs ne permet d'exé cuter la fermeture de manière réglable, du fait que les extrémités des languettes souples ne peuvent prendre qu une seule position à I'inerer de la tête, lors de la fermeture du sceau. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients en proposant un sceau en matière plastique rigoureusement inviolable, de fabrication très peu onéreuse, et qui en outre offre une possibilité de réglage de la position de l'extrémité de la languette dans la tête lors de la fermeture. Suivant l'invention, le cordon souple est fixé dans la lumière par soudage aux ultra-sons. Cette opération peut être réalisée à l'aide d'un appareil à ultra-sons de type habituellement utilisé pour la soudure de pièces en matière plastique, qui réalise de façon extrêmement efficace la soudure entre le cordon et la tête par fusion de la matière plastique constituant la paroi de la lumière et l'extrémité du cordon. En effet, au terme de cette opération, l'extrémité du cordon est noyée dans la matière plastique de la tête, dont elle ne peut être séparée que par destruction du sceau. D'une part le sceau ne peut donc plus être ouvert par une personne non au-torisée sans que l'on se rende compte de cette ouverture puisque le ce u aura nécessairement été détruit, et d'autre part le sceau ainsi obtenu, par moulage par injection puis soudage aux ultra-sons est très simple, et par conséquent très peu coûteux. L'invention a également pour objet un procédé pour fabriquer le sceau en matière plastique en cause. Suivant ce procédé, on fixe la languette dans la lumière par soudage aux ultra-sons. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels on a représenté un exemple non limitatif de réalisation de l'invention. - La figure 1 est une vue de dessus d'un sceau inviolable en matière plastique selon l'invention, avant sa fermeture. - La figure 2 est une vue en élévation du sceau de la figure 1 et de la tête de soudage d'un appareil à ultra-sons, disposé au-dessus du sceau au moment de la fermeture de celui-ci. Le sceau représenté aux figures 1 et 2 est réalisé en matière plastique moulé d'une seule pièce par injection. Il comprend une tête 1 percée de part en part d'une lumière 2, ainsi qu'une languette souple ou cordon 3 s'étendant latéralement à partir de la tête 1. Dans l'exemple décrit la tête 1 a une forme de pastille circulaire percée diamétralement par la lumière cylindrique 2. La languette souple 3 est pourvue d'une pointe effilée 4, dont la longueur peut varier par rapport à la longueur totale du cordon 3, et qui facilite l'introduction de ce dernier dans la lumière 2. te diamètre de celle-ci est supérieur à celui du cordon 3, ce qui permet un réglage de la position du cordon 3 par rapport à la tête 1, après introduction de la pointe 4 dans celle-ci. La fermeture du sceau ainsi réalisé en une matière plastique convenable, telle que par exemple polypropylène, polyéthylène, polyamides, est exécutée de la manière suivante Après avoir introduit le cordon 3 dans l'orifice de l'objet à sceller (non représenté) prévu à cet effet, par exemple un appareil téléphonique dit "taxiphone", on replie le cordon 3 pour le placer dans sa position 3a indiquée en trait mixte à la figure 1, et on introduit la partie terminale effilée 4 dans la lumière 2. On la fait coulisser jusqu'à la position voulue en fonction du réglage souhaité, la pointe 4 pouvant ainsi le cas échéant dépasser en totalité de l'autre côté de la tige 1. Ce réglage est rendu possible par le fait que la lumière 2 a un diamètre supérieur à celui du cordon 3. Fuis on dispose la tête 1 sous la tête 5 d'un appareil de soudage par ultra-sons de type connu et par conséquent non représenté (figure 2). On procède au soudage du cordon 3 à l'intérieur de la tête 1, la tête 5 ("Sonotrode")pouvant pendant l'opération imprimer sur la face supérieure de la tête 1 des indications appropriées, par exemple une date, une référence, un sigle, un symbole etc..... A l'issue du soudage, le cordon 3 est solidarisé de façon rigoureusement inviolable avec la tête 1 , grâce à la fusion de la matière du cordon avec celle de la tête 1 qui rend ces deux pièces totalement indissociables l'une de l'autre. Le sceau ainsi réalisé est très peu onéreux par rapport aux réalisations antérieures précitées, grâce à sa structure particulièrement simple. Un autre avantage du sceau selon l'invention est, comme déjà indiqué, que la position du cordon 3 dans la lumière 2 peut être réglée de manière très large. Enfin, le procédé de fabrication du sceau selon l'invention présente l'avantage d'être propre et rapide, et de pouvoir être mis en oeuvre sans effort de la part de l'opérateur. L'invention n'est pas limitée à la forme de réaliaation décrite et peut comporter des variantes d'exécution. Ainsi il est évident que la forme de la tête 1 peut être quelconque, de même que la géométrie des sections de la lumière 2 et du cordon 3. REVENDICATIONS 1 - Sceau en matière plastique, comprenant une tête (1) percée de part en part d'une lumière (2), et un cordon souple (3) moulé d'une seule pièce avec la tête (1), dont une extrémité est destinée à être introduite dans la lumière (2) à la fermeture du sceau, caractérisé en ce que le cordon souple (3) est fixé dans la lumière (2) par soudage aux ultra-sons. 2 - Sceau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la languette comporte une pointe effilée (4) et la lumière (2) a un diamètre supérieur à celui du cordon (3), afin de permettre un réglage de la position du cordon (3) dans la lumière (2). 3 - Procédé pour fabriquer un sceau en matière plastique comportant une tête (1) percée de part en part d'une lumière (2) et un cordon souple (3) moulé d'une seule pièce avec la tête (1), dont une extrémité (4) est destinée à être introduite dans la lumière (2) à la fermeture du sceau, caractérisé en ce qu'on fixe le cordon (3) dans la lumière (2) par soudage aux ultra-sons.