La présente invention concerne une membrane pour l’insertion d’un milieu poreux. La membrane comprend un manchon cylindrique (2) et au moins un insert métallique (3), qui comporte des moyens de serrage (7, 8), un moyen de retenue (9) et une tige creuse (10). L’invention concerne en outre un procédé d’analyse d’un écoulement d’un fluide dans un milieu poreux (6) mettant en œuvre une telle membrane. Figure 2 à publier Membrane pour l’insertion d’un matériau poreux La présente invention concerne le domaine des expérimentations pour des milieux poreux, tels que des roches, en particulier pour des applications liées à l’exploitation du sous-sol : géothermie, récupération des hydrocarbures, stockage de gaz, etc. Pour ces applications liées à l’exploitation du sous-sol, il est d’usage de réaliser des expérimentations sur des roches prélevées au sein d’une formation souterraine. Pour ces expérimentations, on peut placer un échantillon de roche dans une membrane, notamment une membrane cylindrique, et on analyse les phénomènes physiques au sein de l’échantillon de roche. La membrane cylindrique forme une enveloppe étanche autour de l’échantillon de roche. Une telle membrane est généralement réalisée en polymère. Un exemple d’expérimentation peut être la circulation de fluide dans l’échantillon de roche, le fluide pouvant être un fluide initialement présent dans la formation souterraine ou un fluide à injecter dans la formation souterraine. Ces expérimentations peuvent être réalisées à différentes températures ou à différentes pressions. Dans d’autres domaines, il est également souhaitable de réaliser des expérimentations de milieu poreux, par exemple dans le domaine pharmacologique, ou le domaine agroalimentaire. Afin d’analyser les phénomènes physiques de ces expérimentations, il est d’usage d’instrumenter la membrane avec différents capteurs, par exemple avec des capteurs de pression, des capteurs de température, des débitmètres, etc. Pour connaître au mieux ces phénomènes physiques, il est préférable d’avoir plusieurs points de mesure le long du milieu poreux. Actuellement, la réalisation des mesures le long de la membrane est permise par le positionnement de plusieurs inserts métalliques le long de la membrane cylindrique. Les inserts métalliques étant prévus pour la connexion des capteurs. Ces inserts métalliques sont surmoulés sur la membrane polymère. Une telle fabrication nécessite de définir précisément la position des inserts, ce qui impose une fabrication très longue et coûteuse, car elle nécessite un moule spécifique à chaque demande (pour chaque position des inserts). De plus, cette conception ne permet pas le démontage des inserts sans destruction du manchon cylindrique (par conséquent les inserts restent immobilisés sur la membrane même lorsqu’on n’utilise pas la membrane). La illustre schématiquement une membrane selon cet art antérieur. La membrane 1 est formée par un manchon cylindrique 2, dont le volume interne 5 est prévu pour contenir le milieu poreux. La membrane 1 est équipée de deux inserts métalliques 3 destinés à la connexion avec des moyens de mesure (par exemple des capteurs de pression). Les deux inserts métalliques 3 sont positionnés au sein du manchon cylindrique 2. En effet, les inserts métalliques 3 sont agencés dans des surmoulages 4 du manchon cylindrique 2. La présente invention a pour but de former une membrane permettant de réaliser des mesures, de manière simple et peu coûteuse à fabriquer, et pour laquelle les inserts sont facilement démontables. Pour cela, la présente invention concerne une membrane pour l’insertion d’un milieu poreux. La membrane comprend un manchon cylindrique et au moins un insert métallique, qui comporte des moyens de serrage, un moyen de retenue et une tige creuse. Cette conception permet une fixation démontable de l’insert métallique, sans avoir besoin d’étape onéreuse et longue de surmoulage. L’invention concerne en outre un procédé d’analyse d’un écoulement d’un fluide dans un milieu poreux mettant en œuvre une telle membrane. L’invention concerne une membrane pour l’insertion d’un matériau poreux, ladite membrane comprenant un manchon cylindrique comportant une couche en polymère et au moins un insert métallique agencé dans un orifice dudit manchon cylindrique pour la connexion à un système de mesure. Ledit insert comprend des moyens de serrage d’une portion dudit manchon cylindrique, un moyen de retenue desdits moyens de serrage, et une tige creuse pour la connexion avec un système de mesure, ladite tige creuse traversant ledit manchon cylindrique et étant fixée sur lesdits moyens de serrage. Selon un mode de réalisation, lesdits moyens de serrage comportent une mâchoire inférieure agencée à l’intérieur dudit manchon cylindrique, et une mâchoire supérieure agencée à l’extérieur dudit manchon cylindrique. Avantageusement, ladite mâchoire inférieure comprend au moins une forme en saillie dirigée vers l’extérieur dudit manchon cylindrique, et ladite mâchoire supérieure comprend au moins une forme creuse apte à coopérer avec ladite forme en saillie de ladite mâchoire inférieure, de préférence ladite forme en saillie a sensiblement une forme annulaire. De manière avantageuse, ledit moyen de retenue est un écrou en appui sur ladite mâchoire supérieure, ledit écrou étant vissé sur un tube fileté lié à ladite mâchoire inférieure. De préférence, ladite tige creuse est vissée à l’intérieur dudit tube fileté lié à ladite mâchoire inférieure. Conformément à une mise en œuvre, ledit insert comprend un raccord, notamment un raccord pour un capteur de pression, et/ou pour un capteur de température, et/ou pour une fibre optique. Selon un aspect, ledit raccord est sensiblement perpendiculaire à ladite tige creuse. Conformément à une option de réalisation, ledit raccord est maintenu sur ladite tige creuse au moyen d’un circlips. En outre, l’invention concerne un procédé d’analyse de l’écoulement d’un fluide dans un milieu poreux, dans lequel met en œuvre les étapes suivantes : On insère ledit milieu poreux dans une membrane selon l’une des caractéristiques précédentes ; On connecte ledit au moins un insert de ladite membrane à une installation de mesure ; et On fait circuler un fluide dans ledit milieu poreux et on réalise une mesure au moyen de ladite installation de mesure pendant ladite circulation dudit fluide. Conformément à une mise en œuvre, ledit milieu poreux est une roche, ledit fluide est un fluide injecté ou présent dans une formation souterraine, et l’étape de mesure met en œuvre une mesure de la pression et/ou de la température au niveau dudit insert de ladite membrane. D'autres caractéristiques et avantages du dispositif selon l'invention, apparaîtront à la lecture de la description ci-après d'exemples non limitatifs de réalisations, en se référant aux figures annexées et décrites ci-après. Liste des figures La , déjà décrite, illustre une membrane selon l’art antérieur. La illustre, dans un plan de coupe longitudinale de la membrane, un insert non serré d’une membrane selon un mode de réalisation de l’invention. La illustre, dans un plan de coupe transversale de la membrane, un insert non serré d’une membrane selon un mode de réalisation de l’invention. La illustre, dans un plan de coupe longitudinale de la membrane, un insert serré d’une membrane selon un mode de réalisation de l’invention. La illustre, dans un plan de coupe transversale de la membrane, un insert serré d’une membrane selon un mode de réalisation de l’invention. La illustre des courbes de différentiel de pression en fonction du débit d’injection d’un fluide pour un exemple d’application d’une membrane selon un mode de réalisation de l’invention. La présente invention concerne une membrane pour l’insertion d’un matériau poreux. La membrane est destinée à envelopper le matériau poreux dans un but d’analyse du matériau poreux, en particulier pour l’analyse des écoulements au sein du milieu poreux. La membrane est configurée pour être serrée autour du milieu poreux, et pour former une couche imperméable autour du milieu poreux. Le milieu poreux peut être un échantillon de roche prélevé dans une formation souterraine, un matériau polymère, un matériau métallique, un matériau céramique, ou tout matériau analogue. La membrane comprend un manchon cylindrique, le milieu poreux étant destiné à être inséré à l’intérieur du manchon cylindrique (le milieu poreux a donc une forme sensiblement cylindrique). Le manchon cylindrique comprend au moins une couche polymère, notamment afin d’assurer l’étanchéité de la membrane. Le polymère de la couche du manchon cylindrique peut notamment être choisi parmi les fluoroélastomères (FKM), les Perfluoroélastomères (FFKM), les copolymères de type butadiène-acrylonitrile, hydrogénés ou non (NBR ou HNBR), les éthylène-propylène-diène monomères (EPDM), ou tout polymère analogue. Le manchon cylindrique peut comprendre une unique couche. Alternativement, le manchon cylindrique peut comprendre une pluralité de couches, réalisées dans divers matériaux. Le manchon cylindrique peut être prévu pour résister à différentes températures et/ou différentes pressions pour la mise en œuvre de l’analyse du milieu poreux. Le choix du matériau du manchon cylindrique est adapté aux conditions de température et de pression lors de l’analyse. De plus, la membrane comprend au moins un insert métallique. L’insert métallique est agencé dans un orifice du manchon cylindrique pour la connexion à un système de mesure. L’orifice du manchon cylindrique est un orifice dans la direction radiale du manchon cylindrique. L’insert métallique peut être installé à tout point du manchon cylindrique. L’insert métallique permet la connexion d’un système de mesure pour réaliser des mesures pour l’analyse du milieu poreux au niveau de l’insert. Selon l’invention, l’insert comprend au moins : Des moyens de serrage d’une portion de manchon cylindrique (en l’occurrence la portion du manchon cylindrique autour de l’orifice), pour permettre la fixation de l’insert sur le manchon cylindrique, Un moyen de retenue des moyens de serrage, pour assurer le maintien des moyens de serrage, Une tige creuse pour la connexion au système de mesure, la tige creuse traverse le manchon cylindrique (par l’orifice) et est fixée sur les moyens de serrage, l’alésage de la tige creuse permettant de relier l’extérieur du matériau poreux et la sortie de l’insert pour y réaliser la mesure. Cette conception de l’insert métallique, permet de rendre l’insert démontable grâce au démontage des moyens de retenue. De plus, l’insert est simple à fabriquer et à monter sur le manchon cylindrique. De plus, cet insert ne nécessite pas de modification du manchon cylindrique, en particulier, il ne nécessite aucun surmoulage. Ainsi, pour l’invention, on peut utiliser un manchon cylindrique classique sans modification de celui-ci (seule une perforation du manchon cylindrique est réalisée), ce qui permet de réduire les coûts de fabrication de la membrane. En outre, l’invention permet aussi d’instrumenter la membrane à une position souhaitée, et ainsi de réaliser une mesure à une position d’intérêt. De plus, la membrane selon l’invention permet de résister à différentes pressions et différentes températures. Selon un mode de réalisation de l’invention, les moyens de serrage peuvent être formées par deux mâchoires agencées de part et d’autre du manchon cylindrique. Les moyens de serrage peuvent alors comprendre une mâchoire inférieure agencée à l’intérieur du manchon cylindrique, et une mâchoire supérieure agencée à l’extérieur du manchon cylindrique. Le rapprochement des deux mâchoires permet le serrage du manchon cylindrique, assurant ainsi la fixation de l’insert sur le manchon cylindrique. De manière avantageuse, la mâchoire inférieure peut comprendre au moins une forme en saillie dirigée vers l’extérieur du manchon cylindrique. De plus, la mâchoire supérieure peut comprendre au moins une forme en creux dirigée vers le manchon cylindrique, la forme en creux étant apte à coopérer avec la forme en saillie de la mâchoire inférieure. Cette coopération de forme (association de formes qui s’emboîtent) permet d’assurer une bonne fixation de l’insert sur le manchon cylindrique, ainsi qu’une forte étanchéité. Entre les deux mâchoires, et entre les formes en creux et en saillie, le manchon cylindrique est serré, le serrage étant plus important entre les formes en creux et les formes en saillie. De préférence, la forme en saillie peut être sensiblement annulaire. Par exemple, la forme en saillie peut entourer l’orifice par lequel est installé l’insert. Cette forme en saillie permet de garantir l’étanchéité. Alternativement, la forme en saillie peut avoir d’autres formes, par exemple rectangulaire, losange, ponctuelle, etc. Préférentiellement, la forme en saillie ne comprend aucune forme angulaire pour faciliter le montage et le démontage, tout en évitant la détérioration locale ou la destruction du manchon cylindrique. Avantageusement, les mâchoires peuvent comprendre une pluralité de formes en saillie ou en creux, de manière à augmenter le serrage et la fixation. Selon un exemple de réalisation non limitatif, les mâchoires peuvent comprendre deux formes annulaires concentriques autour de l’orifice par lequel est installé l’insert. Conformément à une mise en œuvre de l’invention, la mâchoire inférieure peut comprendre un tube central en saillie à l’extérieur du manchon cylindrique. Le tube central traverse l’orifice du manchon cylindrique. De plus, le tube central peut servir pour coopérer avec le moyen de retenue et/ou avec la tige creuse. Pour ce mode de réalisation, le tube central peut être prévue pour guider le coulissement de la mâchoire supérieure (et éventuellement la rotation de la mâchoire supérieure) autour de l’axe du tube central. Ainsi, le mouvement relatif des deux mâchoires est guidé, favorisant le serrage. Selon un aspect de l’invention, le moyen de retenue peut être un écrou en appui sur la mâchoire supérieure. Par exemple, l’écrou peut être vissé sur le tube central lié à la mâchoire inférieure. L’écrou permet le rapprochement des moyens de serrage, et par conséquent, permet le maintien de l’insert. De plus, l’écrou est facilement démontable, ce qui favorise le démontage de l’insert. En variante, le moyen de retenue peut comprendre des vis, des moyens d’enclipsage, une goupille, un circlips (anneau de retenue), etc., qui sont des moyens de retenue démontables. Conformément à un mode de réalisation de l’invention la tige creuse peut être vissée à l’intérieur du tube fileté lié à la mâchoire inférieure. Ce mode de réalisation permet une fixation facilement démontable des composants de l’insert. Pour ce mode de réalisation, la tige creuse peut comprendre un épaulement pour créer un contact avec l’extrémité du tube central. Alternativement, la tige creuse peut être fixée à la mâchoire inférieure, par des vis, des moyens d’enclipsage, un assemblage à baïonnette, un circlips (anneau de retenue), etc., qui sont des moyens de fixation démontables. De préférence, l’axe de la tige creuse peut être orientée sensiblement radialement au manchon cylindrique. Selon un mode de réalisation, l’insert peut comprendre en outre un raccord, notamment un raccord pour un capteur de pression, ou un raccord pour un capteur de température, ou un raccord pour une fibre optique, ou tout moyen de mesure analogue. Le raccord peut être monté sur l’extrémité libre de la tige creuse. Le raccord permet la connexion fluidique entre l’alésage du la tige et le capteur ou la fibre optique. De manière à limiter l’encombrement latéral, le raccord peut être agencé perpendiculairement à la tige creuse. Pour cette réalisation, l’alésage de la tige creuse peut être longitudinal dans la tige creuse du côté de la tige creuse orienté vers l’intérieur du manchon cylindrique, et l’alésage peut comprendre un orifice débouchant transversalement dans la tige creuse du côté de la tige creuse orienté vers le raccord. En variante, le raccord peut être agencé dans la continuité de l’axe de la tige creuse. Pour cette réalisation, l’alésage de la tige creuse peut être longitudinal au sein de la tige creuse. Le raccord peut être maintenu sur la tige creuse par tout moyen, notamment par un circlips (anneau de retenue), des vis, des moyens d’enclipsage, un assemblage à baïonnette, etc. Ces moyens de maintien sont démontables. De plus, la tige creuse peut comprendre un épaulement pour créer une surface de contact entre le raccord et la tige creuse. La membrane selon l’invention peut comprendre plusieurs inserts métalliques, de manière à pouvoir réaliser des mesures en plusieurs points du milieu poreux. Afin d’assurer l’étanchéité de l’insert, l’insert peut comprendre les moyens d’étanchéité, notamment des joints d’étanchéité. Les moyens d’étanchéité peuvent être agencés entre les différents éléments, par exemple entre la tige creuse et le tube et/ou entre la tige creuse et le raccord. Les figures 2 et 3 illustrent, schématiquement et de manière non limitative, un insert installé dans une membrane selon un mode de réalisation de l’invention. Ces figures illustrent l’insert avant le serrage du manchon cylindrique. La est une coupe longitudinale de la membrane au niveau de l’insert, et la est une coupe transversale de la membrane au niveau de l’insert. Sur ces figures, le milieu poreux a une forme cylindrique et est indiqué avec la référence 6. De plus, sur ces figures, seule une portion du manchon cylindrique 2 est représentée. L’insert 3 comprend une mâchoire inférieure 7 agencée entre le milieu poreux 6 et le manchon cylindrique 2. Le manchon cylindrique peut être réalisé en plusieurs couches (notamment au moyen des couches 18). La mâchoire inférieure 7 comprend un tube central en saillie 17 qui traverse un orifice du manchon cylindrique 2. La mâchoire inférieure 7 comporte en outre des formes en saillie 15 en direction de l’extérieur du manchon cylindrique 2, en l’occurrence deux formes annulaires entourant l’orifice du manchon cylindrique 2. L’insert 3 comprend en outre une mâchoire supérieure 8 agencée à l’extérieur du manchon cylindrique 2. La mâchoire supérieure 8 est agencée autour du tube central en saillie 17, qui assure ainsi le guidage en translation de la mâchoire supérieure 8. La mâchoire supérieure 8 comprend des formes en creux 16, en l’occurrence deux formes annulaires entourant l’orifice du manchon cylindrique 2. Les formes en creux 16 sont aptes à coopérer avec les formes en saillie 15 de la mâchoire inférieure 7 pour réaliser le serrage. L’insert 3 comprend également un écrou 9, en tant que moyen de retenue. L’écrou 9 est vissé sur un filetage externe du tube central en saillie 17 de la mâchoire inférieure 7. L’écrou 9 est en appui sur la surface externe de la mâchoire supérieure 9. Ainsi, la rotation de l’écrou 9 sur le tube central en saillie 17 de la mâchoire inférieure 7 exerce une force sur la mâchoire supérieure 8, ce qui permet d’assurer le serrage de l’insert 3 sur le manchon cylindrique. De plus, l’insert 3 comprend une tige creuse 10. La tige creuse 10 est montée dans le tube central en saillie 17 de la mâchoire inférieure 7. Pour l’exemple illustré, la tige creuse 10 est vissée à l’intérieur du tube central en saillie 17. La tige creuse 10 comprend un alésage interne 11, qui débouche à une extrémité de la tige vers l’intérieur de la membrane. Par ailleurs, l’insert 3 comporte un raccord 12 pour la connexion d’un capteur ou d’une fibre optique. Pour l’exemple illustré, le raccord 12 est perpendiculaire à la tige creuse 10. De plus, la tige creuse 10 comprend un alésage qui débouche dans le raccord 12. Le raccord 12 est maintenu sur la tige 10 au moyen d’un circlips 14. L’insert 3 comprend en outre des joints d’étanchéité 13. Des moyens d’étanchéité 13 peuvent être prévus entre la tige 10 et le raccord 12, et/ou entre la tige 10 et le tube central en saillie 17. Les figures 4 et 5 illustrent, schématiquement et de manière non limitative, un insert installé dans une membrane selon le mode de réalisation de l’invention des figures 2 et 3. Ces figures illustrent l’insert après le serrage du manchon cylindrique. La est une coupe longitudinale de la membrane au niveau de l’insert, et la est une coupe transversale de la membrane au niveau de l’insert. Les éléments identiques aux figures 2 et 3 ne sont pas décrits à nouveau. En position de serrage, les mâchoires inférieure 7 et supérieure 8 sont rapprochées. Le rapprochement de ces mâchoires 7 et 8 est réalisé et maintenu par l’écrou 9, qui est complètement vissé sur le tube central en saillie 17. Ce rapprochement assure le serrage du manchon cylindrique 2 pour le maintien en position de l’insert métallique 3. Ainsi, dans l’agencement illustré sur les figures 4 et 5, l’insert est complètement fixé sur le manchon cylindrique. Pour le mode de réalisation illustré sur les figures 2 à 5, le procédé de fabrication de la membrane, au moyen d’un manchon cylindrique et d’au moins un insert peut comprendre les étapes suivantes : On perce un orifice dans le manchon cylindrique, à l’emplacement souhaité pour la mesure, On positionne la mâchoire inférieure à l’intérieur du manchon cylindrique, le tube central de la mâchoire inférieure traversant l’orifice percé du manchon cylindrique, On insère le milieu poreux dans la membrane avec l’insert, la mâchoire inférieure est alors positionnée entre le milieu poreux et le manchon cylindrique, On positionne la mâchoire supérieure sur le tube central en saillie, On positionne et on visse l’écrou sur le tube central en saillie pour réaliser le serrage entre les deux mâchoires, On insère la tige creuse dans le tube en saillie, et on la visse, On monte le raccord sur la tige creuse, et on le maintient en position au moyen d’un circlips. L’étape de positionnement de la mâchoire supérieure peut être réalisée avant l’étape d’insertion du milieu poreux. Le vissage de l’écrou peut être réalisé après l’étape d’insertion de la tige creuse ou de l’étape de montage du raccord sur la tige creuse. Le procédé de fabrication peut être adapté en fonction de la variante de réalisation de la membrane. Pour le mode de réalisation des figures 2 à 5, le procédé de démontage de l’insert métallique peut comprendre les étapes suivantes : On démonte le raccord de la tige creuse, après avoir retiré le circlips, On retire la tige creuse du tube en saillie, après l’avoir dévissée, On dévisse l’écrou du tube central en saillie pour libérer les deux mâchoires, On retire la mâchoire supérieure du tube central en saillie, On retire le milieu poreux de la membrane avec l’insert, et On retire la mâchoire inférieure de l’intérieur du manchon cylindrique. Pour ce procédé de démontage, un mode de réalisation peut consister à laisser monter le raccord sur la tige creuse, et on peut retirer l’ensemble tige creuse et raccord en une seule étape. En outre, l’invention concerne un procédé d’analyse de l’écoulement d’un fluide dans un milieu poreux. Pour ce procédé, on peut mettre en œuvre les étapes suivantes : On insère un milieu poreux dans une membrane selon l’une quelconque des variantes ou des combinaisons de variantes telles que décrites précédemment, On connecte l’au moins un insert de la membrane à un système de mesure, On fait circuler au moins un fluide dans le milieu poreux (entre les deux extrémités du milieu poreux non couvertes par la membrane) et on réalise une mesure au moyen du système de mesure. Ainsi, le procédé d’analyse permet de réaliser une mesure en un point souhaité lors d’un écoulement dans un milieu poreux. Selon un mode de réalisation, le milieu poreux peut être un échantillon de roche prélevé dans une formation souterraine. Ainsi, il est possible de réaliser des mesures représentatives aux phénomènes physiques mis en œuvre dans une formation souterraine. En variante, le milieu poreux peut être un matériau polymère, un matériau métallique, un matériau céramique ou tout matériau analogue. Selon un aspect, le fluide injecté peut être un fluide à injecter dans une formation souterraine ou un fluide présent dans une formation souterraine. Des exemples de fluides à injecter dans une formation souterraine peuvent être un gaz acide tel que du dioxyde de carbone CO 2 , un fluide de géothermie, un fluide de récupération assistée des hydrocarbures (EOR de l’anglais « enhanced oil recovery »), etc. Des exemples de fluides présents dans une formation souterraines peuvent être de l’eau, une saumure, des hydrocarbures liquides ou gazeux, etc. Ainsi, le procédé selon l’invention peut déterminer le comportement de ces fluides dans une formation souterraine. Alternativement, le fluide peut être un fluide pharmaceutique ou agroalimentaire. Conformément à une mise en œuvre de l’invention, le système de mesure est apte à mesurer la température ou la pression au sein du milieu poreux. Pour le domaine de l’exploitation d’une formation souterraine (géothermie, stockage de gaz, récupération d’hydrocarbures, etc.), le procédé selon l’invention peut être mis en œuvre pour un échantillon de roche, pour un fluide à injecter ou présent dans une formation souterraine, et la mesure peut être une mesure de température ou de pression. Comme il va de soi, l’invention ne se limite pas aux seules formes de réalisation de la membrane, décrites ci-dessus à titre d’exemple, elle embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation. Exemple d’application Les caractéristiques et avantages du procédé selon l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de l'exemple d'application ci-après. Pour de cet exemple, on réalise des mesures de pertes de charge aux bornes d’une roche (milieu poreux), par mesure de pression différentielle entre l’entrée d’un fluide et un point donné de la roche (appelé point de mesure). La roche concernée pour cet exemple est une roche calcaire (Lavoux). Au point de mesure, un insert avec un raccord pour un système de mesure de pression est placé dans la membrane qui entoure la roche. Pendant la mesure, on injecte un fluide, ici une saumure, dans la roche à plusieurs débits. Pendant l’injection, on mesure le différentiel de pression entre l’entrée de la roche et le point de mesure ainsi que le différentiel de pression entre l’entrée et la sortie de la roche. Cet exemple d’application est réalisé à une température de roche de 120°C. La est une courbe du différentiel de pression DP en mbar (1mbar valant sensiblement 100 Pa), en fonction du débit de fluide injecté en mL/h. La représente la courbe DPI qui correspond au différentiel de pression au point de mesure, et la courbe DPT qui correspond au différentiel de pression à la sortie. On remarque que les deux courbes sont linéaires. Ainsi, la membrane selon l’invention permet bien une mesure représentative au point de mesure, même à température élevée. Membrane pour l’insertion d’un matériau poreux (6), ladite membrane (1) comprenant un manchon cylindrique (2) comportant une couche en polymère et au moins un insert métallique (3) agencé dans un orifice dudit manchon cylindrique (2) pour la connexion à un système de mesure, caractérisée en ce que ledit insert (3) comprend des moyens de serrage (7, 8) d’une portion dudit manchon cylindrique (2), un moyen de retenue (9) desdits moyens de serrage (7, 8), et une tige creuse (10) pour la connexion avec un système de mesure, ladite tige creuse traversant ledit manchon cylindrique (2) et étant fixée sur lesdits moyens de serrage (7, 8). Membrane selon la revendication 1, dans laquelle lesdits moyens de serrage comportent une mâchoire inférieure (7) agencée à l’intérieur dudit manchon cylindrique (2), et une mâchoire supérieure (8) agencée à l’extérieur dudit manchon cylindrique (2). Membrane selon la revendication 2, dans laquelle ladite mâchoire inférieure (7) comprend au moins une forme en saillie (15) dirigée vers l’extérieur dudit manchon cylindrique, et ladite mâchoire supérieure (8) comprend au moins une forme creuse (16) apte à coopérer avec ladite forme en saillie (15) de ladite mâchoire inférieure (7), de préférence ladite forme en saillie (15) a sensiblement une forme annulaire. Membrane selon l’une des revendications 2 ou 3, dans laquelle ledit moyen de retenue est un écrou (9) en appui sur ladite mâchoire supérieure (8), ledit écrou (9) étant vissé sur un tube fileté lié à ladite mâchoire inférieure (7). Membrane selon la revendication 4, dans laquelle ladite tige creuse (10) est vissée à l’intérieur dudit tube fileté lié à ladite mâchoire inférieure (7). Membrane selon l’une des revendications précédentes, dans laquelle ledit insert comprend un raccord (12), notamment un raccord pour un capteur de pression, et/ou pour un capteur de température, et/ou pour une fibre optique. Membrane selon la revendication 6, dans laquelle ledit raccord (12) est sensiblement perpendiculaire à ladite tige creuse (10). Membrane selon l’une des revendications 6 ou 7, dans laquelle ledit raccord (12) est maintenu sur ladite tige creuse (10) au moyen d’un circlips (14). Procédé d’analyse de l’écoulement d’un fluide dans un milieu poreux, caractérisé en ce qu’on met en œuvre les étapes suivantes : On insère ledit milieu poreux (6) dans une membrane (1) selon l’une des revendications précédentes ; On connecte ledit au moins un insert (3) de ladite membrane (1) à une installation de mesure ; et On fait circuler un fluide dans ledit milieu poreux (6) et on réalise une mesure au moyen de ladite installation de mesure pendant ladite circulation dudit fluide. Procédé d’analyse selon la revendication 9, dans lequel ledit milieu poreux est une roche, ledit fluide est un fluide injecté ou présent dans une formation souterraine, et l’étape de mesure met en œuvre une mesure de la pression et/ou de la température au niveau dudit insert de ladite membrane.