L'invention a pour objet un dispositif de guidage de mainscourantes pour escaliers mécaniques, trottoirs roulants et dispositifs analogues. Les mains-courantes classiques sont constituées en une matière souple, - par exemple un caoutchouc, garni d'éléments internes de renforcement, et comportant, sur une partie de la surface, un revetement résistant à l'usure pour permettre d'une part d'assurer un glissement correct de la-main courante sur guide, d'autre part d'assurer l'entrai- nement en mouvement de la main courante à l'aide de roues, galets ou analogues.La figure 1 représente schématiquement le circuit simplifié d'une main courante 1 d'un escalier mécanique engagée- sur un guide 2 solidaire du chassies de llescalier, 11 installation comportant de manière générale des roues de-renvoi 3 et 4, une roue motrice 5 et des galets presseurs 6 > 6, ensemble étant agencé, ou muni de moyens appropriés pour rattraper le mou et assurer une tension correcte de la main courante.La figure 2 est une coupe schématique d'une main courante 1 engagée sur son guide 2, prise par exemple suivant la ligne II-II de la figure 1 Un problème majeur conditionnant la structure de la main courante est la bonne tenue dans les courbes inverses, par exemple en 7, pour empêcher la main courante de sortir des guides, ou déjanter. Dans ce but, une main courante classique comporte une partie centrale 11 et des parties latérales 12, 13, appelées communément lèvres, rabattues autour des ailes 14, 1 5 du guide.Dans la partie centrale 11 du revetement en élastomère, donnant un habillage esthétique et protégeant les guides métalliques intérieurs, sont inclus des cibles ou feuillards assurant la résistance longitudinale de la main courante, des entreplis en toile assurant la rigidité transversale et une toile d'usure constituant la face interne 17 pour permettre le glissement sur les guides dans les parties latérales et assurer Pentrainement dans la partie centrale.Les lèvres doivent Store assez rigides, c'est-a-dire ne pas s'écarter l'une de l'autre, pour maintenir la main courante sur les guides en tous points et surtout dans les courbes inverses 7. c' est pourquoi, non seulement les lèvres elles-memes doivent être renforcées suffisamment pour conserver leur courbure, mais le renforcement doit entre continu d'un bord à llautre, pour empêcher un écartement des lèvres pouvant résulter d'un cintrage de la partie médiane. Cette structure présente divers inconvénients. La toile d'usure assure deux fonctions contradictoires: faciliter le glissement sur les guides et permettre ltentraShement, ce qui exige un coefficient de frottement plus élevé. On ne peut donc améliorer une fonction qu'au détriment de l'autre. D'autre part, la rigidité des lèvres et I'inélasticité de la toile d'usure confèrent à la main courante un moment d'inertie élevé, et malgré des rayons d'enroulement choisis aussi grands que possible, en restant dans des dimensions raisonnables pour I'installation, et du fait de llallon- gement des lèvres au passage dans les courbes inverses, les toiles de renforcement et usure se fatiguent et se déchirent en commençant par la ztne de jonctionnement qui est nécessairement plus raide, les lèvres à la longue s'ouvrent de plus en plus, et provoquent la sortie deia main courante des guides. Pour améliorer I'entralhement, on a proposé de former des éléments de profil ou un talon à la partie centrale de la surface interne, comme un talon trapézoidal. Si I'on peut ainsi améliorer 1' entrainement dans une certaine mesure, ceci ne change rien au problème de llouverture des lèvres et du déjantage de la main courante. La présente invention a pour objet un structure de guidage et d'entrainement pour une main courante, qui soit exempte des défauts mentionnés ci-dessus. Ce but est atteint, conformément à la présente invention, en disposant les moyens de guidage à la surface interne,- - géné- ralement plane, de la main courante, c'est-à-dire dans la partie médiane, ce qui permet d'éviter tout renforcement et, par suite, toute raideur dans les zOnes latérales, en particulier dans les lèvres, dont la forme n1 est plus déterminée ou limitée par des conditions d'accrochage. Selon une caractéristique de l'invention, les moyens d'accrochage et de guidage de la main courante comportent un organe profilé à section en T, constituant un talon d'accrochage dont le pied est solidaire de la partie médiane de la surface interne, de façon à former deux canaux longitudinaux ouverts chacun vers un bord de la main courante. La partie correspondant à la barre du T doit avoir une rigidité suffisante pour assurer l'accrochage et le guidage.Les canaux ainsi constitués, de part et d'autre du jambage du T,sont garnis d'une toile d'usure favorisant le glis sement, tandis que la partie correspondant à 11 extérieur de la barre du T comporte une surface favorable à l'entrainement Le talon profilé peut entre fabriqué d'un seul corps avec la main courante, ou être fabriqué séparément, et être ensuite rapporté sur le revêtement, et être constitué avec la mtme matière, ou une matière différente, les deux matières pouvant alors ttre chacune mieux appropriée.Avec une telle constitution, les éléments résistants peuvent être disposés tous dans le talon profilé, ou sur le revêtement On peut obtenir ainsi une main courante dont la partie extérieure est plus souple et peut avoir une forme arbitraire, avec ou sans lèvres. L'invention a aussi pour objet un nouveau guide adapté à -une telle main courante. D'autres caractéristiques apparattront au cours de la description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif et qui fera bien comprendre comment l'invention peut Strie réalisée. Sur les dessins, après les figures 1 et 2 auxquelles se référaient les explications ci-dessus, la figure 3 représente, en coupe transversale, une forme de réalisation de la main courante selon l'invention, la figure 4 représente, en deux demi-coupes transversales juxtaposées, deux autres formes de réaIisation, la figure 5 représente, en coupe, un guide pour une main courante selon l'invention, la figure 6 représente une coupe schématique d'une crosse avec un galet dans une installation de- renvoi de réalisation classique, et les figures~7 et 8, des figures analogues à la figure 5, pour des installations conformes à l'invention. Dans l'exemple représenté sur la figure 3, la main courante 21 comprend un corps en élastomère 22, sans élément de renforcement, comportant des lèvres 23 et 24, qui peuvent entre très souples obtenu d'une seule pièce avec une partie 25 constituant-un profilé à section T (renversé dans la position représentée sur la figure), constituant un talon d'ac crochage délimitant des canaux-latéraux ouverts chacun vers un bord. Ce profilé peut comporter avantageusement des éléments résistants longitudinaux 26 pour assurer la résistance à la traction, qui peuvent être des cables textiles ou métalliques, ou du feuillard. La forme des canaux latéoraux, engagés entre les bords du guide, assure un guidage de façon beaucoup plus performante, malgré des déformations éventuelles de la main courante.Il est suffisant que les rebords en saillie 27 et 28 soient bien fixés au talon. Les guides sont constitués par des profilés 30 (figure 5) qui peuvent avoir une section en C dont les deux bords d'extrêmité sont engagés dans les canaux ainsi délimités. Les parties du talon d'accrochage formant surface de glissement sont garnies de toiles d'usure 31, 32, et la surface inférieure peut recevoir un rev8tement ou un relief approprié 33, le cas échéant avec des dessins tels que des crans ou des dents pour améliorer l'entrainement. Comme les lèvres n'ont plus d'utilité pour l'accrochage de la main courante, elles peuvent recevoir toute forme désirable, en particulier comme représenté sur la figure 4, dont la partie droite montre une lèvre- constituant un bord 41 simplement rabattu vers le bas, et la partie gauche, un bord 42 plan. On conçoit qu'avec cette structure, la main courante pourrait avoir toute section, par exemple circulaire, sans que cela ntentrathe de complications particulières. Le talon d'accrochage peut être réalisé séparément du revtte- ment de la main courante, et rapporté par tout procédé (tels que collage, clippage, emboitage) sur la face intérieure de celle-ci, comme par exemple suivant la ligne 43 de la figure 4, par une colle appropriée. Le talon peut alors être réalisé avec uné matière différente de celle du revêtement, et la matière choisie peut être appropriée à ltentraSnement, avec ou sans dessin. Le remplacement d'une main courante classique par une main courante selon l'invention est très simple. Il n'y a aucune modification du système d'entrafnement (sauf dans le cas d'un entrainement par talon trapézoSdal). Pour les guides, les profilés en V sont remplacés par des profilés en C qui sont vissés aux mimes emplacements que les précédents. Pour les organes de renvoi, dans les installations dites compactes, avec des roues de renvoi mobiles ou motrices, il nty a aucune modification. Dans le cas des installations dites à balustrades1 comportant une crosse 41 munie de galets 42, représentés en coupe sur la figure 6, les rebords de guidage 43, 44 de la crosse doivent être supprimés, pour obtenir une crosse 45, comme représenté sur la figure 7, ou éventuellement une crosse 46, avec des rebords 47, 48 prolongés au-delà du galet, comme représenté sur la figure 8. Avec la structure selonl'invention, le déjantage est difficile si l'escalier n' est pas à l'arrêt Il nry a pas de fatigue dynamique du système d'accrochage, et, par suite, la main courante a une durée de service beaucoup plus grande. La toile d'usure est moins sollicitée en allongement, en raison du plus faible moment d'inertie de la section de la main courante selonl'invention, et dure également plus longtemps, mtme aux endroits de jonction. Le glissement et l'entrainement étant assurés par des moyens indépendants, l'un et l'autre peuvent être améliorés, par le choix d'une toile d'usure et par caoutchoutage ou dessin sur les parties destinées à I'entrafnemen, par exemple par formation de crans constituant un système à crémaillère permettant un entrainement positif. Il va de soi que les modes de réalisation décrits ne sont que des exemples et qu'il serait possible de les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1,- Dispositif de guidage de main courante pour escalier mécanique et appareils de ce type, caractérisé en ce que la main courante comporte des moyens de guidage disposés à sa surface interne, dans la partie médiane. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de guidage comprennent un organe profilé à section en T, dont le pied est solidaire de la partie médiane de la surface interne de la main courante, de façon à former deux canaux longitudinaux, ouverts chacun vers un bord de la main courante. 3. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un guide à section en C, les deux bords libres longitudinaux du guide ayant des dimensions choisies pour s'engager dans les canaux longitudinaux du profilé d'accrochage. 4. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la partie du talon d'accrochage correspondant à la barre supérieure du T comporte des éléments de renforcement assurant la résistance longitudinale. 5. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface des canaux longitudinaux est garnie d'un revêtement de glissement et d'usure tel qu'une toile. 6. - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le revêtement de toile d'usure est prolongé sur la face inférieure du talon. 7. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface libre du talon d'accrochage, en prise avec les moyens d'entraSne- ment, est traitée pour avoir un coefficient de frottement élevé. 8. - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que la surface d' entrainement du talon comporte des crans ou dents pour assurer un entrainement positif.