L'invention concerne un procédé et dispositif pour le moulage par injection de matières plastiques, dans lequel la masse est injectée, dans un moule au moins, avec une vitesse d'injection variable conformément à un profil des vitesses défini à l'avance, et comprimée après remplissage du moule, et dans lequel, pendant la phase de compression, on passe à la régulation de la pression d'injection , ou de la pression régnant au sein de la matière, lorsque cette pression a atteint une valeur fixée à l'avance. Le moulage des matières plastiques au moyen de machines de moulage par injection se divise en trois phases: le remplissage du moule, la phase très brève de compression, qui suit immédiatement et au cours de laquelle la matière subit une montée très raide en pression jusqutà la pression maximale de remplissage, et la phase de maintien en pression qui lui fait suite et qui sert au refroidissement.L'invention part de procédés du type dans lequel on procède à la phase de remplissage en donnant à la vitesse de remplissage un profil adéquat, en travaillant normalement, avec des vitesses d'injection élevées et, après le début de la phase de compression et dès que lton a atteint une certaine pression mesurée au niveau de l'injection (pression d'injection) ou au sein de la matière on passe à la régulation de ladite pression d'injection, ou de ladite pression dans la matière, en vue de la phase de maintien en pression.Comme la phase de compression est extrèmement brève en général, et dure par exemple 0,01 s, on doit passer à la régulation de pression dès que la pression (å l'injection ou dans la matière) a atteint des valeurs qui restent nettement inférieures à la pression maximale prévue pour le remplissage, qui devrait fluctuer aussi peu que possible pour que le taux de remplissage du moule soit optimal et pour que les tolérances de cotes et de poids des pièces moulées restent les mimes au cours de cycles d'injection successifs. En d'autres termes cette pression maximale de remplissage devrait être reproductible.Pour respecter cette pression maximale prévue pour le remplissage, il est nécessaire que la vitesse dtin- jection soit considérablement réduite dans le très bref laps de temps compris entre le déclenchement du passage à la régulation de pression et l'arrivée à la pression maximale de remplissage; or, à l'instant de ce déclenchement, ladite vitesse d'injection est élevée: il faut donc des organes de commande ou de régulation qui aient des réactions extrtmement rapides, ce qui les rend coûteux et sujets aux dérangements.L'utilisation même de ces motteux dispositifs de commande et de régulation ne suffit pas par elle-même à assurer la reproductibilité de la pression maximale de remplissage dans les limites relativements étroites qu'exige l'uniformité des pièces produites en série, car la retombée rapide de la vitesse d'injection qui se produit après le déclenchement de la commutation sur la régulation de pression peut fluctuer de façon incontr#lable: c'est ainsi qu'elle dépend entre autres des fluctuations de viscosité de la matière fondue, des fuites de la vis-piston et d'autres paramètres perturbateurs. Ceci se répercute fflcheusement sur les pièces moulées d'une mtme série en raison du taux de remplissage du moule, qui varie, et, si les circonstances sont défavorables, il peut arriver qutà la fin de la phase de compression - si la pression de remplissage est trop élevée - le moule s'ouvre ou soit mtme détruit. La brutalité du début de la phase de compression soumet le moule et la machine d'injection à de fortes sollicitations et en compromet la longévité. L'invention vise donc à éviter les inconvenients précédents et à améliorer, par rapport à l'art antérieur, la reproductibilité de la transition de la phase de remplissage à la phase de maintien en pression, de façon que la pression maximale de remplissage ne fluctue qu'à l'intérieur de tolérances serrées, afin qu'il en soit de même pour le taux de remplissage du moule et la précision des masses et des dimensions d'objets moulés par injection en série, et que l'uniformité desdits objets moulés soit ainsi assurée. Ce problème est résolu, selon l'invention, en ce que, peu avant la fin du remplissage, on réduit la vitesse d'injection dans une mesure telle qu'il soit possible de procéder à la phase de compression avec une vitesse d'injection fortement réduite, et en ce que, vers la fin de la phase de compression, on passe à la régulation de pression. Dans ce procédé la durée de la phase de compression subit un allongement notable, et suffisant pour que la vitesse d'injection soit reproductible dans son évolution, mamie pendant la phase de compression, et mame en présence de paramètres pertubateurs tels que des fluctuations de viscosité, des fuites de la vis-piston, etc., ceci jusqu'à la commutation sur "régulation de pression", qui ne se produit que vers la fin de ladite phase de compression. Comme la vitesse d'injection est faible au moment où l'on commute sur "régulation de pression", la pression de remplissage ne croit plus, ou tout au moins ne croit que très peu au delà de la pression d'injection ou de la pression au sein de la matière qui a déclenché la commutation sur "régulation de pression", de sorte que cette pression de déclenchement peut correspondre à la pression maximale de remplissage ou ne lui autre que peu inférieure, ce qui permet de travailler avec une pression de déclenchement qui n'est pas "en avance n sur la pression maximale de remplissage ou ne l'est que de peu.L'évolution de l'injection est donc, de ce simple fait, reproductible mtme dans la phase critique de compression, ce qui facilite et améliore le déroulement totalement automatique des cycles d'injection, La variation de la pression au cours du temps, au début de la phase de remplissage, est moindre qu'antérieurement de sorte que le moule et la machine sont ménagés et que leur longévité est prolongée. La prolongation des opérations d'injection n1 est que très faible avec le procédé selon l'invention et elle est normalement de l'ordre de petites fractions de seconde de sorte qu'elle importe peu. Il est également possible - tout au moins dans bien des cas - de compense# cette faible perte de temps en augmentant la vitesse d'injection dans la période précédant le moment où on la réduit, et méme de gagner du temps car le procédé selon l'invention autorise dans bien des cas à adopter des vitesses dtin- jection plus grandes qu'avec le procédé usuel décrit au début. Pour appliquer ce procédé il est également inutile d'avoir des organes de commande et de régulation ayant des réactions aussi rapides que ceux du procédé usuel décrit plus haut, de sorte que l'on peut même, sur ce point, faire de substantielles économies tout en augmentant la sécurité de fonctionnement. La solution préférée pourra consister à appliquer une réduction assez forte pour que la vitesse d'injection soit ramenée à 30 96 au maximum et de préférence à quelque 5 à 20 96 de la vitesse d'injection constatée au début de la réduction rapide de la vitesse d'injection0 On pourra de préférence prévoir que la vitesse dtinjec- tion soit régulée depuis le début, jusqu'à la commutation sur "régulation de pression". Il suffit cependant dans bien des cas de commander la vitesse dtinjection ou de combiner commande et régulation de telle façon que la vitesse d'injection soit régulée jusqu'au moment où elle est fortement réduite, puis commandée jusqu'à la commutation sur "régulation de pression". Il est opportun de ne faire commencer la forte réduction de la vitesse drinjection que très peu de temps avant la fin de la phase de remplissage. Le début de ladite réduction peut être déclenché par différentes méthodes. Dans le cas où la vitesse d'injection, jusqu'à la commutation sur "régulation de pression", est régulée ou commandée selon un profil défini donnant la vitesse en fonction du temps, ce profil des vitesses est doté d'un décrochement, en pente descendante rapide, qui se place peu avant la fin de la phase de remplissage et qui définit la réduction prévue; il est alors particulièrement recommandé de placer la totalité de ce décrochement avant le début de la phase de compression. Dans une autre forme de réalisation, particulièrement préférée, il est prévu que la forte réduction de la vitesse d'injection se produise lorsque la pression d'injection ou la pression dans la masse, mesurée par un capteur de pression, a atteint une valeur qui se produit peu avant la fin de la phase de remplissage. Il est dans bien des cas avantageux et suffisant de maintenir constante la vitesse dtinjection ainsi réduite. Il est cependant possible, et souvent particulièrement avantageux de faire varier la "vitesse d'injection réduite"; on pourra souvent prévoir une variation fonction du temps, qui pourra de préférence consister à faire constamment diminuer la "vitesse d'injection réduite" jusqu'à la commutation sur "régulation de pression". L'invention prévoit aussi que la vitesse d'injection réduite est commandée en fonction de la pression d'injection ou de la pression au sein de la matière, et de préférence modifiée en sens inverse de ladite pression d'injection ou de ladite pression au sein de la matière. Les tolérances entre lesquelles on pourra maintenir la pression maximale seront d'autant plus serrées que la modification de la vitesse d'injection due à la commutation sur "régulation en vitesse" sera plus faible. Cette modification est dans tous les cas, avec le procédé selon l'invention, nettement plus faible qu'avec le procédé mentionné au début. L'invention permet également - c'est prévu dans une forme préférée de réalisation qu'au moment de la commutation sur "régulation de pression" la vitesse d'injection soit telle qu'aussittt après cette commutation elle ne varie plus substantiellement. On pourra prévoir, pour appliquer le procédé selon l'in- vention, un dispositif comportant un cylindre d'injection dans lequel est disposé au moins un organe d'injection, de préférence une vis, qui peut se mouvoir axialement sous l'action d'un vérin hydraulique pour injecter dans au moins un moule la matière à injecter, et comportant en outre au moins un élément permettant d'agir, au cours de l'injection, sur la vitesse d'injection, au moins un dispositif capteur de pression destiné à capter la pression dtinjection ou la pression au sein de la matière, et un dispositif de régulation destiné à réguler la pression d'injection ou la pression au sein de la matière.Dans ce dispositif, le ou les éléments servant à agir sur la vitesse d'injection sont, peu avant la fin du remplissage du moule actionnés de façon que la vitesse d'injection soit considérablement réduite afin d'allonger fortement la durée de la phase de compression, et le dispositif capteur de pression, ou ltun des dispositifs capteurs de pression, déclenche la mise en service du dispositif de régulation destiné à réguler la pression d'injection ou la pression au sein de la matière, ce déclenchement ayant lieu lorsque la pression captée (pression d'injection ou pression au sein de la matière) a atteint une certaine valeur prédéterminée qui apparatt vers la fin de la phase de compression. L'invention prévoit en outre, pour ce dispositif, des particularités avantageuses Il est prévu au moins un dispositif régulateur, destiné à réguler la vitesse d'injection, et dont la valeur de consigne peut titre modifiée au cours de l'injection. La valeur de consigne du dispositif régulant la vitesse d'injection est régie pendant la période où la vitesse d'injection est réduite, par la pression d'injection ou par la pression au sein de la masse, suivant une loi prédéterminée. La vitesse d'injection réduite est commandée par un dispositif de commande. Il est prévu un capteur de course qui déclenche la réduction de la vitesse dtinjection lorsque la course d'injection de l'organe d'injection a atteint une valeur prédéterminée. Le dispositif capteur de pression, ou l'un des dispositifs capteurs de pression, déclenche la réduction de la vitesse dtinjection lorsque la valeur captée de la pression d'injection, ou de la pression au sein de la masse, atteint une valeur fixée à l'avance qui apparatt peu avant la fin du remplissage. Il est prévu un dispositif temporisé qui déclenche la réduction de la vitesse d'injection après un temps d'injection prédéterminé et réglable. C'est exclusivement la pression hydraulique déplaçant organe dtinjection et/ou la pression dans la matière entre cet organe et la buse dtinjection qui est captée. En général l'invention permet de prévoir sans inconvenient cette dernière- caractéristlque, donc il découle qu'il n'est pas nécessaire de disposer de capteur de pression dans le moule, ce qui diminue nettement les colts. Avec les dispositifs destinés à appliquer le procédé antérieurement connu décrit au début il est au contraire bon, et souvent même nécessaire, de disposer dans le moule même le capteur de pression qui déclenche la commutation sur "régulation de pression", de façon à pouvoir apprécier suffisamment tt le début de la phase de compression. Dans le dessin annexé qui illustre des exemples non limitatifs de réalisation de l'invention: Les Fig. I et 2 représentent des diagrammes expliquant deux modes d'exécution du procédé selon l'invention; et La Fig. 3 donne un schéma par blocs d'une régulation fonctionnelle du déroulement d'une injection selon le diagramme I; le cylindre dfinjection et le moule d'une machine de moulage par injection nty sont représentés que schématiquement et tous les détails non essentiels à la compréhension de l'invention ont été omis; la régulation des opérations de retrait de la vis et la régulation de la course du piston doseur ont été omises également car ces opérations peuvent être effectuées de plusieurs façons connues. Sur la Fig. 1 les temps sont en abscisses, aux ordonnées correspondent la vitesse d'injection v (courbe 10) et la pression d'injection (ou la pression au sein de la matière) (courbe 11). Bien que la pression d'injection, c'est-à-dire la pression différentielle- s'exerçant sur le piston qui déplace l'organe d'injection (la vis par exemple) ne soit pas égale, au cours de la phase dynamique, à la pression règnant au sein de la matière qui se trouve entre organe d'injection et la buse dtinjection, et que cette dernière ne soit à son tour pas égale à la pression régnant à l'intérieur du moule, il suffit, pour le procédé selon l'invention, de ne mesurer qu'une de ces pressions, de préférence la pression hydraulique différentielle s'exerçant sur le piston ou la pression régnant dans la matière entre organe d'injection et buse d'injection, de sorte que l'on peut monter le capteur de pression dans la machine, à poste fixe, et qutil n'est pas nécessaire d'en monter dans le moule. A vrai dire ces trois pressions se rapprochent lors de la phase de compression, et sont pratiquement les mimes au moment du maximum de la pression de remplissage ou de la pression à l'intérieur du moule, et cette quasi-égalité se conserve mtme pendant la phase de maintien en pression. Dans l'exemple de réalisation de la Fig. I, les opérations d'injection se déroulent de façon suivante; le remplissage du moule se fait dans un premier temps, et dès le début, suivant un profil des vitesses donné à l'avance (par exemple à vitesse constante ou à une vitesse variable suivant une loi appropriée) jusqu'à ce que la pression mesurée au capteur (pression captée), la pression d'injection par exemple, ait atteint une valeur prédéterminée, établie empiriquement, qui survient peu avant la fin de la phase de remplissage, avantageusement quelques centièmes ou dixièmes de seconde avant la fin de la phase de remplissage. Lorsque le capteur de pression capte cette pression , il déclenche aussitat un processus amène la vitesse à ne plus entre commandée suivant un profilg terminé mais régulée en fonction de la pression captée.Par suite la valeur de consigne de la pression d'injection est, à partir du point 12, commandée de façon prédéterminée par la pression p. Plus-précisément, dans l'exemple de réalisation préféré, cela est fait de telle façon que la vitesse d'injection v diminue alors que la pression p augmente, la relation liant v à p étant conçue de telle façon qu'à partir du point 12 il se produise une décroissance très raide de la vitesse dtin- jection, la nouvelle valeur de consigne commençant à intervenir à un niveau nettement inférieur à la valeur de consigne de la vitesse d'injection qui intervenait immédiatement avant le point 12. La commutation au point 12 fait apparattre un fort écart de réglage qui provoque à son tour une décroissance rapide de la vitesse v.Cet écart de réglage a été compensé par régulation au point 13, de sorte qu'à partir du point 13 valeur de consigne et valeur réelle de la vitesse d'injection v coïncident à nouveau approximativement. Au point 14, le moule est rempli et la phase de compression commence, de sorte que la pression 2 commence à croître rapidement. Lorsqu'elle a atteint une valeur prédéterminée g il y a commutation sur "régulation de pression", de sorte que la régulation de vitesse cesse à partir de là.Cette pression pi correspond - tout au moins approximativement - à la pression de remplissage maximale prévue Pmax. La différence entre p max et ig est très faible car au moment de la commutation sur "régulation de pression" la vitesse d'injection est faible et ne diffère guère de la vitesse d'injection qui résulte, aussitôt après la commutation sur "régulation de pression", de ladite régulation de pression, cette dernière vitesse tendant vers zéro au cours de la phase de maintien en pression. La phase de compression est donc terminée à Pmax et l'on entre alors dans la phase de maintien en pression pour laquelle la pression régulée est inférieure à Comme le montre la variante en tireté 15 de la courbe des vitesses, on peut également arriver à ce que la commutation sur "régulation de pression" ne provoque pas de modification brusque de la vitesse d'injection, ou n'en provoque pas d'appréciable, ce qui signifie également que pg et PmaX sont pratiquement égales. Le diagramme de la Fig. 2 diffère de celui de la Fig. 1 en ceci que la vitesse d'injection réduite est maintenue constante jusqu'à la commutation sur "régulation de pression", ladite vitesse étant régulée ou simplement commandée. On peut par exemple obtenir ce résultat - lorsqu'il existe plusieurs pompes à huile montées en parallèle fournissant le liquide hydraulique servant à mouvoir le piston - en mettant toutes les pompes sauf une hors circuit. S'il y a par exemple quatre pompes, on peut en mettre trois hors circuit, la vitesse d'injection devenant alors le quart de la vitesse d'injection constatée avant l'instant 12. Pour le reste les explications données au sujet de la Fig. I s'appliquent à la Fig. 2. Le dispositif de commande fonctionnelle représenté sur la Fig. 3 commande les opérations d'injection effectuées par le cylindre d'injection 20 de façon à appliquer le procédé selon la Fig. 1. Le cylindre d'injection 20 renferme une vis-piston (vis) 21 qui peut se mouvoir axialement sous l'action du piston 22 d'un vérin hydraulique 23 pour injecter la matière fondue, précédemment introduite dans le compartiment avant du cylindre d'injection par rotation de la vis-piston 21, dans la cavité de moulage 25 d'un moule 26. La pompe 27 envoie dans le vérin 23 du liquide hydraulique pris dans un réservoir, une vanne 31 à plusieurs voies étant, de façon connue, intercalée dans les canalisaXdonilt W pour permettre d'inverser le sens du déplacement du piston 22. Les organes hydrauliques de réglage servant à la régulation de la vitesse d'injection et à la régulation de la pression dwin- jection ne sont pas représentés. La pression différentielle qui attaque le piston 22 est captée par les capteurs 33, 34 et le signal correspondant constamment envoyé à l'entrée de deux dispositifs de commutation 36, 37, qui répondent respectivement aux pressions p1 et p2, et aussi dans un régulateur de pression 39 servant à réguler la pression au cours de la phase de maintien en pression. La vitesse d'injection - c'est-à-dire la vitesse axiale de la vis 21 - s'obtient par différentiation, dans l'organe 38, de la tension prise aux bornes de sortie d'un appareil 40 de mesure de position (potentiomètre) et elle est introduite dans un régulateur de vitesse 41 pour lequel elle sert de valeur effective, ledit régulateur régulant - à partir du début du remplissage du moule et jusqu'à l'instant 12 - la vitesse d'injection en fonction d'un profil prédéterminé donnant la valeur de consigne de cette vitesse.La pression d'injection captée par les capteurs 33, 34 est également envoyée à un second régulateur de vitesse 42 où elle joue le rôle de grandeur de référence pour la valeur de consigne de la vitesse d'injection "réduite", c'est-àdire pour la valeur de consigne qui régule la vitesse d'injection entre 12 et yg (Fig. 1). Le groupe fonctionnel 43' représente symboliquement les dispositifs de commande logique de la machine de moulage par injection. Les opérations d'injection se déroulent ainsi Pour commencer l'inJection, on place les commutateurs 43 à 48 dans leurs positions indiquées en traits pleins, et la vitesse d'injection est alors régulée conformément au profil des vitesse de consigne par le régulateur 41. Dès que le commutateur manométrique 36 réglé sur la pression t reçoit le signal correspondant à la pression t il agit de façon à ouvrir les commu- tateurs 43 et 47 et à fermer le commutateur 46. A partir de là, la vitesse d'injection est donc régulée en fonction de la pression par le régulateur 42, et d'autre part le commutateur manométrique 37 est actif. Dès que ce commutateur manométrique 37 reçoit le signal correspondant à la pression p2 il agit de façon à ouvrir ou mettre hors circuit -les commutateurs 44 et 46, et à fermer ou mettre en circuit le commutateur 45, de sorte que la régulation est maintenant confiée au régulateur 39 afin qu'il règle la pression d'injection comme il convient pour la phase de maintien en pression. Le signal du commutateur manométrique 37 a également provoqué la mise en circuit d'un commutateur temporisé 49 qui, après un délai fixé à l'avance, interrompt la phase de maintien en pression: le piston 22 n'est plus sous pression et la pression d'injection tombe donc à zéro. Les autres opérations d'un cycle se déroulent alors de façon connue, le cycle d'injection se répétant alors, si l'on fabrique une série d'objets moulés, soit automatiquement soit par l'intervention d'un opérateur. Le procédé de l'invention permet également d'obtenir une montée approximativement linéaire de la pression au cours de la phase de compression. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le moulage par injections de matières plastiques, dans lequel la masse est injectée, dans un moule au moins, avec une vitesse d'injection variable conformément à un profil des vitesses défini llavance, et comprimée après remplissage du moule, et dans lequel, pendant la phase de compression, on passe à la régulation de la pression d'injection, ou de la pression régnant au sein de la matière, lorsque cette pression a atteint une valeur fixée à l'avance. Ce procédé étant caractérisé en ce que, peu avant la fin du remplissage, on réduit la vitesse d'injection dans une mesure telle qu'il soit possible d'exécuter la phase de compression avec une vitesse d'in Jection fortement réduite, et en ce que, vers la fin de la phase de compression, on passe à la régulation de pression. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la vitesse réduite d'injection est voisine de la vitesse d'injection obtenue après passage à la phase de maintien en pression. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la vitesse d'injection est régulée. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la vitesse d'injection réduite est maintenue constante. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que la vitesse d'injection réduite est commandée en fonction de la pression d'injection ou de la pression au sein de la matière, et de préférence modifiée en sens inverse de ladite pression d'injection ou de ladite pression au sein de la matière. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la vitesse d'injection réduite est maintenue constante. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la diminution de la vitesse d'injection débute quand l'organe d'injection a parcouru au cours de ltinjection une longueur fixée à l'avance. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisé en ce que la diminution de la vitesse d'injection commence quand la pression dtinjection ou la pression au sein de la matière a atteint une valeur prédéterminée. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la diminution de la vitesse d'injec- tion débute quand il s'est écoulé un laps de temps, fixé à l'avance, depuis le début des opérations d'injection. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que la vitesse réduite d'injection est modifiée, et de préférence diminuée, en fonction du temps. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'à l'instant du passage à la "régulation de pression" la vitesse d'injection est si petite qu'aussitôt après ce passage elle ne varie pas notablement. 12. Dispositif pour le moulage par injection de matières plastiques comportant un cylindre d'injection dans lequel est disposé au moins un organe d'injection, de préférence une vis, qui peut se mouvoir axialement sous l'action d'un vérin hydraulique pour injecter dans au moins un moule la matière à injecter, et comportant en outre au moins un élément permettant d'agir, au cours de ltinjection, sur la vitesse d'injection, au moins un dispositif capteur de pression destiné à capter la pression dtin- jection ou la pression au sein de la matière, et un dispositif de régulation destiné à réguler la pression d'injection ou la pression au sein de la matière, ledit dispositif de moulage par in jectlon servant à mettre en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes et étant caractérisé en ce que le ou les éléments servant à agir sur la vitesse d'injection sont, peu avant la fin du remplissage du moule, actionnés de façon que la vitesse d'injection soit considérablement réduite afin d'allonger fortement la durée de la phase de compression, et en ce que le dispositif capteur de pression, ou l'un des dispositifs capteurs de pression, déclenche la mise en service du dispositif de régulation destiné à réguler la pression d'injection on ou la pression au sein de la matière, ce déclenchement ayant lieu lorsque la pression captée (pression d'injection ou pression au sein de la matière) a atteint une certaine valeur prédéterminée qui apparaît vers la fin de la phase de compression. 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il est prévu au moins un dispositif régulateur, destiné à réguler la vitesse d'injection, et dont la valeur de consigne peut autre modifiée au cours de l'injection. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que la valeur de consigne du dispositif régulant la vitesse d'injection est régie pendant la période où la vitesse dtin- jection est réduite, par la pression d'injection ou par la pression au sein de la masse, suivant une loi prédéterminée. 15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce que la vitesse d'injection réduite est commandée par un dispositif de commande. 16. Dispositif selon ltune quelconque des revendications 12 à 15, caractérisé en ce qu'il est prévu un capteur de course qui déclenche la réduction de la vitesse d'injection lorsque la course d'injection de organe dtinjectîon a atteint une valeur prédéterminée. 17. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 12 à 15, caractérisé en ce que le dispositif capteur de pression, ou l'un des dispositifs capteurs de pression, déclenche la réduction de la vitesse dtinjection lorsque la valeur captée de la pression dtinjection, ou de la pression au sein de la masse, atteint une valeur fixée à l'avance qui apparatt peu avant la fin du remplissage. 18. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 12 à 15, caractérisé en ce qu'il est prévu un dispositif temporisé qui déclenche la réduction de la vitesse d'injection après un temps d'injection prédéterminé et réglable. 19. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 12 à 18, caractérisé en ce que c'est exclusivement la pression hydraulique déplaçant organe d'injection et/ou la pression dans la matière entre cet organe et la buse d'injection qui est captéé.