L'invention a trait au domaine des dispositifs de sécurité permettant d'éviter les risques d'étinoelles pendant des opérations de chargement ou dechargement de c!nseneuro métalliques à partir ou sur des aires de stockage. Elle-concerne plus particulièrement un nouveau procédé de contrôle de bonne mise à la terre de navires pendant lesdites opérations entre le navire et l'appontement ou aire correspondatte de stockage. Pour pallier tout danger inhérent à l'apparition d'étincelles lors des manoeuvres de transferts de charges entre un vdhicule et le lieu de transbordement, par exemple entre un navire et l'appontement, il est impératif de prévoir un système électrique de sécurité permettant lise à la terre du véhicule. Plusieurs solutions ont été préconisées jusqu' ce jour. Par exemple, selon le système le plus simple, on installe sur le trajet d'un cible equipotentiel, reliant le navire à une masse de l'appontement, un boîtier avec interrupteur antidéflagrant (ADF) de façon à bloquer les éventuelles étincelles de décharge électrique dans une enceinte protégée. Dans ce procédé, il est dit- ficile ou souvent impossible de déceler le contact électrique sur le navire en outre, on ne peut contrôler la qualité de la liaison entre le navire et 1 'ap- pontement. Selon une autre technique, on met en oeuvre une ou des pinces de connexion ADF reliées a' une partie métallique par un fil électrique contrôlé, Dans ce cas, il est impératif que la pièce métallique soit parfaitement reliée au navire, ce qui en pratique est rarement le cas compte-tenu des risques permanents de fausses manoeuvres. Dans un autre procédé connu, utilisable en fait pour la mise à la terre de camions, on injecteDdans le câble électrique de liaison du camion au quai de stockage,un courant de faible ampérage et effectue la décharge électrique à une terre de proximité. Du fait que ce procédé met en oeuvre des courants de quelques milliampères seulement, il est pratiquement impossible d'assurer unocontrôle précis des connexions lorsque, comme ceciest souvent le cas, des courants de forte intensité - par exemple 50 à 100 ampères, parfois plus circulent dans la liaison électrique. I1 a maintenant été imaginé et mis au point un nouveau procédé de mise à la terre tout spécialement des navires, qui obvie à l'ensemble des inconvénients précités et qui permet de résoudre le problème de la mise en place et de l'utilisation des bras, bridès et canalisations de ravitaillement sans risques d'apparition d'étincelles. Selon sa définition la plus générale, le procédé selon l'invention, qui met également en oeuvre une liaison (ou câble) équipotentielle entre le navire et l'appontement (ou équivalent), consiste essentiellement à injecter dans le câble un courant de basse fréquence, bien déterminée et de faible puissance, et à détecter en permanence le passage de courant dans la liaison cOté navire et côté appontement en mesurant et analysant les éventuelles différences de niveau de l'amplitude en intensité du cousant détecté Les paramètres utilisés pour l'injection du minicourant de contrôle peuvent gtre sélectionnés à l'intérieur d'une gamme assez large, par exemple dans une plage de fréquences allant de 200 à 10.000hertz environ. Tou- tefois, -il s'est avéré particulièrement avantageux d'utiliser une fréquence modulée de préférence comprise entre 500 et 15C) hertz par exemple de l'ordre de 1000 hertz. Ceci pour une puissance électrique faible, dans tous les cas in férieur de préférence '&commat;ç tO 10 watts. En pratique, l'injection de la fréquence prédéterminée dans le câble équipotentiel est -faite par un générateur qui est relié à une terre de retour du signal, par exemple en mer ou en terre sur le rivage à une distance convenable du navire. Selon une variante de réalisation, on peut effectuer la liaison de l'émetteur directement à l'appontement mais à la condition d'interposer sur le circuit une résitance appropriée de forte puissance, par exemple plusieurs centaines d'ohms afin d'éviter tout phénomène de court-circuits avec l'appontement. Quant au détecteur ou récepteur de signaux, on utilise un dispositif classique mais qui, bien entendu, est accordé exactement sur la fréquence sélectionnée à l'émission et qui est muni d'un sélecteur de seuil réglable. I1 est souvant avantageux d'utiliser deux récepteurs utilisant chacun une bobine torique installée autour du câble équipotentiel.En outre, après éventuelle amplification, les courants détectés sont transmis à un relais qui commande la mise en place des dispositifs de sécurité (verrouillage des pompes, bras de chargement du navire,etc,.) et des systèmes d'alertes, visuels ou sonores, en cas de défaut ou de mauvaise connexion Selon un perfectionnement, le ou les détecteurs, au lieu d'entre alimentés par le courant d'éclairage conven interne tionnel, peuvent être branchés sur une alimentatio de secours, du type batte- rie ou analogue, de façon à subvenir à toute éventuelle panne technique ou défaillance et à renforcer la sécurité des opérations. Une mise en oeuvre non limitative du procédé selon l'invention est illustrée sur la figure (unique) très simplifiée de la planche annexée où l'on a représenté schématiquement un navire 1 à proximité d'un appontement 2, tous deux immerges partiellement dans l'veau au niveau 3. Le navire t est relié à la canalisation de ravitaillement 4, au niveau de l'appontement, par une série de bras 5 accouplés par des brides 6 munies de joints isolants 7.On établit entre le navire 1 et l'appontement 2 une liaison par cible équipotentiel 8 et, selon l'invention, on injecte dans ce cable des signaux de- fréquence et intensité prédéterminées (par exemple 1000 herz sous 5 watts) à l'aide de l'émet- teur 9, ces signaux étant reçus par le ou les détecteurs 10 reliés au cible 8 par un capteur 11 de type torique. Le générateur 9 est, comme expliqué ci-dessus, mis à la terre 12 mais on peut effectuer une liaison à l'appontement par interposition de résistance appropriée. En pratique, pour le fonctionnement du nouveau dispositif de sécurité susdécrit, on réalise la liaison équipotentielle 8 puis met en marche l'émetteur 9 qui . injecte la fréquence sélectionnée afin de per / l'appontement 2 et lenavire 1 mettre le déverrouillagedes bras 5 lorsque la connexion entre/ est cor- rectement réalisée.Plusieurs cas sont alors à considérer : ou ou bien les connexions sont parfaites caté appontement et côté navire :la fréquence circule alors normalement dans le crible et son niveau de détection se trouve à une valeur mesurable ou bien il y a absence de connexion côté navire et connexion correcte côté appontement (ou vice-versa) :la fréquence s'écoule alors vers l'appontement, donc vers la terre,(ou vers le navire dans le cas inverse) et le niveau de détection côté naviretou respectivement,appontement)- est voisin de zéro alors que le niveau côté appontement (ou navire) est supérieur à celui mesuré dans le premier cas susvisé. Par exemple si la connexion est parfaite, on reçoit 100 % de la fréquence modulée alors que la réception est ntlle en cas de défaut de convection Dans les cas intermédiaires où la connexion est résistive, les taux de réception peuvent entre par exemple de 80 à 90 % et il importe à cet effet de choisir des récepteurs de qualité convenable. En pratique, les éventuelles différences de niveau d'ampli- tude en.intensité sont mesurées, après amplification, sur lecteur visuel et/ou auditif et permettent d'actionner un ou des relais qui commandent la mise en place du dispositif de chargement ou déchargement du navire ainsi que les sys tèmes d'alerte, par exemple par sirène et/ou affichage lumineux. Le matériel mis en oeuvre dans le procédé de l1invention est de faible encombrement et permet ltutilisation facile d'éléments antidéflagrants. Grâce à la misa en place d'une alimentation de secours, par exemple par batterie, il fonctionne en permanence en toute sécurité pendant les opérations de transfert de charges. Son application concerne des navires de tous tonnages par simple mise au point des plages de calibrage des signaux à la fréquence d'injection présélectionnée. REVENDICATIONS 1. Procédé de contrôle d'une bolme mise à la terre des navires pendant les opérations de chargement et décharbement, par utilisation d'une liaison équipotentielle entre le navire et l'appontement, le procédé étant caractérisé en ce que l'on injecte dans ladite liaison (ou câble) un courant de basse frd- quence, bien déterminée et de faible puissance, et en ce que l'on détecte en permanence le passage de ce courant dans le câble côté navire et côté appontement, en mesurant les éventuelles différences de niveau de l'amplitude en intensité du courant détecté. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lton utilise un courant de fréquence comprise entre 23G et 10000 hein, de préférence 500 à 1500 hert; pour une puissance inférieure à10 watts. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'injection de fréquence prédéterminée est faite au moyen d'un générateur ou émetteur de signaux relié soit à une terre de retour soit à l'appontement par l'intermédi- aire d'une résistance appropriée de forte puissance. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1à 3, caractérisé en ce que pour détecter le passage du courant on utilise au moins un récepteur réglé à la fréquence prédéterminée et alimenté en couraat d'éclairage classiques (220 V, 50 E) 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, en cas de défaillance du courant d'éclairage,le ou les récepteurs sont alimentés par une batterie en charge de faible voltage. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les informations fournies par le ou les détecteurs, après intégration et amplification1 sont transmises à un relais qui permet la mise en place du dispositif de chargement ou déchargement du navire et de systèmes d'alertes en. cas de connexion incorrecte de ce dispositif.