La présente invention se rapporte à un pont élé- vateur pour cyclomoteurs et motocyclettes, destiné notamment aux bicycles motorisés ou scooters connus sous la désignation commerciale "Vespa", mais aussi aux cyclomoteurs de faible puissance d'autres types. Il est toujours difficile d'exécuter des travaux de réparation et d'entretien sur les cyclomoteurs, qu'il faut renverser ou poser d'un'côté sur le sol. C'est dans cette posi- tion, qui n'est certes pas commode pour le réparateur, que celui-ci doit actuellement exécuter des travaux de tous genres sur le moteur, les organes de transmission, l'appareillage électrique. Dans ces conditions, les parties du cyclomoteur, qui sont difficilement accessibles, obligent à un travail plus long et plus péniblece qui contraint parfois le réparateur à exécuter un travail incomplet et pas très minutieux. C'est pouquoi la présente invention vise à réaliser un pont destiné à soulever au-dessus du sol le cyclo- moteur sur lequel un travail est effectué, à une hauteur suf- fisante pour que le réparateur puisse accéder aisément à l'un quelconque de ses organes même le plus dissimulé et diffici- lement accessible, de manière à pouvoir exécuter plus rapide- ment et avec plus de soin le travail voulu sur tout organe à réparer ou à remplacer. Dans ce but, non seulement le pont selon l'invention soulève un cyclomoteur ou une motocyclette de tout genre, mais encore il comporte des organes qui permet- tent de faire basculer partiellement certain de ces engins, de manière à permettre de faciliter ensuite l'examen des organes à réparer. L'invention concerne donc un pont élévateur pour cyclomoteurs ou véhicules analogues, caractérisé en ce qu'il comprend un socle sur lequel est articulé un vérin, dont la tige est articulée sur une armature pivotant par rapport au socle sur un axe horizontal, une extrémité de cette armature portant un support destiné à soutenir un cyclomoteur en l'im- mobilisant, ce support étant articulé à l'extrémité de l'arma- ture de manière à rester parallèle à lui-même pendant que cette armature pivote, un circuit hydraulique et/ou pneumatique étant destiné à commander le vérin et des organes de sécurité étant destinés à immobiliser l'armature lorsqu'elle a pivoté en levant le cyclomoteur. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limi- tatifs et sur lesquels: les figures 1, 2 et 3 sont respectivement une vue de face, une vue en élévation latérale et une vue en plan d'un pont élévateur selon l'invention; les figures 4, 5, 6 et 7 représentent des élé- ments constitutifs de ce pont; et les figures 8 et 9 représentent des applications du dispositif selon l'invention. Un châssis 10, reposant sur le sol, est destiné à constituer le socle de l'armature du pont. Une encoche 11, ménagée dans ce socle, est destinée à loger la roue arrière de la motocyclette, ainsi qu'on l'indiquera plus loin. Un réservoir d'huile 12, monté sur le socle 10, est relié à un vérin hydraulique 14 par des conduites appropriées. Un dispo- sitif manuel de commande, à poignée 13, actionne le vérin 14, qui est articulé en 15 sur le socle 10 et porte la tige 16, laquelle est articulée en 17 sur un bras 18. Ce bras 18 fait corps avec une armature composée d'une traverse de pivotement horizontale 19, de deux autres bras 20 et 22 respectivement et de deux entretoises 23. Une barrette 24, solidaire du bras 18 et percée à son extrémité d'un trou 25, est destinée à s'insérer (à la fin du soulèvement) dans un étrier 26, percé lui aussi, pour y insérer une broche de sécurité 27, comme on le verra plus loin. Les deux bras 20 et 22 sont reliés à leur extrémité supérieure par des éléments de raccordement 28 et 29 et sur ce dernier est articulée une plaquette 30, dont l'autre extrémité 31 est articulée sur un autre bras 21, ce dernier est lui-même articulé sur un pivot 24' du socle 10. La plaquette 30 est percée de trois trous 32, disposés sur un arc de cercle idéal ayant pour centre son axe d'articulation sur l'élément de raccordement 29. Une console 33 est soudée à l'élément 29, cette console comporte des bras obliques 34 et une traverse 35, à laquelle sont soudés deux autres bras 36,.disposés à une certaine distance l'un de l'autre. Des tasseaux de caoutchouc 37 sont insérés dans des trous 47 des bras 34, ce qui permet de faire varier la distance qui les sépare de la traverse 35, tandis que l'extrémité des bras 36 est percée de trous 46. Par ailleurs, à la traverse 35 est soudée une plaquette saillante 38, percée d'un trou 39 dans lequel s'insère une broche 40 passant aussi dans l'un des trous 32 de la plaquette 30. Un autre bras 42, articulé en 41 sur la traverse 35, porte un disque 43, dont la distance qui les sépare de ce bras est réglable; à l'extrémité du bras 42 est articulé un étrier 44 destiné à venir en prise avec l'autre extrémité de la traverse 35 et à être immobilisé en position par pivotement d'un levier 45. Le fonctionnement du pont élévateur qui vient d'être décrit est donc le suivant: au début, en position de repos, tous les éléments sont au niveau du sol, c'est-à-dire à hauteur du socle 10, de façon que la console 33 et sa tra- verse 35 soient à la hauteur voulue pour que le repose-pieds du bicycle motorisé puisse passer sur eux. Il s'agit dans ce cas particulier du scooter désigné commercialement sous le nom de "Vespa", c'est-à-dire comportant entre les deux roues un repose-pieds convenant pour le support décrit. On fait avancer le scooter de façon que sa roue arrière vienne se loger dans l'encoche 11 du socle 10 et que son repose-pieds s'appuie sur les tasseaux 37 de la console 33, au-dessus de celle-ci. On fait alors pivoter le bras 42 et on verrouille l'étrier 44 sur la traverse 35 en faisant pivoter le levier à excentrique 45.- Il est alors possible de déplacer le disque 43 en le dévissant jusqu'à ce qu'il vienne en con- tact avec la face supérieure du repose-pieds du scooter, qui est ainsi immobilisé entre ces organes qui font office d'étau. On peut alors commencer à soulever le scooter, ce que l'on fait comme suit: quand on envoie de l'huile dans le vérin 14, après avoir actionné la poignée 13, la tige 16 se déploie en faisant pivoter le bras 18 et avec lui les bras 20 et 22 qui en sont solidaires. L'armature qui porte le scooter se lève donc en restant toujours parallèle à elle-même, parce que la plaquette 30, articulée sur l'élément de raccordement 29 des bras 20 et 22, est maintenue dans la position verticale par le troisième bras 21, qui s'élève en même temps que les deux premiers bras et permet ainsi à l'armature de ne pas tourner pendant le soulèvement. A la fin de cette opération, si le scooter est élevé à la hauteur voulue, on peut verrouiller le pont en insérant la broche 27 dans les trous de l'étrier 26 et de la barrette 24, qui sont maintenant alignés-. S'il faut faire basculer le scooter pour accéder plus facilement à certains endroits, il suffit de retirer la broche 40 des trous des plaquettes 38 et 30, de faire pivoter le support situé au-dessus de façon à faire coïncider le trou 39 de cette plaquette 38 avec un nouveau trou 32 de la plaquette 30, situé à droite ou à gauche-et de réinsérer la broche 40, ce qui verrouille de nouveau le support. Le scooter est ainsi incliné latéralement d'un angle suffisant pour le but recherché. Lorsque l'opération d'entretien est terminée et que le scooter est ramené à sa position horizontale, on fait reculer la tige 16, qui ramène l'armature au niveau du sol, en position de repos, dans-laquelle on dégage le repose-pieds du scooter *en débloquant l'étrier 44 de la traverse 35, ce qui permet d'en- lever le scooter du pont élévateur. Les figures 6, 7 et 9 représentent une autre forme de réalisation du pont selon l'invention, qui est des- tinée à lever non-plus un scooter, mais un cyclomoteur d'un autre type, moins puissant. Les cyclomoteurs ne comportent généralement pas de reposepieds comme les scooters du genre précité, c'est pourquoi l'organe de verrouillage 42 n'est plus utilisable ou bien doit être modifié en fonction du type du cyclomoteur, ce qui nuit à l'universalité du pont, que l'on désire obtenir conformément à l'invention. Pour conserver au pont sa souplesse d'utilisation, ce pont est équipé d'un support 50, représenté sur les figures 6 et 7, composé d'un profilé 51 en U portant une traverse 52. Cette traverse est légèrement cambrée à ses extrémités 53 o elle porte deux bro-- ches 54. Pour les monter, il suffit d'insérer ces broches 54 dans les trous 46 de la traverse 35 (figure 5) pour y fixer le support 50 de manière stable. Comme le fait ressortir la figure 9, pour lever le cyclomoteur, on introduit sa roue avant dans l'encoche 11 du socle 10 (contrairement au scooter, dont c'était la roue arrière qui était introduite dans cette enco- che). La béquille du cyclomoteur est ensuite placée à cheval sur le profilé 51 en U qui la maintient de manière stable, entre l'aile latérale 55 et la traverse antérieure 52. De la sorte, l'organe 42, qui faisait précédemment fonction d'étau, n'est pas utilisé, puisque le cyclomoteur est fixé au pont de ma- nière stable. Le conformation propre du cyclomoteur fait que, pour exécuter les travaux d'entretien, il n'est plus néces- saire de l'incliner latéralement comme dans le cas du scooter, la traverse 35 n'est donc pas inclinée suivant certain angles et le cyclomoteur conserve toujours sa position verticale, les axes des roues étant parallèles au sol. Il a été représenté et décrit deux formes de réalisation du pont élévateur selon l'invention, dans lesquel- les il a été supposé que l'organe de levage, le vérin 14, est hydraulique, mais il est évident que l'on obtiendrait le même résultat s'il était pneumatique ou mixte, parce que cela ne supprimerait aucun avantage du pont élévateur selon l'inv-en- tion. Il va de soi qu'il est possible d'apporter di- verses modifications au pont élévateur pour cyclomoteurs et motocyclettes décrit et représenté sans s'écarter du domaine de l'invention. REVENDICATIONS 1. Pont élévateur pour cyclomoteurs et motocy- clettes, caractérisé en ce qu'il comprend-un socle (10), por- tant un vérin (14) qui y est articulé et dont la tige (16) est articulée sur une armature qui pivote sur un axe horizon- tal (19) par rapport à ce socle, une extrémité de cette arma- ture portant un support (33, 35) destiné à maintenir un cyclo- moteur en l'immobilisant, ce support étant articulé à cette extrémité de l'armature de façon à se lever en restant paral- lèle à lui-même pendant que l'armature pivote, un circuit hydraulique (12, 13) et éventuellement ou en variante pneuma- tique étant destiné à commander le vérin et des organes de sécurité (27, 40) étant destinés à immobiliser l'armature quand elle a pivoté en levant le cyclomoteur. 2. Pont élévateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le socle (10) comporte une encoche (11) destinée à loger une roue du cyclomoteur pendant que celui-ci est verrouillé pour être soulevé. 3. Pont élévateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'armature est constituée de quatre bras, l'un (19) formant le pivot qui articule cette armature sur le socle (10), un second (18), perpendiculaire au premier dont il est solidaire, étant un bras d'articulation de la tige (16) du vérin (14) et les deux derniers (20, 22) , disposés sensiblement dans un même plan, étant reliés entre eux (28, 29) et formant un dièdre avec les deux premiers, une plaquette (30), fixée au support (33, 35) du cyclomoteur, étant articulée à l'extrémité de ces derniers bras (20, 22). 4. Pont élévateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la plaquette (30) est articulée sur une extrémité d'une tige (21) dont l'autre extrémité est articulée (34) sur le socle (10) et qui permet de lever le support (33, 35) solidaire de cette plaquette en le maintenant parallèle à lui-même. 5. Pont élévateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le support est contitué par une console (33) dont une traverse (35) est solidaire, ce support pouvant pivoter par rapport à la plaquette (30) à deux positions an'":- laires, de part et d'autre de sa position centrale de soulève- ment. 6. Pont élévateur selon la revendication 5, caractérisé en ce que le support comporte un bras (42), arti- culé sur la traverse (35) et pouvant être fixé à celle-ci de manière à maintenir entre lui-même et cette traverse le repose- pieds d'un scooter. 7. Pont élévateur selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte une second traverse (52) fixée à la première (35) et comportant un profilé en U (51) destiné à porter et immobiliser la béquille d'un cyclomoteur posé sur lui.