L'invention s'applique Q la réalisation de tunnels, en particulier de tunnels routiefs ou ferroviaires. Actuellement, ces tunnels sont construits comne suit : on commence par percer un avant-tunnel de faible section, que l'on prolonge le plus possible dans la zone à traverser, puis, après avoir effectué les sondages nécessaires,on agrandit ce premier tunnel jusqu'à une section un peu supérieure à celle qu'il devra finalement avoir, on en racle soigneusement les parois, puis on y introduit un coffrage, espacé desdites parois d'un intervalle dans lequel on introduit une armature ou treillis qui servira à amurer le béton que l'on y coulera ensuite et que l'on tassera par vibration. Après avoir réalisé ainsi les parois latérales du tunnel, on effectue les ,iines opérations pour la voOte proprement dite de celuici.Enfin, on procède au décoffrage, au bout du temps nécessaire à la prise du béton, qui est de l'ordre de deux ou trois jours, et on continue ainsi de proche en proche jusqu'à l'achèvement du tunnel. Il apparaît clairement qu'un tel mode opératoire est long, compliqué et coûteux. L'invention a pour objet des éléments et un procédé de réalisation qui ne sont pas sujets à ces inconvénients. Lds éliments pour la réolisation de tunnels selon l'invention sont constitués par des blocs caractérisés par le fait qu'ils comportent une entaille sur ou loin; une de leurs faces et une nervure correspondante sur la face ppposée, de telle sorte que la nervure d'un bloc vient s'encastrer dans l'entaille du bloc adjacent, et ainsi de suite pour tous les blocs, permettant ainsi de réaliser un ensemble auto-portant, c'està-dire qui se tient lui-mSme sans nécessiter d'armature ni de scellement. On conçoit qu'un tunnel peut être réalisé au moyen de tels blocs de façon beaucoup plus économique et rapide que par le procédé classique, puisqu'il ne nécessite ni armature, ni temps mort pour le transport du béton, son séchage, son décoffrage, et la finition du tunnel terminé. Cette économie de temps peut être évaluée a' environ 50 %. Les blocs sont de préférence en béton arméprécontraint, constitué par un mélange de gravier, de sable et de ciment en proportions qui dépendent de l'importance du tunnel à réaliser et de la résistance qu'il doit avoir, ainsi que des dimensions des blocs. Leur armature peut être constituée de barres rondes, de fer ou de treillis ou fils d'acier. A titre d'exemple non limitatif, la hauteur et l'épaisseur des blocs peuvent être comprises entre 300 et 600 millimètres, et leur largeur entre 800 et 1000 millimètres. La section des entailles et des nervures correspondantes peut avoir une forme quelconque, par exemple en demi-rond, en triangle, en carré, en rectangle ou toute autres Les blocs peuvent égaléifiént comporter des gorges formant des rigoles pour l'écoulement de l'eau 9 des logements pour des câbles électriques ou télégraphiques, ou des canalisations de transport de fluide tel qu'eau ou gaz. Les blocs peuvent soit être fabriqués en usine et- acheminés sur le chantier selon les besoins, soit être fabriqués sur une aire à proximité du chantier. Pour réaliser un tunnel au moyen des blocs selon l'invention, on commence comme habituellement à creuser un avont-tunnel de faible section, puis on l'agrandit, sur quelques mètres de profondeur, à la dimension finale qu'il devra avoir en tenant compte de l'épaisseur des blocs, et on met en place ces derniers en les imbriquant les uns dans les autres. Après qu'une section de tunnel ait été ainsi réalisée, on poursuit le percement de l'avant-tunnel, par tronçons de quelques mètres, et on l'agrandit, et on y place les blocs. On voit donc qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser de coffrage, mais seulement un montage de soutien pour la partie supérieure de la voûte, c'est-à-dire une sorte de pont que l'on fait avancer au fur et à mesure du percement du tunnel. Les figures ci-annexées représentent, à titre d'exemple non limitatif, des formes possibles de réalisation de l'invention. La figure 1 est une vue d'un bloc. La figure 2 montre trois blocs assemblés. La figure 3 est une vue en perspective d'un tunnel réalisé selon l'invention. La fig. 2 montre un bloc 1 qui porte, sur une face, une rainure 2 à section triangulaire, et sur la face opposée une nervure 3 de section correspondante ; le bloc comporte également une rainure 3 de section correspondante ; le bloc comporte également une rainure triangulaire 4 sur une face perpendiculaire aux deux premières. La fig. 2 montre trois blocs la, lb, 1c assemblés entre eux. La fig. 3 représente enfin un tunnel formé de blocs tels que 5 assemblés entre eux au moyen de nervures et encoches 6 à section rectangulaire. REVENDICATIONS 1. Eléments pour la réalisation de tunnels sans coffrage caractérisés par le fait qu'ils sont constitués par des blocs comportant une entaille sur ou moins une de leurs faces et une nervure correspondante sur la face opposée, de telle sorte que, par juxtaposition et encastrement, il --.tt-r '1 - I 2. Eléments selon la revendication 1 caractérisée par le fait que les blocs sont en béton armé précontraint. 3. Eléments selon la revendication 1 caractérises par le fait que les entailles et nervures ont une section demi-ronde. 4. Eléments selon la revendication 1 caractérisés par le fait que les entailles et nervures ont une section triangulaire. 5. Eléments selon la revendication 1 caractérisés par le fait que -les entailles et nervures ont une section rectansrlaire. 6. Eléments selon la revendication 1 caractérisés par le fait que les blocs comportent des gorges permettant d'y loger des câbles ou des canalisations. 7. Procédé pour la réalisation de tunnels au moyen de blocs selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'après avoir creusé un avant-tunnel, on agrandit celui-ci à sa dimension finale, puis on y met en place les blocs des parois latérales, et on utilise un montage de soutien pour la mise en place des blocs de la voûte, montage de soutien que l'on fait avancer au fur et à mesure du percement du tunnel.