La présente invention a pour objet un système optique grossissant et, plus spécialement, un microscope de projection de grande surface. Le besoin se fait souvent sentir d'un microscope capable de montrer , à un instant donné, une très grande surface soumise à étude ou à observation. O'est le cas, par exemple, pour les-sciences biologiques lorsque l'on veut étudier l'accumulation de cellules sous forme de colonies. Pour de telles études, l'observation " in vivo " de tumeurs est nécessaire. De plus, dans l'industrie électronique, on a besoin d'observer de grandes surfaces de plaquettes de circuits intégrés semi-conducteurs. On peut citer également la métallurgie qui nécessite l'observation de grandes surfaces métalliques. Le système optique selon l'invention se révèle également utile comme visionneuse, ou lecteur, de microfiches, ou microfilms. Dans cette application, il est prévu un premier étage de grossissement. L'image de ce premier étage constitue alors l'objet du dispositif optique grossissant à fibres optiques. La description qui va suivre se rapporte au cas où le système selon l'invention est utilisé comme lecteur de microfilms, mais elle n'est pas indispensable pour comprendre complètement l'invention. Le problème fondamental du stockage optique maximum et de la transmission des informations se présente sous deux aspects. Le premier point a considérer est le stockage proprement dit, des informations. Le prix du moyen utilisé (par exemple, émulsion de bromure d'argent, photopolymères, film métallique, enregistrement vésiculaire) est proportionnel à la surface, et la surface utilisée varie en fonction inverse du carré du grossissement assuré par ltensemble du système, à savoir que, si M désigne ce grossissement, on a : surface = 1 2 Toutes choses égales par ailleurs, si un système optique grossit dix fois plus qutun autre, son prix est 100 fois moins élevé. De forts grossissements-sont donc recherchés. En plus du prix du matériau, il faut tenir compte du coût du stockage. Les frais encourus dépendent , ici encore, du procédé utilisé et ils comprennent le prix du système optique servant à réaliser le stockage et le prix du développement de l'image. Le second point à considérer est la commodité et le prix de l'opération de lecture ou de restitution, qui doit être faible. Si le système optique de lecture est complexe et très coûteux, l'appareil lecteur, ou visionneuse, n'intéresse qu'un faible nombre d'utilisateurs. On peut citer, comme exemple de données à enregistrer facilement disponibles, une petite Bible. Dans un tel ouvrage, on réduit 1.245 pages sur une surface de 33 mm x 33 mm = 1.090 mm2, l'épaisseur étant de 0,37 mm. Une telle Bible a une réduction en surface de 48.000 à 1, ou en facteur de grossissement de 220, c'est-à-dire 220 x 220 = 48.400. Si l'on devait utiliser un film de 215 mm x 279 mm et faire appel au même procédé d'enregistrement, le résultat serait 68.000 pages, soit l'équivalent de 54,5 Bibles ( ou encore 227 livres de chacun 300 pages). Pour l'instant, on ne dispose pas d'autre système optique que le microscope pour traiter cette Bible. Un grossissement de 220 n'est donc pas réalisable avec les systèmes connus. On peut citer comme étant un système pratique, en ce sens que les données et le microlecteur ou microvisionneuse sont tous deux disponibles sur le marché et d'un prix abordable, le système PMCI de la National Cash Register Corporation, qui sera appelé ci-après système NCR. Ce système utilise une microfiche de 101,6 mm x 152,4 mm présentant un grossissement M = 150. Sur chaque fiche sont enregistrées, environ 6.000 pages de données. En principe, si toute la surface était consacrée à I'enregistrement microscopique, on stockerait 13.500 pages d'un format initial de 127 mm x 203, 2 mm sur une fiche de 101,6 mm x 152,4 mm, pour un grossissement M égal à 150. On peut donc dire que le stockage d'une très grande quantité de données a été résolu dans une certaine mesure. Toutefois, l'appareil lecteur d'un tel système est assez encombrant et coûteux en raison de son optique complexe, et il est peu commode par rapport à un livre ou une revue. Au contraire, le dispositif de lecteur selon l'invention, qui permet facilement de réaliser un grossissement M égal à 150, est peu volumineux et peu coûteux et d'un emploi très commode par rapport à un livre, à une revue ou à un projecteur de cinéma. Le pouvoir limite de stockage de la lumière est donné par la formule bien connue du pouvoir séparateur, établie par Lord Rayleigh = = 0*61) = 0,61 # / ouverture numérique, n. sine dans laquelle # désigne la longueur d'onde de la lumière utilisée et où n. sin a est l'ouverture numérique du système optique. Etant donné que, dans le système selon l'invention, cette ouverture numérique est de l'ordre de l'unité, on a donc AlC très peu différent de 0,6Â. ## désigne, en fait, la dimension d'une tache de diffraction, formée par le système, d'une source ponctuelle, cette tache étant due à la nature ondulatoire de la lumière ; cela revient à dire que l'on ne peut distinguer aucun détail à l'intérieur de cette tache. On peut donc stocker (en surface), un seul " point " (sombre ou non dans une émulsion de bromure d'argent) sur une surface de (ss )2= (0,6)2 # 2 Cette quantité est la valeur limite du stockage de données si l'on utilise la lumière comme moyen d'enregistrement. Le livre classique de Mees-James sur la théorie de la photographie ( "The theory of the photographic process "), édité par Mac Millan, présente à la page 542 de sa troisième édition, une photomicrographie d'une photo faite sur film spectroscopique Kodak du type 649, montrant des caractères d'imprimerie très lisibles, d'une hauteur de 2 microns au départ et agrandis au moins 750 fois (M = 750). Un signe, (lettre de l'alphabet) comporte environ 50 " points " . Si l'on attribue une surface de 6 microns carrés à chaque signe, ou lettre, ce qui convient pour une lettre occupant une surface de 2 microns sur 3 microns, on voit que l'exemple cité satisfait à la condition de Rayleigh. Le tableau suivant indique le pouvoir théorique (limité par la pouvoir séparateur de stockage de données. Surface Nombre de signes Nombre de pages Nombre de romans Nombre de films et espaces d'une durée de 30 minutes fiche de : 6,25 cm 1,075 x 108 49.000 163 1,5 x 10-3 fiche de : 76,2 x 127 mm 1,61 x 109 731.000 2.440 2,2 x 10-2 fiche de : 101,6 x 152,4 mm 2,58 x 109 1.172.000 2.910 3,6 x 10-2 fiche de : : 215 x 279 mm 1,00 x 1010 4.550.000 15.200 1,4 x 10-1 cassette Philips 1,04 x 10 47.300.000 157.500 1,5 (surface = 6030 cm) Une cassette Philips est normalisés à une largeur de 3,6 mm et dure 60 minutes à la vitesse de 47,6 mm à la seconde. Une page normale de roman comporte environ 2 200 signes et espaces, et un roman moyen comporte 300 pages. Si l'on estime la richesse en livres et la bibliothèque du Congrès des Etats-Unis à 9 millions de volumes de 300 pages, on voit bien que 58 de telles cassettes Philips permettraient d'enregistrer toute cette bibliothèque, ce qui indique l'immense pouvoir de stockage de la lumière à la limite de diffraction. Dans l'utilisation du système selon l'invention comme visionneuse de microfiches, ou microfilms, on prévoit un premier étage de grossissement. Le grossissement final est alors le produit M1 .M2 du premier étage M1 (par un procédé classique) par le second étage M2 (à l'aide de fibres optiques). Le second étage peut se caractériser par le fait qu'il comporte une visionneuse (ou lecteur) à vaste écran, et des faisceaux de fibres à lumière cohérente reliées à une matrice multiple de systèmes miero-optiques ou cellules. Un tel étage de grossissement est désigné par le sigle COMO. Cet "étage COMO" utilise l'image fournie par le premier étage comme image réelle et l'agrandit M2 fois pour la projection finale. Il faut signaler que l'étage COMO peut être utilisé seul, comme visionneuse de microfiches ou encore comme microscope. Lorsque l'on a recours aux deux étages, l'objectif du premier étage prend la microfiche (ci-après appelée l'objet) et l'agrandit. L'image la plus nette formée par l'objectif constitue une surface. Si le système à subjectif est dépourvu d'aberration sphérique, de coma et d'astigmatisme, l'image la plus nette se forme sur une surface sphérique définie par le théorème de Petzval. Toutefois, la surface de l'image optima n'est pas forcément sphérique, en raison des aberrations optiques, et cela joue un grand rôle dans le système selon l'invention. L'étage COMO utilise l'image réelle fournie par l'objectif comme objet pour former une image réelle finale sur un écran. Sur la surface de Petzval d'aberration minima, et peu importe sa forme exacte, est disposé un faisceau serré de fibres optiques.L'extrémité d'entrée de ce faisceau doit avoir les mêmes dimensions que l'image fournie par ltobjectif. On sait que chaque fibre optique, prise isolément, transment l'intensité de la lumière qui frappe une de ses extrémités, avec une faible perte, à une distance inférieure à a longueur, à l'autre extrémité, d'où cette lumière sort sous la forme d'un cône. Toutefois, les phases qui dominent à chaque entrée de fibre ne sont pas conservées ; autrement dit, l'image à l'une des extrémités n'est lå même que celle qui se forme à l'autre extrémité que si les faces d'entrée des diverses fibres se trouvent sur la surface de Petzval ou à son voisinage. Au contraire, si les faces d'entrée des fibres sont disposées au hasard, ailleurs que sur la surface de Petzval, en amont ou en aval de l'axe optique de l'objectif, on n'obtient que du brouillage à l'extrémité du système COMO où se fait l'observation Le faisceau partant de la surface de Petzval se divise en N sous-faisceaux, dont chacun transmet une partie de l'image située sur la surface de Petzval. Chaque micro-élément de l'image joue alors le rôle de micro-objet pour une microcellule optique ; il est prévu N telles cellules, à raison d'une par sous-faisceau. Ces microcellules sont disposées régulièrement, de façon que les diverses micro-images qu'elles fournissent s'adaptent bien les unes contre les autres pour donner une image fidèle de l'object initial situé devant l'objectif.Il faut que ces microcellules optiques soient toutes isolées les unes des autres du point de vue électromagnétique, à l'aide de caches appropriés, faute de quoi il y aurait du brouillage d'une cellule à 11 autre. Si l'on utilise des microcellules de très faible distance focale f2, la distance de projection nécessaire pour un fort grossissement M2 est faible (et à peu près égale à M2 .f2 ), et par suite les dimen-sions du micro-lecteur sont très faibles. La distance de projection est la principale pierre d'achoppement en ce qui concerne les micro-lecteurs de faible encombrement. L'ensemble du système optique comporte les paramètres suivants - Af, surface de l'image finale sur l'écran - A , surface de l'ultrafiche-objet - A1, surface de limage formée par l'objectif - N, nombre de micro-cellules optiques - M, grossissement global assuré par le système - M1, grossissement assuré par l'objectif - M2, grossissement assuré par chaque microcellule. Entre ces paramètres, on a les relations suivantes - l'objectif assure un grossissement M1, tel que M12 = ## o - l'étage COMO prend l'image ayant la surface A1 et la divise en N objets distincts, dont chacun a pour surface A1 - M2 A A1 Ml2 A N N et répartit ces N micro-objets en des emplacements donnés, la surface totale des micro-objets étant, bien entendu, égale à N (A1 ) , c'est-à-dire à A1. N Toutefois, ces micro-objets de dimensions extremement faibles sont répartis sur une surface Af. Chaque micro-objet est ensuite agrandi M2 fois par les micro-cellules optiques de l'étage COMO. La surface de l'image finale fournie par une micro-cellule a donc pour valeur et, comme il y a N micro-cellules optiques, la surface totale est Af = ####### = M2 M1 A N 2 1 o Mais étant donné que M = M1, M2 on e ; Af = M A0 ou A0 = ## . Af Le pouvoir optique de l'étage COMO est associé à celui de l'objectif, cet étage et l'objectif formant un ensemble monobloc. Les aberrations dues à l'objectif peuvent très bien etre corrigées par l'étage COMO. En principe, il ny a pas de limite au grossissement ou à la surface globale de l'image finale, mais, bien entendu, il y a une limite bien définie pour le pouvoir de résolution que l'on peut obtenir. Une fibre prise isolément recueille l'intensité de la lumière mais pas sa phase, et étant donné que l'ouverture numérique de la fibre est donnée par n, sin # (n0-n'2) on a, dans tous les cas pratiques, une ouverture numérique égale à l'unité. La dimension minima des détails que l'on peut détecter dans un objet est égale à environ deux fois le diamètre d'une fibre unique. Le tableau suivant fournit des données pour une lettre de départ ayant une surface de 2 x 2 ce qui est le plus petit signe que l'on peut stocker optiquement et restituer optiquement. A titre d'exemple, on choisit un grossissement M de l'ordre de 1.250. Si le grossissement M1 est de 40, la lettre a alors pour dimensions 80 x 80 , et, dans ce cas, une fibre d'un diamètre d = 10 microns assure une excellente image finale de 2.500 x 2.500 . De telles fibres à très forte résolution sont disponibles sur les marchés. = 1.250 Dimensions de la lettre de départ: 2 x M1 Dimensions de la M2 # Dimensions Diamètre lettre M2 de la Let- maximum de la tre finale la fibre. 40 80 x 80 30 5 2500 x 2500 12 60 120 x 120 20 7,5 " 17 90 : 180 x 180 : 15 : 10A : " : 25 On peut faire une estimation du diamètre maximum à donner aux fibres prises séparément dans un faisceau unique de fibres cohérentes pour qu'il ne soit pas possible de les distinguer à l'oeil nu. Si l'on admet que l'acuité visuelle est de 2 minutes d'arc, on peut, à 25 cm, distinguer deux points distants ded , si ss est au moins égal à 100 = 148 microns. Par suite, afin qu'il ne soit pas possible de détecter des fibres individuelles, ce qui est une caractéristique avantageuse de l'étage COMO, le diamètre des fibres doit etre de l'ordre de 5 à 10 microns. Si lton considère maintenant une autre application de l'invention, relative à la microscopie, il est nécessaire de déplacer mécaniquement l'objet par rapport au système optique, chaque fois que l'on veut observer de grandes portions du ou des objets examinés. Autrement dit, il faut déplacer l'objet de façon qu'il occupe diverses positions par rapport à entrée du système optique. Cela tient au fait que le champ des microscopes est relativement faible, ce qui, à son tour, est dû à la faible distance focale qu'il faut donner à ltobjectif pour obtenir un grossissement important.Grâce à l'invention, on peut agrandir de très grandes surfaces de l'ordre de 2,5 cm x 2,5 cm avec un unique étage COMO dans une visionneuse de faibles dimensions (de 2,25 m x 2,25 m) et de moins de 5 cm d'épaisseur. Conformément à l'invention, le plan-objet est divisé en une série de sous-zones ou micro-zones. Chacune de ces sous-zones peut être considérée comme constituant l'entrée optique à une extrémité d'un faisceau de fibres optiques. De tels faisceaux sont bien connus dans le domaine de l'optique ; ils sont constitués par un très grand nombre de filaments de verre. Chaque filament est recouvert d'un produit de revêtement, de sorte que chaque fibre est totalement réfléchissante. Un rayon lumineux pénétrant par une extrémité d'une telle fibre, perpendiculairement à cette extrémité, en ressort perpendiculairement par l'autre extrémité, même si cette fibre est recourbée ou pliée entre ces extrémités. Si le faisceau est réalisé de telle manière que les fibres occupent des positions homologues aux deux extrémités, on dit que ce faisceau est cohérent.Dans les faisceaux cohérents de fibres, un objet situé à l'extrémité d'entrée donne une image à l'extrémité de sortie. En général, un filament optique à une seule fibre ne possède pas cette propriété. Toutefois, dans le cas d'une fibre unique, il peut se former une image, si l'indice de réfraction, à l'intérieur de la fibre. varie depuis l'axe de la fibre jusqu'à sa périphérie, suivant la loi r désignant la distance d'un point de la fibre à son axe, et a la valeur maximal de r. De telles fibres sont vendues sous la marque déposée " SELFOC'-,' par NISSHO-IWAI AMERICAN Co, New-York, et elles sont fabriquées par NIPPON SHEET GLASS CD. Dan-s la description qui va suivre, l'expression " guide de lumière cohérent " désignera aussi bien une fibre de type SELFOC qu'un faisceau cohérent de fibres. L'autre extrémité de chaque guide de lumière cohérent est associée à un objectif, en vue de la projection sur un écran de lecteur ou de visionneuse. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif une forme de réalisation de l'invention. Sur ces dessins, - la figure 1 est une vue schématique d'un microscope conforme à l'invention - les figures 2 et 3 montrent comment on peut supprimer l'inversion des images en tordant des faisceaux cohérents voisins - la figure 4 est une coupe, en perspective, représentant le système de la figure 1 appliqué à un lecteur de type cassette. - les figures 5 et 6 montrent l'utilisation de miroirs pour réaliser le système de la figure 4. - la figure 7 est une analogue à la figure 1 et montre un premier étage qui donne une première image sur une surface de PETZVAL, celle-ci constituant l'objet dans un étage COMO, et - les figures 8 à 10 sont des vues partielles en coupe des bornes et de l'écran d'observation d'un étage COMO. 2 Sur la figure 1, un objet 10 d'une surface de 1 cm par exemple est agrandi 100 fois pour donner une surface de 2 1 m , par un étage COMO. A titre indicatif, seize cellules sont représentées, mais en pratique le nombre de cellules est fonction du grossissement, du pouvoir de résolution, de la dimension désirée de l'objet etc... .Le petit carré 12 en bas et à gauche de la figure 1 est une division arbitraire du plan-objet en 16 cellules désignées comme indiqué sur la figure. Les références 14,16,18 et 20 désignent quatre guides cohérents de lumière, dont les extrémités inférieures délimitent les parties correspondantes du plan-objet. Bien entendu les couze autres osides cohérents de lumière ont leurs extrémités d'errée sur les parties restantes du plan-objet 12. Les guides cohérents de lumière montent en divergeant du plan-objet, et leurs extrémités supérieures de sortie ont une position fixe l'une par rapport à l'autre et sont portées par une grille ou autre support approprié. Une lentille de projection est associée à chaque extrémité supérieure ou de sortie des guides cohérents de lumière. Les références 22,24,26 et 28 désignent quatre de ces lentilles. Si lton considère la sous-zone inférieure de droite D4du plan-objet 12, on voit que le système à lentille 26 projette la lumière émise par le guide cohérent 20 sur la zone D'4 du plan-image. Ce plan-image, tel que représenté sur la figure 1, coïncide avec un grand écran d'observation. On comprend aisément que la lentille 28 agrandit la surface de la sous-zone objet correspondante, en lal multipliant par un facteur proportionnel à la fois à sa distance focale et à la distance du plan-image. Les dispositifs de projection 22, 24 etc...occupent les mêmes positions par rapport à l'écran d'observation 30, que les extrémités d'entrée des guides cohérents 14,16 etc.... par rapport au plan-objet 12. Il est facile de voir que chacune des seize zones représentées dans le plan-image 30 reçoit la lumière provenant du guide cohérent correspondant,et que lton obtient une image finale complète. Le fonctionnement est le suivant - la lumière provenant de l'objet est transmise par le guide cohérent de lumière aux lentilles de projection. En général, ces lentilles ont une distance focale très faible. Par suite, si chaque cellule optique reçoit des rayons faisant un angle faible avec l'axe de la microcellule, il y a peu d'aberration. Un tel montage diffère des installations microscopiques courantes, avec lesquels on balaie une surface aussi grande que possible de l'objet sans diviser cet objet en sous-zones. De plus, étant donné qu'on utilise des lentilles à faible distance focale, il faut des distances de projection faibles, ce qui permet de réaliser un ensemble optique peu encombrant. En général9 les dispositifs à lentilles 22,24 etc.. sont simples et n'exigent qu'Jne,ou deux lentilles au maximum. Pour effectuer un travail très précis, on peut utiliser d'autre systèmes à lentilles, comme cela sera expliqué plus loin. Au cas où lCon n'utilise qu'une seule lentille de projection 40, limage est renversée, comme le montre la figure 2, ce qui donnerait une image ircohérente sur Pour y remédier, il faut tordre de 180 les guides cohérents adjacents, comme représenté à la figure 3. Si l'on utilise une seconde lentille, elle peut renverser de nouveau l'image de sorte que la torsion est inutile. Le pouvoir de résolution dgun microscope construit comme il vient d'être expliqué, est comparable au diamètre d'une unique fibre optique. On trouve sur le marché des fibres dont le diamètre est de quelques microns, et l'on peut donc obtenir des pouvoirs de résolution de tordre des longueurs d'onde de la lumière visible. En faisant osciller un faisceau de fibres cohérentes au hasard, à une fréquence de quelques centièmes de périodes par minute sur une distance égale, en gros, à quatre ou cinq fois le diamètre d'une fibre unique, on peut multiplier le pouvoir de résolution par trois ou quatre. C'est ainsi qu'un faisceau de fibres de 10 microns de diamètre peut assurer une résolution de 2,5 microns. La figure 4 représente une visionneuse à cassette comportant le système optique représenté à la figure 1. Une bobine 15 de cassette est montée et tourne de façon connue. La référence 52 désigne un mécanisme d'entraînement, et des piles 54 éclairent la lampe 56. Des guides cohérents de lumière 58 munis de systèmes optiques 60 de projection à leur extrémité supérieure projettent les données sur l'écran 52...Les extrémités inférieures des guides 58 sont disposées côte à cote et perpendiculairement au ruban transparent de la cassette Les figures 5 et 6 représentent une variante du système optique de visionneuse à cassette. Une portion 70 d'un film, provenant de la cassette 50, est éclairée comme celle de la figure 4.Les extrémités inférieures des guides cohérents de lumière 72 sont disposées côte à côte, perpendiculairement à la surface du morceau 70 de film , et leurs autres extrémités sont munies de dispositifs optiques (non représentés) tels que les dispositifs 22, 24 etc... de la figure 1, qui projettent la lumière sur A1, A2..... F1 , F2. La disposition est telle que les surfaces A,B . .. F, dans le sens de la largeur, apparaissent sur l'écran d'observation 80. La figure 7 représente un montage suivant lequel un premier étage de grossissement précède l'étage COMO, et consiste en une loupe 100. Cette loupe est à une distance d'un objet réel 10, et elle donne, à une distance 52' une image sur la surface de PETZVAL 102. Cette image est ensuite traitée par l'étage COMO pour donner l'image finale, comme expliqué plus haut. Cette surface de PETZVAL est en général une surface de révolution, par exemple une calotte assez plate et légèrement irrégulière, mais sur la figure 7 cette surface est ondulée pour montrer que, quelle que soit la forme de la surface PETZVAL correspondant à la loupe 100, on peut disposer les extrémités inférieures des guides cohérents 14,16 etc... exactement sur la surface de PETZVAL. A partir de l'image 102, l'écran est éclairé comme expliqué à propos de la figure 1. La figure 8 représente un montage qui permet de fabriquer à peu de frais la partie supérieure d'un étage COMO. La référence 110 désigne une plaque moulée en matière plastique, ayant un indice de réfraction de valeur n, présentant à sa partie inférieure des évidements dans lesquels sont enfilées les extrémités supérieures de guides cohérents 112. Un ciment 114 maintient ces extrémités en place. Des protubérances moulées solidaires du dessus de cette plaque constituent des loupes de rayon R. Des cloisons minces 118 empochent la diffusion, sur l'écran d'observation 120, de la lumière provenant des loupes 116. Suivant une forme pratique de réalisation, la plaque de la figure 8 possède les caractéristiques suivantes : R = 250 distance des extrémités des guides cohérents aux lentilles 116 760 microns ; distance de l'écran 120 à la plaque 110 : 12,7 mm, grossissement assuré par l'étage : 25; indice de réfraction n de la matière plastique égal à 1,5. On peut employer un produit opaque pour revêtir la surface supérieure de la plaque 110 (à l'exception des protubérances 116), en vue de réduire les risques de diffusion. La figure 9 représente un montage analogue, où les extrémités des guides cohérents de lumière 112 arrivent au ras de la plaque de support 130. Au-delà d'un intervalle d'air, une plaque moulée 132 en matière plastique présentant des protubérances supérieures et inférieures 134 ayant un certain indice de réfraction, s'emboîte dans une plaque moulée 136 en matière plastique ayant un indice de réfraction différent, ce qui donne une série de doublets achromatiques de Fraunhofer. Le montage analogue représenté sur la figure 10 montre un système de projection du type LISTER à l'extrémité de chaque guide cohérent de lumière. Des plaques moulées 140, 142 en matières plastiques ayant des indices de réfraction différents donnent un premier jeu de doublets 144, tandis que des plaques 146 et 148 moulées en matière plastique ayant des indices de réfraction différents donnent un second jeu de doublets. Si l'on se reporte aux figures 2 et 3, on voit comment on peut empêcher le brouillage de l'image lorsque l'on utilise une unique lentille de projection 40, dans chacune des formes de réalisation décrites. Une unique lentille 40 provoque le renversement de l'image à la projection, comme on le voit sur la figure 2 où la flèche ( qui est l'objet)est projetée en deux morceaux distincts par les deux guides cohérents voisins. Cette projection ne convient manifestement pas, mais, si lton tord de 180 chacun des deux guides cohérents adjacents, comme représenté sur la figure 3, on obtient une reproduction fidèle de la flèche (objet). Bien entendu, une telle torsion est inutile avec des lentilles de projection (aux extrémités de sortie des guides ou des faisceauxde fibres) qui ne provoquent pas le renversement des images. Dans chacun des étages COMO décrits, on a une série taxes optiques qui coïncident avec les axes des divers guides de lumière. Cela s'oppose aux dispositifs connus qui ne comportent qu'un seul axe optique. Il y a lieu de remarquer, de plus, que les extrémités d'arrivée des guides cohérents peuvent se trouver loin de l'objet (figurEs1 et 7) ou très près de l'objet. Dans chaque cas, la surface objet ( plane ou courbe) est définie par les extrémités d'entrée. De nombreux procédés sont appliqués pour réaliser des microfiches, et la visionneuse décrite ci-dessus convient à n'importe quel type de fiche, quelle que soit sa fabrication. En raison de sa grande simplicité et de son faible prix, il est bien certain que l'on peut confectionner des microfiches avec l'appareil décrit ci-dessus, simplement en inversant les opérations. Autrement dit, on dispose l'objet initial, de grandeur naturelle (par exemple, une page de livre) suivant un plan correspondant au plan 30. On place le film photographique en une position qui correspond à l'objet 10 ( de la figure 1 ou de la figure 7, suivant la réduction que l'on veut obtenir) et on prerdun cliché. Dans ce cas, les extrémités des guides cohérents de lumière qui, auparavant, étaient les extrémités d'arrivée deviennent les extrémités de sortie. Toutefois, en général, les extrémités d'arrivée sont constituées par celles des extrémités des guides cohérents qui sont contiguës à l'objet agrandi. REVENDICATIONS 1. Procédé d'agrandissement et de projection d'un objet, consistant à conduire la lumière provenant de sous-zones d'un planobjet à l'aide de guides cohérents de lumière qui divergent les uns des autres de plus en plus à partir de ce plan-objet, à agrandir et projeter la lumière sortant de chacun de ces guides cohérents sur un écran d'observation, les extrémités de ces guides à l'entrée étant disposées de façon homologue aux extrémités de sortie de la lumière. 2. Procédé de réduction optique d'un objet, consistant à conduire la lumière provenant de sous-zones d'un plan-objet à l'aide de guides cbhérents de lumière qui convergent les uns vers les autres de plus en plus à partir de ce plan-objet, et à projeter la lumière sortant de ces guides sur une surface plus petite que celle de l'objet, les extrémités de ces guides à l'entrée étant disposées de façon homologue aux extrémités de sortie de la lumière. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on réduit optiquement la surface du faisceau lumineux émis par l'extrémité de sortie de guides cohérents, ce qui assure un second étage de réduction optique. 4. Dispositif optique, caractérisé par le fait qu'il comprend une série de guides cohérents de lumière dont les extrémités d'entrée définissent une surface-objet, ces guides cohérents divergeant les uns des autres de plus en plus à partir de leurs extrémités d'entrée, et les extrémités de sortie de ces guides cohérents ayant, entre elles, des positions fixes et homologues des positions des extrémités d'entrée, et, contre ces extrémités de sortie, un écran d'observation destiné à recevoir la lumière émise par ces guides et à fournir une image. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'un système à lentilles de projection est intercalé entre chacune des dites extrémités de sortie et ledit écran. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il comprend un système grossissant voisin de ladite surface objet et dont l'axe optique est perpendiculaire à celle-ci, ce système grossissant fournissant une image sur la surface-objet, et constituant ainsi un premier étage grossissant dont l'image est agrandie de nouveau par ledit système à lentilles projection. 7. Dispositif optique selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les extrémités de sortie des guides cohérents de lumière pénétrent dans un panneau qui les maintient, et par le fait que ledit système à lentilles de projection se compose d'une feuille moulée en matière plastique qui présente des protubérances sur une de ses faces, ces protubérances étant situées chacune suivant l'axe optique d'une extrémité de sortie, de manière qu'il y ait une protubérance pour chaque sortie de guide cohérent de lumière. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ledit panneau et ladite feuille moulée en matière plastique ne constituent qu'une seule pièce. 9. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ladite feuille moulée en matière plastique est plaquée contre ledit panneau, et que lesdites protubérances sont situées sur les deux faces de cette feuille. 10. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ladite feuille moulée en matière plastique est constituée par deux éléments appliqués l'un contre l'autre. 11. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que lesdites extrémités de sortie traversent complètement ledit panneau.