La présente invention concerne un procédé et un appareil destinés à régler la vitesse d'un transporteur sur lequel se forme une liasse de feuillets, comme par exemple ceux que contiennent les machines à enliasser qui sont en service dans l'industrie de l'imprimerie. L'industrie de l'imprimerie utilise couramment des machines à enliasser des feuillets de papier qui sortent par exemple d'une presse à imprimer et d'une plieuse à couteau. Dans les machines en question, un premier transporteur recueil- le une file de feuillets imbriqués sortant, par exemple,d'une plieuse et les fait passer ou bien dans un appareil destiné à les enliasser ou bien, à l'état de liasse sur un second transporteur. En l'occurence, le second transporteur recueil- le sous forme de liasse les feuillets redressés oui ont été enlevés de la file qu'amène le premier transporteur, et il est donc important que ce second transporteur se déplace à une vitesse correspondant à l'augmentation de l'épaisseur de la liasse. Cette vitesse dépend de l'épaisseur et de la vitesse de la file des feuillets qui viennent à tour de r3le s'incorporer à la liasse, la vitesse à laquelle grossit cette liasse dépendant de ces deux facteurs. En d'autres termes, la liasse constituée de feuillets posés de chant se forme d'autant plus vite que la file initiale des feuillets imbri- qués est plus épaisse et se déplace plus vite. En résumé, dans les machines à enliasser de la technique antérieure, la vitesse à laquelle se forme finale- ment la liasse de feuillets dépend de deux variables qui sont la vitesse et l'épaisseur de la file des feuillets imbriqués qui l'alimente. C'est au moyen d'une commande manuelle qu'on règle la vitesse du transporteur sur lequel se forme la lias- se pour tenir compte de ces variables. Cette commande manuel- le règle en général le déploiement d'une poulie qui fait partie du transporteur en question, mais l'opérateur doit sans arrêt contrôler la machine à enliasser afin de pouvoir effectuer à la main les réglages nécessaires pour donner à ce transporteur la vitesse optimale. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 2 933 313 décrit par exemple une commande ma- nuelle de ce type, commande qui règle l'une par rapport à l'autre les vitesses des deux transporteurs d'une file de feuillets en faisant varier le déploiement effectif de poulies coopérant avec ces derniers. Le brevet en question décrit aus- si une commande de la vitesse du transporteur de la liasse, le principe de fonctionnement de cette commande étant basé sur l'expansion et la contraction d'une des poulies ou de l'un des rouleaux autour desquels passe la courroie transporteuse afin de permettre de régler à la main la vitesse de cette dernière. 1l Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2 834 243 décrit une autre machine à enliasser de la technique anté- rieure, machine comportant deux transporteurs dont le premier apporte la file de feuillets imbriqués, tandis que le second emporte la liasse constituée à partir de ces derniers. Par rapport aux techniques antérieures précitées, la présente in- vention se caractérise en ce qu'elle concerne un procédé et un appareil pour régler automatiquement la vitesse du trans- porteur de la liasse. Ce réglage se fait en fonction de la vitesse et de l'épaisseur de la file affluente de feuillets imbriqués, ces deux facteurs pouvant être et étant en géné- ral variables. Il s'agit donc d'un procédé permettant automa- tiquement de détecter ces deux variables et de les utiliser pour mener le transporteur de la liasse et par conséquent déplacer cette dernière à la vitesse convenable. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: la figure 1 est une élévation latérale d'une machi- ne à enliasser sur laquelle est monté le régulateur de vites- se selon l'invention; et la figure 2 montre schématiquement le régulateur en question coopérant avec une machine à enliasser. Comme précédemment indiqué, le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2 933 313 décrit notamment un mécanisme à comman- de manuelle destiné à régler la vitesse du transporteur de la liasse en fonction du débit de la file des feuillets affluents, c'est-à-dire en fonction de la vitesse de translation et de l'épaisseur de la file de ces feuillets imbriqués. Les dessins précités permettront aux spécialistes de la technique considé- rée de comprendre la présente invention et de réaliser ltappa- reil qui en fait l'objet. la figure 1 représente une machine à enliasser qui comporte deux transporteurs 10 et 11, le premier 10 qui l'alimente en feuillets à enliasser et le se- cond Il sur-lequel se forme la liasse S. De façon classique et évidente pour les spécialistes, des feuillets 13 sortant par exemple d'une plieuse tombent, imbriqués en file SS comme représenté,1sur le premier transporteur 10 dont la poulie rota- tive 12 est à cette fin proche de cette plieuse. La courroie sans fin 14 de ce transporteur passe donc autour d'une part de cette poulie ou de ce rouleau 12 et d'autre part autour d'autres poulies ou rouleaux 16, 17 et 18 ainsi qu'autour d'un cylindre ou tambour rotatif 19. Le transporteur 10 supporte donc la file SS de feuillets 13 qu'il amène dans la liasse S, comme l'in- diquent les flèches proches de sa courroie sans fin 14. Ce transporteur 10 comporte aussi une autre courroie 21 sans fin qui, passant autour du tambour 19 ainsi qu'autour de poulies rotatives 22, 23, 24 coopère avec la courroie 14 pour mainte- nir entre elles la file SS de feuillets 13 au cours de son trajet vertical juste à gauche dutambour19, trajet qui l'amène jusqu'à la liasse S. Ce dispositif est classique et correspond à celui que décrit le brevet précité des Etats-Unis d'Amérique nO 2 884 243. Le bâti 26 de la machine à enliasser supporte le tambour 19 et les poulies précitées à l'exception de la poulie 12. Il comporte aussi, sur le trajet du brin 21 du transpor- teur 10, une butée 27 avec laquelle entrent en contact les bords supérieurs 28 des feuillets 13 de la file affluente SS, ce qui a pour effet d'arrêter leur déplacement en file et de les faire s'entasser en liasse, cette dernière S grossissant donc en se déplaçant dans le sens indiqué par la flèche A. Comme le montre la figure 1, devant cette liasse, c'est-à-dire à sa gauche en l'occurrence,une pièce orthogonale d'appui 29 supporte la liasse S de feuillets 13 posés de chant comme représenté. Il est possible de rapprocher et d'éloigner de la liasse S les poulies 23 et 24 de façon à permettre d'incurver et de raidir les bords supérieurs 28 des feuillets au moment o ils entrent en contact avec la butée 27, ce qui assure leur bon aligne- ment dans la liasse S. A cette fin, les poulies 23 et 24 sont, de façon classique mobiles sur leurs bras de support 31 et 32, qui s'articulent eux-mnmes sur un axe 33 dans une entretoise 34 faisant partie du bati 26. De façon tout aussi classique, il est possible de faire monter et descendre la butée 27 pour la mettre à une hauteur correspondant à celle des feuillets 13 de la liasse S. par exemple au moyen d'un manchon taraudé 36 qui la supporte et est lui-même monté sur une tige de support 37. La liasse S se forme sur le second transporteur 11 qui comporte une courroie sans fin 38 menée par une poulie 17, comme on- le décrit ci- après plus en détail. Comme le montre la figure 1, un élément 39 du bâti soutient le brin supérieur de la cour- roie 38 et par conséquent la liasse S qui repose sur elle, ce dispositif étant également classique et bien connu des spécia- listes. Tout ce qui précède relève des techniques anté- rieures alors que la présente invention concerne le contr8le de la vitesse de translation et de l'épaisseur de la file affluente SS de feuillets 13, car la vitesse à laquelle gros- sit la liasse S dans le sens indiqué par la flèche A dépend de ces deux facteurs. Ce contr8le se fait au moyen de deux capteurs 41 et 42 qui détectent le premier l'épaisseur T de cette file SS et le second 42 (figure 2) les variations de la vitesse de translation du premier transporteur 10. La file SS de feuillets 13 passe évidemment, sur un quart de cercle environ, autour du cylindre ou tambour 19, et elle a une cer- taine épaisseur à laquelle on peut ou non ajouter celle des courroies 14 et 21 qui l'enserrent entre elles. Le capteur 41, qui est une jauge d'épaisseur dont le palpeur 43 esten con- tact soit avec la courroie 14 du transporteur soit, si on le préfère, directement avec la file SS de feuillets 13, détecte les variations de l'épaisseur de cette dernière, variations qui le font se déplacer perpendiculairement à l'axe de rota- tion du tambour 19 ainsi donc que le bras 44 qui le tient et pénètre dans un logement 46. Ce dernier 46 contient un res- sort de compression 47 en contact avec une clavette 48 qui traverse le bras précité 44. Ce ressort pousse donc le palpeur 43 vers le tambour 19 qui supporte la file affluente SS de feuillets 13. Le logement 46 contient aussi un lecteur électrique 49 dont le déplacement de la pointe de lecture 51 engendre un signal électrique lorsque le bras 44 se déplace comme on vient de le dire. Ce signal est transmis par des fils élec- triques 52 qui, reliés au lecteur 49 et à sa t9te de lecture 51, forment un classique pont rhéostatique. Ainsi détectées par le capteur 41, les variations de l'épaisseur de la file affluente SS de feuillets 13 engendrent un signal électronique que les fils conducteurs 52 transmettent à un classique trans- ducteur 53. Ce dernier reçoit un signal électrique et le transmet à un autre élément électrique comme on l'explique plus loin. le ressort 47 maintient donc le palpeur 43 du cap- teur 41 contre la courroie 14 ou la file SS de feuillets 13. Toute variation de l'épaisseur T de cette file fait donc émettre par le capteur 41 un signal électronique que les fils conducteurs 52 transmettent au transducteur 53. La figure 2 montre un élément 54 du bâti de la machine, élément qui supporte un arbre rotatif mené 56 sur -lequel est montée une poulie 17 autour de laquelle passe la courroie sans fin 38 du second transporteur 11, courroie qui supporte la liasse S de feuillets. Cet élément 54 supporte aussi un moteur principal 57 à courant continu qui est asservi par exemple, par l'intermédiaire d'un démultiplicateur 5E, à partir de la transmission de la presse d'imprimerie (non re- présentée). Un générateur tachymétrique 42, électriquement relié au moteur précité 57 et sensible à son régime, engendre en fonction de ce régime un signal électrique convenable que des fils conducteurs 59 transmettent au transducteur 53. La machine à enliasser contient aussi un autre moteur 61 à courant continu qui fait tourner l'arbre 56 et est également relié électriquement au transducteur 53 par des fils conducteurs 62. Ce moteur 61 ainsi que le transducteur 53 sont agencés de manière que les signaux électroniques reçus par ce dernier à partir des deux capteurs 41 et 42 règlent le régime du moteur 61, et par conséquent la vitesse de rotation de l'arbre 56 ainsi que la vitesse du transporteur 11, en fonction des deux signaux émis par les capteurs 41 et 42. Par conséquent, l'augmenta- tion de l'épaisseur T de la file SS de feuillets 13 provoque l'émission vers le transducteur 53 d'un signal qui, acheminé vers le moteur 61, le fait tourner plus vite pour tenir compte de la plus grande épaisseur de la file SS ou de la quantité des feuillets imbriqués 13 dont elle est constituée, de sorte que la liasse S grossit plus vite en même temps que le trans- porteur 11 se déplace plus vite. De même, si la presse à impri- mer ou l'unité motrice de base fonctionne à une vitesse supé- rieure à la normale, le capteur ou générateur 42 détecte cette augmentation et transmet au transducteur 53 un signal que ce dernier dirige vers le moteur 61 de façon à faire tourner plus vite l'arbre 56 et à accélérer le transporteur 11 pour tenir compte de la plus grande quantité de feuillets 13 qui s'ajou- tent à la liasse S. La structure et les caractéristiques des capteurs 41 et 42 ainsi que du transducteur 53 sont classiques de m8me que la manière dont ils sont reliés aux différents éléments représentés, ce qui devrait permettre-.aux spécialistes de la technique considérée, au-delà de la représentation et de la terminologie utilisées en l'occurrence et à partir de leurs connaissances antérieures, de réaliser un régulateur de vitesse du type considéré. la description précédente ainsi que les dessins auxquels elle se réfère mettent en évidence le procédé selon l'invention. Ce procédé consiste à faire apporter par le pre- mier transporteur 10 une file (SS) de feuillets imbriqués 13, à engendrer des signaux électroniques en fonction de la vites- se de ce transporteur 10 et de l'épaisseur de la file de feuil- lets qu'il supporte, à enliasser les feuillets, puis à les faire passer en cet état sur le second transporteur 11, enfin à com- mander électriquement ce second transporteur en fonction de la vitesse du premier, ainsi que de l'épaisseur de la file de feuillets qu'il supporte. Ce procédé comporte aussi l'utilisa- tion du transducteur 5-3. La description précédente concerne aussi le second transporteur 11 et sa transmission 61, c'est-à-dire en l'occur- rence un moteur à courant continu. Ce dispositif a pour effet de régler la vitesse à laquelle se déplace le second trans- porteur 11 en fonction des deux variables que sont l'épais- seur T de la file SS de feuillets et le régime du moteur 57 mené à partir de la source principale d'énergie, par exemple la presse à imprimer ou la plieuse (non repr6sentée). Il est donc évident que les conducteurs électriques 52 d'une part et les conducteurs électriques 59 d'autre.part acheminent deux signaux électroniques deentrée vers le transducteur 53, alors que les conducteurs électriques 62 ne Constituent qu'une source de signaux- de sortie. Le tansductéur53 traite les signaux d'entrée que lui transmettent les conducteurs 52 et 59, et si la somme de ces signaux est nulle, les conducteurs 62 transmettent un signal zéro et la vitesse du second trans- porteur et de la liasse n'est pas modifiée. En revanche, si les signaux d'entrée indiquent une nette augmentation de la quantité des feuillets à enliasser, les fils conducteurs 62 transmettent un signal de sortie correspondant qui a pour effet d'1aoé-lérerle transporteur 11. C'est l'inverse qui se passe si les signaux d'entrée que transmettent au transducteur 53 les fils conducteurs 52 et 59 correspondent à une diminu- tion de la quantité précitée des feuillets à enliasser. Il va de soi que de nombreuses modifications peu- vent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVEMDICATIONS 1. Appareil destiné à régler la vitesse à laquelle une machine enliasse des feuillets au moyen de deux transpor- teurs dont le premier (10) apporte une file (SS) plus ou moins épaisse de ces feuillets tandis que le second (11), mené par une transmission (61) qui règle sa vitesse, les emporte une fois qu'ils sont enliassés, cet appareil étant caractérisé en ce que coopèrent avec le premier transporteur (10) deux cap- teurs destinés à détecter le second (42) sa vitesse et le pre- mier (41) l'épaisseur de la file de feuillet (SS), ces deux capteurs étant reliés à un transducteur (53) qui, sensible à leurs signaux respectifs, commande la transmission (61) de ma- nière à lui faire régler convenablement la vitesse du second transporteur (11). 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier transporteur (10) comporte un support (19) contre lequel la file de feuillets (SS) est comprimée à son passage, et le premiercapteur (41) est une jauge d'épaisseur. 3. Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la transmission (61), les capteurs (41 et 42) et le transducteur (53) sont électriquement reliés les uns aux autres et contiennent des composants électroniques. 4. Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la jauge d'épaisseur (41) comporte un palpeur (43) élastiquement rappelé contre la file de feuillets (SS) là o, convenablement guidé, il passe autour du support (19) qui est un cylindre rotatif. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que la transmission (61), les capteurs (41 et 42) et le transducteur (53) sont électriquement connectés et contiennent des composants électroniques reliés au palpeur (43) qui fait varier un signal électronique en fonction des variations de l'épaisseur de la file de feuillets (SS). 6. Appareil selon l'une des revendications 1, 4 et 5 caractérisé en ce que la transmission (61),les capteurs (41 et 42) et le transducteur (53) sont électriquement connectés et contiennent des composants électroniques, et le second capteur (42) est un générateur tachymétrique qui engendre un signal électronique en fonction des variations de la vitesse du premier transporteur (O10). 7. Procédé pour régler une vitesse d'enliassage, caractérisé en ce qu'il consiste: à faire apporter par un premier transporteur (10) une file de feuillets (SS); à engendrer des signaux électroniquesen fonction de la vitesse de ce transporteur (O10) et de l'épaisseurT de la file de feuillet (SS) qu'il supporte.; à enliasser les feuillets puis à les faire passer en cet état sur un second transporteur (11); et à mener électriquement ce second transporteur (11) en fonction de la vitesse du premier (O10) ainsi que de l'épais- seur de la file de feuillets (SS) qu'il supporte. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à transmettre lesdits signaux élec- troniques à un transducteur (53) capable de régler en fonction de ces signaux la vitesse du second transporteur (11).