la présente invention se rapporte aux appareils d 'évapora-tion chauffés par métal liquide tels que ceux faisant 1*objet d'une demande de brevet français déposée le 9 Juin 1969 au nom de la Demanderesse pour : Appareil d'évaporation. 5 la demande précitée décrit un appareil d'évaporation chauf fé par métal liquide qui, pour concrétiser, peut être décrit comme du type à coque et tubes verticaux, utilisant, comme fluide de chauffage, du sodium à haute température circulant en descendant du côté coque, sur l'extrémité des tubes, l'eau et la vapeur s'écou-10 lant en remontant dans deis tubes à cintrage inverse, formant des passages multiples, ou tubes en serpentins emboités à la façon de tromboimes à coulisse en faisceaux ou modules compacts, les problèmes principaux posés par la fabrication d'un tel appareil d'é--vaporation à sodium sont les suivants : 15 1 - la réaction sodium-eau doit être évitée autant que possible, et des dispositions doivent être prises pour la libération seins danger de l'énergie en l'occurence de cette réaction. 2 - les effets de sévères gradiants et chocs thermiques doivent être réduits au minimum. 20 3 - la circulation du fluide primaire (sodium) doit être répartie de manière à chauffer efficacement le fluide secondaire (eau)« 4 - les frais impliqués par l'appareil d'évaporation en ce qui concerne la durée, le temps d'arrêt, et les réparations doivent être rais onnable s. 25 Antérieurement à l'invention précitée, des tentatives furent faites pour fabriquer des appareils d'évaporation de ce type en empruntant au domaine classique des chaudières et échangeurs de chaleur antérieure. Pour empêcher la réaction entre le sodium et l'eau, des tubes et des plaques tabulaires doubles, avec un troisiè-30 me fluide inerte intercalé entre les parois", étaient utilisés. Dans les constructions compliquées ainsi réalisées, les avantages se contrariaient mutuellement car la complexité mécanique résultante rendait la fabrication difficile, le contrôle de qualité un défi, et les réparations sur place presque impossibles, les frais impliqués 35 étaient élevés à chaque échelon0 On peut citer comme autre tentative la Centrale Atomique d'Enrico Fermi, EFAPP. Dans le réacteur, la circulation du sodium s'effectuait en descendant du côté coque, et l'eau ainsi que la 69 19818 2 2010844 vapeur passaient dans les tubes„ Une matière ferritique était utilisée pour tout, et les plaques tubulaires des cô.tés. eau aussi bien que vapeur étaient situées à la.partie supérieure de l'appareil dans un espace de gaz inerte. Dans ce réacteur, une grande partie de la 5 longueur de tube n'assurait qu'une transmission de chaleur inefficace, et la réparation des tubes sur place était, impossible sans un démontage important du réacteur0 Selon une autre tentative, le fluide secondaire passait dans un bloc vertical cylindrique de tubes, essentiellement recti-10 ligne, présentant dés parties cintrées en forme d'onde sinusoïdale pour compenser les différences de dilatation. Ici encore,, la circulation du sodium s'effectuait en descendant du côté coque, et l'eau et la vapeur passaient dans les tubes. L'acier inoxydable était utilisé partout, sauf pour les tubes} ces derniers étaient 15 bimétalliques - en Inconel réuni par métallurgie à un extérieur d'acier inoxydable. La manufacture de ce tube bimétallique, et les difficultés de fabrication ultérieures imposaient un prix de revient prohibitif« Selon une autre tentative encore, on construisit un appa-20 reil différent, également orienté verticalement, avec une circulation forcée à un seul passage direct et un contre-courant de sodium. Cet appareil a environ 23 mètres de hauteur et 4 mètres de diamètre. Il consiste en faisceaux de tubes d'évaporation ferritiques hélicoïdaux et de tubes de surchauffe en acier austénitique inoxydable. 25 La construction des spires hélicoïdales exige des tubes très longs (beaucoup plus longs que ne peuvent en fournir les laminoirs à tubes pour le diamètre requis pour la transmission normale de la vapeur), de sorte que six soudures sont nécessaires pour l'obtention de chaque longueur de tubes» Les faisceaux de tubes d'évaporation 30 et de surchauffe sont pourvus de plaques tubulaires planes d'admission et de sortie, séparées, reliées par des têtes de conduits individuelles et du tuyau électriquement soudé.à l'extérieur. Ces plaques tubulaires sont situées dans la partie supérieure de l'appareil dans- l'espace de gaz inerte ; de sorte qu'une grande partie de 35 la longueur de tubes est inefficace et qu'il, est également difficile d'évacuer le côté eau de l'appareil. La fabrication de, ce. dernier est difficile et d'un fort prix de revient.. LBappareil d'évaporation- de. la. Demande précitée, comprend 69 19818 3 2010844 une enceinte pourvue de faisceaux constitués chacun d'un certain nombre de tubes en forme de serpentin, emboités à la façon des trombonnes à coulisse# Ces modules passent dans la totalité de l'intérieur de l'enceinte. l'appareil d'évaporation décrit par 5 Stahl satisfait aux conditions requises 1 à 4, mais on a constaté qu'il se prête à un perfectionnement appréciable. En particulier, il est désirable de réduire au minimum le dommage que peuvent subir les tubes relativement minces de fluide secondaire de l'appareil d'évaporation, ainsi que de réduire au minimum et de localiser le 10 dommage causé à la tubulure de fluide secondaire dans son ensemble en l'oceurence d'une fuite. Il est également désirable de réduire au m-tni mMw ;.la reconstruction ou le remplacement nécessaire en l'occurence d'une fuite, ainsi que le temps nécessaire pour ce faire. la présente invention a pour objet d'apporter les susdits per-15 fectionnements et de réaliser un appareil d'évaporation chauffé par métal liquide dans lequel les dommages sont réduits au minimum et localisés, et dans lequel la mise en oeuvre relative à la réparation ou à la reconstruction est réduite au minimum. lia présente invention apporte un appareil d'évaporation daas 20 lequel le fluide secondaire passe dans des tubes subdivisés en modules identiques distincts, les tubes de chaque module sont en forme de serpentin, ou à cintrage inverse formant des passages multiples, similaires aux tubes de la Demande de Stahl, et sont emboités à la façon des trombonnes à coulisse selon également la 25 demande de Stahl. Mais les modules sont distincts, pourvus d'admissions de fluide secondaire et de sorties de vapeur, et constituent des blocs démontables séparément, les tubes sont enclos dans des coques formées par de fortes chicanes ou plaques. Ces coques sont ouvertes en haut et en bas pour permettre le passage du métal 30 liquide en contact intime d'échange de chaleur avec les tubes. Ces coques confinent la pression de gaz, créée par la fuite d'un tube à l'intérieur de toute coque, au tube fuyant de cette dernière, et empêche la détérioration des tubes des autres modules. Ces modules distincts sont emboités dans l'enceinte de 35 l'appareil d'évaporation. Chaque module présente une partie dépassant à l'extérieur ou à la périphérie externe de l'enceinte, le retrait de tout module n'exige alors que la formation d'une ouverture dans la zone de l'enceinte dans laquelle le module est disposé, 69 19818 et le retrait de ce dernier avec son admission et sa sortie. les frais et la complexité du remplacement se trouvent ainsi réduits au minimum. Un aspect de la présente invention découle du fait que l'on s'est rendu compte que les minces tubes dans lesquels passe le 5 fluide secondaire pourraient être détériorés par le choc direct du métal liquide. Typiquement, le métal liquide entre dans les admissions de l'enceinte à une vitesse d'environ 6 mètres/seconde. On a constaté que le choc direct, sur les tubes de fluide secondaire, de métal liquide se déplaçant à cette vitesse, pourrait produire 10 dans ceux-ci des vibrations et par suite une fatigue qui pourrait causer leur perforation et leur fuite. Selon la présente invention, le métal liquide est transmis des admissions à une position décalée des tubes, et subit une inversion de direction avant de frapper ces derniers. Dans un appareil d'évaporation-à orientation verticale, 15 le métal liquide s'écoule initialement en descendant des admissions, et l'inversion de sens lui fait suivre un écoulement remontant. La circulation du métal liquide se trouve ainsi réduite à environ 0,90 à 1,20 mètre/seconde, ce qui supprime les vibrations et par suite la détérioration des tubes. La chute de pression du métal liquide 20 en contact d'échange de chaleur avec les tubes, conserve la valeur requise de 0,700 à 0,840 kg/cm2. De plus, les surfaces des tubes adjacentes aux admissions sont immergées dans un bain de métal liquide. L'arrivée de métal liquide est submergée au-dessous de la surface de ce bain, et sa conversion s'effectue sous cette surface, 25 de sorte que les tubes se trouvent doucement baignés par le métal liquide en contact intime d'échange de chaleur, mais sans impact appréciable » L'invention quant à sa mise en oeuvre et son mode de fonctionnement, ainsi que ses objets et avantages supplémentaires, res-30 sortira mieux de la description qui va suivre en référence au dessin annexé sur lequel î La Figure 1 est une vue verticale suivant la ligne I-I de la Figure 2, dont la partie supérieure est interrompue pour montrer ie détail interne, d'un appareil d'évaporation chauffé par métal 35 liquide réalisé selon la présente invention j La Figure 2 est une vue en coupe transversale suivant la ligne II-II de la Figure 1, et La Figure 3 est une coupe agrandie de l'une des têtes de 2010844 69 19818 5 2010844 conduits et plaques tubulaires (soit du côté sortie de vapeur, soit de celui d'admission de liquide secondaire), qui sont fixées aux modules distincts de tubes de fluide secondaire. Pour faciliter l'explication de la présente invention, on 5 a adopté autant que possible les références de la demande de Stahl. les parties identiques ou analogues portent donc les mêmes références que celles qui leur sont attribuées dans cette demande de Stahl. l'appareil représenté 21 est un appareil d'évaporation à un seul passage direct, du type à coque et tubes verticaux. Oet 10 appareil comprend une enceinte sous pression 22 de forme générale cylindrique, obturée par des calottes hémisphériques supérieure et inférieure 23 et 24, faisant partie intégrante du reste de l'enceinte. Cette dernière est constituée d'une matière inattaquable (typiquement l'acier inoxydable AISI 316, en cas d'utilisation du sodium 15 comme fluide secondaire). A l'intérieur de l'enceinte 22 est disposé un ensemble 25 de faisceaux modulaires 27, constitués chacun d'un certain nombre de tubes 29 (Figure 3) en forme de serpentins plans, emboités à la façon des trombonnes à coulisse, l'enceinte 22 est pourvue d'une paire d'admissions chemisées 31 dè métal liquide qui 20 sont diamétralement opposées, d'une façon générale. Chacune des admissions 31 est raccordée au moyen d'un joint 32 en S à une paire de conduits tubulaires 33 qui descendent et débouchent dans l'enceinte 22 à proximité de la périphérie de cette dernière, dans des régions uniformément espacées de sa coupe trans-25 versale (Figure 2). l'enceinte 22 est également pourvue d'une paire de sorties ou ajutages 35 de métal liquide diamétralement opposés (dont un seul est représenté). Ces sorties conduisent le métal liquide, après transfert de chaleur, aux réchauffeurs (non représentés) pour ré-30 chauffage et recyclage. Au sommet, un disque à rupture 36 est fixé de manière étan-che à la calotte 23. Ce disque est destiné à être rompu par la pression de gaz (l'hydrogène dans le cas du sodium liquide) qui se dégage et s'accumule rapidement dans l'appareil d'évaporation en l'oc-35 currence d'une fuite des tubes 29 de fluide secondaire (eau)«• le disque 36 se rompt à une pression appréciablement inférieure.à celle susceptible de briser9 ou même de détériorer effectivement, l'appareil dans son ensemble, la calote 23 comprend 'également -uîi'-dispo- 69 19818 e 2010844 sitif 40 sensible à la prèssion, lequel est raccordé à une commande 42. Quand la pression se développe par suite d'une fuite des tubes 29, le dispositif 40 fait fonctionner la commande 42 pour fermer les vannes de fluides primaire et secondaire (non représentées) et 5 ouvrir les vannes de métal liquide et de drainage du fluide secondaire (non représentées) afin d'arrêter toute circulation dans l'appareil d1évaporation 21 et d'évacuer l'enceinte 22 et les tubes 29. les modules de rangées de tubes 27 sont identiques0 Chaque module 27 a une coupe transversale de forme générale rectangulaire, 10 et comprend un certain nombre de jeux de.tubes 29 en serpentins emboités à la façon des trombonnes à coulisse, dans un plan vertical. Chaque module 27 comprend plusieurs de ces plans de tubes 29. Typiquement, le nombre de tubes 29 dans chaque plan vertical est de 20, et chaque module comprend 25 plans dans sa largeur. Il existe donc 15 500 tubes dans chaque module 27 (voir Figures 1 et 2). Chaque module 27 est enclos dans une coque rectangulaire formée de plaques ou chicanes 44. Ces plaques 44» d'une épaisseur et solidité appréciables, séparent chaque module 27 des modules adjacents. La pression de gaz développée dans l'un des modules se 20 trouve localisée à celui-ci, et ne détériore pas les tubes des autres modules. Lés coques sont ouvertes en haut et en bas pour permettre l'écoulement libre du fluide primaire. Les plaques 44 dirigent et contiennent la circulation de métal liquide, pour permettre la stabilité de fonctionnement et réduire au minimum toute tendance à la 25 stratification du métal liquide. Selon la description de la demande de Stahl, les tubes 29 sont.supportés par des plaques à encoches (75 Figures 5 et 6 de Stahl) fixées à des tiges transversales (77 Stahl) qui traversent les rangées de tubes. Ces tiges sont supportées par les plaques vertica-30 les 44, formant la coque, qu'elles relient ensemble. Chaque module 27 est combiné en un bloc intégral distinct avec une plaque tubulaire de fluide secondaire distincte et une admission 50 de tête de conduits, ainsi.qu'avec une plaque tubulaire 69 19818 7 2010844 celle-ci sont protégés par des plaques ou blocs de protection 60# les joints 58 et le dispositif de protection 60 peuvent être ceux décrits dans la demande Stahl. (les joints 58 peuvent également être du type décrit à la Figure 5 du brevet Schlichting 3 112 735» 5 qui sont effectivement séparés du métal, liquide)» Chaque admission 50 ou sortie 52 constitue une tête de conduits 62 de forme générale hémisphérique, qui est électriquement soudée à une couronne 64 partant d'une seule pièce de la plaque tubulaire 54# la tête 62 comprend un ajutage 66 destiné à admettre 10 le fluide secondaire ou à évacuer la vapeur, et un orifice d'accès obturé de manière étanche par une plaque 68'# les modules 27 sont emboités côte-à-côte dans la coupe transversale de l'enceinte 22 (Figure 2), avec leur admission et sortie de fluide secondaire fixées hermétiquement, ou électriquement 15 soudées de manière à tenir la pression, aux parois de l'enceinte 22 (Figures 1 et 3). la plaque tubulaire distincte de fluide secondaire et les admissions 50 de tête sont hermétiquement fixées à travers la calotte inférieure 24, et les sorties 52 sont hermétiquement fixées à travers les parties supérieures des parois latérales de 20 l'enceinte# Ainsi que représentét l'appareil d'évaporation comprend six modules 27# les six admissions 50 sont réparties pratiquement uniformément autour de la calotte 24 et les sorties 52 autour de l'enceinte 22 à proximité du haut de celle-ci# Une partie de chaque module s'étend jusqu'à la périphérie extérieure de *l'enceinte# l'un 25 ou l'autre des modules peut donc être retiré d'un bloc sans déranger les autres, par la formation d'une ouverture dans la partie de l'enceinte renfermant le module ainsi que son admission 50 et sa sortie 52# le module à retirer par suite de fuite peut donc être identifié par la diminution de la pression du liquide dans ses tubes# 30 Chacun des ensembles tubes-plaques tubulaires est protégé par un écran annulaire 70 qui entoure les tubes 29 et leurs joints 58 dans la plaque tubulaire# l'écran 70 est électriquement soudé à une saillie annulaire 72 de la plaque tubulaire 54# les modules emboités 27 sont enclos dans un écran cylindrique 74 (Figures 1 et 2) 35 dont le poids est supporté par les plaques 44, lesquelles sont elles-mêmes supportées par l'enceinte 22 de toute manière convenable (non représentée^.# Bn cours de fonctionnement, une couronne 76 de sodium stagnant entoure l'écran 74# 69 19818 « 8 2010844 Des espaces ou caissons longitudinaux 80, symétriquement disposés, sont délimités par les plaques 44 de chaque module 27 d'extrémité et d'un module 27 intérieur adjacente Les conduits 33 des joints 32 en ï passent dans ces espaces 80 jusqu'à une position 5 située au-dessous de l'extrémité supérieure des modules 27» La circulation du métal liquide dans ces conduits 33 et à leur sortie est représentée par les flèches 84 en traits pleins. La circulation du fluide secondaire est représentée par les flèches 86 en traits mixtes6 Ls état du fluide secondaire et des diverses régions 10 est représenté à la Figure 1© Le métal liquide arrive à un niveau 88 situé au-dessus de l'extrémité supérieure des modules 27o Les sorties des conduits 33 sont donc submergées. Le métal s'écoule hors des conduits 33 dans ce bain et, inversant sa direction, s'écoule sur les tubes 29 des 15 modules. La plaque tubulaire et les admissions de la tête de conduits se trouvent au-dessous d'un bain stagnant de métal liquide. Au-dessus du niveau 88 se trouve une atmosphère de gaz inerte sous pression. Typiquement, la mise en oeuvre de la présente invention 20 réalise un échangeur de chaleur ou appareil d'évaporation, utilisant le sodium comme fluide primaire et l'eau comme fluide secondaire, d'une capacité de 1 000 Mégawatts thermiques, désignés par MtfT, d'une longueur totale de l'ordre de 15 mètres et d'un diamètre de l'ordre de 3 mètres. L'invention, naturellement, est également applicable 25 à toute dimension raisonnable d'appareil et a été proposée pour des groupes allant de 200 à 1700 MtfT. Le sodium s'écoule en descendant du côté coque, et le fluide eau/vapeur s'écoule en remontant dans les tubes cintrés en sens inverse 29 formant de multiples passages ; un contre-courant optimal se trouve ainsi réalisé. 30 Selon la description de la demande Stahl, la coque de.l'ap pareil d'évaporation, les plaques tubulaires, et les parties internes sont construites en acier inoxydable. Les tubes sont de préférence en Incoloy 800, alliage austénitique possédant une -bonne résistance au transfert massique dans une ambiance de sodium, et aux 35 effets de corrosion du chlorure dans le fluide eau-vapeur. L*utilisation de cette matière pour tubes, compatible avec les dispositifs relatifs aussi bien au sodium qu'à l'eau, élimine les problèmes et les dépenses associés aux tubes bimétalliques de la technique 69 19818 9 2010844 antérieure• Six modules 27 sont emboités de manière compacte a l'intérieur de la coque 22 de 3 mètres de diamètre» Typiquement, chaque module 27 présente une forme générale rectangulaire contenant 500 5 tubes 29 de 12,7 mm de diamètre (20 en profondeur et 25 transversalement en haut) sous la forme cintrée en sens inverse, formant de multiples passages ; chaque tube 29 a une longueur approximative de 40 mètres» (Il convient de faire observer qu'aucune soudure n'est requise dans cette longueur de tube). On. dispose de tubes de 12,7mm 10 de diamètre en longueur de l'ordre de 40 mètres et même au-dessus. (La construction selon la technique antérieure décrite ci-dessus exige six soudures). Typiquement, la plaque tubulaire 54 est circulaire ; elle a un diamètre d'environ 90 centimètres, et une épaisseur de l'ordre 15 de 30 centimètres dans la région de soudure de la traversée des 500 tubes 29» L'espacement entre les centres des tubes (écartement) est d'environ 22 mm. L'ajutage 66 a une ouverture de l'ordre de 15 centimètres de diamètre, et l'orifice d'accès (68) un diamètre de 25 à 30 centimètres. Les modules 27 peuvent être assemblés complè-20 tement en sous-ensembles, ce qui réduit considérablement le cycle de temps de fabrication. Dans un appareil d'évaporation, les régimes de transmission de chaleur sont élevés aussi bien du côté sodium que du côté vapeur des tubes 29» la résistance qu'offre la paroi à la conduc-25 tibilité constitue alors un facteur principal pour la détermination de la surface de transmission requise. En utilisant des tubes 29 de petit diamètre (12,7 mm) l'épaisseur de paroi requise pour supporter la pression est également relativement faible. Il s'ensuit pour chaque module 27 un petit volume de faisceaux ; ce qui limite 30 le régime de fuite d'eau dans le sodium en l'occurrence d'une rupture de tube. Typiquement, la pression dans les tubes 29 est d'environ 210 kg/cm2 de superficie, et la pression dans l'enceinte 22 est d'environ 14 kg/cm2. La chute de pression est d'environ 15,80 kg/ 35 cm2 dans le cas de l'eau, et d'environ 0,700 kg/cm2 en ce qui concerne le sodium. L'appareil d'évaporation fonctionne avec une température des liquides d'environ 550° C. Selon la présente invention, les tubes sont très rapprochés 69 19818 10 2010844 les tuas des autres, tout en assurant des zones relativement grandes de circulation de sodium résultant en une chute modérée de pression du sodium,, le faisceau ainsi réalisé est donc compact, d'où, s'ensuit un faible diamètre de l'appareil, et des parois de coque plus 5 minces correspondantes» Cette caractéristique, à son tour, renforce la possibilité de l'appareil à supporter les phénomènes thermiques transitoires» Un autre avantage de cette compacité conduit à une longueur totale de coque de 15 mètres seulement (par rapport aux modèles antérieurs de 1000 MWT, qui avaient une longueur de 10 l'ordre de 23 mètres); l'appareil d'évaporation'21 peut être expédié sur le lieu d'installation d'un seul bloc» En résumé, quelques-uns des avantages principaux de la présente invention sont les suivants : 1 - les faisceaux étant sous-assemblés en six modules 27 15 identiques, la durée du cycle de fabrication est considérablement réduite « 2 - la division de la coque en compartiments offre un avantage appréciable en limitant les effets d'un accident sodium-eau. A titre de perfectionnement supplémentaire des chicanes 44 du type à 20 soufflage peuvent être utilisées le long de chaque compartiment pour évacuer les produits d'explosion dans des chambres de ventilation afin de limiter le dommage causé à l'un des modules» 3 - les plaques tubulaires individuelles 54 d'admission et de sortie ont un diamètre relativement faible, et leur forme circu- 25 laire permet l'analyse rapide en ce qui concerne la pression et les efforts thermiqueso 4 - la construction des modules permet l'isolement de toute section individuelle de coque au moyen de vannes d'isolement situées sur les chambres d'eau et de vapeur» 30 5 - la construction des modules permet la normalisation des faisceaux individuels et permet à l'usager de stocker des modules comme pièces de rechange dans l'éventualité de difficultés de fonctionnement» 6 - la construction compacte (seulement 3 mètres de diamè-35 tre sur 15 mètres de longueur pour un appareil de 1000 MWT) permet l'expédition de l'appareil d'un ?eul bloc avec un minimum de travail requis sur place» 7 - la coque 22 ne comporte aucunes connexions boulonnées» 69 19818 2010844 8 - les côtés aussi bien sodium qu'eau de l'appareil sont complètement et facilement vidangeables, 9 - On dispose de tubes 29 d'une seule pièce dans les longueurs requises , de sorte qu'aucune soudure en aboutement n'est 5 nécessaire# 10— Toutes les extrémités des tubes sont facilement accessibles pour inspection et réparation® 11 - L'utilisation d'une unique matière pour tubes élimine les coûteux problèmes de fabrications 10 12 La dilatation des tubes 29 est bien compensée. 13. Les opérations de fabrication à répétition sont possibles - tous les tubas 29 sont cintrés de manière identique — et l'appareil s'assemble facilement* Bien que l'onycL^crit et représenté une forme préférée de 15 réalisation, on peut apporter à celle—ci de nombreuses modifications qui restent dans la portée de l'invention, celle-ci n'étant limitée que par les antériorités* 69 19818 12 2010844 REVENDICATIONS 1® Appareil d* évaporation chauffé par métal liquide, comprenant une enceinte pourvue d'une admission, et d8une sortie de fluide primaire pour l'introduction du métal liquide chaud et l'évacuation du métal liquide refroidi, ainsi que des tubes d*é=» 5 change de chaleur disposés à l'intérieur de l'enceinte, et pourvus d'une admission et dsune sortie de fluide secondaire pour recevoir le fluide à évaporer et pour évacuer la vapeur formée par ce fluide, appareil caractérisé par le fait que ces tubes d'échange de chaleur forment des modules distincts à l'intérieur de cette en— 10 ceinte, chaque module ayant sa propre admission de fluide et sa propre sortie de vapeur» 2» Appareil d'évaporation selon revendication 1, caractérisé par le fait que l'enceinte consiste en une enveloppe tubulaire verticale pourvue d'un© admission supérieure d® métal li-15 quide et d'ume sorti® inférieure de ce dernier, les modules s'é-tendant dans la totalité de l'intérieur de l'enceinte et étant pourvus d8admissions inférieures de fluide secondaire et de sorties supérieures de vapeur» 3» Appareil d'évaporation selon revendication 1 ou 2, 20 caractérisé par le fait que les tubes de chaque module sont enclos dans une coque distincte ouverte à ses extrémités pour permettre le libre passage du métal liquide. 4. Appareil d'évaporation selon revendication 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait que des moyens répondant à la pression de 25 gaz produite en l'occurrence d'une fuite dans un tube de fluide secondaire d'un, module, interrompent l'écoulement du métal liquide dans l'appareil et celui du fluide secondaire dans ces tubes, et également évacuent le métal liquide et le fluide secondaire de l'appareil® 30 5® Appareil d8évaporation selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 4, caractérisé par 1© fait que les tubes de chaque module ont une forme cintrée en sens inverse formant de multiples passages et sont emboîtés dans le module à la façon des trombones à coulisse. 35 6. Appareil d'évaporation selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le dispositif 69 19818 13 2010844 de répartition, associé à l'admission de métal liquide, répartit celui-ci pratiquement uniformément sur ces tubes à proximité de cette admission, ce dispositif de répartition comprenant des moyens destinés à créer un parcours général d'écoulement vertical de 5 métal liquide avant qu'il ne frappe ces tubes afin de réduire la vitesse d'écoulement à une valeur évitant la détérioration des tubes. 7. Appareil d'évaporation selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que ces tubes sont 10 immergés dans un bain de métal liquide» 8. Appareil d'évaporation selon l'une ou l'autre des revendications 2 k 7, caractérisé par le fait que ces modules ont line coupe rectangulaire laissant, lorsqu'ils sont disposés dans l'enceinte tubulaire, des espaces de coupe transversale pratique- 15 ment triangulaire, et que l'admission de métal liquide pénètre dans ces espaces triangulaires.