Procédé et dispositif pour réaliser une enduction partielle sur un support textile. La présente inventi on concerne un procédé pour réa- liser une enduction partielle sur un support textile, en particulier au moyen de matières adhésives servant à fixer des pièces de renfort; ce procédé consiste à appliquer de manière adhérente sur le substrat une matière thermoplasti- que ou thermodurcissante à l'état fluide L'invention con- cerne également un dispositif pour l'application de ce procédé. On connaît divers procédés d'enduction pour traiter des substrats textiles, tels que des textures filamenteuses, des tissus ou des étoffes tricotées Dans la grande majori- té des cas, les matières d'enduction utilisées sont des substances adhésives que l'on applique de manière adhérente sur le substrat, pour y fixer par contre-collage un-autre substrat; après quoi on applique un traitement approprié à la substance adhésive, pour lui donner la solidité vou- lue L'industrie textile impose des exigences sévères à ce genre d'assemblages, du point de vue de la solidité, de la durée, de l'élasticité, et de la bonne résistance vis-à-vis de divers effets extérieurs Or les procédés connus ne per- mettent pas toujours de satisfaire correctement ces exigen- ces, comme on l'expose ci-après. On connaît aussi un procédé, dans lequel la matière d'enduction est introduite sous forme d'une feuille mince de matière thermoplastique, confectionnée à l'avance, et appliquée sous pression sur le substrat préalablement ré- chauffé Suivant un autre procédé connu, on applique direc- tement sur le substrat une feuille de matière thermoplasti- que produite sur place par extrusion, et encore chaude. Dans un autre cas, on étale par raclage sur une surface tex- tile une pâte obtenue à partir d'une matière thermoplasti- que pulvérulente, qu'on a chauffée et malaxée On laisse sécher, puis on réchauffe, pour bien accrocher au substrat la matière plastique amollie, par un traitement de calandra- ge Cependant, ces procédés ne sont plus guère employés dans l'industrie de transformation des matières textiles. -2- En effet, il s'agit alors de couches continues de matière thermoplastique, prévues pour être ensuite contre-collées à chaud et sous pression sur d'autres substrats textiles, en particulier pour l'industrie vestimentaire Et 'les étoffes ainsi traitées présentent un taux de rétrécisse- ment excessif à chaud et au lavage, et se trouvent en ou- tre dénaturées, car elles n'ont plus l'aspect et le tou- cher d'une matière textile normale. On connaît un autre procédé, dit d'enduction "dis- persée" ou par saupoudrage, qui consiste à répandre une matière thermoplastique pulvérulente sur une bande textile préalablement chauffée, cette matière pulvérulente présen- tant une granulométrie déterminée a priori, ou obtenue par tamisage Après quoi, on chauffe le substrat ainsi garni en le faisant passer dans un four, avant d'assurer par calandrage l'accrochage de la matière plastique légèrement fluidifiée par la chaleur Mais les enductions ainsi réali- sées sont irrégulières, et les substrats ainsi préparés et contre-collés avec des étoffes extérieures lisses et minces, telles qu'on en utilise en particulier pour la con- fection des chemises et des corsages, donnent finalement au lavage un aspect de surface irrégulier, comparable à celui d'une peau d'oranges ce qui est un inconvénient pour les pièces de lingerie ou les articles vestimentaires corres- pondants. On connaît également un procédé dit d'enduction "au filet", qui consiste à utiliser-une sorte de filet en matière plastique, confectionné par extrusion, ou une feuille de matière plastique mince et pourvue de fentes lon- gitudinales, et l'appliquer sur la bande textile préalable- ment chauffée Sous l'effet de la chaleur, le filet de ma- tière plastique se contracte, car il avait été appliqué à l'état étiré, et la matière tend, "par mémoire", à repren- dre son état initial Si bien qu'il se produit des arrache- ments, à l'endroit des points d'accrochage sur le substrat, et les filaments produits par cette séparation reviennent par viscosité dans chacun des points du réseau d'enduction ainsi réalisé On obtient ainsi une enduction discontinue -3- et ponctuelle, d'une remarquable régularité, mais ce procé- dé est peu utilisé, car il n'est pas économique. T 'endilc f-, N rïii c e et I nprtie 11 e d'un substratt par exemple pour déposer sur celui-ci une matière adhésive en des points exactement répartis, présente un grand inté- rêt pour l'industrie de l'habillement, sans oublier les impératifs déjà indiqués On connaît divers procédés permet- tant d'effectuer une telle enduction Le procédé d'enduc- tion dit par "tambour perforé d'extrusion", qui a connu un grand succès, consiste à partir d'une matière plastique pulvérulente, que l'on malaxe avec divers liants, pour obtenir une pâte Par raclage, on oblige cette pâte à pas- ser à travers les ouvertures d'un tambour tournant perforé, qui roule sur le substrat animé d'une vitesse de défilement appropriée Les perforations du tambour sont disposées de manière à réaliser les motifs à reporter par enduction sur le substrat On chauffe, pour faire sécher les liants et faire fondre la matière plastique, afin de l'accrocher au substrat par calandrage On connaît une variante de ce pro- cédé, dans laquelle on utilise une substance adhésive thermoplastique à l'état pulvérulent Mais cette variante ne permet pas d'obtenir une enduction aussi régulière qu'en opérant avec une matière pâteuse Le produit final ainsi obtenu ressemble plutôt à ce qu'on obtient avec le- procédé d'enduction dispersée ou par saupoudrage, avec les mêmes inconvénients. Les procédés d'enduction connus, inspirés des techniques d'impression par gravure en creux, sont très économiques L'expérience montre qu'il convient pour ce faire de partir de préférence d'une matière thermoplasti- que pulvérulente, dont on garnit par raclage des évidements répartis à la surface d'un rouleau, pour réaliser un motif voulu Cette matière pulvérulente est alors déposée sur une bande textile préalablement chauffée, que l'on fait passer à travers un four, pour la chauffer davantage, avant d'ac- crocher la matière plastique sur le substrat par calandrage. Un inconvénient de tous ces procédés d'enduction connus, c'est qu'il faut opérer avec des matières plastiques -4- pulvérulentes présentant une finesse déterminée, soit d'origine, soit obtenue localement par tamisage Ces pro- cédés connus sont donc relativement onéreux. L'invention a pour but un procédé et un dispositif pour effectuer une enduction avec des matières utilisées telles quelles dans leur état d'origine, et en particulier avec des matières granulées, afin d'appliquer ces matières sur le substrat sans avoir à les moudre et/ou à les tamiser, en vue d'obtenir cependant une enduction partielle correcte, et sans restriction quant à la disposition et à la forme de cette enduction. Le procédé d'enduction qui fait l'objet de l'inven- tion est caractérisé en ce qu'on applique la matière d'en- duction à l'état fluide sur le substrat, en la faisant cou- ler par au moins une buse d'enduction alimentée sous pres- sion. L'invention a également pour objet un dispositif d'enduction suivant un tel procédé caractérisé en ce qu'il comporte une tête d'enduction, pourvue d'au moins une buse d'enduction, et associée à au moins un organe moteur qui communique à la tête d'enduction ou à un organe de celle-ci, par rapport au substrat, un mouvement complémentaire qui diffère du mouvement principal de la tête d'enduction. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description de quelques modes de réalisation, présentés ci-après à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est un schéma de principe d'un disposi- tif d'enduction conforme à l'invention, pour déposer une couche de matière thermoplastique ou thermodurcissable sur un substrat textile; la figure 2, analogue à la figure 1, est un schéma de principe d'une variante du dispositif d'enduction; la figure 3 représente schématiquement une installa- tion industrielle d'enduction conforme à l'invention; la figure 4 représente une variante de l'installa- tion industrielle d'enduction; la figure 5 représente une autre variante de -5- l'installation industrielle d'enduction la figure 6 est une coupe d'une tête d'enduction; la figure 7 représente schématiquement une installa- tion industrielle d'enduction offrant diverses possibilités de fonctionnement; la figure 8 est une coupe d'un autre mode de réali- sation de la tête d'enduction. Le dispositif d'enduction pour déposer une couche de matière thermoplastique fusible représenté sur le schéma de principe de la figure 1, comporte un réservoir d'arrivée 1, qui contient la matière plastique et permet de la faire fondre On connaît des matériels de ce genre, notamment d'après la demande de brevet allemand publiée sous le No DE-AS 28 36 545 Le dispositif d'enduction comporte en outre un conduit 2, qui relie le réservoir i à un système transporteur 3 servant à acheminer la matière fondue Ce système est constitué par exemple par une pompe volumétri- que entraînée mécaniquement, par l'intermédiaire d'un arbre 4, par un organe moteur 5 Le dispositif d'enduction compor- te également une tête d'enduction 6, reliée par un conduit 9 au système transporteur 3, et pourvue d'une buse d'enduc- tion 8 reliée à la tête par un conduit d'alimentation 7 La tête d'enduction 6 est associée mécaniquement à un organe moteur 10, par l'intermédiaire d'un organe de liaison 11. L'organe moteur 10 peut entraîner la tête-d'enduction 10 en totalité, ou entraîner seulement un organe de la tête, par exemple en faisant coulisser la tête d'enduction 6 transver- salement par rapport au sens du déplacement du substrat, ou en faisant tourner un organe de la tête (figures 6 et 7). Le dispositif d'enduction est asservi à un système de com- mande 12, qui envoie des ordres aux organes moteurs 5, 10, par l'intermédiaire de lignes 13, 14. On a représenté partiellement sur-la figure 2 un dispositif d'enduction, qui diffère uniquement de celui de la figure l quant à la disposition de l'organe moteur, as- socié à la fois à la tête d'enduction 6 et à la buse d'en- duction 8 par les organes de liaison mécaniques il et 16. Dans ce cas, on peut assurer sélectivement le déplacement -6- de la buse d'enduction 8 seule, ou en même temps que la tête d'enduction L'organe moteur 10 des figures 1 et 2 assure non seulement les mouvements de l'ensemble de la tête d'enduction 6, mais aussi de tous les organes mobiles qui sont nécessaires pour déposer la matière plastique en couche, tels que notamment des vannes et organes de commuta- tion des systèmes de chauffage Au lieu d'un entraînement mécanique, on peut bien entendu employer un autre genre d'entraînement équivalent, hydraulique, pneumatique, ou électrique. Les dispositifs d'enduction des figures 1 et 2 conviennent non seulement pour déposer une couche de ma- tière thermoplastique, mais aussi pour une application de matière thermodurcissable, auquel cas il convient de pré- voir quelques adaptations mineures sur divers organes. D'une manière générale, ces dispositifs ont cependant l'avantage d'une configuration simple, et de ne pas avoir besoin d'être alimentés en matière finement pulvérisée. On peut en effet les alimenter en granulats, et obtenir cependant des enductions en couches régulières. Les installations industrielles schématisées sur les figures 3 à 5 correspondent à un dispositif d'ensemble permettant d'opérer en continu, pour enduire partiellement une bande de matière textile, ou des pièces découpées repo- sant sur une bande de transport Sur ces figures 3 à 5, les mêmes numéros repères désignent des organes correspon- dants. Le substrat 15 en matière textile sort d'un dispo- sitif de déroulement 16, traverse une zone de préchauffage 17 et parvient à un premier poste de traitement 18 (figure 3), o l'une des faces du substrat reçoit une enduction, de manière indirecte A cet effet, la matière en fusion à appliquer en couche arrive à la tête d'enduction 6 et aux buses d'enduction 8 de celle-ci par un conduit 9, tel qu'un tuyau réchauffé, pour se déposer sur un rouleau 19, dont la surface présente une configuration qui correspond à 1 'enduc- tion partielle que l'on veut réaliser Le rouleau 19 dépose ainsi sur le substrat 15 la matière en couche dont il se -7- trouve garni, en coopérant avec un rouleau antagoniste 20, dont la surface présente également une configuration diver- _'tj:' '' L LU"Ct; z_ i1 déposée en couche En aval du premier poste de traitement 18, se trouve un second poste 21, constitué de manière identique, et permettant d'assurer indirectement le dépôt d'une seconde couche d'enduction sur le substrat 15, afin de com- pléter l'enduction partielle que l'on veut-réaliser Bien entendu, le nombre des postes de traitement employés dépend de la nature de l'enduction partielle à réaliser, et on peut ainsi avoir un ou deux postes 18, 21, voire davantage. Après le poste de traitement 21, le substrat de matière textile 15 franchit une zone de chauffage 22, qui assure une fusion complémentaire de la matière thermoplasti- que, ou le séchage ou la solidification complète de la ma- tière déposée en couche Après le passage dans la zone de chauffage 22, intervient un traitement complémentaire de calandrage, assuré par une calandre 23 à deux rouleaux 24, , afin d'améliorer l'accrochage de la matière déposée en couche sur le substrat 15 Celui-ci aboutit enfin à un dis- positif d'enroulement 26, o il s'embobine. Dans la zone de préchauffage 17, on peut régler la température, de manière à réchauffer suffisamment le subs- trat en matière textile 15, pour assurer correctement sur le substrat 15 le dépôt en couche de la matière plastique étalée sur le rouleau d'enduction 19, ou provenant directe- ment de la buse d'enduction 8 Suivant la nature du subs- trat 15 à traiter, on peut supprimer la calandre 23, si l'effet de calandrage obtenu aux postes 18, 21, permet d'ob- tenir un accrochage suffisant de la couche de matière plas- tique sur le substrat. L'installation industrielle de la figure 4 sert à effectuer directement le dépôt de la matière plastique en couche sur le substrat 15, c'est-à- dire que la matière plas tique à appliquer en couche arrive alors à un poste d'enduc- tion 27, o la tête d'enduction 6 pourvue d'une buse d'en- duction 8 est alimentée par le conduit 9, pour déposer la matière d'enduction sur le substrat 15 Ensuite, la matière -8- plastique déposée en couche subit un chauffage compléémen- taire dans la zone de chauffage 22, avant de passer dans la calandre 23 A l'endroit du Doste d 3 enduction 27, une pièce d'appui 28 est disposée sous le substrat 15, de manière fixe, ou pour pouvoir accompagner le déplacement du substrat. Sur la figure 5, on a représenté une installation industrielle dite de "contre-collage", servant à coller l'un sur l'autre deux substrats en matière textile 15, 15 '. A l'endroit du poste de contre-collage 29, la matière adhé- sive est déposée en couche sur l'un des substrats 15 Le collage du second substrat 15 ' s'effectue ensuite, par passage entre deux rouleaux antagonistes 30, 31 La bande subit un chauffage complémentaire dans la zone de chauffa- ge 22, avant de passer dans la calandre 23 Le rouleau d'appui 30 du poste de contre-collage 29 coopère avec un autre rouleau 32, pour assurer l'entraînement d'une bande sans fin 33, qui passe sur la pièce d'appui fixe 28 La bande 33 accompagne le substrat 15, en se déplaçant à la même vitesse que celui-ci. Sur la figure 6, on a représenté une tête d'enduc- tion 6, qui comporte un embout de raccordement 35 sur l'une de ses faces externes 34, pour le branchement du conduit d'arrivée 9 La buse d'enduction 8 est disposée sur une autre paroi externe 36 Le corps creux 37 de la tête d'enduction 6 contient un-distributeur tournant 38, présen- tant des évidements 39, pour le passage intermittent vers la buse d'enduction 8 de la matière plastique à étaler en couche Cette matière arrive dans les évidements 39 par un conduit 40, pour passer ensuite dans un conduit 41 qui aboutit à la buse d'enduction 8 Grâce au distributeur tournant 39, on peut assurer un réglage précis du débit de matière fluide sortant de la buse d'enduction 8 pour être étalé en couche, la tête d'enduction comportant pour ce fai- re une ou deux buses d'enduction 8, voire davantage Le corps de la tête d'enduction 6 présente une longueur appro- priée, suivant le nombre des buses d'enduction 8; il en va de même pour la longueur du distributeur 38 Dans le cas de la figure 8, le réglage du débit s'effectue par doses se -9- succédant régulièrement; mais on peut également prévoir un réglage par doses se succédant à des intervalles de temps irréguliers, de manière à obtenir des effets variés d'enduction et de raideur, dont on peut également intensi- fier les différences au moyen d'évidements 39 d'importance variée Si on prévoit en outre un montage pivotant de la tête d'enduction, afin d'incliner plus ou moins celle-ci dans un plan parallèle à celui du substrat, on peut dispo- ser obliquement la tête d'enduction 6 par rapport au sens de défilement du substrat 15, de manière à faire varier l'écart transversal entre les buses d'enduction 8 de la tête Ceci permet de réaliser des-pistes d'enduction par- tielle très rapprochées, alors que ce rapprochement ne serait pas possible en laissant la tête d'enduction 6 orientée perpendiculairement par rapport à l'axe de défile- ment du substrat, à cause de l'écart obligatoire sur la tête entre deux buses 8. On peut aussi réaliser un dépôt ininterrompu sur le substrat 15, avec des moyens de réglage de débit judicieuse- ment contrôlés par un système de commande, hydraulique, pneumatique, électrique ou mécanique Mais en utilisant un nombre assez important de buses d'enduction 8 disposées côte à côte, on aboutirait à un nombre considérable de vannes de débit En ce cas, au moyen du distributeur tour- nant 38, on peut obtenir le même résultat qu'avec un nombre relativement plus important de vannes Les matières thermo- plastiques en fusion destinées à être étalées en couche ont un certain pouvoir lubrifiant, et il en va de même pour les matières thermodurcissables, dans une certaine mesure Ceci permet d'avoir pour le distributeur tournant 38 la même sûreté de fonctionnement que pour des vannes de débit sépa- rées En outre, on peut prévoir un traitement de surface approprié pour la noix du distributeur tournant 38, et pour l'alésage correspondant du corps 37 de la tête d'enduction, par exemple en revêtant ces organes de silicones, ou d'un chromage dur En utilisant plusieurs distributeurs tournants 38 disposés côte à côte, on peut faire tourner ces distribu- teurs à des vitesses différentes, pour réaliser des enduc- tions diversifiées. On peut encore réaliser d'autres effets d'enduction, grâce à une configuration appropriée des buses d'enduction 8, notamment en variant la largeur, l'importance et la forme des orifices de sortie de ces buses Cette possibilité est particulièrement avantageuse, lorsqu'il s'agit d'obtenir des effets de raideur différenciés sur le substrat 15 à traiter. Le chauffage dans la zone de préchauffage 17, et dans le passage chauffant 22, peut être assuré de diverses manières, par exemple électriquement, par rayonnement infra- rouge, et par soufflage d'air chaud On doit assurer aussi soigneusement que possible le déroulement du substrat 15 à traiter, et assurer de même ensuite le nouvel enroulement du substrat, pour éviter toute distorsion de celui-ci. Les buses d'enduction 8 disposées sur la tête d'en- duction 6 permettent de réaliser toute une variété de motifs d'enduction partielle Cependant, il est difficile de réali- ser une enduction sur des plages très voisines l'une de l'autre, à cause des dimensions propres des buses On peut compenser en partie cet inconvénient, en inclinant la tête d'enduction 6 par rapport à l'axe de défilement du substrat, comme déjà indiqué Mais ceci impose un dispositif de régla- ge supplémentaire, non seulement pour la tête d'enduction 6, mais également pour l'organe d'appui 28 situé sous le subs- trat 15 en matière textile. On peut éviter ces complications, grâce aux disposi- tions prises pour l'installation industrielle d'enduction de la figure 7, o l'enduction est assurée à la fois par une tête d'enduction 6, par exemple telle que celle de la figure 4, et par une autre tête d'enduction 50, montée dans un cylindre métallique perforé 46, qui tourne La tête d'enduction 50 comporte une buse d'enduction 49, o arrive sous pression la matière plastique fluide Cette matière se dépose sur la surface interne du cylindre métallique tour- nant 46, et sort par les trous de ce cylindre pour se dépo- ser Grâce à ces deux systèmes, on peut déposer la matière plastique fluide, soit indirectement par l'intermédiaire d'une bande de transfert ou d'un rouleau jouant un rôle 11- analogue, soit directement sur le substrat 15. Sur la figure 7, on a schématisé une tête d'enduc- tion 6, écui Dée de buses d'enduction (non représentées), et assurant indirectement le dépôt de la matière plastique fluide au moyen d'une bande de transfert 45, par exemple revêtue de polytétrafluoréthylène, qui reporte la matière plastique fluide sur le substrat 15 Pour effectuer l'enduc- tion au moyen du cylindre métallique tournant 46, on peut également opérer directement ou indirectement, à l'aide d'un rouleau de transfert 51, pour déposer la matière fluide sur le substrat 15 Pour l'enduction directe, on supprime la bande de transfert 45 En effectuant une induction indi- recte à partir de la tête d'enduction 6, par l'intermédiai- re de la bande de transfert 45, on peut avantageusement in- cliner la tête d'enduction par rapport à l'axe de défilement de la bande, pour réduire l'intervalle qui existe entre les orifices de sortie des buses d'enduction Mais il faut alors prévoir une inclinaison correspondante pour le bras d'appui 47, disposé de l'autre côté de la bande de transfert 45. L'utilisation du cylindre métallique tournant 46 permet de supprimer la bande de transfert 45, car les perfo- rations du cylindre métallique 46 peuvent être aussi rappro- chées l'une de l'autre qu'on le veut Pour effectuer un dépôt indirect de la matière plastique fluide, un rouleau de transfert chauffé 51 assure le report de la matière plas- tique fluide sur le substrat Le dépôt direct de la matière plastique en fusion sur le substrat s'effectue sur un rou- leau de réception chauffé 52, et on peut alors en général se dispenser d'utiliser le rouleau de transfert 51 Si on utilise la bande de transfert 45 pour effectuer l'enduction du substrat par voie indirecte, le rouleau de renvoi 51 sert de rouleau d'entraînement pour la bande 45. Le substrat 15 sort d'un dispositif de déroulement 16, de construction classique, et passe sur un rouleau de renvoi 53, puis sur un rouleau de préchauffage 54, et de là sur le rouleau de réception 52, sur lequel s'effectue l'enduction du substrat, par dépôt direct ou indirect de la matière plastique fluide Le substrat ainsi partiellement -12- enduit passe alors dans une calandre à deux rouleaux 55, 56, qui sont refroidis et équipés d'un système de réglage d'in- terstice classique, schématis é par une flèche 57 Après ce traitement de calandrage, le substrat 15 passe sur deux rouleaux de refroidissement 58, 59, puis sur un rouleau de renvoi 60, pour aboutir à un dispositif d'enroulement asso- cié à un dispositif d'entraînement 62, o le substrat s'enroule. Un autre substrat 15 sort d'un autre dispositif de déroulement 63, et passe sur un rouleau de renvoi 64, puis sur un rouleau de préchauffage 65, avant d'arriver au rou- leau 56 de la calandre qui assure son collage sur le premier substrat déjà enduit de matière plastique fluide L'applica- tion des deux substrats l'un sur V*'autre assure à la fois l'étalement en couche de la matière fluide, et l'assemblage des deux substrats par collage L'entraînement des diffé- rents rouleaux du système est assuré par un organe moteur 66, qui fait tourner les rouleaux 54, 58, 59, par l'intermé- diaire d'un organe dé transmission sans fin 67, tel qu'une -chaîne à éléments articulés, associée à des roues dentées, schématisées en traits mixtes L'organe de transmission 67 entraîne également en rotation une roue dentée 69, représen- * tée schématiquement, qui commande à son tour les rouleaux 52, 55, 65, par l'intermédiaire de roues dentées Les rou- leaux 52, 55, assurent de leur côté la rotation des rouleaux 51 et 57, respectivement La bande de transfert 45 est entraînée par le rouleau de renvoi et d'appui 51, et se trouve mise sous tension par un dispositif de tension qui comporte un rouleau tendeur 70 Les rouleaux de renvoi 71, 72, servent à guider la bande de transfert 45. Dans le cylindre 46, on peut prévoir à volonté des perforations variées, telles que des trous, des fentes, ou des ouvertures analogues, suivant diverses dispositions-de ces perforations qui peuvent avoir des formes et des cali- bres variés. Le dosage des quantités de matière fluide déposées sur le substrat 15 peut être assuré de plusieurs manières, soit en faisant varier la pression d'arrivée de la matière -13- plastique fluide, soit en modifiant le calibre des perfora- tions du cylindre tournant 46 ou la largeur de l'intervalle entre les lèvres d'étanchéité 82, soit encore en agissant sur la vitesse de défilement du substrat La tête d'enduc- tion 50 située à l'intérieur du cylindre 46 s'étend sur toute la largeur de la machine, soit sur toute la largeur du rouleau de réception 52 Ce dernier est associé à l'au- tre rouleau de renvoi et d'appui 51, par un dispositif de réglage d'interstice, schématisé par une flèche 73 La tête d'enduction 50 est constituée par une traverse creu- se, qui comporte intérieurement un canal d'alimentation 79, un canalprincipal 80 constitué par une fente ou par une série de passages contigus, et un canal de sortie 81, bordé de part et d'autre par deux lèvres d'étanchéité 82, qui définissent une fente de sortie Comme le canal d'ali- mentation 79 et le canal de débit 80 ne s'étendent pas jus- qu'aux extrémités de la traverse, il suffit d'assurer l'étanchéité de la chambre de sortie 81, de part et d'autre de celle-ci A cet effet, deux lames profilées 82 sont adaptées au profil de la chambre de sortie 81, et on peut les mettre en place en les enfilant par le côté Ces lames profilées sont réalisées en une matière qui se déforme facilement, par exemple en une matière plastique appropriée, ou à partir d'un tuyau Ainsi, lorsqu'on met en place dans le cylindre perforé 46 la traverse qui constitue le corps creux de la tête d'enduction, les lèvres d'étanchéité 82, par exemple en matière plastique ou en métal, peuvent s'ap- pliquer sur la surface interne du cylindre 46, dont elles épousent le profil En outre, la traverse est creusée de canaux internes 83, qui s'étendent sur toute la longueur de la traverse, pour recevoir des éléments chauffants qui permettent de maintenir une température constante dont on peut régler la valeur avec précision. Le cylindre 46 est entraîné en rotation par un orga- ne moteur séparé et réglable (non représenté) La matière plastique fluide arrive sous pression dans la tête d'enduc- tion 50 disposée à l'intérieur du cylindre, pour passer par l'orifice de sortie limité par les lèvres d'étanchéité 82, -14- et par les perforations du cylindre 46, avant de se déposer sur le substrat 15 La matière plastique à déposer sur le substrat est réchauffée au préalable dans un réservoir (non représenté), jusqu'à devenir fluide, et subit d'autres ré- chauffements avant de parvenir à la tête d'enduction 50 dont la température est régulée Un dispositif à rayonnement infrarouge 77, disposé extérieurement en regard du cylindre 46, permet d'exercer un effet complémentaire sur la tempé- rature du système. Pour assurer une séparation sans bavures de la matière plastique fluide sortant des perforations du cylin- dre 46, on peut utiliser un jet d'air chaud, schématisé par la flèche 78, et dont la pression et la température sont réglables, en faisant arriver ce jet à l'endroit o le cy- lindre tournant 46 se sépare du substrat 15. On peut simplifier l'installation industrielle de la figure 7, par exemple pour assurer le dépôt de la matiè- re plastique fluide par un seul mode d'enduction, et en supprimant le dispositif de contre-collage, s'il est inutile. Le dispositif qui fait l'objet de l'invention est utilisable par exemple pour réaliser des textures à base de filaments adhérents en matière thermoplastique, confection- nées jusqu'à présent en fendant des feuilles minces, qu'il fallait découper aux dimensions voulues sur un support contre-collé et dûment préparé, tel qu'un papier enduit de silicones, pour empêcher un collage préalable indésirable des filaments sous l'effet de l'échauffement provoqué par le découpage Grâce aux modes d'enduction suivant l'inven- tion, tels qu'on vient de les décrire, on peut confectionner d'une manière simple des textures à base de filaments On peut éviter l'opération ultérieure de découpage en bandes, en interrompant de manière judicieuse l'enduction de la texture, ce qui permet de supprimer les couches intermédiai- res onéreuses On peut aussi passer rapidement à un autre mode d'enduction, qu'il s'agiss e d'une enduction continue ou discontinue. L'installation industrielle de la figure 7 sert -15- principalement à encoller des substrats en matières texti- les avec un adhésif thermoplastique; mais cette installa- tion peut également servir à déposer d'autres substances sur le substrat, par exemple pour empeser celui-ci Cette installation permet également d'effectuer sans difficulté des enductions avec des matières plastiques thermodurcissa- bles. EXEMPLE On traite un substrat, constitué d'une matière textile plate ou d'une texture non tissée, pesant par exem- ple 120 g/m 2, et destiné à réaliser des pièces de garniture pour des articles vestimentaires, en déposant d'abord sur ce substrat une enduction de polyamide, à raison de 19 g/m 2, au moyen d'une tête d'enduction conforme à la figure 8, associée à un cylindre qui présente des perforations en quinconce de 17 mesh de finesse Cette enduction est réali- sée suivant un ensemble de points disposés en quinconce, et constituant un réseau de triangles équilatéraux, dont les directions générales présentent des obliquités relatives de 60 Cette préparation du substrat permet ensuite de trai- ter celui-ci à chaud, dans une presse d'usage courant dans l'industrie des vêtements de confection, à une température de 150 C, et sous une pression de 300 à 500 g par centimè- tre carré, pendant 12 à 15 secondes, pour contre-coller le substrat sur la face postérieure d'une étoffe vestimentaire, afin de renforcer celle-ci. L'enduction partielle de substrats textiles, au moyen de substances adhésives à base de matières thermoplas- tiques, peut être réalisée notamment à partir des composés suivants: Copolymères d'acétate d'éthylène-vinyle Copolymè- res d'acrylate d'éthyl-éthylène Polymères complexes poly- styrol-butadiène-polystyrol, et polystyrol-isoprène-poly- styrol Polyéthylene Polypropylene Caoutchoucs de types: butyle, isobutyle, isoprène, et éthylène-propylène. Acétate de polyvinyle et ses copolymères Poly- esters et copolyesters saturés Polyuréthanes, polyamides, et copolyamides. -16- Les matières thermodurcissables que l'on utilise, telles que par exemple des résines phénoliques et crésyli- qutes, lincé ce des rpm PA sont a Dpriiquées à l'état fluide, et donnent en se solidifiant un matériau cassant, qui résiste à la pression Avant la réticulation, on peut y incorporer par mélange jusqu'à 60 % de matière de ren- fort. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation de l'exemple décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela du cadre de l'invention. -17- REVENDICATIONS 1 Procédé pour réaliser une enduction partielle sur un substrat textile ( 15), en particulier au moyen de matiè- res adhésives servant à fixer des pièces de renfort; et consistant à appliquer de manière adhérente sur le substrat une matière thermoplastique ou thermodurcissante à l'état fluide; procédé caractérisé en ce qu'on applique la matiè- re d'enduction à l'état fluide sur le substrat textile en la faisant couler par au moins une buse d'enduction ( 8, 49) alimentée sous pression. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue l'enduction du substrat ( 15), soit de manière directe, soit de manière indirecte en appliquant la matière d'enduction sur le substrat par l'intermédiaire d'un organe de transfert, notamment une bande ( 45) qui accompagne le défilement du substrat ( 15), ou un rouleau ( 51). 3 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on intercale une bande perforée ( 46) entre la buse d'enduction alimentée sous pression ( 49) et le substrat textile ( 15); et en ce qu'on déplace cette bande en synchro- nisme avec le défilement du substrat; un soufflage d'air chaud étant dirigé, de préférence à l'endroit o la matière d'enduction se trouve déposée sur le substrat. 4 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on dépose la matière d'enduction sur le substrat sui- vant au moins deux phases opératoires successives, par voie directe ou indirecte. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on dépose la matière d'enduction sur le substrat de manière sélective, dans certaines zones déterminées, en faisant varier le débit de matière déposée, et/ou le mode de dépôt en quinconce. 6 Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on effectue l'enduction à partir de granulats, sans soumettre ceux-ci à un traitement complé- mentaire tel qu'un tamisage ou une mouture. 7 Dispositif pour l'application du procédé -18- conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il com- porte une tête d'enduction ( 6, 50), pourvue d'au moins une buse d'enduction ( 8, 49); la tête d'enduction étant asso- ciée à un organe moteur ( 10), qui communique à la tête d'enduction ( 6, 50) ou à un organe de cette tête ( 38, 46) un mouvement complémentaire par rapport au substrat ( 15), et différant du mouvement principal de la tête d'enduction ( 6, 50). 8 Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte un cylindre métallique perforé ( 46), monté tournant autour de la tête d'enduction ( 50) et de la buse d'enduction ( 49) dont la tête est équipée. 9 Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le cylindre métallique perforé ( 46) ainsi que la tête d'enduction ( 50) sont en appui sur un cylindre tour- nant ( 52). Dispositif selon la revendication 8, caractéri- sé en ce que la tête d'enduction ( 50) est constituée par une barre creuse, comportant intérieurement un canal d'ali- mentation ( 79), un canal de débit ( 80) formé par une fente qui débouche à l'extérieur, ou une série de canaux juxtapo- sés, et une chambre de sortie ( 81) bordée par deux lèvres d'étanchéité ( 82) qui définissent une embouchure. 11 Dispositif selon la revendication 10, caracté- risé en ce que la largeur de la chambre de sortie ( 81) est définie par deux lames profilées, engagées dans la tête de part et d'autre de celleci, et présentant un profil qui épouse celui de la chambre de sortie ( 81) , pour permettre de modifier la largeur de la chambre de sortie, par rempla- cement des lames profilées par des lames de longueur diffé- rente, ou en déplaçant les lames profilées. 12 Dispositif selon la revendication 10, caracté- risé en ce que la barre constituant la tête d'enduction com- porte des canaux ( 83) qui s'étendent sur toute la longueur de la barre, pour recevoir des éléments chauffants. 13 Dispositif selon la revendication 7, caracté- risé en ce qu'il comporte une tête d'enduction ( 6) pourvue d'au moins deux buses d'enduction ( 8), et pouvant pivoter -19- par rapport à un axe perpendiculaire à la surface du subs- trat ( 15). risé en ce que la tête d'enduction ( 6) comporte un distri- buteur tournant ( 38), creusé d'évidements ( 39) pour envoyer à la buse d'enduction ( 8) la matière d'enduction par doses intermittentes. Dispositif selon la revendication 11, caracté- risé en ce que le distributeur tournant ( 38) comporte des évidements ( 39) différents quant à leur importance et à leur position, suivant un choix déterminé. 16 Installation industrielle de traitement d'un substrat textile ( 15), pour effectuer sur celui-ci une en- duction ou un contre-collage, au moyen d'un dispositif d'enduction suivant la revendicati on 8; installation caractérisée en ce que le dispositif d'enduction est associé à au moins un rouleau de réception ( 52), en aval duquel est disposée une calandre à deux rouleaux ( 55, 56) qui tournent en synchronisme avec le cylindre de réception.