La présente invention concerne une tête d'usinage automatique à vis d'avance qui comporte un moteur d'entrafnement, une broche disposée de façon à pouvoir être entraînée par le moteur et associée à un outil de coupe, et des moyens à vis pour assurer l'avance de la broche et de l'outil associé par rapport à un socle. Pour la commodité, on désignera par la suite un tel dispositif sous le nom de tête d'usinage. Des têtes d'usinage sont couramment montées sur des machinesoutils à opérations multiples, utilisées pour usiner automatiquement une pièce à l'aide d'outils rotatifs en plusieurs opérations de coupe successives, telles que perçage, taraudage, fraisage et dressage. Une machine peut ainsi comporter, par exemple, un plateau orientable pour présenter les pièces à usiner aux postes successifs, et un certain nombre de têtes d'usinage disposées autour du plateau, chaque tête portant un ou plusieurs outils de coupe pour travailler la pièce à usiner à chacun des postes. Plusieurs têtes d'usinage peuvent aussi être disposées de façon à travailler au même poste. On peut réaliser une grande variété de machinesoutils, en combinant une ou plusieurs têtes d'usinage avec divers moyens pour maintenir les pièces sur un socle.Une machine peut donc être spécialement agencée pour produire automatiquement un article donné. flot, si la production de cet article est terminée, les têtes d'usinage peuvent être utilisés6 sur une machine produisant un article différent. Dans une tête d'usinage classique, le moteur d'entratnement et la broche sont montés sur un corps qui peut glisser sur des glissières aménagéesxsur le socle. L'avance est assurée par une vis montée sur l'élément de base de façon à pouvoir tourner par rapport à celui-ci, sans pouvoir se déplacer dans le sens de son axe. Un écrou monté sur le corps coopère avec la vis et peut tourner sans se déplacer suivant l'aie précité. Un train d'engrenages est monté sur le corps de façon à transmettre la rotation de la broche à l'écrou, et à déplacer le corps et la broche le long de la glissière à vitesse lente, lorsque 11 outil de coupe associé à la broche est engagé sur la pièce à usiner. Afin de permettre au corps de se déplacer rapidement par rapport au socle, avant ou après une passe d'usinage, un autre moteur, dénommé ici moteur de translation rapide, est couplé à la vis d'avance, de façon à faire tourner celle-ci dans le sens approprié. Un tel moteur de translation rapide est monté en bout de la vis d'avance, et déborde souvent du carter. Pour assurer le déplacement lent du corps à une vitesse prédéterminée pendant une passe d'usinage, il faut empêcher la vis d'avance de tourner pendant ce déplacement lent. C'est pourquoi un frein électro-magnétique est habituellement interposé entre la vis d'avence et le moteur de translation rapide pour bloquer ces deux organes quand le moteur de translation rapide n'est pas alimenté. Ce frein est habituellement placé en bout de la vis d'avance et déborde au-delà du carter. Le moteur de translation rapide est monté derrière le frein et il déborde par conséquent davantage. Lorsque la tête d'usinage est montée horizontalement, le moteur de translation rapide est souvent dans une position vulnérable du fait qu'il déborde en dehors du socle de la tête unitaire.Et les moteurs de translation rapide risquent par conséquent de subir des avaries par choc, lors du passage des chariots de manutention. Lorsque la tête d'usinage est montée verticalement, le moteur de translation rapide est normalement peu vulnérable, mais aussi relativement peu accessible. Aussi, les travaux d'entretien ou de réparation sur ce moteur de translation rapide ou sur son frein présentent des difficultés. Du fait que le frein doit pouvoir bloquer la vis d'usinage quand celle-ci subit un couple considérable du fait de la rotation de l'écrou, qui fait avancer l'outil de coupe sur la pièce à usiner, le frein doit être puissant. Et il représente donc une proportion notable du prix de revient de la tête d'usinage. Le frein est de plus une cause majeure du bruit de la tête d'usinage en fonctionnement. Dans les têtes d'usinage classiques, le train d'engrenages qui transmet la rotation de la broche à l'écrou d'avance est généralement monté directement dans le corps. Les paliers des parties tournantes sont fixés dans des logements appropriés du corps. Donc, en général, il n'est pas possible de monter le même train d'engrenages sur différents modèles de têtes d'usinages possédant des corps différents. De même, la vis d'avance et les pie ces tournantes qui la relient au moteur de translation rapide sont tenues par des paliers directement montés dans un carter fixé au socle. Et il n'est pas facile de monter dans des carters différents le même ensemble de vis d'avance avec son réducteur.Pour produire une gamme de têtes d'usinages, il faut donc des trains d'engrenages particuliers à chaque modèle de la gamme, pour entraîner l'écrou par la broche, et la vis d'avance par le moteur de translation rapide. Le corps d'une tête d'usinage est nécessairement assez volumineux et lourd. Le montage direct du train d'engrenages dans le corps est donc difficile et onéreux puisque le boiter ne peut pas être manié facilement. Un autre inconvénient des têtes d'usinage classiques vient du fait que la vis-mère et l'écrou doivent être montés tous deux de façon à pouvoir tourner sous de fortes charges axiales. Il faut donc prévoir par conséquent deux jeux de paliers très endurants,un Jeu pour l'écrou et un autre pour la vis d'avance, avec pour chaque palier un système de graissage et des joints étanches à l'huile. Ces paliers spéciaux et leurs accessoires augmentent de façon considérable le prix de revient de la tête d'usinage. Un des buts de la présente invention est de réaliser une tête d'usinage plus compacte et plus économique que les têtes cormes et de puissance comparable. Selon l'invention, la tête d'usinage automatique à vis d'avance, comportant un moteur d' entraînement, une broche pouvant être entraînée en rotation par le moteur et associée à un outil de coupe, un vérin à vis pour faire coulisser par rapport à un socle la broche et son outil, ce vérin comprenant un premier et un associes et second éléments/vissés l'un sur l'autre, est caractérisée en ce que le premier élément du vérin est rotatif et peut coulisser axialement par rapport au socle sans coulisser par rapport à la broche, en ce que le second élément peut être bloqué en rotation et en translation par rapport au socle, des moyens d'entraînement étant prévus pour transmettre au premier élément la rotation de la broche ou du moteur d'entraînement par l'intermédiaire d'un embrayage, pour faire coulisser le premier élément et la broche par rapport au socle, un moteur de translation rapide pouvant en outre mettre en rotation le premier élément, dans le sens approprié, pour le faire coulisser plus rapidement ainsi que la broche par rapport au socle, l'embrayage permettant la rotation du premier élément indépendamment de la broche. Le montage du second élément, non rotatif, ne nécessite aucun palier. Il n'est pas non plus nécessaire de prévoir un frein rétractable pour immobiliser temporairement le second élément pendant l'avance lente de la broche. L'embrayage permet à la broche de tourner sans coulisser. Le moteur d'entraînement et la broche peuvent donc tourner de façon continue pendant tout le cycle de fonctionnement, qui peut comprendre une période de retrait de la broche et de ses outils, ce qui permet la mise en place d'une nouvelle pièce à usiner. Lorsque l'embrayage est libéré, la broche peut être rapidement avancée ou reculée, qu'elle soit entraînée ou non. Et, quand l'embrayage est à nouveau enclenché, le mouvement de translation de la broche et de ses accessoires est freiné par l'inertie de rotation de la broche et de son moteur d'entraînement. Si la broche est entraînée en rotation de façon continus, le ré-enclenchement de l'embrayage réduit sa vitesse de translation, jusqu'à une valeur déterminée par Sa vitesse de rotation et convenant pour l'avance des outils de coupe sur la pièce à usiner. Si la broche ne tourne pas au moment du ré-enclenchement de 1' embrayage, elle sera bloquée en translation. De préférence, le second élément du vérin est une vis d'avance et le premier élément un écrou pouvant tourner sur la vis. Grâce à cette disposition, il est commode de monter le moteur de translation rapide à cAté de la vis, ce qui donne une tête d'usinage plus courte que les têtes classiques, où le moteur de translation rapide est monté en bout de la vis d'avance. De préférence, ltembrayage est réalisé de façon à patiner sous l'effet d'un couple prédéterminé afin de limiter l'effort transmis au premier élément par la broche ou le moteur d' entraînement. L'embrayage agit donc comme dispositif de sécurité en empêchant les surcharges, et il permet aussi à la broche et à ses outils de coupe de rester immobiles en position avancée pendant une durée prédéterminée afin d'obtenir un fini d'usinage après l'exécution de certaines passes. Un tel arrêt momentané est obtenu au moyen d'une butée placée de manière à arrêter l'avance de la broche dans la position requise, sans arrêter sa rotation. On peut prévoir un dispositif à retard pour libérer l'embrayage, et faire intervenir le moteur de translation rapide, afin de dégager la broche et ses outils au bout d'un temps d'arrêt prédéterminé. La broche et le premier élément du vérin à vis peuvent être logés dans un carter monté à coulisse sur le socle. Les moyens d'entraînement peuvent comporter un bloc de transmission amovible monté sur ce carter, ce bloc comprenant l'embrayage, un premier accouplement tournant d'entrée qui peut être connecté à la broche, un second accouplement tournant d'entrée qui peut être connecté au moteur de translation rapide, et un accouplement tournant de sortie qui peut être connecté au premier élément du vérin à vis. Grâce à cette disposition, le premier élément du vérin à vis est entraîné en rotation, soit par la broche, soit par le moteur de translation rapide. Et le nombre nécessaire d'éléments rotatifs et de paliers est par conséquent plus faible que dans le cas d'une tête d'usinage classique possédant des moyens d'entraînement dis tincts pour communiquer au vérin à vis la rotation du moteur de translation rapide, ou celle de la vis d'avance. En outre, les paliers des pièces tournantes ne sont pas montés directement sur le carter, mais sur le bloc de transmission, fixé lui-même au carter de façon amovible. Le bloc de transmission peut être beaucoup plus petit et plus léger que le carter. On peut donc le manier plus facilement pendant la construction, ou pour les travaux d'entretien ou de réparation. Un autre avantage du bloc de transmission, c'est qu'on peut utiliser le même bloc pour différents modèles de têtes d'usinage, malgré des carters de formes générales différentes. Le bloc de transmission étant l'une des parties les plus coûteuses de la tête d'usinage, l'utilisation d'un modèle unique de bloc de transmission pour toute une gamme de têtes d'usinage réduit le prix de revient de l'ensemble. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, la tête d'usinage à vis d'avance, comportant un moteur d'entraînement, une broche pouvant être entraînée en rotation par le moteur et associée à un outil de coupe, un vérin à vis pour faire coulisser par rapport à un socle la broche et son outil, ce vérin comprenant un premier et un second éléments associés et viasés l'un sur l'autre, est caractérisée en ce que le premier élément du vérin est bloqué en rotation et en translation par rapport à la broche, en ce que le second élément peut se déplacer en rotation mais non en translation par rapport au socle, des moyens d'entraînement associés à deux moteurs étant prévus pour communiquer sélectivement un mouvement de rotation de l'un de ces moteurs à la broche, et pour déplacer celle-ci par rapport au socle, soit en translation rapide, soit en avance relativement lente, les moyens d'entraînement comportant un bloc de transmission amovible par rapport à la tête d'usinage, ce bloc ayant un accouplement tournant de sortie pour entraîner le second élément du vérin, et un premier et un second accouplements tournants d'entrée respectivement pour chaque moteur des moyens d' entraînement. De préférence les deux moteurs précités sont distincts du moteur d'entraînement en rotation de la broche. Dans un mode de réalisation préféré conforme à cet autre aspect de l'invention, le second élément du vérin à vis est une vis d'avance, et le premier élément un écrou se vissant sur la vis. La vis peut être montée sur des paliers disposés à une extrémité du socle de façon à empêcher tout déplacement axial de la vis par rapport au socle, l'écrou étant alors monté rigidement dans un carter qui peut coulisser sur le socle, et qui supporte la broche. On va maintenant décrire une réalisation de l'invention à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure I est un schéma d'une tête d'usinage classique - la figure 2 est une élévation latérale, avec coupe partielle d'une tête d'usinage conforme à l'invention, sur laquelle on voit seulement une partie de la tête sans le bloc de transmission - la figure 3 est une coupe partielle et à échelle agrandie du bloc de transmission et du moteur de translation rapide de la tête d'usinage de la figure 2, vue dans la direction de la flèche III, - la figure 4 est une vue encore agrandie, du bloc de transmission de la figure 3, vue dans la direction de la flèche IV, - la figure 5 est analogue à la figure 2 et représentant une autre tête d'usinage conforme à l'invention, avec le bloc de transmission représenté sur les figures 3 et 4. La tête d'usinage casaque représentée sur la figure 1 comporte un socle 1 portant sur sa face supérieure, une glissière le long de laquelle peut coulisser un carter 2. Un bloc-butée 3 est fixé rigidement au socle 1 par une de ses extrémités qu'on appels lera ci-après l'extrémité postérieure. Des paliers sont montés dans le bloc-butée pour une vis d'avance 4, parallèle à la glissière du socle 1. On a représenté schématiquement deux paliers, sous la forme de deux roulements à billes 5 séparés, mais en fait on emploie habituellement des paliers à rouleaux capables de transmettre une forte poussée axiale. Les paliers 5 permettent à la vis d'avance de tourner par rapport au bloc-butée, en empêchant tout déplacement axial. Un moteur électrique 6, appelé moteur de translation rapide, est monté sur le bloc-butée 5, en bout de la vis d'avance 4, pour entraîner la vis en rotation, par l'intermédiaire d'un réducteur à engrenages 7. Pour bloquer temporairement la vis 4, un frein électro-magnétique 8 est monté en bout d'arbre du moteur 6. Dans une autre réalisation connue, le frein est monté sur le bloc-butée et le moteur de translation rapide est derrière le frein. La tête d'usinage est habituellement montée sur un banc, auquel est rigidement fixé le socle I, disposé horizontalement. Le banc ne déborde pas en général à l'arrière du socle 1. Par conséquent, ce sont le frein 8 et le moteur de translation rapide 6 qui débordent. Ils se trouvent donc dans une position vulnérable, et ils peuvent être endommagés par exemple au passage des véhicules de manutention. Les têtes d'usinage peuvent aussi être montées avec le socle vertical. Le frein 8 et le moteur de translation rapide 6 sont alors placés par dessus, à une hauteur notable audessus du sol, auquel cas le frein et le moteur de translatioRkapide ne sont pas facilement accessibles pour les travaux d'entretien et de réparation. Une broche 9 est montée sur le carter 2 au moyen de paliers 10, dont l'un au moins est un roulement à rouleaux coniques, capable de transmettre des efforts axiaux considérables entre la broche et le carter. À son extrémité antérieure, la broche peut re voir un outil de coupe tournant, tel qu'un foret, une fraise ou une barre d'alésage. En variante, une broche multiple portant un certain nombre d'outils de coupe, avec des moyens permettant d'entraîner ces outils de coupe à l'aide de l'arbre de la broche 9, peut aussi être disposé à l'avant du carter. Un moteur 11 d'entraînement en rotation de la broche 9 est monté sur le carter 2. Son arbre moteur 12, par l'intermédiaire d'un train d'engrenages 13 entraîne en rotation la broche 9. Un fourreau 14 entourant la vis d'avance 4 est monté sur le carter 2 au moyen de paliers schématisés en 15, et prévus pour supporter une forte poussée axiale. Un écrou 16, vissé sur la vis d'avance 4 est fixé à l'extrémité postérieure du fourreau 14, de façon que la rotation du fourreau 14 provoque le déplacement longitudinal du carter 2 avec les accessoires qu'il porte. Ce déplacement peut s'effectuer dans les deux sens par rapport au socle 1. Une roue tangente 17 associée à une vis sans fin est calée sur le fourreau 14, près de son extrémité antérieure, afin de transmettre au fourreau 14 la rotation de la broche 9. La rotation de la broche 9 est transmise au fourreau 14 par un train d'engrenages, schématisé en 18, et comportant une vis tangente associée à la roue dentée 17, et une autre vis tangente associée à la roue dentée 19 calée sur la broche 9. Chaque fois que la broche 9 tourne sous l'action du moteur d'-entratnement 11, sa rotation transmise au fourreau 14 provoque le vissage de 11 écrou 16 le long de la vis d'avance 14 et assure ainsi l'avance du carter 2 et de la broche 9 à vitesse lente. Afin d'obtenir ce mouvement à vitesse lente, le frein 8 est serré de façon à empêcher la rotation de la vis d'avance. Un embrayage à friction est habituellement incorporé au train d'engrenages 18, pour limiter le couple transmis au fourreau 14, de façon à éviter la surcharge de la tête d'usinage. Cet embrayage à glissement permet aussi d'arrêter momentanément l'outil de coupe dans une position prédéterminée par rapport au socle 1, pendant que la broche 9 continue sa rotation. Dans ce but, une butée mécanique placée sur la trajectoire du carter 2, bloque le mouvement d'avance du corps et de la broche à la position requise. Le retrait rapide du corps et de la broche peut s'effectuer en provoquant la rotation de la vis d'avance 4 dans le sens approprié au moyen du moteur de translation rapide 6. S'il faut que le carter 2 reste stationnaire en position de recul pendant une courte durée, afin de mettre en place la pièce suivante pendant que les outils de coupe se trouvent en retrait, on stoppe le moteur 11, afin d'empêcher la rotation du fourreau 14. Le mouvement de translation rapide du corps vers l'avant est effectué par le moteur de translation rapide 6 entraînant la vis d'avance 4 dans le sens opposé. Les figures 2, 3, 4, 5 représentent des réalisations de têtes d'usinage conformes à l'invention. Sur les figures 2, 3, 4, la tête d'usinage comporte un socle 20 pourvu d'une glissière 21. Un carter 23, monté sur la glissière, peut coulisser dans les deux sens sur le socle 20. > Une broche 24, montée dans le carter 23, peut recevoir un outil de coupe rotatif, ou un adaptateur pnur plusieurs outils. La broche 24 peut tourner autour d'un axe parallèle à la glissière 21, sur des paliers amovibles 26. Un moteur d'entraînement 27, monté sur le carter 23, est connecté à la broche 24 par une courroie ou un train d'engrenages (non représentés) logés dans le carter. Un pignon 28 calé sur la broche 24, pour coopérer avec un bloc de transmission, comme on 1' explique ci-dessous. Un bloc-butée 29 est fixé à l'extrémité postérieure du socle 20 et déborde vers le haut. Une vis d'avance 30 dont une extrémité est encastrée dans le bloc-butée 29 est logée dans le carter 23, parallèlement à la broche 24. Le montage est tel que la rotation ou le déplacement de la vis d'avance 30 par rapport au socle 20 sont également impossibles. Un fourreau 31 entoure la vis d'avance 30 dans le carter 23. Ce fourreau 31 est monté sur des paliers 32 permettant sa rotation par rapport au carter 23, et capables de transmettre une forte poussée axiale entre le carter et le fourreau. Un écrou 33, monté dans le fourreau et calé sur celui-ci, se visse sur la vis d'avance 30. Ainsi, le carter 23 coulisse sur le socle 20 lorsque le fourreau 31 est en rotation. Un moteur de translation rapide 34 (non représenté sur la figure 2 mais représenté sur la figure 3) entraîne le fourreau 31, et provoque la translation rapide du carter 23 sur le socle 20. Un bloc de transmission 35 communique la rotation du moteur de translation rapide 34, ou de la broche 24, suivant le cas, au fourreau 31. Ce bloc de transmission 35 est représenté en silhouette et en traits interrompus sur la figure 2 ; on le voit en détail sur les figures 3 et 4. Le bloc de transmission 35 comporte un accouplement tournant de sortie 36 qui engrène avec une roue dentée 53 calée sur le fourreau 31, et un premier accouplement tournant d'entrée 37 qui engrène avec le pignon 28 de la broche. La position des accouplements 36 et 37 est indiquée en traits interrompus sur la figure 2. On voit, sur les figures 5 et 4, le bloc de transmission 35 qui comporte un bottier 38, avantageusement constitué par une pièce moulée, et muni de paliers supportant les divers arbres du bloc de transmission. L'accouplement tournant d'entrée 37 est une roue dentée calée sur une extrémité de l'arbre d'entrée 39. Lorsque le bloc de transmission 35 est assemblé avec le carter 23, la roue dentée 37 engrène avec la roue dentée 28 de la broche. Une roue dentée amovible 40 est montée à l'autre extrémité de l'arbre d'entrée 39. Elle engrène avec une autre roue dentée amovible 41 montée sur un arbre intermédiaire 42. Le couple de roues dentées 40, 41 peut donc être remplacé par un autre couple fournissant un autre rapport de réduction entre le premier accouplement d'entrée 37 et l'accouplement de sortie 36. L'arbre intermédiaire 42 assure l'entraînement d'une roue dentée de grand diamètre 43, par l'intermédiaire d'un pignon fou 44, et d'un pignon 45 calé sur l'arbre intermédiaire. La grande roue dentée 43 est montée libre sur un arbre de sortie 46, avec un palier 47 entre l'arbre de sortie 46 et la roue 43 (figure 3). L'arbre de sortie 46 est porté par des paliers 48 et 49 montés sur le bottier 38. Un embrayage électro-magnétique est monté près de la grande roue dentée 43, sur l'arbre de sortie 46. La carcasse 50 de l'embrayage est calée et clavetée sur la grande roue dentée 43 de façon à tourner avec elle, tandis que l'autre partie de l'embrayage comprenant les disques internes est reliée à l'arbre de sortie par un moyeu cannelé 52. Lorsque l'embrayage est en prise, l'arbre de sortie 46 est entraîné par l'arbre d'entrée 39, et par la broche 24. Lorsque l'embrayage est libre, l'arbre de sortie peut tourner indépendamment de la broche 24, ainsi que des autres parties tournantes du bloc de transmission. L'arbre de sortie 36 qui sort du bottier 38 est prolongé par une vis tangente 36 en prise avec la roue dentée 53 calée sur le fourreau 31. L'extrémité 54 de l'arbre de sortie 46 opposée au bottier 38 du bloc de transmission est pourvue d'un manchon cannelé qui reçoit l'arbre cannelé du moteur de translation rapide 34. Cette extrémité 54 constitue le deuxième accouplement tournant d'entrée du bloc de transmission 35. Le bloc de transmission 35 est monté de façon amovible sur le carter 23, au moyen de boulons qui traversent une bride 56, solidaire du bottier 38. Le bloc de transmission 35 est positionné de façon précise au moyen de goujons 57, portés par la bride 56. Lorsque les boulons sont enlevés, on peut extraire le bloc de transmission 35 du carter 23, l'extrémité 54 de l'arbre de sortie se dégageant de l'arbre du moteur de translation rapide 34, par coulissement axial du manchon cannelé. Le moteur de translation rapide 34 est pourra d'une bride de montage 58, analogue à la bride 56 du bloc de transmission 35. Le moteur de translation rapide est monté de la même manière sur le côté du carter 23, opposé au bloc de transmission 35, et il peut être extrait du carter dans le sens opposé. On peut intervertir, si nécessaire, les positions du moteur de translation rapide et de l'unité d'entraînement. Pour réaliser un mouvement de translation rapide du carter 23, portant la broche 24, sur le socle 20, soit pour éloigner l'outil de la pièce à usiner, soit pour l'avancer jusqu'à cette pièce, la rotation de l'arbre du moteur de translation rapide 34 est transmise par l'intermédiaire de l'arbre de sortie 46, au fourreau 31, et l'écrou 33 tourne sur la vis d'avance 30 dans la direction appropriée. Pendant un tel mouvement de translation rapide, l'em- brayage 50, 51 est libre. L'arbre de sortie 46 et les disques internes 51 de l'embrayage tournent à vitesse relativement grande, par exemple à 1.500 tours/minute. Mais les autres parties tournantes du bloc de transmission 35 ne tournent pas à cette vitesse élevée. En conséquence, les engrenages du bloc d'entraînement sont peu bruyants, pendant le mouvement de translation rapide. Pendant le mouvement de translation rapide, la broche 24 peut être mise en rotation de façon continue par son moteur 27. Mais cette rotation peut aussi être stoppée. Dans le premier cas, lorsque le mouvement de translation rapide est terminé et que l'embrayage 50, 51 est de nouveau enclenché, la broche et le moteur d'entraînement exercent un couple de freinage sur l'arbre de sortie 46 et sur le fourreau 31. La vitesse du fourreau est ainsi réduite jusqu'à une vitesse d'avance lente. Si la broche ne tourne pas lorsque l'embrayage est de nouveau en prise, le fourreau 31 reste au repos, ce qui arrête le mouvement de translation du carter 23. Lorsque la broche 24 doit avancer à vitesse lente, elle est mise en rotation par son moteur 27, et l'embrayage 50, 51 est enclenché. Les valeurs relatives des pignons réducteurs du bloc d'entraînement 35 sont telles que l'arbre de sortie 46 tourne à vitesse lente par rapport à la broche 24. L'écrou 33 tourne donc lentement, et le carter 23 portant la broche 24 avance à faible vitesse. Le moteur 34 de translation rapide, inerte, est entraîné par l'arbre de sortie, à faible vitesse. L'effet de freinage exercé par le moteur de translation rapide 34 est donc négligeable. Les avances à faible vitesse sont directement proportionnelles au régime de rotation de la broche 24. On peut donc, pour un régime de broche donné, faire varier l'avance en remplaçant le couple de pignons 40, 41 du réducteur par un autre couple, possédans un rapport de réduction différent. Ces pignons réducteurs peuvent être extraits directement du carter 23 en retirant la plaque de couverture 59 (figure 4). L'embraye 50, 51 ne peut transmettre à l'arbre de sortie 46 qu'un couple limité à une valeur prédéterminée. L'embrayage se comporte donc comme un dispositif de sécurité en empêchant toute surcharge de la tête d'usinage. L'embrayage permet aussi d' immobi- liser momentanément en position avancée, un outil de coupe entraîné par la broche, tout en continuant à faire tourner la broche. Pour obtenir cet arrêt une butée mécanique est placée sur le socle 20, sur le trajet du carter 23, de façon à en bloquer la translation au moment où l'outil de coupe se trouve dans la position requise d'art momentané. Lorsque le carter rencontre cette butée, l'embrayage patine, et la broche continue à tourner tandis que le çarter reste immobile. L'embrayage 50, 51 est placé entre l'arbre de sortie 46 et le réducteur 40, 41. Le couple qui peut être appliqué au fourreau 31 est par conséquent limité par l'embrayage à une valeur prédéterminée, et ne dépend pas du rapport des engrenages réducteurs. La poussée qui peut être exercée par la tête d'usinage peut donc être prédéterminée, indépendamment du rapport de réduction de vitesse entre la broche 24 et le fourreau 31. Au besoin, on peut faire varier le couple limite de l'embrayage électro-mécanique 50, 51 en modifiant sa tension d'alimentation continue. On peut aussi remplacer l'embrayage par un autre, capable de transmettre un couple différent. Les disques externes de l'embrayage sont associés à la carcasse 50 qui, comme on l'a vu, tourne à vitesse relativement lente, par exemple à 30 tours/minute. Donc, ces disques ne s'usent que très lentement. Si, de plus, la carcasse de l'embrayage a du balourd, il n'en résulte aucune usure sérieuse puisqu'elle ne tourne pas à grande vitesse. Lorsque l'embrayage 50, 51 est libre, la broche 24 avec son outil peut tourner indépendamment du fourreau 31 et la broche. On peut donc la faire tourner de façon continue, pendant toute la période d'utilisation de la tête d'usinage, même si le carter 23 et les outils de coupe doivent rester en position fixe d'avance ou de reculs detemps à autre, afin de permettre de mettre en place une nouvelle pièce à usiner. Comme on a prévu un bloc de transmission 35 démontable, pour communiquer la rotation de la broche 24 à l'écrou 33, il est possible, pour le bloc 35, de réaliser un bottier 38 relativement petit par rapport au carter d'ensemble 23 (figures 2 et 3). L'usinage complexe et précis du bottier 38, avec de nombreux alésages soignés est ainsi relativement moins onéreux (figure 4). Le même modèle de bloc de transmission démontable 35 peut servir pour divers modèles de têtes d'usinage ayant des carters 23 différents. On peut donc produire en série le bloc de transmission, ce qui est économique. Le bloc de transmission démontable facilite les travaux d'entretien et de réparation, et la remise en état de la tête d'usinage par échange standard du bloc. Celui-ci a en effet un poids et des dimensions qui permettent de le manipuler facilement à bras. On préfère utiliser un embrayage 50, 51 du genre électromagnétique; on peut aussi utiliser d'autres types d'embrayages, par exemple hydrauliques. Certaines parties de la tête d'usinage représentée sur la figure 5 correspondent à des parties déjà représentée sur la figure 2. Les parties communes sont désignées par les mêmes références numériques avec le préfixe 1, et sont couvertes par la description précédente, sous réserve des différences mentionnées ci-dessus. Le socle 120 de la tête d'usinage représentée sur la figure 5 comporte à son extrémité postérieure un bloc-butée 129. Une vis d'avance 130, montée sur le bloc 129 au moyen de paliers-butées représentés schématiquement en 160, est disposée parallèlement à la glissière 121 du socle. Les butées 160 permettent à la vis-mère de tourner par rapport au socle 120 autour de son axe, empêchant son déplacement axial. La vis d'avance 130 traverse le carter 123 dans lequel est montée la broche 124. Un écrou 133 qui se visse sur la vis d'avance 130 est fixé rigidement au carter 123 de telle façon que la rotation de la vis d'avance provoque le déplacement de la glissière 121. Pour l'entraînement de la vis d'avance 130, un moteur 161 est monté sur le bloc-butée 129 qui porte également un bloc de transmission démontable 35 identique à celui des figures 2, 3 et 4. La bride 38 du bloc de transmission est fixée au bloc-butée par des boulons 55. Le premier accouplement tournant 37 du bloc de transmission 35 représenté sur la figure 5 engrène avec une roue dentée fixée à l'arbre du moteur 61, ou l'arbre de sortie d'un réducteur entraîné par ce moteur. La vis tangente 36 de l'unité d'entraînement, qui en constitue l'accouplement tournant de sortie engrène avec une roue dentée 153 calée sur la vis d'avance 130. L'extrémité de l'arbre 146 du bloc de transmission, sur laquelle est montées roue 36, porte une douille à cannelures qui reçoit l'arbre cannelé du moteur de translation rapide 134, indiqué sur la figure 5 en traits interrompus. Le moteur de translation rapide est monté sur le bloc-butée 129, du côté opposé au bloc de transmission 35. Le moteur de translation rapide 134 est alimenté de manière appropriée, pour assurer le déplacement de la broche 124 et du carter 123 dans les deux directions, le long du socle 120. Il fait tourner la vis d'avance 130 dans le sens voulu, l'embrayage 50, 51 du bloc de transmission étant libre. Pour l'avance lente de la broche 124, le moteur d'avance 161 est alimenté et l'embrayage 50, 51 est enclenché pour faire tourner la vis d'avance à une vitesse plus lente que lor qdelle est entraînée par le moteur de translation rapide 134. Pendant l'avance à vitesse lente de la broche, le moteur de translation rapide est entraîné lentement par le moteur d'avance, mais sa vitesse de rotation est si faible que l'effet de freinage exercé par le moteur de translation rapide est négligeable. La broche 124 est mise en rotation par un autre moteur 127, monté sur le carter 123, et relié à la broche par l'intermédiaire d'un train d'engrenages qui n'est pas représenté sur la figure 5. REVENDICATIONS 1. Tête d'usinage automatique à vis d'avance, comportant un moteur d'entraînement, une broche pouvant être entraînée en rotation par le moteur et associée à un outil de coupe, un vérin à vis pour faire coulisser par rapport à un socle la broche et son outil, ce vérin comprenant un premier et un second éléments associés et vissés l'un sur l'autre, caractérisée en ce que le premier élément du vérin est rotatif et peut coulisser axialement par rapport au socle sans coulisser par rapport à la broche, en ce que le second élément est bloqué en rotation et en translation par rapport au socle, des moyens d'entraînement étant prévus pour transmettre au premier élément la rotation de la broche ou du moteur d'entraînement par l'intermédiaire d'un embrayage, pour faire coulisser le premier élément et la broche par rapport au socle, un moteur de translation rapide pouvant en outre mettre en rotation le premier élément, dans le sens approprié, pour le faire coulisser plus rapidement ainsi que la broche par rapport au socle, l'embrayage permettant la rotation du premier élément indépendamment de la broche. 2. Tête d'usinage à vis d'avance, comportant un moteur d' entraînement, une broche pouvant être entraînée en rotation par le moteur et associée à un outil de coupe, un vérin à vis pour faire coulisser par rapport à un socle la broche et son outil, ce vérin comprenant un premier et un second éléments associés et vissés l'un sur l'autre, caractérisée en ce que le premier élément du vérin est bloqué en rotation et en translation par rapport à la broche, en ce que le 'second élément peut se déplacer en rotation mais non en translation par rapport au socle, des moyens dentraf- nement associés à deux moteurs étant prévus pour communiquer sélectivement un mouvement de rotation de l'un de ces moteurs à la broche, et pour déplacer celle-ci par rapport au socle, soit en translation rapide, soit en avance relativement lente, les moyens d' entraînement comportant un bloc de transmission amovible par rapport à la tête d'usinage, ce bloc ayant un accouplement tournant de sortie pour entraîner le second élément du vérin, et un premier et un second accouplements tournants d'entrée respectivement pour chaque moteur des moyens d'entraînement. 3. Tête d'usinage conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que l'embrayage peut patiner sous l'effet d'un couple prédéterminé, pour limiter le couple transmis au premier élément du vérin à vis par la broche ou par le moteur d'entratnement. 4. T8te d'usinage conforme à l'une des revendications 1 ou 3, caractérisée en ce que la broche et le premier élément du vérin à vis sont montés dans un carter qui peut coulisser sur le socle et en ce que les moyens a'entraînement comportent un bloc de transmission amovible par rapport au carter et logé dans celui-ci, ce bloc contenant l'embrayage et comportant un premier accouplement tournant d'entrée pour la broche, un second accouplement tournant d'entrée pour le moteur de translation rapide et un accouplement tournant de sortie pour le premier élément du vérin à vis. 5. Tête d'usinage conforme à la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comporte un bloc-butée monté rigidement sur le socle, des paliers fixés au bloc-butée pour le second élément du vérin à vis, les moyens d'entraînement constitués par un bloc de transmis aion étant montés de façon amovible sur le bloc-butée et en ce que au moins le moteur de translation rapide est monté de manière amovible sur le bloc-butée. 6. Bloc de transmission conforme aux moyens d'entraînement prévus à l'une des revendications 2 ou 5, caractérisé en ce qu'il comporte un système d'embrayage disposé contre l'un des accouplements tournant d'entrée et l'accouplement tournant de sortie, le second accouplement tournant d'entrée pouvant être connecté au moteur de translation rapide, et le système d'embrayage permettant de relier sélectivement l'autre moteur à l'accouplement tournant de sortie. 7. Tête d'usinage conforme à la revendication 6, caractérisée en ce que le système d'embrayage peut patiner sous l'effet d'un couple prédéterminé, pour limiter le couple transmis par l'autre moteur au second élément du vérin à vis. 8. Tête d'usinage conforme à l'une des revendications 4 ou 6, caractérisée en ce que le second accouplement tournant d'entrée, et 11 accouplement tournant de sortie sont associés pour tourner sur un même arbre. 9. Tête d'usinage conforme à l'une des revendications 4 à 8, caractérisée en ce que le bloc de transmission comporte un couple de roues dentées pouvant être démontées séparément du bloc de transmission, ce bloc restant monté sur la tête d'usinage, pour remplacer ce couple de roues dentées par un autre couple fournissant un rapport de réduction différent entre le premier accouplement tournant d'entrée et l'accouplement tournant de sortie. 10. Tête d'usinage conforme à l'une des revendications 4 à 9, caractérisée en ce que le second accouplement tournant d'entrée peut être connecté au moteur de translation rapide, par une liaison qui permet le coulissement axial du moteur de translation rapide par rapport au bloc de transmission.