Dans le brevet principal, on a décrit un dispositif de production d'eau douce à partir d'eau de mer, caractérisé par l'em- ploi d'un tube souple dont l'une des extrémités est portée à haute altitude et l'autre à l'altitude zéro, dans lequel on insuffle de l'air contenant de la vapeur d'eau, prélevé à la surface de la mer. La vapeur d'eau, par l'effet de refroidissement provenant de l'abaissement de température en altitude ainsi que par la détente adiabatique de l'air dans une zone de moindre pression, va se condenser à l'intérieur du conduit et être recueillie par gravité à la base du dispositif. Dans une première addition, on a employé le même appareillage, non plus sur une plateforme flottante disposée à la surface de la mer mais installée sur un véhicule terrestre, l'ensemble étant cette fois destiné à injecter des noyaux de condensation dans une masse nuageuse de façon à la faire précipiter en pluie. Dans une seconde addition, le même matériel que celui décrit dans le brevet principal est utilisé, mais le conduit prend appui cette fois sur le flanc d'une montagne pour amener l'air à l'altitude nécessaire à la condensation de la vapeur d'eau qu'il contient. Dans une troisième addition, de l'air froid était aspiré en haute altitude et mis en contact avec de l'air aspiré au niveau de la mer provoquant la condensation de la vapeur d'eau. Dans une quatrième addition, le conduit formait un circuit fermé, hermétique à l'atmosphère extérieure; de l'air raréfié et chaud circulait à grande vitesse à l'intérieur, provoquant l'évaporation de l'eau salée et transportant la vapeur d'eau vers le sommet du dispositif où un bélier hydraulique compresseur, actionné par la chute de l'eau, détendait l'air comprimé à l'intérieur du dispositif, provoquant un refroidissement et la condensation de la vapeur d'eau. Dans une cinquième addition, l'air était remplacé par un gaz plus léger permettant une économie en énergie. Dans toutes ces conceptions, de l'énergie exté--ieure était dépensée pour faire fonctionner le dispositif. Or il est apparu possible d'obtenir une production d'eau douce plus importante et très économiquement en utilisant la différence de température entre la base du dispositif située au niveau de la mer et la chambre de condensation installée à une altitude plus élevée. Comme dans la seconde addition, un conduit unique est utilisé. Il est réuni également à une base flottante et il prend appui sur le flanc d'une montagne où il aboutira à une chambre de condensation. Mais, dans cette sixième addition, le conduit sera fermé et parfaitement hermétique à l'atmosphère extérieure et à l'intérieur le vide aura été fait. Le dessin annexé illustre à titre d'exemple un mode de réalisation conforme à la présente addition. Tel qu'il est représenté schématiquement, le dispositif comporte une base flottante 1 sur la mer chaude. L'eau de surface 2 pénètre par des orifices 3 et s'élève dans la chambre où aura lieu ltévaporation en raison du vide existant à l'intérieur du dispositif. Les orifices d'entrée et de sortie 3 de l'eau de mer sont conçus afin qu'un courant de convection s'établisse. Ainsi l'eau de mer refroidie 4 par l'évaporation laissera la place à de l'eau plus chaude donc plus légère sans qu'intervienne un moyen nécessitant une dépense d'énergie extérieure. Sous l'effet du vide et de la température, la vapeur se dégagera de l'eau de mer allant jusqu'à la saturation de l'espace intérieur du dispositif. Ce faisant, le mouvement de la vapeur s'élevant dans le conduit vers la partie la plus élevée du dispositif entrainera une hélice 6 très légère, accouplée à une génératrice d'électricité 7. En arrivant à la chambre de condensation 8 se situant à une certaine altitude, la vapeur d'eau, sous l'effet conjugué de l'abaissement du gradient vertical atosphrique et d'un moyen de refroidissement 9 utilisant l'énergie de la génératrice, va se condenser et l'eau 10 sera recueillie dans un réservoir pour utilisation. La chambre où aura lieu la condensation sera de ce fait à une pression moins élevée que celle règnant dans l'évaporateur. La vapeur sous l'effet des différences de pression règnant entre l'évanorateur et le condensateur s'écoulera régulièrement vers ce dernier où la pression est plus basse. Cette différence bien que faible est cependant suffisante pour que la vapeur entraine l'hélice et celle-ci la génératrice. Les gaz dissous, rejetés par l'eau de mer, seront évacues par une pompe 11 utilisant l'énergie de la génératrice. Une grille 12 empêchera l'eau de pénétrer dans le conduit. Le dispositif pourra fonctionner nuit et jour pour produire de l'eau douce à un prix des plus économiques. Le dispositif pourra autre utilisé pour tous les usages atten dus d'un évaporateur en permettant ainsi la récupération d'éner- gie perdue. REVENDICATIONS 10 Perfectionnement aux dispositifs de production d'eau douce à partir d'eau de mer fonctionnant par condensation de la vapeur d'eau contenue en suspension dans l'air aspiré à proximité de la surface de mers chaudes et insufflé à haute altitude,dans un tube souple maintenu par un aérostat ou prenant appui sur le flanc d'une montagne, caractérisé par le fait de l'utilisation d'un conduit unique, hermétique à l'atmosphère extérieure et une nouvelle réalisation. 20 Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le vide a été effectué à l'intérieur du dispositif. 3 - Dispositif selon la revendication 2 caractérisé par le fait que l'eau évaporée se condense sous l'effet du refroidissement dû à l'altitude. 4 - Dispositif selon la revendication 3 caractérisé par le fait que le mouvement de la vapeur allant vers la chambre de condenstation entraine une hélice accouplée à une génératrice d'électricité. 50 Dispositif selon la revendication 4 caractérisé par le fait que l'électricité produite est utilisée pour produire du froid dans la chambre de condensation. 60- Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait de la création d'un mouvement de convection de l'eau salée dans l'évaporateur lui amenant régulièrement l'eau chaude de la surface de la mer.