La présente invention concerne l'obtention d'une feuille textile pouvant servir a la confection de vêtements ou analogues résistante aux chocs et aux explosions' en utilisant une fibre textile de création récente nommée "Aramide", dont la composition moléculaire comporte des anneaux moléculaires rigides et des ponts qui sont reliés entre eux, cette compo sition étant distincte de celle des fibres synthétiques a molécules flexibleus et en chaine connues jusqu'S présent. "L'Aramide" présente une résistance triple de celle des fibres con nues, telles que les polyesters et les polyamides. Sa résistance par unité de poids est cinq fois plus importante que celle de l'acier. Son module d'élasticité est compris entre cinq et quinze fois celui des textiles synthétiques actuels et sa résistance a la chaleur est excellente jusqu'd 2500C. L'une des marques, et la seule en production,- est celle qui a le nom de "KEVLAR". En voie de développement existe aussi la fibre textile nommée "ARENKA". En mettant 9 profit les propriétés physico-chimiques des Aramides, on a mis au point le présent procédé dans lequel on utilise une fibre Aramide sous la forme d'un filament de mille deniers et avec une structure de 12-13 fils par centimètre et 12-13 passes par-centimètre, tissé an armure 2 toile simple, dont le poids est de 300-310 g/m2 et la résistance a la traction mesurée au dynamomètre tant dans le sens vertical que dans le sens horizontal est d'environ 960-980 kg sur une largeur de 5 centimètres. La fibre est colorée en masse et par conséquent le filament filé est coloré. Cette composition de tissu de fibres est soumise a un finissage de thermofixation de façon que le produit soit totalement "ancré", bien que la fibre ait un coefficient de dilatation très réduit et une excellente stabilité dimensionnelle, même a des températures élevées, en comparaison avec les autres fibres synthétiques connues. Ensuite on réalise un finissage à base de résine, dans le but de protéger la feuille textile contre l'humidité qui pourrait altérer la fibre, jusqu'a une valeur maximale de 17 % de la tésistance a la traction. Ce finis sage fait que la fibre repousse l'humidité et l'eau. Après avoir obtenu le tissu, on réalise une seconde et importante phase qui consiste en sa confection. L'un des articles réalisables est un gilet, qui protège la poitrine et le dos, et qui arrive jusqu'au cou. tes côtés peuvent être agrafés en utilisant l'un quelconque des systèmes traditionnels tels que fermetures "VELCRO", agrafes, etc., ce qui permet de fixer ie vetement du cou à la ceinture, en laissant découverts les bras et les jambes. La personne qui est pourvue de ce vêtement, dans le cas ot elle reçoit un projectile, ressent le choc de la balle en raison de la vitesse de celle-ci, mais la balle ne la blesse pas, c'est-à-dire qu'elle ne lui produit aucune blessure sanglante ou capable de provoquer sa mort, comme il arrive actuellement. Four que le gilet anti-balles soit efficace, il doit être proportionné à l'arme utilisée, c'est-à-dire au calibre de celle-ci et, lorsque la puissance de l'arme est plus importante, le tissu anti-balles doit être replié sur luimême pour former plusieurs couches, tant a la partie avant qu': la partie arrière. Avec un nombre maximal de 30 à 40 couches, on est assuré d'obtenir la protection contre l'impact de n'importe quel type d'arme et de projectile. Ces couches durent capitonnées et cousues sur toute leur surface en carrés de 10 x 10 cm environ, et à la mesure du sujet qui devra employer le gilet, sont introduites dans un fourreau imperméable, pour éviter l'entrée de tout corps étranger ou d'humidité dans l'ensemble des couches d'Aramide, Finalement, dans le but d'améliorer son aspect et sa présentation, on donne à ce fourreau extérieur la forme et la couleur désirée selon les désirs de l'utilisateur, en accord avéc le modèle choisi, et on peut ajouter 9 ce gilet des manches du genre de celles des vêtements de sport type anorak. Ces vêtements ont été étudiés et créés pour la protection en cas de guerre, combats et batailles. Sur les chantiers dans lesquels on utilise de la dynamite, la protection est assurée par un vêtement anti-explosion qui évite les effets de dispersion de la dynamite qui peuvent se produire dans certains cas. On utilise aussi ce genre de vêtement dans la chasse sportive pour éviter des possibles accidents, et pour protéger toutes les personnes qui, dans des circonstances déterminées sont exposées à recevoir une balle ou a souffrir les effets d'explosifs. Avec le meme textile "Aramide" on confectionne aussi des couvertures anti-explosion, en utilisant le même système que pour le gilet et pour l'anorak, avec la seule différence qui consiste en ce que les dimensions du dispositif de protection sont beaucoup plus importantes, ce qui fait que, selon la mesure désirée, celui-ci peut arriver à recouvrir tout le secteur de l'explosion. La couverture anti-explosion a pour effet que tout l'impact de l'explosion soit centré vers le haut en évitant les éventuels échappements d'explosif en direction latérale, capables de produire à coup sûr des blessures et dans certains cas la mort. En raison du fait que l'Aramide peut supporter des températures supérieures à 2500C, cette fibre résiste à l'impact de la balle, en la refroidissant, et il est possible egalement,si on le désire, de capitonner l'intérieur du gilet anti-balle et de situer, entre les couches successives, des fibres libres d'Aramide ou d'un autre type de fibres réfractaires telles que, par exemple,"FIBERFRAX", "KAOXOOL", "TRITON", "CERAFIBER", "REFRASIL", etc, dont le point de fusion varie, selon la marque, entre 1.650 et 1.7500C, et qui sont des fibres composées de silice et alumine. Au cours des essais réalisés, on a démontre que l'inclusion de ces fibres libres d'Aramide, ou d'autres fibres réfractaires, n'est pas indispensable, mais en raison du fait que les recherches progressent très vite, il est possible que dans un proche avenir, il soit nécessaire d'appliquer cette technique dans le développement de nouvelles armes de guerre et d'explosifs de plus grande puissance. REVENDICATIONS Feuille textile pouvant servir à la confection de vêtements ou analogues, capables de résister aux chocs et aux explosions, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un filament d'Aramide de 500 à 2.500 deniers, en texture carrée avec armure toile simple, la fibre étant colorée en masse et en ce qu'on la fixe thermiquement avant d la traiter, au moins sur l'une de ses faces au moyen d'un revêtement de résine imperméable, en la faisant passer dans un tunnel de gélification dont elle sort prête pour être confectionnée.