La présente invention concerne un dispositif de chauffage accéléré du bain lessiviel d'une machine à laver le linge à tam- bour rotatif munie d'un élément chauffant unique et d'un pont de redressement de la tension d'alimentation du moteur d'entraînement du tambour, ledit pont comportant au moins deux redresseurs com- mandés. Il existe actuellement des machines à laver dont le tambour est ma par un moteur à courant continu régulé en vitesse de rota- tion par une botte d'alimentation comprenant un pont mixte consti- tué par deux diodes et deux thyristors et un circuit électronique se référant à la force électromotrice du moteur (lorsque celui-ci fonctionne en dynamo) afin de contrôler le courant d'induit en modulant le temps de conduction pendant chaque demi-alternance du secteur. Un élément thermoplongeur disposé en série avec le pont de redressement limite le courant d'induit du moteur lorsque celui- ci est fortement chargé et contribue au chauffage ou au maintient de la température du bain lessiviel pendant la rotation de ce dernier. Lorsque l'on désire chauffer à la puissance maximale du thermo- plongeur, on court-circuite le pont d'alimentation du moteur ce qui interrompt bien évidemment la rotation de ce dernier. Néanmoins, on sait qu'un lavage correct du linge suppose une agitation du bain ou "barbotage" pendant la montée en température. Or, les machines actuelles comportent deux cadences de lavage, l'une dite "normale", par exemple 12 secondes de marche et 4 se- condes d'arrêt, l'autre dite "lente", inverse de la première, soit 4 secondes de marche et 12 secondes d'arrêt. Dans ces conditions, le barbotage à cadence normale ne permet pas une montée en température suffisamment rapide du bain lessi- viel, car l'intensité moyenne du courant circulant dans le ther- mo-plongeur pendant la rotation du moteur est près de moitié inférieure à l'intensité maximale durant les périodes d'arrêt pendant lesquelles l'élément chauffant est directement branché sur le secteur. Pour ne pas allonger démesurément le temps de chauffage, on choisit la cadence lente, mais ce compromis peut dans certains cas influer sur la qualité du lavage, et par ailleurs, même dans ce cas, la montée en température peut être anormalement longue, par exemple en hiver o la température de l'eau d'alimentation de la machine est particulièrement basse. -2- 2459321 Une solution facile consiste à mettre en oeuvre un deuxième thermoplongeur alimenté à plein temps par le secteurmais l'on perd de ce fait les avantages de simplicité, d'économie et de fiabilité de la solution à thermo-plôngeur unique. Un des buts de l'invention est de réaliser une machine à laver à élément chauffant unique dont la puissance fournie pendant la rotation du moteur soit très proche de la puissance maximale en branchement direct sur le secteur. Un autre but de l'invention est de réaliser un dispositif de chauffage accéléré à fonctionnement purement électronique à l'ex- clusion de tout composant électro-mécanique. L'invention est basée sur la considération que le courant absorbé par le moteur à vitesse de rotation très lente et sous forte charge est très voisin. de celui qui circule dans le thermo- plongeur lorsque ce dernier est directement branché sur le secteur. Selon l'invention, le dispositif de chauffage accéléré du bain lessiviel d'une machine à laver le linge à tambour rotatif - munie d'un élément chauffant unique et d'un pont de redressement de la tension d'alimentation du moteur d'entraînement du tamnbour, ledit pont comportant au moins deux redresseurs commandés, est notamment remarquable en ce qu'il comporte des moyens de commu- tation électronique connectant l'élément chauffant en série avec le pont de redressement au cours d'un premier laps de temps débu- Y tant à l'origine de chaque demi-alternance du secteur, puis con- nectant directement sur le secteur ledit élément chauffant au cours d'un second laps de temps se terminant à la fin de ladite - demi-alternance. r. Avantageusement, les moyens de commutation électroniques in- corporent les redresseurs commandés du pont de redressement. Le moteur d'entraînement du tambour est alimenté pendant une fraction de la durée de chaque demi-alternance sous un couple résistant important et fait circuler de ce fait dans le thermo- plongeur un courant pratiquement égal à celui qui circule pendant le reste du temps lorsque ledit thermno-plongeur est directement branché sur le secteur. Il est ainsi possible d'effectuer le barbotage à n'importe quelle cadence exigée par la nature du linge à laver tout en conservant une durée de chauffage pratiquement constante. -3- 2459321 Par ailleurs, les fluctuations de puissance au cours du cycle de chauffage sont pratiquement inexistantes et évitent de ce fait les perturbations sur le réseau de distribution électrique. Enfin, le fonctionnement purement statique du dispositif selon l'invention lui assure un fonctionnement parfaitement silencieux et sa faible puissance de commande autorise sa mise en oeuvre tant sur les machines à programmation électro-mécanique et hybrides que sur les machines régies par un microprocesseur. La description qui va suivreen regard des dessins annexés, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure l représente le schéma de principe du dispositif selon l'invention. Les figures 2, 3 et 4 représentent des diagrammes de courants circulant en différents points du schéma de la figure 1. La figure 5 est un sChéma montrant l'essentiel du dispositif selon l'invention. Les figures 6 et 7 sont des diagrammes de courant secteur du dispositif de la figure 5 respectivement en fonctions "lavage" et "chauffage-barbotage". La figure 8 représente le schéma synoptique simplifié d'une machine à laver le linge incorporant le dispositif selon l'inven- tion. La figure 9 représente le schéma de principe d'un exemple de réalisation du dispositif selon l'invention. Sur la figure 1, un moteur à inducteurs à aimants permanents est branché entre les anodes réunies de deux diodes 2 et 3 et les cathodes réunies de deux thyristors 4 et 5. Les cathode. et anode réunies de la diode 2 et du thyristor 4 sont reliées par un thermo-plongeur 6 à une borne 7 du secteur, l'autre borne 8 de ce dernier étant raccordée aux cathode et anode réunies de la diode 3 et du thyristor 5. Le pont de redressement formé par les diodes 2, 3 et les thy- ristors 4, 5 est shunté par un triac 9. Les deux plots d'un inverseur électronique 10 sont respecti- vement reliés aux gâchettes réunies des thyristors 4 et 5, et à la gâchette du triac 9, tandis que le plot commun dudit inver- seur 10 est relié à une source d'impulsions d'amorçage de 25 kHz. L'inverseur électronique 10 est muni d'une entrée de commande au double de la fréquence du secteur (100 Hz). En regard des figures 2 et 3, le-dispositif de la figure 1 fonctionne de la façon suivante -à l'instant to de la demi-alternance l'inverseur 10 est bas- culé à droite, et les gâchettes des thyristors 4 et 5 reçoivent les impulsions d'amorçage; le courant dans le pont de redresse- ment (IP) figure 2 croit jusqu'à l'instant tl o l'inverseur 10 est basculé à gauche; à ce moment le triac 9 s'amorce, ce qui court-circuite l'entrée du pont et désamorce les thyristors 4 et , le courant IP (fig. 2), tombe à zéro, tandis que le courant dans le triac (IT, fig. 3) qui était à zéro depuis ti circule jusqu'à l'instant t2 o l'inverseur 10 est de nouveau basculé à droite, et le moteur est de nouveau alimenté jusqu'au temps t3 o le processus précédent se répète. Le moteur est alimenté entre to et tl, e t est entraîné par inertie entre ti et t2, car le désamorçage des thyristors 4 et 5 pendant ce temps a pour effet de le déconnecter complètement de sa source d'alimentation. De to à tl, le courant circulant dans l'élément chauffant 6 est égal au courant IP (fig. 2), tandis qu'entre les temps tl et t2, il est égal au courant IT (fig. 3); en supposant la rêsis- tance interne du moteur 1 négligeable devant celle du thermno- plongeur.6, on peut voir que le courant circulant dans ce dernier (IR, fig. 4) est la somme des courants IP et IT (fig. 2-et 3) et qu ainsi le thermo-plongeur 6 est pleinement alimenté en même temps que le moteur 1 est entraîné en rotation. Dans la pratique, il est évident qu'il y a une perte de puis- sance de chauffage par rapport à une alimentation directe du thermoplongeur par le secteur; toutefois, celle-ci reste très limitée, de l'ordre de 5%, ce qui est presque négligeable en re- gard des variations de puissance pouvant résulter des fluctua- tions de la tension du secteur dans les limites normalement ad- mises. Sur la figure 5, dont les références sont communes avec celles de la figure 1, la première entrée d'un circuit comparateur il est couplée aux bornes du moteur 1 par un circuit intégrateur constitué d'une résistance 12 et d'un condensateur 13, tandis que la seconde entrée est reliée à un générateur 14 de tension en dents de scie déclenché à partir de deux diodes 15 et 16 détec- trices de passage à zéro de tension disposées en parallèle sur le pont d'alimentation du moteur 1. -5- 2459321 La sortie du circuit comparateur 11 est reliée à une entrée complémentée d'une porte "ET" 17 dont la seconde entrée est cou- plée à un générateur 18 d'impulsions d'amorçage à 25 kHz, la sor- tie de ladite porte étant connectée aux gâchettes réunies des thyristors 4 et 5. La sortie du circuit comparateur 11 est également reliée à une entrée d'une autre porte "ET" 19, dont la seconde entrée est connectée par un interrupteur 20 d'enclenchement du chauffage à une borne d'entrée 21 d'un signal logique "1". La sortie de la porte 19 est reliée à une première entrée d'une autre porte "ET" 22 dont la seconde entrée est couplée au générateur 18, tandis que la sortie est réunie à la gâchette du triac 9. Lorsque l'interrupteur 20- d'actionnement de la fonction "chauf- fage" est ouvert, seule la partie du schéma située à droite de la ligne verticale en traits interrompus est active et constitue un montage régulateur de vitesse du moteur 1; la force électro-mo- trice développée aux bornes du moteur 1 lorsque le pont ne con- duit pas est intégrée puis comparée par le circuit 11 à une rampe de tension en dents de scie produite par le générateur 14 qui est déclenché aumoyen des diodes 15 et 16 à chaque passage à zéro de la sinusoIde du secteur. Le comparateur 11 fournit en sortie un niveau logique "0" tant que la force électro-motrice est inférieure à celle de la rampe de tension, ce qui rend passante la porte 17 par son entrée complémentée pour les impulsions d'amorçage à 25 kHz provenant du générateur 18. Si la vitesse du moteur 1 tend à croître, la force électro- motrice croit également, ce qui retarde l'instant de basculement du comparateur 1i et réduit par là même le temps pendant lequel le moteur est alimenté, et vice-versa. La figure 6 montre le courant d'alimentation du pont de re- dressement en régime de rotation régulée correspondant par exemple aux fonctions "rinçage" ou "lavage" à température de bain stabi- lisée; on peut voir le déphasage avec la tension secteur figurée en traits interrompus. Lorsque l'interrupteur de chauffage 20 est fermé, la partie du schéma située à gauche de la ligne en traits interrompus de- vient également active. >i-6- 2459321 Au démarrage, lorsque la sortie du comparateur 11 est à "0", le moteur 1 démarre dès que les thyristors 4 et 5 peuvent commen- cer à conduire après le passage à zéro de la sinusoïde du secteur. Du fait du démarrage du moteur au zéro de la tension du sec- teur, les diodes de détection de passage 15 et 16 sont inhibées et le générateur 14 ne déclenche pas; de ce fait, l'entrée néga- tive du comparateur 11 se fixe à un-niveau de tension de + 0,7 volt déterminée par une diode (non représentée), et la comparai- son s'effectue alors par rapport à la rampe de tension résultant de l'intégration de la tension d'alimentation du moteur sur l'en- trée positive du comparateur. Au moment o cette rampe de tension atteint 0,7 volt, la sor- tie du comparateur 11 bascule à "1", ce qui autorise le passage, via la porte 22, des impulsions d'amorçage issues du générateur 18 vers la gâchette du triac 9; à ce moment, la tension aux t bornes du pont de redressement tombe à zéro, ce qui désamorce immédiatement les thyristors 4 et 5. Consécutivement, la tension à la borne positive du compara- teur redescend en-dessous de 0,7 volt, ce qui ramène à "10" la t? 20 sortie du comparateur, mais le triac 9 reste amorcé jusqu'au moment o la sinusoïde du secteur repasse par zéro, et le proces- sus initial recommence. Dans ce mode de fonctionnement en fonction "chauffage", le fonctionnement de la partie du montage située à droite du trait interrompu diffère de celui de la fonction "lavage" sur les deux points suivants: le générateur 14 étant inhibé, l'entrée néga- tive du comparateur il est à un niveau de tension fixe et peu élevé, et la comparaison se fait par rapport à la tension d'ali- mentation intégrée au moteur 1; en effet, la faible vitesse de 3o rotation du moteur rend négligeable la force électromotrice déve- loppée en rotation libre. La figure 7 montre le courant parcourant le thermo-plongeur 6 pendant le mode de fonctionnement qui vient d'être décrit; on remarque après chaque passage à zéro de la sinusoïde du secteur le courant légèrement déphasé d'alimentation du moteur, et pen- dant le reste du temps le courant en phase parcourant le thermo- f. j ' plongeur 6 et le triac 9. La régulation de la vitesse de rotation en fonction "chauf- fage" n'est pas aussi bonne que celle qui est obtenue en fonction -7- 2459321 "lavage", mais elle est largement suffisante pour l'opération de barbotage lors de la montée en température du bain lessiviel. Sur la figure 8, dont les références sont communes avec celles des figures 1 et 5, la machine à laver comprend un bloc 23 d'ali- mentation et de régulation raccordé au moteur 1 par un inverseur 24 de sens de rotation. Un dispositif programmateur 25 comporte des entrées reliées à un capteur de température 26 et à des capteurs de niveaux d'eau 27a et 27b, une sortie raccordée au dispositif 28 de chauffage accéléré selon l'invention, des sorties "cadence" et "vitesse" reliées à un bloc d'alimentation 23, des sorties de commande d'électro-vannes 29a et 29b, une sortie de commande de l'inver- seur 24, et une sortie de commande d'un interrupteur 30 disposé en série avec un moteur 31 d'entraînement de pompe de vidange. Sur le schéma synoptique de la figure 8, réduit à l'essentiel, le programmateur 25 reçoit des ordres relatifs aux programmes de lavage désirés et actionne en conséquence les différents organes fonctionnels de la machine en liaison avec les informations four- nies par les capteurs. Le dispositif 28 selon l'invention reçoit du programmateur l'ordre de mise en marche du chauffage, lequel est interrompu lorsque le capteur 26 a détecté que la température programmée du bain lessiviel a été atteinte. Le dispositif 28 est par ailleurs couplé au bloc d'alimenta- tion et de régulation 23 afin de recevoir les signaux nécessaires à son fonctionnement. Le programmateur 25 peut être, soit du type classique électro- mécanique à positionnement manuel, soit hybride à positionnement automatique, soit encore purement électronique à commande par un microprocesseur, le dispositif de chauffage accéléré selon l'in- vention s'adaptant indiféremment à ces différentes conceptions de machines à laver. Sur la figure 9, dont les références sont communes avec celles des figures 1, 5 et 8, les anodes réunies des diodes 2 et 3, cons- titu!.nt le pôle négatif de la tension redressée pulsée d'alimenta- tion du moteur 1, sont reliées à la masse commune 32. L'inverseur 24 de sens de rotation du moteur 1 est commandé à partir de la bobine 33 d'un relaisalimenté par un circuit d'in- version (non représenté). t8 - 2459321 Les gâchettes des thyristors reliées par deux résistances 34 et 35 limiteuses d'intensité sont connectées à une extrémité de l'enroulement secondaire d'un transformateur 37, l'autre extrémité étant réunie au pôle positif du pont de redressement. Une diode 38 limiteuse de surtension est disposée entre le point commun aux résistances 34,35 et le pôle positif du pont de redressement. La gâchette du triac 9 est reliée par une résistance 39 à une extrémité de l'enroulement secondaire 40 d'un transformateur 41, l'autre extrémité étant réunie à la borne secteur 8. Deux extrémités réunies des enroulements primaires 42 et 43 des transformateurs 37 et 41 sont reliées à la borne positive 44 d'une source de tension continue Vb dont la borne négative 45 est réunie à la masse 32. Les deux autres extrémités des enroulements primaires 42 et 43 sont connectées respectivement aux collecteurs de deux tran- -sistors 46 et 47, de type NPN, dont les émetteurs sont reliés à la masse 32. Entre les cathodes réunies des diodes 15 et 16 détectrices de passage à zéro et la masse 32 est disposé un pont diviseur consti- tué par deux résistances 48 et 49, le point commun à ces dernières étant relié par deux portes "NON-OU" (NOR) 50 et 51 en cascade à la cathode d'une diode de seuil 52, l'anode de cette dernière étant connectée à l'entrée négative du comparateur 11; un réseau relaxateur, composé d'une résistance 53 et d'un condensateur 54 relié à la masse 32, est disposé entre l'entrée négative du compa- rateur 11 et la borne + Vb 44. L'entrée positive du comparateur 22 est reliée par deux résis- tances 55 et 56 au réseau intégrateurs 12,13, la résistance 55 étant découplée par un condensateur 57. Le point commun aux ré- sistances 55 et 56 est relié à une source de tension commutable (V. ESS), non représentée, pour la fonction "essorage" de la ma- chine. L'entrée positive du comparateur 11 est munie d'un réseau de correction de température constitué par une diode 58 en série avec une résistance 59 reliée à la masse 32, le tout étant décou- plé par un condensateur 60. La sortie du comparateur 11 est reliée, d'une part au + Vb par une résistance 61, et d'autre part aux premières entrées de deux portes NOR 62 et 63, dont les secondes entrées réunies sont -9- 2459321 reliées au plot commun d'un inverseur 64 dont les deux autres plots sont respectivement connectés à un circuit de cadence nor- male (CN) ou lente (CL), non représenté. La sortie de la porte 62 est reliée à la première entrée d'une autre porte NOR 65 dont la seconde entrée est connectée d'une part au + Vb par une résistance 66 et d'autre part à l'in- terrupteur de chauffage 20 relié à la masse 32. Le point commun à la résistance 66 et à l'interrupteur 20 est relié à une autre porte NOR 67 en montage inverseur dont la sor- tie est couplée par une résistance 68 à la base d'un transistor 69, de type NPN, dont l'émetteur est réuni à la masse, le collec- teur étant par ailleurs relié par une résistance 70 au point com- mun des résistances 55 et 56; par ailleurs une résistance ajus- table 71 de réglage de vitesse de rotation est disposée entre le- dit point commun et la masse 32. La sortie de la porte 65 est reliée par une autre porte NOR 72, en montage inverseur, à la première entrée d'une autre porte NOR 73 dont la sortie est couplée par une résistance 74 à la base du transistor 47, ladite base étant par ailleurs découplée à la masse par un condensateur 75. La sortie de la porte 63 est reliée par une autre porte NOR 76, en montage inverseur, à la première entrée d'une autre porte NOR 77 dont la sortie est couplée par une résistance 78 à la base du transistor 46. Les secondes entrées réunies des portes 73 et 77 sont reliées au générateur 18 d'impulsions d'amorçage, ledit générateur compor- tant deux portes NOR 79 et 80 en montage inverseur dont les en- trées et sorties sont couplées par un réseau constitué par deux résistances 81 et 82 et un condensateur 83. Le mode de fonctionnement des circuits logiques du schéma de la figure 9 a été choisi de façon à obtenir un "" par mise à la masse et un "1" par une résistance de rappel; ce choix a été fait afin de rendre le montage insensible aux parasites qui sont tou- jours de polarité positive, étant redressés par le pont d'alimen- tation du moteur 1. Dans cette optique, on a utilisé exclusivement des portes NOR à deux entrées dont le basculement exige que les deux entrées soient au niveau "0", le processus logique restant en tout état de cause le même que celui du schéma simplifié de la figure 5. -10- 2459321 L'interrupteur de chauffage 20 étant ouvert, le condensateur 54 chargé lentement à travers la résistance 53 se décharge brus- * quement à travers la diode, les portes 50 et 51 et la résistance 49 de faible valeur lorsque la tension secteur passe par zéro, on obtient ainsi sur l'entrée négative du comparateur 11 une ten- sion en dents de scie qui est comparée à la tension de force électro-motrice intégrée par R12 C13. Tant que la tension de force électromotrice est inférieure à celle de la dent de scie, la sortie du comparateur 11 est à "0", la porte 63 est passante si un signal de cadence "0" est appliqué sur sa seconde entrée, et la porte 77 est rendue passante via la porte 76 pour les impulsions négatives issues du générateur 18. Pendant la durée de ces impulsions, le transistor 46 est porté à saturation et les impulsions sont transmises aux gâchettes des thyristors 4 et 5. Dès que la vitesse de consigne est atteinte, la sortie du com- parateur bascule à l'état "1" et la régulation par découpage de phase (fig. 6) s'établit en fonction de la comparaison entre la force électromotrice moyenne et la dent de scie d'excursion lors de chaque demi-alternance du secteur. La position ouverte de l'interrupteur 20 verrouille toute pos- sibilité d'amorçage du triac 9 par la présence d'un niveau "1" sur l'une des entrées de la porte 65, ce qui se traduit par un niveau "0" en sortie de la porte 73. Si l'interrupteur de chauffage 20 est fermé, le triac 9 peut entrer en action suivant les informations issues du comparateur 11 via la porte 62. Lorsque la sortie du comparateur est à "0", ainsi que le si- gnal de cadence de l'inverseur 64, la sortie de la porte 72 est à "1" et la porte 73 ne peut transmettre à la base du transistor 47 les impulsions d'amorçage d'état "0" issues du générateur 18 par contre, le moteur 1 est alimenté dès que les thyristors 4 et peuvent devenir conducteurs après le passage à zéro de la sinu- solde du secteur. Lorsque la sortie du comparateur 11 bascule à "1", la sortie de la porte 62 bascule à "0" et la porte 73 est rendue passante pour permettre de saturer le transistor 47 pendant la durée des impulsions négatives d'amorçage issues du générateur 18. -11- 2459321 Ainsi qu'il a été indiqué pour le schéma de la figure 5, le démarrage du moteur 1 en début de la demi-alternance du secteur et la conduction du triac 9 pendant le reste de celle-ci inhibent le fonctionnement du générateur de dents de scie R53 C54 et l'en- trée négative du comparateur 11 se fixe à un potentiel de 0,7 volt déterminé par la diode 52. La fermeture de l'interrupteur de chauffage 20 provoque éga- lement, via la porte inverseuse 67, la mise en saturation du tran- sistor 69 qui a pour effet de mettre en service la résistance 70, permettant ainsi de compenser la perte de vitesse de rotation du tambour de la machine consécutive au fait que le temps d'alimen- tation du moteur au cours de chaque demi-alternance est alors plus court que pendant les fonctions "lavage-sans chauffage" ou "rinçage". En fonction "chauffage-barbotage", la vitesse de rotation du tambour est fixée à environ 30 tours-minutes au lieu de 50 norma- lement, ce qui permet tout à la fois d'accroître le courant dans le thermo-plongeur et d'éviter au système régulateur d'atteindre le régime de fonctionnement en contrôle de phase montré figure 6. Il est à noter que la porte 62 reçoit du comparateur 11 l'or- dre de commande du triac 9 en complément de phase pendant la marche du moteur 1, ou le signal "1" issu de l'inverseur de ca- dence 64 pendant les périodes d'arrêt dudit moteur, ce qui laisse le triac 9 conducteur pleine onde pendant celles-ci. La présence de la diode 58 et de la résistance 59 permet de conserver un niveau constant de comparison sur la borne positive du comparateur 11 en dépit des variations de température auxquelles est soumise la machine à laver. Le découplage de la base du transistor 47 évite un amorçage intempestif du triac 9 sur un parasite; sa présence ne permet pas une transmission sans déformation des impulsions d'amorçage à la fréquence de récurrence de 25 kHz mais cela est sans impor- tance, puisque le triac 9 est déclenché après le début d'une demi- alternance et qu'il reste conducteur jusqu'à ce que la sinusol- dale du secteur repasse par zéro. -12- 2459321 - REVENDICATIONS - 1.- Dispositif de chauffage accéléré du bain lessiviel d'une machine à laver à tambour rotatif munie d'un élément chauffant unique et d'un pont de redressement de la tension d'alimentation du moteur d'entraînement du tambour, ledit pont comportant au moins deux redresseurs commandés, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de commutation électroniques connectant l'élément chauf- fant en série avec le pont de redressement au cours d'un premier laps de temps débutant à l'origine de chaque demi-alternance du secteur, puis connectant directement sur le secteur ledit élé- ment chauffant au cours d'un second laps de temps se terminant à la fin de ladite demi-alternance. 2.- Dispositif de chauffage accéléré selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de commutation électroniques incorporent les redresseurs commandés du pont de redressement. 3.- Dispositif de chauffage accéléré selon l'ensemble des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les électrodes de commande des redresseurs commandés sont couplées par une première chaîne de portes logiques à la borne de sortie d'un circuit com- parateur. 4.- Dispositif de chauffage accéléré selon l'ensemble des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'il comprend un interrupteur statique bidirectionnel commandé disposé entre une borne d'entrée du pont de redressement reliée à l'élément chauf- fant, et l'autre borne d'entrée reliée au secteur, l'électrode de commande dudit interrupteur étant couplée par une seconde chaîne de portes logiques à la borne de sortie du circuit compa- rateur. 5.- Dispositif de chauffage accéléré selon l'ensemble des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'une première entrée du circuit comparateur est reliée par un circuit intégrateur à l'une des bornes d'alimentation du moteur. 6.- Dispositif de chauffage accéléré selon l'ensemble des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'une seconde entrée du circuit comparateur est connecté à un circuit relaxateur déclen- ché au moyen de deux portes logiques en cascade dont l'entrée est reliée à deux diodes disposées tête-bêche à l'entrée du pont de redressement. 7.- Dispositif de chauffage accéléré selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'une diode est disposée entre la seconde entrée du circuit comparateur et la sortie d'une des portes lo- giques de déclenchement du circuit relaxateur. 8.- Dispositif de chauffage accéléré selon l'ensemble des revendications 3 et 4, et l'une des revendications 1, 2, 5, 6 et 7, caractérisé en ce que la borne de sortie d'un générateur d'im- pulsions est reliée à deux entrées réunies de deux portes appar- tenant à chacune des deux chaînes logiques. 9. Dispositif de chauffage accéléré selon l'ensemble des revendications 3 et 4, et l'une des revendications 1, 2, 5, 6, 7 et 8, caractérisé en ce que le couplage entre la première chaîne logique et les électrodes de commande des redresseurs commandés d'une part, et entre la seconde chaîne logique et l'électrode de commande de l'interrupteur bidirectionnel d'autre part, est réa- lisé au moyen d'un transformateur dont l'enroulement primaire est inséré dans le collecteur d'un transistor. 10.- Dispositif de chauffage accéléré selon la revendication 4 et l'une des revendications 1 à 3 et 5 à 9, caractérisé en ce qu'un interrupteur de commande de chauffage est disposé entre une des entrées d'une des portes de la seconde chaîne logique et une masse commune. 11.- Dispositif de chauffage accéléré selon l'ensemble des revendications 5 à 10 et l'une des revendications 1 à 4 et 6 à 9, caractérisé en ce que l'interrupteur de chauffage est également couplé à la base d'un transistor dont la résistance de collecteur est reliée à la première entrée du circuit comparateur. 12.- Dispositif de chauffage accéléré selon l'ensemble des revendications 3 et 4, et l'une des revendications 1, 2 et 5 à 11, caractérisé en ce que les portes constituant la première et la seconde chaîne logiques sont respectivement en nombre impair et pair, et en ce que lesdites portes sont toutes du type NON-OU (NOR). 13.- Machine à laver le linge caractérisée en ce qu'elle est équipée du dispositif de chauffage accéléré selon l'ensemble des revendications 1 à 12. _13_