La présente invention concerne un dispositif de coulée à barrages latéraux et elle a trait plus particulièrement à un dispositif de coulée à barrages latéraux perfectionné agencé spécialement pour êtré utilisé dans des machines de coulée continue à double bande ainsi qu'à des blocs de barrage perfectionnés utilisables dans le dispositif de coulée à barrages latéraux. On connait des machines de coulée à double bande, telles que la machine de coulée Hazelett. Deux bandes de coulée flexibles, sans fin et espacées l'une de l'autre se déplacent le long d'une zone de moule, à savoir au dessus et en dessous de celle-ci, de façon à définir les surfaces supérieure et inférieure d'un moule mobile dans de telles machines de coulée. Les deux surfaces latérales du moule mobile sont définies par deux barrages latéraux flexibles, sans fin et espacés l'un de l'autre, ces barrages se dépla çant le long des bandes de coulée et entre elles. Chaque barrage latéral est formé d'une multiplicité de blocs encochés qui sont emmanchés sur un ruban métallique flexible. Un tel dispositif a été revendiqué dans le brevet des Etats Unis d'Amérique n" 3 955 615, les blocs de barrage d'une telle machine de coulée étant formés d'un alliage appelé Bronze Corson " et ayant la composition suivante : 1,5 à 2,5 % de nickel, 0,4 à 0,9 % de silicium, 0,1 à 0,3 % de ferf 0,1 à 0,5 % de chrome et le complément de cuivre. Lors de l'utilisation d'une machine de coulée comportant des blocs de barrage en alliage Bronze Corson pour former les barrages latéraux dans la coulée de cuivre, on a rencontré des difficultés causées par le fait que les blocs de barrage ont été soumis prématurément à une fissuration intergranulaire et à un écaillage seulement au bout d'une journée d'Wutilisa- tion.On a imputé la fissuration intergranulaire à la solli- citation thermique cyclique entre des températures d'environ 150 et 4250C, auxquelles sont soumis les blocs de barrage en cours de fonctionnement de la machine de coulée. Les blocs de barrage de types connus en Bronze Corson n'ont également pas pu conserver une conductivité supérieure à 35 % IACS ( International Annealed Copper Standard (Norme Internationale concernant le cuivre recuit ) et une dureté supérieure à 90 Rockwell B après une copte période d'utilisation équivalant à une production d'enwiton 1500 tonnes de cuivre coulé. Des machines de coulée continue à double bande ont été également revendiquées dans les brevets des Etats Unis d'Amérique nO 2 904 860 ; 3 036 348 ; 3 949 805 3 937 274 ; 3 937 270 ; 3 921 697 ; 4 002 197 ; 3 123 874 3 878 883 ; 3 167 830 ; 3 142 873 et 3 864 973. Les alliages de beryllium-cuivre suivants sont connus et disponibles dans le commerce. Ils ont été précédemment définis par " Copper Development Association agissant pour le compte de " Unified Numbering System ", à l'aide des numéros d'alliages définis ci-après : Alliage de cuivre n" C17500 : 2,4 % -.2,7 % Co, 0,4 % - 0,7 % Be, 0,10 % Fe maximum, la teneur totale en Be plus Co plus Cu étant de 99,5 % au minimum ; Alliage de cuivre n" C17600 1,4 - 1,7 % Co, 0,25 - 0,50 /0 Be, 0,9 - 1,1 % Ag, 0,10 % Fe maximum, teneur totale en Be plus Co plus Ag plus Cu de 99,5 % minimum ;Alliage de cuivre n" C17700 : 2,4 - 2,7 % Co, 0,40 - 0,7 % Be, 0,40 - 0,6 % Te, 0,10 Fe maximum, teneur totale en Be plus Co plus Te plus Cu de 99,5 % minimum Alliage de cuivre n" C17000 : 1,60 - 1,79 % Be, teneur totale en Be plus Cu de 99,5 % minimum ; Alliage de cuivre nO C17200 : 1,80 - 2,00 jO Be, teneur totale en Be plus Cu de 99,5 % minimum ; et Alliage de cuivre nO C17300 : 1,80 2,00 % Be, 0,20 - 6 % Pb, teneur totale en Be plus Pb plus Cu de 99,5 % minimum.On connait également des alliages de beryllium-cuivre, disponibles dans le commerce, contenant du nickel et ayant la composition suivante : 0,2 - 0,6 % Be, 1,4 - 2,1 % Ni, 0,10 % Fe maximum, teneur totale en Be plus Ni plus Cu ( y compris de l'argent ) de 99,5 % minimum. L'invention concerne un dispositif à barrages latéraux qui est utilisable dans une machine de coulée continue à double bande du type dans lequel deux barrages latéraux espacés l'un de l'autre tournent chacun sous la forme d'une boucle se déplaçant le long d'une zone de coulée, depuis son extrémité d'entrée jusqu'à son extrémité de sortie, et entre deux bandes de coulée espacées l'une de l'autre de façon à définir ainsi un moule mobile. Les barrages latéraux reviennent de l'extrémité de sortie jusqu'à l'extrémité d'entrée de la zone de coulée en suivant un trajet de retour qui est éloigné de la zone de coulée. Les barrages latéraux comprennent chacun plusieurs blocs, ordinairement une multiplicité de blocs, fixés de façon amovible sur un moyen de fixation continu et flexible. Conformément à la présente invention, il est prévu un bloc de barrage de coulée utilisable dans une machine de coulée continue à double bande et comprenant un bloc d'un alliage à base de cuivre contenant du cuivre et du beryllium, et également du nickel ou du cobalt, l'alliage étant caractérisé en ce qu'il est constitué par un alliage ouvré ayant une dureté supérieure à 90 Rockwell B et une conductivité supérieure à 35 % IACS, le bloc étant résistant à une fissuration intergranulaire pendant une période prolongée d'exposition à une température élevée pouvant atteindre 425"C, ainsi qu'un moyen pour maintenir le bloc sur un organe de fixation flexible, ledit alliage, lorsqu'il contient du nickel, ayant une teneur pondérale en beryllium supérieure à une trace mais non superieure à 0,6 % de l'alliage,tandis que la teneur en nickel est supérieure à celle du beryllium mais non supérieure à 2,1 % de l'alliage, ledit alliage, lorsqu'il contient du cobalt, ayant une teneur pondérale en beryllium qui est supérieure à une trace mais qui n'est pas supérieure à 0,7 % de l'alliage, la teneur en cobalt étant supérieure à la teneur en beryllium mais non supérieure à 2,7 % de l'alliage et la teneur totale en beryllium plus cuivre plus nickel ou cobalt étant de 99,5 % au minimum. L'invention concerne également un dispositif à barrages latéraux du type décrit et dans lequel les barrages latéraux sont du type défini ci-dessus. L'alliage utilisable conformément à la présente invention est caractérisé par une dureté supérieure à 90 Rockwell B et par une conductivité supérieure à 35 0 IACS. Du fait que les blocs de barrage sont formés de l'alliage à base de cuivre contenant du beryllium - et du nickel ou du cobalt - les blocs sont résistants à une fissuration intergranulaire pendant une période prolongée d'exposition à une température élevée pouvant atteindre 425"C. Les blocs conservent également leur dureté supérieure à 90 Rock:ell B et leur conductivité supérieure à 35 c,,Ó IACS pendant une période prolongée d'ex-position à une température élevée comprise entre environ 150 et 4250C.On obtient ainsi des résultats inattendus qui définissent un perfectionnement considérable par rapport à l'utilisation wdes blocs de barrage précités en alliage Bronze Corson, qui étaient soumis prématurément à une fissuration intergranulaire et à un écaillage et qui avaient une durée de service trop limitée. Selon des particularités de la présente invention, l'alliage de bloc de barrage contient classiquement, en pourcentages en poids, de 0,2 à 0,6 % de beryllium, de 1,4 à 2,1 % de nickel et de 0, à 0,1 % de fer ou bien, lorsque le cobalt remplace le nickel, de 0,25 à 0,7 % de béryllium, de 1,4 à 2,7 % de cobalt et de O à 0,1 % de fer, le complément étant pratiquement intégralement constitué de cuivre. Un alliage préféré contenant du cobalt contient, en pourcentages en poids, de 0,4 à 0,7 % de béryllium, de 2,4 à 2,7 % de cobalt et de O à 0,1 % de fer, le complément étant constitué essentiellement de cuivre. Ces alliages contenant du cobalt peuvent également contenir de 0,4 à 0,6 % en poids de tellure. Un autre alliage conforme à la présente invention contient de l'argent et il a la composition suivante, donnée en pourcentages en poids : 0,25 à 0,5 % de beryllium, 1,4 à 1,7 % de cobalt, 0,9 à 1,1 % d'argent, 0,1 % de fer et le complément constitué essentiellement de cuivre, la teneur totale en cobalt plus beryllium plus argent plus cuivre étant de 99,5 % au minimum.Le bloc est équipé d'un moyen de fixation servant à maintenir le bloc sur un organe de fixation flexible, qui est ordinairement constitué par un organe flexible continu, tel qu'un ruban métallique flexible, ou tout autre moyen de fixation flexible approprié. Le bloc de barrage comporte une encoche s'étendant sur la longueur du bloc et qui sert à maintenir le bloc sur ledit organe de fixation flexible, par exemple le ruban métallique flexible. L'encoche a généralement une section droite en forme de T et elle est adjacente à une face du bloc. Les blocs sont emmanchés sur le ruban, pour former un barrage latéral de coulée, par insertion du ruban dans et au travers des encoches des blocs avant de fixer ensemble, classiquement par soudage, les parties extrêmes opposées du ruban pour former une boucle continue. Les blocs peuvent glisser sur le ruban. Au moins les faces des blocs de barrage qui sont en contact avec les bandes de coulée espacées l'une de l'autre, avec les blocs de barrage immédiatement adjacents, et avec le métal en train d'être coulé, sont ordinairement, à l'exception de la fente ménagée au travers des faces extrêmes et de la face de fond du bloc, des surfaces planes et lisses, ou essentiellement lisses. La face latérale du bloc de barrage qui est opposée à la face latérale qui est en contact avec le métal en fusion est ordinairement également une surface plane et lisse ou essentiellement lisse. Les alliages utilisés dans la présente invention sont ordinairement des alliages ouvrés. On peut obtenir dans le commerce des alliages de ce genre par exemple auprès de la Société " Brush Wellman Corporation ", Cleveland, Ohio. Les propriétés des alliages concernant la dureté supérieure à 90 Rockwell B et la conductivité supérieure à 35 % IACS sont celles de l'alliage dans la condition de traitement thermique de précipitation. Les alliages précités peuvent être livrés par le fabricant dans cette condition de traitement thermique de précipitation. Il est à rappeler que la propriété des alliages en ce qui concerne la dureté supérieure à 90 Rockwell B correspond à la propriété de alliage après un traitement thermique de précipitation à 482"C. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés dans lesquels la fig. 1 est une vue en élévation et en bout d'un bloc de barrage conforme à l'invention, la fig. 2 est une vue à échelle agrandie d'une partie de la fig. 3 montrant plusieurs blocs de barrage intettenant dans une partie d'un des barrages latéraux de coulée la figure montrant également un dispositif incurvé à rouleaux tendeurs qui a pour fonction de resserrer les blocs de barrage, la fig. 3 est une vue en élévation latérale de la zone de coulée, de la bande inférieure de coulée, d'une partie de la bande supérieure de coulée et d'un des barrages latéraux de coulée intervenant dans une machine de coulée continue à double bande, la fig. 4 est une vue en coupe à échelle agrandie, faite suivant la ligne 4-4,de-la zone de coulée de la fig. 3, la fig. 5 est une vue en coupe à échelle agrandie, faite suivant la ligne 5-5 de la fig. 3 et montrant le dispositif à rouleaux tendeurs qui maintient les blocs de barrage étroitement appliqués l'un contre l'autre dans la zone de coulée, la fig. 6 est une vue en coupe à échelle agrandie, d'une partie d'un barrage latéral, cette figure montrant les blocs spéciaux qui sont fixés ensemble après que les extrémités du ruban ont été soudées l'une avec l'autre, et la fig. 7 est une vue en coupe, faite suivant la ligne 7-7 de la fig. 6 et montrant la structure des deux demi-blocs correspondants placés en condition d'accouplement sur un ruban. En référence aux figures 2 et 3, une machine de coulée continue à double bande Hazelett comporte une bande inférieure de coulée 10 qui est entrainée en rotation autour de cylindres l1 et 12. Le cylindre 1l est placé à l'extrémité d'entrée de la machine tandis que le cylindre 12 est placé à son extrémité de sortie. Un moule mobile de coulée.est défini par et entre la bande inférieure de coulée 10, coopérant avec deux barrages latéraux de coulée 13 et 14 espacés l'un de l'autre. comme indiqué sur la fig. 4, et une bande supérieure de coulée 15, tous ces éléments étant entrainés ensemble le long d'une zone de coulée 16. La bande supérieure 15 tourne autour de cylindres 18 et 19 qui sont représentés partiellement sur la fig. 3. Lors de l'entraînement en rotation des bandes de coulée 10 et 15, les deux barrages latéraux 13 et 14 tournent avec les bandes et traversent la zone de coulée 16 puis les barrages 13 et 14 reviennent de l'extrémité de sortie à l'extrémité d'entrée de la machine de coulée en suivant un trajet qui est éloigné de la zone de coulée, comme indiqué sur la fig. 3. La zone de coulée 16 a été représentée dans une position horizontale sur la fig. 3 pour la commodité d'illustration. Cependant, lors de l'utilisa tion de la machine pour la coulée d'un métal tel que du cuivre, l'extrémité de sortie de la machine est placée dans une position plus basse que son extrémité d'entrée. Les barrages latéraux 13 et 14 comprennent chacun une multiplicité de blocs 20 encochés, visibles également sur les fig. 1 et 4 et engagés sur un ruban métallique flexible sans fin 21, constitué de préférence d'acier inoxydable. Les blocs de barrage 20 sont constitués chacun d'un alliage ouvré à base de cuivre, qui contient du beryllium, du nickel et du cuivre conformément à la présente invention. Les blocs 20 comportent chacun des faces latérales parallèles ou essentiellement paralleles, des faces extrémes avant et arrière et des faces supérieure et inférieure ; en outre les blocs 20 comportent chacun une encoche 23 en forme de T, visible sur les fig. 1, 4 et 7 et s'étendant complètement sur la longueur du bloc dans une zone adjacente à sa face inférieure.Chaque encoche 23 en forme de T comporte une partie verticale ou essentiellement verticale 23a et une partie horizontale ou essentiellement horizontale 23b, d'une largeur légèrement supérieure à celle du ruban métallique 21. La partie verticale d'encoche 23a fait communiquer l'extérieur du bloc 20 avec la partie horizontale d'encoche 23b. Le ruban métallique flexible sans fin 21 est disposé dans la partie horizontale !ienco-he 23b, comme indiqué sur la fig. 4. Un dispositif de refroidissement 24 opérant par pulvérisation d'eau, comme indiqué sur la fig. 3, est disposé entre l'extrémité de sortie de la machine de coulée et le dispositif à rouleaux tendeurs 25. Ce dispositif de refroidissement 24, dont la fonction est de refroidir les barrages latéraux, comporte une chambre de refroidissement 26 entourée par un caisson métallique 27 et il est pourvu d'ouvertures d'entrée et de sortie 28 et 29 pour permettre le passage des deux barrages latéraux au travers de la chambre. Plusleurs collecteurs de pulvérisation 30 sont disposés à l'intérieur de la chambre 26, ces collecteurs 30 comportant des orifices servant à projeter une multiplicité de jets de liquide 31 sur les blocs individuels 20.Un tuyau 32 assure l'alimentation en liquide de refroidissement sous pression, de préférence de l'eau, des collecteurs 30 tandis qu'un tuyau de décharge 33 évacue le liquide de la chambre 26. Un conduit d'échappement 34 évacue la vapeur, par exemple de la vapeur d'eau, qui est engendrée lorsque les jets pulvérisés 31 arrivent sur les barrages latéraux chauds. Les barrages latéraux sont refroidis par le dispositif de pulvérisation 24 jusqu'à une température qui est suffisamment élevée et qui est supérieure au point d'ébullition de l'eau de façon à faire sécher l'eau se trouvant sur les blocs de barrage avant leur réintroduction dans l'extrémité d'entrée de la machine cependant cette température n'est pas suffisamment élevée pour endommager un revêtement qui peut être déposé sur les blocs de barrage.Ces blocs de barrage sont refroidis jusqu'à une température inférieure à 2800C, mais supérieure au point d'ébullition de l'eau, la plage préférée de températures étant comprise entre environ 148 et 1990C. Les blocs de barrage constitués de l'alliage contenant du beryllium, du nickel ou du cobalt et du cuivre conformément à la présente invention possèdent des propriétés essentielles, à savoir une grande conductibilité thermique et une bonne capacité de conservation de cette conductibilité en dépit du fait qu'ils sont soumis à des températures élevées pouvant atteindre environ 426"C, ce qui leur permet de remplir la fonction importante consistant à évacuer rapidement la chaleur à partir des deux surfaces latérales du produit coulé 67. Les barrages latéraux 13 et 14 sont chacun réalisés en engageant par glissement les blocs encochés 20 sur le ruban 21. Une petite partie prédéterminée 35, 36 reste exposée à chaque extrémité du ruban 21, comme indiqué sur la fig. -6, cette partie dépaysante ayant par exemple une longueur d'environ 50 mm à chaque extrémité. Les deux extrémités exposées du ruban sont soudées ensemble suivant un joint 37 qui est surfacé par meulage de façon à former une boucle de ruban sans fin d'une longueur prédéterminée avec préci sion. La zone de la boucle de ruban 21 qui reste encore dégagée est recouverte à l'aide de plusieurs blocs de barrage spéciaux 38 et 39 qui sont chacun formés par assemblage de deux demi-blocs complémentaires 40 et 41, fixés ensemble à l'aide d'un boulon mécanique, comme indiqué sur la fig. 7.Les blocs de barrage 20 ont une hauteur et une largeur d'environ 50 mm. La hauteur des blocs de barrage est classiquement égale à la hauteur du produit coulé, comme indiqué sur la fig. 4. Lorsqutil est nécessaire de couler un produit plus épais ou plus mince, on utilise dans ce cas des barrages latéraux comportant des blocs de dimensions correspondantes. Les deux blocs spéciaux 38 et 39 ont la même section droite que les blocs 20. Plusieurs blocs spéciaux plus étroits 39 peuvent être interposés si nécessaire pour compléter le remplissage de l'espace libre disponible sur le ruban sans fin 21. Les demi-blocs d'accouplement 40 et 41, visibles sur la fig. 7, sont assemblés par l'intermédiaire d'un joint vertical longitudinal 43, orienté perpendiculairement au plan du ruban 21. Les blocs 40 et 41 sont constitués de l'alliage ouvré à base de cuivre, qui contient du béryllium, du nickel et de cuivre conformément à la présente invention. Le joint 43 est décalé par rapport au centre du bloc composite de façon à être placé dans une position aussi éloignée que possible de la face chaude, c'est à dire de la face tourne vers la zone de coulée. Une rainure ou voie de clavetage 44 est ménagée longitudinalement dans la surface de joint d'un bloc 40, entre l'encoche de réception du ruban 21 et la surface supérieure du bloc, tandis qu'une nervure ou clavette longitudinale 45 prévue sur l'autre bloc 41 vient s'engager dans cette rainure ou voie.Une vis ou boulon 46 est engagé horizontalement au travers de la nervure 45 et elle vient se visser dans une douille prévue dans un demi-bloc tandis que sa tête 47 s'appuie dans un évidement 48 ménagé dans le côté de l'autre demi-bloc qui est éloigné du produit coulé, c'est à dire qui est opposé à la face chaude. Pour maintenir les blocs 20 des deux barrages latéraux 13 et 14 étroitement appliqués bout à bout le long de la zone de coulée, on utilise le dispositif incurvé à rouleaux tendeurs 25 représenté sur la fig. 3. Ce dispositif 25 est placé entre le dispositif de refroidissement 24 et l'extrémité d'entrée de la zone de coulée et il sert de moyen d'inflexion pour infléchir les barrages latéraux mobiles le long d'un trajet uniformément incurvé S, visible également sur la fig. 2 et qui est convexe dans une direction orientée vers l'intérieur de la boucle parcourue par les barrages latéraux. Ce trajet S présente une convexité suffisante pour provoquer la création d'intervalles 49 en forme de coin, visibles sur la fig. 2, entre des blocs de barrage adjacents le long de la courbe convexe située au dessus du dispositif tendeur 25.Le ruban 21 en forme de boucle sans fin permet un mouvement de glissement de tous les blocs de barrage. En conséquence, un jeu se manifestant dans l'ensemble des blocs de barrage est absorbé par les intervalles 49 créés le long de la courbe précitée. Egalement, le ruban 21 est décalé en direction de l'intérieur de la boucle de barrage latéral par rapport à l'axe longitudinal de chaque bloc. Il en résulte que la boucle de ruban est placée à proximité de la partie la plus large des intervalles en forme de coin 49 ; ainsi, une partie incurvée S, à convexité dirigée vers l'intérieur et relativement courte, permet d'absorber par effet cumulatif le jeu existant dans le reste de la boucle de barrage latéral en appliquant étroitement les blocs l'un contre l'autre sur la longueur de la zone de coulée. Le produit coulé 67, en forme de barre rectangulaire, est ainsi formé sans aucune bavure et il en résulte que ce produit résultant se trouve dans une condition avantageuse pour le laminage ultérieur servant à le transformer en une barre de cuivre. Le dispositif tendeur 25, représenté sur la fig.3, comporte plusieurs rouleaux 50 entrant en contact avec chacun des barrages latéraux 13, 14 et il est pourvu de moyens servant à guider individuellement les barrages. Ces moyens de guidage peuvent être par exemple constitués par des collerettes 52 prévues sur les rouleaux. Les rouleaux 50 sont montés dans des positions espacées le long d'une courbe 53, visible sur la fig. 2, et qui est formée avec une convexité dirigée vers le haut sur un élément 54 pourvu d'un socle porteur 55 qui peut coulisser librement vers le haut et vers le bas dans un trou 56 ménagé dans une embase 57. Des ressorts 58 entourant les socles 55 poussent l'élément porteur 54 vers le haut. L'embase 57 est fixée de façon réglable sur le bâti 61 de la machine à l'aide de vis de blocage 62. Une montée de l'embase 57 permet d'exercer une plus grande force élastique, dirigée vers le haut, sur les rouleaux 58 en vue de régler le dispositif tendeur 25 de manière qu'il applique les blocs de barrage plus étroitement l'un contre l'autre le long de la zone de coulée 16. Des organes de clavetage 63, visibles sur la fig. 5, peuvent être prévus pour empêcher les socles 55 de tourner dans les trous 56 tout en permettant leur libre coulissement vers le haut et vers le bas. Les extrémités avant et arrière de la courbe 53 peuvent avoir un rayon plus court que celui de la partie centrale de cette courbe, comme indiqué sur la fig. 2, afin de permettre une incurvation essentiellement uniforme des barrages latéraux lors de leur passage sur le dispositif tendeur 25. En conséquence, un intervalle 65 peut souvent exister entre les barrages latéraux mobiles et les rouleaux avant et arrière 50. Les blocs de barrage 20 relativement froids servent également d'évacuateurs de chaleur, en contribuant ainsi à accélérer le refroidissement du produit coulé, tout en agissant de manière à évacuer la chaleur vers les bandes de coulée. Pour contrôler la température de ces barrages latéraux, il est prévu des détecteurs de température 68, visibles sur la fig. 3, et reliés par des fils électriques 69 à un dispositif de commande de température 70. Les détecteurs de température 68 ont été représentés sous la forme d'éléments réagissant à un rayonnement, qui sont espacés des barrages latéraux respectifs 13 et 14. Il est prévu des détecteurs de température de ce genre pour chacun des barrages latéraux 13 et 14 en vue de la commande individuelle de leurs temD-- ratures.Un bouclier cylindrique de protection 72 assure la protection du détecteur 68, sensible à un rayonnement infrarouge et qui est dirigé vers le hsut pour la boucle de barrage latéral respective qui se déplace en direction de l'entrée de la machine. Le bouclier cylindrique 72 peut être légèrement incliné à partir de la verticale, comme indique, afin d'empêcher des particules de crasse de tomber directement sur le détecteur 68. Lorsque de la crasse a pénétré dans le bouclier tubulaire 72-, on peut le nettoyer par l'intermédiaire de l'orifice 74. Le dispositif de commande 70 peut comporter un appareil de mesure 75 servant à indiquer la température de bloc de barrage, qui est maintenue au dessus de 99"C mais en dessous de 280"C. Un circuit 76 relie le dispositif de commande 70 à un organe d'actionnement 77 servant à commander une vanne 78 qui assure la régulation du débit de fluide de refroidissement 31 qui est pulvérisé sur les barrages latéraux respectifs 13 et 14. En conséquence, les barrages latéraux sont refroidis la température désirée à mesure qu'ils se rapprochent de l'extrémité d'entrée de la machine.Il est évident qu'on peut prévoir des tuyaux 32 et des collecteurs 30 séparés pour assurer le refroidissement de choque barrage latéral ; également on peut prévoir un organe d'actionnement 77 et une vanne 78 séparés pour commander individuellement la température de chaque barrage latéral 13, 14. On peut également prévoir un dispositif manuel d'actionnement 84 pour pouvoir commander la vanne 78 à la main, lorsque cela est souhaitable. Les bandes de coulée 10 et 15 peuvent etre pourvues d'un revêtement en matière carbonée tandis que les faces intérieures des blocs de barrage, c'est à dire leurs faces tournes vers la zone de coulée 16, peuvent être revetues par pulvérisation d'une matière thermiquement isolante, par exemple de carbone finement divise en suspension dans un véhicule liquide séchant rapidement, notamment du trichloréthane, à l'aide d'une buse de pulvérisation 86. Les blocs de barrage 20 sont à une température supérieure à 99"C mais inférieure à 280au lorsqu'ils sortent de la chambre de refroidissement 26. En conséquence, tout le réfrigérant liquide, par exemple de l'eau, a été éliminé par séchage avant que les blocs n'arrivent dans la zone de dépôt du revêtement pulvérisé 88. En outre, le séchage rapide des blocs de barrage à leur température contrôlée permet au revêtement pulvérisé 88 de sécher et de former une couche sèche contenant du carbone sur les faces intérieures des deux barrages latéraux 13 et 14 avant que ceux-ci ne repé- nètrent dans l'extrémité d'entrée de la zone de coulée. La machine de coulée à double bande Hazelett, qui est ainsi améliorée grâce aux barrages latéraux conformes à l'invention, qui comportent les nouveaux blocs définis cidessus, a déjà été revendiquée dans le brevet des Etats Unis d'Amérique n" 3 955 615, évidemment à l'exception desdits nouveaux barrages latéraux de coulée conformes à la présente invention. Cette machine de coulée ett disponible auprès de la Société " Hazelett Strip-Casting Corporation ", Winooski, Vermont. On a effectué des essais sur un échantillon d'allia- ge de bloc de barrage, contenant, en pourcentages en poids, de 1,4 à 2,1 % de nickel, de 0,2 à 0,6 % de béryllium et le complément de cuivre, la teneur totale en nickel plus béryllium plus cuivre étant de 99,5 % au minimum. On a utilisé un échantillon ayant des dimensions correspondant à un carré de 25,4 mm de côté. On a introduit l'échantillon dans un four et on l'a maintenu dans ce four pendant une semaine à une température de 4270C. On n'a pas constaté de fssura- tion intergranulaire de l'alliage de l'échantillon et ce dernier a conservé sa dureté supérieure à 90 Rockwell B ; en outre l'alliage de l'échantillon a non seulement conservé sa conductivité d'environ 35 % IACS mais, d'une manière tout à fait inattendue, on a constaté une amélioration de la conductivité de l'alliage, c'est à dire qu'elle est passée d'environ 58 % IACS jusqu'à environ 66 % IACS au cours de cette exposi tion pendant une semaine à la température de 427"C. On a effectué sur la machine de coule continue à double bande Hazelett des essais avec des blst9=: de barrage formés d'un alliage de béryllium-cuivre extrudé, contenant également du cobalt conformément à la présente invention, et également avec des blocs de barrage livrés avec la machine de coulée Hazelett, ces blocs étant formés de Bronze Corson, c'est à dire un alliage de bronze au silicium extrudé contenant des additions de chrome, de fer et de nickel. On a déterminé par analyse chimique les compositions des alliages, exprimées en pourcentages en poids.L'alliage de bérylliumcuivre a donné les résultats suivants : 96,77 % Cu, 0,55 % Be, 2,38 % Co ; tandis que l'alliage de Bronze Corson a donné les résultats suivants : 97,02 % Cu, 0,73 % Si, 1,73 % Ni, 0,36 % Cr et 0,083 Fe. On a remplacé certains blocs de barrage en Bronze Corson, sur le même ruban en acier inoxydable d'un barrage latéral de coulée de la machine à double bande, par des blocs de barrage en alliage de béryllium-cuivre, contenant également du cobalt, et on a fait fonctionner ensuite la machine pour couler de façon continue une barre de cuivre. On a constaté sur les blocs de barrage en Bronze Corson une fissuration intérieure annul-aire et une diminution de conductivité jusqu'à une valeur inférieure à 35 % IACS déjà après la coulée seulement de 1500 tonnes de cuivre en barre. Au contraire, les blocs de barrage en alliage de béryllium-cuivre contenant également du cobalt n'ont présenté aucune fissuration intérieure annulaire après la coulée de plus de 20 000 tonnes de cuivre en barre pendant une période prolongée, discontinue et avec effet cumulatif. On a constaté que la conductivité de l'alliage desdits blocs était encore supérieure à 35 IACS à la suite de cette période prolongée de coulée équivalant à une production supérieure à 20 000 tonnes. REVENDICATIONS 1. Bloc pour barrage de coulée utilisable dans une machine de coulée continue à double bande, caractérisé en ce que ce bloc (20' est formé d'un alliage à base de cuivre comprenant du cuivre et du béryllium et contenant également du nickel ou du cobalt, l'alliage étant un alliage ouvré ayant une dureté supérieure à 90 Rockwell B, une conductivité supérieure à 35 % IACS, et étant résistant à une fissuration intergranulaire pendant une période prolongée d'exposition à des températures élevées jusqu'à environ 427"C, en ce qu'il est prévu des moyens pour maintenir le bloc (20) sur un organe flexible de fixation (21), en ce que ledit alliage, lorsqu'il contient du nickel, comprend, en teneurs pondérales, du béryllium en quantité supérieure à une trace me v non supérieure à 0,6 de l'alliage et du nickel en quantité supérieure à la quantité de béryllium mais non supérieure à 2,1 % de l'alliage alors que ledit alliage, lorsqu'il contient du cobalt, comprend, en teneurs pondérales, du béryllium en quantité supérieure à une trace mais non supérieure à 0,7 % de l'alliage, et du cobalt en quantité supérieure à la quantité de béryllium mais non supérieure à 2,7 % de l'alliage, la teneur totale en béryllium plus cuivre plus nickel ou cobalt étant de 99,5 % au minimum. 2. Bloc pour barrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alliage contient, en pourcentages en poids, de 2,4 à 2,7 % de cobalt, de 0,4 à 0,7 h de béryllium, de O à 0,1 ,0 de fer et le complément essentiellement en totalité de cuivre. 3. Bloc de barrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alliage contient, comme constituant additionnel, de 0,4 à 0,6 h de tellure. 4. Bloc de barrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alliage contient, comme constituant additionnel, de l'argent, ledit alliage contenant, en pourcentages en poids, de 0,25 à 0,5 Z de béryllium, de 1,4 à 1,7 % de cobalt, de 0,9 à 1,1 % d'argent, de O à 0 0 de fer et le complément essentiellement en totalité de cuivre. 5. Bloc de barrage selon la revendication 1, caracté risé en ce que l'alliage contient, en pourcentages en poids, de 0,2 à 0,6 ,0 de béryllium, de 1,4 à 2,1 -,0 de nickel et de 0 à 0,1 de fer. 6. Bloc de barrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alliage contient, en pourcentages en poids, de 0,25 à 0,7 Oh de béryllium, de 1,4 à 2,7 2J0 de cobalt et de O à 0,1 % de fer. 7. Dispositif à barrages latéraux agencé pour être utilisé dans une machine de coulée continue à double bande, dans laquelle deux barrages latéraux (13, 14) espacés l'un de l'autre tournent chacun sous forme d'une boucle et se déplacent le long d'une zone de coulée (16) depuis son extrémité d'entrée jusqu'à son extrémité de sortie entre deux bandes de coulée (10, 15) exécutant un mouvement de révolution et espacées l'une de l'autre de façon à définir ainsi un moule mobile, les barrages latéraux (13, 14) revenant de l'extrémité de sortie à l'extrémité d'entrée de la zone de coulée en suivant un trajet de retour qui est éloigné de la zone de coulée, dispositif caractérisé en ce que les barrages latéraux (13, 14) comprennent chacun une multiplicité de blocs (20) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, lesdits blocs étant maintenus sur un organe de fixation (21) flexible et continu.