L'invention se rapporte à un procédé de transfert de chaleur d'une source à un dissipateur à température élevee. Ce transfert de chaleur s'effectue par des appareillages appelés généralement "pompes de chaleur" et il existe deux types bien connus de pompes de chaleur, à savoir (1) le type à compression dans lequel un fluide de travail subit une compression mécanique, est refroidi par trans fert de chaleur au dissipateur, le fluide de travail étant condensé en un liquide pendant ce refroidissement, puis le fluide de travail refroidi subit une détente afin d'en abaisser encore la température à une valeur inférieure à celle de la source de chaleur, le fluide de travail détendu et refroidi circulant ensuite en rela tion de transfert de chaleur avec la source de manière à en extraire de la chaleur, le fluide de travail ainsi chauffé étant alors envoyé dans le compresseur ;; (2) le type à absorption dans lequel la vapeur contenant le fluide de travail est séparée d'une solution de ce fluide dans un liquide absorbant par distillation, la vapeur passant ensuite en relation de transfert de chaleur avec le dissipateur afin de refroidir le fluide de travail par transfert de chaleur à ce dissipateur, le fluide de travail étant ensuite détendu de façon à abaisser sa température à une valeur inférieure à celle de la source de chaleur, le fluide de travail détendu passant ensuite en relation d'échange de chaleur avec la source afin d'extraire de la chaleur de cette dernière, puis le fluide de travail étant absorbé dans le liquide absorbant pour reformer la solution de fluide de travail dans un liquide absorbant afin qu'elle puisse continuer à être utilisée dans le cycle. Les deux types de pompes de chaleur ont des inconvénients. Par exemple, le type de pompe de chaleur à compression exige des lubrifiants spéciaux~pour le compresseur, lubrifiants qui doivent être compatibles avec le fluide de travail et être thermiquement stables aux températures de fonctionnement du compresseur. En général, ce facteur limite les températures maximales de travail du compresseur à des valeurs comprises entre 120 et 1400C. De plus, leur rendement thermique maximal est limité dans une certaine mesure. Les pompes de chaleur à absorption tendent à être volumineuses et coûteuses et ce facteur en réduit, dans ule certaine mesure, l'attrait du point de vue du bas prix de vérification et d'entretien par rapport aux pompes de chaleur du type à compression.Par ailleurs, un autre inconvénient des deux types de pompes de chaleur est que les températures maximales de transfert de chaleur au dissipateur ont été limitées principalement en raison de la réaction du fluide de travail avec un autre composant de la pompe de chaleur. L'invention a pour objet un procédé de transfert de chaleur d'une source à un dissipateur à température élevée, ainsi qu'une pompe de chaleur pour la mise en oeuvre de ce procédé et qui remoud au moins certains des problèmes des procédés et des appareillages à pompe de chaleur de l'art antérieur. Selon une particularité essentielle du procédé conforme à l'invention de transfert de chaleur d'une source qui est à une température T1 à un dissipateur qui est à une température supérieure T2, il consiste notamment à chauffer une solution contenant un fluide de travail dissous dans un liquide absorbant dans une première zone maintenue à une température inférieure à la température de décomposition des composants de la solution, de manière que celle-ci se sépare en une vapeur riche en fluide de travail à une température T3 dépassant T2 et en un liquide absorbant appauvri en fluide de travail dissous, à faire circuler la vapeur de la première zone dans une seconde dans laquelle la vapeur passe en relation d'échange de chaleur avec le dissipateur afin de transférer la chaleur du fluide de travail à ce dissipateur et à provoquer la condensation d'au moins une partie du fluide de travail en un liquide, à faire circuler le fluide de travail condensé en liquide de la seconde zone vers une troisième dans laquelle les conditions sont telles que le fluide de travail est amené à passer à une température T4 inférieure à T1 en relation d'échange de chaleur avec la source afin de transférer ainsi de la chaleur de la source au fluide de travail, à faire circuler le fluide de travail de la troisième zone vers une quatrième dans laquelle ce fluide est mis en contact avec le liquide absorbant appauvri en fluide de travail dissous et ayant été amené à circuler de la première zone vers la quatrième, le contact étant produit dans la quatrième zone dans des conditions telles que le fluide de travail se dissout dans le liquide absorbant de manière à former la solution utilisée dans la première zone, puis à faire circuler cette solution de laquatrième zone vers la première, le fluide de travail consistant en un ou plusieurs hydrocarbures et ayant en moyenne n atomes de carbone par molécule, le liquide absorbant consistant, de son côté, en un ou plusieurs hydrocarbures et ayant en moyenne m atomes de carbone par molécule, m - n étant compris dans une plage allant de 1 à 20. Pour la plupart des hydrocarbures les plus communs qui peuvent convenablement etre mis en oeuvre dans le procédé de l'invention, la température de la première zone peut être telle que les hydrocarbures soient soumis à des températures qui ne dépassent de préférence pas 3500C afin d'en éviter la décomposition thermique. Ces températures peuvent sans difficulté dépasser avec les avantages correspondants les températures maximales régnant dans le compresseur à gaz d'une pompe de chaleur du type à compression. La pression P1 régnant dans la première zone dépasse, de préférence, la pression P2 régnant dans la seconde. La circulation du liquide absorbant de la quatrième zone vers la première est de préférence produite au moyen d'une pompe, bien que cette circulation puisse en variante et/ou en complément être provoquée par thermosyphon et/ou par effet de pompe élévatrice. Le "rapport de compression" de la pompe de circulation ou du dispositif équivalent provoquant la circulation, exprimé sous forme du rapport de la pression de sortie de la pompe (ou du dispositif équivalent) à la pression d'entrée, est de préférence compris dans une plage allant de 2,5 à 20, par exemple 4 à 15 et très avantageusement de 6 à 12. La séparation de la vapeur du liquide absorbant est effectuée de préférence dans la première zone par distil lation. Il est possible d'augmenter la proportion du fluide de travail dans la vapeur en renvoyant une certaine partie du produit de condensation obtenu dans la seconde zone vers la première dans laquelle il est utilisé en reflux dans le processus de distillation. L'invention a par ailleurs pour objet une pompe de chaleur du type à absorption dans laquelle le fluide de travail et le liquide absorbant sont des hydrocarbures et une solution de fluide de travail dans un liquide absorbant est séparée par distillation dans une zone correspondante à une température inférieure à celle de décomposition des composants de la solution, la séparation donnant une vapeur riche en fluide de travail et un liquide formé d'absorbant appauvri en fluide de travail dissous, le fluide de travail étant un hydrocarbure ayant en moyenne n atomes de carbone par molécule, le liquide absorbant ayant en moyenne m atomes de carbone par molécule, et m-n étant dans une plage comprise entre 1 et 20. Pour un fluide de travail ayant (par exemple en moyenne) n atomes de carbone par molécule et pour un liquide absorbant ayant m atomes de carbone par molécule (par exemple en moyenne) m - n peut être compris dans une plage allant de 3 à 20 (par exemple de 3 à 11) selon les types de combinaisons de fluide de travail et de liquide absorbant utilisées. Le fluide de travail et le liquide absorbant sont choisis de manière qu'ils aient des propriétés convenables dans la pompe de chaleur, compte tenu en particulier de la température de la source de chaleur qui peut être, par exemple, une source de chaleur perdue. Pour la plupart (mais non pas nécessairement pour toutes) des applications de l'invention, n a de préférence une valeur comprise dans la plage allant de 3 à 20. L'invention va être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels : - la figure 1 est un schéma fonctionnel de l'appareillage et représente les pièces principales d'un exemple particulier de pompe de chaleur- conforme à l'invention ; - la figure 2 est un graphique obtenu par simulation au moyen d'un ordinateur et représente en ordonnées les températures de différentes pièces de l'installation de la figure 1 pour différentes combinaisons de fluide de travail et de fluide absorbant qui sont portées en abscisses ; et - la figure 3 est un graphique montrant la manière dont le coefficient de rendement varie avec les variations de certains paramètres opérationnels. La figure 1 représente une canalisation 10 dans laquelle passe une solution d'un fluide de travail constitué d'un hydrocarbure relativement léger dans un liquide absorbant constitué d'un hydrocarbure relativement lourd, cette solution pénétrant dans une colonne de distillation 11. Les composants liquides à point d'ébullition élevé descendent dans le fond de la colonne et les composants à point d'ébullition plus bas vont vers le sommet.Un courant 12 riche en composants à point d'ébullition élevé est soutiré, de manière classique en distillation, du fond de la colonne 11 et une partie de ce flux est dirigéepar une canalisation 13 dans un rebouilleur 14 dans lequel elle est portée (l'admission de chaleur étant indiquée par une flèche 15 pointant vers l'intérieur) à une température supérieure, puis la canalisation 16 la renvoie dans la colonne 11 dans laquelle elle apporte la chaleur nécessaire à maintenir dans cette dernière le processus de distillation.La vapeur enrichie en composants à bas point d'ébullition sort du sommet de la colonne 11 et pénètre dans une canalisation 17 qui la dirige dans un condenseur 18 qui la transforme en liquide, la chaleur étant transférée à un dissipateur convenable (par exemple de l'eau et/ou de l'air) de la manière indiquée par une flèche 19 pointant vers l'extérieur. Une partie du produit de condensation est renvoyée dans la colonne 11 sous forme de reflux par une canalisation 20 afin de favoriser la séparation des composants à bas point d'ébullition de ceux qui sont à point d'ébullition élevé, et le reste du produit de condensation est dirigé par-une canalisation 21 sur un autre échangeur de chaleur 22 dans lequel il subit encore un refroidissement, la chaleur étant transférée à un dissipateur convenable tel qu'indiqué par une flèche 23 pointant vers l'extérieur. L'échangeur de chaleur 22 et le condenseur 18 peuvent consister en des parties différentes d'un échangeur de chaleur commun. Une canalisation 24 fait passer le produit de condensation refroidi de l'échangeur de chaleur 22 vers un échangeur 25 dans lequel il circule en relation d'échange de chaleur avec un flux de fluide froid dont il sera fait mention par la suite, et donc il subit encore un refroidissement, puis il passe par un détendeur 26 et pénètre dans un évaporateur ou chambre de vaporisation instantanée 27. Le détendeur 26 peut consister en une simple soupape ou en un moteur à détente destiné à récupérer un travail utile par expansion du fluide ou il peut consister en une telle soupape combinée avec un tel moteur de toute manière techniquement possible et efficace. La réduction de pression du produit de condensation à son passage par le détendeur 26 en abaisse encore la température et l'abaissement de pression provoque la vaporisation de ce produit de condensation (au moins en partie).L'hydrocarbure condensé et ayant subi la vaporisation dans la chambre 27 de vaporisation instantanée se trouve dans cette dernière en relation d'échange de chaleur avec une source de chaleur qui est à température relativement basse, mais dont la chaleur est facilement disponible. La source de chaleur peut être l'air ambiant, de l'eau d'une rivière, d'un lac ou d'une mer, des sources de chaleur industrielle de faible valeur telles que des effluents d'un processus de fabrication ou toute- combinaison techniquement possible de ces sources et la vapeur d'hydrocarbure froide, qui est à une température inférieure à celle de cette source, en extrait la chaleur de la manière indiquée par une flèche 28 pointant vers l'intérieur. La vapeur froide d'hydrocarbures, dont l'enthalpie a été augmentée, quitte la chambre 27 de vaporisation instantanée par une canalisation 29, puis passe dans un échangeur de chaleur 25 dans lequel passe aussi le flux du produit de condensation liquide et dans lequel elle constitue le flux de fluide froid mentionné plus haut et donc elle subit une élévation de température. Une canalisation 30 fait passer la vapeur chauffée de l'échangeur 25 dans la partie supérieure d'une tour d'absorption 31. Le liquide provenant du fond de la chambre de vaporisation instantanée 27 est dirigé par une canalisation 32 dans une région de la tour d'absorption 31 qui se trouve au-dessous de ladite partie supérieure. La vapeur entre en contact dans la tour d'absorption avec le produit du fond de la colonne 11, ce produit du fond de cette colonne étant dirigé par une canalisation 33 sur un échangeur de chaleur 34 et par une canalisation 35 vers le sommet de la tour d'absorption 31.Ce produit de fond est sensiblement à la pression de la colonne de distillation et lors de sa descente dans la tour d'absorption, il dissout l'hydrocarbure en phase vapeur et en phase liquide entrant par les canalisations 30 et 32, respectivement, de manière à former au fond de la tour une solution ayant la même composition que celle de la solution pénétrant par la canalisation 10 dans la colonne de distillation 11. La formation de la solution dégage de la chaleur qui est extraite de la tour 31 de la manière indiquée par une flèche 36 pointant vers l'extérieur. La solution d'hydrocarbure est soutirée de la tour 31 par une canalisation 37 et une pompe 38 la dirige dans une canalisation 39 qui la fait passer ensuite dans un échangeur de chaleur 34 dans lequel passe aussi le produit chaud du fond de la tour 31, ce dernier étant ainsi refroidi (en facilitant l'absorption dans la tour 31), tandis que le premier subit un chauffage qui abaisse ainsi l'admission de chaleur dans le rebouilleur 14. La solution chauffée est ensuite renvoyée par la canalisation 10 dans la colonne de distillation -dans laquelle elle est réutilisée. On comprend d'après ce qui précède que le cycle des opérations décrites provoque le transfert de chaleur d'une source par échange dans la chambre 27 de vaporisation instantanée, dans le condenseur 18 et dans l'échangeur 22, en particulier. L'énergie nécessaire à maintenir le cycle en fonctionnement est celle apportée par la chaleur au rebouilleur 14 et celle du travail, indiqué par une flèche 41, produit par la pompe 38. La figure 2 représente par un graphique les relations caractéristiques entre les combinaisons de. fluide de travail et de fluide absorbant ainsi que: les températures des différents éléments principaux de l'installation de la figure 1. Les combinaisons de fluide de travail et de fluide absorbant sont toutes formées de n-paraffines uniquement à titre d'exemple et pour simplifier, le liquide absorbant ayant 4 atomes de carbone par molécule de plus que le fluide de travail et le rapport molaire du fluide de travail et du liquide absorbant étant de 1::1. Le nombre des atomes de carbone par molécule du fluide de travail (d'après lequel le nombre des atomes de carbone par molécule du liquide absor bant peut être facilement calculé &commat;n lui ajoutant 4) est indiqué en abscisses et la tewpérature est portée en ordonnées. La courbe A représente la température dans le condenseur 18, la courbe B représente la température dans l'échangeur de chaleur 22, la courbe C représente la tempe- rature dans la tour d'absorption 31 et la courbe D représente la température dans la chambre 27 de vaporisation instantanée pour un "rapport de compression constant (c1est-à-dire le rapport des pressions à la sortie et à l'entrée de la pompe 38). On observe que pour un rapport de compression donné, il est possible d'exploiter les températures dans une plage considérable de sources de chaleur pour produire de la chaleur utile dans le dissipateur dans une large plage de teinpérature Différents rapports de compression de la pompe permettent d'exploiter des températures différentes aussi bien à la source de chaleur que dans le dissipateur de chaleur. Il n'est pas nécessaire, bien entendu, d'utiliser des hydrocarbures purs ou des n-paraffines. Tout hydrocarbure (par exemple des paraffines ramifiées et/ou linéaires et/ou des hydrocarbures aromatiques) peut être utilisé à condition qu'il ait des propriétés thermodynamiques convenables. A titre d'exemple, le tableau suivant donne quelques informations obtenues par simulation à l'ordinateur pour trois pompes de chaleur utilisant des paraffines linéaires. Dans la colonne X, le fluide de travail est du n-butane et le liquide absorbant est du n-octane. Dans la colonne Y, le fluide de travail est du n-hexane et le liquide absorbant est du n-décane. Dans ces deux cas, le rapport molaire du fluide de travail au liquide absorbant est de 1:1 dans la solution quittant la tour d'absorption 31. Dans la colonne Z, les informations données le sont pour du n-heptane constituant le liquide de travail et du n-heptadécane constituant le liquide absorbant. Dans ce cas, le rapport molaire du fluide de travail au liquide absorbant de la solution quittant la tour d'absorption est de 1:1,21. TABLEAU X Y Z Température du flux 29(OC) il 85 122 Température du flux 37(OC) 30 105 148 Température de l'échangeur de chaleur 22 (Moyenne) (OC) 57 137 163 Température du flux 21 (OC) 82 167 193 Chaleur admise dans le rebouilleur 14 (*) 100 100 100 Chaleur admise dans la chambre de vaporisation instantanée 27(**) 55,5 49,5 61,9 Chaleur récupérée dans la tour d'absorption 31(**) 58,6 53,0 58,9 Chaleur récupérée dans l'échangeur de chaleur 23(**) 20,2 27,7 35,7 Chaleur récupérée dans le condenseur 18(tut) 75,7 68,8 68,4 Coefficient de rendement 1,545 1,495 1,632 (*) L'admission indiquée de chaleur dans le rebouilleur comprend l'équivalent d'énergie calorifique apporté par la pompe 38 en unités arbitraires. (**) Dans les mêmes unités arbitraires que celles utilisées pour l'admission de chaleur dans le rebouilleur. L'énergie, qui est limitée par le risque de décomposition thermique, peut être extraite de la source de chaleur à des températures comprises dans la plage allant de 10 à 1600C et peut être disponible à des températures comprises dans la plage de 80 à 240 C à l'aide des combinaisons comprises entre nC4 + nC8 et nC8 + nC12 et représentées sur la figure 2. Ces températures se comparent très favorablement à celles auxquelles l'énergie est disponible dans la plupart des pompes de chaleur efficaces à compression existant couramment et dans lesquelles les températures maximales de sortie sont limitées à 1400C ou approximativement à cette température. Des températures supérieures de la source de chaleur peuvent être exploitées avec des fluides de travail à poids moléculaire supérieur. il est possible de faire varier la température du condenseur 22 pour une température fixe de la source de chaleur en faisant varier le rapport de compression de la pompe 38. Par exemple, avec une combinaison de n-butane et de n-octane et pour une extraction de chaleur sur la source à 100C, la chaleur peut être disponible dans l'échangeur de chaleur 22 à des températures comprises dans une plage de 40 à 1200C pour des rapports de compression compris entre 2,75 et 15,5, les coefficients correspondants de rendement étant compris dans une plage allant de 1,64 à 1,48. Le graphique de la figure 3 représente en abscisses la pression (en 105 Pa absolus) dans la colonne de distillation 11 et sur l'ordonnée gauche, les températures (en OC) de différents flux de l'installation de la figure 1 et sur l'ordonnée droite, le coefficient de rendement. Les informations de la figure 3 ont été obtenues par simulation à l'ordinateur dans laquelle le fluide de travail est du n-heptane et le liquide absorbant est du nheptadécane. il est admis que la pression régnant dans la chambre 27 de vaporisation instantanée est égale à 1,8.105 Pa (absolus). La courbe E est celle de la température constante (1200C) régnant dans la chambre de vaporisation instantanée, la courbe F est celle de la température constante (1500C) du flux quittant la tour d'absorption 31 par la canalisation 37, la courbe G est celle de la température des flux passant par les canalisations 20 et 21 à la sortie du condenseur 19 et la courbe H est celle de la température du flux 12 quittant le fond de la colonne de distillation 11. Les courbes J et K montrent l'abaissement du coefficient de rendement avec l'augmentation de la pression de distillation pour, respectivement et théoriquement, 12 et 6 plateaux dans la colonne de distillation 11. On observe qu'avec une augmentation de la pression de distillation de 4 à 10.195 Pa, le coefficient de rendement tombe de 1,86 à 1,71 le long de la courbe J et de 1,80 à 1,6-1 le long de la courbe K. Bien que l'invention ait été décrite en admettant l'utilisation d'hydrocarbures purs, il doit être bien entendu que ceux-ci ne sont mentionnés qu'à titre d'exemple uniquement. Les fluides de travail ou le liquide absorbant ou encore ces fluides et ce liquide peuvent consister en un mélange d'hydrocarbures, par exemple en une fraction d'hydrocarbures obtenue par distillation ou par un autre procédé de séparation. Les hydrocarbures peuvent être de tout type, par exemple de type aromatique. Dans le mode de réalisation décrit en regard de la figure 1, la totalité du fluide de travail passe dans une unique chambre 27 de vaporisation instantanée pour l'extraction de la chaleur de la source froide, puis il passe dans une unique tour 31 dans laquelle il est absorbé dans la totalité du liquide absorbant obtenu au fond de la colonne de distillation 11 de manière à former une solution qui est renvoyée dans la colonne de distillation 11 pour continuer à être utilisé. En variante de réalisation de l'invention (non représentée), les opérations précédentes peuvent être exécutées en différents étages de manière à rendre la chaleur disponible au dissipateur chaud à des températures plus élevées. Dans cette variante de réalisation, l'extraction de la chaleur de la source froide a lieu dans une première zone de vaporisation instantanée à l'aide d'une première quantité de fluide de travail qui est disponible dans la canalisation 24. Cette première quantité de fluide de travail passe de la chambre de vaporisation instantanée dans une première tour d'absorption dans laquelle elle est absorbée par une première quantité de liquide absorbant disponible dans la canalisation 35 afin de former une première solution de fluide de travail dans du liquide absorbant. Une seconde quantité de fluide de travail passe de la canalisation 24 dans une seconde zone de vaporisation instantanée en relation d'échange de chaleur avec les fluides de la première tour d'absorption afin d'extraire la chaleur des fluides à une température supé rieure à celle de la source froide.La seconde quantité de fluide de travail passe dans une seconde tour d'absorption dans laquelle elle est absorbée dans une seconde quantité de liquide absorbant de manière à former une seconde solution qui est combinée avec la première, de préférence après que la chaleur a été soutirée ou extraite à ladite température supérieure. La chaleur peut être rendue disponible directement dans un échangeur convenable ou, si sa température n'est pas suffisamment élevée, une troisième quantité de fluide de travail provenant de la canalisation 24 peut subir la vaporisation instantanée à basse pression par échange indirect de chaleur avec les fluides dans la seconde tour d'absorption afin d'extraire la chaleur à une température plus élevée que celle régnant dans la première tour d'absorption.La troisième quantité de fluide de travail est ensuite dirigée sur une troisième tour d'absorption dans laquelle elle est mise en contact avec une troisième quantité de fluide absorbant afin de former une troisième solution et la chaleur est de préférence rendue disponible au dissipateur chaud à une température relativement élevée avant que la troisième solution soit combinée avec les première et seconde solutions pour être recyclée dans la colonne de distillation 11. On comprend que dans ce mode de réalisation dans lequel les opérations ont lieu dans des étages successifs, la chaleur disponible dans la dernière tour d'absorption peut être à une température relativement élevée et que plus le nombre d'étages est grand, plus est élevée la température à laquelle la chaleur est disponible dans la tour d'absorption finale. Ainsi, bien que le mode de réalisation à étages successifs ait été décrit pour trois étages d'absorption du fluide de travail dans le liquide absorbant, il est possible de mettre en oeuvre un nombre quelconque d'étages. En pratique, le capital investi peut représenter un facteur majeur qui limi-te le nombre d'etages. Les avantages offerts par la présente invention sont, de manière générale, les suivants - Bas prix du fluide de travail et du liquide absorbant - Faible toxicité des fluides utilisés ; - Faible activité chimique des fluides vis-à-vis de l'ap pareillage de la pompe de chaleur - L'extraction de chaleur peut s'effectuer à des tempéra tures atteignant la limite de décomposition thermique (par exemple de 3500C) - Aucune limitation de puissance due à des limitations de la consommation d'énergie de fonctionnement - Bonne souplesse de fonctionnement pour un fluide de tra vail et un liquide absorbant donnés, souplesse obtenue par variation des rapports de compression de la pompe 38 - I1 est possible d'obtenir des coefficients de rendement pouvant atteindre 1,8. Ces coefficients sont semblables ou mêmes supérieurs à ceux des rendements obtenus avec des pompes à absorption utilisant de l'ammoniac et de l'eau - 11 est possible d'exploiter des températures de la source de chaleur dans une large plage (par exemple, jusqu'à 2500C). REVENDICATIONS 1 - Procédé de transfert de chaleur d'une source qui est à une température T1 à un dissipateur qui est à une température supérieure T2, ce procédé consistant essentiellement à chauffer une solution consistant en un fluide de travail dissous dans un liquide absorbant à l'intérieur d'une première zone (11), maintenue à une température inférieure à celle de décomposition des composants de la solution de manière que cette dernière soit séparée par distillation en une vapeur riche en fluide de travail qui est à une température T3 supérieure à la température T2 et en un liquide absorbant appauvri en fluide de travail dissous, à faire passer la vapeur de la première zone dans une seconde (18) dans laquelle cette vapeur circule en relation d'échange de chaleur avec un dissipateur de manière à transférer la chaleur du fluide de travail au dissipateur et à provoquer la condensation en liquide d'au moins une partie du fluide de travail, à faire passer le liquide de travail de la seconde zone dans une troisième (27) dans laquelle les conditions sont telles que ce fluide de travail atteint une température T4 inférieure à la température T1 par échange de chaleur avec la source afin de transférer la chaleur de cette dernière au fluide de travail, puis à faire passer ce fluide de travail de la troisième zone dans une quatrième (31) dans laquelle il est mis en contact avec le liquide absorbant appauvri en fluide de travail dissous et qui a été amené à passer de la première zone dans cette quatrième, le contact étant produit dans la quatrième zone dans des conditions telles que le fluide de travail se dissolve dans le liquide absorbant de manière à former la solution utilisée dans la première zone (11), puis à faire passer cette solution de la quatrième zone dans la première, procédé caractérisé en ce que le fluide de travail comprend au moins un hydrocarbure ayant n atomes de carbone par molécule en moyenne et le liquide absorbant comprend au moins un hydrocarbure ayant m atomes de carbone par molécule en moyenne, m - n étant compris- dans une plage allant de 1 à 20. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que m - n est compris dans une plage allant de 3 à 11. 3. - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que n est compris dans une plage allant de 3 à 20. 4. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la pression P1 régnant dans la première zone (11) est supérieure à la pression P2 régnant dans la troisième zone (27). 5. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la circulation du liquide absorbant de la quatrième zone (31) à la première (11) est produite au moyen d'une pompe de circulation (38). 6. - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le rapport de la pression de sortie de la pompe de circulation à la pression d'entrée de cette pompe est compris dans une plage allant de 2,5 à 20. 7. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la vapeur est séparée du liquide absorbant dans la- première zone (11) par distillation. 8. - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'une partie du produit de condensation de la seconde zone (18) est utilisée en reflux dans le processus de distillation. 9. - Pompe de chaleur de type à absorption utilisant un fluide de travail et un liquide absorbant qui peuvent former une solution de liquide absorbant et de fluide de travail aux températures et pressions regnant dans la pompe de chaleur au cours du fonctionnement de cette dernière, pompe caractérisée en ce que le fluide de travail ainsi que le liquide absorbant sont des hydrocarbures et une solution de fluide de travail dans le liquide absorbant est séparée par distillation dans une zone correspondante (11) à une température inférieure à celle de décomposition des composants de la solution, ladite séparation résultant en une vapeur riche en fluide de travail et en un liquide consistant en liquide absorbant appauvri en fluide de travail dissous, le fluide de travail ayant n atomes de carbone par molécule en moyenne et le liquide absorbant ayant m atomes de carbone par molécule en moyenne, m -n étant compris dans une plage allant de 1 à 20. 10. - Pompe de chaleur selon la revendication 9, caractérisée en ce que n est compris dans une plage allant de 3 à 20.