Pour les crampons antidérapants déjà connus et employés sur les pneus de véhicules, on brase une tige cylindrique en métal dur dans une douille, ou bien on introduit par pression une tige conique en métal dur dans cette douille. L'adhérence (encrage de la tige dans la douille) constitue une caractéristique de qualité importante du crampon antidérapant, que l'on détermine quantitati- vement en mesurant la résistance d'expulsion. L'avantage du système brasé -consiste en une plus forte résistance d'expulsion de la tige en métal dur. De plus, dans des conditions normales, cette tige peut outre employée jusqu'à usure totale. Mais l'inconvénient de ce système consiste en ce que, si la brasure est défectueuse (défaut de fabrication), ou bien si le joint brasé liche sous l'effet des contraintes variables imposées par le service, il en résulte une perte immédiate de la tige. Un autre inconvénient du système brasé consiste en un prix de fabrication plus élevé. L'avantage de la tige conique introduite par pression consiste en ce que son prix de fabrication est moins élevé, et que de plus les forces produites par le roulement stopposent à la perte de la tige parce qutelles poussent constamment celle-ci dans son siège conique. Des essais ont en effet montré que, même des tiges qui sont fixés de façon trop liche (défaut de fabrication) et qui ne possèdent initialement qu'une résistance d'expulsion inférieure à 60 kp, atteignent fréquemment des résistances d'expulsion supérieures à 100 kp après environ 200 kni de parcours, par suite de cst effet. Mais on doit considérer comme des inconvénients le fait que la résistance d'expulsion de la tige en métal dur est en moyenne très inférieure à celle du système brasé, et que dtautre part les tiges ont une certaine tendance à s'échapper quand les crampons sont fortement usagés. Le crampon antidérapant de la présente invention combine les avantages du système brasé déj & connu avéc ceux du système à tige conique fixée par pression, et son prix de fabrication est intermédiaire entre ceux de ces deux systèmes. La présente invention utilise la résistance mécanique extrêmement élevée des couches minces de brasure, et elle obtient ainsi une tenue particulièrement énergique de la tige en métal dur dans la douille, ce qui se manifeste par une résistance d'expulsion de la douille qui nta jamais été atteinte jusqutici. L'invention concerne un crampon antidérapant destiné aux pneus de véhicules, et constitué par une douille métallique et une tige en métal dur introduite et fixée par brasure0 Suivant cette invention, la tige a une forme conique ayant une demi-ouverture de 0,5 à 50,et elle est assemblée avec la douille sur sa surface conique, par une couche de brasure dtépaisseur uniforme et très faible, atteignant au maximun 30 microns, grâce à quoi la résiqtance d'expulsion de la tige en métal dur dépasse 11 kp/mm2. Suivant un exemple de réalisation de cette invention, la tige conique 1 est d'abord recouverte d'une couche métallique 3 d'é- paisseur inférieure à 30 microns et dont le point de fusion est inférieur à celui du métal de la douille. Dans le cas où il se forme un alliage entre la couche métallique et la douille, il faut simplement-que le point de fusion de l'alliage formé soit inf6- rieur à celui du métal de la douille.Par exemple, on peut déposer électrolytiquement sur la tige de métal dur 1 une couche de cuivre 3 d'environ 10 microns d'épaisseur, ou encore on peu recouvrir la tige de métal dur d'une couche de nickel phosphoreux 3 d'environs 20 microns d'épaisseur, sans passage de courant électrique, en la plongeant dans une solution de 30 g. de chlorure de nickel, 10 g. d'hypophosphite de sodium et 40 g. de citrate de se- dium dans un litre d'eau et en chauffant jusqu'à environ goe. li- médiatement après, la tige de métal dur est introduite par pression dans une douille en acier 2, par exemple en acier fritté, qui comporte une cavité ap ride, de façon à réaliser une liaison la plus intense entre la surface conique de la tige et la douille. Immédiatement après, on chauffe le crampon antidérapant ainsi obtenu jusqutà une température comprise entre la tempdrature de fusion de la couche métallique, ou éventuellement de l'alliage formé entre la tige métallique et le métal de la douille, et la températu- re de fusion du métal de la douille. Dans les exemples précités, cette température est d'environ 11000 C. Pour éviter l'oxydation on effectue avantageusement ce chauffage sous un gaz de protection. On peut évidemment appliquer également des traitements de trempe ou autres analogues, pour améliorer éventuellément la ma- tière après ce chauffage de brasure. Une étude des résistances dtexpulsion des crampons antidéra- pants ainsi fabriqués montre que, méme si l'on applique une force d'expulsion de 700 kp (équivalent a' au moins 11 kp/mm2 de surface de brasure) la tige reste absolument bloquée dans son siège. Comparativement, les résistances d'expulsion des tiges à brasure normale sont comprises entre 400 et 700 kp (soit en moyenne 8,5 kp/mm de surface de brasure), tandis que celles des tiges coni- ques assemblées par pression mais non brasées sont comprises entre 280 et 500 kp (soit en moyenne 5,5 kp/mm2 de surface conique introduite). REVENDICATIONS 1) Crampons antidérapants pour pneus de véhioules, constitués par une tige en métal dur brasé dans une douille métallique, et caractérisés par le fait que la tige a une forme conique de demi-ouverture comprise entre 0,5 et 50 et est liée dC 9 douille sur sa surface conique par une couche de brasure d'épaisseur uniforme, faible et ne dépassant pas 30 microns, grâce à quel la rêsistance d'expulsiou de la tige en métal dur dépasse ll kp/mm de surface de brasure. 2) Méthode de fabrication des crampons antidérapants conformes à la revendieation 1, caractérisée par le fait qu'on dépose sur une tige conique 1, en métal dur une couche métallique 3 d'épaisseur maximale de 30 micrens fondant en dessous du point de fusion du métal de la douille ou bien formant avec le mental de la douille un alliage fondant à une température plus faible que le métal de la douille, que cette tige ainsi métallisée est immédiatement enauite intreduite par pression dans la douille 2, que l'on obtient ainsi une liaison la plus intense entre les sufaces conitues de la tige et de la douille, et qu'immédiatement emonite la douille avec la tige en place sont chauffées jusqu'à une tempéra bure comprise entre le point de fusion du métal de la douille et le point de fasion de la couche métallique ou de l'alliage formé entre la couche métallique et le métal de la douille.