La présente invention concerne un convoyeur à chaîne du type dans lequel au moins un élément mobile est agencé pour pouvoir être entraîné par une chaîne. On connaît déjà de tels convoyeurs utilisés en particulier dans des restaurants tels que des restaurants d'entreprises. Dans ces établissements, les clients se servent euxmêmes en disposant sur un plateau les différentes pièces de vaisselle nécessaires à leur repas. A la fin de leur repas les clients amènent leur plateau chargé de la vaisselle sale à un convoyeur du type ci-dessus. Ce convoyeur est généralement aménagé dans une ouverture d'une cloison séparant la salle de restaurant d'une salle où la vaisselle est nettoyée. Des paniers sur lesquels sont susceptibles d'être déposés les plateaux de vaisselle sale se déplacent sur deux parties rectilignes du convoyeur faisant chacune face à l'une des salles, ces deux parties rectilignes étant reliées par des virages à 1800. Les clients déposent par conséquent leur plateau sur les paniers du côté faisant face à la salle de restaurant et ces plateaux sont récupérés et triés par le personnel de l'établissement du côté du convoyeur faisant face à la salle où la vaisselle est nettoyée. Afin que le moins de place possible soit perdu tant dans la salle de restaurant que dans la salle où est effectué le nettoyage de la vaisselle, il importe que les deux parties rectilignes soient aussi rapprochées que possible. Le rayon de courbure des virages doit donc être très faible. La présente invention vise précisément à fournir dans un convoyeur à chaîne du type ci-dessus, un mode de suspension des éléments mobiles, tels que des paniers, qui autorisent de très faibles rayons de courbure. A cet effet, le convoyeur à chaîne selon l'invention est caractérisé par le fait que ledit élément mobile est suspendu à au moins deux maillons de la chaîne par des organes de suspension dont l'un au moins est solidaire d'un desdits maillons de la chaîne et est monté coulissant sur ledit élément mobile. Ainsi, les deux points de suspension de l'élément mobile peuvent se rapprocher dans une courbe. En effet, lorsque la chaîne se déplace, la distance mesurée sur son trajet entre deux maillons est constante. Par contre, la longueur du segment de droite qui relie ces deux maillons, varie dans les courbes. En montant coulissant par rapport à l'élément mobile au moins un des deux organes de suspension qui relient cet élément mobile à un des maillons de la chaîne, il est possible de compenser les variations de longueur de ce segment. Ledit organe de suspension monté coulissant sur l'élément mobile, peut être relié par une de ses extrémités à une piste d'une glissiere à bille dont l'autre piste est fixée audit élément mobile. La piste extérieure de la glissière à bille est par exemple fixée audit élément mobile et à l'intérieur de cette piste extérieure sont prévus au moins deux tronçons espacés de piste intérieure reliés chacun à un organe de suspension. On peut de plus prévoir avantageusement que des galets sont montés sur certains maillons de la chaîne pour rouler sur des rails de support. En effet, du fait que les éléments mobiles, par exemple des paniers chargés de plateaux pleins, sont suspendus à la chaîne, la force exercée sur celle-ci peut être considérable. En suspendant certains maillons de la chaîne à des rails de support par l'intermédiaire de galets, il est possible d'utiliser une chaîne de résistance moindre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront dans la description qui suit donnée à titre d'exemple non limitatif d'une de ses formes de réalisation. Au dessin schématique annexé - la figure 1 est une vue de face d'un convoyeur selon l'invention, encastré dans l'ouverture d'une cloison prévue à cet effet, - la figure 2 en est une vue de dessus dans laquelle la cloison n'a pas été représentée, - la figure 3 en est une vue de côté dans laquelle la cloison n'a également pas été représentée, - la figure 4 est une autre vue de face représentant certains détails constructifs du convoyeur à chaîne selon 1 'in- vention, - la figure 5 est une vue en coupe selon la ligne V-V de la figure 4, - la figure 6 est une vue en coupe selon la ligne VI-VI de la figure 5, et - la figure 7 est une vue de dessus du rail de guidage représenté à la figure 4. Les figures 1 à 3 représentent schématiquement le convoyeur à chaine selon l'invention encastré dans une ouverture 1 d'une cloison 2, séparant une salle de restaurant 3 d'une salle 4 où est effectué le nettoyage de la vaisselle. Ce convoyeur comprend essentiellement un socle 5 et des paniers 6 formant des rayons 7 sur lesquels les clients du restaurant peuvent apres leur repas disposer leur plateau de vaisselle sale. Les paniers 6 sont suspendus à une chaîne 8 comportant deux parties rectilignes réunies par des parties en courbe, où la chaîne engrène avec des pignons dentés 9 et 10. Comme représenté plus en détail à la figure 4, le convoyeur comporte un bâti 11 qui porte un moto-réducteur 12 entraînant par l'intermédiaire d'un limiteur de couple 13 un arbre 14 qui porte à son extrémité supérieure le pignon denté 9. Le pignon denté 10 est monté sur le bâti l1 par l'intermédiaire d'un palier 15 dont la distance à l'arbre 14 peut être réglée au moyen d'une vis 16 afin d'assurer la tension de la chaîne 8. Le bâti 11 supporte également par des moyens non représentés un rail de guidage 17 susceptible de coopérer avec des galets 18 fixés sur la face arrière des paniers 6. On constate en effet sur le dessin que les paniers 6 sont suspendus en porte-à-faux à la chaîne 8 et que le rail de guidage 17 et le galet 18 empêchent leur basculement. Comme représenté partiellement à la figure 4 et plus en détail aux figures 5 et 6, la partie supérieure 19 du bâti 11 est formée de deux profilés en U, 20 et 21, reliés entre eux d'une façon quelconque. Les âmes des profilés 20 et 21 étant de largeurs différentes deux canaux de guidage 22 sont formés entre les faces extérieures des ailes du profilé 20 et les faces intérieures des ailes du profilé 21. Dans chacun des canaux de guidage 22 sont disposés deux rails de support 23 entre lesquels circule la chaîne 8. La chaîne 8 est une chaîne à axe creux et dans les axes de certains maillons 24 sont fixés des paliers 25 portant un axe 26 de part et d'autre duquel sont montés des galets 27 agencés pour rouler sur les rails de support 23. Par ailleurs, sur chaque panier 6 est fixée par des moyens quelconques 28 la piste extérieure 29 d'une glissière à bille. A l'intérieur de cette piste extérieure 29 sont disposés deux tronçons 30 d'une piste intérieure de la glissière à bille. Entre la piste extérieure 29 et les tronçons 30 de la piste intérieure sont disposées de façon connue des billes 31 maintenues par une cage 32. Chacun des tronçons 30 de piste intérieure est relié à une des extrémités d'un organe de suspension 33, dont l'autre extrémité est fixée à l'intérieur d'un axe d'un maillon 34 de la chaîne 8. Les organes de suspension 33 ont une forme telle que la traction des paniers 6 est exercée sensiblement à la verticale de la chaîne 8. Comme on le constatera sur les figures 4 et 6 les galets 27 sont disposés sur des maillons 24 situés entre les deux maillons 34 supportant, par l'intermédiaire des organes de suspension 33, les paniers 6. Ainsi, l'effort de traction exercé sur la chaîne 8 est repris pour l'essentiel par les galets 27 et par leur intermédiaire, par les rails 23. La figure 7 représente les parties du rail de guidage 17 situé dans'les courbes en-dessous des pignons dentés 9 et 10, lorsque le galet 18 est fixé au panier 6 à l'aplomb du milieu de la glissière à bille. Cette courbe est celle qui est décrite par le point milieu du segment joignant les deux maillons 34 lorsque la chaîne 8 passe sur les pignons dentés 9 et 10. Ainsi, les plateaux 7 des paniers 6 sont maintenus horizontaux meme dans les courbes. L'invention permet ainsi de suspendre les éléments mobiles en deux points, ce qui assure leur stabilité tout en donnant une largeur minimale au dispositif. En particulier, cette largeur n'est plus limitée inférieurement par un diamètre minimum du pignon d'entraînement et du pignon de renvoi. REVENDICATIONS 1. Convoyeur à chaîne, dans lequel au moins un élément mobile est agencé pour pouvoir être entraîné par une chaîne, caractérisé par le fait que ledit élément mobile est suspendu à au moins deux maillons de la chaine par des organes de suspension dont l'un au moins est solidaire d'un desdits maillons de la chaine et est monté coulissant sur ledit élément mobile. 2. Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit organe de suspension monté coulissant sur l'élément mobile est relié par une de ses extrémités à une piste d'une glissière à bille dont l'autre piste est fixée audit élément mobile. 3. Convoyeur selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la piste extérieure de la glissière à bille est fixée audit élément mobile et qu'à l'intérieur de cette piste extérieure sont prévus au moins deux tronçons espacés de piste intérieure reliés chacun à un organe de suspension. 4. Convoyeur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que des galets sont montés sur certains maillons de la chaîne pour rouler sur des rails de support. 5. Convoyeur selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'un palier est fixé au-dessus de chacun de ces maillons de la chaine, ce palier supportant un axe de part et d'autre duquel sont montés lesdits galets, lesdits rails de support étant placés de part et d'autre de ladite chaîne. 6. Convoyeur selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que des galets sont montés sur au moins un des maillons intermédiaires compris entre les deux maillons de suspension d'un élément mobile. 7. Convoyeur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel lesdits éléments mobiles comportent un galet agencé pour rouler sur un rail de guidage, caractérisé par le fait que ledit rail de guidage est conformé pour être en chacun de ses points sensiblement à la verticale du point milieu entre lesdits maillons de suspens ion.