La présente invention se rapporte à une machine et à un procédé destinés à mouler des grilles d'accumulateurs et, plus particulièrement, à une machine et à un procédé permet- tant de mouler de telles grilles en continu. Actuellement. les grilles d'accumulateurs sont géné- ralement moulées individuellement dans des moules comportant des parties amovibles, l'empreinte de la configuration desdites grilles étant usinée sous la forme de gorges superficielles dans les faces opposées desdites parties du moule. Les faces de ce moule, dans lesquelles l'empreinte de la grille est usinée, sont périodiquement revêtues d'une mince couche de liège pul- vérulent ou de fumée d'acétylène (noir de fumée) qui agit comme un isolant destiné à empêcher le plomb de refroidir avant que toutes les gorges délimitant l'empreinte de la grille ne soient complètement emplies. La fabrication, par ce procédé, de gril- les d'accumulateurs individuelles, est relativement lente et exige une habileté considérable de la part de l'opérateur. Au cours des années récentes, des expériences ont été tentées pour mouler des grilles d'accumulateurs d'une façon plus rapide et continue utilisant un tambour rotatif sur la face périphérique duquel est usinée l'empreinte souhaitée de la grille d'accumulateur. De telles machines de moulage en conti- nu ont soulevé de nombreuses difficultés, notamment celles consistant à obtenir un emplissage complet des gorges superfi- cielles constituant l'empreinte de la grille à l'aide de plomb fondu, tout en faisant tourner le tambour à un rythme suffisam- ment rapide. A cause de ces difficultés rencontrées et de bien d'autres, le moulage en continu de grilles d'accumulateurs à l'aide de tels tambours n'a pas connu une grande utilisation industrielle jusqu'à présent. La présente invention a donc tout d'abord pour objet une machine et un procédé permettant de mouler en continu des grilles d'accumulateurs et surmontant les difficultés ren- contrées dans les procédés et machines de l'art antérieur. Plus spécialement. la présente invention vise à pro- poser une machine et un procédé qui, permettant de mouler en continu des grilles d'accumulateurs, utilisent un tambour rotatif dans la face périphérique duquel est usiné l'empreinte desdites grilles, un remplissage complet et rapide de cette en- !4629S0- preinte étant assuré en y dirigeant le plomb sous une pression importante et en quantité largement excédentaire par rapport à celle nécessaire pour emplir l'empreinte de la grille lorsque le tambour tourne. La machine conforme à l'invention comporte un patin présentant une surface lisse incurvée, dont la conformation correspond intimement à celle de la face périphérique cylindri- que du tambour. Ce patin est maintenu en position fixe contre la périphérie du tambour lorsque ce dernier tourne, de manière à obtenir un contact de glissement facile entre ces deux -. éléments. Un orifice interne de passage ménagé dans le patin débouche à la surface du tambour et il est relié à une source de plomb fondu sous pression, l'orifice de sortie étant étran- glé par un moyen adéquat pour maintenir le métal fondu circulant dans l'orifice de passage à une pression supérieure à la pres- sion atmosphérique. Une telle forme de réalisation confère plu- sieurs avantages importants qui ressortiront de la description ci-après. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une coupe en élévation d'une machine de moulage de grille d'accumulateur conformément à l'invention, selon un plan perpendiculaire à l'axe de rotation du tambour de moulage la figure 2 est une vue en plan d'un tronçon de bande continue de grille d'accumulateur moulée dans ladite machine; la figure 3 est une coupe par la ligne III-III de la figure 1; la figure 4 est une coupe par la ligne IV-IV de la figure 3; la figure 4a est une coupe à échelle agrandie illu- trant un détail de la forme de réalisation de la figure 4 la figure 5 est une coupe fragmentaire à échelle agrandie illustrant une partie de la machine de la figure 1 la figure 6 est une coupe fragmentaire par la ligne VI-VI de la figure 5; 2462950 la figure 7 est une coupe fragmentaire illustrant une variante de réalisation du patin de la machine; la figure 8 est une coupe par la ligne VIII-VIII de la figure 7; et la figure 9 est une vue fragmentaire en élévation avec coupe partielle d'une autre variante de réalisation de la machine selon l'invention. En se référant tout d'abord aux figures 1 et 3, on voit que la machine selon l'invention eomoorte un bâti de support 10 au moyen duquel elle est montée sur une structure de support 12 d'une cuve 14 contenant du plomb en fusion. Le bâti 10 peut présenter n'importe quelle forme de réalisation appropriée et, dans l'exemple illustré, il comporte une paire de gouttières espacées 16 supportées à leurs extrémités opposées sur des tiges filetées verticales 18, afin de pouvoir être réglées verticalement. Une paire de coussinets 20 solidaires des gout- tières 16 supporte un axe 22 sur lequel est claveté un tam- bour de moulage 24. Un arbre d'éhtrainement. approprié 26 est relié à l'axe 22 afin de faire tourner le tambour 24 à la vitesse souhaitée. Dans l'exemple illustré sur la figure 1, le tambour 24 tourne dans le sens anti-horaire. Une paire de barres de support 28 est montée sur l'axe 22, sur les faces opposées du tEmbour 24, au moyen de coussinets 30. Chaque barre de support 28 est fixé à une ex- trémité,par une vis 32, à sa gouttière adjacente 16 suivant un angle d'inclinaison souhaité. Une paire de barres de guida- ge 34 espacées latéralement est montée sur les barres de sup- port 28 à l'aide de vis 36 et 3P qui permettent de régler les barres de guidage 34 en direction des barres de support 28 ou à l'écart de ces dernières. Un patin 40 est monté entre les barres de guidage 34. La configuration souhaitée de l'empreinte de la grille d'accumulateur 42 est usinée dans la-face périphérique cylindrique lisse du tambour 24. Cette empreinte consiste en plusieurs gorges 44 orientées circonférentiellement, et en plusieurs gorges 46 s'étendant transversalement. Les gorges 44 sont conçues pour former des âmes 44a et 44b s'étendant longi- tudinalement, les gorges transversales 46 étant destinées à former des âmes transversales 46a et 46b de la grille achevée illustrée sur la figure 2. Les âmes 44b et 46b sont normalement plus larges que les âmes 44a et 46a, et elles forment le cadre externe de la grille achevée. D'un côté de la grille, la-gorge 44 est élargie pour délimiter une patte de soudage classique 44c voisine d'une extrémité de chaque grille. De chaque côté de cette patte, l'empreinte de la grille fait saillie ve-rs l'intérieur à partir des arêtes latérales du tambour 24, de sorte que les tronçons externes latéraux 48 dudit tambour 24 se présentent sous la forme de surfaces lisses continues et cylindriques qui sont en contact avec la même surface cylindri- que que des bourrelets 48a délimités par les gorges 44 et 46. Dans la forme de réalisation illustrée, le tambour 24 comporte une âme centrale 50 à la Dériphérie de laqueIle s'étend un rebord cylindrique 52-. . L'empreinte 42 de la grille est usinée sur la face externe de ce rebord 52-. Le patin 40 se présente sous la forme d'un bloc métal- lique présentant une face 54 légèrement inclinée qui épouse in- timement la forme des tronçons 48 et 48a de la face externe cy-- lindrique du tambour- 24, et qui est en contact glissant avec ces tronçons. Un contact de glissement facile entre la face incurvée 54 du patin 40 et la face périphérique du tambour 24 est obtenu en réglant les vis 36 et 38. Dans la forme de réalisation des figures 1 à 6 et de la figure 9, le patin 40 présente un orifice d'entrée 56 sur une face et un orifice de sortie 58 sur sa face opposée. Un conduit interne 60 s'étend transversalement à tra- vers le patin 40! est ouvert vers la face incurvée 54 et relie l'orifice d'entrée 56 et l'orifice de sortie 58. Ce conduit 60 présente une section plus petite que les orifices d'entrée et de sortie, auxquels il est raccordé à ses extrémités opposées par des orifices de passage 62 coudées vers le haut. Comme le montre la figure 6, le conduit 60 s'étend dans le même sens que l'empreinte 42, transversalement au tambour 24. Comme - l'illustre la figure 3, un conduit 64 est dirigé vers le bas, à partir de l'orifice d'entrée 56, vers le plomb fondu contenu dans la cuve 14, et il est relié à la sortie d'une pompe 66. Un arbre d'entraînement approprié 68, s'étendant vers le haut à partir de la pompe est destiné à entraîner cette dernière à Z462950 la vitesse voulue. Un conduit analogue 70 se prolonge vers le bas dans la cuve 14 à partir de l'orifice de sortie 58 et il s'écoule dans cette cuve par l'intermédiaire d'un clapet de retenue 72, l'importance de cette retenue imposée par ledit clapet 72 étant réglable au moyen d'une tige de commande 74. Le clapet 72 permet de régler le débit du flux de plomb et sa pression de retour dans le conduit 60. Le niveau du plomb liquide dans la cuve 14 est désigné par le pointillé 76. Il convient de noter que la région infé- rieure du tambour 24 se trouve à une certaine distance au-des- sus du niveau 76 du plomb et que le patin 40 est partiellement immergé dans ce plomb contenu dans la cuve 14. Le patin 40 est percé de plusieurs orific-es de refroidissement 78 disposés chacun au-dessus du niveau 76 du plomb. Dans la forme de réali- sation représentée, trois orifices 78 de ce type s'étendent transversalement à travers le patin 40, en aval du conduit 60, et l'un de ces orifices 78 s'étend transversalement à travers ledit patin 40, en amont dudit conduit 60. Cet orifice de re- froidissement 78 situé en amont sert à empêcher le plomb fondu de s'écouler dans un sens horaire à partir du conduit 60 et de s'échapper à partir de la région séparant le tambour et l'ex- trémité supérieure du patin 40. Les termes "en amont" et "en aval" sont employés dans le présent mémoire par rapport au sens de rotation du tambour 24. Les orifices 78 sont raccor- dés par un ensemble de tubes 80 approprié afin de faire cir- culer un fluide de refroidissement (tel que de l'eau) à tra- vers le patin 40. De même un thermocouple est logé de préfé- rence dans un évidement 82 ménagé dans le patin 40. En service, le tambour 24 est mis en rotation à la vitesse souhaitée et la pompe 66 est actionnée pour permettre d'alimenter continûment l'orifice d'entrée 56 en un alliage de plomb fondu (par exemple à une température comprise entre 3710 C et 4270 C). L'intérieur du rebord 52 du tambour est refroidi de préférence par des buses d'air 84, de manière à maintenir la surface de moulage du tambour à une température sensiblement inférieure (par exemple entre 2040 C et 2600 C) à la température de solidification de l'alliage coulé. Par conséquent, le plomb fondu dirigé vers le conduit 60 par la pompe 66 en parcourant l'orifice d'entrée 56 est refroidi 246295. rapidement lorsqu'il vient au contact des faces 48 et 48a des gorges 44 et 46 sur la face périphérique du tambour 24. Etant donné que ce tambour tourne dans un sens anti-horaire, le plomb ayant tendance à se solidifier sur les surfaces 48 et 48a est râclé de ces surfaces par une arête 86, dirigée vers le bas, du conduit 60, et il a tendance à s'accumuler le long de cette arête. Cependant, étant donné que le plomb en fusion refoulé dans le conduit 60 par la pompe 66 est en quantité largement excédentaire par rapport à celle nécessaire pour emplir la por- tion adjacente de l'empreinte en rotation, la circulation con- tinue de plomb parcourant le conduit 60 est maintenue à une température relativement élevée et suffisante pour faire fondre, désagréger ou déplacer le plomb solidifié râclé de la surface du tambour. Le débit rapide et continu de plomb fondu à haute température dans le conduit 60 empêche par conséquent le plomb solidifié de se déposer le long de l'arête 86, empêchant ainsi une obstruction dudit conduit 60. De plus, étant donné que le clapet 72 empêche le flux de plomb de retourner librement à la cuve 14 en parcourant l'orifice de sortie 58, le plomb présent dans le conduit 60 est maintenu avantageusement à une pression élevée, supérieure à la pression atmosphérique. Cette pression est suffisante pour assurer une alimentation continue en plomb et pour refouler le plomb fondu dans les régions des gorges 44 et 46 qui viennent d'effectuer une rotation ascendante en regard du conduit 60. De la sorte, on obtient un remplissage final et complet des gorges 44 et 46 même lorsque ces dernières présentent deslacunes ou avides après qu'elles ont tourné en-regard du conduit 60. Par conséquent, par la combinaison d'une quantité excessive de plomb et d'une pression supérieur à la pression atmosphérique imposée au plomb introduit dans l'empreinte de lE grille, on obtient un remplissage intégral des parties succes- sives de ladite empreinte, tout en maintenant un refroidisse- ment très rapide à l'intérieur des gorges. Ce refroidissement rapide a pour conséqence une structure de grain uniforme et très fine de l'alliage de plomb. Cette structure de grain très fine est excellente dans les grilles d'accumulateurs moulées, à cause de sa résistance à la corrosion. Au fur et à mesure que les régions emplies des gorges 44 et 46 effectuent une rotation ascendante dans un sens anti- horaire, elles avancent le long de la partie du patin 40 refroi- die par les orifices 78 du côté situé en aval du conduit 60. Par conséquent, la température du plomb dans ces gorges est abaissée progressivement de telle sorte que, lorsque le plomb sort de l'extrémité située en aval du patin, il s'est Eolidi- - fié pour former une bande continue présentant la configuration de la grille d'accumulateur. De préférence, cette bande S est enlevée à partir de la face supérieure du tambour, de manière à s'être refroidie jusqu'à une température suffisamment basse pour lui donner une consistance suffisamment rigide permettant de la saisir aisément. Après que cette bande est sortie de la région comprise entre le patin et le tambour, elle est refroidie sensiblement par les buses 84 qui dirigent des courants d'air vers les faces interne et externe 'du rebord 52 lorsque ces faces tournent en regard dudit patin, et avant que la grille n'en soit enlevée. Par la suite, la bande S est dirigée vers une matrice (non représentée) qui la sectionne en des grilles d'accumulateurs séparés. Typiquement, dans une machine conformément à la pré- sente invention, le tambour présente un diamètre d'environ ,7 cm, une largeur d'environ 8 cm, et il tourne à environ tours par minute pour atteindre une vitesse linéaire de 28,65 m par minute. Les grilles d'accumulateurs sont moulées en un alliage au plomb renfermant environ 0, 9% Ca et 0; 3% Sn, et elles présentent une longueur de 13,9 cm, une largeur d'environ 5 cm et une épaisseur de 0,8 cm. Chaque grille pèse environ 18 grammes et les bandes pèsent environ 126 grammes par mètre linéaire. A une vitesse linéaire de 28,65 m par minute, les bandes utilisent environ 3,63 kg d'alliage à la m.nute. La pompe 66 a une capacité d'environ 20,43 kg par minute et elle peut être utilisée à pleine capacité ou bien son orifice d'entrée peut être réglé de telle sorte que cette pompe refoule un peu moins que sa pleine capacité, en fonction du réglage du clapet de retenue 72. Le patin 40 présente une longueur d'environ 10 cm et une largeur d'environ 8cm. Le con- duit 60 a une largeur d'environ 0,9 cm, une profondeur d'environ 0,7 cm, et il est situé à environ 2,5 cm de l'extrémité supé- rieure dudit patin. - 2462.950 La cuve renfermant le plomb est chauffée à une tem- pérature-comprise entre 3990 C et 4270 C. Avec une eau de re- froidissement à une température d'environ 210 C et les buses d'air représentées, la température du patin se stabilise à environ 301 C, et celle de la face périphérique du tambour à environ 232 C. Bien que ces dimensions relatives et autres paramètres soient donnés à titre d'exemple et n'aient aucune valeur criti- que, de nombreuses données fondamentales sont importantes. Par exemple, il est très important de maintenir un mince interval- le de glissement entre la face incurvée 54 du patin 40 et la face périphérique du tambour. Etant donné que la température du patin diffère sensiblement de celle du tambour, et que certaines rénions de ces deux organes présentent certaines variations de température, il est recommandé de maintenir la longueur du patin 40 à une longueur minimale compatible avec la solidification relativement rapide de la grille en bande, afin de maintenir un contact de glissement rapproché entre ces deux éléments. En outre, un patin de plus grande longueur néces- site l'application d'une plus grande force de serrage au tam- bour pour obtenir le contact rapproché convenable avec ce der- nier, ce qui entraîne un frottement excessif. Il est également souhaitable de prévoir un conduit 60 relativement étroit pour - éviter que la température du tambour ne devienne excessive- ment élevée dans-la région de ce dernier en contact avec le patin. Par ailleurs, il est important que l'extrémité supé- rieure du patin et la partie du tambour en contact avec cette dernière soient maintenues àdes températures suffisamment basses pour empêcher que le plomb fondu sous pression ne dé- borde d'entre ces régions. La quantité de plomb en fusion délivrée par la pompe doit être suffisamment excessive par rapport à la quantité nécessaire pour emplir l'empreinte de la grille, afin de maintenir suffisamment élevée la tempé- rature du plomb dans le conduit 60 de manière à fondre et à évacuer le plomb qui s'est solidifié dans les régions superfi- cielles lisses du tambour. De plus. la pression exercée sur le plomb fondu dans le conduit 60 doit être suffisamment élevée pour refouler ce plomb dans toutes les lacunes, ou 2462PS0 bien pour surmonter tous les blocages de plomb pouvant surve- nir dans les gorges 44 et 46 de l'empreinte lorsqu'elles effec- tuent une rotation ascendante en regard du conduit 60. Le patin 88 illustré sur les figures 7 et 8 ne diffère que peu du patin 40 décrit ci-avant. Dans ce patin 88 deux ori- fices 90 et 92 de passage du plomb en fusion s'étendent trans- versalement à travers le patin. Ces orifices sont bouchés à une extrémité. A son extrémité opposée, l'un de ces orifices est relié à un tube d'entrée provenant de la pompe 66, l'autre ori- fice étant raccordé à un tube de sortie se prolongeant vers le clapet de retenue 72. Dans la face incurvée 94 du patin 88, est usiné un conduit 96 analogue au conduit 60. Cependant, ce con- duit 96 est fermé à ses extrémités opposées. Plusieurs paires de passages 98 et 100, inclinés dans des directions opposées, s'étendent respectivement à partir des orifices 90 et 92 vers le conduit 96. Donc, en se référant à la figure 8 et en admet- tant que l'orifice 90 est l'orifice d'entrée et que l'orifice 92 est l'orifice de sortie, le plomb en fusion est dirigé sous la forme d'un jet continu qui s'écoule vers le haut dans le conduit 96, en parcourant les passages inclinés 98, puis des- cend de ce conduit 96 vers l'orifice de décharge 92 et, de là, débouche dans la cuve de plomb par l'intermédiaire du clapet de retenue 72. Il convient d'observer que,, indépendamment du fait que les canaux de passage du plomb dans le patin soient ménagés de la manière illustrée sur les figures l à 6 ou bien de la ma- nière illustrée sur les figures 7 et 8, le conduit parcouru par ce plomb est relié en série avec l'entrée et la sortie du trajet parcouru par le circuit de plomb. Par conséquent. le plomb en fusion circule continûment en parcourant toute la longueur de ce conduit. Ce flux constant de plomb fondu à une température élevée et sous une pression supérieure à la pres- sion atmosphérique évite un refroidissement excessif et empê- che que le plomb ne se dépose sur les surfaces localisées du tambour vers lesquelles le plomb en fusion est dirigé.-Cela permet également d'assurer que le plomb solidifié raclé du tambour par l'arête inférieure du conduit soit fondu, désa- grégé ou éliminé d'une autre manière, afin d'éviter une obstruc- tion dudit conduit et un remplissage incomplet des gorges cons- tituant l'empreinte de la grille d'accumulateur. - 24629S0 Dans la forme-de réalisation de la figure 9, la dif- férence par rapport à celle de la figure 1 réside dans le fait qu'un patin 40a est monté à la face supérieure d'un tambour 24 au lieu de l'être à sa face inférieure. Lorsque le patin est monté de telle sorte qu'il ne soit pas partiellement immergé dans le plomb en fusion renfermé par la cuve 14, la tempéra- ture de ce patin est maintenue relativement élevée au moyen de réchauffeurs auxiliaires 102. Hormis cette différence, la concep- tion et le fonctionnement de la variante de réalisation de la figure 9 sont sensiblement identiques à ceux des formes de réa- lisation décrites ci-avant. Il convient de faire observer-que, dans chacun des modes de réalisation illustrés, le tambour est disposé de ma- nière à ne pas venir au contact du plomb fondu dans la cuve. Cela est souhaitable, non seulement pour maintenir ce tambour à une température avantageusement basse permettant une solidi- fication rapide, mais également à cause du fait que, si ce tam- bour est humidifié par le bain de plomb, il se forme des oxydes et autres agents d'altération superficielle qui s'accumulent ou apparaissent sur la face périphérique du tambour. Il convient également de souligner que le plomb s'écoule entre la cuve et le conduit selon un trajet entièrement fermé. De la sorte, on an- nihile presque complètement la tendance à la formation et à l'inclusion de films-et de particules d'oxydes dans le métal en fusion coulé. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et-à la machine décrits et représentée sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Machine permettant de mouler en continu des grilles d'accumulateurs et caractérisée en ce qu'elle comprend un tambour rotatif (24) présentant une surface périphérique cylindrique, des moyens (22, 26) permettant d'entraîner ledit tambour en rotation dans une direction à une vitesse prédéter- minée, ladite face périphérique présentant une empreinte (42) usinée en profondeur et épousant la forme de la configuration souhaitée de la grille d'accumulateur, un patin (40) monté de manière fixe et présentant une surface incurvée (54) s'éten- dant, avec un contact de glissement rapproché, sur une région curviligne relativement petite de ladite face périphérique cy- lindrique dudit tambour (24), ce patin (40) étant percé pour permettre le passage du plomb en fusion, une partie dudit pas- sage consistant en un conduit (60) orienté directement vers ladite surface incurvée (54), transversalement à cette dernière, et communicant avec une région circonférentielle de la péri- phérie dudit tambour (24) en traversant sensiblement toute la largeur de l'empreinte (42), une cuve (14) renfermant le plomb en fusion, des moyens (56, 66, 64) dirigeant le plomb fondu de ladite cuve (14) audit passage en une quantité sensiblement excessive par rapport à celle nécessaire pour emplir progressi- vement ladite empreinte (42) lorsque ledit tambour (24) tourne en regard dudit conduit (60), des moyens (58, 70) destinés à ramener la quantité excédentaire de plomb dudit conduit à ladite cuve (14), un moyen (72) permettant de maintenir le plomb fondu dans ledit conduit (60) à une pression supérieure à la pression atmosphérique de manière à assurer un emplissage intégral de ladite empreinte (42), un moyen (78) destiné à maintenir la face périphérique dudit tambour (24) à une tempé- rature suffisamment inférieure à la température de fusion du plomb, de telle sorte qu'une partie de ce plomb ait tendance à se solidifier contre la périphérie dudit tambour rotatif (24) à l'intérieur de la saillie circonférentielle dudit con- duit (60), le côté aval dudit conduit (60) étant délimité par une arête (86) orientée transversalement et destinée à râcler le plomb solidifier de la face externe dudit tambour (24), ainsi que des moyens (66) obligeant le plomb en fusion à parcourir le conduit (60) à une vitesse suffisamment grande pour faire fondre -2462 SO à nouveau, au moins partiellement, et éliminer le plomb accumulé,contre ladite arête dudit conduit (60) et le faire retourner à la cuve (14>. -2. Machine selon la revendication J, caractérisée en ce que le moyen destiné à maintenir le plomb dans le conduit (60) à une pression supérieureà la pression atmosphérique con- siste en un ornane (72) permettant d'étrangler le flux de plomb pour l'empêcher de s'écouler librement dudit conduit (-60) à la cuve (14). 3. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le tambour (24) et le patin (40) sont tous deux montés de manière à ne pas être en contact physique avec le plomb renfermé dans ladite cuve (14), -des moyens permettant de maintenir ledit patin (40) à une température élevée choisie pour -maintenir le plomb dans le conduit (60) à une température de moulage souhaitée, d'autres moyens maintenant la face péri- phérique dudit tambour rotatif (24) à une température suffisam- ment basse pour permettre une solidification relativement rapide et complète dudit plomb dans la région de l'empreinte (42) s'étendant entre l'arête inférieure (86) dudit conduit (60) et l'extrémité inférieure dudit patin (40). 4. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le passage comporte un orifice d'entrée (56) et un orifice de sortie (58) reliés en série avec le conduit (60) afin d'assurer une circulation continue de plomb en fusion sur toute la longueur dudit conduit (60). 5. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le conduit (60) s'étend transversalement dans le patin (40), plus près de l'extrémité supérieure dudit patin (40) que de son extrémité inférieure. - 6. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens (78) pour refroidir la ré- gion extrême supérieure du patin (40) afin d'éviter un reflux du plomb de la région située entre le tambour (24) et l'extré- mité supérieure dudit patin (40), ainsi que des moyens (78) permettant de refroidir la région extrême inférieure dudit patin (40-) dans une plus grande mesure que ladite région extrême supérieure dudit patin (40). 7. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le passage comporte un orifice d'entrée (56) et un orifice de sortie (58) situés aux côtés opposés du conduit (60) et espacés radialement vers l'extérieur de ce dernier, ledit orifice d'entrée (56) étant raccordé audit conduit (60) par un orifice de passage (62) incliné radialement vers l'intérieur, ledit orifice de sortie (58) étant raccordé audit conduit (60) par un orifice de passage (62) incliné radialement vers l'exté- rieur, de telle sorte que le plomb fondu s'écoule dans ledit conduit (60) en direction de la périphérie du tambour (24) et quitte ledit conduit (60) dans une direction éloignée de la périphérie dudit tambour (24). 8. Procédé permettant de mouler en continu des grilles d'accumulateurs sur un tambour cylindrique rotatif dans la face périphérique duquel est ménagée une empreinte de grille, en dirigeant du plomb en fusion provenant d'une cuve vers des ré- gions successives de la face périphérique dudit tambour rota- tif, en parcourant un conduit ménagé dans un patin fixe présen- tant une surface incurvée relativement courte, épousant la for- me de la périphérie dudit tambour et étant en contact de glisse- ment rapproché avec cette dernière, ledit conduit traversant essentiellement toute la largeur de ladite empreinte directe- ment au voisinage de la périphérie dudit tambour, procédé ca- ractérisé en ce qu'il consiste à diriger continûment du plomb fondu à travers ledit patin (40) vers ledit conduit (60) et vers la partie de ladite empreinte (42) tournant en regard dudit patin (40), en quantité sensiblement excessive par rapport à celle nécessaire pour emplir ladite partie de ladite empreinte (42); à contrôler la température dudit tambour (24) de telle sorte qu'une partie du plomb ait tendance à se soli- difier contre la périphérie dudit tambour rotatif (24) à l'in- térieur de la saillie circonférentielle dudit conduit (60) à faire râcler le plomb solidifié contre la face externe dudit tambour (24) par l'arête supérieure (86) dudit conduit (60) à renvoyer la quantité excédentaire de plomb en fusion à la cuve (14) dont il provient; et à faire parcourir au plomb fondu ledit conduit (60) à une vitesse suffisamment grande pour refondre au moins partiellement et éliminer le plomb 2462tSO accumulé à l'arête inférieure (86) dudit conduit (60). 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le plomb parcourant le conduit (60) est maintenu à une pression supérieure à la pression atmosphérique en étranglant le flux de retour dudit plomb vers la cuve (14). 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il consiste également à refroidir le tambour (24) jusqu'à une température suffisamment basse pour assurer une so- lidification rapide et complète de la grille en bande (S) lors- qu'elle sort de l'extrémité inférieure du patin (40). 11. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le tambour (24) et le patin (40) sont maintenus hors de contact physique avec le plomb de la cuve (14). 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé- en ce que le conduit (60) est disposé circonférentiellement entre les extrémités supérieure et inférieure du patin (40), et en ce que le procédé consiste en outre à refroidir ledit patin (40) aux côtés du conduit (60) situés respectivement en amont et en aval, ledit patin (40) étant refroidi davantage du côté aval dudit conduit (60) que de son côté amont.