La présente invention concerne un dispositif pour la découpe d'étiquettes et l'alimentation d'une étiqueteuse. Traditionnellement, les étiqueteuses sont équipées d'un magasin d'étiquettes en format ; ces étiquettes sont prélevées dans le magasin soit par un bossage encollé, soit par aspiration. Les défauts de ce principe d'alimentation d'étiquettes sont de deux ordres. En premier lieu, il convient de veiller à la qualité du papier ; en effet, pour pouvoir être margé, le papier doit avoir une résistance suffisante et les papiers utilisables sont ceux présentant un grammage suffisant, donc de qualité supérieure. De plus, le papier doit avoir une surface rigoureusement plane, d'où 11 emploi de papiers spéciaux. En second lieu, il faut noter que le fait de livrer les étiquettes en format oblige dans presque tous les eas à utiliser le procédé d'impression Offset. Un autre inconvénient majeur doit étre-- également signalé dans ce procédé d'alimentation des étiqueteuses traditionnelles. Il y a en effet le risque de mélanges d'étiquettes présentant un même format, mais avec des impressions différentes ; on comprendra aisément le risque eouru par l'utilisateur d'un flacon contenant un médicament ou un produit chimique, pour lequel l'étiquette ne correspond pas au contenu. Ces divers inconvénients n'existent pas dans le présent dispositif dans la mesure où l'on part de bobines, ce qui permet notamment d'utiliser des papiers courants, sans contrainte de grammage. De façon plus précise, le dispositif faisant l'objet de la présente invention, destiné à être associé à une étiqueteuse est notamment remarquable en ce qu'il comprend une bobine débitrice constituée d'un rouleau de papier où les étiquettes sont préimprimées et munies d'au moins un repère, ledit rouleau défilant ensuite devant une cellule photoélectrique qui provoque l'arrêt de ladite bande lors du passage dudit repère, puis passant dans un dispositif d'entraînement avant de passer entre un cylindre aspirateur et un cylindre muni d'au moins un couteau, de façon à obtenir une étiquette qui est alors directement transférée sur l'étiqueteuse connue en soi. Avantageusement, ledit dispositif d'entraînement réalise un mouvement à vitesse différentielle, l'arrêt de la bande se faisant lorsque la vitesse de la bande est minimale. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront mieux à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard de la figure donnée à titre indicatif et nullement limitatif et représentant schématiquement le dispositif faisant l'objet de la présente invention. Selon cette figure, on voit que ledit dispositif comprend essentiellement une bobine débitrice l formée par le papier sous forme de rouleau, sur lequel les étiquettes sont préimprimées. Grâce à ce procedé, l'impression peut certes se faire en Offset, mais également en héliographie ou en flexographie ; par ailleurs, lesdites étiquettes comprendront au moins un repère dont le roule sera détaillé plus après. Eventuellement, on dispose d'une seconde bobine 1' en attente. Le ruban 2, imprimé, passe alors sur un ou plusieurs rouleaux tenseurs 3 permettant d'avoir à ce niveau un ruban parfaitement tendu ; un règlage de tension est possible en montant ces rouleaux sur des bras articules, non illustrés ici. Une cellule photoélectrique 4 est disposée après lesdits rouleaux, destinée à détecter le repère précité dont est muni chaque étiquette ; de fa çon à conserver une bonne tension du ruban, le ruban 2 passe sur une platine 5 tel que cela est illustré. Préférentiellement, la cellule 4 est mobile de telle sorte qu'il sera possible en cours de marche de régler la coupe de l'étiquette. Lorsque ladite cellule 4 aura détecte le repère precité, un ordre d'arrêt sera transmis au dispositif d'entraînement 6 qui est placé à la suite de ladite cellule. Ce dispositif 6 remplit en fait deux fonctions ; tout d'abord, ce dispositif entraîne la bande, et est animé à sa sortie d'une vitesse différen tielle, de telle sorte que l'arrêt de la bande, commandé par le passage du repère devant la cellule photoélectrique, aura lieu lorsque la vitesse de la bande sera minimale, d'où une meilleure precision pour la coupe décrite plus avant dans la description. D'autre part, c'est le système d'entralnement qui réalise l'arrêt précité grâce à un embrayage frein dont est pourvu ledit dispositif, ledit embrayage frein étant mis sous tension par la cellule 4 lors du passage du repère existant sur la bande de papier. Dans toute cette partie du dispositif, bobine 1 - cellule 4 - dispositif d'entraînement 6, la bande de papier est tendue. A la sortie dudit dispositif 6, le mouvement de la bande correspondra au mouvement créé par la vitesse différentielle du dispositif 6 ; il y aura des périodes où la bande de ruban sera presque immobile, voire arrêtée, et d'autres périodes où ladite bande défilera rapidement. De façon à garder la bande toujours tendue, malgré cette différence de mouvement, on prévoit un absorbeur de boucle 7, qui a ici la forme d'un segment circulaire rotatif, mais qui pourrait également avoir la forme d'un plateau excentré. La position illustrée dans la figure correspond sensiblement au moment où on dispose d'une longueur de boucle maximale. La bande passe ensuite entre un rouleau aspirateur 8 et un cylindre 9 muni d'au moins un couteau, la bande étant maintenue plaquée contre le rouleau 8 d'une part grâce à la dépression créée dans ce dernier, et d'autre part grâce à un galet d'appel 10. Lorsque le segment 7 tournera, l'extrémité de la bande de papier sera donc animée d'un mouvement de va et vient ; le galet 10 sera placé en conséquence par rapport au point de contact du rouleau 8 et du cylindre 9 de façon à ce que ladite extrémité reste toujours entre ledit point de contact et le point où le galet 10 appuie sur le rouleau 8. Une fois que l'étiquette est coupée grâce au couteau du cylindre 9, ladite étiquette est entraînée par le rouleau 8 et passe éventuellement devant un cylindre marqueur 11, indiquant par exemple la date de conditionnement ; ladite étiquette est alors transférée sur un cylindre à bossage 12 puis sur l'étiqueteuse connue en soi. Un palpeur détecte la présence ou non des objets a étiqueter ; dans le cas où il y aurait un manque d'objet, le présent dispositif est débrayé par l'intermédiaire d'un embrayage mécanique à repérage 13. En outre, l'entraînement du dispositif selon l'invention est directement pris sur l'étiqueteuse, ce qui permet d'avoir une synchronisation parfaite dudit dispositif et de ladite étiqueteuse. L'étiqueteuse, globalement réferencée 14, est reliée par un système de pignons au rouleau 8 ; ce dernier est lui-même relié par des pignons d'une part au cylindre 11, et d'autre part au cylindre 9. Une courroie 15 solidarise les mouvements des éléments 7, 9 et 12. D'autre part, une courroie relie le rouleau 8 au dispositif 6 de façon à entraîner ce dernier. Grâce à cet agencement, et selon la figure où le cylindre 9 comporte deux couteaux, lorsque le rouleau 8 fait un tour, les cylindres 9, ll et 12 font un tour et l'élément 7 fait deux tours. Préférentiellement, les bossages dont est muni le cylindre 12 auront une surface inférieure à celle de l'étiquette qui débordera sur toute sa périphérie du bossage sur laquelle elle est transférée ; ceci est réalisé de façon à ce que, lors d'un transfert par encollage sur l'étiqueteuse, de la colle ne vienne pas malencontreusement se déposer sur ledit bossage. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la découpe d'étiquettes et l'alimentation d'une étiqueteuse, caractérisé en ce qu'il comprend une bobine débitrice constituée d'un rouleau de papier ou les étiquettes sont préimprimées et munies d'au moins un repère, ledit rouleau défilant ensuite devant une cellule photoélectrique qui provoque l'arrêt de ladite bande lors du passage dudit repère, puis passant dans un dispositif d'entraînement avant de passer entre un cylindre aspirateur et un cylindre muni d'au moins un couteau de façon à obtenir une étiquette qui est alors directement transférée sur l'étiqueteuse connue en soi. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit dispositif d'entraînement réalise un mouvement à vitesse différentielle, l'arrêt de la bande se faisant lorsque la vitesse de la bande est minimale. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit arrêt, commandé par la cellule photoélectrique, est réalisé grâce à un embrayage frein. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'à la suite du dispositif d'entraînement, et avant l'ensemble cylindre aspirateur - cylindre muni de couteau (x), est prévu un système absorbeur de boucle. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit système consiste en un segment circulaire rotatif. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications l à 5, caractérisé en ce qu'à la sortie de l'ensemble cylindre aspirateur - cylindre muni de couteau (x), est prévu un cylindre marqueur. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la cellule photoélectrique est munie d'une platine sur laquelle passe la bande de papier, cette dernière reposant sur ladite platine de façon tendue. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'entre la bobine débitrice et la cellule photoélectrique sont prévus un ou plusieurs rouleaux tenseurs.