-La présente invention concerne un dispositif de levage, notamment destiné au levage de charges lourdes ou très lourdes, telles que des éléments de construction, réalisés au sol, et qui sont montés au sommet d'une tour. A titre d'exemple, l'invention concerne notamment le domaine du levage des réservoirs de chåteaus d'eau à fAt cylindrique, le levage de plate-forme de relais hertziens, etc.. En général, on réalise au sol des éléments de cons truction que l'on soulève au haut d'une tour de 30 à 50, voire 100 mètres ç ces éléments peuvent peser de l'ordre de 200 tonnes et plus. Pour assurer le levage de tels éléments de construction lourds, on utilise actuellement des cibles et des moufles. Etant donné le poids Important, il faut prévoir un mouflage consi dérable, allant parfois jusqu'à 20 brins. Cela se traduit par une longueur importante de câble pour chaque ensemble de levage dans l'exemple ci-dessus, pour assurer un levage de 100 mètres, avec un mouflage de 15 à 20 brins, il faut plus de 2000 mètres de câble. A cela-stajoute que les moufles ont des poulies de dimensions importantes, de 11 ordre de 60 à 80 centimètres de diamètre , ce qui se traduit par des dispositifs encombrants. A cela stajoute que la hauteur totale du dispositif de levage, en position haute de butée, est de l'ordre de 2,50 mètres à 3 mètres. Or, il n'est pas possible de réduire cette hauteur qui correspond à la jonction tête à queue des deux moufles du dispositif de levage. Or, celà hecessite de prévoir une réservation dans la partie supérieure de l'élément de construction que l'on soulève à l'aide de ce dispositif de levage. En effet, la partie haute du dispositif de levage à moufle est accrochée -à une potence disposée au-dessus de la tour le long de laquelle on soulève L'élément de construction. Or, cette potence est située au niveau de la partie haute de la tour. Comme il n'est pas possible de prévoir au sommet de la tour, une potence à une hauteur de 2 à 3-mètres, qui absorberait la longueur du dispositif de levage, en-position finale, il est nécessaire de prévoir dés réservations ou orifices dans la partie haute de l'élément que l'on soulève. Ce n'est qutà cette condition que l'on peut soulever l'élément complètement en absorbant la longueur du dispositif de levage. Or ces réservations ne sont pas négligeables, elles doivent avoir des dimensions permettant le passage des moufles, c'est-à-dire un diamètre de l'ordre de 80 centimètres et une profondeur qui, Si l'élément n'est pas creux, doit être de l'ordre de 2 à 3 mètres. Les divers inconvénients ci-dessus sont particulièrement g8nants. Il existe également des dispositifs de levage disposés pour les coffrages glissants de construction cylindriques, tels que des tours. Ces dispositifs comportant des mâchoires de serrage qui se fixent, de façon alternative, sur des barres le long desquelles on fait grimper le coffrage glissant. Or, ces dispositifs travaillent à la compression, car les barres ne sont pas fixées au haut de la construction, qui est en cours de réalisation, mais stappuient, au fur et à mesure, sur les parties déjà bétonnées. De telles barres présentent, en outre, des longueurs réduites de l'ordre de 4 mètres. Entant donné, ces particularités de fonctionnement, un tel dispositif de levage ne convient que pour des coffrages glissants.De plus, comme la barre utilisée est une barre lisse, le poids que peut soulever un tel dispositif de levage reste extrêmement limité. De tels dispositifs travaillant à la compression et à la traction ne peuvent pas s'utiliser pour lever des charges très lourdres sur des hauteurs importantes comme celles indiquées ci-dessus de plus, même si l'on aboutait des barres, les dispositifs de levage ne permettraient pas de passer sur le manchon réunissant deux barres mises bout à bout ou ne passeraient ces manchons qu'avec une sécurité réduite. En plus, cela poserait le problème du flambage des barres. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et se propose de créer un dispositif de levage destiné à soulever des charges très lourdes tout en présentant un encombrement réduit, et ne nécessitant qu'une très faible réservation dans la charge lourdre que l'on veut soulever. A cet effet, l'invention concerne un dispositif de levage de charges lourdes le long d'une paroi ou dlune tour en prenant appui sur cette dernière, caractérisé en ce qu'il se compose d'au moins une tige de traction pourvue d'aspérités régulièrement espacées ayant un pas donné portants la charge à lever ainsi que de moyens susceptibles de faire monter la tige et par suite la charge pas à pas le long de la paroi constitués par deux organes d'appui fixes par rapport à la paroi traversés par la tige à soulever dont l'un supérieur est susceptible d'assurer le blocage de la tige dans un premier sens de déplacement (descente) et dont l'autre inférieur sert d'appui à un vérin dont le piston entraîne le mouvement d'un troisième organe mobile par rapport aux deux organes d'appui fixes traversé par la tige et susceptible d'assurer son blocage dans un second sens de déplacement (montée) opposé au premier sens de déplacement. Ces tiges de traction qui auront à supporter des charges extrêmement lourdes devront préférentiellement être réalisées en un matériau de haute qualité, par exemple en acier de nuance élevée. Ce seront des éléments rectilignes et de longueur quelconque ; les aspérités régulières peuvent être constituées par un filet hélicoidal, des épaulements régulièrement espacés, des crémaillères, etc... l'es organes d'appui fixe et l'organe mobile peuvent éventuellement être une partie intégrante de la construction. Le principe de ce dispositif est de lever les tiges et la charge par l'intermédiaire du vérin, donc de l'organe mobile, puis, pendant la phase de retour du vérin de bloquer les tiges dans la position acquise sur l'un des organes d'appui fixes en les empêchant de redescendre. L'organe mobile et l'drgane d'appui fixe ne portant pas le vérin sont destinés à transmettre la charge des tiges à l'appui, directement pour 11 organe d'appui fixe, par l'interm4- diaire du vérin et de l'organe qui le porte pour l'organe mobile. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'organe mobile et l'organe d'appui fixe supérieur ne portant pas le vérin sont percés d'orifices permettant le libre passage de la tige et dont les parties supérieures sont creusées en forme de corne et coopèrent avec des organes de blocage dont la surface extérieure est usinée suivant un cane de même angle au sommet pour assurer le blocage momentané de la tige sur l'organe mobile ou sur l'organe d'appui fixe supérieur ne portant pas le vérin. Selon une autre caractéristique de l'invention, les organes de blocage sont des portions de bagues coniques réparties autour de la tige de manière concentrique et dont la surface intérieure correspond aux aspérité s de la tige. Ia présence de ces organes de blocage permet lefonctionnement du dispositif. En effet, si la tige monte par rapport à 11 organe d'appui fixe supérieur ou si l'organe mobile descend par rapport à la tige, le profil extérieur de cette tige oblige la bague à se soulever. ensuite, étant donné que cette bague est réalisée en plusieurs parties, elle va s'ouvrir et son diamètre sera suffisant pour laisser passer les aspérités de la tige. Lorsque la tige sera montée d'une valeur un peu supérieure à son pas, son diamètre redevient faible, et, le profil intérieur de la bague vient alors retrouver son complément sur la tige et se refermer sur celle-ci. La tige étant alors sollicitée par la charge et ayant tendance à se déplacer de haut en bas, les aspérités pla suent la bague sur organe d'appui fixe supérieur par appui de son profil sur celui complémentaire de la bague. Selon une autre caractéristique de l'invention, le dispositif comporte un ressort susceptible de rappeler le piston du vérin. Ce ressort peut être remplacé par un second vérin destiné à assurer le retour du premier vérin, ou même être supprimé dans le cas où le premier vérin est un vérin à double effet. Selon une autre caractéristique de l'invention, le dispositif comporte deux tiges de traction de la charge susceptibles d'être bloquées momentanément dans l'organe mobile ou dans l'organe d'appui fixe supérieur ne portant pas le verin. Cette disposition sera particulièrement intéressante dane le cas d'une charge particulièrement lourde qui sera alors répartie entre les deux tiges. Ce dispositif, slil pourrait permettre de soulever les charges sur une petite hauteur, ne peut suffire dans les domaines importans suivants, par exemple - levage de plateformes de tours hertziennes - levage de cuves de réservoirs préfabriquées - hissage de charges lourdres le long de surfaces verticales ou inclinées - déplacement de charges - relevage de panneaux en béton. En effet dans le cas de hauteurs de levage particulièrement importantes et de charges très lourdes, il est nécessaire de pouvoir "fractionner" les longueurs pour faciliter le démontage et plus généralement l'utilisation des tiges sur des hauteurs importantes, tout en ayant une force de traction suffisante, ce qui exclut l'utilisation de tiges lisses et oblige à utiliser des tiges comportant des aspérités. Mais il est très difficile d'envisager la réalisation de tiges à crémaillère ou filetage ayant des longueurs importantes. On est donc obligé de fractionner les tiges en segments. De plus, lorsque l'on est en présence de câbles de grandes longueurs, on a la possibilité de les enrouler, mais de très longues barres droites "fouetteraient" au-dessus de l'appareil et pour une certaine longueur se recourberaient.Il est donc intéressant de ne pas dépasser des longueurs de l'ordre de 5 ou 6 m et de pouvoir récupérer les barres une fois passée cette longueur. Or, il faut réunir ces segments, soit par une tige filetée vissée dans les extrémités bout à bout des segments, ce qui affaiblit l'ensemble de la tige, soit par des manchons, mais alors il faut faire passer ces manchons par les organes de blocage agissant sur les aspérités, mais cela nécessite un mouvement trop important de ces organes qui n'est pas réalisable. Pour résoudre ce problème, pour permettre de réaliser de tels levages-sur des hauteurs importantes, la présente invention concerne aussi une installation de levage munie d'un dispositif similaire à ceux qui ont été décrits ci-dessus. Cette installation comporte au moins une tige de traction pourvue d'aspérités régulières ayant un pas donné portant la charge à lever et ayant une longueur correspondant à une fraction de la hauteur de soulèvement de la charge, ainsi que des moyens susceptibles de faire monter la tige et par suite la charge pas à pas le long de la paroi, constitués par deux organes d'appui fixes par rapport à la paroi, traversés par la tige à soulever, dont l'un, supérieur est susceptible d'assurer le blocage de la tige dans un premier sens de déplacement de l'organe mobile (descente) et dont l'autre (inférieur) sert d'appui à un vérin dont le piston entrasse le mouvement d'un troisième organe, mobile entre les deux organes d'appui fixes, traversé par la tige, et susceptible d'assurer son blocage dans un second sens de déplacement (montée) de l'organe mobile opposé au premier sens de déplacement, cette installation est caractérisée en ce qu'elle comporte un organe intermédiaire fixé à l'extrémité de la ou des tiges de traction et une ou plusieurs tiges annexes portant la charge avec ou sans aspérités traversant 1' organe intermédiaire et 1' organe d'appui fixe inférieur et formées de segments réunis, par des organes d'assemblage extérieur et dont la longeur est égale à la longueur utile de la ou les tiges de traction ou à un multiple de cette même longeur, les organes d'assemblage extérieurs étant susceptibles d'assurer le blocage de la ou des tiges annexes dans l'organe intermédiaire pendant la montée de la ou des tiges de traction, et dans organe d'appui fixe inférieur pendant sa ou leur descente. Il convient de remarquer que la longueur de ces tiges annexes peut dépasser la longueur utile des tiges de traction en étant un multiple de cette longueur de base en prévoyant au montage sur les segments, un écrou réalisant un appui au même titre que les organes d'assemblage extérieurs. Ainsi, on pourra prévoir une installation qui fonctionnera de la manière suivante : - dans une première phase, le dispositif décrit précédemment fera monter la charge d'une hauteur correspondant à la longueur utile des tiges de traction c'est-à-dire la distance comprise entre leur extrémité et l'organe d 'appui fixe inférieur. A un certain moment la plaque intermédiaire arrivera sous l'organe d'appui fixe portant le vérin, alors les organes d'assemblage extérieurssolidariserontla charge à l'organe fixe d'appui du vérin. A ce moment, les tiges d'appui ne recevant provisoirement plus la charge seront libérées et redescendues en entraînant l'organe intermédiaire. A la fin de cette descente, la charge sera de nouveau solidarisée à 11 organe intermédiaire et pourra de nouveau être montée d'une hauteur correspondant à la longueur utile des tiges de traction. Cette disposition permettra le passage des organes d'assemblage extérieurs dans l'organe intermédiaire et dans l'organe d'appui du vérin. Lorsque ce dernier organe sera dépassé, la tige annexe pourra être démontée et rangée, opération qui sera de beaucoup facilitée par la proximité du plancher des opérateurs. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'organe intermédiaire et l'organe d'appui fixe inférieur sont percés d'orifices dont le diamètre est légèrement supérieur à celui des organes d'assemblage extérieurs des segments de tiges annexes pour permettre le libre passage de ces tiges annexes et dont les parties supérieures sont creusées en forme de canes et coopèrent avec des organes de coincement susceptibles de permettre le passage des organes d'assemblage extérieurs pendant la descente des tiges de traction, et de servir d'appui à la charge pendant leur montée. Selon une autre caractéristique de l'invention, les organes de coincement sont des portions de bagues coniques réparties autour dXstiges annexes de manière concentrique tout en laissant entre elles un orifice dont le diamètre est insuffisant pour permettre le passage des organes d'assemblage extérieurs. Cette disposition est identique à celle prévue dans le dispositif décrit précédemment et les organes d'assemblage extérieurs jouent en quelque sorte le même rOle que les aspérités du dispositif décrit précédemment pour définir un pas dans l'opération de levage de la charge. Le dispositif et l'installation qui font l'objet de la présente invention seront décrits plus en détail à l'aide des dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue d'ensemble du dispositif - les figures 2a à 2e montrent le rôle des organes de coincement ; - les figures 3a à 3d illustrent une étape du levage d'une charge par une installation conforme à celle qui fait l'objet de la présente invention - les figures 4a à 4c montrent le passage de la plaque intermédiaire par un manchon. Selon la figure 1, le dispositif qui fait l'objet de l'invention et permet d'assurer le levage de charges lourdes qui porteront dans la suite la référence A le long d'une paroi B se composant d'au moins une tige verticale 1 pourvue d'aspérités 2 ayant un pas donné, par exemple un filet hélicoldal, des épaulements régulièrement espacés, des crémaillères etc... Ce dispositif va permettre de monter la tige 1 pas à pas, et par suite va permettre le levage de la charge A le long de la paroi B. les moyens susceptibles de faire monter la tige A le long de la paroi B sont constitués par deux organes d'appui horizontaux fixes 3 et 4 solidaires de la paroi B et munis d'orifices 5 dont le diamètre est choisi de manière à permettre le libre passage de la tige 1. L'organe d'appui fixe inférieur 3 sert d'appui à un vérin 6 dont le piston entrain en mouvement un troisième organe 7 également pourvu d'un orifice 5 permettant un libre passage de la tige 1 dans son mouvement ascendant. Un ressort 8 est susceptible de rappeler le piston du vérin 6. Comme on le verra plus en détail ci-dessous ce dispositif porte des organes de blocage capables de bloquer momentanément la tige sur l'organe fixe 4 ou sur l'organe mobile 7. Selon les figures 2a à 2 d les parties supérieures 9 des orifices 5 des organes 4 ou 7 sont évasées en forme de cônes et délimitent un logement pour les organes de blocage 10 dont la surface extérieure 11 est usinée suivant un cône de meme angle au sommet que les logements 9 afin d'assurer le blocage momentané de la tige 1 sur les organes 4 ou 7. Ces organes de blocage 10 sont des portions de bagues coniques coupées suivant les rayons du logement 9 réparties autour de la tige 1 de manière concentrique : la surface intérieure 12 de ces organes de blocage 10 comporte des aspérités 13 correspondant aux aspérités 2 de la tige 1. Ainsi, Si l'on considère le cas où le vérin 5 fait monter 1' organe 7 par rapport à 1' organe fixe 4, en partant de la position de repos représentée sur la figure 2a selon la figure 2b, le profil extérieur de la tige oblige 1 1organe 10 à se soulever puis, étant réalisé en plusieurs parties à s'ouvrir. A ce moment, et selon la figure 2c, le diamètre intérieur de l'organe 10 est alors suffisant pour laisser passer les aspérités 2 de la tige 1. Mais selon la figure 2d, lorsque la tige 1 est montée d'une valeur un peu supérieure à son pas, son diamètre à ltendroit correspondant à l'organe de blocage 10 redevient plus faible, et le profil intérieur de l'organe 10 va venir retrouver son complément sur la tige 1 et se refermer sur celle-ci. Selon la figure 2e la tige étant alors sollicitée par la charge A et ayant tendance à se déplacer de haut en bas, ses aspérités 2 plaquent la pièce 10 sur l'organe 4 ; l'emboite- ment des cônes assurera alors un pincement de la tige 1. Cette dernière est également liée à l'organe 4 par appui de son profil sur celui complémentaire de l'organe 10. Le fonctionnement de ce dispositif est le-suivant : En partant de la position de repos, Si le vérin 6 pousse l'organe mobile 7 dans la direction de la flèche I, les organes 10 se serrent comme indiqué précédemment et rendent la tige 1 solidaire de l'organe mobile 7 et assurent donc le levage de la charge A. Dans le même temps les organes de blocage 10' de l'organe fixe 4 s'ouvrent pour laisser monter la tige 1. Lorsque le vérin 6 arrive vers la fin de course, les organes de blocage 10' de 11 organe 4 se sont refermés après avoir laissé passer une aspérité 2 de la tige 1 qui se sera alors élevée d'une hauteur correspondant à un pas.Le retour du vérin 6 sera alors commandé et les organes de blocage 10' de l'organe 4 vont venir se coincer dans les orifices coniques de la tige 1 qu'ils désolidariseroSt de l'organe mobile 7 pour la solidariser à l'organe fixe 4. En conséquence, la tige ne va plus redescendre. Dans un deuxième temps, le vérin 6 va se refermer rapidement, les organes 10 vont effectuer lee mêmes mouvements pendant la descente de l'organe 7 que les organes 10' lors de la montée décrite ci-dessus de ce même organe 7 et le cycle va pouvoir ainsi recommencer jusqu'à ce que la charge A soit montée d'une hauteur suffisante pour se trouver sous l'organe d'appui 3. L'ensemble de ces dispositifs fonctionne de manière automatique. Les mouvements du vérin 6 peuvent être commandés par un dispositif d'asservissement tenant compte de la position des organes de blocage coniques 10. Le vérin 6 ne peut monter que lorsque tous les organes de coincement sont retombés dans les logements coniques de l'organe mobile 7 et que leur coincement sur la tige peut effectivement se réaliser. Selon la figure 3a, pour assurer le levage de charges A lourdes sur une hauteur élevée, on peut envisager une installation portant un dispositif similaire à celui décrit précédemment, mais muni de deux tiges 1 et 1' auxquelles est fixé à leurs extrémités intérieures un organe intermédiaire 14. Cette installation comporte aussi deux tiges annexes 15 traversant 1 'organe intermédiaire 14 et l'organe d'appui fixe inférieur 3 et formées de segments 150 réunis par des organes d'assemblage extérieurs 20 et dont la longueur ne dépasse pas la longueur utile des tiges de traction 1. Les organes d'assemblage extérieurs 20 sont en outre susceptibles d'assurer le blocage des tiges annexes 15 dans organe intermédiaire 14 pen dant la montée des tiges de traction 1 et dans l'organe d'appui fixe inférieur 3 pendant leur descente. L'organe intermédiaire 14 et l'organe d'appui fixe inférieur 3 sont percés d'orifices 16, 17 dont le diamètre est légèrement supérieur à celui des organes d'assemblage extérieurs 20 des segments 150 de tiges annexes 15, pour permettre le libre passage de ces tiges annexes 15 et dont les parties supérieures 160, 170 sont creusées en forme de c8ne et coopèrent avec des organes de coincement susceptibles de permettre le passage des organes d'assemblage extérieurs 20 pendant la descente des tiges de traction 1 et de servir d'appui à la charge A pendant leur montée. Le problème qui se pose ici est de permettre le passage des organes d'assemblage extérieurs 20 dans les orifices 17 des organes intermédiaires 14. Pour assurer ce passage, les trous 17 ont un diamètre légèrement supérieur à celui des organes 20, et les organes de coincement 19 sont une bague usinée de façon à correspondre au logement 170 de la partie supérieure des trous 17 de l'organe intermédiaire 14 coupée selon un diamètre. Cette bague 19 est munie d'éléments élastiques 21 qui assurent le retour des demi-bagues 19 après passage de l'organe 20. En effet, lorsque selon la figure 4a l'organe 20 se déplace selon la flèche II dans 11 orifice 17 de l'organe intermédiaire 14, il va arriver sous la bague 19 qui est elle-même percée d'un orifice qui correspond au diamètre de la tige 15 et est donc inférieur au diamètre de l'organe 20. Selon la figure 4b, à ce moment, les faces supérieures de l'organe 20 poussent les organes 19 Vers le haut. Ces deux demi-bagues 19 s'escamotent alors en laissant entre elles un espace suffisant pour permettre le passage de l'organe 20. Après le passage de cet organe, selon la figure 4c les éléments élastiques 21 assurent le retour des deux demi-bagues 19 qui retombent ensuite dans leur logement 170.A ce moment la tige 15 va revenir en contact sur les demi-bagues 19 qui vont servir d'appui à l'organe 20 et vont donc assurer le coincement des tiges 15 dans les organes intermédiaires 14. Un dispositif similaire permet le passage des organes 20 vers l'organe 3 sur lequel il peut venir prendre appui. Lorsque la tige 15 se situe au delà de organe 3, elle peut entre démontée et rangée. Cette opération est facilitée par la proximité du plancher des opérateurs. Le fonctionnement de cette installation va être décrit ci-dessous en se référant aux figures 3a à 3d. En partant de la position représentée sur la figure 3a l'ensemble composé des deux organes d'appui 3 et 4 et de l'organe mobile 7 commandé par un vérin 6 fait monter l'organe intermédiaire 14 et par suite la charge A comme décrit ci-dessus. Pendant toute cette opération de levage, les tiges 15 et donc la charge A, reposent par l'un de leurs organes d'assemblage 20 sur l'organe intermédiaire 14. A îa fin de cette opération de levage, l'organe intermédiaire 14 va se trouver juste sous l'organe fixe 3 d'appui du vérin 6, dans la position représentée sur la figure 3b. A ce moment les tiges 15 sont alors rendues solidaires de l'organe fixe 3, et les tiges 1 et 1' ne reçoivent provisoirement plus la charge A. Alors et selon la figure 3c, les tiges 1 et 1' sont libérées par ouverture commandée des pièces coniques 10. En conséquence, les tiges 1 et 1' entrainant l'organe intermédiaire 14, sont redrescendues selon la flèche III jusqu'à arriver juste au-dessous d'un organe d'assemblage 20. A ce moment, le dispositif décrit précédemment permettant à l'organe d'assemblage 20 de traverser l'organe intermédiaire 14 est mis en oeuvre Organe 14 en remontant viendra prendre contact avec les organes de liaison 20 et en levant la charge désolidariseront les tiges 15 de l'organe d'appui fixe 3. On désolidarise ensuite les tiges 15 de l'organe d'appui fixe 3 et donc, la charge A prend de nouveau appui sur l'organe intermédiaire 14 par un organe d'assemblage. En conséquence, on se retrouve dans la positon représentée sur la figure 3a qui est similaire à la figure 3a si ce n'est que la charge est montée d'une hauteur correspondant à la distance entre deux manchons 20, (Un cycle similaire peut alors recommencer} Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exem- ple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Dispositif de levage de charges lourdes le long d'une paroi ou d'une tour, en prenant appui sur cette dernière, caractérisé en ce qu'il se compose d'au moins une tige de traction (1) pourvue d'aspérités (2) régulièrement espacées ayant un pas donné portant la charge à lever (A) ainsi que de moyens susceptibles de faire monter la tige (1) et par suite la charge (A) pas à pas le long de la paroi (B) constituée par deux organes d'appui fixes (3, 4) par rapport à la paroi (B) traversés par la tige à soulever (1) dont l'un (supérieur)(4) est susceptible d'assurer le blocage de la tige (1) dans un premier sens de déplacement (descente) dont l'autre (inférieur ) sert d'appui à un vérin (6) dont le piston entrains le mouvement d'un troisième organe (7) mobile par rapport aux deux organes d'appui (3, 4) fixes traversé par la tige (1) et susceptible d'assurer son blocage dans un second sens de déplacement (montée) opposé au premier sens de déplacement. 20) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'organe mobile (7) et l'organe d'appui fixe (supérieur) (4) ne portant pas le vérin (6) sont percés d'orifices (5) permettant le libre passage de la tige (1) et dont les parties supérieures (9) sont creusées en forme de cône et coopèrent avec des organes de blocage (10) dont la surface extérieure (11) est usinée suivant un cône de même angle au sommet pour assurer le blocage momentané de la tige (1) sur l'organe mobile (7) ou sur l'organe d'appui fixe (supérieur) (4) ne portant pas le vérin (6). 3 ) Dispositif selon l'une quelconque des revendications i ou 2, caractérisé en ce que les organes de blocage (10) sont deS portions de bagues coniques réparties autour de la tige (1) manière concentrique et dont la surface intérieure correspond aux aspérités (2) de la tige (1). 40) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un ressort (8) susceptible de rappeler le piston du vérin (6). 50) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qutil comporte deux tiges (1, 1') de traction de la charge (A) susceptibles d'être bloquées momentanément dans l'organe mobile (7) ou dans 1' organe d 'appui fixe (supérieur) (4) ne portant pas le vérin (6). 60) installation munie d'un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, susceptible d'assurer le levage de charges lourdes sur une grande hauteur, le long d'une paroi ou d'une tour en prenant appui sur cette dernière installation comportant au moins une tige de traction pourvue d'aspérités régulières ayant un pas donné portant la charge à lever et ayant une longueur correspondant à une fraction de la hauteur de soulèvement de la charge, ainsi que des moyens susceptibles de faire monter la tige et par suite la charge pas à pas le long de la paroi, constitués par deux organes d'appui fixes par rapport à la paroi, traversés par la tige à soulever, dont l'un (supérieur) est susceptible d'assurer le blocage de la tige dans un premier sens de déplacement de l'organe mobile (descente) et dont l'autre (inférieur) sert d'appui à un vérin dont le piston entrain le mouvement d'un troisième organe, mobile entre les deux organes d'appui fixes, traversé par la tige et susceptible d'assurer son blocage dans un second sens de déplacement (montée) de l'organe mobile opposé au premier sens de déplacement, installation caractérisée en ce qu'elle comporte un organe intermédiaire (14) fixé à l'extrémité de la ou des tiges de traction et une ou plusieurs tiges arrière portant la charge traversant l'organe intermédiaire (14) et l'organe d'appui fixe inférieur (3) sans aspérités et formées de segments (150) réunis par des organes d'assemblage extérieurs (20) et dont la longueur est égale à la longueur utile de la ou des tiges de traction (1) ou à un multiple de cette même longueur, les organes d'assemblage extérieurs (20) étant susceptibles d'assurer le blocage de la ou des tiges annexes (15) dans l'organe intermédiaire (14) pendant la montée de la ou des tiges de traction (1), et dans l'organe d'appui fixe inférieur (3) pendant sa ou leur descente. 70) Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que ltorgane intermédiaire (14) et l'organe d'appui fixe inférieur (3) sont percés d'orifices (16, 17) dont le diamètre est légèrement supérieur à celui des organes d'assemblage extérieurs (20) des segments (150) de tiges annexes (15) pour permettre le libre passage de ces tiges annexes (15) et dont les parties supérieures (160) (170) sont creusées en forme de cônes et coopèrent avec les organes de coincement (18) (19) susceptibles de permettre le passage des organes d'assemblage extérieurs (20) pendant la descente des tiges de traction (1) et de servir d'appui à la charge (11) pendant leur montée. 80) Installation selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7, caractérisée en ce que les organes de coincement (18, 19) sont des portions de bagues coniques réparties autour des tiges annexes (15) de manière concentrique-tout en laissant entre elles un orifice dont le diamètre est insuffisant pour permettre le passage des organes d'assemblage extérieurs (20).