L1invention a pour objet un procédé qui facilite le traçage par toute personne, mime sans expérience de la coupe, du patron d'un vêtement sur mesures. L'invention couvre aussi les moyens obtenus conformé- ment au procédé et qui constituent la matérialisation de l'invention. On sait qu'il existe de nombreuses méthodes de coupe, que l'on trouve dans des revues ou dans des ouvrages, et qui font mtme l'objet de cours donnés oralement ou par correspondance. Ltexpérience montre que le passage de l'étude des méthodes de coupe à leur mise en application pratique présente une difficulté réelle que beaucoup de personnes ne réussissent pas à surmonter. n est assez rebutant ou fastidieux, en effet, de suivre les indications détaillées données par la méthode et de les convertir par soi-meme en dispositions pratiques que l'on doit porter sans erreur d'interprétation les unes après les autres, sur une feuille de matière appropriée dans laquelle le patron sera découpé. Le but principal de l'invention est d'apporter un procédé qui permette d'éliminer toutes les difficultés évoquées ci-dessus et qui rende possible l'application pratique de toute méthode de coupe d'une façon quasi-automatique, sans hésitation et sans erreur d'interprétation. Le procédé de l'invention est applicable à n'importe quelle méthode de coupe. Pour parvenir à ce résultat, selon le procédé de l'invention, on établit d'une part un tableau de mesures comprenant 1 'indication des mensurations à faire sur la personne, conformiment aux instructions de la méthode, et d'autre part un jeu de gabarits presentant des repères et des échelles graduées servant à porter ces mesures sur une feuille de matière appropriée, dans l'ordre prévu par la méthode. Les échelles des gabarits sont déformées et tiennent compte des corrections à apporter aux mesures en vue de la localisation des points principaux du patron prévus par la méthode mais les graduations sont exprimées par des chiffres qui sont les chiffres mimes des mesures. De préférence, certains gabarits au moins ont un profil approprié pour servir au guidage du tracé de certaines parties du patron. Pour bien faire comprendre l'invention, on donnera maintenant un exemple de la mise en oeuvre du procédé en vue de faciliter l'application d'une méthode de coupe particulière. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels - la figure I représente un tableau de mesures qui constitue l'un des moyens matériels résultant de la mise en oeuvre du procédé de l'invention, - les figures 2 à 10 sont des vues qui montrent quatre gabarits réalisés conformément au procédé de l'invention; ces mêmes figures servent aussi à expliquer comment on se sert de ces gabarits pour tracer le patron du dos d'un vêtement; - les figures 11 à 26 sont des vues qui montrent quatre autres gabarits réalisés conformément au procédé de l'invention; ces mimes figures servent aussi à expliquer comment on se sert de ces gabarits pour tracer le patron du devant d'un vêtement. La méthode de coupe que l'on a retenue pour expliquer le procédé de l'invention ne fait pas partie de l'invention. Toute autre méthode est susceptible autre prise comme sujet pour la mise en oeuvre du procédé. Les gabarits des figures 2 à 26 composent un jeu de gabarits et ce jeu constitue un moyen matériel résultant de la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Bien entendu, la mise en oeuvre du procédé à partir d'une autre méthode de coupe peut conduire à un autre jeu de gabarits, dont les profils ou la présentation différeraient de ceux que I l'on va décrire sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. Dans ce qui suit, on n'expliquera pas en détail la méthode suivie, qui est d'ailleurs connue en soi. Par contre, on expliquera de façon détaillée le mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention et on décrira les gabarits obtenus trace à ce procédé, gabarits qui facilitent considérablement l'emploi de la méthode. Le procédé comprend l'exécution d'un tableau de mesures représentée sur la figure 1. Les mensurations à faire pour relever ces mesures sur une personne sont indiquées par la méthode et sont, généralement, connues en soi. Ces mesures sont désignées par les lettres minuscules a à I pour celles qui sont mesurées directement et m à o pour celles qui sont déduites des précédentes par calcul. Ces mesures exprimées en centimètres peuvent entre définies comme suit, le dessin supérieur de la figure 1 étant une vue de dos et le dessin inférieur une vue de devant. a = hauteur de la taille au-dessus des hanches b = longueur du coté c - longueur milieu dos d = tour de hanches = = tour de poitrine f = carrure du dos g = longueur milieu devant h = encolure i = écartement des seins j = carrure du devant k = hauteur de poitrine 1 = tour de taille La mesure m peut autre définie comme étant la longueur du milieu devant moins la longueur du coté. La mesure n correspond sensiblement, avec la correction de + 2 cm ajoutés à la valeur de m, à la tangente de l'angle définie par le rapport de (g - b ) + 2 sur le développement du tour de poitrine. La valeur de cet angle donne de manière très approchée la pente de l'Epaule. La multiplication par 100 fournit des chiffres entiers au lieu de chiffres décimaux inférieurs à 1. La mesure o peut se définir comme étant la carrure de devant moins 1 'écartement des seins. Certaines des mesures relevées directement ou calculées pourraient êre différentes avec une autre méthode; 1 établis sement du tableau de mesures est fait, selon le procédé de l'invention, en combinaison avec un jeu de gabarits, comme on l'expliquera maintenant, afin de procurer le résultat le plus avantageux. L'invention n'impose pas strictement la présentation du tableau de mesures indiqué sur la figure 1, ce qui est essentiel, ctest de connattre les mesures de base de la méthode de façon claire afin que le rapprochement avec les gabarits se fasse facilement et sans erreur. On expliquera maintenant comment on confectionne les On expliquera maintenant comment on confectionne les gabarits pour le dos d'un vêtement, conformément au procédé de l'invention, en m8me temps que l'on décrira l'emploi de ces gabarits. On a dessiné en trait mixte le contour final du patron à obtenir. On commence par un premier gabarit 2 qui est une règle plate ayant d'un côté, à partir d'un repère indiqué par une flèche, une échelle graduée de O à 50 cm. Quand on utilise ce gabarit, on porte successivement les mesures a de Â à B, puis b de B à c, puis c de C à D, le long d'un trait vertical droit partant d'un point Â. Sur a face opposée, le gabarit 2 porte dans sa zone centrale une échelle graduée de 60 à 120 cm, cette échelle ayant son origine indiquée par un repère au coin inférieur gauche (voir figure 4).. En réalité cette échelle est déformée; elle a subi une réduction par quatre de sorte que les graduations 60 et 120 correspondent en réalité à 15 et à 30 cm. De cette façon, sur la perpendiculaire en Â à AB, quand on lit la mesure d sur le gabarit 2 on définit la longueur Â Â 1 qui est le quart du tour de hanches. Le patron que l'on trace représente en réalité la moitié du dos. il est préférable de tracer sur une feuille pliée en deux dont le pli est confondu avec la droite Â B C D. Le gabarit 3 qui suit (figures 5 à 7) porte sur une m8me face trois-échelles graduées. Sur le bord supérieur, l'échelle a pour origine le coin gauche indiqué par une flèche (figure 5) et les chiffres s'étendent de 60 à 116 mais l'échelle a subi une réduction au quart de sorte que, sur la perpendiculaire en C à ÂC, la mesure e lue sur l'échelle donne le point E tel que GE vaut le quart du tour de poitrine. Sur le bord inférieur (figure 6), l'échelle a pour origine le coin gauche indiqué par une flèche et les chiffres s'étendent de 18 à 46 mais l'échelle a subi une réduction à la moitié si bien que la mesure f lue directement donne sur CE le point K qui correspond à la moitié de la carrure du dos. Sur le bord latéral droit du gabarit 3 (figure 7), l'échelle a pour origine le coin inférieur repéré par une flèche. Les chiffres s'étendent de 6 à 22 mais l'échelle a subi une réduction à la moitié si bien que la mesure m lue directement et portée sur la perpendiculaire en k à C E donne le segment K F que l'on prolonge par un trait interrompu. Cette déformation de l'échelle fait que le segment E F est égal à la moitié de la mesure m et que le point F donne, -, > r le patron une extrémité de la mesure f visible sur la figure 1. Selon l'invention, on confectionne ensuite un gabarit 4 (figures 8 et 9) qui porte une premiére échelle graduée sur son bord supérieur (figure 8). Les chiffres vont de la droite ver la gauche de 26 à 44; l'échelle est déformée de deux façons. Elle est d'abord rectiligne à partir de la gauche puis elle est incurvée vers le haut (quand on regarde la figure 8) sensiblement a partir du milieu pour aboutir au coin droit Qli est à peu près à 1,5 cm plus élevé que la partie rectiligne initiale. L'échelle est encore déformée en ce sens qu'elle a subi une réduction au sixième. Pour utiliser le gabarit 4 on place le chiffre de la mesure h en face du poinv D, les bords latéraux étant parallèles à C D, puis on trace la courbe D H qui donne la partie du décolleté du dos du patron. le gabarit 4 porte une autre échelle graduée, sur sa face opposee à la précédente et le long d'un bord latéral. Les chiffres de la graduation vont de 5 à 55 à partir du repère visible au coin supérieur droit et correspondent à la valeur de la mesure calculee n. Hais l'échelle a, en réalité, une étendue allant de 0,5 à 5,5 cm. On utilise cette face du gabarit 4 en mettant le coin supérieur gauche indiqué par une flèche (voir la figure 9) sur le point H puis en marquant un point en face de la valeur de n lue sur la graduation. Ensuite, on trace la droite qui va de H à ce point et qui coupe le prolongement de K B; on marque le point G à 1/2 cm environ au-delà de KE Le gabarit 5 comprend deux moitiés, une moitié gauche visible sur la figure 10 et une moitié droite visible sur la figure 26. Chaque moitié a un bord incurvé dont le tracé donne la courbe de l'emmanchure, respectivement du dos et du devant du patron. A l'aide de la moitié appropriée du gabarit 5, on fait passer la ligne de coupe de l'emmanchure du dos par les points E, F et G, déterminés précédemment. On expliquera maintenant, en se reportant aux figures 11 à 26, comment on peut confectionner un jeu de gabarits, conformément à l'invention, pour tracer le devant du vêtement, en combinaison avec le tableau de mesures de la figure 1. En meme temps, on indiquera comment on utilise ces gabarits, uniquement pour permettre une compréhension complet de l'invention Pour le patron du devant, le procédé de l'invention prévoit un gabarit 6 qui porte sur une face à partir d'un coin inférieur droit repéré par une flèche (figure 11) une échelle graduée allant de O à 50 cm et sur la face opposée, dans sa partie médiane, une graduation allant, de la droite vers la gauche, de 60 à 120. Cette seconde graduation accompagne une échelle déformée réduite au quart avec une translation de 3 cm. On remarquera que les gabarits 2 et 6 sont munis des mêmes échelles graduées sauf que la graduation 60 à 120 s'étend soit vers la droite (figure 4), soit vers la gauche (figure 12). En outre, l'échelle de cette graduation est déformée sur le gabarit 6 de façon telle que la longueur réelle est de 60/4 + 3 = 18 cm et de 120/4 + 3 = 33 cm pour lune et l'autre extrémité de la graduation à partir de origine indiquée par une flèche sur la figure 11. Comme on l'a expliqué précédemment, le long d'une droite partant d'un point A, on porte les mesures a de A à B, puis b de B à C, puis c de C à D, et, perpendiculairement à A, la mesure d de A à A1, à l'aide du gabarit 6. L'invention prévoit ensuite un gabarit 7 visible sur les figures 13 à 16. Sur une face, le long de son bord supérieur, à partir du coin supérieur droit repéré par une flèche, il présente deux échelles graduées successives allant de la droite vers la gauche, la première avec-des chiffres s'étendant de -12 à 26 et la seconde de 60 à 116. La première de ces échelles est déformée par réduction à la moitié de sorte que les chiffres 12 et 26 correspondent en réalité à 6 et à 13 cm à partir de l'origine. La seconde de ces échelles est déformée d'une autre manière; elle est réduite au quart (comme 1' échelle graduée du gabarit 3 utilisée sur la figure 5) mais avec une translation de 3 cm; ainsi la graduation 63 correspond, à partir de 1 'origi- ne, à une distance réelle de 60/4 + 3 = 18 cm. On utilise la face que l'on vient de décrire du gabarit 7 en posant l'origine en c sur la droite A D et en marguant en o la mesure i et en E la mesure e. On remarquera ici un avantage appréciable des gabarits de l'invention. La mesure e est employée à la valeur du tableau de mesures 1, par lecture directe? mais elle ess portée sur le patron avec deux corrections différentes sur les figures 5 et 13, sans qu'aucun calcul soit fait par l'utilisatrice. Sur le patron, après avoir marqué les points 0 et E, on trace la droite C O E et la perpendiculaire en O à cette droite. Sur sa face opposée, le gabarit 7 porte trois échelles graduées. La première (voir la figure 14) s'étend de la gauche vers la droite le long du bord supérieur, à partir du coin supérieur gauche repéré par une flèche. les chiffres vont de 60 à 116 mais l'échelle est déformée de façon que le chiffre lu représentant la mesure e corresponde en réalité, sur le patron, à une longueur égale à 1/12 de e moins 3 cm. Par exemple pour une mesure e égale à 92 cm, le chiffre 92 lu sur la graduation donne, a partir de l'origine une longueur de 4,7 cm. Quand on place l'origine sur le point , en face de la valeur de e on margue le point K sur la ligne E O C. En fait, le point ainsi obtenu est tel que C E représente les 2/3 de C E plus 4 cm. La longueur E K est le complément de C K. On pourrait aussi bien prévoir sur le gabarit 7 une graduation partant du coin supérieur droit et donnant le point K directement partir de X, de la droite vers la gauche. La seconde échelle graduée de cette face du-gabarit 7 s 1détend le long de son bord droit, à partir du coin inférieur droit repéré par une flèche (figure 15). Les chiffres vont de 6 à 22 mais l'échelle est déformée par réduction à la moitié de sorte que ces chiffres correspondent en réalité, sur le patron, à 3 et à 11 cm respectivement.En plaçant le coin inférieur droit au point K, on margue le point F en face de la valeur de la mesure calculée n lue sur la graduation0 La troisième échelle graduée de cette mtme face du gabarit 7 se trouve le long du bord inférieur, à partir du coin inférieur gauche indiqué par une flèche (voir la figure 16)o Les chiffres de la graduation vont de 8 à 16 et l'échelle est déformée de façon que ces chiffres correspondent à la valeur de la mesure o divisée par deux plus un cm.Ainsi, quand on place 1 'origine de l'échelle sur le point F comme sur la figure 16 et que l'on margue le point P vers la droite en face de la valeur lue directement de la mesure o supposée entre égale à 10, la longueur du segment de droite FP égale 10/2 + 1 soit 6 cm. Le jeu des gabarits de l'invention comprend ensuite un gabarit 8 qui porte plusieurs échelles graduées; deux sont sur une même face; une troisième est sur la face opposée. En outre un des bords du gabarit a un profil particulier. La première échelle graduée de la première face part du coin supérieur droit, de droite à gauche le long du bord supérieur (figure 17). Les chiffres s'étendent de 26 à 44 mais l'échelle est réduite au sixième, comme pour le gabarit 4 (figure 8), mais elle est rectiligne. Cette échelle graduée du gabarit 8 sert à marquer le point D1 vers la gauche à partir de D en face de la lecture de la mesure ho Sur son bord droit, à partir du coin inférieur droit, la même face du gabarit 8 a une échelle graduée dont les chiffres vont de 26 à 44 mais dont la déformation est telle que ces chiffres correspondent à une réduction au sixième plus deux cm. Ainsi le chiffre 36 correspond à une longueur à partir de l'origine de 8 cm.En plaçant l'origine indiquée par une flèche (figure 18) sur Dl, on marque vers le haut le point H en face de la valeur-de la mesure h lue directement sur la graduation. Ici encore, la même mesure lue directement sur les échelles graduées, sans aucun calcul ni aucune hésitation, permet de déterminer deux points avec des corrections différentes -incorporées aux échelles selon le procédé de l'invention. Les points D et H étant marqués comme on vient de l'expliquer, le bord inférieur gauche du gabarit sert à les réunir par une courbe (figure 19) qui est voisine d'un quart de cercle ayant 8 cm environ de rayon. La seconde face du gabarit 8 présente le long de son bord latéral gauche une échelle graduée qui part du coin supérieur gauche. Les chiffres vont de 10 à 35 et représentent la valeur de la mesure calculée n ( comme pour le gabarit 4 sur la figure 9). Mais l'échelle est déformée pour correspondre à la valeur de n majorée de 0,5 cm; son etendue réelle est donc de I a 4* cl. De plus, comme cette échelle est etablie d'après la tangente de l'angle de la pente d'épaule, elle dépend aussi de la largeur du gabarit 8 qui est différente de celle de gabarit 4 pour une simple raison de commodité du tracé évitant la superposition sur le patron de certains points importants. L'échelle graduée du gabarit 8 se déduit de celle du gabarit 4 compte tenu que chaque mesure lue doit donner une longueur plus grande de O, cm et de la correction à faire en fonction de la largeur du gabarit, c'est-à-dire de la distance du bord latéral gauche au coin supérieur droit repéré par une flèche sur la figure 20. Pour utiliser cette face du gabarit 8, on met le coin superieur droit en coincidence avec le point H, le bord latéral gauche étant parallèle à AD, et en face du chiffre égal à la valeur de n on marque le point L. belon le procédé de llinvention, on confectionne ensuite un gabarit 9 visible sur les figures 22 à 25. Ce gabarit a le long de son bord latéral droit une échelle graduée qui part du coin supérieur durcit indiqué par une flèche. La graduation s'étend ae 1 à 30 centimètres du haut vers le bas. Dans Le coin inférieur gauche, le bord est incurvé pour servir, par exemple, de guide au tracé de la courbe des hanches et des pinces dos et devant. L'échelle graduée du gabarit 9 sert à porter sur le patron la mesure k. Cette dernière s'étend vers le bas parallèlement à DÂ, a partir d'un point Y. La figure 21 sert à expliquer comment on obtient ce point I. La droite HL allant de H à L coupe la perpendiculaire à C E tracée à partir de 0. Cette rencontre donne le point Y. On place ensuite le coin supérieur droit du gabarit 9 en Y et le long du segment Y 0, prolongé au-delà de O si nécessaire, on marque le point 02 en face du chiffre qui correspond à la valeur de la mesure k. (figure 22). Le point 02 sert à déterminer la pince de poitrine visible sur la figure 23 définie par le tracé de la droite 02P. Sans cette pince, la longueur de 1 'épaule serait limitée, sur la droite de pente d'épaule H L (figure 21), à un segment de droite H G (que l'on prend égal au segment H G de la figure 10 moins un centimètre). Sur les figures 23 à 25, le gabarit 9 sert à déplacer les points G en GI et Y en Y1 du fait de l'existence de la pince de poitrine. Sur la droite 02P, la longueur 02Ya est égale à O2Y et sur la perpendiculaire à 02Y1 en Yl, la longueur YIGI est égale à la distance séparant G perpendiculairement à 02Y. Ce déplacement par rotation autour de 02 des points Y et G procure les points Y1 et G1 (figure 25). On a dit plus haut que le gabarit 5 comprend deux moitiés ayant un bord incurvé, La moitié droite représente le tracé de la courbe de l'emmanchure sur le devant du patron. Avec le bord de cette moitié droite on trace la courbe qui passe par les points E, F et G1. Après cette opération, le patron n'est pas totalement terminé; il reste à faire les pinces à la taille en correspondance avec la cambrure. Toutefois, le jeu des gabarits établis conformément à ltinvention a permis de tracer rapidement, sans calcul ni tatonnement, directement à partir des mesures du tableau 1, tout le contour du patron, pour le devant et pour le dos. En travaillant sur des feuilles pliées en deux et en plaçant la droite AD le long du pli, on utilise des gabarits qui sont établis pour un quart seulement, soit une moitié du dos et une moitié du devant. Après découpage et dépliement des feuilles on obtient le patron complet du dos et du devant. Il est avantageux de se servir de feuilles en matière non tissée. Elles peuvent être cousues après découpage et essayées immédiatement par la personne dont on a pris les mesures0 Les échelles dont on a expliqué la déformation tiennent compte de dispositions qui sont propres à la méthode employée et de corrections (telles que des surlongueurs pour l'aisance) qui se rapportent au genre de vêtement à confection ner. I1 est évident que pour un corsage ou un tailleur ces corrections ne sont pas les mêmes. Par exemple, pour calculer la pente d'épaule afin de réaliser le gabarit 4, au lieu du tour de poitrine e on peut adopter la valeur e + 2 cm, ce qui fait que n est égal au rapport (m + 2)100 sur e + 2. Par conséquent, les gabarits que l'on a décrit ne peuvent constituer qu'un exemple particulier qui ne limite pas la portée de l'invention. Par ailleurs, il est évident que les gabarits servent généralement, chacun, à plusieurs opérations, mais que rien n'oblige à regrouper, sur un gabarit, plusieurs opérations de la façon qui a été décrite. En mettant en oeuvre le procédé de l'invention, on peut créer un gabarit par opération ou faire d'autres groupements d'opérations et des échelles graduées correspondantes sur divers gabarits. On notera qu'il est particulièrement avantageux d'établir les gabarits 2 à 4 du dos de façon à porter les mesures corrigées sur une feuille pliée en deux à partir de la pliure de cette feuille et les gabarits 6 à 9 du devant de façon à porter les mesures corrigées sur la même feuille mais à partir des deux bords libres superposés opposés à la pliure de ladite feuille. Ainsi, après tracé et coupe du patron on obtient, en ouvrant la feuille, un dos complet et deux moitiés du devant prêtes à être cousues le long de la ligne AD. REYENJ)ICÂTIO 1. Procédé pour faciliter le traçage sur une feuille de matières appropriée du patron d'un vêtement sur mesures, suivant une méthode de coupe prédéterminée, caractérisé en ce qu'on établit un jeu de gabarits présentant des repères et des échelles graduées, les échelles de ces gabarits étant déformées pour tenir compte des corrections à apporter aux mesures en vue de la localisation des points principaux du patron prévus par la méthode tandis que les graduations sont exprimées par des chiffres du meme ordre de grandeur que les chiffres mêmes des mensurations faites suivant la méthode de coupe. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on combine avec le jeu de gabarits un tableau de mesures relevées et calculées auxquelles correspondent, dans l'ordre voulu, les divers gabarits, les graduations des échelles de ces derniers comprenant les chiffes mêmes des mesures du tableau. 3. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que certains gabarits ont un profil approprié servant au guidage du tracé de certaines parties du patron. 4. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'on établit le tableau de mesures pour y porter directement le résultat des mensurations faites sur une personne suivant la méthode prédéterminée choisie cependant qu'on établit les gabarits pour porter les mesures corrigées sur une feuille pliée en deux, constituant le patron, a' partir de la ligne de pliure de cette feuille. 5 Jeu de gabarits obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon-l'une quelconque des revendications 1 à 4 carac térise en ce que la plupart des gabarits présentent, individuellement, le long de l'un au moins de leurs bords, une échelle graduée avec un repère servant d'origine de graduation, et une graduation, celle-ci comprenant des chiffres du mye ordre de grandeur que les mensurations faites sur une personne cependant que l'échelle est déformée pour tenir compte des corrections à apporter aux chiffres des mensurations pour obtenir, a plat, sur une feuille de matière appropriée , les points principaux du tracé d'un patron. b. Jeu de gabarits selon la revendication 5 caractérisé en ce que certaines échelles graduées des gabarits sont déformées pour permettre de porter les mesures corrigées sur une feuille pliée en deux, à partir de la ligne de pliure de cette feuille. 7. Jeu de gabarits selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'il est combiné avec un tableau de mesures, les échelles graduées des gabarits étant établis dans un ordre déterminé par une méthode de coupe et en correspondance directe avec des mesures relevées et calculées portées sur le tableau de mestre. 8. Jeu de gabarits selon la revendication 5 caractérisé en ce que les gabarits du dos sont établis pour porter les mesures corrigées sur une feuille pliée en deux à partir de la ligne de pliure de cette feuille tandis que les gabarits du devant sont établis pour porter les mesures corrigées sur la même feuille pliée à partir de deux bords libres superposés opposés à la pliure de ladite feuille.