i La présente invention est relative à la détection et à la mesure proportionnelle de la concentration d'oxygène dans les gaz de combustion au moyen de décharges électriques entre des systèmes d'électrodes. Ces gaz de combustion peuvent être des gaz d'échappement d'un moteur à combustion ou des gaz brulés issus d'un réacteur ou d'une chaudière d'un type quelconque. De façon générale, la combustion dans l'air d'un carbu- rant donne dans les gaz brûlés une concentration d'oxygène qui va de 0% (mélanges riches) à plusieurs % (mélanges pauvres). Le rendement de la combustion ou la teneur en espèces polluantes, en particulier en oxydes d'azote NO y des gaz de combustion dépend de façon étroite de la richesse du mélange air/carburant, cette richesse étant parfaitement définie par la concentration d'oxygène dans les gaz brûlés. Suivant le résultat souhaité (rendement optimum - faible pollution...), il est donc possible d'asservir la combustion (pauvre - riche) à partir de la teneur en oxygène dans les gaz de combustion. Les procédés de mesure connus ne permettent pas un con- trôle continu de la combustion dans des conditions satisfai- santes en ce qui concerne notamment le prix de revient, la fiabilité et la précision. Par exemple, les sondes à oxyde de zirconium qui sont utilisées commercialement pour la détection de la présence d'oxygène ne donnent qu'une réponse en tout ou rien. D'autres appareils déjà décrits utilisant des décharges électriques permettent de faire des mesures de concentrations très faibles et ce fréquemment de façon proportionnelle. Par contre, aucun de ces appareils ne permet de faire une mesure essentiellement indépendante de la température du gaz à analyser. De plus, ils manquent de reproductibilité dans les mesures et de fiabilité dans le temps. Dans la demande de brevet FR 78 12809, il a été décrit un système permettant de s'affranchir des variations de tempé- rature en utilisant deux décharges portées à la même tempéra- ture, l'une dans un gaz à composition constante (l'air at- mosphérique) et l'autre dans le mélange dont on veut mesurer la concentration. Le courant différentiel obtenu est une me- sure indépendante de la température. Cependant, l'effet de température sur une décharge assy- métrique (pointe/plaque - fil/plaque ou cylindre) est impor- tant dans un grand nombre de cas, et en particulier pour les gaz d'échappement des moteurs à combustion, et la précision de la mesure d'oxygène risque d'être gravement affectée aux faibles concentrations. Une autre source d'inconvénients réside dans le fait que les deux décharges que l'on compare ne sont pas, pour des raisons évidentes de principe, situées au même endroit et dans les mêmes conditions: elles peuvent donc évoluer différemment au cours du temps par un effet de vieil- lissement et par suite donner un courant différentiel variable introduisant une nouvelle source d'erreur. D'autre part, ces dispositifs à électrodes dissymétriques et fonctionnant en décharge Corona se comportent comme des filtres électrostatiques, capteurs de toutes les particules et impuretés se trouvant dans les gaz de combustion. On sait que, quand on porte un système de deux électrodes à des différences de potentiels électriques suffisamment élevées, on obtient un courant de décharge à partir du moment o la différence de potentiel atteint une certaine valeur critique dépendant de la pression et de la température. Au fur et à mesure que la différence de potentiel augmente, le cou- rant augmente et le type de décharge n'est plus le même: on passe d'une décharge très faiblement lumineuse et pratiquement silencieuse connue sous l'appellation de décharge Corona à une décharge électrique en arc lumineuse et bruyante analogue aux décharges apparaissant entre les électrodes des bougies d'al- lumage sur les moteurs à combustion interne. On sait également que la décharge s'amorce d'autant plus facilement que, pour une même différence de potentiel entre les électrodes, le champ électrique au voisinage d'une des deux électrodes est plus fort, ce qui conduit à utiliser des électrodes avec de très faibles rayons de courbure (fil de petit diamètre pointes...) en face d'une surface relative- ment plane (plaque - cylindre....). Dans la présente descrip- tion, on appellera "décharge assymétrique" la décharge qui en résulte et qui est couramment utilisée dans la plupart des appareils visant à mesurer des impuretés dans un gaz donné. On constate cependant, que la sensibilité de la décharge à la température est, toutes conditions égales par ailleurs, d'autant plus grande que la décharge est assymétrique et que le courant est plus faible. La sensibilité à la concentration d'oxygène dans un gaz non ionisé mais ionisable est, elle, beaucoup plus insensible à la géométrie. On sait en outre, que l'effet de température sur une même décharge dépend du sens du courant. Si on prend, par exemple, une décharge pointe/plan, l'effet de la température sera d'augmenter le courant quand la pointe est à un potentiel positif par rapport à la plaque et au contraire de diminuer ce courant quand la pointe est à un potentiel inférieur (pointe en polarité négative). Il faut, cependant, bien remarquer que, pour une même géométrie et pour une même différence de poten- tiel, le courant absolu de décharge n'est pas le même dans les deux sens et, à fortiori, les variations liées à la tempéra- ture. La présente invention a pour objet de supprimer les in- convénients des sondes de mesure de type connu et en parti- culier les variations que l'on observe dans la précision et l'exactitude de la mesure lorsque les conditions de tempéra- ture et de pression du gaz à analyser varient. L'invention repose sur l'idée inventive selon laquelle il est possible de choisir une géométrie particulière pour les systèmes d'électrodes d'une telle sonde afin d'obtenir l'indé- dance de la mesure aux variations de température ainsi qu'à la présence d'impuretés dans le gaz. Il est également possible de définir des géométries distinctes de façon que le courant traversant l'une, dans un sens, soit égal au courant traver- sant l'autre dans l'autre sens et cela pour la même différence de potentiel aux bornes: il y a "symétrisation" de la dé- charge. En toute rigueur, cette symétrisation ne peut se faire que sur une plage de fonctionnement donnée (température - concentration d'oxygène..) mais, on constate en fait que cette symétrisation est d'autant plus régulière que le courant de décharge est plus important. Quand il y a symétrisation de la décharge en un point de fonctionnement, l'effet d'une variation importante de tempéra- ture est alors, comme on le constate expérimentalement, symé- trique sur les deux décharges. Tout se passe comme si la variation de résistance interne DZ d'une décharge était op- posée à celle de l'autre. Parallèlement, plus le courant de décharge est important et plus, pour une même variation de température, la valeur absolue de DZ est faible. Il apparaît donc possible de compenser en température, à partir d'une plage de fonctionnement choisie préalablement (température concentration) une décharge par une autre décharge en rendant l'ensemble "symétrique". La sonde électrique à ionisation permettant la mesure proportionnelle de la concentration en oxygène dans un gaz composite selon l'invention comporte deux électrodes dont l'une est soumise à une haute tension, le courant d'alimen- tation étant tel que la décharge soit une décharge en arc lumineuse et bruyante. Les deux électrodes sont constituées par deux éléments munis d'aspérités en saillie, et se faisant face à face et légèrement écartés l'un de l'autre de façon à obtenir une décharge symétrisée. Une première caractéristique de l'invention est donc d'utiliser des courants de crêtes relativement importants de l'ordre de quelques milliampères c'est-à-dire de se trouver toujours en dehors du régime de décharge Corona. Les deux éléments constituant les électrodes de la sonde selon l'invention comportent de préférence une pluralité de pointes effilées se faisant face. En variante, les deux éléments sont réalisés chacun sous la forme d'un segment de fil métallique les deux fils étant alignés selon une même direction. Grâce à l'obtention d'une décharge entièrement symétrisée de type pointepointe on s'affranchit donc totalement de l'effet de température. Dans un autre mode de réalisation, chacun des deux élé- ments constituant les électrodes comprend une portion munie d'aspérités en saillie et une portion sensiblement plane perpendiculaire auxdites aspérités et exempte d'aspérités. Les deux éléments sont montés de façon que la portion exempte d'aspérités d'un élément se trouve en face de la portizon munie d'aspérités de l'autre élément, l'ensemble engendrant alors deux décharges symétriques. Lesdites aspérités en saillie peuvent être réalisées sous forme d'au moins une pointe effilée. Dans une variante, les deux portions de chaque élément sont distinctes et reliées en parallèle dans le circuit d'ali- mentation. Un tel ensemble de deux décharges symétriques montées en parallèle (push-pull) fait que l'effet de température sur l'une des deux compense celui sur l'autre et donne en sortie un courant de décharge automatiquement compensé de l'effet de température. L'une des électrodes est de préférence.soumise à une haute-tension positive ou négative peu supérieure au potentiel d'ionisation de l'oxygène. Pour mieux résister aux fortes températures des gaz de combustion, la sonde de l'invention comprend de préférence un capot de protection muni de fentes pour le passage du gaz à analyser et recouvrant la zone comprenant les deux électrodes. La sonde de l'invention comprend en outre de préférence des moyens de régulation agissant sur l'alimentation haute- tension de façon que le rapport haute-tension/courant, ou la hautetension, ou le courant délivré, soit maintenu à une valeur constante. La mesure de la concentration en oxygène recherchée peut se faire soit en mesurant la valeur moyenne du courant appa- raissant entre les deux électrodes ou la valeur moyenne de la hautetension appliquée, soit en mesurant la fréquence des décharges électriques entre les deux électrodes L'invention sera mieux comprise à l'étude de la descrip- tion détaillée de quelques modes de réalisation, description faite à titre nullement limitatif et illustrée par les dessins annexés, sur lesquels. la fig. 1 montre une sonde selon l'invention; la fig. 2 montre une variante d'une sonde selon l'inven- tion; la fig. 3 illustre un schéma électrique d'une sonde selon- l'invention dans laquelle la mesure se fait en maintenant VHT/IHT constant; la fig. 4 illustre un schéma électrique d'une sonde selon l'invention sur laquelle la mesure se fait en maintenant cons- tant le courant d'alimentation haute-tension IHT' Dans le mode de réalisation représenté schématiquement sur la fig. 1, la sonde qui se trouve placée dans le trajet des gaz à analyser comporte une cellule à ionisation unique 1 du type à éclateur munie d'une électrode 2 sensiblement ef- filée en forme de pointe qui est portée au potentiel positif d'une hautetension d'alimentation reliée à l'électrode 2 par le fil d'alimentation 3. En face de la pointe effilée de l'électrode 2 et à un écartement de quelques millimètres se trouve disposée une autre électrode 4 également effilée en forme de pointe et mise à la terre, au potentiel négatif par la connexion électrique 5. Les électrodes en forme de pointes 2 et 4 disposées face à face peuvent être réalisées en métal résistant aux hautes températures et par exemple en nickel- chrome. On peut avantageusement constituer les électrodes 2 et 4 sous la forme de simples fils de très faible diamètre dis- posés face à face et écartés de quelques millimètres. L'agencement de ces électrodes sous la forme de la cel- lule à ionisation représentée sur la fig. 1 peut avantageu- sement, afin de résister aux fortes températures des gaz de combustion à analyser, s'insérer dans un montage analogue à celui d'une bougie d'allumage pour moteur à combustion in- terne. Un capot métallique de protection 6, comportant des fentes latérales 6a permettant le passage des gaz à analyser, recouvre avantageusement la zone des deux électrodes 2 et 4 afin d'éviter des perturbations éventuelles dans la mesure dues aux vitesses d'écoulement ou à d'éventuelles particules solides se trouvant en suspension dans le mélange gazeux à analyser. Sur la fig. 1, le plan de référence 7 définit dans cette configuration pointe-pointe, une "symétrisation électrique" de la décharge électrique en arc dans l'espace inter-électrodes. On entend par symétrisation électrique, la séparation en deux zones dans lesquelles les variations d'impédance relatives se compensent mutuellement lors des variations de la densité du gaz à analyser. Bien entendu, le plan 7 n'est pas forcément confondu avec un plan de symétrie géométrique des deux élec- trodes. Il peut être défini deux espaces d'impédances Z et Z' de part et d'autre du plan de référence 7. La somme des varia- tions d'impédances DZ + DZ' diminue à température constante lorsque la concentration d'oxygène dans ces espaces, diminue jusqu'à 0%. Simultanément, cette somme reste quasiment stable dans une large gamme de variations de température du gaz et à concentration d'oxygène constante. En conséquence, les effets de température se trouvent compensés et la sensibilité de la mesure à la concentration d'oxygène optimisées La fig. 2, sur laquelle les éléments identiques portent les mêmes références, représente schématiquement un autre agencement de la sonde de l'invention qui se trouve également placée dans le trajet des gaz à analyser. Cette sonde comporte deux cellules distinctes 8 et 9 à ionisation du type éclateur. La cellule 8 comporte une pointe effilée 10 reliée à la terre, au potentiel négatif par la connexion électrique 5 et une électrode plane il reliée au potentiel positif d'une haute-tension d'alimentation électrique par la connexion 3. Inversement pour la cellule 9, la pointe effilée 12 se trouve connectée au potentiel positif haute-tension par la connexion 3 et l'électrode plane 13 qui lui fait face est connectée au potentiel terre négatif par la connexion 5. Les matériaux constitutifs de ces deux cellules sont avantageusement les mêmes que ceux utilisés pour la cellule illustrée sur la fig. 1 ainsi que leur agencement sur un corps de bougie d'allumage avec un capot de protection 6. Sur la fig. 2, le plan de référence 14 sépare les deux cellules à ionisation 8 et 9. Chaque cellule présente respec- tivement une impédance électrique Z et Z' qui, électriquement dans l'agencement choisi, se trouvent mises en parallèle. La somme des variations d'impédances relatives sera Dz DZ + DZ' 1 Z + Z' Z avec z = Z 2471 602 Dz - diminue à température constante lorsque la concentration d'oxygène dans les espaces des deux cellules diminue. Simul- tanément, cette somme reste quasiment stable à concentration d'oxygène constante, dans une large gamme de variations de température du gaz à analyser. De la même manière que pour la cellule de la fig. 1, cet agencement dit tête-bêche ou push- pull est donc compensé et la mesure de concentration d'oxygène optimisée. Le traitement des signaux électriques fournis par la cel- lule à ionisation à éclateur de la fig. 1 ou 2 peut être réalisé de toute manière appropriée. C'est ainsi que l'on pourra mesurer la valeur moyenne du courant apparaissant sur l'une des électrodes. On pourra également mesurer la fréquence des décharges électriques de la cellule à ionisation. Les variations de fréquence pourront être mesurées par un compteur digital par rapport à une référence de temps et fourniront une mesure de la teneur en oxygène se présentant sous forme digi- tale. - La fig. 3 illustre à titre d'exemple un circuit élec- trique qui pourrait être utilisé dans une sonde utilisant une cellule à ionisation telle que celle représentée sur la fig. 1 ou 2 dans laquelle le traitement des signaux se fait par détection de la valeur moyenne du courant, la haute-tension d'alimentation étant régulée de façon que le rapport VHT/IHT soit maintenu constant. Sur cette figure, on retrouve les cellules à ionisation 1, 8 et 9 du type à éclateur telles que représentées sur la fig. 1 ou 2 de manière plus détaillée. L'électrode 2 est reliée à l'alimentation à haute-tension 33. L'électrode 4 délivre un courant pulsé faisant apparaître aux bornes de la résistance 34 une tension qui après avoir été convenablement redressée par les diodes 35 et 36 et filtrée par les conden- sateurs 37 et 38 est appliquée à l'une des entrées 39 de l'amplificateur 40 dont le gain est fixé par la résistance de contre-réaction 38a. L'amplificateur 40 reçoit, en outre, sur sa deuxième entrée 41 par la connexion 42 une tension continue proportionnelle à la haute-tension d'alimentation provenant de la sortie 43 de l'alimentation 33. Le galvanomètre 44 placé à la sortie de l'amplificateur permet de mesurer la valeur moyenne du courant apparaissant sur la cellule à ionisation, valeur moyenne qui est propor- tionnelle à la concentration en oxygène recherchée. L'amplifi- cateur 45 est monté en intégrateur au moyen du condensateur 46 et de la résistance de contre-réaction 47, convenablement protégé par la diode 48 reçoit sur sa première entrée 49 une tension proportionnelle au rapport VHT/IHT par l'intermédiaire du diviseur de tension constitué par la résistance 50 reliée à la sortie de l'amplificateur 40 et la résistance 51 reliée à la sortie 43 de l'alimentation haute tension 33. La deuxième entrée 49a de l'amplificateur 45 est reliée à la masse. La tension continue issue de l'amplificateur intégrateur est appliquée à travers la résistance 52 à l'entrée 53 de l'amplificateur d'erreur 54, d'éventuels parasites étant filtrés par le condensateur 52a. La haute tension issue de la sortie 55 de l'alimentation haute tension 33 est appliquée par l'intermédiaire du diviseur de tension constitué par les résistances 56, 57 et 58 à la deuxième entrée 59 de l'amplificateur d'erreur 54, le con- densateur 60 jouant le rÈle de filtre. Le condensateur 61, la résistance 62 en série et le potentiomètre 63, sont montés entre l'entrée 59 de l'amplificateur 54 et l'alimentation de l'ensemble du circuit et permettent de régler la rapidité de réponse de la boucle de régulation. Le circuit intégré 64, monté par l'intermédiaire du con- densateur 65 et de la résistance 66, constitue un circuit os- cillant délivrant des impulsions au transistor NPN 67 agissant comme un interrupteur et dont le collecteur est relié par la diode 68 et la résistance 69 à l'émetteur du transistor NPN 70. Le transistor 70 est relié par sa base a la sortie de l'amplificateur d'erreur 54 et délivre par son collecteur sur la base du transistor PNP 71 des impulsions de courant modu- lées en amplitude par la tension issue de l'amplificateur d'erreur 54. On notera que ce dernier est monté par l'in- termédiaire des résistances 54a et 54b et du condensateur 54c. Le transistor 71 monté de manière classique par l'in- termédiaire de la résistance 71a et du condensateur 71b reliés à sa base en parallèle, ainsi que de la résistance 71c reliée à son émetteur, délivre par son collecteur un courant qui alimente la base du transistor de puissance NPN 72 par l'in- termédiaire de la résistance 73 reliée à la masse. Les impul- sions provenant du collecteur du transistor 72 se comportant en générateur de courant sont appliquées à l'entrée 33a de l'alimentation haute tension 33. On notera que le transistor 72 ne fonctionne pas en régime de saturation et permet d'ob- tenir la régulation de la haute tension par la modulation en amplitude du courant de l'impulsion d'excitation apparaissant sur son collecteur. Le circuit se complète par une bobine de self-induction de protection 74 et un condensateur électrolytique de décou- plage 74a reliés à l'entrée 33a. L'alimentation en haute tension 33, qui dans l'exemple illustré est un circuit imprimé, comprend un transformateur de puissance non représenté constituant un circuit oscillant qui est excité par les impulsions courtes provenant du transistor 72. On voit finalement que l'ensemble du circuit se décompose en un circuit de puissance, un circuit de modulation et pilo- tage et un circuit de mesure de la haute tension et d'ampli- fication du signal d'erreur. Le circuit de puissance est constitué principalement par les deux transistors 71 et 72 et l'alimentation à haute ten- sion 33. Le circuit de modulation et de pilotage comprend l'oscillateur 64 et les transistors 67 et 70. Le circuit de mesure de la haute tension et d'amplification d'erreur com- prend les amplificateurs 40 et 45 ainsi que l'amplificateur d'erreur 54. L'ensemble constitue un système de régulation permettant de maintenir constant le rapport VHT/IHT. Le schéma de la fig. 4, sur lequel les mêmes éléments portent les mêmes références que sur la fig. 3, montre un système de régulation permettant de maintenir constant le courant IHT fourni par l'alimentation à haute tension. Dans ce mode de réalisation, l'entrée 49 de l'amplificateur 45 ne il reçoit plus comme précédemment un signal basse tension continu proportionnel à la haute tension délivrée par l'alimentation 33 et provenant de la sortie 43. Dans ce mode de réalisation au contraire le courant est maintenu constant par la résis- tance 75 branchée en parallèle entre la tension d'alimentation du circuit et l'entrée 49. La mesure pourrait se faire comme dans le mode de réa- lisation de la fig. 3 par la valeur moyenne du courant appa- raissant sur l'électrode en forme de pointe 4 de la cellule à 1o ionisation 1 en reprenant le même schéma que sur la fig. 3. Sur la fig. 4, on a montré une autre variante dans laquelle on mesure au contraire la fréquence des décharges dans la cellule à ionisation 1. Dans cette variante, les impulsions de basse tension apparaissant à la sortie 43 de l'alimentation haute tension 33 sont appliquées directement à un circuit de mise en forme 76 du type classique éliminant les parasites puis à une bascule 77 permettant le-comptage des impulsions qui sont ensuite affichées sur un dispositif 78 qui peut donner direc- tement le pourcentage d'oxygène dans le mélange gazeux a analyser. On comprendra bien entendu que la mesure de la fréquence des décharges électriques dans la cellule à ionisation pour- rait également être employée dans le schéma de régulation de la fig. 3. Grâce à l'invention, on obtient une mesure pratiquement instantanée du pourcentage d'oxygène dans les gaz de combus- tion, les sondes utilisées étant pratiquement insensibles à l'encrassement de quelque nature qu'il soit, ces sondes étant également fidèles et de construction peu onéreuse. Les sondes de l'invention peuvent être utilisées dans une très large gamme de concentrations d'oxygène allant de O à 15% et dans une très large gamme de températures allant de 1001C (pre- mières phases de la combustion) à plus de 800C (régime per- manent). Les sondes de l'invention étant de très petites dimen- sions elles peuvent être facilement disposées, par exemple sur le trajet des gaz d'échappement d'un moteur de véhicule auto- mobile ou d'un brûleur de chaudière, la tension électrique proportionnelle à la concentration en oxygène représentant le résultat de la mesure pouvant alors commander un dispositif de régulation dudit moteur ou dudit brûleur en contrôlant la richesse du mélange air/hydrocarbures pour assurer un fonc- tionnement optimal, ce qui permet de diminuer la pollution causée par ces gaz d'échappement, en particulier au ralenti pour un moteur lorsque le mélange air-carburant est pauvre. REVENDICATIONS 1. Sonde électrique à ionisation permettant la mesure proportionnelle de la concentration en oxygène dans un gaz composite comportant deux électrodes dont l'une est soumise à une haute tension, le courant d'alimentation étant tel que la décharge soit une décharge en arc lumineuse et bruyante, caractérisée par le fait que les deux électrodes sont cons- tituées par deux éléments munis d'aspérités en saillie et se faisant face, et légèrement écartés l'un de l'autre de façon à obtenir une décharge symétrisée. 2. Sonde selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les deux éléments comportent une pluralité de pointes effilées se faisant face. 3. Sonde selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les deux éléments sont réalisés chacun sous la forme d'un segment de fil métallique, les deux fils étant alignés selon une même direction. 4. Sonde selon la revendication 1, caractérisée par le fait que chacun des deux éléments comprend une portion munie d'aspérités en saillie et une portion sensiblement plane perpendiculaire auxdites aspérités et exempte d'aspérités, les deux éléments étant montés de façon que la portion exempte d'aspérités d'un élément se trouve en face de la portion munie d'aspérités de l'autre élément, l'ensemble engendrant alors deux décharges symétriques. 5. Sonde selon la revendication 4, caractérisée par le fait que lesdites aspérités en saillie sont réalisées sous la forme d'au moins une pointe effilée. 6. Sonde selon la revendication 4 ou 5, caractérisée par le fait que les deux portions de chaque élément sont dis- tinctes et reliées en parallèle dans le circuit d'alimen- tation. 7. Sonde selon l'une quelconque des revendications pré- cédentes, caractérisée par le fait que l'une des électrodes est soumise à une haute tension positive ou négative peu supérieure au potentiel d'ionisation de l'oxygène. 8. Sonde selon l'une quelconque des revendications pré- cédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend un capot de protection muni de fentes pour le passage du gaz à analyser et recouvrant la zone comprenant les deux électrodes. 9. Sonde selon l'une quelconque des revendications préc&- dentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend en outre des moyens de régulation agissant sur l'alimentation haute tension de façon que le rapport haute tension/courant, ou la haute tension, ou le courant délivré, soit maintenu à une valeur constante. 10. Sonde selon l'une quelconque des revendications pré- cédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend en outre des moyens pour mesurer la valeur moyenne du courant apparais- sant entre les deux électrodes. 11. Sonde selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait qu'elle comprend en outre des moyens pour mesurer la fréquence des décharges électriques entre les deux électrodes. 12. Sonde selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait qu'elle comprend en outre des moyens pour mesurer la valeur moyenne de la haute-tension appliquée sur l'une des électrodes. 13. Application d'une sonde selon l'une quelconque des reven- dications précédentes, à la commande de la richesse d'une combus- tion air/hydrocarbures caractérisée par le fait que l'on se sert de la tension électrique proportionnelle à la concentra- tion d'oxygène mesurée pour effectuer la commande désirée.