La présente invention concerne les constructions préfabriquées modulaires du type comprenant des éléments en forme de panneaux standardisés, tels que des plaques de béton, et dont les éléments de mur extérieur sont disposés suivant des lignes d'une trame linéaire orthogonale formée de mailles de côté donné constituant le module. Bar mur extérieur on entend toute paroi verticale à l'aplomb de laquelle s'arrête soit un plancher, soit la toiture, ce qui exclut bien entendu non seulement tous les éléments verticaux d'aménagement intérieur, mais également les murs délimitant un espace ouvert sur l'extérieur, mais présentant un plancher et recouvert par la toiture. On connaît déjà des constructions de ce type dans lesquelles les éléments de mur extérieur sont disposés avec leur nu intérieur en coincidence avec les lignes de la trame. Cette dispositionrend tout d'abord nécessairffl des éléments spéciaux n'ayant d'autre-destination qu'un endroit bien précis de la construction, comme par exemple des poteaux ou des éléments en L pour occuper les angles, ce qui accroît le nombre des éléments à ra- liser pour chaque construction. Elle amène ensuite à placer les supports périphériques des planchers à l'extérieur des lignes ue la trame, de sorte que les éléments de plancher les plus extérieurs ne sont pas modulaires.La toiture se trouve enfin disposée par rapport aux éléments de mur extérieur que son bord surplombe de manière telle que d'une part les appuis ne sont plus à la verticale de ces éléments, ce qui nuit à une bonne répartition des efforts dans la construction, et d'autre part les éléments les plus extérieurs de la toiture dans le sens du fartagene sont pas modulai reste triple inconvénient des constructions connues interdit ainsi une standardisation optimale de la préfabrication, malgré I'intérêt économique de cette dernière. C1 est pourquoi l'invention a pour but de permettre cette standadisation optimale et, à cet effet, elle a pour objet une construction du type précité, caractérisée en ce qu'au moins les éléments de mur extérieur sont disposés avec leur nu extérieur en colncidence avec les lignes de la trame, tout en étant disposés chant sur face les uns par rapport aux autres aux angles de la construction, et en ce que la largeur, ou dimension horizontale principale, de chacun de ces éléments de mur extérieur, à l'exception d'au moins deux et au plus quatre d'entre eux, la dimension de chacun des éléments de toiture parallèle au faîtage et les deux dimensions principales de chacun des éléments de plancher sont toutes aes multiples exacts du module. Ainsi, le maximum des éléments essentiels de la construction,.' à savoir des éléments de mur extérieur, de plan çher et de toiture, est rendu standard, ce qui permet d'obtenir une corresponua'ne mùdulairemax1male sur toute la hauteur du bâtiment et rend en définitive la préfabrication extrêmement économique. A cela s'ajoute le fait que l'on peut à l'occasion faire varier l'épaisseur des éléments d'un type de construction à l'autre, sans que cela influe sur le maintien du caractère 'modulaire de l'ensemble. I1 n'en reste pas moins qu'il est possible d'étendre encore le bénéfice de l'invention aux éléments de mur délimitant un espace ouvert sur l'extérieur, mais présentant un plancher et recouvert par la toiture, bien qu'ils ne posent pas le même problème en relation avec les planchers et la toiture. Cette extension peut toutefois accroître encore la standardisation de la préfabrication. De façon particulièrement avantageuse, les éléments de mur extérieur non modulaires sont disposés sur les murs pignons de la construction, de sorte que tous les éléments des autres murs sont modulaires, ce qui facilite la disposition des baies sur ces murs. On peut par ailleurs ne prévoir que deux éléments de mur extérieur non modulaires, auquel cas leur largeur diffère de deux fois l'épaisseur standard des éléments,par rapport à un multiple exact du module. Chacun de ces éléments est alors disposé de préférence au milieu du mur auquel il appartient. On peut également prévoir quatre éléments non modulaizes, auquel cas leur largeur diffère d'une fois l'Opaisseur standard des éléments, par rapport à un multiple exact du module. Ces éléments sont alors de préférence disposés à chacune des extrémités des murs auxquels ils appartiennent,ce qui facilite également la disposition éventuelle de baies sur ces murs. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre à titre d'exemples non limitatifs et en regard des dessins annexés sur lesquels: la Fig. 1 représente le plan de la disposition relative des éléments de mur extérieur d'une construction conforme à l'invention; les Fig. 2a à 2d illustrent des détails d'assemblage de ces éléments à l'endroit des angles saillants et des angles rentrants; la Fig. 3 représente les dimensions réelles et les dimensions théoriques d'un élément de mur extérieur; la Fig. 4 illustre un détail d'un angle de la construction, avec les dimensions réelles des éléments; la Fig. 5 représente les éléments d'un mur encadrant une baie;; la Fig. 6 représente une vue partielle, centrale, d'une coupe longitudinale d'un plancher bas de la construction, prise perpendiculairement au sens de la portée de ce plancher la Fig. 7 représente une vue partielle analogue, mais en extrémité, de ce plancher; la Fig. 8 représente une vue analogue à celle de la Fig. 7, mais prise en coupe parallèlement au sens de la portée la Fig. 9 représente une variante de réalisation du chaînage de ce plancher; la Fig. 10 représente une variante de détail de l'appui des éléments de mur sur ce plancher; la Fig. 11 représente un détail d'assemblage de la partie supérieure des éléments de mur; la Fig. 12 illustre l'application de cet assemblage au cas d'un linteau; la Fig. 13 représente l'appui relatif des éléments de mur extérieur et des éléments de plancher haut,en cas d'étage; la Fig. 14 donne le plan du plancher haut de la construction;; la Fig. 15 illustre la réalisation de ce plancher haut, en coupe longitudinale prise parallèlement au faîtage de la construction; la Fig. 16 représente un détail de la coupe prise perpendiculairement à ce faîtage la Fig. 17 donne le plan de la toiture de la construction; la Fig. 18 représente une vue en élévation de cette toiture prise en coupe perpendiculairement au faîtage; les Fig. 19 et 20 représentent deux vues en coupe, l'une horizontale et l'autre verticale, d'un châssis d'adaptation d'une fenêtre sur la construction. Le plan de la Fig. 1 suit une trame linéaire orthogonale formée de mailles carrées de côté a donné constituant le module de la construction. La construction représentée comprend un mur extérieur qui est disposé suivant un rectangle principal ABCD présentant sur les deux angles opposés A et C des rentrants également rectangulaires AEFG et CHIJ. Sur les côtés du périmètre ainsi défini sont disposés des éléments de mur extérieur, en général des éléments porteurs, qui sont constitués par des éléments en forme de panneaux en béton 1 d'épaisseur e, de hauteur h et dont la largeur ou dimension principale horizontale est un multiple exact du module a, à l'exception de quatre d'entre eux 2. Les largeurs des éléments modulaires 1 sont par exemple choisies,à la fabrication, égales à 2a, 3a, 4a, 5a, 6a et 8a, tandis que les éléments non modulaires a 2 ont une largeur égale par exemple à 6 -e. Tous ces éléments, modulaires ou non, sont disposés avec leur nu extérieur, ou face extérieure, coïncidant avec des lignes de la trame, et plus précisément avec les côtés des rectangles indiqués, et, aux différents angles du périmètre, les éléments assemblés sont disposés chant sur face. La construction ici représentée est supposée présenter le faitage de sa toiture disposé dans le sens des grands côtés du rectangle principal ABCD de sorte que les murs pignons correspondent aux petits côtés réduits à leurs parties EB et HD et les quatre éléments non modulaires 2 sont respectivement disposés à chacune des extrémités de ces deux parties de mur. Des baies 3, pour fenêtres ou portes, sont en outre ménagées sur le pFrimètr? et avantageusement sur les grands côtés des différents rectangles constituant ce dernier, de façon à se présenter sur les murs non pignons de la construction. Les Fig. 2a à 2d montrent en détail les différents tes dispositions relatives possibles des éléments constituant un angle; la disposition de la Fig. 2a correspond aux angles saillants E (5 ,6 -e), J (8 ,6 ) H (5 ,6 -e) et G (3 ,4 ), celle de la Fig. 2b aux angles saillants B (6 -e,8 ) et D (6 -e,2 ), celle de la Fig. 2c est une disposition ici non utilisée, symétrique de la suivante et celle-ci, Fig. 2d, correspond aux angles rentrants I (6a,5a) et F (2a, baie Les Fig. 3 et 4 montrent que, alors que les dimensions décrites et représentées en regard des Fig. 1 et 2a à 2d sont des dimensions théoriques permettant l'assemblage particulier désiré, les éléments de mur présentent en réalité des dimensions réelles légèrement inférieures à ces dimensions théoriques. En effet, les éléments modulaires 1 ont une largeur réelle inférieure à un multiple exact du module,la différenceEétant égale à l'épaisseur de joints 4 qui sont intercalés entre les éléments pour assurer l'étanchéité de la construction, cette épaisseur t étant mesurée à l'état serré des joints entre les éléments. La différence f est bien entendu répartie en deux moitiés de part et d'autre de l'élément.De même, pour que les éléments s'assemblent convenablement dans les angles avec interposition de joints 4 analogues (Fig. 4), ces éléments ont une épaisseur réelle inférieure de la même valeur t à leur épaisseur théorique e. Les éléments modulaires l, de dimensions théoriques na x e, ont donc des dimensions réelles (na -E )x(e- ). il en est bien entendu également de même des éléments non modulaires 2 qui, de dimensions théoriques (na-e)x e, ont des dimensions réelles (na-e-E )x(e-E ). Ainsi les éléments d'angle s'assemblent bien de la même façon, avec les mêmes joints 4 que les éléments alignés.I1 subsiste donc une légère distance 2 entre le nu extérieur réel des éléments et le nu 2 extérieur théorique disposé suivant une ligne de la trame, mais cette valeur est dans la réalité extrêmement faible par rapport à l'épaisseur des éléments (alors que pour des raisons de clarté du dessin, la valeur a été extrêmement exagérée) de sorte que cela ne nuit nullement aux problèmes d'appui des planchers et éléments de toiture dont il sera question plus loin. La Fig. 5 représente les différents éléments constitutifs d'un mur entourant une baie telle qu'une fenêtre 5, à savoir des éléments de mur pleins 1 de part et d'autre de la baie, un linteau 6 surmontant la baie et une allège 7 fermant sa partie inférieure, l'ensemble fenêtre + linteau + allège constituant un élément composite la analogue à un élément plein 1 en ce qui concerne les dimensions de cet ensemble et son assemblage théorique par rapport aux éléments voisins. La modulation prévue pour les éléments pleins s'étend donc à ces éléments composites la et permet de fabriquer également une gamme limitée d'allèges et de linteaux avec des hauteurs variant uniquement en fonction de la destination (allèges de fenêtres de salles de bain, de cuisines ou d'autres pièces linteaux de fenêtres ou de portes).Quant à la longueurde ces allèges et linteaux, elle respecte le caractère modulaire des éléments pleins, pouvant prendre par exemple des valeurs 2a, 4a, 5a et 8a qui sont parmi les valeurs prévues à titre d'exemple pour les éléments 1. Les Fig. 6 à 10 illustrent la constitution du plancher bas qui est interposé entre le socle de fondation 8 et les éléments de mur 1 ou 2 et dont l'ossature comprend essentiellement des poutrelles de béton 9 qui sont disposées parallèlement aux petits côtés du rectangle ABCD, c'est-à-dire perpendiculairement au faîtage de la construction. Comme le montre la Fig. 6, ces poutrelles 9 reposent sur le socle de fondation 8 et supportent des corps creux, par exemple des hourdis 10 dont la partie supérieure dépasse ces poutrelles. L'intervalle 11 demeurant entre les hourdis 10 et disposé à cheval sur les poutrelles 9 est rempli d'un béton 12 qui affleure exactement le dessus 13 des hourdis, mais qui n'est pas lié à la dalle supérieure. Le plan horizontal déterminé par le dessus des remplissages de béton 12 et le dessus 13 des hourdis supporte une couche isolante 14 sur laquelle repose une dalle flottante 15. Les Fig. 6, 8 et 9 montrent que cette couche isolante 14 est relevée à ses extrémités 16taussi blen dans liane que dans l'autre des deux directions principales de la construction, créant ainsi, pour la dalle flottante 15, une sorte de cuvette.La Fig.7 montre le détail du plancher bas à proximité des murs d'extrémité perpendiculairerent au sens de portée de ce planchex.La liaison entre la poutrelle 9 la plus proche et le socle 8 est assurée Par une dallo do tcni R 17 coulée,lors de la préfabrication en usine,sur un coffrage 18 disposé en appui sur l'une des ailes de la poutrelle 9 et sur l'aiinférieure du profilé de chalnage 19 décrit ci-dessous. Indépendamment de la part qu'elles prennent à l'illustration de la constitution de la dalle dans son ensemble, les Fig. 8 et 9 donnent le détail du chaînage réalisé en bout des poutrelles 2, entre les éléments porteurs extérieurs 1 constitutifs du mur, pour ceinturer le plancher bas. On entend par Nchainagefl la série d'éléments horizontaux qui ceinturent complètement le plancher pour renforcer sa cohésion dans le sens horizontal. Dans la construction décrite, une pièce préfabriquée 19 (Fig.8) ou 19a (Fis. 9) intervient dans le chaînage tout à la fois pour offrir un logement aux éléments porteurs verticaux 1 constitutifs du mur et fournir un coffrage pour le chaînage béton proprement dit 20 ou 20a qui ceinture le plancher bas. La pièce 19 est un moulage d'amiante-ciment, tandis que la pièce 19 est un profilé en béton armé. Ces pièces comportent toutes deux une âme verticale 21 ou 21a qui constitue réellement le coffrage pour le béton de chaînage 20 ou 20a. Une aile horizontale inférieure 22 ou 22a, dirigée vers l'intérieur, constitue l'angle extrême du plancher qui, après mise en place de celui-ci, reposera sur le socle 8. Une aile horizontale supérieure 23 ou 23a, parallèle à la pre mière et également dirigée vers l'intérieur, a sa face supérieure disposée au niveau du plan hprizontal déterminé par le dessus 13 des hourdis et le dessus des remplissages de béton 12. Cette aile sert d'appui à la base des éléments porteurs extérieurs 1. La pièce en amiante-ciment 19 a encore une languette verticale 24 parallèle à l'âme 21 et qui borde l'aile supérieure 23 vers l'intérieur de la construction, à une distance de l'rame 21 un peu inférieureà l'épaisseur des éléments porteurs 1. L'angle ainsi créé entre l'aile 23 et la languette 24 constitue un logement parfaitement défini pour ces éléments porteurs 1 aussi bien dans l'une que dans l'autre des deux directions principales de la construction. Cette languette coopère aussi avec le plancher bas dans son ensemble, dans les conditions suivantes: la couche isolante 14 est relevée contre l'angle formé par cette languette 24 et le dessus des hourdis 1O, créant ainsi une cuvette dans laquelle repose la dalle flottante 15. Pour compléter intérieurement les murs, derrière les éléments porteurs 1, un ensemble 25, comportant notamment une couche isolante et un revêtement intérieur, vient recouvrir tout à la fois la tranche de la languette 24, le rebord vertical 16 de la couche isolante et le bord extrême de la dalle flottante 15. Lorsque la pièce préfabriquée de coffrage est constituée par la pièce en béton 19 (Fig. 9), elle ne comporte pas de languette verti-cale. Pour obtenir toutefois les avantages de la languette verticale 24 de la variante en amiante-ciment, il est ici prévu, lors de la préfabrication en usine indiquée ci- dessous, de ménager aux sommet du chaînage en béton 20 une languette verticale 26 contre laquelle est également relevé le rebord 16 de l'extrémité de la couche isolante 14, ce rebord formant une cuvette qui reçoit la dalle flottante 15. On remarquera que les éléments de mur 1 sont bien posés en butée pour éviter le déplacement de leur base, grâce aux languettes 24 ou 26. D'ailleurs, leur poids est généralement suffisant pour assurer à lui seul l'essentiel de cette résistance aux déplacementd de la base. Un relief 27 peut toutefois être ménagé sur la face supérieure de l'aile supérieure 23 du profilé 19, comme le montre la Fig. 10, une rainure conjuguée 28 étant ménagée, lors de la préfabrication en usine, à la base des éléments de mur 1, ce qui assure ainsi un assemblage parfaitement verrouillé de ces éléments sur le chaînage. Le plancher bas,qui presente la structure décrite plus hauts décompose en un certain nombre d'éléments rectangulaires juxtaposés dont les côtés sont des multiples exacts du module. Ces éléments de plancher sont entièrement préfabriqués en usine, y compris la mise en place du profilé 19 ou 19 et du chaînage 20 ou 20 . Les Fig. il et 12 illustrent des détails du chaînage supérieur des éléments porteurs extérieurs. La Fig. 11 montre la liaison entre deux éléments pleins 1 dont les tranches verticales sont distantes, comme indiqué plus haut, d'un intervalLe E égal à l'épaisseur du joint destiné à être serré entre eux. La partie supérieure de chacun de ces éléments se termine par une lisse de bois 29 et les deux lisses des éléments adjacents sont coiffées simultanément per une ferrure 30 de résistance appropriée, qui a une section transversale en U renversé et qui est clouée sur les lisses 29. La Fig. 12 montre la façon dont une ferrure analogue 30 peut servir également à porter un linteau 6 appartenant à un ensemble composite 1 comportant une baie, cette disposition permettant de rendre le linteau porteur,tout en conservant la standardisation de tous les éléments. Ce résultat permettra de prévoir une identité absolue de tous les éléments du plancher haut et de tous les éléments de toiture,qu'ils soient disposés ou non au-dessus d'une baie et une identité de tous les éléments de mur,qu'ils encadrent ou non cette baie.Une pièce d'armature 31 présentant une boucle supérieure 32 est enrobée dans le linteau de béton 6, qui est par ailleurs terminé, comme tous les éléments pleins 1, par une lisse de bois 29a Au droit de la partie la plus haute de la boucle 32, un trou vertical 33 est percé dans la lisse 29a et une douille 34 filetée intérieurement est logée dans ce trou, son extrémité inférieure, qui dépasse en-dessous de la lisse, présentant un oeillet 35 dans lequel passe la boucle 32. Le dessus de la lisse 29a présente un épaulement 36 dans lequel débouche le trou 33 et qui permet le logement d'une plaque d'appui 37 qui est soudée contre le fond du U de la ferrure 30.Au montage, une vis 38 dont la tête prend appui sur la plaque 37 est vissée dans la douille 34, ce qui solidarise l'ensemble des diverses pièces et permet de reporter sur l'éliment plein 1 voisin tous les efforts verticaux auxquels est soumis le linteau 6. La Fig. 13 représente le détail d'assemblage du bord d'un élément 39 d'un plancher haut entre des éléments de mur extérieur 1 superpesés appartenant l'un à l'étage supérieur et l'autre au rez-de-chaussée. Dans cet assemblage, le bord de l'élément de plancher 39 est interposé entre les deux éléments de mur de manière que sa tranche vienne affleurer le nu extérieur de ces éléments.I1 est en outre prévu un profilé d'étanchéité ét de transmissinn des efforts > 4 tn bien, rntièr plastique,acier ou bois présentant une âme 41 interposée entre la base de l'élément 1 supérieur et l'élément de plancher, cette âme se prolongeant d'une part vers l'extérieur par une aile verticale 42 qui s'applique contre la tranche de l'élément de plancher et la lisse de bois 29 de l'élément 1 inférieur, et recouvre l'une et l'autre, et d'autre part vers l'intérieur par une aile verticale 43 qui se relève contre la base du nu intérieur de l'élément 1 supérieur. I1 est enfin prévu des organes de fixation 44 qui traversent l'âme du profilé 40 et pénètrent dans la base de l'élément 1 supérieur et dans la face supérieure de l'élément de plancher 39. Le plan du plancher haut représenté à la Fig. 14 présente, de même que le plancher bas, une disposition modulaire propre dérivée de celle des murs extérieurs. Ce plancher, constitué d'éléments modulaires 39 juxtaposés, est porteur dans la direction parallèle aux petits côtés du rectangle de base ABCD, c' est-à-dire perpendiculaire au faltage de la construction. Dans cette même direction, il présente deux longueurs possibles, qui sont toutes deux des multiples du module. Le choix des éléments et de leur juxtaposition peut être dans certains cas prévu de manière à permettre un alignement des joints, ou de certains des joints1 entre éléments extérieurs du plancher avec les joints des murs extérieurs.Quant à la largeur de ces éléments, elle présente plusieurs valeurs, à savoir 3a, 4a, 6a et 8a, I1 est ainsi possible, avec huit sortes d'éléments, variant seulement par leurs dimensions, d'équiper toute la construction. I1 faut noter la présence d'un élémentmodulaire 45 dans lequel est ménagée une ouverture où doit venir se loger une trémie d'escalier. Quant à la constitution des éléments de ce plancher haut, elle est illustrée par la Fig. 15. Des poutrelles en acier 46, présentant une section en I et obtenues par soudage dos à dos de deux caissons de tôle à section en U, sont disposées dans la longueur de chaque élément c 'est-à-dire parallèles au sens de la portée de ce plancher. . Ces poutrelles supportent à leur partie supérieure un panneau de particules 47 et portent à leur partie inférieure des liteaux 48 qui leur sont perpendiculaires. C'est dans cet état que les éléments sortent de l'usine de préfabrication. Le volume libre 49 existant entre les ailes des poutrelles est utilisé, le moment venu, par les corps de métier, pour disposer toutes res tuyauteries ét gaines de distribution des différents fluides de la construction.Par la suite, un plafond, constitué par exemple de panneaux de particules ou de placoplâtre, peut être fixé sous les liteaux 48. Ces éléments, qui trouvent un appui extérieur sur les murs porteurs, comme déjà indiqué précédemment, trouvent intérieurement cet appui sur des poutres 50 et 51 parallèles au faîtage. La poutre 50, constituée par exemple par un profilé à section en I, traverse la construction de part en part tandis que la seconde 51 prolonge le côté intérieur EF de l'un AEFG des rectangles rentrants du périmètre de base.Ces deux poutres découpent alors dans la largeur de la construction des segments égaux aux longueurs standards 12 , 12 et 6a ici choisies pour les éléments 39 du plancher haut.La poutre 50 la plus longue trouve deux appuis intermédiaires sous forme de poteaux 52 et 53 qui sont placés d des croisements de 1 M nes de la trame, ces poteaux étant par ailleurs placés en des endroits où ils se trouveront incorporés dans des cloisons intérieures. La Fig. 16 illustre la façon dont les éléments de plancher sont raccordés aux poutres longitudinales 50 et 51. Les angles formés par 1'âme 54 de la poutre 50 ou 51 et ses ailes inférieures 55 supportent des caissons de plancher constitués par des poutrelles 46 ceinturées par un fer en U 56, le tout assemblé par des boulons 58. Les poutrelles 46 du plancher reposent sur les ailes inférieures des caissons 56 qui sont fixés en extrémité de ces poutrelles 46 pour délimiter les éléments et assurer leur assemblage. Le montage des éléments s'effectue en les introduisant entre les ailes des poutres 50 ou 51. La toiture, également modulaire, de la construction, est illustrée par les Fig. 17 et 18, la Fig. 17 donnant en particulier le plan de juxtaposition des éléments constitutifs de cette toiture. En effet, ces éléments sont également préfabriqués en usine, en quelques dimensions standardisées dont l'adaptation à la pente, compte tenu de la portée à couvrir, met en oeuvre des pièces de jonction d'angle variées. Le plan de la Fig. 17 montre que la toiture est faite,dans le cas présent, d'éléments 59 inclinés à la pente voulue, mais qui, en plan, présentent des longueurs, dans le sens des petits côtés du rectangle de base ABCD, c'est-à-dire perpendiculairement au faîtage de cette toiture, qui prennent des valeurs modulaires valant ici 9a, 12a et 15a, tandis que leur largeur, parallèle au faîtage, prend des valeurs modulaires de 4a, 6a et 8a. La Fig. 18 montre que la couverture d'une portée de longeur na (par portée,on entend la projection en plan de la longueur d'un élément) peut être assurée par des éléments 59 de différentes longueurs associés à des pièces de jonction d'angle 60, 61 et 62 adaptées à la pente désirée. On peut par exemple prévoir quatre pentes possibles associées à deux longueurs d'éléments. Des pièces 60, disposées aux extrémités inférieures des éléments 59 des deux pentes de la toiture, forment sablières et comportent chacune un double dispositif de verrouillage , à la fois sur le plancher supérieur et sur ces éléments.Une pièce 61, disposée à l'extrémité supérieure des éléments, c'est-à-dire suivant le faîtage de la construction, est réalisée symétrique de manière à fixer l'angle des éléments appartenant aux deux pentes de la toiture, cette pièce comportant également un double dispositif de verrouillage sur ces deux éléments. I1 est à noter que les éléments sortent d'usine par paires réunies par des charnières 63 disposées à quelque distance de l'extrémité supérieure des éléments, ces charnières étant récupérables après la pose pour la préparation en usine de nouvelles paires d'éléments.On remarquera par ailleurs que le verrouillage de ces éléments à l'emplacement des pièces de jonction 60 et 61 fait de l'ensemble unvéri- table caisson qui, par le verrouillage de la pièce de jonction de sablière 60 sur le reste de la construction, se trouve solidarisé avec celle - ci . Des pièces 62 ioiqnent certains des éléments 59 avec le plafond 64 d'un étage ménagé sous comble, ce plafond se présentant également, comme le reste de la construction, sous forme d'éléments modulaires. Les éléments de toiture sortent d'usine avec un parement intérieur, une isolation thermique, une garniture de liteaux et éventuellement une sous-couverture.L'isolation des éléments est limitée à leur partie basse, mais sur une hauteur suffisante pour crue,même avec l'inclinaison la plus faible prévue pour la toiture, cette isolation monte au moins jusqu'au niveau du plafond 64 de l'étage sous comble, ce qui permet de respecter également la standardisation au niveau de l'isolation de la toiture. Les liaisons latérales entre les éléments constitutifs de la toiture se font enfin par verrouillage du type boulonnage ou clouage avec interposition de joints. Le châssis d'adaptation de fenêtre (qui pourrait être aisément modifié de façon à constituer un châssis d'adaptation de porte) représenté par les Fig. 19 et 20 se présente sous la forme d'un cadre rectangulaire constitué d'une part par deux profilés verticaux 65 destinés à être appliqués contre les chants verticaux des éléments de mur 1 encadrant la baie et d'autre part par deux profilés horizontaux 66 destinés à venir s'appliquer sur les chants des linteaux et allèges qui délimitent verticalement la baie. Ces quatre profilés sont constitués chacun par des tôles d'acier qui sont séparément pliées, puis ensuite soudées pour constituer le châssis. Chaque profilé vertical 65 comprend une âme 67 qui estan- pliquée contre l'élément 1 correspondant par des pattes de centrage 68 de forme trapézoldale et soudées. Du côté extérieur, cette âme se prolonge par une aile 69 repliée le long de l'élément de mur 1 avec un retour intérieur muni d'un joint d'étanchéité, tandis que du côté intérieur elle se prolonge par un caisson à section en U 70 dont le fond est dirigé vers l'intérieur de la baie et dont la branche libre se termine par un retour 71 épousant le contour d'un dormant en bois standard de fenêtre 72, ce retour se terminant lui-même par un rebord dirigé vers l'élément de mur et destiné à maintenir un panneau d'habillageintérieur éventuel 73.Des volets, non représentés, sont montés sur des gonds 74 dont les ferrures 75 de fixation, après avoir traversé l'aile 69 du profilé, ont 'leurs deux branches maintenues entre l'élément de mur et l'élément du profilé. Entre la ferrure et cette âme se trouve toutefois interposée l'extrémité d'une ou plusieurs bandes métalliques 76, soudées sur la ferrure et qui, lors du montage, sont orientées parallèlement au chant de l'élément de mur de manière que l'ensemble du châssis d'adaptation puisse être introduit directement à partir de l'extérieur du bâtiment. Après cette tntroduction, la ou les bandes 76 sont rabattues vers l'élément de mur sur lequel leurs extrémités sont maintenues à l'aide d'organes de fixation.A proximité des coudes que ces bandes font sur l'angle de l'élément de mur, il est prévu des ensembles à vis et deux écrous 77 qui prennent appui sur ces bandes et sur l'élément de mur de manière à éloigner les bandes de cet élément lorsque l'on manoeuvre les vis. Cette manoeuvre assure une tension sur les barbes qui est transmise aux ferrures 75 et par conséquent à l'aile extérieure 69 de manière à serrer cette dernière contre l'élément de mur. Le profilé horizontal 66 supérieur présente la même forme tandis que le profilé inférieur présente une âme et une aile extérieure épousant la forme classique d'un recouvrement d'allège. En conclusion, la conception modulaire de la construction donne une grande souplesse dans le choix des plans de construction, tout en permettant une excellente standardisation des approvisionnements, ce qui permet de réduire les coûts et les stocks. Elle permet d'autre part de pouvoir faire réaliser la construction, une fois les fondations et le plancher bas terminés, par des équipes de monteurs qui réalisent des assemblages mécaniques à l'exclusion de tout travail de maçonnerie ou plâtrerie. Ceci permet par exemple à une équipe de quelques hommes de monter en peu de jours l'ensemble d'une maison individuelle, les dimensions et donc le poids limités des éléments permettant par ailleurs de mettre aisément ceux-ci en place au moyen d'une petite grue de chantier. - REVENDlCATIONS 1.- Construction préfabriquée modulaire, du type comprenant des éléments en forme de panneaux standardisés et dont les éléments de mur extérieur sont disposés suivant des lignes d'une trame linéaire orthogonale formée de mailles de côté donné constituant le module, les éléments de mur extérieur étant disposés chant sur face les uns par rapport aux autres aux angles de la construction et la largeur, ou dimension horizontale principale, théorique de chacun de ces éléments de mur extérieur, à l'exception d'au moins deux ou au plus quatre d'entre eux, étant l,n multiple exact du module, caractérisée en ce qu'au moins les éléments de mur extérieur (1,2) sont disposés avec leur nu extérieur en colncidence avec les lignes de la trame et en ce que la dimension de chacun des éléments de toiture (59), parallèle au faîtage (61) et les deux dimensions principales de chacun des éléments de plancher (39) sont également des multiples exacts du module (a). 2.- Construction suivant la revendication 1, . caractérisée en ce que les éléments de m.ur extérieur non modulaires (2) sont disposés sur les murs pignons (EB, HD) de la construction. 3.- Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'il est prévu deux éléments de mur extérieur non modulaires (2) dont la largeur diffère de deux fois l'épaisseur standard théorique des élements(e),par rapport à un multiple exact du module (a). 4.- Construction suivant i une quelconque des re vendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'il est prévu quatre éléments non nodulaires (2) dont la largeur diffère d'unc fois l'épaisseur standard théorique des éléments (e), par rapport à un multiple exact du module (a). 5.- Construction salivant la revendication 4-, caractérisée en ce que des éléments non modulaires (2) sont disposés à chacune des extrémités dos alors (EB, HD) au: tels ils appartiennent. 6.- Constrtletion suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les deux dimensions horizontales réelles d'un élément de mur extérieur (1,2) sont infé- rieures d'une valeur égale à l'épaisseur d'un joint d'étanchéité erre (.) aux dimensions horizontales théoriques (.-.,na-e,e) de cet élément. 7.- Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que son plancher bas comprend des corps creux (10), des poutrelles (9) supportant ces corps creux, mais dont le dessus est placé plus bas que le leur, un remplissage de béton (12) entre ces corps creux, une couche isolante (14) et une dalle flottante (15). 8.- Construction suivant la revendication 7,caractérisée en ce que les poutrelles (9) du plancher bas reposent sur l'aile inférieure (22) d'un profilé (19,19a) qui d'une part sert de coffrage pour la coulée d'un chaînage inférieur (20,20 ) perpendiculaire à ces poutrelles et d'autre part présente un angle de logement (23-34,23a-26) ouvert vers l'extérieur,dans lequel vient s'encastrer le bas des éléments de mur extérieur (1), ledit profilé (19 , 19a) reposant lui - même sur le socle de fondation (8). 9.- Construction suivant la revendication 8, caractérisée en ce que la face horizontale (23,23 )de l'angle de logement du profilé (19, 19a) présente un relief (27) conjugué d'une rainure (28) ménagée dans les éléments de mur extérieur (1). 10.- Construction suivant l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisée en ce que le profilé (19) est constitué à partir d'une feuille d'amiante-ciment et a une section en C dont l'âme (21) est dirigée vers l'extérieur et dont l'aile supérieure se prolonge par une languette verticale (24), son aile supérieure (23) étant plus courte que l'aile inférieure (22)qui est Disposée entre le socle de fondation (8) et la poutrelle (9) du plancher, la longueur de l'aile supérieure (23) étant par ailleurs plus courte que l'épaisseur des éléments de mur extérieur (1). 11.- Construction suivant l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisée en ce que le profilé (19a) est en béton armé moulé et a une section en C dont l'âme (21 ) est dirigée vers l'extérieur et dont l'aile supérieure (23a) est plus courte que l'aile inférieure (22 )qui estdisposée entre le socle de fondation (8) et les poutrelles (9) du plancher, la longueur de l'aile supérieure (23a) étant par ailleurs plus courte que l'epais- seur des éléments de mur extérieur (1) et le chaînage de béton (20a) se prolongeant par une languette supérieure verticale (26) qui constitue, avec l'aile supérieure (23 ) du profilé (19 ), l'angle de logement des éléments de mur extérieur (1). 12.- Construction suivant l'une quelconque des revendications 1à 6 ., caractérisée en ce que les éléments de mur extérieur (1) se terminent à leur partie supérieure par une lisse de bas et en ce que les extrémités adjacentes des lisses de bois de deux éléments voisins sont coiffées par une ferrure métallique (30) à section en U renversé et fixée sur ces lisses. 13.- Construction suivant la revendication 12, caractérisée en ce que l'élément de mur est un élément composite présentant une baie délimitée à sa partie supérieure par un linteau (6) qui se termine par une lisse de bois supérieure (29) et en ce quFune armature (31) est incorporée dans le linteau (6) au-dessous de la lisse de bois, un élément de liaison (34) reliant cette armature à la ferrure(30). 14.- Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que, dans le cas où elle comprend un étage normal, les bords externes des éléments (39) du plancher haut sont placés entre les éléments de mur (1) superposés, avec interposition, sous l'élément supérieur, d'un profilé (40) replié vers le bas sur la face avant et vers le haut sur la face arrière du mur. 15.- Construction suivant l'une quelconque des revendications là 6, caractérisée en ce que les éléments (39)du du plancher haut sont constitues oar des caissons ccsrgrenant à 1' intérieur d'une ceinture (56) des profilés métalliques (46) sous lesquels sont fixés des liteaux de bois (48) et qui sont recouverts par des panneaux de narticules (47). 16.- Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à G, caractérisée en ce que les éléments (59) de la toiture sont fixés, aux emplacements du faîtage et des sablières, par des pièces spéciales (60, 61, 62) qui sont pourvues de moyens de verrouillage sur les éléments, ainsi que, pour les pièces de sablière (60), sur le reste de la construction. 17.- Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6 , caractérisée en ce que certains des éléments de mur extérieur (1 ) sont des éléments composites délimitant une baie (5) dont toute la largeur occupe celle de l'élément. 18.- Construction suivant la revendication 17, caractérisée en ce qu'elle comprend pour chaque élément de mur extérieur composite (la) un châssis d'adaptation (65-66)comportant une partie en saillie intérieure (70) destinée à recevoir un dormant standard d'huisserie (72) et un retour extérieur (69) serré contre l'élément de mur adjacent (1) à l'aide de moyens de serrage (75- 76- 77).