La présente invention est dûe à la collaboration de Monsieur Armand FROUMAJOU. Elle se rapporte à un train arrière de véhicule automobile, du type à roues indépendantes portées par des bras de suspension longitudinaux articulés, autour d'un axe transversal, sur un support ayant dans l'ensemble une forme en U et comportant une traverse et deux branches longitudinales. Les termes " longitudinal " et " transversal" s'appliquent ici pour désigner, respectivement, une direction parallèle au plan de symétrie du véhicule et une direction perpendiculaire à ce plan. Dans les-solutions connues de ce type, chaque bras de suspension est disposé à côté de la branche longitudinale correspondante du support. Si l'on veut garantir à la fois un bon guidage des bras de suspension et une bonne rigidité de l'ensemble du support, on aboutit alors à des solutions particulièrement encombrantes et d'implantation difficile sous le plancher du véhicule. L'invention a pour but de réaliser une telle suspension qui soit particulièrement simple, dégage complètement le dessous du plancher dans sa partie centrale, assure un bon guidage des bras de suspension et procure une grande rigidité au support. Ce résultat est obtenu, dans une suspension du type précité, par le fait que chaque branche longitudinale du support en forme de U constitue une chape entre les flancs de laquelle est monté l'axe d'articulation du bras de suspension. Le flanc de cette chape situé vers l'extérieur du véhicule est découpé pour permettre le débattement du bras associé. Un exemple de réalisation fait ltobjet de la description qui suit, en référence aux dessins joints dans lesquels - la Fig. 1 est une vue de l'arrière, avec coupes partielles,d'une suspension suivant l'invention, - la Fig. 2 est une vue de dessus - la Fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 1; - la Fig. 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la Fig. 1. Le train arrière de véhicule automobile représenté aux dessins comprend un support 1,en forme de U, constitué par une traverse 2 et deux branches longitudinales 3, 4, fixées par exemple par soudure, sur la traverse. Ce support est fixé sous la caisse du véhicule, de façon connue, par des cales élastiques 5, ó disposées aux extrémités de la traverse 2, et par des cales élastiques 7,8 disposées vers les extrémités des branches 3,4. Sur chacune de ces branches longitudinales 3,4 est articulé autour d'un axe commun X-X un bras de suspension 9,10,de direction sensiblement longitudinale-,portant à son extrémité une roue 11,12. L'articulation du bras 9 sur la branche longitudinale 3 est représentée plus en détail sur la Fig. 4 ; la branche longitudinale 3 forme une chape entre les flancs 13,14 de laquelle est disposé le bras 9. Celui-ci est porté par des roulements à aiguilles 17 montés sur une douille 18 et séparés a par une entretoise 18-. La douille 18 est centrée sur un axe 19 qui assure a son blocage entre les flancs 13,14, grâce à une tette 19- et un écrou 20. Des bagues élastiques 21 disposées à chaque extrémité entre le bras 9 et la douille 18 assurent l'étanchéité pour protéger les roulements 17. Le flanc 13, situé du côté extérieur du véhicule ,est entaillé comme représenté en 22 sur la Fig. 3 pour permettre le débattement du bras 9 en compression. Entre l'extrémité arrière de chacune des branches longitudinales 3,4 et un axe 23 porté par chacun des bras 9,10 10 est disposé un amortisseur 24. A la partie inférieure du bras 9 est ancrée, en 25,une barre de torsion 26, ancrée par son autre extrémité, en 27 sur une pièce d'ancrage 28 fixée sur la branche longitudinale 4 située de l'autre côté du véhicule. De même, à la partie inférieure du bras 10 est ancrée, en 29,une barre de tor sson 30, ancrée par son autre extrémité, en 31, sur une pièce d'ancrage 32 fixée sur la branche longitudinale 3. Le train arrière qui vient d'être décrit répond bien à l'objectif que l'on s'était fixé. En effet Les bras d'articulation 9,10 étant articulés sur le support 1 entre les flancs des branches longitudinales 3, 4, il est possible de donner à cette articulation une longueur relativement importante favorable à un bon guidage du bras, tout en laissant libre la partie centrale du véhicule sous le plancher. Mais, de plus les branches longitudinales 3,4 présentent de ce fait une grande résistance transversale, ce qui permet de transmettre au châssis les efforts transversaux des roues par les supports élastiques 7 > 8 et donc dans un plan transversal proche de l'axe des roues 15, 16. On élimine alors pratiquement tout braquage du support 1 sous l'effet de ces efforts transversaux, ce qui est également très favorable au guidage des roues. Enfin, ce résultat est obtenu par des moyens particulierement simples. Dans l'exemple décrit, on a supposé que les éléments porteurs du train étaient constitués par des barres de torsion, mais la même disposition peut être adoptée avec des éléments porteurs d'un autre type. On peut, notamment, disposer des ressorts hélicoidaux autour des amortisseurs 24, entre les extrémités des branches longitudinales 3,4 et une coupelle solidaire du corps de l'amortisseur. On peut également. placer des éléments porteurs de type oléo-pneumatique entre les extrémités des branches longitudinales 3,4 et les axes 23 portés par les bras 9,10. Par ailleurs,le le montage du bras de suspension dans la chape peut bien entendu être réalisé de façon différente sans sortir du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1 - Train arrière de véhicule automobile, du type à roues indépendantes portées par des bras de suspension longitudinaux articulés, autour d'un axe transversal, sur un support ayant dans l'ensemble une forme en U comportant une traverse et deux branches longitudinales, caractérisé en ce que cha que branche longitudinale (3, 4) du support en forme de U constitue une chape entre les flancs (13,14) de laquelle. est monté l'axe d'articulation (19) du bras de suspension (9,10). 2 - Train arrière de véhicule automobile suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le flanc413) de cette chape situé vers lrextérieur du véhicule est découpé (en 22) pour permettre le débattement du bras associé (9). 3 - Train arrière de véhicule automobile suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le bras de suspension (9) est monté par des organes de roulement (17) sur une dbmrille (18) centrée sur un axe (19) fixé entre les flancs (13 > 14) de la chape des garnitures d'étanchéi- té (21) étant disposées entre le bras (9) et la douille (18) pour protéger les organes de roulement.