La présente invention se rapporte à un procédé et à un dispositif pour effectuer la dégradation microbienne de pétrole brut, de diverses fractions d'huile, de résidus huileux, de biphényles polychlorés et d'autres produits de contamination organiques. Plus parti culièrement, elle se rapporte à un dispositif et à un mode opératoire pour réaliser efficacement la dégradation microbienne de produits de contamination polluants. L'épuration de l'environnement pose beaucoup de problèmes actuellement dans le monde. La pollution de l'air, de l'eau et de la terre représente des problèmes principaux dans la société technologique actuelle. Bien que de nombreuses propositions et de nombreuses techniques aient été présentées pour résoudre ces problèmes, tels que la question d'épurer des matières résiduaires d'effluents industriels, peu dexprogrès a été fait vers une solution d'une manière économiquement réalisable et industriellement acceptable.Dans les brevets au'ricains n0 3.769.164, 5.779.866, 3.870.599, 3.871.956 et 3.856.557, on décrit des procédés pour dégrader divers produits de pollution et divers produits de contamination organiques en employant des sou chea de miercorganismes non pathogènes utilisant des hydrocarbures. Cette technique a été acceptée et généralement reconnue comme un moyen économiquement intéressant et efficace pour résoudre le problème de la contamination d'effluents industriels et de déversement d'huiles. Un des objets de la présente invention est de prévoir un dispositif pour conduire efficacement le procédé de dégradation micorbienne de divers produits de pollution organiques tels que du pétrole, des résidus huileux, des biphényles polychiorés et analogues. Un autre objet de la présente invention est de prévoir un mode opératoire pour conduire efficacement la dégradation microbienne de matières de contamination, d'une manière efficace et relativement simple. Un autre objet de la présente invention est de prévoir une installation et un procédé pour la dégradation rapide de divers produits de pollution organiques. Ces objets et d'autres objets et avantages de la présente invention apparattront aux personnes expérimentées dans la technique, en considérant la description suivante et les revendications en relation avec les dessins ci-joints. Selon la présente invention, on a trouvé qu'un dispositif à cuves multiples comprenant plusieurs unités de cuve reliées par des moyens de tuyau pour fournir une aération appropriée, ainsi que des moyens de pompe pour le transfert de matière d'effluents d'une cuve à la suivante, peut être utilisé pour satisfaire efficacement aux objectifs soulignés ci-dessus. A titre de variante, une unité à une seule cuve peut être utilisée pour nettoyer les produits de pollution contenus dans des récipients fermés tels que, par exemple, les fonds de cargos pétroliers ou des cuves d'emmagasinage contenant du pétrole brut, des fractions de goudron lourd, des asphaltes, des résidus d'huile brute visqueuse ou d'autres produits de pollution pétrochimiques ou organiques. La présente invention sera mieux comprise d'après la description suivante donnée ci-dessous et les dessins ci-#oints, qui ne sont donnés qu a titre d'illustration et non pas de limitation de la présente invention et dans lesquels La figure 1 est une vue schématique d'une installation de dégradation microbienne contenant 6 unités de cuve La figure 2 est une vue schématique au sommet de l'installation de dégradation microbienne représentée sur la figure 1; et La figure 3 est une vue schématique d'un autre exemple de réalisation de l'installation de dégradation microbienne contenant 2 unités de cuve et l'équipement associé. En se référant maintenant aux dessins, où les mêmes références sont utilisées dans les diverses figures pour désigner les mêmes éléments, 11 installation de dégradations microbienne des figures 1 et 2 comprend les cuves 1, 2, 3, 4, 5 et 6 comme unités de base. Les cuves peuvent être constituées par n'importe quelle matière convenable, par exemple des métaux qui ne sont pas nocifs pour l'action de dégradation microbienne, tels que de l'acier inoxydable ou de l'aluminium, du verre ou une résine synthétique telle que du polystyrène, une résine acrylonitrile-butadiène-styrène, du polyéthylène et analogues.De plus, les unités de cuve peuvent comprendre des moyens de maintien ou de retenue naturels ou synthétiques, constitués de lagunes terrestres, en métal ou en béton, revêtus, si cela est nécessaire, par exemple par une résine synthétique ou tout autre structure d'emmagasinage ou de maintien convenable.Alors que les illustrations présentent ici 6 et 2 cuves, respectivement, on doit comprendre que le nombre de cuves ou des moyens de cuve peut être modifié selon les conditions de traitement et la nature de la matière à dégrader, si bien que, comme proposition générale, on peut indiquer qu'un dispositif à cuves multiples, c'est-à-dire comprenant plusieurs unités de cuve, est employé et que le nombre spécifique dépend slmple- ment des résultats désirés. Un compresseur d'air 12 fournit de l'air à travers des vannes 15 dans la canalisation d'air 13 pour l'envoi aux canalisations d'air individuelles 14 à travers des vannes 16-vers chacune des cuves 1, 2, 3, 4, 5 et 6, tel que nécessaire ou souhaité. Cette aération fournit l'action de mélange nécessaire pour le mode opératoire de dégradation microbienne. Un moyen de pompe 2 est prévu pour le transfert de la matière d'une cuve à l'autre à travers les tuyaux 10. Un moyen de vidange 17 est prévu au fond de chaque cuve pour retirer la masse de cellules obtenues, ainsi que toute l'eau restante, l1ef- fluent restant ou analogues. L'effluent à traiter est ajouté à la cuve 1 par l'intermédiaire des moyens de tuyau 18 et les micro-organismes sont soit ajoutés par l'intermédiaire des mimes moyens, en provenance de la cuve d'alimentation 19 par l'intermédiaire de la vanne 20, soit indépendamment à travers une canalisation, une alimentation séparée. En utilisant le dispositif de cuve représenté sur les figures 1 et 2 comme exemple spécifique, la cuve 1, qui peut être de n importe quelle capacité désirée, est chargée par un mélange comprenant 25 ffi en volume de produit de contamination organique , comprenant de l'huile, des émulsionnants, un biocide et un algicide, et 75 ffi en volume d'eau. L'aération est commencée par la canalisation 14, et approximativement 2 ffi en volume d'une boue des souches de microorganismes-utilisant des hydrocarbures, produisant une masse de cellules, non pathogènes, y sont ajoutés. Les nicr~rganismes sont ajoutés à la cuve 1 sous la forme d'un mélange aqueux qui comprend des sources d'azote et de phosphore, par exemple des protéines de graines de coton, et des sels minéraux d'azote et de phosphore. Le procédé est conduit à la température ambiante. On laisse la dégradation des produits de pollution organique se poursuivre dans la cuve 1 pendant approximative#- ment 60 heures. A la fin des 60 heures, le mélange est transféré à la cuve 2 qui contient une quantité égale d'eau, en fournissant ainsi une dilution d'environ 50 %. L'aération est poursuivie#, et on laisse la dégradation microbienne se poursuivre dans la cuve 2 pendant 36 h, avec un temps total de 96 h (environ 4 jours). Il est seulement néces saire de continuer l'aération dans la cuve spécifique où la dégrada tion a lieu et les vannes 15 et 16 sont prévues dans les tuyaux 13 et 14 pour interrompre ou pour permettre l'écoulement de l'air dans n'importe quelle cuve particulière. Normalement, de l'air ambiant est employé pour l'aération, mais il est très possible d'utiliser, par exemple, de l'oxygène ou de l'air contenant un hydrocarbure.La masse de cellules formée dans la cuve 1 se décante et cette masse peut être retirée mécaniquement, par exemple en balayant la cuve 1 et en laissant la masse de cellules être lavée à travers la vidange 17 ou simplement en la puisant après que l'effluent a été pompé dans la cuve 2. A la fin des 96 h, approximativement 50 ss du mélange résul tant dans la cuve 2 sont transférés dans un olume égal d'eau contenu dans la cuve 3. On laisse la dégradation se dérouler dans la cuve 3 pendant 24 h de plus, pendant un temps total écoulé d'environ 120 h ou approximativement 5 jours. Des extraits d'hexane pris dans la cuve 5 montrent qu'aucune huile n'est présente dans cette cuve après qu'on ait laissé la dégradation se dérouler pendant 5 jours. Après 120 h, 50 i du mélange dans la cuve 3 sont transférés dans un volume égal d'eau contenu dans la cuve 4, et, également, le mélange restant dans la cuve 2 est transféré dans le mélange restant dans la cuve 3. De ce fait, à ce point, les cuves 3 et 4 cor tiennent toutes deux approximativement la même quantité de mélange. On laisse la dégradation se dérouler dans les cuves 3 et 4 pendant approximativement 12 h, le temps total écoulé étant de 5 jours 1/2. Après 132 h, approximativement 40 à 50 r du volume de la cuve 4 sont transférés dans un volume approximativement égal d'eau contenu dans la cuve 5, et approximativement 50 % du volume du mélange dans la cuve 3 sont transférés dans le mélange restant dans la cuve 4. La cuve 5 contient le filtre 21. Le filtre 21 est un filtre à remise en circulation, par exemple, contenant du sable et du gravier, qui sert à retirer tous les solides de l'eau traitée, en la clarifiant ainsi. Le temps de séjour dans la cuve 5 contenant le filtre 21 de remise en circulation est environ 12 h, pour un temps total d'approximativement 144 h (6 jours). Après 144 h de traitement, l'eau propre filtrée peut entre évacuée, tel que désiré, par exemple, dans un lac ou dans un cours d'eau. La cuve 6 pourrait être ce lac ou ce cours d'eau, ou bien la cuve 6 pourrait autre, en fait, une cuve de retenue. Au bout des 144 h, le mélange restant dans la cuve 3 est transféré dans la cuve 4 et une quantité appropriée de mélange est transférée dans la cuve 5 pour etre remise en circulation à travers le filtre 21. Après #tre demeurée dans la cuve 5 pendant approximativement 12 h, la sortie propre est transférée dans la cuve 6 ou est évacuée tel que désiré, et le mélange restant dans la cuve 4 est transféré dans la cuve 5 pour la remise en circulation à travers le filtre.A la fin des 168 h (7 jours), tout le mélange est passé à travers le filtre dans la cuve 5 et peut Entre évacué, tel que désiré. En conséquence, à la fin d'approximativement 7 jours, le mélange pollué ajouté à la cuve 1 a été complètement dégradé et transformé en eau propre qui peut être réutilisée, recyclée ou évacuée dans n'importe quelle masse naturelle d'eau. Les poissons, la vie animale et la vie végétale sédentaires au fond de la mer, la vie microscopique et les plantes aquatiques placées dans la cuve 6 crotteront, survivront et prolifèreront de manière naturelle, indiquant ainsi que 11 eau polluée a été dégradée jusqu'à fournir un environnement habitable, propre du point de vue écologique, par traitement dans l'installation de dégradation microbienne décrite précédemment. Le mode opératoire peut Entre conduit de manière discontinue tel que décrit ci-dessus. A titre de variante, le mode opératoire peut Entre conduit d'une manière continue et, de ce fait, de liteau supplé mentaire,contenant des produits de pollution peut Stre ajoutée à la cuve 1 après qu'elle a été vidée et qu'un cycle précédent est en fonctionnement. Les cuves présentées ici peuvent Autre à faible échelle, par exemple avoir une capacité d'approximativement 100-200 1, ou bien elles peuvent Autre à très grande échelle, par exemple les cuves de retenue que l'on trouve dans l'industrie ayant des capacités de plusieurs milliers de litres.Dans l'un ou l'autre cas, les principes soulignés ici demeurent les mimes. La valeur du temps de séjour dans chaque cuve et le temps du transfert d'une cuve à une autre peuvent entre modlés selon la nature des produits de pollution à dégrader, la dimension des cuves et les microorganismes particuliers employés. la figure 3 représente une installation mobile de dégradation microbienne, comprenant fondamentalement 2 unités de cuve. Le premier moyen de cuve comprend les cuves 30A, 30B et 30C, ce qui permet un fonctionnement en continu puisque la dégradation dans cette unité est conçue pour se dérouler pendant 3 jours dans le premier moyen de cuve et pendant 1 jour dans le second moyen de cuve 31. La cuve 31 peut être conçue pour recevoir un effluent provenant de plus d'une série de premières unités de cuve, si on le désire ou si c'est nécessaire. L'effluent à dégrader pénètre dans la cuve 30A, par exemple grâce aux moyens de tuyau d'arrivée 32 et à travers la vanne 46 et le tuyau 45. De manière semblable, les vannes 46 et les tuyaux 45 sont prévus dans les cuves 30B et 30C pour permettre l'entrée d'effluent lorsque c'est approprié.Le mélange de microorganismes de dégradation, comprenant des sources appropriées de produits nutritifs, est ajouté aux moyens d'arrivée 32 par la vanne 34, provenant de la cuve d'alimentation 33. A titre de variante, les micro-organismes peuvent autre ajoutés directement aux cuves 3QA, 30B et 30C au moment approprié. L'aération est fournie à partir du compresseur d'air 35 ou autre source convenable, par la canalisation d'air 36 par l'intermédiaire des vannes 37 dans le moyen de sortie d'air 38, qui comprend des tuyaux contenant des trous pour émettre l'air sous la surface de liquide, pour fournir l'aération et le mélange de la matière dégradée.A titre de variante, des moyens d'agitation , non représentés, peuvent votre employés pour fournir une turbulence et un mélange suffisants et une aération suffisante par l'oxygène à la surface du liquide, à partir de l'air ambiant. Le moyen de tuyau 39 est prévu à partir de chaque cuve vers la cuve 31 pour pomper l'effluent dégradé au moyen de la pompe 40 à partir des cuves 30A, 303,et 30C, dans la cuve 31. Un filtre en ligne 41 peut Etre employé pour retirer tous les solides en suspension et les effluents dégradés, mais cet exemple de réalisation est facultatif selon les circonstances. Le moyen de tuyau 42 est prévu dans la cuve 31 pour transporter l'effluent propre pour l'évacuation au moyen de la pompe 43. Un filtre 44 est utilisé dans cette canalisation pour retirer tous les solides en suspension, par exemple la masse de cellules qui demeure, avant l'évacuation de l'eau par exemple dans une rivière ou un cours d'eau. Bien que l'effluent à ce point soit exempt de produits de pollution et de contamination présents dans la matière lorsqu'elle est entrée par les moyens d'arrivée 32, néanmoins l'utilisation d'un filtre 44 est préférée pour obtenir la clarification et un effluent dégradé, davantage agréable du point de vue esthétique. Bien que l'unité sur la figure 3 soit représentée comme étant placée sur une remorque de camion 25, on doit comprendre que l'unité peut autre construite, par exemple, sur des sabots ou sous forme d'une installation permanente. Les cuves 30A, 30B, 30C et 31 peuvent comprendre, par exemple, des trous dans le sol rêvEtus d'une matière appropriée. La masse de cellules produites durant le mode opératoire de dégradation est retirée par les vannes 50 puisqu'elle tend à se décanter au fonde chaque cuve lorsque l'aération ou ltagitation est interrompue. A titre de variante, la masse de cellules peut 8tre retirée de chaque cuve par pompage. Le fonctionnement de l'installation représentée sur la figure 3 est conduit en continu, en remplissant la cuve 30A par la matière à dégrader, diluée si cela est nécessaire au moyen d'une arrivée d'eau (non représentée); la dilution peut être également effectuée dans une cuve (en amont des moyens d'arrivée 32) qui est indépendante du dispositif de dégradation microbienne de la présente invention. L'eau utilisée pour la dilution peut être remise en circulation à partir de la sortie de l'installation de dégradation microbienne de la présente invention, ou de liteau franche peut autre utilisée dans ce but. Le mélange de microorganismes est ajouté à la cuve 30A, et l'aération ou l'agitation du mélange est alors amorcée. Au commencement du second jour, effluent est ajouté à la cuve 303 à travers l'arrivée 32, par exemple en provenance d'une cuve de retenue à l'extérieur du dispositif et la dégradation microbienne est amorcée. De manière semblable, Effluent est ajouté à la cuve 300 au commencement du 3ème jour et la dégradation est commencée.La dégradation se déroule dans chacune des cuves DOA, 303 et DOC pendant 3 jours. En conséquence, au commencement du 4ème jour, l'effluent le plus dégradé est transféré de la cuve 30A à la cuve 31 pour l'épuration finale où il demeure pendant une journée ; des microorganismes et des produits nutritifs supplémentaires, ainsi que de l'eau (pour la dilution) peuvent être ajoutés à la cuve 31, Si cela est nécessaire ou souhaitable.La cuve 30A es t remplie à nouveau par de effluent frais après avoir retiré la masse de cellules, et, au commencement du 5ème jours l'effluent est évacué de la cuve 1; de ce fait, l'effluent dégradé provenant de la cuve 30B est envoyé à la cuve 31 pour l'épuration et la dégradation finales pendant 1 jour. En m#me temps, l'effluent frais est ajouté à la cuve 303 pendant un temps de séjour de dégradation égal à 3 jours. De manière semblable, de l'effluent frais à dégrader est ajouté chaque jour à la cuve 30A, 30B ou 300 pendant un temps de séjour de 3 jours, et chaque jour l'effluent dégradé provenant de la cuve 30A, 303 ou 30C est transféré à la cuve 31, d'où il est évacué après un temps de séjour de 1 jour. De cette manière, on fournit un dispositif en continu dont la capacité peut autre dirigée selon les besoins de l'utilisateur, par un choix approprié de la dimension des cuves. Par exemple, le dispositif représenté sur la figure 3 peut gtre employé pour dégrader un effluent résiduaire contenant 10.000 ppm d'huile (1 ffi d'huile), au taux de 3.800 1par jour en utilisant les cuves 30A, 303 et 300 ayant une capacité de 11.400 1 chacune (pour fournir la capacité de dilution nécessaire et le facteur de sécurité) et la cuve 31 d'une capacité allant de 11.400 1 à 3 & 000 1. cette dernière étant employée si plus d'une série de cuves DOA, 30B et 30C est utilisée dans le dispositif. Le mode opératoire de la présente invention est efficace pour dégrader des résidus pétroliers, ainsi que d'autres résidus industriels en général, tels que les effluents provenant d'usines de préparation ou de mise en botte de produits alimentaires, de papeteries, de laiteries et d'installations chimiques évacuant des solvants, des plastifiants > des alcools, des aldéhydes, des cétones, des acides organiques, des produits phénoliques et d'autres composés cycliques dans l'environnement.Le terme "pétrole", tel qu'utilisé ici, est destiné à désigner le pétrole brut, ainsi que des fractions de pétrole et de produits dérivés du pétrole, tels que des hydrocarbures aliphatiques et aromatiques, des alcools, des aldéhydes, des cétones, des acides organiques, des phénols , des naphtalènes, des phénanthrènes, des anthracènes, des esters, etc... Ainsi, le terme "pétrole", tel qu'utilisé ici, se réfère à des composés organiques contenant du carbone, renfermant des alcanes à chaînes droite et ramifiée (comprenant des parafe'nets à divers poids moléculaire) et d'autres composés aliphatiques (comprenant des produits alicycliques tels que le cyclohexane), ainsi que des composés aromatiques hétérocycliques et carbocycliques. Le procédé impliqué dans la présente invention est un procédé purement biologique, dans lequel des bactéries, des actinomycètes, des levures et des champignons filamenteux choisis décomposent le pétrole brut, des résidus huileux ou d'autres produits de contamination organiques et transforment ces produits de pollution en cellules vivantes non toxiques, comestibles. Selon les micro-organismes particuliers à utiliser, le mode opératoire de la présente invention peut également être employé pour dégrader par voie microbienne les biphényles polychlorés dont on a trouvé qu'ils étaient des produits de contamination persistants dans llenvironnement, ainsi que des produits de pollution organiques,semblables. Les - rnicr#oerganismes suivants, totalement décrits dans les brevets américains n0 3.769.164 et 3.856.667, peuvent être utilisés dans une installation de dégradation microbienne selon la présente invention Candida parapsilosis ATCC 20246 Candida tropicalis ATCC 20247 Candida utilis ATCC 20248 Aureobasidium pullulans ATCC 20249 Myrothecium. verrucaria ATCC 20250 Cladosporium cîadosporioides ATCC 20251 #9#aromyces cerevisiae ATCC 20252 Aspergillus sp.ATCC 20253 Rhodotorula sp. ATCC 20254 Candida lipolytica ATCC 20255, 20362, 20363, 20364 Nocardia corallina ATCC 21504 Nocardia globerula ATCC 21505 Nocardia globerula ATCC 21506 Nocardia opaca ATCC 21507 Nocardia rubra ATCC 21508 Nocardia paraffinae ATCC 21509 Ces souches de micsorganismes ont toutes été déposées à l'American Type Culture Collection, Rockville, Maryland, Etats Unis d'Amérique. Un autre microorganisme, également déposé à î1American Type Culture Collection, dont on a trouvé qu'il était extr#mement avantageux en relation avec la présente invention, est le Penicillium sp. ATCC 20369. On croit que cette souche, isolée à 11 intérieur dtune noix de coco, est une espèce variante de Penicillium wa#mani. Ces microorganismes peuvent votre utilisés séparément ou suivant divers mélanges de deux (ou davantage) pour le mode opératoire de dégradation, et le mélange particulier des microorganismes employé est déterminé par un mode opératoire de sélection de routine qui peut conduit, par exemple, dans les flacons sur un agitateur standard de laboratoire. Le mélange particulier de microorganismes utilisé dépendra, bien sûr, de la nature des produits de contamination contenus dans l'eau polluée. Les microorganismes ou le mélange de microorganismes sont avantageusement ajoute; à l'installation de dégradation microbienne sous forme de boue en quantité d'environ 1 à 5 ,'%,de préférence 2 % en volume à la solution aqueuse contenue dans la première cuve.Un milieu nutritif équilibré, comprenant des produits nutritifs phosphorés et azotés minéraux, est avantageusement fourni pour les microorganismes employés. Puisque les additifs utilisés sont des sources agricoles ou forestières, ils sont sans danger et non toxiques. Un milieu nutritif typique compris avec la boue de microorganismes est le suivant Base d'azote de levure (Difco) 0,1 g. Extrait de ler.re (Difco) 0,1 g Huile d'arachide (0,2%) 2,0 ml Mg SO4 0,02 g Ca Cl2 0,002 g KH2 P04 (phosphate diacide) 0,1 g K2 HPOg (phosphate monoacide) 0,1 g NH4 NO, 0,1 g Fe Clz;; 0,005 g Bleu de bromothymol 0,008 g Eau distillée pour faire 1.000 ml De ce fait, comme source d'azote, divers genres de sels ou de composés organiques ou minéraux, tels que l'urée ou des sels d'ammonium, comme le chlorure d'ammonium, le sulfate d'ammonium, le nitrate dlammonium, le phosphate d'ammonium, etc..., ou un ou plus d'un amino-acide ou une protéine brute mélangé en combinaison, ou des substances naturelles contenant de l'azote, telles que de la liqueur de mais macéré, des protéines de graines de coton, un extrait de levure, un extrait de viande, de la farine de poisson, de la peptone, du bouillon, des hydrolysats de caséine, de l'huile d'arachide, des produits solubles de poisson, un extrait de son de riz, etc... peuvent être employés. Ces substances peuvent être utilisées séparément ou en combinaison de deux (ou davantage) d'entre elles. Ces composés minéraux qui peuvent eAtre utilisés comme substances additives comprennent le sulfate de magnésium, le phosphate de sodium, le phosphate diacide de potassium, le phosphate monoacide de potassium, le sulfate de fer ou d'autres sels de fer tels que le tri dorure ferrique, le chlorure de manganèse, le chlorure de calcium, le chlorure de sodium, le nitrate d'ammonium, etc... En conséquence, on peut voir que tout le mode opératoire est sans danger et non toxique, puisque les microorganismes, eux-m8mes ainsi que les produits nutritifs additifs sont non toxiques vis-à-vis des êtres humains, des animaux ou des poissons. Bien qu'il soit préférable de conduire le mode opératoire à la température ambiante, le procédé est applicable à partir d'une température juste au-dessus de la température de congélation (environ 4 éntigradea;) jusqutà environ 37 ou 390 C, selon la nature des microorganismes employés. Bien sûr, la dégradation complète peut prendre un temps plus long, si la température est plus faible. Il n'est pas exige d'utiliser une boue de microorganismes tel que décrit ci-dessus, et les microorganismes peuvent être ajoutés à la première cuve sous forme d'une mousse ou sous une formept#Lvérulente ou transformée en boulettes avec des produits nutritifs ajoutés. L'aération du mélange de dégradation à l'intérieur des cuves est ordinairement suffisante pour fournir suffisamment d'action 'agitation, cependant, il est tout à fait possible d'inclure des agitateurs dans les cuves afin d'aider à accélérer l'action de dégradation des microorganismes. Une autre manière d'accélérer l'action de dégradation consiste à ajouter des cultures de microorganismes supplémentaires et des produits nutritifs additifs aux cuves ultérieures ou aux cuves lors du transfert du mélange d'une cuve à une autre. La masse de cellules qui résulte de l'action de dégradation est mécaniquement retirée des cuves après le transfert du mélange de dégradation. Fondamentalement, ceci peut être réalisé par pompage ou balayage, selon la dimension des cuves. En tous cas, le résultat final de l'invention est la transformation d'eau sale et polluée en eau propre qui peut autre évacuée ou remise en circulation tel que désiré, cette eau évacuée satisfaisant à toutes les normes de qualité d eau nationales ou par département. Les exemples suivants sont simplement donnés à titre d'illustration de la présente invention et non pas à titre de limitation. EXEMPLE 1 En utilisant une installation de dégradation microbienne contenant 2 cuves et un filtre en ligne en aval de la seconde cuve, le mélange suivant est ajouté à la première cuve dans le dispositif 6 1 d'effluent dégradé provenant d un essai précédent (remis en circulation) 16 1 d'eau du robinet vieillie 16 1 d'effluent huileux industriel 2 1 de boue contenant du Penicillium sp. BI 3005 ATCC 20369 et 142,2 g d'un mélange aqueux de sels g total : 40 1 3t mélange comprenant 0,2 g de MgS04, 7H20, 0,2 g de CaCO3, 1,0 g de KH2P04, 1,0g de K2HP04, 1,0 g de NH4NO ;, 0,01 de Selsde Mer dits Dayno Sea Salts et 0,1 g de protéine de graines de coton dans 1.000 1 d'eau du robinet. L'aération est prévue dans la cuve 1 et on laisse la dégradation microbienne se dérouler pendant 72 h. Une grande croissance de la masse de cellules est observée après plusieurs heures, et la quantité de masse de cellules continue à augmenter en fonction au temps. Après 72 h, l'air est interrompu vers la cuve et 31 1 de la matière dégradée sont transmis par pompage à la cuve 2, qui contient 40 1 d'eau du robinet vieillie Une boue de 0,5 1 de Candida lipoly tica ATCC 20362, de 0,5 1 de-Saccharomyces cerevisiae ATCC 20252 et de 40,0 g de mélange de sels décrit ci-dessus est également ajoutée à la cuve 2, et l'aération est commencée. Les 9 1 de résidus dans la cuve 1, se composant principalement de la masse de cellules, sont retirés par la vidange du fond;. La dégradation ou l'épuration de 1'ef- fluent dans la cuve 2 est poursuivie pendant 24 h et puis L'effluent traité est passé à travèrs un filtre à sable-gravier pour donner de l'eau propre qui entretiendra la vie marine. EXEMPLE 2 La première cuve d'une installation de dégradation microbienne contenant 2 cuves pour la dégradation est rémplie par le mélange suivant 22 1 d'eau du robinet vieillie 16 1 d'effluent huileux industriel 2 1 de boue contenant du Penicillium sp. B1 300 ATCC 20569 et 142,2 g d'une solution aqueuse du mélange de sels décrit dans l'exemple 1. total : 40 1 L'aération est fournie dans la cuve 1 et on laisse la dégradation microbienne se dérouler pendant 72 h. on observe une grande croissance de la masse de cellules après plusieurs heures, et la quantité de masse de cellules continue à augmenter en fonction du temps. Après 72 h, l'air est interrompu dans la cuve 1 et 31 1 de la matière dégradée sont passés à la cuve 2 par pompage, cette cuve contenant 40 1 d'eau du robinet vieillie. Une boue de 0,5 1 de Candida lipolytica ATCC 20362 et de 0,5 1 de Saccharomyces cerevisiae ATCC 20252 est également ajoutée à la cuve 2 pour donner un volume final de 72 1, et l'aération est alors fournie à la cuve 2.Après 21 h, 34 1 de l'effluent traité dans la cuve 2 sont pompés dans une cuve contenant un filtre de remise en circulation et 36 1 d'eau du robinet vieillie. La filtration est poursuivie pendant 48 h et 34 1 de l'eau claire résultante sont ajoutés à un réservoir à poissons. Ensuite, 32 1 de effluent traité restant dans la cuve 2 sont pompés dans la cuve contenant le filtre de remise en circulation et, après 24 h, sont également ajoutés au réservoir à poissons. L'effluent dégradé continue à entretenir la vie des poissons et la vie des plan tes pendant plusieurs mois après. i#xEMP# 3 Dans différents essais, divers mélanges de Candida lipoly- tica 2002, 2003, 2004 et 2005 ont été ajoutés à la première cuve d'uns installation pilote contenant 40 1 d'un mélange d'eau, d'un effluent d'huile résiduaire provenant d'une installation de laminage d'aluminium. Les microorganismes ont été ajoutés à la cuve (en quantité de 2% en volume par rapport au volume du mélange à dégrader) dans un mélange sous forme de boue contenant de la protéine de graines de coton et des sels minéraux d'azote et de phosphore. L'aération est fournie au mélange dans la cuve, et on laisse la dégradation se poursuivre pendant approximativement 60 h à la température ambiant te.A la fin des 60 h, le mélange est transféré à une seconde cuve contenant une quantité égale d'eau, en fournissant ainsi une dilution d'environ 50 %. L'aération est poursuivie, et on laisse la dégradation microbienne se poursuivre dans la seconde cuve pendant 56 h, avec un temps total d'environ 96 h (environ 4 jours). A la fin des 96 h, approximativement 50 5S du mélange résultant dans la seconde cuve sont transférés dans un volume égal d'eau contenu dans une troisième cuve. On laisse la dégradation se poursuivre dans la troisième cuve pendant 22T h spplémentaires, pour un temps total écoulé d'environ 120 h ou approximativement 5 jours. Des extraits d'hexane pris dans la troisième cuve montrent qu'aucune huile n'est présente dans cette cuve après qu'on a laissé la dégradation se prolonger pendant 5 jours.Le mélange dans la troisième cuve est alors mis en circulation à travers un filtre, pour retirer de l'effluent traité tous les solides, tels que la masse de cellules. L'eau résultante est propre et sans danger pour la vie marine et peut votre évacuée dans un lac ou dans un cours d'eau, tel que souhaite. es poissons, la vie animale et la vie vngg tale sédentaires au fond de la mvr, la vie rsicroscopiwue et les plantes aquatiques placées dans itef,'luent dégradé propre résultant croos- sent, survivent et prolifèrent de manière naturelle, en indiquant ainsi que l'eau polluée a été dégradée en un environnement habitable, propre du point de vue écologique. L'expérience ci-dessus a été répétée avec divers effluents résiduaires huileux, en utilisant chacun des microorganismes Candida lipolytica de la présente invention, ainsi qu'avec des mélanges de 2, 3 ou 4 de ces microorganismes, en fournissant les mêmes résultats. EXEMPLE 4 Un test à l'extérieur pour l'épuration d'un déversement d'huile à l'extérieur a été conduit sur la c8te orientale de la Virginie. Deux lagunes ont été choisies. La lagune expérimentsale était grossièrement circulaire et avait > un diamètre d'environ 25m avec une gorge de 1, o6 m. Le diamètre varie quelque peu suivant la marée. Le lit expérimental était une charpente de planches formée de carrés de 2,5 m x 2,5 m, les planches étant de 2,5 cm x 30 cm avec flotation sur les côtes. La lagune de contrôle avait une largeur d'environ 305 m avec une gorge d'une largeur de 60 m. les deux lagunes, séparées par environ 106 m de terre, sont des emplacements expérimentaux idéaux. Du pétrole brut (3 > 1 () a été placé dans le lit expérimental et dans le lit de contrôle. Une boue de Candida lipolytica 2005 ATCC 20255 a été ajoutée à 3,2 kg de paille, 1,4 kg de bagasse et 2 kg de protéine de graines de coton. Le mélange a été alors dispersé dans le lit expérimental. Le lit de contrôle a été laissé intact avec l'huile ajoutée. L'emplacement expérimental et l'emplacement de contrôle ont été contrôlés Ci jours plus tard. L'huile, dans le lit expérimen tal, était t essentiellement toute dégradée. L'huile, dans le lit de contrôle, était essentiellement non modifiée. Des empilements humides d'échantillons retirés des lits expérimentaux montraient la présence de protozoaires dans l'échantillon provenant du lit expérimental, mais aucun protozoaire dans l'échantillon provenant du lit de contrôle. Il y avait également des algues vertes microscopiques dans l'échantillon expérimental, mais aucune dans le lit de contrôle. Le sixième jour, l'huile dans le lit expérimental avait été dégradée jusqu'à une valeur de plus de 95 %, alors qu'il n'y avait sensiblement pas de changement dans le lit de contrtle. De nouveau, des empilements humides d'échantillons retirés des lits expérimentaux montraient la présence d'algues vertes microscopiques et de protozoaires, dans l'échantillon de lit expérimental, mais aucun dans l'échantillon de lit de contrôle. De ce fait, l'huile dans le lit expérimental était sensiblement dégradée et la vie marine une fois de plus abondante. Cependant, dans les lits de contrssle, où aucun microorganisme n'avait été placé, la nappe d'huile demeurait et, sensiblement, détruisait toute la vie marine présente à l'origine. De manière semblable, des résidus de pétrole et des résidus huileux peuvent être dégradés en utilisant un ou plusieurs des microorganismes décrits ici. Ainsi, on peut voir que la présente invention fournit une manière souhaitable et avantageuse pour dégrader t épurer des résidus pétroliers ou huileux au moyen de dégradation microbienne, afin de transformer la zone polluée par l'huile en un environnement habitable et propre du point de vue écologique. Ce mode opératoire est réalisé d'une manière sûre et relativement économique, sans aucun danger pour les Entres humains, les animaux ou la vie marine. On doit comprendre que la présente invention inclut 1'utili- sation non seulement des organismes décrits, mais aussi l'utilisation d'espèces mutantes produites à partir de ces organismes, pourqu qu'elles réalisent la même fonction. On doit, en outre, comprendre que la présente invention inclut l'emploi de sous-cultures obtenues par diverses techniques microbiologiques standard. Ces espèces mutantes et/ou ces sous-cultures peuvent différer sous certains aspects des nouvelles souches décrites ci-dessus, mais fonctionneront pour dégrader le pétrole approximativement de la m#me manière que celle décrite ci-dessus. L'appréciation de certaines des valeurs de mesures indiquées ci-dessus doit tenir compte du fait qu'elles proviennent de la conversion d'unités anglo-saxonnes en unités métriques. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaftront à homme de l'art. RFVENDICATIONS 1 - Procédé pour la dégradation microbienne de résidus polluants pétroliers et huileux, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire un mélange aqueux de la matière d'effluents à dégrader et au moins un microorganisme choisi dans le groupe se composant des microorganismes suivants Candida parapsilosis ATCC 20246 Candida tropicalis ATCC 20247 Candida utilis ATCC 20248 Aureobasidium pullulans ATCC 20249 Myrothecium verrucaria ATCC 20250 Cladosporium cladosporioides ATCC 20251 Saccharomyces cerevisiae ATCC 20252 Aspergillus sp. ATCC 20253 Rhodotorula sp. ATCC 20254 Candida lipolytica ATCC 20255 Candida lipolytica ATCC 20362 Candida lipolytica ATCC 20363 Candida lipolytica ATCC 20364 Nocardia corallins ATCC 21504 Nocardia globerula ATCC 21505 Nocardia globerula ATCC 21506 Nocardia opaca ATCC 21507 Nocardia rubra ATCC 21508 Nocardia paraffinae ATCC 21509; et Penicillium sp. ATCC 20369 ou de leurs espèces mutantes, avec des produits nutritifs nécessaires aux microorganismes, dans un dispositif de dégradation initiale, à aérer ou à agiter le mélange dans le dispositif de dégradation initiale, jusqutà ce que l'action microbienne se soit déroulée suffisamment pour dégrader sensiblement les produits polluants dans l'effluent, à transporter effluent sensiblement dégradé dans un dispositif de dégradation finale et à ajouter une charge franche d'au moins un des microorganismes avec des produits nutritifs au dispositif de dégradation finale, pendant un temps suffisant pour permettre à l'action microbienne de se dérouler jusqu'au point où la dégradation désirée est obtenue, et à transporter l'effluent dégradé à partir du dispositif de dégradation finale. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la charge fraîche de microorganismes ajoutée au dispositif de dégradation finale comprend des microorganismes différents de ceux introduits dans le dispositif de dégradation initiale. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le microorganisme introduit dans le dispositif de dégradation initiale est le Penicillium sp. ATCC 20369et le microorganisme ajouté dans le dispositif de dégradation finale est une souche de Candida lipolytica qui est capable de dégrader par voie microbienne les résidus pétroliers et huileux. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les microorganismes sont introduits ou ajoutés à la matière d'effluent à dégrader, sous la forme de boue. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les microorganismes sont introduits ou ajoutés à la matière d'effluent à dégrader sous la forme d'une mousse. 6 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les microorganismes sont introduits ou ajoutés à la matière d'effluent à dégrader sous la forme d'une poudre. 7 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les microorganismes sont introduits ou ajoutés à la matière d'effluent à dégrader,s#s1a forme de boulette. 8 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la charge franche de microorganismes ajoutée au dispositif de dégradation finale comprend des microorganismes différents de ceux introduits dans le dispositif de dégradation initiale. 9 - Procédé pour la dégradation microbienne de résidus polluants pétroliers et huileux, caractérisé en ce qu'il consiste à traiter les résidus pétroliers et huileux avec du Penicillium sp. ATCC 20369, ou une espèce mutante de ce microorganisme, pendant un temps suffisant, jusqu'à ce que les résidus traités pétroliers ou huileux aient été sensiblement dégradés. 10 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le microorganisme est mélangé avec une matière cellulosique. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le microorganisme est mélangé avec une matière cellulosique, une source d'azote et une source de phosphore. 12 - Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la source d'azote est de la protéine de graines de coton. 13 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le microorganisme est employé sous une forme de boue. 14 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le microorganisme est employé sous une forme de boulette. 15 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le microorganisme est employé sous une forme de poudre. 16 - Procédé pour la dégradation microbienne de résidus polluants pétroliers et huileux, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire un mélange aqueux de la matière de I'effluent à dégrader et un microorganisme ou un mélange de microorganismes capables de dégrader les produits polluants, avec des produits nutritifs nécessaire res pour les microorganismes, dans un dispositif de dégradation initiale,à aérer ou à agiter le mélange dans le dispositif de dégra dation initiale, jusqu'à ce que l'action microbienne se soit déroulée suffisamment pour dégrader sensiblement les produits de pollution dans lteffluent, à transporter Effluent sensiblement dégradé dans un dispositif de dégradation finale et à ajouter une charge franche de microorganismes, avec des produits nutritifs au dispositif de dégradation finale, à aérer ou à agiter le mélange dans le dispositif de dégradation finale pendant un temps suffisant pour permettre à l'action microbienne de se dérouler jusqu'au point où la dégradation désirée est obtenue, et à transporter effluent dégradé à partir du dispositif de dégradation finale. 17 - Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le dispositif de dégradation initiale comprend plusieurs moyens de cuve. 18 - Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que le dispositif de aigradatfon finale comprend plusieurs moyens de cuve. 19 - Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le dispositif de dégradation finale comprend plusieurs moyens de cuve. 20 - Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que la masse de cellules résultante est retirée des dispositifs de dégradations initiale et finale, après achèvement de l'action microbienne dans chacun d'entre eux. 21 - Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à filtrer l'effluent entre les dispositifs de dégradationsinitiale et finale. 22 - Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à filtrer l'effluent dégradé, en aval du dispositif de dégradation finale. 25 - Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à filtrer l'effluent entre les dispositifs de dégradationsinitiale et finale. 24 - Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que les étapes du procédé sont répétées afin de fournir une dégradation continue de la matière d'effluent et l'évacuation d'effluent propre dégradé dans et à l'extérieur du dispositif. 25 - Dispositif pour la dégradation microbienne d'une matière d'effluent contenant des résidus pétroliers et huileux, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de dégradation initiale et un dispositif de dégradation finale contenant plusieurs moyens de récipient reliés entre eux, des moyens pour introduire cette matière d'effluent et une alimentation de microorganismes dans le dispositif de dégradation initiale, des moyens pour retirer la masse de cellules résultante du dispositif de dégradation initiale, des moyens pour transférer l'effluent sensiblement dégradé au dispositif de dégradation finale, des moyens pour aérer ou agiter effluent dans les dispositifs de dégradations initiale et finale et des moyens pour retirer du dispositif de dégradtticnfinale l'effluent traité. 26 - Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce que le moyen de filtration est disposé entre les dispositifs de dégradations initiale et finale. 27 - Dispositif selon la revendication 26, caractérisé en ce que le moyen de filtration est disposé après le dispositif de dégradation finale. 28 - Dispositif selon le revendication 25, caractérisé en ce que le moyen de filtration est disposé après le dispositif de dégradation finale. 29 - Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce que le moyen d'aération comprend un compresseur d'air et des moyens de conduite fournissant une communication entre le compresseur et chacun des moyens de récipient. 30 - Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce que le dispositif de dégradation initiale comprend au moins un moyen de cuve et le dispositif de dégradation finale conprend un seul moyen de cuve. 31 - Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce que le dispositif de dégradation initiale comprend au moins un moyen de cuve et le dispositif de dégradation finale comprend au moins un moyen de cuve.