La présente invention concerne 1CS récipients de cuisine et, plus particulièrement, les casseroles ou marmites à double paroi pour bain-marie notamment, c'est-a-dire celles qui comportent un récipient intérieur et un récipient extérieur, entre lesquels est contenue de l'eau ou tout autre agent de transfert de chaleur. Lors de l'utilisation d'une telle casserole, l'eau (ou tout autre liquide approprié) placée entre les récipients est chauffée et peut atteindre l'ébullition et produire de la vapeur ; la chaleur de l'eau est transmise 9 l'aliment ou à la matière à préparer ou à chauffer, généralement du lait, contenu dans le récipient intérieur. Certaines casseroles connues de ce type ont l'inconvénient que l'orifice de remplissage se trouve dans une surface sensiblement horizontale de la casserole. Ce qui signifie qu'en l'absence d'un hublot d'observation il est difficile ou même impossible à l'utilisateur de déterminer si oui ou non l'espace entre les récipients contient la quantité d'eau appropriée. Dans une autre casserole connue decetype l'orifice de remplissage est incorporé à une surface sensiblement verticale lorsque la casserole est en position d'utilisation, le remplissage étant effectué en maintenant la casserole sur le côté de manière que l'orifice soit horizontal. Un bouchon à sifflet indicateur d'ébullition obture l'orifice de remplissage. Cependant, dans ce cas encore, il n'est pas possible de vérifier par observation directe que la quantité d'eau appropriée a bien été introduite dans la cavité entre récipients. Dans ces deux ustensiles connus, à moins de prévoir un hublot d'observation, le seul moyen deskasurerque la casserole renferme bien la quantité d'eau nécessaire est de la vider avant remplissage et d'y introduire la quantité d'esu voulue au moyen d'un récipient de capacité connue. Cette opération doit être renouvelée avant chaque utilisation, du fait qu'un certain volume d'eau se sera évaporé par ébullition, au cours de l'utilisation précédente, ce qui entraîne une baisse de niveau.Outre l'inconvénient qu'il faut vider et remplir la cavité formée entre les deux récipients avant chaque utilisation de la casserole, il y a le risque qu'un utilisateur négligent ou inexpérimenté oublie de remplir d'eau la cavité, de sorte que le contenu de la casserole n'est pas chauffé correctement du fait qu'il est isolé de la source de chaleur par une couche d'air et que le fond de ltustensile risque d'être endommagé par la source de chaleur. Par ailleurs, le renouvellement fréquent de l'eau, surtout dans les régions où l'eau est dure, entraîne rapidement l'entartrage des parois de la cavité contenant liteau. Surtout dans le deuxième type d'ustensile décrit, celui à orifice vertical, le remplissage excessif ou insuffisant de la cavité d'eau peut être gênant et parfois même dangereux. Si elle est trop remplie, lorsqu'on replace la casserole en position droite, le niveau de l'eau peut dépasser le sifflet et bloquer son fonctionnement. A l'ébullition, de l'eau brûlante jaillira alors par l'ouverture du sifflet, en particulier lorsqu'on soulèvera la casserole pour déverser le contenu. Comme indiqué dans ce qui précède, si la cavité est insuffisamment remplie, le contenu de la casserole n'est pas chauffé convenablement et l'ustensile risque d'être endommagé. Certaines casseroles à double paroi présentent un autre inconvénient, à savoir que si l'ouverture du sifflet est obstruée, par exemple, par une particule de tartre détachée, la vapeur qui s'accumule dans la cavité à eau risque d'a géindre une pression telle que la casserole explose. L'invention a pour objet essentiel une casserole du type décrit dans laquelle une quantité appropriée d'eau ou de tout autre liquide de transfert de chaleur peut être introduite simplement dans la cavité formée entre les récipients intérieur et extérieur sans -qu'il soit nécessaire de munir la casserole d'un hublot d'observation ou d'un organe analogue et sans gui'il soit nécessaire de mesurer au préalable le volume d'eau utilisé. Selon l'invention, une casserole, marmite ou autre ustensile creux comprend un récipient intérieur destiné à recevoir une substance à chauffer, un récipient extérieur qui délimite avec le récipient intérieur une cavité fermée destinée à contenir un liquide assurant la transmission de chaleur entre une source de chaleur agissant sur le récipient extérieur et le contenu du récipient intérieur, et un orifice de remplissage par lequel le liquide de transmission de chaleur est introduit dans la cavité fermée, ledit orifice étant agencé dans une surface qui s'étend extérieurement au corps de l'ustensile. et est sensiblement verticale lorsque celui-ci est en position droite, c'est-8-dire en position d'utilisation, de sorte que si l'ustensile est tourné sur le cavé, de manière que l'orifice de remplissage soit sensiblement horizontal, une quantité déterminée du liquide de transmission de chaleur peut être versée dans la cavité fermée par l'orifice de remplissage jusqu'à atteindre le niveau de cet orifice. Le remplissage peut être effectué simplement en maintenant l'orifice sous un robinet, de sorte que,lorsque l'ustensile est remis en position verticale d'utilisation,mobtient le niveau de liquide approprié et prédéterminé dans la cavité entre les récipients, qu'il ait eu ou non déjà du liquide dans cette cavité. I1 n'y a aucun risque de remplissage excessif de la cavité. De préférence, l'orifice de remplissage est ménagé dans Prune des surfaces latérales du manche de la casserole, lequel présente un canal faisant communiquer ledit orifice avec la cavité. Du fait que l'orifice de remplissage est ménage dans le manche, le retournement de la casserole entre la position d'utilisation et la position de remplissage se trouve facilité.Par ailleurs, étant donné qu l'orifice se trouve dans un plan vertical et non dans un plan horizontal, le manche peut être fixé sur l'ustensile à proximité du sommet, sans risque de remplissage excessif de la cavité entre récipients.Il est bien connuqulun manche fixé à proximité du sommet, en particulier un manche allongé, sensiblement horizontal et en saillie par rapport au corps de la casserole, améliore la stabilité de cette dernière, du fait que le centre de gravité de l'appareil et de son contenu est largement au-dessous de la main de l'utilisateur. Dans un exemple préféré de réalisation, le manche est en deux parties, à savoir une partie de fixation ou ensemble à virole qui est fixé sur le récipient extérieur et dans lequel sont ménagés l'orifice de remplissage et le canal associé, et une poignée rendue solidaire de l'ensemble à virole. Le fait que l'orifice de remplissage soit situé entre le corps de l'ustensile et la main de l'utilisateur facilite le remplissage de la cavité et le retournement de la position d'utilisation à la position de remplissage et inversement. L'ustensile peut être équipé d'un obturateur monté sur un axe qui tourillonne dans le manche et qui permet de faire pivoter l'obturateur entre les positions d'ouverture et de fermeture de l'orifice associé, la rotation de l'axe étant commandée par un bouton incorporé au manche. Le passage de l'obturateur d'une position à l'autre est réalisé par simple rotation du bouton. Un mécanisme d'arrêt est de préférence prévu pour maintenir l'obturateur en place lorsqu'il est en position fermée. Il n'est pas nécessaire que ce mécanisme applique l'obturateur de façon étanche contre l'orifice, du fait qbe l'accumulation de vapeur sous pression résultant de l'ébullition suffit à empêcher la vapeur de s'échapper par l'orifice. Cet agencement offre une grande simplicité de fonctionnement et a l'avantage qu'il évite l'utilisation d'une bonde ou d'un bouchon amovible qui se perd facilement. De préférence, l'ustensile de l'invention comprend un sifflet avertissant l'utilisateur lorsque l'eau ou tout autre liquide contenu dans la cavité atteint la température d'ébullition. Ce sifflet est de préférence logé dans le manche de l'appareil. Une surface déflectrice peut être agencée au-dessus de la sortie du sifflet, de préférence à proximité du corps de l'ustensile, afin d'écarter la vapeur de la main de l'utilisateur, par exemple en la dirigeant vers l'appareil. Dans l'agencement décrit dans ce qui précède et dans lequel l'ouverture et la fermeture de l'orifice de remplissage sont commandées par un obturateur à bouton, le sifflet peut être incorporé au bouton, ce qui simplifie la construction de l'ustensile et le rend plus compact, surtout si le sifflet sert également de portée pour l'axe de l'obturateur.L'agencement du sifflet peut être tel que la vapeur jaillit sous le bouton, la surface déflectrice étant partie intégrante de la face inférieure de ce bouton, la vapeur étant ainsi écartée de la main de l'utilisateur. De même, il est préférable que le sifflet soit engagé à force ou encliqueté dans le bouton, de sorte que ce sifflet puisse être éjecté et fonctionne ainsi à la manière d'une soupape de sûreté au cas où la pression de la vapeur devient trop forte pendant l'utilisation de l'ustensile. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description détaillée qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation préférés et en ae référant aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue en élévation latérale, essentiellement en coupe, d'une casserole ou ustensile de l'invention - la figure 2 est une coupe de l'ensemble à virole de l'ustensile de la figure 1 - la figure 3 est une coupe analogue à celle de la figure 2, représentant la virole seule, avant l'incorporation d'un -obturateur, d'un bouton, et d'un sifflet et l'apposition d'une décalcomanie déçorative - la figure 4 est une coupe latérale inversée du bouton incorporé à l'ensemble à virole de la figure 2 - la figure 4a est une vue en bout du bouton de la figure 4, k partir de la droite - la figure 5 est une vue en bout, à partir de la droite, de l'obturateur incorporé à l'ensemble à virole de la figure 2 - la figure 6 est une coupe du sifflet incorporé à l'ensemble à virole de la figure 2 - la figure 7 est une vue en plan du dessous du sifflet de la figure 6 - les figures 8 et 9 sont respectivement des vues en élévation latérale et en plan de l'obturateur Et du ressort utilisés dans une variante de réalisation de l'ustensile des figures 1 à 7 ; et - la figure 10 est une vue partielle en bout et en élévation latérale} à partir de l'extrémité de l'ustensile, de la virole dans une variante de réalisation, cette vue illustrant le mode de fixation du ressort à la virole. L'ustensile représenté sur la figure I comprend des récipients intérieur et extérieur 10 et 11, en aluminium, la surface externe du récipient extérieur présentant de préférence un fini brillant. Le rebord du -récipient intérieur 10 est rabattu de façon étanche par-dessus le rebord dufrécipient extérieur 11, de sorte qu'une cavité 12 étanche à la vapeur et à eau est formée entre les deux récipients. La surface interne du récipient 10 intérieur est de préférence revptue d'une couche anticollante de polytétrafluoroéthylène. Un manche constirué par une poignée 13 et une partie de fixation ou ensemble à virole 14 est fixé au récipient extérieur 11. L'assemblage est réalisé au moyen de trois douilles filetées incorporées a la paroi du récipient extérieur 11. Deux de ces douilles (non représentées) sont'placées de part et d'autre du manche à proximité du sommet de l'appareil, la troisième, désignée par 15, étant placée en bas comme représenté sur la figure 1. Trois vis 16 enfilées respectivement dans des trous 165 d'une bride 18 solidaire de la virole 14 sont vissées dans les douilles 15. Un joint 17 en amiante est interposé entre la virole et la face externe de la'paroli du récipient extérieur 11, de sorte que le raccord est étanche à la vapeur et à l'eau. Comme on le voit plus clairement sur la figure 1, la poignée 13 est montée sur l'ensemble à virole 14 au moyen d'une vis 19 passée dans un trou 19a de la poignée et vissée dans un trou taraudé 20 de l'ensemble 14. L'élément de base de l'ensemble à virole 14 est un moulage 25 monobloc en aluminium formant la virole proprement dite et dans lequel est ménagé un compartiment 26. Ce compartiment 26 est muni de trois orifices. Le premier est un orifice 27 de remplissage (figure 3) de section sensiblement rectangulaire ménagé dans une surface latérale sensiblement verticale de la virole 25. Comme indiqué sur les figures 2 et 5, l'orifice 27 se trouve du côté droit de la virole si l'on se place à l'extrémité du manche face à l'appareil. Le second orifice 28 est ménagé dans l'extrémité de la virole, en regard d'une ouverture 29 de la paroi du récipient il extérieur, de sorte que le compartiment 26 communique avec la cavité 12.Le troisième orifice 30 de section circulaire est ménagé au sommet de la virole 25 Comme indiqué dans ce qui va suivre, c'est dans ce dernier orifice que les autres éléments constitutifs de l'ensemble à virole sont logés. Deux nervures 30a et 30b sont respectivement formées sur les surfaces supérieure et inférieure du compartiment 26. La fonction de ces nervures est expliquée dans ce qui suit. Un bouton 31 constitué par un moulage monobloc en matière plastique souple est inséré dans l'orifice 30 de la virole. Le bouton 31 présente une partie cylindrique 32 supérieure en saillie par rapport à la surface supérieure de la virole et une partie cylindrique 33 inférieure. La partie inférieure 33 présente sur sa périphérie une gorge 34 et quatre évidements ou fentes 35 (figure 4) équidistants s'étendant axialement à partir du bord libre inférieur mais dont la hauteur est insuffisante pour permettre à la vapeur de s'échapper. L'agencement est tel que la partie inférieure 33 du bouton peut être enfoncée à force dans l'orifice 30 de la virole 25, les évidements 35 permettant la déformation nécessaire.Une fois que le bouton est en place, le bord de l'orifice 30 est engagé dans la gorge 34 du bouton et un rebord 36 périphérique formé à la base du bouton évite tout arrachage accidentel de celui-ci. Le bouton 31 est libre de tourner par rapport à la virole 25. Le bouton 31 (figure 4) présente huit saillies verticales 37 situées à l'intérieur de la partie cylindrique supérieure 32 et également espacées sur la périphérie de la base de cette partie 32, et une nervure 38 axiale intérieure le long de la partie inférieure 33, cette nervure 33 se terminant à la base par un bossage 39. La surface inférieure de la partie supérieure 32 du bouton 31 comprend une partie concave 40, constituant un déflecteur pour la vapeur. Un orifice 41 semi-circulaire ménagé à l'intersection de la surface 40 avec la surface intérieure du bouton permet à la vapeur de s'échapper. Un sifflet 45 (figures 6 et 7) constitué par un moulage monobloc en matière plastique est engagé dans le bouton 31. Ce sifflet comprend un disque 46 supérieur, une portion 47 semi-cylindrique s'étendant vers le bas du disque 46 et une base 48 sensiblement cylindrique. Un petit ergot 49 est formé à la surface supérieure du disque 46 tandis qu'un évidement sphérique 50 ménagé dans la surface inférieure de ce disque dégage la partie concave du bouton 31 après l'assemblage de l'ensemble à virole. Un trou borgne 51 à section en D est formé dans la base 48 du sifflet 45. Un canal 52 axial s'étend le long de la portion 47 et de la base 48 du sifflet 45, une encoche 53 étant ménagée dans le canal à proximité de l'extrémité inférieure de celui-ci. L'agencement est tel que le sifflet 45 peut être monté dans le bouton 51 par engagement de la nervure 38 dans le canal 52 et approche axiale de deux pièces, jusqu'à ce que le bossage 39 pénètre dans l'encoche 53, de sorte que les deux pièces se trouvent vefrouillées de façon amovible. Lorsque le sifflet 45 et le bouton 31 sont assemblés, un espace 53a en forme de coin est formé entre eux (figure- 2)., l'extrémité supérieure de cet espace étant adjacente à l'orifice 41 semi-circulaire du bouton 31. Une fois l'assemblage du bouton 31 avec le sifflet 45 terminé, un disque 55 décoratif, connu dans la technique sous l'appellation de "décalcomanie" est collé sur le dessus du disque 46 du sifflet, l'ergot 49 s'engageant dans une encoche sur le bord de la décalcomanie pour assureur l'orientation correcte de celle-ci sur le sifflet. Le dernier élément constitutif de l'ensemble à virole 14 est un obturateur (figure 5). Celui-ci comprend un axe 57, dont la partie inférieure 58 de diamètre réduit tourillonne dans un évidement 59 de la virole 25, tandis que la partie supérieure 60 en D de l'axe est engagée dans l'orifice 51 de forme complémentaire ménagé à la base du sifflet 45. Ainsi, l'axe 57 est solidaire en rotation du bouton et du sifflet. Un élément d'obturation 61 sensiblement rectangulaire est fixé sur l'axe 57 par deux nervures 62 et 63 et un bras 64. Une saillie 65 rectangulaire formée sur la face de l'élément 61 opposée à l'axe 57 s'engage dans l'orifice de remplissage 27 de la virole, dans la positioin de la figure 2. Deux verrous 66 et 67 de l'élément 61 entrent en contact avec les nervures 30a et 30b du compartiment 26 afin de maintenir les divers éléments dans la position de la figure 2, position dans laquelle l'orifice de remplissage 27 est fermé par l'obturateur. L'accumulation de pression qui se produit lors de l'ébullition de l'eau enfermée dans la cavité 12 a pour effet d'appliquer l'obturateur de façon étanche contre l'orifice 27 et évite toute sortie. d'eau ou de vapeur. L'ustensile est utilisé comme suit - Pour introduire de l'eau dans la cavité 12, on tourne le bouton 31 dans le sens antihoraire, de sorte que les verrous 66 et 67 s'échappent des nervures 30a et 30b, tandis que l'élément d'obturation 61 s'éloigne de l'orifice de remplissage 27 et libère celui-ci. L'ustensile est ensuite retourné sur le côté, c'est-à-dire de manière que l'orifice 27 se trouve dans un plan sensiblement horizontal. L'eau est alors versée dans l'orifice, s'écoule à travers le compartiment 26 et arrive dans la cavité 12 ; ce remplissage continuejusqu'à ce que l'eau atteigne le niveau de l'orifice. Le bouton est alors tourné dans le sens opposé, avant ou après avoir ramené l'ustensile en position normale d'utilisation.Les verrous 66 et 67 s'encliquètent sous les nervures 30a et 3Qb, de sorte que l'obturateur est maintenu, comme représenté sur la figure 2, à proximité de l'orifice 27. Lorsque l'ustensile est remis en position verticale, un volume d'eau approprié est contenu dans la cavité 12, le niveau d'eau étant approximativement celui de la figure 1. Du lait ou tout autre substance liquide, par exemple de la crème ou de la soupe, est ensuite versé dans le récipient intérieur 10 et la chaleur est appliquée au fond de l'appareil.A l'ébullition de liteau, la vapeur traverse le compartiment 26, remonte dans l'intervalle 53a en forme de coin, passe entr-e l'intérieur de la partie inférieure 33 cylindrique du bouton 31 et la base 48 cylindrique du sifflet 45 et s'echappe par l'orifice 41 semi-circulaire du bouton 31, ce qui a pour effet d'actionner le sifflet et d'indiquer que le lait est chaud. Comme indiqué dans ce qui précède, la vapeur sous pression applique l'obturateur 56 contre l'orifice de remplissage 27, le rendant ainsi étanche à la vapeur. La surface déflectrice 40, agencée sous la partie supérieure 32 cylindrique du bouton 31, fait dévier la vapeur vers l'ustensile afin de protéger la main de l'utilisateur. En cas de cuisson à petit feu du contenu de l'ustensile, le sifflet peut être mis hors service en ouvrant l'obturateur 56 afin de permettre à la vapeur de s'échapper vers l'-térieur. Au cas où l'intervalle 53a est obturé,-la vapeur sous pression s'accumule et repousse le sifflet, dont l'encoche 53 glisse pardessus le bossage 39 du bouton, de sorte que le sifflet est expulsé du bouton et que la pression diminue. Une variante de réalisation de l'ustensile de l'invention sera maintenant décrite en référence aux figures 8, 9 et 10. Dans cette variante, la différence réside essentiellement dans le fait que l'obturateur 56' est sollicité dans les positions ouverte et fermée. Seul cet aspect sera décrit dans ce qui suit. Dans la description qui va suivre, les mêmes références numériques que sur les figures 1 d 7 désigneront les éléments analogues. Comme on le voit clairement sur les figures 8 et 9, l'obturateur 56' modifié est dans ses grandes lignes identique à l'obturateur 56, à ceci près qu'il ne présente pas de verrous 66 et 67. D'une façon correspondante, dans cette variante, la virole 25 en aluminium coulé ou moulé ne présente pas de nervures 30a et 30b. Une branche 70 d'un ressort 71 constitué par un fil d'acier à ressort est insérée dans des trous alignés ménagés dans les nervures 62 et 63, de sorte que le ressort 71 peut pivoter autour d'un axe géométrique parallèle à I'axe 57 dans le sens de la flèche 72 de la figure 9. La nervure 62 est rençorcée par une moulure 73. L'autre branche 74 du ressort 71 fait sensiblement un angle droit avec la branche 70 et, par conséquent, avec l'axe 57. L'extrémité libre de la branche 74 est rabattue de manière à former un crochet 75. En se référant à la figure 10, au moment du moulage de la virole 25 en aluminium, une échancrure 76 semicirculaire est formée dans la surface de celle-ci. Après l'assemblage, cette échancrure est située en regard du corps de l'appareil et d proximité du bord de l'orifice 28. L'échancrure 76 définit avec l'orifice 28 un bossage 77 en D. Au moment de l'assemblage de l'appareil, le crochet 75 formé à l'extrémité du ressort 71 est placé autour du bossage 77. La manière dont le ressort 71 sollicite l'obturateur 56' soit vers la position ouverte soit vers la position fermée sera décrite maintenant. I1 convient de noter que la longueur de la branche 74 du ressort est choisie de manière que,lorsque le crochet 75 est en place sur le bossage 77, la branche 74 est légèrement sous tension. Sur la figure 9, l'obturateur est en position intermédiaire, la branche 74 étant alignée avec la droite reliant l'axe géométrique de la branche 70 et l'axe 57. Comme on le comprend aisément, si le bouton 31 est tourné afin de faire pivoter l'obturateur de la position représentée à la positibn fermée, la tension de la branche 74 du ressort engendre un couple autour de l'axe géométrique de l'axe 57, lequel aidera à la fermeture de l'obturateur et sollicitera celle-ci vers la position de fermeture. Réciproquement, si l'obturateur est tourné vers la position ouverte, le ressort 71 assistera le mouvement de la même manière et sollicitera l'obturateur en position fermée. L'obturateur 56' est ainsi rendu bistable et sollicité vers les positions ouverte et ferme par le ressort 71. Comme le montre la description qui précède, l'invention concerne une casserole ou autre ustensile creux d double paroi, plus particulièrement pour chauffer du lait, dont le rSm ssage et l'utilisation sont des plus simples. Pour remplir la cavité intermédiaire d'eau, il suffit de tourner un bouton et de verser l'eau dans l'orifice de remplissage jusqu'à ce qu'elle atteigne le niveau de l'orifice ; après une nouvelle rotation du bouton, la casserole est prête à l'utilisation. Par ailleurs, l'eau enfermée dans la cavité évite que le liquide à faire chauffer, par exemple du lait, ne puisse entrer en ébullition et déborder, du fait qu'il se produit une chute de température à travers le récipient 10 intérieur, entre l'eau bouillante et le liquide contenu dans le récipient. Le lait dans le récipient intérieur ne peut donc pas monter.On peut préparer ainsi du lait chaud très facilement et en toute sécurité en s'assurant que la cavité est remplie d'eau, en introduisant la quantité de lait froid voulue dans la casserole et en déposant celle-ci sur une source de chaleur5 telle qu'un fourneau à gaz ou un fourneau électrique, un réchaud à gaz ou une plaque chauffante. I1 est inutile de surveiller l'appareil comme à l'ordinaire et on s'apercevra que le lait chauffe doucement et ne déborde pas lorsque le sifflet retentit. Le manche est placé à proximité du sommet de l'appareil, ce qui amliore la stabilité de celui-ci,et la vapeur qui s'échappe du sifflet est déviée afin de protéger la main de l'utilisateur. De plus, lacavité remplie d'eau n'est pas nécessairement vidée et remplie à chaque utilisation.Il suffit de compléter le niveau d'eau jusqu'à l'orifice de remplissage. En cas d'oubli de l'opération de remplissage, dans la plupart des cas, le volume d'eau provenant d'une utilisation précédente est suffisant pour assurer le bon fonctionnement de l'appareil et éviter l'endommagement de celul-ci. On comprendra aisément que si l'ustensile, au moment du remplissage est tenu de manière que le manche est sensiblement incliné parrapport à l'horizontale et dirigé vers le haut, c'est-à-dire que le plan de l'orifice de remplissage est incliné dans la même proportion par rapport à l'horizontale au lieu d'être sensiblement horizontal (comme il devrait l'être) la cavité formée entre les récipients sera un peu trop remplie. Tandis que dans la majorité des cas ceci ne pose pas de problème, du fait que le niveau d'eau normal est largement en dessous du niveau de l'orifice de remplissage lorsque l'appareil est ramené en position d'utilisation, lorsque l'appareil est rempli au maximum et est soumis à un chauffage excessif, la vapeur risque de s'échapper par l'orifice de remplissage autour des bords de l'obturateur.Cet incident résultant d'une utilisation impropre de appareil peut être évité en pratiquant un petit trou dans le récipient extérieur juste au-dessous du rebord rabattu du récipient intérieur et sur le côté de l'appareil opposé au manche. Ce trou permet à la vapeur de s'échapper, ce qui permet d'équilibrer la pression de la vapeur et de réduire la pression exercée sur l'obturateur. De plus, si le trou est placé à droite du centre, en regardant l'appareil en position d'utilisation du caté opposé au manche, de sorte qu'il se trouve à un niveau inférieur par rapport à l'orifice de remplissage, l'eau s'échappe par le trou lors du remplissage et, par conséquent, le risque de débordement est réduit. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au dispositif qui vient d'être décrit uniquement à titre d'exemple sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Ustensile de cuisine creux, notamment casserole ou marmite, comprenant un récipient intérieur destiné à recevoir une substance à chauffer, un récipient extérieur qui délimite avec le récipient intérieur une cavité fermée destinée à contenir un liquide assurant la transmission de chaleur entre une source de chaleur agissant sur le récipient extérieur et le contenu du récipient intérieur, et un orifice de remplissage par lequel le liquide de tranmission de chaleur est introduit dans cette cavité fermée, caractérisé en ce que ledit orifice est agencé dans une surface qui stetend extérieure- ment au corps d l'ustensile et est sensiblement verticale lorsque celui-ci eat en position droite, c'est-à-dire en position d^utilisation,de sorte que si l'ustensile est retourné sur le caté, de manière que l'orifice de remplís3age sowt sensiblement horizoutal, une quantité appropriée et détermine de liquida de transmission de chaleur peut être versée dans ladite cavité fermée à travers l'orifice de rempl.ssage lorsque le versement de liquide te transmission est poursuivi jusqu'à ce que le niveau de se liquide atteigne le niveau de orifice de remplissage. 2 Ustensile selon la revendication 1, caractéris en ce que la surface contenant l'orifice de remplissage est une surface latérale d'un manche de l'ustensile, ce manche présentant un canal faisant communiquer l'orifice de remplissage avec ladite cavté. 3. Ustensile selon la revendication 2, caractérisé en ce que le manche comprend un ensenle à virole fixé au récipient extérieur et comprenant l'orifice de remplissage et ledit canal, et une poignée fixée a l'ensemble à virole 4 Ustensile selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le manche est fixé à l'ustensile à proximité du sommet de celui-ci. 5. Ustensile selon la revendication 4, caractérisé en ce que le manche est allongé et s'étend en direction sensiblement horizontale à partir du corps de l'ustensile. 6. Ustensile selon l'une quelconque des revendications 2,3,4 et 5, caractérisé en ce qu'un obturateur est fixé sur un axe qui tourillonne dans le manche et qui permet de faire pivoter l'obturateur entre des positions d'ouverture et de fermeture de l'orifice de remplissage, un bouton commandant la rotation de l'axe étant monté sur le manche. 7. Ustensile selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend un mécanisme maintenant l'obturateur dans une position d'obturation de l'orifice de remplissage 8. Ustensile selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce qu'un sifflet est logé dans ledit bouton, lequel sifflet étant actionné par le passage de la vapeur engendrée par l'ébullition du liquide de transmission de chaleur. 9. Ustensile selon la revendication 8, ceractérisé en ce que l'une des extrémités dudit axe tourillonne dans un évidement du sifflet. 10. Ustensile selon l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que la sortie du sifflet est placée à proximité du corps de l'ustensile et près de la face inférieure du bouton de manière à émettre la vapeur en direction du corps de l'ustensile, loin de la main de l'utilisateur, le dessous du bouton présentant une surface déflectrice agencée de manière à émettre la vapeur dans la direction voulue. 11. Ustensile selon ltune quelconque des revendications 8, 9 et 10, caractérisé en ce que le sifflet est maintenu dans le bouton par un assemblage a encliquetage qui est réalisé de manière que le sifflet soit éjecté du bouton si la pression de la vapeur dans le passage ou compartiment recevant le sifflet augmente trop. 12. Ustensile selon I'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé En ce qu'il comprend un sifflet actionné par la vapeur produite par l'ébullition du liquide de transmission de chaleur, la sortie du sifflet étant placée à proximité du corps de l'ustensile et agencée de manière à émettre la vapeur en direction du corps de l'ustensile, loin de la main de l'utilisateur.