L'invention est relative tout d'abord aux procédés de fabrication et aux procédés d(exploitation de lots de palettes de manutention en bois, l'expression "procédé de fabrication" concernant le processus d'élaboration de chaque palette, alors que ltexpression "procédé d'eicploitation" désigne la façon dont les palettes (préalablement fabriquées) sont utilisées au point de vue industriel. Ltinvention concerne également les palettes en bois spé cillement conçues pour constituer des lots ou parcs de palettes se prêtant aux procédés d'exploitation visés par l'invention. I1 apparait opportun, avant dtaborder les dispositions essentielles de l'invention, de rappeler succinctement comment se présentent, à l'heure actuelle, les problèmes de fabrication et d'exploitation des parcs de palettes en bois. Les palettes en bois proposées jusqu'à ce jour sont essentiellement constituées par une armature travaillante en bois dur (longerons et traverses) recouverte par un plancher en bois généralement moins dur, ces divers éléments constitutifs étant réunis par des pointes métalliques. On conçoit que la réparation après usage de telles palettes à éléments réunis par clouage, par exemple par suite d'usure ou de bris de certains élements constitutifs pose des problèmes de main-d'oeuvre (déclouage, des éléments uses ou brisés et remplacement desdits éléments par des éléments neufs devant à leur tout être cloués) occasionne des frais et des immobilisa- tions de matériel qui ont amené les usagers des parcs de palettes de ce genre (palettes à éléments cloués) à renoncer à des opérations de maintenance du parc par réparation individuelle des palettes endommagées ou usées. On a donc été conduit en pratique, à procéder à un remplacament global des palettes endo t agées ou usées, mais cette soluti-n a rapidement posé des problèmes écologiques en raison de la rareté et du prix actuel des bois et du volume considéra ble de bois mis en oeuvre dans la fabrication des palettes (consommation de plusieurs millions de mètres cubes par an pour l'industrie des palettes en bois pour la France seulement). On a donc été amené, dans un but d'économie, à chercher à récupérer partiellement au moins le bois des palettes usagées et l'on s'est orienté, à cet effet, vers une récupération par découpage et déchiquetage des palettes usagées ou brisées en vue de réduire les éléments constitutifs desdites palettes en particules qui constituent alors une matière première à base de bois pour des industries annexes consommatrices de matériaux pulvérulents ou cellulosiques, ce qui est le cas notamment de l'industrie papetière et de l'industrie des panneaux de particules (panneaux agglomérés en particulier). On conçoit qu'unie telle récupération des palettes hors service se traduit, d'une part, d'un point de vue global, par une réduction de la consommation nationale de bois du fait de l'alimentation partielle des susdites industries annexes par du bois de récupération et, autre part, pour le fabricant de palettes en bois, par une économie du fait de la vente, après transformation en produits pulvérulents, des palettes hors d'usage qui auraient autrement été jetées au rebut. Mais une telle récupération pose, avec les palettes en bois classiques à éléments cloués, des problèmes pour le passage desdites palettes dans des machines à couper et broyer le bois, machines qui risquent d'être détériorées par la présence de pointes métalliques et auxquelles il est nécessaire alors de faire subir des transformations compliquées et onéreuses pour qu'elles puissent réduire en particules aussi bien le bois des éléments constitutifs des palettes que les pointes métalliques réunissant lesdits éléments. Et de toute façon, le problème se pose alors de séparer les particules de bois des particules métalliques car les industries annexes utilisant les produits pulvérulents de récupération n'admettent généralement pas de particules métalliques, une telle séparation grévant évidemment le processus d'exploita tion de frais supplémentaires. L'invention a précisément pour objet, dans le domaine de la fabrication de palettes en bois et de l'exploitation de parcs de telles palettes, de procurer des palettes se prêtant sans les complications et frais occasionnés par les palettes en bois a éléments cloués, au processus de récupération rappelé ci-dessus. Les procédés de fabrication et d'exploitation de lots de palettes de manutention en bois, selon l'invention, mettent en oeuvre la solution de récupération, sous forme de particules de bois, des éléments constitutifs desdites palettes (longerons traverses et lames de plancher) dans une machine conventionnelle à découper, décortiquer et broyer le bois, les susdits procédés étant caractérisés en ce que les susdits éléments constitutifs des palettes sont réunis entre eux par des organes de liaison essentiellement à base de bois ( à l'exclusion de toute partie métallique). De cette façon, - d'une part, on peut effectivement utiliser, sans risque de la détériorer, une machine classique simplement conçue pour le coupage et le broyage du bois, - et, d'autre part, on supprime tout problème de séparation ultérieur de particules métalliques nuisibles pour les industries de récupération. Ces organes de liaison à base de bois peuvent être, avantageusement, soit des chevilles de bois, soit des tétons injectés à base d'un matériau à prise formé de poudre de bois et d'un liant. Dans le cas de chevilles en bois, celles-ci sont de pré- férence à section carrée, les orifices correspondants ayant une forme cylindrique de section inférieure au cercle circonscrit à la section carrée des chevilles, en sorte que, ces dernièress'incrustent par leurs arêtes, lorsqu'enfoncées à force dans les parois de leur logement. On peut également, suivant un autre mode de réalisation impliquant également des orifices d'assemblage cylindriques, adopter des chevilles d'allure cylindrique ou carrée, présentant au moins une nervure hélicoidale en saillie propre à venir s'incruster dans la paroi du logement de la cheville lors dela mise en place de cette dernière par vissage. On pourra également prévoir des chevilles de section circulaire ou rectangulaire de préférence à tête conique. Dans le cas de tétons injectés, on peut alors avantageusement remplir la totalité du logement avec un matériau à prise formé de poudre de bois et d'un liant. On peut également remplir partiellement le logement de ltorgane de liaison avec le susdit matériau à prise et on introduit dans le logement une cheville bois d'une section sensiblement inférieure à la section du logement, de sorte que, sous l'effet d'enfoncement de la cheville, on provoque un fluage du matériau de prise qui remplit complètement l'espace libre entre cheville et logement. Quel que soit le mode d'exécution adopté pour réaliser l'organe de liaison, on aura avantage à solidariser deux éléments bois en présence par au moins deux logements et deux organes de liaison, les susdits logements étant inclinés par rapport à la face d'introduction des susdits organes de liaison. En ce qui concerne enfin la mise en place des organes de liaison (quelle que soit leur nature) on peut avantageusement la réaliser, - en positionnant et immobilisant les longerons et les traverses et les lames de plancher à leur point d'intersection et de les percer pour obtenir des logements alignés. - et à disposer dans chacun des logements obtenus par ces perçages, un organe de liaison essentiellement a base de bois. L'invention concerne également les palettes de manutention en bois obtenues notamment selon les susdites dispositions principales de l'invention. Elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels, complément et dessins, sont bien entendu, donnés surtout à titre d'exemple. La figure t de ces dessins montre en perspective, dans une vue éclatée, les éléments constitutifs d'une palette bois. La figure 2 montre le détail du rapport dimensionnel entre le logement cylindrique et un organe de liaison, à base carrée, réalisé en bois dur. La figure 3 est une vue montrant un autre mode àrexécu- tion d'une cheville bois. La figure 4 est une vue en coupe montrant une disposition particulière des logements des organes de liaison. La figure 5 est une vue en coupe d'un mode d'exécution d'une liaison par tétons injectés. La figure 6 est une vue montrant une variante d'exécu- tion combinant un produit de prise à base de bois avec une cheville bois. Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation, de ses diverses parties, auxquels il semble qutil y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir des palettes de manutention en bois, recyclables directement après bris ou usure dans une industrie annexe, on sty prend comme suit ou de façon analogue. En figure 1 on a désigné, à titre d'exemple, un mode de réalisation d'une palette de manutention qui est désignée dans son ensemble par la référence générale 10. Cette palette se compose dune manière en soi connue de longerons massifs Il de traverses 12, et de lames de plancher 13. I1 est bien évident que la structure de palette représentée est donnée ici à titre d'exemple et que le procédé de l'invention est applicable aux différents types de palettes dès l'instant que les divers éléments constitutifs présentent des zones de recouvrement ou d'intersection aux emplacements desquels il est possible d'assurer une liaison robuste inter-éléments Dans le mode d'exécution de la figure 1, les éléments constitutifs de la palette sont réunis entre eux par des organes de liaison 14 à base de bois (à l'exclusion de toute partie métallique). Dans ce premier exemple, les organes de liaison sont des chevilles à base polygonale plus précisément à base carrée et qui peuvent présenter une section constante sur toute leur longueur ou au contraire un profil conique.Quel que soit le type d'organes de liaison utilisés, on préfèrera des logements 15 de section circulaire. Dans le cas de cheville bois à section carrée (figure 2), les orifices 15 correspondants ont une forme cylindrique de section inférieure au cercle circonscrit par rapport à la section carrée de la cheville. De cette manière, les chevilles s'inorus- tent par leurs arêtes 14a lorsqutelles sont enfoncées à force dans les parois de leur logement. Dans le mode d'exécution de la figure 3, la cheville bois 16 est de section carrée ou ronde, et elle présente au moins une nervure hélicoidale 16a en saillie propre à venir s'incruster dans la paroi du logement de la cheville, lors de la mise en place de cette dernière, par exemple par percussion et vissage. Quel que soit le type de cheville bois adopté, on utilisera de préférence un bois sec et dur car, dans la plupart des fabrications, on utilise pour les longerons, les traverses et les lames de plancher, le plus souvent des bois verts ou demi-secs. La réunion des éléments constitutifs d'une palette pourra également être réalisée de manière avantageuse par la technique dite de tétons injectés, technique qui a été représentée aux figures 5 et 6. En figure 5, l'organe de liaison est constitué d'un téton injecté 17. Ce téton a été mis en place à l'aide d'une tête d'injection 18 et il est constitué d'un matériau à prise formé de poudre de bois et d'un liant. Dans le mode d'exécution de la figure 6, on remplit partiellement le logement de organe de liaison avec le susdit matériau à prise et on introduit dans le logement une cheville bois 19 d'une section sensiblement inférieure à la section du logement, de sorte que, sous l'effet d'enfoncement de la cheville 19, on provoque un fluage du matériau de prise 17 qui remplit ainsi complètement l'espace libre entre la cheville et le logement. Quel que soit le mode d'exécution adopté pour l'organe de liaison, on aura avantage à solidariser deux éléments bois en présence par au moins deux logements et deux organes de liaison ainsi qu'il est représenté figure 4. Dans ce mode d'exécution, les logements 20 sont inclinés par rapport à la face d'introduction 21 des susdits organes de liaison dans les logements. Les deux logements peuvent avoir dans le sens de l'enfoncement des organes de liaison, soit une allure convergente, comme dans l'exemple représenté, soit une allure divergente, ce grâce à quoi on obtient une liaison particulièrement resistante aux forces d'arrachement et de traction mais qui, malgré tout, peut être éventuellement brisée lorsque l'on exerce sur les éléments ainsi assemblés des forces parallèles au plan des susdits éléments mais de direction contraire. On procèdera au montage de palettes conformes à ltinven- tion en positionnant et immobilisant les longerons, les traverses et les lames de plancher à leur point d'intersection pour obtenir des logements alignés. On disposera enfin, dans chacun des logements obtenus par ces perçages un organe de liaison essentiellement à base de bois, ainsi qu'il vient d'être décrit plus haut. Après bris ou usage, les palettes d'un lot pourront être recyclées directement notamment dans des coupeuses qui auront une capacité suffisante pour avaler directement la palette et la réduire en particules de bois. il sera également possible de réduire ces mêmes palettes, en particules de bois dans des coupeuses dont la bouche est de dimension inférieure à la dimension de la palette. Dans ce caN, on soumettra la palette à une action de compression sur ses parties de chantSde préférence dans une direction diagonale au plan de la palette, de sorte que l'on obtiendra par effet de cisaillement le bris des organes de liaison. La palette ainsi réduite en dimension pourra être transformée par n'importe quelle coupeuse de type conventionnel. En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut établir des palettes de manutention dans lequel, après usage ou bris, on récupère la matière première des palettes ce qui permet de réaliser l'un des buts principaux de la présente invention, savoir l'économie substantielle de bois. Comme il va de soi,- et comme il résulte d'ailleurs de ce qui précède, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation non plus qu'a ceux de ses modes d'applications ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédés de fabrication et d'exploitation de lots de palettes de manutention en bois dans lesquels après usage ou bris on récupère la matière première des palettes Bous forme de particules de bois issues des éléments constitutifs desdites palettes, (longerons, traverses, lames de plancher) dans une machine conventionnelle à découper, décortiquer et broyer le bois, les susdits procédés étant caractérisée en ce que les susdits éléments constitutifs des palettes sont réunis entre eux par des organes de liaison à base de bois (à l'exclusion de toute partie métallique). 2. Procédé de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce que les organes de liaison à base de bois sont, soit des chevilles de bois sec, soit des tétons injectés à base d'un matériau à prise formé de poudre de bois et d'un liant. 3. Procédé de fabrication selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, dans le cas de chevilles bois, celles-ci sont de préférence à section carrée, les orifices correspondants ayant une forme cylindrique de section inférieure au cercle circonscrit à la section carrée des chevilles, en sorte que ces dernières s'incrustent par leurs arêtes lorsqu'enfoncées à force dans les parois de leur logement. 4. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que dans le cas de chevilles bois de section carrée ou ronde, celles-ci présentent au moins une nervure hélicoidale en saillie propre à venir s'incruster dans la paroi du logement de la cheville lors de la mise en place de cette dernière par vissage. 5. Procédé de fabrication selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que dans le cas de tétons injectés, on remplit partiellement le logement de l'organe de liaison avec de préférence un matériau à prise et on introduit dans le logement une cheville bois d'une section sensiblement inférieure à la section du logement, de sorte que, sous l'effet d'enfoncement de la cheville, on provoque un fluage du matériau de prise qui remplit complètement l'espace libre entre cheville et logement. 6. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications de 1 à-5, caractérisé ence que lton solidarise deux éléments bois en présence par au moins deux logements et deux organes de liaison, les susdits logements étant inclinés par rapport à la face d'introduction des susdits organes de liaison. 7. Procédé de fabrication de palettes selon l'une quelconque des revendications de 1 à 6, caractérisée en ce qu'il consiste - à positionner et immobiliser les longerons1 les traverses et les lames de plancher dans la position définitive de montage, - à percer dans la susdite position les longerons, les traverses et les lames de plancher à leur point d'intersection pour obtenir des logements alignés, - et à disposer dans chacun des logements obtenus par ces perçages, un organe de liaison essentiellement à base de bois. 8. Les palettes de manutention en bois obtenues par le procédé, selon l'une quelconque des revendications de 1 à 7.