La présente invention concerne une raquette, notamment pour le tennis, en matière synthétique renforcée par des fibres résistantes, ces fibres résistantes se présentant sous la forme d'au moins une gaine tressée s'étendant au moins selon le pourtour du cadre et imprégnée par la matière synthétique polymérisée. Les fibres résistantes peuvent être en verre, carbone, bore, ou constituées de mélanges de ces matériaux et, d'une façon générale, être en matériaux a qualités mécaniques analogues, et elles servent évidemment a renforcer la matière synthétique - résine époxyde ou autre. L'ensemble constitué de fibres résistantes tressées et im régnées de matière synthétique polymérisée est appele couramment un stratifié ou un plastique armé. Lors de la fabrication de raquettes de ce genre se sont pré- sentés différents problèmes, dont certains inherents à la grande dureté des fibres en question, en particulier le problème de la protection de la corde a son passage dans les trous du cadre. Les fibres de verre ou analogues sont en effet très abrasives et, notamment a l'endroit où la corde subit un changement de direction a 900, sur le côté latéral extérieur du cadre, pour passer d'un trou au suivant, l'usure serait très rapide si l'on ne prenait pas de précaution, et la rupture de la corde serait certaine au bout d'un laps de temps relativement bref. Certains fabricants ont donc prévu une protection par oeillets des trous de passage de la corde dans le cadre, mais la pose de ces oeillets constitue une operation supplémentaire assez longue, délicate et conteuse. En outre, l'élaboration meme des trous de passage de la corde dans une gaine de plastique armé dure et peu épaisse n'est également pas tres commode, un stratifié atant par nature peu facile a usiner, et en général un incon vénient supplémentaire réside dans le fait que les trous ne sont pas parfaitement positionnés. Il faut noter également que chaque trou ne peut être effectué que moyennant une coupure des fibres, ce qui affaiblit notablement la structure, justement a des endroits où elle supporte des efforts localisés importants, dus a la tension de la corde. Il en résulte un risque de déchirures du stratifié, notamment en cas de rupture des oeillets, survenant par exemple après raclage de la raquette sur un revêtement dur, au cours du jeu. Pour l'utilisateur, les ruptures d'oeillets sont en outre très gênantes, car il faut décorder entièrement la raquette pour les remplacer. Un autre inconvénient des raquettes du genre décrit au début réside dans le fait qu'elles sont relativement vulnérables, indépendamment de la présence des oeillets, aux chocs et aux frottements sur un sol dur, lesquels sont fréquents au cours d'un match. En effet, la matiere plastique subit une usure importante, et, au fur et à mesure de cette usure, les fibres résistantes sont rompues. Le but principal de la présente invention est de remédier a tous ces inconvénients. Il est aussi d'apporter aux raquettes de la techniaue antérieure, du genre décrit au début, certains perfectionnements, qui seront mentionnés par la suite. Pour ce faire, une raquette conforme a l'invention, du type mentionné dans ce qui précède, est caractérisée en ce qu'elle comporte, au moins sur le côté latéral extérieur du cadre, un bandage en matière usinable, notamment synthétique, et d'épaisseur suffisante pour le perçage des trous de passage, éventuellement fraisés, de la corde du cordage, et pour le fraisage de cannelures reliant deux trous voisins et destinées à recevoir les parties correspondantes de la corde. Ce bandage forme ainsi une espèce de revêtement épais comparativement à la minceur du stratifié, nettement moins dur, et permettant alors, comme dans une raquette en bois, l'élaboration de trous éventuellement fraisés, Pour les passages de la corde, se dispensant d'oeillets, ce que ne permettaient pas jusqu a présent la trop grande minceur et la trop grande dureté du stratifié constituant, dans ce genre de raquettes, la structure du cadre, et en principe aussi celle du manche. L'épaisseur de ce revêtement permettra de même de joindre facilement les bords des trous, du côté extérieur, par des cannelures fraisées recevant chacune -la partie de corde correspondante, ce qui évitera que ces parties de corde, étant ainsi en quelque sorte noyées, apparaissent en saillie sur le côté latéral extérieur du cadre de raquette, au moins dans la partie supérieure de celui-ci, qui est susceptible, au cours du jeu, d'entrer en contact avec le sol ; on éliminera ainsi également les risques de cassure de la corde a cet endroit. En prévoyant en outre que ledit bandage s'étend essentiellement selon toute l'épaisseur du cadre, on protégera aussi effi cacement les arrêtes du cadre de tout risque de détérioration et d'usure pouvant résulter d'un choc sur le sol, notamment au cours du jeu, le bandage constituant alors, à cet égard, une sorte d'écran protecteur, ou de bouclier de protection, de la matière plastique et des. fibres de verre ou analogues, relativement vuln6- rables sous cet aspect. Par ailleurs, le bandage participe efficacement au renfor- cement du cadre ; il permet une meilleure répartition des contraintes, notamment au niveau des passages de la corde, et il élimine l'inconvénient inhérent au fait que le stratifié supporte mal les concentrations de contraintes. Une raquette conforme à l'invention pourra également se ca ractériser en ce qu'elle comporte, sur le côté latéral intérieur du cadre, un autre bandage du même type, mais pouvant ne s'étendre que selon une partie de l'épaisseur du cadre, centralement, ceci permettant la aussi d'obtenir une épaisseur suffisante pour l'élaboration de trous éventuellement fraisés, quoique des risques de rupture de la corde au bord des trous soient moindres de ce coté interieur du cadre. Il n'y a pas particulièrement intérêt à prévoir que, comme le bandage extérieur, le bandage intérieur s'étende suivant toute l'épaisseur du cadre, à savoir jusqu' ses aretes intérieures, celles-ci étant moins vulnérables que les arêtes extérieures. Selon un mode d'exécution particulier mais pas obligatoire, afin que ces bandages extérieur etfou intérieur aient une rigidité plus grande dans le plan de la raquette, on pourra prévoir également qu'ils comportent au moins une nervure périphérique de renforcement, du côté où ils sont en contact avec le stratifié. Ces bandages nervurés pourront facilement être obtenus par fraisage, à partir de bandes à section droite, plus épaisses. D'une façon générale, on pourra ainsi conférer n'importe quel profil voulu à la section transversale du cadre de raquette. Etant donné ce qui précède, et le rôle confére à ces bandages extérieur et/ou intérieur, on pr8voit de leur donner, de préférence, et sans que ceci soit limitatif, une épaisseur d'environ 2 à 4 mm et, au niveau des nervures eventuelles, une épais- seur d'environ 5 mm. On peut considérer comme épaisseur de base, pour un bandage non nervuré, une épaisseur de 3 à 3,5 mm environ. Quant au matériau constituant- ces bandages, qui doit être de dureté relativement faible comparativement aux fibres résis tantes de verre, carbone, bore ou analogue, et qui devra être léger, on peut prévoir par exemple de choisir une matière synthétique expansée semi-rigide, sous forme de baguette, c'est-à-dire dont la configtiration pourra être facilement modelée froid, selon le tracé voulu pour le contour du cadre de la raquette. On pourra choisir par exemple une mousse en matière synthétique telle que le polyuréthane ou analogue, qui adhérera automatiquement à la gaine tressée de fibres résistantes lors de la polymerisa- tion de la matière synthétique qui l'imprègne. Avantageusement, l'invention dispose par ailleurs que ladite gaine tressée, constituant au moins partiellement structure du cadre, contient un matériau de remplissage léger, notamment une mousse de matière synthétique. Ce matériau de remplissage sera percé lors de l'élaboration des trous de passage de la corde dans le stratifié et son ou ses bandages latéraux, ce qui facilitera grandement le guidage de la corde lors de l'opération de cordage, la corde étant en effet guidée d'un trou du cadre au trou qui lui fait face par l'espe- ce de guide-fil ainsi fourni par le pergage dudit matériau de remplissage. On pourra réaliser de la sorte, sur l'opération de cordage, un gain de temps considérable. Le matériau de remplissage améliore aussi la tenue de la gaine lors de sa mise en place dans le moule de polymérisation et il empêche que des cailloux, poussières ou autres matériaux étrangers ne pénètrent dans le cadre de la raquette. Enfin, une raquette conforme a l'invention pourra encore être perfectionnée par le fait qu'elle peut aussi comporter, au moins sur les deux faces de son cadre, celles qui sont parallèles au plan de cordage, un revêtement de papier poreux, imprégné de matière synthétique polymérisée. Il peut s'agir d'un papier relativement rigide et poreux, genre papier filtre, qui sera imprégné par la matière synthétique dans le moule, et qui constituera sur la raquette une sorte de peau protectrice, empêchant notamment que les fibres résistantes de la tresse puissent être détériorées de quelque manière, en particulier sur la machine de polissage et de finition sur laquelle les trous de passage de la corde sont effectués. Rien n' empêche d'ailleurs que cette "peau protectrice" soit prévue aussi sur les faces latérales extérieure et intérieure du cadre, par dessus les bandages mentionnés ci-dessus. Deux modes d'exécution de l'invention sont décrits cidessous à titre d'exemples nullement limitatifs avec référence aux figures du dessin annexé dans lequel - la figure 1 montre en plan, pour mémoire, la forme géne- rale d'une raquette de tennis ; - la figure 2 est une vue de profil partielle du cadre d'une raquette conforme à l'invention ; - la figure 3 est une vue en coupe transversale du cadre d'une raquette conforme à l'invention, selon le plan III-III des figures 1 et 2 ; et - la figure 4 est une vue analogue a celle de la figure 3, montrant une variante de réalisation. Sur les différentes figures, I désigne d'une façon générale le cadre de la raquette, supportant évidemment un cordage, 2 les faces du cadre qui sont parallèles au plan de cordage, 3 la face latérale extérieure du cadre, et 4 sa face latérale intérieure. Cette raquette est du geinre de celles dont la structure du cadre 1, et le cas échéant aussi celle du manche 5, est en stratifié ou plastique armé, c'est-à-dire constituée essentiellement d'au moins une gaine 6 (représentée schématiquement sous la forme d'un trait mixte à la figure 1), tressée en fibres résistantes de verre, carbone, bore ou analogues, cette gaine étant imprégnée d'une matière synthétique polymérisée, résine époxyde ou analogue. Conformément a l'invention, la raquette comporte, au moins selon la parte du cadre 1 qui est traversée par les trous de passage de la corde du cordage, un bandage 7 du côté latéral extérieur 3, s'étendant selon toute la hauteur ou épaisseur du cadre 1, ce bandaae faisant corps avec la paroi correspondante 8 de la gaine ou stratifié 6. On a prévu également un bandage 9 de l'autre côté, à savoir selon le côté latéral intérieur 4 du cadre, faisant également corps avec la paroi correspondante 10 du stratifié, ce bandage étant toutefois disposé centralement et s'étendant seulement sur une partie de l'épaisseur du cadre. Dans le mode d'execution de la figure 3, ces bandages ont la forme de baguettes cintrées plates, tandis que selon la variante d'exécution de la figure 4, le bandage extérieur, refe- rencé 7', comporte deux nervures 11 saillant vers la paroi 8 du stratifié 6, pour augmenter le moment d'inertie du bandage dans le plan du cordage. La bande intérieure, référencée 9', a de même la forme d'une nervure, pour la meme raison. A titre d'exemple, les bandages 7 et 9 ont une épaisseur de l'ordre de 3 à 3,5 mm, et les bandages 7' et 9', au niveau des nervures, une épaisseur de l'ordre de 5 mm. Tous ces bandages sont réalisés en un matériau de faible densité, nettement moins dur que le verre, par exemple en mousse de polyuréthane, à partir de baguettes semi-rigides éventuellement usinées (formation des nervures sus-mentionnees), et auxquelles il est facile de donner la forme cintrée voulue. Ces baguettes sont disposées dans le moule, à sec, de part et d'autre de la gaine tressée 6, avant ou après celle-ci, ensuite de quoi la polymerisation de la résine imprégnant la gaine assurera une solidarisation excellente entre celle-ci et les bandes latérales, et la formation du cadre, en une seule opération. De toute façon, on voit que, du fait même de leur épaisseur, les bandages Latéraux 7, 9 et 7', 9' permettent, pour le passage de la corde, l'élaboration de trous 12 éventuellement fraisés, notamment ceux dans lesquels la corde passe deux fois, et dont en tout cas les bords ne seront pas abrasifs et ne risqueront pas de provoquer une coupure de la corde. il est d'ailleurs a noter que l'on peut en outre prévoir, par une simple opération de fraisage, notamment dans la partie supérieure du cadre de raquette, des cannelures 13 propres a recevoir les parties 14 correspondantes de la corde entre deux trous 12 voisins du cadre, sans que ces parties 14 viennent en saillie sur le côté latéral extérieur de ce cadre. On obtient ainsi non seulement une excellente protection des côtés latéraux du stratifié 6, mais aussi une excellente protection de la corde. Comme déjà mentionné plus haut, il sera également avantageux de prévoir à l'intérieur du stratifié 6 de l'armature de la raquette un garnissage ou remplissage en matière synthétique 15 qui non seulement permettra d'améliorer la tenue de la gaine, notamment lorsqu'elle est posée dans le moule de polymérisation, mais encore permettra d'obtenir par perçage des sortes de guide-fil 16 qui, lors de l'élaboration du cordage, guideront la corde entre un trou 12 du côté latéral extérieur au trou 12 qui lui fait face sur le côté latéral intérieur du cadre. Conformément a un autre perfectionnement possible, une raquette conforme a l'invention pourra comporter sur les deux faces du cadre, notamment sur les deux faces qui s'étendent parallèlement au plan du cordage, un revêtement protecteur 17 constitué avantageusement par du papier filtre ou analogue, imprégné également de matière synthétique polymérisée ; pour obtenir une telle raquette, il suffira de découper suivant le pourtour du cadre deux bandes de papier filtre 17, et de les disposer de part et d'autre de la gaine tressée 6, avant la polymérisation. Les revêtements 17 confèrent à ces faces de la raquette un aspect parfaitement uni, et ils ont également pour effet de les protéger, notamment lorsque la raquette est passée sur une machine de finition, de polissage et d'élaboration des trous de passage de la corde. il va de soi que lton pourrait prévoir également de tels revêtements 17 sur les faces latérales extérieure et intérieure du cadre de raquette. De toute façon, on voit que, là encore, l'élaboration d'une telle raquette pourra s'effectuer selon un procédé particulièrement simple, la polymérisation de la matière synthétique dans le moule et la solidarisation du stratifié, d'une part avec les bandages latéraux, d'autre part avec les revêtements 17, s'effectuant en une seule fois. Comme cela est connu en soi, il sera avantageux d'effectuer le vide dans le logement du moule, avant d'y admettre la matière plastique liquide, pour obtenir une parfaite homogénéité de l1imprégnation. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs de ce qui precède, l'invention ne se limite nullement a ceux de ses modes a d'application et de réalisation qui ont éte plus parti- culièrement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. -REVENDICATIONS 1. Raquette, notamment pour le tennis, en matière synthétique renforcée par des fibres résistantes, ces fibres résistantes se présentant sous la forme d'au moins une gaine tressée s'étendant au moins selon le pourtour du cadre et imprégnée par la matière synthétique polymérisée, caractérisée en ce qu'elle comporte, au moins sur le côté latéral extérieur du cadre, un bandage en une matière usinable, notamment synthétique, et d'épaisseur suffisante pour le perçage des trous de passage, éventuellement fraisés, de la corde du cordage, et pour le fraisage de cannelures reliant deux trous voisins et destinées à recevoir les parties correspondantes de la corde. 2. Raquette selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit bandage s'étend essentiellement selon toute l'epais- seur du cadre. 3. Raquette selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle comporte, sur le côté latéral intérieur du cadre, un autre bandage du même genre que celui du coté latéral extérieur, mais pouvant ne s'étendre que selon une partie de l'epais- seur du cadre, centralement. 4. Raquette selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le ou lesdits bandages comportent au moins une nervure périphérique de renforcement, du côté où ils sont en contact avec le stratifié. 5. Raquette selon l1une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le ou lesdits bandages ont une épaisseur d'environ 2 à 4 mm et, au niveau des nervures éventuelles, une épaisseur d'environ 5 rnm. 6. Raquette selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière constituant le ou les bandages latéraux est une matière synthétique expansée, de faible densité, notamment du genre mousse de polyuréthane, utilisée sous forme de baguettes semi-rigides. 7. Raquette selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite gaine tressée, constituant au moins partiellement la structure du cadre, contient un matériau de remplissage léger, notamment une mousse de matière synthétique. 8. Raquette selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte, au moins sur les deux faces de son cadre, celles qui sont parallèles au plan de cordage, un revêtement de papier poreux, imprégné de matiere synthétique polymérisée. 9. Procedé de fabrication d'une raquette conforme a 1'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite gaine tressée en fibres résistantes, le ou les bandages latéraux et éventuellement lesdits revêtements, sont disposés dans un moule, a sec, ensuite de quoi, le cas échéant apres y avoir fait le vide, on-y injecte de la matière synthétique dont on provaque ensuite la polymérisation, ce qui assure, en une seule opération, l'adhésion desdits bandages et éventuellement desdits revêtements sur le stratifié.