La présente invention concerne un dispositif pour le nettoyage à sec des articles textiles ; elle se rapporte également à un procédé pour la mise en oeuvre de ce dispositif. La technique du nettoyage à sec d'articles textiles (vêtements, étoffes, tapis, cuirs et peaux, etc...) est largement répandue depuis de nombreuses années. Il n'est donc pas utile de la décrire en détail. Schématiquement, cette technique consiste à faire barbotter les articles textiles à nettoyer dans un tambour rotatif contenant un solvant approprié, généralement du perchîcréthylène, puis à séparer le solvant de nettoyage des articles, notamment par essorage, et enfin à sécher les articles textiles traités toujours placés dans le tambour en faisant circuler dans celui-ci un courant d'air chaud destiné à entrairnrle solvant résiduel contenu dans les articles. Une machine de nettoyage à sec moderne comporte pour le séchage essentiellement (voir figure 1 sur laquelle onn'areprésenté que les éléments nécessaires à cette phase de séchage) - un tambour rotatif 1, dénommé parfois panier, destiné à recevoir les articles textiles à nettoyer et le solvant ; pour ce faire, ce tambour généralement en acier inoxydable, comporte en outre d'une part, des moyens pour l'entrainer en rotation selon un programme déterminé et, d'autre part, des moyens d'amenée et de sortie des éléments liquides de traitement (solvant, fongicides, etc...), - un conduit 2 reliant le tambour 1 à un ventilateur 3 destiné à assurer la circulation de l'air de séchage, - un conduit 4 reliant ledit ventilateur 3 à un condenseur à eau 5, - un conduit 6 reliant ledit condenseur 6 à un réchauffeur 7, par exemple à vapeur d'eau, destiné à réchauffer l'air cycle avant de le retourner par le conduit 8 dans le tambour 1. Selon la nature des solvants utilisés, le condenseur peut être soit du type à eau, soit du type à liquide frigorigène (fréon, etc...). Il se compose essentiellement d'un serpentin 9 dans lequel circule le liquide réfrigérant, et au contact duquel se condensent les vapeurs de solvant entraînées par l'air chaud. La phase de séchage s'effectue de la manière suivante. L'essorage étant terminé, on ouvre le conduit 8 sur le tambour 1 de manière à faire pénétrer dans celui-ci de l'air chaud provenant du réchauffeur 7, par exemple de l'air à 800C. En passant dans le tambour 1, qui contient les articles textiles encore imbibés de solvant, cet air chaud entrain une partie dudit solvant dont le point d'ébullition est plus élevé (par exemple 1200C environ dans le cas du perchlorethylène). Cet air chargé de solvant est entrain par le ventilateur 3 en circulation dans le circuit et arrive au condenseur 5 où, par passage sur les serpentins 9, le solvant se condense en partie pour être recyclé vers le circuit solvant par la tuyauterie 10. On condense ainsi le solvant jusqu'à la limite de la concentration de saturation. L'air épuré ressort du condenseur 5 froid, d'où la nécessité de le réchauffer en 7 avant de le renvoyer au tambour 1. Si le solvant, comme cela est le plus généralement le cas, est du perchloréthylène, le condenseur 5-9 est à eau à température ambiante, et il n'est pas possible de récupérer le solvant au-delà de la limite de saturation qui, dans ce cas, est d'environ de 250 grammes de solvant par mètre cube d'air cycle. Néanmoins, à ce stade du traitement de séchage, les articles textiles du tambour contiennent encore une quantité appréciable de solvant. Il est donc nécessaire de procéder à ce que l'on dénomme la phase de #désodorisation#. Pour ce faire, on ouvre le clapet 11 pour envoyer de l'air à température ambiante sur les vêtements et on ouvre le clapet 12 de la cheminée 13 qui débouche elle dans l'atmosphère. L'air encore chargé envoyé dans la cheminée 13, passe éventuellement sur des cartouches filtrantes. La quantité de solvant ainsi envoyée dans l'atmosphère représente en poids environ 3 % du poids des articles textiles traités, ce qui d'une part, entraine une perte importante de solvant de l'ordre de plusieurs milliers de tonnes par an rien que pour la France, donc augmente le cott de l'opération, notamment avec l'accroissement du prix des solvants, et, d'autre part, et surtout, pollue considérablement l'atmosphère. En outre, par suite des règlementations en vigueur, la cheminée 13 doit être très haute, ce qui est également très coûteux, de sorte que souvent certaines installations n'ont aucun système de récupération. On a proposé récemment de substituer au perchloréthylène des solvants fluorés, tels que le trifluoro-trichloroétane (CF3-CC13), le trichlorofluorométane (CC13 F) qui ont essentiellement la pro priété d'avoir un point d'ébullition relativement bas.Or, dans les installations fonctionnant sur ce principe, on est obligé de faire appel à des condenseurs 5-9 à liquide frigorigène (fréon). Une telle installation fonctionne en circuit fermé, sans rejet dans l'atmosphere, donc sans clapet Il et sans cheminée 13, et est éventuellement associée à une pompe à vide. Bien qu'elle soit attrayante, cette technique ne s'est guère développée qu'en utilisation d'appoint, de sorte que, malgré ses inconvénients, la technique de nettoyage à sec avec des solvants chlorés, type perchlo réthylène, représente la quasi-totalité de ce mode de nettoyage. Théoriquement, on aurait pu penser améliorer la condensation du perchloréthylène dans le condenseur 5 en remplaçant le condenseur à eau 9 par un condenseur à liquide frigorigène. Economiquement, cette solution n'est pas envisageable, car elle nécessite des installations frigorifiques très volumineuses, donc conteuses, pour assurer une baisse de température importante de 1'air recyclé (par exemple de 800C à 100 C) pour diminuer la limite de concentration de saturation. La présente invention pallie ces inconvénients. Elle concerne un dispositif économique, facilement adaptable aux installations existantes, permettant d'augmenter dans une mesure surprenante le taux de récupération des solvants, type perchlorétnylène. Ce dispositif perfectionné, pour le nettoyage à sec d'articles textiles au moyen de solvants, du type comportant essentiellement un tambour destiné à recevoir les articles à nettoyer, et un circuit de séchage par l'air formé essentiellement en série d'un ventilateur et d'un système condenseur reliés au tambour, se caractérise en ce que le système condenseur se compose d'un condenseur à eau et d'un condenseur à liquide frigorigène. Ces deux condenseurs peuvent autre montés en série avec un coefficient de partage approprié ou meme être montés en parallèle avec un jeu de vannes programmables. Un procédé pour la mise en oeuvre de ce dispositif perfectionné pour le séchage d'articles textiles, nettoyés à sec par des solvants, et dans lequel on fait circuler de l'air chaud dans le tambour de nettoyage pour entrainer le solvant résiduel contenu dans les articles, et on fait passer l'air ainsi chargé sur un organe destiné à condenser le solvant contenu dans l'air circulant, puis éventuellement recyclé dans le tambour 1'air ainsi partiellement épuré, se caractérise en ce que dans un premier temps, on fait passer l'air chaud chargé de solvant sur un condenseur à eau, puis dans un second temps, sur un condenseur à liquide frigorigène. Dans une variante préférée, on fait tout d'abord passer dans un premier temps l'air chaud chargé sur le condenseur à eau, puis dans un second temps sur le même condenseur à eau et sur un condenseur à liquide frigorigène et enfin, dans un troisième temps, seulement sur le condenseur a liquide frigorigène. En d'autres termes, l'invention consiste essentiellement à parfaire l'action du condenseur#à eau pour la condensation du solvant contenu dans l'air chaud chargé circulant dans le circuit, par passage sur un second condenseur du type à liquide frigorigène à point d'ébullition très peu élevé, ce qui permet de récupérer les vapeurs résiduelles du solvant jusqu'alors incondensables avec le condenseur à eau.Pour ce faire, par passage sur le premier condenseur à eau, on abaisse la température de l'air circulant au voisinage de la température ambiante, puis par passage sur le condenseur à liquide frigorigène, on affine cette température en l'abaissant a une température de l'ordre de lO0C. De la. sorte, on diminue la limite de -la concentration de saturation du solvant dans l'air, ce qui permet d'augmenter la récupération du solvant et d'éviter le rejet dans l'atmosphère d'air encore chargé. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux de la -description et des exemples de réalisation qui suivent, à l'appui des figures 2 à 5 annexées. La figure 2 représente très schématiquement le circuit de séchage d'une machine de nettoyage à sec modifiée selon l'invention. La figure 3 montre schématiquement un mode de réalisa'iojn du système condenseur. Les figures 4 et 5 illustrent schématiquement deux modes de réalisation du système condenseur. En se reportant à la figure 2, le dispositif perfectionné de nettoyage à sec comporte comme circuit de séchage - un tambour rotatif 20, destiné a recevoir les articles textiles à nettoyer et le solvant ; ce tambour en acier inoxydable comporte des moyens classiques non represer..es, pour l'entrainer en rotation suivant un programme prédéterminé et pour amener et -évacuer le solvant et les composés auxiliaires, - un conduit 21 reliant le tambour 20 à un ventilateur 22, destiné à assurer la circulation de l'air chargé de solvant pendant l'opération de séchage, - un conduit 23 reliant le ventilateur 22 au système condenseur 24 caractéristique de l'invention, - un conduit 25 reliant le système condenseur 24 au réchauffeur à vapeur 26, lui-même relié par le conduit 27 au tambour 20, - le conduit 25 comporte en amont du réchauffeur 26 une vanne 28 d'où part un conduit 29 reliant directement le condenseur 24 au tambour 20, - enfin, un circuit 30 de récupération du solvant condensé en 24, relié au réservoir de solvant non représenté. Le système condenseur 24 peut être réalisé de deux manières. Dans une première réalisation (figure 3), ce système comporte une vanne 31 placée sur 23 à l'entrée du système condenseur, puis deux tubulures 32 et 33 reliant respectivement le conduit 23 au condenseur à eau 34 et au condenseur à liquide frigorigène 35 à point d'ébullition très peu élevé (fréon). Une seconde vanne 36 est placée entre les deux condenseurs 34 et 35 et un jeu de tubulures 37 et 38 relie au conduit 25 respectivement les condenseurs 34 et 35. En pointillés, on a représenté les tubulures 39 et 40 de raccordement au circuit de récupération du solvant 30, reliées au fond des condenseurs 34 et 35. Les condenseurs 34 et 35 sont d'un type en soi connu, par exemple à ailettes, à circulation, etc.. On utilise avantageusement des condenseurs du type constitués par un jeu de tubes de petit diamètre parcourus par le liquide réfrigérant (eau, fréon,...), de sorte qu'au contact de ces tubes l'air chargé de solvant se refroidit, ce qui entraîne la formation de fines goutelettes de solvant qui tombent au fond du condenseur, et le solvant liquide ainsi formé est évacué par le circuit 30. EXEMPLE 1 : Dans le tambour 20 on place dix kilos de vêtements à nettoyer et soixante litres de perchloréthylène. On lave d'une manière classique par brassage pendant dix minutes, puis on essore. A ce moment, il reste encore environ trois à quatre litres de solvant sur les vêtements qu'il faut donc sécher. Pour ce faire, dans une première phase on envoie dans le tambour 20 a partir du réchauffeur 26 de l'air chaud à 80-100 C pendant dix minutes environ. Le ventilateur 22 entraîne l'air chaud chargé de solvant dans le conduit 23. La vanne 31 est ouverte pour laisser passer l'air dans 34 et la vanne 36 est fermée pour empêcher le passage sur 35. Le circuit de passage de l'air chaud de 23 à 25 est donc dans l'ordre 23, 31, 32, 34, 36, 37 et 25. La température de flair chaud est ainsi abaissée à 300C et au bout de dix minutes on a atteint la concentration de saturation de 250 grammes par mètre cube environ. L'air refroidi en 25 passe sur le réchauffeur 26 où il voit sa température remonter a 80-100 C et, de là, le cycle recommence. Au bout de dix minutes, on a atteint la concentration de saturation et l'on ne condense plus de solvant. Le condenseur à eau 34 a une surface d'échange de 5,13 mètres carrés et le condenseur a- fréon 35 a une surface d'échange également de 5,13 mètres carrés. On déclenche alors la deuxième phase. Pour cela, on ouvre la vanne 28 pour court-circuiter le réchauffeur 26 et établir un circuit direct entre le système condenseur 24 et le tambour 20. En même temps, on ouvre les deux vannes 31 et 36, de telle manière qu'environ la moitié dudébit d'air chargé passe sur chaque condenseur 34 et 35 placés ainsi en parallèle. Au bout de cinq minutes environ; la température de l'air partiellement épuré, sortant en 25, est d'environ 200C au lieu de 300C comme dans la première phase. Ayant ainsi abaissé la concentration de saturation, on continue a récupérer du solvant en 30. Dans une troisième phase, on coupe la vanne 31 de manière à faire passer la totalité de l'air chargé sur le condenseur 35 par le circuit 23, 33, 35, 37. Au bout de dix minutes, la température de l'air en 25 est de 130C. A ce moment, l'opération de séchage est terminée, et comme on a travaillé en circuit fermé, on n'a rien rejeté dans l'atmos phère. Certes, il reste encore quelques traces de solvant dans le circuit de séchage, mais deux vannes programmées, non représentees, montées de part et d'autre du tambour, isolent ce dernier en fin de cycle pendant les opérations d'ouverture et de fermeture. Comme déjà dit, on a travaillé en circuit fermé de sorte que l'on n'a pas rejeté du perchloréthylène dans 11 atmosphère et que la consommation de perchloréthylène est pratiquement négligeable. EXEMPLE 2 :- On répète l'exemple 1 en n'utilisant que le seul condenseur à eau 34. Au bout de dix minutes de la première phase on a atteint la concentration de saturation et il n'est pas possible d'aller au-delà dans la récupération du solvant et l'air ainsi cycle, éliminé dans l'atmosphère, contient environ 250 grammes par mètre cube de solvant. On a tous les inconvénients (perte de solvant, pollution, etc..) détaillés dans le préambule. EXEMPLE 3 : On répète l'exemple 1 en n'utilisant que le condenseur à fréon 35. Le séchage est quasiment impossible, car la capacité du condenseur est trop faible par rapport au volume d'air chargé à traiter. Pour obtenir un abaissement de la température de l'air a 150C, qui conduirait à amener la concentration de saturation théorique à cinquante grammes par mètre cube environ, il faudrait un condenseur 35 seul au moins deux fois plus gros et plus puissant que le condenseur 35 utilisé dans ce montage, ce qui entraînerait une adaptation des autres organes en conséquence. Un tel groupe frigorifique est coûteux et volumineux et, par conséquent, ne peut pas se monter sur les machines de nettoyage à sec existantes, essentiellement pour des raisons d'encombrement et de rentabilité. La figure4 illustre schématiquement un autre mode de réali- sation du système condenseur 24. Ce système se compose d'une enceinte métallique parallélépipédique 41, reliée d'une part, au conduit d'amenée 23 de l'air chaud chargé et, d'autre part, au conduit d'évacuation 25 de l'air froid partiellement épuré. Dans cette enceinte 41, on place respectivement de haut en bas un châssis ouvert contenant le condenseur à eau 34 de 5,13 mètres carrés de surface d'échange, puis un second châssis contenant le condenseur à fréon 35 de mtme surface d'échange. Devant chaque condenseur, on place un couvercle 42-44 métallique, épousant la section des condenseurs, relié par des tiares 43-45 à des organes de commande appropriés, lesdites tiges 43 et 45 coulissant dans des orifices 46-47 ménagés dans l'enceinte 41, de manière à appliquer ou à enlever le couvercle 42-44 sur les condenseurs 34-35. A l'intérieur de l'enceinte 24, on a également an ensemble de tôles non représentées, permettant à l'air de passer a la commande soit, sur l'un, soit sur l'autre condenseur, soit sur les deux. EXEMPLE 4 : On répète 1'exemple 1 en remplaçant le système condenseur 24 par le système décrit ci-dessus et illustré à la figure 4. Dans la première phase, le couvercle 42 n'est pas appliqué sur le châssis du condenseur 34, mais le couvercle 44 bouche l'entrée du chassies contenant le condenseur 35, de sorte que l'air chaud chargé débouchant de 23 peut- seulement passer à travers le condenseur à eau 34 et non à travers celui a fréon 35. L'air re froidi sortant de 25 passe sur le réchauffeur 26, puis est recyclé en 20. Dans la deuxième phase, les deux couvercles 42 et 44 sont dégagés, de sorte que l'air chaud chargé débouchant de 23 se répartit à peu près équitablement entre les deux condenseurs 34 et 35. L'air refroidi partiellement épuré sortant de 25 est recyclé au tambour 20 par la vanne 28 et le conduit 29 sans passer par le réchauffeur 26. Dans la dernière phase, le couvercle 42 est appliqué sur 34 et le couvercle 44 reste dégagé. L'air chargé chaud en s'engoufrant dans le condenseur 34 forme de suite un tampon, de sorte que tout l'air a épurer transite seulement par le condenseur à fréon 35. L'air épuré froid sortant en 25 est, comme à la phase 2, recyclé directement dans le tambour sans repasser dans le réchauffeur 26. En 30, on recueille le solvant qui se condense pendant toute l'opération dans l'enceinte 41. On obtient sensiblement les mêmes résultats qu'à l'exemple 1, c'est-à-dire que les vêtements nettoyés de la sorte ne contiennent pratiquement plus de perchloréthylène, et que la consommation de perchloréthylène est négligeable et que l'on effectue aucun rejet dans l'atmosphère. EXEMPLE 5 : On répète l'exemple 4 en-maintenant le condenseur a eau 34 ouvert et le condenseur à fréon 35 fermé pendant toute la durée de l'opération. On tombe sur les mêmes inconvénients qu'à l'exemple 2. EXEMPLE 6 : On répète l'exemple 4 en maintenant cette fois le condenseur à eau 34 fermé et le condenseur à fréc 35ouvert pendant toute I'opération. On obtient les mêmes inconvénients qu'à l'exemple 3. Dans une forme d'exécution particulière, on peut régler pendant la phase 2 l'ouverture réciproque des deux couvercles 42 et 44, de manière à avoir un coefficient de partage de l'air chargé progressif pendant toute la durée de cette r:ese. La figure 5 représente schématiquement un dispositif perfectionné de la figure 4. Un tambour 20 est relié par une tuyauterie 50 à une enceinte métallique 51, dans laquelle sont .xés d'une part, le châssis contenant le condenseur à eau 34 et, d'autre part, le châssis contenant le condenseur à liquide frigorigène 35. Devant chaque condenseur 34 et 35, on dispose, comme prédemmnt, un volet mobile 42, 43, relié par une tige 42, 45 à un piston de com mande 52, 53, d'ouverture de la vanne formée par les volets. Entre les deux condenseurs, on place un troisième volet mobile 54 relié par une tige 55 au piston de commande 56 de l'ouverture et de la fermeture. Ce volet 54 permet ainsi de mettre les deux condenseurs en série. Une plaque 57 en tôle métallique sépare les deux condenseurs. L'air chargé sortant des deux condenseurs, est aspiré par la turbine de ventilation 22, puis de là, est renvoyé sur le circuit de recyclage par la tuyauterie 58, passe sur le réchauffeur 26, puis revient au tambour 20. Sur la tuyauterie 58, en amont du réchauffeur 26, on place le circuit de dérivation directe 29 sur le tambour 20 dont la vanne d'ouverture 28 est commandée par le piston 59. Les mouvements d'ouverture et de fermeture des différentes vannes 42, 44, 54 et 28 et des différents pistons 52, 53, 56 et 59, sont commandés par un programmeur classique approprié. Le solvant pur condensé est évacué par la tuyauterie 30 reliée au réservoir de solvant non représenté. Le dispositif selon l'invention présente de nombreux avantages par rapport aux dispositifs actuels à condenseurs à eau. Tout d'abord, comme on n'effectue plus après la phase de séchage la phase dite de "désodorisation" qui consistait à rejeter dans l'atmosphe- re l'air chargé des vapeurs incondensables de solvants résiduels, on n'a plus besoin de cheminée ou autres installations complexes annexes, conteuses, plus ou moins efficaces. Comme le dispositif fonctionne totalement en circuit fermé, la consommation de solvant est pratiquement négligeable, ce qui se traduit par une économie substantielle et une absence quasitotale de pollution. De plus, cette disposition est facilement adaptable aux installations existantes. Enfin, la mise en oeuvre et l'exploitation de ce dispositif restent simples et économiques, d'autant qu'il est nécessaire de faire appel au réchauffeur seulement pendant une partie du processus. Certes, on connaissait les limites et les inconvénients dans la technique du nettoyage à sec des condenseurs à eau du circuit de séchage pour la condensation de l'air chargé de perchloréthylène. On savait par ailleurs, qu'en théorie, on pouvait remplacer ce type de condenseur par un condenseur à liquide frigorigène à bas point d'ébullition. Mais, pour pouvoir traiter avec ce dernier moyen une telle masse d'air, il aurait fallu une installation dont le volume et le court seraient devenus prohibitifs et anti-économi ques. On ne pouvait donc pas imaginer que la simple combinaison de ces deux moyens en soi connus, permettrait non seulement d'obtenir tous les avantages de chaque condenseur séparé, mais également de supprimer les inconvénients de ceux-ci et en outre, d'obtenir un degré de récupération que l'on ne pouvait pas obtenir avec les mêmes moyens de la même dimension pris séparémment. Cela démontre bien l'interéaction des condenseurs entre eux. REVENDICATIONS 1/ Dispositif pour le nettoyage à sec d'articles textiles au moyen de solvants, du type comportant essentiellement un tambour 20 destiné à recevoir les articles textiles à nettoyer et un circuit de séchage fermé, formé essentiellementen série avec le tambour 20,d'un ventilateur 22 destiné à faire circuler l'air chaud chargé à refroidir, d'un système condenseur 24 destiné à condenser les vapeurs de solvant résiduel contenues dans l'air, relié d'une part au ventilateur 22 et, d'autre part, au tambour 20, caractérisé en ce quelle système condenseur se compose d'un condenseur à eau et d'un condenseur à liquide frigorigène. 2/ Dispositif selon revendication 1, caractérisé en ce que le condenseur a eau 34 et le condenseur à liquide frigorigène 35 sont placés en série. 3/ Dispositif selon revendication 1, caractérisé en ce que le condenseur à eau 34 et le condenseur a liquide frigorigène 35 sont placés en parallèle. 4/ Dispositif selon revendication 1, caractérisé en ce qu t il se compose d'une enceinte 41 reliée d'une part, au ventilateur 22 et, d'autre part, au tambour 20, dans laquelle on place le condenseur a eau 34 et le condenseur a liquide frigorigène 35, chaque condenseur présentant en outre des moyens pour faire varier l'admission de la quantité d'air chargé a traiter. 5/ Dispositif selon revendication 4, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier l'admission de la quantité d'air chargé à traiter, se compose essentiellement d'un couvercle 42-44, destiné a être appliqué sur l'une des faces d'entrée ou de sortie des condenseurs et d'un organe 43-45 permettant de faire varier ce couvercle par rapport à la face concernée du condenseur. 6/ Dispositif selon revendication 4, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier l'admission de la quantité d'air chargé a traiter, se compose essentiellement d'une vanne 32-36 placée devant chaque condenseur, permettant de faire varier le coefficient de partage de l'air a traiter entre les dehx condenseurs. X 7/ Dispositif selon revendication 1 du type présentant également un réchauffeur 26, destiné a réchauffer l'air froid partiellement épuré sortant du système condenseur 24, relié d'une part, audit système condenseur 24, et, d'autre part, au tambour 20, caractérisé en ce qu'il présente en outre une vanne 28 située entre le système condenseur 24 et le réchauffeur 26 et un conduit 29 reliant directement ladite vanne 28 et le tambour 20. 8/ Procédé pour la mise en oeuvre du dispositif selon l'une des revendications 1 a 7, pour le séchage d'articles textiles, nettoyés a sec par des solvants, et dans lequel on fait circuler de l'air chaud dans le tambour de nettoyage contenant les articles textiles nettoyés et essorés pour entraîner le solvant résiduel, on fait passer l'air ainsi- chargé sur un organe destiné a condenser le solvant contenu dans l'air circulant, et enfin, on recycle dans le tambour flair ainsi épuré au moins en partie, caractérisé en ce que dans une première phase on fait passer l'air chargé de solvant sur un condenseur a eau, puis dans une deuxième phase, sur un condenseur à liquide frigorigène. 9/ Procédé selon revendication 8, caractérisé en ce que après la première phase et avant la deuxième phase, on fait passer l'air chargé a la fois sur le condenseur a eau et sur le condenseur a liquide frigorigène. 10/ Procédé selon revendication 9, caractérisé en ce que pendant la phase intermédiaire durant laquelle l'air chargé passe en meme temps sur les deux condenseurs, on ajuste la quantité d'air passant sur le condenseur a eau et sur le condenseur a liquide frigorigène.