1; La présente invention est relative à une aiguille pour machine à coudre et a pour but de réduire notablement l'habileté qui est exigée de l'utilisateur dans les opérations normalement nécessaires pour monter et démonter l'une ou ltautre ou chacune des deux aiguilles dans une machine à coudre, afin de réduire le risque de laisser l'aiguille tomber, à travers le trou de la plaque à aiguille dais le mécanisme intérieur de la machine. Un autre but de l'invention est d'utiliser dans une machine à coudre une aiguille aimantée plaquée ou munie d'un revêtement métallique qui augmente notablement la force d'extraction ou force qu'il est nécessaire d'exercer pour extraire cette aiguille de la barre à aiguilles. On atteint les buts visés par l'invention en réalisant une aiguille de machine à coudre formée d'une matière à aimantation peruziente, c'est-8-dire une aiguille de préférence composée d'un acier trempé b haute teneur en carbone, qui possède un état magndtiquement dur ou, en d'autres termes un état qui est beaucoup plus difficile h aimanter mais qui résiste beaucoup plus à la dé saliantation que les aiguilles formées d'une matière à' magnétisme doux et b faible teneur en carbone.Grâce aux propriétés magnétiques de l'aiguille, il se développe une force d'attraction entre l'aiguille et la barre à aiguille en acier nicktlf dans laquelle l'aiguille est normalement montée pour le fonctionnement-. Grâce à la géométrie de la rainure de la barre à aiguille et contrairement aux applications habituelles dans lesquelles il existe un circuit magnétique fermé (c'est-à-dire dans lesquelles il n'existe pas d'entrefer) de sorte que la force d'arrachage est exercée dans le sens du vecteur flux, la force de retenue prédominante dans le montage aiguille-barre à aiguille comprend la force de -frottement à la surface de contact entre l'aiguille et la barre à aiguille,surface qui est perpendiculaire au secteur flux et également la force d'attraction magnétique.On a constaté de plus qu'en revêtant l'aiguille d'une mince couche de matière, par exemple d'or, on augmente notablement la force nécessaire pour arracher l'aiguille de la barre. On pourrait normalement s'attendre à ce que l'effet de lté- passeur de la dorure réduise la force d'extraetion de l'aiguille, parce que l'intervalle non ferromagnétique interposé entre l'aiguille d'acier aimantée et la barre à aiguille serait augmenté par l'épaisseur du revêtement d'or et étant donné que la force de retenue par attraction magnétique diminue en fonction inverse du car re de la largeur de l'intervalle, on pourrait s'attendre à une diminution concomitante de la force de retendue, Au contraire,dans l'application de la présente invention, la couche d'or se comporte comme un facteur de multiplication de la force de retenue magnétique. Ce phénomène inattendu est attribué à la plus grande valeur du coefficient de frottement statique de l'or porté par la surface de la barre à aiguille, comparativement au coefficient du nickel, qui constitue le revêtement normal des aiguilles. Pour augmenter la dureté de l'or, on utilise je-nyiron O,2%,4e cobalt avec -de ltor pur. On a constaté que cette composition double pratiquement la dureté de l'or, sans cependant produire aucun effet défa- vorable sur la force de retenue magnétique de l'aiguille.En outre, le revêtement d'or donne un produit d'apparence esthétique, qui porte une couche externe non corrosive, et il rend plus facileaent visible le chas de l'aiguille. D'autres caractéristiques de l'invention apparattront au cours de la description qui va'suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, la Fig. 1 est une vue en perspective d'une barre à aiguil ie de machine à coudre et d'une aiguille aimantée construite conformément à l'invention; la Fig. 2 est une vue analogue à la Fig. 1 mais qui représente la pince de l'aiguille garnie de deux aiguilles réalisées suivant 1 'invention; la Fig.3 est une vue en élévation à échelle agrandie d'une aiguille de machine à coudre construite suivant l'invention, les lignes. représentant le champ magnétique développé. par l'aiguille;; la Fig. 4 est une vue en coupe verticale de l'aiguille disposée dans la barre à aiguille, cette vue étant prise à peu près suivant la ligne 4-4 de la Fig. 1, les lignes indiquant le champ magnétique développé par l'aiguille par rapport à la barre à aiguille; la Fig. 5 est une vue en coupe verticale prise. suivant la ligne 5-5 de la Fig.4, les lignes indiquant le champ magnétique développé par l'aiguille par rapport à la barre à aiguille; la Fig. 6 est une vue en coupe transversale prise suivant la ligne 6-6 de la Fig. 5, les lignés représentant le champ magnétique développé par l'aiguille par rapport à la surface adJacente de la barre à aiguille. I1 va de soi, et ceci ressortira nettement de l'exposé donné ci-dessous, que l'aiguille suivant l'invention n1 est pas limitée à l'utilisation d'une forme particulière de machine à coudre ni de barre à aiguille. Le présent mémoire ne décrit oie les parties de la machine à coudre aui sont nécessaires pour bien comprendre l'invention. Sur la Fig. 1 on areprésenté une machine à coudre oui comprend le bâti habituel comportant lui-même une tête 10, lanuel- le surplombe la partie du plateau (non représenté) oui porte une plaque à aiguille 11 percée de lthabituelle ouverture 12 ui est destinée à recevoir l'aiguille. La tête de la machine à coudre contient une barre à aiguille cylindricue 13, montée pour pouvoir se déplacer par translation alternative longitudinale et par un mouvement latéral, cette barre 13 portant une aiguille désignée dans son ensemble par la référence 14, qui sera décrite en détail plus bas et qui est fixée à l'extrémité inférieure de la barre par une pince à aiguille. 15. Plus particulièrement,-et comme on l'a mieux représenté sur les Fig. 4 et 5, l'extrémité inférieure de la barre 13 est creusée d'une rainure verticale qui reçoit le talon de l'aiguille et qui est désignée dans son ensemble par la référence 16. Ainsi qu'on peut mieux le voir sur les Fig. 4 et 6, une deuxième rainure 17 débouche à travers une partie de paroi cylindrique de la barre à aiguille 13 et coupe la première rainure 16 pour former un logement récepteur du talon de l'aiguille, ce logement étant délimité en partie au moinsSpar deux parois planes 18 et 19, inclinées l'une par rap- port à l'autre et oui se coupent.La pince à aiguille 15 comprend une bague de serrage 20 qui entoure la partie inférieure de la barre à aiguille et qui est munie d'un perçage 21 pour recevoir à coulissement la barre à aiguille 13. Un bossage 22 de la bague 20 est percé d'un trou fileté 23 dans leauel est vissée une vis à oreilles 24 dont la partie extrême intérieure présente une forme conique 25. Une vis 26 fixe rigidement la bague 20 de serrage de l'aiguille sur la barre à aiguille 13 ainsi r'u 'on peut le voir sur la Fig. 5. La Fig. 2 représente la pince à aiguille dans le cas o?:. elle reçoit deux aiguilles 14-14 au lieu de l'aiguille unioue représentée sur les Fig. 1 et 3 à 6. La pince à aiguille 15, ou une autre pince appropriée est adaptée pour recevoir l'aiguille 14 qui, dans la forme représentée comprend un talon 27 aui est constitué par un cylindre à base cir culaire et présentant un méplat latéral, la face méplate 28 étant disposée sur la face de l'aiguille qui est à l'opposé de l'habi- tuelle rainure allongée 29 formée dans la tige 33 de l'aiguille, de l'habituel chas 34 et de la pointe 35 de l'aiguille.L'aiguille est convenablement logée dans la rainure 16 réceptrice du talon de l'aiguille, la face meplate 28 de l'aiguille 14 étant disposée adjacente à la face plane 18 de la barre à aiguille 13, comme représentée sur la Fig. 6.Lorsque l'aiguille est dans cette position, l'utilisateur peut alors visser la vis à oreilles de façon que la texte conique 25 entre en contact avec une paroi périphérique arrondie de l'aiguille, pour refouler ainsi le talon de l'aiguille dans la poche ou le logement formé par les parois inclinées 18 et 19. Un problème qui se pose constamment consiste en ce que l'utilisateur éprouve fréquemment des difficultés pour disposer convenablement l'aiguille dans la pince et qu'il risque de relâcher sa prise sur l'aiguille, de sorte que cette dernière tom De sur la surface sous-jacente, risque de tomber à travers le trou 12 de la plaque à aiguille:et dans le mécanisme travaillant inté- rieur de la machine à coudre.La dextérité de l'utilisateur est particulièrement utile losqu'on utilise deux-aiguilles pour coudre, comme représenté sur la Fig. 2. Les Fig. 4 et 5 montre use l'aiguille est placée à la bonne hauteur à l'intérieur de la barre à aiguille 13 par la vis 26 qui sert de butée pour l'aiguille lorsqu'on engage cette dernière de bas en haut dans la rainure 16. L'aiguille qu'on vient de décrire élimine ou atténue les problèmes mentionnés plus haut et qui se posent dans le cas de l'utilisation des aiguilles classiques et elle est la seule en son genre en ce qu'elle est aimantée et qu'elle porte une épaisseur de revêtement d'or sur sa surface. I1 va de soi que le présent exposé n'entend pas décrire en détails la théorie du magnétisme et que l'on pourra se reporter à n'imPorte quel livre de courssur ce sujet pour trouver une analyse détaillée et un exposé de cette théorie. Ainsi au'on l'a mieux représenté sur la Fig. 6, l'aiguille 14 comprend un corps principal 30 en acier, l'habi- tuelle couche de nickelage 31 qu'on trouve sur les aiguilles clas siques et une couche extérieure dtor désignée par la référence 32. L'acier est de préférence à haute teneur en carbone et trempé. Parmi les avantages qu'il y a à miner une aiguille d'une couche d'or, on citera le fait que ce revêtement améliore l'aspect esthé tique, donne une meilleure visibilité pour l'enfilage > qu'il accrott larésistance à l'usure de cette aiguille et, le plus important c'est l'accroissement de la force de retenue de la barre à aiguille sur l'aiguille aimantée. En utilisant procédé de revêtement approprié, qui ne fait pas partie du domaine de l'invention, on peut déposer la couche d'or sur des aiguilles de n'importe quel type. L'opération de dorure consiste essentiellement à nettoyer la surface de l'aiguille prise comme cathode puis à exécuter le nicklelage préalable, puis la dorure. Le revêtement d'or est de préférence composé d'un alliage (nominalement 99,8% Au et 0,2% Co) qui présente une dureté intrinsèque nettement supérieure å celle de l'or pur (150-g00 Knoop au lieu de 70-100).Cette composition de dorure présente une excellente adhérence sur le revêtement de nickel formant le substrat et, en combinaison avec la dureté inhérente de ce revêtement, une épaisseur minimum de revêtement d'environ 0,5 micron donne.une résistance à l'usure appropriée pour la durée normale des aiguilles. On a constaté que, en dorant une aiguille de machine à coudre et en l'aimantant ensuite, on peut augmenter la force né pessaire pour extraire l'aiguille de la barre à aiguille d'une proportion pouvant atteindre 40%. On peut estimer que ce phénomène est dû à l'augmentation du coefficient de frottement statique entre le revêtement d'or et la surface d'acier usinée de la barre à aiguille, comparativement au coefficient de frottement-que l'on constate sur les aiguilles classiques nickelées. On a constaté que ce phénomène était valable également pour les barres à aiguilles nic kelées, cimentées aussi bien que pour les barres à aiguilles en acier chromées et finies à froid.Par exemple, des expériences ont montré que l'or présente un coefficient de frottement statique de 1,2 sur acier nickelé tandis que les aiguilles nickelées présentent un coefficient de frottement statique de 0 > 73 sur la même barré à aiguille. Lorsque l'aiguille dorée et aimantée est engagée sans fixation dans la barre à aiguille > la force d'extraction (Fw) qui est nécessaire pour surmonter l'attraQtion magnétique de l'aiguille par rapport à la barre à aiguille est affectée par le coefficient de frottement statique (P) de la surface de l'aiguille 28 sur la surface d'acier usinée ou nickelée ou chromée 18 de la barre à aiguille 13.Cette force (Fw) est le produit du coefficient de frottement statique +) et de la force d'attraction magnétique normale (Fn) ou en d'autres termes Fw =tL Fn. I1 est donc concevable d'avoir à surmonter une forcedtextraction (Fw) de plus grande valeur que la force d'attraction magnétique (Fn) Si les deux matières en contact possèdent des surfaces qui donnent un coefficient de frottement supérieur à l'unité.Suivant-la présente invention, du fait que l'-or se comporte comme un facteur de multiplication, la force nécessaire pour arracher l'aiguille de la barre aiguille est plus grande que le poids de l'aigúille seule et, l'attraction magnétique est donc- suffisante pour maintenir l'aiguille en place. Lsutilisation de matière autres que l'or pour modifier la force d'attraction Fn reste dans le domaine de la présente invention, pourvu que le coefficient de frottement soit tel que la force d'extraction soit plus grande que le poids de l'aiguille. La force d'attraction ou force normale Fn est définie pgr l'équation 2 Fn = Bg x Ag (en dynes) 0,8 # où B = densité du flux à entrefer entre l'aiguille et la barre g à aiguille (en gauss) et, A g = surface de l'entrefer entre l'aiguille et la barre à ai- guille (en cm2). Ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, l'aiguille 14 est maintenue dans la barre à aiguille 13, principalement par une force de frottement, la force magnétique. entre l'aiguille qui constitue un aimant permanent et la surface à peu près plane 18 de la rainure 16 de la barre à aiguille maintenant la face méplate 28 du talon de l'aiguille appliquée contre la paroi 18 de la barre à aiguille, ainsi qu'on peut mieux le voir sur la Fig. 4. Pour établir un circuit magnétique tel que celui représenté par la répartition du flux magnétique sur la Fig. 3, on a choisi un procédé approprié d'aimantation de l'aiguille. Bien qu'il existe de nombreux procédés, par exemple l'utilisation d'un dispositif d'aimantation à aimant permanent, à courant continu, à demicycle pour obtenir le résultat désiré, le procédé préféré consiste à utiliser le dispositif d'aimantation du type à décharge de condensateur du type "Radio Frequency Laboratory (modèle 107 A) dont le principe de fonctionnement consiste à emmagasiner de l'énergie dans un condensateur pendant un certain temps (généralemet plusieurs secondes) puis à décharger lténergie ammagasinée à travers un dispositif appropriés par exemple une bobine, dans un temps relativement court, par exemple quelques millisecondes. Ces dispositifs sont alimentés par des lignes monophasées de 115 V , à 50-60 cycles/s. Ce procédé est avantageux en ce que la bobine peut entourer une courroie transporteuse, par exemple, et être commandée électroniquement, de sorte qu'elle est bien appropriée pour la production en série. En outre, les aiguilles à aimanter peuvent être orientées d'une façon commandée par rapport au champ magnétique; Une solution consiste à aimanter des bottes de cartes d'aiguilles. I1 est bien connu que, pour aimanter un objet tel qu'une aiguille > on doit appliquer un champ magnétique externe de telle façon que les domaines ferromagnétiques de la matière se réorientent, en partant de leur orientation désordonnée, par rapport au champ magnétique appliqué et engendrent un flux supplémentaire, pour amplifier ainsi le flux magnétique présent en raison de la seule force du champ magnétique appliqué extérieurement. Lorsque cette variation a été produite, il est important que l'objet aimante résultant ne revienne pas à son état initial. Pour obtenir une aiguille qui possède une aimantation permanente, il est essentiel que cette aiguille présente une structure cristalline qui oppose une résistance aux variations de l'état magnétique.L'aptitude d'une matière à arranger l'orientation de ses atomes de telle façon que les moments magnétiques de ces derniers soient à leur valeur maximale est connue sous la désignation de propriété ferromagnétique de cette matière. Cette propriété varie avec la structure cristallographique de la matière et avec son état d'énergie ou de contrainte interne. Par exemple, en trempant de l'a- cier à haute teneur en carbone pour former de la martensite qui constitue la majeure partie de la composition de l'aiguille suivant l'Invention, on produit la résistance dés-irée à la variation de l'état magnétique. En d'autres termes, la structure cristalline martensitique résultante résiste mieux à la désaimantation que les autres structures cristallographiques allotropiques de l'aiguille en acier.Pour obtenir une aimantation à peu près permanente de l'acier à haute teneur en carbone, il est nécessaire de faire agir un champ magnétisant d'environ 25 ampères-tours/mm (300 oersteds) pour la saturation. Pour désaimanter une matière de ce type, on doit la soumettre à un champ extérieur de sens opposé afin de réduire sa densité de flux résiduel, ctest-à-dire la densité de flux qui subsiste (B , rémanence) lorqu'on a sup r primé le champ extérieur. La mesure de la permanence de la propriété ferro-magnétique de la matière est donnée par la valeur du champ démagnétisant qui est nécessaire pour ramener à zéro la densité de flux magnétique (Br) et on appelle le résultat nforce coercitive". On induit de cette façon dans l'aiguille tinte induotion magnétique en gauss en appliquant un champ magnétique extérieur continu ou pulsé d'une force déterminée. Lorsqu'on extrait l'aiguille du champ magnétique, une induction magnétique résiduelle (Br) ou une fraction de ce champ subsiste dans l'aiguille. Lorsque l'aiguille aimantée est ensuite placée à proximité d'un champ magnétique séparé de sens opposé, ou bien touche une matière magnétiquement tendre ou dur; initialement non aimantée, par exemple la barre à aiguille, l'induction magnétique résiduelle diminue encore jusqu'à ce qu'elle atteigne une position d'équilibre avec le champ opposé ou avec la pièce magnétiquement tendre ou dure. L'introduction consécutive de l'aiguille dans les mêmes conditions ne réduit la force magnétique que d'une petite valeur.Pour tous les besoins pratiques, elle a donc atteint une condition d'équilibre. Son état d'aimantation ne varie que si elle est mise en contact avec un champ plus fort. Pour aimanter les aiguilles dorées, il est préférable d'opérer après l'emballage des aiguilles car, si elles étaient aimantées auparavant, elles adhéreraient mutuellement les unes sur les autres et l'emballage serait rendu extrêmement difficile. I1 est également préférable d'aimanter les aiguilles dans le sens axial, c'est-à-dire de telle sorte que le champ magnétique extérieur appliqué coricide avec l'axe de l'aiguille plutôt que dans une direction perpendiculaire à son axe (c'est-à-dire avec une aimantation transversale) pour obtenir la plus grande force possible (Fw) qui sera nécessaire pour extraire l'aiguille de la barre à aiguille.En aimantant l'aiguille dans le sens axial, on voit que le trajet suivi par les lignes de force, désigné par B (Fig.3) qui émergent d'un pôle de l-'aiguille dans l'air, où l'op- position au passage des lignes de force est très grande (la perméabilité de l'air étant égale à l'unité) et qui reviennent à l'autre pôle pour fermer le circuit magnétique, est beaucoup plus court que pour une aiguille Simantation transversale.Dans le cas d'une aiguille à aimantation transversale, la longueur du talon de l'ai guille devient un pôle et on obtient un aimant très court comportant des pôles de grande surface qui donnent par conséquent un très long trajet de réluctance ou, en d'autres termes, trajet résistant, pour les lignes de force, ce qui réduit la force de retenue de l'aimant. En outre, la réluctance du-circuit magnétique peut affecter la valeur de "B " du fait que ce circuit peut conte g nir des zones dans lesquelles il se produit des fuites de flux, ce qui réduit encore sa valeur.Ceci indique que, lorsqu'on impose à des aiguilles une aimantation initiale, l'aiguille la plus fortement aimantée sera celle dans laquelle la direction de l'aimantation favorise la trajectoire de moindre résistance (réluctance) pour le circuit magnétique, et cette direction est la direction axiale. Pour une même valeur du champ magnétique induit, l'aiguille qui présente la trajectoire à plus faible réluctance aura une den sité de flux résiduel Br-plus élevée. Sur la Fig. 3, on a représenté l'aiguille dorée 14, avec sa répartition de densité de flux B. L'effet d'une variation de la section transversale de l'aiguille sur la densité du flux est très bien indiqué sur cette Fig. En effet, le talon 27 de l'aiguille, qui présente la plus grande section transversale de l'aiguille, aura naturellement le plus grand nombre de lignes de force. Etant donné que la densité du flux est une propriété intrinsèque de la matière de l'aiguille, elle reste constante dans toute la masse de l'aiguille. Par contre, la densité du flux de l'aiguille dans l'air est beaucoup plus faible que lorsque l'aiguille est insérée dans une barre à aiguille. Ceci résulte du fait que, dans le premier cas, les lignes de force suivent une trajectoire à haute réluctance, ce qui entratne une diminution consécutive de la force magnétomotrice (mmf). Dans le dernier cas, la haute perméabilité de la matière de la barre à aiguille se traduit par un trajet à faible réluctance, qui entrain un accroissement consécutif de la mmf. Les Fi. 4. 5 et 6 représentent un exemple type de répartition du flux lorsque l'aiguille aimantée de la Fig. 3 a été mon é dans la rainure 16 de la barre à aiguille. La plus forte concentration des lignes de force apparatt à l'interface "A" entre la face méplate 28 de l'aiguille 14 et la paroi plane 18 de la barre à aiguille. Lorsque l'aiguille aimantée axialement est en place dans la barre à aiguille, les lignes de force prennent de façon prédominante la trajectoire de plus faible réluctance, qui traverse l'acier à la pointe du talon de l'aiguille, au niveau de l'in terface entre l'aiguille et la barre à aiguille.La densité du flux est la plus élevée au pôle et au niveau du pôle et elle décroît rapidement le long de la face méplate 28 du talon de l'aiguille, lorsqu'elle s'approche de l'axe magnétique neute du talon de l'aiguille. On doit dgalement prendre en considération l'intervalle non ferromagnétique ou entrefer A puisque la force d'attraction F n est g fonction de la grandeur de cet intervalle. L'effet de la surface de l'intervalle ou entrefer est minime lorsque l'intervalle est très petit (environ 0,05 mm), parce que, dans ce cas, la surface est essentiellement la zone de contact entre le méplat 28 du talon 27 de l'aiguille et la barre à'aiguille. Etant donné que la surface usinée du talon de l'aiguille appuie pratiquement contre la surface de la barre à aiguille en "A", l'entrefer est très petit dans cette zone et l'effet global de cette surface est minime comparativement à la densité du flux.La force normale ou d'attraction F n peut être calculée en partant de la formule ci-dessus, ou bien mesurée à l'aide d'un instrument approprié. Si l'on utilise la formule, l'aire de l'entrefer A entre la surface de i'aiguille et g la surface de la barre à aiguille doit tre mesurée avec précision.Lorsqu'on connait la force Fn, on peut déterminer la force d'extraction Fw en multipliant C , qui est le coefficient de frot- tement de la matière (Ilor) constitutive de la surface externe de l'aiguille par rapport à la surface de la barre à aiguille > par la force F Fn > On peut donc voir que la force d'extraction F est fonc w tion directe du coefficient de frottement et de la densité du flux B . Par conséquent, lorsque le coefficient de frottement augmente g notablement la force d'extraction pour la porter à un point tel que la force magnétique maintient l'aiguille dans la barre à aiguille, comparativement au coefficient de frottement de 0 > 73 qui est valable pour l'aiguille nickelée classique, la force d'extraxtion Fw est augmentée dans la proportion correspondante et elle prend la valeur te retenue désirée pour produire les résultats visés par la présente invention. REVENDICATIONS 1 - Aiguille coudre comprenant talon et une tige, cette aiguille étant caractérisée en ce qu'elle est aimantée pour développer un champ magnétique d'une densité de flux prédé- terminée afin de produire un vecteur force d'attraction magnétique résultant, -le talon, au moins, de cette aiguille portant une couche de matériau qui augmente notablement la force d'attraction magnétique normale développée par l'aiguille aimantée lorsqu'elle est placée proximité d'un autre matériau ferromagnétique 2 - Aiguille à coudre suivant da revendication 1, carac térisée en ce que ladite matière est un alliage composé principale.- ment d'or. 3 - Aiguille suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'alliage comprend essentiellement 99,8% d'or et 0,2% de cobalt. 4 - Aiguille suivant la revendication 1, caractérisée en ce que toute l'aiguille est couverte d'une couche d'or. 5 - Aiguille pour une machine à coudre qui comprend un bdti et une barre à aiguille montée dans ce bati pour décrire un déplacement alternatif longitudinal, cette barre à aiguille étant creusée d'une rainure adaptée pour y recevoir une partie de l'aiguille, cette aiguille comprenant un talon adapté pour être placé dans ladite rainure et étant aimant6 cette aiguille étant caractérisée en ce qu'au moins le talon de cette aiguille est revêtu d'une couche d'une certaine matière, l'aiguille aimantée développant un champ magnétique qui, lorsque le talon de l'aiguille est placé dans la rainure de la barre à aiguille, développe une force d'attraction magnétique perpendiculaire à une surface adjacente de la barre à aiguille, ladite couche de matière possédant, lorsque le talon de l'aiguille est passé dans la rainure réceptrice de la barre à aiguille , un coefficient de frottement, par rapport à une surface adjacente de la barre à aiguille, tel que la force nécessaire pour extraire l'aiguille de la barre à aiguille est plus grande que le poids de cette aiguille, de sorte que la force de retenue de l'aiguille est suffisante pour retenir cette aiguille dans la rainure de la barre à aiguille lorsqu'elle y est placée.