La présente invention concerne le raffinage ou traitement du pétrole et plus particulièrement la production d'huiles lubrifiantes à indice de viscosité élevé» L'invention se rapporte davantage à un procédé de traitement d'une charge d'hydrocraqueur 5 d'huile lubrifiante, par lequel on produit des huiles à indice de viscosité élevé, de grande qualité et avec des rendements supérieurs à ceux de la technique antérieure ; il consiste à soumettre des fractions séparées d'une matière de charge d'hydrocraqueur d' huile lubrifiante, à des conditions d'hydrocraquage pendant une 10 durée et à une température appropriées aux aromatiques à noyaux poly-condensés présents dans la fraction séparée respective. L'invention concerne aussi des catalyseurs utilisés pour le traitement.» Dans l'art du raffinage du pétrole, une huile lubrifiante particulièrement souhaitée, est une Huile qui possède une carac-15 téristique de viscosité multiple ou dans une variante, une buile à indice de viscosité (I.V.) élevé, pour que l'huile travaille avec une grande efficacité à diverses températures auxquelles elle est soumise lors de son utilisation. On exige de plus en plus d'huiles à I.V. élevé et il y a de moins en moins de sources naturelles 20 fournissant de telles huiles. Il est donc souhaitable que l1industrie trouve des procédés de fabrication de ces subs_Jtances à partir des sources qui sont disponibles. C'est par hasard pour le profit de l'industrie, que des développements récents dans l'art de 1' hydrocraquage des huiles de graissage (surtout en ce qui concerne 25 des catalyseurs) constituent des progrès techniques majeurs, résultant, dans la technique de 1'hydrocraquage servant à la fabrication des huiles de graissage à IoV» élevé, en un procédé d'obtention de ces huiles, qui est possible industriellement« Alors^ue ces développements fournissent une technique réalisable dans l'industrie, pour 30 produire ces huiles, il n'est cependant pas seulement possible, mais aussi souhaitable, d'atteindre de plus grandes efficacités ainsi qu'une qualité supérieure de l'huile lubrifiante ainsi produite. La présente découverte donne une amélioration souhaitable et en fait appréciable, dans la fabrication, par hydrocraquage, d' 35 huiles à IoV. élevés. On a trouvé maintenant que si une charge d'hydrocraquage d'huile lubrifiante est séparée en fractions proportionnées à la quantité d'aromatiques à noyaux poly-condensés présents ou si 1' on charge, séparément dans un hydrocraqueur, des courants conve-40 nant à 1'hydrocraquage en huiles lubrifiantes à haut IoV0, présen- BAD ORIGINAL' 69 20471 2 2011293 tant des différences notables de teneur en aromatiques à noyaux polycondensés et que chaque courant est soumis à des conditions d'hydrocraquage pendant une durée proportionnée à la teneur en a-romatiques à noyaux polycondensés, on augmente alors fortement les 5 rendements et qualités du lubrifiant obtenu par hydrocraquage. En général, des procédés d1hydrocraquage d'huile lubrifiante mettent en oeuvre une charge de matière relativement lourde, contenant une grande quantité de composés cycliques comme des naph-tènes, aromatiques, et dans la plupart des cas, des composés poly-10 cycliques-à noyaux condensés. Des charges de matières types sont des distillats sous vide non comprimés, des huiles brutes réduites et dégoudronnées, des résidus dégoudronnés comprimés ou non, bouillant tous habituellement au-dessus de 345°C. Sans se lier a aucune théorie énoncée ici, on pe-hse que ces théories avancées jusqu'ici 15 par d'autres, donnent un mécanisme valable de l'augmentation par hydrocraquage de ^'IoVo de telles fractions d'huile lubrifiante. Ces théories postulent que l'augmentation d' I.Vo est en grande part due à la coupure de noyaux des composés polycycliques de ces matières, mais avec un clivage minimum de ces composés en substan-20 ces de poids moléculaires inférieur. Bien que cette coupure de cycle joue un rôle important dans l'augmentation de l'I.Vo, on a observé que certains types de composés cycliques exercent un effet apparent inverse dans 1'hydrocraquage. On pense que les^nauvais acteurs, responsables de l'effet opposé sont constitués par quelques 25 formes de composés aromatiques à noyaux polycondenséso Cette conclusion repose en partie sur l'observation qu*en prenant une fraction d'huile lourde telle qu'on en utilise généralement dans un hy-drocraqueur et en la fractionnant, la fraction de tête ou fraction légère, tout en contenant pratiquement le même pourcentage d'aroma-30 tiques, renferme moins d'aromatiques à noyaux condensés que les fractions plus lourdes ;. cela produit une huile lubrifiante hy-drocraquée très bonne, produite avec de très bons rendements. A moins qu'on ne les ait prétraitées, par exemple par extraction au solvant ou dégoudronnage avant hydrocraquage, les caractéristiques 35 des fractions plus lourdes deviennent, pires progressivement, comme les rendements, ainsi que la qualité du produit à I«V. élevé et que les poids moléculaires, point d'ébullition et teneur-en aromatiques à noyaux polycondensés qui augmentent. On peut l'expliquer de la façon suivante- : la charge d' 40 alimentation de l'hydrocraqueur est invariablement un mélange corn— BAD ORIGINAL 69 20471 3 2011293 plexe de composés comme en fait l'est toute fraction de pétrole et les fractions plus lourdes renferment toujours un mélange de composés a noyaux polycondensés de types variés. Certains de ces derniers composés sont plus faciles à couper que d'autres. Les 5 conditions de travail de 1'hydrocraquage sont tout-à-fait naturellement ajustées en fonction de/l'alimentation en jeu et reposent sur les résultats obtenus avec elle. Plus la quantité de matières réfractaires d'hydrocraquage présentes est grande, plus les conditions de fonctionnement tendent à être ajustées vers les condi-10 tions sévères, la température en particulier. En faisant de tels ajustements des conditions opératoires, on provoque certainement davantage la rupture des matières réfractaires et leur ouverture en substituants aliphatiques portés sur un ou des cycles restants. Cependant, au même moment, quelques composants de la charge qui 15 sont facilement hydrocraqués (en général ies naphténiques à noyaux polycondensés) sont surcraqués sous les conditions plus dures requises pour ouvrir de plus grandes quantités de substances plus réfractaires du mélange. Cette substance surcraquée réduit le rendement en huile, car en grande partie, elle est trop légère pour s' 20 inclure dans des fractions d'huiles lubrifiantes. D'un autre côté, si les conditions opératoires reposent sur la conversion prédominante des substances non-réfractaires présentes, les matières réfractaires sont sous-craquées,[en conséquence réduisent la quantité de substance à bon I.V. produite par la rupture de cycle des compo-25 sants non-réfractaires. On a trouvé qu'en général, le taux de sur-craquage des substances plus faciles à craquer, dépasse le taux d' ouverture de cycle des substances plus réfractaires, ce qui diminue le rendement global du produit lubrifiant a haut I.V. souhaité, lors des opérations sévères. Naturellement, une partie du surcraqua-30 ge provoque une coupure des molécules en donnant des produits à bas poids moléculaire moins intéressants, tels que l'essence. La présente invention peut être conduite selon l'un ou plusieurs de ses aspects. Par exemple, et de préférence, on peut utiliser un réacteur d'hydrocraquage construit pour présenter plu-35 sieurs conduits d'alimentation séparés allant à divers points intermédiaires du ou des lits de catalyseur de plusieurs lits disposés en série ou pour fournir des moyens multiples pour charger des alimentations séparées à des différents points intermédiaires le long du ou des lits de catalyseur. On commence avec le charge de matière 40 d'hydrocraquage d'huile lubrifiante non raffinée la plus lourde et 69 20471 4 2011293 qui contient la plus grande quantité de composants plus réfractaires, c'est-à-dire d'aromatiques à noyaux polycondensés ; on la charge à la partie supérieure du ou des lits, si bien que les composants plus réfractaires traversent toute la longueur du ou des 5 lits de catalyseur et sont soumis ainsi Iq^lus longtemps aux conditions d'hydrocraquage. Ainsi, comne chaque fraction voisine consécutive de l'alimentation contient peu à peu des composants moins réfractaires, elle est introduite peu à peu à des points plus bas sur le ou les lits de catalyseur, si bien que la fraction des com-10 posants les moins réfractaires traverse la plus courte longueur du ou des lits de catalyseur et est donc soumise le moins longtemps aux conditions d1hydrocraquage. Des fractions d'alimentations renfermant une quantité intermédiaire de composés plus réfractaires doivent traverser une longueur intermédiaire du ou desÀits de cata-15 lyseur et sont ainsi soumises aux conditions d'hydrocraquage pen- s dant un temps intermédiaire, proportionné à leur teneur en aromatiques. En pratique, on dégoudronne la fraction bouillant au-dessus d'environ 540°C, qui ne contient ensuite plus autant de polycycli-ques que la fraction précédente et on change le traitement en con-20 séquence. Au lieu d'établir un plus long temps de séjour, on peut traiter les fractions contenant de plus grandes quantités de poly-cycliques à des températures plus élevées, pour obtenir un craqua-ge suffisant des matières plus réfractaires» Alors qu'en théorie, il n'y a pas de limites pour le 25 nombre des fractions, et les entrées correspondantes dans le ou les lits, il y a, bien sûr, une limite pratique, régie surtout par des facteurs économiques. Dans le cas d'un résidu à spectre relativement large ou d'une charge d'hydrocraquage similaire, c'est-à-dire une charge contenant toutes substances bouillant au-dessus d'environ 30 345°C (avec l'exception, bien sûr, des métaux, asphaltènes, etc., éliminés de façon classique par dégoudronnage de fractions nécessitant cette opération) l'alimentation doit être séparée en au moins trois fractions d'alimentation et introduite en au moins deux points le long du ou des lits de catalyseur. Comme on le comprend 35 facilement, quelques fractions peuvent être associées et chargées ensemble . Par exemple, dans le cas le plus simple et celui qu'on préfère en général, la charge de lubrifiant est séparée en trois fractions r la première fraction bout entre 345 et 470°C environ et de préférence entre 370 et 455cC environ ; la seconde fraction 40 bout entre environ 455 et 540°C et la troisième fraction contient 69 20471 5 2011293 toutes les matières bouillant à environ 540°C au moins et qui ont été dégoudronnées. On apprécie pleinement, en établissant les limites de températures précédentes des fractions, qu'elles peuvent varier un peu en fonction de nombreux facteurs ; cependant la cou-5 pe à 540°C pour le dégoudronnage est particulièrement sujette à des variations d'un grand nombre de degrés. Normalement, la température minimum d'ébullition des produits introduits dans le dégoudron-neur, est de 540°C environ, mais la coupe précise est déterminée par des considérations économiques, reposant sur le fait que le dé-10 goudronnage constitue une dépense qui doit être évitée dans la^e-sure du possible» D'un autre côté, le caractère particulier des huiles brutes et particulièrement l'efficacité d'action ou de résultat de la tour à vide sont peut être encore plus importants. Ainsi que le savent les spécialistes de l'art, le dégoudronnage est ef-15 fectué pour éliminer des métaux, asphaltènes, résines et autres substances indésirables, avant de mettre en oeuvre les fractions sous des conditions dans lesquelles ces indésirables exercent un effet contraire. Ainsi, on doit considérer le limite approximative de 540 °C de la fraction dégoudronnée et la fraction précédente, à laAu-20 mière de cette technologie bien connue» La composition de catalyseur peut être identique ou différente dans les nombreux lits ou zones d'un lit unique ; la composition choisie dépend de la matière de charge qui passe au dessus et des caractéristiques connues de la composition catalyseur parti-25 culière. On peut utiliser tout catalyseur d'hydrocraquage d'huile lubrifiant^ convenant à la fabrication de lubrifiants à IoV» élevé; cependant, on préfère généralement des catalyseurs comme des sulfures d'un métal du groupe VI, colonne de gauche du tableau périodique, mélangés à un métal du groupe du fer» On préfère surtout com-30 me catalyseur, un mélange de sulfure de nickel et de sulfure de tungstène dans un rapport d'ion métallique de 1:1- à 4:1» Les températures peuvent être identiques ou différentes dans tout le lit ou tous les lits.; mais en général, elles se situent entre 345° et 455°C environ et mieux, de façon plus habituel-35 le entre environ 390 et 440°C. La pression partielle d'hydrogène doit être d'au moins 2 environ 105 kg/cm et être plus habituellement supérieure à 175 * 2 jusqu'à 280 kg/cm environ, bien qu'on puisse utiliser des pressions * - 2 partielles d'hydrogène aussi élevées qpe 700 kg/cm environ»SI l'on 40 a prévu des dispositions adéquates lors de la construction de l'apBAD ORIGINAL 69 20471 6 2011293 pareillage, on peut faire varier la pression dans les différents lits de catalyseur. Travailler avec des pressions différentes, dans les divers lits de catalyseur, est plus facile à accomplir soit dans une opération bloquée, soit en utilisant plusieurs réacteurs 5 parallèles, dans lesquels on charge séparément les fractions variées d'alimentation et on récupère séparément les produits, Dans une opération dans laquelle on utilise de nombreux lits de catalyseur en série ou un long lit unique de catalyseur, avec des entrées d'alimentation intermédiaires, on doit prévoii^ 10 lors de la conception du réacteur, l'augmentation do volume de matière traitée dans les dernières étapes. Ceci doit naturellement être compensé de plusieurs façons, par exemple en augmentant la longueur et/ou le diamètre du réacteur proportionnellement au volume accrû à hydrocrequer. 15 II est bien entendu ici que les variables de réaction sont interdépendantes, en particulier la température et la durée de séjour, ou, ainsi qu'il est plus souvent établi, les vitesses d'écoulement» Ceci revêt une importance particulière dans une opération bloquée ou autre, où l'on utilise des réacteurs complète-20 ment séparés. En raison des possibilités offertes par une opération bloquée, des réacteurs parallèles ou autres moyens de traiter des fractions tout à fait séparément, de telles mises en oeuvre ne doivent pas être considérées comme étant des équivalents complets, bien que certainement il y ait quelque équivalence fonctionnelle. 25 Pour être plus précis, la température et la durée de séjour varient en sens inverse pour une charge d'huile donnée si, l'on veut obtenir pratiquement des résultats équivalents. Si l'on élève la température, on doit diminuer le temps de séjour en augmentant les débits d'écoulement, si l'on, peut des résultats prati-30 quement équivalents. Naturellement les spécialistes de l'art peuvent apprécier que la température accélère les vitesses de craqua-ge de façon exponentielle, si bien que, si la température est montée aux tranches supérieures, il faut un plus grand changement incrémental de la durée de séjour pour diminuer son effet, qu51 n' 35 en faudra dans des gammes inférieures de températures. Ainsi, aux tempérgtyres supérieures, on produit parfois un produit d'aromatisa uperieure cité', les autres propriétés étant pratiquement toutes identiques. Ceci s'explique par un équilibre apparent d'hydrogénation-déshydro-génationj' qui est atteint dans les gammes de températures plus éle-40 vées<> Ces données bien comprises, on a pû établir par discussions BAD ORIGINAL 2011293 69 20471 ^ui iz^ la relation inverse qui lie la température à la durée de séjour. L'interaction de température de réaction et de durée de séjour (ou vitesse spatiale) a une importance industrielle considérablement plus grande lorsqu'on l'applique correctement à deux 5 fractions de charges différentes dans une opération bloquée ou à réacteur parallèle, si les courants de produits des différentes fractions ne sont pas mélangées, ainsi qu'ils le sont dans le cas des réacteurs placés en série. C'est pourquoi les fractions plus lourdes contenant davantage de matières réfractaires sont soumises 10 à des conditions plus vigoureuses qui provoquent invariablement un plus grand craquage des molécules plus lourdes en composés à poids moléculaires inférieurs. Cela est vrai, que les conditions vigoureuses consistent en une température accrue ou une durée de réaction plus longue ou en une association des deux facteurs» Alors 15 que les conditions plus sévères produisent une partie de fraction dont le haut poids moléculaire est pratiquement inchangé et l'I.V. est plus élevé, une autre partie de produit provenant de la même fraction présente un poids moléculaire relativement inférieur, à cause du craquage et coupure et un I.V. relativement bas. Une quan-20 tité notable de cette substance de poids moléculaire inférieur présente un poids moléculaire et un point d'ébullition semblables à ceux du produit désiré, non coupé, enrichi à haut IoVa, lorsqu'on charge une fraction de distillât plus légère de l'huile brute et on la traite dans des conditions plus douces. A moins qu'on utili-25 se une opération bloquée ou des réacteurs en parallèle, c^aroduit à faible I0V. et bas poids moléculaire, obtenu à partir de la substance lourde plus réfractaire, est récupéré en mélange avec la substance à I.Vo élevé et poids moléculaire similaire provenant d* une fraction de charge plus légère. Naturellement, cela produit un 30 mélange inséparable de matière légère présentant un I.V. composite compris entre celui du produit de clivage à I»V. faible et celui du produit à I«V. élevé, provenant de la fraction de charge plus légère. L'I.V. composite du mélange peut être si bas qu'il faille recycler le mélange pour augmenter l'I.V. et dans tous les cas, le mé-35 lange présente un I.V. notablement abaissé par rapport à celui du produit à I.V. élevé provenant de la charge plus légère. Lorsqu'on effectue une opération bloquée ou qu'on utilise des réacteurs en parallèle, ces matières peuvent être récupérées séparément et la substance à faible I0V. provenant de la fraction plus lourde, peut, 40 seule si l'on le désire, être recyclée pour accroître son LV, Dans 69 20471 8 2011293 une variante, la matière à faible I.V. peut être vendue séparément par le raffineur pour des utilisations appropriées à ses propriétés et l'on peut récupérer et vendre la substance à I.V. élevé, comme charge de mélange d'huile de graissage à I.V. élevé. Il y a bien 5 sûr toujours quelque diminution de rendement, correspondant à l'augmentation d'I.V. dans toute opération d'hydrocraquage, en raison du clivage par craquages. Cependant, lorsqu'on effectue l'opération bloquée, on utilise des réacteurs en parallèle selon l'invention, il y a une grande souplesse ervfce qui concerne la distribution de 10 produit de charges de viscosité souhaitée, avec un I.V. élevé à cause du phénomène de clivage par craquage. Ceci est obtenu de plusieurs façons; par exemple, on peut réduire en quantité toute fraction présente en excès, en ajustant des conditions de mise en oeuvre ou en la recyclant d'une façon appropriée à son caractère réfrac-15 taire, pour réduire son rendement par clivage par craquage et produire ainsi une quantité correspondante de produit à poids moléculaire inférieur et avec un I.Vo relativement bas. Le produit à poids moléculaire inférieur peut ensuite être amélioré pour avoir un I.V. supérieur en repassant sous des conditions qui sont plus fa- 20 vorables à l'amélioration de qualité qu'au clivage par craquage. retraitement Tout/Tsaqxaaœsg&. peut être effectué facilement en recyclant la matière en une opération continue. Les différences discutées plus haut seront mieux comprises après lecture des exemples d'illustration et de l'aspect de la distribution de produit, en particulier dans 1* 25 exemple 2. EXEMPLE 1 PourÀieux expliquer l'invention, cet exemple est décrit en référence avec le diagramme de la figure 1. Un résidu de charge d'hydrocraquage convenable, bouillant au delà d'environ 345°C, est 30 divisé en trois fractions et introduit dans trois réservoirs distincts. Le réservoir N° 1 renferme la substance bouillant entre 345° et 455°C environ. Le réservoir n° 2 contient la substance bouijt lant entre environ 455° et 540°C„ Le réservoir N° 3 contient la matière bouillant à environ 540°C et au-dessus et incluant asphaltènes 35 et similaires, normalement présents dans ces fractions lourdes. La matière du réservoir N° 3 est d'abord chargée dans le dégoudron-neur 4 par le tuyau 3 et le produit dégoudronné est introduit par le tuyau 5 dans la conduite de raccordement 9 et dans l'hydrocra-queur N° 2, qui est le réacteur du milieu des trois réacteurs d'hy-40 drocraquage placés en série. Ce réacteur (ainsi que tous les autres) 69 20471 9 2011293 contient un lit de catalyseur comprenant un mélange de sulfure de nickel et de sulfure de tungstène ( le rapport des métaux étant d' environ 4:1 respectivement) sur un support d'alumine. La température est maintenue à environ 410°C et la pression partielle d'hy-5 drogène est fixée à environ 175 kg/cm , cette dernière étant maintenue par des additions d'hydrogène introduit par le tuyau 7. La substance du réservoir N° 2 est chargée par le tuyau 2 dans le premier hydrocraqueur (N° 3) dans lequel la température est maintenue à environ 410°C et là pression partielle d'hydrogène 10 est fixée à environ 175 kg/çm , grâfce à des additions d'hydrogène par le tuyau 7. La fraction d'alimentation introduite est passée sur un catalyseur semblable a celui de 1'hydrocraqueur N° 2 aux conditions précédentes ; ce qui sort du réacteur est chargé par la conduite de raccordement 9 dans 1'hydrocraqueur N° 2, mélangé 15 a l'huile dégoudronnée provenant du réservoir 3 et traité en même temps. La substance provenant du réservoir N° 1 est chargée par le tuyau 1 dans la conduite de raccord 10, mélangée dedans avec ce qui vient de 1*hydrocraqueur N° 2 et passée sur un cata-20 lyseur de sulfure de nickel-sulfure de tungstène, à environ 400°C et sous une pression partielle d'hydrogène d'environ 175 kg/cm , maintenue par l'addition d'hydrogène par le tuyau 6. Ce^ui sort de 1'hydrocraqueur N° 1 traverse le tuyau 11 pour atteindre la tour 12 de fractionnement où l'on sépare les gaz et autres substances 25 très légères et l'on fractionne l'huile hydrocraquée en : Neutral 100, Neutral 200, Neutral 500 et des fractions de charge Bright, de viscosités respectives types, mais à I.V. élevé de l'ordre de 105 à 116. EXEMPLE 2 30 Cet exemple est décrit en référence avec le diagramme de la figure 2, pour mieux scpliquer la mise en oeuvre de réacteurs en parallèle et la variation de la distribution des produits obtenus par recyclage. De même que dans l'exemple 1, on sépare en trois fractions un résidu de charge d'hydrocraquage convenable, bouillant 35 au-dessus de 345°C environ et celles-ci sont introduites dans des réservoirs séparés. Le réservoir N° 1 contient la substance bouillant entre 345° et 455°C environ. Le réservoir N° 2 renferme la matière bouillant entre 455° et 540°C environ» Le réservoir N°3 contient la substance bouillant à environ 540PC et plus, et incluant 40 des asphaltènes et similaires, normalement présents dans ces frac 10 201 1293 69 20471 tions lourdes. La substance du réservoir N° 3 est d'abord chargée par le tuyau 3 dans le dégoudronneur 4 et le produit dégoudronné est introduit par le tuyau 5 dans 1'hydrocraqueur N° 2, qui est l'un 5 des trois hydrocraqueurs distincts. Tous ces réacteurs renferment un lit de catalyseur comprenant un mélange de sulfure de nickel et de sulfure de tungstène (le rapport des métaux étant 4:1 environ, respectivement) sur support d'alumine. La température du réacteur N° 2 est maintenue à environ 400°C et la pression partielle d'hy- 2, 10 drogène à environ 175 kg/cm , cette dernière étant maintenue par des additions d'hydrogène par le tuyau 6. Ce qui sort de ^hydrocraqueur N° 2 est introduit par le tuyau 7 dans le fractionneur N° 2, où les produits de 1'hydrocraquage sont fractionnés en 4 fractions : c'est-à-dire : Neutral 100, Neutral 200, Neutral 500 et 15 Charge Bright. La matière plus légère, voisine de Neutral 100, avec un I.V. d'environ ^5 est introduite par le tuyau 8, dans le tuyau 1, qui est le tuyau d'alimentation à 1'hydrocraqueur N° 1 pour amélioration de l'I.V. Ce dernier aspect nécessite quelques commentaires incitant à la prudence. En mélangeant -la substance légère pro-20 venant de 1'hydrocraqueur N° 2, on obtient souvent une substance dont l'I.V. est inférieur à celui de la matière venant du réservoir N° 1 et il en résulte un mélange à I.V. composite inférieur à celui du produit du réservoir 1 seul* En conséquence, dans certains cas, l'utilisateur préférera récupérer la matière dans le tuyau 8 et en 25 disposer d'une autre manière0 Des gaz et des matières très légères sont soutirés par le tuyau 9. La matière venant du réservoir N° 1 est chargée par le tuyau 1, dans l'hydrocraqueur N° 1 ^est mélangée dans ce tuyau 1 avec la fraction légère séparée sortant de 1'hydrocraqueur N° 2 ; 30 elle passe sur un catalyseur semblable à celui de l1hydrocraqueur N° 2, à une température d'environ 398°C et sous une pression par— O tielle d'hydrogène d'environ 175 kg/cm , maintenue par additions d'hydrogène par le tuyau 10. Ce qui sort de 1'hydrocraqueur N° 1 emprunte le tuyau 11 jusqu'au fractionneur N° 1 où l'on sépare les 35 gaz et les matières très légères et les évacue par le tuyau 12 et où l'on fractionne l'huile hydrocraquée en une fraction très légère, trop légère pour convenir à une charge de mélange d'huile de graissage et en une charge plus lourde ayant le point d'ébulli-tion et la viscosité types d'un Neutral 100, mais présentnt un I.V. 40 de l'ordre de 105, ce qui le rend convenable comme charge de mélan- 69 20471 n 2011293 ge d'huile de graissage. Il se forme aussi une petite quantité de Neutral 200 d'I.V. de 115 ; on la récupère ici. La matière venant du réservoir N°2 est introduite par le tuyau 2 dans 1'hydrocraqueur distinct N° 3 où la température 5 est maintenue à environ 400°C et la^ression partielle d'hydrogène 2 à environ 175 kg/cm par addition d'hydrogène par le tuyau 13 ; la matière est envoyée sur un catalyseur semblable à celui de l'hydro-craqueur N° 2. Ce qui sort du réacteur N° 3 emprunte le tuyau 14 vers le fractionneur N° 3, où il est fractionné en une fraction lé-10 gère semblable du point de vue point d'ébullition et viscosité, au résidu dégoudronné chargé dans 1*hydrocraqueur N° 2 et cette substance est introduite par le tuyau 15, dans le tuyau 5 d'alimentation du réacteur N° 2, pour améliorer son I.V. Ce qui sort du réacteur N° 3 est aussi fractionné en deux fractions qui ont les 15 points d'ébullition et viscosité types des distillats N° 2 et N° 4 respectivement et qui conviennent parfaitement comme charges de lubrifiant à I.V» élevé. Dans cet exemple, ces résultats sont obtenus en utilisant une vitesse spatiale (c'est-à-dire des volumes liquides dfa-20 limentation par volume de catalyseur par heure) d'environ 0,5 dans les trois hydrocraqueurs. Cependant, la vitesse spatiale peut varier dans une large mesure, mais habituellement, elle est comprise entre environ 0,1 et 4. Dans la plupart des cas, il est préférable de travailler avec des vitesses spatiales comprises entre environ 25 0,25 et 1,5, 69 20471 12 2011293 REVENDICATIONS 1. Dans un procédé d*hydrocraquage de charges d'huile lubrifiante en huile lubrifiante à indice de viscosité (I.V.) élevé, dans lequel une charge de matière d'huile lubrifiante convenable pour 1*hydrocraquage est hydrocraquée sur un catalyseur d'hydro-craquage, entre environ 345° et 470°C et soustane pression par-tielle d'hydrogène d'au moins environ 105 kg/cm , l'amélioration qui consiste à fractionner la charge en plusieurs fractions appropriées à la gamme d'ébullitiorv&e la charge et à soumettre chacune à des conditions d*hydrocraquage appropriées à la gamme d'ébullition respective de la fraction. 2o Procédé d'hydrocraquage selon la revendication 1, dans lequel la charge d'hydrocraquage bout au-dessus de 345°C environ et est un distillât sous vide non comprimé, une huile brute réduite dégoudronnée, un résidu dégoudronné comprimé, un résidu dégoudronné nojp comprimé ou leurs mélanges. 3. Procédé d'hydrocraquage selon la revendication 1, où le cataly seur d*hydrocraquage est"au moins un sulfure d'un métal du groupe VI, colonne de gauche et un métal du groupe du fer. 4. Procédé d*hydrocraquage selon la revendication 3, où l'on frac tionne la charge en trois fractions bouillant dans les tranches . approximatives d'environ 345° à 455°C, 455° à 540°C et matière dégoudronnée bouillant au-dessus de 540°C. 5. Procédé d'hydrocraquage suivant la revendication 4, où l'on main- tient au moins une pression partielle d'hydrogène de 175 kg/cra environ. 6. Procédé d'hydrocraquage suivant la revendication 5, où l'on uti lise une température comprise entre environ 3S0° et 440°Co 7. Procédé d'hydrocraquage suivant la revendication 6, où l'on main tient une pression partielle d'hydrogène d'environ 175 à.280 kg/cm^. 8. Procédé d'hydrocraquage suivant la revendication 7, où le cata lyseur d'hydrocraquage est un mélange de sulfures d'un métal du groupe VI, colonne de gauche, et d'un métal du groupe du fer. 9. Procédé d'hydrocraquage selon la revendication 8, où le cataly seur est un mélange de sulfure de nickel et de sulfure de tungstène, dans un rapport d'ion métal de 1 s 1 à 4:1. 10. Procédé d*hydrocraquage selon la revendication 9, où chacune des fractions de charge d'hydrocraquage est hydrocraquée complètement séparément et récupérée séparément des autres fractions. 69 20471 13 2011293 11® Procédé d1hydrocraquage selon la revendicaton 10, où chacune des fractions de charge d1hydrocraquage est introduite dans un réacteur d'hydrocraquage distinct d'un ensemble de réacteurs d'hydrocraquage, dont le nombre est égal à celui des fractions, et les produits de chaque réacteur sont fractionnés pour donner une fraction pratiquement non modifiée en poids moléculaire, mais à I.V. plus élevé et une fraction a poids moléculaire nettement changé et à faible I.V.; cette dernière ' fraction à faible I.V. est hydrocraquée à nouveau, pour augmenter son I.V. 12. Procédé d'hydrocraquage selon la revendication 11, dans lequel on recombine lé fraction produite a faible I.V., avec une fraction neuve de charge d'hydrocraquage, qui lui est le plus semblable du point de vue poids moléculaire et viscosité, et ensuite lqfc>roduit à faible I.V. est hydrocraqué avec cette fraction.