L'invention, étudiée dans le cadre du Département MTI de la Société des Produits Industriels INTI, concerne des perfectionnements aux relais électromagnétiques et se rapporte, plus particulièrement, aux relais électromagnétiques de faibles dimensions dont les éléments de commande et de commutation sont disposés dans un capot. De tels relais sont largement connus et utilisés dans de nombreux secteurs de l'industrie où sont requises des fonctions de commutation. Ces relais sont généralement constitués par une embase en matériau isolant qui assure le logement des broches de raccordement et des lames de contact et qui sert également de support aux éléments constitutifs du relais même, ctest-à-dire à la culasse, à la bobine2 à l'armature et aux lames de contact mobiles. Un capot est également prévu pour protéger les éléments électromagnétiques et les contacts du relais de la poussière et autres agents extérieurs. Ces relais sont destinés à astre montés, souvent par embrochage, sur des socles qui sont eux-memes fixés sur des panneaux ou des barreaux jouant le raite de supports. Dans certains cas d'application de tels relais, il arrive que iton soit amené à faire exécuter au relais sa fonction de com utation sans 1'exciter electromagnétiquement ; c'est ce qui se produit lorsque, par exemple, on contre une installation avant sa mise en service, ou bien lorsqu'on essaie certains circuits lors de la recherche d'un défaut, ou encore quand on procède à la vérification de circuits particuliers. Pour que le relais exécute sa fonction de commutation sans être alimenté,il faut pouvoir agir sur ses lames mobiles ou, plus exactement, sur les pièces mobiles qui les commandent telles que 1 t armature. Etant donné qutil est hors de question de retirer le capot pour manoeuvrer les pièces mobiles du relais en raison des risques, entre autres, de déréglage et de contact accidentel avec le courant pour l'opérateur, certains fabricants ont prévu une ouverture dans embase du relais qui permet l'introduction d'un élément approprié de matériau isolant pour agir sur l'armature.Mais il est certain qutun tel élément ntest pas toujours à disposition lorsque l'on en a besoin puisqu'il ntest pas monté à demeure sur le relais, un tel élément devant d'ailleurs avoir des caractéristiques spécifiques puisqu'il doit pouvoir astre introduit dans l'ouverture de faibles dimensions pratiquée dans embase et astre suffisamment rigide afin de pouvoir agir sur l'armature du relais. Dans d'autres fabrications, un bouton-poussoir est monté sur le relais mais il est généralement volumineux et de dimensions incompatibles avec celles des relais miniatures L'invention pallie ces invonvénients et a pour objet un relais comportant un dispositif simple, économique, isolant, de faibles dimensions, monté à demeure sur le relais, permettant d'agir à la manière d'un poussoir sur les pièces commandant les lames mobiles. Selon l'invention, un tel poussoir se loge dans le capot du relais. I1 comporte une partie centrale en forme de languette dont une extrémité est associée à deux branches symétriques en forme de "S" ce qui leur confère une certaine élasticité, l'autre extrémité servant à la manoeuvre du poussoir passant à travers une ouverture du capot de façon à faire saillie à l'extérieur du relais. Les branches en forme de "S" se terminent par des totons qui se logent respectivement dans des ouvertures appropriées du capot et assurent ainsi le maintien du poussoir.Dans sa position de repos, les branches en "S" de ce dernier sont légèrement comprimées de sorte qutelles exercent, en permanence, sur l'extré- mité de la languette à laquelle elles sont associées une force qui en repousse l'autre extrémité hors du capot. Un épaulement de la languette détermine, en venant en butée contre la paroi interne du capot, la longueur de la partie de cette languette qui est extérieure au capot. Le poussoir comporte également un bossage dont la partie en biseau agit progressivement, lors de la manoeuvre du dispositif, sur les pièces du relais qui commandent le déplacement des lames mobiles. Ainsi, lorsquton exerce une force sur la partie de la languette extérieure au relais, on repousse celle-ci vers rieur du capot et ce mouvement se traduit, d'une part, par une déformation élastique des branches en forme de "S" et, d'autre part, par le déplacement du bossage dont la partie en biseau agit sur le support isolant des lames mobiles pour qurelles rompent leurs contacts de repos et établissent leurs contacts de travail. Dès que l'on cesse dtexercer ladite force sur la partie de la languette extérieure au capot, les branches en forme de "S" qui ont été déformées élastiquement reprennent leur forme initiale. De ce fait, elles repoussent la languette vers l'extérieur du relais tandis que le bossage qui lui est associé effectue le meme mouvement et libère progressivement le support des lames mobiles de sorte que celles-ci reviennent dans leur condition initiale de repos. Lrinvention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent - la figure 1, une vue schématique des éléments constituant un relais de type embrochable d'un modèle connu - la figure 2, une vue schématique des éléments constituant un relais de type embrochable utilisant le poussoir faisant liobjet de l'invention - la figure 3, une vue en perspective d'une face du poussoir de l'invention ;; - la figure 4, une vue en perspective de l'autre face du poussoir de l'invention - la figure 5, une vue en plan du poussoir de l'invention - la figure 6, une vue du poussoir dans la position qu'il occupe dans le capot du relais lorsqutil n'est pas manoeuvré - la figure 7, une vue du poussoir dans la position quril occupe dans le capot du relais après qutil ait été manoeuvre. On va commencer la description en se reportant tout d'abord à la figure 1 qui représente, de manière schématique, la disposition des différents éléments constituant un relais électromagnétique de type embrochable d'un modèle déjà connu. Ce relais est essentiellement constitué d'une embase 1 en matériau isolant qui assure le logement d'électrodes contactées telles que ? et 3 et d'électrodes de raccordement telles 4, 5 et 6 ; cette embase sert également de support à la culasse 7 sur laquelle sont montées la bobine 8 et I'armature 9, cette dernière étant associée à un ensemble de lames de contact mobiles 10 par l'intermédiaire d'une barrette isolante 11. On notera que les lames mobiles 10 sont reliées aux électrodes de raccordement 4, 5 et 6 par des liaisons qui n'ont pas été représentées sur figure. Un capot 12 en matière plastique protège de la poussière l'ensemble des éléments électromagnétiques et les contacts du relais. Le r81e de ce relais consiste, de façon tout à fait classique, à rompre les contacts de repos établis entre les lames 10 et les électrodes 2 correspondantes et de fermer les contacts de travail entre ces mimes lames 10 et les électrodes 3 correspondantes lorsque la bobine 8 est parcourue par un courant électrique. Cependant, comme on l'a vu précédemment, il peut y avoir des cas d'utilisation où l'on ait besoin de manoeuvrer l'ensemble des lames de contact 10 sans que le bobine 8 soit alimentée. Pour ce faire, l'invention a prévu d'agir sur cet ensemble de lames au moyen d'un poussoir monté dans le capot du relais, comme indiqué schématiquement par la figure 2. Ce poussoir isolant 13, représenté sur cette figure en position de repos, peut entre manoeuvré dans la direction de la flèche 14 lorsquton applique une force orientée dans cette direction sur 1'extrémité libre de la languette 15. Au cours du mouvement effectué par le poussoir 13 > la face biseautée 16 de la partie 17, en forme de coin, vient buter contre la barrette isolante 11 ; puis, le déplacement du poussoir se poursuivant, la face biseautée glisse progressivement sur le bord arrondi de la barrette Il de sorte que, celle-ci étant solidaire de l'armature 9, ladite armature se rapproche du noyau de la bobine 8 en entratnant dans son mouvement i t ensemble de lames 10 pour lui faire finalement établir les contacts correspondants avec les électrodes 3. Un tel poussoir est représenté sur la figure 3 dans la position qutil occupe sur la figure 2 et l'on roconnatt la languette 15 qui masque partiellement la partie en forme de coin 17. Sur la figure 4, le poussoir de la figure 3 a été retourné sens dessus dessous afin de rendre plus visible, d'une part, cette partie en forme de coin 17 qui est disposée au milieu de la languette 15, selon l'axe longitudinal de cette dernière et, d'autre part, la face en biseau 16. Le reste des parties constituant le poussoir se présente sous la forme générale d'une double lyre comme on peut le voir plus facilement en se reportant à la figure 5 qui est une vue en plan du poussoir de la figure 3. On remarquera que chaque branche de cette double lyre se termine, du cote de son extrémité libre, par un toton 18 ou 18' dont le relue sera mieux compris en se reportant aux figures 6 et 7. Sur ces figures, on retrouve le capot 12 de la figure 1, l'épaisseur de ce capot étant indiquée par des lignes en pointillé. Le capot 12 comporte trois ouvertures : deux ouvertures symétriques 19 et 19' destinées à emprisonner les totons 18 et 18' (figure 5), une troisième ouverture permettant le passage et le coulissement de la languette 15 (figures 3 et 4). Une telle disposition desdites ouvertures et la forme du poussoir déterminent un montage et un fonctionnement particulièrement simples qui ne font appel à aucun autre moyen intermédiaire. En effet, pour mettre en place le poussoir dans le capot 12 du relais, il suffit d'introduire ce poussoir en réduisant légèrement l'envergure de la double lyre en exerçant sur les totons 18 et 18' une force tendant à les rapprocher l'un vers l'autre. On notera d'ailleurs que ces totons présentent des arrondis 20 et 20' qui facilitent l'introduction dans le capot. Après que la languette 15 se soit engagée dans son ouverture, ltépaulement 21 (figures 3, 4 et 5) vient buter contre la paroi interne du capot (figure 6) tandis que les totons 18 et 18' pénètrent dans les ouvertures 19 et t9t. Le poussoir est ainsi dans sa position normale, c'est-à-dire dans la position comme représenté par la figure 2 dans laquelle il n'actionne pas l'ensemble de lames mobiles 10.Par rapport à la figure 5, on peut remarquer que les branches de la double lyre de la figure 6 sont légèrement comprimées ce qui renforce la fiabilité de l'accrochage des totons 18 et 18' dans leur ouverture respective en raison de la pression constante exercée contre les parois du capot 12 par lesdites branches du fait de leurs caractéristiques élastiques. Le démontage d'un poussoir est également particulièrement simple puisqu'il suffit de comprimer suffisamment les branches de la double lyre pour que les totons 18 et 18' se retirent des ouvertures 19 et 19' et glissent sur les parois internes du capot. Lorsque l'on agit sur la languette t5 du poussoir dans la direction de la flèche 22 (figure 6), on a vu, lors de la description de la figure 2, comment la partie en coin 17 vient agir sur la barrette isolante 11 de l'armature. En fin de course, le poussoir se trouvez dans la position illustrée par la figure 7. Sur cette figure, on voit que la languette 15 est totalement à l'intérieur du capot - à l'épaisseur près du matériau du capot et que, comme les totons 18 et 18' sont ancrés dans les ouvertures 19 et 19', ce sont les branches de la double lyre du poussoir qui ont subi une déformation du fait de leurs propriétés élastiques. On peut noter que, dans cette position du poussoir, les arêtes 23 et 23' (figure 5) servent de points de rotation aux totons 18 et 18' sur l'arête correspondante de l'ouverture 19 ou 19'. Si l'on cesse d'appliquer au poussoir la force exercée dans la direction indiquée par la flèche 22 (figure 6), les branches en double lyre qui sont dans la position déformée de la figure 7 tendent à revenir dans la position normale qutelles ont sur la figure 6 en raison de leur réponse élastique.Elles repoussent donc la languette 15 vers ltextérieur du capot jusqutà ce que ltépaulement 21 vienne buter contre la paroi interne 24 du capot comme illustré par la figure 6. I1 va de soi que, dans le même temps, la partie en forme de coin 17 revient dans la position quelle occupe sur la figure 2 de sorte quelle n'agit plus sur la barrette tl, l'armature 9 reprenant la position de cette même figure 2 sous l'action d'un ressort de rappel non représenté. Les contacts de travail établis entre les lames 10 et les électrodes 3 lors de la manoeuvre du poussoir sont rompus et les contacts de repos entre lesdites lames et les électrodes 2 sont rétablis. Il est bien évident que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être réalisées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Perfectionnements aux relais électromagnétiques dans lesquels une embase de matériau isolant assure la fixation d'électrodes contactées et d'électrodes de raccordement et sert de support, d'une part, à la culasse sur laquelle sont montées la bobine, l'armature et les lames de contact mobiles et, d'autre part, à un capot de protection, un dispositif à réponse élastique étant prévu pour agir, lorsqu'il est manoeuvré, sur les pièces mobiles du relais commandant le déplacement desdites lames mobiles de telle sorte que l'on puisse faire fonctionner les contacts du relais sans exciter la bobine, perfectionnements caractérisés par le fait que ledit dispositif est réalisé en une seule pièce comportant les moyens destinés à lui fournir ses propriétés élastiques, les moyens assurant son montage et sa manoeuvre et les moyens lui permettant d'agir sur lesdites pièces mobiles du relais. 2. Perfectionnements aux relais électromagnétiques conformes à la première revendication caractérisés par le fait que ledit dispositif comporte une partie centrale en forme de languette dont une extrémité est associée à deux branches symétriques conférant l'élasticité dudit dispositif, les parties extrêmes desdites branches comportant des totons permettant le montage du dispositif dans le capot du relais, ladite languette, dont l'autre extrémité sert à sa manoeuvre, comprenant un bossage permettant dtagir, lors de la manoeuvre dudit dispositif, sur les pièces du relais qui commandent le déplacement des lames mobiles, un épaulement étant prévu sur la partie servant à la manoeuvre de la languette pour venir en butée contre la paroi interne du capot et déterminer la position de repos du dispositif lorsqutil est monté dans le capot. 3. Perfectionnements aux relais électromagnétiques conformes à la deuxième revendication caractérisés par le fait que lesdites branches symétriques ont chacune une forme générale de "S". 4. Perfectionnements aux relais électromagnétiques conformes à la deuxième revendication caractérisés par le fait que ledit bossage a une forme générale de coin, la partie en biseau permettant dtagir progressivement, lors de la manoeuvre dudit dispositif, sur les pièces du relais qui commandent le déplacement des lames mobiles et de rompre ainsi les contacts de repos du relais et d'établir ses contacts de travail. 5 Perfectionnements aux relais électromagnétiques conformes aux revendications 1 à 4, prises dans leur ensemble, caractérisés par le fait que le capot du relais prévoit deux ouvertures pour loger les totons des extrémités des branches en forme de S et une autre ouverture pour permettre l'introduetion et le coulissement de l'extrémité de la languette servant à la manoeuvre dudit dispositif, lsemplacement des deux premières ouvertures dans le capot étant prévu pour que les branches en forme de "S" se trouvent, en condition de repos dudit dispositif, légèrement comprimées et exercent, en permanence, sur ltextrémité de la languette à laquelle elles sont associées une forme qui en repousse l'autre extrémité à travers ladite autre ouverture du capot de telle sorte qutelle fasse saillie par rapport au capot et puisse être accessible de ltextérieur du relais, la longueur de la partie de la languette extérieure au capot étant déterminée par l'épaulement qu'elle comporte et qui vient en butée contre la paroi interne du capot, une telle disposition permettant qu'en exerçant une force sur ladite partie extérieure de la languette, on repousse celle-ci vers l'intérieur du capot, un tel mouvement entrarnant, d'une part, une déformation élastique des branches en forme générale de "S" et, d'autre part, le déplacement du bossage en forme générale de coin de sorte que sa partie en biseau agisse sur le support isolant deslames mobiles pour quelles rompent leurs contacts de repos et établissent les contacts de travail, le fait de cesser dtexercer ladite force sur la partie de la languette extérieure au capot permettant auxdites branches en "st déformées élastiquement de reprendre leur forme initiale et, ainsi, de repousser automatiquement la languette vers l'extérieur du relais à travers l'ouverture du capot prévue à cet effet, le bossage en forme de coin effectuant le m8me mouvement et, de ce fait, libérant ledit support isolant des lames mobiles qui reviennent établir leurs contacts de repos. 6. Perfectionnements aux relais électromagnétiques conformes aux revendications t à 5, prises dans leur ensemble, caractérisés par le fait que ledit dispositif est constitué par une seule pièce en matériau isolant.