Lors de la combustion de matières organiques halogénées ou sulfurées, les gaz de combustion renferment du gaz halogénhydrique ou du dioxyde de soufre que lton peut, au moyen d'équipements appropriés, extraire des gaz de combustion pour épurer -ceux-ci. La teneur maximale admissible en gaz halogénhydrique ou en dioxyde de soufre des gaz de combustion rejetés dans l'atmosphère est en général conditionnée par des reglements locaux (tolérances d'émission permises). En raison des gros volumes des gaz de combustion et des concentrations relativement faibles de leurs composants à extraire, l'épuration des gaz de combustion n'est possible qu'au moyen as équipements relativement complexes et coûteux~ A ceci s'ajouts que, si lton emploie le procédé usuel par voie humide pour ltépuration des gaz de combustion, des problèmes df évacuation d'eaux usées se posent, qu'une dépense notable est entraînée par la nécessité d'un contrôle continu et que les possibilités d'adaptation de la régéné ration aux différentes compositions possibles des déchets sont dans limitées.Toutes ces raisons font qu'une récupération efficace/des déchets à composants halogénés ou sulfurés n1 est pratiquement possible actuellement que dans de grosses installations. Pour résoudre les problèmes ainsi posés, on n'a pas manqué de propositions, qu'il s'agisse -par exemple de tri approprié des déchets, de traitementsen vue de réutilisation (par recyclage), de destruction par décomposition bactérienne ou pyrolytique pour l'obtention de matières premieres réutilisables, etc. Mais toutes ces propositions ne peuvent être mise en oeuvre économiquement, si meme cette mise en oeuvre est envisageable,qulà l'échelle de grosses installations industrielles. Pour un grand nombre d'entreprises petites et moyennes, de production ou de transformation, en particulier de la branche des matières plastiques et du caoutchouc, ou encore pour des installations, petites et moyennes, d'élimination de déchets ou ordures, le traitement de matières organiques à composants halogénés ou sulftirés, telles que chlorure de polyvinyle, caoutchouc, résidus de raffinage, etc, pose des problèmes n'ayant pas trouvé Jusqu'ici de solutions satisfaisantes o Les recherches ayant conduit à la présente inwention ont montré que la complexité nécessairement entraînée par l'épuration des gaz produits, lors da traitement de déchets à composants halogénés ou sulfurés, pouvait être notablement réduite, si l'on soumettait ces déchets à une décomposition pyrolytique en elle-meme connue, c'est-à-dire à une décomposition thermique conduite à l'abri de l'oxygène, sil'on traitait les gaz de pyrolyse - donc à des volumes beaucoup plus faibles que dans le cas de combustion directe - de façon à en extraire les composants halogénés ou sulfurés, et sillon ne brûleitlesgaz qu'une fois ce traitement effectué. En 11 état actuel de la technique, les températures de pyrolyse à appliquer au traitement de déchets se situent le plus souvent dans la gamme de 700 à 12000C, ce qui exige des instaliations relativement coflteuses et(ou) des équipements supplémentaires de chauffage. On a eu la surprise de constater que, déjà à des températures inférieures à 50000, par exemple ne dépassant pas 4800C et de préférence dans l'intervalle de 250 à 4500C, on pouvait obtenir, pour le plus grand nombre des natures de déchets à composants halogénés ou sulfurés se présentant pratiquement, une pyrolyse suffisante, la durée courante de cette pyrolyse étant inférieure à 10 heures. Par le procédé suivant l'invention, cette pyrolyse a lieu sous une pression créée par elle, supérieure à l'atmosphérique. Lasurpression correspondante se situe dans l'intervalle de 1 à 20 mm d'eau. Le procédé suivant l'invention permet le traitement économique de débits extrêmement faibles (1 à 100 kg par jour), faibles (100 à 500 kg par jour) et moyens (500 à 5000 kg par jour) de déchets organiques à composants halogénés et (ou) sulfurés. Un équipement suivant l'invention se caractérise en ce qu'il comprend une chambre de réception et de décomposition pyrolytique des déchets, de préférence ne présentant pratiquement pas de possibilités d!entrées d'air, une chambre de réaction pour l'extraction des composants halogénés et(ou) sulfurés des gaz de pyrolyse, enfin un brûleur permettant de brûler les gaz de pyrolyse ainsi épurés. Le procédé suivant l'invention convient tout particulièrement au traitement de déchets industriels d'entreprises utilisant des matières plastiques et (ou) du caoutchouc, par exemple en vue de la destruction ou de la régénération ou de la récupération de supports revêtus de matières plastiques halogénées. On peut citer, comme exemples de supports, des matières organiques comme le papier ou des matières inorganiques couine les métaux, les céramiques, etc. Le procédé convient en particulier à la récupération de supports métalliques, par exemple de carcasses en fer munies ou revêtues de matières plastiques, telles que chlorure de polyvinyle, qu'il s'agisse de carcasses de chaises, de corbeilles ou d'autres objets analogues d'usage courant. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de plusieurs formes de réalisation et à lI examen des dessins annexés correspondants, dans lesquels - la Fig. 1 est un diagranine des étapes successives du procédé suivant l'invention ; - la Fig. 2 est une vue en coupe schématique d'une chambre indépendante de pyrolyse ; - la Fig. 3 est une vue en coupe schématique d'une chambre indépendante de réaction pour l'extraction sélective de composants halogénés ou sulfurés à partir des gaz de pyrolyse ; - la Fig. 4 est une vue en coupe schématique d'un équipement combiné comprenant côte à côte une chambre de pyrolyse et une chambre de réaction. Dans une étape (1) du schéma de procédé représenté à la Fig. i, les déchets organiques à brûler sont tout d'abord soumis à pyrolyse, c'est-à-dfre décomposés par échauffement, en atmosphère privée complètement ou non d'oxygène, à des températures entraînant décomposition de ces matières, et même à des températures plus 6levées, mais non au-dessus d' environ 500'C. il est indiqué que les températures de pyrolyse retenues soient choisies de façon que les produits obtenus ne présentent que peu ou pas du tout de phase liquide, mais uniquement une phase gazeuse et des résidus solides. Les températures de pyrolyse préférées se situent entre 230 et480iC. La pyrolyse peut se faire de façon discontinue (par fournées) ou continue et, si on le veut, en plusieurs étages ou en plusieurs zones de températures croissantes échelonnées; par exemple, le premier étage (ou zone) de#pyrolyse peut travailler à des températures allant Jusqu'à environ 300 C et la température dans une) ou plusieurs des étages ou zones suivant(e)s monter jusqu'à environ 480#C (postéchauffement). il est indiqué à 1' étape (1) de travailler de façon à éviter une accummlation non contrôlée de matières fondues, ce qui peut être obtenu par un tassement convenable et(ou) une régulation appropriée de la température à l'étage ou dans la zone correspondant(e) L'énergie thermique nécessaire à la pyrolyse peut pratiquement être fournie par un moyen quelconque. La chambre (ou zone) de pyrolyse peut par exemple être chauffée électriquement, au flel-oil ou au gaz. Gomme on Il a déjà précisé, le chauffage doit avoir lieu à l'abri de l'oxygène de l'air.De préférence, l'apport d'énergie thermique est réglé en permanence à partir d'un ou de plusieurs paramètres caractéristiques, par exemple de la pression créée par les gas de pyrolyse ou de celle régnant dans la chambre de pyrolyse. La surpression par rapport à l'atmosphère peut, par exemple, autre de 1 à 20 mm d'eau ou davantage. Comme lemontre schématiquement la Fig. 1, on amène les déchets 11 à 11 étape (1) et on les décompose par un apport d'énergie thermique pour former des gaz de pyrolyse 13 et, le cas échéant, des résidus solides de pyrolyse 12. Ces gaz de pyrolyse arrivent à étape suivante (2) en vue d'une extraction sélective, et de préférence pratiquement totale, des composants halogénés ou sulfurés de ces gaz de pyrolyse. Le but de ce traitement est de réduire la teneur en gaz halogénhydrique ou en dioxyde de soufre des gaz produits par la combustion consécutive de à lys à l'étape (3), ou tout au moins de réduire suffisamment la teneur de ces gaz de combustion en composés halogénés ou sulfurés pour aboutir, dans chaque cas particulier, à des valeurs admissibles, et cela par le traitement de volumes de gaz qui ne représentent qu'une fraction faible des volumes gazeux que donnerait une combustion complète immédiate. C'est ainsi, par exemple, que 1 kg de chlorure de polyvinyle donne par combustion à l'air environ 8000 à 16000 litres de gaz, mais par pyrolyse à l'abri de l'oxygène environ 200 à 400 litres seulement. Donc, dans ce cas, le volume des gaz de pyrolyse ne représente qu'environ 2,5 à 5 % du volume des gaz de combustion directe, mais il renferme de 20 à 40 fois plus de composés chlorés, en particulier de gaz chlorhydrique.L'extraction sélective des composés halogénés ou sulfurés à 11 étape (2), $partir des gaz de pyrolyse, a donc des avantages très importants par rapport à la combustion directe et à l'épuration consécutive des gaz produits par cette combustion directe, en raison de la différence des volumes gazeux à traiter, ainsique de laconcentration des compo- sants à extraire. Le traitement sélectif voulu des gaz de pyrolyse à l'étape (2) de réaction chimique à la base du procédé et destiné à extraire les composants halogénés ou sulfurés est en lui-mEme connu et essentiellement déterminé par la composition des gaz de pyrolyse. Normalement, les gaz de pyrolyse renferment des halogènes et(ou) du soufre sous forme de composés qui ont de réaction "acide", en ce sens qu'ils réagissent avec les alcalis ou autres# matières basiques ou avec les métaux capables de réagir pour former des combinaisons chimiques, ou bien se dissolvent dans des solvants détesminés, et peuvent autre extraits de cette façon.Suivant le schéma de la Rig. t, on fait entrer à étape (2) les matières 21 utilisées à l'extrac- tion sélective des composants indésirables des gaz de pyrolyse et on en fait sortir les produits 22 de la réaction en résultant. l'eau éventuellement formée à étape (2) se trouve à ltétat de vapeur et accompagne les gaz de pyrolyse ainsi traités vers étape {3) de combustion finale. La présence de composants renfermant des halogènes ou du soufre dans les gaz de pyrolyse 13, sous forme acide, par exemple de gaz chlorhydrique ou de sulfure dthydrogène ou d'autres composés analogues, au sens de la définition ci-dessus des composés à réaction acide, peut être assurée par les conditions de la pyrolyse, en particulier par la température, un postéchauffement éventuel des gaz de pyrolyse et d'autres mesures en elles-mêmes connues. La surpression créée par la pyrolyse elle-m#me, dans la chambre de pyrolyse, peut utilement être amenée à la valeur voulue en commandant le chauffage de la zone de pyrolyse et la vitesse des gaz en sortie de cette zone. Le maintien d'une pression constante est utile mais n1 est pas critique. La vitesse de sortie des gaz peut être réglée à la sortie de la chambre de pyrolyse par étranglement ou tout autre dispositif convenable interposé dans la voie suivie par les gaz de pyrolyse. Dans une forme particulière de mise en oeuvre du procédé, les températures des gaz de pyrolyse à étape (2), ainsi que des parois de chambre, des matières de traitement et autres se trouvant en contact avec ces gaz sont de préférence de t20 à 450.C, ce que llon peut obtenir, le cas échéant, par un chauffage complémentaire de la zone affectée à l'étape (2). Dans cette forme de réalisation du procédé, les températures des gaz de pyrolyse et des matières de traitement 21 sont choisies de façon qu'à 11 étape (2) il n'y ait pratiquement pas de phase liquide à exister ou à nattre (liquides de fusion, liquides de condensation, goudrons, produits liquides de réaction). Dans une autre forme également préférée de mise en oeuvre du procédé suivant l'lavention, les gaz de pyrolyse sont à l'étape (2) traités dans les conditions normales par un agent liquide 21 de préférence à contre-courant, suivant des méthodes en elle-mêmes connues, à une ou plusieurs étapes, pour le lavage de substances normalement gazeuses. L'agent liquide peut être neutre ou basique ou renfermer un additif basique. On connaît des solvants minéraux ou organiques, d'action sélective, pour les composants à extraire des gaz de pyrolyse, ainsi que des procédés de régénération et de recyclage de ces solvants. Pour ltextraction sélective de gaz halogénhydriques, comme HCl, un solvant approprié est l'eau.Comme la concentration en HCl des gaz de pyrolyse à partir de matières comme le chlorure de polyvinyle est, ainsi qu'on l'a indiqué cidessus, beaucoup plus élevée que dans le cas des gaz résultant d'une combustion directe, on peut dans cette forme de mise en oeuvre du procédé préparer directement de l'acide chlorhydrique comme sousproduit sous une forme et une concentration techniquement intéressantes. En outre, le choix des conditions de mise en oeuvre du procédé ainsi que des parties correspondantes d'équipement et des matériaux résistant à la corrosion pour le traitement sélectif des gaz de pyrolyse à l'étape (2),au moyen d'agents liquides, se trouve être du domaine des connaissances du technicien spécialisé en génie chimique, en sorte que d'autres commentaires explicatifs ne parais sent pas s'imposer. Le traitement sélectif par des agents liquides à l'étape (2) du procédé est en général indiqué, surtout dans le cas où les gaz de pyrolyse ont une teneur élevée en HCl. On peut d'ailleurs aussi à étape (2) utiliser des processus combinés, par exemple traiter d'abord les gaz de pyrolyse par un agent liquide et les traiter ensuite par un réactif solide. Comme exemples de réactifs solides 21 utilisables dans les conditions de l'étape (2), on peut citer des oxydes ou des hydroxides ainsi que des carbonates de métaux alqalins et alcalino-terreux, notamment CaO, CaC03 et Na2C03. Pour traiter les gaz de pyrolyse à l'étape (2), on peut utiliser ces matières soit pures, soit en mélange d'au moins deux, soit en mélange avec des matières solides relativement inertes comme l'argile ou le coke. On utilise ces matières solides de préférence en grains, sous forme de talus ou de lits susceptibles de la manutention mécanique voulue, par exemple d'une mise en circulation, cela de façon à éviter des engorgements avec les produits de pyrolyse ou une perte prématurée de réactivité de ces réactifs solides. On peut d'autre part utiliser des équipe ments de chargement continu en matières premières solides et(ou) d'extraction des matières de sortie 22 usées ou immédiatement recyclables. Parmi les avantages du présent procédé, il y a lieu de compter le fait que les composés halogénés ou sulfurés, existant dans les produits de sortie du traitement des gaz de pyrolyse à étape (2), sont transformables en solides pratiquement capables de se déposer ou en so#s-produits techniquement utilisables. La dernière étape (3) du procédé, suivant schéma de la Fig. 1, à savoir la combustion des gaz de pyrolyse sélectivement épurés, se fait le plus souvent immédiatement à la suite de ltétape (2), dans le cas le plus simple au moyen d'un brûleur ou d'une torche, alimenté(e) en oxygène 31 de l'air. On peut alors habitueflement récupérer la chaleur sensible des gaz de combustion 32, par exemple dans un échangeur thermique ou pour servir de source d1 énergie thermique dans le chauffage que nécessite 1' étape (1) du procédé et éventuellement l'étape (2). Par mise en oeuvre du procédé conformément au schéma de la Fig. 1, on peut en général sans autre traitement maintenir les teneurs en gaz halogénhydrique ou en dioxyde de soufre des gaz sortants 32 dans des limites maximales admissibles. Il en est de même en général en ce qui concerne la teneur de ces gaz sortants 32 en hydrocarbures, suie et poussières. Pour modifier le procédé, par exemple pour l'adapter à la composition particulière de tels où tels déchets à brûler, on peut prendre différentes mesures, par exemple utiliser des réducteurs solides ou gazeux tels que coke, hydrogène, monoxyde de carbone ou métaux en déchets et aussi utiliser de façon dosée un gaz à teneur faible ou nulle en oxygène, par exemple comme gaz de balayage. Comme le montrent à titre d'exemples les Figs. 2 à 4, le procédé ci-dessus peut autre mis en oeuvre dans une installation relativement simple. La chambre de pyrolyse 20 vue en coupe schématique à la Fig. 2 est montée en four du type clos dont l'espace intérieur 24 peut être fermé de façon pratiquement étanche aux gaz par les parois 25 et la porte pivotante 26 (surpression d'environ 10 mm d'eau). Les faces intérieures 251, 26t des parois 25 et dela porte 26 peuvent autre en matériaux usuels de construction de fours, par exemple en tôles de fer résistant à la chaleur.Les parois et la porte sont thermiquement isolantes La pyrolyse des matières introduites dans l'espace intérieur 24 du four se fait au moyen de tubes chauffants 27 parcourus par un courant électrique. La suspension à pivotement, par exemple sur gonds, de la porte 26 nta pas été représentée. La densité de remplissage ou de bourrage de 1' espace intérieur 24 par les matières à pyrolyser dépend en général de la nature des déchets et plus précisément de leur teneur en matières pyrolysables. Dans le cas de fonctionnement par fournées discontinues, le volume de la chambre de pyrolyse est beaucoup plus grand que celui des matières pyrolysables et celles-ci sont distribuées de façon aussi uniforme que possible dans 1' espace intérieur de la chambre. On ferme de façon étanche aux gaz la chambre chargée de déchets et on la chauffe. Le dégagementdes gaz ainsi libérés par la pyrolyse conduit à la création d'une surpression, que l'on peut régler par des dispositifs de mesure et de commande (non représentés) à la manière déjà indiquée. Les gaz de pyrolyse vont ensuite, par le conduit 28, à la seconde étape du procédé. Une fois achevée la pyrolyse du contenu de la chambre 20, et la chambre elle-m#me refroidie, on retire de celle-ci les matières solides (composants minéraux notamment métallique et, le cas échéant, charbon) qui n'ont pas été gazéifiés par la pyrolyse. Pour accélérer le processus de refroidissement de la chambre de pyrolyse 20, celle-ci peut Autre munie de dispositifs refroidisseurs (non réprésentés). La forme de réalisation, représentée en coupe à la Fig. 3, d'un équipement pour l'exécution de étape (2) du procédé présente une chambre de réaction 30, qui est alimentée en gaz bruts de pyrolyse arrivant par un conduit 33, par exemple à partir d'une chambre de pyrolyse du type représenté à la Fig. 2.Les gaz qui prennent naissance lors d'une pyrolyse, c1 est-à-dire par exemple une cok#fac- tion de déchets de chlorure de polyvinyle, renferment environ 30 % de gaz chlorhydriqu. ainsi que divers composés hydrocarbonés gazeux, tous ces gaz étant à une température d'environ 450il. Les gaz de pyrolyse arrivant par le conduit 33 commencent par sortir, par une multiplicité de petites ouvertures 35 dont est percé ce conduit 33 à sa partie inférieure, pour entrer dans l'espace intérieur à la chambre de réaction 30. Le remplissage 301 de cette chambre 30 est constitué par des matières en grains, par exemple par un mélange de calcaire, de chamotte et de soude.La répartition est indiquée schématiquement par des grains isolés de soude 303 distribués dans un granulé 302 servant de matériau porteur. les gaz de pyrolyse sortant des ouvertures 35 passent L vitesse relativement lente dans les espaces creux du remplissage; les composants acides des gaz, en particulier le gaz chlorhydrique, réagis#sent avec la soude en formant du chlorure de sodium solide ainsi que de la vapeur d'eau et du dioxyde de carbone. Lorsque les gaz de pyrolyse sortent de la chambre 30, en passant par les ouvertures 37 du conduit 38, ils ne renferment pratiquement plus de gaz chlorhydrique, mais uniquement encore des composés hydrocarbonés gazeux ainsi que du dioxyde de carbone et de l'eau à l'état de vapeur formée lors de la réaction. La remplissage frais est introduit dans le chambre 30 par l'ouverture obturable 39 et le remplissage usé est extrait en 34. Ayant fonctionnement et au cours de celui-ci,- on peut chauffer la chambre 30 au moyen de Il enroulement chauffant 311 inséré dans la paroi 305 de la chambre, pour la porter par exemple à 150-#500C. On peut généralement régler la température nécessaire à la réaction, aussi bien par celle d'entrée des gaz de pyrolyse que par ltenrou- lement chauffant 311, des sondes thermométriques (non représentées) étant prévues dans la chambre 30. La chambre 30 est isolée pour éviter les pertes de chaleur. Chambre de pyrolyse et chambre de réaction peuvent êtreréunies pour former une enceinte unitaire, comme cela est indiqué à titre d'exemple par la forme de réalisation représentée sohéinatiquemant à la Fig. 4. Le solnme intérieur 41 est entouré, comme celui de la Fig. 2, par des parois 43 et par une porte pivotante 42; il est pourvu d'un éléments chauffant 414 et présente une cloison intérieure 44 pour ménager un espace à une chambre de réaction 45. Celle-ci peut également être conçue comme la chambre de réaction de la Fig. 3, de façon à pouvoir conduire les gaz de pyrolyse sortant de la chambre 41 en passant par le tuyau distributeur 46 vers le remplissage réactif se trouvant dans la chambre 45, et à traiter ces gaz de pyrolyse pour en extraire les composants halogénés et (ou) sulfurés. Les gaz de pyrolyse ainsi traités arrivent par la tubulure 47 à un brûleur (non représenté), où ils sont brûlés sous excès d'air. La paroi 48 est percée d'ouvertures obturables 481, 482 permettant respectivement l'introduction du remplissage réactif et l'extraction de celui-ci une foir usé. Les éléments chauffants de paroi dont on dispose également dans cette forme de réalisation ni ont pas été représentés. Pour traiter sélectivement les gaz de pyrolyse par un agent liquide, il est indiqué d'utiliser des équipements de lavage à contre-courant, par exemple des tours de lavage garnies ou non de corps de remplissage. L'emploi d'éléments de parois refroidissants, par exemple d'une vis de refroidissement à l'intérieur de la tour ou d'une tour à double paroi à circulation de réfrigérant peut être utile. Lorsqu'on utilise de l'eau comme agent liquide solvant, on peut aussi s'en servir pour assurer le refroidissement des gaz de pyrolyse. Exemple 1 On charge une chambre de pyrolyse du type de celle de la Fig.2 et d'un volume d'environ 2 m3 de chaises de fer revêtues d'une couche de chlorure de polyvinyle et d'un poids total de 200 kgo La teneur en chlorure de polyvinyle de la charge est d'environ 5 %. La chambre une fois fermée, on effectue la pyro-lyse à 320-4506C. Les gaz de pyrolyse sont admis dans une chambre de réaction du type de celle de la Fig. 3 pour y astre débarrassés de HCl et brûlés. Les gaz sortant de la combustion sont pratiquement exempts de HCl. Après fonctionnement d'une durée de 3 heures et refroidissement consécutif du four on retire les carcasses de chaises débarrassées de leur revêtement de chlorure de polyvinyle. Exemple 2 On pyrolyse à 400-5000C des déchets peu tassés de caoutehouc d'un poids total d'environ 10 kg dans une installation du type de celle de la Fig. 2 (volume de la chambre de 2 p ). Les gaz de pyrolyse sont débarrassés de leurs composants sulfurés dans une installation du type de celle de la Fig. 3, remplie d'oxyde de calcium et de carbonate de soude comme composants réactifs. Lors de la combustion consécutive des gaz de pyrolyse,- on peut établir à l'odorat que les gaz sortants sont exempts de S02. Le résultat solide de la pyrolyse (charbon) peut se déposer, Exemple 3 On travaille comme à exemple 1, mais en utilisant une tour de lavage de type courant, garnie de corps de remplissage et permettant l'extraction sélective de HCl par de l'eau. On peut ainsi produire de 11 acide chlorhydrique dont la concentration en poids peut aller jusqu'à 25 % et davantage. Les gaz sortants sont encore une fois exempts de HCl. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Procédé de combustion de déchets constitués au moins en partie de composés organiques renfermant des halogènes et(ou) du soufre, par décomposition pyrolytique de ces composés et combustion consécutive des gaz de pyrolyse, caractérisé en ce qu'en opère la décomposition pyrolytique à des températures pouvant aller jusqu1 à environ 500il, moyennant création d'une pression supérieure à l'atmosphérique et en ce quton brûle les gaz de pyrolyse ainsi formés après traitement sélectif visant à en extraire de façon pratiquement complète leurs composants halogénés et(ou) sulfurés. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue llextraction des composants halogénés et(ou) sulfurés des gaz de pyrolyse à des température empochant la formation d'une phase liquide, par mise en contact de ces gaz de pyrolyse avec des matières qui, aux températures de traitement, sont solides et forment avec les composants à extraire des gaz de pyrolyse des produits de réaction qui, aux mômes températures, sont gazeux ou solides. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'son commande l'apport de chaleur nécessaire à la pyrolyse en fonction de la température atteinte par celle-ci et(ou) de la surpression créée par les gaz de pyrolyse. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on opère 1' extraction des composés halogénés et (ou) sulfurés des gaz de pyrolyse par mise en contact de ceux-ci avec un agent liquide dans les conditions normales de température et de pression. 5 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les déchets sont constitués par des supports revêtus dtune couche de matière plastique halogénée. 6 1 Procédé selon la revendication Ci, caractérisé en ce que les déchets sont constitués par des supports métalliques revêtus d'ive couche de matière plastique halogénée, toile que chlorure de polyvinyle, et qui sont aptes à être réutilisés ou à être récupérés 7 - Procédé selon l'une des revendications t à 6, caractérisé en ce que la température de pyrolyse est comprise entre 250 et 480'C, la surpression créée entre 1 et 20 mm dteau. 8 - équipement permettant la mise en oeuvre du procédé selon une des revendications t à 7, caractérisé en ce qu'il comprend une chambre de réception et de décomposition pyrolytique des déchets, une chambre de réaction pour l'extraction des composants halogénés et(ou)sulfurés des gaz de pyrolyse, enfin un brûleur permettant de brûler les gaz de pyrolyse ainsi épurés. 9 - Equipement selon la revendication 8, caractérisé en ce que la chambre de réaction comporte des éléments chauffants des gaz de pyrolyse.