La présente invention concerne un procédé d'élimination des revêtements intérieurs à base d'élastomères ou de matières plastiques. On procède depuis longtemps à la protection contre l'abrasion et/ou la corrosion des réservoirs ou appareils en acier chaudronné en les munissant de revêtements intérieurs constitués defilms ou de feuilles à base d'élastomères ou de matières plastiques. Il est toutefois nécessaire, après une certaine période d'utilisation de ces réservoirs ou appareils, de procéder au remplacement ou regarnis sage de ces revête ment s en raison de leur usure et il est pour cela indispensable,en une première étape, d'éliminer complètement le revêtement usagé. Plusieurs procédés sont actuellement utilises pour procéder à cette élimination. Il est tout d'abord possible d'arracher le revêtement par petits copeaux au moyen d'un burin manuel ou pneumatique ; il faut ensuite faire suivre cette opération d'un meulage complet au disque abrasif afin d'éliminer totalement le film de dissolution d'adhérence. Ce procedé, outre sa longueur, présente de nombreux inconvénients spécialement en ce qui concerne les conditions de travail extrêmement pénibles pour ltopérateur (bruit, fatigue, forte émission de poussières) encore agravées quand il est nécessaire de travailler dans des appareils fermés, type citerne, On peut faciliter l'opération ci-dessus en chauffant au chalumeau la paroi externe de l'appareil tandis que l'on procède au burinage a' à l'intérieur.Ce chauffage tend à diminuer l'adhérence du revêtement rendant ainsi son arrachage plus aisé. Les conditions de travail de ce procédé sont évidemment encore plus pénibles pour l'opéra- teur soumis à la chaleur. S'y ajoute le risque d'émanations de vapeurs toxiques, les revêtements usagés étant fréquemment imprégnées des produits corrosifs avec lesquels ils ont été en contact. Par ailleurs, les chauffes localisées pratiquées sur ltextérieur des appareils risquent de provoquer des déformations importantes de la tôlerie nécessitant avant leur regarnissage des reprises de chaudronnerie onéreuses. Il est également possible de brûler le revêtement par ignition de celui-ci, soit dans un four chauffant, soit à l'aide de matériaux combustibles, bois par exemple, auxquels on met le feu qui se propage au revêtement. Ce procédé est extrêmement polluant car il dégage d'é- paisses fumées, parfois toxiques, et d'odeur incommodante, que la règlementation actuelle, de plus en plus sévère, oblige à capter et à neutraliser avant émission dans l'atmosphère, ce qui nécessite des investisements importants dont le coût ne peut être amorti en raison de la modestie du marché. Il existe de plus, dans les appareils fermes, un risque d'explosion. D'autre part, l'import'nte élévation de température due au brûlage et qu'il est souvent impossible de mai- triser, provoque fréquemment la déformation des appareils, ce qui nécessite une remise en état dont le coût excède parfois la construction d'un appareil neuf, notamment pour les pièces mécanosoudées. I1 était en outre connu antérieurement d'éliminer les revêtements usagés en portant l'intôrieur des appareils ou réservoirs à traiter à de basses températures, notamment avec de l'azote liquide, mais sans obtenir de rupture d'adhérence du revêtement dans des conditions satisfaisantes. La présente invention s'est donnée pour but de fournir un procédé simple, efficace et rapide d'élimination des revêtements intérieurs ne présentant aucun des défauts mentionnés ci-avant. C'est ainsi qu'elle a pour objet un procédé d'élimination des revêtements usagés à base d'élastomères ou de matières plastiques appliqués à 1'intérieur d'appareils ou de réservoirs métalliques qui consiste à porter à de tres basses températures, de l'ordre de 1500C, la face extérieure non revêtue de l'appareil ou du réservoir. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, ce refroidissement est effectué à l'aide d'un film d'azote liquide. On a en effet pu constater que l'on obtient ainsi une séparation brutale et intégrale dudit revêtement de la surface métallique sur laquelle il est appliqué. Le coefficient de rétraction au froid avant rupture étant beaucoup plus faible pour le revêtement plastique que pour la surface métallique permet audit revêtement, bien qu'il ne soit pas soumis directement à l'action ré frigérante de l'azote liquide, de se détacher complètement du support métallique au niveau du film de dissolution de l'adhérence, mettant ainsi la tôle parfaitement à nu. Il suffit alors de procéder à un simple râclage au niveau du plan de séparation pour faire tomber le revêtement par larges plaques qu'il est facile d'éliminer. On conçoit immédiâtement tous les avantages du procédé selon l'invention par rapport aux procédés de la technique antérieure décrits plus haut ; c'est ainsi que les conditions de travail de l'opérateur se trouvent grandement facilitées, que les risques de pollution de l'environnement par émanation de vapeurs toxiques et nauséabondes sont éliminées ; on constate de plus un abaissement du temps de main-d'oeuvre nécessaire au dégarnissage, toujours comparativement aux procédés antérieurs, ce temps étant dans un rapport de l'ordre de 3 à 1, ainsi que la suppression du risque de déformation des appareils à dégarnir. La durée d'application du film d'azote liquide sur la paroi extérieure de l'appareil dont on désire éliminer le revêtement intérieur est bien entendu variable et dépend de l'épaisseur de la tôle d'acier. A titre de simple exemple, on peut indiquer que pour une tôle d'acier de 6 à 7 -, le film d'azote liquide sera appliqué pendant 5 à 10 minutes. - REVENDICATIONS I - Procédé d'élimination des revêtements usagés à base d'élastomères ou de matières plastiques appliqués à l'intérieur d'appareils ou de réservoirs métalliques, caractérisé en ce qu'il consiste à porter à de très basses températures, de l'ordre de -150 C, la face extérieure non revêtue de l'appareil ou du réservoir. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ce refroidissement est effectué à laide d'un film d'azote liquide.