Un certain nombre de brevets ont décrit des procédés de réalisation de divers types de courroies de transmission comprenant divers caoutchoucs synthétiques et I un caoutchouc à base de polyuréthanne. en particulier, ainsi que les produits obtenus . Les procédés antérieurs, en particulier celg utilisant du polyuréthanne, concernent la construction de courroies de synchronisation ou de courroies drentraine ment desmodromique. D'autres brevets tels que les brevets des Stats- Unis d'Amérique N0 3 138 962 et NO 3 200 180 décrivent des appareils et machines de fabrication de courroies de transmission à partir d'un caoutchouc à base de polyuréthanne. L'invention concerne 1! incorporation de cibles ou fils textiles, d'étoffes ou fibres dans le corps des courroies de transmission, les fibres étant de nature telle que pendant toute la durée en service de la courroie, les extrémités des fibres font saillie au-delà de la surface du polymère de la courroie. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 122 934 ainsi que d'autres concernent l'utilisation d'une étoffe ou de fibres ou bien de cordons croisés dans le corps des courroies de transmission. Toutefois, à la connaissance de la Demanderesse, il nra pas été décrit de courroies contenant des fibres faisant saillie au-delà du côté polymère de la courroie. Plus particulièrement, aucun brevet ne décrit llutilisation de telles fibres aux concentrations indiquées dans le présent mémoire et pour les applications mentionnées. Btinvention est plus particulièrement avantageuse pour des courroies de transmission réalisées en une matière telle qu'un polyuréthanne ayant un coefficient de frottement très élevé. Bien quril stagisse drune caractéristique généralement souhaitable, elle a certains effets nuisibles de sorte quraprès polissage de la poulie et de la courroie de transmission, ladite courroie tend à adhérer à la poulie au lieu dren sortir facilement. Réciproquement, la courroie tend à s'accrocher, en particulier le long des coins inférieurs, et éprouve de la difficulté à entrer dans la poulie.Cette adhérence peut avoir deux consé quences nuisibles : une plus grande instabilité de la courroie du fait qutelle a tendance à adhérer à ltune ou l'autre des deux parois de la poulie. Il en résulte une diminution de la stabilité, ce qui peut avoir un effet nuisible, par exemple inciter la courroie à se retourner. Un autre effet gênant est le bruit engendré à cause de l'adhérence et du glissement de la courroie dans la poulie. Ces courroies qui font un tel bruit sont généralement genan- tes, en particulier dans des applications telles que des véhicules de transport dans lesquels un fonctionnement très silencieux est souhaité. Ltutilisation de fibres faisant saillie au-delà de la paroi latérale de la courroie, en particulier aux coins inférieurs a sensiblement éliminé le phénomène d'adhérence et de glissement et par suite, le bruit et l'instabilité qui en résultaient. Le troisième effet des fils ou câbles et du tissu incorporés dans le corps de la courroie est le meilleur support et la plus grande stabilité transversale conférés à la courroie de transmission. Dans ces courroies, qui sont généralement désignées par courroies à bords bruts, comprenant du caoutchouc et du polyuréthanne, les fils ou éléments de traction marginaux sont à la fois affaiblis et à découvert. La réaction dynamique entre la courroie de transmission et la poulie tend à détruire le support d1un tel fil marginal. Toutefois, ltutilisation des fibres et étoffes dans le corps de la courroie améliore le support du fil ou capable marginal et retarde la défaillance de- ce dernier. Par conséquent, l'invention a pour objet de modifier la construction de courroies de transmission à bords bruts afin d'améliorer la stabilité et de diminuer la génération du bruit et de mieux supporter le fil ou cible marginal. Ire corps de courroie est modifié de manière à améliorer la capacité de charge et la longévité de la courroie. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lequel la figure 1 est une vue en perspective d'une courroie trapézoidale de transmission la figure 2 est une coupe transversale dlune courroie de transmission ; et la figure 3 est une coupe transversale d'une courroie de transmission dans une poulie. Des fils ou étoffes ayant un point de fusion élevé et une grande stabilité thermique sont incorporés dans le corps des courroies de transmission à des concentrations comprises entre 5 et 50 . Ires fils ou étoffes font saillie au-delà de la partie polymère de la courroie et comprennent de préférence un type de fil présentant de nombreuses petites fibres individuel les-faisant saillie au-delà de la partie principale de la courroie. Ires fils sont orientés généralement dans le sens transversal par rapport au sens de déplacement delta courroie afin d'augmenter ;La rigidité et le support de la courroie dans le sens transversal tout en lui conservant une grande flexibilité pendant sa rotation. Cette variante convient tout particulièrement aux courroies à bords bruts ou aux courroies ne présentant pas de revetement d'étoffe et plus spécialement à des courroies ayant un coefficient de frottement élevé tel que des courroies à base de polyuréthanne. la partie en saillie ou mise à nu de l'étoffe de la courroie au-delà de la bande de polymère donne une courroie ayant des caractéristiques de frottement telles qu'elle est moins sensible à la température et à la pression et est plus résistanee aux effets gênants du glissement. Des courroies de transmission peuvent être par exemple de diverses formes. Toutefois, les courroies 10 ont généralement une section en V, ctest-à-dire quelles sont du type trapézoldal. Par conséquent, les courroies de transmission du type le plus courant sont appelées courroies trapézoldales. Toutefois, des courroies d'entranement et de traction de nombreux types ont généralement une section sensiblement rectangulaire. Des courroies d'autres types ont été désignées par courroies de synchronisation ou courroies d'entralnement desmodromique. Ire perfectionnement décrit dans le présent mémoire stapplique à toutes ces courroies, en particulier celles ayant un bord brut ou ne présentant ni revêtement ni bande autour de sa partie terne. A titre illustratif, on va décrire une courroie trapézoïdale bien que lSinvention s'applique aux courroies de transmission d'une façon générale. Par exemple, une courroie de transmission 10 comprend trois parties principales. Une section de compression 12 forme la partie inférieure du corps d la courroie et peut être généralement en une matière présentant un module élevé. La section de compression 12 est réalisée de manière à assurer le support le plus grand possible à-l1axe neutre 13 qui se trouve direct-ement au-dessus de la section de compression 12. Rn général, 11 axe neutre 13 des courroies de transmission coma nid un élément de traction 14.Ledit élément 14 comprend plusieurs fils ou cibles espacés longitudinalement qui sont noyés dans ou entre un coussin sus-jacent 15 recouvrant les fils et un coussin sous-jacent 16 au-dessous des fils. Ires éléments de traction 14 sont des fils ou câbles de grande résistance qui généralement remplissent toute la partie traction et transmission de la fonction de la courroie. Une partie de tension 17 se trouve immédiatement au-dessus de l'axe neutre 13 et forme la partie supérieure de la courroie. Lorsqu'on utilise le terme "caoutchouc" dans le présent mémoire,-il est évident qutil s'applique à divers types de caoutchouc. Dans la présente invention, le perfectionn ment stapplique en particulier à un caoutchouc à base de polyuréthanne. Cependant, l'invention s'applique également à un caoutchouc naturel ou synthétique ou à des composés analogues au caoutchouc qui sont normalement utilisés dans le domaine des courroies de transmission. Un caoutchouc synthétique peut comprendre un copolymère de butadiène et de styrène, de butadiène et d'acrylonitrîle ou des copolymères de polychloroprène en plus du polyuréthanne. tes fils ou câbles 18 ou les étoffes 19 utilisés dans ltinvention sont placés commodément dans là section de compression 12 de la courroie de transmission. En général, les fils 18 ou 11 étoffe 19 sont placés de manière qu'ils soient sensiblement perpendiculaires au sens de déplacement de la courroie. Toutefois, on a constaté que l'on peut les disposer à des angles aussi faibles que 450 par rapport au sens transversal de la courroie. Généralement, si lton descend au-dessous d'un angle de 450 par rapport au sens de déplacement de la courroie, les étoffes 19 ou les fils 18 s'étendant dans cette direction imposent des forces qui affectent nuisiblement la flexibilité de la ccur roule. Il est évident que l'on tente d'auplenter le support transversal et de réduire au minimum les moments fléchissants qui sfesercent dans le sens de déplacement de la courroie. Comme on l'a indiqué, la raison de cette tentative est la conservation de la plus grande flexibilité possible de la courroie dans le sens de déplacement.Ainsi, d'une façon générale, les fils 18 ou l'étoffe 19 sont placés de manière a former un angle compris entre 450 et 900 avec le sens de déplacement de la courroie. Les fils ou ltétoffe sont choisis parmi les matériaux présentant une grande stabilité thermique ou un point de fusion élevé. On sait que les surfaces des courroies peuvent atteindre une température allant jusqu'à 195 O, lorsque la courroie glisse dans la poulie. Pour cette raison, il est nécessaire que les fils ou l'étoffe présentent une stabilité à une température relativement élevée et une grande résistance à la fusion. En conséquence, les fils et étoffes préférés dans la présente invention sont ceux confectionnés en coton ou rayonne, en jute et en fibres de verre. De tels fils ou câbles fondent à une température élevée ou se décomposent. Ires fibres de verre ont ltin- convénient de constituer une matière très abrasives et ont sur la surface 20 de la poulie un effet beaucoup plus nuisible que le coton, la rayonne ou le jute. La caractéristique particulière susmentionnée de ces fils ou étoffes est la grande résistance à la fusion. En conséquence, lorsque les courroies sont formées, elles sont découpées de manière que les fils fassent saillie au-delà dey la surface latérale de la partie en polymère de la courroie. Ainsi, si les courroies sont découpées en utilisant des fraises, des couteaux multiples ou des couteaux oscillants, il est possible d'obtenir facilement la partie en saillie. Un découpage net et propre réduit la partie en saillie au minimum. Ces matières présentent une résistance à l'abrasion relativement grande et d'une manière surprenante, suffisante pour mieux résister à 12usure que la partie en polymère 21 de la courroie.En conséquence, m8me lorsque la courroie est usée à cause de la réaction entre son coté et la poulie, les fibres ou fils 22 continuent à faire saillie au-delà de la partie en polymère 21 de la courroie. Ainsi, les caractéristiques superficielles ou interface 23 formée par les fibres, subsistent pendant toute la partie utile du cycle d'usure de la courroie. Afin de conférer un support maximal, les fibres, étoffes ou fils sont incorporés de préférence à une concentration d'environ 20 fo du volume total du corps de la courroie dans lequel le tissu est placé. Toutefois, il est possible de réduire la concentration à 5 Xo, une si faible quantité ayant un effet minimal pour conférer les caractéristiques désirées. Par ailleurs, si l'on dépasse une concentration de 50 'Yo en volume environ, la courroie devient rigide, ce qui affecte nuisiblement sa flexibilité. Tant que les fils 18 ou l'étoffe 19 en saillie se trouvent au moins dans la partie inférieure de la section de compression 12 de la courroie 10 de manière que l'étoffe fasse saillie au moins dans la région générale des coins inférieurs 24, les plus faibles concentrations de l'ordre de 5 % sont avantageuses. Stimportance de la disposition des fils ou étoffes dans les coins inférieurs sera expliquée plus loin. Toutefois, d'une façon générale, la concentration optimale de 11 étoffe est d'environ 20 % ou plus en volume. Il a été dit précédemment que le perfectionnement stapplique d'une façon générale aux courroies à base de polyuréthanne. Comme on l'a expliqué, le polyuréthanne présente un coefficient de frottement extrtmement élevé au point que la courroie peut coller à la surface de la poulie 25 en particulier après une usure à la fois de la surface de la poulie et de la surface de la courroie à un point tel qu'elles sont hautement polies. Dàns ces conditions, les forces d'adhérence entre lacourroie et la poulie sont telles que la courroie arrive difficilement à entrer dans la poulie ou à sortir de cette dernière. La grande force d'adhérence et le frottement important ont tendance à affecter nuisiblemeiit la stabilité de la courroie au fur et à mesure qu'elle entre dans la poulie. Avec de si grandes forces, la courroie peut avoir tendance à coller le long du coin 24 et à se retourner. Réciproquement, la courroie 10 peut coller dans la poulie 25 lorsqu'elle est sur le point de la quitter. Si cela se produit, la courroie peut avoir tendance à s'accrocher et à tourner soit autour d'un coin, soit autour de l'autre. C'est cette adhérence et ce glissement de la courroie qui peuvent être parfois la cause d'un fonctionnement bruyant. En d 1autres termes, si la courroie colle momentanément dans la poulie et glisse ensuite, il peut se produire un claquement. Par conséquent, les fils sont incorporés dans la courroie de manière à faire saillie au-delà de sa surface.Ceci modifie les caractéristiques de l'interface et a tendance à former une surface ayant une caractéristique de frottement plus uniforme de manière qu'elle présente un degré de frottement suffisamment élevé pour assurer une transmission maximale des forces ,tout en permettant à la courroie et à la poulie de réagir librement l'une par rapport à l'autre. par conséquent, la surface modifiée 23 réduit ltadhérence au minimum et améliore également la stabilité de la courroie tout en réduisant le bruit au minimum s2il n'est pas entièrement éliminé. Comme indiqué plus haut, les parties de textile semblent présenter une plus grande résistance à l'usure que les parties en polym're, nêne lorsque le polymère est du polyuréthanne très résistant à l'abrasion. Ainsi, la surface conserve son état modifié pendant toute la durée d'utilisation de la courroie. les fils ou étoffe continuent à faire saillie au-delà de la surface de la partie en polymère de la courroie tant que la ma tière constituant les fils présente une résistance convenable à la fusion C:est pour cette raison que les types préférés de charge comprennem le jute, le coton, la rayonne ou les fibres de verre. Afin d'obtenir les meilleures caractéristiques de la surface modifiée, il est également préférable de choisir un type de fil prése-ntant de nombreuses fibres individuelles qui stétendent au-delà du bord latéral du fil ou de étoffe. Ainsi, en particulier le coton présente de nombreuses fibres courtes qui font saillie au-delà de la partie du fil en plus de la tendance qu'elles ont à s'effilocher ou ou se détacher le long de la partie latérale de étoffe. Toutefois, d'une façon générale, les courtes fibres individuelles ne sont pas celles que lSon préfère le plus selon l'invention étant donné que les fibres ont besoin d'un support sur lequel il est possible de maintenir une composante de force réactive latérale pour exercer le coincement nécessaire dans la poulie.Ainsi, bien qu'il soit possible d'utiliser des fibres individuelles, qui peuvent entre orientées généralement dans une direction latérale, elles ne sont généralement pas aussi avantageuses qu'unie étoffe ou des fils qui sont ancrés dans le corps de la courroie. En outre, lorsqu'on que utilise des fibres individuelles, on a constaté/la charge totale n'atteint pas la valeur qui assure les meilleurs résultats. Comme on l'a précédemment indiqué, on a constaté que la charge optimale est d'environ 20 ffi de fibres dans le polymère. Quelle que soit l'importance de la charge, les fibres individuelles ne peuvent généralement pas atteindre cette concentration. En outre, la flexibilité est nuisiblement affectée.Egalement, les fibres ntont pas tendance à présenter le support nécessaire pour faire continuellement saillie au-delà de la surface de la courroie. Une autre caractéristique qui est favorablement affectée est le support qui est conféré au fil marginal 26 de 12 élément de traction sur une courroie à bords bruts. C2est ce fil marginal qui subit la plus grande fatigue due aux contraintes dynamiques. Les fils margulaux sont à nu et ont tendance à supporter la plus grande partie des contraintes et forces apt quées par la poulie ainsi qu'une partie disproportionnée de la force de traction. Lorsque celle-ci est appliquée au fil marginal, ce dernier a tendance à se désagréger et à se séparer de la courroie.L'incorporation de l'étoffe ou des fils soit dans la partie de compression 12, soit dans la partie de tension 17, offre un bon support aux éléments de traction, en particulier aux fils marginaux et tend à maintenir le fil marginal dans la courroie. Par conséquent, la courroie peut fonctionner avec une capacité de charge et une longévité beaucoup plus grandes. Ires tableaux ci-après indiquent les meilleures caractéristiques de capacité de charge et de longévité obtenues en utilisant ltin vention. TABLEAU I Courroies à base de polyuréthanne, 600, longueur de 140 cm (20 % en poids de fils de coton comme armature) Dimen- Descripsion de tion de Longévité la cour- la cour- moyenne roie Conditions d'essaI roie (heures) 714 Frein hydraulique, 3 points Pas de fils 320 Poulie motrice d'un diamètre de 42,875 mm Vitesse d'entratnement 4900 tr/mn Charge 13,4 CV 7M Frein hydraulique, 3 points Fils de 1 mm 778 Poulie motrice d'un diamètre environ de 42,75 mm Vitesse d t entratnement 4900 tr/mn Charge 13,4 CV 7M Frein hydraulique, 3 points Fils de 776 Poulie motrice d'un diamètre 1 mm environ de 42,875 mm encochée Vitesse d'entratnement 4900 tr/mn Charge 13,4 Cv 714 Poids msrt 54,4 kg de Pas de fils 300 charge Poulie d2un diamètre de 34,925 mm 10 500 tr/mn 7M Poids mort 54,4 kg de Fils de 1 mm 1560 charge environ Poulie d'un diamètre de 34t925 mm 10 500 tr/mn 7M Poids mort 54,4 kg de Fils de 1 mm 2225 charge environ Poulie d'un diamètre de encochée 34,925 mm 10 500 tr/mn 7M Poids mort 54,4 kg de Fils de 0,75 mm 1857 charge environ Poulie d'un diamètre de 34,925 mm 10 500 tr/mn TABLEAU I (suite) Dinen- Descripsion de tion de Ion évité la cour- la cour- moyenne roie Condl-ions d'essai roie (heures) 7M Poids mort 54,4 kg de Fils de 0,75 mm 2530 charge environ Poulie dun diamètre de encochée 34,925 mm 10 500 tr/mn 11M Frein hydraulique, 3 points Pas de fils 280 Poulie motrice d2un diamètre de 47,625 mm 4900 tr/mn Charge de 14,5 CV 11M Frein hydraulique, 3 points Fils de 1,25 mm 295 Poulie motrice d'un diamètre environ de 47,625 mm 4900 tr/mn Charge de 14,5 CV 11M Frein hydraulique, 3 points Fils de 1,25 mm 516 Poulie motrice d'un diamètre environ de 47,629 mm encochée 4900 tr/mn Charge de 14,5 CV 11M Frein hydraulique, 3 points Fils de 1 mm 863 Poulie motrice d'un diamètre environ de 47,625 mm 4900 tr/mn Charge de 14,5 CV 1114 Frein hydraulique, 3 points Fils de 1 mm 1155 Poulie motrice d'un diamètre environ de 47,625 mm encochée 4900 tr/mn Charge de 14,5 CV 11M Dynamomètre Pas de fils 32 Poulie d'un diamètre de 110,24 mm 1750 trXmn Charge de 13,5 CV 1114 Dynamomètre Fils de 1,25 mm 71 Poulie d'un diamètre de environ 110,24 aussi 1750 Frein Charge de 17,5 CV 11M Dynamomètre Fils de 1 mm 92 Poulie d'un diamètre de environ 11Q,24 mm 1750 tr/mn Charge de 13,5 CV TABLEAU II Courroies de polyuréthanne, 36 , d'une longueur de 140 cm 20 % en poids d'armature Dimen- Descripsion de tion de Longévité la cour- la cour- moyenne rone Conditions d'essai roie (heures) 3V Dynamomètre 9,0 CV Pas de fils 37 Poulie d'un diamètre de 85,09 mn 1750 tr/mn 3V Dynamomètre 9,0 CV Coton de 280 Poulie d'un diamètre de 1,25 mm environ 85,09 mm 1750 tr/mn 3V Dynamomètre 9,0 CV Gaze de coton de 410 Poulie d'un diamètre de 1,25 mm environ 85,09 mm 1750 tr/mn 3V Dynamomètre 9,0 CV Gaze de coton de 385 Poulie d'un diamètre de 1 mm environ 85,09 mm 1750 tr/mn 3V Dynamomètre 9,0 CV Jute de 588 Poulie dtun diamètre de 1 mm environ 85,09 mm 1750 tr/mn Il convient de noter que l'on a utilisé la nomenclature en usage dans la technologie courante concernant les courroies sur les tableaux ci-dessus. Toutes les courroies essayées sont d'une longueur nominale de 40 cm.Des courroies 7M ont une largeur nominale au sommet de 7,0 mm et les courroies 11M ont une largeur nominale au sommet de 11,0 mm. Egalement, les courroies désignées par 3V sont celles couramment utilisées dans l'industrie et sont des courroies de transmission de grande capacité ayant une largeur nominale au sommet de 9,5 mm et une épaisseur nominale de 6,35mm. Ces courroies ont également une longueur nominale de 140 cm. On remarque que les tableaux ci-dessus concernent des courroies présentant une section droite formant des angles inclus nominaux à la fois de 600 et de 360. La raison est que les courroies réalisées entièrement en polyuréthanne présentaient antérieurement principalement un angle de section droite de 600. Toutefois, avec les perfectionnements décrits dans le présent mémoire, les angles classiques de courroie sont également satisfaisants, par exemple de 360. Il convient également de noter que les résultats sont donnés pour des courroies encochées. Lencochage est couramment utilisé dans l'industrie de transmission de forces, de petites encoches étant tallées dans la partie de la courroie se trouvant sous les fils d'armature et dans le sens transversal. Ces encoches sont ménagées tout autour de la circonférence interne de la courroie. Fn général, on utilise ltencochage dans les applications dans lesquelles il peut se produire une dégradation par suite d'une forte contrainte. Ceci se produit en particulier avec des poulies de petit diamètre sur lesquelles L'effort de flexion est particulièrement important.Il ressort des tableaux que l1en- cochage ne représente pas une amélioration par rapport aux courroies non encochées, toutefois, il convient de noter que mtme si ltencochage assure une plus longue longévité aux courroies, la longévité des courroies non encochées qui sont réalisées selon llinvention est également très améliorée. Comme l'indiquent les tableaux, il est possible d'utiliser plusieurs dimensions de fil selon l'invention. Ainsi, les fils de coton peuvent être compris entre 0,75 à 1,25 mm et assurer encore le même degré de perfectionnement. Les fils peuvent titre sous la forme d'une étoffe disposée en diagonale ou sous la forme de fils croisés orientés commodément suivant un angle voisin de 900 par rapport au sens de déplacement de la courroie. Il convient de noter qutune étoffe est satisfaisante. Ire jute qui a été utilisé est appliqué commodément sous la forme d'une toile de diverses dimensions. Une autre variante intéressante de l'invention consiste à utiliser une gaze de coton comportant de très petits fils intermittents qui attachent les plus grands fils. Ceci a l'avantage de permettre de s'approcher de l'angle de 900 des fils croisés du fil de coton plus gros, mais les fils sont attachés par dt petits fils de trame qui maintiennent les fils principaux réunis. Une autre utilisation de l'invention est ltapplication d'un feutre dispersé dans les couches d'étoffe utilisées. Lfutilisa- tion de courtes fibres individuelles de feutre d'une manière orientée ou non est avantage-lse pour assurer une stabilité latérale supplémentaire pour supporter les éléments de traction. Un autre mode de placement commode des fils dans le corps de la courroie consiste à disposer les fils sur un canevas tel qu'ure toile de coton. Ire canevas maintient les fils d'une manière commode en permettant de les manipuler et de les placer facilement.Il est bien entendu que les principaux facteurs améliorant la capacité de charge et la longévité de la courroie sont une plus grande stabilité réduisant au minimum les risques de retournement de la courroie et une meilleure protection et intégration des fils marginaux de l'élément de traction marginal. Un autre avantage réside dans Irélimination du bruit qui peut astre engendré par suite de l'adhérence et du glissement de la courroie. Si les courroies sont coupées et si les fils et étoffe sont orientés dans la courroie de manière à assurer un débordement des fibres au-delà de la paroi du polymère de la courroie dlune distance d'environ 0,25 mm, on obtient de bons résultats. Toutefois, un débordement aussi faible que 0,025 à 0,05 mm ainsi que 0,5 mm donne de bons résultats. Une plage optimale semble être comprise entre 0,127 et 0,25 mm. Ce débordement subsiste pendant toute la durée en service de la courroie. Une dernière remarque s'applique tout particulièrement aux courroies de polyuréthanne de l'invention. Ces courroies présentent une sensibilité à la fusion légèrement moins grande que d'autres types de polymère tels que le néoprène, le caoutchouc naturel ou le caoutchouc du type SER (styrène-butadiène). in- terface formée par les fibres assure un meilleur degré de glissement avant que la courroie selon ltinvention réalisée en polyuréthanne subisse une déformation ou une fusion garante. En d'autres termes, les fibres faisant saillie au-delà de la courroie ont tendance à protéger cette dernière du fait que la chaleur engendrée par le frottement est dissipée et qu'une moins grande quantité de chaleur est transmise au polymère.Ainsi, une courroie en polyuréthanne ne présentant pas de fibres de ce type supporte mal un glisscment supérieur à 10 Ço pendant plus de quelques secondes La courroie de polyuréthanne présentant ce perfectionnement supporte aisém glissemelft de plus de 10 % pendant une durée supérieure à quelques minutes sans subir de fusion gênante. Ceci souligne également le fait qu'il est important que le type particulier de -charge ou armature utilisé selon ltinven- tion, doit présenter une grande résistance à la fusion comme le coton, la rayonne, les fibres de verre et le jute. Il ne semble pas que la grosseur particulière du fil utilisé selon l'invention ait une grande importance à condition que les fils présentent les caractéristiques indiquées. En conséquence, on a constaté qu'un fil de 0,75 à 1,25 mm environ est satisfaisant. On a constaté qu'une rayonne de 1 mm environ est également satisfaisante et qu'un jute de 0,5 à 1,5 mm environ se comporte correctement. Un jute sous la forme d'une toile peut astre utilisé d'une manière très satisfaisante selon l'invention. Il a été indiqué précédemment que d'une façon générale, les fils ou ltétof- fe sont orientés essentiellement de 450 ou plus par rapport au sens de déplacement de la courroie afin de conserver la flexibilité de cette dernière. Toutefois, il est évident qupavec une courroie ayant une section en E présentant une largeur nominale au sommet de 78,1 mm, la flexibilité n'est pas aussi importante principalement du fait qu'elle passe autour d'une poulie ayant un diamètre assez grand. Ainsi, une toile de jute est orientée dans deux directions formant un angle d'environ 450 avec le sens de déplacement de la courroie. La flexibilité de cette courroie est encore satisfaisante et les caractéristiques du jute ont tendance à maintenir les fibres du jute en extension au-delà de la paroi latérale de la courroie. Il va de soi que de-nombreuses modifications peuvent titre apportées à la courroie décrite sans sortir du cadre de l'invention. R13VEtIDICATIONS 1. Courroie de transmission moulée drun seul tenant, caractérisée en ce qutelle comporte un corps ayant une partie de compression, un axe neutre et une partie de tension, et des fibres débordantes faisant saillie au-delà des bords latéraux du corps de la courroie. 2. Courroie selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres débordantes font saillie d'urne distance comprise entre 0,025 et 0,5 mm. 3. Courroie selon la revendication 2, caractérisée en ce que les fibres débordantes font de préférence saillie d'une distance comprise entre 0,127 et 0,5 mm au-delà du corps de la courroie. 4. Courroie selon la revendication 3, caractérisée en ce que le débordement préféré est sensiblement de 0,25 mm audelà du coté du corps de la courroie. 5. Courroie de transmission moulée d'un seul tenant, caractérisée en ce qurelle cpmporte un corps en polymère présentant une partie de compression, un axe neutre et une partie de tension, une armature fibreuse moulée dans le corps de la courroie, les extrémités des fibres faisant saillie au-delà du bord du corps de la courroie. 6. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'armature ou charge fibreuse comprend de 5 à 50 % en volume de fibres par rapport au polymère. 7. Courroie selon la revendication 6, caractérisée en ce que l'armature comprend avantageusement de 10 à 35 ffi en volume de fibres par rapport au polymère. 8. Courroie selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'arrnature comprend de préférence sensiblement 20 ffi en volume de fibres par rapport au polymère. 9. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que les fibres résistent à la fusion. 10. Courroie selon la revendication 9, caractérisée en ce que le débordement est constitué par de très nombreuses extrémités de fibres faisant saillie au-delà de la partie en polymère du corps. 11. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que armature fibreuse comprend des fils incorporés dans la courroie, les bouts latéraux des fils faisant saillie au-delà du corps de la courroie. 12. Courroie selon la revendication 9, caractérisée en ce que les fils sont constitués par des fibres présentant une température de fusion supérieure à 149 G. 13. Courroie selon la revendication 9, caractérisée en ce que les fibres résistent à une fusion ou à un ramollissement à une température inférieure à 1930C. 14. Courroie selon la revendication 9, caractérisée en ce que les fils sont en une matière choisie dans le groupe comprenant le coton, la rayonne, le .e e et les fibres de verre. 15. Courroie selon la reverication 9, caractérisée en ce que les fils constituent une gaze de coton orientée de ma nière que les fils soient placés dans le corps en formant des angles sensiblement de 45 à 900 avec le sens de déplacement de la courroie. 16. Courroie selon la revendication 11, caractérisée en ce que les fils constituent plusieurs couches supportées par une toile. 17. Courroie selon la revendication 13, caractérisée en ce que les fils sont orientés dans la courroie de manière à former sensiblement un angle de 45 à 900 avec le sens de déplacement de la courroie. 18. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'armature fibreuse est une étoffe. 19. Courroie selon la revendication 18, caractérisée en ce que les fibres résistent à la fusion. 20. Courroie selon la revendication 18, caractérisée en ce que 12 étoffe est en une matière fibreuse ayant une température de fusion supérieure à 1490C. 21. Courroie selon la revendication 19, caractérisée en ce que l'étoffe est choisie dans un groupe comprenant le coton, la rayonne, le jute et les fibres de verre. 22. Courroie selon la revendication 5 , caractérisée en ce que le débordement fait suffisamment saillie au-delà du corps de la courroie pour éliminer sensiblement un contact entre le polymère de la courroie et la poulie. 23. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que les fibres débordaaftes font saillie d'une distante suffisante pour stabiliser le frottement dé la courroie contre les parois de la gorge de la poulie. 24. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que le corps comprend un polymère de polyuréthanne et une charge ou armature de matière fibreuse. 25. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que plusieurs éléments de traction sont orientés dans le m8me sens que la direction de déplacement de la courroie. 26. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que les fibres sont placées dans la partie de compression du corps. 27. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que les fibres sont placées dans la partie de tension de la courroie. 28. Courroie selon la revendication 5, caractérisée en ce que les fibres sont incorporées à la fois dans la partie de compression et dans la partie de tension de la courroie. 29. Procédé de moulage d'une courroie de transmission, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser la cavité d1un moule, à placer des matières fibreuses dans ladite cavité, à placer des éléments de traction dans la cavité en les orientant dans le m8me sens que la direction de déplacement de la courroie, à remplir la cavité avec un polymère, à faire-mArir le polymère en y appliquant un chauffage et un agent de mArissage ou de vulcanisation, et en retirant la courroie du moule, en découpant les cotés de la courroie de manière à permettre aux fibres de faire saillie au-delà de son corps. 30. Procédé selon la revendication 29, caractérisé en ce que le polymère est un polyuréthanne. i 31. Procédé selon la revendication 29, caractérisé en ce que les matières fibreuses résistent à la fusion. 32. Procédé selon la revendication 29, caractérisé en ce que la matière fibreuse est choisie dans le groupe comprenant le coton, la rayonne, le jute et les fibres de verre. 33. Courroie de transmission moulée d'un seul tenant, caractérisée en ce quelle comprend un corps en polymère de polyuréthanne, une armature fibreuse choisie dans le groupe comprenant le coton, la rayonne2 le jute et les fibres de verre, ladite armature fibreuse étant présente dans le corps en une proportion comprise entre 5 et 50 ,?o en volume par rapport au polymère, un débordement formé par l'armature fibreuse faisant saillie au-delà du polymère, ledit débordement s 2 étendant de 0,025 à 0,5 mm au-delà durbord du corps, et plusieurs éléments de traction de support de charge incorporés dans le corps et orientés sensiblement dans le sens de déplacement de la courroie. 34. Courroie selon l'une quelconque des revendications 1, 5, 24, 26 et 33, caractérisée en ce que les fibres débordantes font saillie au-delà des bords latéraux du corps de la courroie au moins aux angles inférieurs de la partie de compression.