L'invention concerne une nouvelle pompe hydraulique à diaphragme comportant un corps hydraulique monobloc et équipée d'un système antiretour. Dans la demande de brevet n 76 15536, le Demandeur a déjà décrit une pompe à diaphragme à système antiretour. Dans la pompe faisant l'objet de ladite demande, l'ajutage de refoulement comporte un siège antiretour qu'obture, à l'arrêt, une membrane antipulsations qui est pincée contre le corps hydraulique de la pompe et le couvercle et qui est sollicitée vers le siège antiretour par un ressort de rappel prenant appui contre ledit couvercle. En poursuivant ses études, le Demandeur a établi que, pour réaliser une véritable pompe de sécurité, utilisable comme pompe à essence pour l'alimentation du moteur d'un véhicule automobile, il est nécessaire non seulement de prévoir un dispositif antiretour et antipulsations permettant l'obturation de la canalisation de refoulement à l'arret ou en cas de renversement du véhicule, mais de réaliser également un corps hydraulique monobloc, dépourvu de tout système de cloche ou de couvercle comportant un joint ou une membrane, avec serrage par vis ou sertissage. L'invention vise à proposer une pompe de ce type apte à fonctionner et à assurer la sécurité en toute position, notamment en position inversée. A cet effet, l'invention a pour objet une pompe hydraulique à diaphragme, caractérisée en ce qu'elle comporte un corps hydraulique monobloc comprenant une chambre de refoulement équipée d'un dispositif antipulsations, constituant à l'arrêt un dispositif antiretour qui obture l'ajutage de refoulement. Dans une forme de réalisation préférée, le dispositif antipulsations de la pompe hydraulique conforme à l'invention comprendra une ossature solidaire d'une cloison séparant la chambre de refoulement et la chambre d'aspiration dudit corps hydraulique, cette ossature supportant une membrane apte à obturer, sous la sollicitation d'un organe de rappel interposé entre ladite ossature et ladite membrane, l'orifice du conduit de refoulement de la pompe, ledit conduit débouchant dans la chambre de refoulement sensiblement suivant l'axe de l'organe de rappel de ladite membrane. Cette pompe permet, d'une part, la supression de tout risque d'entrée d'air ou de fuite d'essence et, par suite, d'incendie, existant avec les pompes classiques du fait d'une détérioration du joint ou de la membrane et, d'autre part, la suppression éventuelle d'un clapet antiretour indépendant, placé entre pompe et carburateur, éliminant également tout risque d'incendie en cas de détérioration de cet appareil ou de retournement du véhicule. Le corps hydraulique monobloc de la pompe comporte nécessairement un support de clapets amovible classique pouvant être réalisé en tale enboutie ou autre matière moulée. Les clapets sont par exemple réalisés en Viton (marque déposée) et sont appliqués sur leurs sièges par de petits ressorts de rappel, en assurant une étanchéité parfaite avec une perte de charge réduite. La chambre d'aspiration, constituée par une cheminée, permet le montage d'un filtre de grande dimension dont l'embase non filtrante assure une capacité de décantation quasi permanente. La chambre de refoulement, d'un volume appréciable, supérieur à celui de la chambre d'aspiration en vue d'assurer par lui-même un bon effet amortisseur, est isolée de la chambre d'aspiration par un joint torique logé dans sa cheminée et comprimé par le support de clapets. Avec une pompe classique, la perméabilité de la pompe à l'arrêt est inévitable avec un réservoir en charge et, a fortiori, lorsque la pompe comporte un retour antipercolation au réservoir. La fermeture de l'arrivée d'essence au carburateur reste tributaire de l'étanchéité de son pointeau, qui devient inexistante en cas de retournement du véhicule (tests prescrits par les normes de sécurité). Selon la présente invention, un dispositif antipulsations constitué par une membrane avec poussoir et ressort de rappel est fixé dans la chambre de refoulement et peut obturer l'extrémité interne de l'ajutage de refoulement disposé suivant le même axe. La partie interne de la membrane étant mise en communication avec la chambre d'aspiration par un trou de faible dimension formant Ndash pot*, cette membrane se trouve ainsi en *pression équilibrée". A l'arrêt, les deux côtés de la membrane étant soumis à la même pression ou dépression, le ressort de rappel assure l'obtura- tion de l'extrémité interne de l'ajutage de refoulement par la membrane. En utilisation, la dépression régnant dans la chambre d'aspiration (hauteur d'aspiration éventuelle, augmentée de la perte de charge de la tuyauterie) sollicite la membrane par le trou formant wdash pot" et assure l'ouverture de l'ajutage de refoulement. Cette dépression, s'ajoutant à la pression régnant dans la chambre de refoulementRaugmente en fonction de l'importance du débit et facilite l'ouverture de l'ajutage de refoulement. La perte de charge du dispositif antiretour est donc assez faible et ne nuit pratiquement pas aux performances de la pompe (dépression et pouvoir aspirant quasiment inchangés). I1 est à noter que l'étanchéité parfaite des clapets de la pompe.devient superflue à 1'arrêt, le dispositif antiretour, étanche par principe, garantissant le non désamorçage de la pompe lorsque le réservoir n'est pas en charge (redémarrage instantané). Les dessins annexés, auxquels on se référera dans la description qui va suivre, représentent s - figure 1 : une coupe en élévation d'une forme de réalisation de l'invention t - figure 2 t une coupe en plan du corps hydraulique, suivant la ligne II-II de la figure 1 t - figure 3 s une vue en plan du support de clapets en place t - figures 4a et 4b s une coupe partielle du dispositif antipulsations et antiretour, respectivement à l'arrêt et en utilisation. Le corps hydraulique de la pompe représenté sur les figures 1, 2 et 3 est d'un type commun en soi et ne sera donc pas décrit en détail. On rappellera simplement qu'il comporte s - une chambre d'aspiration 1 avec un ajutage 2 d'aspiration du fluide t - une chambre de refoulement 3 avec un ajutage 4 de refoulement du fluide et éventuellement un ajutage 5 comportant un petit trou calibré à son extrémité, limitant le retour du fluide au réservoir, afin de combattre le phénomène de percolation t - une chambre principale 6 , limitée par un support de clapets 7 séparant les chambres d'aspiration 1 et de refoulement 3 par l'interposition d'un joint torique 8, et en relation alternativement avec les chambres 1 et 3 par l'intermédiaire de clapets respectivement 9 et 10 ;; - une membrane souple (non représentée) permettant de faire varier le volume de la chambre 6 et des moyens pour déplacer alternativement cette membrane dans un sens et dans l'autre. Ces moyens comprennent, par exemple, de façon connue en soi, une tige actionnée par un levier, lui-même sollicité par une came avec des ressorts de rappel. Dans la chambre d'aspiration 1, un filtre 11 de grande dimension, dont l'étanchéité de l'embase non filtrante est assurée par le joint torique 8, assure une capacité de décantation quasiment permanente. Dans la chambre de refoulement 3, un dispositif antipulsations, serti dans la cheminée d'aspirationwcomporte une ossature 12 et une membrane 13, sollicitée par un poussoir 14 sous l'action d'un ressort 15. A l'arrêt, la membrane 13 obture la portée aménagée à l'extré- mité de 1'ajutage de refoulement 4 serti dans le corps hydraulique formant ainsi clapet antiretour. La mise en 1pression équilibrée" de la membrane 13 est réalisée par un petit trou calibré 16 formant "dash pot" assurant en utilisation l'ouverture de l'ajutage de refoulementapar l'action de la dépression à l'aspiration combinée avec la pression de refoulement. REVENDICATIONS 1.- Une pompe hydraulique à diaphragme, caractérisée en ce qu'elle comporte un corps hydraulique monobloc comprenant une chambre de refoulement équipée d'un dispositif antipulsations, constituant à l'arret un dispositif antiretour qui obture l'ajutage de refoulement. 2,- Pompe hydraulique selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif antipulsationscomprend une ossature solidaire d'une cloison séparant la chambre de refoulement et la chambre d'aspiration dudit corps hydraulique, cette ossature supportant une membrane apte à obturer, sous la sollicitation d'un organe de rappel interposé entre ladite ossature et ladite membrane, l'orifice du conduit de refoulement de la pompe, ledit conduit débouchant dans la chambre de refoulement sensiblement suivant l'axe de l'organe de rappel de ladite membrane. 3.- Pompe hydraulique suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu'un trou de faible section formant "rash pot", ménagé dans l'ossature du dispositif antipulsations, met en communication avec la chambre d'aspiration l'espace compris entre ladite ossature et ladite membrane. 4.- Pompe hydraulique selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la chambre de refoulement a un volume nettement supérieur à celui de la chambre d'aspiration en vue d'assurer la régulation du refoulement.