La présente invention serapporte à un dispositif de reconnaissance d'informations, et plus particulièrement de numérotation, dans un réseau de commutation à modulation par impulsions et codage ou MIC, et dans le cas où les bits des codes représentant les chiffres de numérotation sont transmis à partir du poste d'abonné par modulation de l'amplitude d'une porteuse à fréquence vocale. Ce type de numérotation peut être utilisé par exemple avec des postes à clavier sur lesquels la sélection d'un chiffre se fait par enfoncement d'une touche. Dans un réseau de commutation MIC, les signaux de parole et de numé- rotation sont échantillonnés et codés pour être disponibles sous forme numerique à ltinterieur du central. Les signaux de numérotation parviennent alors, par l'intermédiaire du commutateur spatio-temporel, au dispositif de reconnaissance de numérotation sous forme de mots numériques. Ces signaux de numérotation peuvent comporter des imperfections : d'une part la fréquence de la porteuse n'est pas strictement égale la fréquence nominale, mais peut varier de part et d'autre de cette dernière ; d'autre part il peut y avoir dégradation de la porteuse au cours de la transmission analogique (parasites) et de la transmission numérique (perte de bits). L'objet de la présente invention est un dispositif numérique simple permettant de reconnaître sans erreur les chiffres de numérotation compte tenu des imperfections mentionnées ci-dessus. Selon une caractéristique de l'invention, le dispositif de reconnaissance comporte des premiers moyens pour reconstituer, a partir des mots numé- riques reçus, l'enveloppe réelle de la porteuse, des seconds moyens d'élimination des erreurs de transmission contenues dans ladite enveloppe réelle de façon à obtenir une enveloppe corrigée, des troisièmes moyens d'obtention des différents bits des codes de numérotation à partir de ladite enveloppe corrigée, et des quatrièmes moyens d'identification des chiffres de numérotation à partir des codes de numérotation. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront au cours de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints dans lesquels - la figure I représente les signaux de parole et de numérotation à la sortie du poste d'abonné ; - la figure 2 représente la courbe de codage des signaux de parole ; - la figure 3 représente le codage des signaux de numérotation - la figure 4 représente une sinusoïde de la porteuse à la fréquence nominale et son cercle trigonométrique associé ;; - les figures 5.a et 5.b représentent respectivement les cercles trigonométri ques associés a une porteuse de fréquence inférieure à la fréquence nominale et a une porteuse de fréquence supérieure à la fréquence nominale - la figure 6 représente l'agencement du dispositif de reconnaissance de numé rotation selon l'invention ; - Les figures 7.a à 7.1 représentent des diagrammes de signaux fournis par le dispositif de la figure 6 ; - la figure 8 représente différents décalages entre le début de la porteuse et le début d'une période de détection de cette porteuse - Les figures 9.a à 9.c représentent des diagrammes de détermination des ins tants de prélèvement du signal d'enveloppe corrigée. Chaque chiffre de numérotation est codé à l'aide d'un code cyclique redondant à N bits répété sans interruption pendant toute la durée où l'abonné appuie sur la touche correspondante. Dans la suite de la description, on prendra des codes redondants a dix bits, dits "dix dont cinq" du fait qu'ils comportent tous cinq bits 1 et cinq bits 0. Les quatre premiers bits représentent l'en-tête du code et sont destinés au cadrage.Le tableau I suivant indique la signification des codes utilisés TABLEAU I Code cyclique Chiffre Code binaire En-tête 0111 011000 1 0001 0111 010100 2 0010 0111 010010 3 0011 0111 010001 4 0100 0111 001100 5 0101 0111 001010 6 0110 0111 001001 7 0111 0111 000110 8 1000 0111 000101 9 1001 0111 000011 O 1010 0 1 1 1 1 1 0 0 0 O En réserve I 0 1 1 0 1 1 1 1 0 1 0 0 0 En réserve 1 1 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 0 O En réserve 1 1 0 1 Q 1 I I I O 0 0 1 0 En réserve 1.1 1 0 0 ! 1 1 1 0 0 0 0 1 En réserve 1 1 1 I De tels codes a dix bits permettent de transmettre quinze informations differentes. Les chiffres 0 à 9 constituent dix informations. On dispose donc encore de cinq informations de réserve qui peuvent être par exemple utilisées pour l'obtention de différentes facilités. La figure I représente les signaux de parole et les signaux de numérotation à la sortie du poste d'abonné. Lorsque le combiné est raccroché, aucun courant ne circule dans la ligne. Lorsque le combiné est décroché et que l'abonné n'enfonce pas de touche de numérotation, un courant continu i, par exemple égal a 5 mA, circule dans la ligne. Si l'abonné parle, le signal alter -natif de parole sera superposé audit courant i. Si maintenant l'abonné, après avoir décroché le combine, enfonce une touche de numérotation afin d'envoyer un signal de numérotation le courant continu de ligne retombera à zéro et sera donc équivalent au courant continu d'état raccroché. On dira que la ligne est en état "faux raccroché".Une porteuse de fréquence vocale nominale F = 2 kIlz est modulée en "tout-ou-rien" par le code cyclique à dix bits du chiffre à transmettre. Chaque bit I dudit code est transmis par un nombre k de huit périodes T = 0,5 ms de la porteuse représentant un moment de durée M = 8 T = 4 ns. Chaque bit O est représenté par l'absence de porteuse pendant un temps H. La durée, de transmission d'un code complet à dix bits est égale à 10 M, soit 40 ms Or, le temps moyen d'enfoncement d'une touche est de 170 à 200 ms. Chaque code sera donc transmis quatre à cinq fois de suite. Soit t la période d'échantillonnage des signaux analogiques de parole et de numérotation et soit p le nombre de bits B1 à Bp constituant le code des échantillons. Dans la suite de la description, on supposera que t est égale à J25 ps, ce qui correspond à une fréquence d'échantillonnage f égale à 8 kHz. On supposera également que les codes des échantillons comportent six bits Bl à B6 et que la courbe de codage correspond à celle représentée à la figure 2. Cette courbe, non linéaire (compression) et symétrique par rapport à l'origine, comporte sept segments S1 à S7 à l'intérieur desquels le codage est linéaire. En phase de conversation, toute la courbe de codage est utilisée et les signaux de parole sont transmis à l'aide des six bits B1 à B6 de chaque code. En phase de numérotation, c' est-à-dire lorsque l'abonné appuie sur une touche de numérotation, seul le segment SI est utilisé, les trois premiers bits El à B3 étant donc nécessairement 0 J 1, ce qui renseigne le central sur l'état de la ligne ("faux raccroché"). La valeur du courant sinusoidal de numérotation est alors représentée par les trois derniers bits B4 à B6. La figure 3 représente le codage du signal sinusoidal de numérotation à l'intérieur du segment SI. Le code variera donc entre O J J i J J et O 1 1 0 0 0 nieme si l'amplitude du signal sinusoidal dépasse accidentellement la valeur correspondant à la longueur du segment S1, auquel cas il y aura saturation. Le niveau de repos correspondant à une élongation nulle du signal sinusoïdal est situé au milieu du segment Si. La première fonction du dispositif de reconnaissance de numérotation selon 1 invention consiste à détecter l'enveloppe réelle de la porteuse reçue, cette enveloppe réelle pouvant être différente de l'enveloppe générée à partir du poste d'abonné, compte tenu de la dégradation du signal lors de la transmission. Afin de reconstituer cette enveloppe réelle, on détecte la présence ou l'absence de la porteuse sur chaque période nominale T. Le résultat, que l'on appellera SIN, est O ou I suivant que la porteuse est absente ou présente au cours de la période T considérée. La suite deys résultats SIN représente l'enveloppe réelle de la porteuse reçue.La période nominale T de la porteuse étant égale à 0,5 ms et la periode d'échantillonnage t étant égale à 125 ps, le résultat SIN sera deduit de l'examen des codes de quatre échantillons successifs La figure 4 représente une période T de la porteuse à fréquence F = 2 kHz associée à son cercle trigonométrique. Quatre échantillons 1 # à 4 de la sinusoide sont donc déphasés d'un angle b = 2 les uns par rapport 2 auxautres.Les secteurs du cercle trigonométrique formés par un angle a de part et d'autre de l'axe origine sont hachurés. Ces secteurs constituent une zone neutre, alors que le secteur non hachuré supérieur constitue une zone positive et que le secteur non hachure inférieur constitue une zone négative. Soit c l'angle de ces deux secteurs.On considèrera que la porteuse est présente sur une période T, c'est-à-dire SIN = 1, s'il existe au moins un échantillon dans la zone positive et au moins un échantillon dans la zone négative parmi quatre echantillons successifs. Bien entendu, ceci est possible seulement si l'angle a # est inférieur à 4 . La fréquence nominale de la porteuse est de 2 kHz, mais dans la réalité la fréquence de porteuse peut varier autour de cette fréquence nominale, compte tenu de la précision de l'oscillateur. La présence de la porteuse doit donc être détectée à l'intérieur d'une certaine plage de fréquence, cette plage étant fonction de l'étendue de la zone neutre. La figure 5.a représente le cercle trigonométrique correspondant à une fréquence de porteuse F' inférieure à la fréquence nominale F. Un tour du cercle est parcouru en une période T' supérieure à T, et l'angle b correspon # dant au temps t séparant deux échantillons successifs est alors inférieur à 2 . 2 Si la fréquence F' est trop basse, la porteuse ne sera pas détectée : c'est le cas de la figure 5.a. Pour que la porteuse soit détectée quelle que soit la phase des échantillons par rapport à l'origine, il faut b)2r-c T (J) où c = x-2a. La figure 5.b représente le cercle trigonométrique correspondant à une fréquence de porteuse F' supérieure à la fréquence nominale F. Un tour du cercle est parcouru en une période T' inférieure à T, et l'angle b correspondant # au temps t séparant deux echantillons successifs est alors supérieur à 2 . Pour que la porteuse soit détectée quelle que soit la phase des échantillons par rapport à ltorigine, il faut b Toutefois, meme si la condition (2) n1 est pas réalisée, rimais si b est 2# supérieur à 3 , la position de l'échantillon 4 dépassera la position de l'échantillon 1, et la porteuse risque d'être détectée, selon la phase des échantillons. Ceci n'est pas très gênant du fait que l'angle b > 23 corres 3 pond à des fréquences qui sont bien supérieures à F et qui ne seront donc pas générées malgré la tolérance en fréquence acceptée pour l'oscillateur. On peut écrire : F' = F b T 2 TF' b = 2F . En remplaçant b par sa valeur dans les expressions (1) et (2), les conditions pour que la porteuse soit détectée quelle que soit la phase des échantillons peuvent s'écrire 2rc TF' 3 2#-c F 1,5# 0,5# Dans la suite de la description, on considèrera à titre d'exemple une zone neutre constituée de quatre niveaux de quantification telle que repré sentée à la figure 3. La zone positive correspond aux codes 0 1 J O O O et O 1 1 0 O 1 et la zone négative correspond aux codes O J 1 J J J et O 1 I I 1 a Bien entendu, la plage de détection correspondant à cette zone neutre sera fonction de l'amplitude de la porteuse et variera dans le meme sens que cette dernière. Le circuit de détection de porteuse fonctionnant pour les valeurs choisies ci-dessus à titre d'exemple est représenté par le bloc A de la figure 6. Deux décodeurs 5 et 6 recevant chacun les bits B4 et B5 des échantillons codés détectent respectivement les échantillons situés dans là zone positive par la présence d'un bit 1 en sortie du décodeur 5 lorsque celui-ci reçoit deux bits O, et les échantillons situés dans la zone négative par la présence d'un bit J en sortie du décodeur 6 lorsque celui-ci reçoit deux bits 1. Les sorties des décodeurs 5 et 6 sont respectivement reliees aux entrées J de deux bascules J-K 7 et 8 recevant sur une autre entrée C des impulsions d'horloge Hi de période t = J25 ps. Toutes les périodes T = 0,5 ms, les sorties Q de ces deux bascules sont mises à l'état O par l'application d'un signal RAZ sur des entrées CL. Ainsi pour chaque période T, c'est-à-dire pour quatre échantillons consécutifs, la présence d'au moins un échantillon situé dans la zone positive est mémorisée par la bascule 7 et la présence d'au moins un échantillon situé dans la zone négative est mémorisée par la bascule 8. Une porte ET 9 reliée aux deux sorties Q des bascules 7 et 8 est activée lorsque les deux bascules délivrent un bit 1, ce qui correspond à la détection de la porteuse.L'état de la sortie de ladite porte ET 9 juste avant l'apparition de l'impulsion RAZ représente le résultat SIN. L'enveloppe réelle de la porteuse est donc représentée par la suite des résultats SIN. Ainsi lorsque la fréquence de porteuse est rigoureusement égale à 2 kHz, et lorsque l'enveloppe réelle est identique à l'enveloppe générée, c'est-à-dire lorsqu'aucune dégradation n'a affecté la transmission, un bit í du code cyclique de numérotation est représanté, comme l'indique la figure 7.a, par huit résultats consécutifs SIN égaux à 1, alors qu'un bit O est représenté par huit résultats consécutifs SIN égaux à o. Dans le cas où une dégradation affecte la transmission, l'enveloppe réelle de la porteuse sera différente de l'enveloppe générée et comportera des fausses transitions que l'on risque de confondre avec un changement de bit du code cyclique de numérotation. De telles fausses transitions sont représentées à l'intérieur d'un bit I du code cyclique de numérotation par les figures 7.d, 7.g et 7.j. Le bloc B de la figure 6 représenteun circuit d'élimination des fausses transitions permettant d'éliminer deux erreurs consécutives ou non parmi les résultats successifs SIN formant un bit du code cyclique de numérotation. Cette capacité d'élimination de deux erreurs s'est avérée suffisante dans la pratique. Un compteur-décompteur 10 à deux bits (donc quatre paliers) avec blocage en butée de comptage et décomptage, c'est-à-dire pour 11 et 00, joue le rôle d'un intégrateur. Il reçoit des impulsions d'horloge H2 de période T = 0,5 ms, décalées en avant par rapport aux impulsions RAZ. L'entrée de sélection de comptage ou de décomptage est reliée à la sortie de la poF te ET 9. Un niveau J sur cette entrée, associé à une impulsion R2, incrémente le compte d'un pas, alors qu un niveau O le diminue d'un pas. Un décodeur 11 associé au compteur-décompteur JO comporte quatre sorties correspondant aux quatre paliers 00, OJ, SO et Jl dudit compteur-décompteur, ces quatre paliers étant respectivement appelés I, NS, N2 et S. L'état des sorties du decodeur 11 en réponse aux impulsions d'horloge H2 est symbolisé par les figures 7.b, 7.e, 7.h et 7.k, correspondant respectivement aux figures 7.a, 7.d, 7.g et 7.j. Une bascule J-K 12 est reliée par son entrée J à la sortie du décodeur il correspondant au palier supérieur S, et par son entrée K à la sortie dudit décodeur correspondant au palier inférieur T. Les sorties Q et Q de cette bascule 12 changent d'état, sous l'action des impulsions d'horloge 112, chaque fois que le décodeur iJ passe du palier inférieur I au palier supérieur S par l'intermédiaire des paliers Ni et N2, et chaque fois qutil passe du palier su périeur S au palier inférieur I par l'intermédiaire des paliers N2 et Ni. La présence du palier I en sortie du décodeur est matérialisée par un niveau 1 en K qui place la sortie Q au niveau 0. La présence du palier S est matérialisée par un niveau 1 en J qui place la sortie Q au niveau J. Ainsi le signal présent en sortie Q de la bascule 12 représente l'enveloppe corrigée de la porteuse. Dans la mesure où le nombre d'erreurs n'est pas supérieur à deux pour chaque bit du code cyclique de numérotation, cette enveloppe corrigée ne comporte pas de fausses transitions, mais les transitions vraies sont décalées par rapport aux transitions de l'enveloppe du signal généré au départ. Dans le cas où l'enveloppe réelle ne comporte pas d'erreurs, comme c'est le cas à la figure 7.a, l'enveloppe corrigée représentée à la figure 7.c sera décalée de deux périodes T en arriere par rapport à l'enveloppe réelle. De même, dans le cas où ltenveloppe réelle comporte une ou deux erreurs situées approximativement au milieu d'un moment du code cyclique de numérotation, connue c'est le cas à la figure 7.d, l'enveloppe corrigée représentée à la figure 7.f sera retardée de deux périodes T.Si maintenant, l'enveloppe réelle comporte une ou deux erreurs situées vers les extrémités d'un moment du code cyclique de numérotation, les transitions de l'enveloppe corrigée risquent d'être encore plus décalées. Les figures 7.i et 7.1 représentent les positions extrêmes de l'enveloppe corrigée correspondant aux enveloppes réelles représentées aux figures 7.g et 7.j. Un circuit de détection des transitions de l'enveloppe corrigée délivrée par la bascule 12 est constitué par une mémoire 13 retardant ladite enveloppe d'une période T et une porte OU exclusif 14 recevant d'une part cette enveloppe retardée et d'autre part l'enveloppe non retardée. La mémoire 13 peut être constituée par une bascule J-K dont l'entrée J est reliée à la sortie Q de la bascule 12 et dont ltentrée K est reliée à la sortie q. Cette bascule est commandée par des impulsions d'horloge H2. La porte 14 délivre un bit I pendant une durée T à partir de la transition observée en sortie de la bascule 12. Connaissant l'enveloppe corrigée, il s'agit maintenant de reconnaître les différents bits du code cyclique de numérotation par prélèvement du niveau de ladite enveloppe à des instants précis. Le choix des instants de prélèvement doit tenir compte de la tolérance sur la fréquence de porteuse et du décalage entre le début du train de sinusoides et le début de la période T de détection de porteuse. La tolérance sur la fréquence de porteuse se traduit par un allongement ou une diminution de la durée des moments du code cyclique de numérotation par rapport à la durée théorique de 8 T, soit 4 ms. Ainsi, la place d'une transition de l'enveloppe corrigée par rapport à la transition précédente dépend de la fréquence de la porteuse, et cette incertitude est fonction du nombre de bits successifs de meme niveau présents dans le code cyclique reçu (cinq au maximum).Le tableau II ci-dessous donne l'écart maximum sur la position d'une transition par rapport à la transition précédente pour une tolérance de la fréquence de 5 Z et pour des trames de un à cinq bits consécutifs de même niveau. TABLEAU II Nombre de bits Durée théorique Ecart maximum consécutifs de même niveau de la trame 1 8 T + 0,4 T 2 16 T + 0,8 T 3 24 T + 1,2 T 4 32 T + 1,6 T 5 40 T + 2,0 T D'autre part, un décalage entre le début du train de sinusoides formant la porteuse et le début d'une période T de détection de cette porteuse (cette période T commençant avec l'échantillon codé reçu immédiatement après l'impulsion de remise à zéro RAZ des bascules 7 et 8 du bloc A de la figure 6) équivaut à une variation de la durée de la trame.Suivant la valeur du décala ge, cette variation peut aller de + T à - 34T , comme il est expliqué à la 4 4 figure 8. Chaque période T de détection de porteuse comporte quatre périodes d'échantillonnage identiques tl à t4. Si la porteuse supposée pour le moment T de période nominale T débute avec un retard R inférieur à 4 par rapport à l'échantillon de la période tl, au moins trois échantillons appartiendront encore à la période de détection T considérée, ce qui est, à la limite, suffisant pour que la porteuse soit détectée au cours de cette période. La porteuse sera ainsi détectée pendant huit périodes T, mais sera encore présente pendant un temps R au début de la neuvième période, ce qui équivaut à un allongement T de la durée compris entre O et 4 .Si maintenant la porteuse débute avec un retard R supérieur ou égal à T4 et inférieur à T par rapport au premier échantillon d'une période T, seuls deux échantillons au plus appartiendront à cette période T, ce qui n est pas suffisant pour que la porteuse soit détectée au cours de cette période. Ceci équivaut à une diminution de la durée de la por teuse corrigée d'un temps R compris entre O et 34T T .Le tableau III ci-dessous 4 donne, pour des trames de un à cinq bits consécutifs de morne niveau, l'écart maximum sur la position d'une transition par rapport à la transition précé- dente en tenant compte à la fois du décalage mentionné ci-dessus et d'une variation de 5 Z de la fréquence de porteuse. I1 indique en outre l'écart maximum en nombre de périodes T. TABLEAU III Nombre de bits Ecart maximum Ecart maximum consécutifs de (en durée) (en nombre de périodes T) meme niveau 1 - 1,15 T + 0,65 T - I + 1 2 - 1.55 T + 1,05 T - 2 + 1 3 - 1,95 T + 1,45 T - 2 + 1 4 - 2,35 T + 1,85 T - 2 + 2 5 - 2,75 T + 2,25 T - 3 + 2 La figure 9.a, déduite des valeurs du tableau III, représente lten- veloppe corrigée pour des trames de un à cinq bits consécutifs de meme niveau; les parties hachurées représentent l'incertitude sur la fin de la durée de la trame. La figure 9.b représente le début des huit périodes T de chacun des bits de longueur théorique 8 T. Les points ronds correspondent au début de la première période de chacun des bits. On déduit, à partir de ces deux figures, les fenêtres à l'intérieur desquelles on peut prélever le niveau de l'enveloppe corrigée, ces fenêtres étant représentées à la figure 9.c. La fenêtre la plus étroite, comprise à l'intérieur de toutes les autres fenêtres, correspond à des trames de cinq bits consécutifs de même niveau. C'est par conséquent cette fenêtre qui imposera l'instant de prélèvement du signal d'enveloppe corrigée cet instant sera donc choisi parmi les troisième, quatrième et cinquième périodes T de chaque bit de durée théorique 8 T du code cyclique de numérotation. On a vu précédemment que la présence d'erreurs dans l'enveloppe réelle pouvait, selon la position de ces erreurs, décaler les transitions de l'enve- loppe corrigée ; le cas extrême est représenté à la figure 7.i où la première période du bit considéré est retardée de quatre périodes T par rapport à la normale.L'instant de prélèvement du niveau d'enveloppe corrigée sera donc choisi le plus tat possible à l'intérieur de la fenêtre formée des troisième, quatrième et cinquième périodes T de chaque bit ; il sera donc situé dans la troisième période T, comme indiqué par une croix à la figure 9.c. Dans ces conditions, le nombre maximum d'erreurs corrigées, quelle que soit la position de ces erreurs, est de deux pour des trames allant de un à cinq bits. Ces valeurs se sont avérées suffisantes dans la pratique. Le dispositif de prélèvement et de stockage des bits du code cyclique de numérotation est représenté au bloc D de la figure 6 par un registre à décalage 15 de dix cellules dont l'entrée de commande du décalage est reliée à la sortie d'un décodeur 16 activée par la présence du code 0 1 1 en sortie d'un compteur à trois bits (huit positions) 17. Ce compteur est remis à zéro par la présence d'une transition détectée par le circuit OU exclusif 14 du bloc B. Des impulsions d'horloge H2 permettent l'avancement du compteur. Le niveau de l'enveloppe retardée, délivrée par la bascule 13 du bloc B, est stocké, par l'intermédiaire d'un conducteur 18, dans le registre à décalage 15 lorsque la sortie du décodeur 16 est activée. Au bout de 40 ms, le contenu du registre à décalage 15 est analysé et accepté s'il contient cinq bits 1 et cinq bits o, cette condition étant détectée de façon connue. Puis le code "dix dont cinq" détecté est cadré par rapport à I'en-tête 0 1 1 1, par exemple par bouclage du registre 15 sur luimême et circulation des bits. Les six derniers bits, identifiant le chiffre de -numérotatiai reconnu, sont alors transmis, après un éventuel transcodage, vers une unité de contrôle. Après la détection par cette unité de contrôle d'un état de ligne décroché signifiant que l'utilisateur a relâché la touche de numérotation, l'ensemble du dispositif selon l'invention est remis à zéro pour être prêt à reconnaître un nouveau chiffre. Le dispositif de reconnaissance de numérotation selon l'invention a été décrit pour traiter les signaux de numérotation provenant d'un seul abonné à la fois. Bien entendu, ce dispositif peut fonctionner en multiplexage dans le temps, moyennant seulement quelques modifications connues de l'homme de l'art. Bien que l'invention ait été décrite avec un exemple particulier de réalisation, il est clair qu'elle n'est pas limitée audit exemple, et qu'elle est susceptible de variantes, notamment en ce qui concerne la nature des circuits logiques utilisés, sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Dispositif numérique de reconnaissance d'informations, et plus par ticulièrement de n w numérotation téléphonique, pour lequel les chiffres de numéro- tation sont représentés par des codes cycliques redondants à N bits transmis par modulation-de l'amplitude en "tout-ou-rien" d'une porteuse de fréquence vocale nominale F et de période T, les bits z et les bits O desdits codes cycliques étant représentés respectivement par la présence ou l'absence du signal sinusoïdal de porteuse pendant un nombre k de périodes, ladite porteuse étant échantillonnée à la période t et codée à l'aide de p bits B1 à Bp pour être reçue sous forme de mots numériques, caractérisé en ce qu'il comporte des premiers moyens recevant lesdits mots numériques et destinés à reconstituer l'en veloppe réelle de la porteuse reçue, des seconds moyens d'élimination des erreurs de transmission contenues dans ladite enveloppe réelle de façon à obtenir une enveloppe corrigée, des troisièmes moyens d'obtention des N bits des codes cycliques de numérotation à partir de ladite enveloppe corrigée, et des quatrièmes moyens d'identification des chiffres de numérotation à partir des codes cycliques à N bits. 2. Dispositif selon la revendication J > pour lequel la période nominale T de la porteuse est quatre fois supérieure à la période d'échantillon nage t, caractérisé en ce que les premiers moyens de keconstitution de lten- veloppe réelle de la porteuse reçue comportent un circuit de détection de porteuse délivrant à chaque période T un résultat SIN = 1 si, parmi les quatre échantillons codés présents au cours de ladite période T, au moins un échantillon est supérieur à un seuil positif donné et au moins un échantillon est inférieur au seuil négatif égal en valeur absolue audit seuil positif. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit circuit de détection de porteuse comprend deux décodeurs dont les entrées re çoivent les échantillons codés et dont les sorties sont respectivement reliées aux entrées J d'une première et d'une seconde bascules J-K commandées par des impulsions d'horloge de période t et remises à zéro toutes les périodes T, les sorties Q desdites bascules étant reliées aux deux entrées d'une porte ET. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les seconds moyens d'élimination des erreurs de l'enveloppe réelle comportent un circuit intégrateur recevant le signal d'enveloppe réelle et associé à un circuit de détection à deux seuils délivrant un niveau O ou qui représente l'enveloppe corrigée. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le circuit intégrateur comporte un compteur-décompteur de deux bits à butée, et en ce que le circuit de détection à deux seuils comporte un décodeur à quatre sorties dont la première sortie et la quatrième sortie sont reliées respectivement aux entrées K et J d'une troisième bascule J-K délivrant l'enveloppe corrigée, l'entrée de sélection de comptage ou de décomptage du compteurdécompteur étant reliée à la sortie de ladite porte ET, ledit compteurdécompteur ainsi que ladite troisième bascule J-K étant commandés par des impulsions d'horloge de période T. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'une détection des transitions de l'enveloppe corrigée est effectuée par 1 'intermé- diaire d'un circuit de comparaison constitué d'une porte OU exclusif recevant d'une part le signal d'enveloppe corrigée et d'autre part ce même signal retardé d'une période T au moyen d'une quatrième bascule J-K. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les troisièmes moyens d'obtention des N bits des codes cycliques de numérotation comportent un compteur à k positions remis à zéro par les transitions détectées en sortie de la porte OU exclusif, ledit compteur provoquant, par l'intermédiaire d'un décodeur, l'enregistrement dans un registre à décalage à N cellules du signal d'enveloppe corrigée lorsqu'il atteint une position déterminée en fonction du nombre d'erreurs à corriger et de la tolérance sur la fréquence de porteuse.