En 1609, à Venise, GALILEE construisit la première lunette astronomique, et l'oculaire était divergent. Ce type de lunette, dit de GALILEE, n1 autorise que de faibles grossissements. Depuis, et Oela n'a jamais varié, la lunette astronomique, tout comme la lunette terrestre, d'ailleurs, est composée pour l'essentiel d'un objectif (achromatique et traité, de préférence) et d'un oculaire convergent, étant donné les forts grossissements exigés. Et puis, il y ent par la suite les télescopes, de divers types: de NEWTON de CASSEGRAIN, de SCHMIDT, ...Il s'agit de faire cette distinction car si les pays anglo-saxons désignent tout instrument d'optique céleste sous le nom de télescope, en Europe, et surtout en France, le mot de télescope est réservé aux instruments à miroir. Pour ma part, ayant toujours été impressionné par les longueurs respectables de ces instruments, et également par le fait que ces dimensions sont motivées, pour le principal, par les forts grossissements souhaites, je recherchais un procédé qui puisse accrottre encore le grossissement en diminuant de façon importante la longueur des instruments; ceci, bien sflr, sans diminuer le champ qui doit rester acceptable, et la clarté qui doit entre bonne. Ce procédé, objet de l'invention, intéresse tous les appareils d'observation lointaine et en particulier, donc, les lunettes astronomiques et les télescopes, ceci à titre d'exemples non limitatifs.J'ai été amené, pour cela, à concevoir un nouveau principe d'optique, qu'il m'appartiendra d'expliquer ultérieurement dans le détail, complémentaira de ce qui est enseigné jusqu'à aujourd'hui. Le principe, dans sa présentation élémentaire, en est le doublage des objectifs et des oculaires; c'est-à-dire la superposition de deux instruments grossissant.Je m'attache, dans ce qui suit, à décrire les dispositions de ce proche dé, appliqué à la lunette astronomique (planche 1/3, figure i), au télescope de NEWTON (planche 23, figure 2), au télescope de CASSERGRAIN (planche II/3, figure 1), au télescope de SCHMIDT-CASSEGRAIN (planche 11/3, figure 2); se reporter à la plan détails che 111/3 pour les/reperés, qui caractérisent l'invention. 'est pour les besoins de la description d'ensemble que j'introduis volontairement une terminologie propre au procédé, décrit maintenant, et que l'on trouvera entre guillemets. L'intérêt et les avantages du procédé apparattront au cours de la description, dégagés au fur et à mesure que 11 instrument se construit. Deux instruments grossissant superposés, donc. Le premier instrument, "principal", peut être la lunette astronomique ou le télescope de quel que soit le type. Le deuxième instrument, 1,secondaire", sera constitué, dans tous les cas, comme une lunette astronomique, de dimensions plus réduites que cellesde "l'instru- ment principal". Le premier instrument est donc composé d'un objectif et d'un oculaire, ou d'un miroir et d'un oculaire, suivant le cas; le deuxième instrument est composé d'un objectif et d'un oculaire. La liaison de ses deux instruments, pour n'en former plus qu'un, se fait au niveau de "l'oculaire principal"(6) et de "l'objectif secondaire"(4). Ces derniers doivent, en effet, être liés géométriquement, très près l'un de l'autre, de quelques millimetrès.Le grossissement de l'ensemble, l1expé- rience me l'a montré, est égal au produit des grossissments des instruments "principal" et "secondaire"ainsi couplés. Pour prendre un exemple, si "l'instrument principal1, grossit 50 fois et "l'instrument secondaire'1 16 fois, l'ensemble ainsi constitué grossit 500 fois, sans Barlow, nécessairement. Si Barlow il Y avait, celui -ci se trouverait en amont de "l' oculaire secondaire" (9), tous deux liés géométri- quement, au voisinage de l'oeil, donc.Cet "oculaire secondaire", placé dans le porte-oculaire"(10) qui coulisse en aval du "tube secondaire" (3), au niveau tube forme l'image donnée par "l'objectif secondaire"(4), devient le dernier élément de la chaîné qui constitue l'ensemble. L'oculaire principal"(6), puis "l'objectif secondaire"(4), se trou vent en amont du "tube secondaire"(3) qui les lie par un "bouchon entretoise"(8), fileté et vissé à son extremité, comme il est montré sur la planche III/3, figure I. Si le "porte-objectif"(5) peut-être monté légèrement dur, à fond d'épaulement, le "porte-oculaire" (7) coulisse librement à l'intérieur du tube lors de son introduction, ce qui facilite l'assemblage et le démentage, et qui permet de changer facilement "l'oculaire principal"(6), si besoin était. Un petit détail qui garde son importance: la présence de petits trous judicieusement placés sur les tubes doivent permettre A l'air de s'échapper ou d'être aspiré lors, soit de la mise en place, soit de l'expul- sion ou de la manipulation des pièces constituant l'ensemble.Toutes les pièces intérieures aux tubes et la surface intérieure des tubes eux-mêmes doivent être, bien sdr, de couleur noire mate (propriété de moindre réflexion) comme dans tout instrument optique qui se respecte. Par ailleurs, la meilleure qualité de l'ensemble voudrait que les constituants optiques mis en oeuvre, objectifs et oculaires, soient achromatiques et traités. I1 serait également souhaitable que le champ propre aux oculaires soit maximum possible, ce qui ne peut qu'être favorable au champ résultant" de l'instrument combiné. La figure 2 de la planche III/3 montre un simple oculaire(12) dans son "porte-oculaire"(13) dont le diamètre extérieur doit être égal au diamètre extérieur du "tube secondaire"(3) au niveau de son introduction dans l'orifice(II) ménagé à cet effet or le "tube principal"(2); cet orifice coulissant, qui peut être équipé d'un système à crémaillère qu'il partage avec le "porte-oculaire"(13) ou le "tube secondaire" (3), ce qui peut faciliter et affiner le réglage de l'ensemble, se situe, bien str, au niveau où se forme l'image donnée par "l'objectif principal"(1)0 ou le miroir(1)H, suivant le cas.Ceci bien sur, impose que cet orifice soit d'un diamètre intérieur bien supérieur à celui qu' il connait sur les instruments existant jusqu'à aujourd'hui, disproportionné au seul oculaire, donc, puisqu'il ne permettrait plus l'introduction d'un seul oculaire mais celle également d'une "lunette secondaires à laquelle est lié "l'oculaire principal"(6), objet de l'invention. La nuance géométrique qui en découle est importante, et caractéristique du procédé. Ces deux introductions possibles, dans le cas de l'instrument simple ou combiné, peut laisser entrevoir la grande diversité dans les grossissements souhaités et donne à l'instrument une souplesse appréciable quant au choix entre les grossissements et les champs qui en résultent.Ces deux quantités sont en effet opposées: la vue d'ensemble (grand champ et faible grossissement) ou le détail (grand grossissement et champ plus réduit). On peut rappeler, à titre d'information, que le télescope du Nont-Palomar ne donne de bonnes images que dans un champ de 12 minutes environ. Je ne voudrais pas, non plus, oublier de mentionner que si "l'instru- ment principal" donne une image retournée, celle-ci est retournée à nouveau puisque reprise par la "lunette secondaire", si bien que nul'image résultante" reçue par l'oeil (grossie 2 fois) se trouve Outre à l'endroit. Ceci peut donc laisser envisager l'usage de l'instrument combiné dans sa version d'observation terrestre (une lunette terrestre n1 étant pas autre chauve qu'une lunette astronomique de moindres prétentions quant au grossissement), étant donné, de surcroit, que la longueur focale réduite de "l'objectif principal"(1)0 est autorisée par le procédé puisque le "grossissement résultant" est le produit des deux grossissements successifs. Enfin, on peut imaginer que le "tube secondaire"(3) puisse, en temps de non utilisation de l'instrument combiné, rentrer suffisamment, dans des limites pratiques, à l'intérieur du "tube principal"(2). Cette possibilité qui rend l'ensemble doublement télescopique, si l'on peut dire (pour le télescope), a l'avantage de réduire encore 11 encombrement global.Il ressort également de tout cela que, si l'encombrement et la masse de l'instrument, aindi défini et non limitatif, sont très diminués, la conséquence peut, de ce fait également, se retrouver sur la masse du support qui guide 1' ensemble, ce qui n1 est pas non plus négligeable quand on connait l'importance des instalations, il est vrai, pour les instruments utilisés par les observatoires professionnels ou semi-professionnels, civils et militaires, terrestres, aériens ou spaciaux. les caractéristiques et avantages résultent clairement de la suite de la description à une forme de réalisation préférée, mais non limitative (le céleste n'est pas tout le lointain). Il est bien certain que les exemples de réalisa tion décrits, et représentés sur les dessins annexés (planches I/3, II/3, III/3), ne sont donnés qu'à titre indicatif et non limitatif, et que l'invention peut faire l'objet de toutes modifications ultérieures, sans que l'on s'écarte de son objet ou de son esprit. REVENDICÂTIONS 1) Procédé devant, par la superposition de deux instruments grossissant, permettre d'accroStre encore le grossissement des instruments optiques d'observation lointaine, tout en réduisant leur encombrement excessif. 2) Disposition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que Si le premier instrument, "principal", est celui dont les performances doivent entre étendues (lunette terrestre, lunette astronomique, télescopes de divers types,...), le deuxième instrument, "secondaire", a toutes les caractéristiques de la lunette astronomique, de dimensions plus réduites que celles de "l'instrument principal". 3) Disposition selon la revendication 2, caractérisée par le fait que "l'oculaire principal" st "l'objectif secondaire" se déplacent, jouxtés et liés l'un à l'autre géométriquement par la pression d'un "bouchon entretoise" en amont du "tube secondaire" qui réunit,donc, "l'oculaire principal" et "l'instrument secondaire". 4) Disposition selon la revendication 2, caractérisée par le fait que "1' oculaire secondaire" se trouve être en aval du "tube secondaire", coulissant à par cet endroit, librement oui système à crémaillère; le Barlow, accessoire connu, pouvant trouver sa place en amont de "l'oculaire secondaire". 5) Disposition selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le "tube secondaire" coulisse en aval du "tube principal", par système à crémaillère, au niveau où se forme l'image donnée par "l'objectif principal", ou le miroir sui- vant le cas, ceci par l'intermédiaire d'un orifice ménagé à cet effet sur le "tube principal". 6) Disposition selon la revendication 5, caractérisée par le fait que l'orifice ménagé sur le "tube principal" doit avoir un diamètre intérieur suffisant pour recevoir le "tube secondaire", c' est-à-dire disproportionné au seul "oculaire principal", contrairement aux dimensions ayant cours jusqu' à aujourd'hui, puisque l'instrument simple se suffit de l'introduction d'un simple oculaire au lieu de celle du "tube secondaire", comme l'instrument combiné, objet de la présente invention. 7) Disposition selon la revendication 6, caractérisée par le fait que l'instrumant peut garder la forme simple, qu'il a toujours connu, par l'introduction d'un porte-oculaire simple dont le diamètre extérieur correspond au diamètre extérieur du "tube secondaire", ces derniers trouvant leur place en aval de ltorifice, indépendamment et non ensemble, bien sdr; le Barlow pouvant toujours trouver sa place en amont de l'oculaire.