La présente invention concerne une machine permettant de séparer des végétaux à racines rondes de la terre et autres matériaux indésirables qui peuvent être relevés lors de la-récolte de ces végétaux. Une application particulière de l'invention concerne la récolte de pommes de terre et un autre objet concerne le classement des tubercules après la récolte. Les moissonneuses de pommes de terre se sont développées lentement au cours des années. La première moissonneuse mécanique a été désignée par l'expression d"'arracheuse rotative" et elle comprenait un châssis circulaire pourvu d'une série de doigts disposés sur sa périphérie. A mesure que l'arracheuse rotative avançait dans le champ de pommes de terre1 le châssis tournait et les doigts s'enfonçaient dans le billon et envoyaient le contenu du billon sur un côté en l'éparpillant sur le sol et en permettant ainsi aux pommes de terre d'être récoltées à la main par des ouvriers suivant la machine. L'arracheuse rotative permettait une bonne séparation des pommes de terre1 tout en ne les soumettant qu'a' de faibles dégats mécaniques, mais la quantité d'efforts manuels nécessaires à la récolte était très importante. Les moissonneuses de pommes de terre qui ont été mises au point depuis soulèvent la totalité de la teneur du billon et la transferent à un transporteur de type quelconque. Le transporteur s'efforce d'en séparer la terre par une action de criblage, mais dans les moissonneuses de cette époque, et en dehors de l'action de criblage, la terre, les pierres, les fanes et autres matériaux qui n'avaient pas été éliminés étaient alors déposés sur u table mobile de récolte où les pommes de terre étaient récoltées à la main par un certain nombre d'ouvriers installés sur la moissonneuse. Récemment, on a mis au point des moissonneuses de pommes de terre qui font passer les matériaux par un dispositif de tri dans lequel les pierres sont identifiées par une source de rayons X ou une source de rayons gamma, des doigts mécaniques étant alors actionnés automatiquement pour dévier les pierres et les séparer des pommes de terre. Ces moissonneuses comprennent toutes des transporteurs de grande longueur pourvus de barres métalliques tansversales rondes. Certains des transporteurs comprennent des roues excentriqçes pour accentuer l'action de criblage, les pommes de terre, les pierres et les mottes de terre étant projetées violem- ent et la conséquence étant que la peau des pommes de terre se trouve blessée et perforée.Ce type de dégats peut entraîner le pourrissement des pommes de terre lorsqu'elles sont ensuite stockées. On peut déterminer le degré des dégats et de ce fait la possibilité de pourrissement par un examen visuel de la récolte et l'on peut établir un décompte d'une manière quelconque de la proportion de pommes de terre endommagées; le décompte étant exprimé sous forme d'un pourcentage de pommes de terre intactes par rapport aux pommes de terre endommagées. Même dans les meilleures des conditions, les dégats provoqués par les moissonneuses actuelles sont toujours très élevés et un pourcentage de 60 pour cent de pommes de terre non endommagées représente en pratique un bon résultat. Dans certaines conditions du sol, on utilise une technique selon laquelle la moissonneuse est utilisée pour soulever les pommes de terre à récolter ainsi que tous les matériaux indésirables, et pour ne séparer qu'une partie de la terre. La récolte et les matériaux indésirables restants sont transportés dans un hangar où on les fait passer dans un séparateur fixe, les matériaux indésirables étant ensuite renvoyés dans le champ. Pour chaque tonne de pommes de terre, il peut y avoir quatre tonnes de matériaux indésirables à transporter du champ vers le séparateur et ensuite en retour vers le champ. On a mis au point une série de moissonneuses qui font appel uniquement à une action de criblage pour la séparation. A l'origine1 elles étaient utilisées sur des terrains sans pierres tels qu'il en existe dans les terres récupérées sur la mer aux Pays Bas. Mais lorsqu'elles étaient utilises dans des sols pierreux, ces moissonneuses ne permettaient pas de séparer les pierres des pommes de terre et le transport des pommes de terre et des pierres dans la moissonneuse provoquait des dégats considérables aux pommes de terre. C'est pourquoi on a utilisé des techniques de séparation des pierres mettant en oeuvre une machine séparatrice utilisée sur le champ avant de planter les pommes de terre, le séparateur déposant la majorité des pierres en rangées entre lesquelles on plante les pommes de terre et on forme les billons.Cette technique n'est pas entièrement stisfaisante et peut provoquer des difficultés lors de la récolte, car les tracteurs ont tendance parfois à perdre de leur force de traction et à ralentir, les rangées de pierres étant alors moissonnées au lieu des billons de pommes de terre. Dans tous ces-types de moissonneuses, la séparation des pommes de terre des autres matériaux n'est pas très efficace et les dégats provoqués aux pommes de terre sont élevés, surtout parce que l'action de criblage fait rebondir les pommes de terre avec les pierres et les mottes de terre. La présente invention vise à procurer un dispositif perfectionné de séparation combiné à une distance de transport très courte dans la moissonneuse, provoquant ainsi peu de dégats aux pommes de terre. Le dispositif de séparation de l'invention peut également être utilisé en dehors du champ. Selon l'invention, il est proposé un dispositif permettant de séparer des végétaux à racines rondes de la terre et autres matériaux indésirables, ce dispositif comprenant un premier et un second transporteurs sans fin, pourvus chacun d'un élément transporteur sans fin comprenant des brins supérieur et inférieur, le premier élément transporteur portant une série d'organes de moisson espacés le long de sa longueur, le second élément transporteur ayant son brin supérieur contigu aux organes de moisson du brin inférieur du premier élément transporteur de manière à définir avec lesdits organes une série de poches de moisson espacées, les transporteurs étant disposés de manière que les poches de moisson soient inclinées transversalement en travers de la largeur de l'élément transporteur pour encourager les objets ronds à rouler en travers de ladite largeur, des moyens pour envoyer la moisson, la terre et autres matériaux indésirables en portions discrètes dans lesdites poches, et des moyens pour entraîner les éléments transporteurs de manière qu'un élément transporteur circule à une vitesse linéaire supérieure à celle de l'autre élément transporteur Di modes de réalisaton de l'invention seront maintenant décrits avec référence aux dessins ci-annexés dans lesquels la figure 1 est une vue frontale de la moissonneuse de pommes de terre comprenant un dispositif de séparation construit selon la présente invention la figure 2 est une vue en plan de la moissonneuse de la figure 1 la figure 3 est une vue arrière de la moissonneuse de'la figure 1 la figure 4 est une vue en plan fractionnelle selon la ligne IV- IV de la figure t et à plus grande échelle la figure 5 est une coupe verticale partielle selon la ligne V-V de la figure 4 la figure 6 est une vue en plan partielle selon la flèche VI de la figure 1 la figure 7 est une vue en perspective partielle selon la flèche VII de la figure 6 la figure 8 est une vue frontale en élévation d'un autre mode de réalisation de la moissonneuse de pommes de terre la figure 9 est une coupe verticale selon la ligne IX-IX de la figure 8 et à plus grande échelle la figure 10 est une vue en plan en coupe selon la ligne X-X de la figure 9 la figure 11 est une vue en coupe'partielle verticale selon la ligne XI-XI de la figure 8, mais à la même échelle que les figures 9 et 10 la figure 12 est une vue frontale partielle du transporteur supérieur de la moissonneuse comprenant un dispositif d'entraînement modifié, et la figure 13 est une coupe selon la ligne XIII-XIII de la figure 12. La moissonneuse de pommes de terre représentée sur les figures 1 à 7 des dessins est destinée à etre reliée à un tracteur par deux pattes d'attache 10, 11. Dans un tracteur moderne, les attelages complémentaires peuvent être soulevés et abaissés et la moissonneuse, une fois reliée au tracteur, peut circuler sur ses deux roues arrière 12, 13, le reste de son poids étant supporté par le tracteur. Lors de la moisson, la moissonneuse est amenée dans le champ de pommes de terre par le tracteur, et le tracteur est disposé avec ses roues 14, 15 à la manière représentée (voir figure 2 dans laquelle le reste du tracteur n'est représenté que schématiquement en 16) et la moissonneuse est disposée de manière que son soc 17 soit en alignement avec un billon de pommes de terre 18. Le tracteur avance en direction de la flèche 20 après avoir abaissé l'extrémité frontale de la moissonneuse, de manière que le soc 17 soit à sa profondeur d'arrachement lui permettant de traiter la totalité du contenu du billon 18. En fonctionnement, un premier transporteur 22 se déplace suivant la flèche 23 (figure et 3), et un second transporteur 24 se déplace suivant la flèche 25 (figures 1 et 3). Le transporteur comprend une série d'organes de moisson espacés comprenant des jeux de doigts 26 et de plaques 27. Lorsque le transporteur 22 tourne et que la moissonneuse de pommes de terre avance dans le champ1 le matériau du billon 18 monte sur le soc et est entraîné par les doigts 26 lorsqu'il passe par dessus le soc, de la droite vers la gauche sur la figure 1. Chaque jeu de ces doigts entraîne une certaine masse des matériaux du billon qui est obligée de monter sur le soc et l'entraîne vers la gauche et le haut sur la figure 1, les transporteurs 22, 24 étant inclinés en formant un angle B avec l'horizontale.Les organes de récolte 26, 27 et le second transporteur disposé entre eux définissent une série de poches de récolte 28 dont chacune reçoit une masse des matériaux récoltés du billon 18. La séparation des pommes de terre et autres objets ronds, tels que des pierres, du reste des matériaux s'effectue alors entre les deux transporteurs 22, 24 d'une manière qui sera expliquée plus loin en détail. Ceci a pour effet de délivrer les pommes de terre et autres objets ronds sur un transporteur intermédiaire 30 (figure 2) suivant la flèche 31 ; le transporteur 30 les transporte suivant la flèche 32 vers un transporteur hérisson 33 qui sépare les pierres et autres objets ronds des pommes de terre.Les pierres et autres objets ronds sont entraînés suivant la flèche 34 pour être déposés sur le sol,et les pommes de terre passent sur un transporteur 35 qui les livre suivant la flèche 35 dans un réceptacle approprié (non représenté) Pendant ce temps, la terre, les racines, les fanes et autres matériaux indésirables (dont les pommes de terres et autres objets ronds ont déjà été éliminés, restent dans les poches de moisson 28 et sont renvoyés sur le sol à l'extrémité du transporteur 24, comme représenté par la flèche 37. Si l'on se reporte maintenant plus particulièrement aux figures 4 et 5, on y voit en détail les organes de moisson 26, 27 du brin inférieur du premier transporteur 22 et leur relation avec le brin supérieur 40 du second transporteur 24 de manière à définir les poches de moisson 28. Chaque organe de moisson du transporteur 22 comprend un jeu de trois doigts 26 et de deux plaques 27 disposés en rangées en travers du transporteur (voir figure 4), et formant un angle A avec la perpendiculaire à la direction du mouvement du transporteur.Chaque poche de moisson 28 est définie par deux organes de moisson adjacents 26, 27 et par la partie de la section 4Q du transporteur 24 qui se trouve à un moment quelconque juste en dessous de ces deux organes de moisson adjacents, c'està-dire la poche qui est définie par l'arrière d'un jeu de doigts 26 et de deux plaques alignées 27 et par l'avant du jeu suivant de doigts 26 et de deux plaques 27 dans la direction du parcours du transporteur : comme expliqué ci-dessous, ce transporteur 24 se déplace à une vitesse linéaire supérieure à celle du transporteur 22 de manière qu'une partie du transporteur 24 définissant une poche 28 quelconque se modifie continuellement en raison de la vitesse relative.Chaque poche 28 se trouve donc disposée sur la totalité de la largeur des deux transporteurs, et du fait de l'inclinaison de l'angle B des transporteurs et de l'angle d'inclinaison A de la disposition des doigts 26 et des plaques 27 des organes de moisson, chaque poche est inclinée en travers et en direction de l'arrière des transporteurs, ce qui encourage des objets ronds tels que des pommes de terre, lorsqu'ils sont libérés de la terre qui les entoure, à rouler et à sortir des transporteurs suivant la flèche 31. En fonctionnement, les deux transporteurs se déplacent suivant la flèche 60, le brin inférieur du transporteur 22 et le brin supérieur du transporteur 24 se déplaçant tous les deux dans cette direction, mais le transporteur 24 se déplaçant à une vitesse linéaire supérieure à celle du transporteur 22. Ainsi, à mesure que chaque organe de moisson passe par le point le plus bas du transporteur 22 qui est adjacent au soc 17 et que son jeu de doigts 26 entraîne une masse de matériauxqui sont obligés de monter sur le soc du fait du mouvement en avant de la moissonneuse, cette masse de matériaux est déplacée vers la gauche et vers le haut, (comme le montre la figure 1), jusqu'a ce qu'elle soit déposée sur le brin supérieur 40 du transporteur 24 dans une poche de moisson 28 telle qu'elle a été définie ci-dessus.Du fait que le transporteur 24 se déplace à une vitesse supérieure à celle du transporteur 22, les matériaux situés dans une poche sont transportés par le transporteur 24 jusqu'à ce qu'ils soient amenés en contact avec le côté arrière de l'organe de moisson qui se trouve immédiatement à l'avant de celui qui a effectué la récolte. Les matériaux sont alors amenés à culbuter en arrière du fait du mouvement du transporteur 24 par rapport à l'organe de moisson du transporteur 22 contre lequel ils ont été appliqués. Cette action tend à désagréger les matériaux récoltés et à amener des objets ronds tels que des pommes de terre, des pierres rondes et des mottes de terre à rouler le long du transporteur 22 et revenir contre l'organe de moisson qui les a récoltés. La combinaison de l'angle d'inclinaison A des organes de moisson et de l'inclinaison de l'angle B des deux transporteurs par rapport à l'horizontale force ces objets ronds à se déplacer en travers des transporteurs dans la direction de la flèche 31 jusqu'à ce qu'ils dépassent les transporteurs 22 et 24 et soient recueillis sur le transporteur intermédiaire 30. Les pierres plates et autres objets qui ne sont pas ronds sont retenus sur le transporteur inférieur 24 en ayant tendance à glisser sur sa surface, tout en étant poussés contre le côté inverse de l'or- gane de moisson du transporteur 22. I1 existe un faible intervalle 39 entre le rebord inférieur des doigts 26 et des volets 27 et la surface supérieure du transporteur 24, et les fanes des pommes de terre ont tendance à être attirées dans cet intervalle par la vitesse relative entre les transporteurs, ce qui a pour résultat une action d'arrachement qui sépare les pommes de terre des fanes et permet ainsi de libérer les pommes de terre qui roulent vers l'arrière sur le transporteur 24. Cette chute a également par effet de fractionner la terre qui tombe alors entre les brins du transporteur 24 et revient sur le sol. Le transporteur 24 comprend des barres transversales 41 qui sont chacune fixées entre deux courroies 42 constituant les courroies d'entraînement du transporteur. Chaque barre 41 comprend une série de doigts 43 dirigés vera l'arrière et surplombant la barre 41 située immédiatement derrière en direction du parcours ces doigts pouvant pivoter librement de manière que sur le brin inférieur de retour du transporteur, les doigts puissent pendre vers le bas (voir figure 5) pour augmenter la surface en section transversale par laquelle la terre peut tomber. Les fanes, les pierres plates et autres matériaux qui ne redescendent pas en roulant sur le transporteur ou qui ne tombent pas dans les intervalles sont retenus sur le transporteur 24 et renvoyés sur le sol, comme indiqué par la flèche 37. Si l'on se reporte maintenant aux figures 6 et 7, on peut voir que les trois éléments constitutifs (les doigts 26 et les plaques 27) d'un organe de moisson sont chacun montés sur un organe séparé 50, ces organes ayant leurs arates avant et arrière retournées pour pouvoir être fixées sur des barres transversales 51 qui sont chacune fixée à une chaîne 52. Les chaînes 52 passent sur des pignons 53 entraînant le transporteur. On notera que l'inclinaison des organes de moisson représentés sur la figure 4 est dirigée du haut à droite vers le bas à gauche, mais du haut à gauche vers le bas à droite sur la figure 6. La raison est que la figure 4 représente le brin inférieur du transporteur 22 alors que la figure 6 représente le brin supérieur. Tous les transporteurs de la moissonneuse sont entraînés par des moteurs hydrauliques commandés par un dispositif hydraulique 54 comprenant un réservoir et une pompe hydraulique entraînée par le tracteur par l'intermédiaire d'un arbre 55. Aucun des moteurs hydrauliques n'a été représenté. Les dessin~6mettent également les organes structurels supportant les transporteurs, autres que le châssis principal rectangulaire 56 de la moissonneuse sur lequel sont montées les pattes 10, Il et les roues 12, 13. Les transporteurs 30 et 35 sont des transporteurs à courroies plats pourvus d'éléments verticaux transversaux discrets.Cependant, le transporteur 33 est du type désigné normalement par l'expression de "transporteur hérisson" qui comprend des doigts séparés minces en caoutchouc étroitement rapprochés et faisant saillie à l'ex- térieur de la courroie transporteuse. Ces doigts de caoutchouc présentent la caractéristique selon laquelle des objets de densité relativement faible tels que des pommes de terre roulent simplement en les traversant, alors que des objets de densité élevée tels que des mottes de terre et des pierres obligent les doigts a se replier, lesdits objets étant de ce fait entraînés par le transporteur. Comme on le voit sur les figures 1 à 3, le transporteur 33 est incliné pour permettre aux pommes de terre de le traverser en roulant du transporteur 30 au transporteur 35, alors que les pierres et les mottes de terre sont retenues sur lui et sont transportées dans la direction de la flèche 34. Si l'on revient à la figure 2, on voit la moissonneuse en action sur un billon de pommes de-terre 18. Quand le tracteur et la moissonneuse atteignent la fin de ce billon, ils tourneat, traversent l'extrémité du champ et traitent le billon suivant qui n'a pas été récolté à l'autre extrémité du champ ; ayant traité ce billon, ils retraversent le champ et traitent le billon adjacent au billon 18 et il en résulte que l'orientation de la moissonneuse par rapport au billon qui est moissonné est toujours la même et que les roues du tracteur et de la moissonneuse circulent toujours sur une terre moissonnée. Les roues 12, 13 peuvent pivoter sur 90 pour permettre à la moissonneuse de circuler entre des champs, et on peut fixer dans ce but des roues additionnelles (non représentées) aux deux autres extrémités du châssis 55. Les transporteurs 33 et 35 peuvent être basculés vers le haut et la moissonneuse tractée latéralement pour faciliter le passage le long de chemins et à travers des barrières de champs. Si l'on se réfère maintenant aux figures 8 à 11, on y voit une modification de la moissonneuse des figures 1 à 7, les deux transporteurs principaux 122 et 124 se déplaçant horizontalement, comme le montre la vue frontale de la figure 8, mais étant inclinés en formant un angle C (figure 9) de l'avant vers l'arrière. Le transporteur 122 comprend des organes de moisson constitués par des jeux de trois doigts 126 et de deux plaques 127 alignés en travers du transporteur, perpendiculairement à la direction du mouvement et non inclinés comme dans le mode de réalisation précédent. En conséquence, les poches de moisson 128 sont toujours inclinées en travers du transporteur pour encourager des objets ronds tels que des pommes de terre à traverser en roulant le transporteur de la gauche vers la droite, comme la montre la fgure 9, pour arriver sur le transporteur de distribution 130. Le transporteur inférieur 124 comprend également des barres métalliques transversales 141 fixées aux courroies flexibles 142 et pourvues de doigts 143 pivotant librement. Comme on le voit sur la figure 10, les organes de moisson comprennent des doigts 126 et des plaques 127 disposés parallèlement aux barres 141. Du fait de l'inclinaison des deux transporteurs de l'avant vers I'arriè, on installe un soc de moisson 117 modifié dont la fonction est de transporter les matériaux dégagés du billon jusque sur les doigts 126 du transporteur 122. Dans les deux modes de réalisation représentés, les angles A, B et C peuvent être compris entre 15 et 45 en fonction des conditions du sol, et on peut prévoir des réglages pour modifier ces angles. Dans un mode de réalisation modifié représenté sur lesfigures 12 et 13, le transporteur supérieur qui peut être le transporteur 22 ou le transporteur 122 est subdivisé en trois parties, une première partie 200 portant les doigts 26, 126, et les deux autres parties 201, 202 portant chacune une rangée de volets 27, 127. Dans cette disposition, on prévoit des moyens pour entraîner chacune des parties du transporteur 22, 122 à une vitesse différente. La partie 200 du transporteur 22, 122 qui porte les doigts 26,126 est entraînée à une vitesse plus rapide pour que la moissonneuse puisse moissonner rapidement la récolte, et la partie 202 portant la rangée arrière de volets 27, 127 se déplace à une vitesse plus lente, car en-dessous le transporteur 24, 124 comprend un transporteur hérisson en 203. Ainsi, les doigts 26, 126 traitent rapidement les matériaux récoltés, la séparation des objets ronds du reste des matériaux étant assurée dans la partie moyenne 201 du transporteur, et la partie arrière 202 coopérant avec le transporteur "hérisson" pour obtenir la séparation des pierres et des mottes de terre rondes des pommes de terre. Dans ce dispositif, il est fait en sorte que la vitesse linéaire du transporteur 24, 124 soit plus élevée que la vitesse la plus rapide du transporteur 22, 122. Les moyens pour entrainer les parties 200, 201, 202 du transporteur à des vitesses différentes comprennent un moteur hydraulique (non représenté) entraînant un arbre 204 s'étendant sur la totalité de la largeur du transporteur et portant trois pignons, dont l'un est représenté en 205. Le pignon 205 entraîne le pignon 206 sur la partie 200 du transporteur par l'intermédiaire de la chaîne 207. Les deux autres pignons de l'arbre 204 entraînent respectivement un pignon 208 disposé sur la partie 201 du transporteur et un pignon 204 disposé sur la partie 202 du transporteur. On peut voir sur la figure 13 que les pignons 206, 208, 209 sont de dimensions différentes, ot que ces dimensions sont choisies en fonction des dimensions des pignons associés de l'arbre 204 pour obtenir la différence de vitesse décrite ci-dessus. Quand on les utilise avec un séparateur fixe, les organes de moisson peuvent consister entièrement. en une ou plusieurs plaques, et le transporteur inférieur peut comprendre une partie grillagée à ouvertures de dimensions prédéterminées pour réaliser un classement grossier des produits récoltés en fonction de leurs dimensions. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de séparation de végétaux à racines rondes de la terre et autres matériaux indésirables, caractérisé en ce qu'il comprend un premier et un second transporteur sans fin pourvus chacun d'un élément transporteur sans fin comprenant des brins supérieur et inférieur, le premier élément transporteur transportant une série d'organes de moisson espacés le long de sa longueur, le second élément transporteur ayant son brin supérieur contigu aux organes de moisson du brin inférieur du premier élément transporteur de manière à définir avec lesdits organes une série de poches de moissons espacées, les transporteurs étant disposés de manière que les poches de moissons soient inclinées transversalement en travers de la largeur de l'élément transporteur pour amener les objets ronds à rouler en travers de ladite largeur, des moyens pour livrer la moisson, la terre et autres matériaux indésirables en portions discrètes dans lesdites poches et des moyens pour entraîner les éléments transporteurs de manière qu'un élément transporteur se déplace à une vitesse linéaire plus élevée que l'autre élément transporteur. 2.- Séparateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'inclinaison des poches de moisson est déterminée en basculant les transporteurs vers le haut dans la direction du mouvement du transport, les organes de moisson etant inclinés en travers de la largeur des transporteurs pour amener les objets ronds à redescendre en roulant en travers de ladite largeur. 3.- Séparateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'inclinaison des poches de moisson est obtenue en basculant les transporteurs en travers de leur largeur de manière à amener les objets ronds à rouler en travers de ladite largeur. 4.- Séparateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les organes de moisson comprennent chacun au moins deux eléments, l'un desdits éléments étant une plaque plate. 5.- Moissonneuse de végétaux à racines comprenant un séparateur selon la revendication i, caractérisée en ce que lesdits éléments comprennent une série de doigts cylindriques orientés vers l'extérieur à partir de l'élément transporteur et disposés pour coopérer avec le matériau d'un billon contenant des racines à moissonner et soulevé du sol par la progression en avant de la moissonneuse et pour saisir une masse dudit matériau provenant du billon et livrer ladite masse de matériau à une poche de moisson. 6.- Séparateur selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits éléments sont disposés autour dudit transporteur en rangées, des moyens étant prévus pour entraîner une rangée d'éléments à une vitesse différente de celle d'une autre rangée. 7.- Séparateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, et selon la revendication 6, caractérisé en ce que le second transporteur comprend un châssis grillagé ouvert pour permettre à la terre de s'y écouler librement.