La présente invention est relative à un poussoir miniature pour pièce d'horlogerie électronique comportant une douille terminée à son extrémité intérieure par un fond muni d'une ouverture et une tige cy- lindrique formée d'une seule pièce comportant une première partie pas- sant par ladite ouverture et une seconde partie ajustée pour coulisser librement dans la douille, ladite seconde partie comprenant une sai- gnée servant de logement à une garniture d'étanchéité laquelle coopè- re avec la paroi intérieure de la douille. Le mémoire exposé CH 5 582/74 montre un arrangement sembla- ble à celui décrit ci-dessus. Une tête et une collerette entre les- quelles est logé un joint torique forment la seconde partie de la tige qui coopère avec une douille chassée ou collée dans la carrure. La première partie de la tige traverse une ouverture pratiquée au fond de la douille. Cette première partie présente une seconde collerette, ob- tenue par sertissage, destinée à retenir la tige dans la douille con- tre l'action d'un ressort. Cette construction présente au moins-deux inconvénients. D'abord, le ressort de rappel faisant partie intégrante du poussoir prend une place non négligeable en diamètre et en longueur et est donc impropre à réaliserun poussoir miniature. Ensuite le sertissa- ge opéré sur la tige la rend indémontable, ce qui peut gêner les opé- rations de montage et de démontage de la montre. Une solution pour obvier à ce dernier inconvénient a été proposé dans le brevet CH 303 715. Ici, et comme cela se présente souvent, le mouvement est de plus petit diamètre que la carrure dans lequel il est disposé et son cadran, prenant appui sur un épaulement intérieur de la carrure - lunette, déborde ce mouvement. Dans ce cas, la première par- tie de la tige du poussoir après avoir traversé l'ouverture du fond de la douille ne fait qu'une légère saillie à l'intérieur de la boîte. La jonction entre ladite seconde partie de la tige et la pièce à action- ner, montée sur le mouvement, est réalisée par une rallonge qui est mise en place une fois le mouvement disposé à l'intérieur de la boîte. Si un cercle d'agrandissement est utilisé pour ajuster un petit mouve- ment dans une boîte de plus grand diamètre, ladite jonction sera réa- lisée en perçant un trou dans le cercle et en y introduisant une ral- longe. Outre que le brevet cité n'apporte pas de solution à la minia- turisation du poussoir puisqu'un ressort de rappel est toujours pré- sent, il présente l'inconvénient d'une construction compliquée obli- 2471'626 - geant à utiliser des pièces supplémentaires et rendant plus difficiles les opérations de montage et de démontage de la pièce d'horlogerie. Il est de plus en plus courant d'offrir des pièces d'horlogerie de très petites dimensions surtout quant à leur épaisseur. Dans ce cas, on dispose de très peu de place dans la hauteur représentée par la carrure et le poussoir-correcteur doit être-à l'image de la pièce d'horlogerie dans laquelle il est monté, c'est-à-dire lui aussi être de t rè s p et i t es dimensions.- A partir d'une certaine miniaturi- sation, il n'est plus possible de prévoir un ressort de rappel faisant partie intégrante du poussoir car sa force serait incapable de ramener sa tête à l'endroit o elle était avant son actionnement. Dans une "telle pièce d'horlogerie, il est également souhaitable de réduire au maximum le nombre de pièces mécaniques pour en diminuer le coût d'a- bord et pour en faciliter ensuite l'assemblage. Les moyens décrits dans les brevets cités ne permettent pas d'atteindre les buts visés par l'invention qui sont la miniaturisation du poussoir par suppres- sion de son ressort de rappel, la facilité de montage dudit poussoir par introduction de sa tige à partir du dehors de la boîte et la sé- curité de fonctionnement par un système empêchant la tige de s'échap- per de la douille dans laquelle il est monté. Ces buts sont atteints grâce aux moyens revendiqués. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui suit et du dessin dans lequel: La figure 1 représente une coupe à grande échelle du poussoir mi- niature selon l'invention pris isolément avant son insertion dans la carrure de la pièce d'horlogerie. La figure 2 est une variante préférée d'exécution du poussoir mi- niature selon l'invention. La figure 3 est une coupe montrant le montage du poussoir dans la carrure de la pièce d'horlogerie. La figure 1 montre le poussoir miniature selon l'invention. Il comprend une tige 1 coopérant avec une douille 2. Le diamètre inté- rieur Dl de la douille est constant sur toute la longueur de la douil- le à l'exception de l'endroit o se trouve une gouge 8 dont la fonc- tion sera expliquée plus loin. A son extrémité intérieure 3, la douil- le est terminée par un fond 5 dans lequel est pratiquée une ouverture 6. Dans le mode de réalisation selon l'invention, le diamètre exté- rieur D2 de la douille est de très petit diamètre, par exemple 1,5 mm, son diamètre intérieur Dl de l'ordre de 1 mm et sa longueur hors tout de l'ordre de 1,8 mm. Un alésage de la surface intérieure de la douil- le permet d'obtenir le degré de finition voulu. Au voisinage de l'ex- trémité extérieure ouverte 7 de la douille et sur sa paroi intérieure est pratiquée une rainure circulaire formant une gouge 8. Cette gouge est formée par usinage de la paroi interne au diamètre D3. On s'arran- ge pour que le diamètre D4 soit substantiellement égal au diamètre in- térieur Dl de la douille. La figure 2 montre une variante préférée d'exécution de la gouge 8. Pour réaliser cette gouge, on affaiblit préalablement par usinage la paroi de la douille en augmentant son diamètre intérieur à une cote D3 puis, à l'aide d'un outil, on étrangle l'extrémité 7 de la douille pour former un diamètre D4 substantiellement égal au diamètre inté- rieur Dl de la douille. Si l'on revient à nouveau à la figure 1, on voit que la tige 1 du poussoir miniature comporte deux parties distinctes formées en une seule pièce. La première partie 9 de la tige prend naissance à l'in- térieure de la douille 2, traverse l'ouverture 6 et se prolonge à l'extérieur de la douille vers l'intérieur de la pièce d'horlogerie. On remarque que le diamètre de cette première partie est constant sur toute sa longueur et qu'il n'est pas pourvu de sertissage ou bourrelet qui serait destiné à limiter la course de la tige vers la gauche. La seconde partie 10 de la tige 1, de diamètre plus grand que la première partie 9, est adaptée pour coulisser librement à l'intérieur de la douille 2. Cette seconde partie comprend une saignée Il qui sert de logement à une garniture d'étanchéité 12, laquelle coopère avec la pa- roi intérieure de la douille 2. La saignée Il définit une collerette 13 destinée à limiter la course de la tige au fond de la douille et une tête 14 destinée à être actionnée par exemple avec la pointe d'un stylo à bille. Ainsi décrit et pris pour lui-même, ce poussoir constitue un correcteur dormant puisqu'il est dépourvu de ressort de rappel. De la position o il est dessiné, la tige peut être enfoncée vers la droite jusqu'à ce que la collerette 13 vienne buter le fond 5. On comprendra que cette construction permet une réduction appréciable de la longueur de la douille puisqu'aucune place perdue n'est occupée par un ressort de rappel qui normalement est disposé entre la collerette 13 et le fond 5, comme cela est le cas dans l'art antérieur. Ainsi, la distance 2471'626 qui sépare la collerette du fond n'est conditionnée que par celle né- cessaire à fermer un contact électrique. De même l'absence du ressort de rappel permet de diminuer sensiblement le diamètre D2 de la douille. On comprend en effet que dans les dimensions réduites proposées un ressoridevrait également être réduit quant-au diamètre de son fil, ce qui aurait pour conséquence une force de rappel insuffisante pour vaincre le frottement qu'exerce le joint d'étanchéité 12 contre la pa- roi de diamètre Dl. La figure 3 montre commentest monté le poussoir miniature dans la pièce d'horlogerie. Dans cette figure, on a représenté la carrure 15, la glace 16, les garnitures d'étanchéité 17, le cadran 18, le mouve- ment 19 et le fond 20 de la pièce d'horlogerie. Solidaires du mouve- ment 19, on trouve encore un contact 25 qui forme la borne d'entrée du circuit électrique par lequel s'opère par exemple la mise à l'heure ou au fuseau horaire de la montre lorsque cette borne est mise à la mas- se. Une lame à ressort 21 effectue cette mise à la masse quand elle entre en contact avec la borne 25. On pratique dans la carrure 15 une ouverture 22 dans laquelle est chassée et/ou collée la douille 2 du poussoir. L'axe de l'ouverture 22 est arrangé pour coïncider avec la lame à ressort 21. Le mouvement 19 avec son cadran 18 est introduit dans la carrure , puis on ajuste le fond 20 pour fermer la pièce d'horlogerie. A ce moment, par l'extérieur, on introduit la tige 1 du poussoir dans la douille 2 jusqu'à ce que l'extrémité 23 de la tige touche la lame 21. Les opérations de mise à l'heure ou au fuseau horaire se font en en- fonçant la tige 1 dans la douille 2 au moyen d'un stylo à bille par exemple et selon un programme propre au module monté dans la boite. Cet enfoncement fait fléchir la lame à ressort 21 jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec la borne 25. Si l'on relâche la pression sur la tige, celle-ci reviendra à sa position de repos telle qu'elle est re- présentée sur la figure 3. Il faut noter ici que la force de rappel de la lame 21 doit être supérieure à la force de frottement exercée par la garniture d'étanchéité 12 sur la paroi Dl de la douille 2. Dans un exemple de construction selon l'invention, cette force de rappel est choisie à environ 6 N si la force de frottement est de 3 N. De même la distance séparant la collerette 13 du fond 5 (voir figure 1) est choi- sie à environ 0,5 mm, ce qui correspond à une distance très légèrement supérieure à celle nécessitée par la course de la lame 21 pour toucher le contact 25. Puisque la tige 1 doit pouvoir être introduite de l'extérieur de la montre, sa première partie 9 est dépourvue de bourrelet qui pour- rait en limiter sa course vers la gauche (voir figure 1) comme cela a été expliqué. Il s'ensuit que la tige pourrait s'échapper d'elle-même de la douille à la suite de chocs par exemple. L'invention propose un système de sécurité présenté par la gouge 8 déjà décrite. En position de repos, la tige 1 est positionnée par rapport à la douille comme re- présenté en figure 1 ou 2. On comprendra que si la tige devait se dé- placer accidentellement vers la gauche, la garniture d'étanchéité 12, du fait de la pression qu'elle exerce par élasticité contre la paroi de la douille 2, viendrait se loger dans la gouge 8 en se gonflant, ce qui aurait pour effet immédiat de stopper la progression de la tige I. La description qui vient d'être fait du poussoir miniature selon l'invention permet de mieux faire apparaître maintenant les avantages évoqués dans son préambule - Dans l'exemplederéalisation déjà cité, le diamètre de la pre- mière partie 9 de la tige peut être réduit à environ 0,5 mm. De ce fait dans,des pièces d'horlogerie de très faible épaisseur, le pous- soir peut être positionné assez haut sur la carrure pour permettre un biseautage 24 du fond de la boîte (voir figure 3). Dans l'exemple men- tionné, la première partie 9 de la tige n'est située qu'a environ 0,1 mm au dessous du cadran 18. Il peut se présenter des cas o le con- tact 25 se trouve dans la partie inférieure du mouvement 19. L'extrême petitesse du poussoir permettrait alors de placer celui-ci tout au bas de la boîte, au besoin dans une goutte pratiquée sur le biseau 24. - La tige 1 peut être introduite par l'extérieur dans la douille 2 après emboîtage. Si, à l'instar du brevet cité CH 303 715, le mouve- ment est de plus petit diamètre que la carrure dans lequel il est dis- posé, le contact 25 va se situer plus à l'intérieur du boîtier et la longueur de la tige 1 sera adaptée à la distance qui sépare l'orifice du poussoir de ce contact. Du fait de l'introduction de la tige après emboîtage, il n'y aura pas non plus d'inconvénient à choisir un cadran qui déborde le mouvement. Si un cercle d'argandissement est utilisé, on comprendra également qu'une rallonge n'est plus nécessaire. Enfin, pour démonter la pièce d'horlogerie, on retire préalablement vers l'exté- rieur la tige du poussoir au moyen d'un outil prévu à cet effet. REVENDICATIONS 1. Poussoir miniature pour pièce d'horlogerie électronique com- portant une douille (2) terminée à son extrémité intérieure (3.) par un fond (5) muni d'une ouverture (6) et une tige cylindrique (1) formée d'une seule pièce comportant une première partie (9) passant par ladi- te ouverture et une seconde partie (10) adaptée pour coulisser libre- ment dans la douille, ladite seconde partie comprenant une saignée (11) servant de logement à une garniture d'étanchéité (12) coopérant avec la paroi intérieure de la douille, caractérisé par le fait qu'il constitue un correcteur dormant, le rappel de la tige étant entière- ment extérieur audit poussoir, que le diamètre de ladite première par- tie (9) de la tige est constant et qu'au voisinage de l'extrémité ex- térieure ouverte (7) de la douille sont prévus des moyens de retenue (8) pour empêcher la tige de s'échapper de la douille. 2. Poussoir miniature selon la revendication 1, caractérisé par le faitqueladitedouille(2)estchasséedansla carrure ou dans le fond de la pièce d'horlogerie et que la longueur de ladite première partie (9) de la tige (1) est arrangée pour actionner directement par son extrémité (23) un système de contacts électriques (21, 25) faisant partie du mouvement ou du module de la pièce d'horlogerie. 3. Poussoir miniature selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit système de contact électrique (21, 25) comprend une lame à ressort (21) qui rappelle la tige (1) à son point de départ lorsque toute pression à cessé sur le poussoir. 4. Poussoir miniature selon les revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la distance qui sépare le fond (5) de la douille (2) de ladite seconde partie (10) de la tige (1) est arrangée pour corres- pondre au moins à la course nécessaire pour actionner le système de contacts électriques (21, 25). 5. Poussoir miniature selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdits moyens de retenue comportent une gouge (8) prati- quée dans la paroi intérieure de la douille (2) et que ladite garnitu- re (12) peut coulisser à frottement gras sur ladite paroi intérieure jusqu'à ce qu'elle atteigne ladite extrémité extérieure (7) et vienne se loger dans ladite gouge (8) empêchant ainsi la tige de s'échapper de la douille (2). 6. Poussoir miniature selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite gouge (8) est réalisée par usinage de la paroi in- terne de ladite douille (2). 7. Poussoir miniature selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite gouge (8) est réalisée par étranglement de l'extré- mité extérieure (7) de la douille (2), le diamètre de la paroi interne de ladite seconde extrémité ayant été agrandi préalablement par usina- ge.