L t invention est -relative à une installation pour l'assemblage des éléments des moyens de liaison des traverses aux rails d'une voie de chemin de fer. Elle concerne plus particulièrement une telle installation qui permet l'assemblage desdits éléments dans leur position définitive les uns par rapport aux autres. Les susdits moyens de liaison sont du genre de ceux qui comprennent les éléments suivants au moins une pièce ou laie d'appui, établie de préférence en acier, percée d'une ouverture et propre à s'appuyer sur la traverse et le pion du rail, et un organe du type vis ou écrou colportant au moins une partie qui est normalement disposée au-dessus de l'ouverture de la pièce oulaie d'appui, cet organe étant propre à coopérer avec un organe coiplémentaire prévu sur la traverse. Ces moyens de liaison sont avantageusement (mais non exclu vivement) du genre "attaches élastiques". Dans ce cas la laie d'appui présente une certaine élasticité. On sait que lorsque les traverses de la voie de chemin de fer sont établies en bois, la laie d'appui est appelée un "griffon" et l'organe du type vis ou écrou est un tirefond qui est propre à être vissé ou "tirefonné" dans une ouverture de la traverse. On sait également que, lorsque les traverses sont établies en béton, les laies d'appui sont appelées des "crapauds" ayant sensiblement la forme d'une épingle à deux branches de longueurs inégales et dont la tête forme une boucle dirigée vers le bas ; en outre, dans ce dernier cas l'organe du type vis ou écrou est un écrou et l'organe coaplementaire est une tige filetée dépassant de la traverse. Bien entendu chaque rail est lié à chaque traverse par deux lames d'appui, l'une de ces laies se trouvant entre les deux rails et l'autre se trouvant à l'extérieur de l'espace séparant les rails. Dans les chantiers d'installation ou de renouvellement de voies de chemin de fer les opérations d'assemblage précitées ont été jusqu'à présent effectuées de façon manuelle. En effet, dans ces chantiers les éléments de moyens de liaison sont apportés en vrac et l'opérateur les sélectionne et les installe de façon manuelle sur la voie pour, ensuite, ptocéder à l'opération de Ittirefonnagefi (à l'aide, en général, d'une tirefonneuse). L' invention a donc pour but de permettre la réalisation dtune-installation d'assemblage du genre précité qui effectue cet assemblage de façon entièrement automatique. Un autre but de l'invention est de permettre la réalisation d'une telle installation qui puisse être installée dans un wagon ou machine propre à se déplacer le long de la voie de chemin de fer à installer ou à renouveler. Cette installation d'assemblage est utilisée de préférence avec un dispositif d'installation desdits moyens de liaison dans leur position définitive sur la voie de chemin de fer tel que celui décrit dans la demande de brevet déposée ce même jour au même nom pour : "Dispositif d'installation des moyens de liaison des rails d'une voie de chemin de fer aux traverses de cette vezelt. Selon un autre de ses aspects 11 invention concerne également un bras de transfert qui permet de transporter lesdits éléments de moyens de liaison, assemblés dans leur position définitive les uns par rapport aux autres, depuis l1installation d'asseibla- ge jusqu'à une autre position où doit intervenir un dispositif d'installation, dans leurs positions définitives, desdits moyens de liaison. L'installation du genre susvisé est, selon l'invention, caractérisée en ce qu'elle comporte, en combinaison t un ensemble de stockage et de distribution, avantageuse- ment à bols vibrants, pour chacun des éléments des moyens de liaison, une goulotte de sortie pour chacun de ces ensembles, au moins un logement pour la réception des éléments fournis par les goulottes de sortie, et des moyens pour amener périodiquement ledit logement à des positions fixes voisines de celles des goulottes de sortie et à une position fixe d'évacuation, ou transfert, chaque ensemble de stockage et distribution étant agencé pour distribuer, dans une position déterminée, l'élément correspondant dans la goulotte de sortie associée. De préférence les moyens pour amener périodiquement ledit logement entre les susdites positions fixes comprend un barillet ou plateau d'assemblage et des moyens moteurs pour faire tourner périodiquement d'une fraction de tour ledit barillet ou plateau. Le bras de transfert dont il a été question ci-dessus est, selon l'invention, caractérisé en ce qu'il comporte, en combinai- son une douille de centrage de l'organe des moyens de liaison, et des moyens électromagnétiques comprenant au moins deux pinces aimantables propres à être disposées de part et d'autre de ladite douille de centrage, lesdites pièces aimantables étant solidaires de façon rigide de la douille de centrage et, la distance séparant les pièces aimantables étant inférieure à la longueur de la lampe d'appui. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description des modes de réalisation préférées de l'invention qui suit, cette description étant faite en se référant aux dessins ci-annexés sur lesquels - la figure 1 représente, conformément à l'invention, un ensemble de stockage et de distribution à bols vibrants ainsi que, de façon très schématique, le plateau d'assemblage. - la figure 2 illustre une vue de dessus des goulottes de sortie, du plateau d'assemblage et du bras de transfert d'une installation conforme à l'invention dans le cas où les traverses de la voie à installer sont en béton7 - la figure 3 montre une coupe selon la ligne III - III de l'installation illustrée sur la figure 2, - la figure 4 est une coupe selon la ligne IV - IV de la figure 2, et - la figure 5 représente un logement déplaçable d'installation pour l'assemblage de moyens de liaison dans le cas où les traverses sont en bois. L'ensemble de stockage et de distribution qui est repré sente sur la figure 1 est destiné à assurer la distribution d'un seul élément des moyens de liaison du genre susvisé. On prévoira donc autant de tels ensembles qu'il y a d'éléments dans les moyens de liaisons. Cet ensemble comprend, conformément à l'invention, une trémie 1 ayant une position fixe et dans laquelle sont disposés, un certain nombre d'éléments (de même nature) de moyens de liaison à assembler. Ces éléments sont, par exemple, les crapauds (non représentés sur la figure 1) d'attaches élastiques dans le cas où les traverses de la voie de chemin de fer à installer sont en béton. Dans l'exemple représenté la trémie 1 est suspendue à une poutre 2 du chassis d'un "wagon" (non représenté) dans lequel est disposée la totalité de l'installation d'assemblage conforme à l'invention, ce wagon étant propre à se déplacer le long de la voie de chemin de fer à installer. La partie inférieure 3 de la trémie 1 débouche dans lextré- mité d'ouverture d'un transporteur vibrant 4 comportant un fond 5 horizontal et des parois latérales. Un dispositif vibrateur 6 permet de faire vibrer le transporteur 4 notamment selon l'axe longitudinal (horizontal). Ce transporteur 4 comporte une ouverture de sortie 7 disposée au-dessus de l'ouverture supérieure d'un organe de distribution 8 du genre "bol vibrant". Un tel organe de distribution 8 comprend, de façon en soi connue, aes rn o y e n s 9 pour faire vibrer ledit organe 8, notamment selon l'axe vertical et, dans sa partie supérieure, une enceinte évasée 10, en forme de spiraie, prolongée par une glissière de sortie 11 comportant une section en pente descendante.L'extrémité ou goulotte de sortie 12 de la glissiere Il débouche, comme on le verra plus loin en relation avec les figures 2 à 4, audessus d'un barillet d'assemblage désigné par la référence générale 13 sur la figure 1. On sait qu'un tel organe de distribution 8 permet d'évacuer, par la goulotte 12, dans une position et à une cadence bien déterminées, les éléments qui ont été introduits dans ltenceinoe 10 par le transporteur 4. L'ensemble représenté sur la figure 1 comporte, en outre, une sonde 14 ayant une position fixe au-dessus du bol -vibrant 8 et disposant dtune lamelle 14a de détection. Cette sonde 14 est vibrateur associée à des moyens de commande 15 et 16 du dispositif/6 pour déclencher ce dernier lorsque le niveau supérieur (non représenté) des éléments introduits dans l'enceinte O se trouve en dessous dtune première position donnée correspondant à un niveau minimum de remplissage de ladite enceinte 10. Cette sonde 14 est également associée aux moyens de commande 15 et 16 pour arrêter-le fonctionnement du dispositif vibrateur 6 dès que ledit niveau supérieur des éléments dans ltenceinte 1G dépasse une seconde position déterminée (plus élevée que la première position) correspondant à un niveau maximum de remplissage de l'organe 8. En d'autres termes, la sonde 14 et les moyens de commande 15 et 16 cons- tituent, en quelque sorte, une régulation du niveau supérieur des éléments introduits dans l'organe de distribution 8. Dans le mode de réalisation de l'ensemble de stockage de distribution qui est représenté sur la figure 1 on a prévu, en outre, un détecteur 17 sensible au passage des éléments évacués par la glissière 11. Ce détecteur 17 est associé à un montage (non représenté) qui permet d'engendrer un signal dès qu'il n'y a pas de passage normal d'un élément dans la glissière. Dans l'exemple, ce signal est utilisé pour allumer une lampe 18. Ledit montage comporte, par exemple, une bascule monostable (non représentée) qui reste normalement dans l'état "bas" lorsque les éléments à distribuer sont évacués de la glissière 11 à une cadence au moins égale à unecadence déterminée, la sortie de ce monostable prenant l'état "haut" lorsque cette cadence tombe audessous dudit niveau déterminé.C'est alors cet état nhaut" de la sortie du monostable qui provoque l'allumage de la lampe 18. Dans l'exemple représenté sur la figure 1 toutes les commandes des composants de l'ensemble représenté sont rassemblées au niveau d'un panneau 19. Ce panneau 19 comporte, outre la lampe 18, un dispositif de commande 20 du fonctionnement de l'organe 8 de distribution. Ce dispositif 20 permet la mise en route et l'arrêt de organe 8 ainsi que le réglage de la cadence d'évacuation des éléments hors de l'enceinte 9. Sur le tableau 19 est également disposé un interrupteur 21 du fonctionnement du dispositif vibrateur 6. On prévoit, enfin, un commutateur général 22 pour le fonctionnement (arrêt et mdse-en marche) de l'ensemble représenté sur la figure 1. La ligne 23, enfin, représente le câble d'alimentation en énergie électrique de l'ensemble de stockage et de distribution conforme à l'invention. Le fonctionnement de l'ensemble de stockage et de distribution que lion vivent de décrire en relation avec la figure 1 ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet. Toutefois, il convient de mentionner que le cheminement des éléments depuis leur introduction en vrac dans la trémie 1 jusqu'à leur évacuation par la goulotte de sortie 12 est représenté par'les flèches 1 à f5. Bien entendu, l'ensemble que l'on vient de décrire peut se prêter à de nombreuses variantes de réalisation sans que l'on sorte, pour celà, du cadre de l'invention. A titre d'exemple, on peut mentionner que, la partie inférieure de la trémie 3 pourrait être disposée directement au-dessus de l'ouverture supérieure de l'organe 8 ; en d'autres termes, bien que le trans porteur vibrant 4 soit utile pour régulariser le remplissage de l'organe 8, il n'est pas absolument indispensable. Comme déjà indiqué plus haut, l1installation conforme à l'invention comporte au moins autant d'ensembles de stockage et de distribution du genre de ceux qui sont representes sur la figure 1 qu'il n'y a d'éléments dans les moyens de liaison à assembler. Cette disposition apparat particulièrement bien sur la figure 2 sur laquelle on a représenté les goulottes ou couloirs de sortie relatifs à chacun des éléments. On va donc maintenant décrire, en relation avec les figures 2 à 4, une réalisation de la partie de l'installation conforme à l'invention qui permet d'assembler, dans leur position définitive les uns par rapport aux autres, les divers éléments des moyens de liaison dans le cas où ces moyens de liaison sont du genre "attaches élastiques", plus spécialement dans le cas où les traverses de la voie de chemin de fer sont en béton. En se référant plus particulièrement à la figure 3 dans le cas évoqué ci-dessus (traverses en béton) la lame d'appui est un crapaud 30 en forme d'épingle comportant deux branches 31 et 32 reliées par une boucle 33. La branche supérieure 31 a une longueur sensiblement plus importante que la branche inférieure 32 et ces deux branches sont percées d'ouvertures 34 en regard l1une de l'autre. Outre le crapaud 30, les moyens de liaison comportent une rondelle isolante 35 centrée par l'ouverture 34, une rondelle métallique 36 et un écrou 37. C'est l'écrou 37 qui est propre à coopérer avec l'extrémité d'une tige filetée (non montrée) qui dépasse de la traverse (non représentée), l'extrémité libre de la branche 31 du crapaud 30 devant reposer sur la face supérieure du patin du rail (non montré) de la voie de chemin de fer à installer. En se reportant à la figure 2, on voit que, dans l'exemple représenté, on a prévu cinq couloirs ou goulottes de sortie 12. Le premier de ces couloirs 121 évacue des crapauds d'une première dimension. Ces crapauds sont, par exemple, ceux qui sont destinés à équiper la voie dans les lignes droites. Dans ce couloir 122 les crapauds 301 se présentent côte à côte, leur longueur étant perpendiculaire à la direction d'évacuation. Le second couloir 122 permet l'évacuation des rondelles isolantes 35. Le troisième couloir 123 sert à évacuer des crapauds de seconde dimension. Ces crapauds sont ceux qui sont destinés à équiper les moyens de liaison se trouvant à l'intérieur des courbes - lorsque la voie de chemin de fer suit une ligne courbe -. Dans ces courbes le crapaud se trouvant à l'extérieur a les mêmes dimensions que le crapaud correspondant aux lignes droites. Les dimensions desdits crapauds ne diffèrent que par la longueur de la branche inférieure 32. Les crapauds ne sont pas évacués à l'extrémité rectiligne du couloir 123 mais au même endroit que pour le couloir 121. A cet effet, on prévoit un couloir radial 38 qui permet d'amener (lorsque celà est nécessaire) les crapauds arrivés à l'extrémité du couloir 123 à l'extrémité du couloir 121 Le quatrième couloir 124 distribue les rondelles métalliques 36 et le cinquième couloir 125 permet la distribution des écrous 37. Les extrémités d'évacuation des couloirs 121, 122, 124 et 125 se trouvent en des positions bien déterminées au-dessus d'un plateau ou barillet tournant 40 (qui correspond au plateau 13, figure 1). A la périphérie du plateau 40 sont installés six logements 41 à 46 répartis de façon régulière sur la face supérieure et à la périphérie dudit plateau 40. ChacunSces logements a la forme générale d'un parallélépipède dont la face supérieure est dégagée et dont le fond est constitué par le plateau lui-meme. Les dimensions intérieures de chacun de ces logements sont telles que chacun de ceux-ci peut recevoir un crapaud 30. De plus, chacun desdits logements comporte un téon vertical 47 (fig. 3) de centrage qui est solidaire du plateau lui-même et dont le diamètre est inférieur au plus petit des diamètres des ouvertures des éléments des moyens de liaison. Dans l'exemple, c'est l'ouver- ture de l'écrou 37 qui a ce plus petit diamètre.Enfin, à l'intérieur de chacun des logements se trouve un support 48 (fig. 3) dont la hauteur correspond sensiblement à celle de la boucle 33. Le téton 47 et le support 48 dans chaque logement sont installés de telle manière que les ouvertures du crapaud 30 entourent le téton 47 et que l'extrémité libre de la branche 31 de ce crapaud 30 repose sur le support 48. Lorsque le crapaud 30 se trouve ainsi disposé dans le logement correspondant et que le sommet inférieur de la boucle est en contact avec la surface du plateau 40 les branches 31 et 32 se trouvent alors en positions sensiblement horizontales. Les extrémités de sortie des couloirs 121, 122, 12 et 125 sont disposées juste au-dessus d'emplacements détermin s qui correspondent aux positions - représentées sur la figure ? - respectives des logements 41, 42, 43 et 44. Pour permettre lévacua- tion des éléments qui arrivent aux extrémités desdits couloirs 121, 122, 124 et 125 la paroi inférieure de ces couloirs est escamotable au niveau desdites extrémités. Cette disposition apparaît clairement sur la figure 4 où un crapaud 30a est installé à l'extrémité du couloir 121.On voit que, dans la réalisation représentée sur les figures 2 à *, deux charnières horizontales 50 et 51 (figez 4) disposées sur les bords inférieurs longitudinaux de l'extrémité du couloir 121 permettent de faire basculer le fond de ladite extrémité ; à cet effet, ce fond comprend deux parties séparées 50a et 50b dont les bords libres ne sont pas jointifs. -Des moyens de rappel permettent de ramener les deux parties 50a et 50b en position horizontale après l'évacuation de l'élément (crapaud dans ce cas) qui s'y trouvait. De tels moyens de rappel sont représentés sous la forme de ressorts 52 pour le couloir 122 sur la figure 4.En outre, on prévoira egalement des moyens à butée (non représentés) pour maintenir normalement horizontal le fond de l'extrémité de chaque couloir. En outre, toujours pour permettre l'évacuation des éléments qui se trouvent à l'extrémité-des couloirs vers les logements disposés au droit de ces extrémités, on prévoit des moyens de poussée verticale. Dans l'exemple représenté sur les figures, ces moyens de poussée sont constitués par des vérins. Dans le cas du couloir 12î, ctest-à-dire dans le cas de l'évacuation de crapaud 30, on prévoit deux vérins verticaux. Ces deux vérins - affectés à l'extrémité du couloir 121 - de références 54 et 55 (Fig. 4), comportent des tiges verticales propres à être disposées, l'une au-dessus de la boucle du crapaud 30a, et l'autre, au-dessus de l'extrémité libre de la branche supérieure desdits crapauds. Pour le fonctionnement de ces moyens d'évacuation des crapauds vers les logements disposés sur le plateau 40, il suffit de noter que la poussée des vérins sur le crapaud 30a est transmise aux parties 50a et 50b du. fond de l'extrémité du couloir 121 ; de cette manière ces parties 50 et 50b stescamotent, c'est-à-dire prennent la position verticale vers le bas, de façon à laisser le passage au crapaud 30a qui vient s'installer dans le logement situé immédiatement au-dessous Ce crapaud prend ainsi la position convenable représentée sur la figure 4 grâce au téton de centrage 47. Une fois l'évacuation réalisée les parties 50a et 50b reprennent leur position horizontale initiale. Les moyens d'évacuation pour les autres éléments sont constitués également par des vérins.Toutefois, pour les autres pièces il suffit d'un vérin unique de poussée verticale. Toujours en ce qui concerne l'évacuation des divers éléments des couloirs de sortie, on notera que les crapauds 302 d'intérieurs de courbes - qui débouchent à l'extrémité d'entrée du couloir radial 38 - sont amenés de l'extrémité de ce couloir 123 vers l'extrémité du couloir l21 grâce à des moyens de poussée radiale, par exemple à vérin (non représenté). Pour en revenir au couloir 121 on prévoit un vérin de blocage 53 (Fig. 3 et 4) qui comporte, à sa partie inférieure, une tige verticale dont le diamètre est inférieur à celui des ouvertures du crapaud 30. Ce vérin de blocage 53, qui est disposé avant l'ex- trémité du couloir 121, arrête la progression des crapauds 301 quand un crapaud 302 est amené à l'extrémité dudit couloir 12 En fonctionnement, on voit que, lorsqu'un logement donné se trouve au droit de ltextrémité d'évacuation du couloir 121 un crapaud y est installé.Une fois cette opération réalisée le plateau 40 tourne, dans le sens indiqué par la flèche F sur la figure 2, autour de son axe 60 d'un angle 12 se trouve ensuite au droit de l'extrémité d'évacuation du couloir 122 où une rondelle isolante 35 pourra être installée au-dessus du crapaud 30. De même après cette opération d'évacuation le plateau 40 est tourné de langle d de façon que le même logement soit encore disposé au droit de extrémité d'évacuation du couloir 124 et ensuite du couloir 125. Une fois que l'écrou 44 (le dernier élément des moyens de liaison) a été installé, ie plateau 40 est encore tourné du même angle dtinstalla- tion définitive de ces moyens de liaison sur une traverse et sur les deux rails. Ladite channe comprend des godets disposant de tétons de centrage.Ces godets ont les mutes dimensions que les logements 41 à 46 et restent horizontaux. De cette manière les éléments des moyens de liaison restent assemblés. Sur les figures on n'a représenté que le bras de transfert 61 qui évacue les moyens de liaison se trouvant dans le logement 45. Ce bras de transfert 61 peut pivoter autour d'un axe 62 et à son extrémité libre se trouve un électro-aimat 63 (fig. 3). Cet électro-aimant 63 comporte une armature intérieure 64 établie en acier et de forme générale cylindrique. C'est autour de cette armature ou carcasse cylindrique 64 qu'est disposé l'enroulement 65 d'excitation de cet électro-aimant. Autour de cet enroulement 65 est montée une couronne cylindrique extérieure 66, également établie en acier. La partie inférieure de la carcasse intérieure 64 comporte une cavité 67 dans laquelle est introduite une piece ou douille 68 de centrage. Les dimensions de la partie inférieure de la carcasse 64 sont telles que celle-ci forme une couronne de diamètre intérieur supérieur au plus grand diamètre extérieur des rondelles 35 ou 36 ; toutefois le diamètre extérieur de cette couronne est inférieur à la longueur totale du crapaud 30. La douille de centrage 68 forme un logement agencé pour épouser sensiblement la forme extérieure des éléments 35, 36 et 37 lorsqu'ils sont assemblés comme représenté sur la figure 3. -L'électro-aimant 63 - dont la forme extérieure est cylindrique - peut (en direction verticale) coulisser à l'intérieur d'une couronne verticale 69. Pour faciliter le coulissement la surface intérieure de cette couronne 69 est recouverte par un coussinet ou hague 70. Cette couronne 69 forme une armature extérieure pour l'électro-aimant 63. A la couronne 69 est fixé un capot 71 qui supporte un vérin 72 qui permet le déplacement vertical de l'électro-aimant 63. Comme on peut le voir sur la figure 2, la couronne 69 comporte des oreilles 73 et 74 solidaires d'organes de guidage, respectivement 75 et 76. Ces organes de guidage 75 et 76 peuvent chacun coulisser sur une tige rectiligne, respectivement 77 et 78. Ces tiges de guidage 77 et 78 sont parallèles et ont des positions fixes par rapport à l'armature 79 du bras 61. De plus, la direc tion de ces tiges de guidage 77 et 78 est celle de la longueur du bras 61. La couronne 69 enfin est fixée à l'extrémité 80 de la tige mobile 81 d'un vérin 82. Cette tige 81 peut se déplacer parallèlement aux tiges de guidage 77 et 78. On voit aiment comment le vérin 82 et les pièces de guidage 75 à 78 pérmettent le déplacement de l'électro-aimant 63 selon la longueur du bras de transfert. Il est d'ailleurs à noter que l'armature 79 de ce bras 61 comporte une encoche centrale longitudinale 83 qui autorise ce déplacement de l'électro-aimant 63 dans la direction lon gitudinale. Pour permettre le pivotement du bras 61 autour de son axe 62 on prévoit un vérin 84. Dans la position représentée la tige de ce vérin est à l'intérieur du corps dudit vérin. Pour faire pivoter le bras 61 la tige du vérin 84 est avancée de telle manière que l'axe de ce bras prenne la direction de la ligne 85 en traits mixtes (figure 2). On va maintenant décrire en relation avec la figure 3 les dispositions qui permettent la rotation périodique du plateau 40 autour de son axe 60. Le plateau 40 est solidaire d'un arbre 90 qui est fixé dans l'ouverture centrale d'une roue libre. Cette roue libre comporte une couronne 91 présentant deux oreilles {non représentées) diamètralement opposées. L'une de ces oreilles est solidaire d'un vérin 92 dont la course est égale à 1 du périmètre de ladite couronne. L'autre de ces oreilles est solidaire d'un ressort de rappel (non montré également). Pour la rotation du plateau 40 on prévoit également des moyens d'arrêt et de positionnement du plateau 40, Ces moyens de positionnement comportent, -d'une part, sous la face inférieure du plateau 40, une saillie 93 présentant une encoche à sa partie inférieure et, d'autre part, un doigt escamotable 94 propre à être introduit dans l'encoche de la saillie 93. Ce doigt 94 est solidaire du bâti fixe dans lequel est installée ltinstallâtion décrite En outre, un ressort 95 permet dé maintenir l'extrémitc; du doigt vertical 94 dans l'encoche 93 lorsque le plateau 40 ne tourne pas Pour faire tourner le plateau 40 le vérin 92 est d'abord actionné ; ainsi le doigt 94 est introduit dans l'encoche 93 et le plateau 40 s'immobilise.Après le temps d'arrêt nécessaire la tige du vérin 92 revient de sa position initiale grâce au ressort de rappel qui entraîne la roue libre dans lesens convenable pour que le plateau 40 ne soit pas entrain. Pour la mise en action des divers verins suivant des séquences déterminées (qui vont être d4:crites plus en détail avec la description du fonctionnement-de l'installation représentée sur les figures 2 à 4) on prevoit des moyens de commande (non représentés) ui peuvent être aisement réalisas par l'homme de l'art. En ce qui concerne se fonctionnement, qui a déjà été décrit en grande partie en relation avec la description des figures 2 à 4, il faut indiquer, tout d'abord, que les divers éléments arrivent par les couloirs 121 à 125 suivant des rythmes ou cadences bien déterminés. Lorsque le plateau 40 est immobile, des logements 41, 42, 43 et 44 se trouvent au droit des extrémités des couloirs, respectivement 121, 122, 124 et 125. Les vérins d'évacuation des éléments sont mis en action simultanément et, ainsi, les logements 41 à 44 se remplissent d'un élément correspondant. Les bras de transfert ne sont mis simultanément en action que lorsque-le plateau 40 a tourné de deux pas (deux fois I'angle g). Ces bras effectuent le transfert des moyens de liaison se trouvant dans les logements 45 et 46 vers des chaînes à godets (non montrées). Pour le fonctionnement du bras 61, le vérin 72 est d'abord mis en action pour faire descendre l'électro-aimant 63 et mettre sua partie inférieure en contact avec les moyens de liaison. La bobine 65 de cet électro-aimant 63 étant alors alimentée, le crapaud 30 (établi en acier) est maintenu contre la face inférieure de cet éléctro-aimant. La bobine 65 étant toujours alimentée, le vérin 72 est de nouveau mis en action pour relever l'électro- aimant 63. Le vérin 84 de commande du pivotement du bras 61 est ensuite mis en action ; l'axe longitudinal de l'armature du bras 61 est donc amen à coïncider avec la ligne 85 (figure 2). Enfin l'alimentation de la bobine 65 est coupée pour déposer les moyens de liaison dans le godet (non représenté) d'une chaîne de distribution des moyens de liaison Il est à noter que l'on prévoit deux chaînes à godets pour la distribution des moyens de liaison délivrés par les bras de transfert. Les logements ou godets de ces chaînes sont alimentés de façon alternée par le bras 61. Le godet de la première chaîne a la position représentée en A sur la ligne 85 (Fig. 2) ; pour cette première chaîne le vérin 82 n'est pas actionné lors du transfert. Le godet de la deuxième chaîne a la position représentée en B sur la ligne 85 (Fig. 2) ; pour cette chaine il faut donc actionner le vérin â2 du bras 61 afin d'amener lZélectro-aimant 63 au dessus de la position B; L' installation qui vient d'être décrite, en relation avec les figures 2 à 4 est, comme déjà mentionné, installée dans un wagon qui est propre à se déplacer le long de la voie ; ce wagon comporte de préférence des roues qui se déplacent sur les rails de la voie de chemin de fer à installer.De plus, ce wagon constitue avantageusement un ensemble complet de finition pour l'installation, de voies de chemin de fer. Bien que l'installation qui a été décrite en relation avec lés figures 2 à 4 soit prévue pour l'assemblage des éléments des moyens de liaison dans le cas où ces moyens de liaison sont destinés aux voies de chemin de fer à traverses en béton, il va de soi que Invention n'est pas limitée à ce cas. Ainsi la figure 5 représente, de façon très schématique, le plateau 40a elles logements correspondants 41a, 42a dans le cas où l'installation est destinée à installer des voiles de chemin de fer à traverses en bois. Dans ce cas, comme on l'a déjà mentionné plus haut, les moyens de liaison comprennent un griffon 100 et un tirefond 101. On voit sur la figure 5 que les logements 41a, 42a ne comportent pas de téton de centrage. Au contraire, il est prévu dans chacun de cès logements une ouverture 102 qui a le même rôle de centrage que le susdit téton. De même que dans le cas du mode de réalisation décrit en relation avec les figures 2 à 4 on prévoit deux. bras de transfert (non représentés) pour évacuer les moyens de liaison (griffons et tirefonds) installés dans leur position relative définitive vers une channe de distribution. Le fonctionnement de ces moyens d'assemblage est sensiblement analogue à celui représenté sur lesfigures 2 à 4. I1 est donc inutile d'insister à son sujet. Ceci étant et quel que soit le mode de réalisation adopté pour réaliser les divers composants de l'installation conforme à l'invention et quelle que soit la nature de la voie de chemin de fer à installer on obtient une installation d'assemblage des moyens de liaison qui présentent de nombreux avantages. Le plus important de ces avantages est que cette installation fonctionne de façon entièrement automatique. La cadence d'assemblage et de transfert de cette machine peut être très élevée. Comme il va de soi t et comme il rosulte d'ailleurs déjà de ce qui-précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Installation pour l'assemblage, dans leur position définitive les uns par rapport aux autres, des éléments des moyens de liaison des traverses aux rails d'une voie de chemin de fer, ces éléments comprenant au moins une pièce ou lame d'appui percée dtune ouverture et propre à s'appuyer sur la traverse et le patin du rail, et un organe du type vis ou écrou comportant au moins une partie qui est normalement disposée au-dessus de Irouverture de la pièce d'appui, cet organe étant propre à coopérer avec un organe complémentaire prévu sur la traverse, caractérisée en ce qu'elle comporte, en combinaison un ensemble de stockage et de distribution-pour chacun desdits éléments de même nature, une goulotte de sortie pour chaque ensemble, au moins un logement pour la réception des éléments évacués par les goulottes de sortie, et des moyens pour amener périodiquement ledit logement à des positions fixes voisines de celles des goulottes de sortie et à une position fixe d'évacuation ou transfert, chaque ensemble de stockage et distribution étant agencé pour distribuer, dans une position déterminée, l'élément correspondant dans la goulotte de sortie associée. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque ensemble de stockage et distribution comprend un organe de distribution à bol vibrant. 3. Installation selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens pour amener périodiquement le logement à des positions fixes comprennent un barillet ou plateau tournant et des moyens pour faire tourner périodiquement ce barillet ou plateau dgune fraction de tour déterminée. 4. Installation selon lune quelconque des revendications 1 à 3 et destinée à assembler dans leur position définitive des éléments de moyens de liaison qui comportent tous une ouverture centrale, caractérisée en ce que ledit logement comporte un téton de centrage qui a normalement la position verticale et dont le diamètre est inférieur à celui de la plus petite des ouvertures desdits éléments. 5. Installation selon l'une quelconque des revendications I à 3 et destinée à assembler dans leur position définitive les éléments de moyens de liaison dans lesquels l'organe du type vis ou écrou est un tirefond, caractérisép en ce que le fond dudit logement comporte une ouverture de centrage pour le tirefond. 6. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes et destinée à assembler des moyens de liaison dans lesquels la lame d'appui est établie en acier, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de transfert des moyens de liaison depuis lesdits logements vers leur position définitive sur la voie de chemin de fer, ces moyens de transfert comprenant un bras déplaçable et, à l'extrémité de ce bras, des moyens électromagnétiques comprenant au moins deux parties aimantables disposées de part et d'autre dudit organe du type vis ou écrou. 7. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que les moyens électro-magnétiques comportent une pièce ou douille de centrage solidaire de l'organe du type vis ou écrou. 8. Installation selon la revendication 6 ou la revendication 7, caractérisée en ce que les moyens de transfert comprennent une chaine à godets dans laquelle chaque godet est propre à recevoir lesdits éléments des moyens de liaison dans la position relative correspondant à la position dans ledit logement. 9. Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comporte un premier ensemble de stockage et distribution pour des pièces ou lames d'appui ayant des premières dimensions et un second ensemble de stockage et distribution pour des pièces ou lames d'appui ayant des. secondes dimensions, les goulottes de sortie-de ces deux ensembles débouchant à la même position déterminée. 10. Bras de transfert des moyens de liaison des traverses aux rails d'une voie de chemin de fer, les éléments de ces moyens de liaison ayant des positions relatives qui correspondent à leurs positions définitives, ces éléments comprenant au moins une pièce ou lame d'appui établie en acier, percée d'une ouverture et propre à s'appuyer sur la traverse et le patin du rail, et un organe du type vis ou écrou comportant au moins une partie qui est normalement disposée au-dessus de l'ouverture de la pièce d'appui, cet organe étant propre à coopérer avec un organe complémentaire prévu sur la traverse, caractérisé en ce qu'il comporte, en combinaison une douille de centrage dudit organe des moyens de liaison, et des moyens électromagnétiques comprenant au moins deux parties aimantables propres à être disposées de part et d'autre de ladite douille de centrage, lesdites parties aimantables étant solidaires de façon rigide de la douille de centrage et, la distance séparant lesdites parties aimantables étant inférieure à la longueur de la lame d'appui. ll. Bras de transfert selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdites parties aimantables font partie d'une meme carcasse cylindrique comportant une ouverture débouchant dans sa partie inférieureefa l'intérieur de laquelle est disposée ladite douille de centrage.