L'invention concerne le laminage de l'aluminium et se rapporte plus particulièrement à un produit facilitant le lami- nage à froid des feuilles d'aluminium et améliorant leur qualité de surface. La production de feuilles d'aluminium à partir de brames coulées s'effectue en trois phases. A la première phase, la pièce brute réchauffée à environ 4000C est laminée avec apport d'une émulsion d'huile minérale. Au cours de cette phase, l'épaisseur est réduite de 30 cm à 7 mm. A la seconde phase, la feuille froide est réduite par laminage à une épaisseur d'environ 0,1 mm avec l'aide d'une fraction légère d'huile minérale additionnée d'huile de palmiste qui en améliore l'activité. A la troisième phase, une fraction de pétrole à odeur neutre est utilisée, avec apport éventuel d'huile de palmiste, pour le laminage de la feuille amenée à l'épaisseur d'une pellicule (environ 10 m ). La présente invention se rapporte à la seconde phase du processus décrit ci-dessus, car elle soulève des difficultés considérables L'huile de laminage doit absorber et évacuer la chaleur de déformation de l'aluminium. Les témpératures s'élèvent avec l'augmentation de la vitesse de laminage. Par exemple, à des vitesses inférieures à 1000 s/mn, on peut observer occasionnellement l'apparition de flammes, mais à la vitesse de 1500 m/mn à laquelle on tend actuellemenL, ces flammes peuvent devenir la cause d'incendies. Il faut donc prendre des mesures#complémentair6s de sécurité destinées à éliminer ce risque d'incendie. La pollution de l'atmosphère par les vapeurs et projections d'huile prend des proportions catastrophiques et exige l'adoption de mesures de conservation de la pureté de l'air. L'huile de laminage utilisée de préférence est une fraction de pétrcle bouillant entre 210 et 250OC et qui, eyposée aux condition~ habituelles de laminage, augmente le risque d'incendie -en particulier avec l'augmentation des vitrasse de laminage et contribue à augmenter la pollution de l'atmosphère. Cet usinage exige une fract#or1 d'huile minérale d'environ 3 cot à 20C, cette viscosité pouvant être clivée de f å 1C c;3t à 20 C p@@ des adjuvants de la@inage -notamment par l'huile de palmiste-. Il n'est pas possible d'obtenir la qualité exigée de surface sans l'aide d'adjuvants de laminage. Les fractions d'huiles minérales bouillant entre 250 et 3600C et qui sont des huiles fines très généralement utilisées provoquent l'apparition de taches sur les laminés lors du repassage au recuit entre 325 et 3750C et donc ne conviennent pas. La composition de l'huile de palmiste , qui est bien connue et donne de bons résultats comme adjuvant de laminage fluctue selon sa provenance géographique et le climat sous lequel les arbres poussent. Ces fluctuations qui sont souvent faibles ont une influence néfaste -sur la qualité de surface des laminés. L'invention a donc pour objet un produit destiné à faciliter le laminage à froid des feuilles d'aluminium et qui élimine les inconvénients de l'art antérieur. Selon une particularité essentielle du produit selon l'invention, qui se compose d'une huile de base et des adjuvants habituels de laminage, l'huile de base est un distillat pauvre en hydrocarbures aromatiques, provenant d'une fraction paraffinique de pétrole et extrait au solvant, ce distillat bouillant entre 275 et 3150C, ayant une viscosité à 200C de 6,0 à 7,0 cSt, un point de figeage maximal de 00C et un point d'éclair en vase ouvert d'au minimum 1300C. La découverte surprenante dont part l'invention est que les inconvénients qui entachaient les huiles de l'art antérieur utilisées pour le laminage à froid de l'aluminium avaient essettielle- ment pour origine le manque d'attention apporté aux huiles de base utilisées, ctest-a,dire qu'on n'avait pas pris soin de les mettre en conditions optimales en ce qui concerne leur gamme d'ébullition, la viscosité, le point d'éclair et la teneur en hydrocarbures aromatiques. L'expérience a montré que ces qualités peuvent s'obtenir en partant de pétroles bruts paraffiniques, par exemple du type dénommé "Arabian Light", qui, après distillation, subit l'extrac- tion au furfurol, notamment en présence de S02, afin d'éliminer les hydrocarbures aromatiques, puis est traité à la terre décolorante, le distillat paraffinique, bouillant entre 275 et 3150C, ayant une densité de 0,837 à 150C et une viscosité à 380C de 4,3 cSt. L'huile de base ainsi obtenue est relativement pauvre en aromatiques et sa teinte est stable.L'analyse donne les valeurs suivantes Poids spécifique à 150C g/ml : 0,815 - 0,825 Viscosité en cSt à 200C ......................: 6,6 t 0,3 à 500C ............................ :environ 3,4 Point d'éclair en vase ouvert en OCG ~------ min 130 Point d?écouiement en C : max. 0 Analyse n-d X (I.R) (Tadema) C % ... : 16 A CN % .............: 30 Cp 54 Plage d'ébullition OC .......................: : 270 - 315 Une huile de base de ce type diffère de la fraction décrite de pétrole par un point d'ébullition iuitial qui est supérieur de 600C et donc apporte une amélioration notable en vue de la réduction de l'évaporation, c'est-à-dire diminue le risque d'incendie et abaisse la pollution de l'atmosphère.Cette huile a les qualités optimales en ce qui concerne les taches qui se forment lors du repassage au recuit. De nombreux essais effectués avec cette huile et les produits qui ont un point d'ébullition finale supérieur à 3200C montrent que ces derniers provoquent des colorations. Ce facteur exige un soin extrême apporté au raffinage afin que pendant tout le processus de ce dernier, la contamination par d'autres huiles minérales soit absolument évitée, c'est-à-dire que tous les conduits, récipients et appareils de raffinerie doivent soigneusement être nettoyés des huiles minérales préalablement traitées avant la fabrication dwproduit selon l'invention. Le laminage s'effectue aussi de manière différente de celle de l'art antérieur : l'élévation de la viscosité de l'huile de base permet de réduire la fraction d'huile de palmiste pour le réglage de la viscosité optimale. L'élévation de la viscosité de l'huile de base va à la rencontre des efforts effectués en vue de remplacer l'huile de palmiste à forte viscosité par des mélanges techniquement équivalents pour le laminage et constitués d'alcools, d'esters, de lactones et d'acides organiques à longues charnels et à viscosité inférieure. L'utilisation de substances actives qui ne sont pas liées à la présence d'huile de palmiste est nouvelle et l'éventail des possibilités qu'elle ouvre n'est pas encore épuisé. Dans le cadre des essais effectués, la viscosité des substances actives utilisées était inférieure à celle de l'huile de palmiste et donc la viscosité supérieure de l'huile de base représente une nécessité pour permettre le réglage de la visco sité optimale sans risque de formation de taches lors du recuit. Il va de soi que le produit décrit peut subir diverses modifications, sans sortir du cadre de l'invention REV@tSICATIONS 1. Produit facilitant le laminage à froid de l'aluminium et se composant d'une huile de base et des adjuvants usuels de laminage, caractérisé en ce que l'huile de base est un distillat pauvre en hydrocarbures aromatiques, provenant d'une fraction paraffinique de pétrole et extrait au solvant, ledit distillat bouillant entre 275 et 3150C, et ayant une viscosité à 200C de 6,0 à 7,0 eSt, un point de figeage au maximum de 00C et un point d'éclair en vase ouvert au minimum de 1300C. 2. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'huile de base utilisée est un distillat extrait au solvant en présence de 502