L a présente invention concerne les fours fonctionnant par air chaud et convection naturelleou pulsée. Les fours connus dans ce genre et fonctionnant sur le même principe, comportent généralement une bouche de soufflage d'air située dans une des parois latérales avec diffusion du souffle par des ouies ou des rangées de trous ouverts au niveau des clayettes supportant les plats. La reprise d'air se fait soit par aspiration directe, soit par des ouies ou trous situés dans l'axe de ceux par lesquels se fait le soufflage, soit perpendiculairement, lorsque le soufflage d'air chaud est réparti sur les côtés opposés des parois. Tous ces fours sont destinés soit a la cuisson des aliments, soit au réchauffage des mets réfrigérés ou surgelés, parfois aux deux usages, ou a des besoins industriels, selon la puissance de la turbine de recyclage de l'air et les calories émises. Ils sont généralement construits extérieurement en tôle d'acier inoxydable, ou en métal émaillé, et intérieurement en acier inoxydable épais ou en tôle émaillée, les deux parois étant assembles sur une carcasse en tube ou autre profilé d'acier, avec isolation à la laine de verre ou de roche. Ils sont fixes le plus souvent, mais certains peuvent aussi servir de chariots chauffants. Le mode de fabrication suivant l'invention permet d'obtenir'les mêmes résultats avec des procédés simplifiés, tant en ce qui concerne la structure même de la carrosserie que les matériaux employés et le système de répartition de la chaleur, tant pour le rechauffage que pour la cuisson des mets, et le mode de transfert de ceux-ci. Le four objet de l'invention est constitué dans son principe général, d'un chassis rigide, roulant ou non, sur lequel est fixé une carrosserie en métal ou autre matière rigide résistant à certaine chaleur, et une cuve intérieure en aluminium, allié ou non, ou, mieux en tôle d'acier revêtu par laminage sur ses deux faces d'une couche d'aluminium, assurant une bonne diffusion de la chaleur, les deux parois ne sont reliées l'une à l'autre que par leurs pliures de rebords du côté ouvert du four, de façon à éviter le passage de la chaleur de l'intérieur vers l1extérieur par carcasse métallique interposée. Chaque paroi est solidement assemblée au chassis. Les plafonds de la cuve et de la carrosserie assurent la rigidité de l'ensemble, qui constitue un "Caisson-Poutre". Les portes sont réalisées dans les mêmes matieres et selon le même procédé que l'armoire. Elles sont articulées sur des charnières en aluminium montées sur la carrosserie de telle sorte que ces charnières ne puissent pas se déformer sous l'action de la chaleur, ni par la même, gêner le fonctionnement ou l'ajustage des portes sur l'armoire. La turbine de ventilation est placée à plat sur l'armoire dans l'illustration du présent exemple de réalisation. L'aspiration se fait par un orifice sensiblement équivalent au diamètre de l'entrée de la turbine, centré dans le plafond de la cuve. L'air chaud est conduit dans un coude par une gaine verticale où sont disposées les résistances électriques, placée derrière l'une des parois, celle du fond étant prise pour exemple, et un deuxieme coude amène l'air chaud à une ouverture à la base de la cuve. Une étagère mobile portant des plats ou assiettes garnis est roulée dans la cuve selon le procédé décrit dans le brevet français 2 037.447; on peut aussi employer l'étagère simplifiée montrée dans le présent exemple de réalisation. Mais l'armoire peut aussi bien être plus large que haute, et de toutes dimensions, et de ce fait ne pas nécessiter de turbine de recyclage. Dans ce cas la gaine serait horizontale, ainsi que les résistances, et disposées sous les clayettes porte-assiettes., le chauffage se faisant par convection naturelle. Dans le présent exemple de réalisation l'air est propulsé sous la rangée d'assiettes inférieure et monte sous les effets conjugués et de sa chaleur, de sa compression et de l'aspiration exercée par la turbine, à la partie superieure. Mais à mi-parcours environ, l'échange thermique aboutit à un refroidissement progressif de l'air qui aurait pour consequence un décalage entre la température des objets (ou mets) disposés sur les différents étages de l'armoire. L'invention comporte dans la réalisation prise pour exemple un ou plusieurs déflecteurs disposés dans la gaine de façon à en faire sortir l'air chaud en des points déterminés pour compenser l'absorption progressive des calories par les mets à réchauffer ou à cuire et leurs contenants. Le flux d'air doit avoir un débit égal dans toute la colonne représentée par la cuve de l'armoire et pour parvenir à un bon équilibre, un faux-plafond suspendu à 5 cms environ du plafond de la cuve, et de dimensions largement inférieures à celui-ci détourne l'aspiration d'air chaud à sa périphérie de telle sorte que l'air enveloppe chacun des récipients disposés sur les étagères aussi complètement que possible. A cet effet, la plaque sous-plafond peut-être amovible et peut affecter, selon la forme et la dimension des récipients de dimensions et de formes différentes et comporter ou non des trous de dimensions variables. Une minuterie détermine le temps de chauffage et un thermostat limite la température en fonction de l'appication du four à la cuisson ou au rechauffage des mets surgelés, réfrigérés ou non. Le mode de réalisation et de fonctionnement objet de l'invention est entièrement adaptable aux systèmes décrits dans le brevet français n" 2 037 447. Les dessins annexes illustrent, à titre d'exemple un mode de réalisation vu en coupe (Fig.l), le même mode de réalisation mais en double largeur et vu de face (Fig.2) avec un chariot porte étagère simplifié (Fig. 3). Sur la Fig. 1, on voit que le chassis 1 reçoit la carrosserie extérieure 2, la cuve intérieure 3 et l'isolant 4. La turbine 5 souffle l'air dans la gaine 6 sur les résistances chauffantes 7. L'air sort par la bouche 8 et les ouies 9 guidé par les déflecteurs 10. Les plats 11 disposés sur l'étagère I2 sont enveloppés par le flux d'air chaud guidé par le sous plafond I3 vers l'orifice d'aspiration I4, d'où l'air est à nouveau propulsé par la turbine 5 vers la gaine 6. La Fig. 3 montre une étagère simplifiée I5 et son guidon I6, déboîté des manchons I7 prête à entrer dans l'armoire où ses tubes I8 s'encastrent dans les encoches I9 avant qu'on ne referme les portes 20. Le four objet de l'invention peut être utilisé dans tous les cas de cuisson ou de rechauffage d'objets ou d'aliments. I1 peut être fixe ou monté sur des roues, être chauffé par convection naturelle ou forcée. I1 peut être employé à usage industriel, culinaire professionnel ou domestique. REVENDICATIONS I - Four à convection à double paroi formant caisson - poutre dont la cuve intérieure est en aluminium allié ou plaqué, et derrière ou sous laquelle est disposé une gaine de ventilation débouchant dans la cuve, contenant des résistances électriques. 2 - Four selon la revendication 1 caractérisé par le fait que la gaine de ventilation est sous la cuve pour obtenir une convection naturelle. 3 - Four selon la revendication 2 caractérisé par le fait que la hauteur intérieure est peu de la longueur pour eviter l'accumulation de la chaleur à la partie supérieure. 4 - Four selon la revendication 1 dans lequel la convection est forcée par l'utilisation d'une turbine. 5 - Four selon la revendication 1 dans lequel la gaine de ventilation verticale est percée d'ouies destinées à compenser la perte de calories en cours-de la monte de l'air ehtre les objets à chauffer. 6 - Four selon la revendication 5 dans lequel la gaine est barrée au niveau des ouies de petits déflecteurs de longueur inversement proportionnelle à la pression regnant dans la gaine. 7 - Four selon la revendication 4 dans lequel le flux d'air débouche entre la sole du four et les premiers objets à chauffer. 8 - Four selon a revendication 4 dans lequel le flux d'air chaud ascendant est dévié par un faux-plafond avant l'orifice d'aspiration de la turbine afin d'envelopper aussi completement que possible les objets à chauffer.