La présente invention se rapporte aux procédés de soudage en bout et aux dispositifs destinés à la mise en oeuvre desdits procédés. La présente invention peut être utilisée dans différents domaines des constructions mécaniques pour le soudage en bout de pièces de formes variées, réalisées en divers métaux et alliages. L'invention peut étire appliquée avec une efficacité maxima- le dans la fabrication des constructions en éléments tubulaires de section ronde, rectangulaire et de tout autre section lors du soudage des profilés à parois minces de toute configuration en alliage d aluminium. Dans les procédés connus de soudage en bout, les extrémités des pièces à souder sont disposées avec un Jeu l'une en face de l'autre dans un milieu protecteur ; ensuite les extrémités des pièces sont chauffées Jusqu'à l'apparition d'une couche de métal fondu sur leur surface et sont rapprochées à force pour obtenir leur déformation plastique conjointe et, donc, un assemblage soudé. Dans un procédé très répandu de soudage en bout par étince lage, le réchauffement et # Vétincelage des extrémités se font grâce au courant électrique qui parcout les pièces à souder, les extrémités desdites pièces à souder se trouvant en contact l'une contre l'autre. Lors de ltétincelage, les pièces sont rapprochées lentement, le transformateur de soudage étant sous tension. D'une façon générale, la surface des extrémités des pièces comporte des micro-aspérites. Lors du rapprochement des extrémités des pièces, les micro-aspérites entrent en contact.Etant donné que la densité du courant est suffisanent élevée, les contacts fondent rapidement et il se forme, entre les extrémités, du métal intermé- diaire liquéfié qui subit une destruction de façon explosive si l'on poursuit le réchauffement. La destruction du métal intermédiaire des contacts conduit à la formation, sur les extrémités des pièces, de cratères couverts de métal fondu qui se refroidit et se cristallise. Les cratères qui se forment rendent difficile le relief des extrémités. Si les pièces sont rapprochées de manière continue, la formation et la destruction du métal intermé- diaire se fait plusieurs fois en tous les points des surfaces d'extrémité.Or, on voit se réchauffer dans les pièces les zones adjacentes aux extrémités et peu à peu une couche dé métal fondu fait son apparition sur la surface des extrémités. Vu le fait que le réchauffement des extrémités à tout moment de temps n'a lieu que dans des zones où se forment des contacts, la température sur la surface des extrémités est très irréguli#- re et, par conséquent, il s'avère très difficile d'obtenir une couche de métal uniformément répartie sur toute la surface surtout lorsqu'il s'agit de soudage des pièces en métal à canductibilité thermique très élevée. Le réchauffement irrégulier des extrémités et le mauvais relief de la surface des extrémités rendent indispensables d'importantes déformations des pièces en vue d'obtenir un assemblage soudé, ce qui. s'accompagne de la formation d'une grande quantité de bavures. On connait un procédé de soudage en bout par arc tournant dans un champ magnétique, qui consiste dans le fait que les extrémités des pièces à souder sont disposées l'une en face de l'autre dans une chambre remplie de milieu protecteur ; ensuite les extrémités des pièces à souder sont chauffées jusqu'à l'apparition sur leurs surfaces d'une couche de métal fondu et sont rapprochées à force pour-obtenir leur déformation plastique conjointe et un assemblage soudé. Pour le réchauffement et l'étincelage des extrémités, ce procédé connu fait appel à l'arc électrique qui se déplace le long des extrémités à souder sous l'action d'un champ magnétique transversal. Dans ce cas aussi, l'assemblage soudé est obtenu à la suite de rapprochement à force des pièces à souder.Les extrémités des pièces réunies sont ensuite placées dans un champ magnétique transversal où l'on amorce un arc qui commence à se déplacer à une grande vitesse à la suite de l'intéraction avec le champ magnétique. Le déplacement continu et suffisamment uniforme de l'arc ne peut être assuré que pour les extrémités ayant un contour fermé, ctest-à-dire pour le soudage des tubes. Les extrémités des tubes à souder sont placées l'une contre l'autre avec un interstice permanents A proximité des extrémités, les tubes portent des bobines d' aimantation dont les forces magnéto-motrices sont opposées. L'interaction des champs magnétiques induits par les bobines crée un flux magnétique radial dans le jeu séparant les tubes. L'arc électrique amorcé entre les extrémités des tubes sous l'action du champ magnétique commence à tourner autour des extrémités des tubes à une vitesse de quelques dizaines de mètres par seconde. Au bout d'un certain temps très court, l'arc permet d'obtenir le réchauffement et l'étincelage des extrémités des tubes. Avec un arc de courant alternatif, la stabilisation de l'arc se fait par une courte impulsion de courant qui est délivrée au moment du changement de polarité de l'arc. Après la suppression du courant on effectue le rapprochement à force des extrémités pour obtenir un assemblage soudé. Etant donné que le réchauffement des extrémités sefait à tout moment uniquement dans les zones où il y a l'arc, la température des extrémités n'est pas régulière. Le réchauffement irrégulier des extrémités conduit à la nécessité d'avoir d'importantes déformations des pièces, ce qui s'accompagne par la formation de nombreuses bavures. Le principal inconvénient de ce procédé est le réchauffement irrégulier, la commande complexe du processus de soudage et, ce qui est très important, le fait que l'application dudit procédé se trouve limitée par la possibilité de fabriquer rien que des constructions en éléments tubulaires de section ronde. On connaît un dispositif pour le soudage en bout par étincelage, destiné à la mise en oeuvre du procédé connu, ledit dispositif colportant une chambre avec des pinces pour les pièces à souder, dont une pince est montée de façon à pouvoir se déplacer linéairement le long de l'axe géométrique des pièces à souder lors du rapprochement à force de leurs extrémités après étincelage, et un transformateur de soudage dont les sorties de lten- roulement secondaire sont reliées aux pièces à souder. Le dispositif connu possède un bâti sur lequel sont placées une plaque fixe et une plaque mobile portant chacune une pince pour les pièces à souder. La plaque mobile est associée avec un mécanisme effectuant le rapprochement des pièces. La chambre est connectée à un système à vide et est constituée de deux parties entre lesquelles se trouve une garniture d'amortissement. La chambre abrite les éléments de prise de courant qui sortent à l'extérieur de la chambre à travers des orifices étanches pour rejoindre le transformateur de soudage. En installant les pièces à souder dans la chambre, on utilise des garnitures pour rendre étanches leurs entrées dans la chambre. Si les pièces à souder sont des tubes, leurs extrémités se trouvant en dehors de la chambre sont également rendues étanches. Dans le dispositif connu pour le soudage à l'arc tournant dans un champ magnétique, le transformateur de soudage est relié aux pièces à souder directement ou par l'intermédiaire des enroulements des bobines disposées sur les deux tubes à souder. Par ailleurs, le transformateur de soudage est utilisé pour alimenter l'arc en courant alternatif et créer un champ magnétique transversal destiné à déplacer ledit arc. L'assemblage soudé est obtenu à la suite d'un rapprochement à force des pièces. Cette opération s t accompagne d'une déformation considérable des zones adjacentes aux extrémités des pièces à souder et, par conséquent, de la formation d'une grande quantité de bavures. La suppression de bavures, surtour à partir des cavités intérieures des pièces, nécessite l'emploi de dispositifs appropriés, ce qui complique la conception du dispositif tout entier. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients indiqués. L'invention a donc pour but de créer un procédé de soudage en bout assurant un réchauffement des extrémités des pièces à souder de façon à pouvoir obtenir une couche uniforme de métal fondu sur la surface des extrémités et aussi un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé permettant de réaliser un réchauffement régulier des extrémités des pièces à souder. Ce but est atteint grâce 5 un procédé de soudage en bout qui consiste dans le fait que les extrémités des pièces à souder sont disposées face à face dans une chambre remplie d'un milieu protecteur, ensuite les extrémités sont chauffées jusqu'à la formation sur leur surface d'une couche de métal fondu, et sont rap prochées à force pour réaliser leur déformation plastique conjointe et obtenir un assemblage soudé, ledit procédé étant caractérisé, selon l'invention, en ce que le réchauffement des extrémités et leur étincelage se font à l'aide d'un arc de basse pression réparti uniformément sur toute la surface des extrémités des pièces à souder.Ce procédé de réchauffement des extrémités des pièces à assembler permet de les réchauffer de façon régulière jusqu'à la formation d'une mince couche uniforme de métal fondu et assure un bolief des surfaces d'extrémité, ce qui rend possible de recourir à des déformations relativement faibles pour obtenir l'assemblage soudé. Il est avantageux de réaliser une répartition uniforme de l'arc de basse pression sur toute la surface d'extrémité des pièces à souder en choisissant à cet effet des valeurs de pression dans la chambre en fonction de la nature du milieu protecteur, du métal des pièces à souder et de la densité du courant de soudage. S'il est nécessaire d'obtenir un réchauffement régulier des extrémités des pièces à assembler, et lors du soudage de métaux formant des films durs d'oxyde, il y a intérêt à faire appel à un arc de basse pression alimenté en courant alternatif et, par exemple il est avantageux d'effectuer le soudage des pièces en alliage d'aluminium sous atmosphère d'argon en utilisant un arc de basse pression alimenté en courant alternatif, la pression étant comprise entre 1 et 10 mm de Hg et la densité de courant allant jusqu'à 150 A/cm2 Etant donné que l'arc de basse pression en courant alternatif n'est pas très stable, il est avantageux, pendant toute la période d'entretien de l'arc, de stabiliser ledit arc à l'aide d'un arc auxiliaire que l'on amorce au moyen d'une décharge luminescente au début de chaque demi-onde du courant alimentant l'arc de basse pression. Il est également avantageux que les extrémités des pièces à souder soient réchauffées par une décharge luminescente amorcée dans l'interstice entre elles pour obtenir une répartition uniforme de l'arc de basse pression. Le traitement préalable des extrémités des pièces par une décharge luminescente conduit à la destruction des films d'oxyde et à l'évacuation des contaminations à partir de leur surface. La présence de toutes sortes d'encrassements et de films sur la surface des extrémités rend moins bonne la répartition uniforme de l'arc de basse pression et peut provoquer sa contraction. La mise en oeuvre du procédé objet de l'invention se fait à l'aide d'un dispositif de soudage en bout, comportant une chambre abritant des pinces pour les pièces à souder, dont une pince est montée de façon à pouvoir se déplacer linéairement le long de l'axe géométrique des pièces à assembler lors de leur rapprochement i force après l'étincelage de leurs extrémités, et un transformateur de soudage dont les sorties de ltenroule- ment secondaire sont reliées aux pièces à souder, ledit dispositif étant caractérisé, selon l'invention, en ce qu'il comprend un transformateur supplémentaire destiné à amorcer et stabiliser, entre les extrémités des pièces, un arc de basse pression ou, successivement, une décharge luminescente et un arc de basse pression, de même qu'à stabiliser ce dernier, les sorties de l'enroulement secondaire du transformateur supplémentaire étant connectées aux pièces à souder, tandis que le transformateur de soudage est relié aux pièces à souder par l'intermédiaire d'un hacheur pour la commande de l'arc de basse pression. Ce mode de couplage du transformateur de soudage aux pièces à souder et l'introduction d'un transformateur supplémentaire permettent de réaliser le réchauffement desextrémités à l'aide de la décharge luminescente et de stabiliser l'arc de basse pression alimenté en courant alternatif. Dans l'exposé qui suit, l'invention est expliquée par la description détaillée d'un exemple de mise en oeuvre non limitatif illustré par les dessins annexés, dans lesquels - la figure I représente un schéma de soudage de la colonne positive de la décharge électrique entre les tuyaux à souder; - la figure 2 représente des oscillogrammes des contraintes apparaissant entre les tuyaux et sur les sondes lors du brûlage de la décharge luminescente se répandant sur toute la surface d'extrémité des tuyaux; - la figure 5 représente des oscillogrammes des contraintes apparaissant entre les tuyaux et sur les sondes lors de la répartition uniforme de l'arc de basse pression suivant- la surface d'extrémité des tuyaux; ; - la figure 4 représente des oscillogrammes des contraintes entre les tuyaux et sur les sondes lors de la répartition non uniforme de l'arc de basse pression suivant la surface d'extrémité des tuyaux; - la figure 5 représente une vue d'ensemble, en coupe longitudinale, du dispositif selon l'invention, destiné au soudage des tubes par le procédé conforme à l'invention; - la figure 6 représente une variante de réalisation de la source d'alimentation du dispositif, selon l'invention, représenté en partie sous forme d'un schéma synoptique et en partie sous forme dUn schéma électrique de principe - la figure 7 est une vue en coupe transversale du dispositif, objet de la présente invention, destiné au soudage des tubes par le procédé conforme à 1'invention;; - la figure 8 représente des oscillogrammes expliquant le fonctionnement de la source d'alimentation du dispositif conforme à l'invention. Le procédé de soudage en bout, objet de l'invention, consiste dans le fait que les extrémités des pièces à souder sont disposées face à face dans une chambre remplie d'un milieu protecteur ; ensuite les extrémités sont chauffées jusqu'à la for mation sur leurs surfaces d'une couche de métal fondu et sont rapprochées à force en vue de réaliser leur déformation plastique conjointe et obtenir un assemblage soudé. Conformément à 11 invention, le réchauffement des extrémités et leur étincelage se font à l'aide d'un arc de basse pression réparti de façon uniforme sur toute la surface d'extrémité des pièces à souder. il est notoire que l'arc de basse pression diffère de l'arc de soudage ordinaire, qui est un arc de pression élevée. La principale différence réside dans le fait que le plasma de la colonne positive de l'arc de basse pression n'est pas isothermique. La température des électrons dans cette colonne est sensiblement supérieure à celle des atomes du gaz. Aussi la colonne positive de faible pression se distingue-telle par une conductibilité thermique électronique importante qui égalise la température électronique le long de la section de la colonne positive. Gr ce à ce fait, l'intensité du courant, elle aussi, se trouve répartie de façon suffisamment uniforme suivant la section de la colonne. Avec 11 augmentation de la pression du gaz, la température des électrons baisse par suite de la réduction du trajet de libre parcours des électrons et de l'augmentation du nombre d'actes d'ionisation par degrés, tandis que la température des atomes devient plus élevée en raison de la fréquence toujours croissante de leurs collisions avec les électrons. il en résulte que la co lonne positive non isothermique se transforme en une colonne isothermique presque contractée. La gamme des pressions auxquelles se produit la modification de l'arc dépend de la nature du gaz et de la densité du courant et se situe entre 1 et 100 mm de Hg. Un arc de basse pression diffère aussi de l'arc de pression élevée en ce qui concerne les processus se déroulant dans la zone cathodique. La cathode de l'arc de basse pression comporte généralement quelques taches cathodiques qui sont en mouvement chaotique très rapide sur la surface de la cathode en subissant des répulsions mutuelles. Le fait d'augmenter l'intensité du courant provoque l'augmentation du nombre de taches cathodiques et conduit à la croissance de la surface cathodique gagnée par une décharge d'arc. On a pu constater qu'avec une certaine pression du gaz de protection qui dépend de la nature du gaz protecteur et du métal des pièces à souder, et avec une certaine intensité du courant l'arc de basse pression peut embrasser, comme le fait la décharge luminescente, toute la surface cathodique, c'est-à-dire toute la surface d'extrémité des pièces à assembler. Vu le fait que, de façon générale, l'anode et la cathode se réchauffent différemment, pour le soudage en bout on a recours à l'arc de basse pression alimenté en courant alternatif. Le changement périodique de polarité sur les pièces à souder permet d'obtenir un réchauffement régulier des deux pièces, et, en plus, assure la destruction des films d'oxydes au cours du processus de pulvérisation cathodique des extrémités des pièces. La répartition uniforme de l'arc est confirmée par un étincelage régulier des extrémités et par les résultats du sondage de la décharge. La figure I fait ressortir un schéma de sondage de la colonne positive la entre deux tuyaux 2a et 3a réalisés en alliage d'aluminium. Trois sondes 4 Sa et 6a sont disposées dans 1'in- terstice entre les extrémités des tuyaux dans un plan perpendiculaire à l'axe desdits tuyaux. Les extrémités 7a des sondes sont placées le long d'une circonférence de diamètre d égal au diamètre extérieur des tuyaux, le pas des sondes étant de Le sondage étant en cours, on a procédé aux oscillogrammes de la tension U entre les tuyaux 2a et 3a et des tensions U1, U2 et U3 appliquées respectivement aux sondes 4a, Sa et 6a par rapport à un des tuyaux, le tuyau 2a.Si, entre les tuyaux 2a et Da, on voit apparaître une décharge luminescente qui se répartit de façon régulière sur la totalité des extrémités des tuyaux, les tensions appliquées à toutes les sondes sont égales (figure 2). Les choses se déroulent de la me manière avec un arc de basse pression, si cet arc est réparti de façon uniforme suivant les extrémités des tuyaux (figure 3). Dans le cas où l'arc n'est pas régulier, les tensions appliquées aux sondes ne seront pas les mêmes (figure 4). La réduction de la pression du gaz conduit toujours à une répartition plus régulière de l'arc sur les extrémités des pièces. En dehors de la surface d'extrémité, la décharge gagne aussi les surfaces intérieur et extérieure des tuyaux se trouvant à proximité des extrémités. Lorsqu'on réduit la pression du gaz protecteur, l'arc de basse pression gagne toujours plus de surface extérieure et intérieure des tuyaux. Avec une pression d'argon inférieure à 2 mm de Hg l'are va à la surface extérieure des tuyaux en se répandant sur leurs tronçons au delà des pinces, c'est-à-dire sur une longueur de 4 mm pour un tuyau de section lOxi mm. Avec des pressions inférieures à 0,5-10 M de Hg, l'arc gagne le dispositif à pince. La baisse excessive de la pression du gaz protecteur, quand l'arc embrasse une partie importante de la surface extérieure et intérieure, diminue brusquement l'efficacité du réchauffement des extrémités des tuyaux. L'augmentation excessive de la pression du gaz protecteur provoque la contraction de la décharge d'arc. Pour le soudage sous atmosphère d'azote des tubes en alliage d'aluminium, la plage optimale de pressions s'élève à 5 - 8 mm de Hg. Lorsque l'intensité de courant est insuffisante, la décharge d'arc n'embrasse qu'une partie de la surface d'extrémité. L'augmentation de l'intensité du courant favorise l'uniformité de la répartition de l'arc de basse pression suivant les extrémités des tuyaux. Cependant, lors d'une intensité excessive du courant, on constate une contraction de la décharge. La stabilité du processus est fortement influencée par la valeur de l'interstice séparant les extrémités des pièces à souder. La diminution excessive de l'interstice augmente la probabilité de contraction de l'arc, tandis que l'accroissement excessive de l'interstice rend plus difficile les cons tins d'amorçage de l'arc et abaisse son efficacité thermique. Pour ce qui est-du soudage de tuyaux en alliage d'aluminium de 10 mm de diamètre et de I mm d'épaisseur, Zinterstice optimal se chiffre par 3 mm. Après l'étincelage de la surface des extrémités on procède au rapprochement à force des pièces, qui donne lieu à une déformation plastique conjointe de leurs extrémités et permet d'obtenir la formation d'un assemblage soudé. La présence d'une décharge d'arc répartie sur les extrémités des pièces à souder assure la formation d'un film continu de métal liquide, ce qui permet, à son tour, d'obtenir un microrelief idéal des extrémités à assembler avant leur rapprochement à force. Le micro-relief idéal et la présence d'une couche continue de métal liquide sur les extrémités contribueut àl'obtention d'un assemblage soudé de qualité, la déformation des extrémités étant faible et la quantité de bavures étant peu importante. C'est ainsi que le principal trait distinctif du procédé proposé réside dans le fait que le réchauffement et l'étincelage des extrémités des pièces à souder se font à l'aide d'un arc de basse pression, alors que la pression du gaz protecteur et l'in- tensité de courant sont choisies de façon à assurer une répartition uniforme de l'arc sur toute la surface des extrémités à réunir. Pour le soudage de tubes en alliages d'aluminium ayant 10 mm de diamètre et 1 mm d'épaisseur de parois, on adopte le régime suivant : pression d'argon 7 mm de Hg, intensité du' cou- rant 120 A, durée de réchauffement 0,26s, rapprochement I mm. La stabilité du processus de réchauffement et la probabilité de contraction de l'arc se trouvent sensiblement influencéessar l'état et le traitement des surfaces des extrémités des pièces à souder. La présence de films d'oxyde et d'autres contaminations diminue la stabilité du processus et peutprovoquer une contraction de l'arc de basse pression. En vue d'améliorer la stabilité des processus et la répartition régulière de l'arc de basse pression sur les extrémités des pièces à assembler, il est avantageux de traiter la surface des extrémités par une décharge luminescente allumée entre elles avant de procéder à l'étincela- ge des extrémités à l'aide d'un arc de basse pression.Avec une intensité de courant déterminée, la décharge luminescente embrasse la totalité de la surface d'extrémité des tuyaux et contribue à la destruction et la suppression des films d'oxyde et des autres encrassements. Le traitement par décharge luminescente lors du sondage des tubes de lOxi mm en alliage d'aluminium dure 10 secondes, l'intensité du courant étant de O,3 A. La dégradation continue, la fission et le mouvement des taches cathodiques dans l'arc de basse pression témoignent de l'instabilité des taches cathodiques. L'instabilité des taches cathodiques diminue brusquement la stabilité de l'arc de basse pression. Les coupures de courant de courte durée se produisant lors du changement de polarité dans l'arc de courant alternatif peuvent lettre fin à la décharge d'arc. Afin d'assurer la stabilité d'un arc de basse pression alimenté en courant alternatif, il y a intérêt à faire appel à des sources de courant spéciales de fréquence élevée ou ayant une forme rectangulaire de tension d'alimentation. En utilisant les sources de courant de soudage à fréquence industrielle, il est nécessaire de prendre des mesures spéciales en vue de stabiliser l'arc de basse pression. Le procédé, objet de la présente invention, prévoit l'alimentation de l'arc de basse pression à partir d'un transformateur de soudage de fréquence industrielle, tandis que la stabilisation de l'arc se fait par amorçage, au début de chaque demionde de courant, dtui arc auxiliaire en atilisant à cet effet une source de courant supplémentaire à tension élevée de marche à vide, cette dernière source de courant étant couplée en parallèle avec la source principale de courant. Le dispositif de soudage en bout par étincelage, représenté en tant qu'exemple de mise en oeuvre de ce procédé, est destiné à assembler par soudage les éléments d'extrémité aux tubes. Le dispositif conforme à l'invention peut également être utilisé avec succès pour le soudage d'une pièce de grande longueur, ayant pratiquement toute forme possible de sa section transversale et de son élément d'extrémité, par exemple un profilé en U et lté- lément pour sa fixation dans une construction. Le dispositif possède une base 1 (figure 5) sur laquelle est fixée une chambre à vide 2. La chambre 2 abrite les pinces 3 et 4 prévues pour les pièces à souder 5 et 6. La pince 4 droite (voir le dessin) a la faculté de se déplacer en va-et-vient le long de l'axe géométrique des pièces à souder 5 et 6 disposées coaxialement l'une par rapport à l'autre. Le dispositif comporte aussi une- source 7 de courant de soudage (figure 6), reliée aux pièces à souder 5et 6. La chambre à vide 2 est réalisée démontable dans le plan horizontal le long de l'axe des pièces 5 et 6 à souder ; elle est constituée d'un corps 8 et dun couvercle 9.Le corps 8 présente une construction en caisson dont l'épaisseur des parois et leur rigidité sont choisies de façon à astre suffisantes pour résister aux efforts qui apparaissent lors du fonctionnement du dispositif. Dans la paroi verticale gauche (voir le dessin) du corps 8 sont ménagés des orifices munis de raccords 10 et 11, dont le raccord 10 est destiné au branchement de la chambre 2 sur le système à vide, et le raccord 11, à l1ali- mentation de la chambre en gaz protecteur tel que, par exemple, l'argon. Dans le corps 8 sont placées deux glissières 12 (figure 7) et 13 parallèles, disposées dans le même plan horizontal. Les extrémités des glissières 12 et 13 sont fixées dans les traverses 14 et 15 (figure 5) à l'aide d'écrous 16. Les traverses 14 et 15 sont immobilisées au moyen de boulons 17 (figure 7) dans le corps 8 de la chambre à vide 2. Les pinces 3 et 4 sont montées respectivement sur des plaques 18 et 19. Les glissières 12 et 13 portent la plaque immobile 18 destinée à recevoir la pince 3 et fixée à la traverse 14 par des boulons 20. La plaque 19 est montée mobile sur les glissières 12 et 13 en ayant à cet effet des trous débouchants. La pince 3 comprend une base 21 fixée à la plaque 18 à l'aide de boulons 22. La surface horizontale supérieure (voir le dessin) de la base 21 comporte un évidement destiné à abriter un coussinet 23. La base 21 porte un dispositif de blocage comportant une plaquette façonnée 24 starticulant par une de ses extrémités sur la base 21 à l'aide dun axe 25 et ayant sur l'autre extrémité une rainure 26 où s'engage un verrou 26 articulé, lui aussi, sur la base 21 à l'aide d'un axe 27. Le dispositif de blocage est doté d'une éclisse 28 disposée entre la plaquette 24 et la surface horizontale extérieure de la base 21. La surface inférieure (voir le dessin) de l'éclisse 28 possède un évidement demi-rond destiné à recevoir un coussinet 29.Les coussinets 23 et 29 se font face par leurs surfaces dont les formes correspondent à la configuration de la section transversale de la pièce 5 à souder. Ainsi, la pince 3 est destinée à bloquer une des pièces à souder et notamment la pièce 5. Afin dtimmobiliser la pièce 5 entre les coussinets 23 et 29, le dispositif de blocage est équipé d'un boulon 30 qui s'engage dans un trou fileté réalisé à cet effet dans la plaquette 24. En vue d'éviter un déplacement axial des coussinets 23 et 29 par rapport à la base 21 et l'éclisse 28 lors du rapprochement à force des pièces 5 et 6 à souder, un tenon rond 31 (figure 5) est ménagé au fond des évidements où se trouvent les coussinets 23 et 29. La pince droite 4 (voir le dessin) a, elle aussi, une base 32 qui est fixée à la plaque 19 à l'aide de boulons 33. La base 32 et, par conséquent,la pince 4 avec la pièce 6 à souder sont isolées électriquement de la plaque 19 à l'aide d'une garniture 34 placée entre la surface horizontale inférieur#e la base 32 et la surface horizontale supérieure de la plaque 19, et aussi à l'aide d'une garniture 35 se trouvant sous les têtes des boulons 33, de bme qu'à l'aide de douilles 36 logées dans des trous ménagés dans la plaque 19 et prévues pour lès boulons 33. Sur la base 32 est monté un dispositif de blocage destiné au serrage de la pièce à souder 6 coaxialement à la pièce à souder 5,ledit dispositif de blocage étant de conception analogue à celle du dispositif de blocage installé sur la plaque 21 et destiné au serrage de la pièce à souder 5. Sur les surfaces en vis-à-vis des pinces 3 et 4 sont fixées des lames isolantes, respectivement 37 et 38, dont chacune est dotée d'un éclatement disposé horizontalement dans le m#e plan que l'axe géométrique des pièces 5 et 6 à souder. En vue d'assurer le mouvement de va-et-vient de la pince 4 au cours du fonctionnement du dispositif, objet de la présente invention, il existe un mécanisme d'entrainement constitué par un cylindre de puissance 39 installé sur la base 1. La tige 40 du cylindre 39 est située parallèlement à l'axe des pièces 5 et 6 à souder et se trouve reliée à la plaque 19, portant la rince 4, au moyen d'une charnière cylindrique 41 dont l'axe de rotation est disposé verticalement. L'endroit d'entrée de la tige dans la chambre à vide 2 est rendu étanche pa-1un souffret 42 dont le fond 43 a dans son centre un orifice pour le passage de la tige 40 et est soudé à ladite tige.Un flasque 44, fixé par des boulons 45 au corps 8 à travers une garniture étanche 46, est soudé au ctté pruche (voir le dessin) du soufflet 42. Afin de pouvoir surveiller visuellement le processus de soudage, le couverlce 9 comporte une fenêtre de visite 47 anomie d'une glace 48 et rendue étanche à l'aide de garnitures 49 puées de part et d'autre de la glace 48, et d'une bague 50 fixée au couvercle 9 au moyen de vis 51. L'endroit de connexion du corps 8 de la chambre à wide 2 et de son couvercle 9 est équipé d'un joint étanche 52. Si au moins une des pièces à souder a une longueur #Np#Drtante, on ne met dans la chambre 2 qu'un tronçon relativement petit de ladite pièce. Dans ce cas, l'entrée de la pièce 5 reçoit une bague d'étanchéité D qui est logée dans des alésages nages de l'extérieur; sur lqbaroi gauche (voir le dessin) de la chambre 2 pour embrasser la pièce 5, et qui se trouve serrée par un fias- que fendu 54 à l'aide de boulons 55. Lors du soudage des longues pièces creuses telles que des tubes, le trou de sortie de la pièce, situé en dehors de la chsm-- bre 2, est obturé par un bouchon 56, Dans li dispositif conforme à l'invention la source de courant de soudage 7 (figure 6) est destinée à fonctionner à partir du secteur à courant alternatif à 50 Hz. La source d'allmentatl~n 7 utilise un transformateur de soudage 57 dont la sortie 58 de l'enroulement secondaire est reliée à la borne 59 (dans ce cas, ladite sortie est considérée en tant qu'entrée de l'enroulement secon- daire du transformateur 57). Le câble 60 relie la borne 59 à la pince fixe 3 et, par conséquent, à la pièce 5 à souder.Pour que le câble 60 puisse atteindre la pince 3, un orifice abritant un connecteur à vide 61 est ménagé dans la paroi de la chambre 2. la borne 59 de la source d'alimentation 7, et donc la pièce 5 à souder, sont mises à la terre de même que la chambre à vide 2. La sortie 62 de l'enroulement secondaire du transformateur 57 (dans ce cas, cette sortie est considérée en tant que sortie de l'enroulement secondaire du transformateur 57) est reliée par l'intermédiaire d'une self réglable 63, utilisée pour le réglage de l'intensité du courant de soudage, et d'un hacheur 64 à la borne 65 de la source d'alimentation 7. La borne 65 est branchée à l'aide d'un câble 66 à la pince mobile 4 et, par conséquent, à la pièce 6 à souder. En vue de réaliser l'amenée du câble 66 vers la pince 4, un autre orifice abritant un connecteur à vide 67 est ménagé dans la paroi de la chambre 2. Le hacheur 64 est constitué de deux soupapes commandées 68 et 69 couplées en parallèle en sens inverse. Afin de commander la mise en marche des soupapes 68 et 69, un formateur 70 d'impulsions de commande est prévu dans la source d'alimentation 7. La source d'alimentation 7, selon l'invention, est équipée d'un transformateur supplémentaire 71. La sortie 72 de l'enrou- lement secondaire du transformateur supplémentaire 71 (dans ce cas, ladite sortie est considérée en tant qu'entrée de l'enrou- lement secondaire du transformateur 71) est reliée à la sortie 58 de l'enroulement secondaire du transformateur de soudage 57, et par conséquent, à la pièce à souder 5.La sortie 73 de lten- roulement secondaire du transformateur supplémentaire 71 (dans ce cas, cette sortie est considérée en tant que sortie de l'enroulement secondaire duiransformateur 71) est reliée, par l'intermédiaire des rhéostats 74 et 75 réunis en série, à la borne 65 de la source d'alimentation 7 et se trouve donc connectée à la pièce à souder 6. Les enroulements primaires du transformateur de soudage 57 et du transformateur supplémentaire 71 sont couplés en parallèle# et vont vers les bornes 76 et 77 de la source d'alimentation 7, qui sont alimentés en tension entre phases, repérée par#B, du secteur d'alimentation. La source d'alimentation 7 est équipée d'un dispositif de programmation 78 constitué de trois relais temporisés électroniques couplés en série. Le dispositif de programmation 78 est branché sur les bornes 76 et 79 qui sont alimentées en tension de phase du secteur d'alimentation. L'un des relais temporisés du dispositif de programmation 78 est connecté à un démarreur magnétique 80 destiné à relier, par l'intermédiaire de ses contacts 81 et 82, les enroulements primaires des transformateurs 57 et 71 aux bornes 76 et 77 alimentées en tension de secteur. Un autre relais temporisé du dispositif de programmation 78 est branché sur un contacteur électromagnétique 83 destiné à shunter, à l'aide de son contact 84, le rhéostat 75 et à relier, par l'intermédiaire des contacts 85 et 86, le formateur dtimpul- sions 70 aux bornes 76 et 77 de la source d'alimentation 7. Le troisième relais du dispositif de programmation 78 est connecté à l'enroulement d'une valve électromagnétique 87 insérée dans le circuit pour actionner l'amenée du milieur protecteur dans le cylindre 39 lors du rapprochement à force des pièces à souder. Le fonctionnement du dispositif s'effectue de la façon suivante. On fait reculer la tige 40 du cylindre de puissance 39 et, par conséquent, la pince 4, jusqu'à la position extrême droite. On ouvre le couvercle 9 de la chambre à vide 2 et on met en place les pièces 5 et 6 respectivement dans les pinces 3 et 4. La mise en place de la pièce 5 (un tube) s'effectue de la façon suivante. On enlève le verrou 26 en le faisant tourner autour de l'axe 27, on retiie la plaquette façonnée 24 en la faisant tourner autour de l'axe 25, et on sort l'éclisse 28 et le coussinet 29. Ensuite on met le tube 5 sur le coussinet 23 et on monte dessus le coussinet 29 et l'éclisse 28. En faisant tourner la plaquette 24 autour de l'axe 25, on la monte au-dessus de l'éclisse 28, tandis que le verrou 26 tourne autour de l'axe 27 pour se loger dans une rainure de la plaquette façonnée 24. Ensuite, on serre le tube à l'aide d'un boulon 30. On place la pièce 6 (un raccord) dans la pince 4 et on la serre d'une manière analogue au tube 5. En mettant en place les pièces 5 et 6 dans les pinces 3 et 4 on veille à ce qu'il y ait un interstice suffisant entre leurs extrémités (par exemple, à l'aide d'une barette calibrée que l'on place entre les extrémités des pièces au moment de les mettre en place). Après la mi en place des pièces à souder on ferme le couvercle 9 et on le serre contre le corps 8 de la chambre à vide 2 à l'aide de verrous (non représentés). Alors le joint 52 subit une compression en assurant ainsi l'étanchéité de la chambre à vide 2 dans le plan d'assemblage du corps 8et du couvercle 9. Ensuite on rend étanche l'endroit de sortie du tube 5 dans la chambre 2. A cet effet,àl'extérieur du tube 5 on monte la bague d'étanchéité 53, on place le flasque fendu 54 et, en se servant des boulons 55, on le serre contre la chambre 2. Dans ces conditions, la bague d'étanchéité 53 se trouve comprimée, ce qui permet d'assurer l'étanchéité de la chambre. Ensuite, on utilise le bouchon 56 pour rendre étanche le trou du tube 5 situé à l'extérieur de la chambre 2. Une fois l'étanchéité de la chambre 2 assurée, on met en marche le système à vide. On arrête le fonctionnement de ce système après avoir obtenu dans la chambre une pression allant jus- quà 10 2mu de Hg, et on remplit la chambre avec un gaz inerte (argon) jusqu'à une pression de 6 à 8 mm de Hg. Ainsi les préparatifs prennent fin et le dispositif devient disponible pour le soudage. Le processus de soudage s'effectue de la façon suivante. On actionne le dispositif de prograrmation 78 qui met tout de suite sous tension ltenroulement du démarreur magnétique 80. Le démarreur magnétique 80 fonctionne et ses contacts 81 et 84be ferment. De ce fait, les enroulements primaires du transformateur de soudage 57 et du transformateur supplémentaire 71 se trouvent branchés sur le secteur d'alimentation et une tension alternative de forme sinusoidale (courbes 1 et 2 sur la figure 8) apparait dans les enroulements secondaires desdits transformateurs. Les enroulements primaires des transformateurs 57 et 71 sont couplés de manière que les tensions dans leurs enroulements secondaires se trouvent en phase. La tension de marche à vide du transformateur de soudage 57 est de 60 à 70 V. La tension de marche à vide du transformateur supplémentaire 71 est choisie suffisante pour provoquer une décharge luminescente entre les extrémités des pièces 5 et 6 à souder. La valeur de cette tension est choisie en fonction de la pression et de la nature du gaz protecteur, et aussi en fonction de l'interstice entre les extrémités des pièces 5 et 6 à assembler. Dans ce cas précis, cette tension s'élève à 300 V. En position de départ du schéma électrique, les contacts 85 et 86 sont ouverts, le formateur 70 d'impulsions de commande est hors circuit et le hacheur 64 est fermé. Les pièces à souder 5 et 6 disposées dans la chambre 2 sont mises sous tension par l'enroulement secondaire du transformateur supplémentaire 71 et une décharge luminescente s'amorce en- tre leurs extrémités. La tension aux pièces à souder lors de la charge luminescente est illustrée par la courbe 3 donnée à la figure 8. Le courant de la décharge luminescente est choisi de façon à permettre à la décharge luminescente de gagner toute la surface d'extrémité des pièces à assembler. Le réglage de ce courant se fait par une résistance variable 75 lors de l'accord du dispositif pour un régime de soudage. Au bout d'un certain temps prévu pour le traitement des extrémités des pièces à assembler par la décharge luminescente, le dispositif de programmation 78 met sous tension l'enrculeioeit du contacteur électromagnétique 83. Le contacteur électromagéntique 83 fonctionne et ses contacts 84, 85 et 86 se ferment. L? fermeture des contacts 85 et 86 déclenche le formateur 70 d'impulsions de commande, dont les impulsions électrlques (voir figure 8, courbes 5 et 6) attaquent les électrodes de camrnande des soupapes 68 et 69. Cependant, lorsque la décharge luminescente est allumée,l## impulsions de commande, attaquant les soupapes 68 et 69 ne peuvent pas provoquer le fonctionnement du hacheur 64, étant donné que la tension de la décharge luminescente est supérieure à celle dEmar- che à vide du transformateur de soudage 57. En vue de réduire la tension appliquée aux pièces et assurer le fonctionnement du hacheur 64 il faut qu'avec la fermeture des contacts 85 et 86 se ferme le contact 84. Lorsque le contact 84 se ferme on obtient le shuntage de la résistance 75. Cela conduit à une brusque augmentation de l'intensité du courant de la décharge luminescente et à la transformation de la décharge luminescente en un arc de basse pression dont le courant est limité par une résis- tance 74. Avec l'apparition de l'arc la tension appliquée aux ple- ces à souder diminue brusquement et devient moins importante que la tension de marche à vide du transformateur de soudage 57. La variation de la tension aux pièces lorsque l'arc auxiliaire de basse pression est alimenté par le transformateur supplémentaire 71 et que le hacheur 64 est hors circuit, est représenté par la courbe 4 de la figure 8. L'intensité du courant de l'arc auxiliaire de basse pres sion dans l'exemple examiné est égale à 20 A. La baisse très rapide de la tension aux pièces à souder lors de la fermeture du contact 84 assure la possibilité d'enclenchement du hacheur 64. Avec la demi-onde positive de la tension alternative appliquée à l'enroulement secondaire du transformateur de soudage 57 tout de suite après l'apparition de l'arc auxiliaire, l'électrode de commande de la soupape 68 reçoit du formateur 70 une impulsion de commande. Alors la soupape 68 devient conductrice et le courant de l'arc croit brusquement car le transformateur de soudage 57 commence à fonctionner. D'une façon analogue, la soupape 69 s'ouvre lors de la demi-onde négative de la tension alternative dans l'enroulement secondaire du transformateur de soudage 57. La valeur du courant de soudage est réglée à l'aide de la self 62 lors de l'accord du dispositif pour un régime de soudage. ar#ce à la présence du hacheur 64, à la fin de chaque demi-onde du courant de soudage, l'enroulement secondaire du transformateur de soudage 57 se trouve débranché des pièces à souder et lesdites pièces à souder reçoivent une haute tension provenant de l'enroulement secondaire du transformateur supplémentaire 71. Cela conduit à l'amorçage d'une décharge luminescente entre les pièces et à sa transformation automatique en un arc auxiliaire de basse pression. Ensuite s'enclenche le hacheur 64 et on voit apparaître l'arc principal de basse pression qui est un arc entretenu par le transformateur de soudage 57. C'est ainsi que l'on obtient un amorçage stable du processus lors du changement de polarité du courant de soudage. Le courant de soudage et la tension lors de l'entretien de l'arc de basse pression, sont représentés respectivement par les courbes 7 et 8 données sur la figure 8. Au bout d'un certain temps, durant lequel les extrémités des pièces sont réchauffées par l'arc de basse pression et une couche de métal fondu se forme sur la surface des extrémités, le dispositif de programmation 78 met sous tension l'enroulement de la valve électromagnétique 87. La valve électromagnétique 87 se met an action et le milieu de travail pénètre dans le cylindre de puissance 39. Il en résulte que la tige 40 se déplace à gauche en provoquant une fermeture très rapide de l'interstice entre les pièees et la déformation plastique conjointe des extrémités, ce qui assure la formation d'un assemblage soudé. Avec un petit retard après le commencement du rapprochement à force, pendant lequel se font la réunion des extrémités des pièces à souder et leur déformation plastique conjointe, le dispositif de programmation 78 met hors tension l'enroulement du démarreur magnétique 80, ce qui a pour effet ltouverture des contacts 81 et 82 et la disparition de la tension appliquée aux pièces à souder. Sont mis également hors tension les enroulements du contacteur 83 et de la valve 87 ; les contacts 84, 85 et 86 s'ouvrent et le schéma électrique du dispositif se retrouve à son état initial. Après le soudage on procède à la dépressurisation de la cham bru livide 2, on ouvre le couvercle 9 et, après avoir relâché les pinces 3 et 4, on sort les pièces soudées. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont réalisées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Procédé de soudage en bout consistant à disposer face à face dans une chambre remplie d'un milieu protecteur les extrémités des pièces à souder, ensuite à chauffer lesdites extrémités Jusqu'à la formation, sur leur surface d'une couche de étal fondu, et à les rapprocher à force pour réaliser leur déformation plastique conJointe et former un joint soudé, caractérisé en ce que le récheuffenent des extrémités des pièces et leur étincelage s'effectuent à l'aide d'un arc de basse pression répartie uniforaément suivant toute la surface des extrémités desdites pièces. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la répartition uniforme de l'arc de basse pression suivant toute la surface des extrémités des pièces à souder est réalisée en choisissant la valeur de la pression dans la chambre en fonction de la nature du milieu protecteur, du létal des pièces à souder et de la densité du courant; de soudage, 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le soudage de pièces en alliage d'aluniniux est effectué sous atmosphère d'argon en utilisant un arc de basse pression alimenté en courant alternatif, la pression étant comprise dans les limites de 1 à 10 ss de Hg, la densité du courant allant jusqu'à 150 Alci? 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'arc de basse pression alimenté en courant alternatif est stabilisé, pendant toute la période de son entretien, à l'aide d'un arc auxiliaire que l'on amorce au doyen d'une décharge luminescente au début de chaque demi-onde du courant alimentant l'arc de basse pression. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, avant l'étincelage, les extrémités des pièces à souder sont réchauffées par une décharge luminescente amorcée dans l'intervalle entre lesdites extrémités. 6.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 1 à 5, du type comportant une chambre dans laquelle sont disposées des pinces pour les pièces à souder, l'une desdites pinces étant montée de façon à pouvoir se déplacer linéairement le long de l'axe géométrique des pièces à souder lors de leur rapprochement à force après l'étincelage de leurs extrémités et un transformateur de soudage dont les sorties de l'enroulement secondaire sont reliées aux pièces à souder, caractérisé en ce qu'il est équipé d'un transformateur supplémentaire destiné à amorcer entre les extrémités des pièces un arc de basse pression, ou bien successivement, une décharge luminescente et un arc de basse pression, ainsi qu'à stabiliser ce dernier, les sorties de l'enroulement secondaire dudit transformateur supplémentaire étant connectées aux pièces à souder, tandis que le transformateur de soudage est relié aux pièces à souder par l'intermédiaire d'un hacheur pour la commande de l'arc de basse pression.