24700O La présente invention est relative à un procédé et à un dispositif pour la fabrication de fibresde matières thermoplasti- ques minérales, par étirage de la matière fondue sortant des orifi- ces d'une plaque perforée comprenant une forte densité d'orifices. Elle concerne en particulier la fabrication de fibres de verre continues par étirage mécanique de filets et de filaments for- més en aval de la plaque perforée, ces filaments étant rassemblés sous forme de fils qui sont généralement bobinés sur un support. La technique de fibrage connue la plus couramment uti- lisée pour fabriquer des fils continus consiste à étirer les filets de matière fondue à partir d'une filière dont la plaque de fond est munie de tétons permettant, en association avec des moyens de re- froidissement adaptés, d'assurer la séparation stable des filets de matière. De plus, les tétons évitent le phénomène de "noyage" du fond de filière lors d'une rupture de filaments au cours de l'opé- ration de fibrage. Avec une plaque à orifices sans tétons, ce phé- nomène bien connu de "noyage", aussi appelé "enverrage" dans le cas particulier du verre, se manifeste par la réunion de plusieurs cônes adjacents de matière fondue et par l'étalement de la matière sur la face inférieure de la plaque en raison des effets de capillarité et de mouillage de celle-ci. Toutefois, compte tenu des difficultés de fabrication d'un fond de filière à tétons mais aussi de la place importante occupée par ceux-ci, il a été proposé de les supprimer et de remplacer le fond de la filière à tétons par une plaque per- forée généralement plans, comportant un plus grand.nombre d'orifi- ces sur une surface moindre. En principe, ceci permet, non seulement d'étirer simultanément un plus grand nombre de filaments et par con- séquent de fabriquer des produits nouveaux, mais aussi de résoudre les problèmes de déformation du fond de filière qui deviennent par- ticulièrement importants dans le cas de filières de grandes dimen- sions. Cependant, l'augmentation du nombre d'orifices par unité de surface de la plaque est en pratique rapidement limité par le phénomène d'enverrage qui intervient lors d'une rupture de filaments et qui se produit d'autant plus facilement que les distances entre orifices adjacents sont plus faibles et que les conditions de fibra- ge)en particulier les températures au voisinage des orifices sont moins stables ou moins uniformes. Différents procédés ont été proposés pour obtenir avec ces plaques à orifices une bonne stabilité de fibrage et diminuer le nombre de ruptures de filaments ou les risques d'enverrage partiel ou total de la plaque, enverrage qui nécessite des opérations de redémarrage ou de relance du fibrage en général assez lon- gues. Divers brevets et notamment la publication de brevet français n 2.257.552 (USP 3.905.790) décrivent un procédé consistant à souffler un volume de gaz important à une vitesse relativement élevée, vers le haut, sur un fond de filière formé d'une plaque à orifices plane, d'une part pour refroidir rapidement les cônes de verre afin d'empêcher l'en- verrage et d'autre part pour éliminer les gaz qui stagnent sur la face inférieure de la plaque et créent des points chauds provoquant l'enver- rage. En outre, dans le brevet français n 2.297.194, le débit de l'air soufflé en direction des orifices de la plaque est réglé de manière que la température de celle-ci soit inférieure d'au moins 28 C à la tempé- rature du verre fondu adjacent à ladite plaque. Ce procédé basé sur le soufflage d'air en continu vers les ori- fices d'une plaque plane pendant la marche normale de la filière pré- sente cependant certains inconvénients malgré les nombreux perfection- nements qui lui ont été apportés, inconvénients qui sont inhérents au soufflage en lui-même. En particulier, il est difficile d'obtenir des températures relativement homogènes sur l'ensemble des orifices et un refroidissement régulier des c8nes de verre; or ces variations de tem- pérature sur le fond m9me de la filière provoquent une instabilité de fibrage qui affecte défavorablement le rendement de fabrication. D'autre part, en cas d'enverrage de la plaque plane après rupture de filaments, les opérations de relance du fibrage restent en général longues et compliquées, car le régime thermique est très fortement perturbé par les débits de gaz encore plus élevés que nécessite la relance. On note- ra aussi que ce procédé est d'autant plus difficile à mettre en oeuvre que l'on veut fabriquer des fibres de faible diamètre. De plus, le dis- positif de fibrage est assez compliqué du fait de la présence de l'ali- mentation en gaz et du système pour régler les divers paramètres rela- tifs au soufflage des gaz. Pour diminuer les risques d'enverrage des filières, le brevet français n 2.128.312 décrit un procédé selon lequel lun mélange gazeux particulier est dirigé vers un fond de filière formé soit d'une plaque à orificesplane, soit d'une plaque comprenant des canaux longitudinaulx parallèles percés d'une rangée d'orifices. Ce procédé consiste à émettre, de façon continue, un gaz inerte ou non oxydant et un gaz hydrocarboné décomposable par la chaleur, afin de déposer du carbone et de provoquer une absorption d'hydrogène sur le fond de la filière. Le dépôt de car- bone, qui résulte de la décomposition chimique des gaz au contact du verre et du fond de filière chauds, permet de diminuer le mouillage de ce dernier par le verre et s'oppose à la réunion des perles de verre qui se forment à chaque orifice. Ce procédé présente cependant certains des inconvénients déjà signalés précédemment à propos du soufflage de gaz vers le fond d'une filière. En effet, il est difficile d'obtenir une uniformité satisfai- sante des températures au niveau du fond de filière et par conséquent le fonctionnement est encore instable, en particulier pour la fabrica- tion de filaments de faibles diamètres au cours de laquelle le nombre de ruptures de filaments est relativement important. On notera de plus la complexité du dispositif correspondant qui doit comprendre des orga- nes tubulaires perforés ou poreux pour l'injection des gaz et tout un système d'alimentation en gaz inerte et en gaz hydrocarboné. On a aussi proposé dans le brevet français n 2.014.197 un pro- cédé de fabrication de fibres à partir d'un fond de filière plan, percé d'orifices disposés en rangées entre lesquelles sont situées des ailet- tes de refroidissement, ce fond de filière.étant constitué d'alliages spéciaux pour éviter le mouillage par le verre. Du fait de la configu- ration plane dul fond de filière, tout écart de température provenant soit du verre, soit des conditions de chauffage ou d'isolation thermique de la filière se répercute au niveau des orifices, si bien que l'opé- ration de fibrage est très sensible à ces écarts et par conséquent ins- table. De plus, la proximité des ailettes de refroidissement du fond de filière entralne aussi sur ce dernier des variations de température préjudiciables à la bonne marche du procédé. D'autre part, les risques d'étalement du verre fondu sur l'ensemble du fond de filière en cas d'enverrage partiel ne semblent pas pouvoir être évités. Il est aussi connu, selon le brevet français n 1.116.519, de fabriquer des fibres de verre avec un dispositif comprenant une filière et une source d'alimentation en verre fondu combinées à un rotor muni d'un obturateur, ce rotor ayant à la fois un rAle de pompe doseuse, pour régler la vitesse d'écoulement du verre dans la filière et sa pression sur le fond, et un rôle d'homogénéisation du verre. Le diamètre des filaments est modifié en agissant sur la vitesse du rotor et sur sa position verticale. Le fond de la filière a la forme générale d'un V ou 2470099 1 d'une série d'éléments en V parallèles au sommet desquels se trouve une rangée d'orifices, cette disposition particulière et la mise sous pression du verre permettant d'éviter l'enverrage. De fines ailettes de refroidissement peuvent être dispo- sées de part et d'autre du sommet de ces éléments en V. On notera toutefois que la réalisation pratique de ce disposi- tif et sa mise en oeuvre à. l'échelle industrielle présentent de nom- breuses difficultés compte tenu de la nécessité d'utiliser un rotor dans le bain de verre fondu pour régler l'écoulement du verre et pour éviter éventuellement l'enverrage. Dans la suite de la description, l'expression "nombre d'orifices par unité de surface" ou "densité d'orifices" sera utilisée pour' dési- gner le rapport entre le nombre d'orifices répartis dans la plaque for- mant le fond de filière et la surface occupée par cette plaque dans un plan horizontal moyen, surface qui est inférieure à sa surface dévelop- pée dans le cas du dispositif selon l'invention. La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif qui permettent, avec une plaque sans tétons comportant un grand nombre d'orifices pour des dimensions extérieures relativement faibles, d'ob- tenir une bonne stabilité du fibrage même pour la fabrication de fila- ments de petits diamètres, par exemple de l'ordre de 5 à 7)am, et d'évi- ter les inconvénients rencontrés dans les procédés ou dispositifs connus. Ces deux facteurs, à savoir le nombre élevé d'orifices par unité de sur- face et l'amélioration de la stabilité du fibrage, permettent d'obtenir des fils constitués par un grand nombre de filaments individuels et de réduire le nombre d'arrêts ou de relances de l'opération de fibrage. Il en résulte une augmentation importante de la quantité de fil produite par filière et par jour. Pour améliorer la stabilité de fibrage dans les procédés utili- sant une plaque à forte densité d'orifices et sans tétons, il est néces- saire d'une part de maintenir la température à une valeur la plus stable et la plus uniforme possible sur l'ensemble des orifices de la plaque du fond de la filière et d'autre part de refroidir rapidement le verre à la sortie de chaque orifice, c'est-à-dire au niveau des bulbes de forma- tion des filaments, afin de maintenir la séparation de ces bulbes et d'éviter l'enverrage même partiel du fond de filière. - Le procédé selon l'invention, permettant d'atteindre les diffé- rents objectifs mentionnés précédemment, consiste essentiellement à faire passer la matière fondue à travers mune plaque formée d'une suc- cession de nervures séparées par des intervalles ou gorges et perforée d'un grand nombre d'orifices, lesdits orifices étant disposés au fond de chaque nervure, à étirer les bulbes et les filaments de verre formés à la sortie des orifices, à provoquer dans les nervures des chutes de température différenciées par échange thermique avec au moins un refroidisseur muni d'éléments disposés de part et d'autre des nervures, et à régler le refroidissement de oelles-ci en fonction des écarts de température présentés par le verre fondu entre les différents orifices. De refroidissement différencié et sélectif des nervures, ou en d'autres termes, les chutes de températures différentes dans les diver- ses nervures, est effectué de manière à réduire les écarts de tempéra- ture existant au niveau des orifices de la filière, écarts qui sont toujours préjudiciables à la stabilité du fibrage. Il permet d'obtenir une meilleure uniformité de températures et un fibrage plus stable sans faire intervenir un soufflage intense et continu d'air ou de gaz en di- rection du fond de filière. Ce refroidissement résultant des échanges thermiques par rayon- nement entre les parois latérales des nervures et le refroidisseur est contrôlé en ajustant la position de ce dernier et de ses divers éléments par rapport au fond des nervures. Les différentes chutes de température sont réglées, en particulier, en engageant les éléments ou une partie des éléments du refroidisseur dans les gorges séparant les nervures consécutives et en les disposant à des hauteurs variables par rapport au fond des gorges en fonction des températures au niveau des orifices de fibrage. Certains éléments du refroidisseur seront d'autant plus engagés dans les gorges qu'il sera nécessaire d'augmenter les chutes de température dans le groupe de nervures correspondant. Selon une des caractéristiques importantes de l'invention, la chute de température créée entre le plan d'entrée PE de la matière fon- due dans une nervuare et le fond de celle-ci, assimilable à un plan moyen de fibrage P, a en général une valeur au moins égale à 20 C. Pour le fibrage du verre ou de matières thermoplastiques similaires, les chutes de température dans les différentes nervures seront avantageusement comprises entre 20 et 140 C, et de préférence entre 30 et 70 "C. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la température du verre dans les orifices d'une nervure est sensiblement égale à la température de la plaque, au voisinage immédiat de chaque orifice. Cette température est elle-même inférieure à la température de la plaque au fond de chaque gorge. 2470.099 Le refroidissement par rayonnement des nervures et des bulbes de verre, contrôlé par le réglage de la position du refroidisseur, est aussi fonction des caractéristiques dimensionnelles des filières. Les caractéristiques ayant une influence importante sur cet échange thermique sont en particulier la hauteur des nervures et l'épaisseur de leurs différentes parois comme précisé ci-après dans la définition du dispositif. Le dispositif d'alimentation en verre fondu utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de fibrage selon l'invention comporte une source d'alimentation reliée à une filière dont le fond est une plaque formée d'une succession de nervures et de gorges, le fond de chaque nervure étant percé d'orifices. Il comprend en outre, en combinaison avec cette plaque, au moins un refroidisseur muni d'éléments disposés de part et d'autre des nervures, ainsi que des organes pour étirer les bulbes de verre formés à la sortie des orifices. La forme des nervures successives et parallèles, leurs dimensions, et leur espacement sont tels, que compte tenu de l'échange thermique avec le refroidisseur et avec les gaz ambiants entraînés par les filaments en cours d'étirage, des chutes de température au moins égales à 20 C sont créées entre le plan d'entrée PE du verre fondu dans une nervure et le fond de la ner- vure percé d'orifices, c'est-à-dire le plan moyen de fibrage. Ces di- mensions relatives sont calculées, pour chaque filière, en fonction de la chute de température que l'on désire obtenir dans une nervure, et qui est avantageusement comprise entre 20 et 140 C. Le fond des nervures est une surface sensiblement plane et les orifices y sont percés de préférence en rangées parallèles à la direc- tion des nervures. Chaque fond de nervure peut présenter de 1 à 6 ran- gées d'orifices; toutefois, le nombre d'orifices par unité de surface étant une fonction croissante du nombre de rangées d'orifices par ner- vure, l'augmentation de ce nombre par rapport aux dispositifs connus devient plus intéressante lorsque chaque fond de nervure présente au moins 2 rangées d'orifices. Selon un mode de réalisation préféré du dispositif, les nervu- res successives possèdent des parois verticales reliant le fond plan de chaque nervure au fond des gorges qui délimite l'entrée des nervures. Selon une autre caractéristique de l'invention, la hauteur h1 de chaque nervure, mesurée entre le plan de fibrage P. et le fond de gorge à son point de raccordement avec la paroi latérale, peut varier entre 1 et 10 mm. 24700! Le refroidisseur associé à la filière comprend un ensemble d'éléments allongés refroidis par conduction et par conveotion,. Il est constitué de préférence d'un ensemble d'ailettes minces de type classique soudées à au moins um corps creux refroidi-par un fluide. Parmi les différents avantages apportés par la présente inven- tion, un certain nombre d'entre eux, résultant de l'augmentation du nombre total d'orifices par unité de surface et par position de fibrage en comparaison avec les filières munies de tétons, ont déjà été signa- lés précédemment. De plus, la faible dispersion des températures obte- nues au niveau de la plaque est telle que la stabilité de fibrage de- vient au moins aussi bonne qu'en présence de tétons, ce qui permet ou facilite la fabrication de filaments de diamètres très petits à des rendements intéressants. Cette faible dispersion des températures au niveau des orifices présente d'autre part l'avantage de diminuer la dispersion des diamètres de filaments et par conséquent de donner un fil de meilleure qualité. La présence de gorges relativement larges et profondes entre les nervures consécutives offre un plus grand nombre de possibilités pour le positionnement des ailettes de refroidissement par rapport aux ori- fices que dans le cas de filières à tétons. Les possibilités de régla- ge des températures au niveau des orifices sont par conséquent augmen- tées. Un autre avantage de l'invention est de pouvoir utiliser des filières ayant une hauteur de nervures relativement élevée sans être limité par les problèmes de pertes de charge qui apparaissent en géné- ral dans les filières à tétons, dès que la hauteur de ces derniers dépasse la valeur moyenne couramment employée. Le choix de nervures hautes permet de mieux compenser les écarts de température existant horizontalement en amont des orifices, ce qui facilite la fabrication de filaments très fins. On peut noter que la présente invention permet de fabriquer des fibres à une température de fibrage qui, au niveau des orifices, est plus faible qu'avec les procédés classiques utilisant des filières à tétons pour le fibrage de compositions de verre identiques. Ceci a pour conséquence d'augmenter dans un certain nombre de cas, la durée de vie des filières. La mise en oeuvre du dispositif de fibrage selon l'invention et plusieurs exemples de réalisation sont décrits ci-après de façon détail- lée en référence aux figures 1 à 12. 2470.099 La figure 1 est une vue schématique d'ensemble, de face, d'un appareillage utilisé pour l'étirage mécanique de fibres continues par enroulement sur une broche tournant à grande vitesse, et comprenant une filière à plaque nervurée selon l'invention. La figure 2 est une vue partielle, en coupe longitudinale, du fond de la filière représenté figure 1. La figure 3 est une vue partielle, en coupe transversale, du fond de la filière représentée figure 1. La figure 4 est une vue partielle, en plan, d fond d'une fi- lière selon l'invention. La figure 5 est une vue partielle, en coupe selon 5-5, du fond de la filière représentée figure 4. Les figures 7,8 et 9 sont des vues partielles, en plan, du fond de différentes filières selon l'invention. La figure 6 est une vue partielle, en coupe selon 6-6, du fond de la filière représentée figure 7. La figure 10 est une vue partielle, en coupe verticale, d'un autre type de fond de filière selon l'invention. Les figures 11 et 12 sont des vues schématiques, en coupe ver- ticale, de la base de filières dont une partie du bloc réfractaire a été supprimée; la figure 1t représente une filière à trois nervures et la figure 12, une filière de référence avec un fond plan de type connu. On se réfère tout d'abord à la figure 1 représentant, à titre d'exemple, la configuration générale d'un dispositif de fibrage. La filière 1, munie de bornes 2 pour l'arrivée du courant électrique utilisé pour son chauffage par effet Joule, contient du verre fondu 3 qui s'écoule à travers les orifices 4 d'une plaque perforée 5 consti- tuant le fond de la filière. La filière communique avec une source d'alimentation en verre de type connu qui peut être soit l'avant-corps d'un four à fusion directe à partir duquel le verre s'écoule dans la filière directement à l'état fondu, soit un système d'alimentation amenant le verre sous forme de billes, ces dernières étant alors re- fondues dans la filière. Quelle que soit la source d'alimentation uti- lisée, l'écoulement du verre fondu à travers les orifices de la pla- que perforée 5 est assuré uniquement par la pression hydrostatique de la masse en fusion se trouvant au-dessus de la plaque. Le verre, dès la sortie des orifices 4. est refroidi grâce à la présence d'un système de refroidissement à ailettes 7 et est étiré en minoes filaments 6 de de façon classique par l'intermédiaire d'une broche tournante ou bobi- noir 8. Après dépôt d'ensimage au moyen d'un organe ensimeur 9, les filaments 6 sont rassemblés en un ou plusieurs fils par les organes habituellement employés dans cette technique, tels que des peignes 10 et 11, le fil étant ensuite bobiné autour de la broche tournante le long de laquelle il se déplaoe sous l'influence d'un organe de répar- tition ou hélice 12. Le système de refroidissement 7, représenté partiellement sur les figures 2 et 3, est par exemple,similaire à ceux qui sont généra- lement utilisés pour la refroidissement des fonds de filière munis de tétons et comprend des ailettes 13 reliées à au moins un tube princi- pal 19 dans lequel circule un liquide réfrigérant, par exemple de l'eau. Ces ailettes sont de préférence en argent ou en cuivre nickelé, mais peuvent être aussi constituées par d'autres métaux ayant une bonne conductibilité thermique. On les dispose en regard des gorges existant de part et d'autre des nervures, afin de pouvoir éventuellement les engager partiellement dans ces gorges pour favoriser l'obtention des températures d4sirées au niveau des orifices de fibrage comme précisé ci-après en référence au fonctionnement de l'ensemble de l'appareilla- ge. Les ailettes contribuent au refroidissement, par rayonnement, des parois latérales des nervures, elles diminuent le rayonnement mutuel des bulbes et des filets de verre les uns sur les autres en absorbant mue partie de celui-ci et elles agissent de plus sur les divers échan- ges thermiques avec l'air ambiant. Ena effet, les échanges par oonvec= tion sont aussi à prendre en considération, compte tenu de l'entrai- nement des gaz ambiants par les filaments en cours d'étirage, ainsi que le schématisent. les flèches de la figure 3. Là présence de gorges contribue à canaliser l'appel d'air ainsi provoqué et assure une meil- leure stabilité des bulbes. La figure 5 montre à plus grande échelle une partie du fond de la filière, constitué par la plaque perforée 5. Celle-ci est formée d'une succession de nervures ou canaux 13 séparés par des gorges 14, les orifices 4 pour l'écoulement du verre étant percés dans le fond 15 de chaque nervure. Le fond des nervures détermine un plan moyen de fi- brage PF contenant les orifices de la plaque perforée. Chaque fond de nervure, de préférence sensiblement plan, est relié aux fonds 16 des gorges adjacentes par des parois 17 qui, dans la forme préférée de l'invention, sont verticales. Les nervures représentées sur les différentes figures sont disposées transversalement à, la filière, mais une disposition longitu- dinale peut aussi être envisagée. Le démarrage des filières selon l'invention est réalisé de la manière suivante: le verre s'écoule par les orifices 4, mouille la face inférieure 15 des nervures et s'étale progressivement sur ladite face. Les masses de verre ainsi fonrmée tombent sous leur propre poids et donnent naissance à un ou plusieurs filets de verre par nervure. L'opérateur saisit lesdits filets de verre et poursuit lentement leur étirage. A ce moment, un courant gazeux, par exemple de l'air, est soufflé vers le fond de la filière par un dispositif non représenté. Les filets de verre, ainsi refroidis, se subdivisent alors en autant de filaments que d'orifices 4. Dès que la séparation est achevée, le courant gazeux est arrêté et, simultanément, l'opération de fibrage proprement dite commence. Le dispositif, objet de l'invention, fonctionne ainsi de façon très stable malgré l'absence de tétons, grâce à la configuration des nervóres associée aux ailettes de refroidissement et à l'exclusion de tout système de soufflage intense de gaz en continu, susceptible de per- turber la distribution des différentes chutes de température obtenues dans les nervures. La réduction des écarte de température existant au niveau des orifices de la filière est obtenue de la maunière suivante: dans le plan PE,' représenté schématiquement sur la figure 6 et défini comme le plan moyen d'entrée du verre dans les nervures, on désigne par TEI, TE2 les températures du verre respectivement à l'entrée des nervu- res (I) et (2) et par TF1, TF2 les températures dans le fond de ces ner- vures, au niveau des orifices, c'est-à-dire dans le plan moyen de fibra- ge Pi. Si TE2 est supérieur à TE, tout autre paramètre étant maintenu constant, la chute de température A TN2 = TE2 - TF2, dans la nervure (2), est supérieure à la chute de température T1 = TEl - T 1, dans la ner- vure (1), étant donné la prépondérance des échanges thermiques par rayvon- nement dans ce système sans gaz additionnel o les températures de tra- vail sont tris élevées. Par conséquent, l'écart de température dans le plan moyen de fibrage, TF = TF2 - Ti, sera inférieur à l'écart A TE TE2 - TE1 dans le plan d'entrée des nervures. Cet effet d'amortisse- ment thermique, c'est-à-dire d'atténuation au niveau du plan de fibrage des écarts de températures existant à l'entrée des nervures est d'aultant plus important que la chute de température dans chaque nervure est plus élevée. Le positionnement des ailettes de refroidissement permet de contrôler les chutes de température AT dans les nervures en fonotion des écarts dans le plan moyen de fibrage oomme précisé dans les exemples de réalisation. La puissance électrique dissipée pour le chauffage de la filière et le temps de séjour du verre dans les nervures, qui est fonction pour une filière donnée du débit du verre à travers les orifi- ces, sont aussi des paramètres ayant une influence sur les chutes de température AT, dans le plan vertical. Les chutes de température dans les nervures dépendent d'autre part de leurs dimensions, de leur forme, de l'épaisseur des parois ainsi que des dimensions des gorges. Les caractéristiques dimensionnel- les de chaque filière sont donc définies en fonction des chutes de tem- pérature qu'il est souhaitable de créer dans les nervures pour obtenir un compromis acceptable entre un fibrage très stable, un très grand nombre d'orifices par unité de surface, une bonne répartition des dia- mètres des filaments constituant le fil, et un bon rendement de fabri- cation y compris dans le cas du fibrage de filaments de diamètre faible. La hatiteur h1 de la nervure, définie par la figure 5, a une in- fluence considérable sur la chute de température A TN = TE - 1t dans cette nervure et peut varier entre I et 10 mm. Pour une hauteur infé- rieure à 1 mm, l'effet d'amortissementlhernique devient trop faible et les écarts de température entre les orifices de nervures différentes restent alors suffisamment importants pour provoquer une instabilité de fibrage, une augmentation du nombre de ruptures de filaments, et par consequent une baisse du rendement de fabricationo Par ailleurs, la discontinuité de surface entre deux nervures successives devient insuf- * fisante pour éviter la propagation, d'une nervure à l'autre, d'un enver- rage éventuel. Inversement, lorsque la hauteur des nervures dépasse 10 ma, la chute de température est telle, que pour obtenir une température TF appropriée, il est nécessaire de chauffer exagérément le verre contenu dans la filière. La hauteur des nervures est telle que les chutes de température t T sont au moins égales à 20 C, avantageusement comprises entre 20 et 140 C, et de préférence entre 30 et 70 C. Pour la fabrication de filaments de faible diamètre, de l'ordre de 5 à 7 jgm, les risques de rupture de filaments étant plus importantes, il est souhaitable d'avoir un écart de température particulièrement faible au niveau de la surface 2470099' de fibrage et dans ce cas il est avantageux d'utiliser une filière possèdant des nervures assez hautes. Ta figure 5 représente des fonds de gorge 16 sensiblement plans. D'autres formes peuvent être envisagées sans sortir du cadre de l'in- vention; ainsi le fond des gorges peut prendre la forme d'un V renversé tel que représenté sur la figure 10. Les orifices percés au fond des nervures sont disposés de préfé- rence en quinconce et formant plusieurs rangées parallèles à la direc- tion des nervures. Le nombre de rangées d'orifices par nervure varie en général de 1 à 6 et son choix résulte d'un compromis entre le nombre d'orifices par unité de surface de la plaque et la stabilité de marche du fibrage. Les risques d'instabilité de fibrage deviennent d'autant plus importants que le nombre de rangées d'orifices par nervure augmente. Les figures 4, 7, 8 et 9 illustrent quatre exemples de configura- tion de perçage possibles. Les entraxes dl, d2, d3 et la distance d4 représentés sur ces figures sont choisis en fonction du compromis entre la densité d'orifices et la stabilité de fibrage. Une possibilité in- téressante consiste à quinconcer les orifices selon des triangles équi- latéraux (d1 = d2). La distance bord à bord entre deux orifices adja- cents peut varier entre 0,2 mm et 1 mm dans le cas de l'utilisation d'un fond de nervure en platine rhodié 10 % pour le fibrage d'un verre à une viscosité comprise entree1000 et 6000 poises. Pour des valeurs supérieures à 1 mm la perte de surface utile devient rédhibitoire. En ce qui concerne la largeur LG d'une gorge entre deux nervu- res adjacentes, il y a intérêt à la choisir la plus faible possible, afin d'augmenter le nombre d'orifices par unité de surfeace du fond de filière; cependant, elle doit gtre suffisante pour éviter la propaga- tion des enverrages accidentels d'une nervure aux deux nervures adja- centes. Toute modification de cette largeur entraîne une variation des échanges thermiques par rayonnement, notamment entre les parois laté- rales de deux nervures adjacentes et entre chaque paroi latérale et l'ailette de refroidissement correspondante. En pratique, il est préférable de prévoir une largeur qui per- mette l'engagement des ailettes de refroidissement entre les nervures, afin de pouvoir augmenter les chutes de température dans celles-ci. Les variations de ce paramètre sont précisés de façon non limitative dans les exemples décrits plus loin. Les domaines de variation des épaisseurs eG, eL, eN respecti- vement du fond de gorge, &spanis latérales de nervure et du fond de nerzure reportées sur la figure 5 sont conditionnés essentiellement par les)phénomènes d'énergie électrique dissipée par effet Joule, la résistance mécanique de la filière, les phénomènes d'éclanges ther- miques, et le débit du verre pour l'épaisseur eN du fond de nervure. L'épaisseur eG du fond des gorges peut varier entre 0,5 mm et 3 mm. Il n'est pas souhtaitable de descendre au-dessous de 0,5 mm, car la résistance mécanique du fond de la filière devient alors insuf- fisante; à l'opposé, pour des valeurs supérieures à 3 mm, la quantité de métal immobilisé est trop importante pour obtenir des coûts et des rendements de fabrication intéressants. L'épaisseur eN du fond de ner- vure, qui influe sur le débit du verre en même temps que le diamètre des orifices, varie aussi entre 0,5 mm et 3 mm en fonction des diamè- tres d'orifices, et est de préférence voisine de 1 mm. Les parois la- térales des nerrures présentent zune épaisseur eL comprise entre 0,3 mm et 1,5 mm et de préférence entre 0,5 et 1 mm. La forme relativement simple du fond de filière facilite consi- dérabilement sa fabrication par rapport aurx filières à tétons. Cette fabrication peut être réalisée soit par l'emboutissage simple d'une plaque, lorsque les différentes épaisseurs sont identiques; soit par emboutissage suivi d'une légère reprise par usinage, voire par usinage dans la masse avec uan matériel à commande numérique, lorsque les épaisseurs sont différentes. On donne ci-après des exemples, à titre non limitatif, illus- trant quelques modes de réalisation particuliers de filières selon l'invention. Dans ces exemples, chaque filière est associée de façon connue, soit à um dispositif d'alimentation en billes, celles-ci étant alors refondues dans la filière chauffée par effet Joule soit à l'a- vant-corps d'un four de fusion qui délivre directement le verre à l'état fondu. Le verre utilisé pour alimenter les filières des exemples 1 à 9 est un verre E présentant mune viscosité d'environ 1300 poises à 1200 C. Avec ces filières qui possèdent environ 150 à 600 orifices et une densité d'orifices relativement élevée, comprise entre 7 et 20 trous/cm2, il a été possible de déterminer avec précision l'influence des divers paranmtres de mettre en évidence l'effet d'amortissement thermique obtenu par les chutes de température dans les différentes nervures, et de montrer l'influence du réglage de la position des dif- férents éléments dix refroidisseur sur cet amortissement thermique. Ces exemples sont complétés par la réalisation de filières dont la densité d'orifices varie dans le même domaine, mais comportant jusqu'à 1600 orifices. Ces filières, décrites dans les exemples 10 et 11, sont alimentées par un verre E fondu et dont la viscosité a une valeur d'environ 1000 poises à 1200 C. Les mesures de température du verre sont effectuées à la fois par des thermocouples placés à l'entrée des orifices, et par pyromé- trie optique en visant l'intérieur de ces orifices. Les valeurs données dans les exemples ont été calculées conformément à la méthode décrite dans la publication américaine intitulée "Effects of gases on E glass fibers" OH, S.M. (Thèse Iowa State University 1975, order n 76-1864). Les températures de la plaque métallique dans la zone adjacente à l'o- rifice sont aussi obtenuespar pyrométrie optique avec une correction due à l'émissivité du métal. Les températures du verre à l'entrée de chaque nervure sont mesurée à l'aide de thermocouples. YCHIPLE I - Le fond de filière est constitué d'ane plaque métallique en pla- tine-rhodié 90-10 et comprend 3 nervures transversales séparées par 2 gorges possédant des parois latérales verticales. Le fond des nervures et des gorges est pl-n, comme schématisé sr les figures 5 et 6, et chacune des nervures est percée de 50 orifices répartis dans 3 rangées selon la disposition de la figure 7. Les valeurs des différentes di- mensions représentées schématiquement sur les figures 5 et 7, sont les suivantes: dimensions du fond de filière: circulaire, de 72 mm de diamètre hauteur des nervures h1 = 6 mm longueur des nervures 1 = 36,5 mm largeur des nervures L= 6,5 mm largeur des gorges LG = 4 mm épaisseur des parois latérales: eL = 0,5 mm épaisseur du fond de gorge: eG = I mm épaisseur du fond de nervure: eN = 1 mm diamètre des orifices: D = 1,5 mm distance entre orifices: d1 = 2 mm d2= 2,24 mm d5 = 2 mm Les 4 ailettes de refroidissement disposées de part et d'autre des neroares ont une hauteur E = 8 mm, elles ne sont pas engagées dans les gorges mais sont placéesdie sorte que leur extrémité supérieure se trouve à la hauteur du fond des nervures. La marche très satisfaisante de la filière a permis d'obtenir 247009M des filaments de 11 pm en opérant à une vitesse d'étirage de 15 m/s, correspondant à- une production de 50 kg/jour. Les températures mesurées dans le plan d'entrée PE des nervures sont les suivantes: TEi = 1215 0; TE2 = 1209 O C; TE3 = 1205 OC. Les températures corres- pondantes mesarées dals le plan de fibrage PF au niveau de l'orifice avant de la rangée centrale sont égales à T = 1161 C; TX2 1162 QC; T3 1162 OC. F3 L'écart maximum de températures dans le plan horizontal PE TE = TE3 - TEl1 atteint 10 C mais on peut constater que les tempé- ratures dans le plan de fibrage sont très uniformes, l'écart maximum de température AT PF TF) - TF.i1 étant seulement de 1 C. Ces résultats montrent que l'association de la filière à nervures profondes et del ailettes de refroidissement permet "d'amortir" ou d'atténuer les écarts de températures inévitables qui existent dans aun plan horizontal situé en amont des orifices du plan de fibrage. E-IPLE 2 - L'effet "d'amortissement thermique" résultant des chutes de tem- pérature variables dans les nervures est mise en évidence dans cet ex- emple en comparan l'écart de température maximum dans le plan de fi- brage ( A TF) d'une filière munie de nervures 13 (figure 11), avec celui d'une filière sans nervure dont le fond est constitué par conséquent par une plaque perforée complètement plane 21 (figure 12). Pour accentuer les écarts de température dans le plan horizontal au niveau de la plaque de fond, par exemple entre les deux points A et B situés aux extrémités de la plaque, on crée volontairement un déséqui- libre thermique en enlevant une partie 22 du bloc réfraotaire 23 qui isole normalement le corps 2'. des filières. Comme représenté sur les figures 11 et 12, le bloc réfractaire est partiellement supprimé d'un seul côté des filières pour augmenter la dissymétrie. La filière à fond plat circulaire, de 72 mm de diamètre, comprend orifices disposés en 3 triples rangées transversales. Quatre ailet- tes de refroidissement de 10 mm de hauteur sont placées à 1,5 mm du fond de part et d'autre des triples rangées d'orifices. En opérant à une vitesse d'étirage de 10 m/s, on fabrique avec cette filière des filaments de 12 pm, et on mesure par pyrométrie optique les températu- res aux deux points A et B situés près des extrémités de la plaque et distants de 55 mmo L'écart de température A TAB entre ces deux points est de 16 C. L'écart de température entre les deux orifices C et D distants de 22 m, soit à TCD s'élève aussi -à 16 C. 2470099 ' La filière à nervures de la figure 11 est identique à celle de l'exemple 1 et les ailettes de refroidissement ont la même position par rapport au fond des nervures. La vitesse d'étirage et la température de fibrage au niveau des orifices sont réglées aux mêmes valeurs que dans le cas de la filière à fond plan pour fabriquer des filaments de même diamètre. L'écart de températures entre les deux points A et B situés près des extrémités de la plaque à nervures et disthants eux aussi de 55 mm est de 15 C. Par contre, l'écart de température ATCD entre deux orifices C et D distants de 22 mm et situés au fond de la première et de la troisième nervure atteint seulement 8 C. On constate donc que le déséquilibre thermique, consbiérablement atténué au niveau des orifices dans le cas du fond de filière avec nervures, subsiste au contraire pour la filière à fond plat. On accentue le déséquilibre thermique en enlevant une partie plus importante du bloc réfractaire sur chacunme des deux filières. Avec la filière à fond plat, pour un écart de température ATAB atteignant environ 30 O C le fibrage devient instable et non uniforme et il se produit assez rapidement une rupture de filament suivie d'un enverrage. Pour la filière à nervures, l'écart A TAB de 30 C est partiellement amorti dans les neravures et il en résulte, a,. niveau des orifices C et D, un écart ATCD = 22 "C, valeur qui permet d'obtenir un fibrage encore stable. Cet "amortissement thermique" peut être considérablement amélioré en engageant l'ensemble des ailettes de refroidissement dans les gorges p-mr provoquer des chutes de température A TN plus importantes dans les nervures. Chacune des ailettes est ainsi remontée de 5 mm par rapport au fond des nervures et dans cette nouvelle position on obtient ATAB = 28 c et \T CD = 15 o au niveau des orifices, ce qui améliore la stabilité du fibrage par rapport aux résultats précédents. Ces exemples comparatifs mettent en évidence l'amélioration ob- tenue avec le fond de filière à nervures en ce qui concerne l'unifor- mité des températures au niveau des orifices de fibrage. DM!EL Ai -.3 On utilise une filière dont la plaque comprend 150 orifices ré- partis au fond de trois nervures transversales comme dans l'exemple 1, mais ces nervures ont mune hauteur hi de 3 mm au lieu de 6 mm. Toutes les autres dimensions sont identiques à celles données dans l'exemple 1, la position des ailettes de refroidissement par rapport a:% fond des nervures étant inchangée. 24700! La chute de température dans la nervure centrale, ATN2, a une valeur de 24 C, et les températures mesurées dans le plan de fi- brage PF au niveau d'un orifice d'une rangée centrale des nervures N.e, N2, Eó soat respectivement TF. = 1169 C, TF2 = 1171 OC, TF3 = 1172 C. Dans ces conditions, la marche de la filière a été trèes sa- tisfaisante et a permis d'obtenir des filaments de 10 pm en adoptant une vitesse d'étirage de 15 m/s, ce qui correspond à une production journalière de 45 kg. Les trois nervures de cette nouvelle filière possèdent une hautour h1 de 10 mm. Toutes les au.tres dimensions ont l-es mêmes valeurs que dans les exemples 1 et 3 et la répartition des 150 orifices y est identique. La partie supérieure des ailettes de refr:oidissement, de 10 mm de hauteur, se trouve au niveau du fond des nervureso Avec une vi- tesse de fibrage de 12 m/s, un débit de verre de 45 kg/jour et une tem- pérature TF2 = 1170 C dans un orifice de la rangée centrale de la uer- vure N2, on obtient des filaments ayant un diamètre moyen de 11,5 Mm. La chute de température LTN2 dans la nervure centrale N2 est de 89 C, et une analyse micrographique du fil obtenu montre que la répartition des diamètres des 150 filaments est homogène, 90 % des filaments ayant un diamètre compris entre 11 et 12 pm. Lorsqae les 4 ailettes de refroidissement sont remontées de 7 mm à l'intérieur des gorges, la puissance électrique fournie à la filière étant modifiée de façon que TF2 reste égale à 1170 C, la chute de tem- pérature A TN2 dans la nervure centrale atteint la valeur de 134 C. Là encore la marche de la filière a été jugée très satisfaisante. M M _5 - Par rapport à la filière de l'exemple 3, seule l'épaisseur des parois latérales des nervures a été modifiée. Pour -me épaisseur aL = 1 mm, toutes les autres dimensions étant identiques, la chute de tempé- rature T N2 dans la nervure centrale N2 est de 20 C avec une vitesse de fibrage de 15 m/s. Les;empératires dans le plan de fibrage P. sont respectivement: TFI = 1169 C, TF2 = 1161 C et TF3 = 1162 C. La marche de la filière, moins bonne que celle observée dans les exemples précédents, a permis d'obtenir des filaments de 10 pmI, et une production de 44 kg/jour. En engageant les 4 ailettes de refroidissement de 2 mm dans les gorges, la chute de température ATN2 dans la nervure centrale atteint C et les températures dans le plan de fibrage sont alors respecti- 2470099t vement: T1 = 1167C, TF2 = 116400, T = 11660C. La marche de la filière est de nouveau très satisfaisante. Exemple 6 - Dans cet exemple, plusieurs modifications ont été apportées par rapport à la filière de l'exemple 3. 156 orifices sont percés au fond de 3 nervures et disposés à raison de 5 rangées par nervu- re, ainsi que le représente la figure 9. Cette disposition modifie la longueur et la largeur de chaque nervure, qui sont respective- ment égales à: 1N = 24,5 mm et LN = 10,5 mm. Toutes les autres dimensions sont identiques à celles pré- cisées dans l'exemple 3. La température moyenne mesurée au niveau des orifices de la nervure centrale est de l'ordre de 11530C, et la chute de températu- re correspondante est de l'ordre de 44W0. Les écarts de température mesurés entre les différents orifices n'excèdent pas 8 à 100C. Dans ces conditions, en étirant le verre à 15 m/sec. on obtient des filaments d'un diamètre de 10 pm. La marche de la filière est très satisfaisante et assure une production journalière de 42 kg de fil. Exemple 7 - Par rapport à la filière de l'exemple 1, la seule modifi- cation apportée concerne la hauteur h1 de la nervure, qui passe de 6 mm à 1,5 mm. Aucun changement n'a été apporté aux autres dimen- sions. Les températures dans le plan de fibrage sont les suivantes: TF = 11650C; TF2 = 116000; TFS3 = 11650C. La chute de température dans la nervure centrale est de l'or- dre de 200C. En adoptant une vitesse d'étirage de 15 m/sec. on obtient des filaments d'un diamètre de 10 pm. La marche de la filière est assez bonne et permet d'obtenir une production de 43 kg de fil par jour. Exemple 8 - Les caractéristiques dimensionnelles de la filière à 370 orifices utilisée: dans cet exemple sont réunies dans le tableau 1 et la disposition des orifices au fond des nervures correspond à celle schématisée sur la figure 4. Le système de refroidissement, connu en soi, comprend 12 ailettes réparties sur 2 refroidisseurs. On obtient des filaments d'un- diamètre moyen de 7 fm en opérant Àeaflne, ep uni uemepu9edpua s _aoi9p aelg.uveAnod sanaSSTpTOZJG$ xnep.u sBeTe9G se!eITTu 6 pueadmoo q.uemSSTPTOaJSa ep eGMGIs.s eq l nV eqV eI suVp quessTeUdd&e seanAZeu sap puoJ ne seo9TJo sep UoT. -TI.Vd9Z [I 9e %UeSa T ox6o [I Tnb BsuosueMTp seDIueIgJJTp seq 'seo TJT$O EL9 Q eGjTIJ aun o0e9 elIdmexe.eo suep 9JJT7qo %se seanAZeu sep eouesexd VI 1 np eubimeTql. %UemessTomeZi ep epnifT edi Ixs 5s IuemessTpPTOsJe ep seBOeI P sep uoTITsod el ep eouenljui,U - 6 eTadmxE i i i i i i ibl i bl i O i Ob i (ww) S@Bq TTesapansIneH i i- i ii i i ii Z ii i i _i__ Ai_ _ z p i l *i i.. i seo.Co sapsaxe,?u3 i OúIZ; Oú'Z i b'Z z Z P; AA- A i______SO[JSBSXaU 0i Li L i L i i W U SBTJTOBP B BT i _ _ _ _ _ i _ _ _ _ _ i _ _ _ _ _ i 0ú'1 _ i _ _ _ _ ua _ _ _ _ _ _ _ __sap _ _ _ _ _ _ _ ij ij i i i iN i i i i i i i * -..1...1 i SOL;iSOLi SOLiSOúi l i I I i I I i i i i ii i j 9 e Z1 1i i N1 i win e iS9 i 8S i Zb7iZb - (w -qua anAz[us;l'34L *..1..1.. TJB sa IasTd i i i i i i i ii i i 9' j 1:sa au sp ni i 9 ii i i i i. w i i i i o ji sap nassed i i Z09 i ú09 i b9 i OLú i /s eoq0q saoja6u s p aaqwoN i * -.-__...S . T.. i i i i i i i i i i i; i ia i ii i 11 i 0 i 6 i 8 i a o an9nV i i L i O i 6 i - iisa ldwflB j i i i i i i Ai A ()ix j0X99 8 i9Xl5j5795 tX. JTT ppo pSOSBAT ' ' /BTtJî i i 3i aBp puJ p UJTUmO i j Zújt'Sj9ú j(0)1.j saanIiJu BapBJne OneH i i.1 ii1 i saIn^zeu i i j i j i - ij qse eaeTITJ el - 1. flY5L'IgVai Àanuo axd ITJ op T 08 aTueqo,p %OLaed ee eauuoq ep eqoam V1 *oss/m 9g op e0aTqgap aessaST aun e 6- 66004Z .,., 2470099' En opérant à une vitesse de fibrage de 47 m/s, on forme des fila- ments d'un diamètre moyen de 9,5,pm correspondant à une production de 440 kg/jour. Dans un premier essai, le bord supérieur des ailettes du refroidisseu-r gauche est au même niveau que le fond des nervures, et le bord supérieur des ailettes du refroidisseur droit à 1 mm en dessous de ce niveau. Dans cette disposition, la température du verre à la sortie du premier orifice de chaque nervure est me- surée par pyromé trie optique au cours de l'opération de fibrage. Le profil des températures ainsi obtenu le long de la filière mon- tre que l'écart ATF entre les températures minimale et maximale dans le plan de fibrage atteint 500C, cette valeur élevée résul- tant d'un déséquilibrage thermique volontairement recherché. Dans un second essai, le bord supérieur des ailettes des deux refroidisseurs se trouve dans le plan passant par le fond des nervures. La vitesse d'étirage est maintenue constante, le débit total de verre inchangé,.et la répartition des températures du ver- re, le long de la filière, à la sortie de chaque nervure transver- sale, montre que l'écart maximum de température n'est plus que de 355c. Cette réduction sensible de ATF se traduit par une nette amélioration de l'équilibre thermique sur toute la longueur de la filière, y compris dans la partie gauche o la position du refroi- disseur gauche n'a pas été modifiée. Exemple 10 - A partir d'une filière comportant 1608 orifices disposés au fond de nervure dont les caractéristiques sont reportées dans le tableau 1, des filaments de 14pNm sont fabriqués en opérant à une vitesse d'étirage de 17 m/s en réalisant une production de 900 kg/jour. On notera de plus que le bord supérieur de l'ensemble des ailettes de refroidissement se trouve sensiblement à la même hauteur que le fond -des nervures. On mesure par pyrométrie optique les températures du verre au niveau du premier orifice de la rangée centrale de chaque ner- vure et on détermine ainsi 1' écart entre la température minimale et la température maximale dans le plan de fibrage PF: cet écart T T a une valeur de 310C, les températures maximale et minimale étant de 11570C et 112600. La comparaison entre la filière selon l'invention et une filière classique à tétons montre que la filière à nervures asso- ciée aux ailettes de refroidissement permet d'obtenir une unifor- mité de température et une stabilité de fibrage comparables à cel- les des filières classiques bien qu'elle possède un nombre d'orifi- ces par unité de surface nettement plus élevé. De plus, le poids de métal précieux immobilisé pour la filière à nervures est d'environ 45 % du poids de métal utilisé pour la filière à tétons correspon- dante. Exemple 11 - La filière comporte 1600 trous répartis au fond de nervu- res plus étroites et plus hautes que dans l'ensemble précédent comme on peut le constater sur le tableau 1. De plus, chaque ner- vure transversale est constituée de deux portions de 32,6 mm sé- parées par un espace de 5 mm. Le bord supérieur des ailettes de refroidissement se trouve sensiblement à la même hauteur que le fond des nervures. L'écart de température maximum T F mesuré dans le plan de fibrage est de 35 'CO En opérant à une vitesse d'étirage de 8,3 m/s, on obtient des filaments dont le diamètre moyen est de 19,um. Cette filière présente une marche très satisfaisante pour une production de 865 kg/jour. 2470099 I REVMiDICATIONS 1. Procédé de fabrication de fibres à partir d'une matiè- re minérale thermoplastique telle que du verre, consistant à faire passer le verre fondu à travers les orifices d'une plaque perforée comprenant une succession de nervure séparées par des gorges, les orifices étant percés au fond de chaque nervure, et à étirer les bulbes et les filaments de verre formés à la sortie des orifices, caractérisé en ce que l'on provoque dans les nervures des chutes de température différenciées d'une nervure à l'autre par échange ther- mique avec au moins un refroidisseur muni d'éléments disposés en regard des gorges, et on règle le refroidissement des nervures en fonction des températures du verre des orifices de celles-ci. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les chutes de température entre le plan PE d'entrée de chaque ner- vure et le fond de celle-ci, ou plan moyen de fibrage PF, sont au moins égales à 200C. 3. Procédé selon l'unedes revendications précédentes, carac- térisé en ce que les chutes de température dans les nervures sont réglées sélectivement en ajustant la position des divers éléments du refroidisseur par rapport au fond des nervures. 4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, ca- ractérisé en ce que la chute de température dans chaque nervure est comprise entre 20 et 140'C et de préférence entre 30 et 700C. 5. Procédé selon l'un des revendications précédentes, carac- térisé en ce que l'on augmente les chutes de température dans les nervures en engageant dans les différentes gorges les éléments du refroidisseur. 6. Procédé selon l'un des revendications précédentes, ca- ractérisé en ce que le verre s'écoule de chaque nervure à travers au moins deux rangées d'orifices parallèles à la direction des ner- vures. 7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, ca- * ractérisé en ce que la température du verre dans les orifices d'une nervure est sensiblement égale à la température de la plaque au voisinage de chaque orifice. 8. Dispositif pour la fabrication de fibres à partir d'une matière minérale thermoplastique fondue telle que du verre compre- nant une source d'alimentation en verre reliée à une filière dont le fond est une plaque formée d'une succession de nervures et de gorges, le fond de chaque nervure étant percé d'orifices, et des organes d'étirage des bulbes et des filets de verre formés à la sor- tie des orifices, caractérisé en ce que les dimensions-des nervures et des gorges sont telles que par échange thermique avec au moins un refroidisseur muni d'éléments disposés en regard des gorges, des chutes de température d'au moins 200C sontcréées entre le plan d'en- trée PE du verre fondu dans chaque nervure et le fond de celle-ci,ou plan de fibrage PF. 9. Dispositif.selon la revendication 8, caractérisé en ce que les nervures successives sont parallèles. 10. Dispositif selon l'une des revendications 8 et 9, caracté- risé en ce que le fond de chaque nervure est sensiblement plan et comprend au moins deux rangées d'orifices disposés parallèlement à la direction des nervures. 11. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 10, caracté- risé en ce que les nervures sont transversales. 12. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 11, caracté- risé en ce que les parois latérales des nervures successives sont verticales. 13. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 12, caracté- risé en ce que la hauteur des nervures h1 est comprise entre 1 et mm. 14. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 13, caracté- risé en ce que chaque refroidisseur comprend une succession d'ailet- tes minces refroidies par conduction. 15. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 14, caracté- risé en ce que la distance entre deux nervures voisines est telle qu'une ailette de refroidissement peut être engagée dans la gorge séparant ces deux nervures. 16. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 15, caracté- risé en ce que l'épaisseur du fond des nervures est comprise entre 0,5 mm et 3 mm et de préférence entre 1 et 2 mm. 17. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 16, caracté- risé en ce que l'épaisseur des parois latérales des nervures est comprise entre 0,3 et 1,5 mm et de préférence entre 0,5 et 1 mm. 18. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 17, caracté- risé en ce que la distance minimum bord à bord entre deux orifices adjacents est comprise entre 0,2 et 1 mn, et de préférence entre 0,3 et 0,6 mm. 19. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 18, caracté- 2470099 ' risé en ce que le nombre d'orifices par unité de surface du fond de filière est compris entre 7 et20 trous par cm2.