L'invention se rapporte d'une manière générale à l'alimentation d'appareils électriques en courant alternatif, et concerne plus particulièrement un procédé et des dispositifs permettant l'alimentation sous deux tensions différentes dune charge résistive, telle qu'un élément de chauffage incorporé à un appareil électro-domestique, dans laquelle doit être dissipée une puissance électrique constante, quelle que soit la tension d'alimentation. La distribution d'énergie électrique à usage domestique est normalement assurée en courant alternatif à la fréquence industrielle de 5Q Hertz sous la tension nominale de 127 ou 220 volts, selon les secteurs géographiques, quelques réseaux de distribution sous 110 volts subsistant en zones urbaines. En conséquence, de nombreux appareils électriques, tels que les équipements électro-ménagers, les récepteurs de radio ou de télévision et les machines du type portatif, doivent pouvoir fonctionner correctement, c'est-à-dire à leur puissance nominale, sous l'une quelconque des différentes tensions de distribution usuelles. Ce problème est facilement résolu dans les appareils comportant un transformateur d'alimentation, dont il suffit de pourvoir l'enroulement primaire de prises judicieusement réparties raccordées à un sélecteur de tension, des sécurités étant prévues pour pallier les conséquences de toute erreur de positioniement de ce sélecteur.Des solutions analogues sont utilisables pour les appareils dépourvus de transformateur-d'alimentation mais comportant une charge essentiellement inductive, telle qu'un petit moteur électrique, pouvant être divisée en enroulements séparés qui sont sélectivement couplés en série ou en parallèle dans le cas d'une alimentation monophasée, ou bien en triangle ou en étoile dans le cas d'une alimentation triphasée. Il est par contre beaucoup plus délicat de permettre l'alimentation sous des tensions différentes, mais à puissance constante, des appareils électriques dépourvus de transformateur- d'alimentation dans lesquels une puissance électrique relativement importante est dissipée par effet Joule dans une charge purement résistive.C'est le cas non seulement de nombreux appareils électro-domestiques, tels que les fers à repasser, grille-pains, radiateurs, casques sèche cheveux et autres, mais encore de certains appareils à usage professionnel tels que les fers à souder, ces appareils ayant pour caractéristique commune de pouvoir être utilisés en des lieux bien différents, et donc d'être exposés à un risque certain d'erreur de branchement pouvant entraîner dans le meilleur des cas leur fonctionnement à puissance très réduite, et dans le pire des cas leur destruction pure et simple. On connaît certes des dispositifs à charge résistive susceptibles de fonctionner sous deux tensions, par exemple ceux dans lesquels la charge est subdivisée en deux fractions égales pouvant être montées soit en série poir la tension supérieure, soit en parallèle pour la tension inférieure; ces dispositifs ont toutefois pour inconvénients que d'une part la puissance dissipée n'est pas la même pour les deux tensions d'alimentation, dont l'une n'est habituellement pas exactement égale au double de l'autre, et que d'autre part les contacts de commutation de tension sont traversés par le courant d'alimentation de la charge, dont l'intensité se mesure en ampères pour l'ordre de grandeur habituel de la puissance dissipée dans de tels appareils, à savoir la centaine de watts ou le kilowatt. Par ailleurs, les sélecteurs de tension de ce type sont essentiellement constitués par des contacts de commutation, de sorte qu'il est pratiquement impossible d'assurer par des moyens simples la commande automatique de leur commutation en fonction de la tension d'alimentation effective. Il s'ensuit que ces sélecteurs requièrent des manoeuvres et vérifications fastidieuses pour éviter toute erreur de branchement, et une protection sérieuse par fusibles ou disjoncteurs pour pallier les conséquences d'une telle erreur de branchement. L'invention a en conséquence pour objets de proposer un procédé et des dispositifs nouveaux et perfectionnés permettant l'alimentation en courant alternatif d'une charge résistive sous deux tensions différentes de rapport quelconque en assurant la dissipation dans ladite charge de la même puissance sous l'une et l'autre tensions, et ce sans faire emploi de moyens électro-mécaniques complexes pour assurer la commutation, et en permettant de commander facilement cette dernière de manière entièrement automatique, et donc sans qu'il soit besoin de protections particulières de l'appareil alimenté, non plus que de vérifications et manipulations préalables à son raccordement au réseau. A cet effet, le procédé conforme à l'invention pour l'alimentation en courant alternatif d'une charge résistive sous deux tensions différentes est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à empêcher sélectivement, selon la valeur de la tension d'alimentation, le passage d'au moins certaines alternances du courant dans au moins une fraction déterminée de la charge, de manière que la puissance électrique dissipée soit sensiblement la même pour les deux valeurs de la tension. De même, le dispositif conforme à l'invention est essentiellement caractérisé en ce qu'il comporte au moins un organe semiconducteur à conduction déclenchée destiné à contrôler le passage du courant dans au moins une fraction déterminée de la charge, et des moyens de commande associés incluant au moins un circuit d'amorçage, par l'action desquels ledit organe semiconducteur est sélectivement maintenu bloqué ou est porté à conduction durant au moins certaines alternances de la tension d t alimentation, selon la valeur de cette dernière, de manière que la puissance électrique dissipée soit sensiblement la même pour les deux valeurs de ladite tension. D'autres caractéristiques du procédé et des dispositifs conformes à l'invention apparaitront à la lecture de la description détaillée qui suit de plusieurs exemples de mise en oeuvre illustrés par les dessins annexés, sur lesquels - les figures 1 et 2 donnent les schémas de deux sélecteurs de tension à commande manuelle fonctionnant par shuntage sélectif d'une fraction déterminée de la charge; - les figures 3 et 4 donnent les schémas de deux sélecteurs de tension à commande manuelle fonctionnant par blocage sélectif d'alternances ou périodes déterminées du courant traversant la charge; - les figures 5 et 6 donnent les schémas de deux sélecteurs de tension semblables à ceux des figures 1 et 2 respectivement, mais à commande automatique;; - les figures 7, 8, 9 et 10 donnent les schémas de sélecteurs de tension à commande automatique fonctionnant par mise en circuit sélective de fractions déterminées de la charge; - les figures 11 et 12 donnent les schémas de sélecteurs de tension à commande automatique fonctionnant par mise en circuit sélective d'une fraction déterminée de la charge, montée en série avec l'autre fraction; - la figure 13 donne le schéma d'un sélecteur de tension analogue à ceux des figures 11 et 12, mais avec couplage sélectif en série ou parallèle des deux fractions de la charge; et - la figure 14 donne le schéma d'un sélecteur de tension à commande automatique fonctionnant par alimentation sélective de la charge en simple ou double a nanc.avec interruption. La figure 1 donne le schéma d'un premier exemple de réalisation du dispositif sélecteur de tension conforme à l'invention, dans lequel la charge résistive est divisée en deux fractions R1, R2 montées en série entre les bornes d'alimentation B1, 32 et dont les valeurs ohmiques respectives sont déterminées en fonction du rapport des tensions d'alimentation, comme il sera indiqué ci-après. La fraction R2 de la charge est shuntée par un thyristor Th monté dans le sens propre à conduire un courant allant de la borne El vers la borne B2. Be thyristor Th est pourvu d'un circuit d'amorçage associé 1 essentiellement formé d'un condensateur c1 interposé entre la gâchette du thyristor, reliée à sa cathode par une diode dl, et le point milieu d'un diviseur de tension rl-r'1 monté en série avec une diode d'l et un interrupteur I entre l'anode et la cathode du thyristor, le sens de conduction des diodes dl, d'1 étant inverse de celui dudit thyristor. Le fonctionnement du montage décrit est le suivant Lorsque l'interrupteur I est ouvert, le circuit d'amorçage 1 est mis hors service, de sorte que le thyristor Th reste bloqué. En conséquence, les deux fractions de la charge R1, R2 se trouvent couplées en série et sont traversées par un même courant alternatif i2 = u2/(R1 + R2) lorsqu'une tension u2 de polarité quelconque est appliquée entre les bornes B 2. Ces bornes étant supposées reliées au secteur ou à une autre source de tension alternative de valeur efficace U2, il s'ensuit que la puissance électrique dissipée dans la charge est P2 = U22/(Rl + R2). Lorsqu'inversement l'interrupteur I est fermé, comme représenté, le circuit d'amorçage 1 se trouve en état de fonctionner. Si entre les bornes B1, B2 est appliquée une tension ul de polarité négative, c'est-à-dire par convention une tension pour laquelle la borne B1 est négative par rapport à la borne B2, le thyristor Th ne peut être porté à conduction, de sorte que les fractions R1, R2 de la charge restent couplées en série et traversées par un même courant i'l = ul/(R1 + R2) dirigé de la borne 32 vers la borne 131. Cependant, le condensateur cl se trouve chargé sous la polarité indiquée par l'intermédiaire de la diode dl et du pont diviseur rl-r'l branché aux bornes de la fraction R2 de la charge par l'intermédiaire de la diode d'l et de l'interrupteur I fermé Dès lors, si la polarité de la tension ul est inversée, la borne 31 devenant positive par rapport à la borne B2, le condensateur cl peut se décharger à travers le circuit comprenant la gâchette du thyristor Th, sa cathode et la résistance rl, de sorte que le thyristor porté à conduction shunte la fraction R2 de la charge, dont seule la fraction R1 est traversée par un courant positif i"l = ul/R1, et ce jusqu'à l'annulation de la tension ul. Dans le cas cette dernière est alternative et de valeur efficace U1, il s'ensuit que la puissance dissipée dans la charge est P1 = U12/2R1 + U1 2/2(R1 + R2), puisque les modes de fonctionnement du dispositif sont différents pendant les alternances positives et négatives de la tension d'alimentation. Pour qu'une même puissance électrique P soit dissipée dans la charge quelle que soit la tension d'alimentation, il suffit de poser P = P1 = P2, d'où il se déduit C'est dire que pour un choix approprié de la somme et du rapport des valeurs ohmiques des fractions R1, R2 de la charge, le dispositif conforme-à l'invention permet d'alimenter cette dernière sous deux tensions différentes de rapport quelconque en obtenant la même dissipation de puissance, la commutation du dispositif s'effectuant par la simple manoeuvre de l'interrupteur I, traversé par un courant périodique de très faible intensité. Dans le dispositif de la figure 1, la charge du condensateur G1 permettant l'amorçage ultérieur du thyristor Th est assurée par la tension existant aux bornes de la fraction R2 de la charge durant les alternances négatives de la tension d'alimentation.On va maintenant décrire un dispositif similaire dans lequel le circuit d'amorçage du thyristor est inversement chargé par la tension existant aux bornes de la fraction Rl de la charge durant les alternances positives de la tension d'alimentation Ce second dispositif, représenté sur la figure 2, comporte également une charge résistive divisée-en deux fraction R1, R2 montées en série entre les bornes d'alimentation, la fraction R2 étant shuntée par un thyristor Th monté pour conduire un courant négatif, c'est-à-dire dirigé du bas vers le haut avec les conventions précédemment faites.A ce thyristor est associé un circuit d'amorçage 2 comprenant un condensateur c2 relié à sa cathode et monté en en série avec une résistance r2, une diode d2 et un interrupteur I aux bornes de la fraction R1 de la charge, le sens de conduction de la diode d2 étant inverse de celui du thyristor Th; la gâchette de ce dernier est reliée par une résistance r'2 à la jonction entre le condensateur c2 et la résistance r2. LoTBqué l'interrupteur I est ouvert, le circuit d'amorçage 2 est hors d'état de fonctionner, de sorte que le thyristor Th reste bloqué et qu'en conséquence, les fractions Rl, R2 de la charge couplées en série sont parcourues par un même courant. Une tension alternative de valeur efficace U2 étant supposée appliquée au dispositif , la puissance dissipée dans la charge est alors P2 = U2/(R1 + R2). Inversement, lorsque 11 interrupteur I est femé-, si une tension positive est appliquée au dispositif, le thyristor Th reste bloqué tandis que le condensateur c2 est chargé sous la polarité indiquée; les deux fractions R1, R2 de la charge restent donc couplées en série. Si la polarité de la tension appliquée est inversée, la décharge du condensateur c2 dans la gâchette du thyristor Th provoque l'amorçage de ce dernier, de sorte que la fraction R2 de la charge est shuntée et que seule sa fraction R1 est parcourue par un courant. En conséquence, comme dans le dispositif de la figure 1, l'alimentation par une tension alternative de valeur efficace U1 entraîne une dissipation de puissance P1 = U12/2R1 + U12/2(R1 + R2). La somme et le rapport des fractions Rl, R2 de la charge permettant d'obtenir la dissipation d'une même puissance sous deux tensions d'alimentation quelconques doivent donc être calculés par les mêmes relations (I) que dans le cas précédent. De ces relations applicables aux deux dispositifs qui viennent d'être décrits, il ressort notamment que la tension U2 est nécessairement supérieure à la tension U1, le rapport R2/R1 de deux valeurs ohmiques ne pouvant etre négatif. Il s'ensuit que lescircuitsd'amorçage 1 et 2 doivent être calculés pour fonctionner sous la plus faible des tensions d'alimentation, à savoir la tension U1, ce qui évidemment àutorise leur réalisation et leur sécurité de fonctionnement. Après avoir décrit deux dispositifs dans lesquels I'obtention d'une même puissance dissipée sous deux tensions d'alimentation différentes est assurée par subdivision de la charge et mise en circuit sélectif de Liturw de ces fractions, on va maintenant décrire en se référant aux figures 3 et 4 deux autres montages dans lesquels ce même résultat est obtenu par interruption périodique du courant traversant la charge lorsqu'elle est alimentée sous la tension la plus élevée Le dispositif représenté sur la figure 3 comporteune charge résistive R montée entre les bornes d'alimentation en série avec d'une part un thyristor Th et d'autre part un interrupteur I shuntant ce thyristor, auquel est associé un circuit d'amorçage 1 identique à celui précédemment décrit en relation avec la figure 1.Au circuit d'amorçage 1, dont seuls les éléments ici concernés sont repérés, est adjoint un circuit de commande 3 essentiellement formé d'un transistor t3 dont la jonction émetteur-collecteur shunte la résistance rl, et dont la base est polarisée, par l'intermédiaire d'un diviseur de tension r' 3-r"3, par la tension de charge d'un condensateur c3 monté en série avec une résistance r3 et une diode d3 aux bornes de la charge R, comme montré sur la figure. Lorsque le dispositif est alimenté sous la plus basse tension U1, l'interrupteur I est fermé, de sorte que le thyristor Th se trouve mis hors service et que la charge R est le siège d'une dissipation de puissance Pl = Ul2/R. Pour la tension d'alimentation supérieure U2, l'interrupteur I est ouvert, de sorte que le thyristor Th se trouve en circuit. En faisant abstraction de l'effet du circuit de commande 3, le circuit d'amorçage 1 fonctionnerait de la manière précédemment décrite en relation avec la figure 1, de sorte que X charge R serait le siège d'une dissipation de puissance U2/2R,compte tenu de son alimentation à simple alternance.L'égalité des puissances dissipées sous l'une et l'autre tensions d'alimentation impliquerait que ces dernières soient dans le rapport Pour cette dernière valeur du rapport des tensions d'alimentation, l'égalité de la puissance dissipée dans la charge R sous l'une ou l'autre de ces tensions pourrait être obtenueen empêchant le passage du courant dans ladite charge durant une alternance positive sur deux de la tension d'alimentation supérieure U2. Ce résultat est précisément obtenu par l'action du circuit de commande 3 : en effet, pendant la première alternance positive, le condensateur c3 monté aux bornes de la charge R par l'intermédiaire de la diode d3 et de la résistance r3 se trouve chargé sous la polarité indiquée; il s'ensuit que le transistor t3 est polarisé à conduction et donc shunte la résistance rl du circuit d'amorçage.Par un choix judicieux des constantes de temps de charge et de décharge du condensateur c3, on peut obtenir que le transistor t3 reste passant au moins pendant la durée de l'alternance négative suivante, ce qui empêche la charge du condensateur cl du circuit d'amorçage. Dans ces conditions, le thyristor Th reste bloqué pendant la seconde alternance positive, au cours de laquelle le condensateur c3 ne reçoit évidemment pas de nouvelle charge Ainsi donc, le dispositif de la figure 3 assure l'égalité de la puissance dissipée dans la charge R par son alimentation directe sous la tension inférieure et par l'interruption de son alimentation durant les alternances négatives ainsi que durant une alternance positive sur deux de la tension supérieure, de valeur double de la précédente. Be dispositif de la figure 4 fonctionne suivant le même principe, par alimentation directe de la charge sous la tension inférieure, et par interruption sélective de son alimentation durant une période sur quatre de la tension supérieure, de valeur double de la précédente En effet, le dispositif- diffère de celui de la figure 3 par la substitution au thyristor simple Th à conduction unidirectionnelle d'un thyristor double ou triac Tr à conduction bidirectionnelle déclenchée, auquel sont associés d'une part un circuit d'amorçage 1 pourvu d'un circuit de commande 3, comme dans l'exemple précédent, et d'autre part un second circuit d'amorçage 4 formé d'un condensateur c4 monté en série avec une résistance r4, l'ensemble étant branché aux bornes de la charge R par une diode d4 conductrice en positif et relié à la gachette du triac Tr par une diode d'4 de polarité inverse, avecinterposition d'une diode de blocage d"4. Be circuit d'amorçage 1 et son circuit de commande 3 fonctionnent de la même manière que dans le dispositif de la figure 3, -à ceci près que les constantes de temps de charge et de décharge du condensateur c3 sont choisies de manière que le triac Tr ne soit porté à conduction que pour une alternance positive sur quatre de la tension d' alimentation supérieure, pour laquelle l'interrupteur I est ouvert. Lorsque le triac Tr conduit ainsi en positif, la tension aux bornes de la charge R est appliquée par l'intermédiaire de la diode d4 au condensateur c4, qui se trouve chargé sous la polarité indiquée; en conséquence, lors de l'alternance négative suivante, le condensateur c4 se décharge à travers la diode d'4 dans la gâchette du triac Tr, qui est ainsi porté à conduction durant ladite alternance négative. La charge R ayant été ainsi alimentée pendant une période complète de la tension d'alimentation supérieure, l'action du circuit de commande 3 sur le circuit d'amorçage 1 maintient le triac Tr bloqué durant les trois périodes suivantes de la tension, à la suite de quoi le cycle d'opération décrit se repsbduit. 'les puissances dissipées dans la charge R sous les tensions U1 et U2 sont donc respectivement P1 = U12/R et P2 = U22/4R, et par suite sont égales si la tension U2 est double de la tension Ul. Les quatre dispositifs sélecteurs de tension jusqu'à présent décrits ont pour caractéristique commune de comporter un interrupteur T devant être fermé ou ouvert selon la valeur de la tension d'alimentation, et qui doit donc de préférence être actionné par un relais sensible en tension afin d'éliminer toute erreur de manoeuvre. 'les dispositifs qui vont maintenant être décrits comportent par contre des dispositions assurant automatiquement la commutation de leur mode de fonctionnement par voie purement électronique, en fonction de la tensiond'alimentation appliquée. Ainsi, les dispositifs des figures 5 et 6 ne diffèrent de ceux des figures 1 et 2 respectivement que par la substitution à l'interrupteur I d'un circuit de commande automatique. Dans le dispositif de la figure 5, ce circuit de commande 5 est constitué par un transistor t5 dont la jonction émetteur-collecteur shunte la résistance r1 du circuit d'amorçage 1, et dont la base est polarisée par un pont diviseur r5-r'5 monté aux bornes de la fraction R2 de la charge par l'intermédiaire de la diode d'l; ce pont diviseur est calculé de manière que le transistor t5 ne soit porté à conduction pour empêcher l'amorçage du thyristor Th que lorsque le dispositif est alimenté sous la tension supérieure U2.De même, le circuit de commande automatique 6 incorporé au dispositif de la figure 6 est constitué par un transistor t6 dont la jonction collecteurémetteur shunte le condensateur c2 du circuit d'amorçage 2, et dont la base est polarisée par un pont diviseur r6-r'6 monté aux bornes de la fraction R1 de la charge par l'intermédiaire de la diode d2; ce pont diviseur est également calculé de manière que le transistor t6 ne soit porté à conduction pour empêcher l'amorçage du thyristor Th que lorsque le dispositif est alimenté sous la tension supérieure U2. 'les dispositifs des figures 5 et 6 permettent donc par commutation automatique la dissipation d'une même puissance dans la charge quelle que soit la tension d'alimentation, sous réserve que les relations (I) susmentionnées soient respectées. 'les dispositifs sélecteurs représentés sur les figures 7 à 10 comportent également des moyens de commutation automatique de leur mode de fonctionnement en fonction de la tension d'alimentation, mais diffèrent de tous les dispositifs jusqu a présent décrits par la subdivision de la charge en deux fractions Rl, R2 montées en parallèle entre les bornes de la source d'alimentation, chacune ensérie avec un organe semiconducteur respectif du type à conduction unidirectionnelle ou bidirectionnelle déclenchée, auquel est associé un circuit d'amorçage sélectif. Ainsi, dans le dispositif de la figure 7, les fractions Rl, R2 de la charge sont respectivement montées en série avec des thyristors Thl, Th2 de sens de conduction inverses, la cathode de l'un et l'anode de l'autre étant directement reliées à une même borne d'alimentation.Au thyristor Th2 est associé un circuit d'amorçage 1 du type déjà décrit, dont le pont diviseur rl-r1l est calculé de manière que le condensateur cl ne reçoive une charge suffisante pour assurer l'amorçage du thyristor que lorsque le dispositif est alimenté sous la tension supérieure U2. Be thyristor Th1 est pourvu d'un circuit d'amorçage semblable 1', calculé pour fonctionner sous la tension d'alimentation inférieure Ul, mais dont la diode d'l est reliée non pas à l'anode du thyristor Thl, mais à la cathode du thyristor Th2, qui donc court-circuite le circuit d'amorçage 1' lorsque le dispositif est alimenté sous la tension supérieure U2. Au total, les thyristors Thl et Th2 sont sélectivement rendus conducteurs pendant les alternances positives de la tension inférieure Ul et pendant les alternances négatives de la tension supérieure U2, respectivement. Dans ces conditions, les puissances dissipées dans les fractions R1, R2 de la charge sont respectivement Pl = U1/2R1 et P2 = U2/2R2, et peuvent prendre une même valeur P sous réserve que soient satisfaites les relations Le dispositif de la figure 8 diffère de celui de la figure 7 par la substitution au thyristor Thl d'un triac Trl directement relié à la borne d'alimentation opposée à celle à laquelle est relié le thyristor Th2.Ce dernier est comme précédemment pourvu d'un circuit d'amorçage 1 calculé pour fonctionner sous la tension supérieure U2. Be triac Tri est pour sa part pourvu d'une part d'un circuit d'amorçage 1' semblable à celui du dispositif de la figure 7, monté de la même manière et également calculé pour fonctionner sous la tension inférieure U1, et d'autre part d'un circuit d'amorçage 4 semblable à celui précédemment décrit en relation avec la figure 4.Lorsque le dispositif est alimenté sous la tension inférieure U1, la fraction Rt de la charge se trouve donc seule alimentée, et ce aussi bien pendant les alternances négatives que pendant les alternances positives de la tension d'alimentation, tandis que lorsque le dispositif est alimenté sous la tension supérieure U2, seule la fraction R2 de la charge est alimentée pendant les alternances négatives de ladite tension. 'les puissances dissipées dans les fractions R1 et R2 de la charge sont donc respectivement P1 = U1/R1 et P2 = U2/2R2, et peuvent prendre une même valeur P sous réserve que les relations suivantes soient satisfaites Be dispositif de la figure 9 diffère de manière similaire de celui de la figure 7 par la substitution au thyristor Th2 d'un triac Tr2 relié à la même borne d'alimentation que le thyristor Thl et commandé par la combinaison de circuits d'amorçage 1 et 4. La fraction R2 de la charge se trouve donc alimentée à double alternance sous la tension supérieure U2, tandis que sa fraction R1 est alimentée en simple alternance sous la tension inférieure U1.Il s'ensuit que les puissances dissipées dans la charge peuvent être de même valeur P si les relations suivantes sont satisfaites Enfin, le dispositif de la figure 10 est dérivé de celui de la figure 8 en substituant également au thyristor Th2 un triac Tr2 monté de la même manière que celui du dispositif de la figure 9. En conséquence, les deux fractions Rl, R2 de la charge sont sélectivement alimentées en courant à double alternance sous la tension inférieure Ul et la tension supérieure U2, respectivement.C'est dire que les puissances dissipées peuvent être rendues égales sous réserve que soient satisfaites les relations suivantes On remarquera que les quatre dispositifs qui viennent d'ëtre décrits en relation avec les figures 7 à 9 permettent d'obtenir l'égalité des puissances dissipées dans la charge sous deux tensions d'alimentation de rapport quelconque.Il en est de même des dispositifs illustrés par les figures 11 et 12, qui diffèrent cependant des précédents en ce que la charge est subdivisée en deux fractions couplées en série sous la tension supérieure mais dont l'une est seule utilisée sous la tension inférieure En effet, dans les dispositifs des figures 11 et 12, la charge comporte une première fraction R1 directement connectée à l'une des bornes d'alimentation et reliée à l'autre borne d'une part à travers un thyristor Thl et d'autre part à travers la seconde fraction de la charge R2, montée en série avec un thyristor Th2 ou un triac Tr2. Dans les deux dispositifs, le thyristor Thl est monté pour conduire durant les alternances positives de la tension d'alimentation inférieure U1 uniquement, le circuit d'amorçage associé 1' étant calculé et monté à cet effet.Dans le dispositif de la figure 11, le thyristor Th2 est monté pour conduire durant les alternances négatives de la tension d'alimentation supérieure U2 uniquement, son circuit d'amorçage 1 étant calculé à cet effet. De même, dans le dispositif de la figure 12, le triac Tr2 est pourvu de circuits d'amorçage 1 et 4 calculés pour qu'ils soient portés-à conduction sous la tension supérieure U2 uniquement.Il est facile de vérifier que ces deux dispositifs permettent la dissipation d'une même puissance P dans la charge quelle que soit la tension d'alimentation, sous réserve que soient respectivement satisfaites les relations suivantes Be dispositif sélecteur dont le schéma est donné sur la figure 13 ne diffère de celui de la figure ll que par l'adjonction d'une diode Dl3 ayant pour effet de coupler en parallèle les deux fractions Rl, R2 de la charge durant les alternances positives de la tension d'alimentation inférieure U1, pour laquelle le thyristor Thl est seul porté à conduction, tandis que les deux fractions de la charge se trouvent comme précédemment couplées en série sous la tension d'alimentation supérieure U2, pour laquelle le thyristor Th2 est seul conducteur.Il s'ensuit qu'une même puissance P pourrait être dissipée dans la charge sous les deux tensions d'alimentation, sous réserve que Ul 2 U1/2R2 2 2 P = U1 /2R1 + U12/2R2 = U22/2(R1 + R2) Ces relations sont satisfaites dans le cas simple où les deux fractions de la charge sont égales et où la tension supérieure est double de la tension inférieure Un dernier exemple de mise en oeuvre de l'invention est illustré par la figure 14, qui donne le schéma d'un dispositif sélecteur comportant une charge non subdivisée R alimentée à double alternance sous la tension inférieure, mais à simple alternance avec suppression d'une alternance sur deux sous la tension supérieure, supposée double de la première : comme montré sur la figure 14, la charge R est couplée en série avec deux thyristors Thl, Th2 montés tête-bêche. Be thyristor Thl est pourvu d'un circuit d'amorçage du type 1 auquel est adjoint un circuit de commande automatique du type 5 calculé pour bloquer le fonctionnement du circuit d'amorçage sous la tension supérieure U2 de sorte que le thyristor Thl ne peut être porté à conduction que sous la tension inférieure U1. Be thyristor Th2 pour sa part est pourvu d'un premier circuit d'amorçage du type 2 calculé pour fonctionner sous la tension inférieure U1.Il s'ensuit que pour cette tension d'alimentation, la charge R est alimentée alternativement par l'un et l'autre des thyristors. Be thyristor Th2 est par ailleurs pourvu d'un second circuit d'amorçage du type 1 auquel est adjoint un circuit de commande temporisé du type 3 calculé. pour assurer le blocage du thyristor Th2 durant une alternance sur deux de la tension d'alimentation supérieure U2. De la sorte, la puissance dissipée dans la charge R est la même quelle que soit la tension d'alimentation, sous réserve que U2 = 2U1. Il ressort de la description qui précède que l'invention permet d'alimenter une charge résistive en courant alternatif sous deux tensions différentes en maintenant la puissance dissipée à une même valeur par l-'action de commutations automatiques de natures variées. En effet, la charge peut être constituée ou bien par une unique résistance R dont l'alimentation sous la tension supérieure est périodiquement interrompue (figures 3, 4 et 14) ouÙinpsrUQ-e charge subdivisée en deux résistances R1, R2 avec mise hors circuit sélective de l'une de ces résistances (figures 1, 2, 5 et 6), alimentation sélective d'une résistance ou de l'autre selon la tension d'alimentation (figures 7, 8, 9 et 10) ou couplage différent des deux résistances selon la tension d'alimentation (figures 11, 12 et 13). 'les différents exemples de mise en oeuvre décrits et illustrés montrent que la charge peut être alimentée à volonté en simple ou double alternance sous l'une et l'autre des tensions d'alimentation, dont le rapport peut être dans la plupart des cas quelconque. Cette souplesse de mise en oeuvre de l'invention est toutefois obtenue par des moyens très simples savoir au plus deux thyristors ou triacs et au plus deux transistors de commande, tous dispositifs peu coûteux présentant un faible encombrement et une parfaite fiabilité de fonctionnement. C'est dire que l'invention peut être appliquée facilement et avec avantage à la réalisation d'appareils électriques bi-tensions de prix modérés destinés à être mis entre toutes les mains et susceptibles d'être utilisés en des lieux divers, comme c'est tout particulièrement le cas pour les petits appareils d'équipement électro-ménagers. Il est toutefois bien entendu que cette application n'est nullement exclusive, et que l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et illustrés, qui n' ont été donnés qu'à titre d'exemple. C'est dire d'une manière générale que l'invention définie par les revendications qui suivent comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques de ceux décrits et illustrés,ainsi que toutes les modifications et adaptations à la portée de l'homme de l'art, quelle que soit l'application envisagée. REVENDICATIONS Procédé pour l'alimentation directe en courant alternatif fourni indifféremment sous l'une ou l'autre de deux tensions de rapport quelconque d'une charge essentiellement résistive telle qu'un élément de chauffage incorporé à un appareil électro-domestique, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à empêcher sélectivement par commutation électrique commandée en fonction de la valeur de la tension d'alimentation, le passage d'au moins certaines alternances de courant dans au moins une fraction déterminée de la charge, de manière que la puissance électrique dissipée soit sensiblement la même pour les deux valeurs de la tension. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le passage de courant dans une fraction déterminée de la charge est empêché durant au moins les alternances de même polarité de la tension inférieure (figures 1,2,5,6,11,12). 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le passage de courant dans l'une ou l'autre de deux fractiors de la charge est totalement interrompu suivant la valeur de la tension (figures 7,8,9,10). 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le passage du courant dans la charge est cycliquement interrompu durant un nombre déterminé de périodes ou alternances de même polarité de la tension supérieure (figures 3, 4, 14). 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le passage de courant dans l'une ou l'autre de deux fraction de la charge est interrompu durant les alternances de polarités opposées des tensions inférieure et supérieure pour lesquelles l'une desdites fractions est traversée par des courants respectifs de sens inverses (figure 13). 6.- Dispositif sans transformateur pour l'alimentation directe en courant alternatif fourni indifféremment sous l'une ou l'autre de deux tensions de rapport quelconque d'une charge essentiellement résistive telle qu'un élément de chauffage incorporé à un appareil électro-domestique, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un organe semiconducteur à conduction déclenchée (Th, Tr) destiné à contrôler le passage du courant dans au moins une fraction déterminée de la charge (R), et des moyens de commande associés incluant au moins un circuit d'amorçage (1, 2, 4), par l'action desquels ledit organe semiconducteur est sélectivement maintenu bloqué ou est porté à conduction durant au moins certaines alternances de la tension d'alimentation, selon la valeur de cette dernière, de manière que la puissance électrique dissipée soit sensiblement la même pour les deux valeurs de la tension. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de commande précités comprennent un organe de commutation (I, t3, 5, t6) par lequel l'organe semiconducteur ou son circuit d'amorçage est sélectivement mis hors service pour l'une des valeurs de la tension d'alimentation. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'organe de commutation précité est constitué par un contact (I) actionné manuellement ou, de préférence, par un relais sensible à la tension d'alimentation. 9.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'organe de commutation précité est constitué par un transistor (t3, t5, t6) incorporé à un circuit de commande (3, 5, 6) sensible à la tension d'alimentation. 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que la charge est subdivisée en deux fractions R1, R2 montéesen série,dont l'une R2 est shuntée par un organe semiconducteur que les moyens de commande associés portent sélectivement à conduction pour la tension d'alimentation inférieure (figures 1, 2, 5, 6, 11, 12). 11.-Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que ladite fraction R2 de la charge est montée en série avec un second organe semiconducteur que les moyens de commande associés portent sélectivement à conduction pour la tension d'alimentation supérieure (figures 11, 12). 12.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que la charge est subdivisée en deux fractions R1, R2 montées en parallèle, chacune en série avec un organe semiconducteur respectif que les moyens de commande associés portent sélectivement à conduction pour l'une des tensions d'alimentation (figures 7, 8, 9, 10). 13.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que la charge est subdivisée en deux fractions R1, R2 montées en série avec un organe semiconducteur 1h2 à conduction unidirectionnelle que les organes de commande associés portent à conduction pour la tension supérieure, une diode 13 de sens de conduction opposé shuntant lesdites fractions de la charge, dont la jonction est reliée au premier organe semiconducteur par un second organe semiconducteur il de sens de conduction -dentiqueà celui de la diode etÉque les moyens de commande associés portent à conduction pour la tension inférieure (figure 13). 14.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que la charge R est montée en série avec un organe semiconducteur que les moyens de commande associés maintiennent bloqué pour la tension inférieure et portent cycliquement à conduction durant certaines périodes ou alternances de même polarité de tension inférieure (figures 3, 4). 15.- Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce que la charge R est montée en série avec deux organes semiconducteurs à conduction unidirectionnelle montéstête-bêche, que les moyens de commande associés portent alternativement à conduction sous la tension inférieure, et dont un seul est cycliquement porté à conduction durant certaines alternances de même polarité de la tension supérieure.(figure 14). 16.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 15, caractérisé en ce que les organes semiconducteurs précités sont des thyristors simples Eh et/ou symétriques Tr. 17.- Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que chaque thyristor r, Th est porté à conduction devant au moins certaines des alternances de même polarité de la tension par un circuit d'amorçage 1, 2 incluant un condensateur C1, C2 chargé durant l'alternance précédente de polarité opposée. 18.- Dispositif selon la revendication 17, caractérisé en ce que chaque thyristor symétrique Tr porté à conduction durant une alternance est maintenu à conduction durant l'alternance suivante de polarité opposée par un second circuit d'amorçage 4 incluant un condensateur C4 chargé durant la première alternance. 19.- Dispositif selon la revendication 17 ou la revendication 18, caractérisé en ce que le circuit d'amorçage 1, 2 comporte un pont diviseur par l'intermédiaire duquel son condensateur reçoit sous l'une des tensions seulement une charge suffisant à l'amorçage du thyristor correspondant. 20.- Dispositif selon la revendication 17 ou la revendication 18, caractérisé en ce qu'un circuit de commande 3, 5, 6 sensible à la tension d'alimentation est associé au circuit d'amorçage 1, 2 pour en permettre ou en inhiber le fonctionnement suivant la valeur de ladite tension. 21.- Dispositif selon la revendication 20, caractérisé en ce que le circuit de commande 3 possède une constante de temps telle qu'il reste excité durant au moins deux alternances consécutives.