Aroument L'invention concerne un échafAudage pliant et réglable en hauteur. Il comporte une plate-forme de travail munie d'un garde-corps, articulée à chaque extrémité, par l'intermédiaire de biellettes pouvant prendre une position basse et une position haute, à un cadre vertical formant piètement et incorporent deux montants dont la hauteur est ajustable par coulissement, qui reposent sur le sol par des roulettes pivotantes et blocables ; des entretoises obliquas assurent la rigidité de l'ensemble de la plate-forme et des cadres. Un tel dispositif 8 rapplique notamment aux travaux du bâtiment qui s'effectuent à diverses hauteurs et demandent une mobilité particulière, Art antérieur On connaît déjà divers types d'échafaudages adaptés essentiellement au coffrage de dalles horizontales de bé ton, comportant une plate-forme destinée à soutenir une charge importante à une hauteur convenable, et pouvant hêtre ensuite abaissée pour le décoffrage, l'ensemble étant démontable pour des utilisations successives.Ces échafaudages mettent an oeuvre des moyens qui ressemblent à ceux employés dans des plate -formes de travail utiliséespar des ouvriers du second oeuvre du bâtiment, tels qu'électriciens, maçons, plâtriers, peintres, etc,.., mais en restent fondamentalement différents par la lourdeur des éléments de charge, en contraste avec la légère té, condition nécessaire de la mobilité, elle-m8me indispensable à la productivité du travail de second oeuvre. On connaît également des échelles ou escabeaux à plate-forme, légers, repliables et mobiles, pratiques pour l'entretien ou les petites réparations ménagères ; mais la hauteur de plate-forme n1 est ajustable au mieux que dans des limites trop étroites, et en outre la surface de la plateforme est juste suffisante pour une station immobile de l'utilisateur, ne lui permettant pas de se déplacer latéralement sur ltescabeau, par exemple le long d'un mur. C'est entre ces extrêmes que prend place le domaine de l'invention, qui se.veut adaptée aux travaux de second oeuvre du bâtiment. Exposé général L'invention se propose donc de fournir un échafau- dage comportant une plate-forme de travail d'une longueur de l'ordre du mètre ou davantage, munie latéralement d'un gardecorps, d'une hauteur aisément réglable entre une position basse et une position haute distantes de moins d'un mètre ; échafaudage léger par les dimensions de ses éléments et le matériau employé tel qu'un alliage d'aluminium, facile à déplacer an position déployée et à replier sous un volume très restreint pour entre emporté à la main ou dans un véhicule. Ce but est etteint par un dispositif comportant d'une part des éléments connus t cadres d'extrêmités de plateforme à coulissement vertical, entretoises obliques démontables de rigidité et roulettes de pieds pouvant entre freinées et bloquées; d'autre part des éléments caractéristiques : cha- que extrémité de la plate-forme comporte un moyen d'articulation avec le cadre correspondants constitué de deux biellettes pouvant pivoter chacune autour d'un premier palier horizontal la reliant à un montant du cadre et d'un second palier horizontal, écarté du premier, la reliant à la plate-forme, de sorte que les dites biellettes peuvent prendre deux par deux et en prolongement d'un montant soit une position basse, soit une position haute.Indépendamment du coulissement en hauteur des cadres d'extremité, la différence de hauteur de la plate-forme entre les positions haute et basse des biellettes est double de ilentraxe des deux paliers. Pour assurer la stabilité de la position de la plate-forme, chacune des dites biellettes est fixée soit dans sa position basse, soit dans sa position haute, par une broche amovible qui traverse deux perforations pratiquées l'une dans la biellette et l'autre dans le montant sur lequel la biellette est articulée. Afin de replier l'échafaudage sous un volume très réduit, on enlève le garde-corps et les entretoises obliques 3 on rabat l'un des cadres sur la plate-forme, par dessus, ou par dessous après avoir retourné la plate-forme, on place gardecorps et entretoises sur le cadre replié ; et on termine en rabattant l'autre cadre sur le premier, ce qui maintient ainsi garde-corps et entretoises entre les deux cadres repliés à plat. Ces opérations sont possibles parce que l'entraxe du premier et du deuxième palier de chaque biellette est supérieur à l'épaisseur d'un montant de cadre et à celles du garde-corps et des entretoises obliques, et que le dit premier palier permetun pivotement d'un tour complet de chaque cadre par rapport à la plate-forme. Enoncé des figures Les Fige. 1 et 2 représentent un échafaudage se- lon l'invention en position le plus basse, vu respectivement dans le sens transversal et dans le sens longitudinal de la plate-forme. Les Fige. 3 et 4 représentent le même échafaudage en position la plus haute, vu respectivement dans le sens transversal et dans le sens longitudinal de la plate-forme. La Fig. 5 est une vue en perspective du même échafaudage, utilisé sur des supports dénivelés, et La Fig. 6 est une vue en perspective du même échafaudage, replié à plat pour son transport. Description détaillée d'une forme de réalisation t Sur les Fige. 1, 2, 3, 4, un échafaudage pliant selon l'invention est désigné en général par 1 et comporte une plate-forme de travail 2, un garde-corps amovible 3, deux cadres 4, 5 d'extrémités munis de pieds coulissants respectivement désignés par 6, 7 et 8, 9 se terminant par des roulettes 10 à 13 pourvues de moyens de freinage et blocage connus et ncn représentés. On voit encore sur ces figures et la Fig. 5 des entretoises obliques de rigidité 14 à 16, facilement démontables. Elles sont représentées ici au nombre de trois et disposées de façon schématique entre des barreaux transversaux tels que 17 des cadres et de la plate-forme.Mais il va de soi que d'autres dispositions connues de ces entretoises obliques de rigidité, ainsi qu'une adaptation continue de leur longueur, sont des variantes ne sortant pas du cadre de la présente invention. Par contre l'invention se caractérise en premier lieu par un moyen d'articulation entre chaque extrémité de plate-forme et le cadre correspondant, constitué de biellettes 21 à 24 reliant chaque angle de la plate-forme à un montant des cadres 4, 5 ; chaque biellette, 21 par exemple, est reliée à un montant de cadre 4 par un premier palier horizontal 31 et à l'angle de plate-forme par un second palier horizontal 32, ces deux paliers étant écartés et voisins des bouts de la biel-lette ; celle-ci a une forme en S aplati, comme on le voit surtout Fig. 2 et Fig. 5, pour laisser un espace suffisant entre le montant de cadre et le bord de la plate-forme.Les Fige. I et 2 montrent les biellettes en position basse, les Figs. 3 et 4 montrent les biellettes en position haute ; d'ailleurs ces figures diffèrent aussi par le coulissement des pieds, qui sont rentrés dans les Figs. 1 et 2 et sortis dans les Figs. 3 et 4. Dans chaque position, la biellette est fixée au montant correspondant par une broche amovible 33 ou 34 qui traverse deux perforations, l'une dans la biellette, l'autre dans le montent. La biellette et donc la plate-forme sont stabilisées dans l'une ou l'autre des positions de travail. Pour passer de liune à l'autre, les deux biellettes comme 21 et 22 placées à la meme extrémité de la plate-forme pivotent ensemble par rapport aux montants autour des premiers paliers tels que 31, pendant que la plate-forme pivote par rapport aux. biellettesautour des seconds paliers tels que 32. On voit donc que la différence de hauteur de la plate-forme entre cee deux positions, indépendemment du coulissement des pieds, est égale au double de l'entraxe des premier et deuxième paliers. Sans revenir sur le mode opératoire, déjà décrit, du repliement de l'échafaudage, et en se reportent à la Fig. 5 où il est représenté replié, on voit qu'on a retourné la plate-forme 2 sens dessus dessous, rabattu d'abord le cadre 5 sur le dessous de la plate-forme, posé sur ce cadre le gardecorps 3 et les entretoises obliques 14, et rabattu ensuite le cadre 4 sur le tout. La position de la biellette 21 nettement visible montre bien que ces rabattements sont possibles condition que l'entraxe des paliers 31, 32 soit supérieur à l'épaisseur d'un montant de cadre (c'est-à-dire la moitié de l'épaisseur de 5 plus la moitié de ltépeisseur/4), et soit aussi supérieur à l'épaisseur du garde-corps et des entretoises obliques, qui sont logés à l'intérieur et maintenus entre les barreaux.De plus, si le premier palier 31 permet une rotation d'un tour complet, le rabattement de 90 qu'on vient de décrire aurait pu aussi bien être remplacé par un rabattement de 270e dans l'autre sens, appliquant les deux cadres contre l'autre face de la plate-forme. On peut en outre, pour la commodité du transport de l'échafaudage replié, solidariser l'ensemble au moyen d'un dispositif connu, tel qu'un crochet pivotant figuré en 39. Un avantage complémentaire de l'échafaudage salon l'invention, lorsqu'il est déployé et en service, résulte de l'amplitude possible du pivotement de chaque cadre autour de ltextremité correspondante de la plate-forme, du fait du premier palier des biellettes. Partent de la position verticale la plus courante d'un cadre tel que 4, on peut faire tourner celui-ci vers l'extérieur ; après une rotation de 90O, il est dans le prolongement de la plate-forme ; et en continuant audelà de 908, jusqu'à 180 par exemple, comme représenté à la Fig. 5, il est alors au-dessus de la plate-forme ; rien n'empêche dès lors d'appuyer directement cette première extrémité de plate-forme sur un support 18.Quant à l'autre cadre 5, compte tenu de la position haute ou basse des biellettes et du coulissement des pieds, il peut rattraper une différence de niveau de la deuxième extrémité de la plate-forme (supposée horizontale) avec le support 19, sol par exemple, pourvu que cette différence soit comprise entre les hauteurs maximale et minimale qu'aurait la plate-forme par rapport à un sol horizontal. On voit que cette commodité, fort utile par exemple pour travailler dans un escalier, dépend de la possi- bilité d'éclipser en quelque sorte l'un ou l'autre cadre par rapport au support. Se bornant à une rotation de 90 qui amène un cadre dans le prolongement de la plate-forme, on utilise ainsi ltéchafaudage avec une plate-forme pour ainsidire allongée de la longueur d'un cadre ; permettant en conséquence à 11 ou vrier d'atteindre une surface de paroi plus étendue, sans dé- placement de l'échafaudage. REVENDICATIONS 1.- Echafaudage pliant et réglable en hauteur, comportant une plate-forme de travail à garde-corps, deux ca dres d'extrémité à coulissement vertical, des entretoises obli ques de rigidité et des pieds à roulettes, caractérisé - en ce qu'il incorpore un moyen d'articulation entre chaque extrémité de la plate-forme et le cadre correspondant, consti tué de deux biellettes pouvant pivoter chacune autour d'un premier palier horizontal la reliant à un montant du cadre et d'un second palier horizontal, écarté du premier, la reliant à la plate-forme, de sorte que les dites biellettes peuvent prendre deux par deux et an prolongement d'un montant soit une position basse, soit une position haute. 2.- Echafaudege pliant selon la revendication 1, caractérisé t - an ce que chacune des dites biellettes est fixée soit dans sa position basse, soit dans se position haute, par une broche amovible qui traverse deux perforations pratiquées l'une dans la biellette et l'autre dans la montant sur lequel la biellet te est articulée. 3. Echafaudaga pliant selon la revendication 1, caractérisé - en ce que ltentraxe du premier et du deuxième palier de cha que biellette est supérieur à l'épaisseur d'un montant de cadre et à celles du garde-corps et des entretoises obliques, et - en ce que ledit premier palier permet un pivotement d'un tour complet de chaque cadre par rapport à la plate-forme, d'ob il résulte que l'échafaudage est repliable à plat sur le dessus ou le dessous de la plate-forme. 4. Echafaudage pliant selon la revendication 1, caractérisé - en ce que le dit premier palier permet le pivotement versé vers l'extérieur de chaque cadre de plus de 90O, ce qui l'ambne au dessus de la plate-forme, d'ou il résulte que le dit échafau dage peut prendre appui sur des supports décelés d'une hauteur comprise entre les hauteurs maximale et minimale de la plateforme par rapport à un sol horizontal.