Le coco rapé est un produit bien connu, utilisé dans de nombreuses industries alimentaires : chocolaterie, biscuiterie, pâtiserie, etc.. Lorsqu'il est de préparation récente et soignée, c'est un élément de valeur pour ces diverses industries. Il présente cependant, le défaut de ranoir facilement, en développant und odeur "de savon" et @ est parfois contaminé par des germes pathogènes. D'autre part. sa texture croquante, qui est intéressante pour certains emplois, ne l'est pas pour d'autres où il est nécessaire d'obtenir un mélange aussi intime que possible avec d'autres ingrédients. Le brevet français u. 1 564 857 au même nom, concerne un procédé de traitement de l'amande fraîche de noix de coco suivant lequel on sépare le lait de coco du tourteau, puis on sépare un lait écrémé et on traite la créme de coco pour en tirer de l'huile de coco vierge et un cogulat alimentaire. On obtient ainsi trois produits interessants pour l'alimentation humaine, l'huile vierge de coco, le lait concentré de coco et un coagulat comprenant les protéines de coco, mais ou laisse comme sous-produit, un tourteau partiellement épuisé de sa matière grasse et qui n'est utilisable qu'en alimentation animale. Il est apparu à l'inventeur du'un nouveau procédé, ayant également comme point de départ l'amande fraîche de noix de coco, pouvait permettre la production d'un produit nouveau, nommé flocon de coco, qui présente un intérêt certain pour diverses industries alimentaires. Ce procédé a l'avantage de tirer de l'amande un crème de coco dont on sépare h'huile vierge et en plus des flocons ou poudres avec une valorisation totale de l'amande fraîche de la noix de coco et sans autres d#echets que les coques et cuticules. Le diagramme ci-joint permet de comprendre le déroulement du procédé, son intérêt et sa nouveauté. Les noix de coco débourées telles qu'elles arrivent de le plantation sont percées mécaniquement et le liquide interne est recueilli. a noteur que ce liquide qui contient 5 % d'extrait ses est de goût très agréable et riche en sels minéraux intéressants et en vitamines et que, dans la préparation classique du coco râpé, il est perdu. Les noix ainsi vidées de liquide subissent en autoclave un traitement à la vapeur sous pression. qui permet de décoller les coques qui sont utilisées comme combustible de valeur. les amandes -entières dans la proportion de 80 à 90 r sont. ensuite débarrassées, par pelage manuel avec des couteaux ad hoc, de la mince cuticule brune. ives coques recueillies peuvent être transforméesen charbon de bois ou, simplement, servir directement de combustible, tandis que les cuticules brunes et les fragments d'albumen qui y adhèrent sont séchées pour fournir un coprah de 2ème choix. Les amandes ainsi vidées, décortiquées et pelées sont ensuite broyées finement pour obtenir,dans un pressoir approprié une pâte pressée séparant ainsi un lait entier de coco d'un premier tourteau. Ce premier tourteau est mélangé avec l'eau de coco recueillie au perçage, complétée avec de l'eau pure. le mélange subit une deuxième pression pour séparer encore du lait entier et un deuxième tourteau. A la suite de ces opérations de pressage, au nombre de deux ou davantage, à une pression habituelle, on obtient donc un tourteau et un lait de coco. le lait de coco entier obtenu lors des deux préssages est centrifugé pour obtenir une crème et un lait écrémé. La crème est, comme dans le brevet français nO 1 564 857, déshydratée puis supercentrifugée pour séparer lthuile vierge des protéines contenues dans la crème déshydratée. la nouveauté du procédé ne réside pas dans cette producticn d'huile vierge, mais dans l'utilisation qui est faite du lait écrémé, du tourteau et des protéines. Ces produits sont mélangés après qu'un antioxydant légal ait été ajouté au lait. Pour donner de la cohérence au mélange, on ajoute un épaississant qui, préférablement, est une farine de manioc précuite. le mélange est ensuite transformé en une pate fine et homogène par un broyeur colloïdal. Cette patte est séchée, en un film continu, sur un séchoir cylindre. le film est ensuite floconné ou broyé pour obtenir, à volonté, des flocons ou une poudre. A titre d'exemple, une production expérimentale est décrite ci-dessous 210 Kgs de noix de coco débourrées sont percées et vidées de leur eau interne (34 kgs) qui est soigneusement recueillie. les noix vidés sont placées dans un autoclave et subissent 2 une pression de vapeur de 1 kgy500 par cm pendant 8 minutes afin de provoquer le décollement de l'amande et de la coque. Les amandes sont séparées manuellement avec la pointe d'un couteau et on obtient '112 kgs d'amandes et 64 kgs de coques destinées à servir de combustible. les amandes sont pelées manuellement pour séparer 12 kgs de cuticules (récupérables comme coprah 2ème choix ou aliment dubé- tiil.les amandes pelées sont broyées finement et pressées dans une presse à vis. On obtient 65 kgs de lait entier et 35 kgs de tourteau. le lait entier est réservé et le tourteau additionné des 54 kgs d'eau de coco recueillie en début d'opération et de 50 kgs d'eau pure. Ce mélange pressé à nouveau, fournit 103 kgs de lait entier et 18 kgs d'un tourteau qui contient 16 % de matières grasses. Les deux fractions de lait entier réunies (168 kgs) sont centrifugées pour' obtenir 48 kgs de crème et 120 kgs de lait écrémé. La crème après déshydratation et supercentrifugation fournit 35 kgs d'huile vierge de coco et I kg d'une pâte très riche en protéines appelée ici "protéines de coco". Dans un mélangeur on introduit 18 kgs de tourteau 120 kgs de lait écrémé (additionnés de 20 grs de l'antioxydant -B H T et 20 grs de l'antioxydant B H A préalablement dissous à chaud dans 40 cc d'huile de coco) 1 kg de protéines de coco 3 kgs de farine de manioc précuite. Le mélange est broyé par un broyeur colloïdal pour obtenir une pâte homogène de texture très fine qui est séchée sur un séchoir tambour. le séchoir délivre un film blanc neigeux très mince dont le poids est de 26 kgs et la teneur en humidité de 5 %. Ce film est floconné ou, si l'on préfère, broyé finement pour obtenir une poudre. Au total, la mise en oeuvre de 210 kgs de noix de coco permet d'obtenir 64 kgs de coques 35 kgs d'huile vierge decoco 12 kgs de cuticules (coprah 2ème choix) 26 kgs de flocons de coco REVEN'1)ICÂTI0NS 1.- Procédé de préparation de flocons de noix de coco suivant lequel on perce les amandes fraîches de noix de coco pour en extraire le liquide que l'on récupère, on passe les noix vidées à l'autoclave, puis on procède au décorticage et au décuticulage pour séparer les coques et les cuticules on procède à un broyage des amandes jusqu'à obtenir une pâte dont on extrait par un premier pressage du lait de coco entier, que l'on traite ensuite par centrifugation, puis déshydratation et centrifugation pour obtenir de façon connue la crème de rcoco et l'huile vierge de coco, caractérisé en ce que le tourteau résiduel du premier pressage est envoyé dans un premier mélangeur où l'on introduit le liquide extrait des amandes et de l'eau, puis soumis à un deuxième pressage et envoyé dans un deuxième mélangeur oU l'on recueille le lait écrémé de coco provenant de la centrifugation du lait de coco entier additionné d'un peu de farine de manioc et des protéines de coco provenant de la centrifugation de-la crème de coco, puis ce mélange est broyé et séché pour obtenir des flocons ou une poudre de coco. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange du tourteau, du lait écrémé tiré par centrifugation du lait de coco entier , additionné d'un antioxydant, des protéines de coco extraites par centrifugation de la creme de coco, et d'une farine de manioc précuite, est traité dans un broyeur colloïdal et séché sur un séchoir à tambour puis floconné ou pulvérisé. 3.- Flocons de noix de coco obtenus par le procédé suivant les revendications 1 et 2.