La présente invention est relative à l'amélioration de minerais d'oxyde de titane qui contiennent également des oxydes de fer, pour obtenir un minerai ayant une teneur plus élevée en titane. L'oxyde de titane existe couramment dans la nature, en présence d'pxydes de fer. L'un des principaux minerais est l'ilménite, à laquelle on peut donner la formule générale FeTiO3. On a proposé d'extraire le titane contenu dans les minerais par réaction avec du chlore, en présence de carbone. Le- produit est un mélange de chlorures contenant du chlorure de titane et d'autres chlorures mé- talliques. Le mélange de chlorures ainsi obtenu peut être soumis à une distillation fractionnée, pour obtenir du chlorure de titane relativement pur. On a également proposé d'effectuer la chloration d'une manière sélective, grâce à laquelle le mélange de chlorures ainsi obtenu, ou une fraction appropriée du mélange de chlorures, contient une proportion plus élevée de titane, sous forme de chlorure, que le minerai initial. On a proposé dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 3 484 198 d'améliorer un minerai contenant des oxydes de titane et de fer en mettant des briquettes du minerai ainsi que du carbone en contact avec du brome, en présence d'un gaz porteur inerte, à une température élevée, inférieure à 1000 C. Un tel procédé est décrit comme ayant pour résultat la-formation de tribromure de fer et d'oxydes de carbone mais n'entraîne pas la formation de quantités substantielles de dibromure de fer ou de bromure de titane. La teneur en titane du minerai reste sous forme de résidu, principalement constitué par de l'oxyde de titane. La Demanderesse a découvert, de façon surprenante, que si- on met en oeuvre le procédé ci-dessus dans certaines conditions, le produit est du dibromure de fer, ce qui est préférable et conduit à un procédé plus efficace. En conséquencej l'invention a pour objet un procédé d'amélioration d'un minerai contenant des oxydes de titane et de fer, caractérisé en ce qu'on fait passer un mélange de brome et d'un gaz porteur dans un lit contenant le minerai et du carbone élémentaire, à une température comprise entre 500 et 1000 C, dans des conditions telles que le lit est fluidisé par le mélange de brome et de gaz porteur. On se réfèrera ci-après à un tel mélange de brome et de gaz porteur comme au "gaz de charge". Si on effectue la réaction de cette manière, l'oxyde de fer réagit avec le brome et le carbone en donnant du dibromure de fer et des oxydes de carbone. L'oxyde de titane réagit bien plus lentement que l'oxyde de fer et on peut mettre en oeuvre le procédé de manière telle qu'il n'y aà peu près pas de réaction de l'oxyde de titane contenu dans le minerai, l'oxyde de titane restant dans le lit. Le dibromure de fer est entraîné dans le courant de gaz por- teur et d'oxydes de carbone, sous forme de vapeur qui peut être aisément condensée et donner une poudre finement divisée. Le mélange de di bromure de fer, de gaz porteur et d'oxydes de carbone sera appelé ci-après "gaz produit". Le dibromure de fer solide peut être séparé du gaz produit, par exemple par séparation dans un cyclone. Le mélange de gaz porteur et d'oxydes de carbone, après séparation du di bromure de fer solide, sera ci-après appelé "gaz sortant". Il faut prendre soin, dans l'agencement de l'installation et de la tuyauterie utilisée pour condenser le di bromure de fer, et d'une façon générale, à travers lesquels passe le gaz produit, d'empêcher le blocage de cette installation et de cette tuyauterie par le dibromure de fer solide. On a rapporté que le dibromure de fer fond à 6840C. Le di bromure de fer qui peut être obtenu par le procédé selon l'invention est préférable au tribromure de fer en ce qu'il est plus facile à manipuler et à condenser, et permet d'effectuer un procédé plus économique. Tandis que le tribromure de fer est instable et volatil, se décomposant en dibromure de fer et en brome sous atmosphère inerte, à température élevée, le dibromure de fer est un composé stable. On peut oxyder le dibromure de fer de manière à obtenir de 1'oxyde de fer et du brome. Le brome ainsi obtenu peut être recyclé, de manière à obtenir une quantité supplémentaire de dibromure de fer. I1 peut convenir d'oxyder le dibromure de fer par une quantité d'air juste suffisante pour oxyder tout le dibromure en brome. Dans une variante préférée, on opère en présence d'un excès d'oxy- gènel tel, de façon appropriée, que le gaz régénéré présente un rapport 02/Br2 de 1/1, en volume. Le mélange ainsi obtenu, contenant de la vapeur de brome, peut ensuite éventuellement être dilué de façon appropriée à l'aide d'air ou d'azote, ou avec le gaz sortant. L'utilisation d'un gaz porteur contenant de l'oxygène est décri te dans la demande de brevet en France déposée ce jour par la Demanderesse pour "Nouveau procédé d'amélioration de minerais". Le dibromure de fer peut être oxydé, par exemple, dans un lit fluidisé, utilisant du dibromure de fer pulvérulent ou granulaire, ou dans un appareil de grillage rapide, ou dans un réacteur à lit contenant un remplissage de pastilles ou de granulés du dibromure de fer. La température utilisée pour l'oxydation dépend de l'installation utilisée. D'une façon générale, une température d'au moins 4500C est nécessaire. La quantité de carbone, dans le lit fluidisé, doit, de préférence, être au moins suffisante pour se combiner à l'oxygène des oxydes de fer. Si le gaz porteur contient de l'oxygène, il est désirable d'opérer en présence d'un excès de carbone suffisant pour réagir avec l'oxygène. Si l'oxyde de titane contenu dans le minerai doit être chloré, de manière à obtenir du tétrachlorure de titane, il peut convenir d'ajouter une quantité suffisante de carbone, avant bromation du minerai, pour permettre au minerai enrichi d'être chloré sans autre addition de carbone. Dans ce cas, il peut être désirable de chlorer le minerai enrichi avant son refroidissement.Lorsqu'on opère en discontinu, on peut réaliser cela en utilisant la même installat-,on, à l'aide de vannes de fermeture aopro- priées. et d'une purge, pour réduire au minimum les pertes en brome. Lorsqu'on opère en continu, selon un mode de mise en oeuvre de 1'invention qu'on décrira ci-après, on peut évacuer le minerai amélioré-de manière continue, le débarrasser par purge du brome-et le faire passer dans une installation appropriée permettant la chloration. Le gaz utilisé pour la purge est avantageusement le gaz sortant. I1 convient de faire recycler les gaz de purge sous forme d'une portion au moins du gaz porteur. A une température inférieure à 7500C envi.ron, la vitesse de réaction de l'oxyde de fer est si lente que l'élimination complète de l'oxyde de fer est difficile, sinon impossible; néanmoins, on obtient une certaine amélioration à température plus basse. C'est pourquoi la Demanderesse préfère mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention à une température comprise entre 800 et 105000. On peut mettre en oeuvre le procédé selon l'invention en utilisant tout rapport de brome à gaz porteur. Mais si la proportion de brome est trop élevée, par exemple supérieure à 15 %0, en volume, une certaine attaque se fait sur l'oxyde de titane. Inversement, si la proportion de brome est trop basse, par exemple inférieure à 5 %, en volume, la vitesse de réaction, en ce qui concerne le fer, en un temps donné, peut être incomplète. C'est pourquoi la Demanderesse préfère mettre en oeuvre le procédé selon la présente in vention en utilisant, dans le gaz porteur, une proportion de brome comprise entre 8 et 12 %, en volume. En raison du coût élevé du brome, il est essentiel, pour que le procédé soit économique, de limiter le plus possible la perte de brome. En conséquence, chaque fois que cela est possible, la Demanderesse préfère mettre en oeuvre le procédé selon l'invention de ma nière que le minimum de brome soit perdu dans les oxydes de carbone du gaz sortant, après que le di bromure de fer en a été séparé. Pour ce faire, il est préférable de mettre en oeuvre le procédé d'une manière telle que tout le brome introduit dans le lit réagisse avec l'oxyde de fer en donnant du dibromure de fer ou, de façon moins préférable, avec l'oxyde de titane en donnant des bromures de titane. Le brome ne doit ni réagir avec l'oxyde de fer en donnant du tribromure de fer instable, ni passer à travers le lit, sans réagir, et être entraîné dans le gaz produit.Toutefois, il est difficile de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention de cette ma n;ère si l'oxyde de fer doit être complètement éliminé dans une réaction en discontinu, car, à la fin de la réaction, la concentration de l'oxyde de fer dans le lit est faible et il y a un danger de formation de tribromure de fer. I1 est souvent désirable d'effectuer le procédé d'amélioration de manière continue. Comme un réacteur à lit fluidisé est, au moins partiellement, cinétiquement un réacteur de mélange en retour, tout minerai évacué contient une certaine proportion de mine ra; présentant tous les degrés d'amélioration. Comme cela est indésirable, l'invention vise également un procédé permettant d'opérer en continu, ce qui donne une amélioration presque complète à partir de l'oxyde de fer. Ce procédé est également particulièrement approprié pour mettre en oeuvre l'invention, de manière qu'il n'y ait à peu près pas de brome perdu dans le gaz sortant. En conséquence, selon un autre de ses aspects, l'invention a pour objet un procédé d'amélioration d'un minerai contenant des oxydes de titane et de fer, approprié à une mise en oeuvre continue, caractérisé en ce qu'on fait passer un mélange gazeux de brome et d'un gaz porteur dans un premier lit ou contient du minerai et du carbone élémentaire, on fait passer le mélange de gaz porteur, de brome n'ayant pas réagi, de dibromure de fer et d'oxydes de carbone du premier lit. dans un second lit, qui contient du minerai et 'du carbone élémentaire, on introduit du minerai et du carbone élémen taire dans le second lit tout en renvoyant vers le premier lit une portion du second lit partiellement enrichi et en retirant du premier lit une portion du minerai enrichi, les deux lits étant fluidisés par des gaz les traversant et étant à une température inférieure a2iOÜOC. Ce procédé en continu n'est pas limite à un fonctionnement dans deux lits et on peut, en principe, utiliser n'importe quel nombre de lits. Plus de cinq lits peuvent se révéler peu économiques, tandis que trois ou quatre lits conviennent bien à cet égard. Les minerais d'ilménite contiennent, couramment, des oxydes de manganèse, de vanadium et de chrome, ou des dérivés de ceux-ci, en proportions mineures. Le procédé selon l'invention, au moins par certains de ses modes de mise en oeuvre, s'est avéré transformer ceux-ci en bromures de manganèse, de vanadium et de chrome. Cette conversion n'est pas aussi rapide que celle de l'oxyde de fer, mais est plus rapide que celle dé l'oxyde de titane contenu dans le minerai. En conséquence, à moins que le contexte n'exige une signification autre, les expressions "ocyde de fer" et "dibromure de fer" utilisées ici n'impliquent pas l'absence d'autres oxydes ou bromures métalliques tels qu'on les trouve dans les minerais naturels. Pour permettre de mièux comprendre l'invention, on décrira maintenant un de ses modes de mise en oeuvre en se référant au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, qui représente un schéma d'installation permettant de mettre en oeuvre l'invention d'une manière continue. Un récipient, dans lequel la réaction est effectuée, comprend un cylindre vertical i, comprenant à ses extrémités des capuchons coniques 2 et 3. Le cylindre 1 est divisé en trois zones de réaction 4, -5 et 6, séparées verticalement par deux séparateurs bi-coniques 7 et 8, les axes des cones étant l'axe du cylindre 1. Les zones de réaction communiquent par des trous circulaires 9 et 10, -prévus respectivement dans les séparateurs 7 et â au sommet de chaque double cone, et par des conduits de trop-plein 11 et 12 qui traversent respectivement les séparateurs 7 et 8. La zone de réaction 4 est munie d'un conduit 13 d'arrivée de gaz, au sommet du capuchon 2 et d'un conduit de sortie 14, muni d'une vanne, qui traverse le capuchon 2.La zone de réaction 6 est munie d'un conduit 15 d'arrivée de solides muni d'une vanne, qui traverse le capuchon 3, et d'un conduit 16 de sortie du gaz produit. Les sépara- teurs 7 et 8 sont munis, respectivement, d'un obturateur sphérique 17 et 18, conçu de manière à se loger dans le cône convergent vers le bas de chaque séparateur, ce qui a pour effet à fermer hermétiquement les trous circulaires 9 et 10. La totalité de l'installation décrite ci-dessus est en silice fondue et est enfermée dans un four 19. Les extrémités inférieures du conduit d'entrée 15 -des produits solides ainsi que les conduits de trop-plein i1 et l2 s'étendent presque jusqu'au fond, respectivement, des zones de réaction 6, 4 et 5. Les extrémités supérieures du conduit de sortie 14 et des conduits de trop-plein Il et-12-s'étendent bien au-dessus des ex trémités inférieures, respectivement, des conduits de trop-plein 11 et 12 et du conduit d'entrée 15, respectivement, presque jusqu'à la partie supérieure des zones de réaction 4, 5 et 6, ~définissant ainsi la profondeur du lit dans chaque zone de réaction.La partie supérieure du conduit de trop-plein 12 est suffisamment au-dessous du niveau du conduit de sortie 16 pour empêcher que de la substance solide ne soit entraînée dans le conduit de sortie 16 à partir de la zone deréaction 6. Le conduit 16 de sortie du gaz produit est fixé à l'une des extrémités d'un condenseur 20, en silice fondue, refroidi à l'air dont l'autre extrémité est fixée à un cyclone 21. Des rouleaux 22 sont prévus pour aggréger les solides provenant du cyclone 21 et une trémie de stockage 23 est prévue pour les solides aggrégés. Une pompe 24 communique avec l'orifice de sortie du gaz du cyclone 21 et par un conduit 25, avec une installation de lavage (non représentée) et/ou à un dispositif pré-chauffant 26. D'un second réacteur cylindrique 27 part un conduit 28 (avec vanne) d'entrée des solides, et à sa partie supérieure, un conduit 31 de sortie du gaz. L'extrémité inférieure du réacteur 27 est mu nie d'une table rotative 29, un espace Le dispositif pré-chauffant 26 ainsi que le -conduit 31 de sor tie du gaz communiquent avec le réacteur cylindrique 1 par le conduit 13 d'arrivée du gaz. Un conduit 33, pour le gaz de complément, communique également avec le réacteur cylindrique 1 par le conduit 13 d'arrivée du gaz. On décrira maintenant le fonctionnement de l'installation décrite ci-dessus, en se référant au dessin. Au début de l'opération, les zones de réaction 4, 5 et 6 contiennent des lits comprenant des mélanges particulaires de minerai et de carbone, jusqu'à un niveau inférieur à celui des extrémités supérieures du conduit de sortie 14 et des conduits de trop-plein 11 et 12, respectivement. Les lits, dans les zones de réaction 4, 5 et 6 sont fluidisés en faisant passer un gaz, par les conduits 33 et 13, dans la zone de ré action- 4.La vitesse du gaz, à travers la zone de réaction, doit être au moins suffisante pour fluidiser le lit, mais ne doit pas être élevée au point de souffler les solides hors du lit. Be gaz passe, de la zone de réaction 4, par le trou circulaire 9, dans la zone de réaction 5 puis, par le trou circulaire 10, dans la zone circulaire 6. Le passage du gaz soulève les obturateurs sphériques 17 et 18, mais la vitesse du gaz requise pour fluidiser les lits, dans les zones de réaction 5-et 6, est suffisante pour empêcher à peu près totalement que des particules du lit ne tombent dans les zones de réaction 4 et 5, par, respectivement, les trous circulaires 9 et 10. Le gaz passe de la zone de réaction 6, par le conduit 16 de sortie du gaz produit, le condenseur 20 et le cyclone 21.Du cyclone 21, le gaz passe par la pompe 24 et le conduit 25, vers une installation de lavage à la soude caustique (non représentée). On chauffe le réacteur 1 tandis qu'on fluidise les lits, ou après qu'ils ont été fluidisés. Lorsque la réaction 1 est à une température appropriée, on fait passer un gaz contenant du brome dans les-conduits 37 et 13, à la place du gaz initialement utilis, en prenant soin qu'il n'y ait pas de perte notable de vitesse ou de pression au cours du changement de gaz, de façon à éviter le risque qu'un lit cesse d'être fluidisé. Le brome réagit sur le minerai et le carbone dans la zone de réaction 4, donnant du dibromure de fer et des oxydes de carbone. Le gaz produit, provenant de la zone de réaction 4, qui contient habituellement du brome, passe dans la zone de réaction 5, comme décrit ci-dessus.Le brome réagit sur le minerai et le carbone dans la zone de réaction 5, donnant du dibromure de fer et des oxydes de carbone. Le gaz produit, provenant de la zone de réaction 5, qui contient des produits de la réaction dans la zone de réaction 4 et qui, d'une façon générale, contient aussi du brome, passe dans la zone de réaction 6. Le brome réagit sur le minerai et le carbone, dans la zone de réaction 6, donnant du dibromure de fer et des oxydes de carbone. Le gaz produit, provenant de la zone de réaction 6, qui contient des produits de réaction des zones de réaction 4 et 5, mais qui, normalement, ne contient pas de quantités notables de brome, sort du réacteur par le conduit 16 de sortie du gaz produit. On introduit un mélange frais de minerai et de carbone dans la zone de réaction 6, par le conduit 15 d'entrée du minerai. Lorsque la quantité de minerai et de carbone, dans le lit de la zone de réaction 6, est telle que la partie supérieure du lit fluidisé se trouve au-dessus du niveau de la partie supérieure du conduit de trop-plein 12, du minerai partiellement enrichi ainsi que du carbone, provenant du lit de la zone de réaction 6, tombent, par le conduit de trop-plein 12, dans la zone de réaction 5. Lorsque la quantité de minerai et de carbone, dans le lit de la zone de réaction 5, est telle que la partie supérieure du lit fluidisé se trouve audessus du niveau de la partie supérieure du conduit de trop-plein 11, du minerai partiellement amélioré ainsi que du carbone, provenant du lit de la zone de réaction 5, tombent, par le conduit de trop-plein 11, dans la zone de réaction 4.Lorsque la quantité de minerai et de carbone, dans le lit de la zone de réaction 4, est telle que la partie supérieure du lit fluidisé se trouve au-dessus du niveau du conduit 24, du minerai, qui n'est pas entièrement amélioré, et du carbone tombent, par le conduit de sortie 14, pour être soumis à un traitement ultérieur. Le mélange ae minerai et de carbone peut être introduit par le conduit d'entrée 15, en discontinu ou en continu; de façon correspondante, les écoulements par trop-plein, par les conduits 12, 11 et 14 seront discontinus ou continus. Le gaz produit, provenant du conduit de sortie 16, est refroidi dans le condenseur 20, dans lequel le dibromure de fer se condense en un solide finement divisé. Le dibromure de fer solide est séparé du produit de réaction gazeux dans le cyclone 21 et passe entre les rouleaux 22, dans la trémie 23. Les produits de réaction gazeux sont chargés par la pompe 24, soit par le conduit 25 vers une installation de lavage à la soude caustique- (non représentée), soit par le dispositif pré-chauffant 26, aux fins de recyclage par le conduit d'entrée 135 en même temps que le gaz contenant du brome, dans le réacteur 1. Le dibromure de fer solide passe de la trémie 23, par le conduit 28, dans le réacteur 27 dans lequel il réagit avec un gaz contenant de l'oxygène. Le gaz contenant de l'oxygène passe dans le réacteur 27 par le conduit d'entrée 30, dans la trémie 34 et, de là, par l'espace 35. Le gaz contenant de l'oxygène s'écoule de bas en haut à travers le réacteur, à contre-courant par rapport à la direction du dibromure de fer. Le dibromure de fer est oxydé en oxydes de fer. La rotation de la table rotative 29 perm-et aux oxydes de fer de tomber, à travers l'espace 35, à une vitesse dépendant de sa vitesse de rotation. On fait tourner la table rotative 29 à une vitesse telle, et la quantité de dibromure de fer admise dans le réacteur 27 est telle, que le lit dans le réacteur 27 a une profondeur appropriée et à peu près constante. Le gaz contenant du brome qui-est produit est recyclé, par le conduit d'arrivée 13, dans le réacteur 1. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention. EXEMPLE 1. On met en oeuvre le procédé utilisé pour cet exemple dans un réacteur cylindrique vertical de 15- cm de diamètre et de 180 cm de long auquel sont soudés des obturateurs semi-sphériques à chaque extrémité. Un conduit d'arrivée du gaz de 4 cm de diamètre est prevu dans l'obturateur semi-sphérique inférieur et un conduit d'entrée des solides ainsi qu'un conduit de sortie des produits gazeux sont prévus dans l'obturateur -semi-sphérique supérieur. Le conduit de sortie des produits gazeux comprend un tube de 6 cm de diamètre, dont un prolongement comprend un condenseur refroidi à l'air,. qui aboutit dans un grand récipient de 225 litres de capacité dans lequel. la majeure partie des produits solides est recueillie. Les gaz provenant du grand récipient passent dans un cyclone, dans lequel on sépare une quantité supplémentaire de solides. On fait passer les gaz vers une installation de lavage alcalin, une installation d'oxydation (afin d'oxyder tout oxyde de carbone pouvant être présent), puis on évacue à l'atmosphère. Le réacteur, ainsi que ses conduits d'entrée et de sortie, sont en silice fondue. En outre, le réacteur est muni de points d'échantillonnage et de gaines thermométriques. Le réacteur est placé dans un four qui est chauffé jusqu'à la température de réaction désirée. On charge dans le réacteur un mélange de 7,7 kg d'ilménite d'Australie et de 7,7 kg de coke de pétrole, sous forme pulvérulente appropriée, et on fluidise à l'aide d'azote jusqu'à ce que la température du lit ait atteint 87O0C, en ajustant la température du four. On fait passer de l'azote dans un évaporateur à brome, et on charge dans le réacteur un mélange d'azote et de brome à 13O0C, contenant 11,8 %, en volume, de brome, à un débit à peu près constant représentant 2,92 kg de brome par heure. Au bout de 3,75 heures, on interrompt l'écoulement de brome et on laisse refroidir le réacteur, tandis que l'azote continue à maintenir le lit -à l'état fluidisé. L'analyse du gaz sortant du cyclone montre qu'il ne contient à peu près pas de brome pendant la première heure, puis que sa teneur en brome croît progressivement. L'analyse d'échantillons du lit montre que l'ilménite perd progressivement sa teneur en fer, à une vitesse qui décroît tout au long de la période de réaction. A la fin de la réaction, le lit contient du coke de pétrole ainsi qu'un minerai 'ilménite amélioré contenant 90,3 %, en poids, de Ti02 et 3,4 %, en poids, de fer, présent sous forme d'oxydes. Les produits recueillis dans le grand récipient et le cyclone sont con- titués par du dibromure de fer (et des bromures d'autres métaux) et ne contiennent pas de tribromure de fer. Le lit n'a pas perdu de quantité significative de titane. EXEMPLE 2. On opère comme à l'exemple 1, en utilisant, à la placé du mélange d'azote et de brome, un mélange d'azote, d7oxygène et de brome contenant, en volume, 12,3 fio de brome et 9,8 % d'oxygène Le débit de charge du brome est de 3,05 kg/heure. L'analyse du gaz sortant du cyclone montre qu'4l ne contient à peu près pas de brome pendant les deux premières heures, puis que sa teneur en brome croît ensuite rapidement jusqu' une valeur constante. Llanalyse d'échantillons du lit montre que l'ilménite perd sa teneur en fer, presque toute la teneur en fer étant perdue au cours de la période de deuxheures p.eiweeO Le lit, à la fin de la réaction, contient du coke de petle ainsi qu'un minerai d ilménite amélioré contenant, en poids, 5,3 Ao de Ti0 et 0,8 % de fer, présent sous forme d'oxydes.Les produits recueillis dans le grand récipient et le cyclone sont constitués par du bromure de fer (et des bromures d'autresmétaux) et ne coritiennent pas de tribromure de fer-. Le lit n'a pas perdu de quantité significative de titane. EXEMPLE 3. Cet exemple est donné à titre d'illustration d'un procédé con tint selon l'invention, et est effectué dans l'installation décrite ci-dessus en se référant au dessin annexé. On utilise un mélange contenant ae l'ilménite: (Analyse : 54,5 % de TiC2, 31 % de fer, présent sous forme d'oxydes) et du coke de pétrole dans-un rapport de 3,57 à 1, en poids. On charge ce mélange dans le réacteur, on fluidise à l'aide d'azote sec et on chauffe jusqu'à 87O0C. Qu utilise ensuite, à la placede l'azote sec, un gaz contenant 10 %, en volume, de brome, le restant étant de l'azote.Au bout de dix heures (au bout desquelles on a atteint des conditions constantes), les gaz passant de la zone de réaction 5 vers la zone de réaction 6, par le trou circulaire 10, contiennent 1 % de brome, en volume, et les gaz sortant de la zone de réaction 6- par le conduit de sortie 16 ne contiennent que de petites quantités de brome et pratiquement pas de tribromure de fer. Le dibromure de fer se condense dans le condenseur 20 refroidi à 1'air et est séparé des gaz sortant dans le cyclone 21. Après être passé à travers les rouleaux 22, dans la trémie de stockage 21, le dibromure de fer est chargé dans le réacteur 27. On ajoute une quantité suffisante de dibromure de fer supplémentaire pour compenser les pertes de brome. Initialement, une quantité suffisante est ajoutée pour obtenir un lit et de l'air pré-chauffé jusqu'à 5000G est admis à l'aide d'une pompe 32, par le conduit d'entrée 30, et envoyé de bas en haut à travers le lit, dans lequel il réagit en donnant des oxydes de fer et du brome. Le brome est entraîné dans le courant d'air n'ayant pas réagi et sort du réacteur par le conduit de sortie 31. Lorsqu'on arrive à un fonctionnement en régime stationnaire, on charge du di bromure de fer dans le réacteur 27, à partir de la trémie de stockage 23, à la même vitesse qu'il est formé dans le réacteur 1. Le dibromure de fer est complètement oxydé dans le réacteur 27, et les oxydes de fer passent, par l'espace 35, dans la trémie de stockage 34, à une vitesse équivalente à la vitesse de charge du dibromure de fer dans le réacteur 27. On pompe l'air dans le réacteur 27 à un débit tel que le gaz sortant du réacteur 27 par le conduit 31 de sortie du gaz contienne 26 %, en volume, de brome et pas d'oxygène. Le gaz provenant du conduit 31 de sortie du gaz est chargé dans le réacteur 1 par le conduit 13 d'entrée du gaz. Une quantité suffisante de gaz sortant,provenant du cyclone 21,est chargée par la pompe 24, et à travers le dispositif pré-chauffant 26, dans le réacteur 1, à travers le conduit 13 d'entrée des gaz, pour que la concentration en brome du gaz chargé dans le réacteur 1 par le conduit 13 d'entrée du gaz soit de 10 d > , en volume. En régime stationnaire, 2,8 kg/heure d'ilménite (mélangée à la proportion voulue de carbone) sont transformés en donnant 1,6 kg/heure d'une minerai amélioré (Analyse : 92,7 % de TiO2- et 3,5 % de fer présent sous forme d'oxydes). Le débit de charge du brome, dans le réacteur, par le conduit d'entrée 13, est de 2,4 kg/heure. Le dibromure de fer supplémentaire ajouté pour compenser les pertes de brome est équivalent à 0,0025 kg/heure de brome. - REVENDICATIONS. 1 - Un procédé d'amélioration d'un minerai contenant des oxydes de titane et de fer, caractérisé en ce qu'fait passer un mé- lange de charge comprenant du brome et un gaz porteur, dans un lit contenant le minerai et du carbone élémentaire, à une température comprise entre 500 et 1000C, dans des conditions telles que le lit est fluidisé par ce mélange de brome et de gaz porteur. 2 - Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les conditions opératoires sont telles qu'on obtient comme produit un gaz comprenant du dibromure de fer, du gaz porteur et des oxydes de carbone. 3 - Un procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les conditions opératoires sont telles que le gaz produit ne contient pas de tribromure de fer. 4 - Un procédé suivant l'une quelconque des revendications t à 3, caractérisé en ce que le dibromure de fer contenu dans le gaz produit est condensé en un solide. 5- - Un procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'on oxyde du dibromure de fer solide en oxyde de fer et en brome. 6 - Un procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'on fait recycler le brome comme partie du gaz de charge. 7 - Un procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la quantité de carbone contenue dans le lit est suffisante pour fournir s-ffisamment de carbone pour la chloration ultérieure dB l'oxyde de titane. 8 - Un procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on effectue la réaction à une température comprise entre 800 et 1050 C, et- de préférence à 87O0C. 9 - Un procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la proportion de brome, dans le gaz de charge, est comprise entre 5 et 15 % et, de préférence, entre 8 et 12 %, en volume. 10 - Un procédé d'amélioration d'un minerai contenant des oxydes de titane et de fer, adapté pour être mis en oeuvre en continu, caractérisé en ce qú'on fait passer un mélange gazeux de brome et d'un gaz porteur dans un premier lit qui contient du minerai et du carbone élémentaire, on fait passer le mélange de gaz porteur, de brome n'ayant pas réagi, de dibromure de fer et d'oxydes de carbone du premier lit dans un second lit, qui contient du minerai et du carbone élémentaire, on introduit du minerai et du carbone élé- mentaire dans le second lit tout en renvoyant une portion du second lit partiellement amélioré vers le premier lit, et en évacuant du premier lit une-portion du minerai amélioré, les deux lits étant fluiaisés par les gaz les traversant, et étant à une température inférieure à 1100 C. 11 - Un procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on utilise trois ou quatre lits. 12 - Un procédé suivant la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce que le mélange de minerai de titane et de carbone est dans un rapport, en poids, compris-entre 1/1 et 3,57/1. 13 - Un minerai amélioré caractérisé en ce qu'il est préparé par un procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes.