La présente invention a trait à une baignoire médicale. On sait qu'il existe un grand nombre de prescriptions diverses de balnéothérapie telles que par exemple bains d'application, bains bouillonnants, bains à microbulles, massages sous eau, douches sous marines ainsi qu'applications régionales ou générales de diverses matières telles que boues marines, peloldes, algues. Les baignoires actuellement utilisées dans ce domaine ne permettent pas une mise en oeuvre facile et complète de ces divers traitements, non seulement en raison de formes inadaptées aux différentes positions susceptibles d'être prescrites, mais encore en raison des caractéristiques très différentes propres aux liquides et aux matières utilisés. En outre, les baignoires actuellessont longues à vidanger et entraînent de ce fait une perte importante de temps entre deux utilisations. La présente invention se propose de remédier à ces inconvénients et de fournir une baignoire médicale permettant la mise en oeuvre successive d'un grand nombre de prescriptions différentes, et qui soit susceptible d'être adaptée rapidement pour passer d'une application à une autre et ceci avec un minimum de perte de temps entre deux utilisations. L'invention a pour objet une baignoire médicale caractérisée par le fait qu'elle comporte une cuve allongée dont l'une des extrémités s'étend selon une pente relativement douce épousant généralement la forme dorsale, la cuve présentant du côté de cette -extrémité deux accoudoirs allongés, l'autre extrémité de la cuve présentant une forme concave plus abrupte, des moyens étant en outre prévus pour supporter par la cuve, un support plan allongé sur lequel un patient peut reposer. Conformément à l'invention la baignoire comporte en différents emplacements utiles de la cuve, des orifices d'amenée de liquides et de fluides. De façon particulièrement avantageuse ces orifices sont alimentés par des conduits eux-mêmes noyés dans la paroi de la cuve laquelle est de préférence réalisée en une matière synthétique telle que par exemple du polyester stratifié. En outre la baignoire comporte les arrivées d'eau habituelles et les orifices de vidange. Dans un mode de mise en oeuvre particulièrement avantageux de l'invention, sous le fond de la cuve, se trouve disposé un récipient intermédiaire communiquant avec le ou les orifices de vidange de la baignoire et aboutissant lui-même à l'installation de vidange, les orifices de vidange de la baignoire étant d'un diamètre permettant une vidange rapide du contenu de la cuve dans le récipient intermédiaire de façon à pouvoir utiliser la baignoire très rapidement, sans être gêné par la section toujours étroite de l'installation de vidange du bâtiment. De préférence les orifices de vidange de la cuve sont au nombre de deux, placés au voisinage des extrémités des accoudoirs au fond de rigoles permettant le guidage des moyens d'obturation tels que par exemple des boules d'élastomère ou d'un autre matériau de ce genre. De préférence la baignoire comporte encore des moyens de pompage prenant le liquide dans la cuve et l'amenant à une rampe de douche placée au dessus de la cuve de façon à faire circuler et récupérer le liquide de la douche thérapeutique. Le circuit d'alimentation de la baignoire peut comporter diverses arrivées habituelles telles que eau de mer chaude, eau de mer froide, eau douce chaude, eau douce froide, les conduits d'alimentation aboutissant de préférence dans la baignoire par deux conduits collecteurs situés de part et d'autre de la cuve dans les accoudoirs et dont les orifices aboutissent aux faces sensiblement verticales constituant les extrémités des accoudoirs, par exemple au regard de la rigole de guidage des moyens d'obturation des orifices de vidange. Les orifices d'aspiration des moyens de pompage peuvent avantageusement être disposés également au niveau de ladite rigole, sur l'autre face de la rigole. Les conduits de traitement, de préférence noyés dans la paroi de la cuve sont alimentés dans différents fluides tels que par exemple eau sous pression et air sous pression. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif, et se référant au dessin annexé dans lequel - la figure I représente une vue en perspective de la cuve de la baignoire, - la figure 2 représente une vue de la baignoire en coupe selon le grand axe, - la figure 3 représente une vue de dessus de la cuve, - la figure 4 représente une vue en coupe transversale IV-IV de la figure 2, - la figure 5 représente une vue en coupe transversale V-V de la figure 2. En se référant au dessin on voit que la baignoire, réalisée de préférence en polyester stratifié comporte une cuve d'un seul bloc 1 reposant sur un socle 2. On voit, notamment sur la figure 2, que la face supérieure de la cuve est en légère déclivité, l'extrémité de cuve 3 étant plus haute que l'extrémité 4. On voit par ailleurs que l'extrémité 3 de la cuve presente une concavité douce et une pente relativement faible, la forme générale de la paroi de la cuve, au niveau de l'extrémité 3, tendant à épouser la partie dorsale de l'utilisateur. On voit en particulier an renfoncement 5 adapté à la tête de l'utilisateur. Du côté de l'extrémité 3, c'est-à-dire dans la partie de gauche de la baignoire telle que vue sur la figure 2, se trouvent, sensiblement à mi-hauteur dans la cuve, deux accoudoirs 6 dont la surface est éventuellement cannelée pour des questions d'adhérence, Vers le milieu de la cuve ces accoudoirs 6 se terminent par des parois frontales sensiblement verticales 7 munies chacune d'un orifice 8 constituant le débouché d'un conduit collecteur relié aux différents conduits d'alimentation de la baignoire, par exemple eau douce et eau de mer froides et chaudes. L'extrémité 4 de la baignoire présente une pente plus abrupte et des accoudoirs ne se trouvent pas présents de ce coté. On voit par ailleurs que les bords longitudinaux de la ,cuve présentent, peu avant les faces frontales 7, deux décrochements 9 qui se prolongent jusque vers la partie inférieure de la baignoire et réalisent entre eux et les faces 7 des rigoles verticales de guidage 10 susceptibles de guider chacune une boule de caoutchouc 11 elle-même destinée à obturer chaque fois un orifice de vidange de grand diamètre 12 situé dans le fond plat 13 de la cuve. Les orifices de vidange 12 débouchent dans un bac de vidange 14 situé sous le fond 3 de la cuve et aboutissant luimême à l'installation de vidange 15 du bâtiment dans lequel est disposée la baignoire selon l'invention. En se référant plus particulièrment à la figure 6 on voit une vue schématique des conduits de fluides de la baignoire. On voit notamment que la présence du bac 14 divise la partie inférieure de la baignoire en deux volumes 16 et 17, le volume 16 contenant notamment les différentes canalisations d'alimentation. On aperçoit les canalisations 18 à 21, avec leurs vannes, permettant l'amenée respective de l'eau douce froide, eau douce chaude, eau de mer froide et eau de mer chaude et débouchant dans le collecteur 22 qui se divise en deux embranchements aboutissant aux orifices 8. On voit par ailleurs que dans le compartiment 17 se trouve située une pompe 23 avec un moteur et différents moyens de commande (non représentés), cette pompe étant susceptible d'aspirer par l'intermédiaire d'une canalisation 24 débouchant en des orifices 25 des rigoles 10 et possédant un conduit de refoulement 26 avec une vanne, ce conduit 26 pouvant être raccordé par exemple à une rampe de douche (non représentée) située au dessus de la baignoire. On voit encore un certain nombre de conduits d'amenée avec vannes, 27, 28 aboutissant directement à des conduits noyés dans la paroi de la cuve, le conduit 27 étant par exemple un conduit d'amenée d'eau sous pression, et le conduit 28 un conduit d'amenée d'air sous pression. Les conduits 29 et 30 noyés dans la paroi de la cuve aboutissent en différents orifices de la cuve placés dans des endroits appropriés pour permettre différentes opérations telles que massage par jet sous marin, émission de microbulles, etc... Ainsi, par exemple, les conduits 29, subdivisés en plusieurs branches et relies au conduit 27, débouchent dans l'in térieur de la cuve par l'intermédiaire d'orifices 31 pour l'envoi d'eau sous pression en différents points de la cuve. Les conduits 30, également subdivisés en plusieurs branches sont reliés au conduit 28 d'amenée d'air sous pression et débouchent également à l'intérieur de la cuve à l'aide d'une multitude de petits orifices 32. On comprend que ces conduits 29, 30 sont confectionnés sur un moule puis englobés et noyés dans la paroi de la cuve lors de la fabrication de cette dernière. Les orifices 31 et32 sont de préférence obtenus par perçage direct de la surface interne de la paroi de la cuve, les perçages s'effectuant aux emplacements et avec les diamètres désirés. Ceci permet notamment d'éviter les difficultés qui existaient auparavant en raison de la mauvaise étanchéité entreles réseaux de fluides et la cuve ainsi qu'en raison de l'installation longue, difficile et onéreuse de ce réseau de conduits de traitement. On peut également utiliser une dérivation 28 du conduit de refoulement de pompe 26 pour alimenter les conduits noyés dans la cuve directement avec le liquide contenu dans le bain. Conformément à l'invention la baignoire se prête à de multiples utilisations. Différentes positions de l'utilisateur sont possibles. Ainsi dans une première position l'utilisateur peut être allongé dans la baignoire, la tête reposant dans l'em placement 5, et la partie dorsale étant reçue sur le fond 3, les avant-bras reposant sur les accoudoirs 10. Cette position permet tant une relaxation maxima correspond notamment à l'utilisation de bains bouillonnants, bains microbulles et jets d'eau non sélectifs. Si par contre l'utilisateur est adossé contre l'extremi- té 4 il est possible d'assurer le traitement sélectif des régions dorsales lombaires et le traitement de toutes les régions corpo relles selon le procédé de la douche sous marine. Conformément à l'invention on peut également avantageu sement mettre en place, à la partie supérieure de la cuve, un élément de support plan 33 maintenu horizontalement par divers moyens (non représentés), par exemple des barres horizontales de soutien perpendiculaires au grand axe de la cuve. L'utilisateur peut alors être allongé sur ce support 33, en dehors du bain contenu au dessous du support 33 dans la cuve. I1 est ainsi possible de soumettre l'utilisateur à une douche par l'interme- diaire des conduits 24 et 26 et de la pompe 23 qui recycle le contenu du bain.Dans la même position, la tête de préférence du cbté de l'extrémité 4, l'utilisateur peut recevoir, de façon seg mentaire ou générale des applications d'algues ou d'autres matières, à la suitè de quoi un couvercle 34 est posé sur la cuve, ce couvercle 34 présentant une partie rabattue du côté de l'extré- mité 4 et laissant un passage pour la tête. Le couvercle ainsi réalisé forme une chambre thermique pouvant par exemple être ali mentée par de la vapeur provenant de l'évaporation de l'eau chaude qui aura été mise en place dans le fond de la cuve sous le support 33. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses modifications de forme ou de matériau sans pour autant s'éloigner ni de son cadre ni de son esprit. R E v E N D I C A T I O N S 1. Baignoire médicale caractérisée par le fait qu'elle comprend une cuve allongée dont l'une des extrémités s'étend selon une pente relativement douce épousant généralement la forme dorsale, la cuve présentant du côté de cette extrémité deux accoudoirs allongés, l'autre extrémité de la cuve présentant une forme concave plus abrupte, des moyens étant en outre-prévus pour recevoir un support plan allongé sur lequel un patient peut reposer. 2. Baignoire selon la revendication 1, caractériséepar le fait qu'elle presente des conduits alimentés en fluides de traitement et noyés dans la paroi de la cuve, lesdits conduits débouchant à l'intérieur de la cuve par des orifices traversant lesdits conduits. 3. Baignoire selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'elle comporte, sous la cuve, un récipient intermédiaire de vidange communiquant avec la cuve par des orifices de vidange de grand diamètre et relié lui-même à l'installation de vidange. 4. Baignoire selon la revendication-3, caractérisée par le fait que les orifices de vidange de ladite cuve sont au nombre de deux, placés au voisinage des extrémités des accoudoirs, au fond de rigoles verticales permettant le guidage de moyens d'obturation. 5. Baignoire selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'elle comprend des moyens de pompage aspirant le liquide dans la cuve pour l'amener à un dispositif d'utilisation, notamment rampe de douche, permettant de faire circuler le liquide de la baignoire. 6. Baignoire selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait qu'elle comporte deux conduits collecteurs d'alimentation débouchant dans les parois verticales d'extrémités des accoudoirs. 7. Baignoire selon la revendication 5, caractérisée par le fait que les orifices d'aspiration desdits moyens de pompage sont situés au niveau desdits accoudoirs, de préférence dans la rigole. 8. Baignoire selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée par le'fait quelles orifices des conduits de traitement sont constitués de perçages pratiqués dans la paroi de la cuve et traversant la paroi des conduits. 9. Baignoire selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que la cuve est réalisée en polyester stratifié. 10. Baignoire selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que le bord supérieur de la cuve présente une détectivité longitudinale, l'extrémité à pente plus douce aboutissant à un niveau plus élevé que le niveau de l'extrémité à pente plus forte.