La présente invention a pour objet un antivol adaptable sur le circuit électrique de démarrage d'un véhicule automobile. L'objet de l'invention se rattache au secteur technique des interrupteurs électriques et des dispositifs de protection. Dans les véhicules automobiles on a prévu de placer un interrupteur sur le circuit électrique reliant le contact à la bobine, afin d'interdire la mise en route par une personne non habilitée. Cet interrupteur est actionné par l'introduction manuelle d'une clé dans l'antivol objet de l'invention. Cet antivol placé derrière le tableau de bord pour le rendre inaccessible est caractérisé en ce qu'il présente un corps dans lequel coulisse une tirette maintenue en position de fermeture par un verrou dont l'effacement est autorisé en introduisant à fond une clé de section méplate, dans le corps de l'antivol ; le déplacement de la tirette, rendu possible par l'effacement du verrou, autorise la pénétration de doigts dans des trous ménagés sur la clé ; chaque doigt est judicieusement dimensionné et positionné pour s'ajuster dans le trou correspondant lorsque la clé est en position maximale d'enfoncement. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la tirette présente transversalement des crans ou saillies qui, par déplacement de la tirette, enfoncent chacun un ou plusieurs doigts alignés coulissant dans le corps et maintenus en contact contre la tirette par des moyens élastiques. L'extrémité avant de la clé est inclinée pour soulever, lors de sa pénétration totale dans l'antivol, un piston rappelé élastiquement vers le bas qui présente à sa partie supérieure un verrou faisant obstacle au déplacement de la tirette lorsque le dit piston est en position basse. Les doigts coulissants sont disposés en quinconce pour empêcher le deverrouillage de l'antivol avec un objet enfoncé dans le logement de la clé afin d'escamoter le verrou. Ainsi, lorsque l'on déplace la tirette dans la position d'ouverture, un ou des doigts viennent en appui sur l'objet faisant office de clé, en interdisant de placer la tirette en position extrême d'ouverture. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront bien de la suite de la description. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limi ter dans le dessin annexé La figure 1 est une vue de face en coupe longitudinale de l'antivol représenté en position de fermeture et avant introduction de la clé. La figure 2 est une vue de face en coupe longitudinale de l'antivol après introduction de la clé. La figure 3 est une vue en coupe transversale de l'antivol suivant la ligne 3-3 de la figure 2. La figure 4 est une vue en coupe longitudinale suivant la ligne brisée 4-4 de la figure 6, d'une variante de réalisation de l'antivol représenté en position d'ouverture ; la clé et son logement présentent respectivement des formes complémentaires en creux et en relief. La figure 5 est une vue partielle en coupe transversale de la base de l'antivol illustré figure 4. La figure 6 est une vue de dessous en coupe longitudinale suivant la ligne 6-6 de la figure 4. La figure 7 est une vue de dessus de la clé de l'antivol ; on a représenté en traits mixtes différents diamètres et positionnements de trous. Pour rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant sous des formes non limitatives de réalisations illustrées aux figures du dessin. Comme illustré figures 1, 2 et 3 l'antivol se compose d'une manière préférée quoique non limitative d'un boitier I réalisé en matière isolante, dans lequel est fixé par vis ou autres moyens de fixation un corps 2 présentant sur ses faces supérieure et inférieure des logements 21 et 22. Le logement 2 est étagé pour autoriser le guidage d'une 2 tirette 3 tandis que le logement 2 permet l'introduction d'une clé 4 de section méplate et de préférence rectangulaire. 3 La face arrière 2 du corps 2 se -situe en retrait du fond du boîtier 1 pour permettre le déplacement longitudinal de 1' extrémité équerrée 31 de la tirette 3. La face interne de la tirette 3 présente transversalement des crans 32, obtenus par exemple par déformation du métal, autorisant lors du déplacement de la tirette 3 l'enfoncement des têtes sphériques 51 de doigts 5. Ces doigts 5 coulissent librement à l'intérieur d'orifices 4 24 formés dans le corps 2 et sont rappelés vers le haut, c'est- à-dire contre la tirette 3, par des ressorts 6 ou autres moyens élastiques. Les extrémités épaulées 2, opposées aux têtes sphériques 5 des doigts 5, ont des diamètres différents et s1enga- gent chacune, lors du déplacement longitudinal de la tirette 3, dans un trou 4 ménagé dans la clé 4, dont le diamètre correspond 2 à celui de l'extrémité 52. Suivant une forme de réalisation non illustrée aux figures du dessin, la partie 52 des doigts 5 est de petite longueur tandis que la partie comprise entre la tête 5 et la dite partie 2 épaulée 52, et dont le diamètre est le même pour tous les doigts, s'engagent dans des chambrages formés concentriquement aux trous 41 sur la clé 4. Dans ce cas les orifices 2 sont tangents, afin qu'en position maximale d'enfoncement les doigts 5 occupent un volume maximum dans le logement 22. En position de fermeture de l'antivol , la partie équerrée 31 de la tirette 3 est plaquée contre le fond du boîtier 1 et y est maintenu par un verrou 7 dont la partie supérieure débordante 71 appuie sur une patte 8 débordante rapportée ou non sur la face interne de la partie Le verrou 7 est constitué par un piston 72 coulissant dans 5 un orifice 2 ménagé dans le corps 2 parallèlement aux orifices 24. Ce piston 72 déborde dans le logement 22 et est maintenu vers le bas par un ressort 2 Une barrette conductrice 10, fixée sur la patte rapportée 8 réalisée en matière isolante, déborde sur les côtés du boîtier 1 par des ouvertures 11, , et assure le contact électrique entre deux bornes flexibles Il fixées sur les faces latérales du bot- tier 1. Ainsi, lorsque l'antivol est en position fermée, c'est-àdire lorsque les bornes Il ne sont plus en contact avec la barrette 10, la tirette 3 est maintenue en position arrière par le verrou 7. Pour permettre l'ouverture de l'antivol, c'est-à-dire pour rétablir le contact entre les bornes 11, il suffit d'introduire à fond la clé 4 dans le logement afin que son extrémité inclinée 3 42 vienne en appui sur la base conique ou sphérique 73 du piston 72 et autorise par suite l'effacement du verrou 7. On peut alors déplacer longitudinalement la tirette 3 jusqu'à encliquetage de la barrette 10 sur les bornes Il afin de rétablir le contact électrique. D'une manière préférée quoique non limitative les bornes élastiques 11 maintiennent en positon la tirette 3 lorsque le contact est établi. Le déplacement de la tirette 3 est également rendu possible grâce à l'effacement des doigts 5 dont la partie inférieure 52 pénètre dans les trous 41 judicieusement réalisés sur la clé 4. Ainsi pour l'ouverture de la serrure le nombre, le positionnement, et le dimensionnement des trous 41 doivent exactement correspondre à ceux des doigts 5. Afin que la clé soit en position maximale d'enfoncement et que les trous 41 soient placés enregard des doigts correspondants, la face avant de la clé ou une partie découpée 43 de la dite clé s'appuie sur une plaque de positionnement 12 fixée sur le corps 2. Suivant une forme de réalisation de l'antivol illustrée figures 4,5 et 6, la face interne de la base du boîtier 13 présente directement ou d'une manière rapportée un bossage 131 sté- tendant longitudinalement dans l'axe du verrou 7 et sur une partie de la longueur du boîtier. Pour autoriser l'introduction de la clé 14 dans le logement 2 22 la face inférieure de la clé présente longitudinalement une rainure 141 de forme complémentaire à celle du bossage 13 En position maximale d'effacement des doigts 5, les extrémités calibrées 52 viennent affleurer le bossage 131. Cette disposition particulière a pour but d'interdirel'ou- verture de la serrure par engagement de tout objet autre que la clé appropriée. Cette interdiction peut également être faite en plaçant les doigts en quinconce. Dans ce cas, les extrémités calibrées 2 viennent affleurer la base du boîtier I lorsque les doigts -5 sont totalement enfoncés. Un fusible peut être incorporé à l'antivol pour éviter tout risque de court-circuit. Les avantages ressortent bien de la description et en particulier on souligne - une grande sûreté de l'antivol, - une conception simple, - facilité d'adaptation sur le tableau de bord d'un véhicule, - une infinité de combinaisons possibles étant donné les différents diamètres des doigts. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1- Antivol adaptable sur le circuit électrique de démarrage d'un véhicule automobile, caractérisé en ce qu'il présente un corps dans lequel coulisse une tirette maintenue en position i fermeture par un verrou dont l'effacement est autorisé en introduisant à fond une clé, de section méplate dans le corps de l'antivol ; le déplacement de la tirette fermant le circuit électrique de démarrage,et qui est rendu possible par l'effacement du verrou, autorise la pénétration de doigts dans des trous ménagés sur la clé ; chaque doigt est judicieusement dimensionné et positionné pour s'ajuster dans le trou correspondant lorsque la clé est en position maximale d'enfoncement. 2- Antivol suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la tirette présente transversalement des crans et saillies qui, par déplacement de la tirette , enfoncent chacun un ou plusieurs doigts alignés coulissant dans le corps et maintenus en contact contre la tirette par des moyens élastiques. 3- Antivol suivant lune quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le -verrouillage de la tirette est réalisé par un piston coulissant dans le corps, parallèlement aux doigts; ce piston présente à sa partie supérieure une patte débordante formant butée à la tirette, tandis que sa partie inférieure profilée déborde dans le logement de la clé et à sa partie arrière ; le piston est maintenu dans le logement par un moyen élastique. 4- Antivol suivant l'une quelconque des revendications 1,2 et 3, caractérisé en ce que l'extrémité de la clé est inclinée pour soulever lors de sa pénétration totale dans son logement, la partie profilée du piston en assurant ainsi le déverrouillage de la tirette. 5- Antivol suivant l'une quelconque des revendications 1,2,3 et 4, caractérisé en ce que la position maximale d'enfoncement de la clé est détermine par une butée, dans cette position chaque trou formé surla clé se situe en regard de l'extrémité calibrée du doigt correspondant. 6- Antivol suivant l'une quelconque des revendications 1,2,3,4 et 5, caractérisé en ce que la tirette présente une barrette conductrice isolée coopèrant avec des bornes d'un circuit électrique ; lorsque l'antivol est verrouillé, le contact est coupé; il est rétabli lorsque l'antivol est déverrouillé. 7- Antivol suivant l'une quelconque des revendications 1,2,3,4, 5 et 6, caractérisé en ce que les trous formés sur la clé, ainsi que le positionnement correspondant des doigts sont réalisés en quinconce. 8- Antivol suivant l'une quelconque des revendications 1,2,3,4, 5,6 et 7, caractérisé en ce que la base du logement de la clé présente un bossage longitudinal positionné dans l'axe du piston formant verrou ; la face intérieure de la clé présente également une rainure de forme complémentaire à celle du bossage, pour autoriser l'engagement de la dite clé dans son logement. 9- Antivol suivant l'une quelconque des revendications 1,2,3,4, 5,6, 7 et 8, caractérisé en ce que l'extrémité calibrée de chaque doigt vient affleurer le fond du logement profilé ou pas de la clé, lorsque les doigts sont en position maximale d'effacement.