L'invention concerne un procédé de fabrication d'une brique de grande longueur comportant intérieurement une série de canaux longitudinaux ; elle vise, en particulier, une brique monolithe adaptée pour être disposée sur toute la hauteur d'un étage de construction. La présente invention s'étend à des moyens permetant de mettre en oeuvre le procédé. Les fabricants d'éléments de construction ont depuis longtemps pensé à fabriquer en usine des éléments de construction de longueur importante pour redire sur le chantier le personnel et le temps nécessaires à la réalisation des constructions. Ainsi certains éléments préfabriqués en béton qui sont disponibles sur le marché présentent une longueur importante correspondant en général à la hauteur courante d'un étage de construction, de sorte qu'il est possible de réduire considérablement l'ampleur des travaux de maçonnerie effectués sur le chantier : il suffit, en effet, de dresser ces éléments sur champs, de les juxtaposer et de les relier entre eux, notamment, au moyen de potelets de liaison, pour construire très rapidement et avec un personnel réduit, les différents murs d'une construction. Toutefois, les nombreux essais qui ont été tentés pour réaliser des briques monolithes de grande longueur se sont soldés par des échecs et leurs utilisateurs qui veulent profiter des qualités bien connues des produits de construction en céramique sont contraints de faire appel aux techniques de construction classiques, consistant à maçonner une multitude de briques courtes (de quelques dizaines de centimètres de longueur tout au plus) jusqu'à couvrir les surfaces requises. Ces essais ont échoués en raison de l'impossibilité dans laquelle se sont trouvés les fabricants de maîtriser au cours du séchage et de la cuisson des briques, les phénomènes de retrait subis par les mélanges argileux utilisés ; du fait de leur longueur importante et des retraits inégaux qui se produisent dans leurs différentes zones, les produits se déforment considérablement et sont, après cuisson, rigoureusement inaptes à une utilisation sur chantier. Le demandeur est parvenu à résoudre ces difficiles problèmes de fabrication et son invention se propose de permettre la fabrication de briques de grande longueur susceptibles, notamment, d'affecter la hauteur totale d'un étage de construc tion (en général de l'ordre de 2,70 m). Un premier objectif de l'invention consisté donc à indiquer un procédé de fabrication permettant de réaliser de telles briques. Un autre objectif est de fournir des moyens tels que séchoir ou four de cuisson facilitant la mise en oeuvre dudit procédé. Le procédé conforme à l'invention consiste - à réaliser un mélange argileux comprenant approximativement entre 60 et 70% d'une argile grasse kaolino-illitique, entre 20 et 25% d'une argile calcaire et le complément de sable siliceux dégraissant, la granulométrie des composants étant adaptée pour que le mélange présente, approximativement, entre 28 et 32 de grains de dimension supérieure à 40 microns, - à mouiller ledit mélange au moyen d'un pourcentage d'eau approximativement compris entre 15% et 19%, - à extruder le mélange pour former un boudin argileux doté de canaux longitudinaux et à tronçonner ce boudin aux longueurs requises, - à sécher les produits obtenus en engendrant une circulation d'air de répartition approximativement uniforme à ltextérieur des produits et dans leurs canaux internes, - à cuire les produits par une mise en température approximativement homogène, obtenue au moyen d'une circulation de gaz chauds à l'extérieur des produits et dans leurs canaux internes, la température des gaz chauds étant amenée à rostre de façon régulière jusqu'à une valeur de palier comprise entre environ 920 et 1000" C. Ce procédé se caractérise par quatre points essentiels qui, en se combinant, rendent possible l'obtention de briques longues parfaitement en forme. Le premier point réside dans la nature du mélange argileux utilisé ; les essais ont montré que le mélange ci- dessus décrit bénéficiait des caractéristiques essentielles suivantes - en premier lieu, il se prête, malgré un taux d'humidité faible, à une extrusion de qualité, - ensuite, il permet une évaporation homogène et facile de liteau au cours du séchage, - enfin, notamment en raison du pourcentage d'argile calcaire prévu, il est le siège de retraits limités lors de la cuisson. Le second point caractéristique réside dans le faible pourcentage d'eau additionné au mélange pour le rendre pâteux ce pourcentage est avantageusement de l'ordre due~17%. Le produit pâteux obtenu associe, à la fois, des qualités de plasticité compatibles avec une extrusion satisfaisante et des qualités de résistance et de tenue mécaniques qui limitent les risses de déformation accidentelle après extrusion, au cours du séchage et de la cuisson. Le troisième point caractéristique du procédé réside dans le processus de séchage par circulation d'air à peu près uniformément répartie à ltextérieur et à l'intérieur des produits comme l'eau diffuse bien au coeur du produit et que lestmêmes débits d'air-lèchent à chaque instant toutes leurs zones, les mêmes quantités d'eau sont prélevées dans les différentes zones au cours du processus du séchage et l'humidité restante demeure répartie de façon à peu près homogène. Les phénomènes de retrait ont donc la même amplitude dans toutes les zones : le produit demeure rectiligne et ses parois conservent une bonne planéité. En fin le quatrième point caractéristique-réside dans le processus de cuisson adapté à la nature du mélange argileux et qui permet de réaliser un échauffement sensiblement homogène des produits ; de façon analogue à ce qui a été indiqué plus haut, la similitude des phénomène-s de retrait qui se développent dans les diverses zones détermine de simples rétractions longitudinales, à l'exclusion de toute torsion, cintrage, etc... A titre d'exemple, le tableau ci-dessous donne les compositions d'une argile kaolino-illitique, d'une argile calcaire et d'un sable siliceux dégraissant, susceptibles d'être avantageusement utilisés ; cette argile kaolino-illitique est du type de celles fournies par le gisement de Saint-Papoul, l'argile calcaire est du type ''Pomarèdel' et le sable siliceux du type 1Tuff1T. Composition I Argile Argile calcaire Sable kaolino-illitique dégraissant Silice SiO2 46 à 51% 38 à 45% 25 à 85% Alumine Al2O3 17 à 24% 8 à 10% 8 à 12% Oxyde de fer Fe203 | S à 7% 3 à 4% - 2 à 4% Chaux CaO | 1,5 à 2,5% 20 à 25% 0,1 à 0,3% Oxyde de Titane I TiO2 0,6 à 0,9% 0,2 à 0,5% 0,3 à 0,5% Magnésie MgO 1,5 à 2,5% 1,8 à 2,2% 0,5 à 1% Potasse K20 2,5 à 3,5%- 1,8 à 2,3% 0,5 à 1% Soude Na2O 0,15 à 0,25% 0,18 à 0,25% 0,18 à 0,25% Granulométrie grains > 250 40 à 50% > 100 8,2 à 10% 25 à 35% 60 à 70% > 40 15 à 20% 40 à 50% 70 à 80% La description ci-après vise des modes opératoires particuliers du procédé qui permettent de mieux maîtriser celuici et d'améliorer encore la qualité des briques obtenues. Selon un premier mode opératoire, le boudin est guidé à la sortie de l'extrudeuse par deux tapis à rouleaux disposés bout à bout, dont l'orientation des axes est empiriquement préajustée au début de chaque cycle de fabrication pour corriger les défauts de linéarité du boudin ; il peut arriver, en effet, qu'un léger défaut de linéarité apparaisse pour une série de fabrication, le boudin ayant tendance à se diriger vers un coté ou vers l'autre, à la sortie de l'extrudeuse. L'orientation d'un tapis en sens contraire introduit une faible force transversale qui contrarie cette tendance et corrige le défaut de linéarité. De préférence, le boudin est tronconné, à-distance, à la sortie de l'extrudeuse, de sorte que, le boudin qui se forme dans l'extrudeuse soit au moment de sortir de celle-ci mis en légère compression par la portion aval déjà sortie qui lui est encore rattachée ; cette disposition amèliore la qualité de formage du produit. Selon un mode opératoire concernant ltopération de séchage, les produits sont couchés en une couche unique sur des supports de séchage à structure ajourée pour autoriser la circulation de -l'air de séchage sous ceux-ci ; ces supports comportent une pluralité d'éléments d'appui qui sont localement au contact d'un flanc des produits et sont adaptés pour soutenir le produit avec des frottements tangentiels négligeables suivant la direction longitudinale et transversale de ceux-ci. Ainsi l'homogénéité du séchage-est assurée et s'étend au flanc inférieur du produit, qui subit un traitement sensiblement analogie à celui des autres parois ; de plus, au cours du retrait, aucune contrainte notable ne se développe au niveau des zones de contact avec le support et le produit pareillement libre de se rétracter en toutes ses zones ne risque pas d'être le siège d'une déformation autre que longitudinale. De préférence, l'air de séchage est amené à circuler à vitesse élevée de l'ordre de 8 à 12 m/s, sa température étant comprise entre 25 et 110 C. Par ailleurs, selon un mode opératoire concernant l'opération de cuisson, les produits sont couchés en une couche unique sur des supports de cuisson réfractaires à structure ajourée pour-autoriser la circulation de gaz chauds sous ceux-ci ces supports comportent une pluralité d'éléments d'appui en un matériau réfractaire qui sont localement au contact d'un flanc des produits et présentent une faible liberté de déplacement suivant la direction longitudinale de ceux-ci. Les avantages que confèrent ces dispositions sont analogues à ceux indiqués cidessus pour le séchage. De préférence, les gaz chauds de cuisson sont amenés à circuler à vitesse élévée comprise 3 et 6 m/s. Après cuisson, les briques peuvent, le cas échéant, être soumises à une opération de rec-tification pour en fixer la longueur avec précision. La présente invention s'étend aux briques monolithes de longueur importante, fabriquées par le procédé décrit ; ces briques sont avantageusement prévues de longueur correspondant à la hauteur d'un étage de construction, de l'ordre de 2,70 mètres. L'invention vise, en outre, un dispositif de guidage destiné à se placer à la sortie d'une extrudeuse pour guider un boudin d'argile de longueur importante ; selon l'invention ce dispositif comprend, au moins deux tapis à rouleaux, disposés bout à bout, sensiblement dans l'axe de l'extrudeuse, de façon à permettre d'incliner d'un petit angle réglable leur axe par rapport à l'axe de lTextrudeuse. L'invention vise, de plus, un séchoir tout particulièrement adapté à la mise en oeuvre de l'opération de séchage du procédé. Ce séchoir comprend une enceinte dans laquelle sont appelés à séjourner les boudins disposés sur dg supports et un circuit de ventilation comportant des ventilateurs, des bouches de soufflage et des bouches d'aspiration ; selon l'invention, la largeur de l'enceinte est prévue légèrement supérieure à la longueur des boudins qui sont appelés à venir se disposer transversalement sur une seule couche dans cette enceinte. Les bouches de soufflage et bouches d'aspiration sont disposées en regard le long des deux parois latérales opposées de l'enceinte de facon à établir une circulation d'air à l'intérieur des canaux des boudins et à l'extérieur de ceux-ci. Selon une caractéristique avantageuse, l'enceinte dudit séchoir-peut etre dotée d'un plafond d'obturation mobile, associé à des moyens de réglage permettant d'en ajuster la hauteur.L'opérateur peut ainsi régler les dimensions de la section de passage à l'extérieur des boudins de façon à établir une circulation d'air de répartition sensiblement uniforme. Selon un mode de réalisation particulier, les supports sur lesquels sont placés les boudins comprennent une pluralité de galets montés sur des arbres longitudinaux portés par des traverses, de sorte que lesdits galets soient libres de tourner dans des plans transversaux. Ces galets répartis pour constituer une aire de support plane permettent à l'air de circuler sous le produit ; de plus, au cours-du retrait, chaque galet pivote autour de son axe sans exercer d'efforts tangentiels notables sur le flanc inférieur des produits qui sont ainsi libres de se rétracter de façon uniforme dans chaque section, Selon un autre mode de réalisation, les supports sur lesquels sont placés les boudins comprennent des éléments ondulés dont les ondulations sont longitudinales ; la circulation de l'air de séchage s'établit dans les concavités des ondulations dont la hauteur est suffisamment importante pour n'-introduire que de faibies pertes de charge. Au cours du retrait, les produits peuvent glisser, sans contraintes notables, sur les sommets arrondis des convexités qui les supportent ; il est à noter que les zones des produits qui sont situés au contact de ces sommets changent au cours du séchage en raison des déplacements engendrés par le retrait, ce qui détermine un traitement à peu près uniforme du flanc inférieur des produits. Par ailleurs, l'invention vise également un four tout particulièrement adapté la mise en oeuvre de l'opération de cuisson du procédé. Ce four comprend une chambre de cuisson dans laquelle sont appelés à séjourner les boudins disposés sur des supports, des brûleurs et des bouches d'évacuation des gaz chauds raccordées à un collecteur dans lequel sont montés des moyens d'aspiration ; selon l'invention, les supports sur-lesquels sont placés les boudins comprennent une pluralité de plaquettes en matériau réfractaire disposées verticalement sur des élémentsporteurs de sorte que les champs supérieurs desdites plaquettes soient situés dans un meme plan horizontal. Ces plaquettes sont disposées sur les éléments-porteurs avec un jeu leur conférant une faible liberté de mouvement dans une direction perpendiculaire à leurs faces. Ainsi, les gaz chauds peuvent circuler sous les produits entre les plaquettes sus-évoquées ; chacune libre de se déplacer grâce au jeu transversal dont elle bénéficie, accompagne pendant le retrait la zone du produit qui se trouve à son contact sans exercer sur celle-ci de contraintes tangentielles notables. Le procédé de l'invention ayant maintenant été décrit de meme que, dans leur forme générale, les moyens appelés à en améliorer la mise en oeuvre, la description qui suit, en référence aux dessins annexés, présente, à titre d'exemples non li mitatifs, des modes de réalisation avantageux des moyens susévoqués ; sur ces dessins : - les figures 1 et 2 sont des vues schématiques en plan, montrant un dispositif de guidage conforme à l'invention et illustrant son fonctionnement - les figures 3 et 4 sont des vues-, respectivement en élévation de profil et en plan, d'un séchoir conforme à l'invention, cependant que les figures 5 et 6 sont des vues partiel les, en élévation de face et en plan, d'un chariot de support équipant ce séchoir. - les figures 7 et 8 sont des vues, respectivement en coupe transversale selon aa et en coupe longitudinale selon bb, d'un four conforme à l'invention, cependant que la figure 9 est une vue en-plan d'un chariot de support équipant ce four et que les figures 10, Il et 12 sont des vues de détail de celui-ci, respectivement, en coupe transversale par un plan cc, en plan et en perspective. Le dispositif de guidage représenté à titre d'exemple aux figures 1 et 2 comprend deux tapis à rouleaux 1 et 2 disposés bout en bout à la sortie d'une extrudeuse dont le nez est symbolisé en 3 ; chaque tapis est supporté par des pieds qui permettent de le déplacer et d'incliner son axe par rapport à l'axe XX' de l'extrudeuse. Il arrive que l'extrudeuse délivre un boudin (sché- matisé en pointillés en 4 et 4' aux figures) légèrement déformé vers un coté, tel que le boudin 4 de la figure 1 qui a. tendance à s'incurver dans le sens de la flèche D, le défaut étant bien entendu très exaaéré à cette figure. Au début de chaque cycle de fabrication, l'opérateur dispose les tapis coaxialement avec l'extrudeuse et surveille la sortie-du boudin ; s'il observe un défaut de linéarité, il lui suffit de déplacer les tapis en sens inverse de la déforma tion jusqu'à assigner empiriquement à leur axe les orientations inclinées d'angles x1 et x2 qui suppriment le défaut et conditionnent une linéarité parfaite du boudin que ce dernier conserve ensuite pendant tout le cycle de fabrication. Après extrusion et tronçonnage, ltopération de séchage des produits est avantageusement réalisée dans un séchoir 5 (Fig. 3 et 4) comprenant une enceinte parallélépipèdique, soutenue par une ossature et délimitée par des parois latérales 6 et 7 montées sur une dalle 8 et par un plafond mobile 9 associé à des moyens de manoeuvre permettant d'en ajuster la hauteur ; ces moyens peuvent notamment, être constitués par un jeu de cibles et poulies 10 susceptibles autre manoeuvrés depuis l'extérieur du four. Le plafond 9 est guidé latéralement par coulisseaux et glissières, ces dernières étant en particulier, constituées par des montants creux faisant partie de l'ossature du séchoir. Les produits à sécher (boudins tronçonnés tels que 11) sont introduits par une extrémité de l'enceinte sur un chariot de support 12. Ce chariot peut rouler sur des rails 13 et comporte à sa partie supérieure une surface de support des produits, laquelle est formée, comme on le verra, par une pluralité de galets tels que 14 disposés en quinconce. L'enceinte présente une largeur légèrement supérieure à la longueur des boudins de telle sorte que ceux-ci puissent être disposés transversalement en une seule couche sur le chariot, leurs extrémités étant situées à une faible distance des parois latérales. Après séchage, les produits sont extraits du séchoir, en déplaçant le chariot vers l'extrémité de l'enceinte, opposée à l'entrée ; ces entrée et sortie sont obturées pendant le sé chaae par des plaques amovibles. Par ailleurs, l'ossature du séchoir supporte quatre ventilateurs hélicoides à haute pression tels que 15 ; chacun aspire de l'air, à l'intérieur dtun convergent 16, provenant, d'une part, d'orifices d'admission 17 (air neuf), d'autre part, d'une gaine de reprise 18 (air de recyclage). L'air propulsé par chaque ventilateur est refoulé dans un conduit 19 et dans une gaine de soufflage 20. Les quatre gaines de soufflage 20 débouchent dans l'enceinte, à travers des ouvertures pratiquées à cet effet, par des bouches de soufflage 21 dont la hauteur est sensiblement égale à celle des boudins et qui sont situées au niveau desdits boudins. Les bouches de soufflage ont des formes allongées de façon que les quatre bouches situées côte à côte affectent toute la longueur de l'enceinte. L'air est repris du côté de la paroi opposée par des bouches d'aspiration telles que 22 qui sont géométriquement identiques aux bouches de soufflage et sont raccordées aux gaines de reprise 18 ; une partie de l'air humide est évacué au moyen d'une vanne 23 qui permet de ramener le taux d'humidité de l'air de séchage à une valeur appropriée. Par un réglage convenable de la hauteur du plafond 9, il est possible d'établir une circulation d'air à vitesse élevée de l'ordre de 10 m/s, circulation continue le long de l'enceinte et répartie de façon à peu près uniforme à l'extérieur et à l'intérieur des produits ; toutes les zones sont léchées par des débitsdair approximativement identiques et subissent un traitement semblable. L'égalité des retraits conditionne la seule apparition d'une rétraction longitudinale des produits à l'exclusion de torsion ou cintrage. Pour laisser librement s'effectuer la rétraction longitudinale, le chariot 12 (Fig. 5 et 6) comporte une surface de support formée par une pluralité de galets tels que 24 ; ces galets sont montés fous sur des axes tels que 25, disposés dans le sens longitudinal par rapport à l'enceinte. Les produits disposés transversalement ont, donc, une liberté complète de rétraction dans le sens transversal. Chaque galet est longitudinalement assujetti sur son arbre au moyen de deux goupilles sur lesquelles butent ses flancs. La vue en plan n" 6 montre que les galets montés sur deux arbres voisins sont disposés en quinconce, de sorte que les différentes zones d'appui que forment ces galets soient convenablement réparties sous les produits Il à soutenir. Les arbres 25 sont supportés par des éléments 26 disposés de loin en loin le long de la dimension longitudinale du chariot ; ces éléments 26 sont assujettis sur un chassis de chariot de type classique et comprennent des échancrures adaptées pour jouer le-rôle de paliers à l'égard des arbres 25-, lesquels reposent dans ses échancrures par l'effet de leur poids et du poids des éléments qu'ils supportent. Un tel support présente l'avantage de présenter une structure simple et de bénéficier d'une excellente efficacité sur le double plan, d'une part, du soutien des produits, d'autre part, de leur liberté de rétraction dans la direction parallèle aux plans de rotation des galets. Il est bien entendu que le séchoir décrit de même que son chariot de support, qui sont tout particulièrement adap Les d la fabrication de briques longues, peuvent être utilisés dans d'autres applications, sans que l'on sorte du cadre de l'invention. Par ailleurs, une fois séchés les produits peuvent être cuits dans un four du type de celui schématisé aux figures 7 et 8. Ce four comprend une chambre de cuisson délimitée par des parois rélractlre telles que 27 soutenues par une ossature extérieure 28. Ce four peut être un four cellule à onctionnement discontinu, les produits tant introduits et extraits par une meme ouverture ; il peut également être un four tunnel à fonctionnement continu, les produits étant introduits par une extrémité et extraits par l'extrémité opposée. Les produits tels que 29 sont disposés dans- le sens transversal sur un chariot de support 30 qui sera décrit plus en détail. La chambre de cuisson est prévue de largeur légèrement supérieure à la longueur des produits, de sorte que les extrémités de ces derniers sont situés à faible distance des parois latérales. L'une de ces parois comprend en partie basse une série de brûleurs, tels que 31, en l'exemple au nombre de quatre, répartis le long du four. Ces brûleurs à haute vélocité de sortie des gaz débitent des gaz chauds à une vitesse de l'ordre de 150 m/s sous les produits. La paroi latérale opposée comprend en partie haute des brûleurs 32 d'un type identique qui sont disposés dans des plans transversaux décalés par rapport aux brûleurs 31 comme le montre la figure 8 ; ces brûleurs délivrent leurs gaz chauds au dessus des produits. En outre, sous ces brûleurs 32 sont prévues des bouches d'évacuation 33 disposées dans les mêmes plans transversaux que lesdits brûleurs 32 à un niveau intermédiaire entre celui des brûleurs 31 et celui des brûleurs 32. Ces bouches 33 communiquent par des conduits 34 dans un collecteur de fumées 35 dans lequel sont montés, de façon classique, des moyens d'aspiration, en particulier un ventilateur de puissance adaptée. Un registre glissant 36 permet de régler le débit de fumées aspirées. De telles dispositions permettent une circulation de gaz chaud autour des produits et à l'intérieur de ceux-ci, circulation qui a eté schématisée par les flèches portées à la figure 7. Notons qu'un déflecteur 37 faisant saillie entre les bouches d'évacuation 33 et les brûleurs 32, sensiblement au niveau de la face supérieure des boudins, réduit la section du passage existant à ce niveau et engendre un effet de Venturi qui détermine l'aspiration selon la flèche Y d'une partie des gaz chauds, ces gaz étant ainsi recyclés pour circuler une nouvelle fois mélangés aux gaz émis par les brûleurs 32. La disposition décrite ci-dessus détermine l'établis- sement d'une dépression à une extrémité des boudins (extrémité située du côté des bouches d'évacuation) et l'établissement d'une surpression à l'autre extrémité ; cette différence de.pres- sion accentue très notablement la circulation des gaz à l'intérieur des produits. La circulation de gaz chauds ainsi établie provoque un échauffement sensiblement homogène des différentes zones des boudins ; la cuisson s'accompagne de retraits uniformes dont la résultante est une simple rétraction d'ensemble. Le chariot de support 30 est prévu pour permettre aux-phénomènes de retrait de s'accomplir librement. A cet effet, les produits sont portés par une pluralité de plaquettes telles que 38-, enun matériau réfractaire ; on aperçoit ces plaquettes aux figures 7, 9 et figures de détail 10, Il et 12 ; ces plaquettes sont disposées verticalement sur des éléments-porteurs,- tels que 39 en matériau réfractaire, eux-meme soutenus par des éléments tubulaires 40- également en matériau réfractaire.De fa çon connue en soi, ces éléments tubulaires sont fixés à un chassis de chariot protégé par une sole 41 en matériau réfractaire cette disposition permet de conférer une bonne planéité à la surface de support formée par les champs supérieurs des plaquettes 38. Comme le représente la figure 9, les plaquettes sont alignées dans le sens longitudinal, les produits 29 étant dispo sés transversalement par rapport à celles-ci. Ces plaquettes sont supportées par les éléments-porteurs 39 avec un jeu - J leur conférant une faible liberté de mouvement dans une direction perpendiculaire à leurs faces. Au cours de la rétraction, le champ supérieur de chaque plaquette suit le mouvement de la zone du produit en appui sur celui-ci de sorte que soit ainsi évité un rippage des produits avec création de contraintes. En l'exemple représenté aux figures de détail 10, li et 12, les éléments-supports 39 sont constitués par des entre toises courant transversalement entre deux éléments tubulaires et s'emboitant dans ceux-ci par des saillies semi-côniques 42 qu'elles comportent. Au niveau des plaquettes, ces entretoises sont pourvues de crénelures 43 sur leurs deux bordures, cré-nélures dans lesquelles stemboStent les plaquettes avec le jeu J. A cet effet, chaque plaquette est échancrée comme le montre la figure 12 ainsi chacune d'elle est convenablement maintenue par les deux entretoises qui la supportent et peut transversalement subir un déplacement au plus égal a son jeu. Ce jeu est prévu de dimension légèrement supérieure à l'amplitude maximum du retrait des produits. Le chariot de support de même que le four de cuisson décrits plus haut peuvent, bien entendu, etre utilisés dans d'autres applications, pour opérer une cuisson à haute tempera- ture de produits soumis à des phénomènes de retrait. D'une façon générale, l'invention n'est pas limitée aux termes de la description qui précède, mais en comprend toutes les variantes à la portée de lthomme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Procédé de fabrication d'une brique de grande longueur comportant intérieurement des canaux longitudinaux, caractérisé en ce qu'il consiste - à réaliser un mélange argileux comprenant approximativement entre 60 et 70% d'une argile grasse kaolino-illitique, entre 20 et 25% d'une argile calcaire et le complément de sable siliceux dégraissant, la granulométrie des composantes étant adaptée pour que le mélange présente, approximativement, entre 28 et 32 de grains de dimension supérieure à 40 microns, - à mouiller ledit mélange au moyen d'un pourcentage d'eau approximativement compris entre 15% et 19%, - à extruder le mélange pour former un boudin argileux doté de canaux internes longitudinaux et à tronçonner ce boudin aux longueurs requises, - à sécher les produits obtenus en engendrant une circulation d'air de répartition approximativement uniforme à l'extérieur des produits et dans leurs canaux internes, - à cuire les produits par une mise en température approximativement homogène, obtenue au moyen d'une circulation de gaz chauds à l'extérieur des produits et dans leurs canaux internes, la température des gaz chauds étant amenée à rostre de façon régulière, jusqu'à une valeur de palier comprise entre environ 920 et 1000C C. 2 - Procédé de fabrication selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'argile kaolino-illitique choisie pour réaliser le mélange argileux comprend entre 46 et 51% de silice, entre 17 et 24% d'alumine, entre S et 7% d'oxyde de fer, entre 1,5 et 2,5% de chaux, entre 1,5 et 2,de magnésie et entre 2,5 et 3,5% de potasse, cependant que l'argile calcaire comprend entre 3â et 45% de silice, entre 8 et 10% d'alumine, entre 3 et 4% d'oxyde de fer, entre 20 et 25%-de chaux, entre 1,8 et 2,2% de magnésie et entre 1,8 et 2,3 de potasse et que le sable dégraissant comprend entre 75 et 85% de silice, entre 8 et 12% d'alumine et entre 2 à 4% d'oxyde de fer. 3 - Procédé de fabrication selon la revendication 2 caractérisé en ce que l'argile kaolino-illitique est une argile type "St Papoul" dont 15 à 20 des grains sont de dimension supérieure à 40 microns, l'argile calcaire, une argile type "Po marède'1 dont 40 à 50% des grains sont de dimension supérieure à 40 microns et le sable siliceux un sable type "Tuff" dont 70 à 80Ç des grains sont de dimension supérieure à 40 microns et 40 à 50% de dimension supérieure à 250 microns. 4 - Procédé de fabrication selon la revendication 3 caractérisé en ce que le mélange est mouillé avec 17% d'eau. 5 - Procédé de fabrication selon l'une des revendica tions 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que, à la sortie de l'ex trudeuse, le boudin est guidé par deux tapis à rouleaux disposés bout à bout, dont l'orientation des axes est empiriquement pré ajuste au début de chaque cycle de fabrication pour corriger les défauts de linéarité du boudin. 6 - Procédé de fabrication selon la revendication 5 caractérisé en ce que le boudin est tronçonné, à distance, à la sortie de l'extrudeuse. 7 - Procédé de fabrication selon l'une des revendica tions 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 caractérisé en ce 9ue, pour le séchage, les produits sont couchés en une couche unique sur des supports de séchage à structure ajourée pour autoriser la circulation de l'air sous les produits, lesdits supports comportant une plura lité d'éléments d'appui qui sont localement au contact d'un flanc des produits et sont adaptés pour soutenir le produit avec des frottements tangentiels négligeables, suivant la direction longitudinale de ceux-ci. 8 - Procédé de fabrication selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, caractérisé en ce que l'air de séchage est prévu à une température comprise entre 25 et 1100 C et est amené à circuler à une vitesse comprise entre 8 et 12 m/s. 9 - Procédé de fabrication selon l'une des revendica tions 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8, caractérisé en ce que, pour la cuisson, les produits sont couchés en une couche unique sur des supports de cuisson réfractaires à structure ajourée pour auto riser là circulation des gaz chauds sous les produits, lesdits supports comportant une pluralité d'céments d'appui en un ma tériau réfractaire qui sont localement au contact d'un flanc des produits et présentent une faible liberté de déplacement suivant la direction longitudinale de ceux-ci. 10 - Procédé de fabrication selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 ou 9 caractérisé en ce que, les gaz chauds de cuisson sont amenés à circuler à une vitesse com prise entre 3 et 6 11 - Procédé de fabrication selon l'une des revendi- cations 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10, caractérisé en ce que, après cuisson, les briques subissent une rectification pour en fixer la longueur avec précision. 12 - Brique monolithe de longueur importante, prévue, i en particulier, pour être disposée sur toute la hauteur d'un étage de construction, ladite brique étant caractérisée en ce, qu'elle est fabriquée par le procédé conforme à l'une des reven dications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 > 10 où 11. 13 - Mélange argileux pour la mise en oeuvre du pro cédé conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend entre 60 et 70% d'une argile grasse kaolino- illitique, entre 20 et 25% d'une argile calcaire et le complément de sable siliceux dégraissant,. la granulométrie des compo sants étant ad adaptée pour que le mélange présente, approximative ment, entre 28 et 32% de grains de dimension supérieure à 40 microns. 14-- Dispositif de guidage destiné à se placer la sortie d'une extrudeuse pour guider un boudin d'argile de lon gueur importante conformément à la revendication 5, ledit dis- positif étant caractérisé en ce qu'il comprend, au moins, deux tapis à rouleaux, disposés bout à bout sensiblement dans l'axe de l'extrudeuse, lesdits tapis étant mobiles de façon à permet tre d'incliner d'un petit angle réglable leur axe par rapport à l'axe de l'extrudeuse. as - Séchoir pour boudins d'argile de longueur im portante présentant des canaux longitudinaux, ce séchoir étant destiné spécialement à la mise en oeuvre du procédé conforme aux revendications 1, 7 ou 8 et comprenant une enceinte dans laquelle sont appelés à séjourner les boudins disposés sur des supports et un circuit de ventilation comportant des ventila- tueurs des bouches de soufflage et des bouches d' aspiration, ledit séchoir étant caractérisé en ce que la largeur de l'en- ceinte est légèrement supérieure à la longueur des boudins appe les à venir se disposer transversalement sur une seule couche dans celle-ci, les bouches de soufflage et bouches d'aspiration étant disposées, en regard5 le long des. deux parois latérales i opposes de l'enceinte de façon 5 établir une c:rculation d'ait à l'intérieur des canaux des boudins et à l'extérieur 16 @ Séchoir selon la revendication 15 caractérisd en ce que les bouches de soufflage et bouches d'aspiration ont une hauteur sensiblement égale Ù celle des boudins. 17 17 - Séchoir selon l'une des revendications 15 ou 16 caractérisé en ce qu'il comporte un plafond d'obturation mobile associé à des moyens de mano@@vre permettant d'en ajuster la hauteur. 18 - Séchoir selon l'une des revendications 15, 16 ou 17, caractérisé en ce que les supports sur lesquels sont -pla- ces les boudins comprennent Une. pluralité de galets montés sur des arbres longitudinaux portés par des traverses, de sorte que lesdits galets soient libres de tourner dans des plans trans versaux. . . 19 - Séchoir selon 1 revendication 13 caractérisé en ce que les galets montés sur deux axes voisins sont disposés en quinconce. 20 - Séchoir selon l'une des revendications 15, 16 ou 17 caractérisé en ce que les supports sur lesquels sont pla cés les boudins comprennent des éléments ondulés dont les ondu lations sont longitudinales. 21 - Four pour la cuisson de boudins de longueur im portante présentant des canaux longitudinaux, ce four étant des tiné spéciålement à la miseen oeuvre du procédé conforme à la revendication 9 et comprenant une chambre de cuisson dans Iaguel- le sont appelés à séjourner les boudins disposés sur des supports, des brûleurs et des bouches d'évacuation des gaz chauds raccor dées à un collecteur dans lequel sont montés des moyens d'aspi-- ration, ledit four étant caracterisé en ce que les supports sur lesquels sont placés les boudins comprennent une pluralité de plaquettes en matériau réfractaire, disposées verticalement sur des éléments-porteurs de sorte que les clamps supérieurs desdi tes plaquettes sur lesquels sont appeles à reposer les boudins, soient situés dans un même plan horizontal, lesdites plaquettes étant disposées sur les éléments-porteurs avec un jeu. leur con férant une faible liberté de mouvement dans une direction per- pendicualire à leurs faces. 22 - Four selon la revendication 21, caractérisé en ce que chaque plaquette est supportée par les ceux bords de son champ inférieur, sur deux éléments-porteurs longiformes, en ma tériau réfractaire, situés part et dtautre de cclle-ci, ces éléments-porteurs comportant des crénelures dans lesquelles s'embortent les bords des plaquettes avec un jeu déterminé. 23 - Four selon l'une des revendications 21 ou 22 caractérisé en ce que sa cambre présente une largeur légèrement supérieure à la longueur des boudins, les plaquettes-pré- citées étant orientées dans le sens longitudinal du four pour supporter les boudins disposés dans le sens transversal. 24 - Four selon l'une des revendications 21, 22 ou 23 caractérisé en ce que les brûleurs et bouches d'évacuation sont disposés le long des deux parois latérales opposées de la chambre, de façon à établir un circuit de circulation d'air passant à l'intérieur des canaux des boudins. 25 - Four selon la revendication 24 caractérisé en ce qu'une première série de bûleurs à haute vélocité de sortie des gaz est disposée le long d'une paroi latéral-e en partie basse de la chambre, une seconde série de brûleurs de nature analogue, étant disposée le long de la paroi opposée, en partie haute, dans des plans transversaux décalés par rapport à ceux contenant la première série, les bouches d'évacuation étant disposées le long de cette dernière paroi, à un niveau intermédiaire, très approximativement dans les mêmes plans transversaux que ceux contenant la deuxième serie de brûleurs. 26 - Four selon la revendication 25 caractérisé en ce qu'il comprend un déflecteur faisant saillie entre les bouches d'évacuation et la seconde série de brûleurs sensiblement au niveau de la face supérieure des boudins, de façon à-réduire la section du passage existant à ce niveau entre la paroi latérale correspondante et lesits boudins.