La présente invention se rapporte en premier lieu à une charge destinée à remplir les enceintes, dénommées laveurs ou scrubbers, que l'on insère dans les circuits de gaz pour y favoriser, par l'effet d'une grande surface, l'action d'un liquide sur un gaz. Elle concerne aussi des procédés d'obtention de cette charge et préconise des moyens de tirer le meilleur parti de la charge objet de l'invention par des caractéristiques particulières données aux laveurs destinés à contenir la charge. L'un des buts est de choisir une charge qui réalise mieux le compromis entre une grande surface de contact et une faible perte de charge pour le gaz et d'apporter ainsi une amé- lioration très importante vis-à-vis des charges connues, telles que les anneaux de porcelaine, dénommés anneaux RASHIG, les blocs de coke, les billes, stc. utilisés actuellement. En vue de la réalisation de ce but, la charge objet de l'invention se distingue en cequ'elle est constituée par des rubans en une matière ou en un matériau suffisamment rigide pour que les déformations qu'ils ont subies au cours des opérations prévues pour leur obtention possèdent un caractère permanent, Dans la réalisation pratique de 1'invention, la charge est constituée par des enchevatrements de copeaux ayant ces caractéristiques et ayant suffisamment de longueur pour recevoir la dénomination de *ruban*, Les copeaux en matière plastique rigide, telle que le PVC, le nylon, le polypropylène, sont particulièrement faciles à obtenir et présentent les qualités d'élasticité, de légèreté, de résistance à la casse et d'incorrodabilité qui les rendent parfaitement aptes à constituer une excellente charge, conforme à l'invention. Les déformations requises peuvent se produire d'elles mantes lors d'une opération telle que le tournage par l'échaffe- ment dt àl'outil ; elles se figent immédiatement en déformations permanentessous forme de crépages, torsions, fronces et enrou lementsO Pour beaucoup d'applications faciles, par exemple la neutralisation de faibles teneurs acides par de la soude, on peut se procurer la charge de l'invention en utilisant les copeaux que les tourneurs produisent en usinant des pièces. Dans ce cas, la charge est donc en même temps une récupération du déchet. Toutefois, lorsque la charge doit remplir un laveur ayant à accomplir un service bien déterminé pour lequel des exigences plus sévères sont à remplir, il est recommandé de fabriquer des copeaux sans autre but que l'obtention d'un copeau d'une qualité régulière et reproductible0 Une des méthodes les plus efficaces consiste à mettre sur le tour des disques épais de la matière choisie de forme circulaire si possible, car ceci permet de les fixer rapidement dans les machoires du mandrin et d'attaquer la matière par l'intérieur jusqu'à épuisement de ceEk-ci. Il y a tout avantage à augmenter la vitesse de coupe de l'outil du tour par rapport à un travail normal, car ceci provoque un échauffement complémentaire qui améliore l'amplitude des déformations. On peut encore augmenter la valeur de la charge au point de vue échange physique ou chimique en chiffonnant les rubans lorsqu'ils sont chauds et en les trempant immédiatement dans l'eau froide. Des procédés mécaniques simulant cette action, avec des copeaux éventuellement réchauffés, peuvent également entre mis en oeuvre, D'autres méthodes permettent d'obtenir des rubans déformés en matière plastique rigide, notamment l'extrusion d'un ruban, complétée par l'intervention de moyens mécaniques qui le tordent et le froncent à sa sortie de la filière, le traitement étant complété par un refroidissement rapide. Les rubans peuvent aussi être constitués par un support tissé, par exemple en fibre de verre, susceptible de conserver les déformations qui lui ont été données suite àla prise d'un liant introduit par trempage. Les laveurs sont chargés en empilant des poignées de rubans enchevêtrés que l'on tasse jusqu'à perception d'un seuil de refus au-delà duquel l'opérateur se rend compte facilement qu'il briserait un certain nombre de rubans. On comprend pourquoi la charge de l'invention concilie d'une manière inattendue une grande surface avec une faible perte de charge : d'une manière générale, on peut dire qu'une charge composée d'éléments de petite taille présente une grande surface en raison du rapport favorable surface/volume de chaque élément, tandis qu'inversement une bonne#rmée#ilité au gaz exige des éléments de grande taille et de forme irrégulière, Or, les éléments de la charge de l'invention possèdent une disparité très prononcée dans leurs dimensions : une épaisseur minime, une grande longueur et une grande largeur et, de plus, leurs déformations permanentes les obligent à rester à distance les uns j del autres et les empêchent de se disposer en faisceaux bien rangés à travers lesquels le gaz passerait difficilement. Un avangage complémentaire à l'excellence du compromis surface/perte de charge réside dans la déformabilité et l'élasticité des rubans constituant la charge de l'invention. En effet, les incrustations rigides se détachent facilement d'un support souple car elles se fendillent et craquent lorsqu'on plie le support. A l'utilisation de telles charges sont liées des dispositions prévues pour des scrubbers destinés à être remplis au moyen d'une telle charge. Ces dispositions seront expliquées ci-après et sont illustrées à l'aide des figures 1 à 4 des dessins ci-joints La première de ces dispositions consiste à installer à la base du laveur un bac collectant la solution ruisselante et à munir celui-ci de moyens de contrôle de niveau pour que le liquide baigne la base de la charge et forme joint hydraulique pour la partie inférieure du circuit de gaz, les transferts de gaz entre charge etconduites d'entrée et de sortie se faisant horizontalement et latéralement par rapport à cette charge. cette mesure a pour but principal de conserver dans le temps, en dépit d'éventuelles formations de dépôts, l'avantage primordial de la charge de l'invention à savoir sa remarquable perméabilité au gaz, En effet, la couche inférieure de rubans, déjà plus exposée au tassement que les couches supérieures, re çoit encore les incrustations se détachant de celles-ci et a donc tendance à s'occlure C'est pourquoi on préconise son immersion tandis qu'on fait entrer ou sortir le gaz latéralement dans la charge au-dessus de cette couche, L'immersion est en effet favorable à la mise en solution ou suspension des dépôts et facilite la descente des boues et particules Les rubans immergés soulagés d'une grande partie de leur poids par la poussée d'Archimède sont plus mobiles, Les remous et la lubrification du liquide expliquent pourquoi les écailles en provenance du dessus de la charge traversent cette couche plus facilement que Si elle était dans l'air. Sur les figures 1 et 2 des dessins ci-joints on a repré senté un scrubber dans lequel de l'air chargé de vapeurs acides est neutralisé à l'aide d'une solution de soude. 5 La figure 1 représente en plan et la figure 2 en coupe (coupe par la ligne Il-Il de la figure 1) un scrubber muni de ces dispositions. En 1 on a représenté une cuve de lavage de section carrée dans laquelle quatre colonnes de distribution verticales 1 22, 2#, 24 réparties sur la périphérie occupent les quatre coins un ventilateur 3 refoule les gaz dans ces distributeurs à partir dun conduit d'amenée 4 débouchant dans une enceinte périphérique 5. Le collecteur de sortie 6 est situé verticalement au centre du laveur (parois 17). La base du scrubber est constituée par un bac de récupération 7 du liquide qui est réalisé de manière que à son niveau supérieur 8 le liquide baigne toujours la base de la charge 9 et forme hydrauliquement le fond du collecteur de sortie 6 et des distribu teurs d'entrée 2 l#24. La charge 9 repose sur une plaque perforée immergée 10. Du fond du bac de récupération 7 part un conduit 11 qui amène le liquide à des ajutages 12 déversant le liquide à la partie supérieure de la charge. Une pompe de circulation 13 donne un débit suffisant pour mouiller convenablement la charge tandis qu'un dispositif (non représenté) assure de temps à autre une ajoute très réduite de liquide (soude) frais afin de maintenir à la concentration voulue la solution qui est mise en circulation dans l'ensemble constitué par le bac 7 et le scrubber. Ainsi que cela ressort de la figure 1 et plus particulièrement de la figure 1A, la paroi 17 qui délimite vers l'intérieur le collecteur de sortie 6 et qui est ajourée, en général par des fentes longues et étroites, est munie dechicanes constituées par des éléments 171-172 incurvés de manière à former des passa ges 16 pour le gaz et à empêcher les projections de liquide de pénétrer dans le collecteur de sortie 6 ; une disposition du meme genre est prévue en 151-152 (figure 1) sur les parois 14 qui délimite vers l'intérieur chacun des distributeurs verticaux 21~24, afin de réaliser un dispositif éliminateur de gouttes exécuté de manière telle que les chenaux formés entre les éléments 171-172 donnent lieu à des changements de direction et à des étranglements pour la veine d'air ou de gaz et à provoquer l'écrasement des gouttelettes par la force centrifuge. une caractéristique est aussi que l'on se ménage la possibilité de placer des déflecteurs verticaux 18 qui contraignent le gaz à des détours. En l'absence de tels déflecteurs les figures 1 et 2 illustreraient un laveur à courants perpendiculaires dans lequel les gaz cheminent radialement et horizontalement à travers une charge disposée périphériquement par rapport au collecteur de sortie tandis que le liquide ruisselle verticalement à travers la charge La disposition périphérique telle que préconisée cidessus permet à la fois de diminuer la perte de charge et d'augmenter le rendement, car elle autorise à peu de frais et moyennant peu de surface au sol une augmentation du volume de la charge et de la section qu'elle offre à la pénétration du gaz : la perte de charge est améliorée car on travaille à vitesse moindre et le rendement augmente parce que le gain sur le temps de séjour 1'em- porte sur la faible perte entraînée par la réduction de la turbu lente Ceci revient encore à affirmer qu'un scrubber trop grand est à tous points de vue meilleur qu'un scrubber trop petit. Pour les laveurs devant traiter de petits débits degaz, la disposition périphérique de la charge reste éminemment intéressante lorsqu'on la combine comme le suggèrent les figures 1 et 2 avec la disposition au sein de cette charge de déflecteurs verticaux 18 en chicanes qui contraignent les filets gazeux à des détours par rapport à la traversée horizontale directe. Ces détours permettent de respecter les seuils pour la longueur du parcours et pour la turbulence du. Jaz, en dessous desquels ces grandeurs deviennent des paramètres influents du rendement. Les déflecteurs verticaux permettent de diminuer considérablement l'épaisseur apparente de la couche périphérique en maintenant le rendement et en améliorant l'harmonie des proportions des petits appareils et au prix d'une augmentation minime de la perte de charge vu la nature particulière de la charge. Par ailleurs, cette diminution de l'épaisseur de la cartouche de charge entourant les collecteurs va de pair avec une diminution considérable du débit du liquide qu'il faut faire ruisseler, En effet, ce débit doit Autre particulièrement abondant avec la charge de l'invention dont la surface à mouiller est énorme et dont la masse propre est insignifiante. Ce débit est évidemment proportionnel à la section horizontale de la charge car le ruissellement en ayant traversé le haut reste en général suffisamment actif dans le bas de la charge et la pompe de circulation a un débit tel que le liquide n'est guère affecté par une seule circulation. L'invention porte aussi sur des dispositions à apporter aux scrubbers en vue d'en décolmater la charge. ce décolmatage se fait en imprimant des déformations aux rubans de manière à en détacher les incrustations et les dépôts. D'une manière générale, suivant l'invention, on équipe le scrubber de moyens qui brassent la charge et éventuellement lui impriment des alternances de compression et de décompression. Il est difficile de trouver une limite précise entre le brassage et la mise en compression car les copeaux enchevêtrés s'entratnent les uns les autres. Ainsi le bras d'un agitateur effectuant une rotation simple au sein d'une masse de copeaux provoque inévitablement une certaine compression devant lui, mame si la mission qu'on lui a assignée consiste en un brassage. En fait, tous les moyens d'agitation rentrent dans le cadre de l'invention, depuis l'agitation manuelle avec un baron en passant par l'agitation mécanique, par des agitateurs à bras, à râteau ou à herse, en passant encore par les jetspuissants et bien localisés d'eau et de gaz pour finir par l'action de champs de force agissant sur une masse de charge. La pesanteur agissant sur une charge disposée dans un tambour à rotation lente, la force centrifuge dans un tambour soumis à des impulsions de vitesse rapides, l'action d'un champ magnétique sur des copeaux métalliques sont desexemples de champs de force agissant au sein mEme de la masse. Ces champs de force sont particulièrement intéressants pour décomprimer la charge lorsque celle-ci manque d'élasticité. En effet, le recul d'un piston ne décomprime pas un enchevêtrement de copeaux peu élastiques, mais laisse au contraire une cavité vide derrière lui. C'est pourquoi, le moyen d'agitation dépendra essentiellement de l'application, de l'élasticité de la charge et de la vitesse avec laquelle se forment les dépôts. par exemple si le laveur est destiné à laver des gaz acides à l'aide d'une solution diluée de soude caustique, les sels formés seront tous solubles, d part le carbonate de calcium qui apparattra très lentement si l'eau employée est quelque peu dure. Le meme laveur employé avec une suspension ruisselante de chaux ou de calcaire aura une tendance incomparablement plus rapide à se colmater. Dans le premier cas une agitation bisannuelle à l'aide d'un boston agité à la main suffira, tandis que dans le second, il faudra actionner pratiquement en permanence un dispositif de décolmatage puissant et élaboré. On décrira ci-après en se référant aux figures 3 et 4 un mécanisme de décolmatage répondant à cette condition. La figure 3 représente en coupe verticale un laveur cylindrique élémentaire destiné à titre installé en parallèle avec des laveurs identiques en nombre suffisant pour traiter le débit que l'on impose La figure 4 est une vue en perspective partiellement éclatée de la partie inférieure du scrubber.Chaque scrubber élémentaire se conforme aux caractéristiques exposées plus haut en ce sens que la base de la charge est immergée dans le liquide du bac inférieur et que le gaz pénètre latéralement dans la charge Ce laveur est équipé d'un mécanisme de décolmatage lequel comprend un agitateur dont l'axe 19 porte une série de bras 20 qui ne le traversent pas et dont les naissances déterminent une hélice de pas 21 Le laveur est surmonté par un mécanisme de guidage extérieur 22 qui comprend un axe 23 muni d'une vis hélicoTdale 24 coopérant avec un pas de vis 25 qui est formé dans un bloc 26 et qui impose à l'axe 19 de l'agitateur un mouvement hélico#dal dont le pas 211 est identique au pas 21 de l'hélice des bras 20. L'axe 23 est entrafné par un moteur-réducteur 56 à deux sens de rotation un dispositif complémentaire est destiné à mettre à profit la rotation de l'agitateur pour faire l'économie d'un dispositif indépendant de décrassage de la grille qui soutient la charge Ce dispositif qui est schématisé sur la figure 3 par la référence 27 est constitué par un råteau 28 (figure 4) qui est solidaire de la cuve 29 du scrubber et qui est muni de dents 30 pénétrant dans des saignées circulaires 31 prévues dans la grille 32 soutenant la charge. Cette grille 32 est constituée par des anneaux distincts les uns des autres et séparés par les saignées 31 de manière à permettre la rotation de deux tours que l'agitateur transmet à cette grille par l'intermédiaire d'une rainure de calage 33 et d'une dent 34 solidaire de l'anneau intérieur de la grille 32. La grille 32 n'accompagne pas l'axe 19 dans sa montée du fait qu'elle est retenue par des butées 35 et 36 solidaires de la cuve 29 dans un plan horizontal déterminé. Au-dessus du niveau des dents 30, la partie supérieure de la grille 32 est constituée par des bras radiaux 37 qui solidarisent les disques de la. partie inférieure. Comme le montre la figure 3, le niveau du liquide, occupant le réservoir de récupération 38 est réglé par des moyens de contrôle appropriés à une hauteur 39 telle que la base du laveur 29, la grille 32 et le ou les premiers bras 20 soient immergés lorsque l'agitateur 19 est en position basse. L'entrée du gaz se fait latéralement à la partie inférieure du laveur par une pièce de raccord 40 tandis que la sortie se fait latéralement à la partie supérieure par une pièce de raccord 41 munie de chicanes éliminatrices de gouttes représentées schématiquement en 42. Dans la majeure partie du cylindre comprise entre l'entrée et la sortie du gaz, l'~appareil peut donc être considéré comme du type à contre-courant. Des broches-vis 43 sont placées en hélice sur la face intérieure de la cuve 29 et retiennent une partie de la charge. Le pas de cette hélice 211 est également identique au pas 21 de l'hélice des bras 20 tout en étant décalé d'un demi-pas par rapport à ce dernier Une pompe de circulation 47 amène le liquide au sommet du laveur par un tuyau 44 ; à ce sommet est prévu un couvercle 45 formant distributeur de liquide. Le débit de la pompe est tel que le couvercle 45 est étanche au gaz tout en laissant passer le liquide grace à ce que le débit du liquide engendre une pression telle que le gaz est empêché de passer par les ajutages 46 du couvercle. La conception de ce dispositif de décolmatage peut être résumée en d'autres termes comme suit a) Le mécanisme de décolmatage est constitué par un agitateur central 19 à fonctionnement hélicoidal auquel on imprime quelques tours en montant, puis quelques tours en descendant à laide d'un mécanisme de guidage hélicotdal extérieur 22 et d'une source de puissance capable des deux sens de rotation 26. b) L'axe 19 de l'agitateur porte au moins dans sa par tie inférieure une série de bras horizontaux radiaux 20 qui pren nent leur naissance sur l'arbre 19 lui-mbme sans le traverser. Les naissances des bras se succèdent en formant une hélice dont le pas 21 est identique à celui des moyens de guidage extérieur 211. Les bras 20 starratent à quelque distance de la paroi in térieure du cylindre 29, mais si l'on devait les prolonger par la pensée, on verrait qu'ils graveraient dans cette paroi une hé lice unique possédant le pas assigné à l'ensemble des mécanismes. c) De part et d'autre de cette trace imaginaire gravée par les bras, sont plantés dans l'enve1:;##29 des arrdtoirs ou des dents 43 tournés vers l'intérieur. De la sorte on peut imaginer que la trace supposée devient comparable à une route bordée d'arbres, les arbres étant les arrdtoirs fixes 43 qui la longent.Ces arrêtoirs, en accrochant un certain nombre de rubans, empêchent que l'intégralité de la charge emplissant le bas du cylindre ne suive le mouvement hélicoTdal de 1'agitateur et les frottements qui en résultent entre la charge fixée et la charge en mouvement sont évidemment très énergiques et très efficaces pour le décolmatage d) Dans la partie haute de l'agitateur on s'est abstenu de placer des bras et mette en position haute du mécanisme il res te une zone 'supérieure de charge qui n'est jamais brassée direc tement Cette zone est décolmatée par des alternances de compres sion et de décompression que le fonctionnement du mécanisme lui imprime La décompression est favorisée par l'élasticité des co peaux de la partie supérieure comprimée et est grandement aidée par le champ de la pesanteur et la force vive de l'eau ruisselante. L'expérience a montré que le brassage hélicoidal de la partie inférieure de la charge était très favorable à la traversée de celle-ci par les écailles en provenance des couches supérieures, tandis qu'au contraire une rotation non hélico'irdale des bras amenait des couches horizontales préférentielles dans lesquelles les dépôts s'accumulaient plus volontiers. Les bras inférieurs 20 de l'agitateur 19 sont tour à tour émergés et immer séso C'est à la base qu'on prend le maximum de précautions, mais c'est aussi à cet endroit que la production de dépôts est la plus abondante puisque le laveur est à contre-courant. Le laveur des figures 3 et 4 peut autre employé pour neutraliser des gaz ou des fumées chargés de S02, co2, c12 etc à l'aide d'une solution de chaux ou de calcaire qui forme des sels insolubles abondants et incrustants. On peut également utiliser le mbme laveur pour filtrer de l'air chargé d'une quantité notable de poussières. On suggère dans ce cas d'ajouter à l'eau de lavage du chlorure de calcium ou du sucre pour rendre collants les rubans de la charge lorsqu'ils sont en cours de séchage par le flux d'air. Des alternances de débit de ruissellement abondant et faible, combinées avec le décolmatage mécanique et avec le fait que la base de la charge est immergée, permettront un 3ntretim aisé et économique du filtre. Il faut noter que la richesse des possibilités offertes par l'invention est particulièrement grande en raison du poids propre et du prix très réduits de la charge par unité de volume et surtout par unité de surface d'échange. C'est pourquoi d'ailleurs on étend l'invention à des échangeurs de chaleur, par exemple des refroidisseurs atmosphériques dans lesquels un serpentin parcouru par un liquide à refroidir est soit noyé dans la charge, soit disposé dans le bac inférieur récoltant le ruissellement. Bien entendu diverses modifications peuvent etre apportées par l'homme de l'art aux procédés qui viennent d'entre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention0 REVENDICATIONS. i. Charge pour appareils de traitements de gaz tels que lavage, épuration de gaz, échange thermique, etc,., destinés à remplir des enceintes tels que des scrubbers ou des laveurs, caractérisée en ce que la charge est constituée par eq rubans en une matière ou en un matériau suffisamment rigide pour que les déformations qu'ils ont subies au cours des opérations prévues pour leur obtention possèdent un caractère permanent. 2 Charge suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est constituée par des enchevêtrements de copeaux par exemple de métal, de polypropylène, de PVC ou nylon ayant les caractéristiques définies à la revendication 1, ces copeaux ayant suffisamment de longueur pour recevoir la dénomination de rubans. 3 Procédé d'obtention de la charge suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les déformations requises se produisent d'elles-meres, lors d'une opération mécanique telle que le tournage, par l'échauffement dd à l'outil, cette déformation se figeant immédiatement sous forme de crtpage, torsions, fronces, enroulements, etc 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la charge est obtenue par l'utilisation des copeaux produits par l'usinage de pièces métalliques ou en matière plastique. 5. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les copeaux sont fabriqués sans autre but que l'obtention d'un copeau ayant les caractéristiques définies à la revendication lo 6 Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'on travaille sur un tour des disques épais du matériau, de préférence de forme circulaire. 7. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'on augmente la vitesse de coupe de l'outil par rapport à un travail normal de manière à provoquer un échauffement complémentaire améliorant l'amplitude des déformations et en ce que éventuellement on chiffonne les rubans lorsqu'ils sont chauds. 8 Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que dans le cas où le matériau utilisé est une matière plastique, le ruban est produit par une opération d'extrusion complétée par l'intervention de moyens mécaniques qui tordent le ruban et le froncent à la sortie de la filière, le traitement étant com plété par un refroidissement rapide. 9 Charge suivant la revendication 1, caractérisée en ce queles rubans sont constitués pr un support tissé, par exemple en fibre de verre, susceptible de conserver les déformations qui lui ont été données suite à la prise d'un liant introduit par trempage 10. Appareil laveur de gaz conçu pour l'utilisation de la charge suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte à la base du laveur un bac qui collecte le liquide ruisselant, en ce que l'on prévoit des moyens de contrôle de niveau pour que le liquide baigne la base de la charge et forme joint hydraulique à la partie inférieure du circuit de gaz et en ce que l'on dispose les collecteurs et distributeurs d'entrée et de sortie de gaz vers et depuis la charge de manière à permettre un transfert latéral et horizontal du gaz à ladite charge. 11. Laveur de gaz suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les collecteurs et distributeurs de gaz sont disposés verticalement au sein ou à la périphérie de la charge et en ce que l'on ajoure les parois de ces collecteurs ou distributeurs de manière à réaliser ce transfert horizontal et radial du gaz. 12. Laveur de gaz suivant l'une quelconque des revendications 10 et 11, caractérisé en ce que les jours des parois des collecteurs et distributeurs sont des fentes longues et étroites et en ce que éventuellement on les munit de chicanes pour éviter les entratnements et les projections de liquide. 13. Laveur de gaz suivant l'une quelconque des revendications 10, 11, 12, caractérisé en ce que l'on prévoit dans la charge des déflecteurs verticaux en chicanes pour allonger le trajet des veines gazeuses entre collecteurs et distributeurs. 14. Laveur de gaz suivant la revendication lo, caractérisé en ce que l'on prévoit des moyens destinés à brasser la charge et éventuellement à lui imprimer des alternances de compression et de décompression. 15 Laveur de gaz suivant la revendication 14, caractérisé en ce que le brassage est assuré par un agitateur dont les bras sont noyés au sein de la masse constituant la charge. 16. Laveur de gaz suivant la revendica ffi n 14, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens prr lesquels la compression de la charge est produite mécaniquement par le mouvement d'un en semble de bras tandis que la décompression est obtenue par le recul de ces bras conjugué avec l'action d'une force, de pesanteur par exemple, s'exerçant au sein de la masse. 17. Laveur de gaz suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'il est formé par la juxtaposition d'un nombre approprié de laveurs élémentaires cylindriques verticaux dans chacun desquels est prévu un agitateur comprenant un axe dont la partie inférieure porte une série de barres radiales horizontales ne traversant pas l'axe et dont les naissances sur celui-ci se succèdent en hélice et en ce que cet axe reçoit, gracie à un dispositif de guidage extérieur un mouvement hélicoïdal alternatif dont le pas est le mêne que celui de la naissance des bras radiaux et en ce que l'enveloppe extérieure est garnie d'arretoirs internes disposés sur une ligne formée par des hélices situées de part et d'autre de la trajectoire hélicoidale des bras. 18. Procédé de traitement d'un gaz chargé de poussières, caractérisé par l'utilisation d'un laveur de gaz suivant l'uner quelconque des revendications 10 à 17, trace à l'addition à l'eau de lavage d'un additif tel que le chlorure de calcium ou le sucre qui rend collant le film en cours de séchage. 19. Laveur de gaz suivant la revendication 18, caractérisé en ce que l'agitateur porte une rainure de calage gracie à laquelle il assure la rotation relative de la grille supportant la charge et d'un rameau de décrassage dont les dents pénètrent dans des saignées circulaires de la grille. 20 Appareil de traitement de gaz avec utilisation de la carge suivant la revendication 1, et éventuellement des dispositions des revendications lo, 11 et 12 énumérées pour des laveurs de gaz, caractérisé en ce qu'on dispose un serpentin au sein de la charge ou dans le bac de récupération de manière à faire passer dans un liquide circulant dans le serpentin les calories échangées entre le gaz et le liquide de ruissellement