La présente invention a pour objet un appareil détecteur perpermettant de déceler et de signaler des événements anormaux, des situations ou des états critiques voire inadmissibles se traduisant par des brusques variations de vitesses ou de trajectoires d'un mobile, par des chocs, par des vibrations, par des tremblements, par des ébranlementS, etc., phénomènes toujours liés à l'apparition ou la variation de forces d'inerties. Cet appareil peut être associé à des dispositifs de sécurité, d'alarme, anti-vol, anti-effraction, etc. et utilisé dans les domaines les plus divers, par exemple dans des ouvrages de génie civil, dans des constructions immobilières ou industrielles, dans des machines, sur des véhicules, dans des instruments de mesure tels que des sismographes, etc. Cet appareil est caractérisé par le fait qu'il comprend d'une part, une enceinte cylindrique dont le fond et la paroi intérieure sont conducteurs, isolés l'un de l'autre et reliés respectivement aux deux bornes d'une source de courant électrique et, d'autre part, une bille métallique reposant, en position d'équilibre instable, sur un siège, ménagé dans le fond de l'enceinte, le tout de manière que sous l'action d'une force d'inertie dépassant une certaine intensité, la bille quitte son siège, court-circuite temporairement le fond et la paroi intérieure de l'enceinte en provoquant l'émission d'une impulsion de courant. Le dessin ci-annexé représente schématiquement et à titre d'exemple, trois formes d'exécution de l'objet de l'invention. La première, illustrée par les figures 1 et 2, est associée à un dispositif de sécurité pour véhicule automobile destiné à assurer le maintien des feux "stop" après un brusque ralentissement ou un arrêt du véhicule consécutif à un freinage énergique, cela dans le but de réduire les risques de collisions en chaine. La seconde, représentée à la figure 3, est associée à un dispositif signalant au conducteur d'une voiture automobile qu'il négocie un virage à une vitesse trop élevée. La troisième, représentée aux figures 4,5 et, est associée à un circuit de commande des quatre feux de direction d'un véhicule automobile, feux qui pourront être enclenchés soit manuellement si l'automobiliste se trouve dans une situation gênante ou dangereuse pour les autres usagers de la route, soit automatiquement à la suite d'un choc. Le premier dispositif représenté est inséré dans le circuit d'alimentation des feux "stop", en parallèle avec la commande classique à pédale. Ce dispositif comprend, logé dans un boitier compact 10 monté par exemple sur le tableau de bord de la voiture, un détecteur 11 conforme à l'invention, un amplificateur 12 comportant un circuit de maintien, un relais 13 et un indicateur 14 avec témoin lumineux et bouton de remise à zéro. Le détecteur comprend une bille en acier 15 prisonnière d'une enceinte cylindrique 16 formée d'un fond 17 et d'un carter 18, tous deux métalliques, assemblés par collage par l'intermédiaire d'une bague 19 en matière plastique. Le fond 17, présente, en son centre, une ouverture circulaire 20 formant un siège pour la bille 15. Le fond 17 et le carter 18 constituent les deux pièces de contact fixes d'un interrupteur dont la bille 15 est l'organe mobile. Un double fond 22 rend l'enceinte 16 étanche à l'humidité et hermétique aux poussières. La bille 15 est assise sur son siège en état d'équilibre instable. Si le véhicule est soumis à une brusque variation de vitesse, elle en est éjectée par inertie. Le fond 17 et le carter 18 sont reliés respectivement à la borne positive de la batterie du véhicule et à l'amplificateur 12. lorsque la bille 15 est éjectée, elle entre en contact avec la paroi intérieure du carter 18 ce qui ferme l'interrupteur et provoque une impulsion de courant électrique, amplifiée par l'amplificateur 12, qui enclenche de façon permanente, par l'interme- diaire du relais 13 les feux "stop" indépendamment de la position de la pédale de frein. I1 y a lieu de remarquer que le détecteur fonctionne quelle que soit la position angulaire du véhicule lors du freinage. Dans une variante ou pourrait prévoir d'adjoindre au dispositif un circuit supplémentaire rendant les feux "stop" clignotant s'ils ne le sont pas déjà. Dans le dispositif représenté à àla figure 3, le détecteur 11 est semblable à celui de la première forme d'exécution à l'exception du fait que la bille 15 est prisonnière d'une rainure 21 transver- sale à l'axe du véhicule. Ce détecteur est inséré dans le circuit d'une lampe témoin qui s'allume lorsque la bille est éjectée sous l'action d'une force centrifuge dépassant une certaine valeur. La sensibilité du détecteur déterminée par le degré dtinsta- bilité de la bille, sera naturellement adaptée au but visé en choississant de façon appropriée la masse et le diamètre de la bille, ainsi que celui du siège. Le dispositif représenté aux figures 4 à 6 comprend un détecteur 11, monté sur la boite à vitesse, à proximité du centre de gravité du véhicule, et un circuit électrique logé dans un boîtier encastré dans le tableau de bord du véhicule. Le détecteur 11 comprend une bille 15 logée dans une-enceinte cylindrique 16 formé d'un fond 17 et d'un capot 18, tous deux en métal, assemblés l'un à l'autre par l'intermédiaire d'une bague isolante collée 19. Le fond 17 présente, en son centre, une ouverture circulaire 20 formant un siège sur lequel repose normalement la bille 15 dans une position d'équilibre instable. Un double fond 22 assure l'étanchéité de l'enceinte et le maintien d'une atmosphère sèche exempte de poussière. L'assiette 35 de la bille est constituée par une portion de forme sphérique du bord de l'ouverture 20 de même rayon de courbure que celui de la bille La surface de cette assiette présente une dureté relativement élevée. Pour obtenir simultanément la forme et la dureté voulues de cette assiette, on pourra la réaliser apres avoir pratiaué une ouverture cylindrique, au moyen d'un poin çon sphérique provoquant un certain écrouissage de la matière. Les dimensions de l'enceinte 16 et de l'assiette 35 seront déterminées de façon que la bille ne puisse pas s'immobiliser sur la partie plate du fond 17, c'est-à-dire de façon que son centre de gravité ne puisse pas se situer à l'extérieur de l'arête extérieure de l'assiette. Le circuit électrique est constitué par un tyristor 30 dont la gachette peut être commandée soit automatiquement par le détecteur 11, soit manuellement par un bouton poussoir 31, par un relais 32 à deux contacts 33 et 34 insérés dans les boucles d'alimentation - comprenant un émetteur d'impulsions 36 - des indicateurs clignotants de direction, par un bouton poussoir 25 permettant d'éteindre ie tyristor, et par deux témoins lumineux 26 et 27 s'allumant lors que les feux de direction - droite, respectivement gauche - clignotent. Les boutons 25 et 31 et les voyants lumineux 26 et 27 sont groupés sur le tableau de bord du véhicule. Le fond 17 et le capot 18 du détecteur sont respectivement reliés à la borne positive du véhicule et à la gachette du tyristor 30. Lorsque le véhicule est soumis à une brusque variation de vitesse, par exemple à la suite d'un choc ou d'un freinage énergique, la bille 15 est éjectée, par inertie de son siège, vient toucher la paroi intérieure du capot 18 ce qui court-circuite temporairement le détecteur et engendre l'émission d'une impulsion. La gachette du tyristor 30 est alors mise sous tension et un courant permanent s'établit à travers le relais 32, les contacts 33 et 34 se ferment et les quatre feux clignotants de direction sont enclenchés. Ces feux clignotants peuvent être commandés de la même façon par le conducteur du véhicule en pressant sur le bouton 25. Pour mettre le dispositif hors-circuit et éteindre les feux clignotants, il suffit de presser sur le bouton 25 ce qui provoque l'extinction du tyristor. L'invention englobe évidemment de nombreuses variantes et les applications à un véhicule pour signaler un accident ne sont pas limitées à l'actionnement des feux clignotants ou aux feux "stop" Le détecteur pourrait aussi être associé à une lampe d'alarme placée sur le toit du véhicule, à une sirène, à une sonnerie, etc. REVENDICATIONS I) Appareil détecteur, caractérisé par le fait qu'il comprend d'une part, une enceinte cylindrique dont le fond et la paroi intérieure sont conducteurs, isolés l'un de l'autre et reliés respectivement aux deux bornes d'une source de courant électrique et, d'autre part, une bille métallique reposant, en position d'équilibre instable, sur un siège, ménagé dans le fond de l'enceinte, le tout de manière que sous l'action d'une force d'inertie dépassant une certaine intensité, la bille quitte son siège, court-circuite temporairement le fond et la paroi intérieure de l'enceinte en provoquant l'émission d'une impulsion de courant. 2) Appareil détecteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le siège de la bille présente une forme épousant au moins en partie celle de la bille. 3) Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la surface du siège présente une dureté élevée. 4) Utilisation de l'appareil détecteur selon la revendication 1 dans un dispositif de sécurité pour véhicule automobile destiné à maintenir les feux "stop" en fonctionnement après un freinage brusque. 5) Utilisation de l'appareil selon la revendication 1, dans un dispositif de sécurité pour véhicule automobile destiné à signaler au conducteur qu'il négocie un virage à une vitesse trop élevée. 6) Utilisation de l'appareil détecteur selon la revendication 1, dans un dispositif de sécurité pour véhicule automobile destiné à enclencher les quatre feux de direction clignotants du véhicule lors d'un choc ou d'un freinage brusque. 7) Utilisation de l'appareil selon la revendication 6, carac térisé par le fait que l'appareil est associé à un circuit de commande comprenant un tyristor.