La présente invention concerne les peigneuses rectilignes pour laine et similaires qui utilisent, en combinaison avec d'autres organes, un peigne cylindrique rotatif et un peigne rectiligne, fixe dans la phase du travail actif, qui entre en mouvement alterné entre deux phases. Tandis que le peigne rotatif est nettoyé de façon satisfaisante par un organe de nettoyage rotatif qui lui est accolé, il n'en est pas de méme du peigne rectiligne dont le nettoyage, assuré par des moyens traditionnels, laisse fort à désirer. En pratique, sur les machines du type considéré, les dents du peigne rectiligne entrent en contact, chaque cycle de fonctionnement, avec un dispositif de nettoyage fixe qui est censé enlever les impuretés retenues par les dents.En fait, cela ne se vérifie que d'une manière très limitée pour des raisons diverses telles que, à titre d'exemples, la vitesse élevée, l'insuffisance de pénétration des dents dans le dispositif de nettoyage, la difficulté d'obtenir une adhérence constante et parfaite sur toute la longueur entre le peigne et le dispositif de nettoyage, et autres. I1 en résulte de toute évidence une influence défavorable sur le rendement fonctionnel et le niveau de qualité de la machine, si bien que, certaines fois, il s'est avéré nécessaire de diminuer la vitesse ou de soumettre le produit peigné à une seconde opération, au moins; cela se traduit tout naturellement par l'augmentation des colts à la production ou bien par l'arrêt fréquent de la machine afin d'en nettoyer le peigne. La présente invention a pour objet de pallier les susdits inconvénients l'aide d'un dispositif que l'on puisse facilement adapter aux peigneuses rectilignes, meme à celles qui sont déjà existantes, sans avoir à leur apporter d'importantes modifications, et qui soit capable d'effectuer le nettoyage réel et rationnel du peigne fixe, de manière que l'on puisse utiliser une vitesse plus grande et obtenir une meilleure finition du produit final. L'invention considérée a également pour objet la réalisation du dispositif de type susmentionné de telle sorte qu'il maintienne le peigne fixe dans les conditions de rendement idéales, afin que le produit final présente des caractéristiques qualitatives équivalentes à celles des produits qui ont subi le peignage double. Un autre but de l'invention, ctest celui de réaliser un dispositif du type mentionné plus haut qui soit de construction robuste et simple, dont la mise au point soit facile et dont le rendement fonctionnel soit élevé. D'après l'invention, ces buts sont réalisés par un dispositif dont la caractéristique principale consiste à posséder des moyens lui permettant d'arrêter la machine à des intervalles programmés, à interrompre la rotation dans une phase du cycle de travail pendant laquelle le peigne se trouve en position haute, à posséder des moyens permettant de communiquer au peigne rectiligne un complément de déplacement vers le haut, un cylindre de nettoyage garni de cardes à pointes dirigées vers le sens de la rotation et placées de manière à entrer en contact avec les dents du peigne rectiligne dans la position la plus haute de ce dernier, des moyens permettant de faire tourner le cylindre de nettoyage pendant que ses garnitures sont en contact avec les dents du peigne et des moyens de programmation permettant de choisir, dans l'ordre, l'arrêt de la machine, le soulèvement supplémentaire du peigne, la mise en oeuvre du cylindre de nettoyage et ensuite l'arrSt de celui-ci, le mouvement descendant du peigne pour le ramener à sa position de fonctionnement normale, et enfin la remise en route de la machine. Pour faciliter la compréhension de l'invention, on va maintenant décrire dans le détail, simplement comme exemple non limitatif, une forme préférée de mise en oeuvre qui sera illustrée par le dessin ci-joint: - la figure 1 représente le schéma de principe de l'application d'un dispositif correspondant à l'invention, à une peigneuse rectiligne pour la laine; - la figure 2 est une vue de coté partielle et agrandie d'un ddtail du dispositif et la figure 3 représente la vue en plan de ce méme détail qui est illustré par la figure 2. En 1, figure le chariot ou "gill" de la machine, en 2, la machoire inférieure, en 3, la machoire supérieure, en 4, le peigne cylindrique oscillant et en 5, le peigne rectiligne qui est supporté par les leviers latéraux articulés 6 sur des pivots mobiles 7. Suivant l'invention, il y a, à la base de chaque levier 6, un tube profilé 8 qui se fixe au levier au moyen de vis à pression 9, chaque petit tube profilé présente à l'arrière une oreillette 10 dans laquelle est introduite, par un goujon 11, une forme de levier auxiliaire 12 dont l'extrémité est formée de telle manière que le levier principal 6 puisse se déplacer librement pendant le fonctionnement, ce qui permet au peigne rectiligne 5 de se soulever régulièrement.Par contre, si l'on fait fonctionner le levier auxiliaire 12 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre sur le dessin, son extrémité profilée s'oppose à l'extrémité adjacente du tube 8, ce qui provoque un mouvement dans le même sens que celui du levier principal 6, donc le soulèvement du peigne rectiligne dans une plus grande mesure que celle prévue lors du fonctionnement normal de la machine. Chaque levier auxiliaire 12 est relié, à son extrémité libre, par une bielle 13, à la queue 14 d'un cylindre de pression de liquide 15 dont la base est goujonnée en 16 à une chape 17 qui est fixée à la traverse arrière de la machine 18. Le liquide sous pression par l'action de contraction du cylindre 15, arrive à travers une canalisation 19 commandée par une électrovalve 20, laquelle est pilotée par le programmateur 21. Au-dessus du chariot 1 et de la machoire supérieure 3 est disposé un cylindre de nettoyage 22 placé parallèlement au peigne rectiligne 5 : ce sera de préférence un cylindre métallique de faible diamètre garni de cardes dont les pointes sont orientées dans le sens de la rotation. Ce cylindre est placé de telle manière que ses garnitures pénètrent entre les dents 5a du peigne rectiligne 5, quand celui-ci se trouve dans sa position la plus haute 5', qui est indiquée en pointillés sur la figure 1. Suivant le type de machine sur lequel on fait l'application de ltinvention, les petits supports 23a qui soutiennent aux extrémités le cylindre de nettoyage 22 peuvent etre fixés aux bras porteurs de la mâchoire supérieure de la pince ou bien sur le coté de la grille du chariot ("gill"). Le cylindre doit etre réglé par rapport à la position du peigne rectiligne 5, qui doit à son tour suivre les réglages de l'écartement. I1 apparaît préférable que les petits supports 23a du cylindre de nettoyage 22 soient du type à teste à ouverture, de façon à permettre rapidement le remplacement du cylindre lui-meme et le nettoyage du chariot, si necessaire, Le cylindre de nettoyage 22 est mis en rotation par un moteur électrique indépendant 24, qui est fixé à l'un des batis latéraux de la machine. Ce moteur est cinématiquement relié au cylindre 22 par une prise de mouvement à arbre souple et par une seconde transmission rigide courant le long d'un bras latéral de prolongement 23, solidaire de l'un des supports 23a. La transmission fixe est nécessaire pour permettre que le peigne rectiligne atteigne son point le plus haut, point qu'il doit atteindre pour qu'on puisse le remplacer; la transmission par arbre fixe maintient la liaison entre le moteur 24 qui est fixe et le groupe de la pince, qui est mobile. L'arbre de la came 25, actionné par un moteur électrique 26, agit indirectement sur un compteur à pré-affichage 28 appliqué à une partie fixe de la machine qui varie suivant le type de la peigneuse. Ce compteur, qui totalise les cycles de travail de la machine, reçoit d'un organe de travail, par une transmission 27, une impulsion à chaque cycle de fonctionnement et, une fois arrivé à un nombre d'impulsions choisi à l'avance, ferme le contact électrique et provoque l'arrêt de la machine. A cette fin, on a associé au moteur principal de la machine 26, un frein électromagnétique 31 qui est relié, soit au programmateur 21, soit à un palpeur 30 dont le but est de s'assurer que l'a=!t de la machine est intervenu uniquement et exclusivement en un point bien précis du cycle de travail. Le compteur à pré-affichage 28 est relié mécaniquement, par une tringlerie 29, au levier auxiliaire 12 dont la descente provoque automatiquement la mise à zéro du compteur. Une fois atteint le nombre d'impulsions préalablement fixé et qui est choisi en fonction du degré de propreté de la laine travaillée et du dép8t des impuretés qui en résulte sur le peigne rectiligne, le programmateur 21 provoque l'arrtt de la machine en excitant le frein électromagnétique 31, met en rotation le cylindre de nettoyage 22 en activant le moteur 24 et excite l'électrovalve 20 qui permet l'admission du liquide sous pression dans le cylindre 15.Par suite, la queue 14, dont la course peut dtre réglée par le moyen de la bague 14a, s'abaisse et fait osciller l'ensemble dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre, le levier auxiliaire et le levier principal 6, autour du pivot 7 Par l'effet de ce mouvement, le peigne 5 se place dans la position de hauteur maximale 5' et ses aiguilles Sa viennent au contact du cylindre de nettoyage 22 qui peut ainsi éliminer les impuretés déposées entre les dents. Une fois l'opération terminée, le peigne 5 se rabat, le cylindre de nettoyage 22 starrête et la machine peut reprendre son travail normal, le compteur 28 ayant été remis à zéro entre temps. On obtient ainsi en un temps très bref et sans intervention manuelle, le nettoyage complet du peigne fixe. L'application de ce dispositif à des machines déjà existantes peut se faire facilement puisque cela ne demande pas de modifications importantes. Le montage du levier auxiliaire articulé 12 est nécessaire pour permettre au peigne 5 d'exécuter librement ses déplacements de travail caractéristiques et de pouvoir s'élever par la suite. L'importance de l'effort exercé par le cylindre de pression de liquide 15 sur les leviers 12 et 6 doit & re suffisant pour vaincre l'action des ressorts qui retiennent le chassis porte-peigne dans le plan de travail normal. Ces mimes ressorts assurent le retour du peigne à sa position de départ, une fois l'opération de nettoyage terminée. I1 est possible de compléter le dispositif en mettant près du cylindre de nettoyage 22 une bouche d'aspiration aboutissant à l'installation d'enlèvement des poussières, dont est équipée la machine. I1 est évident que l'invention ne se limite pas à la forme de mise en oeuvre qui vient d'étire décrite et illustrée à titre d'exemple, mais que les détails d'exécution peuvent recevoir des variantes, sans pour cela sortir du cadre de l'invention proprement dite. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de nettoyage automatique des peignes fixes des machines à peigner rectilignes pour la laine et similaires, caractérisé par la présence de moyens permettant d'arrêter la machine à des intervalles programmés interrompant la rotation dans une phase du cycle de fonctionnement pour laquelle le peigne rectiligne se trouve en position haute, de moyens permettant de communiquer à ce peigne rectiligne un mouvement supplémentaire vers le haut, d'un cylindre de nettoyage équipé de cardes dont les pointes sont orientées dans le sens de la rotation, lequel cylindre est placé de manière à entrer en contact avec les dents du peigne rectiligne, dans la position haute maximale de ce dernier, de moyens permettant de faire tourner le cylindre de nettoyage tandis que ses garnitures se trouvent en contact avec les dents du peigne, et de moyens de programmation capables de commander, dans l'ordre, I'arret de la machine, le déplacement supplémentaire du peigne vers le haut, l'actionnement du cylindre de nettoyage puis son arr8t, le retour du peigne à la position de fonctionnement normale et la remise en route de la machine. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens qui permettent d'arrêter la machinaux intervalles programmés comprennent un compteur d'impulsions à pré-affichage qui peut totaliser les cycles de fonctionnement et un frein électromagnétique qui est mis en action par un compteur dès que le nombre des impulsions préaffichées est atteint, et un palpeur permettant de le faire fonctionner exactement au moment prévu. 3 - Dispositif suivant la revendication 1, par lequel les moyens permettant de déplacer le peigne fixe vers le haut comprennent un levier auxiliaire articulé avec possibilité de déplacement dans une seule direction, un tube qui vient se fixer sur l'un des leviers qui soutiennent le peigne et un cylindre à pression de liquide alimenté par une électrovalve dont la queue est reliée au levier auxiliaire, qui est à son tour relié au compteur d'impulsions afin de le remettre à zéro après chaque intervention. 4 - Dispositif suivant la revendication 1, dans lequel les moyens permettant de faire tourner le cylindre de nettoyage comprennent un moteur électrique fixé à l'un des batislatéraux de la machine, une première transmission à arbre souple et une seconde transmission rigide venant en bout du cylindre, 5 - Dispositif suivant la revendication 1, dans lequel le cylindre de nettoyage est monté sur un organe mobile de la machine, avec possibilité de réglage et de remplacement.