La présente invention concerne les procédés et moyens d'articulation de pièces dans une paroi. Elle a pour objet, d'une part, des procédés nouveaux d'articulation de pièces mécaniques, d'autre part, les pièces obtenues par mise en oeuvre de tels procédés. L'articulation d'une pièce dans une paroi ne pose pas de difficultés particulières lorsque l'axe forme une extrémité libre de ta pièce et peut, par conséquent, être introduit directement dans l'orifice d'articulation coaxialement à cet orifice. Lorsque chacune des extrémités de cet axe est supérieure au diamètre de ce dernier, cette introduction directe n'est plus possible. Pour pouvoir articuler de telles pièces, on a proposé jusqu'à présent - soit de constituer la pièce en deux parties se séparant au niveau de l'axe, - soit de constituer la paroi au niveau de l'orifice d'articulation également en deux parties. On comprend, dans ces conditions, que l'axe d'articulation peut être introduit dans l'orifice d'articulation, quelle que soit la forme des éléments solidarisés aux extrémités de cet axe, en séparant puis en solidarisant chacune des parties de la pièce ou de la paroi. Ces techniques présentent cependant l'inconvénient d'être complexes à mettre en oeuvre : augmentation du nombre de pièces à fabriquer, montage long etc... grèvant le prix de revient général de l'articulation ; de plus, la constitution en deux parties nuit à la rigidité générale de l'articulation. La présente invention vise à pallier ces inconvénients. Dans ce but, l'invention propose, selon une première caractéristique, de présenter ia pièce à articuler d'un seul tenant dans l'orifice d'articulation traversant la paroi, par l'une des extrémités libres de la pièce, puis de tourner ladite pièce autour d'un axe non parallèle à l'axe dudit orifice et de translater simultanément cette pièce dans l'orifice en s'appuyant par contact glissant sur les bords de l'orifice. Le montage de la pièce dans l'orifice d'articulation apparaît ainsi des plus aisés. Un seul geste suffit en effet à la mettre en place et il n'est nul besoin de réfléchir au sens du montage de la pièce puisque celle-ci est présentée d'un seul tenant (la pièce peut être prémontée en usine). Pour mettre en oeuvre ce procédé d'une façon avantageuse et seLon une autre caractéristique de l'invention, le procédé consiste à - ménager ledit orifice d'un seul tenant dans ladite paroi, - conformer et positionner l'un des éléments d'extrémité de l'axe d'articulation par rapport à l'autre de telle façon que ce premier élément puisse passer et être introduit dans ledit orifice jusqu'à pénétration de l'extrémité correspondante de l'axe d'articulation dans l'orifice, - faire glisser ce premier élément, de préférence en le translatant et le tournant et en s'appuyant sur les bords de l'orifice ci-dessus, puis l'axe d'articulation dans l'orifice, - maintenir l'axe d'articulation dans l'orifice sans gêner sa rotation dans l'orifice. Le montage de la pièce apparaît ici encore simplifié car le perçage de l'orifice aux formes et aux dimensions de l'axe d'articulation et du premier élément pour que ces derniers puissent être introduits sans difficulté dans l'orifice, de même que la conformation et le positionnement du premier élément aux formes et dimensions de la pièce et de l'orifice, sont des opérations effectuées en usine au niveau de la production en série des parois. La possibilité de réaliser l'orifice et la pièce à articuler d'un seul tenant simplifie par ailleurs considérablement la fabrication. Selon une caractéristique préférentielle, la conformation du premier élément est réalisée en définissant sa forme, alors qu'il est lié à l'axe d'articulation, dans le volume commun aux trois volumes, engendrés par l'entrée et la sortie de l'orifice et par les courbes enveloppes de chaque génératrice de l'orifice, lorsque ce dernier est déplacé fictivement à partir de sa position réelle dans la paroi suivant un mouvement imaginaire de translation et de rotation ne coupant pas la paroi. On se rend compte ici que la forme du premier élément, destiné à passer à travers l'orifice au cours du montage de la pièce articulée, peut être des plus variée ce qui permet d'appliquer le procédé selon l'invention à des exemples d'articulation les plus divers. D'une façon avantageuse et selon une autre caractéristique de l'invention, le premier élément et l'axe d'articulation sont introduits dans l'orifice en les manoeuvrant par l'intermédiaire de l'autre élément. La pièce à articuler étant en effet d'un seul tenant, cette caractéristique avantageuse peut être mise en oeuvre facilement par toute personne ; elle permet d'introduire avec précision le premier élément puis l'axe d'articulation dans l'orifice, la main effectuant la manoeuvre de l'autre élément en se guidant sur les bords de l'orifice. Pour maintenir l'axe d'articulation dans l'orifice et selon une autre caractéristique, le procédé selon l'invention consiste à conformer l'un desdits éléments et ladite paroi de façon à pouvoir les verrouiller ensemble, par exemple par rotation, une fois que l'axe d'articulation est mis en place dans l'orifice. Le procédé convient bien au cas où les mouvements de rotation autour de l'axe de l'orifice sont limités ; il suffit, en effet, dans ce dernier cas, de placer la position de déverrouillage hors des limites de rotation de la pièce en usage normal. Suivant une application particulière à une pièce dont le premier élément se présente sous la forme d'une gache perpendiculaire à l'axe d'articulation et selon une caractéristique particulière de l'invention, le procédé consiste à introduire la pièce dans l'orifice en - présentant l'extrémité libre de la gâche dans orifice en alignant l'axe de la gache avec celui de l'orifice, - en fonçant l'extrémité libre de la gâche dans l'orifice et - tournant simultanément la gâche d'un quart de tour vers l'intérieur de l'angle sensiblement droit formé par la gâche et liaxe d'articu lation, de façon à aligner l'axe d'articulation avec l'axe fictif de l'orifice. Ce mouvement caractéristique de "piochage" s'assimile aisément, surtout si l'on tient compte du fait que l'opérateur peut s'aider du contact glissant de la gâche puis de l'axe d'articulation sur les bords de l'orifice. Ce procédé s'applique en particulier au montage des verrous de vasque dans les parois de support des vasques L'invention a également trait aux pièces articulées dans une paroi, obtenues par mise en oeuvre des procédés ci-dessus décrits. Un tel ensemble (pièce articulée dans une paroi) comprend ainsi classiquement - un axe d'articulation mis en place dans un orifice de la paroi - deux éléments solidaires chacun d'une extrémité de l'axe d'arti culation et comportant chacun une dimension transversale à cet axe supérieure au diamètre de ce dernier. Cet ensemble se caractérise alors préférentiellement à ce que l'un des éléments est contenu dans le volume commun aux trois volumes engendrés par l'entrée et la sortie de l'orifice de la paroi et par les courbes enveloppes de chaque génératrice de l'orifice, lorsque ce dernier est déplacé fictivement, du côte opposé à l'autre dit élément, à partir de sa position réelle dans la paroi, suivant un mouvement imaginaire de translation et de rotation ne coupant pas la paroi. Autrement dit, l'un des éléments est conformé de telle façon qu'il peut être introduit dans l'orifice en totalité jusqu'à engagement de l'axe d'articulation, auquel cet élément est solidarisé, dans l'orifice, afin d'articulier la pièce d'un seul tenant en une seule opération dans l'orifice. La pièce étant engagée d'un seul tenant, I'axe d'articulation et les deux éléments seront, de préférence et selon une autre caractéristique de l'invention, formés d'une seule pièce. La fabrication se trouve ainsi grandement facilitée car il n'est pas nécessaire de prévoir plusieurs pièces complexes démontables en plusieurs parties. La solidité générale de la pièce se trouve par ailleurs de ce fait également améliorée. Avantageusement, ce type de fabrication d'une seule pièce est réalisé industriellement par moulage. Certaines pièces se prêtant bien à une fabrication dans une matière synthétique ou dans un métal à basse température de fusion, le procédé de moulage par injection peut être mis en oeuvre, ce qui permet de produire ces pièces industriellement à cadence élevée et à un coût particulièrement faible. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la paroi et l'orifice sont également formés d'une seule pièce. Cette caractéristique permet de supprimer tous les palliers ou autres moyens de fixation amovibles sur tous les axes d'articulation mis en place conformément à l'invention. Le nombre de pièces à fabriquer entrant dans l'ensemble décrit apparaît ainsi des plus réduits. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'axe d'articulation comprend des moyens permettant de le maintenir dans l'orifice. La pièce à articuler introduite d'un seul tenant dans l'orifice ne risquera pas ainsi de s'échapper de ce dernier. De tels moyens de maintien pourront prendre de préférence la forme d'ergots coopérant avec un logement et une rampe de contact. Les ergots peuvent par exemple être placés sur l'axe d'articulation et la rampe peut être solidaire de la paroi au voisinage de l'orifice, ou invsersement. Lorsque la rotation de la pièce articulée est limitée à un angle déterminé, un verrouiliage de ce type, à baïonnette par exemple, donne entière satisfaction. Suivant une forme de réalisation particulière, les moyens de maintien comprennent au moins une languette élastique susceptible de s'effacer dans un logement correspondant lors de l'introduction dans l'orifice de l'un des éléments liés à l'axe d'articulation. Une telle languette élastique peut être solidarisée à la paroi ou à l'un des éléments liés à l'axe d'articulation, l'essentiel étant qu'elle se rabatte, après mise en place de l'axe d'articulation dans l'orifice, derrière une partie solidaire inversement de l'élément en question ou de la paroi, pour empêcher l'axe de s'échapper librement. Avantageusement cependant, la languette élastique et ledit logement correspondant appartiennent à l'élément introduit dans l'orifice lors du montage de la pièce dans la paroi, la languette se rahattant simplement derrière la paroi dès que l'axe d'articulation est en place dans l'orifice. Cette dernière forme de réalisation, d'une grande simplicité, présente un intérêt particulier dans le cas d'une fabrication de la pièce articulée en matière synthétique moulée. La languette élastique peut en effet être moulée simultanément avec la pièce, dans la même matière (parmi les matières synthétiques comportant une certaine élasticité et convenant bien à ce genre de réalisation, on peut citer les matières thermoplastiques pour moulage à injection du type polycarbonate, polyamide, polyoxyméthylène, etc...) Dans le cas du moulage par injection, il est avantageux de prévoir l'axe d'articulation creux, ce qui facilite la réalisation des moules pour faire apparaître la languette et le logement correspondant sur l'élément en question. Suivant une réalisation particulière, l'un des éléments solidaires de l'axe d'articulation a la forme d'une gâche, tandis que l'autre élément celle d'une manette de manoeuvre L'ensemble constitue alors un verrou susceptible, par exemple, d'être articulé dans les parois de support d'une vasque. Une caractéristique particulière de l'invention prévoit dans ce cas de décaler angulairement la gâche par rapport à la manette afin de faciliter l'introduction de la gâche dans l'orifice sans que la manette butte contre la paroi. Un décalage compris entre 45 et 90 degrés apparaît généralement satisfaisant. La matière synthétique utilisée pour un tel verrou sera ici de préférence le polycarbonate stabilisé contre les rayons ultra-violets afin de tenir compte de ses conditions d'utilisation particulières, de chaleur et d'exposition aux rayons lumineux, dans une vasque. La présente invention sera maintenant mieux comprise à la lecture de la description qui suit en regard des dessins annexés, lesquels, description et dessins, ne sont donnés qu'à titre d'exemples non limitatifs. Sur ces des sins la figure 1 est une vue éclatée d'un verrou de vasque de l'art antérieur la figure 2 montre un verrou de vasque conforme à l'invention, obtenu suivant le procédé de l'invention les figures 3 à 6 illustrent schématiquement le procédé de l'invention pour articuler ie verrou de la figure 2 dans l'orifice d'une paroi la figure 7 représente en coupe le verrou de la figure 2 articulé dans une paroi conformément à l'invention;; la figure 8 est une épure illustrant procédé de l'invention pour con former l'un des éléments solidaires d'une extrémité de l'axe d'articulation Sur la figure 1, on peut voir une pièce destinée à être articulée dans une paroi suivant une technique courante de l'art antérieur. Cette pièce comprend deux parties let 2 destinées à être solidarisées i'une à l'autre par l'intermédiaire d'un dispositif à ergots 5 portés par l'axe d'articulation 3 solidarisé à la partie 1 et d'encoches 4 portées par la partie 2. Un ergot 31 et une encoche 30 ont été prévues pour contraindre l'utilisateur à monter la partie 1 suivant la bonne orientation par rapport à la partie 2. Cette pièce destinée à former en particulier un verrou de vasque a étë abondamment décrite dans le brevet 2.166.685 au nom de la demanderesse. Elie présente l'inconvénient d'être complexe, difficile à fabriquer et mai commode à monter dans la paroi. Sur cette figure 1, on remarquera que la partie 2 ou élément 2 ou encore gâche 2, ainsi que la partie 1 ou élément 1 ou manette 1 présentent une dimension transversale à l'axe d'articulation 3 largement supérieure au diamètre de cet axe d'articulation. Sur la figure 2, on aperçoit un verrou de vasque destiné à être monté dans le même orifice de paroi que le verrou de la figure 1 et obtenu suivant un procédé conforme à l'invention. Ce verrou comprend un axe d'articulation 10, une manette de manoeuvre 6 et une gâche 7 sensiblement perpendiculaires à l'axe 10 et solidaires chacune d'une extrémités de cet axe 10. La gâche 7 porte des moyens de maintien se présentant sous la forme de languettes élastiques 8 (au nombre de trois réparties sur la circonférence de la gâche 7 près de l'axe 10) susceptibles de s'effacer dans des logements correspondants 13. Le verrou muni de ses moyens de maintien est moulé d'une seule pièce comme on le voit clairement à la figure 2 et en coupe à la figure 7. Conformément à l'invention, la gâche 7, bien qu'ayant une dimension transversale à l'axe d'articulation 10 supérieure au diamètre de cet axe 10, est conformée pour pouvoir être introduite dans l'orifice 11 d'une paroi 12, jusqu'à pénétration de l'axe d'articulation 10 dans cet orifice 11. Les figures 1 à 6 illustrent ainsi le procédé de l'invention pour articuler une telle pièce ou verrou. Sur la figure 3, le verrou est présenté par l'extrémité libre de la gâche 7 dans l'orifice 11 de la paroi 12, en alignant l'axe 34 de la gâche 7 avec l'axe fictif 18 de l'orifice 11. La gâche est ensuite introduite dans l'orifice Il en imprimant simultanément un mouvement de translation et de rotation au verrou (figure 4). Pour faciliter cette opération, on s'aide du contact glissant de la gâche 7 sur les bords de l'orifice 11 comme on le voit très bien en 32. La figure 4 permet de comprendre également l'intérêt du décalage angulaire entre l'axe 33 de la manette 6 et l'axe 34 de la gâche 7 (noter sur la figure 2 l'angle C formé entre ces deux axes 34 et 7) : ce décalage vise à ne pas gêner l'introduction de la gâche 7 dans l'orifice 11 lorsque la manette 6 butte en 15 contre la paroi 12 (un angle C trop fermé gênerait cette introduction. Un angle C compris entre 45 et 90 degrés convient généralement). Lorsque l'axe 10 a été mis en place dans l'orifice 11, le verrou occupe la position représentée à la figure 5 dans laque le l'axe 54 de la gâche 7 forme un angle sensiblement droit avec l'axe fictif 18 de l'orifice il confondu avec l'axe fictif9 de l'axe d'articulation matériel 10 du verrou. La rotation du verrou a donc été d'un quart de tour vers l'intérieur de l'angle formé entre l'axe 34 et l'axe 9, suivant un mouvement complexe (composition de rotations) généralement non plan. A titre illustratif, un tel mouvement, choisi plan pour la clarté du dessin, a été représenté à la figure 6. Ce mouvement est symbolisé par la flèche 16 pénétrant dans l'orifice 11 (mouvement de "piochage"). L'axe de cette rotation plane 16 a été représenté en 17. On voit ici nettement sur cette figure 6 que l'axe 17 n'est pas parallèle à l'axe fictif 18 de l'orifice 11, contrairement au mouvement classique visant à faire pénétrer un axe ou une hélice dans un orifice en tournant cet axe ou cette hélice suivant l'axe de l'orifice. Le mouvement ci-dessus décrit pour une gâche sensiblement perpendiculaire à l'axe d'articulation du verrou peut naturellement être adapté à toute forme de gâches ou d'éléments solidaires de cet axe. D'une façon générale, la présentation de cet élément et son introduction successive s'effectuent par translation et rotation simultanées de la pièce en s'aidant du contact glissant sur les bords de l'orifice. Au cours de la pénétration de la gâche 7 dans l'orifice 11, les tanguettes élastiques 8 se sont effacées dans les logements correspondants 13 puis, une fois l'axe 10 mis en place dans l'orifice 11, rabattues derrière la paroi 12 (cf figure 5). Le verrou est alors maintenu dans l'orifice 11, d'un côté par l'épaulement formé par la manette 6 elle-même venant en contact avec la paroi 12, de l'autre côté par le contact des languettes élastiques 8 sur la paroi 12. La figure 7 montre le verrou dans cette dernière position en coupe dans le plan formé par les axes 9 et 34 de la figure 2. Cette figure 7 fait apparaître en particulier le fait que l'axe 10 est creux (alésages 14). Cet alésage 14 communique avec les logements 13 des languettes 8 (un seul logement et une seule languette apparaissent sur la figure 7 car les deux autres languettes et logements sont décalés angulairement et ne peuvent donc figurer sur la coupe). Cet alésage ou creux 14 ainsi d'ailleurs que les fenêtres 35 dans la manette 6 en face de chaque languette 8 ont pour objet de permettre le mou lage par injection du verrou muni de ses languettes élastiques 8 (les géné ratrices de l'alésage 14 et des logements 13 sont légèrement convergentes pour faciliter le démoulage). Sur la figure 7, on a tracé en plus un déplacement fictif de l'orifice 11 suivant une trajectoire 22 située du côté de la gâche 7 par rapport à la paroi 12. Trois positions en 19, 20 et 21 de l'orifice 11 ont été représentées sur cette trajectoire afin de montrer comment la gâche 7 peut passer à travers l'orifice 11. Vu la fine épaisseur représentée de la paroi 12 sur la figure 7, la trajectoire symbolisée par le trait d'axe 22 ne permet pas de distinguer le lieu de déplacement de l'entrée, de la sortie et l'enveloppe des génératrices de l'orifice il. La figure 8 a précisément pour objet de détailler les tracés de ces differentes courbes afin d'illustrer le procédé selon l'invention permettant de conformer la gâche 7 ou tout autre élément par rapport à l'axe d'articulation pour que cet élément (cette gache) et cet axe pussent pénétrer dans un orifice donné. Ainsi sur la figue g, on a supposé l'orifice ABA'B' (cf figure 7) en question dans sa position initiale dans la paroi en A1B1A'1B'1 (cf figure 3) ; A1B1 représentant l'entrée de l'orifice, A'16'1 la sortie de cet orifice et A1A1 et BîB'i deux généraltrices de cet orifice dans le plan de la figure 8.. On a supposé ensuite que l'orifice était déplacé déplacé suivant une trajectoire imaginai; e plane (plan de la figure 8) quelconque composé d'un mouvement de rotation et d'un mouvement de translation. Cette trajectoire a été choisie, pour simplifier la figure, de telle faucon que les points A et A' se déplacent sur la même courbe a : noter ainsi les positions successives de la génératrice AA' : A1A'1 puis A2A'2, A3A'3... A6A'6. Suivant cb mouvement, la généra- trice BB' passe successivement ce la position B1B'1 à B2B'2, B3B'3,... Les points B décrivent une courbe b non représentée alors que les points B' décrivant une courbe b' également non représentée (les courbes correspondantes a et a' pour les points A et A' sont confondues). Au cours de ce déplacement, la génératrice BB' enveloppe la courbe e' alors que la génératrice AA' enveloppe la courbe e. Suivant l'invention, l'élément destiné à être introduit dans l'orifice est défini dans le volume commun aux trois volumes représentés en tracé plan sur la figure 8 par la surface comprise entre les courbes a et b (volume engendré par l'entrée de l'orifice), la surface comprise entre les courbes a et b' (volume engendré par la sortie de l'orifice) et la surface comprise entre les courbes enveloppes e et e (volume enveloppé par les génératrices de l'orifice en déplacement, c'est-à-dire défini par les courbes enveloppes de ces génératrices).Ce volume commun apparaît en tracé plan dans la partie hachurée de la figure 8 ; il représente la dimension maximale de l'élément à courbure imposée susceptible d'être solidarisé dans le prolongement de l'axe d'articulation (la courbure imposée est celle, sur la figure 8, de la courbe a). La courbe a (ou les courbes a et a') étant tout à fait arbitraires), il est clair que l'invention n'est pas limitée à une forme déterminée d'élément susceptible d'être introduit dans un orifice donné. La figure 8 illustre une trajectoire imaginaire plane. Cette trajectoire peut être non plane et d'une forme quelconque, l'essentiel étant qu'elle ne se recoupe pas elle-même. Toute trajectoire permet ainsi d'obtenir une forme quelconque pour l'élément à introduire dans l'orifice. Les applications de l'invention sont donc les plus diverses et concernent d'une façon générale, toutes les pièces comprenant un axe d'articulation et deux éléments solidaires de cet axe comportant une dimension transversale supérieure au diamètre de l'axe. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, la demanderesse s en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATION-S 1. Procédé pour articuler, autour d'un axe fictif traversant une paroi, une pièce comportant - un axe d'articulation, - deux éléments solidaires chacun d'une extrémité dudit axe d'articulation comportant chacun une dimension transversale audit axe d'ar ticulation supérieure au diamètre de l'axe d'articulation, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à - ménager un orifice d'un seul tenant dans ladite paroi coaxialement audit axe fictif et aux dimensions dudit axe d'articulation, - conformer et positionner l'un desdits éléments par rapport à l'autre de telle façon que ce premier élément puisse passer et être intro duit dans ledit orifice jusqu'à pénétration de l'extrémité correspon dante dudit axe d'articulation dans ledit orifice, - faire glisser ledit premier élément puis ledit axe d'articulation dans ledit orifice, - maintenir ledit axe d'articulation dans ledit orifice sans gêner la rotation dudit axe d'articulation dans ledit orifice. 2. procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour faire glisser ledit premier élément puis ledit axe d'articulation dans ledit orifice, il consiste à - présenter l'extrémito libre dudit premier élément dans ledit orifice, - tourner et translater ledit premier élément dans ledit orifice en s'appuyant par contact glissant sur les bords dudit orifice. 3. Procédé selon la revendication 2 appliqué à une dite pièce, par exemple un verrou, dont ledit premier élément se présente sous la forme d'une gâche perpendiculaire audit axe d'articulation, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à: - présenter l'extrémité libre dudit premier élément dans ledit orifice en alignant l'axe de ladite gâche avec ledit axe fictif, - enfoncer ladite extrémité libre dans ledit orifice et - tourner simultanément ladite gâche d'un quart de tour vers l'inté rieur de l'angle sensiblement droit formé par ladite gâche et ledit axe d'articulation, de façon à aligner ledit axe d'articulation avec ledit axe fictif, - en s'aidant dudit contact glissant pour faire pénétrer ladite gâche puis ledit axe d'articulation dans ledit orifice. 4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, pour faire glisser ledit premier élément puis ledit axe d'articulation dans ledit orifice, il consiste à - manoeuvrer ledit premier élément et ledit axe d'articulation par l'intermédiaire dudit autre élément. 5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, pour maintenir ledit axe d'articulation dans ledit orifice, il consiste à - conformer l'un desdits éléments et ladite paroi de façon à pouvoir les verrouiller ensemble, par exemple par rotation, une fois mise en place dudit axe de rotation dans ledit orifice. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, pour conformer l'un desdits éléments pour que ce premier élément puisse passer et être introduit dans ledit orifice jusqu'à pénétration de l'extrémité correspondante dudit axe d'articulation, il consiste à - définir la forme en ce premier élément lié audit axe d'articulation dans le volume commun aux trois volumes engendrés par l'entrée et la sortie dudit orifice et par les courbes enveloppes de chaque génératrice dudit orifice lorsque ce dernier est déplacé fictivement à partir de sa position réelle dans ladite paroi suivant un mouve ment imaginaire de translation et de rotation ne coupant pas ladite paroi 7.Procédé pour articuler une pièce dans un orifice traversant une paroi, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à - présenter ladite pièce d'un seul tenant dans ledit orifice 'craversant ladite paroi, par l'une de ses extrémités libres ; - tourner ladite pièce ~ autour d'un axe non parallèle à t'axe dudit orifice et translater cette pièce dans ledit orifice en s appuyant par contact glissant sur les bords dudit orifice. 8. Ensemble constitué par une pièce articulée dans une paroi obtenue par mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications précédentes, ledit ensemble comprenant - un axe d'articulation mis en place dans un orifice de ladite paroi, - deux éléments, solidaires chacun d'une extrémité dudit axe d'articulation, comportant chacun une dimension transversale audit axe d'articuation supérieure au diamètre dudit axe d'articulation, ledit ensemble étant caractérisé en ce que l'un desdits éléments est contenu dans le volume commun aux trois volumes engendrés par l'entrée et la sortie dudit orifice et par les courbes enveloppes de chaque génératrice dudit orifice, lorsque ce dernier est déplacé fictivement du côté opposé à l'autre dit élément à partir de sa position réelle dans ladite paroi suivant un mouvement imaginaire de translation et de rotation ne coupant pas ladite paroi. 9. Ensemble selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit axe d'articulation et les deux dits éléments sont formés d'une seule pièce. 10. Ensemble selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que ladite paroi et ledit orifice sont formés d'une seule pièce. 11. Ensemble selon l'une des revendications 8 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de maintien dudit axe d'articulation dans ledit orifice. 12. Ensemble selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits moyens de maintien comprennent des moyens de verrouillage, par exemple à ergots coopérant chacun avec un logement et une rampe de contact. 13. Ensemble selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits moyens de maintien comprennent au moins une languette élastique, par exemple trois, susceptibles de s'effacer dans un logement correspondant lors de l'introduction de l'un desdits éléments dans ledit orifice lors du montage dudit ensemble. 14. Ensemble selon la revendication 13, caractérisé en ce que chaque dite languette élastique ainsi que chaque dit logement correspondant appartiennent audit élément introduit, ladite languette étant rabattue derrière ladite paroi lorsque ledit axe d'articulation est mis en place dans ledit orifice. 15. Ensemble selon l'une des revendications 8 à 14, caractérisé en ce que ledit axe d'articulation et les deux dits éléments sont moulés d'une seule pièce, par exemple par injection, dans une même matière. 16. Ensemble selon les revendications 14 et 15 prises ensemble, caractérisé en ce que ladite languette élastique et ledit logement correspondant sont moulés simultanément, dans la même dite matière, avec ledit axe d'articulation et les deux dits élements. 17. Ensemble selon l'une des revendications 15 ou 16, caractérisé en ce que ladite matière est une matière synthétique thermoplastique élastique, par exemple du polycarbonate éventuellement stabilisé contre les rayons ultraviolets ou encore du polyamide ou du polyoxyméthylène. 18. Ensemble selon l'une des revendications 15 à 17, caractérisé en ce que ledit axe est creux. 19. Ensemble selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que - I'un desdits éléments a la forme d'une gâche perpendiculaire audit axe d'articulation, - l'autre dit élément a la forme d'une manette également perpendicu laire audit axe d'articulation, - les deux dits éléments étant décalés angulairement, par exemple d'un angle compris entre 45 degrés et 90 degrés pour permettre l'introduction du premier dans ledit orifice sans que le second ne vienne gêner cette introduction en buttant contre ladite paroi, ledit ensemble formant par exemple un verrou monté sur un support de vasque.