L'invention a pour objet une branche de lunettes. La fabrication des branches de lunettes se fait, sauf pour les branches entièrement moulées, à partir d'une ébauche en métal, en général un fil rond, qui subit un façonnage, par étirage, laminage et/ou martelage, appelé, en termes de métier, opération de "retreinte". L'alliage métallique employé doit donc être malléable à froid, mais surtout facilement soudable. Le point faible d'une monture de lunettes réside en effet dans les charnières, et la fixation des branches doit y être particulièrement solide, puisque la plupart des montures comportent des branches soudées sur une des lames de la charnière. L'inconvénient de ce type de lunettes provient du fait qu'il interdit l'emploi, pour la fabrication des branches, d'alliages susceptibles d'être retrempés après façonnage pour conserver une élas ticité pourtant nécessaire, car la soudure sur une lame de la char nière devient plus difficile et d'une solidité aléatoire. Le but de l'invention consiste à réaliser une branche de lunettes dont la fabrication soit simplifiée par la suppression de l'opération de "retreinte" et qui s'adapte facilement, tant en forme qu'en longueur, à la configuration particulière de chaque utlisateur. A cet effet, la branche de lunettes selon l'invention est ca ractérisée par le fait qu'elle est constituée de deux parties séparables l'une de l'autre, une première partie articulée sur une charnière rattachée au corps de la monture, et une seconde partie destinée a passer derrière l'oreille. Les principaux avantages d'une telle branche de lunettes résident dans le fait - qu'on peut employer pour sa fabrication un matériau susceptible d'être trempé, - qu'on peut la fabriquer soit par laminage d'un fil, soit par découpage d'un feuillard, - qu'elle est indépendante par rapport au corps de la monture, - qu'elle est facilement interchangeable, - qu'elle est aisément adaptable par simple recoupage d'une extrémité de la seconde partie. D'autres avantages ressortiront de la description qui va suivre de plusieurs formes d'exécution choisies à titre d'exemples préférentiels mais non limitatifs et du dessin dans lequel La figure 1 est une vue de dessus et en coupe avec branche partiellement fermée. La figure 2 est une vue en élévation, côté utilisateur, avec coupe partielle selon l'axe II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue éclatée en perspective de la seconde forme d'exécution. La figure 4 est une vue en perspective de la troisième forme d' exécution. La figure 5 est une coupe partielle axiale de la figure 4. La forme d'exécution de l'invention représentée par la figure 1, montre qu'une des lames 2 de la charnière 3 est soudée directement sur le corps 1 de la monture de lunettes. La surface de soudure 4 est augmentée par le fait qu'un épaulement 5, porteur d'une vis 6 qui permet de serrer le verre dans sa châsse 7, prend appui, d'une part sur ladite châsse, et d'autre part sur la lame 2. Cette lame 2 est munie, en outre, des charnons 8 porteurs de la broche, ici une vis 9, constituant le pivot de la charnière 3. L'axe géométrique dudit pivot est dans le plan de séparation des deux lames de la charnière 3, de façon à limiter l'ouverture de ladite charnière par impossibilité de dépasser un plan commun aux deux lames 2,10. La deuxième lame de la charnière 3 est un manchon 10, constituant la première partie de la branche, objet de l'invention. Le manchon 10 est porteur d'au moins un charnon 11 de la charniere 3 venant s'insérer entre les charnons 8 pour recevoir en son centre la vis 9 autour de laquelle pivote ledit manchon 10. Une de extrémités de ce manchon e-st une surface plane 12 dans le plan de laquelle est situé l'axe géométrique du pivot de la char nière 3. L'autre extrémité du manchon 10 comporte une mortaise 13 (fig. 2) dans laquelle pénètre la deuxième partie de la branche de lunettes. Le manchon 10 est pourvu de moyens de fixation de la deuxième partie 14 de ladite branche : une vis 15 traverse la mortaise 13 perpendiculairement à son plan, elle présente l'avantage de faciliter non seulement montage et démontage de la branche 14, mais, lorsque celle-ci est percée de trous 16, d'assurer la solidité de la fixation. La vis 15 peut tout aussi bien être remplacée par un rivet. Dans l'exemple décrit, la branche 14 est un feuillard dont l'épaisseur est constante, au moins sur la plus grande partie de sa longueur. La partie de la branche 14 qui passe derrière l'oreille est revêtue d'une gaine. Dans la deuxième forme d'exécution représentée par la fig.3, la première partie 17 de la branche est plus longue. Elle comporte une rainure 18 dans laquelle vient s'insérer l'extrémité 19 de la seconde partie 20 de la branche. L'extrémité 19 comporte une lumière oblongue 21 dont la longueur est au moins égale aux deux tiers de celle de la rainure 18, son ouverture permettant le passage de deux vis de fixation 22. l'épaisseur de l'extrémité 19 est généralement inférieure à la profondeur de la rainure 18. En conséquence, à la fois pour rendre plus solide la liaison entre les deux parties (17,19) de la branche, et pour cacher la lumière oblongue 21, il est prévu de mettre une plaque 23 aux dimensions de la rainure 18, qui, maintenue en place contre l'extré- mité 19 par les vis 22, renforce la solidité de ladite liaison. Pour empêcher tout jeu latéral de la partie 19 dans la rainure 18, des bossages de guidage 24 sont disposés dans le fond de la rainure. Le diamètre de ces bossages 24 correspond sensiblement à la largeur de la lumière oblongue 21 et leur hauteur est légèrement inférieure à l'épaisseur de la partie 19 de la branche. Ces bossages sont taraudés de façon que les vis 22 puissent y être vissées sans traverser la partie 17 de la branche. Pour dissimuler la liaison entre les deux parties (17,19) de la branche, il est prévu la mise en place d'un capot 25 sur la partie 17, la tête des vis 22 étant noyée dans la face apparente dudit capot 25. Les figures 4 et 5 représentent une troisième forme d'exécu- tion dans laquelle la première partie 30 de la branche est tubu laire, la seconde partie 31 étant une tige qui coulisse dans l'alésage 32. Une des extrémités 33 de la partie 30 est frappée sur une lame de la charnière (non représentée), l'autre extrémité 34 est filetée. Sur ce filetage 34 vient se visser une douille taraudée 35. On intercale, à l'intérieur de la douille 35, un manchon souple 36 que traverse la queue 37 de la branche 31. L'autre extrémité 38 de la branche comporte un revêtement plastique formant une spatule 39 destinée à passer derrière l'oreille du porteur de lunettes. Le fait qu'une telle branche soit télescopique permet à la fois d'orienter la spatule et d'ajuster la longueur de chaque branche en vissant la douille 35, ce qui a pour effet, par compression du manchon 36, de fixer solidement la position de la branche. Chaque branche peut ainsi être facilement adaptée à toute configuration particulière. REVENDICATIONS 1. Branche de lunettes, caractérisée par le fait qu'elle est constituée de deux parties séparables l'une de l'autre, une pre mière partie articulée sur une charnière rattachée au corps de la monture et une seconde partie destinée à passer derrière l'oreille. 2. Branche de lunettes selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la première partie est un manchon 10 comportant une mortaise 13 dans laquelle est enfilée une extrémité de la seconde partie. 3. Branche de lunettes selon la revendication 2, caractérisée par le fait que ladite mortaise est traversée perpendiculairement à son plan par un élément d'assemblage. 4. Branche de lunettes selon la revendication 3, caractérisée par le fait que la seconde partie est une prolongation souple. 5. Branche de lunettes selon la revendication 4, caractérisée par le fait que l'extrémité de la seconde partie pénétrant dans le manchon comporte au moins une perforation. 6. Branche de lunettes selon la revendication 5, caractérisée par le fait que la seconde partie est plate et d'une épaisseur constante sur toute sa longueur. 7. Branche de lunettes selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la première partie comporte une rainure ouverte dans laquelle coulisse la seconde partie. 8. Branche de lunettes selon la revendication 7, caractérisée par le fait qu'au moins une plaque recouvre ladite rainure. 9. Branche de lunettes selon la revendication 8, caractérisée par le fait que la seconde partie comporte une lumière oblongue dans son extrémité logée dans la rainure. 10. Branche de lunettes selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la première partie est tubulaire. 11. Branche de lunettes selon la revendication 10, caractérisée par le fait que la seconde partie est une tige qui s'emboîte dans l'alésage tubulaire de la première partie. 12. Branche de lunettes selon la revendication 11, caractéri -sée par le fait qu'elle comporte des moyens de fixation télescopique de la seconde partie dans la première permettant de régler la longueur et l'orientation de la partie de la branche passant der trière l'oreille.