- 1 - La présente invention concerne une machine dit volumétrique "capsulisme" à palettes, utilisant tout type de fluide et, fonctionnant en machine motrice ou réceptrice. Ce capsulisme est composé essentiellement des éléments suivants: - un piston cylindrique, - un carter entourant ce piston, constitué de flasques perpendi- culaires à l'axe du piston, ainsi que d'une virole de surface intérieure cylindrique qui n'est pas de révolution, de généra- trices parallèles à l'axe du piston, - un ensemble de palettes en contact avec le piston et le car- ter, de manière à séparer en plusieurs chambres de travail.le volume utile compris entre le piston et le carter, - des lumières ou des clapets commandés ou automatiques, permet- tant l'admission et l'échappement du fluide. Un certain nombre de machines à palettes répondant à cette description générale ont été proposées depuis fort longtemps en vue d'assurer la compression, le pompage ou la détente de fluides divers. (Ces machlines sont en général con- çues pour fournir un compromis satisfaisant aux différentes su- jétions qu'on leur impose classiquement (cylindrée, rapport vo- lumétrique, forme des chambres, disposition, nombre et forme des palettes, efforts surcelles-ci, vitesse de glissement sur le carter et sa variation, simplicité de fabrication et de con- trôle morphologique,...). L'objet de la présente invention est d'élargir ce compromis en faisant appel à une définition géo- métrique originale du carter, éventuellement conjuguée à une organisation particulière des palettes, cette démarche aboutis- :)nt.' la réall is;lation d1, Ill'chilltes aulx pi)ossihilit&siI otIvoi les. Selon cet objet, la virole du carter a pour directrice une courbe à distance uniforme D d'une courbe conti- nue d'ordre de symétrie s, constituée successivement des arcs de courbe suivants, répétés s fois: - un arc de circonférence (1) de rayon (Rm - E D), centré en un point O et d'ouverture angulaire ai, Rm et E désignant deux 2 - constantes positives, D représentant un nombre positif, néga- tif ou éventuellement nul selon que la directrice de la viro- le estextérieure, intérieure, ou s'identifie à cet arc, - un arc de raccordement (2), d'ouverture angulaire a2 - a, - un arc de raccordement (3), d'ouverture angulaire a3 - a2 - un arc de circonférence (4), de rayon (Rm + E - D), centré au même point 0 et d'ouverture angulaire m4 - OE3, un arc de raccordement (5),d'ouverture angulaire as- a4, - un arc de raccordement (6), d'ouverture angulaire 2u/s - as. Dans le plan de la variable complexe z cen- tré en 0 [z = x + jy = Re(z) + j Im(z) avec j2 = _ 1], l'équation de la courbe constituée des arcs (1) à (6) s'écrit en toute gé- néralité: z = [Rm + Fi(6) - DI expj a; dans cette expression, Rm représente le rayon moyen de la directrice de la virole, O et expj désignent respectivement l 'angle polaire et la fonction exponentielle imaginaire, Fi(e) sont des fonctions réelles de l'angle polaire, pré- cisant la géométrie de l'arc i et par conséquent n'ayant d'existence que dans l'intervalle (ai - 1 ai); ces fonctions satisfont aux relations suivantes: F, (0) = - E = F2(a) = F6(2n/s) F2(a2) = F3(a2), Fs(as) = F6(as) F4 () = + E = F3 (a3) = Fs (a4) (I). Pour i = 2, 3, 5 et 6, à l'intérieur de l'intervalle [ai- *, "i], les fonctions Fi(O) sont choisies librement, à condition d'être définies algébriquement, d'être continues et dérivables au moins n fois, y compris aux extrémités ai -,, ai de cet intervalle (n'est un entier quelconque supérieur à un),les dérivées par rapport à 6 jusqu'à l'ordre n de F2 (a,), de F3 (a3), de Fs (o4) et de F6 (2n/s)étant nulles, les dérivées par rapport a e jusqu'à l'ordre n de F2 (a2) et de F3 (ca2)étant respectivement égales, ainsi que celles de Fs (as) et de F6 (as). Avec ces définitions et notations, l'équation de la direc- trice de la virole s'écrit: -3 - Z = [Rm + Fi(e) - DI expj e + D expj i, (II) avec dz la = Pu + pia, - 2 0 d = 0 Si I e(m) > 0 dz dz s = 1 Si Re (d-) dans ces expressions, p est l'angle que fait la normale exté- rieure par rapport à l'axe des abscisses ox. Comme les fonctions Fi(e), les bornes de leurs intervalles de définition sont choisies librement, à con- dition toutefois de vérifier la progression: O On remarquera que Si c2= î3, l'arc de rac- cordement (3) est évanouissant, l'arc (2) se raccordant direc- tement à l'arc de circonférence (4); dans cette hypothèse, on peut également imposer: as = 2n/s, qui conduit à la supression de l'arc de raccordement (6). De telles particularités restent conformes à 1 'inven- tion, les conditions (I) imposées aux fonctions Fi(E) pour i = 2, 3, 5 et 6 s'écrivant alors sous' la forme suivante: F, (0) = - E = F2 (ai) Fs (2r/s) F4(o) = + E = F2(a3) = FS'(a4) (I')o De la définition de la directrice qui vient d'être. donnée, il résulte que les différents arcs qui constituent la courbe dont elle est uniformément distante, se raccordent entr'eux avec une continuité d'ordre n au moins égal à deux et aussi grand qu'on le souhaite. Ceci peut être aperçu aisément en considérant l'affixe (z)-de tout point de la courbe, ainsi que ses dérivées première (à), seconde (z), troisième ('à'),.. par rapport à e z = [Rm + Fi(e)-D] expj e = [zz expj e z = [Fi(e) + jlzl] expj e z = 'Vi(e) + 2j F(0) -Izl]expj e z '= [('(e5 + 3j '(e) - 3F(e) - jilzl]expj e.. -4 _ dans ces expressions, Fi(e),.. Fi(e) représentant les dérivées première,..., troisième de Fi(e), par rapport à 0. Les continuités d'ordre zéro, un et deux, aux extré- mités des différents arcs successifs (identités des valeurs de z, z et z respectivement sur ces arcs en leurs points de rac- cordement) assurent les continuités de position, de direction des tangentes et des normales, ainsi que celles des courbures en ces points, en effet, les directions des tangentes sont dé- finies en.tout point de la courbe par le rapport 7l/i, celles des normales par + jz/Iz.l et les courbures par les valeurs de Imzz liz 13' Les continuités d'ordre n supérieur à deux en les mêmes points extrêmes des différentes arcs assurent de même la conti- nuité des dérivées des courbes par rapport à, jusqu'a l'ordre n-2. Au carter ainsi défini, on associe un piston cylin- drique à directrice circulaire, de rayon Rm -'E -.1, centré en O, J désignant le jeu nécessaire pour éviter en fonctionnement le contact entre ces deux éléments, compte tenu de leurs déforma- tions de toute origine. Ce piston en rotation autour deson axe est muni de p rainures radiales (p entier positif quelconque), en principe uniformément espacées, dans lesquelles coulissent des palettes susceptibles de venir en contact avec la virole. L'organisation mécanique qui en résulte est représen- tée à titre d'exemple à la figure 1 ci-jointe tracée pour les valeurs particulières de: s 1p = 6 et i ai -= 2w/ps. l)ans l 'exelmp I u' (usidéré, l 'admiss; i on et 'éclppement du Itluide sont assures par '2; = 2 lutmibres disposées dans la vi- role, d'ouverture angulaire 4u/ps = 2ni/3. Il est évident que l'objet de l'invention est maintenu si les lumières sont dispo- sées partiellement ou totalement dans les flasques, dans les pa- lettes -ou dans le rotor, celui-ci comportant dans ces deux der- niers cas une ou plusieurs chambre(s) interne(s) collectant le fluide. 248 13 76 -5- Il en est de même si les ouvertures angulaires sont différentes, si les lumières sont fractionnées en plusieurs éléments disposés en série ou en parallèle, ou si elles sont remplacées partielle- ment ou totalement par des clapets d'un type quelconque généra- lement connu. Les six palettes/de la machine représentée en coupe à la figure 1 jointe définissent six chambres indépendantesdont le volume varie entre deux valeurs extrèmales de manière perio- dique. Pour la position considérée sur la figure et pour le sens de rotation adopté, la chambre comprise entre les palettes 1 et 2 définit l'espace mort de la machine et assure une fonction d'étanchéité par laminage entre l'échappement et l'admission, les chambres comprises entre les palettes 2 et 4 sont en commu- nication avec l'admission et leur volume augmente avec la iota- tion du piston jusqu'au maximum atteint par la chambre délimitée par les palettes 4 et 5. Dans la position représentées cette chambre assure le simple transfert du fluide de l'admissionvers l'échappement, sans variation de volume; enfin,les chambres com- prises entre les palettes 5 et l sont caractérisées par une di- minution de leur volume avec la rotation du piston, elles auto- risent le refoulement du fluide vers la canalisation d'échappe- ment. De par son principe, cette- réalisation convient idéalement au pompage ou à l'action motrice de fluides incompres- sibles; avec d'autres dispositions de la distribution, ellepeut également assurer un transfert de fluide avec compensation par- tielle ou totale du volume. A titre de variante conforme à l'invention, les rai- niures clu rotor peuvent ktre inclinées d'un angle l sur la dire- tion radiale, conformément à la figure 2, ci-jointe. Une telle disposition est intéressante parce qu'elle permet, par un choix judicieux de cette valeur.de %, deréduire les réactions d'i- nertie sur les palettes et par conséquent les sollicitations dont elles sont le siège. Les palettes utilisées dans l'invention sont d'une 248 1376 -6 géométrie et d'un matériau quelconques, généralement connus. Elles peuvent éventuellement être constituées en plusieurs élé- ments en vue d'améliorer les étanchéités latérales et/ou fron- tale. On peut également ajouter à ces palettes tout dispositif mécanique ou hydraulique connu, en vue d'assurer en permanence le contact palette carter, ou éventuellement de limiter les sollicitations dont elles sont le siège. Dans beaucoup d'applications de cette invention, on utilisera des palettes dont le bec 7 (figure 2, ci-jointe) est un arc de circonférence de rayon D. Le centre O' de ce bec décrit la courbe qui sert de définition à la directrice de la virole [arc (1) à (6)]. Une telle forme de bec peut être rem- placée par une courbe 8 (figure 3, ci-jointe) à rayon po- laire variable selon une loi A(X) définie par rapport à un système d'axes O"n conformément à cette figure. Dans ce cas, il peut éventuellement être intéressant de substituer à la dé- finition (11) de la directrice de la virole, L'équation z = |Ra + Fi(() DI expj 0 + A(X) expj li (IV) avec Dans cette hypothèse également conforme à l'invention, la trajectoire du centre 0" du bec de la palette reste identique à celle du centre O' d'un bec circulaire qui serait en contact avec une virole définie par l'équation (II). L'intérêt d'utiliser une telle géométrie pour la par- tie active des palettes réside dans la possibilité de contrôler, dans une certaine mesure, en conjugaison avec le choix des fonc- tions Fi(0), la conformité du contact palette - carter, et par conséquent d'améliorer les conditions de lubrification de ce contâct. Le premier fondement de l'invention réside dans la géométrie originale du carter selon la description qui vient d'être donnée: celle-ci fait appel à une définition algébrique segmentée de sa directrice selon 2 s arcs de circonférence et 4 s arcs de raccordement. Chacun de ces segments assure dans la machine une fonction bien définie et est par conséquent optimisable individuellement pour remplir au mieux cette fonction. Les arcs de circonférence permettent la réalisation de chambres à volume constant à la seule condition que l'écart entre deux palettes successives soit inférieur à l'ouverture augulaire de ces arcs. En outre, ceux-ci minimisent globale- ment les accélérations dont les palettes sont le siège pour une cylindrée et une vitesse de rotation'donnies. Les arcs de rayon maximal autorisent le transfert du fluide dans 1l machine en évitant sa compression ou sa détente. Ceux de rayon: minimal assurent l'étanchéité entre les chambres mises en communication avec I'extérieuro Entre deux de ces arcs de circonférence successifs, sont disposes deux arcs de raccordement dont la définition géométrique est entièrement caractérisde par les fonctions Fi(a) À Le choix de ces fonctions repose sur une optimisation conduite selon des m6tlodes numtriq;ls, en vue de répondre à des objec- t ifs prc i s teS (si!t Imr txtnlpti a; min imisant ion dés sol ici- tations sur les palettes, l'obtention d'une satisfaisante con- ddfinition d'une formit5 de leur contact avec la virole, la/loi de variation des volumes de chambre, la réduction des pulsations de dbito,.. o Dans ce type de raisonnement, on fait appel, non seulement à la connaissance locale de la géométrie de ces arcs de courbe, formalisme algébriauco mais aussi à leur connaissance globale contenue dans leur / 2 48 13 76 - 8 - Dans les machines connues jusqu'à présent, faisant appel à une définition segmentée de la directrice, on n'impose qu'une continuité de position, ou éventuellement des tangentes, aux points de -raccordement des différentes arcs qui composent cette directrice. Ces sujétions sont insuffisantes pour confé- rer aux machines des performances élevées, car elles n'assurent pas la continuité des réactions d'inertie, qui est la propriété exclusive de cette invention. Cette continuité peut d'ailleurs être prolongée à volonté jusqu'à celle des dérivées d'ordre quelconque de-la courbure, en ces points de raccordement. Par un choix original des fonctions Fi(0), de l'angle dI'ouverture des lumières d'admission et d ée1iapiiiXnïoit, ainsi que du nombre de palettes, on peut, dans le cadre du premier fonde- ment de l'invention, conférer à la machine des possibilités nou- velles. Le deuxième fondement du brevet réside dans l'orienta- tion de ces choix selon la proposition ci-après: il est possi- ble d'assurer la proportionnalité entre le débit instantané du fluide et la vitesse angulaire de rotation du piston en imposant simultanément les conditions suivantes a) le transfert d'un volume constant de fluide entre l'admission et l'échappement implique que tX4 - a3 > 2fl/ps (y) b) La proportionnali I entre lit vitesse angulaire rdu piston et les débits aspiré et refoulé implique, pour des palettes infiniment minces, que les ouvertures angulaires des lumiè- res d'admission et d'échappement soient respectivement défi- nies par: ax OLa, et 2w/s - a4 avec a3 - a,= 2ir/s - a4 = 4kw/ps (k entier positif) (VI). -9- c) La compensation des variations de débit dues à la largeur fi- nie des palettes et à leur mouvement radial implique pour tous les angles polaires e tels que: Ol e a et 5 ou 6 selon les valeurs de l'argument (O + 21w/ps) et se- lon les valeurs de a2 et as: k -I 2k-' Y Fm (O + 21w/ps) + Z Fn (O + 21w/ps) = Constante réelle 1=0 l=k quelconque (VII) - Par un autre choix des fonctions Fi(e), des limites a, de leurs intervalles de définition, en imposant que p soit un nombre pair et que s soit un nombre impair, il est possible de maintenir en repos relatif, deux palettes diamétralement oppo- sées dans le rotor, ce qui constitue le troisième fondement du brevet. Le repos relatif de ces palettes implique que: ( = (X4- 13 - aI = a5 - a4 a3 - a2 2w/s - as Fi(e) + Fi+3(8 + w/s) = 0 i = 1, 2, 3 (VIII), en utilisant pour directrice de la virole la courbe correspon- dant à l'équation IIou IV, selop la forme du bec des palettes. Lorsqu'on réalise une machine suivant cette particularité, on peut alors remplacer la disposition classique des palettes (figure 4 ci-jointe) par lrune des dispositions représen- tées, à titre d'exemples non limitatifs, sur les figures 5 à10, conformément au premier fondement de l'invention. La disposition de la figure 5 prévoit la mise en com- munication de deux rainures opposées; on interpose ainsi entre deux palettes opposées une chambre dont le volume est invaria- ble, ce qui annule les variations des efforts hydrauliques dans les rainures, dues au mouvement de coulissement des palettes, et améliore l'étanchéité palette - piston. Une telle disposition permet en outre la mise en com- munication des rainures avec la haute pression sans sollicita- - 10 - tion exagérée, de manière a faciliter le démarrage de la machi- ne, en particulier lorsque celle-ei est motrice. La figure 6 également jointe représente une va- riante de la disposition précédente (rainure unique pour deux palettes opposées). En vue de réduire les sollicitations dynamiques sur les palettes, on peut les prolonger de manière à rapprocher leur centre de masse de l'axe de rotation du piston. Unetelle disposition est représentée à la figure7; celle-ci présente l'avantage supplémentaire de réaliser un angle i défini par les proportions de telles palettes. On peut également remplacer deux palettes opposées disposées dans une même rainure par une palette unique confor- mément à la figure 8. La figure 11 ci-jointe représente dot une maçFhine réalisée selon cette organisation la longueur de fig. 19 à 145 ses palettes/est égale à 2(Rm + D), ou pour une géométrie dif- férente des becs à 2[Rm + A(0)l]. En vue d'améliorer l'étanchéité des palettes au con- tact de la virole, on peut ajouteren leurs sommets un rouleau, qui, pour des tolérances bien choisies au contact palette - rou- leau, permet de substituer un roulement au glissement du bec de la palette sur le carter (figure 9, ci-jointe). Un tel fonctionnement est assuré grâce à la 'différence des sollicita- tions dynamiques sur les rouleaux et sur la palette. En limi- tant en outre l'étendue du contact palette - rouleau, on réduit sensiblement l'usure des rouleaux et on simplifie la lubrifica- tion. On peut encore dédoubler chaque contact en utilisant systématiquement deux palettes juxtaposées, I'une d'entr'elles assure alors l'étanchéité de manière classique et la seconde agit comme un segment racleur (figure 10). Les rouleaux correspondant à la disposition décrite à la figure 9 cijointe peuvent être remplacés par un ou plusieurs segments d'étanchéité selon les figures 15 et 16,en vue d'améliorer les étanchéités latérales et frontale sur il - le carter. Ces segments additionnels peuvent être rigides ou à déformation limitée selon le matériau, éventuellement composite dont ils sont constitues (figure 17). Enfin, pour diminuer la sollicitation au contact et ménager un jeu contr8l1 notament palette - virole, ou pour éviter ce contact/lorsqugon fait ap- pel à un rouleau ou à des segments additionnels d'étanchéité, on peut faire glisser les palettes sur une ou plusieurs pistes auxiliaires compatibles avec la géométrie des palettes et celle de la virole, conformément az figures 18 et 19. On peut également interposer entre les palettes et ces pistes des galets en vue de substituer un'roulement à ce glissement. Ces différents types d'étanchéité peuvent être com- plétés, lorsque la nécessité s'en fait sentir, par des disposi- tifs mécaniques ou hydrauliques en vue de maintenir ou de con- tr8ler en toutes circonstances le contact de ces éléments avec le carter qui les contient. Il apparaît que les conditions imposées à la géométrie du carter dans ce troisième fondement de l'invention ne sont pas incompatibles avec le deuxième fondement qui donne accès à la pro- portionnalité débit/vitesse de rotation. Il est dès lors particulièrement intéressant de combiner ces deux fondements pour accéder à une définition des éléments es- sentiels d'une machine qui offre un ensemble de possibilités nouvelles, et on va montrer ci-dessous le processus à'suivre pour atteindre cet objectif. Le raisonnement s'appliquera à un cas particulier (s = 1, p= 6, U2 = a3, 2r/s = es), quin'en limite. en rien la portée. Les relations VIII définissent les bornes ae, a4 et as en fonction de ac selon: Q2 = a3 = o / s Iré Q4 = s/s + as, =r (X+It as = 2 /s = 2 La relation VI s'écrit: a2 - a = 3 - a1 = 4kv/ps = 4kv/6 - 12 qui ne peut être satisfaite que pour k = I en vertu'de la rela- tion III. On obtient dès lors les valeurs suivantes des bornes ai ai = w/3 aC2 = a3 = - M4 = 4w/3 aso= 2w qui vérifient la relation V: a4 - a3 > 2w/ps.= 2,. L'application des relations I' conduit aux relations IX: F2(w/3) = F5s (2) = - E F2 () = Fs(4w/3) = + E (IX). Les relations VII permettent d'écrire: F2 (0) + F2 (O + 7/3) = o F, (o) +,F5(0 + 7/3) = 0 (X). Si on impose la continuité de courbure aux extrémités des arcs de raccordement, il faut vérifier: - F2 (/3) = F2(i) F (2î) = FF (4r/3) = 0 F'2(w3) (=w) ='Fs(2ir) =.is (4i/3) = 0 (XI). Les conditions IX, X et XI peuvent être simultanément satisfaites en choisissant pour fonctions F2 (6) et Fs (e): cos(w--) 30 1 Icos (--c 7 F, ()=!o - _ [ 3 E cos4(--- w)+ 2E cos6( - --)1 un piston annulaire (figure 20) et en logeant à l'intérieur de ce piston 9 une came I0 dont la définition géométrique découle directement de celle du carter 11 et s'écrit: z=[Rm +Fi(0)-D-C expj X]expj - A(X) expj p relation dans laquelle C représente une grandeur positive, Ar et pi sont des fonctions analogues à A et p, mais la seconde est calculée à partir de la fonction - 13 - z =[Rm + Fi(0) - D - C expj A]expj0. On crée de cette manière entre le carterll et le pis- ton 9, ainsi qu'entre ce piston et la came 10 deux capsulismes intérieurs l'un à l'autre, utilisant les mêmes palettes. Celles-ci ont une forme de bec définie respectivement par A et A* et ont une longueur commune C mesurée entre les centres de bec. L'ensemble des deux capsulismes obtenus constitue une machine à double effet. L'intérêt essentiel d'une telle machine, qui peut être réalisée peur un ordre de symétrie quelconque, réside dans l'augmentation de cylindrée pour un encombrement externe in- changé. Accessoirement, il faut encore remarquer que l'utili- sation de palettes uniques pour les deux capsulismes élémentai- res facilite le démarrage de la machine, en particulier lors- que celle-ci est productrice d'énergie mécanique. Par une disposition appropriée des distributions, les * deux capsulisines peuvent être couplés en parallèle (augmenta- tion du débit) ou en série (augmentation du rapport de compres- sion ou de détente). Il est évident que toutes les dispositions particu- lières de palettes à double contact évoquées à propos du troi- sième fondement de l'invention sont en principe utilisables dans ces machines à double effet, et l'on peut en particulier éviter le contact entre les palettes 1 à 6 et la came 10. Il importe également de remarquer que la proportion- nalité débit/vitesse de rotation peut être appliquée à cette nouvelle famille de machines annulaires, en choisissant comme indiqué précédemment les fonctions Fi(e) et leurs-intervalles de validité (ai -,, ai). Dans certaines applications, on peut, tout en conser- vant la même organisation mécanique, renoncer à la matérialisa- tion du capsulisme interne, la came 10 ne conserve dans ce cas que la fonction de butée radiale pour les palettes. Il est également possible, en ménageant une intercom- munication entre les différentes chambres du capsulisme interne et en adaptant la distribution, de lui faire jouer le rôle de - 14 - palier radial assurant le guidage.du piston 9 par rapport à la came 10. Ces deux dispositions particulières font également partie de l'invention. Toute association en série et/ou en parallèle de ma- chines dont l'une au moins répond aux descriptions qui viennent d'être présentées rentrent également dans le cadre de l'inven- tion; de telles associations peuvent être utilisées pour fonc- tionner en machine motrice ou réceptrice à fluide, en moteur thermique à combustion interne ou externe, ou encore en trans- mission mécanique. - -)5 -: 2481376 1- Machine voluétrique à.palettes-, encore dénommée capsulisme à palettes rêalise en n'importe quel matériau connu, utilisant tout type de fluide et fonctionnant en machine motrice ou réceptrice, composée principalement des élh- ments'suivants: - un piston cylindrique à directrice circulaire comportant p rainures, - un carter entourant ce piston, comportant une virole, 1 - un ensemble de p palettes de géométrie quelconque, coulissant dans les rainures du piston et en contact avec le carter de manière à séparer en plusieurs chambres de travail le volume utile du capsulisme, ces palettes pouvant comporter des 9l- ments auxlliaires d'dtanchéitg, rouleaux ou segments, ainsl que des dispositifs mecaniques ou hydrauliques pour am&lio- r(r ou coni rôler e:i condil ions dt' îeur conDa(t avec Rt carter, - une distribution par lumières, et/ou clapeLs coumiandés Ou au- tomatiques, caractérisde en ce que le carter a une virole ce sym9. ' trie s, dont la surface intérieure cylindrique a une directrk ce définie par l'une des deux équations suivantes z = IRm + Fi() - D 1 expj3 + D expjp, z = Rm + Fi(0) - D D expje + A(X) expjp, dans lesaolles les fonctions Fi(e) sont = = déifinies algébriquement entre lez an- de manière telle que gI..po llaires (x - D. t,j,/e:; fonetio ns et ces angles satis- fassent à l'un des groupes de conditions que sont - d'une part: O = ao F5s (as) et de F$ (s). 2 - Machine conforme à la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle satisfait aussi aux conditions suivantes: a4 - a3 > 2w/ps a3 - a, = 21/s a4 = 4kw/ps k-' 2k-i É FÉ (0 + 21w/ps) + ' Fn ( 0+ 2lw/ps) = constante l=k réelle quelconque pour ai 3 - Machine conlforme à la revendication 2 caractérisée en des ce que la distribution est assurée par/lumières disposées dans et qui sont le carter/d'ouvertures angulaires t3 - a, et 2n/s - X4. 4 - Machine con m ?dee 1- icaSions 1, 2 et 3, caractérisée en ce qu'elle satisfait aux conditions suivantes: s est impair, p est pair, 11-'14 tj a2 O- a, = '(S - 04 Â 30 a3 - 2 = 2w/s - as Fi(B) + Fi+3(0 + w/s) = 0 i = l, 2, 3. - 17 2481376 -Machine conforme à la revendication 4, C A R A C T E R I S E E en ce que le piston a au moins deux rainures opposées qui sont réunies pour ne constituer qu'une seule rainure dans laquelle coulissent deux palettes de type quelconque. 6 - Machine conforme à la revendication 5, C A R.A C T E R I S E E ence qu'elle comprend au moins deux palettes opposées qui sont réunies pour - n'en constituer qu'une seule à double contact par l'intermédiaire de deux ensembles d'étanchéité auxiliaires en chacune de leurs extrémités. 7 - Machine conforme à l'une quelconque des revendications I à 6, C A R A C- T E R I S E E en ce que le piston est annulaire et définit, avec une ea- me intérieure un deuxième capsulisme utilisant les m9mes palettes que le premier. 8 - Machine conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, C A R A C- T 3 R I S E E en ce que le piston est annulaire et loge une came formant butée au mouvement radial des palettes. 9 - Machine conforme à la revendication 8, C A R A C T E R I S E E en ce que le piston et la came réalisent en plus un palier radial. - Machine conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 9, C A- R A C T E R I S E E en ce que les palettes ne sont au plus qu'en con- tact local avec le carter afin de présenter au moins localement un jeu réduit entre les palettes et le carter lequel jeu est obtenu par tout moyen de guidage des palettes sur des pistes auxiliaires disposées dans les flasques.