La présente invention concerne un procédé pour la préparation de laminés formés dtune mousse de polyéther-polyuréthane et dtun tissu, et les produits obtenus. On a déjà décrit des procédés pour la fabrication de matériaux complexes formés dtune couche de polyuréthane collée sur un tissu ; le procédé le plus utilisé consiste à brûler, au moyen d'une flamme, une très faible épaisseur de mousse de polyuréthane, ce brûlage conduisant à l'apparition de produits de décomposition (du polyuréthane) qui sont mous et collants, et à mettre en contact la surface de la mousse ainsi brSlée avec le tissu. Un tel procédé est par exemple décrit dans le brevet franchais 1.200.179. I1 est également connu que si le procédé à la flamme, tel que décrit ci-dessus convient particulièrement bien pour le contre collage des mousses de polyester-polyuréthanes sur des tissus ce procédé ne convient pas pour le contre collage des mousses de polyéther-polyuréthanes sur ces mêmes tissus. En réalité lorsquton utilise des mousses de polyuréthanes on obtient des contre collages irréguliers sans que lton ait pu encore comprendre les raisons de ces irrégularités qui sont bien évidemment inadmissibles dans les installations industrielles. Ctest l'objet de la présente invention de fournir un procédé permettant industriellement d'obtenir des laminée à partir d'une mousse de polyéther polyuréthane et d'un tissu. La présente invention est fondée sur la constatation surprenante suivante : lorsque on brûle, à l'aide d'une flamme, une mousse de polyéther-polyurdthane de façon à provoquer la décomposition d'une faible épaisseur de polyuréthane et à faire apparaitre ainsi des produits mous et collants, le collage de la mousse ainsi traitée avec un tissu ntest possible que si l'on maintient en contact, sous une certaine pression et pendant une durée non négligeable, ladite mousse avec ledit tissu. La différence entre le procédé selon l'invention et le procédé selon l'art antérieur est la suivante: - lorsqu'on utilise une mousse de polyester-polyuréthane, que l'on traite la surface de cette mousse à l'aide d'une flamme jusque8 brûlage et que l'on fait passer, entre deux rouleaux, ladite mousse avec ledit tissu, il y a un collage quasi immédiat ; ceci peut être vérifié facilement car or constate que dès après le passage entre les rouleaux (passage qui implique une durée de contact réel très faible de l'ordre de quelques dixièmes de secondes) les deux matériaux sont effectivement collés. - lorsquton réalise, avec la même machine et dans les mêmes conditions, ltexpérience en utilisant une mousse de poîyéther- polyuréthane, on ne constate, à ce niveau, aucun collage c'est pourquoi de nombreux experimentateurs ont affirmé que les mousses de polyéther-polyuréthanes ne pauvaient être contrecollées à la flamme contrairement aux mousses de polyester-polyuréthanes et c'est pourquoi également dans les essais des résultats irreproductibles étaient obtenus. On a trouvé donc que le collage, en utilisant des mousses de polyéther-polyuréthanes ne pouvait être réalisé que si le contact entre la mousse et le tissu était prolongé. Le procédé selon l'invention peut être réalisé de deux façons - soit on maintient le contact entre la mousse de polyétherpolyuréthane traitée et le tissu pendant une durée de ltordre d'une minute, au moins 30 secondes, immédiatement après le trai- tement, à la flamme, de la mousse. - soit on enroule, après traitement de la mousse, les deux matériaux superposés non collés de façon à assurer entre eux un contact constant et une certaine pression (enroulement serré) et on laisse le rouleau sous cette forme pendant une durée d'au moins 12 à 24 heures. On est ainsi amené à concevoir deux types d'appareil- lages pour la mise en oeuvre - dans le premier, on fera les matériaux (tissu et mousse venant d'être traités à la flamme) entre une série de rouleaux grâce auxquels le contact et la pression entre les deux matériaux seront réalisés (les rouleaux peuvent être remplacés par des appareils équivalents tels que des bandes sans fin appliquant les matériaux l'un sur l'autre). - dans le deuxième on enroulera de façon serrée les deux matériaux et on laissera reposer le rouleau obtenu ; bien évidemment dans un cas comme dans l'autre lthomme de l'art devra prendre des précautions particulières du fait que la solidité du collage peut dépendre de la valeur et de la constance de la pression entre les deux matériaux pendant la durée du collage ; ces paramètres doivent donc être étroitement contrôlés par des moyens connus. De même, il est important de faire en sorte que la mousse de polyéther-polyuréthane traitée ne déborde pas du tissu sinon elle risque de se coller sur une autre couche de mousse avec laquelle elle viendrait en contact. En ce qui concerne le brûlage de la surface de la mousse à l'aide de la flamme celui-ci peut être réalisé à un dégré sensiblement équivalent à celui que l'on utilise lors du traitement de la surface des mousses de polyester-polyuréthanes. On doit faire en sorte qu'il y ait effectivement décomposition dtune certaine épaisseur (quelques dixièmes de millimètres) de mousse de façon à faire naître des produits collants nécessaires ; le brûlage implique l'utilisation d'une flamme qui porte très rapidement la surface de la mousse à une température nettement supérieure à 2300 C quelle que soit la composition particulière de la mousse. Des exemples non limitatifs suivants illustrent Itinvention : Exemple 1 Une mousse de polyéther-polyuréthane est traitée en continu au moyen d'une flamme léchant. Le temps de contact entre ladite mousse et la partie visible de la flamme est de tordre d'un tiers de seconde. La mousse ainsi traitée est irise en contact avec un tissu par passage des deux matériaux entre deux rouleaux presseurs ; après ce passage les matériaux no sont pas collés entre eux. Les deux matériaux sont soigneusement enroulés sous forme d'un rouleau serré. Des échantillons prélevés à des durées différentes après ltenroulage montrent - qu'un début de collage survient après 12 heures, - que la force de collage augmente progressivement entre 12 heures et environ 48 heures et devient constante après ce délai. Exemple 2 Une mousse de polyéther-polyuréthane est traitée comme dans 1'exemple 1. Elle est ensuite mise en contact avec un tissu et passe, sous tension, sur une série de rouleatade façon à assurer un contact étroit et une certaine pression entre les matériaux pendant une durée d'environ 45 secondes. Dès la sortie de la série de rouleaux les deux matériaux sont collés entre eux suffisamment pour être enroulés sans précautions particulières. On a constaté que 1'efficacité du collage pouvait encore augmenter pendant les quelques heures qui suivent ltenroulement. REVENDICATIONS 1. Procédé pour réaliser le contre collage d'une mousse de polyuréthane sur un tissu par brûlage2 à l'aide d'une flamme, de la surface de ladite mousse et mise en contact de surface ainsi traitée avec le tissu, caractérisé en ce que -ladite mousse est une mousse de polyéther-polyuréthane, - le contact entre ladite mousse brûlée et ledit tissu est réalisé sous pression et pendant une durée suffisante. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le contact est réalisé en faisant passer les deux matériaux sur une série de rouleaux successifs, qui assurent une pression sensiblement constante, la durée de passage desdits matériaux sur lesdits rouleaux étant de l'ordre de la minute, au moins 30 secondes. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le contact est réalisé en enroulant simultanément les deux matériaux de façon à former un rouleau serré et en stockant ledit rouleau pendant au moins 12 heures. 4. Laminés nouveaux formés d'une mousse de polyétherpolyuréthane liée à un tissu au moyen de produit provenant du brûlage de la surface de la mousse.