La présente invention concerne une douche de premier secours. Jusqu'à présent, les dispositifs de premier secours étaient constitués par des douches reliées au circuit d'eau potable des ateliers ou des usines. De ce fait, ces dispositifs connus permettent seulement de diluer les agents chimiques ayant causé des brûlures ou d'éteindre les flammes de la personne en feu. L'eau potable n'est jamais stérile de sorte que les blessures ou brûlures de la personne accidentée risquent d'être aggravées par l'utilisation d'une douche de secours du type classique. En outre, ces douches ne sont installées que tardivement au cours des travaux d'implantation d'une usine, de sorte qu'elles ne sont pas disponibles dès le début des travaux. Lorsque les travaux sont passagers comme, par exemple, des travaux de réparation d'un oléoduc et sont effectués à des endroits isolés, il n'est généralement pas possible d'installer des douches de premier secours. Ceci présente également un inconvénient grave car les accidents peuvent intervenir à tout instant. Par ailleurs, jusqu'à présent, il a été impossible d'installer de telles douches de secours sur des véhicules, tels que des camions transportant des produits inflammables. La présente invention supprime ces inconvénients et a notamment pour but de réaliser une douche autonome de premier secours débitant un liquide approprié aux premiers soins de la personne accidentée. A cet effet, la douche de premier secours comportant au moins une pomme d'arrosoir reliée à une source de liquide, est caractérisée, conformément à l'invention,en ce qu'elle comporte une source de liquide et une source de gaz sous pression autonomes, la source de gaz sous pression étant susceptible de chasser le liquide de la source de liquide vers la pomme d'arrosoir, et que la pomme d'arrosoir, la source de liquide ainsi que la source de gaz sous pression sont montées sur un support commun transportable. Ainsi, la douche de premier secours a une autonomie totale et peut être installée à tout endroit, notamment aux endroits isolés ou de niveau géodésique. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description suivante de plusieurs modes de réalisation, description faite en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une vue en perspective partiellement en coupe d'un premier mode de réalisation - la figure 2 est une vue frontale en élévation d'un autre mode de réalisation en coupe verticale - la figure 3 est une vue frontale en élévation d'un troisième mode de réalisation cet et - la figure 4 est une vue latérale d'un détail du mode de réalisation selon la figure 3. Comme on peut le voir sur la figure 1, la douche autonome de premier secours comporte, d'une part, une source de liquide 1 reliée par l'intermédiaire d'une conduite d'alimentation 2 à une pomme d'arrosoir 3 et, d'autre part, une source de gaz comprimé 4 susceptible de chasser le liquide 5 de la source 1 à travers la conduite d'alimentation 2 vers la pomme d'arrosoir 3. La source de liquide 1 est constituée, par une enceinte métallique 6, par exemple d'une contenance de 150 à 300 litres et de forme sphérique, dont la partie supérieure, c'est-à-dire le couvercle en forme de calotte sphérique a été enlevée pour plus de clareté sur le dessin. Dans l'enceinte métallique 6 se trouve le liquide d'arrosage 5 tel que de l'eau distillée. L'enceinte 6 repose sur une plaque de support 7 et est appuyée latéralement par des entretoises de forme appropriée 8. L'extrémité inférieure de la conduite d'alimentation 2 se trouve près du fond de l'enceinte métallique 6 et s'étend verticalement jusqu'à 2 mètres à 2,5 mètres environ de hauteur et est ensuite recourbée horizontalement vers l'avant jusqu'à la pomme d'arrosoir 3 qui se trouve à l'aplomb de la zone située devant l'enceinte 6. A l'extrémité supérieure de la source de gaz sous pression 4 constituée, par exemple par une bouteille de gaz inerte liquéfié, tel que du C02, est prévue une conduite de sortie 9 qui débouche dans l'enceinte métallique 6 Il est avantageux de disposer la plus grande partie de cette bouteille de CO 4 à l'intérieur de l'enceinte 6 de sorte que seulement 2 son extrémité supérieure sorte du couvercle de l'enceinte 6 Dans la conduite de sortie 9 est interposée une vanne 10, par exemple du type à percussion et susceptible de pouvoir être actionnée par un manche de manoeuvre 10a Lorsque cette vanne 10 est ouverte, le gaz sous pression, dans le cas présent le CO2, pénètre à travers la conduite de sortie 9 dans l'enceinte 6 et chasse l'eau distillée vers la pomme d'arrosoir 3. Il est souvent avantageux d'ajouter à l'eau distillée une solution de traitement d'urgence, contenant un produit antiseptique ou neutralisant ou encore un produit de décontamination ou bien encore un mélange d'au moins deux de ces produits. En effet, les solutions antiseptiques ont fait leur preuve pour le traitement d'urgence des brûlures thermiques classiques. Les solutions neutralisantes, telles que les solutions acides ou basiques selon le cas de la nature des brulures (basiques ou acides) permettent d'arrêter l'action néfaste des agents chimiques sur le corps de la personne accidentée. De même, pour lutter contre la contamination radio-active on utilise des solutions de décontamination. Afin que tous ces produits conservent leur activité jusqu'à 1 instant de leur utilisation, on prévoit, selon liinven tion un flacon en matière plastique 11 dont le col est fixé sur l'embouchure de la conduite de sortie 9. Ce flacon 11 contient donc la solution de traitement auxiliaire (antiseptique, neutralisant, décontaminant ou autres produits analogues) et présente de préférence un fond de résistance plus faible que la paroi et la fixation du flacon sur la conduite de sortie 9. Dans ce cas, au moins la partie inférieure du flacon 11 plonge dans le liquide d'arrosage 5 de sorte que, après déchirement du fond du flacon 11 sous l'effet du gaz sous pression, la solution du traitement soit intimement mélangée au liquide d'arrosage 5 par un brassage intense de ce dernier et de la solution. On peut prévoir des pommes d'arrosoir supplémentaires 9a disposées sur des montants latéraux 12a, 12b solidaires de la plaque de support 7. Ces pommes d'arrosoir supplémentaires 9a sont reliées à la conduite d'alimentation 2 par des conduites de déviation 2a, 2b et se trouvent à une hauteur de 140 à 160 cm, hauteur correspondant au niveau du torse d'un homme. I1 peut être avantageux de prévoir une douche oculaire. A cet effet, on prévoit sur la conduite d'alimentation 2 une autre conduite de déviation 2c située légèrement en-dessous du niveau des yeux, par exemple à une hauteur de 160 cm et débouchant dans deux tuyères oculaires 13a, 13b ouvertes vers le haut et écartées l'une de l'autre d'une distance égale à l'écartement moyen des yeux. Dans cette conduite de déviation 2c est monté un robinet, par exemple à trois voies 14 permettant d'actionner la douche oculaire. Sur le bord arrière de la plaque de support 7 est prévue une plaque verticale 15 à laquelle sont fixés des colliers ou brides de soutien 16, 17, 18 pour la bouteille de CO2 4, la conduite d'alimentation 2 et la conduite de sortie 9. La vanne 10 peut être ouverte par actionnement direct du manche de manoeuvre 10a. Cependant, il peut être avantageux de prévoir un actionnement à l'aide du pied de la personne accidentée. A cet effet, on prévoit, sur la partie centrale frontale de la plaque de support 7 une pédale 19 solidaire d'un bras de levier 20 auquel est attaché un câble 21 qui passe autour d'une poulie de renvoi 22 avant d'être fixé sur l'un des bras 23a, 23b, d'un levier à deux bras 23 monté sur le bord supérieur de la plaque verticale 15.L'extrémité du bras libre 23b est engagée dans une boucle 24 d'un câble 25 passant autour de deux poulies de renvoi 26, 27 et portant à l'autre extrémité une masse tombante 28 susceptible d'agir sur le manche de manoeuvre 10a. Les organes 23 à 27 constituent un mécanisme de déclenchement pour la masse 28. La masse tombante 28 comporte un évidement oblong 29 à travers lequel passe lssextré- mité libre du manche 10a de sorte que lorsque la masse 28 est libérée, elle heurte le manche 10a et l'entraîne dans sa chute, et commande ainsi l'ouverture de la vanne 104 Une butée de fin de course 30 est disposée au-dessous de la masse tombante 28.Sur le trajet de pivotement du manche 10a ou de chute de la masse tombante 28 peut également être prévu un contacteur de fin de course 31 qui est, par exemple monté sur la bride 16 de la bouteille 4 et interposé dans un circuit électrique alimentant un voyant de signalisation non représenté qui s'allume après l'ouverture de la vanne 10. Ce premier mode de réalisation d'une douche autonome est plus particulièrement destiné aux installations dites semifixes qui ont une très grande capacité en liquide. Sur la figure 2, est représentée une douche portative. Les organes analogues au premier mode de réalisation sont désignés par les mêmes références et ne sont plus décrits en détail. L'enceinte 6 a, par exemple, un volume interne de 10 à 25 litres et présente la forme d'une bouteille dans le goulot de laquelle sont montées la conduite d'alimentation 2, la bouteille de gaz comprimé 4 et la conduite de sortie 9 portant à son extrémité inférieure le flacon 11 dont le fond est représente ici à l'état déchiré. La vanne 10 de la bouteille 4 peut être actionnée par le manche 10a qui, dans ce cas, est articulé sur la conduite d'alimentation 2. Une anse 32 permet de saisir et de transporter facilement la douche autonome. Entre la pomme d'arrosoir 3 et la conduite d'alimentation 2 peut être prévu un tuyau flexible permettant l'utilisation de la douche à la manière d'une lance d'incendie ; ceci est particulièrement avantageux pour le premier secours aux personnes accidentées qui doivent rester couchées. Sur la plaque verticale 15 sont prévues des échancrures 33 permettant l'accrochement de la douche, par exemple sur un panneau de la cabine de conducteur d'un camion lourd. Sur cette figure 2, on a encore indiqué, pour plus de clarté, le parcours du gaz comprimé (flèches fl) et celui du liquide d'arrosage 5 (flèches f2) 2 Le mode de réalisation représenté sur les figures 3 et 4 est assez semblable à celui de la figure 2 et comporte deux unités de sources de liquide et de gaz comprimé, unités reliées par des conduites de branchement 2d et 2e à la conduite d'alimentation 2 dont l'autre extrémité se termine dans la pomme d'arrosoir 3. Chaque unité comprend donc une enceinte métallique 6 dans laquelle sont logés, au moins partiellementila bouteille de C02 4, le flacon 11 non représenté, et la conduite de sortie 9. Dans le cas présent, c'est la conduite de branchement 2d, 2e qui descend dans l'enceinte 6 jusqu'au voisinage du fond de cette dernière.Les deux vannes 10 des bouteilles de gaz comprimé 4 sont ici actionnées par une barre de commande 34 disposée horizontalement et supportée par une tige verticale mobile 35 guidée dans un guide tubulaire 36 solidaire de la plaque verticale 15. L'extrémité inférieure de cette tige 35 est articulée sur un levier de renvoi 37 dont l'autre extrémité est articulée sur une tringle 42 reliée à la pédale 19 par une articulation 38 (voir figure 4), la pédale 19 étant maintenue en position normale par un ressort de rappel 41. Les conduites de branchement 2d et 2e sont fixées à la plaque verticale 15 par l'intermédiaire de brides 39, 40. Lorsque la pédale 19 est actionnée, la barre de commande 34 se déplace verticalement vers le bas et ouvre les vannes 10 (voir position en traits interrompus de l'ensemble tringle 42, levier 37, tige 35, barre 34 sur la figure 4). Les enceintes 6 ont chacune un volume interne de 10 à 25 litres. Ce mode de réalisation de la douche autonome peut éventuellement être disposé sur un chariot lui assurant une grande mobilité. I1 est encore à noter que les différents organes décrits pour l:un ou l'autre des modes de réalisation peuvent être combinés avec les organes des autres modes de réalisation. Ainsi, par exemple la douche oculaire prévue pour le premier mode de réalisation peut être également combinée avec les autres modes de réalisation, Au lieu de prévoir deux sources de liquide séparées, on peut encore en prévoir davantage et les combiner avec une seule ou plusieurs sources de gaz comprimé REVENDICATIONS 1. Douche de premier secours comportant au moins une pomme d'arrosoir reliée à une source de liquide d'arrosage, caractérisée en ce que la source de liquide est autonome et associée à une source de gaz comprimé autonome, que la source de gaz comprimé est susceptible de chasser le liquide d'arrosage vers la pomme d'arrosoir et que la pomme d'arrosoir, la source de liquide d'arrosage et la source de gaz comprimé sont montées sur un support commun transportable. 2. Douche de premier secours selon la revendication 1, caractérisée en ce que la source de gaz comprimé est constituée par une bouteille de gaz inerte liquéfié, que la source de liquide d'arrosage comprend une enceinte métallique remplie presqueentièrement de liquide d'arrosage, que la bouteille de gaz inerte est reliée à l'intérieur de l'enceinte par une conduite de sortie munie d'une vanne d'arrêt et débouchant dans ladite enceinte,et que la pomme d'arrosoir est reliée à l'enceinte par une conduite d'alimentation dont l'extrémité inférieure se trouve au voisinage et au-dessus du fond de ladite enceinte. 3. Douche de premier secours selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comporte une douche oculaire. 4. Douche de premier secours selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le liquide d'arrosage est de l'eau distillée. 5. Douche de premier secours, selon l'une des revendications 1, 2 et 4, caractérisée en ce que le liquide d'arrosage contient une solution de traitement d'urgence comportant un produit antiseptique, neutralisant ou de décontamination, ou un mélange d'au moins deux de ces produits. 6. Douche de premier secours, selon l'une des-revendications 1 à 5, caractérisée en ce que dans l'enceinte de la source de liquide d'arrosage est prévu un flacon à fond destructible qui contient une solution de traitement d'urgence et dont le goulot est fixé à l'extrémité inférieure de la conduite de sortie de la source de gaz comprimé. 7. Douche de premier secours, selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'au moins la partie inférieure du flacon plonge dans le liquide d'arrosage avant l'utilisation de la douche. 8. Douche de premier secours1 selon la revendication 3, caractérisée en ce que la douche oculaire comprend deux tuyères oculaires ouvertes vers le haut, écartées l'une de l'autre d'une distance égale à l'écartement moyen des yeux et reliées à la conduite d'alimentation par une conduite de déviation comportant de préférence un robinet 9. Douche de premier secours selon la revendication 2, caractérisée en ce que la vanne d'arrêt est du type à percussion et est susceptible d'être actionnée soit manuellement, soit à partir d'une pédale articulée sur le support commun et située dans une zone en avant de la source de liquide d'arrosage. 10. Douche de premier secours selon la revendication 9, caractérisée en ce que la pédale est reliée à une barre de commande agissant directement sur la vanne d'arrêt. 11. Douche de premier secours selon la revendication 9, caractérisée en ce que la vanne d'arrêt comporte un manche de manoeuvre. 12. Douche de premier secours selon l'une des revendications 9 et 11, caractérisée en ce que la pédale est reliée à un mécanisme de déclenchement pour une masse tombante munie d'un évidement oblong dans lequel s'engage le manchon de manoeuvre de la vanne d'arrêt. 13. Douche de premier secours selon la revendication 12, caractérisée en ce qu'un contacteur de fin de course est prévu dans le trajet de pivotement du manche de manoeuvre, ou dans le trajet de chute de la masse tombante, et est interposé dans le circuit électrique d'un voyant de signalisation. 14. Douche de premier secours, selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la source de gaz comprimé est logée, tout au moins partiellement, dans l'enceinte de la source de liquide d'arrosage. 15. Douche de premier secours, selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que au moins une partie de la conduite d'alimentation allant à la pomme d'arrosoir est constituée par un tuyau flexible. 16. Douche de premier secours, selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs sources de liquide d'arrosage et plusieurs sources de gaz comprimé dont chacune est associée à une ou plusieurs sources de liquide d'arrosage qui sont reliées en parallèle à une ou plusieurs pommes d'arrosoir.