La présente invention concerne un système de galets pour des élé- ments qui doivent pouvoir être abaissés à partir de la position de roulement ou remontés à nouveau dans ladite position de roulement, cela par exemple en vue de réaliser une fermeture étanche et/ou de remettre les galets sous charge, ces éléments pouvant être par exemple des panneaux de cales d'un navire. Dans un mode de réalisation antérieurement connu, le problème du relèvement et de l'abaissement est résolu par la rotation de I axe des galets, lequel est monté excentriquement, rotation qui est commandée par un levier. La position plus ou moins stable pour laquelle les galets supportent la charge doit être fixés, une fois qu les galets, après une éventuelle décharge transitoire, sont à nouveau remis-dans la position pour laquelle ils supportent à nouveau la charge (brevets Allemands 543.646 et 522.951.) D'autres inconvénients correspondent dans ce cas, comme dans le cas de toutes les autres constrWctions connues, au fait que l'on aoit procéder simultanément au soulèvement de l'élément soutenu çrr galets, et au terro:illaa,e ou au déverrouillage des galets, cette o-persation exigeant le plus souvent dewK personnes. C > n connaît aussi un système de galets dans lequel un essieu rigide porte ceux galets, le galet extérieur dit galet d'appui qui ne roule pas sur la fente, ayant un diamètre un peu plus petit et étant muni d'un segment rdont la hauteur maximale est au moins égale à la course verticale de l'élisent soutenu. Lorsque l'on veut opérer volontairement l'abaissement de l'élément, on fait pivoter le galet sur l'arête du segment et le galet intérieur s'erfonce dans la fente du rail (brevet Allemand 816.206). On connaît encore une autre construction qui est analogue à la précédente et dans laquelle des galets de roulement et des galets d'appui (à méplats) sont disposés sur des essieux séparés placés l'un derrière 1' autre. Parmi les inconvénients des deux systèmes -précédents, on citera le fait qu'il y a des solutions de continuité dans le rail et que l'élément soutenu ne saurait être abaissé n'importe où, ce qui n'est pas sans in stérât, par exemple dans le cas d'un panneau de cale, où l'on souhaite pouvoir n'ouvrir que partiellement ce panneau. On connaît également une construction dans laquelle le galet est logé dans un boîtier interne et ce dernier est entouré par un boîtier externe. Dans la zone supérieure, entre le boîtier interne et le boîtier externe, se trouve une lame élastique et un arbre à cames qui est suscepti ble d'être actionné de l'extérieur au moyen d'un levier et dans lequel les cames viennent appuyer, lorsque l'on est en position de roulement, sur la lame élastique, et par conséquent également sur le boîtier intérieur, avec le résultat que le galet de roulement se trouve fixé. La lame élastique et l'arbre à came sont ici soumis à une usure particulière (Brevet Allemand 1.013.985). Finalement, on connaît encore un certain nombre de constructions équipées de galets fixes de roulement dans lesquelles on obtient, avec un mécanisme plus ou moins compliqué, les déplacements verticaux des éléments (Brevet Allemand 834.200). L'invention vise à séparer, d'une part l'opération de soulèvement des éléments soutenus par les galets et, d'autre part, 11 opération de verrouillage ou ae déverrouillage des galets de roulement, ainsi qu'à obtenir, par des moyens simples, le verrouillage et le déverrouillage automatique des galets. Selon l'invention, ce résultat est obtenu en ce que les galets sont disposés dans des boîtes d'essieu de telle façon qu'ils puissent être déplacés selon la direction verticale, cela grace au fait que les extrémités de l'essieu portant le galet sont munies de méplats et sont guidées dans des trous longs pratiqués verticalement dans les éléments latéraux de la boîte d'essieu. Du fait de la présence de méplats sur les extrémités de l'essieu, on fait apparaître; en direction du centre du galet, des épaulements de butée qui empêchent un débattement latéral de l'essieu du galet.De part et d'autre du galet, l'essieu porte chaque fois une bague d' appui sur laquelle vient reposer, lorsque l'élément soutenu est en position de roulement, une plaque d'appui qui est fixée sur un axe disposé dans la moitié supérieure de la boîte d'essieu, à la verticale au dessus de l'essieu du galet.Afin d'éviter que les bagues d'appui soient entraînées en rotation par le galet, ces bagues d'appui sont munies de trous dont la forme correspond à la section des bouts d'axes d'essieux munis de méplats. tes deux plaques d'appui qui sont reliées l'une à l'autre par un tronçon de tube et par une traverse de butée peuvent pivoter selon leur axe jusqu'au contact avec une butée. L'axe qui porte les plaques d'appui porte un bras de manoeuvre à contrepoids qui, selon la position qu'il occupe, amène les plaques d'appui, avec l'aide de nez de cames, soit dans leur position de fonctionnement, soit dans leur position de non-fonctionnement, cela après soulèvement de l'élément qui est soutenu par les galets. I1 est rationnel que la boîte d'essieu soit en deux parties et que ces deux parties soient maintenues assemblées par des boulons qui sont eux-mêmes åFchargés de certains efforts par des pattes d'appui. Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, l'encombrement en hauteur du système est maintenu aussi faible que possible lorsque l'on supprime la traverse de butée qui relie les plaques d'appui, ainsi que les nez de cames qui sont portés par le contrepoids du levier de manoeuvre. Dans ce cas, il faut prolonger axialement le moyeu du contrepoids de manoeuvre d'une quantité correspondant à l'épaisseur des plaques d'appui, ces prolongements étant alors conçus de telle sorte qu'ils reprennent la fonction 9es nez de cames. L'invention sera décrite ci-après de façon plus détaillée en se référant aux dessins ci-annexés lesquels sont fournis à titre purement illustratif et non limitatif et dans lesquels La figure 1 représente une vue de profil du système de galet de roulement, dans la position de marche. La figure 2 est une vue en coupe selon la ligne A-A de la figure 1 et enfin la figure 3 est une vue de profil du système de galet de roulement en position abaissée. La construction selon l'invention est très simple. Legalet de roulement 1 tourne autour d'un axe 2 qui est porté de part et d'autre di galet dans des bagues de soutien 3 et dont les extrémités sont de préférence munies de méplats des deux côtés. Les extrémités d'axes munis de méplats s' engagent dans les trous longs 4 qui sont pratiqués, dans des boîtes d'essieux comprenant de préférence deux parties 5 et 5', grâce à quoi le galet -1, l'essieu 2 et los bagues d'appui 3 peuvent se déplacer verticalement. Afin de transférer la charge de la pièce 6 sur le galet 1, et par conséquent sur la surface de roulement 7 du rail, on a recours aux plaques d'appui 8 qui sont montées dans la partie supérieure de la bote d'essieu 5-5', de préférence verticalement par rapport à l'essieu 2 et quipeuvent pivoter selon un axe 9, ces deux plaques d'appui 8 étant reliées l'une à l'autre par un tronçon de tube 10 ainsi que par une traverse de butée 11. Autour du tronçon de tube 10 peut pivoter le contrepoids 12 du levier de manoeuvre, avec son moyeu 13 et ses deux nez 14 et 14'. Lorsque le dispositif est en position de roulement (voir la figure 1), le contrepoids du levier de manoeuvre 12 se trouve dans la position I et il est orienté, par exemple dans le cas des couvercles basculants de cale, en direction de la cale (c'est la direction qui est montrée par la flèche 19). On a ainsi la certitude que pendant le mouvement de basculement et lorsque le couvercle est stocké verticalement au repos, autrement dit lorsque les galets de roulements ne sont pas chargés, le nez 14 du contrepoids 12 du levier de manoeuvre maintient immobilisées les plaques d'appui 8 au contact avec la butée ll et par conséquent maintient verrouillé le galet 1. Si l'on veut abaisser l'organe qui est porté par les galets on arène tout d'abord le contrepoids 12 du levier de manoeuvre dans la position 2 et le nez 14' écarte les plaques d'appui,8 de leur direction d'action 16. Dans ces conditions, dès que l'organe 6 qui est porté par les galets est soulevé de quelques millimètres, automatiquement ou manuellement, par exemple au moyel d'un pied de biche 17, le contrepoids du levier de manoeuvre tombe en position III (voir la figure 3) et l'on peut maintenant abaisser librement l'élément qui est porté par les galets. Pour relever l'élément qui est porté par les galets on commence par faire passer le contrepoids de manoeuvre de la position III dans la position IV (voir la figure 3). On relève ensuite l'élément, les plaques d'appui basculent d'elles-mêmes dans la position 16 pour laquelle elles remplissent leur rôle (voir la position I) et la charge est désormais reportée sur le galet de roulement. La boîte d'essieu est en deux psrties 5 et 5' qui sont reliées de préférence par des rouleaux 10. ta partie 5 est solidaire de l'élément 6 alors que la partie 5' peut être déposée lorsque l'on démonte les boulons 18. Tous les éléments constitutifs sont donc d'accès facile, ce qui est très intéressant en vue de l'entretien et des éventuelles réparations. Dans le cas où l'encombrement en hauteur de l'ensemble doit être aussi petit que possible, on peut renoncer à la plaque de butée ll et aux nez 14 et 14'. Dans ce cas, le moyeu 13 doit être allongé approximativement d'une quantité égale à l'épaisseur des plaques d'appui, et les extrémités de ces dernières doivent être conformées de telle sorte qu'elles puissent prendre à leur compte la fonction précédèmment assumée par les nez. Cette modification n'altère en rien le principe de l'invention. les avantages obtenus du fait de l'invention résident essentiellement dans le fait que le levage et l'abaissement de l'élément soutenu, ainsi que la fixation ou le déverrouillage des galets de roulement ne doivent pas être opérés simultanément, les galets se trouvant automatiquement fixés ou déverrouillés après inversion du contrepoids du levier de manoeuvre et soulèvement de l'élément supporté. Un autre avantage résulte du fait que les galets de roulement restent verrouillés, même pendant une phase transitoire de soulèverent et lorsque le panneau est en position verticale, par exemple dans le cas des couvercles basculants-de cales. En outre il n'est pas nécessaire ' prévoir des galets spéciaux d'appui, à coté des galets de rouleent. De plus le rail de roulement peut être fie et exempt de fente. Un avantage important résulte du fait que l'élément supporté peut être abaissé ou soulevé en tout point choisi. Enfin il est avantageux qu'une seule personne suffise pour assurer la manoeuvre. - REVElTDICA'diûNS 1.- Dispositif pour l'équipement d'éléments devant rouler sur des galets et devant pouvoir être soulevés et abaissés, lesquels doivent pouvoir être abaissés à partir de la position de roulement -ou remontés à nouveau dans ladite position de roulement, cela par exemple en vue de réaliser une fern;;eture étanche et/ou de remettre les galets sous charge, ces éléments pouvant être par exemple des panneaux de cales d'un navire, caractérisé en ce que les galets sont disposés dans des boîtes d'essieu de telle façon, qu'avec l'aide de bagues d'appui, ils puissent être déplacés selon la direction verticale, ces galets étant automatiquement fixés, après soulèvement de l'élément à supporter, par un contrepoids d'un levier de manoeuvre qui est monté à pivotement sur un axe dans la partie supérieure de la boîte d'essieu et qui coopère avec des plaques d'appui qui, de préférence, sont également portées à pivotement autour du même axe, et qui viennent reposer sur une butée. 2.- -Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qie les extrémités des essieux des galets portent de préférence deux méplats opposés. 3.- Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les extrémités des essieux munis de méplats sont guidées verticalement dans des trous longs qui sont pratiqués'dans les boîtes d'essieux, l'essieu étant simultanément immobilisé par ses méplats à l'encontre des déplacements axiaux. 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on a des bagues d'appui qui sont montées sur l'essieu, de part et d'autre du galet, et qui sont de préférence bloqués à l'encontre des mouvements de rotation. 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'immobilisation des bagues d'appui à l'encontre des rotations est obtenue par le fait que cesdites bagues d'appui sont percées d'un trou dont la section est en corresponXance avec la section des extrémités des essieux munis de méplats. 6.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'axe du contrepoids du levier de manoeuvre est porté à pivotement dans la boite d'essieu, de préférence en position verticale au-dessus de l'essieu. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les portées de l'axe ont un diamètre un peu plus petit. 8.- Dispositif selon les revendications 1, 6 et 7, caracDé- risé en ce que les deux plaques citappui sont reliées l'une à l'autre par un tronçon de tube et une traverse de butée, et peuvent pivoter autcur de leur axe jusqu'au contact avec une autre butée. 9.- Dispositif selon les revendications 1 et 8, caractérisé en ce que le contrepoids du levier cLe manoeuvre pivote par son moyeu et les deux nez autour du tronçon de tube et amène ainsi les plaques d'ap pui, selon la position qu'il occupe après soulèvement de I'éléilent supporté soit dans une position de fonctionnement, soit dans une position de nonfonctionnement. 10.- Dispositif selon les revendications 1, 3 et 8, caractérisé en ce que la boîte d'essieu est en deux parties qui sont réunies l'une à l'autre de préférence par des boulons. 11.- Dispositif selon les revendications 1 et 9, caractérisé en ce que le poids du levier de manoeuvre est orienté vers la cale lorsque l'on se trouve en position de roulement, cela dans le cas où il s'agit par exemple d'un panneau de cale. 12.- Dispositif selon les revendications 1 et 10, caractérisé en ce que des pattes permettent de décharger les boulons d'assemblage des boîtes d'essieu.