La présente invention concerne un appareil électrique et plus particulièrement, un procédé applicable à un appareil électrique. Pour décrire théoriquement et complètement l'invention, il est nécessaire, ainsi qu'il apparaîtra par la suite, de partir de l'hypothèse que le second théorême de la thermodynamique ne s'applique pas généralement. Cela ne veut pas dire que l'invention conduit réellement à la réalisation d'un mouvement perpétuel du second ordre. Au contraire, il est obligatoire de considérer cette réalisation comme improbable jusqu'à ce que l'expérience ait prouvé le contraire. Mais, même si l'invention ne peut conduire à un mouvement perpétuel du second ordre, elle présente néanmoins une grande importance. Elle montre la manière de réaliser un thermoélément d'un rendement considérablement supérieur à celui des thermo-éléments antérieurs. Si le rendement dépasse une valeur prédéterminée, il y a mouvement perpétuel du second ordre ; s'il est inférieur à cette valeur, le second théorême reste valable pour le moment. Mais cela peut n'être vrai que pour le moment car on ne sait jamais si cette valeur du rendement sera dépassée. Cela montre que l'invention ne peut pratiquement pas être décrite sans utiliser le concept du mouvement perpétuel du second ordre. L'invention concerne donc un procédé applicable à un appareil électrique comprenant un thermo-élément qui comporte deux composants connectés à un circuit fermé, à deux points de jonction dont ltun est maintenu à une température plus élevée et l'autre à une température plus basse. Dans l'un au moins des composants du thermo-élément est placé un filtre de conductibilité électrique élevée et de conductibilité thermique faible. Le réglage du rendement le plus élevé du thermo-élément est effectué selon un nouveau procédé qui implique, par rapport au procédé antérieur de réglage de plus grand rendement d'un thermo-élément basé essentiellement sur l'équation de Carnot et le second théorême principal de thermo-dynamique, une opposition sous un aspect au moins. Le filtre est un élément important de l'appareil électrique selon l'invention et il est connu au moins dans son principe depuis plusieurs années. La fonction d'un tel filtre est, et a toujours été, de laisser passer le courant électrique en offrant une faible résistance ou de préférence aucune résistance alors qu'il s'oppose énergiquement à la circulation de la chaleur entre le point de température plus élevée et le point de température plus basse. Le filtre peut être introduit dans l'un des composants du thermo-élément ou dans les deux, auquel cas deux ou plusieurs filtres peuvent être prévus en série dans un -seul et même composant, ou encore la matière de l'un des composants ou des deux peut avoir des propriétés telles qu'elle constitue le filtre en elle-même. Mais dans ce dernier cas les chances qu'un mouvement perpétuel du second or dre apparaisse sont sensiblement réduites. Lorsque ce filtre est introduit dans le thermo-élément, le rendement de ce dernier est élevé, peut être pas assez pour être contraire au second théorême, ou peut être suffisamment élevé pour lui y être contraire. Ce dernier cas semble être vrai si le filtre fonctionne parfaitement, ou s'il fonctionne suffisamment bien pour qu'un phénomène physique existant dans tous les thermo-éléments et qui jusqu'à présent a été annulé ou négligé, puisse se présenter clairement de lui-même. Dans ce dernier cas, et s'il peut être réalisé, il existe un mouvement perpétuel du second ordre. Ce phénomène physique est le phénomène élec trique qui existe dans chaque thermo-élément. o alsqu'à présent, il a été partiel- lement caché, superposé à la circulation de la chaleur dans le thermo-élément. Si cette circulation de chaleur est supprimée par le filtre, le phénomène électrique et ses manifestations apparaissent clairement et de manière simple. D'autres caractéristiques de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple Les figures 1 à 7 représentent schématiquement des thermo-éléments de structures différentes et illustrent l'application du procédé selon l'invention et, La figure 8 représente schématiquement un mode de réalisation pratique d'un appareil de réfrigération thermoélectrique ou un générateur thermoélectrique appliquant le procédé selon l'invention. Toutes les températures données dans la description et sur les dessins sont en degrés centigrades. La figure I représente un thermo-élément courant comprenant des compo sants I et 2 qui sont brasés ou soudés ensemble aux points de jonction 3 et 4. Le premier point de jonction est à une température élevée T1 et l'autre à une température plus basse T2 ( T1 > T2). Un filtre d est introduit dans chacun des composants. Il consiste en deux plaques métalliques placées face à face et séparées par un très petit intervalle. La distance entre les plaques est désignée par g . I1 faut supr ,ser initialement que le filtre fonctionne de façon parfaite de manière que le phénomène mentionné ci-dessus et ses manifestations appa raissent clairement et puissent être décrits. Ce qui se produit lorsque des pertes apparaissent dans le filtre sera décrit ensuite. Dans le filtre parfait, mesure quelque ( 1 A = 10 8cm) ou quelques dizaines de A au grand maximum et un vide parfait est maintenu entre les plaques. A cette petite distance, les atmosphères d'électrons des plaques sont en contact l'une avec l'autre et par conséquent, l'électricité ou les électrons peut franchir l'intervale 8, c' est-à-dire passer d'une plaque à l'autre, pratiquement sans résistance. Mais la chaleur ne peut passer que par rayonnement car une substance est nécessaire pour conduire la chaleur et il n'en existe aucune dans l'intervale en dehors des électrons qui ne conduisent pas la chaleur. Dans ce cas, le diamètre des plaques est de préférence réduit. Plusieurs filtres peuvent être connectés en parallèle. Au moins à cet égard, il est sans importance que la conductibilité a du courant dans un vide absolu sur quelque A soit considérée étant, ou soit virtuellement un effet tunnel ou quelque chose d'autre. A température élevée, un courant peut traverser l'intervale de la manière bien connue, même si g dans ce cas est de l'ordre de quelques millimètres. Si l'intervalle contient un gaz approprié comme du néon à basse pression, de préférence 0, 1- à 2 torr, ce qui permet de donner à g une valeur plus grande et facile à obtenir, de l'ordre de 0, 1 à 0, 3 Lt (1 P = 10 4cm), des pertes mesurables mais réduites apparaissent dans le filtre. Ce dernier ne peut donc pas être considéré comme parfait. Dans ce cas, la conduction du courant est dfle probablement à une décharge dans le gaz. Dans un tel filtre, et avec une densi 2 té de courant de quelques ampères par cm , la chute de tension 4 p n'est pas nulle, mais elle est de quelques millivolts ou quelques dizaines de millivolts ce qui dans de nombreux cas, ne présente techniquement aucune importance. Si dans le futur, le filtre pouvait être réalisé d'une autre manière, cela ne changerait pas le principe de l'invention, ce qui est également vrai si les composants du thermo-élément en eux-mêmes fonctionnaient comme un filtre , c'està-dire s'ils étaient faits d'une matière d'une grande conductibilité électrique et d'une très faible conductibilité thermique. Dans un filtre dans lequel est maintenu un vide absolu, les pertes dQes à l'effet Thomson ne peuvent apparaître Dans un filtre contenant un gaz, aucun effet Thomson nta été observé. Selon ce qui a été dit ci-dessus, la résistance électrique peut être considérée comme nulle. Un courant circule donc dans le thermo-élément. Bien entendu, la température Tlexiste dans les parties supérieures des conducteurs 1 et 2, du point de jonction 3 jusqu'aux filtres d, et la température T2 existe dans les parties inférieures de ces conducteurs entre le point de jonction 4 et les filtres d. Les parties supérieures et inférieures des conducteurs doivent donc être très courtes, ce qui est également le cas dans un mode de réalisation technique qui sera décrit par la suite. Mais compte tenu des explications ci-dessus, ils sont représentés relativement longs dans toutes les figures pour des raisons de clarté et ils ne sont dessinés que comme des fils. Sur la figure 2, les deux composants 1 et 2 des thermo-éléments de la figure I sont désignés par Cu et Fe afin d'insister sur le fait qu'ils sont supposés être respectivement en cuivre et en fer. Cette combinaison a été choisie car elle est décrite dans la plupart des livres de physique. Il y a lieu de se reporter par exemple au volume Il de "Lehrbuch der Physik" deGrimsehl, 9ème édition page 232. Si T1 est égal à 100" et T2 à 0 , la force électro-motrice (thermo-force) qui est produite dans le circuit, et qui est désignée par E, est égale environ à 1 mV ainsi que l'indique le second volume de "Hauptwerk" des tables physico-chimiques de Landolt-Bornstein, Julius Springer Berlin 1923 (qui sera désigné par la suite par Hw II), page 1029. Un courant circule dans le thermo-élément comme l'indiquent les flèches sur les dessins et l'énergie est égale à la tension E multipliée par la valeur de l'intensité du courant qui peut être prélevée dans l'ensemble, puisque la chute de tension dans les filtres d a été supposée être nulle. L'émission de chaleur a lieu à la température la plus basse T2 et par conséquent, selon le premier théorème de la thermo-dynamique, l'absorption de chaleur a lieu à la température la plus élevée T1 , ce qui est indiqué sur le dessin par une flèche avec la référence Q. Il y a lieu de se reporter à la partie "Ergänzungsband" des tables mentionnées ci-dessus, imprimées en 1927J à la page 681. La chaleur passe donc de la température la plus haute à la température la plus basse et un travail est fourni sous forme d'énergie électrique. Cela semble être en accord avec le second théorême de la thermo-dynamique. Sur la figure 3, T1 est égal à 276 tandis que T2 n'est pas changé, c'està-dire 00. Un générateur G de courant continu est introduit dans le circuit. Cette température de 276 est appelée le point neutre de la combinaison du cuivre et du fer, ce qui signifie que la force électromotrice E est nulle si T1 est égale à 276 et T2 à 00. Mais un courant est maintenu dans le circuit par le générateur G. Si la résistance des conducteurs est négligeable, cette production de courant électrique ne demande aucun travail puisque E est nul. Cela est vrai que le courant circule dans le sens des aiguilles d'une montre ou qu'il circule en sens inverse. S'il circule dans le sens des aiguilles d'une montre, de la chaleur est émise selon la figure 2 à la température la plus basse T2 ou 00. La même quantité de chaleur doit donc être absorbée à la température la plus élevée T1 ou 276". De la chaleur est transférée de la température la plus élevée à la température la plus basse, mais il faut insister sur le fait que cela est obtenu par un processus dans lequel il n'existe aucun phénomène irréversible si l'on néglige les forces électro-motrices très réduites qui peuvent être engendrées dans les filtres par la chute de température. Cela semble très étrange, puisque contraire aux lois de la thermo-dynamique connues jusqu a présent. Ces lois exigent qu'un travail soit fourni mais ce n'est pas le cas. Le phénomène est également étrange si le sens du courant de la figure 3 est inversé de manière qu'il circule dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Lorsque le courant circule en sens inverse des aiguilles d'une montre sur la figure 3, la chaleur est absorbée selon la figure 2 au point T2 à 00 L' émission de chaleur a donc lieu en T1 E 276". Mais il faut remarquer que ce transfert de chaleur de la température la plus basse à la température la plus haute s'effectue sans absorber de travail puisque la force électro-motrice E est nulle. I1 apparaît donc que la chaleur peut être transférée par un processus entièrement réversible exempt de pertes, de la température la plus élevée à la température la plus basse lorsque le courant circule dans un sens, sans que de l'énergie électrique équivalente à un travail soit libérée, et que la chaleur peut être transférée de la température la plus basse à la température la plus haute lorsque le courant circule dans le sens opposé sans absorber de travail. Ce dernier cas produit bien entendu un mouvement perpétuel du second ordre dans la mesure où le filtre fonctionne de la manière décrite. Dans les deux cas, il semble y avoir équivalence entre la chaleur et le travail. I1 sera maintenant supposé que la température T1 est élevée au dessus de 276", par exemple à 300 comme le montre la figure 4. La force électromotrice change de signe, c'est-à-dire qu'un courant circule dans le circuit en sens inverse des aiguilles d'une montre. Le générateur G peut donc être supprimé. De la chaleur est absorbée spontanément à la température la plus basse T2 et est émise à la température la plus haute T1. En outre de l'énergie électrique égale à E multiplié par l'intensité du courant est délivrée. I1 est clair qu'un travail mécanique peut également être fourni par le dispositif si de la chaleur peut être transférée de la température la plus élevée à la température la plus basse selon le processus courant d'une machine à vapeur. I1 a été mentionné que dans la littérature sur a physique, T1 = 276 est appelée le point neutre de la combinaison du cuivre et du fer (Cu-Fe), ce qui signifie que la force électromotrice thermique est nulle lorsque la température la plus basse (T2) est égale à 00. Si T2 s'écarte de 0 , E s'annule pour une au tre valeur de T1. Cette valeur est généralement désignée par T ou point neu 1 n tre général. Bien entendu, T est une fonction de T2. La relation fonctionnelle n 2 entre T et T2 dépend du choix des composants du thermo-élément. Lorsque TI n 2 égale T, le travail sous forme d'énergie électrique qui est fourni au généra teur G pour transférer de la chaleur de T2 à T est nul. I1 est clair qu'un mou n vement perpétuel du second ordre est obtenu. Mais, ce processus démarre tou jours à une température inférieure à T n Afin d'expliquer cela, il y a lieu de se reporter aux figures 1,2 et 3. Pour des raisons de simplicité, il sera supposé que T2 est égale à 0 et que T1 est aussi égale à 0", ctest-à-dire que T1 = T2 La force électromotrice E est 'donc nule.Si TI augmente la force électro-motrice E produite maintient dans le circuit un courant dans le sens des aiguilles d'une montre.Si TI est égale à 100 (figure 2) le courant circule encore dans le sens des aiguilles d'une montre.Si T1 prend une valeur comprise entre Oc et 2760, E commence à décroître de manière à s'annuler, ainsi que mentionné ci-dessus lorsque T1 atteint 276 , (figure 3) ou point neutre. Ainsi qu'il a été également mentionné ci-dessus,de la chaleur peut maintenant être transférée de la teirpérature la plus basse à la température la Dlus haute au moyen du générateur G lorsqu'il fait circuler un courant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, sans absorption de travail. I1 sera maintenant supposé que T1 est légèrement inférieur à 2760, ou 276 #T. Le générateur G doit fournir un petit travail L' qui est une fonction debT pour maintenir le courant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et transférer de la chaleur de 0 à 2764 - Ab T. Cette chaleur est maintenant transférée par un processus de machine à vapeur, sans pertes, de la température 276 - È T à T2, c'est-àdire 0' dans ce cas. Le travail L" est libéré et si L T est petit, ce travail est plusieurs fois supérieur à L'. I1 est possible de prélever L' dans L" pour commander le générateur G et il reste un travail L" - L' de mouvement perpétuel libéré. Ce processus de mouvement perpétuel peut être considéré comme théoriquement incomplet car il ne se produit pas spontanément, mais doit être entretenu par l'extérieur. Lorsque dans cet exemple T1 s'élève au-dessus du point neutre, 276 , ou d'une manière générale au-dessus de T v 300 par exemple n (figure 4) le processus se déroule théoriquement de façon spontanée et par conséquent, peut être considéré comme un processus de mouvement perpétuel théoriquement complet. Si les pertes sont réduites, ce processus peut être pratiquement complet. I1 est également possible qu'il soit pratiquement incomplet en raison des pertes, particulièrement dans les filtres. Les températures de 3000. et - 1850 portées sur les dessins ne sont pas bien entendu les températures optimales. Elles ne sont données qu'à titre d' exemple. Lorsque la force électromotrice E est de l'ordre de quelques centaines de mV, la chute de tension ip dans chacun des filtres peut atteindre une valeur de l'ordre de quelques dizaines de mV. Plus la chute de tension peut être importante, plus la surface transversale du filtre doit être réduite, ainsi que le transfert de chaleur de T1 à r T2. Ce point est importance, particulièrement lors- que le filtre n'est pas maintenu sous vide parfait, mais contient un gaz tel que le néon à faible pression qui conduit la chaleur. I1 ressort clairement de la description et des figures qu'un appareil mettant en oeuvre le procédé selon l'invention s'écarte notablement des appareils ou machines antérieurs produisant du froid ou de la chaleur par des thermo -éléments. Par exemple, dans une machine de réfrigération courante du type à compresseur, le rendement peut être diminué, c'est-à-dire qu'un travail plus important peut être a,,sorbé si la température T1 du condenseur, qui est généralement de l'ordre de 70 , s'élève. Afin d'être en accord avec la figure 3 à laquelle il faut se reporter, la température de la machine de réfrigération est supposée être 00. Il sera également supposé que T1 n'est pas 2760 comme l'indique la figure, mais 70". Un certain travail sous forme d'énergie électrique doit donc être fourni au générateur G, selon ce qui a été dit ci-dessus. Si maintenant la température T1 s'élève, le générateur G demande moins d'énergie. Lorsque T1 a atteint 276", aucun travail n'est demandé par le générateur et, lorsque cette température dépasse 276 et atteint par exemple 300 comme l'indique la figure 4, le processus est autonome et peut fournir une certaine quantité d'énergie électrique. Cela a été mentionné précédemment. Les condi tions dans une machine de réfrigération du type à compresseur et dans un appareil selon l'invention sont évidemment opposés les unes aux autres. I1 a été supposé que les composants du thermo-élément des figures 3 et 4 étaient le cuivre et le fer, Cu et Fe, substances qui ne peuvent pas être utilisées techniquement car elles produisent une force électromotrice E trop faible mais le processus peut être produit sous forme d'une expérience scientifique, en utilisant les filtres décrits qui sont exempts de pertes et dans le vide parfait, l'intervale n'ayant que quelques . Mais il est plus simple de choisir d'autres substances, telles que le silicium dopé et le plomb, Si et Pb, qui produisent une force électromotrice de l'ordre d'une centaine de fois plus grande et d'utiliser des filtres contenant un gaz avec un intervalle 8 de 0, 1 à , 3 la 3 I1 faut remarquer que le "Erganzungsband", page 681 ne mentionne pas la combinaison Si-Pb. Mais la combinaison Si-Cu y est mentionnée et présente le même usage dans le cas présent. L'effet Peltier est dominé par le silicium et il n'est par conséquent pas important dans ce cas si l'autre composant est le plomb ou le cuivre. Sur la figure 5, le courant circule dans le sens inverse des aiguilles d' une montre, selon une donnée expérimentale. De la chaleur est émise à T1= 0 et de la chaleur est absorbée à T2 = -1850. L'appareil fonctionne en réfrigération. La force électromotrice E qui maintient la circulation du courant ou qui entretient le processus est de 63 mV, selon Hw page 1030. Si T1 s'élève de 0 jusqu'à 300 par exemple, (figure 6) pour T2 = 00 > la force électromotrice E augmente de 63 mV à 112 mV selon Hw II page 1030. Le processus se déroule donc plus facilement. I1 est évident que la chaleur est transférée plus facilement de - 185 à 300 que de - 185" à 00. Cela est également contradictoire avec ce qui est enseigné par la technique courante de la réfrigération ainsi qu'à l'équation de Carnot ou au second théorême. La figure 7 peut se déduire des figures 5 et 6 ou directement de Hw II page 1030. La force électromotrice E est de 175 mV. Cet appareil fonctionne évidemment en réfrigération. Ces trois appareils, selon les figures 5, 6 et 7 respectivement fonctionnent également en générateurs d'électricité. Dans un générateur d'électricité courant, la chaleur est fournie à une température élevée et elle est extraite à une basse température. Ici, les conditions inverses s'appliquent. Ainsi qu'il a été mentionné ci-dessus > une autre différence réside dans le fait que plus la température à laquelle la chaleur doit être transférée est élevée, plus la force électro-motrice E (63, 112 et 175 mV) est importante et par conséquent, plus le transfert de chaleur est facile. Cela n'est pas vrai bien entendu pour des intervales de températures très importants pour lesquels la perte dfle au rayonnement est grande également dans le filtre qui est généralement exempt de pertes, c'est-à-dire un filtre dans le vide parfait avec un intervale e de quelques A. Si le plomb, Pb, est remplacé par du germanium, Ge, ou une autre substance encore plus avantageuse, la force électromotrice E est encore plus grande que mentionnée ci-dessus > de tordre de 300 mV ou 0, 3 volt. Dans chaque cas où la chaleur est émise à la température la plus haute (T1) et absorbée à la température la plus basse (T2), (voir figures 4 à 7); il est bien entendu possible, ainsi que mentionné ci-dessus, d'obtenir un travail au moyen d'une machine à vapeur par exemple. La température la plus haute (T1) peut aussi être inférieure à la température ambiante, particulièrement dans un processus de mouvement perpétuel pratiquement complet. Bien entendu, des thermostats peuvent être utilisés pour commander 1' émission de chaleur à T1 et la fourniture de chaleur à T2 de manière que ces températures soient fixées et que le processus en cours ne soit pas perturbé. En ce qui concerne les figures 4, 6 et 7, il n'a pas été tenu compte de la perturbation de l'émission de chaleur à la température la plus haute T1 pouvant être causée par la quantité d'énergie électrique E multipliée par l'intensité du courant prélevé sur l'appareil, car cette quantité d'énergie est un travail et doit être supposée dissipée en chaleur à une température arbitraire, T1 par exemple. Mais s'il n'est pas permis à cette chaleur de se dissiper de cette manière à la température T1, il peut être supposé que pour un choix déterminé des composants du thermo-élément, de la chaleur doit être fournie à la fois à T1 et à T2 pour entretenir le processus. De préférence, la chaleur est transférée par une pompe à chaleur à la température T1 par exemple, à partir de la température inférieure de 1 environnement, qui peut être supérieure à T2. En ce qui concerne les figures 5, 6 et 7, il a été mentionné des différences de nature théorique et abstraite/ mais il existe également une différence de nature matérielle et concrète qui a déjà été mentionnée. I1 a été indiqué en regard de la figure 1 que les composants du thermo-élément ne doivent être que très peu allongés dans la direction du courant électrique. La distance entre le point de jonction 3 à la température T1 et le filtre d doit être réduite car cette partie est à une seule et même température constante T1, La même chose est vraie pour les composants entre le point de jonction 4 à la température T2 de la figure 1 et le filtre d. Cela amène l'avantage que la résistance est réduite, ce qui est un avantage important particulièrement lorsque les composants sont des semi-conducteurs tels que le silicium dopé et lue germanium ou d'autres substances encore meilleures. Dans ce cas, les composants doivent avoir la forme de plaques minces seulement. La figure 8 illustre sché"atiquest la ma- nière selon laquelle un appareil de réfrigération selon l'invention peut être réalisé dans ce cas. Sur cette figure, Cu désigne des courtes tiges, de préférence circulaires, en cuivre par exemple, sur lesquelles sont soudées ou brasées des plaques minces de silicium dopé Si et de germanium Ge. Leur épaisseur peut être choisie en fonction de considération pratique et en l'absence de considérations importantes de conductibilité électrique. Une épaisseur d'un à quelques dixièmes de millimètre convient, sauf si une épaisseur plus grande est nécessaire pour des raisons pratiques. Cette valeur peut également être beaucoup plus réduite, par exemple quelques microns seulement si les plaques sont déposées sur leur support par évapotation, Cette courte longueur ou ces plaques minces ne peuvent pas être utilisées dans les appareils de réfrigération ou les appareils électriques courants comprenant des thermo-éléments. Le filtre qui peut présenter un intervale de valeur g entre deux plaques de silicium ou deux plaques de germanium est désigné par d. Les deux tiges de cuivre extérieures sont interconnectées par un conducteur électrique 9. Un générateur G correspondant au générateur G de la figure 3 est prévu dans ce conducteur. Si le générateur maintient un courant dans le circuit, les tiges de cuivre alternées respectifs ement chaudes et froides. La chaleur et le froid produits peuvent respectivement être prélevés d'une façon appropriée, non illustrée. Si contrairement à l'attente, ce dispositif fonctionne en mouvement perpétuel du second ordre, le moyen le plus simple consiste à remplacer le générateur G par une lampe. Dans ce cas, il n'est pas exclu de réaliser l'appareil et de choisir les températures de telle manière que tout le froid produit, c'est-àdire toute la chaleur absorbée à T2, soit fourni à la lampe sous forme d'énergie électrique. Les surfaces en regard de silicium ou de germanium (Si, Ge par exemple) définissant l'intervale du filtre peuvent être recouvertes d'une couche dror par exemple. Cette couche peut être très mince c'est-à-dire suffisamment mince pour que les forces électromotrices ne soient pas perturbées de façon sensible. Une couche de ce genre facilite le transfert d'électricité dans l'intervale lorsque les composants du thermo-élément sont des semi-conducteurs. Si les intervalles sont grands, c'est-à-dire si X est de l'ordre de 0 > 1 à 1 micron, de préférence 0 > 1 à 0, 3 micron et contient un gaz sous pression fai- ble, l'appareil peut être mis en marche en élevant momentanément la tension de la source d'alimentation. La tension appliquée à ce moment peut être appelée tension d'allumage. Des arcs peuvent être produits dans les intervalles. Ainsi qu'il est bien connu, le courant est un très bon ioniseur et par conséquent la tension nécessaire pour le fonctionnement décroît à une petite fraction de cette tension d'allumage. Cette tension peut être réduite si les surfaces contiennent une substance radioactive. Un seul grain conducteur microscopique dans l'intervalle peut abaisser la tension d'allumage de manière notable. Un grain ou un nombre limité de ces grains n'augmente pas de manière notable les pertes de chaleur dans l'intervalle. Ces grains peuvent donc présenter une certaine utilité, bien que limitée. Mais il est difficile d'introduire un ou plusieurs grains de ce genre dans l'intervalle. En général, il n'y en a aucun ou il y en a trop. Une inégalité microscopique dans une surface peut remplir la même fonction qu'un grain. Naturellement, le démarrage peut steffectuer également en fermant tous les intervalles pendant un instant de manière que l'espace soit nul, ce qui est facile à faire puisque la somme de tous les intervalles en série n'est que de l'ordre de 1 ou quelques microns. I1 faut remarquer que les arcs seraient froids en raison de la consommation extrêmement faible d'énergie. Ils sont visibles sous un fort microscope mais aucune détérioration de la matière n'a été observée. Même si des pertes se produisent dans l'appareil de manière que le mouvement perpétuel du second ordre ne soit pas obtenu, ce qui est probable selon le second théorême de la thermodynamique, l'appareil doit être réalisé selon l'invention de manière que les transferts de chaleur de la température la plus basse à la température la plus haute soient facilités, contre les lois de la nature. De cette manière, il est au moins possible de réaliser un thermo-élément d'un rendement élevé encore jamais obtenu. - REVENDICATIONS 1 - Procédé applicable à un appareil électrique comprenant un thermoélément qui comporte deux composants connectés en circuit fermé à deux points de jonction dont l'un est maintenu à une température plus haute et dont l'autre est maintenu à une température plus basse, un filtre de conductibilité électrique élevée et de conductibilité thermique faible étant placé dans l'un au moins des composants procédé caractérisé en ce que le réglage du rendement le plus élevé du thermo-élément est fait selon un nouveau procédé qui implique une opposition sous au moins un aspect avec le procédé antérieur de réglage du rendement le plus élevé d'un thermo-élément- basé essentiellement sur 1' équation de Carnot et le second théorème de la thermodynamique. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réglage de la valeur optimale de la température la plus haute à laquelle de la chaleur est émise, est effectué selon ledit nouveau procédé comprenant l'opposition que ladite température est élevée au-dessus de la valeur considérée comme optimale selon ledit procédé antérieur, le réglage de la valeur optimale de ladite température la plus basse à laquelle de la chaleur est absorbée étant effectué également selon ledit nouveau procédé comprenant l'opposition que ladite température est abaissée au-dessous de la valeur considérée comme optimale selon ledit procédé antérieur. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les valeurs optimales des températures sont choisies de chaque côté d'une température qui est le point neutre du thermo-élément par rapport à ladite température la plus basse.