La présente invention a trait à un appareil ou outil à dénuder, c'est-à- dire propre à enlever la gaine isolante qui recouvre un conducteur électrique. Le type usuel des appareils de ce genre est uniquement prévu pour arracher l'isolant, ce qui pose le problème que l'âme métallique du conducteur risque de s'épanouir quand elle est ainsi libérée de sa gaine. L'opérateur doit alors la tordre sur elle-même pour permettre de réaliser les liaisons électriques subséquentes. Compte tenu de ce qui précède l'invention vise à établir un appareil à dénuder original qui puisse simultanément arracher la gaine isolante d'un conducteur électrique et tordre celui-ci, le tout sous l'effet d'un simple serrage. L'invention vise en outre à réaliser un tel appareil qui puisse s'adapter à une large gamme de dimensions de conducteurs. Conformément a l'invention un appareil à dénuder comprend deux lames coupantes propres à arracher la gaine isolante d'un conducteur électrique et simultanément à tordre l'âme de celui-ci quand on les déplace en va-et-vient en sens inverse l'une de l'autre. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer: Fig. 1 est une vue en élévation d'un appareil ou outil à dénuder suivant l'invention. Fig. 2 et 3 en sont des coupes substantiellement suivant Il-II et III-III (fig. 1). Fig. 4 est une vue de c8té partielle montrant avec plus de détail les organes de serrage prévus au voisinage des lames coupantes. Fig. 5 montre de mime le détail de ces lames. Fig. 6 est une vue en perspective schématique des lames. Fig. 7(a) et 7(b) sont des schémas montrant le fonctionnement du pivot de liaison des lames. Fig. 8(a) à 8(f) sont des vues de détail représentant les diverses phases du fonctionnement des lames précitées. Fig. 9(a) à 9(d) montrent les plaques de base aux diverses phases de leur séparation et de leur retour. Si l'on se réfAreplus particulièrement à fig. 1 à 3, on peut y voir un appareil ou outil à dénuder établi conformément à l'invention. Cet appareil comprend dans sa partie inférieure deux branches ou poignées de serrage lL et 1R présentant en section transversale un profil général en forme de U. Chacune d'elles comporte deux pièces de liaison, respectivement 2L et 2R, reliées par exemple par soudure à des parties supérieures qui s'étendent à partir d'elles en affectant là encore un profil général en U. Ces pièces 2L et 2R sont reliées par un goujon central 3 (voir fig. 2) autour duquel elles peuvent pivoter de façon à amener les branches IL et lR à ce qu'on peut appeler leur position de fermeture. Le goujon 3 porte un ressort de torsion 5 (ressort de couple) dont les deux extrémités sont au contact d'une partie des pièces de liaison 2L et 2R. Il sollicite constamment les branches IL et iR vers leur position d'ouverture. Les références 4L et 4R désignent deux plaques de base disposées en vis-àvis sur la partie haute des branches iL et IR. Ces plaques 4L et 4R vont en s'écartant l'une de l'autre de façon progressive en direction du bas de façon à constituer une conformation en fourche, ainsi qu'on peut le voir en-fig. 1, et elles sont finalement reliées par le goujon central 3. Leurs faces supérieures en vis-à-vis présentent un profil bombé, tandis que leurs faces inférieures sont de forme carrée. Les deux côtés de cette partie carrée sont repliés horizontalement vers l'extérieur, leurs extrémités dans cette direction étant recouvertes par des couvercles, respectivement 8L et 8R. Ainsi les faces arrière inférieures des plaques de base 4L et 4R définissent avec les couvercles 8L et 8R des logements SL et SR propres à recevoir et à retenir des organes de serrage 11 et I1', des lames d'arrachages 19 et 19' et toutes les pièces qu'on décrira ci-après plus en détail. En outre l'une des extrémités du goujon central 3 (celle qui apparaît en avant en fig. 1) est bloquée, par exemple par une vis BI, tandis que l'extrémité opposée (celle qui se trouve en arrière en fig. 1) l'est elle aussi, par exemple à l'aide d'une seconde vis B2, mais par l'intermédiaire d'une rondelle 6 de faible épaisseur en forme de coupelle. A l'intérieur de cette coupelle ou rondelle 6 est disposé un fort ressort de rappel 7 dont les extrémités viennent agir sur les plaques de base respectives 4L et 4R. Ainsi ces plaques sont sollicitées l'une par rapport à l'autre vers la position pour laquelle elles sont en contact intime. Les références 9L et 9R correspondent respectivement à deux plaques arrière de forme plane et susbtantiellement triangulaire qui s'étendent à partir de la zone centrale des couvercles respectifs 8L et 8R, parallèlement l'une à l'autre et à un certain écartement, de façon à guider la partie d'extrémité supérieure des branches IL et iR. Il est prévu deux goujons 10 propres à former butées d'arrêt, savoir l'une sur la branche iL et l'autre sur la branche jR, dans la zone supérieure de celles-ci, ces goujons étant destinés à venir porter contre la face inférieure des plaques arrière 9L et 9R en vue de limiter le mouvement d'ouverture des branches précitées sous l'effet du ressort de torsion 5. On a désigné par les références 11 et Il' deux organes propres à serrer entre eux la gaine isolante G qui recouvre l'âme W d'un conducteur électrique. Chacun de ces organes de serrage se présente sous la forme d'une lamelle plate et allongée, les deux lamelles ainsi établies étant enfermées verticalement dans le logement de droite SR (voir fig. 1), parallèlement l'une à l'autre et à un certain écartement mutuel. Des plaques correspondantes lla et 11'a, propres à former machoires et dont les zones en vis-à-vis sont différentes l'une de l'autre dans la forme d'exécution représentée, sont soudées à la partie haute des faces latérales opposées des organes de serrage respectifs 11 et 11'. Il convient de remarquer qu'en position normale ces plaques lia et ll'a sont écartées l'une de l'autre d'une distance prédéterminée. Dans le bas des organes de serrage 11 et 11' sont prévus des goujons de support Pl propres à permettre un léger déplacement angulaire desdits organes par rapport à la paroi intérieure de la plaque ou couvercle de droite 8R. On décrira maintenant le mécanisme d'actionnement des plaques ou mâchoires lla et ll'a dans la forme d'exécution représentée, en se référant à cet effet à fig. 2, 4 et 7. Aux organes de serrage 11 et il' sont asscociés des bras 12 dont chacun est relié par son extrémité extérieure à la partie haute correspondante de l'organe considéré, cette liaison étant effectuée par exemple par des goujons tels que P2. L'extrémité intérieure de chacun de ces bras 12 est articulée à la partie haute d'un bloc coulissant 14 propre à se déplacer verticalement en étant guidé par une pièce ou guide 13 interposée entre les plaques arrière 9R pour retenir les organes Il et 11'. L'extrémité inférieure du bloc 14 est reliée, par exemple par un goujon P4, à une bielle 16, laquelle est à son tour attelée à la banche IR, par un goujon tel que P3 traversant une lumière 15 prévue dans celle-ci, le tout comme le montre clairement fig. 7. En outre le bloc 14 qui coulisse ainsi dans le guide 13 est limité en ce qui concerne son mouvement en direction du bas, lorsque la gaine G a été serrée, de façon que la force de serrage exercée par les mâchoires lla et lM'a puisse être maintenue à un niveau substantiellement constant. Toujours en se référant à fig. 7, un ressort 17 est prévu entre les goujons P3 et P4 sur la bielle de liaison 16, parallèlement à celle-ci. Ce ressort reçoit un tarage initial tel que le goujon P3 correspondant à la branche ou poignée IR puisse être maintenu à l'extrémité supérieure de la lumière 15 pendant le déplacement du bloc 14 à partir de sa position normale jusqu'à celle inférieure à laquelle son mouvement de descente est limité. Il convient d'attirer maintenant l'attention sur fig. 3, laquelle correspond à une coupe suivant le plan III-III de fig. 1. On peut y voir de façon générale deux organes creux ou bottiers 18 et 18', présentant substantiellement une forme de canal s'ouvrant dans le sens vertical. Ces organes sont disposés dans le logement gauche SL en étant orientés dans le sens vertical, à peu près parallèlement l'un à l'autre et en visà-vis. Dans leur partie basse sont prévus des goujons de support P5 qui leur permettent un léger déplacement angulaire par rapport à la paroi intérieure du couvercle de gauche 8L. A l'intérieur de ces bottiers 18, 18' sont disposées deux lames 19 et 19'propres à fendre et à arracher la gaine isolante G qui entoure l'âme conductrice W. Ces lames 19 et 19' se trouvent en vis-à-vis et à un certain écartement l'une de l'autre, la distance qui les sépare allant en augmentant progressivement en direction du haut dans les conditions normales de départ, comme montré en fig. 3. Les choses sont agencées de façon que les lames 19 et 19' soient coiuandées pour dépasser au-dessus de la plaque de base 4L, étant noté que celle de gauche 19' se trouve alors à une position plus élevée que celle 19 de droite dans les conditions précitées. On se référera maintenant à fig. 5 pour décrire le mécanisme des lames 19 et 19' en ce qui concerne leur action de serrage sur la gaine isolante G recouvrant l'âme conductrice W. Les bottiers 18 et 18' comportent deux bras de serrage 20, l'extrémité extérieure de chacun de ceux-ci étant reliée, par exemple par un goujon P6, à la partie haute extérieure desdits bottiers 18, 18'. L'extrémité intérieure de chaque bras 20 est articulée à la partie haute d'un bloc coulissant 22 propre à se déplacer verticalement dans un guide 21, lequel est interposé entre les plaques arrière 9L pour retenir les bottiers 18 et 18'. Ce bloc 22 est relié à la branche IL par une bielle de liaison 23. Ainsi les lames 19 et 19' peuvent être rapprochées à travers les bottiers 18, 18' lors de l'actionnement au. serrage de la branche IL. En outre, pour permettre de régler l'importance de ce rapprochement des deux lames 19 et 19' par rapport au diamètre extérieur de la gaine isolante G, il est prévu sur la face postérieure des plaques arrière de gauche 9L un disque de réglage 24 monté à rotation autour d'un axe excentré. Par ailleurs la bielle 23 comporte un cliquet de blocage 25 qui s'étend à partir d'elle en direction de ce disque 24. Grâce à cet arrangement on peut régler la distance qui sépare le cliquet 25 du disque 24 en faisant tourner ce dernier, ce qui permet d'agir sur la course de rapprochement des lames 19 et 19'. Ainsi qu'on peut le voir, sur le haut des faces latérales en vis-à-vis des lames 19, 19' sont prévus des bords ou arêtes d'arrachage H et H' à profil finement dentelé à la façon d'une lime, et qui n'étendent sur une longueur prédéterminée (environ la moitié de celle de la lame considérée dans la forme d'exécution représentée). Toutefois, et comme le montre la vue en perspective de fig. 6, les dents H de la lame gauche 19 sont orientées vers le haut, tandis que celles E' de la lame de droite 19' le sont vers le bas. En outre chacune des arêtes H et R' est divisée en deux parties supérieure et inférieure de longueurs subtantiellement égales allant de l'arrière vers l'avant dans la vue de fig. 6, savoir une partie 'à angle aigu' Hl à profil propre à fendre la gaine isolante G, et une partie 'à angle obtus' H2 destinée surtout à arracher cette gaine et à tordre l'âme V. Dans la présente forme d'exécution il est également prévu que la lame de gauche 19 comporte la partie 'à angle aigu" Hi dans le haut et la partie 'à angle obtus" H2 dans le bas, alors qu'au contraire pour la lame de droite 19', la partie 'à angle obtus' H2 se trouve en haut et celle à angle aigu" HI en bas. On passera maintenant à la description du mécanisme d'actionnement en va-et-vient des lames 19 et 19'. Ainsi qu'on peut le voir en fig. 3 et 6, des crémaillâres 26 sont prévues sur les faces inférieures en vis à vis des lames 19 et 19', au dessous de leurs bords dentelés H et H', ces crémaillères s'étendant sur une longueur prédéterminée. Entre les lames est disposé un pignon 27 monté à rotation dans le logement de gauche SL et qui engrène avec les crémaillères 26. En revenant à fig. 1 on note que la branche 1R comporte dans sa partie basse un levier oscillant 28 à section transversale en U, dont une extrémité est articulée à la face intérieure de cette branche avec interposition d'un ressort de torsion 29 (voir fig. 2). L'autre extrémité du levier 28 est articulée par l'intermédiaire d'un galet de guidage 31 à un poussoir 30, lequel est à son tour attelé à l'extrémité inférieure de la lame 19, ainsi que le montre clairement fig. 3. Pour guider régulièrement le roulement du galet 31 il est prévu un rail 32 solidaire de la paroi intérieure de la branche ou poignée de gauche IL, la hauteur de ce rail allant en diminuant à mesure qu'on s'élève sur ladite branche. En outre sur les deux côtés de cette branche IL sont disposées des flasques 33 propres à former guides latéraux pour le galet 31. Le ressort de torsion 29 intervient pour solliciter le levier basculant 28 en direction du bas, cette course étant limitée par butée contre la face intérieure de la branche de droite lR de l'extémité inférieure du levier convenablement conformée à cet effet, ou par tout autre moyen connu dans la technique. Une plaque coulissante 34, de forme générale plane, s'étend horizontalement sur les faces extérieures inférieures (vues de l'avant en fig. 1) des deux plaques de base 4L et 4R. L'une des extrémités de cette plaque (celle de gauche en fig. 1) est articulée, par exemple par un goujon P7, à la partie extérieure de la plaque de base de gauche 4L, tandis que l'autre extrémité est repliée vers le bas de manière à constituer une patte 34a qui bute contre la pièce de liaison de droite 2R lorsqu'on se trouve à la position de départ. De plus, un ressort de torsion 35, monté sur le goujon P7, agit pour solliciter la plaque coulissante 34 en direction du bas, sa rotation dans ce sens étant limitée par butée de la patte 34a contre la pièce de liaison 2R. La plaque coulissante 34 est creusée dans sa partie centrale d'une fente 37 propre à guider un goujon 36 prévu sur la face extérieure de la plaque de base de droite 4R. A cet effet la fente 37 comporte un profil en forme de crochet dont la partie supérieure horizontale XH communique avec celle inférieure, également horizontale XL par une partie centrale verticale Y, le tout à la façon d'un escalier. Le goujon 36 est normalement situé à l'extrémité gauche (comme montré en fig. 1) de la partie horizontale inférieure XL et il est guidé le long des diverses parties de la fente 37 au cours du mouvement de séparation et de retour des plaques de base 4L et 4R en réponse au fonctionnement de l'appareil. Il convient maintenant d'exposer le fonctionnement de l'appareil ou outil à dénuder dans la forme d'exécution qu'on vient de décrire. On se référera à cet effet aux figures de détail 7(a) et 7(b), ainsi qu'à celles 8(a) à 8(f) et 9(a) à 9(d). On règle tout d'abord le disque 24 en fonction du diamètre de l'âme conductrice W du conducteur intéressé de manière à prédéterminer l'amplitude de la course verticale vers le bas du cliquet de blocage 25. On dispose alors le conducteur entre les lames 19, 19' ainsi qu'entre - les mâchoires de serrage lia, ll'a, son extrémité dépassant d'une quantité déterminée au delà des lames, le tout comme montré en fig. 8(a). Une fois le conducteur ainsi placé, on serre les branches IL et iR dans le sens de la fermeture jusqu'à ce que la gaine isolante G se trouve pincée par les mâchoires lia et ll'a ainsi que par les lames 19 et 19' sous l'effet de l'actionnement des bras respectifs 12 et 20 reliés aux branches iL et 1R, comme montré en fig. 8(b). Le cliquet 25 se trouve alors au contact du disque de réglage 24, en bloquant ainsi le déplacement de fermeture de la branche IL. Par ailleurs le bloc coulissant 14 associé aux c8tés des plaques de serrage lla et 11'a se trouve arrêté dans son mouvement de descente dès que la gaine isolante G est pincée, en assurant ainsi un degré de serrage pré-déterminé de cette dernière. A cet instant le goujon P3 de la branche 1R se trouve initialement maintenu dans la partie haute de la lumière 15 de la bielle 16 sous l'effet du ressort 17, de sorte que cette branche iR est toujours libre de se déplacer, coume le montre clairement fig. 7(a), alors que le galet 31 est prévu à la jonction entre le levier basculant 28 et le poussoir 30, bute contre le haut du plan incliné du rail de guidage 32. A partir de cette position de serrage de la gaine isolante G, telle que sus-exposée, on continue à agir sur la branche 1R, toujours libre de se déplacer, jusqu'à ce que le goujon P3 vienne à l'extrémité inférieure de la lumière 15 à l'encontre de la réaction du ressort 17. Cela a pour effet d'obliger le galet 31 à rouler vers le haut sur le rail 32 en soulevant ainsi le poussoir 30 avec la lame 19 qui lui est attelée. Ce déplacement de lame 19 vers le haut entraîne celui en direction du bas de la lame 19' qui lui est reliée par le pignon 27. Au cours de ce processus la gaine isolante G est coupée par les parties 'à angle aigu' Hi des bords dentelés H et H' des lames respectives 19 et 19', comme montré fig. 8(c). La branche 1R est alors arrêtée. Si l'on continue à agir sur les branches IL et iR à partir de cette position, on oblige les plaques de base 4L et 4R à pivoter autour du goujon central 3 dans le sens de leur séparation relative, à l'encontre de la réaction du ressort de rappel 7, comme montré fig. 8(e). En même temps que s'effectue ce mouvement, le goujon de guidage 36 coulisse dans la fente 37 de la plaque 34, comme le montre de façon générale fig. 9(a). Il en résulte donc que ce goujon 36 suit d'abord la partie horizontale inférieure XL de la fente. Dès qu'il atteint la partie intermédiaire verticale Y de celle-ci, la plaque 34 pivote en direction du bas sous l'effet du ressort de torsion 35. Cela a pour effet que le goujon effectue un mouvement relatif vers le haut correspondant à la partie verticale Y, de façon à se trouver alors guidé dans la partie horizontale supérieure XH jusqu'à venir buter contre l'extrémité droite de celle-ci, comme montré en fig. 9b et 9c. Il y a lieu de noter qu'à cet instant la patte 34a de la plaque 34 se trouve encore à une certaine distance de la pièce de liaison 2R. Le processus de serrage des branches se poursuivant, le galet 31 continue à monter sur le rail de guidage 32 et les lames 19 et 19' poursuivent leurs mouvements verticaux en sens inverse l'une par rapport à l'autre. A ce moment sur les bords dentelés H et H' des lames, c'est la partie "à angle obtus" H2 qui entre en jeu, comme montré fig. 8(b). De ce fait et compte tenu de ce que les plaques de base 4L et 4R vont en s'écartant, la gaine isolante G est soumise à un double effet de torsion et d'arrachage, sa partie coupée servant d'amorce à cet égard, comme le fait bien comprendre fig. 8(e). Il est prévu que les parties "à angle obtus' H2 des bords dentelés H et H' n'ont qu'un faible pouvoir de découpage vis-à-vis de la gaine isolante G et qu'elles n'interviennent efficacement que pour la serrer et la tordre. Il en résulte que la gaine G est arrachée à mesure qu'elle est tordue par les lames 19 et 19', tandis que l'âme conductrice W ainsi découverte reçoit elle-même un effet de torsion substantiellement sur toute sa longueur par l'intermédiaire de la gaine en cours d'arrachage. Une fois que l'opération d'arrachage est terminée, on libère progressivement les branches IL et IR pour faire ainsi que le goujon 36 revienne de la gauche vers la droite le long de la partie horizontale supérieure de la fente 37 de la plaque coulissante 34, jusqu'à se trouver temporairement au contact de l'angle qui fait communiquer cette partie avec celle verticale Y. A ce moment, la patte 34a de la plaque 34 est amenée au contact de la pièce de liaison 2R, ainsi que le montre clairement fig. 9(d); il en résulte que le mouvement de retour des deux plaques de base 4L et 4R se trouve limité. Il convient de noter qu'entre temps le bloc coulissant 32 est revenu à sa position initiale de façon à terminer complètement le mouvement d'ouverture de la branche gauche IL. De plus, du fait de ce retour du bloc 22, les bras de serrage 20 reviennent également à leur position initiale, si bien que les lames 19 et 19' pivotent autour du goujon P5 à travers les bottiers 18 et 18' de manière à dégager le conducteur, comme montré fig. 8(f). En m8me temps le galet 31 revient aussi à sa position initiale sur le rail de guidage 32 en provoquant le déplacement vertical des lames 19 et 19' en sens inverse l'une par rapport à l'autre. De m me, aussit8t que la branche droite 1R est libérée, le goujon de liaison P3 revient à sa position de départ, c'est-a-dire à l'extrémité supérieure de la lumière 15, tandis que le bloc coulissant 14 remonte légèrement, de sorte que les plaques de serrage lla et ll'a s'écartent du conducteur. Il convient de noter que dans ces conditions le conducteur se trouve libéré à partir de sa position de serrage par les plaques ila et 11'a aussi bien que par les bords dentelés H et H'. Du fait de ce qui précède, le goujon de guidage 36 est déplacé vers l'angle qui fait communiquer la partie verticale Y avec la partie horizontale inférieure XL. La branche IR se déplaçant davantage dans le sens de l'ouverture, la patte 34A de la plaque 34 est repoussée par la pièce de liaison 2R à l'encontre du ressort de torsion 35. Il en résulte que le goujon 36 se dégage de la position o il était bloqué dans l'angle précité et que les plaques de base 4L et 4R sont rapidement ramenées par la réaction du ressort 7. Finalement les branches IL et 1R reviennent de façon complète à leur position initiale, de sorte que l'opération se trouve terminée en ce qui concerne le conducteur qui comporte ainsi une extrémité dénudée et tordue sur elle-même. De la description détaillée qui précède il résulte qu'on peut résumer comme suit les phases opératoires consécutives de l'appareil ou outil à dénuder suivant l'invention: (1) Serrage par les plaques lia, ll'a et par les lames 19, 19' comme montré fig. 8(b). (2) Réalisation des découpages par les parties 'à angle aigu" H1 des bords dentelés H, H', comme montré fig. 8(c). (3) Torsion et arrachage par les parties 'à angle obtus' H2 des bords H. H' précités, en combinaison avec le mouvement d'écartement des plaques de serrage lia, ll'a par rapport aux lames 19, 19', comme montré fig. 8(e) et 9(a) à 9(c). (4) Dégagement du serrage par les lames 19, 19' et les plaques lla, ll'a comme montré fig. 8(f) et 9(d). (5) Retour des lames 19, 19' et des plaques lla, ll'a. On comprend par ce qui précède que la présente invention comporte diverses caractéristiques qui permettent d'établir un appareil à dénuder original qui n'est pas seulement susceptible d'arracher simultanément l'isolant d'un conducteur et de tordre l'âme de celui-ci, mais qui peut s'adapter à une large gamme de dimensions de tels conducteurs. Les moyens qui assurent ce dernier avantage comprennent l'utilisation d'un disque de réglage monté de façon excentrée sur l'outil et qui permet de déterminer l'amplitude du mouvement de rapprochement des lames 19 et 19'. Il convient encore de noter qu'à la différence de ce qui est le cas de la technique antérieure, le réglage fin de cette amplitude peut être réalisé par la simple rotation du disque. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T I O N S 1. Appareil à dénuder, propre à arracher la gaine isolante d'un conducteur électrique, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison les disposition ou éléments suivants dont certains au moins sont connus soit à l'état isolé, soit dans des combinaisons différentes de celle ci- après: une première et une seconde branche ou poignée (IR; IL) - des moyens de serrage (IR, 11, 11', lia, ll'a, 12, 14, 16) reliés en fonctionnement à la première branche et propres à serrer la gaine isolante du conducteur considéré; - des moyens de coupe (IR, 19, 19', 26, 27, 28, 30) reliés en fonctionnement à la seconde branche et propres à fendre et à tordre la gaine isolante; - et des moyens d'arrachage (IR, IL, 3, 4L, 4R) qui relient les moyens de serrage à ceux de coupe, ces moyens d'arrachage intervenant pour arracher la gaine isolante du conducteur. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la première et la seconde branche sont articulées l'une à l'autre par l'intermédiaire d'un dispositif de goujon (3) et sont normalement sollici- tées par un système de ressort (5) vers leur position de pleine ouverture. 3. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de serrage comprennent deux m*choires (11, 11') propres à serrer entre elles la gaine isolante du conducteur lorsqu'on actionne la première branche. 4. Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de serrage comprennent un dispositif de butée (P4, 13) qui intervient pour limiter le rapprochement des mâchoires en limitant du même coup l'effort de compression appliqué à la gaine. 5. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de coupe comprennent une première et une seconde lame (19, 19') agencées de façon à se déplacer en sens inverse l'une de l'autre lorsqu'on actionne la première et la seconde branche, la première lame étant reliée en fonctionnement à la première branche. 6. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que chacune des lames comporte un prolongement en forme de crémaillère (26), les deux crémaillères ainsi réalisées engrenant avec un même dispositif de pignon (27) interposé entre elles et porté par les moyens de coupe. - 7. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que chacune des lames comprend une arête dont une partie (Hl) est profilée à angle aigu pour couper la gaine isolante et dont l'autre partie t 2) est profilée à angle obtus pour tordre celle-ci. 8. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de coupe reliés en fonctionnement à la seconde branche, compren- nent un dispositif (20, 22, 23) propre à rapprocher la première lame de la seconde ainsi qu'à l'en éloigner lorsqu'on actionne la seconde branche. 9. Appreil. suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de coupe comprennent en outre un dispositif (24, 25) de réglage du mouvement de rapprochement des lames en fonction de la dimension du conducteur intéressé. 10. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'arrachage qui relient les moyens de serrage à ceux de coupe, comprennent deux organes séparateurs (4L, 4R) normalement disposés en position fermée et qui séparent les moyens de serrage des moyens de coupe lorsque les deux branches ont été déplacées d'une quantité prédéterminée en direction de leur position fermée.