L'invention concerne un revêtement en matière plastique pour un objet, un objet recouvert.d'un tel revêtement et un procédé d'obtention d'un tel revêtement. Il est connu de former un revêtement en une matière plastique, par exemple un polymère ou copolymère de tétrafluoréthylène sur un objet par une électrophorèse dans laquelle ledit objet est l'anode tandis que 1'électrolyte contient une codispersion de ladite matière plastique et d'un polymère filmogène. Le film déposé est ensuite séché et chauffé à une température à laquelle la matière plastique fond ou s'agglomère. A cette température le polymère filmogène peut s'être évaporé ou décomposé. On a observé qu'un revêtement de matière plastique formé par ce procédé a une tendance à se fissurer et s'enrouler.. Selon un mode d'exécution de l'invention, un procédé de formation d'un dépôt de matière plastique sur un objet comporte les opérations ci-après : immersion de l'objet constituant l'anode dans 1'électrolyte d'un bac à électrophorèse, cet électrolyte contenant une codispersion de la matière plastique et d'une matière solide finement divisée, passage d'un courant électrique à travers le bas jusqu'à ce qu'une couche suffisamment épaisse du mélange de matière plastique ez de matière finement divisée se soit déposée sur ledit objet-, séchage dudit objet et de la couche ainsi déposée et chauffage de ladite couche jusqu'à ce qu'elle fonde ou s'agglomère. La matière plastique peut être un polymère ou un copolymère du tétrafluoréthylène, par exemple du polytétra-fluoréthylène (PTFE"). f Un solide finement divisé approprié est l'amiante en poudre. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, un objet est recouvert d'un revêtement de matière plastique produit par électrophorèse d'un électrolyte contenant une codispersion de ladite matière plastique et d'une matière solide finement divisée. En faisant passer le courant électrique continu habituel à travers le bac à électrophorèse, une couche doit se déposer sur l'objet utilisé comme anode. Cette couche est un mélange de poly-tétrafluoréthylène et d'amiante. Si cette couche a atteint une épaisseur appropriée, on enlève l'objet et on sèche la couche de manière appropriée» Cet objet et cette couche sont ensuite chauffés à une température d'environ 330 à 400°C à laquelle le polytétra- COPY 71 17025 2088499 fluoréthylène fond ou s'agglomère de manière à former une couche continue et stable. On a observé que 25 $ en poids d'amiante dans la couche finale est une proportion satisfaisante mais d'autres proportions peuvent convenir, en particulier si l'on emploie 5 d'autres matières solides finement divisées ou d'autres matières plastiques. On a observé que, pour certaines dimensions, les particules finement divisées précipitent à la longue et le terme "codispersion" englobe également des particules finement divisées 10 ayant ces dimensions, outre les particules qui restent à peu près indéfiniment en suspension dans 1'électrolyte. L'invention sera mieux comprise par l'exemple ci-après : L'objet à recouvrir de matière plastique est placé dans un bac à électrophorèse de type connu. Cet objet constitue 15 l'anode du bac dont la cathode est de préférence du fer ou du cuivre plongé dans une solution de chlorure de sodium dans un vase poreux. La nature de 1'électrolyte dans lequel l'anode est plongée dépend de la nature du revêtement à déposer mais contient, sous forme de codispersion, la matière plastique et la matière 20 solide finement divisée. On a employé un électrolyte préparé à partir de 10 g d'amiante, 75 g d'eau et 25 ml d'une dispersion de PTFE. Cn a également employé cet électrolyte après addition de 53 S d'oxyde de plomb. On a également ajouté suffisamment de bronze d'étain à 1'électrolyte contenant de l'oxyde de plomb pour 25 déposer 10 %, en poids, d'étain en le revêtement final. En variante, en supprimant l'oxyde de plomb, on a déposé suffisamment de-bronze d'étain pour incorporer 5^ % en poids de'bronze dans le revêtement final. L'amiante est sous forme finement divisée et le bronze 30 a été passé au broyeur à billes de manière que ses particules passent à travers le tamis à mailles de 49 microns. Une dispersion appropriée de PTFE est connue sous le nom de S0REFL0N 60 type 3 (marque déposée). Le dépôt peut être effectué sur toute surface conductrice de l'électricité, par exemple de l'acier, qui peut 35 être avantageusement sablée avant ce dépôt. Dans certains cas, on peut souhaiter cuivrer la surface de l'anode avant le dépôt, par exemple pour empêcher la corrosion d'un objet en acier à travers des trous minuscules du revêtement déposé, ou traiter un objet COPT 71 17025 ? 2088499 d'aluminium par dépôt anodique. L'opération de dépôt a été mise en oeuvre à la température ambiante. On a observé qu'un courant continu de densité 0,78 A/dm de l'anode produit un dépôt satisfaisant avec une •vitesse de dépôt d'environ 12,5 microns par seconde et on a obtenu des revêtements épais de 0,38 mm. Quand le dépôt est achevé, l'objet est retiré de 1'électrolyte et séché dans un courant d'air chaud ou dans une étuve à 100°C. Une fois sec, le revêtement est fritté dans un four à moufle à 380°C, à l'air. Outre l'enduction proprement dite, le revêtement ainsi déposé peut être employé comme couche de liage pour lier du PTFE ordinaire à de l'acier. Dans cette opération, le dépôt par électrophorèse séché à l'air est recouvert.de poudre de PTFE qui est ensuite comprimée; on supprime ensuite la pression et fritte le tout a On peut lier par une opération semblable du PTFE chargé de bronze à l'acier. Il importe que la matière solide formant une codispersion dans 1'électrolyte soit sous forme finement divisée. On peut employer d'autres solides fibreux que l'amiante, en particulier si leurs fibres sont du type dendritique. On a employé à la place de l'amiante de très fines paillettes d'aluminium dont l'épaisseur est très inférieure à leur longueur ou largeur. Ce procédé est particulièrement, mais non exclusivement, applicable aux dépôts de polymères ou copolymères du tétrafluoré-thylène, par exemple de polytétrafluoréthylène. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. COPY 71 17025 4 2088499 REVENDICATIONS 1. Procédé de formation d'un dépôt de matière plastique sur un article, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : immersion de l'objet utilisé comme anode dans 1'électrolyte d'un bac à électrophorèse, ledit électrolyte con- 5 tenant une codispersion de la matière plastique et d'une matière solide finement divisée, passage d'un courant électrique à travers le bac jusqu'à ce qu'une couche suffisamment épaisse du mélange de matière solide et de matière plastique finement divisée se soit déposée sur ledit objet, séchage de cet objet et de la cou- 10 che déposée et chauffage de ladite couche jusqu'à ce qu'elle fonde ou s'agglomère. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière plastique est un polymère ou copolymère de tétrafluoréthylène, par exemple du polytétrafluoréthylène. 15 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel la matière solide finement divisée est constituée, par exemple, par de l'amiante pulvérisée, de l'oxyde de plomb, du bronze d'étain ou de l'aluminium, en poudre ou en particules dont une dimension est très inférieure à, au moins, une autre dimension. 20 4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, dans lequel la matière solide finement divisée est une matière fibreuse de structure dendritique. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le dépôt est mis en oeuvre à la tem- 25 pérature ambiante et en ce que l'objet est séché à environ 100°C, après quoi le revêtement est fritté à une température comprise entre 330 et 400°C. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on lie une couche additionnelle de 30 ladite matière plastique audit revêtement de matière plastique, par exemple on recouvre ledit revêtement de matière plastique, après séchage d'une poudre de ladite matière plastique qui est comprimée, puis on supprime la pression et ensuite fritte le tout. 7. Objet comportant un revêtement de matière plastique 35 formé par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6. 8. Objet recouvert d'un revêtement de matière plastique 71 17025 5 2088499 obtenu par électrophorèse d'un électrolyte contenant une codispersion de ladite matière plastique et d'une matière solide finement divisée. 9. Objet selon la revendication 8, caractérisé en ce que 5 ladite matière plastique est un copolymère ou un polymère du tétra-fluoréthylène, par exemple du polytétrafluoréthylène. 10. Objet selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que la matière solide finement divisée est de l'amiante, de l'oxyde de plomb ou de l'aluminium en poudre. 10 11. Objet selon l'une des revendications 8 et 9» carac térisé en ce que la matière solide finement divisée est du type dendritique. 12. Objet selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé en ce que le revêtement en matière plastique 15 contient également du bronze d'étain.