La présente invention a pour objet un dispositif d'assistance aux grands handicapés, permettant notamment A un sujet handicapé de composer un texte et de lancer des ordres, même s'il ne dispose que de commandes motrices très réduites. Les progrès de la réanimation et des secours d'urgence permettent 8 l'heure actuelle de maintenir en vie de grands malades, tétraplegiques notamment, qui dans certains cas ne récupèrent pratiquement aucune motricité, et même restent plus ou moins longtemps en assistance respiratoir*- Ces malades sont ainsi dans un état de dépendance extrtmo, voire iSme ne peuvent temporairement pas, ou pratiquement pas, s'exprimer oralement.Cet état entrains des conséquences pratiques et psycho-affectives considérables,contre lesquelles on ne peut les aider à se défendre que dans la mesure où on leur donne des possibilités réelles de communication et,si possible, d'autonomie et d'activité rémunérable permettant une réadaptation socle- professi#nnelle. Ceci intéresse de grands handicapés relevant de pathologies diverses: poliomyélite ,myopathie, surtout tétraplégie, d'étiolo gie diverse, notamment traumatique, ainsi que des sujets atteints de dyskinésies graves et des amputés des membres supérieurs. Il existe déjâ des dispositifs d'assistance commercialisés, ou du moins expérimentés, répondant au mtme but général que la présente invention qui est de permettre A de grands handicapés d'écrire et de donner des ordres en utilisant des mouvements résiduels et un code adapté.Toutefois ces dispositifs connus présentent des inconvénients au niveau du capteur de mouvements, du système de codage et des possibilités d'utilisation. Sans prétendre indiquer tous les dispositifs d'assistance réalisés A ce jour,on rappelle ci-dessous les principes de quelques dispositifs connus pour mettre en évidence le genre d'in convénients le plus souvent rencontrés Au niveau du capteur, certains dispositifs utilisent un capteur sensible au souffle du sujet handicapé. Ce système n'est pas rapide, est fatigant pour l'utilisateur, et n'offre pas toutes les garanties au point de vue de l'hygiène. D'autres dispositifs utilisent un micro-contact électrique très doux, plusieurs types étant prévus selon les possibilités du sujet handicapés contacts actionnés par des mouvements du doigt,de la langue, et....Chacua de ces types ne peut concerner qu'un très petit nombre de handicapés, et certains d'entre eux sont d'une utilisation fatigante ou même nuisible,notamment pour les dents de l'utilisateur. Un autre dispositif fonctionne par repérage de la position de l'oeil; ce système est le plus fatigant et la mise en place des capteurs peauciers provoque une certaine gêne pour l'utilisateur et demande l'intsrvention d'une tierce personne. Enfin,#dans le weme genre de systèmes, on peut citer un dispositif utilisant, pour capter les mouvements d'orientation de tête du sujet handicapé, des lunettes sur lesquelles est montée une source de lumière.Même si les créateurs de certains dispositifs ont essayé de trouver une solution acceptable sur le plan physique et psychologique,dans la relation entre le sujet handicapé et l'appareillage, aucun n'est parvenu à une véritable transparence " du dispositif, en raison notamment de la nécessité d'une liaison par fil entre le capteur porté par l'utilisateur et l'appareillage. Au niveau du système de codage, le système le plus généralement utilisé consiste en une matrice comprenant un certain nombre de lignes et de colonnes, balayées par un spot lumineux, chaque case correspondant à un caractère ou une instruction qui est pris en compte si ltutilisateur actionne ou relâche un contact au moment vi le spot est sur la case considérée. Ce principe peut demander une grande précision de la part du sujet handicapé et, de toute manière, ne lui permet pas de choisir son rythme puisque celui-ci est imposé par le cycle de balayage de la matrice. La vitesse de codage n'est pas élevée mais peut etre suffisante dans le cas de la commande d'ordres peu nombreux ou,4 la limite,de l'écriture par transcription directe au moyen d'une machine à écrire.Ce principe de codage " spatial n entratne,en outre, une fatigue de la vue. Toujours en utilisant une sorte de grille, on a aussi réalisé des dispositif s dans lesquels le sujet handicapé doit porter et fixer son regard sur la case où est figuré le caractère ou l'instruction- dont il désire obtenir la prise en compte; le bon emploi de ce genre de dispositifs nécessite un très bon entrainement de la part de l'utilisateur. Au niveau des possibilités d'utilisation, le recours 9 une matrice dont le nombre de cases est nécessairement limité réduit les extensions et applications envisageables, mème dans le cas d'appareils par ailleurs rapides et précis. La commande de l'inscription des caractères alpha-numériques et d'ordres peu nombreux ne pose, dans la plupart des cas, pas de difficultés particulières, mais certains dispositifs ne permettent pas de commander en outre des appareils même familiers et aucun dispositif existant ne s'adapte à des fonctions plus complexes,permettant au sujet handicapé d'exercer une véritable activité. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients et son but est,plus particulièrement, de réaliser un dispositif d'assistance,notamment#pour grands handicapés ne disposant que de commandes motrices faciales, qui utilise un capteur parfaitement n transparent ",permettant de composer un texte et de lancer des ordres grâce à un codage n temporel n et non pas n spatial n qui respecte le rythme propre de chaque sujet, et offrant,en plus des fonctions de base indiquées ci-dessus,des possibilités d'extension nombreuses et variées. A cet effet, 11 invention a pour objet un dispositif d'assistance aux grands handicapés comprenant essentiellement, en combinaison, un capteur-émetteur porté par le sujet handicapé ou placé i proximité immédiate, permettant de recueillir des mouvements du sujet et d'émettre suivant ces mouvements des signaux hertziens de deux types distincts porteurs d'informations codées,un récepteur accordé sur l'émetteur êt placé à distance de ce dernier, et un système de décodage des signaux reçus relié à des moyens de visualisation et/ou de mise en mémoire et/ou dtinscription graphique du texte composé. Le dispositif proposé permet ainsi à un sujet handicapé de composer un texte et de lancer des ordres, en utilisant un codage combinant l'utilisation de deux types de signaux véhiculés par deux canaux distincts.L'écriture d'un texte peut se faire, après décodage,sur un écran de télévision ou un panneau lumineux permettant une conversation, avec des personnes non handicapées ou entre malades, même non voisins de lit,ou sur papier, pour pouvoir conserver le texte composé. La composition d'instructions, élaborées par exemple à partir des " lettres du code utilisé pour la composition de textes,permet au sujet handicapé de contrôler des processus extérieurs utiles à sa vie courante : appel de personnes,commande d'un poste de radio ou de télévision, positionnement d'un lit électromécanique,uti- lisation d'un téléphone, et éventuellement d'exercer des activités plus complexes, rémunérables ou non : comptabilité, transcription en Braille, jeux de société, etc... Ce dispositif présente l'avantage d'#tre n transparent", c'est-à-dire de pouvoir être utilisé pratiquement sans que cela se remarque ou soit visible de manière gênante, et il ne comporte aucun risque ni contrainte pénible pour l'utilisateur,ceci notamment en raison de l'absence de toute liaison par fil ou autre conduit entre le sujet handicapé et l'appareillage,obtenue grâce au choix d'une transmission par signaux hertziens.Le type de signaux utilisé permet un codage suivant un principe "texpo- rel ",qui respecte le rythme propre de chaque utilisateur et implique par ailleurs la présence d'un micro-processeur pour le décodage et la transcription en langage symbolique, donc d'rut système1 informatisé n dont la souplesse permet une extension pratiquement illimitée,et la prise en charge de fonctions com- plexes telles que celles indiquées ci-dessus à titre d'exemples. Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, le -capteur-émetteur est un capteur-émetteur buccal porté par le sujet handicapé et constitué d'un élément supérieur et d'un élément inférieur réalisés et maintenus en place à la manière des prothèses et appareils dentaires, sur lesquels sont placés une source d'énergie électrique, deux contacts et l'émetteur à deux canaux, la fermeture de chaque contact provoquant l'émis sion d'un type de signal correspondant. Sous cette forme de réalisation, le dispositif selon l'invention s'adapte à des malades ne-disposant que de la motricité faciale, éventuellement même sans autonomie respiratoire,le recours à un capteur-émetteur buccal permettant en outre de réaliser un dispositif particulièrement n transparent " au sens indiqué ci-dessus et personnalisé, puisqu'il est adapté à la seule dentition de l'utilisateur, ce qui élimine tout risque de transmission de germes par défaut de désinfection. Ce capteurémetteur buccal est léger, aisément supporté le malade, et entièrement autonome grâce à son alimentation par une pile ou une batterie rechargeable; il peut Qtre ainsi porté éventuellement en permanence par l'utilisateur et se trouver disponible à tout moment,sans nécessité d'une tierce personne pour le mettre en place et le rendre prêt à fonctionner.Chaque élé- ment du capteur-énetteur buccal, maintenu en place par des cro- chets, peut être conservé dans la bouche même pour manger ou être enlevé et nettoyé,comme une prothèse d'orthodontie. Avantageusement l'élément supérieur du capteur-émetteur buccal,s'appliquant contre la voûte palatine du sujet handicapé, porto la source d'énergie électrique, l'émetteur, un premier contact constitué par une touche,dont-la fermeture est commandée par une pression de la langue, et un second contact logé dans une ampoule,dont la fermeture est commandée par un rapprochement des dents supérieures et inférieures, sous l'influence d'un barreau aimanté porté par l'élément inférieur du capteur-émetteur buccal.On réalise ainsi deux contacts étanches, ne présentant pas de risque toxique ou mécanique, qui sont aisément nettoyés et/ou désinfectés.Ces deux contacts,commandés l'un par une pression de la langue vers le haut, l'autre par un rapprochement des mâchoires, utilisent des mouvements physiologiquement adaptés 4 un codage temporel à rythme élevé, ces mouvements étant en outre bien distincts l'un de l'autre pour l'émission des deux types de signaux, ce qui facilite l'utilisation du dispositif et évite les risques d'erreurs. De plus, l'utilisation de ces deux contacts ne nécessite, de la part du suJet handicapé,aucun effort musculaire susceptible de faire apparaître une fatigue. Un capteur-émetteur réalisé suivant le même principe général peut éventuellement être adapté à la détection de mouvements résiduels distaux,d'un doigt par exemple,l'émetteur à deux canaux étant dans tous les cas, avantageusement, un émetteur d'une portée de quelques mètres à modulation d'amplitude par tout ou rien, dont la haute fréquence est modulée par une basse fréquence de modulation distincte selon le contact sollicité. Le récepteur accordé sur l'émetteur transforme les deux types de signaux ainsi émis en impulsions apparaissant sur deux canaux distincts, chaque impulsion restant présente aussi longtemps que le contact correspondant du capteur -émetteur est fermé. Le principe retenu d'une combinaison de deux types de signaux bien distincts permet une utilisation différente de l'un d'eux dans le cadre d'un système de codage n temporel ",notamment en prévoyant que le premier type de signaux émis est transformé en impulsions dont la durée n'est porteuse d'aucune information, tandis qu3 le second type de signaux émis est transformé en impulsions dont la durée, n courte n ou n longue", est porteuse d'informations codées suivant un système dérivé du code Morse, le système de décodage des signaux reçus étant alors essentiellement un système de reconnaissance des signaux wcourts n et n longs n du second type, par comparaison à un seuil de discrimination adapté au rythme propre du sujet et i ses fluctuations dans le temps. Dans le cas de l'écriture d'un texte, le système de codage peut ainsi utiliser les signaux du premier type,transmis sar un premier canal, pour séparer dans un but de fiabilité les caractères eux-m#mes représentés par une succession de signaux du second type,les uns n courts "et les autres "longs ",transmis sur un second canal.Un des buts essentiels de l'invention étant de réaliser un dispositif s'adaptant au rythme de chaque sujet et à ses fluctuations dans le temps,le seuil de discrimination des signaux " courts n et " longs n est recalculé en permanence, en fonction de l'échantillon constitué par les n signaux du même type précédemment émis,pour éviter la contrainte qu'impliquerait l'imposition d'un rythme prédéterminé Pour permettre ainsi 4 l'utilisateur le libre choix de son rythme, et notamment le libre choix de l'ordre de grandeur des durées des signaux qu'il considère comme ncourts n et de ceux qu'il considère comme n longs ", le système de reconnaissance des signaux " courts " et n longs n du second type comprend des moyens de réception et de détermination de la durée des impulsions émises sur le canal véhiculant les signaux du type considéré, des moyens de mise en mémoire des durées des n dernières impulsions reçues, des moyens de classement des n durées mémorisées suivant leur ordre croissant, des moyens de calcul des écarts entre deux valeurs consécutives de ces n durées ordonnées, des moyens de détection du plus grand des écarts, des moyens de calcul du seuil de discrimination, défini comme étant la valeur moyenne des deux durées d'impulsions séparées par le plus grand écart et des moyens aptes 4 comparer la durée de chaque nouvelle impulsion reçue au seuil de discri sination déterminé 4 partir des durées de n impulsions précéden- tes. Ce processus auto-adaptatif de calcul du seuil de discr- mination part donc du principe statistique suivant lequel,dans un échantillon de signaux n courts n et de signaux t'longs" en nombre suffisant,les durées des signaux forment deux groupes de valeurs proches les unes des autres, séparés par un intervalle plus important que les écarts entre valeurs d'un twe groupe. La seule consigne donnée 4 l'utilisateur est,au début de l'utilisation,de fournir une succession den signaux du second type, n'ayant aucune signification mais comprenant ce qu'il considA- re comme des signaux " courts n et ce qu'il considère comme des signaux " longs n ,afin de donner une valeur de départ au seuil de discrimination, calculée en fonction des durées de ces n signaux préliminaires. De préférence, le système de reconnaissance des signaux comprend en outre des moyens de calcul de deux bornes qui délimitent la plage à l'intérieur de laquelle le seuil de discrimination peut entre amené à fluctuer.Ce calcul supplémentaire de bornes, pouvant s'effectuer lui aussi A partir des durées des n signaux émis initialement par le sujet,limite le déplacement excessif et erroné du seuil, en cas de mouvements intempestifs ou d'erreurs. Ces bornes sont par exemple calculées à partir des n durées d'impulsions initiales comme étant respectivement la moyenne des durées d'impulsions.inférieures au seuil et la moyenne des durées d'impulsions supérieures au seuil. Après décodage des suites de signaux, suivant les procédés définis ci-dessus, les caractères alpha-numériques et les ordres simples correspondants sont élaborés pour permettre la visualisation du texte, éventuellement sa mise en mémoire et son inscription graphique,ainsi que l'exécution des commandes désirées. Des interfaces et sorties adaptées permettent en outre l'adaptation du dispositif 4 des fonctions plus complexes,notamment sous forme d'un enchaînement d'opérations successives,éventuellement asservies ou controlables par le sujet handicapé. De toute façon,l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de ce dispositif d'assistance aux grands handicapés, et illustrant son fonctionnementz Figure 1 est UB schéma de principe montrant l'ensemble du dispositif; Figures 2 et 3 représentent respectivement les deux éléments du capteur-émetteur buccal; Figure 4 est un schéma illustrant le fonctionnement du système de reconnaissance des signaux " courts " et n longs "; Figure 5 est un diagramme complémentaire,montrant comment peuvent être déterminées les bornes du seuil de discrimination. Le schéma de la figure 1 montre la structure générale du dispositif d'assistance selon l'invention. Le sujet handicapé porte un capteur-émetteur buccal indiqué dans son ensemble par 1,qui permet de recueillir les signaux constitués par des pressions de la langue ou des mouvements relatifs des mâchoires, et d'émettre sur deux canaux différents des ondes hertziennes qui sont captées par un récepteur 2, placé dans la même pièce que le sujet. Le récepteur est relié à un système de décodage 3, dont les sorties sont connectées à un écran de télévision 4, une imprimante 5 et/ou divers systèmes de visualisation,d1enre- gistrement ou de commande indiqués symboliquement en 6. Le capteur-émetteur buccal 1 se compose d'un élément supé- rieur 7 et d'un élément inférieur 8, représentés respectivement sur les figures 2 et 3, qui sont réalisés à partir de moulages dentaires du suJet. La plupart des composants du capteur-émetteur buccal sont positionnés sur l'élément supérieur 7, qui est appliqué contre la voûte palatine du sujet. I1 s'agit d'une pile électrique 9, d'un contact lingual 10, d'un contact dentaire 11 et de I'emet- teur à deux canaux 12, qui sont représentés schématiquement par leurs contours,sanss indication des liaisons électriques. La pile 9, constituant la source d'énergie électrique indispensable, est par exemple une pile étanche au mercure,de longue autonomie, placée dans un logement étanche de l'élément supérieur 7. La consommation d'énergie est rendue minimale en prévoyant que l'émetteur 12 n'émet et ne consomme que lorsque l'un des contacts 10 et 11 est sollicité et fermé. Le contact lingual 10 est constitué par une touche en matériau conducteur souple,tel que caoutchouc. La pression de la langue déforme ce matériau et lui fait court-circuiter les élé ments d'un circuit imprimé.Pour assurer un meilleur contact électrique, le caoutchouc conducteur utilisé est recouvert d'un vernis à l'argent. Le contact dentaire Il est constitué par un bilame noyé dans une ampoule étanche. il est actionné à distance par le rapprochement d'un barreau aimanté 13, qui est le seul composant du capteur-émetteur placé sur l'élément inférieur 8.Le contact 11 et le barreau 13 sont positionnés sur les éléments respectifs 7 et 8 du capteur-émetteur de manière 4 ce que le contact soit fermé lorsque les dents supérieures et inférieures sont presque en contact. Ceci évite toute pression sur les dents, donc tout risque de détérioration de l'émail par usure. Les deux contacts 10 et Il sont étanches et réalisés de manière 4 ne présenter aucun risque toxique ou mécanique,le contact dentaire 11 étant d'ailleurs entièrement noyé dans l'élément supérieur 7. L'émetteur 12 est miniaturisé et de faible épaisseur.Il est moulé sur l'élément 7, sous la forme d'un circuit imprimé souple. I1 s'agit d'un émetteur A modulation d'amplitude en tout ou rien, å deux canaux, qui peut entre piloté par quartz.Sa position n haute fréquence n est modulée par un train d'impulsions ttbasse fréquence " aussi longtemps que l'un des contacts 10 et Il est fermé. La fréquence basse de modulation est distincte pour les deux contacts. La portée de l'émetteur 12 est de quelques mètres lorsque la bouche du sujet est fermée, ce qui est suffisant puisque le récepteur 2 doit être placé dans la sême pièce,afin de ne pas être influencé par d'autres dispositifs placés dans d'autres pièces. Les composants 9 à 13 du capteur-émetteur buccal sont noyés dans une résine acrylique constituant les éléments supérieur 7 et inférieur 8, qui sont réalisés suivant la technique des prothèses et appareils d'orthodontie,par moulage sur un moule dentaire de l'utilisateur. L'épaisseur de ces éléments n'excède pas 5 n pour l'élément supérieur 7 appliqué contre la volte palatine, et 2 mn pour l'élément inférieur 8, qui est de dimensions nettement plus petites comme le montre le dessin. Chaque élément est maintenu en place par des crochets 14. Pour des sujets handicapés gardant quelques mouvements résiduels au niveau des membres, ou éprouvant des difficultés pour une commande buccale, le capteur-émetteur buccal 1 précédemment décrit peut être remplacé par un autre genre de capteurémetteur réalisé suivant le m#me principe et ayant toujours, notamment, la particularité d'émettre deux types de signaux différents. I1 peut s'agir par exemple d'un capteur-émetteur 15 placé A proximité immédiate du sujet, 4 contacts actionnés manuellement,par la pression d'un doigt, comme cela a aussiet;e''# qué sur la figure 1. En considérant de nouveau la forme de réalisation å capteurémetteur bucal 1 ici plus particulièrement décrite, on note que l'utilisateur peut émettre deux types de signaux hertziens distincts, selon qu'il sollicite,par des mouvements de nature différente, soit le contact lingual 10,soit le contact dentaire 11. Par combinaison temporelle de ces deux types de signaux,l'utili sateur effectue le codage d'une information ou d'une commande, le premier type de signaux étant affecté de manière générale à l'identification du genre de commande, et le second type de signaux à l'identification du contenu de l'information ou de la commande. A titre d'exemple purement illustratif,on donne ci-dessous quelques indications relatives à un système de codage possible; Une première nécessité est une commande de mise en route, rendue indispensable par suite de la disponibilité permanente du dispositif, que son utilisateur doit pouvoir mettre en fonction ou au repos à volonté, afin d'éviter l'apparition accidentelle et non désirée d'informations ou de commandes, au cours de mouvements divers :mastication, parole,.... La mise en route peut etre ordonnée par une succession de triplets alternés des deux types de signaux, quelle que soit la durée de chacun d'eux et quel que soit leur intervalle. Si A et B désignent les deux types de signaux, la séquence de mise en route peut ainsi être notée : Â.Â.Â. B,B,B,A.A.A. La commande d'écriture utilise essentiellement les signaux du type B,un caractère étant codé sous la forme d'une succession de signaux du type B isolée entre des signaux du type A, qui marquent ainsi les séparations entre caractères. Pour simplifier l'apprentissage du code d'identification des caractères, on reticat avantageusement un alphabet issu du code florse,donc ici une écriture des caractères sous forme d'une combinaison de signaux du type B de durée différente, les uns étant des signaux n courts n réalisant l'équivalent des n points n s les autres étant des signaux longs réalisant l'équivalent des "traits " -du code Morse.Toutefois les intervalles entre signaux ne seront ici porteurs d'aucune information, ce qui est une modification essentielle par rapport au véritable code Morse. Certains ordres simples peuvent être codés comme des caractères,en utilisant évidemment des combinaisons disponibles qui ne représéntent ni une lettre, ni un chiffre. Par exemple, la mise à l'arrêt du dispositif peut être codée sous la forme d'une alternance de signaux n longs ~! et " courts " du type B. Les commandes de fonctions plus particulières peuvent être identifiées par une suite de caractères,#ntercalée entre deux triplets de signaux du type A, donc suivant le schéma Â.Â.A. n caractères. Â.Â.A. Pour simplifier l'utilisation du dispositif, aucune contrainte n'est donnée au départ pour distinguer les signaux longs " et " courts " du type 3. C'est le dispositif lui-même qui suit le rythme du sujet handicapé, en s'y adaptant de fa çon permanente,coime cela sera décrit plus loin de manière détaillée. La réception des signaux des deux types est effectuée par le récepteur 2, accordé à la fréquence de l'émetteur 12. Chaque type de signal,caractérisé par une fréquence de modulation différente comme décrit plus haut, est discriminé et transformé en impulsions qui apparaissent sur l'un de deux canaux distincts indiqués symboliquement en A ou B sur la figure 1. Chaque impulsion apparaît et reste présente aussi longtemps que le contact correspondant 10 ou 11 du capteur-émetteur est fermé. Les signaux émis, ainsi convertis en niveaux sur deux canaux distincts,sont amenés au système de décodage 3.La durée des signaux du type A n'étant porteuse d'aucune information, le rôle du système de décodage 3 est essentiellement d'effectuer la discrimination des signaux n courts It et It longs " du type 3. Cette reconnaissance est effectuée par un mini-ou microordinateur,selon un procédé particulier illustré par la figure 4,sur laquelle l'explication générale est rendue plus claire par un exemple numérique. L'adaptation au rythme propre de chaque sujet et à ses fluctuations dans le temps est assurée par le calcul permanent d'un seuil de discrimination,auquel sont comparées les durées des signaux reçus du type~3. Pour cela, le système reçoit en 16 les impulsions émises sur le canal véhiculant les signaux du type B,détermine leurs durées, et mémorise en 17 les durées des n dernières impulsions reçues,dans leur ordre d'arrivée. Compte tenu des séquences les plus longues utilisées pour le codage, le nombre n est fixé par exemple 4 10. Une unité de temps arbitraire étant choisie, les dix dernières impulsions reçues ont par exemple pour durées: 14-1-4-6-11-12-2-3-20-16 unités, et ce sont ces durées qui sont mémorisées en 17 au moment où arrive une nouvelle impulsion de durée N. En 18 s'opère le classement des n durées mémorisées suivant leur ordre croissant, ces durées s'échelonnant entre les valeurs 1 et 20 dans l'exemple numérique indiqué.L'étape sui vante,s'effectuant en 19, est le calcul des n-1 écarts entre deux valeurs consécutives de ces n durées ordonnées.Og obtient ainsi, en considérant toujours le même exemple numérique,la succession de neuf valeurs : 1-1-1-2-5-2-2-2-4' Puis on détecte, en 20, le plus grand de ces écarts,soit la valeur 5 dans l'exem- ple choisi, et enfin on définit en 21 le seuil de discrimina- tion S comme étant la valeur moyenne entre les deux durées d'impulsions qui correspondent à l'écart maximal précédemment détecté.Dans l'exemple numérique considéré,le seuil S calculé est donc égal à 8,5, moyenne des valeurs 6 et Il des durées séparées par l'écart maximal de 5 unités. La dernière impulsion reçue de durée N est amenée à un coiparateur 22 qui détermine sa situation par rapport au seuil S et émet un -signal de sortie qui est fonction du résultat de la comparaison. L'ensemble de ces opérations est renouvelé A chaque réception d'un signal du type B, en prenant toujours en compte les durées -des n signaux précédents, de sorte que le seuil S s'adapté te effectivement aux fluctuations éventuelles du rythme de l'utilisateur. La seule contrainte imposée à l'utilisateur est,au début de l'utilisation du dispositif, de fournir une succession de n signaux du type B, comprenant ce qu'il considère comme des si gnaux n courts n et ce qu'il considère comme des signaux "longs Cette séquence dite d'initialisation permet de donner une valeur de départ au seuil S adaptée au rythme de l'utilisateur. La fiabilité du système de reconnaissance des signaux courts n et n longs n est complétée-par un calcul supplémentaire de deux bornes S1 et S2, qui délimitent à la manière de butées la plage à l'intérieur de laquelle le seuil S peut être amené 4 fluctuer (voir figure 5).Les bornes SI et S2 sont calculées une seule fois, après émission et analyse des n signaux initiaux qui permettent de donner une valeur de départ au seuil S comme expliqué ci-dessus. La détermination des bornes S1 et S2 peut être effectuée de la manière suivante -La borne inférieure SI est la moyenne des. durées d'impulsions inférieures au seuil S,soit 3,2 dans L'exemple numérique précédemment choisi,où les durées inférieures au seuil 8,5 ont pour valeurs : 1-2-3-4-6. - La borne supér#ieure 82 est la moyenne des durées d'impulsions supérieures au seuil S, soit 14,6 dans l'exemple numérique précédemment choisi, où les durées supérieures au seuil 8,5 ont pour valeurs : 1I-12#14-16#20. La présence des bornes S1 et 82 évite que l'émission accidentelle de signaux, en particulier de signaux trop longs, par exemple à la suite d'un mouvement incontr#lé, d'une hésitation ou d'une inattention de l'utilisateur, faisant apparaître un intervalle maximal aberrant entre deux durées d'impulsions, ne décale le seuil de manière erronée et fausse le fonctionnement du système de discrimination. Le réglage du seuil S et des bornes S1 et 82 peut être conservé pendant une interruption momentanée de l'utilisation du dispositif.Toutefois, en cas de changement important dans le rythme du sujet, et notamment si ce changement entraîne l'apparition d'erreurs de décodage, il peut être nécessaire de refaire une séquence d'initialisation, qui déterminera un nouveau seuil de départ et effectuera un nouveau calcul de bornes. Ceci peut être commandé par le sujet, à l'aide d'une instruction codée simple prévue à cet effet. Des algorithmes et des circuits électroniques appropriés élaborent, à partir des signaux reçus,les caractères représentés par ces signaux qui sont envoyés sur l'écran de visualisation 4 et sur l'imprimante 5, ou décodent les instructions, envoyées cur des sorties relais ou sur un "medem ". La visualisation de chaque caractère sur l'écran de télévision 4 peut être commandée dès la réception du signal de type A marquant la fin du caractère,dans le système de codage particulier indiqué plus haut à titre d'exemple. Cette visualisation peut s'accompagner d'une visualisation simultanée du texte précédemment élaboré; la mise en mémoire du texte donne la possibilité de le corriger et/ou de le compléter,par effacement et/ou insertion de caractères,mots ou phrases aux endroits choisis. A ceci s'ajoute la possibilité de modifier la mise en page. L'imprimante 5 permet la frappe sur papier du texte mémorisé, pour le conserver indéfiniment. Les instructions pour les diverses commandes peuvent être elles aussi visualisées sur l'écran 4 jusqu'4 leur exécution. L'écran de télévision 4 est aussi avantageusement utilisé, lors de la séquence d'initialisation, pour visualiser et ainsi rappeler à l'utilisateur le nombre n de signaux préliminaires à envoyer. A mesure que ces signaux sont émis, ib sont décomptés et l'écran est vide seulement lorsque tous ont été envoyés. Le dispositif comprend encore des voyants de visualisation des deux types de signaux A et B, s'allumant tant que les contacts correspondants 11 et 12 sont fermés, et un voyant de tt marche " , allumé quand le dispositif fonctionne et éteint quand il est arrêté. Les voyants de contre des contacts peuvent être doublés par deux bruiteurs, de fréquences différentes. Tous ces moyens de contre, visuels ou autres,assurent la fiabilité du dispositif, en permettant Q l'utilisateur de vérifier lui-même l'adaptation de ses mouvements, ce qui facilite notamment l'apprentissage initial de l'utilisation du dispositif, en permettant de déceler et/ou d'éviter les erreurs. Comme il ressort de ce qui précède, le dispositif d'assistance selon l'invention permet avant tout 4 un sujet handicapé de s'exprimer en composant un texte lisible. Toutefois l'utilisation d'instructions dans un système " informatisé n permet de réaliser un nombre illimité de commandes et d'entrevoir de nombreuses extensions et applica#tions du dispositif; En restant tout d'abord dans le cadre de la co#mposition de textes, on peut envisager d'interoonneeter deux dispositifs pour permettre un dialogue entre deux malades ne pouvant parler,tels que des malades sous respiration artificielle. Le dispositif sert aussi à la commande de dispositifs simples : émission d'un signal d'appel de personnes, mise en marche et arrêt d'une lampe d'éclairage, d'un poste de radio ou de télévision, ou d'autres appareils familiers,ce qui permet à de grands handicapés de se servir seuls de ces appareils. Une commande de téléphone, permettant i un handicapé de téléphoner sans avoir besoin d'un tiers, peut entre envisagée de la même manière, éventuellement avec une assistance à l'appel sous la forme d'une liste mémorisée de numéros. Le dispositif selon l'invention peut être connecté à des systèmes informatiques par une interface appropriée, et il constitue alors une sorte de n périphérique n dordinateurt permettant par exemple une utilisation de machines comptables ou un travail de programmation. Enfin, le dispositif peut être appliqué à des jeux de sociétés divers à deux partenaires, avec visualisation sur un écran de télévision (échecs, cartes,...). Comme il va de soi, et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce dispositif d'assistance aux grands handicapés qui a été décrite ci-dessus à titré d'exemple; elle en embrasse, au contraire,toutes les variantes de réalisation et d'application comprenant des moyens équivalents. -REVENDICIONS 1.- Dispositif d'assistance aux grands handicapés,permettant notamment à un sujet handicapé de composer un texte et de lancer des ordres,caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement,en combinaison, un capteur-émetteur (1 ou 15),porté par le sujet handicapé ou placé à proximité immédiate, permettant de recueil- lir des mouvements du sujet et d'émettre suivant ces mouvements des signaux hertziens de deux types distincts porteurs d'-informa tions codées (A et B), un récepteur (2) accordé sur l'émetteur et placé à distance de ce dernier, et un système de décodage (3) des signaux reçus relié 4 des moyens de visualisation (4) et/ou de mise en mémoire et/ou d'inscription graphique (5) du texte composé. 2.- Dispositif selon la revendication î,caractérisé en ce que le capteur-émetteur est un capteur-émetteur buccal (1) porté par le sujet handicapé et constitué d'un élément supérieur (7) et d'un élément inférieur (8)réalisés et maintenus en place A la manière des prothèses et appareils dentaires, sur lesquels sont placés une source d'énergie électrique (9), deux contacts (10 et 11) et l'émetteur (12) à deux canaux, la fermeture de chaque contact provoquant l'émission d'un type de signal correspondant ( ou Bi. 3.- Dispositif selon la revendication 2,earactérisé en ce que l'élément supérieur (7) du capteur-émetteur buccal (1), s'appliquant contre la toute palatine du sujet handicapé,porte la source d'énergie électrique (9), l'émetteur (12), un premier contact (10) constitué par une touche, dont la fermeture est commandée par une pression de la langue, et un second contact (11) logé dans une ampoule,dont la fermeture est commandée par un rapprochement des dents supérieuréi et inférieures, sous l'influence d'un barreau aimanté (13) porté par l'élément in inférieur (8) du capteur-émetteur buccal (1). 4.- Dispositif selon la revendication 2 ou 3,caractérisé en ce que l'émetteur à deux canaux précité (12) est un émetteur à modulation d'amplitude par tout on rien, dont la haute fréquence est modulée par une basse fréquence de modulation distincte selon le contact (10 ou 11) sollicité. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications# 1 à 4,caractérisé en ce que le récepteur (2) accordé sur llémet- teur transforme les deux types de signaux émis (A et B) e# impulsions apparaissant sur deux canaux distincts, chaque impulsion restant présente aussi longtemps que le contact correspondent (10 ou 11) du capteur-émetteur (1) est fermé. 6.- Dispositif selon la revendication 5,caractérisé en ce que le premier type (A) de signaux émis est transformé en ispul- sions dont la durée n'est porteuse d'aucune information,tandis que le second type (B) de signaux émis est transformé en impulsions dont la durée ,"courte" " ou " longue " , est porteuse d'informations codées suivant un système dérivé du code Morse, le système de décodage (3) des signaux reçus étant alors essentiellement un système de reconnaissance des signaux n courts et "longs n du second type (B), par comparaison à un seuil de discrimination (S) adapté au rythme propre du sujet et A ses fluctuations dans le temps. 7.- Dispositif selon la revendication 6,caractérisé en ce que le système de reconnaissance des signaux " courts n et longs du second type tB) comprend des moyens (16) de réceptien et de détermination de la durée des impulsions émises sur le canal véhiculant les signaux du type considéré,des moyens (17) de mise en mémoire des durées des n dernières impulsions reçues, des moyens (18) de classement des n durées mémorisées suivant leur ordre croissant, des moyens (19)de calcul des écarts entre deux valeurs consécutives de ces n durées ordonnées,des moyens (20) de détection du plus grand des écarts, des moyens(24) de calcul du seuil de discrimination (S), défini comme étant la valeur moyenne des deux durées d'impulsions séparées par le plus grand écart et des moyens (22) aptes 4 comparer la durée (but) de chaque nouvelle impulsion reçue au seuil de discrimination(S) déterminé A partir des durées des n impulsions précédentes. 8. Dispositif selon la revendication 7,caractérisé en ce que le système de reconnaissance des signaux comprend en outre des moyens de calcul de deux bornes (S1 et 52) qui délimitent la plage å l'intérieur de laquelle le seuil de discrimination (s) peut Store amené 4 fluctuer. 9.- Dispositif selon la revendication 8,#aractérisé en ce que les bornes (S1 et S2),déterminées lors de la séquence d'ini- tialization permettant de donner une valeur de départ au seuil de discrimination (S),sont calculées à partir des durées#d'impul- s ions ayant servi 4 la détermination de cette v-aleur de départ comme étant #es##tivement- la- moyenne- de#- durées d'impulsions inférieures au seuil (S) et la moyenne des durées d'impulsions supérieures au seuil (S). 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend des voyants de visualisation des deux types de signaux émis (A et B), s'allumant tant que les contacts correspondants (11 et 12) sont fermés. 11.- Dispositif selon la revendication 10,caractérisé en ce que les voyants précités sont doublés par deux bruiteurs,de fréquences différentes. 12.* Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédeates, excepté les revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le capteur-émetteur est un capteur-émetteur (15) placé à proximité immédiate du sujet, i contacts actionnés manuelle- ment.