La présente invention concerne un procédé de fabrication des embouts rigid@ pour tresses de connexion électrique : de telles tresses à embouts rigides sont en particulier utilisées pour relier électriquement certaines parties conductrices d'appareils qui doivent conserver une liberté de mouvement les unes par rapport au autres et nécessitent 0e ce fait une liaison électrique souple. Ces tresses sont souvent munies d'embouts permettant un raccordement aisé sur les parties d'appareils auxquelles lesdites tresses doivent être reliées. On sait, 0:1 effet, que suivant des procédés connus il est d'usage d'intro- duire, aux extrémités des torons ou des tresses, des gaines évitant le foisonnement des brins et facilitant les contacts électriques dans les connexions élec triques, comportant des tresses @ ainsi le @revet français X 1.458.300, déposé le 4 Avril 1965 par la COMPA@NIE GENERALE D'ELECT@ICITE, pour "Dispositif pour le gainage d extrémités de torons ou de tresses", enseigne l'utilisation de g@ine supportées et serties aux extrémités des torons ou des tresses. De même, il est connu d'utiliser, pour formation d'embouts sur tresse de euivre nu ou étame, un apport extérieur de flux de décapage et de matière de soudure, par un procédé de soudage courant présentant, en outre, le risque de fragilité des brins à la limite de la soudure formant embout en raison de la difficulté de contrôler la quantité de soudure apportée et l'importance Ce la discontinuité en résultant. Evitant ces divers inconvénients, la présente invention a pour objet de @@@@ embouts réalisés par un procédé de fabrication particulièrement simple et économique adapté à des tresses formées de brins métalliques munis d'un un revêt@@ent également métallique dont le point de fusion est inférieur à celui du métal d base. Selon une caractéristique de l'invention, l'e:bcut est réalise en compri- mant une partie de la tresse entre deux mâchoires et en chauffant la partie ainsi comprimée à une température comprise entre la température de fusion du revêtement métallique et la température de fusion du métal de base constituant le brins de la tresse. Selon une forme préférée de l'invention, les deux mâchoires constituent les les électrodes d'une machine à souder par résistance et le chauffante est obtenu directement par le passage d'un courant à travers lesdites électrodes et la par@ tie comprimee de la tresse. Cette forme préférée Ce l'invention est particulirement recommandée pour la formation d'embouts sur des tresses en fils de cuivre étamé. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description non limitative qui Suit, associée aux dessins où - les figure I et 2 représentent, respectivement en élévation et de profil un schéma du dispositif permettant la réalisation d'embouts suivant la forme préférée de la présente invention. - la figure 3 représente une tresse de connexion munie d'embouts réalisés suivant la présente invention après poinçonnage et arasage. Sur les figures 1 et 2, l'extrémité I d'une tresse 2 formée de brins en cuivre étamé, est comprimée entre les électrodes 3 et 4 de configuration correspondant à la forme désirée de l'embout. La pression appliquée est déterminée de façon à obtenir un fois@@@ement très faible, de préférence n'excédant pas 10 Z de la section utile de la tressa. On fai t pas or entre les électrodes 3 et 4 un courant de valeur et de durée choisies pour obtanir @@e température supérieure à la température de fusion de l'étain dans toute la partie comprimée de la tresse. Après refroidissement, on obtient ainsi un embout parfaitement solide par soudure à I 'étain très intime entre tous les brins de cuivre de la tresse dans la partie initialement comprimée. Bien entendu, le matériau des électrodes sera choisi de façon à uc pas présenter d'adhérence par soudure avec l'étain, en le choisira par exemple en acier de structure et d'état de surface approgrifs. De même, la valeur et le temps de passage du courant seront choisis de façon à ne provoquer la soudure des brins de cuivre que dans la partie initialement comprimée de la tresse. A cet effet, il sera avantageux de munir le dispositif d'un moyen de mesure de la te:n- pérature atteinte, comme par exemple un therm@couple noye dans une des électrodes et relié à un appareil indicateur, ou même à un appareil coupant automatiquement l'alimentation en courant lorsque la température désirée est atteinte. Les embouts réalisés ainsi présentent toutes les caractéristiques mécaniques requises pour pouvoir ensuite etre usinés, le cns échéant, par tous les procédés classiques connus notamment par sciage, cisaillage, perçage ou poinçonnage. De même ils présentent des caractéristiques mécaniques suffisantes pour pouvoir être fixés par tous moyens connus, tels que serrage par vis, rivetage, sur les pièces métalliques auxquelles ils doivent être reliés et pour supporter sous dommages les contrai@tes diverses auxquelles ils peuvent être soumis en service d'exploitation. Ce procédé est d'une simplicité de mise en oeuvre et d'une rapidité, l'une et l'autre remarquables, suivant les indicatioas donnés dans la présente description; de plus, il est fort économique puisqu'il ne nécessite aucun des apports extérieurs requis suivant les procédés connus tels que gainage ou meyeos ex te- rieurs de soudage : en raison du contact déjà intime entre l'étain et les brins de cuivre et par suite de l'excellente soudahilité de l'étain sur lui-même, même en atmosphère non contrôlée, aucun apport n'est nécessaire. Enfin, il ne demande aucune préparation spéciale de la tresse auttre qu'un cisaillage éventuel à la longueur désirée. Ce cisaillage peut d'ailleurs être réalisé après fonnation des embouts, ce qui dans certains cas permet a réalisation simultanée d'embouts sur des tresses de connexion distinctes. Il suffit par exemple de former un embout de longueur double de la longueur désirée au milieu d'un élément de tresse et cisailler ensuite au milieu de l'embout ainsi formé. Il est ainsi extrêmement simple de fabriquer, à la chaîne, des tresses de connexion munies d'ernbouts à partir d'un rouleau de tresse que l'on déroule par tronçons de longueur choisie avec formation d'embouts de longueur double puis cisaillage au milieu des embouts formés. Chaque fom@ation @'embo@ts et chaque coup de cisaille correspondent ainsi @ la sortie d'une tresse de connexion complète monie de ses deux embouts. Il est @@ outre extrêmement simple par exemple d'adjoi@@re sur la chaîne un outil de poinçonnage douple avant cisaillage ou simultan@@ent au cisaillage si les embouts doivent être pourvus de trous de fixation. En outre, ca procédé est applicable @ toutes les formes de tresses, ro@des, plates, carrées, tubulaires, et permet la réslisation d'embouts de tonates formes en choisissant la configuration des mâchoires de compression. Il permet égale@ @t réalisation d'embouts communs à des éléments de tressas différents, @@@@ @@ les sections ou les formes des éléments sont très différentes. Figure 3, par exemple, la tresse de connexion utilisée dans un disjoncte@r de forte puissance, est formée de deux éléments 5 et 6 de tresses rondes, au départ les embouts 7 et 8 plats ay@nt été réalisés par compression et chauffagsimultanés des extrémités des deux éléments entre des électrodes de forme @ppr@@ priée. Ces embouts ont ensuite été arasés et poinçonnés en 9 et 10 pour permettre lotir fixation d'un coté sur les plots de raccordement du disjoneteur @ r de l'autre sur las doigts de contact mobile dudit disjoncteur. Il va de soi que la description ci-dessus @e limite en rien la présente invention et que toutes les variantes du procédé répondant à la défi@ition @@@ rale qui en a été donnée ainsi que toute tresse de connexion munie @emhoute réalisés suivant ledit procédé restent dans le cadre de la protection demandée. REVENDICATIONS 1/ Procédé de fabrication d'embouts rigides sur tresses de connexion électrique formées de brins métalliques munis d'un revêtement métallique caractérisé en ce que ladite tresse est disposée entre deux mâchoires entre lesquelles est appliquée une prussien de manière à faire épouser le profil desdites machoires à ladite tresse soumise d'autre part, sous l'effet dc moyens de chauffage, à un cycle thermique la portant à une température comprise entre la terpérature de fusion dudit revêtement et celle du métal de base, ladite pression restant appliquée pendant la durée dudit cycle. 2/ Procédé de fabrication d'embouts rigides, selon la revendication I, caractari- se en ce que les deux mâchoires fondant les électrodes d'un dispositif de chauffage par résistance participent à la fois au maintien de la pression et à la description du cycle thermique. 3/ Procédé de fabrication d'embouts rigides selon les revendications I et 2, caractérisé en ce que le métal des électrodes est un acier anti-adhésif 4/ Procédé dc fabrication d'embouts rigides selon les revendications 1 et 2, caractérise en ce que l'embout rigide obtenu présente un foisonnement ne dépas- sant pas dix pour cent de la section utile de la tresse. 5/ Procédé de fabrication d'embouts rigides selon la revendication 1, caractérise en ce que les embouts sont fabriqués à la chaîne sur la tresse, l'intervalle entre les embouts et la longueur des mâchoires sont telles qu'après tronçonnage de chaque partie pressée on obtient des tresses a embouts rigides à leurs deux extrémités et aux dimensions désirées. 6/ Procédé de fabrication d'embouts rigides, selon la revendication 1, dans lequel au moins deux tresses de caractéristiques et de longueur différente sont mise en parallèles de manière à obtenir plusieurs tresses en parallèle comprises entre deux bouts communs, un à chaque extrémité. 7/ Procédé de fabrication d'embouts rigides selon les revendications I et 5, caractérisé en ce que les opérations de formation, tronçonnage, divers usinages et finition sont exécutées les unes à la suite des autres suivant une séquence appropriée à l'exécution automatique de tresses t embouts rigides conditionnés et prêts à l'emploi.