Procedé de correction de distorsions dans une caméra à scintillation, et caméra à scintillation a distorsions corrigées. La presente invention se rapporte aux cameras à scintillation, et plus particulièrement aux cameras de type Anger qui comportent un dispositif de détection comprenant un capteur scintillation et produisant des signaux de mesure analogiques fonction des coordonnées de points d'impact de quanta de rayonnement reçu sur une surface du capteur, et un dispositif de visualisation relie au dispositif de détection pour fournir une image représentative de la répartition du rayonnement reçu. Les cameras de type Anger sont utilisees notamment dans le domaine médical pour fournir une image de la répartition dans un organe a étudier de substances radio-actives prealablement injectees à un patient. Le principe de fonctionnement de ces cameras a notamment ete decrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amerique nO 3 011 057. Ce principe consiste essentiellement dans l'utilisation d'un cristal scintillant qui emet des photons en reponse à chaque quantum de rayonnement reçu -géneralement des rayons y- ; les photons sont convertis en signaux representatifs de l'emplacement des points d'impact du rayonnement sur le cristal, et les signaux sont transmis à un dispositif de visualisation -par exemple un tube cathodique- pour former l'image de la repartition du rayonnement reçu.Le cristal scintillant étant place de manière a recevoir le rayonnement provenant de l'organe etudier, on obtient ainsi une image de ce dernier d'où l'on peut tirer des informations utiles sur la structure ou le fonctionnement de cet organe. Les cameras de type Anger offrent différents avantages par rapport aux sondes conventionnelles, par exemple de type scanner. Essentiellement, les caméras de type Anger permettent une "vis,ion" complote du champ pendant tout le temps d'examen ; il en résulte, d'une part, un accroissement du temps d'analyse d'un élément du champ et, par suite, une augmentation de la qualit8 statistique des résultats a dose et temps d'examen fixés, et, d'autre part, la possibilité d'études dynamiques pendant lesquelles la distribution de la radioactivité évolue rapidement dans le temps. Toutefois, les performances des caméras de type Anger sont limitées par un certain nombre de facteurs. Des limitations importantes tiennent la nature du dispositif de détection. Comme indiqué plus haut, celui-ci comporte un cristal scintillant produisant des photons en réponse à la réception d'un quantum de rayonnement, par exemple un photon y. Les photons produits sontcol- lectés par des tubes photomultiplicateurs faisant partie d'une batterie de photomultiplicateurs -usuellement au nombre de 37, 61 ou 92- disposés derrière le cristal. Un circuit électronique reçoit les signaux de sortie des photomultiplicateurs et effectue sur ceux-ci un traitement linéaire analogique de triangulation-pour fournir un couple de signaux de mesure analogique x' , y' qui représentent les coordonnées x , y du point d'impact sur le cristal. Les signaux x' , y' sont utilisés pour commander le dispositif de visualisation. Une discrimination d'amplitude est effectuée pour n'utiliser que les signaux correspondant 9 la réception d'un photon y ayant une énergie supérieure a un seuil donné, afin d'éliminer les réception dues a des phénomènes parasites. Une première limitation liée a lrutilisation d'un dispositif de détection de cette nature affecte la résolution spatiale de la caméra.Cette résolution n' est généralement pas inférieure plusieurs mm -environ 4 mm- du fait de variations aléatoires de la distribution des photons visibles produits par le cristal en réponse à des photons y de même énergie arrivant au meme point d'impact. Une autre limitation fondamentale tient å la nonlinéarité du codage spatial de l'information, c' est-a- dire au fait que les relations entre les signaux x' y calculés par triangulation a partir des signaux de sortie des photomultiplicateurs et les coordonnées exactes x , y du point d'impact sur le cristal ne sont pas linéaires. Ceci peut se traduire en écrivant x' = fx(x , y ) et y' = f (x ,y ) ; fx et f étant des y x y fonctions non linéaires -mais biunivoques-. Il en résulte une distorsion des images qui a des conséquences tres faucheuses sur l'interprétation et sur l'analyse quantitative faites a partir de ces images.En effet, la distorsion spatiale introduit une erreur de mesure des points d'impact qui peut etre la cause d'artéfacts visibles malgré une amplitude réduite, car cette erreur est systèmatique, c'est- -dire affecte de la même manière toutes les mesures dans une zone donnée du champ. Pour corriger les distorsions dans une camera de type Anger, il a été proposé d'utiliser un dispositif comprenant : un circuit convertisseur analogique-numérique recevant du dispositif de détection les signaux de mesure analogiques pour les convertir en signaux de mesure numériques, des moyens de calcul recevant les signaux de mesure numériques et calculant des signaux de correction à partir d'informations préenregistrées et de parties basses des signaux de mesure numériques, et un circuit élaborant pour le dispositif de visualisation, des signaux de coordonnées corrigées a partir de signaux de mesure et des signaux de correction. Un dispositif de correction de ce type est décrit par MM. G. Muehllehner, J.G. Colsher et E.W.Stoub dans un article paru dans la publication des Etats-Unis d'Amérique "The Journal of Nuclear Medecine" Volume 21, No 8, p. 771-776. Il est montré dans cet article que pour une camera a grand champ de vision avec un diamètre tille de 400 mm et une résolution spatiale de 4 mm, la correction de distorsion doit être effectuée sur 12 bits. Les signaux de mesure analogiques sont convertis en signaux numériques de 12 bits. La surface du détecteur est partagée en domaines élémentaires e l'interieur desquels le calcul des signaux de correction est effectué en utilisant des équations combinant des coefficients ayant des valeurs prédéterminées pour les différents domaines et les parties basses (6 bits de poids faible) des signaux de mesure numériques.Les jeux de coefficients pour les différents domaines sont préenregistrés dans une table dont l'accès est possible en utilisant comme adresses les parties hautes (6 bits de poids fort) des signaux de mesure nu mériques. La surface du détecteur peut alors être partagée sous forme d'une grille de 64 x 64 cases, soit 4096 domaines au maximum. Ce dispositif de correction connu permet une élimination efficace des distorsions spatiales. Il pré- sente toutefois l'inconvénient de nécessiter des convertisseurs analogiques-numeriques de 12 bits et un systeme de traitement fonctionnant avec des mots de 12 bits, ce qui n'est pas en pratique un format couramment utilisé. Il est alors nécessaire de concevoir et de réaliser des moyens de traitement numérique particuliers, ce qui grève sensiblement le coût de la caméra. La présente invention a pour but de fournir un procédé de correction de distorsions dans une caméra à scintillation, procédé qui puisse être mis en oeuvre au moyen de circuits travaillant dans un format usuel, par exemple 8 bits ou 2 x 8 bits, et qui permette donc l'utilisation de matériels existants, performants et bon marché tant pour les convertisseurs que pour les moyens de calcul. Ce but est atteint du fait que, conformément à l'invention, on convertit les signaux de mesure analogiques (x', y') en signaux numériques (X', Y') de format n inférieur au format minimum N n é c e s s a i r e pour la correction ; on engendre des mots aléatoires numériques (M x, M y) d e f o r m a t m ; on forme, à partir des signaux numériques, des premiers mots (X'H, Y'H) de format n' inférieur à N en utilisant ladite partie haute des signaux numériques, et des seconds mots (X'L, Y'L) de format n' en complétant la partie basse restante des signaux numériques par c o n c a t é nation, a droite, d ' u n de sdi t s mots aléatoires; et l'on calcule les signaux de correction (X", Y") sous forme d'une combinaison des seconds mots numériques et desdites données. Ainsi, si l'on suppose par exemple que le format N minimum nécessaire est de 12 bits, on peut choisir des formats n et n' inférieurs a 12 bits, de préférence égaux tous deux à 8 bits, ce qui permet d'utiliser des convertisseurs et des moyens de calcul standards existants. Compte-tenu de la précision de la mesure par le dispositif de détection, la conversion des signaux de mesure analogiques en signaux numériques de 8 bits est plus que suffisante. Pour le calcul des signaux de correction, ces signaux numériques sont alors complétes du côté des bits de poids faibles par des mots aléatoires de m = N - n = 4 bits. Pour le calcul des signaux de correction, on utilise, d'une part, les seconds mots X' t' Y'L formés par concaténation des parties basses des signaux numériques X', Y' avec des mote aléatoires Mx, My et, d'autre part, des données lues dans une table et correspondant aux premiers mots X'H' Y'H formés à partir des par ties hautes des signaux numériques X', Y'. A chaque couple X'H, V11 correspond un domaine élémentaire de la surface du capteur auquel est associé un jeu de données ayant des valeurs fixes prédéterminées par exemple expérimentalement. Ainsi, pour tous les signaux numériques ayant même partie haute, la correction sera effectuée en utilisant un même jeu de données. Pour ne pas introduire d'erreur systématique par la concaténation des mots aléatoires, il est préférable de produire ceux-ci au moyen d'un générateur de mots aléatoires de moyenne arithmétique constante connue, la valeur de cette moyenne étant prise en compte pour la détermination des données préenregistrées. A titre indicatif, on pourra utiliser des mots aléatoires numériques de format m et de moyenne arithmétique égale à 2 m 1 (en base 2), ces mots étant par exemple tirés des valeurs absolues de nombres fournis par un générateur de moyenne nulle. Pour engendrer les mots aléatoires, plusieurs techniques sont utilisables, dont certaines sont bien connues en elles-mêmes, telles que, par exemple : la lecture dans une table de nombres aléatoires enregistrée dans une mémoire de type PROM ; le déroulement d'un programme de calcul de nombres aléatoires ; ou l'utilisation de résidus des calculs effectués par une unité de calcul arithmétique et logique. Avantageusement toutefois, on pourra simplement obtenir des mots aléatoires de moyenne arithmétique constante en prenant les valeurs absolues d'une grandeur variable de moyenne nulle, par exemple une tension alternative, aux instants de réception d quanta de rayonnement. Suivant une autre particularité du procédé selon l'invention, l'on forme les premiers mots numériques (X'H, Y'11) en utilisant p premiers bits de poids fort des signaux numériques, p étant inférieur a n, et l'on complete ces p bits par concaténation à droite de n' - p zéros. L'on forme alors les seconds mots numériques (X'L, Y') en utilisant les (n - p) derniers bits de poids faible des signaux numériques, et l'on complète les (n - p) bits par concaténation à droite d'un mot aléatoire de (N- n) bits et, à gauche, de [n' - (p + N - n)] zéros. Suivant un autre de ses aspects, la présente invention a aussi pour but de fournir une caméra à scintillation à distorsions corrigées par le procédé défini plus haut. Ce but est atteint au moyen d'une caméra du type comportant - un dispositif de détection comprenant un capteur à scintillation et produisant des signaux de mesure analogiques fonction des coordonnées de points d'impact de quanta de rayonnement reçu sur une surface du capteur, - un dispositif de correction comprenant un circuit convertisseur analogique-numérique recevant du dispositif de détection les signaux de mesure analogiques pour les convertir en signaux de mesure numériques, des moyens de calcul recevant les signaux de mesure nu métriques et calculant des signaux de correction à partir d'informations préenregistrées et de parties basses des signaux de mesure numériques, et un circuit élaborant des signaux de coordonnées corrigées à partir des signaux de mesure et des signaux de correction, et, - un dispositif de visualisation recevant les signaux de coordonnées corrigés pour fournir une image de la répartition du rayonnement reçu par le capteur, cette caméra étant caractérisée en ce que, conformément à l'invention, le dispositif de correction comprend : un circuit convertisseur analogique-numbrique qui p r o d u i t des signaux numériques (X', Y') de format n, n étant inférieur au format minimum N nécessaire pour la correction ; des moyens pour e n g e n d r e r des mots aléatoires (Mx, My) de format m ; des moyens pour f o r m e r des premiers mots (X'H, YtH) de format n' inférieur à N en utilisant une partie haute des signaux numériques, et des seconds mots (X'L, Y'L) de format n' inférieur à N en complétant la partie basse restante des signaux numériques par concaténation, à droite, d'un desdits mots aléatoires ; et des moyens de calcul qui f o u r n i s s e n t les signaux de correction par combinaison des dits seconds mots Y'L) et desdites informations enregistrées. L'invention sera mieux comprise a la lecture de la description faite ci-après, à titre indicatif mais non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1. est un schéma général d'une-caméra à scintillation conforme à l'invention, - la figure 2 illustre des étapes successives du procéde de correction de distorsions selon 1' inven- tion, et - la figure 3 illustre de façon plus détaillée un mode de réalisation du procédé de correction de distorsions selon l'invention. La caméra à scintillation de type Anger représentée par la figure 1 c o m p o r t e essentiellement un dispositif de d é t e c t i o n 10, un dispositif de c o r r e c t i o n de d i s t o r s i o n s 20 relié au dispositif de détection et un dispositif de v i s u ali s a t i o n 30 destiné à f o u r n i r une image de la répartition du rayonnement, par exemple du rayonnement y issu d'un organe là étudier. Le dispositif de détection 10 est bien connu en soi. Outre au brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 011 057 précité, on pourra encore se référer aux brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 3 432 660 (H.O. Anger) et nO 3 852 603 (G. Muehllehner) et à la demande de brevet français nO 2 160 933. Essentiellement, le dispositif de détection 10 comporte un cristal scintillant 11 qui reçoit à travers un collimateur 12 les rayons y émis par l'organe 1 à étudier par exemple un organe d'un pa- tient à qui une dose de substances radio-actives a été injectée. Le cristal Il est par exemple une plaque de NaI (Ti).En réponse à la réception-d'un photon y, le cristal 11 émet des photons visibles qui sont reçus par une batterie de tubes photomultiplicateurs 13 par exemple au nombre de 37, 61 ou 92. A titre indicatif, un photon y d'énergie 140 keV est converti en 4000 photons visibles environ. Les signaux de sortie des tubes multiplicateurs sont reçus par un circuit électronique de triangulation 14. Ce circuit 14 délivre des signaux analogiques x' et y' dont l'amplitude est représentative des coordonnées x et y d'un point P d'impact d'un photon y sur le cristal 11, coordonnées mesurées à partir d'une origine prédéterminée sur la surface du cristal scintillant. Le circuit 14 délivre encore un signal z représentatif de la somme des signaux produits par les tubes photomultiplicateurs, donc de l'énergie du photon y incident. Le dispositif de correction de distorsions 20 reçoit les signaux analogiques x' et y' et fournit des signaux de coordonnées corriges x, y, correspondant aux coordonnées du point P afin de compenser la non-linéarité de la relation entre ces coordonnées et les signaux x', y' produits par le dispositif de détection. La structure et le fonctionnement du dispositif de correction seront décrits en détail plus loin. Les signaux de coordonnées corrigés x et y sont appliqués sous forme analogique aux bornes de dé- viation horizontale et verticale d'un tube à rayons cathodiques 30 constituant le dispositif de visualisation. Comme connu en soi, le dé-clenchement du tube est commandé lorsque le signal d'énergie z est supérieur à un seuil déterminé afin d'éviter la prise en compte de la reception de rayonnements parasites éventuels. Chaque point d'impact P sur le cristal scintillant est donc transformé en un point lumineux de mêmes coordonnées sur l'écran 31 du tube 30. On décrit maintenant plus en détail la structure et le fonctionnement du dispositif 20 de correction de distorsions. On se référera aux figures 1 et 2. Le dispositif 20 comprend essentiellement un générateur de signaux aléatoires 21, un circuit dtinter- face d'entrée 22, un circuit de traitement 23 et un circuit d'interface de sortie 29. Le circuit de traitement 23 comprend une unite de calcul 24, au moins une mémoire de programmes 25 et au moins une mémoire de données 26. Le circuit d'interface d'entrée 22 reçoit les signaux x, y, les signaux a de sortie du générateur 21 et le signal z. Des convertisseurs 22X, 22Y, 22M et 22Z convertissent les signaux x', y', a et z en mots numériques, respectivement X', Y', M et Z. Conformément à l'invention, on utilise des convertisseurs d'un format n inférieur à celui nécessaire pour le calcul ulterieur de la correction de distorsions, format n de préférence égal à 8 bits. Les signaux X', Y' et M sont ainsi formes respectivement de bits AX à Hx, Ay à Hy et A à a (du poids le plus faible au y HM poids le plus fort. Une partie haute des signaux X' et Y' -les 6 bits de poids fort dans l'exemplé illustré- est utilisée pour former des premiers mots numériques X'H et Y'H. Ces mots ont avantageusement un format de 8 bits et sont constitués par concaténation de 2 zéros à droite des 6 bits de poids fort des signaux X' et Y'. Le mot X'H est ainsi formé des 8 bits suivants : Hx, Gx, Fx, Ex, Dx, Cx, O, O (du poids le plus fort au poids le plus faible) et le mot Y'H est formé par les 8 bits suivants : Hy, Gy, Fy, Ey, Dy, Cy, O, O (également du poids le plus fort au poids le plus faible). Les signaux X'H et Y'H sont produits à partir de parties hautes des signaux X' et Y' au moyen du circuit 23. La partie basse des signaux X', Y' -les 2 bits bits de poids faible est utilisée pour former, toujours au moyen du circuit 23,des seconds mots numériques de 8 bits X'L et Y'L. Si l'on suppose que la précision nécessaire pour la correction des distorsions impose un calcul sur 12 bits, il faut compléter les 8 bits fournis par les convertisseurs 22X, 22Y par concaténation de 4 bits à droite, c'est-à-dire du coté des bits de poids faible. Les mots de 4 bits nécessaires, respectivement Mx et My pour X' et Y' sont engendrés à partir des signaux a du générateur 21, celui-ci étant par exemple un générateur analogique dont un mode de réalisation sera décrit plus loin.Les signaux a sont convertis en mots aléatoires M de 8 bits A M à HM (du poids le plus faible au poids le plus fort). Les mots M et M sont constitués x y respectivement par quatre bits du mot M, par exemple les quatre bits de poids fort EN à 11M' et par les quatre autres bits du même mot M, les bits de poids faible AM à DM. Pour former les mots X'L et Y'L, les mots Mx et My sont placés à droite des deux bits de poids faible de X' et Y', respectivement, et la mise au format de 8 bits est réalisée par concaténation de deux zéros à gauche, c'est-a-dire du côté des bits de poids fort.Le mot X'L est ainsi formé des 8 bits suivants : O, O, Bx, Ax, HM, GM, FM, EM (du poids le plus fort au poids le plus fai ble) et le mot Y'L est formé des 8 bits suivants : 0, 0, BY, AY, DM, CM, BM, AM (également du poids le plus fort au poids le plus faible). Comme indiqué dans l'article déjà cité de MM. Muehllehner, Colsher et Stoub, la surface de l'écran peut être partagée en domaines élémentaires égaux à l'intérieur desquels la correction de distorsions peut être effectuée en appliquant des équations du second or dre avec des coefficients de correction invariables dans chaque domaine, mais pouvant varier d'un domaine à un autre. Les groupes de coefficients associés aux différents domaines sont rangés dans une table ou mé- moire 26 dont l'accès est possible en utilisant comme adresse le couple (X'H, Y'H). Compte-tenu du nombre d'adresses différentes disponibles (12 bits), on dispose au maximum d'une table de 64 x 64 emplacements correspondant a un partage de la surface du cristal M en 4096 domaines élémentaires. Dans l'exemple illustré, à chaque couple (XH, Y11), on fait correspondre un groupe de 12 coefficients de correction a1 à a6 et bl à b6 qui sont affectés au domaine élémentaire à l'intérieur duquel se trouve le point d'impact. P. Le circuit de calcul 23 utilise les informations disponibles en sortie de la mémoire 26 ainsi que les mots X'L t et Y'L, pour calculer des signaux de correction X", Y" en appliquant les équations suivantes (1)X" = a1 + a2X'L + a3Y'L + a4X'L2 + a5Y'L2 + a6X'LY'L. (2)Y" = b1 + b2Y'L + b3X'L + b4Y'L2 + b5X'L2 + b6Y'LX'L. Les signaux X" et Y" s o n t a j o. u t é s aux signaux X'H, Y'H, par le circuit de calcul 23 pour f o u r n i r des s i g n a u x de coordonnées numériques corrigés X, Y d'un format de 8 bits. Des convertisseurs numériques-analogiques 29X, 29Y du circuit d'interface de sortie 29 reçoivent les signaux X et Y et délivrent les signaux analogiques de coordonnées corrigés x et y qui sont appliqués au dispositif de visualisation. La détermination des coefficients de correction a1 à a6 et b à b6 pour chaque domaine élémentaire est effectuée comme décrit dans l'article sus-mentionné de MM. Muehllehner, Colsher et Stoub. Le processus utilisé consiste essentiellement à placer devant la surface du cristal un masque comportant des fentes rectilignes parallèles en orientant les fentes successivement dans les deux directions des axes de coordonnées x et y. Des mesures sont effectuées et les résultats obtenus sont enregistrés après conversion sous forme numérique des signaux fournis par le dispositif de détection. Pour chaque point d'impact choisi, on connaît les valeurs réelles des coordonnées et les valeurs mesurées correspondantes. il suffit, alors, dans chaque doméine élémen- taire, de faire un nombre de mesures suffisant pour calculer les coefficients de correction en utilisant les équations (1) et (2) ci-dessus, dans lesquelles les coefficients al a a6 et bl à b6 sont les inconnues. Au cours de ce calcul, on prendra en compte le fait que les corrections à effectuer ultérieurement le seront en utilisant des mots X'L, Y'L formés par concaténation à droite des mots aléatoires Mx, M .Cette prise en compte y est simplifiée si l'on utilise des mots Mx, M dont la y moyenne arithmétique a une valeur constante prédéterminée, par exemple égale à 2 m-l , m étant le format des mots Mx et My . Un moyen simple d'obtenir des mots aléatoires M , M répondant à cette définition est le suivant. y On produit des mots M dont chaque bit constitutif a la meme probabilité de prendre la valeur O que la valeur 1, en convertissant sous forme numérique les valeurs absolues de grandeurs analogiques aléatoires de moyenne arithmétique nulle, ces grandeurs étant les valeurs de l'amplitude d'une tension sinusoidale à des instants répartis de façon aléatoire dans le temps. Avantageusement, les instants choisis sont ceux de la réception par le détecteur 10 des différents quanta de rayonnement d'énergie suffisante, et la tension sinusoidale est fournie par un générateur 21 de tension alternative, par exemple une tension sinusoidale de fréquence 50 Hz variant entre des valeurs +V et -V d'amplitude égale à quelques volts, tension obtenue par transformation de celle du secteur. On réalise ainsi un générateur de mots aléatoires extrêmement simple en mettant è profit le caractère aléatoire de la répartition temporelle des quanta de rayonnement reçus. Les différentes opérations effectuées par le circuit de traitement 23 sont commandés par des instructions contenues dans des programmes enregistrés dans la mémoire 25. ta figure 3 est un organigramme montrant le déroulement des opérations successivement réalisées par le circuit de traitement. On se référera aussi a la figure 2. Dès que le niveau d'énergie dtun photon incident, niveau converti sous forme numérique Z, atteint une valeur minimale prédéterminée, Zmin, les valeurs X', Y' et M représentant les signaux x, y et a à cet instant, sont enregistrées dans des registres du circuit de traitement 23. Les mots XIL et Y'H sont ensuite formés à par H tir des mots X' et M par des opérations classiques de décalage et concaténation. Les mots X'L et XIH ainsi formés sont également enregistrés dans des registres du circuit de traitement 23. De la même façon, les mots Y'L et Y'H sont formés et enregistrés. Les mots X'H et Y'H sont utilisés comme adresse pour accéder à la mémoire 26 afin de lire les coefficients al à a6, bl à b6 correspondant aux valeurs de H et Y' H et d'enregistrer ces coefficients dans des registres du circuit de traitement 23. Les calculs de X" et Y" suivant les équations (1) et (2) sont effectués ensuite par l'unité de calcul 24 à partir des valeurs disponibles des coefficients al - a6, bl - b6 et des mots X'L, Y'L. Les valeurs calculées X" et Y" sont ensuite respectivement ajoutées aux valeurs enregistrées de M et PH, au moyen de l'unité de calcul 24. Les signaux numériques corrigés obtenus X et Y sont ensuite transférés au circuit d'interface de sortie 29 pour etre convertis sous forme analogique x, y. On notera que les opérations décrites ciavant sont effectuées sur des mots de format usuel (8 bits) et peuvent être accomplies en utilisant un composant de type microprocesseur du commerce. C'est en effet un des buts visés par l'invention que de permettre l'utilisation de matériel existant hautement performant pour mettre en oeuvre le procédé de correction aux moindres frais. REVENDICATIONS 1. Procédé de correction de distorsions dans une caméra à scintillation, procédé selon lequel : on convertit sous forme numérique- des signaux de mesure produits sous forme analogique en fonction des coordonnées de point d'impact de quanta de rayonnement sur une surface d'un capteur à scintillation ; on utilise une partie haute des signaux numériques pour rechercher dans une table, pour chaque point d'impact, un groupe de données préenregistrées correspondant à un domaine de la surface du capteur où se trouve le point d'impact ; on calcule des signaux de correction en utilisant la partie basse restante des signaux numériques et lesdites données ; et on élabore des signaux de coordonnées corrigés, a partir des signaux de mesure et des signaux de correction, pour commander la visualisation de la répartition du rayonnement reçu par le capteur, caractérisé en ce qu ' o n- convertit les signaux de mesure analogiques (x', y') en signaux numériques (X', Y') de format n inférieur au format minimum N n é c e s s a i- r e pour la correction ; on engendre des mots aléatoires numériques (Mx, M ) de format m om y forme, à partir des signaux numériques, des premiers mot mots (X'H, Y'H) de format n' inférieur à N en utilisant ladite partie haute des signaux numériques, et des seconds mots (X't, Y'L) de format n' en completant la partie basse restante des signaux numériques par c o n c a t é n a t i o n , à d r o i t e , d ' u n d e s d i t s mots aléatoires; et l'on calcule les signaux de correction (X", Y") sous forme d'une combinaison des seconds mots numériques et desdites données. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits mots aléatoires sont des mots de format m = N - n. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendica tions 1 et 2, caractérisé en ce que l'on engendre des mots aléatoires de moyenne arithtétique constante prédéterminée. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on engendre les mots aléatoires à partir des valeurs numériques.que prend une tension alternative de moyenne nulle aux instants de réception de quanta de rayonnement. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 , caractérisé en ce que les formats n' et n sont égaux à 8 bits. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on forme les premiers mots numériques (X'H, Y'H) en utilisant les p premiers bits de poids fort des signaux numériques, p étant inférieur à n, et l'on complète ces p bits par concaténation à droite de n' - p zéros. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on forme les seconds mots numériques (X'L, Y'L) en utilisant les (n - p) derniers bits de poids faible des signaux numériques, et l'on complete les (n - p) bits par concaténation à droite d'un mot aléatoire de (N - n) bits et, à gauche, de [n' - (p + N - n)] zéros. 8. Caméra à scintillation a distorsions corrigées, comportant - un dispositif de détection comprenant un capteur à scintillation et produisant des signaux de mesure analogiques fonction des coordonnées de points d'impact de quanta de rayonn-ement reçu sur une surface du capteur, - un dispositif de correction comprenant : un circuit convertisseur analogique-numérique recevant du dispositif de détection les signaux de mesure analogi ques pour les convertir en signaux de mesure numériques, des moyens de calcul recevant les signaux de mesure nu mériques et calculant des signaux de correction a partir d'informations préenregistrées et de parties basses des signaux de mesure numériques, et un circuit élaborant des signaux de coordonnées corrigées a partir des signaux de mesure et des signaux de correction ; et - un dispositif de visualisation recevant les signaux de coordonnées corrigés pour fournir une image de la répartition du rayonnement reçu par le capteur, - caractérisée en ce que le dispositif de correction(20) comprend: un circuit convertisseur analogiquenumérique (22) qui produit des signaux numériques (X', Y') de format n,n étant inférieur au format minimum N nécessaire pour la correction ; des moyens (21 22) pour engendrer des mots aléatoires (Mx, M ) de format m ; des moyéns y (23) pour former des premiers mots (X'H, Y'H) de format n' inférieur à N en utilisant une partie haute des signaux numériques, et des seconds mots (X'L, Y'L) de format n' inférieur a N en complétant la partie basse restante des signaux numériques par concaténation, à droite, d'un desdits mots aléatoires ; et des moyens de calcul (23) qui fournissent les signaux de correction par combinaison desdits second-s mots (X'L, Y'L) et desdites informations enregistrées. 9. Caméra selon la revendication 8, caractérisée en ce que les mots aléatoires ont un format m égal 9 (N - n). lO. Caméra selon l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisée en ce que les formats n et n' sont égaux à 8 bits. 11. Caméra selon l'une quelconque des revendications 8 d 10, caractérisée en ce que les moyens pour engendrer des mots aléatoires comprennent un générateur (22) de signal de moyenne nulle.