La présente invention concerne des aliments pcur animaux et plus particulièrement pour bovins, aliments constitues d'un mélange de produits naturels tels que grains et/ou fourrages et de produits chimiques azotés non protéiques tels que l'urée et ses dérivés et les sels d'ammonium as socles à des composés soufrés. De nombreuses compositions alimentaires de ce genre sont connues mais elles présentent toutes le grave inconvénient de libérer d'un seul coup tout le composé azoté dans l'estomac de l'animal, ce qui se traduit souvent par la mort de celui-ci lorsque la quantité de ce composé azoté est grande dans le mélange alimentaire. L'addition de composés azotés et plus particulièrement d'urée à l'alimentation des bovins est connue et pratiquée depuis fort longtemps. En effet ces animaux sont à peu près les seuls à pouvoir fabriquer leurs propres protéines à partir d'azote non protéique. L'estomac des bovins et en particulier le rumen possède une flore microbienne qui hydrolyse l'urée et les sels d'ammonium en ammoniaque, vit aux dépens de ce composé, prolifère en fabriquant donc ses propres acides aminés.Ces microorganismes sont ensuite digérés par le bovin ce qui augmente considérablement sa ration journalière de protéines et favorise de ce fait la croissance de l'animal. Si le composé azoté additionné à la nourriture traditionnelle de l'animal est en quantité faible ceci n'a aucun effet nuisible pour cet animal, par contre si cette quantit augmente le dégagement d'ammoniaque dans l'estomac devient plus important et peut provoquer la mort brutale de l'animal s'il dépasse un certain seuil. De nombreuses expériences ont été tentées pour augmenter la proportion de ce composé azoté dans les aliments, ceci sans danger pour l'animal. En effet l'ammoniaque est absorbée par le sang et transformée par le foie en urée qui repasse dans le sang ce qui provoque la mort de l'animal si le taux d'urée dans le sang est trop élevé.Actuellement on administre de 20 à 30 grammes d'urée par 100Kg d'animal vivant et seulement le remplacement de 40% de protéines est autorisé. La présente invention permet d'éviter tous ces inconvénients et en particulier de pouvoir administrer à l'animal les doses maximales de cop- poses azotés non protéiques sans danger pour lui. En effet en utilisant différents composés chimiques retardateurs de la solubilisation du compose azoté dans l'estomac il est possible de mélanger à la nourriture traditionnelle de l'animal une dose importante d'azote non protéique en éta lant le dégagement d'ammoniaque dans le temps, donc sans danger pour l'a nimal. Les exemples qui suivent ne sont donnés que pour illustrer la pré sente invention à titre non limitatif et les essais comparatifs ont été effectués sur des animaux choisis au hasard dans un élevage et non pas triés en fonction de leurs qualités morphologiques exceptionnelles. Exemple n 1 On mélange à 9 Kg de farine de mais 6C g d'urée de façon à rendre l'ensemble homogène. On constate au bout de quelques jours que par l'humidité la farine tend à s'agglomérer et si l'on ne prend pas soin de broyer la nourriture avant de la présente aux animaux, les morceaux restent dans l'écuelle après leur repas. Si on adjoint 20 g de phosphate dicalcique lors de la préparation du mélange précédent on n'observe pas d'agglomérat. Des résultats analogues sont obtenus avec d'autres phosphates tels que les phosphates alcalins et en particulier d'ammonium. Avec le mélange suivant 9 Kg de farine de maTs, 60 g d'urée et 20g de phosphate d'ammonium on fait un test de préférence. C'est à dire que dans 2 écuelles on place dans l'une, le mélange précédent, dans l'autre le mélange sans phosphate d'ammonium. On constate en prenant soin dtinter- vertir la place de chacune des écuelles, que celle-contenant le phosphate d'ammonium se vide en premier. Exemple n 2 Au mélange de l'exemple 7 (9Kg de maïs, 60g d'urée, 20g de phosphate d'ammonium) on ajoute 0,5% de glutamate d'ammonium - ou d'un métal alcalin ou alcalinoterreux -, et on pratique encore un test de préférence c'est à dire que dans les 2 écuelles on place dans l'une le mélange pré cédent, dans l'autre le mélange sans glutamate. On constate que le mélange avec glutamate disparate plus rapidement mais aussi qu'il disparate en plus grande quantité flattant et développant l'appetit de l'animal. Exemple n 3 Dans cet exemple les pourcentages sont exprimés en poids. On réalile le mélange suivant: Maïs concassé 40% Farine de luzerne 355: Mélasse 10% Urée Sels minéraux 5, Ö qu'on administre à des baufs à raison de 20g d'urée/100Ng d'animal vivant ec ar jour. On étudie l'activité stomacale des animaux ainsi nourris comparativement 2' l'activité d'animaux nourris avec ce mélange sans uree. On constate que le taux d'ammoniaque dans l'estomac est plus élevé sans toutefois qu'aucun trouble ne se manifeste dans le conportement et la vitalité des animaux ainsi nourris. Cette composition servira de référence pour les exemples suivants. Exemple n 4 On remplace l'urée de l'exemple n03 par une quantité de dérivés de l'urée et de sels d'ammonium telle que le rapport masse d'azote/masse de composé ammoniacal soit voisin de celui de l'urée, c'est à dire de l'ordre de 0,6. On garde le même pourcentage de 10%. Des résultats analogues à ceux obtenus à l'exemple n03 sont enregis trés avec les composés suivants: urée substituée par des radicaux organiques; esters carbamiques; biuret; propionylurée; diphénylurée; phosphate d'urée; carbonates, phosphates, sulfates d'ammonium et leurs mélanges. T'activité stomacale montre un taux d'ammoniaque plus élevé mais aucun trouble de l'animal n'est constaté. exemple n 5 On reprend l'exemple n03 dans lequel l'urée est remplacée par de la thiourée additionnée de soufre suivant les pourcentages en poids ci-dessous: Mais concassé 35% Farine de luzerne 35% Thiourée 15% Mélasse 10% Sels minéraux leur de soufre 1% Parmi 20 boeufs à l'engrais 1C seront nourris de ce mélange à raison de 400 de thiourée par 100Kg d'animal vivant et par jour; les autres seront nourris du même mélange dépourvu de thiourée et de soufre. Pendant la digestion on suit le taux d'urée dans le sang sur les deux lots d'ar-- @@@@. Il est sensiblement le même pour les deux populations bien que légèrement plus élevé pour les animaux ayant mangé le mélange.avec thiourée. Mais il est à remarquer qu'aucune augmentation brusque du taux d'urée dans le sana n'a été constatée tout au long de la digestion de l'animal. De plus ce traitement ayant été pratiqué pendant 1 mois les dix animaux ainsi nourris accusent une augmentatior de poids supérieure à celle des dix autres. I1 faut aussi remarquer que l'augmentation de poids, dans le cas de l'expérimentation faite avec la thiourée, supérieure à celle de l'expéri- mentation faite avec l'urée est due au soufre qui favorise la formation des acides aminés des muscles. Exemple n 6 On remplace ie soufre et la thiourée de l'exemple précédent par un mélange a' poids égal d'urée et de biuret selon la composition suivante administrée à raison de 20g d'urée par aG0Kg d'animal vivant et par jour. Son 35% Pâte d'amidon 30% Maïs broyé 15% Urée i0% Biuret 10% On suit le taux d'urée dans le sang d'animaux nourris avec ce mélange comparativement avec des animaux nourris normalement sans composé azoté Le taux d'urée augmente pendant la digestion tout en restant dans des valeurs normales et on constate que cette élévation dure plus longtemps et sans brusque variation. Malgré la quantité importante de produits azotés ingérés, aucun trouble n'est à déceler car la digestion des deux composés azotés ne se fait pas en même temps dans le rumen1 ce qui explique le taux d'urée constant dans le sang et l'élévation plus étendue dans le temps. Exemple n 7 On réalise les compositions suivantes sous forme de granulés. A- Carboxyméthylcellulose 1 partie Thiourée 20 parties Eau 2 parties Les parties s'entendent en poids. B- Pulpe de pomme de terre 4 parties Biuret 5 parties Eau 1 partie -C- Urée enrobée d'un polymère hydrosoluble D- Urée enrobée d'une membrane plastique A l'aide d'urée et de ces quatre compositions on réalise le mélange suivant en poids: 1 partie dé A, 1 de B, 1 de C, I de D et 1d'urée. On inclut ce mélange dans la nourriture de bovins à raison de 40g par 100Kg d'animal vivant et par jour. On suit le taux d'urée dans le sang: normal. Aucun trouble n'est à déceler chez l'animal. Bien que la quantité de matière azote non protéique soit très élevée, les ralentisseurs de dissolution de l'urée dans l'est@mac ont libéré progressivement cette urée ceci sans danger pour l'animal. mes résultats analogues ont t obtenus en utilisant d'autres ralen tissez de dissolution tels que les sels de carboxyméthylcellulose et plus particulièrement les sels alcalins, certains dérivés aldéhydiques de l'urée comme la crotv dène, propylidène, isobutylidène mono et diurée. Une autre possibilité consiste à utiliser des capsules retard remplies d'urée, capsules de composition chimique différente de façon à obtenir u ne dissolution progressive dans le temps. Une variante de ce procédé con siste en la fabrication de comprimés retard d'urée ou plus généralement de composé azoté non protéique. Exemple n 8 On reprend l'exemple n07 dans lequel l'urée est remplacée par ses dérivés ou des sels d'ammonium; les parties sont exprimées en poids. A'- Carboxyméthylcellulose 7 partie Carbonate acide d'ammonium 20 parties Eau 2 parties C'- Diphénylurée 2 parties Diphénylthiourée 3 parties Ce mélange est homogénéisé et les cristaux enrobés d'un film de carboxyméthylcellulose sodique. D'- Phosphate d'urée sous forme de comprimés retard On réalise le mélange suivant en prenant une.partie en poids de chacune des compositions A', B, C', D' et de thiophosphate d'ammonium, que l'on administre à des taureaux à raison de 100g par jour et par animal. On effectue le nême contrôle du taux d'urée que dans l'exemple 7 et on constate les mêmes résultats. Par ailleurs on note une augmentation de poids comprise entre 1300 et 1500g par jour pour tous les animaux ainsi nourris pendant le traitement. Conclusion: il est bien connu que les sels ammoniacaux et l'urée et ses dérivés sont assimilés par les bovins et de ce fait qu'ils favorisent leur croissance. Mais la demanderesse a constaté qu'en ajoutant des composés soufrés ou du soufre à la nourriture azotée non protéique, les augmentations de poids étaient encore supérieures à celles constatées sur la nourriture azotée sans soufre. De plus il est possible de ralentir la soluilisation de ces composés azotés non protéiques en utilisant des composés moins solubles que l'urée: par exemple ses dérivés substitués et/ou en utilisant des composés qui diminuent les contacts entre les produits azotés actils et le milieu liquide du rumen par exemple des corps qui absorbent beaucoup d'eau comme la pulpe de pomme de terre, la carboxyméthylcellulose et ses sels. Les exemples précédents s'adressent plus volontiers à des compositions solides ou pâteuses, mais il est aussi possible de réaliser des compositions liquides conformes à la présente invention. Les premiers essais d'addition d'urée à la nourriture des bovins furent effectués sur la nour riture liquide en particulier les mélasses et le brevet américain d'Ander- son, Philip et Rarlings n0 2808332 en est une des premières applications. De nombreuses difficultés surgirent a' cette époque en particulier celles occasionnées par la nécessité de faire des solutions alcooliques alors qu'aujourd'hui elles sont aqueuses. Dans les exemples qui suivent les compositions selon la présente invention sont réalisées en phase liquide et les pourcentages expriment des poids. Exemple n 9 On réalise la composition suivante que l'on homogénéise: Mélasse 70% Dichloralurée (en poudre) 20% -Thiourée 10% Le dichloralurée est le résultat de l'addition de deux moles de chloral sur l'urée et dont le nom est le(1-hydroxy 2-2-2trichloroéthyl) 1,3 bis urée. On arrose le fourrage des bovins avec ce mélange de façon à fournir aux animaux environ 40g de composé azoté pour 100Kg d'animal et par jour. On suit le taux d'urée dans le sang des animaux ainsi nourris par rapport à celui d'animaux nourris sans apport d'azote non protéique. Les taux d'urée sont comparables mais il faut toutefois noter que le gain de poids journalier est très supérieur pour les animaux dont le fourrage a été arrosé par le mélange précédent. Exemple n 10 Mélasse dont les ions K+ et Na+ sont remplacés par Mg ++ 25 h Eau 25% Diméthylthiourée 20% Méthyléthylthiourée 20% Sulfate d'ammonium 3k Chlorure de sodium Dk Vitamines, oligoéléments Conservateurs, stabilisants 2% Sur 20 animaux1 10 boeufs auront cette solution et 10 autres auront la solution VITURAMOL fabriquée par CdF Chimie. Ces 2 compositions sont données à volonté aux animaux dans des distributeurs à boule de lèchage carctéristique du produit VITURAMOL. Par ailleurs ces compositions étant des compléments d'alimentation, la nourriture principale est la même pour les deux lots d'animaux. On constate que pour les animaux rourris avec la composition précédente les gains de poids journaliers sont toujours supérieur a ceux des autre animaux et que l'activité stomacale est normale ainsi que le taux d'urée dans le sang. Parallèlement à cette expérimentation sur des b boeufs cet-te composition a été administrée de la même manière à des veaux sevrés. Pendant toute la durée de l'expérien@e, l'activité stomacale et le taux d'urée dans le sang ont été suivis: aucune anomalie n'a pu être décelée. Exemple n 11 On extrude des granulés à partir de la composition suivante: Farine de luzerne, mais broyé 65% Mélasse 10% Thiourée 10% Dichloralurée 5% Diméthyl 1-3 urée 3% Chlorure de sodium 3% Vitamines; oligoéléments 2 Glutamate d'ammonium Fleur de souf que l'on distrbue à un élevage de taurillons. Sur 30 animaux on fait deux lots de 15, l'un nourri par ce mélange l'autre nourri par les granulés GOLDEN PRO de CdF Chimie, le complément de nourriture dans les 2 cas étant de l'ensilage de maïs. La quantité maximale de lKO/jour/animal a été progressivement atteinte en 1 jours pour les 2 lots d'animaux. On suit l'activité stomacale ainsi que ie taux d'urée dans le sang.Le dégagement d'ammoniac dans l'estomac est plus lent et plus étalé pour les animaux nourris avec la composition ci-dessus. Le taux d'urée dans le sang est normal dans les 2 cas. Un mois après l'établissement de la dose maximale des granulés, on pèse les animaux; le gain de poids des taurillons nourris avec ce mélange est supérieur à celui des autres taurillons. Conclusion: dans tous ces exemples l'augmentation de poids des bovins nourris avec les compositions selon la présente invention est beaucoup plus nette et rapide que pour les animaux nourris d'une autre façon. Cela tient à l'apport lors de la croissance de la combinaison éléments soufré éléments azotés non protéiques, indispensables à l'élaboration des acides amines de la viande. Administrées et dosées soigneusement ces compositions associées aux vitamines, sels minéraux et oligoéléments indispensables à la croissance, conviennent pour les élevages de bovins aussi bien sous forme liquide que solide ce qui permet notamment leur utilisation pour la production de lait et/ou de viarde tant de boeuf que de veau, et pour les élevages de tous les animaux susceptibles de par le mécanisme chimique de leur digestion d'assimiler les composés azotés non protéiques: les ruminants. Ces compositions peuvent être utilisées en nourriture d'appoint, de remplacement et/ou en mélange à d'autres nourriture6. REVENDICATIONS 1- Compositions alimentaires azotées our bovins, associées à la nourriture traditionnelle, caractérisées par le fait quelles comportent en mélange, un ou plusieurs composés azotés non protéiques et un ou plu sieurs composés scufrés, associés a au moins un composé ralentisseur de leur dissolution dans l'estomac de l'animal. 2- Compositions alimentaires azotées pour bovins selon la revendication 1 caractérisées par le fait qu'un des composés azotés est l'urée. 3- Compositions alimentaires azotées pour bovins selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisées par le fait qu'un des composés azotés est un sel ou un dérivé de l'urée. 4. Compositions alimentaires azotées pour bovins selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisées par le fait qu'un des composés azotés est un sel d'ammonium. 5- Compositionsalimentaires azotées pour bovins selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisées par le fait qu'un des composes soufrés est le soufre lui-même. 6- Compositions alimentaires azotées pour bovins selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisées par le fait qu'un des composés soufrés est un thiosel d'ammonium. 7- Compositions alimentaires azotées pour bovins selon l'une quelconque des revendications 1 a' Or caractérisées par le fait qu'un des composés soufrés est lui-même un composé azoté. 8- Compositions alimentaires. azotées pour bovins selon l'une quelconque des revendications 1 a' 7 caractérisées par le fait qu'un des composés ralentisseurs est un composé tres hydrophile. S- positions alimentaires azotées pour bovins selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisées par le fait qu'un des composés ralentisseurs est un film hydrosoluble plastique. 10- Compositions alimentaires azotées pour bovins selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 caractérisées par le fait qu'un des composés ralentisseurs est une capsule retard.