La présente invention se rapporte a' un dispositif de tension de chaînes pour escalier roulant ou trottoir roulant comprenant des marches, plaques ou palettes, qui comprend d'une part, un chtssis pouvant se déplacer en translation pa rallelement â la direction de l'avance de l'escalier ou trottoir et dans lequel deux roues à channes sont montées rotatives autour d'un axe perpendiculaire à la direction de la translation du châssis et qui servent à renvoyer les chatnes qui portent les marches, plaques ou palettes, des moyens élastiques qui tendent à faire coulisser le chassies dans le sens de la tension des channes et un arbre monté dans le châssis parallèlement â l'axe de rotation des roues a' chaines et qui, à chacune de ses extrémités, coopère avec un élément fixe de telle manière qu'une translation du châssis corresponde à une rotation définie de l'arbre-et qu'inversement, une rotation de l'arbre corresponde à une translation définie du châssis. Un tel dispositif est connu par le brevet US. 3 419 127. Dans le cas des escaliers roulants, le problème fondamental est que les chaines qui portent les marches, plaques ou palettes doivent toujours eAtre tendues pendant le fonctionnement. On obtient ce résultat en montant les roues de renvoi des charnels situées â l'extrémité de l'escalier dans un ch & - sis ou chariot mobile en translation et en sollicitant ce dernier dans le sens de la tension à l'aide de moyens élastiques. Une difficulté se présente alors, à savoir que l'allongement des deux channes ne se produit pas uniformément. Sous l'action des moyens élastiques, le châssis ou chariot qui porte les deux roues de renvoi des chastes peut se mettre en position oblique s'il est déplacé davantage d'un c8té que de l'autre. Une conséquence de cette position oblique est une plus forte usure des chaînes parce que ces dernières sont sollicitées unilatéralement.Toutefois, une conséquence beaucoup plus grave réside dans la position d'avance en biais que les marches ou palettes présentent à leur entrée sous la plaque-peigne correspondante et qui résulte de l'allongement unilatéral des channes. En dehors de la production de bruits désagréables et gênants, un autre inconvénient de la présentation des marches ou palettes en position oblique est que les dents du peigne qui s'engagent dans les rainures des marches ou palettes engendrent une poussée latérale que ressentent les usagers arrivant sur le peigne. Il en résulte qu'on doit fréquemment remplacer après un temps de fonctionnement réduit des chaines qui d' un point de vue technique sont sans défaut, ce qui représente une grosse perte financière. Pour remédier à cet inconvénient, il est connu de prévoir sur le châssis qui porte les roues à chaînes un arbre séparé, orienté parallèlement à l'axe de rotation des roues â chaînes, qui porte à ses extrémités des roues dentées qui engrènent dans des crémaillères fixes, disposées parallèlement à la direction de la translation du chassis. De cette façon, le châssis ne peut coulisser que dans une direction exactement parallèle A lui-même. Du fait de ce coulissement parallèle, la force de.tension des ressorts de tension se concentre sur la chaine la plus courte dès qu'il existe la moindre différence d'usure des chaines tandis que, étant libre de jouer, la channe la plus longue reste libre de toute sollicitation élastique aussi longtemps que la chaste la plus courte ntest pas devenue aussi longue que la plus longue. Cette construction est avantageuse du point de vue du fonctionnement mais sa réalisation est relativement coûteuse parce que, en raison de l'utilisation d'engrenages en prise mutuelle, toutes les pièces doivent être fabriquées avec des tolérances relativement serrées. Le but de l'invention est de perfectionner le dispositif de tension de chines du type mentionné de manière qu'il puisse être de construction plus simple et, par conséquent, d'une fabrication moins coûteuse. Suivant l'invention, ce problème est résolu dans un dis positif de tension de chaiAnes du type décrit au début, par le fait, qu'aux deux extrémités de l'arbre sont fixés des leviers,dont l'extrémité libre est guidée dans une coulisse fi xe qui est disposée de manière que l'arbre tourne lorsque le châssis se déplace en translation. Ce genre de construction - garantit d'une façon extrême ment simple qu'une translation du châssis portant les roues de renvoi des charnels, et-une rotation de l'arbre qui traver se le châssis vont rigoureusement de pair, les extrémités des leviers s'appuyant contre l'ossature fixe de l'escalier rou lant, ctest-à-dire que chaque position du châssis en translation correspond à une position angulaire bien déterminée de l'arbre. De cette façon, le guidage parallèle du châssis est obtenu avec des moyens simples. On peut se dispenser d'un réglage précis. La seule condition essentielle â remplir est que les extrémités libres des leviers soient guidées dans les coulisses dans une région quelconque. Il est avantageux que la coulisse soit orientée à peu près perpendiculairement a' la direction de la translation du châssis, On peut avantageusement prévoir & l'extrémité libre des leviers des tourillons qui s'étendent parallèlement a l'arbre et qui s'engagent dans les coulisses fixes. Il peut également être prévu de donner à l'extrémité libre de chaque levier une forme telle que cette extrémité s'engage directement dans la coulisse. Les coulisses peuvent être constituées par des fentes ménagées dans l'ossature fixe de l'escalier roulant, ou bien par des profilés, par exemple un profilé en U ou deux profilés en L, ouverts vers le châssis mobile et fixés sur l'os- sature de l'escalier roulant. I1 est avantageux de prévoir des équerres ou plaques montées sur l'ossature de l'escalier roulant, dont on puisse régler et bloquer la position, et qui présentent des fentes ou boutonnières orientées a' peu près perpendiculairement à la direction de la translation du châssis. Les plaques ou équerres peuvent présenter des surfaces latérales redressées en U vers le chsssis coulissant. Les coulisses peuvent également être formées par des surfaces de guidage ou d'appui spécialement prévues. D'autres caractéristiques de l'invention apparattront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue de côté partielle schématique de la région de renvoi d'un escalier roulant - la Fig. 2 est une vue en coupe suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1; - la Fig. 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 1. Un escalier roulant comprend d'une façon connue en soi et non représentée une ossature dont la Fig. 1 ne représente qu'une partie située dans la région du renvoi inférieur. Plus précisément, il comprend des cornières supérieures 1 et des cornières inférieures 2 qui sont réunies par des montants verticaux 3 et des barres obliques 4 pour former un treillis. Les cornières situées sur les rives respectives de ltesca- lier sont réunies par des entretoises transversales non représentées sur le dessin. A l'ossature fixe est reliée rigidement une cornière horizontale 5,dans l'aile horizontale 6 de laquelle sont vissées des vis 7 qui sont bloquées par des écrous 8, de maniè- re que leur tête 9 se trouve à une distance donnee de l'aile 6 (Fig.3). La cornière 5 porte une plaque 10 qui fait saillie vers le bas, fixée à la face inférieure de son aile horizontale 6 et présentant un trou 11 à travers lequel est enfilée une barre filetée horizontale 12 qui s'étend parallèlement à la- cornière 5. A-son extrémité opposée, cette barre est tenue dans un manchon 13 qui est lui-même fixé à l'ossature fixe (Fig.l). La barre filetée 12 est fixée en position par des écrous 14 et 15 vissés sur ses deux extrémités. Dans l'ossature fixe est monté un chariot ou chtssis 16 mobile en translation parallèlement à la direction longitudinale de l'ossature. Ce châssis 16 est composé de deux cornières 17 disposées parallèlement à la direction de translation et qui sont réunies entre elles perpendiculairement & la direction de translation par des moyens non représentés sur le dessin. Les cornières 17 reposent par leur aile horizontale sur les têtes 9 des vis 7 et peuvent se déplacer en translationa' leur contact, à un niveau qui peut être réglé en vissant les vis 7 plus ou moins profondément. Dans la direction perpendiculaire, les cornières 17 sont guidées par des vis 19 qui peuvent être visses plus ou moins profonde ment dans les ailes verticales 20 des cornières 5 (Fig.3). Des roues de renvoi 22 pour les cl aines sont montées sur les rives opposées du châssis 16, au moyen d'un arbre 21 qui sté- tend transversalement A la direction de translation. Ces roues 22 sont celles qui guident les chines portant les marches, plaques ou palettes. Le montage de l'arbre n'est repré- senté que d'une façon schématique sur le dessin. La face inférieure de la cornière 17 porte une plaque 23 qui fait saillie vers le bas et présente un trou 23 à travers lequel passe la barre filetée 12. Dans la région comprise entre cette plaque 23 et la plaque 10 solidaire de la cornière 5, la barre filetée 12 est entourée par un ressort hélicoldal 24 qui prend appui contre les deux plaques. Le châssis est ainsi sollicité, avec les roues à channe qu'il supporte, dans le sens de la tension de la chaîne, ctest-à- dire vers la gauche dans l'exemple de réalisation représenté sur la Fig. 1. Les chaSnes qui passent sur les roues à chai- ne exercent une force dans le sens opposé a' cette poussée. Sur les ailes verticales 25 des cornières 17 tourillonne un arbre 26, parallèle A l'arbre 21, aux extrémités duquel sont fixés des leviers 27. Pour ce montage, il est prévu un tourillon 29 engagé dans un trou 28 percé dans l'aile 25 de la cornière 17 et dont la partie terminale 30 élargie en forme de bride est fixée à l'aile 25 par des vis 31. Le tourillon 29 est engagé dans un trou ménagé dans la face terminale de l'arbre 26. L'arbre 26 est d'une construction telle qu'il subit une déformation en torsion aussi faible que possible sous charge. A l'extrémité libre du levier 27 est prévu un tourillon 32 qui est engagé dans une boutonnière verticale 34 d'une équerre 35, laquelle est fixée au moyen d'une vis 36 à l'aile horizontale 37 de la cornière supérieure 1. La fixation est réalisée de manière qu'au moins l'un des deux éléments présente une boutonnière qui s' étend parallèlement à la direction de translation et que la position de l'équerre puisse ainsi entre réglée dans la direction de la translation. Le dessin ne représente qurune rive du dispositif de tension de chastes suivant l'invention ; il va de soi que les éléments décrits plus- haut sont reproduits sous la même forme sur la rive opposée de l'ossature. Pour limiter la course de translation du châssis 16, il est prévu un interrupteur 38 monté sur l'ossature fixe et dont le doigt de commande 39 est appuyé sur une piste de commande 40 portée par la face supérieure de l'aile verticale 25 de la cornière 17 du châssis 16. Cette piste de commande 40 présente une dépression dans la zone voulue et des rampes montantes qui se raccordent à cette dépression. Si le doigt de commande est appuyé sur les rampes montantes l'interrupteur interrompt la marche de l'escalier roulant et ce n'est que lorsque le doigt de commande se trouve dans la dépression que l'escalier roulant peut être mis en marche. De cette fa çon, la translation du châssis 16 est limitée à une zone relativement étroite. En raison de l'engagement du tourillon 33 dans la boutonnière 34, l'arbre 26 est entraSné positivement en rotation lorsque le chassies se déplace sur cette rive. Cette rotation se transmet au levier situé sur l'autre rive du dispositif, de sorte que ce dernier levier tourne et que son tourillon s'appuie dans la boutonnière correspondante située sur l'au- tre rive de l'ossature. Ceci entraSne positivement un déplia. cement en translation de l'autre rive du châssis 16, de sorte qu'en définitive, le châssis 16 se déplace toujours de la même distance des deux côtés, c'est-à-dire que, grâce au dispositif décrits le châssis est guidé parallèlement & A Dans 11 exemple de réalisation représenté, on utilise une boutonnière verticale comme coulisse dans 11 ossature mais, en principe, la forme de cette coulisse peut être différente, la seule condition essentielle étant que, en réponse a un déplacement du châssis 16 en translation, il se produise une rotation du levier et, par conséquent, une rotation de l'arbre 26 qui en est solidaire. Dans la construction suivant ltinvention, la distance séparant le châssis 16 des cornières supérieures 1 et, par conséquent, la distance séparant ce châssis des coulisses est une grandeur sans caractère critique et, même si l'on fait varier cette distance en vissant les vis 7 plus ou moins profondément, le guidage parallèle fonctionne parfaitement. Les colts de fabrication sont beaucoup plus réduits que dans le cas des éléments â crémaillère habituels et, en outre, on peut procéder au réglage d'une façon simple, en déplaçant la coulisse (équerre 35). R E V E N D -I C A T I O N S 1 - Dispositif de tension de channes pour escalier roulant ou trottoir roulant comportant des marches, plaques ou palettes, dispositif qui comprend un châssis pouvant se déplacer en translation parallelement à la direction de 1 'a- vance de l'escalier ou du trottoir et dans lequel sont montés deux roues à chine qui tournent autour d'un axe perpendiculaire à la direction de sa translation et qui servent Â renvoyer deux channes qui portent les marches, plaques ou palettes, des moyens élastiques qui tendent à déplacer le châssis dans le sens de la tension des chastes, et, un arbre monté dans le châssis parallèlement å l'axe de rotation des roues à chalAnes et qui, a chacune de ses extrémités coopère avec un élément fixe de telle manière qu'une translation du chassies corresponde à une rotation définie de l'arbre et qu'inversement, une rotation de l'arbre corresponde à une translation définie du chassies, caractérisé en ce qu'â chacune des extrémités de l'arbre (26) est fixé un levier (27) dont l'extrémité libre est montée de manière à pouvoir se déplacer le long d'une coulisse (34) qui est elle-même disposée de telle sorte que l'arbre (26) tourne lorsque le châs- sis se déplace en translation. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la coulisse (34) est orientée à peu près perpendiculairement à la direction de la translation du châssis (16). 3 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'â l'extrémité libre de chaque levier (27) est prévu un tourillon (33) orienté parallèlement à l'arbre (26), qui est engagé dans la coulisse fixe (34) correspondante. 4 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'extrémité libre de chaque levier (27) est conformée de manière à pouvoir s'engager directement dans la coulisse (34). 5 - Dispositif suivant lune des revendications 1 a' 4, caractérisé en ce que les coulisses sont oonstituées par des fentes ménagées dans l'ossature de l'escalier roulant. 6 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les coulisses (34) sont constituées par des profilés, par exemple un profilé en U ou deux profilés en L, fixés â l'ossature de l'escalier roulant, qui présentent une ouverture dirigée vers le châssis (16) mobile en translation. 7 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, sur l'ossature de l'escalier roulant, sont montées des équerres (35) ou des plaques dont on peut régler et bloquer la position et qui présentent des fentes ou boutonnières (34) orientées à peu près perpendiculairement à la direction de la translation du chassies (16). 8 - Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les plaques, ou équerres (35) présentent des surfaces latérales recourbées en U vers le châssis (16) mobile en translation. 9 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les coulisses (34) sont formées par d'autres surfaces de guidage ou d'appui.