L'invention concerne un dispositif pour la fabri- cation de pièces moulées en matière plastique ou en caoutchouc dans au moins un poste de moulage avec au moins un moule cons- titué en une ou plusieurs parties, notamment une partie supé- rieure et une partie inférieure qui sont serrées l'une contre l'autre, dans la position de fermeture au moyen d'organes élas- tiques. Dans les machines à couler, couler par injection ou vulcaniser, de ce genre, on adjoint, dans les techniques antérieures, principalement aux différents postes de moulage, des vérins de fermeture spéciaux, qui, grâce à une dimension appropriée, transmettent aux parties qui constituent le moule, des forces de fermeture relativement importantes. Fréçuemmente les différents postes de moulage sont pourvus en plus de vérins de déplacement, à longue course, qui provoquent, quand le vérin de fermeture est dégagé, les mouvements d'ouverture des parties du moule. La construction et l'entretient des ins- tallations des postes de moulage, établis de cette façon sont onéreux en raison du grand nombre de vérins, mûs par un fluide sous pression, qui est nécessaire, en particulier quand l'ins- tallation, comporte par exemple une table rotative, avec un grand nombre de postes de moulage. On conna t déjà, pour un poste de moulage unique,- un dispositif qui presse ensemble les deux moitiés d'un moule, dans lequel un ressort hélico!dal pré-tendu agit comme organe de poussée dans la position de fermeture sur la moitié supé- rieure du moule, Ce ressort est appuyé d'un côté sur la face supérieure de la moitié de moule, et, de l'autre c8té, sur la tête d'une tige filetée dont le réglage permet d'ajuser la force élastique ou la force de pré-tension du ressort de pous- sée. L'ouverture du moule se fait au moyen d'un vérin mû par un fluide sous pression affecté au poste de moulage, contre la force de fermeture du ressort de poussée, par une compression supplémentaire de celui-ci . Le dispositif connu,, que l'on vient de décrire, est encore relativement co teux à construire. En outre, il se produit, en raison du mode de réalisation de ce poste de moulage, une allure défavorable de variation des forces de fermeture. Enfin, on doit considérer comme défavorable le fait que, lors- que le moule est ouvert, le ressort de poussée est soumis en permanence à une tension (accrue). L'invention a pour but de perfectionner et d'amé- liorer un dispositif du type que l'on vient de décrire, en particulier en ce sens que d'une construction plus simple du poste de moulage, des forces de fermeture élevées étant toute- fois transmises d'une façon sûre au moule. A cet effet, l'invention est caractérisée en ce que les parties du moule, (moitié supérieure et moitié infé- rieure) sont serrées dans la position de fermeture l'une contre l'autre, au moyen d'éléments de construction du poste de moulage déformées élastiquement. Le principe de base de l'invention réside en ce que l'on déforme élastiquement des éléments de la construction qui appartiennent originellement au poste de moulage, et qui, par définition, se trouvent habituellement dans des postes de moulage de ce genre, en y induisant une force appropriée, et tire parti de la force élastique produite de ce fait pour pro- duire la force de fermeture à appliquer sur les moitiés de moule. La configuration des pièces de construction du poste de moulage déformées élastiquement dans ce sens peut être choisie de façon à faciliter la déformation élastique tout en conser- vant leur fonction originale. Les moules sont habituellement montés entre des éléments d'appui supérieur et inférieur du poste de moulage. Suivant l'invention, la force de fermeture produite par une déformation élastique peut être obtenue en sollicitant les éléments d'appui eux-mêmes, ou par extension de pièces de cons- truction, en particulier des tirants qui relient ensemble lez éléments d'appui. On a constaté que l'on peut produire des forces de fermeture déjà relativement importantes par une déformation relativement faible des pièces de construction en question. Ces dernières seront, suivant une autre proposition de l'inven- tion, verrouillées dans la position déformée (de fermeture) au moyen d'une pièce de blocage, en particulier au moyen d'un coin introduit entre les éléments du moule, ou entre l'élément d'appui et le moule. L'invention peut être appliquée avec des avantages particuliers dans les installations de coulée par injection ou de vulcanisation, dans lesquels une pluralité de postes de moulage sont déplacés le long d'une voie sans fin, en particu- lier par une table, tournant périodiquement. A cette table sont affectés plusieurs postes de travail fixes, en particulier, par exemple, un poste de blocage et un poste de déverrouillage, dans lesquels des appareils de serrage fixes agissent sur le poste de moulage qui se présente à eux chaque fois dans le sens de tension ou de déformation des pièces de construction inté- ressées. Les moules peuvent être, dans les postes que l1on vient de mentionner, à l'état déverrouillé et ouvert par déformation des pièces de construction intéressées et mises hors d'action du coin de blocage, et, par un déroulement inverse des opéra- tions, 9tre amenés dans la position de fermeture. Pour le verrouillage des moules, le coin de serrage que l'on introduit à force dans le sens transversal joue un r8le important. Les mouvements de rotation de la table peuvent être utilisés, suivant une autre proposition de l'invention, pour accomplir des fonctions avantageuses ou favorables, par exemple pour ouvrir les moules en soulevant certaines pièces de la construction du poste de moulage ou pour faire sortir un moule de ce poste de moulage. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci-après et des dessins annexés, représentant des exemples de réalisation, dessins dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective d'un poste de moulage simple. - la figure 2 représente, en élévation latérale, une variante de la réalisation d'un poste de moulage. - la figure 3 représente-un poste de moulage sous la forme d'une partie d'une table rotative, vue en élévation latérale et en coupe radiale. - la figure 4 montre une partie de la table rota- tive, vue de l'extérieur avec deux postes de moulage, dans des positions différentes. - la figure 5 montre un poste de moulage, corres- pondant à l'exemple de réalisation de la figure 4, vu par l'avant, certaines parties étant illustrées en détail. - la figure 6 représente une partie d'un poste de moulage arrivé dans un poste de serrage, dans une position décalée de 90 par rapport à la figure 5. - la figure 7 montre un détail du poste de moulage, les moules étant ouverts, dans une vue correspondant à la figure 6. - la figure 8 est une vue en plan d'une station de blocage. - la figure 9 représente, en plan simplifié, une installation à table rotative. Les dessins montrent, comme exemples de réalisa- tion, différents types possibles d'exécution de la construction des postes de moulage destinés chacun à recevoir un ou plusieurs moules, certaines parties de la construction étant prévues déformables élastiquement pour produire la force de fermeture des moules, et ce, dans le sens d'une extension et/ou d'une flexion. Dans l'exemple de réalisation de la figure 1, le poste de moulage 20 est construit en forme de caisson. Un moule 21 fait de deux moitiés, un moule supérieur 22 et un moule inférieure 23, trouve place entre des éléments d'appui supérieur et inférieur, à savoir une traverse 24 supérieure et une tra- verse 25 inférieure. Ces traverses 24 et 25 sont reliées ensem- ble par des éléments de liaison latéraux, résistant à la trac- tion, qui, dans le cas présent sont constitués par des joues latérales 26 et 27 représentées simplifiées. Grâce à un évide- ment 28 dans les joues latérales 26 et 27, ces dernières for- ment des entretoises 29 et 30 qui s'étendent latéralement dans une zone centrale ainsi que dans la zone des angles. L'importante force de fermeture et de verrouillage nécessaire est appliquée sur le moule 21 du fait que l'on étire les joues latérales 26, 27, et les entretoises 29, 30 de ces joues en les soumettant à une déformation élastique. De ce fait il est produit dans les entretoises 29, 30, une importante force de traction qui a tendance à rapprocher l'une de l'autre les traverses 24, 25. Cette force de serrage des entretoises 29, 30 est transmise au moule 21 grâce au maintien de la déformation. Pour permettre d'ouvrir et de fermer le moule 21 ainsi que pour permettre de le retirer du poste de moulage 20, il est prévu un organe spécial de verrouillage qui est constitué ici par deux coins de serrage 31 et 32 qui coopèrent ensemble. Ceux-ci s'appliquent l'un sur l'autre, dans la position de serrage suivant la figure 1, par des surfaces d'appui obliques 33. Pour ouvrir le poste de moulage 20 tout en maintenant l'extension des entretoises 29, 30, on tire vers l'extérieur du poste de moulage les coins de serrage 31, 32, latéralement en vue de leur soulagement, et ce, dans des sens opposés perpen- diculairement à la direction de la force de fermeture. On peut utiliser à cet effet des vérins à fluide sous pression qui ne sont pas représentés en détail. Pour fermer le poste de moulage 20 et appliquer la force de fermeture sur le moule 21, on ramène à nouveau les coins de serrage 31, 32 dans la position représentée, les en- tretoises 29, 30 étant ainsi étirées élastiquement. Les coins de serrage 31, 32 maintiennent alors la force de fermeture existant dans les entretoises 29, 30. Ces déformations élastiques des entretoises 29, 30 sont produites par un appareil de tension (non représenté dans la figure 1), qui agit sur les faces supérieure et inférieure des traverses 24, 25, et qui sollicite ces dernières dans des sens opposés. A cet effet, les traverses 24 et 25 sont pourvues d'une prise d'accouplement, en forme de tête 34, 35, ces prises permettant à l'appareil de tension décrit en détail plus loin de les saisir mécaniquement. Dans la figure 2 aussi, est également représentée une construction relativement simple du poste de moulage 20. Celui-ci est constitué par une charpente porteuse en forme de C. L'appui 37 excentrique, vertical, de cette charpente por- teuse 36 constitue la partie déformable de la construction de ce poste de moulage 20. Des flasques 38, 39 qui s'étendent transversalement, essentiellement dirigés horizontalement, sont pourvus, en haut et en bas, chacun d'une plaque porteuse 40 et 41. Le moule 21 est placé entre ces plaques, avec aussi, dans le cas présent, deux coins de serrage 31 et 32. Des prises d'accouplement 34 et 35 pour l'appareil de tension, sont ici placées dans la zone des flasques 38, 39, donc excentriquement par rapport à l'élément d'appui 37. Quand on induit une force de déformation, cet élément d'appui 37 est étiré, mais se déforme principalement par flexion. La figure 3 représente une variante de-réalisation en ce qui concerne les parties déformables élastiquement d'un poste de moulage 20. Le moule, et dans le cas présent il s'agit de deux moitiés de moule 42 et 43 possédant chacune une partie supérieure 22 et une partie inférieure 23 de moule, est placé entre un bras en porte-à-faux supérieur 44 et un bras en porte- à-faux inférieur 45. Ces bras sont reliés ensemble, à une cer- taine distance des moules 42 et 43, par une pièce verticale de la construction. L'exemple de réalisation illustré ici montre le poste de moulage 20 constituant une partie d'une table rota- tive 46. Il est disposé sur la circonférence de cette table 46 rotative, à une certaine distance les uns des autres, un certain nombre des postes de moulage que représente la figure 3. La liaison verticale, très résistante, des bras en porte-à-faux 44, 45, les uns avec les autres, est ici assurée par un anneau porteur 47 massif, qui en fait le tour et qui est de son c8té relié avec la table 46 rotative. Les bras en porte-à-faux 44, , sont fixés, par exemple, par des boulons 48 à grande résis- tance, aux faces supérieure et inférieure de l'anneau porteur 47. Dans ce mode de réalisation, la force de fermeture nécessaire est transmise par la déformation élastique à la flexion des bas en porte-à-faux 44, 45 aux moules 42, 43. Les moules 42, 43 trouvent ici leur place l'un au-dessus de l'autre, entre les bras en porte-à-faux 44, 45, dans une zone éloignée de l'anneau porteur 45. Des prises d'accouplement 34 et 35 sont placées ici sur les faces supérieure et inférieure des bras en porte-à-faux 44, 45 pour que l'on y raccorde un appareil de tension. Comme organe de verrouillage des moules 42, 43 dans la position fermée, on utilise à nouveau deux coins de serrage 31, 32 coopérant. Le coin de serrage 32, adjoint aux moules 42, 43 est ici relié avec le moule ou avec une plaque de fixation 49 portant le moule supérieur 22. Le coin de ser- rage 31, agissant comme pièce complémentaire, est fixé sur le bras en porte-à-faux 44 supérieur et est réalisé avec une sur- face d'appui 50 en forme de calotte sphérique par rapport au bras en porte-à-faux 44. Ce dernier porte une surface complé- mentaire de forme correspondante. Grâce à ce mode de réalisation des surfaces d'appui sur le bras en porteà-faux 44, on peut compenser les écarts de parallélisme des positions des bras en porte-à-faux 44, 45 l'un par rapport à l'autre, ce qui rendra possible une induc- tion de force exempte de mésalignement dans les moules 42, 43. Pour ouvrir et éventuellement changer ou préparer les moules 42, 43, on les fait sortir de la zone du poste de moulage 20. On peut à cet effet, faire sortir de la zone du poste de moulage 20 un accessoire spécial 51 du moule (dans le sens radial par rapport à la table 46 rotative). Une plaque inférieure 52 de base s'appuie sur le bras en porte-à-faux 45 inférieur, mobile dans le sens de la longueur de ce dernier. Le bras en porte-à-faux 45 et la plaque de base 52 sont, pour cette raison, réalisés avec un guidage coulissant qui n'est pas représenté en détail dans la figure 3. Les mouvements de et vers le poste de moulage 20 sont assurés ici par un rouleau- guide 53 placé sur la face inférieure du bras en porte-à-faux , qui peut être poussé par un organe de poussée agissant dans une direction appropriée. Dans le cas d'une table rotative, il s'agit avantageusement d'une courbe de guidage fixe, sur laquelle s'engage, par le déplacement de la table rotative 4e, le galet-guide 53. La rotation de la table est ici transformée en un déplacement de l'accessoire 51 du moule. Le rouleauguide 53 est à cet effet relié, par un tourillon 54 avec la plaque- de base 52. Le tourillon 54 circule dans un trou oblong du bras en porte-à-faux 45 qui n'est pas représenté. Le moule inférieur 43 repose directement sur la plaque de base 52. Une plaque intermédiaire 55 placée entre les moules 42, 43, constitue l'appui de la partie supérieure 42 du moule. La plaque de fixation 49 et la plaque intermédiaire 55 sont reliées avec la plaque de base 52, rotatives au moyen d'un palier 56, 57 de rotation. Le moule supérieur 22 formant la partie supérieure du moule 42 est fixée sur la plaque de fixation 49, pendant que le moule inférieur 23 et la partie supérieure 22 du moule 43 sont montées sur les faces opposées de la plaque intermédiaire 55. La partie inférieure 23 du moule 43 repose sur la plaque de base 52. Quand l'ensemble 51 du moule ainsi réalisé est amené en dehors de la zone du poste de moulage 20, dans la posi- tion représentée en tirets dans la figure 3, on peut ouvrir les moules 42 et 43, et ce, en faisant tourner la plaque de fixa- tion 49 et la plaque intermédiaire 55 dans des emplacements o les positions angulaires sont différentes. On sépare ainsi l'un de l'autre les moules 42 et 43 pour prendre dans chacun une pièce moulée, et pour les préparer pour le cycle de travail suivant. Le bras en porte-à-faux inférieur 45 est ici prolongé au-delà de la zone du poste de moulage 20, vers l'extérieur, et forme l'appui de la plaque de base 52 dans cette position d'ouverture. On peut aussi mécaniser ou automatiser ici l'ou- verture et la fermeture des moules 42 et 43. A cet effet, on monte sur les faces frontales placées radialement à l'extérieur de la plaque de fixation 49 et de la plaque intermédiaire 55, des galets roulants 58 et 59, qui circulent également sur des voies courbes fixes disposées de façon appropriée pour que les mouvements d'ouverture et de fermeture soient commandés par la rotation de la plaque de fixation 49 et de la plaque intermé- diaire 55. Ces fonctions se déroulent également au moyen du déplacement de la table rotative 46. Comme il est d'autre part représenté dans la figure 3, on peut faire passer dans les bras en porte-à-faux 44, 45, des canaux 60, 61 de chauffage, qui assurent dans les moules 42, 43 une température bien réglée. L'exemple de réalisation de la figure 4 s'appuie sur la construction courante d'un poste de moulage 20. Une traverse supérieure 62 et une traverse inférieure 63 sont reliées ensemble par des tirants verticaux (3 de préférence) 64, 65. Entre ceux-ci se placent les moules 42, 43. Dans le cas présent, deux moules 42, 43 sont placés entre la traverse supérieure 62 et une plaque tabulaire 66 de la table rotative 46. Les tirants 64 et 65 traversent cette plaque 66 de façon telle que la traverse inférieure 63 s'étende à une certaine distance en-dessous de la plaque 66 tabulaire. Les tirants 64, 65 forment, dans cet exemple de réalisation, les pièces de construction extensibles et serra- bles élastiquement du poste de moulage 20. A cet effet, il est prévu ici, sur la face inférieure de la traverse inférieure 63, une prise d'accouplement 67 pour un organe de tension. Ce der- nier soumet les tirants 64, 65, dans un poste approprié, à un effort de traction tel que les forces de fermeture voulues sont transmises par la traverse supérieure 62 aux moules 42 et 43, qui s'appuient de leur c8té, en bas, sur la plaque tabulaire 66. Les figures 5 à 9 représentent d'autres particu- larités de la construction et du fonctionnement de ce type de réalisation. La partie inférieure 23 du moule inférieur 43 est monté solidement ici sur la plaque 66, et ce, en intercalant une plaque chauffante 68. La partie supérieure 22 du moule est reliée avec une plaque intermédiaire 69 à laquelle est fixée aussi la partie inférieure 23 du moule supérieur 42. La partie supérieure 22 de ce dernier s'applique par l'intermédiaire d'une plaque chauffante 70 sur la traverse supérieure 62. La plaque intermédiaire 69 des moules a plusieurs fonctions: d'une part, elle sert de plaque chauffante pour les parties de moule adjacentes. D'autre part, elle contribue à l'ouverture et à la fermeture des moules 42 et 43. Les tirants 64 et 65 fixés sur la traverse supé- rieure 62 par des boulons d'ancrage 71 et sur la traverse infé- rieure par une tête filetée 72 sont réalisés ici avec une parti- cularité de la technique de l'élasticité. Les tirants proprement dits 64, 65, de préférence cylindriques sont entourés par un tube résistant à la pression 73, 74, qui s'appuie sur les tra- verses 62, 63. Ces tubes de pression 73, 74, sont faits d'une matière dont le module d'élasticité est faible, par exemple en fonte frise ou en un alliage d'aluminium spécial. Les dimensions et la disposition sont ici prévues telles que les tubes de pres- sion 73, 74 sont soumis à une pression axiale qui a à son tour pour effet que les tirants 64, 65, quand ils sont détendus ou déverrouillés (figure 4 à droite), sont soumis à une pré- tension. Si cette tension des tirants 64, 65 continue, les tubes 73, 74 seront soulagés, tandis que, si l'on déverrouille les tirants 64, 65, les tubes de pression 73, 74 subiront une contrainte par compression plus forte. Il est disposé, au-dessus de la plaque 66, sur les tirants 64, 65 ou sur leurs tubes 73, 74 de pression, comme butée, un collet 75. Quand on ouvre les moules 42, 43 en soule- vant l'ensemble du système des tirants 64, 65 avec les traver- ses 62, 63, la plaque intermédiaire 69 qui dépasse latéralement au-delà des moules est saisie par le collet 75, et est soulevée en même temps quand le mouvement vers le haut se poursuit. La position terminale supérieure est montrée dans la figure 4, à droite. La plaque intermédiaire 69 des moules,avec les parties des moules qui lui sont fixées se trouve alors dans une posi- tion intermédiaire, à une certaine distance de la partie infé- rieure 23 du moule inférieur 43 ainsi que de la partie supé- rieure 22 du moule supérieur 42. Les mouvements d'ouverture et de fermeture ci- dessus (figure 4) sont assurés automatiquement dans cet exemple de réalisation, et ce, par le déplacement de la table rotative 46. A cet effet, il est prévu sur la traverse inférieure 63 ou sur la prise 67 d'accouplement 67, un galet support 76, qui circule sur une piste courbe 77. Les mouvements de descente et de montée des tirants 64, 65, avec la traverse 62, 63 sont assurés par ce galet-support 76 en coopération avec la voie courbe 77. Le collet 75, posé sur les tubes de pression 73, 74 a de plus pour fonction de servir de butée terminale, lors du mouvement de descente des tirants 64, 65 en s'appuyant sur la plaque 66. Pour l'exécution des mouvements représentés, les tubes 73, 74 sont guidés dans un palier de glissement 78 de la plaque 66. Dans cet exemple de réalisation, la position de fermeture ou de tension est également fixée par un coin de serrage 79, servant d'organe de verrouillage. Ce coin est placé, dans la position de tension, donc quand les tirants 64, 65 sont étirés, dans la zone entre la traverse inférieure 63 et la face inférieure de la plaque 66, comme organe d'appui soumis à la pression (voir en particulier figure 6). A cet effet, le coin de serrage 79 est maintenu, mobile, à son extrémité supérieure , par un guide 81 en queue d'aronde, et ce, de préférence, de façon telle que ce coin de serrage 79 soit mobile dans ce guide 81, dans le sens radial par rapport à la plaque 66, quand il est disposé sur une plaque 66 d'une table rotative 46. Le guide 81 est, dans cette solution, monté sur la face inférieure de la plaque 66. Dans la position de tension ou d'appui (coin de serrage 79 en trait plein dans la figure 6), ce coin s'appuie, par sa surface inférieure 82, sur une surface antagoniste 83, s'élevant obliquement et qui s'y adapte à partir de la traverse inférieure 63. Une extension relativement faible (de l'ordre de 1 à 1,2 mm environ) des tirants 64, 65 réalise une fente suffi- sante pour que l'on puisse déplacer le coin de serrage 79 dans une position d'appui stable, dans laquelle la tension élastique induite est cependant maintenue. Les tolérances de dimensions ainsi que les allongements du système sont ici automatiquement compensés en poussant le coin de serrage 79 plus ou moins loin sur la surface 83. L'actionnement du coin de serrage 78 se pratique de préférence par application d'une force au moyen d'un vérin spécial de manoeuvre, dont on a représenté seulement dans la figure 7, pour des raisons de simplification, la tige de piston 84 agissant sur le coin de serrage 79. Le coin de serrage 79 remplit, dans le mode de réalisation présenté, un autre rôle, quand, en variante avec la solution de la figure 4, on met en oeuvre, pour soulever les traverses 62, 63 avec les tirants 64, 65, un vérin hydrau- lique (non représenté dans les dessins), agissant par exemple sur la traverse inférieure 63. Ce vérin n'agit que momentané- ment, pendant une période déterminée de la course, notamment pour soulever l'ensemble dans la position de la figure 4 à droite. Dans cette position soulevée, le système est verrouillé de façon amovible, et, ce dans l'exemple de réalisation repré- senté, au moyen du coin de serrage 79 réalisé de façon appro- priée. Ce coin est pourvu, sur sa face qui est tournée vers la traverse 63, d'une entaille 85 (figure 7) dans laquelle s'engage, en s'y appuyant, la traverse 63 remontée, ou une saillie 86 de cette dernière. Dans l'exemple représenté, le coin de serrage 79 est pourvu d'un autre évidement 87 placé plus bas dans lequel s'engage une partie de la prise d'accou- plement 67 réalisée de façon appropriée, également en s'y- appuyant. Pour verrouiller ou déverrouiller la traverse 63 dans la position haute, on fait avancer ou reculer de façon convena- ble le coin de serrage 79 au moyen du vérin de commande à tige de piston 84. L'ouverture et la fermeture des postes de moulage s'opèrent de préférence dans des postes de serrage avec des appareils de serrage fixes. Les figures 6 à 8 représentent un type possible de réalisation d'un poste de serrage de ce genre. La prise d'accou- plement 67 placée sur la face inférieure de la traverse 63 est introduite, par le mouvement de la table rotative 46, dans une contre-prise 88 de l'appareil de serrage (figure 8). Des joues de maintien 89, 90 de cette contre-prise 88 sont dirigées dans le sens de déplacement de la prise 67 d'accouplement, de sorte que l'on puisse exécuter les mouvements d'accouplement et de désaccouplement mentionnés plus haut. La contre-prise 88 est montée sur une partie mobile (piston) d'un cylindre de vérin à fluide sous pression 91. Ce dernier peut être alimenté dans le sens de la descente pour tendre les tirants 64, 65 en n'ayant alors à surmonter qu'une faible course. Les forces de réaction du cylindre 91 à fluide sous pression sont transmises, dans le cas présent, par les bras d'appui 92, à la face inférieure de la plaque 77. Les bras d'appui 92 sont montés sur le cylindre du vérin 91 d'une façon telle que, dans la position détendue, inactive, il se forme un écartement (faible), entre les bras d'appui 92 et la plaque 66, de telle sorte que cette dernière peut tourner librement. Le vérin à fluide sous pression est monté "flot- tant". Comme on peut s'en rendre compte d'après la figure 6, il repose, dans la position de départ, sur une semelle fixe 93. Dans la position de serrage, notamment quand les bras 92 s'appuient sur la plaque 66, le cylindre 91 de vérin est soulevé par la semelle 93 contre la pression de ressortsd'appui 94 qui assurent que le cylindre 91 et par suite les bras d'appui 92 retournent toujours dans la position de départ représentée. La figure 9 montre une possibilité d'utilisation de l'invention avec une table 46 rotative qui présente une pluralité de postes de moulage. Dans la zone d'un poste d'injection 95, on intro- duit de la matière dans des cavités de moule appropriées, au moyen d'un groupe d'injection 96. Après avoir parcouru une pluralité de postes pour que la pièce moulée durcisse, le poste de moulage intéressé 20 est déverrouillé, en enlevant le coin de serrage 79, dans un poste de déverrouillage 97, avec un appareil de poussée ayant la forme de réalisation que l'on a décrite à titre d'exemple. L'ouverture des moules peut se faire dans un poste suivant d'ouverture 98, de l'une ou l'autre façon que l'on a décrites. Il se déplace ensuite dans la zone de plusieurs postes dans lesquels on exécute les travaux néces- saires sur les moules, etc. Enfin les moules sont fermés dans un poste de fermeture 99, et sont bloqués l'un sur l'autre dans un poste de serrage suivant 100. R E V E N D I C A T I 0 N S 1 ) Dispositif pour la fabrication de pièces moulées en matière plastique ou en caoutchouc dans au moins un poste de moulage avec au moins un moule constitué en une ou plusieurs parties, notamment une partie supérieure et une partie inférieure qui sont serrées l'une contre l'autre, dans la posi- tion de fermeture au moyen d'organes élastiques, dispositif caractérisé en ce que les parties du moule (partie supérieure 22, partie inférieure 23), sont serrées l'une contre leautre par des prises d'accouplement (34, 35), dans la position de ferme- ture au moyen de certains éléments de la construction que l'on déforme élastiquement, tels que entretoises (29, 30), charpente porteuse, bras en porte-à-faux, tirants du poste de moulage (20). ) Dispositif suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que les éléments de la construction (entretoises 29, , tirants 64, 65) peuvent être déformés élastiquement par extension, et la force de fermeture du moule (21, 42, 43) être transmise par la détente de ces pièces. ) Dispositif suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les éléments de la construction qui produisent la force de fermeture sont des éléments de liaison du moule (21, 42, 43), qui reçoivent entre eux des éléments d'appui supérieurset inférieurs, (traverses 24, 25, flasques 38, 39, traverses 62, 63). 4 ) Dispositif suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que les éléments de la construction peuvent être déformés élastiquement par flexion et que la force de fermeture du moule est transmise sur le moule par leur détente. ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 4, caractérisé en ce que les éléments de la cons- truction produisant la force de fermeture sont des éléments d'appui, (supérieurs et inférieurs) du moule (21, 42, 43), en particulier des bras en porte-à-faux (44, 45) ou des éléments d'appui (37) destinés à relier des flasques (38, 39) agissant sur le moule. 6 ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisé en ce que les tirants (64, 65) ou les entretoises (29, 30) reliant ensemble les éléments d'appui supérieur et inférieur (traverses 24, 25, 62, 63) sont extensi- bles élastiquement pour la production de la force de fermeture. ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1, 4 et 5, caractérisé en ce que les éléments d'appui supérieur et inférieur du moule sont réalisés sous la forme de bras en porte-à-faux (44, 45) qui peuvent être pliés élastique- ment, étant ancrés à une certaine distance du moule. ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 7, caractérisé en ce que, dans la position de fermeture du poste de moulage (20), dans la zone de serrage produite par les pièces de la construction déformées élastique- ment, est placée une pièce de verrouillage maintenant la défor- mation élastique, en particulier, au moins un coin de serrage (31, 32, 79). ) Dispositif suivant la revendication 8, caracté- risé en ce que le coin de serrage peut être déplacé sous la forme d'un organe spécial, pour prendre la position de serrage et sortir de cette position. ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 9, caractérisé en ce que la pièce de la construc- tion déformable élastiquement peut être déformée par un appareil de tension (vérin à fluide sous pression 91), qui peut être accouplé temporairement au poste de moulage (20) et à la pièce de la construction qui doit être déformée. ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 10, caractérisé par plusieurs postes de moulage (20) disposés sur un organe support mobile, en particulier sur une table rotative (46), ces postes pouvant passer par des postes fixes (postes de déverrouillage 97, poste de serrage 100) chaque fois avec un vérin de tension. ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 11, caractérisé en ce que les moules (42, 43), comportant un accessoire spécial (51), peuvent être amenés en dehors de la zone du poste de moulage (20), et être ouverts en-dehors de ce poste et ensuite être emmenés plus loin en dehors du poste de moulage (20) par la table rotative (46) ou autre organe de déplacement. 13 ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 12, caractérisé en ce que les tirants (64, 65), en forme de barres, éventuellement creuses, sont tendus en tant que pièces de construction extensibles, en particulier par appui continu sur un organe de pré-tension (tube résistant à la pression 73, 74). ) Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé en ce que les organes de pré-tension sont chaque fois un organe résistant à la pression, tel qu'un tube (73, 74) résistant à la pression qui peut être comprimé élastiquement, entourant le tirant (64, 65), pré-tendu entre les zones extrê- mes des tirants (64, 65), en particulier entre les traverses (62, 63) en étant sollicité par compression. ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 14, caractérisé en ce que le moule ou une partie du moule (partie supérieure 22 ou partie inférieure 23 du moule) présente une surface en coin, ou constitue lui-même un coin de serrage, qui coopère avec un autre coin de serrage. 16 ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 15, caractérisé en ce que, dans une installation comportant plusieurs postes de moulage (20), montés en particu- lier sur une table rotative (46), chaque poste de moulage (20) est pourvu d'un coin de serrage (79), mobile transversalement ou radialement qui est suspendu, mobile, dans un guide (81) placé sur la face inférieure d'une plaque (66). 17 ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 16, caractérisé en ce que les appareils de tension (vérins à fluide sous pression 91) peuvent être reliés directe- ment ou indirectement aux pièces de la construction déformable, par l'intermédiaire d'accouplements automatiques (prise d'accou- plement 67, et contre-prise 88). ) Dispositif suivant la revendication 17, caracté- risé en ce que l'arrivée d'un poste de moulage (20) dans un poste de serrage (100) fixe ou dans un poste de déverrouillage (97) provoque l'accouplement, tandis que la sortie de ces postes provoque la séparation de l'appareil de tension. 19 ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 18, caractérisé en ce qu'un organe de tension (vérin 91) fixe disposé en-dessous du poste de moulage (20) peut s'appuyer, par des bras d'appui (92) contre une construc- tion portante du moule (21, 42, 43), en particulier contre la face inférieure de la plaque (66). ) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 19, caractérisé en ce que les tirants (64, 65) déverrouillés peuvent remonter avec les traverses (62, 63) et au moins des certaines parties des moules (42, 43) pour ouvrir ces derniers. 210) Dispositif suivant la revendication 20, caractérisé en ce que les éléments qui peuvent remonter, en particulier la traverse inférieure (63) peuvent être bloqués dans la position haute terminale (position d'ouverture des moules 42, 43) au moyen de la pièce de serrage (coin de serrage 79) que l'on peut mettre en prise avec la traverse (63). 220) Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 21, caractérisé en ce que plusieurs moules (42, 43), en particulier deux, comportant chacun une partie supérieure (22) et une partie inférieure (23), sont superposés dans un poste de moulage (20) commun, le moule inférieur (43) s'ouvrant en soulevant une plaque intermédiaire (69) sur laquelle sont fixées la partie supérieure (22) du moule infé- rieur et la partie inférieure (23) du moule supérieur (42). 230) Dispositif suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 22, caractérisé en ce que les moules (42, 43) avec les tirants (64, 65) peuvent être soulevés par la continua- tion du parcours du poste de moulage (20), notamment par le déplacement de la table rotative (46), et plus particulièrement par le passage d'un galet d'appui- (76), relié au poste de moulage (20 (à la traverse inférieure 63), sur une poste courbe (77).