I Les séparateurs thermiques sont des appareils opérant sur des flux gazeux pulsés et mettant à profit les phénomènes physiques qui en découlent pour procéder à une subdivision d'un courant de gaz comprimé initial ayant une certaine température en un premier débit de température plus basse et un second débit de température plus élevée, ce dernier débit pouvant d'ailleurs 8tre faible ou m9me nul, de sorte que l'appareil peut se comporter en définitive comme un refroidisseur de gaz. Les appareils de ce genre sont bien connus des spécialistes et l'on pourra se r'eporter à cet égard aux brevets français 1.555.617 du 7 septembre 1967, 1.588.234 du 5 août 1968 et 71 37113 du 15 Octobre 1971 (publié sous le No 2.1550925) qui en décrivent diverses réalisations da-n lesquelles les flux pulsés en question sont obtenus à par- tir d'une arrivée de gaz continue, au moyen d'un injecte r- distributeur qui peut être soit statique et comporter alors une bascule f luidique., soit mobile en rotation ou en translation et comporter alors une sorte de boisseau tournant ou de tiroir coulissant, selon le cas. La présente invention vise plus précisément c les appareils de ce dernier type, c'est-à-dire du type à injecteurc=1Ristributeur mobile, qui soient particuliè- rement --bien que non exclusivement-- adaptés à traiter de faibles débits de gaz, IDans les séparateurs thermiques con-nus à l'heure actuelle, fonctionnant avec un injecteur rotatif et opérant en général avec des débits notables., le gaz sous haute pression est injecté radialemant,9 du centre vers la périphérie, dans un faisceau de tubes récepteurs rayonnants répartis sur une couronne ou montés en étoile. Si l'on veut réaliser un appareil homothétique à petit débit, l'injecteur sera petit et donc la fuite à l'injecteur correcte, mais les tubes récepteurs auront forcement un diamètre très petit, ce qui est dé- licat à réaliser et nuit au rendement (à cause du frotte- ment fluide) à moins de tourner vite. Au surplus, la fuite permanente au niveau de l'entrée de l'injecteur tournant est appréciable. En outre, il est difficile pour raisons géomé- triques de relier deux tubes diamétralement opposés sur la couronne, en un seul, pour en augmenter le diamètre dans la zone de travail. Si par ailleurs l'on ne met que quelques gros tubes sur la couronne, la fuite augmentera (car l'injec-. teur devra être plus grand) et il faudra tourner très vite, pour ouvrir correctement. On voit donc que les séparateurs thermiques rotatifs actuels sont mal adaptés au traitement de petits débits o les desiderata: vitesse d'ouverture correcte, tubes pas trop petits et surtout fuite peu importante, sont plus difficiles à réaliser. La présente invention a pour objet un sépara- teur thermique à distributeur mobile permettant d'attein- dre tous ces objectifs, m9me en opérant sur de faibles débits de gaz, grâce à une diposition caractéristique qui consiste à inverser les sens de propagation du fluide: le gaz à haute pression rentre toujours radialement (ou sous un petit angle), mais dans la direction allant de l'extérieur vers l'intérieur de l'appareil, ce qui permet de réunir très facilement plusieurs canaux récepteurs en un seul. Entre la partie tournante (canaux récepteurs se réunissant) et le reste des tubes récepteurs fixes (après réunion de plusieurs canaux) il existe toujours une fuite (comme pour l'injecteur des appareils actuels), mais elle est négligeable pendant les périodes o le tube récepteur est en vidange-(environ 70jo du temps). De plus, l'entrée de chaque canal élémentaire pouvant être une fente rectangulaire (facile à réaliser), on "ouvrira" rapidement sur des tubes récepteurs assez larges (réunion de plusieurs tubes élémentaires), avec des fuites modérées. La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. divers Les figures 1 sont des vues en coupe axiale de/ modesde réalisation de séparateur thermique équipé d'un distributeur à boisseau rotatif, conforme à la présente invention. La figure 2 est une vue du seul boisseau, en coupe transversale selon la ligne II-II de la figure 1, Les figures 3 et 4 sont des schémas correspon- dants du bottier cylindrique dans lequel tourne le bois- seau, ces schémas étant respectivement des coupes axiale- et transversale de ce boftier. Les figures 5 et 6 sont des vues analogues aux figures 1 et 2 respectivement, représentant une va- riante de réalisation de l'invention, la figure 6 étant prise selon la ligne VI-VI de la figure 5. Les figures 7 et 8 d'une part et les figures 9 et 10 d'autre part représentent schématiquement en coupe axiale et en coupe transversale deux autres varian- tes de réalisation, seul le boisseau rotatif étant illustré. - La figure 11 est une-vue en coupe axiale d'un boisseau perfectionné conçu pour bénéficier d'un équi- librage aérodynamique axial. La figure 12 est une vue analogue à la figure 4, d'une variante de bottier cylindrique fixe. La figure 13 est une vue schématique en coupe axiale d'un séparateur thermique équipé d'un distributeur à tiroir coulissant conforme à la présente invention. La figure 14 est une vue partielle simplifiée en perspective du tiroir. La figure 15 est une vue analogue à celle de la figure 13 montrant une variante de séparateur thermi- que à tiroir. Dans le mode de réalisation des figures 1 à 4, le bottier fixe 1 de l'appareil est un cylindre creux comportant deux lumières rectangulaires opposées 2, 2 d'ouverture au gaz haute pression HP et deux lumières rectangulaires opposées 3, 3 d'ouverture au gaz détendu BP, situées au droit des précédentes mais décalées de 900 par rapport à elles. A l'intérieur de ce cylindre fixe 1 tourne un boisseau cylindrique essentiellement plein 4 dans lequel sont pratiqués deux canaux élémentaires 5, commençant à la périphérie par une mince fente longitudinale rectangulaire 6, 6 et se réunissant au centre pour former un carré 7. Cette réunion évolue le long de l'axe par une transformation de carré en rond et la section circulaire terminale 8 vient tourner juste en regard d'un gros tube récepteur 9 coaxial et de m8me section. L'appareil qui vient d'être décrit fonctionne de la façon suivante: Lors de la rotation du boisseau 4 supporté par un dispositif de palier adéquat représenté schémati- quement en 10 sur la figure-1, les fentes périphériques 6, 6 des canaux élémentaires 5, 5 défilent successivement devant les lumières HP 2, 2 et BP 5, 3, avec périodes intérimaires d'obturation correspondant aux secteurs pleins 11 de la paroi du boltier I qui s'étendent entre les lumières. Il s'ensuit une alternance de pression au niveau du débouché commun 8 des canaux élémentaires 5, 5 de sorte que le tube récepteur 9 se trouve 9tre le siège d'un flux gazeux pulsé entraînant les phénomènes connus propres aux appareils de ce type qui ont fait l'objet des brevets français sus-mentionnés. On remarquera toutefois qu'à l'inverse de ceux- ci, dans l'appareil objet de la présente invention, la direction générale du gaz à haute pression va de l'exté- rieur (en 6) vers l'intérieur (en 7-8). Comme les phases d'alimentation sont limitées au temps durant lequel les fentes 6, 6 demeurent, dans leur mouvement rotatif de défilement, en regard des lumières HP 2, 2 --alors que la majeure partie d'une révolution, soit environ 70%, correspond au défilement des fentes 6, 6 sur l'étendue circonférentielle des lumières BP 3, 3 et des secteurs pleins 11 -- cela réduit d'autant la durée et donc l'im- portance de la fuite de gaz pouvant se produire au niveau du jeu fonctionnel existant entre le débouché central 8 des canaux élémentaires 5, 5 et l'extrémité adjacente du tube récepteur 9, la fuite étant négligeable pendant les périodes de non alimentation du tube récepteur 9. En outre, les fentes périphériques 6, 6 étant longitudinales et minces, les transitions "laminantes" sont extrêmement brèves et pour tout dire insignifiantes entre l'obturation complète (fentes 6 en regard des sec- seurs pleins Il de la paroi du bottier 1) et l'ouverture totale à pleine section (fentes 6 en regard des lumières 2 ou 3), lors de la rotation du boisseau 4, sans qu'il soit nécessaire de tourner à des vitesses élevées. La variante des figures 5 et 6 se distingue essentiellement de la précédente réalisation en ce que le boisseau 4 comporte des canaux élémentaires 5s 5 qui débutent par des orifices 12, 12 orientés parallèlement à l'axe et défilant devant des lumières HP 15, 13 et BP (non représentées) également axiales et réparties la long d'un cercle sur le fond 14 du boîtier 1. Dans les deux modes de réalisation ci-dessus, on fait appel à un tube récepteur unique 9 correspondant au confluent 7-8 de deux canaux élémentaires 5, 5e Mais il va de soi que ces nombres ne sont nullement impératifs et qu'on peut mettre en oeuvre par exemple deux tubes récepteurs au lieu d'un seul et/ou quatre canaux élémen- taires par tube récepteur au lieu de deux. Ainsi, dans le mode de réalisation des figures 7 et 8 (o l'on a conservé, sans les représenter, les paires de lumières HP et de lumières BP du bottier fixe 1 des figures 3 et 4), on a recours à quatre canaux opposés deux à deux en quinconce: d'une part, des canaux 5A, 5A aboutissant à un tube récepteur 9A et, d'autre part, des canaux 5B, 5B aboutissant à un autre tube récepteur 9B. Dans la variante des figures 9 et 10 qui cor- respond à l'aménagement de quatre lumières HP et de quatre lumières BP alternant sur la paroi du bottier cylindrique fixe, on trouve dans le boisseau rotatif 4 quatre canaux élémentaires 5C à 90 les uns des autres se rejoignant tous les quatre pour aboutira un même tube récepteur 9. On pourrait tout aussi bien prévoir dans le boisseau rotatif huit canaux élémentaires subdivisés en deux groupes de quatre, chacun de ces deux groupes se réunissant pour aboutir à un tube récepteur propre. On peut également substituer au boisseau essen- tiellement plein 4 des modes de réalisation décrits, un cylindre rotatif creux, chaque canal élémentaire tel que se réduisant à une lumière pratiquée à travers la paroi du cylindre creux. D'autres variantes sont par ailleurs envisa- geables, si l'on souhaite parfaire l'équilibrage de la partie rotative en la soustrayant notamment aux efforts axiaux alternés d'origine aérodynamique provenant essen- tiellement de la déviation que subissent inévitablement les filets fluides à la traversée du boisseau du fait des orientations différentes des extrémités 6 et 8 des canaux élémentaires 5. Il suffit pour cela de prévoir qu'à chaque canal élémentaire imprimant à l'écoulement une déviation dans un sens corresponde un canal de dédou- blement d'orientation inverse propre à imprimer à l'écou- lement une déviation dans le sens opposé au premier. De la sorte, les réactions aérodynamiques provoquées par les canaux dédoublés se neutralisent mutuellement à chaque instant, à condition bien entendu que la simulta- néité de leur commande (alimentation, obturation, vidange) soit assurée. Il en est ainsi pour le mode de réalisation illustré sur la figure il o là encore seul le boisseau rotatif _. est représenté, le bottier fixe (non représenté) étant toujours le même que celui des figures 3 et 4. La vue en coupe de la figure Il fait apparaître deux canaux élémentaires conjuguée 5D, 5E prenant naissance en des fentes périphériques 6, 6 diamétralement opposées et débouchant, par des ouvertures axiales 8, 8 aux extrémi- tés opposées du boisseau 4, dans des tubes récepteurs 9A, 59B tels que ceux de la figure 7. On voit nettement sur la figure 11 que les canaux élémentaires 5D, 5E ont des incurvations inverses. Dans le même ordre d'idée, on pourrait conserver intégralement le boisseau représenté sur la figure 7, mais en le faisant tourner dans un bottier fixe tel que celui de la figure 12 ayant quatre lumières HP2 à 90 les unes des autres et de mOme quatre lumières BP3 aussi à 90 les unes des autres mais décalées par exemple de 45 par rapport aux premières, de façon à soumettre les canaux élémentaires dédoublés à des commandes simultanées d'alimen-- tation HP en 2, de vidange BP en 3 et d'obturation intermédiaire en 11. On ne sortirait d'ailleurs pas du cadre de la présente invention en remplaçant le distributeur à boisseau rotatif tel que 4 par un distributeur à tiroir coulissant, comme il sera décrit ci-après en prenant deux exemples de réalisation. Dans l'exemple de réalisation des figures 13 et 14, le tiroir 15 est formé d'un tube à paroi mince très largement échancrée en deux zones intermédiaires séparant trois tronçons tubulaires continus: un premier tronçon terminal 16 s'étendant entre des extrémités A et B, un tronçon médian 17 s'étendant entre des extrémités C et D et un second tronçon terminal 18 s'étendant entre des extrémités E et F. Ces tronçons tubulaires successifs 16-17-18 sont réunis par des barrettes longitudinales 19 qui d'une part les solidarisent les unes avec les autres pour faire du tiroir 15 une pièce monobloc sous forme de cylindre creux ajouré et qui d'autre part ménagent entre elles de vastes échancrures 20 et 21 s'étendant respecti- vement entre les extrémités B-C et les extrémités D-E. A l'intérieur du tronçon tubulaire médian 17 est fixée une cloison transversale 22 dont le r8le et les détails apparaîtront dans la suite. Le tiroir 15 ainsi conçu coulisse dans un fourreau fixe 23 auquel se raccordent un ou plusieurs tubes récepteurs pulsatoires (non représentés sur le dessin, mais pouvant se situer dans le prolongement du fourreau 23 d'un côté ou des deux). A travers la paroi de ce fourreau fixe 23 sont pratiquées des lumières à trois niveaux s'échelonnant le long de l'axe: un premier jeu de lumières latérales d'entrée de gaz HP 24 s'éten- dant axialement entre des bords G et H; un jeu de lumières médianes de sortie de gaz BP 25 s'étendant axialement entre des bords I et J; un second jeu de lumières laté- rales d'entrée de gaz HP 26 s'étendant axialement entre des bords R et L, Les dimensions, mesurées le long de l'axe, des différentes parties constitutives pleines et ajourées de la paroi du fourreau fixe 23 d'une part et du tiroir coulissant 15 d'autre part, sont mutuellement déterminées de telle sorte que, lors du mouvement relatif de va- et-vient de ces deux organes, les opérations suivantes d'ouverture et de fermeture des passages respectifs puissent se dérouler: Le tiroir 15 étant, à un moment donné, dans la position illustrée sur la figure 13, on supposera qu'il se déplace dans le fourreau 23 vers la gauche du dessin. Le point B du tiroir 15 va alors découvrir les lumières d'entrée HP 24 dès qu'il dépassera le point R du fourreau fixe 23. Il s'exercera alors sur la cloison 22 du tiroir coulissant une force contraire au mouvement: en effet, à droite de la cloison 22, la pression est. basse puisque la partie de droite du tiroir est en vidange (lumières de sortie BP 25 ouvertes); donc à droite de la cloison 22 règne la basse pression BP et à gauche la haute pression HP. Le tiroir 15, dans son déplacement vers la gauche, va donc ttre freiné, s'arr9ter, puis repartir en sens inverse. Les lumières HP 24 se refermeront, le gaz à gauche de la cloison 22 va se détendre et s'échapper par la sortie BP 25 dès que le point C du tiroir dépassera le poiht I du fourreau, tandis que le point E du premier dépassant le point K du second, la partie de droite du tiroir 15 va être en communication avec l'entrée HP 26. Il se passe alors le phénomène inverse: freinage du mouvement vers la droite du tiroir , arrêt et redémarrage en sens inverses c'est-à-dire vers la gauche, et ainsi de suite. On voit donc que le mouvement de va-et-vient du tiroir coulissant 15 dans le fourreau fixe 23 se poursuit automatiquement et indéfiniment. Cependant, une analyse plus fine de la cinématique révèle que ce mouvement n'est pas stable: l'amplitude va augmentant à chaque course. Pour assurer la stabilité de son mouvement, le tiroir coulissant a été équipé d'un ressort pneumati- que qui, dans le mode de réalisation illustré sur la figure 13, est constitué d'un piston 27 solidaire de la cloison 22 et mobile dans un cylindre 28, les faces opposées du piston 27 délimitant avec les fonds en regard du cylindre 28 deux compartiments étanches 29-30 à volumes variables en sens inverse: lorsque le tiroir 15 se déplace vers la gauche du dessin --et par conséquent le piston 27 aussi puisqu'il en fait partie intégrante-- le gaz remplissant le compartiment 29 -se comprime tandis que le gaz remplissant le compartiment 30 se détend. Il en résulte une différence de pression s'exerçant de part et d'autre du piston 27 avec une résultante orientée vers la droite et contrecarrant donc ledit mouvement vers la gauche du tiroir 15. les phénomènes inverses se produisent lors du déplacement vers la droite du tiroir et de son piston 27: le compartiment 29 se détend tandis que le compartiment 30 se comprime, inversant la direction de la force résultante exercée sur le piston 27. Pour de plus amples détails quant à la con- ception et au fonctionnement des ressorts pneumatiques, on pourra se reporter au brevet français 75 16138 du 23 Mai 1975 publié sous le NO 2 311 967. 24799 1 9 La variante de réalisation d'appareil à tiroir coulissant illustrée sur la figure 15 se décompose en deux corps mobiles en translation l'un par rapport à l'autre, à savoir: 1 / Un corps fixe 3l1résentant un élément périphérique 32 en forme de bottier à paroi cylindrique dont les extrémités sont rabattues à 1800 vers l'intérieur pour former deux compartiments annulaires terminaux 33 et 34, le corps fixe 31 étant par ailleurs solidaire d'un noyau central 35 à surface externe cylindrique 36; 2 / Un corps coulissant 37 guidé de façon étanche le long des surfaces cylindriques 32 et 36, ce corps coulissant présentant à sa périphérie des protubé- rances annulaires opposées 38 constituant un piston à double face coopérant avec les logements annulaires ter- minaux 33 et 34. L'élément périphérique 32 du corps fixe 31 com- prend, en sa partie médiane transversale, des lumières d'entrée de gaz HP 39 et, en son centre, de part et d'au- tre du corps coulissant 37, une première ouverture de sortie de gaz BP 40 et une seconde ouverture de sortie de gaz BP 41. De son côté, le noyau central 35 de ce corps fixe 31 est évidé et comporte des canaux 42 qui débutent par des orifices 43 situés au droit des lumières d'entrée HP 39 et qui aboutissent conjointement dans un canal commun 44, lequel peut 9tre lui-même un tube séparateur pulsatoire ou bien s'y raccorder. Le corps coulissant 37 quant à lui comporte des canaux radiaux 45 pouvant, dans une position (celle qui est illustrée), mettre les canaux 42 en communication avec les lumières d'entrée HP 39 et, dans une autre position à l'écart de la précédente d'un côté ou de l'autre, mettre ces canaux 42 à la vidange soit par la sortie BP 40 (corps coulissant 37 décalé vers la droite), soit par la sortie BP 41 (corps coulissant 37 décalé vers la gauche), Cette variante s'apparente étroitement dans son essence au mode de réalisation précédent: mouvement 24 7 9 9 1 9 analogue de va-et-vient du corps coulissant 37 (comme le tiroir 15 du mode de réalisation précédent), action analogue du ressort pneumatique constitué par la coopé- ration du piston à double face 38 et des compartiments annulaires 33 et 34 (comme les éléments respectifs 27-29-30 du mode de réalisation précédent). Il paratt donc inutile de répéter les explications déjà exposées plus haut. Il convient de noter toutefois que la sollici- tation motrice du tiroir 37 procède d'n mode opératoire quelque peu différent: la force excitatrice du mouvement de va-et-vient du tiroir 37 provient du fait que, lorsque ce dernier s'approche d'une extrémité et met le tube 44 à la vidange par 40 ou 41 selon le cas, le gaz BP qui sort des orifices 43 doit "prendre le virage" pour stéchapper, ce qui fournit une impulsion dans le sens du mouvement car le flux gazeux vient frapper la face correspondante du tiroir mobile 37 et est dévié par oelle- ci vers la sortie 40 ou 41 o Pour en revenir aux premiers modes de réalisa- tion à boisseau rotatif, on a indiqué plus haut que, pour réduite qu'elle soit, il existait néanmoins une fuite de gaz entre le débouché central 8 des canaux élémentaires 5, et l'extrémité adjacente du tube récepteur 9 (voir notamment figure 1). On pourrait fort bien supprimer pra- tiquement toute fuite à ce niveau, par un aménagement simple représenté sur la figure 1A: On éloigne suffisamment du corps de rotor 4 le Jeu fonctionnel de fuite en cause, aiu moyen d'un bout de tube 51 solidaire du rotor, afin que le Jeu fonctionnel 52 se trouve en un endroit o le gaz qui se détend ne parvient pas. La zone de jeu 52 ne voit alors que le gaz tampon, le gaz vecteur n'y parvenant pas. Dans ce cas' la pseudo fuite a lieu au sein même du gaz tampon, sans perturber le gaz vecteur. En fait, on retrouvera la fuite en 53 mais, vu le volume tampon de la capacité 54 entourant le prolon- gement tubulaire 51, la pression dans celle-ci est uni- forme et très voisine de la pression de sortie du gaz. En définitive, la fuite sera négligeable. Elle pourra d'ailleurs être contrariée en aménageant à la périphérie du rotor 4 une gorge 55 alimentée par les fuites laté- rales de l'alimentation sous haute pression provenant des lumières 2 et cheminant autour du rotor 4. Il va d'ailleurs de soi que les modes de réa- lisation décrits ne sont que des exemples et qu'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équi- valents techniques sans sortir pour cela du cadre de l'invention. Ainsi par exemple, on peut envisager deux gen- res de régulation du débit: 10/ On provoque une translation axiale relati- ve selon les flèches F des figures 1B et 1C, soit du système injecteur à lumières 2 par rapport au rotor 4 (figure 1B), soit l'inverse (figure 1C). Dans le premier cas, il suffit de prévoir les lumières 2 sur une chemise coulissante 56 guidée en translation axiale par des roulements 57. Dans le second cas, c'est le bloc rotor 4 qui sera susceptible de coulissement axial. Dans un cas comme dans l'autre, le temps dtou- verture reste toujours le même, mais on réduit la lon- gueur effective des lumières 2 d'injection. 2 / Dans la variante illustrée sur la figure 4A qui est une vue fragmentaire en coupe transversale du bottier fixe ou stator 1, on prévoit une pièce de diaph- ragme 58 susceptible d'un certain déplacement angulaire dans le sens des flèches F'. Par le réglage de la posi- tion angulaire de ce diaphragme 58, on peut régler la largeur effective des lumières 2 d'injection HP, ce qui revient à moduler le temps d'alimentation en gaz à haute pression. Les applications envisagées de la présente invention sont fort nombreuses et variées et l'on peut énumérer celles qui paraissent devoir être les plus intéressantes: a) applications tirées du refroidissement du gaz: - purification des gaz de purge (usines, ammoniac, méthanol. o) - liquéfaction d'hélium et autres gaz à très basse température; b) applications du tube récepteur chaud comme four (utilisation de la chaleur): - fours hautes températures (plasmas) pour la synthèse de produits chimiques (acétylène, CO, NO, hydrazine, cyanogène, nitrures, carbures, composés halogénés, cyanures, réactions d'halogénation, d'oxyda- tion, de réduction des oxydes métalliques et des minerais oxydés, décomposition de minerais oxydés et oxydes mixtes) - fours de traitementthermique (recuit, trempe de surface) -fours utilisables dans la sidérurgie et la fonderie, les industries du verre et de la cérami- que, les industries alimentaires - utilisation comme générateur de plasma dans une soufflerie à plasma - applications des tubes à choc - fours de chauffage d'hydrogène (pyrolyse du gas-oil) ou de vapeur d'eau ("steam- cracking", préchauffage de vapeur d'eau pour faire de l'hydrogène) - fours permettant de souder un tube de matière noble dans un autre tube (protections anti- corrosion, abrasion). REVENDICATIONS 1. Séparateur thermique à distributeur mécani- que propre à transformer en flux gazeux pulsés une arri- vée continue de gaz sous pression en provenance d'une source adéquate, afin de mettre sous régime pulsatoire fonctionnel un ou plusieurs tubes récepteurs opératoires(9) raccordés à ce distributeur, caractérisé en ce que l'agen- cement géométrique relatif de ladite source, dudit dis- tributeur et du ou desdits tubes récepteurs est tel que ledit gaz sous pression progresse à la traversée dudit distributeur dans une direction allant de l'extérieur vers l'intérieur de celui-ci. 2. Séparateur thermique selon la revendication 1, dans lequel le dist 'buteur est composé essentie Jment d'un corps externe fixiiJet d'un corps interne n6?ile/, ce dernier présentant à sa périphérie des orifices/ouvant venir successivement en regard d'orifices correspondants pour ce qui est du corps mobile. 3. Séparateur thermique selon la revendication 2, caractérisé en ce que les orifices sont sous forme d'une fente rectangulaire longue et mince dont la faible largeur est dans le sens du mouvement. 4. Séparateur thermique selon la revendica- tion 1, 2 ou 3, dans lequel le distributeur opère à l'aide d'un corps mobile, caractérisé en ce que ce dernier est constitué par un boisseau rotatif (4). 5. Séparateur thermique selon la revendication 1, 2 ou 3, dans lequel le distributeur opère à l'aide d'un corps mobile, caractérisé en ce que ce dernier est constitué par un tiroir coulissant à mouvement rectiligne de va-et-vient(15). 6. Séparateur-thermique selon la revendication , caractérisé en ce que le tiroir coulissant est soumis à l'action stabilisatrice d'un système de ressort anta- goniste au mouvement de va-et-vient du tiroir, 7. Séparateur thermique selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit système comprend un ressort pneumatique ou ressort à gaz (29,30). 8. Séparateur thermique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le distributeur comporte deux ou plusieurs canaux élé- mentaires convergents qui débouchent dans un conduit commun de section supérieure à celle de chacun desdits canaux élémentaires, ces derniers étant agencés de façon à avoir une commande simultanée.