La présente invention se rapporte à la fabrication des prothèses dentaire et, plus particulièrement, des prothèses conjointes. On saint que ces prothèses comportent une infrastructure métallique destinée à etre fixe à l'arcade maxillaire et des couronnes de revetement en céramique, ou en résines synthétiques, réalisées par coulage dans un moule, suivi le cas échéant d'un traitement thermique approprié. La technique traditionnelle, qui consiste à utiliser une infrastructure en alliages précieux, assure une liaison satisfaisante entre le revêtement et l'infra- structure, le revêtement fondu diffusant dans la structure crise talline du métal précieux. Cependant, on utilise depuis quelques années, pour la réalisation d'infrastructures moins onéreuses, des alliages à base de nickel, comportant par exemple du chrome, du molybdène ou du cobalt. Les prothèses ainsi réalisées-ont des qualités in téressantes et une forte résistance à la corrosion. Toutefois, la liaison entre le revetement et l'infrastructure s'avère alors très insuffisante et peu fiable, le revêtement ne tenant que par frittage. La matière du revêtement se a parfois tendance à/fracturer, se fêler ou se séparer de son support, en dépit des palliatifs- utilisés (cré- ation dtun effet de rétention mécanique, par exemple par creusement). L'invention se propose de supprimer cet inconvénient. Elle a pour objet un procedé de fabrication de prothèse ses dentaires du type comportant une infrastructure métallique en alliage à base de nickel et des pièces de revetèment, caractérisé par une opération de métallisation des surfaces de l'infrastruc- ture, destinées à recevoir les pièces de revêtement. La déposition d'un alliage approprié sur l'alliage de l'infrastructure permet d'obtenir une rétention mécanique parfaite, le coefficient de dilatation et ltétat de surface de la carapace réceptrice déposée pouvant être matrisés. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après d'un exemple non limitatif de mise en oeuvre du procédé. Exemple On réalise l'infrastructure de de la prothèse de manière connue en soi, à partir d'un alliage ayant la composition pondérale suivante C : 0,25 % Si : 400% Cr : 5,oo % Fe : 2,0004 B : 1,25 % Ni : le solde Une fois effectuées les opérations habituelles de d6 grossissage, d'ajustage et d'assemblage des éléments de l'infrastructure, les surfaces destinées à recevoir le revêtement sont soumises à un sablage à gros grain, par exemple au moyen de sable de Fontainebleau ou-de corindon, puis dépoussiérées à l'air comprimé. Les pièces à métalliser sont alors placées sur un bloc réfractaire en évitant toute pollutions surtout digitale. La métallisation s'effectue avec un alliage en poudre fine (50 microns par exemple) ayant la composition pondérale suivants Cr 19,0-% w 4,0 % B 0,8 % c o,4 % Ni 17,0 % Co le- solde - si 8,0 % La poudre d'alliage est:projetée sur le bloc réfractaire à l'aide d'un chalumeau-pistolet métalliseur du commerce, par exemple le modèle Fusewelder Colmonoy X6, -avec buse n0241 l'En talloy modèle A, avec buse n l, ou le Chpolansky N013005, avec buse n 1. Le chalumeau est alimenté par un mélange d'oxygène et d'acétylène et l'on procède à un réglage neutre de la flamme. Quand celle-ci a porté la pièce à 9000C, l'on presse le levier de compo mande de la trémie contenant la poudre métallique à projeter. Pendant ce temps de projection (environ 20 secondes), l'on maintient à la température a 900 C. - L'opérateur observe constamment la pièce pour s'assurer que la projection s'effectue perpendiculairement aux différentes surfaces à métalliser, et pour retirer prestement le chalumeau par déplacement latéral lorsque l'épaisseur du dépit est jugée suffisante (moins de 1/10e de mm). La pièce métallisée a pris une teinte rouge vif. On laisse refroidir la pièce sur le bloc réfractaire. Elle est alors prote à recevoir son rev8tement, lequel est exécuté de la manière habituelle, par exemple en céramique du type Ceramco, ou en résine acrylique d'un type utilisable à froid ou à chaud. Il va de soi que la composition de l'alliage de métallisation devra ètre adaptée à celle de l'alliage de base et que la température de projection pourra varier. L'exemple ci-dessus correspond à un alliage de base ayant une température de fusion de 12200C et à un alliage de métallisation ayant un intervalle de fusion de 1105 à 11500C. La température de projection reste toutefois, pour ob- tenir un accrochage convenable du dépôt sur le substrat, notablement plus élevée que celle qui est utilisée dans les opérations industrielles de métallisation traditionnelles. Cette température pourra varier entre 900 et 12000C suivant la nature de l'alliage de base. La technique utilisée est adaptée aux exigences de la prothèse dentaire. En particulier, une protection des surfaces de l'infrastructure qui ne recevront pas de revêtement doit etre assurée (à cet effet, on recouvre les surfaces à protéger par exemple à l'aide d'une préparation à base de blanc d'Espagne) la composition du dépôt métallique doit & re choisie à la fois pour aboutir à un coefficient de dilatation compatible avec celui du revêtement et pour permettre une pénétration satisfaisante des particules du dépôt dans le métal du substrat, en vue d'assurer un accrochage mécanique satisfaisant. I1 s''agit finalement de réaliser une liaison satisfaisante entre l'infrastructure métallisée et le revêtement plastique ou céramiqué. L'expérience a monS tré que cette liaison est supérieure à celle qui est réalisée avec la technique traditionnelle des alliages d'or. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de prothèses dentaires comportant une infrastructure métallique en alliage à base de nickel et des pièces de revêtement on, matière plastique ou céramique, caracté- risé par une opération de-métallisation des surfaces de l'infra- structure destinées à recevoir les pièces de revêtement. 2. Procédé selon la revendication t, caractérisé en ce que la métallisation s'opère par projection d'un alliage en poudre, à travers une flamme à une température de l'ordre de 900 à 12000C. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la couche métallique déposée a une épaisseur maximale de l'ordre de 1/10e de mm.