La présente invention concerne un habitat artificiel pour ormeaux ou autres mollusques gastéropodes. Les ormeaux, comme plus généralement les mollusques gastéropodes, sont des animaux herbivores marins à phototropisme négatif. De jour, ils se cachent dans des anfractuosités qu'ils ne quittent que pour la nuit pour aller brouter des algues. Ainsi, ils peuvent échapper à leurs prédateurs qui sont essentiellement des poissons. On a pu noter que, pour se cacher, les ormeaux recherchaient toujours des anfractuosités correspondant à leurs tailles respectives et, plus particulièrement, à leurs épaisseurs. Dans les élevages d'ormeaux, on sait provoquer des pontes, puis développer les larves et, enfin, nourrir des juvéniles sans avoir besoin dtune trop grande quantité d'algues macrophytes. Mais il n'est pas possible du point de vue économique, de continuer à apporter quotidiennement des masses d'algues dans des bassins artificiels. C'est pourquoi, après avoir élevé les ormeaux jusqu'à un certain développement, il est prévu de les placer dans leur milieu naturel dans la zone de battement des marées ou ils peuvent trouver seuls leur nourriture ou encore où il est facile de récolter les algues pour les mettre à leur disposition pratiquemrntsans transport.Toutefois, il est évident que l'on peut, sans précaution, mettre ces animaux à l'eau sans avoir prévu pour eux un habitat adéquat, si l'on ne veut pas risquer l'anéantissement presque total de la colonie par les prédateurs. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un habitat pour ormeaux qui permette de limiter les pertes au moment du lâcher des ormeaux en mer et mseme après. Untel habitat doit tout d'abord etre adapté aux moeurs de ces animaux, mais il doit également résister aux effets corrosifs de la mer et aux mouvements de celle-ci Il faut entre autre que l'habitat résiste aux effets des tempêtes. Suivant une caractéristique de la présente invention, il est prévu un habitat constitué par un empilage de plaques, chaque plaque étant formée d'un plafond reposant, par au moins deux parois latérales complètes ou partielles sur la face supérieure du plafond de la plaque de dessous, une série de plaquettes verticales étant suspendues au plafond avec, entre elles, des intervalles dont la largeur est de l'ordre de la taille des mollusques à loger, les bases des parties de parois latérales ne servant pas d'appui présentant des ouvertures allongées dont la largeur est de l'ordre de celle desdits intervalles. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir des moules pour la fabrication des habitats suivant l'invention. Les objets et caractéristiques de l'invention apparaltront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins points, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue schématique en coupe verticale, suivant une première direction, d'un habitat suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue schématique en coupe verticale de l abitat de la Fig. 1, suivant une seconde diraction perpendiculaire à la première, la Fig. 3 est une vue schématique en coupe verticale, suivant la première direction, d'un moule, en position de moulage, destiné à la fabrication d'un élément de l'habitat des Figs. 1 et 2. la Fig. 4 est une vue schématique en coupe verticale du moule de la Fig. 3, suivant la seconde direction, la Fig. 5 est une vue en perspective d'une partie du moule des Figs. 3 et 4, la Fig. 6 est une vue en perspective d'une autre partie du moule des Figs. 3 et 4, et la Fig. 7 est une vue de dessus schématique de la disposition d'un groupe d'habitats suivant l'invention. L'habitat des Figs, t et 2 se compose d'une pile de plaques 1. A titre d'exemple, on a montré une pile de trois plaques, mais, dans la réalité, une pile peuten comprendre irn nombre variable. Chaque plaque 1 se compose d'un plafond 2 reposant sur deux parois latérales 3 et 4. Entre les parois 3 et 4, pendent du plafond 2 des plaquettes 5, parallèles aux parois 3 et 4, définissant entre elles et avec les parois 3 et 4 des intervalles 6. Chaque plaque 1 comprend encore des parois rideaux 7 et 8, perpendiculaires à la direction des parois 3 et 4 et des plaquettes 5, les parois 7 et 8 fermant, à leurs extrémités, les intervalles 6. La largeur des intervalles 6, c'est à dire la distance entre deux plaquettes 5 consécutives, est de l'ordre de 6 à 30 mm. Quand une plaque 1 est posée sur une surface plane, telle que, dans une pile, sur le plafond de la plaque du dessous, la distance entre le bout de ses plaquettes 5 et cette surface plane est de l'ordre de la largeur des intervalles 6. Les parois 7 et 8 descendent à la même hauteur que les plaquettes 5 et laissent ainsi entre la plaque du dessous et leurs bords inférieurs des ouvertures 9. De place en place, comme indiqué en 10, des ouvertures sont prévues dans le plafond 2 en face des intervalles 6, ces ouvertures 10 ayant une largeur égale à celle des intervalles 6 et une longueur de quelques centimètres. Dans chaque plaque 1, les ormeaux se logent sur les parois des plaquettes 5, quand leur taille le leur permet, et ils y restent pendant la période diurne. De nuit, pour aller se nourrir hors de l'habitat, ils peuvent sortir, après être passés sous les bords des plaquettes, par les ouvertures 9. Les ouvertures 10 sont prévues pour permettre des passages d'une plaque à une autre sans sortir de l'habitat. il apparaîtra clairement que l'étroitesse des ouvertures 9 et 10 empêche les prédateurs d'entrer dans l'habitat. Les ouvertures 10 de la plus haute plaque de la pile peuvent etre obturées par des cales pour que la lumière du jour ne puisse pénètrer dans cette plaque afin qutelle soit peuplée comme les autres. Pour assurer la solidité de l'édifice constitué par la pile de plaques 1, des trous verticaux alignés sont prévus en 11 aux coins des plaques, des tiges étant passées dans ces trous 11 et enfoncées dans le sol. il faut noter que, dans une même pile, qui ressemble à une ruche, on prévoit de préférence des plaques 1 qui diffèrent, au moins partiellement, entre elles par la largeur des intervalles 6 de manière que des ormeaux de tailles différentes trouvent à se loger dans la pile, sinon dans la même plaque. Quand les largeurs des intervalles varient, il en va évidemment de même des largeurs des ouvertures 9 et 10 et des passages sous les plaquettes 5. Pour assurer aux animaux une nourriture abondante à proximité immédiate de la pile, on peut recouvrir chaque pile d'un filet dans lequel on a accumulé des algues. On peut, à cet effet, prévoir également au centre de chaque plaque une ouverture verticale de diamètre relativement grand de- maniere que l'empilage de ces ouvertures forme une sorte de cheminée dans laquelle on charge des algues. Enfin, pour obtenir autour des piles des courants d'eau locaux, on dispose, de préférence, les piles par groupes, par exemple de quatre, ce qui favorise le passage de l'eau à travers les ouvertures 9 et améliore le renouvellement de l'eau dans les piles ou ruches. Comme l'eau de mer charrie constamment des algues microscopiques qui sont consommées par les ormeaux les plus petits, on favorise la croissance de ces derniers. Au lieu de tiges verticales pour solidariser les plaques entre elles, on peut prévoir un système de verrouillage d'une plaque avec la suivante, le verrouillage résultant d'encastrements de formes judicieusement choisies. On va maintenant décrire en relation avec les Figs. 3 à 6 une forme de moule destiné à la fabrication des plaques 1. La Fig. 3 montre que le moule est constitué de deux parties, l'une 12 qui définit la forme extérieure de la plaque 1 et l'autre 13 qui définit la forme des plaquette 5 et des intervalles 6. La partie 12 du moule est montré en perspective à la Fig. 5. il s'agit essentiellement d'un châssis en forme de tronc de pyramide à section horizontale rectangulaire, muni sur ses petits côtés de poignées 14 et 15. Le fond du châssis 12 est ouvert. La face supérieure est également ouverte. La partie 13 du moule comprend une plaque rectangulaire 16 munie de poignées 17 permettant de la manipuler par dessus. Sous la plaque 16, sont fixées des plaques verticales 17 de forme trapézoîdale. La hauteur des plaques 17 est inférieure à la hauteur du châssis 12 de manière qu'une fois la partie 13 montée sur la partie 12, les bords 18 des plaques n'atteignent pas la surface sur laquelle le chassis 12 est posé. La distance entre ces bords 18 et cette surface définit l'épaisseur du plafond 2. Toutefois, de place en place sur les bords 18 sont soudés des petits blocs 19 de même épaisseur, mais dont la hauteur est telle qu'il repose sur la surface d'appui du châssis. Ainsi, ces blocs 19 participent à la formation des ouvertures 10 dans le plafond 2. Les plaques 17 définissent les plaquettes 5 et les intervalles 6. Au fond des gorges, entre les plaques 17, près de la plaque 16, sont prévus des blocs 20 dont la hauteur définit pratiquement la hauteur des passages sous les plaquettes 5. Pour réaliser le moulage d'une plaque 1, on verse dans le châssis 12, vide, une quantité de béton largement excédentaire, puis on applique sur le chassies 12 la partie 13 dont les plaques 17 entre dans la masse plastique du béton dont l'excédent peut sortir par des trous prévus dans la parois du châssis. Une fois le béton un peu durci, on retire la partie 13 dont les plaques 17 présentent une dépouille facilitant le démoulage, puis le châssis par les poignées 14 et 15, la forme pyramidale du châssis facilitant son démoulage. il reste alors sur le sol une plaque 1 à l'envers. A noter que pour obtenir les trous 11, on a simplement passer des noyaux verticaux à travers des trous convenablement percés sur la plaque 16. A noter qu'au lieu de prévoir des blocs 20, pour définir les passages sous les plaquettes 5, on peut prévoir des lattes horizontales 21, représentées en traits tirets à la Fig. 5, parallèles aux petits côtés du châssis et placées à un niveau plus bas que le bord supérieur du châssis, les plaques 17 étant glissées entre ces lattes 21 pour le moulage. Cette variante offre l'avantage de faciliter le démoulage. En effet, lors de cette opération, quand on monte la partie 13, les lattes 21 appuient sur les bouts des plaquettes 5 évitant des arrachements partiels de ces dernières. On a dit ci-dessus que les plaques 17 présentaient une dépouille facilitant le démoulage. En pratique, cette dépouille peut être accentuée au point que la section de ces plaques est triangulaire avec -2n angle au sommet relativemenf important, ce qui entre des intervalles à profils nettement trapézoîdaux dans la plaque. Dans ce cas des animaux de différentes tailles peuvent se tromper dans le meme intervalle. Dans la description qui précède, on a supposé que le matériau des plaques 1 des habitats était en béton, mais il peut bien entendu s'agir d'au autre matériau moulable, tel qu'une matière plastique. On peut également prévoir de faire les plaques en métal, tel que de l'acier. Mais il faut toutefois choisir un matériau qui résiste bien à l'action corrosive de la mer. A ce titre le béton semble préférable, ce matériau présentant encore l'avantage d'être moulable facilement, ce qui conduit à des coûts d'habitat relativement faibles. A titre indicatif, les dimensions des plaques peuvent être les suivantes: longueur 0,70 m, largeur 0,40, hauteur 0,10, ce qui conduit à des plaques pesant chacune environ 20 kg, quand elles sont en béton. Il apparat que ces dimensions conduisent à des plaques faciles à transporter, mais présentant une bonne assise en ce qui concerne les mouvements de la mer. L'habitat, constitué de plaques superposées, qui vient autre décrit, s'applique, non seulement à l'élevage des ormeaux, mais encore pour tout élevage de gastéropode, tel que patelle, bigorneau, buccin, conte, etc. il faut encore noter que ces habitats peuvent astre immergés vides dans des zones de repeuplement ou chargés de jeunes ormeaux. Dans l'exemple de réalisation décrit ci-dessus, on a supposé que les ouvertures 9, Fig. 2, et 10, Fig. 1, avaient des largeurs suffisantes pour que les ormeaux plissent sortir chercher leur nourriture. Dans une variante de réalisation, on peut au contraire, prévoir cnle ces eentes 9 et 10 sont trop étroites pour que les ormeaux puissent sortir de l'habitat. Ils grandissent alors emprisonnés dans l'habitat dans lequel la nourriture leur est nDportFe soit manuellement, soit naturellement par l'eau circulant à travers ces fentes qui véhicule des débris d'algues, lesquels on tendance à staccamaler à l'intérieur de l'habitat. REVENDICATIONS 1) Habitat pour le grossissement de mollusques gastéropodes, caractérisé en ce qu'il est constitué par un empilage de plaques, chaque plaque étant forméed'un plafond reposant par, au moins deux parois latérales complètes ou partielles sur la plaque du dessous, une série de plaquettes verticales étant suspendues au plafond avec entre elles des intervalles dont la largeur est de l'ordre de la taille des mollusques à loger, les parties de parois latérales ne servant pas d'appui sur la plaque du dessous présentant à leurs bases des fentes ou ouvertures allongées dont la largeur est de l'ordre de celle desdits intervalles. 2) Habitat suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, de place en place, en haut desdits intervalles sont prévus des ouvertures de même largeur que les intervalles. 3) Habitat suivant la revendication 1 ou 2, fabriqué à l aide d'un moule comprenant un châssis formé d'une simple paroi latérale en tronc de pyramide et une plaque portant une série de plaques verticales qui définissent dans la matière due moulage versée dans le châssis lesdits intervalles. 4) Habitat suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce lesdites plaquettes définissent des intervalles à section trapézotdale s'ouvrant vers le bas.