Les fils à souder pour le soudage à l'arc en atmosphère inerte ou sous flux en poudre, sont fabriqués en général par le procédé d'étirage à sec consistant à étirer du fil machine d'un diamètre de 5,5 mm ou supérieur pour lui donner un faible diamètre. Comme la pellicule, relativement épaisse, de lubrification à sec qui subsiste sur le fil gêne l'opération de soudage, on ne peut pas, par cette technique, amener le fil jusqu'à son diamètre final. Rn général, un nettoyage chimique par voie humide et un cui- vrage font suite à ltopération étirage à sec. On étire le fil jusqu'à son diamètre final au moyen d'une ou plusieurs passes humides d'étirage. Le procédé d'étirage humide a, par rapport au procédé d'étirage à sec, l'avantage qu'il se forme une surface lisse et que seule subsiste sur le fil une très mince pellicule, qui est sans effet nuisible sur llopération de soudage.Comme, dans l'état actuel de la technique, on exécute le procédé d'étirage humide à une vitesse maximale de 10 mis et le procédé d'étirage à sec à une vitesse maximale de 25 m/s, on ne peut pas exécuter les deux procédés immédiatement l'un à la suite de l'autre Pour la fabrication d'électrodes en fil plein par des procédés de pliage à partir de bandes, on ne peut pas utiliser le procédé d'étirage humide parce que de l'humidité pénètrerait dans la masse pleine à travers la fente et que, par suite, le fil ne serait plus soudable. Pour éliminer l'agent d'étirage à sec, on soumet par suite les fils pleins à un traitement de recuit à température élevée, au cours duquel se forme une surface rugueuse glissant mal.Pour le soudage on ne peut donc les transporter, sans être encore notablement grené, qu'à travers de courts paquets de tuyaux souples. Pour permettre une vaporisation et un craquage suffisants de l'agent d'étirage, on jette en vrac le fil de remplissage sur des bancs en couronne à partir desquels on ne peut le dévider que péniblement et avec une faible vitesse. L'idée à la base de l'invention consiste à remplacer llopé- ration de recuit qui exige d'interrompre le procédé et est coûteux, par un traitement d'amélioration de la surface qui évite d'interrompre le procédé et fournisse une surface lisse, de sorte qu'on peut directement enrouler sur des bobines le fil provenant du dernier plateau d'étirage. Suivant l'invention, au moyen d'un appareil à brosses, par exemple une tete salvo, tournant autour du fil, on débarrasse celui-ct venait du dernier disque d'étirage et avant de le bobiner de la aa#eure partie de l'agent d'étirage à sec et on le rend lisse. Quand on utilise des brosses dures, il se produit par le frottement une fine usure du métal qui, en combinaison avec le résidu d'agent d'étirage, produit une surface hautement glissante En plus ou à la place des brosses, on peut utiliser des disque de rodage à l'abrasif libre ou des outils ayant une action analogue.Des essais de glissement montrent que la force avec laquelle on pousse un tel fil à travers un paquet de tuyaux souples n'est qu'une fraction de celle appliquée aux fils pleins fabriqués de la façon usuelle. Si, dans l'opération dtétirage à sec, on ajoute à l'agent d'étirage des inhibiteurs de corrosion, on peut en outre, par ce procédé, produire une surface très peu sensible à la corrosion. Les avantages, indiqués ici, du procédé suivant l'invention existent aussi pour la fabrication de fils massifs, utilisés pour le soudage sous un gaz protecteur, le soudage sous poudre protectrice et le soudage au chalumeau. Le procédé suivant l'invention permet, pour la fabrication des fils de soudage, sans avoir à interrompre le processus, d'étirer le fil, par le procédé d'étirage à sec, jusqu'à son diamètre final, d'améliorer sa surface et de le bobiner, car on peut exécuter ces opérations l'une après l'autre avec une vitesse de fil allant jusqu'à 25 m/s. En ajoutant des stabilisants de l'arc électrique, l'agent d'étirage à sec, dont un résidu subsiste sur la surface après l'opération de brossage, peut améliorer le comportement des fils lors du soudage. Le dessin annexé représente schématiquement une installation avec une variante convenant à la nise en oeuvre du procédé. Sur ce dessin sont représentés une installation d'étirage 1, un appareil de brossage 2 et un bobinoir 3. Sur la figure 1 le bobinoir 3 est prévu pour grosses bobines et sur la fIgure 2, le bobinoir 3a est prévu pour de petites bobines. De tels appar#ils à brosses sont connus, par exemple pour décalaminer un fil. On peut également disposer plusieurs appa lls l'un carrière l'autro, r exemple d'abord un appareil à brosses us un appareil de rodage à l'abrasif libre. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour fabriquer des fils électrodes à souder, caractérisé par le fait qu'après la dernière opération d'étirage à sec, on débarrasse la surface du fil, au moyen de brosses tournant rapidement, de la majeure partie de l'agent d'étirage à sec, on la met à nu et on la rend lisse. 2.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on ajoute à l'agent d'étirage des inhibiteurs de corrosion qui, après le brossage, subsistent sur le fil en même temps qu'un mince résidu d'agent d'étirage. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on ajoute à l'agent d'étirage des stabilisants de l'arc électrique qui subsistent dans la couche mince sur le fil. 4.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel, en plus ou à la place de brosses on utilise des disques de rodage à l'abrasif libre ou d'autres outils ayant une action analogue. 5.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel, sans interrompre le processus, on étire le fil à sec, on améliore sa surface et on le bobine.