L'instruction au tir du personnel impose la réalisation de matériels d'instruction. On recherche pour ceux-ci, outre la simplicité et le bas prix de revient, la similitude la plus réaliste des effets du matériel de combat et, en particulier, en ce qui concerne les réactions du départ du coup sur l'arme, les manipulations de mise à poste du projectile sur l'arme et la similitude sinon l'identité des trajectoires et des caractéristiques de balistique extérieure. En outre, est recherchée la possibilité de marquer l'impact pour permettre au personnel en cours d'instruction de reconnaitre et de fixer les résultats de son tir. Les grenades à fusil et notamment les grenades antichars doivent aussi faire l'objet d'instruction par la troupe d'où la nécessité de créer égale- ment un matériel d'instruction pour ce type d'arme. Cependant, l'emploi d'une grenade à tête inerte, conception simple et forme de réalisation également simple d'un matériel d'instruction, ne constitue pas une solution peu coûteuse alors qu'il est nécessaire de permettre à chaque personnel en cours d'instruction d'effectuer le tir d'un certain nombre de coups. La présente invention a pour objet un matériel d'instruction simulant d'une façon très proche les caractéristiques du matériel de combat tout en restant simple et peu coûteux Les divers caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront des exemples décrits ci-après. Il est bien précisé cependant qu'il s'agit uniquement d'exemples et que tous autres modes de construction, formes, proportions, dispositions, peuvent être utilisés sans sortir du cadre de l'invention. Suivant l'invention, le matériel d'instruction se compose, d'une part, d'une fausse grenade et, d'autre part, d'un projectile réduit. Le projectile réduit, selon l'invention, a la meme densité spécifique que la grenade de combat qu'il simule (densité spécifique égale au rapport entre la masse du projectile et le carré du diamètre du projectile à son maftre-coupie). En outre, ledit projectile réduit a la meme forme d'ogive que la grenade de combat qu'il simule d'où, à la trabée de l'empennage près, sensiblement les caractéristiques de balistique extérieure en cours de trajectoire de la grenade qu'il simule. La figure 1 représente une vue en coupe longitudinale de la fausse grenade selon 1 'inventions La figure 2 représente une vue en coupe longitudinale du projectile réduit selon l'invention. La figure 3 est une coupe suivant 2-2 de la figure 2. La figure 4 est une vue en coupe longitudimle d'une variante d'un projectile réduit suivant l'invention. La figure 5 est une vue en coupe longitudinale d'une autre variante. ta fausse grenade selon l'invention (fig. 1) se compose d'un tube réducteur 1, d'un empennage 2 et d'un corps fuselé 3 fixé autour et à la partie antérieure du tube 1 de manière que l'ensemble reproduise la forme et la masse de la grenade de combat simulée par la fausse grenade. Le projectile réduit 4 est emmanché par l'avant, au moment du tir, dans le tube 1 et prend alors appui sur une portée 1' dudit tube 1. La partie arrière 1" du tube 1 a les dimensions de la queue de la grenade de combat simulée par la fausse grenade d'instruction objet de l'invention et sert de logement de mise en place sur le manchon du fusil au moment du tir. Une butée 1"' est ménagée à l'extrémité antérieure du logement l" pour délimiter la position sur le manchon du fusil. Des évents 3', de diamètre d et d'inclinaison vers l'avant, selon l'invention, d'un angle o( autour de l'axe X-X' de la fausse grenade, sont disposés dans la partie antérieure du corps fuselé 3 de la fausse grenade et, de préférence, en avant de l'appui 1' du tube l sur lequel vient s'arrêter, lors de sa mise à poste, le projectile réduit 4. Au moment du tir, les gaz de propulsion penètrent dans la chambre 5 ménagée dans le tube 1 en avant du logement 1" et expulsent le projectile réduit 4. Les dimensions de la chambre 5 de meme que celles des évents 3' sont calculées de telle sorte que le projectile réduit 4 acquiert, en fin de parcours dans le tube 1, c'est-à-dire à sa sortie à l'extrémité antérieure de la fausse grenade, une vitesse initiale égale à celle de la grenade de combat qu'il simule. Etant donné les caractéristiques balistiques (densité, indice de forme) qui sont les memes, comme indiqué plus haut, que celles de la grenade de combat, la trajectoire du projectile réduit sera la même ou sensiblement la même que celle du projectile de combat, d'où l'obtention de la qualité de simulation du projectile d'instruction recherchée par l'invention. Les dimensions de la chambre avant 5 et celles des évents avant 3' permettent précisément de régler cette identité de vitesse initiale du projec tile réduit avec celle du projectile de combat, compte tenu du diamètre D et de la masse du projectile réduit. En outre, l'orientation vers l'avant, selon l'invention, des évents 3', permet de créer un certain effort de recul et permet aussi de mieux rapprocher pour le tireur les effets de recul avec la fausse grenade pour projectile réduit selon l'invention, des effets qu'il ressentirait lors du tir avec le projectile de combat, En effet, le projectile réduit étant, par définition, plus léger que la grenade de combat, les effets de recul qui lui sont propres sont plus faibles et il s'agit d'ajouter un effet artificiel supplémentaire pour se rapprocher des effets de recul du projectile de combat, C'est précisément ce que procurent les évents dirigés vers l'avant, selon l'invention. En outre, cet effet de recul de la fausse grenade, procuré selon l'invention, permet de la garder à poste lors du tir avec le projectile réduit et empêche son éjections La fig. 2 représente une vue en coupe longitudinale du projectile réduit selon l'invention. IL se compose d'un corps d'allure annulaire 6, d'un marqueur d'impact 7 et d'un empennage 8. Ledit empennage se compose (fig. 3) de trois (ou plus) ailettes 9 en matériau flexible (acier, par exemple), fixées par exemple par rivetage 10 sur le corps 6. Un jonc f I maintient les ailettes repliées, enroulées autour du corps 6 pendant le stockage. Ce jonc 11 est éjecté au moment de l'introduction du projectile réduit dans la partie antérieure du tube l de la fausse grenade. Sur trajectoire et lorsque le projectile réduit quitte la bouche, les ailettes en matière élastique se déploient par simple élasticité. Le marqueur d'impact 7 se compose d'une poudre 12 susceptible de marquer ledit impact (produit coloré ou non, tel que talc par exemple), entourée d'une enveloppe 13, en matière plastique de préférence, avec un bouchon arrière de fixation 14, ce bouchon 14 comportant une nervure annulaire inté- rieure 14'. L'ensemble marqueur 7 constitue un élément complet indépendant. n est simplement fixé par emmanchement à la partie antérieure du corps 6 du projectile réduit en engageant dans une gorge 6' du corps 6 la nervure 14' de l'ensemble marqueur 7. A l'impact, tel un blindage par exemple, le marqueur est écrasé et laisse une trace visible permettant l'instruction du tireur. Dans le cas où la dureté de l'impact (sol, obstacle léger, panneau peu résistant, etc...) ne provoquerait pas ltécrasement ou la rupture du corps 6 et de son empennage 9, ces éléments peuvent etre récupérés en replaçant à l'avant des marqueurs de rechange avec l'emmanchement élastique de la nervure 14' décrit plus haut. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le projectile réduit 4 (fig. 2) comporte à l'intérieur un piège à balle 15 formé par une pièce métallique munie d'un évidement axial 16. Les caractéristiques du piège à balle fixe 15, ses dimensions et sa position sont déterminées, suivant l'invention, pour que l'ensemble du projectile réduit possède les caractéristiques de masse et de position de centre de gravité recherchées pour la simulation des propriétés balistiques du projectile de combat correspondant. La pièce 15 formant piège à balle et lest du projectile réduit, permet de réaliser l'instruction en tirant indifféremment des cartouches sans balle, jusqu'ici très répandues pour le tir des grenades à fusil, ou des cartouches à balle. Dans ce cas, la balle pénètre dans ltévidement axial du piège à balle 15 dont la forme à rétrécissements successifs provoque le freinage de ladite balle et, finalement, son arret complet, sans détériorer l'ensemble du projectile ni nuire à ses caractéristiques balistiques. L'amortissement de l'énergie de la balle étant également procuré par les déformations latérales du piège à balle 15, on a ménagé, selon l'invention, un espace annulaire 17 entre ledit piège à balle 15 et le corps 6. En outre et à titre d'amortissement complémentaire, une rondelle plastique 18 est interposée entre le piège 15 et le corps 6. La fig. 4 représente une variante de projectile réduit selon l'invention. Elle constitue également une vue en coupe longitudinale du projectile réduit. Cette variante comporte toujours un corps 19, un empennage 20, un jonc de maintien d'empennage 21 et un marqueur d'impact 22. Suivant l'invention, cette variante de projectile réduit comporte un canal axial 23 de calibre a, légèrement supérieur au calibre de la balle des fusils auxquels sont destinés ces projectiles. Ce canal axial 23 n'est pas seulement ménagé dans le corps 19 mais également dans le marqueur 24 qui, de ce fait, est également annulaire, contrairement au marqueur 7 du projectile réduit de la fig. 2. Conformément à l'invention, le canal axial 23, aménagé dans la partie centrale du projectile réduit (corps et marqueur) permet le tir à balle sans aucune disposition supplémentaire et notamment sans l'emploi du piège à balle 15 décrit lors de l'exemple du projectile réduit de la fig. 2. n suffit de régler selon l'invention, le diamètre du canal 23 pour que la balle traverse le dit projectile sans l'affecter d'aucune détérioration et le précède sur la trajectoire avec l'absence de toute complication étant donné la grande différence de vitesse, celle de la balle étant voisine de 1000 m/s et celle du projectile réduit ou grenade étant de 60 à 70 m/s. Une telle solution, selon l'invention, peut être employée parallèlement avec la précédente, suivant les caractéristiques du fusil, l'énergie de la balle, les conditions de masse et de centrage à procurer au projectile réduit, etc... La fig. 5 est une autre variante de projectile réduit suivant llinvention. Elle correspond au cas où le tir du projectile de combat est exclusivement fait avec une cartouche sans balle. Dans ce cas, il n'est plus nécessaire d'avoir recours ni au dispositif selon l'invention de la fig. 2 comportant une pièce formant à la fois lest et piège à balle, ni au c alal axial pour le passage de la balle, fig. 4, mais l'on peut réaliser, suivant l'invention, un projectile beaucoup plus simple comportant un corps 24, un empennage 25 avec un jonc de maintien 26, semblables à ceux décrits plus haut, avec un marqueur 27 semblable au marqueur 7 de la fig. 1. Ce projectile réduit très simplifié comporte encore un culot annulaire 24' pour régler la masse et la position du centre de gravité et obtenir notamment la forme, la masse et la densité spécifique requises pour réaliser la simulation et l'identité de trajectoire, comme lliden- tité de la balistique extérieure, recherchées pour ces projectiles réduits selon l'invention. REVENDICATIONS 1) Matériel d'instruction pour tir caractérisé en ce qu'il consiste en une fausse grenade dont les caractéristiques de masse et de dimensions sont identiques à celles de la grenade de combat que l'on désire simuler, combiné e avec un projectile réduit dont la trajectoire est identique ou voisine de la grenade de combat. 2) Matériel d'instruction suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la fausse grenade comprend un tube axial comportant à l'avant un logement pour le projectile réduit, au milieu une chambre pour le réglage des caractéristiques de vitesse initiale à imprimer au projectile réduit, et à l'arrière, le logement du manchon du fusil, identique au logement que présente la queue d'une grenade de combat, les trois chambres étant délimitées par des appuis permettant, d'une part, de positionner à l'avant le projectile réduit et, d'autre part, à l'arrière, de positionner la fausse grenade sur le manchon. 3) Matériel d'instruction suivant les revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que la fausse grenade comporte à sa partie antérieure, un corps fuselé simulant la forme extérieure du corps de grenade que l'on simule et, à l'arrière, un empennage de profil identique à l'empennage du dit corps de grenade. 4) Matériel d'instruction suivant l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que la chambre avant du tube de la fausse grenade débouche vers l'extérieur par des évents inclinés vers l'avant, les dits évents traversant le corps de la fausse grenade, le nombre, les dimensions et l'inclinaison des dits évents permettant de régler àla fois la vitesse initiale du projectile réduit, l'effort de recul du système pendant le tir et d'empêcher l'éjection de la fausse grenade pendant le tir. 5) Matériel d'instruction suivant l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4, caractérisé en ce que les dimensions de la chambre centrale du tube de la fausse grenade permettent de donner au projectile réduit une vitesse initiale sensiblement égale à celle de la grenade de combat qu'il simule. 6) Matériel d'instruction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le projectile réduit comprend un corps tubulaire, un marqueur d'impact à l'avant et un empennage déployant. 7) Matériel d'instruction suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'empennage déployant comporte au moins trois ailettes, en matériau mince élastique (acier, de préférence), repliées au stockage et enroulées autour du corps tubulaire et maintemies par un jonc annulaire éjecté lors de la mise à poste du projectile réduit, 8) Matériel d'instruction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le projectile réduit comporte intérieurement un piège à balle. 9) Matériel d'instruction suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le piège à balle est constitué d'une pièce en acier, pourvue intérieurement d'une succession de rétrécissements décroissant depuis l'arrière à l'avant, fixée sur le corps du projectile réduit avec interposition d'une rondelle plastique et en ménageant entre la dite pièce et le corps du projectile réduit un espace annulaire libre, la dite pièce étant soumise, lors de l'impact de la balle, à des déformations radiales sans que ces déformations viennent déformer à leur tour le corps du projectile réduit. 10) Matériel d'instruction suivant les revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que la position et les dimensions de la pièce formant piège à balle sont déterminées de façon que l'ensemble du projectile réduit possède les caractéristiques de masse et de position du centre de gravité voulues pour la simulation balistique du proje c tile de combat correspondant. 11) Matériel d'instruction suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le marqueur d'impact comprend une poudre marqueuse, colorée ou non (talc par exemple) entourée d'une enveloppe de forme ogivale formant l'ogive aérodynamique du projectile et d'un bouchon arrière nervuré annulairement à l'intérieur permettant la fixation par simple elasticité du marqueur dans une gorge annulaire antérieure du corps du projectile réduit, 12) Matériel d'instruction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7 et 11, caractérisé en ce que le projectile réduit comporte un canal axial, de calibre supérieur à celui de la balle du fusil, permettant à la balle de traverser ledit projectile réduit sans le détériorer, le marqueur du dit projectile comportant aussi un canal central de même calibre.