La présente invention se rapporte à des compositions pour le lavage de l'appareil respiratoire de mammifères à sang chaud. I1 est bien connu de faire circuler des solutions saturées de gaz contenant de l'oxygène moléculaire, tels que l'air, dans des liquides physiologiquement inertes à travers l'appareil respiratoire, c'est-à-dire les poumons, les bronches et la trachéeartère, de mammifères vivants à sang chaud, tels que des chiens, des lapins, des chats, des hamsters et des souris. Dans cette circulation, qu'on désignera ci-après sous le nom de lavage, le sujet mammifère respire le gaz contenant de oxygène dissous dans le liquide en circulation et respire l'anhydride carbonique sous forme de solution dans le liquide en circulation, en entretenant ainsi la vie.Ce lavage de l'appareil respiratoire de mammifères à sang chaud non seulement est utile pour étudier l'effet de la respiration de gaz contenant de l'oxygène autres que l'air, par exemple des mélanges d'oxygène moléculaire et d'azote moléculaire qui contiennent des concentrations plus ou moins grandes d'oxygène par rapport à l'air, mais aussi pour retirer par lavage, à partir des organes de la respiraton, des substances peu souhaitables ne facilitant pas la respiration, par exemple des matières particulaires dtrangères, telles que de la poussière carbonée, ou des sécrétions pathologiques telles que des sécrétions pathologiques muqueuses qui obstruent fréquemment les poumons, les bronches et/ou la trachéeartère d'animaux souffrant d'asthme et d'emphysème. Puisque les liquides organiques perfluorés sont généralement biologiquement inertes, sont disponibles suivant des viscosites proches de celles de l'eau et dissolvent des quantités exceptionnellement grandes d'oxygène moléculaire, d'azote moléculaire et d'anhydride carbonique par rapport aux composés organiques non fluors, au plasma du sang et aux solutions salines aqueuses, l'u- tilisation de solutions de gaz contenant de l'oxygène dans ces liquides pour le lavage d'appareils respiratoires des mammifères a été essayée, tel que décrit par L.C. Clark, Jr., Fed. Proc., Fed. Amer. Soc. Exp. Biol. 29 (5) 1968 (1970) et par L.C. Clark, Jr., et collaborateurs Science 152 1755 (1966). Cependant, les tentatives dans la technique antérieure pour utiliser des solutions d'un éther perfluoré renfermant un gaz contenant de l'oxygène moléculaire pour le lavage de sujets canins a provoqué de sérieux endonia- gements aux poumons des sujets mammifères. Ainsi, tel que le décrivent J.H. Modell et collaborateurs, Fed. Proc., Fed. AMer.Soc Exp. 29 (5) 1731 (1970) le lavage de l'appareil respiratoire des chiens en utilisant comme solvant de l'oxygène gazeux le monoéther alicyclique formé par le perfluoro-2-butyltétrahydrofurane (connu dans le commerce sous le nom de "FX-80" et "FC-75") entraRne une distension et une rupture des alvéoles des sujets, en même temps qu'une hémorragie pulmonaire. Une hémorragie semblable indiquant 1'endommagement aux tissus pulmonaires mentionné ci-dessus est également rotée par L.C. Clark, Jr. et collaborateurs ouvrage cité p. 1756, col. 1 pour les chats et les souris qui avaient été soumis à un lavage avec une solution saturée d'oxygène moléculaire dans le monoéther alicyclique perfluoré mentionné ci-dessus.L'hémorragie des poumons et un endommagement aux tissus des poumons, qui sont semblables à ceux qu'on a observé après lutilisation du monoéther alicyclique perfluoré mentionné ci-dessus lors du lavage, sont également observés chez les hamsters qui ont été soumis à un lavage en utilisant la perfluorotributylamine (connue dans le commerce sous le nom de "FC-43") comme liquide de transport d1oxygè- ne, tel que décrit par M.M. Patel et collaborateurs, Fed. Proc., Fed. Amer. Soc. Exp. Biol. 29 (5) 1740 (1970). C'est l'objet de la présente invention de concevoir une composition améliorée de lavage de l'appareil respiratoire d'un mammifère vivant, à sang chaud, qui évite l'hémorragie et 1'endom-- magement des tissus dans les poumons du mammifère. Cet objet et d'autres objets et avantages de la présente invention apparattront d'après--la description suivante. L'objet indiqué ci-dessus est atteint et les inconvénients mentionnés précédemment des compositions de lavage de la technique antérieure sont surmontés selon-la présente invention par un nouveau perfectionnement apporté aux compositions de lavage de l'appareil respiratoire d'un mammifère vivant, à sang chaud, avec une solution saturée d'un gaz contenant de l'oxygène moléculaire dans un agent de lavage liquide, cette amélioration consistant à employer comme agent liquide de lavage un diéther acyclique aliphatique saturé perfluoré ayant la formule empirique CF2n+2 2 dans laquelle n est un nombre entier valant 9 à 10. On trouve que l'utilisation de solutions saturées de gaz contenant de l'oxygène moléculaire dans les diéthers perfluorés mentionnés précédemment pour le lavage des appareils respiratoires de mammifères à sang chaud, selon la présente invention, ntentrat- ne pas d'endommagement appréciable aux tissus des poumons ou d'hémorragie pulmonaire, c'est-à-dire que la partie des poumons qui ne contient pas de diéther perfluoré résiduel est, lors d'un examen microscopique, complètement normale et exempte de distension ou de rupture de tissus ou de preuve d'hémorragie. Ceci est fortement surprenant par suite des hémorragies pulmonaires et des endommage ment s aux tissus des poumons observés après le lavage en utilisant des agents de lavage liquides de la technique antérieure. Sauf en ce qui concerne les diéthers acycliques aliphatiques perfluorés actuellement prescrits comme solvants pour le gaz contenant de 11 oxygène moléculaire, la technique de la réalisation du lavage avec la composition améliorée de la présente invention est essentiellement classique. Par exemple, le lavage d'un sujet mammifère selon la présente invention peut être effectué simplement en immergeant le sujet vivant dans une solution saturée d'un gaz contenant de l'oxygène moléculaire dans le éther, selon la technique décrite par L.C. Clark, Jr. et collaborateurs, ouvrage cité, et par M.M. Patel et collaborateurs, ouvrage cité,dans laquelle la contraction et la dilatation des poumons du sujet fournissent la force motrice pour faire circuler l'agent de lavage liquide oxygéné à travers l'appareil respiratoire du sujet.A titre de variante, l'agent de lavage oxygéné peut être mis en circulation à travers les poumons du sujet par écoulement par gravité, par exemple en élevant et en abaissant alternativement un réservoir d'alimentation en agent de lavage, relié par une tubulure à l'appareil respiratoire du sujet, afin de noyer et de drainer alternativement le système respiratoire selon la technique d'administration classique décrite par J.H. Modell et collaborateurs, ouvrage cité, et par F. Gollan et collaorateurs, Fed. Proc., Fed. Amer. Soc. Exp. Biol. 29 (5) 1728 (1970). A titre de variante, une pompe actionnée mécaniquement ou électriquement peut être utilisée pour faire circuler l'agent de lavage transportant de oxygène à travers les poumons du sujet. La solution saturée de gaz contenant de l'oxygène molécuaire dans le so l:art formé de wié'her peut être préparée suivant n'importe quelle mani"re convenable et classique, par exemple en azpergeant ou en faisant barboter le gaz contenant de l'oxygène moléculaire dans le solvant perfluoré qui peut être soit un diéther individuel du type prescrit, soit un mélange de deux (ou davantage) de ces diéthers. Avantageusement, pour maintenir une solution satu rée du gaz contenant de l'oxygène dans le diéther durant tout le procédé de lavage, le gaz contenant de l'oxygène est continuellement mis à barboter ou aspergé dans le diéther que l'on fait circuler dans l'appareil respiratoire du sujet mammifère.Comme cela est également classique dans les techniques de lavage de la technique antérieure, un poumon seul ou les deux poumons ou tout l'appareil respiratoire comprenant les deux poumons, les bronches et la trachée-artère du sujet peuvent être soumis à un lavage par une insertion appropriée du tube d'alimentation en agent de lavage dans les voies respiratoires du sujet. La température de l'agent de lavage transportant l'oxy- gène durant le lavage employant les présentes compositions n'est pas critique mais, en accord avec des techniques de lavage classiques, elle est généralement dans l'intervalle d'environ 200C à peu près jusqu'à la température du corps du sujet mammifère. Comme cela sera évident aux personnes expérimentées dans la technique, cette dernière température peut varier beaucoup selon ltespèce particulière du sujet subissant le lavage et également selon l'état de santé du sujet. En général, la température normale du corps d'un mammifère est environ 370C. En accord avec des techniques de respiration classiques, le gaz contenant de l'oxygène moléculaire, qui est utilisé pour préparer les solutions saturées employées comme agent de lavage dans la présente invention, peut être de l'oxygène moléculaire ou n'importe lequel de ses mélanges avec des gaz physiologiquement inertes qui contiennent au moins une proportion suffisante d'oxygène moléculaire pour entretenir la vie. Comme cela sera évident aux personnes expérimentées dans la technique, la proportion minima mentionnée précédemment d'oxygène moléculaire variera beaucoup non seulement selon l'espèce particulière de mammifère soumis au lavage, mais aussi selon le degré d'activité physique du sujet durant le lavage.Cependant, la proportion efficace minima mentionnée précédemment d'oxygène moléculaire efficace pour entretenir la vie peut être facilement déterminée sans expérimentation excessive de la part des personnes expérimentées dans la technique. Des exemples typiques de gaz contenant de l'oxygène moléculaire, qui peuvent être utilisés dans le présent procédé, comprennent les exemples suivants:: - l'air, - l'air enrichi en oxygène moléculaire pour contenir en viron 30 ffi en volume d'oxygène moléculaire, - l'air enrichi en oxygène moléculaire pour contenir en viron 40 % en volume d'oxygène moléculaire, - l'oxygène moléculaire, - un mélange d'oxygène moléculaire et d'anhydride carbo nique contenant 50 % en volume d'oxygène moléculaire, - un mélange d'oxygène moléculaire et d'anhydride carbo nique contenant 99 fi en volume d'oxygène moléculaire, - un mélange d'oxygène moléculaire et d'azote moléculai re contenant environ 15 % en volume d'oxygène molécu laire, - un mélange d'oxygène moléculaire et d'azote moléculai re contenant 50 % en volume d'oxygène moléculaire, - un mélange d'oxygène moléculaire et d'azote moléculai re contenant 99 % en volume d'oxygène moléculaire, - un mélange d'oxygène moléculaire, d'azote moléculaire et d'anhydride carbonique contenant 90 % en volume d'oxygène moléculaire, 5 % en volume d'azote moléculai re et 5 % en volume d'anhydride carbonique, - un mélange d'oxygène moléculaire et d'anhydride carbo nique contenant environ 20 X en volume d'oxygène molé culaire, - un mélange d'oxygène moléculaire et d'argon contenant 20 % en volume d'oxygène moléculaire, et - un mélange d'oxygène moléculaire et d'argon contenant 99 % en volume d'oxygène moléculaire. Dans la mise en pratique du procédé de lavage utilisant les compositions améliorées de la présente invention, les gaz pré férés contenant de l'oxygène moléculaire, utilisés pour préparer les présents agents de lavage contenant de l'oxygène, sont ltoxy- gène moléculaire, l'air, l'air enrichi en oxygène moléculaire, et des mélanges d'oxygène moléculaire et d'un gaz physiologiquement inerte choisi dans le groupe se composant d'azote moléculaire et d'anhydride carbonique. Selon les techniques classiques de lavage, le taux d'écoulement du diéther perfluoré transportant de l'oxygène vers le sujet mammifère subissant le lavage, selon la demanderesse, doit être suffisant pour remplir les poumons du sujet avec l'agent transportant ltoxy- gène et doit être suffisant pour fournir le gaz contenant de l'oxy- gène au sujet à peu près au taux exigé pour entretenir la vie quand le sujet respire le gaz contenant de l'oxygène en l'absence d'un agent de lavage liquide. Ce dernier taux et le taux d'écoulement mentionné précédemment dépendront de la dimension de l'appareil respiratoire du sujet mammifère particulier et peuvent être déterminés sans expérimentation excessive par les personnes expérimentées dans la technique. La durée du traitement de lavage selon la présente invention peut, en général, être compriseentre de très courtes périodes, par exemple environ 5 minutes ou moins, Jusqu'd des périodes plus longues, par exemple environ 8 heures ou plus longtemps, selon le but particulier dans lequel le traitement de lavage est employé. Pour retirer une substance bloquant la respiration à partir de 1' appareil respiratoire du sujet par le procédé de lavage utilisant les présentes compositions, le lavage peut être interrompu pour examiner la respiration de l'air atmosphérique ou de l'oxygène Mo- léculaire gazeux par le sujet, le lavage étant terminé lorsque oet- te respiration indique que le lavage a retiré l'obstruction des voies respiratoires du sujet. Les diéthers acycliques aliphatiques perfluorés, utilises comte solvants de gaz pour préparer l'agent de lavage transportant de l'oxygène prescrit par la présente invention, sont des substances physiologiquement inertes, hydrophobes, insolubles dans liteau, qui se congèlent bien en dessous de OOC et ont des points d'*bul- lition normaux dans l'intervalle d'environ 1100C à environ 150il. Les didthers perfluorés utilisés dans la présente invention dissolvent des volumes anormalement grands de gaz contenant de 1 'oxy- gène moléculaire et d'anhydride carbonique pour former des solutions saturées de ces gaz, comme cela est illustré dans l'exemple 2 ci-dessous. Les diéthers acycliques aliphatiques perfluorés prévus par la présente invention sont des composés connus, ou bien ils peuvent Entre préparés à partir des composés connus par des teohni- ques classiques.Les diéthers perfluorés actuellement prévus peuvent, par exemple, être préparées à partir des diéthers non fluorés correspondants, c 'est-à-dire des diéthers acycliques saturés aliphatiques, substitués par l'hydrogène, par électrolyse en phase liquide de ces derniers dans de l'acide fluorhydrique anhydre selon les équations (I) et (II) ci-dessous Equation (I) C9112002 +20HF électrolyse i Caf2002 + 20H2 équation (II) C10H22O2 + 20HF électrolyse C10F22O2 + 20H2 en suivant le mode opératoire de préparation de J. H. Simons, dans le brevet américain n 2.500.388.Les matières de départ formées de di éthers non fluorés ayant les formules C9H2002 et CloH2202 peuvent être préparées selon des techniques de réaction de synthèse bien connues pour l'obtention de diéthers aliphatiques acycliques saturés, tel qu'on le décrit dans les rdrérences suivantes Wagner et Zook, "Synthetic Organic Chemistry", John Wiley and Sons, Inc., 1953, pages 227, 238, 265 ; Van Duzee et Adkins, J.Am. Chem. Soc., 57 147 (1935) ; L. Liston et Dehn, J. Am. Chem. Soc., 60, 1264 (1938) ; Capinjola, J. Am. Chem. Soc., 67, 1615 (1945) ; Mamedow et Agaev, Zh. Obsch. Khim. (traduction en anglais) 33 (10) 3099 (1963) ; M. H.Palomaa et collaborateurs, Berichte 65B 1593 (1932) Chem. Abstracts 27 58 (1933) R. Riemschneider et collaborateurs, Monatsh. 90 783 (1959) ; Farren et collaborateurs, J. Am. Chem. Soc. 47 2419 (1925) ; R. Alquier, Bull. Soc. Chim. 10 197 (1943) ; Chem. Abs tracts 58 3953 (1944) M. Shostakovskii et collaborateurs/Izv. Akad. Nauk SSSR, Otd. Khim. Nauk 1963, 922 ; Chem. Abstracts 59 7364 (1963) ; P. Mastagli et collaborateurs,Compt. Rend. 248, 254 (1959) ; N. B.Lovette et collaborateurs, brevet américain n 3.127.450 En général, les matières de départ formées de diéthers non fluorés ayant les formules C9H2002 et C10H22O2, dans lesquelles les oxygènes d'éther sont réunis par une chaîne carbonée formée de deux (ou davantage) atomes de carbone, peuvent être convenablement préparées par réaction d'un diol aliphatique acyclique saturé ayant deux (ou davantage) atomes de carbone avec du sodium métallique pour former l'alcoolate de sodium du diol, réaction de l'alcoolate de sodium résultant avec un halogénure d'alkyle saturé, par exemple un chlorure, un bromure ou un iodure d'alkyle, dans un excès de diol liquide pour former l'éther monoalkylique correspondant du diol, réaction du groupe hydroxyle libre restant du monoéther résultant avec du sodium pour former l'alcoolate de sodium du monoéther et, finalement, réaction du dernier composé de sodium avec un halogénure d'alkyle saturé qui peut être le même que le produit réagissant précédent formé d'halogénure d'alkyle, ou un halogénure d'alkyle différent, afin de former la matière de départ souhaitée formée du diéther, cette technique de synthèse étant indiquée à titre d'exemple par les techniques décrites dans les références de R. Riemschneider et collaborateurs et L. Liston et collaborateurs citées ci-dessus. En général, les matières de départ formées de diéthers non fluorés ayant les formules CgH2002 et C10H2202, dans lesquelles les oxygènes d'éther sont réunis par un groupe méthylène, c'est-àdire -CH2-, peuvent être convenablement préparées par réaction d'un monoalcool acyclique aliphatique saturé avec de l'acide chlorhydrinue sec et du paraformaldéhyde pour former l'éther chlorométhylique de l'alcool, tel qu'illustré par la référence de Farren et collaborateurs citée ci-dessus, et par réaction (catalysée par la pyridine) de l'éther d'alkyle et de chlorométhyle résultant avec un monoalcool acyclique aliphatique saturé qui est le même que le produit réagissant précédent formé d'alcool, ou un alcool différent, pour former la matière de départ constituée de diéther non fluoré désiré, selon la technique de la référence de Palomaa et collaborateurs citée ci-dessus. En général, les matières de départ formées de diéthers non fluorés ayant les formules CgH2002 et CloH2202J dans lesquelles les oxygènes d'éther sont reliés par un groupe méthylène contenant un substituant alkyle unique et dans lesquelles les substituants alcoxy sont les mêmes, peuvent être convenablement préparées par réaction de l'acétaldéhyde ou d'un monoaldéhyde aliphatique acyclique saturé supérieur avec une solution de lester d'acide orthoformique d'un monoalcool acyclique aliphatique saturé dans l'alcool, en employant un catalyseur acide, selon le mode opératoire de la page 264 de la référence de Wagner et Zook citée ci-dessus.Les matières de départ convenables formées de di éthers non fluorés dans lesquelles un groupe méthylène à substitution monoalkylique relie les oxygènes d'éther et qui possèdent des substituants alooxy dif férents peuvent être préparées à partir de diéthers non fluorés dans lesquels un groupe méthylène à substitution monoalkylique relie les oxygènes d'éther et qui possèdent des substituants alcoxy semblables, par réaction d'un excès molaire du dernier diéther avec un monoalcool acyclique aliphatique saturé dans lequel le groupe alcoxy est différent de celui du produit réagissant formé de diéther, en présence d'acide minéral, selon la technique de la réfé- rence de R. Alquier citée ci-dessus. En général, les matières de départ formées de diéthers non fluorés ayant les formules CgH2002 et C10H2202, dans lesquelles les oxygènes d'éther sont reliés par un groupe méthylène substitué par deux groupes alkyles et dans lesquelles les substituants alcoxy sont les mimes, peuvent être convenablement préparées par réaction d'une cétone saturée aliphatique acyclique avec une solution de l'ester d'acide orthoformique d'un alcool acyclique aliphatique saturé dans l'alcool, en employant un catalyseur acide, selon le iode opératoire de la page 264 de la référence de Wagner et Zook citée ci-dessus.Des matières de départ convenables formées de diéthers non fluorés dans lesquelles un groupe éthylène à substitution dialkylique relie les oxygènes d'éther et qui possèdent des substituants alcoxy différents peuvent Stre préparées à partir de diéthers non fluorés dans lesquels un groupe méthylène à substitution dialkylique relie les oxygènes d'éther et qui possèdent des substituant alcoxy différents par réaction de ce dernier diéther avec un monoalcool acyclique aliphatique saturé dans lequel le groupe alcoxy est différent de celui du produit réagissant for dé de diéther, en présence d'un catalyseur acide, par une technique analogue à celle décrite dans le brevet américain de N.B. Lorette et collaborateurs cité ci-dessus. Les diéthers perfluorés préférés utiles dans le procédé utilisant les compositions améliorées de la présente invention ont la formule (CF)2CFoRoCF(CF3)2 dans laquelle R est un groupe l,4-perfluorobutylène, c'est-à-dire -CF2CF2CF2CF2- ou un groupe 1,3-propylène, c'est-8-dire -CF2CF2CF2-. le diéther préféré dans lequel R est un groupe 1,4-butylène, c'est à-dire (CF3)2CFOCF2CF2CF2CF20CF(CF3)2 est convenablement obtenu par réaction de deux proportions molaires de (CF3)2CPoCF2CF2I avec du zinc pulvérulent métallique dans un solvant inerte, tel que du méthanol absolu, selon l'équation (ici) ci-dessous. Equation III et en séparant le produit en diéther désiré par distillation frac- tionnée, tel que décrit par Nychka et collaborateurs dans le brevet américain n 3.435.078. Le diéther perfluoré préféré ayant la formule dXveloppée indiquée ci-dessus, dans laquelle R est le 1 > 3- propylbne, c 'est-à-dire (CF3)2CFOCF2CF2CF20CF(CF3)2, est préparé par un mode opératoire analogue à celui décrit dans le brevet de Nyohka et collaborateurs mentionné ci-dessus, dans lequel des proportions équimolaires de (CF3)2CFOCF2CF2I et de (CF3)2CFoCF2I sont mises à réagir avec du zinc métallique pulvérulent, dans un solvant organique inerte, selon l'équation (IV) ci-dessous Equation IV et en séparant le diéther désiré à partir de la masse rEactionnel- le résultante par distillation fractionnée. La matière de départ (CF)2CFOCF2I peut être préparée par réaction de (CF3)2CFOCF2CF2I en phase liquide avec de l'anhydride sulourique, à 50-1750C, pour transformer le substituant terminal -CF2I en groupe de fluorure d'acyle -COF ; hydrolyse de ce dernier groupe de fluorure d' acyle en groupe carboxylique, -COOH ; neutralisation de ce dernier groupe d'acide carboxylique avec de ltoxyde d'arguent exempt d'alcali i et finalement ioduration-dUcarboxylation du sel résultant constitué de carboxylate d'argent pour former (CF3)2CFOCF2I tel qu'indiqué danss quation V ci-dessous La conversion précédente de (CF3)2CFOCF2CF2I en (CF3)2CFOCF2I est plus particulièrement décrite dans le brevet canadien n 876.752. Dans les exemples suivants qui servent à illustrer la présente invention, les pourcentages et les proportions sont en poids, sauf indication contraire, et les températures sont en degré centigrade. EXEMPLE 1 Le diéther aliphatique saturé acyclique perfluoré ayant la formule développée (CF3)2CFOCF2CF2CF2CF2OCF(CF3)2 est préparé sensiblement tel que décrit par Nychka et collaborateurs dans le brevet américain nO D.435.078 en introduisant 8 g (0,12 mole) de poudre de zinc dans 357 g (0,87 mole) de (CF3)2CFOCF2CF2L en ajoutant lentement au mélange résultant, à 200 C, environ 28 g de méthanol absolu et en agitant le mélange réactionnel pendant 4 heures à 200C. La masse réactionnelle brute est alors lavée à l'eau, séchée et filtrée.L'huile brute (339 g) qui est récupérée est soumise à une distillation fractionnée sous la pression atmosphérique pour fournir 17 g (0,060 mole) de (CF3)2CFOCF2CF2H point d'ébullition 460c, 295 g (0,71 mole) de (CF)2CFOCF2CF2I en tant que matière de départ, point d'ébullition 86 C, et 1,35 g (0,24 mole) du diéther perfluoré ddsiré (CF3)2CFOCF2CF2CF2CF20CF(CF )2 point d'ébullition 132-1340C. Ce dernier distillat est encore purifié par distillation fractionnée pour obtenir le diéther ayant une partie supérieure à 99,9 %, ayant un point d'ébullition (sous la pression atmosphérique) de 135 C, une tension de vapeur à 25"C de 6 mm Hg, un point de congdlation de -850C, un poids spécifique de 1,75 g/ml à 250C, une viscosité de 1,2 centistoke à 250C et une tension superficielle de 13,8 dynes par cm. Exemple suivant illustre la solubilité à la saturation anormalement élevée de gaz contenant de l'oxygène moléculaire et d'anhydride carbonique dans des solutions des gaz précédents dans les présents diéthers > par rapport à la solubilité à la saturation de ces gaz dans des solutions comparables dans d'autres liquides organiques perfluorés qui ont été employés dans la technique antérieure comme agents de transport de gaz pour le lavage de l'appa- reil respiratoire de mammifères à sang chaud. EXEMPLE 2 Les solubilités de l'oxygène moléculaire, de l'air et de l'anhydride carbonique dans des solutions saturées de ces gaz dans le diéther de l'exemple 1 sont déterminées sensiblement selon le procédé volumétrique de J. Reilly et W. N. Rae "Physical Chemical Methods", Van Nostrand, 1948, Vol. III, p. 145-147.Ces données sont comparées aux solubilités à la saturation de l'oxygène moléculaire et de l'anhydride carbonique dans le perfluoro-2-butyltétrahydrofurane (connu dans le commerce sous le nom de "FX-80t' et nFC-75"), qui sont déterminées selon le mode opératoire volumétrique mentionné ci-dessus, et aux solubilités à la saturation (déterminées dans la technique antérieure) de l'oxygène moléculaire et de l'anhydride carbonique dans la perfluorotributylamine (connue dans le commerce sous le nom de "FC-43") dans le tableau ci-des sous TABLEAU Solubilités à la saturationt dans un solvant perfluoré Gaz dissous Diéther de Perfluoro-2-bu l'exemple 1 tyltétrahydro- Perfluorotribu furane tylamine O2 46,2 39,0 29,8** Air 36,7 ---- --- CO2 140,2 135 104,8** a a solubilité est donnée en ml de gaz réduit à des conditions normales de température et de pression, dissous dans 100 ml de solvant perfluoré à 370C, toutes les valeurs étant corrigées pour une pression partielle de 1 atmosphère de gaz en équilibre avec la solution de gaz dans le solvant. *Provenant du Bulletin d'information technique "3M Brand Inert Fluorochemical Liquids", 3M Company, Chemical Division, 1965. D'après les données précédentes de solubilité à la saturation, il apparaît qu'à 370C, le diéther perfluoré de l'exemple 1 dissout de manière inespérée sensiblement plus d'oxygène moléculaire et sensiblement plus d'anhydride carbonique que le perfluoro-2butyltétrahydrofurane dans des conditions semblables et, également, qu'à 37"C, le diéther perfluoré de l'exemple 1 dissout d'une manière inespérée sensiblement plus d'oxygène moléculaire et sensiblement plus d'anhydride carbonique que la perfluorotributylamine dans des conditions semblables. L'exemple suivant 3 illustre le lavage de l'appareil respiratoire d'un sujet canin, sensiblement en accord avec le mode opératoire de J. H. Modell et collaborateurs, ouvrage cité, page 1731, sauf qu'une solution saturée d'oxygène moléculaire dans le diéther perfluoré de l'exemple 1 est introduite comme agent de lavage transportant de l'oxygène. EXEMPLE 3 Un chien normal pesant environ 13 kg, ayant une température corporelle d'environ 37"C, est anesthésié avec du sel de so- dium de pentobarbital. La trachée-artère du sujet est ouverte et on y enfonce un tube. Une sonde creuse (cathéter) en polyéthylène est enfoncée par l'intermédiaire de l'artère fémorale gauche dans l'aorte abdominale pour permettre l'échantillonnage de sang et l'en- registrement de pression. La tension de vapeur de 1'oxygène du sang artériel (en - de mercure) et le pH du sang artériel sont surveil lés en utilisant des électrodes à lecture directe, alors que le chien respire de l'air, et, ultérieurement, pendant 20 minutes, alors que le chien respire de l'oxygène pur. Le sujet est alors paralysé avec du chlorhydrate de succinylcholine par voie intraveineuse et le tube endotrachéal est relié à la base d'un réservoir en verre (en communication avec l'atmosphère) contenant environ 1,2 litre du produit en diéther de l'e- exemple 1. L'éther est saturé à environ 250C avec de l'oxygène moléculaire dissous et maintenu en équilibre avec une phase vapeur surnageante du diéther et de oxygène, sous une pression totale d'environ 1 atmosphère, par un courant d'oxygène moléculaire que l'on fait continuellement barboter à travers l'éther par ltintermédiai re d'un tube de dispersion de gaz, à un taux d'environ 3 à 5 litres par minute.Les poumons et la trachée-artère du sujet sont ventilés, c'est-à-dire lavés, avec des volumes de respiration (chacun d'appro xintivement 400 ml) du diéther en élevant et en abaissant le réservoir trois à quatre fois par minute, afin de noyer et de drainer alternativement l'appareil respiratoire du sujet, le taux exact d'lévationet d'abaissement étant contrôlé par le temps exigé pour drainer vers le réservoir le diéther épuisé qui est sensiblement saturé d'anhydride carbonique exhalé. Durant la ventilation, la température de l'éther transportant le gaz demeure entre environ la température ambiante (environ 250C) et la température corporelle du sujet (environ 370C). La ventilation continue du sujet est terminée après environ une heure et le diéther fluoré est drainé à partir de l'appareil respiratoire du sujet par écoulement par gravité. Le tube endotrachéal est alors relié à un sac de réservoir à gaz et à une valve "ne respirant pas" > et on laisse le sujet respirer 100 % d'oxygène moléculaire pendant environ 3 heures. On retire le tube du sujet canin et onplace le sujet dans une tente à oxygène. Après l'avoir laissé respirer de l'air enrichi en oxygène moléculaire Jusqu'd une concentration d'oxygène d'environ 30-40 % en volume, pendant environ 24 heures, le chien est soumis de nouveau aux soins ordinaires des chenils en étant placé en observation. On n'observe pas de preuve d'hémorragie pulmonaire chez le sujet durant ou après le lavage. Environ une semaine après le lavage, le pH du sang artériel, la tension de vapeur et l'anhydri de carbonique du sang artériel, la tension de vapeur d'oxygène du sang artériel du sujet, en mamie temps que la fonction pulmonaire observée pour le sujet sont sensiblement normaux. En sacrifiant le sujet, on retire des échantillons de tissus des poumons à partir des lobes des deux poumons du sujet et on les examine au microscope. Les surfaces des échantillons qui ne contiennent pas de résidu de diéther semblent complètement normales, étant exemptes d'hémorragie et de toute indication de distension ou de rupture du tissu des poumons. EXEMPLE 4 L'expérience de lavage précédente est répétée sur un sujet canin semblable, sensiblement comme on l'a décrit, sauf qu'après ouverture de la trachée-artère et avant l'enfoncement du tube, plusieurs grammes d'une sécrétion de muqueuse visqueuse récupérés dans les poumons des chiens sacrifiés souffrant d'emphysb-e sont placés dans la trachée-artère du sujet afin d'adhérer à la paroi de la trachée-artère en dessous de l'ouverture. L'implantation de muqueuse simule la présence de sécrétions morbides de muqueuses qui bloquent le passage d'air et affaiblissent la respiration dans l'emphysème et dans l'asthme.Dans la période durant laquelle le chien respire l'air et puis l'oxygène pur avant le lavage, on observe que la respiration du sujet est laborieuse, la tension de vapeur de l'oxygène du sang artériel est diminuée et la tension de vapeur de l'anhydride carbonique du sang artériel est légèrement augmentée par rapport à la lecture normale, par suite d'une ventilation diminuée provoquée par le blocage partiel de la trachée- artère par l'implantation muqueuse. Durant le lavage, l'implantation muqueuse est retirée par petits morceaux de la trachée-artère} par rinçage avec le diéther effluent, et elle demeure en flottant à la surface du diéther dans le réservoir. Lors de l'achèvement du lavage, la muqueuse qui est retirée du chien par rinçage est récupérée à partir du réservoir à diéther et pesée. Une rdcpération sensiblement quantitative de la muqueuse implantée est cir.enue. Après lavage, la normalité de la fonction pulmonaire du chien est sensiblement semblable à celle du sujet canin ayant subi le lavage dans l'exemple 3. En plus du diéther de l'exemple 1, ntixporte lequel des diéthers saturés aliphatiques acycliques perfluorés suivants ayant 9 à 10 atomes de carbone peut castre employé comme liquide de trans port de gaz dans un lavage de l'appareil respiratoire de mammifères à sang chaud, selon le mode opératoire des exemples 3 et 4 ci-dessus. Diéthers perfluorés ayant la formule C9H20O2 (CF3)2CF0CF2CF2CF0CF(CF3)2 CF3CF2CF2CF2CF2O-CF2CF2OCF2CF3 CF3 CF3CF2CF2O9-0CF2CF2CF3 CF 3 CF3CF2CF2CF2CF20 -9FOC2F5 CF3 CF3CF2CF2CF20CF20CF2CF2CF2CF3 (CF3)3C-CF2OCF2CF2OC2F5 CF3O(CF2)7OCF3 (CF3) 3C-OCF2CF2OCF (CF3)2 CF C2F5OCF2 -9 -CF2CF20CF3 CF3 C2F5-OCFCF2CF2OCF(CF3)2 CF3 CF3(CF2)20CF2CF2CF2o(CF2)2CF3 CF3(CF2)20CF2CF2CF2CF20C2F5 C2F50CF2 ( CF2 ) 3CF2oC2F5 C2F5OCF2 (CF2) 4CF2OCF3 Diéthers perfluorés ayant la formule C10F22O2 CF3CF2CF2OCF2(CF2)2CF2OCF2CF2CF3 CF3OCF2(CF2)6CF2OCF3 CF3OCF2(CF2)5CF2OC2F5 (CF3)2CFOCF2(CF)4CF20CF3 (CF3)3CCF2OCF2CF2OCF2CF2CF3 CF3 (CF3)2CFOCF2CCF2OC2F5 CF3 CF3CF2CF2OCF2CFCFO2OCF2CF2CF3 CF3 CF3(CF2)4OCFCF2CF2OCF3 CF3 CF3(CF2)3OCF2O(CF2)4CF3 CF3(CF2)30,CFO(CF2)3CF3 CF3 CF3CF2OCF2(CF2)3CF2O(CF2)2CF3 CF3(CF2) 2OCF2CF2CF2O(CF2)3CF3 CF3(CF2)3OCF2CF2O(CF2)3 CF3 CF CF3(CF2)20C,O(CF2)2CF3 C2F5 La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'etre décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATION8 1 - Composition de lavage de l'appareisl respiratoire de maaiifres vivants à sang chaud avec une solution saturée d'un gaz contenant de l'oxygène moléculaire dans un agent liquide de lavage, caractérisée en ce que l'agent liquide de lavage est composé d'un dibther acyclique aliphatique saturé perfluoré ayant la formule empirique CnF2n + 2O2 dans laquelle n est un noire entier valant 9 à 10. 2 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le gaz contenant de l'oxygène moléculaire est de l'oxygè- ne moléculaire. 3 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le gaz contenant de l'oxygène moléculaire est de l'air. 4 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le gaz contenant de l'oxygène moléculaire est de l'air enrichi en oxygène moléculaire. 5 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le gaz contenant de l'oxygène moléculaire est un mélan- ge d'oxygène moléculaire et d'un gaz inerte choisi dans le groupe 50 composant d'azote moléculaire et d'anhydride carbonique. 6 - Composition selon la revendication 5, caractérisée en ce que le gaz inerte est de l'azote moléculaire. 7 - Composition selon la revendication 5, caractérisée en ce que le gaz inerte est de l'anhydride carbonique. 8 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le diéther a la formule développée (CF3)2CFoROCF(CF3)2 dans laquelle R est choisi dans le groupe se composant de -CF2CF2CF2- et -CF2CF2CF2CF2 -. 9 - Composition selon la revendication 8, caractérisée en ce que le diéther est (CF3)2CFOCF2CF2CF20CF(CF)2 10 - Composition selon la revendication 8, caractérisée en ce que le diéther est (CF3) 2CFOCF2CF2CF2CF2OCF (CF3)2