La prosente invention a pour objet une passerelle de travail suspendue, notamment destinée à être accrochée au sommet de la paroi d'une coque de réfrigérant. On précisera dès l'abord que la mise en oeuvre de la passerelle de travail selon l'invention n'est nullement limitée aux seules applications ayant pour objet des travaux de toute nature pratiqués sur des coques de tours de réfrigération. En effet, la pas- serelle de travail décrite ci-après offre un moyen économique, fiable et trèssouple d'emploi pour explorer une paroi plane ou courbe dans d'excellentes conditions de sécurité pour le personnel d'exploitation. Elle offre, entre autres, une solution très élégan- te au problème de la réfection, à la suite d'incidents, de la paroi d'une coque de réfrigérant de hauteur et de diamètre très importants.En effet, une brèche accidentelle dans une telle paroi impliquait jusqu'ici le lancement d'une passerelle entre les bords de la brèche, opération délicate à pratiquer généralement au moyen d'un hélicoptère. Dans le cas de réfrigérants classiques du genre hyperboloSde, la passerelle "sous-tend" l'arc dans lequel s'est déclarée la brèche, c'est-à-dire que, dans sa partie médiane, la passerelle est trop éloignée de la paroi réelle ou de son trajet pour que le personnel puisse opérer dans des conditions acceptables L'invention s'est donc posé le problème de créer une passerelle évitant les inconvénients ci-dessus, en offrant des possibilités d'intervention spatiale améliorées et une sécurité optimale. A cet effet, la passerelle de travail suspendue, notamment destinée à être accrochée au bord périphérique supérieur de la paroi d'une coque de réfrigérant, est caractérisée en ce qu'elle comporte, en combinaison, un cadre porteur adapté à être accroché audit bord supérieur et à être accolé à la paroi de ladite coque, cadre également adapté à recevoir en coulissement vertical une consde présentant deux mâchoires, l'une inférieure, l'autre supérieure, dont chacune définit une paire de bras latéraux respectivement alignés à l'horizontale sur une-même mâchoire et à la verticale entre mâchoires supérieure et inférieure, mâchoires entre chacune desquelles est monte pivotant autour d'un axe horizontal une traverse, ces deux traverses étant elles-mêmes adaptées à recevoir entre elles, pivotant autour d'un axe vertical, une pluralité de cages gigognes dont l'une extérieure et l'autre intérieure sont séparées par au moins une cage intermédiaire et qui sont susceptibles de déploiement et de repliement télescopique selon un axe sensiblement horizontal. Avantageusement, ledit cadre porteur comportant des montants latéraux parallèles verticaux réunis par des traverses horizontales et des contreventements intermédiaires, lesdits montants sont conformés à leur extrémité supérieure en potence affectant la forme d'un U inversé et permettant l'accrochage dudit cadre sur ledit bord face à l'une des parois. Ces caractéristiques de l'invention mettent en lumière certains des avantages s'y rattachant - mise en place plus aisée au moyen d'une grue par accrochage direct i un tronçon sain de la paroi - fiabilité de l'accrochage associée à une fixation sur la paroi - mobilité horizontale combinée de la passerelle par extension ou rétraction télescopique et par rotation permettant d'atteindre à volonté toute zone de la paroi, dans les limites de déploiement de la passerelle - mobilité verticale permettant d'explorer les bords d'une fissure ou d'une brèche. Selon une caractéristique de l'invention, ladite potence définit une plateforme de franchissement horizontale supérieure bordée de garde-corps, enjambant ledit bord de la coque et débouchant-- sur un escalier vertical longeant la paroi opposée de la coque et protégé par une crinoline ; il est, par ailleurs, prévu, à l'aplomb dudit escalier, une nacelle mobile le long de ladite paroi opposée, sensiblement sur la hauteur des montants du cadre porteur. Cet agencement offre un nouvel avantage, à savoir la possibilité d'accès à une zone de la face opposée de la paroi d'accrochage pour assurer en particulier la mise en place et le serrage des boulons traversants décrits ultérieurement, sans intervention d'un autre outil. Selon un mode de réalisation préférentiel, lesdits bras latéraux desdites mâchoires inférieure et supérieure sont munis chacun d'une pluralité de trous dont les centres sont situés sur des arcs de cercle de manière telle à être alignés deux par deux à l'hori- zontale au niveau d'une même mâchoire et à être diamétralement opposés deux par deux au niveau des bras alignés à la verticale de chaque côté de la console ; de plus, lesdites traverses présentent des tourillons latéraux adaptés à venir se loger dans des trous en alignement horizontal desdits bras et sont munies chacune d'un tou rillon central, l'un faisant face à l'autre et alignés selon un axe sensiblement vertical. Ce montage permet un maintien à l'horizontale des cages de la passerelle, ce qui est très important dans le cas de réfrigérants à paroi à inclinaison variable de part et d'autre de la verticale. D'autres caractéristiques visent des moyens de commande et de montage qui sont définis dans les revendications annexées. Les caractéristiques ainsi que les avantages qui en découlent ressortiront par ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple nullement limitatif d'une forme de réalisation de l'invention, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue d'ensemble en perspective de la passerelle de travail selon l'invention accrochée, à l'état déployé, à une paroi la figure 2 est une vue en perspective de la structure du cadre porteur (cages télescopiques enlevées) la figure 3 est une vue latérale des mâchoires du cadre porteur illustrant les possibilités de maintien à l'horizontale des planchers des cage s gigognes la figure 4 est une vue en perspective et coupe partielle des planchers des cages gigognes illustrant les moyens de glissement et de commande télescopique la figure 5 est une vue de détail latérale des moyens de commande de la figure 4 la figure 6 est une vue de dessus de la passerelle, plateforme de passage supérieur enlevée, pour illustrer les possibilités de positionnement vis-à-vis de la paroi de la coque. Avant de décrire la passerelle de travail selon l'invention, on précisera a) qu'il ne sera pas question ci-après de la technique des travaux proprement dits que la passerelle permet d'effectuer sur la paroi d'une coque de réfrigérant, technique d'ailleurs bien connue de l'homme de l'art b) que les commandes et les sécurités prévues peuvent faire appel à nombre de fluides ou de dispositifs connus en eux-mAmes et qui ne seront donc que partiellement évoqués ci-dessous dans le cadre de la description d'une forme de réalisation de l'invention. La figure 1 montre les ensembles constitutifs de la passerelle selon l'invention, à savoir : en t, le cadre porteur formant potence d'accrochage, en 2, la console coulissant le long du cadre 1 et en 3, les cages gigognes portées par la console 2. On décrira maintenant plus en détail ces divers ensembles, en commençant par le cadre porteur 1 suivant la figure 2. Ce cadre est constitué de montants latéraux profilés 4, 5 réunis par des traverses 6 et un contreventement 7, et façonnés à leur partie supérieure en potence d'accrochage 8 en forme de U inversé. A sa partie supérieure, cette potence est conformée en plateforme de franchissement 9 bordée de garde-corps 10 et débouche sur un escalier vertical à marches Il protégé par une crinoline 12. A l'aplomb de l'escalier 11, il est prévu une nacelle 13 accrochée à un câble 14 permettant, par un treuil (non représenté), le déplacement de la nacelle 13 le long de la paroi opposée de la coque. Cette nacelle est d'usage polyvalent mais intervient notamment pour le brélage du cadre porteur 1 à la paroi 15 (d'une coque de réfrigérant par exemple) au moyen de boulons, tels que 16 (figure1) traversant la paroi 15 et dont les écrous peuvent etre serrés à partir de la nacelle 13. Des anneaux de manutention 17 associés à la potence 8 du cadre porteur t permettent la pose et le déplacement de l'ensemble de la passerelle. La console 2 se compose de montants latéraux profilés 18, 19 que réunissent à leurs extrémités des mâchoires supérieure 20 et inférieure 21. Les montants 4, 5 du cadre 1 et ceux 18, 19 de la console 2 sont conformés de manière à assurer un encastrement coulissant vertical de la console sur le cadre. Dans l'exemple de réalisation de la figure 2, le coulissement est commandé par un système pignon 22, crémaillère 23 à entraînement manuel par-un mécanisme à roues dentées 24 et un volant 25, ledit système étant autobloquant pour interdire toute redescente de la console et des cages ; il va de soi que cette commande peut se faire par mise en oeuvre d'autres dispositifs motorisés, hydrauliques, pneumatiques ou électriques par exemple. En période de travail, la console 2 est bloquée en position sur le cadre 1 Par des serrages tels que 26, 27. Les mâchoires 20, 21 définissent respectivement des paires de bras 28 et 29, les ensembles étant consolidés par des contreventements 30, 31. Les bras 28, 29 sont munis d'une série de trous 32 dont les centres sont situés sur des arcs de cercle de telle manière - à être alignés deux par deux à l'horizontale au niveau de chaque paire de mâchoires 28, respectivement 29, à a être diamétralement opposés deux par deux au niveau des bras alignés à la verticale de chaque caté de la console 2. On reviendra ci-dessous à l'avantage découlant de cette disposition. Les trous 32 sont destinés à loger les tourillons d'extrémité 33 de deux traverses profilées 34, 35, l'une supérieure, l'autre inférieure entre lesquelles vient s'encastrer l'ensemble 3 des cages gigognes de la passerelle (figure 3). La figure 3 fait ressortir qu'en appariant convenablement de part et d'autre des mâchoires, dans les plans verticaux respectifs, les paires de trous 32 recevant les tourillons 33 des traverses 34, 35, les côtés 36, 37 et 38 de l'ensemble 3 peuvent être maintenus respectivement verticaux et horizontaux pour une large gamme d'inclinaison sur la verticale de la console 2, c'est-à-dire dans le cas d'un accolement à une paroi elle-même inclinée, dans un sens ou dans l'autre, sur la verticale. Les traverses 34, 35 comportent des tourillons centraux 39, 40 se faisant face et assurant le montage avec latitude de pivotement à l'horizontale de l'ensemble 3 des cages gigognes de la passerelle. Ainsi qu'il ressort de la figure 1, chacune des cages 41, 42 43 comporte une armature de poutrelles désignée par 44 dans son ensemble et définissant un plancher 45, un plafond 46 et des gardecorps 47. C'est la cage extérieure 41 qui loge les tourillons de montage 39, 40. Les cages 41, 42 et 43 étant dimensionnées de manière à permettre leur coulissement l'une dans l'autre, les figures 4 et 5 illustrent l'une des possibilités de cet emboîtement. Entre les traverses 48, 49, 50 et les montants 51, 52 53 des cages 41 (extérieure), 42 (intermédiaire) et 43 (intérieure) sont disposées des plaques de glissement 54 (horizontales) et 55 (verticales), ces dernières pouvant comporter un dispositif de réglage et de rattrappage non représenté. Les cages mobiles 42 et 43 sont équipées sur la face inférieure de leur plancher 45 de crémaillères filantes 56 susceptibles de coopérer avec des pignons 57, 58 tournant sur des axes 59, ff solidaires des planchers des cages associées. La figure 4 montre la commande manuelle 61 permettant de déplacer la cage intermédiaire 42 par rapport à la cage extérieure 41. On soulignera que, dans le but de limiter la charge appliquée aux pignons 57, 58 par les crémaillères 56 par suite de la flexion engendrée par le poids des cages en position déployée, les axes 59, 60 sont montés sur blocs en caoutchouc 62, tolérant un léger déplacement vertical (dans le sens des flèches F). Le déplacement relatif de la cage intérieure 43 dans celle intermédiaire 42 s'effectue de façon semblable ; ainsi qu'on l'a précisé plus haut, ces commandes peuvent être mécanisées et centralisées au niveau d'un pupitre de commande monté, par exemple, dans la cage intérieure 43. La figure 6 montre en traits pleins et mixtes plusieurs positions en rotation autour des tourillons verticaux 39, 40 de l'ensemble des cages 3, l'angle de rotation et la course de déploiement télescopique permettant d'atteindre commodément, dans les limites dimensionnelles de la passerelle, une zone donnée de la paroi 15 qui peut être explorée verticalement par le jeu du coulissement de la console 2 sur le cadre porteur 1. La cage extérieure 41 est munie d'un dispositif (non représenté) assurant le déplacement en rotation de l'ensemble des cages 3 et son blocage en position de travail ; un tel dispositif pourrait être constitué par un vérin à vis irréversible - manuel ou motorisé - disposé entre le montant de la cage 41 et un montant latéral profilé 18 ou 19 de la console 2. Il va de soi que le déploiement des cages gigognes 41, 42, 43 peut parfaitement être prévu dans les deux sens si la passerelle est, par exemple, accrochée entre des surfaces à contrôler ou à réparer. A titre purement indicatif, on signalera qu'en pratique les cages seront prévues pour un encombrement moyen en longueur de l'ordre de 6 m à l'état replié et de l'ordre de 12 m à l'état déployé. ces valeurs pouvant être adaptées au problème à résoudre. Les divers éléments seront réalisés dans les métaux appropriés, de préférence alliages légers sous leurs différentes formes. La passerelle selon l'invention, dont on vient de décrire l'une des formes de réalisation, se prête à de nombreuses variantes d'exécution et de commande qui demeurent toutes comprises dans le cadre de la protection requise. R E V E N D I C A T I O N S 1. Passerelle de travail suspendue, notamment destinée à être accrochée au bord périphérique supérieur de la paroi d'une coque de réfrigérant, caractérisée en ce qu'elle comporte, en combinaison, un cadre porteur adapté à être accroché audit bord supérieur et à être accolé à la paroi de ladite coque, cadre également adapté à recevoir en coulissement vertical une console présentant deux mâchoires, l'une inférieure, l'autre supérieure, dont chacune définit une paire de bras latéraux respectivement alignés à l'horizontale sur une même mâchoire et à la verticale entre mâchoires supérieure et inférieure, mâchoires entre chacune desquelles est montée pivotant autour d'un axe horizontal une traverse, ces deux traverses étant elles-mêmes adaptées à recevoir entre elles, -pivotant autour d'un axe vertical, une pluralité de cages gigognes dont l'une extérieure et l'autre intérieure sont séparées par au moins une cage intermédiaire et qui sont susceptibles de déploiement et de repliement télescopique selon un axe sensiblement horizontal. 2. Passerelle de travail selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit cadre porteur comportant des montants latéraux parallèles verticaux réunis par des traverses horizontales et des contreventements intermédiaires, lesdits montants sont conformés à leur extrémité supérieure en potence affectant la forme d'un U inversé et permettant l'accrochage dudit cadre sur ledit bord face à l'une des parois. 3. Passerelle de travail selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que lesdits montants sont accolés à ladite paroi en vis-à-vis au moyen de boulons disposés à distance le long des montants et traversant ces derniers ainsi que la paroi de la coque. 4. Passerelle de travail selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que ladite potence définit une plateforme de franchissement horizontale supérieure bordée de garde-corps, enjambant ledit bord de la coque et débouchant sur un escalier vertical longeant la paroi opposée de la coque et protégé par une crinoline. 5. Passerelle de travail selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'il est prévu, à l'aplomb dudit escalier, une nacelle mobile le long de ladite paroi opposée, sensibement sur la hauteur des montants du cadre porteur. 6. Passerelle de travail selon une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'il est prévu un système auto bloquant à crémaillère et pignon adapté à assurer un déplacement en va-et-vient de la console le long du cadre porteur et à empêcher sa redescente. 7. Passerelle de travail selon une quelconque des revendications 7 à 6, caractérisée en ce que lesdits bras latéraux desdites mâchoires inférieure et supérieure sont munis chacun d'une pluralité de trous dont les centres sont situés sur des arcs de cercle de manière telle à être alignés deux par deux à l'horizontale au niveau d'une même mâchoire et à être diamétralement opposés deux par deux au niveau des bras alignés à la verticale de chaque côté de la console. 8. Passerelle de travail selon une quelconque des revendications t à 7, caractérisée en ce que lesdites traverses présentent des tourillons latéraux adaptés à venir se loger dans des trous en alignement horizontal desdits bras et sont munies chacune d'un tourillon central, l'un faisant face à l'autre et alignés selon un axe sensiblement vertical. 9. Passerelle de travail selon une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que lesdites cages gigognes extérieure, intérieure et intermédiaire sont constituées chacune de longerons d'armature définissant et supportant un plancher, un plafond et des garde-corps latéraux, les longerons en vis-à-vis des cages respectives étant adaptés à coopérer entre eux par glissement. 10. Passerelle de travail selon la revendication 9, caractérisée en ce que ladite cage extérieure est munie, au niveau de son plancher et de son plafond, d'alésages adaptés à loger lesdits tourillons centraux desdites traverses. 11. Passerelle de travail selon la revendication 9 ou 10, caractérisée en ce qu'il est prévu entre lesdits longerons d'armature respectifs desdites cages gigognes des plaques de glissement horizontales et latérales. 12. Passerelle de travail selon la revendication 11, caractérisée par un moyen de réglage de la pression d'application desdites plaques de glissement latérales. 13. Passerelle de travail selon une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisée par un moyen de commande connu en soi assurant le déploiement et le repliement desdites différentes cage s gigognes les unes par rapport aux autres. 14. Passerelle de travail selon la revendication 13, caractérisée en ce que ledit moyen est constitué d'une crémaillère filante longitudinale médiane rapportée au plancher de chacune desdites cages intérieure et intermédiaire et adaptée à coopérer avec une roue dentée montée à l'une des extrémités de la cage à l'intérieur de laquelle l'autre est susceptible de coulisser. 15. Passerelle de travail selon la revendication 14, caractérisée par un montage desdites roues dentées sur des axes tournant dans des paliers susceptibles de déformation élastique. 16. Passerelle de travail selon la revendication 14 ou 15, caractérisée en ce qu'il est prévu un moyen de commande en rotation desdites roues dentées. 17. Passerelle de travail selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce qu'il est prévu un moyen colla en soi permettant le déplacement en rotation autour dudit axe vertical de l'ensemble desdites cages gigognes. 18. Passerelle de travail selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisée en ce qu'il est prévu des moyens connus en eux-mêmes pour bloquer en position lesdites cages gigognes dans leur ensemble et séparément l'une par rapport à l'autre.