Il est connu de récupérer l'hydroxyde de zinc Qu l'oxyde de zinc hydraté par filtration d'une suspension diluée de celui-ci. Par exemple, le brevet D.T. n" 1.086.856, le brevet US nO 3.380.804 et le brevet GB n 678.462 décrivent la récupération du zinc à partir des bains de filage de viscose et des liqueurs de traitement utilisées dans ce procédé. Le brevet GB décrit d'une part l'addition d'un mélange de chaux et de soude caustique à une liqueur résiduaire de traitement à la viscose pour neutraliser d'abord l'acide et ensuite précipiter le zinc sous forme d'hydroxyde de zinc1 et d'autre part l'utilisation de la soude caustique seule à cette fin.La température choisie est égale à 600c avec un saxi- mut de 90 C, comme le prévoit la description du brevet GB 678.462. Le brevet DT 1.086.856 a pour objet un procédé dans lequel une grande quantité d'eau très douce est présente pendant la précipitation de l'hydroxyde de zinc de telle sorte que la préci pitation s'effectue .'sans prcilpitatin simult9 de sulfate et de carbonate de calcium. Après décantation, la boue résultante est-chauffée "au-dessus de 600C et de préférence à 100"C ou plus" puis on filtre à chaud ; "la vitesse de filtration est multipliée alors par un facteur compris entre deux et cinq".Le brevet US 3.380.804 fait état d'un procédé d'échange de cations pour récupérer le zinc d'une liqueur de traitement de viscose. Parmi les autres procédés de récupération du zinc à partir de suspensions résiduaires, on mentionnera le séchage accompagné d'une calcination, ltextraction chimique, la compression et la séparation électrolytique. Les procédés précités sont considérés actuellement comme trop onéreux pour en permettre l'utilisation compétitive dans l'industrie de la rayonne.Toutefois,il est devenu impératif de soumettre les effluents résiduaires de cette nature à un nouveau traitement pour empêcher le déversement par débordement des déchets neutralisés stockés dans des bassins en plein air vers les rivières, les cours d'eau et aussi les eaux souterraines. En conséquence, l'invention a pour objet principal une installation et un procédé économiquement rentables de ré cupération d'un composé de zinc plus utile à partir d'une liqueur résiduaire neutralisée provenant du procédé à la viscose de fabri cation des filaments de rayonne, liqueur qui contient de l'oxyde de zinc hydraté. L'invention concerne également un procédé par lequel on traite la liqueur résiduaire contenant de l'oxyde de zinc hydraté floculant pour obtenir un changement des caractéristiques de filtration de l'oxyde de zinc, grSce à quoi les matières solides retiendront moins d'eau lors de la récupération. Pour répondre à ces besoins ainsi qu'à certains autres, l'invention prévoit d'élever la température de la liqueur résiduaire neutralisée au moins à 1250C environ sous une pression élevée suffisante pour empêcher la perte d'eau à partir de la liqueur et pendant une durée adéquate pour réduire la teneur en eau d'hydratation dans l'oxyde de zinc hydraté, puis de récupérer les matières solides filtrables. La température minimale d'environ 1250C est obligatoire pour obtenir une diminution de la teneur en eau d'hydratation de l'oxyde de zinc hydraté dans la suspension. On préfère, sur le plan de l'obtention des résultats optimaux dans l'installa- tion, que la température de la suspension soit maintenue entre environ 16onc et 1800C, pendant 10 minutes environ. La façon la plus pratique d'atteindre ce résultat consiste à injecter de la vapeur d'eau dans la suspension placée dans un récipient sous pression. On peut cependant envisager d'autres moyens de chauffage de la suspension dans un récipient sous pression. La durée minimale de traitement est déterminée par les limitations propres aux installations classiques pressurisées, installations qui exigent un certain temps pour l'injection de la chaleur ou de la vapeur d'eau, un certain temps de traitement et aussi un laps de temps pour rétablir la pression dans l'instal latin En général, la durée optimale de traitement de la suspension est d'environ 10 minutes lorsque la température est comprise dans l'intervalle le plus efficace. L'expression "pression élevée suffisante pour empEeher la perte d'eau de la suspension" englobe des techniques dans lesquelles une certaine quantité d'eau peut s'échapper du système sous pression qu'on maintient au moins à la température minimale prescrite. Cependant, une quantité suffisante d'eau doit rester pour jouer le ralle d'un solvant des impuretés hydrosolubles dans le système en plus de celles retenues par l'oxyde de zinc au cours de la filtration. Le procédé selon l'invention sert avantageusement à récupérer une solution utile de sulfate de zinc à partir de la liqueur de traitement résiduaire provenant d'un procédé à la viscose de fabrication de la rayonne. La liqueur résiduaire d'un procédé à la viscose de fabrication de rayonne contient nor salement de l'acide sulfurique, du sulfate de sodium, des petites quantités de sulfate de zinc et des impuretés provenant des contacts avec les appareils de traitement. On traite la liqueur résiduaire recueillie avec une quantité suffisante de chaux rCa (OH) 7 pour neutraliser l'acide et convertir le sulfate de zinc en hydroxyde de zinc.En variante, on peut utiliser de la chaux et de la soude caustique comme décrit dans le brevet GB nO 678.462 pour neutraliser la suspension et en élever le pH. On fait passer la suspension d'hydrate de zinc à travers un clarificateur où la boue se dépose et un effluent pratiquement limpide est rejeté. Sur la figure unique du dessin annexé, qui est un schéma général de 1 'appareil de lono & n, la boue provenant d'un clarificateur 1 peut être renvoyée directement dans l'appareil de traitement ou peut Etre provisoirement stockée dans des bassins en vue d'un traitement ultérieur. Dans tous les cas, la suspension qui contient environ 1 à 10% et, de préférence, I à 4% de matières solides dont la majeure partie (habituellement 40 à 60% en poids) est constituée par de l'hydroxyde de zinc, est d'abord préchauffée par passage à travers un échangeur de chaleur 2, après quoi elle arrive dans un récipient sous pression 4 dans lequel on injecte de la vapeur surchauffée par la canalisation 6. Après la durée de séjour nécessaire pour le récipient 4, la boue repasse par l'échangeur de chaleur 2 et ensuite est envoyée dans un filtre sous pression 8. Le tourteau de filtrage provenant du filtre 8 est transféré dans une cuve 10 de mélange avec un acide dans laquelle l'acide sulfurique est admis par une conduite 12. Le filtrat provenant du filtre 8 est soutiré par une conduite 9. On forme une solution de sulfate de zinc contenant du sulfate de calcium, des substances organiques (en provenance de la cellulose) et du sulfate ferreux et on la pompe vers un filtre sous pression 14 dont le tourteau de filtrage est rejeté au rebut par la canalisation 15 alors que le filtrat est dirigé vers un récipient mélangeur 16 par une conduite 17. Un agent oxydant, par exemple du peroxyde d'hydrogène, et un régulateur de pH, par exemple l'hydroxyde de sodium, sont admis respectivement dans le récipient mélangeur par les conduites 18 et 20. Après le mélange, on pompe la solution de sulfate contenant de l'hydroxyde ferrique filtrable vers un filtre sous vide 22 et on soutire le précipité de fer par la canalisation 21.On peut à ce stade pomper la solution récupérée de sulfate de zinc par une conduite 23 vers un réservoir provisoire ou directement vers les bains de traitement de la viscose. Le procédé ci-dessus n'a été décrit qu'avec un nombre minimum de stades et il est évident qu'on peut le mettre en oeuvre en incorporant des appareils et des étapes supplémentaires. Par exemple,des réservoirs ou des cuves intermédiaires peuvent être interposés entre les divers appareils de traitement et, d'autre part, les suspensions et les solutions peuvent etre recyclées pour améliorer les rendements ou obtenir des produits plus purs. L'incorporation d'un stade de chauffage de la suspension d'hydrate sous -pression permet avantageusement d'obtenir un oxyde de zinc dont les caractéristiques de filtration ont été modifiées de telle sorte que les matières solides filtrées contiennent beaucoup moins d'eau. Ceci permet l'enlèvement d'une quantité beaucoup plus importante d'impuretés hydrosolubles pendant la filtration. De plus, pour obtenir une solution de sulfate de zinc ayant la concentration désirée par addition d'acide sulfurique au tourteau de filtrage, la quantité d'énergie calorifique nécessaire pour assurer l'élimination par ébullition de l'eau en excès est faible ou même nulle. On voit donc que ce stade est nécessaire pour rendre le procédé économique. Les exemples suivants, dans lesquels toutes les proportions sont exprimées en poids, servent à illustrer l'inven- tion sans aucunement en limiter la portée EXEMPLE 1 On chauffe dans un réacteur sous pression d'une capacité de 7,5 litres, par injection directe de vapeur d'eau à diverses températures et sans aucune perte de liquide de la boue, une liqueur de traitement à la viscose de la rayonne, liqueur qui a été neutralisée à la chaux et qui est sous forme d'une boue contenant environ 4% de matières solides floculantes dont environ 50% sont constitués d'hydroxyde de zinc. A la fin de chaque traitement, on supprime la pression pour la rétablir à la valeur atmosphérique, cette opération durant environ 10 minutes. On refroidit la boue traitée et on détermine ensuite sa caractéristique de filtration à la température ambiante. Pour ce faire la boue refroidie est filtrée sur un filtre en papier tel que par exemple le papier filtre Whatmann n" 40, sur un Buchner de type courant (par exemple de 10 cm de diamètre). On poursuit la filtration au-delà du stade de fissuration du gâteau de filtration et on l'arrête lorsqu'on ne constate plus de fissuration supplémentaire, pendant que la boue se trouve à une tempé- rature bien inférieure à 100 C (par exemple à la température am- biante de 250C), sous le vide produit par un aspirateur usuel de laboratoire (effet de succion créé par un courant d'eau s'écoulant dans un venturi. Dans chaque cas la quantité de boue placée dans l'entonnoir de Buchner est telle qu'on obtient 4g de matière sèche. On détermine par analyse la teneur en éléments solides du gâteau de filtration en le séchant dans un four à 1050C, Le pourcentage d'éléments solides, calculé par rapport au poids du gâteau de filtration, repr8sente la "caractéristique de filtration à la température ambiante". L'effet de la température lors du traitement à la vapeur ainsi que la durée du traitement par rapport à la caractéristique de filtration à la température ambiante est mis en évidence dans le tableau suivant,qui montre que ladite caractéristique est augmentée de plus de 50%, par exemple de 100%, 200 ou davantage et atteint une valeur supérieure à 30, par exemple 35 ou plus à une pression de l'ordre de 7 à 9 kg/cm2 ou supérieure. TABLEAU Température de vapeur ("C) Durée (mn) Caractéristique de fil tration à la températu re ambiante exprimée en % solides Ambiante (pas de traitement à -la vapeur) -- 7,7 138 (2460 g/cm2) 240 28,0 148 (3515 g/cm2) 45 10,6 160 (5275 g/ci2) 10 14 - 14,5 20 14,5 - 16 n 3 21 - 26 45 31,5 - 32,5 170 (7030 g/cm2) 10 21 - 21,5 20 26,5 - 27,5 ts 30 37,5 n 40 35 178 (8790 g/cm2) 10 35,5 20 34 > 5 n 30 33,5 - 36,5 45 34 - 34,5 EXEMPLE 2 On neutralise une liqueur de traitement à la viscose destinée au rebut en utilisant une quantité de chaux tCa (OH)2] suffisante pour convertir le sulfate de zinc en hydroxyde de zinc.On transfère la suspension résultante dans un clarificateur et la boue provenant de ce clarificateur contient 1 à 2% de matières solide floculantes dont 50% environ sont constitués d'hydroxyde de zinc.On poMpe ce produit en continu vers une cuve intermédiaire et ensuite à travers un échangeur de chaleur pour préchauffer le produit. On pompe ensuite la boue dans une cuve de traitement où on la soumet à la vapeur d'eau sous une pression de 10,5 bars (1860C) pendant 10 minutes.La température de la boue atteint environ 17100. On pompe la boue à travers l'échan- geur de chaleur pour transmettre la chaleur à la boue nouvellement admise et ensuite on pompe la boue refroidie dans une cuve de contre-foulement d'où on la pompe vers un filtre sous pression qui élimine la majeure partie des matières solides filtrables. On peut recycler I'effluent du filtre sous pression ou bien on peut lten- voyer directement à l'égout alors que les matières solides filtrées sont déposées dans un réacteur avec l'acide, réacteur qui est muni d'un agitateur mécanique.On introduit dans ce réacteur de l'acide sulfurique à la concentration requise en une quantité suffisante pour obtenir une solution de sulfate de zinc dont la concentration est égale à 30. On pompe cette solution vers une cuve intermédiaire et ensuite dans un filtre sous pression. On peut périodiquement reformer une nouvelle suspension avec les matières solides filtrées et contenant des résidus de sulfate de zinc et, pour cela, on renvoie ces matières solides dans un autre mélangeur où on forme une suspension qui revient dans le filtre sous pression. Finalement, les matières solides telles que le sulfate de calcium et les substances organiques sont rejetées. Pour éliminer le fer dont la présence est nuisible pour les procédés à la viscose, on transfère le filtrat provenant du filtre sous pression dans une cuve de mélange de la solution et on ajoute des quantités suffisantes d'hydroxyde de so dium et de peroxyde d'hydrogène pour convertir le sel ferreux en hydroxyde ferrique. On élève le pH de la solution à 5 par addition d'hydroxyde de sodium. La durée de séjour dans la cuve de mélange est suffisante pour permettre la coagulation de pratiquement la totalité de l'oxyde de fer en particules filtrables. On transfère la solution dans un filtre rotatif sous vide où la teneur en fer de la solution est abaissée à la valeur désirée, par exemple environ 100 ppm. La solution de sulfate de zinc est maintenant prête à être réutilisée dans un procédé de production de la rayonne à la viscose. On utilise avantageusement une température de vapeur d'eau allant d'environ 175 à 1900C ou de la vapeur d'eau sous une pression d'environ 9 à 10,5 bars pendant le laps de temps préféré en vue de chauffer la suspension à une température de 160 à 1800C. Comme il a été montré ci-dessus,le traitement thermique selon l'invention permet de réduire la teneur en oxyde de zinc hydraté dans l'eau d'hydratation. Cette diminution peut être mise en évidence de façon commode par un spectre de rayons X de la boue elle-mme avant et après le traitement thermique. EXEMPLE III La boue utilisée comme matériau de départ dans le présent exemple a été extraite du réservoir de boue d'une usine de fabrication de rayonne dans lequel cette boue avait été accumulée pendant une période prolongée. Une partie aliquote de cette boue non traitée a été analysée; pour ce faire, on l'a tout d'abord filtrée (200 ml de boue donnant l0,9g de gâteau de filtration), puis on a séché ledit gâteau dans un four à 1050C (l0,9g non séchés correspondaient à 1,2g de matière sèche, la teneur en solides du gâteau de filtration était donc égale à 11%), et enfin on a déterminé par analyse la teneur du résidu solide en Zn et Ca (du,4% Zn et 3,oit de Ca). On a fait subir à une autre partie aliquote de boue non traitée un traitement par la chaleur à 1700C pendant 20 minutes dans un autoclave sous pression en acier inoxydable, puis on a refroidi lentement et on a filtré. Le gâteau de filtration avait une teneur en éléments solides égale environ à 35%, et ce résidu solide contenait 39,6% de Zn et 3,5% de Ca. Les éléments solides de la boue humide ont été examinés par diffraction aux rayons X, avant et après le traitement par la chaleur. Le spectre de rayons X a révélé la présence de fortes concentrations de composants non cristallins dans le matériau n'ayant pas été soumis au traitement par la chaleur. Ceci a été mis particulièrement en évidence par la dispersion large, diffuse et intense entre 1,6 et 6 . Les composants cristallins observés étaient constitués principalement par du sulfate de calcium dihydraté (CaS04, 2H20) et de petites quantités d'hydroxyde de zinc cristallin (Zn (OH)2). Le spectre de rayons X correspondant au matériau traité par la chaleur a révélé la présence d'oxyde de zinc cristallin (ZnO), de sulfate de calcium dihydraté cristallin (CaS04,2H20) et d'hydroxyde de zinc cristallin (Zn(OH)2). Les concentrations en oxyde de zinc et en sulfate de calcium dihydraté étaient relativement plus élevées que la concentration en hydroxyde de zinc. La concentration observée des composants non cristallins était inférieure à la concentration correspondante dans l'échantillon avant le traitement par la chaleur. Les spectres ont été obtenus avec un dispositif de diffraction de poudres par rayons X "Norelcotl, modèle X R G 3000 opérant avec la radiation Kc( du cuivre et utilisant un cristal à lame courbe monochromatique, sous une tension de 50 kV avec une intensité de 20 mA; la largeur de fente était égale à 1", un détecteur solide de scintillation étant relié à un compteur de vitesse, opérant à 1" par minute. Les composants cristallins ont été identifiés en comparant les pics de diffraction observés et leurs intensités relatives avec des spectres étalons tels que ceux réalisés par le "Joint Committee on Powder Diffraction Standards". La description ci-dessus du procédé a mis en évidence la présence de sulfate de calcium durant le procédé. Ainsi,dans l'exemple II on sépare par filtration les éléments solides organiques ou sous forme de sulfate de calcium de la solution de sulfate de zinc et on les rejette en tant que déchets. Le procédé est effectif lorsque les composés du calcium (tels que le sulfate ou le carbonate de calcium) sont présents dans la boue avant, pendant et après le traitement par la chaleur.En fait, le procédé a manifesté une utilité particulièrement grande lorsque de tels composés sont présents (ce qui est le cas le plus souvent dans les boues d'hydroxyde de zinc obtenues par précipita- tion avec de la chaux), car contrairement au procédé décrit dans le brevet DT 1.086.856, le procédé ne requiert pas d'étapes coûteuses telles que la dilution par de grandes quantités d'eau douce, la mise en oeuvre dans des équipements de grandes dimensions (dues à la dilution) et la nécessité de disposer de grandes quantités d'eau pour la dilution. Comme il a déjà été mentionné, la teneur en Zn (OH)2 des constituants solides de la boue est comprise en général entre 40 et 60% en poids, d'autres ingrédients solides complétant à 100.Deux analyses caractéristiques, très appro ximativessdes éléments solides insolubles de la boue de départ ont donné les résultats suivants : a) 57% Zn (OH)2 (en séchant à 1100C pendant environ 16 heures), 9 ZnS (en admettant que tous les sulfures présents se trouvent sous forme de ZnS), 1% Fe(OH)2, 7% CaS04,2H20, 16 de cellulose, 4% au total sous forme de A1203, SiO2, MgO; b) 38% Zn (OH)2, 9 ZnS, 1% Fe(OH)2, 38% CaSOg.2H20, 12% de cellulose, 3% au total sous forme de Au203, SiO2, MgO. Ces analyses ont été effectuées sur des échantillons provenant de divers récipients ou réceptacles qui contenaient de la boue stockée depuis des années provenant d'usines de fabrication de rayonne. Les teneurs en zinc et en calcium des solides insolubles dans ces réceptacles étaient égales à environ 44 de Zn et 1,5 de Ca, dans un des échantillons et environ 31% de Zn et 9% de Ca dans l'autre. La concentration moyenne en solides dans les boues de ces réceptacles variait en fonction de la profondeur à laquelle l'échantillon était pris, certains échantillons présentaient une teneur en solides égale à 3% eut d'autres atteignaient presque 7%. Le pourcentage en éléments solides a été déterminé de façon classique en séchant à poids constant à une température égale environ à 1050C. I1 est également possible selon la présente invention de chauffer une boue traitée, préalablement préconcentrée, par exemple dans un clarificateur ou dans un filtre tel un filtre à disque,dans lesquels il est possible de pré-concentrer jusqu a une teneur égale environ à 15% en éléments solides; à cette concentration, cette boue ne peut plus être pompée par des installations de pompage traditionnelles, mais elle peut être amenée vers et dans la zone de traitement par tous les moyens de transport appropriés tels que par exemple un transporteur à vis. Comme il a été montré à l'exemple 1 et comme il a été décrit ci-dessus, le traitement par la chaleur permet d'obtenir des gâteaux de filtration ayant une teneur en éléments solides comprise entre environ 35 et 40%. Lorsqu'on traite lesdits gâteaux de filtration avec de l'acide sulfurique concentré, on obtient une solution de sulfate de zinc présentant une concentration relativement forte en ZnS04 (par exemple environ 30fui); la teneur de la solution en sulfate de calcium est très faible, inférieure à 0,2%,et par exemple égale à 1300 ppm. Comme le montre l'exemple 1, les effets dépendent de la durée et de la température. Ainsi, lorsque la température de la vapeur est égale à 1380C, le pourcentage en solides dans le gâteau de filtration n'est égal qu'à 28%, même après une durée de traitement égale à 240 minutes. Lorsque la température de la vapeur est égale à 1600C, le temps nécessaire pour atteindre une teneur en solides égale à 28% n'est que de 30 à 45 minutes; une température de vapeur égale à 17O0C le temps nécessaire n'est que peu supérieur à 20 minutes (par interpolation) alors que pour une température égale à 178"C la durée est nettement inférieure à 10 minutes.Comme il a été précisé ci-dessus, la durée minimale de traitement est déterminée par les limites des dispositifs pressurisés conventionnels qui exigent un certain temps pour le chauffage, une certaine durée pour le traitement et encore un certain laps de temps pour rétablir la pression. Les résultats de l'exemple 1 montrent que pour une température appropriée, supérieure à 170"C, la durée minimale de traitement n'est pas déterminée par les exigences de la réaction elle-m"eme. I1 est donc certain qu'en utilisant des échangeurs de chaleur et des réfrigérants appropriés, il est possible de réduire le temps de séjour à une durée inférieure à 5 minutes au-dessus de 1250C. Un exemple réalisé en laboratoire d'un procédé opérant pendant une durée aussi courte est indiqué ci-dessous. EXEMPLE IV On remplit sur une longueur égale environ à 3,5 cm des tubes de verre ayant un diamètre intérieur de 2,5 mm, un diamètre extérieur de 4 mm et une longueur égale à 6 cm, avec de la boue non traitée telle que décrite dans l'exemple III, et on scelle ces tubes à une longueur de 5 cm.Les tubes pleins sont disposés dans des logements (6 mm de diamètre, 8 cm de profondeur) d'un bloc en aluminium maintenu à 200 C. Dans un premier essai, on enveloppe un des tubes dans une feuille d'aluminium, on le laisse dans son logement 3 minutes puis on le plonge rapidement dans l'eau froide. En laissant le tube reposer verticalement pendant 10 minutes, une couche claire, d'environ 8 mm, apparaît dans le fond; il ne se forme rien de semblable dans le tube non chauffé meme après un repos plus prolongé. Dans un second essai, les tubes contenant la boue non traitée sont disposés (sans feuille d'aluminium) dans les logements pendant 4 minutes puis refroidis dans l'eau froide pendant environ 20 secondes. I1 se forme une couche claire surnageante en 5 minutes. On centrifuge les tubes pour accélérer la sédimentation, et on analyse par rayons X les éléments solides humides comme dans l'exemple III; des résultats similaires sont obtenus. Comme l'indiquent les exemples I et II cidessus, il est avantageux de refroidir la boue traitée quelque peu avant la filtration, ou de façon plus générale d'effectuer un traitement pour séparer les solides du liquide, par exemple par centrifugation. I1 est ainsi possible d'effectuer l'étape de séparation avec des appareils ne possédant pas une résistance particulièrement importante dans le domaine des températures utilisées lors du traitement thermique. Selon l'invention, il est néanmoins possible d'effecteur la filtration sans refroidissement préalable et de ne refroidir qu'ultérieurement. La boue traitée par la chaleur se sépare parfois rapidement à la température ambiante ce qui entraine la formation d'une couche supérieure aqueuse claire: ceci est par exemple le cas lorsque la teneur en éléments solides est assez faible; parfois, une telle séparation n' est pas observée et, en fait, la formation de ladite couche s'effectue au plus vite, tout au moins au début dans la boue non traitée, la couche supérieure correspondant à une boue traitée étant trouble. REVENDICATIONS 1. Procédé permettant d'améliorer les caractéristiques de filtration de matières solides dans une liqueur résiduaire neutralisée provenant d'un procédé à la viscose de fabrication de fils de rayonne et contenant de l'oxyde de zinc hydraté, ledit procédé consistant à élever la température de la liqueur résiduaire neutralisée et à traiter ensuite cette liqueur pour en récupérer les matières solides filtrables y compris l'oxyde de zinc hydraté, caractérisé en ce qu'on élève la température de ladite liqueur résiduaire au moins à 1250C sous une pression élevée suffisante pour empocher pratiquement toute perte d'eau de la liqueur résiduaire jusqu'à ce que la caractéristique de filtration à la température ambiante de la liqueur résiduaire neutralisée soit augmentée d'au moins 50fui. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on établit la température élevée de la liqueur résiduaire en injectant de la vapeur d'eau sous pression dans ladite liqueur. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que la caractéristique de filtration est augmentée d'au moins 100fui. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la caractéristique de filtration est augmentée d'au moins 200fui. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on -introduit la vapeur d'eau sous une pression d'au moins 7 kg/cm2 jusqu'à ce que la caractéristique de filtration soit augmentée quatre ou cinq fois. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on neutralise la liqueur résiduaire avec de la chaux. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on traite les matières solides sur le filtre avec de l'acide sulfurique en solution aqueuse et en une quantité suffisante pour convertir sensiblement la totalité de l'oxyde de zinc en sulfate de zinc. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on filtre la solution de sulfate de zinc et on récupère le filtrat. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu on oxyde les ions ferreux dans la solution de sulfatede zinc en ions ferriques,on règle le pH de la solution pour précipiter l'hydroxyde ferrique et on sépare l'hydroxyde ferrique de la solution. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on recycle au procédé à la viscose le filtrat sensiblement exempt de fer et d'oxyde.