La présente invention concerne les flaconnages divers destinés à contenir des produits pharmaceutiques toxiques ou des produits chimiques dangereux liquides ou solides, acides ou alcalins, volatils ou non. I1 est nécessaire que de tels récipients ne puissent etre ouverts par les jeunes enfants; d'une manière générale, il n'en est pas ainsi avec les bouchons actuellement utilisés; par ailleurs l'emploi d'armoires spéciales, où l'on range ces récipients et que les usagers négligent souvent de fermer à clef, n'assure pas complètement cette protection contre la curiosité malsaine de certains enfants. ija présente invention est relative à une fermeture simple qui apporte une solution efficace à ce problème important de sécurité; elle peut etre appliquée à tous tubes, flacons ou bouteilles usuels, en métal, en matière plastique ou en verre. Elle a pour objet une fermeture de sécurité et d'étanchéité pour flaconnage de toute sorte caractérisée en ce qu'elle est formée par deux pièces séparables, d1une part un bouchon qu'il n'est plus possible de retirer sans un outil spécial après son enfoncement et d'autre part une coiffe amovible manuellement, le bouchon et la coiffe étant façonnés de telle sorte qu'une manipulation appropriée les rende provisoirement solidaires l'un de l'autre, et que la coiffe constitue l'outil nécessaire au débouchage. Selon une forme de réalisation de l'invention, la solidarisation provisoire du bouchon et de la coiffe se fait par enlèvement, retournement et accrochage de la coiffe sur le bouchon par encliquetage, vissage ou tout moyen analogue. Selon l'invention, le bouchon est adapté de manière à s'insérer facilement et sensiblement sans jeu dans le goulot du récipient et au ras de ce goulot; il peut s'encastrer, comme un bouchon en liège ordinaire par pression avec un chanfrein d'entrée à sa partie inférieure et une lèvre périphérique d'arret à sa partie supérieure; il peut aussi être inséré par vissage dans un col à vis. Selon un autre point de l'invention, la coiffe est rapportée de façon étanche sur la partie extérieure du goulot par emmanchement élastique ou par vissage, suivant le type de récipient. Selon un autre point de l'invention, la coiffe utilisée comme outil déboucheur porte une saillie axiale coopérant avec un évidement axial du bouchon, soit par vissage, soit par rotation de 900 suivant un système rappelant le type baionnette, soit par conformation en écrou polygonal de la saillie et de l'évidement, soit de toute autre manière appropriée. Suivant encore un autre point de l'invention, la fermeture est à triple étanchéité, premièrement entre le bouchon et le col du récipient, secondement entre les faces en contact de la coiffe et du bouchon, et troisièmement entre la jupe de la coiffe et la partie extérieure du col. Selon une autre forme derealisation de l'invention applicable au cas d'un flacon avec bouchon compte-gouttes, la partie du bouchon s'enfonçant dans le col du récipient comporte une partie convenablement profilée et relativement rigide assurant le contact avec le col et une autre partie située au niveau inférieur, non en contact avec le col, et réalisée en un matériau souple prolongé par un tube compte-goutte, la partie souple étant celle sur laquelle on presse avec deux doigts pour faire rentrer le liquide dans le compte-gouttes. Selon encore une autre variante, la coiffe associée au bouchon ne comporte pas de partie supérieure proéminente, mais seulement une partie inférieure proéminente, cette dernière pouvant venir en prise par tout moyen approprié avec une partie femelle correspondante aménagée dans la partie supérieure du bouchon. D'autres particularités de l'invention apparaîtront au cours de la description ci-apres se réferant au dessin ci-joint montrant quelques exemples non limitatifs de réalisation de l'objet de l'invention. Sur ce dessin, La figure 1 est une vue en élévation, d'un récipient tubuiaire muni d'une fermeture selon l'invention, représentée en coupe verticale. fies figures 3 a 5 montrent en coupe verticale les phases successives de débouchage du récipient suivant la figure 1. La figure 6 est une vue en coupe verticale de la partie supérieure d'un récipient avec variante de la fermeture selon 1 'in- vention. lia figure. 7 est une vue en perspective de la coiffe de -la fer- meture suivant la figure 6. La figure 8 est une vue en perspective du bouchon de cette fermeture. La figure 9 est une vue éclatée d'une autre variante de la Fermeture selon 1' in'îention La figure 10 est une variante applicable au cas d'un flacon avec compte-gouttes. Les figures llî 12 et 13 sont trois vues d'une autre variante. Comme représenté par la figure 1, le flacon considéré est un récipient cylindrique 10 à paroi interne lisse avec collerette d' entrée en forme de léger bourrelet ll; le bouchon 12 est un cygindre enfoncé à force comme un bouchon de liège; il est muni à sa partie inférieure d un -chanfrein circulaire d entrée 13 facil- tant son engagement dans le col du récipient; en fin d'enfonce- ment, le bouchon se bloque au ras du col gracie à une lèvre péri- phérique 14 qui vient s'appliquer contre la collerette 11. La coiffe 15 est en un matériau doué d'une certaine élasticité de manière que sa jupe 16 puisse; par un léger effort dzenfonce- ment exercé sur la coiffe; venir épouser et enserrer la courbure extérieure du bourrelet 11. Comme représenté, le bouchon comporte un évidement axial 17 cylindrique a paroi filetée 18; la coiffe est surmonte de son côté par une saillie axiale l9 à paroi cylindrique filetée 20; les diamètres et pas de filetages 18 et 20 sont tels que la saillie puisse au moment du débouchage se visser dans l'évidement; la saillie est en outre évidée axialement en 21 ce qui permet de réduire la quantité de matière et d'améliorer l'élasticité de la coiffe. Etant donné que le dimensionnement est établi de manière que la face interne de la coiffe vienne se plaquer contre la face su supérieure du bouchon, la fermeture qui -vient d'etre décrite répond à la triple notion d'étanchéité définie plus haut. Dans cette fermeture, la coiffe 15 peut etre extraite manuellement en jouant sur son élasticité, tandis que le bouchon 12, même en un matériau légèrement souple, ne peut plus etre éjecté manuellement. L'ouverture complète du récipient fermé de la figure 1 a lieu selon les phases du processus révélé par les figures 2 à 5; on commence par extraire manuellement la coiffe (fig. 2), puis on la retourne complètement (fig. 3) et on visse la saillie 19 dans l'évidement 17, la coiffe venant alors sensiblement en contact avec le bouchon (fig. 4); il suffit de tirer manuellement la coiffe 15 vers le haut pour déboucher le récipient (fig. 5). La refermeture éventuelle du récipient peut s'effectuer par tinte manoeuvre exactement inverse de celle de l'ouverture. Sur la figure 6, le récipient 30 est une bouteille à goulot 31 fileté extérieurement; le bouchon 32 est mis en place comme dans le cas de la figure 1, tandis que la coiffe 33 est munie d'une jupe li filetée intérieurement pour pouvoir autre visse sur le goulot jusqu d ce que la coiffe s'applique contre le bouchon. En vue du débouchage, la coiffe et le bouchon comportent des dispositions apparaissant sur les figures 6 à 8; la partie supérieure du bouchon est creusée d'une ouverture oblongue li débou- chant dans un logement 35 de même conformation et dimensionnement, mais orientée à 90 par rapport à l'ouverture 34; quant à la coif- fe 33, elle est surmontée axialement d'un champignon 36, c'est-à- dire d'une tige 37, de longueur très légèrement supérieure à la hauteur de l'ouverture 34, et portant une tête-oblongue 38 dimensionnée de manière à pouvoir s'introduire avec jei dans 1'ouver- ture 34. Le débouchage du récipient de la figure 6 a lieu comme suit et selon un processus analogue à celui des figures 2 à 5. On dévisse la coiffe li on la retourne et on engage la tete 38 dans l'ouverture 34 jusqu'S ce qu'elle atteigne le logement 35 et on fait tourner la coiffe de 900; il suffit alors de tirer vers le haut cette coiffe pour déboucher la bouteille. La refermeture éventuelle peut s'effectuer par une manoeuvre inverse; il est évident que cette variante de fermeture jouit toujours de la tri- ple étanchéité. Dans la troisième variante de l'invention selon la figure 9, le récipient 40 est un flacon avec un goulot 41 fileté intérieurement et extérieurement; dans ce cas, le bouchon 42 est un court cylindre dont la surface cylindrique est filetée, tandis que la coiffe 43 est munie d'une jupe 44 à face intérieure filetée. lia mise en place de la fermeture, toujours à triple étanchéité, s'effectue donc par vissage du bouchon à l'intérieur du goulot; puis de la coiffe par sa jupe filetée sur l'extérieur du goulot; éventuellement, la face extérieure 45 de la jupe peut, comme représenté, etre crénelée pour faciliter la préhension et aussi dans un but décoratif. En vue du débouchage, le bouchon et la coiffe comportent les aménagements suivants : le bouchon 42 est creusé dans sa partie centrale d'un évidement 46 de forme hexagonale pour accueillir la saillie ou écrou hexagonal 47 qui surmonte axialement la coiffe 43. après ce qui a été dit précédemment au sujet des réalisations des figures I à 8, le processus de débouchage QU de rebouchage de cette variante de fermeture est évident. Après ces aifférentes explications, le spécialiste peut concevoir sans difficultés d'autres réalisations inspirées du même principe inventif et en tenant compte du type de flaconnage à former. I1 faut noter que, sans sortir du cadre de l'invention, on pourrait utiliser toute une série de récipients équipés d'une fermeture identique, mais ne comportant que le bouchon en permanence : une coiffe unique serait prévue pour déboucher ou reboucher l'un quelconque de ces récipients; il sera cependant préférable, si l'on tient à jouir de la triple étanchéité et à effectuer un débouchage instantané, de munir chacun des récipients d'une fermeture complète, bouchon et coiffe, dont le prix, bien que plus élevé que celui des bouchons usuels, reste modéré. D'une manière générale, tout emballage actuel utilisé (tube, flacon ou bouteille) peut recevoir une fermeture selon l'invention, les dessins du bouchon et de la coiffe étant préalablement adaptés à l'emballage considéré. Ainsi que cela a été énoncé au début du présent mémoire, le but de l'invention reste essentiellement de s'opposer à l'ouverture intempestive par un tout jeune enfant d'un récipient contenant un produit toxique ou dangereux; il a été aisé de constater qu'un enfant de moins de cinq ans ne peut parvenir de lul-meme à ouvrir un flacon obturé conformément à l'invention; la triple étanchéité a en outre l'avantage d'assurer une plus longue durée de conservation des produits contenus, notamment s'ils sont volatils; le matériau du bouchon et celui de la coiffe sont choisis en ronc- tion de la matière du flacon et du produit contenu; lorsque l'on - doit utiliser des pièces filetées, on s'emploiera à réduire dans la mesure du possible, le nombre des filets de manière à rendre aisés les vissages et dévissages, que le pas soit a droite ou à gauche; qu'un bouchon soit à frottement ou à vis, il doit par lui seul, lors de sa mise en place, assurer l'obturation étanche du récipient. invention reste applicable aux flacons devant contenir un compte-gouttes incorporé dans le bouchon, comme cela est représenté à la figure 10. Sur cette figure 10 on voit en 48 la partie profilée en matière relativement rigide qui forme bouchon d'étanchéité à l'intérieur du col du récipient, et en 49 la partie qui lui fait suite, solidaire du compte-gouttes 50, la partie 49 pouvant etre déformée après extraction du bouchon, pour pomper le liquide dans le compte-gouttes. Enfin elle comporte un dernier avantage : celui de pouvoir munir chaque bouchon d'une étiquette collée recouvrant l'évidement de débouchage par la coiffe et prouvant que le récipient n'a jamais été ouvert, pour retirer le bouchon par la coiffe retournée, il est en effet nécessaire d'arracher au préalable cette etiquette. Si éventuellement, la coiffe est en une matière transparente ou translucide, l'acquéreur d'un flacon intact. devra apercevoir l'étiquette à travers la coiffe. Une autre variante est représentée aux figures 11, 12 et 13 qui montre les trois phases successives de solidarisation respective de-la coiffe et du bouchon et à la figure 13 l'extraction du bouchon. Dans cette variante, le bouchon est toujours en deux parties; il s'adapte toujours immédiatement aux récipients actuels (tube plastique ou métal, flacon avec col à vis ou sans); le bouchon intérieur 51 est à peu près identique; il a toutefois une partie légèrement bombée à sa partie supérieure; il assure seul l'étanchéité du récipient; le bouchon supérieur ou coiffe 52 est muni en sa partie intérieure d'un filetage mâle 52a; il est en matière plastique souple, et il est encliqueté très libre sur le récipient, il ne présente pas de proéminence sur sa partie exté-rieure La manipulation de 1'ensemble pour ouverture se fait de la manière suivante - on tient le récipient d'une main a) par la paume, on l'immobilise en rotation, b) avec le pouce, on appuie sur sa partie supérieure, le bouchon supérieur 52, par sa déformation, se désencliquette du récipient et sa partie filetée-m le vient en contact avec la partie filetée femelle 51a du bouchon intérieur. - De l'autre main, le récipient étant maintenu en rotation, on visse le bouchon extérieur dans le bouchon intérieur et les deux bouchons sont alors solidarisés. L'extraction de l'ensemble des deux bouchons se fait alors d'une manière classique décrite anterieurement. Pour le rebouchage, on appuie fortement l'ensemble des deux bouchons à fond de course d'où impossibilité d'enfoncer le bouchon intérieur plus que nécessaire, la garde formée par le bouchon suprieur assure cette limite d'enfonçage; de plus, le bouchon intérieur est muni d'une levure qui l'empêche de s'enfoncer plus que nécessaire On dévisse alors le bouchon extérieur supérieur; le bouchon intérieur en position étant emmanché dure il ne tournera pas seul; 9e bouchon extérieur se dévisse et reprend sa position libre Ce mode de réalisation présente par rapport à la première so lution les avantages ci-après : : - cout identique, - esthétique, bouchon fermé plus agréable, pas de protubérance extérieure, pas de retournement du bouchon extérieur par rapport au bouchon intérieur - au point ae vue sécurité manoeuvre impossible pour un en- fant (le- fait d5appuyer sur le bouchon extérieur, de main tenir le récipient en rotation et de visser de 1t autre main les deux bouchons l'un dans l'autre assure une sécurité accrue), - rapidité d'ouverture et pas de risque pendant l'opération d'ouverture de laisser tomber le bouchon extérieur REVENDICATIONS 1 - Fermeture de sécurité et d'étanchéité pour flaconnage de toute sorte caractérisée en ce qu t elle est formée de deux pièces séparables, d'une part un bouchon qu'il nnest plus possible de e- tirer sans un outil spécial après son enfoncement et d'autre part une coiffe amovible manuellement0 le bouchon et la coiffe étant façonnés de telle sorte qu'une manipulation appropriée les rende provisoirement solidaires l'un de l'autre, et que la coiffe constitue l'outil nécessaire au débouchage. 2 - Fermeture suivant la revendication 1 caractérisée en ce que la solidarisation provisoire du bouchon et de la coiffe se fait par enlèvement retournement et accrochage de la coiffe sur le bouchon par encliquetage, vissage ou tout moyen analogue. 3 - Fermeture suivant la revendication 1 caractérisée en ce que le bouchon est encastré sans jeu dans le goulot du récipient jusqu'à affleurer au ras de celui-ci. 4 - Fermeture suivant la revendication 3 caractérisée en ce que le bouchon a surface lisse est enfoncé dans le goulot du ré- cipient avec un chanfrein d'entrée à la partie inférieure et une levure périphérique d'arrdt à la partie supérieure. 5 - Fermeture suivant la revendication 3 caractérisée en ce que le bouchon a une surface cylindrique filetée pour etre introduit par vissage dans un goulot fileté. 6 - Fermeture suivant l'une des revendications l à 5 caractérisée en ce que la coiffe est fixée sur la partie extérieure du goulot par emmanchement élastique ou par vissage. 7 - Fermeture suivant la revendication 1 caractérisée ente que la coiffe utilisée comme outil déboucheur porte une saillie axiale coopérant avecsun évidement axial du bouchon soit par vis- sage, soit par rotation de 900 suivant un système rappelant-le type baïonnette, soit par conformation en écrou polygonal de la saillie et de l'évidement, soit de toute autre manière appropriée. 8 - Fermeture suivant la revendication 1 caractérisée en ce qu'elle est à triple étanchéité, premièrement entre le bouchon et le col du récipient, de'ièmement entre les faces en contact de la coiffe et du bouchon, et troisièmement entre la jupe de la coiffe et la partie extérieure du col. 9 - Fermeture suivant les revendications 1 et 6 caractérisée en ce que la face supérieure du bouchon porte une étiquette collée d'inviolabilité au-dessus de l'évidement axial de débouchage. 10 - Fermeture selon la revendication 1 caractérisée en ce que le bouchon comporte un logement axial dans lequel est logé l'extrémité supérieure d'un tube compte-gouttes, ledit bouchon étant réalisé au moins partiellement en une matière souple permettant d'exercer une aspiration et une injection 11 - Fermeture selon la revendication 1 caractérisée en ce que la coiffe associée au bouchon ne comporte pas de partie supérieure proéminente, mais seulement une partie inférieure proéminente, cette dernière pouvant venir en prise par tout moyen approprié avec une partie femelle correspondante aménagée dans la partie supérieure du bouchon.