La présente invention a pour objet un brûleur à gaz, notamment pour appareils de cuisson, tels que fours de cuisinières à usage domestique. Les cuisinières à usage domestique sont fréquemment équipées d'un four dont le chauffage est réalisé par un brûleur à gaz. Ces brûleurs comportent- la plupart du temps une partie formant alimentation raccordée à une partie en forme d'étrier, dans laquelle sont ménagés des trous permettant la formation de flammes. La forme d'étrier plus ou moins ouvert est rendue nécessaire, d'une part, par la nécessité d'avoir une rangée continue de flammes pour permettre un allumage complet du brûleur par un seul point d'allumage et, d'autre part, pour que la répartition de chaleur soit bonne. Dans un-premier type de brûleur, la partie formant alimentation est en fonte et la partie en forme d'étrier est en acier, l'ensemble présentant un axe de symétrie par rapport à l'injection. Cette solution présente plusieurs inconvénients. Le premier concerne la multiplicité des pièces qui augmente le prix de revient de l'ensemble. Un autre inconvénient réside dans le fait que le tube formant l'étrier est d'épaisseur constante et insuffisante dans les zones dans lesquelles sont ménagés les trous. En effet, pour obtenir une bonne stabilité des flammes, il faut que l'épaisseur du brûleur dans la zone dans laquelle sont ménagés les trous corresponde sensiblement au double du diamètre des trous. Ceci conduirait à une épaisseur de paroi très importante, impossible à envisager car augmentant considérablement le prix de revient du brûleur et rendant le tube difficile à travailler. De ce fait, l'épaisseur du tube est relativement faible, et conduit à une mauvaise stabilité des flammes. Un second type de brûleur consiste en un étrier et une alimentation entièrement réalisés en fonte, disposés symétriquement par rapport à l'injection. Du fait qu'il s'agit d'une pièce de fonderie, il est possible d'obtenir une épaisseur de paroi supérieure dans les zones dans lesquelles doivent être ménagés les trous, ce qui favorise la stabilité des flammes. Néanmoins, cette technique nécessite la mise en oeuvre de moyens de fonderie importants conduisant à un prix de revient élevé et présente l'inconvénient que le produit obtenu est relativement lourd. De ce fait, la sole de four doit supporter un effort important, ce qui nécessite le montage de renforts au niveau de celle-ci. Dans un autre type de brûleur, l'ensemble non syatrique par rapport à l'injection est réalisé à partir d'un tube d'acier unique d'épaisseur de paroi relativement faible. Pour remédier partiellement au phénomène d'instabilité et d'irrégularita des flammes, il est procédé à une sélection dans le diamètre des trous, ceux situés en amont étant d'un diamètre inférieur à ceux situiez en aval, ceci afin de tenir compte des pertes de charge dans ltétrier. Néanmoins, cette dernière solution ne donne pas toute satisfaction. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients en fournissant un brûleur d'un type nouveau. A cet effet, celui-ci est entièrement réalisé à partir d'un profilé métallique non obtenu par moulage, présentant selon une de ses génératrices une zone de plus forte épaisseur dans laquelle sont ménagés les trous destinés à la formation des flammes. Avantageusement, ce profilé métallique est obtenu par filage. Il s'agit d'un produit intéressant en ce sens qu'il est simple à réaliser, en une seule pièce, ce qui permet de diminuer son prix de revient. En outre, la forme générale de la pièce et l'épaisseur de parois au niveau des trous qui est supérieure à celle au niveau du reste du tube, permettent d'obtenir une bonne stabilité de flamme. Dans une forme préférée d'exe'cution de l'invention, le profilé à partir duquel est obtenu ce brûleur, est en alliage d'Aluminium, matériau permettant une grande adaptation de formes. En outre, il s'agit d'un matériau très léger, et de ce fait, la sole du four supporte un effort relativement faible. Ce brûleur étant d'un poids extrêmement faible, permet de réduire le poids de ltensemble de la cuisinière diminuant ainsi les coûts au niveau du transport de celle-ci. Un procédé avantageux de fabrication d'un brûleur pour four de cuisinière consiste à découper un profilé à la longueur du brûleur, à ménager dans la partie épaisse de celui-ci des perçages destinés à la formation des flammes, à réaliser à proximité de son extrémité amont un écrasement pour la formation sur sa face interne d'un Venturi, à réaliser ltécrasement de son extrémité aval pour obtenir une obturation étanche de celle-ci, et enfin à réaliser de l'amont vers l'aval deux cintrages successifs, respectivement, à sensiblement 90 et 180', en utilisant lors de ces opérations les parties écrasées pour assurer son maintien. Il est à noter que, contrairement à toute attente, l'Aluminium donne toute satisfaction pour la réalisation d'un brûleur. En effet, un brûleur en Aluminium, tel qu'obtenu par le procédé ci-dessus, résiste parfaitement à l'essai de fusion défini par les normes en vigueur par prise de feu à l'injecteur avec flamme à l'intérieur, à a une température de l'ordre de 600'C. La résistance de ce brûleur à cet essai peut s'expliquer par le fait que, la partie de plus forte épaisseur formant un jonc rigidifie l'ensemble et évacue une partie de la chaleur. En outre, de par la nature de l'aluminium, il se produit une bonne dissipation de chaleur par conduction et par rayonnement. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce brûleur destiné à un four pour cuisinière Figures 1 et 2 en sont deux vues respectivement de dessus et de côté ; Figure 3 est une vue en coupe partielle suivant 3-3 de figure 1 Figure 4 est une vue en coupe transversale de lé'trier suivant 4-4 de figure 1 -Figure 5 est une vue en coupe transversale du Venturi au niveau de la ligne 5-5 de figure 2. Le brûleur représenté au dessin obtenu à partir d'un profilé unique en aluminium présente, sur toute sa longueur, selon une de ses génératrices, une partie 2 plus épaisse que la paroi 3 du reste du tube. Dans la partie 2 de plus forte épaisseur sont ménagés, après mise à longueur du profilé des trous 4. Il est à noter que tous les trous 4 ne sont pas de même diamètre, ceux situés du côté de l'alimentation étant d'un diamètre inférieur à celui de ceux situés du côté de l'extrémité libre de l'étrier pour tenir compte des pertes de charge. Dans sa partie formant alimentation, le profilé présente un trou taraudé 5 pour le positionnement d'un injecteur, non représenté au dessin. Dans cette partie, la tubulure interne forme un Venturi 6. Ce Venturi 6 est obtenu par écrasement ménagé sur la face externe du profilé par l'intermédiaire de mâchoires non représentées au dessin, délimitant une zone de section inférieure a celle de la section externe du profilé. Cette opération d'écrasement conduit, dans la forme d'exécution représentée au dessin à la réalisation de deux ailes 7. Sur la partie précédant le Venturi, des ouvertures peuvent être aménagées pour le passage de l'air ainsi que les trous de fixation des pièces permettant l'injection de gaz. Dans cette réalisation, l'air nécessaire à la combustion est admis parallèlement à l'axe par une zone annulaire laissée libre entre l'injecteur et le profil intérieur. De ce fait, les ouvertures d'airwne sont pas nécessaires. La fixation du porte-injecteur est assurée par une vis engagée dans le trou 5. Il est procédé à deux cintrages successifs du profilé, le premier à sensiblement 90 , entre la partie formant alimentation et ltétrier, et le second à sensiblement 180 , au niveau du corps de ltétrier. Il est enfin procédé à un écrasement 8 de l'extrémité libre de l'étrier afin de réaliser l'obturation étanche de celle-ci. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un brûleur constitué d'une pièce unique obtenue de façon simple, légère, et possèdant de bonnes caractéristiques pour la stabilité des flammes. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce brûleur décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment qu'il pourrait être réalisé, à partir d'un profilé obtenu par filage, en un métal ou en un alliage métallique autre que l'Aluminium, sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. De même, ce brûleur ne doit pas être limité au seul cas où il est réalisé à partir d'un profilé obtenu par filage ; c'est ainsi qu'il pourrait être réalisé à partir d'un ruban présentant un renflement longitudinal, ce ruban étant roulé et soudé pour former un tube. Si le brûleur, dont la conception a été décrite ci-dessus, est avantageusement utilisé dans le cas de son application à un four de cuisinière à gaz, il pourrait tout aussi bien être utilisé dans d'autres applications, telles que par exemple l'équipement d'une rampe de cusson ou d'un appareil de chauffage. - REVENDICATIONS 1. - Brûleur à gaz, caractérisé en ce qu'il est entièrement réalisé à partir d'un profilé métallique non obtenu par moulage, présentant selon une de ses génératrices une zone de plus forte épaisseur dans laquelle sont ménagés les trous destinés à la formation des flammes. 2. - Brûleur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le profilé métallique est obtenu par filage. 3. - Brûleur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le profilé, à partir duquel il est réalisé, est en un alliage d'Aluminium. 4. - Brûleur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il présente, à proximité de son extrémité amont et sur sa face interne, une partie en forme de Venturi, obtenue par écrasement de sa face externe dans des mâchoires, destinées à enserrer celle-ci, et délimitant un espace de section inférieure à la section extérieure du profilé, 5. - Brûleur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par son application à l'équipement du four d'une cuisinière à gaz. 6. - Procédé de fabrication du brûleur selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il consiste à découper un profilé à la longueur du brûleur, à ménager dans la partie épaisse de celui-ci des perçages destinés à la formation des flammes, à réaliser à proximité de son extrémité amont un écrasement pour la formation sur sa face interne d'un Venturi réaliser de l'amont vers l'aval deux cintrages successifs respectivement à sensiblement 90 et lao0, et enfin à réaliser l'écrasement de son extrémité aval pour obtenir une obturation étanche de celle-ci en utilisant, lors de ces opérations, les parties écrasées pour assurer son maintien.