L'invention concerne les clapets coupe-feu destinés être installés sur les gaines de ventilation mécanique des immeubles pour arrêter la propagation du feu en cas d'incendie. On connaît déja de tels clapets coupe-feu qui sont constitués par une boite, le plus souvent parallélépipédique, intercalée sur le trajet de la gaine de ventilation et comportant un clapet en matériau approprié basculant en gené- ral sous l'effet de son propre poids, pour venir obturer le passage de la gaine lorsqu'il est libéré par une commande automatique sensible a la chaleur. Ceci pour éviter qu'en cas d'incendie 9 un étage, la fiance se propage par le tirage forcé aux autres étages. Les clapets de ce type sont cependant généralement encombrants et onb- roux aussi bien pour leur fabrication que pour leur installation. Le but de l'invention est de réaliser un clapet coupe-feu qui élimine les inconvénients précédents, c'est-à-dire qui soit efficace, peu onéreux, qui ne nécessite pas le sectionnement de la gaine et qui n'augmente pas l'encom- brement de l'installation. L'invention consiste å réaliser un dispositif qui comprend en combinaison une pièce annulaire en matériau coupe-feu dont la périphérie circulaire s'adapte exactement å l'intérieur de la gaine et dont l'intérieur forme un siège conique, un clapet également en matériau coupe-feu dont la périphérie conique s'adapte exactement l'intérieur du siège précédent, ce clapet comportant un trou central pour lui permettre de coulisser sur une tige cylindrique sous l'effet de la poussée d'un ressort, la tige ainsi que le ressort étant reunis è la piece annulaire par l'intermédiaire d'un étrier de fixation et le clapet étant maintenu en position écartée de son siège au moyen d'un arrêt d'axe en matériau fusible fixé sur le bout de la tige et retenant la poussée du ressort., l'ensemble du dispositif, dépourvu de boîtier, etant destiné à être placé directement dans le départ de la gaine juste apres la bouche d'aspiration 1trer ainsi que lé ressort eta tige orientés vers l'aval de la gaine. D'autres particularités de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé sur lequel - la figure unique est une coupe axiale du dispositif en place dans le départ d'une gaine. Le dispositif est constitué par deux pièces 1 et 2 réalises l'aide d'un matériau coupe-feu de type connu a base d'amiante. L'épaisseur de ce matériau, mesurée dans le sens axial, est déterminée de maniere 9 avoir la durée de protection désirée, qui peut varier par exemple d'une demi-heure deux heures. Les fortes épaisseurs peuvent facilement être obtenues par contre- collage de plusieurs panneaux plus minces. Les pieces 1 et 2 peuvent être ob tenues;par usinage d'une plaque ou encore par moulage. La pièce 1 de forme annulaire a une surface extérieure Cylindrique 3 d'un diamètre approprié pour s'emmancher exactement dans l'extrémité de la gaine de ventilation 4 qui traverse la cloison coupe-feu 5 et débouche dans le local au moyen d'une bouche d'aspiration 6 de type habituel. En deux points diamétralement opposés de la pièce 1 celle-ci comporte deux embrèvements 7 dans lesquels viennent se fixer, sans dépasser le contour extérieur cylindrique 3, les extrémités des branches 8 d'un étrier 9 formé par une bande métallique pliée deux fois angle droit. La fixation dans ces embrèvements est assurée au moyen d'un collage, ou encore au moyen de clous ou de vis 10, ou par plusieurs de ces moyens la fois. La pièce annulaire 1 comporte d'autre part un orifice central de forme conique 11 servant de siège pour le clapet 2 qui est lui-mEme terminé a sa périphérie par une surface extérieure conique 12 de même conicité venant s'adapter exactement dans la précédente. Le clapet 12 est en outre perçé d'un alésage central lui. permettant de coulisser librement sur- une tige cylindrique 13 fixée au centre de l'étrier 9. Cette fixation est assurée par tout moyen approprié, par semple par appui d'une tête 14 dont est munie la tige 13 et par mise en place d'un circlip 15 dans une gorge appropriée. D'autre part,-dn ressort l6'de-frme quelconque, pat exemple cylindrique ou conique, vient appuyer sur la face arrière du clapet 12 en prenant appui sur lévrier, sui lequel il est fixé par exemple au moyen d'une derniere spire 17 de petit diamètre resserrée entre l'étrier 9 et le circlip 15 ou le mode de blocage de la tige 13. L'extrémité libre 18 de la tige 13 est située au voisinage de la face arrière 19 de la piece annulaire 1. Enfin le clapet 12 est maintenu en position normale d'utilisation, comme représenté sur la figure unique, au moyen d'un arrêt d'axe 20, constitué par exemple par un écrou ou un circlip ou encore une goupille, mais dans tous les cas en matériau fusible è basse température, généralement de l'ordre de 600. L'ensemble du dispositif constitué par les deux pièces 1 et 2 réunies par l'étrier, la tige et le ressort, est d'une fabrication relativement simple et économique et peut être mis en place facilement dans une gaine circulaire 4 de type habituel sans avoir a couper la gaine ni a placer de boîtier, et d'autre part sans augmenter l'encombrement de l'installation. La mise en place est immédiate ainsi que le remplacement ultériéur éventuel. Pour les locaux d'habitation habituels, les sections de gaine utilisée ne doivent pas, d'apres les réglements en vigueur, descendre au-dessous;d'un diametre de lOOmm, ce qui est en général surabondant en ventilation mécanique. La mise en place du dispositif selon l'invention ne saurait donc constituer une gêne à l'écoulement d'air d'autant plus que, comme illustré par les flèches 21 sur la figure, cet écoulement se produit d'une manière très régulière et tres aérodynamique autour du clapet 2 gracie a la conicité des surfaces 11 et 12. Cet écoulement n'est donc pas générateur de bruit. Enfin, en cas d'incendie, dès que la température de l'arrêt d'axe 20 dépasse sa température de fusion, le clapet 2, poussé par le ressort 16, vient s'emboîter dans le siège 11 de sorte que l'on n'a plus affaire, du cOté inte- rieur au local, qu'à une paroi unique constituée par le matériau coupe-feu des pièces 1 et 2, tous les constituants métalliques du dispositif demeurant è l'abri derrière cet écran coupe-feu. En effet l'étrier 9 et ses fixations 10 se trouvent du cté protégé ainsi que le ressort 16 et la tige 13, dont même l'extrémité 18 n'apparat qu'au fond d'un trou étroit et profond constitué par l'alésage central du clapet.Il n'y a donc aucune transmission de chaleur susceptible de nuire au fonctionnement du dispositif ni la sécurité. Après réparation des digits causés par l'incendie, il devient-trEs facile, en retirant la bouche intérieure 6, d'accéder au dispositif pour assurer selon les cas, soit le remplacement de l'arrat d'axe 20 par un neuf, soit si cela est nécessaire, le remplacement du dispositif complet, ceci a fortiori si la gaine et la cloison pare-feu ont été endommagées. On voit donc que le dispositif selon l'invention, bien que relativement simple et économique, permet de réaliser un clapet pare-feu parfaitement efficace sans augmentation d'encombrement ni de court de l'installation de ventilation et en n'introduisant aucune gene a la circulation de l'air ni aucune source- de bruit d'écoulement. I1 est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit ne présente aucun caractere limitatif et pourra recevoir toutes modifications désirables sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDU CATION Clapet-coupe feu pour réseau de ventilation mécanique caractérisé par le fait qu'il comprend en combinaison une pièce annulaire en matériau pare-feu dont la surface extérieure cylindrique a un diamètre approprié pour permettre l'emmAnchement dans la gaine utilisée et dont la surface intérieure constitue un siege conique dont la petite base est orientée du côté du local, et un clapet également en matériau pare-feu dont la surface extérieure, également conique, est destinée à venir s'emboîter dans le siège conique de la pièce annulaire1 ce clapet comportant un alésage central lui permettant de coulisser sur une tige axiale qui est portée par un étrier fixé dans la piece annulaire du cOté de la grande base du cne, un ressort fixé sur cet étrier poussant le clapet en direction de son siège tandis qu'un arrêt d'axe en matériau fusible est monté sur l'extrémité de la tige pour maintenir le clapet en position ouverte en fonctionnement normal, l'ensemble du dispositif, dépourvu de boitiez, étant destiné être mis en place directement dans le départ de la gaine de ventilation au niveau de-la cloison pare-feu après la bouche d'aspiration.