L'invention concerne un procédé continu perfectionné de traitement, par une boue activée, d'une eau résiduaire contami nee. Le Le traitement d'une eau résiduaire contaminée implique la mise en oeuvre d'une succession d'opérations élémentaires permettant de réaliser, aux moindres frais, la meilleure purification possible de l'eau. Des effluents industriels, et plus particulièrement une eau résiduaire provenant de raffineries de pétrole, comportent un large spectre de substances contaminantes et, par conséquent, une telle eau résiduaire est habituellement plus difficile à décontaminer qu'une eau résiduaire provenant de systèmes municipaux de collecte d'eaux d'égout. On a recours à quatre principaux traitements successifs pour décontaminer de tels effluents industriels, à savoir un traitement primaire, un traitement intermédiaire, un traitement secondaire et un traitement tertiaire.Le traitement primaire a pour but la séparation d'importantes proportions d'hydrocarbures et de substances solides à partir de l'eau résiduaire. Dans l'industrie pétrolière, on utilise habituellement des séparateurs conçus par l'institut Américain du Pétrole (en abrégé: A.P.I. pour American Petroleum Institute) afin d'éliminer de l'huile de pétrole et des solides libres, séparables. Le traitement intermédiaire constitue l'opération élémentaire suivante et est établi de manière à ajuster les caractéristiques de la phase aqueuse de fa çon telle que l'eau admise à pénétrer dans la zone de traitement secondaire ne nuise pas au bon fonctionnement de l'appareillage assurant la mise en oeuvre de ce traitement secondaire.Autrement dit, le traitement intermédiaire a pour but de conférer à la phase aqueuse des caractéristiques optimales en vue de permettre de faire fonctionner de la manière la plus efficace 1' ap- pareillage assurant le traitement secondaire. Le traitement secondaire a pour but de dégrader biologiquement l'ammoniac et des substances organiques se trouvant à l'état dissous dans l'eau. Un des procédés de traitement biologique les plus communément utilisés est le procédé utilisant une boue activée que l'on décrit ci-après d'une manière détaillée. Le traitement tertiaire a pour but de séparer les solides biologiques résiduels, présents dans l'effluent, à partir de la zone de traitement secondaire et d'éliminer diverses substances contaminantes qui contribuent à compromettre la transparence de l'eau ou à agir d'une manière défavorable sur la saveur et sur l'odeur de l'eau. Il s'agit habituellement d'une filtration de l'eau, effectuée de préférence au travers de lits de sable éventuellement associé a? du charbon, une telle filtration étant suivie d'un traitement par du carbone activé. Le procédé utilisant une boue activée, est un procédé classique de traitement d'une eau résiduaire permettant à l'heure actuelle de réaliser le plus haut degré de traitement biologique dans des installations occupant un volume raisonnablement limité. L'application de ce procédé au traitement d'une eau résiduaire industrielle a toutefois, jusqu'à présent, été relativement lente par comparaison avec le fonctionnement des installations municipales servant notamment au traitement des eaux d'égout. L'importance des applications industrielles de ce procédé est néanmoins rapidement croissante. Habituellement, le procédé à la boue activée est capable de réaliser une diminution comprise entre environ 85 % et 93 % de la demande biologique d'oxygène après cinq jours (en abrégé : Do5). Toutefois, la concentration de substances contaminantes exerçant une DBOS qui se trouvent dans une eau résiduaire industrielle est relativement petite quand on la compare à la concentration totale de substances contaminantes exerçant une DBO se trouvant initialement dans une telle eau résiduaire.Par exemple, la concentration de substances contaminantes exerçant une DB05 se trouvant dans l'effluent d'une installation de mise en oeuvre d'un procédé à la boue activée est typiquement comprise entre 10 et 20 parties par million de parties d'eau. Il n'est pas exceptionnel qu'il se trouve aussi, dans un tel effluent, de 10 à 20 fois cette concentration d'autres substances contaminantes exerçant une demande d'oxygène. Le procédé à la boue activée comporte quatre stades ou étages de traitement. Dans le premier étage, l'eau contaminée est mise en contact avec la boue activée. La boue contient des micro-organismes qui s'alimentent sur les substances contaminantes contenues dans l'eau et qui les métabolisent pour former leur structure cellulaire.L'eau ainsi décontaminée s'écoule ensuite dans un deuxième étage comportant essentiellement un deuxième étage de clarification où des particules de boue en suspension sont séparées de l'eau décontaminée. Une portion de la boue ainsi séparée est recyclée vers le premier étage, cependant que le reste est admis à passer vers les troisième et quatrième étages. Cette boue transférée vers les troisième et quatrième étages contient beaucoup d'eau.Dans le troisième étage, la boue est épaissie afin d'en éliminer de l'eau en excès et, dans le quatrième étage, la boue épaissie est admise à subir une digestion. Au cours d'une telle digestion, les micro-orga nismes se nourrissent à partir de leur propre structure cellu laire et se trouvent ainsi stabilisés. Normalement, l'Sge moyen de ces micro-organismes contenus dans la boue est sensiblement inférieur à dix jours. La présente invention concerne un procédé perfectionné pour le traitement d'une eau résiduaire contenant de hautes concentrations de substances contaminantes exerçant une DB05, de substances contaminantes exerçant une demande chimique d'oxygène en abrégé : DC0), d'hydrocarbures, de solides inertes, d'ammoniac, de substances phénoliques et d'autres substances contaminantes qui sont relativement réfractaires. Le procédé faisant l'objet de la présente invention se prête tout spécialement au traitement d'une eau résiduaire provenant de raffineries de pétrole et de complexes chimiques où l'eau résiduaire provenant du raffinage du pétrole est mélangée avec de l'eau résiduaire provenant d'installations chimiques.De la manière classique, le procédé faisant l'objet de l'invention comporte un traitement primaire, un traitement intermédiaire, un traitement secondaire et un traitement tertiaire de l'eau. On a toutefois apporté d'importantes modifications inédites aux importants stades de traitement que constituent le traitement intermédiaire et le traitement secondaire, le résultat de ces modifications étant une substantielle amélioration de la qualité de l'eau effluente. Traitement primaire.- De la manière classique, de fortes proportions d'huile de pétrole et de substances solides sont sé parées, à partir de l'eau résiduaire de raffinerie i pétrole, à l'aide de séparateurs du type A.P.I. L'effluent provenant de ce traitement primaire contient typiquement d'environ 25 à enaviron 150 parties de solides en suspension pour un million de parties d'eau, et d'environ 25 à environ 300 parties d'hydro carbures par million de parties d'eau. Ainsi que le fait n'a pas été communément reconnu, une telle eau résiduaire contenant des proportions relativement fortes d'huile et de solides ne peut pas être transférée directement à une installation de trai tement par mise en oeuvre d'un procédé à la boue activée où l'Sge de la boue excède environ dix jours sans bouleverser le fonctionnement de la boue activée.En se basant sur des études effectuées dans des installations pilotes et sur des calculs théoriques, on a été amené à conclure que, si l'eau admise dans une installation de mise en oeuvre d'un procédé à la boue activée contient plus d'environ dix parties d'hydrocarbures par million de parties d'eau, d'importantes quantités d'une matière huileuse, émulsionnée, se rassemblent dans le premier étage de traitement (ou dans la cuve de mélange de liqueur) du procédé à la boue activée. De telles substances solides huileuses,émulsionnées, empêchent plus ou moins complètement la boue activée de décontaminer l'eau, en compromettant ainsi l'efficacité du procédé de traitement par la boue activée, laquelle efficacité peut être considérablement diminuée.Selon une importante particularité caractéristique de la présente invention, des proportions excessives d'huile et de solides sont séparées à partir de l'eau résiduaire à la suite du traitement intermédiaire modifié conformément à ladite invention. Traitement intermédiaire.- De l'eau résiduaire de raffinerie de pétrole et de l'eau résiduaire provenant d'une usine chimique sont combinées et soumises à un traitement intermédiaire au cours duquel des quantités excessives de solides et d'hydrocarbures se trouvent séparées cependant que lesoencentrations de substances contaminantes se trouvent stabilisées de façon telle que lesdites concentrations de substances contaminantes demeurent plus ou moins constantes même si la concentration de substances contaminantes dans l'eau contaminée admise à pénétrer dans l'étage où s'effectue le traitement dit d'égalisation varie fortement et brusquement de temps en temps.Si la concentration de substances contaminantes dans l'eau entrante varie et si un tel état de choses se maintient, il en résultera finalement une variation de la concentration de substances contaminantes dans l'effluent issu de la section d'égalisation. Mais, en raison de la conception de la section d'utilisation selon l'invention, cette variation intervient initialement progressivement, et la progression s'échelonne sur un laps de temps relativement long. Ceci permet aux micro-organismes qui se trouvent dans les étages situés en aval, au cours de la mise en oeuvre du procédé à la boue activée selon l'invention, de s'adapter ou de s'acclimater à cette variation de la concentration de substances contaminantes. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, le traitement intermédiaire comporte essentiellement une égalisation et une filtration. L'égalisation s'effectue dans un bassin comportant deux, et de préférence trois ou quatre compartiments. Ces compartiments sont agencés en dispositions mixtes et sont montés en série de telle manière que l'eau s'écoule d'un compartiment dans le compartiment immédiatement suivant. La durée totale du temps de séjour de l'eau dans le bassin est inférieure à environ 10 à 15 heures, et cette durée est de préférence de 2 à 15 heures au maximum. Par conséquent,- les pertes de chaleur sont minimisées. Normalement, la différence de température entre l'eau entrante et l'eau sortante qui constitue l'effluent est inférieure ou au plus égale à ll@C. La durée du temps de séjour dans chaque compartiment est de préférence comprise entre 30 et 90 minutes. Des eaux résiduaires provenant des diverses sources sont mélangées dans le premier compartiment, et on surveille la concentration de substances contaminantes. Habituellement, on mesure (soit manuellement, soit automatiquement) le pH, la contez tration de métaux toxiques, la concentration de substances contaminantes exerçant une DC0, la concentration de substance phénoliques et la concentration d'ammoniac. Etant donné que des eaux résiduaires provenant de multiples sources sont amenées dans l'espace d'étendue relativement réduite qui se trouve dans le premier compartiment, on tire plusieurs avantages de cet état de choses.En premier lieu, il est facile de surveiller la concentration de substances contaminantes et de déceler rapidement toute variation importante et brusque de concentration indiquant, par exemple, une rupture survenue dans une canalisation où circule une substance chimique. La raison en est que, dans le premier compartiment d'une installation à compartiments multiples, la concentration d'une substance peut croître plus rapidement jusqu' des valeurs plus facilement décelables que celles s'établissant dans une installation qui comporte un seul et unique compartiment. Il est réalisé aussi une neutralisation. Par exemple, une première source d'eau peut fournir une eau fortement acide tandis qu'une autre source fournit une eau for tement basique. Une neutralisation intervient lorsque ces deux eaux se mélangent dans le premier compartiment. Il est important d'ajuster le pH dans le bassin d'égalisation afin de réaliser une oxydation maximale de certaines substances contaminantes, en particulier des sulfures. On ajuste le pH par addition d'un acide ou d'une base à l'eau contenue dans le deuxième compartiment, cette addition étant poursuivie jusqu'à ce que l'eau ait un pH compris entre environ 6,5 et environ 9,5, et de préférence entre 7,5 et 8,5. Des expériences effectuées par la demanderesse indiquent qu'au moins environ trois parties d'oxygène dissous par million de parties d'eau doi~ vent être présentes afin de satisfaire la demande immédiate d'oxygène (en abrégé :DIO), par les substances contaminantes présentes dans l'eau, à une allure d'oxydation d'une rapidité raisonnable.De préférence, on ajoute de l'hydroquinone ou de l'acide gallique à l'eau pour catalyser l'oxydation de substances contaminantes exerçant une DIO. Si cette DIO n'est pas satisfaite, le procédé à la boue activée mis en oeuvre en aval peut être défavorablement affecté. Par conséquent, il convient d'aérer l'eau dans le bassin d'égalisation. On peut utiliser des aérateurs flottants classiques. On a découvert qu'une aération est plus efficace dans une zone confinée. Une puissance supérieure ou au moins égale à environ 0,04 cheval-vapeur pour mille litres d'eau permet de réaliser une excellente aération. Une telle aération réalise aussi une bonne agitation et a pour effet de bien mélanger l'eau, ce qui a pour résultat une accumulation de solides flottants sur la surface de l'eau. On enlève ces solides par écumage. Pour garantir que l'eau amenée à l'installation de traitement par mise en oeuvre du procédé à la boue activée contient moins d'environ dix parties d'hydrocarbures par million de parties d'eau et moins d'environ dix parties de solides par million de parties d'eau, on ajoute un agent coagulant et/ou floculant à l'eau dans le bassin d'égalisation ou au courant d'eau s'écoulant vers l'installation de traitement par de la boue activée. L'agent coagulant et/ou floculant déstabilise les particules colloidales qui subissent ensuite une agglomération. Les amas agglomérés ainsi formés sont transportés avec le courant effluent jusqu'à un filtre et sont ainsi séparés avant l'introduction dudit courant aqueux dans l'installation de traitement par la boue activée. On introduit de préférence de l'air dans le courant aqueux s'écoulant jusque dans l'installation de traitement par de la boue activée agencée en aval afin d'assurer la satisfaction de la DIO exercée par l'eau. Traitement secondaire.- Selon une autre particularité caractéristique de la présente invention, de l'eau provenant du traitement intermédiaire s'écoule au travers d'une installation classique de traitement par de la boue activée qui a cependant subi deux importantes modifications :1-) le mélange d'eau et de boue qui s'écoule entre deux étages de l'installation de traitement par la boue activée est aéré, et 2-) la boue d'âges différents provenant d'étages différents est recyclée vers au moins un étage, agencé en amont de ladite installation.Lors de la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention, de 1'oxygène pur ou, de la manière la plus avantageuse, de l'air est introduit, par exemple sous pression ou, de la manière la plus avantageuse, par aspiration jusque dans le courant de boue et d'eau s'écoulant entre la cuve de mélange de liqueur du premier étage et la cuve de clarification du deuxième étage. Ce courant de boue, d'eau et d'air ou d'oxygène est soumis à la pression accrue créée par l'établissement de colonnes hydrostatiques d'eau dans les cuves de mélange de liqueur et de clarification. Par conséquent, ce courant est saturé ou sursaturé d'oxygène dissous. L'oxygène dissous maintient la boue, dans la cuve de clarification, dans des conditions aérobies et garantit que l'eau effluente transférée au traitement tertiaire ultérieur contient au moins cinq parties d'oxygène dissous par million de parties d'eau. On injecte aussi de l'oxygène (soit sous forme d'air, soit soun forme d'oxygène pur) sous pression dans les courants de boue et d'eau s'écoulant entre les deuxième et troisième étages et entre les troisième et quatrième étages du procédé à la boue activée. Par conséquent, la boue contenue dans l'épaississeur et dans le digesteur peut y être retenue pendant des laps de temps plus longs. Cette boue vieillie provenant de l'épaississeur et du digesteur est recyclée vers le premier étage ou vers la cuve de mélange de liqueur soit directement, soit, de préférence, en la mélangeant avec le courant de boue et d'eau s'écoulant entre les premier et deuxième étages. Traitement tertiaire.- Lors de la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention, l'effluent provenant du deuxième étage ou de l'appareil de clarification faisant partie de l'installation de traitement par de la boue activée est filtré afin d'en séparer les solides biologiques qu'il contient, et il peut ensuite être mis en contact avec du carbone activé afin d'éliminer par adsorption des substances qui lui donnent une odeur gênante ainsi que d'autres substances résiduelles présentes à l'état de traces. On peut ajouter des agents chimiques à l'effluent du clarificateur afin de déstabiliser des suspensions collordales et afin de faciliter la filtration. Toutefois, en raison de l'aération effectuée entre étages, l'eau contient au moins cinq parties d'oxygène dissous par million de parties d'eau et, par conséquent, les organismes recueillis dans le filtre et sur le carbone sont maintenus dans des conditions aérobies, ce qui évite le développement d'odeurs et une quelconque dégradation de la qualité de l'effluent filtré. En outre, l'effluent aqueux aboutissant au courant récepteur contient une haute concentration d'oxygène. Il ne contribue donc pas à une détérioration de la qualité de l'eau constituant ledit courant récepteur. Dans la figure unique du dessin ci-annexé, les diverses sections de l'installation, propre à permettre la mise en oeuvre d'un procédé selon l'invention qui y est schématiquement représentée, et qui sont désignées par A, B, C et D sont les suivantes: A : traitement primaire, où s'effectue une sédimentation. B : traitement intermédiaire, où s'effectuent une égalisation, un réglage du pH, une coagulation, une oxydation, une filtration. C : traitement secondaire, où s'effectuent une aération entre étages, un recyclage de boues provenant de multiples sources et pouvant s'effectuer dans de multiples étages, une oxydation biologique, une clarification, un épaississement, une digestion aérobie. D : traitement tertiaire, où s'effectuent une coagulation-floculation, une adsorption par filtration au travers de carbone activé. On décrit ci-après en détail les modalités de mise en oeuvre du procédé selon la présente invention, en se référant à la figure unique du dessin ci-annexé qui représente semischématiquement, en coupe verticale longitudinale, une installation agencée en vue de la mise en oeuvre du procédé en question. Une eau contaminée typique est l'eau résiduaire provenant d'une raffinerie de pétrole et l'eau résiduaire provenant d'une usine chimique. Le Tableau I ci-après illustre les caractéristiques communes d'une eau résiduaire de raffinerie de pétrole, cependant que le Tableau Il illustre les caractéristiques communes d'une eau provenant d'une usine chimique. -TABLEAU I Caractéristiques d'une eau résiduaire de raffinerie après un traitement primaire dans un séparateur A.P.I. Valeurs moyennes pour des raffineries des la Classe C'-(#.U.A-. > Paramètres Concentration (mg/Litre) Demande biochimique d'oxygène,après cinq jours 163 Demande chimique d'oxygène 473 Carbone organique total 160 Huile et graisse 51 Substances phénoliques 11 Solides en suspension 52 Ammoniac 48 Sulfure 2 -TABLEAU 11- Quelques caractéristiques d'une eau résiduaire provenant d'une usine chimique, après un prétraitement dans cette usine. Paramètres Intervalle de concentra tion, mg/litre Demande biochimique d'oxygène, après cinq jours de 50 à 5000 Demande chimique d'oxygène de 500 à 20.000 Solides en suspension de 30 à 100 Ammoniac de 50 à 250 Comme le montre la figure, les eaux résiduaires provenant d'une raffinerie de pétrole et d'une usine chimique sont mélangées ensemble dans le premier compartiment 29 d'un bassin d'égalisation 12 à multiples compartiments. L'eau résiduaire provenant d'une raffinerie de pétrole est amenée par une conduite 21, cependant que l'eau résiduaire provenant d'une usine chimique est amenée par une conduite 11.L'effluent sortant de ce bassin 12 s'écoule par des conduites 13 et 14 (dûment équipées de valves) jusque dans les filtres d'une batterie de filtres 16 fonc tionnant sous pression et de là jusque dans un réservoir 18 de mise sous pression hydrostatique servant à alimenter une installation 20 de traitement biologique. L'eau résiduaire de raffinerie de pétrole s'écoule d'abord jusque dans un puisard 22 d'où elle est ensuite transférée à un séparateur classique 24 du type A.P.I. où d'importantes proportions d'huile et de solides sont séparées. Dans des conditions normales d'exploitation, une installation de traitement désignée généralement en 10 peut manutentionner une certaine quantité nominale maximum d'eau par jour. Par exemple, une grande installation peut avoir une capacité de 95 millions de litres d'eau par jour. De fortes averses de pluie peuvent toutefois surcharger une telle installation. Par conséquent, il est prévu un bassin-tampon compartimenté 26 servant à contenir des quantités anormalement grandes d'eau et qui sert aussi, comme on l'expliquera en détail ci-après, à emmagasiner de brusques surch#ges d'impuretés contaminantes, telles que des acides ou des alcalis, dans une zone 27. Une pompe 28 transfère toute eau en excès du puisard 22 jusqu'à ce bassintampon 26. Selon une première particularité de la présente invention, la concentration de substances contaminantes dans l'eau parvenant à l'installation de traitement biologique 20 agencée en aval est commandée et réglée de façon telle que des variations dans les valeurs de concentrations soient égalisées. Le bassin d'égalisation 12 sert à régulariser ou à égaliser la concentration de substances contaminantes en faisant passer l'eau résiduaire au travers de trois compartiments séparés 29, 30 et 31 agencés dans le bassin 12. Quand une brusque augmentation de la concentration d'une impureté contaminante est constatée dans l'effluent amené au bassin 12, la concentration initiale dans l'effluent provenant du troisième compartiment 31 est plus basse ou varie moins qu'à partir d'un bassin à un seul et unique compartiment. Ceci donne du temps pour que puisse intervenir une acclimatation des micro-organismes dans l'installation 20 de traitement biologique. Tout brusque accroissement de la concentration d'une substance contaminante ou toute modification très importante du type de substances contaminantes parvenant jusque dans le bassin 12 exerce la plus grande et la plus immédiate influence sur les conditions de qualité de l'eau dans le compartiment 29. Quand de l'eau provenant de ce premier compartiment 29 est mélaw gée avec la masse d'eau contenue dans le deuxième compartiment 30, la concentration de substances contaminantes se trouve abaissée. Quand l'eau provenant du deuxième compartiment 30 est mélangée avec la masse d'eau se trouvant dans le troisième compartiment 31, la concentration de substances contaminantes dans le troisième compartiment se trouve de nouveau sensiblement abaissée. Le fait de mélanger l'eau de cette manière tend à diluer les substances contaminantes de façon telle que leur concentration initiale dans l'effluent provenant du troisième compartiment 31 est plus basse que si l'on utilisait un bassin à un seul et unique compartiment.Par conséquent, si une décharge d'impuretés contaminantes s'écoule jusque dans le premier compartiment 29, il convient que cette décharge soit progressivement incorporée aux masses d'eau contenues respectivement dans les deuxième et troisième compartiments 30 et 31, soit ainsi diluée et ne provoque donc pas initialement un accroissement ou une quelque autre modification brusque de la concentration ou du caractère des substances contaminantes par suite de l'apport d'une proportion tant soit peu substantielle dans le troisième compartiment 31.Il en résulte que les micro-organismes se trouvant dans l'installation 20 de traitement biologique agencée en aval s'acclimatent à une exposition à des conditions lentement variables de concentration ou de caractère desdites substances contaminantes et peuvent mieux~stadapter en vue d'assurer une bonne dégradation biologique de ces substances contaminantes en dépit de leur accroissement de concentration ou de la modification de leur caractère. Selon une autre particularité de l'invention, on maintient à une valeur minimum la durée du temps moyen du séjour de l'eau dans le bassin d'égalisation 12. Ainsi, la chaleur contenue dans l'eau y est conservée au maximum. Une plus grande quantité de chaleur présente dans l'eau favorise une plus forte biodégradation de substances contaminantes dans l'installation de traitement 20 La température de l'eau admise à pénétrer dans la susdite installation 20 est de préférence comprise entre environ 320C et environ 38'C, L'eau contenue dans le premier compartiment 29 est surveillée de façon à déterminer la présence de substances conta minantes plus particulièrement nuisibles telles,par exemple, que l'ammoniac, des composés phénoliques, des sulfures, des acides, des substances caustiques, etc., afin que leur source puisse être décelée et qu'il soit possible d'exercer une action correctrice. Dans le deuxième compartiment 30, le pH est réglé par addition d'acides ou d'alcalis afin que sa valeur soit ajustée entre environ 6,5 et 9,5, mais de préférence entre environ 7,5 et 8,5 quand une oxydation des substances contaminantes par de l'air est exigée. Cet intervalle de pH est optimal pour que les réactions d'oxydation interviennent, et, quand on le désire, il est possible d'accélérer de telles réactions par addition d'hydroquinone ou d'acides galliques. Des aérateurs flottants classiques (non représentés) flottent sur la surface de l'eau dans chacun des compartiments 29,30,31 et introduisent de l'air dans l'eau afin d'aérer cette eau et d'y incorporer de l'air d'une manière bien homogène. De tels aérateurs (non représentés) agencés dans le compartiment 30 mélangent et aèrent de façon à entretenir les concentrations d'oxygène dissous dans l'intervalle préféré ayant une limite inférieure de 3 mg d'oxygène par litre. La puissance préférée des aérateurs est égale à au moins 0,04 cheval-vapeur par tille litres de volume de compartiment. Si, pour une raison quelconque, le bassin d'égalisation 12 se trouve inondé avec une concentration extrêmement haute de substances contaminantes, de loin supérieure à la capacité nominale de manipulation, par exemple si une conduite transportant de l'acide se rompt, une valve 34 agencée dans une conduite de recyclage 36 s'ouvre cependant qu'une valve 38 agencée dans la conduite 14 d'admission aux filtres 16 se ferme. Une pompe 40 sert alors à pomper cette eau fortement acide en la refoulant jusque dans un compartiment 27 absorbant les surcharges qui est agencé dans le bassin-tampon 26; elle y est retenue et est progressivement réintroduite dans le premier compartiment 29 du bassin 12 par une conduite 42 convenablement équipée de valves.Un tel agencement a pour effet de protéger l'installation 20 de traitement biologique agencée en aval contre son empoisonnement par de brusques décharges de substances contaminantes. La formation d'un mélange, l'aération, le réglage du pH, les réactions chimiques, etc., qui interviennent dans le bassin d'égalisation 12 procoquent une coagulation et une flottation d'une quantité considérable de matière contaminante. Une telle matière est enlevée par écumage à partir de la surface du liquide se trouvant dans ledit bassin 12. Une conduite d'écumage fendue classique (non représentée) agencée à la surface de l'eau dans le compartiment 31 peut être utilisée à cette fin. L'effluent issu du compartiment final 31 contient de la matière colloïdale à laquelle on ajoute des coagulants ou des floculants tels que des sels d'aluminium ou de fer, et/ou des polyélectrolytes organiques de hauts poids moléculaires. Les coagulants ou floculants déstabilisent, en vue d'une séparation par filtration, les particules colloidales qui se trouvent transportées par l'effluent issu du bassin 12 et transférées à la batterie de filtres 16. L'eau filtrée qui doit être envoyée au réservoir 18 en forme de colonne hydrostatique y est refoulée par la pompe 40. Le milieu filtrant préféré utilisé dans la batterie de filtres 16 est du sable ou une combinaison de sable et de charbon.Il est important que l'eau admise à s'écouler vers l'installation de traitement biologique 20 agencée en aval soit filtrée pour en abaisser la teneur en solides en suspension et en huile à des concentrations qui soient suffisamment basses pour que la présence de ces impuretés contaminantes ne gêne pas la mise en oeuvre du procédé. Dans la plupart des,conditions, l'eau admise dans l'installation 20 de traitement biologique doit de préférence ne pas contenir plus de dix parties d'huile ou d'hydrocarbures par million de parties d'eau et pas plus de dix parties de solides huileux en suspension par million de parties d'eau. Périodiquement, il convient de laver, par circulation d'eau de lavage à contre-courant, un des filtres unitaires de la batterie de filtres 16. On effectue cette opération en fermant une valve agencée dans la canalisation d'admission aboutissant au filtre en question et en ouvrant une valve dans une canalisation (non représentée) servant à évacuer les résidus par contre-lavage à contre-courant de façon telle que les effluents provenant des filtres en cours d'utilisation servent d'eau de lavage à contre-courant du filtre à décolmater. Une fonction du réservoir 18 établissant une colonne hydrostatique est d'établir une contre-pression constante sur l'eau filtrée, ce qui a en outre pour effet de constituer une source d'eau de contre-lavage sous une pression constante. Une telle eau de contre-lavage élimine les solides, captés dans les filtres, qui se trouvent entraînés avec cette eau jusque dans un bassin-tampon (non représenté) servant à recueillir de la boue. L'installation 20 de traitement biologique comporte quatre étages de travail, à savoir: un étage de contact 44 où l'eau contaminée se trouve mise en contact avec une boue 46 biologiquement active; un étage de clarification 48 où de la boue est séparée à partir d'une eau décontaminée; un étage d'épaissisement où de la boue séparée est épaissie par élimination d'eau en excès qui s'y trouve; et un étage de digestion 52 où de la boue épaissie est digérée. Dans le premier étage 44, de l'eau essentiellement exempte de matière solide et huileuse entre en contact avec la masse 46 de boue activée, un tel contact s'effectuant dans une cuve de contact 54 qui est aussi dénommée cuve de liqueur mélangée. Cette boue 46 comporte des micro-organismes qui se nourrissent sur les substances contaminantes contenues dans l'eau.Les processus métaboliques des micro-organismes convertissent les substances contaminantes en structure cellulaire des organismes, en bioxyde de carbone et en divers autres produits intermédiaires. Dans le deuxième étage 48, de l'eau et de la boue activée provenant de la cuve 54 de liqueur mélangée s'écoulent jusque dans une cuve de clarification 56 où elles sont amenées par une conduite 72. Ainsi qu'on l'ex- pliquera encore plus en détail ci-après, de la boue activée provenant d'une deuxième source est ajoutée au contenu de la conduite 72 par une conduite 100, et le mélange résultant de boues et d'eau s'écoule ainsi jusqu'à la cuve de clarification 56.La conduite 72 et une zone isolée 84 de la cuve de clarification 56 servent à réaliser un contact entre le composant recyclé que constitue la deuxième boue activée, d'une part, et, d'autre part, les substances contaminantes résiduelles contenues dans l'eau sortant de la cuve 54 de liqueur mélangée.Ceci a pour résultat une purification supplémentaire de l'eau. De l'eau est séparée à partir de ces particules de boue en laissant les particules de boue 46 se sédimenter sur le fond inférieur de la cuve de clarification 56. Une eau décontaminée s'écoule à partir de la zone supérieure de l'appareil de clarification au travers des filtres d'une deuxième batterie de filtres 58 pour aboutir finalement à un-canal récepteur 60, de préférence après avoir encore traversé un lit de carbone activé 66 pour éliminer des substances contaminantes solubles présentes à l'état de traces. Dans le troisième étage 50, la boue 46 reprise à partir de la zone inférieure de la cuve de clarification 56 se trouve concentrée, et la majeure partie de -l'eau retenue par la boue en est séparée et éliminée. Dans le quatrième étage 52, de la boue épaissie est maintenue dans une cuve 62 pendant un laps de temps d'une durée suffisante pour permettre aux micro-organismes de métaboliser les substances nutritives qui s'y trouvent. Cette boue digérée est ensuite répandue sur la terre où il lui est ainsi permis de se décomposer et de servir d'engrais. A titre de variante, on peut incinérer cette boue digérée. Conformément à la présente invention, une aération entre étages est prévue (à partir des points portant la mention "air" sur la figure ) pour aérer l'eau cependant qu'elle s'écoule pour pénétrer dans l'installation 20 de traitement biologique, et aussi entre les quatre étages de cette installation 20. La plus importante aération entre étages est celle qui est effectuée sur les courants d'eau circulant dans les conduites 72 et 74 établies entre le deuxième étage 44 et le troisième étage 48. Par suite de cette aération, l'eau sortant de la cuve de clarification 56 et qui est finalement déchargée dans un canal récepteur d'eau tel que 60 contient au moins environ cinq parties d'oxygène dissous pour un million de parties d'eau. Ceci est hautement désirable, plus spécialement lorsquton effectue une adsorption sur carbone. L'eau déchargée à partir de la cuve de clarification 56 maintient dans des conditions aérobies tous les microorganismes captés dans la batterie de filtres 58 ou dans le lit de carbone agencé en aval en 66. Si la teneur en oxygène de cette eau déchargée est insuffisante, les micro-organismes captés dans les filtres de la batterie 58 se trouvent alors placés dans des conditions anaérobies et produisent du sulfure d'hydrogène susceptible de contaminer l'eau déchargée.De plus, l'oxygène dissous dans l'eau dans la cuve de clarification 56 maintient la boue 46 (sédimentée sur le fond inférieur de cette cuve 56) dans des conditions aérobies, en permettant ainsi à cette boue d'être retenue dans l'épaississeur 48 et dans le clarificateur 48 plus longtemps que lors de la mise en oeuvre des procédés classiques. Ceci a pour effet de réaliser un fonctionnement plus efficace de l'épaississeur et du clarificateur. On réalise une aération entre étages en aspirant de l'air jusque dans l'eau s'écoulant entre des cuves ou en injectant à force de l'air comprimé jusque dans la conduite de transfert. Outre le contre-lavage des filtres de la batterie de filtres 16, la colonne hydrostatique d'eau établie dans le réservoir 18 est avantageusement utilisable pour aspirer de l'air jusque dans l'eau s'écoulant jusque dans la cuve 54 de liqueur mélangée. Le niveau de l'eau dans le réservoir 18 constituant une telle colonne hydrostatique est situé au-dessus du niveau de l'eau établi dans la susdite cuve 54 de liqueur mélangée. De l'eau s'écoule ainsi à partir de la zone supérieure du réservoir hydrostatique 18 de façon à en descendre par une conduite 64 puis le long d'une longue conduite 66 généralement horizontale à l'autre extrémité de laquelle se raccorde une autre conduite verticale ascendante aboutissant dans la zone centrale de la cuve 54 de liqueur mélangée.La conduite horizontale 66 est agencée soit au niveau du sol, soit de préférence au-dessous du niveau du sol afin de donner une valeur maximale à la pression hydrostatique. Ainsi, l'air aspiré jusque dans l'eau est soumis à une haute pression sous l'effet de l'eau séjournant dans la colonne hydrostatique 18 et dans la cuve 54 de liqueur mélangée. La conduite horizontale 66 peut être d'un plus fort diamètre que la conduite descendante 64 ou, pour atteindre le but cherché, on peut lui donner la forme d'une boucle, par exemple, de façon telle que la durée du temps de séjour du mélange d'eau et d'air puisse être prolongée. Un tel agencement a pour effet de saturer pratiquement ou même de sursaturer d'oxygène dissous, par rapport à la pression atmosphérique, l'eau admise à entrer dans la cuve 54 de liqueur mélangée. Normalement, cette eau ainsi amenée jusque dans la cuve 54 de liqueur mélangée peut contenir au moins environ de 6 à 8 parties d'oxygène dissous par million de parties d'eau et peut typiquement atteindre des valeurs de concentration en oxygène excédant la saturation et égales à environ 12 parties d'oxygène dissous par million de parties d'eau. D'une manière similaire, de l'air est aspiré ou est injecté sous pression jusque dans l'eau s'écoulant à partir de la cuve 54 de liqueur mélangée et dans la cuve de clarification 56. La conduite verticale 72 transfère de haut en bas l'eau et les particules de boue en suspension jusqu'à la conduite horizontale 74 à l'autre extrémité de laquelle se raccorde une conduite verticale ascendante 76 aboutissant à proximité de la surface du liquide se trouvant dans la cuve de clarification 56.Une trompe 78 aspire de l'air jusque dans l'eau qui s'écoule en descendant à l'intérieur de la conduite 72. La hauteur de l'eau établie dans les cuves 54 et 56 soumet le mélange d'air et d'eau à une pression relativement haute pendant que ce mélange s'écoule dans la conduite 74. Une telle pression permet de saturer, voire même de sursaturer, d'oxygène dissous cette eau. La cuve de clarification 56 est conçue de manière à recevoir l'eau, provenant de la conduite 76 s'étendant de bas en haut, dans une zone confinée de formation de mélange constituée par une cloison cylindrique 82 établie coaxialement par rapport aux parois latérales de la cuve. Le diamètre de cette paroi cylindrique 82 est de préférence égal à la moitié du diamètre de la cuve de clarification 56 et s'étend jusqu'à environ 1,80 mètre à partir du fond inférieur de cette cuve.La conduite 76 s'étend de bas en haut de manière à faire jaillir le liquide qu'elle amène à l'intérieur de la cloison cylindrique 82 et, lorsque le mélange d'air et d'eau sort de la conduite 76, l'action de pompage ascendant de l'air établit dans le centre de la cuve de clarification 56 une zone turbulente 84 favorisant un contact encore plus intime entre la boue activée et l'eau, un bon transfert d'oxygène et une floculation. La durée préférée du temps de contact dans la conduite 76 et dans la zone turbulente 84 est d'au moins 20 minutes. La cuve de clarification 56 comporte, à la partie supérieure de la cuve, des déversoirs 80 qui maintiennent le niveau de l'eau et réalisent une décharge de liteau clarifiée à partir de la zone non turbulente 86.Des particules de boue activée se sédimentent sur le fond inférieur de la cuve 56 où elles sont reprises par un système comprenant essentiellement un transporteur et une pompe 88. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, de l'air sous pression provenant de sources 90 et 92 est injecté dans la boue s'écoulant entre la cuve de clarification 56 et l'épaississeur 50 et entre cet épaississeur 50 et le digesteur 52. Cette aération sous haute pression de la boue permet de maintenir cette boue, à l'intérieur de la cuve de clarification 56 et de l'épaississeur 50, pendant des temps d'une durée supérieure à celle qui était considérée normalement comme réalisable lors de la mise en oeuvre du procédé à la boue activée. Par exemple, la masse de boue activée et d'eau amenée à l'épaississeur et au clarificateur dans le système normal contient au maximum un milligramme d'oxygène par litre.Lorsque la couche de boue se sédimente, l'oxygène dissous dans l'eau interstitielle est rapidement consommé par la respiration des micro-organismes, et les organismes facultatifs commencent à tirer de l'oxygène à partir des composés azotés et sulfurés présents dans l'eau. Une telle action provoque un dégagement de sulfure d'hydrogène et d'azote gazeux qui entrave la sédimentation de la boue et dégrade sérieusement la qualité de l'eau. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, il est possible d'établir une concentration d'oxygène dissous environ dix fois plus forte que lorsqu'on utilise un procédé classique. Ceci a pour effet de diminuer fortement la vitesse à laquelle la septicité intervient et de rendre considérablement moins aigus les problèmes associés à une rétention de la boue dans le clarificateur et dans l'épaississeur jusqu ce que l'excès d'eau en soit pratiquement séparé. Un autre aspect de l'invention concerne l'utilisation de boues dotées de propriétés différentes et qui sont recyclées à hauteur de différents points pour exercer des fonctions différentes, le tout dans une seule et unique installation 20 à boue activée. Selon la technique classique, de la boue retirée de la cuve de clarification 56 est recyclée, par l'intermédiaire d'une conduite de ramification convenablement équipée d'une valve, vers le contenu de la cuve 54 de liqueur mélangée cependant que la boue en excès est transférée à l'épaississeur 50. Une portion de cette boue recyclée est introduite par une ramification de conduite 96 dans le mélange de boue et d'eau s'écoulant entre la cuve 54 de ligueur mélangée et le clarificateur 56. Cette portion de boue absorbante amenée par la conduite 96 possède la capacité d'absorber et de retenir des substances contaminantes résiduelles solubles; il en résulte une amélioration des propriétés floculantes de la totalité de la masse de boue, le résultat étant une séparation améliorée dans le clarificateur 56. L'aération entre étages et la conception du clarificateur établissant des conditions de durée du temps de contact, de formation de mélange et d'aération qui rendent optimale la capacité de ce système.Similairement, la boue de recyclage peut être acheminée au travers du clarificateur et par une conduite 98 jusque dans le mélange de boue et d'eau s'écoulant entre la cuve 54 de liqueur mélangée et la cuve de clarification 56. De la boue provenant de l'épaississeur 50 a été plus longtemps dépourvue de substances nutritives et, par conséquent, elle possède une plus grande capacité d'absorption et de stockage et elle se trouve contenue dans un plus petit volume par suite de l'action de l'épaississeur qui en a enlevé de l'eau. Le maintien de la boue de l'épaississeur dans des conditions aérobies grâce à l'utilisation d'une aération entre étages est nécessaire pour obtenir une boue d'une qualité satisfaisante en vue de son recyclage à partir de l'épaississeur 50. Une autre source de boue de recyclage lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention résulte de l'acheminement de la boue au travers de l'épaississeur 50, du digesteur aérobie 52 et par une conduite 100 équipée d'une valve adéquate jusque dans le mélange de boue et d'eau s'écoulant dans des conduites 72 et 74 établies entre la cuve 54 de liqueur mélangée et la cuve de clarification 56. Le composant du type boue provenant du digesteur aérobie 52 a eu typiquement d'une à quatre semaines pour s'acclimater aux substances contaminantes du substrat réfractaire résiduel. Cette boue acclimatée est spécialement efficace pour absorber et biodégrader le substrat résiduel dans l'eau sortant de la cuve 54 de liqueur mélangée. Quand la masse combinée de boue pénètre dans le clarificateur 56, la boue acclimatée se combine avec de la boue se trouvant dans la cuve de clarification 56 et ensemence la boue qu'il s'agit de recycler vers la cuve 54 de liqueur mélangée en la faisant passer par une conduite 94. Le fait d'ensemencer continuellement la masse principale de boue de recyclage avec de la boue acclimatée X des matériaux résiduels réfractaires a pour résultat de déplacer l'équilibre de façon à accroître une élimination de ces substances contaminantes par la masse principale de boue dans la cuve 54 de liqueur mélangée. Après qu'un équilibre est atteint, il cesse d'exister de hautes concentrations de substrat réfractaire dans l'eau sortant de la cuve de clarification 56. L'introduction de quelconques nouveaux matériaux réfractaires dans le système provoque le rapide développement d'organismes acclimatés. Ainsi que le comprendra facilement n'importe quel spécialiste, il est possible d'apporter de nombreuses modifications au procédé tel que décrit ci-dessus faisant l'objet de l'invention, et ce sans s'écarter pour autant des principes ni de la portée de ladite invention. Par exemple, on peut utiliser de l'oxygène à la place d'air dans le système d'aération entre étages. -REVENDICATIONS -REVEh-DICATIONS- Procédé à la boue activée lors de la mise en oeuvre duquel on met, dans un premier étage, de l'eau contaminée en contact avec une boue activée pour un temps d'une durée suffisante pour dégrader biologiquement des substances contaminantes se trouvant dans l'eau, après quoi, dans un deuxième étage, on sépare de l'eau décontaminée à partir de la boue activée, une première portion de ladite boue séparée étant recyclée pour être remise en contact avec l'eau dans le premier étage et une deuxième portion de ladite boue séparée étant traitée au cours d'opérations effectuées en aval, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il comporte le perfectionnement consistant essentiellement à introduire de l'oxygène jusque dans le mélange d'eau et de boue admis à entrer dans le deuxième étage de façon telle que la boue se trouvant dans la deuxième zone soit maintenue dans un état aérobie cependant que l'eau décontaminée séparée à partir dudit deuxième étage contienne au moins environ 5 parties d'oxygène dissous par million de parties d'eau. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on introduit l'oxygène dans le mélange d'eau et de boue admis à pénétrer dans le deuxième étage en aspirant de l'air jusque dans un courant du mélange d'eau et de boue s'écoulant entre le premier étage et le deuxième étage. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'oxygène admis dans le courant de mélange d'eau et de boue s'écoulant entre le premier étage et le deuxième étage est soumis à une haute pression produite par des colonnes hydrostatiques de liquide établies dans le premier étage et dans le deuxième étage. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le ge moyen de la boue activée se trouvant dans les premier et deuxième étages est supérieur à dix jours. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'eau contaminée admise à pénétrer dans le premier étage a été prétraitée de façon telle qu'elle ne contienne pas plus de 10 parties d'hydrocarbures par million de parties d'eau et pas plus de 10 parties de solides par million de parties d'eau. 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on mélange une partie de la première portion de la boue, séparée et recyclée, avec le courant de mélange d'eau et de boue s'écoulant entre les premier et deuxième étages. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite deuxième portion de la boue traitée au cours d'opérations effectuées en aval est amenée dans un troisième étage pour y subir un épaississement, cependant que la boue épaissie provenant du troisième étage est amenée dans un quatrième étage pour y subir une digestion. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu' une portion de la boue épaissie provenant du troisième étage est mélangée avec le mélange d'eau et de boue admis à entrer dans le deuxième étage. 9.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'une portion de la boue digérée provenant du quatrième étage est mélangée avec le mélange d'eau et de boue admis à entrer dans le deuxième étage. 10.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on introduit de l'oxygène, dans l'eau contaminée admise à entrer dans le premier étage, par aspiration d'air jusque dans un courant de ladite eau. 11.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'on soumet l'oxygène, dans le courant d'eau admise à entrer dans le premier étage, à une haute pression produite par une colonne hydrostatique de liqueur. 12.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on introduit de l'oxygène jusque dans la boue s'écoulant entre les deuxième et troisième étages, et entre les troisième et quatrième étages. 13.- Procédé de traitement d'une eau résiduaire contenant d'environ 25 à environ 150 parties de solides par million de parties d'eau et d'environ 25 à environ 300 parties d'hydrocarbures par million de parties d'eau, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement: à faire passer l'eau au travers d'une zone d'égalisation comportant au moins deux compartiments séparés de rétention d'eau agencés en série de façon telle que l'eau soit mélangée dans chaque compartiment et s'écoule à partir d'un compartiment vers le compartiment suivant cependant qu'une quantité donnée d'eau se trouve retenue pendant une période de temps' d'une durée prédéterminée dans chacun desdits compartiments; à introduire de l'air jusque dans l'eau dansau moins un des compartiments de façon telle que l'eau dans le compartiment se trouve vigoureusement agitée et que l'effluent dans le compartiment aéré contienne au moins trois parties d'oxygène dissous par million de parties d'eau; à ajuster le pH de l'eau, dans la zone d'égalisation, de façon telle que le pH de l'eau dans l'un des compartiments et dans l'effluent issu de ladite zone soit compris entre environ 6,5 et environ 9,5; à déstabiliser des particules colloidales en suspension dans l'eau; et à filtrer l'eau effluente provenant de la zone d'égalisation de façon telle que ladite eau filtrée ne contienne pas plus de dix parties d'hydrocarbures par million de parties d'eau et pas plus de dix parties de solides par million de parties d'eau. 14.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la différence de température entre l'eau admise à entrer dans la zone d'égalisation et l'eau admise à sortir de cette zone d'égalisation est inférieure à environ 110C et en ce que la durée du temps total de séjour dans la zone d'égalisation est comprise entre environ 2 et 15 heures. 15.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'on enlève par écumage tout matériau solide flottant sur la surface de l'eau dans la zone d'égalisation. 16.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'on ajoute un coagulant ou floculant à l'eau afin de déstabiliser les particules colloidales se trouvant dans l'eau. 17.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'on surveille l'eau dans le premier compartiment afin de déceler toute variation rapide de la concentration du substance contaminante. 18.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'on ajoute de l'acide gallique ou de l'hydroquinone à l'eau dans le compartiment aéré afin d'accélérer l'allure d'élimination de la demande immédiate d'oxygène. 19.- Procédé continu pour la purification d'une eau contaminée contenant des solides et des hydrocarbures, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement :(a) à faire passer l'eau au travers d'une zone d'égalisation où le pH de l'eau est ajusté de façon à se trouver compris entre environ 6,5 et 9,5 cependant que liteau contaminée est répartie dans une plus grande masse d'eau de façon telle que les variations de concentration de substances contaminantes dans l'eau effluente amenée à la zone d'égalisation puissent produire des modifications progressives dans la concentration de substances contaminantes dans l'eau effluente sortant de ladite zone; (b) a aérer l'eau dans la zone d'égalisation de façon telle que la concentration d'oxygène dissous dans l'eau soit égale à au moins environ trois parties par million de parties d'eau; (c) à ajouter à l'eau un agent déstabilisant de façon à provoquer une agglomération ou agrégation des particules colloidaies contenues dans l'eau; (d) à faire passer l'eau, provenant de la zone d'égalisation, au travers d'un filtre de façon telle que des particules et des hydrocarbures en soient séparés cependant que l'effluent sortant du filtre contienne moins d'environ dix parties de solides en suspension par million de parties d'eau et moins d'environ dix parties d'hydrocarbures par million de parties d'eau;; (e) à faire passer l'effluent, sortant du filtre, au travers d'une zone de traitement biologique à multiples étages comportant un premier étage où l'eau s'écoule jusque dans une zone de contact et y entre en contact avec une boue activée qui décontamine l'eau par biodégradation de substances contaminantes, un deuxième étage où l'eau prov#enant du premie#r étage est clarifiée afin de séparer des particules de boue en suspension à partir de l'eau décontaminée, une portion desdites particules de boue séparées étant recyclée vers le premier étage cependant que la majeure partie de l'eau décontaminée clarifiée est reprise à partir du deuxième étage, un troisième étage où la portion non recyclée des particules de boue séparées est concentrée par élimination de la majeure partie de l'eau résiduelle à partir de cette portion, et un quatrième étage où lesdites particules de boue concentrées sont digérées; (f) à aspirer de l'air jusque dans le mélange d'eau et de boue pendant qu'il s'écoule entre les premier et deuxième étages, de façon telle que la boue dans le deuxième étage se trouve maintenue dans un état aérobie cependant que l'eau clarifiée provenant dudit deuxième étage contienne au moins environ cinq parties d'oxygène dissous par million de parties d'eau; et (g) à filtrer l'eau séparée reprise à partir du deuxième étage afin d'en éliminer de minuscules particules de boue en suspension qui n'avaient pas été séparées à partir de cette eau dans ledit deuxième étage. 20.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'il comporte des opérations élémentaires additionnelles confis tant essentiellement à aérer l'eau admise à entrer dans le premier étage et à aérer le mélange de particules de boue cependant qu'il s'écoule entre les deuxième, troisième et quatrième étages. 21.- Procédé selon la revendication 19,caractérisé en ce que l'eau filtrée provenant de l'opération (g) est mise en contact avec du carbone activé. 22.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'une portion de la boue provenant d'au moins l'un des deuxième, troisième et quatrième étages est mélangée avec l'eau et la boue s'écoulant entre les premier et deuxième étages. 23.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que l'age moyen de la boue activée dans le premier étage est supérieur à dix jours. 24.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que la concentration de l'oxygène dissous dans l'eau s'écoulant à partir de la zone de traitement biologique est égale à au moins environ trois parties d'oxygène dissous par million de parties d'eau. 25.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que le mélange d'air, d'eau et de boue admis à entrer dans le deuxième étage de la zone de traitement biologique est confiné dans une zone de forte turbulence.