On sait que le dichlo"bénil (2,6-dichlorobenzonitrile) et la chlortiamide (2,6-dichlorothiobenzamide) sont des herbicides. Dans le sol, le dernier composé se transforme en dichlobénil . Ce composé inhibe la germination des semences et il est notamment toxique pour les parties de 5 plantes se trouvant dans une phase de la division des cellules. Les deux substances peuvent etre utilisées comme herbicides sur des terres en friche. Le dalapon (2,2-dichloroferopionate de sodium) est un herbicide de contact actif, sélectif, pouvant être utilisé pour la lutte contre les 10 graminées annuelles et vivaces. La substance convient entre autres à la lutte contre le phragmite dans les voies d'eau à partir du moment où les plantes ont une hauteur d'environ 60 cm et à la lutte contre le phragmite dans les champs de blé moissonnés. De plus, pour combattre toute la végétation, on connaît un 15 produit dit combiné contenant une triazine, éventuelllement un acide phéno— xyalkylecarboxylique halogéné, du dichlobénil (ou de la chlortiamide) et également du dalapon (demande de brevet néerlandais W° 69 04354)» Cette demande mentionne que du brevet britannique U° 1 O67 Ô32 il est connu de combiner du dichlorobénil avec du dalapon, mais cela est apparemment dû à 20 un malentendu, ledit brevet britannique concernant des dérivés de 4—hydro-xybenzonitrile. L'invention est relative à la lutte contre le phragmite (Phragmite con îunis), notamment sur les terres non encore appropriées à l'agriculture. Comme on le sait, le phragmite se rencontre dans les lieux humides 25 et sur les rivages où se produit un niveau d'eau d'environ 1 mètre, dans les voies d'eau et sur des terres à niveau d'eau souterraine élevé, par exemple dans des marais ou sur des terres marécageuse en friche. D'une façon générale, il est très difficile de combattre le phragmite sans recourir à une baisse notable du niveau d'eau souterraine, surtout du fait que 30 ces plantes présentent un système radiculaire à enracinement profond. Jusqu'à présent, la lutte contre le phragmite était essentiellement concentrée aux végétations où le phragr.ite vit comme reuvaise herbe. Cela a ebouti à un traitement pour lequel, dans un stade assez avancé de la croissance en surface, le phragmite est arrosé d'un herbicide, tel qu'une 35 solution aqueuse de dalapon. Il en résulte la destruction des parties superficielles du roseau, il est vrai, mais on n'empêche pas, ou guère, la levée des plantes au cours de la saison suivante et de plus, il faut toujours enlever les plantes détruites. L'invention est basée sur la découverte étonnante que le phrag— COPY 71 26873 2 2099545 mite peut être convenablement combattu par un traitement précoce avec des herbicides actifs contre les parties souterraines des plantes en croissance, notamment contre les tissus dont les cellules sont en voie de division et qui pénètrent assez profondément dans le sol. Comme tels, les mélanges de 5 dichlobénil et/ou de chlortiamide - substances actives contre les cellules des méristèmes dont les cellules sont en état de division — et de dalapon — substance qui s'enfonce très profondément dans le sol, grâce à sa bonne solubilité, se sont avérés très appropriés à cet effet. La combinaison constituée par du diclobénil (et/ou de la chlor-10 tiamide) et du dalapon permet d'obtenir qu'au début de la oroissance du phragmite, en avant-printemps, les parties profondément enracinées des plantes sont attaquées par le dalapon et que les premières pousses pénétrant dans les couches superficielles sont endommagées par le dichlorobénil ou ïa chloriiamide, qui ne s'enfoncent pas profondément dans le sol de 15 sorte que, par suite de cette attaque combinée aux différents niveaux du sol, la croissance des parties superficielles des plantes est fortement ralentie ou arrêtée. Comparativement aux méthodes connues, la méthode décrite ci-dessus est avantageuse, tant en ce qui concerne ses résultats que son processus. Elle empêche notamment la levée du roseau et provoque la 20 destruction du système radiculaire. Conformément à l'invention, pour obtenir un résultat optimal, il faut utiliser le produit combiné de dichlobénil et/ou de chlortiamide et de dalapon au printemps aussi tôt que possible. De préférence, le produit est épandu sur le sol dans la période février-mars. Au besoin, le traits— 25 J ment peut être répété à plusieurs reprises, l'intervalle étant de 1 à 2 mois. La substance est surtout utilisée sous forme de granuj.es, du fait que cette forme convient particulièrement au dichlobénil et/ou à la chlortiamid.e, tandis que le dalapon se laisse facilement transformer en ^ cette forme d'application. Les granules se préparent de plusieurs façons, mais une méthode bien appropriée est celle décrite dans la demande de brevet néerlandais N° 67 07830. Selon cette méthode, les composants actifs, un liant et un minéral finement broyé du genre carbonate, tel que le carbonate de calcium, 35 sont intimement mélangés, après quoi le mélange ainsi obtenu est humidifié d'une petite quantité d'eau de façon qu'il se forme une poudre boueuse. Cette poudre est ensuite comprimée, sous une pression élevée, en plaque» dures, qui sont émiettées puis tamisées de façon à obtenir la fraction d« dimensions requises. 71 26873 3 2099545 De préférence , le produit combiné contient les composés herbicides actifs dichlobénil (et/ou chlortiamide) et dalapon dans un rapport variant entre 1:1 et 1?4« Dans le cas d'utilisation de granules, ils contiennent de préférence, en poids, 2,5 à 15 /i> de dichlobénil (et/ou de chlortiamide) et 5 à 50 ^ de dalapon. La quantité de produit à épandre sur le sol par traitement doit être déterminée par la concentration des substances actives présentes. Si -| le produit contient 7 % àe dichlobénil (ou de chlortiamide) et 15 "fi de dalapon, on obtient un résultat convenable en utilisant, par traitement, 120 à 200 kg de produits par ha. D'une façon générale, il est recommandable d'utiliser par traitement, par ha, 7 "g à 15 kg de dichlobénil (ou de chlortiamide) et 15 à 30 kg de dalapon. Il n'est généralement pas nécessaire de répéter le traitement en totalité plus de trois fois. Il y a lieu de noter que, par "terres non encore appropriées à l'agriculture", il y a lieu . d'entendre également les rigoles et les bords de fossé ainsi que des terres en friche ou des terrains à bâtir. EXEMPLE DE REALISATION s On mélange 7j5 kg ûe dichlobénil et 15jO kg de dalapon avec 71,5 kg de dolomite broyée, 5,0 kg de poudre de lessive sulfitique et 1,0 kg de sel sodique d'alcools gras sulfatés dans un mélangeur horizontal. Après obtention d'un mélange convenablement homogène, on l'arrosa, tout en le mélangeant, de 2,0 1 d'eau. La poudre ainsi humidifiée, qui était devenue boueuse, fut corn- 2 ensuite, primée sous une pression de 300 kg.cm en bandes, qui furent/émiettées et tamisées de façon à obtenir une fraction, dont les particules avaient une grosseur comprise entre 0,25 à 1 mm. Le granulat ainsi obtenu fut épandu dans des doses de 120, 160 et 200kg/ha en février sur des' lots de terre pratiquement couverts de phragmite (Phragmites communis) pendant la saison précédente. Le premier traitement eut lieu au 28 février, un second au 25 mars. On contrôla les lots de terre à là fin des mois de mai, juin et août et on constata une très forte réduction de la croissance du phragmite, comparativement à la situation constatée l'année précédente. 71 26873 4 2099545 REVENDICATIONS : 1» Procédé permettant de combattre du phragmite (Phragmite communia), caractérisé en ce qu'un produit herbicide contenant, comme composants actifs, du dichlobénil et/ou de la chlortiamide et du dalapon est épandu sur la terre ou dans le sol contenant de jeunes parties non levées du phragmite. 2. Procède selon la revendication 1, caractérisé en ce que le produit contient du dicnlobênil et/ou de la chlortiamide et du dalapon dans un rapport variant entre 1:1 et 1:4. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on utilise,- par traitement, 2,5 à 15 kg de dichlobénil (ou de chlortiamide) et 5 à 50 kg de dalapon par hectare.