La présente invention a pour objet un dispositif de détection et de localisation de rayonnements neutres, et notamment de rayonnements X ou gamma et de neutrons. On a déjà proposé de nombreux dispositifs destinés à détecter et à localiser les sources de rayonnement et à en fournir une image visible sans présenter les inconvénients de la photographie, en particulier le délai nécessaire à l'obtention et 1' impossibilité d'obtenir une image dynamique. On connait, en particulier, le dispositif de détection et de localisation dit "caméra gamma", largement utilisé en imagerie médicale pour localiser la répartition d'un émetteur de rayonnement gamma dans un organe du corps humain, comprenant un gros cristal scintillateur et un réseau de photomultiplicateurs associé à un réseau analogique de calcul.Ge dispositif est inadéquat lorsque des résolutions -spatiales meilleures que 0.5 cm sont requises ou bien lorsque les rayonnements ont ue énerqie inférieure à 50 KeV. - - On a également proposé, aussi bien pour l'imagerie médicale que pour d'autres applications, un dispositif comportant une chambre de localisation précédée, sur le trajet du rayonnement, d'un système de renforcement de la sensibilité. Parmi les dispositifs de ce type, on peut notamment citer deux constitués par une chambre de détection proportionnelle de forme plate, dont l'anode et les cathodes sont formées par des nappes de fils croisés reliés à une électronique de localisation, associée à une chambre à dérive d'électrons dont le rôle est de simuler un accroissement du volume utile de la chambre proportionnelle sans dégradation excessive de la résolution. On connaît notamment (article de G. Charpak et autres dans Nucl. Instr. and Meth. 80 (1970) 13-34 et brevet U.S. N 3 786 270 du ler Février 1973), un dispositif de détection et de localisation qui comporte une chambre proportionnelle de forme plate et, en amont de celle-ci sur le trajet du rayonnement incident, une chambre à dérive. Une telle chambre est constituée par une série d'électrodes disposées dans une enceinte fermée, munies de passages du faisceau incident et des électrons, les électrodes successives étant portées à des potentiels négatifs allant en décroissant au fur et à mesure qu'elle sont plus proches de la chambre proportionnelle. Ce dispositif peut comporter un collimateur à canaux parallèles et une chambre à dérive dont les électrodes sont prévues pour imposer aux électrons de recul un trajet parallèle à l'axe du dispositif vers la chambre proportionnelle. Cette disposition présente l'inconvénient d'exiger une fenêtre d'entrée de grande surface. Cette fenêtre d'entrée devant être mince pour ne pas absorber le rayonnement incident, il est impossible d'utiliser une pression de remplissage élevée de la chambre à dérive, et l'auqmentation de sensibilité que permet d'atteindre celle-ci est limitée. Et surtout la Drécision se dé grade avec l'angle d'émission du rayonnement Par raDDort à l'axe de l'appareil contrairement au dispositif suivant l'invention. Dans une variante de réalisation, le dispositif décrit dans le brevet U.S. N" 3 786 270 est associé a un collimateur comportant un trou unique, ce qui donne à l'ensemble une symétrie de révolution et les potentiels des électrodes de la chambre à dérive sont échelonnés pour simuler les équipo tentieliesd'un champ centré sur l'ouverture du collimateur. Les électrodes sont constituées par de simples anneaux parallèles dont l'ouverture centrale augmente au fur et à mesure qu'on s'éloigne du collimateur, de plus en plus écartés au fur et à mesure qu'on s'éloigne du collimateur. La première électrode est constituée d'une calotte sphérique mince et la dernière électrode avant la chambre proportionnelle est constituée par un grillage bombé en forme de calotte sphérique. Cette disposition présente de nombreux inconvénients. La réalisation de calottes sphériques minces est très difficile. Elle ne permet de simuler qu'un seul champ électrostatique, dont la calotte et le grillage reproduisent des surfaces équipotentielles. La présente invention vise à fournir un dispositif de détection et de localisation répondant mieux que ceux antérieurement connus aux exigences de la pratique, notamment en ce qu'il permet de simuler de façon simple et avec une très bonne approximation la répartition de surfaces équipotentielks qui correspond, dans la chambre à dérive, à un champ électrique centré sur l'ouverture du collimateur Dans ce but, l'invention propose notamment un dispositif de détection et de localisation de rayonnements neutres, destiné à fournir une image d'une source de rayonnement, comprenant d'une part un détecteur de localisation des rayonnements provenant de la source à travers un collimateur délimitant une entrée ponctuelle ou rectiligne, détecteur d'un type permettant de localiser les rayonnements dans un plan perpendicû- laire à l'axe du détecteur, et d'autre part une chambre à dérive d'électrons comportant une enceinte occupée par un gaz dont les atomes donnent naissance à des électrons de recul par interaction avec ledit rayonnement, une pluralité d'électrodes échelonnées sur le trajet du rayonnement entre le collimateur et le détecteur et portées à des potentiels négatifs, diminuant depuis l'entrée jusqu'à une fenêtre, transparente aux électrons d'entrée dans le détecteur, les électrodes et-les potentiels étant choisis pour simuler les surfaces équipotentielles d'un champ électrostatique à symétrie sphérique ou cylindrique centré sur l'entrée délimitée par le collimateur, caractérisé en ce que lesdites électrodes de création du champ électrostatique de dérive sont constituées chacune par une nappe de conducteurs parallèles disposés dans un même plan perpendiculaire à l'axe du dispositif, des moyens électriques étant prévue pour porter les conducteurs d'une même nappe à des potentiels différents échelonnés pour créer les équipotentiel-les correspondant à un champ électrostatique certré srltouveture du collimateur. L'invention est susceptible de nombreuses applications ; on peut citer l'imagerie médicale, où elle peut se substituer notamment aux caméras gamma, et aux dispositifs de visualisation à tube intensificateur d'image dans le cas où une haute précision spatiale est requise ou bien dans le cas de rayons X de basses ou moyennes énergies (inférieures à 100 KeV environ); on peut également citer la diffractométrie X et la neutrographie. Il faut toutefois noter que l'invention présente un intérêt tout particulier lorsque les rayonnements à détecter ont une énergie comprise entre 5 et 35 KeV.Au-delà de cette dernière valeur il devient nécessaire d'utiliser des pression de gaz élevées ou un espace de dérive de longueur excessive. Les rayonnements utilisés dans de nombreux cas de placent dans ce domaine d'énergie : en cristallographie on utilise en général la diffraction en rayons X d'énergie comprise entre 5 et 20 KeV. En imagerie médicale, on utilise fréquemment des émetteurs gamma, tels que l'iode 125, dont le pic d'émission se situe dans ce même domaine. Les conducteurs des électrodes de création du champ électrostatique de dérive peuvent etre constitués par une nappe de fils parallèles solidarisés par des supports isolants ou par des bandes métallisées disposées sur un support isolant prévu pour ne pas absorber de façon appréciable le rayonnement de la source et les électrons. La première électrode constituera une cloison matérielle délimitant la chambre à dérive. Lorsque le dispositif a une symétrie cylindrique, l'entrée étant constituée par une fente rectiligne, les conducteurs d'une même électrode sont rectilignes et parallèles à la fente. Si la longueur du dispositif dans le sens parallèle à la fente est suffisamment supérieure à la longueur utilisée, on peut porter les parois latérales de la chambre perpendiculaire aux conducteurs à une tension fixe ou les laisser prendre un potentiel fixé uniquement par la répartition des charges sans pour autant perturber les lignes de force du champ dans la partie utile et le fonctionnement.Dans ce cas, il est possible, sans modifier les caractéristiques matérielles du dispositif, de déplacer le long de l'axe du dispositif la ligne à partir de laquelle divergent les lignes de force du champ électrique, simplement en changeant la répartition des potentiels auxquels sont portés les conducteurs,et et donc de réaliser un dispositif à focavariable. Un tel dispostif est notamment utilisable lorsque l'on veut former l'image de la répartition d'un radioélément dans une seule direction (cas d'un muscle par exemple). L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de dispositifs qui en constituent des modes particuliers de réalisation donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux dessins qui 1' accom pagnent, dans lesquels - la fig. 1 est un schéma de principe montrant les principaux composants d'un dispositif de détection à symétrie cylindrique, en coupe suivant un plan passant par l'axe et perpendiculaire à la fente d'entrée - la fig. 2 est un schéma de principe montrant la répartition de bandes conductrices sur les parois latérales de la chambre à dérive d'un dispositif du type montré en fig. 1 - la fig. 3, similaire à la fig. 1, montre une chambre à symétrie de révolution utilisable en cristallographie - la fig. 4 montre schématiquement, en vue de dessus, une des électrodes de la chambreaderive de la fig. 3. Le dispositif il représenté schématiquement en fig. 1 est destiné à fournir une représentation de la répartiti'on transversale d'un émetteur de rayonnements gamma (iode 125 par exemple) dans un organe 10. Ce dispositif 11 peut être regardé comme comprenant successivement, dans le sens du trajet des rayonnements, un collimateur 12, une chambre d'équilibrage de pression 13, une chambre à dérive 14 et un détecteur de localisation 15 qui seront successivement décrits. Le collimateur 12 est constitué par un écran opaque au rayonnement gamma de l'émetteur, par exemple par une plaque de plomb de l mm environ d'épaisseur. Dans cet écran est ménagée une entrée en forme de fente, de 1 mm à quelques mm de large. Dans le mode de réalisation illustré, où la chambre à dérive 14 et le détecteur de localisation 15 sont occupés par un gaz sous pression, l'entrée ménagée dans le collimateur 12 est obturée par une fenêtre 16 de matériau léger, béryllium par exemple, et ferme de façon étanche une cuve portée par un socle 17. Si on accepte d'usiner de façon précise la fente pour lui donner une forme du genremonbe'en fig. 1, l'épaisseur peut être augmentée et atteindre 1 cm. La chambre 13 d'équilibrage de pression, située entre le collimateur 12 et l'électrode d'entrée 18 de la chambre à dérive 14, est occupée par un gaz à faible absorption du rayonnement gamma incident (hélium en général) sous une pression sensiblement égale à celle qui règne dans la chambre à dérive 14 et le détecteur 15. Sa profondeur axiale est choisie en fonction des dimensions en plan de la chambre à dérive 14 et du détecteur 15 par rapport à celle de l'organe. La chambre à dérive 14 comporte une électrode d'entrée 18 transparente au rayonnement gamma incident et une électrode de sortie 19 transparente aux électrons. Ces électrodes 18~et 19 délimitent avec une paroi latérale 20 à section rectangulaire un volume occupé par un gaz choisi pour fournir, par interaction avec le rayonnement gamma incident, des électrons de recul. L'épaisseur de la chambre à dérive 14 dans le sens axial et la pression du gaz qui l'occupe seront choisies pour que le rayonnement gamma soit à peu près complètement absorbé. Dans la pratique, on utilisera par exemple un mélange à base de xénon contenant une faible teneur d'isobutane et de méthylal sous une pression de 3 atmosphères. L'électrode d'entrée 18 etl'électrode de sortie 19 doivent créer dans cette chambre un champ électrique dont les lignes de force sont radiales par rapport à l'entrée 16 du collimateur 12. Dans le passé, on a utilisé, pour obtenir ce résultat, des électrodes d'entrée et de sortie portées par des surfaces courbes. Dans le mode de réalisations illustré, ce résultat est atteint en constituant chaque électrode par une nappe plane de conducteurs rectilignes, isolés les uns des autres et portés à des potentiels différents, reproduisant les conditions aux limites du champ électrique à réaliser. L'électrode d'entrée 18, qui doit séparer deux gaz différents, est constituée par une paroi matérielle isolante portant les conducteurs. L'électrode peut être constituée par des conducteurs rectilignes parallèles 22 déposés sur une feuille mince de matière synthétique, telle que le "mylar", le "kaptont ou une résine époxy, éventuellement chargée. Les conducteurs seront, en général1 equidistants, pour faciliter la construction. Ils sont portés sur les potentiels correspondant à un champ électrique radial au circuit électrique constitué par une source de tension -V1 et une cascade de résistances 21 constituant un pont diviseur entre la source et la masse.A titre d'exemple, on peut indiquer qu'un dispositif a été réa- lisé avec une électrode d'entrée 18 en "mylar" de 6 microns, revêtue de conducteurs de 1 mm de large, situés à 0,5 mm l'un de l'autre, formés par évaporation sous vide d'une couche de 0,1 micron d'or. L'électrode 19 est par exemple formee par une nappe de fils parallèles en bronze au béryllium de 50 microns de diamètre, tendus à intervalle de 1 mm entre deux barrettes isolantes (non représentées). Les fils d'une même nappe sont portés par un pont diviseur de résistances (non représenté à des potentiels correspondant-à un champ électrique radial centré sur l'entrée 16. Entre la chambre à dérive 14 et le détecteur de localisation 15 est ménagé un espace de transfert des électrons e . La longueur de cet espace est choisi de façon qu'il s'y produise un redressement de la trajectoire du nuage d'électrons provenant dtune interaction avec un atome de gaz dans la chambre à dérive 14. Dans cet espace de transfert, on créé un champ électrique dont la valeur moyenne est supérieure à celle qui règne dans la chambre à dérive 14, sans évidemment dépasser la tension de claquage dans la partie où le champ est le plus intense. Le champ dans l'espace de transfert n'est-évidemment pas uniforme, mais cette rihomogénéité n'a pas d'effet sensible. En effet, les vitesses de dérive des électrons atteignent une valeur asymptotique lorsque le champ électrique augmente. Pratiquement, dès que le champ dépasse une valeur suffisante, un électron parcourt 1 cm en 0,2 micro seconde. Enfin, les électrons sont admis dans le détecteur 15. Dans le mode de réalisation illustré, ce détecteur est constitué par une chambre proportionnelle multifils comportant une nappe de fils d'anode 24 entre deux nappes 25 et 26 de fils de cathode. Lorsque l'on cherche simplement à déterminer la répartition transversale des radioéléments dans l'objet 10 les fils des deux nappes 25 et 26 peuvent être parallèles entre elles et perpendiculaires à l'entrée 16. L'emplacement de l'évène- ment peut être déterminé par l'une quelconque des méthodes classiques, notamment détermination du centroide, lignes à retard et division de charge.La localisation des évènements s'effectuant en utilisant les signaux induits sur les cathodes, on a intérêt à porter celles-ci.au potentiel continu de la masse par l'intermédiaire de résistances 27, de facon à écarter des Droblèmes d'isolement de ltélectroniaue d'exploitation. Dans ce cas, les fils d'anode 24 useront portés à une tension positive VO suffisante pour créer un effet d1ava- lanche dans une gaine gazeuse autour de ces fils (par exemple V0= + 4 kV pour une distance entre fils de cathode 25 et 26 de l'ordre du cm).Par contre, toutes les électrodes de la chambre à dérive 19 et 22 seront portées à des potentiels négatifs allant d'une valeur maximum -V1 à une valeur minimum -V2 pour le conducteur le plus écarté de l'axe de l'électrode de sortie 19. Si la longueur totale du dispositif dans le sens parallèle à la fente d'entrée 16 est très supérieure à la longueur effectivement utilisée, les potentiels des faces 28 de la paroi 20 délimitant les chambres 14 et 15 n'affectent pas la partie utile. On peut alors maintenir ces parois latérales à un potentiel fixe ou au contraire les laisser prendre un potentiel quelconque, que détermine la répartition des charges électrostatiques. Dans ce cas, il est possible, sans modifier les caractéristiques mécaniques du dispositif, de déplacer le long de l'axe de la chambre le point d'où rayonnent les lignes de force du champ électrique et, en conséquence, de changer l'emplacement de l'entrée. Cette possibilité peut être illustrée par l'exemple suivant, qui donne la valeur des potentiels qui doivent être appliqués à des distances variables y de l'axe sur une électrode d'entrée placée à distance d de l'entrée 16 et sur une électrode de sortie 19 placée à 10 cm de l'électrode d'entrée 18, le champ de dérive moyen étant de l'ordre de 1 kV/cm. : d = lO cm : d = 50 cm : d d = 10 cm d = 50 cm - V (kV) - V (kV) . Electrode : Electrode : Electrode : Electrode: (mm) : d'entrée : de sortie : d'entrée : de sortie 18 : 19 : 18 : 19 :0 : 12,94 : 2,94 : 12,567 : 25,65 : 5 : 12,90 2,92 : 12,564 : 25,65 : 10 : 12,84 : 1,46 : 12,447 : 25,59 : 50 : 10,82 . 2,64 : 12,267 : 23,90 : 100 7,08 : 1,88 : 11,400 : 18,84 : : 200 : 1,88 : O : 8,274 : O Tous ces potentiels sont donnés en prenant comme référence le potentiel du conducteur le plus éloigné de l'axe de l'électrode de sortie 19. -En fait, comme on a vu plus haut, ce conducteur sera, en général, porté à un potentiel négatif par rapport à la masse, par exemple -10 ka, pour permettre de maintenir les cathodes de la chambre proportionnelle au potentiel continu de la masse Si, au contraire, la longueur utile de la chambre dans le sens de la fente d'entrée 16 est pratiquement égale à la longueur totale de la chambre, ou du même ordre, on prévoit avantageusement sur les faces latérales des bandes conductrices 29 de forme circulaire, portées à des potentiels correspondant aux conditions aux limites du champ électrique à réaliser (fig. 2). Dans un cas comme dans l'autre, le fonctionnement du dispositif est le suivant. Le rayon gamma émis par l'objet 10 et pénétrant par l'entrée 16 est absorbé en 30 (fig. 1) par les atomes gazeux dans la chambre de dérive 14. Le nuage d'électrons qui résulte de cette interaction dérive sous l'action du champ qui règle dans la chambre à dérive suivant une trajectoire qui prolonge celle du rayon incident. Ce nuage d'électrons traverse, dans le mode de réalisation illustré, uniquement l'électrode de sortie 19. Enfin, le gradient de champ électrique dans espace de transfert amène le nuage d'électrons dans la chambre proportionnelle 15 en modifiant sa trajectoire, qui, de radiale, devient parallèle à l'axe. Sur ce trajet, du fait de la diffusion, la taille du groupe initial d'électrons résultant de l'absorption du photon gamma s'étend, mais cet élargissement n'a aucun effet favorable sur la localisation dans la mesure où le détecteur 15 permet de déterminer le barycentre du nuage. Le dispositif représenté aux fig. 3 et 4 constitue une variante de celui de la figure 1, à géométrie sphérique et à source d'entrée ponctuelle ; un tel dispositif est notamment utilisable pour obtenir le diagramme de diffraction X d'un cristal. Sur la fig. 3, où les organes correspondants à ceux de la fig. 1 sont désignés par le même numéro de référence pour plus de simplicité, on retrouve un collimateur 12, une chambre d'équilibrage de pression 13, une chambre à dérive 14, un espace de transfert et un détecteur 15. Le collimateur comporte une entrée dans laquelle est placé un cristal 16 dont le diagramme de diffraction X est à déterminer. Ce cristal reçoit, d'une source extérieure, un faisceau de rayonnements X dont l'énergie est, en général,comprise entre 5 et 20 KeV. Les électrodes de la chambre à dérive 14 sont prévues pour créer dans la chambre un champ électrique présentant des surfaces équipotentielles sphériques centrées sur le cristal 16. L'électrode d'entrée 18 doit être transparente aux rayonnements X et pour cela est réalisée sous forme d'une paroi mince isolante portant un réseau de conducteurs 22 de forme circulaire. Un pont de résistances associé à une source de tension -Va permet de porter les électrodes à des potentiels échelonnés, correspondants aux équipotentielles du champ. Les électrodes intermédiaires 23 doivent être transparentes aux rayonnements X et aux électrons.Elles sont constituées par une paroi mince en matière plastique revêtue de conducteurs concentriques de forme circulaire et percée d'un réseau de trous qui fournissent une section de passage nettement supérieure à la section de matière qui subsiste. Ce résultat peut être atteint en ménageant par attaque photochimique, des ouvertures entre les bandes conductrices 30 de chaque électrode. De telles ouvertures 31 ont été représentées schématiquement sur la figure 4, où ltéchelle n'est pas respectée pour plus de clarté. Pour placer plus facilement le pont diviseur de résistance destiné à fixer le potentiel des conducteurs 30, on peut prévoir dans l'électrode une fente 32 (fig. 4) qui correspond à une zone morte, dans la plupart des cas acceptables, en particulier lorsque le diagramme à obtenir présente une symétrie de révolution. Le détecteur 15 du dispositif de la fig. 3 doit être prévu pour localiser les évènements dans deux directions orthogonales. On peut notamment utiliser une chambre proportionnelle multifils de faible épaisseur, du genre décrit dans l'article de G. Charpak et autresdéjà mentionné. La chambre proportionnelle proprement dite comporte une nappe de fils d'anode encadrée par deux nappes 25 et 26 de fils de cathode. Les fils 26 de lune des nappes sont parallèles aux fils d'anode, tanks que les fils de l'autre nappe 25 sont perpendiculaires aux précédents. Diverses électroniques associées peuvent être envisagées, telle que l'électronique décrite dans'le brevet U.S. 3 786 270, qui utilise une division de charge ou un système à ligne à retard du genre décrit dans l'article de R. GROVE et autres dans NUCLEAR Instrum.Methods, 106, 407 (1973) ou une électronique de détermination directe du centroide, -telle que celle décrite par G. Charpak et autres dans le rapport CERN 73-11 du 24 Septembre 1973. Comme dans le cas du mode de réalisation montré en fig. 2, il est possible de revêtir les parois latérales du dispositif de la fig. 3 de bandes conductrices sur supports isolants, bandes portées par un pont diviseur de tension auXpotentieb correspondant aux conditions aux limites du champ électrique à réaliser. Lorsque le dispositif de la fig. 3 est utilisé en cristallographie, sa dimension sera choisie notamment en fonction de la dimension du cristal étudié, un cristal de grande taille imposant une longueur plus importante de la chambre. Dans la pratique, on pourra utiliser, en général, une chambre présentant perpendiculairement à l'axe des dimensions de l'ordre de 50 X 50 cm, avec remplissage de la chambre à dérive, de l'espace de transfert et de la chambre proportionnelle en mélange gazeux à base de xénon à pression atmosphérique. Un dispositif similaire, avec collimateur ponctuel, peut être utilisé en imagerie nucléaire, en particulier pour fournir une image de la thyroïde. Au lieu d'un rayonnement X ou gamma incident, on peut utiliser un flux de neutronset étudier ainsi la diffraction neutronique des cristaux. En cas d'utilisation de neutrons, la chambre à dérive et la chambre proportionnelle seront occupées par un gaz absorbant des neutrons, en général le trifluorure de bore. Quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut arriver à des résolutions de l'ordre de 200 microns, à condition d'utiliser des fils de cathode rapprochés et d'utiliser la localisation par calcul numérique ou analogique de la position du centroide du nuage d'électrons. Le détecteur de localisation 15 peut être constitué par un organe autre qu'une chambre proportionnelle. En particulier - dit à xérocranhie on peut utiliser un appareil électro-statiquevou t -cölLection d'ions lourds, tel que celui décrit dans l'article 2 JW BOAG dans IAEA-SM/83, page 475-498. Les électrons de conversion sont alors admis, à travers l'électrode de sortie 19, qui doit cette fois être étanche, dans une chambre de quelques centimètresd'épaisseur occupée par un gaz lourd tel que dufréon Les ions collectés sur un isolant placé devant une plaque métallique constituant une électrode auxiliaire constituent une image latente. Le développement, destiné à révéler la répartition des charges à la surface de l'isolant, est généralement effectué en exposant la plaque isolante à un aérosol de particules de poudre chargée. L'invention ne se limite pas auxmodesparticulien de réalisation représentés et décrits à titre d'exemple et il doit être entendu qu'elle s'étend à toutes les variantes restant dans le cadre des équivalences. REVENDICATIONS 1. Dispositif de détection et de localisation de rayonnements neutres, destiné à fournir une image d'une source de rayonnement, comprenant dune part un détecteur de localisation des rayonnements provenant de la source à travers un collimateur délimitant une entrée ponctuelle ou rectiligne, détecteur d'un type permettant de localiser les rayonnements dans un plan perpendiculaire à l'axe du détecteur, et d'autre part une chambre à dérive d'électrons comportant une enceinte occupée par un gaz dont les atomes donnent naissance à des électrons de recul par interaction avec ledit rayonnement, une pluralité d'électrodes échelonnées sur le trajet du rayonnement entre le collimateur et le détecteur et portées à des potentiels négatifs, diminuant depuis l'entrée jusqu'a une fenêtre, transparente aux électrons, d'entrée dans le détecteur, les électrodes et les potentiels étant choisis pour si- muler des surfaces équipotentielles d'un champ électrostatique à symétrie sphérique ou cylindrique centré sur l'entrée délimitée par le collimateur, caractérisé en ce que lesdites électrodes de création du champ électrostatique de dérive sont constituées chacune par une nappe de conducteurs parallèles disposés dans un même plan perpendiculaire à l'axe du dispositif, des moyens électriques étant prévus pour porter les conducteurs d'une même nappe à des potentiels différents eche- lonnés pour créer les équipotentielles correspondant à un champ électrostatique centré sur l'ouverture du collimateur. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les conducteurs sont constitués par une nappe de fils parallèles, solidarisés par des supports isolants. 3. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les conducteurs de chaque électrode sont constitués par des bandes métallisées disposées sur un support isolant prévu pour ne pas absorber de façon appréciable le rayonnement de la source et les électrons. 4. Dispositif suivant la revendication 1, 2 ou 3, carac térisé en ce que > l'entrée délimitée par le collimateur étant ponctuelle, les conducteurs d'une même électrode sont de forme circulaire. 5. Dispositif suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que, l'entrée étant constituée par une fente rectiligne, les conducteurs d'une même électrode sont rectilignes et parallèles à la fente. 6. Dispositif suivant la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que la chambre à dérive comporte des parois latérales, per- pendiculaires à ladite'fente,qui sont isolantes et portent des bandes conductrices,en forme de segmentsde cercle centrés sur l'ouverture, et en ce que des moyens électriques sont prévus pour porter les bandes des parois latérales à des potentiels échelonnés pour correspondre aux surfaces équipotentielles d'un champ électrique centré sur ladite ouverture. 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé-en ce que le détecteur de localisation est constitué par une chambre proportionnelle contenant, dans une enceinte occupée par un gaz, deux nappes de fils constituant cathodes, encadrant une nappe de fils portés à un potentiel positif et constituant anode, les deux nappes de fils constituant cathodes- etant croisées et associées à des dispositifs de localisation des évènements. 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif de localisation des évènements comporte une électronique de localisation du barycentre, une électronique utilisant des fils couplés à des lignes de retard ou une électronique déterminant la division des charges collectées sur un même fil. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le détecteur de localisation est un détecteur à xérographie ou à ionographie. 10. Dispositif suivant l'une~quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la chambre à dérive est prévue pour absorber de façon quasi complète les photons gamma ou X d'énergie inférieure à 35 keV.