i 2051864 La présente invention est relative au placage du titane, du zirconium et de leurs alliages avec d'autres métaux, par des métaux lourds, chrome et nickel spécialement. Ces métaux sont des plus difficiles à appliquer avec succès au titane et au zirconium. 5 On choisira le titane comme exemple dans la description qui suit. Le même procédé a eu néanmoins de bons résultats pour l'application de l'or, de l'argent, du fer,et du cuivre au titane et au zirconium, de sorte que son usage peut être considéré comme n'étant pas limité aux métaux les plus difficiles ; ces derniers peuvent être appliqués 10 par cette méthode pour servir de base à un autre placage. Les alliages de titane, en raison de leur excellent rapport résistance-poids, de leur tenue supérieure à la corrosion et de la facilité de leur fabrication trouvent un emploi croissant dans les industries aéronautique et aérospatiale. Leurs applications sont 15 néanmoins limitées à des usages n'impliquant pas d'éléments mobiles, tels que surfaces portantes, pièces coulissantes et ensembles de pistons, en raison de la tendance inhérente au titane et à ses alliages de gripper ou s'excorier. Les métaux au titane sont les plus difficilement lubrifiables de tous, du fait de la nature de 20 la couche mince de gaz adsorbé à la surface du métal. Un autre inconvénient est la tendance à adsorber l'azote, l'oxygène et l'hydrogène à haute température, ce qui affecte défavorablement leurs caractéristiques physiques. On a fait nombre d'efforts pour déposer un placage non poreux 25 de chrome ou de nickel sur ces métaux, mais avec un succès limité, le placage adhérant mal, étant poreux, ne résistant pas à une température élevée, ou possédant un coefficient de frottement élevé. D'autres efforts ont été faits pour plaquer après un nettoyage long et difficile, ou avec des bains de pré-placage mettant en oeuvre 30 des métaux nobles, ou avec des traitements postérieurs, ou des solutions dé placage de chrome spéciales, ou par des opérations multiples. Certains procédés antérieurs comptent sur un dépôt par immersion précédant 1'électro-placage, mais l'adhérence n'est pas sûre et ne peut être reproduite. D'autres méthodes exigent une forte 35 attaque à l'acide, qui n'assure qu'une liaison mécanique et fait échouer tout projet de placage à tolérances étroites. D'autres méthodes encore nécessitent une opération postérieure de traitement thermique pour diffuser le dépôt dans le métal de base, mais les fortes températures requises affectent défavorablement les pro-4-0 priétés originales du titane et gauchissent ou déforment les pièces. 70 27338 2 2051864 Les tentatives antérieures de ce" genre ont si peu- satisfait la demande qu'aucun procédé de placage du titane ôu du'• zirconium avec du'chrome ou du nickel n*est couramment l'objet'd*une opération commerciale réussie. : . • ■ v 5 Un' but primordial de'l' invention est de plaquer- du titane ou du zirconium avec dû chrome.ou du nickel de manière que: ce placage ne se pèle pas, ait un faible coefficient de frottement, soit dense et non poreux, résistant aux températures élevées j adhère fortement et soit classé, par le contrôle standard (dit Timken), dans le mode 10 de réalisation préféré, comme de durée illimitée. Les buts secondaires de l'invention sont d'effectuer des placages avec des métaux moins difficiles pour obtenir une adhérence supérieure. Ces buts sont atteints par un procédé qui comporte les opérations suivantes : 15 Nettoyer le titane. Le placer dans un détergent de type alcalin à haute température. Si on le désire, se servir du courant pour rendre le titane cathodique. S'il est rendu anodique, il s'oxyde et le placage à une étroite tolérance échoue par l'enlèvement de la surface extérieure de 20 la pièce. Les détergents employés servent normalement pour le nettoyage à fond des métaux, par exemple solutions aqueuses de soude caustique, additionnées d*orthosilicate ou de métasilicate de sodium, ou de phosphate de sodium, ou de carbonate de sodium, en tant que régulateur. Un nettoyage ordinaire prend de 30 secondes 25 à 15" minutes, le point final étant marqué par la disparition de toute trace d'huile, de graisse et de crasse. Rincer à l'eau claire. Pour enlever l'oxyde de la surface du titane, se servir d'une solution de décapage acide. Une solution de décapage type comporte 30 HN03 50%, H2S0^ 25%, HgO 25%, plus 120 g/1 d'Actane (Actane 70, additif de solution de décapage de type fluoruré). Un peu d'acide fluorhydrique se forme par hydrolyse et attaque le titane. Cela enlève 1'oxyde et une certaine quantité de titane si on prolonge le traitement. En supposant qu'il n'existe pas. d'incrustation, une 35 immersion d'une minute ou moins convient. Il faut plus longtemps s'il existe certaines incrustations. Si la pièce -est fortement incrustée, il faudrait la traiter au j et de sable avant de la nettoyer ou de la décaper. Rincer après décapage. La couche d'oxyde se reforme. 10 Désoxyder l'oxyde formé pendant le rinçage et produire un 70 27338 3 2051864 revêtement de fluoborate. Un mélange aqueux d'environ 50 g/1 de fluoborate de sodium, plus 50 g/1 de NaNOg ou KN03, peut convenir. Un revêtement de conversion se forme par déplacement de la couche d'oxyde formée après le décapage, en la remplaçant par une couche 5 imperméable, de nature difficile à déterminer, mais qui pourrait être de fluoborate de titane. La réoxydation est ainsi empêchée. Le temps d'immersion de 5 minutes à 82°C est généralement valable. On peut adopter la température ambiante, mais l'opération est trop lente. La température de l'ébullition introduit sans nécessité 10 d'autres problèmes. Une légère émission de gaz se produit au cours de la formation de la couche de conversion ; quand elle cesse, cette couche s'est formée. Le pH du mélange de fluoborate de sodium est généralement de 2 environ. On peut se servir d'une agitation. 15 Rincer à nouveau. La couche de fluoborate est imperméable et empêche la réoxydation. Il faut maintenant attaquer cette couche de fluoborate avec un acide faible et l'attaque peut se prolonger jusqu'à ce que le fluoborate soit invisible à un grossissement de 250. Quelquefois, 20 le microscope électronique ne révèle aucune couche. On peut employer pour l'attaque n'importe quelle solution acide aqueuse, telles, par exemple, que NaHSO^, l'acide citrique, l'acide muriatique et ^SO^. Une concentration de 5% d'acide minéral convient. 8 g/1 d'acide en poudre ou de sels d'acide sont souvent adéquats. Tout 25 pH au-dessous de 5 convient généralement. Rincer. Aucun oxyde ne se forme. Cela est étonnant. Si le microscope électronique ne montre aucune couche sur la surface, il doit pourtant bien en exister une pour assurer la protection bien que rien ne soit visible. L'objet peut être maintenant plaqué dans 30 toute bonne solution de placage de nickel ou de chrome. Une solution de nickel brillant et une solution de sulfamate de nickel donnent de bons résultats. Le procédé donne ce qu'on estime être le premier objet en titane ou en zirconium, plaqué de nickel ou de chrome, dont l'adhé-35 rence ferme est caractéristique et reproductible, supportant toutes les épreuves, y compris celle de durée illimitée, la résistance de la liaison étant telle que des pièces étant brasées ou soudées ensemble, placage contre placage, elles ont cédé à la traction avant le placage lui-même. 40 Le produit est caractérisé par des pièces de titane ou de 70 27338 2051864 zirconium, électro-plaquées avec du chrome ou du nickel, dans lesquelles une barrière, visible ou invisible, de borofluorure ou de silicofluorure (dits aussi fluoborates ou fluosilicates, comme sels dérivés de l'acide fluoborique ou fluosilicique) est interposée 5 entre la pièce et le placage. La barrière imperméable s'applique en tant que revêtement de conversion et le placage par électirolyse. On a proposé dans le passé d'employer le fluoborate d'argent, mais le mode d'emploi n'était pas le même et les résultats pas équivalents. L'invention réalise une couche adhérente de conversion de titane ou de zirconium sur le métal en déplaçant la couche d'oxyde de la surface et en la remplaçant par une couche mince de fluoborate, que de l'acide enlève largement ou totalement. Dans la forme préférée de 1* invention, on rend la couche de fluoborate extrêmement mince par trempage dans un acide, qui fait qu'en certains cas cette couche est invisible, même au microscope électronique et qu'en d'autres cas elle présents une épaisseur visible, suggérant un revêtement intermédiaire entre le placage et l'objet en titane. Le chrome, le nickel et d'autres métaux lourds, se déposent alors facilement par réduction catalytique, ou par électrolyse, sur le titane ou le zirconium à partir de n'importe quel électrolyte courant. Il est douteux qu'on obtienne ou non une réduction complète de l'oxyde, mais l'adhérence obtenue est excellente et d'autant plus forte que le borofluorate, ou le silicofluorate, est plus mince. On peut réduire l'épaisseur de la couche de fluoborate dans des solutions de faible pH, quand on désire l'adhérence maximale. Des acides et des solutions de sels acides de tout type paraissent efficaces, qu'ils soient minéraux ou organiques. On a mis à l'épreuve vingt acides ou plus et de nombreux sels d'acides, à diverses concentrations et de différents pH et tous ont donné de bons résultats à des acidités au-dessous de neutre. Les acides chlorhydrique et acétique sont des exemples. Une acidité de pH de 2 à 3 est typique dans la pratique préférée. La description qui suit correspond au mode d'action préféré. Elle s'accompagne de la description de quelques modifications valables, mais il doit être entendu que les détails du procédé préféré et des modifications ne limitent aucunement les généralités exprimées ailleurs ci-dessus. Une solution de fluoborate préférée est composée de 30 à 50 g/1 defluoborate de sodium dans de l'eau contenant 25% de méthyl carbinol. La température d'application du fluoborate doit être 70 27338 5 2051864 comprise entre environ 65°C et environ 95°C dans le mode de réalisation préféré. En dehors de ces limites,,l'efficacité est moindre et des imperfections, telles que parcelles de suie, durée excessive et zone de mauvaise adhérence apparaissent. Des températures infé-5 rieures exigent davantage de temps. On a déjà adopté des températures allant de -18° à 100°C, mais la gamme préférée est recommandée. La température et la durée optimales pour l'application d'une solution de fluoborate de sodium à des objets en titane sont de 80°C environ pendant 4 à 6 minutes. Pour appliquer le revêtement de fluoborate 10 au zirconium en partant de la même solution, la température optimale est de 60°C, la durée nécessaire étant sensiblement la même. Une variation de la durée ou de la température modifie l'épaisseur de fluoborate sur l'objet. Les couches minces ont plus d'avantages que les couches épaisses. Dans les cas ordinaires, la solution de fluo-15 borate s'applique par immersion de la pièce entière, mais on peut l'appliquer à des zones localisées quand un revêtement complet n'est pas essentiel. Les zones dans lesquelles ne doit pas se constituer de placage peuvent être masquées en conséquence par la technique de placage de chrome dur. Son application doit être précédée d'un net-20 toyage et d'un décapage à l'acide. On peut employer n'importe quel détergent de métaux standard pour le décapage, mais il est préférable de se servir d'un nettoyage cathodique dans un détergent alcalin, tel que l'Enbond 160 (Enthone), qu'on peut utiliser, à titre d'exemple, à raison.de 65 à 100 g/1, 25 à 80°C, pendant 2 minutes, sous 4- à 12 volts en continu. On fait suivre ce traitement d'un rinçage, après lequel l'objet nettoyé doit être plongé aussitôt dans le bain de décapage. Quand on applique un nettoyage électrolytique de ce genre, le procédé complet demande deux bains électrolytiques. 30 Le décapage utilisé de préférence, selon la présente invention, est un traitement à l'acide pour enlever l'oxyde et les incrustations. Dans les cas difficiles, on peut employer un jet de sable ou de vapeur pour aider à détacher l'oxyde et les incrustations. Un bain de décapage supérieur contient ^SO^ 25%, HNO^ 50%, E^0 35 25% (en volume) avec 120 g/1 d'Actane 70 (Enthone), qui est un additif soluble dans l'eau pour décapage. Le bain de décapage ne doit pas être contaminé par des métaux, tels que du fer et du cuivre, qui se déposeraient sur la pièce de titane ou de zirconium. Un décapage d'une minute à la température ambiante convient pour M-0 éliminer l'attaque à l'acide superficiel, à moins qu'on se trouve 70 27338 6 2051864 en" présence d'incurstations ou d'oxyde, auquel cas un décapage plus long est indiqué. On peut rendre sûrs certains bains contaminés en y ajoutant un chelate tel que l'EDTA. Le décapage est suivi d'un rinçage à l'eau. 5 L'objet en titane ou en zirconium est transféré rapidement dans le bain de fluoborate et on l'y laisse, avec ou sans agitation, de 4 à 6 minutes à 80°C environ, en supposant que le bain contient 30 g/1 environ de fluoborate de sodium dans de l'eau contenant 25% de méthyl carbinol. On retire l'objet, on le rince dans une solu-10 tion de 60 g/1 de NaHSO^, à là température ambiante pendant 5 minutes, on le rince à l'eau, on le plonge dans de l'acide, puis dans un électrolyte propre du métal à plaquer, pendant 5 minutes, à la température de placage. Pour plaquer au chrome dur, le courant n'a pas besoin d'être envoyé avant que la pièce à plaquer ait atteint 15 la température du bain. On peut employer n'importe quel bain de placage normal pour le dépôt électrolytique de chrome, de nickel, ou d'autres métaux lourds. Leur nombre est grand et leurs compositions sont décrites dans la documentation concernant 1*électro-placage. On transporte rapidement 20 l'objet, avec sa couche de conversion de fluoborate, dans le bain de placage et on le connecte en tant que cathode ; la connexion peut se faire le courant étant établi à la densité du placage, ou avant que le courant soit envoyé. Le placage continue jusqu'à ce que l'épaisseur voulue ait été déposée, après quoi, on retire l'objet 25 plaqué, on le rince à froid, à chaud, puis on le sèche. La couche de fluoborate est incroyablement homogène. C'est apparemment une couche de conversion. Sa constitution est inconnue, mais peut correspondre à une réaction entre l'eau, l'ion de fluoborate et le titane, produisant une couche de sel de titane. Des 30 difficultés d'analyse et les techniques métallographiques ont empêché de vérifier cette théorie, mais les micrographies électroniques révèlent une liaison intime. Le fluoborate de sodium est un agent préféré du procédé en raison de son coût, de la facilité de s'en procurer, de sa solubi-35 lité et de la constance de ses effets,, La couche formant barrière doit être formée à haute température pour assurer le maximum d'adhérence et de densité. Aux températures les plus élevées, des parcelles de suie peuvent apparaître. On peut les éviter en réduisant par des additifs inertes l'ionisation de la solution de fluo-40 borate. On a trouvé que le nitrate de potassium ou de sodium, en 70 27338 7 2051864 concentration de 8 à 120 g/1 pour le nitrate de sodium, ralentissait effectivement la réaction pour former une couche de conversion plus adhésive avec un minimum de parcelles de suie. Une solution excellente contenait NaNO^ 50g/l et NaBF^ 50 g/1. D'autres recher-5 ches ont prouvé que l'addition d'un solvant organique soluble dans l'eau à la solution fluoborate-nitrate de sodium éliminait les parcelles de suie. Après avoir essayé un certain nombre de produits, on a choisi le méthyl carbinal à la concentration de 25 % environ. D'autres solvants organiques solubles dans l'eau, tels que méthyl-10 cellosolve, butylcarbinol, cellosolve, ou les alcools, sont également utiles. L'emploi d'acide borique, en concentrations similaires, réduit tant soit peu l'ionisation et diminue la formation d'une couche lourde ou poreuse, tendant, dans les deux cas, à réduire l'adhérence du placage. 15 L'objet serait recouvert, comme dans le genre de placage de chrome dur, à l'exception de toute zone ou protubérance demandant normalement un cache ou masque pour empêcher une formation excessive et qui serait protégée par du titane plutôt que par du cuivre ou de l'acier, car le cuivre ou l'acier, plongés dans la solution de 20 décapage, se dissoudront et se redéposeront en parcelles sur le titane, nuisant ainsi à l'adhérence de 1'électro-placage postérieur, et le cuivre ou l'acier en contact avec le titane formeront un couple galvanique sur la face intermédiaire et empêcheront la formation d'une couche adhérente de fluoborate. 25 La méthode préliminaire employée pour vérifier l'adhérence de 1'électro-placage a consisté à utiliser des bandes de 2,5 x 10 x 0,1 cm et, si le dépôt était acceptable à vue, à serrer la bande dans un étau et à la cambrer ou à la briser au marteau. Cette méthode est rapide et efficace pour obtenir des indications visuel-30 les comparatives sur l'adhérence. Si une bande était défaillante autour des bords, ou si l'on observait qu'elle s'écaillait autour du coude et sur les côtés, on considérait l'épreuve comme nulle. Quand on n'observait pas d'écaillage dans la région du coude ou de la rupture, on considérait le placage comme suffisammént parfait 35 pour exiger une méthode de contrôle plus compliquée, largement utilisée aux Etats-Unis pour évaluer les lubrifiants à couche solide. Elle mesure et enregistre le coefficient de frottement, la vitesse, la charge en livres par pouce carré et le temps qui s'écoule avant l'apparition du défaut recherché. On l'appelle 40 généralement "Essai Dow Corning LFW (load, fatigue, wear), soit 70 27338 8 2051864 charge, fatigue, usure". On s'est servi de bagues de titane cylindriques de 35 mm de diamètre extérieur et d'un bloc prismatique d'acier traité de 7,35 x 10,16 x 15,75 mm. Les bagues contrôlées étaient chromées par le présent procédé à une épaisseur de 0,0254 5 mm environ, ramenée par rectification à 0,0127 mm environ. La bague était fixée à la machine et entraînée en rotation à la vitesse de 72 t/mn dans une huile SAE. On ajouta des poids jusqu'à la charge maximale équivalant à la pression de 2450 kg/cm2. On prévoyait que la machine tourne jusqu'à une défaillance du placage . La 10 première bague a été contrôlée dans le laboratoire d'une société de métallurgie et la machine arrêtée au bout de 1 249 326 cycles sans défaillance. Le placage avait dépassé l'essai de durée illimitée. D'autres échantillons ont été contrôlés par un constructeur d'avions3 dépassant les cycles d'une épreuve de durée illimitée, 15 sans défaillance non plus. Ces méthodes de contrôle de l'adhérence du chrome sur le titane sont particulièrement précieuses, par ce qu'elles sont reproductibles et indiquent des valeurs en termes numériques «, EXEMPLE 20 Des bagues en titane ont été soumises à un nettoyage cathodique de 1 à 5 minutes dans un détergent Enbond 160 (Enthone) dans une solution aqueuse ds 6 5 à 100 g/1, à 80°C, rincées à l'eau froide, décapées à l'acide pendant 2 minutes à la température ambiante dans une solution aqueuse contenant H^SO^ 25%, eau 2 5%, et HNO^ 50%, 2 5 puis rincée à froid. Ces bagues ont été immergées 4 minutes à 80°C dans une solution aqueuse de conditionnement, contenant 50 g/1 de nitrate de sodium et 50 g/1 de fluoborate de sodium. On les a ensuite rincées à 15 eau froide et plongées immédiatement pendant 5 minutes dans une solution à 5% d'HCl, à 27°C. On les a ensuite 30 rincées à froid et mises dans un bain de placage standard au sul- famate de nickel. Le courant a été envoyé à la densité de 7,7 A/dm . La couche de fluoborate est apparemment éliminée sauf pour un revêtement adhésif très mince et l'adhérence du placage est très améliorée» Celui-ci peut suivre immédiatement le traitement au 35 fluoborate de sodium ou intervenir après le rinçage à froid. Des micrographies électroniques prouvent que cette opération améliore matériellement l'adhérence et les essais indiquent une amélioration s'élevant jusqu'à être quadruple» Le cuivre et le fer, s'ils sont inévitablement présents, peu-40 vent souvent être déactivés dans les bains en y ajoutant un chelate BAD OFUGfNAL 70 27338 9 2051864 tel que l'EDTA. Les anodes du bain de placage peuvent être inertes, par exemple en carbone ou en platine. La solution de désoxydation employée avant le placage peut 5 contenir un métal alcalin ou du fluosilicate d'ammonium Na„SiFc Z D par exemple, pour remplacer totalement ou partiellement le fluoborate. La gamme des concentrations du fluosilicate va de 2 à 40 g/1. La densité de courant appliquée sera différente pour différents métaux. Par exemple, on peut plaquer de l'or sur du titane ou du zirconium 10 par le présent procédé à des densités de courant aussi faibles que 2 ^ 0,1 A/dm et le chrome peut être plaque sur du titane ou du zirco- v . . 2 nium à des densités de courant aussi élevée que 50 A/dm . D'autres nitrates de métaux alcalins peuvent être employés à la place du nitrate de sodium, mais ils ont l'inconvénient de 15 coûter plus cher et d'être moins solubles. Comme la présente invention peut être appliquée sous des formes de réalisation apparemment très différentes sans sortir de son principe et de son cadre, il doit être entendu que cette invention n'est aucunement limitée par les formes de réalisation décrites 20 ci-dessus. n 27338 10 2051864 REVENDICATIONS 1. - Procédé de placage de pièces en titane, zirconium, ou en leurs alliages, avec des métaux lourds, caractérisé en ce qu'on nettoie et décape à l'acide la surface de la pièce à plaquer, l'on revêt cette surface par une couche de conversion obtenue par ixnraer-5 sion dans une solution d'un fluoborate ou d'un fluosilicate alcalin, alcalinoterreux, d*ammonium, d'aluminium ou de magnésium, puis qu'on procède au placage électrolytique de la surface recouverte de la pièce, placée comme cathode, dans une solution de placage électrolytique de métal lourd. 10 2. - Procédé de placage suivant la revendication 1, caracté risé en ce que l'on déplace la couche d'oxyde sur le métal de la pièce à plaquer en la remplaçant par une couche de conversion de fluoborate ou de fluosilicate du métal, qu'on amincit la couche de fluoborate ou de fluosilicate dans un bain acide, et qu'on procède 15 ensuite au placage de la pièce dans un bain de placage de métal lourd. 3. - Procédé de placage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la couche de fluoborate ou de fluosilicate sur la pièce en titane ou en zirconium est formée par immersion dans une solu- 20 tion de fluoborate ou de fluosilicate d'ammonium ou d'un métal alcalin. 4. - Procédé de placage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la solution de fluoborate ou de flousilicate contient un produit empêchant la formation de parcelles de crasse. 25 5. - Procédé de placage suivant la revendication 4, caractéri sé en ce que le produit empêchant la formation de parcelles de crasse est un nitrate d'un métal alcalin. 6. - Méthode de placage suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la solution de fluoborate ou de fluosilicate con- 30 tient un solvant organique soluble dans l'eau du type des carbinol alkyliques, des cellosolves ou des alcools. 7. - Procédé de placage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la solution de fluoborate ou de fluosilicate contient bad or/g fNal 7Q 27338 ii 2051864 l'équivalent de 30 à 50 g/1 environ de fluoborate de sodium, dans de l'eau contenant 25 à 40;i de son viume d'un solvant organique soluble dans l'eau, le placage s"effectuant par immersion de plusieurs rainutes, à environ 30° C pour les pièces en titane, ou en 5 un alliage de titane, ou à 60° C pour les pièces en zirconium ou en un alliage de zirconium. 8. - Procédé de placage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le bain de décapage renferme environ 25% d'I^SO,^, 50/o d'HKO^ et 25% d'I^O, en volume. 10 S. - Procédé de placage suivant la revendication 2, caracté risé en ce que le nettoyage s'effectue par un procédé électrolytique, cathodique, alcalin et à une température d'environ 37 à 100° C. 10.- Procédé de placage suivant la revendication 1, caracté- 15 risé en ce que la densité du courant de placage est de 0,1 à 50 A/dm2 selon le métal de placage appliqué. 11.- Procédé de placage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les bains et les appareils servant à l'application du procédé sont exempts de fer ou de cuivre actifs. 20 12.- Procédé de placage suivant la revendication 2, caracté risé en ce qu'on immerge le Métal avec le placage de fluoborate arainci clans le bain de placage, connecté à la cathode, le courant de placage étant en circulation. 13.- Procédé de placage suivant la revendication 2, caracté- 25 risé en ce qu'on immerge le métal plaqué de fluoborate arainci dans le bain de placage avant d'envoyer le courant. 14.- Pièce en un métal à base de titane ou de zirconium comportant un placage d'un nétal lourd tel que le nickel ou le chrome et ayant une mince couche de conversion et de liaison de fluoborate 30 ou de fluosilicate entre le métal à base de titane ou de zirconium et le placage, cette couche étant attachée à ces éléments.