Generalement, les langues latines utilisent deux systèmes d'écriture - l'écriture manuscrite où toutes les lettres d'un même mot sont liées entre elles. - l'écriture machine ou les lettres à l'intérieur d'un mot sont séparées les unes des autres. La langue arabe possède un seul mode d'écriture, où les lettres sont tantôt liées, tantôt séparées, selon le cas. I1 y a des lettres qui ne se lient pas à la suivante (à gauche). La majorité des lettres se lie avec celle qui les précède (à droite) et celle qui les suit (à gauche). En arabe, l'écriture machine s'efforce de reproduire fidèlement l'écriture manuscrite, avec ses liaisons et ses appendices, en ignorant les voyelles. Chaque lettre en arabe a quatre formes selon sa position dans le mot (initiale, médiane, finale et isolée). Un objet de la présente invention est de proposer un nouveau procédé pour composer des textes arabes à l'aide d'un nombre réduit de caractères normalisés et separés. L'écriture obtenue peut être liée ou non, selon la structure des mots. Elle peut être vocalisée ou non selon les besoins de l'utilisateur. Chaque lettre est fixee sur un support qui, dans le cas de caractères devant se lier, assure automatiquement la liaison avec les lettres précédentes et suivantes. Ce meme support, dans le cas de caractères ne devant pas se lier, introduit automatiquement un espacement. Ce nouveau procedé est mis en oeuvre par un ensemble réduit de caractères arabes normalise dont le but est de clarifier, simplifier, moderniser et réduire le coût de la composition des textes arabes. L'usage de caractères normalisés et l'introduction des voyelles rendent la composition des textes plus claire et plus compréhensible. La diminution du nombre de caractères par lettre (une à deux formes au maximum au lieu de quatre) rend la composition plus rapide et facile. La composition avec des caractères normalisés consomme moins de papier que celle à l'aide des caracteres actuellement en usage en imprimerie. Le nouveau systeme de composition et l'ensemble réduit de caractères normalisés sont adaptés, de par leur conception, à tous les moyens de traitement de l'information. Ils permettent ainsi l'adaptation de l'écriture arabe aux techniques et moyens modernes. La réduction du cout est assurée par le gain de temps de composition et l'économie de papier. L'ecriture arabe présente de nombreux défauts qui font qu'elle est mal adaptée aux moyens de composition, d'impression et de traitement de l'information: 1/ Absence de normalisation des caractères arabes elle entraîne une grande consommation de papier au niveau de l'impression. 2/ Diversité de representation d'une même lettre chaque lettre a plusieurs représentations selon sa position dans le mot (initiale, médiane, finale, isolée), ce qui entraine un clavier de composition de grande dimension et une perte de temps à la composition des textes arabes. 3/ Absence de voyelles dans les textes imprimés un texte imprimé en arabe n'est généralement pas vocalisé, ce qui peut provo quer de grandes ambiguités à la lecture. 4/ Difficulte de transcription des noms propres étrangers en raison de l'absence de certaines consonnes qui ne correspondent à aucun son dans la langue arabe (tels sont le P, le V et le G guttural), il est difficile de transcrire des noms propres étrangers. a présente invention remédie aux défauts de l'écriture arabe précédemment cités, sans toutefois proposer un graphisme très different de la représentation traditionnelle, ce qui on faciliterait l'acceptation. - Elle propose tout d'abord de normaliser le dessin du caractère arabe, ce qui Facilite la fabrication des machines de composition et d'impression. - Le nombre de symboles représentatifs des caractères arabes est réduit. Chaque lettre a, soit une forme, soit au maximum deux. Le nombre total de caracteres pour composer un texte arabe est acceptable et compatible avec les claviers standards des machines disponibles sur le marche. - Les voyelles sont introduites dans les mots. L'écriture peut être vocalisée entierement ou partiellement. Pour assurer une écriture unilineaire, toutes les lettres s'appuient sur une nime ligne. La composition d'un texte arabe s'effectue en juxtaposant, côte à côte, les supports de caracteres. Le chedda, le hamza, le medda et le ouesla sont introduits en tant que symboles au-dessus de la consonne appropriée. - Enfin, la possibilité de transcrire des noms propres etrangers comportant des sons n'existant pas dans l'alphabet arabe, est réalisée par l'introduction de la "lettre muette". Cette lettre n'est pas utilisée seule. Elle l'est conjointement avec une consonne ou le hamza et modifie la prononciation de la consonne. L'introduction de cette lettre évite la prolifération de caractères nouveaux pour des sons qui n'existent pas en langue arabe. On a ainsi mis au point un nouveau procédé de composition des textes arabes à l'aide d'un ensemble réduit de caractères qui permettent à la fois une écriture liee ou non. Ce nouveau système est applicable à tous les moyens de composition, d'impression, de traitement de l'information et tous les supports de communication humaine. Ce nouveau type de composition permet d'obtenir une impression des textes arabes claire, lisible et economique. Il ne provoque aucune rupture entre l'héritage culturel du passé et les exigences techniques modernes. REVENDICATIONS 1/ Procéde de composition des textes arabes, caractérisé par des caractères s'appuyant sur une même ligne droite, de façon a constituer une écriture lineaire liée ou non, vocalisée ou non, à l'aide de caractères séparés. 2/ Procédé de composition, selon la revendication 1/, caractérisé par le fait que chaque caractère est fixé sur un support qui assure automatiquement la liaison ou l'espacement. 3/ Procédé de composition, selon la revendication 2/, caractérisé par un graphisme particulier pour chaque lettre lui permettant d'avoir une ou deux formes au maximum, ce qui réduit le nombre de signes représentatifs des lettres de l'alphabet. 4/ Procède de composition, selon la revendication 3/, caractérise par le positionnement du dessin de la lettre par rapport a son support, pour réaliser la liaison ou l'espacement. 5/ Procédé de composition, selon la revendication 4/, caractérisé par un ensemble réduit de caractères arabes normalisés, permettant une écriture liée ou non. 6/ Procédé de composition, selon la revendication 5/, caractérisé par la combinaison de la lettre muette avec une consonne arabe pour reproduire des sons étrangers n'existant pas dans la langue arabe. 7/ Mise en oeuvre du procédé, selon les revendications précédentes, caractérise par un ensemble réduit de caracteres arabes normalisés adaptés à tous les moyens de composition, d'impression et de traitement de l'information et utilisable sur tous supports de communication humaine. 8/ Mise en oeuvre du procédé, selon les revendications précédentes, caracté- risé par la composition de textes mixtes à l'aide de machines comportant à la fois les caractères arabes et latins. 9/ Un jeu de caractères utilisé dans la mise en oeuvre du procédé, suivant les echantillons faisant partie du dossier, caractérisé par un ensemble d'éléments rectangulaires sur lesquels sont dessinées les lettres.