L'invention concerne un récipient miniaturisé pour la réalisation d'antibiogrammes en utilisant des concentrations différentes de plusieurs antibiotiques; pLus particulièrement, l'invention concerne un récipient muni de moyens pour inoculer simultanément le micro-organisme à tester à un grand nombre de cuvettes à essais, et un procédé pour l'utilisation d'un tel récipient. Pour le traitement médical classique d'un grand nombre de maladies, il est indispensable d'obtenir des échantil- lons des micro-organismes que-l'on suppose être responsables de la maladie et de les cultiver pour tenter de déterminer la sensibilité de ces micro-organismes à un antibiotique particulier. Etant donné qu'il est évidemment très urgent d'obtenir rapidement, avec précision et quantitativement1 les résultats relatifs à la sensibilité aux antibiotiques, les laboratoires doivent Autre dotés de moyens efficaces pour atteindre Les objet tifs désirés. Dans les laboratoires très bien équipés d'un nombre appréciable de centres médicaux universitaires, les antibio grammes sont réalisés par le procédé pénible et incommode qui consiste à mesurer la sensibilité aux antibiotiques par dilution dans un tube contenant par exemple de 'agar-agar. Dans ce genre d'essais, l'organisme est mis en présence de concentrations variées de plusieurs antibiotiques.Cette façon de procéder donne au médecin des résultats très précis et Lui permet de choisir des antibiotiques en fonction du degré de sensibilité du micro-organisme aux divers antibiotiques. Toute fois, ce système nécessite l'ensemencement individuel d'orga nismes dans de nombreux tubes ou dans des boites de Petri remplies d'agar-agar nutritif, ou sur des plaques contenant des concentrations nombreuses de différents antibiotiques. En plus de l'inefficacité de ces systèmes qui nécessitent beaucoup de temps, il faut prévoir un espace considérable pour emmagasiner un grand nombre de récipients aussi bien avant leur utilisation que pendant leur utilisation. En outre, le temps passé est généralement celui d'un personnel de laboratoire bien entrainé ou moyennement entraîné.En outre, ce personnel de laboratoire est extrdmesent chargé de travail, en raison du nombre toujours croissant de nouveaux antibiotiques par rapport auxquels l'on doit tester les micro-organismes. Il en résulte que ces processus, exigeant beaucoup de temps, peuvent causer un retard appréciable avant qu'il soit possible de donner au malade le médicament voulu. Dans la plupart des hôpitaux et des cabinets médicaux, il n'existe pas de moyens efficaces pour réaliser ce type d' antibiogramme. En pareil cas, pour tester les micro-organismes, on utilise fréquemment la méthode des disques. De tels tests sont indésirables, car ils n'offrent qu'un degré insuffisant de fiabilité et ne donnent pas aux médecins un choix des antibiotiques efficaces basé sur le degré de sensibilité. En théorie, un médecin devrait désirer utiliser un antibiotique auquel l'organisme est extrêmement sensible, plutôt qu'un antibiotique vis-à-vis duquel l'organisme ne présente qu'une sensibilité très faible. On a trouvé que, sur la base d'études professionnelles, la fiabilité des tests effectués par la méthode des disques n'était que de 36 à 90* aussi précise que les tests de sensibilité par dilution dans des tubes.Voir à ce sujet l'article de Turcs, Lindemeyer et Petersdorf, dans "Annals of Internal Medicine", volume 58, page 56 (1963), et l'article de Chitwood "Tube Dilution Antimicrobial Susceptibility Testing: Efficacy of a Micro-Technique Applicable to Diagnostic Laboratories", dans "Applied Microbiology", page 707, Mai 1969. Parmi les erreurs qui résultent de l'emploi de ces systèmes de disques, on doit signaler le fait que le test peut indiquer qu'un organisme donné est sensible à un antibiotique particulier, alors qu'en réalité l'organisme peut être très résistant à un ou plusieurs antibiotiques donnés, ou encore le test peut indiquer que l'organisme est résistant, alors qu'en fait il ne 1' est pas.Les conséquences vitales d'une telle inefficacité sont évidentes. Dans certaines utilisations des systèmes faisant appel à des disques, on utilise un colorant pour essayer d'obtenir un changement de couleur en réponse à certaines interactions qui se produisent entre l'organisme et le médicament. En dehors des autres insuffisances inhérentes aux systèmes à disques mentionnées précédemment, de nouvelles difficultés résultent du fait que toutes les bactéries ne produisent pas le changement de couleur désiré. Un système de ce genre est décrit dans le brevet des Etats-Unis HO 3.tu7.204. On a suggéré que des récipients individuels miniatu risés pour essais pourraient être munis d'un certain nombre de compartiments afin de réaliser des essais simultanés et compa- ratios. L'utilisation d'un tel système, dans lequel chaque laboratoire d'hôpital garnit d'antibiotiques les compartiments individuels, est envisagée dans l'article de Chitwood mentionné précédemment. D'autres descriptions de récipients individuels compartimentés se trouvent dans les brevets des Etats-Unis Nos. 3.272.719, 3.308.039, 3.632.478 et 3.649.464. Une autre difficulté des systèmes connus résulte de la manière d'ensemencer les récipients d'essais à compartimentis Les tentatives connues impliquent la nécessité dressais incommodes et inefficaces pour réaliser l'ensemencement individuel de chaque compartiment. Cette façon de procéder ne prend pas seulement beaucoup de temps, mais en plus les organismes représentent un danger potentiel pour la santé du personnel du Laboratoire. Il reste donc un besoin considérable d'un système pour la réalisation d'antibiogrammes qui fournisse des résultats quantitatifs rapidement et qui puisse être utilisé de fa çon simple et économique dans tous les laboratoires d'hôpitaux et dans les cabinets médicaux. En outre, il reste nécessaire un système d'après lequel on peut effectuer dans un seul récipient un grand nombre de tests faisant appel à diverses concentrations de nombreux antibiotiques, les échantillons étant inoculés dans les différents compartiments du récipient d'une façon rapide et efficace qui n'implique pas un ensemencement individuel des compartiments les uns après les autre. Se superposant aux besoins précédents est celui dt X ces obåectifs de façon économique et en réduisant le temps nécessaire aux laboratoires pour effectuer efficacement les essais. Le récipient pour essais d'antibiotiques suivant 1' invention satisfait aux besoins mentionnés ci-dessus. Il comprend un plateau de préférence en un matériau transparent tel qu'un plastique. Ce plateau possède un certain nombre de cuvettes ouvertes vers le haut qui y sont managées et qui contiennent un milieu nutritif solide. Les cuvettes sont placées par rangées, chaque rangée contenant un seul antibiotique, et les différentes cuvettes de la rangée ayant des concentrations différentes. En outre, il est préférable de prévoir dans le plateau au moins une cuvette qui possède un agent nutritif solide, mais pas d'antibiotique.Une telle cuvette sert de référence pour confirmer que chaque organisme testé s'est développé dans le récipient, et permet une comparaison visuelle avec la croissance plus ou moins gênée de l1organisme dans les cuvettes qui contiennent un antibiotique. Le plateau possède également une auge allongée ouverte vers le haut pour recevoir les échantillons. Un distributeur d'échantillons possédant un manche et une tête allongée pourvue d'un secteur qui reçoit ltéchantillon est également prévu. L'organisme à tester est généralement mis en culture pendant une courte période dans un tube contenant un bouillon ordinaire, puis est introduit dans l'auge, transféré au distributeur et, à l'aide de ce distributeur, ensemencé pratiiuement en même temps dans les diverses rangées de cuvettes. On prévoit également un couvercle approprié. Les cuvettes du plateau sont de préférence disposées en rangées sensiblement parallèles, et des organes formant barrières sont prévus entre des rangées adjacentes pour empêcher l'écoulement de fluide d'une rangée à l'autre. Un objet de l'invention est de réaliser un récipient stérile pour la réalisation d'antibiogrammes qui possède un certain nombre de cuvettes pré-remplies d'agar-agar solide nutritif humide (gélose), ainsi qu'un grand nombre d'antibiotiques ayant une large gamme de concentrations, et qui peut fournir des résultats quantitatifs rapides; l'invention a également pour objet la façon d'utiliser ce récipient. Un autre objet de l'invention est de réaliser un récipient de ce genre qui est rempli et fermé à l'usine et qui peut s'adapter à l'essai d'une large gamme de bactéries, comprenant des variétés aérobies et anaérobies ainsi que des mycètes. Un autre objet de l'invention est de réaliser un récipient de ce genre pourvu de moyens pour maintenir tout d'abord un organisme à tester dans un bouillon liquide, et des moyens pour ensemencer simultanément et de façon efficace un grand nombre de cuvettes. Un autre objet de l'invention est de réaliser le positionnement des diverses concentrations d'antibiotiques dans les cuvettes de façon qu'il ne se produise pas de mélanges invovolontaires pendant l'ensemencement avec les organismes. Un autre objet de l'invention est de réaliser un récipient tanche qui retienne l'humidité dans Le milieu nutritif solide à la fois pendant l'emmagasinage des récipients et I' incubation de ceut-ci pendant Les essais. Un autre objet de L'invention est de réaliser des récipients pour 11 utilisation desquels il suffit de prévoir un temps minimum de travail de laboratoire, et que l'on puisse par suite utiliser dans de petits laboratoires et dans des cabinets médicaux pour obtenir des résultats rapides et précis d'essais quantitatifs. Un autre objet de l'invention est de réaliser un sys tèie qui puisse avoir une sensibilité extrêmement élevée, de façon qu'on puisse détecter une seule colonie d'un organisme résistant aux antibiotiques. Un autre objet de L'invention est de permettre l'utili- sation économique d'un tel récipient du fait qu'il a été préemballé de façon stérile à l'usine, à l'aide de matériaux bon marché et de façon telle que le récipient puisse autre jeté après usage. Enfin, un objet de l'invention est de fournir un sys tème simple de contrôle de qualité qui confirme la stabilité des antibiotiques dans le récipient à essais. On comprendra mieux l'invention à la lecture de la description ;après, faite avec référence aux dessins annexés. La figure 1 est un plan schématique montrant un mode de réalisation d'un récipient pour des essais d'antibiotiques suivant l'invention. La figure 2 est une coupe par 2-2 de la figure 1. La figure 3 est une coupe partielle par 3-3 de La figure 1. La figure 4 est un plan d'un type de distributeur d' échantillons. La figure 5 est une coupe par 5-5 de la figure 4. La figure 6 est une vue par-dessous d'un couvercle suivant 1' invention. La figure 7 est une coupe d'un autre mode de révlisa- tion de l'invention. La figure 8 est un plan d'un autre type de distributeur d'échantiLlons. La figure 9 est une coupe par 9-9 de la figure 8. La figure 10 est une coupe montrant le distributeur de la figure 8 associé à une partie du plateau de la figure 1. La figure 11 est une coupe partielle d'une variante de couvercle et de distributeur. La figure 12 est une coupe partielle d'une autre variante de couvercle et de plateau. La figure 13 est un plan partiel schématique du plateau de la figure 1 après achèvement d'un test de sensibilité. Le mode de réalisation de l'invention représenté sur les figures 1 et 2 va d'abord être décrit plus en détail. Sur la figure 1, on voit un plateau 2 de forme générale rectangulaire. Ce plateau est de préférence constitué sous la forme d' un bloc, par exemple par moulage. Un certain nombre de cuvettes ouvertes vers le haut y sont ménagées; les cuvettes de chaque rangée portent le même numéro, constitué par les nombres pairs de 4 à 30. Dans le mode de réalisation représenté, le plateau 2 possède quatorze rangées de cuvettes numérotées 1 à 14 et cinq lignes de cuvettes désignées par les lettres S, A, 3, C et D. Les cuvettes sont dirigées vers le bas et de forme générale cylindrique. Entre deux rangées adjacentes de cuvettes se trouvent des barrières représentées par les nombres pairs de 40 à 46. Les éléments 40 à 46 représentés sont des nervures creuses dirigées vers le haut, de préférence continues et dont la longueur est au moins égale à la longueur des rangées adjacentes de cuvettes 4 à 30. Une coupe de la nervure 66 est visible figure 3. Si l'on se reporte maintenant à la partie supérieure de la figure 1, on y voit une auge 70 destinée à recevoir un échantillon, disposée de façon générale transversalement par rapport aux rangées de cuvettes et qui, dans l'exemple représenté, leur est sensiblement perpendiculaire. On notera que l'auge 70 est un peu plus longue que la distance qui sépare les rangées 1 et 14. La raison d'une telle disposition sera indiqude plus en détail ci-après. Sur les figures 1 et 2, on voit que le plateau 2 possède une paroi creuse périphérique 74 en saillie vers le haut et qui est sensiblement continue tout autour du plateau. La hauteur de la paroi 74 est de préférence suffisants pour s'opposer à un débordement indésirable du bouillon contenant les micro-organismes et provenant de l'auge 70 ou des parties du plateau 2 contenant des cuvettes, débordement qui pourrait se faire au détriment de l'utilisateur ou du milieu environnant. La paroi a de préférence une hauteur d'environ 1 i à 3 fois la profondeur moyenne des cuvettes. Dans l'exemple représenté, la paroi creuse 74 se termine par un rebord inférieur 76 dirigé vers l'extérieur. L'auge 70 est représentée comme s'étendant sans interruption entre des secteurs de la paroi 74 situés à des extrémités opposées du plateau 2. En fonction de la profondeur des cuvettes 4 à 30, le plateau peut reposer sur les rebords 76, sur les cuvettes ou sur les deux. Toujours sur les figures 1 et 2, on voit que chaque cuvette est remplie (de préférence par un dispositif automatique et en milieu stérile) d'un agent nutritif solide tel qu'une gélose de soja trypSiquu , par exemple, de façon que la surface supérieure 80 du milieu se trouve sensiblement au niveau de l'ouverture de la cuvette 4. il en résulte que la surface 80 est en général sensiblement dans le même plan que la surface supérieure 82 des parties adjacentes du plateau 2.Pour faciliter la description, on a représenté un plateau 2 ayant quatorze rangées comprenant chacune cinq cuvettes, mais il est bien entendu que l'on pourrait prévoir un nombre différent de cuvettes en fonction du nombre d'antibiotiques utilisés et des frais nécessaires pour fabriquer plusieurs types de plateaux au lieu d'un seul plateau ayant un grand nombre d'applications possibles. En outre, pour un essai particulier, il n'est nécessaire de remplir que les rangées de cuvettes qui sont utilisées pour cet essai. Si l'on considère maintenant, par exemple, la ligne S de cuvettes, on suppose que cette ligne représente une ligne de référence et que les cuvettes de chaque rangée situées dans cette ligne ne contiennent que le milieu nutritif solide mais pas d'antibiotiques. Quand on inocule le micro-organisme à tester, d'une manière qui sera décrite ci-après, dans les cuvettes de la rangée S et que l'incubation a lieu, la croissance des microorganismes dans les cuvettes de la ligne S confirme que l'orga- nisme c'est développé dans le système essayé et fournit une base de comparaison visuelle avec les autres cuvettes.En l'absence d'une telle référence, on pourrait obtenir une indication fausse que l'organisme est sensible à tous les antibiotiques essayés, et ceci pour toutes les concentrations essayées. il est préférable de prévoir une cuvette de référence dans chaque rangée, de façon qu'elle puisse être utilisée pour faciliter la comparaison visuelle avec l'action des antibiotiques contenus dans les cuvettes qui empêchent la croissance des micro-organismes. Si on le désire, on peut prévoir un nombre plus faible de cuvettes de référence, par exemple une seule cuvette standard pour tout le plateau, ou même pas de cuvette standard du tout. Il est tputefois préférable d'utiliser au moins une cuvette de référence, et mieux encore de prévoir une cuvette de référence dans chaque rangée. Si lton considère maintenant les concentratioEs en antibiotiques, la rangée 1 n'a pas d'antibiotiques dans la cuvette de la ligne S, mais elle contient des concentrations différentes du même antibiotique dans les cuvettes des lignes A à D. Chacune des cuvettes des lignes A à D de la rangée I contient une concentration différente, la cuvette de la ligne A ayant de préférence la plus faible concentration, et celle-ci croissant progressivement jusqu'à la ligne D qui contient la concentration la plus élevée.En disposant la concentration des antibiotiques de cette façon préférée dans une rangée, on peut accomplir facilement un ensemencement pratiquement simultané de la totalité du plateau à l'aide d'une course unique rapide et sans transfert indésirable d'antibiotique d'une cuvette d'une rangée à la cuvette suivante de la même rangée. Etant donné que lton considère que l'inoculation est effectuée successivement des cuvette s de la ligne A à celles de la ligne D, la faible concentration dans les premières cuvettes inoculées réduit le risque d'un tel transfert. Par exemple, un distributeur d'échantillons qui passe au-dessus d'une cuvette ayant une concentration de 1 microgramme d'antibiotique n'apporte pas de quantité appréciable d'antibiotique à une cuvette voisine dont la concentration en antibiotique est de 5 microgrammes. On a constaté que pour obtenir des résultats précis et efficaces, il est préférable que les cuvettes aient certaines dimensions. Les cuvettes doivent avoir une profondeur d'en- viron 3 à 10 mm (et de préférence de 5 à 7 mm) et un diamètre interne d'environ 5 à 10 mm (et de préférence d'environ 6 à 8 mm), toutes les cuvettes contenant un antibiotique étant sensiblement de la même dimension. Dans le cas oW les cuvettes ont une profondeur ou un diamètre plus faible, on a constaté que la gélose nutritive peut sécher et se détacher des parois de la cuvette, ce qui gêne la croissance des micro-organismes et sa vérification visuelle.Dans le cas où la profondeur de la cuvette est plus grande, il peut se présenter des difficultés lors ddltexamen visuel convenable de la croissance superficielle après incubation, car il est nécessaire de voir à travers la gélose pour faire une évaluation précise. En ce qui concerne le diamètre, il doit être suffisant pour permettre l'observation visuelle facile de l'organisme croissant sur la surface nutritive. Un des objets de l'invention étant de réaliser un système miniaturisé, il est désirable que le diamètre des cuvettes ne soit pas trop considérable, car cela ne contribue pas à la précision des tests mais augmente inutilement les dimensions du récipient. Bien que, sur les dessins, on ait représenté les cuvettes cylindriques préférées, l'on peut utiliser d'autres formes de cuvettes, par exemple une section rectangulaire en plan, si on le désire, et en pareil cas le mot "diamètre" devra êtrs interprété comme désignant la dimension transversale maximale entre des parois opposées des cuvettes. Si lton se reporte maintenant sux figures 4 et 5; on y voit un moie préféré de réalisation de distributeur d'échantillons. Le distributeur 86 possède une toute 88 et un manche 90. On voit que le manche possède une base 90a et une ailette vertical de renforcement 90b. La tête 88 est de préférence fixée de façon pratiquement rigide au manche 90, et elLe possède une armature supérieure 92 et une partie 94 qui reçoit l'échantil- lon. Le manche 90 et la partie 92 sont de préférence formés d' un matériau inerte et relativement résistant, y compris des matières plastiques, du verre, du métal ou des combinaisons de ces produits. La partie 94 qui reçoit l'échantillon est de préférence constituée par un matériau qui peut absorber un échantil lon liquide. À cet effet, on peut utiliser en pratique des éponges naturelles ou artificielles, des tissus naturels ou synthétiques, ou des matières fibreuses telles que du coton. La partie qui reçoit l'échantillon est de préférence de plus petites dimensions que l'espace disponible dans L'auge 70, de façon que la partie 94 qui reçoit 11 échantillon puisse être au moins en partie logée dans l'auge 70. La partie 94 doit avoir une longueur suffisante pour s'étendre sur toute la distance comprise entre la première rangée de cuvettes remplies et la rangée de cuvettes la plus éloignée. Lorsqu'on utilise le plateau 2 de la figure 1 en combinaison avec un distributeur du type de la figure 4, le récipient peut autre pré-emballé de façon que le distributeur 86 ait sa partie 94 placée dans l'auge 70 avec le manche 90 reposant sur la partie 96 sensiblement plane du plateau 2. En pareil cas, il est désirable de déterminer les dimensions relatives de l'auge 70 et de la partie 90 qui reçoit l'échantillon de façon que le volume d'échantillon à introduire dans l'auge 70 puisse être reçu lorsqu'une portion au moins de la partie 94 est placée dans l'auge 70.Dans le cas où l'on n'envisage pas ce type de préemballage et où le distributeur 86 est fourni séparément, on peut supprimer la partie 96 pratiquement plane du plateau 2 et placer les range'es 7 et 8 au voisinage immédiat l'une de l'autre, en les séparant simplement par une barrière unique comprenant l'un des deux éléments 52 et 54. Le procédé décrit ci-après fournit des résultats quantitatifs d'essais de la sensibilité aux antibiotiques au bout de seulement environ 18 à 24 heures et pour des organismes aérobies et d'environ 18 à 48 heures pour des organismes anaérobies. Pour inoculer les rangées 4 à 30,l'organisme isolé chez le maladeest d'abord cultivé dans un tube contenant un bouillon de culture ordinaire,du type généralement disponible dans les laboratoires, pendant une période d'environ 2 à 5 heures. L'organisme contenu dans le bouillon est introduit dans l'auge 70 à l'aide d'une pipette ou d'un autre dispositif approprié.L'échantillon à tester est absorbé par la partie 94 du distributeur 86. Ce dernier est alors soulevé de la base de l'auge et déplacé vers le baslelong de la surface supérieure du plateau 2.Comme le montre la figure 2, la région plane 82 entre l'auge 70 et la première cuvette 4 et la région plane entre la dernière cuvette 4 et la paroi extre- me 74 facilitent l'inoculation efficace par le distributeur 86. Il est clair que quand le distributeur 86 se trouve au-dessus de la ligne S des cuvettes 4 à 30, il dépose simultanément 1' échantillon à tester à la surface supérieure du milieu nutritif solide contenu dans chaque cuvette pleine de la ligne S. La suite du mouvement du distributeur 86 a pour conséquence une inoculation successive de toutes les cuvettes des lignes A à D. Il est donc clair que si les quatorze rangées du plateau 2 sont remplies, le distributeur 86 inocule simultanément chaque ligne des quatorze rangées. L'ensemencement total des cinq lignes peut donc être effectué à peu près simultanément. Pendant le mouvement du distributeur 86, les concentrustions croissantes d'antibiotique qui ont été réalisées dans une direction qui s1 écarte de l'auge 70 eDpEchent pratiquement un prélèvement appréciable d'antibiotique dans une cuvette d'une rangée donnée et son dépôt dans une cuvette suivante. En outre, les éléments 40 à 46 empêchent la contamination dlun antibiotique d'une rangée par un antibiotique d'une autre rangée. La partie 94 qui reçoit l'échantillon est de préférence constituée par un matériau compressible élastique de façon à pouvoir se déplacer sans dommage sur les éléments 40 à 66. En variante, Si on le désire, La partie 94 peut être crantée ou divisée en segments de façon à réduire les interférences entre les éléments 40 à 66 et la partie 94, mais ceci n'est pas iridispen- sable. D'autre part, bien que les éléments formant barrières aient été représentés sous la forme de nervures creuses continues dirigées vers le haut, il est clair qu'ils pourraient être formés par des nervures pleines, par des rainures pleines ou creuses dirigées vers le bas, par des éléments discontinus, ou par n'importe quel autre moyen approprié pour empêcher un écoulement entre des rangées adjacentes.Enfin, un mouvement latéral indésiré du distributeur 86 est empêché par les parois phériphériques 74 dirigées vers le haut et situées aux extrémités opposées du plateau. Le distributeur 86 a de préférence une longueur très peu inférieure à la distance qui sépare les parois extrmes du plateau. Ceci sert à empêcher le distributeur de transférer des antibiotiques d'une rangée à une autre. L'auge 70, les cuvettes 4 à 30 et le distributeur 86 en mouvement sont tous à 1' intérieur du logement délimité par la paroi périphérique 74. En conséquence, les risques que des organismes se répandent et en traient une contamination du laboratoire et du personnel sont sensiblement -réduits. Si l'on se reporte maintenant aux figures 6 et 7, on y voit un type de couvercle utilisable avec le plateau 2. Le couvercle 98 comprend un panneau supérieur 100 pratiquement plan et un rebord périphérique 102 en une pièce avec lui, dirigé vers le bas et de préférence ininterrompu sur tout le pourtour du couvercle. Comme pour certains stades de stockage du récipient et pour certains types d'essais il peut être désirable de réaliser une meilleure étanchéité que celle qui résulte de l'adap tation avec friction du couvercle 98 sur le plateau2,on peut prévoir un joint compressible 104 autour de la périphérie du panneau 100. La garniture 104 peut titre constituée par un matériau compressible élastique quelconque approprié, par exemple une matière plastique, du caoutchouc ou des combinaisons de ces corps.Le joint 104 a de préférence la forme d'un ruban qui forme un joint étanche pratiquement continu sur toute la périphérie du panneau 100. Il peut être fixé au panneau par autocollage, bien que l'on puisse utiliser un scellement à chaud ou un adhésif indépendant. Si l'on désirs utiliser le récipient pour des essais anaérobies, il est préférable de fixer la garniture 104 au panneau 100 de façon à pouvoir la séparer à la main du couvercle 98. Pour faciliter cet enlvement, on peut prévoir une languette t06. Après enlèvement du joint étanche, le récipient peut être introduit dans une chambre anaérobie, telle qu' un vase de Brewer. Comme le montre la figure 7, le couvercle est fixé par friction au plateau 2 grâce au fait que le rebord 102 est logé dans le canal, ouvert vers le haut,du plateau 2. Le joint 104 est en position d'étanchéité compressive continue sur toute la périphérie, entre le panneau 100 du couvercle et la partie supérieure de la paroi périphérique creuse du plateau. Bien qu'il soit en général avantageux de fixer le joint au panneau 100 ou au rebord 102, le joint peut, si on le désire, être fixé au plateau. Lorsque, en général, on désire réaliser un ajustage à friction relativement serré ou par emboitement élastique entre le couvercle 98 et le plateau 2 en formant un joint suffisamment étanche, on peut utiliser une garniture pour augmenter l'étan- chéité. Ce joint amélioré permet de résister à un échappement indésirable de l'humidité du milieu nutritif contenu dans les cuvettes pendant le stockage et l'incubation. Si on le désire, on peut prévoir en supplément ou en remplacement un joint étan che en matière plastique susceptible d'être détaché tel qu'un ruban de caoutchouc ou métallique, adapté sur la périphérie du récipient à l'endroit où le rebord 102 du couvercle rencontre le rebord du plateau comme le montre la figure 7. En outre, si on le désire, on peut fixer une pellicule de matière plastique susceptible d'être détachée ou'une feuille métallique sur le plateau dans une position qui recouvre les cuvettes, afin d'assurer la stérilité et d'éviter les pertes d'humidité. Une telle pellicule ou une telle feuille serait retirée et jetée avant utilisation du plateau. Afin de conserver la stérilité désirée de l'ensemble après la fabrication du récipient et son remplissage à l'usine, pendant le transport et le stockage avant utilisation, iL est préférable que l'ensemble soit placé dans une poche étanche eu matière plastique ou en feuille métallique ou en une lamelle composée plastique et métallique. On garantit ainsi la stérilité de l'empaquetage avant L'utilisation. En outre, il est en général désirable de conserver le récipient d'essai fabriqué en usine à une température relativement basse, afin de garder en bon état les antibiotiques qui y sont contenus. Une température d' environ 49C ou un peu plus faible convient à la plupart des antibiotiques, mais peut varier en fonction des besoins du groupe d'antibiotiques utilisé. On voit également sur la figure 7 la construction préférée du couvercle, dans laquelle le panneau 100 se trouve à une certaine distance au-dessus des cuvettes 4, 6, 8, 10, 30. Le couvercle emprisonne ainsi de l'air à l'intérieur du récipient étanche, ce qui facilite les tests d'organismes aérobies dans un environnement stérile étanche. Si l'on se reporte maintenant aux figures 8 et 9, on y voit une variante 116 du distributeur d'échantillons. Dans ce mode de réalisation, un manche 118 fait corps avec une tête 120. Pour rigidifier le distributeur, on prévoit des nervures en une pièce 122, 124 dirigées vers le bas. La partie 126 qui reçoit 1' échantillon et qui a la forme représentée est constituée par une matière poreuse absorbante. Si l'on se reporte à la figure 10, on y voit une section d & n plateau, dans une position correspondant à la section plane 96 de la figure 1, qui est destinée à recevoir le manche 118. A cet effet, le plateau possède un évidement 130 en forme de canal qui délimite un logement 132 ouvert vers le haut pour recevoir le manche 118. Une nervure creuse 134 faisant saillie vers le bas forme un logement pour recevoir la nervure 122 du manche. Si l'on se reporte maintenant à la figure 11, on y voit une autre variante de couvercle et de distributeur d' échantilLons, Dans ce mode de réalisation, l'auge 140 qui reçoit l'échantillon est espacée de la cuvette t42 la plus voisine. Le plateau 144 est fixé à un couvercle 146 par engagement élastique entre un rebord 148 du couvercle et un rebord 150 du plateau. Un joint étanche est fourni par une garniture 170. On notera que l'extrémité inférieure du rebord 148 se termine audessus du niveau du fond 152 de l'auge 140 et de l'extrémité inférieure 154, repliée horizontalement vers l'extérieur du rebord 150. Le bord inférieur du rebord 148 doit être suffisamment haut pour permettre une inoculation libre par un distributeur d'échantillons 160 d'une manière qui sera décrite ci-après.Dans ce mode de réalisation, le distributeur 160 comprend une partie 162 qui reçoit l'échantillon fixée à une armature horizontale 164, et un manche 166 qui relie l'armature au panneau 168 du couvercle 146. Dans ce cas, on peut ensemencer les diverses cuvettes en saisissant le couvercle manuellement et en le dépla çant le lng de la surface supérieure du plateau 144, avec la partie 162 en contact avec la surface supérieure du milieu nutritif solide, pour réaliser l'ensemencement à la façon décrite précédemment. Il est préférable que le manche 166 ait une épaisseur suffisante pour assurer la rigidité voulue et qu'il soit pratiquement ininterrompu longitudinalement. La figure 12 montre une variante du dispositif étanche entre un couvercle 176 et un plateau 182. Le plateau 182 possède une auge 186 pour recevoir l'échantillon et une paroi extérieure pleine 188 (à la différence des parois extérieures creuses représentées sur les figures 7 et 11), Le couvercle possède un panneau supérieur 178 et un rebord 180 dirigé vers le bas et qui est en contact périphérique de friction avec la paroi 188. Il est également prévu un joint étanche 190, de largeur réduite par comparaison avec les garnitures 104 de la figure 7 et 170 de la figure 11. La figure 13 montre un exemple de l'aspect que peut avoir une partie d'un plateau suivant l'invention, après incubation, pour détecter les sensibilités d'un micro-organisme à des antibiotiques. En général, on enlève le couvercle pour examiner les cuvettes, mais, Si on le désire, pour réduire les risques de contamination du personnel, l'observation peut être faite à travers le couvercle. Le fait que les cuvettes de la ligne S dans les régions 1, 2 et 3 ont une couleur foncée confirme la croissance du micro-organisme sur le milieu nutritif solide en l'absence de tout antibiotique. Le fait que les cuvettes des lignes A à D de la rangée 1 sont parfaitement claires prouve que l'organisme est extrêmement sensible à toutes les concentrations testées de l'antibiotique.Le fait que les cuvettes des lignes A à D de la rangée 2 sont toutes troubles prouve que l'organisme est résistant à toutes les concentrations testées de l'antibiotique de la rangée 2. Une sensibilité modérée à il antibiotique est constatée dans la rangée 3, dans laquelle la cuvette de la ligne À est trouble,- celles des lignes C et D sont claires, et celle de la ligne B est partiellement trouble. Bien que le plateau et le couvercle suivant l'invention puissent être fabriqués à partir d'une large gamme de matériaux tels que des matières plastiques ou du verre, il est généralement préférable de mouler ces éléments à partir d'un matériau plastique résistant, imperméable et transparent. Parmi les matériaux particulièrement appropriés à cet usage, on citera le styrène, les polycarbonates, les polyamides, les vinyles (et, par exemple, le chlorure de polyvinyle), les résines acryliques, ainsi que des polymères et des copolymères des produits précités. Ces matériaux ne possède pas seulement les propriétés désirées, mais encore peuvent être fabriqués de façon économique pour avoir la forme désirée par les techniques plastiques modernes de la fabrication des matières plastiques et peuvent être avantageusement moulés sous la forme d'un bloc. Pour mieux faire comprendre comment le récipient pour tests microbiologiques suivant l'invention peut être utilisé, on donnera deux exemples. Ils démontrent que des sensibilités quantitatives précises aux antibiotiques peuvent être facilement déterminées dans les 24 heures qui suivent le moment où l'orga- nisee a été isolé au laboratoire. Exemple On va d'abord considérer un récipient utilisable pour tester des micro-organismes Gram-négatifs. Ce récipient possède un plateau du type général représenté figure 1, avec douze rangées de cuvettes remplies. Le plateau est de forme générale rectangulaire, et a une longueur de 15,1 cm et une largeur de 6,7 cm. Les cuvettes d'une rangée donnée sont espacées de 3 lui et les cuvettes de rangées voisines sont espacées de 7 mm, La séparation étant réalisée par des nervures dirigées vers le haut ayant une hauteur de 2 mm et une largeur de 2 mm. L'auge qui reçoit l'échantillon a 7 mm de large et 5 mm de profondeur. Cha que cuvette est de forme cylindrique et a une profondeur de 5 mia et un diamètre de 7 mm.Les cuvettes de chacune des douze ran gées sont remplies d'un milieu nutritif ayant une concentration en gélose (agar-agar) de 1,5, de sorte que le milieu est soli de et ne se déplace pas pendant le transport. (Si on le désire, on peut utiliser d'autres agents solidifiants tels que de la méthylcellulose). Le niveau supérieur du milieu est sensiblement dans le même plan que la surface supérieure des parties adjacentes du plateau. La ligne de cuvettes S ne contient pas d'antibiotiques et sert de référence pour confirmer la crois sance des micro-organismes sur le milieu nutritif. Chaque rangée contient un antibiotique différent dont les concentrations aug mentent de la ligne A à la ligne D, de sorte que l'on peut obte nir une inoculation pratiquement simultanée.La concentration de l'antibiotique est de 1,0 microgramme par millilitre d'agar agar pour la ligne A, de 5,0 microgrammes pour la ligne 3, de 10,0 microgrammes pour la ligne C, et de 20,0 microgrammes pour la ligne D; toutefois, on utilise 50,0 microgrammes par milli litre d'agar-agar dans la ligne D des rangées contenant de la carbenicilline et de l'acide nalidixique. La première rangée contient de la pénicilline sodique G dans les cuvettes A à D. La seconde rangée contient du trihydrate d'ampicilline. Dans chacune des rangées suivantes, on utilise les produits suivants ayant les concentrations indiquées précédemment : troisième ran gée : cephalothine sodique; quatrième rangée: carbenicilline sodique; cinquième rangée: sulfate de kanamycine; sixième ran gée: sulfate de streptomicine; septième rangée: sulfate de gentimycine; huitième rangée: chlorhydrate de tetracycline; neuvième rangée: chloramphenicol; dixième rangée: tantine; onzième rangée: acide nalidixique; et douzième rangée: polymyxine B. Une colonie de l'organisme à tester est alors in troduite dans un tube à essai contenant un bouillon liquide à 370C pendant environ 2 à 6 heures, après quoi le bouillon est placé au moyen d'une pipette dans l'auge destinée à recevoir l' échantillon.L'échantillon contenant le micro-organisme est ab sorbé par la tête du distributeur. Celui-ci est alors extrait de l'auge et ensemence simultanément tout d'abord l'organisme dans l'agar-agar de chaque cuvette pleine de la ligne S. Un dépôt ana logue simultané est effectué successivement dans les lignes A, B, C, D. Le couvercle est placé sur le plateau, et le récipient est soumis à incubation à 37 C pendant 18 à 14 heures. De préférence, les plateaux pour chaque organisme à tester sont empilés verticalement de façon à mieux utiliser l'espace disponible. La ligne s montre la croissance du micro-organisme du fait qu'elle apparait trouble, ce qui confirme la croissance de I' organisme en l'absence de tout antibiotique.L'examen des cuvettes des lignes À à D montre ai l'organisme est sensible à une concentration particulière d'un antibiotique. La-concentration la plus faible de chaque antibiotique qui empêche complètement la croissance de l'organisme (surface claire du milieu nutritif) est la concentration inhibitrice minimale à laquelle l'organisme est sensible. Un aspect clair fournit une telle indication. Un défaut de sensibilité est montré par une apparence trouble du milieu nutritif ou par une seule colonie présente sur ce milieu. On établit de cette façon le degré de sensibilité du micro-organisme à l'antibiotique considéré. Par exemple, le klepsiella peut être sensible à un microgramme de céphalotine, 20 microgrammes de kanamycine, 5 microgrammes de gentisycine, et peut avoir des sensibilités supplémentaires à d'autres concentrations d'autres antibiotiques. Il est clair que le renseignement ainsi obtenu est beaucoup plus valable que ceux que fournissent des techniques qui expriment les résultats simplement par les mots "sensible" ou "résistant". Après achèvement de l'essai, le récipient peut autre jeté. Exemple 2 L'essai de l'exemple 1 peut être répété en utilisant des antibiotiques différents pour tester des bactéries Grampositives. Dans cet essai, on utilise sept rangées de cuvettes. La ligne de cuvettes S est remplie seulement d'un milieu nutritif solide. Les antibiotiques suivants sont répartis dans Les cuvettes de À à D aux concentrations suivantes (exprimées en microgrammes par millilitre de milieu nutritif) : rangée 1: pénicilline sodique G (o, i; 0,5; 1,0 et 5); rangée 2.: dthylsuccinate d'érythromycine (0,1; 0,5; t,O et 5) rangée 3:méthy- cilline (2; 4; 8 et 16); rangée 4: chlorhydrate de lincomycine (lincocine) (o, i; 0,5; 1,0 et 5); rangée 5: céahalotine sodique (0,1; 0,5; 1,0 et 5); rangée 6: palmate de clindamycine (0,1; 0,5; 1,0 et 5); et rangée 7: cloxacilline (0,1; 0,5; 1,5 et 5). Le test est effectué dlune façon identique à celle qui a été décrite dans 11 exemple 1, et les résultats indiquent à quels antibiotiques et à quelles concentrations sont sensibles les micro-organismes. Pour des malades ayant des infections dues à des staphylocoques, l'utilisation de pénicilline à une concentration d'un microgramme est nécessaire. Si le staphylocoque se développe pour cette concentration de un microgramme, cela indique que le micro-organisme fabrique de la pénicillinase et que l'on doit utiliser des antibiotiquo pénicillinaso-résistants. le récipient pour tests microbiologiques suivant 1' invention est utilisable aussi bien pour des bactéries aérobies et anaérobies. Dans les essais aérobiques, le couvercle est fermé de façon étanche après ensemencement du plateau, de façon à emprisonner de l'air et à empêcher la perte d'humidité depuis les cuvettes pendant L'incubation. Quand on désire tester la résistance aux antibiotiques de bactéries anaérobies, il est inutile de prévoir un joint étanche, ou encore on peut enlever ce joint du couvercle, de façon que l'air puisse être évacué lorsque les plateaux sont placés dans un récipient anaérobique (tel qu'un vase de Brewer anaérobique) qui a été activé.Pour empêcher des pertes excessives d'humidité depuis les cuvettes du plateau, on peut placer une éponge humide ou une autre source d'humidité dans le vase anaérobique étanche, pour maintenir la vapeur d'eau à un niveau suffisamment élevé. Un essai de contrôle de la qualité peut être réalisé pour déterminer la stabilité des antibiotiques dans les cuvettes des récipients servant aux essais microbiologiques. On peut vérifier ainsi l'efficacité d'un récipient unique ou, si on le désire, f'un groupe de récipients prêts à être utilisés. On place dans les cuvettes contenant les antibiotiques du plateau à essayer un organisme Gram-négatif dont on sait qu'il est sensible à la plus faible concentration de chaque antibiotique, ce qui permet de vérifier la qualité d'un récipient destiné à tester une bactérie Gram-négative. Après plusieurs heures de croissance dans du bouillon, l'organisme à tester est inocalé simultanément dans toutes les cuvettes à l'aide du distributeur. Si l'incubation provoque une croissance de cette bactérie même pour la concentration la plus faible d'un antibiotique quelcpnque, cela indique que l'antibiotique s'est détérioré et que l'on doit répéter les essais avec une nouvelle série de plateaux. On peut utiliser un organisme Grafrpositif pour tester un plateau utilisé pour ce type dé bactéries. Il est clair que le récipient et le procédé pour son utilisation suivant l'invention sont applicables à des tests d'une grande quantité d'organismes Gram-positifs et Gram-négatifs comprenant des bactéries aérobies et anaérobies. Des exemples de bactéries aérobies usuelles Gram=négatives que l'on peut tester suivant l'invention sont les escherichiae, les kelbsiella, les entérobacters, les citrobacters, les Proteus,les pseudomonas, les salmonella, les shigella, les hemophilus, les neisseria, et d'autres types de bactéries aérobies Gram-négatives. Des facteurs de croissance tels que X et V peuvent autre ajoutés pour la croissance d'organismes exigeants tels que par exemple l'hemophilus.Le récipient est également utilisable pour tous les types de bactéries Gram-positives telles que les streptocoques, les staphylocoques et les pneumocoques. Le récipient peut avantageusement être utilisé pour tester toutes les formes de bac téries anaérobiques telles que des bactériodes, des streptocoques anaérobiques, des clostridia et des fusobacterium. Rien e l'on ait fait une référence particulière à l'utilisation du récipient suivant l'invention pour tester des bactéries, il est cLair que l'invention peut être utilisée pour tester les réactions de mycètes en présence de fongicides tels que de l'amphotercine 3 et de la 5-fluorocytosine. Pour simplifier la description, on a représenté les plateaux et leurs couvercles comme étant constitués essentiellement par une armature de matière plastique conformée de façon à réaliser les cuvettes et les auges désirées, mais il est clair que l'on peut utiliser d'autres moyens pour réaliser les cuvettes et les auges. Par exemple, on peut prévoir un bloc dont la section générale est pleine et dans lequel on a ménagé les cuvettes et les auges. On peut également utiliser d'autres genres de rapports entre le couvercle et Le plateau, bien que lton ait décrit précédemment des modes de coopération qui réalisent un récipient fermé par emboîtement à friction. Bien que l'on ait également décrit en détail des structures de forme générale rectangulaire en plan et que cette forme géométrique soit préférable, l'invention n'y est pas limitée et l'on pourrait donner aux plateaux et aux couvercles d'autres contours. D'autre part, bien que pour simplifier la description on ait mentionné l'utilisation d'agar-agar ou de méthylcellulose comme agent nutritif solide, il est clair que l'on peut utiliser d'autres milieux appropriés ainsi que des facteurs de croissance, aussi bien qu'une grande quantité-de types de géloses pour solidifer le milieu. Bien que, toujours pour plus de simplicité, on ait décrit un examen du récipient à il oeil nu et que cette utilisation soit en général efficace, il est clair que l'on pourrait employer un verre grossissant ou un autre instrument pour arriver à une conclusion basée sur les cultures effectuées suivant l'invention.Un des principaux avantages de l'invention est qu'elle permet même l'observation sur la surface des cuvettes d'une seule colonie résistant aux antibiotiques, que l'on ne pourrait pas détecter avec beaucoup d'autres systèmes. L'invention permet donc de réaliser un récipient pour essais d'antibiotiques rempli à l'usine de façon stérile, qui peut réduire le temps nécessaire aux examens de laboratoire ainsi que l'espace nécessaire au stockage et permet d'obtenir des résultats quantitatifs précis, facilement et rapidement, dans des cabinets médicaux, des laboratoires et d'autres lieux disposant de peu de facilités sur le plan médical, aussi bien que dans des centres médicaux plus importants. Tous ces résultats favorables sont obtenus en réalisant l'ensemencement pratiquement simultané d'un grand nombre de cuvettes contenant un milieu nutritif et en permettant l'utilisation d'un grand nombre d'antibiotiques ayant chacun des concentrations nombreuses. En outre, on peut prévoir une cuvette de référence pour les essais du milieu nutritif ou une série de telles cuvettes. il doit être bien entendu que les modes de réalisation décrits et représentés ne l'ont été qu'à titre d'exemples et peuvent subir de nombreuses modifications sans sortir de l'esprit de l'invention. Notes - a La carbénicilline est aussi cnnnue sous la marque déposée "GEOPEN". 2) L'acide nalidixique est aussi connu sous le nom d'acide i-éthyl-7-méthyl-i ,3-naphthyridin-4-one3carboxylique. 3) la céphalotine sodique est un antibiotique appa renté à la céphalosperine. 4) Le méthycilline est de l'acide 6-(2,6-diméthoxyben- zamido)-pénicillanique. 5) La clindamycine est aussi connue sous la parque déposée "CLEOCIN". REVENDICATIONS 1 - Récipient pour tester la sensibilit de microorganistes à des antibiotiques, caractérisé en ce qutil con prend : a) un plateau dans lequel sont ménagées des cuvettes ouvertes vers le haut et une auge allongée ouverte vers le haut et destinée à recevoir un échantillon du micro-organisme à tester, ces cuvettes formant des rangées parallèles disposées transversalement par rapport à l'auge précitée, au moins la plus grande partie des cuvettes d'un certain nombre de rangées étant remplies d'un mélange d'un agent nutritif solide et d'un antibiotique de concentration déterminée, avec la surface supé- rieure-du mélange située sensiblement dans l'ouverture de la cuvette;; b) un distributeur d'échantillon ayant un manche et une teste allongée dont une section destinée à recevoir 1' échantillon a une forme telle qu'elle puisse titre au moins par tiellemeit reçue dans l'auge préoitée, et c) un couvercle fixé au plateau, de façon qu'après enlèvement du couvercle un bouillon contenant le micro-organisme à tester puisse être introduit dans l'auge et au moins partiellement absorbé par la section ad hoc du distributeur, le mouvement du distributeur sur le plateau rés- lisant d'abord l'ensemencement simultané du micro-organisme précité sur les surfaces d'une première cuvette de chaque rangée, puis successivement l'ensemencement simultané de groupes des autres cuvettes, de façon à ensemencer pratiquement simultanément toutes les cuvettes. 2 - Récipient suivant la revendication t, caractérisé en ce qu'il comprend des éléments allongés formant barrières disposés entre les paires de rangées adjacentes des cuvettes pleines pour empêcher l'écoulement d'un fluide entre ces rai- gées. 3 - Récipient suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les éléments formant barrières sont en une pièce avec le récipient et constitués par des nervures dont la longueur est au moins égale à celle des rangées adjacentes de cuvettes. 4 - Récipient suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la première cuvette précitée de chaque rangée est une cuvette de référence contenant un agent nutritif solide mais pas d'antibiotique, et que les autres cuvettes de la même rangée sont des cuvettes d'essai contenant un antibiotique déterminé, à des concentrations différentes dans chaque cuvette de la rangée. 5 - Récipient suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les cuvettes d'essai de chaque rangée ont une concentration en antibiotique en rapport avec la distance qui les sépare de l'auge qui reçoit l'échantillon, la cuvette ayant la plus forte concentration en antibiotique étant plus éloignée de l'auge que les autres cuvettes de la même rangée. 6 - Récipient suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les cuvettes sont de forme générale cylindrique, ont une profondeur d' environ 3 i 10 me et un diamètre interne d' environ 5 à 10 mm. 7 - Récipient suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les cuvettes ont une profondeur d'environ 5 à 7 mm et un diamètre interne d'environ 6 à 8 mm. 8 - Récipient suivant la revendication 6, caractérisé en ce que chaque rangée comprend au moins quatre cuvettes d' essai. 9 - Récipient suivant la revendication 8, caractérisé en ce que chaque rangée contient un antibiotique différent de ceux que contiennent les autres rangées. 10 - Récipient suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le plateau possède une paroi périphérique faisant corps avec lui et qui s'étend vers le haut au-dessus du niveau des ouvertures des cuvettes, ce qui évite le débordement du bouillon contenant un micro-organisme. Il - Récipient suivant la-revendication 10, caractérisé en ce que l'auge destinée à recevoir un échantillon 8' étend au moins de la première à la dernière rangée de cuvettes et que la tête du distributeur a une longueur au moins égale à la distance entre la première et la dernière rangées de cuvettes. 12 - Récipient suivant la revendication li caractérisé en ce que le couvercle possède un panneau supérieur et des rebords dirigés vers le bas, et que le plateau possède des surfaces latérales qui coopèrent avec les rebords du couvercle pour fermer le récipient. 13 - Récipient suivant la revendication 12, caracté risé en ce qu'il comprend un organe d'étanchéité fixé de façon compressible entre le couvercle et le plateau quand ces pièces sont adaptées l'une sur l'autre en position de fermeture. 14 - Récipient suivant la revendication 13, caractérisé en ce que l'organe d'étanchéité est fixé à la surface inférieure du panneau supérieur du couvercle et se trouve en contact avec la périphérie de la surface supérieure du plateau. 15 - Récipient suivant la revendication 14, caractérisé en ce que l'organe d'étanchéité est facilement séparable manuellement du couvercle. 16 - Récipient suivant la revendication 12, caractérisé en ce que le panneau supérieur du couvercle est à une certaine distance des rangées de cuvettes pleines lorsque le récipient est fermé. 17 - Récipient suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'au moins une cuvette du plateau est une cuvette de référence contenant un agent nutritif mais pas d'antibiotique. 18 - Récipient suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les rangées de cuvettes sont disposées d'une façon générale perpendiculairement par rapport à l'auge destinée à recevoir un échantillon. 19 - Récipient suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la paroi périphérique en saillie vers le haut est sensiblement continue et a une hauteur moyenne comprise entre environ 1 9 et 3 fois la profondeur moyenne des cuvettes. 20 - Récipient suivant la revendication 19, caractérise en ce que la paroi périphérique est creuse et comprend deux éléments verticaux espacés reliés par un élément supérieur horizontal de liaison. 21 - Récipient suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le manche du distributeur d'échantillon est en une pièce avec le couvercle. 22 - Récipient suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la première cuvette de chaque rangée est en ligne avec les premières cuvettes des autres rangées, les cuvettes successives de chaque rangée sont en ligne avec les cuvettes correspondantes des autres rangées, et ces lignes sont d'une façon générale parallèles à l'auge destinée à recevoir l'échantillon, de sorte que le distributeur inocule simultanément toutes les cuvettes pleines d'une ligne et inocule simultanément et successivement les cuvettes de chacune des autres lignes. 23 - Procédé pour tester la sensibilité de microorganismes à des antibiotiques, caractérisé par les opérations suivantes a) on utilise un plateau monobloc dans lequel sont ménagées une auge allongée destinée à recevoir un échantillon et ouverte vers le haut ainsi qu'un certain nombre de cuvettes ouvertes vers le haut et disposées suivant un certain nombre de lignes, chaque cuvette étant remplie d'un milieu nutritif solide et au moins la majorité de ces cuvettes ayant une concentration donnée d'un antibiotique donné; b) on utilise un distributeur d'échantillon ayant une portion réceptrice d'échantillon dont la longueur n'est pas inférieure à celle des lignes-de cuvettes; c) on introduit un bouillon contenant le micro-organisme à tester dans l'auge précitée;; d) on introduit au moins une partie de la portion du distributeur qui reçoit l'échantillon dans l'auge précitée, de façon qu'une partie au moins du bouillon contenant le micro-organisme soit absorbée par cette portion; e) on ensemence à peu près simultanément les cuvettes à li aide du bouillon contenant le micro-organisme en plaçant la portion réceptrice d'échantillon au-dessus dtune première ligne de cuvettes et en effectuant simultanément l'ensemencement des cuvettes de cette première ligne, puis en effectuant ensuite simultanément et consécutivement l'ensemencement des autres lignes de cuvettes; et f) on soumet ensuite le plateau inoculé à une incubation. 24 - Procédé suivant la revendication 23, caractérisé en ce que a) on dispose les lignes de cuvettes de façon généralement parallèle à l'auge réceptrice d'échantillon, les cuvettes d'une ligne étant sensiblement alignées avec celles d'une ligne adjacente pour réaliser un certain nombre de rangées de cuvettes, et chaque rangée possédant une cuvette qui ne contient pas d' antibiotique tandis que les autres cuvettes de la même rangée contiennent un seul antibiotique à des concentrations différentes; b) on ensemence la cuvette en question par contact direct entre la portion du distributeur réceptrice d'échantillon et la surface du milieu solide nutritif contenu dans la cuvette. 25 - Procédé suivant la revendication 24, caractérisé en ce que a) on-répartit les concentrations précitées en antibiotique dans les rangées précitées de façon que la cuvette la plus proche de l'auge ne contienne pas d'antibiotique et que la concentration en antibiotique des autres cuvettes des rangées précitées augmente progressivement depuis la cuvette qui contient l'antibiotique dans la rangée la plus voisine de l'auge à la cuvette la plus éloignée de cette auge, et b) on empêche pratiquement toutes les pertes d'humidité depuis le milieu nutritif solide pendant la période d'incubation. 26 - Procédé suivant la revendication 25, caractérisé en ce qu'on prévoit un couvercle ayant un panneau supérieur et un rebord dirigé vers le bas, et qu'après avoir ensemencé les cuvettes mais avant L'incubation, on fixe de façon étanche le couvercle au plateau avec le panneau supérieur disposé à une certaine distance au-dessus des cuvettes, de façon que le plateau fermé puisse être soumis à incubation sans perte appréciable d'humidité, l'air emprisonné entre le plateau et le couvercle servant à favoriser la croissance d'organismes aérobies.