La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif pour le remorquage près de la surface de liteau de longs tronçons de tubes, et notamment de canalisations pour pipelines. Une méthode de pose de pipeline sous-marin consiste à accrocher des flotteurs sur les tronçons de pipeline et à les remorquer jusqu'au site de pose où ils seront aboutés au moyen d'une barge avaleuse par l'avant et conventionnelle par l'arrière. Toutefois, toutes les variétés de pipeline, carac térisées par diamètre, épaisseur d'acier, nuance d'acier, revêtement, gréements annexes (connecteurs, vannes, anodes sacrificielles, arrêtoirs de propagation d'écrasement, etc.) ne sont pas uniformément remorquables. Certains tubes subissent, lors du remorquage, une fatigue intense incompatible avec la sécurité ou avec leur utilisation ultérieure ; d'autres sont revêtus de matériaux fragiles (béton) que la flexion alternée pourrait endommager. La présente invention a pour but de remédier aux défauts ci-dessus et de permettre le remorquage de tous les tubes et notamment de canalisations de grandes longueurs en diminuant très fortement la fatigue engendrée pendant le remorquage ou en sauvegardant le revêtement. A cet effet les tubes constitutifs du pipeline sont introduits au départ du stockage dans des conteneurs tubulaires susceptibles d'être ouverts ou hermétiquement obturés aux extrémités et d'un diamètre supérieur à celui des tubes de pipeline. Chaque conteneur ainsi équipé et obturé est pris en remorque et muni de flotteurs portant le tirant d'eau de l'ensemble à la valeur désirée. Le remorqueur transporte la ligne jusqu a proximité de la barge sur laquelle les tronçons de canalisations sont avalés, soudés ensemble et plongés de la façon connue. Chaque conteneur peut être constitué par des tubes en acier ou autre, soudés bout à bout, éventuellement peints en produit anticorrosion, et fermé à chaque extrémité par des embouts boulonnés ou fixés par mors ou autrement et présentent des têtes de traction. Ces conteneurs peuvent avoir des longueurs allant jusqu'à 3000 m pour recevoir des tubes de canalisations de grandes longueurs, qui ne nécessitent pas qu'un minimum de soudures sur le poste d'aboutage de la barge. Ces conteneurs tubulaires peuvent présenter intérieurement des rouleaux ou glissieres-sur lesquels reposent les tronçons de canalisation et d'un water ballast permettant d'ajuster la flottabilité. Quand le conteneur a été amené à proximité de l'avant de la barge d'avalement et de pose, le tronçon de canalisation est extrait du conteneur dont l'extrémité a été fixée par des machoires à l'extremite de la rampe d'avalement de la barge, conduite sur des rouleaux et soudée à l'extremite du précèdent tronçon de canalisation. Pendant cette opération, un système d'entrée d'eau dans le water ballast est mis en jeu pour conserver les caractéristiques pondérales des flotteurs. Les flotteurs crayon, facultatifs, sont fixés au conteneur et non plus à la canalisation. Ils sont constitues de façon connue par un tronçon de tube fermé aux deux bouts par un diaphragme et soudés. Ils sont fixés par une extrémité sur le conteneur pour prendre dans l'eau une position verticale à une profondeur réglable. Ces flotteurs peuvent etre détachés du conteneur après extraction de la canalisation récupérés et ramenés au poste de chargement. Au chantier à terre il est possible de stocker, des tronçons de pipeline de 1000 à 3000 m en vue de leur introduction par une rampe de lancement dans les conteneurs. Ceux-ci peuvent être munis de jauges de contrainte extensométriques électriques ou de jauges mécaniques pour comptabiliser toutes les sollicitations endurées par le conteneur. Un exemple de mise en oeuvre de ce procédé de transport de canalisations sous marines du chantier à la barge de pose sera maintenant décrit en référence au dessin annexé sur lequel : La figure 1 est une vue schématique du processus. Les figures 2 et 3 sont des vues schématiques du dispositif pendant le transport de la canalisation et pendant l'avalement sur la barge de pose. Le procédé consiste essentiellement dans l'utili- sation d'un conteneur tubulaire 1 de diamètre D 1 qui entoure la canalisation à poser 2 de diametre hors tout D 2, intérieur D l. Ce conteneur 1 est muni de rouleaux ou glissières 6 intérieurs sur lesquels repose la canalisation à poser 2 et d'un water ballast 5. Il est fermé aux deux extrémités par des embouts amovibles 17 sur lesquels sont ancrées des têtes de traction étanches, soudées ou mécaniques 7. Si nécessaire, le conteneur 1 est muni de flotteurs crayons 3 afin de porter le tirant d'eau de l'ensemble à la valeur désirée. La flottabilité peut éventuellement être ajustée au moyen du water ballast. L'introduction de la canalisation 2 dans le conteneur ner 1 s'effectue à l'aide d'une rampe de lancement 15 installée au chantier à terre 16 où sont alignes les tronçons de canalisation 2. Le conteneur 1 équipé de la canalisation 2 et hermé- tiquement obturé est remorqué par le remorqueur 14 qui se place en alignement et à l'avant de la barge avaleuse 12. Le conteneur 1 est remonté à l'avant de la barge avaleuse 12. La tête de traction est déconnectée et le conte neuf l maintenu entre les machoires 8 de la barge et le remorqueur 14. La canalisation 2 est alors extraite du conteneur 1 et acheminée sur roulette 9 au poste de soudage. Le poids de la canalisation 2 est alors compensé par la mise en eau contrM3- lée 10 du water ballast 5 afin de conserver les caractéristiques pondérales des flotteurs 3. Lorsque la canalisation 2 est totalement extraite du conteneur 1, la tête de traction 7 est reconnectée et le conteneur est remorqué vers la côte afin de recevoir un nouveau chargement de tube. VARIANTES Si le diamètre du conteneur 1 est assez grand, plusieurs canalisations 2 peuvent être remorquées simultanément Des jauges de contraintes 13 électriques, mécaniques ou autres peuvent être installées sur le conteneur 1 afin de connaître exactement les mouvements subis pendant le remorquage et d'en déduire le taux de fatigue réel du container 1 et de la canalisation 2. On n'a pas décrit ici les flotteurs crayons, ni les diverses installations à bord de la-barge pour tirer la canalisation, effectuer les soudures et procédés à la mise à l'eau qui sont connues en soi. - REVENDICATIONS 1. Procédé pour le remorquage près de la surface de l'eau de longs tronçons de pipeline pouvant mesurer de 1000 à 3000 mètres chacun, caractérisé en ce qu'on glisse au poste de chargement à terre les tronçons dans des conteneurs tubulaires de plus grand diamètre, on fixe éventuellement des flotteurs sur ces conteneurs et on les remorque jusqu'au poste d'avalement de la barge de soudage des tronçons et de leur mise à l'eau, 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prévoit un water ballast dans chaque conteneur pour compenser le poids de la canalisation amenée sur la barge. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on munit les conteneurs de jauges de mesure des sollicitations endurées pendant le transport. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé défini sous 1, caractérisé en ce qu'il comprend des conteneurs tubulaires en acier 1 d'un diametreDl, supérieur à celui de la canalisation 2, présentant des rouleaux ou glissières intérieures 6 sur lesquels repose la canalisation 2 et un water ballast 5 susceptible d'être commandé à partir de la barge 12. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que chaque conteneur 1 comporte à chaque extrémité des embouts amovibles 17 sur lesquels sont fixées des têtes de traction 7. 6. Dispositif suivant la revendication 4 caractérisé en ce que chaque conteneur 1 est muni de flotteurs tubulaires 3 fixés à une extrémité sur le conteneur et prenant dans l'eau une position verticale à une profondeur réglable. 7. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que chaque conteneur l comprend plusieurs tronçons juxtaposés de tronçons 2 de canalisation. 8. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'extrémité aval de chaque conteneur 1 remonté pas une rampe à l'avant de la barge avaleuse 12, est fixé par des machoires 8 à proximite des rouleaux 9 de la barge pendant l'avalement de la canalisation. 9. Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'un système 10 d'entrée d'eau est prévu sur la barge 12 pour la mise en eau controlée du water ballast 5 pour compenser le poids du tronçon de canalisation acheminé sur la barge. 10. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que des jauges de contraintes 13 sont installées sur le conteneur.