L'invention a pour objet un panneau de construction chauffant. On a proposé, pour le chauffage de locaux, notamment de locaux d'habitation, d'utiliser, comme source de chaleur, des éléments constitutif s de parois du local, soit du plancher, soit du plafond, soit des murs-ou cloisons. La plupart du temps, on adjoint ou incorpore à une telle paroi des éléments surfaciques-de chauffage électrique comprenant une feuille résistante électriquement, et ainsi dégageant de la chaleur sous l'effet du passage du courant électrique, ladite feuille étant protégée au point de vue mécanique et électrique en raison de ce qu D on la dispose entre deux feuilles isolantes. Dans des réalisations récentes, la feuille centrale est un tissu de fils de verre enrobés par une pellicule conductrice et les feuilles de protection sont des films en matière plastique, notamment en polyane. La mise en place de ces éléments chauffants oblige a prévoir une phase supplémentaire dans la fabrication des parois du local. En outre, un tel élément de chauffage est séparé du volume a chauffer par l'épaisseur de l'élément de paroi auquel il est accolé. On a depuis longtemps cherché à obtenir un panneau dans lequel les moyens de chauffage seraient effectivement intégrés audit panneau. Mais les tentatives qui ont été faites jusquià présent n'ont pas abouti à des résultats pleinement satisfaisants. L'invention remédie à ces inconvénients et comble cette lacune. Elle part de cette constatation qu'il existe des panneaux de construction qui comportent, au moins sur la face du panneau tournée vers le local, un revêtement en résine durcie par polymérisation et renforcée par des fibres de verre. Elle est c;ractérisée en ce qu'est incorporé dans le revêtement d'un tel panneau un élément chauffant surfacique constitué par un entrecroisement de fils, à ame en fibres de verre et surface conductrice, a mailles suffisamment larges pour laisser le passage a la résine du revêtement avant sa polymérisation. Un panneau de construction comprenant un revêtement en résine renforcée par des fibres de verre constitutives d'un tissu ou dlun mat est connu par le Brevet français nO 70 27047 déposé le 22 juillet 1970 au nom du même Demandeur et par son Certificat d'addition nO 71 01277 déposé le 15 janvier 1971. L'incorporation d'un canevas chauffant dans la couche de résine du revêtement du panneau fait jouer audit canevas un roule de renforcement. Auprès polymérisation de la résine, les fils ou fibres de verre entourés par l'enrobage conducteur constitué par un mélange de téflon (tétrafluoréthylène) et de graphite contribuent à.la transmission des efforts mécaniques s'exerçant sur le panneau. Du fait même de son incorporation, aucun délaminage du panneau n'est à craindre. En tant que composant du revêtement du panneau, l'élé- ment chauffant est à proximite immédiate de l'espace à chauffer. L'invention trouve une application particulièrement avantageuse pour la constitution de panneaux de construction en matériaux de synthèse : phénoliques ou polyesters ou autres, un tel matériau étant sous forme expansée ou de mousse durcie, le composant de l'âme ou noyau du panneau, et également, mais sous forme non expansée, le composant du ou des revêtement(s) surfacique(s). Au cours de la fabrication d'un tel panneau, la résine destinée à constituer un revêtement est amenée à l'état liquide ou seml-liquide, mélangée à un catalyseur convenable, et le durcissement ou polymérisation est obtenu par chauffage. L'invention prévoit un mode d'exécution suivant lequel au chauffage de polymérisation participe l'élément chauffant incorporé à la résine renforcée de fibres de verre destinée à constituer ledit revêtement. La présence du canevas chauffant n'interfère en aucune façon sur la mise en place d'armatures longilignes en acier, comme des fers à béton, à la jonction entre le revêtement et l'âme ou noyau en mousse durcie, comme décrit dans le Brevet rappelé ci-dessus. Dans la description qu suit, faite à titre d'exemple, on se réfère aux dessins annexés, dans- lesquels la figure 1 est une vue schématique en coupe verticale d'un panneau de construction chauffant; la figure 2 est une vue schématique d'un élément chauffant; la figure 3 est une vue en coupe, perpendiculairement aux faces externes, d'un panneau chauffant selon l'invention. Un noyau parallélépipédique 11 ou plaque (figure 1) en mousse durcie de matériau de synthese présente sur une de ses faces 12 des gorges rectilignes 13 à section sensiblement semi-circulaire. Sur la face 12 on répand une première couche 14 de matériau de synthèse liquide ou semi-liquide additionné d'une quantité convenable de catalyseur, puis on dispose au-dessus de la couche 14 une première couche 15 d'un tissu ou mat en fibres de verre. Sur la surface ainsi préparée du bloc 11, on place dans les gorges ou rainures 13 des armatures longilignes 16, en acier, du type des fers à béton, et on poursuit la mise en place de couches successives de matériau de synthèse et de tissu ou mat en fibres de verre jusqu'à ce que les armatures 16 soient complètement recouvertes. Sur une couche supérieure 17 de matériau de synthèse, on dispose une feuille de chauffage 20 connue sous le nom de "THERMITAS" ou similaire, et constituée par des fils entrecroisés formant un premier réseau 21 (figure 2) de fils parallèles entre eux et un second réseau 22 de fils parallèles entre eux perpendiculaires aux fils du premier réseau, ces réseaux de fils définissant des mailles 23, ou vides, d'une dimension de l'ordre de 2,2 x 2,5 mm. Chacun des fils des réseaux comprend une âme en verre enrobée dans un mélange de téflon (polytétrafluorethylène) et de graphite, qui est conducteur de l'électricité et dont la résistivité a une valeur qui correspond au dégagement de chaleur par unité de surface recherché pour le chauffage des locaux d'haBitation. Un tel élément de chauffage est muni, sur deux bords parallèles, de bandes conductrices en cuivre 10, pour l'amenée du courant électrique, dont la jonction est effectuée par des coutures 8, 9 entre lesdites bandes et le canevas. Au-dessus de l'élément 17 ainsi mis en place, est apportée une couche 24 de matériau de synthèse (résine),' éventuellement une couche 25 d'un tissu ou mat de fibres de verre, puis une dernière couche 26 de matériau de synthèse (résine). L'ensemble est chauffé, par exemple par un rayonnement infrarouge. A ce chauffage peut contribuer la chaleur dégagée par le passage du courant électrïque dans l'élément de chauffage 20. Après polymérisation de la résine, l'ensemble formé par la résine durcie, les couches de tissu ou mat de fibres de verre, les armatures métalliques 16 entourées par la résine et les fibres, l'élément de chauffage 20, constitue un revêtement 27 lié à l'rame 11 qui est propre à transmettre à ses diverses parties constitutives les efforts résultant de contraintes s'exerçant en l'une quelconque de ses zones, les armatures métalliques 16 conférant ainsi au panneau 28 obtenu, dont fait partie le revêtement, des propriétés mécaniques particulièrement élevées. Le fait que l'élément de chauffage 20 est intégré au revêtement, que ses mailles sont traversées par la résine, supprime tout risque de séparation dudit élément ou delaminage. Le revêtement 27 est destiné a être tourné vers l'intérieur du local d'habitation dont le panneau 28 constitue une partie de paroi, la face opposée 29 dudit panneau étant habituellement d'une structure analogue, formant ainsi un panneau sandwich. Si ladite face opposée est destinée à être tournée vers une autre pièce du local d'habitation, le revêtement 30 qu'elle limite est également muni d'un élément de chauffage identique à l'élément 20. Sinon, elle en est dépourvue. Dans le mode d'exécution d'un panneau selon l'invention représenté sur la figure 3, celui-ci comprend une âme en mousse expansée de résine 31 d'une épaisseur de 11,5 cm. Ladite ame est, sur sa face 32 destinée à être tournée vers l'intérieur du local, recouverte d'un stratifié 33 constitué par des couches successives de résine et de tissu ou mat de fibres de verre. Une couche interne 34 est l'élément de chauffage à fils 35 à revêtement conducteur. Sur le strati fié 33 est une couche 36 de peinture d'étanchéité à raison d'environ 250 g/m2 et sur la coucha 36 une couche 37 d'une peinture de finition, à raison de 150 g/m. Sur la face 38 de lame 31 destinée à etre tournée vers l'extérieur on trouve successivement un stratifié 39 analogue au stratifié 33 mais dépourvu de l'élément de chauffage 34, une couche de peinture d'étanchéité 41 et une couche de peinture de finition 42. La présence de l'élément chauffant 34 à proximité immédiate de la face 32 tend, lorsque l'élément de chauffage 34 est alimenté électriquement, à appliquer le stratifié 33 contre ladite face 32. REVENDICATIONS 1.- Panneau de construction à corps en mousse durcie et à revêtement comprenant des couches successives de résine et de tissu ou mat de fibres de verre, formant un stratifié, caractérisé en ce qu'à l'intérieur dudit revêtement est noyé un tissu à fils chauffant par passage du courant électrique et ménageant des mailles suffisamment larges pour être traversées par la résine. 2.- Panneau chauffant selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tissu constituant l'élément chauffant est, dans le revêtement, adjacent au corps en mousse durcie. 3.- Panneau chauffant selon la revendication 1, carac térisé en ce que le tissu est du type connu sous le nom de THERMITAS ou similaire. 4.- Panneau chauffant selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps en mousse durcie est flanqué sur deux de ses faces parallèles par un revêtement pour former un panneau du type décrit dans le Brevet français nO 70 27047 et son Addition nO 71 01277. 5.- Panneau chauffant selon la revendication 4, carac térisé en ce qu'un seul des revêtements incorpore un élément de chauffage. 6.- Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résine entrant dans la constitution du revêtement est un matériau de synthèse : phénolique, polyester ou autre. 7.- Panneau chauffant selon la revendication 6, carac térisé en ce que la mousse durcie est en un matériau de synthèse : phénolique., polyester ou autre. 8.- Panneau selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que des fers d'armature sont présents à la jonction entre le revêtement et le corps en mousse durcie. 9.- Paroi de local d'habitation, caractérisée en ce qu'elle est constituée par une multiplicité de panneaux selon l'une des revendications 1 à 8. 10.- Procédé pour la fabrication d'un panneau selon l'une des revendications 1 à 8, par apports successifs sur la face d'un corps en mousse durcie de couches de résine et de couches de tissu ou mat de fibres de verre, caractérisé en ce qu'une des dernières couches étant n élément de chauffage, ledit élément de chauffage est rendu opératoire pour contribuer au durcissement de la résine.