La présente invention a pour objet un dispositif de commande électrique d'un signal de freinage pour véhicules à deux roues, et plus précisément un dispositif pour les véhicules dont la commande de frein s'effectue par la méthode classique d'un câble gainé, actionné par une poignée. I1 est de plus en plus fréquent d'équiper les vélomoteurs et les cyclomoteurs de signaux de freinage, constitués par une lampe, située à l'arrière du véhicule, et s'allumant lors du freinage. Certains dispositifs connus utilisent le mouvement de la came actionnant les mâchoires de freins, pour commander l'allumage de la lampe de signalisation. Dans d'autres dispositifs, la commande est située sensiblement au milieu de la gaine entourant le câble de frein, et fonctionne suivant un principe utilisant la compression de la gaine lors du freinage pour fermer le circuit d'alimentation courant de la lampe témoin de freinage0 Ces dispositifs sont relativement complexes et difficiles à adapter sur un véhicule qui nten est pas muni d'origine. En outre, dans les cyclomoteurs munis de lampes témoins de freinage, la source d'alimentation de la lampe témoin de freinage est la même que celle d'alimentation du dispositif d'éclairage du véhicule. En conséquence, en circulation nocturne, les lampes d'éclairage subissent une baisse de puissance très sensible lors du freinage, ce qui peut être dangereux pour l'utilisateur. Tous les véhicules à deux roues dont la commande de frein s'effectue par l'intermédiaire d'un cible, sont munis, généralement du c8té de la poignée de freinage,d'un barillet de réglage permettant d'effectuer le rattrapage d'usure des garnitures de freins. En effet, lorsque celles-ci sont usées, la poignée qui actionne le frein prend une course beaucoup trop grande pour assurer un freinage rapide. La présente invention vise à remédier aux inconvénients des dispositifs de commande existants. A cet effet, le dispositif qu'elle concerne comporte un corps creux de forme sensiblement cylindrique, ouvert à l'une de ses extrémités, et dont l'autre extrémité est prolongée par une partie filetée qui, creuse afin de laisser passer le cabale, assure sa fixation sur une poignée de frein, un écrou engagé sur la partie filetée et destiné à bloquer le dispositif en rotation, un élément conducteur électrique dans le fond du corps creux situé du c8té de la partie filetée, un piston en matériau isolant qui, présentant un perçage axial pour le passage du cible, et apte à coulisser dans le corps du dispositif, porte deux lamelles conductrices distinctes qui, placées en série sur le circuit d'alimentation du signal à actionner, peuvent être reliées électriquement par l'intermédiaire de l'élément conducteur solidaire du corps creux lorsque, sous l'effet de la compression de la gaine, le piston vient en appui contre le fond de celui-ci, des moyens élastiques étant prévus pour maintenir le piston écarté du fond du corps creux, en période de non compression de la gaine. Lorsque l'utilisateur d'un véhicule équipé de ce dispositif actionne la poignée de freinage, il se produit une compression de la gaine entourant le câblez Cette compression provoque l'avance du piston qui vient en butée au fond du corps du dispositif, fermant ainsi le circuit électrique d'alimentation de la lampe témoin de freinage. Dès que l'utilisateur cesse l'action exercée sur la poignée de frein, les moyens élastiques écartent le piston du fond du corps creux, provoquant ainsi l'ouverture du circuit0 Il est possible de modifier la position du corps du dispositif relativement à la poignée, ce qui permet d'effectuer le rattrapage d'usure des garnitures de freins. Avantageusement, l'élément conducteur électrique logé dans le fond du corps creux est constitué par une rondelle en laiton. De cette façon, le piston peut pivoter à l'intérieur du corps creux, sans qu'il y ait le risque de non fermeture du circuit dû à un mauvais positionnement relatif des lamelles conductrices et de l'élément conducteur solidaire du corps du dispositif. Afin d'assurer un bon appui de la gaine entourant le câble sur le piston, celui-ci présente un évidement axial au fond duquel l'extrémité de la gaine prend appui. Dans une forme préférée d'exécution, les moyens élastiques maintenant le piston écarté du fond du corps creux en période de non compression de la gaine, sont constitués par un ressort spirale prenant appui, d'une part, dans un évidement ménagé axialement dans le corps du dispositif et, d'autre part, dans un évidement correspondant ménagé dans le piston. lies moyens d'alimentation en courant de la lampe témoin de freinage peuvent autre divers. C'est ainsi que, dans le cas de l'adaptation de ce dispositif sur une bicyclette,.il peut s'agir d'un simple assemblage de piles. Dans le cas de motos, il peut s'agir d'une batterie, tandis que, dans le cas de vélomoteurs et de cyclomoteurs, le courant est fourni par le volant magnétique. Avantageusement, dans ce dernier cas, l'alimentation en courant est réalisée par l'intermédiaire du bobinage primaire basse tension allumage bougie du volant magnétique, une diode étant prévue sur le circuit afin d'assurer le redressement du courant. L'alimentation en courant de la lampe témoin de freinage étant dans ce cas distincte de celle d'éclairage, il ne se produit pas de diminution d'intensité lumineuse d'éclairage lors du freinage en période nocturne, ce qui augmente considérablement la sécurité de l'utilisateur. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce dispositif. Figures 1 et 2 en sont deux vues en coupe longitudinale, le circuit électrique d'alimentation de la lampe témoin de freinage étant respectivement en position ouverte et en position fermée. Le dispositif représenté au dessin comporte un corps creux 2 de forme sensiblement cylindrique, doXt l'une des extrémité est ouverte, et dont l'autre extrémité est prolongée par une partie filetée 3 permettant sa fixation par vissage dans la poignée 4 d'un frein. il s'agit d'une poignée traditionnelle comportant notamment un levier 4a dans lequel est bloqué le grain 5 monté à l'extrémité d'un cible 6. La partie 3 prolongeant le corps 2 est munie d'une ouverture axiale 7 pour le passage du cabale, qui traverse également le corps creux. A l'intérieur du corps 2, et contre son fond situé du cet de la partie ), est fixée une rondelle 8 en laiton. Un organe 2 agissant à la façon d'un piston est monté coulissant à l'intérieur du corps creux. Ce piston q, réalisé en un matériau isolant supporte deux lamelles 10 en laiton, distinctes, et dont chacune forme un léger retour sur la face du piston 9 située du caté de l'extrémité fermée du corps 2. Ces deux lamelles 10 dépassent à l'autre extrémité du piston, de façon à pouvoir être connectées par l'intermédiaire de broches 12 au circuit d'alimentation en courant de la lampe témoin de freinage. Le piston 9 est également muni d'un perçage axial 13 pour le passage du cEble 6. De son ctté de ltextremité fermée du corps 2, il présente un évidement axial 14 situé en regard d'un évidement 15 ménagé axialement dans l'extrémité fermée du corps 2. lies évidements 14 et 15 servent au logement d'un ressort spirale qui, en période normale, maintient le piston 9 écarté du fond du corps 2. De son autre patté, le piston 9 présente un évidement axial 17, au fond duquel vient prendre appui 1 'extrémi- té de la gaine 18 entourant le cible 6. Lorsque l'utilisateur freine, en agissant sur le levier 4a, il se produit une compression de la gaine 18, qui provoque le déplacement du piston 9 de telle sorte que celui-ci vient en appui contre le fond du corps creux 2. Lors de cet appui, les lamelles 10 viennent en contact avec la rondelle 8 par l'intermédiaire de laquelle se ferme le circuit d'alimentation de la lampe témoin de freinage. Dès que l'utilisateur relache la pression exercée sur le levier 4a, le ressort 16 se détend, et écarte le piston 2 du fond du corps 2. Ce dispositif est très intéressant du fait qu'il permet également d'effectuer le rattrapage d'usure des garnitures de freins et remplace les barillets prévus habituellement à cet effet. Le dispositif comporte donc, engagé sur la partie filetée 3, un écrou assurant le blocage en rotation du dispositif. il est bien évident que, lorsque les garnitures de freins sont neuves, la partie filetée 3 est vissée au maximum dans la poignée. Lorsqu'un règlage est nécessaire, il suffit de dévisser le corps du dispositif relativement à la poignée, celui-ci étant ensuite bloqué en rotation dans la position désirée, par l'intermédiaire de l'écrou 19* il est bien entendu que, devant pouvoir résister aux intempéries, le corps de ce dispositif est monté à l'intérieur d'une enveloppe étanche 20. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un dispositif unique assurant à la fois la commande d'un signal de freinage, et le rattrapage de l'usure des garnitures des freins. En outre, dans le cas de l'alimentation électrique par volant magnétique, aucune perte de puissance de l'éclairage n'est enregistrée en période nocturne, ce qui accroSt considérablement la sécurité de l'utilisateur. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce dispositif décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif de commande électrique d'un signal de freinage pour véhicules à deux roues, caractérisé en ce qu'il comporte un corps creux de forme sensiblement cylindrique, ouvert à l'une de ses extrémités, et dont l'autre extrémité est prolongée par une partie filetée qui, creuse afin de laisser passer le câble, assure sa fixation sur une poignée de frein, un écrou engagé sur la partie filetée et destiné à bloquer le dispositif en rotation, un élément conducteur électrique dans lé fond du corps creux situé du côté de la partie filetée, un piston en matériau isolant qui, présentant un perçage axial pour le passage du cable, et apte à coulisser dans le corps du dispositif, porte deux lamelles conductrices distinctes qui, placées en série sur le circuit d'alimentation du signal à actionner, peuvent être reliées électriquement par l'intermédiaire de l'élément conducteur solidaire du corps creux lorsque, sous l'effet de la compression de la gaine, le piston vient en appui contre le fond de celui-ci, des moyens élastiques étant prévus pour maintenir le piston écarté du fond du corps creux, en période de non compression de la gaine. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que son corps est logé dans une enveloppe étanche. 30 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'élément conducteur électrique logé dans le fond du corps creux est constitué par une rondelle en laiton, 4o - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la face du piston située du côté de la gaine présente un évidement axial au fond duquel l'extrémité de la gaine prend appui. So - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens élastiques maintenant le piston écarté du fond du corps creux en période de non compression de la gaine, sont constitués par un ressort spirale prenant appui, d'une part, dans un évidement ménagé axialement dans le corps du dispositif et, d'autre part, dans un évidement correspondant ménagé dans le piston0 6. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la source de courant est constituée par une batterie d'accumulateurs. 70 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la source de courant est constituée par un volant magnétique. 8. - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'alimentation en courant est réalisée par l'intermédiaire du bobinage primaire basse tension allumage bougie du volant magnétique, une diode étant prévue sur le circuit afin d'assurer le redressement du courant.