La présente invention est relative à un dispositif injecteur d'un type nouveau, destiné à permettre d'injecter à haute pression dans une pièce de bois, un liquide assurant son traitement en profondeur. Jusqu'à ce jour, la protection des pièces de bois déjà mises en place dans une structure était effectuée par badigeonnage ou par inoculation. Le procécé de badigeonnage présente l'inconvénient de ne fournir qu'un traitement superficiel. Selon le procédé d'inoculation, on pique dans le bois, une aiguille creuse utilise pour y injecter le liquide protecteur. L'aiguille doit être piquée à chaque fois et elle ne peut être alimentée que sous faible pression car sinon le liquide aurait tendance à refluer vers La présente invention a pour but d'éviter les inconvénients des systèmes connus, en utilisant un dispositif d'un type nouveau qui, monté à demeure dans le bois, permet dty injecter sous haute pression un liquide protecteur assurant un traitement en profondeur. Le dispositif injecteur selon l'invention, est caractérisé en ce qu'il comprend un corps réalisé d'une pièce en matière plastique sous la forme d'une chemise cylindrique creuse pourvue extérieurement de crans d'accrochage et fermée à une extrémité parut fond perforé ayant ltaspect extérieur d'une tete de graisseur d'un type connu, tandis qu'à l'intérieur de cette chemise sont disposées des nervures radiales entre lesquelles on engage à force une bille susceptible de venir prendre appui de façon étanche sur un siège interne pour obturer ltorifice du fond de la tête lorsqu'on l'y repousse depuis l'intérieur de la chemise.Par contre, si la bille est repoussée contre les nervures, elle y prend. appui sans obturer le passage, si bien qutun liquide peut circuler autour telle entre les interstices des nervures, pour cheminer vers l'intérieur de la chemise. La mise en place d'un dispositif de ce type s'effectue en l'enfonçant à force dans un avant-trou percé dans la pièce de bois. Après montage, seule la t9te du dispositif dépasse hors de la pièce de bois, et on peut y adapter un pistolet injecteur d'un type courant pour y refouler le liquide protecteur du bois. sous une pression très élevée, par exemple de l'ordre de 50 à 100 bars. Après l'injection, lorsqu'on retire le pistolet, le liquide qui a tendance à refluer pousse la bille contre son siège, ce qui iner- dit tout épanchement de liquide vers l'extérieur. On comprend que cela permette d'imprégner le bois à coeur et d'assurer un traitement efficace, Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. Fig. 1 est une vue en perspective d'un dispositif selon 1 t inventionO Fig0 2 en est une vue en élévation, Fig. 3 en est une vue en coupe axiale qui illustre le montage de la bille. Fig. 4 et 5 montrent les phases de mise en place du dispositif selon l'invention sur la pièce de bois à traiter. Fig. 6 et 7 illustrent les phases d'injection du liquide dans le bois. Fig. 8 est une vue en coupe illustrant l'ensemble de l'injecteur et de la pièce de bois après traitement. Fig. 9 est une coupe suivant IX-IX (fig. 7). L'injecteur 1 selon l'invention est formé par assemblage d'une bille 3 et d'un corps 2 en matière plastique (fig. 3). La bille 3 est préférablement une bille dtacier d'un type courant. Le corps 2 comprend une chemise cylindrique creuse 4 munie extérieurement de lèvres transversales 5, 6, 7, 8 à profil en dents de scie. L'inclinaison de ces lèvres est orientée de manière à converger vers l'extrémité 9 de l'injecteur, c'est-à-dire vers celle qu'on désignera par le nom d'extrémité interne". En particulier, la face oblique 10 de la.lèvre extrême 5 se prolonge jusqu'à l'extrémité du corps 2 pour lui conférer un profil tronconique facilitant l'introduction dans une pièce de bois 11 (fig. 4 et 5). L'extrémité externe du corps 2 est constituée au-dessus de la lèvre 8 par une tête 12 ayant le profil extérieur connu d'une toute de graisseur, Le fond de cette tête 12 est percé d'une perforation 13. A l'intérieur du corps 2, et réalisées d'une pièce avec la chemise 4-, se trouvent des nervures radiales 14 (fig. 3 et 9) entre lesquelles on peut engager la bille 3 à force à l'occasion du montage (flèche 15, fig. 3). Après que la bille 3 ait franchi les nervures 14, celles-ci reviennent élastiquement derrière elle si bien que la bille reste emprisonnée entre le fond perforé de la tete 12 et les nervures 14. La chambre 15 ainsi définie contient la bille 3 qui peut sty déplacer librement. La chemise 4 définit un large canal interne 16 qui s'ouvre sur son extrémité 9, et qui communique par ailleurs avec l'exté rieur à travers deux perçages 17 disposés entre les lèvres 5 et o Le fonctionnement est le suivant Pour protéger une pièce de bois 11, on commence par y percer un trou borgne 18 (fig. 4) dont le diamètre est sensiblement le meme que le diamètre extérieur de la chemise 4. La présentation de l'injecteur 1 devant ce trou 18 est facilitée par l'extrémité tronconique 10 (fig. 4).Ensuite, à l'aide d'une bouterolle 19, posée sur la face supérieure de la lèvre 8, on enfonce l'injec- tour 1 en frappant avec un marteau 20 (fig. 5). Les lèvres 5, 6, 7, 8 ainsi engagées à force dans le trou 18 assurent l'étanchéité et l'ancrage de l'injecteur qui ne peut désormais plus être extrait de la pièce de bois 11. En fin d'opération, seule la tête 12 de l'injecteur dépasse hors de la pièce de bois 11 (fig. 6). Pour effectuer en profondeur le traitement de protection du bois, il suffit d'utiliser un pistolet injecteur d'un type cou rant dont le bec 21 peut s'adapter sur la tête 12. Ceci permet (fig. 7) de refouler dans la chemise 4 un liquide de traitement 22 qui chemine autour de la bille 3 dans les interstices définis entre les nervures 14 (fig. 9), puis qui s'échappe par-l'extrémi- té ouverte 9 et par les perforations latérales 17, pour venir finalement imprégner le bois 11. Grâce à cet appareillage, il est possible~de refouler le produit 22 à haute pression, c'est-à-dire à des pressions de l'ordre de 50 à 100 bars. On obtient ainsi une imprégnation à coeur du bois de la pièce 110 Lorsqu'on retire le bec 21 du pistolet, le liquide 22 diffus dans le bois tl tend à refluer vers l'extérieur (fig. 8, flèches 24). Ce phénomène soulève la bille 3 au-dessus des nervures 14 et la repousse contre le fond de la taste 12, ce qui obture de façon étanche la perforation 13 de cette tete 12. Tout écoulement de liquide 22 vers l'extérieur se trouve donc interdit. REVENDICATIONS 1- Dispositif injecteur pour le traitement du bois en profondeur, caractérisé en ce qu'il comprend un corps réalisé d'une pièce en matière plastique sous la forme d'une chemise cylindri- que creuse pourvue extérieurement de--crans d-'accrochage et fermé-à une extrémité par un fond perforé ayant l'aspect extérieur d'une t8te de fraisseur d'un type connu, tandis- qu'à l'intérieur de cette chemise sont disposées des nervures radiales entre les- quelles on engage à force une bille susceptible de venir prendre appui de façon étanche sur un siège interne pour obturer liorifi- ce du fond de la tête lorsqu'on l'y repousse depuis l'intérieur de la chemise. 2- Dispositif injecteur suivant la revendication 1, caracté risé en ce que les crans extérieurs ont chacun la forme d'une -lèvre transversale périphérique qui entoure la chemise, la section méridienne de chaque lèvre correspondant à un profil en don- de scie. 3- Dispositif injecteur suivant les revendications 1 et 2, caractár~sé cu ce que l'intérieur de la chemise cylindrique s'ouvre à l'extérieur, d'une part à l'extrémité du corps, d'autre part par des perçages situés entre deux des-lèvres d'accrochage et d'étanchéité.