Le procédé faisant objet de la présente invention est relatif à la fixation des douilles de lampes sur une lanterne, ou un feu, d'utilisation quelconque, mais particulièrement sur ceux utilisés sur les véhicules automobiles ou analogues. I1 consiste à fixer, par des moyens élastiques doublés de parties rigides, le support des douilles sur le corps du feu, lesdits moyens élastiques et rigides comportant des organes d'accrochage maintenant ce support en position sur le corps, en assurant l'étanchéité de l'ensemble, et des organes de décrochage, dont le mouvement est limité par des butées fixes, permettant la libération du support de douilles par une simple pression manuelle. On connatt jusqu'ici les feux dont le corps reçoit, à sa partie arrière, des douilles serties ou rivées, ou rapportées sur des supports fixés à demeure, l'ensemble ne permettant l'accès aux lampes que par le démontage du voyant à la partie avant du feu, ce qui pose des problèmes au point de vue rigidité des pièces et étanchéité. On connaît également les douilles fixées sur le corps du feu, soit au moyen de vis, soit au moyen de ressorts, moyens qui permettent le démontage de ces douilles par l'arrière du feu pour opérer la pose et la dépose des lampes, autorisant ainsi une fixation définitive et étanche du voyant sur le corps du feu. Ces différents procédés.mettant en oeuvre des pièces multiples sont onéreux, tant en ce qui concerne la fabrication du feu qu'en ce qui concerne l'opération de pose ou de dépose des lampes. Le procédé, objet de la présente invention, conduit à une réalisation très simple du feu, et la pose et la dépose des lampes se fait instantanément, sans le secours d'aucun outil. L'invention sera bien comprise par la description qui suit et par les dessins annexés qui indiquent, à titre non limitatif, une réalisation de cette invention. On voit Fig. I - Une vue en coupe longitudinale, par un plan passant par les lampes, d'un feu utilisant le procédé, objet de la présente invention Fig. 2 - Une vue de dessus, en plan suivant 1-1, montrait le support de douilles de ce feu Fig. 3 - Une vue en coupe transversale de ce feu suivant 2-2 Fig. 4 - Une vue en coupe transversale de ce feu suivant 3-3 Fig. 5 - Une vue en coupe transversale de ce feu suivant 4-4 Sur la fig. 1, on voit, en 5, le corps du feu sur lequel est fixé à demeure, par tout moyen étanche approprié, le voyant composite 6. Sur ce corps sont également fixés les dispositifs de réflexion 6-1. L'ensemble du feu se présente sur la tôle de carrosserie 7 du véhicule, comme le montrent les fig. 3, 4 et 5, et il est fixé, par exemple en 8, par tout moyen approprié, sur cette carrosserie. Le corps de feu 5 porte, à sa partie arrière, une jupe 9 dont on voit la position sur les fig. 1 - 3 - 4 - 5, jupe dont la face arrière 10 est plane ou sensiblement plane sur tout son pourtour, lequel affecte la forme allongée 11 représentée en traits mixtes sur la fig. 2. Cette fig. 2 représente le support de douilles 12 constitué par un fond 12-1 dont la forme s'adapte à la face arrière 10 de la jupe 9, et deux nervures périphériques parallèles 12-2 et 12-3 qui délimitent entre elles une rainure 13 dans le creux de laquelle on a introduit serré un joint torique plastique 14. Le fond 12-1 porte également, aux endroits voulus, des bossages cylindriques creux 12-4 et 12-5 munis d'ouvertures latérales en forme de balonnettes 12-6, bossages dans lesquels viennent se placer les lampes 15 et 16. Des contacts centraux 17 et 18 et une connexion latérale de masse 19 assurent l'alimentation électrique des deux lampes. Deux ou plusieurs leviers rigides latéraux 20 et 21 raidis par leur section en forme de U viennent de moulage avec le support de douilles 12 et sont placés de préférence en son centre, ou en tout autre endroit de sa périphérie et de part et d'autre de celui-ci. Chacun d'eux est rattaché à la nervure périphérique 12-2 par des pattes jouant le rôle de charnières 22 et 23, rendues élastiques par leur forme cambrée, pattes sorties de cette nervure 12-2 au moulage. Chaque levier possède un bossage 24 en forme de crochet présentant un front raide de retenue 24-1, pouvant présenter une légère contrepente, et une pente douce d'introduction 24-2 > bossage qui vient coopérer avec une rainure 25 portée par la jupe 9 du corps 5 du feu, comme le montre la fig. 4. L'ensemble fonctionne de la façon suivante En présentant dans le sens 26 le support de douilles 12, muni de ses lampes 15 et 16, à l'arrière du corps du feu 5, les crochets 24 pivotent autour des parties élastiques 22 et 23 du fait de la présence des pentes d'introduction 24-2, et viennent ensuite retomber élastiquement dans les rainures 25 où les fronts raides 24-1, et mieux, les légères contrepentes à cet endroit, les retiennent. Ceci maintient accroché le support de douilles 12 sur le corps 5, en meme temps que se trouve comprimé le joint torique 14 dans le fond de la rainure 13 par l'appui de la face arrière 10 de la jupe 9. Pour décrocher le support de douilles 12, il suffit d'exercer une simple pression en 27 sur les extrémités de chacun des leviers rigides 20 et 21. Ces leviers pivotent alors autour des pattes élastiques 22 et 23, les bossages 24 sortent des rainures 25 et le support de douilles se trouve ainsi libéré. Le mouvement des leviers rigides 20 et 21 se trouve limité par des nervures fixes 28 sorties du fond 12-1 et formant butées. L'ensemble du support de douilles 12 et des leviers 20 et 21 et des butées fixes 28, est moulé en une seule pièce dans une matière plastique remarquable pour ses qualités thermiques et élastiques, telle que les résines polyacétal, ou toute autre matière de propriétés thermiques et élastiques équivalentes. L'invention s'étend à tout procédé qui ne diffèrerait de celui décrit que par le nombre, la forme ou la disposition des organes en présence, les parties bugles et femelles étant, par exemple, inversées les unes par rapport aux autres, les parties plastiques qui sont rigides de par leur forme pouvant avoir leur rigidité accrue par la présence de renforts métalliques, et les parties plastiques, élastiques de par leur forme, pouvant avoir leur élasticité accrue par des ressorts rapportés. L'invention s'étend à l'application sur tout appareil d'éclairage utilisé en dehors de l'industrie automobile. REVENDICATIONS 1. Procédé de fixation des douilles de lampes sur une lanterne ou un feu d'utilisation quelconque, et particulièrement sur ceux utilisés sur les véhicules automobiles ou analogues, caractérisé par le fait qu'il utilise des moyens élastiques doublés de parties rigides pour fixer le support des douilles sur le corps du feu, lesdits moyens élastiques et rigides comportant des organes d'accrochage maintenant ce support de douilles en position sur le corps tout en assurant l'étanchéité de l'ensemble, et des organes de décrochage, dont le mouvement est limité par des butées fixes, permettant la libération du support de douilles -par une simple pression manuelle. 2. Procédé de fixation suivant revendication 1 caractérisé par le fait que le corps du feu porte, à sa partie arrière, une jupe dont la face arrière est plane, ou sensiblement plane, sur tout son pourtour. 3. Procédé de fixation suivant revendication 2 caractérisé par le fait que le support des douilles est constitué par un fond dont la forme s'adapte à la face arrière de la jupe, en périphérie duquel remontent deux nervures parallèles qui délimitent entre elles une rainure dans le creux de laquelle on a introduit serré un joint torique plastique, ledit fond portant également, aux endroits voulus, des bossages cylindriques creux munis d'ouvertures latérales en forme de batonnettes, bossages dans lesquels viennent se placer les lampes alimentées par des contacts centraux et par une connexion latérale fixés sur ce fond. 4. Procédé de fixation suivant revendication 3 caractérisé par le fait que deux ou plusieurs leviers rigides latéraux, raidis par leur section en -forme de U, viennent de moulage avec le support de douilles et sont placés de préférence en son centre, ou en tout autre endroit de sa périphérie et de part et d'autre de celuici, et que chacun d'eux est rattaché à la nervure périphérique externe par des pattes jouant le rôle de charnières et rendues élastiques par leur forme cambrée, pattes sorties de cette nervure au moulage. 5. Procédé de fixation suivant revendication 4 caractérisé par le fait que chaque- levier possède un bossage en forme de crochet présentant un front raide, avec éventuellement une légère contrepente de retenue et une pente douce d'introduction, bossage qui vient coopérer avec une rainure portée par la jupe du corps du feu sous l'action des pattes élastiques reliant la nervure périphérique au levier. 6. Procédé de fixation suivant revendication 5 caractérisé par le fait que, lorsque les bossages des leviers en forme de crochets ont maintenu le support de douilles en position, le joint torique se trouve comprimé dans le fond de sa rainure par la face arrière de la jupe du corps. 7. Procédé de fixation suivant revendication 6 caractérisé par le fait qu'une simple pression sur les extrémités de chacun des leviers rigides provoque le pivotement de ceux-ci autour des pattes élastiques, les bossages sortant alors des rainures et le support de douilles se trouvant ainsi libéré, sans utilisation d t aucun outil. 8. Procédé de fixation suivant revendication 7 caractérisé par le fait que le mouvement de pivotement de chacun des leviers rigides est limité par l'appui de ceux-ci sur des nervures fixes de butée sorties du fond du support de douilles. 9. Procédé de fixation suivant revendication 1 caractérisé par le fait que l'ensemble du support de douilles, des leviers et des butées fixes est moulé en une seule pièce dans une matière plastique remarquable pour ses qualités thermiques et élastiques, telle que les résines polyacétal ou toute autre matière plastique de propriétés thermiques et élastiques équivalentes. 10. Procédé de fixation suivant revendication I caractérisé par le fait que les parties plastiques, rigides de par leur forme, ont leur rigidité accrue par la présence de renforts métalliques et que les parties plastiques, élastiques de par leur forme, ont leur élasticité accrue par des ressorts rapportés.