L'invention se rapporte à la médecine, notamment au domaine de la chirurgie, et encore plus précisément, à un matériel.de suture pour suturer bout à bout-des organes caves sur un mandrin, à un mandrin approprié à ce matériel de suture et à un appareil utilisant ce mandrin pour suturer des vaisseaux sanguins. On accorde en chirurgie, et particulièrement en chirurgie vasculaire, une très grande importance aux méthodes d'apposition des sutures lors de la suture des bouts des vaisseaux qui, comme on le sait, se rapportent aux organes caves, ainsi que lors de la suture des greffes biologiques et diverses prothèses vasculaires. La qualité de la suture vasculaire dépend alors, dans une mesure considérable, du matériel de suture utilisé. On connaît un grand nombre de matériels de suture divers. En particulier, un large usage est fait de fils en soie, capron et catgut utilisés pour l'apposition des sutures vasculaires à la main à l'aide d'aiguilles traumatisantes ou autres. Seul un chirurgien hautement qualifié et possédant une expérience étendue peut apposer une suture vasculaire à l'aide de tels fils. De plus, une suture vasculaire minezbien exécutée avec les fils en question possède certains défauts essentiels dépendant de ce matériel de suture, qui entraient périodiquement des complications, parfois extrêmement graves. Parmi ces défauts essentiels on peut citer - le traumatisme inévitable (perforation par l'aiguille) de la tunique vasculaire et de son intima suivant la ligne de suture - une étanchéité insuffisante {le la suture quand les bouts du vaisseau sont tendus, le danger de dégrader l'étanchéité de la suture étant d'autant plus grande que la tension exercée est plus forte - le matériel de suture se trouve dans la suture, en contact avec le sang circulant dans les vaisseaux - sur les tuniques des vaisseaux, du côté du jour du vaisseau, des "poches de turbulence ' susceptibles de provoquer une turbulence de la cirevlation sanguine peuvent éventuellement être formées par suite d'une apposition irrégulière de la suture. Chacun des défauts en question concourt à son tour à la formation de thrombus dans la ligne de suture, ce qui peut entraîner de sérieuses complications. Un autre type de matériel de suture, de plus en plus adopté ces dernières années, est le matériel de suture sous forme d'agrafes multiples. Les plus répandues sont les agrafes métalliques en qui servent à suturer les vaisseaux sur un mandrin approprié à l'aide d'appareils spéciaux. Ces agrafes sont réalisées en métaux ou alliages qui ne provoquent pas de réaction des tissus vivants. On connaît actuellement un grand nombre d'appareils de conceptions variées qui facilitent et accélèrent le processus de suture des bouts des vaisseaux avec ledit matériel de suture sous forme d'agrafes métalliques en U . Ceci a mis à la portée d'un pîusffigrand nombre de médecins la suture des vaisseaux. Toutefois ce matériel de suture n'est pas, lui non plus, dépourvu de certains défauts propres à la suture au fil réalisée à la main : traumatisme des parois du vaisseau dans la ligne de suture qui, en cet endroit, est perforé par les agrafes réduction du degré d'étanchéité quand le vaisseau suturé est tendu ; formation de "poches de turbulence" ; présence du matériel de suture dans la ligne de la suture. On connaît encore certaines substances collantes pour la réunion des vaisseaux, utilisées comte matériaux de suture. Toutefois, ces matériaux de suture n'ont guère été adoptés en chirurgie vasculaire, car l'emploi de substances coll=.stes provoque une inflammation considérable et, de l'avis de nombreux chercheurs, la substance collante n'est pas un matériau fiable pour la réunion des vaisseaux. A différentes époques on s'est servi, comme matériels de suture pour la suture des vaisseaux, de différentes canules, douilles, etc, mais sans que leur usage ait été reconnu dans la pratique de la chirurgie vasculaire. Ceci explique pourquoi les recherches d'un matériel de suture adéquat se poursuivent sans relache, ce qui est une confirmation de l'actualité du problème de la création d'un matériel de suture plus approprié. Le but de l'invention est d'éliminer les défauts en question des matériels de suture connus. L'invention repose sur le problème à résoudre suivant mettre au point un matériel de suture sous forme d'agrafes multiples pour la suture bout à bout, sur un mandrin, des organes caves, susceptibles de former une suture non traumatisante, et aussi de mettre au point un mandrin approprié à ce matériel de suture, ainsi qu'un appareil utilisant un tel mandrin pour la suture bout à bout des vaisseaux sanguins. Ce problème est résolu du fait que le matériel de suture pour la suture bout à bout des organes caves sur un mandrin, du type comprenant de multiples agrafes, est caractérisé, suivant l'invention, en ce que chaque agrafe est réalisée sous forme d'une lamelle pliée sous un angle de près de 900 en plan par rapport à son axe transversal, les extrémités et le milieu de l'agrafe pliée se trouvant dans un même plan. Cette lamelle possède : a) deux bras, dont l'un est long et va de la ligne de pliage à l'une des extrémités libres, et l'autre est court et va de cette même ligne de pliage à l'autre extrémité libre 4) une traverse cylindrique en C sur l'extrémité libre de chacun des bras mentionnés, dont la génératrice est parallèle à l'axe longitudinal de ce bras et dont la directrice est une partie d'une circonfdrence d'un diamètre approximativement égal au diamètre extérieur de l'organe cave à suturer c) le centre de la directrice de la traverse cylindrique mentionnée dudit bras long est situé, par rapport au plan de ce bras long du même coté que le bras court en question d) le centre de la directrice de la traverse c=lindrique mentionnée dudit bras court est situé, par rapport au plan de ce bras court, du c8té opposé de l'emplacement du bras long en question e) les traverses en C mentionnées assurent la suture en serrant entre elles les bouts de l'organe cave mis bout à bout sur le mandrin f) le bras court mentionné possède une partie élargie destinée à fixer d'une manière libre l'agrafe en question sur le mandrin mentionné g) le bras long mentionné possède au moins une épine destinée à fixer l'agrafe en question par voie de perforation des tuniques de l'organe cave, pour être ensuite pliée en dehors de la ligne de suture formée entre lesdites traverses cylindriques en C, ce qui rend la partie suturée de l'organe cave plus résistante h) le bras long mentionné, réalisé plus long que le bras court en question d'une valeur approximativement égale à la double épaisseur de la paroi de l'organe cave à suturer. Il est avantageux de réaliser le mandrin, sur lequel les organes caves sont suturés bout à bout au moyen du matériel mentionné constitué de multiples agrafes, sous forme d'une douille avec, dans l'une. de ces tranches, une rigole annulaire dont le rayon et la profondeur sont approximativement égaux respectivement au rayon et à la hauteur de la traverse du bras court de l'agrafe mentionnée, et pourvu extérieurement de rainures longitudinales ouvertes en nombre égal au nombre d'agrafes utilisées pour former la suture sur l'organe cave suturer, chacune desquelles part du fond de la rigole annulaire mentionnée, a une section en T et est orientée par son côté étroit vers la surface latérale de la douille en question, des logements servant de matrices pour le pliage des épines mentionnées du bras long de l'agrafe étant exécutés du côté de cette surface latérale au bord de la tranche mentionnée. Il est également avantageux de mettre au point un appareil de suture bout à bout de vaisseaux sanguins sur le mandrin mentionné, comprenant : deux branches réunies par un axe et possédant des parties agissantes et des anneaux de manipulation ; le mandrin mentionné constitué par deux demidouilles montées sur lesdites parties agissantes des branches une pince hémostatique sous forme de ressort en spirale plan fixé sur la partie agissante d'une des branches mentionnées des coulisseaux entrant en interaction avec le mandrin mentionné, montés sur les parties agissantes des branches et pouvant être animés d'un mouvement rectiligne alternatif, destinés au pliage guidé des agrafes au cours de la suture des vaisseaux sanguins ; deux leviers montés d'une manière mobile sur l'axe qui réunit les branches en question et par l'intermédiaire desquels sont actionnés lesdits coulisseaux au cours de la suture du vaisseau sanguin ; un dispositif pour retourner le bord du vaisseau sanguin monté sur les parties agissantes des branches mentionnées et comprenant des déments servant à fixer sur les demi-douilles mentionnées les bouts du vaisseau sanguin à suturer, et deux leviers par l'intermédiaire lesquels est effectué le retournement des bords du vaisseau sanguin à suturer. Il est préférable que l'appareil pour suturer bout à bout les vaisseaux sanguins sur les parties agissantes des branches possède des rainures servant de guides aux coulisseaux mentionnés et disposées radialement par rapport au mandrin, le nombre desdites rainures étant égal au nombre d'agrafes requis pour former une suture. Il est de même désirable que l'appareil pour suturer bout à bout les vaisseaux sanguins possède, sur les parties agissantes des branches, des queues en caisson fixées coaxialement aux demi-douilles et dont les surfaces extérieures servent de guides au dispositif servant à retourner les bouts du vaisseau sanguin à suturer et monté d'une manière mobile sur ces surfaces, la pince hémostatique mentionnée étant placée dans l'enceinte intérieure. Il est rationnel que chaque coulisseau de l'appareil de suture bout à bout de vaisseaux sanguins contienne un corps monté d'une manière mobile dans l'une des rainures mentionnées de la partie agissante des branches, et une plaque fixée à ce corps d'une manière articulée et munie d'une rainure de guidage pour les agrafes, ladite plaque servant à plier le bras long de ladite agrafe au cours de la suture du vaisseau sanguin. Le matériel de suture proposé est exempt des défauts propres aux matériels de suture connus. Ce matériel de suture, simple et bon marché, permet de créer une suture non traumatisante, fiable et étanche lors de la suture des organes caves. Les agrafes du matériau de suture ne perforent pas les parois du vaisseau dans la ligne de suture, le vaisseau à suturer étant perforé pour fixer les agrafes en dehors de la ligne de suture, ce qui n'a aucune influence sur le processus de réunion des parois du vaisseau et ne peut entraîner la formation d'un thrombus. Non seulement la suture formée par le matériel de suture proposé reste étanche quand les bouts du vaisseau sont tendus davantage, mais son étanchéité est quelque peu accrue du fait que les parois du vaisseau sont serrées plus fortement. En outre, ce matériel de suture ne fait pas saillie dans le jour du vaisseau, ce qui est le cas pour tous les matériels de suture connus et, par conséquent, n'agit pas sur la circulation sanguine en tant que corps étranger. Cela exclut entièrement toute possibilité de formation de thrombus pour la raison indiquée. De pair avec les avantages mentionnés, le matériel de suture proposé possède toutes les qualités des matériels de suture connus constitués d'agrafes en U. Les agrafes proposées sont en une matière inerte vis-à-vis des tissus vivants et n'entraînent pas d'inflammations de l'organisme. La suture par agrafes est intermittente et permet la croissance du vaisseau, facteur important dans la chirurgie vasculaire infantile. La suture apposée au moyen du matériel de suture proposé ne forme pas de "poches de turbulence", et ce gracie à la conception des#agrafes, pourvues de traverses, et ne crée pas des conditions favorables à la turbulence du flux sanguin et à la formation de thrombus dans la ligne de suture. La conception des agrafes du matériel de suture proposé a permis de mettre au point un appareil simple et fiable pour la suture des vaisseaux sanguins au moyen d'un mandrin approprié. ledit mandrin sert aussi à retourner sur lui les bouts du vaisseau sanguin à suturer et à y placer les agrafes de suture en nombre requis pour l'apposition d'une suture. Une des meilleures versions de réalisation de l'appareil pour la suture de vaisseaux sanguins prévoit l'emploi de mandrins interchangeables dont chacun est une douille démontable formée par deux demidouilles. À la différence des appareils connus de suture de vaisseaux sanguins au moyen d'un matériel de suture constitué d'agrafes en U, l'appareil proposé est simple à manier, n'exige aucun démontage avant l'opération de suture du vaisseau sanguin, et également avant le nettoyage#et le lavage, et rappelle, par sa forme, une pince chirurgicale habituelle. On trouvera ci-dessous une description détaillée de l'invention avec des exemples concrets mais non limitatifs de réalisation des agrafes constituant le matériel de suture proposé, du mandrin approprié à ce dernier et de l'appareil utilisant ce mandrin pour la suture des vaisseaux sanguins, accompagnée des dessins annexés qui représentent - la figure 1, une agrafe de suture conforme à l'invention (vue générale) ; - la figure 2, la disposition des agrafes par rapport à l'organe cave à suturer au début de la suture (vue d'ensemble) - la figure 3, idem, une fois retourné le bord de l'organe cave à suturer (vue d'ensemble) - la figure 4, idem, après suture de l'organe cave (vue d'ensemble) - la figure 5, idem, vue en coupe longitudinale - la figure 6 idem, une vue latérale d'une demi-douille - la figure 7, idem* vue d'en haut ;; - la figure 8, l'appareil de suture de vaisseaux sanguins conforme à l'invention (vue d'en haut) - la figure 9, idem, une vue en coupe suivant IX-IX de la figure 8 - la figure 10, idem, une vue en coupe suivant X-X de la figure 8 - la figure It, l'appareil de suture de vaisseaux sanguins, (vue latérale partielle) - la figure 12, idem, vue suivant la flèche A de la figure 11, les demi-douilles, les coulisseaux, les poussoirs et le dispositif de retournement des bord des vaisseaux étant conventionnellement enlevés - la figure 13, idem, une vue en coupe suivant XIII XIII de la figure il - la figure 14, idem, une vue suivant la flèche B de la figure il - la figure 15, les demi-douilles de l'appareil de suture de vaisseaux sanguins (vue latérale) - la figure 16, idem, vue d'en haut - la figure 17, idem, une vue en coupe suivant XVII XVII de la figure 16. Le matériel de suture conforme à l'invention se présente sous forme d'agrafes multiples dont chacune est constituée, suivant le mode de réalisation décrit, d'une lamelle métallique pliée en plan par rapport à l'axe transversal qui est l'endroit 1 (figure 1) de pliage. Les agrafes en question peuvent être en toute autre matière, par exemple, en matière plastique, inerte vis à vis des tissus vivants, ou bien en une matière combinée en matière plastique et en métal ou alliage possédant les propriétés physicoaécaniques nécessaires. Cette agrafe possède un bras long 2 allant de l'endroit 1 de pliage 1 à l'une (3) des extrémités libres, et un bras court 4 allant de l'endroit de pliage 1 à l'autre (5# extrémité libre de l'agrafe. Sur l'extrémité libre 3 du bras long 2 de l'agrafe se trouve une traverse cylindrique 6 en forme de C. Comme on le sait, la génératrice de toute surface cylindrique est une ligne droite se déplaçant parallèlement à elle-même et passant continuellement par une ligne déterminée appelée directrice. La génératrice de la traverse cylindrique 6 en C est parallèle à l'axe longitudinal du bras correspondant 2. Le centre 0i de la directrice mentionnée est situé, par rapport au plan du bras long 2, du même caté que le bras court 4, la directrice elle-même étant une partie de circonférence d'un diamètre D1 = 2R1 approximativement égal au diamètre de l'organe cave à suturer. Sur l'extrémité libre 5 du bras court 4 de l'agrafe se trouve une traverse cylindrique 7 en G dont la génératrice est parallèle à l'axe longitudinal de ce bras 4. Le centre 09 de la directrice mentionnée est situé, par rapport au plan de ce bras court, du cté opposé de l'emplacement du bras long 2, la directrice elle-meme étant une partie de circonférence d'un diamètre D2 = 2R2 approximativement égal au diamètre de l'organe cave à suturer. Il est évident que les rayons de courbure R1 de la traverse du bras long et R2 de la traverse du bras court sont égaux. La traverse cylindrique 6 du bras long 2, dans le mode de réalisation considéré, est décalée parallèlement à elle même, par rapport au plan du bras 2 lui-même, vers le centre d'une distance approximativement égale à la double épaisseur de la paroi de l'organe cave à suturer. Une telle exécution des traverses 6 et 7 permet de suturer l'organe cave en serrant entre elles les bouts de l'organe cave, Joints l'un à l'autre sur un mandrin approprié. Le bras court 4 possède une partie élargie 8 destinée à fixer d'une manière sûre l'agrafe dans le mandrin approprié. Le bras long 2 possède deux épines 9 destinées à fixer l'agrafe mentionnée sur l'organe cave suturé, par voie de perforation des parois de l'organe cave, pour être ensuite pliées en dehors de la ligne de suture formée entre lesdites traverses cylindriques 6 et 7 en C. Ceci rend la partie'suturée de l'organe cave plus résistante. Le bras long 2 est plus long que le bras court 4 d'une valeur approximativement égale à la double épaisseur de la paroi de l'organe cave à suturer. Pour mieux saisir les particularités de la construction de l'agrafe proposée et la fonction de chacun de ses éléments, il faut considérer ce qui se passe au cours de la suture de l'organe cave. Avant de procéder à la suture, les bouts 10 et Il (figure 2) de l'organe cave à suturer sont placés l'un en regard de l'autre. Dans le cas envisagé, pour former une suture, on utilise quatre agrafes 12 distribuées régulièrement sur le mandrin (le mandrin n'est pas représenté afin d'exposer plus clairement l'essentiel du procédé et simplifier sa représentation sur les dessins) autour du bout 11 de l'organe cave à suturer. Une fois le bout il retourné, avec son intima en dehors, pour former la manchette vasculaire, et une fois ledit bout enfilé sur le mandrin en embrassant les bras courts 4 des agrafes 12 et le bout 10 enfilé sur le bout il (voir figure 3), on commence à plier simultanément les bras longs 2 des agrafes 12. Il se forme ainsi une suture non traumatisante 13 (figures 4 et 5) entre les traverses 6 et 7, les agrafes étant fixées d'une manière sûre sur l'organe cave suturé gracie aux épines 9. Comme l'indique clairement la figure 5, les épines 9 perforent, en dehors de la ligne de suture, les parois des bouts 10 et 11 de l'organe cave à suturer et, tout en mondant la partie suturée plus résistante, ne dégradent pas la qualité de la suture. Le mandrin correspondant au matériel de suture envisagé se présente sous forme d'une douille démontable constituée par deux demi-douilles. Chaque demi-douille comprend, dans l'une de ses faces en bout 14 (figures 6,7), une gorge annulaire 15. Le rayon r de cette gorge est égal au rayon R2 de la traverse 7 du bras court 4 de l'agrafe, la profondeur de la gorge étant égale à la hauteur de cette même traverse 7. A l'extérieur se trouvent les rainures longitudinales ouvertes 16, dont chacune commence du fond de la gorge annulaire 15 mentionnée, qui possèdent, en section, une forme en T dont la partie étroite est orientée vers la surface latérale 18 de la demi-douille envisagée du mandrin mentionné. Du c8té de cette surface latérale 18, on trouve, sur le bord de la face en bout 14, un évidement 19. La forme de-la paroi 20 de chacun des évidements 19 est choisie de sorte qu'au cours de la suture de l'organe cave, après perforation des parois de cet organe cave en dehors de la ligne de suture par les épines, ces dernières se plient. Les agrafes sont ainsi fixées d'une manière sûre sur 11 organe cave suturé et sa partie suturée possède une résistance plus grande. La réalisation du mandrin sous forme d'une douille démontable constituée par deux demi-douilles est une des versions constructives possibles. Conformément aux conditions concrètes, ce mandrin, possédant toutes les particularités caractéristiques essentielles exposées dans les revendications et la description, peut être exécuté sous forme d'une douille en une pièce. Quand le mandrin est exécuté sous forme d'une douille démontable, les demi-douilles constituant ladite douille peuvent Qtre de dimensions égales et différentes (l'une plus grande, l'autre plus petite), selon que le plan de séparation de la douille passe par son axe longitudinal ou quelque peu en retrait de cet axe. La description et les dessins annexés permettent de voir que le mandrin proposé correspond enti-èrement à l'exécution constructive du matériel de suture proposé et ne peut servir à la suture des organes caves sur ce mandrin qu'avec ce matériel de suture. Selon la construction du mécanisme de pliage guidé des agrafes au cours de la suture de l'organe cave ou selon la construction de l'appareil correspondant de suture des vaisseaux, le mandrin proposé peut être, de plus, muni d'éléments constructifs appropriés qui peuvent, naturellement, avoir des solutions constructives variées. Ces solutions constructives dépendent du genre dudit mécanisme ou appareil dans lequel le mandrin proposé doit entre utilisé. Lors des préparatifs précédent ltopération chirurgicale, les agrafes du matériel de suture proposé sont logées dans les rainures longitudinales 15. Le bras court 4 de l'agrafe se trouve alors dans la partie large de la rainure en T, et le bras lo#ng 2 de l'agrafe sort par la partie étroite ouverte de la rainure en T. La forme en T de la rainure et la partie élargie 8 du bras court de l'agrafe permettent de fixer d'une manière fiable les agrafes sur les demi-douilles. Le mandrin envisagé, sur lequel les organes caves doivent être suturés bout à bout avec le matériel de suture proposé composé d'agrafes multiples, et qui est exécuté sous forme d'une douille démontable constituée par deux demi-douilles, est un élément essentiel important sur la base duquel peuvent être mis au point des dispositifs variés assurant la mécanisation complète du procédé de suture des organes caves, essentiellement des vaisseaux, y compris les vaisseaux sanguins. Une version concrète de l'exécution constructive de l'appareil avec un tel mandrin pour la suture bout à bout des vaisseaux sanguins est décrite cidessous. L'appareil en question comprend des branches 21 et 22 (figures 8 et 11) articulées sur un axe 23. Les branches 21 et 22 possèdent des parties agissantes respectives 24 et 25 et des anneaux de manipulation 26 et 27 respectivement. Un verrou à crémaillère 28 sert à fixer les branches en position fermée. Des demi-douilles 29 et 30, constituant le mandrin, sont respectivement montées sur les parties agissantes 24 et 25 des branches. Les demi-douilles 29 et 30 sont exécutées en plusieurs jeux de dimensions différentes, chaque Jeu de demidouilles correspondant à telle ou telle dimension du vaisseau sanguin à suturer et constituant des éléments interchangeables de l'appareil envisagé. Sur les branches sont fixées à demeure, coaxialement aux demi-douilles 29 et 30, des queues 3t et 32 (figures 11, 13 et 14) de section en caisson, munies d'évidements à surfaces latérales cylindriques respectives 33 et 34 formant en position fermée un orifice rond 35. A l'une des queues est fixée une pince hémostatique 36 exécutée sous forme de lame élastique en spirale. La face en bout 37 (figures 15 à 17) de chaque demi-douille comporte une gorge annulaire 38. Du fond 39 de cette gorge annulaire partent des rainures longitudinales ouvertes 40 en forme de T dont la partie étroite 41 est orientée vers la surface latérale 42 de la demi-douille. Du c8té de la surface latérale 42, dans la partie supérieure de la demi-douille, au bord de sa face en bout 37, là où se trouve la rainure 40, il y a un évidement 43. La forme des parois 44 de l'évidement 43 est choisie de sorte qu'au cours de la suture du vaisseau sanguin, après perforation des parois du vaisseau sanguin par les épines du matériel de suture,ces épines se plient. Chaque partie de la demi-douille où se trouve l'évidement 43 est en fait une matrice, et la paroi 44 de cet évidement est la surface agissante de la matrice, race à laquelle les épines de l'agrafe sont pliées et les parois du vaisseau sanguins à suturer sont réunies par ces épines en dehors de la ligne de suture. La demi-douille comprend une bride 45 avec des rainures 46 et une gorge annulaire 47 ainsi que des queues 48 et 49. La destination essentielle de ces éléments 45 à 49 est d'assurer les conditions nécessaires au montage des demidouilles (29,30) sur les parties agissantes respectives 24, 25 des branches 21, 22 et à l'interaction nécessaire avec les demi-douilles 29, 30 des autres éléments de l'appareil décrit, au cours de la suture du vaisseau sanguin. Par l'intermédiaire des queues 48 et 49, chacune des demi-douilles 29, 30 est montée dans des rainures 50, 51 (figure 12) correspondantes des parties agissantes 24, 25 des branches 21, 22. La gorge annulaire 47 permet de saisir commodément le bout du vaisseau lors de sa préparation en vue de son retournement. Des méplats 52, 53 sur la surface extérieure des demi-douilles permettent aux épines des agrafes de suture de se plier complètement. Les demi-douilles 29, 30 (figure 8) peuvent être en matière plastique, par exemple en polycarbonate (diphlène) ou en acier inoxydable. Dans le premier cas elles peuvent être utilisées soit à une seule reprise, soit à de nombreuses reprises. L'assortiment de demi-douilles interchangeables permet de suturer avec un même appareil des vaisseaux sanguins de 4 à 10 mm de diamètre. Pour le repliage des agrafes de suture montées dans les rainures 40 des demi-douilles 29 et 30 qui constituent le mandrin, on utilise des coulisseaux 54, 55, 56 et 57 entrant en interaction avec le mandrin (les coulisseaux 54 et 55, avec la demi-douille 30 du mandrin, et les coulisseaux 56 et 57 avec la demi douille 29 du mandrin), montées avec possibilité d'être animées d'un mouvement rectiligne alternatif. Les rainures 58, 59, 60 et 61 (figure 12) sur les parties agissantes 24 et 25 des branches PI et 22 servent respectivement de guides aux coulisseaux 54, 55, 56 et 57 et sont disposées radialement par rapport au mandrin et symétriquement à une meule distance l'une de l'autre. Chacun des coulisseaux 54, 55, 56 et 57 comprend un corps 62 (figure 9), monté d'une manière mobile dans la rainure 59 corresyondante, et une plaque 64 fixée d'une manière mobile sur ce corps par un axe 63. La plaque 64 a une rainure de guidage 65 pour l'agrafe de suture appropriée et entre directement en interaction avec le bras long de l'agrafe mentionnée au cours de la suture du vaisseau sanguin, en assurant ainsi un pliage guidé de ce bras de l'agrafe en question. La plaque mentionnée 64 a une saillie de guidage 66 et des épaulements 67 dont les surfaces inférieures sont réalisées inclinées par rapport au plan latéral 68 de la plaque 64. La rainure de guidage 65 de la plaque 64 empêche tout décalage transversal éventuel de l'agrafe de suture correspondante au cours de la suture du vaisseau sanguin. En position initiale, les épaulements 67 reposent sur des pleins 69 et 70 de la partie agissante 24 de la branche 21, la saillie de guidage 66 se trouvant dans la rainure 60 de la partie agissante 24 de la branche 21. Le coulisseau comprend encore une rainure longitudinale parallèle à l'axe longitudinal de l'appareil#dans laquelle est engagée l'extrémité d'un poussoir 71. Le poussoir 71 est réalisé sous forme d'une plaque au milieu de laquelle, et perpendiculairement à cette dernière, est monté un guide 72 de section en T pouvant se déplacer dans une rainure 73 de la partie agissante 25 de la branche 22. Il y a en tout deux poussoirs, dont l'un, 71, est lié, comme indiqué p#lus haut, à la partie agissante 25 de la branche 22, l'autre, 74, étant lié à la partie agissante de la branche 21. Chaque poussoir est en prise avec deux coulisseaux et est lié à un levier de suture correspondant 75 ou 76 articulé sur le meme axe 23 que les branches 21, 22 ; les poignées 77 et 78 des leviers de suture correspondants 73 et 76 sont situées dans la partie inférieure de l'appareil, où se trouvent également les anneaux 26, 27 des branches, et sont montées sur ressort. Des butées 79 et 80 fixées respectivement sur les surfaces latérales des branches 22 et 21 servent à limiter la course des leviers de suture 75, 76. L'appareil décrit de suture des vaisseaux sanguins possède un dispositif de retournement des bouts du vaisseau sanguin à suturer. Ce dispositif de retournement des bouts du vaisseau sanguin se compose de deux frettes séparables asymétriques 81 et 82 (figures 10, 14) montées d'une manière mobile sur les queues 31 et 32 se trouvant sur les parties agissantes 24 et 25 des branches 21 et 22. Trois épines rabattables 85 sont articulées sur une des frettes 82, et une épine semblable, sur l'autre frette 81. Les épines rabattables 85 permettent d'utiliser des douilles interchangeables de dimensions différentes et d'élargir ainsi considérablement les possibilités fonctionnelles de l'appareil. Les frettes 81 et 82 sont cinématiquement couplées, respectivement, à des leviers 86, 87 de retournement des bords du vaisseau par l'intermédiaire des vis 88 et 89. Le levier 86 de retournement des bords de vaisseau est monté d'une manière mobile sur la partie agissante 25 de la branche 22 par l'intermédiaire d'un axe 90, et le levier 87 de retournement des bords est monté d'une manière mobile sur la partie agissante 24 de la branche 21 par l'intermédiaire d'un axe semblable à l'axe 90. Chacun des leviers 86, 87 est également muni de poignées avec parties d'appui 91 et 92. La partie d'appui supérieure 91 possède un plan incliné 93. L'angle d'inclinaison de ce plan est choisi de sorte qu'il s'appuie sur le levier approprié de suture au moment où les épines 85 du dispositif de retournement des bords seront relevés au maximum, c'est-à-dire avant la fin du retournement des bords du vaisseau sanguin à suturer De cette manière, les parties d'appui des leviers de retournement des bords de vaisseau remplissent aussi la fonction d'un élément de verrouillage qui ne permet pas, avant la fin du processus de retournement des bords, de passer directement à la suture du vaisseau sanguin par les agrafes. de suture. On opère avec l'appareil de la manière suivante. L'appareil une fois stérilisé, on appuie sur les parties d'appui supérieures 92 des leviers 86 et 87 de retournement des bords des vaisseaux, Jusqu'à les déplacer à refus, ce qui a pour effet de verrouiller les leviers 75, 76 de suture. On rabat ensuite le verrou à crémaillère 28 et on met en-place les demi-douilles 29 et 30 dont les dimensions correspondent au vaisseau sanguin à suturer. Ces demi-douilles sont au préalable stérilisées et les agrafes de suture sont introduites dans leurs rainures 41. On écarte ensuite les branches 21, 22 et on approche l'appareil de l'un des bouts du vaisseau sanguin à suturer, de sorte que ce bout de vaisseau sanguin se trouve entre les demi-douilles 29, 30. On veille alors à ce que le bout de vaisseau sanguin en question dépasse de 3-4 mm les demi-douilles mentionnées. On serre ensuite les branches 212 22 et on ferme le verrou à crémaillère 28. La pince hémostatique 36 comprime d'une manière élastique le bout du vaisseau en question et la circulation sanguine s'arrête. Ensuite, au moyen de pinces, on pique ce même bout du vaisseau sur les épines rabattables 85 du dispositif de retournement des bords, en retournant son intima vers l'extérieur de manière à former une manchette vasculaire, les épines rabattables 85 étant alors rapprochées au maximum du centre. Ceci permet de piquer simplement, aisément et rapidement le bout du vaisseau sur les épines rabattables 85, et, ce qui est particulièrement important, de ne traumatiser que d'une manière insignifiante la paroi du vaisseau. On pique sur les mêmes épines l'autre bout du même vaisseau sanguin par dessus la manchette vasculaire formé sur le bout du vaisseau sanguin considéré. Ceci fait, on appuie simultané ent sur les deux surfaces d'appui 91 des leviers 86 et 87 de retournement des bords de vaisseau en les déplaçant à fond ; les frettes 81, 82 s'abaissent alors conjointement avec les épines rabattables 85. Les bouts du vaisseau sanguin à suturer sont alors enfilés (retournés) sur les demi-douilles. Les leviers 75, 76 de suture sont déverrouillés simultanement et peuvent tourner autour de l'axe 23. L'opération suivante est la suture proprement dite du vaisseau sanguin. A cet effet le chirurgien appuie sur les poignées 77 et 78 des leviers 75, 76 de suture. Les extrémités des leviers mentionnés, opposées aux poignées 77 et 78, se déplacent alors vers le centre du mandrin constitué par les demi-douilles 29, 30. Les poussoirs 71 et 74, cinématiquement couplés aux extrémités des leviers 75 et 76 mentionnés, se déplacent conjointement avec ces dernières. Les coulisseaux 54 et 55, cinématiquereent couplés aux poussoirs 71, se déplacent vers la demi-douille 30, et les coulisseaux 56 et 57, cinématiquerent couplés au poussoir 74, vers la demi-douille 29. A mesure que chacun des coulisseaux 54 à 57 se déplace, une fois que les épaulements 67 de la plaque 64 mentionnée ont glissé de la surface 45 de la demi-douille correspondante, la plaque 64 du coulisseau en question tourne autour de son axe 63 et plie l'agrafe 12 en entrant en interaction avec son bras long 2. lors de l'interaction suivante avec la demi-douille correspondante, les épines de chaque agrafe, en butant contre la paroi 20 de l'éviderent 19, perforent les parois des bouts du vaisseau sanguin à suturer en dehors de la ligne de suture, et ensuite, en butant contre la paroi 20 de l'évidement 19 de la demi-douille correspondante, ces épines se plient. Une suture non traumatisante est formée entre les traverses 6 et 7 des agrafes 12 de suture lors de l'interaction des coulisseaux 54 et 57 avec les demi-douilles 29 et 30 correspondantes constituant le mandrin. Les bouts du vaisseau sanguin sont alors suturés. Avec une pince on détache ensuite de l'une des épines 85 de la demi-douille 30 la manchette vasculaire et, après l'avoir déposée de cette demi-douille, on écarte les branches 21 et 22. Ensuite, par un mouvement de retournement des branches et en se servant d'une pince, on détache la manchette vasculaire des autres épines 85 de la demi-douille 29, en libérant ainsi complètement le vaisseau sanguin suturé. L'appareil est alors extrait de la plaie opératoire. Cette description de l'appareil de suture des vaisseaux se rapporte à une des-versions possibles d'exécution constructive de l'appareil de suture de vaisseaux sanguins au moyen du matériel de suture conforme à l'invention, muni d'un mandrin constitué par deux demi-douilles correspondant à ce matériel de suture. Il va de soi que certaines dimensions (en particulier celles des demi-douilles interchangeables), les recommandations concernant les opérations liées à la suture des vaisseaux sanguins, l'interliaison de certaines pièces et les autres renseignements qui viennent d'être donnés se rapportent à la version concrète décrite en détail ci-dessus, mais celle-ci n'est que l'une des versions possibles d'exécution constructive de l'appareil de suture des vaisseaux. Cette invention peut être évidemment réalisée sous forme d'autres solutions constructives des appareils de suture des vaisseaux sanguins ou autres organes caves. Certains problèmes techniques lors de l'étude de diverses modifications des appareils de suture de vaisseaux basées sur l'appareil proposé et décrit plus haut, peuvent être résolus en utilisant directement des solutions constructives types déjà mises au point et des pièces, sous-ensembles et couplages cinématiques connus. Par exemple, le mandrin peut être réalisé non pas en deux demi-douilles mais sous forme d'une douille à fente longitudinale pour l'entrée et à la sortie du vaisseau à suturer. De plus, les mandrins peuvent ne pas être interchangeables, mais solidaires des parties agissantes des branches. Dans ce cas, chaque appareil sera destiné à la suture de vaisseaux d'une dimension déterminée. Il est alors évidemment recommandé d'avoir un assortiment d'appareils appropriés. Le matériel de suture proposé, ainsi que l'appareil de suture de vaisseaux sanguins au moyen de ce matériel, ont subi un contrôle expérimental complet. Il a été établi que l'utilisation de l'invention permet de rendre le processus de suture des organes caves, y compris les vaisseaux sanguins, beaucoup plus aisé et rapide, et par conséquent de faciliter et d'accélérer toutes les opérations chirurgicales comportant des sutures d'organes caves. Par exemple, un chirurgien moyennement qualifié, en utilisant l'appareil proposé de suture de vaisseaux sanguins au moyen du matériau de suture proposé, peut suturer un vaisseau sanguin (en un endroit) en 1 à 2 minutes (selon la complexité de l'opération chirurgicle), dont une demi-minute au plus pour retourner les bouts du vaisseau, alors qu'avec d'autres appareils de suture de vaisseaux sanguins et des matériels de suture connus, il lui fallait 3 à 5 minutes (selon la complexité de l'opération chirurgicale). Les expériences ont montré la poss#ibilité de suturer l'appareil proposé des bouts de vaisseaux courts (de l'ordre de 4-5 mm), alors qu'avec les dispositifs connus il fallait dégager d'au moins 20 mm chacun- des bouts des vaisseaux à retourner et suturer. Les expériences ont confirmé la possibilité de suturer à l'aide de l'appareil proposé les vaisseaux les plus divers, y compris les plus étroits et les plus sclérosés. Le matériel-de suture proposé a été éprouvé lors de nombreux essais sur chiens, réalisés à l'institut de Secours d'urgence "Sklifassovski" (lloscou), au laboratoire des greffes. Les vaisseaux sanguins ont été suturés sur mandrin à l'aide de l'appareil proposé de suture de vaisseaux sanguins. Les essais se sont déroulés dans des situations chirurgicales des plus difficiles. Par exemple, on a réalisé des opérations telles que des homogreffes de la tête, des reins, du foie, de tout un ensemble d'organes. Des vaisseaux sanguins disséqués, aussi bien des artère que des veines, ont été suturés sans difficulté. A la première étape, en tout 40 vaisseaux sanguins ont été suturés et, dans l'ensemble des cas, les sutures se sont avérées être de haute qualité, sans formation de thrombus dans la ligne de suture. A cette étape, les observations sur les animaux de laboratoire se sont prolongées 2 mois. Encore une #série d'essais, lors de diverses opérations de suture de vaisseaux sanguins sur mandrin avec le matériel de suture proposé et à l'aide de l'appareil de l'invention a été réalisée plus tard. Dans cette série, 16 épreuves parmi les 28 réalisées (150 anastomoses) ont été effectuées au laboratoire des greffes en se servant du matériel de suture et de l'appareil de l'invention. Dans ensemble des cas, indépendamment des délais d'observation (Jusqu'à 1 an et demi), aucune complication et aucun cas de thrombose ou contraction du jour du vaisseau n'ont été observés. Toutes les sutures réalisées au cours des épreuves en question ont été soumises à des analyses radiologiques et histologiques appropriées, qui ont confirmé la haute qualité des sutures vasculaires. De plus, le matériel de suture en question a permis de mettre au point un appareil de suture de vaisseaux sanguins fiable et bon marché, dont l'emploi permet l'apposition rapide d'une suture fiable non traumatisante par un chirurgien de moyenne qualification. Ainsi donc, le matériel proposé de suture sur mandrin et l'appareil proposé pour la réalisation des sutures répondent entièrement aux exigences de la chirurgie vasculaire moderne. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qutà titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituants des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Matériel de suture bout à bout d'organe caves sur un mandrin, du type constitué de multiples agrafes, caractérisé en ce que chaque agrafe est réalisée sous forme d'une lamelle pliée sous un angle de près de 900 en plan suivant une ligne de pliage transversale de manière à former deux bras d'agrafe inégaux dont le plus long va de la ligne de pliage à l'une des extrémités libres de l'agrafe, tandis que le plus court va de cette même ligne de pliage à l'autre extrémité libre de l'agrafe, une traverse cylindrique en forme de C disposée sur l'extrémité libre de chacun desdits bras et dont la génératrice est parallèle à l'axe longitudinal du bras correspondant, tandis que la directrice de ladite traverse forme une partie de circonférence d'un diamètre approximativement égal au diamètre extérieur de l'organe cave à suturer, le centre de ladite directrice de la traverse cylindrique du bras long étant situé par rapport au plan dudit bras long, du même côté que ledit bras court, tandis que le centre de la traverse cylindrique du bras court, est situé par rapport au plan dudit bras court du coté opposé à l'emplacement dudit bras long, la différence de longueur entre les deux bras étant égale approximativement à la double épaisseur de la paroi de l'orga- ne cave à suturer, ledit bras long possédant au moins une épine destinée à fixer l'agrafe sur l'organe cave suturé en perforant les parois de ce dernier et en étant ensuite pliée en dehors de la ligne de suture formée entre lesdites traverses cylindriques en forme de C, ce qui rend la suture de l'organe cave plus résistante à la rupture, tandis que ledit bras court possède une partie élargie destinée à fixer d'une manière sûre ladite agrafe dans ledit mandrin. 2. Mandrin en forme de douille servant de support pour la suture d'organes caves bout à bout au moyen du matériel de suture faisant l'objet de la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte, dans l'une de ses faces en bout, une gorge annulaire dont le rayon et la profondeur sont approximativement égaux, respectivement, au rayon et à la hauteur de la traverse du bras court de l'agrafe, et des rainures longitudinales ouvertes vers l'extérieur, dont le nombre est égal au nombre d'agrafes utilisées pour former une suture sur l'organe cave à suturer, et chacune desquelles part du fond de ladite gorge annulaire, a une section transversale en forme de T et est orientée par sa partie étroite vers la surface latérale de ladite douille, ladite face en bout de la douille comportant en outre, du côté de ladite surface latérale de la douille, des évidements servant de matrices pour le pliage des épines des bras longs respectifs des agrafes. 3. Appareil de suture bout à bout de vaisseaux sanguins sur un mandrin au moyen du matériel de suture faisant l'obJet de la revendication 1, du type comportant deux branches réunies par un axe et possédant des parties actives et des anneaux de manipulation, un dispositif de rabattement des bouts du vaisseau sanguin à suturer et une pince hémostatique montés sur les parties actives des branches, ledit mandrin constitué par deux demidouilles, et des coulisseaux coopérant avec ledit mandrin, pouvant être animés d'un mouvement rectiligne alternatif et destinés au pliage guidé des Agrafes au cours de la suture des vaisseaux, caractérisé en ce que ledit mandrin est réalisé conformément à la revendication 2. 4. Appareil de suture bout à bout de vaisseaux sanguins, selon la revendication 3, caractérisé en ce que dans les parties actives des branches sont pratiquées des encoches servant de guides pour lesdits coulisseaux et disposées radialement par rapport audit mandrin, le nombre de ces encoches étant égal au nombre d'agrafes nécessaires à la formation d'une suture. 5. Appareil de suture bout à bout de vaisseaux sanguins selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que des queues de section en caisson sont fixées sur les parties actives des branches, coaxialement aux demi-douilles constituant ledit mandrin, les surfaces extérieures de ces queues servant de guides pour le dispositif de rabattement des bouts du vaisseau sanguin à suturer, monté d'une manière mobile sur lesdites surfaces, ladite pince héirostatique étant placée dans l'enceinte intérieure desdites queues. 6. Appareil de suture bout à bout de vaisseaux sanguins selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en en ce que chaque coulisseau coopérant avec le mandrin contient un corps monté d'une manière mobile dans l'une desdites encoches de la partie active des branches, et une plaque articulée à ce corps et munie d'une rainure de guidage des agrafes, servant à plier les bras longs de celles-ci au cours de la suture du vaisseau sanguin.