1. L'invention concerne un récipient d'échantillon- nage et un appareil d'échantillonnage pour prélèvement de métal fondu, permettant de prendre facilement des échan- tillons sains. Au cours de la fusion, de l'affinage et de la coulée du métal, on prend fréquemment des échantillons à analyser pour avoir des renseignements sur le métal fondue Comme échantillonneurs de métal fondu, on connalt:(1) des échantillonneurs qui reçoivent du métal fondu en vertu de la pression ferrostatique, (2) des échantillonneurs de ty- pe combiné comprenant un tube en fer et un tube en quartz qui aspirent du métal fondu, (3) des échantillonneurs qui aspirent du métal fondu par pompage, (4) des échantillon- neurs qui aspirent du métal fondu au moyen d'un tuyau à dépression et autres. Tous ces échantillonneurs connus sont utilisés pratiquement et chacun a ses avantages, mais ils ont tous l'inconvénient commun de ne pas permettre le prélèvement simultané d'échantillons de différentes formes et quanti- tés. Par exemple, au cours de l'affinage de l'acier, pour analyser la composition de l'acier (analyse chimique telle qu'analyse par voie humide et analyse aux instru- ments telle que photospectrométrie), on prend des échan- tillons relativement grands en utilisant des échantillon- neurs des types (1) ou (2) ci-dessus. Par contre, pour ana- lyser des ingrédients gazeux de l'acier, on prend des échan- tillons plus petits sous forme d'une petite ampoule ou d'un long bâtonnet à allure de crayon (habituellement de 6 mm de diamètre) en utilisant des échantillonneurs du type (3) ou (4) ci-dessus. Il n'est pas avantageux, quant à l'effi- cacité, de prendre des échantillons pour l'analyse des gaz avec des échantillonneurs des types (1) et (2) et il n'est pas approprié, au point de vue de la quantité, de prendre des échantillons pour l'analyse chimique avec des échantil- lonneurs des types (3) et (4). Aussi est-on obligé d'uti- liser des échantillonneurs séparés pour prendre des échan- tillons destinés respectivement à l'analyse de composition chimique et à l'analyse des gaze Cela augmente inévitable- ment la fréquence d'échantillonnage, ce qui a une influen- ce indésirable sur l'opération de fabrication d'acier et la consommation d'un grand nombre de récipients d'échan- tillonnage augmente aussi le prix de revient de l'aciers Lorsqu'on utilise des échantillonneurs des types (1) et (2), il se forme facilement des cavités et des bul- les lorsque l'échantillon de métal fondu se solidifie et par suite, les échantillons pris ne sont pas toujours sains. Les échantillonneurs des types (3) et (4) doivent être maniés avec soin et ne sont donc pas souples* Dans ces conditions, l'invention vise à fournir un récipient et un appareil d'échantillonnage permettant de prélever simultanément et exactement par une opération simple, des échantillons sains de différentes formes pour l'analyse par voie humide ainsi que pour l'analyse des gaz. La présente invention a pour objet un récipient d'échantillonnage à dépression comprenant un tronçon cy- lindrique de petit diamètre et un tronçon cylindrique de grand diamètre qui sont reliés coaxialement pour communi- quer entre eux, vidés d'air et scellés, l'extrémité libre du tronçon cylindrique de petit diamètre étant munie d'une partie amincie au point qu'elle se brise quand on plonge le récipient d'échantillonnage à dépression dans un métal fondu. La présente invention a aussi pour objet un échan- tillonneur pour métal fondu comprenant un récipient d'échan- tillonnage à dépression qui comprend à son tour un premier tronçon cylindrique de petit diamètre et un tronçon cylin- drique de grand diamètre qui sont reliés coaxialement pour communiquer entre eux, vidés d'air et scellés, l'extrémité libre du premier tronçon cylindrique de petit diamètre étant munie d'une partie amincie au point qu'elle se brise sous l'effet de la chaleur et de la pression du métal fon- du quand on plonge le récipient d'échantillonnage à dépres- sion dans un métal fondu, un tube protecteur logeant le ré- cipient et présentant une ouverture à son extrémité qui correspond à l'extrémité libre du récipient d'échantillon- nage, et un moyen de liaison fixé au récipient et reliant l'ensemble formé par le récipient et le tube protecteur à une tige support destinée à l'échantillonneuro On décrira maintenant l'invention en détail en regard des dessins annexés sur lesquels: les figures 1 à 4 représentent un mode de réali- sation de récipient d'échantillonnage à dépression selon l'invention, la figure 1 étant une vue en élévation, la figure 2 une vue en élévation en coupe du récipient sui- vant la ligne indiquée par des flèches sur la figure 1, la figure 3 une vue de dessous du récipient et la figure 4 une vue en plan de celui-ci; la figure 5 montre des étapes du processus d'échan- tillonnage dans lequel on utilise le récipient; la figure 6 est une vue en perspective d'un exem- ple du récipient d'échantillonnage à dépression selon l'in- vention; la figure 7 est une vue en perspective arrachée du récipient de la figure 6 en combinaison avec un tube protecteur et une tige support; les figures 8 à 11 montrent une variante de ré- cipient d'échantillonnage à dépression selon l'inventions la figure 8 étant une vue en élévation, la figure 9 une vue en élévation en coupe suivant la ligne indiquée par des flèches sur la figure 8, la figure 10 une vue de dessous du récipient et la figure 11 une vue en plan de celuici; les figures 12 à 16 représentent une autre va- riante du récipient d'échantillonnage à dépressions la fi- gure 12 étant une vue frontale, la figure 13(A) une vue par le c8té gauche, la figure 13(B) une vue par le c8té droit, la figure 14 une coupe suivant la ligne indiquée par des flèches sur la figure 13(B), la figure 15 une vue de des- sous et la figure 16 une vue en plan; les figures 17 à 21 représentent encore une autre variante du récipient d'échantillonnage à dépression, la figure 17 étant une vue frontale, la figure 18(A) une vue par le côté gauche et la figure 18(B) une vue par le côté droit, la figure 19 une coupe suivant la ligne indiquée par des flèches sur la figure 18(B), la figure 20 une vue de dessous et la figure 21 une vue en plan; les figures 22 à 25 représentent encore une au- tre variante du récipient d'échantillonnage à dépression, la figure 22 étant une vue frontale, la figure 23 une vue en coupe suivant la ligne indiquée par des flèches sur la figure 22, la figure 24 une vue de dessous et la figure 25 une vue en plan; les figures 26 à 29 représentent encore une au- tre variante du récipient d'échantillonnage à dépression, la figure 26 étant une vue en élévation, la figure 27 une vue en coupe suivant la ligne indiquée par des flèches sur la figure 269 la figure 28 une vue de dessous et la figu- re 29 une vue en plan; les figures 30 à 34 représentent encore une au- tre variante du récipient d'échantillonnage à dépression, la figure 30 étant une vue frontale, la figure 31(A) une vue par le côté gauche, la figure 31(B) une vue par le c8- té droit, la figure 32 une vue en coupe suivant la ligne indiquée par des flèches sur la figure 31(B), la figure 33 une vue de dessous et la figure 34 une vue en plan; les figures 35 à 39 représentent encore une au- tre variante du récipient d'échantillonnage à dépression, la figure 35 étant une vue frontale, la figure 36(A) une vue par le côté gauches la figure 36(B) une vue par le cô- té droit, la figure 37 une vue en coupe suivant la ligne indiquée par des flèches sur la figure 36(B), la figure 38 une vue de dessous et la figure 39 une vue en plan; la figure 40 est une vue en coupe d'une autre variante de récipient d'échantillonnage à dépression de l'invention; la figure 41 est une vue en perspective d'une cle l'invention; autre variante de récipient d'échantillonnage a dépression/ la figure 42 est une vue en perspective arrachée d'une variante de récipient en combinaison avec un tube protecteur et une tige de support comme sur la figure 7; la figure 43 est une vue en coupe d'un autre mo- de d'exécution du récipient en combinaison avec une lance de mesure de température. Le récipient tel qu'il est représenté sur les figures 1 à 4 est un récipient étanche en matière réfrac- taire, par exemple en quartz, comprenant un tronçon cylin- drique de grand diamètre 1 et un tronçon cylindrique de petit diamètre 2 qui sont reliés coaxialement et communi- quent entre eux. Ce récipient creux est vide d'air et mu- ni, à l'extrémité libre du tronçon de petit diamètre 2, d'une partie amincie 3 qui se brise facilement quand on plonge le récipient dans du métal fondu. Le volume du ré- cipient est tel qu'il contienne 100 à 150 g de métalo La protubérance 4 de l'extrémité libre du tronçon de grand diamètre 1 est ce qui reste une fois qu'on a fait le vide dans le récipient et qu'on l'a soudé thermiquemento La pa- roi du récipient est d'épaisseur uniforme à l'exception de la partie amincie 3.L'épaisseur de la partie amincie est telle que, lorsqu'on plonge le récipient dans un métal fon- du, elle se brise facilement en vertu de la température et de la pression du métal fondu à la profondeur o le réci- pient est plongé. L'épaisseur est telle que la partie se brise facilement sans application d'aucune pression mécani- que supplémentaire dans la position d'échantillonnage et que le métal fondu entre dans le récipient et le remplit jusqu'à l'extrémité libre 4 de la partie de grand diamètre L L'échantillon prélevé dans le tronçon de petit diamètre 2 convient à l'analyse des gaz tandis que l'échantillon pris dans la partie de grand diamètre 1 convient à l'analyse chimique par voie humide. La figure 5 montre schématiquement comment on utilise le récipient d'échantillonnage à vide selon l'in- vention. On oriente un récipient S vers la surface d'un bain de métal fondu MI avec son tronçon cylindrique de pe- tit diamètre en avant (étape a) et l'on plonge le réci- pient S dans le métal fondu (étape b). La partie amincie de l'extrémité du tronçon cylindrique de petit diamètre se brise alors automatiquement du fait de la température et de la pression du métal fondu et ce dernier est aspiré dans le récipient S par l'extrémité brisée (étape c)0 Enfin, on soulève le récipient S au-dessus de la surface du métal fondu (étape d). La couche de laitier est indi- quée en E sur la figure 5. Dans l'échantillonnage au mo- yen du récipient d'échantillonnage à dépression S de linvention, quand on soulève ce dernier alors qu'il est plein au-dessus de la surface du métal, le métal ne s'écoule pas hors du récipient à travers la partie brisée. La raison en est qu'on avait fait le vide dans le réci- pient et que par suite il n'y reste plus d'espace une fois le métal aspiré, et le tronçon cylindrique de petit diamètre se refroidit rapidement de sorte que la viscosi- té du métal fondu qu'elle contient augmente rapidement et que la solidification du métal fondu à l'endroit de la partie brisée se produit instantanément. Il semble que ces différents facteurs agissent en-combinaison pour em- pêcher le métal fondu prélevé de se répandre. En pratique, on effetue avantageusement l'échan- tillonnage en supportant le récipient d'échantillonnage à dépression dans un tube protecteur relié à une tige comme le montre la figure 7. Sur la figure 7, le récipient tel que le montre la figure 6 est protégé par deux tubes pro- tecteurs. Le tronçon cylindrique de petit diamètre 2 est couvert d'un premier tube protecteur 6, le tronçon de grand diamètre 1 est couvert d'un deuxième tube protecteur 7 et les deux tubes 6, 7 sont fixés au moyen d'un ciment réfractaire lOo Ainsi, toute la surface du récipient repré- senté par la figure 6 est protégée. L'extrémité libre du premier tube protecteur 6 couvrant le tronçon de petit diamètre du récipient d'échantillonnage, c'est-à-dire l'extrémité du premier tube protecteur qui correspond à l'extrémité libre du tronçon cylindrique de petit diamè- tre du récipient, présente une ouverture à travers laquel- le le métal fondu peut s'écouler. Les tubes protecteurs sont avantageusement for- més de papier. Par exemple, le papier kraft enroulé peut convenir. Le premier tube protecteur 6 est relié au deuxième tube protecteur 7 par un ciment réfractaire 10, comme indiqué plus haut, une fois que la cavité du deu- xième tube protecteur 7 a été remplie de bourrage parti- culaire 9. Lorsqu'on les plonge dans du métal fondu, les tubes protecteurs en papier se carbonisent instantanément et restent rigides, soutenant le récipient d'échantillon- nage et étant supportés par la tige d'échantillonnage. Même lorsqu'on les soulève au-dessus de la surface du métal fondu, les tubes protecteurs ne bralent pas dans l'atmosphère au-dessus du bain. On peut placer un capu- chon 8 sur l'ouverture du tube protecteur 6, comme le montre la figure 7. Ce capuchon a pour effet de protéger la partie amincie 3 du récipient d'échantillonnage à dé- pression contre l'introduction de laitier et le dommage éventuel causé par la couche de laitier lorsqu'il pénè- tre à travers celle-ci. Le capuchon est formé d'une mince couche qui fond facilement lorsqu'on la plonge dans du métal fondu. On choisit une matière adéquate en tenant compte du point de fusion du métal dont on doit prendre un échantillon. Pratiquement, quand on échantillonne de l'acier fondu, on utilise de l'acier et quand on échan- tillonne du cuivre fondu, on utilise le cuivre. Quand on n'a pas à tenir compte du laitier s'introduisant comme impureté, par exemple quand on échantillonne du métal fondu dans un moule de coulée, on peut se passer du capu- chon 8. La quantité d'échantillon prélevée est de 100 à 150 g comme indiqué plus haut. Par contre, le poids du capuchon est de 0,5 à 1 g. Donc, le capuchon a peu d'in- fluence sur la composition de l'échantillon à prélever, bien que le capuchon se dissolve à proximité immédiate du métal fondu à échantillonner. La figure 7 montre un mode d'exécution dans le- quel un tube protecteur comprend deux tronçons de diamè- tre différent. Bien entendu, au lieu d'un tube en deux tronçons, on peut utiliser un tube protecteur en un seul tronçon. Un organe briseur de laitier peut 8tre fixé à l'extrémité du tube protecteur si celui-ci doit pénétrer une couche de laitier dur. Le tube protecteur 7 est relié à une tige d'échantillonnage au moyen d'un organe de liaison 11 qui est un cylindre creux comme le montre la figure 7. Il peut être formé de papier comme les tubes protecteurs sus- dits. L'organe de liaison 11 a un diamètre intérieur égal à celui de la tige d'échantillonnage 5. Habituellement, la tige d'échantillonnage présente plusieurs crêtes ou ai- lettes, comme celles que montre la figure 7, qui entrent en contact par frottement avec la paroi intérieure de l'organe de liaison 110 Lorsqu'on échantillonne de l'acier fondu dans un four d'affinage ou une poche, il est satisfaisant de prévoir au-dessus du four ou de la po- che un mécanisme qui lève et abaisse la tige d'échantil- lonnage. On réalise ainsi facilement l'automatisation de l'échantillonnage. Les figures 8 à 11 montrent un récipient d'échantillonnage à dépression servant à un procédé d'échantillonnage perfectionné selon l'invention. Ce ré- cipient est pratiquement semblable à celui que représen- tent les figures 1 à 4, si ce n'est qu'un deuxième tron- çon cylindrique de petit diamètre 2' est prévu sur le tronçon cylindrique de grand diamètre 1 du c8té de celui- ci opposé au premier tronçon cylindrique de petit diamè- tre 2 et qu'un désoxydant 12 est placé dans le deuxième tronçon de petit diamètre 2' et le tronçon de grand dia- mètre 1. Le fonctionnement de ce récipient d'échantillon- nage à dépression est tout à fait semblable à celui du mode d'exécution décrit précédemment. Dans ce dernier mo- de d'exécution, il est possible de prendre un échantil- lon plus sain d'un acier fondu qui n'est pas encore déso- xydé. Quand la partie amincie 3 se brise et que du métal fondu est aspiré, il se solidifie après avoir été déso- xydé dans le deuxième tronçon de petit diamètre 2' et le tronçon de grand diamètre 1. On peut donc prendre un échantillon plus sain exempt de piqOres et de porosités. En pareil cas, le premier tronçon de petit diamètre 2 joue seulement le rôle de passage de guidage de métal fon- du. On prend l'échantillon en bloc dans le tronçon de grand diamètre 1 et l'échantillon en bâtonnet dans le deuxième tronçon cylindrique de petit diamètre 2'. Le mé- tal solidifié dans le premier tronçon de petit diamètre 2 n'est pas toujours utilisé pour l'analyse. Comme déso- xydant 12, l'aluminium peut convenir. On peut utiliser avantageusement un enroulement de fil d'aluminium, un fil d'aluminium courbé plusieurs fois, une feuille d'alumi- nium pliée etc. On les place dans le tronçon cylindrique de grand diamètre 1 de sorte qu'une partie pénètre dans le deuxième tronçon cylindrique de petit diamètre 2'. Les figures 12 à 16 montrent un autre mode d'exécution du récipient servant au procédé d'échantil- lonnage selon l'invention. Dans ce mode d'exécution, le tronçon cylindrique de petit diamètre 2 est coudé sensi- blement à angle droit. Aussi, on l'utilise avantageuse- ment pour l'échantillonnage d'une lingotière de coulée continue o des obstacles sont habituellement situés im- médiatement au-dessus de la lingotière. Autrement dit, on tient horizontalement le récipient d'échantillonnage à dépression au-dessus du métal fondu et l'on plonge dans le métal le tronçon de petit diamètre 2 en faisant tour- ner la tige support0 Dans le mode d'exécution des figures 17 à 21, le tronçon cylindrique de petit diamètre 2 est courbé à angle obtus. Avec ce récipient, on peut effectuer l'échan- tillonnage par le haut sous un certain angle0 Dans les quatre modes d'exécution du récipient représentés par les figures 22 à 39, la liaison entre les tronçons de grand diamètre 1 et de petit diamètre 2 est graduelle ou en entonnoir. Gr9ce à cette configuration, le récipient d'échantillonnage est facile à former lors- qu'on utilise le quartz et en même temps on peut préle- ver des échantillons plus sains. Le mode d'exécution des figures 22 à 25 est une variante de celui des figures 1 à 4. Le mode d'exécution des figures 26 à 29 est une va- riante de celui des figures 8 à 11. Le mode d'exécution des figures 30 à 34 est une variante de celui des figu- res 12 à 160 Le mode d'exécution des figures 35 à 39 est une variante de celui des figures 17 à 21. Les récipients de ces modes d'exécution s'utilisent pratiquement de la façon expliquée à propos des modes d'exécution précédents. Les modes d'exécution représentés servent seu- lement d'exemple. On peut modifier à volonté la dimension et la configuration du tronçon cylindrique de petit dia- mètre 2 et du tronçon cylindrique de grand diamètre 1 compte tenu des propriétés du métal fondu, de l'opération d'analyse, et autres. Les seules conditions fondamenta- les sont que la partie amincie 3 soit prévue à l'extrémi- té du tronçon de petit diamètre 2 et que le diamètre et la longueur du tronçon de petit diamètre et l'aire de la partie amincie soient déterminés de telle sorte que le métal fondu prélevé dans le récipient ne s'écoule pas au dehors lorsqu'on plonge le récipient dans le métal fondu- et qu'on le lève verticalement au-dessus de la surface de celui-ci. La figure 40 montre une variante du mode d'exé- cution représenté par les figures 8 à 11. La figure 41 montre une variante du mode d'exécution des figures 26 à 29. Ces modificationssont pratiquement semblables aux mo- des d'exécution fondamentaux correspondants. Elles diffè- rent seulement par le fait qu'on utilise un enroulement d'aluminium 20 plus long et qu'il est placé aussi dans le tronçon de petit diamètre 2. Lorsqu'on utilise ces réci- pients, les échantillons contenus dans les tronçons de petit diamètre 2 et 2' conviennent à l'analyse des gaz et l'échantillon contenu dans le tronçon de grand diamè- il tre convient à l'analyse chimique par voie humide. La figure 42 montre une variante du mode d'exé- cution de la figure 7. Elle est pratiquement semblable au mode d'exécution de la figure 7. La seule différence est que l'organe de liaison 11 est fixé au tube protecteur 7 au moyen de plusieurs goupilles 13. La figure 43 représente un autre mode d'utili- sation du récipient d'échantillonnage de l'invention. Un récipient d'échantillonnage à dépression 1 est placé à l'extrémité d'une lance de mesure de température L. Comme le montre la figure 43, un thermocouple de mesure de tem- pérature 15 est monté au bout de la lance L. Dans la ca- vité de la lance est logé un récipient d'échantillonnage à dépression 1 supporté par un support 18 et 18'. Près de l'extrémité libre du tronçon de petit diamètre du réci- pient 1, une ouverture est prévue dans le tube protec- teur 16 et la paroi de la lance L. Quand on plonge la lan- ce dans le métal fondu, celui-ci pénètre dans la cavité et la partie amincie 3 du récipient se brise du fait de la chaleur et de la pression du métal fondu. Ainsi, on échantillonne le métal de la façon décrite plus haut. Sur la figure 43, on utilise un récipient comme celui de la figure 41. On illustrera maintenant l'invention par des exemples d'application et des exemples comparatifs. On prend des échantillons d'un acier fondu en utilisant le récipient d'échantillonnage sous vide et l'échantillonneur comportant celui-ci, selon l'invention et selon la technique classique. Les résultats sont réca- pitulés par le tableau suivant* en6uTles aun 81 5SV DeAe UOTIQeTdse uoTq 9L 99 -uBauTaI UOls UOTS Sedpp uoTssaidep Sl 61 aed uoTievTdse uo0 81 8 UeAUTst uoTes en6uTies eun i>z S8:>eAU uoT;u.rTdse uoçq SZ La8 -ueAu TI uoles uoTssajdgp ZZ LL aied luewafiqlgad E00'0 0ú040 z00'0 8sOzO ú00'0 ZEO'O 00'0 SOE'0 00'0 810'0 '0 OS000 900'0 6L0'O * flO'O E1.0'0 11040 útO'0 czo'o zilo0 ZZO&O vw4oo jj ue aqnq un suep zqjenb ua aqn: un 9E'0 r 11.'o0 DaAe 4uawaAaT UO}) U@A uo T.quaA 9ú'0 T040 0t'0 -UT&I uoyas -3 je; ue aqnq un ú'0 J 60'0 DeAe luaweAgIaad UOT4UaA uoTuea Sc'O *a 6040 -UTa. uoles - a Ja; ue qnq un LZ '0 Oa4 LO'0 Dsab Ruawa^I9d uoTueA 8sz0 o / L0'0 -UT,1 UOlaS - D ue eqnq un suep z;aenb ua aqn: un Selo tO'0 LO'o DeAe quueWagIqd uoT IZ 8L - uauTaI uoies an6uTas eun 6Z 06 DeAU uo;4eJTdsu 6 8 -UAuo!s 6Z 88 -ueuT, I uoTas 900'0 18060 SO0'O OZ0OO ú00'0 910'0 l0'o0 C%0'0 O0 Z10'0 ú;0'0 z10o0 LzAO 10'0 80g0 6Z60 Z0'0 SO'O 0O'0 %0'0 SO'O UOTqUea -UT, I uoIQs - auTumnI ua lasn;e un DaAe 4ueaWAIa9.d UOTqUeA -uT, I UOTlS - y i:ï.j:,oj aOeuuol -ITUvqzS IV IV 1OSUT TOg d uH TS D eDVUUOI -ITUmUDs jeToTwI ep uoTTsodwooD nvelqeL %o %o M un r.D O tFt I I- (wdd) jaTDeaI suep zeD Les récipients d'échantillonnage utilisés sont en quartz et ont la forme indiquée par la figure 7. Le diamètre du tronçon de petit diamètre 2 est de 8mm, ce- lui du tronçon de grand diamètre 1 de 29 mm. La longueur totale du récipient est de 175 mm et la longueur du pre- mier tronçon de petit diamètre 2 est de 105 mm et celle du tronçon de grand diamètre 1 de 70 mm. Un fil d'alumi- nium enroulé 12 est inséré dans le deuxième tronçon de petit diamètre 2 et le tronçon cylindrique de grand dia- mètre 1. Les récipients d'échantillonnage à dépression sont supportés par le tube protecteur comme le montre la figure 7 et reliés à une tige d'échantillonnage. Une fois qu'on a prélevé un échantillon, on brise le récipient et l'on analyse l'échantillon tiré du tronçoz de grand diamètre 1 pour déterminer la composi- tion de l'acier et l'échantillon tiré du tronçon de pe- tit diamètre 2 pour déterminer les teneurs en oxygène et en azote. Les procédés classiques d'échantillonnage uti- lisés sont le prélèvement avec un creuset en alumine, le prélèvement avec un tube en fer et l'utilisation combi- née d'un tube en fer et d'un tube en quartz. Pour l'ana- lyse des gaz, on utilise le prélèvement avec plongeur et le prélèvement par dépression. Les compositions d'acier obtenues pour les échantillons prélevés par les dispositifs de l'invention présentent approximativement les mêmes teneurs que l'on trouve pour les échantillons prélevés par les dispositifs classiques, bien que la teneur en Mn des échantillons A, B, C et D soit légèrement supérieure à celle des échan- tillons prélevés par des dispositifs classiques et que la teneur en Al soluble de l'échantillon A (0,016 %) soit un peu inférieure à celle (0,020 %) de l'échantillon pré- levé par le procédé classique (avec creuset en alumine). Comme on l'a expliqué plus haut, selon l'in- vention, on peut effectuer l'échantillonnage du métal fondu en abaissant et en levant simplement un récipient d'échantillonnage à dépression. Même dans l'échantillon- nage d'un acier fondu à des températures atteignant 1700-C, on peut obtenir en un temps très court des échan- tillons sains, exempts de porosité, de bulles et de ca- vités. L'échantillon présente une partie en bâtonnet con- venant à l'analyse des gaz et une partie en bloc conve- nant à l'analyse chimique par voie humide. Dans les pro- cédés antérieurs, on prélève séparément un échantillon pour l'analyse des gaz et un échantillon pour l'analyse chimique par voie humide. Autrement dit, on ne peut pas prendre des échantillons au même endroit en même temps et par suite on ne peut pas obtenir une information com- plète à un moment donné. L'invention élimine ces inconvé- nients. Un échantillon une fois aspiré dans un récipient d'échantillonnage ne se charge pas de laitier ou autres impuretés proches de la surface de la phase liquide quand on soulève le récipient au travers. On peut donc obtenir des échantillons tout à fait fiables. Avec l'appareil de l'invention, on peut obtenir une information plus srex- au sujet du métal fondu, plus rapidement qu'avec les ap- pareils antérieurs et ainsi l'invention contribue grande- ment à la fabrication de matériaux métalliques* REVENDICATIONS 1. Récipient d'échantillonnage à dépression caractérisé en ce qu'il comprend un tronçon cylindrique de petit diamètre (2) et un tronçon cylindrique de grand diamètre (1) qui sont reliés coaxialement pour communi- quer entre eux, vidés d'air et scellés, l'extrémité li- bre du tronçon cylindrique de petit diamètre (2) étant munie d'une partie amincie (3) de nature à se briser quand on plonge ledit récipient dans du métal fondu. 2. Récipient selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'il comprend en outre un deuxième tronçon cylindrique de petit diamètre (2') prévu coaxialement et communiquant avec le tronçon de grand diamètre (1), du c8té opposé au premier tronçon de petit diamètre (2). 3. Récipient selon la revendication 1 ou 2, ca- ractérisé en ce que le tronçon de petit diamètre (2) est coudé approximativement à angle droit ou à angle obtus. 4. Récipient selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'un désoxydant (12) est inséré à l'avance. 5. Récipient selon la revendication 4, caracté- risé en ce que le désoxydant (12) est un fil, en enroule- ment ou une feuille d'aluminium. 6. Récipient selon l'une quelconque des reven- dications précédentes, caractérisé en ce qu'il est formé de quartz. 7. Echantillonneur pour métal fondu comprenant un récipient selon l'une quelconque des revendications pré- cédentes, caractérisé en ce qu'un tube protecteur (6,7) logeant le récipient (1,2) présente une ouverture à son extrémité qui correspond à l'extrémité libre (3) du ré- cipient, et en ce qu'un moyen de liaison (31) fixé au ré- cipient relie l'ensemble formé par ce dernier et le tube protecteur (7) à une tige support (5) destinée à l'échan- tillonneur. 8o Echantillonneur selon la revendication 7, ca- ractérisé en ce que le tube protecteur comprendin pre- mier tube (6) protégeant le tronçon cylindrique de petit diamètre (2) du récipient d'échantillonnage à dépression et un deuxième tube (7) protégeant le tronçon cylindri- que de grand diamètre (1) du récipient d'échantillonnage à dépression, le premier tube (6) étant adapté télescopique- ment au deuxième (7). 9. Echantillonneur selon la revendication 7 ou O10 8, caractérisé en ce que le tube protecteur (6,7) est for- mé de papier enroulés