La présente invention s'applique de façon générale aux systèmes de commutation numérique à commande répartie desservant une pluralité de terminaux de télécommunications et, plus particulièrement, aux moyens utilisés dans ces systèmes pour assurer la diffusion d'informations émises par un terminal, ou une autre source de signaux, à un groupe donné de terminaux destinataires. L'invention concerne notamment la réalisation de cette fonction de diffusion dans les systèmes téléphoniques. Dans un système de télécommunications conforme à la présente invention, des informations reçues par une interface quelconque d'un réseau de connexion numérique en provenance de tout terminal ayant accès à cette interface peuvent être distribuées sélectivement à un nombre quelconque d'autres terminaux reliés à l'une ou à toutes les interfaces du réseau.Le système est à la disposition permanente de tous les terminaux, indépendamment de son utilisation éventuelle simultanée par un nombre quelconque d'autres terminaux sur l'une. ou toutes les interfaces du réseau de connexion numérique. I1 comporte des moyens indépendants répartis sur toutes les interfaces du réseau où ils peuvent être utilisés concurremment par un nombre quelconque de combinaisons de terminaux et de trajets unidirectionnels par lesquels des terminaux respectifs peuvent communiquer dans les deux sens avec leurs interfaces respectives du réseau de connexion. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, faite à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent - la figure 1, un schéma de principe d'un système de diffusion d'informations - la figure 2, un schéma simplifié des échanges de signaux possibles sur une interface ou extrémité d'un réseau de connexion numérique - la figure 3, le principe de la commutation temporelle entre les différentes voies entrantes et sortantes à une interface ou extrémité du réseau - la figure 4, un schéma fonctiqnnel simplifié du matériel assurant la fonction de diffusion à une seule extrémité du réseau ; - la figure 5, un schéma de principe d'un système de diffusion à quatre terminaux ayant accès à la même extrémité du réseau ;; - la figure 6, un schéma théorique analogue à celui de la figure 5 pour un système de diffusion concernant deux terminaux répartis sur quatre extrémités différentes du réseau de connexion ; - la figure 7, un autre schéma théorique relatif à l'utilisation multiple de matériels de diffusion associés à plusieurs extrémités de réseau, également valable pour la représentation du système de la figure 6 - la figure 8, l'utilisation commune du matériel de diffusion d'une seule extrémité pour deux fonctions de diffusion distinctes ;; - la figure 9, un schéma fonctionnel d'une fraction d'une interface terminale d'un système de commutation numérique constituée par quatre commutateurs d'interface, ou ports, qui peuvent exécuter les opérations de diffusion - la figure 10, un schéma fonctionnel d'un port d'interface terminale et, plus particulièrement, des éléments de ce port qui concernent l'exécution des opérations de diffusion. Dans un système de commutation numérique conforme à l'invention des joncteurs de lignes d'abonnés ou d'autres circuits téléphoniques sont munis entre autres d'un codeur-décodeur de signaux MIC (modulation par impulsions et codage) qui constituent la représentation numérique des conversations téléphoniques. Ces joncteurs numériques sont par exemple du type décrit dans le brevet des E.U.A. nO 4 161 633.Les signaux MIC sont multiplexés dans le temps par groupes de 32 sur des lignes de transmission numérique unidirectionnelle, une seule ligne MIC étant utilisée pour la transmission en série des éléments binaires d'un groupe de signaux. 32 intervalles de temps (IT) constituent la trame de multiplexage qui est en général répétée 8000 fois par seconde de sorte que si, par exemple, chaque échantillon de signal numérique est exprimé par 16 éléments binaires (eb) le débit binaire de transmission sur une ligne MIC est de 4096 keb.s 1. Les échantillons numériques de parole issus d'un terminal sont aiguillés par le système vers le terminal destinataire au moyen de plusieurs lignes multiplex interconnectant différents circuits d'interface et différents commutateurs élémentaires du réseau de connexion numérique et d'une voie temporelle déterminée sur chacune de ces lignes. De tels commutateurs élémentaires effectuent donc des changements d'IT qui peuvent être définis comme la transposition de données numériques d'une voie à une autre.Un réseau de connexion numérique constitué d'une pluralité de commutateurs du même type est décrit dans la demande de brevet français nO 79 05851 déposée le 7 Mars 1979, par la Société Demanderesse pour : "Réseau de connexion numérique à extension modulaire", et le commutateur lui-même est décrit plus particulièrement dans la demande de brevet français n0 79 05850 déposée le 7 Mars 1979, par la Société Demanderesse, pour : "Elément de commutation numérique à ports d'accès multiples". Les structures déerites dans ces demandes de brevets sont à la base de la présente invention. Dans un système de télécommunications conforme à cette invention, une unité de sélection terminale peut raccorder, par exemple, 1920 terminaux à faible trafic (lignes d'abonnés) ou 480 terminaux à fort trafic (circuits) au réseau de connexion numérique par l'intermédiaire de commutateurs d'interface compris dans l'unité de sélection, de la même façon que dans le système décrit par la première des demandes de brevets précitées. I1 est fondé sur le principe d'une complète répartition des organes de commande dans les unités de sélection terminales. Dans ce but, chaque unité de sélection terminale est divisée en une pluralité de groupes de terminaux associés chacun à un élément d'interface et de commande.Un tel élément est affecté par exemple à 60 lignes d'abonnés et se compose d'une unité de raccordement du groupe de lignes respectif, qu'on appellera plus simplement interface terminale, et d'un processeur exécutant certaines fonctions de traitement des appels, notamment la sélection des chemins de conversation dans le réseau de connexion et la commande de diverses fonctions téléphoniques dans les terminaux du groupe.Chaque interface terminale est reliée au réseau de connexion par au moins deux lignes de transmission'bidirectionnelle et deux commutateurs d'interface, de manière à permettre la transmission de données de commande au réseau de connexion, l'échange d'informations avec d'autres interfaces terminales de la même unité ou d'une unité différente et les communications téléphoniques entre deux terminaux quelconques desservis par cette interface, ou entre un quelconque de ces terminaux et n'importe quel terminal associé à une autre interface terminale d'une unité de sélection quelconque. La diffusion est définie comme un procédé de transmission d'un signal particulier (tonalité, annonce, identification d'abonné appelant, etc.) à un abonné sélectionné, à un groupe quelconque d'abonnés ou même à l'ensemble des abonnés du système. La figure 1 illustre le principe d'un système de diffusion dans un réseau numérique de télécommunications. Le système de diffusion représenté implique N terminaux dont l'un est la source d'information, le terminal 1 dans l'exemple de la figure 1, et -les autres terminaux, 2 à N, sont récepteurs de l'information diffusée par le premier. Des échantillons numériques d'information sont transmis périodiquement du terminal 1 vers le système et ce dernier leur applique un coefficient numérique qui les ramène à une échelle appropriée (ou coefficient de pondération) puis les transmet aux terminaux 2 à N.Le matériel de traitement de l'information diffusée est représenté dans le cercle 12 par la référence p. La périodicité de la transmission d'informations numériques au système de diffusion est, par exemple, égale à celle des échantillons de parole. Un nouvel échantillon ou une nouvelle valeur du signal numérique d'information atteint le système de diffusion 10 une fois par trame, via le chemin temporel unidirectionnel reliant le terminal 1 au système. Au-dessus de cette ligne-, une flèche surmontée de la référence 1RFJ1 indique dans la figure 1 le transfert de l'élément d'information numérique R dans la trame F par le terminal 1. Dans un processus de diffusion donné, cette notation conduit à représenter le premier élément d'information transmis par Troll, le second par 7 et ainsi de suite, étant donné qu'il s'agit d'une diffusion à partir du terminal 1.A la sortie du système, la figure 1 indique l'information transmise vers les terminaux 2 à N dans une voie de la trame F, sur des lignes unidirectionnelles aboutissant à ces terminaux, par CT ]i avec 2jN. D'une manière générale [T zj = kj [RF~D expression dans laquelle k. est le coefficient de pondération appliqué à l'élément J d'information numérique R fourni au terminal j, et Dj est le temps de transfert de cette information en utilisant la durée d'une trame comme unité de temps. En particulier, la première unité d'information appliquée au terminal j est Tj qui est égale à k. tRoll. L'interface entre un réseau numérique et un certain nombre de terminaux de transmission d'informations peut être définie comme une unité terminale d'échange ou extrémité englobant un groupe de commutateurs de premier étage du réseau de connexion numérique. Ce dernier peut d'ailleurs ne comporter qu'un seul étage de commutateurs mais, dans tous les cas, le groupe terminal ou extrémité particulière du réseau de connexion est définie ici comme contenant les moyens de changement de voies temporelles auxquelles n'ont accès que certains terminaux et qui font toujours partie du premier étage de commutation. Toutes les liaisons individuelles internes ou mailles d'un réseau de connexion numérique sont des lignes multiplex unidirectionnelles. Tous les chemins unidirectionnels établis dans le réseau par des voies temporelles de différentes mailles partent d'une extrémité du réseau et se terminent aussi sur une extrémité. Deux chemins unidirectionnels sont complémentaires quand ils sont associés à la même extrémité et sont de sens opposé, c'est-à-dire quand ils forment une liaison bidirectionnelle avec cette extrémité. Si la seule façon possible d'interconnecter deux terminaux nécessite la traversée de différents étages de commutation du réseau, les deux terminaux sont alors connectés à des extrémités différentes du réseau. La structure topologique la plus simple est celle d'un réseau numérique à une seule extrémité. Les éléments numériques d'information entrent dans le réseau en des points de réception et en ressortent par des points d'émission à des intervalles périodiques déterminés par la fréquence de multiplexage des informations. En se reportant à la figure 2, on voit que les entrées et les sorties de signaux à une extrémité 20 du réseau sont considérées comme des voies temporelles et correspondent à.des intervalles de temps (IT) entre lesquels des données peuvent être échangées par les moyens de commutation numérique appartenant à cette extrémité. Chaque terminal est connecté par une voie temporelle entrante et une voie temporelle sortante portant respectivement les références RCUE et XMIT sur la figure 2 et qu'on appellera également voie de réception et voie d'émission de l'extrémité 20.Les chemins unidirectionnels transmettant des signaux au réseau à partir de cette extrémité sont également représentés par des voies d'émission (XMIT) et les chemins unidirectionnels du réseau qui aboutissent à cette extrémité sont considérés comme des voies -de réception (RCVE). Plus précisément, la figure 2 représente le terminal 1 connecté à l'extrémité 20 du réseau par les voies XMIT1 et RCVE1, et le terminal N connecté à la même extrémité par les voies XMITN et RCVEN. Tous les chemins unidirectionnels partant de l'extrémité 20 sont représentés par les voies d'émission XMITN+1 à XMITp et tous les chemins unidirectionnels qui y aboutissent sont représentés par des voies de réception RCVEN+1 à RCVE. En général les valeurs maximales de P et de Q sont égales et, pour des valeurs intermédiaires, les chemins unidirectionnels de sens opposé sont de préférence en nombre égal et constituent des paires complémentaires de voies (N+1), (N+2), etc. La figure 3 indique qu'une extrémité 20 de réseau de connexion numérique peut être représentée par un ensemble de voies réunies en une seule trame avec un bloc fonctionnel symbolisant le matériel associé individuellement et collectivement à ces voies. La figure 4 illustre le principe d'interconnexion des voies par un équipement de diffusion affecté à une extrémité d'un réseau numérique. Une unité numérique d'information acceptée par une voie entrante déterminée RCVE pendant la trame F est indiquée par CXz Pendant la même trame l'élément d'information est mis à l'échelle appropriée, ou pondéré, et fourni à un ensemble de voies sortantes XMIT1 à XMITN. Le coefficient de pondération déterminant la correction de l'élément Cx pour la voie XMIT. est noté k. et il peut modifier le F i i signe et l'amplitude de l'échantillon quantifié représenté par la valeur numérique de EXz . L'élément numérique résultant est noté ksi X 2. La formation d'un système de diffusion nécessite au moins un équipement particulier , ainsi que l'indique la figure 4. La figure 5 donne un exemple simple d'une difffusion exécutée par l'équipement p d'une seule extrémité de réseau numérique. Par l'intermédiaire de la voie entrante RCVE, qui lui est affectée à l'extrémité du réseau, le terminal T1 envoie des informations qui sont répétées ou réfléchies par le réseau sur les terminaux destinataires T2, T3 et T4, via leurs voies sortantes respectives XMIT2 à XMIT4. Cet aiguillage des informations est effectué par l'équipement de diffusion p affecté à l'extrémité du réseau commune aux quatre terminaux intéressés.Dans l'exemple de la figure 5, l'information reçue de T1 est fournie à T2, T3 et T4 pendant la même trame ou pendant la trame suivante, mais toujours avec un retard inférieur à la période de trame, c'est-à-dire un délai O avec la notation expliquée au début de cette description. Le délai de transmission réel maximal est évidemment égal à l'intervalle de temps.qui sépare la voie RCVE de la voie sortante la plus éloignée et il s'exprime toujours en un nombre d'IT inférieur au nombre d'IT par trame. En outre, on a supposé une pondération unitaire pour tous les transferts d'information, d'où la simple valeur LXFJ indiquée dans toutes les voies. Si la voie de réception RCVE1 était une voie entrante associée à la terminaison d'un chemin unidirectionnel sur cette extrémité, au lieu d'être une voie associée à un terminal tel que T1 selon la représentation de la figure 5, on aurait alors un système de diffusion sur au moins deux extrémités du réseau. C'est ainsi qu'on a représenté figure 6 un exemple de diffusion à extrémités multiples, afin de décrire comment les équipements de diffusion respectifs coopèrent pour établir l'ensemble des connexions nécessaires. La figure 7 est un autre schéma théorique utilisable pour décrire le même système. Le terminal T1 constitue la source d'information et il transmet dans sa voie entrante RCVE1 les échantillons numériques successifs qui représentent cette information. Dans l'exemple des figures 6 et 7, le système de diffusion retransmet ces valeurs numériques à neuf autres terminaux T2 à T10 connectés sur quatre extrémités différentes d'un réseau de connexion numérique, les terminaux T2 et T3 sur la même extrémité A que le terminal d'émission, les terminaux T4 et T5 sur l'extrémité B, T6 et T7 sur l'extrémité C et enfin T8, Tg et T10 sur l'extrémité D.Pour transmettre l'information, par exemple au terminal T10, l'équipement de diffusionS de l'extrémité A (matériel ssA) transpose chaque échantillon de la voie entrante RCVE1, dans la voie sortante XMIT4 qui est associée à un segment initial OSP1 d'un chemin de connexion unidirectionnel du réseau aboutissant à un segment terminal TSP1 associé à la voie entrante RCVE6 de l'extrémité B. L'équipement de diffusion $8 de cette-extrémité B transfère rez les motus numériques de RCVE6 à la voie sortante XMIT9 qui correspond à un segment initial OSP3 du chemin de connexion unidirectionnel établi entre les extrémités B et D du réseau numérique, le segment terminal de ce chemin étant associé à la voie entrante RCVE15 de l'extrémité Do Dans cette dernière, l'équipement de diffusionpBD transfère les mots numériques de RCVE15 à XMIT17 qui est la voie sortante de l'extrémité D du réseau numérique vers le terminal T10 Etant donné que le transfert de l'information du terminal T1 à tous les autres terminaux fait appel à plusieurs équipements de diffusion et à plusieurs chemin de connexion temporelle unidirectionnelle sur les mailles du réseau de connexion numérique, le nombre de voies par trame de multiplexage est en général insuffisant pour que ce transfert puisse s'effectuer en un temps inférieur à une période de trame. Dans le cas représenté, l'information XT transmise au terminal T10 est notée EXF D1 7 où D indique le délai de transmission de [XF] en nombre entier de trames. On va maintenant décrire comment l'équipement de diffusion d'une seule extrémité de réseau peut être partagé par plusieurs systèmes de diffusion établis simultanément à cette extrémité. On se reporte pour cela à la figure 8 dans laquelle une première diffusion est réalisée à partir d'une voie d'origine RCVE1 vers des voies destinataires XMIT3 à XMIT j et une deuxième diffusion concerne une source associée à la voie entrante RCVE2 et des voies destinataires associées aux voies sortantes respectives XMITj+l à XMITN. Le nombre d'opérations de diffusion simultanées et indépendantes que traite un équipement de diffusion d'une extrémité de réseau est déterminé par le nombre d'ensembles disjoints de voies d'émission que constitue l'équipement, en considérant que deux voies d'émission quelconques appartiennent au même ensemble si elles sont destinataires d'une information provenant d'une même source. On va maintenant décrire les moyens matériels de mise en oeuvre du système de diffusion conforme à l'invention, en se reportant d'abord à la figure 9 qui représente des circuits d'interface placés entre les terminaux et le réseau de connexion numérique d'un autocommutateur temporel et adaptés à l'exécution du service de diffusion défini précédemment. L'interface terminale de la figure 9 comprend une pluralité de terminaisons de lignes multiplex bidirectionnelles, appelés ports, qui sont des circuits de commutation temporelle de type modulaire dont la description détaillée a été faite dans les demandes de brevets français précitées et dont une partie des fonctions sera de nouveau décrite ici en se reportant à la figure 10 dans la mesure où ces fonctions sont utiles à l'objet de la présente invention. Parmi la pluralité de ports d'une interface terminale, la figure 9 en représente quatre, les ports 102, 104, 106 et 108, et montre qu'ils sont tous reliés ensemble et à une mémoire tampon à accès sélectif 110 par une ligne omnibus 112 multiplexée par répartition dans le temps et constituée d'un ensemble de circuits bidirectionnels permettant les échanges en parallèle de signaux de données, d'adressage de commande et de synchronisation, à savoir les circuits omnibus respectifs 120, 122, 118, 124.Chaque port comprend des circuits de commande et assure des fonctions d'interface entre une ligne multiplex bidirectionnelle 114 véhiculant le nombre de voies entrantes et sortantes déterminé par la trame de multiplexage temporel à l'extérieur de l'interface, et la ligne omnibus 112 également multiplexée dans le temps, par exemple au même rythme mais en offrant un débit multiple dû à la conversion série-parallèle des éléments binaires d'information. Une autre ligne bidirectionnelle relie la mémoire 110 a un processeur 116, ce qui permet à ce dernier de transmettre des ordres à tous les ports, via la mémoire tampon 110 puis la ligne omnibus 112. Les réponses à ces ordres sont émises sur la ligne 112 par des ports concernés et elles s'inscrivent dans la mémoire 110 où elles sont ensuite lues par le processeur 116.On distingue trois grands types d'ordres 1) Port à Port : il s'interprète comme une demande de transfert d'information d'une voie entrante dans un port à une voie sortante d'un autre port ou, quelquefois, du même port, l'information entrant et sortant alors de l'interface par la même ligne bidirectionnelle 2) Port à Mémoire tampon (Mise en mémoire) : c'est une commande de transfert du contenu d'une voie d'une ligne de transmission multiplexée dans un emplacement de mémoire d'adresse déterminée 3) Mémoire tampon à Port (Diffusion) : il s'agit d'un ordre de transfert du contenu d'un emplacement de la mémoire tampon dont l'adresse est spécifiée, dans des voies également définies de lignes multiplex spécifiées. On se reporte maintenant à la figure 10 qui, comme précédemment -indiqué, représente certains détails du type de port utilisé. Les signaux multiplex entrants sur une ligne 140, autrement dit le côté arrivée de la ligne bidirectionnelle 114 connectée à ce port, sont couplés à une partie réceptrice 142 du port 102. Ce dernier est complété par une partie émettrice 144 qui est reliée au récepteur 142 par la ligne omnibus 112. Le récepteur 142 assure l'interface de la ligne multiplex entrante 140 et de la ligne multiplex omnibus 112 au moyen de son propre circuit de commande. De manière analogue, l'émetteur 144 remplit les fonctions d'interface entre la ligne omnibus 112 et la ligne de transmission multiplex sortante 146 qui est encore l'une des liaisons complémentaires d'une des lignes multiplex bidirectionnelles portant la référence 114 dans la figure 9. Les circuits émetteurs 144 comportent aussi leurs propres organes de commande. On a vu que la ligne omnibus 112 comporte quatre groupes de circuits de transmission : les lignes de données 120, sur lesquelles les informations sont échangées entre les ports et la mémoire tampon 110 (figure 9) dans les deux sens, ou entre une partie réceptrice d'un port et sa partie émettrice ou la partie émettrice d'un autre port ; les lignes d'adressage 122 sur lesquelles on sélectionne des adresses d'emplacements de mémoire ; des numéros de ports destinataires ou des numéros de voies particulières dans des ports destinataires ; les lignes de commande 118 qui servent à la transmission des ordres par le processeur et les lignes de synchronisation 124 qui portent les signaux d'horloge nécessaires pour assurer la coordination temporelle des interactions des ports et du processeur avec la ligne omnibus. Le récepteur 142 de chaque port comprend un circuit de synchronisation 148 couplé à la ligne multiplex 140. I1 détecte le rythme et la phase des signaux entrants et produit un couple de signaux de sortie synchronisés avec les voies entrantes. L'un de ces signaux, transmis sur la ligne 150, est constitué par la suite des mots entrants et l'autre signal, transmis sur la ligne 152, indique le numéro de la voie (O à 31 en MIC) qui correspond au mot actuellement transmis sur la ligne 150. Une mémoire d'adresses 154 à accès sélectif et à lectureécriture (mémoire vive) est également prévue dans le récepteur 142 pour enregistrer les adresses de destination des mots numériques reçus dans chacune des voies entrantes. Une telle adresse peut être celle d'un emplacement particulier de la mémoire tampon 110 ou celle d'un port et d'une voie particulière de ee port, selon la destination du mot entrant correspondant. Une mémoire d'états du récepteur, qui est également une mémoire vive à accès sélectif 156, sert à l'enregistrement des données représentatives de l'état actuel de chaque voie de la trame multiplex entrante. Cet état actuel peut avoir été établi par ordre du processeur 116 ou par certaines données contenues dans de précédents mots de la voie.Le rôle essentiel de la mémoire d'états 156 est d'indiquer à un processeur de voies 158 du récepteur quelles sont les opérations qu'il doit exécuter sur la ligne omnibus 112. Le processeur de voies entrantes 158 peut aussi modifier le contenu des mémoires d'adresses et d'états, 154 et 156 respectivement, pour effectuer les mises à jour nécessaires des adresses de destination et des états des voies. Son fonctionnement dépend du contenu de la mémoire d'états 156, du mot reçu et de la base de temps distribuée à tous les circuits du port par une horloge locale synchronisée par les lignes 124. Les transferts de données de port à port ou d'un port à la mémoire sont placés sous le contrôle de ce processeur 158, tandis que le fonctionnement d'ensemble du récepteur 142 est dirigé par un processeur principal 160. Les ordres destinés au processeur principal d'un récepteur de port sont inscrits dans la mémoire tampon 110 (figure 9). Le processeur principal 160 extrait ces ordres de la mémoire 110 en transmettant l'adresse correspondante sur la ligne 122 tout en effectuant la signalisation appropriée sur la ligne de commande 118, l'ordre recherché pouvant alors être prélevé sur la ligne de données 120. Le processeur principal exécute l'ordre reçu en temps voulu et envoie une réponse à la mémoire tampon 110, via la ligne omnibus 112. Les opérations que le processeur 160 doit exécuter sont des opérations d'écriture dans la mémoire d'adresses 154 et dans la mémoire d'états 156. A titre d'exemple, une opération de transfert d'information du port à la mémoire tampon à partir d'une voie entrante particulière s'exécute en écrivant l'adresse de destination interne à la mémoire 110 dans la mémoire d'adresses 154, ainsi que l'état correspondant à ce transfert dans la mémoire d'états 156, l'adresse utilisée pour ces deux enregistrements étant évidemment celle de la voie entrante qui fournit l'information. La partie émettrice des ports ou, plus simplement, l'émetteur 144 de chaque port, reçoit des données transmises sur la ligne omnibus 112 par le récepteur 142 du même port ou de tout autre port ayant accès à la même ligne omnibus. L'information provenant d'une voie entrante dans un récepteur 142 est inscrite dans un emplacement spécifié d'une mémoire vive à accès sélectif 162, dite mémoire de données, de l'émetteur 144 du port destinataire. Ceci correspond à une opération de transfert de port à port et l'emplacement de réception dans la mémoire 162 a une adresse qui correspond au numéro de la voie sortante dans laquelle l'information doit être transférée, ou-commutée. La mémoire 162 remplit ainsi la fonction d'une mémoire tampon de données ou de parole permettant leur transposition d'une voie entrante à Une voie sortante différente selon le principe de la commutation temporelle. Pour toutes les opérations de diffusion qui concernent une ou plusieurs voies sortantes particulières de l'émetteur 144, la mémoire de données 162 contient une adresse de la mémoire tampon llO(figure 9) pour chaque voie. La mémoire vive à accès sélectif 164 contient des données représentatives de l'état actuel de toutes les voies. Un emplacement de mémoire particulier de cette mémoire d'états 164 et l'emplacement d'adresse identique dans la mémoire de données 162 commandent le transfert d'une information dans une voie sortante de numéro correspondant sur la ligne multiplex sortante du port.Toutes les interactions de l'émetteur 144 avec la ligne omnibus 112 sont commandées par le processeur de voies~166 qui participe également au transfert des signaux sur le multiplex sortant et au fonctionnement des mémoires de données 162 et d'états 164. Ce processeur 166 reçoit des signaux de commande provenant des circuits 118 de la ligne omnibus 112, auxquels il est connecté par une ligne 168. Les états de voies, enregistrés dans la mémoire d'états 164, sont également transmis au processeur 166 qui effectue les opérations de multiplexage et de commande des mémoires vives nécessaires à l'insertion des signaux multiplexés dans les voies sortantes appropriées, en fonction à la fois des signaux d'états et de commande qu'il reçoit. Le processeur principal 170 commande l'ensemble du fonction nement de l'émetteur 144. De manière analogue à ce qui a été décrit pour un récepteur 142, le processeur principal 170 du récepteur 144 d'un port recherche dans la mémoire 110 les ordres qui lui sont adressés par le processeur de commande 116. Le processeur 170 exécute ensuite ces ordres qui se traduisent par des opérations d'écriture dans les mémoires de données 162 et d'états 164, puis il fournit des réponses appropriées qu'il transfère dans la mémoire tampon commune 110. De tels processus permettent d'établir les connexions partielles requises à une extrémité du réseau par un système de diffusion conforme à l'invention.Ces coonnexions correspondent à un transfert de données entre un emplacement déterminé de la mémoire 110 et une ou plusieurs voies sortantes sélectionnées dans un ou plusieurs ports de la même interface terminale, c'est-à-dire entre une voie entrante de cette interface et lesdites voies sortantes, via la mémoire commune 110. Comme on l'a vu précédemment en se reportant aux schémas théoriques des figures 6 et 7, des chemins unidirectionnels reliant plusieurs interfaces sont en général requis pour transférer les données du terminal source à tous les terminaux destinataires. Les données reçues dans une voie entrante d'un port déterminé peuvent ainsi avoir déjà été commutées selon le même principe dans des interfaces précédentes. Les circuits de commutation qui viennent d'être décrits peuvent également établir des connexions bidirectionnelles de conférence entre N terminaux d'abonnés. A ce sujet, on se reportera notamment à la demande de brevet français déposée le 20 Mars 1981 par la Société demanderesse, pour : "Système de commutation numérique de télécommunications, équipé de moyens de connexion en conférence d'un ou plusieurs groupes de terminaux". Un quatrième type d'ordre est utilisé dans ce cas par le processeur 116 d'une interface unique qui contrôle l'appel en conférence, indépendamment du nombre total d'interfaces nécessaires pour établir N-1 liaisons bidirectionnelles entre chacun des N abonnés et les (N-1) entre abonnés.Cet ordre détermine le transfert à des voies sortantes déterminées de la somme des échantillons numériques provenant d'un ensemble de voies entrantes impliquées dans le système de conférence, cette somme étant effectuée par un additionneur 174 (figure 10) qui reçoit l'ensemble des termes nécessaires à partir d'un ensemble d'emplacements de la mémoire tampon 110, via des registres 172. Ces registres. 172 et le circuit additionneur 174 servent aussi au transfert de données dans un système de diffusion conforme à la présente invention, l'additionneur 174 ne jouant alors aucun rôle puisqu'il ne réçoit qu'un échantillon par trame. L'adresse F d'un emplacement de de la mémoire 110, dont le contenu W doit être multiplexé avec d'autres signaux sur la ligne sortante 146 par transfert dans une voie définie C, est donnée dans la mémoire 162 à l'adresse C correspondant au numéro de la voie sortante. La lecture du contenu de la mémoire 162 dans l'emplacement d'adresse C sert donc de moyen d'adressage de la mémoire 110 pour y lire le mot W à transmettre. Il est d'abord enregistré dans l'un des registres 172 et, au début de l'intervalle de temps de la voie C, il est couplé au multiplexeur temporel 176, via l'additionneur 174 qui n'y apporte aucune modification, puis au registre de sortie 178 d'où il est injecté dans la voie C de la trame de multiplexage de la ligne sortante 146. En résumé, dans un port d'interface terminale utilisé par un système de diffusion, le signal multiplexé à diffuser est extraRX Mew 7 e - la ligne entrante 140 du récepteur de port 142 au moyen du circuit de synchronisation 148 déjà décrit, l'état de la voie est placé dans le mode port-mémoire tampon, de façon que tous les mots de la même voie reçus séquentiellement au cours des trames successives soient toujours enregistrés dans le même emplacement N de la mémoire 110. Aussitôt après, dans tous les émetteurs 144 des ports concernés par le système de diffusion, toutes les voies sortantes dans lesquelles le signal à diffuser doit être inséré sont placées dans l'état "Diffusion", si bien que lesdits émetteurs lisent à chaque trame le mot d'adresse N dans la mémoire 110 et le transmettent aux voies sortantes appropriées. De cette façon, un signal multiplexé par répartition dans- le temps reçu par un port dans une voie entrante quelconque peut être diffusé dans autant de voies sortantes que peut en comporter une interface terminale. Le même processus répété en cascade, comme précédemment décrit de manière théorique, permet la diffusion d'informations vers un nombre quelconque de terminaux. I1 est bien évident que la description qui précède n'a été faite qu'à titre d'exemple non limitatif et que d'autres variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'inventioC4 REVENDICATIONS 1. Système de commutation numérique de télécommunications comprenant des moyens de diffusion d'informations constituées par des trames de données numériques dans une pluralité de voies, caractérisé par le fait qu'il comprend plusieurs circuits de terminaison appelés ports dans lesquels on trouve des moyens de réception de trames de données numériques provenant d'une pluralité de sources, une ligne omnibus multiplexée par répartition dans le temps et couplée à tous les ports pour permettre les échanges de données numériques entre ces derniers sur la base du partage séquentiel de la ligne omnibus, des circuits de mémoire également couplés à la ligne omnibus pour enregistrer des trames de données numériques sélectionnées que l'un ou plusieurs desdits ports transfèrent à 'ladite ligne omnibus, des moyens de commande desdits ports qui peuvent amener tous les ports destinataires des informations diffusées dans un état défini pour lequel ils exécutent des opérations d'accès sélectif auxdits circuits de mémoire, par l'intermédiaire de la ligne omnibus, afin d'en extraire les données numériques représentatives desdites informations, et des moyens d'émission des données numériques ainsi prélevées, dans un signal de sortie de chacun desdits ports destinataires. 2. Système de commutation numérique conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdits circuits de mémoire sont des parties appropriées d'une mémoire vive à accès sélectif. 3. Système de commutation numérique conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdits moyens de commande des ports comprennent un processeur qui applique des données de commande sur-ladite ligne omnibus et effectue des opérations de lecture dans ladite mémoire. 4. Système de commutation numérique conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque port comprend un circuit de réception constituant une interface entre les trames de données entrantes et la ligne omnibus et un circuit d'émission constituant une interface entre cette ligne omnibus et le signal de sortie dudit port, ce dernier signal étant également formé de trames de données numériques dans une pluralité de voies sortantes. 5. Système de commutation numérique conforme à la revendication 4, caractérisé par le fait que le circuit d'émission de chaque port comporte des moyens de transférer dans l'une de ses voies sortantes des données provenant d'une voie entrante d'un circuit de réception d'un port, cette opération étant définie comme un transfert de données de port à port et s'effectuant par l'intermédiaire de la ligne omnibus et d'une mémoire vive à accès sélectif comprise dans ledit circuit d'émission pour enregistrer temporairement lesdites données extraites de la ligne omnibus à un emplacement de mémoire dont l'adresse correspond à celle de la voie sortante désignée. 6. Système de commutation numérique conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites données numériques fournissent les valeurs d'échantillons de signaux de parole conformément à la technique de modulation par impulsions et codage (MIC), une pluralité de signaux MIC étant associée à ladite pluralité de voies au-moyen deux multiplexage par répartition dans le temps. 7. Système de commutation numérique conforme à la revendication 3, caractérisé par le fait que le processeur de commande des ports comprend des moyens de transférer dans un emplacement de mémoire déterminé de ladite mémoire, des données numériques issues d'une voie donnée de l'une desdites sources. 8. Système de commutation numérique conforme à la revendication 3, caractérisé par le fait que le processeur de commande peut exécuter une instruction de recherche de données concernant une opération de diffusion. 9. Système de commutation numérique conforme à la revendication 39 caractérisé par le fait que le processeur de commande peut exécuter une instruction de recherche de données à commuter dans un système de conférence.