La présente invention se rapporte à un procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid ayant une excellente aptitude de mise en forme à la presse, qui peut être durcie pendant la cuisson d'une peinture qui lui est appliquée, lui donnant un niveau élevé de résistance. La bande d'acier laminé à froid produite selon l'invention est particulièrement adaptée à la fabrication de panneaux externeset internesde carrosserie d'automobile, et elle peut contribuer à réduire le poids des automobiles en améliorant l'économie de carburant au kilomètre. Avec la tendance récente pour réduire le poids des automobiles afin d'améliorer l'économie de carburant au kilomètre, l'industrie automobile demande la fabrication de panneaux externes et internes en une bande d'acier aussi mince que possible. Si le panneau externe est fait en une bande d'acier mince, il est nécessaire de lui donner une meilleure résistance aux bosselures c'est-à-dire résistance à la déformation permanente provoquée quand le panneau externe est pressé au moyen d'un doigt ou frappé par un caillou, rebondissant. Plus la limite de fluage de la bande est élevée, plus sa résistance aux bosselures est importante. Comme on le sait bien, comme ce type de bande d'acier est soumise à un degré élevé de mise en forme à la presse, la bande doit avoir une aptitude suffisante de mise en forme à la presse pour empêcher le développement de plissements et craquements pendant la mise en forme à la presse. La bande d'acier doit avoir une excellente aptitude de fixation ou conservation de forme, c'est-à- dire qu'une ébauche de la bande doit bien s'adapter aux matrices de la presse, sans faire ressort après avoir été retirée des matrices. L'aptitude à la mise en forme à la presse et à la fixation ou conservation de la forme sont évaluées en termesd'une valeur r élevée (valeur de Lankford) et d'une faible limite de fluage. Par conséquent, une bande d'acier laminé à froid à utiliser dans ce but doit avoir une valeur de r élevée et une faible limite de fluage avant mise en forme à la presse et doit avoir une forte limite de fluage après mise en forme à la presse et cuisson de la peinture. Il est possible d'augmenter à un certain point la limite de fluage en appliquant une mise en forme à la presse à une bande d'acier du fait de l'introduction de tensions. Cependant, les tensions ainsi introduites ne sont pas uniformément distribuées dans tout le produit. Par conséquent, il est impossible d'obtenir une augmentation uniforme et suffisante de la limite de fluage dans tout le produit, uniquement par mise en forme à la presse. Les panneaux d'automobile dans la plupart des cas sont enduits d'une peinture et cuits après mise en forme à la presse. Cette cuisson signifie un chauffage de la bande à environ 140-2001C pendant environ 10 à 30 minutes après mise en forme à la presse. Afin d'obtenir une bande d'acier ayant une meilleure résistance aux bosselures, il est par conséquent souhaitable que la limite de fluage augmente au cours du traitement thermique ci-dessus. En général, les bandes d'acier calmé à l'aluminium produites selon les procédés traditionnels comprenant un recuit en pot ont une valeur de r élevée et une faible limite de fluage, avec une aptitude à la mise en forme à la presse et à la conservation de la forme satisfaisante. Cependant, ellesne présentent aucune possibilité de durcissement à la cuisson et par conséquent ne contribuent pas à une tentative pour réduire le poids d'une automobile. Par ailleurs, des bandes d'acier non calmé et des bandes d'acier ayant été soumises à un recuit continu peuvent présenter une aptitude au durcissement à la cuisson donnant une résistance satisfaisante aux bosselures dans un produit final. Cependant, comme ces bandes d'acier ont en général une faible valeur de r et subissent un vieillissement à la température ambiante, l'aptitude à la mise en forme à la presse n'est pas satisfaisante, avec pour résultat le développement de craquements et plissements ou rugositésde surface 2461û'. 1 sillonnéeou ridée pendant la mise en forme à la presse. Par conséquent, ce type de bande d'acier n'est pas adapté à la fabrication de panneaux externes d'automobile. Le phénomène d'aptitude au durcissement à la cuisson peut être expliqué par le durcissement de l'acier au vieillissement du fait de la précipitation du carbone dissous en ferrite. Le vieillissement de l'acier dû à la précipitation du carbone a été étudié par un grand nombre de cherchempendant longtemps. On peut par exemple se référer à une série d'articles dans "IRON & STEEL", de Mai 1963, pages 186-192, Juin 1963 pages 326-334, Juillet 1963 pages 368-374, Août 1963 pages 400-405 et Septembre 1963 pages 450-457. Il peut être possible d'utiliser le vieillissement par tensions afin d'améliorer la résistance de l'acier. Cependant, dans le cas d'une bande d'acier laminé à froid pour l'automobile, le vieillissement à la température ambiante doit être évité, car cette bande doit avoir une aptitude à la mise en forme à la presse satisfaisante, c'est-à-dire une faible résistance à la température ambiante. Le vieillissement ayant pour résultat une augmentation de la résistance doit n'avoir lieu qu'au cours de la cuisson comprenant un chauffage de la bande à une température élevée pendant une certaine période de temps. Dans ce but, il est nécessaire de contrôler avec précision la quantité de carbone maintenue en solution solide. Cependant, on a pensé qu'il était difficile de le faire dans une méthode pratique de production d'une bande d'acierlaminé à froid. La publication du brevet japonais nO 17011/1975 révèle une bande d'acierlaminé à froid pour l'automobile. La bande d'acier qui est révélée, utilise cependant de l'azote comme élément durcissant par le vieillissement, avec une forte tendance à un vieillissement à la température ambiante. De plus, comme elle contient du tungstèreet/ou du molybdène, ce type de bande d'acier est-relativement coûteux et a une relativement mauvaise résistance. 246101 I La publication du brevet japonais no 30528/1976 révèle également une bande d'acier laminé à froid. Cependant, cette bande d'acier contient du zirconium et a une faible résistance. De plus, cet acier est essentiellement accompagné d'un durcissement au vieillissement à la température ambiante. Comme ce type de bande d'acier laminé à froid est principalement utilisé pour la fabrication de panneaux externes et internes de carrosserie d'automobile, la bande doit être produite en masse et être moins coûteuse. Par ailleurs, comme mel'a indiqué précédemment, la bande d'acier pour l'automobile doit avoir une meilleure aptitude à la mise en forme à la pressse et le vieillissement à la température ambiante doit être éliminé. Par conséquent,onn'a pu encore obtenir, dans l'art antérieur, une bande d'acier laminé à froid satisfaisante pour l'industrie automobile. La présente invention a pour objet principal un procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid ayant une excellente aptitude à la formation à la presse et au durcissement à la cuisson à utiliser dans la fabrication, en particulier, de panneaux externes et internes de carrosseries automobiles. La présente invention a pour autre objet un procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid à utiliser dans la production, en particulier, de panneaux externes et internes de carrosseries automobiles, la bande d'acier ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse et pouvant durcir pendant la cuisson d'une peinture qui lui est appliquée, pour lui donner un niveau élevé de résistance. La présente invention a pour autre objet un procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la-presse, une meilleure conservation de la forme, et une meilleure aptitude au durcissement à la cuisson, sans être accompagnée d'un vieillissement à la température ambiante. Les inventeurs de la présente invention, après avoir 24610e1 effectué des recherches intensives et des expériences avec pour but ce qui précède, ont réussi à obtenir une bande d'acier laminé à froid dépourvue d'un vieillissement à la température ambiante mais ayant une meilleure aptitude au durcissement à. la cuisson en ajustant la composition de l'acier ainsi que les conditions de recuit en pot. Ainsi, la présente invention est basée sur la découverte que si une composition d'acier, contenant en particulier certaines quantités de carbone, manganèse et phosphore et, si nécessaire, du silicium, est ajustée à une bonne valeur et si les conditions de recuit en pot sont également ajustées aux bonnes valeurs selon la composition de l'acier, de préférence selon la teneur en carbone, une quantité appropriée de carbone pouvait facilement être maintenue en solution solide lors du refroidissement pendant le recuit en pot, et que ce carbone dissous était efficace pour empêcher la bande d'acier de vieillir à la température ambiante tout en lui donnant une aptitude au durcissement à la cuisson. Selon le procédé traditionnel, le carbone dissous lors du chauffage à une température de 600-7500C pendant le recuit en pot précipitera principalement sous forme de Fe3C lors du refroidissement. La quantité de carbone maintenue en solution solide à-la température ambiante est supposée être inférieure à 1 ppm. Une bande d'acier calmé à l'aluminium produite par le procédé traditionnel ne présente par conséquent pas un vieillissement à la température ambiante ni d'aptitude de durcissement à la cuisson. Au contraire, selon l'invention, la teneur en manganèse est limitée pour être faible et la teneur en phosphore pour être élevée. La température de trempage et les conditions de refroidissement lors du recuit sont déterminées avec précision par la teneur en carbone. Par conséquent, selon l'invention, la précipitation de Fe3C est supprimée lors du refroidissement, ainsi du carbone en une quantité de 1 à 15 ppm est maintenu en solution solide à la température ambiante. Le carbone dissous à ce niveau rend la bande d'acier non vieillissante à la température ambiante, mais est efficace pour la rendre durcissable à la cuisson. Elle sera durcie quand elle sera chauffée à une température aussi élevée que dans la cuisson. Quand la bande d'acier est chauffée à une température si élevée, le carbone est isolé le long des lignes de dislocation, qui ont été introduites pendent la mise en forme à la presse, avec pour résultat une augmentation de la limite de fluage du produit de 2-7 kg/mm2. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours-de la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant plusieurs modes de réalisation de l'invention et dans lesquels: - la figure 1 est une partie du diagramnedes phases Fe-C indiquant la relation entre la teneur en carbone, sur l'axe des abscisses, et la température de trempage, sur l'axe des ordonnées, dans la présente invention - la figure 2 est une courbe de déformation montrant la façon de déterminer a Y.P. (Y.P. = limite de fluage); - - les figures 3 et 4 sont des graphiques donnant les données detàY.P. par rapport à la teneur en silicium etla teneur en carbone; - les figures 5 et 6 sont également des graphiques donnant les données de/ Y.P. par rapport à la teneur en manganèse et la teneur en phophore; - la figure 7 est un graphique donnant les données de A Y.P. par rapport aux températures de trempage indiquées - la figure 8 est un graphique donnant les données de A Y.P. et de l'allongement à la limite de fluage par rapport à diverses vitesses de refroidissement lors d'un recuit en pot; et 24610.1 - la figure 9 est un graphique donnant les données d'essai obtenues à l'exemple 8 par rapport à diverses températures de trempage dans un recuit en pot. Dans un aspect général, la présente invention concerne un procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse et une meilleure aptitude au durcissement à la cuisson, o l'acier se compose essentiellement de: - C: 0,003 - 0,150%, Si: pas plus de 1,50%, de préférence pas plus de 0,20%, Mn: 0,03 - 0,25%, P: 0,03 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, le restant étant du fer et des impuretés et qui consiste en un laminage à chaud, un décapage, un laminage à froid puis un passage de la bande d'acier résultante -20 vers un four de recuit en pot o la bande d'acier est soumise à un recuit avec recristallisation enla chauffant àune température inférieure à 7600C mais supérieure à la température de recristallisation de l'acier dans une zone de composition de l'acier composée d'une seule phase de ferrite ou d'une phase double de ferrite plus austénite dans le diagramme de phase binaire Fe-C, et en refroidissant dans la gamme de température de 500 à 2000C à une vitesse moyenne de refroidissement de -250OC/h, puis on soumet au revenu l'acier recuit. En se référant maintenant à la figure 1, la zone hachurée signifie la zone composée d'une seule phase de ferrite ou d'une phase double de ferrite plus austénite dans la gamme de température d'une valeur plus faible que 7600C mais plus élevée que la température de recristallisation comme ci-dessus. Dans un mode de réalisation préféré, quand la teneur en carbone est de 0, 003 - 0,020%6, la-bande d'acier laminé à froid est recuite en pot dans des conditions comportant un chauffage à 600-760 C et un refroidissement dans la gamme de température de 400 à 200 C à une vitesse moyenne de refroidissement de 10-250 C/h. Par conséquent, la présente invention réside également dans un procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse et au durcissement à la cuisson, o l'acier se compose essentiellement de: C: 0,003 - 0,020%, Si: pas plus de 1,50%, de préférence pas plus de 0,20%, Mn: 0,03 - 0,25%, P: 0,03 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, le restant étant du fer et des impuretés, qui consiste à laminer à chaud, décaper, laminer à froid puis faire passer la bande d'acier résultante vers un four de recuit en pot o la bande d'acier est soumise à un recuit avec recristallisation en la chauffant à une température de 600-760 C et en la refroidissant à une température comprise entre 400 et 200 C à une vitesse moyenne de 10-250 C/h, puis en soumettant la bande d'acier recuit à un revenu. La composition de l'acier selon l'invention dans ce cas, se compose de préférence essentiellement de: - C: 0,003 - 0,020%, Si: 0,04 - 0,20%, Mni: 0,03 - 0,20%, P: 0,04 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, le restant étant du fer et des impuretés. Dans un autre mode de réalisation, quand la teneur en carbone est de 0, 020 - 0,150%, la bande d'acier laminé à froid est recuite en pot dans des conditions consistant à chauffer à 720-760 C et à refroidir à une température comprise entre 500 et 200 C à une vitesse moyenne de 24610,1 -250 C/h. Par conséquent, la présente invention réside également dans un procédé de production d'un, bande d'acierlaminé à froid ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse et au durcissement à la cuisson, o l'acier se compose essentiellement de: C: 0,020 - 0,150%, Si: pas plus de 1,50%, de préférence pas plus de 0,20%, Mn: 0,03 - 0,25%, P: 0,03 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, le restant étant du fer et des impuretés, qui consiste à laminer à chaud, à décaper, à laminer à froid puis à faire passer la bande d'acier résultante à un four de recuit en pot o la bande d'acier est soumise à un recuit avec recristallisation en la chauffant à une température de 720760 C et en la refroidissant à une température de 500 à 200 C à une vitesse moyenne de refDidisssement de 25-250 C/h, puis on soumet la bande d'acier recuit au revenu. La composition de l'acier selon l'invention dans ce cas est de préférence de: C: 0,020 - 0,150%, Si: 0,04 - 0,20%, Mn: 0,03 - 0,20%, P: 0,04 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, le reste étant du fer et des impuretés. Dans un autre mode de réalisation, la composition de l'acier peut de plus contenir au moins l'un de 0,003 - 0,030% Nb et 0,005 - 0,030% V, la quantité totale n'étant pas supérieure à 0,030%. Par conséquent, la présente invention réside également dans un procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse et une meilleure aptitude au durcissement à la cuisson, o l'acier se compose essentiellement de: C: 0,02 - 0,150%, Si: pas plus de 1,50%, de préférence pas plus de 0,20%, Mn: 0,03 - 0,25%, P: 0,03 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, au moins l'un de 0,003 - 0,030% Nb et 0,005 - 0,030% V, en une quantité totale ne dépassant pas 0,030%, le restant étant du fer et des impuretés, consistant àlaminer à chaud, à décaper, à laminer à froid puis à faire passer la bande d'acier résultante vers un four de recuit en pot et la bande d'acierest soumise à un recuit avec recristallisation en la chauffant à une température de 720-760 C etenlarefroidissant entre 500 et C à une vitesse moyenne de refroidissement de 25-250 C/h, puis en la soumettant au revenu. Dans ce cas, la composition de l'acier se compose de préférence essentiellement de: C: 0,02 - 0,150%, Si: 0,04 - 0,20%, Mn: 0,03 - 0,20%, P: 0,04 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, au moins l'un de 0,003 - 0,03% Nb et 0,005 - 0,030% V, au total pas plus de 0,030%, le restant étant du fer et des impuretés. En général, 100 - 200 ppm de carbone se dissolveat pendant le trempage du recuit avec recristallisation et la plus grande partie du carbone ainsi dissous précipite sous forme de Fe3C au cours du refroidissement. Comme on l'a déjà indiqué, selon l'invention, la vitesse de refroidissement dans la gamme de température de 500 (ou 400) à 200 C est contrôlée de façon qu'une quantité appropriée de carbone soit maintenue en solution solide à la température ambiante. La précipitation du carbone a lieu continuellement au cours du refroidissement à partir de la température de trempage (température maximum de chauffage) à 2000C. Cependant, selon l'invention, on a trouvé que le contrôle de la vitesse de refroidissement dans la gamme de température de 500 (ou 400) à 2000C était suffisant pour contrôler la quantité de carbone dissous à la température ambiante après refroidissement. Si la vitesse de refroidissement est supérieure à 250 C/h dans la gamme de température ci-dessus, beaucoup de carbone est maintenu en solution solide. Comme le carbone ainsi dissous est instable, il précipite facilement pour provoquer un vieillissement à la température ambiante. Par conséquent, une vitesse de refroidissement supérieure à 2500C/h n'est pas souhaitable. Par ailleurs, si la vitesse de refroidissement est inférieure à 10WC/h, la précipitation du carbone est sensiblement complète au cours du refroidissement, même si la composition de l'acier et la température de trempage sont contrôlées comme dans la présente invention. Comme une quantité sensible de carbone ne peut être maintenue en solution solide après refroidissement, l'acier résultant n'a aucune aptitude au durcissement à la cuisson. Dans un mode de réalisation préféré, la limite inférieure de la vitesse de refroidissement dépend de la teneur en carbone. En effet, la limite inférieure est de préférence de 100C/h pour un acier ne contenant pas plus de 0,02% de carbone et de 250C/h pour un acier contenant plus de 0,02% de carbone. Dans ce dernier cas (acier à teneur moyenne en carbone), la précipitation du carbone débute principale- ment à partir de Fe3C massif, qui sert de noyau pour la précipitation et est concentré dans les limites des grains des cristaux. Par conséquent, la vitesse de refroidissement doit être supérieure à la vitesse à laquelle les atomes de carbone dans les grains de cristaux se diffusent vers la limite desgrains. Ainsi, une vitesse de refroidissement supérieure à 250C/h est souhaitable dans le cadre de l'invention. Dans le premier cas (acier à faible teneur en carbone), comme la teneur en carbone est faible, Fe3C ne se forme pas en tant que noyau pour la précipitation, à une étendue appréciable. Par conséquent, le carbone dissous lui-même doit précipiter sous forme de Fe C. La 3. précipitation de Fe3C de cette façon nécessite de l'énergie. Cela signifie que la précipitation du carbone dans ce cas a lieu lentement sans être sensiblement influencée par une vitesse de refroidissement aussi faible que 100C/h, avec pour résultat une quantité appropriéecè çarbonemaintaueedefaçons ble en solution solide. La relation entre la teneur en carbone dans l'acier selon l'invention et les conditions de recuit en pot sera décrite en plus de détail ci-après. (1) Dans le cas d'une teneur en carbone de 0,003 - 0,020% Dans ce cas, la température maximum de trempage doit être supérieure à la température de trempage de recristallisation et elle doit de préférence être supérieure à 6000C afin que la recristallisation puisse avoir totalement lieu et qu'autant de carbone que possible puisse être dissous. Si la vitesse de refroidissement est inférieure à OC/h, une quantité nécessaire de carbone ne peut être maintenue en solution solide à la température ambiante. Cependant, si la vitesse de refroidissement est supérieure à 2500C/h, il y a beaucoup de carbone en solution solide à la température ambiante. La vitesse de refroidissement ci-dessus est de préférence définie et contrôlée comme vitesse moyenne de refroidissement dans la gamme de température de 400 à 2000C. Cela est dû au fait que, comme on l'a mentionné ci-dessus, la vitesse de refroidissement dans cette gamme de température a une forte influence sur la précipitation de Fe3C qui, à son tour, est en rapport avec-la quantité de carbone maintenue en solution solide à la température ambiante. (2) Dans le cas d'une teneur en carbone dé 0,020 - 0,150%: Dans ce cas, la température de trempage dans le recuit en pot est élevée à un point dans la zone de phase binaire (DL,+ Y) dans le diagramme desphasesFe-C (voir figure 1), ainsi la plus grande partie du carbone. dans l'acier peut être dissous dans la phase (austénite) formée pendant le trempage pour empêcher la présence de particules fines de Fe3C (cémentite) dans les grains de ferrite. Si l'acier est refroidi graduellement à partir de cet état métallographique, la précipitation du carbone dissous (environ 0,02%) ne se produit pas trop, avec pour résultat une quantité appropriée de carbone maintenu en solution solide à la température ambiante. Cela donne l'aptitude au durcissement à la cuisson. La température de trempage du recuit en pot est de 720-7600C dans la zone de phase binaire (pb+ È). Si la température de trempage est inférieure à 7200C, la phase i ne se forme pas, permettant la présence d'une grande quantité de particules fines de Fe3C dans un grain de cristal après refroidissement de la bande d'acier laminé à froid. Par conséquent, le carbone dissous pendant le trempage précipite totalement au cours du refroidissement, ce qui n'amène pas d'aptitude au durcissement à la cuisson. Par ailleurs, si la température de trempage est supérieure à 7600C, comme le volume de la phase i augmente avec l'augmentation de la température, la concentration en carbone dans la phase g diminue avec pour résultat une tendance à la précipitation de perlite (agrégat lamellairede ferrite et de cémentite). Il est assez difficile d'obtenir du Fe3C massif. Par conséquent, le carbone dissous précipite facilement au cours du refroidissement. Cela n'est pas souhaitable pour une aptitude de durcissement à la cuisson. La vitesse de refroidissement est également contrôlée afin d'optimiser la quantité de carbone maintenu en solution solide à la température ambiante après recuit. Si la vitesse de refroidissement dans la gamme de température de 500 à 2000C est inférieure à 250C/h, le carbone émigre et précipite autour de particules de Fe3 C dans la limite des grains même au cas o il n'y a pas de 3,. - particules de Fe3C dans les grains. Cela a pour résultat une diminution de la quantité de carbone dissous. Si la vitesse de refroidissement est supérieure à 2500C/h, le refroidissement est trop rapide et le carbone dissous ne peut précipiter. Par conséquent, beaucoup de carbone reste inévitablement dissous à la température ambiante, avec pour résultat un vieillissement à la température ambiante. La gamme de température sur la base de laquelle la vitesse de refroidissement est définie dans l'invention est de 500-2000C. La raison pour laquelle la gamme de température est définie comme étant de 500-2000C est que la précipitation du carbone se produit vigoureuse- ment dans cette gamme de température. Dans les deux cas (1) et (2) ci-dessus, après recuit' la bande d'acier résultante est soumise à un revenu avec une réduction de 0,5-2,0% afin d'éviter le développement d'un allongement à la limite de fluage (Y.P.E.) pendant la mise en forme à la presse. On décrira maintenant les raisons pour définir la composition d'acier selon l'invention. Selon l'invention, en général, la teneur en carbone est définie comme étant de 0,003-0,150%. Si la teneur en carbone est inférieure à 0,003%, beaucoup de phosphore se sépare dans les limites des grains de cristaux, avec quelquefois pour résultat une fracture de l'acier. Par ailleurs, si la teneur en carbone est supérieure à 0,150%, il y a tellement de Fe3C massif qui précipite qu'une quantité appropriée de carbone ne peut être maintenueen solution solide à la température ambiante. On ne peut obtenir une aptitude de durcissement à la cuisson au degré requis dans le cadre de l'invention. Le silicium sert à supprimer la précipitation de Fe3C au cours du refroidissement. L'addition de Si augmente la quantité de carbone dissous en solution solide. Plus la teneur en silicium est élevée, plus cet effet est fort. Cependant, si la teneur en silicium est supérieure à 0,2%, cela nuit aux propriétés de surface de la bande d'acier résultante, lui donnant un aspect de couleur irrégulière. Comme des propriétés de surface amélioréesne sont pas requises pour un matériau utilisé pour former des panneaux internes d'automobile, la bande d'acier pour une utilisation dans de telles applica- tions peut contenir moins d'environ 1,50% Si. Si les teneurs respectives en C, Mn et P sont contrôlées avec précision, l'addition de Si n'est pas toujours nécessaire. Mais il est préférable d'incorporer du silicium en une quantité de plus de 0,04% afin d'obtenir une meilleure aptitude au durcissement à la cuisson. L'addition de manganèse accélère la précipitation de Fe3C au cours du refroidissement et réduit également la quantité de carbone dissous en solution solide après recuit. La teneur en manganèse est restreinte à pas plus de 0,25% selon l'invention. Du manganèse en une quantité plus faible que 0,20% est préférable. Si la teneur en manganèse est supérieure à 0, 25%, on ne peut obtenir une aptitude au durcissement à la cuisson suffisante. Par ailleurs, si elle est inférieure à 0,03%, il y aura cassure à chaud-en présence de soufre. Le manganèse est de préférence contenu entre 0,03 et 0,20%. Comme le silicium est efficace pour améliorer l'aptitude au durcissement à la cuisson, comme on l'a précédemment mentionné, un acier à faible teneur enxmanganèse et forte teneur en silicium est préférable pour obtenir une aptitude au durcissement à la cuisson considérable:. Le phosphore est ajouté comme élément essentiel dans l'invention. L'addition de phosphore est importante parce qu'elle peut améliorer à la fois la propriété de non vieillissement et de durcissement à la cuisson. En l'absence de P, le carbone dissous, même si sa quantité est faible, provoque un vieillissement à la température ambiante. Cela est dû au fait que le carbone se sépare le long des lignes de dislocation introduites pendant le revenu. Si du phosphore est ajouté, un réseau entourant l'atome de phosphore est ondulé et les atomes de carbone sont piégés dans cette zone ondulée. Les atomes de carbone piégés sont métastables et ils ne se séparent pas le long des lignes de dislocation à la température ambiante même après revenu, ce qui rend l'acier non vieillissant à la température ambiante. Cependant, les atomes de carbone piégés par les atomes de phosphore, quand ils sont chauffés à une température pouvant atteindre 1700C, partent facilement pour se séparer le long des lignes de dislocation, produisant un vieillissement, c'est-à-dire un durcissement à la cuisson. Par conséquent, l'addition de plus de 0,03% P est nécessaire dans le cadre de l'invention. Cependant, l'addition du phosphore en une quantité supérieure à 0,20% dégrade l'aptitude à la soudure par points Par conséquent, dans la présente invention la teneur en phosphore est restreinte à 0,03- 0,20%. De préférence, la quantité de phosphore ajouté est supérieure à 0,04%. L'addition de Al Sol.en une quantité ne dépassant pas 0,02% est nécessaire pour les deux raisons qui suivent. L'une d'entre elles est que ÀI sol.dans l'acier fixe N et AiN pour supprimer le vieillissement à la température ambiante. L'autre raison est que la présence de Al soûl. sert à provoquer simultanément la recristallisation de la structure laminée à froid et la précipitation de AlN au cours du chauffage dans le recuit, avec pour résultat une bande d'acier laminé à froid ayant une forte-valeur de r et ainsi une meilleure aptitude- à la mise en forme à la presse. La teneur enAl sol.est restreinte à 0,02-0,15%. La présence deAl sol.en une quantité supérieure à 0,15% n'apporte pas beaucoup d'amélioration et augmente le prix de fabrication de l'acier. La teneur enazote est restreinte à 0,002-0,015%. Si elle est inférieure à 0,002%, on ne peut obtenir l'effet synergique de Alsol. et d'azote. Si l'azote est ajouté en une quantité supérieure à 0, 015%, alors on ne peut obtenir un allongement satisfaisant. Le recuit suivant le laminage à froid est de préférence un recuit en pot. Le recuit en pot est efficace pour améliorer la texture de recristallisation du fat du chauffage lent de façon inhérente et sert également à maintenir une bonne quantité de carbone en solution solide à la température ambiante du fait du refroidissement lent de façon inhérente. La bande d'acier laminé à froid peut être recuite dans un serpentin ouvert ou un serpentin serré. Une atmosphère de décarburisation peut réduire la teneur en carbone de l'acier qui est traité, c'est-à-dire que la teneur en carbone de l'acier peut être réduite à 0,0030/o ou moins en particulier dans le cas d'une bande d'acier laminé à froid à faible teneur en carbone selon l'invention, ce qui donne une fracture de l'acier du fait de la ségrégation ou séparation du- phosphore le long des limites des grains.Ainsi, il est préférable d'effectuer le recuit dans une atmosphère qui n'est pas de décarburisation. Comme on l'a précédemment mentionné, selon l'invention, en employant la composition d'acier ci-dessus mentionnée, on peut obtenir une bande d'acier laminé à froid ayant une limite de fluage de 25-40 kg/cm2 après cuisson. Comme ce type d'acier ne contient aucun élément coûteux, la bande d'acier selon l'invention est avantageuse d'un point de vue économique. Cependant, si l'on souhaite une plus forte amélioration de la résistance, il peut être possible d'incorporer certains éléments supplémentaires, bien que l'addition de ces éléments rende l'acier plus coûteux. Ainsi, selon un autre mode de réalisation de l'invention, les éléments qui suivent peuvent être incorporés dans un acier contenant 0,020-0,150%C: Nb: 0,003 - 0,030%, V: 0,005 - 0,030%. Au moins l'un de ces éléments peut être incorporé dans la bande d'acier selon l'invention. La quantité totale ne doit pas dépasser 0,030%. Le procédé de fabrication à appliquer àl'acier contenant au moins Nb ou V est de préférence le même que celui appliqué à l'acier contenant 0,020-0, 150%C. Selon ce mode de réalisation de l'invention, on peut obtenir une bande d'acier laminé à froid de forte résistance ayant une limite de fluage de -50 kg/mm2 après cuisson. L'amélioration de la résistance de l'acier par addition de Nb et V a été tentée, car on sait que ces éléments sont efficaces pour le renforcement de la précipitation et le renforcement des grains fins. Cependant, l'acier laminé à froid ayant une meilleure résistance dûe à un durcissement avec précipitation présente inévita- blement un faible allongement et une faible valeur de r, avec une mauvaise aptitude à la mise en forme à la presse. Par conséquent, on pense que l'addition de Nb et V ne sont pas possiblespour obtenir une bande d'acier ayant une meilleure résistance ainsi qu'une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse. Cependant, selon la présente invention o l'on utilise une composition particulière d'acier et des conditions particulières de recuit, on a trouvé qu'il était possible d'obtenir une bande d'acier laminé à froid ayant une résistance à la traction supérieure à 40 kg/mm2 et une aptitude à la mise en forme à la presse satisfaisante ainsi qu'une aptitude à la conservation de la forme avec addition de Nb et/ou V. Par ailleurs, la bande d'acier résultante montre une aptitude au durcissement à la cuisson remarquable. En effet, en spécifiant les teneurs respectives en C, Mn, P, Si et Al solainsi que les conditions de recuit, il est possible de n'utiliser que la propriété de renforcement des grains fins que l'addition de Nb (ou V) induit sans affecter de façon néfaste l'allongement et la valeur de r. 3o Si une bande d'acier contenant Nb et/ou V est recuite en pot à une température de 630-7000C comme d'habitude, Fe3C, NbC, NbN, VC et VN précipitent sous forme de particules fines, avec moins d'allongement et sensiblement pas d'aptitude au durcissement à la cuisson. Cependant, si elle est recuite en pot à une température supérieure à 7200C, ils précipitent sous forme de particules grossières et l'aptitude au durcissement à la cuisson et l'allongement sont améliorés. Par ailleurs, sielle estrecuite en pot à une 24610 1 1 température supérieure à 7600C, Fe3C devient trop important, réduisant l'aptitude au durcissement à la cuisson. Comme on l'a précédemment décrit, il est nécessaire de refroidir la bande d'acier chaufféeà une vitesse modérée afin de maintenir une bonne quantité de carbone en solution solide à la température ambiante, qui reste sans souffrir de précipitation pendant la mise en forme à la presse, mais précipite lors de la cuisson pour produire le durcissement. La vitesse de refroidisse- mentdansce but>est, comme on l'a déjà définis de 25-250OC/h dans une gamme de température de 500 à 2000C. Du silicium peut être ajouté à l'acier contenant Nb et/ou V pour améliorer son aptitude au durcissement à la cuisson et sa résistance. Cependant, si la quantité de silicium ajouté est supérieure à 0,2%, cela nuit à un certain point aux propriétés de surface de la bande d'acier résultante, avec apparition d'une couleur irrégu- lière. Comme les propriétés améliorées de surface ne sont pas requises pour le matériau utilisé pour former des panneaux internes d'automobiles, ' la bande d'acier à utiliser dans de telles applications peut contenir moins de 1,50% de Si. Exemple 1. Des aciers ayant la composition qui suit ont été préparés et les aciers résultants ont été soumis à un laminage à chaud, un décapage, un laminage à froid, un recuit en pot et un revenu. C: 0,001 - 0,050%, *Si: 0,01 - 0,20%, Mn: 0,10 - 0,20%, P: 0,04 - 0,07%, Al sol.: 0,03 - 0,06%, N: 0,006 - 0,009%. La température de finissage du laminage à chaud était de 8500C, et la température d'enroulement de 5800C. La réduction d'épaisseur dans le laminage à froid était de 2,8 à 0,8 mm avec une réduction d'épaisseur de 71%. Les conditions de recuit comportaient un chauffage à une allure de 50'C/h, un trempage à 700C ou 7400C pendant heures et un refroidissement à une allure de 500C/h. L'allongement donné par le revenu était de 1,2%. Des éprouvettes selon la norme japonaise JIS n05 ont été découpées de chaque bande d'acier résultante Les éprouvettes ont d'abord été allongées pour leur donner un allongement permanent de 2%. La contrainte de fluage A des éprouvettes fut déterminée à partir des résultats de cet essai de traction comme cela est indiqué sur la figure 2. Les éprouvettes furent déchargées puis traitées à la chaleur à 1700C pendant 20 minutes dans des conditions correspondant à celles utilisées dans le procédé de cuisson. Après ce traitement (a sur la figure 2), les éprouvettes furent soumises à l'essai de traction et la limite élastique B fut déterminée comme indiqué sur la figure 2. La différence calculée (j Y.P. = B - A) est traitée comme la quantité de durcissement dO à la cuisson (b: après revenu). Les résultats d'une série de ces essais sont résumés sur les figures 3 et 4, o les relations entre C(%) et Si(%) avec AY.P. sont illustrée. La température de trempage est de 7000C sur la figure 3 et de 7400C sur la figure 4. Comme on peut le voir sur la figure 3, tous les échantillons dont la composition d'acier se trouve dans la gamme de la présente invention (C: 0,003 - 0,020%, Si: pas plus de 0,20%) ont une valeur AY.P. supérieure à 2 kg/mm2, et en particulier les échantillons contenant plus de 0,04% Si ont une valeur AY.P. supérieure à 4 kg/mm2. Comme le montre la figure 4, on notera que même l'acier contenant plus de 0,020% C a une valeur AY.P. supérieure à 2 kg/mm2. Afin de mesurer le vieillissement à la température ambiante, un vieillissement accéléré a été appliqué à la bande d'acier après revenu en lachauffant à 500C pendant trois jours. Les allongements à la limite de fluage ont - été déterminés dans l'essai de traction sur la bande d'acier ainsi vieillie. Les allongements à la limite de fluage sont tous inférieurs à 0, 5%, indiquant que la bande d'acier selon l'invention ne vieillit pas à la température ambiante. Exemple 2. Dans cet exemple, on répéta l'exemple 1 mais avec une composition d'acier de: C: 0,005 - 0,020%, Si: 0,04 - 0,08%, S: 0,008 - 0,015%, Al sol.: 0,03 - 0,06%, N: 0,006 - 0,009o%, Mn: 0,02 - 0,50%, P: 0,007 - 0,10%. Dans cet exemple, la température de trempage dans le recuit en pot était de 700 C. Les résultats de la quantité de durcissement dû à la cuisson (AY.P.) sont résumés sur la figure 5 par rapport à P(%) et Mn(%), respectivement. Comme on peut le voir sur la figure 5,1es bandes d'acier ayant une composition se trouvant dans le cadre de la présente invention présentent toutes une valeur AY.P. supérieure à 2 kg/mm2. On peut dire que Y.P. est toujours supérieure à 4kg/mm2 dans le cas o le phosphore représente plus de 0,04% et le manganèse moins de 0,20%. (sur la figure 5, a: gamme selon l'inventionb: gamme préférée, c: craquement pendant laminage à chaud). Exemple 3. Dans cet exemple,ona répété l'exemple I mais avec la composition de l'acier qui suit: C: 0,04 - 0,06%, Si: 0,02 - 0,08%, S: 0,006 - 0,018%, Al sol.: 0,03 - 0,06%, N: 0,004 - 0,009%, Mn: 0,04 - 0,50%, P: 0,006 - 0,10%. Dans cet exemple, la température de trempage dans le recuit en pot était de 740 C. Les résultats sont résumés sur la figure 6. Comme on peut le voir sur la figure 6, les bandes d'acier ayant la composition selon la présente invention présentent toutes une valeur AY.P. supérieure à 2 kg/mm2. On peut dire que /Y.P. est toujours supérieure à 4 kg/mm2 dans le cas o le phosphore représente plus de 0,04% et le manganèse moins de 0,20%. Exemple 4. Des fontes d'acier ayant les compositions indiquées au tableau I ci-dessous ont été préparées dans un convertis- seur et les aciers résultants ont été soumis à un laminage à chaud, un décapage, un laminage à froid, un recuit en pot et un revenu. TABLEAU I. La température de finissage de laminage à chaud était de 900-850 C, la température d'enroulement étant de 600-550 C. La réduction d'épaisseur lors du laminage à froid était de 3,2 à 0,8 mm avec une réduction d'épaisseur de 75%. Les conditions de recuit comprennent un chauffage à raison de 50 C/h, un trempage à 630-800 C pendant 5 heures et un refroidissement dans la gamme de température de 500 à 200 C à raison de 100 C/h en - moyenne et dans la gamme de température de 200 C à la température ambiante à raison d'environ 40 C/h. L'allongement donné par le revenu était de 1,0%. Des échantillons selon la norme japonaise JIS n 5 ont été découpés de chaque bande d'acier résultante. La valeur de aY.P. a été déterminée comme à l'exemple 1 sur chaque éprouvette. Acier C Si Mn P S Al sol. N A 0,050 0,08 0,35 0,052 0,012 0,040 0,0045 B 0,050 0,08 0,18 0,011 0,010 0,034 0,0062 C 0,060 0,06 0,17 0,047 0,016 0,059 0,0060 D 0,009 0,01 0,14 0,086 0,011 0,073 0,0038 La figure 7 montre la relation entre la température de trempage et AY.P. par rapport à chacun des aciers A, B, C et D. Comme cela est apparent sur la figure 7, l'acier A contenant autant que 0,35% de Mn et l'acier B ne contenant que 0,011% de P ne peuvent donner une valeur de AY.P. atteignant 2 kg/mm2. Parmi les aciers contenant des quantités appropriées de P et Mn, l'acier C contenant une quantité relativement importante de carbone (0,C6% C) a donné une valeur / Y.P. supérieure à 2 kg/mm dans le cas d'une température de trempagesupérieum à 7200C, et l'acier D contenant une quantité relativement faible de carbone (0,009% C) a présenté une aptitude au durcissement à la cuisson remarquablement améliorée, indiquée en terme de AY.P. de plus de 3 kg/mm dans le cas d'une température de trempage supérieure à 6300C. (sur la figure 7, a = gamme selon l'invention). Exemple 5. Les aciers C et D du tableau I ont été préparés selon l'exemple 4. Cependant, dans cet exemple, le recuit et le revenu, ont été effectués comme suit. Les bandes d'acier ont été recuites dans des conditions comprenant un chauffage à 500C/h, un trempage à 7400C pendant 5 heures et un refroidissement dans une gamme de température de 500 à 2000C à une vitesse de refroidissement variant de 6 1e airefroidissement à l'air. Après application d'un revenu avec réduction de 1%, les bandes d'acier résultantes furent laissées à la température ambiante pendant 1 mois. Ensuite, on détermina, par l'essai de traction, l'allongement à la limite de fluage et LY.P. comme à l'exemple 1. Les résultats sont résumés sur la figure 8 o la vitesse moyenne de refroidissement entre 500 et 2000C est donnée sur l'axe des abscisses et l'allongement à la limite de fluage (%) et tY.P. (kg/mm2) sur l'axe des ordonnées. Comme cela est apparent, si le refroidissement est effectué à une gamme de température de 500 à 2000C à une vitesse de 25-250'C/h, l'acier contenant une quantité relativement importante de carbone (plus de 0,020% C) ne montre aucun allongement à la limite de fluage, ni vieillissement à la température ambiante. Si le refroidissement est effectué dans une gamme de température de 500 à 2000C à une vitesse de 10 à 2500C/h, l'acier contenant une quantité relativement faible de carbone (moins de 0, 020% C) ne montre aucun allongement à la limite de fluage ni vieillissement à la température ambiante. De plus, comme la valeur de AY. P. est supérieure à 2 kg/mm2, on peut obtenir, selon l'invention, des bandes d'acier ayant une meilleure résistance aux bosselures. Exemple 6. Des fontes d'acier ayant les compositions indiquées au tableau II ont été préparées dans un convertisseur. Les aciers résultants E-J, à l'exception de K, ont été travaillés en bramespar un procédé de coulée en continu. L'acier K fut travaillé en bramespar formation de lingots et formation de brames Les pièces résultantes de brama furent chauffées à 1200-12500C et laminées à chaud à une épaisseur de 2,8 mm avec une température de finissage de 820-8800C. La température d'enroulement était de 580-6000C. Après décapage, le laminage à froid fut appliqué pour réduire l'épaisseur à 0,7 mm. Les bandes d'acier laminé à froid des aciers E et F furent recuites en pot dans un serpentin ouvert et les bandes d'acier- laminé à froid des aciers G-K furent recuites en pot dans un serpentin serré. Les conditions de recuit pour le serpentin ouvert comprennent un chauffage à une allure de 700C/h, un trempage à 720WC pendant 4 heures, un refroidissement dans la gamme de température de 720-4000C à une allure de 800C/h et dans la gamme de température de 400-2000C à une alltffes de 400C/h. Par ailleurs, les conditions de recuit pour le serpentin serré comprenent un chauffage à 401C/h, un trempage à 6800C pendant 20 heures et un refroidissement dans la gamme de température de 680-4001C à une allure de 60 C/h et dans la gamme de température de 400-200 C à une allure de 20 C/h. L'atmosphère était dans les deux cas principalement composée de 8%oH2 plus N2 et n'était pas décarburisante. Après recuit, on appliqua un revenu pour obtenir un allongement de 1,2%. Des éprouvettes selon la norme japonaise n 5 furent découpées des bandes d'acier résultantes et soumises à l'essai de traction dans trois directions. Les données de AY.P. ont également été déterminées comme à l'exemple 1. Le durcissement ou vieillissement à la température ambiante fut évalué en termesdu niveau d'allongement à la limite de fluage en mesurant sur des échantillons ayant été soumis à un vieillissement accéléré à une température de 50 C pendant trois jours. Les résultats sont résumés au tableau III. TABLEAU II. C Si Mn P S Al sol. N E 0,015 0,14 0,17 0,039 0,010 0,053 0,0062 F 0,007 0,05 0,19 0,063 0,005 0,071 0,0039 G 0,018 0,08 0,09 0,106 0,006 0,049 0,0058 H 0,010 0,01 0,10 0,053 0,015 0,042 0,0052 I 0,040 0,14 0,15 0,040 0,008 0,051 0,0083 J 0,008 0,04 0,17 0,013 0,008 0,063 0,0060 K 0,013 0,08 0,17 0,080 0,012 0,001 0,0028 TABLEAU III. Note: "aucun" signifie un allongement à la limite de fluage inférieur à 0, 5% "oui" signifie un allongement à la limite de fluage de 0,5% ou plus. cr O __m limite résistance allongement valeur Y.P. 2 vieillissement élastique à la traction (%) de r (kg/mm) à la tempéra- (kg/mm2) (kg/mm2) ture ambiante E 21,3 37,0 42,0 1,58 +4,9 aucune F 19,0 33,8 46,0 1,89 +5,5 G 23,8 40,5 38,5 1,67 +4,0 H 20,1 36,5 43,0 1,63 +2,8 I 24,5 39,5 39,0 1,40 +0,3 J 19,5 33,5 46,0 1,56 +0,3 O K 22,6 37,1 42,0 1,26 +5,9 oui O.H Comme cela est apparent à la lecture des données du tableau III ci-dessus, les aciers E-H selon l'invention ne montrent pas de vieillissement à la température ambiante et ont une valeur ISY.P. supérieureà 2 kg/mm. De plu s, ils ont une meilleure valeur de r et un meilleur allongement. Bien que l'acier H ait une valeur de AY.P. légèrement plus faible du fait de la plus faible quantité de Si, l'acier H estsatisfaisant comme acier résistant aux bosselures d'un point de vue pratique. Au contraire, l'un des aciers de comparaison, l'acier I, a une faible valeur de àY.P. et une faible valeur de r malgré une forte teneur en carbone car la température de trempage n'atteint que 6800C. L'acier J a une faible valeur de A Y.P. parce que la teneur en P est trop faible. Les valeurs de AY.P. des aciers I et J sont plus faibles que 2 kg/mm2.On ne peut dire que les aciers I et J sont des bandes d'acier résistant aux bosselures. L'acier K est de l'acier non calmé ayant une faible valeur de r, avec pour résultat un vieillissement à la température ambiante. Exemple 7. Des fontes d'acier ayant la composition indiquée au tableau IV ont été préparées dans un convertisseur. Les aciers résultants ont été travaillés en brames qui ont été chauffées à1200-12800C puis laminéesà chaud. La température de finissage était de 850-9200C et la température d'enroulement de 520-6000C. Après décapage, le laminage à froid fut appliqué pour réduire l'épaisseur à 0,8 mm avec une réduction d'épaisseur de 75%. La bande d'acier laminé à froid fut alors déroulée et recuite en pot dans unserpentin lache. Les conditions de recuit en pot comprenaient un chauffage à une allure de 500C/h, un trempage à 7400C pendant 3-5 heures et un refroidisse- ment dans la gamme de température de 500 à 2000C à une allure de 80OC/h en moyenne. Après recuit, un revenu fut appliqué pour obtenir un allongement de 1%. Sur les éprouvettes découpées des bandes d'acier laminé à froid résultantes, on obtint la limite de fluage, la résistance à la traction, la valeur de r et l'augmentation de la limite de fluage dûe à la cuisson (A Y.P.), sur la base des données expérimentales de l'essai de traction dans la direction du laminage. Certains échantillons furent laissés à la température ambiante pendant un mois après revenu. Ensuite, l'allonge- ment à la limite de fluage fut mesuré dans l'essai de traction afin de déterminer s'il y avait eu vieillissement à la température ambiante ou pas. Les résultats sont résumés au tableau V ci-dessous. TABLEAU IV. ' - î C Si Mn P S Al sol. N L 0,04 0,01 0,15 0,047 0,016 0,059 0,0060 M 0,09 0,10 0,16 0,089 0,011 0,061 0,0081 - N 0,04 0,14 0,44 0,058 0,011 0,049 0,0035 0 0,06 0,01 0,23 0,049 0,009 0,001 0,0028 -- -e TABLEAU IV 0% Q limite résistance allongement valeur Y.P. vieillissement élastique à la traction (%) de r (kg/mm2) à la tempéra- (kg/mm2) (kg/mm2) ture ambiante L 21,5 37,6 42,0 1,73 5,0 aucun M 29,1 43,8 36,5 1,81 4,5 N 24,0 40,1 38,6 1,42 0,6 0 20,6 33,0 45,3 1,20 5,5 oui Comme cela est apparent à la lecture des données du tableau V ci-dessus, la bande d'acier laminé à froid produite selon l'invention, même si elle est soumise à un recuit en pot, a unemeilleure aptitude au durcissement à la cuisson, une plus forte valeur de r et une propriété de non vieillissement à la température ambiante. Au contraire, l'acier de comparaison N a une faible valeur de AY.P. parce qu'il contient une quantité relativement importante de Mn. L'acier de comparaison 0 a une faible valeur de r et montre un vieillissement à la température ambiante parce qu'il contient une quantité relativement faible de Al sol. Les résultats ci-dessus enseignent que la combinaison de la composition de l'acier et de la vitesse ou de l'allure de refroidissement dans le recuit en pot est très importante dans le cadre de l'invention. Exemple 8. Sur les compositions d'acier indiquées au tableau VI, on répéta l'exemple 4. Les conditions de recuit en pot dans cet exemple comportaient un chauffage à une allure de 500C/h, un trempage à 640-7800C pendant 5 heures et un refroidissement entre 500 et 2000C à une allure de 700C/h en moyenne, et entre 2000C et la température ambiante à environ 400C/h. TABLEAU VI L'acier P estl'acier se trouvant, par sa composition, dans le cadre de l'invention. L'acier Q contient du phosphore en une quantité inférieure à celle requise dans la présente invention. L'acier R contient du manganèse en une quantité supérieure à celle requise dans la présente invention, et ne contient pas de niobium. Les C Si Mn p Al sol N Nb P 0,10 0,11 0,14 0,081 0,069 0,0041 0,011 Q 0,09 0,14 0,11 0,016 0,044 0,0063 0,022 R 0,11 0,15 0,63 0,112 0,048 0,0047 tr acier Q et R sont de comparaison. Parmi ces aciers, comme dans l'exemple 1, on a mesuré la valeur de tY.P. ainsi que la résistance à la traction, l'allongement et la valeur de r. Les résultats sont résumés sur la figure 9 o la température de trempage est indiquée sur l'axe des abscisses, 8Y.P. (kg/mm2), valeur de r, allongement (%) et résistance à la traction (kg/mm2) sur l'axe des ordonnées et a indique la gamme selon l'invention. Comme cela est apparent sur la figure 9, tous les aciers montrent sensiblement la même résistance à la traction au niveau de 45-50 kg/mm2 avec une température de trempage de 720-7600C. Cependant, l'acier Q contenant une faible quantité de P ne montre qu'un faible allongement et/ou une faible valeur de r du fait du durcissement par précipitation renforcée dûe à NbC. L'acier de comparaison R contenant une quantité relativement importante de Mn et dépourvu de Nb montre une valeur de AY.P. extrêmement faible. Au contraire, l'acier P selon l'invention montre des valeurs satisfaisantes d'allongement, de valeur r et de ^Y.P. quand la température de trempage est de 720-7600C. Ces propriétés sont bien équilibrées, ainsi la bande d'acier selon la présente invention est particulièrement utile comme bande d'acier pour l'automobile. Exemple 9. Des fontes d'acier ayant les compositions indiquées au tableau VII ont été préparées dans un convertisseur. Les aciers résultants S-X ont été travaillés en bramespar u4Drocédé de coulée en continu. Les brames ont été chauffées à 1200-12800C et laminées à chaud jusqu'à une épaisseur de 3,2 mm. La température de finissage était de 850-900'C. La température d'enroulement était de 400-4500C. Après décapage, un laminage à froid fut appliqué pour réduire l'épaisseur à 0,8 mm avec une réduction d'épaisseur de 75%. La bande d'acier laminé à froid résultante fut déroulée et recuite en pot dans une. bobine lache. Les conditions de recuit en pot comportaient un chauffage à une allure de 500C/h, un trempage à 7401C pendant 5 heures et un refroidissement dans la gamme de température de 500 à 2000C à une allurede 800C/h en moyenne. Après recuit, un revenu fut appliqué pour obtenir un allongement de 1,3%. Sur les éprouvettes découpées des bandes d'acier laminé à froid résultantes, on obtint la limite de fluage, la résistance à la traction, la valeur de r et l'augmenta- tion de limite de fluage du fait de la cuisson (A Y.P.) sur la base des données expérimentales de l'essai de traction dans la direction du laminage. Certains échantillons ont été laissés à la température ambiante pendant un mois après revenu. Ensuite, l'allonge- ment à la limite de fluage a été mesuré dans l'essai de traction afin de déterminer si le vieillissement à la température ambiante avait eu lieu ou pas. Les résultats sont résumés au tableau VII. - -: TABLEAU VII lu.yp vieillis-f ccaBosition(% en poids) t t ean'e a allonge- valeurY P. vieili$ - qUp mÉnt def serment;] '.[m; (kg/') in tempe- C $Si Fn S sol.A1 N Nb V kg/mm2)) cg/mm| (,6) r raturem --ambiante S 0,03 0141 0115 01101 0,019 0>042 0,0060 01007 tr 35y0 49;2 30,0 1>68 4j8 aucune c T0110 001 0 O 08 0,060 0,011 0,021 0)0042 07022 tr 32,4 46,1 33> 5 1,54 53 " o U 0113 0,01 0/18 0;072 0>018 0j042 0,0053 tr 0.014 30,5 44> 3 35,0 1,60 4,0 V 0>06 0,04 0,13 0>098 0>010 00820,00460,012 0.008 35>1 51/8 28>0 1,51 4"6 w 0,08 0,01 0,31 0>093 0)020 01049 0)0043 01018 tr 30;4 >45)4 33,5 1;50 1; 2 X 0,10 0,04 0,11 089 0009 0,005 0,0021 >010 _ 34,7 46,8 28, 5 1j 15 6,3 oui - - - - or O =.=m Comme cela est apparent par les données du tableau VII, les aciers S-V selon l'invention montrent tous une résistance à la traction relativement élevée de l'ordre de 45-50 kg/mm2. Ils ont également un degré relativement élevé d'allongement, de valeur de r et de IY.P.. Ils ne montrent pas de vieillissement à la température ambiante. Par ailleurs, les aciers de comparaison W contenant une quantité relativement importante de Mn montrent une faible valeur de 4Y.P et l'acier de comparaison X contenant une quantité relativement faible de Al sol montre une valeur de - relativement faible ainsi qu'un vieillissement à la température ambiante. La présente invention a été décrite en se référant aux exemples qui précèdent. Comme cela est apparent, selon l'invention, une bande d'acier laminé à froid ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse et une meilleure aptitude au durcissement à la cuisson peut facilement être produite à bas prix. La bande d'acier laminé à froi produite selon la présente invention peut montrer une augmentation de la limite de fluage pendant une cuisson de la peinture après mise en forme à la presse, ce qui améliore la résistance aux bosselures du produit final. De plus, dans le cas o l'on ajoute Nb et/ou V en une faible quantité on peut obtenir une bande d'acier laminé à froid ayant une résistance à la traction supérieure à 40 kg/mm2 et les meilleures propriétés ci-dessus mentionnées. La bande d'acier laminé à froid produi-teselon l'invention est particulièrement adaptée aux panneaux externes et internes d'automobile, qui depuis peu, doivent être plus légers pour améliorer la consommation de carburant au kilomètre. Cependant, l'application de la bande d'acier selon l'invention n'est pas ainsi limitée. Ces bandes peuvent également s'appliquer pour des appareils électriques domestiques et analogues nécessitant un degré élevé de résistance à la traction. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection comme revendiquée. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse et une meilleure aptitude au durcissement à la cuisson, caractérisé en ce que l'acier se compose essentiellement de: C: 0,003 - 0,150%, Si: pas plus de 1,50%, Mn: 0,03 - 0,25%, P: 0,03 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, le restant étant du fer et des impuretés, consistant à laminer à chaud, à décaper, à laminer à froid puis à faire passer la bande d'acier résultante vers un four de recuit en pot o la bande d'acier est soumise à un recuit avec recristallisation en la - chauffant à une température inférieure à 760eoC mais supérieure à la température de recristallisation de l'acier dans une zone de composition de l'acier composée d'une seule phase de ferrite ou d'une phase double deferrite plus austénite dans le diagramme de phase binaire Fe-C et à refroidir à une gamme de température de 500 à 200 C - à une vitesse moyenne de refroidissement de 10-250 C/h puis à faire revenir la bande d'acier recuit. 2. Procédé de production d'une bande d'acier _ laminé à froid ayant une meilleure aptitude à.la mise en forme à la presse et une meilleure aptitude au durcissement à la cuisson, caractérisé en ce que l'acier se compose essentiellement de:. C: 0,003 - 0,020%, -: Si: pas plus de 1,50%,. - Mn: 0,03 - 0,25%, P 0,03 - 0,20%,.. . Al sol.:.0,02 - 0,15%, N-: 0,002 - 0,015%, - - -.". le restant étant du fer et des impuretés, consistant à laminer à chaud, à décaper, à laminer à froid puis à faire passer la bande d'acier résultante vers un four de recuit en pot o la bande d'acier est soumise à un recuit avec recristallisation par chauffage à une température de 600 à 7600C et refroidissement à une gamme de température de 400 à 2000C à une vitesse moyenne de refroidissement de 10-2500C/1-,puis à soumettre la bande d'acier recuite au revenu. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la composition de l'acier se compose essentiellement de: C: 0,003 - 0,020%, Si: 0,04 - 0,20%, Mn: 0,03 - 0,20%, P: 0,04 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, le restant étant du fer et des impuretés. 4. Procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse et une meilleure aptitude au durcissement à la cuisson, caractérisé en ce que l'acier se compose essentiellement de C: 0,020 - 0,150%, Si: pas plus de 1,50%, Mn: 0,03 - 0,25%, P: 0,03 - 0,25%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, le restant étant du fer et des impuretés consistant à laminer à chaud, décaper, laminer à froid puis fare passer la bande d'acier résultante vers un four de recuit en pot o la bande d'acier est soumise à un recuit avec recristallisation en la chauffant à une température de 720-7600C et en la refroidissant à une température de 500 à 2000C à une vitesse moyenne de -2500C/h, puis à soumettre la bande d'acier recuit au revenu. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la composition de l'acier se compose essentiellement de: C: 0,020 - 0,150%, Si: 0,04 - 0,20%, Mn: 0,03 - 0,20%, P: 0,04 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, le restant étant du fer et des impuretés. 6. Procédé de production d'une bande d'acier laminé à froid ayant une meilleure aptitude à la mise en forme à la presse et une meilleure aptitude au durcissement à la cuisson, caractérisé en ce que l'acier se compose essentiellement de: C: 0,02 - 0,150%, Si: pas plus de 1,50%, Mn: 0,03 - 0,25%, P: 0,03 - 0,20%, Ai sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, au moins l'un de 0,003-0,030% Nb et 0,005-0,030% V, au total pas plus de 0,030%, le restant étant du fer et des impuretés, consistant à laminer à chaud, décaper, laminer à froid puis faire passer la bande d'acier résultante vers un four de recuit en pot o la bande d'acier est soumise à un recuit avec recristallisation en la chauffant à une température de 720-760 C et en la refroidissant dans la gamme de température de 500 à 200 C à une vitesse moyenne de 25-250 C/h, puis en la soumettant au revenu. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la composition de l'acier se compose essentielle- ment de: C: 0,02 - 0,150%, Si: 0,04 - 0,20%, Mn: 0,03 - 0,20%, P: 0,04 - 0,20%, Al sol.: 0,02 - 0,15%, N: 0,002 - 0,015%, au moins l'un de 0,003-0,30% Nb et 0,005-0,030% V, au total pas plus de 0, 030%, le restant étant du fer et des impuretés.