La présente invention est relative à une structure adaptée au blindage de portes ou paroi de coffres-forts ou armoires analogues, pour banques, instituts de crédit ou bijouteries. Dans la technique connue, en particulier pour rendre sûrs les coffres-forts, les chambres blindées et les armoires destinées à la garde et à la protection de valeurs portatives, on suit des normes ou règles constructives de base, qui peuvent être résumées de la façon suivante. La construction doit répondre aux exigences suivantes : - offrir une défense contre les attaques des outils de sciage, ce qui peut etre obtenu principalement en employant des éléments en acier, tels que des tôles planes, façonnées ou mises au gabarit, à grande résistance. - offrir une défense contre l'attaque de flammes de chalumeaux oxy-acétilèniques, qui peut être obtenue par l'emploi d'éléments métalliques en tôle plane ou façonnée, constitués d'alliages difficilement fusibles. Dans le but de rendre encore plus difficile l'agression, on a déjà étudié une structure comprenant deux -parois extérieures de protection, disposées parallèles et à une certaine distance l'une de l'autre, en définissant un espace au un interstice dans lequel il est possible de mettre en place un bétonnage en ciment ou autre matière similaire, comprenant une armature métallique, celle-ci étant jusqu'à présent réalisée en général en employant des fers rectilignes ronds, croisés entre eux pour créer une espèce de filet, à mailles carrées ou rectangulaires. Dans cette structure déjà connue, les fers ronds rectilignes et les autres fers d'armature non liés entre eux, disposés pour former un réseau, peuvent être facilement éliminés sous l'action de flammes à haute température dans une certaine zone de la masse de béton, en affaiblissant ainsi le blindage lui-meme. La présente invention a pour but de pallier cet inconvénient, grâce à une structure blindée qui ne puisse en aucun cas etre détruite ou affaiblie. La structure selon la présente invention comprend une enveloppe externe ou revêtement métallique de grande résistance et une pluralité d'éléments métalliques façonnés, se développant de préférence en spirales, fixés en plusieurs points aux parois de l'enveloppe et constituant une armature pour la masse d'un liant, tel que du ciment ou du béton, contenu dans la meme enveloppe. L'idée base de l'invention consiste à prévoir une armature ou blindage contenu dans la masse de béton, comprise entre les parois extérieures et intérieures de chaque élément formant les parois de la chambre de protection, cette armature étant réalisée au moyen de spirales cylindriques ou similaires, obtenues avec des fers ronds soudés ou reliés par d'autres moyens aux parois et entre eux, qui ne peuvent pas être enlevés du bloc de béton armé lorsque le durcissement du ciment est achevé. Cette armature peut en outre être combinée avec une seconde armature, constituant un filet à mailles, au moyen de fers ronds croisés entre eux selon des directions de préférence orthogonales entre elles. L'invention sera de toute façon mieux comprise en se référant à plusieurs exemples de réalisation, donnés à titre illustratif et non limitatif, en référence au dessin annexé sur lequel - la Fig. 1 est une vue partielle en perspective d'une structure blindée selon une première forme de réalisation de l'invention. - la Fig. 2 est une vue perspective partielle de deux parois d'une chambre blindée établie selon une seconde forme de réalisation. Sur ces deux figures, on a adopté les mêmes chiffres de référence pour indiquer des éléments semblables. Comme représenté sur la Fig. 1, on voit que, suivant l'invention, pour créer l'armature métallique d'une masse de liaison, le plus souvent en béton, pour le blindage des éléments d'un coffrefort ou similaire, on peut employer des fers ronds 3 en spirales, écartés ou liés étroitement entre eux, en accrochant l'une à l'autre les spirales de plusieurs séries de fers ronds. Mieux encore, comme représenté en vue perspective sur la Fig. 2, dans l'angle créé par la rencontre de deux parois contiguës d'un coffre-fort, l'armature formée de fers ronds 3' en spirales, est combinée à une seconde armature réalisée de façon nouvelle par une série de fers ronds rectilignes verticaux 6 et horizontaux 7, ayant des directions respectivement perpendiculaires entre elles, pour créer des mailles carrées ou rectangulaires. La direction d'orientation des éléments en spirales 3' de la première armature et la direction des éléments 6 et 7 de la seconde armature, est choisie comme la plus sûre pour obtenir une bonne et sûre liaison entre ces éléments d'armature. Les fers ronds de la seconde armature 6 et 7 peuvent aussi être enroulés en spirales. En outre, ces fers ronds peuvent être soudés entre eux à leurs points de contact. La Fig. 1 montre en particulier, selon le principe ainsi établi, un élément de paroi pour coffre-fort, obtenu en plaçant les spirales de fers ronds 3, préalablement soudés par points en 31 au contact avec la surface intérieure 1 de l'enveloppe ou revêtement extérieur, puis en les noyant dans une masse de liaison injectée dans la cavité ou l'espace délimité entre les plaques métalliques 1 et 2, constituant les revetements intérieurs et extérieurs de la structure blindée. Sur la Fig. 2, on a représenté en perspective partielle l'espace ou interstice compris entre deux parois orthogonales coupées qui font partie d'une armoire de protection, exécutée selon le même principe. Sur cette figure, on a désigné par 1 et 2 les revêtements métalliques de l'enveloppe des parolis, par 3' les demi-spirales d'armature qui sortent de la masse de béton 4 ou bien de la masse métallique d'un panneau ou paroi extérieure 5. Ces demi-spirales 3', faisant partie d'une première armature, constituée par une série de fers ronds disposés cotte à côte et placés parallèlement entre eux, sont reliées rigidement par soudage à l'enveloppe métallique 1 de l'armoire (Fig. 1) ou bien comme sur la Fig. 2, par une demi-immersion au moment de l'injection de la masse 4 pour la formation du bétonnage de renfort de la paroi blindée. De cette façon, on réalise un nouveautype-d'armature noyée ou immergée dans la masse de béton armé, en même temps qu'un ancrage plus solide avec les plaques métalliques épaisses extérieures. La seconde armature est constituée par les fers ronds 6 et 7 (Fig.2) qui sont introduits longitudinalement et transversalement croisés entre eux, dans les demi-spirales 3' des fers ronds hélicoldaux, puis soudés à celles-ci aux différents points de contact. I1 est évident que le second cas considéré, c'est-àdire dans le cas d'immersion partielle des spires 3' dans la matière métallique antifusion de la plaque 5 (Fig. 2), représente une solution très favorable pour ce qui concerne la sureté offerte contre les assauts des voleurs, attaquant la structure de protection selon l'invention, qui oppose une résistance extraordinaire, due à la fonction anti-arrachement de ses plusieurs éléments combinés. Après le soudage des parties en métal, comme indiqué ci-dessus, on met en place à l'intérieur le revêtement 2 qui définit la surface interne de façon à laisser un espace vide entre la plaque 5 et la plaque 2. Dans cette phase, on procède à la coulée de la masse de béton 4, en ayant soin que cette masse recouvre de façon efficace tous les fers d'armature prévus pour le blindage. Cet artifice rend à l'évidence monolithiques tous les éléments qui composent la chambre blindée, c'est-à-dire le rev8- tement d'enveloppe extérieure 1, le panneau métallique antifusion 5, les armatures 3', 6 et 7 en fers ronds métalliques et enfin le béton 4 et le revêtement de l'enveloppe intérieure 2. I1 est évident que, contrairement à la solution actuelle ou par l'attaque extérieure d'une paroi blindée conventionnelle armés de simples fers ronds rectilignes non soudés entre eux, ces fers peuvent être facilement enlevés par fusion à la flamme oxydrique dans une certaine zone, dans le cas d'une structure obtenue selon la présente invention, la liaison par accrochages et soudure des séries de fers fixés entre eux, empêche de façon efficace ltenlèvement de morceaux ou de tronçons résultant de leur coupage éventuel à la flamme, en rendant presque impossible l'accession au contenu de la chambre, par exemple d'un coffre-fort, ce qui ne pourrait arriver qu'après une démolition totale de la masse de béton et des fers d'armature, soudés avec les parois en acier Il convient de noter qu'on pourrait naturellement employer d'autres formes pour les fers d'armatures enroulés en spirales et rendus rigides et fixes entre eux, tout en restant dans le cadre de l'invention, les réalisations décrites et représentées étant seulement données, à titre non limitatif. REVENDICATIONS 1. Structure pour le blindage de portes et parois de coffres-forts ou d'armoires de protection, caractérisée en ce quelle comporte une paroi composite de matière résistante, comprenant un revêtement extérieur et un revêtement intérieur, séparés par un espace destiné à contenir une plaque d'acier et une armature métallique formée de fers ronds ou autres profilés, façonnés au moins en partie en spirales hélicoldales et fixés entre eux et à un au moins des revêtements de l'enveloppe, cette armature étant ensuite noyée dans une masse de matière de liaison, telle que du ciment, pour former du béton armé entre les deux parois. 2. Structure de blindage selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'armature est fixée à un des revêtements métalliques de l'enveloppe au moyen d'une soudure par pointe. 3. Structure de blindage selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'armature est noyée partiellement dans une paroi métallique. 4. Structure de blindage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les fers ronds en spirales hélicoidales sont disposés avec leurs axes parallèies et éventuellement réunis de façon que les spires hélicoidales se croisent et soient soudées entre elles à leurs points de contact. 5. Structure de blindage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'armature est accouplée avec une seconde armature constituée par des fers ronds métalliques rectilignes, distribués en deux séries se croisant mutuellement de façon à réaliser un filet à mailles, ces fers ronds étant solidaires en plusieurs points de contact, soit entre eux, soit avec les fers ronds en spirales hélicoidales de la première armature. 6. Structure de blindage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que espace entre les deux revêtements de l'enveloppe ou entre l'un d'eux et la plaque métallique formant paroi, est rempli d'un mélange durcissant contenant du ciment pour former une couche de béton très résistante.