La présente invention se rapporte aux équipements destinés à compléter une cabine d'avion en vue de permettre le transport des blessés dans les meilleures conditions. Le transport des blessés en avion doit satisfaire à des exigences nombreuses. Le malade doit être isolé du bruit. Il faut pouvoir lui donner des soins d'une manière rationnelle pendant le vol. Il faut isoler les autres passagers du malade qui, sinon, peuvent être incommodés par ses plaintes, par l'odeur, notamment dans le cas d'un grand brûlé, par la vue de projections de liquides corporels et, cela, même si l'avion traverse une zone de turbulence. Néanmoins, ltéquipement mis en oeuvre doit être installable rapidement, occuper aussi peu de place que possible à l'état monté pour obérer le moins possible la capacité de l'avion et à l'état démonté, de manière à pouvoir être entreposé dans la soute à bagages. L'invention permet de réaliser tous ces objectifs parfois antagonistes par une cabine d'avion comprenant un espace de montage de sièges pour des passagers compris entre une face longitudinale de la cabine et un passage s'étendant parallèlement à l'axe longitudinal de la cabine et permettant d'accéder aux rangées de sièges. Cet espace est partiellement couvert d'un portebaggages issu de la face longitudinale. Suivant l'invention, il est prévu un compartiment qui occupe une partie dudit espace libéré de ses sièges et qui est délimité par deux cloisons transversales, amovibles, par une cloison longitudinale, amovible, parallèle et adjacente au passage par le porte-bagages et par un plafond amovible, prolongeant, en dessous du plafond de la cabine, le porte-bagages jusqu'à la cloison longitudinale. Ainsi, lors du montage, l'on n'a pas à enlever le portebagages qui contribue à réaliser le compartiment. La position relativement basse du porte-bagages est sans inconvénient, puisque le blessé reste en position couchée dans le compartiment. Le montage est, en outre, particulièrement rapide, parce que les chants latéraux des cloisons transversales n'ont pas à s'adapter avec exactitude au profil de la face longitudinale de l'avion.Bien loin de rechercher une étanchéité à ce niveau, il est préférable, pour bénéficier de la climatisation générale de la cabine à l'intérieur du compartiment pour le blessé, de ne réaliser qu'un ajustage grossier, d'autant que l'on ne craint pas que les autres passagers puissent voir l'intérieur du compartiment par des interstices donnant vers la face longitudinale de la cabine, ni non plus que les ondes sonores, absorbées par la face longitudinale, ne se propagent vers le centre de la cabine.De même, comme le toit est en dessous du plafond de la cabine, on n'a pas à résoudre, lors du montage, desproblèmes épineux d'ajustement au plafond de la cabine, de cotes plus ou moins variables d'un appareil à un autre, même de même type, et lbntroduction des panneaux de moindre dimension constitutifs du compartiment dans la cabine est facilitée, d'autanç que, de préférence, chaque cloison est constituée de plusieurs panneaux assemblés qui, pour des raisons de rangement, ont, de préférence, des longueurs identiques, quelle que soit la cloison à laquelle ils sont destinés. Les cloisons sont en matériau insonorisé. Le respect des consignes de sécurité impose une largeur minimale du passage, dont l'accès doit être libre en permanence sans aucune protubérance l'entravant, même partiellement. Toutes les portes menant de la cabine à des lieux où se trouve un passager quelconque, donc le malade et son accompagnateur, doivent être ouvertes au décollage et à l'atterrissage. La première consigae-impose, pour la plupart des cabines, de disposer la civière parallèlement à l'axe longitudinal de la cabine, ce qui est d'ailleurs favorable au bien être du blessé, qui voyage en étant dans le sens de la marche de l'avion. Pour pouvoir manoeuvrer la civière dans le compartiment, que l'on s'efforce de rendre aussi petit que possible, la longueur de la civière n'est,en général, 4 pas inférieure au S environ de celle de la cloison longitudinale. La longueur de la civière est supérieure à celle de chaque cloison transversale. On ne peut prévoir des baies d'accès dans les cloisons transversales, sous peine d'augmenter encore le nombre de sièges supprimés par l'installation du compartiment. Il faut donc prévoir une baie munie d'une porte dans la cloison longitudinale. La seconde consigne rappellée ci-dessus implique que la porte soit coulissante. Pour introduire cette civière, portant un malade souffrant de la colonne vertébrale, sans l'incliner pratiquement sur l'horizontale, dans ce compartiment relativement exigu, il est nécessaire que la baie soit ménagée à l'une des extrémités de la cloison longitudinale et ait une longueur suffisante, par exemple au moins égale à la moitié de la longueur totale de la cloison longitudinale. La porte coulissante n'étant pas porteuse, il est pré férable qu'elle ferme la partie de la baie la plus éloignée de la cloison transversale la plus proche et que la partie de la baie qui n'est pas fermée par la porte coulissante le soit par un panneau porteur amovible, que l'on monte dès que le blessé a p6 nétré dans le compartiment et que l'on démonte pour l'en sortir sur la civière. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exem ple La figure 1 est une vue en plan, plafond enlevé d'un tronçon de cabine d'avion, la figure 2 est une vue en perspective de l'intérieur d'une cabine éqaipé. d'un compartlnent pour le transport des bles sés, la figure 3 est une vue en coupe du compartiment, et la figure 4 en est une vue de dessus, le porte-bagages de la cabine et le toit du compartiment étant enlevés. La cabine comprend un espace 1 de montage de sièges compris entre une face 2 latérale de la cabine et un passage- 3 central s'étendant suivant l'axe longitudinal de la cabine. Cet espace 1 est partiellement couvert d'un porte-bagages 4 issu de la face 2. Trois rangées de sièges ont été enlevées pour y agencer un compartiment délimité par deux cloisons 5, 6 latérales, dont l'une 6 est munie d'une ouie 7 d'aération, par une cloison 8 longitudinale parallèle et adJacente au passage 3 et par un toit 9ams- vible prolongeant le porte-bagages 4 en dessous du plafond 18 de la cabine Jusqu'à la cloison 8. Chaque cloison 5, 6 est constituée de trois panneaux démontables et assemblables aisément par des dispositifs classique d'assemblage, les panneaux proches de la face 2 ayant une forme conJuguée de celle-ci et du porte-bagages 4. La cloison 8 se compose de deux panneaux 10, 11 porteurs d'extrémités,démontables rapidement, d'un panneau 12 porteur intermédiaire et d'une portez3 coulissante. Les panneaux 10, 11, 1; et la porte 13 ont la même longueur. Lorsque le panneau 10 d'ex trémité (figure 4) est enlevé et lorsque la porte 13 est derrière le panneau 12, une baie d'extrémité est ménagée dans la cloison 8. Cette baie a une longueur, décomptée suivant l'axe du passage 3, suffisante pour permettre de placer une civière 14 sous le portebagages 4 dans le compartiment sans l'incliner sur l'horizontale. La longueur de la baie est au moins égale à la moitié de la longueur de la cloison 8 longitudinale, tandis que la longueur de la civière 14 est égale au moins au 5- de celle de la cloison 8. 5 Dans le compartiment sont agencés un fauteuil 15 pour un accompagnateur, un poste 16 de réception d'une mallette et tous les équipements médicaux, symbolisés par des bouteilles 17 d'oxy gène placés sous la civière 14, nécessaires. Pour mettre le blessé dans le compartiment, on le passe sur la civière 14, alors que la baie est ouverte. Puis on monte le panneau 10 d'extrémité et l'on ferme et ouvre la porte 13 à volonté. Les panneaux démontés peuvent être rangés dans la soute à bagages. Ils y prennent peu de place. REVENDICATIONS 1. Cabine d'avion comprenant un espace de montage de sièges compris entre une face latérale de la cabine et un passage s'étendant suivant l'axe longitudinal de la cabine, cet espace étant partiellement couvert par un porte-bagages issu de ladite face, caractérisée en ce qu'elecomprend un compartiment, qui occupe une partie dudit espace libéré de ses sièges et qui est délimité par deux cloisons transversales amovibles, par une cloison longitudinale amovible parallèle et adjacente au passage longitudinal, par le porte-bagages et par un toit amovible, en dessous du plafond de la cabine, prolongeant le porte-bagages Jusqu' à la cloison longitudinale. 2. Cabine suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend une civière dont la longueur est supérieure à celle d'une cloison transversale et n'est pas infOrieure au 4 5 environ de celle de la cloison longitudinale, logée longitudi- nalement dans le compartiment. 3. Cabine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la civière est logée sous le porte-bagages. 4. Cabine suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisée en ce que la cloison longitudinale présente une baie d'extrémité de longueur suffisante pour permettre de placer la civière dans le compartiment sans incliner pratiquement la civière sur l'horizontale. 5. Cabine suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'une partie au moins de cette baie d'extrémité est fermée par une porte coulissante. 6. Cabine suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la porte coulissante ferme la partie de la baie la plus éloignée de la cloison transversale la plus proche. 7. Cabine suivant la revendication 5 ou 6, caractérisée en ce que la partie de la baie qui n'est pas fermée par la porte coulissante est fermée par un panneau porteur amovible. 8. Cabine suivant la revendication 7, caractérisée en ce que la cloison longitudinale comprend une porte coulissante et trois panneaux porteurs de même dimension. 9. Cabine suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la longueur de la baie est au moins égale à la moitié de la longueur de la cloison longitudinale.