Domaine technique. La présente invention concerne des perfectionnements aux supports de sièges, notamment de tracteurs agricoles, lesdits supports comportant une partie inférieure, fixée au véhicule, et une partie supérieure, fixée au siège, la partie supérieure étant susceptible d'osciller, par rapport à la partie inférieure, autour d'un premier axe dirigé de bas en haut, et d'un deuxième axe perpendiculaire au premier, des moyens d'immobilisation de la partie supérieure par rapport à la partie inférieure étant prévus. Problème posé. Le conducteur d'un véhicule qui possède un organe à l'arrière, par exemple le conducteur d'un tracteur est plus spécialement d'un tracteur agricole qui tire un outil de travail, doit surveiller celui-ci en même temps qu'il conduit. I1 doit donc tourner le buste en meme temps que la tête pour pouvoir jeter alternativement un regard vers Carrière et et vers l'avant. Ces gestes sont désagréables et fatigants. De plus, lorsqu'un tracteur agricole effectue des labours, ltune des roues se trouve dans un sillon, plus basse que l'autre ; le tracteur est incliné le siège aussi ; la position du conducteur est encore plus fatigante. Celà est du au fait que le siège reste fixe sans se preter tant aux mouvements du conducteur qu'aux mouvements du véhicule. Ce problème n'est pas exclusif aux tracteurs agricoles. I1 se pose aussi pour la plupart des véhicules travaillant sur des terrains accidentés, en particulier le matériel de travaux publics. Etat de la technique antérieure et inconvénients. Ce problème a déjà été posé dans le brevet fran çais 1.448.864 déposé le 8 Juin 1965 qui a proposé de pouvoir faire tourner le siège autour d'un axe vertical passant par son centre et de pouvoir immobiliser ce siège suivant un angle voulu. Ceci a apporté une amélioration dans le sens que le conducteur peut se tourner plus facilement vers l'arrière mais le fait de faire passer l'axe vertical au centre du siège fait éloigner les genoux des pédales de commande si bien que le conducteur doit se contorsionner pour garder le contrôle du véhicule. En outre, le problème de la conduite confortable lorsque le siège est incliné en même temps que le tracteur n'est pas résolu. Le même brevet propose une oscillation du siège autour d'un axe horizontal mais celui-ci est transversal si bien que le siège s'incline datant en arrière et non pas sur le côté. Le brevet français n02.061.95Ldéposé le 2 octobre 1969 a abordé le problème sous l'angle de ltoscillation latérale du siège et de l'amélioration de sa suspension. Toutefois ce brevet fait, à contrario du brevet précédent, totalement abstraction de la rotation du siège autour d'un axe vertical. La présente invention est destinée à remédier à ces divers inconvénients. Exposé de lzlnvention. L'invention prévoit un support de siège que l'on peut adapter à n'importe quel tracteur existant et qui peut être interposé entre le bâti ou le châssis du véhicule et le siège existant. Ce support se compose donc d'une partie supérieure, fixée au siège et d'une partie inférieure, fixée au véhicule. Ce support de siège est caractérisé par la combinaison des moyens suivants a) le premier axe, dirigé de bas en haut, est situé le plus loin possible en avant du siège b) le deuxième axe, ou axe longitudinal, a une position médiane dans le plan médian comprenant l'axe d'avancement du véhicule c) chacun des organes pivotant autour de l'un et l'autre desdits premier et second axes comporte un moyen de blocage et de déblocage à volonté dans une position voulue autour de ces axes, dans la limite de l'oscillation permise d) chacune des deux parties inférieure et supérieure comporte des moyens permettant de régler sa position par rapport, respectivement au véhicule et au siège. Naturellement on peut prévoir en plus un réglage en hauteur du siège par rapport au véhicule. On prévoit aussi que la position du support par rapport au véhicule et au siège se règle en prévoyant des trous de fixation par boulons en forme de fenêtres et le dessus de la partie supérieure est incliné avec une ligne de plus grande pente parallèle au plan médian vertical axial du véhicule pour que le déplacement vers l'avant ou vers l'arrière du siège par rapport au support provoque son élévation ou son abaissement par rapport au véhicule. Une caractéristique du support de l'invention réside dans le fait qu'un dispositif de rappel élastique autour de l'axe longitudinal tend à ramener le siège dans sa position médiane. Des moyens de blocage des organes du support autour des premier et second axes peuvent être prévus, soit pour permettre l'immobilisation sous n'importe quel angle, soit pour ne permettre l'immobilisation que dans plusieurs positions angulaires données. Dans ce dernier cas, l'immobilisation des organes dans une position voulue est obtenue par engagement d'un doigt ou ergot mobile axialement dans un trou d'une série judicieusement dispose, doigt qui est normalement rappelé élastiquement dans ce trou et qui peut s'en dégager par action sur une manette. Plus précisément, dans ce cas, l'axe longitudinal est supporté par une platine dont la partie avant oscille autour de l'axe dirigé de bas en haut, dont la partie arrière glisse dans une glissière pratiquement horizontale et qui peut être immobilisée par un ergot fixé sur une lame élastique, solidaire du dessus de la platine, se terminant par une manette, ledit ergot s'enga- geant dans un trou de la platine et pouvant s'engager axialement dans plusieurs trous de la partie inférieure du support. Suivant une forme préférée de réalisation, lXoscll- lation de la partie supérieure du siège autour de l'axe longitu dinal est contrôlée par une manette oscillante qui commande l'engagement d'un doigt ou ergot dans des crans ou trous disposés en arc de cercle sur une plaque solidaire de la partie supérieure du siège. Enfin le rappel élastique dans la position médiane autour de l'axe longitudinal s'opère de préférence à laide de deux ressorts antagonistes. Solution au Problèmes avantages et résultat industriel. Grâce au dispositif de l'invention, le conducteur peut régler la rotation de son siège vers la droite ou vers carrière pour faciliter la surveillance vers l'arrière alors qu'il conduit. Cette rotation ne gêne pas son accès aux pédales puisque l'axe de rotation est reporté en avant, le plus près possible des pédales. Après avoir débloqué le siège par action de la manette qui dégage l'ergot de son trou, la rotation d'un axe vertical s'effectue avec le mouvement du corps De même, le siège peut s'incliner sur la droite ou sur la gauche pour compenser l'inclinaison du véhicule qui est penché en sens contraire. La remise en place du siège dans sa position médiane est facilitée, après avoir dégagé l'ergot du dispositif de déblocage par les ressorts de rappel. La position du conducteur est donc améliorée dans tous les cas et sa fatigue est moins grande. I1 faut signaler que les fenêtres dans les parties supérieure et inférieure du support facilitent, d'une part le réglage du support par rapport au véhicule, d'autre part, le réglage de la hauteur du siège par rapport au véhicule. En Jouant sur les deux réglages, on peut régler la distance du siège par rapport aux pédales. Brève description des figures. L'invention sera mieux comprise à laide de la description suivante d'une réalisation non limitative du support de siège de l'invention qui est donné à titre d'exemple. La description est illustrée par les dessins Joints dans lesquels La figure 1 est une vue en perspective simplifiée du support de siège de l'invention. La figure 2 est une coupe schématique suivant le plan médian vertical du support de siège. Description d'un mode préféré de réalisation. Le support se compose d'une partie inférieure 1, fixée au véhicule à laide de boulons passant dans des trous allongés 2, 3 > et d'une partie supérieure 4 à laquelle se fixe le siège 5 par boulonnage à l'aide de boutonnières 6, 7. La partie supérieure 4 comporte une plaque inclinée 8, vers l'avant du véhicule qui repose sur un axe 9 par lsintermédiaire d'un support avant 10 et dun support arrière 11. L'axe 9, qui est disposé horizontalement et longitudinalement, pivote dans des paliers 12, 13 de la partie supérieure d'une platine ï4 qui s'articule, en s'appuyant sur la partie inférieure 1 > autour de l'axe vertical 15. Elle est maintenue sur la platine 1 par une glissière 16 constituée notamment par des plaques 17, 18 (figure 1) vissées sur la partie 1. Le palier 12 se prolonge vers le haut en forme de potence 19 de manière à servir de glissière à une tige 20 se terminant par un ergot 21 susceptible de s'engager dans une série de trous 22, 23, 24 ménagés dans le support arrière 11. La tige 20 est constamment rappelée vers le support 11 et dans les trous 22, 23, 24 par le ressort 25.Elle peut se dégager des trous 22, 23, 24 par coulissement dans le sens de la flèche 26, à l'encontre du ressort 25, par l'oscillation d'une fourchette 27 qui oscille autour de l'axe 28 maintenu dans une chape 29. L'axe 28 est commandé par un long levier 30 terminé à l'avant du siège par une boule de manoeuvre 31. Lorsqu'on actionne la boule 31 dans le sens de la, flèche 32 > on fait tourner l'axe 28 dans le sens de la flèche 33 et on déplace la tige 20 dans le sens de la flèche 26 pour dégager ou engager l'ergot 21 de l'un des trous 22 à 24. Il est à remarquer que le ressort 25 n'est pas indispensable puisque le poids de la boule 31 et du levier 30 suffit à ramener la tige 20 constamment vers les trous 22 à 24. En fait l'ergot 21 a en général tendance à s'engager dans le trou 23 car il est prévu un dispositif de rappel élastique autour de laxe 9 qui tend à ramener le siège 5 et la partie supérieure 4, dans leur position médiane. Ce rappel élastique est constitué par deux ressorts 34 et 35 antagonistes qui sont ancrés sur l'axe 9 et prennent appui sur la platine 14. Une particularité importante de 1 'invention réside dans le fait que l'axe 15 d'oscillation de la platine 14 sur la partie inférieure 1 est situé le plus possible en avant du support. L'oscillation latérale de la platine 14 est contrôlée à l'aide de levier 36 terminé par la boule 37 sur le côté gauche du siège de la manière qui va maintenant être décrite. En fait le levier 36 est fixé à l'extrémité d'une lame élastique 38 encastrée sur le bord droit de la platine 14. Ceci peut se faire soit par soudure, soit par rivet, soit par vissage. La partie médiane de la lame 38 comporte un ergot 39 qui traverse la platine 14 et peut s'engager dans une série de trous (non représentés) percés dans la partie inférieure 1.Ces trous sont disposés en arc de cercle autour de l'axe 15, de la même façon que les trous 22, 23, 24 sont placés en arc de cercle autour de l'axe 9. En soulevant le levier 36 à l'aide de la boule 37, on soulève la lame 38 et'l'ergot 39 en le dégageant d'un des trous percés dans la partie 1 et en permettant la rotation de la platine 14 autour de l'axe 15. En lâchant la boule 37, l'ergot 39 peut venir s'engager dans le premier trou de la partie inférieure 1 qui se trouvera en face de lui. On comprend qu'en agisant sur les boules 31 et 36 on puisse faire osciller le siège 5 respectivement autour de l'axe 9 ou de l'axe 15. En lachant lesdites boules 31 ou 37, on permet l'engagement de l'ergot correspondant 31 ou 39 dans le premier trou devant lequel il se présentera suivant ltinclinai- son latérale (autour de l'axe 9) ou transversale (autour de l'axe 15) suivant la meilleure convenance de l'utilisateur. On comprend aussi que la position du support peut se régler longitudinalement grâce aux trous allongés 2 et 3 sur le châssis du véhicule. On comprend encore que la position du siège puisse se régler grâce aux boutonnières 6 et 7 ; dans ce dernier cas, le déplacement du siège le long de la plaque inclinée 3 permet aussi d'abaisser (lorsqu'on l'avance) ou de remonter (lorsqu'on le recule) le siège. I1 va sans dire que les détails d'exécution peuvent varier sans que l'on sorte du cadre de l'invention. En particulier les dispositifs de blocage ne sont donnés qu'à titre d'exemple et on peut prévoir toute sorte de dispositifs de blocage par crémaillère ou par serrage qui existe déSà pour les sièges de véhicules. On pourra aussi imaginer d'autres dispositifs de rappel dans la position médiane autour de l'axe 90 On peut aussi prévoir un réglage en hauteur du siège 5 par rapport au support, réalisé par ltinterposition de cales ou par tout autre moyen du même genre. REVENDICATIONS 10/ Perfectionnements aux supports de sieges de véhicules, notamment de tracteurs agricoles, lesdits supports comportant une partie inférieure, fixée au véhicule et une partie supérieure, fixée au siège, la partie supérieure étant susceptible d'osciller, par rapport à la partie inférieure, autour d'un premier axe, dirigé de bas en haut, et d'un deuxième axe perpendiculaire au premier, des moyens d'immobilisation de la partie supérieure par rapport à la partie inférieure étant prévus, c a r a c t é r i s é s par le fait que l'on prévoit la combinaison des moyens supplémentaires suivants a) le premier axe dirigé de bas en haut est situé le plus loin possible en avant du siège b) le deuxième axe, ou axe longitudinal, a une position médiane dans le plan médian comprenant l'axe d'avancement du véhicule i c) chacun des organes pivotant autour de l'un et l'autre desdits premier et second axes comporte un moyen de blocage et de déblocage à volonté dans une position voulue autour de ces axes, dans la limite de l'oscillation permise ; d) chacune des deux parties inférieure et supérieure comporte des moyens permettant de régler sa position par rapport, respectivement, au véhicule et au siège. 20/ Support de siège, tel que défini dans la revendication 1 > c a r a c t é r i s é par le fait qu'on prévoit un réglage en hauteur du siège par rapport au véhicule. 30/ Support de siège, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que la position du support par rapport au véhicule et au siège se règle en prévoyant des trous de fixatlon par boulons en forme de fenêtres et le dessus de la partie supérieure est incliné avec une ligne de plus grande pente parallèle au plan médian vertical axial du véhicule pour que le déplacement vers lavant ou vers l'arrière du siège par rapport à un support provoque son élévation ou son abaissement par rapport au véhicule. 40/ Support de siège, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait qu'un dispositif de rappel élastique autour de l'axe longitudinal tend à ramener le siège dans sa position médiane. 50/ Support de siège, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 4 prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que le moyen de blocage des organes autour des premier et second axes permet l'immobilisation sous n'importe quel angle. 6"/ Support de siège, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 4, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que le moyen de blocage des organes autour des premier et second axes ne permet l'immobilisation que dans plusieurs positions angulaires données. 70/ Support de siège, tel que défini dans-la revendication 6, c a r a c t é r i s é par le fait que l'immobilisation des organes dans une position voulue est obtenue par engagement d'un doigt ou ergot mobile axialement dans un trou d'une série Judicieusement disposée, doigt qui est normalement rappelé élastiquement dans ce trou et qui peut s'en dégager par action sur une manette. 80/ Support de siège, tel que défini dans la revendication 7 > c a r a c t é r i s é par le fait que l'axe longitudinal est supporté par une platine dont la partie avant oscille autour de l'axe dirigé de bas en haut, dont la partie arrière glisse dans une glissière pratiquement horizontale et qui peut être immobilisée par un ergot fixé sur une lame élastique, solidaire du dessus de la platine, se terminant par une manette, ledit ergot s'engageant dans un trou de la platine et pouvant s'engager axialement dans plusieurs trous de la partie inférieure du support. 90/ Support de siège, tel que défini dans la revendication 3, c a r a c t é r i s e par le fait que l'oscillation de la partie supérieure du siège autour de l'axe longitudinal est contrôlée par une manette oscillante qui commande llengagement d'un doigt ou ergot dans des crans ou trous disposés en arc de cercle sur une plaque solidaire de la partie supérieure du siège. 100/ Support de siège, tel que défini dans lsune quelconque des revendications 4 à 9 > prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que le rappel élastique dans la position médiane autour de l'axe longitudinal s'opère à lsaide de deux ressorts antagonistes.