-1- 2116323 L'invention concerne un procédé de préparation de trichloro-éthylène et de perchloréthylène dans des unités de production distinctes, mais non indépendantes. En effet, on recycle certains courants de produits organiques, pour améliorer la pureté 5 des produits obtenus et simplifier leur séparation. On sait produire du perchloréthylène en faisant réagir en phase vapeur sur un lit fluidisé, du chlore (CQ^) et du dichlo-rure d'éthylène (DCE), entre 380 et 550°C, généralement sous des pressions pratiquement atmosphériques.. Si l'on maintient le 10 rapport molaire de Clg à DCE à une valeur de perchloration, c'est-à-dire 3/1s on obtient principalement du perchloroéthylène ou POE, contaminé pair une petite quantité de substances chlorées à point d'ébullition supérieur ou inférieur, saturées et insaturées, ainsi que de grandes quantités de chlorure a,hydrogène an-15 hydre (HC1). Les produits gazeux sont alors rapidement refroidis; le chlorure d'hydrogène et une petite quantité d'hydrocarbures chlorés à faible point d'ébullition (fractions légères) restent dans la phase vapeur que l'on sépare ensuite de la phase liquide; celle-ci contient principalement des hydrocarbures 20 chlorés, et en particulier du POE. On neutralise la phase liquide pour éliminer les dernières traces de HC1 et si cela est nécessaire, on la sèche avant de la rectifier, pour obtenir du PCE de grande pureté. En général, cette séparation est effectuée par distillation fractionnée dans trois colonnes. Dans la pre-25 mière colonne on élimine les fractions légères qui constituent la tête de distillation, alors que l'on enlève la partie principale du PCE en queue de distillation, en même temps que des hydrocarbures chlorés à point d'ébullition plus élevé, c'est-à-dire les fractions lourdes. Ces queues sont envoyées dans la 30 deuxième colonne où le PCE purifié sort en tête; les queues comprennent une petite quantité de PCE avec des fractions lourdes, et elles sont envoyées dans un extracteur de fractions lourdes pour y subir une distillation supplémentaire. Les têtes provenant de cet extracteur sont éliminées du mélange car la 35 qualité du PCE ne convient pas, ou recyclées dans le réacteur comme agent de refroidissement. Outre le recyclage de cet agent de refroidissement, on envoie les fractions légères provenant de la première colonne de fractionnement, ainsi que les frac- 70 44916 -2- 2116323 tions très légères extraites du HC1 lors de son. traitement et de sa purification ultérieure, dans le réacteur pour y subir une chloration et une conversion supplémentaires en PCE recherché . -5 En variante du mode opératoire précédent, on sait de plus, qu'en réduisant le rapport molaire de Cl^ au DCE introduit dans le réacteur, on obtient davantage de fractions légères et en particulier de TCE. Cette technique a été pratiquée ces dernières années où la demande en TCE a augmenté à mesure que son 10 intérêt industriel était reconnu. Il est évident que l'on peut mettre en oeuvre pratiquement le même système mécanique que ci-dessus, à cela près que l'on doit disposer de colonnes de fractionnement supplémentaires pour séparer le TCE des fractions légères et du PCE, lequel constitue line fraction lourde par rap-15 port au TCE. Dans cette modification du procédé, on utilise essentiellement le même recyclage des divers courants organiques, sauf que, naturellement, l'on évacue comme produit recherché le trichloroéthylène, recyclé précédemment avec les fractions légères pour subir une chloration ultérieure en perchloroéthylène. 20 Dans la mise an point du procédé pour produire simultanément le TCE et le PCE dans la même unité de production, on s'est heurté à plusieurs problèmes qui concernent la pureté des produits finaux et le rendement global du procédé. Par exemple, on a trouvé que la contamination du TCE (point d'ébullition : 25 86,7°C) par le tétrachlorure de carbone (CCl^: P.E. 76,7°C) peut constituer un problème lorsqu'on travaille avec certains rapports de Clg/DCE. Ainsi, alors qu'un mélange utilisant le rapport molaire de Clg/DCE de 2/1 ne pose généralement aucun problème de contamination du TCE par CCl^, si l'on augmente ce 30 rapport vers des valeurs de perchloration en accroissant ainsi le rapport de PCE/TCE, il apparaît aussi des quantités croissantes de CCl^ dans le TCE final. Il devient ainsi évident que la production est strictement limitée en ce qui concerne les quantités de TCE et PCE de haute pureté qui peuvent être pro-35 duites en réponse à une demande industrielle variable. Comme le capital investi dans des usines de production de solvants chlorés est relativement élevé, il serait extrêmement intéressant de disposer d'un procédé offrant une certaine souplesse dans la répartition relative des produits. 70 44916 -3- 2116323 La présente invention a pour but un procédé de production de perchloréthylène et de trichloréthylène, qui offre un grand choix dans la répartition possible des produits, sans que cela affecte parallèlement la pureté des produits ou l'efficacité du 5 procédé. L'invention vise aussi un procédé dans lequel les réacteurs et les unités de production de trichloroéthylène et de perchlor-éthylène sont distincts mais fonctionnent en association et permettent une grande souplesse dans la production relative despro-10 duits, avec un investissement de capital minimum. Le procédé suivant l'invention, permet le fonctionnement solidaire de lignes de production de trichloroéthylène et de per-chloréthylène pratiquement distinctes; ce procédé permet en outre de choisir les quantités relatives de PCE et de TCE produites 15 et donne des produits de grande pureté. Pour cela, on relie les lignes distinctes de production en ce qui concerne certains courants de produits organiques, on peut ainsi utiliser le ligne de PGE pour détruire des substances contaminantes de la ligne de TCE sans nuire au PCE produit, et 20 mettre en commun pour les deux lignes certains équipements; on réalise ainsi des économies d'investissement tout en augmentant encore l'efficacité et diminuant la contamination en ce qui concerne l'opération globale. Suivant le procédé de l'invention, on produit TCE et PCE par 25 réaction en phase vapeur de CI2 et DCE sur un lit fluidisé, entre 580° et 550°C et sous des pressions pratiquement atmosphériques. Ce procédé amélioré implique : 1) l'utilisation de lignes de production de TCE et de PCE distinctes; chaque ligne comprenant un réacteur à lit fluidisé, un système de trempe, des dispositifs 30 de neutralisation et de séchage et au moins deux colonnes de fractionnement et 2) l'alimentation du réacteur de TCE en Clg et DCE en un rapport molaire compris entre 1,9/1 et 2,5/1, de façon que la production nette du réacteur consiste essentiellement en 70 à 10 % de TCE et 30 à 90 % de PCE; l'alimentation 35 du réacteur de PCE en Clg et DCE en un rapport molaire tel que la production nette du réacteur consiste essentiellement en PCE, et 3) l'amélioration qui consiste à détourner au moins une partie des têtes de distillation provenant de la première colonne 70 44916 2116323 de fractionnement de TCE vers le réacteur de POE, ce qui réduit la teneur en CCl^ dans le TCE obtenu. Selon une autre caractéristique du procédé, on réunit le HG1 contenant des fractions légères obtenu après le refroidissement rapide ou "trempe" dans . 5 les deux lignes de TCE et de PCE, on sépare ces fractions légères du HC1 et on les recycle dans le réacteur de PCE. Selon un autre aspect de l'invention, on utilise au moins une colonne de fractionnement commune, qui reçoit les queues venant de la dernière colonne de fractionnement de PCE et au moins uae partie 10 des queues de la dernière colonne de fractionnement de TCE; et, l'on emploie au moins une partie des fractions de tête de cette colonne commune comme produit recyclé de réfrigération pour les deux réacteurs de TCE et de PCE. Enfin, on introduit au moins une partie des queues de la dernière colonne de fractionnement 15 de TCE dans la première colonne de fractionnement de PCE. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent à titre d'exemples non limitatifs plusieurs modes de réalisation de l'invention. 20 Sur ces dessins, les figures 1 à 3 sont des vues schématiques illustrant le procédé de production de trichloroéthylène et de p erchloréthy1ène. Le terme "production nette de réacteur" utilisé ici désigne les produits recueillis à la sortie des lignes de production, 25 c'est-à-dire, TCE et PCE, à l'exclusion de HC1, des fractions légères et des fractions lourdes. On décrit ci-après la destination et le fonctionnement de chaque étage de la ligne de production, mais, il est bien entendu que l'invention concerne davantage le fonctionnement conjoint 30 et solidaire des lignes de production séparées, travaillant avec des rapports d'alimentation différents, que le fonctionnement individuel de chaque étage particulier de la ligne de production. De plus, le fonctionnement des divers étages de chaque ligne de production est pour la plus grande partie identique, bien que 35 les dimensions des unités puissent varier en fonction des exigences de production de TCE par rapport au PCE. En général, les réacteurs sont à lit fluidisé et ils sont habituellement équipés d'un dispositif de réfrigération, car la 70 44916 -5- 2116323 réaction est exothermique. On utilise généralement un lit fluide pratiquement inerte, par exemple, un catalyseur usé de silice-alumine de craquage d'hydrocarbures. Les gaz réactionnels traversent le système de trempe anhydre, 5 dans lequel la masse des hydrocarbures chlorés est liquéfiée, le HG1 anhydre et une petite quantité des fractions légères restant dans la phase vapeur. Cette phase vapeur est ensuite éliminée de la tour de trempe et les fractions légères sont séparées du HC1, généralement par refroidissement, et recyclées pour une 10 chloration ultérieure dans le réacteur. Le courant d'hydrocarbure chloré est ensuite envoyé dans les unités de neutralisation et de séchage, dans lesquels le HC1 restant dans le solvant est neutralisé généralement avec une solution aqueuse basique. Si l'on effectue une neutralisation 15 aqueuse, les phases organiques et aqueuses sont soumises à une séparation mécanique, à la suite de laquelle la phase organique est soigneusement séchée, par exemple, par distillation, échange d'ions ou procédé similaire. Le courant de solvant chloré est ensuite prêt à être rectifié 20 pour fournir le produit final recherché. Gela se réalise généralement en deux étapes. Dans la première étape, on élimine en fractions de tête la partie des hydrocarbures qui a un point d'ébullition inférieur à celui du produit désiré. Les queues de distillation contenant le produit recherché sont alors envoyées 25 dans une seconde colonne où le produit sort en fraction de tête; les fractions lourdes ou queues sont conduites vers un étage ultérieur où l'on y récupère toute substance chlorée utile. Cette étape de séparation finale permet de récupérer les hydrocarbures chlorés qui présentent un point d'ébullition suffi-30 samment bas pour être utiles en eux-mêmes ou comme produits de recyclage réfrigérants pour les réacteurs. Les queues provenant de cette dernière colonne, et contenant des fractions lourdes, des goudrons et du carbone, sont généralement mises au rebut. Bien entendu, les dimensions des divers éléments des lignes 35 de production sont fonction principalement des exigences imposées par la capacité de production totale de l'usine et par les quantités relatives de TCE et de PCE demandées. De plus, chaque ligne de production peut, en fait, utiliser plus d'un réacteur 70 44916 -6- 2116323 travaillant avec un rapport d'alimentation de Clg/DCE identique ou légèrement différent et ces réacteurs peuvent employer un équipement commun à l'intérieur de la ligne de production, par exemple, les produits de deux ou plusieurs réacteurs peuvent 5 être envoyés dans les colonnes de fractionnement communes, pourvu que, naturellement, la capacité des colonnes soit suffisante pour répondre à ces demandes. Dans les figures 1 à 3 ci-jointes, les éléments distincts de la ligne de production de TCE sont représentés par la lettre "A" 10 et ceux de la ligne de production de PCE par la lettre "B". La colonne C pour la séparation et la récupération des fractions lourdes, est commune aux deux lignes de production dans la figure 3, les colonnes et B2 n'étant pas nécessaires dans ce cas. 15 Dans l'unité représentée sur la figure 1,1e CI2 et le DCE sont introduits dans le réacteur A en fonctionnement, dans un rapport molaire inférieur au rapport de perchloration pour lequel la réaction recherchée se déroule. Les gaz produits, y compris des hydrocarbures chlorés et du HC1 anhydre, quittent 20 le réacteur A par la conduite 1 et pénètrent dans l'unité de refroidissement A. A la sortie de cette unité, HC1 et une partie des fractions légères sont envoyés dans la phase vapeur, dans le séparateur A de HC1, par une conduite 5» Du HC1 anhydre purifié quitte l'unité par un tuyau 2 pendant que les fractions légères 25 que l'on a séparées, sont recyclées par 1'intermédiaire d'un tuyau 4 dans le réacteur A, pour y subir une chloration nouvelle et mieux rentabiliser l'opération. Pendant ce temps, les hydrocarbures chlorés liquéfiés sont envoyés dans l'unité de neutralisation et de séchage A, par l'intermédiaire d'une conduite 9. 30 Après ces traitements, le solvant liquide est envoyé par un conduit 11 dans la colonne A, dans laquelle toutes les fractions légères en même temps qu'une petite partie de TCE sont évacuées comme fractions de tête, par un tuyau 13, la plus grande partie du TCE et les fractions lourdes sont envoyées par une conduite 35 15 dans la colonne A^« Avant le procédé de la présente invention, la seule utilisation économique des fractions de tête évacuées par la conduite 13 de la colonne A, était un recyclage complet au réacteur A 70 44916 -7- 2116323 pour une chloration ultérieure. Lorsque le réacteur travaille avec des rapports d'alimentation de C^/DCE de l'ordre de 2/1, fournissant donc une production nette de réacteur d'environ 65 % de TCE et 35 % de PCE, les impuretés présentes dans les gaz sor-5 tant du réacteur ne contiennent que d'insignifiantes quantités de CCl^ et il s'en suit que la rectification du TCE produit et du CCl^ n'est pas difficile. Cependant, si l'on souhaite faire varier la production nette de réacteur en fonction des proportions de TCE à PCE, on le réalise généralement en augmentant le 10 rapport Clg/'DCE. Dans cette éventualité, on constate que la quantité de CCl^ augmente dans les gaz produits provenant du réacteur et avec elle, le problème de la rectification du produit TCE devient extrêmement aigu. Pour cette raison, jusqu'à maintenant, on était limité à certains rapports de TCE/PCE et 15 dans le cas d'une variation même momentanée du rapport des alimentations dans les réacteurs il se produisait du CCl^ contaminant ainsi le produit recherché. Le procédé de la présente invention permet cependant une plus grande souplesse et dans le cas d'une augmentation de la teneur en CCl^ des fractions de 20 tête provenant de la colonne A, dans la conduite 13, on dispose d'une méthode d'utilisation de ce courant assurant ainsi un produit TCE pur dans la conduite 17- Ainsi, une partie au moins des fractions de tête passant par la conduite 13 est détournée par une soupape 55 dans une conduite 25 59, qui va au réacteur de PCE (non indiqué sur la figure 1). Une partie de ces têtes peut encore être recyclée par 1'intermédiaire d'une conduite 57 dans le réacteur A, si l'on le désire. L'introduction de ce courant contaminé par du CCl^, dans le réacteur de PCE ne pose pas de problème, puisque la séparation du CCl^ 30 et du PCE dans les colonnes de fractionnement est très simple, en raison de l'écart de leurs points d'ébullition. On trouve aussi que la concentration du CCl^ dans les produits gazeux sortant du réacteur de PCE atteint vite un équilibre et que tout excès par rapport à cette valeur à l'équilibre se convertit ap-55 paremment en PCE dans le réacteur. Le CCl^ ne pose donc pas de problème. Les fractions de tête provenant de la colonne A sont réparties de la façon décrite ci-dessus, et les fractions de queue 70 44916 -8- 2116323 passent dans la colonne A, par l'intermédiaire de la conduite 15* les fractions de tête provenant de la colonne A^ comprennent du trichloroéthylène de grande pureté et peuvent être évacuées du système par la conduite *17»' Les fractions de queue de la colonne 5 A comprennent principalement du PCE et d'autres fractions lourdes avec une petite quantité de .TCE; elles sont envoyées par la conduite 19 pour un traitement ultérieur dans la colonne A£, qui sert à séparer les fractions lourdes utiles des goudrons, du carbone, etc. Ces fractions très lourdes sont évacuées sous forme 10 de queues depuis la colonne par la conduite 6, dans des dispositifs de mise au rebut. Les têtes de la colonne A^ servent généralement de produit de recyclage réfrigérant pour le réacteur A, mais peuvent être conservées et vendues. 15 L'imité de production de TCE représentée sur la figure 2 est pratiquement le même que celle de la figure 1 sauf que l'on traite différemment le courant de HCl anhydre contenant des fractions légères sortant du système de trempe A par la conduite 3. Le fonctionnement de la partie de la ligne de production de 20 PCE du système intégré est le suivant. Le chlore et le DCE sont • introduits dans le réacteur B, pratiquement dans un rapport de perchloration, généralement égal à 3/1 ; mais en raison de certaines considérations pratiques, le rapport d'alimentation peut atteindre 3*8/1. De cette façon, les gaz sortant du réacteur 25 comprennent principalement du PCE et du HCl avec quelques impuretés d'hydrocarbures chlorés; ils empruntent «ne conduite 21 jusqu'à l'unité de refroidissement B dans laquelle ils sont séparés en une phase vapeur consistant en HCl anhydre et fractions légères, qui est évacuée par une conduite 23 et en une phase li-30 quide qui, par une conduite 25, arrive dans le dispositif de neutralisation et de séchage B. Après neutralisation et séchage, le solvant chloré est introduit par un tuyau 27, dans la colonne de distillation B. Les fractions de tête de cette colonne contiennent toutes les fractions légères avec.une petite partie de 35 PCE et sont recyclées par une conduite 29 pour subir une réaction ultérieure et pour servir de réfrigérant dans le réacteur B. Les fractions de queue de la colonne B pénètrent dans la colonne B^ par une conduite 31; dans la colonne, le PCE produit est éva 70 44916 -9- 2116323 cué du système par un tuyau 33* Les fractions de queue de la colonne B^ contiennent encore une petite quantité de PCE et sont envoyées par une conduite 35 dans la colonne Bg pour y être traitées à nouveau. Dans la colonne B2» les hydrocarbures chlorés 5 utiles restants sont séparés et évacués en fractions de tête par la conduite 10, pour être recyclés dans le réacteur B. Pendant ce temps, les fractions extrêmement lourdes sont éliminées en fractions de queue par la conduite 12, et généralement sont mises au rebut. 10 En plus du détournement d'une partie des fractions de tête provenant de la colonne A et allant par les conduites 13 et 59 vers le réacteur B, le procédé illustré sur la fig. 2 comprend l'utilisation commune du séparateur de HCl 5» Dans la figure 2, les fractions légères contenant du HCl anhydre provenant des 15 systèmes de trempe A et B sont introduites par les conduites 3 et 23 respectivement, dans le séparateur de HCl commun 5« Dans ce séparateur, HCl est encore purifié et évacué du système par la conduite 7. On constaté facilement que l'utilisation d'un séparateur de HCl commun fournit une économie considérable a'in-20 vestissement et que cela est donc souhaitable.Cependant, il se pose un problème car d'importantes quantités de CCl^ peuvent être renfermées dans le courant gazeux introduit par la conduite 23 dans le séparateur 5 commun de HCl; cela dépend de l'efficacité du fonctionnement du réacteur B et du rapport d'alimenta-25 tion C^/DCE qui y est mis en oeuvre. Puisque le rôle du séparateur de HCl est de fournir du HCl anhydre purifié que l'on évacue par la conduite 7 pour être ensuite vendu, il reste après cette séparation une quantité importante de fractions légères qui, du point de vue économique, doivent être recyclées dans un 30 réacteur pour être chlorées à nouveau. Cependant, comme ces fractions légères peuvent renfermer des quantités considérables de CCl^, et que ce produit contaminant ne peut pas être toléré en quantité importante dans la ligne de production du TCE si l'on veut du TCE de haute pureté, il devient apparent que les 35 avantages du fonctionnement combiné peuvent ne pas être réalisés à moins que l'on ne dispose d'une méthode économique de distribution de ce courant gazeux. Le fonctionnement intégré selon la présente invention fournit une telle méthode. En effet, les 70 44916 -10- 2116323 fractions légères peuvent être recyclées par la conduite 53 uniquement vers le réacteur B, où la présence de CCl^ ne pose pas de problème. La figure 3 illustre le 'procédé le plus avantageux pour la 5 production conjointe de TCE et PCE. Selon cette variante de l'invention, les colonnes de fractionnement et Bg indiquées sur les figures 1 et 2 sont remplacées par une colonne commune de fractionnement C. La réduction de l'équipement nécessaire obtenue constitue un avantage évident de ce dispositif. Les 10 têtes provenant de cette colonne commune C, que l'on peut appeler "extracteur de fractions lourdes" servent également de produit de recyclage de refroidissement pour l'un et/ou l'autre des deux réacteurs A et B. Facultativement, ces fractions de tête peuvent être conservées ou vendues comme PCE de moindre qua-15 lité. Lors du fonctionnement, les fractions de queue sortent de la colonne B^, circulent dans une conduite 35 et sont introduites dans la colonne C par un tuyau 37- Les fractions de queue de la colonne A , empruntent la conduite 19 et bien qu'elles doivent 20 passer par la suite-par la colonne C, elles peuvent y aller soit directement soit après passage à travers une partie de la ligne de production de PCE. Cette souplesse dans le fonctionnement est rendue possible par une soupape 39 et une conduite 41. On peut noter que la matière transportée dans la conduite 19 25 contient une quantité notable de PCE. Il peut donc être souhaitable, plutôt que d'introduire directement les produits de la conduite 19 dans le tuyau 37 et donc dans la colonne C, de détourner une partie au moins du liquide de la conduite 19 dans le tuyau 41, par l'intermédiaire de la soupape ^9 et ultérieure-30 ment dans la colonne B de la ligne de production de PCE. De cette façon, les fractions de queue de la colonne A, se mélangent au PCE brut; le PCE contenu est éliminé comme produit purifié de la colonne B , par un conduit 33 et les fractions de queue, avec les queues qui sont déjà présentes dans le courant de PCE 35 brut, pénètrent dans la colonne C par les tuyaux 35 et 37» Alors que les fractions de queue provenant de la colonne C sont évacuées en général, par le tuyau 43, dans un dispositif de mise au rebut, les fractions de tête comprenant principalement du PCE 70 44916 -11- 2116323 avec des fractions lourdes et légères contaminantes, après passage par une soupape 47 peuvent être soit dirigées vers un réservoir de produit déclassé (non indiqué) par une conduite 45 pour être conservées et vendues, soit envoyées vers les réac-5 teurs A et B par des tuyaux 49 et 51 respectivement, pour servir à réfrigérer la réaction exothermique. De façon générale, le procédé de la présente invention fournit une méthode pour le fonctionnement solidaire de lignes distinctes de production de TCE et de PCE, de faç-on qu'un agent 10 contaminant pour la première ligne de production puisse être "évacué" de façon économique dans une seconde ligne de production sans que cela nuise au produit préparé dans cette ligne. De plus, il est possible de mettre en commun entre les deux lignes, certains équipements sans que cela affecte encore l'un 15 ou l'autre produit. Ce fonctionnement solidaire est illustré par l'exemple suivant. Un premier réacteur faisant partie de la ligne de production de PCE, est alimenté de 136 tonnes par jour de CI2 et 63 tonnes par jour de DCE. Le fonctionnement de cette ligne de 20 production est lié à celui d'une seconde ligne de production plus petite, alimentée par 64 tonnes par jour de CI2 et 45 tonnes par jour de DCE; on produit ainsi des quantités importantes de TCE. De cette façon, la production nette du premier réacteur de PCE est de 100 tonnes par jour alors que la production nette du 25 second réacteur est de 30 tonnes par jour de TCE et 20 tonnes par jour de PCE. Le PCE produit dans le "réacteur de TCE" se retrouve par la suite dans le PCE produit dans la ligne de production de PCE en raison du recyclage (ainsi que le montre la figure 3) des fractions de queue de la dernière colonne A^ de 30 distillation de TCE vers la première colonne B de distillation de PCE. Ainsi, on produit 120 tonnes par jour de PCE contenant moins de 50 ppm de CCl^ et 100 ppm TCE, et aussi 30 tonnes par jour de TCE contenant moins de 50 ppm de CCl^ et 100 ppm de PCE. Le procédé dont le fonctionnement est illustré sur la figure 3 35 est simple, efficace et souple. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela du cadre de l'inven-40 tion. 70 44916 « 2116323 REVENSICATIOHS 1 - Procédé amélioré pour la production de trichloro-éthylène et de perchloréthylène, par la réaction en phase vapeur du chlore sur le dichloro-éthylène sur un lit fluidisé, entre 380° et 550° Cet sous des pressions pratiquement atmosphériques, carac- 5 térisé en ce que l'on met en oeuvre j a) au moins une ligne distincte de production de trichloroéthylène, comprenant un réacteur à lit fluidisé, une unité de refroidissement, des unités de neutralisation et de séchage et au moins deux, colonnes de fractionnement ; ledit réacteur étant 10 alimenté en chlore et dichloro-éthylène dans un rapport molaire compris entre 1,9/1 et 2,5/1, de façon que la production nette du réacteur comprenne essentiellement de 70 à 10 # de trichloroéthylène et 30 à 90 fh de perchloréthylène ? h) au moins uae ligne distincte de production de perchloré-15 thylène comprenant un réacteur à lit fluidisé, une unité de refroidissement, des unités de neutralisation et de séchage et au moins deux colonnes de fractionnement, ledit réacteur de perchloréthylène étant alimenté en chlore et dichloro-éthylène dans un rapport molaire tel que la production nette du réacteur est 20 essentiellement du perchloréthylène ; et que l'on détourne au moins une partie des fractions de tête provenant de la première colonne de fractionnement de trichloro-éthylène, vers le réacteur de perchloréthylène, de fa-çn à réduire la teneur en tétrachlorure de carbone du trichloro-25 éthylène produit. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réunit l'acide chlorhydrique contenant les fractions légères , provenant des imités de refroidissement des deux lignes de production de trichloro-éthylène »t de perchloréthylène, on sé- 30 pare ces fractions légères de 11 acide chlorhydrique et on les recycle dans le réacteur de perchloréthylène. 3 - Procédé suivant la revendication -1 ou 2 caractérisé en ce qu'on utilise au moins une coloime de fractionnaient commune, qui reçoit les fractions de queue de la dernière colonne de fraction- 35 nemeïit de perchloréthylène et au moins une partie des fractions de queue de la dernière colonne de fractionnement de trichloroéthylène et on utilise au moins une partie des fractions de tête de la colonne commune comme produit de recyclage réfrigérant pour les réacteurs de trichloro-éthylène et de perchloréthylène. 70 44916 13 2116323 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que de plus, on envoie au moins une partie des fractions de queue de la dernière colonne de fractionnement de trichloro-éthylène dans la première colonne de fractionnement de 5 perchloréthylène.