La présente invention concerne un procédé et un appareil pour mesurer les émissions radioactives provenant d'une matière en mouvement émettant un rayonnement et plus particulièrement à partir de morceaux de minerai radioactif. Pour le triage de minerais émetteurs de rayonnement,tels que les minerais d'uranium ou les minerais d'or contenant des traces d'uranium,Etles morceaux de minerai sont amenés à passer en vrac ou en étant séparés les uns des autres suivant une file, généralement sur un convoyeur mobile, en regard d'un ou plusieurs détecteurs de rayon- nement qui mesurent le rayonnement émis par cesmorceaux. La mesure du rayonnement des morceaux individuels ou de zones de ces morceaux est ensuite comparée avec un paramètre physique caractéristique, tel que la masse ou le volume, afin d'établir une différence entre les morceaux ou zones de ces morceaux qui se trouvent au-dessus ou en dessous d'une teneur prédéterminée. Les morceaux sont ensuite déchargés à par- tir du convoyeur en regard de ou dans un dispositif de triage des mor- ceaux en fractions acceptée ou rejetée, en fonction des teneurs mesurées. Un problème que l'on rencontre avec les dispositifs de triage de minerais du type ci-dessus est que le rayonnement radioactif des morceaux est difficile à mesurer avec précision tandis que les morceaux sont déplacés à une certaine vitesse en regard du ou de cha- que détecteur et il en est particulièrement ainsi lorsque l'on a af- faire à des minerais, tels que les minerais d'or, qui ont de faibles émissions. Ce problème conduit à des défauts dans le triage et les causes en sont principalement les suivantes: (a) Les émissions radioactives provenant des morceaux de minerai sont aléatoires et dans le cas d'une trieuse utilisant un seul détec- teur de rayonnement,ellespeuvent même être omises. Cependant cette difficulté est quelque peu réduite dans le cas d'équipements de triage plus modernesdans lesquels sont prévus une pluralité de détecteurs de rayonnement qui sont disposés en série au voisinage les uns des autres et le long du trajet des morceaux de minerai, ces détecteurs étant reliés à un calculateur établissant statisti- quement la moyenne desnombred'impulsions de radioactivité en pro- venance de chaque morceau ou de chaque zone des morceaux radioac- tifs, afin de réduire les erreurs de comptage qui peuvent résulter d'émissions aléatoires en provenance des morceaux. 2'^ -- 6314 (b) Par suite de la nature faible des émissions en proverance de petites quantités de matière radioactive préserte dans des mraor- ceaux de minerai, comme cela est le cas des minerais d'or extraits en Afrique du Sud, les émissions mesurables qui -ont captées par les compteurs de rayonnement à distance peuvent être noyces ora- tiquement dans le rayonnement de fond dans la zone de mesure, même si la zone de mesure de l'appareil de triage est fortement protégée par un blindage en plomb. Le rayonnement de fond a été trouvé en pratique être émis principalement à partir de la conta- mination radioactive du blindage en plomb et du rr-on:ement cos- mique naturel lequel varie de place en place sur la surface de la terre, ainsi qu'à partir de traces d'éléments radios tifs naturels, tels que le potassium 40, qui peuvent être présents dans divers matériaux géologiques et de construction. (c) Il peut se produire une interférence radioactive à partir d.2 mor- ceaux voisins du morceau particulier ou de la zone du mcrcel en cours de mesure. La présente invention a pour but de fournir un procédé et un appareil pour mesurer des émissions radioactives à partir d'une matière en mouvement, lesquels permettent de réduire au minimunm les problèmes précités. A ce effet, ce procédé de mesure des émissions radioac- tives provenant d'une matière radioactive mobile est caiactérisé en ce que l'on place un détecteur de rayonnement au voisinage du trajet suivi par la matière radioactive, on blinde le détecteur. au voisinage de sa surface réceptrice, au moyen d'un premier blindage anti- rayonnement, en un premier matériau, on blinde additionnellement la portion déjà blindée du détecteur en disposant un second blindage antirayonnement, en un second matériau qui émet d'une manière inhérente un rayonnement moindre que celui émis par le matériau du premier blindage, ce second blindage étant placé eture nu moins une partie du matériau du premier blindage et le détecteur, on déplace la matière dont les émissions radioactives doivent être mesurées. en re- gard de la surface réceptrice non blindée du détecteur,et on mesure, par des moyens reliés au détecteur, les émissions provenant de la matière. De préférence, suivant une caractéristique complémentaire de l'inven- tion, on blinde,au moyen d'un blindage antitayonnement, au moins la portion du trajet du matériau qui est opposéeau côté o se trouve le détecteur. Un procédé de mesure des émissions radioactives en prove- nance d'une matière radioactive mobile, suivant l'invention, est carac- térisé en ce que l'on place un détecteur de rayonnement dans un bottier adapté de manière à blinder le détecteur, à l'égard d'un rayonnement parasite, au voisinage de sa surface réceptrice, on place, sur la sur- face réceptrice du détecteur, un couvercle en matériau de blindage antirayonnement, lequel comporte une ouverture collimatrice, on fait passer la matière radioactive le long d'un trajet en regard de l'ouver- ture du couvercle et on mesure les émissions radioactives en provenance de la matière qui viennent frapper la surface réceptrice du détecteur. De préférence, le matériau de blindage dont est fait le couvercle du détecteur, est moins radioactif que le matériau dont est construit le bottier. L'invention a également pour objet un appareil pour mesu- rer les émissions radioactives provenant d'une matière radioactive mo- bile caractérisé en ce qu'il comporte un détecteur de rayonnement, un premier blindage antiraymnementenun premier matériau, lequel est dispo- sé, par rapport au détecteur, de manière à blinder ce détecteur au voi- sinage de sa surface réceptrice, un second blindage antirayonnement réalisé en un second matériau qui est moins contaminé et/ou émet un rayonnement d'excitation secondaire de plus faible énergie que le maté- riau constituant le premier blindage, ce second blindage étant disposé entre au moins une partie du matériau du premier blindage et le détec- teur, et des moyens associés au détecteur pour convertir les émissions radioactives qui viennent frapper la surface réceptrice du détecteur, en signaux électriques qui peuvent être comptés. Dans une forme d'exécution de l'invention, le détecteur est constitué par un compteur à scintillation à cristal et le premier blindage antirayonnement est un bottier en plomb industriel tandis que le second blindage est un manchon en plomb plus pur radioactivement, le- quel est interposé entre le premier blindage et le détecteur. Dans une forme d'exécution préférée de l'invention,le dé- tecteur est séparé du deuxième blindage par un troisième blindage anti- 247631 4 rayonnement qui est réalisé en un métal ayant un nombre atomique infé- rieur à celui du plomb. Le troisième blindage peut être réalisé en un métal tel que le cadmium, le cuivre ou des métaux similaires, ou bien encore en une combinaison de ces métaux ou de leurs alliages. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la sur- face réceptrice du détecteur peut être recouverte d'un blindage anti- rayonnement réalisé en un métal tel que le platine, les alliages du tungstène ou similaires, lequel a un poids spécifique supérieur à celui du plomb, et qui comporte une ouverture collimatrice pour limiter l'an- gle de vision de la surface réceptrice du détecteur, au moins dans deux directions opposées. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'appa- reil pour mesurer l'émission radioactive en provenance d'une matière radioactive, est caractérisé en ce qu'il comporte un détecteur de rayon- nement, un premier blindage antirayonnement pour blinder le détecteur à l'égard du rayonnement, sauf en ce qui concerne celui tombant sur sa surface réceptrice, et un couvercle réalisé en un matériau de blindage antirayonnement lequel comporte une ouverture collimatrice, ce couvercle étant placé sur la surface réceptrice du détecteur. De préférence, le matériau dont est fait le couvercle a une densité supérieure à celle du plomb. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'appa- reil pour mesurer les émissions radioactives à partir d'une matière radioactive est caractérisé en ce qu'il comporte un bottier réalisé'en un matériau de blindage antirayonnement, un détecteur de rayonnement logé dans ce bottier et comprenant une surface réceptrice dont au moins une partie se trouve être non blindée à travers une ou- verture dans le bottier, et une rainure dans le matériau du bottier, laquelle s'étend en travers de l'ouverture dans le bottier, dans une direction perpendiculaire à la direction du mouvement de la matière radioactive en regard du détecteur, de telle façon que le rayonnement émis par la matière radioactive passant au-dessus de la rainure, éloigné de la surface réceptrice du détecteur, puisse être mesuré par ce détec- teur, et des moyens associés au détecteur pour mesurer le nombre d'im- pulsions de radioactivité provenant de la matière exposée au détecteur à travers l'ouverture et la rainure,44. 24 7 5 31 4 Suivant une autre caractéristique de l'invention, le blin- dage destiné à atténuer le rayonnement radioactif comporte un stratifié de plomb ou d'un ou plusieurs métaux ayant un nombre atomique inférieur à celui du plomb. On décrira ci-après. à titre d'exemples non limitatifs, diverses formes d'exécution de la présente invention en référence au dessin annexé sur lequel Les figures 1 à 3 sont des diagrammes illustrant l'effet de la variation de la distance de comptage à partir d'un détecteur de rayonnement. La figure 4 est une vue en coupe axiale d'un détecteur logé dans divers types de blindage antirayonnement. Les figures 5 et 6 illustrent l'effet d'une seconde forme d'exécution d'un blindage sur un détecteur de rayonnement. Les figures 7 et 8 illustrent une variante d'exécution du dispositif détecteur illustré sur la figure 5. La figure 9 illustre une autre variante d'exécution du blindage antirayonnement suivant l'invention. Les figures 10 et Il sont respectivement des vues en coupe verticale et en plan de dispositifsdétecteursblindés dans un poste de mesure du rayonnement d'une machine de triage de minerai. L'un des problèmes que l'on rencontre lorsque l'on veut mesurer d'une manière précise le rayonnement émis à partir d'un morceau de matière radioactive mobile, ce morceau se déplaçant seul ou en vrac, est illustré sur les figures 1 à 3 qui représentent un détecteur à scin- tillation 10. Une courbe en trait continu 12 représente, sur ces figures, le rendement du détecteur en ce qui concerne le comptage du rayonnement tandis que le morceau se déplace de la gauche vers la droite sur le dessin, en regard du détecteur 10. Un autre tracé 14 en trait interrompu est également indiqué sur ces figures. Les portions verticales du tracé 14 indiquent la distance horizontale sur laquelle le détecteur'voit" autrement dit està même de compter les émissions radioactives en prove- nance des morceaux tandis que la portion horizontale du tracé 14 indique, par rapport à la courbe 12, la mesure du rayonnement moyen, autrement 947631 4 dit, le nombre d'impulsions moyen sur la distance de comptage. La ligne horizontale en trait continu 16 sur les figures 1 à 3 représente 5 égaliment par rapport à l'amplitude de la courbe 12, le niveau moyen du bruit de fond dû au rayonnement dans la zone de comptage. Comme il est illustré sur la figure 1, la distance de comptage s'étendant entre les portions verticales du tracé 14 est un peu plus grande que la largeur de la surface réceptrice du détecteur 10. Par exemple, ce détecteur peut avoir un diamètre de 75 mm tandis que la distance de comptage peut être de 100 mm. Si on suppose que la crête de la courbe de comptage dans cet exemple représente 100 %, il est relati- vement courant d'avoir en pratique un nombre d'impulsions correspondant au bruit de fond d'environ 63 % dans ces circonstances et un nombre d'impulsions moyen d'environ 84 %7 sur la distance de comptage ayant la dimension illustrée. Comme on peut le voir à partir du dessin, le nombre moyen des impulsions de radioactivité, sur la distance de comptage, assure une différenciation aisément distinguable entre le bruit de fond 16 et le nombre, d'impulsions moyen en provenance du morceau ou de la zone du morceau en cours de mesure. Cependant, comme il ressort des figures 2 et 3, lorsque la distance de comptage augmente, le nombre moyen d'impulsions de radioactivité mesuré sur la distance de comptage diminue jusqu'à ce que, comme il est indiqué sur la figure 3, le nombre d'impulsions mesuré soit totalement"noyé "dans le rayonne- ment constituant de bruit de fond. Par suite de la nature aléatoire et sporadique du rayor.nement mesuré et du rayonnement constituant le bruit de fond, il est très difficile, sinon impossible, même avec des techniques connues de corrélation électronique, d'isoler les nombres d'impulsions mesurés du bruit de fond lorsque le nombre moyen d'impulsions mesuré approche du bruit de fond et se confond avec ce dernier. D'après ce qui précède, il est clair que le nombre d'impul- sions mesuré devient d'autant plus précis que la distance de mesure, à la fois dans le sens horizontal et dans le sens vertical, se rappro- che du centre de la surface réceptrice du détecteur. La figure 4 représente un détecteur à scintillation à cristal 10 comportant un photomultiplicateur 18, trois manchons 20, 22 et 24 en matériau de blindage antirayonnezentupboltier 26 dans lequel 247631 4 le détecteur et ses écrans sont logés, et une courroie transporteuse 28 qui est disposée d'une manière appropriée de manière à pouvoir se dépla- cer aussi près que possible de la surface réceptrice du détecteur 10. Le bottier 26 est réalisé, suivant la pratique courante, en plomb disponible dans le commerce. Dans les dispositifs de mesure du en rayonnement connus antérieurement, le plomb du bottier est/butée contre le cristal du détecteur et il constitue la seule isolation qui protège les surfaces non actives du cristal du rayonnement de bruit de fond et du rayonnement en provenance de morceaux autres que celui qui est parti- culièrement mesuré sur la courroie transporteuse. La difficulté que l'on rencontre avec ce type de blindage est que le plomb disponible dans le commerce est la plupart du temps lui-même contaminé avec une matière émettant un rayonnement radioactif. La radioactivité inhérente du plomb varie naturellement de place en place sur la surface de la terre en cor- respondance avec le rayonnement cosmique et on a trouvé en pratique à Johannesburg, en République Sud Africaine, que le rayonnement propre du plomb commercial peut atteindre neuf impulsions par seconde. Statistique- ment, ceci signifie que dans une période de comptage totalede 250 milli- secondes pour un morceau donné, 92 /impulsions du bruit de fond sont inférieurs à 4 impulsions pour une moyenne de 9 impulsions par seconde et inférieurs à 2 impulsions pour une moyenne de 4 impulsions par seconde. En pratique un plomb à faible contamination et plus onéreux, au même endroit, donne 4 impulsions par seconde au moins. Le manchon de blindage 24 représenté sur la figure 4 est réalisé en plomb à faible contamination, le manchon de blindage 22 est constitué en cadmium à faible contamination et enfin le blindage 20 est réalisé en cuivre à faible contamination. Avec cet agencement du blin- dage le nombre d'impulsions de radioactivité provenant de ce blindage se trouve être abaissé à trois impulsions par seconde. On conçoit donc qu'avec un tel blindage le niveau du bruit de fond 16 des figures 1 à 3 est abaissé des deux tiers de sa hauteur verticale par rapport à l'ampli- tude de la courbe 12 de manière à accroître notablement l'aptitude à la discrimination du système de mesure du rayonnement utilisant le détecteur 10. La figure 5 est une vue semblable à celle de la figure 4. Sur cette figure la surface réceptrice du détecteur 10 est entourée par un insert métallique 30 réalisé en métal lourd, c'est-à-dire un métal ayant un poids spécifique supérieur à celui du plomb, tel que le pla- tine de poids spécifique 21 ou des alliages du tungstène ayant un poids spécifique atteignant 18. Le diagramme de la figure 6 est semblable à celui des figures 1 à 3. La courbe 32 en trait interrompu représente le tracé de comptage du détecteur 10 de la figure 5 lorsqu'un morceau radioactif est déplacé par le convoyeur 28 en regard de ce détecteur 10, dans le cas o celui-ci est blindé uniquement par le plomb courant constituant le bottier 26. La courbe 34 en trait plein illustre l'effet causé sur le tracé de comptage du détecteur par la prévision de l'insert de blin- dage 30. Comme on peut le voir d'après la figure 6, les côtés de la courbe 34 s'étendent d'une manière beaucoup plus abrupte c'est-à-dire avec une pente beaucoup plus forte, à proximité des côtés du détecteur, que ceux de la courbe 32 en, trait interrompu, ce qui entraîne ainsi un raoccurcissemEnt de la distance de mesure du détecteur blindé. Le résul- tat est que le rayonnement provenant de morceaux de minerai externes 36 sur la figure 5 a notablement moins de chance d'être perçu par le détec- teur, lorsque ce dernier est blindé par l'insert 30, que dans le cas o les morceaux se trouvent situés à l'intérieur de la distance de mesure de la courbe 32 en trait interrompu. Le blindage antirayonnement que constitue l'insert 30 permet donc au détecteur d'enregistrer une mesure du rayonnement de chaque morceau plus positive en réduisant au minimum l'interférence due auxrayonnements provenant des morceaux précédent et suivant dans la file de morceaux présente sur le convoyeur 28. L'effet ci-dessus est encore augmenté, comme on peut le voir sur les figures 7 et 8, si on couvre la surface réceptrice du dé- tecteur avec un insert 38 en métal lourd, lequel comporte une fente collimatrice 40. L'effet de collimation de la fente 40 entraîne une réduction additionnelle de la distance de mesure du détecteur 10, comme il est illustré par la courbe en trait plein 42 de la figure 8. Dans une machine de triage de minerai à file unique de morceaux, ceux-ci sont idéalement transportés le long du convoyeur 28 suivant une file rectiligne passant au-dessus des centres d'une plura- lité de détecteurs 10 qui mesurent chacun le rayonnement provenant de chaque morceau. Les mesures du rayonnement provenant de chaque morceau sont ensuite intégrées dans un calculateur et une mesure du rayonnement moyen est ensuite calculée pour chaque morceau de la file. En pratique, par suite des exigences imposées par le débit élevé acceptable d'un point de vue commercial et les limitations des systèmes d'alimentation en morceauxde minerai, conjointement avec le fait que la machine doit traiter des morceaux ayant une gamme dimensionnelle pouvant être de 2:1 ou 3:1, de nombreux morceaux et plus particulièrement les plus pe- tits sont déplacés latéralement par rapport à l'axe médian de la cour- roie transporteuse et par conséquent des détecteurs. Par suite de la loi de l'atténuation de l'émission du rayonnement qui varie en fonction de l'inverse du carré de la distance et également de la géométrie du détecteur de rayonnement, les morceaux ainsi décalés latéralement enre- gistrent un nombre d'impulsions de radioactivité considérablement réduit par rapport au nombre qui serait obtenu si ces morceaux se trouvaient alignés au-dessus des détecteurs. Ce problème est encore compliqué par le blindage des détecteurs et il est particulièrement grave si les inserts en métal lourd des figures 5 et 7 doivent entourer complètement les surfaces réceptrices des détecteurs. Pour réduire ce problème, on prévoit, suivant une caractéristique de l'invention, des rainures dans la surface du matériau du bottier 26, ces rainures s'étendant en travers de la surface réceptrice des détecteurs dans une direction perpendicu- laire à la direction du déplacement des morceaux au-dessus des détec- teurs. Cette disposition est illustrée sur la figure 9. Dans cette disposition, la rainure est aussi large que le cristal détecteur et elle est réalisée sous la forme de deux chanfreins transversaux 44. On voit d'après le dessin que l'atténuation par absorption du rayonne- ment est faible ou pratiquement nulle entre le morceau de minerai décalé 36 et le détecteur 10, tandis que ce morceau traverse la rainure chan- freinée 44 située à gauche du détecteur. Ceci a pour effet d'étendre la distance de comptage du détecteur 10 dans une direction perpendicu- laire à la direction du déplacement du minerai, tout en conservant la distance étroite dans le sens du déplacement. Un exemple pratique de prévision de ces rainures ainsi que du blindage au moyen d'inserts suivant l'invention est illustré sur 247631 4 les figures 10 et 11. Bien que ces figures concernent un appareil de triage de matière en vrac, il va de soi que cette technique s'applique également à un appareil de 'triage de morceaux comportantuoefile unique de détecteurs disposés en série dans la direction du déplacement du minerai, à la différence des trois rangées illustrées sur le dessin. Les figures Il et 12 montrent un bottier de détecteur en plomb 26 qui porte neuf détecteurs 10 qui sont disposés suivant trois rangées à la fois dans la direction du déplacement du minerai sur une courroie transporteuse 46 et dans la direction perpendiculaire. La di- rection du déplacement du minerai est indiquée sur le dessin par la flèche de la figure 11. La surface réceptrice de chaque détecteur est blindée au moyen d'un insert 48 en métal lourd, chacun de ces inserts consistant en deux blocs rectangulaires en métal lourd emboîtés dans le matériau du bottier des deux côtés de l'axe d'alignement transversal des détecteurs. Ces blocs sont espacés entre eux de manière à définir des fentes collimatrices 50 qui s'étendent transversalement en travers de chaque détecteur. Le bottier en plomb 26 présente également des rainures transversales 52 qui correspondent aux fentes alignés 50 de chaque rangée transversale de détecteurs 10. Ainsi qu'il a été mentionné précédemment, l'effet des rainures 52 est d'élargir la distance de mesure des détecteurs 10 dans une direction perpendiculaire à la direction du mouvement du minerai au-dessus du bottier 26, tout en maintenant la distance de mesure aussi étroite que possible dans la direction du déplacement du minerai, afin de réduire au minimum l'effet du rayonnement dû aux morceaux précédent et suivant. D'après la figure 9 on conçoit que la distance de mesure de l'un quelconque des détecteurs dans l'une quelconque des rangées transversales recouvre transversalement les autres distances de mesure de manière à couvrir effectivement toute la largeur de la courroie transporteuse 46 et de mesurer dans des bandes transversales étroites le rayonnement des morceaux de matière en vrac 54 qui est transportée sur le convoyeur 46, au-dessus des détecteurs 10. Comme il a été mention- né précédemment, chaque bande de matière ainsi mesurée en ce qui concer- ne sa radioactivité est suivie électroniquement et les mesures séquen- tielles pour chaque bande sont intégrées de manière à obtenir une mesure du rayonnement moyen pour chaque bande, à des fins de triage, d'une manière connue. 247631 4 La présente invention n'est pas limitée aux détails parti- culiers qui ont été décrits précédemment. Par exemple, chaque détecteur peut être dans les diverses formes d'exécution/et est de préférence blindé au moyen d'un blindage multiple tel que décrit en référence à la figure 4 ou aux autres figures. En outre, les trajets des morceaux au- dessus des détécteurs sont prévus, dans toutes les formes d'exécution, dans des couloirs ou couvercles blindés, comme il est illustré sur la figure 9, les parois internes des couloirs étant blindées de la même manière que le détecteur décrit en référence à la figure 4. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure des émissions radioactives provenant d'une matière radioactive mobile, caractérisé en ce que l'on place un détecteur de rayonnement au voisinage du trajet suivi par la matière radio- active, on blinde le détecteur, au voisinage de sa surface récep- trice, au moyen d'un premier blindage antirayonnement, en un premier matériau, on blinde additionnellement la portion déjà blindée du détecteur en disposant un second blindage antirayonnement, en un second matériau qui émet d'une manière inhérente un rayonnement moindre que celui émis par le matériau du premier blindage, ce second blindage étant placé entre au moins une partie du matériau du premier blindage et le détecteur, on déplace la matière dont les émissions radioactives doivent être mesurées, en regard de la sur- face réceptrice non blindée du détecteur, et on mesure, par des moyens reliés au détecteur, les émissions provenant de la matière. 2. Procédé suivant la revendication l,caractérisé en ce qu'on blinde, au moyen d'un blindage antirayonnement, au moins la portion du trajet du matériau qui est opposée au côté o se trouve le détec- teur. 3. Procédé de mesure des émissions radioactives en provenance d'une matière radioactive mobile, caractérisé en ce que l'on place un détecteur de rayonnement dans un boîtier adapté de manière à blin- der le détecteur, à l'égard d'un rayonnement parasite, au voisinage de sa surface réceptrice, on place, sur la surface réceptrice du détecteur, un couvercle en matériau de blindage antirayonnement, lequel comporte une ouverture collimatrice, on fait passer la matiè- re radioactive le long d'un trajet en regard de l'ouverture du couvercle et on mesure les émissions radioactives en provenance de de la matière qui viennent frapper la surface réceptrice du détec- teur. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le maté- riau de blindage dont est fait le couvercle du détecteur, est moins radioactif que le matériau dont est construit le bottier. 5. Appareil pour mesurer les émissions radioactives provenant d'une matière radioactive mobile, caractérisé en ce qu'il comporte un détecteur de rayonnement (10), un premier blindage antirayonnement (26) en un premier matériau, lequel est disposé, par rapport au détecteur, de manière à blinder ce détecteur au voisinage de sa surface réceptrice, un second blindage antirayonnement (24, 30) réalisé en un second matériau qui est moins contaminé et/ou émet un rayonnement d'excitation secondaire de plus faible énergie que le matériau constituant le premier blindage, ce second blindage étant disposé entre au moins une partie du matériau du premier blin- dage (26) et le détecteur (10), et doe moyens associés au détecteur pour convertir les émissions radioactives qui viennent frapper la surface réceptrice du détecteur, en signaux électriques qui peuvent être comptés. 6. Appareils suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le dé- tecteur (10) est constitué par un compteur à scintillation à cristal et le premier blindage antirayonnement (26) est un bottier en plomb industriel tandis que le second blindage (24) est un manchon en plomb plus pur radioactivement, lequel est interposé entre le pre- mier blindage (26) et le détecteur (10). 7. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, carac- térisé en ce que le détecteur (10) est séparé du deuxième blindage (24) par un troisièm blindage antirayonnement (20, 22) qui est réalisé en un métal ayant un numéro atomique inférieur à celui du plomb. 8. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le troi- sième blindage (20, 22) est réalisé en un métal tel que le cadmium, le cuivre ou des métaux similaires, ou bien encore en une combinai- son de ces métaux ou de leurs alliages. 9. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 5 à 8, carac- térisé en ce que la surface réceptrice du détecteur (10) est recou- verte d'un blindage antirayonnement (38) réalisé en un métal ayant un poids spécifique supérieur à celui du plomb, et qui comporte une ouverture collimatrice (40) pour limiter l'angle de vision de la surface réceptrice du détecteur au moins dans deux directions oppo- sées. 10. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le métal dont est réalisé le couvercle (38) est choisi parmi le platine ou un alliage du tungstène. 11. Appareil pour mesurer les émissions radioactives en provenance d'une matière radioactive, caractérisé en ce qu'il comporte un détecteur de rayonnement (10) ayant une surface réceptrice, un blindage anti- rayonnement (38) comportant une ouverture collimatrice (40) disposée audessus de la surface réceptrice du détecteur, la dimensian de l'ouverture étant plus petite que celle de la surface réceptrice du détecteur, et des moyens pour mesurer les nombres d'impulsions de radioactivité provenant de la matière exposée à la surface du détecteur à travers l'ouverture collimatrice (40) prévue dans le blindage (38). 12. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que le blin- dage (38) est réalisé en un métal ayant un poids spécifique supérieur à celui du plomb. 13. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que le métal est le platine. 14. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que le métal est un alliage du tungstène 15. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 11 à 14, carac- térisé en ce qu'il comporte un deuxième blindage antirayonnement (24) pour blinder le détecteur à l'égard du rayonnement, sauf en _e qui concerne sa surface réceptrice. 16. Appareil suivant la revendication 15, caractérisé en ce que le deu- xième blindage antirayonnement (24) consiste en un stratifié de plomb commercial et de matériau de blindage (20, 22) qui est inter- posé entre le détecteur (10) et le plomb commercial et qui émet d'une manière inhérente un nombre d'impulsions de radioactivité inférieur à celui du plomb commercial. 17. Appareil suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'au moins le blindage en plomb est séparé du détecteur (10) par un troisième blindage antirayonnement.(20, 22) qui est réalisé en un métal ayant un numéro atomique inférieur à celui du plomb. 18. Appareil pour mesurer des émissions radioactives provenant d'une matière radioactive mobile, caractérisé en ce qu'il-comporte un bottier (26) réalisé en un matériau de blindage antirayonnement, un détecteur de rayonnement (10) logé dans ce boîtier et comprenant une surface réceptrice dont au moins une partie se trouve être non blin- dée à travers une ouverture (40) dans le boîtier, et une rainure (44) dans le matériau du boîtier, laquelle s'étend en travers de l'ouverture dans le boîtier, dans une direction perpendiculaire à la direction du mouvement de la matière radioactive en regard du détec- teur, de telle façon que le rayonnement émis par la matière radio- active passant au-dessus de la rainure (44)etéloîgnéede la surface 247631 4 réceptrice du détecteur (10) puisse être mesuré par ce détecteur, et des moyens associés au détecteur pour mesurer le nombre d'impul- sions de radioactivité provenant de la matière exposée au détecteur à travers l'ouverture (40) et la rainure (44). 19. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 5 à 18, carac- térisé en ce qu'il comporte un blindage antirayonnement recouvrant la matière qui est mesurée en ce qui concerne ses émissions radio- actives. 20. Blindage pour l'atténuation d'un rayonnement radioactif en provenan- ce d'une matière radioactive, caractérisé en ce qu'il comporte un stratifié de plomb et d'un ou plusieurs métaux ayant un numéro atomique inférieur à celui du plomb.