La présente invention concerne un procédé de fabrication de matelassures en mousse en au moins deux parties par moulage de chacune des parties dans une coiffe formée dans un moule puis réunion des parties moulées. Le procédé classique de moulage en coiffe, parce qu'il permet de fabriquer les matelassures et en même temps de les pourvoir de leur garnissage, extérieur, est économique. Toutefois, il présente un certain nombre dtinconve- nients qui ne lui permettent pas de donner entière satisfaction. En effet, lors de la réunion des parties constitutives d'une matelassure, il est difficile de solidariser entre eux les bords se faisant face de chaque coiffe, en raison notamment de leur faible épaisseur et de leur mauvais alignement. De ce fait, des décollements et des déchirures peuvent se produire au droit de la ligne de jonction des parties constitutives de la matelassure et, pour les éviter, il est nécessaire de prévoir un couvre-joint de renforcement. Par ailleurs, la ligne de jonction a un trace irrégulier qui confère à la matelassure un aspect inesthetique. La présente invention se propose donc de remédier à ces inconvénients et, pour ce faire, elle a pour objet un procédé de fabrication de matelassures qui se caractérise en ce qu'il consiste à conformer la coiffe de chaque partie de manière à ce qu'elle comporte un bord rentrant. Gr ce à cette disposition, la surface des bords des coiffes est consi derablement augmentée, ce qui permet la solidarisation parfaite de ces coiffes par jonction, même lorsque les bords ne se font pas rigoureusement face. En outre, la ligne de jonction des parties constitutives de la matelassure a un trace régulier qui lui confère un aspect esthetique. On concoit par conséquent que la présence d'un couvre-joint pour renforcer et en même temps pour dissimuler cette ligne de jonction n'estpas nécessaire. Avantageusement, pour mettre en oeuvre le procédé selon l'invention, on dispose sur la partie supérieure du moule un cadre dont le perimetre Intérieur surplombe la cavité du moule, puis une feuille déformable destinée à constituer la coiffe, après quoi on déforme la feuille qui s'applique contre la paroi de la cavité et la partie débordante du cadre, après quoi on procède à la coulée de la mousse,puis, après démoulage de la partie de la matelassure ainsi reali- see, on arase le bord libre de la coiffe, ladite partie de matelassure étant alors solidarisée à une autre partie de manière que le bord rentrant de sa coiffe soit réuni à celui de la coiffe de ladite autre partie. Ainsi, en utilisant un simple cadre dont le périmètre intérieur surplombe la cavité du moule, on peut conformer la coiffe d'une partie constitutive de matelassure de manière que son bord soit rentrant. En effet, comme dans le moule la mousse vient en contact avec la portion de coiffe se trouvant sous la partie débordante du cadre, elle adhère fortement è elle, cette portion constituant effectivement un bord rentrant après arasement du bord libre de la coiffe qui lui, ne se trouve pas en contact avec la mousse. La présente invention a également pour objet les matelassures en mousse en une ou plusieurs parties, fabriquées. par le procédé décrit ci-dessus, ces matelassures étant par exemple des poufs, des sièges, des dossiers de sièges ou des appuie-têtes. Un mode d'exécution de la présente invention est décrit ci-après a titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure I représente schématiquement un pouf fabriqué selon le procédé conforme a 11 invention ; - la figure 2 est une vue en coupe d'un moule pour le moulage d'une partie d'une matelassure, ce moule étant surmonté d'un cadre et d'une feuille défor mable destinée a constituer la coiffe ;; - la figure 3 est une vue en coupe du moule avec le cadre, la coiffe étant appliquée contre la paroi de la cavité du moule et contre la partie débor dante du cadre - la figure 4 est une vue en coupe du moule dans lequel on a coulé la mousse - la figure 5 est une vue en coupe d'une partie d'une matelassure a sa sortie du moule - la figure 6 est une vue en coupe d'une partie d'une matelassure dont la coiffe a été arasée - la figure 7 est une vue en coupe de la partie arrière d'un appuie-tête en cours de moulage - la figure 8 est une vue en coupe de la partie avant d'un appuie-tête en cours de moulage - la figure 9 est une vue en coupe d'un appuie-tête, les parties arrière et avant étant assemblées - la figure 10 est une vue agrandie de deux bords rentrants assemblés ; et - la figure il est une vue en coupe d'un dossier de siège. La figure I représente unxpouf fabriqué selon le procédé conforme à la présente invention. Comme on peut le voir sur cette figure, le pouf est cons titué de deux parties identiques 1 comprenant chacune une coiffe 2 renfermant de la mousse 3. Les coiffes 2 qui présentent toutes deux un bord rentrant 4, sont réalisées à partir d'un matériau déformable et constituent le garnissage extérieur du pouf. Pour solidariser les parties identiques 1, on peut procéder par collage ou par un tout autre procédé de jonction. Ainsi, lorsqu'on utilise une colle, on l'étale sur la surface extérieure de la mousse 3 et sur les bords rentrants 4, puis on applique l'une contre l'autre les faces encollées des parties iden tiques 1. Par leur bord rentrant 4, les coiffes adhèrent alors fortement entre elles et les risques de déchirures ou de décollement sont éliminés. On conçoit que la présence d'un cache-joint ntest pas nécessaire pour renforcer ou améliorer l'aspect de la ligne de jonction des deux parties du pouf. Evidemment, le pouf qui vient d'être décrit pourrait être constitué de deux parties différentes. L'une de ces parties pourrait par exemple contenir une mousse rigide, renforcée le cas échéant par une armature métallique, tandis que l'autre pourrait comporter une mousse souple. La ligne de jonction pourrait en outre ne pas être dans le plan horizontal médian du pouf. Pourréaliser chaque partie constitutive d'une matelassure conforme à la présente invention, on utilise un moule 5 sur lequel on dispose un cadre 6 dont le périmètre intérieure 7 surplombe la cavité 8 du moule, puis une feuille déformable 9 destinée à constituer la coiffe. Comme on peut le voir en particulier sur la figure 2, la feuille 9, maintenue par un serre-flanc 10, ferme complètement la cavité 8 qui se trouve sous elle. La feuille 9 étant mise en place, on procède alors à sa déformation, généralement par application du vide dans la cavité 8 du moule. Ainsi, en raison de la dépression qui règne dans cette cavité, la feuille 9 s'applique contre la paroi intérieure du moule 5 et contre la paroi débordante du cadre 6 pour prendre la forme -représentée à la figure 3. Si nécessaire, on peut évidemment chauffer la coiffe Il ainsi formée pour que sa déformation demeure parfaite et permanente. Bien entendu, la déformation de la feuille 9 pourrait être obtenue par tout autre moyen. Une fois la coiffe terminée, on procède à la coulée de la mousse 12, puis à la fermeture du moule, cette fermeture étant par exemple effectuée comme représenté à la figure 4 grâce à un couvercle 13 dont on a obturé le trou de coulée 14. Dès son introduetion dans la coiffe, la mousse s'expansé et se polymérise pour remplir complètement la coiffe en adhérant fortement à elle. On conçoit évidemment que le couvercle 13 empêche fout débordement de mousse à l'extérieur de la coiffe. En fin de polymérisation, on retire alors le couvercle 13 et le serreflanc 10, puis le cadre 6 en se servant de ltelasticite du bord libre de la coiffe et enfin on extrait du moule 5 la partie constitutive de la matelassure. En se référant à la figure 5, on voit que le bord de la coiffe 11, compte tenu de sa mise en forme en présence du cadre, a en coupe, la forme d'un U à ~ailes inégales et dont la base surplombe la mousse disposée à l'intérieur de la coiffe. Pour donner à la partie constitutive de la matelassure sa forme défini tive telle que représentée à la figure 6, on arase finalement la coiffe Il au droit de la base du U, ce qui permet d'obtenir le bord rentrant 15. Evidemment, ce bord rentrant, comme le reste de la coiffe, adhère parfaitement à la mousse. Dans la plupart des cas, les matelassures sont constituées de deux parties différentes. Ainsi, pour fabriquer une matelassure en deux parties, on rapproche ses parties constitutives de manière que les bords rentrants des coiffes soient face à face, puis on les solidarise par exemple par dépôt d'une couche de colle sur la surface libre de la mousse et sur le bord rentrant de la coiffe de l'une d'elles. il va de soi que la présence d'un bord rentrant sur chaque coiffe assure une parfaite solidarisation des coiffes et élimine tout risque de déchirure ou de décollement. Evidemment, pour fabriquer des matelassures en plusieurs parties, on assemble leurs parties constitutives en rapprochant deux à deux les bords rentrants qui se correspondent. A titre d'exemple, on a représenté au dessin deux matelassures constituées de deux parties différentes. Ainsi, en se référant aux figures 7 et 8, on peut voir respectivement les parties arrière 16 et avant 17 d'un appuietête, en cours de moulage. La partie arrière 16 est réalisée dans un moule 18 muni d'un cadre 19 et fermé par un couvercle 20. Sa coiffe 21 qui, compte tenu de la présence du cadre 19, présente un bord rentrant 22, contient une mousse rigide ou semirigide 23 présentant un évidement 24 et dans laquelle est noyée une armature métallique 25 solidaire des tiges de fixation 26 de l'appuie-tête. Quant à la partie avant 17, elle est réalisée dans un moule 27 muni d'un cadre 28 et fermé par un couvercle 29. Sa coiffe 30, qui comporte également un bord rentrant 31, contient une mousse élastique 32 présentant une saillie 33. La figure 9 représente les parties arrière 16 et avant 17 en position d'assemblage. Comme dans cette position, la saillie 33 pénêtre dans l'évidement 24, on conçoit que les parties constitutives de l'appuie-tête ne peuvent se déplacer l'une par rapport à l'autre. Pour solidariser les parties arrière 16 et avant 17, on peut procéder par exemple par collage de leur surface de séparation. Il en résulte que les bords rentrants 22 et 31 qui présentent une surface de contact relativement importante adhèrent fortement entre eux et évitent tout risque de déchirure ou de décollement des coiffes. il va de soi que l'on peut habiller la ligne de jonction des coiffes 45 21 et 30 à l'aide d'un jonc/tel que représenté à la figure 10. Si l'on se réfère maintenant à la figure 11, on peut voir en coupe un dossier de siège de véhicule constitué lui aussi de deux parties : une partie arrière 34 dont la coiffe 35 présente un bord rentrant 36 et contient une mousse 37, et une partie avant 38 dont la coiffe 39 présente également un bord rentrant 40 et renferme une mousse 41. Evidemment, les coiffes 35 et 39 sont parfaitement solidarisées par leurs bords rentrants 36 et 40. Pour assurer la rigidité du dossier, on prévoit une armature tubulaire 42 entre les parties arrière 34 et avant 38, cette armature étant partiellement insérée dans la mousse 37 et dans la mousse 41 qui'délimitent une cavité interne 43. Par ailleurs, pour améliorer l'élasticité de la partie avant 38, on peut prévoir des ressorts plats sinueux 44 du type ZZ fixés sur l'armature 42 et s'appuyant contre la mousse 37 de la partie avant, à l'intérieur de la cavité interne 43. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de matelassures en mousse en au moins deux parties par moulage de chacune des parties dans une coiffe formée dans# un moule, puis réunion des parties moulées, caractérisé en ce qu'il consiste à conformer la coiffe de chaque partie de manière à ce qu'elle comporte un bord rentrant. 2.- Procédé de fabrication de matelassures selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on dispose- sur la partie supérieure du moule un cadre dont le périmètre intérieur surplombe la -cavité du moule, puis une feuille déformable destinée à constituer la coiffe, après quoi on déforme la feuille qui s'applique contre la paroi de la cavité et la partie débordante du cadre, après quoi on procède à la coulée de la mousse puis, après démoulage de la partie de la matelassure ainsi réalisée, on arase le bord libre de la coiffe, ladite partie de matelassure étant alors solidarisée à une autre partie de manière que le bord rentrant de sa coiffe soit réuni à celui de la coiffe de ladite autre partie. 3.- Matelassure en mousse en au moins deux parties fabriquées selon le procédé de la revendication 1 ou 2.