La présente invention est relative à une nouvelle structure de carte d'identité associée a un moyen de vérification de l'authenticité de ladite carte. Les cartes d'identité sont de plus en plus fréqueninent utilisées dans de multiples applications : cartes de crédit, laissez-passer, etc.. Ces cartes portent une photographie du titulaire, ce qui est le meilleur moyen de vérifier que le porteur de la carte en est bien le titulaire. Des fraudeurs, s'étant procuré une carte perdue ou volée peuvent être tentés de détacher la photographie et d'y substituer la leur. Pour éviter ce risque, on a élaboré des cartes en plastique dans lesquelles la photographie a été noyée dans la masse du plastique. Mais l'adresse des fraudeurs est infinie et bien que cette réalisation constitue un progrès, elle ne permet pas une sécurité absolue. Un but de la présente invention est de réaliser une carte d'identité portant une photographie et qui ne permette-pas la substitution de cette photo-. graphie. Plus exactement, toute tentative pour ôter la photographie entraînéra une destruction partielle de la carte visible a l'oeil nu ou au moyen d'un appareil de contrôle spécial qui fait également partie de l'invention. Dans la carte de l'invention, réalisée en matière plastique, on utilise pour réaliser la photographie, un procédé. On peut utiliser un procédé de photogravure. A cet effet, on superpose un support de couleur claire et un support opaque. La photographie est reproduite par la gravure d'un certain nombre de points d'espacement constant, mais dont la dimension est déterminée par la profondeur de pénétration du stylet. Après gravure, la photographie apparaît en noir sur blanc. En variante, on peut utiliser, pour réaliser la photographie un procédé utilisant un produit photosensible. A titre d'exemple, un produit peut être celui connu sous la-marque CROMALIN et distribué par la société DUPONT DE NEMOURS. Ce produit est déposé par laminage sur un substrat, et soumis à un rayonnement ultra-violet a travers le cliché a reproduire. Un développement ultérieur de la photographie est réalisé au moyen d'un tuner dont les pigments se fixent sur les parties protégées des ultra-violets, tandis que les parties qui ont été exposées aux ultra-violets se polymérisent et perdent leurs propriétés photosensibles. Dans la Suite on désignera une photographie obtenue par un tel procédé par les termes : photographie par produit sensible. L'invention consiste a réaliser une carte d'identité, avec photographie obtenue par photogravure ou par procédé photosensible, dans laquelle une couche supplémentaire portant un fond de sécurité est disposée sous la photographie. On entend par fond de sécurité un graphisme quelconque, par exemple du type qui apparaît sur les billets de banque ou les titres. il est formé d'un assemblage arbitraire de lignes ou de points. Dans la carte de l'invention, le fond de sécurité apparaît aux endroits clairs de la photographie et sa présence constitue une garantie d'authenticité de la carte. Toute tentative pour gratter la carte au niveau de la photographie entraîne la destruction de ce fond de sécurité. Par ailleurs, ce fond n' apparaît qu'aux endroits clairs. Un fraudeur, qui voudrait contrefaire une carte, ne pourrait connaître la totalité du graphisme puisqu'il connaîtrait au plus le graphisme qui apparaît sur des cartes en sa possession. Comme la répartition des clairs et des sombres est toujours différente d'une photographie à l'autre, le fraudeur est dans 11 incapacité de connaitre quel graphisme correspond aux clairs de sa photographie dont il n'a pas les modèles. Un graphisme arbitraire pourrait aisément être détecté comme on le verra plus loin. L'invention a donc pour objet une carté d'identité comprenant un support plastique sur laquelle est thermocollée une couche plastique comprenant une photographie réalisée par photogravure ou par produit sensible, caractérisée par le fait qu'un fond de sécurité est disposé entre le support et la photograhpie, ce fond de sécurité étant constitué d'un graphisme visible sur les parties claires de la photographie. L'invention sera bien comprise par la description donnée ci-après d'un mode de réalisation de l'invention, en référence au dessin ci-annexé dans lequel - la figure I représente en perspective partiellement arrachée une carte selon l'invention, - la figure 2 représente une partie de la même carte en coupe a agrandie selon la ligne II de la figure 1, - La figure 3 est une vue partielle en perspective d'une carte où la photographie est différente de celle figurant dans la figure 1, - la figure 4 représente un dispositif de contrôle de l'authenticité d'une carte. Dans la figure 1, on a représenté une carte d'identité selon l'invention, en vue partiellement arrachée. La photographie est reproduite par le procédé de photogravure. On distingue - un support 1, par exemple en polychlurure de vinyle, de 400 microns d'épaisseur. - une couche intermédiaire 2 portant un graphisme 3 constituant un fond de sécurité ; cette couche est réalisée par thermocollage sur la feuille I d'un film en chlorure de polyvinyle de 2 à 4 microns d'épaisseur sur lequel a été préalablement imprimé un fond de sécurité 3. Cette couche ne s'étend que sur une partie de la carte, à l'emplacement choisi pour la photographie. En variante, cette couche est supprimée le fond de sécurité étant directement imprimé par héliogravure à la surface du support I. - une couche composite 4 comprenant : une portion transparente 4a, ayant une centaine de microns d'épaisseur ; une portion opaque 4b, d'environ 25 microns d'épaisseur ; une portion transparente 4c, d'environ 10 microns d'épaisseur. Les portions 4a et 4b ne s'étendent qu'à l'emplacement prévu pour la photographie, alors que la portion 4c s'étend sur toute la surface de la carte Une couche unique 4d s'étend entre le support I et la couche 4c, aux endroits de la carte où il n'y a pas la photographie. La photographie est réalisée par extraction de matiere dans les couches 4a, 4b et 4c, au moyen d'un stylet qui pénètre plus ou moins profondément, de manière à produire des cratères de profondeur plus ou moins grande. La maximum des profondeurs des cratères est, dans l'exemple indiqué, de 120 à 130 microns, de manière à ne pas entamer le fond de sécurité. Fn variante, la couche 4c est supprimée, dans le cas d'utilisation pour la couche 4b d'un produit photographique exposé à l'action d'une lumière, puis développé à l'aide d'un révélateur (ou "tuner"). Toute tentative de grattage de la photographie soit en vue de substituer la photographie existante, soit en vue de connaître la totalité du graphisme du fond de sécurité, entraîne la destruction de ce dernier. Par ailleurs, il est impossible de reproduire la totalité du fond de sécurité à partir d'une ou plusieurs cartes authentiques. En effet, ce dernier n'apparaît pas aux endroits noirs de la photographie et les portions apparentes du graphisme diffèrent d'une carte à l'autre conne le montre la comparaison des figures I et 3. Seul l'émetteur de la carte (banque, police,...) connaît la totalité du graphisme du fond de sécurité. Dès lors, il est possible de contrôler la validité d'une carte par comparaison des portions de graphisme qui apparaissent sur la carte avec le graphisme authentique ; à titre d'exemple, comme illustré dans la figure 4, on peut rechercher les coincidences entre le graphisme authentique gravé sur la face plane d'un ménisque plan convexe 31 et le graphisme 32 de la carte 33. La distance focale de la loupe sera choisie selon les règles de l'art connu en optique. En variante, on peut utiliser une lame transparente à faces parallèles dont l'une est gravée selon le graphisme de sécurité, ce qui permet d'exécuter le même contrôle en plaçant cette face au contact de la photographie examinée. Bien entendu tout autre dispositif de recherche de coincidence peut être utilisé sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1/ Carte d'identité comprenant un support plastique sur laquelle est thermocollée une couche plastique comprenant une photographie réalisée par photogravure ou par produit sensible, caractérisée par le fait qu'un fond de sécurité est disposé entre le support et la photographie , ce fond de sécurité étant constitué d'un graphisme visible dans les parties claires de la photographie. 2/ Carte d'identité selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le fond de sécurité est imprimé sur la face de la couche plastique opposée à la face portant la photographie. 3/ Carte dtidentité selon la revendication I caractérisé par le fait que le fond de sécurité est imprimé sur la partie de la surface du support située au droit de la photographie. 4/ Carte d'identité selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le fond de sécurité est imprimé sur un film plastique disposé entre le support et la couche plastique 5/ Dispositif selon l'une des revendications I à 4, caractérisé par le fait que le fond de sécurité est une impression'd'héliogravure. 6/ Dispositif pour le contrôle de l'authenticité d'une carte d'identité selon l'une des revendications I à 5, caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen pour comparer le graphisme authentique et les parties de graphisme visible de la carte. o 7/ Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que ledit moyen est une lame ou un bloc transparent dont la face inférieure plane comporte a reproduction dudit graphisme de sécurité.