La présente invention concerne des revêtements du type improprement dénommé "émail" à base de polyuréthanne, ces revêtements étant résistants à l'inflammation et étant destinés à réaliser un isolement sur des fils métalliques électriquement conducteurs du genre de ceux servant à constituer des bobinages pour électro-aimants; plus particulièrement, les émaux pour fils compris dans la portée de l'invent-;on contiennent de petites proportions d'un ester du type phosphonate organique polymère contenant du chlore ou d'un ester du type diphosphate contenant du chlore1 ces esters servant d'agents retardateurs de l'inflammation. L'un des principaux inconvénients associés à l'utilisation du polyuréthanne pour isoler des fils métalliques fins est la tendance du polyuréthanne à brûler librement pendant des laps de temps d'une durée relativement longue, c'est-à-dire excédant trois secondes, lorsque des enroulements bcbinés avec du fil isolé au polyuréthanne sont soumis à de brusques surtensions transitoires. Bien que l'on connaisse de nombreux agents d'addiction retardateurs d'inflammation, tels que des composées du phosphore contenant des halogènes, capables d'inhiber effectivement la combustion lorsqu' 1 sont ajoutés à des mousses de po yuréthanne, ces agents d'addition retardateurs d'inflammation ne sont généralement pas utilisables avec des émaux à base de polyuréthanne pour fils,émaux durcis à des températures éle--ées, en raison de la médiocre stabilité thermique des agents d'addition retardateurs d'inflammation; on n'obtient alors que des revêtements inflammables; d'autre part, de tels agents exercent un effet nuisible sur les caractéristiques physiques de l'émail de polyuréthanne durci.Par exemple, parmi les caractéristiques physiques exigibles de la part d'un émail pour fils fins, on peut notamment citer : la souplesse ou flexibilité (c'est-à-dire l'aptitude à être étiré d'environ 25 à 40% en longueur et à constituer un enroulement serré en forme de bobi nage), la résistance au tranchage A chaud, de hautes caractéristiques isolantes électriques, etc.Par constquent, bien que des retardateurs d'inflammation classiques puissent être adéquats en vue d'applications telles que l'élaboration de mousses de polyuréthanne dans lesquelles les caractéristiques physiques susspécifiées ne sont généralement pas exigées, l'addition de retardateurs d'inflammation à des émaux de polyuréthanne pour fils donne généralement un produit inflammable ou tout au moins un produit dont la résistance à l'inflammation est inacceptable pour un revêtement de fils fins1 c'est--dire de fils mesurant moins de 0,25 mm de diamètre.Pour inhiber la combustion de bobinages de fils d'électro-aimants isolés au polyuréthanne dans l'éventualité d'une brusque surtension appliquée au bobinage, l'industrie a jusqu'à présent été obligée d'envelopper le fil isolé au polyu réthanne sur des bobines traitées pour en retarder l'inflammation1 et de former sur le bobinage une enveloppe ou une gaine retardatrice d'inflammation et qui est typiquement à base de fibres de verre. On a toutefois découvert que des émaux à base de polyuréthanne résistants à l'inflammation pour fils métalliques,adéquats en vue de la réalisation de bobinages électromagnétiques, peuvent être formés en incorporant, à un classique à base de polyuréthanne pour fils, un agent retardateur d'inflammation constitué par un ester du type phosphonate organique polymère contenant du chlore ou par un ester du type diphosphate contenant du chlore. De préférence, l'agent retardateur d'inflammation choisi est incorporé à l'émail en quantités suffisantes pour aboutir, dans le mélange constituant l'émail, à une teneur en phosphore comprise entre 1,0 et 4,0 X en poids sur la base du poids des substances solides d type polyuréthanne dans l'émail.L'efficacité de ce mélange du type émail pour fils, à base de polyuréthanne résistant à l'inflammation, est inattendue car des mélanges comprenant des émaux de polyuréthanne pour fils et la plupart des agents retardateurs d'inflammation ou bien, généralement, ne sont pas suffisamment flexibles quand ils sont sous la forme de revêtements minces (c'est-à-aire d'une épaisseur comprise entre environ 0,C076 et 0,076 mm) pour pouvoir former des enroulements serrés sur une bobine, ou bien ne sont pas suffisamment résistants à l'inflammation. L'émail à base de polyuréthanne résistant à l'inflammation pour fils compris dans la portée de la présente invention est formé en ajoutant un ester du type phosphonate organique polymère contenant du chlore ou bien un ester du type diphosphate contenant du chlore a un émail classique à base de polyuréthanne pour fils, l'ester choisi étant ajouté en quantités suffisantes pour incorporer à l'émail pour fils au moins 1,G de phosphore en poids, sur la base du poids des solides du type polyuréthanne dans l'émail en question. L'émail à base de polyuréthanne pour fils utilisé pour former l'émail résistant à l'inflammation peut être d'un type quelconque conremment disponible dans le commerce, c'est-à-dire un émail quelconque à base d'un polyuréthanne dont la molécule est constitue par plusieurs radicaux ou motifs répétés uréthanne ayant pour formule: où R est de l'hydrogène ou un radical alcoyle ou aryle.D'une ma fière classique, on incorpore aux solides à base de polyuréthanne des solvants adéquats tels qu'un mélange d'acide crésylique et d'un hydrocarbure (tel que des essences lourdes ou naphtas aromatiques, par exemple celui vendu dans le commerce sous la marque "Solvesso N0100", toluène, xylène, octane, décane, dodécane,etc.), pour faciliter l'application du polyuréthanne sur la surface du fil métallique. En général, les émaux pour fils contiennent typiquement de 15 à 25 en poids de solides du type polyuréthanne dissous dans des solvants volatilisables.En raison du fait que les solvants ne servent que de transporteur du polyuréthanne pendant l'opération de formation du revêtement sur le fil métallique et sont ultérieurement évaporés après a mise en oeuvre de la susdite opération, la concentration de solides du type polyuréthanne par rapport aux solvants dans l'émail pour fils n'est pas critique en vue de la mise en oeuvre de la présente invention. L'acent retardateur d'inflammation ajouté a l'émail de polyuréthanne pour fils est de préférence un ester du type phosphonat- organique polymère contenant du chlore ou un ester du type diphosphate con nant du chlore en vue de produire un émail résistant à l'inflammation possédant une flexibilité suffisante au cours du séchage pour pouvoir être enroulé spus la forme de bobinages. Les esters du type phosphonate contenant du chlore en question sont typiquement c-ractérisés par des groupe entremêlés esters du type phosphone 9 parmi lesquels peuvent fiqurer des substances (telles que l'agent retardateur d'inflammation vendu sous le commerce sous la marque "Phosgard C-22-R") possédant la formule développés suivante: 0 CH3 Il ClCH2-CH n - I - (É};3 (CCH2-CH2Cl)2 P - O - CH I 1 CH2CH2C1 GCH2CH2Cl n(valeur de O a et en moyenne environ 1) cependant que les esters du type diphosphate contenant du chlore adéquats en vue de la mise en oeuvre de la présente invention sont caractérisés par la formule développée suivante: où R est choisi parmi le groupe constitué par l'hydrogène et des radicaux hydrocarbyle, halogénohydrocarbyle, hydrocarbyloxyalcoyle et hydrocarbyl-C(0)0-alcoyle; et R' est choisi parmi le troupe constitué par l'hydrogène, des radicaux alcoyle inférieur et halogénoaloyle inférieur, et est de l'hydrogène quand R est hydrocarbyloxyalcoyle et quand R est hydrocarbyl-C(O)O-alcoyle.Ces diphosphates halogénés sont typiquement préparés en mettant en contact et en faisant réagir le produit de réaction de pentaérythritol et d'un trihalogénure de phosphore trivalent, c'est-àdire du trichlorure de phosphore ou du tribromure de phosphore (le produit principal d'une telle réaction étant l'ester de pentaérythritol de l'acide phosphorochloreux) avec du chlore ou du brome, puis en mettant en contact et en faisant réagir le produit de réaction résultant avec un composé du type époxyde ayant pour formule: où R et R' sont tels que définis ci-dessus.En général, l'ester du type diphosphate contenant du chlore préféré en vue de la mise en oeuvre de la présente invention est une substance ayant pour formule développée: Des retardateurs d'inflammation monomères contenant du phosphore sont généralement inutilisables comme agents d'addition à incorporer à des émaux de polyuréthanne pour fils en raison de l'effet nuisible exercé par quelques retardateurs d'inflammation monomères du type phosphate contenant des halogènes sur les caractéristiques physiques de l'émail pour fils et en raison du faible degré de retard à l'inflammation procuré par des phosphates ne -contenant pas d'halogènes et par quelques phosphates contenant des halogènes mais qui sont thermiquement instables. Le retardateur d'inflammation choisi est ajouté à l'émail de polyuréthanne pour fils en quantités suffisantes pour établir une teneur en phosphore comprise entre 1,0 et 4,0% en poids, calculée sur la base du poids des solides du type poîyuréthanne dans l'émail pour fils. Le caractère critique de la teneur en phosphore de l'émail pour fils ressort du fait que des pellicules d'émail pour fils vendu sous la marque "Poly 73111" par le General Electric Company (il s'agit d'un émail de polyuréthanne pour fils qui contient comme solvant de l'acide crésylique accompagné d'autres solvants aussi bien aromatiques qu'aliphatiques) et contenant diverses concentrations d'agent retardateur d'inflammation vendu dans le commerce sous la marque "Phosgard C-22-R" présentent des temps de combustion de diverses durées selon le pourcentage de retardateur d'inflammation incorporé à l'émail Les pellicules d'émail de polyuréthanne résistantes à l'inflammation sont appliquées à divers fils de cuivre de 0,1016mm de diamètre en tirant les fils aX travers d'un bain des émaux respectifs de polyuréthanne pour fils et en traitant le fil revêtu par la chaleur à une température élevée, par exemple comprise entre 350 et 550 C pendant des laps de temps d'une durée comprise entre 0-,4 et 4,0 secondes pour faire durcir l'émail. On enroule ensuite le fil sur des bobines pour former un bobinage, et on amorce une combustion en -tpliquant une tension électrique de 240 volts aux bornes des conducteurs du bobinage.Pour des concentrations de retardateur d'inflammation inférieures à 10 S en poids sur la base du poids des solides de polyuréthanne dans l'émail (ce qui correspond à une teneur en phosphore inférieure à 1,Oeh en poids calculée sur la base des substances solides du type polyuréthanne présentes dans l'email), on constate que les pellicules d'émail brûlent pendant des laps de temps d'une durée atteignant jusqu'à trois secondes, tandis qu'en portant la concentration de retardateur d'inflammation 4usquwà 15- en poids sur la base du poids des solides du type Folyuréthanne dans l'émail, on constate que la durée du temps de combustion des pellicules se trouve abrégée jusqu'à 0,2 secondes à partir de l'instant où la source de tension électrique est déconnectée. Une nouvelle augmentation de la teneur en retardateur d'inflammation jusqu'à 20% (ce qui corres pnnd à une teneur en phosphore de 3% en poids sur la base du poids des solides du type polyuréthanne) a pour résultat d'abaisser jusqu'à zéro la durée du temps de combustion. En général, une teneur en phosphore supérieure à environ 4% en poids sur la base du poids des solides du type polyuréthanne dans l'émail n'est pas désirable parce que la plus forte teneur en chlore accompagnant normalement l'accroissement de a ccncen tratlon de phosphore tend à abaisser la durée de corservation en magasin des émaux résultants résistants à ''inflammation.Par conséquent, bien qu'il soit avantageux qu'un émail pour fils résistant à l'inflammation contienne des pourcentages en poids de chlore compris entre 1,0 et 4,0 fois le pourcentage en poids de phosphore dans l'émail pour fils à inflammation retardée, ceci en raison de l'effet synergique bien connu apparaissant entre le chlore et le phosphore, il convient d'éviter des concentrations de chlore supérieures à 10% en poids sur la base du poids des solides du type polyuréthanne dans l'émail. On constate aussi que la résistance au tranchage sous l'effet de la chaleur et le comportement thermique des émaux de polyuréthanne résistants à l'inflammation pour fils ont des valeurs de moins en moins favorables au fur et à mesure que les susdites concentrations d'agents retardateurs d'inflammation augmentent dans ces émaux. Un émail de polyuréthanne résistant à l'inflammation pour fils compris dans la porte e de la présente invention et qui est plus particulièrement préféré est généralement constitué par un émail de polyuréthanne pour fils auquel on a incorporé de 10 à 20% en poids (sur la base du poids des solides du type polyuréthanne dans l'émil en question)de l'agent choisi, soit un ester du type phosphonate organique contenant du chlore, soit un ester du type diphosphate contenant du chlore. Dans un mélange optimum, l'ester choisi constitue en poids 20% du poids des solides du type polyuréthanne contenus dans l'émail pour fils. Si on le désire, les caractéristiques de vieillissement en magasin et de flexibilité de l'émail de polyuréthanne résistant à l'inflammation peuvent être améliorées grace à l'addition d'un balayeur d'halogène, tel par exemple que de l'oxyde de magnésium ou une huile de lin époxydée, incorporé à l'émail.Toutefois, en raison du fait que ces balayeurs d'halogène peuvent avoir tendance à dégrader les caractéristiques de résistances de l'émail au tranchage sous l'effet de la chaleur, le taux d'incorporation d'huile de lin époxydée est de préférence limité à des valeurs inférieures à 10% en poids sur la base du poids des soli des du type polyuréthanne dans l'émail, tandis que l'oxyde de magnésium est de préférence ajouté à l'émail résistant à l'influas mation en proportions inférieures à 2% en poids sur la base du poids des solides du type polyuréthanne dans l'émail. Un bobinage électromagnétique, réalisé avec du fil conducteur revêtu d'une couche isolante en émail de polyuréthanne à inflammation retardée pour fils selon la présente invention, peut être formé en établissant un revêtement d'érail de polyuréthanne résistant à l'inflammation pour fils, par exemple un mélange de 800 parties en poids (en abrégé :p.en p.) d'émail "Poly 73111" pour fils et 34 p.en p. de retardateur d'inflammation "Phosgard C-22-Rt', sur un fil de cuivre de C,lG16 mm de diamètre. D'une manière classique, on tire le fil au travers d'un bain du mélange du type émail résistant à l'inflammation pour produire une couche superficielle d'émail réalisant un accroissement de diamètre du fil de O,c;076 à 0,0508 mm.On fait ensuite passer le fil dans une étuve de durcissement réglée à une température d'environ 400 C pendant de 2 à 4 secondes pour évaporer les solvants contenus dans l'émail de polyuréthanne et pour faire durcir l'émail de polyuréthanne sur le fil, après quoi en enroule le fil isolé en couches serrées autour du noyau d'une bobine et en établissant un nombre de tours suffisant pour produire l'action électromagnétique désirée à partir de la bobine. Les extrémités du bobinage sont d'une manière classique,équipées de conducteurs pour faciliter l'application d'énergie électrique à la bobine, et or. monte cette bobine sur un noyau en fer.En raison des caractéristiques de résistance à l'inflammation de l'isolement en polyuréthanne, on peut établir la bobine en un matériau inflammable tel qu'un polyi mide du genre "Nylon", et on peut l'entourer d'une enveloppe en papier pour protéger l'extérieur du bobinage. Ci-apras sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs, servant à illustrer la mise en oeuvre de l'invention. EXEMPLE 1.- On forme un émail de polyuréthanne résistant à l'inflammation pour fils en mélangeant 800 p.en p. d'émail de polyu réthanne "Poly 731-11" pour fils avec 34 p.en p. d'un ester du type phosphonate organique oliqomère possédant la formule dévelop- pée suivante:: O CH3 O CH3 O ClCH2CH2O P-O-CH- - 0 - CH- -P(OCH2-CH2Cl)2 CH2CH2Cl tCH2CH Cl n(valeur de O à 5,et en moyenne environ 1) Cn forme, avec le mélange, un revêtement sur un fil de O,lC1t mm de diamètre que l'on cuit ensuite à 4Ce C pendant 2 à 4 secondes pour produire une pellicule de polyuréthanne mesurant approximativement 0,0127 mm d'épaisseur. Ce fil ainsi isolé manifeste des propriétés de flexibilité, une température de tranchage sous l'ef- fet de la chaleur et une rigidité diélectrique adéquates en vue de son utilisation comme fil pour bobinages électromagnétiques. Quand le fil isolé est enroulé sur une bobine pour constituer un bobinage électromagnétique et quand on applique à ce bobinage une tension de 240 volts en courant alternatif (c'est-à-dire le double de la tension nominale pour laquelle le bobinage est prévu), l'isolement électrique entre spires voisines du bobinage subit une défaillance en un laps de temps d'une durée comprise entre 3,2 et 3,9 secondes, et on observe que l'émail de polyuréthanne résistant à l'inflammation brûle pendant des laps de temps d'une durée comprise entre e seconde et approximativement 1 seconde. Un bobinage enroulé d'une manière identique en utilisant un conducteur de 0,1016 mm de diamètre isolé avec une égale épaisseur d'émail "Poly 73111" pour fils (c'est-à-dire un émail dépourvu de l'ester du type phosphonate servant d'agent retardateur d'inflammation) exige de 8,7 à 12,9 secondes pour défaillir avec une tension appliquée de 240 volts en courant alternatif, et on constate que la durée de la combustion de la bobine est comprise entre O et 42 secondes. Par conséquent, non seulement le revêtement de polyuréthanne résistant à l'inflammation compris dans la portée de la présente invention résiste à une combustion prolongée,mais encore la rapide défaillance de l'isolement électrique entre spires abrège le temps de chauffage de l'enroulement avant que o passage du courant électrique dans le bobinage soit terminé par suite de la défaillance de l'isolement. EXEMPLE 2.- On prépare deux disques en polyuréthanne en plaçant 10 grammes d'un émail à bas-e de polyuréthanne pour fils, contenant de l'acide crésylique et des solvants aliphatiques de hauts points d'ébullition, dans un premier disque de 50,8 mm de diamètre et un mélange du même émail pour fils avec 20 s en poids fur la base du poids des solides du atype polyuréthanne présents dans ledit émail) de l'aqent retardateur d'inflammation de l'exemple 1 dans un second disque de 50,8mm de diamètre.Après avoir chauffé les disques pendant 90 minutes à 1500C, on fait subir aux échanti lons l'épreuve d'une flamme en maintenant les disques dans une position horizontale et en plaçant une allumette sous un bord des disques pendant deux secondes, après quoi on enlève l'allumette pendant cinq secondes et on répète l'opération. On constate que l'échantillon ne contenant pas d'agent retardateur d'inflammation brûle librement tandis que le disque contenant 20% de retardateur d'inflammation ne brûle pas au cours de deux essais et est auto-extincteur lors du troisième. EXEMPLE 3.- Avec l'émail rt--stant à l'lr.f mmation spécifié dans l'exemple 1, on forme des pellicules de 0,0508 à 0,0762 mm d'épaisseur en étalant sur des plaquettes en fer-blanc de 101,6 mm x 127 mm, avec une lame racleuse réglée à 0,254 mm, un revêtement dudit mélange du type émail, puis en durcissant le revêtement de polyuréthanne par chauffage pendant 30 minutes à 1500C, en appliquant une deuxième couche d'émail à l'aide de la lame racleuse, en durcissant à nouveau pendant 30 minces à 1500C, et en formant à l'aide de mercure un alliage (amalgame) avec l'étain du ferblanc souseacent pour isoler la pellicule de polyuréthanne.Les caractéristiques de retard d'inflammation de la pellicule sont alors éprouvées en maintenant une allumette allumée sous le bord de la pellicule pendant deux secondes avant d'enlever l'allumette pendant cinq secondes et de répéter l'application et l'enlèvement de la flamme jusqu'à ce que la totalité de la pellicule ait brûlé. La pellicule est auto-extinctrice lors de trois essais avant de brûler après la quatrième application de la flamme sous le bord de cette pellicule. EXEMPLE 4.- On forme un émail de polyuréthanne résistant à l'inflammation pour fils en mélangeant un émail de polyuréthanne pour fils, contenant de l'acide crésylique et des solvants du type hydrocarbure, 20% en poids (sur la base du poids des solides du type polyuréthanne dans l'émail) d'un ester du type diphosphate ayant pour formule développée: On prépare ensuite, par mise en oeuvre de la technique décrite dans l'exemple 3, une pellicule mesurant approximativement 0,0762 mm d'épaisseur. La pellicule ainsi formée est auto-extinctrice trois fois avant de brûler quand on la soumet à l'épreuve d'inflammation spécifiée dans l'exemple 3, et la pellicule résistante à l'inflammation est suffisamment flexible pour réaliser l'émaillage de fils métalliques. EXEMPLE 5.- On prépare des compositions du type émail en mélangeant de l'émail "Poly 73111" pour fils avec 20% en poids (sur la base du poids des solides du type polyuréthanne se trouvant dans émail) de plusieurs phosphates monomères ne contenant pas de chlore, y compris phosphate de tricrésyle, phosphate de triphényle, phosphate de crésyle et diphényle, phosphate de triéthyle, phosphate de tributyle, phosphate de tributoxyéthyle, phosphate de trioctyle. On prépare des pellicules de ces émaux par mise en oeuvre de la technique décrite dans l'exemple 3. Ces pellicules (épaisses de 0,0508 à 0,0762 mm) ou bien brûlent librement, ou bien sont auto-extinctrices une fois avant de brûler librement. De telles pellicules ne peuvent donc pas être considérées comme résistantes à l'inflammation. EXEMPLE 6.- On forme un mélange par addition de phosphate de tris(2,3-dibromopropyle) à de l'émail "Poly 73111" pour fils,le susdit phosphate de tris(2,3-dibromopropyle) constituant en poids 20% du poids des solide du type polyuréthanne se trouvant dans le mélange. On forme ensuite une pellicule mesurant approximativement 0,038 mm d'épaisseur par mise en oeuvre des techniques de formation d'une pellicule décrites dans l'exemple 3. Quand on la soumet à l'épreuve d'inflammation par une allumette spécifiée dans l'exemple 3, on constate que la pellicule est continuellement auto-extinctrice. Toutefois, la pellicule est également fragile et n'est donc pas utilisable comme émail pour fils.Quand on abaisse la concentration du phosphate de tris(2,3-dibromopropyle) jusqu'à 10% en poids sur la base du poids des solides du type polyuréthanne dans l'émail "Poly 73111" pour fils, l'inflammabilité et la flexibilité de la pellicule augmentent quelque peu. L'émail ne présente toutefois pas encore une flexibilité suffisante pour être utilisable comme isolant sur des fils pour bobinages électromagnétiques. D'une aanière similaire, des pellicules extrêmement fragiles et inutilisables comme émail pour de tels fils sont obtenues quand on incorpore, à de l'émail "Poly 73111" pour fils, 7% en poids ( sur la base du poids des solides du type polyvuréthanne dans ledit émail) de phosphate de tris(2,3-dibromopropyle) et 13% en poids ( sur la même base) de "NPS 500" Rester chlore d'un acide aras contenant en pcids 36% de chlore). EXEMPLE 7.- A de l'émail "Poly 73111" pour fils, on incorpore @@% Cen poids sur a base du poids des solides du type polyurétanne -ontenus ans l'émail) de phosphate de tris(1,3-dichloropropyle), et on forme une pellicule d'environ 0,0254 mm d'épaisseur par mise en oeuvre des techniques décrites dans l'exemple 3. La pellicule brûle librement ou est auto-extinctrice une fois quand on la maintient pendant deux secondes au-dessus d'une flamme.Cn obtient aussi des résultats similaires quand on incorpore, à de l'émail "Poly 73111", 20% en poids (sur la base du poids des solides du type polyuréthanne contenus dans l'émail) de triphénylantimoine.On @btient aussi une pellicule brûlant librement quand on incorpore, de l'émail "Poly 73111" pour fils, 20% en poids (calculés toujours sur la même base) d'un polyester du type phos pnate vendu dans le commerce sous la marque"AEROSAFE 2300". EXEMPLE 8.- On incorpore du phosphate de diéthyle et N,N-bis(2hydroxyéthyle) à de l'émail "Poly 73111" pour fils selon un rapport en poids de 1 à S (compte tenu des solvants se trouvant dans ledit émail pour fils), et on a r cours aux techniques de formation de pellicules spécifiées dans l'exemple 3 pour former une pellicule mesurant approximativement 0,C508 mm d'épaisseur.Bien que la pellicule soit auto-extinctrice trois fois avant de brûler librement quand elle est soumise à la flamme d'une allumette pendant des périodes de deux secondes séparées par des intervalles de cinq secondes, la pellicule est fragile et est inutilisable pour isoler des fils. .imilairement, des mélanges d'émail "Poly 73; " pour fils avec 20% en poids (sur la base du poids des solides contenus dans l'émail pour fils) de "Vircol-82" ( un ad- duct hydroxyétnylé de ryrophosphate acide de dibutyle contenant 11,@% de phosphore) produisent des pellicules fragiles; c'est également 1 ces avec des mélanges d'émail "Poly 73111" pour fils auquel on incorpore 7@ en poids de "Vircol-82" et 13% en poids de tétrabromo-bisphénol A. EXEMPLE 9.- A de l'émail "Poly 73111" pour fils, on incorpore 7 en poids de trioxyde d'antimoine et "i3s en poids d'agent retardateu@ d'inflammation "MPS @@", les poids spécifiés dans le présent exemple tant calculés sur la base du poids des solides du type polyuréthanne contenus dans l'émail). La pellicule formée à partir de tels mélanges est trop fragile pour pouvoir être détachée de plaquettes en fer-blanc par mise en oeuvre des techniques spécifiées dans l'exemple 3.Des résultats similaires sont obtenus aussi avec des pellicules formées à partir d'un mélange constitué par de l'émail "Poly 73111" pour fil auquel on a incorporé 7% en poids d'agent retardateur d'inflammation "Firemas- ter LV-Td3Pt et 15; en poids de retardateur d'inflammation "MPS 500". EXEMPLE 10.- A de l'émail de polyuréthanne "Poly 73111" pour fils, on incorpore a0% en poids (sur la base du poids des solides du type polyuréthanne contenus dans l'émail) d'agent retardateur d'inflammation "Brominex 7260A" (composé intermédiaire d'uréthanne de haut poids moléculaire contenant L0,6 de brome et 1,6% de phosphore). Le mélange à base de polyuréthanne résultant est trop fragile pour donner une pellicule libre par mise en oeuvre des techniques pour la formation de pellicules spécifiées dans l'exemple 3. Comme on peut le constater d'apis les exemples précédents, des phosphates monomères classiques ne sont généralement pas adéquats comme agents d'addition retardateurs d'inflammation à incorporer à un émail de polyuréthanne pour fils parce que l'émail résultant est ou bien trop fragile pour pouvoir être enroulé serré pour constituer un bobinage, ou bien trop inflammable. Ce sont seulement des mélanges à base d'émaux de polyuréthanne pour fils contenant en poids moins -le 20% (sur la base du poids des solides du type polyuréthanne) d'esters du type phosphonate organique polymère contenant du chlore et d'esters du type diphosphate contenant du chlore qui sont caractérisés par une association exceptionnelle de caractéristiques physiques telles que l'émail résultant soit à la fois résistant à l'inflammation et utilisable en vue de I constitution de revêtements sur des fils métalliques. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalira ion ayant été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. -REVENDICATIONS 1.- Email de polyuréthanne résistant à l'in@lammation pour fils métalliques caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement un mélanqe d'un émail de polyuréthanne pour @ils et d'un aqent retardateur d'inflammation choisi parmi des esters du type phosphonate orqanique polymère contenant du chlore e@ des esters du type diphosphate @ontenant du chlore, ledit a@ent retardateur d'intlammation étant présent en quantités su@@isantes pour fournir @u moins 1.0% en poids de phosphore calculé sur la base du poids du polyuréthanne dans ledit email pour @ils. 2.- Email de polyuréthanne résistant à l'infl@mmation pour fils métalliques selon la revendication 1 caractésisé en ce que ledit a@ent retardateur d'inflammation est un ester du type phosphonate orqanique contenant du chlore possédant la formule développée suivante: 3.- Email melon la revendication l,caractérisé en ce qile ledit agent retardateur d'inflammation est un ester du type diphosphate contenant du chlore possédant la formelle développée suivante: dans laquelle R est choisi parmi le groupe constitué par l'hydroqène et des radicaux hydrocarbyle, halo@énohydrocarbyle, hydrocarbyloxyalcoyle et hydrocarbyl-C(O)O-alcoyle ; et chaque R est choisi parmi le groupe 'onsti tii' par l'hydrocarbyle, hydro- et- des radicaux alcoyle infér@@@ et hal@g@noalcoyle inférieur, et est de l'hydrogène quand R est un radical hydrocarbyloxyalcoyle et quand R est @ @@@lical hydrocarbyl-C(O)O-alcoyle. mail selon li revendication 3,caractéris, en ce que ledit agent retardateur d'inflammation possède la formule développée Suivinte: C) CH '1 O II II ClCH2CH o- l - OCH -Ç\- CH2O - - UCH?CH Cl ClCEISCH2 Cli2Cl ,51 , > Cii2Cl 5.- Bobinage électromagnétique isolé comprenant une bobine, un condueteur electrique isolé enroule en plusieurs sp@@es @nt@@r de ladite bobine et des conta@ls électriques établis aux extrémltés respectives dudit conducteur électrique isolé, lequ@l bobinage est caractérisé en ce que ledit @ondue@eur électrique est is@lé aver un revêtemen@ à base de polyu@é@hanne dur@@ réalisé à partir d'un émail selon l'une quelconque des revendications 1 à 4. 6.- Bobinage selon la revendication @,@@ra@t@risé en ce qu'il comprend en outre une enveloppe en papier circonférentiellement disposée autour de la périphérie dudit bobinaqe électromaqnétique. 7.- Fil métallique isold comprenant une âme conduetrice en cuivre sous forme d'un fil mesurant moins de 0,254 mm de diamètre et qui est revêtue d'une couche à base de polyuréthanne durci, lequel fil est caractérisé en ce que ladite couche à base de polyuréthanne durci est réalisée à partir d'un émall selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, ladite couche ayant une épaisseur comprise entre 0,00762 et 0,0762 mm.