L'invention concerne un fer à souder électrique com- portant un régulateur de température muni d'un élément sensi- ble à la température constitué en un matériau ferromagnétique possédant une température de transformation magnétique (point de Curie) et qui est relié d'une façon thermoconductrice à l'extrémité arrière de la panne du fer à souder et coagit avec un aimant pouvant être déplacé axialement dans le fer à souder et qui est accouplé à un interrupteur disjoncteur de telle manière que l'alimentation en courant de l'organe de chauffage est interrompue lorsque l'aimant s'écarte dudit élément. Dans une panne connue pour fer à souder du type in- diqué, il est prévu, sur l'extrémité arrière de la panne, un téton en saillie possédant un diamètre plus faible et sur lequel est emmanché à force un élément sensible à la température et constitué sous la forme d'un capuchon. Ce dispositif présente l'inconvénient en ce qu'il faut réali- ser des usinages mécaniques importants tant pour la panne du fer à souder que pour l'élément sensible à la tempéra- ture. Un autre inconvénient réside dans le fait que, en raison des coefficients de dilatation thermique différents de la panne du fer à souder et de l'élément sensible à la température, il se forme un petit jeu au niveau de la zone de contact, après le premier échauffement de la panne du fer à souder. Un tel jeu perturbe le transfert thermique de la panne à l'élément sensible à la température. Ceci aboutit à ce que la variation de la température de l'élément sensible à la température est en retard par rap- port à la variation de température de la panne du fer à souder. Cela signifie que la précision de réglage de l'ap- pareil se trouve réduite. Une autre altération du transfert thermique résulte du fait que par l'intermédiaire du faible entrefer se formant, il peut se produire, dans la zone de contact, une pénétration d'air pouvant conduire à des oxyda-, tions lorsque le téton n'est pas équipé d'un revêtement empêchant l'oxydation, par exemple un nickelage. A leur tour, des oxydes peuvent avoir une influence négative sur le transfert thermique. On connaît en outre une panne pour fer à souder (brevet britannique No. 1. 525.217), dans lequel l'élément sensible à la température est équipé d'un embout fileté et peut être vissé, au moyen de cet embout fileté,dans un taraudage ménagé sur l'extrémité arrière de la panne du fer à souder. De même cette construction est complexe tant du point de vue de l'usinage mécanique que du point de vue de l'utilisation de matière. Avec un embout fileté on peut assurément obtenir une surface plus importante de contact entre l'élément sensible à la température et la panne du fer à souder. Ici également il existe les mêmes risques que décrits précédemment, une pénétration d'air, conduisant à des oxydations avec pour conséquence que l'élément sensible à la température s'échauffe en retard par rapport à la panne du fer à souder, avec la perturbation, qui y est liée, de la constance de la température. La présente invention a pour but de développer une panne pour fer à souder du type indiqué plus haut de manière à obtenir une précision supérieure de réglage et de conser- ver cette dernière même sur des intervalles de temps assez longs d'utilisation. Ce problème est résolu conformément à l'invention grâce au fait que l'élément sensible à la température est réalisé sous la forme d'une plaquette plate qui est brasée fortement ou soudée sur l'extrémité arrière de la panne du fer à souder. La plaquette peut être réalisée sous la forme d'un disque plein. Mais il est également possible de réali- ser l'élément sous la forme d'un disque annulaire. Dans le cas de l'utilisation d'un disque annulaire, il est possible de prévoir sur l'extrémité arrière de la panne du fer à souder un téton de centrage s'engageant dans le perçage du disque. Par suite du brasage dur ou du soudage de l'élément sensible à la température sur la panne du fer à souder, ces deux éléments sont reliés par une liaison métallique rigide. De ce fait il ne peut se former aucun jeu et il ne peut également apparaître aucune oxydation affec- tant le transfert thermique. L'allure de variation de la température de l'élément sensible à la température est par conséquent essentiellement synchrone avec celle de la panne du fer à souder. Il ne se produit aucun vieillissement des points de transfert thermique qui conduisent à une disconti- nuité thermique entre la panne du fer à souder et l'élément sensible à la température. De ce fait la précision de régla- ge est améliorée et simultanément la dépense de fabrication est réduite. En outre la panne du fer à souder se caractérise par le fait que l'on peut réaliser des économies aussi bien du point de vue de la dépense d'usinage que du point de vue de la quantité de matériau utilisée. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement aux dessins annexés une forme de réalisation du dispositif selon l'invention. La figure 1 représente schématiquement l'extrémité arrière d'une panne de fer à souder, sur laquelle est montée une plaquette constituée en un matériau sensible à la tempé- rature, ainsi que les éléments essentiels du dispositif de commutation. Les figures 2 et 3 représentent des coupes longitudi- nales de variantes de réalisation. La figure 4 montre une vue de bout de l'extrémité arrière de la panne du fer à souder de la figure 2. Sur la figure 1 on a représenté schématiquement l'extrémité arrière d'une panne 2 de fer à souder, qui est constituée en cuivre. L'extrémité arrière 4 de la panne du fer à souder est réalisée sous la forme d'une surface plane sur laquelle est disposée une plaquette constituée en un matériau ferromagnétique possédant une température de trans- formation magnétique (point de Curie), et ce par l'intermé- diaire d'une liaison métallique. La plaquette 6 peut être par exemple brasée fortement ou soudée sur l'extrémité arriè- re 4 de la panne 2. Un aimant permanent 8, qui est relié à une tige 10 dont l'extrémité est raccordée à l'élément mobile de commutation 12 d'un disjoncteur interrupteur, est prévu avec la possibilité d'un déplacement axial derrière la plaquette 6. Grâce au choix d'alliages différents pour les pla- quettes 6, il est possible de régler différentes températu- res fixes de travail pour le fer à souder. Dès que la température correspondant au point de Curie est atteinte, la plaquette 6 devient amagnétique, de sorte que l'aimant perma- nent 8 retombe ou s'écarte et ouvre le commutateur 14. Dès que la température est à nouveau retombée au-dessous de la température du point de Curie de la plaquette 6, celle-ci devient magnétique de sorte que l'aimant permanent 8 est à nouveau attiré et ferme alors l'interrupteur. En fonction de la force devant être appliquée pour l'actionnement de l'interrupteur ou de l'entrefer devant être prévu, la plaquette 6 peut posséder une épaisseur de l'ordre de 3-5 mm. Un fer à souder du type décrit présente l'avantage d'une précision élevée de réglage même dans le cas d'une utilisation d'assez longue durée du fer à souder. Un autre avantage réside dans le fait que la quantité de matériau utilisée pour l'élément sensible à la température est plus faible que dans le cas de fers à souder connus. Un élément sensible à la température possédant une faible masse présente en outre l'avantage de pouvoir suivre plus aisément la température de la panne du fer à souder. Le contact de surface étendoe contribue en outre à ce phénomène. Les plaquettes peuvent être réalisées par décou- page à partir de tôles. Par -conséquent aucune pièce tournée ni est nécessaire comme dans le cas des solutions connues. Les plaquettes peuvent être reliées à la panne du fer à souder à l'aide d'une machine électrique à souder en bout. Pour réaliser le maintien de la plaquette sur l'extrémité arrière de la panne du fer à souder, on peut également prévoir à cet endroit un petit téton de-centrage 16, du type représenté sur la figure 2. Un tel téton plat peut être par exemple matricé au moyen d'un outil de presse, à l'aide duquel-simultanément la face arrière de la panne du fer à souder est dressée. La plaquette 18 est réa- lisée dans ce cas sous la forme d'un disque annulaire. Cette forme de réalisation a pour avantage que, dans le cas du brasage dur, le disque est centré sur l'extrémité arrière de la panne du fer à souder. En outre on peut introduire par exemple de la brasure dans le perçage central. Le brasage dur peut être alors réalisé à la flamme ou même dans un four à vide. Une forme de réalisation annulaire de l'élément sen- sible à la température peut être également avantageuse lors- qu'aucun téton de centrage n'est prévu sur l'extrémité ar- rière de la panne du fer à souder. Dans ce cas la plaquette pourrait être guidée extérieurement, avec à nouveau inser- tion de soudure ou de brasure à l'intérieur du perçage de la plaquette. Comme cela est visible sur la figure 3, le téton de centrage 20 peut être également réalisé avec une longueur plus importante et, avec ce téton 20, la plaquette annulaire 22 peut être alors "rivée" à la panne du fer à souder. A cet effet la plaquette peut être munie de façon appropriée d'un fraisage 24 au niveau d'une extrémité du trou. REVENDICATIONS 1. Panne de fer à souder électrique comportant un régulateur de température muni d'un élément sensible à la température (6, 18, 22) constitué en un matériau ferromagné- tique possédant une température de transformation magnétique (point de Curie) et qui est relié de façon thermoconductrice à l'extrémité arrière (4) de la panne (2) du fer à souder, et coagit avec un aimant (8) déplaçable axialement dans le fer à souder et qui est accouplé à un interrupteur disjoncteur (12) de telle manière que l'alimentation en courant de l'organe de chauffage est interrompue lorsque l'aimant (8) s'écarte de l'élément sensible à la température (6), carac- térisée en ce que l'élément sensible à-la température (6, 18, 22) est réalisé sous la forme d'une plaquette plate qui est brasée fortement ou soudée sur l'extrémité arrière (4) de la panne (2) du fer à souder. 2. Panne de fer à souder selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément sensible à la température (6, 18, 22) est réalisé sous la forme d'un disque annulaire (18, 22). 3. Panne de fer à souder selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'il est prévu sur son extrémité arrière (6), un téton de centrage (16, 20) s'engageant dans le per- çage du disque (18, 22). 4. Panne de fer à souder selon la revendication 3, caractérisée en ce que la longueur du téton de centrage (16, 20) correspond essentiellement à l'épaisseur du disque (18, 22) et que le disque (18, 22) est rivé au moyen du téton (16, 20) à la panne (2) du fer à souder.