La présente invention concerne la préparation d'une structure faite de monofilaments continus reliés les Tins aux autres et l'utilisation de ce produit dans la fabrication de tissus non tissés. 5 Des travaux récents de Kim et de ses collaborateurs ont fait l'objet d'une série de brevets délivrés aux U.S«A. au cours de ces dernières années, dans lesquels sont décrits un de certain nombre/te clinique s de préparation de filaments et de fils par la fibrillation de films nervurés et un certain nombre -10 de produits résultant de cette fibrillation. Par film nervuré, on entend un film manufacturé ayant une surface irrégulière, caractérisé par une pluralité de parties constituant des nervures relativement épaisses, ressemblant à des filaments, reliées entre elles par des parties constituant des âmes relative-15 ment minces, avec lesquelles elles alternent, les nervures étant orientées dans le sens "macMne". Lorsqu'un tel film est étiré à une longueur comprise entre 100 % et K)00 % environ de sa longueur originale et soumis à un effort de fibrillation les âmes minces constituent sa partie la plus faible et 20 pratiquement la totalité de l'effort de fibrillation agit sur cette partie, laissant intactes les nervures relativement épaisse^ sous une forme ressemblant à des monofilaments continus, de faible denier. Le brevet ÏÏS N° 3 495 752 au nom de Kim et Samluk décrit 25 un procédé de fibrillation permettant de former un certain nombre de produits différents. En bref, ce procédé consiste à mettre en contact un film nervuré longitudinalement avec un batteur rotatif en forme de barre ayant des arêtes découpées en dents de scie, adaptées pour venir en contact avec le film 50 dans ses parties minces ou âmes oui s'étendent entre les nervures et provoquer ainsi la rupture de ces âmes. En faisant varier la vitesse linéaire de défilement du film par rapport à la vitesse de rotation du batteur, c'est à dire en faisant varier le nombre de contacts du batteur avec le film, par 35 centimètre linéaire, on a constaté qu'il est possible de préparer des produits complètement fibrillés constitués par des filaments individuels, des produits complètement fibrillés constitués par deux filaments reliés par une âme, des produits incomplètement fibrillés constitués par des filaments indivi-40 duels reliés les uns aux autres par des fibrilles similaires 71 4258$ 2 2115463 à des poils ou des produits incomplètement fibrillés constitués par des filaments individuels réunis par une ime et reliés les uns aux autres par des fibrilles semblables à des poils* Selon la présente invention, on a établi qu'en effectuant 5 l'opération de fibrillation jusqu'à un degré très limité il est possible de préparer un type de produit entièrement différent. Le procédé selon l'invention consiste à soumettre un film nervuré orienté longitudinalement, caractérisé par une pluralité de parties constituant des nervures relativement épaisses, ressem-10 blant à des-filaments, reliées entre elles par des parties constituant des Smes relativement minces, avec lesquelles elles alternent, à l'action d'un appareil de fibrillation de précision, à maintenir le nombre d'impacts de fibrillation contre ledit film entre 1,97 et 7,87 par décimètre de chaque âme qui s*étend 15 entre deux nervures et à décaler le point d'impact sur les ômes adjacentes. On a constaté qu'en fibrillant le film de la manière qui vient d'être décrite il se forme un produit qui comprend une pluralité de filaments continus formant épine dorsale, reliés les uns aux autres par des longueurs importantes d'âme non fen-20 dues et non par des fibrilles ayant un fin denier, semblables à des poils, produit qui est utilisable, entre autres dans la formation de structures réticulaires uniques. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique 25 annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes de mise en oeuvre de ce procédé. Figure 1 est une vue en perspective d'un appareil pour la mise en oeuvre du procédé de fibrillation selon l'invention ; Figure 2 est une vue d'un film fibrillé avec l'appareil de 30 figure 1 ; Figure 3 est une vue d'une structure réticulaire obtenue à partir du film de figure 2 ; Figure 4 est une vue d'un autre film fibrillé avec l'appareil de figure 1, mais à un degré moindre que celui de figure 2 ; 35 Figure 5 est une vue d'une structure réticulaire obtenue à partir du film de figure 4 ; Figure 6 est une vue de dessus d'un appareil pour produire une structure réticulaire par élargissement d'un film fibrillé. 71 42589 3 2115463 L'appareil pour la mise en oeuvre du procédé selonl'in-vention, tel qu'il est représenté à la figure 1, comprend un mécanisme d'alimentation constitué par une paire de rouleaux débiteurs 1_ et une paire de rouleaux d'appel 2 qui font avancer 5 un ruban 3 fait d'un film nervuré de matière thermoplastique. L'espace compris entre les rouleaux débiteurs 1_ et les rouleaux d'appel 2 définit la zone de fibrillation et les rouleaux 1 et 2 sont entraînés à des vitesses de rotation telles que ïi partie de ruban qui se trouve dans cette zone est maintenue sous 10 tension. La longueur de ruban tendue, dans la zone de fibril- ( lation, est mise en contact avec un moyen de fibrillation qui est constitué par un batteur 4 dont la section définit un triangle équilatéral dans la forme d'exécution décrite en référence à la figure 1, cette forme n'étant toutefois pas limi-15 tative. Les arêtes £ du iatteur 4 sont découpées en dents de scie, avec des dents 6 et des creux £. batteur 4 est monté de façon à pouvoir tourner sur son axe et, à cet effet, il est traversé longitudinalement par un arbre 8 dont les extrémités tourillonnent dans des supports Un mouvement de rotation 20 dans le sens de la flèche A est communiqué au batteur 4, par exemple, par une courroie, _10 passant autour d'une poulie 11_ calée à une extrémité de l'arbre 8. L'axe du batteur 4 est sensiblement parallèle aux lignes de serrage entre les deux rouleaux débiteurs _1 et les deux rouleaux d'appel 2 respective-25 ment, mais il est décalé par rapport à une ligne droite tirée entre ces deux lignes de serrage, de sorte que le contact des arêtes 5 du batteur 4 avec le ruban 3 provoque une inflexion de ce dernier. Le ruban 3 (figures 2 et 4) est constitué par une mince 30 bande nervurée de matière thermoplastique telle que du poly- propylène, munie d'une série de nervures 12 sensiblement espacées uniformément et parallèles entre elles, disposées dans le sens longitudinal du ruban et reliées les unes aux autres par des âmes 1J, d'épaisseur réduite. Le ruban 3 est orienté monoaxiale-35 ment dans la direction parallèle aux nervures 12. Par cette orientation monoaxiale, la résistance à la traction du ruban dans le sens de l'axe d'orientation est fortement augmentée, mais elle est diminuée dans le sens transversal, de sorte que le ruban peut être facilement fendu dans le sens de sa longueur. 40 Comparées aux âmes 13, les nervures 12 ont une résistance 71 42589 4 2115463 au fendillement relativement élevée, de sorte que le fendillement: longitudinal du ruban est généralement limité aux âmes 1j5 et que les filaments qui en résultent correspondent généralement aux nervures 12» 5 Lorsque l'appareil représenté à la figure 1 est en marche, les rouleaux d'appel 2 font avancer le ruban Ji qui sort des rouleaux débiteurs _1, la partie du ruban comprise entre les deux paires de rouleaux, c'est à dire la partie qui se trouve dans la zone de fibrillation, étant maintenue tendue et inflé-10 chie sur le batteur 4. Comme le batteur 4 est entraîné en rotation dans le sens de la flèche A, les arêtes 5 sont amenées successivement en contact avec le ruban le long de lignes transversales à l'axe longitudinal de celui-ci, chaque ligne de contact successive se trouvant à une certaine distance en 15 amont de la ligne précédente. Après contact, l'arête avance le long du ruban, puis s'écarte de ce dernier. Le ruban ^ étant sous tension, les dents 6 des arêtes ^ s'y enfoncent. Selon l'invention, le procédé est mis en oeuvre à une vitesse telle que le moyen de pénétration de l'appareil de fibril-20 lation entre en contact avec le film nervuré à une cadence comprise entre 1,97 et 7? 87 impacts environ par décimètre linéaire de chaque âme reliant deux nervures (avec les pénétrations qui en résultent). Si l'on se réfère spécifiquement à l'appareil représenté à la figure 1, le nombre de pénétrations par décimètre 25 linéaire est déterminé par la vitesse de rotation du batteur, le nombre d'arêtes dentées de celui-ci et le nombre de dents par décimètre de longueur de chaque arête du batteur relativement à la vitesse linéaire de défilement du film et à 11écartement des nervures sur celui-ci. On a donc la formule 30 N = SWT "TS dans laquelle N est le nombre de pénétrations par décimètre linéaire de film, R est le nombre d'arêtes dentées du batteur, W est la vitesse de rotation du batteur (en tours/minute), T est le nombre de dents par décimètre sur chaque arête du batteur, Y 35 est la vitesse du film en décimètres par minute et S est le nombre de nervures par décimètre de largeur du film. Outre la limitation au niveau précité du nombre d'impacts de fibrillation, il est également nécessaire, pour des raisons qui apparaîtront plus clairement plus loin, que les points d' 71 42589 5 2115463 impact dans les âmes adjacentes soient décalés les uns relativement aux autres. Si l'on se réfère de nouveau à 1|appareil représenté à la figure 1, ce décalage des points d'impact est obtenu pair une disposition hélicoïdale des dents sur les afetes 5 dentées successives du batteur. Ceci veut dire que les dents de chaque arête successive sont déplacées latéralement par rapport aux dents correspondantes de l'arête précédente d'une fraction de la distance qui sépare les dents sur cette aJfête. En outre, les dents de chaque arête dentée sont écartées les unes 10 des autres davantage que ne le sont les filaments formant épine dorsale du film nervuré, de sorte que chaque arête dentée ne prend contact qu'avec une fraction spécifique du nombre d'âmes dans le sens transversal du film. Ainsi, chaque arête dentée sera en contact avec un groupe d'âmes qui est différent de celui 15 avec lequel l'arête qui la précède a été en contact. Etant donné que le film avance de manière continue, les points de contact sont déplacés linéairement dans les âmes successivément contactées . les films nervurés sont représentés aux figures 2 et 4 20 après qu'ils ont été soumis à l'action de l'appareil de fibrillation et, comme il a été dit, ils comprennent encore une pluralité de nervures 12 relativement épaisses séparées par des âmes orientées 13.. A la suite des impacts de fibrillation, les âmes présentent toute^ °isune pluralité de fentes 14. Ces fentes 25 sont uniformément espacées à l'intérieur de chaque âme 13., c'est à dire qu'elles se répètent à une distance constante, de sorte que le nombre de pénétrations par décimètre linéaire est constant, la position de ces fentes étant uniformément décalée d'une âme à l'âme voisine, dans le sens longitudinal 30 Ai film. En comparant la figure 2 à la figure 4, on notera qu'à la figure 2, dans une ligne donnée, dans le sens de la largeur du film, les pénétrations de fibrillation sont séparées l'une de l'autre par deux nervures reliées entre elles, tandis qu'à 35 la figure 4, elles sont séparées par trois de ces nervures. Il y a entre ces produits deux différences principales. La première est que la fréquence de pénétration est moins élevée à la figure 4 qu'à la figure 2 c'est à dire que le nombre de pénétrations par décimètre linéaire de chaque âme reliant deux nervures est moins 40 élevé. La seconde, toute aussi importante, est que le décalage 71 42589 2115463 des pénétrations, dans le sens de la largeur du film, est tel qu'à la figure 4, leur dessin se répète toutes les trois âmes et non toutes les deux âmes comme à la figure 2. Ce décalage est obtenu en employant un appareil de fibrillation ayant un 5 nombre plus élevé d'arêtes dentées et, par conséquent, un déplacement hélicoïdal différent des dents sur les arêtes dentées successives. En continuant à manipuler ce paramètre du procédé de fibrillation, on peut préparer des produits ayant des nombres encore plus élevés de nervures reliées entre elles entre deux 10 perforations. Comme règle empirique, le nombre de nervures reliées entre elles, entre les perforations, dans le sens transversal du film, est fonction du nombre de nervures par décimètre de largeur du film et du nombre effectif de dents par décimètre du batteur 15 (c'est à dire de produit du nombre de dents par décimètre de longueur d'une arête par le nombre d'arêtes du batteur). En effet, lorsque-le nombre de nervures par décimètre de largeur de film est égal au nombre effectif de dents par décimètre de batteur, le nombre de nervures reliées entre elles entre les 20 fentes est, dans une situation idéalisée, égal au nombre d' arêtes dentées du batteur. Toutefois, cette règle ne tient pas compte des possibilités de propagation des perforations dans une âme. Lorsque cette propagation se produit, la disposition des fentes et des perforations est moins prévisible et dàvantage 25 sujette au hasard. Cette propagation peut se produire pendant la fibrillation ou lorsque le film partiellement fibrillé est élargi pour son utilisation, ainsi qu'il sera spécifié plus loin. Lorsque les films partiellement fibrillés représentés aux figures 2 et 4 sont soumis à un effort latéral, les fentes prati-30 quées dans les âmes, entre les nervures, s'ouvrent et il se forme les structures réticulaires représentées aux figures 3 et 5. Les ouvertures, dans ces structures réticulaires, correspondent aux fentes. La structure réticulaire représentée à la figure 3, où 1' assemblage a lieu de façon prédominante par deux nervures reliées 35 entre elles, constitue approximativement la limite supérieure de fréquence des pénétrations le long d'une âme qui est employée dans le procédé selon l'invention et la limite inférieure du décalage dans le sens transvgrsal^du film, c'est à dire la limite inférieure du nombre d'épines /reliées entre elles entre les 40 perforations , dans l'axe transversal du film. Le produit repré 71 42589 7 2115463 sente à la figure 5? où l'assemblage a lieu de façon prédominante par trois épines dorsales reliées entre elles, a une fréquence linéaire des pénétrations qui est plus faible et un décalage transversal qui est plus grand. 5 L'exposé ci-dessus est basé sur l'hypothèse d'un déroulement idéal du processus de fibrillation, dans lequel une perforation de l'âme résulte de chaque point d'impact de l'appareil de fibrillation sur le film et les perforations ont une grandeur et une disposition uniformes. Ainsi, aux figures 3 et 5» lesstruc--10 tures réticulaires sont représentées avec des fentes qui, par élargissement, donnent des ouvertures symétriques hexagonales. Avec un effort latéral plus ou moins grand, les fentes peuvent s'élargir en une ouverture carrée ou en forme de losange. La symétrie des structures réticulaires montrées dans les 15 figures est toutefois exagérée à cause des exemples qu'elles représentent. Cette symétrie résulte d'un déroulement idéal du processus de fibrillation, ainsi qu'il a été dit plus haut. Dans la pratique normale, la fibrillation n'est pas aussi précise, même si le nombre d'impacts de fibrillation est celui 20 calculé à l'aide de l'équation posée plus haut, car cette équation ne tient pas compte de l'éventualité de la propagation des perforations de fibrillation dans une âme pendant la fibrillation. Ce degré de propagation peut varier considérablement suivant au moins deux facteurs supplémentaires. Ces facteurs sont 25 la tension du film lorsqu'il passe sur l'appareil de fibrillation, et le degré d'orientation donné audit film avant la fibrillation. A aesure que l'un ou l'autre de ces paramètres (ou les deux) augmente, la probabilité d'une propagation des perforations telle qu'elle donne une âme fendue au hasard augmente également. 30 Toutefois, la caractéristique structurale unique en son genre demeure, c'est-à-dire qu'on obtient toujours une structure réticulaire,dont l'élément formant épine dorsale est constitué par les nervures du film original reliées entre elles par des parties non perforées de ce film, entre des nervures consécutives ou 35 davantage. La propagation des perforations de fibrillation peut aussi avoir lieu pendant l'étirement du film dans le sens transversal pour former une structure ajourée réticulaire. Le degré de propagation qui se produit, et qui commande en fin de compte le degré 71 42589 8 2115463 d'ouverture de l'âme, est affecté par le décalage transversal des fentes relativement à la fréquence de pénétration linéaire et par le degré d'orientation auquel le film a été soumis. A mesure qu'on augmente le degré d'orientation du film, 5 les âmes orientées deviennent plus faciles à fendre et, par conséquent, se déchirent plus facilement sous l'influence de l'effort exercé sur le film pour l'élargir et le transformer en structure ajourée réticulaire. Pour un degré spécifique d'orientation du film, il devient manifeste que lorsqu'on 10 augmente l'importance du décalage transversal des pénétrations de fibrillation, la fréquence de pénétration linéaire doit être diminuée de façon à ce que le film puisse être étiré en largeur pour ouvrir la structure réticulaire aans qu'il en résulte une propagation excessive des perforations par déchirement. 15 L'effort latéral nécessaire pour ouvrir ou élargir la structure réticulaire peut être exercé de n'importe quelle manière appropriée, par exemple, au moyen d'une élargisseuse telle que celle représentée à la figure 6. Le film partiellement fibrillé 12. qui sort de l'appareil de fibrillation est introduit 20 dans 11 élargisse.use indiquée par la référence générale 18 et saisi par des chaînes sans fin 19, qui divergent dans la zone indiquée par la référence S suivant -un taux d'élargissement calculé pour réaliser le degré désiré d'ouverture de l'âme, en vue de former -une structure réticulaire 20. En règle générale, 25 le taux d'expansion latérale est compris entre 2 et 10 fois, de préférence entre 4 et 7 fois, la largeur originale. D'autres techniques pour réaliser l'ouverture du film fibrillé viendront facilement à l'esprit de l'homme de l'art. Par exemple, le film peut être étiré sur un rouleau fou à couronne 30 sous tension. On comprendra que le procédé selon l'invention est applicable à n'importe quel film thermoplastique et à n'importe quelle matière formant des fibres. On peut citer, comme exemples non limitatifs de ces matières, le polypropylène, le polyéthylène, 35 les polymères et copolymères acryliques, les polyesters, le chlorure de polyvinyle et les superpolyamides connus sous 1' appellation commerciale de "nylon". Les structures réticulaires préparées en élargissant et ouvrant les films sont caractérisées par une résistance à la 40 traction élevée dans le sens "machine" et par une résistante 71 42589 9 2115463 élevée au déchirement dans le sens transversal. Elles sont utilisables comme matières de renforcement dans un grand nombre d'applications où une résistance linéaire élevée est désirable, par exemple, dans des rubans et bandes en papier ou en matière 5 plastique et comme matières de renforcement dans les tissus non tissés et les toiles à armure lâche. On peut utiliser des lamifiés de plusieurs structures ajourées réticulaires comme sangles et courroies de tapissier. Dans des applications telles que le renforcement précité de 10 «atières en rubans ou en bandes, les structures réticulaires peuvent être employées "en soi", en utilisant des techniques connues pour incorporer des brins de renforcement dans des feuilles de papier ou de matière plastique. C'est ainsi que, par exemple, dans la fabrication d'un ruban de papier, le film 15 fibrillé peut être soumis à un effort qui ouvre la structure réticulaire et, tandis que celle-ci, est maintenue ouverte, ou est fixée en position ouverte, le papier est formé autour d^sLle et calandré sur elle.Dans le cas d'un ruban de matière plastique, la matière plastique peut être extrudée sur la structure réti-20 culaire ouverte de telle façon que celle-ci est noyée dans la matière plastique sans perdre ses caractéristiques structurales utiles. Dans la préparation de tissus non tissés à base de structures réticulaires ouvertes, plusieurs manières d'opérer sont possibles. 2§ Dans l'une d'elles,on peut lamifier l'une contre l'autre deux structures réticulaires ouvertes, ou davantage, en maintenant parallèles leurs axes longitudinaux de façon à former une toile à armure lâche. De préférence, les filmssont étirés en largeur à des taux d'expansion latérale différents,de façon que les nervures 50 ou- filaments formant épine dorsale des couches adjacentes ne coïncident pas. De cette façon, un film tend à maintenir l'autre à l'état ouvert ou étiré en largeur et les films se renforcent l'un à l'autre pour améliorer la résistance du tissu ou de la toile lâche qui en résulte, tant dans le sens longitudinal 55 que dans le sens transversal. Dans un autre procédé de préparation d'un tissu non tissé ou d'une toile lâche à partiiç&e ces films, on peut placer sur le film ouvert un faisceau de filaments parallèles alignés de manière prédominante dans le sens machine et liés à la structure 40 réticulaire ouverte. Le faisceau de filaments parallèles peut k. 71 42589 10 2115463 être constitué de fils multifilaments. ou par un faisceau de fils monofilaments, tel que celui préparé par une fibrillation complète ou pratiquement complète d'un film nervuré, comme cela est décrit dans le brevet US précité 3 495 752 au nom de Kim 5 et autres coinventeurs. Les films lamifiés peuvent être liés les uns aux autres à l'aide d'un adhésif, de la chaleur ou des ultra-sons. Un moyen très efficace de réaliser la liaison est d'employer des films nervurés combinés, c'est à dire des films préparés avec 10 des couches dont l'une a un point de fusion plus bas que celui de l'autre et qui, lorsqu'on soumet le film à la chaleur, fond avant que l'autre ait atteint le point de fusion, pour former une liaison par fusion. De la même manière, un des éléments constitutifs du lamifié peut être un polymère ayant un point 15 de fusion plus bas que celui de l'autre. On peut utiliser aussi, pour réaliser une liaison par la chaleur, des revêtements thermoplastiques adhésifs, appliqués à l'un ou l'autre des éléments constitutifs, sous forme de solution, d'émulsion ou de masse fondue. 20 Les toiles lâches préparées par lanification parallèle de films, de la manière décrite plus haut, ont une résistance, à la traction, principalement dans le sens longitudinal, étant donné que les filaments continus sont disposés dans ce sens. Elles présentent une légère résistance à la traction dans le 25 sens transversal due à l'effet de renforcement des filaments liés l'un au-dessus de l'autre. Toutefois, la résistance au déchirement des toiles lâches dans le sens transversal est extrêmement élevée. Comme il a été indiqué plus haut, des toiles lâches de ce 30 type sont utilisables dans des applications où seule une résistance linéaire est exigée. Un bon exemple d'un usage de ce genre est fourni par le ruban plastique employé comme sangles dans les chaises de jardin et autres meubles occasionnels. Le poids unitaire de tissus ou toiles lâches du type qui 35 vient d'être décrit peut varier très largement, par exemple, entre 3,391 et 678,22 g/m2. Il varie en fonction du taux d'étirement transversal de la structure réticulaire, du denier par filament des nervures et du nombre de strates du lamifié. Le poids du tissu est choisi en fonction de l'usage auquel il 40 est destiné. 71 42589 1-t 2115463 Selon un autre procédé de préparation de tissus lâches non tissés, deux structures réticulaires ouvertes, ou davantage, peuvent être croisées suivant un angle compris entre 45° et 90° environ. Une structure de ce type présente une résistance consi-5 dérable à la traction dans le sens transversal, ainsi que dans le sens longitudinal, car elle comporte des filaments continus alignés dans l'une et l'autre direction. Un procédé pour réaliser cette superposition avec croisement est décrit dans la demande US F° 885 595 également en instance, déposée le 10 16 décembre 1969 au nom de Kim. . On peut employer comme matière de renforcement pour d'autres types de tissus non tissés n'importe quelle toile lâche préparée avec les structures réticulaires ajourées selon l'invention. Par exemple, on peut placer sur l'une et l'autre face 15 d'une structure réticulaire ajourée une ouate en feuille orientée, faite de fibres coupées, et la lier à la dite structure pour former un tissu non tissé, le tissu aura- sensiblement le même gonflant et le même aspect esthétique qu'il aurait eu normalement, mais il aura une plus grande résistance à la 20 traction dans le sens longitudinal et une plus grande résistance au déchirement dans le sens transversal, en raison de la présence de la structure réticulaire de renforcement. Bcemple 1 On extrude du polypropylène à travers une filière plate 25 sur un rouleau à empreindre muni de rainures de 127 microns de largeur et de 110,30 microns de profondeur, usinées perpendiculairement à l'axe du rouleau, le pas des rainures étant de 254 microns, le film ainsi coulé sur le rouleau à emprandre prend ion profil correspondant à celui du rouleau, avec environ 30 1181 nervures par décimètre de largeur et des âmes d'une épaisseur de 38,1 microns. On oriente linéairement ce film en l'étirant à six fois sa longueur originale environ, ce qui donne un film ayant des nervures de 50,8 microns d'épaisseur par 43,18 microns de largeur, environ, séparées par des âmes de 17,78 35 microns d'épaisseur et de 40,64 microns de largeur. La fibrillation du film orienté est effectuée sur un batteur à 12 arêtes, dont chacune est munie de 157 dents par décimètre. Le batteur tourne à une vitesse De 800 t/mn et le film défile à une vitesse de 48,768 m/minute. La fréquence de 40 pénétration est d'environ 26 perforations par mètre. La 71 42589 12 2115463 structure réticulaire gui en résulte est maintenue assemblée par des longueurs importantes d'âmes non fendues, entre une pluralité (deux, trois ou plus) de nervures gui s'étendent dans le sens "machine". 5 Exemple 2 On forme par extrusion et on dépose sur un rouleau à empreindre un film nervuré à deux constituants, contenant 80 % d'un homopolymère du propylène et 20 % d'un copolymère d1 éthylène et de propylène ayant un point de fusion inférieur 10 de 5° à 7° è. celui de 1 ' homopolymère. On étire ce film à six fois sa longueur originale dans un four chauffé pour amener son épaisseur à 76?2 microns et le nombre de nervures à 708 par décimètre de largeur. Après refroidissement, on fibrille ce film à une vitesse de 42^672 m/minute, sur un batteur à 12 15 arêtes, de 76,2 mm de diamètre, ayant sur chaque arête 157 dents par décimètre et tournant à une vitesse de 400 t/mn. La fréguence de fibrillation est d'environ 22 perforations par mètre» Le film fibrillé est ensuite étiré latéralement à 7 fois sa largeur pour former une structure réticulaire maintenue 20 assemblée par des âmes non fendues entre deux ou trois filaments de 18 deniers par filament. Cettê structure réticulaire est liée, sous une pression de 5,273 kg/cm2 et qfone température de 171,1°C, à une autre structure réticulaire formée en étirant latéralement un film fibrillé similaire à deux fois sa largeur. 25 La structure réticulaire lamifiée, pour un poids de 25,433 g/m2, a une résistance à la traction, dans le sens machine, de 1,822 kg par cm de largeur. Bien que sa résistance dans le sens transversal ne soit que de 5,357 g par cm de largeur, elle est dimensionnellement stable et peut être facilement manipulée sans 30 déformation. Exemple 3 On étire latéralement le film fibrillé de l'exemple 2 à 7 fois sa largeur originale et on le lie, dans les mêmes conditions, à un film fibrillé similaire étiré latéralement à 35 4 fois sa largeur. Le lamifié qui en résulte pèse 13,564 g/m2, sa résistance à la traction dans le sens machine est de 0,893 kg par cm de largeur, et de 4,465 g par cm de largeur, dans le sens transversal. Exemple 4 40 On répété 11 exemple 3&vec un film nervuré extrudé à travers 71 42589 13 2115463 une filière profilée. On obtient une structure réticulaire lamifiée de filaments de 22 deniers par filament, dont le poids • est de 30,520 g/cm2 et qui présente une résistance à la traction de 2,143 kg par cm de largeur, dans le sens machine, et de 5 6,25 g par cm de largeur, dans le sens transversal. Outre leur emploi pour la préparation de la structure ajourée réticulaire représentée aux figures 3 et 5, les films légèrement fibrillés décrits ci-dessus peuvent être employés pour fabriquer des fils. A cet effet, on tord des rubans étroits 10 de ces films, sans les avoir étiré latéralement, pour obtenir une structure réticulaire ajourée, les fils ainsi produits sont caractérisés par un grand'brillant et par une résistance élévée. Le brillant et l'aspect de ces fils diffèrent de ceux d'un fil préparé avec des filaments obtenus par fibrillation complète 15 d'un film, nervuré et ces fils sont plus résistants, car la liaison entre les filaments y est plus importante. L 14 71 42589 2115463 REVENDICATIONS 1.- Procédé de préparation d'un film partiellement fibrillé d'un polymère thermoplastique, caractérisé en ce qu'il consiste à soumettre un film nervuré orienté longitudinalement, qui 5 comporte une pluralité de parties constituant des nervures relativement épaisses, ressemblant à des filaments, reliées entre elles par des parties constituant des âmes relativement minces, avec lesquelles elles alternent, à l'action d'un appareil de fibrillation de précision, grâce à laquelle le nombre d'impacts de fi-10 brillation sur ledit film, dans chaque âme qui s'étend entre deux hervures, est maintenu entre 1,97 et 7»87 par décimètre et les points de contact dans chaque âme sont décalés linéairement par rapport aux points de contact dans l'âme adjacente. 2.- Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce qu'il 15 consiste à soumettre le film partiellement fibrillé à un effort latéral, par lequel il est étiré à une largeur égale à 2 à 10 fois sa largeur" originale. 3«~ Structure fibreuse lamifiée ayant au moins deux strates fibreuses superposées et liées, caractérisée en ce qu'elle 20 comporte des films nervurés d'un polymère theraoplastique, partiellement fibrillés à une fréquence de pénétration comprise entre 1,97 et 7»87 perforations par décimètre linéaire entre deux nervures adjacentes, puis étirés latéralement de 2 à 10 fois leur largeur originale. 25 4.- Structure fibreuse lamifiée selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'une au moins des strates fibreuses est superposée à une autre des strates et croisée suivant un angle de 45° à 90° par rapport à l'axe longitudinal d'au moins une autre des dites strates. 30 5.- Structure fibreuse lamifiée suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les strates fibreuses sont superposées longitudinalement et étirées avec des taux d'extension latérale différents, grâce à quoi les nervures correspondantes dès strates superposées adjacentes ne coïncident pas.