Cette invention se rapporte aux tamis ou aux cribles utilisables pour séparer et calibrer diverses grosseurs de particules comprenant des roches, des produits chimiques, des minerais ou les produits analogues qui, pour la commodité de l'exposé, sont appelés 5 ci-après "matière brute". Un tamis ou crible (qui est fréquemment appelé et sera appelé ci-après "étoffe cribleuse") est muni d'une rangée d'orifices de dimensions fixes qui s'étendent dans toute l'étendue de l'épaisseur de l'étoffe, de telle sorte que les particules de la matière brute 10 dont les dimensions totales sont inférieures à celles des orifices soient capables de passer librement à travers cette étoffe cribleu-se, tandis que les grosses particules de la matière brute sont retenues sur la surface supérieure (appelée ci-après le "toit") de l'étoffe cribleuse0 Afiii de faciliter le passage des particules de 15 la matière brute à travers des orifices, l'étoffe cribleuse est montée le plus souvent sur un cadre métallique qui est animé d'une vibration continue ou intermittente dans un plan qui peut être horizontal ou incliné selon un certain angle par rapport à l'horizontale Grâce à ce moyen, il est possible de calibrer un échantillon de la 20 matière brute en particules de dimensions variables. Une méthode précédemment proposée pour le calibrage de la matière brute a consisté à utiliser des mailles d'acier ou d'un autre métal comme étoffes cribleuses. Toutefois, cette méthode présente cet inconvénient que les tamis métalliques n'ont qu'une courte du-25 rée par suite de l'abrasion due à la matière en cours de calibrage et à la fatigue du métal par suite de la vibration qui se produit. Un autre inconvénient des étoffes cribleuses métalliques de ce gert-re est que le criblage est fréquemmént opéré dans des conditions humides ou acides avec pour conséquence ce résultat que l'étoffe 30 cribleuse métallique a tendance à se rouiller ou à subir la corrosion. Bien que des étoffes cribleuses constituées par un métal inoxydable aient été proposées, elles n'ont qu'une durée de fonctionnement limitée qui est sans commune mesure avec leur prix de revient. En vue d'apporter une solution à ce problème, on a suggéré 35 d'entourer le tamis métallique d'une surface de caoutchouc ou d'une autre composition analogue dotée d'une grande élasticité. On a pu réaliser ainsi une étoffe cribleuse métallique qui était protégée des conditions d'humidité et de la corrosion de la part des acides ou des alcalis, tandis que la surface du caoutchouc constituait en 71 01736 2 2080919 même temps tin coussin pour les particules passant à travers le tamis. Toutefois, les recherches qui ont conduit à la présente invention ont permis de constater que la résistance à l'abrasion de l'étoffe cribleuse à mailles renforcées par du caoutchouc était 5 faible et que, quand cette étoffe cribleuse était soumise à une vibration, le fil .des mailles coupait et éraillait le caoutchouc, ce qui donnait lieu à une dégradation précoce de l'étoffe cribleuse. Des étoffes cribleuses composées entièrement de caoutchouc ont été également proposées dans lesquelles les orifices sont dé-10 coupée ou poinçonnés dans une feuille de caoutchouc plane, ce qui donne lieu malheureusement à une très forte déperdition de caoutchouc et constitue par conséquent un procédé coûteux. Les orifices poinçonnés dans les feuilles de caoutchouc ont tendance à avoir des parois à forme convexe car il est difficile de poinçonner un 15 orifice dans une pareille feuille et d'avoir la certitude que la section droite de l'orifice demeure régulière dans toute l'étendue de l'épaisseur de la feuille, les particules de la matière brute en cours de criblage par une toile cribleuse en caoutchouc, dont les ouvertures sont formées ainsi, se trouvent emprisonnées entre 20 les parois à forme convexe dans la section rétréeie d'un orifice et cette caractéristique hautement indésirable est connue sous le nom de "aveuglement des orifices". Outre un prix de revient élevé de leur fabrication, les étoffes cribleuses en caoutchouc présentent divers inconvénients au cours du service. C'est ainsi, par exemple, 25 que comme les recherches auxquelles il a été fait allusion ont permis de le constater, la rigidité mécanique d'une étoffe filtrante en caoutchouc est le plus souvent insuffisante pour supporter une forte charge de matière brute. Un but de la présente invention est de permettre la réalisa-30 tion, en vue de son application à l'industrie envisagée, d'une étoffe cribleuse qui apporte une solution aux problèmes sus-indi-qués et obvie aux inconvénients rencontrés comme indiqué que présentent les étoffes cribleuses proposées jusqu'à présent. L'invention prévoit en conséquence une étoffe filtrante ou 35 cribleuse établie ou fabriquée par coulée à partir de polyuréthane liquideo L'invention est également matérialisée dans un procédé de fabrication d'une étoffe cribleuse consistant à couler du polyuréthane liquide autour d'une rangée de saillies formant des parties mâles 71 01736 3 2080919 qui sont les complémentaires au point de vue de leurs dimensions, de leur forme et de leur disposition, des orifices qui doivent être ménagés dans l'étoffe cribleuse, puis à durcir le polyuréthane coulé et à éliminer ou enlever l'étoffe cribleuse ainsi durcie des sail-5 lies formant les parties mâles„ le composé polyuréthane employé suivant la présente invention peut être une combinaison quelconque d'un ou plusieurs polyisocya- xt4 nates avec un ou plusieurs composés contenant un atome d'hydrogènen dont on prépare la composition sous la forme de liquides (avec chauf-10 fage, si cela est nécessaire) et donnent lieu à des produits élasto-mères après durcissement. Il doit être entendu que le polyisocya-nate peut être un polyisocyanate simple tel que le diisocyanate de 2.4-tolylène, le diisocyanate de m-phénylène, le diisocyanate de 1.5-naphtalène ou le triisocyanate de triphényl-méthane ou un pré-15 polymère contenant des groupes isocyanate libres. Les prépolymères peuvent êtfe formés en faisant réagir un composé contenant de l'hydrogène actif avec un excès molaire du polyisocyanate simple tel que précédemment défini, comme le polytétraméthylène-glycol ayant réagi avec du diisocyanate de 2,4-tolylène en proportion moléculaire 20 égale à 1:2. L'expression "hydrogène actif" se rapporte à des atomes d'hydrogène qui manifestent une activité d'après l'essai dit de Zerewitinoff tel qu'il est décrit par Kohler dans le "Journal of the American Chemical Society", 49, 3181 (1927)« Ces atomes d'hydrogène réagissent par conséquent avec des groupements isocyanate pour don-25 ner une extension de chaîne ou des points de réticulation. Des exemples représentatifs de composés contenant de l'hydrogène actif comprennent des polyéthers avec des grotipes hydroxyle terminaux tels que le polypropylène-glycol, le polytétraméthylène-glycol, des polyesters avec des groupes hydroxyle terminaux tels que l'adipate 30 de polyéthylène, le sébaçate de polypropylène ou les molécules simples telles que le 1:4-butanediol, le 4,4'-méthylène-bis-(ortho-chloro-aniline) ou le triméthylolpropane. Les recherches dont il a été parlé ont permis de constater à cet égard que les matières résultant de la coulée de polyuréthane connues sous le nom de fabrique 35 "Adiprène L 100" et "Adiprène L 167" (matières fabriquées par la Société américaine E.I. Dupont de Nemours Co) qui sont des composés de diisocyanate de tolylène et de polytétra-méthylène-glycol, quand ils sont durcis par l'agent de DuPont de Nemours connu sous le nom de "MOCA" /4,4 *-méthylène-bis-(ortho-chloro-aniline)_J, constituent 71 01736 4 2080919 des matières convenant particulièrement bien pour la constitution de l'étoffe cribleuse telle que la prévoit la présente invention» On peut aussi ajouter des proportions variables d'adjuvants tels que des matières de charge, des pigments, des plastifiants, des ignifugeants 5 et (ou) des stabilisants ainsi qu'il est bien connu des techniciens au courant de ces problèmes de la préparation des élastomères de polyuréthane. Le polyuréthane est un élastomère à grande rigidité et comme tel il est capable de supporter une charge considérable de matière 10 brute, sans subir de fléchissement ou de déformation importante susceptible de se produire lors de l'utilisation d'une étoffe cribleuse constituée à partir de ce composé. En outre, le polyuréthane possède une bonne résistance à l'abrasion et aux coupures, ce qui permet d'obtenir une étoffe cri-15 bleuse dotée d'excellentes caractéristiques de résistance à la fatigue o Etant donné que le polyuréthane est disponible sous une forme liquide capable d'être coulée, il présente un avantage considérable pour son application suivant l'invention et permet d'appliquer des techniques de coulée relativement simples pour le façonnage de 20 l'étoffe cribleuse. En adoptant une technique de coulée aussi simple, on peut parvenir à une vaste gamme de profils d'orifices (c'est-à-dire la forme d'orifices visible en coupe à travers l'épaisseur de l'étoffe), ce qui ne serait pas normalement possible avec l'utilisation des techniques de poinçonnage dont il a été parlé ci-dessus. 25 Pour la fabrication d'une étoffe cribleuse conforme à la pré sente invention, il est nécessaire de former tout d'abord un moule dans lequel on peut couler le polyuréthane. Ce moule est constitué, de préférence, par une cuvette ou boîte creuse sensiblement horizontale et peu profonde (appelée ci-après "boîte de coulée") dont les 30 dimensions internes globales sont celles requises pour l'étoffe cribleuse qu'on veut fabriquer. Les orifices au sein de l'étoffe cribleuse sont produits en formant une rangée espacée et de préférence ordonnée de saillies formant des parties mâles à l'intérieur de la boîte de coulée, ces saillies étant perpendiculaires par rap-35 port à une embase pratiquement horizontale de la boîte de coulée. Ces saillies formant les parties mâles sont naturellement profilées de telle sorte qu'elles puissent être complémentaires aux dimensions, aux formes et aux répartitions des orifices qui sont requises pour l'étoffe cribleuse finie. 71 01736 5 2080919 les saillies formant les parties mâles dans la boîte de coulée peuvent être considérées comme assurant la partie négative du moule de l'étoffe cribleuse et l'on façonne une partie positive de coulée (c'est-à-dire l'étoffe cribleuse) en versant le polyuréthane liquide 5 sur cette partie négative du moule. La boîte de coulée est remplie de polyuréthane et la pièce coulée est alors durcie soit en la laissant reposer à la température ambiante, c'est-à-dire par auto-dur» cissement, soit par application de chaleur. L'étoffe cribleuse moulée est dégagée de la boite de coulée et à ce stade de la fabrica-10 tion toutes les "barbes" de polyuréthane qui peuvent s'être formées autour des bords de l'étoffe sont enlevées par une opération de nettoyage et d'ébarbage. Afin de faciliter le dégagement de l'étoffe cribleuse hors de la boîte de coulée et des parties mâles dont il a été parlé, il peut s'avérer nécessaire d'enduire les parties mâles 15 et l'intérieur de la boîte d'un agent de démoulage tel par exemple qu'une cire de silicone. Quand une coulée positive (c'est-à-dire l'étoffe cribleuse) a été obtenue, on conçoit que cette pièce positive peut alors être placée dans une autre boîte de coulée (ne comportant pas les sail-20 lies formant parties mâles) afin de fournir un moule positif dans lequel on peut préparer d'autres moules négatifs. Ceci réduit considérablement le coût des opérations de coulée ultérieures puisqu'une seule boite de coulée primaire est nécessaire. On doit se rendre compte du fait que quand on utilise une boîte de coulée" ou un mou-25 le négatif en polyuréthane, les surfaces de cette boîte de coulée qui. doivent être amenées en contact avec le polyuréthane liquide en cours de coulée doivent être enduites par l'agent de démoulage requis pour empêcher la tcile cribleuse moulée d'adhérer aux saillies en polyuréthane formant les parties mâles. 30 Comme variante de l'utilisation d'une étoffe cribleuse en poly uréthane préalablement coulée comme structure de moule positif sur lequel d'autres parties de moules négatifs (c'est-à-dire des moules comportant des saillies formant parties mâles) peuvent être coulées, on peut façonner un moule positif mais indépendant qui correspond 35 à l'étoffe cribleuse qu'il s'agit de couler. De même, comme variante de l'utilisation de l'étoffe cribleuse en polyuréthane préalablement coulée comme moule positif, la structure de moule primaire positif peut être placée dans une boîte de coulée et un moule négatif formé par coulée, c'est-à-dire que le polyuréthane produit sur lui, 71 01736 6 2080919 forme-les parties mâles ou saillies de l'élément du moule négatif. Cette structure primaire du moule positif indépendant dont il vient d'être parlé peut être constituée par une feuille de matière plastique (par exemple du polypropylène) ou par une feuille d'un métal ou 5 d'un panneau de bois convenablement usiné pour correspondre à la forme de l'étoffe cribleuse. En'pareil cas, la structure de moule ftiaibre. • primaire positif/peut être enduite avec un agent de démoulage approprié afin de faciliter l'enlèvement de la partie du moule négatif de l'étoffe cribleuse qui est coulée sur lui. 10 II convient de se rendre compte du fait que les saillies for mant la partie mâle peuvent être formées sur la partie négative du moule primaire. Cette partie négative du moule primaire peut être fabriquée de manière à comporter des saillies mâles ayant n'importe quelle forme désirée ou,à titre de variante, peut être constituée 15 par l'usinage convenable d'une feuille de matière plastique (par exemple du polypropylène ), une feuille de métal ou un panneau de bois, quand les orifices qui doivent être façonnés dans l'étoffe cribleuse coulée ont une forme rectangulaire dans le plan de cette étoffe• 20 Les orifices dans le "toit" de l'étoffe cribleuse peuvent avoir une forme quelconque, par exemple une forme ovale, elliptique ou polygonale régulière, mais de façon générale, il est préférable qu'ils aient une section circulaire ou rectangulaire dans le plan de l'étoffe cribleuse. Bien que ceci ne soit pas essentiel, il est 25 commode que les formes et les dimensions de tous les orifices d'une toile cribleuse donnée soient les mêmes et que certains ou la totalité de ces orifices aient une section constante dans toute l'épaisseur de l'étoffe. Toutefois, il est de pratique courante dans les opérations de criblage de constater que la surface efficace des 30 orifices à travers l'épaisseur de l'étoffe cribleuse se trouve réduite par suite de l'accumulation des particules de la matière brute dans l'orifice (phénomène d'aveuglement des orifices). Les recherches dont il a été parlé ont permis de constater à cet égard qu'afin d'apporter une solution à ce problème du blocage, il convient 35 ôLe faire varier la section droite de l'orifice à travers l'épaisseur de l'étoffe cribleuse. Il est donc préférable de disposer la section droite d'un orifice à l'endroit où il émerge de la face inférieure de la toile cribleuse, de sorte qu'elle soit supérieure à la section droite de l'orifice à l'endroit où il s'ouvre sur le "toit" 71 01736 7 2080919 du crible. En tenant compte de ceci, certains ou la totalité des orifices de l'étoffe cribleuse peuvent uniformément présenter une forme conique vers l'extérieur dans toute l'épaisseur de l'étoffe depuis le toit jusqu'à sa surface inférieure. 5 Toutefois, il est préférable si la totalité ou certains des orifices ont chacun une longueur partielle à travers une partie de l'épaisseur de l'étoffe, que cette longueur partielle s'étende depuis le "toit" de l'étoffe et soit de section constante, les longueurs de la partie restante de ces orifices à travers l'épaisseur 10 de la partie restante de l'étoffe allant en force de cône vers l'extérieur pour émerger à la hauteur de la surface inférieure de l'étoffe. Suivant un mode de réalisation, chaque orifice de l'étoffe cribleuse (en supposant qu'on la considère en coupe à travers l'épaisseur de cette étoffe) a une forme tronconique, et son ouverture 1 5 de petit diamètre est placée à la hauteur du "toit". A titre de variante, et suivant un mode de réalisation préféré, chaque orifice comprend une partie partiellement cylindrique débouchant à une extrémité dans le toit et à son autre extrémité en une portion d'orifice partiellement tronconique, cette partie tronconique de l'orifi-20 ce étant la portion qui débouche à la face inférieure de l'étoffe cribleuse. Les recherches dont il a été parlé ont pe-rmis à cet égard de constater que quand des orifices partiellement cylindriques et partiellement tronconiques sont ménagés dans l'étoffe cribleuse, l'aveuglement dont il a été parlé, a moins tendance à se produire. 25 Quand une étoffe cribleuse est destinée à être utilisée sous de fortes charges de matière brute, ou pour des travaux impliquant de grand rendements, il peut s'avérer nécessaire de renforcer l'étoffe à l'aide d'une armature de renforcement telle que des tiges métalliques ou Tin réseau de fils métalliques ou un tamis en matière 30 plastique. Cette structure de renforcement est,de préférence,noyée dans le polyuréthane au cours de la coulée de l'étoffe cribleuse (par exemple en plaçant cette armature de renforcement de façon qu'elle s'étende entre ou à proximité des parties formant saillies mâles de la boîte de coulée préalablement à la coulée du polyuré-35 thane). En prévoyant une armature de renforcement constituée, au moins en partie, par des barres métalliques, deux ou plusieurs de ces barres peuvent être commodément noyées le long des bords du polyuréthane constitutif de l'étoffe cribleuse, et utilisées pour fixer cette étoffe dans un bâti vibrant comme par exemple par boulon- 71 01736 8 2080919 nage ou rivetage de l'étoffe à travers les barres sur ce bâti en question» Cette technique présente l'évantage que les forces vibratoires et le poids de la matière brute à tamiser peuvent être répartis uniformément le long de la totalité du bord de l'étoffe cribleu-5 se. Plusieurs réalisations de l'invention sont décrites ci-après, simplement à titre d'exemples d'ailleurs, en regard des dessins annexés dans lesquels La figo 1 est une vue en perspective d'une étoffe cribleuse 10 selon la présente invention dans laquelle, pour plus de commodité, tous les orifices prévus dans cette étoffe n'ont pas été représentés. La figo 2 est une vue en coupe de cette étoffe cribleuse par la ligne II-II de la fig. 1 » 15 La figo 3 est une vue en perspective d'un élément du moule négatif comportant une rangée de saillies formant parties mâles qui forme portion complémentaire des orifices ménagés dans le tissu selon la fig. 1 et qui, par commodité, ne représente pas ces saillies formant les parties mâles. 20 La fig. 4 est une vue en coupe à travers une boîte de coulée dans laquelle est placé l'élément du moule négatif que présente la fig. 3 en vue de la coulée de la toile cribleuse, représentée dans la fig» 1. Les fig. 5 à 8 sont chacune une vue en coupe de l'épaisseur de 25 la toile cribleuse fabriquée conformément à l'invention pour montrer la forme des variantes d'orifices qui peuvent être ménagés dans cette toile et comprennent une vue en plan de l'orifice tel qu'il est vu depuis la face de :essous de la toile. Les fig. 9 à 11 représentent des portions d'une toile cribleuse 30 établie conformément à l'invention et représentent respectivement la «Il façon dont les orifices peuvent être disposes par-dessus le toit de la toile filtrante. L'étoffe cribleuse 1 représentée par les fig. 1 et 2 a une forme sensiblement rectangulaire et est constituée par un polyuréthane 35 liquide capable d'être coulé tel que celui vendu par la Société américaine E.I. Dupont de Nemours & Co sous l'appellation "Adiprène L100" avec un agent de durcissement M.O.CoA. selon une proportion molaire de 100 à 12,5 parties en poids, respectivement". Ce type de polyuréthane s'est avéré particulièrement convenable (lorsqu'il est 71 01736 9 2080919 durci comme fournissant des étoffes cribleuses possédant une bonne résistance à l'abrasion combinée avec de bonnes propriétés de support de la charge. L'étoffe cribleuse en polyuréthane est coulée selon des dimensions prédéterminées, par exemple une rectangle de 5 1,83 x 1,22 m et ayant l'épaisseur requise pour définir une rangée d'orifices représentée de façon générale par 2. Ces orifices 2 s'étendent à travers l'épaisseur de l'étoffe filtrante pour émerger à une extrémité dans le toit 3 et à l'autre extrémité sur la face inférieure 4 de l'étoffe. Les orifices 2 sont espacés l'un de 10 l'autre dans l'étoffe à une certaine distance et sont disposés selon des rangées rectilignes et parallèles (la section dans la fig. 2 étant faite à travers l'une de ces rangées). L'étoffe cribleuse représentée par les fig. 1 et 2 comporte des orifices cylindriques, de sorte qu'ils ont une section droite circulaire constan-15 te dans toute l'épaisseur de l'étoffe et, suivant une forme spécifique de réalisation, ces orifices ont un diamètre de 25 mm et sont équidistants entre eux pour donner une zone libre dans l'étoffe cribleuse représentant approximativement 50$. L'étoffe cribleuse 1 peut avoir une armature de renforcement 20 constituée par une rangée de barres métalliques (représentées de façon générale par 5 dans la fig. 5) qui s'étendent longitudinale? ment et transversalement et sont entièrement noyées dans le polyuréthane constituant cette étoffe cribleuse. Bien que les orifices de l'étoffe cribleuse représentée dans 25 les fig. 1 et 2 aient une forme cylindrique (comme représenté par la vue à plus grande échelle par la fig. 5)» on peut prévoir des orifices dont les formes soient différentes dans cette étoffe,, comme le montrent les fig. 6 à 8. D'après la fig. 6, l'étoffe 2 a une section circulaire dans le plan de cette étoffe et présente une 30 longueur partielle 6 à travers une partie de l'étoffe 1, s'étendant depuis le toit 3 avec une section constante (cylindrique) tandis que la longueur de la partie restante 7 de l'orifice à travers l'épaisseur de la partie restante de l'étoffe 1 a une forme tronconique et va en diminuant graduellement de section vers 35 l'extérieur à partir de la portion 6 pour émerger sur la surface inférieure 4 de l'étoffe. Selon un exemple spécifique, la portion tronconique 7 de l'orifice s'étend environ sur la moitié de l'épaisseur de l'étoffe et présente un angle alpha approximativement égal à 10°. L'orifice visible dans la fig. 7 a une section carrée 71 01736 10 2080919 dans le plan de l'étoffe et présente une section constante dans toute l'épaisseur de cette étoffe. L'orifice que montre la fig. 8 est de section carrée dans le plan de l'étoffe et a une portion de longueur 8 à travers une partie de l'épaisseur de l'étoffe 1, 5 cette portion 8 s'étendant à partir du"toit" 3 et présente une section constante tandis que la longueur 9 de la partie restante de l'orifice s'étend en cône vers l'extérieur à partir de la portion de longueur 8 pour émerger à la surface inférieure 4 de l'étoffe. L*orifice selon la fig. 8 est, dans un exemple spécifi-•JO que5façonné de sorte que la portion conique 9 s'étend sur la moitié environ de l'épaisseur de l'étoffe cribleuse 1, tandis que les parois latérales opposées de la longueur partielle 9 sont inclinées en faisant un angle alpha d'environ 10°. Comme précédemment mentionné, les orifices 2 de la toile 15 cribleuse 1 sont disposés commodément selon des rangées espacées droites et parallèles comme représenté par A, B, C aux fig. 9 à 11 respectivement. Les rangées A, B, C s'étendent en travers de la largeur de l'étoffe filtrante et les orifices dans chacune de ces rangées peuvent être disposés de manière à former des rangées droi-20 "tes et parallèles d'orifices s*étendant longitudinalement à l'étoffe (comme le montre la fig. 10). Toutefois, avec les orifices disposés selon des rangées longitudinales et transversales ainsi que le montre la fig. 10, il est possible que la matière brute en cours de criblage et se déplaçant sur le"toit" 3 de l'étoffe cribleuse 25 dans la direction indiquée par la flèche X, passe le long des trajets continus formés entre les orifices adjacents et empêche le calibrage en grosseur particulaire. Il est donc préférable si les orifices des deux rangées adjacentes A et B et (ou) B et C sont décalés dans la direction transversale l'un par rapport à l'autre, 30 qu'un système d'orifices soit formé qui, quand on le considère dans la direction indiquée par la flèche X, présente une rangée d'ouvertures apparemment et pratiquement non espacées (ou fermées) comme le montrent les fig. 9 et 11. Par voie de conséquence, quand la matière brute se déplace sur le'toit" 3 des étoffes cribleuses 35 des fig. 9 et 11 et dans la direction indiquée par la flèche X, cette matière doit être criblée en fonction de ses dimensions parti culaires par l'un au moins des orifices 2. En conservant'ceci à l'esprit, et suivant une réalisation à adopter de préférence pour "la disposition des orifices 2 comme le montrent les fig. 9 et 11, 71 01736 n 2080919 les orifices des deux rangées adjacentes A et B (et B et C) sont disposés de façon que les centres des surfaces du toit 3 de deux orifices adjacents dans la rangée A (ou la rangée G) et le centre de " " * , la zone du toit d'un orifice de la rangee B soient situes aux som- 5 mets des triangles équilatéraux imaginaires (indiqués par les traits interrompus 10 dans les fig. 9 et 11) du "toit"! Lors de la fabrication d,une étoffe cribleuse comme décrit ci-après en référence aux fig. 1, 2 et 5 à 11, un élément de moule négatif 11 (voir les fig. 3 et 4) de production de l'étoffe cribleu-10 se est tout d'abord établi qui comporte une rangée de saillies 12 formant parties mâles complémentaires en dimensions, formes et disposition aux orifices qui doivent être définies dans l'étoffe cribleuse. Un élément de moule négatif de ce genre est placé dans une boîte de coulée disposée horizontalement sous la forme d'une 15 cuvette creuse rectangulaire 13 comportant une embase 14 et des plaques latérales 14a (voir la fig. 4).Tes barres ou tiges métalliques de renforcement 5 (si elles sont fournies peuvent être placées de manière à s'étendre transversalement et longitudinalement entre les saillies 12 formant parties mâles et ces barres ou ti-20 ges 5 sont placées commodément (par exemple parce qu'elles reposent sur des épaulements prévus dans les plaques latérales 14a) approximativement à mi-chemin de la longueur des saillies 12 formées par les parties mâles qui se dressent perpendiculairement par rapport à l'embase 14 de la boîte de eoulée. On coule alors du 25 polyuréthane liquide autour des rangées des saillies 12 constituées par des parties mâles (et la structure renforçatrice 5 si elle est prévue) jusqu'à un niveau en accord avec le sommet des saillies constituées par les parties mâles. Le polyuréthane coulé est ensuite durci (soit par auto-durcissement, soit par durcisse-30 ment accéléré par la chaleur) et l'étoffe cribleuse moulée est dégagée des saillies formant parties mâles. L'élément de moule négatif 11 de l'étoffe cribleuse est construit sous la forme d'un ensemble d'un seul tenant, par coulée à partir d'un moule primaire mositif qui correspond à l'étoffe cri-35 bleuse qui doit être formée. Un moule primaire positif de ce genre peut être fabriqué par usinage d'une feuille métallique, de bois, ou dé matière plastique, et l'élément de moule négatif peut être formé par coulée de polyuréthane liquide sur le moule positif primaire enduit d'un agent de démoulage et on durcit ce polyuréthane 71 01736 12 2080919 coulé et on enlève le polyuréthane durci du moule primaire pour exposer les saillies formant les parties mâles constituées par le polyuréthane liquide qui pénètre dans les orifices de l'élément de moule positif primaire» 5 Suivant une forme préférée de mise en oeuvre d'un élément de moule négatif semblable à celui représenté par la fig. 3 (mais qui est modifié pour comporter des saillies formant parties mâles qui sont destinées à former des orifices dans l'étoffe cribleuse semblables à celles présentées par la fig. 6), on perfore une feuille 10 de polypropylène rectangulaire (mesurant approximativement 1,83 x 1,22 m de même épaisseur que l'étoffe cribleuse qui doit être coulée) dans toute son épaisseur de trous ayant la même dimension et selon le même espacement que les parties 6 formant orifices dans la toile cribleuse qui doit être coulée (par exemple 1 5 des trous ronds ayant un diamètre égal à 25 mm, qui sont équidis-tants les uns des autres pour donner une surface libre dans la feuille de polypropylène approximativement égale à 50$)» Ces trous sont alors chanfreinés pour correspondre aux parties d'orifices 7 et jusqu'à une profondeur approximativement égale à la moitié 20 de l'épaisseur de la feuille de polypropylène selon un angle (égal à l'angle / placées sur une surface horizontale plane, avec extrémités ouvertes des orifices disposées vers le haut. On assemble alors -un châssis constitué par des plaques ou des barres métalliques sur la feuille 30 de propylène perforée pour former une enceinte rectangulaire pardessus la face supérieure de la feuille de polypropylène perforée. On verse alors du polyuréthane liquide comprenant le mélange susmentionné des matières "Adiprène L100" et "M.O.C.A." dans l'enceinte rectangulaire à partir de laquelle il pénètre dans les trous perfo- ce 35 rés. On verse ce polyuréthane liquide jusqu'à/qu'une profondeur représentant approximativement 10 mm au-dessus de la face supérieure de la feuille de polypropylène perforée soit obtenue dans l'enceinte en question. Avant la coulée du polyuréthane liquide, le châssis est traité à l'aide d'un agent de démoulage de silicone pour assurer 71 01736 13 2080919 qu'il puisse être démoulé sans difficulté après que le polyuréthane coulé a été durci. Le châssis sus-mentionné peut être réglable pour délimiter une surface variable mais prédéterminée de la face supérieure de la 5 feuille de polypropylène perforée. Si nécessaire, des trous perforés spécifiques de la feuille de polypropylène dans la zone délimitée du châssis peuvent être obturés sur la face supérieure de la feuille perforée à l'aide d'un ruban formant un cache ou élément analogue, de telle sorte qu'aucune partie mâle formant saillie sur 10 l'élément du moule négatif coulé 11 ne soit prévue aux positions correspondant à cette zone masquée. Par voie de conséquence, on obtient une épaisseur totale de polyuréthane sur la toile cribleuse finalement coulée aux endroits qui correspondent à ces trous masqués. C'est ainsi, par exemple, qu'une épaisseur rotale de polyuréthane 15 dans la toile cribleuse peut être nécessaire à proximité des bords du tissu pour faciliter sa fixation à un cadre vibrant. Après que le polyuréthane a été coulé dans l'enceinte formée par le châssis, l'ensemble est chauffé pour durcir le polyuréthane. On démonte ensuite le châssis, on enlève la feuille de support du 20 polypropylène de la feuille perforée de polypropylène et toutes les barbes de polyuréthanes coulé sont éliminées. La partie de moule négatif en polyuréthane 11 est alors séparée de la feuille de polypropylène perforée et elle est prête à être utilisée pour constituer l'étoffe cribleuse en polyuréthane tel que décrit ci-25 dessous» On traite l'élément de moule négatif en polyuréthane 11 à l'aide d,un agent de démoulage à base de silicone et placé sur une table ou embase 14 horizontale plane, de telle sorte que les saillies 12 constituées par les parties mâles se dressent au-dessus 30 de cette embase (voir la fig. 4)« Des plaques latérales métalliques 14a qui ont été semblablement traitées à l'aide d'un agent de démoulage sont alors serrées sur les deux côtés dans le sens de la largeur et de la longueur du moule négatif pour abuter fermement contre ses marges de façon à former la boite de coulée 13. Les 35 plaques latérales 14a de la boîte de coulée sont adaptées pour supporter les barres ou tiges de renforcement métalliques 5, de façon qu'elles puissent être moulées dans l'étoffe cribleuse et ces barres ou tiges de renforcement sont soumises à un grenaillage, à un dégraissage (par exemple à l'aide de trichloréthylène) et trai 71 01736 14 2080919 tées à l'aide d'un liant (par exemple la matière vendue sous la dénomination commerciale "Thixon XAB-11 53')» On coule alors le polyuréthane liquide dans la boîte de coulée que l'on chauffe ensuite pour durcir le polyuréthane. Les plaques 5 latérales métalliques de la boîte de coulée sont alors démontées, puis l'étoffe cribleuse en polyuréthane 1 est dégagée de l'élément de moule négatif en polyuréthane 11 et les barbes de polyuréthane qui peuvent s'être formées sur l'étoffe cribleuse pendant la coulée sont éliminées par une opération de nettoyage et d'ébarbage. 10 A titre de variante à la place du chauffage de la boîte de coulée, et de l'étoffe cribleuse en polyuréthane coulé combinés, on peut laisser durcir ce polyuréthane coulé dans la boîte de coulée à la température ambiante, après quoi l'étoffe cribleuse stabilisée peut être retirée' de la boîte de coulée et durcie complémentaire-15 ment par chauffage dans un four. Les détails de réalisation peuvent être modifiés, sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques. 71 01736 15 2080919 REVENDICATIONS 1.- Etoffe cribleuse caractérisée en ce qu'elle est fabriquée par coulée de polyuréthane liquide. 2.- Etoffe cribleuse suivant la revendication 1, caractérisée 5 en ce que certains au moins des orifices ont une section constante dans le plan et dans toute l'étendue de l'épaisseur de l'étoffe. 3.- Etoffe cribleuse suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les surfaces de certains au moins des orifices dans le "toit" de l'étoffe sont inférieures aux 10 sections des orifices de la face inférieure de cette étoffe où ils émergent après avoir traversé l'épaisseur de cette étoffe. 4.- Etoffe cribleuse suivant l'une quelconque des revendications 3 ou 4» caractérisée en ce que certains au moins des orifices possèdent chacun une portion de la longueur à travers une partie de 15 l'épaisseur de l'étoffe qui s'étend depuis le "toit", et présente une section constante dans le plan de l'étoffe et en ce que les longueurs des portions de longueurs de ces orifices traversant l'épaisseur restante de l'étoffe vont en cône vers l'extérieur pour émerger à la hauteur de la face inférieure de l'étoffe. 20 5.- Etoffe cribleuse suivant l'une quelconque des revendica tions précédentes, caractérisée en ce que le polyuréthane coulé est muni d'ion châssis de renforcement qui y est noyé. 6.- Procédé de fabrication d'une étoffe cribleuse, caractérisé en ce qu'il consiste à couler du polyuréthane liquide autour d'une 25 rangée de saillies formant parties mâl^s qui sont complémentaires au point de vue de leurs dimensions, de leurs formes et de leur disposition aux orifices qui doivent être ménagés dans l'étoffe cribleuse, puis à durcir le polyuréthane coulé et à séparer l'étoffe cribleuse stabilisée durcie de ces parties mâles formant saillie. 30 7.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'on coule du polyuréthane liquide dans une boîte de coulée disposée pratiquement horizontalement qui porte les parties mâles formant saillies de telle sorte que les saillies se dressent par rapport à une embase pratiquement horizontale de la boîte de coulée et mé-35 nage un élément négatif de moule de l'étoffe cribleuse. 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce qu'on met en place une structure de renforcement à proximité des parties mâles en saillie avant la coulée du polyuréthane, de façon que cette structure de renforcement soit noyée 40 au sein du polyuréthane de l'étoffe cribleuse coulée et durcie. 71 01736 16 2080919 9.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce qu'on forme les saillies formant parties mâles dans du polyuréthane en coulant du polyuréthane dans un élément de moule primaire positif préalablement formé qui correspond à l'é- 5 toffe cribleuse à couler, puis on stabilise le polyuréthane coulé dans le moule primaire positif et on enlève les saillies mâles en polyuréthane durci du moule primaire positif pour constituer une partie de moule négatif de l'étoffe cribleuse. 10.- Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce 10 qu'on forme l'élément de moule primaire positif à partir d'une feuille de polypropylène0 11.— Procédé suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce qu'on usine une feuille de bois, de métal ou de matière plastique pour définir les saillies formant parties 15 mâles dans la feuille, quand ces saillies correspondent aux orifices de forme rectangulaire par rapport au plan de l'étoffe cribleuse formée en coulant du polyuréthane autour des saillies. 12.- Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'on usine les saillies formant parties mâles sur une feuille de 20 polypropylène.