L'invention concerne une masse de matière synthétique contenant des chars conductrices de l'électricité, pour le blindage de câbles pour courant fort et câbles de télécommunications maris d'une couche isolante formée d'un produit dthomopolymérisation ou de copolymérisation de l'éthy lène. Il est connu, pour limiter le champ électrique et pour supprimer les décharges partielles, d'appliquer des blindages directement sur la couche isolante d'un câble, en particulier d'un câble à haute tension. C'est ainsi que l'on a proposé, à cet effet, des rubans en tissus de matière synthétique ou naturelle, conducteurs ou rendus conducteurs de l'électricité et que lton enroule autour de la couche isolante. Dans les interstices d'air qui se forment inévitablement aux points de chevauchement, même si l'intensité de champ est faible, il se produit déjà des effluves qui conduisent à la destruction de isolant du câble. On évite la formation de ces interstices d'air si lton applique du graphite ou du noir de carbone, tel quel ou en dispersion, sur la surface de l'isolant, et si on le sèche le cas échéant. n est connu d'appliquer du graphite sur la couche isolante au moyen de brosses tournantes et cela est courant dans la fabrication des câbles. bas dispersions de noir de carbone ou de graphite dans des solvants sont décrits dans les brevets allemants No. 1 011 948 et 1 490 625.Pour communiquer à ces dispersions des propriétés similaires à celles d'une pellicule et contribuer ainsi à ce que le gra- phite ou le noir de carbone une fois séché ne retombe pas de la surface de 11 isolant sous les moindres ébranlements, on utilise différents liants. Ain- si, selon le brevet britannique nO 724 850, on utilise le carboxgméthylcellu- lose alcaline et selon le brevet des E.U.A. nO 2 933 457, on utilise une polyamide.Le brevet allemand NO 2 131 822 recommande d'appliquer une dispersion aqueuse de noir de carbone et de polyéthylène pour former un mélange semi-conducteur sur un cable isolé par des polyoléfines. fl faut remarquer à ce propos que la présence concomitante de particules conductrices et isolantes à 11 état séché n'assure Jamais l'action de blindage d'une couche homogène car le contact entre les particules conductrices est rendu moins bon par la présence des particules isolantes, sinon méme empêché complètement. Comme on peut le voir par le dernier texte cité, leur seul avantage est qut elles assurent des couches concentriques minces, qu'on ne peut pas à vrai dire obtenir par extrusion mais que l'on réalisait depuis longtemps avant la publication du document cité. Un point commun à toutes les antériorités citées plus haut est que l'on obtient bien après la fabrication des câbles des résultats satisfaisants en ce qui concerne les décharges partielles, mais que ces résultats s'amoindrissent déjà fortement, peu de temps après la mise en service du câble, de sorte qu'une longévité suffisante n1 est plus assurée. Cela doit être attribué au fait que la résistance électrique de la couche, suffisamment faible initialement, augmente déjà très fortement dans les premiers cycles d'échauffement et de refroidissement occasionnés dans le service du câble par l'établissement et la coupure du réseau et que le cible ne peut plus jouer le rôle prévu (voir figure 2). Il est suffisamment connu aussi d'utiliser des dispersions de noir de carbone, de graphite ou dlune poudre métallique dans une solution de liant organique, donc une peinture conductrice de l'électricité, pour limiter les lignes de force sur les câbles à moyenne et haute tension; on utilise à peu près tous les liants pour peintures qui se trouvent sur le marché. Ainsi par exemple, dans les brevets britanniques nO 1 109 095 et 1 144 325, on indique le latex de caoutchouc naturel et un latex de polymère synthétique à base de polychlorure de vinyle, de polychlorure de vinylidène, de polyacétate de vinyle, d'alcool polyvinylique ou de polypropionate de vinyle. Le brevet britannique nO 1 144 189 cite également le polychlorure de vinyle ainsi qu'un copolymère butadiène/acrylonitrile pour la fabrication de rubans conducteurs de peinture. Dans le brevet britannique nO 1 266 422, on utilise à cet effet les silicones, les polymères styrène/butadiène et les polyamides. Dans le brevet suisse nO 399 560, on utilise des résines aikydes, des résines d'époxyde, de polyester, de polyuréthane et de silicone tandis que dans la demande de brevet allemand nO 1 765 994, on donne la préférence à un amide qui se convertit en imide par l'élévation de température lors du durcissement. Etant donné que ces liants se distinguent nettement de ceux qui sont à la base du document cité, il faut simplement constater qu'avec tous les liants énumérés jusqu'ici, on ntobtient pas, sur une surface de polyoléfine non prétraitée, une adhérence suffisante pour que la couche joue durablement un rôle de couche limitatrice du champ électrique.C'est aussi le cas pour la demande de brevet allemand nO 2 340 881 qui utilise comme constituant liant un copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle auquel on ajoute, pour le durcissement, soit des peroxydes, des résines siccatives ou des huiles siccatives, soit des corps contenant des groupes isocyanate libres.Le résultat visé ntest pas obtenu, comme le montre l'observation d'après laquelle on peut retirer le mélange de l'isolant, comme une gaine. bans le cas de câbles à moyenne tension dont la tension nominale ne dépasse pas 20 kv, niveau où la suppression des décharges partielles ne joue pas un grand rôle, le procédé en question peut certainement être appliqué avec succès, mais non pour des cibles à isolant de polyoléfine destinés à des tensions de 30 à 220 kV et au dessus. Il est déjà connu depuis 1945 (brevet britannique nO 604 695) d'appliquer à la surface des câbles, par extrusion, des mélanges semi-conducteurs qui se soudent à l'isolant. Les premiers temps de la fabrication des cibles à moyenne et haute tension, on utilisant à cet effet du polyéthylène pur chargé de graphite et/ou de noir de carbone, mais par la suite, étant donné la mise au point de produits nouveaux dans l'industrie des matières synthétiques, on a aussi adopté, pour la fabrication de mélanges semiconducteurs, d'autres polymères d'éthylène ou copolymères formés par éthylène avec des esters acryliques, l'acétate de vinyle, le propylène et des composés similai- res.L'utilisation de copolymères d'éthylène et d'acétate de vinyle comme liants dans des mélanges semiconducteurs, par des procédés connus, est décrite dans les brevets des E.U.A. nO 2 200 429 et 2 703 794. Dans le brevet des B.U.A. nO 3 629 154, en extrudant une matière à base de copolymère éthy lène/acétate de vinyle contenant jusqu1à 1 4 en poids de polyisoutylène et une charge conductrice, on obtient une feuille mince non poreuse semiconductrice qui sert pour les conducteurs électriques des batteries.Selon le brevet britannique nO 828 334, un mélange similaire de polyéthylène et de polyisobutylène est utilisé spécialement pour les câbles. La -demande de brevet allemand n0 2 051 268 utilise également un copolymère éthylene/acétate de vinyle comme constituant de matière synthétique, mais on ajoute encore au mélange un agent de réticulation. L'utilisation de copolymères d'éthylène et d'acrylate d'éthyle est recommandée par le brevet allemand nO 1 219 674. La demande de brevet allemand nb 1 669 970 prévoit un acide carboxylique monoinsaturé, , et des copolymères d'éthylène et d'un ester carboxylique. Selon oe brevet des E.U.B. nO 3 709 835, on utilise le polyéthylène, le caoutchouc butyle, les copolymères et terpolymères éthylène/propylène, le caoutchouc styrène/butadiène, le polychiorure de vinyle et des mélanges de ces polymères pour fabriquer des rubans extrudés que l'on enroule sur les épissures de deux cibles raccordés et qui conviennent aussi sous forme de couches extrudées.La demande de brevet allemand nO 2 120 197 se base également sur un terpolymère éthylène/propylène ainsi que sur autres interpo lymères d'oléfine, plus un caoutchouc et du noir de carbone. Les mêmes inventeurs proposent, dans la demande de brevet allemand nO 2 161 076, une matière presque identique en tant que matières en feuille pour pile Leclanché. bas mélanges de polyéthylène et de caoutchouc sont indiqués dans le brevet des E.U.Â. nO 2 597 741. Enfin, des mélanges semiconducteurs pour blindages de câbles à base de polyéthylène chloré réticulable et de noir de carbone sont décrits dans la demande de brevet allemand nO 2 235 075. Tous ces mélanges semiconducteurs destinés à blinder les câbles de télécommunications, donc à les déparasiter, ainsi qu'à limiter le champ électrique des câbles à moyenne et haute tension, ont en commun le comportement suivant : Si l'on réalise le blindage en ajoutant simplement une charge conductrice au polymère qui sert à former la couche et si l'on extrude le tout sur l'isolant du câble, l'isolant et le blindage se soudent ensemble.Il est vrai que du point de vue de la structure du câble et de sa longévité, ce serait un état de choses optimal car le soudage des deux parties mentionnées ne se produit pas seulement lorsquson utilise le polymère isolant absolument identique dans des mélanges semiconducteurs, mais pat aussi se produire lorsqu'on utilise des interpolymères et copolymères d'éthylène, seuls ou associés au polyéthylène. Cela dépend seulement de la proportion d'éthylène relativement aux autres constituants (par exemple propylène acétate de vinyle, acrylate d'éthyle, acide carboxylique) dans le polymère final ou dans le mélange.On ne peut pas prédire quel doit etre le rapport de poids entre l'éthylène et le comonomère pour assurer ce soudage, car cela dépend non seulement du comonomère utilisé, mais encore de beaucoup autres facteurs. Toutefois, l'in-convénient décisif du soudage dXune telle couche semiconductrice connue et de la couche isolante est que pour détacher la couche semiconductrice lors du raccordement du câble, malgré les dispositifs compliqués et un travail important, on ne peut guère atteindre la surface lisse de l'isolant ainsi qu'il est nécessaire pour les bottes de jonction et boites d'extrémité.Pourtant, il faut qu'il soit possible d'enlever mécaniquement la couche semiconductrice, par des moyens simples, sur les lieux de pose du câble; or lorsqu'on détache la couche semiconductrice, on ne peut pas éviter les sillons ni les petites lésions à peine visibles de l'isolant. Si lton monte sur un cible de ce genre les bottes d'extrémité usuelles actuellement, pouvant se glisser en place et formées d'une matière élastique (terpolymère éthylène/propylène, caoutchouc de silicone vulcanisable à la température ambiante, etc.) ou de rubans isolants des matières les plus diverses. il se forme, à la tension de service, des ligne s de fuite qui conduisent bientôt à une détérioration du câble par défaut d'isolement à cette extrémité. Si l"on donne aux mélanges semiconducteurs connus, par incorporation ou ou plusieurs polymères, une composition telle qufaprès l'extrusion ils ne se soudent pas à la polyoléfine de la surface de l'isolant mais adhèrent plus ou moins fortement à celle-ci., il se produit en service (comme pour le graphite, les dispersions et les peintures), au bout d'un petit nombre de cycles d'échauffement et de refroidissement, des décharges partielles importantes qui conduisent à la destruction du câble.En effet, la couche semiconductrice se détache de la couche isolante, par suite de l'allongement différent, du coefficient de dilatation différent et de l'adhérence qui est défectueuse pour cet usage, et il reste des interstices d'air dans lesquels se produit l'effluve. L'invention a pour but de fournir une masse de matière synthétique contenant des charges conductrices de l'électricité, destinés au blindage de câbles pour courant fort et de câbles de télécommunications portant une couche isolante formée d'un produit d'homopolymérisation ou de copolymérisation de ltéthylene, qui puisse se souder à la couche isolante et que lton puisse enlever facilement et complètement, au moyen de solvants usuels, sans le moindre dommage à la surface de la couche isolante. L'invention a aussi pour but de fournir un blindage pour câbles pour courant fort et câbles de télécommunication dont la résistivité reste pratiquement constante mme en cas d'échauffement et de refroidissement répétés. Selon l'invention, ces problèmes sont résolus par une masse de matière synthétique caractérisée par le fait qu'elle contient un mélange de polymères comprenant (4 au moins un polymère d'acide acrylique, d'ester acrylique, de butène (1), de propylène, d'acétate de vinyle ou d'éther vinylique ou un copolymère formé par ces monomères avec le styrène, des acides carboxyliques, l'oxyde de carbone, le cyclopentène, le cyclohexène ou le chlorure de vinyle, (B) un polyéthylène éventuellement halogéné ou sulfo-halogéné, (C) une résine d'hydrocarbure ayant un point de ramollissement compris entre 70 et 200 C, le polyéthylène pouvant étre au moins partiellement contenu dans le polymère (d) sous forme de produit de copolymérisation. On obtient la conductivité électrique en ajoutant du noir de carbone et/ou du graphite et/ou des poudres métalliques, selon l'application prévue et on se base entièrement sur la conductivité que l'on désire donner au revetementR On introduit de préférence du noir de carbone et/ou du graphite dans les mélanges où l'on peut accepter une résistivité de 10 à 1000 IL cm. Si le mélange doit avoir des moindres résistivités, on utilise des poudres métalli que s. Les plus appropriés sont les métaux des groupes 13, 2D, 3, 4 et 5 de la Classification Périodique, comme l'indique le brevet suisse nO 515 301. On peut aussi introduire avantageusement comme charges conductrices dans le mélange des poudres métalliques argentées superficiellement, en particulier de la poudre de cuivre. L'invention est expliquée plus précisément, à titre d'exemple, à propos des dessins annexés sur lesquels la figure 1 montre la composition du mélange de polymères; la figure 2 le comportement de résistance de différentes matières de blindage semiconductrices en fonction de la température; la figure 3 le m8me comportement en fonction de ltallongement; la figure 4 est une coupe transversale d'un câble muni d'un blindage et la figure 5 montre les résultats de mesures de décharge partielle sur des cibles à moyenne tension maris de différents blindages. Le mélange de polymères a de préférence une composition telle que, comme le montre la figure 1, la proportion d'éthylène polymérisé soit de 20 à en en poids et, ainsi qu'il est indiqué plus haut, on-peut encore ajouter 8 à 35% en poids d'autres polymères, copolymères et/ou terpolymères, plus 5 à en poids d'une résine insaturée d'hydrocarbure. La forte proportion de polyéthylène qu'il faut s'efforcer d'obtenir a pour effet que le mélange se soude à l'isolant oléfinique du câble. L'addition des autres polymères ou copolymères, en particulier des terpolymères, sert à différents buts. Ainsi, elle assure une flexibilisation extrêmement grande et une dininution de la résistance aux solvants du mélange de polymères, ainsi que la compatibilité entre le polyéthylène et la résine d'hydrocarbure. La résine d'hydrocarbure doit être contenue dans le mélange de polymères en quantités indiquées, pour améliorer la solubilité dans les hydrocarbures chlorés aromatiques et/ou aliphatiques (par exemple l'essence et le toluène) dans une mesure telle que la dissolution s'effectue facilement et complètement à des températures de O à 200 C. Le mélange de ces constituants est appelé ci-après mélange de polymères Pour obtenir la conductivité électrique, on peut ajouter au mélange de polymères, relativement à son poids, jusqu'à 150% de noir de carbone, jus qu'à 200% de graphite ou de mélanges de graphite et de noir de carbone, jusqu'à 900% d'une poudre métallique et Jusqu'à 5 5 d'une poudre métallique argentée superficiellement. Des corps qui sont apparus particulièrement appropriés à la fabrication de mélanges semiconducteurs sont les noirs de carbone de désignations commerciales "Ketjenblack EC" (Xetjen-Carbon NV, Hollande), "Vulkan XC-72" (Cabot Corp., E.U.A.) et "Coras L" (bagussa, R.P.Â.). Selon le procédé choisi pour le revêtement du câble, la fabrication du mélange semiconducteur se fait de différente façon et elle sera donc décrite plus précisément ci-après. Des mélanges semiconducteurs selon l'invention, destinés à être appliqués par extrusion sur l'isolant des câbles comme couche semiconductrice, se fabriquent soit dans des extrudeuses-mélangeuses spéciales (par exemple "Transfermix" de la firme Paul Troester), Hanovre, "Eo-Eneter" de BUS8 KG, Prattein ou "ZSE-Sweiwelienkneter de Werner & Pfleiderer, Stuggdlrt), ou dans un mélangeur interne généralement connu. Si l'on utilise ce dernier, le mélange chaud arrive sur un laminoir, puis à un tamiseur/granulateur tandis que s'il est fabriqué dans des extrudeuses mélangeuses, on ltamène directement sous forme de cordons au granulateur.Le granulé de mélange ainsi obtenu, conducteur de l'électricité, convient alors à ltextrusion sur cibles. En partant du granulé ou de la feuille que l'on obtient en mélangeant les polymères aux charges conductrices sur un laminoir, on commence par effectuer une division mécanique grossière. Puis on dissout les petites particules de mélange obtenues dans des hydrocarbures aromatiques et/ou aliphatiques et/ou chlorés et sous cette forme, ils constituent une peinture prete au revêtement. Une autre possibilité de fabrication de peintures contenant un solvant consiste à dissoudre le mélange des polymères dans un solvant en le chauffant dans un récipient agitateur pouvant être chauffé, à mélanger à cette solution les charges conductrices et à assurer le degré de finesse désiré de celles-ci en les divisant dans un appareil usuel à cet effet dans l'industrie des vernis et des peintures (par exemple un appareil de dissolution, un broyeur à perles, un laminoir à trois cylindres etc.). Pour obtenir des dispersions dans l'eau ou un autre non solvant, on peut disperser une poudre ultra-fine du mélange semiconducteur, en ajoutant un mouillant à base de surfactifs.On obtient une poudre semiconductrice si lton ajoute à la peinture, en agitant, un non solvant (par exemple des alcools, des cétones ou des esters acétiques) en quantités assez grandes pour que les corps dissous précipitent entièrement sous forme de mélange homogène. En lavant et en séchant le résidu de filtration, on obtient une poudre convenant à l'application comme peinture en poudre. Toutefois, on peut aussi l'obtenir en divisant mécaniquement le granulé ou la féuille jusqu2au degré de finesse désiré, la division leffectuant soit à la température ambiante, soit par le procédé Linde, par refroidissement poussé au moyen des gaz liquéfiés.Par tous les procédés mentionnés, il est possible en principe de préparer des poudres ultra-fines d'une grosseur de particules de 5 à 20 'pm. Comme procédé de revêtement, pour l'application des mélanges semiconducteurs selon l'invention sur l'isolant oléfinique d'un cible de télé communications ou câble pour courant fort, on peut appliquer tous les procédés connus à cet effet. Ainsi, on peut utiliser des granulés avec les vis convenant au polyéthylène (par exemple les vis PE et z) dans des extrudeuses classiques, en tandem ou en une opération séparée, pour obtenir des "couches semiconductrices extrudées" sur dea conducteurs à isolant de polyoléfine.On applique les peintures et dispersions sur la surface de l1iso- lant par immersion, pulvérisation, badigeonnage ou projection (sous pression ou sans air, électrostatique ou non). Une peinture, associée à un gaz propulseur dans des bombes contenant une ou plusieurs billes de métal ou de porcelaine servant à distribuer de façon homogène les charges qui se déposent, aide le monteur, lors du montage de boîtes d'extrémité et de boîtes de jonction, sur les lieux de mise en place du revêtement semiconducteur, à obtenir un dépôt symétrique de la couche semiconductrice autour de la circonférence des conducteurs, le séchage de la couche de peinture après la pulvérisation s'effectuant à l'aide d'un séchoir industriel à air chaud ou d'une flamme nue.Le procédé de "peinture à la poudre", qui est appliqué depuis quelque temps avec un succès croissant, peut également servir au re vertement des conducteurs au moyen du mélange semiconducteur sous forme de poudre; on peut appliquer aussi bien le procédé en couche fluidisée dans lequel on maintient la poudre en suspension homogène, au moyen d'un courant d'air (comme la craie dans l'eau), sous la forme d'un mélange d'air et de poudre, que le procédé de projection, électrostatique ou non. Un tel procédé de revêtement doit de préférence s'appliquer à une surface de conducteur chauffée. Selon la nature du procédé de revêtement appliqué, ou bien on doit appliquer à la couche un traitement complémentaire à chaud, ou bien celui-ci est superflu. Aucun traitement thermique n'est nécessaire avec le procédé de revêtement par extrusion ni avec tous les procédés où l'application se fait directement sur l'isolant du conducteur, chaud et sortant de la tAte d'extrusion.Pour tous les autres procédés où lton dispose d'un conducteur isolé relativement froid, il faut effectuer après le revêtement un séchage au moyen des sources de chaleur connues telles que l'air chaud, les rayons infra-rouges, les radiateurs "Micer", mais de préférence au moyen de séchoirs à haute fréquence, la température devant pendant peu de temps être assez élevée, à la surface de isolant, pour que celle-ci ramollisse et se lie ainsi à la couche semiconductrice également à l'état fondu, de façon telle qu'auprès le refroidissement, les deux couches soient soudées. Csest le cas lorsque, dans un essai mécanique de résistance à la traction, la rupture se produit très rarement ou pas du tout aux points de liaison de ces deux couches.Dans le revêtement au moyen de peintures, de dispersions et de poudres qui donnent des revdtements minces en comparaison de lTextru sion, il faut particulièrement veiller, lors du traitement thermique, à ce que la surface revêtue ne devienne pas trop chaude car, en particulier dans le cas d'une surface isolée purement par du polyéthylène, il se produit très rapidement un coulage de la matière et il peut donc se former aussi, dans la couche semiconductrice, des fissures qui nuisent à la fonction du câble. Dans les cas où le revêtement des conducteurs se fait immédiatement à la suite de l'extrusion de l'isolant, de sorte qu'il faut encore effectuer un refroidissement relaiivement lent, la résistance chimique du mélange de polymères semiconducteurs aux alcools et à l'eau permet de travailler dans tous les milieux de refroidissement qui servent à cet effet, par exemple même dans ltéthylèneglycol ou le triéthylèneglycol, de manière à éviter l'apparition, dans le produit final, de tensions internes dues à un processus de refroidissement trop rapide. Le soudage du mélange semiconducteurs effectue avec toutes les surfaces formées partiellement ou totalement de polyoléfine (par exemple le polyéthylène, le polypropylène, les copDlymères éthylène/propylène, les terpolymères éthylène/propylène, les copolymères éthylène/acrylate de méthyle). On obtient une très bonne adhérence au papier, au bois, au polystyrène, au polychlorure de vinyle non plastifié ou pauvre en plastifiant, aux polyacrylates ,au caoutchouc naturel et au caoutchouc styrène/butadiène. On n'obtient aucune adhérence au polychlorure de vinyle plastifié, aux polyamides ni à de nombreux caoutchoucs synthétiques. Cela est particulièrement important car on utilise des rubans amortisseurs semiconducteurs à base de ces matières pour protéger les conducteurs contre le dommage causé pas des fils ou rubans de cuivre superposés et la couche semiconductrice ne doit en aucun cas adhérer à ces rubans, même sous une action thermique, afin d'éviter que les conducteurs de ces câbles à moyenne et haute tension ne soient endommagés par collage au ruban. Dans leur mise en oeuvre, les conducteurs des câbles sont très souvent soumis à des efforts mécaniques d'usure comme ceux qui se produisent par exemple lorsqu'on les tire à travers des chenilles, des postes de câblage et sur des poulies de renvoi. Si pour une raison quelconque tenant à la fabrication, il ntest pas possible de protéger les conducteurs ainsi rev8tus de matière semiconductrice en y enroulant un ruban amortisseur semiconducteur avant qu'ils ne subissent cet effort, la couche semiconductrice est partiellement endommagée mécaniquement et en ces points, il peut se produire des effluves lors de la mise en service de ce câble. C'est pourquoi un autre but de l'invention est d'obtenir un revêtement qui puisse supporter les efforts d'usure possibles. Pour déterminer la résistance à l'usure, on a modifié un appareil dressais comme celui qui est recommandé, pour l'essai de fils vernis, par la Publication nO NW 15-1955 de la National Electrical Manufacturers Associa- tion, New Yord (NEMA) et qui est fabriqué pru. la firme Rudolf Kerbeck à Wuppertalelberfeld;; appareil est modifié de telle sorte qu'il convient à des éprouvettes plates et se débranche automatiquement quand la résistance d'isolement d'une surface d'essai de 1 cm2 stélève à 100 k A. Pour l'esssn, on prend des plaques de polyéthylène de 2 mm d'épaisseur, 10 mm de largeur et 50 mm de longueur et on les revit superficiellement, sur une face, des matériaux semiconducteurs les plus divers avec une épaisseur d'environ 50 Jum. Le graphite ne peut être essayé qutavec une épaisseur notablement moindre. On effectue l'vessai d'usure avec une aiguille d'acier de 0,40 mm de diamètre, lestée d'un poids de 1 kg.Dans le cas de peintures semiconductrices et de dispersions de composition connue, ainsi que dans la graphitation, une résistance à l'usure inférieure à une double course apparait extrpemement douteuse pour le revêtement des conducteurs. Les mélanges semiconducteurs que l'on trouve sur le marché pour le revêtement par extrusion ont des valeurs comprises entre 5 et 15 doubles courses selon la composition et le fabricant et se situent donc entre des limites utilisables. Les mélanges semiconducteurs selon l'invention résistent à plus de 100 doubles courses et peuvent donc titre considérés comme optimaux pour le revêtement des conducteurs. LOrs des efforts causés par le fonctionnement de câbles à moyenne et haute tension par exemple, l'isolant oléfinique des conducteurs s'allonge en fonction de la température de service. La température à laquelle on peut faire fonctionner les câbles dépend de la matière isolante utilisée et elle est de 700C pour le polyéthylène et de 90 C pour le polyéthèlene réticulé par un peroxyde et pour les terpolymères éthylène/propylène. La figure 2 illustre ce qui se passe quant à la résistance de la couche semiconductrice entourant l'isolant quand on utilise la graphitation.Déjà au bout de quatre cycles d'échauffement et de refroidissement, la résistance superficielle s'est accrue dans une mesure telle que le revêtement ne joue plus son roule. Par contre, avec les couches semiconductrices selon l'in- vention, il ne se produit qu'une augmentation insignifiante de la résistance superficielle quand la température s2élève, mais elle est absolument réver sigle. Pour la sûreté de fonctionnement de la couche protectrice, il faut donc que la résistance superficielle soit autant que possible inchangée lors de l'allongement. Le comportement de quelques revetements semiconducteurs usuels est représenté par la figure 3.Ici, comme on lta déjà constaté précemment, le graphite a un comportement non satisfaisant. Les dispersions et peintures commerciales se situent entre les courbes du graphite et de la peinture "Ilir". Cette dernière est une peinture commerciale de grande flexibilité, à base de copolymère éthylène/acétate de vinyle, qui adhère convenablement aux surfaces de polyoléfine et qui, quant à ses propriétés d'allongement, peut être considérée comme la meilleure peinture semiconductrice connue. Le mélange selon l'invention, également indiqué aux fins de comparaison sur la figure 3, sous forme de peinture sur ltéproEuvette, est proche des valeurs des couches semiconductrices extrudées et présente un comportement presque analogue à celles-ci. L'avantage du mélange selon ltin- vention sur les mélanges semiconducteurs extrudables connus repose sur une extensibilité notablement plus grande de la matière, qui est d'environ 7 $ contre seulement 2 s pour les mélanges extrudés classiques. Les câbles à moyenne et haute tension revêtus des mélanges selon l'invention peuvent entre comparés quantitativement, de la façon suivante, à des câbles portant des revetementv de mélanges semiconducteurs connus. La couche selon l'invention, comparée à une couche semiconductrice extrudée soudée à l'isolant, présente un comportement équivalent quant aux décharges partielles et meilleur quant à la possibilité d'enlèvement de la couche. En comparaison dpun mélange semiconducteur également extrudé mais seulement collé à l'isolant, le mélange selon l'invention est meilleur pour la décharge partielle, l'allongement et l'adhérence, tandis que la possibilité d'enlèvement est à peu près la même. En comparaison du graphite et des peintures connues, il est bien meilleur en ce qui concerne la décharge partielle, l'allongement et l'adhérence, seule la possibilité d'enlèvement est à peu près égale. La différence entre le soudage et le collage, dans cet ordre d'idées, réside dans le fait que sous un effort mécanique, une couche collée se détache de l'isolant tandis qu'unie couche soudée (par exemple lorsqu'elle se dilate sous l'influence de l'échauffement du cible soumis à,un grand effort thermique) garde son adhérence primitive étroite à l'isolant. Souvent, on réalise ce collage en introduisant volontairement des matières chimiquement différentes pour le semiconducteur et isolant (par exemple des semiconducteurs caoutchouteux sur un isolant oléfinique) tandis que pour le soudage on adopte des matières chimiquement similaires. Un cable à moyenne tension unipolaire constitué selon la figure 4 servira d'exemple pour tous les autres cibles présentant différentes sections, différentes matières d'isolant et des séries de tension plus élevées. Le câble à moyenne tension présente un conducteur criblé 1 en cuivre, de 50 mm2, sur lequel on a extrudé en tandem un blindage 2 formé de polyéthylène contenant du peroxyde et fortement chargé de noir de carbone et un mélange isolant 3 formé de polyéthylène additionné de peroxyde, après quoi on a effectué la réticulation à la vapeur. On a alors décomposé le conducteur isolé ainsi obtenu en trois tronçons. Au tronçon 1, on applique au moyen de brosses tournantes une couche de graphite, sur le tronçon 2 on extrude un semiconducteur usuel que lton réticule de sorte - qu'il se produit un collage entre la couche semiconductrice et l'isolant et on reveut le tronçon 3 d'un mélange semiconducteur selon l'invention.On termine les trois tronçons munis des revête- ments protecteurs différents 4, au-moyen d'un ruban amortisseur de caoutchouc semiconducteur 5, d'un blindage de fils métalliques 6, d'un ruban de cuivre 7, d'un ruban de recouvrement enroulé 8 et d'une matière thermoplastique extrudée 9, en tant qutéprouvettes de câble. On effectue, sur cinq éprouvettes de chacune de ces trois variantes, la mesure de décharge partielle. Les valeurs trouvées sont représentées par les courbes A (figure 5) pour les différentes variantes.Ensuite, on soumet les éprouvettes à l'essai de cycle de charge, avec chauffage à des conducteurs à 1300C (ce qui correspond à la température re permise pour ce type de câble, dans le service de détresse), en 300 cycles en tout, et on obtient ainsi pour les différentes variantes les valeurs de décharge partielle des courbes B. On obtient la confirmation du mauvais comportement d'allongement qui caractérise le graphite, en ce sens que la tension d'établissement des décharges partielles, initialement très bonne, de 55 kV, s'abaisse après l'effort à 15 kV. Les mélanges semiconducteurs classiques et selon l'invention présentent un comportement différent et après l'effort subi, leur tension a'établissement de décharges partielles est seulement diminuée de 3 kV dans chaque cas.En détail, les valeurs s'abaissent de 20 à 17 kV (mélange semiconducteur selon l'invention). Le rectangle hachuré en bas et à gauche de la figure 3 indique la tension et le niveau inadmissibles d'établissement de décharge partielle d'un câble de 20 kv selon la Prescription 5, 1974 de l'organisme néerlandais Keuring Electrische !Cterialenr à Ârnhem (SEMA). Le mélange semiconducteur selon l'invention est ainsi très supérieur à toutes les dispersions et peintures connues, ainsi qutà la gratitation généralement appliquée, en ce qui concerne l'adhérence, la résistance à l'usu- re et la sdreté de fonctionnement du revêtement sur un câble. Relativement aux mélanges semiconducteurs connus pour le procédé dssextrusion, les avantages du mélange selon l'invention sont qu'il est facile à dissoudre lorsqu'il est soudé à l'isolant, qu'il est plus flexible, qu'il y a une meilleure résistance à l'usure et quten vertu de ces propriétés, il a de plus hautes tensions d'établissement de décharges partielles. il n'était pas connu antérieurement d'utiliser des mélanges semiconducteurs pulvérulents pour revêtir des câbles à un isolant oléfinique. REVENDICATIONS 1 - Masse de matière synthétique contenant des charges conductrices de l'électricité, pour le blindage de câbles pour courant fort et câbles de télécommunications munis d'une couche isolante formée d'un produit d'homopolymérisation ou de copolymérisation de l'éthylène, caractérisée par le fait qu'elle contient un mélange de polymères comprenant (A) au moins un polymère d'acide acrylique, d'ester acrylique, de butène (1), de propylène, d'acétate de vinyle ou d'éther vinylique ou un copolymère forme par ces monomères avec le styrène, des acides carboxyliques, l'oxyde de carbone, le cyclopentène, le cyclohexène ou le chlorure de vinyle, (B) un polyéthylène éventuellement halogéné ou sulfo-halogéné, (C) une résine dthydrocarbure ayant un point de ramollissement compris entre 70 et 2000 C, le polyéthylène pouvant être au moins partiellement contenu dans le polymère (A) sous forme de produit de copolymérisation. 2 - Masse selon la revendication 1, caractérisée p z le fait que le mélange de polymères contient 20 à 66 en poids de polyéthylène, 8 à 35% en poids de polymères 1 et 5 à 68% en poids de résine d'hydrocarbure C. 3 - Nasse selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'au mélange de polymères sont incorporés jusqu'à 15 $ en poids de noir de carbone, jusqu'à 20 $ en poids de graphite ou de mélange de graphite et de noir de carbone, jusqu'à 90 $ en poids d'une poudre métallique ou jusqu'à 500% en poids d'une poudre métallique argentée superficiellement, assurant la conductivité électrique, le tout relativement au poids du mélange de polymères. 4 - Masse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la résine a un point de ramollissement de 100 à 1500C. 5 - Nasse selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle contient une poudre de polyéthylène halogéné, sulfo-halogéné et/ou pur. 6 - Nasse selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que le mélange de polymères est facilement solubles dans des hydrocarbures aromatiques, aliphatiques, cycloaliphatiques et/ou chlorés, à des températures de O à 200 C 7 - Procédé de réalisation d'un blindage sur un cible pour courant fort ou un câble de télécommunication qui porte un isolant à surface d'homopolymère ou copolymère d'éthylène, caractérisé par le fait que l'on applique en continu sur l'isolant une masse selon l'une des revendications 1 à 6 et qu'on la soude à l'isolant 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on applique la masse par extrusion. 9 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que lton applique la masse sur la surface en dispersion ou en solution. 10 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on applique la masse sur la surface sous forme de poudre fine. Il - Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que lXon applique la masse sous la forme d'une peinture ou d'une dispersion, en la pulvérisant sur la surface, en même temps qutun propulseur tel que le dichloro-difluorométhane, depuis une bombe sous pression. 12 - Procédé selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisé par le fait que l'on soude la masse à isolant par séchage, de préférence au moyen de séchoirs à haute fréquence. 13 - Câble pour courant fort ou câble de télécommunications revêru d'un blindage par un procédé selon l'une des revendications 7 à 12.