L'invention a pour objet un dispositif contraceptif intrautérin perfectionné. L'utilité des contraceptifs intra-utérins dans la régulation des naissances a été établie. Toutefois, les résultats obtenus avec les dispositifs contraceptifs intra-utérins dépendent de nombreux facteurs parmi lesquels on peut citer les dimensions de l'utérus et ses fonctions. C'est ainsi, par exemple, qu'un grand nombre de formes utérines peuvent exister pour une même longueur endométrique. Dans ces conditions, il est impossible d'introduire des dispositifs ayant des diamètres transversaux fixes dans les cavités endométriques présentant des formes inconnues, sans qu'il arrive parfois qu'il y ait une disproportion entre le dispositif et la cavité. On voit donc qu'il est souhaitable que les dimensions transversales des dispositifs soient variables afin de s'adapter aux variations de forme des utérus et pour préserver l'intégrité structurale du dispositif et de la cavité utérine. Bien que l'utérus puisse facilement s'accommoder d'un dispositif de dimensions raisonnables placé dans le plan frontal (horizontal) de sa cavité endométrique, il ne saurait tolérer un dispositif placé dans un plan oblique ou sagittal de la cavité. Les dispositifs qui sont ainsi mal placés compriment llendome- trium et le myometrium de manière excessive, ce qui a pour#consé- quence une déformation du dispositif et de la cavité, et augmente la probabilité de provoquer des hémorragies et des douleurs. En conséquence, la possibilité de placer régulièrement le dispositif dans le plan horizontal de la cavité endométrique est une condition nécessaire d'une technique d'introduction correcte. I1 est important que le dispositif tout entier soit placé au-dessus de l'isthme utérin. Une mise en place correcte exige la connaissance préalable de la longueur cervicale, c'est-à-dire du col, ainsi que la longueur endométriale. La connaissance de la longueur du col permet d'introduire le dispositif ou stérilet régulièrement au-dessus du niveau cervical interne OS, tandis que la connaissance de la longueur endométriale permet de placer le dispositif dans le segment utérin supérieur. On a constaté que les meilleurs résultats sont obtenus quand la longueur du dispositif ou stérilet est inférieure à celle de la cavité endométriale de 1,25 à 1,75 cm. Il est possible de placer le stérilet tout entier dans le segment utérin supérieur, plus spacieux, lorsque la longueur de celui-ci est inférieure d'environ 1 cm à 1,75 cm à la longueur de la cavité. Pour augmenter la probabilité que le stérilet sera retenu dans la cavité supérieure, il est préférable qu'il soit judicieusement dimensionne et placé dans le segment utérin supérieur. Le stérilet doit aussi être pourvu de moyens mécaniques capables de résister aux effets de contractions utérines qui tendent à le chasser vers le bas en direction du col. Le stérilet résiste aux effets de la pesanteur au niveau où son diamètre transversal est plus grand que le diamètre transversal de la cavité utérine. Le niveau auquel la résistance se produit dépend du rapport des largeurs du stérilet et de la cavité. Les dispositifs ayant des diamètres transversaux fixes restent suspendus dans le segment utérin supérieur lorsque l'aire de contact entre ceux-ci et l'utérus a lieu près du fond de la cavité de celui-ci.Toutefois, ces dispositifs peuvent aussi venir reposer dans une position plus basse, lorsque le diamètre transversal du fond de la cavité est plus grand que celui du stérilet. En conséquence, l'un des buts de la présente invention est de fournir un stérilet qui peut être facilement et aisément placé tout entier au-dessus de l'isthme utérin. Un autre but de l'invention est de réaliser un stérilet dont le diamètre transversal n'est pas fixe, mais est, au contraire, variable pour s'adapter aux variations de formes de l'utérus. L'invention se propose également de réaliser un stérilet capable de résister aux effets des contractions utérines qui ont tendance à le chasser vers le bas, en direction du col. Le stérilet peut être retenu dans la cavité utérine par le fait que sa partie supérieure est suspendue au fond de celleci et/ou par le fait que sa partie inférieure bute contre les parois de l'utérus. Les variations cycliques dynamiques qui se produisent dans le fond et dans l'isthme utérin créent des conditions optimales pour une expulsion du stérilet pendant les menstruations. En conséquence, un but de l'invention est de fournir un stérilet dont la forme est étudiée pour que sa partie infé rieure puisse venir buter contre la paroi utérine en le maintenant pratiquement dans sa position haute initiale. Un type de stérilet conçu pour éviter qu'il soit expulsé, est décrit dans le brevet américain Hasson No. 3.467.089 et dans le brevet américain Nolan No. 3.842.826. Bien que les stérilets décrits dans ces brevets restent mieux en place et, par conséquent, sont moins facilement expulsés, ils sont relativement difficiles à enlever du fait que leurs ailes inférieures doivent être grandes pour assurer une bonne rétention. De plus, quand on met en place les stérilets de ces brevets dans l'utérus, leurs ailes inférieures s'écartent en produisant une bonne rétention, mais les forces expulsives ont tendance à plier ces ailes vers le haut en diminuant leurs dimensions transversales. En fait, pour retirer les stérilets de ces brevets, on doit les tirer vers le bas, obligeant ainsi leurs ailes inférieures à se relever pour qu'ils puissent être retirés. Le but de la présente invention est de fournir un stérilet qui ait de bonnes propriétés de rétention et qui, par conséquent, ne soit pas facilement expulsé, tout en étant relativement simple à enlever. A cette fin, la présente invention propose un stérilet qui comprend une partie inférieure qui a tendance à s'ouvrir, en produisant un grand diamètre transversal, quand l'utérus se contracte et le pousse vers le bas. Ainsi, quand l'utérus se contracte, le stérilet de la présente invention tend à opposer une résistance accrue à L'expulsion. De plus, des moyens sont prévus pour enlever le stérilet de l'invention d'une manière relativement simple, en exerçant une traction qui tend à redresser sa partie inférieure. Une autre difficulté à laquelle on se heurte avec les stérilets décrits dans le brevet américain No. 3.467.089 résulte du fait qu'ils comportent intérieurement des fils métalliques allongés qui servent à former l'âme des ailes, et qui s'étendent à partir d'une tige allongée. Ainsi, il existe un risque que l'un des fils intérieurs soit délogé de sa position intérieure et qu'il traverse la matière élastique qui l'entoure. Dans ces conditions, l'utérus risque d'être perforé et, de ce fait, il est préférable d'éviter la nécessité d'utiliser des fils métalliques susceptibles de traverser la matiere plastique du stérilet. En conséquence, l'un des buts de l'invention est de fournir un stérilet qui ne comporte pas de fils métalliques intérieurs. Des perforations du col de l'utérus ont été signalées lors de l'utilisation de dispositifs à tige, par exemple de cuivre T, de cuivre 7 ou autre. Le mécanisme de la perforation est lié à la manière dont le stérilet est retenu dans l'utérus. Les dispositifs à tige prennent une disposition oblique dans la cavité utérine soit à la suite d'une mauvaise mise en place, soit par suite de mouvement dû aux contractions utérines. Dans ces conditions, le stérilet est retenu dans l'utérus par le fait que la pointe inférieure de sa tige est accrochée à la paroi utérine au niveau de l'isthme ou du col. Ainsi, la pression myométriale continue provoque une pénétration partielle ou complète de la pointe du stérilet dans la paroi utérine. En conséquence, un autre but de la présente invention est de réaliser un stérilet qui ne comporte ni tige, ni pointe susceptible de pénétrer dans la paroi utérine. On a trouvé qu'il existait une relation entre la souplesse (ou l'élasticité) du stérilet et son expulsion de l'utérus. On a constaté que le stérilet avait moins tendance à être expulsé lorsqu'il présente une flexibilité transversale appréciable. En conséquence, un autre but de l'invention est de réaliser un stérilet ayant une grande rigidité longitudinale et une flexibilité transversale relativement élevées. Un stérilet qui utilise deux boucles s'étendant à l'opposé est décrit dans le brevet américain Rosenthal No.3.374.788. Dans ce stérilet, les boucles sont enroulées et présentent une forme générale hélicoidale. Cet enroulement a lieu au cours du moulage, avant l'introduction dans l'utérus. Ceci s'est révélé désavantageux car lorsque les boucles sont enroulées au départ, elles ne peuvent plus s'enrouler dans une mesure appréciable quand on les place dans un espace restreint. En conséquence, lorsqu'on place le stérilet Rosenthal dans un espace utérin relativement petit (dans lequel le diamètre transversal de l'utérus est plus petit que celui du stérilet), les boucles ont tendance à s'infléchir en avant ou en arrière dans le plan le plus aoees- sible, provoquant ainsi une déformation et une distension indésirables de l'espace utérin. Il peut en résulter que le stérilet se noue, se déforme ou se superpose pendant l'enlèvement. En conséquence, un autre objectif de la présente invention est de fournir un stérilet dont les boucles ne sont pas enroulées au moulage, mais qui, au contraire, présentent une certaine mémoire pour l'enroulement. De cette manière, quand on place les boucles dans un espace dont le diamètre transversal est plus petit que celui de ces dernières, elles s'enroulent vers l'intérieur sans plier. Cette forme constitue un facteur de sécurite contre les déformations du stérilet et contre les symptomes cliniques qui pourraient en résulter. Pour atteindre les buts qu'elle s'est fixés, l'invention concerne un stérilet qui comporte, à sa partie supérieure, deux boucles afin d'utiliser l'espace créé par les anomalies du fond de la cavité utérine et pour l'adapter aux efforts de compression et de déformation dues aux contractions utérines. De plus, le stérilet de l'invention comporte une partie centrale suffisamment rigide pour résister aux déformations et une partie inférieure dont le diamètre est suffisamment grand pour résister aux déplacements vers le bas. Dans le mode de réalisation représenté, le stérilet comporte un élément formé d'une matière flexible et ayant une partie centrale et qui est adapté à être introduit dans l'utérus. Une première branche supérieure s'étend vers le haut et autour de la partie centrale en formant une boucle non-spiralée dont l'extrémité libre n'est pas dirigée vers la partie centrale ni ne recouvre cette dernière. Une branche inférieure s'abaisse de la partie centrale puis est orientée vers l'extérieur et vers l'inté- rieur pour former un élément de rétention.Une autre branche supérieure s'étend vers l'extérieur et en cercle de la partie centrale, suivant une direction opposée à celle de la première branche de manière à former une seconde boucle non-spiralée dont l'extré- mité libre ne retourne pas vers la partie centrale et ne recouvre pas celle-ci. De cette manière, dans des conditions de compression normales, les extrémités libres restent dans le plan principal de l'élément. Dans un mode de réalisation, un cordon est fixé à la branche inférieure et présente un renfoncement remplissant les fonctions d'une charnière. La branche inférieure est suffisamment flexible pour pouvoir être facilement redressée quand on tire sur le cordon. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif de plusieurs modes de réalisation, en référence au dessin annexé, dans lequel la figure 1 est une vue schématique d'un stérilet conforme à l'invention, en place dans un utérus la figure 2 est une vue de face d'un stérilet conforme à l'invention la figure 3A est une vue latérale suivant la ligne 3A-3A de la figure 2 ;; la figure 3B est une vue en plan par-dessous suivant la ligne 3B-3B de la figure 2 la figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 2 la figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 2 la figure 6 est une vue montrant un stérilet conforme a l'invention placé dans un utérus dont le fond présente une anomalie la figure 7 est une vue en coupe partielle d'un instrument conçu pour mettre en place le stérilet de l'invention dans l'utérus la figure 7A est une vue en plan de l'instrument de la figure 7 la figure 8 est une vue schématique montrant un dispositif pour introduire dans l'utérus un stérilet conforme à la présente invention ; ; la figure 9 est une vue de face d'un stérilet conforme à un second mode de réalisation de l'invention la figure 10 est une vue de face d'un stérilet conforme à un troisième mode de réalisation de l'invention la figure 11 est une vue de face d'un stérilet conforme à un quatrième mode de réalisation de l'invention la figure 12 est une vue de face d'un stérilet conforme à un cinquième mode de réalisation de l'invention la figure 13 est une vue de face d'un stérilet conforme à un sixième mode de réalisation de l'invention ; la figure 14 est une vue de face d'un stérilet conforme à un septième mode de réalisation de l'invention la figure 15 est une vue de face d'un stérilet conforme à un huitième mode de réalisation de l'invention ;; la figure 16 est une vue de face d'un stérilet conforme à un neuvième mode de réalisation de l'invention la figure 17 est une vue de face d'un stérilet conforme à un dixième mode de réalisation de l'invention la figure 18 est une vue de face d'un stérilet conforme à un onzième mode de réalisation de l'invention ; et la figure 19 est une vue de face d'un stérilet conforme à un douzième mode de réalisation de la présente invention. En se référant aux figures 1 à 8, on voit un stérilet 10 qui est profilé et formé de manière à comprendre un premier élément élastique 12 ayant une première boucle supérieure 14 et une seconde boucle inférieure 16, ces boucles étant contiguës et présentant ensemble un contour en S. Le stérilet 10 comprend aussi un second élément 18 ayant une troisième boucle supérieure 20 et une quatrième boucle inférieure 22 qui sont contiguës et forment ensemble un S inversé. Les éléments en S 12 et 18 sont reliés dos à dos, au moulage, de sorte qu'en regardant le stéri- let 10 on voit, d'un cté, un contour en S et de l'autre un contour en S inversé. Les boucles supérieures 14 et 20 sont beaucoup plus grandes que les boucles inférieures 16 et 22. Les boucles supérieures comprennent essentiellement un bras s'étendant vers l'extérieur et en rond pour former une boucle, tandis que les boucles inférieures 16 et 22 comprennent essentiellement un bras s'étendant vers l'extérieur et en rond suivant une direction opposée à celle des bras des boucles supérieures. La forme particulière des boucles supérieures 14 et 20 a été étudiée pour s'adapter à des variations inconnues de la forme de l'utérus et pour assurer un contact avec le fond de la cavité de celui-ci. Le tronc qui relie les boucles est court et rigide afin de résister aux déformations, tandis que les boucles inférieures sont suffisamment grandes pour résister à la pesanteur et pour éviter que l'appareil soit expulsé. Bien que l'élément 12 ait les mêmes dimensions et la même forme que l'élément 18, la branche formant la boucle 14 est légèrement plus longue que celle formant la boucle 20 et se termine par une extrémité arrondie ou par une petite boule 24. De cette manière, quand on introduit le stérilet 10 dans l'utérus, la petite boule 24 est le premier élément sortant du tube qui dirige celui-ci à l'intérieur de l'utérus, la boule 24 faisant ainsi fonction de guide. Comme on le voit sur le dessin, les boucles supérieures 14 et 20 sont initialement enroulées. La boule 24 est séparée du commencement de la boucle 14 avant la mise en place et cette boucle 14 est considérée comme n'étant pas hélicoidale. De cette manière, quand on place les boucles 14 et 20 dans un espace dont les dimensions sont plus petites que leur diamètre transversal, elles s'enroulent sans plier en avant ou en arrière. Les boucles inférieures 16 et 22 sont respectivement percées d'un trou 26 dans lequel est attaché un cordon 28 qui permet de retirer le stérilet de l'utérus. En se référant maintenant à la figure 1, on voit un stérilet 10 qui a été mis en place dans le plan frontal de la cavité endométriale de l'utérus U', au-dessus de l'isthme utérin. On voit que le stérilet 10 est convenablement supporté dans cette cavité par les parties circonférentielles des boucles supérieures 14 et 20. On remarque aussi que si la cavité endométriale était plus étroite dans le sens transversal, le stérilet n'en resterait pas moins correctement placé dans celle-ci, par le fait que les boucles supérieures 14 et 20 auraient tendance à se refermer, c'est-à-dire à devenir plus petites pour s'adapter aux dimensions réduites de l'utérus. Réciproquement, si la cavité endométriale était plus large dans le sens transversal, le stérilet 10 y resterait néanmoins correctement placé, du fait que les boucles supérieures 14 et 20 s'ouvriraient davantage. Il est également à noter que si une force tendant à expulser le stérilet 10 devait pousser celui-ci vers le bas, de sorte que les boucles inférieures 16 et 18 viendraient à s'appliquer contre la paroi utérine, le diamètre des boucles inférieures aurait tendance à augmenter sous l'action de la poussée vers le bas, offrant ainsi une plus grande résistance à l'expulsion. Il est préférable que le stérilet 10 soit moulé en une matière appropriée. Comme exemple, nullement limitatif, on peut citer une composition de moulage comprenant approximativement 80 % d'acétate d'éthylène et de vinyle, 10 % de polyester et 10 % de résine ; le stérilet pourrait aussi être moulé dans une composition comprenant approximativement 80 % d'acétate d'éthylène et de vinyle, le reste étant du polyester et de la résine, dans des proportions appropriées qui sont connues des techniciens avertis. Les éléments 12 et 18 pourraient être moulés séparément puis solidarisés pour former l'appareil représenté. Autrement, tout le stérilet 10 pourrait être moulé d'une pièce, à l'exception des cordons 28 qui devraient être attachés ultérieurement. De cette manière, le stérilet 10 a des branches élastiques 14, 20, 16 et 22 qui lui confèrent une élasticité transversale, et comporte également une section relativement épaisse 30 qui, par suite de ses dimensions, est relativement rigide et confère au stérilet 10 une rigidité axiale convenable. Comme on le voit sur les figures 4 et 5 notamment, la section des branches 14, 20, 16 et 22 est, de préférence, non-circulaire et peut avoir une forme générale elliptique. Bien que ceci n'ait pas été représenté sur le dessin, le stérilet 10 pourrait également constituer le support d'une matière contraceptive. Il y a de nombreux moyens permettant de fixer une telle matière contraceptive au stérilet 10, mais il est préferable que celle-ci soit portée par les boucles supérieures 14 et 20, ainsi que par la partie épaisse 30, en se fondant sur la théorie qui dit qu'une telle matière est d'autant plus efficace qu'elle est placée plus haut dans la cavité endométriale. Dans certains cas, cette matière contraceptive peut être un fil de cuivre ; dans d'autres cas, il peut s'agir d'un revêtement de cuivre ou de zinc sur le stérilet 10. D'autres matières contraceptives classiques peuvent être utilisées le cas échéant, telles que des hormones, par exemple, la progestérone. L'agent hormonal ou chimique peut être porté par le stérilet sous la forme d'un manchon ou sous une autre forme appropriée. Dans un autre mode de réalisation, la matière contraceptive pourrait être incorporée dans la substance du stérilet. Du fait de sa structure originale, le stérilet 10 n'a pas besoin d'être pourvu d'un fil métallique intérieur, comme c'est le cas de celui décrit dans le brevet américain No. 3.467.089. Ainsi le risque d'une pénétration du fil métallique est éliminé par la présente invention. La figure 6 illustre un utérus U' dont le fond présente une anomalie congénitale 34. Bien qu'il soit préférable que le stérilet occupe une position élevée dans la cavité endométriale, certains stérilets antérieurs sont empêchés de venir se placer dans le segment supérieur de cette cavité, comme conséquence d'une telle anomalie de la paroi de fond. On voit, en se référant notamment à la figure 6 que le présent stérilet 10 peut venir s'appliquer contre le fond de la cavité utérine malgré la présence de l'anomalie anatomique. Un procédé pour mettre en place le stérilet 10 est représenté sur les figures 7, 7A et 8. On utilise, à cette fin, un tube 36 relié par l'une de ses extrémités à une pièce en forme d'entonnoir 38. L'entonnoir 38 présente une bordure inférieure 40 dans laquelle s'emboîte une partie annulaire en retrait 42 formée au sommet 44 du tube d'insertion 36. Le diamètre intérieur 46 de la partie inférieure de l'entonnoir 38 est égal au diamètre intérieur 48 du tube 36. De cette manière, on obtient une paroi intérieure lisse et continue quand l'entonnoir 38 est relié au tube d'introduction 36. Pour placer le stérilet 10 dans l'utérus, on commence par l'introduire dans le tube 36 en faisant passer les cordons 28 dans l'entonnoir 38 et dans le tube 36, puis en tirant ces cordons 28 vers le bas. La force orientée vers le bas qui s'exerce ainsi sur les cordons 28 a pour effet d'allonger et de redresser les boucles inférieures 16 et 22, comme représenté sur la figure 7, et de faire descendre le stérilet 10 à l'intérieur du tube 36, jusqu'à ce que les boucles supérieures 14 et 20 aient traversé l'entonnoir 38 et que seulement une partie de la petite boule 24 reste à l'extérieur du tube 36. On enlève alors l'entonnoir 38, c'est-à-dire qu'on le sépare du tube 36. Après cela, on introduit le tube 36 dans l'utérus, comme représenté sur la figure 8.Une tige (non représentée) est prévue pour stabiliser le stérilet 10 et pour le pousser légèrement en avant à l'intérieur du plan frontal de la cavité endométriale. On tire ensuite le tube 36 vers le bas, en le faisant glisser le long du reste du stérilet 10, lequel se loge ainsi dans la cavité endométriale où il prend la forme d'un élément enroulé. On utilise un instrument chirurgical, tel qu'une érigne pour tenir le col de l'utérus afin de l'immobiliser, et pour diminuer l'angle entre le corps et le col de l'utérus, ainsi que pour produire une force antagoniste qui, quand une traction est exercée, facilite et augmente la sécurité de l'introduction. Pour enlever le stérilet de l'utérus, on exerce sur les cordons 28 une traction qui tend à allonger ou à redresser les branches 16 et 22 de la manière représentée sur la figure 7, ce qui permet d'extraire celui-ci d'une manière relativement simple et efficace. I1 est préférable que la dimension verticale du stérilet 10 soit inférieure à sa dimension transversale. De plus, il est également préférable que la dimension transversale maximale des boucles inférieures 16 et 22 soit inférieure à la moitié de la dimension transversale maximale des boucles supérieures 14 et 20. Ces proportions sont utiles pour que le stérilet 10 puisse d'adapter à la forme de la cavité utérine et, en particulier, à celle du segment supérieur de celle-ci. Diverses variantes de réalisation du stérilet 10 de la présente invention sont représentées sur les figures 9 à 19. Sur les figures 9 à 19 on a repris les mêmes références numériques pour désigner les éléments correspondants. Dans le stérilet de la figure 9, les boucles supérieures 14 et 20 sont identiques aux boucles supérieures 14 et 20 du mode de réalisation des figures 1 à 8, et les boucles inférieures 16 et 22 ont été modifiées, de manière à s'étendre l'une vers l'autre sans s'incurver vers le haut. De plus, des décrochements 50 ont été prévus dans les boucles inférieures afin de former des charnières qui leur confèrent une plus grande flexibilité quand on tire sur les cordons attachés aux ouvertures 26. La présence de ces charnières sur les boucles inférieures 16 et 22 rend plus facile l'introduction du stérilet dans le tube de mise en place 36. Ces charnières facilitent aussi l'extraction du stérilet de l'utérus et établissent une différence sensible entre la force nécessaire pour expulser le stérilet de l'utérus et celle nécessaire pour l'enlever en tirant sur les cordons. Comme il a été expliqué, la pression vers le bas exercée par le stérilet contre la paroi utérine a tendance à augmenter le diamètre des boucles inférieures et ainsi à s'opposer à son expulsion. Par contre, en tirant sur les cordons, les boucles inférieures se redressent facilement et permettent de retirer aisément le stérilet. Le mode de réalisation de la figure 10 est semblable à celui des figures 1 à 8, mais comporte des renfoncements 50 dans les boucles inférieures 16 et 22 afin de produire l'effet de charnière décrit ci-dessus. Dans le mode de réalisation de la figure 11, les parties 51, 52, 53 et 54 ont une section plus petite que celle des parties restantes du stérilet. De cette manière, le stérilet peut supporter une matière contraceptive sous la forme d'une hélice enroulée autour des parties 51-54, le diamètre de la section du stérilet restant inchangé, malgré la présence de cette hélice supplémentaire. En d'autres termes, l'hélice est enroulée autour des parties 51-54 du stérilet sans pour autant augmenter le diamètre de sa section, le diamètre des spires de cette hélice étant égal à celui des autres parties du stérilet. Dans le mode de réalisation de la figure 12, les extrémités libres des boucles inférieures 16 et 22 sont plus espacées que dans les autres exemples. De plus, des renfoncements 50 sont formés dans les boucles inférieures afin de produire l'effet de charnière déjà décrit. Le mode de réalisation de la figure 13 est analogue à celui de la figure 9. Toutefois, les boucles inférieures 16 et 22 du stérilet de la figure 13 ne comportent pas les renfoncements 50 de celui de la figure 9. Dans les modes de réalisation des figures 14-16, les boucles 16 et 22 sont reliées l'une a l'autre et forment une seule boucle continue sous les boucles supérieures 14 et 20. Dans les modes de réalisation des figures 15 et 16, un renfoncement 50 est prévu dans la boucle inférieure pour produire l'effet de charnière mentionné. De plus une rainure 26' est prévue pour attacher un cordon en remplacement des ouvertures ou des trous 26 percés dans les boucles inférieures des autres modes de réalisation. Dans la forme de réalisation des figures 17 et 18, l'élément 18' est séparé et la seconde boucle inférieure 16 est utilisée comme élément de rétention. Dans le mode de réalisation de la figure 18, l'élément 16 présente un renfoncement 50 destiné à produire l'effet de charnière et, dans les modes de réalisation des figures 17 et 18, une ouverture 26 est percée à l'extré- mité libre de la partie 16 pour la fixation d'un cordon. Le fonctionnement du stérilet des figures 17 et 18 est identique à celui du stérilet des autres modes de réalisation. La figure 19 illustre un stérilet identique à celui des figures 17 et 18 mais, dans le mode de réalisation de la figure 19, c'est la partie inférieure 22 qui fait fonction d'élément de rétention, tandis que l'élément 12' est interrompu. L'élément inférieur 22 présente une ouverture 26 près de son extrémité libre, ouverture destinée à la fixation d'un cordon destiné à être utilisé de la manière décrite plus haut à propos des autres modes de réalisation. On voit que les stérilets de la présente invention peuvent être facilement introduits dans un tube de placement en tirant sur le ou les cordons. L'effet de charnière prévu dans certains modèles contribue à faciliter le redressement des éléments inférieurs. La forme de l'entonnoir 38 du tube d'introduction (figure 7) oblige les boucles inférieures à se redresser et à entrer facilement dans l'entonnoir 38. Après que le stérilet a été placé dans le tube d'introduction, on enlève l'entonnoir et on procède à la mise en place du stérilet. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux exemples de réalisation représentés et décrits, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif contraceptif intra-utérin, tel qu'un stérilet, du type comprenant un élément adapté à être introduit dans l'utérus, formé d'une matière flexible et ayant une partie centrale, caractérisé en ce que l'élément comprend une première branche supérieure s'étendant vers l'extérieur et en rond à partir de ladite partie centrale et revenant vers cette partie centrale pour former une première boucle ; une seconde branche s'étendant vers le bas de ladite partie centrale, puis vers l'ex térieur et vers l'intérieur pour former un élément de rétention et une troisième branche superieure s'étendant vers l'extérieur et en rond de ladite partie centrale et revenant vers cette partie centrale suivant une direction opposée à celle de la première branche pour former une autre boucle, les extrémités libres de la première et de la seconde branches ne recouvrant pratiquement pas ladite partie centrale afin d'éviter la formation d'une spirale ou d'une hélice dans des conditions de compression normales que pourrait provoquer une extension desdites extrémités libres hors du plan principal de l'élément ; la seconde branche définissant une charnière ; un cordon relié à la seconde branche qui est susceptible de se comporter à la manière d'une charnière, ladite charnière et ledit cordon coopérant pour permettre de redresser facilement la seconde branche quand une traction est exercée sur le cordon. 2. Stérilet selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élément est plein et en ce que ladite partie centrale est rigide de façon à avoir une rigidité suffisante pour résister à la déformation dans l'utérus, ladite partie centrale ayant une longueur sensiblement égale à sa largeur. 3. Stérilet selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une quatrième branche s'étendant vers le bas de ladite partie centrale, puis vers l'extérieur et vers l'intérieur en direction de la seconde branche. 4. Stérilet selon la revendication 3, caractérisé en ce que la seconde et la quatrième branches sont reliées pour former une boucle continue. 5. Stérilet selon la revendication 4, caralstérisé.en ce ia premiere, que ledit élément est constitué d'une seule pièce avec Aa seconde, la troisième et la quatrième branches, ainsi que ladite partie centrale. 6. Stérilet selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élément présente des renfoncements pour recevoir une matière contraceptive. 7. Stérilet selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite matière contraceptive est une hélice métallique enrou lée autour desdits renfoncements, l'aire de la section de l'héli- ce enroulée autour desdits renfoncements étant au plus égale à l'aire de la section des parties continues ou pleines dudit élé- ment. 8. Stérilet selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est moulé à partir d'une composition comprenant approximativement 80 % d'acétate de vinyl-éthylène, 10 % de polyester et 10 % d'une résine polyester. 9. Dispositif contraceptif intra-utérin tel qu'un stérilet qui comprend un élément adapté à être introduit dans l'utérus formé d'une matière flexible et ayant une partie centrale ; une première branche s'étendant vers l'extérieur et en rond de ladite partie centrale et revenant vers ladite partie centrale pour former une boucle non-spiralée dont l'extrémité libre ne recouvre pas ladite partie centrale ; une autre branche supérieure s'étendant vers l'extérieur et en rond de ladite partie centrale et revenant vers cette partie centrale suivant une direction opposée à celle de la première branche pour former une seconde boucle non-spiralée dont l'extrémité libre ne recouvre pas ladite partie centrale, de façon que dans des conditions normales de compression lesdites extrémités libres restent dans le plan principal de l'élément ; un élément de rétention inférieur relié à un cordon, comportant une partie formant charnière et étant suffisamment flexible pour pouvoir être facilement redressé quand on tire sur ledit cordon, ledit élément de rétention inférieur comprenant deux boucles qui sont adjacentes l'une à l'autre et qui s'étendent à l'opposé de la partie centrale, puis l'une vers l'autre. 10. Stérilet selon la revendication 9, caractérisé en ce que les boucles formant ledit élément de rétention inférieur sont d'une pièce et forment une boucle continue unique sous les deux boucles supérieures. 11. Stérilet selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit élément de rétention a une dimension transversale qui est inférieure à la moitié de la dimension transversale des branches supérieures. 12. Stérilet selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite charnière est constituée par une partie en retrait ou par un renfoncement de la seconde branche. 13. Stérilet selon la revendication 3, caractérisé en ce que la quatrième branche définit une charnière et est reliée à un cordon, ladite charnière et ledit cordon coopérant entre eux pour permettre de redresser facilement cette quatrième branche en tirant sur le cordon. 14. Stérilet selon la revendication 13, caractérisé en ce que ladite charnière est constituée par un renfoncement défini par la quatrième branche. 15. Stérilet selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quatrième branche supérieure et la troisième branche supérieure s'étendent chacune sur approximativement les troisquarts d'un cercle quand elles ne sont pas comprimées. 16. Stérilet selon la revendication 9, caractérisé en ce que chaque branche supérieure s'étend approximativement sur les trois-quarts d'un cercle quand elle n'est pas comprimée. 17. Stérilet selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite charnière est constituée par un renfoncement défini par ledit élément de rétention inférieur.