Les facades de bâtiments er briques, béton aggloméré normalement ou dalles recoizent/un crépi. Maint les crépis ne présentent pas généralement les propriétés d1isolen'ent thermique et acoustique qui seraient nécessaires, et de plus, ils se fissurent facilement sous l'effet de la différence entre les coefficients de dilatation thermique du mur de façade et du crépi. Les matériaux utilisés 'usq présent pour ces crépis, présentent souvant des défauts tols que faible résistance, mauvaise résistance aux chocs, faible a:lcgeent à la rupture, rigidité, fragilité, mauvaise adhérence. On utilise également des plaques de matériaux expansés divers comme isolants thermiques et acoustiques. Ces produits sont toutefois relativement fragiles, ce qui rend parfois difficile leur mise en oeuvre. La présente invention a pour objet un support pour revêtement ou enduit supprimant les inconvénients des crépis connus, et qui est constitué par la superposition sur la façade, d'un liant adhésif tel qu'une colle, d'une nappe de filaments synthétiques non tissés liés par voie mécanique et d'un crépi synthétique. La nappe non tissée peut, selon les cas, être imprégnée ou recouverte d'un durcisseur synthétique sur lequel s'applique alors le crépi proprement dit. Les filaments synthétiques de la nappe non tissée sont de préférence des filaments continus en Polypropylène isotactique. Bien entendu, on peut utiliser également pour la formation de la nappe non tissée, tout autres filaments thermoplastiques tels que Polyamide, Polyester et autre homopolymères et copolymères. Cependant, le Polypropylène présente des avantages notables en raison de son poids spécifique et de sa neutralité chimique. Son indice de fluidité ; 2 devrait être de préférence comprise entre 230 2 et 30. (Cet indice est déterminé par le poids de la matière à 23fC qui s'écoule en 10 minutes à travers une filière de 2,095 m de diamètre et de 8 mm de longueur). Son titre devra être compris entre 0,5 et 30 dtex, sa tenacité entre 0,5 et 4 g/dtex et son allongement entre 50 et 500%. On a représenté, à titre d'exemple, au dessin ci-joint, la superposition des constituants de l'enduit sur un mur. Celui-ci est désigné en 1, le liant adhésif en 2, la nappe non tissée en 3, le durcisseur en 4 et le crépi synthétique en 5. La nappe non tissée est obtenue suivant un procédé d'ex trusion du polymère choisi à travers des filières percées de trous de section appropriée et de profil bien déterminé ; les filaments obtenus étant étirés au moyens de buses alimentées en air comprimé. Les nappes de filaments ainsi obtenues sont suffisamment aiguillettées pour obtenir une cohésion permettant d'éviter un cli vage subséquent du matériau composite final. Elles peuvent être calandrées ou soumises à tout traitement adéquat tel que latexage, enduction permettant d'obtenir une parfaite étanchéité. Elles peuvent- être également ignifugées par incorporation de charges à la filature ou au latexage. Pour augmenter l'épaisseur du revêtement, on peut replier une nappe sur elle-même ou superposer 2 nappes ou davantage. Le poids des nappes est avantageusement compris entre 100 et 1500 g/m2. Le support décrit présente de grands avantages qui lui permettent d'être utilisé tant pour les constructions ou bâtiments neufs que pour la réparation de façades existantes. On peut citer parmi ces avantages - la bonne résistance aux chocs - la bonne résilience - l'allongement à la rupture qui empêche la formation de fissures, la nappe neutralisant de par sa texture les conséquences de coefficients de dilatation différents entre le mur proprement dit et le revêtement - le bon isolement acoustique et thermique en réduisant au minimum le phénomène de parois froides - la facilité de montage par lés de toutes longueurs désirées. On peut ajouter à ces avantages fondamentaux, 1 'insen- sibilité à liteau, aux solvants et aux produits chimiques, l'imputrescibilité et l'étanchéité à l'air et à l'eau. Nous donnons ci-dessous quelques exemples qui ne sont nullement limitatifs. EXEMPLE 1 Sur un mur en aggloméré de ciment de 20 cm d'épaisseur et de 4 m de hauteur préférentiellement orienté pour recevoir un maximum d'intempéries (pluie, différence de température...), on réalise 2 planches d'essai. Sur la première,on dépose une couche de liant adhésif sur lequel on applique des lés jointives de nappe non tissée. Ces lés de 2 m de largeur sur 4 m de hauteur pèsent 400 g/m2 et comportent des filaments d'un titre de 15 dtex, d'une ténacité de 5 g/dtex. Sur la face libre de cette nappe, on étend un durcisseur et on dépose le crépi synthétique. Sur la seconde planche d'essai, on dépose uniquement le crépi synthétique. Au boutre quelques mois d'exposition, on note l'apparition de fissures sur la planche témoin alors que la partie traitée avec le matériau de la présente invention ne comporte aucun défaut. EXEMPLE 2 Sur un mur en aggloméré de ciment de 10 cm d'épaisseur et de 5 m de hauteur orienté égalementpour recevoir un maximum d'intempéries, on réalise une planche d'essai. On dépose une couche de liant adhésif sur lequel on applique des lés jointives de nappe non tissée. Ces lés de 2 m de largeur sur 5 m de hauteur pèsent 350 g/m2 et comportent des filaments d'un titre de 13,5 dtex, une ténacité de 2,8 g/dtex. Sur la face libre de cette nappe, on étend un durcisseur et on dépose le crépi synthétique. Après une exposition assez longue, la surface du crépi reste inaltérée. Après arrachage du crépi, on découvre des amorces des fissures sur le mur. Ces fissures n' ont pas pu se propager dans le durcisseur ni dans le crépi et demeurent donc invisibles, cela grâce à l'allongement et à la résilience de la nappe textile. EXEMPLE 3 Sur un mur en briques de 5 m de hauteur, on réalise 2 planches d'essai, la première par pose du crépi synthétique selon l'invention avec une nappe de 400 g/m2 ; la seconde, par pose du crépi synthétique avec un matériau classique en Polystyrène expansé. Lors de la pose, on observe sur la deuxième planche, un enfoncement à l'endroit de l'application de l'échelle, alors qu'aucun phénomène de cet ordre ne se produit sur la planche réalisée avec le matériau de la présente invention. Ceci est dû à la résilience et à la souplesse de la nappe textile conférant une très bonne résistance aux chocs du matériau composite. Le liant adhésif peut, par exemple, être une résine acrylique. Parmi les durcisseurs utilisables, nous citons une peinture acrylique contenant éventuellement des fibres synthétiques. Pour le crépi, on recommande des particules de quartz enrobées avec un liant acrylique. REVENDICATIONS 1 - Revêtement pour façades de tous bâtiments, caractérisé par la superposition sur une façade d'un liant adhésif, d'une nappe non tissée constituée par des filaments synthétiques et d'un crépi synthétique. 2 - Revêtement suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la nappe non tissée est recouverte d'un durcisseur synthétique. 3 - Revêtement suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les filaments synthétiques sont des filaments continus en polypropylène isotactique. 4 - Revêtement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la nappe non tissée est aiguilletée. 5 - Revêtement suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la nappe, pour augmenter son épaisseur, est repliée sur elle-même ou constituée par au moins deux nappes superposées et aiguilletées. 6 - Procédé pour la fabrication du revêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on superpose sur une façade un liant adhésif, une nappe non tissée constituée par des filaments synthétiques et un crépi synthétique.