La présente invention est relative à une règle à calcul destinée au calcul de réseaux de canalisations, et plus particulière- ment de réseaux de canalisations dans lesquels sont intercalés des compensateurs de dilatation. Conne on le sait, les réseaux de canalisations comprennent des sections de conduite soutenues par des supports appropriés. Lors des variations de températures intervenant pendant le fonctionnement, il se produit des déformations du réseau provoquées par les variations de longueur des diverses sections de conduite. Afin de rendre possibles ces déformations, lesdites sections de conduite peuvent entre raccordées à des compensateurs de dilatation linéaires ou angulaires. Les compensateurs du premier type compensent la variation de longueur des sections de conduite qui leur sont raccordées, tandis que ceux du second type permettent les mouvements angulaires relatifs des sections de conduite qu'ils unissent. La poussée qui est transmise par les compensateurs du premier type aux sections de conduite doit être encaissée par des points iixes appropriés de la structure de support du réseau, tandis que le susdit mouvement angulaire des compensateurs du second type doit ne pas excéder une valeur maximale, dépendant de la structure du coipensateur. Dans la suite de la présente description, ledit mouvement angulaire sera désigné, pour simplifier, par le terme "rotation". Pendant l'étude d'une ligne de canalisation, il est nécessaire de déterminer -entre autres- la longueur et la configuration des diverses sections de la ligne, ainsi que la distance entre les supporte desdites sections, l'emplacement des compensateurs de dilatation, et les poussées exercées par les compensateurs axiaux sur les conduites qu'ils raccordent. Pour résoudre ces problèmes, il faut faire certains calculs, tels que celui de la dilatation des sections de conduite, celui de la contrainte ou de la cambrure de chaque travée de réseau comprise entre deux supports successifs, et celui de la rotation maximale de chaque compensateur provoquée par lee dilatations thermiques pendant le fonctionnement. Ces calculs sont normalement effectués en appliquant des foriules de la théorie de la construction, et comme la précision demandée aux résultats de ces calculs est normalement assez faible, ils sont effectués à laide de règles à calcul Ordinaires pourvues d'échelles logarithmiques. L'étude d'un réseau de-canalisations exécutée de cette façon exige un temps considérable, en raison des nombreuses opérations élémentaires qu'il faut effectuer à la règle à calcul, afin d'ob tenir les résultats finaux désirés. En outre, il est nécessaire d'avoir à sa disposition des formules adaptées aux divers cas con sidérés, lesquels peuvent également être nombreux en raison du nombre élevé des configurations possibles obtenues en combinant des compensateurs avec des sections de conduite de formes diver ses. L'invention vise à réaliser une règle à calcul pour le cal cul de réseaux de canalisations comprenant des sections de conduite le long desquelles sont intercalés des compensateurs de dilatation, chacun de ces coxpensateurs comprenant deux parties dont l'une peut être amenée à tourner par rapport à l'autre, ladite règle à calcul permettant d'écarter les inconvénients énumérés ci-des sus. La règle à calcul de l'invention,qui comprend au moins une partie sationnaire et une réglette mobile axialement par rapport à la partie stationnaire,est caractérisée en ce que la partie stationnaire st la réglette sont l'une et l'autre pourvues d'échelles logarithmiques de grandeurs pour calculer, pour comparaison entre les valeurs de ces échelles obtenues par déplacement de la réglette, la longueur d'une travée d'une section de conduite comprise entre deux supports successifs, ainsi que la distance à laquelle deux compensateurs de dilation peuvent être disposés le long d'une partie dudit réseau sans excéder la rotation relative maximale des deux susdites parties de chaque compensateur. Pour mieux faire comprendre l'invention, on va maintenant décrire une réalisation particulière de celle-ci, à titre d'exemple non limitatif, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels La figure 1 est une vue en perspective de la règle à calcul suivant l'invention, disposée avec une de ses faces tournée vers l'observateur La figure 2 est une vue en perspective similaire à la précédente, mais la règle à calcul étant disposée avec sa face opposée tournée vers l'observateur La figure 3 est une vue latérale de la règle à calcul de l'invention La figure 4 est une vue frontale de l'une des faces de la règle à calcul de l'invention, montrant quelques échelles dont la règle est pourvue, dans la position relative prise par ces échelles quand la réglette correspondante est en sa position de repos La figure 5 est une vue frontale, similaire à la précédente, de la face opposée de la règle à calcul, montrant d'autres échelles dans la position relative qu'elles prennent quand la réglette correspondante est en sa position de repos Les figures 6 à 9 montrent schématiquement quatre configurations typiques différentes de sections de réseau de conduite dans lesquelles sont intercalés des compensateurs de relation ; Les figures 10 à 15 sont des vues frontales partielles des diverses échelles de la règle à calcul de l'invention pendant l'utilisation de celle-ci. Coae le montrent les figures 1, 2 et 3, la règle à calcul de l'invention comprend essentiellement une partie stationnaire 1, par rapport à laquelle deux réglettes -désignées respectivement par les références 2 et 3- sont mobiles axialement, étant montées à coulissement dans des guidages correspondants de la partie stationnaire. Dans une face frontale 4 (figures 1 et 4) de la règle à calcul, trois fenêtres 5, 6, 7, de forme essentiellement rectangulaires sont prévues, et laissent visible une partie correspondante de la réglette 2. Sur l'autre face frontale 8 (figures 2 et 5), opposée à la face 4, sont pratiquées deux autres fenêtres 9 et 10, qui laissent voir des parties correspondantes de la réglette 3. Dans des guidages appropriés (figures 1, 2 et 3) prévus sur les bords supérieur et inférieur de la partie stationnaire t de la règle à calcul, sont disposés deux curseurs transparents 12, chacun d'eux étant placé sur l'une des susdites faces de la règle k calcul et ayant une ligne de foi 17 perpendiculaire à la direction de coulissement desdits curseurs. Sur chaque face 4 et 8 de la partie stationnaire 1 de la règle à calcul sont tracées des échelles ou divisions logarithmiques, agencées pour coopérer avec des échelles ou divisions tracées sur les réglettes 2 et 3. Avant de décrire ces échelles, il convient d'exposer quelques principes théoriques concernant la façon d'obtenir les relations analytiques qui ont servi de base à la construction desdites échelles. Le calcul de la travée entre deux supports d'une sections de conduites, c'est-à-dire la longueur de canalisation comprise entre deux supports consécutifs, peut, comme on le sait, être effec tué en imposant une limitation à l'effort de flexion 6 ou à la cambrure f de ladite travée. Dans le premier cas, l'effort estdonné par l'équation g = MD (1) 2J où N est le moment fléchissant maximal dans la travée, J est le moment d'inertie de la section droite de la conduite, et D est le diamètre extérieur de ladite conduite. Si l'on prend pour N la valeur M = 1 q L (2) 10 où q est le poids par unité de longueur de la conduite, et L est la longueur de la portée ou travée, la valeur du moment M, produite par la charge R et donnée par l'équation 2 est une valeur intermédiaire entre la valeur dans l'axe d'une poutre sur deux supports et la valeur en face du point contracté d'une poutre fixée aux deux extrémités. Comne on sait, J est donné par l'équation J = t (1)4 - d4 > = # (D + d) (D - d) (D + d2) (3) 64 64 En tenant compte qu'avec une bonne approximation 1)-d=2s D + d = 2 D # (4) D2+ d2= 2 D ou s est l'épaisseur de la coflduite, en substituant les equations 2 et 3 dans l'équation 1, on obtient après simplifications 4 q L2 (5) 10 rr où clest une constante qui dépend des unités choisies pour la mesure des diverses grandeurs.L'équation 6 donne, dans une forme sans dimension, la longueur L de la travée en fonction de l'effort 6, de l'épaisseur e et du poids par une unité de longueur q. Une fois ces trois grandeurs fixées, l'équation ci-dessus permettra donc d'obtenir le rapport de la longueur L de la travée au diamètre extérieur D de la conduite. Quand on détermine la travée en imposant une valeur donnée à la cambrure maximale f, on utilisera, comme on sait, l'équation suivante: 2 (7) 100dans laquelle les diverses grandeurs ont les mêmes significations que précédenent, tandis que E indique le module d'élasticité de toung du métal de la conduite. La valeur de la cambrure donnée par l'équation 7 est inter médiaire entre la valeur dans l'axe d'une poutre sur deux supports et la valeur d'une poutre fixée ou contractée. On a constaté qu'une limitation raisonnable de la valeur de la cambrure maximale f, qui peut entre acceptée dans tous les cas de la pratique, peut être fixée en imposant qu'elle représente une fraction prédéterminée de la longueur L de ladite travée, suivant l'équation suivante ! I I (8) 1000 La valeur choisie pour le coefficient de proportionnalité entre f et L dans 1' équation 8 permet d'obtenir une cambrure f qui en fait n'est pas remarquée par un observateur. En introduisant les valeurs des équations 8, 3 et 4 dans I'équa- tion 7, on obtient après calcul t f = 2 q L4 25 # E s (9) d'out l'on déduit ot o2 est une constante qui dépend des unités de mesure choisies pour les diverses grandeurs. L'équation 10 permet de déterminer le rapport de la longueur L de la travée au diamètre D, en fonction du module d'élasticité de Young E du métal, de l'épaisseur 8 de la conduite et du poids par unité de longueur q de ladite conduite. Comme on le sait, dans l'étude d'un réseau de canalisation, dans lequel sont disposés des compensateurs de dilatation du type mentionné plus haut, il est nécessaire de vérifier que la rotation relative ou mouvement angulaire de chaque paire de manchons ou parties d'extrémité de chaque compensateur ne dépassera pas la valeur maximale admissible, qui dépend de la structure du compensateur.Ces rotations relatives dépendent évidemment à la fois de la géométrie des sections de réseau auxquelles les compen sateurs sont connectéaet i la dilatation des conduites comprenant lesdites sectione.?outefois,on observe dans le réseaux de conduite certaines dispositions typique. oui sont le rlus fréquement rencon trocs sn pratique. Ces dispositions sont schématiquement présentées sur les figures 6, 7, 8 et 9. les configurations des figures 6 et 7 ont à peu près la forme d'un double L et comprennent deux sections de conduites parallèles 14, 15 susceptibles par hypothèse de glisser sur des supports 16, et une section de conduite 17, à angle. droits avec les précédentes et raccordée à celles-ci par de courtes sections de jonction 18. Dans la configuration de la figure 6, deux compensateurs de dilation 1 et 2 sont disposés entre la section 17 et chaque section de jonction 18, tandis que dans la configuration de la figure 7, de tels compensateurs sont disposés entre les sections 14 et 15 et la section de jonction 18 correspondante. la configuration de la figure 8 comprend deux sections de conduite 21 et 22 dont les axes coIncident pratiquement, reliées chacune avec une section 23 correspondante, à angle droit avec elle. Les paires de section 21 - 23, 22 - 23 et 23 - 23 sont raccordées par des sections de jonction 24, et entre les conduites de chaque paire sont placés des compensateurs de dilatation 1, 3 et 2 respectivement, comme le montre la figure 8. Dans la configuration de la figure 9 se trouvent essentiellement deux sections de conduite orthogonales 25 et 26 raccordées par une section de jonction 27. Sur la première de ces sections est disposé un compensateur de dilatation 1, tandis que la deuxième est pourvue de deux compensateuns2 et 3. Par suite de dilatations thermiques causées par les variations de température qui interviennent pendant le fonctionnement, les configuration des figures 6 et 7 vont subir des déformations, indiquées par des lignes tiretées sur ces figures, et supposées pro duites par des dilatations t 1 et t , respectivement, des sec 1 2 tions de conduite 14 et 15. La dilatation de la section de conduite 17 et des sections de jonction 18, dont la longueur est très infdrieure à celle des précédentes, peut être considérée coste négligeable. En désignant par &alpha; I et ( 2 les rotations de chaque compensateur de dilatation 1 et 2, et par a la dimension représentée sur les figures 6 et 7, on voit que, dans les deux cas, la rotation o( de la section de conduite 17 peut être expriméeavec une bonne approximation comme suit Z 1 &alpha; 2 = t 2 (11) a Autrement dit, la rotation de la section de conduite 17 est égale à la rotation de chacun des deux compensateurs 1 et 2. Concernant la déformation de la configuration de la figure 8, représentée en traits tiretés sur cette figure et produite par les dilatations, ss 1 et A 3 respectivement, des sections de condui I 3 te 21 et 22 (en supposant négligeables les dilatations des sections de conduite 23 et des sections de jonction 24), les rotations des compensateurs de dilatation 1 et 3 et du compensateur 2 seront &alpha;1 et &alpha;3, et &alpha;2 = &alpha;1 + &alpha;3, respectivement.En désignant par a la distance entre les compensateurs t ou 3 et 2, on aura évidemment ,avec une bonne approximation Z 2 = 1 +0(3 L j 3 (12) a et l'on voit que cette dernière relation est formellement équiva lente à la relation 11 tirée de la considération des figures es 6 et 7. La ligne déformée de la configuration de la figure 9, produite par des dilatation d 1 et #3, respectivement, des conduites 25 et 26, est représentée en traits tiretés sur ladite figure. Cette configuration est obtenue en supposant que les sections de conduite comprises entre les compensateurs 1 et 2 et entre les compensateurs 2 et 3 ne subissent pas de dilatation.Dans la configuration déformée, les sections de conduite 25 et 26 sont former, avec les mênes sections dans la configuration non déformée, les angles &alpha; et &alpha;3, respectivement, tandis que l'angle &alpha; 2 -duquel les sec tions de conduite 25 et 26 tournent l'une par rapport à l'autre pour passer de la première configuration à la deuxième est égal k la somme des angles CE t et &alpha;3, comme le montre clairement la figure 9. Dans la considération de la déformation de la structure de la figure 9 interviennent quatre variables indépendantes, savoir &alpha;1, &alpha;3, a et c. En effet, la valeur de b peut être considérée cosse une donnée du problème, en lui assignant la valeur minimale possible liée au diamètre des conduites, tandis que 2 = &alpha; Baux, permis par la structure du compensateur 2. les relations reliant les variables ci-dessus les unes aux autres sont principalement les deux que l'on obtient en projetant la ligne déformée de h configuration représentée sur la figure 2 sur deux axes orthogonaux, par exemple sur un axe parallèle à la section de conduite 26 et sur un axe perpendiculaire. Les deux projections susdites donnent deux relations (non reproduites ici pour simplifier), contenant chacune des fonctions trigonométriques du sinus et du cosinus des angles CK 1 et ct 30 En simplifiant ces relations par substitution de la valeur 1 pour le cosinus et de l'angle pour le sinus, on obtient les relations suivantes ss =aOR 1 3 1 (t3) t t " c o 3-b CA L'autre relation. est évidemment la suivante = 2 = +3 + &alpha; (14) Les équations 13 et 14 ne permettront évidemment pas à elles seules de résoudre le problème, puisque le nombre des équations disponibles est égal à 3, alors que le nombre des inconnues (sa voir cl 1* CE 3, a et c) est égal à 8, Afin de lever l'indétermination, on a trouvé adéquat d'associer aux trois équations précédentes, la suivante &alpha;1 #1 = &alpha;3#3 (14') Suivant cette relation, chaque dilatation ss 1, #3 est in- versement proportionnelle à la rotation correspondante CK Il est possible de démontrer que cette condition rend minimale la rotation &alpha; 2 = &alpha;1 + &alpha;3 du compensateur 2. En tirant alors la valeur de a et celle de c - a des équations 13, 14 et 14', on obtient : a = ss 1 + #3 (15) cK 2 c - a = b i3 (16) #1 L'équation 15, qui, si on la résoud par rapport à (2 est formellement égale aux relations tl et 12 trouvées lors de l'étude des configurations des figures 6, 7 et 8 respectivement, permet de calculer la rotation &alpha;2 2 du compensateur de dilatation 2 en fonction de la dilatation totale 1 + A3 et de la dimension a. 1 + L'équation 16 permet, pour sa part, d'obtenir la différence c - a en fonction de la dimension b et du rapport entre les dilatations A 3 et # 1 des sections de conduite 26 et 25. Les équations 6, 10, 11, 12, 15 et 16, qui représentent les résultats des calculs précédents, contiennent uniquement, dans leurs termes de gauche et de droite, des produits et des quotients de grandeurs; par suite, chacune de ces grandeurs meuvent être calculée en fonction des autres par comparaison des échelleslogarithmiques desdites grandeurs. Revenant alors aux échelles combinées aux fenêtres 5, 6, 7 (figures 1 et 4) et 9, 10 (figures 2 et 5), la fenêtre 6 est com binée aux échelleslogarithmiques des quatre grandeurs ,L, q et s de l'équation 6, qui interviennent dans la déterminati E de la travée entre deux supports. Les échelles de ces grandeurs sont placées, comme le montre la figure 4, sur les bords supérieur et inférieur de la fenêtre 6, respectivement, et sur la partie de la réglette laissée à découvert par la fenêtre, en haut et en bas. La entre 5 est combinée avec les échelles logarithmiques des grandeurs L , E, s, q de l'équation 10, qui interviennent dans la détermination de la travée entre deux supports suivant cette équation. Les échelles de ces grandeurs sont placées respectivement sur les bords supérieur et inférieur de la fenêtre 5 et sur la partie de la réglette laissée à découvert par ladite fenêtre, en haut et en bas. Comme on le voit sur la figure 4, la partie de gauche du bord inférieur de la fenêtre 7 porte l'échelle logarithmique dee angles &alpha;1, &alpha;2 des relations 11, 12 et 15, tandis que la partie de droite porte un index pour la grandeur a desdites relations, dont l'échelle est portée par la réglette 2. La partie deb réglette 2 laissée à découvert par cette fenêtre, en bas et du côté gauche, porte l'échelle logarithmique de la dilatation totale A I + 2 ou 1 + ss qui apparat dans les susdites relations, tandis que ladite échelle logarithmique de la grandeur a apparat en bas et du côté droit. Le côté gauche du bord supérieur de la fenêtre 7 porte ltéchel~ le logarithmique du rapport #3/#1 de l'équation 15, et son côté droit porte un index pour la grandeur c - a de ladite équation, dont l'échelle est portée par la réglette 2. Le haut du côté droit de la réglette 2 porte l'échelle de la grandeur b, tandis que le haut de son côté gauche porte la susdite échelle de la grandeur c - a. Les fenêtres 9 et 10 de l'autre face de la règle à calcul figure 5) et les échelles correspondantes qui leur sont combinées sont disposées pour permettre respectivement b calcul de la dilatation linéaire d'une section de conduite, et celui de la poussée appliquée au bas d'un compensateur axial quand une pression déter minée agit à son intérieur. Comme on le sait, cette poussée doit être Squilibrée par un point fixe approprié de la structure de support du réseau. Ladite dilatation linéaire 1 L est donnée en fonction de la longueur L de la conduite et de la température de service T par une relation du type suivant : Ai zist LT (t7) où # est un coefficient qui dépend du métal dont est faite la conduite. La susdite poussée S est donnde par une ration du type s S = Kpd'2 (18) où p est la pression de travail , K une constante et d le diamètre moyen du compensateur mesuré au droit des soufflets. Le calcul des grandeurs des termes de gauche des équations 17 et 18 peut aussi titre effectué par comparaison des échelles logarithmiques des grandeurs figurant dans les ternes de droite. Sur le bord supérieur de la fenêtre 9 est prévu un index pour la grandeur L. Sur la partie de la réglette 3 (figure 5) qui est découverte par la fenêtre 9 sont prévues, en haut et en bas res pectivement, les échelles logarithmiques des grandeurs L et # L L de l'équation 17, tandis qu'au centre de la partie stationnaire 1 figurent deux échelles logarithmiques de la température T entrant dans ladite équation t l'une de ces échelles peut être utilisée dans le cas de conduites faites en acier ou carbone ou d'acier à faible teneur de métaux alliés, et la seconde peut astre utilisée quand les conduites sont en acier inoxydable ou en acier austénitique.Dans ces échelles de la température T, on a tenu compte du coefficient # de l'équation 17, lequel est différent dans les deux cas susmentionnés. Sur le bord supérieur de la fenêtre 10 est prévue l'échelle logarfthmique de la grandeur d' de l'équation t8, tandis que le bord inférieur porte un index pour la grandeur p. Dans la partie inférieure de la réglette 3, k l'intérieur de ladite fenêtre, l'échelle logarithmique de la grandeur S et celle de la grandeur p de la susdite équation sont tracées en haut et en bas respec vivement, Les figures 10 à 15 illustrent des exemples d'utilisation de la règle à calcul suivant l'invention pour effectuer les calculs décrits plus haut. Pour déterminer la longueur de la travée L suivant l'équation 6 au moyen des échelles combinées à la fenêtre 6 (figures 4 et 10) il suffit d'amener, en déplaçant laréglette 2, la valeur de q du métal de la conduite, lue sur l'échelle correspondante de la ré galette, en face de la valeur choisie de 6 , lue sur l'échelle cor- respondante de la partie stationnaire, et de lire, en face de la valeur choisie de s, la valeur L/D g comme le montre l'exemple de la figure 10, si les valeurs choisies de q, & et s sont respectivement 50 kg/m, 4 Kg/mm2 et 3 mm, la valeur de B/D trouvée sera égale à 43,5. La correspondance entre les deux paires d'échelles susindiquées est montrée en traits mixtes sur la figure 10. Pour déterminer la longueur de la travée suivant l'équation 10 au moyen des échelles combinées avec la fenêtre 5 (figures4 et 11), on amène la valeur de q, lue sur l'échelle correspondante de la réglette, en face de la valeur de E lue sur ltéchelle correspondante de la partie stationnaire. En faôe de la valeur de s, lue sur l'échelle correspondante de la réglette 2, on trouve la valeur de L/D en la lisant sur l'échelle correspondante de la partie stationnaire 1.En supposant que l'on choisisse, pour les valeurs des trois grandeurs susmentionnées, respectivement 50 Kg/m, 20 000 Kg/mm2 et 2 ms figure 11), on trouvera une valeur de B/D égale k 31,8. Dans ce cas également,la la corresoondance entre les deux paires d'échelles susindiquées est montrée en traits mixtes sur la figure 11. Pour déterminer la disposition des compensateurs de dilatattion, on procède comme il suit. En supposant que la configuration du réseau de conduit dans lequel sont placés ces compensateurs est l'une des configurations des figures 6, 7 ou 8, la valeur de a suivant les équations t1 et 12 peut être déterminée au moyen des échelles combinées au bord inférieur de la fenêtre 7 (figures 4 et 12). En déplaçant la réglette 2, on amène la valeur de #1 + #2, lue sur l'échelle correspondante de ladite réglette, en face de la valeur prédéterminée de CK 2 lue sur l'échelle correspondante de la partie stationnaire 1.On lit alors la valeur de la grandeur a sur l'échelle de la réglette 2 qui correspond à cette grandeur, en face de l'index placé au bas de la fenêtre 7 Quand la configuration est celle de la figure 9, après avoir déterminé la valeur de a de la façon décrite et suivant l'équation 15, on peut déterminer la valeur de la grandeur c - a suivant l'équation 16 en utilisant les échelles combinées au bord supé rieur de la fenêtre 7 (figures 4 et 13). En déplaçant la réglette 2, on amène la valeur de b, lue sur l'échelle correspondante de la réglette, en face de la valeur de C?L 3|t, lue sur l'échelle correspondante de la partie stationnaire 1 ; on lit alors la valeur de la grandeur c - a sur l'échelle de cette grandeur, en face de l'index placé en haut de la fenêtre 7, cEté droit. Un exemple est illustré sur la figure 13. Pour calculer la dilatation linéaire d'une section de conduite suivant l'équation 17, on utilise les échelles combinées à la fenêtre 9 (figures 5 et 14). En déplaçant la réglette 3, on amène la valeur de 1, lue sur l'échelle correspondante en haut de ladite réglette, en face de l'index placé sur le bord supérieur de la partie stationnaire. Puis, en déplaçant le curseur transparent 12 (figure 14), on amène la ligne de foi de celui-ci en face de la valeur de la température de service T de la conduite, lue sur l'une des deux échelles de température tracées sur la partie stationnaire 1. On peut alors lire la valeur de la grandeur gS L à l'intersec- tion de la ligne de foi 13 avec l'échelle de ladite grandeur au bas de la réglette. Afin de déterminer la poussée axiale S des compensateurs suivant l'équation 18, on utilise les échelles combinées à la fenêtre 10. En déplaçant la réglette 3, on amène la valeur de la grandeur p, lue sur l'échelle correspondante de la réglette, en face de l'index placé sur la partie stationdle1.0n trouve alors la valeur de la poussée 8 en face de la valeur de d' lue sur l'échelle correspondante de la partie stationnaire 1. Naturellement, de nombreuses modifications et variantes peuvent être introduites dans la réalisation de l'invention décrite ci-dessus, sans sortir du domaine de l'invention. En particulier, les échelles de la rague à calcul peuvent Btre combinées avec des échelles de tout autre type connu pour effectuer d'autres calculs, par exemple pour convertir des températures et des pressions d'un système de mesure à un autre. REVENDICATIONS 1.- Règle à calcul pour le calcul de réseaux de canalisations comprenant des sections de conduites le long desquelles sont intercalés des compensateurs de dilatation, chacun de ces compensateurs comprenant deux parties dont l'une peut être amenée à tourner par rapport à l'autre, ladite règle à calcul comprenant au moins une partie stationnaire et une réglette mobile axialement par rapport k la dite partie stationnaire, et étant caractérisée en ce que la partie stationnaire et la réglette sont l'une et l'autre pourvues d'échelles logarithmiques de grandeurs, pour calculer, par comparaison entre les valeurs de ces échelles obtenues en déplaçant ladite réglette, la longueur d'une travée d'une section de conduite comprise entre deux supports successifs, ainsi que la distance à laquelle deux compensateurs de dilatation peuvent être disposée le long d'une partie dudit réseau sans excéder la rotation relative maximale des deux susdites parties de chaque compensateur. 2.- Règle à calcul selon la revendication 1, -caractérisée en ce qu'il est prévu, sur ladite partie stationnaire et sur ladite réglette, une première série d'échelles logarithmi ues pour le poids par unité de longueur de la conduite , l'effort 6 de la conduite, l'épaisseur s de la conduite et le rapport de la longueur L de ladite travée au diamètre extérieur D de la conduite, les échelles de ladite première série étant disposées de manière à permettre de calculer la valeur du rapport B/D suivant l'équation X dans laquelle C1 est une constante. 3.- Règle à calcul selon la revendication 2, caractérisée en ce que les échelles de ladite première série sont prévues sur ladite réglette et sur ladite partie stationnaire en correspondance avec les bords supérieur et inférieur d'une première fenêtre rectangulaire pratiquée dans ladite tartie stationnaire afin de laissser voir ladite réglette. 4.- Règle à calcul selon les revendications t, 2 ou 3, caractérisée en ce qu'il est prévu sur ladite partie stationnaire et sur ladite réglette une deuxième série d'échelles logarithmiques pour le poids par unité de longueur de la conduite , le module d'élasticité E du métal de la conduite, l'épaisseur s de ladite conduite et le rapport de la longueur I de ladite travée au diamètre extérieur D de la conduite, les échelles de ladite deuxième série dotant disposées de manière k permettre de calculer la valeur du rapport B/D suivant l'quation s dans laquelle C2 est une constante 5.- Règle à calcul selon la revendication 4, caractériséeen ce que les échelles de ladite deuxième série sont prévues sur ladite réglette et sur ladite partie stationnaire en correspondance avec les bords supérieur et inférieur d'une deuxième fenêtre rectangulaire pratiquée dans ladite partie stationnaire afin de laisser voir la réglette. 6.- Règle à calcul selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractErisée en ce qu'il est prévu sur ladite partie stationnaire et sur ladite réglette une troisième série d'échelles logarithmiques pour les dilatations ss1 + 2 ou ss 1 + A # de 1 2 1 3 sections de conduite appartenant à une partie dudit réseau le long de laquelle deux ou trois compensateurs de dilatation sont intercalés, pour ladite rotation relative CK des manchons de chaque compensateur et pour la distance a entre deux desdits compensateurs, les échelles de ladite série étant disposées de manière à permettre de calculer les valeurs de a suivant l'une des équations suivantes a = Ai t 2 1 a 30 Li1 + A 3 o( 7.- Règle A calcul selon la revendication 6, caractérisée en ce que les échelles de ladite troisième série sont prévues sur ladite réglette et sur ladite partie stationnaire en correspondance avec le bord inférieur d'une troisième fenêtre rectangulaire pratiquée dans ladite partie stationnaire afin de laisser voir ladite réglette. 8.- Règle à calcul selon l'une quelconque des revendications précédentes, pour le cas où ladite partie du réseau dans laquelle sont intercalés lesdits compensateurs comprend essentiellement deux sections de conduite perpendiculaires entre elles, un premier compensateur étant intercalé dans Elne première section un deuxième et un troisième compensateurs étant intercalés dans une deuxième section, caractérisée en ce qu'il est prévu sur lesdites parties stationnaire et réglette une quatrième série d'échelle logarithmiques pour le rapport t 3/ t 1 entre les dilatations ss 3 de la deuxième section de conduite et a t de la première, pour la distance b entre le premier et deuxième compensateurs, mesurée suivant la direction de ladite deuxième section de conduite, et pour la grandeur (c - a), qui est la différence entre la distance c entre le deuxième et le troisième compensateurs, mesurée suivant la direction de ladite deuxième section de conduite, et la distance a entre le premier et le deuxième compensateurs, mesurée suivant la direction de ladite première section de conduite, les échelles de ladite quatrième série étant disposées de manière à permettre de calculer les valeurs de la grandeur (c - a) suivant l'équation c-a=b b3 #1 9.- Règle à calcul selon la revendication 8, caractérisée en ce que ladite équation donnant la valeur de la grandeur (c - a) est obtenue en imposant la aondition suivante : &alpha;1 #1 = &alpha; 3 #3 dans laquelle 1 et 3 sont les rotations desdits premier et troisième compensateurs, respectivement. 10.- Règle à calcul selon l'une des des revendications 8 et 9, caractérisée en ce que les échelles de ladite quatrième série sont prévues sur ladite réglette et sur ladite partie stationnaire en correspondance avec le bord supérieur de ladite troisième fenêtre . 11.- Règle à calcul selon l'une des revendications 2 à 10, caractérisée en ce que lesdites première, deuxième et troisième fenêtres sont pratiquées dans une seule et même face de ladite partie stationnaire de la règle. 12.- Règle à calcul selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que lesdites échelles logarithmiques sont associées à d'autres échelles disposées pour calculer la dilatation linéaire a L d'une section de conduite. 13.- Règle à calcul selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que lesdites échelles logarithmiques sont associées à d'autres échelles disposées pour calculer la poussée S exercée sur le bas d'un compensateur axial quand une pression de fluide p déterminée agit à l'intérieur de ce compensateur. 14.- Règle à calcul selon l'une des revendiations 12 ou t3, caractérisée en ce que les susdites autres échelles sont prévues en correspondance avec les bords supérieurs et inférieurs de deux autres fenêtres pratiquées dans la face opposée de la règle.