La présente invention concerne un élément modulaire de construction-, pour usage d'habitation ou commercial, susceptible d'être entièrement réalisé en usine et implanté complètement terminé sur le lieu d'édification. L'habitation ou le local commercial se composera alors d'une pluralité d'éléments juxtaposés et rassemblés. Plus précisément, l'invention procède de l'esprit du brevet français nO 76 19 617 et concerne un perfectionnement et des variantes aux dispositifs décrits dans ce brevet. A cet effet, l'invention a pour objet un élément modulaire pour construction'à usage d'habitation ou commercial, constitué par un plancher, un plafond et des parois verticales s'étendant entre le plancher et le plafond de manière a définir au moins un compartiment parallélépipédique en forme de caisson susceptible d'être entièrement terminé intérieurement. Selon l'une des caractéristiques de l'invention, le plancher est constitué par une dalle, recouverte dtune couche d'un matériau souple, sur lequel repose un faux-plancher ou chape, relié au parois verticales a leur base, des moyens de fixation démontables, étant-prévus entre ladite dalle et ledit faux-plancher, au moins dans chacun des angles de l'élément. Dans une première variante, les parois verticales sont obtenues en une seul-e piece, par moulage sur la chape pourvue de pattes à scellement. Dans une seconde variante, les parois verticales sont constituées en un matériau composite, comprenant deux plaques entre lesquelles s'étend une armature interne constituant un réseau d'entretoises, la liaison de ces parois entre elles étant réalisée par des poteaux verticaux coulés et solidifiés dans des espaces ménagés dans chacun des bords adjacents de parois voisines par dégarnissage partiel du réseau d'entretoises susdit, la liaison desdites parois avec le faux plancher étant réalisée au moyen de pattes solidaires du faux plancher coopérant avec un ferraillage placé dans un espace ménagé la base desdites parois par retrait de son armature interne et rempli d'un liant solidifiable.En outre, lesdites parois sont reliées entre elles à leur partie supérieure par un chaînage coulé et solidifié dans un espace également ménagé par dégarnissage partiel de l'armature interne. Enfin, la dalle repose avantageusement dès la construction, sur une structure de soutien au moyen d'au moins quatre vérins qui lui sont solidaires. L'invention sera mieux comprise au cours de la description donnée ci-après à titre d'exemple purement indicatif et non limitatif qui permettra d'en dégager les avantages et les caractéristiques secondaires. Il sera fait référence aux dessins annexés, dans lesquels : - La figure 1 est une vue partielle, schématique et en coupe d'une première réalisation d'un élément selon l'in- vention, - Les figures 2 et 3 illustrent une seconde réalisation de l'invention. En se reportant tout d'abord a la figure 1, on voit la base d'un élément modulaire coupé par un plan médian d'une cloison verticale. Cet élément est constitué d'une dalle 1 en béton armé caissoné, ou en tôle d'acier caissonée, revêtue d'un matériau souple 2 (par exemple du polystirène expansé), sur lequel on a coulé ou rapporté un faux- plancher ou chape 3, soit en béton (armé ou non), soit en un tout autre matériau.La liaison entre cette chape 3 et la dalle 1 est assurée par des moyens de fixation (représentés ici par des boulons 4) placés aux quatre angles de l'élément. Les parois verticales 5 sont ensuite élevées sur la chape 3.Sur cette figure 1, on les a réalisées par moulage en une seule pièce sur des pattes à scellement 6 préalablement prévues dans la chape 3. Les moules sont alors constitués par des panneaux amovibles dressés sur la chape 3 -et l'on procède à une coulée de béton ou platre ou autre ma matériau composite, par le bas et sous pression. Le plafond non représenté de l'élément peut, soit venir directement de moulage, soit être préparé à l'avance et placé au sommet des parois verticales avant la coulée et posséder des éléments pour son ancrage avec le matériau coulé, soit être rapporté après 11é- lévation des parois verticales.Dans les deux premiers cas, il est bien évident qu'il faut constituer des panneaux de moule intérieurs de dimension compatible avec la dimension des ouvertures que comportent impérativement les parois d'un tel élément afin d'en permettre le démoulage. On remarquera sur la figure 1 qu'à la base desdites parois et dans les angles, à l'aplomb des boulons 4, on a prévu des réserves de manière à rendre accessible lesdits boulons et en permettre leur démontage ou tout au moins leur desserrage. I1 faut noter également que la dalle 1 présente une partie la formant rebord extérieur constituant l'assise d'un mur de façade 7 qui peut être monté soit pendant l'élé- vation des parois 5r soit postérieurement à la miseen place de l'élément modulaire sur son lieu d'édification. Entre ce mur 7 et la paroi 5 qui lui est parallèle, il est prévu une zone 8 pour placer un matériau isolant.Dans l'élévation par moulage des parois verticales, il est avantageux d'élever le mur 7 et de l'équiper de son isolant avant de procéder à la coulée. Les éléments 7 -et 8 peuvent alors constituer soit le rev8tement interne du panneau de moule externe, soit le panneau de moule lui-même. Enfin, la dalle 1 repose sur une structure de soutien non représentée sol, plots de montage, fondations) au moyen de vérins 9 (par exemple à vis). Lors de la construction de l'élément, on a donc tout d'abord placé la dalle 1 sur ses vérins 9, puis on l'a équipée du matériau 2 et de son faux plancher 3 et l'on a enfin élevé les parois verticales. Lorsque l'ensemble est solidifie et solidarisé, on procède à son aménagement interieur. Toutes ces opérations s'effectuent en usine. Puis, après avoir desserré les boulons 4, au moyen d'élingues et d'un dispositif élévateur, on soulève l'élément par les coins pourvus de vérins pour le placer sur un vehicule de transport. Enfin, par ce même moyen, on le dépose sur les fondations qui ont été réalisées sur le lieu d'édification et sur lesquelles il repose par ses vérins 9. On resserre les boulons 4, on détruit alors le polystirene 2 sous le mur 7 pour le remplacer par un liant. On voit que des sa construction, et jusqu' sa mise en place, l'élément est toujours soumis au meme type de contraintes, dues à son propre poids, puisque l'effet de ce poids est supporté toujours au même endroit, soit par les vérins 9, soit par les organes de suspension du dispositif élévateur. I1 n'y a donc pas de modifications dans l'état des contraintes, donc pas de risque de créer des fissurations. En outre, le fait d'avoir désolidarisé. la dalle 1 du reste de l'élément en desserrant les boulons 4 ajoute à cet avantage. En effet, lors du transport, il peut se produire, par inertie, des surcharges localisées sur la dalle 1 qui seront absorbées par le matériau souple 2 sans se transmettre au reste de l'élément. Par ailleurs, les vérins 9 permettent une mise à niveau de l'élément lui-même sur ses fondations en même temps que l'ajustement de son niveau avec celui des éléments qui lui sont juxtaposés. Sur la figure 2, on a illustré une paroi verticale 5, constituée par des panneaux de matériau composite comprenant deux plaques parallèles 5a et 5b reliées par une armature d'entretoises 5c, désignés commercialement sous la marque "PLACOPLATRE". Dans ce cas, la chape 3 peut être constituée par plusieurs élé- ments séparés (dans la mesure ot l'élément modulaire a son espace intérieur divisé par des cloisons secondaires) et la liaison de ces elements avec les parois verticales est réalisée au moyen de pattes 9, 10 à oeilletons, coopérant avec un ferraillage 11, logé dans un espace 12 ménagé à la base de la paroi par dégarnissage partiel du réseau d'entretoises 5c existant entre les deux plaques 5a et 5b. Cet espace est ensuite rempli d'un liant solidifiable (par exemple du plâtre) qui est coulé depuis la partie supérieure des parois dans des espaces verticaux ménagés dans les panneaux et formant poteaux de solidarisation des parois entre elles comme le montre la figure 3. Sur cette dernière figure, les parois 5 sont également en "placoplatre" et l'on a procédé à un retrait partiel du réseau d'entretoises 5c pour ménager des espaces verticaux 13 formant poteau (ici d'angle) de liaison de deux parois adjacentes ou de deux panneaux de "placoplatre" coplanaires et un espace horizontal supérieur 14 susceptible de courir tout le long des parois de l'élément modulaire. En coulant un liant solidifiable dans ces espaces, on remplit l'espace 12 comme décrit précédemment puis les espaces 13 et 14 ce dernier ainsi rempli formant le chaînage supérieur de l'élément opérant comme une ceinture de maintien. Le plafond de l'élément peut être constitué par un panneau simple 15 cloué sur des solives 16, ledit panneau et lesdites solives étant par ailleurs solidarisés à la sertie supérieure des parois verticales soit en étant pris dans Se chaînage, soit par tout autre moyen. La présente invention trouve une application intéressante dans le domaine de la construction. Elle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée, mais couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS i. Elément modulaire pour construction d'habitation constitué par un plancher, un plafond et des parois verticales s'étendant entre le plancher et le plafond de manière à définir au moins un compartiment parallèlépipédique en forme de caisson susceptible d'être entièrement terminé intérieUrement, caractérisé en ce que le plancher est constitué par une dalle recouverte d'une couche d'un matériau souple sur lequel repose un faux plancher ou chape relié aux parois verticales à leur base, des moyens de fixation démontables étant prévus entre ladite dalle et ledit faux plancher au moins dans chacun des angles de I'lément. 2. Elément selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parois verticales sont obtenues en une seule pièce par moulage sur la chape pourvue de pattes à scellement. 3. Elément selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parois verticales sont constituéea en un matériau composite, comprenant deux plaques entre lesquelles s'retend une armature interne constituant un réseau d'entretoises, la liaison de ces parois entre elles étant réalisée par des poteaux verticaux coulés et solidifiés dans des espaces ménagés dans chacun des hords adjacents de parois voisines par dégarnissage partiel du réseau d'entretoises susdit, la liaison desdites parois avec le faux plancher étant réalisée au moyen de pattes solidaires du faux plancher coopérant avec un ferraillage placé dans un espace menagé à la base desdites parois par retrait de son armature interne et rempli d'un liant solidifiable. 4. Elément selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdites parois sont reliées a leur partie supérieure par un chainage coulé et solidifié dans un espace ménagé par degarnis- sage partiel de l'armature interne. 5. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le plafond est constitué par un panneau porté par des solives. 6. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément repose dès la construction, sur une structure de soutien, au moyen d'au moins quatre vérins qui lui sont solidaires. 7. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la dalle susdite présente sur au moins l'un de ses côtés, un rebord extérieur servant d'appui à l'élévation d'un mur de façade.