La présente invention se rapporte à un explosif pouvant être tracé magnétiquement, ayant une certaine stabilité, ainsiq2 un procédé pour sa préparation. Plus particulièrement, la présente invention a pour objet znm explosif basé sur un composé de nitrate et d'ester nitrique comme du nitrate d'ammonium, de la nitroglycérine, de la nitrocellulose et du nitroglycol, tel que la dynamite, ainsi qu'un chlorate et un perchlorate, tel que le perchlorate d'ammonium, tous deux sous des formes Io solides et en bouillie, lequel peut être tracé ou détecté magnétiquement en vertu d'un matériau magnétique pulvérulent q-i qui y est incorporé, mais il a toujours le même degré de stabilité que l'explosif lui-même sans matériau magnétique. Il est inutile de dire que les explosifs de composés azotés comme le nitrate d'ammonium, la nitroglycérine, la nitrocellulose, le nitroglycol et analogues sous forme par exemple, de dynamites et explosifs de composés de (per) chlorate constituent le courant principal des explosifs industriels utilisés dans les mines, le génie civil et analogues. Parmi les problèmes très importants posés par l'utilisation d'explosifs industriels comme les dynamites, pour le sautage ou le tirage de roches et de sols, quand le sautage est accompli en plusieurs emplacements" avec plusieurs dynamites en une fois, une ou plusieurs dynamites peut avoir un allumage défectueux. Une telle dynamite non explosée restant sur place après tirage peut exploser accidentellement, quand le travail de sautage ou tirage continue avec les dynamites n'ayant pas explosé non retirées et enfouies dans le sol ou la roche, par le choc mécanique lors d'un contact avec un trépan lorsque l'on effectue l'excavation ou que l'on fore le sol ou la roche pour préparer au tirage suivant. Par conséquent, il est impératif, dans un travail de sautage >-à ou tirage en utilisant des dynamites ou autres explosifs, de pouvoir détecter rapidement et efficacement les explosifs n'ayant pas explosé avant de continuer le travail - de sautage ou tirage, car autrement de grands dégats, E désastreuxpour la main-d'oeuvre peuvent quelquefois être inévitables. Le moyen le plus simple pour détecter de telles dynamites n'ayant pas explosé consiste à rechercher à l'oeil nu bien qu'un tel procédé ne soit pas souhaitable non seulement du fait de la détection incomplète d'une dynamite n'ayant pas explosé mais également du fait du travail important et du danger accompagnant inévitablement une telle tache. En conséquence, on a proposé plusieurs procédés sans l'aide de l'oeil nu des travailleurs pour la détection des dynamites n'ayant pas explosé, sur place. Par ailleurs, un autre problème important posé par un explosif, concerne la détection ou la recherche d'explosif possédés méchamment ou cachés de façon illégale. Par exemple, les explosifs volés et cachés par les cambrioleurs doivent être recherchés par les policiers, ce qui nécessite beaucoup de travail et de temps, et il est courant que des passagers soient fouillés avant de monter dans un avion à la recherche d'armes portées illégalement, afin d'empêcher les détournements, tandis que les procédés utilisés dans les aéroports sont impuissants pour détecter les articles dangereux non métalliques tels que des explosifs, ainsi le développement de procédés efficaces pour la détection des explosifs-est fortement souhaité également de ce point de vue. L'une des tentatives les plus prometteuses pour la détection sure et efficace d'un explosif, tel que la dynamite, consiste à utiliser un matériau magnétique. En effet, chaque dynamite est maintenue ou utilisée en étant intégralement combinée avec un matériau magnétique ou, en particulier, avec un matériau magnétique pulvérulent qui y est incorporé, avec ensuite magnétisation pour permettre une détection facile par un moyen formant capteur magnétique môme à un état caché ou couvert. Par exemple, un certain nombre de ces explosifs magnétiques sont établis aux points de tirage ou de sautage et, si un ou plusieurs des explosifs ne s'allume pas après tirage parce qu'il est couvert de roches et de sable, les emplacements des explosifs n'ayant pas explosé peuvent facilement être indiqués par le moyen formant capteur magnétique. Un moyen formant capteur magnétique installé dans un aéroport peut facilement indiquer une personne portant illégalement un explosif quand cet explosif est mélangé à un matériau magnétique pulvérulent et est magnétisé. Les matériaux magnétiques appropriés dans un tel but ne sont bien entendu pas limités à tout type parti- culier à condition que le matériau soit magnétiquement dur ou, en d'autres termes, que le matériau ait une magnétisation résiduelle ou un champ coercif suffisamment important pour faciliter la détection par un moyen formant' capteur magnétique. Cependant, dans la pratique, la plupart des explosifs pouvant être tracés magnétiquement sont imprégnés d'une ferrite magnétique à une forme finement pulvérisée du fait de sa performance magnétique suffisamment élevée en plus de sa disponibilité et de son prix remarquablement faible en comparaison à d'autres types de matériaux magnétiques. Cependant, les ferrites magnétiques ne sont pas sans poser des problèmes pratiques. L'un des problèmes les plus sérieux dans l'utilisation de poudroede ferrite magnétique incorporéesdans un explosif provient du fait que la stabilité de l'explosif est fortement réduite quand le composé explosif est en contact avec la poudre de ferrite. Dans une expérience entreprise par les inventeurs avec des dynamites, par exemple, le temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azote dans l'essai de chaleur de Abel, qui doit être entrepris obligatoirement comme moyen pour l'évaluation de la stabilité des explosifs comme cela est spécifié dans le règlement du "Explosive Control Act", a diminué à evribn un quart au moins en mélangeant l'explosif à une ferrite pulvérulente en comparaison au même explosif sans la ferrite en poudre. Le temps sera encore écourté avec un explosif mélangé à de la ferrite stocké sur une certaine période de temps avant de l'utiliser pour un tirage. Par conséquent, les avantages des explosifs magnétiques en mélange avec une ferrite en poudre sont fortement réduits par le danger accru provenant de la décomposition pendant le stockage, en fonction de l'intention de 1'utilisation d'explosifs magnétiques. La présente invention a par conséquent pour objet un nouvel explosif magnétique ou pouvant être magnétiquement tracé ou détectable, dans lequel est incorporé un matériau magnétique de ferrite en poudre, en ayant toujours une bonne stabilité, aussi élevée que celle des explosifs ne contenant pas la ferrite en poudre, non seulement tel que préparé mais également après stockage prolongé avant usage pour un tirage. La présente invention a pour autre objet un procédé de préparation d'un tel explosif pouvant être tracé magnétiquement. Le principe de l'invention réside dans le fait que l'on doit impartir, à la ferrite en poudre incorporée dans l'explosif, une condition neutre à-sa surface au point que, quand la ferrite en poudre est en suspension dans l'eau, la valeur du pH de l'eau soit comprise entre ,0 et 9,0. La façon la plus simple pour réaliser la condition de surface neutre ci-dessus de la ferrite en poudre consiste à laver la ferrite en poudre avec de l'eau avant de la mélanger avec l'explosif de façon que tout matériau alcalin libre contenu de façon inhérente dans la ferrite en ait été lixivié. Bien que le lavage de la ferrite en poudre avec de l'eau soit suffisamment efficace pour retirer le matériau alcalin de la couche très superficielle des particules de ferrite, l'enlèvement du matériau alcalin peut être accéléré ou rendu plus complet si la ferrite en poudre est lavée avec un acide dilué ayant un pH de 4,0 ou moins, afin que l'effet 'de stabilisation soit plus durable que par un simple lavage avec de l'eau. Un autre procédé efficace pour maintenir la ferrite en poudre à une condition de surface neutre consiste à enduire la surface de cette ferrite en poudre d'un df matériau polymérique afin d'empêcher la migration ou la libération du matériau alcalin hors de la surface avec ensuite lavage avec de l'eau comme on l'a mentionné ci-dessus. Il est bien entendu que les meilleurs résultats sont obtenus quand le revêtement ci-dessus mentionné d'un matériau polymérique est accompli avec une ferrite en poudre qui a été lavée à l'avance avec de l'eau ou un acide dilué afin de libérer la surface de la ferrite en poudre des matériaux alcalins libres avant de l'enduire. du matériau polymérique. Une autre amélioration de l'explosif-magnétique selon l'invention peut être obtenue quand l'enrobage ou le revêtement de la ferrite en poudre au moyen d'un matériau polymérique est effectué par la polymérisation in situ d'un monomère polymérisable par mécanisme de radicaux libres sur la surface de la ferrite en poudre en présence d'ions d'hydrogènosulfite, ainsi la pellicule du polymère est liée à la surface des particules de ferrite avec des forces accrues d'adhérence. En tenant compte de l'objectif ci-dessus mentionné, les présents inventeurs ont amorcé leurs recherches d'abord pour découvrir la raison de l'instabilisation des explosifs mélangés à une ferrite en poudre. Ils en sont arrivés à la conclusion que les matériaux alcalins libres contenus plus ou moins dans des ferrites magnétiques traditionnelles étaient responsables de l'instabilisation des explosifs, car un matériau alcalin accélère la réaction de décomposition des composants dans les explosifs comme le nitrate d'ammonium, la nitroglycérine, le nitroglycol,, le nitrocellulose, le perchlorate d'ammonium et analogues. Les ferrites magnétiques appartiennent à une classe d'oxydes composés et se composent en général d'un oxyde de fer et d'un ou plusieurs des autres oxydes de métaux alcalins comme du lithium, et de métaux alcalino-terreux comme du calcium, du strontium et du baryum. On les prépare habituellement par calcination d'un mélange pulvérulent -d'hydroxydes ou autres composés facilement décomposés et convertis en oxydes des éléments respectifs,il n'est donc pas surprenant que les matériaux de ferrite contiennent des quantités considérables d'oxydes libres des métaux alcalins ou alcalino-terreix qui ne sont pas en combinaison avec l'oxyde de fer constituant. En conséquence, il s'ensuit que la poudre de ferrite magnétique est de façon souhaitable libérée de tout matériau alcalin libre aussi complètement que possible avant de la mélanger à un explosif. Les efforts des inventeurs dirigés vers l'établissement d'un procédé simple et pratique pourlenlèvement complet des matériaux alcalins libres, de la surface des particules d'une poudre de ferriteyont eu pour résultat inattendu la découverte que le procédé le plussiLmple mais le plus efficace consistait à laver la poudre de ferrite afin que les matériaux alcalins libres soient lixiviés de la surface de la ferrite. En effet, quanddes particules de ferrite magnétique sont mises en suspension dans l'eau, les matériaux alcalins libres contenus dans la couche de surface de la particule sont facilement lixiviés de la surface dans l'eau tandis que la vitesse de migration desmatériaux alcalins libres contenu s dans la partie de noyau de la particule en une quantité de pourcentage sensible, bien que dépendant de la dimension de la particule, des matériaux alcalins libres au total, est très faible vers la surface de la particule et donc un simple lavage de la poudre de ferrite avec de l'eau ou une neutralisation avec une solution d'un acide dilué est pratiquement suffisant pour ne pas affecter de façon néfaste la stabi- lité de l'explosif o cette ferrite magnétique est incorporée, même si un simple lavage ou une simple neutralisation n'est efficace que pour lixivier les matériaux alcalins dans la couche de surface des particules de ferrite. De plus amples recherches sur le lavage de la poudre de ferritecrtétabli une condition critique de lavage selon laquelle la valeur du pH de l'eau dans laquelle les particules de ferrite ainsi lavées sont mises en suspension doit être comprim entre 5,0 et 9,0 quand ce pH est déterminé à la température ambiante avec une suspension de la poudre de ferrite dans quatre fois en poids d'eau, afin de diminuer les effets néfastes de la poudre de ferrite sur la stabilité des explosifs qui lui sont mélangés. Les matériaux de ferrite magnétique adaptés à un mélange dans un explosif selon l'invention comprennent divers types comme des ferrites magnétiques molles ayant une structure cristalline de spinelle exemplifiées par dés ferrites de manganèse-zinc, des ferrites de nickel-zinc- et analogues, des ferrites magnétiques semi-dures exemplifiées par les ferrites de lithium, les ferrites de manganèse-magnésium et analogues et les ferrites magnétiquep dures ayant une structure cristalline de magnétoplUmbite, exemplifiées par celles représentées par la formule générale MO.6Fe20, o M est un cation divalent d'un métal tel que du calcium, du baryum, du strontium et du plomb. Les ferrites magnétiques dures ayant un champ coercif important sont préférées pour la facilité que l'on a à les détecter lorsqu'elles restent dans un explosif n'ayant pas explosé, au moyen d'un capteur magnétique. La poudre des ferrites a avantageusement un diamètre de particule de 10 p ou moins pour faciliter la détection magnétique après tirage, ainsi que pour réduire l'usure par abrasion de la machine utilisée pour mélanger la poudre de ferrite à l'explosif. Cette limite des dimensions de particule est également significative parce que les particules de ferrite contenues dans un explosif et dispersées par l'explosion de cet explosif se démagnétisent rapidement du fait de la chaleur de l'explosion au point que la détection de l'explosif n'ayant pas explosé en utilisant un capteur magnétique n'est pas perturbée par les particules de ferrite insuffisamment démagnétisées et dispersées tout autour. Comme on l'a mentionné précédemment, le lavage de la poudre de ferrite peut être effectué soit avec de l'eau ou avec une solution acide diluée pour neutraliser les matériaux alcalins libres dans la poudre de ferrite. L'acide approprié à la neutralisation n'est pas limité à des acides particuliers, mais peut être tout acide inorganique ou organique traditionnel comme les acides sulfurique, chlorhydrique, sulfureux, phosphorique, acétique et propionique. On préfère les acides inorganiques quand le problème de l'évacuation des eaux usées est pris en considération. Que l'enlèvement du matériau alcalin soit accompli par lavage de la poudre de ferrite avec de l'eau ou par neutralisation avec une solution d'un acide dilué ajoutée à la suspension aqueuse, le lavage ou la neutralisation doit être continué jusqu'à ce que la valeur du pH de la suspension aqueuse de la poudre de ferrite dans quatre fois son poids d'eau soit comprise entre 5,0 et 9,0 ou de préférence entre 6,0 et 8,0 à la température ambiante. Par conséquent, quand on utilise une solution d'un acide dilué pour la neutralisation, toute quantité excessive de l'acide doit être retirée par lavage subséquent avec de l'eau afin que la surface des particules de ferrite ne soit pas indûment acide. Il est quelquefois préférable que la suspension aqueuse contenant la poudre de ferrite pour le lavage ou la neutralisation soit chauffée afin d'accélérer l'enlèvement des matériaux alcalins. La poudre de ferrite lavée comme on l'a décrit ci-dessus et ayant une condition de surface neutre est alors totalement séchée et incorporée dans un explosif en une quantité de quelques % à 20% en poids. Les explosifs mélangés à la poudre de ferrite en condition neutre ont une stabilité qui est à peu près du même degré que dans un explosif ne contenant pasla poudre magnétique. Par exemple, les dynamites préparées comme on l'a décrit ci-dessus répondent aux normes de sécurité avec un temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azote de 30 minutes ou plus dans l'essai de chaleur de Abel comme cela est spécifié dans les règlements. L'explosif magnétique préparé avec la poudre de ferrite lavée ou neutralisée selon la description ci-dessus est suffisamment stable par l'essai de stabilité, au moins telle qu'elle est préparée. Cependant, un problème s'est posé parce que le stockage de l'explosif magnétique sur une période de plusieurs mois ou plus peut diminuer la stabilité de l'explosif. Cela est probablement parce que la surface une fois neutralisée des particules de ferrite reprend graduellement l'alcalinité avec l'écoulement du temps du fait de la migration des matériaux alcalins libres qui sont contenus dans la partie de noyau des particules, vers la surface. Ce problème a de nouveau entraîné les inventeurs à-de plus amples recherches pour obtenir un explosif magnétique stable sur une longue durée. Les recherches entreprises par les inventeurs ont conduit à la solution du problème ci-dessus, selon laquelle un effet plus durable de stabilisation de l'explosif peut être obtenu si la poudre de ferrite à mélanger à l'explosif est traitée avec un acide pendant un temps suffisant pour que la suspension acide contenant la poudre de ferrite ait un pH de 4,0 ou moins avant lavage jusqu'à un état neutre. L'acide utilisé dans ce traitement acide peut être inorganique ou organique parmi ceux nommés ci-dessus pour la neutralisation. Le pH de la suspension acide doit être de 4,0 ou moins car, il est inutile de dire qu'un pH supérieur ne donne pas un effet suffisant du traitement acide tandis qu'il faut noter qu'une concentration excessi- vement élevée de l'acide n'est pas souhaitable à cause de l'effet de décomposition sur la poudre de ferrite ayant. pour résultat une diminution des propriétés magnétiques de la ferrite. Le traitement acide est effectué de préférence à une température élevée de la suspension acide afin d'accélérer la réaction. Après la fin du traitement acide, la poudre de ferrite est lavée avec de l'eau ou neutralisée avec un alcali dilué pour lui impartir sa neutralité, avec ensuite séchage. Un explosif mélangé à la poudre de ferrite ainsi traitée à l'acide reste stable pendant un stockage prolongé pouvant atteindre plusieurs mois ou plus, comme cela est évalué par l'essai de chaleur de Abel. D'autres recherches entreprises pour améliorer la durabilité de la stabilité des explosifs mélangés à de la ferrite, ont conduit à la conclusion que la façon la plus efficace dans ce but était d'empêcher la surface des particules de ferrite d'avoir un contact avec l'explosif en revêtant la surface d'un matériau inerte en plus de l'enlèvement des matériaux alcalins sur ou près de la surface des particules de ferrite. Le matériau inerte-pour enrober les particules de ferrite doit bien entendu être polymérique étant donné les propriétés physiques et chimiques appropriées à un mélange avec les explosifs. Il est inutile de dire que l'enrobage d'une poudre de ferrite au moyen d'un matériau polymérique peut être effectué selon une grande variété de procédés. Par exemple, une plongée de la poudre de ferrite dans une solution d'un polymère avec ensuite séchage, peut donner des particules de ferrite enrobées du polymère. On a cependant trouvé que les meilleurs résultats étaient obtenus par la polymérisation in situ d'un monomère à la surface des particules de ferrite. Le principe et le processus de base decetepolymérisation in situ d'un monomère à la surface des particules de ferrite sont décrits, par exemple, dans le brevet US No. 3 916 038. Dans le procédé, un monomère polymérisable par le mécanisme de polymérisation radicalaire libre est amené en contact avec la surface des particules de ferrite en présence d'ions d'hydrogénosulfite HS03 o le monomère est polymérisé à la surface pour former une pellicule d'enrobage ou de revêtement du polymère sur la particule. La poudre de ferrite ainsi enrobée du polymère est alors lavée avec de l'eau pour garantir la neutralité de la surface. Par ailleurs,il est souhaitable que la poudre de ferrite soit lavée avec de l'eau ou neutralisée avec une solution d'acide dilué à la façon ci-dessus décrite, avant la polymérisation in situ du monomère afin de garantir la neutralité de la surface des particules de ferrite à amener en contact avec le monomère au point que la valeur du pH de l'eau o des particules de ferrite sont mises en suspension soit comprise entre 5,0 et 9,0. Les monomères polymérisables par le mécanisme de polymérisation radicalaire libre et appropriés à la polymérisation in situ ci-dessus mentionnée sont exemplifiés' par des acides acryliques et méthacryliques ainsi que leurs esters comme l'acrylate de méthyb, l'acrylate de butyl, le diacrylate d'éthylèneglycol, le méthacrylate de méthyl, le méthacrylate d'éthylq le diméthacrylate d'éthylèneglycol, le méthacrylate de 2-hydroxyéthyle et analogues les esters vinyliques d'acides carboxyliques aliphatiques comme l'acétate de vinylQ le propionate de vinyl et analogue des composés vinyliques aromatiques comme le styrène, l'% -méthylstyrène et analogueset des monomères diènes comme le butadiène, l'isoprène, le chloroprène et analogues ainsi que l'acrylonitrile, le méthacrylonitrile, l'acrylamide et le méthacrylamide. Ces monomères peuvent être utilisés soit seul ou en combinaison de deux sortes ou plus de façon que les pellicules résultantes d'enrobage soient formées de leur copolymère. La quantité du ou des monomères à amener en contact avec la poudre de ferrite est déterminée en considérant l'économie étant donné le prix des monomères et la perfection de la pellicule d'enrobage formée sur les particules de ferrite. Habituellement, elle est comprise entre 0,1 et 30% en poids ou de préférence entre 0,5 et 10% en poids en se basant sur la poudre de ferrite. Des quantités plus importantes du monomère par rapport à ce qui précède, sont économiquement désavantageuses tandis que les particules de ferrite sont enrobées incomplètement d'une plus faible quantité du monomère. Les ions d'hydrogénosulfite devant être présents dans le mélange en polymérisation sont amenés en ajoutant de l'acide sulfureux aqueux, du bioxyde de soufre gazeux, une solution de sulfite aqueux, une solution d'hydrogéno- sulfite aqueux et analoguesdans la suspension aqueuse du monomère et de la poudre de ferrite. La quantité du matériau amenant l'ion d'hydrogénosulfite est comprise entre 0,01 et 30 parties en poids ou de préférence entre 0,5 et 10 parties en poids, en calculant sous forme d'acide sulfureux, pour 100 parties en poids du monomère ou des monomères. Le processus d'enrobage Ou de rattomtpar la polymé- risation in situ ci-dessus mentionnée est effectué à la façon qui suit. Ainsi, on' met en suspension une partie en poids de la poudre de ferrite, rendue, de préférence, neutre en surface à l'avance par un pré-traitement, dans 1 à 10 parties en poids d'eau et on ajoute le monomère ou les monomères et l'agent amenant l'ion d'hydrogéno- sulfite, dans la suspension, aux quantités définies ci-dessus. La réaction de polymérisation se passe à une température comprise entre 10 et 1000C ou, de préférence, entre 20 et 700C et il y a une conversion de presque 100% du monomère en polymère en 1 à 4 heures. Il est inutile de dire qu'une grande diversité de modifications et de variations est possible dans les conditions ci-dessus décrites pour la polymérisation in situ. La poudre de ferrite après accomplissement de la polymérisation in situ comme ci-dessus, contient naturel- lement ou est contaminée d'une substance acide qui peut être l'acide sulfureux ou l'acide sulfurique comme produit d'oxydation ainsi qu' un dérivé d'acide sulfonique produit par la réaction de l'acide sulfureux ou de l'acide sulfurique avec le monomère ou les espèces oligomères actives en croissance. Ces substances acides sont néfastes à la stabilité de l'explosif, accélérant sa décomposition. En conséquence, une telle substance acide doit être retirée par lavage avec de l'eau ou par neutralisation avec un alcali dilué afin que la neutralité de la poudre de ferrite à la surface soit garantie pour donner un pH de ,0 à 9,0 à l'eau dans laquelle est mise en suspension la ferrite en poudre enrobée du polymère. Quand la neutralisation de la substance acide est r" entreprise avec un alcali, une solution aqueuse diluée de soude, de potasse, du carbonate de sodium et analogue ainsi que de l'eau ammoniacale diluée peut être utilisée bien que cela ne soit pas limité. Il est préférable que la poudre de ferrite neutralisée avec un alcali et enrobée du polymère soit encore lavée avec de l'eau pour retirer toute trace des matériaux alcalins et autres matériaux solubles dans l'eau et pour amener la surface des particules enrobée de ferrite à une condition sans électrolyte. En effet, un lavage final avec de l'eau est répété jusqu'à ce que l'eau de lavage aftom pH de 5,0 à 9,0 ou de préférence de 6,0 à 8,0. La poudre de ferrite enrobée du polymère ainsi obtenue est alors totalement séchéeot quand elle est à l'état de gàteau, elle est désintégrée en particules e individuelles avant incorporation dans un explosif d'une façon appropriée. Les explosifs auxquels peut s'appliquer le procédé selon l'invention comprennent trois classes selon les composés chimiques ayant un problème d'instabilisation lors d'un mélange avec une poudre de ferrite non traitée selon l'invention. Les explosifs de la première classe sont ceux à base d'ester nitrique comme la nitroglycérine, le nitroglycol et analogue typiquement représentés par les dynamites. Les explosifs de la seconde classe sont ceux à base de chlorate ou de perchlorate comme le perchlorate d'ammonium et les explosifs de la troisième classe sont ceux - à base de nitrate comme le nitrate d'ammonium et analogues comprenant les explosifs connus du type ANF0, à un état de bouillie ou de gel. Les explosifs magnétiques mélangés à la poudre de ferrite enrobée du polymère que l'on obtient à la façon ci-dessus décrite, sont très stables lors de l'essai de stabilité, non seulement telsque préparés mais également au bout d'un stockage prolongé de six mois ou plus, pour répondre aux normes spécifiées selon le type particulier des explosifs. Par exemple, une dynamite magnétique préparée à la façon ci-dessus décrite avec une poudre de ferrite répond à la norme de stabilité dans l'essai de Abel à 720C, donnant un temps jusqu'à la détection du Lioxyde d'azote de 30 minutes ou plus quand on mélange 10% en poids de la poudre de ferrite à l'explosif et que l'on stocke sur une période de six mois. Cette stabilité durable de l'explosif imprégné de ferrite est très surprenante et inattendue quand on compare avec une dynamite semblable mélangée à la même quantité de poudre de ferrite non traitée qui donne un temps jusqu'à la détection du Bioxyde d'azote qui n'est que de 7 minutes par l'essai de chaleur de Abel à 720C, immédiatement après mélange avec une tendance encore plus importante à la diminution pendant le stockage. L'essai de chaleur de Abel ci-dessus mentionné est un procédé très sensible comme mesure de l'estimation de la stabilité d'une dynamite vis-à-vis de la décomposition. Par exemple, le temps jusqu'à la détection de bioxyde d'azote est remarquablement diminué même par la présence d'une trace d'un matériau acide ou alcalin dans l'explosif, induisant la décomposition des groupes nitro ou des groupes esters nitriques dans l'explosif. Par conséquent, le résultat d'un essai satisfaisant à l'essai de chaleur de Abel d'une part est une évidence de l'absence complète de toute impureté responsable de la décomposition ou de la dégradation du matériau polymérique dans les pellicules d'enrobage d'autre part. En conséquence, la stabilité de l'explosif magnétique selon l'invention doit être garantie sur une période bien plus longue de stockage que dans l'essai de stockage jusqu'à six mois décrit aux exemples qui suivent donnés pour illustrer la présente invention en plus de détail sans en aucun cas en limiter le cadre. D'autre part, la performance de sautage ou tirage de :L'explosif, tel que la dynamite, est peu affectée par l'incorporation de la poudre de ferrite à condition que la quantité de ferrite ne soit pas excessivement importante. Dans un exemple, une dynamite a été mélangée à 10% en poids d'une poudre de ferrite de baryum traitée selon le procédé de l'invention et magnétisée en utilisant un magnétiseur à condensateur pouvant donner un champ magnétique de 18 000 Oe au maximum. Une mesure de la vitesse de détonation a été entreprise selon le processus spécifié dans la norme Japonaise JIS avec la dynamite telle quelle et la dynamite mélangée à la ferrite et magnétisée pour donner des valeurs de 5 800 m/s dans le premier cas et de 5 540 mIs dans le dernier cas. Exemiple 1. Dans un ballon à trois cols d'une capacité de 1 litre, équipé d'un agitateur, d'un thermomètre et d'un condenseur, on a introduit 500 g d'eau et 100 g d'une poudre de ferrite de baryum ayant un diamètre moyen des particules de l'ordre de 1 p, et la suspension a été chauffée jusqu'à l'ébullition o l'on a continué l'agitation pendant 1 heure avec ensuite. refroidissement à la température ambiante. La suspension avait un pH de 11,3. La suspension a été neutralisée jusqu'à un pH de 7,0 en ajoutant un faible volume d'acide dIlorhydrique à 1 N. En maintenant airepos, le pH de cette suspension une fois neutralisé augmenté graduellement pour atteindre 8,6 au bout de 30 minutes o le pH se stabilisa avec une très faible augmentation par un plus ample repos. La suspension a encore été neutralisée avec l'acide chlorhydrique à 1 N, à un pH de 7,0 et filtrée pour être séparée en solution aqueuse et poudre de ferrite, que l'on a lavéedeux fois à chaque fois avec 200 g d'eau et que l'on a totalement séchée dans un dessiccateur sous vide. Le rendement était de 99,3 g. Un essai de chaleur de Abel a été entrepris à 72 C avec une dynamite préparée en mélangeant uniformément g de la poudre de ferrite de baryum ainsi traitée à g d'une dynamite de la qualité Enoki No. 2, pour estimer la stabilité-dela dynamite pouvant être tracée magnétiquement. Le temps jusqu'à la détection de bioxyde d'azote gazeux en tant que produit de décomposition de la dynamite était de 30 minutes ou plus, identique à celui obtenu avec le produit standard de la dynamite de la même qualité. A titre de comparaison, le même essai de chaleur de Abel a été entrepris pour une dynamite mélangée à 10 g de la môme ferrite de baryum mais non traitée. Le temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azote gazeux n'était que de 7 minutes pour indiquer l'effet très peu souhaitable de l'instabilisation provoquée par la poudre de ferrite. Exemple 2. On a répété le même processus expérimental qu'à l'exemple 1 mais en remplaçant l'acide chloihydrique utilisé pour le neutralisation par de l'acide sulfurique à 1 N. Le rendement en poudre de ferrite ainsi neutralisée, lavée et séchée était de 99,6 g. L'essai de chaleur de Abel entrepris avec une dynamite mélangée à la poudre de ferrite de baryum traitée ci-dessus de la même façon qu'à l'exemple 1 a donné un temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azote de 30 minutes ou plus. Exemple 3. Le processus expérimental était le même que celui de l'exemple 1 à l'exception que la ferrite de baryum était remplacéepar 100 g d'une poudre de ferrite de strontium ayant un diamètre moyen des particules de l'ordre de 2 ô. Le rendement de la poudre de ferrite ainsi neutralisée, lavée et séchée était de 99,5 g. L'essai de chaleur de Abel entrepris avec une dynamite mélangée à la poudre de ferrite de strontium ci-dessus traitée de la même façon qu'à l'exemple 1 a donné un temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azote de 30 minutes ou plus. Exemple 4. Dans le même dispositif que celui utilisé à l'exemple 1, on a mis en suspension 100 g d'une poudre de ferrite de baryum ayant un diamètre moyen des particules de l'ordre de 1 p dans 500 g d'eau et la suspension a été chauffée jusqu'à l'ébullition o l'on a continué l'agitation pendant 1 heure avec ensuite refroidissement à la température ambiante. La suspension avait un pH de 11,5. i La suspension a été filtrée et la poudre de ferrite a été lavée cinq fois, à chaque fois avec 200 g d'eau. L'eau de lavage du cinquième lavage avait un pH de 8,8. La poudre de ferrite de baryum a été totalement séchée dans un dessiccateur sous vide. Le rendement de la poudre de ferrite ainsi séchée était de 99,6 g. L'essai de chaleur de Abel a été entrepris de la même façon qu'à l'exemple 1 pour donner un temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azote de 30 minutes ou plus. Exemple 5. Dans le même ballon que celui utilisé à l'exemple 1, - on a introduit 100 g de la même ferrite de baryum qu'à l'exemple 1 et 500 g d'eau avec addition de 20 ml d'acide chlorhydrique à 1 N et on a agité la suspension pendant minutes à une température élevée. La suspension avait un pH de 1,6 après refroidissement à la température ambiante. La suspension aqueuse acide a été neutralisée en ajoutant un faible volume d'une solution aqueuse à 1 N de soude jusqu'à un pH de 7,0. En maintenant ai repos, le pH de la suspension aqueuse acide neutralisée diminua graduellement pour atteindre 5,5 au bout de 30 minutes, o le pH se stabilisa avec une très légère autre diminution, même lors d'un repos prolongé. La suspension aqueuse ainsi faiblement acidifiée a de nouveau été neutralisée en ajoutant un faible volume de la solution alcaline jusqu'à un pH de 7,0 et en filtrant ensuite. La poudre de ferrite a été lavée deux fois, à chaque fois avec 200 g d'eau avec ensuite séchage dans un dessiccateur sous vide. Le rendement était de 98,5 g. L'essai de chaleur de Abel entrepris de la même 1o façon qu'à l'exemple 1 à 720C avec la poudre de ferrite ainsi traitée a donné un temps jusqu'à la détection de bioxyde d'azote gazeux de 30 minutes ou plus, directement après mélange de la poudre de ferrite avec la dynamite tandis que le temps était sensiblement inchangé au bout de 3 mois de stockage de la dynamite mélangée de ferrite. Exemple 6. Le processus expérimental était le même qu'à l'exemple ci-dessus mais en utilisant un acide sulfurique à 1 N à la place de l'acidecblorhydrique à 1 N. Le rendement de la poudre de ferrite traitée à l'acide était de 99,6 g. Les résultats de l'essai de chaleur de Abel entrepris avec la dynamite mélangée de la poudre de ferrite ainsi traitée étaient les mêmes qu'à l'exemple 5, aussi bien directement après mélange de la poudre de ferrite avec la dynamite qu'au bout de 3 mois de stockage de la dynamite mélangée de ferrite. Exemple 7. Le processus expérimental était exactement le même qu'à l'exemple 5 à l'exception que l'on a traité la même poudre de ferrite de strontium qu'à l'exemple 3, au lieu de ferrite de baryum. Le rendement de la poudre de ferrite traitée à l'acide était de 98,7 g. Les résultats de l'essai de chaleur de Abel entrepris avec la dynamite mélangée à la ferrite de strontium ainsi traitée à l'acide de la même façon qu'à l'exemple 5 étaient aussi bons qu'à l'exemple 5 aussi bien directement après mélange de la poudre de ferrite qu'au bout de 3 mois de stockage de la dynamite. Exemple 8. On a chauffé une suspension aqueuse de 100 g de la même poudre de ferrite de baryum qu'à l'exemple 1 dans 500 g d'eau jusqu'à 'ébullition, dans le même ballon que celui utilisé à l'exemple 1, et on a agité pendant 1 heure en continuant à faire bouillir. Alors, on a ajouté ml d'un acidecblorhydrique à 1 N, dans la suspension, et on a encore continuël'agitation pendant 30 minutes supplémentaires. La suspension avait un pH ne dépassant pas 1 après refroidissement à la température ambiante. La suspension a été filtrée avec aspiration et la poudre de ferrite a été lavée dix fois, à chaque fois avec g d'eau. L'eau de lavage du dernier lavage avait un pH de 5,6. La poudre de ferrite a été totalement séchée dans un dessiccateur sous vide. Le rendement de la poudre de ferrite ainsi traitée et séchée était de 98,3 g. L'essai de chaleur de Abel entrepris avec la dynamite mélangée à la poudre de ferrite ainsi traitée de la même façon qu'à l'exemple 5 a donné un temps jusqu'à la détection de bioxyde d'azote gazeux de 30 minutes ou plus, à la fois directement après mélange de la poudre de ferrite et au bout de 3 mois de stockage. Exemple 9. Dans un ballon d'une capacité de 1 litre, équipé d'un agitateur et d'un thermomètre, on a introduit 100 g de la même poudre de ferrite de baryum qu'à l'exemple 1, g d'un polymère d'acrylate de méthyleet 500 g de benzène pour dissoudre le polymère et on a agité le mélange - pendant 10 minutes à la température ambiante. La solution dans le benzène a été retirée par filtration et le gâteau humide de ferrite de baryum a été séché et désintégré en poudre. L'augmentation de poids de la poudre de ferrite ainsi traitée était de l'ordre de 2,0%, indiquant un enrobage des particules de ferrite au moyen du polymère. La poudre de ferrite enrobée du polymère a été mélangée à de la dynamite de la même façon qu'à l'exemple 1 et l'essai de chaleur de Abel entrepris avec cette dynamite a donné un temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azote de 30 minutes ou plus. Exemple 10. Dans une suspension de 100 g d'une ferrite de baryum ayant un diamètre moyen des particules de l'ordre de 1 p dans 500 g d'eau maintenue à 600C, on a ajouté 7 g d'un monomère de méthacrylate de méthyl et 40 g d'acide sulfureux aqueux à 6% etcn a vigoureusement agité le mélange pendant 2 heures à 600C. La valeur du pH du mélange réactionnel après refroidissement était de 2,8. Une demi-partie du mélange en bouillie ainsi obtenu a été filtrée telle quelle et le gàteau humide de la poudre de ferrite de baryum a été séché. Cette poudre est appelée ferrite non neutralisée. L'autre moitié de la suspension après la réaction a été neutralisée à un pH de 7,0 en ajoutant un faible volume d'une solution aqueuse à 0,1 N de soude et on a filtré et la poudre de ferrite a été séchée. Cette poudre est appelée la ferrite neutralisée. La teneur en matière polymérique dans les ferrites non neutraliséeet neutralisée était de 6,0 g pour 100 g de la ferrite. Chacune des ferrites séchées a été broyée et désintégrée au moyen d'un pilon et d'un mortier et on l'a utilisée comme poudre magnétique pour mélange dans un explosif. Le processus d'essai pour la stabilité de la dynamite mélangée à de la poudre de ferrite était le même qu'à l'exemple 1 et les temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azote étaient de 30 minutes ou plus et 22 minutes pour les ferrites neutralisée et non neutralisée, respec- tivement. Le temps jusqu'à la détection de bioxyde d'azote au bout d'un mois de stockage a diminué quelque peumême dans la dynamite mélangée à la ferrite neutralisée, mais la diminution a été bien plus remarquable dans la dynamite mélangée à la ferrite non neutralisée. Exemple 11. Dans le même récipient réactionnel que celui utilisé à l'exemple 10, on a introduit 100 g d'une poudre de ferrite de baryum ayant un diamètre moyen de particule de l'ordre de 1 P et 500 g d'eau et la suspension a été vigoureusement agitée pendant environ 30 minutes à 800C. Le pH de la suspension était de 11,0. On a ajouté, à la suspension, un faible volume d'acide chlorhydrique à 1 N, pour neutra- liser l'alcalinité en amenant le pH de la suspension à 7,0. Après neutralisation comme ci-dessus, on a ajouté, à la suspension maintenue à 600C, 7 g de méthacrylate de méthyl comme monomère et 20 g d'acide sulfureux aqueux à 6%, et on a continuéencore l'agitation pendant 2 heures supplémentaires à la même température pour effectuer la polymérisation du monomère. A la fin de la réaction, le mélange refroidi à la température ambiante avait un pH de 3,0. Une demi-portion de la suspension ainsi obtenue a été filtrée telle quelle et le gàteau humide a été séché sous vide pour donner une poudre de ferrite enrobée du polymère, appelée ci-après ferrite non neutralisée. L'autre demi- portion de la suspension a été filtrée après neutralisation à un pH de 7, 0 en ajoutant un faible volume d'une solution aqueuse à 0,1 N de soude et le gàteau humide a été séché sous vide pour donner une poudre de ferrite enrobée d'un polymère, appelée ci-après ferrite neutralisée. La teneur en polymère dans la poudre de ferrite enrobée du polymère était de 6,5 g pour 100 g de la ferrite. Les ferrites non neutralisée et neutralisée ainsi obtenues ont été soumises à l'essai pour examiner les influences sur la stabilité des dynamites magnétiques mélangées avec elles, par l'essai de chaleur de Abel de la même façon que dans les exemples qui précèdent. Les temps jusqu'à la détection de bioxyde d'azote étaient de minutes ou plus et de 22 minutes pour les dynamites mélangées aux ferrites neutralisée et non neutralisée, respectivement, immédiatement après préparation des dynamites magnétiques. L'essai de chaleur de Abel a été répété avec les mêmes dynamites magnétiques au bout de 6 mois de stockage pour donner le résultat selon lequel le temps jusqu'à la détection de bioxyde d'azote était inchangé dans la dynamite mélangée à la ferrite neutralisée tandis que ce temps avait diminué de 18 minutes dans la dynamite- mélangée à la ferrite non neutralisée. Exemples 12 à 20. Dans chacun des exemples décrits ici, 100 g d'une poudre de ferrite de baryum (à l'exception des exemples 12 et 16) ou d'une poudre de ferrite de strontium (exemples 12 et 16), chacune d'un diamètre moyen de particule de l'ordre de 1 j, ont été mis en suspension dans 300 g (exemple- 15) ou 500 g (à l'exception de l'exemple 15) d'eau et la suspension a été vigoureusement agitée pendant environ minutes à 800C. A la fin de l'agitation de 30 minutes, le pH de chacune des suspension a été mesurée pour donner une valeur indiquée au tableau 1 ci-dessous. Alors, dans la suspension après neutralisation à pH de 7,0 en ajoutant une faible quantité d'acide sulfurique à 1 N (exemples 15, 19 et 20)ou d' acide chlorhydrique à 1 N (à l'exception des exemples 15, 19 et 20) et maintenue à une température indiquée au tableau, on a ajouté 20 g d'acide sulfurique aqueux à 6% et une ou deux sortes des monomères indiqués au tableau etaux quantités également indiquées au tableau et la polymérisation du ou des monomères a été entreprise en agitant la suspension maintenue à la même température pendant 3 heures (exemples 15 et 16) ou 2 heures (à l'exception des exemples 15 et 16). La valeur du pH de la suspension refroidie était telle qu'indiquée au tableau. Une demi-portion de la suspension ainsi obtenue a été filtrée telle quelle et le gàteau humide a été séché sous vide pour donner une poudre de ferrite enduite d'un polymère appelée ci-après ferrite non neutralisée. L'autre demi-portion de la suspension a été neutralisée à un pH de 7,0 en ajoutant un petit volume d'une solution aqueuse de 0,1 N de soude et en filtrant, et le gàteau filtré a été séché sous vide pour donner une poudre de ferrite enrobée d'un polymère, appelée ci-après ferrite neutralisée. Les contenus du polymère dans ces poudres de ferrite enrobées d'un polymère ont été déterminés à partir de l'augmentation de poids, pour donner les valeurs indiquées au tableau 1. Chacune des poudres de ferrite enrobée du polymère ainsi obtenuesaété broyée au moyen d'un mortier et d'un pilon et soumise à l'essai de stabilité de la dynamite mélangée par l'essai de chaleur de Abel, de la même façon que dans les exemples qui précèdent. Le temps jusqu'à la détection de bioxyde d'azote était de 30 minutes ou plus dans chacune des dynamites telles que mélangées avec les - ferrites neutralisées tandis que le temps était de 25 minute#,'z ou moins dans les dynamites mélangées avec la ferrite non neutralisée, comme on peut le voir sur le tableau 1. L'eseai. de chaleur de Abel a été répété avec les mêmes échantillons, de dynamite après stockage d'un mois (exemples 17 à 20) ou de 6 mois (exemples 12 à 16).On n'a noté aucun changement- remarquable du temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azotée dans les dynamites magnétiques mélangées auirferrites neutralisées tandis que des diminutions remarquables étaient notées pour le temps dans les dynamites magnétiques mélangées aux ferrites non neutralisées comme le montre le tableau 1. Exemple 21. Une suspension aqueuse de 100 g d'une poudre de ferrite de baryum ayant un diamètre moyen des particules de l'ordre de 1 p dans 500 g d'eau a été vigoureusement agitée pendant minutes à 800C. La valeur du pH de cette suspension était de 11,0. près avoir été neutralisée à un pH de 7,0 en ajoutant, un faible volume d'un acide chlorhydrique à 1 N, la suspension maintenue à 600C a été mélangée à 7 g du monomère de méthacrylate de méthyl et 20 g d'un acide sulfureux aqueux à 6 Setlazactnicb polymérisation du monomère a été entreprise par agitation de la suspension pendant 24 93830 2 heures à 600C. La valeur du pH de la suspension après l'accomplissement de la réaction de polymérisation et le refroidissement à la température ambiante était de 3,1. Une demi-portion de la suspension a été filtrée telle quelle et la poudre de ferrite à l'état humide a été séchée sous vide pour donner une poudre de ferrite de baryum enrobée du polymère, -appelée ferrite non neutralisée. L'autre demi-portion de la suspension a été filtrée et le gâteau humide de la ferrite a été lavé six fois, à chaque fois avec 200 g d'eau et ensuite séché sous vide. La valeur du pH de l'eau de lavage obtenue dans le dernier lavage était de 6,2. La poudre de ferrite ainsi lavée et séchée et enrobée du polymère est appelée ferrite lavée ci-après. La teneur en polymère dans ces poutres de ferrite enrobées du polymère était de 6,0 g pour 100 g de la ferrite. Après l'a dr1mn6e avec un mortier et un pilon, chacune des ferrites enrobées d'un polymère a été soumise à l'essai pour l'influence sur la stabilité de la dynamite magnétique mélangée par l'essai de chaleur de Abel de la même façon que dans les exemples qui précèdent. Le temps jusqu'à la détection de bioxyde d'azote était de 30 minutes ou plus dans la dynamite mélangée à la ferrite lavée, n'indiquant pas d'influence néfaste sur la stabilité de la dynamite tandis que le temps dans la dynamite mélangée à la ferrite non neutralisée était de 22 minutes. Les essais ont été répétés avec les mêmes dynamites magnétiques après six mois de stockage pour trouver que le temps jusqu'à la détection du bioxyde d'azote avait diminué à 16 minutes dans la dynamite magnétique mélangée à la ferrite non neutralisée tandis que le temps était toujours de 30 minutes ou plus dans la dynamite mélangée à la ferrite lavée. Tab le u I__ _ __ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ ExemplepH de laPnl ymis.a.tion.H de laQuantitéStabilitéde dla dyna- euspensionMonomère(s) ITempé-du reVê- 6 iguenavec No.IV tur; suspensi9nde, No. ntnus ot( ris rmature aers poly- tementea zrrit non sation oc rist dV poly-neutrai s e, mn mere.g71uug rerrre1gtelle queaprès prepareestockage 12 10,5 Wth aque a) 1210,5 déte mehet7)603,2 6,1 24 20 a) 13 11,0 arlt 1311,0 a m tfiyle (M603,5 6,4 20 15 a) 14 11 0 Wth4%v a) 1411,0 Re mehyet)60 3,1 2,5 22 15 a) 1 51 1, 5 ' t hm % % r v 1 a a) 11,5 sò 35 2,4 6,5 19 15 a) 16 10,6 acrylate d m1thyle (735 2,7 6,2 21 16 a) 17 11,0 Styrène (7)603,0 5,9 25 20 b) 18 11,0 a tb aQétte41 1811,0 vinyte 0) 402,4 1,9 18 12) eéthvait__ _e m_ I ___ _ b) 19 11,0 diméthacrylat603, 3 6,6 24 19 d 'éthylène, x) J acyvaIe e ye60 2,9) b) 110di2 2011,0 me{Ye Lg 60 2,9 6,7 20 14 b) d. d'.thjGrl _ate I 35 ru U -Pl- Co Lq> a) pour 6 mois, b) pour' 1 mois A Exemple 22. Dans le même dispositif que celui utilisé à l'exemple 1, on a mis en suspension 100 g de la même poudre de ferrite de baryum qu'à l'exemple 1 dans 500 ml d'eau et la suspension a été vigoureusement agitée pendant 30 minutes à 800C. La valeur du pH de la suspension telle que refroidie était de 11,0. La suspension a été neutralisée en ajoutant un petit volume d'acide dalorhydrique à 1 N jusqu'à un pH de 7,0 et a été filtrée et le gâteau humide a été séché dans un dessiccateur sous vide et désintégré en utilisant un mortier et un pilon. L'influence de la ferrite de baryum traitée et obtenue ci-dessus sur la stabilité d'un explosif de nitrate d'ammonium pulvérulent a été examinée en mélangeant totalement 10 g de ferrite de baryum en poudre à 100 g de l'explosif et en soumettant l'explosif ainsi mélangé de ferrite à l'essai d'acide libre selon le processus d'essai spécifié à l'Article 59 des règlements pour le contrôle des explosifs. Le temps jusqu'à un rougissement du papier de tournesol bleu selon le processus était de 8 heures ou plus tandis que ce temps pour un explosif acceptable doit être d'au moins 4 heures. A titre de comparaison, la même poudre de ferrite de baryum avant traitement de neutralisation a été soumise au même essai de stabilité du nitrate d'ammonium explosif mélangé de ferrite. Le temps jusqu'au rougissement du papier de tournesol bleu était de l'ordre de 3 heures. Exemple 23. La même poudre de ferrite de strontium que celle utilisée à l'exemple 12 a été mise en suspension dans l'eau et on a agité de la même façon qu'à l'exemple 22. Le pH de la suspension telle que refroidie était de 10,5. La suspension a été neutralisée à un pH de 7,0 en ajoutant un petit volume d'acide sulfurique à 1 N et on a filtré 3_5 et le gâteau humide a été séché et désintégré comme à l'exemple qui précède. L'influence de la poudre de ferrite de strontium ainsi neutralisée sur la stabilité d'un perchlorate d'ammonium pulvérulent comme explosif a été examinée en mélangeant 10 g de la poudre de ferrite à 100 g de l'explosif et en soumettant l'explosif mélangé de ferrite à l'essai d'acide libre. Le temps jusqu'au rougissement du papier tournesol bleu était de 8 heures ou plus tandis que le temps dans l'essai avec la même poudre de ferrite de strontium avant traitement de neutralisation était de l'ordre de 3 heures. ExemDles 24 à 29.- Dans une suspension aqueuse de 100 g de la même ferrite de baryum ou de la ferrite de strontium comme on l'a utilisée aux exemples 22 ou 23, à un pH de 7,0 par la neutralisation avec un acide sulfurique à 1 N (exemple 26) ou un acidecblorhydrique à 1 N (à l'exception de l'exemple 26), on a ajouté un monomère indiqué au tableau 2 ci-dessous en une quantité également donnée au tableau, et 20 g d'un acide sulfureux aqueux à 6% et on a agité la suspension à la température et pendant le temps indiqués au tableau pour effectuer la polymérisation du monomère. A la fin de la réaction et après refroidissement à la température ambiante, le pH de la suspension a été déterminé pour donner la valeur indiquée au tableau. Une demi-portion du mélange en bouillie ainsi obtenu a été filtrée telle quelle et le gâteau humide de la poudre,' de ferrite a été séché sous vide et désintégré pour donner une poudre de ferrite enrobée d'un polymère, appelée ferrite non neutralisée ci-après. L'autre demi-portion de la suspension aqueuse a été neutralisée à un pH de 7,0 en ajoutant un faible volume d'une solution aqueuse à 1 N de soude et en traitant de la même façon que ci-dessus pour donner une autre poudre de ferrite enrobée du polymère,;.. appelée ci-après ferrite neutralisée. La quantité de revêtement de chacune des poudres de ferrite a été déterminée à partir de l'augmentation de poids pour donner *la valeur indiquée au tableau. Chacune des ferrites non neutralisée et neutralisée ainsi obtenueSa été soumise à l'examen des influences sur la stabilité du nitrate d'ammonium ou du perchlorate d'ammonium explosif en mélange avec elle, par l'essai d'acide libre des explosifs mélangés de ferrite de la même façon qu'à l'exemple 22. Les temps jusqu'au rougissement du papier tournesol bleu sont indiqués au tableau 2. Tableau 2 Polymérisation Monomère ( s) (g, pris) Tempé- rature OoC Temps, heures EH de la uspensonr apres polyméri- satlon quantité de re- vétement du poly- mere, g/100 g ferrite Essai à l'acide libre,heures ausqu'au rougissement du ralrn _.A n Explosif *2 en mélan- ge avec la ferriti neïtrali- see + I I t I y méthacrylate de méthyl e acrylate de méthyle (O styrène (7) acétate de vinyle (3) acrylate de méthyle (3) méthacrylate de méthyle (7) diméthacry- late d'éthy- lèneglyg8i, 3,0 2,7 3,0 2,4 2,4 3,3 6,5 6,2 ,9 1,9 2,6 6,6 (b) (a) (a) (b) (a) (b) >8 >8 >8 >8 en mélange qvec. la Iferrite non neu- tralisée 1,5 1,5 2,5 rO "O soo O w C> explosif t - - *1 Exem- ple No. Ba S r Ba Sr Ba Ba *1. Ba: ferrite de baryum; Sr: ferrite de strontium *2. (a): nitrate d'ammonium explosif; (b): perchlorate d'ammonium ___4 ------------------__1 -,-- -t-- __ id l R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Explosif pouvant être tracé magnétiquement, caractérisé en ce qu'il contient: (a) un explosif choisi dans le groupe consistant en explosifs d'esters nitriques, explosifs de nitrate et explosifs de perchlorate; et (b) une poudre de ferrite magnétique en mélange avec ledit explosif, ladite poudre de ferrite ayant une condition de surface neutre telle que l'eau dans laquelle ladite poudre de ferrite est en suspension ait un pH compris entre 5,0 et 9,0. 2. Explosif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poudre de ferrite précitée est libérée de l'alcalinité libre à la surface de ses particules par lavage avec de l'eau. 3. Explosif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poudre de ferrite précitée est libérée de l'alcalinité libre à la surface de ses particules par neutralisation au moyen d'une solution acide aqueuse diluée. 4. Explosif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la neutralité est impartie à la surface des particules de la poudre de ferrite magnétique précitée par réaction avec une solution acide aqueuse ayant un pH de 4,0 ou en dessous avec ensuite lavage avec de l'eau ou en neutralisant avec une solution alcaline aqueuse diluée pour donner un pH compris entre 5,0 et 9,0. 5. Explosif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les particules de la poudre de ferrite précitée sont enrobées d'un matériau polymérique sur leur surface. 6. Explosif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la surface des particules de ferrite se trouvant - en-dessous de la couche de revêtement précitée du matériau polymérique est libérée de l'alcalinité libre. 7. Procédé de préparation d'un explosif pouvant être tracé magnétiquement, caractérisé en ce qu'il consiste à amener une poudre de ferrite magnétique à une condition neutre sur la surface de ses particules, au point que l'eau dans laquelle la poudre de ferrite est mise en suspension ait un pH compris entre 5,0 et 9,0 et à mélanger, ladite poudre de ferrite à un explosif. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la poudre de ferrite précitée est amenée à sa condition, de surface neutre par lavage avec de l'eau. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la poudre de ferrite précitée est amenée à sa condition de surface neutre par neutralisation avec une solution acide aqueuse diluée. 10. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en c,. que la poudre de ferrite précitée est amenée à une condition de surface neutre par réaction avec une solution acide aqueuse ayant un pH de 4,0 ou moins avec.ensuite lavage avec de l'eau ou par neutralisation avec une solution alcaline aqueuse diluée pour donner un pH compris entre ,0 et 9, 0. 11. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la poudre de ferrite précitée est amenée à sa condition de surface neutre en l'enrobant d'un matériau polymêrique sur ses particules. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en cet que l'enrobage de la poudre de ferrite précitée au moyen du matériau polymérique précité est effectué par la polymé-, risation in situ d'un monomère polymérisable par le mécanisme de radicaux libres en contact avec la surface des particules, de ferrite en présence d'ions d'hydrogénosulfite. 13. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce, que la poudre de ferrite précitée est amenée à la condition.. de surface neutre en enrobant ses particules d'un matériau polymérique avec ensuite lavage avec de l'eau ou par neutralisation. 14. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'enrobage de la poudre de ferrite au moyen d'un matériau polymérique est précédé de l'enlèvement de l'alcalinité libre de la surface des particules de la ferrite. 15. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la polymérisation in situ du monomère est effectuée avec de 0,1 à 30 parties en poids du monomère pour 100 parties en poids de la poudre de ferrite. 16. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend de plus l'étape de magnétiser la poudre de ferrite magnétique mélangée à l'explosif.