La présente invention concerne un détecteur de la présence d'un liquide dans une enceinte ou une canalisation et plus particulièrement un dispositif détectant la présence d'un liquide acide ou basique -(ionisable) par le passage dlun courant électrique entre deux électrodes. On connait déjà des détecteurs de ce genre, utilisés en tant que détecteur de fuite ou de niveau, qui sont vissés de l'extérieur dans des trous tataudés percés dans la paroi de 1 'enceinte ou de la canalisation contenant le liquide devant etre surveillé. Ces détecteurs comportent un culot fileté vissé dans le trou-taraude percé dans la paroi et formant électrode de masse, ainsi qu'une électrode axiale sous tension qui est généralement isolée du culot et du corps même du détecteur au moyen d'un presseétoupe en matière connue sous le nom de "TEFLON't. Une telle isolation présente l'inconvénient mafeur qu'elle ne peut résister à des températures et des pressions très élevées, en atmosphère agressive.Par ailleurs dans les détecteurs connus on constate un phénomène de solubilisation de l'anode que constitue l'électrode axiale-et également de la cathode, lorsque le liquide dont la présence est surveillée se trouve établir un pont entre les deux électrddes. La présente invention vise essentiellement à remédier à ces inconvénients en procurant un détecteur de conception particulièrement simple, fiable, et résistant à l'attaque de liquides corrosifs en ambiance chaude et sous haute pression. A cet effet ce détecteur de la présence d'un liquide dans une enceinte ou une canalisation comportant un corps terminé par un culot vissé dans un trou taraudé percé dans la paroi de l'enceinte ou de la canalisation formant cathode, une électrode axiale s'étendant en travers du culot et à ltintérieur du corps du détecteur-et formant anode, et un isola- teur interposé entre l'anode axiale et la cathode formée par le corps et le culot du détecteur, est caracterisé en ce que l'isolateur est réalisé en alumine frittée brasée sous vide sur les deux électrodes, de préférence avec un eutectique d'argent. Suivant une c-aractéristique complémentaire de l'invention le corps du détecteur et l'isolateur en alumine frittée présentent des épau:lements correspondants en- butée l'un contre l'autre pour permettre à l'isolateur de reprendre les efforts dus à la pression à l'intérieur de l'enceinte ou de- la canalisation. suivant une autre caractéristique de l'invention anode centrale est réalisée- en un métal électro-positif, par exemple en molybdène, tandis que le corps externe formant la cathode est en un métal électro négatif tel que titane, acier inoxydable etc.... Le détecteur suivant l'invention offre l'avantage d'avoir une construction simple et fiable, compacte, présentant une excellente tenue en température et en pression (jusqu'à 400 à 500 C et 300 bars). Il ne comporte ni joint ni presse-étoupe dont les garnitures plastiques fluent et vieillissent. Les matériaux utilisés sont inertes à l'égard des radiations, de la température, de l'air et ils présentent une grande fiabilité dans le temps. Le détecteur suivant l'invention ne présente pas le phénomène de l'anode soluble du fait que les métaux employés pour les deux électrodes contrarient ce phénomène, d'où une utilisation possible pendant de longues durées tout en conservant le signal électrique émis. Le détecteur suivant l'invention peut être utilisé avantageusement dans l'industrie chimique et dans l'industie nucléaire pour la surveillance de liquides corrosifs à haute température et sous haute pression. On décrira ci-apres, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de la présente invention en référence au dessin annexé qui est une vue en coupe axiale d'un détecteur. Le détecteur représenté sur le dessin est monté de l'extérieur sur une paroi 1 d'uneenceintEb d'une canalisation contenant à l'intérieur un liquide dont la présence doit être surveillée par le détecteur. ou ortsmatioue - A cet effet ce détecteur comporte un corps cylindriquv 2 2 prolongé par un culot fileté 3 de plus petit diamètre. Ce culot 3 est vissé dans un trou taraudé 4 percé de part en part dans la cloison 1. Le corps 2 et le culot 3 constituent une cathode, mise à la masse. A l'intérieur le détecteur comporte une électrode axiale 5 dont l'extrémité supérieure fait saillie au-delà de l'extrémité supérieure du culot 3. Cette électrode axiale 5 est séparée du culot 3 et du corps 2 du détecteur par un isolateur 6, qui, suivant l'invention, est réalisé en alumine frittée. Cet isolateur 6 est brasé sous vide, avec un eutectique d'argent, à la fois au culot 3 et au corps 2 et à l'électrode axiale 5 jouant le rôle d'anode. Les différentes brasures sont indiquées par des traits épais sur le dessin. Par ailleurs l'isolateur 6 comporte deux parties de diamètre différent, à savoir une partie 6a de grand diamètre, logée à l'intérieur d'un alésage prévu dans le culot 3, et une partie de plus petit diamètre 6b s'étendant à travers un alésage relativement plus petit du corps 2. De ce fait l'isolateur 6 présente; à la jonction des deux parties 6a et 6b) un épaulement 6c qui est en appui sur un épaulement correspondant 2a ménagé à l'intérieur du:corps 2, à la jonction des deux alésages de petit et de grand diamètres. De ce fait llisolateur 6 est maintenu bloqué mécaniquement et il transmet les efforts dus à la pression à l'intérieur de l'enceinte. Suivant une autre caractéristique de l'invention ltélec trode centrale 5 constituant l'anode est réalisée en un matériau -électro- positif tel que le molybdène tandis que le culot 3 et le corps 2, qui sont mis à la masse et forment la cathode, sont réalisés en un matériau électronégatif tel que titane acier inoxydable. On évite ainsi le phénomène de l'anode soluble qui se produirait autrement dans le cas de la présence de liquide ionisable entre les lexremités du culot 3 et de l'électrode centrale 5. À sa~partie arrière le corps 2 reproduit, dans sa partie interne 2b, la partie femelle d'un connecteur 7 dans laquelle s'embroche une fiche 8, pour assurer la liaison avec les circuits électriques de surveillance. REVENDICATIONS.- 1) Détecteur de la présence d'un liquide dans une enceinte ou une canalisation comportant un corps terminé par un culot vissé dans un trou taraudé percé dans la paroi due l'enceinte ou de la canalisation et formant cathode, une électrode axiale s'étendant en travers du culot et à l'intérieur du corps du détecteur et formant anode, et un isolateur interposé entre l'anode axiale et la cathode formée par le corps et le culot du détecteur, caractérisé en ce que l'isolateur 6 est réalisé en alumine frittée brasée sous vide sur les deux électrodes 3, 5 de préférence avec un eutectique d'argent. 2) Détecteur suivant la revendication l, caractérisé en que le corps2du détecteur et l'isolateur 6 en alumine frittée présentent des épaulements correspondants 2a, 6c,en butée l'un contre l'autre. 3) Détecteur suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en que l'anode centrale 5 est réalisée en un métal électro-positif, par exemple en molybdène, tandis que le corps externe 2 formant la cathode est en un métal électro-négatif tel que titane, acier inoxydable,