La présente invention est relative a des suspensions aqueuses non gélifiantes de mélanges de sels minéraux, ainsi qu'S un procédé pour leur préparation. Plus parti culièrement, l'invention est relative à l'utilisation de certaines substances qui, en combinaison, réalisent une action anti-gélification exceptionnellement bonne et améliorée, empêchant la gélification-, l'épaississement excessif et la prise en masse de suspensions bicarbonatecarbonate-zéolithe-silicate à partir desquelles peuvent être préparées des compositions détergentes organiques synthétiques particulaires pour gros travaux, par exemple en séchant ces suspensions par pulvérisation et en soumettant les billes séchées résultantes à une post-pulvérisation avec un détergent nonionique synthétique. Les mélanges de mélangeurs aqueux contenant des proportions importantes de bicarbonate, de carbonate, de zéolithe et de silicate ont tendance à gélifier ou prendre en masse prématurément, parfois avant d'avoir pu etre soigneusement mélanges et pompés hors d'un mélangeur et envoyés vers des tours de pulvérisation. Il s'ensuit que des recherches poussées ont été entreprises afin de découvrir des moyens permettant de réduire la tendance de ces systèmes à solidifier ou gélifier dans le mélangeur. L'incorporation d'acide citrique ou de citrate(s) hydrosoluble(s) dans le mélange de mélangeur retarde ou empêche la gélification et la prise en masse de mélanges bicarbonate-carbonate-silicate et permet leur séchage industriel par pulvérisation, en faisant appel à des modes opératoires habituels de pompage du contenu du mélangeur afin de l'envoyer vers les buses de pulvérisation. Toutefois, bien que ce procédé ait été et soit couronné de succès, il a été supplanté par le procédé suivant la présente invention dans lequel il y a présence de zéolithe dans le mélangeur et l'effet anti-gélifiant obtenu est meilleur.Outre qu'elle améliore l'activité anti-gélification et accroît le laps de temps pendant lequel un mélange de mélangeur peut être travaillé sans qu'il soit nécessaire d'incorporer des proportions significativement plus importantes d'agent anti-gélifiant, la présente invention permet l'utilisation d'une proportion moindre de substance organique, réduisant ainsi le risque de détérioration de la composition séchée par pulvérisation dans la chaleur du dispositif de séchage, et améliorant le pouvoir absorbant et les caractéristiques d'écoulement du produit.Egalement, alors que le constituant acide citrique, s'il était utilisé en quantité plus importante, pourrait gêner l'absorption du détergent nonionique liquide pulvérisé sur ces billes de base séchées par pulvérisation, le sulfate de magnésium semble avoir un pouvoir absorbant souhaitable, aidant ainsi à conférer au produit des propriétés de libre écoulement. Dans le mélange aqueux de mélangeur, les divers composés anti-gélifiants dissous peuvent s'ioniser et, de ce fait, on peut considérer que sont présents dans le mélange de mélangeur des ions magnésium, citrate et sulfate. Il s'ensuit que des mélanges de mélangeurs dans lesquels sont introduits des mélanges de composés permettant dlobtenir la composition ionique souhaitée sont également utilisables pour retarder et empêcher la gélification de mélanges de mélangeurs minéraux. C'est ainsi qu'onpoucrait utiliser du citrate de magnésium ou du citrate acide de magnésium, de préférence avec du sulfate de sodium, mais également sans la présence du sulfate, car on considère que les ions magnésium et citrate sont les plus efficaces pour l'inhibition de la gélification. L'acide citrique et les divers citrates seront parfois désignés ici "substance citrique". Conformément à la présente invention, une suspension de mélangeur miscible et pompable qui ne gélifie ou ne prend pas prématurément en masse et qui peut être mélangée et pompée pendant un laps de temps d'au moins une heure après sa préparation, comprend de 40à 70% de matières solides et de 60 à 30% d'eau, cette teneur en matières solides comprenant, pour 100% de matières solides, d'environ 20 à 45% de bicarbonate de sodium, d'environ 10 à 30% de carbonate de sodium, d'environ 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,4 à 1/3, et d'environ 10 à 65% de zéolithe, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant d'en viron 1/1 à 4/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium étant d'environ 1/1,5 à 5/l, le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium étant d'environ 1/1 à 8/1, et le rapport zéolithe/silicate étant d'environ 1/2 à 10/1, et la teneur en matières solides comprenant, par rapport à la suspension, une proportion retardatrice de la gélification d'une combinaison de Q,1 à 2% d'une substance citrique choisie parmi l'acide citrique, le(s) citrate(s) hydrosoluble(s) et leurs mélanges, et de 0,1 à 1,4% de sulfate de magnésium, le total de cette substance citrique et du sulfate de magnésium représentant au moins 0,4% de la suspension.L'invention a également pour objet un procédé pour retarder ou empêcher la gélification d'une suspension de mélangeur miscible et pompable du type général bicarbonate-carbonate-zeolithe-silicåte décrit, par addition à celle-ci d'une substance citrique et de sulfate de magnésium en les petites quantités décrites. L'invention vise également des suspensions et procédés similaires dans lesquels du citrate de magnésium est présent ou est utilisé comme matériau anti-gélifiant. Bien que les caractéristiques anti-gélifiantes de la présente invention puissent également être obtenues avec d'autres compositions à base d'auxiliaires de détergence minéraux que celles principalement constituées par du bicarbonate, du carbonate, une zéolithe, du silicate et de l'eau, comme celles ne contenant pas de zéolithe, on observe des effets anti-gélifiants très significatifs lorsque les mélanges de mélangeurs contenant une zéolithe sont traités par le procédé suivant l'invention, c'est à-dire par addition de substance citrique et de sulfate de magnésium (ou de citrate de magnésium). I1 est significatif que la zéolithe, bien qu'hydratée, n'a pas tendance a se dissoudre dans le mélangeur, et il s'ensuit que sa présence peut provoquer un épaississement significatif du mélange.En outre, les particules de zéolithe finement divisées peuvent servir de noyaux pour la formation d'un gel ouune précipitation. Les suspensions ou mélanges de mélangeurs traités conformément à l'invention comprennent d'environ 40 à 70% de matières solides et d'environ 60 à 30% d'eau. La teneur en matières solides, pour 100% de matières solides, comprend d'environ 20 à 45% de bicarbonate de sodium, d'environ 10 à 30% de carbonate de sodium, d'environ 10 à 65% de zéolithe, et d'environ 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,4 à 1/3. Dans ces compositions, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium est d'environ 1 ou 1,2/1 à 4/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium est d'environ 1/2,5 à 5/1, le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium est d'environ- 1/1 à 8/1, et le rapport zéolithe/ silicate est d'environ 1/2 à 10/1.Le pourcentage de substance citrique, qui est de l'acide citrique, un citrate hydrosoluble, un mélange de ces citrates ou un mélange d'acide citrique et de ce(s) citrate(s) est d'environ 0,1 à 2% et le pourcentage de sulfate de magnésium est de 0,1 à 1,4%, par rapport à la suspension. La proportion totale de substance citrique et de sulfate de magnésium est d'au moins 0,4% et ne dépasse habituellement pas une valeur de 2,5 à 3%,les pourcentages indiqués étant exprimés par rapport au mélange de mélangeur ou suspension total(e), cette suspension comprenant les sels indiqués, de l'eau et tous adjuvants éventuellement présents. Il est préférable que cette proportion totale soit de 0,5 à 3%, mieux de 0,6 à 2% et, encore mieux, habituellement, de 1 à 2%. Bien que l'utilisation d'une combinaison de substance citrique, comme l'acide citrique, et de sulfate de magnésium soit préférable, on peut utiliser à sa place de 0,3 à 3% (de préférence de 0,5 à 28) de citrate acide- de magnésium (MgHC6H5O7.5H2O) ou une proportion équivalente de citrate de magnésium équivalent. De préférence, la suspension de mélangeur contient de 50 à 65% de matières solides, le restant étant de l'eau, cette teneur en matières solides comprenant de 25 à 40% de bicarbonate de sodium, de 13 à 25% de carbonate de sodium, de 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,6 à 1/2,6, et de 35 à 65% de zéolithe hydratée adoucissant l'eau, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant de 1,5/1 à 3/1; le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium étant de 1/2 à 2/1; le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium étant de 2/1 à 5/1, et le rapport zéolithe hy dratée adoucissant l'eau/silicate de sodium étant de 2/1 à 7/1.Dans une telle suspension, les pourcentages de substance citrique et de sulfate de magnésium sont respectivement de 0,1 à 0,8 et de 0,1 à 1,2, avec un total minimum de 0,4%.De préférence, la suspension de mélangeurcon- tient de 55 à 65% de matières solides et de 45 à 35% d'eau, la teneur en matières solides comprenant de 25 & 35% de bicarbonate de sodium, de 13à 20% de carbonate de sodium, de 8 à 15% de silicate de sodium présentant un rapport Na2/SiO2 de 1/2 à 1/2,4, et de 35 à 50% de zéolithe hydratée adoucissant l'eau.Dans les compositions très préférables, le rapport bicarbonate de sodium/carbonatede sodium est de 1,5/1 à 2,5/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium est de 1/1 à 2/1, le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium est de 2/1 à 4/1, et le rapport zéolithe hydratée adoucissant l'eau/silicate de sodium est de 3/1 à 5/1. Dans ces cas, les pourcentages de substance citrique et de sulfate de magnésium empêchait la gélification sont respectivement de 0,2 à 0,6% et de 0,4 à 1,1%. Les substances décrites ici, à l'exception de l'eau, sont toutes normalement solides et les pourcentages et rapports sont exprimés en produits anhydres, bien que les diverses substances puissent être introduites dans le mélangeur sous forme d'hydrates, ou dissoutes ou dispersées dans de l'eau. Normalement, toutefois, le bicarbonate de sodium est anhydre et le carbonate de sodium est du carbonate de sodium anhydre.Néanmoins, on peut également utiliser les carbonates hydratés, comme le carbonate mo nohydraté. Le silicate est habituellement-ajouté à la suspension de mélangeur sous la forme d'une solution aqueuse, ayant normalement une teneur en matières solides de 40 à 50%, par exemple de 47,5%, et est de préférence ajouté vers la fin du processus de mélange et après les auditions, dispersions et dissolutions préalables de la substance citrique et du sulfate de magnésium (ou du c?i- trate de magnésium). Le silicate utilisé présente habituellement un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,6 à 1/2,6, de pré férence de 1/1,6 à 1/2,4 et, mieux, de 1/2 à 1/2,4. Les zéolithes utilisées comprennent les zéolithes cristallines, amorphes et cristallines-amorphes mixtes d'origine naturelle et synthétique. qui ont un pouvoir suffisamment rapide et efficace pour contrecarrer l'action des ions dureté calcium dans les eaux de lavage. De façon préférable, ces substances sont capables de réagir suffisamment rapidement avec les ions calcium pour, seules, ou en association avec d'autres composés adoucisseurs d'eau présents dans le détergent, adoucir l'eau de lavage avant que se produisent des réactions nuisibles de ces ions avec d'autres constituants de la composition détergente organique synthétique.Les zéolithes utilisées peuvent être caractérisées comme ayant un pouvoir échangeur élevé pour les ions calcium, qui est normalement d'environ 200 ou 400 ou plus mg équivalents de dureté de carbonate de calcium par g de l'aluminosilicate, de pré férence de 250 à 350 mg. éq/g. En outre, ils ont de pré férence une vitesse de baisse de dureté de 0,02 à 0,05 mg de CaCO3/litre en une minute, de préféren- ce de 0,02 à 0,03 mg/litre, et inférieure à 0,01 mg/litre en 10 minutes, toutes ces valeurs étant exprimées par rapport à la zéolithe anhydre. Bien qu'on puisse également utiliser d'autres zéoli thes échangeuses d'ions, normalement, les particules de zéolithe synthétique finement divisées utilisées comme auxiliaire de détergence suivant l'invention répondent a la formule: (Na2O) x (Al2O3) y (SiO2 ) z .w H20 dans laquelle x = 1, y = de 0,8 à 1, de préférence 1 environ, z = de 1,5 à 3,5, de préférence de 2 à 3 ou 2 environ, et w = de 0 à 9, de préférence de 2,5 à 6. La zéolithe doit être une zéolithe échangeuse de cations monovalents, c'est-à-dire doit être un aluminosilicate d'un cation monovalent, par exemple sodium, potas- sium, lithium (le cas échéant) ou autre métal alcalin, ammonium ou hydrogène (parfois). De préférence le cation monovalent du tamis moléculaire zéolithique est un cation de métal alcalin, en particulier sodium ou potassium et, de façon très préférable, sodium. Les types cristallins de zéolithes utilisables comme bons échangeurs d'ions suivant l'invention, au moins en partie, englobent les zéolithes appartenant aux groupes presentant les structures cristallines suivantes: A, X, Y, mordénite et érionite, parmi lesquels les types A, X et Y sont préférables. On peut également utiliser des mélanges de ces tamis moléculaires zéolithiques, en particulier lorsqu'il y a présence de zéolithe A. Ces types cristallins de zéolithes sont bien connus dans la technique et sont plus particulièrement décrits dans Zeolite Molecular Sieves par Donald W. Breck, publié en 1974 par John Wiley & Sons.Des exemples représentatifs de zéolithes accessibles dans le commerce répondant aux types de structure précités sont indiqués au tableau 9.6 aux pages 747 à 749 du texte de Breck En outre, des zéolithes appropriées ont été décrites dans de nombreux brevets, ces denières années, comme utilisables comme auxiliaires de détergence dans des compositions détergentes. La zéolithe utilisée suivant l'invention est habituellement synthétique et est souvent caractérisée comme présentant un réseau de pores de dimension sensiblement uniforme d'environ 3 à 10 Angströms, souvent d'environ 4 A (normale), cette dimension étant remarquablement déterminée par la structure unitaire du cristal zéolithique. Elle est de préférence de structure de type A ou similaire, particulièrement décrite à la p. 133 du texte précité. On a obtenu de bons résultats en utilisant un tamis moléculaire zéolithique de type 4A dans lequel le cation monovalent de la zéolithe est un cation sodium et les pores de la zéolithe ont une dimension d'environ 4 Angströms. Ces tamis moléculaires zéolithiques sont décrits dans le brevet des E.U.A. 2.882.243 qui les dési- gne Zéolithe A. Les tamis moléculaires zéolithiques peuvent être préparés sous forme déshydratée ou calcinée contenant d'environ Q ou 1,5 à 3% d'humidité, ou sous une forme hydratée ou chargée en eau qui contient en outre de l'eau fixée en une proportion représentant d'environ 4 à jusqu'à 36% du poids total de la zéolithe, suivant le type de zéolitheutilisé. La forme hydratée contenant de l'eau du tamis moléculaire zéolithique (hydraté de pré férence à d'environ 15 à 70% ) est préférable dans la mise en oeuvre de la présente invention lorsqu'on utilise un tel produit cristallin. La préparation de ces cristaux est bien connue dans la technique. Par exemple, pour préparer la Zéolithe A, précitée, les cristaux zéolithiques hydratés qui sont formés dans le milieu de cristallisation (par exemple un gel d'aluminosilicate de sodium amorphe hydraté) sont utilisés sans faire appel à la déshydratation à haute température (calcination jusqu'à obtention d'une teneur en eau égale ou inférieure à 38) normalement utilisée lorsqu'on prépare ces cristaux aux fins d'utilisation comme catalyseurs, par exemple de catalyseurs de craquage. La zéolithe cristalline, sous forme complètement ou partiellement hydratée, peut être recueillie en séparant les cristaux du milieu de cristallisation par filtration et en les séchant à l'air à température ambiante de façon que leur teneur en eau soit d'en viron 5 à 30% d'humidité, de préférence d'environ 10 à 25%, par exemple de 17 à 22.Toutefois, la teneur en humidité du tamis moléculaire zéolithique utilisé peut être bien plus basse, comme précédemment décrit, auquel cas la zéolithe est habituellement hydratée lors du traitement au mélangeur ou autre stade de traitement. La zéolithe doit de préférence être à l'état finement divisé, les diamètres des particules finales pouvant atteindre 20 microns; c'est-à-dire ayant des dimensions particulaires de 0,005 à 20 microns par exemple, de préférence de 0,01 à 15 microns, et ayant de façon tres préférable des dimensions particulaires moyennes de 0,01 à 8 microns, par exemple de 3 à 7 ou 12 microns, s'il s'agit d'un produit cristallin, et de 0,01 à 0,1 micron, par exemple de 0,01 à 0,05 micron s'il s'agit d'un produit amorphe. Bien que les dimensions particulaires finales soient bien plus faibles, les particules zéolithiques ont habituellement des dimensions de 149 à 37 microns, de préférence de 105 à 44 microns.Les zéolithes ayant des dimensions particulaires moindres deviennent souvent poussiéreuses et celles ayant des dimensions particulaires plus importantes risquent de ne pas couvrir suffisamment et de façon satisfaisante les particules de base de type carbonate-bicarbonate. I1 est très préférable de préparer la suspension de mélangeur et le produit de base sous forme de billes suivant l'invention (d partir duquel on peut préparer une composition détergente organique synthétique non ionique contenant un auxiliaire de détergence pour gros travaux) à l'aide de sels essentiellement minéraux (certains hydrosolubles et certains insolubles dans l'eau), de façon que les billes obtenues aient la propriété de favoriser l'absorption à travers les surfaces des billes du détergent nonionique pulverisé sur elles sous forme liquide. I1 s'ensuit que des adjuvants, comme des parfums, des colorants, des enzymes, des produits de blanchiment et des agents favorisant l'écoulement sont souvent pulvé risés sur les billes ou ajoutés ultérieurement, de sorte que leur présence dans les billes séchées par pulvérisation n'inhibe pas l'absorption du détergent. Toutefois, lorsqu'il s'agit d'adjuvants stables et normalement solides, on peut également procéder en incorporant à la suspension de sels minéraux dans le mélangeur. C'est ainsi que de 0 à 20% de la suspension de mélangeur peut être constitué par des adjuvants ou diluants appropriés (les diluants englobant des sels minéraux comme le sulfate de sodium et le chlorure de sodium).Toutefois, s'il y a présence de ces adjuvants, leur proportion est normalement de 0,1 à 10% et leur teneur est souvent limitée à 5% et parfois à 1 ou2%. Normalement, la teneur en substance orga n que de la suspension de mélangeur est limitée à une valeur maximale de 5% environ, de façon à éviter tous pro blèmes d'adhésivité de la part des billes de base après séchage par pulvérisation et à éviter tous effets défavorables sur l'absorption du. détergent organique nonionique synthétiquepar les billes. Comme le sulfate de magnésium est une substance mi nérale et semble utile pour aider l'absorption du composé nonionique par les billes de base, et comme il amé- liore l'activité anti-gélifiante de la substance citrique, il permet l'utilisation d'une quantité moindre de substance citrique et favorise ainsi la production de billes de base plus souhaitables, ayant une teneur moindre en substance organique. L'association préférée de matériaux anti-gélification utilisés, qui se sont révélés étonamment utiles pour empêcher la gélification, l'épaississement, et la prise en masse de la suspension de mélangeur avant qu'elle puisse être retirée du mélangeur et séchée par pulvérisation, tout en utilisant des installations normales de traitement au mélangeur, de pompage et de séchage par pulvérisation, est l'association substance citriquesulfate de magnésium. Comme la suspension de mélangeur, comprenant des sels minéraux tant dissous que dispersés, est normalement alcaline, ayant habituellement un pH de 9 à 12, de préférence de 10 à 11, lorsque la substance citrique utilisée est de l'acide citrique on le considère comme ionisé et converti en le citrate correspondant ou amené à l'équilibre avec des ions citrate.C'est ainsi qu'on peut utiliser d'autres citrates solubles au lieu d'acide citrique, notamment le citrate de sodium, le citrate de potassium et le citrate de magnésium, bien que, pour de nombreuses applications, l'acide soit considéré être supérieur. Au lieu d'ajouter un citrate, ou peut utiliser un mélange de l'acide et d'un agent de neutralisation, par exemple NaOH, KOH, Mg(OH)2, et au lieu de la forme acide, on peut utiliser un citrate plus un acide, si on le souhaite (bien que l'on opère rarement de cette manière). La proportion de substance citrique, en combinaison avec le sulfate de magnésium, est normalement juste suffisante pour réaliser l'effet anti-gélification dans la suspension de mélangeur particulière à traiter.Toutefois, pour plus de sureté, on peut utiliser un excès représentant de 5 à 20% de plus que les quantités suffisantes de substance citrique et de sulfate de magnésium. Bien qu'il soit possible d'utiliser jusqu'à 3,4% de la combinaison substance citrique-sulfate de magnésium par rapport au poids du contenu du mélangeur, pour retarder ou empêcher la gélification, habituellement de 0,4 à 2,5% suffisent, et de préférence de 0,5 à 2%. Lorsqu'on utilise un citrate, comme un citrate de métal alcalin, on peut souhaiter légèrement augmenter le pourcentage de l'additif afin de compenser la présence du cation plus lourd, mais, pour des raisons de-simplification, les gammes de proportions indiquées pour les additifs s'appliquent aussi bien à la forme acide qu'à la forme salifiée. En ce qui concerne le composé de magnésium, le sulfate est très préférabie, mais on peut le remplacer par d'autres sources de magnésium, notamment par les ions magnésium du citrate de magnésium, lorsqu'on utilise ce composé, habituellement en une proportion représentant de 0,3 à 3% et, de préfé rence de 0,5 à 2% de la suspension. L'ordre d'addition des divers constituants dans le mélangeur n'est pas considéré comme étant critique, à cela près qu'il est très souhaitable d'ajouter la solution de silicate en dernier et, si non en dernier, au moins après l'addition de l'association de substances anti-gélifiantes. On peut, dans certains cas, apporter des variations mineures dans l'ordre d'addition, par exemple lorsqu'un moussage intempestif accompagne l'utilisation d'un ordre particulier. Toutefois, ces problèmes ne se sont pas révélés graves. Dans certains cas, il est possible de préalablement mélanger le sulfate de magnésium et la substance citrique et d'introduire leur mélange dans le mélangeur. Dans d'autres cas, on introduit la substance citrique en premier, suivie du sulfate de magnésium, ou viceversa.Si on le souhaite, on peut préalablement mélanger la substance citrique et/ou le sulfate de magnésium avec un ou plusieurs autres matériaux. Dans ces cas, il est préférable que les additifs anti-gélifiants soient incor porés à d'autres constituants du mélange'de mélangeur avant l'addition du silicate dans le mélangeur. Toutefois, dans certains cas, on peut ajouter les substances antigélifiantes après l'addition du silicate, mais de préfé- rence très rapidement après cette dernière. De préférence, pour la préparation du mélange de mélangeur, on introduit initialement l'eau dans le mélangeur, suivie du sulfate de magnésium, une partie de la substance citrique, une partie de la zéolithe, du bicarbonate, du carbonate, du restant de la substance citrique, du restant de la zéolithe, une partie du silicate,et le restant du silicate. Normalement, on accroit la vitesse et la puissance du mélangeur au fur et à mesure de l'introduction des produits. Par exemple, on peut opérer à faible vitesse jusqu'après l'incorporation de la dernière partie de la zéolithe, point ot on peut passer à vitesse moyenne, puis à grande vitesse avant l'addition de la seconde partie de la solution de silicate. On peut préparer au préalable, lorsque cela est faisable, des dispersionssolutions des constituants individuels. L'eau utilisée peut être de l'eau de la ville ayant une dureté ordinaire. En théorie, il est préférable d'utiliser de l'eau déminéralisée ou de l'eau distillée, si on en dispose, car certaines impuretés métalliques présentes dans l'eau peuvent avoir un effet de déclenchement sur la formation d'un gel, mais cela n'est pas considéré comme étant nécessaire. La température du milieu aqueux présent dans le mélangeur est habituellement environ la température ambiante ou une température élevée, normalement de 20 à 700C, et est souvent de préférence comprise entre 25 et 400C. Le chauffage du milieu présent dans le mélangeur peut favoriser la solution des sels hydrosolubles du mélange et ainsi améliorer la mobilité du mélange. Toutefois, l'opération de chauffage peut ralentir les vitesses de production et il s'ensuit que la présente invention apour avantage qu'on peut obtenir des suspensions non gélifiantes à basse température. On évite habituellement les températures supérieures à 700C à cause de la possibilité de décomposition d'un ou plusieurs constituants du mélange de mélangeur, par exemple du bicarbonate de sodium. Egalement, dans certains cas, une température basse dans le mélangeur accroit les limites supérieures de teneurs en matières solides dans le mélangeur, probablement du fait de l'insolubilisation de composants normalement gélifiants. Les temps de mélange dans le mélangeur, pour obtenir de bonnes suspensions, sont très variables, allant d'aussi peu que 10 minutes pour de petits mélangeurs et des suspensions ayant une teneur en humidité élevée, jusqu'à 4 heures, dans certains cas. Le temps de mélange nécessaire pour réunir tous les constituants du mélange de mélangeur dans le milieu peut être aussi bref que 5 minutes mais, dans certains cas, peut atteindre une heure, bien que 30 minutes représentent une limite supérieure préférable.Si l'on tient compte de tous ces temps de mélange initiaux, le temps normal de traitement dans le mélangeur est de 15 minutes à 2 heures, par exemple de 20 minutes à une heure, mais le mélange de mélangeur est tel qu'il est mobile, et ni gélifié ni pris en masse, pendant au moins une heure, de préférence pendant deux heures et, mieux, pendant 4 heures environ après la fin de la préparation du mélange, par exemple pendant 10 à 30 heures (avant pompage vers la tour de pulvérisation). La suspension de mélangeur, avec les divers sels et tous autres de ses constituants, dissous ou sous forme particulaire, uniformément répartis dans celle-ci, en partie du fait des effets anti-gélifiants souhaitables du composé citrique et du sulfate de magnésium, est transférée d'une manière habituelle vers une tour de séchage par pulvérisation qui est située près du mélangeur.On fait normalement tomber la suspension de la partie inférieure du mélangeur dans une pompe à déplacement positif qui la force à pression élevée à travers des buses de pulvérisation situées à la partie supérieure d'une tour de pulvérisation classique (à contre-courants ou co-courants), dans laquelle les gouttelettes de suspension tombent à travers un gaz de séchage chaud qui est habituellement composé d'huile combustible ou de produits de combustion de gaz naturel, dans lequel les gouttelettes sont séchées jusqu'à obtention de la forme de billes absorbantes souhaitée.Au cours du séchage, une partie du bicarbonate peut être convertie en carbonate, avec dégagement d'anhydride carbonique, qui semble améliorer les caractéristiques physiques des billes obtenues, de sorte qu'elles acquièrent- de meilleures propriétés d'absorption des liquides, comme le détergent nonionique liquide, qui peuvent ultérieurement être post-pulvérisés sur elles. Toutefois, le constituant zéolithique des billes de base préparées favorise également l'absorption de liquide avec pour résultat une moindre décomposition du bicarbonate dans un produit hautement absorbant. Après séchage, le produit est passé au tamis jusqu'à obtention des dimensions particulaires souhaitées1 par exemple de 2 à 0,149 mm, et est prêt pour l'application de la pulvérisation de détergent nonionique, les billes étant chaudes au refroidies (à température ambiante). Toutefois, le détergent nonionique est habituellement à une température élevée, pour être sûr qu'il est liquide; cependant, lorsqu'il refroidit à température ambiante, il est souhaitable qu'il se présente comme un produit solide, ressemblant souvent à un produit solide cireux. Même si à température ambiante le détergent est quelque peu adhésif, cette caractéristique ne confère pas des propriétés de médiocre écou-loemement'S la composition finale, car le détergent pénètre au-dessous de la surface des billes. Le détergent non ionique, appliqué de façon connue sur les billes soumises à un mouvement de bascule sous la forme d'une pulvérisation ou de gouttelettes, est de préférence un produit de condensation d'oxyde d'éthylène et d'alcool gras supérieur, l'alcool gras supérieur étant en C10 à C20, de préférence en C12 à C16 et, mieux, contenant en moyenne 12 ou 13 atomes de carbone, et le détergent nonionique contenant de 3 à 20 groupes oxyde d'éthy lène par mole, de préférence de 5 à 12 et, mieux, de 6 à 8. Au lieu qu'il y ait condensation de l'oxyde d'éthyle- ne avec un alcool gras supérieur, la portion lipophile du détergent peut être aromatique, par exemple de type nonylphényle, isooctylphényle ou autres alcoylphényles similaires, pouvant être obtenus à partir de phénols correspondants. La proportion de détergent non ionique dans le produit final est habituellement de 10 à 25%, par exemple de 20 à. 25%. Alors que si l'on utilisait de l'acide citrique seul comme agent anti-gélifiant, sans le sulfate de magnésium et sans la zéolithe, la vitesse d'absorption des liquides serait bonne, avec certaines compositions pour billes de base et certains détergents nonioniques il pourrait être difficile que plus de 20% du détergent nonionique soient suffisamment rapidement et de façon satisfaisante absorbés par les billes de base.On a découvert que le traitement anti-gélifiant suivant la présente invention, appli qué à une composition contenant une zéolithe et utilisant un mélange de substance citrique et de sulfate de magnésium, par exemple d'acide citrique et de sulfate de magnésium, et souvent en utilisant moins d'acide citrique pour obtenir une même aptitude à être travaillé de la part du mélange de mélangeur, peut aboutir à l'obtention de billes ayant de meilleures propriétés absorbantes dans lesquelles, par exemple, jusqu'à 22% ou même 25% de détergent nonionique peuvent être absorbés en un laps de temps raisonnable, avec production d'un produit s'écoulant librement. Une composition finale préférée, préparée à partir des billes de base ici décrites contient de 15 à 25%, de préférence de 20 à 25% du détergent nonionique, par exemple du Neodol 23-6.5 fourni par Shell Chemical Company, de 15 à 25% de bicarbonate de sodium, de 5 à 15% de carbonate de sodium, de 25 à 35% de zéolithe, de 5 à 15% de silicate de sodium présentant par exemple un rapport Na2O/SiO2-de 1/2,4 environ, de 1 à 3% d'aviveur fluorescent, de 0,5 à 2% d'enzyme protéolytique, une proportion suffisante d'azurant pour colorer le produit et blanchir la lessive, si on le souhaite, de 3 ou 5 à 10% d'humidité, de 0,25 à 1,2% de substance citrique (de préférence du citrate de sodium), et de 0,8 à 2% de sulfate de magnésium. Au lieu du mélange de substance citrique et de sulfate de magnésium, il peut y avoir présence de 0,3 à 3% de citrate de magnésium, de préférence de 0,5 à 2%. Du sulfate de sodium peut éventuellement être présent comme diluant, mais sa proportion est normalement limitée à 20%, de préférence à 10% et, mieux, à moins de 5%, au cas ot il soit présent. Les billes de base préparées, exemptes de détergent nonionique et d'adjuvants, comprennent de préférence de 20 à 35% de bicarbonate de sodium, de 10 à 20% de carbonate de sodium, de 30 à 45% de zéolithe, de 10 à 20% de silicate de sodium, de 0,3 à 2% de citrate de sodium et de 1 à 2% de sulfate de magnésium (ou de 0,5 à 4% de citrate de magnesium), de 0 à 10% d'adjuvant(s) et/ ou diluant(s) et de 3 à 10% d'humidité.Dans ces produits, la proportion de bicarbonate de sodium dans les billes traitées par pulvérisation est normalement de 1,2 à 4 fois celle du carbonate de sodium, par exemple de 1,5 à 3 fois cette dernière. Le résultat hautement bnéfique retiré de l'incorporation des faibles pourcentages indiqués de composé citrique et de sulfate de magnésium ou de citrate de magnésium dans la suspension de mélangeur suivant la présente invention est double: la gélification et la prise en masse du mélange de mélangeur dans le récipient avant qu'il en soit retiré est empêchée et, en outre, on peut préparer des suspensions de mélangeurs ayant des teneurs plus élevées en matières solides. C'est ainsi que les temps d'arrêt et les nettoyages sont éliminés. Bien que de nombreux mélanges bicarbonate-carbonatezéolithe-silicate qu'il est souhaitable d'utiliser dans les mélanges de mélangeurs pour préparer des billes de base pour compositions détergentes nonioniques particulaires contenant un auxiliaire de détergente gélifieraient et prendraient en masse normalement dans le mélangeur, avec la présente invention, à faible cott et sans aucun effet nuisible sur le produit, on peut utiliser les proportions souhaitées de ces sels auxiliaires de détergente et faire varier ces proportions comme on le souhaite, sans craindre de prises en masse dans le mélangeur. Les tests effectués sur le produit final ne mettent pas en évidence d'effets nuisibles dus à la présence de la substance citrique et du sulfate de magnésium dans le produit.En fait, certains résultats positifs, dus à la séquestration d'ions métalliques et à une meilleure absorption du détergent peuvent être cbtenus. La présence de fa substance citrique est considérée promouvoir le maintien de la stabilité des parfums et colorants présents et peut aider à empêcher l'apparition de mauvaises odeurs dues à la détériora- tion d'autres additifs organiques parfois présents, comme les enzymes protéolytiques et les substances proteini- ques.La présence des substances citriques et du sulfate de magnésium dans les billes de base a également pour effet souhaitable que le matériau anti-gélifiant est présent dans toutes billes de base ou billes de détergent retravaillées, de sorte que ce matériau, s'il n'est pas conforme aux normes (par exemple si -ses dimensions sont trop petites ou s'il s'agit de produit accumulé sur les parois de la tour), peut être mélangé avec de l'eau et mis sous la forme d'un mélange plus concentré à retravailler afin de le mélanger à nouveau ultérieurement avec le mélange de mélangeur normalement prépare. Ce mélange avec de l'eau est plus facile que si la composition anti-gelifiante n'était pas présente dans les billes de base pour empêcher ou retarder la gélification ou un épaississement excessif. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention. Sauf autre indication, toutes les températures sont en OC et toutes les parties sont exprimées en poids. En outre, lorsque-des poids et proportions de zéolithe sont indiqués, il est bien entendu qu'ils concernent l'hydrate normal utilisé, car on considère que l'eau d'hydratation de la zéolithe ne quitte pas la zéolithe et ne devient pas partie du milieu solvant aqueux dans les opérations de traitement au mélangeur suivant la présente invention. EXEMPLE 1 On prépare un lot de mélange de mélangeur de 4536 kg en mélangeant dans de l'eau à une température d'environ 270C, en mélangeant au mélangeur à faible vitesse, et séquentiellement, 216 parties de sels d'Epsom ou sulfate de magnésie, 25 parties d'acide citrique, 1264 parties de zéolithe hydratée Linde 4A (20% d'eau de cristallisation), 1634 parties de bicarbonate de sodium, 821 parties de carbonate de sodium anhydre, 25 parties supplémentaires d'acide citrique et 1264 parties supplémentaires de la zéolithe précitée, après quoi on accroît la vitesse du mélangeur à vitesse moyenne et on mélange 814 parties d'une solution aqueuse de silicate de sodium (rapport Na2O/SiO2 de 1/2,4) à 47,5%, après quoi on passe sur la grande vitesse du mélangeur et, 20 secondes plus tard, on incorpore encore 814 parties de la solution de silicate.On poursuit alors le mélange du lot total pendant au moins une heure (et, dans certains cas, pendant un laps de temps pouvant atteindre 4 heures), temps pendant lequel environ 500 parties d'eau sont perdues. Au cours du temps de mélange, la suspension de mélangeur est continuellement mobile et ne gelifie pas et ne se transforme pas non plus en gâteau. En commençant environ 5 minutes après que tous les constituants du mélange de mélangeur sont présents, on fait tomber le mélange du mélangeur vers une pompe qui le pompe à une pression d'environ 21.105Pa dans la partie supérieure d'une tour de pulvérisation à contre-courants dans laquelle la température initiale est d'environ 4300C et la température finale est d'environ 1050C. Les billes de base essentiellement minérales résultantes ont une densité apparente d'environ 0,7 g/ml, une adhérence initiale d'environ 40%, des dimensions particulaires sensiblement comprises entre 2 et 0,149 mm et une caractéristique de fines (sur tamis à mailles de 0,297 mm d'ouverture) d'environ 15%.La teneur en humidité du produit est de 7% environ. Les billes de base se révèlent présenter des propriétés de libre écoulement, être non adhésives, poreuses, et néanmoins fermes sur leurs surfaces, et capables d'aisément absorber des proportions significatives de détergent nonionique liquide sans devenir indument adhésives On les utilise pour préparer des produits détergents, en pulvérisant un détergent nonionique normalement cireux, soit du Neodol 23-6.5, soit du Neodol 45-11, à l'état liquide chauffé, sur les surfaces des billes soumises à un mouvement de bascule, de façon à obtenir un produit contenant 20 ou 22% du détergent nonionique (on peut également appliquer 1 ou 2% d'enzyme protéolytique, par exemple de la Mexatase , ainsi que 0,2 du 0,3% de parfum sur les billes qui basculent).Les produits détergents résultants sont d'excellents détergents pour grosses lessives, particulièrement utilisables pour le lavage du linge de maison dans des machines à laver automatiques. Outre leurs propriétés de lavage souhaitables, ces produits sont physiquement et esthétiquement avantageux car ils ne forment - pas de poussières et s'écoulent extrêmement librement, ce qui permet de les emballer dans des flacons en verre et en matière plastique à col étroit d'où ils s'écoulent aisément. Bien que, normalement, les mélanges de mélangeurs soient préparés rapidement et puissent être retirés tout aussi rapidement du mélangeur, étant parfois préparés en un laps de temps aussi bref que 5 minutes et étant pompés hors du mélangeur en un laps de temps aussi court que 5 ou 10 minutes, il est important que les mélanges suivant la présente invention puissent résister à au moins une heure dans le mélangeur sans gélifier ou solidifier car, parfois, on rencontre des rétentions durant pendant ces laps de temps lors de productions industrielles. Le mélange de mélangeur décrit se révèle capable d'être retenu pendant un laps de temps aussi long que quatre heures et souvent plus, sans gélifier ou se solidifier. Dans des variantes du présent essai, on élève la température jusqu'à 520C et on peut préparer le mélange de mélangeur souhaité et sécher les billes de base par pul vérisation sans incident indu. Dans d'autres variantes de l'essai, on peut faire varier de plus ou moins 10%, plus ou moins 20% et plus ou moins 30% les proportions des divers constituants, en les maintenant dans les limites précédemment indiquées, et obtenir des mélanges de mélangeurs pouvant être travaillés et qui ne gélifient pas et ne solidifient pas pendant des laps de temps d'au moins une heure. Lorsqu'on n'utilise pas l'acide citrique ou le sulfate de magnésium dans le mélange, on lorsqu'on l'ajoute apres le silicate (habituellement environ 5 minutes plus tard) il s'ensuit souvent une gélification gênante.On remarque également que la présence de la zéolithe tend également à favoriser la gélification, de sorte que l'utilisation de la combinaison sulfate de magnésium substance citrique est particulièrement importante en ce qui concerne les compositions pour mélanges de mélangeurs décrites. Au lieu d'utiliser du sulfate de magnesie et de l'acide citrique, on peut utiliser des composés équivalents qui fournissent également le même type d'action antigélifiante. C'est ainsi qu'on peut utiliser du citrate de magnésium, du sulfate de magnésium anhydre, du citrate de sodium et diverses associations de ces composés. De même, on peut utiliser d'autres zéolithes, comme les zéolithes X et Y, et les zéolithes peuvent avoir des degrés d'hydratation variables. On peut suivre d'autres ordres d'addition des divers constituants du mélange de mélangeur, mais il est habituellement souhaitable qu'au moins une partie de la source d'ions magnésium et de la source d'ions citriques soit présente dans le milieu aqueux aussi tôt que possible dans le processus de fabrication. Lorsque la substance citrique et le sel de magnésium sont ajoutés comme décrit ci-dessus, la teneur en matières solides du mélange de mélangeur peut dépasser 55% et souvent atteindre 65 ou 70% sans qu'une gélification indésirable se produise dans l'heure suivant la bonne fin de la préparation du mélange de mélangeur (et souvent au bout de 4 heures ou plus). Toutefois, lorsque la substance citrique et/ou le sel de magnésium ne sont pas utilisés dans le mélange, il y a gélification, épaississement et précipitation prématurés, en particulier à haute température de 20 à 700C et à teneur élevée en matières solides. Lorsqu'on calcule la teneur en matières solides, l'eau d'hydratation contenue dans la zéolithe est considérée comme faisant partie de la substance solide de la zéolithe et non comme faisant partie de la teneur en eau du mélange de mélangeur.La raison en est que cette eau d'hydratation se comporte comme une substance solide et n'est pas libérée dans le milieu aqueux, étant "insoluble" dans ce milieu au cours du traitement au mélangeur. Pour les mélanges de mélangeurs à faible teneurs en matières solides, ceux à 50 60%, la teneur en acide citrique a été réduite à 0,25% dans le premier exemple de travail indiqué ci-dessus,la teneur en sulfate de magnésium restant à 1%, et le mélange résultant est toujours, et de façon satisfaisante, nongélifiant. Néanmoins, l'utilisation de la proportion plus importante est souhaitable pour les mélanges à teneur plus élevée en matières solides, et à titre de mesure de sécurité. EXEMPLE 2 Dans un exemple comparatif, on prépare une composition et on opère comme décrit à propos de la première composition de l'exemple l,à cela près que la teneur en eau du mélange de mélangeur - y compris l'eau d'hydratation de la zéolithe - est de 59,6%, la teneur en acide citrique est de 0,25% et on fait varier les proportions de bicarbonate de sodium et de carbonate de sodium. A l'essai 2A, la teneur en bicarbonate de sodium est maintenue à 16,3% du mélange de mélangeur et la teneur en carbonate de sodium est de 7,6%. A 11 essai 2B, ces proportions passent respectivement à 13,1% et 10,7% et, à l'essai 2C, elles passent respectivement à 10,0% et 13,8%. C'est ainsi que les rapports bicarbonate de sodium/carbonate de sodium sont respectivement de 2,1, 1,2 et 0,7 dans les mélanges de mélangeur, au lieu de 2,0 comme à l'exemple 1.On remarque que le mélange de mélangeur de l'essai 2B a une viscosité initiale supérieure à celle de l'essai 2A, mais il peut toujours être travaillé et ne gélifie pas pendant un temps de rétention de 4 heures. Toutefois, le mélange de l'essai 2C solidifie au cours de l'addition de silicate, montrant l'importance qu'il y a à maintenir la proportion de bicarbonate de sodium à carbonate de sodium dans les compositions suivant la présente invention dans les limites décrites ici. EXEMPLE 3 On prépare les compositions suivantes en opérant comme décrit dans le premier essai de travail de 1'exem- ple 1, les températures des lots étant de 43 à 460C. Les chiffres indiqués au tableau représentent des parties en poids, à l'exception du pourcentage de matieres solides, qui est un pourcentage pondéral. Constituants 3A 3B 3C 3D 3F 3G Eau de la ville 38,9 37,6 35,1 32,7 33,7 33,0 Acide citrique - 0,25 0,25 0,25 0,25 MgSO4 anhydre - 1,0 1,0 1,0 - 1,0 Zéolithe 4A 22,9 22,9 23,8 24,8 24,8 24,8 (hydratée à 20%) Bicarbonate de sodium 15,6 15,6 16,3 16,9 16,9 16,9 Carbonate de sodium anhydre -7,9 7,9 8,2 8,5 8,5 8,5 Silicate de Na (à 47,5% de matières solides; Na2O/SiO2 = 1/2,4) 14,7 14,7 15,4 15,9 15,9 15,9 Matières solides, %, (y compris l'eau 53,4 54,7 56,8 59,0 58,0 58,7 d'hydratation de la zéolithe) Le mélange 3A solidifie dans le mélangeur au cours de l'addition du silicate. Les mélanges 3B, 3C et 3D sont satisfaisants et ne gelifient pas au cours des additions du silicate. Les viscosités initiales de ces mélanges sont à peu près les mêmes malgré l'augmentation de la teneur en matières solides de 3B à 3D, mais cette viscosité, pour le mélange 3D est mesurablement supérieure aux viscosités des mélanges 3B et 3C. Lorsqu'on n'utilise pas de sulfate de magnésium dans la composition, le mélange de l'essai 3F solidifie au cours de l'addition de silicate. Le mélange de mélangeur 3G ne solidifie pas au cours de l'addition du silicate, mais solidifie trente minutes plus tard. C'est ainsi que les produits des essais 3A, 3F et 3G sont insatisfaisants. REVENDICATIONS 1. Procédé pour retarder ou empêcher la gélification d'une suspension de mélangeur miscible et pompable contenant d'environ 40 à 70% de matières solides et 60 à 30% d'eau, ladite teneur en matières solides comprenant, pour 100% de matières solides, d'environ 20 à 45% de bicarbonate de sodium, d'environ 10 à 30% de carbonate de sodium, d'environ 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,4 à 1/3, et d'environ 10 à 65% de zéolithe, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant d'environ 1/1 à 4/1, le rapport carbonate de sodium /silicate de sodium étant d'environ 1/2,5 à 5/1, le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium étant d'environ 1/1 à 8/1, et le rapport zéolithe/silicate étant d'environ 1/2 à 10/1, consistant à préparer une suspension de mélangeur ayant la composition décrite et contenant, par rapport à la suspension, de 0,1 à 2% d'une substance citrique choisie parmi l'acide citrique, les citrates hydrosolubles et leurs mélanges, et de 0,1 à 1,4% de sulfate de magnésium, le total de cette substance citrique et du sulfate de magnésium, en combinaison, étant retardateur de la gélification et représentant au moins 0,4% de la suspension, et à mélanger cette composition dans un mélangeur au cours de sa préparation. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur contient de 50 à 65% de matières solides et-de 50 à 35% d'eau, ladite teneur en matières solides comprenant de 25 à 40% de bicarbonate de sodium, de 13 à 25% de carbonate de sodium, de 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,6 à 1/2,6, et de 35 à 65% de zéolithe hydratée adoucissant l'eau, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant de 1,5/1 à 3/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium étant de 1/2 à 2/1, le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium étant de 2/1 à 5/1, et le rapport zéolithe hydratée adoucissant l'eau/ silicate de sodium étant de 2/1 à 7/1, les pourcentages de substance citrique et de sulfate de magnésium antigélifiants étant respectivement de 0,1 à 0,8 et de 0,1 à 1,2. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur est à une température de 20 à 700C à la pression atmosphérique, et la substance citrique et le sulfate de magnésium sont incorporés dans la suspension avant addition à celle-ci d'au moins une partie du silicate de sodium. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur contient de 55 à 65% de matières solides et de 45 à 35% d'eau, ladite teneur en matières solides comprenant de 25 à 35% de bicarbonate de sodium, de 13 à 20% de carbonate de sodium, de 8 à 15% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/2 à 1/2,4, et de 35 à 50% de zéolithe hydratée adoucissant l'eau, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant de 1,5/1 à 2,5/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium étant de 1/1 à 2/1, le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium etant de 2/1 à 4/1, et le rapport zéolithe hydratée adoucissant l'eau/ silicate de sodium étant de 3/1 à 5/1, et les pourcentages de substance citrique et de sulfate de magnésium antigélifiants sont respectivement de 0,2 à 0,6 et de 0,4 à 1,1. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange est effectué à une température de-20 à 700C, la substance citrique et le sulfate de magnésium sont incorporés dans la suspension avant le silicate de sodium, et le mélangeur est poursuivi pendant au moins une heure après la fin de la préparation de la suspension de mélangeur. 6. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la température de la suspension de mélangeur est de 25 à 400C, le mélange est effectué pendant au moins deux heures après la fin de la préparation de la suspension de mélangeur, et au moins une partie du mélange de mélangeur est pompée hors du mélangeur et envoyee vers une tour de séchage par pulvérisation dans laquelle elle est séchée par pulvérisation après ladite opération de mélange. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'acide citrique est la substance citrique anti-gélifiante dans la suspension de mélangeur. 8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le sulfate de magnésium - est ajouté à la suspension sous la forme de sel d'Epsom. 9. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'acide citrique est la substance citrique anti-gélifiante dans la suspension de mélangeur* 10. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le sulfate de magnésium est ajouté à la suspension sous la forme de sel d'Epsom. 11. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur contient de 0,1 à 10% d'adjuvant(s) et/ou de diluant(s). 12. Suspension de mélangeur miscible et pompable comprenant de 40 à 70% de matières solides et de 60 à 302 d'eau, ladite teneur en matières solides comprenant, pour 100% de matières solides, d'environ 20 à 45% de bicarbonate de sodium, d'environ 10 à 30% de carbonate de sodium, d'environ 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,4 à 1/3, et d'environ 10 à 65% de zéolithe, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant d'environ 1/1 à 4/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium etant d'environ 1/2,5 à 5/1, le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium étant d'environ 1/1 à 8/1, et le rapport zéolithe/silicate étant d'environ 1/2 à 10/1, ladite teneur en matières so- lides comprenant, par rapport à la suspension, une proportion retardatrice de la gélification d'une combinaison de 0,1 à 2% d'une substance citrique choisie parmi l'acide citrique, les citrates hydrosolubles et leurs mélanges, et de 0,1 à 1,4% de sulfate de magnésium, le total desdits substance citrique et sulfate de magnésium représentant au moins 0,4% de la suspension. 13. Procédé pour préparer un matériau de base particulaire sous forme de billes, utilisable pour absorber un détergent nonionique afin de préparer une composition détergente organique synthétique pour gros travaux contenant des auxiliaires de détergence, consistant à préparer une suspension miscible et pompable dans un mélangeur par un procédé suivant la revendication 1, à pomper la suspension hors du mélangeur à l'état non gélifié et aisément pompable, et à sécher la suspension par pulvérisation de façon à obtenir des particules sous forme de billes. 14. Un produit obtenu par un procédé suivant la revendication 13. 15. Procédé pour retarder ou empêcher la gélification d'un(e) mélange ou suspension de mélangeur miscible et pompable contenant d'environ 40 à 70% de matières solides et 60 à 30% d'eau, ladite teneur en matières solides comprenant, pour 100% de matières solides, d'environ 20 à 45% de bicarbonate de sodium, d'environ 10 à 30% de carbonate de sodium, d'environ 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,4 à 1/3, et d'environ 10 à 65% de zéolithe, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant d'environ 1/1 à 4/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium étant d'environ 1/2,5 à 5/1, le rapport bicarbonate de sodium/ silicate de sodium étant d'environ 1/1 à 8/1, et le rapport zéolithe/silicate étant d'environ 1/2 à 10/1, caractérisé en ce qu'on prépare une suspension de mélangeur ayant la composition décrite dans laquelle on incorpore de 0,3 à 3% de citrate de magnésium-ou de citrate acide de magnésium, par rapport à la suspension, et on mélange cette composition dans un mélangeur au cours de sa préparation. 16. Suspension de mélangeur miscible et pompable comprenant de 40 à 70% de matières solides et de 60 à 30% d'eau, ladite teneur en matières solides comprenant, pour 100% de matieres solides, d'environ 20 à 45% de bicarbonate de sodium, d'environ 10 à 30% de carbonate de sodium, d'environ 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,4 à 1/3, et d'environ 10 à 65% de zéolithe, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant d'environ 1/1 à 4/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium etant d'environ 1/2,5 à 5/1, le rapport bicarbonate desodium/silicate de sodium étant de 1/1 à 8/1, et le rapport zéolithe/silicate étant d'environ 1/2 à 10/1, ladite teneur en matières solidescomprenant, par rapport à la suspension, une proportion retardatrice de la gélification de citrate de magnésium représentant de 0,3 à 3% de la suspension.