La présente invention concerne des enveloppes pour des produits cylindriques à fumer, comme des cigarettes, cigares et cigarillos, comprenant une enveloppe tubulaire combustible, habituellement en papier ou en une matière à base de tabac, entourant un garnissage combustible formé de tabac et/ou d'un produit de substitution du tabac. I1 est admis que la fumée produite par la combustion du tabac et des produits analogues contient un certain nombre de substances irritantes. De nombreuses propositions ont été faites pour réduire la quantité de telles substances inhalées par le fumeur. Ces propositions se répartissent en trois groupes. Dans le premier groupe, il y a celles tendant à diminuer la quantité de matières irritantes produites au cours du processus de la combustion elle-même, par exemple en utilisant des types différents de tabac ou de mélanges de tabac, grâce à un traitement spécial ou une extraction, en remplaçant partiellement ou totalement le tabac par ce que l'on appelle les produits de remplacement du tabac, ou en faisant varier la température de la combustion.Le second groupe concerne la dilution de la fumée avant qu'elle n'atteigne la bouche du fumeur, par exemple en utilisant un papier fortement perméable ou grâce à la perforation du papier ou du filtre Le troisième groupe concerne la structure du filtre lui-même afin d'obtenir une grande efficacité de la filtration ou l'enlèvement sélectif de constituants particuliers de la fumée. Ces propositions peuvent conduire à une diminution importante de l'inhalation de constituants indésirables de la fumée mais cette diminution s'accompagne d'une diminution parallèle de la satisfaction goûtée par le fumeur. I1 en est ainsi parce qu'il est difficile de réduire le taux de goudrons résultant du produit ou le caractère irritant de la fumée sans diminuer en même temps la quantité des constituants intéressants mis à la disposition du fumeur ou sans nuire au coût du produit. La présente invention concerne l'application d'additifs, comme des agents produisant de la fumée, des agents fournissant des germes cristallins à la fumée, des agents donnant du goût et des agentsphysiologiquement actifs comme des constituants de la nicotine, au produit cylindrique à fumer afin de procurer, ou de contribuer à procurer, davantage de satisfaction au fumeur. Cela est particulièrement utile dans le cas des produits à faible teneur en goudrons et qui comportent du tabac ou un produit de remplacement du tabac. I1 a été antérieurement proposé d'appliquer un tel additif à la matière de garnissage, et l'on sait bien que certaines matières sont déjà ajoutées en pratique à ce garnissaye. Cependant, il est presque imposible d'obtenir tout au long du produit à fumer un profil de concentration des additifs permettant de maStriser le transfert, bouffée par bouffée, au fumeur, et des concentrations locales d'un additif comme la nicotine peuvent, bien entendu, ne pas être souhaitables.Il a été proposé (dans le brevet britannique numéro 1 342 931) d'injecter des additifs à travers l'enveloppe dans la matière de garnissage, mais cela n'est pas entièrement satisfaisant en raison de la perforation du papier et de la distribution discontinue de l'additif. I1 a été également proposé (dans le brevet britannique numéro 1 111 007) d'imprégner l'enveloppe d'un constituant à base de nicotine, mais cela n'est pas satisfaisant car une distribution réglée de la nicotine n est pas certaine et les caractéristiques de combustion de l'enveloppe sont modifiées.Il a été proposé (dans le brevet britannique numéro 1 351 560) d'imprimer, à la façon de l'héliogravure, un agent d'accéleration de la combustion en une série de petits carres afin de maîtriser la vitesse à laquelle l'enveloppe se consume, mais cela ne contribue pas à la solution du probleme du transfert des additifs au courant principal de fumée pour amplifier la satisfaction du fumeur. il a été proposé aussi dans le brevet autrichien numéro 277 028) d'appliquer à l'enveloppe un revêtement sous forme d'une dispersion liquide de micro-capsules d'une matière aromatique ou donnant du goût, mais cela implique de revêtir la totalité de la surface de l'enveloppe, ce qui risque d'exercer un effet inopportun sur ses propriétés de flexibilité, de ventilation et de combustion.L'addition,à un filtre du produit cylindrique à fumer, d'un constituant à transférer à la fumée est déjà une pratique courante, mais qui se limite à des matières très volatiles, par exemple une essence aromatique comme le menthol. Selon la présente invention, un procédé pour produire une enveloppe pour un produit cylindrique à fumer consiste à imprimer par sérigraphie à la surface de l'enveloppe une série de points séparés d'une encre contenant un additif qui, lorsque l'extrémité chaude et incandescente du produit cylindrique à fumer se rapproche, est transféré au courant principal de fumée aspirée en traversant ce produit cylindrique afin de donner encore plus satisfaction au fumeur. La Demanderesse a trouvé que ce procédé donne naissance à des avantage appréciables. Ainsi, on peut précisément régler la quantité et l'emplacement de l'additif déposé à la surface de l'enveloppe, qui peut ainsi être transféré de façon réglée au courant principal de fumée. Le papier ou une autre enveloppe conserve plus ou moins inaltérées ses caractéristiques de flexibilité et de combustibilité, En outre, et en comparaison de l'impression de type héliogravure, l'impression par sérigraphie des points permet de déposer des points de plus grande hauteur et de définition plus précise ce qui permet d'appliquer une quantité élevée appréciable et précise de l'additif, en pratique jusqu'à 5 milligrammes par centimètre carré, tout en laissant sans ces points une proportion raisonnablement élevée de la surface de contact de l'enveloppe. L'encre contenant l'additif peut être imprimée sur la surface de l'enveloppe qui deviendra la surface interne et/au la surface externe de cette enveloppe lors de son utilisation mais, de préférence, l'impression s'effectue sur la surface interne de l'enveloppe qui risque moins de subir d'altération lors de la manipulation du produit cylindrique à fumer. L'additif est constitué par un ou plusieursdes agents suivants : un agent produisant de la fumée, un agent de formation de germes pour cette fumée, un agent donnant du goût et un agent physiologiquement actif. Les additifs seront généralement des composés qui peuvent passer dans le courant de fumée principale sans subir de dégradation thermique appréciable, qui donnent au fumeur la satisfaction requise et que l'on sait ne pas présenter de risques graves pour la santé. Ils peuvent aussi être ou comprendre des composés subissant une dégradation thermique au cours du processus de transfert mais dont on sait que les produits de dégradation ne présentent pas de risques pour la santé et procurent au fumeur la satisfaction qu'il souhaite. Des agents convenables pour produire de la fumée (ou des fumigènes) comprennent des esters comme le palmitate de méthyle, le stéarate de méthyle, le stéarate de vinyle, le sébacate de diméthyle, le dodécanedioate de diméthyle, le té tradécanedioate dé diméthyle, le trimyristate de glycéryle, le tétra-acetate de pentaérythrityîe, le sébacate de monoéthyle, le citrate de trîméthyle, le myristate de myristyle, le palmitate de palmityle, le monostéarate de glycéryle, le trilaurate de glycéryle, l'oléate de vinyle et le sébacate de diéthyl hexyle. D'autres agents convenables pour produire de la fumée comprennent du docosène, de l'acide myristique (acide té tradécanoique), de la cire de lanbritol (mélange d'alcool cétylique et d'alcool stéarylique avec un éther de polyéthylèneglycol d'alcool éthylique/oîéylique), de la cire d'abeilles (consistant principalement en du palmitate de myricyle et en de l'acide érotique) et de la cire de cérésine. Parmi ces agents, on préfère le trimyristate de glycéryle. Un agent convenable de formation de germes cristallins pour la fumée est le chlorure d'ammonium. L'invention est particulièrement utile pour l'application, à un produit cylindrique à fumer, d'un composé physiologiquement actif de la nicotine. Un tel composé peut comprendre un sel stable de nicotine comme l'ascorbate de nicotine, le citrate de nicotine, le lactate de nicotine, le succinate de nicotine, le phosphate de nicotine, le tartrate de nicotine ou I'hydrogéno-tartrate de nicotine. On pourrait utiliser du tartrate de dinicotine, mais il convient moins bien car il tend à être instable Le composé de nicotine que l'on préfère est le tartrate de nicotine ou l'hydrogeno-tartrate de nicotine. Deux ou plusieurs additifs, s'ils sont mutuellement compatibles, peuvent être incorporés dans la même encre en vue d'un dépôt simultané. Cependant, il existe une limite pratique pour la quantité d'additif que l'on peut déposer de cette fa çon, si lton tient compte GU volume maximal de chaque point imprimé et de la quantité maximale de l'additif pouvant être introduite dans l'encre, et en tenant compte des autres constituants qu'il est nécessaire d'incorporer à l'encre pour lui conférer les propriétés rhéologiques nécessaires. Si deux additifs à déposer sont mutuellement incompatibles ou s'il faut charger l'enveloppe à l'aide d'additifsen excès par rapport à ce qui peut être déposé dans une seule série de points, on peut incorporer des additifs différents à des encres différentes et les imprimer en des séries différentes de points.Si les encres sont mutuellement incompatibles, il faut prendre soin de s'assurer que les points des différentes séries ne se chevauchent pas. La Demanderesse a trouvé de façon très surprenante que la présence de certains constituants dans le dépôt imprimé sur l'enveloppe peut nettement augmenter le transfert d'un additif présent dans le dépôt et qui passe dans le courant principal de fumée. Dans ce contexte, le transfert de l'additif concerne la quantité d'additif qui est entraîné par le courant principal de fumée de façon à circuler dans le produit cylindrique à fumer pour parvenir à l'extrémité de ce produit correspondant à la bouche du fumeur et pour être ainsi disponible pour le fumeur.La mécanique du transfert de ces additifs n'est pas entièrement connue et elle subit l'influence de nombreuses variables comme l'effet de filtration exercé par le garnissage du produit cylindrique à fumer, le degré auquel l'additif volatil se condense sur ce garnissage à mesure que cet additif se rapproche de l'extrémité plus froide (côté bouche) du produit cylindrique à fumer, du degré auquel l'additif se vaporise ou se sublime dans le courant principal de fumée lorsqu'on aspire une bouffée au lieu d'être perdu. dans la fumée latérale qui s'échappe entre les bouffées, et de la température de l'extré- mité du produit cylindrique à fumer et qui est en train de se consumer.Cependant, on pense qu'un facteur important est la dimension des particules de l'aérosol formé par la vaporisation ou la sublimation de l'additif, le transfert étant d'autant plus grand que la dimension des particules est plus faible. On pense donc que la proximité étroite de certains constituants diminue la dimension des particules de l'aérosol de l'additif et favorise donc le transfert de l'additif dans le courant principal de fumée. Les expériences ont montré qu'il ne suffit pas que le constituant soit tout simplement présent dans le garnissage mais qu'il doit également être présent sur l'enve- loppe et jouer ainsi un rôle actif dans la formation initiale de l'aérosol de l'additif. On pense que l'effet dépend de l'interaction mutuelle du constituant et de l'additif, pour former une plus grande proportion d'aérosol ou un aérosol plus stable.Des exemples de composés pouvant servir avec des composés de la nicotine sont des constituants comme le docosène, l'acide stéarique, l'acide oléique, qui ont une affinité pour la nicotine base libre. Dans le présent contexte, un tel constituant sera déposé en même temps que l'additif en étant incorporé avec l'additif dans la même série de points imprimés ou en étant déposé dans une série séparée de points pouvant se situer par-dessus ceux de la première série. Le constituant qui favorise le transfert de l'additif n'est pas nécessairement un additif différent contribuant au plaisir et à la satisfaction du fumeur.Cependant, il vaut nettement mieux que le constituant soit un autre additif contribuant au plaisir du fumeur, et l'on a trouvé qu'un agent de production de germes cristallins pour la fumée ou un agent producteur de fumée peut efficacement augmenter de cette façon le transfert d'un additif, comme la nicotine, au courant principal de fumée. Lorsque le constituant actif est l'un des autres additifs, il est souhaitable que les deux additifs favorisent mutuellement le transfert de l'un et de l'autre pour passer dans le courant principal de fumée. Dans une expérience typique, on a imprimé par sérigraphie sur une enveloppe une série de points d'une encre contenant de lthydrogéno-tartrate de nicotine de façon à avoir une charge d'environ 3,5 milligrammes de cet hydrogéno-tartrate de nicotine par cigarette et une série séparée de points contenant une charge semblable de l-docosène.On a obtenu un transfert cumulatif total d'environ 24 pour cent de nicotine lorsqu'une cigarette comportant un produit de remplacement du tabac comme garnissage et que l'enveloppe en cause a été fu mée, ce qui est à comparer avec 15 pour cent dans le cas d'une cigarette témoin dont l'enveloppe n'avait pas une impression de points comportant le l-docosène. Une expérience semblable au cours de laquelle on a incorporé l'hydrogéno-tartrate de nicotine et le l-docosene à une série commune de points a conduit à un transfert cumulatif de nicotine légèrement inférieur mais encore supérieur de 50 pour cent environ à celui remarqué dans le cas de la cigarette témoin. Les encres utilisées dans la présente invention dif fèrent des encres classiques d'impression surtout par le fait que le constituant coloré (pigment ou colorant) est remplace par un ou plusieurs des additifs précités et par le fait que les autres constituants de l'encre sont choisis de façon à être acceptables pour un produit à fumer. Encre comprend un véhicule qui est de préférence sous forme d'un liquide hydrophile volatil, par exemple l'eau, ou un solvant organique qui sèche par évaporation. Des exemples de ces derniers sont l'alcool éthylique, l'alcool isopropylique ou un de leurs mélanges. On donne également à l'encre une épaisseur et une viscosité convenables-grâce à l'addition d'un agent d'épaississement, en particulier un polymère cellulosique comme de la carboxy-méthylcellulose, de la polyméthyl-hydroxy-cellulose, de la polyéthyl-hydroxy-cellulose ou de l'hydroxy-propyl-celîu- lose. L'encre peut également contenir des résines hydrophobes jouant le rôle- de barrières empêchant la diffusion des additifs hors des points pendant le stockage. Enfin, pour donner à l'encre un certain "corps" et en améliorer les caractéristiques d'impression, on peut lui incorporer une charge comme du carbonate de calcium, du bioxyde de titane, du bioxyde de silicium ou un silicate comme de la bentonite. Des additifs non dissous peuvent également constituer une charge. Si l'additif est appliqué en distribution uniforme le long de l'enveloppe et donc le long du produit cylindrique à fumer, cette distribution uniforme des additifs ne conduit pas à un transfert uniforme de l'additif pour passer dans le courant principal de fumée circulant dans ce produit à fumer. La raison en est que l'additif se vaporise ou se sublime pour passer dans le courant principal de fumée au voisinage de l'extrémité chaude, en train de brûler, du produit cylindrique, mais se recondense partiellement et est filtré à mesure du passage le long de la partie plus froide du produit cylindrique vers l'extrémité côté bouche. Lors de l'approche subséquente de l'extrémité en train de brûler, l'additif est de nouveau transféré dans le courant principal de fumée avec l'additif présent à l'origine dans une partie du produit cylindrique. I1 s'ensuit que le transfert relatif de l'additif dans le courant principal de fumée augmente progressivement à mesure que le produit est fumé. Afin de compenser cet effet, la quantité de l'additif est de préférence diminuée vers l'ex- trémite côté bouche.Cela contribue à compenser le transfert inégal des additif dans le courant principal de la fumée. Grâce à un choix approprié du gradient de concentration de l'additif le long du produit cylindrique, il est possible de se rapprocher d'un transfert sensiblement régulier de l'additif dans le courant principal de fumée d'une bouffée à l'autre. On peut régler avec précision le gradient de concentration de l'additif le long de l'enveloppe lorsque l'additif est appliqué grâce au procédé de la présente invention et l'on peut faire varier ce gradient entre des limites appréciables en modifiant la concentration de l'encre, sa dimension ou la hauteur des points ou en faisant varier la densité d'impression ou bien en choisissant la surface de l'enveloppe sur laquelle on imprime les points Les exemples non limitatifs suivants illustrent la présente invention Exemple 1 On prépare une composition ayant des propriétés rhéologiques convenables pour des essais discontinus d'impression par sérigraphie en ajoutant 0,66 gramme de bioxyde de silicium l"Aerosil 200s', provenant de Degussa AG, Zurich! et 2,56 grammes de carboxy-méthyl-cellulose à faible viscosité ("CMC 7L F" de Hercules), à 30 millilitres d'une solution 1 OM d'hydrogéno-tartrate de nicotine. En utilisant une toile de nickel dont les mailles ont environ 0,3 millimètre d'ouverture, on applique ce mélange sur une surface d'un papier à cigarettes classique de 27,5 millimètres de largeur sur 66 millimètres de longueur. L'impression occupe une surface d'environ 24 x 51 millimètres et prend la forme de points distincts et bien séparés ayant un diamètre d'environ 250 microns et une hauteur d'environ 50 microns. On dépose ainsi environ 7 milligrammes d'hydrogénotartrate de nicotine sur le papier, à raison de 0,7 milligramme par centimètre carré. Lorsqu'on utilise ce papier avec comme garnissage un produit de remplacement du tabac, du type décrit dans le brevet britannique numéro 1 431 045, on trouve que le transfert cumulatif total de nicotine est de 21 pour cent de la quantité de nicotine présente sur l'enveloppe imprimée. En outre, le nombre de bouffées de la cigarette n'est pas changé par l'addition de l'impression sur le~papier. La figure 1 d'accompagnement montre l'enveloppe 4 présentant une surface 5 entourant le garnissage et qui est imprimée d'une série de points, et une portion d'extremite 6 qui, lors de l'utilisation, entoure un tampon de filtre. La figure A est un histogramme montrant le transfert total de nicotine au cours de la fumée du premier tiers, du second tiers et du troisième tiers de la longueur de la cigarette. On voit que le transfert augmente nettement du début à la fin de la fumée de la cigarette. Exemple 2 On applique l'encre d'impression décrite dans l'exem- ple précédent sur la surface d'un papier à cigarette classique selon le modèle présenté en 5A sur la figure 2 annexée. Avec la même matière de garnissage, le transfert cumulatif total de nicotine est de 18 pour cent, et la figure 2A est un histogramme correspondant à la figure 1 A mais qui se rapporte à l'exemple de la figure 2 et montre comment le transfert est considérablement aplati quoique s'augmentant très légèrement à la fin. Exemple 3 On répète l'expérience en opérant comme dans l'exem ple 2 mais avec une impression selon le modèle représenté en 5 B sur la figure 3 d'accompagnement. Le transfert total de nicotine est nouveau de 18 pour cent, et la figure 3 A est un histogramme qui correspond à la figure 1A mais dans le cas de l'exemple de la figure 3 . I1 montre à nouveau un transfert légèrement inégal mais qui est bien plus régulier que dans le premier exemple. Ces exemples montrent nettement que l'on peut plus ou moins modifier à volonté le profil d'une bouffée à l'autre en donnant à la zone imprimée de l'enveloppe une forme correspondant à un profil approprié. Dans les exemples ci-dessus, on a déterminé de façon classique le transfert de nicotine en provoquant le dépôt de la nicotine dans un filtre Cambridge fixé à l'extrémité côté bouche ae la cigarette pendant un essai de fumée. Les résul- tats concernant les trois exemples sont résumés dans le tableau suivant, où NBL représente la nicotine base libre. TABLEAU Profil Charge en ni- Transfert cumulatif sur un Pourcentage non cumu cotine (mg de filtre Cadbridge (mg de latif de transfert sur NBL/cigarette) NBl/cigarette) le filtre Cambridge 1/3 2/3 3/3 1/3 2/3 3/3 1 2,6 Q,08 0,24 0,54 3 6 12 2 1,6 0,07 0,14 0,25 5 5 7 3 1,9 0,11 0,26 0,33 6 8 4 Exemple 4 On prépare une composition supplémentaire ayant des propriétés rhéologiques convenables pour des essais discontinus d'impression par sérigraphie à partir de 20 grammes de 1-docosène, 60 millilitres d'eau, 4 grammes de carboxy-méthylcellulose ("CMC 7 LF" de Hercules), 0,5 gramme de bentonite, 1,4 gramme de monostéarate de sorbitanne ("Span 60") et 1,4 gramme de monostéarate de polyoxy-éthylène-sorbitanne ("Tween 60"). Les deux derniers de ces constituants sont des tensioactifs. Sur l'enveloppe ayant déjà subi une impression à l'aide d'une encre contenant l'hydrogéno-tartrate de nicotine, comme décrit à l'exemple 1, on effectue une surimpression par sérigraphie de ce mélange pour obtenir une charge d'environ 3 milligrammes de 1-docosène sur le papier. On utilise le papier dans une cigarette, comme décrit dans l'exemple 1, et l'on effectue des essais de fumée. Les résultats montrent une bonne production de fumée représentant un bon transfert du l-docosène dans le courant principal de fumée et une améliora- tion de 50 pour cent environ du transfert cumulatif de nicotine. L'aspect de l'échantillon d'enveloppe imprimée produite selon l'exemple 4 apparait sur la figure 4 d'accompagnement où les points contenant l'hydrogéno-tartrate de nicotine correspondent à une matrice carrée 7 et les points correspondant au l-docosène à une matrice carrée 8. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au procédé et aux produits qui viennent d'être décrits uniquement àtitre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé de production d'une enveloppe pour un produit cylindrique à fumer, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on imprime par sérigraphie sur la surface de l'enveloppe une série de points séparés d'une encre contenant un additif qui, à l'approche de l'extrémité chaude et brûlante de ce produit cylindrique à fumer, est transféré au courant principal de fumée aspiré à travers ce produit cylindrique pour contribuer à augmenter le plaisir du fumeur. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'additif est constitué par un ou plusieurs agents choisis parmi un agent de production de fumée, un agent de production de germes cristallins pour la fumée, un agent d'aromatisation et un agent physiologiquement actif. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'additif comprend un sel stable de nicotine. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le sel stable de nicotine est du tartrate de nicotine ou de l'hydrogéno-tartrate de nicotine. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que encre contient un constituant dont la présence favorise le transfert de l'additif et son passage dans un courant principal de fumée. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le constituant favorisant le transfert est un additif différent. 7 - Procédé selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que l'additif est un sel stable de nicotine et le constituant présente de l'affinité pour de la nicotine base libre. 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le constituant est du docosène. 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que deux additifs différents sont incorporés à la même encre. 10 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que deux additifs sont sé parément incorporés à des encres différentes imprimées en deux séries différentes de points sur l'enveloppe. 11 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'encre contient un véhicule hydrophile. 12 - Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le véhicule hydrophile est de l'eau, de l'alcool éthylique, de l'alcool isopropylique ou un de leurs mélanges. 13 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que-l'encre contient une charge. 14 - Procédé selon la revendication 13, caractérise en ce que la charge est du carbonate de calcium, du bioxyde de titane, du bioxyde de silicium ou un silicate comme de la bentonite. 15 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'encre contient un agent d'épaississement. 16 - Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'agent d'épaississement est de la carboxy-méthyl- cellulose, de la polyméthyl-hydroxy-cellulose, de la polyéthyl hydroxy-cellulose ou de lthydroxy propyl-cellulose. 17 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'additif est concentré à l'extrémite de l'enveloppe destinée à se trouver à l'extrémité allumée du produit cylindrique à fumer. 18 - Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que l'on détermine la concentration de l'additif en faisant varier la dimension ou la hauteur des points. 19 - Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'on détermine la concentration de l'additif en réglant la densité des points. 20 - Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'on détermine la concentration de l'additif en choisissant et réglant la surface d'enveloppe qui est imprimée. 21 - Enveloppe caractérisée en ce qu'elle a été produite par un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes. 22 - Produit cylindrique à fumer, caractérisé en ce qu'il comporte une matière de garnissage et une enveloppe selon la revendication 21. 23 - Produit cylindrique à fumer selon la revendication 22, caractérisé en ce que les points sont imprimés sur la surface la plus interne de l'enveloppe.