La présente invention a pour objet un dispositif de diffusion pour le traitement interne du bois. Tous les bois d'oeuvre, qu'ils soient résineux ou feuillus, et plus spécialement ceux servant à la réalisation des charpentes, en raison de l'importance de leur section, sont attaqués par des insectes xylophages. Ce sont les bois résineux qui correspondent à 80 des réalisations de charpentes d'après guerre qui sont les plus touches. Du fait de la prolifération impressionnante des parasites, les bois non résineux d'avant guerre, et même les structures anciennes,sont eux-mêmes contaminés. Les traitements réguliers sont rendus d'autant plus nécessaires que le bois est travaille alors qu'il contient un pourcentage important dthumidité. Il est à remarquer qu'autrefois, il tétait jamais utilisé de bois ayant moins de 5 à 6 ans de coupe. Même si lton procède à un traitement du bois préalablement à son usinage, il est nécessaire de traiter les structures après leur mise en place et de façon régulière. Les principaux procédés de préservation connus sont les suivants - Les traitements par bains ou pulvérisations qui n'ont qu' une efficacité toute relative. En effet, comme il l'a été indiquE plus haut, les bois verts ne peuvent absorber les produits utilisés compte tenu de leur teneur en humidité et en sève. Le traitement réalisé n'est donc que superficiel. Or, il faut remarquer que 70 % des bois sont attaqués sur pieds. - Le traitement par inoculation donne des résultats satisfaisants. Il présente néanmoins des ennuis concernant sa mise en oeuvre. En effet, pour sa réalisation, il nécessite une seringue que l'on pique dans le bois et par laquelle on realise une injection lente de produit. I1 est à noter que cette injection doit Qtre très lente pour qu'il n'y ait pas risque de refoulement du produit et que les opérations doivent être répétées. Cette solution comporte des risques de détérioration des plafonds et peintures lorsqu'il s'agit du traitement d'une charpente et est d'un prix de revient élevé du fait de la multiplicité des opérations à effectuer. - Les traitements par soufflerie d'air chaud furent abandonnés très rapidement sans avoir dépasse le stade de la mise au point en raison de la multiplicité des problèmes qu'ils présentaient tels que : la mise en place des tuyauteries, l'obtention d'une étanchéité parfaite des couvertures, les risques engendrés par la pression exercée sur les plafonds dans les constructions dépourvues de dallage en béton armé. - Le seul traitement garantissant une efficacité totale est le travail par injection à haute pression avec décapage préalable. Pour ce faire, il a été utilisé les dispositifs suivants Un diffuseur en matière plastique constitué par une douille pouvant être engagée dans un perçage du bois et y demeurant. Cette solution présente l'inconvénient de ne pas permettre l'utilisation de très haute pression, ce qui conduit à une augmentation du temps de travail par rapport aux injecteurs les plus perfectionnés, sans omettre les risques de retombée du produit et, par conséquent, de détérioration des plafonds. Une autre solution consiste à utiliser un injecteur en acier vissable dans un perçage ménagé dans la pièce à traiter. Ces injecteurs permettent l'utilisation de haute pression, mais présentent l'inconvénient d'être très coûteux, ce qui exclut leur installation de façon définitive. Or, il faut laisser ces injecteurs en place pendant plusieurs jours, période de diffusion du produit injecté avant de procéder à leur retrait. Il existe également des injecteurs correspondant sensiblement a ceux du premier type cité, équipés d'un clapet anti-retour constitué par une bille en acier. Ces injecteurs présentent l'inconvénient de posséder une structure complexe, et d'être assez chers, compte tenu de la multiplicité des pièces. Par ailleurs, l'ouverture ménagée à l'extrémité de 17 élément par laquelle s'échappe le produit, doit être suffisamment grande puisque c'est par celle-ci que se fait l'engagement de la bille formant clapet. Du fait de cette section de ltouverture de sortie, la presque totalité du produit sort par celle-ci, ce qui conduit souvent à un éclatement des veines du bois détériorant la pièce à traiter et provoquant ltéchappement de liquides à ltextérieur de celle-ci avec les inconvénients que cela présente. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients en fournissant un dispositif de diffusion économique, logé de façon définitive dans un perçage de la pièce de bois et présentant un maximum de sécurité d'utilisation. Ce dispositif correspond au premier cité, c'est-à-dire comporte une douille en matière synthétique apte à être engagée dans un perçage ménagé dans le bois à traiter, comportant latéralement des éléments d'accrochage sur ledit perçage, une tête faisant saillie de la pièce de bois à traiter présentant un conduit central, et étant conformée de manière à permettre l'adaptation d'un injecteur de type connu. Selon l'invention, cet élément comporte, à l'intérieur de la douille, et à proximité de la tête de ltélément 7 une languette qui, venue de moulage avec le reste de ltélément, est solidaire par l'une de ses extrémités de celui-ci, et en positon normale obture le conduit ménagé dans la tête de l'élément, sa souplesse lui permettant de basculer et d'ouvrir ce conduit sous l'effet d'une pression de fluide de traitement exercée depuis la tête de l'élément vers l'autre extrémité de celui-ci. La languette ménagée à l'intérieur de la douille joue le rôle d'un clapet anti-retour. Dans le cas où une pression élevée est imposée au fluide de traitement, la languette pivote et permet le passage du fluide. En fin d'injection, la languette revient en position de départ, c'est-à-dire obture le conduit central ménagé dans la tête de ltélément sous l'effet de son élasticité propre et également de la contre-pression régnant à l'intérieur de la douille. Avantageusement, la douille présente, dans sa paroi latrale, plusieurs ouvertures formant des sorties pour le fluide de traitement, chacune de ces ouvertures ou série d'ouvertures débouchant dans le fond d'une gorgé circonférentielle ménagée dans la paroi de la douille. Compte tenu de la section relativement importante des ouvertures vis-à-vis de celle de ltextrémité de la douille, le produit de traitement se répartit sans risque d'éclatement des veines du bois. En outre, le fait que les ouvertures débouchent au fond de gorges ménagées dans la douille, assure une excellente diffusion du produit tout autour de l'injecteur. Les ouvertures sont avantageusement ménagées par séries réparties le long de la douille, les ouvertures d'une série présentant un décalage angulaire par rapport à celles d'une série voisine. En outre, pour favoriser l'écoulement du produit, chaque ouverture a une forme ovale et est orientée suivant le sens de la longueur de la douille. Dans une forme préféree d'exécution de l'invention, les éléments d'accrochage dans l'ouverture sont constitués par deux paires d'ailes décalées longitudinalement et angulairement de l'une par rapport à l'autre, chaque aile présentant une face inclinée dans le sens de l'engagement de ltélément et du côté de la tête de l'élément une face sensiblement transversale à la douille. Ces ailes ont pour but d'empêcher le diffuseur de ressortir du perçage, notamment dans le cas de bois résineux qui présentent une paroi lisse après perçage et dans lesquels un bon ancrage est difficile à réaliser. Selon une autre caractéristique de l'invention, L'élément présente entre la douille et la tête une partie en forme de collerette destinée à venir prendre appui sur la partie de la surface externe de la pièce à traiter entourant le perçage servant de logement à l'élément. Cette collerette est intéressante en ce sens qu'elle vient se plaquer sur la face externe de la pièce de bois et empeche ainsi tout écoulement du liquide autour du diffuseur, ce qui est exportant, notawnent du fait que le perçage ménagé dans la pièce de bois est de profondeur Supérieure à celle du diffuseur, afin de former un réservoir de fluide. I1 est à noter qu'après absorption du liquide par le bois, le diffuseur est laissé en place, ce qui n'est pas gênant du fait qu'il est peu onéreux et qu'il ne nuit pas à l'esthetique de la pièce traitée. En outre, cette solution présente l'intérêt que le diffuseur peut être réutilisé sans aucune modification pour un traitement ultérieur de la même pièce de bois. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce diffuseur Figure i en est une vue en perspective Figure 2 en est une vue en coupe longitudinale Figure 3 en est une vue extérieure lors de sa mise en place dans-un perçage ménagé dans une structure de bois à traiter Figures 4 et 5 en sont deux vues en coupe longitudinale, en position montée dans la pièce de bois à traiter, respectivement, en cours d'injection de fluide de traitement et après injection. Le diffuseur selon l'invention comprend une douille 2 en matière synthétique limitée à l'une de ses extrémités par une tête 3 présentant un conduit central 4 débouchant dans le tube interne 5 ménagé à l'intérieur de la douille. La tête 2 est agencée de façon à permettre l'adaptation d'un injecteur 6 de type connu. Cette douille 2 est, d'autre part, limitée par une extrémité 7 de forme tronconique de section moyenne inférieure à celle de la douille, dans laquelle est ménagée centralement une ouverture 8. Le corps de la douille présente des ouvertures latérales pour la diffusion du fluide de traitement. Dans la forme d'exécution représentée au dessin, la douille présente quatre ouvertures 9 groupées en deux paires, les ouvertures de chaque paire étant diamétralement opposées et débouchant dans une gorge circonfe-ren- tielle 10 ménagée dans la douille. Ces ouvertures 9 possèdent une forme ovale et sont orientées dans le sens de la longueur de la douille. A l'intérieur de la douille et à proximité de la tête 2, est ménagée une languette 12 venue de moulage avec le reste de l'élément, solidaire par l'une de ses extrémités du tube interne 5. En position normale, la languette 12 obture l'extrémité du conduit 4 de la tête 3 débouchant dans la douille. La face externe de la douille présente des ailes d'accrochago 13, Dans la forme d'exécution représentée au dessin, il est prévu deux paires d'ailes 13 décalées longitudinalement et angn- lairement d'un angle de 90e. Chacune de ces ailes présente une surface 14 inclinée de l'intérieur vers I'extérieur et de l'extrémité 7 du diffuseur vers la tête de celui-ci, et du côté de la tête 3 une surface 15 sensiblement transversale à la douille. I1 est, en outre, prévu entre la douille 2 et la tête 3 une partie 16 en forme de collerette. D'un point de vue pratique, il convient tout d'abord de ménager dans la pièce de bois 18, un perçage i7, de longueur supérieure à celle du diffuseur, de façon à permettre le ménagement d'un réservoir en bout de celui-ci. Le diffuseur est présenté devant le perçage 17 puis engagé dans celui-ci à l'aide d'un outil iq et d'un marteau 20 par exemple, jusqu'a ce que la collerette i6 vienne en appui sur la face externe de la pièce de bois. Le diffuseur étant alors positionné, il est procédé à la mise en place de l'injecteur 6 sur la tête 3, corme montré à la figure 4. Du fait de la pression élevée d'injection, de l'ordre de 100 bars, la languette 12 se déforme et permet le passage du fluide de traitement. Celui-ci diffuse dans la pièce de bois dans toutes les directions par toutes les ouvertures 8, 9 et 10. En fin d'injection, sous l'effet de son élasticité et de la contre-pression régnant à l'intérieur de la douille, la languette 12 reprend sa position initiale et obture le conduit 4 comme montré à la figure 5. L'injecteur 6 peut alors être enlevé, la diffusion du fluide de traitement dans le bois se poursuivant pendant plusieurs heures sans qu'il y ait lieu d'effectuer d'autres opérations. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce dispositif de diffusion décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif de diffusion pour le traitement interne du bois, du type comportant une douille en matière synthétique apte à être engagée dans un perçage ménagé dans le bois à traiter1 comportant latéralement des éléments d'accrochage sur ledit perçage, une tête faisant saillie de la pièce de bois à traiter, présentant un conduit central, et conformée de manière a permettre l'adaptation d'un appareil d'injection de type connu, caractérisé en ce qu'il comporte,à l'intérieur de la douille et à proximité de la tête de l'élément, une languette qui, venue de moulage avec le reste de l'élément1 est solidaire par l'une de ses extrémités de celui-ci, et en position normale obture le conduit ménagé dans la tête de l'élément, sa souplesse lui permettant de basculer et d'ouvrir ce conduit sous l'effet d'-une pression de fluide de traitement exercée depuis la tete de l'élément vers l'autre extrémité de celui-ci. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la douille présente, dans sa paroi latérale, plusieurs ouvertures formant des sorties pour le fluide de traitement, chacune de ces ouvertures ou série d'ouvertures débouchant dans le fond d'une gorge circonférentielle ménagée dans la paroi de la douille. 3. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque ouverture a une forme ovale et est orientée suivant le sens de la longueur de la douille. 4. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les éléments d'accrochage dans l'ouverture sont constitués par deux paires d'ailes décalées longitudinalement et angulairement de 90* l'une par rapport à l'autre, chaque aile présentant une face inclinée dans le sens de l'engagement de l'élément et du côté de la tête de l'élément une face sensiblement transversale à la douille. 5. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications i à 4, caractérisé en ce que l'élément présente entre la douille et la tête une partie en forme de collerette destinée à venir prendre appui sur la partie de la surface externe de la pièce à traiter entourant le perçage servant de logement à l'élément.