La présente invention à laquelle ont collaboré MM. Pierre GAGNE, Maurice CHAMBON et Rémy BLANC concerne un nouveau procédé de teinture par épuisement en milieu aqueux de matériaux textiles d'origine naturelle, artificielle et synthétiques, ou de leurs mélanges, en présence d'un ou de plusieurs agents organiques hydrosolubles ou miscibles dais l'eau, dans lesquels les colorants sont solubles, ob l'on extrait en continu le ou lesdits agents organiques par prélèvement du bain de teinture pendant ou après que les colorants sont montés sur lesdits matériaux textiles. De nombreux procédés de teinture en milieu aqueux des fibres naturelles, artificielles, synthétiques ou de leurs mélanges ont déjà été proposés à l'homme de l'art. C'est ainsi que, par exemple, la teinture de fibres naturelles s'effectue traditionnellement en milieu aqueux à des températures au moins égales à celle de l'ébullition du bain, avec des colorants appropriés et avec des durées pouvant atteindre plusieurs heures. De même, pour des fibres synthétiques, il est connu de réaliser les opérations de teinture en milieux aqueux à des températures très supérieures à celle de l'ébullition du bain, telles que par exemple 1200C ou même 1300C, nécessitant l'utilisation d'autoclaves fonctionnant sous pression, avec des temps opératoires très longs, pouvant exiger plusieurs heures de traitements, au cours desquels se déroule un programme précis de montée de la température et du maintien de celle-ci à des paliers adéquats. Mais de tels procédés présentent des inconvénients majeurs, en particulier la température particulièrement élevée et le temps relativement long, surtout lorsqu'il s'agit d'effectuer la teinture de fibres synthétiques, telles que les polyesters, les polyamides, les polyacryliques, etc. Ces matières textiles disposant d'un potentiel de retrait relativement élevé, I'Homme de l'Art se voit contraint de réaliser des traitements thermiques préalables à la teinture. II faut dès lors stabiliser la matière et limiter ainsi sa rétraction trop importante au cours de l'opération de teinture qui, dans le cas contraire, se révélerait préudiciable à l'obtention de nuances régulières, exemptes de défauts. II a, en effet, été constaté que des textiles synthétiques non stabilisés préalablement et se présentant sous l'aspect de bobines, provoquaient l'apparition de nuances hétérogènes, se manifestant par des tâches, des passages préférentiels, etc. Dans le cas de la teinture de fils synthétiques texturés, L'emploi de tels procédés pra-iquant des températures particulièrement élevées, était à L'origine d'une diminution importante de la frisure, et par là même, de la voluminosité, phénomène préjudiciable à leur emploi ultérieur dans la bonneterie. Par la suite, les spécialistes de la teinture ont tenté de remédier à pus ces inconvénients en abaissant la tempérnture des bains de teinture grâce à I 'introduction de substances organiques appelées "véhicules" ou "carriers". C'est ainsi que l'on a revendiqué l'emploi de trichlorobenzène en émulsion dans l'eau pour teindre des fibres de polyesters dans un bain de colorants dispersés maintenu à une température comprise entre 900C et 1000C. De telles pratiques se sont révélées peu intéressantes en raison de la grande difficulté que présentait l'élimination finale de ces "carriers", inclus dans les fibres, malgré des rinçages énergiques ou des entrainements mécaniques à la vapeur d'eau. Ainsi, la présence de ces substances au sein des fibres teintes était à l'origine de ladégradaFion des solidités à la lumière des colorants utilisés, rendant la commercialisation de ces fibres beaucoup plus difficile. Outre ce fait, les "carriers" utilisés ne pouvaient l'être qu'à des doses très restreintes en raison même du risque- de détérioration des propriétés mécaniques des fibres textiles, liées à leur insuffisante élimination en fin de teinture. De plus, I'utilisation de ces carriers entraîne une aggravation du problème de la pollution des eaux dans l'industrie de la teinture puisque le bain à la fin de l'opération de teinture, s'il ne contient que peu ou même pas de colorants non épuisés, est rejeté avec la majeure partie des "carriers"-employés, produits qui ont une DBO et/ou une DCO très importante. Enfin, un certain nombre de substances organiques détenant ce pouvoir de véhiculeurs étaient exclues, leur présence à une concentration critique au moment de l'opération de séchage qui suit la teinture, risquant de provoquer des déflagrations, ou d'entrainer des risques de toxicité. La Demanderesse n'ignorant pas tous les inconvénients précités, s'est attachée à déterminer la concentration critique en agent organique pour les textiles de diverses natures, puis à mettre au point un nouveau procédé de teinture ayant l'avantage d'opérer dans des temps plus courts et à des températures plus faibles, tout en garantissant auxdits textiles les solidités tinctoriales normales, ainsi que leurs propriétés mécaniques et fournissant à l'Homme de l'Art une réelle solution à la réglementation de plus en plus sévère sur la pollution-des eaux, la sécurité et la toxicité. II a maintenant été trouvé un nouveau procédé de teinture, par épuisement de matériaux textiles d'origine naturelle, artificielle, synthétique ou de leurs mélanges, qui se caractérise par le fait que l'on effectue la teinture dans un bain aqueux contenant au moins un agent organique miscible ou soluble dans l'eau et dans lequel les colorants sont aussi solubles et que l'on extrait au moins partiellement du bain de teinture ledit agent organique pendant ou après que les colorants sont montés sur les matériaux textiles. L'agent organique miscible ou soluble dans l'eau et dans lequel les colorants sont solubles, a la propriété connue de favoriser le gonflement du textile à teindre en présence de l'eau du bain de teinture et ce, pendant le déroulement des opérations de teinture. Si d'une façon générale, L'eau à 1000C assure, d'une manière connue, le gonflement des fibres quelle que soit leur origine, naturelle, artificielle ou synthétique, la Demanderesse a constaté que l'action des divers agents organiques utilisés comme "gonflants" de ces fibres, donne ce même gonflement mais pour des températures beaucoup plus basses. De même, la Demanderesse a pu mettre en évidence que par le choix judicieux de l'agent organique jouant le rôle de gonflant, associé à I'eau du bain de teinture, il était possible d'obtenir un gonflement beaucoup plus important de la fibre, par comparaison avec celui obtenu sur cette même -fibre dans l'eau seule, favorisant la montée plus rapide des colorants pour une température adéquate. II était également important d'observer les variations du gonflement des fibres textiles en fonction de la quantité d'agent organique introduite dans le bain aqueux. C'est cé qu'à réalisé ia Demanderesse au cours de ses recherches sur les épuisements en colorants des bains, grâce auxquelles elle a mis en évidence que l'augmentation du pourcentage de l'agent gonflant dans les bains aqueux provoquait une accélération de l'épuisement du ban en colorant et que cet épuisement était complet pour une tempéraLure de hain très inférieure à celle nécessaire pour un bain uniquement aqueux. Ainsi l'agent organique jouant le rôle de gonflant, en milieu aqueux, des fibres textiles fa"orise-t-il la dilatation inter-crista'line desdites fibres, dilatation d'autant plus importante que la concentrntion en agent organique est plus élevée. La technique selon l'invention consiste à utiliser comme milieu de teinture un bain renfermant une proportion mineure d'au moins un agent organique miscible ou soluble dans l'eau et dans lequel le-s colorants sont solubles, et une proportion majeure d'eau, puis-à effectuer en continu, au cours ou à la fin de a teinture par épuisement, la récupEration du ou des agents organiques du bain à peu près ou totalement épuisé en colorants. II en résulte que les colorants, après avoir été un7formément et rapidement répartis dans la matière à teinte grâce au gonflement accéléré et augmenté par la présence de l'agent organique, pénètrent au coeur de la matière et sont graduellement fixés par l'énergie calorifique apportée au bain de teinture. Dès que le bain de teinture-atteint au moins la température adéquate au gonflement maximum de la fibre, le prélèvement du bain peut s'effectuer d'une manière régulière. En pratique, I'opération de teinture est avantageusement effectuée selon le mode suivant Après dissolution à la température ambiante des colorants dans une certa:ne quantité d'eau, on introduit la solution colorée dans le bain destiné â la teinture, constitué par le mélange de l'agent organique dans l'eau, selon les quantités adéquates. Le bain ainsi préparé es; introduit dans la cuve de teinture préalablement garnie avec le textile. L'opération de teinture commence à fa température ambiante, puis après un certain temps de repos, inférieur à 15 minutes, le bain est graduellement chauffé à une vitesse de montée en température qui se situe de préférence entre 1 C et 5 C par minute, jusqu a la température choisie selon la constitution de 'a fibre, qui est toujours inférieure à 100 C sous la pression normale. Cette température est alors maintenue pendant un temps se situant préférentiellement entre 5 et 50 minutes. Selon une variante caractérisée par la nature de la fibre à teindre, l'opération de teinture peut débuter à une tempéraxure se situant entre 500C et 600C. La d;i-ée totale de la teinture est établie selon le degré d'épuisement en colorants du bain, qui est complet à la 9n de l'opération, ce. épuisement étant mesuré par la coloration d'un échantillon prélevé sur ledit bain. De même 13 vitesse de la montée en température du bain peut être déterminée grâce à des prélèvements effectués systématiquement au cours de teinture d essais dont les colorations sont évaluées 3U colorimètre, Grâce à la présence de l'agent organique en quantité importante dans le bain de teinture et à la température adéquaie dudit bain, la fibre textile dont le taux de gonflement est très fazorablement augmenté, n'oppose plus de résistance à la pénétration des colorants jusqu'au coeur. Dès que le bain de teinture qui travaille sous la pression statique aXmos- phérique, ou sous une pression statique inférieure àla pression a mosphérique atteint au moins la température fixée pour le matériau textile traité, le prélèves ment du bain peut s'effectuer de façon régulière, permettant l'élimination progressive de l'agent organique. Selon une première variante, on procède en soutirant une fraction liquide du bain, constituée par le mélange de l'agent organique et de l'eau. On sépare de cette fraction l'agent organique et on recycle en continu dans la cuve de teinture la fraction aqueuse restante. L'agent organique est séparé de l'eau selon les techniques connues. C'est ainsi que la fraction liquide prélevée dans la cuve de teinture est conduite dans un circuit de séparation tel que par exemple une colonne de distillation comportant un circuit ds récupéra'ion de 'eau et un circuit d'extraction de l'agent organique à éliminer. Ainsi la faction prélevée dans le bain de teinture subit une séparation sélective et réglée, la par aq -aqueuse étant réintroduite dans le cuve de teinture, tandis que l'agent organique est extrait puis stocké en vue d'un nouvel emploi. A la limite et dans le cas d'agents organiques simples dont l'élimination de la phase aqueuse ne présente aucune difficulté, ie circuit de séparation peut être un pot-flash assurant une bonne extraction de I 'agent organique. Lorsque l'agent organique est éliminé en totalité, on vide la cuve teinture de l'eau qui la contient, cette eau étant recueillie dans un bac de stockage pour une nouvelle opération de teinture. Puis on procède au séchage de la matière teinte, en employant un procédé d'un type connu, tel que séchage à la vapeur, à l'air chaud, etc. Selon une deuxième variante, la totalité du bain de teinture est soutirée après que celui-ci ait été épuisé en colorants. Puis l'agent organique est séparé du milieu aqueux par la distillation du bain, les deux composants étant stockés séparément pour une autre opération de teinture. II est également possible dans une telle variante de réaliser le recyclage total ou partiel du ba-n sans séparation des constituants, lorsque l'épuisement en colorants est complet. Dans ce cas, la matière textile teinte, imprégnée par le bain, est soumise à l'action d'un fluide caloporteur, tel que de l'air chaud ou de la vapeur d'eau, qui entraîne les restes de l'agent organique encore présent dans le circuit de séparation. Cette variante suppose que l'agent organique utilisé s'élimine normalement des fibres textiles par la seule action du fluide caloporteur. Selon une dernière variante, applicable au cas ob l'agent organique à un point d'ébullition inférieur à celui de l'eau, il es possible de réaliser l'extraction dudit agent dans la cuve de teinture en y établissant un vide suffisant, permettant la d stillotion dudit agent à la température du bain. Les agents organiques jouant le rôle de "carriers", peuvent être choisis parmi les composés organiques courants, capables de dissoudre à la tempéruture- ambiante les colorants et actifs quant au gonflement des fibres textiles soumises à !a teinture C'est ainsi que pour les textiles naturels, tels que le coton, la laine, etc. l'agent organique est choisi de préférence dans les alkyl ou dialkylamide pour le coton, tels que par exemple le diméshylformamide, diéthylforma- mide, etc. ou encore dans les acides carboxyliques à courtes chaines pour la la ne, te! que par exemple l'acide formique, etc. Pour les textiles artificiels, tels que l'acétate, triacétate de cellulose, etc. les meilleurs agents orgaziques sont ceux conssituant en génral la classe des cétones, telles que par exemple l'acétone, la méthyléthylcétone, etc. ou encore les halogénures d'alcanes, tels que par.exemple le chlorure de méthylène. Pour les textiles synthétiques, il a été trouvé que pour se situer danses conditions les plus favorables du procédé de teinture selon l'invention, il était particulièrement avantageux de mettre en oeuvre comme agents organiques les substances appartenant aux classes suivantes - Pour la teinture des fibres polyacryliques :: les nitriles en général, tels que par exemple, 'acétonitrile, le malonitrile, le succino nitrile, le phtalonitrile, I 'adiponitrile, etc., ou bien les sulfones telles que par exemple, la diméthyl-sulfone, la diéthylsulfone, la méthyl-éthylsulfone, la méthyl-propyl- sulfone, I'éthylpropylsulfone, la diéthylsulfone, la dipropylsulfone, etc., les amides substitués, tels que le diméthylformamide, diméthylacétamide, le Nméthylformamide, le N-méthylocétamide, etc. ou encore certaines amines telles que la N-acétylpyrolidine, la N-acétylmorpholine, l' -pipéridine, etc. - Pour la teinture des fibres de polyamide, les alcools légers jusqu'en C4 se sont révélés particulièrement intéressants, tels que par exemple le méthanol, I'éthanol, le propanol, 'isopropanol. - Pour la teinture des fibres de polyesters, les esters d'alkyle, tels que par exemple !'acétate d'éthyle, les cétones simples, substituées ou cycliques, telles que l'acétone, la méthyléthylcétone, la cyclohexanone, les amides simples ou substitués, tels que par exemple le d-iméthylformamide, le N-méthylacétamide, le N-méthylformamide, le diméthylacétamine, etc., les nitriles en général, tels que par exemple l'acrylonitrile, I'acétonitrile, etc., les sulfones telles que par exemple la diméthylsulfone, etc., les phénols, les alcools légers linéaires jusqu'en C4 ou cycliques tels que par exemple le cyclohexanol, ou encore les éthers tels que par exemple le diéthyléther, etc. Les proportions de l'agent organique varient avantageusement entre 10 parties et 300 parties (en volume) pour 1000 parties du bain de teinture, les volumes d'agents organiques étant approximativement équivalents lorsque l'on met en oeuvre deux ou plus de ces dits agents. Comme dans toutes les opérations de teinture classiques, l'acidité du bain est réglée, si cela apparait nécessaire, par l'addition d'un acide organique, tel que par exemple l'acide acétique. La tempérahure la plus élevée au cours de l'opération de teinture est toujours inférieure à 100C et se s tue de façon préférentielle entre 300C et 850C. Le procédé de teinture par épuisement selon l'invention s'applique aux fibres continues ou discontinues d'origine naturelle, artificielle, synthétique ou de leurs mélanges sous toutes présentations telles que par exemple de la bourre, des rubans, des nappes, des cardes, des bobines, des écheveaux, etc. II peut également être mis en oeuvre sur des matériaux textiles tissés, tricotés ou non tissés, ceux-ci étant enroulés sur une ensouple perforée permettant la circulation du bain de teinture à travers lesdits matériaux, ou encore étant disposés en paquets soit dans une enceinte de teinture à circulation soit dans un tambour perforé rotatif. Par ailleurs, la teinture selon l'invention peut être mise en oeuvre dans toutes les cuves classiquement utilisées et adaptées aux matériaux textiles b teindre, munies des éléments de chauffage et de refroidissement nécessaires aux diverses opérations, ainsi que des appareils de contrôle et de régulation thermique. Selon lesdits matériaux, l'enceinte de teinture doit pouvoir fonctionner, soit à la pression atmosphérique, soit à une pression infraatmosphérique. Parmi les enceintes connues, peuvent être citées les machines à tambour, les machines à palettes, les barques pour tissus ou filés, les machines spéciales pour teinture de jerseys texturés, les autoclaves, etc. Les colorants mis en oeuvre sont choisis dans les classes connues et sous toutes formes anioniques, cationiques et de dispersions. On peut également utiliser les colorants des complexes métalliques solubles, les colorants de cuves, etc. selon l'origine chimique du matériau textile à teindre, D'une manière générale, les colorants sont utilisés sous la forme dite, "non coupée" c'est-à--dire qu'ils ne comportent qu'un minimum d'impuretés provenant de leur fabrication et qu'ils sont exempts de toute addition de charge. Ainsi, ils sont au maximum de leur concentration. Ainsi, selon le procédé de l'invention, le système eau-agent organique agissant comme gonflant permet la teinture de toutes les fibres d'origine naturelle, artificielle, synthétique ou de leurs mélanges, à basse température, avec des solidités de ra teinture équivalentes à celles données par la teinture classique, et garantissant toutes les caractéristiques textiles telles que la résistance à la rupture à sec, à l'humide, au noeud, le potentiel de retrait, les capacités de texturation, etc., tout en permettant le réemploi des constituants essentiels du bain, tels que l'eau et l'agent organique, livrant ainsi à l'Homme de l'Art une solution au problème de l'approvisionnement et de la pollution de l'eau. Les exemples suivants n'apportant aucun caractère limitatif à la portée de l'invention illustrent l'application du procédé b la teinture de textiles de diverses natures. Exemple 1 On a réalisé la teinture de fil de Polyamide 6-6 texturé, d'un titre de 1040 deniers, et d'un poids de 830 g. La composition du bain exprimée en volume était la suivante - Eau permutée 979,5 parties - Acétonitrile (agent gonflant) 20 - Acide acétique 0,5 La quantité de colorant exempt de coupage, utilisé pour la teinture, était exprimée en poids par rapport au poids de polyamide. C.l. rouge acide 57 = 1 %. L'appareil de teinture était un autoclave à circulation de bain par une pompe. La pression d'Jtilisation était la pression atmosphérique, tandis que le rapport de bain était de 15/1 e-n volume. La colonne de séparation était un simple pot-flash qui comportait les moyens de soutirage et de recyclage tels qu'ils ont été précisés, et qui fonctionnait sous vide à une pression résiduelle de 360 mm de mercure. La teinture a été commencée à 250C puis le bain a été graduellement chauffé jusqu'à 700C en 15 minutes et maintenu à cette température pendant 20 minutes. L'épuisement du ba-n à ce stade était pratiquement total. L'admission du baln dans l'appareil d'extraction a été commencée dès 50 C, selon un rythme régulier. A l'issue de l'extraction de l'acétonitrile, la matière teinte était séchée, tandis que ''eau et l'acéFònitrile parfaitement incolores étaient stockés en vue d'une nouvelle opération de teinture. Tous les contrôles physiques effectués sur le polyamide teint selon le procédé de l'invention, ont montré ia conservation des caractéristiques textiles, telles que la résistance à 'a rupture, I'allongement à sec ou humide ainsi qu'au noeud, le potentiel de retrait ainsi que les frisures, etc. De même la solidité du textile teint aux divers agents, tels que la lumière, au lavage, au dégraissage, aux agents acides et alcalins, s'es+ révéiée aussi bonne que celle d'un témoin Feint dans les conditions classiques, c'est-à-dire dans un milieu aqueux, à plus haute température (1250C) en l'absence de l'agent organique. Exemple 2 On a réalisé la teinture de fil de Polyamide 6-6 texturé, destiné à la fabrication de tapis, d'un titre de 104O deniers et d'Jn poids de 900 g. La composition du bain, exprimé en volume était la suivante - Eau permutée 979,5 parties - Acétonitrile (agent gonflant) 20 - Acide acétique 0,5 La quantité de colorants exempts de coupage utilisés pour la teinture, état exprimée en poids par rapport au poids de polyamide. C.l. RougeAciden057 0,5% Bleu Acide - Dimacide NBC; 0,5 % de la Française des Matières Colorantes Jaune Acide - Lanaperle 3 GL 0,5 % de la Société Hoechst L'appareil de teinture était un autoclave à circulation du bain par une pompe. La pression d'utilisation était la pression atmosphérique, tandis que le rapport de bain était de 10/1 en volume. La colonne de séparation était un pot-flash comportant les moyens de soutirage et de recyclage nécessaires. Cette colonne fonctionnait sous vide à une pression résiduelle de 360 mm de mercure. La teinture a-.été commencée à 250C, le bain étant maintenu à cette température pendant 15 minutes. Puis le bain a été graduellement chauffé jusqu'à 700C en 30 minutes et maintenu à cette température pendant 20 minutes. L'épuisement du bain à ce stade était quasi-total. L'admission du ba'n dans l'appareil d'extraction a été commencée des 500C selon un rythme régulier. La matière te;nte, séchez, présentait une cxcellente homogénéité de nuance tandis que toutes ses carac,éristiques physiques étaient conservées. De même la solidité de la teinture aux divers agents, tels que la lumière, le lavage, le dégraissage, les agents acides ou alcalins s'est révélée excellente quand on l'a comparée à celle d'un témoin de meme nature teint dans les conditions classiques à 1250C dans un bain aqueux. L'agent organique er l'eau étaient stockés séparément en vue dune nouvelle opération de teinture. Exemple 3 On a réalisé la teinture d'un filé de fibre en polyacrylique diun titre de 215 deniers et d'un poids de 860 g. La CDmposition du bain était la suivante - Eau permutée 899,5 parties - Acétonitrile (agent gonflant) 100 - Acide acétique 0,5 Le rapport du bain était de 10/1. La quantité de colorants, exempts de coupage, était de C.l. Jaune basique nO 11 1 %. La cuve de teinture du type connu, était munie des moyens de soutirage et de recyclage. La teinture a été commencée à 550C puis le bain a été graduellement monté à 740C en 15 minutes et maintenu à cette température pendant 45 minutes. On a constaté alors que l'épuisement du bain en colorant était total. Le bain a été vidangé, puis la matière textile teinte, encore imprégnée par le bain, a été traitée par un flux d'air chaud, entrainant les vapeurs d'eau et de l'agent organique, qui ont été traitées dans un circuit de séparation, de même que le bain. L'eau et I 'a-gent organique séparés ont éié stockas séparément en vue d'une nouvelle opération de teinture. Le filé axe fibre en polyacrylique présentait un excellent nuançage et des caractéristiques physiques aussi bonnes que celles d'un témoin teint dans les conditions classiques. La tenue à la lumière et aux divers agents chimiques était particulièrement favorable. Exemple 4 On a teint, en trichromie, un filé de fibre de polyacrylique d'un titre de 215 deniers et d'un poids de 860 g. La composition du bain était la suivante - Eau permutée 899,5 parties - Acétonitrile (agent gonflant) 100 - Acide acétique 0,5 Le rapport du bain était de 10/1. La quantité de colorants, exempts de coupage, était de C.l. Jaune basique n0 11 0,5 % C.I. Rouge basique nO 56 0,5 % C.l. Bleu basique n0 41 0,5 %. La cuve de teinture était un autoclave de type classique, munie des moyens de soutirage et de recyclage adéquats. La teinture a été commencée à 500C puis le bain a été graduellement monté jusqu'à 740C en 15 minutes et maintenu à cette température pendant 45 minutes. Le bain était alors totalement épuisé en colorant. Après vidange du bain, la matière imprégnée par ledit bain a été traitée par un flux de vapeur d'eau entrarnant l'eau et l'agent organique que l'on séparait dans un circuit approprié. L'eau et l'acétonitrile étaient stockés en vue d'une nouvelle teinture. Les caractéristiques physiques, de nuance et de tenue aux agents chimiques ou photochimiques du filé de fibre après teinture se sont révélées aussi bonnes que celles d'un témoin teint dans les conditions habituelles, à une température d'environ 1200C. Exemple 5 On a teint, en trichromie, une fibre de "polyesters basic Dyeable" d'un poids de 950 g. La composition du bain était la suivante - Eau permutée 900 parties - Acétonitrile (agent gonflant) 100 Rapport du bain 15/1. La quantité de colorants exempts de coupage était de C.l. Rouge basique nO 58 0,5 % C.l. Jaune basique nO 38 0,5 % C.l. Bleu basique nO 54 0,5 %. La teinture a été commencée à la température de 220C , puis le bain a été porté graduellement à 800C en 15 minutes et maintenu à cette température pendant 45 minutes. Le bain en fin d'opération étaittotalement épuisé en colorants. On a effectué l'extraction de l'agent gonflant dans un simple pot-flash sous une pression résiduelle de 360 mm de Hg. Caractéristiques tinctoriales et physiques excellentes. Exemple 6 On a te;nt, en trichromie, un fil continu acrylique, non rétracté, d'un titre de 90 deniers et d'un poids de 1085 g. La composition du bain était la suivante - Eau permutée 899,5 parties - Acétonitrile (agent gonflant) 100 - Acide acétique 0,5 Rapport du bain 20/1. La quantité de colorants exempts de coupage était de C.I. Bleu basique 71 1 %. La teinture a été commencée à 200C, puis la température a été amenée à 600C à raison de 20C par minute, L'épuisement du bain était total. La séparation de l'agent organique de l'eau du bain a été réalisée par un simple flash sous une pression résiduaire de 260 mm de mercure. Outre que le fil avait une excellente nuance, il avait conservé toutes les propriétés physiques, y compris celles de rétraction. Exemple 7 On a teint de la laine d'un poids de 950 g. La composition du bain était la suivante - Eau permutée 875 parties -Acide formique 25 - Acétonitrile (agent gonflant) 100 Rapport du bain 20/1. La quantité de colorants exempts de coupage était de C. I. Acide bleu 40 1 %. La teinture a été commencée à 200C puis le bain a été porté à 500C en 30 minutes et maintenu à cette température pendant 10 minutes. Epuisement complet du bain à cette température. On a commencé à prélever le bain de teinture dès qu'il a -atteint la température de 500C, les agents organiques étant séparés par une distillation sous pression réduite. La nuance de la laine était remarquable et la fibre teinte présentait une excellente tenue aux-divers agents chimiques et à la lumière. REVENDICATIONS 1) Procédé de teinture par épsi sement de matériaux textiles d'origine naturelle, artificielle, synthétique ou de leurs mélanges, caractérisé en ce que l'on effectue la teinture dans un ban aqueux contenant, outre les colorants, au moins un agent organique jouant le rôle de gonflant des fibres textiles miscible ou soluble dans l'eau et dans lequel les colorants sont solubles et en ce que t 'on extrait, au moins partiellement, du bain de teinture ledit agent organique pendant ou après qcie les colorants sont montés sur les matériaux textiles. 2) Procédé de teinture selon 1), caractérisé en ce que l'agent organique est séparé dil bain de teinture par distillation direct sous pression réduite dans la cuve de teinture pendant ou à la fin de l'opération de teinture dans le cas ob ledit agent a un point d'ébullition inférieur à celui de l'eau. 3) Procédé de teinture selon 1), caractérisé en ce que l'on soutire en continu pendant ou à la fin de l'opération de teinture une fraction liquide du bain, puis l'on sépare de ce mélange l'agent gonflant et on recycle dans le récipient de teinture la fraction aqueuse du mélange. 4) Procédé de teinture selon 1), caractérisé en ce que le bain est soutiré après son épuisement en colorant pus traité dans un circuit de séparation tandis que la matière textile teinte encore imprégnée par le bain est soumise à l-'action d'un fluide caloporteur, tel que l'air chaud, ou la vapeur d'eau qui entrarne les restes de l'agent organique encore présent, dans le circuit de séparation. 5) Procédé de teinture selon 1) et l'une quelconque des revendications 2 à 4), caractérisé en ce que les proportions de l'agent organique se situent avanta geusement entre 13 et- 300 parties en volume pour 1000 parties de bain de teinture. 6) Procédé de teinture selon 1 et 5) et l'une quelconque des revendications 2 à 4), caractérisé en ce que la température dti bain de teinture en fin d'opération se situe de façon préférentielle entre 300C et 85 ~. 7) Procédé de teinture selon les revendications 1, 5 et 6) et l'une quelconque des revendications 2 à 4), caractérisé en ce que l'agent organique est choisi dans le groupe constitué par les alkyl ou les dialkylamide pour la teinture du coton. 8) Procédé de teinture selon les revendications 1, 5 à 7) prises dans leur ensemble, etc'une quelconque des revendications 2 à 4), caractérisé en ce que l'agent organique est choisi dans le groupe constitué par les acides carboxyliques à courte chaîne pour la teinture de la laine. 9) Procédé de teinture selon les revendications 1, 5 à 8) prises dans leur ensemble, et l'une quelconque des re/endications 2 à 4), caractérisé en ce que l'agent organique est choisi datl; le groupe constitué par les cétones et les halogénures d'alcanes dans le cas de la teinture des textiles artificiels tels que les esters de cellulose. 10) Procédé de teinture selon les revendications 1, 5 à 9) prises dans leur ensemble, et l'une quelconque des revendications 2 à 4), caractérisé en ce que J'agent organique est choisi dans le groupe constitué par les nitriles, les sulfones, les amides substitués et les amines telles que la N-acétylpyrotidine, la N-acétylmorpholine et l'O(-pipéridine dans le cas de la teinture des matériaux à base de fibres acryliques. 11) Procédé de teinture selon les revendications 1, 5 à~10) prises dans leur ensemble, et l'une quelconque des revendication5 2 à 4), caractérisé en ce que l'agent organique est choisi dans le groupe constitué par les alcools légers en C4 dans le cas de la teinture des matériaux à base de fibres de polyamide. 12) Procédé de teinture selon les revendications 1, 5 à 11) prises dans leur ensemble, et l'une quelconque des revendications 2 à 4)-, caractérisé en ce que l'agent organique est choisi dans le groupe constitué par les esters d'alkyle, les cétones, les amides, les nitriles, les sulfones, les phénols, les alcools légers linéaires jusqu'en C4 ou cycliques, les éthers, dans le cas de la teinture de matériaux à base de fibres de polyesters.