La présente invention est relative à la dispersion d'éléments et/ou de composés métalliques dans les carbones et aux matériaux obtenus. Par carbones, on entend ici les graphites naturels et artificiels et les carbones susceptibles de donner des complexes lamellaires. Il est intéressant de pouvoir disposer des carbones dans lesquels sont dispersés des éléments et/ou des composés métal'iques d'une manière homogène et durable. La présente invention consiste à fixer d'une manière stable des éléments et/ou des composés métalliques entre les couches planes du réseau cristallin de cesScarbones, cette fixation étant obtenue en insérant un halogénure métallique entre lesdites couches sous forme de complexe lamellaire et en décomposant ledit halogénure en un corps qui reste d'une fa çon stable entre les couches de ces carbones. La formation du complexe lamellaire se fait suivant les procédés maintenant classiques et d'ailleurs décrits dans la littérature. La décomposition de l'halogénure peut par exemple etre obtenue thermiquement ou par lavage à lteau. L'exemple suivant donné à titre indicatif et non limitatif fera mieux comprendre l'invention. EXEMPLE UNIQUE Du graphite naturel de Madagascar, en paillettes, est placé dans un réacteur et dégazé à haute température sous vide. Le réacteur est relié à un réservoir rempli d'hexafluorure de tungstène. Après dégazage du graphite, l'ensemble réacteur-réservoir est mis à la température de 100C et l'on met en communication le réacteur avec le réservoir. L'hexafluorure de tungstène se sublime et sa vapeur s1 adsorbe dans le graphite. Celui-ci gonfle fortement et sa teinte gris métallique passe rapidement au noir. La sorption est très rapide et au bout d'une heure, il se fixe environ 250 % d'hexafluorure de tungstène par rapport au poids du graphite. La sorption dans le graphite est une sorption réversible et le composé hexafluorure de tungstène - graphite formé est analogue aux autres composés lamellaires tels que les composés chlorure ferrique - graphite, etc., bien connus et souvent décrits dans la littérature (les Carbones par le Groupe Français d'étude des Carbones - Edition jasson et Cie 1963 - Tome II - Huitième partie - Chapitre E). La formule approximative que l'on peut attribuer au composé hexa fluorure de tungstène - graphite est Cs F6. Ce produit est ensuite lavé à l'eau. L'hexafluorure de tungstène se décompose au bord des couches et empêche le départ de quantités plus importantes d'hexafluorure de tungstène, et l'on obtient un composé pseudo résidu plus riche en tungstène. L'hexafluorure de tungstène reste bloqué dans les couches de carbone, les bords des couches se fermant dès qu"une quantité suffisante d'hexafluorure de tungstène est déjà partie. Il est à noter que le taux de composé de tungstène que l'on peut insérer dans le graphite est variable et dépend de la nature du graphite de départ. REVENDICATIONS l - Fixation de composés métalliques entre les couches planes du réseau cristallin de carbones consistant à insérer un halogénure métallique entre lesdites couches sous forme de complexe lamellaire et à décomposer ledit halogénure en un corps qui reste dtune façon stable entre les couches de ces carbones. 2 - Fixation de composés métalliques suivant la revendication i selon laquelle la décomposition de l'halogénure est une décomposition athermique. 3 - Fixation de composés métalliques suivant la revendication i selon laquelle la décomposition de l'halogénure est obtenue par lavage à l'eau. 4 - Fixation de composés métalliques suivant l'une quelconque des revendications précédentes selon laquelle le carbone utilisé est un graphite. 5 - Fixation de composés métalliques suivant l'une quelconque des revendications précédentes selon laquelle le composé métallique fixé est un composé de tungstène. 6 - Fixation de composés métalliques suivant la revendication 5 selon laquelle l'halogénure métallique inséré entre les couches planes du réseau cristallin du carbone sous forme de complexe lamellaire est l'hexafluorure de tungtène. 7 - Carbones dans lesquels sont fixés des composés métalliques entre les couches planes de leur réseau cristallin suivant l'une quelconque des revendications précédentes.