La présente invention concerne un dispositif destiné à ramener un déviateur optique dans des conditions de référence, en particulier en cas de défaut de fonctionnement ou de panne du dispositif de commande normale de ce déviateur. Le terme "optique" doit évidemment être entendu dans un sens large et comme couvrant tout le domaine des ondes électromagnétiques qui se propagent approximativement en ligne droite. Les déviateurs optiques sont largement utilisés dans les systèmes de conduite de tir, soit pour afficher des corrections, soit pour stabiliser la visée. Ces déviateurs comportent des organes traversés par le faisceau optique et qui donnent à ce dernier une orientation de sortie différente de l'orientation d'entrée, ainsi qu'une électronique qui commande ces organes. I1 est essentiel qu'en cas de panne de l'alimentation électrique ou de l'électronique le tir reste possible. Pour cela, on munit en général les armes d'une mise de feu de secours indépendant de l'alimentation électrique. Mais encore faut-il que le système de visée soit encore utilisable dans des conditions acceptables. Pour résoudre ce dernier problème, on utilise généralement à ce jour un système de visée de secours comportant un collimateur qui projette, à travers le déviateur optique, l'image d'un réticule de secours. Ce collimateur est alimenté en puissance électrique à partir d'une batterie auxiliaire. Cette solution présente de nombreux inconvénients. Il faut prévoir une batterie auxiliaire qui doit être maintenue en état de marche ; le réticule est peu visible dans la lunette de tir étant donné qu'il est projeté sur fond clair et qu'à l'absorption de la lunette s'ajoute celle donnée par le déviateur ; la gravure du réticule,projetée à travers la lunette, présente une mauvaise définition, comparée à celle d'une gravure placée directement dans le champ; enfin, si par accident le déviateur optique se trouve dans l'état correspondant à la déviation maximale lorsqu'intervient la panne, le réticule projeté peut se trouver hors du champ de la lunette de tir. La présente invention vise à fournir un dispositif permettant d'écarter les inconvénients ci-dessus. Pour atteindre ce résultat, elle propose non plus d'accepter le maintien du déviateur dans ltétat où il se trouve au moment de la panne, mais de ramener ce déviateur dans des conditions de référence, qui peuvent être celles correspondant à une déviation nulle, ou si cela est préférable, à une ddviation correspondant, dans le cas d'un système de conduite de tir, au tir à une distance prédéterminée. Dans ce but, l'invention propose un dis positif pour déviateur optique comportant au moins un organe déviateur mobile en rotation, qui comprend une came solidaire dudit organe et un suiveur de came muni de moyens tendant à l'appliquer contre la came et à ramener celle-ci dans une position angulaire déterminée, moyens inhibés en fonctionnement normal du déviateur. Les moyens associés au suiveur de came peuvent autre constitués par un accumulateur mécanique ou hydraulique, ce qui permet d'écarter les inconvénients des batteries électriques. L'accumulateur est simplement chargé (par mise sous contrainte mécanique dans le cas d'un ressort et mise en pression dans le cas d'un accumulateur hydraulique) lors de la mise en service du déviateur optique et peut intervenir automatiquement et immédiatement en cas de panne. La came peut notamment être une came creuse en forme de coeur, le suiveur étant constitué par un galet qui, en cas de panne, s'applique radialement contre la came et la ramone dans une orientation prédéterminée. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un dispositif qui en constitue un mode particulier de réalisation, donné à titre d'exemple non limitatif. La description se réfère au- dessin qui l'accompagne, dans lequel : - la figure 1 est un schéma de principe du dispositif, en coupe suivant un plan passant par l'axe du déviateur, - la figure 2 est une vue schématique en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. Le dispositif montré par les figures est destiné à un déviateur optique comportant deux organes déflecteurs montés de façon à pouvoir tourner l'un et l'autre autour d'un axe commun, en général orienté suivant l'axe de déviation minimale. A titre d'exemple d'un tel déviateur, on peut notamment citer celui qui a été décrit et revendiqué dans le brevet français n" 72 42520 de 1'ETAT FRANCAIS, demandé le 30 novembre 1972 et publié sous le n" 2 200 051.Ce déviateur comporte deux prismesachromatiss, placés chacun dans un barillet, commandés séparément1 le déplacement en bloc des deux prismes provoquant un déplacement angulaire du faisceau dévié autour d'une direction déterminée, tandis que le déplacement en rotation en sens inverse et à la même vitesse des deux prismes provoque un déplacement du faisceau dévié vers ladite direction ou à partir de celle-ci. La figure 1 montre schématiquement une fraction des barillets 10 et 11 portant les organes déviateurs 12 et 13. Un mécanisme, non représenté, qui peut être celui décrit dans le brevet français déjà mentionné, permet de faire tourner ces barillets autour d'un axe commun 14. Le dispositif destiné à ramener en cas de panne le déviateur à un état de référence, comporte, sur chacun des barillets 10 et 11, une came creuse en forme de coeur 15. Les deux cames sont identiques. Chaque came est symétrique. Dans le mode de réalisation illustré, la partie la plus creuse est marquée par une encoche 17, dont le rôle est, d'une part, de fixer de façon précise la position de référence ou de zéro de la came et, d'autre part, d'assurer un verrouillage en position. Les cames 15 coopèrent chacune avec un galet suiveur 16 porté par un chariot 18 monté sur une glissière 19 qui ne lui permet de se déplacer que radialement par rapport à l'axe 14. Des moyens élastiques de rappel, constitués dans le mode de réalisation illustré par des lames élastiques 20 en épingle dont les extrémités sont fixées lune au bati-21 du dispositif, l'autre au chariot 18, tendent a repousser le chariot vers l'axe 14 et donc à libérer les cames 15 et les barillets 10 et 11, de façon à n'exercer1 en fonctionnement normal, aucune action perturbatrice sur le fonctionnement du déviateur. Le chariot 18 est muni de moyens permettant de le tirer radialement vers l'extérieur. Ces moyens comportent un câble de traction 22 dont une extrémité est fixée au chariot 18 et qui passe sur une poulie de renvoi 23 portée par le bâti fixe 21. L'autre extrémité du câble 22 est fixée à un mécanisme qui, en fonctionnement normal, n'exerce aucune action sur le câble 22 mais, en cas de panne, exerce un effort de traction de valeur suffisante pour que les galets 16, par pression sur les cames 15, fassent tourner celles-ci et les amènent dans une position où les galets se trouvent dans les encoches 17. Ce mécanisme 24 peut avoir diverses constitutions. Celui qui est représenté à titre d'exemple en figure 1 utilise, comme moyens de rappel élastiques, un ressort hélicoïdal 25. Le mécanisme 24 comporte un boiter 26 muni d'un alésage dans lequel coulisse un plongeur 27. Ce plongeur, placé dans le prolongement du câble 22, est raccordé à la seconde extrémité de celui-ci par l'intermédiaire d'une tige filetée 28 de réglage de longueur. Le ressort 25 est disposé. entre un couvercle 29 fermant l'alésage et le plongeur 27. La partie terminale du plongeur opposée à la tige 28 constitue un piston qui délimite, avec un fond 30, une chambre 31 dans laquelle il est possible d'introduire un fluidDhydraulique, éventuellement pour comprimer le ressort 25 et pour amener le plongeur dans la position représentée en figure 1, détendant ainsi le câble 22.Le mécanisme comporte des moyens de verrouillage permettant d'immobiliser le plongeur une fois qu'il a été amené dans la position représentée en figure 1, et de le libérer en cas de panne de l'électronique ou de oupure de l'alimentation. Ces moyens comportent un levier coudé 32 tournant sur un axe fixé au boîtier 26. L'un des bras du levier 32 porte un galet 33 susceptible de s'engager dans une gorge 34 du plongeur 27 et d'immobiliser celui-ci lorsque le plongeur a été repoussé dans la position où le ressort 25 est bandé et lorsque le levier lui-meme est soumis à l'action d'un électro-aimant 35 qui tend à le faire basculer dans le sens inverse des aiguilles d'une montree L'électro-aimant 35 est alimenté par la même source d'énergie que l'électronique de commande du déviateur.Le déplacement angulaire du levier coudé 32 est limité par la venue en contact de son second bras avec une butée réglable 36. Un poussoir 37, soumis à l'action d'un ressort exerçant une force inférieure à celle de l'électro-aimant 35, exerce, sur le levier coudé 32, une force tendant à le faire tourner dans le sens des aiguilles d'une montre et donc à l'écarter de la position de butee. Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit est le suivant. Lorsque le déviateur est au repos, le ressort 25 maintient le plongeur 27, le câble 22, le chariot 18 et les galets suiveurs 16 dans une position pour laquelle les cames 15 sont immobilisées dans les conditions de référence (les cames occupant donc une position à 1800 de colle montrée en figures 1 et 2). Lorsqu'on met en service le déviateur, l'électro-aimant 35 est alimenté en même temps que l'électronique de commande des organes 12 et 13. En même temps, suivant une réalisation possible, des moyens non représentés mettent en pression la chambre 31. Le piston 27 se déplace (vers la gauche sur la figure 1) en comprimant le ressort 25. Le câble 22 se détend. Les lames élastiques 20 ramènent le chariot 18 radialement vers l'intérieur, libérant les cames 15. Les barillets 10 et 11 deviennent libres de tourner sous l'action de l'électronique de commande du déviateur. Dès que le plongeur 27 a atteint la position dans laquelle il est représenté en figure 1, l'électro-aimant 35 fait tourner le levier 32 qui vient verrouiller le plongeur.A partir de ce moment, il est possible de couper l'alimentation de la chambre 31, si elle a été utilisée pour commander le plongeur par pression fluide. En cas de panne électrique, l'alimentation de l'électro-aimant 35 est coupée. En cas de défaillance de l'électronique de commande du déviateur, un circuit de sécurité (non représenté) coupe également l'alimentation de l'électro- aimant 35. L'effet de rampe exercé sur le galet 33 par la paroi inclinée de la gorge 34 et l'action du poussoir élas tique 37 font basculer le levier 32. Le plongeur se trouve libéré et le ressort 25 le repousse (vers la droite sur la figure. l).Un amortisseurhydrqe ou pneinatiqie 38, éventuellement réglable, peut etre prévu pour éviter les à-coups de fonction nement. Le plongeur 27 entraîne le câble 22 et le chariot 18. Les galets 16 exercent sur les cames 15 une force qui tend à les ramener dans les conditions de référence, quelle que soit l'orientation des cames au moment où se produit la panne. Dans une variante de réalisation, il n'est pas prévu d'alimentation de la chambre 31 en fluide sous pression. La mise en service du déviateur se traduit par l'intervention de l'électronique d'asservissement qui fait tourner les pris mes 12 et 13 suivant un demi tour au moins. Cette rotation des prismes s'accompagne de celle des cames creuses 15 qui refoulent radialement vers l'intérieur les galets 16 et le chariot 18. Celui-ci entraîne le câble 22 et le plongeur 27 jusqu'à amener ce dernier dans la position représentée en figure 1. L'invention est évidemment susceptible de nombreuses variantes de réalisation et il doit être entendu que la portée du présent brevet s'étend à de telles variantes restant dans le cadre des-équivalences. REVENDICATIONS 1. Dispositif destiné à ramener dans un état de référence un déviateur optique comportant au moins un organe déviateur mobile en rotation, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend une came solidaire dudit organe déviateur et un suiveur de came muni de moyens tendant à l'appliquer contre la came et à ramener celle-ci dans une position angulaire déterminée, moyens inhibés en fonctionnement normal du déviateur. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite came est une came creuse en forme de coeur et en ce que le suiveur comporte un galet que lesdits moyens soumettent à une traction radiale dirigée vers l'extérieur. 3. Dispositif suivant la revendication 1 et 2, caractérisé en ce que, le déviateur comportant deux organes déviateurs constitués par des prismes mobiles en rotation autour d'un axe commun, le suiveur comporte deux galets montés sur un même chariot et guidés en translation radialement par rapport à l'axe desdits organes déviateurs. 4. Dispositif suivant la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que lesdits moyens comportent un câble et un mécanisme muni d'un ressort associé à des moyens permettant de le comprimer pour inhiber son action sur le suiveur en fonctionnement normal et le libérer en cas de panne. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit mécanisme comporte un plongeur relié au câble, coulissant dans unvalésage d'un botier fixe, sur lequel ledit ressort exerce une force dans la direction tendant à mettre le câble en tension, iedit plongeur délimitant dans l'alésage une chambre hydraulique. 6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé par des moyens de verrouillage permettant d'immobiliser le plongeur dans une position pour laquelle le ressort est comprimé, moyens de verrouillage maintenus actifs par la même source d'énergie que celle nécessaire à la commande du déviateur optique. 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par des moyens élastiques de rappel, tels que des lames élastiques, tendant à écarter le suiveur de la came.