L'invention concerne une pièce destinée à réunir à leurs extrémités des profilés intercalaires, transversaux et lohgitudinaux, interposés entre les feuilles de serre de vitrages multiples. L'invention concerne égalem#ent les cadres intercalaires de forme générale rectangulaire réalisés avec de tels profilés réunis par lesdites pièces de jonction. L'invention concerne enfin des vitrages multiples, notamment des vitrages multiples coupe-feu, dont l'es- pace interne est empli d'un gel aqueux, qui sont équipés de tels cadres intercalaires. On sait qu'il est usuel d'interposer entre les plaques de verre constituant les faces de certains vitrages multiples des profilés métalliques, à section en C dont l'ouverture est tournée vers l'intérieur du vitrage multiple. C'est notamment le cas pour les vitrages pare-feu, dont l'intérieur est empli d'un gel aqueux. De façon connue, il est avantageux que les profilés en a aient une forme trapdsosdale plus ou moins cowplese. La grande base du trapèze correspond à la partie ouverte du C et la base des parties latérales sert d'appui aux feuilles du vitrage, ménageant de part et d'autre un coin qui permet une pose rationnelle du mastic d1étanchéité le long des faces latérales placées en regard de chacune des feuilles de verre. Il a été proposé,dans l'art antérieur, de souder entre eux quatre tronçons de profilés rectilignes coupés à 450 pour constituer l'intercalaire, mais comme il s'agit d'un procédé coûteux, on lui préfère généralement l'emploi d'équerres d'assemblage insérées à l'intérieur du profilé. L'angle du profilé est plus ou moins abattu,de façon à laisser une ouverture par laquelle on injecte un mastic d'étanchéité entre l'équerre et le profilé avant assemblage du vitrage ou au cours = & e de cet assemblage. Il est connu,gar le brevet français 2 291 339, d'employer dans ce but des équerres massives en métal coulé, éventuellement réusinées, sur les faces externes desquelles sont avantageusement aménagées deux cavités destinées, lors de l'injection du produit qui constitue le joint d'étanchéité, à recevoir une certaine quantité de ce produit, de façon à assurer son écoulement le long des faces de contact existant entre chacun des bras de l'équerre et le profilé correspondant, dans le but de procurer un remplissage complet pour obtenir l'étanchéité. Il a également été proposé d'employer des équerres constituées d'une lame de tale pliée à 900 et recourbée aux extrémités des bras1 de façon à former une lame de ressort recourbi vers l'arrière (brevet français 2 346 300). En pénétrant à l'intérieur des profilés, les deux lames de ressort repliées définissent deux chambres sensiblement étanches, à l'intérieur desquelles il est possible d'injecter la quantité de mastic nécessaire pour obtenir l'étan- chéité des angles.Ce second type d'équerres est beaucoup moins coûteux que le précédent, mais il conduit à une importante consomnation de mastic d'un prix élevé, pulstue9 dans ce cas, il est nécessaire d'employer un mastic à base de polysulfure. Selon l'invention, l'équerre est constituée d'une tale pliée en canal à section en U trapézoidale, dont la largeur externe, aux extrémités de 1'U, est supérieure à la largeur interne maximale des profilés en C, mais dont la hauteur est légèrement inférieure à celle de ces derniers, de façon à permettre, à l'intérieur de ceux-ci, un assemblage élastique laissant subsister à l'extérieur un faible jeu. La tôle est munie de deux découpes en onglet sur chacune de ses ailes latérales et repliée à 450 au niveau de chacune de ces deux découpes, ce qui lui donne sa forme d'dquerre. Savant pliage en équerre, les deux découpes, dont les bords externes pissèdent de préférence une légère dépouille, de l'ordre de 50 par exemple, doivent laisser libre symétriquement la zone comprise i l'intérieur d'un angle de 900, ménageant ainsi entre elles une languette d'étanchéité dont le ralle sera explicité dans la suite de la présente description. Cette languette, qui définit les zones de pliage, possède de préférence une largeur au moins égale à 9 millimbtres ; en effet, lors de l'injection du mastic d'étanchéité, la zone correspondante de l'équerre se trouve en face de l'ouverture ménagée dans l'angle du cadre et elle est destinée à imposer au mastic d'étanchéité un écoulement en direction de chacun des bras de ltéquerre, dans l'espace qui reste libre entre cette dernière et la paroi interne du profilé, jusqu' ce qu'il déborde le long des diverses fentes existantes. On obtient aine l'aide d'une très faible quantité de mastic1 une étanchéité complète dans l'angle du vitrage. La forme de la découpe peut être choisie telle, sur l'équerre formée, que les trois parties successives des faces latérales soient sensiblement jointives, mais il est également possible de resserrer davantage la languette centrale pour qu'elle puisse se glisser en partie sous les faces latérales des deux bras de l'équ.r- re, lors de la mise en forme de cette dernière, dans le but de per mettre l'introduction locale d'une plus grande quantité de mastic d'étanchéité sous le joint à 450 séparant les deux profilés rectilignes. Selon un développement avantageux, chacune des faces principales du U, sur les deux bras de l'équerre, est percée d'au moins un trou placé à la limite de la zone de pénétration du mastic d'étanchéité et destiné à permettre l'évacuation de l'air, comme expliqué plus loin, dans le cas où l'on remplit le vitrage à l'aide d'un gel aqueux encore liquide. Chaque trou est de préférence relié à l'ex- trémité du bras par une nervure rentrante qui forme un canal pour l'écoulement de l'air entre l'équerre et chacun des profilés rectilignes qu'elle sert à assembler. De façon également avantageuse, l'équerre est constituée du sême métal, de préférence un acier inox, que les profilés rectilignes constituant le cadre, ou du moins elle possède, grâce à un traitement protecteur identique, une surface de meme nature, de façon à réduire les risques de corrosion particulièrement importants en présence du milieu humide constitué par le gel. En particulier, l'équerre peut être découpée dans un ruban métallique analogue ou identique à celui qui sert à fabriquer les profilés en C. Les dessins annexés illustrent une forme de mise en oeuvre de l'invention. Sur ces dessins La figure 1 est une vue en plan de la plaque de tôle découpée utilisée pour réaliser par pliage une pièce de jonction conforme à l'invention La figure 2 est une vue en perspective de cette pièce de jonction, après pliage et cintrage La figure 3 est une vue latérale de ladite pièce La figure 4 est une coupe transversale des profilés à section en C que les pièces conformes à l'invention permettent d'assembler pour former un cadre, ainsi qu'une coupe transversale d'une pièce conforme à l'invention La figure 5 est une vue en perspective illuatrant l'assemblage de deux de ces profilés en C à l'aide de la pièce de jonction La figure 6 est une coupe transversale partielle d'un vitrage double équipé d'un cadre intercalaire formé de profilés en C et de pièces de jonction conformes à l'invention La figure 7 montre une variante à faces latérales presque jointives. Comme on le voit sur les dessins, la pièce de jonction conforme à l'invention est réalisée par découpage et cintrage d'un élément plan de tôle 1 (figure 1), comportant une partie centrale 2 et; de part et d'autre de celle-ci, deux ailes latérales 3, entre lesquelles sont découpés deux évidements en onglet 4, séparés par une languette 5. Les ailes 3 sont d'abord repliées de façon à définir un canal à section en U trapézoldale apte à être engagée à force dans un profilé métallique en C, 6 (figures 4 et 5). Comme indiqué ci-dessus, la largeur externe du canal en U, aux extrémités des branches du U, est supérieure à la largeur maximale du profilé 6 en C, mais sa hauteur est légèrement inférieure à celle du profilé en C, de façon à permettre un assemblage élastique de ces deux pièces avec un léger jeu entre elles (figure 5 ou 6). Comme on le voit sur les figures 2 et 3, le canal en U obtenu par pliage des ailes 3 par rapport à la partie 2 est ensuite cintré en équerre par pliage à 450 de part et d'autre de la partie séparant les deux languettes 5. Comme représenté sur ces mêmes figures 2 et 3, après pliage en équerre, il n'y a pas, de préférence, de recouvrement entre les languettes 5 et les ailes 3. De préférence, la partie centrale 3 des deux branches de l'équer- re est percée d'une lumière 7. Cette lumière 7 est reliée par une nervure 8 formant un canal à l'extrémité de l'aile correspondante de l'équerre. L'assemblage de la pièce de Jonction et des profilés métalliques s'effectue, comme représenté sur la Mgure 5, en engageant élastiquement les branches de l'équerre de cette pièce à l'intérieur des profilés. On réalise ainsi un cadre métallique utilisable comme intercalaire pour un vitrage multiple comprenant deux feuilles de verre 9 et 10 (figure 6). Lorsque l'on injecte du mastic d'étanchéité 11 suivant les tranches du vitrage, ce mastic pénètre par les angles entre les branches de la pièce de jonction et les profilés 6 et va déborder par les différentes fentes existantes, notamment le long du bord 6asanas toutefois aller jusqu'd obturer les trous 7. On obtient ainsi une excellente étanchéité dans l'angle du vitrage, moyennant une faible quantité de mastic, ce qui est avantageux du fait du ooût élevé du mastic. L'injection peut se faire, après incise en place du cadre entre les deux feuilles du vitrage, en amenant la buse qui sert à déposer le mastic Il en face du dégagement 6b, prévu sur la coupe des profilés 6. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, les lumières 7 laissées libres par le mastic et les canaux 8 sont destinés à faciliter l'évacuation jusqu'N un orifice de purge supérieur des dernières traces d'air présent dans le volume qui sépare les feuilles de verre 9 et 10. Cet air est prisonnier entre les pièces 1 et 6, dans les angles, lorsqu'on remplit le vitrage avec un gel aqueux en phase liquide, en vue de réaliser un vitrage coupe-feuO Dans une telle application à la réalisation d'un vitrage coupefeu, la pièce de jonction conforme à l'invention assure une étanchéité parfaite du vitrage après la mise en place du mastic d'étan- chéité qui a été décrite ci-dessus. Dans la variante de la figure 7, la découpe des onglets est telle que après pliage, la languette 5 et les parois Si soient sensiblement parallèles avec un léger jeu de l'ordre du millimètre. REVENDi CÂTIONS 1. Pièce de jonction en forme d'équerre pour l'assemblage de profilés intercalaires à section en C pour vitrages multiples, caractériséeen ce qu'elle est constituée d'une tôle pliée en canal à section en U trapézoidale#dont la largeur externe, aux extrémités de l'U, est supérieure à la largeur ieteree maximale des profilés en C, mais dont la hauteur est légèrement inférieure à celle de ces derniers, de façon à permettre, à l'intérieur de ceux-ci, un assemblage élastique laissant eubsi3ter à l'extérieur un faible jeu. 2.- Pièce de jonction selon la revendieation t, caractérisée en ce que deux découpes en onglet sont ménagées sur chacune des ailes de la pièce, les deux découpes ménagées dans une même aile étant séparées par une languette. 3.- Pièce de jonction selon la re#endication 2, caractérisée en ce que les deux branches de l'équerre sont réunies par une partie plane faisant un angle de 450 avec chacune d'elles, lesdites languettes étant sensiblement perpendiculaires à ladite partie plane. 4.- Pièce de jonction selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la base du U de chacune des branches de l'équerre est percée d'au moins une lumière placée à la limite de la zone de pénétration du mastic d'étanchéité. 5.- Pièce de jonction selon la revendication 4, caractérisée en ce que ladite lumière est reliée à l'extrémité de la branche correspondante de l'équerre par une nervure rentrante formant canal. 6.- Pièce de jonction selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle a été réalisée par découpage et pliage d'une unique pièce plane. 7.- Cadre intercalaire pour vitrage multiple obtenu par assem- blage de profilés métalliques en C à l'aide de pièces de jonction selon l'une des revendications 1 à 6. 8.- Vitrage multiple, notamment vitrage coupe-feu contenant un gel aqueux, caractérisé en ce qu'il comprend un cadre intercalaire selon la revendication 7.