La présente invention concerne un appareillage perfectionné pour le soufflage et le conditionnement de récipients en résine synthétique. Les appareillages connus de ce type comportent une extrudeuse (dont la tête d'extrusion est de type uni versel dans le but d'extruder tant les résines synthéti- ques appelées traditionnelles, telles que le polyéthylè- ne, 1'ABS, etc., que les résines sensibles à la tempéra- ture, telles que le chlorure de polyvinyle, le polycarbo- nate, etc.), alimentée en continue par un transporteur à vis sans fin, à son tour alimenté par une trémie qui contient la résine synthétique sous forme de granules. On sait qu'à la sortie de la tete d'extrusion (poste d'extrusion) il y a la formation d'un élément tu- bulaire (appelé "paraison" par les techniciens de cette branche) dont la partie inférieure reste emprisonnée en- tre deux coquilles (définissant un moule)mobiles en syn- chronisme, selon des directions opposées pendant la pha- se de fermeture des mêmes coquilles. Ces coquilles dé- finissent une empreinte creuse correspondant au profil extérieur d'un récipient préfixé, qui à sa partie supé- rieure communique avec l'extérieur au moyen d'un canal cylindrique déterminant la partie terminale supérieure (ou bouche) du récipient précité. Lesdite; coquilles sont supportées par un é- gal nombre de têtes qui sont montées sur des tiges a- boutissant à un chariot mobile le long de glissières inclinées (qui yont décroissant à partir du poste d'ex- trusion) perpendiculaires à la direction selon laquel- le lesdites coquilles sont réciproquement mobiles. Ledit chariot est mobile entre un poste d'ex- trusion et un poste de soufflage; pendant sa translation -2- du poste d'extrusion à celui de soufflage,- la portion dudit élément cylindrique proche de la bouche du moule intercepte des moyens tranchants ayant une forme telle qu'ils permettent de découper l'élément tubulaire de sorte que la portion de celui-ci emprisonnée dans le moule soit accessible de l'extérieur (c'est-à-dire qu'elle ne reste pas fermée à cause dudit découpage) et se prolonge légèrement de la bouche du même moule. Dans le poste de soufflage il y a d'abord l'in- troduction étanche d'une tuyère (reliée à une source d'air comprimé) dans la bouche de ladite empreinte creuse et ensuite il y a l'injection d'air sous pression à l'inté- rieur de ladite portion tubulaire emprisonnée dans le moule et par conséquent la formation d'un récipient. L'éloignement réciproque des deux coquilles (ouverture du moule) ne cause pas la chute du récipient étant donné que la bouche de ce dernier entoure l'extré- mité inférieure de la tuyère en y adhérant étroitement. En synchronisme avec la subséquente mise en place du chariot dans le poste d'extrusion et par consé- quent la fermeture du moule (avec emprisonnement dans le moule d'une autre portion dudit élément tubulaire) il y a respectivement le positionnement de moyens de saisie (solidaires des têtes) aux deux cotés du récipient sus- pendu à la tuyère et l'accrochage de la part de ces mê- mes moyens de saisie, du récipient; ces moyens de saisie, quand le chariot se déplace de nouveau vers le poste de soufflage, causent la sortie de la bouche du récipient, de la tuyère et, en synchronisme avec la mise en place du chariot dans le poste de soufflage et avec l'ouvertu- re du moule qui suit l'intervention de la tuyère, dépo- sent d'abord le récipient sur un transporteur convena- - 3 - ble et cessent ensuite leur action de saisie sur le même récipient. Les appareillages cités ci-dessus sont en ou- tre pourvus de dispositifs permettant d'enlever les ba- vures au récipient obtenu selon le procédé précité. Dans les appareillages connus, les têtes pré- citées sont normalement supportées et en même temps gui- dées par des paires correspondantes de tiges qui sont supportées en porteà-faux par le chariot mentionné plus haut; les mêmes têtes sont entraînées en synchronisme selon des directions opposées au moyen d'un système ci- nématique de type connu ou par des moyens oléohydrauli- ques également de type connu.. Les contraintes statiques et dynamiques que les têtes précitées transmettent aux tiges associées et qui résultent respectivement des poids des têtes et des coquilles respectives et des forces de réaction dues à la nécessité de maintenir lesdites.têtes fortement pressées dans le but de surmonter les forces (de l'ordre de quelques centaines de kilos) provoquées par l'air sous pression admis à l'intérieur du moule, sont amplifiées à cause d'importants bras existant entre la ligne d'action des mêmes contraintes et le chariot précité. Les moments associés à ces contraintes influen cent négativementtant la dimension de la structure de support (têtes et tiges correspondantes, chariot, etc.) que l'étendue des déformations élastiques induites par ces contraintes, ainsi que la fiabilité dans le temps de la compacité de ladite structure; ce dernier point est particulièrement négatif du fait qu'il cause des vibrations ennuyeuses (possibilité de ruptures de fati- gue de certains organes mécaniques) et n'assure pas la 24 94 172 -4 - mise en place préfixée de la bouche du moule dans les respectifs postes cités plus haut, ce qui entraîne des inconvénients remarquables. On connait la possibilité d'adopter des moyens particuliers de construction en vue de limiter l'éten- due ou les effets des contraintes dynamiques; cela toute fois implique des complications de construction et a une incidence négative sur l'encombrement de l'appareil- lage. Parmi ces moyens particuliers il existe la possi- bilité de prévoir des moyens d'accrochage réciproque articulés sur les deux têtes, activés (c'est-à-dire ré- ciproquement accrochés) un instant avant l'injection d'air comprimé dans le moule-et désactivés à la fin de la même injection; il apparaît toutefois évident qu'un procédé de ce genre est assez complexe. Un autre moyen de construction connu prévoit deux blocs fixés respectivement à la structure de sup- port d'une tête correspondante et placés à l'opposé des mêmes têtes, par rapport aux tiges de support et de gui- dage des têtes; lesdits blocs sont destinés à la butée réciproque en concomitance avec la fermeture du moule; dans ce cas aussi les difficultés de construction sont bien évidentes; en effet il y a la nécessité d'exécu- ter en même temps la fermeture du moule et ladite butée. Une aut-e contrainte qui se vérifie dans les appareillages connus résulte de la force que la tuyère, introduite dans la bouche de l'empreinte creuse du mou- le, exerce sur le bord supérieur de la même bouche, pour des raisons d'étanchéité; le moment fléchissant provo- qué par cette contrainte est d'une étendue non négligea- ble à cause de l'amplification remarquable provoquée par le bras entre la ligne d'action de la même contrain- 2494 172 -5- te et le chariot de support. Le but de la présente invention est celui de fournir un appareillage perfectionné pour le soufflage et le conditionnement de récipients en résine synthéti- que dans lequel la structure de support des têtes por- tant les coquilles qui définissent le mouleet les moyens d'entraînement, selon des directions opposées, des mêmes têtes sont conformés et réciproquement com- binés de façon que ceux-ci définissent un groupe ex- trêmement compact, fonctionnel, résistant et de longue durée, dans lequel les contraintes statiques entraînent pratiquement des contraintes de compression sur le cha- riot qui porte le même groupe tandis que les contrain- tes dynamiques entraînent l'apparition de moments de flexion et de torsion sur les éléments des structures de support des têtes et du chariot dont l'étendue est sensiblement inférieure si rapportée aux mêmes con- traintes qui se manifestent sur les appareillages con- nus, à égalité d'efforts engendrés par l'air sous pres- sion sur les têtes précitées. Un autre but de la présente invention est ce- lui de fournir un appareillage qui, tout en atteignant le but précité, puisse être exécuté en utilisant des éléments facilement assemblables et démontables et de- mande en outre un --itretien limité. Ce qui précède est atteint par la présente in- vention qui se réfère à un appareillage perfectionné pour le soufflage et le conditionnement de récipients en résine synthétique comportant: au moins une extru- deuse alimentée en granules d'une résine préfixée, de la tête d'extrusion de laquelle, tournée vers le bas et définissant un poste d'extrusion, sort sans solution de 2 4 9 4 172 -6- continuité un élément tubulaire de ladite résine synthé- tique; deux têtes, supportées de manière coulissante et guidées par de premiers moyens de support auxquels sont fixées de manière amovible et en regard des coquilles correspondantes qui définissent conjointement, en posi- tion de fermeture, une empreinte creuse pourvue à sa par- tie supérieure d'une bouche de communication avec l'ex- térieur et définissant le profil d'un récipient corres- pondant; des moyens d'entraînement desdites têtes dont l'activation et la désactivation définissent respecti- vement la position de fermeture et la position d'ouver- ture desdites coquilles; des moyens de synchronisation, selon des directions opposées,des translations desdites têtes; un chariot, qui porte les moyens de support, cou- lissant sur des glissières rectilignes perpendiculaires à la direction de translation des têtes et inclinées de manière que le niveau des têtes va décroissant à. partir du poste d'extrusion; des moyens d'entraînement dudit chariot entre lesdits postes d'extrusion et un poste de soufflage; des moyens de découpage dudit élément tubu- laire, dont la portion inférieure est emprisonnée de manière stable dans l'empreinte creuse desdites coquil- les quand ces dernières sont fermées en conséquence de la translation des têtes du poste d'extrusion à celui de soufflage; au Poins une tuyère reliée à une source d'air comprimé, mobile verticalement, située au poste de soufflage et destinée à pénétrer de manière étanche dans la bouche de l'empreinte creuse; des moyens de saisie solidaires desdites têtes, destinés à accrocher le récipient suspendu à la tuyère, à décrocher ledit ré- cipient de la même tuyère et à déposer celui-ci sur un transporteur convenable; des moyens de commande desdits 2494 1 72 -7- moyens d'entraînement destinés à activer et à désacti- ver ces derniers en conséquence du positionnement des têtes respectivement dans le poste d'extrusion et dans le poste de soufflage, en ce dernier cas dans un moment suivant par rapport à l'injection d'air comprimé dans ladite empreinte creuse; caractérisé en ce que lesdits premiers moyens de fixation comportent un arbre tubu- laire à l'intérieur duquel sont logés, du moins partiel- lement, lesdits moyens d'entraînement et qui est exté- rieurement associé, au centre, à des moyens d'accouple- ment solidaires dudit chariot qui est situé au-dessous des mêmes moyens d'accouplement; au moins deux douilles couplées de manière coulissahte audit arbre et dispo- sées aux deux cotés des moyens d'accouplement, fixées respectivement aux têtes précitées par de deuxièmes moyens de fixation; des moyens de fixation réciproque desdits moyens d'accouplement à l'arbre, destinés à em- pêcher toute rotation de l'arbre par rapport à son axe; des moyens d'accouplement réciproque coulissant, selon une direction parallèle à l'axe de l'arbre, de chaque tête audit chariot, destinés à empêcher toute rotation de là même tête par rapport à l'axe de l'arbre précité. Les caractéristiques de la présente invention apparaîtront au cours de la-description qui va suivre en se référant auA dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 montre une vue en coupe longitudinale axiale de l'appareillage de l'invention; - la figure 2 est une vue des éléments les plus caracté- ristiques de la coupe D-D indiquée sur la figure 1; - la figure 3 est une vue en perspective de l'appareil- lage avec des parties arrachées en vue de mettre en é- vidence d'intéressants détails de construction; -8- - la figure 4 est une vue schématique d'une deuxième forme d'exécution des moyens d'entraînement des têtes; - les figures 5 et 6 illustrent, selon une vue de côté et une vue de face respectivement, une variante de cons- truction des organes Z indiqués sur la figure-3, des parties étant en plan et d'autres en coupe. En se référant à ces figures, on a indiqué en 1 un arbre tubulaire qui, en position centrale,est en- touré de manière adhérente par une douille 2 qui s'enga- ge avec le même arbre; la douille 2, par des moyens de fixation 13 de type connu, est fixée de manière amovi- ble à des montants 4 supportés par un chariot 100 d'une manière connue en soi. Le chariot 100 coulisse le long d'un plan in- cliné 6 qui va décroissant à partir d'un poste K jus- qu'à un poste H: ces postes seront illustrés par la suite. Le chariot 100, par des moyens de support 5 de type connu, est relié, moyennant l'interposition d'un joint à rotule 7, à un tirant 8, ce dernier étant en- traîné directement par des moyens appropriés-non illus- trés sur les figures annexées. Dans le but d'éviter toute rotation de l'arbre 1 par rapport à son axe, on prévoit deux vis 14 qui blo- quent réciproquement la douille 2 à l'arbre 1; voir à ce propos la figure 2. L'arbre 1 est pourvu non seule- ment d'un trou longitudinal de passage la, mais aussi d'un trou longitudinal 16 fermé à ses deux extrémités par des bouchons convenables 23; le trou 16 est en com- munication avec l'extérieur au moyen d'un trou approprié (relié à une source convenable de lubrification non illustrée) et au moyen de deux autres trous 17 dont la 2494-172 fonction sera décrite par la suite. En se référant à la figure 1, on a indiqué en deux têtes auxquelles ont été fixées, en regard (se- lon des systèmes connus non illustrés) deux coquilles Il définissant le moule: en effet lesdites coquilles 11, en position de fermeture définissent une empreinte creu- se 12 (en communication avec l'extérieur au moyen d'une bouche 12a) qui définit le profil extérieur d'un réci- pient correspondant. Chaque tête 10 est pourvue à sa partie infé- rieure d'un trou de passage 18 dont la surface intérieu- re entoure de manière adhérente une douille correspon- dante 9 qui est extérieurement reliée à l'arbre tubu- laire 1: il s'ensuit que les deux douilles 9, relatives aux têtes 10, sont disposées aux deux côtés par rapport à la douille d'accouplement 2. L'extrémité tournée vers la douille 2 du trou 18 de chaque tête 10 est confor- mée de sorte que ce trou peut recevoir en accouplement libre une bride 19 qui est fixée à la tête correspondan- te au moyen de vis Iga; la bride 19 est façonnée de ma- nière qu'elle forme la butée de l'extrémité de la douil- le 9 correspondante et qu'elle peut loger une garniture à racler l'huile 21; elle contient en outré, conjointe- ment avec la douille 9 correspondante, une garniture d'étanchéité 22. A chaque tête 10, du côté opposé par rapport à la bride 19, est fixé, au moyen de vis 25, un flasque 24, coaxial par rapport à l'arbre 1; ce flasque est pourvu d'une saillie 24a qui vient buter contre l'extré- mité correspondante de la douille 9: de cette façon la douille 9 reste emprisonnée entre la bride 19 d'un cô- té et le flasque 24 de l'autre côté. - 10 - Lesdits flasques 24 sont pourvus, au centre, d'un trou longitudinal de passage 24b destiné à rece- voir en accouplement libre une tige 26 aboutissant à un piston 34 qui coulisse à l'intérieur d'un cylindre 38. Une extrémité 26a de la tige- 26 (celle tour- née vers la tête 10 de droite sur la figure 1) est file- tée de manière qu'elle s'engage par vissage dans un é- crou de s reté 27 qui vient buter contre la surface de base d'un logement cylindrique 24c ménagé dans le flas- que -correspondant 24: de cette façon on obtient la liai- son entre la tige 26 et le flasque 24 et par conséquent entre la tige 26 et'la tête 10 de droite (toujours en se référant à la figure 1). Le logement 24c de l'autre flasque 24 reçoit l'une des extrémités du cylindre 38 laquelle y est en- châssée; l'autre extrémité du même cylindre 38 est en- châssée dans un bloc 30 contre lequel agissent des é- crous 40 qui s'engagent par vissage avec les extrémités filetées de tirants correspondants 39 (au nombre de 4) dont les restantes extrémités, également filetées, s'en- gagent avec le flasque correspondant 24: on peut ainsi obtenir la liaison du groupe 30 et du cylindre 38 au flasque 24 (à gauche sur la figure 1). Dans le bloc 30 on prévoit un logement 132 dans lequel est l-brement logé une queue 32 fixé de ma- nière coaxiale au piston 34 (du côté opposé par rapport à la tige 26); la queue 32 est entourée de manière adhé- rente par une garniture de freinage 33 qui est logée dans un logement convenable ménagé dans le même bloc 30. On prévoit en outre, pour l'ensemble piston 3 4 - t i g e 2 6 une autre garniture de freinage 29 (logée dans un logement convenable ménagé dans le flas- - il - que de gauche 24) associée à une douille 31 placée im- médiatement à c8té du piston 34 dans l'extrémité tour- née vers la tige 26; entre la douille 31 et le piston 34 on prévoit une rondelle 36 qui, conjointement avec une autre rondelle 136, a pour but de retenir en posi- tion les garnitures d'étanchéité 35 associées au piston 34. Sur la figure 1 on a schématiquement indiqué en 50 et 150 respectivement le régulateur du débit de l'huile à envoyer à l'intérieur du cylindre 38 et les conduits d'acheminement vers et de décharge de la mê- me huile, du même cylindre: on n'a pas indiqué, vu qu'ils font déjà partie de l'-art connu, les détails des moyens et des modalités par lesquels l'huile est en- voyée dans le même cylindre 38, soit selon la direction F1 soit selon la direction F2. Sur la figure 1 les deux têtes 10 ont été re- présentées dans leur position réciproque d'écartement minimum: position de fermeture des coquilles Il asso- ciées; il est d'importance essentielle que l'empreinte 12 se trouve toujours située dans la même position par rapport à ladite douille 2 (ce qui entraîne le mouve- ment synchrone, selon des directions opposées, des têtes ) et, pour obtenir une correcte correspondance entre l'empreinte 12 et':e récipient correspondant,il faut en * outre empêcher que les têtes 10 puissent tourner relati- vement à l'axe de l'arbre 1: les deux points indiqués ci-dessus sont atteints en adoptant des moyens de cons- truction spéciaux décrits par la suite. - D'après ce qui précède il ressort que l'admis- sion d'huile sous pression dans le cylindre 38 selon la direction F1, ou selon la direction F2, entraîne respec- - 12 - tivemert la translation selon des directions opposées des têtes 10 dans le sens S1 et dans le sens S2 resDec- tivement. Pour que ces mouvements soient synchrones, on prévoit justement des moyens de synchronisation qui com- portent deux tirants 43 chacun desquels a l'une de ses extrémités fixée de manière amovible (au moyen d 'un joint à rotule 42 ou par des moyens de fixation 41) à la partie inférieure de la tête correspondante 10, tan- dis-que son autre extrémité est reliée (au moyen d'un joint à rotule 44)à un disque 45qui se trouve équidistant et dans le même diamètre par rapport à l'extrémité du restant tirant 43 relié au même disque 45; le disque 45, moyennant l'interposition d'un palier 46 et à l'aide d'une vis 47, est relié audit chariot 100: cette liai- son permet au même disque de tourner par rapport à son axe respectif. La présence du disque 45 et des tirants associés 43 crée justement le synchronisme, selon des directions opposées, des têtes 10. En vue d'éviter tou- te rotation de chaque tête 10 par rapport à l'axe de l'arbre 1 on prévoit les organes Z. Dans une première forme d'exécution (figure 3) ces organes Z prévoient, pour chaque tete 10, deux ai- lettes frontales 49 parallèles l'une à l'autre et en même temps parall; les à l'axe de l'arbre 1; entre ces ailettes 49 est fixée une plaquette 48a dont une surfa- ce verticale est jointive d 'une surface prévue sur un bras vertica.l 48 solidaire du chariot 100; il en dé- coule que ladite jonction empêche toute rotation de la tête 10 associée par rapport à l'axe de l'arbre 1 et en même temps n'empêche pas les translations de la même tête selon les sens S1, S2. - 13- En variante (figures 5, 6) les organes Z pré- voient, pour chaque tête 10, deux saillies longitudina- les 70 d'un seul tenant avec la même tête et réalisées aux deux côtés opposés par rapport à cette dernière. Les surfaces inférieures 70a desdites saillies sont placées au-dessus des surfaces supérieures corres- pondantes 72a d'un égal nombre de montants 72 solidaires du chariot 100; entre les deux paires de surfaces en re- gard 70a - 72a sont disposées, en nombre égal, des tablet tes-71 et des bandes y associées 76 en matériau autolu- brifiant, ces dernières étant disposées de manière soli- daire sur les surfaces 72a. Le blocage des tablettes 71 aux saillies 70 est obtenu au moyen de vis à bois 73, tandis que l'élimination des jeux inévitables dus aux to- lérances de fabrication est obtenue au moyen de vis 74, associées à des écrous 74a et contre-écrous 74b correspon dants, dont les têtes inférieures interfèrent contre les surfaces supérieures correspondantes des tablettes 71. D'après ce qui précède il en résulte que la jonction entre les tablettes 71 et les bandes 76 dispo- sées sur les montants 72 empêche toute rotation de la tête correspondante par rapport à l'axe de l'arbre 1 et en même temps n'empêche pas les translations de la même tête selon les sens S1, S2. La varia.nte illustrée sur les figures 5 et 6 permet de décharger une partie du poids statique qui pè- se sur chaque tête 10, sur les tablettes 71 et par con- séquent sur les-montants 72, ce qui a une incidence po- sitive sur l'usure des douilles associées 9. Les contraintes dynamiques agissant sur les têtes 10, résultant de la phase de soufflage qui sera décrite par la suite, d'une valeur bien plus importante - 14 - que les contraintes statiques, se déchargent pour la plu- part sur les douilles 9'à cause du fléchissement élasti- que des bandes 76 en matériau autolubrifiant. On va maintenant décrire le fonctionnement de cet appareillage. Le chariot 100 étant mobile entre deux posi- tions extrêmes, les têtes correspondantes 10 (plus pré- cisément l'axe vertical de la bouche 12a de l'empreinte 12) peuvent se déplacer vers et atteindre les deux pos- tes 'K, H; au poste K (ou poste d'extrusion) on prévoit une tete d'extrusion de type universel (qui, faisant dé- jà partie de l'art connu, est indiquée schématiquement en 53) laquelle est destinée,-à former un -élément tubu- laire 52 (appelé "paraison" par les techniciens de cette branche) constitué de résine synthétique ayant une dé- formation plastique remarquable; au poste H, ou poste de soufflage, se trouve'une tuyère 51, mobile verticale- ment, reliée à une source appropriée 'd'air comprimé,non illustrée. Les têtes 10 atteignent au poste K la plus grande distance réciproque prévue: position d'ouverture des coquilles 11 associées; de cette façon les mêmes coquilles 11 n'interfèrent aucunement avec l'élément tubulaire 52. Le rapprochement réciproque qui suit des têtes , selon la direction S2, amène les coquilles 11 en po- sition de fermeture: dans cette situation l'élément tu- bulaire 52 reste emprisonné à l'intérieur de l'emnprein- te 12, sortant de celle-ci à travers la bouche 12a pré- citée. La translation des têtes 10 du poste K au pos- te H (sens M) entraîne l'interférence de l'élément tu- 2 4 9 4 172 - 15 - bulaire 52 avec des moyens de découpage de type connu (non illustré): par ce découpage la portion de l'éJé- ment 52 emprisonnée dans l'empreinte creuse 12 déborde légèrement par rapport à la bouche 12a et présente son extrémité extérieure complètement ouverte. Dès que les têtes 12 se trouvent au poste H, la tuyère 51 descend vers le bas de manière à être ac- couplée de manière étanche avec la bouche 12a: cela en- traîne l'introduction de l'extrémité inférieure de la même tuyère à l'intérieur de l'élément tubulaire 52; à la suite de cela, à travers la tuyère 51, il y a l'in- jection d'air comprImé à l'intérieur de l'empreinte creuse 12, ou mieux à l'intérieur de l'élément tubulai- re 52 qui, grâce à la considérable déformation plas- tique du matériau utilisé, prend la forme définie par les parois de la même empreinte 12. Un certain délai après l'opération de souffla- ge, de manière à permettre au récipient obtenu d'attein- dre une rigidité suffisante, il y a la translation dans le sens S des têtes 10; les coquilles 11 se trouvent par conséquent en position d'ouverture et le récipient ainsi formé est suspendu à la tuyère 51, étant donné que l'extrémité inférieure de cette dernière est entou- rée par le goulot du même récipient lequel y adhère étroitement. Les moyens destinés à accrocher le récipient ainsi formé et à le transporter sur un transporteur con- venable n'ont pas été illustrés étant déjà connus; de même on n'a pas illustré les moyens destinés à enlever les inévitables bavures du récipient, étant également déjà connus. Sur la figure 1 on a illustré les moyens d'en- - 16 - traînement des têtes 10, qui comportent essentiellement la tige 26, le pi-ston 34 et le cylindre 38; sur la fi- gure 4 on a illustré schématiquement une deuxième possi- ble forme d'exécution de ces moyens d'entraînement. En se référant à la figure 4 on peut remarquer que les flasques 24 sont solidaires de tiges correspon- dantes 84, 94 qui à leur tour sont solidaires de respec- tifs pistons 85, 95; ces pistons coulissent à l'inté- rieur du trou longitudinal de passage la de l'arbre tu- bulaire 1: en d'autres termes, l'arbre tubulaire 1, outre qu'il accomplit les fonctions précisées plus haut, fait partie intégrante des moyens d'entraînement; sur la fi- gure 4 on n'a pas indiqué le-, conduits pour le passage de l'huile envoyée à ou provenant du trou la, ceux-ci faisant déjà partie de l'art connu. D'après ce qui précède il ressort clairement que l'appareillage de la présente invention atteint les buts visés dans le préambule. En effet cet appareillage peut être schémati- quement envisagé comme étant formé de deux unités mobi- les supportées par l'arbre 1, en entendant par unité mo- bile tout ce qui pèse sur une douille correspondante 9; les poids de ces unités mobiles induisent sur l'arbre 1 des contraintes de flexion (de type statique) d'une va- leur réduiteà cause du court bras existant entre la li- gne d'action du poids de chaque unité mobile et la douil le 2 qui s'engage avec la portion centrale du même arbre 1; en ce qui concerne les contraintes statiques trans- mises par la douille 2 au chariot 100, les mêmes con- traintes statiques (c'est-à-dire les poids des unités mobiles et le poids de l'arbre 1) induisent dans le chariot 100 des contraintes qui sont pour la plupart - 17 - de compression, étant donné que le même chariot est disposé immédiatement au-dessous de la douille 2. En outre, la force de réaction à la force exer cée par chaque tête 10 sur la tête restante dans le but d'obtenir un moulage optimal du récipient correspon- dant à l'empreinte 12, entraîne des contraintes de flexion et de torsion sur l'arbre 1, dont les premières (évidemment en comparaison avec des poussées analogues engendrées sur les coquilles d'appareillages ayant les mêmes fonctions, c'est-à-dire appareillages pour le souf- flage et le conditionnement de récipients en résine syn- thétique) sont de valeur réduite du fait que le bras en- tre La ligne d'action de la même force de réaction et l'axe de l'arbre 1 est assez limité. Les déformations élastiques résultant des con- traintes statiques et dynamiques précitées ont une gran- deur limitée surtout en considération du fait que les contraintes elles-mêmes sont limitées (évidemment tou- jours en comparaison avec des appareillages similaires ayant les mêmes fonctions)et en deuxième lieu en consi- dération du fait que la section résistante de l'arbre 1 est de forme tubulaire, ce qui est particulièrement positif en ce qui concerne la résistance à des contrain- tes de torsion; la mise en oeuvre d'un appareillage dans lequel les déformations élastiques ont une grandeur li- mitée est particulièrement importante tant en ce qui concerne la compacité du même appareillage qu'en ce qui concerne son caractère fonctionnel; en effet, la limi- tation des déformations entraîne la possibilité que l'axe de la bouche 12a soit parfaitement coaxial avec l'axe de l'élément tubulaire 52 au poste K, et avec l'axe de la tuyère 51 au poste H. 2 4 94 172 - 18 - La force dirigée vers le bas résultant de l'en- gagement de la tuyère 51 avec la bouche 12a de l'emprein- te creuse 12 entraîne des contraintes pratiquement de compression sur le chariot 100. Parmi les avantages de la présente invention i.l faut rappeler la grande facilité de lubrification des douilles 9: en effet, en introduisant de l'huile lubri- fiante sous pression dans le conduit 16, à travers les canaux 17, il y a la formation d'une pellicule lubrifian- te entre l'arbre 1 et la douille g. D'autres avantages importants de cet appareil- lage sont représentés par la grande facilité et en même temps l'originalité d'exécution des moyens d'entra ne- ment-des têtes 10 dans les deux formes d'exécution dé- crites, ainsi que la grande simplicité et en même temps le caractère fonctionnel des moyens destinés à rendre synchrones les mouvements des têtes 10 selon des directions opposées. Naturellement, l'appareillage qui vient d'a- tre décrit, ainsi que ses différents éléments, ne sont donnés qu'à titre indicatif, et l'on pourra adopter d'autres mises en oeuvre de la présente invention sans pour autant s'écarter des principes de base de celle-ci, tels qu'ils sont énoncés dans les revendications qui suivent. 2 4 9 4 1 72 _ 19 - R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Appareillage perfectionné pour le soufflage et le conditionnement de récipients en résine synthétique, du type comportant: au moins une extrudeuse alimentée en granules d'une résine préfixée, de la tête d'extrusion de laquelle, tournée vers le bas et définissant un pos- te d'extrusion, sort sans solution de continuité un é- lément tubulaire de ladite résine synthétique; deux tê- tes, supportées de manière coulissante et guidées par de premiers moyens de support auxquels sont fixées de ma- nière amovible et en regard des coquilles correspondantes qui définissent conjointement, en position de fermeture, une empreinte creuse pourvue..,à sa partie supérieure d'u- ne bouche de communication avec l'extérieuret définis- sant le profil d'un récipient correspondant; des moyens d'entraînement desdites têtes dont l'activation et la désactivation définissent respectivement la position de fermeture et la position d'ouverture. desdites coquilles; des moyens de synchronisation, selon des directions op- posées, des translations desdites têtes; un chariot, qui porte les moyens de support, coulissant sur des glissiè- res rectilignes perpendiculaires à la direction de trans- lation des têtes et inclinées de manière que le niveau des têtes va décroissant à partir du poste d'extrusion; des moyens d'entraînement dudit chariot entre ledit pos- te d'extrusion et un poste de soufflage; des moyens de découpage dudit élément tubulaire, dont la portion infé- rieure est emprisonnée de manière stable dans l'emprein- te creuse desdites coquilles quand ces dernières sont fer mées en conséquence de la translation des têtes du poste d'extrusion à celui de soufflage; au moins une tuyère re- liée à une source d'air comprimé, mobile verticalement - 20 - située au poste de soufflage et destinée à pénétrer de manière étanche dans la bouche de l'empreinte creuse; des moyens de saisie, solidaires desdites têtes, desti- nés à accrocher le récipient suspendu à la tuyère, à décrocher ledit récipient de la même tuyère et à dépo- ser celui-ci sur un transporteur convenable;-des moyens de commande desdits moyens d'entraînement destinés à activer et à désactiver ces derniers en conséquence du positionnement des têtes respectivement dans le poste d'ex-trusion et dans le poste de soufflage, en ce dernier cas dans un moment suivant par rapport à l'injection d'air comprimé dans Ladite empreinte creuse; caractéri- sé en ce que lesdits premiers moyens de fixation compor- tent-un arbre tubulaire (1) à l'intérieur (la) duquel sont logés, du moins partiellement, lesdits moyens d'en- traînement et qui est extérieurement associé, au centre, à des moyens d'accouplement (2) solidaires dudit chariot (100) qui est situé au-dessous des mêmes moyens d 'accou- plement (2); au moins deux douilles (9) couplées de ma- nière coulissante audit arbre (1) et disposées aux deux côtés des moyens d'accouplement (2), fixées respective- ment aux têtes précitées (10) par de deuxièmes moyens de fixation (19, 24); des moyens (14) de fixation récipro- que des moyens d'accouplement (2) à l'arbre (1), destinés à empêcher toute rctation de l'arbre (1) par rapport à son axe; des moyens (z) d'accouplement réciproque cou- lissant, selon une direction parallèle à l'axe de l'ar- bre (1), de chaque tête (10) audit chariot (100), des- tinés à empêcher toute rotation de la même tête (10) par rapport à l'axe de l'arbre précité (1). 2. Appareillage selon la revendication 1, dans le- quel chaque tête est p ourvue à sa partie inférieure 2494 1 72 - 21 - d'un trou de passage destiné à recevoir en accouplement libre la douille correspondante, caractérisé en ce que lesdits deuxièmes moyens de fixation (19, 24) prévoient pour chaque tête (10): une bride (19) couplée avec l'ar- bre tubulaire (1) et introduite librement dans un loge- ment ménagé à l'extrémité du trou de passage-(18) de la tête correspondante (10) tournée vers les moyens d'accou- plement (2), fixée de manière amovible à la même tête (10) et servant de butée à l'extrémité correspondante de la douille associée (9); un flasque de liaison (24) entre les moyens d'entrainement précités et la tête (10), si- tué, par rapport à la douille (9) associée, du c8té op- posé par rapport à ladite bride.(19) et pourvu d'une sail- lie (24a) de butéede l'extrémité correspondante de la douille (9). 3. Appareillage selon la revendication 2, caracté- risé en ce que les moyens d'entraînement comportent un vérin (38, 26) à double effet positionné coaxialement à l'axe de l'arbre (1), dont le cylindre (38) est bloqué au flasque de liaison (24) relatif à une tete (10), tan- dis que la tige correspondante (26), complètement logée dans le trou de passage (la) de l'arbre (1), est bloquée au flasque (24) de liaison de la restante tête (10). 4. Appareillage selon la revendication 2, caracté- risé en ce que le moyens d'entraînement comportent un cylindre (1)qui est représenté par le même arbre tubu- laire (1) et une paire de pistons (85, 95), coulissant de manière étanche dans le même cylindre, solidaires de tiges correspondantes (84, 94)tournées vers les extré- mités de l'arbre tubulaire (1) et reliées respective- ment aux flasques (24) de liaison. 5. Appareillage selon la revendication 1, caracté- 22 - risé en ce que lesdits moyens de synchronisation (45, 43) comportent: un disque (45) relié à rotation au chariot (100), disposé de manière que son axe est perpendiculai- re à la direction de translation (Si, S2) des têtes (10); au moins deux tirants (43) une extrémité de chacun des- quels est articulée en (42) à la tête correspondante (10), tandis que l'autre extrémité est articulée en (44) au disque (45) dans une position équidistante et dans le même diamètrc par rapport au point d'articulation (44) au même disque (45) du restant tirant (43). 6. Appareillage selon la revendication 1, carac- térisé en ce que lesdits moyens d'accouplement récipro- que coulissant,selon la direction parallèle à l'axe de l'arbre (1), de chaque tête (10) avec le chariot (100) comportent, extérieurement par rapport à chaque tête, deux ailettes (49) parallèles à la direction de transla- tion (S1, S2) des têtes (10), destinées a recevoir entre elles, de manière solidaire, une plaquette (48a) dont une surface verticale est jointive de la surface vertica- le correspondante d'un bras (48) porté par ledit chariot. 7. Appareillage selon la revendication 1, caracté- risé en ce que lesdits moyens d'accouplement réciproque coulissant, selon la direction parallèle à l'axe de l'ar bre (1), de chaque tête (10) avec le chariot (100) com- portent, pour chac-ne tête (10): deux saillies (70) d'un seul tenant avec la tête, situées en opposition et se développant parallèlement à la direction de translation de la même tête; deux tablettes (71),situées audessous desdites saillies, qui à leur partie inférieure sont jointives des surfaces supérieures correspondantes(72a) d'un égal nombre de monuants (72) solidaires du chariot (100); des organes (73) destinés à fixer de manière amo- - 23 - vible les tablettes (71) aux saillies correspondantes (70); des organes (74, 74a, 74b) de réglage de la dis- tance réciproque entre les surfaces inférieures (70a) desdites saillies et les surfaces en regard des tablet- tes (71) correspondantes. 8. Appareillage selon la revendication 1, carac- térisé en ce que lesdits moyens d'accouplement compor- tent une douille (2). 9. Appareillage selon la revendication 7, caracté- risé en ce que des bandes (76) en matériau autolubrifiant, sont disposées de manière solidaire sur les surfaces su- périeures (72a) des montants (72).