Cette invention se rapporte aux appareils d'accumulation de chaleur ainsi qu'aux radiateurs destinés à être chauffé par de l'énergie électrique puisée au réseau en dehors des heures dites de"pointe". De nombreux radiateurs de ce genre comportent un remplissage constitué par une matière réfractaire se présentant sous la forme de briques ou de blocs et des éléments ou fils électriques chauffants associés avec ce remplissage. Il est connu en outre de chauffer de l'huile dans les radiateurs de ce genre, mais jusqu'à présent, il n'a été possible de chauffer cette huile qu'aux environsde 1550C. On est fondé à croire que de l'huile n'a jamais été utilisée dans cette technique pour tirer parti de la distribution de l'énergie électrique en dehors des heures de tinte c'est-à-dire dans des conditions économiques. L'invention est matérialisée dans un appareil d'accumulation de chaleur comprenant une cuve métallique qui a été vidée de son air, cette cuve contenant au moins un élément électrique chauffant immergé dans l'huile, celle-ci ayant une faible viscosité et une stabilité thermique élevée et étant capable d'être portée lentement à une température relativement élevée, cette cuve n'é- tant que partiellement remplie d'huile de telle sorte que, lors du chauffage, la dilatation de cette huile puisse se produire sans engendrer dans la cuve une notable pression. L'huile peut être une huile hydrocarbonée. L'élément chauffant peut être constitué par un élément allongé replié en forme d'U ou rectiligne et garni d'ailettes améliorant le phénomène de transfert thermique. Cet élément peut être monté dans un manchon qui peut lui-même être garni d'ailettes en vue d'un dégagement plus facile. Suivant une réalisation possible de l'invention, la cuve est vidée de son contenu et l'huile est introduite simultanément ou dans un ordre donné (par exemple sous pression pour accélérer le remplissage) afin de remplir partiellement la cuve qui est étan chéisée pour s'opposer à toute fuite d'huile ou de vapeur ou à une rentrée d'air. Dans la cuve le vide peut être fait jusqu'à un degré représentant une atmosphère ou une valeur inférieure à une atmosphère. L'invention est plus complètement décrite ci-après en regard du dessin schématique annexé dans lequel La fig. 1 est une vue en perspective d'une première realisa- tion possible de ce dispositif d'accumulation de chaleur. La fig. 2 en est une vue avec coupe transversale par la ligne A-A en fig. 1. La fig. 3 est une vue en coupe verticale d'une cuve cylindrique à huile. La fig. 4 est une vue en élévation avec coupe transversale par la ligne B-B en fig. 3. La fig. 5 est une vue en coupe verticale d'une cuve de-forme elliptique. La fig. 6 est une vue en élévation avec coupe transversale park ligne C-C en fig. 5. La fig. 7 est une vue en Elévation semblable d'un appareil d'accumulation de chaleur monté dans une baie pratiquée dans un mur ou une paroi analogue. Dans la réalisation de l'invention dont il est question ici, il est prévu une cuve métallique 1, notamment en acier munie d'un orifice de remplissage 2 et d'un organe obturateur 3, de telle sorte que l'huile puisse être introduite dans la cuve qui a une forme allongée aplatie et une section sphérique ou une forme aplatie et elliptique. C'est ainsi, par exemple, que 112 litres environ d'huile 4 peuvent être introduits dans la cuve et que cette huile est de préférence une huile minérale hydrocarbonée-å faible viscosité. Dans la cuve est placée au moins un élément électrique chauffant 5 constitué rationnellement par un élément représentant par exemple une puissance de 2 2 kilowatts, ayant une longueur égale à 165 cm, replié sous la forme d'un U-et garni extérieurement d'ailettes afin d'améliorer le phénomène de transfert thermique.Cet élément 5 est placé dans la région inférieure de la cuve. Cette cuve est elle-mme logée dans une enveloppe 6 qui peut être établie en bois et (ou) en une autre matière. Cette enveloppe comprend un panneau avant 7 placé à quelque distance de la paroi avant de la cuve 1 pour délimiter un fanal à air qui peut comprendre une chicane ou un organe de guidage de l'air. Une partie 8 à persiennage, qui peut être constituée par un tamis ou une paroi perforée, est prévue à la partie supérieure du panneau 7. Un orifice 9 d'entrée d'air est ménagé:audes sous ae ce panneau. Les trois autres parois et la partie supérieure de l'enveloppe sont toutes placées à quelque distance de la cuve, de façon à ménager un espace qui est partiellement rempli, par exemple d'un garnissage formé d'un matériau dtisola- tion thermique 10. Rationnellement, de la fibre demeure ou de la laine de verre peut servir à la constitution de ce garnissage. La construction est étudiée de telle sorte qu'il demeure un espace vide suffisant 11 dans la cuve 1 pour permettre à l'huile 4 de se dilater quand elle est chauffée sans créer de pression dans cette cuve. C'est ainsi, par exemple, que 90 litres d'huile hydrocarbonée peuvent être introduits dans une cuve ayant une capacité égale à 112 litres de façon qu'après chauffage par exemple à une température de 3200C, la dilatation représente 109 litres 5 environ et que proportionnellement, à des températures plus élevées, un espace 11 soit ménagé pour recevoir toute quantité de vapeur résultant du chauffage de l'huile. Dans une pareille cuve, on peut prévoir au moins un élément chauffant 5 en forme d'U de forme rectiligne ou autre garni extérieurement d'ailettes.Si désiré, un élément chauffant en forme d'U ayant par exemple 750 mm de longueur depuis ses extrémités latérales vers son coude peut trouver son emploi ici. Cet élément est espacé de la paroi ou des parois de la cuve autrement qu'à son endroit de montage. Si désiré, un élément peut être "manchonné" pour la facilité du dégagement. En prévoyant une cuve étanche sensiblement exempte de pression, il n'y a aucune possibilité de fuite dans les conditions de fonctionnement normales, de sorte qu'aucune odeur d'huile ne se dégage. La cuve peut comporter une valve de détente ou d'échappement 12 pour l'échappement du fluide sous pression dans des conditions anormales à titre de sécurité. C'est ainsi, par exemple, qu'une semblable valve peut être montée à l'extrémité d'un tuyau au moyen d'un joint hermétique et que ce tuyau peut être garni ou bourré sans serrage d'une matière isolante minérale sous forme dessociée ou fragmentaire, afin de réduire la température de tous les gaz qui peuvent s'échapper. La valve 12 constitue par elle-même un dispositif de sécurité supplémentaire du fait qu'il s'agit d'une valve d'écouiement à une seule voie qui permet -l!expulsion- des gaz appelés à se former, mais sans permettre L'admission de l'air venu de L'extérieur. Une pareille valve peut être prévue pour évacuer l'air hors de la cuve et remplir celle-ci d'huile1 auquel cas l'orifice de rem polissage peut etre supprimé. La cuve est elle-même établie de ma nière à permettre un vide interne représentant 1,05 kg/cm. Toutefois, si de la vapeur se forme dans l'espace vide 11 à la partie supérieure de la cuve au delà ae 0,45 kg/cm2, la valve est réglée pour se soulever sous une semblable pression et pour permettre ainsi à la vapeur excédentaire de s'échapper. Au cours d'un fonctionnement normal à une température désirée, soit dans un appareil domestique, soit dans un appareil à usage industriel comme indiqué ci-après, aucune pression ne se produira jamais dans l'espace vide qui soit supérieure à celle maintenue par une semblable valve réglée à une pression de 0,45 kg/cm2 (pression positive).Toute vapeur ainsi expulsée dans des circonstances anormales serait en effet nuisible, de sorte qu'un tampon désodorisant, pouvant être constitué par une matière absorbante quelconque imprégnée par exemple d'un désodorisant à base de chloro- stirpe phyle, peut être prévu dans un récipient en forme de dEme7immé- diatement au-dessus de la valve de détente de pression. De plus, un thermostat 13 placé dans l'huile, et un organe de liaison fusible ou un autre type de dispositif sectionneur bimétallique peut commander l'échauffement électrique à titre de sécurité supplémentaire. Un pareil organe de liaison peut être constitué par une comDinaison de bismuth et de plomb capable de s'affaisser à une température présélectée. I1 est préférable que l'huile soit introduite dans la cuve jusqu'à une hauteur prédéterminée après que l'air a été évacué hors de la cuve ou simultanément à cette évacuation. L'huile peut être introduite sous pression en vue d'accélérer le remplissage de la cuve qui est alors étanchéisée pour s'opposer à toute fuite d'huile ou de vapeur ou à toute rentrée d'air. Le vide peut être fait dans la cuve jusqu'à une valeur correspondant à une atmosphère ou inférieure à une atmosphère. Cet appareil d'accumulation de chaleur peut être monté sur des roulettes ou des patins dont l'un peut être équipé d'un frein de façon qu'après montage l'appareil puisse pivoter par rapport à cette roulette ou à ce patin freiné. Ainsi, l'appareil n'a pas besoin d'être ancré à une paroi ou à une autre partie de la construction telle qu'un mur mais peut être aisément écarté par pivotement du mur. De plus, la cuve peut être logée dans une enveloppe formant un meuble. Suivant une variante de construction, la cuve peut être cylindrique (Fig. 3 et 4) ou elliptique (Fig. 5 et 6) ou avoir n'importe quelle autre section convenable. C'est ainsi, par exemple, qu'une cuve cylindrique 14 ou une cuve elliptique 15 comportant des extrémités incurvées 16 faisant saillie vers l'intérieur ou vers l'extérieur peut trouver son emploi ici. Cette cuve est munie de deux plaques 17 formant chicanes destinées à augmenter sa résistance. Ce nombre de chicanes peut d'ailleurs etre inférieur ou supérieur à 2 et ces chicanes peuvent être englobées dans la structure de la cuve 1. A titre de variante ou en plus de ce qui vient d'être dit, des parois de la cuve peuvent présenter des ondulations annulaires. On conçoit que l'appareil peut etre disposé de façon à augmenter les dimensions de la cuve en raison directe ae la quantité de liquide de chauffage utilisée et de la charge d'énergie exprimée en KW introduite dedans (par exemple 3 kWs) pour chauffer 90 litres de liquide de chauffage dans une cuve cylindrique 3 ayant une longueur égale à 100 cm environ et un diamètre égal à 375 mm, ce qui représente une cuve ayant un volume de 112,5 litres environ. De même, 6 BY-S pourraient chauffer 180 litres de liquide de chauffage contenus dans une cuve ayant une capacité égale à 225 litres. Toutes proportions semblables de liquide de chauffage par rapport à la grandeur de la cuve et compte tenu de la charge en KWs peuvent être prévues pour le fonctionnement. Ici encore, les dimensions de la cuve peuvent varier de toute manière convenable au point de vue de son diamètre, de sa longueur ou de ses dimensions hors-tout de façon que tant que le volume total demeure constant, des combinaisons permettant dl- verses variantes soient possibles. Suivant une autre application envisagée (Fig. 7) la cuve 18 est allongée et assez mince en section droite, de telle sorte que son diamètre ne dépasse pas par exemple 180 mm environ et que sa longueur demeure suffisante pour loger 180 litres de li quide de chauffage. Pour une semblable application, la cuve peut être montée dans une cavité préalablement préparée 19 ménagée dans un mur ou une cloison de refond 20 et chauffée par exemple par un élément 21 représentant 6 KWs. De. même, il est prévu une grille 22 des deux côtés de la cuve afin de permettre à la chaleur de se répandre en même tends dans deux régions séparées. Cette grille 22 peut etre constituée par un alliage d'aluminium ayant subi une préparation préalable ou un alliage à base d'aluminium, de telle sorte que la chaleur s'exerçant sur la grille 22 puisse être limiée, l'aluminium étant assez mauvais conducteur de la chaleur, mais contenant cependant une quantité suffisante d'acier d'un autre alliage convenable pour renforcer l'ensemble au degré requis, de telle sorte que la grille soit capable de résister à une pression de 0,3 kg/dm2 avant de s'affaisser sur la face non isolée de la cuve 18 derrière une semblable grille. De plus, la grille peut être préparée de manière à comporter une partie arrière brillante polie et une partie avant mate. Cette technique facilite la convection du courant de chaleur passant depuis la face non isolée de la cuve à travers cette grille. Celle-ci peut être constituée a'ailleurs par une autre matière mauvaise conductrice de la chaleur. L'huile, quand elle est portée à une haute température, présente un débit de circulation beaucoup plus élevé ce qui, conjointement à la température, peut avoir un effet nuisible sur certains métaux. Jusqu'à présent, on a considéré que la cuve renfermant l'huile doit être établie en un acier au carbone. Mais des exériences permettront de vérifier que, compte tenu des températures élevées auxquelles le radiateur ainsi équipé pourrait fonctionner, la durée utile de l'acier peut subir une défaillance au point de vue de sa structure moléculaire. Aussi, propose-t-on d'utiliser un acier au carbone et de l'aluminium ou un acier au carbone et du bore en combinaison. C'est ainsi, par exemple, que de la tôle d'acier au carbone ou une cuve partiellement formée ou les ailettes solidaires de l'élément chauffant peuvent comporter un revêtement d'aluminium tel que celui obtenu par le procédé connu sous le nom de "ALUDIP". A titre de variante, de l'aluminium sous la forme de grains ou de' pâte peut être transformé par laminage en tôle d'acier au carbone notamment du type "ELPHAL". De même, les aciers PHOENIX C,N, C.M. 70" conviennent comme le type d'acier du type S.T.P. produit par le groupe métallurgique anglais connu sous le nom de United Steel. De même encore, l'acier connu sous le nom de "CORTEX" convient ici. Dans l'hypothèse d'un radiateur fonctionnant à ces tempëratures élevées, il ne doit pas y avoir de cuivre dans un alliage quelconque venant en contact avec l'huile chaude. L'invention est applicable aux radiateurs d'accumulation du type domestique ainsi qu'aux radiateurs industriels. Hien que normalement les radiateurs perfectionnés puissent être étudiés pour ne disperser la chaleur que dans l'espace où ils sont installés, des radiateurs de plus grandes dimensions peuvent fournir de l'air chauffé par des canaux ou tuyaux à d'autres espaces appelés à être chauffés. L'invention peut utiliser une huile autre qu'une huile hydrocarbonée. On estime que l'huile doit posséder une stabilité thermique élevée, c'est-à-dire un point éclair très élevé et une gamme de températures d'ébullition élevée qui peut être située dans la région de 400 C au bas de l'échelle des points d'ébullition de l'huile utilisée dans les modèles "domestiques" (voir par exemple le tableau "B" ci-après) et qui peut être dans la région de 4500C au bas de l'échelle des températures d'ébullition pour les modèles "industriels" comme indiqué ci-après par le tableau "A". On conçoit que les huiles hydrocarbonées n'ont pas de point d'ébullition fixe comme c'est le cas de l'eau, mais une gamme de températures d'ébullition qui peut s'étendre au delà de 93 C dans les échelles les plus élevées.En outre, cette huile doit appartenir à un type qui, après chauffage, donne naissance à une vapeur très faible. Une huile qui convient ici est le liquide à base d'huile hydrocarbonée "rouge" doté d'une stabilité thermique élevée et possédant les caractéristiques suivantes : "A" Poids spécifique à 16 C . 0,889 à 260 C .............. 0,735 Viscosité (centistokes) à 38 C ............ 124 à 99 C ............ 12,5 à 38 C ............ 2,3 Chaleur spécifique en grandes calories/kg/ C à 380C ......i... 0,459 à 2600C ......... 0,652 Point d'ébullition initial en OC ......... supérieur à 450 Coefficient de dilatation ............ 0,00045 Point éclair (février) en OC ........... 260 Point d'inflammation en OC ........... 293 Point de congélation en OC ... -904 Une autre définition de. l'huile est celle d'un liquide de transfert de chaleur d'origine hydrocarbonée minérale possédant une stabilité thermique élevée convenant dans les systèmes industriels de chauffage de liquide communiquant avec l'extérieur et fonctionnant à des températures s'élevant jusqu'à 3700C environ. C'est ainsi, par exemple, que l'huile de transfert thermique peut posséder les caractéristiques suivantes "B" poids spécifique à +160C ........... 0,908 Point éclair (fermé) en OC ........... 223 viscosité cinétique (en centistokes) à +210C ...... 460 à +630C ........... 41 Point d'ébullition initial -supérieur à 3500C. La matière isolante destinée à constituer le garnissage de la cuve à huile est constituee, de préférence, bien que non nécessairement, par une matière isolante minérale fibreuse liée dans laquelle la teneur en silice est comprise entre 25 % et 38 %. C'est ainsi, par exemple, qu'on peut utiliser à cet égard de la laine minérale provenant de laitier ou de scories métallurgiques ou de morceaux ue roche, l'un ou l'autre produit pouvant trouver son emploi comme le prévoit l'invention. L'isolement peut être appliqué en partie directement contre la paroi de la cuve et en partie à l'aide d'un plateau de retention destiné à être monté à la base de la cuve et faisant office d'écran entre la face de la cuve non isolée et le sol placé au-dessous. Comme indiqué ci-avant, l'invention est applicable aussi bien aux radiateurs "domestiques' qu'aux radiateurs "industriels". C'est ainsi, par exemple que dans un radiateur électrique de modèle domestique, ayant une capacité représentant 2,5 ou 3 KWs, on peuttriliser 90 litres d'huile. Pour un radiateur de type industriel fonctionnant sur une puissance de 10 ', des moyens peuvent être employés pour chauffer 360 litres d'huile. La quantité d'huile et la valeur en kiloatts dc l'énergie électrique nécessaire peuvent d'ailleurs varier suivant les exigences pratiques. Bien qu'on estime que le type d'huile utilisable peut être élevé jusqu'à une température comprise dans la région de 5100C, dans la technique des radiateurs industriels, on estime inutile d'engendrer une plus grande quantité de chaleur dans un radiateur domestique que celui-ci ne peut supporter en élevant la température de l'huile à 320"C. S'il est nécessaire d'obtenir une échelle de températures plus élevée dans les radiateurs de type industriels au delà de 3200C on estime qu'il est nécessaire d'introduire un agent anti-oxydant dans l'huile, par exemple dans la proportion de 1 % en volume pour chaque quantité dthuile représentant 4,5 litres.N'importe quel agent anti-oxydant peut trouver son emploi ici comme ceux qu'on trouve sur le marché et le but d'une pareille addition est d'extraire l'oxygène résiduaire qui est présente dans l'huile même. En outre, on estime qu'on doit veiller a s' assurer qu'aucune partie métallique en contact avec une huile chauffée ne doit etre d'un type capable de créer une oxydation spontanée de l'huile. On estime que pour maintenir l'appareil en fonctionnement à une température maximum sans nécessiter un récipient résistant à la pression, ce qui n'est ni désirable, ni possible dans un radiateur domestique, il est essentiel d'empêcher l'huile de se dégrader ou de se dissocier thermiquement sous l'action d'une chaleur intense. La cause d'une pareille dissociation est l'oxydation qui se produit dans la gamme des températures indiquées de sorte que dans la région des températures tres élevées qui est envisagée, il est encore plus nécessaire d'exclure toute trace d'oxygène à la fois de la cuve et du liquide de chauffage lui-meme. Dans ces conditions, l'huile doit être soumise à un processus de désaéra tion avant d'être introduite dans la cuve, de telle sorte que toute quantité d'oxygène latente présente dans l'huile soit rigoureusement exclue. Suivant une variante de réalisation, la face non isolée de la cuve peut être opacifiée totalement ou partiellement au moyen d'un volet commandé manuellement qui peut être incurvé pour s'adapter par-dessus une face ou paroi de la cuve, et qui est actionné au moyen de leviers, un organe de commande étant placé extérieurement à l'enveloppe. Ainsi, l'écoulement d'air chauffé peut être commandé à volonté. Le réglage d'un pareil volet peut être commandé à l'aide d'une roue de friction ou d'un autre moyen. L'élément (simple ou multiple) de chauffage électrique placé dans le radiateur ou un manchon entourant un radiateur est, de préférence, garni d'ailettes pour améliorer la caractéristique de transfert thermique. Mais cette particularité sert également à réduire la charge qui s'applique à la face de l'élément ou du 2. manchon à 0,63 watt parcm ae surface. Cette particularité peut etreQtenue en prolongeant la longueur de l'élément. On estime que, de cette manière, des "points chauds sont empêchés de se produire dans l'huile qui pourraient contribuer à sa dégradation thermique. Suivant une variante de realisation, l'appareil d'accumulation peut être utilisé pour chauffer un petit système à circulation d'eau ou un système équivalent. La tuyauterie peut passer vers l'intérieur et vers l'extérieur de la masse d'huile et, pour améliorer le phénomène de transfert thermique, la section du tuyau dans le radiateur peut être disposée pour former un serpentin ou une grille et peut comporter des ailettes. Ainsi, quand l'huile est chauffée, il se produit un transfert de chaleur au profit ae l'eau qui circule dans le système de tuyaux, la circulation pouvant d'ailleurs être facilitée par une pompe. Ainsi, le radiateur peut être utilisé par lui-meme de façon à chauffer directement l'espace ou il se trouve et en même temps pourdiauffer l'eau parcourant une tuyauterie, ou bien le radiateur peut être totalement isolé et utilisé exclusivement pour chauffer le système parcouru par l'eau. Suivant une autre variante de réalisation encore, un appareil d'accumulation de chaleur de grande capacité peut être prévu et totalement isolé, l'air chaud étant acheminé par des canaux ad hoc aux chambres ou autres espaces qu'il s'agit de chauffer. Dans cette disposition, une soufflerie simple ou multiple peut être prévue pour engendrer l'écoulement d'air. Bien qu'il puisse être préférable de n'utiliser le radiateur que de cette manière, il peut également servir pour distribuer la chaleur dans l'espace immédiatement voisin ainsi que pour distribuer l'air dans un système de canaux ou tuyaux. Les détails de réalisation peuvent être modifiés, sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques REVLNDICATIONS 1. Appareil a'accumulation de chaleur comprenant une cuve en métal qui a été vidée de son air, cette cuve contenant au moins un élément électrique chauffant immergé dans l'huile, cette huile ayant une faible viscosité et une stabilité thermique élevée et étant capable d'etre portée lentement à une température relativement élevée, cette cuve n'étant que partiellement remplie d'huile, de telle sorte que, lors du chauffage, la dilatation de l'huile puisse se produire sans engendrer de notable pression dans la cuve. 2. Appareil d'accumulation de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la cuve comporte un espace vice situé au-dessus de la masse d'huile et dans lequel un vide a été créé. 3. Appareil d'accumulation de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'huile est une huile hydrocarbonée à point éclair et à gamme de points d'ébullition très élevés. 4. Appareil d'accumulation de chaleur suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la gamme des points d'ébullition inférieure de l'huile se trouve dans la région de 4009C. S. Appareil d'accumulation de chaleur suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la gamme de points d'ébullition inférieure de l'huile est comprise dans la région de 450 C. 6. Appareil d'accumulation ae chaleur suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la cuve a une forme allongée, aplatie à section sphéroidale ou elliptique comportant des extrÉrnités incurvées vers l'intérieur ou vers l'extérieur et des plaques de division internes formant chicanes. 7. Appareil d'accumulation de chaleur suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la cuve a en section une forme cylindrique avec extrémités incurvées vers l'intérieur ou vers l'ex térieur. 8. Appareil d'accumulation de chaleur suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la cuve présente des ondulations annulaires. 9. Appareil d'accumulation de chaleur suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la cuve est buée dans une enveloppe comportant des orifices de communication avec l'extérieur par lesquels de l'air chaud peut passer en vue de chauffer l'espace environnant quand l'huile est elle merle chauffée, une isolation thermique entre la cuve et cette enveloppe, et un système d'écoulejïent de l'air ménagé entre la cuve et au moins une paroi ue l'enveloppe en vue de chauffer l'air. 10. Appareil d'accumulation de chaleur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la cuve est montée dans une cavité ou niche ménagée dans un mur pour envoyer l'air chauffé dans l'espace précité sur un côté au moins du mur. 11. Appareil d'accumulation de chaleur suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la cuve contenant l'huile est établie en acier au carbone ou en aluminium ou en bore en combinaison. 12. Appareil d'accumulation de chaleur suivant la revendication 11, caractérisé en ce que l'aluminium se présente sous la forme d'une tôle de revêtement ou d'un carénage appliqué sur une paroi en acier. 13. Procédé pour ménager une source d'accumulation de chaleur consistant à placer des organes de chauffage électriques dans une cuve métallique capable d'être fermée hermétiquement, à évacuer l'air à partir de la cuve fermée et à remplacer l'air par ae l'huile à faible viscosité et à stabilité thermique élevée, en laissant subsister un espace vide au-dessus de la masse 'huile en vue de permettre la dilatation de celle-ci, à chauffer l'huile à une température relativement élevée pendant une période de temps prolongée, puis à permettre une lente dissipation de la chaleur à partir de la cuve. 14. Procéde suivant la revendication 13, consistant à soumettre l'huile à un processus de àésaération avant de l'introduire dans la cuve. 15. Procédé suivant la revendication 13, consistant à introduire l'huile dans la cuve sous pression.