L'invention qui se rapporte aux système d'entrainement de chariots roulants à l'aide d'un tube tournant sur lequel s'appliquent une ou plusieurs cloches solidaires du chariot et munies d > un galet d'entrainernent, concerne plus précisément le mécanisme d'embrayage des cloches sur le tube. On sait qu'il existe, dans le domaine de la manutention de charges isolées, des transporteurs utilisant des chariots déplacés au moyen d'un contact par frottement entre un/ou plusieurs galets moteurs constituant la ou les "cloches" d'entrainement, et un tube d'entrainement tournant sur lui-même à vitesse cons- tante, disposé suivant le cheminement recherché dans un chassis longitudinal en castré dans le sol de telle manière qu'il affleure juste sur celui-ci, comme cela est décrit dans la demande de brevet français nO 74-39.326 au nom de la de manderesse.La cloche d'entrainement du chariot est également munie d'une jambe de guidage" dont l'extrémité munie d'un galet à axe vertical suit une gouttière de guidage qui oriente le chariot, ce qui présente l'avantage incon testable que le chariot peut être d'un type courant à roulettes porteuses libres, car la cloche qui s'y trouve fixée assure ainsi à la fois son entrainement et son guidage. Pour que les chariots puissent franchir des césures de tubes d'en trainement, par exemple dans une courbe composée de sections successives de tubes diversement orientés les uns par rapport aux autres, ou encore au niveau d'ai guillages e'est-à-dire à l'endroit où un tube d'entrainement aboutit à deux sec tions de tubes divergents, il est généralement nécessaire de munir chaque chariot de deux cloches d'entrainement fixées longitudinalement sous le chassis -et cela pour que le chariot franchisse sans discontinuité ces points de césure du fait qu'il y a toujours au moins un galet moteur en prise sur le tube et on notera que cela permet au eonstrueteur d'avoir une distance appréciable entre deux tubes d'entrainement successifs légèrement inférieure à l'écartement des 2 cloches, ce qui représente une grande facilité au point de vue construction. Un des problèmes posés à ce type de système est d'assurer ltarrêt et le redémarrage des chariots aux différents points prévus pour permettre leur chargement et leur déchargement -sans pour autant stopper la rotation des tubes d'entraînement. On sait que des cames à poste fixe agissent sur chaque cloche d'entrainement d'un chariot dans le sens d'un mouvement de pivotement qui modi fie l'inclinaison du galet sur le tube, ce qui influe par conséquent sur le dé placement du chariot. Un autre problème posé est celui de la déselidarisation du chariot au tube d'entrainement, par exemple en fin de circuit quand l'utilisa teur souhaite le déplacer à la main hors de la zone de cheminement, ou lorsqutil est pris en charge par un autre système de manutention.Il faut donc prévoir un mécanisme qui relève automatiquement les cloches d'entrainement pour désaccoupler le chariot du tube, ce mécanisme devant agir simultanément sur les deux cloches dSentrainement de chaque chariot. Ce relevage des cbches a également pour objet d'éviter que les galets de cloche ne viennent en contact avec le sol lorsque le chariot est déplacé hors de la voie comportant le tube, ce qui rendrait sa manoeuvre difficile et risquerait d'endommager les galets. L' invention propose donc un dispositif de débrayage simultané des deux cloches d'un chariot commandées par un seul levier pivotant orienté par une came fixe aux points prévus de désolidarisation entre le chariot et le tube tournant. Suivant une caractéristique principale de l'invention, un plateau mobile, sur lequel sont fixées les cloches pivotables indépendemment et qui supportent les galets d'entrainement, est lui-même en appui à chacune de ses extrémités sur deux paliers supports fixés sous le chassis du chariot. Le plateau mobile est positionné en position basse etest-à-dire "embrayée", ou en position haute c'est-à-dire débrayée suivant la position que prend un maneton à deux branches munies de galets par rapport à une came haute et une came basse, lesdites cames haute et basse étant solidaires du plateau mobile tandis que l'axe fixe du maneton est solidaire du palier-support. Suivant une autre caractéristique de 11 invention, le mouvement de pi votent du maneton d'une position à l'autre est assuré par un embiellage à partir d'un arbre de commande commun aux deux cloches, et solidaire des palierssupport, ledit arbre de commande pivotant lui-même quand un levier pivotant unique s'y raccordant est déplacé par une came fixe au point prévu pour la désolidarisation du chariot. D'autres caractéristiques particulières et avantages de l'invention ressortiront de la description suivante d'un exemple de réalisation, en référence aux dessins annexés qui représentent - Figure 1 : une vue en coupe verticale du chariot. - Figure 2 : une vue en plan suivant AA' de la figure 1. - Figure 3 : une vue partielle en élévation suivant BB' de la figure 1. - Figure 4 : une vue identique à la figure 3 montrant les cloches débrayées. - Figure 5 : une vue en plan d'un palier support du plateau mobile. - Figure 6 : une vue partielle en élévation suivant CC' de la figure 1. - Figure 7 : une vue identique à la figure 6, mais en position dé brayée. Le chariot représenté à la figure 1 dont on a représenté une seule roue porteuse 5 comporte deux "cloches" d'entrainement désignées dans leur en semble par la référence 4. On voit sur les figures 1 et 2 que ces cloches sont fixées sur un mdme plateau mobile 3 qui peut se déplacer en hauteur par rapport à deux paliers-supports fixés sous le plateau mobile, désignés dans leur ensemble par la référence 1 (on n'a représenté sur les figures 1 et 2 que le palier-support gauche). Ce palier-support représenté en détail à la figure 5 se décompose de la manière suivante. Une plaquette supérieure 10 percée de trous 11 se fixe sous le plateau du chariot ; elle supporte une première armature 12 sur laquelle est prévu un insert de pivot 13, deux orifices circulaires transversaux 14 et sensiblement au niveau de ces orifices des plaquettes transversales de butée 15 portant des tampons caoutchouc 16 orientés les uns en face des autres. La plaquette supérieure supporte une seconde armature 17 recevant le palier 18 d'arbre de commande. Deux de ces paliers-supports 1 (figure 5) sont donc fixés transversa lement au plateau du chariot et maintiennent les-mécanismes de manoeuvre du pla teau mobile 3. En se référant aux figures 1 et 2, on voit quêeelu4-ci comporte une partie centrale plane 30 et deux capots d'extrémité 31 qui coiffent les cloches d'entrainement 4 et les soutiennent également par le vissage 32. Les ex extrémités du plateau 3, c'est-à-dire la bordure externe de chaque capot 31 pré- sente une rigole centrale de guidage 33 placée verticalement sur le flanc du plateau mobile, deux épaulements transversaux 34 débordant de chaque côté le palier-support correspondant et deux méplats horizontaux 35 entre lesdits épau lements transversaux et la rigole centrale 33. Ces méplats contournent le palier support 1 et s'interposent entre les plaquettes transversales de butée 15 défi nies précédemment. Les axes de deux petits galets de guidage 19 sont en outre montés dans les orifices 14 du palier-support pour que lesdits galets coulissent dans la ri gole 33 et assurent le guidage vertical du plateau-mobile par rapport au palier 1. Sur la figure 2 apparait également un ensemble appelé came désigné sous la référence 2, qui est solidaire du plateau mobile. Les figures 5, 2 et 3 montrent l'agencernent de cette came. Sur l'insert de pivot 13, fixe puisque solidaire du palier-support 1, tourillonne un maneton 20à deux branches 21 et 23. La branche 21 porte un galet 22 et la branche 23 un galet 24. Les galets 22 et 24 se trouvent à l'intérieur de la came.Le galet inférieur 22 attaque la came basse 25 munie d'un V de positionnement tandis que le galet supérieur peut attaquer la came haute 26 munie également d'une échancrure depositionnement. Le pivot 31 du maneton est solidaire d'un levier pivotant 27 extérieur à l'ensemble came, sur lequel sbrticule l'extrénité d'une bielle de commande 28. L'autre extrémité de celle-ci est elle-même raccordée par l'intermédiaire du bras 29 à un arbre de commande 36 disposé, le long du plateau mobile dans les paliers d'arbre 18. L'arbre de commande 36 est muni d'un unique levier de commande 37 dont le galet d'extrémité 38 prend sur un rail ou une came de désaccouplement monté à poste fixe (non représenté). Quand le chariot est un ordre de marche et quand les cloches d'entrainement 4 sont embrayées c'est-à-dire dans la position représentée à la figure 3, la branche 21 du maneton 20 occupe une position verticale pour laquelle le galet 22 verrouille la came basse 25 dans la position représentée. Le plateau mobile 3 est par conséquent en position basse et les méplats 35 de ce plateau sont en appui contre les tampons caoutchouc 16 fixés sur les plaquettes inférieures transversales de butée 15 comme l'illustre la figure 6. Dès que le levier de commande 37 de désolidarisation du chariot attaque une came par exemple en bout de ligne, il imprime à l'arbre de commande 36 un mouvement de pivotement qui se transmet, à chacune de ses extrémités, à la bielle de commande 28 grâce au bras 29. Comme on le voit à la figure 4, la bielle 28 a fait alors basculer, par le levier 27, le maneton 20. La branche 21 et son galet 22 ont échappé à la came inférieure 25 mais la branche 23 et son galet 24 ont attaqué la came supérieure 26 dans le sens d'un relèvement de l'ensemble came et par conséquent du plateau mobile 3. Il y a verrouillage dans la position représentée et, comme l'illustre la figure 7 les méplats 35 viennent en appui contre les tampons caoutchouc 16 fixés sous les plaquettes supérieures transversales de butée 15. Du fait de ces tampons caoutchouc le plateau mobile est correctement verrouillé dans une position ou l'autre et isole l'ensemble d'entrai ncment des vibrations dues au roulement. L'invention ne se limite pas à la forme de réalisation représentée mais en englobe au contraire toutes les variantes constructives. R E V E N D I C A T I O N S REVENDICATIONS 10) - Dispositif de débrayage des cloches d'entrainement d'un chariot tracté en- trainé par un tube tournant sur lui-même c a r a c t é r i s é p a r 1 e f a i t qu'il comporte - un plateau mobile 3 disposé sous le chariot sur lequel sont rappor tées les cloches d'entrainement 4. - deux paliers-supports 1 solidaires du chariot pour soutenir le pla teau mobile par ses extrémités. - un mécanisme à came 2 servant d'élément intermédiaire entre chaque palier-support et le plateau mobile. - un système de verrouillage dudit mécanisme, pour maintenir le pla teau en position haute ou en position basse par rapport au palier 1. - un arbre unique de commande 36 de la manoeuvre du système de ver rouillage. 20) - Dispositif de débrayage selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le plateau mobile est formé d'une partie centrale plane 30, de deux ca pots d'extrémité 31 et par le fait que les bordures extrèmes du plateau com portent des éléments pour son guidage et son positionnement dans les paliers supports. 30) - Dispositif de débrayage selon la revendication 1 caractérisé par le fait que chaque palier-support 1 comprend d'une part une armature 12 munie d'un insert de pivot 13 et de plaquettes transversales de butée 15, et d'autre part une seconde armature 17 recevant le palier 18 de l'arbre de commande 36. 40) - Dispositif de débrayage selon la revendication 3 caractérisé par le fait que les plaquettes transversales 15 sont munies de tampons souples se fai sant vis à vis. 50) - Dispositif de débrayage selon les revendications 3 et 4 caractérisé par le fait que la bordure externe du plateau porte des méplats horizontaux 35 qui se positionnent entre les plaquettes transversales de butée 15 du palier support. 60) - Dispositif de débrayage selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le mécanisme 2 cornprend un maneton 20 à deux branches 21 et 23 dont une extrémité 22 est en appui sur une came basse 25 en position "embrayée" et dont une autre extrémité 24 est en appui sur une came haute 26 en position débrayée. 70) - Dispositif de débrayage selon les revendications i et 6 caractérisé par le fait que le système de verrouillage du mécanisme dans l'une ou l'autre po sition est assuré, à partir de l'arbre unique de commande 36, sur un levier pivotant 27 solidaire du maneton 20, par l'intermédiaire d'un bras 29 et d'une bielle 28. 80) - Dispositif de débrayage selon les revendications 1, 3 et 5 caractérisé par le fait que les méplats horizontaux 35 prennent appui sur la plaquette hori zontale inférieure 15 quand le plateau mobile est en position basse. 90) - Dispositif de débrayage selon les revendications 1, 3 et 5 caractérisé par le fait que les méplats horizontaux 35 prennent appui sous la plaquette ho rizontale supérieure 15 quand le plateau mobile est en position haute. 100) - Dispositif de débrayage selon les revendications 1 et 7 caractérisé par le fait qu'un unique levier de commande 37 qui est pivoté par une came à poste fixe, est solidaire de l'arbre de commande 36.