.'invention concerne les rubans souples munis éléments filiformes d'accrochage de#stinés à s'agripper à des éléments conjugués de retenue, de manière à constituer, avec ceux-ci un moyen de fixation. Les éléments d'accrochage sont, par exemple, en forme de crochets élastiques ou de petites tiges éventuellement terminés par un renflement, tandis hue les éléments conjugués de retenue sont bouclés, formés de mailles, de -jersey, etc... ou bien encore résultent de la structure même de la face correspondante du matériau dont est faite- la bande considérée#, et notamment, une structure duveteuse, moelleuse, feutrée, cellulaire, etc... Tes éléments de retenue peuvent appartenir à un autre ruban souple ou bien au verso même d'un matériau en feuille qu'on désire fixer sur un support garni de rubans à éléments filiformes d'accrochage constitués par des crochets ou analogues. L'invention concerne aussi les rubans souples munis des éléments de retenue en question, ainsi que les rubans qui comportent, à la fois, des éléments filiformes d'accrochage et des éléments de retenue. L'invention est applicable, notamment, aux modes de réalisation dans lesquels la semelle, c'est-à-dire le ruban proprement dit, et/ou les éléments d'accrochage ou de retenue, sont en matière thermoplastique, c'est le cas; par exemple, des articles dont la semelle est en fibres naturelles et les éléments d'accrochage ou de retenue en matière thermoplastique, des articles dont la semelle et les éléments d'accrochage ou de retenue sont entièrement en matière thermoplastique, ou encore des articles dont la semelle est en matière thermoplastique et les éléments d'accrochage ou de retenue en minces fils de métal. Mais l'invention est applicable aussi aux modes de réalisation en toute autre matière appropriée, par exemple avec une semelle constituée par une tresse de fils métalliques et des crochets ou des boucles également en-fils métalliques. Les applications de tous ces dispositifs de fixation sont innombrables. Lorsqu'il s'agit, notamment de fixer de tels rubans ayant une grande longueur, par exemple pour la pose de revêtements muraux ou de moquettes, on se heurte à de sérieuses difficultés. En effet, il n'est pas question évidemment de coudre ces rubans pour les fixer. Si l'on utilise des pointes ou des agra fes, celles-ci forment des saillies inesthétiaues et détériorent la surface dans laquelle elles sont plantées ; de plus, ltopéra- tion prend beaucoup de temps. Si l'on a recours à un collage, par dépit de-substances adhésives, l'opération est très malcommode aussi, elle nécessite un encollage de.la surface de support, puis un encollage du ruban et, enfin, la pose de celui-ci est délicate et en général ne permet pas de retouches du positionnement du ruban après son premier contact sur le support encollé. Il y a, en outre, de grands risques de souillures. Enfin, on a bien déjà pensé à enduire la surface du verso des rubans d'une colle thermofusible du genre de celle connue dans le commerce sous le nom de "hot-melt'l, par exemple le produit dénommé#EV0 STIPE 6876 de la Société Diaprosim dont l'emploi est très commode.Toutefois, lorsqu'il s'agit d'articles dont le -ruban-proprement dit etYdu les éléments filiformes d'accrochage ou de retenue sont en matière thermoplastique, l'application d'Un fer -chaud .sur toute la surface du recto du ruban, pour la fixation de celui-ci, provoquerait inévitablement une destruction complète dudit ruban-et/ou de ses éléments filiformes d'accrochage ou de retenue. D'une manière plus générale, ce procédé de collage qui met en oeuvre une pression et une élévation de température, conduirait toujours, sinon à une destruction complate des éléments d'accrochage ou de retenue, quels que soient, du moins à leur detérioration très préjudiciable au. fonctionne- ment des dispositifs. L'invention a pour objet un ruban du genre en question d'une conception nouvelle dont la pose ne. présente aucun des inconvénients précités des rubans habituels. A cet effet, -suivant l'invention, le ruban est muni, au moins -sur les deux parties marginales de sa face; opposée à celle qui est pourvue des éléments filiformes d'accrochage -et/ou des éléments de retenue,-de bandes d'une cotie thermofusible notamment celle qui est connue dans le. commerce sous le. nom de "hot-melt "). La fixation de tels rubans est extrêmement commode puis- au'on peut appliquer directement ledit ruban contre son support et, par conséquent, le lepôsitionner- atec précision à l'endroit désiré, sa fixation se faisant par une simplé- pression qu'on exerce avec un fer chaud étroit que l'on fait glisser le long des deux parties marginales du ruban, de manière à faire fondre progressivement la colle thermofusible aui se ressolidifie aussitôt, en assurant une liaison parfaite des bords du ruban sur son support. #Dans un mode de réalisation particulier, les parties marginales précitées du ruban sont dépourvues d'éléments d'accrochage ou de retenue Dans une forme d'exécution avantageuse, le ruban présente, en outre, une bande médiane dont le recto est dépourvu d'éléments d'accrochage ou de retenue et dont le verso présente aussi une couche de colle thermofusible. L'invention concerne également un outil pour la pose des rubans en question. Cet outil est remarquable en ce qu'il est constitué d'une fourche métallique équipée d'un manche isolant et dont les branches rectilig#nes parallèles sont à l'écartement des bandes de colle thermofusible à faire fondre, tout l'ensem- ble de 11 outil muni de moyens de chauffage des branches de la fourche étant situé d'un même c8té par rapport au plan commun des faces extérieures planes des branches de ladite fourche. Dans un mode de réalisation avantageux, la fourche fait partie d'une panne en métal en condition de conductibilité thermique avec un corps chauffant. Grâce à la structure particulière de cet outil, la température de la partie active de la panne, c'est-à-dire des branches rectilignes de la fourche, est progressivement croissante depuis l'extrémité des branches de ladite fourche jusqu'à la racine de celle-ci au droit de la partie transversale de la panne qui se trouve en contact direct avec la source de chaleur, de sorte que, si l'on déplace l'outil sur les bandes de colle thermofusible à faire fondre de façon telle cuve ce soit les extrémités des branches de la fourche qui entrent les premières en contact avec ladite colle, on assure un préchauffage de cette colle et une fusion progressive de celle-ci au fur et à mesure qu'on déplace l'outil ; on ne risque donc pas d'endommager le ruban-par une chaleur locale trop forte et l'on n'est pas obligé, non plus, de passer plusieurs fois au même endroit par insuffisance 6'ap- port de chaleur a la colle à fondre. LBlnvention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante et à l'examen des-dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples, queloues modes de realisation ùe- l'invention. Sur ces dessins : Pig 1 représente un fragment d'un ruban souple muni d'éléments filiformes d'accrochage suivant l'invention. Fig. 2 représente, en coupe faite suivant la ligne II-II de la fig. 3, un outil de pose du ruban de la fig. 1. Pig. 3 est une vue en plan observée dans la direction de la flèche III de la fig. 2. ig. 4 est une coupe partielle faite suivant la ligne IV-IV de la fig. 2. Fig. 5 est une coupe partielle faite suivant la ligne V-V de la fig. 2. Fig. 6 est une vase en plan par dessous d'une variante de la panne de l'outil des fig. 2 à 5 et ig. 7 est une coupe faite suivant la ligne Vil-Vil de la fig. 6. Be fragment de ruban 1 représenté sur la fig. 1 est du type des rubans souples munis, sur le recto, d'éléments d'accrochage et/ou de retenue, tels que des crochets élastiques, ou bien une surface bouclée, duveteuse, feutrée, cellulaire, formée de mailles, de jersey, etc... Dans l'exemple représenté, c'est le verso du ruban qui est visible sur la fig. 1, c'est-à-dire sa face qui est dépourvue d'éléments d'accrochage ou de retenue. Le verso de ce ruban présente deux bandes marginales 2, 3 et une bande médiane 4 garnie d'une colle thermofusible par exemple celle connue sous le nom de "hot-melt". Dans le mode de réalisation considéré, la semelle ou ruban proprement dit et les éléments filiformes d'accrochage ou de retenue sont tous en matière thermoplastique. Dans cet exemple, la totalité de la surface du recto du ruban n'est pas garnie d'éléments d'accrochage ou de retenue, ceux-ci étant présents seulement en regard des deux bandes 5, 6, comprises entre les bandes marginales et la bande médiane revêtues de colle thermofusible. Pour fixer ce ruban sur un support quelconque, il suffit donc de le poser sur ce support et de déplacer, avec la pression convenable, un fer chaud sut le recto du ruban au droit des deux bandes marginales 2, 3 et de la bande médiane 4 dont le verso est muni de colle thermofusible. La colle se ressolidifi-e immé diatement après le passage du fer, de sorte que la pose est ex tremement rapide et se fait dans des conditions idéales de com modité et de propreté. Sur les fig. 2 à 5, on a représenté un outil pour la pose de rubans du genre de celui représenté sur la fig 1. Cet outil est constitué essentiellement d'un corps chauffant 11 muni d'un manche isolant 12 et portant une panne enmétal qui est désignée dans son ensemble par 13 et qui présente une partie transversale de fixation 14 ainsi qu'une fourche 15. Le corps 11 est en métal par exemple en alliage d'aluminium et il présente deux cavités 21,22, dans lesquelles sont logées, respectivement, deux résistances #électriques de chauffage 23, 24 alimentées par l'intermédiaire d'un câble souple 25 qui passe à l'intérieur du manchon 12, à eet;effet creux, et qui est terminé par un bouchon 26 de branchement à une prise de courant appropriée. La température des résistances --chauffantés 23, 24 est réglée par un thermostat 28 de tout type classique approprié placé dans le circuit d'alimentation desdites résistances. Le corps ohauffant 11 est serré par des vis, telles que 31, entre deux flasques 32, 33 qui présentent, dans leurs faces en regard, deux empreintes coniques 34, 35 respectivement, enserrant une rotule 37 qui termine le manche 12 et par laquelle celui-ci est fixé d'une manière orientable au corps de chauffe 11. On peut serrer les deux faces 32, 33 contre la rotule 37 au moyen d'une-molette 41 solidaire d'un axe 42 fileté à des pas contraires de part et d'autre de ladite molette et engagé dans deux écrous 43, 44 noyés dans l'épaisseur des deux flasques 32,33. Dans l'exemple, ces deux flasques sont en-stratifié à base de fibres de verre e#t de silicone. La partie transversale 14 de la panne chauffante est enfilée sur un bossage 47 du corps chauffant 11 et est immobilisée sur celui-ci au moyen d'une vis de pression 48. Sa panne chauffante est ainsi facilement amovible et remplaçable par une autre de configuration différente, comme on le verra plus loin. Dans l'exemple représenté, l'outil est destiné à la pose de rubans tels que celui représenté sur la fig. 1, c'est-à-dire présentant deux bandes marginales 2, 3 ainsi qu'une bande médiane 4 de colle thermofusibWè. La-B-óuréhe 15-de la panne chauffante te présente donc deux branches extrêmes-15A,#I5B, dontIes largeurs et l'écartement correspôndent à ceux---des deux-bandes marginales de colle thernfofusible2, 3 du ruban et une-branche médiane 15C dont la largeur correspond à celle de la bande médiane de colle 4. Tout ltensemble de l'outil se trouve d'un même coté par rapport au plan commun P des faces extérieures des branches de la fourché de la panne chauffante et le manche 12 présente une direction oblique par rapport à ce plan pour les commodités de l'utilisation. Pour utiliser l'outil, il suffit de le faire glisser longitudinalement le long du ruban de façon que les branches 15A, 153 et 15C de sa panne chauffante glissent avec une certaine pression sur les bandes correspondantes 2, 3 et 4 du ruban dont le verso est garni de colle thermofusible. I1 peut être considéré préférable de déplacer l'outil dans le sens de la flèche f (fig. 2) de façon que les parties extr8- mes de la fourche 15 de la panne chauffante, qui sont moins chaudes que le reste desdites branches, entrent les premières en contact avec la colle à faire fondre, afin que celle-ci soit portée progressivement à une température croissante, comme indiqué plus haut. La rotule 37 permet d'orienter le manche 12 par rapport à la partie active chauffante de l'outil, ce qui permet de déplacer celui-ci commodément, même le long d'une paroi. Sur les fig. 6 et 7 on a-représenté une variante de forme de panne chauffante dont la fourche 61 ne présente que deux branches 61A et 613 et d'écartement correspondant à ceux d'un ruban à fixer qui ne comporterait de la colle thermofusible que sur ses deux parties marginales. La partie transversale 62 de cette panne chauffante présente un alésage 63 qui se monte sur le bossage 47 du corps chauffant de l'outil représenté sur les fig. 2 à 5. On peut très facilement mettre cette panne à la place de celle à trois branches représentées sur la fig. 2, étant donné que,-pour enlever celle-ci, il suffit tout simplement de desserrer la vis 48. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui ont été donnés à titre d'exemples, on peut y apporter des modifications, sans sortir, pour cela, du cadre de# l#'invention. C'est ainsi, par exemple, que les moyens de chauffage, au lieu d'être incorporés à un corps de chauffe, pourraient être portés par les branches -mêmes de la fourche, par exemple sous la forme de résistances électriques logées dans lesdites branches, à cet effet creuses. R E V E N D I C A T I O N S 1. Ruban souple muni d'éléments filiformes d'accrochage tels que crochets ou tiges éventuellement terminés par une saillie et/ou d'éléments de retenue tels que boucles, mailles, jersey, matériaux duvete-ux, feutrés ou cellulaires, caractérisé en ce qu'il est muni, au moins sur les deux parties marginales (2, 3) de sa face opposée à celle qui est pourvue des éléments filiformes d'accrochage et ou des éléments de retenue, de bandes d'une colle thermofusible. 2. Ruban suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les parties marginales précitées du ruban sont dépourvues a'élé- ments d'accrochage ou de retenue. 3. Ruban suivant l'une des revendications I ou 2, caractérisé en ce qu'il présente, en outre, une bande médiane dont le recto est dépourvu d'éléments d'accrochage ou de retenue, et dont le verso porte une couche de colle thermofusible. 4. Outil pour la pose de rubans suivant l'une des revendications 1 à g, caractérisé en ce qu'il est constitué par une fourche métallique équipée d'un manche isolant et dont les branches rectilignes parallèles sont à l'écartement des bandes de colle thermofusible a' faire fondre, tout l'ensemble de l'outil muni de moyens de chauffage des branches de la fourche étant situé, d'un même côté par rapport au plan commun des faces extérieures planes des branches de ladite fourche. 5. Outil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la fourche fait partie d'une panne en métal en condition de conductibilité thermique arec un corps chauffant. 6. Outil suivant l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que le manche fait un angle aigu avec le plan commun des faces extérieures planes des branches de ladite fourche. 7. Outil suivant l'une des revendications 4 à 6, caractérisé en ce oue le manche est porté par une articulation à rotule.