La présente invention se rapporte à une machine pour enfoncer des éléments de raccordement de bandes trans- porteuses et dont les leviers d'enfoncement sont commandés par deux mécanismes à genouillère. Les machines de ce type sont utilisées notamment au fond de mines et sont connues sous de nombreuses formes de réalisation. Le brevet DE 1 042 988 décrit par exemple un dis- positif pour enfoncer des éléments de raccordement constitués par des agrafes en fil métallique Cependant ces éléments de raccordement à agrafes métalliques ne conviennent plus à des bandes transporteuses extrêmement résistantes pour les- quelles on utilise le plus souvent des éléments de liaison à plaques En conséquence on a créé des appareils d'enfon- cement d'un type différent comme par exemple celui décrit par le brevet DE 2 545 403 de la demanderesse Par suite des progrès réalisés dans le domaine de la fabrication des bandes transporteuses on est obligé de constater que même ces appa- reils ne donnent plus entièrement satisfaction parce qu'ils ne permettent plus de fournir les forces nécessaires à l'en- foncement des éléments de raccordement ou de liaison. Etant donné que l'on dispose actuellement de fibres d'une résistance très élevée, il est possible de fabriquer des bandes transporteuses présentant également une résis- tance propre très importante et qui exigent pour l'enfoncement des éléments de raccordement des forces très élevées Les éléments de raccordement sous des formes de réalisation con- nues, nécessitant des forces d'enfoncement plus élevées et ne pouvant pas être ancrés de façon satisfaisante lorsqu'on pratique des coupes habituelles ainsi que les machines d'en- foncement connues, présentent notamment les inconvénients suivants: Le mécanisme de commande utilisant des cames ou des rampes pour obtenir des mouvements de fermeture asymétriques est soumis à une forte usure lors de l'utilisation de l'appareil sous les conditions rudes régnant au fond des mines Le prix de revient des cames ou des rampes est rela- tivement élevé et ces dernières ne permettent d'obtenir que des pressions d'enfoncement limitées du fait que les pressions répétées exercées sur la rampe limitent la capacité de charge des appareils commandés par des rampes ou des cames En con- séquence les machines commandées par des cames ou des rampes ne conviennent plus à l'enfoncement d'éléments de raccor- dement de haute performance dans des bandes transporteuses dures et de grande résistance. Lorsqu'on se trouve confronté à des bandes trans- porteuses de ce type il est également nécessaire que les branches à enfoncer des crampons soient disposées serrées afin d'éviter une pénétration trop profonde des éléments de raccordement dans la bande transporteuse Pour cette raison les pointes des crampons doivent d'abord être raccourcies Le procédé d'ancrage habituel des pointes en sectionnant une par- tie de ces dernières ne peut plus être utilisé en raison des pressions d'enfoncement élevées On ne peut cependant pas renoncer au sectionnement des pointes des crampons parce qu'un grand nombre d'éléments de raccordement doivent être utilisables pour des bandes transporteuses d'épaisseurs diffé- rentes. La présente invention a pour objet de créer une ma- chine pour l'enfoncement d'éléments de raccordement de bandes transporteuses dont les leviers d'enfoncement sont commandés par deux mécanismes à genouillère, machine qui permet de re- noncer à des commandes par cames ou par rampes pour obtenir le mouvement de fermeture asymétrique et qui, tout en pré- sentant un faible poids propre, permet de créer des forces d'enfoncement élevées. Lors de son utilisation la nouvelle machine doit en outre permettre, après avoir atteint la pression d'enfoncement maximale, de maintenir automatiquement cette pression pendant un certain temps qui permet d'effectuer des opérations supplé- mentaires par exemple, l'engagement préliminaire des crampons, le sectionnement partiel et le pliage des pointes des cram- pons et des opérations analogues Le levier qui commande le mécanisme à genouillère principal, doit également servir à l'actionnement des outils supplémentaires. Les problèmes exposés ci-dessus sont résolus con- formément à 1 'invention par une machine pour l'enfoncement des éléments de raccordement de bandes transporteuses qui est caractérisée en ce qu'on dispose entre les deux mecanis- mes à genouillère un levier de guidage qui, dans la première phase du processus d'enfoncement, est commandé par la deuxième paire de leviers de commande à genouillère et qui, dans la deuxième phase du processus d'enfoncement, bloque la première paire de leviers de commande à genouillère lorsque celle-ci a atteint sa position de fin de course. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif aux dessins annexés. La fig 1 est une élévation latérale du cÈté gauche de la machine, l'enveloppe étant partie arrachée et le levier de commande se trouvant dans la position de repos. La fig 2 est une coupe verticale-effectuée dans la zone des outils de la machine suivant la fig 1,mais le levier de commande se trouve dans la position de fin de course. La fig 3 est une vue suivant la flèche III de la fig 2 Les fig 4 à 9 sont des représentations illustrant schématiquement le fonctionnement de la machine. Les fig 10 à 16 sont des coupes effectuées dans la zone des outils et se référant aux positions représentées aux fig 4 à 9. Comme cela ressort de la fig 4, une paire de leviers à genouillère E p Gest associée grâce à ses deux bras Kl, au levier d'enfoncement supérieur 1 monté pour pivoter autour du point A, et au levier d'enfoncement inférieur 2 monté pour pivoter autour du point B La paire de leviers à genouillère EFG est actionnée et guidée par un levier coudé 5 (représenté par des hachures) qui, en étant monté sur un axe fixe D, est commandé par une autre paire de leviers à ge- nouillère E FG présentant les leviers K 2 Le levier CL (K 2) agit en même temps en tant que partie du levier de commande 4 (indiqué par des hachures). La fig 5 illustre le mouvement effectué par le le- vier d'introduction 3 qui est monté sur le même axe B que le levier 2 Le levier 3 est commandé par le levier à genouillère C LR(K 2, K 3) c'est-àdire que le même levier CL (K 2) qui, par l'intermédaire du levier K 2, entraîne le levier de guidage 5, entraîne,par le levier K 3, également le levier 3. La patte de levier à genouillère K 3 permet, en outre, à l'axe de rotation d'effectuer une course à vide afin que le levier 3 ne soit pas déplacé lors du mouvement de fermeture du mécanisme à gemouillère CLK(K 2) Le mouvement d'introduc- tion du levier 3 commence seulement lorsque le levier à ge- nouillère CLK(K 2) est arrivé à proximité immédiate de son point mort et que les leviers 1 et 2 ont atteint leur posi- tion de fin de course. La fig 6 montre le système de leviers 3 et le levier à genouillère LR (K 2, K 3) dans leur position de fin de course. La fig 7 illustre la position de fin de course des leviers 1 et 2 au début du mouvement de sectionnement Au début du déplacement du levier de commande 4, la patte de traction n'exécute tout d'abord qu'un mouvement de pivotement sans entraîner l'outil. Ce n'est que lorsque les leviers 1 et 2 ont atteint leur position de fin de course que l'outil de coupe 7 a est déplacé par l'axe M de la patte de traction MN, dans un plan qui est parallèle à la surface de l'élément de raccordement. La fig 8 montre la position de fin de course de l'outil de cintrage 7 b qui est disposé sur le même support 8 que l'outil de coupe 7 a. La fig 9 représente le système de leviers 1,2 dans sa position de fin de course. Après que le levier à genouillère C LK(K 2) ait fran- chi le point mort, une course à vide de la patte LK (K 2) per- met au levier de guidage 5 de revenir à sa position de repos. La fig 10 est une coupe suivant la ligne X-X de la fig 2 et montre, à plus grande échelle, la zone occupée par les outils. Les lignes de coupe aet e correspondent aux repré- sentations des fig 12 à 16 vues dans le sens de la flèche IV IV, c'est-àdire que la ligne de coupe a concerne la fig. 12,la ligne de coupe b la fig 13, la ligne de coupe c les fig 14 et 14 a, la ligne de coupe d la fig 15 et la ligne de coupe e la fig 16. Les fig 12 à 16 montrent la disposition spatiale des outils pour chacune de leurs positions de travail. Lors de l'utilisation de la machine d'enfoncement suivant l'invention, les mouvements successifs effectués par les différents éléments la composant, sont les suivants: La tige de piston 6 du vérin de commande pneuma- tique 10 (fig 1) fait pivoter le levier de commande 4 autour de l'axe fixe C Par suite du mouvement simultané du point d'articulation L prévu sur le levier 4 et agissant sur la patte LK (X 2) du mécanisme à genouillère, le levier de gui- dage 5 est pivoté autour de son point de rotation fixe D Lors de son pivotement le levier de guidage 5 agit sur les deux leviers à genouillère EF et FG (K 1) par l'intermédaire de l'axe d'articulation F De ce fait les deux leviers d'en- foncement 1 et 2 sont fermés et le dernier élément de raccor- dement 16 se trouvant au niveau des outils est complètement serré (fig 16). Les crampons 17 situés dans le plan C des outils et déjà engagés sont, soit amenés dans la position de sec- tionnement suivant la fig 14,soit déplacés vers leur posi- tion finale (fig 14 a). L'élément de raccordement 15 est serré dans le plan C des outils de façon à occuper une position exacte lors du pliage subséquent des branches raccourcies des crampons 17. -Les références 11 à 16 désignent les éléments de rac- cordement dans l'ordre chronologique des différentes opéra- tions d'enfoncement. Le raccourcissement par sectionnement des pointes des crampons peut s'effectuer des manières suivantes Selon le procédé illustré par la fig 14, selon lequel les crampons ne sont tout d'abord enfoncés que partiellement et les pointes sont sectionnées par 'un outil de coupe 7 a sans utilisation d'un outil coopérant, ou selon le procédé illus- tré par le fig 14 a et suivant lequel les crampons sont enfon- cés complètement et la longueur à couper des pointes est déterminée par l'épaisseur d'une plaque 7 c qui présente des trous de passage pour les branches des crampons et est insérée entre l'élément de raccordement et le plan de coupe de l'outil. REVENDICATIONS 1 Machine pour enfoncer des éléments de raccorde- ment de bandes transporteuses et dont les leviers d'enfonce- ment sont commandés par deux mécanismes à genouillère, carac- térisée en ce qu'on dispose entre les deux mécanismes à ge- nouillère (K 1,K 2) un levier de guidage ( 5) qui, dans la pre- mière phase du processus d'enfoncement, est commandé par la deuxième paire deleviers de commande à genouillère (K 2) et qui, dans la deuxième phase du processus d'enfoncement, bloque la première paire de leviers de commande à genouillère (Kl) lorsque celle-ci a atteint sa position de fin de course. 2 Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le levier de guidage ( 5) est réalisé sous forme d'un levier coudé. 3 Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte en plus des deux mécanismes à genouil- lère (KM et K 2) un troisième mécanisme à genouillère (K 3) qui forme avec le mécanisme de commande à genouillère (K 2) un le- vier à genouillère commun (CL) qui commande le levier d'intro- duction. 4 Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le levier d'introduction ( 3) (fig 5) est monté sur le même axe (B) que le levier d'enfoncement inférieur ( 2) (fig 7) 1 Machine suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'il est prévu pour le racourcissement par sectionnement des pointes des crampons, une plaque ( 7 c) présentant des trous correspondants et dont l'épaisseur dé- termine la longueur des branches en saillie à couper des cram- pons.