La présente invention se rapporte au domaine des con- necteurs électriques, constitués d'un socle fixe et d'une fiche mobile, réalisés en matériau isolant, et supportant l'un et l'autre des éléments de contact réalisés en maté- riau conducteur, dont la forme complémentaire assure, par pénétration mutuelle pendant l'ernfichage, le raccordement électrique désiré. De tels connecteurs sont largement répandus mais leur mise en oeuvre dans certains domaines d'exploitation, tels que les centraux téléphoniques par exemple, entraîne des exigences particulières, telles que la réalisation d'un gui- dage de la fiche par rapport à l'embase pendant l'opération d'enfichage manuel, associé à un verrouillage de celle-ci à la fin de cette opération. Cependant, si la conception et la réalisation de guides et/ou de verrous pour fiche mobile de connecteur est possi- ble dans un cas général, elle conduit habituellement, lors de l'extraction manuelle de la fiche, à la nécessité de deux opération manuelles distinctes, à savoir (a), action sur le dispositif de verrouillage pour libérer la fiche, et (b) extraction de la fiche par préhension 3t traction manuelles sur le bottier. Cette nécessité, gênante de façon générale, re-vet un cadractère particulièrement néfaste dans le cas des centraux téléphoniqgtes, o l.e socles des embases sont disposés côte 4 côte à des distances mutuelles très réduites pour des.rai- sons dtencombrement. Il en découle un premier problème, dû a la faibl.e dis- tance qui en résulte pour deux fiches mobiles adjacentes, o iSendant très difficile leér mise en place et leur enlèvement manue]ls par prèhention des parties latérales du bo tier de la fiche. Une deuxième difficulté en résulte, liée à l'existence du dispositif de verrouillage lui-même, dont les faibles diastances entre fiches rendent l'accès manuel et le déver- rouililage compliqués, opération préalable dont on a montré plus haut la nécessité. Dans le domaine industriel des centraux téléphoniques, une embase connue a été proposée, dénommée "Mâle DIN inver- sée", qui vise à remédier a ces difficultés. De forme générale parallélépipédique, elle présente une face d'accès ouverte pour la fiche mobile, encadrée sur ses deux grands côtés par des rebords en saillie; et la disposition particulière adoptée pour surmonter les incon- vénients indiqués est la réalisation d'un canal, de section rectangulaire, porté par-l'un de ces rebords en saillie, et débouchant de chaque côté de celui-ci. Ce canal est destiné à assurer la fonction de réceptable pour la fixation de tout dispositif de verrouillage, tel qu'un levier dont la base est enracinée dans ce canal, et l'autre extrémité, terminée par un crochet, coopère avec un logement porté par une des grandes faces latérales du boîtier de la fiche mobile. Cependant, ce verrouillage est affecté des inconvé- nients indiqués plus haut dans les applications o une gran- de quantité de connecteurs est mise en oeuvre avec les faces latérales très proches les unes des autres. De plus, une inclinaison accidentelle de la fiche fait décrocher le ver- rou de son logement. Il a été également proposé d'utiliser le canal pour lui faire assumer le rôle d'une partie du dispositif de verrouillage lui-même, à savoir la gâche d'un verrou, dont lepêne, terminé par un crochetest porté par le boîtier de la fiche. Mais cette solution présente là encore un inconvénient, à savoir que, après un nombre limité d'enfichages, le bord inférieur du canal, qui sert de face d'appui pour le crochet, subit une destruction progressive' le matériau isolant habi- tuellement utilisé pour un socle n'étant pas doté d'une résistance mécanique élevée. De plus, les difficultés d'ac- cès manuel pour le déverrouillage sont aggravées dans le cas des grands nombres de connecteurs, par suite de la posi- tion inférieure de l'accrochageet oblige à une transmission mécanique fragile et coûteuse. C'est l'objet de la présente invention que de proposer une embase de raccordement, constituée d'un socle fixe et d'une fiche mobile, ne présentant pas ces inconvénients. Elle comporte des moyens portés respectivement par les deux parties de l'embase, qui permettent aisément un déverrouil- lage et une préhension manuels simultanés, pour des connec- teurs juxtaposés avec des distances mutuelles très rédui- tes; de plussuivant un des modes de réalisation de l'in- vention,les moyens portés par le socle particulière- ment aptes à être fixés dans le canal existant sur les con- necteurs du type indiqué plus haut; par ailleurs, un deuxième ensemble de moyens peut être mis en oeuvre, en combinaison avec le premier, assurant un guidage de la fi- che mobile lors de l'enfichage, particulièrement avantageux dans le cas o les grandes quantités de connecteurs ra.ppro-. - chés rendent cette opération difficile, ou dans celui.o les socles sont peu accessibles, ce qui est notamment le cas dans les circuits dits "en fond de panier". De façon générale, l'invention exploite la présence du, canal latéral du socle pour en faire un simple élément de fixation de la gâche d'un verrou, le pêne correspondant étant porté par un levier élastique fixé sur la fiche mo- bile; la caractéristique fondamentale de l'invention est que la région du boîtier de la fiche mobile apte à la pré- hension manuelle pour l'extraction est précisément confon- due avec ce levier porte-pane. Les deux opérations distinctes de déverrouillage et d'extraction sont alors effectuées en une seule maneouvre. Parmi les modes de réalisation de l'invention, certains mettent en oeuvre un support de gâche allongé dans la direc- tion d'enfichage, visant à éloigner du socle la région cri- tique de verrouillage en la ramenant à l'arrière de la fiche. Une caractéristique supplémentaire en découle, parti- culièrement avantageuse dans le cas d'un grand nombre d' d'embases à faible distance mutuelle, celle du guidage de la fiche, lors de l'enfichage, par le support de gâche qui s'étend alors parallèlement à cette direction, depuis l'arrière de la fiche jusqu'au socle de l'embase; ce gui- dage peut être du type à rainures glissantes, respective- ment portées par le support et la fiche. Ainsi, l'invention se rapporte à une embase de raccor- dement pour circuits électriques, comportant d'une part un socle fixe et une fiche mobile munis l'un et l'autre d'élé- ments conducteurs de forme complémentaire réalisant le raccordement, et d'autre part un dispositif de verrouilla- ge de la fiche sur le' soclela connexion et la déconnexion des circuits étant obtenues respectivement, par action manuelle sur des surfaces de préhension portées par la fiche mobile, embase caractérisée en ce que l'organe de commande de déverrouillage est constitué par une des sur- faces de préhension. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la descrip- tion ci-après, en s'appuyant sur les figures annexées, o - les figures 1 et 2 représentent deux variantes d'em- - bases de raccordement de type connu; - les figures 3 et 4 représentent, suivant deux varian- tes, un premier mode de réalisation d'une embase de raccor- dément selon l'invention; - les figures 5 et 6 représentent, suivant deux varian- tes, un deuxième mode de réalisation selon l'invention, avec levier de déverrouillage extérieur; - les figures 7 et 8 représentent deux variantes, du deuxième C mode de réalisation de l'embase selon l'inven- tion, comportant une glissière de guidage de l'enfichage. La figure 1 représente une embase de raccordement con- nue, du modèle "Mâle DIN inversé", équipée d'un dispositif de verrouillage de la fiche mobile de type connu. L'embase se compose d'une partie fixe ou socle 1, de forme parallélépipédique et d'une fiche mobile 2, l'un-et l'autre portant des contacts conducteurs tels que 3 et 4, réalisant la transmission électrique entre les fils,tels que 5 et 6,des circuits à raccorder. Le socle 1 est parallélépipédique, et présente une face d'accès ouvert 7 pour permettre l'enfichage, dont un des bords présente un rebord 8 en saillie dans lequel a été réalisé un canal 9 débouchant de chaque côté de celui-ci. Ce canal est destiné, comme expliqué plus haut, à recevoir un, verrou, en forme de bande ou lame élastique, dont une extrémité 10 est conçue pour s'y introduire et s'y fixer, grâce au harpon 11 et tenons d'appui tels que 12. L'autre extrémité 13 est munie d'un pene 14. La fiche mobile 2 est, de son côté, munie d'une gâche 15. Lors de l'enfichage, le pene 14 pénètre dans la gâche 15, et le verrouillage est réalisé. Une telle embase présente les inconvénients décrits en détail plus haut, à savoir la nécessité de deux étapes distinctes lors du désenfichage, et le risque de déverrouil- lage accidentel par inclinaison de la fiche mobile dans lé sens de l'éloignement du pêne par rapport à la gâche. La figure 2 représente un autre mode de réalisation connu du système de verrouillage, équipant une embase du modèle "Mâle DIN inversé". Le socle 1 comporte le canal 9 connu, qui est dans ce cas,mis en oeuvre, par sa face inférieure, comme gâche du verrou 20, dont le pêne est porté par un levier pivotant 21 solidaire de la fiche mobile 2. Le verrouillage a lieu par l'élasticité de l'articu- lation 23, et la commande du déverrouillage s'effectue sous l'action d'un coulisseau 24, portant à une extrémité un plan incliné 25 coopérant avec un plan incliné 26 porté par- le verrou 20, et à l'autre extrémité une plaquette de saisie 27. Le verrou peut être bloqué en position verrouillée par appui d'une de ses parties 28 avec un crochet de blocage 29 porté par le coulisseau. Le dispositif assure bien la transmission de la comman- de de déverrouillage au-dessus de la fiche mobile, ce qui est utile dans les centraux téléphoniques, mais en revanche exige toujours deux étapes séparées au déverrouillage. De plus, comme on l'a indiqué plus haut, le bord inférieur 30 du rebord du socle 1 se dégrage rapidement après quelques enfichages,et il faut remplacer le socle lui-même. La figure 3 représente un premier mode de réalisa- tion de I'embase suivant l'invention. Le canal 9 du socle sert de réceptable de fixation pour la partie statique d'un verrou 32, comportant deux gâches 33 et 34. La fixation s'effectue comme sur la figure 1, par un harpon 11 et des faces d'appui telles que 35. La fiche mobile.2 porte la partie mobile du verrou, constituée de pênes 36 et 37 fixés à l'extrémité d'un levier pivotant 38, dont l'élasticité au point de pivote- ment 49 assure le verrouillage entre les pênes 36 et 37 et les gâches 33 et 34 lors de l'enfichage. Selon l'invention, le levier 38 est disposé dans une région de la fiche, à savoir une des faces latérales 39. du boîtier, o la pré- hension manuelle exige, lors de l'extraction, d'exercer une pression; la face choisie est celle d'un des grands côtés. - Ce déverrouillage a lieu dans ces conditions, simultanément avec l'extraction, le levier 38 assumant ainsi avantageuse- ment le deux fonctions d'organe de déverrouillage et de sur- face de préhension pour l'extraction de la fiche. La figure 4 représente une variante du mode de réali- sation de l'embase selon l'invention, particulièrement bien adaptée au cas o un grand nombre d'embases sont disposées côte à côte avec leurs grands côtés parallèleset avec de faibles distances interdisant l'introduction des doigts entre deux d'entre elles pour la préhension manuelle. Les nombres-repères étant les même que ceux de la figure 3, le verrou est, dans ce cas, fixé sur un petit côté 40, permet- tant, par préhension manuelle suivant les petits côtés du boitier 40 et 41, rainurés pour une meilleure adhérence des doigts, l'extraction de la fiche avec déverrouillage simul- tané. Il est à remarquer qu'un second système de verrouil- lage peut être réalisé sur la seconde face du petit côté 41, conférant à l'ensemble des gâches et des deux pênes une structure totalement symétrique. Les figures 5 et 6 représentent,suivant deux va- riantes un deuxième mode de réalisation de l'embase de raccordement de l'invention, dans le cas o les embases sont mises en oeuvre en grand nombre dans un équipement, avec des très faibles distances, aussi bien entre les grands côtés qu'entre les petits côtés. L'introduction des doigts entre deux embases pour la préhension manuelle est alors rendue imposible. Suivant la figure 5, on met en oeu- vre un verrou dont la partie statique ou gâche est portée par unporte-gâche 51 dont la longueur,comptée dans la direc- tion d'enfichage,est rendue supérieure à la hauteur de la fiche mobile 2. La partie active porte-pêne du verrou, en forme de levier 52, pivotant élastiquement en 53, est elle- même portée à l'extrémité d'un support 54 surmontant le boîtierdont la longueur, comptée dans la direction d'enfi- chage, est choisie suffisante pour permettre une préhension aisée sur les surfaces 55 et 56, rainurées pour une meilleure adhérence des doigts.- Les figures 5 et 6 correspondent au cas o la direc- tion de l'axe de pivotement est respectivement parallèle et perpendiculaire au grand coté porteur du canal 9 du socle de 1'embase. Les figures 7 et 8 représentent une variante des modes de réalisation des figures 5 et 6, faisant assumer aux porte-gâche 51 une fonction supplémentaire, celle de guide de la fiche au cours de l'enfichage. Pour cela, la fiche porte, en vis-à-vis du porte-gâche, des organes complé- mentaires en forme de coulisseau tels que 71 et 72, coopérant par glissement avec le porte-gâche 51; des chanfreins tels que 63 et 64 facilitent la mise en place. Cette disposition est particulièrement avantageuse lorsque les embases de raccordement, tout en étant extrême- ment rapprochées, sont de plus, disposées dans le fond de châssis profonds, par exemple de ceux du type dit "en fond de panier". Le rôle du guidage à l'enfichage, ainsi assumé par le même moyen que celui qui participe au verrouillage et au déverrouillage de la fiche mobile, procure ainsi, d'une manière ne découlant pas de façon évidente de l'état de la technique, un ensemble de résultats concourant à un but commun d'efficacité améliorée dans l'exploitation,et de réduction dans les coûts de fabrication. Il est à remarquer, en terminant, que le dispositif de verrouillage et d'extraction de l'invention a été décrit dans le cas d'une -embase comportant dans un de ses rebords, un canal permettant la fixation de ce dispositif; mais il est bien entendu que tout autre mode de solidarisation procurant une fixation de caractéristiques équivalentes pour ce dispositifren particulier une réalisation de type mono- bloc en matériau unique et continu, est compris dans le do- maine de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Embase de raccordement pour circuits électriques, comportant d'une part un socle fixe (1) et une fiche mobile (2) munis l'un et l'autre d'éléments conducteurs (3) (4) de forme complémentaire réalisant le raccordement, et d'autre part un dispositif de verrouillage de la fiche sur le socle, la connexion et la déconnexion des circuits étant obtenues respectivement, par enfichage et extraction, par action manuelle sur des surfaces de préhension portées par la fiche mobile, embase caractérisée en.ce que l'organe de com- mande de déverrouillage est constitué par une des surfaces de préhension (38). 2. Embase de raccordement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de verrouillage est constitué d'une gâche fixe portée par le socle, et d'un pene mobile, porté par la fiche, fixé à l'extrémité d'un levier muni d'une des surfaces de préhension. - 3. Embase de raccordement selon la revendication 2, caractérisé en ce que le verrouillage, réalisé par pénétra- tion du pêne dans la gâche, est assuré par une force élas- tique produite par le matériau dont est constitué le levier. 4. Embase de raccordement selon la revendication 1,- caractérisé en ce que la fiche mobile comporte d'une part un bloc en matériau isolant, avec une face antérieure sur laquelle débouchent les éléments conducteurs pour le rac- cordement avec les éléments du socle, et une face postérieure sur laquelle ils débouchent pour le raccordement avec les fils des circuits électriques, cette face étant recouverte par un boîtier de protection. 5. Embase de raccordement selon la revendication 4, caractérisé en ce que le levier porteur du pêne est cons- titué par une portion du bottier de protection de la fiche mobile. 6. Embase de raccordement selon la revendication 2, caractérisé en ce que le levier porteur de plene, muni d'une des surfaces de préhension, est fixé à l'extrémité d'un support muni d'une autre des-surfaces de préhension, le support étant disposé en saillie, dans la direction d'enfi- chage, par rapport au boîtier de protection. 7. Embase de raccordement selon la revendication 6, caractérisé en ce que la gâche fixe du dispositif de ver- rouillage est fixée à l'extrémité d'un support comportant des surfaces parallèles à la direction d'enfichage, coopé- rant avec des surfaces de forme complémentaire portées par la fiche mobile, les deux ensembles de surfaces constituant des glissières de guidage de la fiche par rapport au socle pendant l'enfichage. 8. Embase de raccordement selon l'une des revendi- cations 2 à 7, caractérisé en ce que le support de la gâche est fixé sur le socle par un dispositif élastique du type harpon, coopérant avec une ouverture réalisée dans le socle. 9. Embase de raccordement selon l'une des revendi- cation 2 à 7, caractérisé en ce que le support de la gâche est constitué d'un matériau continu et d'un seul tenant avec celui du socle de l'embase. 10. Circuit électrique en châssis, notamment du type dit "en fond de panier", caractérisé en ce qu'il comporte une embase de raccordement-selon l'une des revendications précédentes.