les N, dialkyl-phénylènediamines qui sont préparées par une aikylation réductrice d'une nitroaniline, d'une cétone en présence d'hydrogène et d'un catalyseur approprié d'hydrogénation, sont utilisées comme additifs pour des produits pétroliers tels que l'essence, dans lesquels les composés jouent le rôle d'un antioxydant et d'un agent d'adoucissement. On peut effectuer la réaction de préparation des diamines désirées sous pression élevée, aussi bien dans un procédé en discontinu que dans un procédé continu.Par exemple, quand on utilise un procédé discontinu, on verse la nitroaniline solide, par exemple la p-nitroaniline, dans le réacteur avec le catalyseur, puis on ajoute la cétone et-le solvant, on ferme hermétiquement le réacteur, on le met en pression avec de l'hydrogène et on chauffe à la température opératoire désirée tout en soumettant le mélange à une agitation continue, par exemple à-l'aide d'un agitateur. On filtre le produit résultant qui peut être un liquide ou un corps solide à bas point de fusion, pour le débarrasser du catalyseur, puis on élimine le solvant par distillation. Lorsqu'on effectue le procédé d'alkylation réductrice en continu, les réactifs doivent obligatoirement être en solution pour permettre un pompage en continu afin de l'envoyer dans un réacteur renfermant le catalyseur et chauffé sous pression d'hydrogène. Cependant on se heurte à certaines difficultés lorsqu'on utilise un procédé continu étant donné que la p-nitroaniline présente une solubilité médiocre dans la plupart des solvants organiques. Par exemple elle est presque insoluble dans les hydrocarbures aliphatiques, légèrement soluble dans les hydrocarbures aromatiques et d'une solubilité limitée dans les esters, les alcools et les cétones. Quand on utilise une cétone de masse moléculaire élevée comme agent d'alkylation, on a constaté qu'il fallait utiliser un excès de cétone à la fois comme agent d'alkylation que comme solvant.Cependant les cétones utilisées présentent un inconvénient particulier car elles sont réduites en alcools correspondants et il est donc nécessaire de déshydrogéner ces alcools pour reformer les cétones. De même, quand on utilise une cétone de faible masse moléculaire comme agent d'alkylation, cette cétone ne peut pas être utilisée en excès comme solvant en raison de l'aptitude des cétones à remplacer les deux atomes d'hydrogène du groupe amine d'une amine aromatique, en formant ainsi des produits suralkylés indésirables tels que des composés trialkylés et tétraalkylés. La préparation de N,N'-diisopropyl-p-phénylènediamine, qui est un antioxydant et agent d'adoucissement inhibiteur particulièrement efficace dans l'essence, peut servir d'exemple illustratif pour mettre en évidence les problèmes qui se posent lors de la préparation d'une N,N'-dialkyl-p-phénylènediamine. On prépare ce composé par alkylation réductrice de p-nitroaniline avec l'acétone. Pour autant que la p-nitroaniline présente une solubilité limitée dans les cétones, on est obligé d'utiliser un rapport molaire de 8:1 d'acétone à la p-nitroaniline afin d'obtenir une solution dans laquelle la pnitroaniline est suffisamment solubilisée pour permettre un pompage de la solution dans une installation à fonctionnement continu. Cependant, sur le plan stroechiométrique, un rapport molaire de 2:1 est suffisant.L'utilisation d'un tel excès d'acétone provoque une réaction supplémentaire avec le produit dialkylé en donnant des quantités inacceptables de sous produits tri-N-alkylés, ce qui conduit à une perte aussi bien en acétone qu'en hydrogène dans la réduction de l'acétone en alcool. En outre, l'excès d'acétone va également gêner la séparation de l'eau dans le système de récupération du solvant de l'installation. Des procédés d'alkylation réductrice ont déjà été décrits dans différents brevets. Par exemple, dans le brevet Canadien NO 862 797, on a décrit un procédé d'alkylation réductrice dans laquelle on utilise du platine sulfuré comme catalyseur pour l'alkylation réductrice d'un composé organique contenant des substituants amino et/ou nitro. De même dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 2 969 394, on a décrit un procédé nouveau qui comporte l'alkylation réductrice d'un composé aromatique amino ou nitro avec une cétone, procédé au cours duquel un alcool est formé à partir de la cétone et est reconverti en cétone en vue d'une nouvelle utilisation dans le procédé. Dans ce brevet on a également décrit un procédé continu intégré de fabrication de N,N'-di-sec-butyl-p-phénylènediamine dans lequel le sous produit, à savoir le 2-butanol, provenant de la réduction d'un excès de méthyléthylcétone qu'on utilise pour dissoudre la p-nitroaniline, est isolé et reconverti en cétone pour être recyclé. Un autre brevet de la technique antérieure, à savoir le brevet des Etats-Unis d'Amérique 'N 3 3 522 709, a décrit l'utilisation de solvants polaires, par exemple d'une proportion de 5 à 20 % d'alcools inférieurs ou d'hydrocarbures hydrogénés pour accélérer la réaction d'alkylation réductrice. Cependant les solvants utilisés dans ce brevet ne sont pas spécialement efficaces comme solvants des nitroanilines. On a maintenant découvert qu'en utilisant certains solvants or ganiquesdu type éthers, on peut effectuer une alkylation réductrice d'une nitroaniline à l'aide de cétones et en particulier des cétones ayant une faible masse moléculaire, en utilisant l'agent d'alkylation en une proportion molaire relativement faible, les éthers jouant le rôle de solvants pour les nitroanilines. La présente invention concerne un procédé d'alkylation réductrice de nitroanilines à l'aide d'une cétone. Plus particulièrement, l'invention concerne un perfectionnement apporté à un procédé d'alkylation réductrice servant à préparer des N,N'-dialkyl-phénylène diamines, ce procédé pouvant être mis en oeuvre en utilisant des proportions molaires relativement faibles d'agents d'alkylation par rapport à la nitroaniline Comme précédemment mentionné, le produit obtenu par le procédé de l'invention, à-savoir les N,N'-dialkyl-phénylénediamine, peut être utilisé comme additif pour produits pétroliers tels que l'essence, le fuel oil, le carburéacteur, l'huile de chauffage, etc.., de sorte qu'on empêche ou qu'on retarde fortement l'oxydation du produit pétrolier qui s'accompagne de la formation de gommes et de goudrons indésirables.En outre ces composés agissent comme des agents adoucissants inhibiteurs. Stinvention a donc pour objet un procédé perfectionné de préparation de NN'-diaIkyl-phénylènediamines. l'invention vise également à fournir un perfectionnement à un procédé d'akylation réductrice d'une nitroaniline par une cétone qui utilise un solvant de structure particulière. Selon un premier aspect de l'invention, cette dernière a pour objet un procédé de préparation d'une N,N'-dialkylphénylènediamine, dans lequel on effectue une alkylation réductrice d'une nitroaniline par une cétone en présence d'hydrogène et d'un catalyseur d'hydrogénation, dans des conditions de réaction et on recueille la N,N'-dialkylphénylènediamine résultante, caractérisé en ce que le procédé est mis en oeuvre en présence d'un solvant organique comprenant un éther choisi parmi des monoéthers de dialcools, des diéthers de dialcools et des diéthers cycliques. Un mode de réalisation plus concret de l'invention concerne un procédé de préparation d'une N,N'-dialkyl-p-phénylènediamine, qui consiste en une alkylation réductrice de p-nitroaniline avec de l'acétone, en présence d'hydrogène et d'un catalyseur d'hydrogénation, à une température de 80 à 2400 C et sous une pression de 13,8 à 13790 kPa, ce procédé étant mis en oeuvre en présence d'un solvant organique comprenant le 2-méthoxyléthanol. L'invention concerne un perfectionnement apporté à un procédé d'alkylation réductrice de nitroaniline par une cétone, ce perfectionnement comportant l'utilisation d'un solvant de type particulier pour la nitroaniline afin de permettre ainsi la réalisation de la réaction en présence d'une plus faible quantité de cétone. Un avantage qui découle de l'utilisation de ce type particulier de solvant pour l'alkylation réductrice est que la p-nitroaniline est suffisamment soluble dans' les éthers ce qui permet d'obtenir une production économiquement rentable de l'installation.En outre, la vitesse. de la réaction va augmenter et on pourra réduire la proportion de cétone nécessaire dans le procédé à une valeur légèrement supérieure à la proportion stoechiométrique, en évitant ainsi la formation de quantités importantes d'alcools, ce qui exige une déshydrogénation pour reformer la cétone désirée. En outre, quand on utilise des proportions de cétones proches de la quantité stoechiométrique, on peut empêcher la formation de sous-produits suralkylés, surtout dans les réactions comportant l'utilisation de cétones ayant une faible masse moléculaire, comme par exemple l'acétone, la méthyléthylcétone et la cyclohexanone. Comme exemples d'autres composés utilisables comme solvants pour la réfaction selon l'invention, on peut mentionner des monoéthers et diéthers de dialcools et des diéthers cycliques.Comme exemples représentatifs de tels éthers utilisables, on peut citer les monoéthers de dialcools tels que 2-méthoxyéthanol, 2-éthoxyétha nol, 2-propoxyéthanol, l-méthoxy-2-propanol, 1-éthoxy-2-propanol, i -propoxy-2-propanol, l-méthoxy-2-butanol, 1-éthoxy-2-butanol et 1-propoxy-2-butanol; les diéthers de dialcools tels que les éthers diméthyliques, diéthyliques et dipropyliaues d'éthylèneglycol, de diéthylèneglycol, de propylèneglycol et de dipropylèneglycol; et les éthers cycliques tels que le 1,3-dioxanne et le 1 ,4-dioxanne. On remarquera que les éthers énumérés ne sont que des exemples non limitatifs des composés utilisables comme solvants ourla mise en oeuvre de l'invention. Pour effectuer-l'alkylation réductrice d'une nitroaniline avec une cétone, on charge la nitroaniline, par exemple la o-nitroaniline ou Jap-nitroaniline, en même temps que la cétone et le solvant dans un appareil approprié, simultanément au catalyseur d'hydrogénation. Ce catalyseur d'hydrogénation utilisé dans l'alkylation réductrice peut être choisi parmi des catalyseurs bien connus dans ce domaine, comme par exemple des catalyseurs à base de nickel, de platine sur un support solide tel qu'un support d'alumine, de palladium sur un support d'alumine ou sur un autre support solide tel que le carbone ou la terre d'infusoires. On ferme hermétiouement l'appareil et on établit la pression opératoire désirée avec de l'hydrogène, cette pression étant comprise entre 13,8 et 13,790 kPa. Au stade suivant, on brasse intimement le mélange de réaction par des moyens mécaniques tels que des agitateurs peton chauffe à la température désirée de fonctionnement qui est comprise entre 80 et 2400 C.Pour autant que la réaction est de caractère exothermique, en raison de la réduction rapide des groupes nitro, l'hydrogène est rapidement consommé. il est en conséquence nécessaire de maintenir la pression opératoire désirée par une quantité supplémentaire d'hydrogène. A la fin du temps de séjour prédéterminé, on peut interrompre le chauffage et récupérer le mélange de réaction de l'appareil après retour à la température ambiante et dépressurisation. On sépare le produit désiré qui comprend une N,N'-dialkyl-phénylènediamine des matières de départ n'ayant pas réagi et des sous-produits par des moyens classiques tels que le lavage, le sèchage ou la distillation fractionnée et on récupère le produit. Comme exemples de cétones que l'on peut utiliser comme agents d'alkylation dans le procédé d'alkylation réductrice selon l'inven- tion, on peut citer des cétones aliphatiques telles que l'acétone, la méthyléthyl-cétone, la diéthyl-cetone, la méthylpropyl-cétone, la methylbutyl-cétone, la méthylamyl-cétone, la méthylhexyl-cétone, la méthylheptyl-cétone, la méthyloctyl-cétone, la méthyldécyl-cétone, l'éthylpropyl-cétone, 1' éthylbutyl-cétone, l'éthylamyl-cétone, 1' éthylhexyl-cétone, 1'éthyIheptyl-cétone, 1'éthyloctyl-cétone, 1' éthyl- nonyl-cétone, la dipropylcétone, le propylbutyl-cétone, le propylamylcétone, la propylhexyl-cétone, la propylheptyl-cétone et la dibutyl cétone, les channes allyliques étant linéaires ou ramifiées; des cétones cycloaliphatiques telles que les cyclobutanone, cyclopentanone, cyclohexanone, cycloheptanone et cyclooctanone. il entre également dans le cadre de l'invention de préparer la N,N'-diaIkylphénylènediamine par un procédé en continu. Quand on utilise ce type de fonctionnement, on charge en continu dans un réacteur les réactifs comprenant la nitroaniline dissoute dans un solvant approprié du type défini ci-dessus et la cétone, ce réacteur étant maintenu dans des conditions opératoires appropriées de température et de pression et contenant un catalyseur d'hydrogénation. En outre, l'hydrogène est également introduit en continu dans le réacteur.Une fois que la durée de séjour désirée dans le réacteur est terminée, on soutire en continu l'effluent et on le soumet à des moyens classiques de séparation permettant de séparer la N,N'-dialkyl- phénylènediamine des matières premières n'ayant pas réagi et de récupérer ce composé, lesdites matières premières n'ayant pas réagi étant recyclées au réacteur pour constituer une partie de la charge d'alimentation de celui-ci. Comme exemple de N,N'-dialkylphénylenediamine que l'on peut préparer par le procédé selon l'invention, on peut citer les composés suivants : N,M'-diisopropyl-p-phénylènediamine, N,N' -di-sec-butyl p-phénylènediamine, N,N' -di-sec-amyl-p-phénylènediamine, N,N' -di- secéhexyl-p-phénylènediamine, N,N'-di-sec-4eptyl-p-phénylènediamine, N,N' -di-sec-octyl-p-phénylènediamine, N,N'-di-sec-nonyl-p-phénylènediamine, N,N'-di-sec-décyl-p-phénylènediamine, N,N'-dicyclopentyl-pphénylènediamine, N,N' -dicyclohexyl-p-phénylènediamine, N,N"-dicyclo- heptyl-p-phénylènediamine, N,N' -diisopropyl-o-phénylènediamine, N,N' di-sec-butyl-o-phénylènediamine, N,N' -di-sec-amyl-o-phénylènediamine, N,N' -di-sec-hexyl-o-phénylènediamine, X,N'-di-sec-heptyl-o-phénylbne- diamine, N,N' -di-sec-octyl-o-phénylènediamine, N,N' -di-sec-nonyl-o- phénylènediamine, N,N' -di-sec-ddoyl-o-phénylènediamine, N,N'-dicyclopentyl-o-phénylènediamine, N,N' -dicyclohexyl-o-phénylènediamine, N,N'-dicycloheptyl-o-phénylènediamine, etc... les exemples suivants qui décrivent le procédé selon l'invention dans lequel on utilise des solvants comprenant des éthers, servent à illustrer l'invention sans aucunement en limiter la portée. Exemple 1 On introduit dans un autoclave en acier inoxydable d'une capacité d'un litre, à agitation magnétique et comportant un circuit d'admission d'hydrogène, un dispositif de prélèvement d'échantillons, un appareil de chauffage, une gaine à thermocouple et un serpentin de refroidissement à eau, une charge comprenant 55,2 g (0,4 mole) de p-nitroaniline, 61,5 g (1,06 mole) d'acétone et 280 g de 2-méthoxyéthanol. l'autoclave contient également 12,7 g d'un catalyseur dthy- drogénation comprenant du platine sur un support d'alumine. On charge les produits de départ dans l'autoclave, on le ferme hermétiquement, on le balaie avec de l'hydrogène et ensuite on le met à une pression manométrique de 6.205 kPa avec de l'hydrogène. On agite le mélange et on le chauffe à une température de 1000 C.A mesure de l'augmentation de la température, on observe une réaction exothermique, ce qui indique une réduction rapide des groupesnitro. On rajoute de l'hydrogène par doses successives afin de maintenir une pression monométrique de 6.205 kPa. On poursuit la réaction pendant 4,8 heures, en prélevant périodiquement des échantillons et en les analysant par chromatographie gaz-liquide. Cette analyse montre qu'à l'expiration de la période prévue, les p-phénylènediamines substituées recueillies comprennent 97 ffi de N,N'-diisopropyl-p-phénylène- diamine ainsi que 2 % du produit triisopropylique et 1 % du produit monoisopropylique. Exemple 2 Bans un autoclave analogue à celui décrit à l'exemple 1, contenant également 12,7 g d'un catalyseur d'hydrogénation du type platine sur alumine,- on introduit une charge comprenant 55,2 g de p-nitroaniline, 61,5 g d'acétone et 280 g de 1-méthoxy-2-propanol. Comme dans l'éxemple précédent, on ferme l'autoclave hermétiquement, on le balaie avec de l'hydrogène et on le met ensuite à une pression monométrique de 6 205 kPa. On commence l'agitation et on chauffe le mélange de réaction à.une température de IOOOC. On maintient l'autoclave et son contenu à cette température pendant 5 heures, l'hydrogène étant périodiquement remplacé afin de maintenir la pression opératoire désirée.Une analyse du produit par chromatographie gaz-liquide indique la production de 97. dp de BT,ET'-diisopropyl-p-phénylènedia- mine en même temps que 1 % du produit triisopropylique et 2 0 du produit monoisopropylique. Exemple 3 Pour illustrer l'utilisation d'un diéther de dialcool, on répète les expériences ci-dessus en utilisant comme solvant 280 g d'éther diméthylique de diéthylèneglycol. Xes conditions de la réaction ainsi que la composition de la charge sont les mêmes que dans les exemples précédents, la durée de la réaction étant de 4,5 heures. Après achèvement de la réaction, on analyse le produit par chromatographie gazliquide et on constate la production de 93 % de N,N'-diiso-propyl-p- phénylènediamine, de 4 % de N,N,N'-triisopropyl-p-phénylènediamine et de 2 C,c de N-isopropyl-p-phénylènediamine. On peut donc constater à l'examen de ces exemples que si l'on utilise un solvant du type indiqué, c'est-à-dire un éther, on peut effectuer l'alkylation réductrice de p-nitroaniline avec de l'acétone en utilisant seulement une proportion d'acétone qui est légèrement supérieure à la proportion stoechiométrique pour obtenir le produit désiré, ctest-à-dire la N,N'-diisopropyl-p-phénylènediamine. L'aptitude du solvant à dissoudre la p-nitroaniline de façon à pouvoir utiliser une proportion relativement faible d'acétone, est un facteur qui contribue à l'obtention du produit dialkylique désiré. En outre la capacité de ces solvants à chasser l'eau du mélange de réaction est un autre facteur qui contribue à l'obtention du produit désiré par un procédé relativement facile. Par exemple, on a constaté que le 2-méthoxyéthanol est soluble dans l'eau et peut former un azéotrope binaire comprenant 85 ffi d'eau et 15 de 2-méthoxyéthanol. De même l'éther diéthylique de diéthylèneglycol forme un azéotrope binaire comprenant 78 % d'eau et 22 %0 d'éther alors que le 1-méthoxy-2-propanol donne un mélange binaire comprenant 49 % d'eau et 51 % de 2-méthoxy-2-propanol. Exemple 4 Pour mettre en évidence la possibilité de faire fonctionner en continu le procédé selon l'invention, on charge dans un réacteur tubulaire sous pression élevée un mélange comprenant 15,1 % d'acétone, 68,9 % de 2-méthoxyéthanol et 16 % de p-nitroaniline, le rapport molaire acétone/p-nitroaniline étant 2,3:1, et on chauffe le réacteur à l'aide d'une chemise d'eau, à une vitesse spatiale horaire liquide de 0,5. Dans ce réacteur maintenu à une température de 1250 C et sous une pression d'hydrogène de 6.895 kPa, on effectue la réaction pendant 4 heures. On soutire l'effluent vers un séparateur liquide/vapeur, on le fait passer de ce séparateur dans un régulateur de niveau liquide et ensuite dans un récepteur.On analyse l'effluent par chromatographie gaz/liquide et on constate que le produit comprend 96 % de N,N'-diisonroDyl-p-phénylènediamine et 4 %0 de N,N,N'-triisopropyl p-phénylènediamine. Si on répète cette opération pendant une seconde période de 4 heures en utilisant une température de 1500 C et une vitesse spatiale horaire liquide de 1,0, l'analyse du produit indique 96 ss de N,N' diisopropyl-p~phénylènediamine, 3 fo de N,N,N' -triisopropyl-p-phénylè- nediamine et 1 % de N-isopropyl-p-phénylènediamine. On effectue un troisième essai pendant une nouvelle période de 4 heures, à une température de 1700 C et une vitesse spatiale horaire liquide de 1,5. L'analyse du produit recueilli indique 95 % du produit dialkylé, 3 % du produit trialkylé et 2 % du produit monoalkylé. Exemple 5 Dans eet exemple on effectue une autre série d'essais sur le mode continu dans un appareil du même type que celui de l'exemple 4. la charge comprend 18,1 % d'acétone, 65,6 % de 2-méthoxyéthanol et 16,3 % de p-nitroaniline, le rapport molaire acétone/p-nitroaniline étant de 2,7:1. Au cours de la première période de 4 heures, on effectue la réaction à une température de 1250 C et sous une pression manométrique d'hydrogène de 6.895 kPa, la charge étant admise dans le réacteur à une vitesse spatiale horaire liquide de 1,0. On analyse le produit recueilli et on trouve qu'il comprend 96 % de N,N'-di- isopropyl-p-phénylènediamine et 4 % de N,N,N'-triisopropyl-p-phény- lènediamine. Quand on répète cette opération en utilisant une température de 1500 C et une vitesse spatiale horaire liquide de 1,5, le produit comprend 94 ffi de produit dialkylé et 6 % de produit trialkylé. Lors d'un troisième essai pendant 4 heures, à une température de 1750 C et à une vitesse spatiale horaire liquide de 2,0, on obtient un produit comprenant 94 % de N,N'-diisopropyl-p-phénylènediamine et 6 % de produit trialkylé, à savoir X,N,N'-triisopropyl-p-phénylènediamine. Exemple 6 Dans cet exemple on introduit une charge comprenant 55,2 g (0,4 mole) d'o-nitroaniline, 61,5 g (1,06 moles) d'acétone et 280 g de 2-méthoxyéthanol dans un autoclave en acier inoxydable à agitation magnétique, comportant un système d'admission d'hydrogène, un dispositif de prélèvement d'échantillons, un appareil de chauffage, une gaine à thermocouple et un serpentin de refroidissement à eau. Le catalyseur utilisé pour ce procédé comprend 12,7 g de platine sur support d'alumine. Après avoir introduit les matières premières dans l'autoclave, on le ferme hermétiquement, on le balaie avec de l'hy drogène et on met à une pression manométrique d'hydrogène de 6.895 kPa.On agite ensuite le mélange et on le chauffe à 1000 C, en le maintenant à cette température pendant 5 heures tout en maintenant une pression manométrique de 6.205 kPa par addition de doses successives d'hydrogène. Après cette période de 5 heures, on interrompt le chauffage, on dépressurise et, après retour à la température ambiante, on soutire de l'autoclave le produit désiré comprenant la N,N' diisopropyl-o-phénylénediamine. Exemple 7 L'utilisation d'autres cétones telles que la méthyléthylc4tone, la diéthylcétone et la cyclohexanone, qui sont des composés ayant des masses moléculaires relativement faibles, comme agents d'alkylation lors de l'alkylation réductrice de l'o-nitroaniline ou de la pnitroaniline, en présence de solvants du type indiqué, peut permettre de n'utiliser que des proportions légèrement supérieures à la proportion stoechiométrique des cétones, en raison de l'aptitude de ces solvants à dissoudre la nitroaniline. Revendications 1 - Procédé de préparation d'une N,N'-dialkylphénylènediamine, comprenant une alkylation réductrice d'une nitroaniline à l'aide d' une cétone, en présence d'hydrogène et d'un catalyseur d'hydrogénation, dans des conditions de réaction et la récupération de la N,N'dialkylphénylènediamine résultante, caractérisé en cequ'on le met en oeuvre en présence d'un solvant organique comprenant un éther choisi parmi des monoéthers de dialcools, des diéthers de dialcools et des diéthers cycliques. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les conditions de réaction comprennent une température d'environ 80 à 2400 C et une pression de 13,8 à 13.790 kPa. 3 - Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la cétone est choisie parmi l'acétone, la méthyléthylcétone, la diéthylcétone et la cyclohexanone. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le monoéther de dialcool est le 2-méthoxyéthanol. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le monoéther est le 7-méthoxy-2-propanol. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le diéther de dialcool est l'éther diméthylique de diéthylène-glycol. 7 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la nitroaniline est la p-nitroaniline. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la nitroaniline est la o-nitroaniline.