La présente invention est relative à une machine automatique pour le retrait des viscères et du coeur des moissons à des cadences très élevées et cela même pour de très gros poissons comme des co- lins noirs, eglefins, morues, qui pèsent généralement de I à 4 kilogrammes ce qui correspond au principal de la pêche des chalutiers actuels. En particulier l'invention a pour objet une machine installée directement dans la salle de travail d'un chalutier et permettant de traiter en mer, avec le seul équipage du chalutier, la totalité des poissons amenés sur le pont à chaque coup de chalut et puis de les transporter dans une réserve généralement située à l'arrière de la salle de travail avec laquelle cette réserve communique par un convoyeur. rendue La salle de travail doit en effet être/libre très rapidement pour permettre la poursuite de la pochez on en arrive ainsi, non seulement à traiter une plus grande quantité de poissons, mais aussi à réduire le temps de travail, ce qui augmente le tonnage et limite la durée de chaque pêche. Actuellement, ces travaux d'ouverture et de retrait du coeur et des viscères dont les points d'attache se situent près de la tête du poisson, travaux qui s' avèrent très fastidieux pour les gros poissons, dont le cordon carotidien est très résistant, sont effectués à la main par les marins, ce qui monopolise la quasi totalité de l'équipage du chalutier, équipage, qui, par ailleurs, pour des raisons d'économie, est de plus en plus réduit à la demande des armateurs. Pour faciliter le retrait du coeur et des viscères, il suffirait de couper leur point d'attache à la texte en décapitant les poissons mais cette solution ne peut être retenue car les mareyeurs demandent que les poissons leur soient livrés avec la tête qui ne sera otée par leurs soins qu'au dernier moment afin d'éviter toute oxydation de la chair du passon ainsi mise à nu par l'enlèvement de la tête. En effet, entre la pêche et la vente du poison s'écoule un temps de stockage quelquefois de l'ordre de 8 jours et il serait alors nécessaire aux mareyeurs de rafraichir la coupe ce qui amènerait la perte d'une tranche de poisson. Afin d'obvier à ces inconvénients, sont connues des machines pour le retrait des viscères dans lesquelles la tête des poissons est préservée, mais ces machines. telles qu'elles sont conçues,ne peuvent traiter que de petits poissons tels que les harengs, les maquereaux, les truites etc... pour lesquels, en plus, il est nécessaire d'enlever les branchies, ce qui s'effectue généralement par une incision préalable au travers de la gorge du poisson et/ou arrachage desdites branchies. De telles machines ont fait l'objet des brevets anglais nO 642.897, 496.3I4 et du brevet allemand 628.044. Avec les machines décrites dans ces brevets, l'opération de reirait des branchies amène une déformation du poisson et n'élimine qu'une partie des viscères ce qui peut nuire ou faire obstacle à la conservation des poissons. Pour garantir un retrait total des viscères, on a récemment conçu une machine qui a fait l'objet du brevet belge 694.I58, avec laque en plus de l'incision transversale de la gorge comme décrit ci-dessus, on exécute conjointement une autre incision-transversale au niveau du gosier du poisson de manière à ce qu'une lanière de chair soit préservée entre les deux incisions pour réaliser un "pont" enjambant la cavité branchiale, ladite machine comportant ensuite un couteau réalisant une incision longitudinale du poisson depuis l'anus jusqu a la gorge, à la suite de ce couteau étant prévue une pince se déplaçant de manière à, d'une part, saisir fermement le "pont" entre les deux incisions, et d'autre part, exercer une traction entrainant l'arrachage des branchies; enfin cette machine comprend une brosse nettoyant la cavité abdominale du poisson en y pénétrant par l'incision longitudinale exécutée comme indiquée ci-dessus. Cependant, avec une telle machine on déplore, d'une part, les difficultés dans la préservation du "pontXpendant l'exécution de l'incision longitudinale sur une longueur déterminée principalement par le rayon de galbage du poisson et d'autre part, le fait que cette machine ne convienne essentiellement qu'aux petits poissons du genre harengs, maquereaux et truites, poissons dont, d'une part, les points d'attache du coeur et des viscères ne sont pas très solides et, d'autre part, la résistance au galbage est très faible. Un des buts de la présente invention est de réaliser une machine capable d'ouvrir et de retirer le coeur et les viscères de tout pois son, même des très gros comme la morue, l'eglefin et le colin et ce, tout en garantissant un nettoyage parfait de la cavité abdominale sans qu'il soit nécessaire d'inciser ni le gosier ni la gorge du poisson et tout en préservant la texte. A cet effet elle a pour objet une machine telle que précisée plus haut caractérisée en ce qu'elle comprend un outil d'éviscérage constitué par un patin, ayant une section transversale en forme de "U", qui descend par simple gravité jusqu a reposer sur le fond de la cavité abdominale du poisson, préalablement ouvert par une incision longitudinale, Ot en ce que ledit patin, par déplacement relatif du poisson, glisse sur le fond de la susdite cavité et s'insère sous les viscères et le coeur dont les points d'attache sont alors cisaillés grâce à l'action d'au moins une lame s'ajustant à l'intérieur du patin et animé d'un mouvement de nature à engendrer le pincement desdits points d'attache entre la lame et le bord d'attaque du patin, de préférence taillé en biseau. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ci-après faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ci-annexé qui représente fig. 1 : la machine vue de profil fig. 2 : la machine vue de face fig. 7 et 4, 5 et 6, 7 et 8 des vues de profil et de face de détails de la machine montrant les diverses opérations de traitement du poisson fig. 9 : une vue en perspective partielle de l'outil d'éviscé rage fig. 10 et 11 : des vues de profil etd'arrière d'un détail de la machine montrant le dispositif éjectant le poisson en sortie de machine fig. 12, 13 et 14 : des vues de profil, de dessus et de face d'un système de commande de descente des outils trai tant le poisson fig. 15 : une vue de dessus d'un détail de la machine montrant les moyens de centrage du poisson avant passage sous l'outil. Cette machine comprend un bati 1 constitué de deux flancs 2,3 maintenus à écartement convenable par des entretoises 4, 5 réali sant conjointement les carters et les supports des éléments moteurs définis plus loin. Ce bati est supporté par deux pieds avant 6 et deux pieds arrière 7 équipés à leur base de verins à vis 8 permettant leur réglage en hauteur en fonction tant de la commodité de travail que de la hauteur d'eau susceptible d'entre présente dans la salle de travail notamment lorsque la machine est installée, généralement sur des caillebotis, dans un chalutier où chaque "coup de chalut" incline fortement le bâtiment et permet l'entrée d'un paquet d'eau de mer" qui ne peut être rejeté instantanément et stagne donc entre autres dans la salle de travail où sa hauteur peut atteindre dix à trente centimètres, rendant de ce fait indispensable la préservation desdits éléments moteurs. L'un de ces éléments moteurs est un groupe moto-variateur 9, entraînant, à vitesse réglable dans un rapport de un à trois par exemple, un pignon 10 reportant son mouvement, par une chaîne de transmission 11, à un pignon 12 cavalé sur l'axe 13 d'une grande roue 14 tournant dans le plan axial à l'arrière de la machine et entrat- nant à son tour une chaîne de transport 15 passant à 1' avant de la machine sur une grande roue de renvoi 16 culée sur un axe 17 porté par des paliers 18 solidaires du bâti i. A intervalles constants la chaîne 15 reçoit des chariots 19 (fig. 1, 7 et 4) qui sont montés directement sur les axes 20 des maillons 21 de la chaîne 15. Chaque chariot porte un axe 22 assurant l'articulation et le montage d'une forte pince 23 dont les branches 24 se prolongent au delà de l'axe 22 pour réaliser les leviers 25 de commande de leur oGverturebcio renltaUcaot d'un ressort. A cet effet les exb$mités des leviers 25 sont équipés de galets 26 et lorsqu'ils rencontreront l'une des paires de cames 27 et 28 placées à l'intérieur des flancs 2 et 3 du bâti, ces galets monteront sur la pente de la paire de cames correspondante et provoqueront le rapprochement de deux leviers 25 et de ce fait l'ouverture de la pince 23. tes paires de cames 27 et 28 sont judicieusement disposes pour se situer dans les zones de passage des galets 26 lorsque leur pince 23 se situe d'une part (27) à l'entrée de la machine pour qu'elle s' du poisson ouvre et permette l'entrée de la queue/entre ses mors qui s e referment aussitôt en saisissant énergiquement la partie 29 de la queue du poisson 30 lorsque celle-ci est complètement engagée entre lesdits mors de la pince et d'autre part (28) à la sortie de la machine pour que la pince 23, après avoir transporté le poisson par traction sur la queue tout au long de la macliine,s'ouvre et permette le dégagement dudit posson puis se referme jusqu'à ce qu'elle revienne à la première came 27. tes pinces 23 circulent parallèlement et juste au-dessous d'une table longitudinale 31 formant, à sa partie centrale, un couloir en Vé 32 avec, à sa partie inférieure, située dans l'axe de la machine, une fente longitudinale 33 juste suffisante pour permettre le passage de la partie inférieure 29 de la queue du poisson 30 et éventuellement de ses nageoires dorsales. Le poisson 70 posé sur le dos dans le couloir 32 glisse donc d'un bout à l'autre de la machine par action de la pince 23 saisissant la partie inférieure 29 de sa queue. Du fait de cette étroite fente longitudinale la chute du poisson 30 n'est pas possible. Un opérateur présente les poissons 30 un à un à la machine en les posant sur le dos dans le couloir 32 de la table 91 ou de son prolongement d'entrée 34, ayant la meAme forme. Pour permettre à cet opérateur de déterminer exactement l'endroit où doit être posée la queue du poisson 70 pour qu'elle soit saisie par la première pince 23, à ce seul endroit, la fente et sensiblement élargie, ce qui de plus facilite le passage de ladite partie inférieure 29 de la queue. En fonction de la vitesse de rotation du groupe moto-variateur 9 les poissons peuvent être traités à une cadence allant de quinze à quarante cinq poissons par minute, cette vitesse étant surtout limitée par les possibilités de l'opérateur lui-m8me. Afin de permettre de traiter les gros poissons pesant de un à quatre ou cinq kilogrammes et mesurant, tête et queue comprises de quarante cinq centimètres à quatre vingt dix centimètres de longueur, les pinces 23 sont espacées d'environ un mètre. Au-dessus de la table 31, au long du parcours du poisson 30, sont répartis différents outils dont tout d'abord un couteau rotatif v5 réalisant une incision longitudinale depuis l'anus jusqu'au gosier de manière à ouvrir la cavité abdominale du poisson 30. Ce couteau est suivi d'une brosse 76 chargée de décorer les viscères et le coeur de la paroi abdominale. Ensuite le poisson 30 passe sous l'ou- til d'éviscérage 37 et enfin sous une brosse 38 de nettoyage de la cavité abdominale. Tous ces outils sont rotatifs. Ils sont calés sur leur axe 39, 40, 41 ou 42 porté en bout d'un bras 47 (fig. 12 à 14) oscillant autour d'un axe 44, 45, 46 ou 47 solidaire du bâti. Pour le couteau 35, la brosse 36 de décollement des viscères ou l'outil d'éviscérage 37, cet axe 44, 45 ou 46, solidaire du båti, se situe en avant et au-dessus de l'axe 39, 40 ou 41 de rotation de l'outil de manière à ce que le passage du poisson tende à relever cet outil. Par contre, pour-la brosse 38 de nettoyage cet axe 42 se situe en arrière et au-dessus de l'axe 47 de cette brosse pour tendre à l'engager davantage et donc à accentuer sonact;ion. Sur l'axe de rotation de chacun des outils 35, 36, 37 et 38 est calée une poulie 48, 49, 50 ou 51 recevant une courroie 52, 53, 54 ou 55 passée par ailleurs sur une poulie 56, 57, 58 ou 59 montée libre en rotation autour de l'axe 44, 45, 46 ou 47 d'articulation du bras 43. Ces poulies folles 56, 57,58 et 59 présentent une deuxièmehande de roulement pour recevoir leur mouvement par les courroies 60, 61 62 et 63. Bes courroies 60, 61 et 62 prennent leur mouvement sur une triple poulie 64 câlée sur l'axe 65 d'un moteur 66 logé dans le carter 4 entretoisant l'avant du bâti 1. Ce moteur 66 est posé sur une sel lette 67 articulée autour d'un axe 68 longeant l'un de ses bords et tirée dans une direction opposée aux outils par une vis 69 per mettant la tension des courroies. Afin d'éviter son battement du fait d'une trop grande longueur, la courroie 62 entraînant la brosse de nettoyage située à l'oppose de la machine peut être réalisée en deux pièces c'est-à-dire qu'elle enfraSnerait une poulie relais 70 à double pistes placée environ à mi-distance, et qu'une seconde courroie 71 transmettrait alors le mouvement à la poulie folle 59 Pour la courroie 63 et donc l'outil d'éviscérage 77, étant donné le travail important qu'il doit fournir, cotte courroie 63 est en trdnée par la poulie 72 câlée sur l'axe 73 d'un moteur indépendant 74.Ce moteur 74 est abrité par le carter 5 logeant déjà le groupe moto-variateur 9. tomme le moteur 66 il est monté sur une cette 75 articulée autour d'un axe 76 d'une part et tirée dan la direction opposée à l'outil d'éviscérage d'autre part à l'aide d'une vis 77 permettant la tension de la courroie 63. Toutes ces transmissions par courroies circulant sur la face externe du flanc 3 du båti 1 sont abritées par un carter 78. Sur le flanc opposé (2), abrités par un carter 79, sont logés les organes de transmission par chaînes définis ci-après en plus de la transmission déjà décrite (10, 11, 12) et liant en rotation l'arbre du groupe moto-variateur 9 à l'axe 13 de la grande roue 14 entraînant la chaîne porte-pinces. Les transmissions logées dans ce carter 79 sont assurées par des chaînes pour éviter tout glissement et assurer la bonne synchronisation des actions des divers outils en fonction de l'avance du poisson 30. A cet effet, est câlé sur l'axe 17 de rotation de la grande roue 16 un pignon 80 entraînant en rotation, par l'intermédiaire d'une channe 81, un pignon 82 tournant autour d'un axe 83 (fig. 14)+soli- daire par rapport au bâti 1, à proximité du couteau 35. Ce pignon 82 est doublé pour recevoir une chaîne 84 de transmission jusqu'au pignon 85 proche de la brosse 36 décollant les viscères, pignon qui est également doublé pour transmettre par une chaîne 86 son mouvement au pignon 87 proche de l'éviscéreur 37. De même, ce pigon 87 est doublé pour reporter le mouvement,par la chaîne 88, jusqu'au pignon simple 89 situé à proximité de la brosse 38 de nettoyage. le rapport de réduction, entre le pignon 80 porté par l'axe de rotation de la grande roue de la chaîne porte-pinces d'une part et le pignon 82 du premier outil,d'autre part est tel que chaque pignon 82, 85, 87 ou 89 fasse un tour complet lorsque la chaîne 15 avance d'une distance égale à l'intervalle entre deux de ses pinces 23. Solidaire en rotation des pignons 82, 85, 87 et 89 est prévue une came 90 (fig. 12 à 14). Cette came coopère avec un galet 91 porté à l'extrémité d'un bras 92 solidaire en rotation du bras 43 portant l'outil 35, 36, 37 ou 38 correspondant. Par leur configuration, ces cames 90 laissent descendre les outils juste lors du passage de la partie du poisson qui doit être travaillée par lesdits outils et provoquent leur remontée tout le reste du temps. Les cames 90 de tous les outils 35, 36, 37 et 38 sont de configuration identique mais sont déphasées les unes par rapport aux autres lors du montage en fonction de la distance à parcourir par le poisson entre les outils qu'elles contrôlent. IfWlgré cette configuration identique la modification de leur temps de travail, selon l'outil, peut être obtenue par le choix de la longueur du bras 92 portant le galet 91. De ce fait, est très réduit le prix de revient desdites cames dont l'outil de reproduction est unique. Lors de l'arrivée du galet 91 sur la zone de la came 90, ayant le plus faible rayon, l'outil correspoFdant descend de son propre poids jusqu'au fond de la cavité abdominale du poisson 30 offrant alors une résistance empochant la poursuite de ce mouvement de descente, du moins en ce qui concerne les brosses 36 et 38 et l'outil d'éviscérage 37. En effet, le couteau 35, généralement cranté, pourrait facilement attaquer cette paroie abdominale et faire une saignée profonde dans la chair du poisson. Aussi, il est prévu un dispositif limitant sa descente de manière à préserver ladite paroi qui, de plus, se situe par rapport à la table à des hauteurs variant en fonction de la grosseur du poisson. Ce dispositif limiteur doit donc empêcher plus ou 5moins la descente du couteau selon que le poisson est plus ou moins gros. A cet effet le dispositif (fig. 3 et 4) comprend devant le couteau 35, soit juste à l'eiirée de la machinedune goulotte 93 en forme de Vé inversé associée à un axe 94 fixe par rapport au bâti et situé en avant et au-dessus de la goulotte de manière à ce qu'elle y soit suspendue.Le poisson 30 glissant sur la table 31 s'engage sous la goulotte 93 et relève son extrémité arrière d'une valeur proportionnelle à la grosseur du poisson. Solidaire en rotation de la goulotte 93 est prévu un levier 95 associé à son extrémité à un bras 96 au moyen (fig. 3 et 4) d'un doigt 97 solidaire du levier et s'engageant dans une lumière longitudinale 98 du bras 96 qui, à son autre extré mitéest rendu solidaire en rotation, autour d'un axe 99, d'une came 100, limitant a descente du bras support 43 du couteau 35. Ainsi réa lisé, le relèvement de la goulotte 93 en fonction de la grosseur du poisson 30 entraînera rotation de la came 100 d'une valeur telle que celle-ci limite la descente du couteau 35 de la valeur nécessaire pour préserver la paroie abdominale. L'outil d'éviscérage 37 (fig. 7, 8 9 et 15) coe-rend un patin fixe 101 dont la section transversale forme un "U" à l'intérieur duquel s'ajustent et tournent les lames d'un croisillon 102. Le bord avant 103 du patin est avantageusement taillé en biseau pour faciliter la coupe des points d'attache des viscères et du coeur par pincement entre ce bord 107 et l'extrémité 104 des lames du croisillon 102. Le patin 101, après etre descendu de son propre poids jusque sur la paroi abdominale, glisse sur cette paroie en s'insérant sous les viscères et le coeur. Ce patin doit donc être d'une part très résistant et d'autre part assez lourd pour descendre rapidement. A ces effets il comporte vers l'avant des prolongements 105 participant à son raidissage et à son lestage. A l'avant du patin 101, légèrement au-dessus de sa base, peut être prévu un coin 106 s'engageant dans l'ouverture faite par le passage du couteau 35 et de la brosse 36 pour élargir ce passage avant l'entrée dudit patin. A tous les postes de travail le poisson est parfaitement centré par des palettes latérales 107 sensiblement verticales et légèrement convergentes pour être sollicitées en ouverture par le passage du poisson 30. Ces palettes sont suspendues à des axes 108. Pour garantir une ouverture symétrique des palettes 107, solidaire en rotation de chacunesse celles-ci, est prévu un levier 109 associé à son'extré- mité au levier 109 de la palette symétrique 107 par un axe 110 solidaire de l'un des leviers 109 et traversant une lumière 111 de l'autre levier 1n9 (fig. 6). Afin d'éviter le battement des pinces 23 sous la table 31 les chariots 19 peuvent être équipés de galets 112 (fig. 4) prenant appui sur le dessous d'une cornière 113 solidaire du bâti 1. La chaîne 15 porte- > inces 23 sera parfaitement tendue au moyen 5du palier tendeur 114 équipant l'axe 13 de la grande roue 14. En sortie de machine Fe poisson est éjecté latéralement par exem ple sur un tapis roulant 115 mis en mouvement par la prise de force 116 prévue à cet effet sur le côté de la machine et recevant elle mezzo son mouvement par une chaîne 117 passée sur la deuxième piste du pignon 10 du groupe moto-variateur 9. L'éjection latérale du poisson est obtenue (fig. 10 et 11) grace 9 une palette 118 sensiblement parallèle à l'axe de la machine, suspendue à un tourillon 119 solidaire d'une entretoise 120 réunissant les flancs 2 et 7 du baÂti 1. Solidaire en rotation de la palette 118 est prévu un bras 121 portant à son extrémité une rotule 122 recevant la tête d'une biellette 123 dont le pied est associé par une autre rotule 124 à un levier i25 articulé autour d'un axe 126 et comportant à son autre extrémité un galet 127 coopérant avec une came 128 solidaire en rotation de la poulie 89 et de sa came 90 de descente de la brosse de nettoyage 38. De ce fait, lorsque la palette aura, sous la commande de la came, un énergique mouvement de va et vien au dessus de la table 71 le poisson 30 sera éjecté latéralement et la palette 118 reviendra sur le côté opposé de la table 31. REVENDICATIONS I - Machine automatique pour le retrait des viscères et du coeur des poissons et cela même pour de très gros poissons come des colins noirs, eglefins, morues etc... c a r a c t é r i s é e en ce qu'elle comprend un outil d 'éviscérage constitué par un patin, ayant une section transversale en forme de "U", qui descend par simple gravité jusqu'à reposer sur le fond de la cavité abdominale du poisson préalablement ouvert par une incision longitudinale et en ce que ledit patin, par déplacement relatif du poisson, glisse sur le fond de la susdite cavité et s'insère sous les viscères et le coeur dont les points d'attache sont alors cisaillés gracie à l'action d'au moins une lame s'ajustant à l'intérieur du patin et animée d'un mouvement de navre à engendrer le pincement desdits points d'attache entre l'extrémité de la lame et le bord d'attaque du patin de préférence taillé en biseau. II - Machine selon la revendication une" caractériséeen ce qu'en amont et en aval de l'outil d'éviscérage passe, sur le fond de la cavité abdominale, une brosse, celle en amont décollant les viscères et le coeur de la paroi abdominale afin de faciliter l'insertion du patin et celle en aval nettoyant parfaitement ladite paroi abdo mlnale. III - Machine selon la revendication 'me caractérisée en ce qu' elle comprend, sur toute sa longueur, une table dont la zone centrale réalise un couloir en Vé pour le guidage et le centrage de B partie dorsale du poisson, à la partie inférieure de ce couloir étant réservée une fente longitudinale très étroite pour ne laisser passer que la partie inférieure de la queue du poisson et éventuellement ses nageoires dorsales. IV- Machine selon la revendication'5ne"caractérisée en ce qu'à son entrée est articulée par son extrémité supérieure avant une goulotte en forme de Vé inversé, centrant automatiquement la partie ventrale du poisson mais permettant surtout de contrôler sa grosseur en fonction du relèvement de son extrémité supérieure arrière, à l'axe d'articulation de cette goulotte étant rendu solidaire un levier actionnant en rotation une came limitant en fonction de cette grosseur du poisson la descente d'un couteau suivant immédiatement la goulotte pour réaliser l'incision longitudinale. V - Machine selon l'une des revendications 'tine, deux et auaX , caractérisée en ce qu'au moins en amont de l'un des outils c'est-a- dire du couteau, des brosses et de l'outil d'éviscérage, est prévue une pince de centrage du poisson comprenant deux palettes légèrement convergentes suspendues chacune à un axe de rotation et sollicitées en ouverture par action des flancs du poisson, se déplaçant relativement par rapport à l'outil, ladite ouverture s'effectuant symétriquement à l'axe longitudinal de la machine grâce à deux leviers chacun solidaire en rotation par l'une de leurs extrémités, de l'une des palettes et associés entre eux par un axe traversant une lumière exécutée à leur autre extrémité. VI - Machine selon l'une des revendications'Une, deux et quatre;' caractérisée en ce que le couteau, la brosse de décollement des viscères et l'outil d'éviscérages sont des outils rotatifs portés en bout d'un bras articulé par son extrémité autour d'un axe situé en avant et au dessus de l'axe de rotation de l'outil afin d'entre sollicités en relèvement par le passage du poisson alors que la brosse rotative de nettoyage est portée en bout d'un bras articulé par son autre extrémité autour d'un axe situé en arrière et au-dessus de l'axe de rotation de cette brosse pour tendre à l'engager davantage par le passage du poisson et de ce fait à accentuer son action. VII - Machine selon l'une des revendications "une, deux et quatre", caractérisée en ce que les outils sont portés en bout de bras articulés à leur autre extrémité autour d'axes associés au bâti de la machine, solidaire en rotation de chaque bras étant prévuun levier porteur d'un galet en appui sur une came animée d'un mouvement de rotation continu et dont la configuration provoque la montée ou permet la descente de l'outil correspondant pendant des temps pré déterminés, les cames de tous les outils ayant leur rotation synchronisée par des jeux de chaînes et pignons avec la vitesse d'avance du poisson,etleur vitesse de rotation étant calculée de manière à ce que les cames fassent un tour complet pendant le temps où le poisson avance d'une distance égale à l'intervalle entre deux poissons succéssifs. VIII - Machine selon la revendication'%rois,' caractérisée en ce que le transport du poisson de l'entrée jusqu'à la sortie, par glissement de son dos dans le fond du couloir en Vé de la table est as suré par des pinces circulant sous ladite table et saisissant fer mement la partie inférieure de la queue qui y est accessible par r la fente longitudinale de la table, les susdites pinces étant, d'une art, montées sur une chaîne sans fin, à intervalles constants correspondants à la distance entre deux poissons à traiter, et d'autre part, actionnées en ouverture lors de leur passage tant à l'entrée qu'en sortie du poisson de la machine, par des cames solidaires du bâti et coopérant avec les leviers de corraande des pinces, levier avantageusement pourvu à leur extrémité de galets de roulement sur lesdites cames. IX - Machine selon les revendications 'trois, sept et huit,' caractérisée en ce qu'en bout de machine est prévue une palette sensiblement parallèle à l'axe longitudinal, suspendue à un tourillon et susceptible d'être énergiquement animée d'un mouvement de va et vient au dessus de la table grâce à un bras solidaire de ladite palete et portant à son extrémité une rotule recevant la tête d'une biellette dont le pied est associé par une autre rotule à l'extré- mité d'un levier dont l'autre extrémité comporte un galet en appui sur une came solidaire en rotation de la came commandant la brosse de nettoyage, ledit mouvement de va et vient provoquant l'éjection latérale du poisson, par exemple sur un transporteur, latéralement la machine comportant à cet effet une prise de force dont la vitesse est synchronisée avec celle de la chaîne porte-pinces elle-même mue en rotation par un groupe moto-variateur permettant d'adapter sa vitesse à la cadence de travail souhaitée. X - IHIachine selon les revendications trois et huit"caractérisée en ce qu'à l'entrée de la machine la fente de la table est sensiblement élargie juste à l'endroit où l'opérateur doit placer la queue du poisson pour qu'elle soit saisie lors du passage de la première pince.