t' invention concerne de nouveaux médicaments à base d' extraits sériques utiles pour l'immunité générale ou spécifique ainsi que pour la désensibilisation. Elle a également pour objet un procédé pour l'obtention de tels extraits et pour la prépara tion de compositions médicamenteuses applicables en thérapeutiquc. Des travaux antérieurs ont permis de mettre en évidence dans le sérum d'origine humaine ou animale deux fractions protéi-- ques isolables par précipitation fractionnée à l'aide d'eau distillée, à savoir une fraction "B" à fonction immunisante et une fraction "M" à fonction sensibilisante. Il a déjà été montré que ces deux fractions sont l'une et l'autre des euglobulines du point de vue chimique. Des documents illustrant la technique antérieure dans ce domaine sont, notamment, le brevet français n 1.274.351, le brevet spécial de médicament n 1.057 M et divers articles auxquels on peut utilement se reporter pour recueillir des renseignements détaillés sur l'art antérieur ainsi que pour connaître d'autres références bibliographiques qui y sont citées. De tels articles sont par exemple les suivants - Philippe BARRAL : "ta dégradation inapparente du sérum et le cercle vicieux de la maladie chronique" (Le Scalpel, n 3, 20 Jr vier 1962, Bruxelles). - Philippe BARRAL, Gérard CARPENTIER, Pierre DUBOR : "Traitemen- du syndrome post-concentrationnaire et des états de déficience générale b la fraction "R" du sérum (Y-globuline immunisante d'origine animale)" (Le Scalpel, n 4, 27 Janvier 1962). Tous les documents auxquels il est fait allusion dans le paragraphe précédent sont introduits à titre de références dans la présente description. On rappelera brièvement qu'on peut isoler la fraction B (immunisante) du sérum, essentiellement en r ditionnant le sérum d'eau distillée, à savoir de 9 volumes d'eau distillée pour 1 volume de sérum, ce qui provoque la floculation d'une fraction protéique dite fraction B. te liquide résiduel surnageant après la précipitation de la fraction B du sérum est alors séparé ruis additionné d'une nouvelle quantité d'eau distillée, en particulier de 30 volumes d'eau distillée pour 1 volume du sérum initial, ce qui provoque la floculation d'une autre fraction protéique. Cette dernière fraction est isolée et constitue la fraction M (sensibilisante). tes publications antérieures précitées ont décrit la préparation des fractions protéiques B et M ainsi que les applications thérapeutiques de la fraction B seule. On a ainsi proposé d'administrer par voie entérale ou parentérale à un organisme humain la fraction B immunisante obtenue à partir d'organismes animaux, en particulier pour établir ou rétablir son immunité propre dans les états pathologiques les plus variés.On avait noté à cet égard une action quasi-antagoniste de la fraction M et de la fraction B et observé en particulier qu'une quantité très faible de la fraction sensibilisante M peut faire disparaître des quantités extremement importantes de la fraction B immunisante. 9 l'état pathologique, le conflit entre ces deux fractions aboutit à l'accumulation de la fraction sensibilisante et à la baisse de la fraction immunisante ce qui conduit à la dégradation du sérum et au "cercle vicieux" de la maladie chronique. I1 était alors concevable, bien que l'homme de l'art connaisse la difficulté des précisions et des extrapolations dans le domaine de l'immunologie, que l'on ait cherché d'abord à transférer à un organisme humain la fraction immunisante pour traiter ou prévenir certains états pathologiques et que l'on ait donc volontairement éliminé la fraction M sensibilisante qui agit au détriment de l'immunisation au moins sous certains aspects premiers. La présente invention montre au contraire de façon tout à fait surprenante que la fraction M peut également constituer l'agent actif de médicaments utiles dans des états pathologiques très divers. L'invention a donc pour obJet essentiel un médicament pour le rétablissement des mécanismes de défense générale ou spécifique de l'ôrganisme, en particuiier dans le cas d'affections chroniques, ledit médicament comprenant à titre d'agent actif la fraction protéique X telle qu'elle peut être obtenue à partir du sérum ou de-tout suc humoral ou organique, d'origine animale ou humaine Un tel médicament est administrable par voie parentérale, de préférence intradermique. L'agent actif du nouveau médicament, à savoir la frac -tion X, est défini par son procédé d'obtention. I1 s'agit d'un produit déåà connu et isolé, comme on l'a montré ci-dessus en se référant aux documents de la technique antérieure. Toutefois il a été constaté que la quantité des fractions protéiques extraites du sérum, en particulier de la frac tion M peut varier fortement. Ainsi cette quantité varie d'une es-pèce animale à l'autre, étant maximale chez le cheval et le mulet et minimale chez le cobaye et le lapin. De plus, dans une même es pèce, cette quantité varie d'un individu à l'autre et, pour un méme individu, il existe encore- des variations, certaines saisonniè-- res et d'autres périodiques ou accidentelles. Ainsi le taux des fractions B et .'t peut varier de 0,5 à 5 pour mille. En outre les variations comparées de ces deux fractions ne sont pas toutiours du même ordre de grandeur ni dans le même sens. Jusqu'à présent on a obtenu les fractions B et X précitées en utilisant simplement l'eau distillée disponible dans les laboratoires, à un pH de 5,5-5,6, et en isolant les précipités résultants. En revanche, le rendement de certains sérums en fractions B et M devient très faible et parfois insignifiant lorsqu'- on utilise de l'eau bidistillée ou encore de l'eau déminéralisée ou permutée. Ainsi dans l'état antérieur de la technique, on ol- nuant les meilleurs Résultats en utilisant l'eau distillée à titre d'agent de précipitation. Selon une caractéristique eomplémentaire de la présente invention, on a maintenant trouvé un développement du procédé pour l'obtention des fractions B et M qui est caractérisé en ce qu'on réalise au préalable un contact intime du sérum à traiter avec du gaz carbonique ou avec un composé générateur de gaz carbonique, qu'on ajoute ensuite de façon connue de l'eau distillée ou permutée à raison de 9 volumes pour 1 volume de sérum, ce qui permet d'isoler la fraction B et un liquide limpide surnegeant, qu'on met en contact intime ledit liquide avec du gaz carbonique ou avec un composé générateur de gaz carbonique et qu'on y ajout une quantité complémentaire d'eau distillée ou permutée, à savoir 3 volumes d'eau distillée par volume dudit liquide, ce qui permet d'isoler la fraction M qui précipite. Le traitement au gaz carbonique proposé par l'invention aux deux stades de la préparation des factions B et lvi définies ci-dessus permet d'obtenir des quantités beaucoup plus importantes de chacune des fractions. Ainsi le médicament selon l'invention contient avantageusement, à titre d'agent actif, la fraction An préparée par le procédé perfectionné qui vient d'être décrit et qui implique la mise en oeuvre de gaz carbonique. Le mécanisme d'action de C02 n'est pas élucidé à l'heu- re actuelle. On a trouvé cependant que l'action de C02 n'entraf- nait pas de modification sensible de pH du milieu réactionnel. Ainsi, on ne constate aucune modification du pH après la première addition de 9 volumes d'eau au sérum initial et, lors de la seconde addition d'eau distillée pour isoler la fraction ,", l'abaissement du pH demeure insignifiant. te rôle particulier du gaz carbonique a été mis en évidence au cours d'essais réalisés sur des êtres humains en état d'insuffisance respiratoire. tes sérums obtenus sur ces sujets renferment une quantité particulièrement importante de chacune des fractions B et M, sans modification du pH du sérum, au sein duquel la présence de tampons (protéines, bicarbonates, phosphates etc ..) maintient à une valeur sensiblement constante l'équilibre ionique indispensable aux processus vitaux. A cet égard, il y a lieu de noter que la fraction M peut être obtenue à partir du sérum ou de tout suc humoral ou organique, d'origine animale ou humaine, chez des sujets ayant subi ou non une préparation préalable par administration d'un produit antigénique, ces sujets étant eux-mêmes sains ou présentant une affection spontanée ou provoquée. TJn aspect particulièrement intéressant de l'utilisation en thérapeutique de 1 fraction M réside dans la désensibilisation de l'organisme humain psr la fraction M d'origine animale. Dans ce cas il s'agit en quelque sorte d'une vaccination qui immunise le sujet contre 11 action pathogène de la fraction M; l'organisme humain devient ainsi désensibilisé par ladite fraction M. Selon une autre caractéristique de la présente invention, on propose un médicament de désensibilisation contenant, à titre d'agent actif, la fraction M précitée en association avec la fraction B ci-dessus. On a trouvé en effet que, pour que la désensibilisation de l'organisme par la fraction-! soit effective, il est indispensable que 1 organisme ainsi trait soit suffisamment riche en fraction B immunisante. Le médicament à base de fraction M est pour cette raison, avantageusement administré sous forme d'injection par voie intradermique, lè derme étant en effet particulièrement riche en fraction B. Dans certains cas, l'insuffisance de la fraction B de l'organisme à désensibiliser est telle qu'elle doit être compensée par une addition de fraction B à la fraction X lors de l'injection de celle-ci. Ce mode d'administration d'une association fraction M - fraction B assure une désensibilisation plus efficace de certains organismes. Les exemples détaillés qui suivent montrent qu'on a pu obtenir, à l'aide d'une telle association, une amélioration prolongée ou une guérison définitive de sujets atteints de maladies chroniques ou incurables, et même a taffections d'emblée incurables, comme le mongolisme. On notera la nature très surprenante de la composition d'une telle association et des effets thérapeutiques qu'elle permet d'obtenir. Il a été rappelé précédemment en effet le caractère quasi-antagoniste des deux fractions B et X en cause. Au contraire, dans l'association proposée, on assiste à une véritable potentialisation de la fraction M par la fraction B, grâce à quoi on peut administrer à un sujet par voie injectable un mélange de la fraction B et de la fraction X. Dans la pratique, on mélange extemporanément la quantité thérapeutiquement efficace de chacune des fractions B et M et on administre l'association sous forme in injectable On trouvera ci-après des exemples détaillées montrant 1'absence de résultats des traitements antérieurs et, au contraire, les résultats positifs du traitement par inection de l'association des fractions B et X, dans des domaines aussi variés que les suivants - migraine chronique, - infections rhinopharyngées à répétition, - mengolisme, - enfants retardés et caractériels, - états névrotiques, - syndromes pest-concentrationnaires, - allergie chronique, - rhumatismes, - troubles vocaux, - sinusite chronique, - syndrome subjectif post-traumatique crânien, - mononucléose, - angines à répétition. L'invention est illustrée sans être limitée par les exemples ci-après Exemple 1. Obtention de la fraction euglobulinique M du sérum de bovidé. Le sérum de bovidé est centrifugé de façon à être parfaitement limpide. I1 est décanté afin d t éliminer le culot qui a pu se former. On y fait ensuite barboter C02 à saturation, puis on ajoute 9 volumes d'eau distillée ou permutée au pH d1environ 5,6. On élimine alors par centrifugation le précipité d'euglobuline "B". Le liquide limpide, séparé après élimination de cette euglobuline '!B", est alors -saturé à nouveau par CO2 puis additionné de trois fois son volume d'eau distillée ou permutée au PH d'environ 5,6. Le précipité d'euglobuline "M" ainsi obtenu est isolé par centrifugation, puis repris par le soluté isotonique apyrogène à 9p./1000 de Na Cl du Codex additionné de 1/10.0.00 de mercurothiolate sodique. On ajuste alors le produit à un taux de protéines de 2,10 - 2,20 g par litre pour tenir compte des protéines résiduelles du sérum initial et des écarts limités de la méthode de dosage. Cette fraction auglobulinique "M" peut être répartie en ampoules de un millilitre à deux pointes, renfermant chacune deux milligrammes d'euglobuline "MM. La composition de l'unité de dosage est alors la suivante: Euglobuline "M" = deux milligrammes Soluté de chlorure de sodium apyrogène du Codex = un millilitre Merthiolate sodique , = un dixième de milli gramme. la solution obtenue, répartie en ampoules de 1 ml, est incolore ou très légèrement opalescente. On indique maintenant les~moyens de vérification analytique des caractères de la substance protéique obtenue dans les conditions ci-dessus. Dosage des protéines. Il est effectué selon la technique du biuret, à l'aide du réactif de Cornal, lequel-a- la composition suivante Réactif de Cornai Cu SO4 1,50 g Tartrate double de Na et de K 6 g NaOH décarbonatée 30 g Iodure de K 1 g Eau distillée q.s.p. 1,000 mg A un ml d'une solution de protéines au 1/20e dans le sérum physiologique Na C1 9/1000, on a joute quatre ml du réactif de Cornal. - On réalise la photométrie au bout de 30 minutes à 550 m en faisant le zéro sur le mélange témoin @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@ + 4 ml de réactif de Cornal Résultats Trouvé : 2,18 g par litre Théorie : 2,10 à 2,20 g/l. Dosage de l'azote. Dosage de l'azote total inspiré de la méthode décrite au Codex p. 1533 (8e édition), effectuée sur la protéine isolée par centrifugation puis desséchée à l'étuve à poids constant. Résultats Trouvé : 14,30 g/100 g de protéine sèche Théorie : 14,25 à 14,75 g/100 g de protéine sèche. ELECTROPHORESE. - Electrophorèse sur papier en présence de tampon Barbitral-acétate pH 8,6 12 heures 110 volts - ta fraction est concentrée par dialyse contre une solution à 25 % de polyvinylpyrrolidone - La migration est effectuée simultanément avec le sérum de bovidé à partir duquel elle a été préparée. Résultats trouvés : Alpha 2-, Béta- et Gamma globulines. DOSAGE DES CHLORURES. On opère conformément à la méthode de Schales, en ajoutant à 1 ml de solution à doser, 2 ml de solution H N03 à 2 %' et une solution alcoolique de diphénylcarbazone -(indicateur coloré). On ajoute ensuite goutte à goutte une solution titrée de nitrate mercurique. Résultats trouvés 153 - 154 - 154 meq Cl par litr-e soit 154 x 35,5 = 5,46 g de C1 par litre. DOSAGE DU SODIUM. On opère à l'aide d'un photomètre de flamme. Résultats trouvés 154 - 155 meq Na par litre soit 154 x 23 = 3,54 g Na par litre. DOSAGE DU CHLORURE DE SODIUM. C1 = 5,46 g par litre Na = 3,54 g par litre C1 Na = 9 g par litre. DOSAGE DU MERCURE. Il est effectue selon la technique décrite dans l'article de J. Cholak et D.M. Hubbart, in IND. et ENGINEERING Chemistry (Anal. Edition) - Février 1946 - t. 18 - p. 149, 151 Résultat trouvé : 50 mg de mercure par litre Valeurs extrêmes théoriques acceptables 40 à 50 mg par litre. Les résultats ci-dessus sont résumes dans le tableau I ci-après. TABLEAU I - Fraction euglobulinique M. :Valeurs Théoriques :Valeurs Trouvées Substance analysée Quantité d'azote par 100 g de protéine sèche : 14,25 à 14,75 g : 14,30 g Contenu des ampoules Dosage des protéines (g/l) : 2,10 à 2,20 ; 2,18 g Electrophorèse : globulines : identification des &alpha;2, ss ct &gamma; globulines Exemple 2. Obtention de la fraction euglobulinique B-du sérum de bovidé. C?t exemple illustre le procédé pour l'obtention de fraction B avec mise en oeutre de gaz carbonique. Le sérum de bovidé est centrifugé de façon à être par traitement limpide. Il est décanté afin d'éliminer le culot qui a pu se former. On y fait ensuite barboter C02 à saturation et on ajoute 9 volumes d'eau distillée ou permutée au pH d'environ 5,6. Le précipité d'euglobuline "B" est isolé par centrifugation puis repris par le soluté de NaCl apyrogène du Codex à 9/1.000, additionné de mercurothiolete sodique dans la proportion de 1/10.000. Il est ensuite ajusta à la concentration finale de 2 gr 10 - 2 gr 40 par litre, correspondant à doux grammes pour mille d'euglobullne "B", compte tenu des protéines résiduelles provenant du sérum originel, et des écarts limites de la méthode de dosage. Cette fraction euglobulinique "B" est répartie en ampoules de un millilitre, à deux pointes. L'unité de dosage répond à la composition suivante Euglobuline "B" (protéine) = Deux milligrammes. Soluté de chlorure de sodium apyrogène du Codex = un millilitre Merthiolate sodique = un dixième de milli gramme. Les caractéristiques analytiques sont vérifiées et calculées de la même manière qu'à l'Exemple 1. Les dosages du chlorure de sodium et du mercure fournissent des résultats identiques. Les autres résultats sont indiqués dans le Tableau II ci-après Tableau II : Fraction euglobulinique B. :Valeurs Théoriques : Valeurs Trouvées Substance analysée Quantité d'azote pour 100 g de protéine sèche : 14 à 14,5 g : 14,30 g Contenu des ampoules Dosage des protéines (g/l) : 2,10 à 2,40 : 2,1S Electrophorèse : B-globuline et (3-globuline et : T-globulines : Y-globulines Exemple 3. Etude pharmacologique. On sait que, dans de nombreux cas, il ne peut etre envisagé d'effectuer sur des animaux de laboratoire des recherches pharmacologiques correspondant aux états pathologiques traités chez l'homme, en particulier dans le domaine des maladies génétiques. En effet, il n'existe pas d'états analogues spontanés ou susceptibles d'être réalisés expérimentalement chez l'animal dans les différentes classes biologiques - qu'il s'agisse d'affections génétiques ou - qu'il s'vagisse d'états pathologiques spontanément chroniques par exemple : d'ordre infectieux, d'ordre allergique ou d'ordre métabolique. Il en est bien ainsi pour l'étude de la fraction M et celle de l'association fraction M - fraction B. On a cependant réalisé une étude toxicologique relative à la fraction euglobulinique M du serum de bovidé. Etude toxicologique de la fraction M. Le produit étudié répond à la formule unitaire suivante : - Euglobuline "M" ............................... 2 mg. - Soluté de chlorure de sodium apyrogène du Codex ............................... 1 ml. - Merthiolate sodique............................ 0,1 mg. Pour une ampoule de.............................. 1 ml. L'expérimentation a pour but de rechercher une éventuelle toxicité du produit pour l'animal. A cet effet, on a utilisé des rats de race Whistar et la souris blanche (souris swis). On a cherché à préciser la possibilité d'une toxicité aiguë à la suite d'une injection unique et celle d'une toxicité chronique à la suite d'un traitement prolongé. 10) Recherche d'une toxicité aiguë chez le rat. On a utilisé alternativement un lot de 14 ampoules de 1 ml. et deux flacons de 125 ml. chacun de la fraction euglobulinique "M". La stérilité du produit contenu dans une ampoule prise au hasard et dans chacun des 2 flacons a été contrôlée. On a vérifié l'absence de souillure microbicnne aérobie ou anaérobie ou de contamination fungique. - 5 rats de poids moyen, 230 g, ont reçu, par voie souscutanée en une seule injection, 4 ml de la fraction "M". - 5 rats de poids moyen, 230 g, ont reçu, par voie souscutanée en une seule injection, 5 ml de la fraction "M". Ces rats ont été surveillés régulièrement; 47 jours après l'injection unique, ils n'avarient présenté aucune manifestation particulière : leur poids avait légèrement augmenté. Au point d'injection, on ne notait aucune modification des tissus. 1 rat a alors été sacrifié : il ne présentait à l'autopsie aucune lésion viscérale. Ultérieurement, durant les 30 jours suivants, la surveillance des animaux survivants n'a décelé aucune anomalie. 20) Recherche d'une toxicité aiguë chez la souris. Dans les mêmes conditions précisées dans le paragraphe précédent, 10 souris de 23 g ont reçu chacune 1 ml du produit "M". Elles ont ensuite été placées dans les conditions de stabulation habituelle, sans recevoir aucun traitement particulier. 47 ours après, ces souris n'ont présenté aucune manifestation particulière : leur poids a augmenté. 1 souris est sacrifiée et ne présente pas à l'autopsie de modification viscérale décelable. La surveillance, durant les 30 jours suivants, des animaux survivants n'a pas décelé d'pnoma- lino. 30) Recherche d'une toxicité chronique chez le rat. 10 rats reçoivent en injection sous-cut-née, chacun, 0,5 ml de l'euglobuline "25". Les injections sont pratiquées à raison d'une par jour, 5 par semaine, soit au total 13 injections de 0,5 ml. La dernière injuection pratiquée, ces rats sont conservés; 45 jours après le début du traitement, les rats n'on présenté aucune manifeststion de toxicité quelconque. 1 rat est alors sacrifié et ne présente à l'autopsie aucune modification pathologique permettent de penser à une toxicité du produit, aucune lésion histologique (Poumons, rein, rate). 40) Recherche d'une toxicité chronique chez la souris. 10 souris ont reçu des injections sous-cutanées de 0,1 ml du produit. Au total, 13 injections ont ét réalisées à raison de pratiquement 5 pour une semaine. 45 jours après le début, ces souris n'ont présenté aucune manifestation pathologique. L'une d'elles a alors été sacrifiée, l'autopsie est restée négative. Les examens histologiques n'ont pas permis de penser à une toxicité éventuelle du produit. En conclusion, la fraction euglobuliniaue "M" du sérum de bovidé n'a manifesté vis-à-vis de la souris et du rat aucune activité toxique aiguë ou chronique aux doses utilisées, doses très supérieures à celles qui sont indiquées pour l'utilisation chez l'homme. Exemple 4. A - Action de la fraction M sur l'immunité générale non spécifique. On a réalisé une expérimentation sur des souris intoxiquées par la poudre d'un champignon toxique (Cortinarius Crellanoides) le lot des souris moins reçoit per os 50 mg/20 g de poids de cette poudre, puis de deux en deux jours, une injection intra-dermique de 0,1 ml d'eau physiologique. - Une souris meurt étouffée, de suite. - Pour les 9 autres le survie moyenne est de 4,3 jours. Des 10 souris recevant la ne dose de poudre de champignon mais recevant de deux en deux jours, par voie intra-dermique 0,1 ml de Friction "I" de bovidé (dosée à 4 mg pour 1 ml) - 4 meurent dans un délai moyen de 6,5 jours et - 6 survivent indéfiniment. Cette expérience prouve l'action immunitaire générale de la fraction "I:" de bovidé, car les animaux fournisseurs du s-- rum n'cot pu se trotver en contact avce un tel champignon, du reste inconnu dans leur région d'élevage. B - Action de la fraction "M" de bovidé sur l'évolution de la tuberculose expérimentale de la souris. Plusieurs séries d'expériences montrent que des souris infestées par une souche de Mycobactérium Kanassi ont leur tuberculose @reinée une façon noontestable par les injections intra dermiques de fraction "M" de bovidé, ces injections étant effec tue e après 1 'infection microbienne. Au bout de 45 jours, les rates des animaux traités ne èsent en meyenne que la moitié du poids de cells des animaux téoins n'ayant reçu que des injections d'eau physiologique. C - Action de la fraction M sur divers états pathologi - Essais cliniques. - Etats infectieux chroniques ou à répétition. Sujet de 3 ans, angines a répétition depuis des années avec état inflammatoire permanent de la gorge et du pharynx. Dur@nt l'hiver 1966 et le printemps 1967 six angines sucoessives (antibiotiques et antiinflammatoires). Traitement par la frection "M" en juin 1967, au début nebdomadeire uis tous les mois et les deux mois. leurs 1960, le sujat signala seulement deux fois par en un discret état inflammatoire de la gorge, et n'a présenté qu'une soule angine véritable, du reste bénigne. - Rhumatismes. (1) Mr G..... de Paris - 68 ans. Rhumatisme cervical remontant à 22 ans, entrainant depuis plusieurs ann6es un blccage de la colonne cervicale et surtout des douleurs constantes, jour et nuit, dans la région cervi @@le avec irradisticne dans les mo@tros cupérieurs et fourmillements digitaux. @chec de toutes les t@@@@@eutiques antirhumatismales, @@@@@@@@@@@@@@ chermales. @@@@@@@@ @@@@ @@@@ @@@@@@@bilisant par injection à la @ti@@ @@@@@@@@@@@@@@@@@@@ @mene un déblocage complet de la @@@@une @@@@@@ @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@ @@ttunuation des phénomènes doul@ureux. @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@ commenes fin décembre 1966 ent@@i ne @@ die@ @@@@@@@@@@@@ complète des phénomenes douloureux. (2) ébut en 1960 de lumbage. En 1964, crise de sciati que. L-? stotion assis est totalement impossible et ne peut être supportée plus de quelques minutes. Treitements analgésiques sans modification des symptômes. Tous les treitements habituels restent sens effet jusqu'en 1966. Traitement désensibilisent p r injection de fraction 1 dbutant fin août 1956. Sédation des douleurs dès la troisième injection hebdo madaire; puis disparition rapide de celles-ci, les injections étant espacées à 2 - 3 puis 4 semsines; aucun réveil malgr6 la mauvaise saison. Guérison persistant. (3) I.r Ph ..... Né en 1902. Traité en 1965-66. Arthrose cervicale évoluant depuis plusieurs années. Echec des antalgiques et des antiinflammatoires usuels. Treitement désensibilisant par 13 injections de fr?c- tion "M" entre le 25 octobre 1965 et le 22 janvier 1966. Disparition rapide de la gêne fonctionnelle ainsi que des phénomènes douloureux; mobilité parfaite de la colonne cervicale. Depuis, injections épisodiques de fraction "M" - deux ou trois fois par an - à titre surtout préventif. I1 n'a été utilisé aucune médication antirhumatismale, ou antiinflammatoire ou antalgique. L'eméliorntion se maintient an 1969. - Sinusite chronique. Melle R ..... - 60 ans en 1969. Sinusite purulente. remontant à l':ge de 13 ans; poussees à répétition malgré cures thermales, intervention lavages et ponctions, antibiotiques depuis qu ils existent; mouchages répétés. Albuminurient; fatigue physi- chronique avec pousses hém?turisues rares sans signe de néphrite. En 1966 en outre état général déficie que et intellectuelle. Traitement désensibilisant réalisé à l'aide de sa propre fraction "M" 13 anpoules entre le 13 juillet 1966 et le 25 novenbro 1966. - Dès 10 2 injection dirinution das sécrétions. - Mi-août - cessé dc moucher du pus. - @n cotobr potit@ @rippe avec un peu de pus pandent quelques jours. - A partir de nOvembre guérison tant localement au point de vue sinusien, qu'au point de vue général. - Deux injections par prudence de fraction M en mars et avril 1967. Nouvelles en avril 1969 : persistance de la guérison. - Syndrome subjectif post-traumatique cranien. Melle B..... En avril 1960, traumatisme crânien grave avec fracture du Rocher; un mois de coma avec trachéotomie et respiration ssis- tée, puis un mois d'état confusionnel. Reprise du travail partiel en février 1961 et complet en mai 61. En outre des séquelles auriculaires gauches, notamment surdité, syndrome subjectif post-traumatique important avec état dépressif, asthénie; travaille par un effort extraordinaire de volonté. Anorexie; poids 38 kg pour 1,52 m Teint terreux; allergies multiples alimentaires. Désensibilisation par sa propre fraction "M" par injection hebdomadaire, du 10 juillet au 22 octobre 1965. - Au bout de 2 semaines, amélioration sensible, peut sn lever tôt le matin; diminution des idées noires, de 11 impatience; teint plus rosa. - A le fin du traitement, état physique et psychique parfaitement normal; teint rose et frais, a pris 5 ks (43 kgs); équilibre affectif retrouvé. Nouvelles début janvier 1966 : persistance de la guérison. - Angines. (1) Angines et mononucléose. Sujet A..... En février 1965 mononucléose sévère Streptocoques hémolytiques t staphylococues dorés dans l'exsudant pharyngé. En mai 1967, souffre en permanence de la gorge depuis la mononucléose; gorge congestionnée et rouge; asthénie permanente; polys à 48 . Traitement désensibilisant à la fraction M commencé le 16 juin 1967. Guérison immédiate de la gorge; départ au service mili tire où les vaccinations habituelles (TABDT) ont pu être effectuées dès septembre 1967 snns incident. La guérison persiste eux nouvelles de juin 1968. (2) Madame CH .... - 33 ans. Angines à répartition toutes les six semaines environ derant les années 1964-1965. Troubles digestifs importants remontant à 1961, provo- qués probablement par un kyste ovarien et persistants après la disparition de celui-ci. 18 injections de fraction "D g" entre le 18 Novembre 1965 et le 16 avril 1966. Aucune angine à la date du 18 août 1966 Pas d'amélioration des troubles digestifs. Noté en nai 1969 : n'a pas présent d'angine depuis le début du traitement désensibilisant; deux ou trois fois par an, pra- sente pendant 24 heures la gorge un peu rouge, sans angine, sans fièvre, traitement local par gargarismes. - Migraines chroniques. Madame D ..... - 51 ans. Migraines depuis l'enfance (hérédité maternelle) parfois à caractère ophtalmique au moins trois fois par semaine et parfois trois jours consécutifs; en outre céphalées presque quotidiennes durant toute la journée. Intolérances alimentaires du type hépetique. Tous les examens ont été négatifs, et tous les traitements inopérants. Traitement désensibilisant par 18 ampoules de fraction entre le 22 février 1966 et le milieu de juin 1966. tes migraines dispareissont complètement à partir de fin avril; en même temps amélioration de l'état général; dispari- tion de 1 sensation permanente de fatigue; restitution complète de la capacité de travail, En fin de traitement va parfaitement bien à tous points de vue. Nouvelles fin avril 1967 : Va toujours-parfaitement bien. - Enfants retardés caractériels. Observation de B - (20 ans le 28 juin 1966). Encéphalite coquelucheuse à l âge de 2 ans, mais ne parlait déjà guère; marche vers 17 - 18 mois. Aujourd'hui, sait à peu près lire et écrire; grande meladresse; instabilité caractérielle; hyperémotif, gros complexe d'infériorité, partir du 28 juin 1966, traitement par 25 gr. de fracion "B' par voie buccale et 15 ampoules de Fraction "M" terminées le 19 octobre. - 21 septembre 1966 : amélioration du comportement général; disparition des ties; réponses ordonnées, s'intéressa à son travail, isparition de l'hyperémotivité. - 19 octobre : parle plus facilement, regerde en face; commence à sa regarder lui-même dans la glace Arrive à faire des lectures de ge comprend, s'intéresse et se souvient, a toujours eu une excaellente mémoire. Plus épanoui, plus loquace; prend des initiatives, rend les livras à la bibliothèque, achète et change des piles de vrFinsistor Fait les phrases lui-même et les écrit seul; rectifie souvent ses fautes par lui-même in 1966 il s1 est rendu de lui-même dans un magasin des Champs-Elysées, pour acheter un magnétophone, afin d'enregistrer sa voix et de rectifier sa diction. - Mouveau traitement dé sensibilisant 14 ampoules association fracion B + fraction M du 26 janvier au 28 avril 1967. - 8 mai ; présente une persévérance qu'il n'avait pas auparavant. @ient chaque soir son amenda ou il t note ce qu'il a fait pendant la ournée; s'est très correctement tenu à la réception du mariage de son frère. - Nouveau traitement désensibilisant (4 ) à partir du 1 juillet 1967 11 ampoules; grande autonomie psychologique; - Fait des rédactions sans faute bavarde plus facilement; sait se anir tranquille; supperte le bien et la foule du métro sans s'agiter, progrès nets en lecture et écriture. - En janvier 1968 25 gr. de fraction "B" bucoale et nouvelle série de 12 ampoules (4 traitement ) à pertir du 16 janvier 1968. Amélioration dyu xcomtortement géméral. Exemtie 5 - Aetion de l'asscoistion fraction B + fraction M au @@urs de diters traitements. Mise en @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@tion potentialisante de l'- esdition de @@@tion B à la fracton M injectée. Vne @@lle ction apperait notemment chez les sujets attaints d'affes@@@ens chroniques, comme le psoriasis ou les arthroses et dans les conditions suivantes : s tr@itement tar la fraction "M" injectée par voie intra-dermique à la dose de deux mg - eu bien n'a aucune sction - ou bien il y 2 cessation de l'amélioration et ceci même si la dose de fraction "M" injectée est portée à 4 mg au lieu de 2 mg. Chez ces sujets, l'addition de 2 mg de fraction "B" aux 2 mg de fraction "M" déclenche très r2ridement l'amélioration. On rappeler aussi que, chez certains sujets, l'action thérapeutique favorable des injections intre-dermiques de fraction " ne se produit que chez les sujets présentant dans leur sérum une quantité importante de fraction "B". L'absence de fraction "B" dans le sérum du malade traité ou sa disparition au cours du traitement désensibilisant par la fraction "N1" est parfois un facteur d'échec de cette thérapeutique. A cet effet, il est avantageux d'ajouter systénatiquenent de la fraction B à la fraction M présente en ampoules injectables. Dans l'état actuel des recherches et des résultats obtenus dans l'expérimentation clinique, il semble que l'association frsction M - fraction B constitue le médicament le plus intéressant sur le plan pratique. B. Traitement de divers états pathologiques. demoiselle ..... - 30 ans. Elève Consorvatoiro Classe Chant. Difficultés pour le chant - Poussées congestives des cordes vocales et du rhinopharynx avec mucosités; état rebelle aux thérpeutiquas, de plus fatigue vocale rapide. - Asthénie générale, difficulté de concentration intellectuelle; Travaille sans plaisir par obligation. - Migraines fréquentes depuis 3 ou 4 ans - jusqu'à 6 aspirine dans la journée; pas d'intervalle libre de plus de 10 jours. - Etat dépressif, - Trouves hépatiques discrets. - Sédatifs. Traitement désensibilisant per l'o-ssociation fraction B + fraction M à raison de 14 injections entre le 29 mars 196 et le 27 juin 1969. Au concours du Conservatoire fin mai 1969, a eu un prenier prix de Chant. Amélioration des capacités vocales dès 1 troisième injection; l'urticnire aux frises habituel les annecs précédentes a été insignifiant cette année; Les migraines qui étaient presque quotidiennes au début du traitement ont pratiquement disparu. - Mongolisme. Observation de F ..... 11 ans et demi en Sept. 68. Mongolien typique intelligent. Concentré en permanence; ne parlant pas; tristesse; langue épaisse, peau un peu épaisse. I1 a été pratiqué, avant le traitement selon l'invention une série d'autres thérapeutiques (implants de glandes fraiches; homéopathie, etc ...). A partir de septembre 1966 on entreprend le traitement selon invention, comme suit - 25 g de fraction "B" buccale en 25 jours, et ensuite - 14 injections désensibilisantes de fraction "M" intra-dermique, discontinues, jusqu'à fin janvier 1967. Au 10 novembre 1966; - parle un peu mieux; le teint est devenu plus rose, a repris l'école très facilement. - 12 février 1967 - Disparition presque totale des signes de mongolisme; le visage est très mignon, même beau; et il a tendance à s'allonger; l'enfant est plus gai; plus actif; il ne se souille que très rarement. Le vocabulaire s'enrichit petit à petit, mais la parole manque de netteté, et le prononciation est encore très imparfaite. Comme signes négatifs : lubies et manies. L'ensemble de ces signes dénote cependant une amélioration indiscutable. Fin mars 1967 : sur la photographie, l'aspect mongolien a complètement disparu; peau rosée et fine, langue normale. L'enfant répond aux questions, conservent toujours son air un peu apeuré. - Observation de A ..... née le 20-2-59. Le diagnostie clinique de mongolisme a été fait dés la naissance. 5,6,66. Faciès caractéristique, brachycéphalie, reterd de teille (106 cm à 7 ans). Thorax en boucler, Coeur normal. Mains typiques, doigts courts. Quotient intellectuel (Q.I.) estimé à 0,50. Orthophonie : très grandes difficultés d'acquisition du langage. Il n'est pas possible d'aborder la lecture. 20.5.67. Enfant soumise au traitement selon l'invention. Aucun autre traitement n'est administré. 11.10.67. La mère estime qu'il y a amélioration sur 1'émission des mots et la construction des phrases. L'enfant est plus calme, plus équilibrée au point de vue moteur. Bonne socialisation. Q.I. inchangé à 0,50. 2.2.68. Le traitement a été poursuivi. Sait compter jus qu'B 2. Sait s'habiller seule, lacer ses chaussures. A pris 9 cm en 20 mois. Excellent état général. 26.6.68. Dessine beaucoup. Progrès dans le graphisme. Sait copier les lettres Script. Reconnait 1,2,3. Articule maintenant tous les sons. Reconnaît toutes les consonnes (sauf B et D) et les voyelles à la lecture. Suit des cours sans incident. 21.11.68. A encore fait des progrès sur le plan du langage, de la motricité et de l'intelligence. Age mental de 5 ans 6 mois (Q.I. de 0,63) Toutes les conditions d'observation qui précèdent ont été parfaitement objectives, étant faites par au moins trois personnes spécialistes des problèmes d'enfants mongoliens. - Affections allergiques. - Madame J ..... - 54 ans - Urticaire et eczéma au soleil. Vue le 27 mars 1969 Depuis 4 ans, allergie au soleil ayant débuté par de 1'eczéma de toutes les parties exposées au soleil : bras, visage, mains, sans aucune lésion sur les parties non découvertes. Dès l'exposition au soleil, an quelques minutes apparat de la rougeur avec prurit, nécessité impérieuse de grattage; les éléments sont soit urticariens, soit en relief, bulleux et parfois suintants. Traitement s antérieurs sans action, notamment la corti-sone qu'elle utilise cependant en cas de crise; celles-ci disparaissant en 48 heures. Traitement désensibilisant commencé le 27 mars 1969 par injection de l'association fraction X + fraction B. - Dès le 6 mai 1969 (jour de la 60 injection) première expérience d'exposer la main au soleil, sans aucune réaction. - Le 27 mai (90 injection) amélioration nette du comportement en société. - Revue le 24 septenbre 1969 pour la et et dernière in jeetior. : état parfait à tous points de vue; a passé l'été, s;- exposant largement au soleil (thorax, bras, cuisses, etc ...) sans aucune réaction cutanée; moral excellent et n'éprouve plus aucune inquiétude pour sa santé. - Acné. C.B.- 22 ans; acné du visage depuis 5 ans; échec de toutes les thérapeutiques; injections de fractions "M" + "B" à partir du 13 janvier 1969; guérison le 28 mars 1969. - Névralgies et migraines. - Femme de 51 ans; migraines depuis l'enfance parfois avec symptômes ophtalmiques; trois fois par semaine au moins, en outre céphalées permanentes; tous examens négatifs et tous traitements inopérants. Traitement de fin février 1966 à juin 1967; fin avril 1966 disparition des migraines; ainsi que des céphalées. Nouvelles au début.1969 : les migraines n'ont pas reparu. - Madame B .. .. - 41 ans. Sa grand'mère est migraineuse. Elle est mariée, mère de deux filles en bonne santé. Au début il y avait une ou deux crises par mois. Depuis trois ans il y a deux ou trois crises par semaine. Les crises qui surviennent à la fin des règles sont particulièrement traumatiques, La malade pense au suicide. Las médicaments usuels pour les céphalées ont échoué, de même qu'un traitement pour la visicule biliaire et des élongations de la colonne cervicale. Ni les traitements sédatifs, ni les traitements antirhumatismaux, ni même une appendicectomie n'ont entrainé d'amélioration. La malade est soumise en octobre 1968 aux injections de l'association B + M. A la suite de la seconde injection, crise très violente durant trois jours La malade reçoit 14 injections Il y a eu une crise migraineuse le 9 février 1969 et le 5 mai 1969. Le 5 juin l9;, la malade est transformée et a repris ( > OT moral Elle se considère comme guérie. Le traitement selon l'invention a eu un excellent résul- tat immédidt dans un état de mal migraineux particulièrement grave. Vertiges. Monsieur A .-.-... - 40 ans. Pas d'antécédents pathologiques. ta dette des troubles , le 14.3.67, il abrusquement ressenti des sensations vertigineuses avec tachycardie qui ont duré une demi-beure environ. Presque abaque jaur le même épisode @a @- produire. @l arrète t@@@ travail @il Septtenbre 196@. @@@ @@ phalées précédent les épisodes vertigineux qui sont parfois suivis de vomissements. Tous les traitements antérieurs ont échoué, depuis les médicaments spéoifiques des vertiges, les sédatifs, les antiss- modiques etc .. Le patient a subi une appendicectomie, à la suite de laquelle les nalaises restent quotidiens. Céphalées et vertiges apparaissent en début de metinée. Le malade s'alite. La erise résis te à tous les médicaments usuels. Cinq injoctions de l'esscciation fraction B + fraction sont faites entre le 13 juillet et le 7 août 1969. Le sujet va encore se plaindre et s'aliter jusqu'au 31 juillet. Tout-malaise a cessé depuis le 2 août 1969. En janvier 1970, il n'y a eu depuis aucun symptôme anormal te sujet nène une vie normale et s'estime totalement guéri. - Syndrome post-concentrationnaire. Monsieur ..... - 45 ans. Déporté à DRCHAU pendant un an et pensionné pour tout le cortège des troubles post-concentrationnaires, plus particule rament pour une atrophie testiculaire gauche et une épididymite tuberculeuse pour laquelle il fut opéré. - Dapais queiques @@@ées, asthénie de plus en plus quée. - Lapuissance @@xuelie @@@pléte @ni érection, @@ @ lation) depuis deux ans. Fatigue au moindre effort psychique ou physique. Tous les traitements qui vaient été entrepris étaient restés sans résultat. Le traitement par l'association B + M selon l'invention débute le 19 Mai 1965, à raison de ll ampoules de chaque fraction administrées conjointement. Le 13 octobre 1965, on constate la guérison pratique avec disparition de tous les signes pathologiques. Au mois de septembre, le sujet remarque une transforma- tion heureuse de son caractère, il peut reprendre de l'autorité et du plaisir dans son activité professionnelle. I1 peut trevailler sans fatigue toute la journée. On note en juillet-auût la dispari- tion de la fatigue oculaire et des céphalées. Pour ce qui concerne ne comportement sexuel, les érections sont redevenues normales, aves deux ou trois rapports par semaine. Tant au point de vue psychique qu'au point de vue physi aue, il c-st évident que dans ca cas le traitement a au un succès remarquable. Revu à plusieurs reprises depuis 1965, son état s'est maintenu et l'intéressé se livre aujourd'hui à ses occupations dans des conditions absolument normales. En octobre 1969, on note une persistance de la guérison sans nouveau traitement. Les divers résultats d'essais cliniques rapportés cidessus n'ont eu pour but que d'illustrer l'application des nouveaux médicasments de l'invention à des typas très variés d'états pathologiques. Il est évidant que de tels médicaments peuvent recevoir d'autres applications et etre utilisés dans d'autres domaines. REVENDICATIONS. 1. Procédé pour l'obtention de fractions sériques, respectivement dénommées B et M, par addition au sérum de quantités dosées d'eau distillée et séparation des précipités ainsi obtenus, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on réalise au préalable un contact intime du sérum à traiter avec du gaz carbonique ou avec un composé générateur de gaz carbonique, qu'on ajoute ensuite de façon connue de l'eau distillée ou permutée à raison de 9 volumes pour 1 volume de sérum, ce qui permet d'isoler la fraction B et un liquide limpide surnageant, qu'on met en contact intime ledit liquide avec du gaz carbonique ou avec un composé générateur de gaz carbonique et qu'on y ajoute une quantité complémentaire d'eau distillée ou permutée, à savoir 3 volumes d'eau distillée par volume dudit liquide, ce qui permet d'isoler la fraction M qui précipite. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, au lieu de sérum, on utilise tout suc humoral ou organique, d'origine animale ou humaine, obtenu chez des sujets ayant subi ou non une préparation préalable par administration d'un produit antigénique, ces sujets étant eux-m8mes sains ou présentant une affection spontanée ou provoquée. 3. Médicament pour le rétablissement des mécanismes de défense générale ou spécifique de l'organisme, ledit médicament étant caractérisé en ce qu'il comprend, à titre d'agent actif, la fraction protéique M telle qu'elle peut être obtenue par le procédé selon l'une des revendieations l-ou 2. 4. Médicament selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est administré par voie parentérale, de préférence intradermique. 5. Médicament selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce qu'il est présenté sous forme d'ampoules injectables dosées chacune à raison de 2 mg de fraction M et administré à raison d'une ampoule par semaine pour la thérapeutique humaine. 6. Procédé de traitement désensibilisant dtun organisme humain, caractérisé en ce qu'on lui administre une quantité thérapeutiquement efficace du médicament selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, dans lequel la fraction M est obtenue à partir d'un sérum d'origine animale, notamment un sérum de bovidé. 7. Médicament de désensibilisation caractérisé en ce qu'il comprend, à titre d'agent actif, l'association de la frac tion X et de la fractren B telles qu'elles peuvent être chacune obtenues par-- le procédé selon l'une des revendications 1 ou 2. 8. Médicament selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il est administré par voie parentérale sous forme d'une solution injectable préparée extemporanément de ladite association fraction M + fraction B. 9. Médicament selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il est administré conjointement par voie orale pour la fraction B et par voie parentérale pour la fraction M. l0.Médicament comprenant au moins une sub-fraction isolée par des moyens chimiques, physiques ou physicoechimiquea à partir des fractions B et M telles qu'elles peuvent être obtenues par le procédé selon l'une des revendications 1 ou 2.