L'invention a pour objet un procédé de fabrication des pom- pons, des moyens de mise en oeuvre de ce procédé et les produits obtenus. L'objet de l'invention se rattache notamment au secteur technique du textile notamment aux articles exécutés à partir de fils, fibres ou matériaux filamenteux, tels que les pompons. Le pompons en fils de laine ou autres fibres ou fils textiles naturels ou artificiels ou synthétiques, sont généralement fabriqués soit unitairement 9 la main, soit industriellement sur des machines. Les pompons sont constitués par des touffes ou des houppes de longueur de fils assemblés et liés ou ligaturés fortement à l'aide d'un lien qui est généralement un fil métallique torsadé pulls coupé ; ensuite les brins des fils en partie redressés de part et d'autre de la ligature, sont ébouriffés, hérissés, de façon à constituer une boule en forme de houppe. Au lieu d'un fil métallique, on utilise parfois un fil souple qu'il faut nouer fortement puis couper. Cette fabrication est relativement longue et coûteuse puisque, même en utilisant des machines on produit environ 60 pompons d 1' heure, compte tenu notamment du fait qu'il faut, pour chaque pompon, entourer les longueurs de fils avec un fil de ligature, torsader ou nouer (lorsqu'on noue, il faut généralement exécuter deux noeuds), puis couper l'excédent de la ligature. Le résultat n'est pas toujours aussi satisfaisant qu'il est souhaitable. Suivant l'invention, on a voulu principalement améliorer la production en premier lieu et surtout en quantité, et aussi en qualité. A cet effet, le procédé de l'invention est remarquable en ce que l'on forme une mêche'constituée par une multiplicité de fils ou fibres ; on lie fermement et d'une manière très serrée, X intervalles convenables le long de cette mèche, les fils ou fibres en les pinçant fortement au moyen d'une agrafe dont les extrémités sont refermées à cet effet par une opération d'agrafage; on coupe ou on tranche la mêche entre les agrafes, puis on ébouriffe, on hérisse les brins libres des fils ou fibres coupés, de part et d' autre de l'agrafe. L'agrafage est commandé coup par coup par l'opérateur, à la main ou au pied, on par tout moyen mécanique approprié automatique ou semi-automatique. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la suite de la description. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter, dans les dessins annexés. La figure 1 est une vue en perspective, à caractère schématique, illustrant le procédé de fabrication des pompons selon 1' invention. La figure 2 est à une échelle plus importante, une vue en coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1, d'un pompon exécuté selon le procédé de l'invention. La figure 3 est une vue en élévation longitudinale, à caractère schématique, avec coupe partielle, d'un exemple nullement limitatif d'une machine suivant l'invention destinée à l'agrafage des pompons. La figure 4 est a' une échelle plus importante une vue en coupe transversale considérée selon la ligne 4-4 de la figure 3. Les figures 5, 6 et 7 sont des vues semblables à la figure 4 montrant les différentes phases de pliage de l'agrafe pour enserrer fortement une mèche de fils en vue de la réalisation d'un pompon. La figure 8 est une vue en coupe transversale considérée selon la ligne 8-8 de la figure 4. La figure 9 est une vue en coupe transversale considérée selon la ligne 9-9 de la figure S. Les figures 10 et 11 sont des vues à caractère purement schématique montrant le procédé d'ébouriffage selon l'invention ; la figure 10 montre les pompons avant la mise en route de l'opération d'ébouriffage proprement dite, tandis que la figure Il les montre pendant l'opération d'ébouriffage et après cette opération. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant d'une manière non limitative, en se référant aux exemples de réalisation des figures des dessins. On voit, notamment à la figure 1, que selon le procédé de 1' invention, on forme une mèche M constituée par une multiplicité de fils ou fibres F. Cette mèche est déplacée selon flèche F1. On enserre ces fils avec force périodiquement et à intervalles réguliers convenables, au moyen d'agrafes A. Afin de pincer fortement les fils ou fibres de la mèche, on referme les extrémités de chaque agrafe A par une opération d'agrafage. Ces extrémités des agrafes doivent, d'une manière préférée bien que non rigoureusement limitative, se trouver en regard et non pas côte à côte. On coupe ou on tranche ensuite la mèche M entre les agrafes A, puigon ébouriffe, ou hérisse, les brins libres des fils ou fibres coupés F2 de part et d'autre de l'agrafage A, pour constituer un pompon P. L'opération d'agrafage peut s'effettuer par l'opérateur coup par coup et manuellement, par tout moyen connu approprié, ou par le moyen d'une machine ou dispositif à commande mécanique entièrement automatique ou semi-automatique. A cet effet, on a illustré figure 3 un exemple nullement limitatif d'une machine agencée pour effectuer, d'une manière automatique, les différentes phases du procédé. Les multiples fils ou fibres nkcessaires b la réalisation des pompons, sont enroulés sur différentes ensouples 1 montées dans un bâti-support approprié S, pour être acuminés et guidés dans un tunnel ou goulotte 2 formant entonnoir en vue de constituer la mèche M. Ce tunnel ou goulotte 2 est solidaire du dispositif d'agrafage DA en étant positionné sensiblement au-dessus d'un dispositif 3 d'alimentation en agrafes. En aval du dispositif d'agrafage DA, un rouleau d'entrainement 4, combiné avec un rouleau presseur 5, assure l'acheminement de la mèche M pincée fortement, à intervalles réguliers, par les agrafes A, en direction éventuellement d'un dispositif de coupe C ou de tranchage. Dans l'exemple des figures 4, 5, 6 et 7 notamment, le dispositif d'agrafage DA est à commande pneumatique. I1 comprend essentiellement deux vérins verticaux 6-7 couplés entre eux et reliés à un réservoir ou générateur d'air comprimé R. Les tiges 61 et 71 de ces vérins sont reli k mécaniquement aux extrémités de deux bran- ches transversales 8 et 9 solidaires d'une tige poussoir 10 débordant du corps du réservoir R et susceptiblesd'être déplacé linéairement, en combinaison avec lesdits vérins 6 et 7, le long d'une plaque support P. La tige poussoir 10 reçoit en bout, deux biellettes 11 et 12 montées à articulation libre et décalées angulairement. Chacune des biellettes 11 et 12 permet le montage articulé de deux pinces 13 et 14 de longueurs inégales, et dont les extrémités libres 131 et 14 sont convenablement conformées et profilées pour coopérer avec les agrafes A. A cet effet, la plaque support et de guidage P, présente une ouverture 15 au travers de laquelle débouche le dispositif 3 d'avance automatique des agrafes (figure 8). De même, au-dessus de l'ouverture 15, et sensiblement d'une manière axiale à cette dernière, la plaque support P permet le montage et la fi xation du tunnel 2 assurant la formation de la mèche M de fils (figure 9). La plaque P forme également une rampe en saillie RA convenablement profilée et positionnée pour autoriser, en combinaison avec notamment les extrémités 141 de la pince la plus courte 14, le resserrement des extrémités libres des agrafes A comme il est indiqué dans la suite de la description. Le dispositif 3 d'avance automatique des agrafes A est réalisé par tout moyen connu et approprié. Par exemple, comme le montre schématiquement la figure 3, il comprend essentiellement un couloir de guidage 16 recevant les agrafes A qui sont constamment poussées par un doigt 17 combiné avec un ressort 18. Le rouleau 4 est entraîné en rotation, à vitesse convenable, au moyen d'un moteur 20 combiné avec un capteur de position 19 assurant d'une part pendant un temps prédéterminé règlable, 1' arrêt du rouleau d'entrainement 4, et-d'autre part l'alimentation des électrovalves EV de commande des vérins pneumatiques 6 et - en vue de l'agrafage de la mèche M de fils. Comme le montre la figure 3, le rouleau 4 peut présenter facialement une série de doigts d'indexation 41 régulièrement répartis selon une circonférece, d'une distance d déterminant la distance dl nécessaire entre chaque agrafe A. Ces doigts 41 ou autre proéminenee, coopèrent avec le capteur de position 19. On décrit maintenant le fonctionnement de la machine selon la figure 3, en supposant que les fils F sont convenablement engagés dans le tunnel 3 et que la mèche M, X la sortie du dit tunnel, est prise entre le rouleau presseur 5 et le rouleau d'entrainement 4. A partir d'une amorce de commande 21, on assure la mise en route du moteur 20 qui entraine en rotation le rouleau 4 et conséquemment le défilement dé la mèche M en combinaison avec le rouleau de pression 5. Lorsqu'un doigt d'indexation 41 intercepte le capteur 19, celui-ci, comme indiqué ci-dessus, coupe d'sabord l'alimentation du moteur 20 arrêtant ainsi le rouleau d'entrainement 4, puis autorise, simultanément ou non, l'alimentation des électro-valves EV pour la commande des vérins pneumatiques 6 et 7 assurant le fonctionnement du dispositif d'agrafageo L'opération d'agrafage est régulée par un système temporisateur, par exemple qui, au bout d'un temps prédéterminé, ei règlable fonction de la durée nécessaire à l'agrafage, coupe les électrovalves de commande EV et réenclanche le moteur 20 d'entrainement du rouleau 4 pour acheminer la mèche M, guidée en 21 à la sortie du dispositif d'agrafage, en regard éventuellement du dispositif de coupe et de tranchage C. En effet, on note que la mèche de fils peut être coupée entre et au milieu des agrafes A soit manuellement après formation d'une grande longueur de mèche régulièrement agrafée, soit encore automatiquement par le dispositif de coupe C qui est comman dé par exemple simultanément lors de l'opération d'agrafage. On décrit plus en détail l'opération d'agrafage en elle-même en se référant aux figures 4, 5, 6 et 7 des dessins. A la figure 4, le dispositif est représenté en position de "repos", le défilement de la mèche n'est pas encore arreté, les vérins 6 et 7 ne sont pas actionnés. On voit, dans cette figure ainsi qu'à la figure 8, un bras pivotant 22 qui est en appui partiel sur l'agrafe A engagée entre les pinces 13 et 14. Ce bras monté notamment au dessus de la pince la plus courte 14, a pour but de maintenir l'agrafe A dans son plain jusqu'à ce qu'elle soit pliée. Après l'arrêt du défilement de la mèche et l'alimentation des électrovalves EV, les vérins pneumatiques 6 et 7 par l'inter- médiaire notamment de leur tige 61 et 71, assurent le déplacement linéaire vers le haut de la tige poussoir 10 et conséquemment du système biellettes Il - 12 et pinces 13 - 14 qui soulève l'agrafe A qui vient enserrer partiellement la mèche M. L'agrafe arrive au contact de la rampe profilée RA ce qui a pour effet de la replier d'un côté A1 en combinaison avec la pince 14 la plus courte (figure 5). Ces vérins 6 et 7 continuent à élever la tige-poussoir 10, les pinces et notamment la pince 14 étant butée par la rampe RA, ont tendance à se refermer par l'intermédiaire des biellettes 11 et 12 repliant ainsi l'agrafe A du côté opposé A2 au précédent (figure 6), puis enfin repliant totalement les extrémités de la dite agrafe A, jusqu'au moment où ces extrémités se trouvent positionnées en regard l'une de l'autre (figure 7) sans toutefois se chevaucher. Après tranchage de la mèche entre les agrafes d'ébouriffage des brins libres de fils ou fibres coupés, de part et d'autre de l'agrafe A, on obtient le pompon P totalement terminé. A noter qu'il n'est plus nécessaire de recouper un excédent de ligature. Dans le cadre de l'invention, il est prévu un procédé d'ébloui riffage suivant lequel les pompons agrafés et tranchés sont placds dans une chambre fermée 23 équipée d'un ou de plusieurs jets 24 d'air comprimé (figure 10). Lorsqu'on dirige le jet d'air comprimé sur les pompons, ces derniers sidéplacent en tous sens d'une manière rapide et désordonnée ce qui a pour effet, par friction eutre eux, et par rapport aux parois de la chambre, de les ébouriffer ou hérisser d'une manière régulière en formant ainsi, comme recherché, le pompon P, sans que l'on puisse apercevoir l'agrafe A (figure 11). il est bien évident que les moyens de mise en oeuvre décrits et illustrés sont donnés à titre indicatif nullement limitatif et n'en excluent aucun autres le dispositif d'agrafage étant connu en lui-même. On rappelle en effet que l'agrafage des pompons selon l'invention peut eteffectuer indfféremment à la main par tout moyen approprié ou industriellement sur toute machine automatique ou semi-automatique, adaptée à cet effet. Les avantages ressortent bien de la description, en particulier on souligne - La diminution du cobt de fabrication, en supprimant notamment 1' opération de coupure de l'excédent du moyen de ligature employé auparavant. - La solidité du pompon. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d' application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiquées ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS -1- Procédé de fabrication des pompons, caractérisé en ce que 1' on forme une mèche (M) constituée par une multiplicité de fils ou fibres (F) ; on lie fermement et d'une manière très serrée, à intervalles convenables le long de cette mèche (M), les fils ou fibres (F) en les pinçant fortement au moyen d'une agrafe (A) dont les extrémités sont refermées à cet effet par une opération d'agrafage ; on coupe ou on tranche la mèche (M) entre les agrafes (A), puis on ébouriffe, ou hérisse les brins libres des fils ou fibres coupés (F2), de part et d'autre de l'agrafe (A). -2- Moyens selon la revendication 1, caractérisés en ce que les fils ou fibres (F) nécessaires à la réalisation des pompons, sont acheminés et guidés dans un tunnel ou goulotte (2) formant entonnoir en vue de constituer la mèche (M) ; ce tunnel ou goulotte (2) étant solidaire d'un dispositif d-'agrafage (DA) en étant po sitionné sensiblement au-dessus d'un dispositif (3) d'alimentation en agrafes. -3- Moyens selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisés en ce que le dispositif d'agrafage (DA) est commandé coup par coup par l'utilisateur, à la main ou au pied. -4- Moyen selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé, en ce que le dispositif d'agrafage (DA) est commandé mécaniquement. -5- Moyens selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 4, caractérisés en ce que le dispositif d'agrafage (DA) est commandé en combinaison avec un dispositif d'avance et de défilement de la mèche (M) et qui comprend essentiellement un rouleau de pression (5) en appui sur un rouleau d'entraînement (4) commandé en rotation par un moteur (20) combiné avec un capteur de position (19) assurant d'une part, pendant un temps prédéterminé et règlable, 1' arrêt du dit rouleau d'entratnement (4) et d'autre part, la commande du dispositif d'agrafage (DA). -6- Moyens selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 4 et 5, caractérisés en ce que le dispositif d'agrafage (DA) est à commande pneumatique et comprend essentiellement deux vérins (6) et (7) ^ 4 v dont les tiges 61 et 71 sont reliés à un système de biellettes (11) et (12) et denses (13)-(14) dont les extrémités libres (131) et (141) cooptèrent avec les agrafes (A), ledit système étant susceptible d'être déplacé linéairement en hauteur par 1' intermédiaire desdits vérins (6) et (7), pour assurer, en combinaison avec une rampe en saillie (RA)- convenablement profilée, le resserrement des extrémités libres des agrafes (A) en vue d'agrafer fortement la mèche ; un bras pivotant (22) étant en appui partiel sur l'agrafe (A) engagée entre les pinces (13) et (14) pour maintenir l'agrafe (A) dans son plan d'appui jusqu'à ce qu'elle soit pliée. -7- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5 et 6, caractérisé en ce que l'on coupe ou on tranche la mèche (M) entre les agrafes (A) manuellement après formation d'une grande longueur de mèche régulièrement agrafée. -8- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1,2,4,5 et 6, caractérisé en ce que l1on coupe ou on tranche la mèche (M) entre les agrafes (A) automatiquement et simultanément àl'opération d'agrafage commandé mécaniquement par le dispositif (DA). -9- Procédé d'ébouriffage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on place dans une chambre fermée (23) les pompons agrafés et tranchés, on dirige dans la dite chambre un ou plusieurs jets d'air comprimé (24) qui déplacent, en tous sens, d'une manière rapide et désordonnée, les pompons, ce qui, par friction entre eux et par rapport aux parois de la chambre, a pour effet de les ébouriffer ou hérisser d'une manière régulière, en formant ainsi le pompon, sans que lton puisse apercevoir l'agrafe (A). -10- Moyens selon la revendication 9, caractérisés en ce outils comprennent essentiellement une chambre fermée (23) susceptible de recevoir plusieurs pompons, et équipée d'un ou de plusieurs jets d'air comprimé (24) dirigé à l'intérieur notamment de la dite chambre. -11- Pompons exécutés selon l'une quelconque des revendications 1 à 10o