L'invention concerne une machine de fenaison comportant au moins deux toupies rotatives disposées l'une à cOté de l'autre, tournant autour d'un axe à peu près vertical, toupies dont les dents sont disposées sur des traverses portedents s'articulant vers l'extérieur sur un båti tournant. Des machines de fenaison de ce type sont connues de plusieurs sources (par exemple celle décrite par le brevet allemand DT-PS 18 04 680). Pour pouvoir utiliser ces machines à la fois pour l'andainage et pour le fanage, les toupies rotatives voisines engrènent l'une dans l'autre pour la position "fanage". Les traverses porte-dents des systèmes connus jusqu'à présent, d'une part pivotent insuffisamment vers l'extérieur autour d'un axe de rotation pour pouvoir agrandir le rayon d'action de la toupie et d'autre part, ne réduisent la distance entre les axes de deux toupies rotatives voisines qu'avec une technique compliquée (manoeuvres nombreuses) et une importante consommation d'énergie. Le passage d'une position de travail à une autre (de l'andainage au fanage) est donc noh seulement compliqué et consommateur d'énergie, mais occasionne aussi une perte de temps. Par ailleurs, la construction du bati de la machine devient onéreuse du fait de la nécessité de prévoir une possibilité de modifier la distance entre les axes des toupies. L'invention a pour but de proposer pour une machine de fanage du type mentionné au début, un type de construction permettant un passage, dans des conditions plus simples, plus rapides et réquérant moins d'efforts, de la position correspondante au travail d'andainage à la position correspondant au travail de fanage. L'invention résoud ce problème en prévoyant que chaque traverse porte-dents soit raccordée au b ti tournant par des biellettes permettant la formation d'un quadrilatère articulé. Le service d'une machine de fenaison équipée de toupies rotatives conformes à l'invention présente, par rapport à la machine connue, d'importantes simplifications, car la possibilité de pivotement vers l'extérieur des dents est considérablement plus grande et, de ce fait, il n'est plus nécessaire de faire varier la distance séparant les axes de deux toupies voisines ; l'opération de réglage à effectuer sur le b4ti de la machine est supprimée et par conséquent, le passage de la position andainage à la position fanage (ou inversement) s'exécute plus facilement, plus rapidement et moins péniblement (économie d'efforts) qu'auparavant. De plus, la machine de fenaison conforme à l'invention, permet, sans modification d'entr'axe, une largeur de travail nettement plus importante, en fanage, que la machine de construction connue, à largeur de travail en andainage égale (déterminée par le diamètre des toupies et l'entraxe entre deux toupies appariées). De plus, deux toupies appariées engrènent plus profondément en fanage d'où une meilleure préhension du fourrage travaillé et, partant, la garantie d'un travail de qualité. Sur une forme d'exécution prévue par l'invention, la machine de fenaison comporte deux toupies disposées l'une à coté de l'autre et entratnées en rotation autour de deux axes à peu près verticaux, toupies présentant sur un bâti- tournant plusieurs traverses porte-dents avec dents dirigées vers l'arrière, les différentes traverses porte-dents étant couplables à une came à coulisée fixe pour le travail avec dents guidées (et pouvant ensuite pivoter sur leur propre axe longitudinal) et, pour le travail avec dents non guidées, pouvant par pivotement vers le haut être découplées du guidage, et rendues solidaires du bâti tournant ; cette machine de fenaison est caractérisée par le fait que chaque quadrilatère articulé associé à une traverse porte-dents présente deux biellettes dont l'une, de préférence la biellette intérieure, (coté came)est constituée en pièce d'un dispositif de blocage servant à assurer le quadrilatère sur ses positions d'articulation. Une machine de fenaison ainsi conçue est d'une construction simple, d'autant plus que le système de biellettes est aussi utilisé au blocage de la position nécessaire de la traverse porte-dents. Il est également avantageux que lors de l'annulation du guidage forcé des différentes traverses porte-dents par dégagement de leur levier de guidage (bras de manivelle), équipé d'un galet, de la coulisse de came à ouverture orientée de préférence vers le pourtour de la came, s'obtienne en même temps une augmentation considérable du diamètre du cercle de travail des dents. Selon une autre caractéristique de l'invention, le bâti tournant de chaque toupie rotative demeure à un niveau invariable (c'est-à-dire à la même distance de l'axe de roulement de la roue d'appui, que l'on travaille en andainage avec pivot vertical ou en fanage avec pivot incliné), et les deux biellettes maintenant une traverse porte-dents sont constituées et disposées de telle sorte que dans les deux positions d'articulation des traverses porte-dents (position d'andainage et position de fanage), les pointes des dents demeurent dans la zone de travail à peu près parallèle au sol. Selon une exécution avantageuse, les deux biellettes de chaque quadrilatère articulé présentent entre leurs points d'articulation des longueurs différentes et convergent vers le haut en position d'andainage, les points d'articulation inférieurs (cOté sol) des deux biellettes peuvent se situer dans un plan horizontal et la biellette intérieure présenter en ses points d'articulation une distance plus courte que la biellette extérieure, le point d'articulation supérieur (cOté båti tournant) de la biellette intérieure se situant plus bas que le point d'articulation supérieur de la biellette extérieure. Cette construction de la machine de fenaison a pour avantage que même en travail de fanage, les pointes des dents se déplacent au-dessus du sol dans une position optimale. Par ailleurs, pour obtenir cette position de fanage, il suffit d'incliner le pivot de la toupie rotative et de mettre en position haute, par pivotement, les différentes traverses porte-dents, sans avoir à procéder à un réglage de niveau du bati tournant, réglage qui est nécessaire sur une machine d'une autre conception. L'invention prévoit également, sur le levier de guidage (bras de manivelle) de chaque traverse porte-dents, une pièce faisant partie d'un dispositif de crantage, de préférence un ergot de crantage, pièce permettant à cette traverse de devenir automatiquement solidaire du bâti tournant, après son pivotement vers le haut et vers la position de fanage. Cette construction facilite le travail de commutation de position, car une fixation particulière n'est plus nécessaire. Elle a par ailleurs comme avantage que le mécanisme de blocage se trouve à l'intérieur du bati tournant et ne peut, de ce fait, gêner par sa présence. Il est également avantageux qu'aucune pièce supplémentaire n'ait à être utilisée pour le mécanisme de blocage, et qu'il soit possible, pour cette fonction, d'utiliser des pièces de toute façon indispensables après des modifications insignifiantes de forme. D'autres caractéristiques de l'invention figurent dans les revendications. L'objet de l'invention ne se limite pas aux caractéristiques des différentes revendications, mais aussi à leurs combinaisons ou combinaisons partielles. Sur les figures, est représenté un exemple d'exécution de l'invention. On voit successivement Fig. 1 : en vue latérale schématique, une toupie rotative dont les différentes traverses porte-dents sont disposées sur le bti tournant, conformément à l'invention, au moyen d'une tringlerie de guidage formant quadrilatère articulé. Fig. 2 : en vue latérale, une disposition des traverses porte-dents où celles-ci sont guidées mécaniquement par une came en coulisse pour le travail d'andainage. Fig. 3 : la même partie de machine avec les traverses porte-dents placées, après pivotement vers le haut, dans une position où elles ne sont plus asservies au guidage et qui correspond au fanage, position dans laquelle elles sont assurées contre le pivotement autour de leur propre axe longitudinal. Une machine pour la fenaison conforme à l'invention présente de préférence au moins deux toupies rotatives disposées l'une à cOté de l'autre. Les différentes toupies sont appariées et montées à distance fixe les unes des autres sur le b ti de la machine. Chaque toupie rotative possède un b4ti tournant 3 prenant appui sur le sol par un organe support 1 Goue d'appui par exemple) et entraîné en rotation autour d'un axe presque vertical 2, btti tournant sur lequel sont montées plusieurs traverses porte-dents 4. Chaque traverse porte-dents 4 est disposée à peu près radialement par rapport à l'axe 2 et est équipée sur sa moitié extérieure de dents 5 orientées vers l'arrière. Les traverses porte-dents 4 peuvent être couplées, pour le travail avec dents guidées, à une came en forme de coulisse 6 solidaire en rotation de l'axe 2 (elles peuvent alors pivoter autour de leur propre axe longitudinal), ou encore, pour lelra- vail avec dents non guidées, mises par pivotement vers le haut dans une position où elles ne sont plus asservies au guidage, mais rendues solidaires du bAti tournant 3. Pour le guidage mécanique des dents 5, chaque traverse porte-dents est équipée, à son extrémité située côté came, d'un levier de guidage en forme de bras de manivelle, levier portant un galet de guidage 8 engagé dans la coulisse de came, coulisse dont l'ouver- ture se situe de préférence côté enveloppe périphérique de la came. Pour mettre en position haute par pivotement les différentes traverses porte-dents 4 en vue du travail en fanage et pouvoir simultanément agrandir le diamètre de travail utile, chaque traverse porte-dents 4 est raccordée par articulation au bâti tournant 3 par l'intermédiaire de deux biellettes 9,10 constituant deux cotés d'un quadrilatère articulé. Les deux biellettes 9,10, qui s'écartent l'une de l'autre en allant vers le bas, viennent s'articuler sur un btti tournant 3 ayant de préférence une structure de coupole (forme en cloche), l'articulation s'effectuant à proximité de la base de cette coupole Les biellettes 9, 10 présentent entre les points d'articulation 11, 12 et 13, 14 du quadrilatère articulé des longueurs différentes et convergent vers le haut, afin que dans les deux positions d'articulation (pour l'andainage et pour le fanage), les pointes des dents soient parallèles au sol dans la zone d'action de la toupie. Du fait de cette disposition des pointes de dents, seuls sont nécessaires, lors du passage de l'andainage au fanage, une inclinaison de l'axe de toupie2 et le pivotement vers le haut des traverses porte-dents 4; un changement de niveau du bati tournant 3 est superflu. Sur l'exécution représentée sur les figures, la biellette intérieure 9 (côté came) présente une distance entre ses points d'articulation 11 et 12 plus courte que la distance entre les points d'articulation 13 et 14 de la biellette extérieure 10; d'autre part, la biellette intérieure 9 a son point d'articulation supérieur 11 (coté bâti tournant) situé plus bas que le point d'articulation supérieur 13. Les biellettes 9, 10 sont disposées de telle sorte que la traverse porte-dents 4 qu'elles supportent soit à peu près horizontale dans la position correspondant à l'andainage. L'invention prévoit que le point d'articulation supérieur 13 de la biellette extérieure 10 se situe à l'intérieur de la coupole formée par le bâti tournant 3 et que la biellette 10 se termine en levier coudé (fig. 2 et 3). Pour obtenir la construction la plus basse possible, il est avantageux que le bâti tournant 3 présente sur son bord des encoches 3a dans lesquelles la traverse porte-dents 4 vienne se loger après pivotement lorsque la machine travaille en fanage. Les points d'articulation cOté sol 12, 14 des biellettes 9, 10 sont prévus dans une pièce support de paliers (un tube par exemple) ou dans deux bagues de roulement axialement fixées (non représentées) situées à une certaine distance l'une de l'autre, ces paliers étant traversés par la traverse porte-dents 4, de préférence tubulaire. Les biellettes 9, 10 ont la forme d'une chape ou celle d'un U, entre les branches de laquelle ou duquel est montée la traverse porte-dents 4. Comme le montrent les figures, l'une des deux biellettes 9,10, la biellette intérieure 9 en particulier, est conçue comme une pièce appartenant à un dispositif de blocage servant au verrouillage des positions prises par le quadrilatère d'articulation. La biellette verrouillable 9 est constituée en levier à deux bras; le bras de levier situé du côté opposé à la traverse porte-dents 4 présente des encoches de crantage 15, 16 dont chacune est associée à un levier de verrouillage 17 monté sur le b ti tournant 3. Le levier de verrouillage 17 s'articule sur le point 13; il a la forme d'un levier à deux bras monté sur ressort, en particulier d'un levier coudé, dont le bras 17a, logé dans la coupole du bati tournant 3, présente un tenon de crantage 18, de préférence un doigt latéral. Pour assurer sur la position correspondant au fanage, c'est-à-dire bloquer sur cette position, chaque traverse portedents 4, chacune de celles-ci présente sur son levier de guidage 7 comme le montrent les figures, une pièce faisant partie d'un système de crantage, de préférence un ergot de crantage 19, ergot qui vient automatiquement s'engager dans une forme appropriée du bâti tournant 3 lors du pivotement vers le haut de la traverse porte-dents. L'ergot de crantage 19 est de préférence associé à un évidement (perçage, encoche 20) d'un étrier 21 appartenant au bâti tournant 3 et servant au montage articulé de la biellette 9 située côté came. L'évidement 20 peut s'amincir dans le sens d'introduction de l'ergot de crantage 19; il présente de préférence la forme d'un T avec un secteur d'introduction large et un secteur d'arrêt étroit. L'étrier 21 cité plus haut sert de plus, de support au point d'articulation 11 de la biellette intérieure 9. Sur une autre forme d'exécution non représentée, le blocage de chaque traverse porte-dents 4 se fait sur la biellette intérieure 9, le levier de guidage 7 présentant au moins une partie en saillie (ergot, filet ou autre forme) venant automatiquement contre une butée de positionnement de la biellette 9 lors du pivotement vers le haut aboutissant à la position de fanage, de la traverse porte-dents 4, assurant celle-ci sur sa position. Le montage conforme à l'invention, de la traverse porte-dents 4 sur le bâti tournant au moyen de deux des cOtés d'un quadrilatère articulé peut naturellement trouver aussi son emploi sur une machine de fenaison ne comportant qu'une seule toupie rotative. Les figures 2 et 3 montrent l'important gain de zone d'action obtenue pour le fanage (pour la figure 3 toutefois, l'axe de rotation de la toupie doit de plus prendre une position inclinée). REVENDICATIONS 1. - Machine de fenaison comportant au moins deux toupies rotatives disposées l'une à côté de l'autre tournant autour d'un axe à peu près vertical, toupies dont les dents sont disposées sur des traverses porte-dents s'articulant vers l'extérieur sur un bâti tournant, caractérisée par le fait que chaque traverse porte-dents (4) est raccordée au bâti tournant (3) par des biellettes (9, 10) constituant deux côtés d'un quadrilatère articulé. 2. - Machine de fenaison selon la revendication 1, caractérisée par le fait que chaque quadrilatère articulé associé à une traverse porte-dents (4) présente deux biellettes (9, 10) dont l'une, de préférence celle qui est située vers l'intérieur (9), c'est-à-dire côté came, est conçue comme pièce faisant partie d'un dispositif de blocage servant à assurer le quadrilatère articulé sur ces positions d'articulation. 3. - Machine de fenaison selon l'une des revendications I et 2, caractérisée par le fait que les deux biellettes (9,10) sont montées à proximité de la base d'un bâti tournant (3) ayant la structure d'une coupole (forme en cloche) et divergent l'une de l'autre vers le bas. 4. - Machine de fenaison selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la biellette (9) est constituée par un levier à double bras, le bras de levier située du côté opposé à la traverse porte-dents présentant des évidements de crantage (15, 16) fonctionnant en association avec un levier de verrouillage (17) appartenant au bâti tournant (3). 5. - Machine de fenaison selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'aux extrémités situées côté sol des deux biellettes (9,10), est montée par articulation une pièce (4a) raccordant ces deux biellettes et servant aussi de palier à la traverse porte-dents, pièce pouvant être tubulairetube support de palier). 6. - Machine de fenaison selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que les deux biellettes (9,10) présentent un profil longitudinal en U et que la traverse porte-dents (4) passe entre les branches du U. 7. - Machine de fenaison selon la revendication 1, caractérisée par le fait que chaque traverse porte-dents (4) présente sur son levier de guidage (7) une pièce faisant partie d'un dispositif de crantage, de préférence un ergot de crantage (19), permettant le blocage de cette traverse sur le bsti tournant lors de sa mise en position haute, qui correspond au travail en fanage. 8. - Machine de fenaison selon la revendication 7, caractérisée par le fait que l'ergot de crantage (19) fonctionne en association avec un évidement 20 (qui peut être par exemple un perçage ou une encoche) d'un étrier (21) faisant partie du bâti tournant (3) et servant au montage par articulation de la biellette (9) située côté came. 9. - Machine de fenaison selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisée par le fait que l'ergot de crantage (19) est monté pivotant dans un perçage de l'étrier (21) allant s'amincissant dans le sens d'introduction et de préférence ayant la forme d'un T. 10. - Machine de fenaison selon la revendication 1, caractérisée par le fait que chaque traverse porte-dents (4) est blocable sur l'une des deux biellettes (9, 10) en position de fanage. 11. - Machine de fenaison selon la revendication 10, caractérisée par le fait que le levier de guidage 7 (bras de manivelle)de la traverse porte-dents (4) présente au moins un élément en saillie, ergot ou filet, lequel vient automatiquement au contact d'une butée de positionnement de la biellette 9 (située à l'intérieur, côté came) lors du pivotement vers le haut aboutissant à la position de fanage, assurant la traverse porte-dents sur sa position. 12. - Machine de fenaison selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les biellettes (9, 10) montées sur un bâti tournant (3) dont le niveau ne varie pas présentent entre les points d'articulation (11, 12 et 13,14) du quadrilatère articulé des longueurs différentes et sont disposées avec une certaine convergence vers le haut, de sorte que pour les deux positions d'articulation (correspondant respectivement à l'andainage et au fanage), les pointes des dents soient à peu près parallèles au sol dans la zone d'action de la toupie de rotation.