L'invention se rapporte à une prise tournante destinée à alimenter et à porter un électro-aimant de manutention, en particulier de levage, ou autres récepteurs d'énergie électrique. La manutention à l'aide d'électro-aimants s'effectue par deux moyens intermédiaires distincts. I1 existe tout d'abord des engins porteurs en principe automoteurs tels que les grues. Ensuite, et c'est le cas pour pratiquement toutes les étendues couvertes : ateliers, halls de stockage... les électro-aimants sont portés par les portiques prévus pour la manutention. Leurs mouvements transversaux sont assurés par un palonnier entrainant le fil d'alimentation. Ce palonnier supporte par l'intermédiaire d'un ensemble crochet et manille un ou plusieurs électro-aimants qui représentent chacun un poids important et se transforment ainsi en masse pivotante. En ce qui concerne l'alimentation électrique, celleci s'effectue par l'intermédiaire d'une prise fixe, en général solidaire du palonnier utilisé comme relais pour le câble porté par les gaines d'alimentation électrique et raccordé au palonnier par plusieurs boucles. On prévoit la liaison électrique entre le palonnier et l'électro-aimant par une certaine longueur de câble en boucle lâche. Cette longueur supplémentaire permet en théorie de suivre les mouvements de rotation de l'électro-aimant. Dans la pratique les mouvements de rotation de l'électro-aimant soumettent le câble à des torsions répétées et sévères. Celles-ci endommagent le câble d'une façon plus ou moins prononcée selon le degré ou l'intensité des sollicitations allant même jusqu'à la rupture entraînant la chute de la charge et de nombreux dégâts électriques. L'invention se propose de pallier ces inconvénients en évitant l'arrachement du câble d'alimentation des électroporteurs suspendus aux ponts roulants et aux grues. A cet effet l'invention se rapporte à une prise tournante qui s'intercale entre le crochet et l'aimant, le crochet étant rendu fixe, prise constituée par un corps fixe abritant les contacts, en liaison directe avec l'organe porteur par deux ailes et un anneau pivotant, corps fixe comportant une base pourvue d'un roulement et traversée par un coussinet portant une pièce intermédiaire mobile solidaire d'un support porte-contact se prolongeant vers le bas par une partie filetée rendue solidaire d'un écrou portant llélectro-aimant. La prise tournante indiquée ci-dessus présente de multiples avantages. Ainsi, on évite toutes torsions du câble et donc tous les endommagements consécutifs, et on augmente les possibilités de manoeuvres de l'électro-aimant. I1 s'en suit une fiabilité quasi-totale et une grande commodité d'utilisation. D'autres aspects plus techniques de l'invention seront exposés dans la description ci-après d'un mode de réalisation de l'invention en se référant aux dessins l'accompagnant dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation de l'en semble de la prise tournante selon l'invention avec ses organes d'accrochage - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale de la prise tournante selon l'invention - la figure 3 est une vue en plan au niveau de sa partie supérieure. La prise tournante pour électro-aimants selon l'invention se compose d'un corps fixe 1 par exemple cylindrique à paroi latérale 2, supérieure 3 et à base épaisse 4 solidaire de deux ailes telles que 5 traversées chacune à sa partie supérieure par l'axe 6 portant un anneau pivotant 7 destiné à porter la prise et l'électro-aimant par l'intermédiaire d'un crochet 8. La base épaisse sur laquelle se trouve rapportées les parois possède une prolongation conique 9 de laquelle débouche un perçage 10 garni d'un coussinet 11, par exemple en bronze. La base possède sur sa face intérieure, au droit de l'orifice du perçage 10 un roulement 12 ou butée à billes sur laquelle prend appui l'extrémité supérieure d'une pièce intermédiaire mobile 13 sous la forme d'un tourillon de forme générale cylindrique fileté à l'une de ses extrémités 14 s'appuyant sur le coussinet 11 et se poursuivant vers le haut pour se terminer par une tête de profil cruciforme 15 comprenant un épaulement 16 reposant sur le roulement 12 et une prolongation centrale 17 de plus faible diamètre. Cette pièce intermédiaire possède une cavité intérieure 18 débouchant vers le haut par la prolongation 17 et fermée vers le bas par une clavette 19 qui prend appui sur l'écrou en vue de son immobilisation et de son maintien. Cette cavité présente au niveau de son extrémité inférieure une ouver ture latérale 20. La pièce intermédiaire porte vissée sur la partie filetée de celle-ci, un écrou 21 présentant une gorge 22 et deux flasques rapportés tels que 23 traversés par une tige 24, imrobilisés par une goupille 25. Ceux-ci maintiennent entre leurs ailes un porte-anneau 26 appelé communément diabolo portant l'électro-aimant par une maille de sa chaîne. La gorge 22 permet d'arrêter la progression du filet de la pièce 16 et facilite l'usinage. Le flasque situé côté opposé de la goupille porte un'boitier de raccordement 27 possédant d'une part une sortie décalée 28 pour le passage du câble d'alimentation 29 à travers un presse-étoupe 30 ou une prise de raccordement. Les conducteurs du câble 'connectés en 31 traversent le flasque adjacent et la paroi correspondante de l'écrou proprement dit par un perçage 32 pour remonter à l'intérieur de la pièce intermédiaire jusqu'aux contacts tournants. Ceux-ci se matérialisent sous la forme d'une série de bagues telles que 33 superposées par exemple cinq maintenues entre elles par des tiges 34 et des entretoises 35 prenant appui sur une embase 36 emmanchée et rendue solidaire de la prolongation 17. Ces bagues se trouvent connectées chacune à un conducteur distinct ainsi que le montre la figure 3, leur surface latérale est en contact avec les charbons 37 de deux bras portecontact tels que 38 disposés en V reliés à une borne circulaire 39 assurant la pression des contacts sur la bague et immobilisés sur un axe 40 par un écrou 41 formant connexion pour les conducteurs qui se poursuivent vers un boitier de raccordement 42 duquel ils émergent sous la forme d'un câble 43 à travers un presse-étoupe 44 ou tout simplement par, une prise. Les conducteurs et les bagues sont au nombre de cinq dont deux pour la puissance, deux pour les pilotes de l'ouverture du circuit d'aimantation et un pour le neutre. Bien entendu ce nombre n'est nullement limitatif et ne change en rien l'esprit de l'invention. Lorsque l'électro-aimant se trouve sollicité et entraîné en mouvements rotatifs, l'écrou tourne sur lui-même entrainant la pièce intermédiaire qui, maintenue par le coussinet 11 et supportée par le roulement tourne sur elle-même en entraînant le support et donc les bagues. Celles-ci se déplacent par frottement sur les charbons 37 assurant ainsi le bon contact électrique dans toutes les conditions d'utilisation. On a décrit en détail ci-après une réalisation dans l'esprit de l'invention. Elle ne saurait s'y limiter et différentes variantes résultant de modifications mineures, de remplacement par des équivalents rentrent dans son cadre. -Comme déjà indiqué, l'application de cette invention ne se limite pas à la seule alimentation des électro-aimants mais à tous récepteurs d'énergie électrIque susceptibles de mouvements rotatifs. REVENDICATIONS 1. Prise tournante destinée à alimenter et à porter un électro-aimant de manutention caractérisée en ce qu'elle est constituée par un corps fixe abritant les contacts en liaison directe avec l'organe porteur par deux ailes traversées à leurs extrémités par un anneau pivotant, corps fixe de forme générale cylindrique comportant une base épaisse pourvue d'un roulement sur sa face intérieure et traversée par un coussinet portant une pièce intermédiaire mobile solidaire à sa partie supérieure d'un organe porte-contact et se prolongeant vers le bas par une partie filetée et des moyens d'immo bilisation pour sa solidarisation à un écrou portant l'électroaimant. 2. Prise tournante selon la revendication 1 caractérisée en ce que la base épaisse possède un perçage se prolongeant vers le bas par une partie conique, perçage garni d'un coussinet et en ce que sa face supérieure comporte au droit du perçage un roulement permettant la rotation de la prise. 3. Prise tournante selon la revendication 1 caractérisée en ce que la pièce intermédiaire mobile est un tourillon de forme générale cylindrique s'appuyant par sa partie centrale sur le coussinet se terminant vers le haut par une tete de profil cruciforme comprenant un épaulement reposant sur le roulement et une prolongation centrale de plus faible diamètre pour le support de contacts mobiles pièce intermédiaire creuse à évidement central pour le passage des conducteurs. 4. Prise tournante selon les revendications 1 et 3 caractérisée en ce que les contacts tournants se présentent sous la forme d'une série de bagues superposées maintenues entre elles par des tiges et des entretoises prenant appui sur une embase emmanchée et rendue solidaire de la prolongation et en ce que chaque surface latérale est en contact avec les charbons de deux bras porte-contact disposés en V et reliés à une borne circulaire immobilisée sur un axe, borne à partie de laquelle se poursuivent les conducteurs pour former le câble d'alimentation. 5. Prise tournante selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'écrou est immobilisé sur la partie vissée par une clavette et présente deux flasques rapportés maintenant entre leurs ailes par l'intermédiaire d'une tige immobilisée latéralement par une goupille, un porte-anneau portant l'électro-aimant par une maille de sa chaîne. 6. Prise tournante selon la revendication 1 caractérisée en ce que les deux ailes sont montées solidaires de la base épaisse. 7. Prise tournante selon la revendication 1 caractérisée en ce que le coussinet est de préférence en bronze.