L'invention concerne un support à canaux réa- lisé sous forme de plaque et comportant des canaux (passages) qui s' seten- dent entre une face d'entrée et une face de sortie et qui intérieurement sont impunis d'une couche de matériau dont le coefficient 55 d'émission trons secondaires est supérieur à l'unité. De tels supports à canaux sont connus par exemple parla publication "I.R.E. Transactions", volume N.S. 9, N01, pages 103 L 106, parue en janvier 1962. Pendant le fonctionnement du dispositif intensificateur d'images à canaux, une différence de potentiel est appliquée entre des électrodes élaborées sur les faces terminales du support. Le champ électrique qui est engendré soit par la résistance du matJrisu dans lequel on a élaboré les canaux, soit par une couche supplénentaire constituant résistance sur les parois de canal, Ztablit un gradient de potentiel suivent la longueur de chaque canal. Les canaux sont le singe d'une multiplication dtélectrons par émission secondaire. Les électrons entrent dans les canaux et les électrons secondaires sont accélérées par le gradient de potentiel régnant suivant la longueur des canaux.Les électrons sortant des canaux peuvent entre soumis à un autre champ accdlArateur, établi par exemple entre l'électrode de sortie et une cible appropriée, par exemple un écran luminescent. Dans ce qui suit, pour faciliter les choses, on ne fait aucune distinction entre un tube intensificateur d'images (utilisé pour intensifier des images) et un tube de conversion d'images (utilisé pour la conversion de longueurs d'ondes), et par la suite, ces deux types de tubes sont indiques par l'expression "tube intensificateur d'images. Autres dispositifs formateurs d'images dans lesquels il est possible d'utiliser un tel dispositif intensificateur à canaux sont par exemple les tubes cathodiques, les tubes d'enregistrement d'images et des dispositifs de reproduction d'images électroniques optiques. Le but de l'invention est d'liminer le problême constituant ce que l'on appelle le rétrocouplage d'ions, c'est-å- dire l'existence d'un courant ionique qui, par rapport au courant Clec- tronique, parcourt dans le sens opposé les canaux du support. Des ions sont susceptibles dire formés dans les canaux (ions de canal) dans une fente que les dlectrons doivent parcourir entre la face de sortie et une cible (ions de fente), ainsi que dans la cible (ions de cible).Par suite de l'existence d'électrons secondaires engendrées par ces ions, ledit retrocouplage d'ions peut avoir pour conséquence une intensification supplémentaire dans les canaux, mais également l'endommagement d'un écran d'entrée, par exemple une photocathode. La suppression du rétrocouplage d'ions augmente la dure de vie du dispositif et permet le fonctionnement du dispositif intensificateur à canaux dans le mode de saturation d'impulsions. De ce fait, il est possible de réaliser, avec une même ré- partition d'amplitude d'impulsions, un meilleur rapport signal/bruit. Jusqu'a présent, les essais suivants ont été déjà entrepris en vue d'éliminer ledit rétrocouplage ou réaction ionique dans des supports à canaux utilisés dans des multiplicateurs d'électrons multicanaux ou intensificateurs d'images. A. Dans le brevet français N 1.593.393, on décrit l'élaboration de membranes conductrices laissant passer les Qlec- trons, appelées à bloquer les entres vers les canaux et à empêcher ainsi que des ions passent & la photocathode. Cette technique est relativement compliquée et coûteuse, surtout lorsqu'il stagit de supports à grande surface. B. Dans le brevet français N- 1.499.715, on écrit ce que l'on appelle parfois une construction "en chevron", dans laquelle on utilise deux supports distincts placEs l'un à la suite de l'autre, de façon que les ares de canal du premier support forment un certain angle avec ceux de l'autre support. Cet agencement a l'inconve- nient que les canaux individuels du premier support ne se situent pas dans le prolongement des canaux de l'autre support, ce dont il résulte une perte de définition, accentue encore du fait que dans les agencements disponibles en pratique, une fente existe entre les deux supports. Toutefois, depuis la publication des brevets précités, la Demanderesse a procédé a d'autres études se rapportant & la rdaction ionique, et ces études ont permis d'avancer l'idée suivante. La réduction du nombre d'impulsions electro- niques secondaires fausses qui rdsultent de la réaction ionique vers la paroi de canal près de l'entrez peut permettre à la plaque de réaliser wne plus forte intensification. (pour l'emploi par exemple dans les photomultiplicateurs). Pour un canal dont le rapport entre la longueur et le diamètre est égal à 50 z 1, la Demanderesse a découvert que parmi les ions tui sont forme dans les canaux et qui swéchappent de entrée, environ 75 à 90% de ces ions sont fores dans les derniers 30% (zone de sortie) de la longueur du canal. (les termes "entrée" et "sortie" utilises ici se rapportent uniquement aux électrons).Sur la base de cette constatation, pour un canal d'un support à canaux, la Demanderesse a fait une estimation de la courbure de canal bidimensionnelle qui est requise pour masquer, par rapport à l'entrée, ladite zone de sortie atteignant 30% de la longueur de canal, cte t-à-dire pour faire en sorte qu'une telle zone ne puisse pas être "vue" à partir de l'ouverture d'entrie. Une telle courbure de canal s'avère beaucoup plus petite que celle pouvant généralement être utilisée dans des dispositifs intensificateurs è canaux connus. Sur la base de l'idée qu'également des courbures beaucoup moins prononcées sont à même de fournir des résultats très pratiques lors de l'emploi de supports canaux, l'invention fournit pour le dispositif intensificateur à canaux du genre mentionné dans le préambule une matrice dans laquelle les axes des canaux ont une courbure relativement faible. (le terme "axe" est utilisé ici pour indiquer la ligne d'axe finie d'un canal, et non pas une ligne droite dans le sens géométrique normal). De préfdrence, la courbure de chaque axe de canal est suffisante au moins pour masquer l'ouverture de sortie du canal par rapport à son ouverture d'entrée de façon à donner lieu à l'interception des ions de fente. En outre, la courbure de chaque axe de canal peut entre suffisante au moins pour masquer par rapport à l'ouverture d'entrée la zone de sortie correspondant à 30% de la longueur du canal, une telle zone étant mesure à partir de I'extrémité de sortie et couvrant donc 30% de la longueur du canal. Dans le cas cité en dernier lieu, il est possible d'empêcher la rkaction ionique tant par des ions de canal que par des ions de fente. Avant de passer à une description détaillée de l'invention, on établit ci-après d'abord une comparaison plus spécifique entre la mesure préconisée par l'invention et la solution citde ci-dessus préconise par "The Bendix Corporation", U.S.A. "The Bendix Corporation" fabrique actuellement une construction "en chevron", ctest-à-dire une construction formée par deux supports dont l'un est place près de l'autre, alors que les canaux du premier support sont traversaux aux faces de support, tandis que les canaux de l'autre support forment un certain angle avec les canaux du premier. (Dans ledit brevet NO 1.499.715, on décrit également des agencements dans lesquels les deux supports forment un certain angle suivant des sens opposées). La littérature Bendix permet de se rendre compte qu'on n'essaye pas de faire corncider les canaux; en d'autres termes, un canal du support d'entrée pourrait alimenter par exemple trois canaux du support de sortie, ce qui a comme conséquence une perte considérable du pouvoir de rSsolution. Pour empêcher cette perte de pouvoir de résolution, il ne suffit pas de respecter une précision extrême lors du montage du support, mais également un haut degré d'uniformité de la géomé- trie des canaux de chaque support. Lors de la mise en oeuvre des techniques conventionnelles permettant la fabrication de supports, une telle uniformité n'est possible que dans le cas où lors de la fabrication, les supports ont été découpés l'un à côté de l'autre dans une même barre, mais dans ce cas, il n'est pas possible d'établir l'angle de canal dg- sirk entre les deux supprts. En ce qui concerne le brevet français NO 1.593.393 déjà cité, l'invention faisant l'objet du présent-exposé permet d'éloigner les membranes conductrices dans les cas où celles-ci sont élabordes dans une tubulure plane, principalement pour empêcher la réaction ionique. il devient ainsi possible de réduire la tension d'accéld- ration entre la photocathode et ltélectrode d'entrée, et à son tour, cette réduction permet de positionner le support à canaux plus près de la photocathode, ce qui résulte en un plus haut pouvoir de résolution. En outre, les supports à canaux conformes à l'invention peuvent traiter aussi bien des ions de fente que des ions de canal, Le but principal de l'invention est d'empêcher la réaction ionique, ou, pour utiliser une autre expression, pour rendre les canaux "aveugles aux ions", tandis qu'un deuxième but de l'invention (pour certaines applications) est de rendre ces canaux "optiquement aveugles", afin d'empêcher la réaction optique à partir de l'écran d'images. (pour le but cité en dernier lieu, la matrice ne peut pas laisser passer la lumière). Un autre mode de réalisation conforme à l'invention fournit une autre solution au problème de la réaction ionique dans des supports à canaux formateurs images en acceptant une modification du principe "Spiraltron" développé par "The Bendix Corporation". Suivant une des propositions antérieures de cette firme, (voir la publication "Trans. I.E.E.E." NS-15, Ne3 parue en juin 1968), le multiplicateur d'électrons est formé par un empilage d'éléments distincts parallèle scellés ensemble que l'on appelle des multiplicateurs Spiraltron. Â son tour, chaque multiplicateur Spiraltron est formé par six multiplicateurs à tube unique, posés en hélice ou bobinés autour d'un noyau 50- lide. Dans une version ultérieur (voir la publication "Review of Scientific Instruments", Volume 41, N5, parue en mai 1970), les six tubes tordus en hélice sont remplacés par six cloisons radiales tordues qui subdivisent l'espace entre le noyau solide et un tube extérieur cylindrique. Dans les deux cas, le noyau solide a une section transversale qui est comparable à celle de chacun des six canaux, et ceci rend les agencements Spiraltron inaptes A être utilisées dans des supports à canaux à qualitb de formation images, par suite de la perte de surface utile (les noyaux solides occupent presque la septième partie de la surface totale) et de la présente d'une configuration de points à laquelle on peut faire opposition.En outre, effectivement, chaque agencement Spiraltron à six tubes ne pourrait représenter qu'un seul éliment d'image lorsque l'agencement est utilisa dans un système formateur d'images au lieu d'être utilisez dans les photomultiplicateurs ou agencements de direction plus simples décrit ci-dessus. Suivant un premier aspect, la présente invention fournit pour un dispositif intensificateur à canaux du genre men- tionnZ dans le prSaxbule une matrice dans laquelle les canaux contiennent des cloisons oblongues qui suivant la longueur des canaux sont tordues sans que soit élaboré un noyau solide, de sorte que, abstraction faite de l'dpaisseur des cloisons, la totalité de la section de chaque canal est subdivise effectivement en deux ou plus de sous-canaux distincts par une cloison simple ou par une cloison multiple. Dans un ensemble ainsi connu conforme a l'invention, un angle de torsion t inférieur a 3600 et, en fonction de la géométrie de la section des cloisons, même un angle de torsion encore plus réduit)suffit pour rendre les canaux aveugles aux ions ainsi que pour les rendre optiquement aveugles. (si la matrice ne laisse passer aucune lumière). Toutefois, chaque groupe de sous-canaux ne représente qu'un seul élément d'image, & moins que, suivant un autre aspect de l'in- vention, chaque cloison ne soit tordue sur un angle t égal à environ 360. Toutefois, sur la longueur du canal, la cloison peut également être tordue sur un angle t égal à un multiple de 3600. Dans ces cas, l'ouverture de sortie de chaque sous-canal se situe dans le prolongement de l'entre de sous-canal, de sorte qu'une solution optimale est possible. Le degré de précision qui est requis pour Qta- blir l'angle de torsion t dépend uniquement de l'emploi des sous-canaux appelés à représenter les éldments d'image distincts. Chaque canal peut contenir une cloison simple normale qui au moins quasi diamétralement s'étend d'un côté de canal jusqu'a l'autre pour diviser ainsi le canal en deux sous-canaux. Dans ce cas, la structure est très simple et peut être réalisée avec un peu plus de peine qu'il n'en faut pour la réalisation d'une matrice conventionnelle. Dans ce cas, la torsion sur un angle d'environ 180' est suffisante pour empêcher la rJaction ionique. Il se peut aussi que chaque canal comporte une cloison multiple radiale qui part de l'axe central du canal et qui subdivise celui-ci en n sous-canaux, le nombre n étant de préférence compris entre 3 et 6. Dans ce cas, une torsion sur un angle d'environ 3600 n est suffisante pour établir une protection suffisante contre la réac- tion ionique. L'extremité entrée de chaque cloison peut être noyade par rapport A la face d'entrée pour augmenter de la sorte le nombre d'dlectrons secondaires engendrés et utilisés dans la zone d'en trge du canal. Un procédé permettant la fabrication de matrices conformes a l'invention peut comporter des opérations conduisant 9 la formation d'une structure de base tubulaire comportant une cloison maintenue en place dans cette structure, la réduction de cette structure de façon a former une fibre simple sous l'effet d'un étirage, la torsion de cette fibre pendant étirage, cette torsion étant caractérisée de pr4- férence par un pas constant, la formation d'un corps en forme de barre formé par des fibres tordues ainsi formées, et la découpe de cette barre suivant des plans de coupe paralleles.Les configurations d'entrées de sorties sont uniformes et régulieres,si outre le fait que la barre est formée assi régulièrement que possiblgtous les canaux présentent la mame orientation dans un plan quelconque d'une série de plans traversaux parallèles, et si les plans sélectionnés dans cette série sont utilisés conte plans de coupe, de sorte que ltépaisseur de chaque support qui est obtenu par la découpe de la barre correspond pratiquement a un pas ou à un multiple du pas. L'étirage et la torsion de la structure de base tubulaire peuvent avoir lieu sans l'emploi des noyaux d'appui intérieurs ddcapables, étant donnd que la cloison est å meme de fournir un certain appui intérieur; toutefois, pour des raions ddtermin8es, ce qui est encore expliqué dans la suite de l'exposé, il est néanmoins parfois dési- rable de disposer de noyaux décapables. Des angles de torsion inférieurs à 360 servent suffisants pour masquer l'ouverture de sortie d'un sous-canal par rapport à son ouverture entrée, de façon à donner lieu à l'interception des ions de fente, et les angles précités seraient suffisants également pour masquer par rapport à l'ouverture d'entre la zone terminale couvrant 3 Y dc ,a longueur dp sous-canal, pour intercepter ainsi la plupart des ions de canal. Toutefois, ces considérations ne sont pas Sustifides si, comme c'est le cas ci-après, les angles t sont égaux à 3600 ou à des multiples de 3600 en vue d'obtenir un pouvoir de résolution maximal. Suivant un troisième aspect, l'invention fournit pour un dispositif intensificateur à canaux du genre mentionné dans le préambule une matrice dans laquelle les canaux sont des tubes distincts qui sont rangés en soupes de deux, de trois ou de quatre, et qui sur la longueur des canaux ont subi une torsion sans l'emploi d'un noyau solide. Dans un ensemble ainsi conçu, des angles de torsion t inférieurs à 3600 suffisent pour rendre les canaux aveugles aux ions et également pour les rendre optiquement aveugles. (si la matrice ne laisse passer aucune lumière). Toutefois, chaque groupe de canaux ne représentera qu'un seul élément d'imFge, à moins que, suivant un deuxième aspect de l'invention, chaque groupe de canaux ne soit tordu sur un angle t égal à environ 3600 ou à un multiple de 3600, pour les mimes raisons que citées ci-dessus et avec les mêmes restrictions. Un procédé permettant la fabrication de matrices conformes à l'invention peut comporter les opérations suivantes la formation dune structure de base comportant un groupe de deux, de trois ou de quatre tubes parallèles, la réduction de cette structure de façon à former une fibre simple sous effet d'un étirage, les autres opérations correspondant à celles décrites pour la fibre & cloison. De prZférence, étirage et la torsion de la structure de base tubulaire est maintenant effectuée en présence de noyaux intérieurs décapables devant fournir l'appui intérieur nécessaire. Egalement ici, des angles de torsion inférieurs à 3600 seraient suffisants pour masquer l'ouverture de sortie d'un canal par rapport à son ouverture d'entrée, mais ne sont pas justifies non plus eu égard aux exigences posées en ce qui concerne le pouvoir de résolution. La description suivante, en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La fig. 1 est une coupe d'un support à canaux dans lequel les extrémités des axes de canal forment un angle aigu avec les faces terminales du dispositif, chaque axe de canal présentant une courbure dans la même direction. La fig. 2 est une coupe d'un support à canaux dans lequel les extrémités des axes de canal sont perpendiculaires à une face du dispositif et forment un angle aigu avec l'autre face terminale, chaque axe de canal preSsentant une courbure dans la même direction. La fig. 3 est une coupe d'un support à canaux dans lequel les extrémités d'axe de chaque canal sont perpendiculaires aux deux faces terminales du dispositif, chaque axe de canal étant courbé une seule fois dans une direction et une seule fois dans la direction opposée. La fig. 4 illustre la courbure qui tout juste suffit pour rendre les canaux aveugles aux ions. Les figures 5 à 9 sont des coupes de tubescanaux qui contiennent une cloison, la géométrie de cette cloison différant de figure à figure, la fig. 7a illustrant la forme tordue d'une cloison. La fig. 10 montre le côté d'entre d'un canal dans lequel ltextrémité de la cloison occupe un niveau plus bas que la face d'entrée. La fig. 11 montre un agencement formés par des groupes de canaux tordus. La fig. 12 montre schématiquement un corps en forme de barre contenant des canaux tordus ayant tous le même pas. Les figures 13 et 14 représentent deux tubes d'images dans lesquels il est possible d'utiliser des supports å canaux conformes a l'invention. Abstraction faite de ltelaboration de la courbure préconise par l'invention, la fabrication des supports à canaux illustrés sur les figures 1 à 3 est possible du fait détirer, d'empiler et de réunir par scellement des fibres de verre tubulaires simples et/ou des fibres de verre multiples avec ou sans noyau solide, comme cela est décrit par exemple dans le brevet britannique NO 1.064.072 (PHB.31171). Dans le cas où l'on utilise des noyaux solides (pour empêcher la dbfor- mation des tubes pendant l'étirage et le scellement), on procédera au décapage de ces noyaux ou on les éliminera d'une autre façon après la formation de chaque support à canaux. De tels noyaux peuvent notamment être formés par un verre dont la nature permet de le décaper plus facilement que le verre constituant le tube, et ces noyaux peuvent avoir une ouverture de passage centrale ou un aldsage afin de faciliter d'une manière connue ledit décapage. Suivant un premier procédé, on utilise des fibres multiples ondulées incurvées que l'on réunit par scellement dans un calibre adéquat (ondule) en vue d'obtenir un cristal formé par des fibres ondulées. il peut être difficile de réunir les fibres lorsqu'il s'agit de fibres multiples hexagonales, de sorte qu'il est recommandable d'utiliser des fibres multiples qui ont une section rectangulaire ou carrée, car celles-ci peuvent être courbées plus facilement et réunies. Après l'étirage, on obtient des fibres multiples droites qui (directement ou plus tard) sont fournies à une presse d'incurvation ou d'ondulation. Ceci implique la nécessité de disposer simultanément de sources de pression et de chaleur; à cet effet, on utilise par exemple une presse à l'intérieur d'un four ou une paire de rouleaux ondulés à l'intérieur d'un four. Ensuite, on réunit par pression des tronçons de fibres multiples ondulées et on les réunit par scellement dans une presse qui est munie de faces de travail ondulées de forme adéquate. Le cristal que lton obtient alors est ensuite découpé en plaques, de préférence suivant des plans parallèles séparés par une distance ## ou ## ("#"signifie ici la "longueur d'ondes" des fibres ondulées du cristal). On peut aussi utiliser d'autres fractions de la longueur h, sous condition que la courbure obtenue soit suffisante, tandis qu'au besoin, il est encore possible d'utiliser des plaques (supports) plus épaisses. Dans ce cas, on utilise de préférence un noyau solide qui convient aussi bien pour des canaux circulaires que pour des canaux carrés. Une technique similaire qui fournit une autre forme de canal nécessite un gradient de température sur le support à canaux, de sorte qu'une face de support est plus "douce" qu'une autre. On exerce aussi ici une force de cisaillement à l'aide de rouleaux ou de magasins de support. Ces magasins doivent être situés légèrement en retrait ou être munies d'un autre moyen pour augmenter la friction par rapport au support à canaux, sinon les magasins glissent sur le support lorsquton veut procéder au cisaillement (découpe). Lorsqu'il s'agit de supports présentant une grande surface, il se peut qu'un magasin a évidement ne suffise pas, en raison de ce que cet évidement enfoncera par exemple le bord su support. On peut résoudre ce problème lorsqu'au support on fixe une pellicule et que lton attaque celle-ci avec le magasin, la pellicule étant ensuite jetée. De prS1érence, une telle pellicule à jeter est formée par un alliage métallique, par exemple un alliage de fer et de nickel, et est en partie scellée å 2 support à canaux forié par du verre à plomb, le scellement ayant lieu à la température nécessaire pour ramollir le verre. La pellicule peut également être munie d'une couche de laque qui est portée à fusion et qui adhère au verre de canal. il se peut qu'une laque normale soit trop liquide à la température désirée. Une couche de pyrocérame élaborée sur une mince couche de verre de canal peut toutefois convenir. Ces couches sont élaborées sur les deux faces du support à canaux et sont, après la courbure du canal, enlevées par exemple par meulage. Dans les exemples de réalisation suivant les figures 5 à 9, on utilise une cloison qui, d'un côté du canal stétend diamétralement jusqu'à l'autre c8té pour subdiviser ainsi le canal en deux sous-canaux. De tels tubes peuvent être assemblés et scellés ensemble en vue de former une structure de matrice régulière; celle-ci est très simple et s'obtient avec un peu plus de peine qu'il n'en faut pour l'obtention d'une matrice conventionnelle. La fig. 5 est une coupe transversale d'un canal Il contenant une cloison 12 pouvant être tordue de 3600 sur la longueur du canal en vue d'obtenir le haut pouvoir de résolution décrit ci-dessus. Un tel angle de torsion est en mEme temps plus que suffisant pour rendre les canaux aveugles aux ions ainsi que pour les rendre optiquement aveugles. (si le matériau constituant la cloison ne laisse passer aucune lumière). C'est pourquoi chaque sous-canal représentera un élément d'image distinct dans sa position correcte. Stil est désirable que toutes les cloisons 12 aient la même orientation, on y parvient du fait d'effectuer un empilage plus méthodique des tubes pendant l'assemblage, et dans ce cas, les configurations d'entrées et de sorties sont régulières comme cela est illustré sur.la fig. 6. Les figures 7 et 8 montrent des canaux qui contiennent une cloison multiple radiale 13 qui, à partir de l'axe central du canal, divise celui-ci en au moins trois sous-canaux. La fig. 7 notamment montre un tube contenant une cloison triple 13 qui définit trois sous-canaux. La fig. 7a illustre la forme tordue de la cloison. Lors de l'assemblage de telles unités afin de former une matrice régulière et leur scellement sous pression jusqu'à acquérir une forme pratiquement hexagonale, il est possible d'obtenir une définition uniforme. En outre, en correspondance à la fig. 8, il est possible d'obtenir une configuration régulière d'ouvertures Si l'assemblage des tubes est effectué de façon que toutes les cloisons présentent la même orientation. Un autre mode de réalisation est illustré sur la fig. 9; celle-ci montre un canal 11 contenant une cloison quadruple 14 qui définit quatre sous-canaux. Comme le montre la fig. 10, l'extrémité d'entrée de chaque cloison 15 peut être noyée et se situe ainsi à une profondeur d par rapport à l'ouverture d'entrée afin d'augmenter le nombre d'électrons secondaires engendrés et utilisés dans la zone d'entrée du canal. Sur la figure, on a représenté schématiquement des électrons primaires 16 ainsi que des électrons secondaires 17. Le canal a une électrode d'entrée 18 qui est munie d'un prolongement conducteur 19 dans l'embouchure de chaque canal. Dans un support ainsi connu, il est plus facile d'empêcher la métallisation du cSté d'entrée de la cloison, et il est ainsi également plus probable que les électrons secondaires se déplaceront par l'intermédiaire des sous-canaux.Ceci signifie un accroissement effectif de la "surface ouverte" des supports à canaux, c'est-àdire la surface qui est à même de détecter les électrons qui frappent cette surface. Cet agencement s'obtient si le décapage de l'extrémité de la cloison est effectué plus profondément. De préférence, toutes les cloisons sont formées par du verre de même nature, et sont munies de surfaces conductrices à émission secondaire similaires aux surfaces des parois de canaux des tubes 11. Un procédé permettant la fabrication de supports à canaux conformes à l'invention peut comporter une opération devant former une structure de base tubulaire comportant une cloison maintenue en place dans cette structure. La structure pour l'agencement répondant à la fig. 1 peut déjà être formée par le tube et par un élément de séparation plan (non tordu). De préférence toutefois, la structure comporte également deux noyaux solides demi-cylindriques que l'on élimine par décapage ou que l'on dissout au cours d'un stade ultérieur suivant le principe des noyaux solides, décrit dans le brevet britannique NO 1.064.072 déjà cité. Les deux noyaux solides peuvent être munis d'ouvertures oblongues appelées à faciliter le décapage. Pour d'autres agencements, par exemple ceux répondant aux figures 3 à 5, on peut utiliser des structures de base Morrespondantes non tordues ans lesquelles l'emploi de trois ou de quatre noyaux solides est possible. Dans de tels cas, les noyaux sont moins importants que dans le cas où il s'agit d'une cloison habituelle, puisqu'une cloison multiple reste en place d'elle-même et peut fournir un plus grand appui intérieur au cours du traitement ultérieur. Dans bon nombre de cas, des noyaux peuvent toutefois hêtre désirables lorsque des tubes cylindriques 11 sont réunis sous pression afin d'obtenir une configuration hexagonale répondant aux figures 6 et 8. La fig. 11 concerne le cas où les canaux sont tordus en groupes de trois et forment de cette façon des fibres triples appelées aussi "triades". De tels groupes peuvent être réunis par pression de façon qu'il n'en résulte qu'une perte minimale d'espace entre les fibres. Ceci s'obtient par exemple du fait que les protubérances d'un même groupe sont logées dans les creux du groupe suivant, comme le montre la fig. 11. il est en fait possible de former des agencements bidimensionnels dans lesquels chaque protubérance d'une fibre triple tombe dans le creux correspondant d'une fibre triple voisine, sous condition que le pas d'hélice de la fibre soit réglé à une valeur constante et que toutes les fibres soient tordues dans le même sens. De la même façon, un tel agencement peut être adapté à d'autres agencements pour former de la sorte un cristal tridimensionnel qui ensuite est porté à fusion afin d'obtenir une structure matricielle régulière. Un angle de torsion t de 1200 peut être suffisant pour rendre les canaux de la matrice optiquement aveugles (sous condition d'utiliser du verre opaque), et donc en première instance pour rendre les canaux également aveugles aux ions. Dans ce cas toutefois, les sorties et les entrées de chaque canal 20 ne se trouvent pas l'une dans l'alignement de l'autre, de sorte qu'un groupe de trois canaux 21 formera le plus petit élément d'image, le pouvoir de rdgolution étant donc limité. Dans le cas où l'angle de torsion est agrandi jusqu'a 3600, ou à des multiples de 3600, l'alignement des canaux est précis et le pouvoir de ré- solution obtenu est maximal. En ce qui concerne la surface ouverte (c'est-àdire la surface perdue) entre les fibres triples, on est confronté avec le cas le plus défavorable si les fibres ont des orientations quelconques. Cet agencement très "libre" contraste avec la configuration hexagonale qui par exemple peut être obtenue par une-composition et une fusion (sous pression) précises d'un empilage de tubes droits initialement cylindriques, comme par exemple les tubes utilisés pour former un support à canaux conventionnel. Entre les extrémités, il existe des sections ayant une densité de canal moyenne qui sont obtenues lorsque les sommets et les creux corncident de la façon décrite. Le positionnement des groupes de trois fibres peut avoir lieu au cours de différents stades de torsion, sous condition qu'en premier lieu le pas de toutes les fibres triples sont le même, qu(en second lieu toutes les fibres aient la même orientation, et qu'en troisième lieu la torsion ait lieu dans le même sens. Lorsque a est le plus petit espace admissible entre les fibres triples non comprimées, la distance entre les centres des fibres triples est égale au double du diamètre de fibre. En donnant à chaque groupe de trois fibres une torsion vers la droite sur un angle d'environ 300, l'espace ouvert entier est concentré dans des plans pratiquement hexagonaux. Lorsqu'à un support à canaux conventionnel, on compare une position dans laquelle les groupes se t'uihent tout juste et dans laquelle ltespace entre les groupes est donc défini, on voit qutun canal fait défaut dans des rangées alternantes autour de l'autre canal. De cette façon, la surface ouverte est approximativement égale aux trois quarts de celle d'un support à canaux conventionnel. il est toutefois possible de fermer les espaces pendant le scellement final, surtout si cette opération a lieu dans une enceinte dans laquelle règne un certain degré de vide, de sorte qutil n'y a pas d'inclusion d'air. Si dans l'agencement le plus dense les fibres sont pressées ensemble de façon à se toucher tout juste, le support aura la même surface ouverte qu'un agencement normal non comprimé de tubes Cylindriques droits. Dans ce plan, les canaux seront pour cette raison circulaires mais deviendront pratiquement rhomboidaux dans un plan où les groupes entrent tout juste en contact.Si dans chaque canal on utilise un noyau solide en verre qui doit établir un appui intérieur pendant le scellement et la compression, la section d'un canal reste pratiquement constante sur la longueur du canal (bien que la forme du canal varie), de sorte qutune éventuelle variation de section qui sinon aurait lieu est réduite au minimum. Si 11 ensemble est comprimé davantage pour modifier la configuration la plus dense en une configuration hexagonale, celle-ci présente des canaux qui dans le plan où les groupes se touchent, sont encore plus rhomboidaux.C'est donc une caractéristique importante de l'invention qu'une matrice d'un support à canaux peut titre formée par des groupes de tubes tordus aménagés de façon qu'en premier lieu le pas de tous les groupes est le même, qu'en deuxième lieu la direction de torsion de tous les groupes est la mime, qu'en troisième lieu l'orientation de tous les groupes est la même dans un plan quelconque d'une série de plans trasversaux parallèles, qu'en quatrième lieu le positionnement des tubes est optimal à la face d'entrée de la matrice ainsi qu'à la face de sortie, et qu'en cinquième lieu les groupes sont réunis sous pression sur toute leur longueur de façon que les canaux distincts forment une configuration pratiquement polygonale aux extrémités des canaux, lesdits canaux ne subissant toutefois que peu de déformation à leurs extrémités, bien que la forme des sections de canal (mais non pas leur superficie) soit modifiée perceptiblement entre les extrémités des canaux. Une autre particularité de l'invention est que les groupes de canaux ont un angle de torsion t égal à 3600 ou à un multiple de 3600, de sorte que la matrice ne présente pas seulement une configuration conventionnelle régulière sur chaque face, mais que l'on profite également d'un pouvoir de résolution maximal que résulte du fait que chaque canal représente un élément d'image distinct. Ci-après, on décrit un procédé permettant la fabrication pour laquelle on admet que, outre l'élaboration de groupes tordus de tubes comme cela est exigé par l'invention, le processus de base comporte également l'étirage, empilage et l'assemblage par scellement de fibres de verre tubulaires avec ou sans noyaux solides, comme cela est décrit par exemple dans le brevet déjà cité N- 1.064.072. Dans le cas où l'on utilise des noyaux solides (pour éviter la déformation des tubes pendant l'étirage et l'assemblage par scellement), ces noyaux sont éliminés par décapage ou d'une autre façon après la formation de chaque support à canaux.De tels noyaux peuvent notamment être fabriqués à partir d'un verre dont le décapage est plus facile que celui du verre constiquant le tube, et ces noyaux peuvent être munis d'une ouverture ou d'un alésage devant faciliter ce décapage. Un procédé permettant la fabrication de matrices répondant à l'invention peut comporter une opération pour former une structure de base qui comporte un groupe de deux, de trois ou de quatre tubes parallèles. La structure pour l'agencement répondant à la fig. 1 peut déjà être formée par des tubes non tordus. Toutefois, cette structure comporte de préférence également des noyaux solides qui sont éliminés par décapage ou dissous au cours d'un stade ultérieur suivant le principe des noyaux solides qui est décrit dans ledit brevet Ne 1.064.072. Les noyaux solides peuvent présenter des passages qui de préférence sont élaborés dans le centre des noyaux et qui doivent faciliter le décapage. Ensuite, la structure de base tubulaire ainsi formée est réduite de façon à acquérir la forme d'une seule fibre sous l'effet d'un étirage au cours duquel cette fibre subit une torsion. Cette opération peut avoir lieu par une machine d'tirage qui, au besoin, est par exemple du type conventionnel, à l'exception d'un moteur qui est nécessaire pour faire tourner le produit fourni à la machine, étirage ayant lieu dans un four et la fibre obtenue étant enroulée sur des bobines. Aussi bien pour le groupe tordu de-canaux que pour les canaux contenant des cloisons, la fabrication comporte les opérations suivantes pour former un cristal20 (fig. 11) en fibres tordues ayant le même pas et pour découper ce cristal suivant des plans paral lèles. La formation dtun tel cristal peut comporter un deuxième étirage iui est effectué sans torsion. Une configuration réguliGre, par exemple celle avec la compacité la plus dense, s'obtient sur chaque face de la matrice si le cristal également a-été formé régulièrement, de sorte que toutes les fibres ont la même orientation dans un plan quelconque d'une série de plans transversaux parallèles S1, S2, ... Sn, la distance ,\ entre ces plans étant la même.De tels plans constituent alors les faces de coupe, et l'épaisseur de chaque plaquette formée correspond-ainsi approximativement à un pas () comme cela est illustré, ou à un multiple de ce pas. Par conséquent, les groupes de canaux ont un angle de torsion t égal à 3600 ou à un multiple de 3600, de sorte que chaque face de la matrice nta pas seulement uné configuration régulière, mais qu'en outre le pouvoir de résolution est convenable dans ce sens que chaque canal représente un élément d'image distinct. Si dans le cas de groupes de trois, on désire une configuration polygonale sur chaque face de matrice, il est possible d'assembler régulièrement des tronçons de fibres triples tordues étirées pour former ainsi un faisceau, ces fibres étant réunies sous pression sur la totalité de leur longueur, de sorte que tous les canaux distincts sont amenés en contact de pression l'un avec l'autre et forment ainsi une configuration dans laquelle ces canaux sont situés le plus près possible l'un sur l'autre dans les plans transversaux. De tels faisceaux peuvent alors être étirés (sans torsion) au cours d'un deuxième étirage pour obtenir ainsi des fibres multiples qui généralement ont une section totale polygonale, de sorte que des tronçons de fibres multiples peuvent être réunis en vue de la formation d'un cristal composé. Cet ensemble peut alors être chauffé et comprimé jusqu'à ce que les tubes distincts perdent leur forme circulaire et acquièrent la forme hexagonale dans les plans qui correspondent à la plus forte densité. D'autres sections du cristal présenteront alors des canaux dont la forme des sections de canal est modifiée perceptiblement, tandis que toutefois les superficies de ces sections sont restées pratiquement inchangées. En plus des opérations citées ci-dessus, on peut, dans une certaine mesure, rendre conductrices les surfaces de canal intérieures en matériau å forte émission secondaire; pour ceci, un support à canaux estfformé du fait qu'une première couche conductrice est ajoutée sur la face d'entrée, tandis qu'une deuxième couche conductrice distincte est ajoutée sur la face de sortie, lesdites couches faisant office d'électrode d'entrée et d'électrode de sortie. On conçoit aisément que des opérations similaires peuvent être effectuées sur des groupes de deux tubes ou de quatre tubes, tandis que des groupes de cinq ou de six tubes s'avèrent non pratiques en l'absence, conforme à l'invention, du noyau solide central. (comme utilisé par "Bendix"). Pour des résultats comparables, dans les groupes de deux tubes, la déformation des tubes est plus forte que dans les groupes de trois tubes. Les figures 13 et 14 illustrent l'emploi de supports à canaux conformes à l'invention dans des tubes d'images. Ces figures montrent un support à canaux 30 situé à l'intérieur de l'enve- loppe d'un tube intensiflcateur d'images comportant également une photocathode 31 et un écran luminescent 32. La fig. 13 montre un tube du type "proximité", tandis que la fig. 14 montre un tube du type "diode élec- tronique optique" ou t' inverseur". Lorsqu'on utilise un écran d'images 32, le support à canaux 30 peut être opaque pour empêcher tant une réaction optique à partir de l'écran 32 qu'une réaotion ionique. Les figures montrent également un objet 33, une lentille d'objet 34, des enveloppes 35 et 36, des électrodes 37, 38, 39 et 40, une anode haute tension 41, ainsi que des sources de tension 42 et 43. L'invention peut également être mise à profit pour d'autres tubes formateurs dtimages, par exemple des tubes catho disques, des tubes d'enregistrement d'images, et des dispositifs formateur d'images électroniques optiques. On admet facilement que toutes les constructions et méthodes décrites en référence aux figures peuvent être réalisées sans la limitation d'un angle de torsion t de 3600 (ou un multiple de 3600), auquel cas les canaux peuvent quand même être rendus aveugles aux ions, mais les canaux distincts ne représenteront alors plus des éléments d'image d-istincts dans leur position exacte. Outre l'avantage que dans un support à canaux conforme à l'invention, les canaux sont aveugles aux ions et sont également optiuement aveugles, un tel support est également capable d'éviter la formation d'une ombre due à un nuage d'électrons ("black spot" ou "dark patch") sans qu'à cet effet il y ait lieu de donner aux canaux une position inclinée (Voir à ce sujet ledit brevet français N0 1.560.095). REVENDICATIONS: 1. Support comportant des canaux (passages) qui s'étendent entre une face d'entrée et une face de sortie et qui intérieurement sont munis d'une couche de matériau dont le coefficient d'émis- sion d'électrons secondaires est supérieur à l'unité, caractérisé en ce qu'entre la face d'entrée et la face de sortie du support à canaux l'axe central de chaque canal présente une courbure continue telle qu'une section transversale du canal, éloignée de la face d'entrée d'une distance au maximum égale au tiers environ de la longueur de canal, soit masquée optiquement par rapport à la facel.drentr8e. 2. Support à canaux selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est formé par des canaux simples alors que l'axe central de chaque canal est situé distinctement dans un plan non incurvé. 3. Support à canaux selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que l'axe central dans la face d'entrée est parallèle à l'axe central dans la face de sortie. 4. Support b canaux selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est formé par des groupes de quelques canaux alors que, sans interposition d'un noyau solide, les canaux de chaque groupe sont tordus l'un par rapport à l'autre, de sorte que les axes centraux entre la face d'entrée et la face de sortie sont en forme d'hélic-e. 5. Support à canaux selon la revendication 4, ca ractérisé en ce que du fait de positionner des bossages d'un groupe dans des évidements d'un autre groupe, les groupes de canaux forment un ensemble compact. 6. Support à canaux selon la revendication 1, ca ractérisé en ce que chaque canalest subaivisé en plusieurs sous-canaux par au moins une cloison qui s'étend suivant l'axe central, alors que sans interposition d'un noyau solide, ces sous-canaux sont tordus l'un par rapport à l'autre entre la face d'entrée et la face de sortie. 7. Support à canaux selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'à partir de l'axe central, les cloisons sont radiales et divisent le canal en un nombre de sous-canaux compris entre deux et six 8. Support à canaux selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que par rapport à la face d'entrée, l'extréwité de la (des) cloison(s) occupe un niveau plus bas. 9. Support å canaux selon l'une des revendications 4 à 8, caractérisé en ce qu'entre la face d'entrée et la face de sortie, les axes centraux s'étendent suivant un angle pratiquement égal à 360 . 10. Procédé permettant la fabrication d'un support à canaux selon l'une des revendications 4 à 9, caractérisé en ce que les groupes de sous-canaux sont assemblés en forme de barre de telle manière que dans des coupes transversales de cette barre, les angles de torsion des axes centraux dans tous les groupes ont la même phase. 11. Dispositif intensificateur d'images, caractérisé en ce que comme élément intensificateur d'images, ce dispositif est équipé d'un support à canaux selon l'une des revendications, 1 à 9.