L'invention se rapporte à un matériau souple composite isothermique en forme de nappe, utilisé notamment mais non exclusivement comme bâche isolante. L'invention se rapporte en outre à la fabrication d'un tel matériau composite isothermique à partir d'un non tissé. La fabrication de ce matériau intéresse le secteur technique des bâches et tentes, notamment isothermiques, mais plus généralement les secteurs techniques de l'isolation. L'utilisation d'une bâche isolante concerne non seulement les industries de la maçonnerie, du bâtiment, du béton armé, les usines de préfabrication, mais également les transporteurs routiers, l'industrie du vêtement isothermique et le secteur des abris divers réalisés en toile, tels que les serres par exemple. En ce qui concerne notamment l'étuvage du béton, l'invention a pour but de fournir un nouveau matériau tendant à remédier à certains inconvénients des complexes isolants actuellement connus qui se caractérisent par - un poids élevé (environ 1500 g/m2) - un prix également élevé, dt à l'importance de la main d'oeuvre nécessaire à leur réalisation, réalisation pour laquelle il faut prévoir deux tciles normales et une ouate encollée deux faces avec, en plus, soudure H.F. pour solidariser l'ensemble. Ce but est atteint grâce au matériau selon l'invention qui est caractérisé en ce qu'il est constitué par un support non tissé recouvert sur au moins l'une de ses faces d'une couche de matière plastique, de préférence de chlorure de polyvinyle, appliquée par enduction par transfert sur ledit support. Le revêtement de chlorure de polyvinyle peut être appliqué sur les deux faces du support non tissé. Suivant une forme d'exécution avantageuse, le support non tissé enduit sur une seule face présente une grille, de préférence en polyester, appliquée par soudure sur ledit non tissé, de manière à accroître la résistance mécanique et la stabilité dimensionnelle de l'ensemble. Le procédé selon l'invention, mis en oeuvre pour fabriquer le matériau précité, est caractérisé en ce qu'on effectue une enduction de chlorure de polyvinyle par transfert sur au moins une face d'un support non tissé, en formant tout d'abord un film de chlorure de polyvinyle sur un papier, puis en appliquant le non tissé sur le film ainsi formé, l'ensemble étant ensuite porté à température dans un four. Suivant un mode de mise en oeuvre de ce procédé, on effectue l'enduction de chlorure de polyvinyle (PVC) par transfert sur les deux faces du support non tissé. Suivant une variante de mise en oeuvre,on effectue l'enduction de PVC par transfert sur une face respectivement d'un premier et d'un second support non tissé de manière à obtenir deux nappes enduites chacune sur une face et en ce qu'on soude les deux supports non tissés face à face de manière à obtenir un ensemble composite enduit sur ses deux faces. Suivant une autre variante de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on effectue l'enduction de PVC par transfert sur une seule face du support non tissé, celui-ci étant préalablement garni d'une grille en polyester soudée sur ledit support, de manière à accroître la résistance mécanique et la stabilité dimensionndle de l'ensemble. Le dessin annexé représente schématiquement et à titre d'exemple, deux formes d'exécution du matériau selon l'invention. Burce dessin Figure 1 est une vue en coupe à travers ce matériau suivant une première forme d'exécution; Figure 2 est une vue analogue à la figure 1, suivant une seconde forme d'exécution. Comme on le voit à la figure 1, le matériau en nappe, utilisé dans l'exemple illustré comme bâche isolante, présente un support 1 en non tissé polyester de 250 g/m2. Ce support est recouvert sur l'une de ses faces, d'une couche 2 de PVC réalisée souple par procédé transfert selon l'invention. Suivant ce procédé, en partant d'un non tissé polyester, par exemple, du type connu sous la désignation commerciale "BIDIM" (250 g/m2) on réalise une enduction de PVC par transfert sur une face du non tissé, en formant un film PVC sur un papier, puis en appliquant le "non tissé" sur ce film, l'ensemble étant ensuite réchauffé dans un four. Le chauffage assure le transfert tout en évitant de "faire rentrer" le PVC. le procédé a l'avantage de réaliser un accrochage parfait des deux produits et, surtout, d'obtenir un article très souple. Ce résultat ne pourrait être obtenu ni par le procédé de laminage, ni par le procédé à la racle qui aurait l'inconvénient de "faire rentrer" le PVC dans le non tissé qui est un produit perméable. On obtient ainsi une bâche étanche une face, le pouvoir isolant étant donné par l'épaisseur du non tissé. L'étanchéité totale de la bâche est obtenue par l'enduction des deux faces du non tissé. Suivant une variante du procédé selon l'invention, et dans le cas où l'on ne veut pas recourir à l'enduction deux faces du non tissé, on obtient une bâche isolante étanche deux faces par la fabrication d'un complexe en partant de la bâche enduite une face. Â cet effet, on effectue l'enduction de PVC comme précédom- ment, par transfert sur une face d'un premier support non tissé. Ce dernier, désigné par 2 à la figure 2, est ainsi recouvert d'une couche 4 de PVC. On répète cette opération sur un second non tissé qui se trouve ainsi recouvert d'une couche 6 de PVC. les deux nappes ainsi obtenues sont ensuite soudées ensemble, les non tissés face à face, comme représenté à la figure 2. La soudure se fait dans ce cas par le procédé à ultra-sons qui peut donner lieu à des soudures par points ou à des coutures par ultra-sons, ou encore par soudure haute-fréquence, avec dans ce cas un apport de matière 2 entre les deux non tissés (film intérieur PVC en pâte). l'épaisseur de l'ensemble peut être de 7mm par exemple. Suivant une autre variante d'exécution non représentée au dessin, le support non tissé enduit une face présente une grille polyester soudée du coté du non tissé "BIDIM", de façon à améliorer la résistance mécanique et la stabilité dimensionnelle de l'ensemble. L'adjonction d'une telle grille permet la fabrication de bâches nécessitant une bonne stabilité dimensionnelle et une résistance à la déchirure. Une telle variante d'exécution peut trouver des applications dans les articles confectionnés actuellement en toile polyester ou nylon avec tissage comme support. Un matériau tel que décrit et fabriqué selon l'invention peut constituer une bâche isolante et réfléchissante par enduction PVC, couleur aluminium ou blanc, afin d'améliorer la protection thermique de l'ensemble. D'autre part, on peut éaliser une bâche isú'-tt'e étanche une face et anti-condensation sur l'autre face, cette propriété d'anti-condensation étant conférée par le non tissé. Une bâche isolante selon l'invention permet d'obtenir - une bonne retenue calorifique grâce au non tissé; - une étanchéité parfaite, si on le désire, par enduction deux faces; - une grande souplesse de la bâche grâce au procédé d'enduction utilisé; - une légèreté du complexe malgré l'épaisseur; - une adaptabilité à toutes les dimensions, grâce au procédé de soudure; - un prix de vente inférieur à tout autre complexe pour un même coefficient X; - une résistance très bonne à la déchirure; - une bâche isolante anti-condensation lorsqu'il y a enduction une face. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution du matériau ci-dessus décrites àtitre d'exemples, mais en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation et d'application comportant des moyens équivalents. Deux échantillons, l'un enduction une face, l'autre enduction deux faces, du matériau objet de l'invention,ont été déposés à l'institut National de la Propriété Industrielle à PARIS pour servir à l'intelligence de la présente description. REVENI) iCÂTiONS 2.- Matériau selon la revendication , caractérisé en ce que le support non tissé présente un revêtement de chlorure de polyvinyle appliqué sur ses deux faces. 3.- Matériau selon la revendication , caractérisé en ce que le support non tissé enduit sur une seule face présente une grille, de préférence en polyester, appliquée par soudure sur ledit non tissé, de manière à accroître la résistance mécanique et la stabilité dimensionnelle de l'ensemble. 4.- Procédé de fabrication du matériau selon l'une des revendications / à 3, caractérisé en ce qu'on effectue une enduction de chlorure de polyvinyle par transfert sur au moins une face d'un support non tissé, en formant tout d'abord un film de chlorure de polyvinyle sur un papier, puis en appliquant le non tissé sur le film ainsi formé, l'ensemble étant ensuite porté à température dans un four. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on effectue l'enduction de chlorure de polyvinyle par transfert sur les deux faces dudit support non tissé. 6.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on effectue l'enduction de chlorure de polyvinyle par transfert sur une face respectivement d'un premier et d'un second support non tissé de manière à obtenir deux nappes enduites chacune sur une face et en ce qu'on soude les deux supports non tissés face à face de manière à obtenir un ensemble composite enduit sur ses deux faces. 7.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on effectue l'enduction de chlorure de polyvinyle par transfert sur une seule face du support non tissé, celui-ci étant préalablement garni d'une grille en polyester soudée sur ledit support, de manière à accroître la résistance mécanique et la stabilité dimensionnelle de l'ensemble.