La présente invention concerne les fixations de sécurité destinées a maintenir une chaussure sur un ski en permettant la libération de la chaussure à la suite d'un déclenchement en sécurité. Plus particulièrement, l'invention concerne les fixations de sécurité dites 1,a pivot dans lesquelles le ski et la chaussure (ou une plaque rapportée temporairement sous la chaussure) coopèrent par l'intermédiaire d'un pivot situé sous la plante du pied. En général, ce type de fixation est utilisé avec une plaque rapportée temporairement sous la semelle de la chaussure, le déclenchement en sécurité se produisant entre la plaque et le ski. Pour la pratique du ski, la plaque est verrouillée sur le ski à l'aide de moyens de retenue déclenchables contre l'action de moyens élastiques. Certains constructeurs ont proposé des réalisations de ce type de fixation dans lesquelles le chaussage du ski s'effectue par un mouvement de rotation du pied : le skieur place sa chaussure en travers par rapport au ski et fait ensuite tourner son pied autour du pivot pour l'amener dans l'alignement de l'axe longitudinal du ski, position dans laquelle la chaussure se trouve verrouillée sur le ski. Le brevet français nO 2.264.573 décrit un tel dispositif avec chaussage par rotation. Toutefois, en raison de la structure et des emplacements respectif s des divers éléments assurant la retenue de la chaussure sur le ski, dans ce type de fixation connu notamment par le brevet ci-dessus, le verrouillage de la fixation en position de retenue normale ne peut être réalisé que si le skieur a pris soin de placer la surface inférieure de la semelle de sa chaussure (ou de la plaque intermédiaire dont cette dernière est solidaire temporairement) d'une façon parfaitement parallèle à la surface supérieure du ski. Si la surface inférieure de la chaussure (ou de la plaque intermédiaire) forme un angle avec la surface supérieure du ski, le chaussage se fera mal, voire sera impossible. Or, on doit considérer - dlune part, qu'avec ce type de fixation ou les moyens de retenue se trouvent sous la plante du pied du skieur, ce dernier ne dispose pas de point de repère pour effectuer le chaussage et il est obligé de procéder à cette opération "en aveugle" - d'autre part, que de la neige ou de la boue peuvent se trouver en epaisseur irrégulière sous la semelle. On voit donc que déjà dans des conditions favorables (terrain plat, chaussage avant une course) l'opération de chaussage est délicate, difficile et requiert de la part du skieur une grande habileté. I1 devient évident que dans le cas ou le skieur désire rechausser sur une piste de ski ayant une pente plus ou moins accentuée, après un déclenchement en sécurité consécutif à une chute, une telle opération soit particulièrement pénible, sinon pratiquement impossible, notamment pour des skieurs peu expérimentés. De plus, si le skieur ne prend pas garde et soulève le pied avant que le chaussage soit réalisé, la chaussure échappera et il y a donc risque de perdre le ski ; de plus, la manoeuvre de chaussage sera à recommencer. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et d'assurer un rechaussage aisé et sûr dans toutes les circonstances. De plus, dès lors que le chaussage sera commencé, il n'y aura plus de risque de perdre le ski par échappement de la chaussure. Une fixation selon l'invention comprend, de façon connue, des moyens de retenue assurant le maintien de la chaussure sur le ski en position verrouillée selon l'axe longitudinal de ce dernier, ces-moyens de retenue se trouvant dans une zone située sous le pied du skieur et comportant des dispositifs de verrouillage constitués respectivement par un profil en saillie et un profil en creux complemen- taires destinés à coopérer l'un avec l'autre, l'un des profils étant solidaire en déplacement avec la chaussure et l'autre étant porté par le ski, le profil en saillie de l'un au moins des dispositifs de verrouillage étant par ailleurs escamotable contre l'action d'un organe élastique pour permettre les déclenchements. La fixation est caractérisée en ce qu'elle comporte, au voisinage d'au moins un des profils en creux au moins une rampe de guidage avec laquelle la saillie correspondante coopère lors d'un chaussage pour être guidée vers le profil en creux, la configuration de la rampe de guidage étant telle que le trajet du profil en saillie peut s'effectuer dans un plan parallèle au plan du ski. Le fait que selon l'invention la ou les rampes de guidage soient disposées sous la chaussure permet de leur donner des dimensions compatibles avec celles de la chaussure, c'est- -dire relativement faibles, notamment en hauteur, tout en permettant des rattrapages d'écarts de parallélisme importants entre semelle et ski, en raison de la proximité de ces rampes et du centre de rotation de la chaussure lorsque celle-ci se déplace pour le chaussage. Si les rampes étaient placées en des zones très écartées du centre de rotation de la chaussure, pour rattraper le même écart de parallélisme il faudrait prévoir des rampes de dimensions importantes, ce qui entraînerait un coût élevé, un poids et un encombrement incompatibles avec ce type de fixation. La configuration de ces rampes pourra être quelconque dès lors que chacune d'elles pourra assurer la prise en charge, particulièrement verticalement, de la saillie correspondante, lorsque celle-ci se trouvera décalée par rapport au profil en creux associé à la rampe et dès lors qu'elle amènera la saillie et le profil en creux en contact l'un avec l'autre. I1 convient de noter qu'une fixation aménagée selon l'invention assure, dès que le système de rampe vient en contact avec la saillie de verrouillage correspondante, une prise en charge verticale du ski ; en d'autres termes, si avant d'être en position chaussée, le skieur soulève son pied pour un raison fortuite, le ski se trouvera soulevé grace au maintien du contact entre la ou les rampes et la ou les saillies de verrouillage et les positions relatives du ski et de la chaussure ne s'en trouveront pas affectées. Ceci évitera au skieur la nécessité de recommencer l'opération de chaussage totalement, comme c'est le cas avec les fixations connues. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, la rampe de guidage comporte un épaulement parallèle au plan d'appui de la chaussure sur le ski, épaulement qui s 'étend tangentiellement au profil en creux ; la rampe de guidage et son épaulement coopèrent avec le profil en saillie correspondant tout en assurant, tant que le verrouillage n'est pas achevé, un maintien vertical de la chaussure contre le ski pour éviter leur séparation intempestive. Avantageusement, l'épaulement formera une avancée par rapport à la rampe correspondante et la rampe et son épaulement présenteront, dans un plan parallèle au plan d'appui de la chaussure sur le ski, une configuration courbe permettant de faciliter le chaussage-lors de la rotation de la chaussure. Dans le cas ou les profils en creux sont ménagés dans un bloc fixé sur la surface supérieure du ski tandis que les saillies sont prévues dans la semelle de la chaussure (ou dans une plaque rapportée sous la chaussure),- l'épaulement de la rampe est parallèle au plan du ski et situé au-dessus du profil en creux auquel il est associé. Selon une forme de réalisation dans laquelle le bloc présente deux profils en creux alignés selon l'axe longitudinal du ski, le bloc comporte deux rampes équipées de leur épaulement correspondant. Ces deux épaulements peuvent être situés à la meme distance du ski ou bien, en variante, à des distances différentes, l'épaulement le plus voisin de la pointe de la chaussure étant plus bas que l'autre épaulement, ce qui permet un meilleur chaussage, la chaussure se présentant, selon un mouvement naturel du pied, en position inclinée de la pointe vers le ski. Selon une autre forme de réalisation dans laquelle les profils en creux sont ménagés dans la semelle de chaussure ou dans la plaque solidaire temporairement de celle-ci tandis que les saillies sont prévues dans un bloc fixe sur le ski, l'épaulement de la rampe est parallèle au plan inférieur de la chaussure ou de la plaque et situé audessous du profil en creux auquel il est associé. Selon une variante de réalisation prévue pour faciliter encore le chaussage, on pourra prévoir dans une dépression prévue dans la semelle de chaussure (ou la plaque dont elle est temporairement solidaire) et destinée à coopérer avec le bloc fixé au ski, un téton s'étendant perpendiculairement à la surface d'appui sur le ski de la chaussure (ou de la plaque) et en direction de celle-ci, ledit téton coopérant avec une cavité pratiquée dans la surface supérieure du bloc solidaire du ski ; cette cavité se présente, de préférence, sous la forme d'une lumière s'étendant selon l'axe longitudinal du ski et dont la largeur est légèrement supérieure au diamètre du téton. On décrira à présent, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes de réalisation de l'invention en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue latérale en position chaussée d'une première forme de réalisation d'une fixation selon l'invention - la figure 2 est une vue de dessus de la fixation de la figure représentée en cours de chaussage, la chaussure étant enlevée - la figure 3 est une vue selon la flèche F3 de la figure 2 représentant, à plus grande échelle, le bloc monté sur le ski - la figure 4 est une coupe, à plus grande échelle, du bloc selon la ligne 4-4 de la figure 2 - la figure 5 est une vue latérale en position chaussée d'une deuxième forme de réalisation d'une fixation selon l'invention ;; - la figure 6 est une vue de dessus de la fixation de la figure 5 représentée en cours de chaussage, chaussure enlevée ; - la figure 7 est une vue latérale, en position chaussée, d'une troisième forme de réalisation - la figure 8 est une vue de dessus de la fixation de la figure 7 représentée en cours de chaussage, chaussure enlevée ; - la figure 9 est une vue latérale en position chaussée d'une quatrième forme de réalisation - la figure 10 est une vue de dessus de la fixation de la figure 9 représentée en cours de chaussage, chaussure enlevée ; - la figure 11 est une coupe, à plus grande échelle selon la ligne 11-11 de la figure 10 - les figures 12 et 13 sont respectivement des vues latérales et en coupe (selon la ligne 13-13 de la figure 12) représentant une variante de réalisation dans laquelle une rampe de guidage est prévue dans une partie solidaire de la chaussure. - les figures 14 et 15 sont respectivement une vue latérale en position chaussée et une vue de dessus d'une variante de réalisation dans laquelle la chaussure ne comporte pas de plaque intermédiaire et dont le bloc solidaire du ski assure aussi la retenue verticale avant verrouillage. Dans la description qui'suit, pour des raisons de simplicité, on a désigné les organes similaires par les mêmes chiffres de référence. On décrira à présent plus précisément les structures de l'invention en référence aux figures 1 à 15. D'une façon générale, dans les exemples représentés, on a prévu une plaque intermédiaire rapportée temporairement sous une chaussure, le déclenchement en sécurité se produisant entre la plaque et le ski. La chaussure est maintenue sur la plaque par des moyens classiques de telle sorte que ces deux éléments fonctionnent comme un seul bloc. Naturellement, on ne sortirait pas du cadre de l'invention dans le cas où il n' existerait pas de plaque intermédiaire et où les déclenchements se feraient directement entre la chaussure et le ski. Dans ce cas, naturellement, c'est la semelle de la chaussure elle-même qui serait conformée à la manière de la plaque décrite et qui serait équipée des mêmes organes. Voir à cet effet les figures 14 et 15 illustrant ce mode de réalisation. Dans la forme de réalisation des figures 1 à 3, on a représenté en 1 une chaussure sous laquelle est rapportée une plaque 2 fixée à la chaussure, de façon à former bloc avec celle-ci, par des systèmes de fixation avant 3 et arriere 3a de type connu et qu'on ne décrira pas en détail. I1 suffira d'indiquer que les systèmes de fixation sont amovibles pour permettre une séparation de la chaussure et de la plaque en dehors de la pratique du ski. En effet, dans cette forme de réalisation, les déclenchements en sécurité se produisent entre la plaque et le ski pour permettre, lors d'une chute, la libération de la chaussure et de la plaque qui restent attachées l'une à l'autre. Sur la surface supérieure du ski 6 et dans l'axe longitudinal XX' de celui-ci est fixe un bloc 5 avec lequel est destinée à coopérer une dépression 5a pratiquée dans la surface inférieure de la plaque 2, dans une zone correspondant à la plante du pied du skieur. Cette dépression 5a, qui dans l'exemple représente est une découpe débouchant latéralement sur les côtés de la plaque, présente des dimensions en hauteur et en longueur supérieures à celles du bloc 5. Le bloc 5 dont les parois avant 5b et arrière 5c présentent une forme en arc de cercle comporte, par ailleurs deux logements de verrouillage 7 et 8 alignés selon l'axe longitudinal XX'. Ces logements 7 et 8 sont destinés à coopérer avec des pistons mobiles 9 et 10 montés dans des canaux 11 et 12 pratiqués dans les parties 24a et 24b de la plaque 2 ; ces canaux 11 et- 12 étant alignés selon l'axe longitudinal YY' de la plaque. Les pistons 10 et 9 sont sollicités en saillie à l'intérieur de la dépression 5a par des ressorts îîa et 12a logés à l'intérieur des canaux 11 et 12. Dans la position représentée à la figure 1 qui est la position de retenue normale de la chaussure sur le ski, les extrémités arrondies des pistons 9 et 10 sont engagées dans les logements 7 et 8 du bloc 5 et verrouillent la plaque par rapport au ski.Les déclenchements en sécurité latéral et vertical s'effectuent par escamotage de l'un ou de l'autre des pistons 9 ou 10, ou encore des deux pistons, contre l'action de leur ressort. Comme on le voit aux figures 1 et 2, deux rampes de guidage 13 et 14 sont ménagées dans le bloc 5 de part et d'autre du logement arrière 8. Ces rampes sont, de préférence, symétriques par rapport à l'axe longitudinal du ski et sont telles que, lors d'un chaussage, elles permettent d'amener automatiquement le piston 10 dans son logement correspondant 8. A cet effet, les rampes 13 et 14 qui, comme on le voit particulièrement à la figure 3, sont concaves, ont une configuration telle que l'arête formée par l'intersection d'une des rampes avec la paroi extérieure 5c du bloc est contenue dans un plan parallèle à la surface supérieure du ski. Ainsi se trouve réalisé un épaulement 15 surplombant les rampes 13 et 14. Pour réaliser le-chaussage après un déclenchement, il suffira, comme on le voit à la figure 2, que le skieur engage le piston avant 9 dans le logement 7 en plaçant la chaussure en travers selon un angle w par rapport au ski. I1 suffira ensuite que le skieur amène la partie arrière de la chaussure dans l'axe longitudinal du ski en la faisant tourner selon la flèche F. Le piston 10 viendra en contact avec la rampe 13 et la poursuite de la rotation obligera le piston 10 à se loger automatiquement dans le logement 8. Les figures 5 et 6 représentent une variante de réalisation dans laquelle le bloc central 16 fixé au ski est symétrique par rapport à un plan vertical AA'. En d'autres termes, ce bloc 16 présente deux paires de rampes, respectivement 17-19 et 18-20, situées de part et d'autre des logements 7 et 8 de verrouillage des pistons 9 et 10. Les rampes 17, 18, 19, 20 présentent, comme dans l'exemple précédent, une configuration telle que l'arête de l'epau- lement 15 est parallèle au plan du ski. Avec cette variante de réalisation, le skieur n'est plus obligé, comme dans le cas précédent, de présenter l'avant de sa chaussure dans une position particulière permettant l'engagement du piston 9 dans son logement 7. I1 suffit, en effet, qu'il engage le bloc 16 dans la dépression 5a de la plaque, dans une position de semelle quelconque. Le skieur, en faisant tourner son pied, amènera les pistons 9 et 10 au contact de rampes diamétralement opposées 17 et 18 ou 19 et 20 et la poursuite de la rotation entraînera automatiquement l'enclenchement des pistons dans leurs logements respectifs 7 et 8. On notera que grâce à ces deux paires de rampes, on pourra effectuer un chaussage en présentant l'avant de la chaussure aussi bien vers l'extérieur que vers l'intérieur du ski.De préférence, dans la forme de réalisation des figures 5 et 6, les rampes 17 et 19 seront identi- ques aux rampes 13 et -14 de la forme de réalisation précédente et les rampes 18 et 20 seront symétriques des rampes 17 et 19. Les figures 7 et 8 représentent une troisième forme de réalisation de l'invention. Cette fixation est du même type que celle des figures 5 et 6 en ce qui concerne le bloc 23 qui présente deux paires de rampes permettant un chaussage sans qu'il soit nécessaire de présenter l'avant de la chaussure dans une position particulière comme c'est le cas aux figures 1 à 3. Cette forme de réalisation diffère de celle des figures 5 et 6 en ce que les épaulements 21 et 22 qui limitent respectivement les rampes 25-28 et 26-27 en hauteur, sont placés dans des plans différents l'un de l'autre mais toujours parallèles à la surface supérieure du ski. Comme dans le cas de la réalisation précédente le skieur n' est plus obligé de présenter d'abord l'avant de la chaussure dans une position particulière permettant l'engagement du piston 9 dans son logement 7, mais il peut au contraire, depuis une orientation quelconque de la semelle, amener les pistons 9 et 10 au contact des rampes diamètralement opposées 25 et 27 ou 26 et 28 et poursuivre ainsi la rotation de sa chaussure entraî- nant automatiquement l'enclenchement des pistons dans leurs logements respectifs 7 et 8.La différence des hauteurs H et h (figure 7) entre les épaulements 22 et 21 permet un meilleur chaussage du fait que lton compense ainsi la tendance naturelle qu'ont les gens à conserver le talon toujours plus ou moins soulevé au chaussage. En effet, l'épaulement 21 voisin de la pointe du pied est à une distance h du ski inférieure à la distance H séparant l'épaulement arrière 22 de la surface du ski. Dans un tel cas, on pourra, comme représenté, prévoir une face supérieure du bloc 23 inclinée ainsi qu'une inclinaison correspondante du fond 5'a de la dépression. Les figures 9 et 10 représentent une quatrième forme de réalisation de l'invention. Cette fixation est identique à celle des figures 7 et 8 en ce qui concerne le bloc 29 qui présente deux paires de rampes identiques aux rampes des figures 7 et 8. Toutefois, le bloc 29 comporte, dans sa surface supérieure, une cavité 31 oblongue s'étendant selon l'axe longitudinal XX' du ski. Par ailleurs, un téton cylindrique 30 s 'étend verticalement à partir de la face inférieure de la depression S'a pratiquée dans la plaque 2 ; ce téton étant destiné à s'engager dans la cavité. 31 dont la largeur est légèrement supérieure au diamètre du téton. De ce fait, il existe une possibilité de jeu du téton dans la cavité 31, à la fois selon l'axe XX' du ski et selon une direction transversale à cet axe. La coopération de ce téton et de la cavité permet au skieur de centrer plus facilement sa chaussure sur le bloc 29 lorsqu'il la présente en biais par rapport au ski. I1 s'agit donc d'une disposition qui facilite encore le chaussage. De plus, le jeu existant entre le téton 30 et la cavité 31 permet naturellement à la surface inférieure de la chaussure de se présenter éventuellement en biais par rapport à la surface supérieure du ski. Naturellement, la forme de la cavité pourrait être différente et, par exemple, circulaire. On ajoutera que l'existence d'un téton 30 permet d'imposer à la chaussure, lors d'un déclenchement en sécurité, une trajectoire définie. La figure 11 illustre de façon particulièrement claire l'intérêt de la rampe de guidage 26 avec son épaulement 22 pour le chaussage. On voit sur cette figure qu'au début du chaussage, le piston 20 est dans une position tangentielle à l'épaulement 22 qui maintient ainsi le ski 6 en retenue verticale au moment du chaussage, c'est-à-dire que dès le début de la coopération du piston et de l'épaulement, la chaussure et le ski sont reliés l'un l'autre, ce qui limite les fausses manoeuvres lors du chaussage. Au cours du chaussage, le piston 10 effectue donc une rotation imprimée par le pied, glisse en bout sur la rampe 26 et se trouve guidé par l'épaulement 22, pour suivre la trajectoire a-b, puis en arrivant au logement 8 réalise le verrouillage lorsqu'il prend place dans ledit logement. Le même processus est bien évidemment engagé pour l'autre piston. Dans les quatre formes de réalisation précédentes ainsi que celle de la figure 14, c'est la surface inférieure de la plaque (ou de la chaussure en cas d'absence de plaque) qui est en contact avec la surface supérieure du ski. De la sorte, on prévoit entre la surface supérieure du bloc 5, -16, 23 29 ou 45 et la surface inférieure de la dépression 5a un espace e (voir figures 1, 5, 7, 9 et 14) pour éviter qu'il n'y ait portée de ces deux surfaces l'une contre l'autre. Toutefois, on pourrait prévoir une disposition différente sans pour autant sortir du cadre de l'invention. Ainsi, par exemple, il serait possible d'envisager que la surface inférieure de la dépression 5a de la plaque porte contre la surface supérieure du bloc 5, 16, 23, 29 ou 45 ; dans ce cas, naturellement, il faudrait éviter que la surface inférieure des parties avant et arrière de la plaque ne porte contre le ski et elle devrait en être écartée.Par ailleurs, dans les réalisations proposées, les rampes de guidage permettent un chaussage par la droite ou par la gauche, relativement à l'axe longitudinal du ski. I1 ne s'agit pas là d'une disposition impérative et l'on pourrait prévoir un chaussage uniquement par la droite ou uniquement par la gauche, voire même par la droite pour un ski et par la gauche pour l'autre. Dans ce cas, on réduirait d'autant le nombre des rampes de guidage. Enfin, comme on l'a représenté aux figures 12 et 13, on pourrait, en variante de ce que l'on a prévu dans toutes les formes de réalisation précédentes, monter les pistons 32 et 33 dans un canal longitudinal 34 d'un bloc 35 fixé au ski, un ressort commun 36 sollicitant en saillie les pistons vers l'extérieur. Dans ce cas, les logements 37 et 38 destinés à coopérer avec les pistons sont ménagés dans les faces avant et arrière de la découpe 39 pratiquée dans la plaque 40 rapportée temporairement sous la chaussure. De la même façon, les rampes de guidage sont pratiquées dans la plaque. Sur les figures- 12 et 13, une seule paire de rampes 41 et 42 est prévue de part et d'autre du logement arrière 38. La paroi arrière de la découpe 39 est convexe en 43 afin de permettre le déplacement du piston 33 et, naturellement l'arête (ou épaulement) 44 résultant de l'intersection de la rampe 41-42 avec la paroi 43 est parallèle au plan de la surface supérieure du ski. Les figures 14 et 15 illustrent un autre mode de réalisation des rampes de chaussage assurant aussi une retenue verticale au cours du chaussage avant même qu'il y ait verrouillage en position de skiage. De plus, dans cette forme de réalisation, il n'y a pas de plaque rapportée temporairement sous la chaussure comme dans les réalisations précédentes, la semelle elle-meme de la chaussure se trouvant au contact avec le ski. Dans ce cas, une dépression 48 débouchant latéralement est prévue dans la partie inférieure de la semelle. Comme dans les réalisations précédentes, on trouve selon l'axe longitudinal deux doigts en saillie 49 et 50. La saillie 50 est fixe et la saillie 49 est sollicitée par un ressort 58a pour assurer le déclenchement en sécurité. Un téton 61 s'étend sensiblement perpendiculairement au milieu de la dépression. Ce téton coopère avec une lumière 62 réalisée dans le bloc 45 fixé rigidement au ski. Le doigt avant 50 doit coopérer en position de verrouillage avec le logement 51 et le doigt arrière 49 avec le logement 52 du bloc. Les rampes de guidage 53 et 55 ainsi que 56 et 54 sont matérialisées par des parois de forme sensiblement tronconique. On voit donc qu'avec une telle forme, les rampes assurent la retenue verticale avant d'être en-position verrouillée car par construction, l'écartement entre les doigts 49 et 50 est toujours inférieur à la distance D séparant les épaulements supérieurs 60a du bloc, de sorte que lors du chaussage, les doigts 49 et 50 se trouvent en retrait par rapport aux arêtes ou épaulements 60a. Dans cette réalisation, les rampes présentent, dans un plan perpendiculaire au ski, une configuration courbe. On comprendra, par ailleurs, qu on ne sortirait pas du cadre de l'invention si l'un des deux pistons 9 ou 10, 32 ou 33, des moyens de retenue étaitconstitué par une saillie fixe non escamotable, l'autre piston demeurant sollicité par un ressort, comme cela est le cas aux figures 14 et15. De même, on pourrait prévoir un nombre quelconque n de pistons (n étant supérieur à 2) et tout autre type d'organes de verrouillage tels que mâchoires pivotantes, doigts pivotants, etc... On pourrait bien entendu prévoir de la même façon une structure identique à la réalisation des figures 9 et 10 avec pivot et double jeu de rampes -(les rampes étant alors sur la chaussure) L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, la demanderesse s'en réserve I'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ciaprès. REVENDICATIONS 1. Fixation de sécurité pour ski permettant un chaussage par rotation de la chaussure sur le ski dans un plan parallèle à celui-ci et comportant des moyens de retenue assurant le maintien de la chaussure sur le ski en position verrouillée selon l'axe longitudinal de ce dernier, ces moyens de retenue étant dans une zone située sous le pied du skieur et comportant des dispositifs de verrouillage constitués respectivement chacun par un profil en saillie et un profil en creux complémentaires destinés à coopérer l'un avec l'autre et dont l'un est solidaire de la chaussure en déplacement et l'autre est porté par le ski, le profil en saillie de l'un au moins des dispositifs de verrouillage étant escamotable contre l'action d'un organe élastique pour permettre les déclenchements, caractérisée en ce que ladite fixation comporte au voisinage d'au moins un des profils en creux au moins une rampe de guidage avec laquelle la saillie correspondante est destinée à coopérer lors d'un chaussage pour être guidée vers le profil en creux, la configuration de la rampe de guidage étant telle que le trajet de ladite saillie peut s'effectuer dans un plan parallèle au plan du ski. 2. Fixation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la rampe de guidage comporte un épaulement parallèle au plan appui de la chaussure sur le ski, ledit épaulement s'étendant tangentiellement au profil en creux, cette rampe de guidage et son épaulement coopérant, lors d'un chaussage, avec la saillie correspondante pour guider celle-ci vers le profil en creux tout en assurant, tant que le verrouillage n'est pas achevé, un maintien vertical de la chaussure contre le ski pour éviter leur séparation intempestive. 3. Fixation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les profils en creux et en saillie sont alignés selon l'axe longitudinal du ski lorsque la chaussure est en position verrouillée. 4. Fixation selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée en ce que l'épaulement forme une avancée par rapport à la rampe. 5. Fixation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 4 caractérisée en ce que la rampe et son épaulement présentent, dans un-plan perpendiculaire au plan d'appui de la chaussure sur le ski, une configuration courbe. 6. Fixation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, dans laquelle les profils en creux sont ménagés dans un bloc fixé sur la surface supérieure du ski tandis que les saillies sont prévues dans une partie solidaire de la chaussure, caractérisée en ce que l'épaulement de la rampe est parallèle au plan du ski et est situé au-dessus du profil en creux auquel il est associé. 7. Fixation selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle les profils en creux sont ménagés dans la semelle de chaussure tandis que les saillies sont prévues dans un bloc fixé sur le ski, caractérisée en ce que l'epaule- ment de la rampe est parallèle au plan inférieur de la semelle de chaussure et est situé au-dessous du profil en creux auquel il est associé. 8. Fixation selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle les profils en creux sont ménagés dans un bloc fixé sur le ski, caractérisé en ce que les profils en creux sont associés respectivement à une rampe avec épaulement s'étendant parallèlement au plan du ski. 9. Fixation selon la revendication 8, caractérisée en ce que les épaulements des deux rampes sont situés dans un plan commun parallèle au plan d'appui de la semelle de chaussure sur le ski lorsque la chaussure est maintenue sur le ski en position verrouillée. 10. Fixation selon la revendication 8, caractérisée en ce que les épaulements des deux rampes sont situés à des distances différentes du plan supérieur du ski. 11. Fixation selon la revendication 10, caractérisée en ce que l'épaulement de la rampe -la plus voisine de l'avant de la chaussure est situé plus près du plan supérieur du ski que l'épaulement de la rampe voisine de l'arrière de la chaussure. 12. Fixation selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée en ce que la rampe e guidage présente, selon des plans parallèles au ski, une configuration courbe.