la présente invention concerne un dispositif de mesure du niveau d'un fluide, pouvant être soit liquide, soit pulvérulent, et contenu dans un réservoir ou un bassin pouvant être de grandes dimensions. De plus et compte tenu de la grande surface occupée par ce fluide, le dispositif doit autre capable d'apprécier une variation du niveau mtme faible et d'effectuer une mesure avec une précision au plus égale au pour cent. mitant donné les conditions dans lesquelles se trouve le fluide dont on veitit mesurer le niveau, divers paramètres agissent au moment de la mesure qui risquent d'en altérer le résultat et il est recommandable de s'en affranchir.Les paramètres sont la température ambiante, la pression atmosphérique variable et des perturbations locales'de surface comme par exemple le clapotis ou les vagues dans un plan d' eau de grandes dimensions comme un grand réservoir ou un lac de retenue. On envisage alors suivant l'invention d'effectuer une mesure différentielle et d'opérer des compensations pouvant autre réalisées sur l'une ou l'autre ou sur les deux parties composant le dispositif de mesure. Ces deux parties sont un dispositif détecteur délivrant des informations fonction du niveau à déterminer et des circuits de préférence électroniques associés au dispositif détecteur exploitant des informations qu'il en reçoit pour délivrer la mesure du niveau recherchée. Suivant l'art antérieur, des dispositifs détecteurs de niveau d'un fluide existent, ressortissant à différents types qui sont rappelés ci-dessous Constituant un premier type, des détecteurs à flotteurs sont utilisés pour les mesures de niveau dans les liquides principalement. Un flotteur en surface transmet par l'intermédiaire d'un système mécanique (cible avec contrepoids, ruban perforé entraidant une roue à picots,. mécanisme à couple constant, etc.) les variations de niveau à un organe qui transforme le mouvement mécanique r'ésultan-+ en une information électrique. Cette transformation peut se faire par itin- termédiaire d'un potentiomètre, par l'intermédiaire d'un dispositif de type Selsyn ou également par l'intermédiaire d'une Jauge de contrainte soumise aux mouvements du flotteur. Ces détecteurs sont en général relativement simples et robustes, mais ils présentent plusieurs inconvénients lorsque l'on désire mesurer le niveau avec une bonne précision de l'ordre de 1 % .En effet, le flotteur restant à la surface du liquide, est directement affecté par les perturbations de cette surface et il s'avère nécessaire pour pallier cet inconvénient de placer un tubage autour du flotteur. D'autre part, ces détecteurs utilisent une transmission mécanique entre le flotteur et l'organe fournissant l'information analogique, qui entraine une perte de précision par suite des frottements inhérents à tout système mécanique. Un autre inconvénient de ces frottements est l'usure qu'ils peuvent provoquer en particulier au niveau du curseur du potentiomètre lors d'une utilisation continue, ce qui se traduit par des fluctuations qui viennent entacher la mesure et par un manque de fidélité du détecteur. De ce fait, il peut donc s'avérer nécessaire de faire périodiquement un étalonnage du système. De plus ces détecteurs de niveau à flotteur étant le plus souvent utilisés à l'air libre, subissent les fluctuations de la tempé- rature ambiante ce qui peut provoquer des variations de la valeur ohmique du potentiomètre et introduire ainsi une erreur non négligeable dans la mesure. Lorsque cette température extérieure avoisine OB C, de la glace peut se former dans le tubage placé autour du flotteur et bloquer celui-ci dans une position donnée alors que le niveau de liquide continue à varier Constituant un deuxième type, des détecteurs capacitifs sont également utilisés pour la mesure du niveau d'un fluide, qui reposent sur le principe de la mesure de la variation de la capacité présentée par une sonde en fonction du niveau de liquide.Cette solution présente certains avantages par rapport à la précédente utilisant un système à flotteur car elle ne nécessite aucun élément mécanique en mouvement, la mesure se faisant de manière purement électronique. Par contre, la précision que l'on peut attendre de ce genre de détecteurs ne peut guère être meilleure que 1,5k ce qui peut ne pas être suffisant pour certaines applications. De plus, la formation de glace autour de la sonde lorsque la température extérieure avoisine OO C fausse la mesure de la capacité et rend donc ce capteur peu utilisable dans de telles conditions d'environnement. Ressortissant à un troisième type de détecteur, des systèmes de mésure de niveau de fluide sont également,connus, utilisant des détecteurs de pression à membrane ou à tube de Bourdon qui effectuent une mesure absolue ou différentielle de pression, ce qui, la densité du liquide ou de la matière pulvérulente étant connue, permet de connaître le niveau. Dans le cas de la mesure de la pression effective, ces détecteurs sont équipés d'un tube de Bourdon dont la déformation entrains le noyau mobile d'un transformateur différentiel. Par contre, dans le cas d'une mesure différentielle qui permet de s'affranchir des variations de la pression atmosphérique, les détecteurs sont équipés d'une membrane dont la déformation sous 1 'action de la pression résultante entrains également le noyau mobile d'un transformateur différentiel alimenté par un oscillateur asservi en amplitude. La différence des deux tensions secondaires proportionnelle au déplacement du noyau mobile c'est-à-dire à la pression, est alors détectée et amplifiée. Les avantages de ce type de détecteurs sont la robustesse, la compacité et une grande simplicité de fonctionnement. D'autre part la résolution est très élevée par suite de l'absence-de frottement de pièces mécaniques ce qui implique également une usure et un entretien nuls. Toutefois, lorsque l'on ddsire connaître le niveau d'un liquide dans un bassin, il faut capter la pression en un certain point de ce liquide et l'appliquer sur une des faces de la membrane, l'autre face étant soumise à la pression atmosphérique. Dans ce cas l'agent de transmission de la pression est l'air enfermé dans un tube immergé et dont l'extrémité inférieure est placée au point choisi. Ce volume d'air doit être régulièrement régénéré et ceci soit à l'aide d'un minicompresseur, soit par 11intermédiaire d'un détendeur branché sur une installation d' air comprimé. Or, la fiabilité d'une telle installation ne peut être garantie dans le cas d'une utilisation continue et dans des conditions climatiques révères, de plus le coût de ce système est nettement plus élevé que pour les autres types de capteurs. Un autre type de détecteur peut astre utilisé pour la mesure d'un niveau de fluide, basée sur la mesure d,'une pression qui est faite par une Jauge de contrainte placée dans une branche d'un pont de Wheatstone. La pression à mesurer est transmise au diaphragme sensible par l'intermédiaire d'huile et d'une membrane d'arr8t élastique (par exemple néoprène). Ce genre de détecteur présente de nombreux avantages par rapport aux types précédents. Il est simple, robuste, léger, peu encombrant, précis et fidèle. Aucun élément mécanique n'est en mouvement et son coût est relativement réduit. Par contre, il ne permet de faire qu'une mesure absolue de pression et ne peut donc fournir qu'une mesure de niveau du liquide entachée des variations de la pression atmosphérique. Dans ce qui précède, un certain nombre de systèmes ont été signalés utilisant des détecteurs de niveau de types assez divers. Aucun de ces systèmes ne semble toutefois convenir pour la mesure du niveau d'un fluide dans les conditions de l'invention, donnant en particulier des résultats manquant de la précision requise et soumis à l'influence de certains paramètres, en particulier la pression atmosphérique et la température ambiante qu'il est souhaitable d'éliminer. Be but de l'invention est ainsi de définir un dispositif de mesure du niveau d'un fluide comportant un dispositif détecteur et des circuits associés, permettant d'effectuer une mesure diffé- rentielle et d'opérer des compensations pour tenir compte de certains paramètres agissant de manière défavorable sur le résultat de la mesure. Suivant une caractéristique de l'invention, le dispositif détecteur du niveau d'un fluide comprend un premier détecteur sensi ble au fluide dont on veut connattre le niveau et un second détecteur du même type que le premier, sensible à la pression atmosphérique, des moyens de compensation en température étant prévus de façon que les deux détecteurs fonctionnent à la même température. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les détecteurs sont du type à jauge de contrainte. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparat- tront au cours de la description d'exemples de réalisation donnée à l'aide des figures qui représentent La figure t, une vue schématique d'un dispositif suivant l'in- vent ion. La figure 2, une variante du dispositif, et la figure 3, un-diagramme schématique des circuits électroniques associés. On a vu dans l'analyse qui a été faite des moyens permettant de procéder à la mesure du niveau d'un fluide, se présentant sous une forme liquide ou pulvérulente, qu' il était difficile de trouver un système qui délivre le résultat de la mesure cherché avec une précision suffisante d'une part et qui ne soit pas altéré par certains paramètres tels que la pression atmosphérique et la température ambiante dont l'influence n'est pas négligeable. Pour tenir compte de ces facteurs , on définit suivant l'invention un dispositif qui soit à même de déterminer au moins un de ces paramètres dans des conditions semblables à celles permettant de déterminer une valeur du niveau du fluide dans laquelle ledit paramètre figure. On est amené à réaliser un dispositif de mesure du niveau d'un fluide qui permette d'agir de façon différentielle pour éliminer ce paramètre . Quant à l'autre paramètre qui agit également de façon défavorable sur le résultat, il est déterminé par le jeu de compensations, qui jouent soit sur le dispositif détecteur lui-même, soit sur les circuits d'exploitation du résultat donné par le dispositif, soit partiellement sur les deux. Le système détecteur devant être sensible d'une part au fluide dont on veut connaître le niveau et d'autre part à au moins un des paramètres dont il faut tenir oompte on utilise avantageusement des détecteurs de pression à jauge de contrainte. Toutefois ces détecteurs effectuant, comme on l'a indiqué, une mesure absolue de pression, fournissent une information analogique proportionnelle à la somme de la pression exercée par le fluide et par la pression atmosphérique. Cette dernière étant variable dans le temps, la mesure du niveau du fluide est erronée. Suivant l'invention, on utilise deux détecteurs, l'un situé dans le fluide et l'autre situé à l'air libre ou de façon qu'il ne soit sensible qu'à la pression atmosphérique, indépendamment du fluide. Si on appelle PL la pression du fluide et PA la pression atmosphérique, on obtient à l'aide du premier capteur à jauge de contrainte une information V1 = E1 (PL + PA) où gl est une constante et à l'aide du deuxième capteur à sauge de contrainte une information V2 = E2 PA où E2 est une constante dépendant comme K1 du capteur. Les deux capteurs peuvent être identiques de sorte que E1=E2=E En soustrayant, dans les circuits d'exploitation associés; les expression V1 et V2, de façon à faire une mesure différentielle on a V = Vi - V2 = E (PL + PA - PA ) = mi. Cette soustraction des deux expressions est aisément faite par un amplificateur opérationnel et l'expression V obtenue sous forme analogique est proportionnelle à la pression du fluide seul. La figure 1 représente de façon schématique un dispositif de détection du genre décrit ci-dessus. Le premier détecteur 1 est immergé dans le fluide dont le niveau 21 est soumis à la pression atmosphérique PA . La profondeur d'immersion H et la pression à laquelle est soumis la détecteur 1, soit PL est proportionnelle à la fois à cette valeur H et à la pression atmosphérique PA. Le deuxième détecteur est situé à l'air libre et n'est soumis de ce fait qu'à la pression atmosphérique PÂ du lieu. Ces détecteurs sont connectés à des circuits d'exploi tation B qui délivrent, comme cela a été vu, une information proportionnelle uniquement à la pression du liquide. Cependant, cette expression du niveau du fluide peut encore être fonction d'un autre paramètre, qui n'est pas éliminé par le dispositif décrit et qui doit donc l'être par les circuits d'exploi tation associés. De fait, le premier détecteur 1 immergé dans le fluide se trouve à la température de ce dernier alors que l'autre, qui se trouve à l'air libre peut être exposé en plein soleil dans un endroit abrité et, de ce fait, porté à une température nettement plus grande que le premier détecteur.A certaines périodes de l'année, en particulier en plein hiver, la différence de température entre les deux détecteurs peut atteindre une trentaine de degrés ce qui introduit une erreur non négligeable dans la mesure par suite de la différence des coefficients de température de la résistance de la jauge de contrainte et des autres branches du pont de Wheatstone, dans lequel sont montés les détecteurs La solution consiste à compenser le pont de Wheatstone à l'aide de résistances extérieures de façon que le coefficient de température résultant soit nul ou compatible avec l'erreur admissible.Toutefois, bien que réalisable, cette solution pose de nombreux problèmes pratiques à savoir 11 obtention et la réalisation de ces résistances de compensation à coefficient de température donné ce qui peut conduire à des montages complexes utilisant plusieurs résistances de coefficients différents en valeur et signe et Judicieusement associées. Cette compensation étant réalisée, il faut alors réaliser de nouveau l'équilibrage du pont à l'aide de potentiomètres ou de résistances à coeffi- cient de température nul. Une autre solution-plus particulièrement retenue et qui détermine une autre variante du dispositif consiste à s'affranchir des erreurs dues aux variations thermiques en plaçant les deux détecteurs dans un milieu à la même température. Comme l'un des détecteurs doit être nécessairement dans le fluide, c'est lui qui sert de référence et impose sa température à l'autre. L'échange calorifique se fait par l'inter médiaire d'un milieu bon conducteur de la chaleur. La figure 2 représente de façon schématique, le dispositif détecteur de niveau suivant l'invention. Le détecteur i qui mesure la pression au point choisi dans le fluide est placé dans un tube 2 qui assure sa fixation mécanique, celui-ci étant en effet fixé sur la plaque de fond 3 amovible du tube. Ce système permet un démontage et une accessibilité aisés du détecteur. La membrane sensible 4 du détecteur est ainsi en contact direct avec le fluide 5 et elle est protégée par une grille métallique 6 des détériorations provoquées par des corps étrangers. Un capot supérieur 7 vissé sur le tube 2 permet, par l'intermédiaire d'un presse-étoupe 8 de maintenir le câble 9 du détecteur et d'éviter son arrachement. Le câble comprend généralement 2 fils d'alimentation et 2 fils transmettant l'information qu'il délivre aux circuits d'exploitation E. Le deuxième détecteur 10 est placé dans un tube-ll semblable au premier 2 , par contre sa membrane sensible 12 n'est pas mise en contact avec le fluide mais avec un milieu de remplissage 13 non volatil et bon conducteur de la chaleur (par exemple : mercure, eau avec glycol, huile-de silicone, etc.) . Pour cela le détecteur est monté sur une pièce 14 vissée à l'intérieur du tube de protection 11, fermé de façon étanche, par une plaque de fond 3 munie d'un Joint torique d'étanchdité 15. La pièce 14 > supportant le détecteur est percée 16 pour permettre au milieu de remplissage de le baigner entièrement. Un capot 17 vissé à la partie supérieure du tube maintient,par l'intermédiaire d'un presse-étoupe 18, le câble 19 du détecteur et évite son arrachement. Ce capot est muni de trous d'aération 20 permettant à la pression atmosphérique de s'exercer sur le milieu de remplissage 13. Dans ces conditions, la pression détectée par le détecteur 10 est égale à la pression exercée par le milieu de remplissage 13 augmentée de la pression atmosphérique. Le milieu baignant ce détecteur étant non volatil, sa hauteur dans le tube 11 est constante et ainsi la pression due à ce milieu est également constante. Il est facile de soustraire dans le circuit électronique associé, une tension égale à la tension produite par la déformation d la jauge de contrainte sous l'faction du milieu de remplissage. La tension recueillie après cette soustraction est donc uniquement proportionnelle à la pression atmosphérique. Les deux tubes de protection 2 et 11 étant de même longueur, et fixés ltun et l'autre par des dispositifs d'accouplement 110 111, les deux détecteurs à Jauge de contrainte sont situés au même. niveau dans le fluide. De plus, le milieu de remplissage 13 étant un bon agent de conduction thermique, sa température est égale à celle du fluide au point considéré. Les deux détecteurs sont donc à la même température et le montage ainsi constitué est. , par suite, insensible aux variations thermiques étant admis que les coefficients de température des deux détecteurs de même type sont sensiblement identiques. On a ainsi réalisé un dispositif qui fournit d'une part une information analogique proportionnelle à la somme de la pression atmosphérique et de la pression du fluide et, d'autre part, une information analogique proportionnelle à la pression atmosphérique seule et ceci de façon indépendante de la température environnante et des mouvements de surface. La figure 3 représente schématiquement le dispositif électronique d'exploitation des informations obtenues avec le dispositif de la figure 2. Ce dispositif a pour but de traiter les informations fournies de façon à obtenir une tension qui soit uniquement proportionnelle à la hauteur du fluide et d'amplitude suffisante pour être directement affichable ou exploitable par des systèmes annexes. Chacun des deux détecteurs utilisés dans le dispositif de détection de niveau de la figure 2 est constitué d'une jauge de contrainte solidaire d'une membrane déformable et qui constitue une branche 22-23 d'un pont de Wheatstone 24-25. Ce pont alimenté, suivant une diagonale AB - AI 3, , en tension ou en courant, 27-270 , pour s'affranchir de l'influence des résistances des lignes de transmission dans le cas de liaison à grande distance, fournit une tension aux bornes de l'autre diagonale '(CD-C1Di) proportionnelle à la variation de résistance de la jauge de contrainte et donc à la pression exercée sur la membrane sensible. Cette tension, qui à titre d'exemple, est de 11 ordre de quelques dizaines de millivolts , est amplifiée avant traitement. Etant donné le montage des détecteurs dont les membranes sensibles sont respectivement introduites dans un pont de Wheatstone qu'il faut équilibrer , l'amplification des signaux recueillis nécessite un amplificateur différentiel à entrées flottantes à forte-impédance d'entrée et à taux de réjection de mode commun élevé. En effet, il faut que l'impédance d'entrée présentée par le montage amplificateur soit grande de façon que le diviseur résistif constitué par cette résistance d'entrée et par la résistance de la ligne de transmission 26-260 - 261 - 262 n' introduise qu'une erreur négligeable dans la mesure.Le taux de réjection de mode commun élevé, nécessaire pour réduire au maximum l'influence de la tension de mode commun qui peut atteindre quelques volts et qui est superposée au signal utile, est obtenu par un amplificateur dtinstrumentation réalisé à l'aide de trois amplificateurs opérationnels 28, 29, 30, et ce pour chacune des channes de circuits associés à un détecteur. Pour la chaine associée au détecteur 11 les amplificateurs opérationnels sont repérés 280, 290, 300. Ri On exprime le gain du premier étage, soit: G1 = 1 + 2 R1 -R4 On exprime le gain du deuxième étage, soit: G2 = et l'on déduit le gain total -du montage soit : Ri G = Gn x G2 = R4 (1 + 2 R2 ) R3 et la tension de sortie de l'amplificateur d'instrumentation constitué par les amplificateurs 28 - 29 et 30 est alors Ri R4 VS1 = (V1-V2) x (1 + 2 R2 ) x R3 Le gain de l'amplificateur d'instrumentation correspondant au détecteur 1 peut être rendu ajustable de façon à tenir compte de la densité du fluide dont on doit mesurer le niveau et donc de rendre ce système de détection applicable à différents milieux. Le deuxième amplificateur d'instrumentation comprenant les amplificateurs opérationnels 280, 290 et 300 et recevant le signal fourni par le détecteur 10 est basé sur le même principe que le précédent avec également un gain variable de façon à égaliser avec précision les deux gains. Par contre, comme cefa a été expliqué précédemment, il est nécessaire de soustraire uné tension égale à l'ln- fluence de la pression du milieu de remplissage sur la jauge de contrainte. Pour cela il suffit d'utiliser un amplificateur opérationnel 32 monté en amplificateur suiveur qui vient appliquer une tension réglable sur l'entrée positive de l'amplificateur différentiel 300 par l'intermédiaire de la résistance 32.On obtient ainsi en sortie de l'amplificateur 300 une tension VS2 uniquement proportionnelle à la pression atmosphérique. Enfin, un amplificateur différentiel 33 permet d'obtenir une tension VSO qui est fonction de la différence VSI - VS2 et donc uniquement du niveau du liquide. VSO = (VS1 - VS2) x R6 On a ainsi décrit les circuits d'exploitation des informations délivrées suivant l'invention par le dispositif détecteur proprement dit, circuits délivrant une tension propottionnelle au niveau du fluide cherché. Cet ensemble de circuits peut être perfectionné en plaçant deux comparateurs 34, 35 avec des seuils fixés sur la sortie de l'ampli ficateur 33 de façon à détecter une anomalie de fonctionnement provoquée soit par la coupure de la ligne de transmission, soit par la coupure de la jauge de contrainte ou soit par la mise en court-circuit de la jauge. Qn a ainsi décrit un dispositif détecteur de niveau d'un fluide liquide ou pulvérulent par mesure différentielle compensée. Ce dis positif est simple, robuste, précis, linéaire, fidèle et fiable puisque purement électronique, sans système mécanique en mouvement. Ses caractéristiques d'utilisation sont fonction des Jauges de contrainte utilisées. Actuellement le dispositif effectue des mesures de pression entre quelques dixièmes de bar et quelques centaines de bars, et a donc une bonne sensibilité. La température de fonctionnement d'un tel dispositif peut varier entre - 200 et + 1000, et avec des milieux de remplissage spéciaux, elle peut atteindre - 50 OC environ. Cet ensemble de détermination du niveau d'un-fluide pouvant être liquide ou pulvérulent, est particulièrement utilisable pour détecter le niveau du fluide dans des réservoirs de grandes dimensions et eparticulier apte à la détection de variation du niveau d'eau d'un lac de retenue. REYENDICAEIONS 1. Dispositif de mesure du niveau d'un fluide comprenant au moins un détecteur sensible à la pression du fluide fonction de son niveau et à des paramètres extérieurs agissant sur le résultat de la mesure, caractérisé en ce qu'il comprend un premier détecteur (1) sensible à la pression exercée par ledit fluide et la pression atmosphérique, un deuxième détecteur (10) d'un type semblable au premier, sensible à ssa pression atmosphérique indépendamment du fluide, et des moyens de compensation de l'influence drun autre paramètre ainsi que des circuits électroniques dans lesquels sont montés lesdits détecteurs procédant à une mesure différentielle et délivrant une information proportionnelle uniquement au niveau dudit fluide. 2. Dispositif de mesure du niveau d'un fluide, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les détecteurs sensibles sont des détecteurs à jauge de contrainte dans lesquels l'organe sensible est une membrane. 3. Dispositif de mesure du niveau d'un fluide suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le premier détecteur est immergé en un point du fluide dont on veut connaitre le niveau et que le deuxième détecteur est à l'air libre, sensible seulement à la pression atmosphérique, les moyens de compensation en température étant prévus dans les circuits électroniques associés. 4. Dispositif de mesure du niveau d'un fluide suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les détecteurs sont montés chacun dans une branche(22-23) d'un pont de Wheatstone (24-25) dont on réalise l'équilibrage, la compensation en température étant effectuée à l'aide de résistances à coefficients de température différents combinées de façon judicieuse. 5. Dispositif de mesure du niveau d'un fluide, suivant la revendication t, caractérisé en ce que chaque détecteur (1-10) est introduit dans un tube de protection (2-11) qui est immergé dans le fluide (5) dont on mesure le.niveau (21), la membrane sensible (4) du premier détecteur (1) étant en contact avec ledit fluide la membrane sensible (12) du deuxième détecteur (10) étant isolée dudit fluide, mais en contact avec un milieu dit de remplissage (13) non volatil et bon conducteur de la chaleur, remplissant le tube de protection (11) dudit deuxième détecteur (10) et exerçant une pression constante,des trous d'aération (20) étant prévus dans ledit tube pour rendre le deuxième détecteur sensible à la pression atmosphérique, et les informations données par lesdits détecteurs étant indépendantes des variations de la température. 6. Dispositif de mesure du niveau d'un fluide suivant la revendication 5, caractérisé en ce que chaque tube (2-11) comprenant un détecteur est fermé par une plaque de fond (3) amovible, la membrane (4) du premier détecteur étant située à l'extérieur de cette plaque, la membrane (12) du deuxième détecteur étant située à l'intérieur du tube de protection (11) dont la plaque de fond (3) comprend un joint torique (ils) d'étanchéité. 7. Dispositif détecteur du niveau d'un fluide suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les deux tubes (2, 11) sont fixés l'un à l'autre par des dispositifs d'accouplement (110) de sorte que les deux tubes ont la même longueur. 8. Dispositif de mesure du niveau d'un fluide suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les membranes sensibles (4-12) des jauges de contraintes utilisées dans les détecteurs sont insérées dans une branche d'un pont de Wheatstone (24-25) alimenté par une source de préférence à courant constant, et délivrant une tension proportionnelle à la variation de résistance de la jauge de contact, fonction de la pression exercée sur la membrane sensible, tension qui pour chaque détecteur est traitée dans un amplificateur d'in- trumentation comportant au moins 3 amplificateurs opérationnels (28-29-30, 280, 290, 300) 9.Dispositif de mesure de niveau suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'amplificateur d'instrumentation associé au deuxième détecteur (io) comprend un amplificateur opérationnel (31) monté en suiveur et délivrant une tension proportionnelle à la pression exercée sur ledit détecteur par le milieu de remplissage, tension soustraite à la tension de sortie de l'amplificateur d'instrumentation associé. 10. Dispositif de mesure de niveau suivant les revendications 8 et 9, caractérisé en ce que les amplificateurs d'instrumentation respectivement associés aux détecteurs(1-1O) sont associés à un amplificateur différentiel (33) donnant soug forme d'une tension, l'indication du niveau du fluide. Il. Dispositif de mesure du niveau d'un fluide suivant la revendication 10, caractérisé" en ce que deux comparateurs(34-35) sont montés dans la sortie de l'amplificateur différentiel de sortie (33) du dispositif.