La présente invention concerne de nouveaux dérivés de l'amino-2 pyrimidine, leur procédé de préparation ainsi que leur application en thérap-eutique. Les composés selon l'invention répondent à la formule générale (1) suivante dans laquelle R-signifie : - soit un atome d'hydrogène ; '- - - - soit un radical alkyle comprenant de I à 4 atomes de carbone - soit un radical alkényle comprenant 2 ou 3 atomes de carbone - soit un radical cycloalRyle comprenant jusqu'à 6 atomes de carbone - soit un noyau aryle tel que phényle ou naphtyle, éventuellement substitué par un ou plusieurs halogènes ou par un groupe alkyle inférieur. Lorsque R représente un atome d'hydrogène,. le procédé selon l'invention consiste à faire réagir, en milieu acide, l'urée de formule (II) sur l'amino-2 pyrimidine de formule III) -, Dans les autres cas, le procédé-selon I-' invention- consiste à faire réagir à haute température, sur l'amino-2 pyrimidine de formule (III), un isocyanate de -formule-(iV) - - O = C = N - R (fiv) dans laquelle R a la même sigrification que dans la formule (i) excepté la valeur hydrogène. Les préparations suivantes sont données à titre d'exemples non limitatifs pour illustrer l'invention. EXEMPLE 1 Ureido-2 pyrimidine A 1,5 g (1 40 mole) d'urée pulvérisée et 4 8 g (1/20 mole) d'amino-2 pyrimidine pulvérisée également, on ajoute 3 ml d'acide acétique et l'on mélange jusqu'à l'obtention d'une pâte que l'on introduit dans un ballon et chauffe sous réfrigérant à reflux au bain d'huile de paraffine à 1800C pendant 30 minutes. Il. se forme un liquide jaune pâle que l'on laisse refroidir et reposer pendant deux heures. On ajoute alors 10 ml d eau bouillante, agite et filtre. Au refroidissement, l'ureido-2 pyrimidine formée se dépose. On évapore la phase aqueuse et sèche le produit obtenu. Le rendement de l'opération atteint 2j % en produit brut. Après recristallisation dans l'alcool à 95 , l'ureido-2 pyrimidine se présente sous forme d'une poudre granuleuse blanc-crème- fondant à 263 C. tureido-2 pyrimidine est insoluble à froid mais soluble à chaud dans l'eau et dans l'alcool . EXEMPLE 2 Phénylureido-2 pyrimidine On chauffe pendant six heures au bain- marie sous réfrigérant à reflux à 100"C, un mélange homogène composé de 2 g d'amino-2 pyrimidine anhydre et de 4 ml d'isocyanate de phényle. Il se forme une masse sèche orangée que l'on laisse refroidir. On ajoute alors 100 ml d'alcool ef chauffe pendant une heure à reflux. Après évaporation de l'alcool par distillation terminée sous vide, le résidu orangé est lavé à plusieurs reprises par 50 ml d'eau bouillante et séché. Après recristallisation à partir du diméthylformamide, on obtient la phénylureido-2 pyrimidine qui se présente sous la forme d'un corps blanc-crème d'aspect floconneux et fondant à 232"C. Le rendement est-de 58 7. La phenylureido-2 pyrimidine est insoluble à froid et à chaud dans l'eau et l'alcool. Par contre, elle est soluble à chaud dans le chloroforme, le dioxanne et l'acétate d'éthyle. EXEMPLE 3 (dichloro-3'4' phényl) ureido-2 pyrimidine A 100 ml environ de benzène, on ajoute 4,8 g (1/20 mole) d'amino-2 pyrimiZ dine et 9,4 g (1/20 mole) d'isocyanate de (dichloro-3,4) phényle et on chauffe le mélange en tube scellé 8 heures à 100 C environ. On évapore la phasebenzénique et obtient un résidu que l'on lave à l'eau distillée à plusieurs reprises. La (dichloro-3',4' phényl) ureido-2 pyrimidine obtenue avec un rendement de 63 % et recristallisée dans le diméthylformamide fond à 247-250 C. Elle se présente sous la forme d'un produit blanc d'aspect cotonneux insoluble dans l'eau à froid et à chaud et dans l'alcool à froid', mais soluble dans l'alcool à chaud. EXEMPLE 4 (p- tolyl) ureido-2 pyrimidine A 1000C , pendant 8 heures, on met en contact tout en agitant, 6,7 g (1/20 mole) d'isocyanate de p-tolyle et 4,8 g (1/20 mole) d amino-2 pyrimidine en milieu benzénique Après évaporation du benzène, le résidu est repris par le dioxanne à chaud. Au refroidissement, il se forme un précipité que l'on filtre, Après introduc duction d'eau froide dans la solution, la (p-tolyl) ureido-2 pyrimidine restante précipite. On laisse reposer 2 heures, filtre et réunit les deux précipités que l'on lave à l'eau distiLlée froide. Le rendement est de 60 7. Le produit se présente sous la forme d'une poudre blanche fondant à 209-211"C, insoluble dans l'eau à froid et å chaud, en partie soluble à chaud dans l'acétone, le chloroforme et l'acétate d'éthyle ét soluble à chaud dans le diméthyl-formamide. EXEMPLE 5 Cyclohexylureido-2 pyrimidine Après agitation-et chauffage à 800C pendant' -8 heures d'un mélange composé de 4,8 g (1/20 mole) d'amino-2 pyrimidine et 6,5 ml (1/20 mole) d'isocyanate de cyclohexyle dans le benzène (100 ml environ), on obtient un résidu blanccrème après évaporation du benzène. Ce produit, obtenu avec un rendement de 30 %, se présente sous la forme d'aiguilles blanches et fond à 1/5"-1780C. Il est assez soluble dans l'acétone, l'alcool à 950, l'éther et le chloroforme. EXEMPLE 6 Butylureido-2 pyrimidine On chauffe en tube scellé, sous agitation constante, pendant environ 10 heures, à une température de 70 C, un mélange composé de 4,8 g d'amino-2 pyrimidine et de 5 ml d'isocyanate de butyle dans 70 ml de benzène. On laisse ensuite reposer le milieu réactionnel et évapore le benzène sous vide. Le résidu est lavé à l'eau froide et purifié par recristallisation à partir de l'eau bouillante La butylureido-2 pyrimidine obtenue avec un rendement de 48 %, se présente sous la forme d'une poudre beige fondant à 120-1220C et soluble notamment dans le diméthylformamide, l'acétone, l'alcool à 930 et le méthanol. Selon les exemples précédents,sont également préparés les composés répertoriés dans le tableau ci-après R - Aspect [ Point de fusion en OC Aspect t - CH 3 1 lamelles blanches 1 141-146 I 137-139 2 C2R5 5 lamelles blanches Cl paillettes très blanches 228-230 v lamelles très blanches champagne Les composés répondant à la formule générale (I) ont été testés chez l'afin mal de laboratoire en vue de déteminer leurs propriétés pharmacologiques. Les résultats les plus significatifs sont exposés ci-après 10) Action sur la cicatrisation Les médicaments selon l'invention exercent une action sur la cicatrisation du rat âgé que l'on a mise en évidence de la façon suivante Pendant 2 mois, on 'a administré 6 jours sur 7, par voie buccale, une suspension aqueuse avec de la gomme arabique des composés de formule (I) à dose équimoléculaire à 25 mg/kg de sulfadiazine. On a provoqué ensuite sous anesthésie une plaie circulaire dans la région postérieure du dos aussi semblable que possible chez tous les rats , et relevé toutes les 48 heures le pourtour de la plaie par calque. Les calques ainsi réalisés sont pesés et la courbe de diminution du poids des calques, donc de la plaie ) est établie en fonction du temps. On constate les 4 premiers jours de l'expérience que - chez les rats âgés témoins, les plaies restent suintantes et sanguinolentes. - chez les rats âgés traités, les plaies sont plus sèches mais non encore cicatrisées. Les résultats obtenus avec certains composés de formule (I) sont exprimés graphiquement, au dessin annexé, dans lequel - le graphique I représente la variation du poids des calques des plaies en fonction du temps après administration de la phénylureido-2 pyrimidine, les courbes relatives aux rats âgés traités, aux rats âgés témoins, aux rats jeunes traités et aux rats jeunes témoins étant tracées respectivement en trait fort, en trait fin, en trait mixte et en pointillés. - le graphique II représente la variation du poids des calques des plaies en fonction du temps après administation de la (p-chlorophényl) ureido-2 pyrimidine et de la (dichloro-3',4' phényl) ureido-2 pyrimidine, les courbes relatives aux rats âgés témoins, aux rats âgés traités à la (p-chlorophényl) ureido-2 pyrimidine et aux rats âgés traités à la (dichloro-3',4' phényl) ureido-2 pyrimidine étant tracées respectivement en trait fort, en pointillés, en trait fin et en trait mixte. L'observation des graphiques prouve 1") que l'accélération de la cicatrisation du rat âgé traité par rapport au rat âgé témoin Cst très nette les premiers jours et subsiste toute la durée de l'expérience ; 2") le parallélisme de l'évolution des plaies chez le rat âgé traité et le rat jeune témoin ; et, 30) l'action faible sur la cicatrisation du rat jeune, les courbes des rats jeunes traités et témoins étant à peu près identiques. I1 est donc apparu que les nouveaux médicaments agissent en fait non sur la cicatrisation, mais plutôt sur la sénescence puisque l'évolution des plaies des rats âgés traités est ramenée à celle des rats jeunes. De cette expérience, on a pu conclure que les composés de formule (I) présentaient une action antisénescente qui laissait présumer une action défatigante. 20) Confirmation de l'activité anti-sénescente Pour confirmer l'activité anti-sénescente, on a procédé a- au dosage du potassium dans un organe b- à l'étude du conditionnement du rat âgé. a) dosage du potassium dans un organe Pour un poids d'organe donné, on sait que le nombre de cellules diminue avec l'âge au profit de matériaux acellulaires; par conséquent, la quantité de potassium dans un poids donné d'organe diminue avec l'âge. A titre d'exemple, on rapportera ci-après les essais qui ont été faits sur des rats Wistar femelles, traités 4 mois à la phénylureido-2 pyrimidine. On a opéré sur 4 lots - rats jeunes témoins - rats jeunes traites - rats âgés témoins - rats âgés traités Le potassium est dosé dans un fragment de queue. Lrorgane est sectionné (sous anesthésie au chloroforme) à- 5 cm de l'origine, environ à partir de l'endroit où il est exempt de poils sur approximativement 2,5 cm. Le prélèvement est immédiatement dégraissé à l'éther, puis lavé plusieurs fois à'l'eau-bidistillé'e. On laisse Sécher 10 minutes à l'étuve On pèse l'organe en ayant soin dé le manipuler avec des pinces propres. La minéralisation est obtenue au mélange sulfurique soit 1/3 du poids du fragment en H2S04 pur pour toxicologie , et 2/3 du poids en -HN03 pur pour toxicologie. Le potassium est dosé au spectrophotomètre de flamme directement sur le liquide de minéralisation qui a été complété à 100 ml avec de l'eau bidistiIlée. Les résultats en potassium sont les suivants par lot rats jeunes-témoins : 35,87 millequivalents /kg rats jeunes traités : 33,60 milliequivalents/kg rats âgés traités : 33,23 milllequivalents/kg rats âgés témoins- : 30,10 milliequivalents/kg Les résultats montrent que la teneur en potassium d'un organe chez les sujets âgés tend à se rapptocher de cequtelle est c-hez l'animal juvénile. b) étude du conditionnement du rat âgé Cette expérience a été conduite de la façon suivante Les réactions conditionnées de fuite chez le rat Wistar femelle ont été examinées avec une cage Warner. Celle-ci est séparée en 2 compartiments semblables par une cloison-opaque-touée d'un orifice de fuite, et bascule autour d'un axe, ce qui permet une électrification alternative des compartiments selon le compartiment où se trouve l'animal. La décharge électrique nociceptive est précédée d'un signal sonore et d'un signal lumineux se prolongeant pendant la décharge Le temps qui s'écoule entre les 2 signaux (stimulus conditionné) et la décharge électrique (stimulus inconditionné)-est de 3 secondes. La décharge électrique dure 4-secondes Le cycle dure 24 secondes. L'animal est soumis une-- fois par jour å--50 cycles en 20 minutes environ. L'intensité des signaux sonores et lumineux est réglée-préalablement pour chaque animal afin de déterminer un seuil efficace. Expérimentation L'expérience a été menée sur 4 lots de 10 animaux traités par voie orale pendant 4 mois, les lots étant constitués - de rats témoins jeunes non traités, - de rats jeunes traités chaque jour par une émulsion d'un des composés de formule (I) avec de la gomme arabique - de rats âgés témoins, - derats âgés traités. Chaque rat a regu 50 stimulations chaque jour -pendant 7 jours consécutifs, afin de le conditionner puis a été mis au repos une semaine et de nouveau soumis au cycle des 50 stimulations le 7eme jour, ceci répété pendant 1 mois. Les résultats obtenus sont exprimés graphiquement aux dessins annexés dans lesquels le graphique III représente la variation du pourcentage de réponses conditionnées en fonction du-temps, les courbes relatives aux rats âgés traités, aux rats âgés témoins, aux rats jeunes traités et aux rats jeunes témoins étant tracées respectivement en trait fort, entrait fin, en trait mixte et en pointillés. I1 apparaît que 10) - le conditionnement des rats jeunes est plus rapide que celui des rats âgés ; 2") -- le conditionnement des rats âgés traités est plus rapide que celui des rats âgés témoins et que leur réaction vis-à-vis du test tend à se rapprocher de celle des rats jeunes. 3o) - Recherche de l'activité défatigante Pour mettre en évidence l'activité défatigante des composés de formule (I) ils ont été administrés à des rats soumis à l'épreuve de la nage. Pour la conduite de cette expérience, on a utilisé des rats Wistar femelles traités 'pendant quatre mois, d'un poids de 350g t 10-, plongés dans une piscine. thermostatée à 190C + 1 . La performance est jugée par le temps qui s'écoulera entre la mise à l'eau et la noyade de l'animal. Les résultats obtenus sont les suivants Rats âgés non traités , témoins : 16 minutes + 1 minute Rats âgés traités à la phénylureido-2 pyrimidine : 19 minutes + 1 minute. I1 apparaît donc que le temps de nage des animaux traités est supérieur à celui des animaux témoins. Outre les propriétés précitées, ont été également mises en évidence 1) une activité sédative 2) une action potentialisatrice du sommeil barbiturique. 1) Activité sédative - Test de la planche à trous Ce test qui permet une appréciation quantitative de la réaction d'exploration chez la souris a été exécuté suivant la technique publiée par Boissier et Simon. II est pratiqué dans une pièce exempte de tout -bruit, les animaux étant placés par groupe-de 10 dans chaque cage. Pour chaque souris, on compte le nombre de trous explorés par minute pendant un temps donné. On calcule la mo yenne pour le temps donné et on la compare à celle obtenue avec le lot témoin. Les composés selon 1"invention sont injectés par. voie intrapéritonéale -en suspension dansl'huile d'olive à la dose de 400 mg/kg, le test étant effee tué 1/2 heure après l'injection. Les résultats obtenus sont exposés dans le tableau suivant Composés testés témoins R trous explorés trous explorés CH3 3,7 8,7 Ç1 1 20,4 26,1 f . 13,8 26,1 : M\lCl 14,7 26,1 MH3 H3 3,7 6,6 I1 apparait donc que les composés selon l'invention exercent soit une action sur la motilité duc la souris, soit une action sur la curiosité de la souris. Afin de préciser 1a nature de cette action, les animaux traités ont été soumis au test de I'actographe. - Actographie Les animaux sont placés dans une enceinte close traversée de rayons lumineux. Leur déplacement qui interrompt les rayons lumineux est perçu par des cellules photoélectriques et le nombre d'interruption est enregistré. On compare la moyenne des déplacements des animaux traités à celle des déplacements des animaux témoins. Les résultats obtenus sont répertoriés dans le tableau suivant Composés - testés - | Témoins R R 0 nombre de déplacements nombre de déplacements - CH3 148 - 431 F 91 220 212,5 w " 118 212,5 D1 e 93 212,5 : Cll3 CH3 151 350 Ce tableau permet de constater que les résultats obtenus au test de la planche à trous sont liés à la diminution de la motilité des animaux, en particulier pour le dérivé porteur de la chaîne dichloro-3,4 phényle. 2) Action potentiaXisatrice du sommeil induit par les hypnotiques a) par le chloral Le chloral est administré en solution aqueuse à 32- mg/ml par voie intrapéritonéale à la dose de 320 mg/kg , une 1/2 heure après le dérivé à tester qui est donné en suspension huileuse à 1,6% à la dose de 400 mg/kg/ I P. Les animaux sont des souris Swiss femelles pesant 20 + I g et réparties en lot de lo. --Les résultats obtenus avec la (p chlorophényl)ureido-2 pyrimidine, la (m-chlorophényl)ureido-2 pyrimidine et la (dichloro-3',4' phényl > ureido-2 pyrimidine sont exprimés dans le tableau suivant : DurBe du sammei2 1 R Durée de I'endortissement (moyenne par souris) (moyeMe par souris) Témoins 4 minutes 9 minutes L ~C1 1 4 minutes 70 minutes F1 45 minutes 40 minutes /CI cl 1 4 minutes 80 minutes &verbar; ,C1 } 4 minates 80 minutes i [ i C1 ! ,i Z Les trois dérivés testés augmentent très nettement le sommeil au chloral sans agir sur le temps d'endormissement. b) par le Nembdtal Le Nembutal est injecté par voie intrapéritonéale en solution aqueuse à 5 %o , à la dose de 30 mg/ig, dose infrahypnotique. L'expérience est conduite sur des lots de 10 souris Swiss femelles pesant de 20 à 25 g. Alors qu'aucunevSouris témoin ne dort et:que toutes pré- sentent des convulsions, 60 % des souris traitées à la (dichloro-3',4' phényl) ureido-2 pyrimidine dorment. L'action potentialisatrice de ce dérivé est donc très importante. c) au phénobarbital Le phénobarbital est injecté à la dose de 96 mg/kg I P à des souris Swiss femelles de 20 g. Alors que la durée du sommeil des souris témoins est en moyenne de I heure 30, celle des souris traitées 'à la (m-chlorophnylureido-2 pyrimidine sélève à 5 heures. I1 apparaît donc que ce dérivé potentialise le sommeil au phénobarbital. d) au mébubarbital Administré à la dose de 30 mg/kg/ I P à la souris , le mébubarbital provoque l'endormissement de 5% des souris. Si les souris ont reçu au préalable 400 mg/kg/ I P de (m-chlorophényl) ureido-2 pyridimine, ltendormissement atteint 45 % des souris. D'une manière générale, il apparait donc que les composés de formule (1) potentialise le sommeil induit par les hypnotiques. La toxicité des composés de formule (1) a été recherchée chez la souris, et les résultats obtenus sont exprimés dans le tableau suivant TOXICITE Dose maximum ne = Dose minimum provo provoquant la mort f quant la mort de R R Voie Dt 50 : d'aucun animal - t 100 L des animaux 7 1 exprimaes en mg/kg i I I H rPO 3800 - CH3 I P 500 300 700 - CH2-CH=CH2 I P 440 400 900 . . I P P O 2800 . P 280 ,/CH I I P 650 3 Cl I P 1000 y CT I P 1000 I Cl I P j 1000 ÎIP 750 I Comme il ressort de ce tableau, les composés de formule (1) sont peu toxiques. Cette caractéristique et les propriétés cicatrisantes, défatigantes, sédatives et potentialisatrices du sommeil provoqué par les hypnotiques en font d'intéressants médicaments utilisables notamment pour le traitement de la senescence. REVENDICATIONS 1.- A titre de produits industriels nouveaux, les dérivés de 1'amino-2 pyrimidine de formule dans laquelle R signifie - soit un radical alkyle comprenant de 1 à 4 atomes de carbone; - soit un radical alkényle comprenant 2 ou 3 atomes de carbone; - soit un radical cycloallcyle comprenant jusqu'à 6 atomes de carbone; - soit un noyau phényle substitué par un ou plusieurs halogènes ou par un groupe alkyle inférieur ou un noyau naphtyle éventuellement substitué par ces memes radicaux. 2.- Méthylureido-2 pyrimidine 3.- Ethylureido-2 pyrimidine. 4.- Butylureido-2 pyrimidine. 5.- Allylureido-2 pyrimidine. 6.- Cyclohexylureido-2 pyrimidine. 7.- Tolylureido-2 pyrimidine. 8.- (m-chlorophenylureido-2 pyrimidine. 9.- (p-chlorophényl)ureido-2 pyrimidine, lO.- (dichloro-3 t ,4t phénylureido-2 pyrimidine. 11. - &alpha; naphtylureido-2 pyrimidine. 12.- A titre de médicaments nouveaux, plus particulièrement utilisables comme cicatrisants, défatigants, antisenescents, sédatifs et potentialisateurs du sommeil induit par les hypnotiques, les dérivés selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, ainsi que le dérivé de formule I dans lequel R représente un atome d'hydrogène. 13.- Procédé de préparation des dérivés selon la revendication 1, carac tersé en ce qu'il consiste à faire réagir à haute température, sur l'amino-2 pyrimidine de formule ( un isocyanate de formule (III O = C = N - R (III) dans laquelle R a la même signification que dans la formule (I)