La présente invention concerne un cueilleur automatique pour le dépit de verre fondu dans des moules. On sait que, dants le but de mécaniser et automatiser le déport de charges de verre fondu ou paraisons dans des moules en vue de la réalisation d'articles divers, on a conçu différentes machines qui suppriment le cueillage manuel du verre. On connaît par exemple la machine automatique à feeder dans laquelle un piston plongeur refoule, à chacun de ses mouvements de descente, à travers un tiroir, une charge de verre prise dans llavant-bassin du four. La charge est détachée par un dispositif de cisaillage et tombe dans le moule ébaucheur. Qn connalt encore des machines comportant deux cylindres entre lesquels est laminé le verre fondu en provenance de l'avant creuset. Le ruban ainsi formé est supporté et entamé par une plaque à orifices mobile, se déplaçant sous des poinçons ou têtes de soufflage pressant une paraison de verre à travers un orifice. Des lames de cisaillage sectionnent la paraison et la charge tombe par gravité dans l'un des moules ouverts d'une série de moules qui se déplacent au dessous de la plaque à orifices. De telles machines sont intéressantes pour des unités de travail fonctionnant à des cadences élevées (10 à 50 charges déposées à la minute), par exemple pour la fabrication des bouteilles, ampoules, etc..... Toutefois, ces machines sont complexe et couteuses et ne sont pas utilisables pour des cadences inférieures à 8 charges/minute,nécessaires pour la fabrication de certains articles. Pour ces faibles cadences, le cueillage du verre s effectue donc manuellement par l'ouvrier cueilleur. Un objet de l'invention est donc la réalisation économique d'un appareil de cueillage du verre effectuant, automatiquement, le geste du cueilleur, et déposant la paraison dans le moule d'une machine verrière quelconque > pouvant être une presse, par exemple. Selon une caractéristique de l'invention, la canne de cueillage de la charge de verre est, par une partie judicieuse de sa longueur, opposée à son nez, montée tournante à des vitesses variables, dans un manchon carter porté, avec une latitude de pivotement dans des plans horizontaux et verticaux par un hâtai. Cette caractéristique et d'autres encore, ressortiront mieux de la description qui suint. Pour bien fixer l'objet de l'invention, sans cependant le limiter, dans les dessins annexés La figure 1 illustre, par une vue de côté à caractère schématique, l'appareil de cueillage selon l'invention; installé entre un avant-bassin de four et une presse. La figure 2 est une vue en plan de la figure 1. La figure 3 est une vue de face de l'appareil de cueillage, illustrant notamment les moyens de pivotement de la canne et de déplacement de la tourelle portecanne. La figure 4 est une vue en plan de la figure 3. La figure 5 est une vue de détail illustrailt~les moyens autorisant le pivotement de la tourelle porte-canne dans le plan horizontal. La figure 6 est une vue de face de l'appareil de cueillage, illustrant notamment les moyens de butée et de guidage de la canne. En se reportant aux dits dessins on voit l'appareil de cueillage selon l'invention, désigné dans son ensemble,par la référence 1 et utilisé pour cueillir une charge de verre dans l'avant-bassin 2 d'un four, pour l'amener dans l'un des moules 31 porté par le plateau d'une machine de verrerie, qui est une presse 3 dans l'exemple illustré. L'appareil de cueillage comprend essentiellement une vanne 1 1 qui est un tube réfractaire creux comportant un nez 1 la ou mors de cueillage. Cette canne est montée tournante dans un manchon-carter 12 équipé des paliers nécessaires (non représenté). Un moteur 13 monté par exemple à l'extrémité du manchon-carter 12 permet l'entraînement en rotation de la canne llà des vitesses variables. Le motèur est équipé de tout système réductéur connu, permettant ltentramement de 1à canne à des vitesses variables selon les phases de fonctionnement de l'appareiI, comme il sera décrit par la suite; La canne est équipée, intérieurement, de circuits de refroidissement (non illustré). Le manchèn-carter est;-par exempie, monté pivotant dans un plan vertical sur une tourelle 14 elle-même portée, avec une latitude de pivotement dans un plan horizontal, par un chariot à glissières 15. Un vérin 16 commande les mouvements élevée ou abaissement de la canne 11. Ce vérin est fixé avec une latitude de pivotement, par llune de ses extrémités 16a, a > sur une chape 14a où autre organe support que présente la tourelle 14. La tige de vérin 16b est solidaire du manchon carter 12 par tout organe de liaison approprié. Le chariot porte tourelle 15 est monté mobile sur des glissières 17a solidaires du bati 17 de l'appareil. Un vérin 18 solidaire, d'une part, du bati 17 et, d'autre part, par sa tige 18a, du chariot 15, permet le déplacement du chariot sur les glissières 17a Le pivotement de la tourelle porte-canne est obtenu à l'aide du dispositif illustré aux figures 3 et 5. Ce dispositif comprend deux vérins coaxiaux 19- 19a fixés sur le chariot 15 et équipés dtune tige de piston unique 198 Cette tige émergeant des corps de vérins dans lrespaceménagé entre les dits corps, présente une crémaillère 19c coopérant avec un secteur denté 14C calé sur le pivot 14b de la tourelle 14. Bien entendu ce pivotement pourrait être obtenu par un vérin à double effet à tige crémaillère. Pour autoriser un réglage de la position de la canne dans l'avant-bassin du four c'est-à-dire un réglage de la pénétration plus ou moins profonde du mors de cueillage dans le verre en fusion une butée 20 est fixée sur la plage avant du bâti 17 cette butée, sur laquelle prend appui le manchon carter 12, est réglabIe en hauteur, par exemple au moyen d'une vis 20a avec volant de manoeuvre 20b. Des moyens de verrouillage permettent l'immobilisation à 1a hauteur voulue. Enfin la plage avant du chariot est également équipée d'un système de butée permettant de règler l'inclinaison de la canne au-dessus des moules 31 de la presse 3 > en fonction de la hauteur de ces derniers. Cette butée se présente sous forme d'une rampe en secteur Zîdont la partie haute se trouve au voisinage- de la butée 20 et est articulée sur un support 21a solidaire du chariot 15. la partie inférieure de la rampe 21 est équipée d'un moyen de réglage en hauteur. Dans l'exemple illustré ce moyen est formé par une vis 21b avec volant de manoeuvre 21c, montée verticale et tournante dan- des paliers que présente le chariot 15 Sur cette vis peut se déplacer une bague filetée 21d sur laquelle est articulée l'extrémité d'une biellette 21Q articulée, par son extrémité opposée, à la partie inférieure de la rampe vis 21. Des moyens de verrouillage tels(pincement rmettent l'immobilisa tion de la bague 21d > c'est-à-dire le verrouillage de la butée à la hauteur désirée. Enfin, pour favoriser le guidage de la canne sur la rampe-butée 21, des moyens de roulement tels que galets 22 sont fixés par collier 23 sur le manchon carter 12. On comprend bien le fonctionnement de l'appareil ainsi décrit le nez de la canne 11 s sous l'action du vérin 16 vient plonger dans l'avant bassin 2 du four. Cette canne est entramée en rotation par le moteur 13 à une vitesse et suivant un nombre de tours sélectionnés en fonction du poids de la charge de verre que l'on désire cueillir. La canne se relève en position horizontale ou sensibIement, le chariot 15 recule' d'une distance judicieuse pour dégager la canne de l'avant-bassin. Ce recul est commandé par le vérin 18. Pendant cette phase de fonctionnement la rotation de la canne est accelérée pour empêcher la chute de la charge de verre. La tourelle 14effectue sous l'action des vérins 19-19a une rotation à 90 amenant la charge de verre au dessus de l'un des moules 31 porté par le plateau à déplacement rotatif ou linéaire d'une machine de verrerie quiJ dans l'exemple illustré, est une presse. Le mouvement de rotation de la canne cesse et la charge de verre coule sous l'action de lz pesanteur ; elle est alors coupée par un dispositif de cisaillage ou coupe équipant la presse ou autre machine. -La canne revient ensuite vers l'avant-basSin r)our une nouvelle opération de cueillage. Bien entendu, les mouvements de la canne sont synchronisés avec les déplacements des moules de la presse et le travail de cette dernière. L'appareil de cueillage est équipé dans ce but de tout système de programmation électrique ou électronique. REVENDICATIONS 1.-Cueilleur automatique pour le dépit de verre fondu dans des moules, caractérisé en ce qu'il comprend essentielleme t une canne de cueillage de la charge de verre ou paraison, montée par son extrémité opposée au nez ou mors de cueillage, tournante à des vitesses variables, dans un manchon carter porté, avec une latitude de pivotements dans des plans horizontaux et verticaux, par un bâti. 2. - Cueilleur automatique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un moteur d'entraînement de la canne est monté à l'extrémité du manchon carter. 3. -Cueilleur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la canne est un tube réfractaire creux, équipé, intérieurement, de circuits de refroidisse ment. 4. -Cueilleur automatique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le manchon carter est monté, avec une latitude de pivotements dans des plans horizontaux et verticaux, sur un chariot mobile sur glissières que présente le bâti fixe. - ou ou 4 5. - Cueilleur automatique selon ltur!e des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que le manchon carter est porté avec une latitude de pivotement dans le plan vertical, par une tourelle rnontee pivotante sur le chariot à glissière ou sur le bâti. 6. Cueilleur automatique selon la revendication 1, ou i'une des revendications 2 > ou 4 > ou 5, caractérisé en ce qu vérin fixée, avec une latitude de pivotenient, par l'une de ses extrémtés, à un organe support que présente la tourelle, et, par sa tige, au manchon-carter, autorise le pivotement de la canne dans le plan vertical. 7. Cueilleur automatique selon l'une des revendications 1, ou 2, ou 4, ou 5 caractérisé en ce qu'un vérin solidaire, d'une part, du bâti fixe et, d'autre part, par sa tige, du chariot, permet le déplacement du dit chariot sur les glissières. 8. - Cueilleur automatique selon la revendication 1, ou l'une des revendications 2 ou 4 ou 5 caractérisé en ce qu'un vérin à double effet fixé sur le chariot, présente une tige à crémaillère engrenant avec un pignon ou secteur denté calé sur le pivot de la tourelle, autorise le pivotement de cette dernière dans le plan horizontal 9. - Cueilleur automatique selon la revendication 1, ou l'une des revendications 2 ou 4 ou 5 caractérisé en ce que, suivant une réalisation en variante, deux vérins coaxiaux fixés sur le chariot, présentent une tige unique émergeant des corps de vérins dans l'espace ménagé entre ces derniers? cette tige comportant une crémaillère engrenant avec un pignon ou secteur denté calé sur le pivot de la tourelle. 10-Cueilleur automatique selon la revendicationl ou llune-des -revendications 4 ou 5 caractérisé en ce qu'une butée réglable. en hauteur lest fixée sur la plage avant du chariot dans l'axe de la canne, lorsque cette dernière se trouve en position de cueillage du vérre, des moyens de verrouillage permettant L'immobilisation à la hauteur désirée. 11. -Cueilleur automatique selon la revendication ou l'une des revendications 4 ou 5 caractérisé en ce qu'une butée réglable en hauteur est fixée sur le chariot dans l'axe de la canne, lorsque cette dernière se trouve en position d'arrêt au-dessus du moule ; des moyens de verrouillage permettant l'immobilisation à la hauteur désirée. 12. - Cueilleur automatique selon la revendication 11 caractérisé en ce que la dite butée est formée par une rampe en secteur s'inclinant suivant le déplacement angulaire de la canne lorsque cette dernière va du four au moule de coulée ; la partie haute de cette rampe étant fixée avec une latitude de pivotement, à un support solidaire du chariot, tandis que sa partie inférieure est équipée d'un moyen de réglage en hauteur et verrouillable en position. 13.-Cueilleur automatique selon la revendication 12, caractérisé en ce que le moyen de réglage est une vis avec volant de manoeuvre, montée verticale et tournante dans des paliers que présente le chariot ; une bague filetée pouvant se déplacer sur labite vis étant solidaire d'une biellette, articulée par son extrémité opposée, à la partie inférieure de la rampe. 14. -Cueilleur automatique selon l'une des revendications 11 ou 12, ou 13, caractérisé en ce que des moyens de roulement tels que galets sont fixés, par exemple par collier, sur le manchon-carter.