L'invention corcerne un procédé pour améliorer le transfert thermique entre deux substances séparées par une sur- face échangeuse de chaleur, avec adduction continue de ces substances dans l'un au moins des espaces creux. Dans les procédés visant à l'échange direct de chaleur entre deux substances à travers une cloison de séparation, on cherche fréquemment à faire passer l'une au moins des substan- ces sur la surface d'échange de chaleur suivant un trajet d'é- coulement turbulent aussi long que possible et à une vitesse élevée et, en même temps, à atteindre une grande surface ne contact par unité de volume de l'installation.En d'autres ter- -mes,-on cherche d'une part à maintenir aussi élevés que possi- ble les coefficients de transfert thermique entre la surface échangeuse de chaleur et les substances et, d'autre part, à maintenir aussi grande que possible la substance échangeuse de chaleur elle-même et, le cas échéant, les surfaces qui sont en rapport de conduction thermique avec celle-ci et avec lesquelles les substances entrent en contact. On connaît différents dispositifs échangeurs de chaleur, dans lesquels l'une des substances est introduitedans un espace fermé sous la forme d'un jet qui est dirigé vers la surface échangeuse de chaleur et qui est dévié sur celle-ci Le but recherché est d'améliorer le transfert thermique par destruction de la couche limite ou réduction de son épaisseur.On connaît par ailleurs le procédé consistant à donner une forme hélicoldale au courant de substance qui parcourt un corps cylindrique, à travers la paroi duquel s'effectue le transfert de chaleur. aussi efficaces que soient bon nombre de ces dispositifs, ils présentent néanmoins l'inconvénient que la surface effective d'échange de chaleur est petite par rapport au volume de l'espace dans lequel la substance s'écoule, ou même que les parois délimitant cet espace ne sont utilisées qu'en partie pour l'échange thermique. L'invention a pour but de guider les substances d'échange thermique, avec des moyens simples et une consommation d'énergie relativement faible, de sorte que les espaces creux nécessaires soient aussi petits que possible et que chaque particule des substances entre en contact à répétition, de manière à utiliser au maximum ces espaces. Conformément à l'invention, ce but est atteint pa le fait que chaque espace creux est réalisé sous forme de cellule discoïdale dans laquelle la substance est introduite sous pression sous forme dé jet libre parallèle à la surface échangeuse de chaleur et que la substance quitte tangentiellement; ce qui donne naissance à un champ tourbillonnant stable qui circule.dans une direction essentiellement parallèle à la surface échangeuse de chaleur avec remise en circulation des particules de la substance, champ dont l'axe de circulation est perpendiculaire à la surface échangeuse de chaleur. Un échangeur de chaleur pour l'exécution de ce procédé est caractérisé par deux cellules au moins dont les axes coin- cident de préférence et qui sont emplies des substances d'échange thermique, ces cellules étant séparées l'une de l'autre par la surface échangeuse de chaleur et leurs orifices d'admission et d'échappement étant placés dans leur surface d'enveloppe. Par la formation d'un champ tourbillonnant, la substance qui entre dans l'espace creux est entraînée vers l'orifice de sortie, non pas sur une courte trajectoire, mais avec circulation le long de la surface échangeuse de chaleur, de sorte qu'il en résulte un trajet prolongé du courant. En même temps, selon une caractéristique typique d'un jet libre, il se produit dans le courant de substance un échange permanent de matière perpendiculairement à la direction du courant, d'où il résulte que la plupart des particules de la substance sont remises en circulation, c 'est-à-dire qu'elle parcourent à plusieurs reprises le trajet de circulation. mais cet échange de matière a aussi pour conséquence que chaque particule de substance est constamment remise en contact avec la surface échangeuse de chaleur, ce qui augmente l'échange thermique et donne lieu à des coefficients élevés de transfert de chaleur spécifique. Par la forme discoïdale des cellules, l'effet obtenu est encore amplifié et il est facile de concevoir qu'il atteint un maximum lorsqu'une cellule est limitée des deux côtés par des surfaces échangeuses de chaleur. Au surplus, la forme discoldale fournit la possibilité de loger dans lu. espace donné un très grand nombre de surfaces échangeuses de chaleur entièrement utilisées, si bien qu' il s'établit un meilleur rendement. Plusieurs exemples de réalisation de l'invention ont été représentés sur les dessins annexes. La figure 1 illustre le principe du jet libre. Bes figures 2 à 4 représentent différentes formes de cellules. La figure 5 estlune vue latérale correspondant aux figures 2 à 4. I La figure 6 est une coupe radiale, dans le plan de la ligne VI-VI de l'échangeur de chaleur représenté sur la fig.7. La figure 7 représente à des échelles différentes l'échangeur de chaleur de la figure 6, en une coupe selon la ligne VII1-VII1 dans sa moitié supérieure et en une coupe selon la ligne VII2-VII2 dans sa moitié inférieure. La figure 8 est une coupe radiale de l'échangeur de chaleur représenté sur la figure 9, dans le. plan de la ligne VIII-VIII. La figure 9 représente l'échangeur de chaleur de la figure 8, en une coupe selon la ligne 111-IX1 dans sa moitié supérieure et en une coupe selon la lieng IX2-IX2 dans sa moitié inférieure. Les figures 10 et 11 représentent des garnitures de formes différentes pour l'échangeur de chaleur de la figure 9. La figure 12 est une coupe de l'échangeur de chaleur représenté sur la figure 13, 'dans le plan de la ligne XII-XII. La figure 13 est une vue latérale de l'échangeur de chaleur représenté sur la figure 12. La figure 1 illustre la naissance et le caractère d' un Jet libre. Une substance fluide coule sous pression dans le sens de la flèche 1, traversant l'orifice d'admission 2 réalisé sous forme d'ajutage et pénétrant dans la chambre 3 qui est déjà emplie de cette même substance ou d'une autre substance semblable. La substance est accélérée dans l'ajutage. Si l'on suppose que l'indice de Reynolds est suffisamment élevé, il se forme, sous l'effet de l'élargissement brusque de section ce que l'on appelle un jet libre et, dans ces conditions, l'écoulement qui s'effectuait primitivement en un mouvement de translation pure est ralenti par l'entraînement et l'accélération d'éléments de masse contigus, et il s'élargit dans l'es- pace avec dissipation et mélange au niveau de la surface limite 5. Le cône de mélange 4 à turbulence hydraulique qui se forme est caractéristique de chaque type de substance et ne dépend que dans une faible mesure de la viscosité de celle-ci. L'appli cation du principe du jet libre dans des échangeurs de chaleur n'est guère connue depuis longtemps et seulement en ce sens que le jet est dirigé perpendiculairement à la surface échangeuse de chaleur, pour mettre à profit 1effet de rebondissement. Comme on l'a représenté sur les figures 2 à 4, la substance est introduite tangentiellement, par l'orifice d'admission 2 en forme d'ajutage; dans la cellule discoïdale 6 qui est délimitée par la surface d'enveloppe 7 et par les deux surfaces échangeuses de chaleur 8 (fiv.3). Il apparaît un jet libre turbulent, par lequel se forme le cône de mélange 4 dont la surface limite 5, présentant un tracé en spirale, peut être suivie jusqu'à l'axe 9 de la circulation qui s'établit.Par suite de l'effet de jet libre, il se produit là encore une dissipation du Jet d'entrée le long de la surface limite 5, de sorte que le contenu de la cemule est entrawné et que des particules de substance issues du jet sont mises en circulation par échange d'impulsions et de masse, pour être acheminées vers l'intérieur jusqu'à l'axe de circulation 9. Dans ces conditions, les nouvelles particules de substances qui arrivent sont réparties de manière relativement uniforme dans toute l'étendue de la celule et méiangées avec le reste de la substance qui emplit la cellule.Il s'établit un champ tourbillonnant stable en circulation, avec remise en circulation de particules de la substance, champ dont le mouvement est entretenu en permanence par l'énergie cédée par la substance d'entrée à celle qui est déjà présente. Par le terme "circulation11, il y a lieu d'entendre un mouvement pivotant ou rotatif de la substance autour de l'axe de circulation, correspondant à une giration ou à un autre mouvement rotatif. Il s'établit sous la forme d'un tourbillon correspondant à la forme de la surface d'enveloppe 7, tournant en permanence, le sens du courant étant essentiellement parallèle aux surfaces échangeuses de chaleur 8 et l'axe de circulation 9 coïncidant approximativement avec l'axe de la cellule, perpendiculaire aux surfaces échangeuses de chaleur 8. D'après les explications précédentes, la quasi totalité des particules de la substance ne ressortent pas directement par l'orifice d'échappement 10, mais subissent, le long de la surface limite 5, l'effet d'échange d'impulsions et de masse qui les force à circuler à plusieurs reprises dans le champ tourbillonnant, c'est-à-dire à être remises en circulation. La substance qui sort axialement se compose de particules qui ont parcouru des trajets de courant de différentes longueurs. La majeure partie d'entre elles est déjà parvenue complètement jusqu'à |à l'axe de circulation 9 ou proximité immédiate de celui- ci, a été entraînée par remélangeage au niveau de la surface limite 5 du Jet d'entrée et a été transportée par celui-ci Jusqu'à la périphérie du champ tourbillonnant, jusqu'à ce qu' elle sorte de la cellule.D'autres particules parviennent à l'orifice d'échappement par des trajets de courant plus courts. En moyénne toutefois, toutes les particules de substance ont balayé à plusieurs reprises la surface échangeuse de chaleur 8. Pour maîtriser le courant tourbillonnaire dans la cellule, c'est-à-dire pour qu'il puisse se forer comme on le désire, il est nécessaire que la cellule ait une forme discal- dale. Par ce terme, il y a lieu d'entendre que l'épaisseur de la cellule, c'est-à-dire la distance entre les surfaces échangeuses de chaleur qui délimitent la cellule, dans la direction de l'axe de celle-ci, ne soit de préférence pas supérieure à la moitié de la plus grande dimension de la cellule. Dans la pratique, l'épaisseur de la cellule peut s'abaisser Jusqu'à 1 mm, et encore plus bas, et la plus grande dimension de la cellule peut être 200 fois plus grande, ce qui détermine des vitesses d'entrée élevées. Les deux autres dimensions, perpendiculaires à l'laxe de la cellule, ne peuvent pas être choisies à volonté. Il s'est avéré que le rapport de la plus grande' à la plus petite dimension de la cellule doit être 3 . 1 au maximum. La formation du champ tourbillonnant et la remise en circulation voulue peuvent être remises en question lorsque l'orifice d'échappement 10 se trouve trop près de l'orifice d'admission 2, en considérant la direction du courant. C'est pourquoi cette distance, mesurée le long de la circonférence de la cellule, doit correspondre au moins à 30% de la circonférence totale. On obtient les meilleures conditions hydrauliques lorsque cette distance correspond aux 3/4 de la circonférence ou davantage. Pour parvenir à une utilisation aussi favorable que possible de la pression dite de service pour le transport de la chaleur à travers les surfaces échangeuses, il convient de maintenir la vitesse d'entrée dans la cellule nettement plus élevée que la vitesse de sortie. En d'autres termes, l'aire de la section de l'orifice d'échappement doit être augmentée en conséquence par rapport à l'aire de la section de l'orifice d'admission. Il est avantageux qu'elle soit au moins double, mais elle peut être jusqu'à six ou sept fois plus grande.La différence d'aire de ces sections est déjà rendue en partie nécessaire par le fait que la substance qui arrive est ralentie dans la cellule et perd de sa pression, ce qui se traduit par une augmentation de volume, dans le cas en particulier de substances gazeuses. entant donné qu'en cas de fonctionnement continu, il entre et il sort la même masse par unité de temps, il est obligatoire d'augmenter la surface de sortie. Pour éviter qu'il se forme un champ de gravitation hydraulique qui devrait être vaincu au prix d'une pression de service additionnelle, il est avantageux que les orifices d'entrée et de sortie pour la substance soient approximativement à la même distance de l'axe de la cellule. Avec le procédé décrit, il est possible d'appliquer toutes les pressions disponibles techniquement pour l'injection de la substance dans la cellule. Afin de produire dans le champ tourbillonnant lui-même une turbulence fine, il est nécessaire de choisir avant tout la vitesse d'entrée en fonction de l'ouverture d'admission et de la viscosité de la substance, de telle manière que l'indice de Reynolds selon la formule R t wd/ & soit supérieur à 2000, w étant la vitesse de la substance dans l'orifice d'admission, d le diamètre hydraulique de l'orifice d'admission et & la viscosité cinématique de la substance. Certes, ce procédé est également applicable avec des indices de Reynolds plus faibles, mais il est alors moins intéressant au point de vue technique et économique, puisque la formation du champ tourbilonnant et, par suite, la remise en circulation à plusieurs reprise des particules de la substance ne sont plus garanties dans leur pleine mesure. Dans le cas extrême, il se peut que le jet qui pénètre dans la cellule soit laminaire, sans dissipation et échange d'éléments de masse au niveau de la surface limite, et qu'il suive le trajet le plus court le long de la surface d'enveloppe vers l'oririce d'échappement. L'énergie cinétique communiquée à la substance est dQ autant plus sufiscante pour la faire circuler plus fréquemment dans la cellule que la pression d'entrée est plus élevée. Si la pression disponible est très élevée, il est préférable de l'appliquer, non pas dans une seule cellule, mais dans plusieurs cellules montées en série à la suite les unes des autres. tant donné que la substance parvient également dans les angles sous l'effet de la circulation et du mouvement transversal turbulent qui-se produit dans ces conditions, une cellule peut être circulaire, hexagonale ou carrée comme le montrent les figures 2 à 4; mais elle peut avoir aussi toute autre forme, pourvu que cellçci ne soit pas trop défavorable au point de vue hydraulique, notamment en ce qui concerne le rapport mentionné ci-dessus entre les dimensions maximale et minimale de la cellule. Le mode de construction et de fonctionnement est en principe le même avec toutes ces formes. Les figures 6 et 7 montrent la réalisation structurelle d'un échangeur de chaleur à quatre cellules (il convient de rappeler ici que la figure 7 représente deux coupes juxtaposées, la moitié supérieure de la figure se situant en fait au-dessus de la moitié inférieure à distance du plan du dessin). Dans l'enveloppe Il est inclus le corps de garniture tubulaire 12 qui comprend les cellules 6, lesquelles sont séparées les unes des autres par les surfaces échangeuses de chaleur 8. Au cas où les pressions dans des cellules voisines seraient trop différentes ou les surfaces échangeuses de chaleur seraient trop minces, elles pourraient être maintenues à la distance voulue par des douilles d'écartement 17. Si l'on numérote les cellules de la fiv.? dans l'ordre croissant de bas en haut, la substance d'échange thermique est introduite en commun pour la première et la troisième cellules par la conduite d'arrivée 13 (moitié inférieure de la figure 7), est subdivisée en deux courants partiels, pénètre par les orifices d'admission 2 formés dans le corps de garniture 12 dans les deux cellules 6, circule dans celles-ci, ressort du même côté de l'échangeur de chaleur, mais au-dessus des orifices d'admission par les orifices d'échappement 10 formés dans le corps de garniture 12, puis les courants partiels sont réunis (moitié supérieure de la figure 7) pour être évacués par la conduite 14. La-substance pour la deuxième et la quatrième cellules décrit un trajet semblable, mais en commençant de l'autre côté de l'échangeur de chaleur : arrivée par la conduite d'alimentation 15 (moitié supérieure de la fig.7), entrée dans les cellules, circulation, évacuation par la conduite 16 (moitié inférieure de la fig.7). Comme on peut le voir nettement sur la fig.6, dans cette forme de réalisation les deux substances circulent à cocourant le long de toutes les surfaces échangeuses de chaleur 8. Si l'on voulait une circulation à contre-courant, -ce qui peut être plus favorable au point de vue thermo-dynamique, il suffirait d'intervertir les fonctions de la conduite d 'arrivée 15 et de la conduite d'évacuation 16, mais il ne faudrait alors pas négliger les dimensions différentes des orifices d'admission et d'échappement. Les surfaces échangeuses de chaleur 8 peuvent être installées pratiquement aussi près les unes des autres qu'on le désire dans le corps de garniture 12. Le nombre des cellules qui peuvent être juxtaposées est pratiquement illimité et la seule question est la réalisation appropriée de la conduite d'arrivée, déterminant combien de cellules peuvent être alimentées de manière approximativement uniforme. Il est ainsi possible d'utiliser au maximum un volume de construction donné en y logeant une surface échangeuse de chaleur totale extraordinairement grande.Dans ces conditions, chaque surface échangeuse de chaleur est entièrement et à tout moment en contact direct avec les deux substances en mouvement sur ses deux faces, ce qui garantit un rendement thermique élevé D'après la figure 7, les axes de toutes les cellules sont alignés, ce qui offre des avantages de construction mais n'est pas une condition nécessaire. De même, l'échangeur de chaleur peut être utilisé dans n'importe quelle position, c 'est-à-dire avec les axes des cellules orientés verticalement ou horizontalement. En outre, la construction permet de rendre les cellules pour l'une des substances plus épaisses que celles qui sont destinées à recevoir l'autre substance, ce qui est opportun dans le cas où les volumes à traiter ou les chaleurs spécifiques des deux substances sont très différents.Dans ces cas, il est également possible de diviser les cellules groupées, alimentées du mêlne côté et de les charger avec plus d'une seule substance. Les figures 8 et 9 représentent un échangeur de chaleur qui est très comparable, dans l'essentiel de sa structure, dans l'acheminement du courant et dans son fonctionnement, à celui des figures 6 et 7, mais ici le corps de garniture 18 est quadrangulaire. Il peut être fabriqué de n'importe quelle manière appropriée, mais la construction est simplifiée lorsque chaque cellule est ouverte d'un côté et les orifices d'admission et d'échappement pour les substances sont disposés dans l'enveloppe 11. Un obtient une nouvelle simplification lorsque le corps de garniture 18 est fabriqué à partir d'une bande pliée en zig-zag. Les côtés ouverts pour l'admission et l'échappement des substances sont ainsi formés automatiquement. Un semblable corps de garniture peut être fermé sur ses deux autres côtés ouverts par la plaque inférieure 19 et la plaque supérieure 20, ce qui assure la position exacte des surfaces échangeuses de chaleur 8, mais ces plaques ne sont pas absolument nécessaires. Si elles sont supprimées, le corps de garniture est mieux accessible en cas de nettoyage. Les figures 10 et Il illustrent différentes possibilités de pliage du corps de garniture 18 en forme de bande. D'après la figure 10, les surfaces échangeuses de chaleur sont parallèles les unes aux autres, les zones de transition étant angulaires ou arrondies. D'après la figure 11, les surfaces échangeuses de chaleur sont inclinées les unes par rapport aux autres, ce qui est également possible. Chaque pli donne naissance à une cellule et les substances sont là encore introduites par les deux côtés, comme on l'a indiqué par les flèches. bans toutes ces formes de réalisation, il est facile de donner aux cellules des épaisseurs différentes, par exemple par des rayons de courbure différents des deux côtés. Mais une autre variante est est encore possible. Lorsque les pressions dans deux cellules voisines sont très différentes, il est avantageux dè réaliser les cellules pour la plus haute pression de substance avec seulement des surfaces échangeuses de chaleur à courbure convexe et de réaliser les cellules pour la pression inférieure de la substance avec ulement des surfaces échangeuses de chaleur à courbure concave, ces deux formes se complétant mutuellement. En dehors de l'augmentation du nombre de cellules juxtaposées, on dispose, pour augmenter la surface échangeuse de chaleur, d'une autre possibilité consistant à agrandir judicieusement le volume des cellules. Une telle forme de réalisation est visible sur les figures 12 et 13. Plusieurs cellules sont juxtaposées et se poursuivent les unes dans les autres, étant entourées par une enveloppe 7 commune et limitées par des surfaces échangeuses de chaleur 8 communes. Chaque paire de ces volumes de cellule est alimentée par un orifice d'admission commun 2 et un orifice d'échappement commun 10 est situé entre les paires de volumes de cellule voisines. Le jet qui entre frappe la partie opposée de la surface d enveloppe et y est dévié des deux côtés, de sorte qu'il se forme deux champs rotationnels selon le mode déjà décrit, circulant en'sens opposés. Inutile de dire que des combinaisons telles que celle de la figure 12 peuvent être juxtaposées en nombre presque quelconque, de même que des cellules individuelles. Dans les formes de réalisation précédentes, on a appelé substance" tout fluide susceptible de s'écoulersous pression dans le sens habituel du terme, c'est-à-dire des gaz, des liquides, des vapeurs, des matières visqueuses, des boues ou similaires. Le procédé décrit est applicable avantageusement dans toutes les installations où se produit un transfert de chaleur entre des substances (fluides), par exemple dans des réfrigérants, des réchauffeurs, des gérérateurs de vapeur, des condenseurs et autres échangeurs de chaleur de tous genres. 1 - Procédé pour améliorer le transfert thermique entre deux substances séparées par une surface échangeuse de cnaleur, avec adduction continue de ces substances dans l'un au moins des espaces creux, caractérisé par le fait que chaque espace creux est réalisé sous forme de cellule discoïdale (6) dans laquelle la substance est introduite sous pression sous forme de jet libre parallèle à la surface échangeuse de chaleur (8) et que la substance quitte tangentiellement, ce qui donne naissance à un champ tourbillonnant stable qui circule dans une direction essentiellement parallèle à la surface échangeuse de chaleur (8) avec remise en circulation des particules de la substance, champ dont l'axe de circulation (9) est perpendiculaire à la surface échangeuse de chaleur (89. 2 - Procédé selon la revendication 17 caractérisé par le fait que la vitesse de la substance à l'entrée dans la cellule (6) est choisie de sorte que 1'indice de Reynolds s'élève au moins à 2000. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'aire de la section pour la substance qui sort de la cellule (6) est au moins double de l'aire de la section pour la substance qui entre. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux substances sont guidées à contrecourant l'une par rapport à l'autre le long de la surface échangeuse de chaleur (8). 5 - Procédé selon la revendication 1 à plusieurs cellules juxtaposées et séparées les unes des autres par des surfaces échangeuses de chaleur, caractérisé'par le fait que chaque substance pour les cellules -(6) alimentées avec la même substance est introduite en commun, subdivisée en courants partiels pour les cellules, puis ces courants sont réunis après avoir traversé celles-ci et sont évacués en commun. 6 - changeur de chaleur pour l'exécution du procédé selon la revendication 1, caractérisé par au moins deux cellules (6) dont les axes coïncident de préférence et qui sont emplies des substances d'écnarge thermique, ces cellules étant séparées l'une de l'autre par la surface échangeuse de chaleur (8) et leurs orifices d'admission et d'échappement (3, 10) étant placés dans leur surface d'enveloppe (7). 7 - Echangeur de chaleur selon la revendication 6. caractérisé par le fait que les orifices d'admission (2) sont réalisés sous forme d'ajutages. 8 - Echangeur de chaleur selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les orifices d'admission et d'échappement (2, 10) sont approximativement à la même distance de l'axe de la cellule. 9 - Echangeur de chaleur selon la revendication 6, caractérisé par le'fait que la distance entre l'orifice d'échappement (10) et l'orifice d'admission (2) mesurée le long de la circonférence de la cellule, s'élève au moins à 3oe,01 de la cir- conférence totale. 10 -- Echangeur de chaleur selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'épaisseur de la cellule (6) est au maximum égale à la moitié de la plus grande dimension de la cellule. 11 - Echangeur de chaleur selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le rapport de la plus grande dimension à la plus petite dimension de la cellule, mesurées toutes deux perpendiculairement à l'axe de la cellule, est 3 : 1 au maximum. 12 - Echangeur de chaleur selon la revendication 6, caractérisé par un corps de garniture (12, 18) qui comprend les cellules (6) et qui est inséré dans une enveloppe (11) qui contient les conduites d'arrivée et d'évacuation (13, 15 et 14, 16) pour les substances. 13 - Echangeur de cnaleur selon la revendication 12, caractérisé par un corps de garniture (12) tubulaire, dans lequel les surfaces échangeuses de chaleur (8) sont insérées, déterminant par leur distance mutuelle l'épaisseur des cellules (6). 14 - Echangeur de chaleur selon la revendication 12, caractérisé par un corps de garniture (18) en forme de bande, plié en zig-zag, qui comprend essentiellement les sur'faces échangeuses de chaleur (8) et dont les intervalles entre plis forment les cellules (6). 15 - Echangeur de chaleur selon la revendication 13 ou 14, caractérisé par le fait que les cellules (6 > ont des épaisseurs différentes. 16 - Echangeur de chaleur selon la revendication 13 ou 14, caractérisé par le fait que les surfaces échangeuses de chaleur (8) sont inclinées les unes par rapport aux autres. 17 - Echangeur de chaleur selon la revendication 13 ou 14, caractérisé par des surfaces échangeuses de chaleur () courbes qui sont disposées de sorte qu'une cellule (6) présente des surfaces essentiellement convexes et la cellule voisine des surfaces essentiellement concaves. 18 - Echangeur de chaleur selon la revendication 6, 13 ou 14, avec plus de deux cellules, caractérisé par le fait qu'en numérotant progressivement les cellules (6) les cellules à numéros pairs sont alimentées avec l'une des substances et les cellules à numéros impairs sont alimentées avec l'autre substance. 19 - Echangeur de chaleur selon la revendication 18, caractérisé par le fait que les orifices d'admission et d'échappement (2, 10) pour les cellules (6) destinées à recevoir l'une des substances sont disposés sur un côté et les orifices d'admiêc, sion et d'échappement pour les cellules destinées à l'autre substance sont disposés du côté opposé de l'échangeur de chaleur. 20 - Echangeur de chaleur selon la revendication 6, caractérisé par au moins deux cellules (6) juxtaposées, se poursuivant l'une dans l'autre et alimentées avec la même substance par un orifice d'admission connum (2) le Jet qui arrive étanr dévié des deux côtés sur la partie oppose de la surface d'enveloppe (7) et formant deux champs rotationnels qui circulent en sens opposés.