L'invention, due à NM. André MOREAU, Jean CAMUS, Claude GAVETTI et Gilbert GALIN, est relative à un agrès, pour le levage de containers, qui comprend un support rigide possédant, à sa partie supérieure, un anneau destiné à entre saisi par le crochet de charge d'une grue, notamment d'une grue automobile, et, à sa partie inférieure, plusieurs verrous capables de tourner chacun d'environ un quart de tour selon un axe vertical sur ce support. On sait que certains types de containers, notamment ceux dits "Trans 9", possèdent, sur leur face supérieure, plusieurs ouvertures de verrouillage, en général quatre ouvertures disposées selon les sommets d'un rectangle, lesquelles ont une forme autre que circulaire, notamment une forme allongée,-de façon à pouvoir coopérer respectivement avec les susdits verrous. L'invention a notamment pour but de créer un agrès permettant la commande à distance de ces verrous rotatifs. Pour atteindre ce but, l'agrès défini ci-dessus est caractérisé par le fait que les verrous rotatifs sont actionnés respectivement par des moteurs pneumatiques rotatifs réversibles commandés par un système distributeur commun. Chacun de ces moteurs pneumatiques est de préférence constitué par une palette calée sur un arbre solidaire du verrou rotatif et logée dans une chambre qui a un profil à peu près en quart de cercle et dans laquelle cette palette limite deux compartiments susceptibles d'étire alimentés alternativement en air comprit6, Il serait possible de faire arriver l'air comprimé aux moteurs pneumatiques par un tuyau flexible accompagnant le cible portant le crochet auquel est suspendu le support rigide, ce tuyau étant reliS en amont au compresseur habituellement porté par la grue. I1 est cependant préférable que le support soit muni d'au moins un réservoir d'air comprimé dont la capacité correspond à une autonomie de plusieurs heures de travail (de préférence environ huit heures) sur un chantier normal et qui est muni d'un raccord de gonflage lui permettant d'hêtre branché, après la période de travail, sur une source d'air comprimé (compresseur ou réseau d'alimentation). Lorsque le support est formé d'un croisillon, c'est-à-dire de quatre bras disposés en croix, il est avantageux de disposer sur le support quatre réservoirs d'air comprimé reliés ensemble et placés respectivement dans les intervalles entre ces bras, en étant de préférence orientés respectivement selon les côtés d'un rectangle. En plus des containers Trans 9 susvisés possédant des ouvertures de verrouillage sur leur face supérieure, il existe d'autres containers de plus grande longueur (entre 6 et 12 mètres), dits "Transcontainers", qu'il faut soulever à l'aide de quatre élingues accrochées aux coins inférieurs de ces containers et inclinées selon des angles déterminés. Ces Transcontainers ont des centres de gravité qui, selon la position de leurs portes, ou bien passent par l'axe de symétrie verticale des Transcontainers ou bien en sont écartés selon la longueur de ceux-ci. L'invention a aussi pour but de créer un agrès qui permette à volonté la manutention de ces deux types de containers et qui, de préférence en outre, soit capable de soutenir horizontalement un Transcontainer quelle que soit la position longitudinale de son centre de gravit6. A cet effet, l'agrès comprend, en combinaison avec le support défini ci-dessus, un cadre possédant, à sa partie supérieure, au moins un jeu d'ouvertures de verrouillage propres d coopérer respectivement avec les verrous rotatifs dudit support et, à sa partie inférieure, des attaches pour des élingues destinées à porter des containers adaptés à la suspension par élingues. Avec le support, il est ainsi possible de manutentionner à volonté soit les containers du premier type (Trans 9) soit, par l'intermédiaire du cadre et de ses élingues, les containers du deuxième type (Transcontainers). Selon une construction avantageuse, le cadre possède au moins deux jeux d'ouvertures de verrouillage décalés l'un par rapport à 1' autre selon la direction qui correspond à la longueur des containers adaptés à la suspension par élingues. En adaptant les verrous du support aux ouvertures de verrouillage de l'un ou l'autre de ces jeux, on peut ainsi placer l'anneau supérieur du support rigide à peu près à la verticale du centre de gravité de chaque container du deuxième type. Pour permettre de centrer plus précisément ledit anneau par rapport au centre de gravité en question, il y a intérêt à monter l'anneau supérieur du support rigide de façon qu'il puisse être déplacé, par rapport au support, parallèlement à la direction qui correspond à la longueur des containers adaptés à la suspension par élingues.A cet effet, selon une solution particulièrement avantageuse, l'anneau est solidaire d'un chariot guidé, avec un certain jeu en hauteur, à l'intérieur d'une glissière solidaire du support rigide,le chariot et la glissière possédant respectivement des crémaillères appariées qui sont orientées vers le haut sur le chariot et vers le bas sur la glissière et dont les dents ont une hauteur inférieure au susdit jeu en hauteur, et le support est muni de moyens moteurs permettant de déplacer le chariot pas à pas le long de sa glissière dans les deux sens, chaque pas étant égal à un intervalle entre dents des crémaillères Selon cette solution, on adapte d'abord le support rigide au jeu d'ouvertures du cadre qui correspond à peu près au type du container à lever au moyen d'élingues.En soulevant légèrement ce container, le grutier constate, par l'inclinaison que prend celuici en direction longitudinale, si l'anneau doit tore avancé ou reculé par rapport au cadre. Après avoir reposé le container et donné du mou au cible de charge pour que le chariot descende par rapport à sa glissière en dégageant les crémaillères 1 thune par rapport à l'autre, les moyens moteurs sont mis en action pour déplacer le chariot d'un ou plusieurs pas selon le degré d'inclinaison préalablement constaté pour le container suspendu. Il suffit alors de soulever le support par son anneau pour mettre à nouveau en prise les crémaillères, l'anneau de suspension du support se trouvant cette fois à l'aplomb du centre de gravité du container. Si le grutier constate encore une légère inclinaison du container, il peut affiner son réglage par une opération similaire. I1 est à noter que le centrage de l'anneau, pour donner une attitude horizontale au container, se fait sans changer la longueur des élingues et leur inclinaison par rapport au container. v Lorsque le support est muni d'au moins un réservoir d'air comprimé, les moyens moteurs permettant de déplacer le chariot pas à pas sont de préférence pneumatiques et agencés pour être alimentés par ce réservoir. L'invention pourra, de toute façon, être mieux comprise à l'aide du complément de description qui suit et des dessins ciannexés, lesquels complément et dessins sont relatifs à un mode de réalisation préféré de l'invention. La fig. 1, de ces dessins, montre séparément, en perspective, les deux éléments de l'agrès conforme à l'invention. La fig. 2 montre schématiquement le schéma de l'installation pneumatique portée par I ' élément supérieur de 1'agrès. La fig. 3 montre, à plus grande échelle, le dispositif de réglage en position de l'anneau de suspension appartenant à lIélé- ment supérieur de l'agrès. Les fig. 4 et 5 montrent, respectivement en élévation (vue de la droite de la fig. 3) et en plan, les moyens moteurs agissant pas à pas sur le chariot porte-anneau de la fig. 3. La fig. 6 montre, à plus grande échelle encore, un détail desdits moyens moteurs, en coupe selon la ligne V1-VI de chacune des fig. 3 et 5. La fig. 7, enfin, montre le schéma élactrique de l'une des moitiés des mêmes moyens moteurs. L'agrès conforme à l'invention comprend un élément supérieur ou support rigide 1. (fig. 1) possédant, à sa partie supérieure (l'élément étant supposé en position d'utilisation), un anneau 2 destiné à être saisi par le crochet de charge d'une grue et, à sa partie inférieure, quatre verrous 3 capables de tourner chacun d'environ un quart de tour selon un axe géométrique vertical sur ce support 1. Les axes matériels de ces verrous ont été montrés en 4 à la fig. 2. On voit aux fig. 1 et 2 que les verrous sont disposés respectivement aux sommets d'un rectangle. Ces verrous sont normalement destinés à s'engager dans quatre ouvertures disposés elles-memes respectivement, selon les quatre côtés d'un rectangle identique au précédent, sur la face supérieure d'un container du premier type (non représenté). Ces ouvertures ont une forme autre que circulaire, notamment une forme allongée, identique àicelle des ouvertures 5 qui sont montrées à la fig. 1 et dont il sera question plus en détail ci-après. Les verrous 3 ont une forme analogue à celle de ces ouvertures 5 de façon à pouvoir y pénétrer et possèdent à leur partie supérieure une gorge dont le diamètre est sensiblement égal à la plus petite dimension des ouvertures 5.On conçoit donc qu'après rotation d'un quart de tour des verrous 3, les bords des ouvertures 5 soient emprisonnés dans les gorges des verrous, ce qui empêche le container de se séparer du support 1. Selon l'invention, les verrous rotatifs 3 sont actionnés respectivement par des moteurs pneumatiques réversibles 6 commandés par un système distributeur commun 7. Si le support 1 est constitué de quatre bras en croix 8, les verrous 3 et leurs moteurs pneumatiques 6 sont disposés aux extrémités libres de ces bras, comme le montre la fig. 1. Chacun des moteurs pneumatiques 6 est constitué par une palette 9 (fig. 2) calée sur l'axe 4 du verrou rotatif correspon dant 3 et logée dans une chambre 10 qui a un profil à peu près en quart de cercle (en fait, s'étendant sur un peu plus d'un quart de cercle) et dans laquelle cette palette limite deux compartiments 11 et 12 susceptibles d'être alimentés alternativement en air comprimé, par l'intermédiaire du système distributeur 7. Le support 1 est muni d'au moins un et de préférence de quatre réservoirs d'air comprimé 13 dont la capacité correspond à une autonomie de huit heures de travail sur un chantier normal. Ces réservoirs sont reliés ensemble par une canalisation 14 et placés respectivement dans les intervalles entre les bras 8, en étant orientés respectivement selon les côtés d'un rectangle. L'un des réservoirs 13 (ou la canalisation 14), est muni d'un raccord de gonflage 15 lui permettant d'strie branché, après toute période de travail, sur une source d'air comprimé telle que le compresseur dont est normalement équipée une grue automobile. L'un des réservoirs (ou la canalisation 14) est muni d'un manomètre 16 permettant de vérifier la durée d'autonomie de l'agrès. Le système distributeur 7 est constitué de deux électrovannes 17 et 18 qui provoquent l'alimentation respectivement des compartiments 11 et 12 des moteurs 6, les compartiments antagonistes étant mis simultanément à liéchappement: ceci assure la mise en action ou la mise hors d'action des verrous 3. En combinaison avec le support I, l'agrès conforme à l'invention comprend un cadre 29 qui est formé, selon le mode de réalisation de la fig. 1, de deux profilés en I parallèles 20 et de deux profilés en caisson 21 perpendiculaires aux profilés 20. Ce cadre 19 possède, à sa partie supérieure, les ouvertures 5 qui ont été mentonnéeBei-dessus et qui sont ménagées à la partie supérieure des profilés 21. Ces profilés 21 sont destinés à être orientés parallèlement aux grands côtés des containers du deuxième type (Transcontainers). Les ouvertures 5 forment un premier jeu dont la disposition géométrique est adaptée à celle des verrous 3. A sa partie inférieure, le cadre 19 possède des attaches ou anneaux 22 pour des élingues (non montrés) destinées à être accrochées aux coins inférieurs des containers du deuxième type. De préférence, le cadre possède un autre jeu d'ouvertures de verrouillage Sa qui sont identiques aux ouvertures 5 de l'autre jeu mais décalées par rapport à celles-ci dans la direction qui correspond à la longueur des containers du deuxième type, c'està-dire qui correspond à la grande dimension des profilés 21. L'anneau supérieur 2 du support rigide 1 est monté de façon qu'il puisse être déplacé, par rapport au support 1, parallèlement à la longueur des containers du deuxième type, c'est-8-dire, quand le cadre 19 est verrouillé au support 1, parallèlement à la grande dimension des profilés 21. Dans ce but, l'anneau 2 est solidaire d'un chariot 23 guidé, avec un certain jeu en hauteur visible à la fig. 3, à l'intérieur d'une glissière 24 solidaire du support 1. Le chariot 23 et la glissière 24 possèdent respectivement des crémaillères appariées 25 et 26 qui sont orientées vers le haut sur le chariot 23 et vers le bas sur la glissière et dont les dents ont une hauteur inférieure au susdit jeu en hauteur. Comme il ressort des fig. 1 et 3, un l'anneau 2 et le chariot 23 forment/ensemble rigide ayant un pro- fil en T renversé dont le chariot forme la barre horizontale inférieure et dont la branche verticale, qui constitue l'anneau 2, traverse la glissière 24 par une fente longitudinale 27 parallèle à la direction de déplacement du chariot. Enfin, le support 1 est muni de moyens moteurs 28 permettant de déplacer le chariot 23 pas à pas le long de sa glissière 24 dans les deux sens, chaque pas étant égal à un intervalle entre dents descrémaillères 25 et 26. Ces moyens moteurs 28 sont pneumatiques et agencés pour être alimentés par les réservoirs 13. Les moyens moteurs 28 comprennent une vis de commande 29 (fig. 3) qui est montée dans des paliers 30 solidaires de la glissière 24 et, par conséquent, du support 1. La vis 29 peut ainsi tourner sans se déplacer axialement. Sur la vis 29 est monté un écrou 31 qui porte un doigt d'entrainement 32 capable de glisser à l'intérieur d'un logement transversal 33 ménagé dans le chariot 23, en sorte que celui-ci est obligé de suivre les déplacements de l'écrou 31 le long de la vis 29 tout en restant libre de se déplacer en hauteur, selon le jeu qui lui est offert à l'intérieur de la glissière 24. La vis 29 est reliée par un cardan 34 à un arbre supérieur 35 monté, par l'intermédiaire de paliers, sur un bàti 36 solidaire du support 1. Sur l'arbre 35 sont calés deux pignons 37 et 38 reliés respectivement par des chatnes 39 et 40 à deux pignons 41 et 42 montés fous sur un arbre inférieur 43 parallèle à l'arbre 35. L'arbre 43 est fixé au bàti 36 et joue le rôle d'un cylindre pneumatique. La fig. 6 montre à grande échelle les pignons 41 et 42, des paliers 44 interposés entre ces pignons et l'arbre 43 et la forme de cet arbre, qui est creux.Entre les pignons 41 et 42, l'arbre 43 porte deux roues libres 45 et 46 identiques à des roues libres de bicyclette et montées de façon que, dlune part, lorsqu'on fait tourner la roue libre 45 dans un sens, elle entratne ii pignon 41 (dans le sens qui correspond au déplacement de l'écrou 31 vers la gauche de la fig. 3), alors que la roue libre 46 reste immobile et que, d'autre part, lorsqu'on fait tourner la roue libre 46 dans l'autre sens, elle entratne le pignon 42 (dans le sens qui correspond au déplacement de l'écrou 31 vers la droite de la fig. 3) alors que la roue libre reste immobile. Pour faire tourner les roues libres 45 et 46, on fait passer sur leurs dentures radiales des chatnes 47 et 48. La chatne 47 est attelée, par une extrémité, à la tige 49 d'un vérin pneumatique à simple effet 50 et, par l'autre extrémité, à un ressort de rappel 51t de même, la chatne 48 est attelée, par une extrémité, à la tige 52 d'un vérin pneumatique à simple effet 53 et, par l'autre extrémité, à un ressort de rappel 54. A chaque vérin 50, 53, on associe un système de commande à bouton-poussoir 55 (fig. 7) tel qu'une impulsion donnée à ce bouton provoque un mouvement de va-et-vient de la tige 49 ou 52. A la fig 7, on a représenté le cylindre 56 et le piston 57 de l'un de ces vérins. Au repos, les deux chambres limitées par le piston 57 dans le cylindre 56 sont à l'échappement, l'une d'elles par un échappement libre 58 (ouvert en permanence) et 1'autre par l'intermédiaire d'une canalisation 59. La tige 49 ou 52 du vérin est donc dans la position de sortie (représentée), sous l'action du ressort 51 ou 54. Chaque tige 49 ou 52 porte une came 60 qui coopère avec deux interrupteurs de fin de course 6; qui est normalement fermé, et 62 qui est normalement ouvert. Dans la position de repos représentée, les deux interrupteurs 61 et 62 sont fermés, le premier 61 parce qu'il n'est pas touché par la came 60 et le second 62 parce qu'il est touché par cette came.Ces deux interrupteurs 61 et 62 sont placés en série, avec le bouton-poussoir 55, dans un circuit 63 qui est relié à une source de tension électrique (+). Sur ce circuit est également montée en série la bobine 64 d'une électro-valve 65 ou 66 (voir fig. 2) qni est intercalée entre les réservoirs 13 et la canalisation S9 du vérin 50 ou 53. Sur cette canalisation est en outre disposé un mano-contact 67 ou 68 (réglé par exemple à 0,50 bar) dont le contact 69 (fig.7) est disposé sur un circuit 70 relié à la susdite source de tension électrique (+) et comprenant l'interrupteur 61 mais court-circuitant l'interrupteur 62 et le bouton-poussoir 55. Si l'on appuie sur celui des deux boutons-poussoirs 55 qui correspond au sens d'avancement voulu de l'anneau 2, le circuit 63 alimente la bobine 64 de l'électro-valve 65 ou 66, puisque les deux interrupteurs 61 et 62 sont d'abord fermés. Par l'une ou l'autre de ces électro-valves, l'un des vérins 50 et 53 reçoit de l'air comprimé par sa canalisation 59, ce qui ferme le contact de maintien 69 sous l'action du mano-contact 67 ou 68. Dès que le piston 57 commence à se déplacer contre l'action du ressort 51 ou 54, le circuit d'alimentation 63 est coupé par l'interrupteur 62, mais la bobine 64 continue à être alimentée par le circuit 70.En fin de course du piston 57 (représentée en trait interrompu à la fig. 7), la came 60 ouvre l'interrupteur 61, ce qui coupe aussi le circuit 70, L'6lecto-valve 65 ou 66, cessant d'être excitée, met la canalisation 59 à l'échappement et le piston 57 est rappelé à sa position de repos (représentée en trait plein) par le ressort 51 ou 54. En fin de course, l'interrupteur 62 est refermé. Si l'opérateur a laché le bouton-poussoir 55, le piston 57 reste immobile. Si, au contraire, l'opérateur a conservé son doigt appuyé sur le bouton-poussoir 55, le cycle du piston 57 considéré se répète. A chaque cycle, le piston 57 du vérin 50 ou 53 parcourt exactement la même course totale, ce celui permet, par l'intermédiaire des pignons et des channes appartenant aux moyens moteurs 28, d'obtenir, pour la vis 29, une rotation d'une amplitude constante, donc une translation de l'écrou 31 exactement adaptée à l'intervalle entre dents crémaillères 25 et 26. I1 est à noter que le système fonctionne par une simple impulsion sur le boutonpoussoir 55. En effet, il suffit d'enclencher un cycle pour qu'il se termine seul. En plus de leur action sur les vérins 50 et 53, les électrovalves 65 et 66 provoquent simultanément la solidarisation du pignon de la roue libre 45, entraîné par le vérin 50, ou du pignon de la roue libre 46, entratné par le vérin 53, avec le pignon 41 ou 42. A cet effet, les électro-valves 65 et 66 sont reliées en parallèle aux susdites canalisations 59 et à des canalisations 71 et 72 (voir fig. 2, 3 et 6) qui sont branchées respectivement aux deux extrémités de l'arbre creux 43. A l'intérieur de celui-ci peuvent coulisser deux pistons indépendants 73 et 74 qui sont liés axialement par des goupilles 75 à des manchons 76 et 77 qui sont solidaires respectivement des bagues intérieures des roues libres 45 et 46 et qui peuvent coulisser sur l'arbre 43.Ces goupilles passent dans des fentes opposées 78 traversant longitudinalement l'arbre 43 et aboutissent dans des gorges circulaires 81 ménagées intérieurement sur les manchons 76 et 77. Enfin, le pignon 41 et la roue libre 45, d'une part, et le pignon 42 et la roue libre 46, d'autre part, sont munis de crabots 79 et 80 capables de coopérer ensemble selon la position axiale des roues libres 45 et 46 sur l'arbre 43. Supposons par exemple qu'il s'agisse de déplacer l'anneau 2 vers la gauche de la fig. 3. Par enfoncement du bouton-poussoir 55 (fig. 7) approprié, on excite l'électro-valve 65 (fig. 2). Ceci provoque, pour le vérin 50, le cycle décrit ci-dessus, c'est-à-dire la rotation du pignon de la roue libre 45 (fig. 4 à 6) dans un sens déterminé et selon une amplitude précise. En même temps, ltélectro- valve 65 met à l'échappement la canalisation 71 (fig. 2 et 6) et fait arriver de l'air sous pression par la canalisation 72. A partir de la position de la fig. 6, ceci déplace les pistons 73 et 74 vers la gauche de la fig. 6 (le piston 74 sous l'effet de la pression de l'air et le piston 73 sous l'effet de la poussée exercée par le piston 74), ce qui désaccouple les crabots 79 et 80 du pignon 41 et de la roue libre 45, comme montré à la fig. 3.Ceci permet à la roue libre 45 d'entratner la vis 29 dans le sens voulu et selon l'amplitude précise fixée, par l'intermédiaire des crabots 79, 80, du pignon 41, de la chatne 39, du pignon 37 et du cardan 34. La goupille 75, située à la gauche de la fig. 6, du fait qu'elle est logée dans la gorge 81 du manchon 76, n'empêche pas ce manchon de tourner sur l'arbre 43. Lorsqu'il s'agit de déplacer l'anneau 2 vers la droite de la fig. 3, on agit sur le vérin 53, ce qui amorce un cycle analogue à celui qui vient d'être décrit. Il est à noter que les moyens moteurs 28, étant formés d'organes (pignons, roues libres, chatnes) empruntés à la technique des bicyclettes, sont bon marché, précis et fiables. En définitive, on obtient un agrès qui permet soit, à l'aide du seul élément 1 (fig. 1), de manutentionner les containers du premier type susindiqué ( ouvertures de verrouillage analogues aux ouvertures 5) soit, à l'aide des deux éléments 1 et 19, de transporter les containers du deuxième type (d l'aide d'élingues suspendues aux anneaux 22), tout au moins lorsqu'ils sont vides (étant donné leur grande longueur et, par conséquent, leur grande contenance), de façon à les gerber sur leur aire de stationnement. Dans ce dernier cas, il est possible de disposer l'anneau de suspension 2 à l'aplomb du centre de gravité du container considéré, d'abord de façon approximative en utilisant l'un ou l'autre des jeux d'ouvertures de verrouillage 5 ou Sa, puis de façon précise à l'aide de la vis 29 et des moyens moteurs 28. Dans les deux cas, les moteurs rotatifs 6 permettent de bloquer ou débloquer à distance et simultanément les verrous 3, avec une grande précision en ce qui concerne leur position angulaire. Les réservoirs 13 permettent de s'affranchir d'une canalisation souple d'alimentation soit en air comprimé, soit en électricité, qui accompagnerait le câble du crochet de charge de la grue, une telle canalisation étant très vulnérable dans les conditions de travail habituelles. Ces réservoirs assurent une autonomie qui est supérieure à la durée de travail des équipes de manutention et peuvent être regonflés aisément pendant les périodes de repos de ces équipes, à l'aide notamment des compresseurs équipant les grues automobiles. REVENDICATIONS 1 - Agrès, pour le levage de containers, qui comprend un support rigide possédant, à sa partie supérieure, un anneau des tiné à être saisi par le crochet de charge d'une grue, notamment d'une grue automobile, et, à sa partie inférieure, plusieurs verrous capables de tourner chacun d'environ un quart de tour selon un axe vertical sur ce support, caractérisé par le fait que les verrous rotatifs sont actionnés respectivement par des moteurs pneumatiques rotatifs réversibles commandés par un système distributeur commun. 2 - Agrès selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chacun des moteurs pneumatiques est constitué par une palette calée sur un arbre solidaire du verrou rotatif et logée dans une chambre qui a un profil à peu près en quart de cercle et dans laquelle cette palette limite deux compartiments susceptibles d'être alimentés alternativement en.air comprimé. 3 - Agrèsielon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le support est muni d'au moins un réservoir d'air comprimé dont la capacité correspond à une autonomie de plusieurs heures de travail (de préférence environ huit heures) sur un chantier normal et qui est muni d'un raccord de gonflage lui permettant d'être branché, après la période de travail, sur une source d'air comprimé. 4 - Agrès selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le support est formé d'un croisillon, ctest-à-dire de quatre bras disposés en croix, et qu' on a disposé sur le support quatre réservoirs d'air comprimé reliés ensemble et placés respectivement dans les intervalles entre ces bras. 5 - Agrès selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les réservoirs sont orientés respectivement selon les côtés d'un rectangle. 6 - Agrès selon ltune quelconque des revendications I à 5, caractérisé par le fait qu'il comprend, en combinaison avec le susdit support, un cadre possédant, à sa partie supérieure, au moins un jeu d'ouvertures de verrouillage propres à coopérer respectivement avec les verrous rotatifs dudit support et, à sa partie inférieure, des attaches pour des élingues destindes à porter des containers adaptés à la suspension par élingues. 7 - Agrès selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le cadre possède au moins deux jeux d'ouvertures de verrouil lage décalés l'un par rapport à l'autre selon la direction qui correspond à la longueur des containers adaptés à la suspension par élingues. 8 - Agrès selon l'une des revendications 6 et 7, caractérisé par le fait que l'anneau supérieur du support rigide est monté de façon qu'il puisse être déplacé, par rapport au support, parallèlement à la direction qui correspond à la longueur des containers adaptés à la suspension par élingues. 9 - Agrès selon la revendiçation 8, caractérisé par le fait que l'anneau est solidaire d'un chariot guidé, avec un certain jeu en hauteur, à l'intérieur d'une glissière solidaire du support rigide, le chariot et la glissière possédant respectivement des crémaillères appariées qui sont orientées vers le haut sur le chariot et vers le bas sur la glissière et dont les dents ont une hauteur inférieure au susdit jeu en hauteur, et le support est muni de moyens moteurs permettant de déplacer le chariot pas à pas le long de sa glissière dans les deux sens, chaque pas étant égal à un intervalle entre dents des crémaillères. 10 - Agrès selon l'ensemble des revendications 3 et 9, ca ractérisé par le fait que les moyens moteurs permettant de déplacer le chariot pas à pas sont pneumatiques et agencés pour être alimentés par ce réservoir