La présente invention concerne un bras d'essuie-glace, notam- ment pour véhicules automobiles, comportant une tige, une pièce d'arti- culation liée à cette tige par une liaison par obstacle, une pièce de fixation et, positionné entre la pièce de fixation et la tige, un élément élastique pour engendrer la pression d'appui, ladite pièce d'articulation ayant une section droite sensiblement en forme de U avec une âme et deux joues latérales qui enserrent solidement la tige à l'endroit de la jonction. L'invention concerne également un procédé pour sa fabrication. Dans les bras d'essuie-glace connus, la tige porte-raclette et la pièce d'articulation sont encore aujourd'hui assemblées par un rivet, bien que ce type d'assemblage présente quelques inconvénients: des trous pour les corps du rivet doivent être aménagés aussi bien dans la pièce d'articulation que dans la tige, ce qui exige des opérations sup- plémentaires ou tout au moins un outillage onéreux;un autre inconvénient est que la tête du rivet est en saillie par rapport à la surface de la pièce d'articulation, de sorte que le bras d'essuie-glace ne satisfait pas à tous les impératifs d'esthétique. De plus, lors de l'opération supplémentaire de rivetage, la surface de la pièce d'articulation est facilement endommagée, ce qui peut rendre nécessaire une retouche du revêtement. De tels bras d'essuie-glace avec assemblage par rivet pré- sentent,de plus, l'inconvénient particulièrement désavantageux que la pression d'appui fournie par l'élément élastique, habituellement un res- sort de traction, n'est pas obtenue avec la précision voulue. Il faut en effet tenir compte des tolérances de fabrication pour la distance entre le trou pour le corps du rivet dans la pièce d'articulation et le point d'articulation de cette pièce sur la pièce de fixation. En outre, la distance entre le trou pour le corps du rivet dans la tige et l'ouverture d'accrochage de ce ressort de traction n'est pas non plus rigoureusement respectée. Les tolérances de fabrication cumulées conduisent au fait que la distance comprise entre les points d'accrochage du ressort de traction à la pièce de fixation et à la tige, distance dont dépend la pression d'appui, ne correspond pas toujours à la valeur requise. Ce dernier inconvénient n'est pas non plus évité dans le cas des bras d'essuie-glace connus par les demandes de brevets allemands DE-OS 20 31 848, DE-OS 21 52 977 et DE-OS 21 59 267. Avec ces bras d'essuie-glace, il ne faut certes aucun rivet additionnel pour l'assem- blage de la tige à la pièce d'articulation, mais cette tige n'en comporte pas moins des trous dans lesquels s'engagent des saillies de retenue formées par poinçonnage dans la pièce d'articulation. Dans la réalisation selon la demande de brevet allemand DE-OS 21 59 267, des becs sont,en outre,formés par poinçonnage dans les surfaces latérales de la tige, et ces becs s'engagent dans les rainures correspondantes des joues latérales de la pièce d'articulation. Dans toutes ces réalisations, la façon dont les dimensions des trous et des saillies de retenue sont respectées détermine la distance entre les points d'accrochage du ressort de trac- tion, et détermine par conséquent la pression d'appui. La présente invention a pour objet de réaliser un bras d'essuie- glace dans lequel la distance entre les points d'accrochage de l'élément élastique, et par conséquent la pression d'appui, pourront être établies I5 avec exactitude, ce bras pouvant en outre être fabriqué économiquement. Ceci est obtenu par le fait que la liaison par obstacle entre la tige et la pièce d'articulation est assurée par des saillies à arête vive en au moins une surface latérale et/ou une surface frontale de la tige, ces saillies pénétrant dans la matière plus tendre de la pièce d'articulation. La différence essentielle, entre un bras d'essuie-glace ainsi constitué et un bras d'essuie-glace selon l'art antérieur, réside dans le fait que c'est seulement sur la tige que sont prévues des saillies qui, lors du rabattement des joues latérales de la pièce d'articulation, peuvent, en un endroit quelconque, pénétrer dans la matière plus tendre de cette pièce d'articulation. Par contre, avec les réalisations connues, il faut, à chaque fois, que des reliefs de retenue, ou analogues, dans une pièce, soient alignés sur des trous de l'autre pièce. Dans la réali- sation selon l'invention, il est donc possible, pour la première fois, d'établir exactement, au moyen d'un outil approprié, la distance eitre le point d'accrochage du ressort de traction -à la tige et, par exemple, le point d'articulation entre la pièce d'articulation et la pièce de fixation. Pour cela, la tige peut être déplacée par rapport à la pièce d'articulation, selon ce qui est nécessaire, dans une direction longitu- dinale. La présente invention englobe les réalisations dans lesquelles une denture est taillée ou fraisée dans les surfaces latérales ou les surfaces frontales plus larges de la tige. Les dents à arête aiguë ne sont alors pas en saillie au-delà de la surface de la tige. On peut alors tout aussi bien, en exerçant un effort approprié lors du rabat- tement des joues latérales de la pièce de fixation, obtenir que ces dents pénètrent dans la matière de la pièce d'articulation. Il est toutefois beaucoup plus avantageux de recourir à une réalisation selon laquelle on forme, par exemplepar refoulement, des saillies à arête vive qui saillent de la surface de la tige. On obtient ainsi une liaison par obstacle beaucoup plus robuste entre tige et pièce d'articu- lation. La force nécessaire pour arracherdans la direction longitu- dinale de la tige, la tige de la pièce d'articulation, est à peu près double de celle qu'il faut dans le cas des réalisations rivetées, ce qui est surprenant pour l'homme de l'art. Dans l'état actuel des connaissances sur le sujet, il est sans importance que les saillies à arête vive saillent depuis les surfaces latérales ou depuis les surfaces frontales de la tige. Dans une réali- sation ayant fait ses preuves au cours d'essais, une denture est formée par refoulement dans les surfaces latérales étroites de la tige, et c'est au cours de la formation de la denture que les saillies à arête vive, saillant par rapport à au moins une surface frontale de la tige, sont formées. Avec cette réalisation, la quantité de matière déformée est moindre, de sorte qu'il faut une force plus faible que dans le cas d'une réalisation dans laquelle la denture est aménagée dans les sur- faces frontales plus larges. Lors des essais, il s'est également avéré qu'il est suffisant que-des saillies à arête vive ne saillent que par rapport à une seule des surfaces frontales. Dans ce cas, on préfère une réalisation dans laquelle les saillies à arête vive saillent par rapport à celles des surfaces frontales de la tige sur laquelle les portions rabattues des joues latérales seront ultérieurement pressées. Cela pré- sente cet avantage que la surface frontale opposée de la tige reste lisse de sorte que la tige peut alors, sans difficulté, être introduite et déplacée longitudinalement dans la pièce d'articulation qui est en forme de U. La présente invention a, en outre, pour objet un procédé de fabrication d'un tel bras d'essuie-glace dans lequel on façonne, dans des surfaces latérales de la tige, une denture en refoulant de la matière de façon qu'il s'établisse, pour chaque creux de dent, une saillie à arête vive saillant par rapport à la surface de la tige, on place la tige, ainsi préparée, dans la pièce d'articulation qui est en forme de U, et, au moyen d'un outil, on l'immobilise en direction longi- tudinale, par rapport à la pièce d'articulation, et on rabat ensuite les joues latérales de la pièce d'articulation. Dans une réali- sation avec saillies à arête vive, saillant des surfaces frontales des deux cotés, on complète le procédé par le fait que, avant de rabattre les joues latérales, on presse la tige sur l'âme de la pièce d'articu- lation, de façon que les saillies à arête vive pénètrent dans cette âme. Ainsi, la position de la tige par rapport à la pièce d'articulation est alors déterminée avec précision, avant le rabattement des joues latérales de la pièce d'articulation, grâce à l'enfoncement des saillies. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à l'aide de la description ci-après et des dessins joints o la figure 1 représente une vue en coupe longitudinale d'un bras d'essuie-glace; - la figure 2 montre une portion de la tige vue en perspective - la figure 3 représente une coupe de la tige faite le long de la ligne III-III de la figure 2; - la figure 4 est une vue en coupe montrant la tige préalablement façon- née,disposée dans la pièce d'articulation; - la figure 5 représente une vue en coupe correspondant à la figure 4, mais après rabattement des joues latérales de la pièce d'articulation; - la figure 6 représente une tige avec des groupes de dents distincts; et - la figure 7 représente une tige avec dents isolées. La figure 1 représente un bras d'essuie-glace. La référence 10 désigne la tige, la référence Il la pièce d'articulation, la référencel2 la pièce de fixation et la référence 13 le ressort de traction qui, en tant qu'élément élastique, fournit la force de pression. D'un côté, ce ressort 13 est accroché dans une ouverture 14 de la tige 10 et, d'un autre caté, par l'intermédiaire d'un étrier 15, à une barrette 16 sur la pièce de fixation. La pièce d'articulation 11 et la pièce de fixation 12 sont,de façon connue en soi, assemblées l'une à l'autre par une broche de tour llonnement 1-7. Une coiffe 18 en matière plastique masque la liaison entre la pièce d'articulation et l'arbre d'essuie-glace non représenté. Sur la figure 2, on peut voir qu'une denture 22 est formée dans les surfaces 20 et 21 des côtés étroits. Cette denture est réalisée en pressant,sur les surfaces latérales 20, 21, dans la direction de la flèche A, des poinçons auxquels on a préalablement conféré une forme appropriée. Lors de ce processus de refoulement, de la matière s'écoule vers les surfaces frontales 23, 24 de la tige 10, de sorte que, sur les quatre arêtes longitudinales, des saillies 25 à arête vive apparaissent, qui saillent de la surface de la tige, comme représenté avec exagération, sur la figure 3. Ces saillies 25 sont associées aux creux des dents de la denture 22. La tige 10 ainsi préparée est introduite dans la pièce d'arti- culation 1X, comme indiqué sur la figure 4. La pièce d'articulation Il possède une section droite sensiblement en forme de U, avec deux joues latérales 30 et 31 et une âme 32. La pièce d'articulation est en tôle pliée, sa matière ayant une résistance moindre que la tige. Ensuite, après une translation longitudinale appropriée de la tige 10 dans la pièce d'articulation]1, l'immobilisation dans la position exacte est réalisée au moyen d'un outil non représenté. Cet outil peur comporter, par exemple, des mandrins qui s'engagent, d'une part, dans l'ouverture 14 de la tige et/ou, d'autre part, dans les trous pour tourillons 17 de la pièce d'articulation, comme indiqué symboliquement par les flèches C sur la figure 1. Ainsi, la pression de serrage est également localisée avec précision. Ensuite, une pression est exercée sur la tige, dans la direc- tion de la flèche B sur la figure 4, de sorte que les saillies infé- rieures à arête vive s'enfoncent dans l'âme 32 de la pièce d'articu- lation. Après cela, dans la région de la jonction entre tige et pièce d'articulation, les joues latérales 30 et 31 sont rabattues dans la direction de la flèche D. A cette occasion, les saillies supérieures 25 pénètrent elles aussi dans les pattes rabattues des joues latérales de la pièce d'articulation Il. La vue en coupe selon la figure 5 montre net- tement qu'une liaison par obstacle est ainsi réalisée entre la tige 10 et la pièce d'articulation 11. Les efforts survenant normalement pendant la marche de l'essuie-glace sont insuffisants pour défaire cette liaison entre tige et pièce d'articulation. Dans les exemples de réalisation selon les figures I à 5, une denture,s'étendant sur une certaine longueur, est aménagée dans les sur- faces latérales de la tige, dans la région de la jonction à la pièce d'articulation. Par contre, dans la réalisation selon la figure 6, ce sont des groupes de dents distincts 50, 51 et 52, présentant chacun plusieurs dents, qui sont prévus. Entre ces groupes, la surface latérale reste non façonnée sur une certaine longueur. L'exemple selon la figure 7 montre qu'il est également possible de ne façonner dans les surfaces latérales des tiges que des dents séparées 60. Ces deux formes de réalisation satisfont elles aussi, pour ce qui est de la robustesse, à tous les impératifs si l'on prévoit deux ou plusieurs groupes de dents, ou deux ou plusieurs dents, sur les deux côtés de la tige. Dans tous les exemples de réalisation représentés sur les dessins, les saillies à arête vive sont en saillie par rapport aux deux surfaces frontales de la tige 10. Toutefois, on pourrait également envi- sager des réalisations dans lesquelles, par exemple,au moyen d'un outil de presse arrivant obliquement sur la tige, des dents seraient aménagées dans les surfaces latérales ou dans les surfaces frontales de façon qu'il n'y ait des saillies à argte vive qu'en deux bords opposés entre une surface frontale et les surfaces latérales. Il n'est alors pas nécessaire que les dents s'étendent sur toute la surface latérale. De telles réali- sations seront préférées à l'occasion,car il ne faut alors qu'un faible travail de déformation. Au total, on obtient un bras d'essuie-glace dont la fabrica- tion est économiquement avantageuse et qui est sensiblement améliorée par rapport à la réalisation connue, pour ce qui est de l'exactitude de la distance des points d'accrochage du ressort de traction et,par consé- quent,aussi pour ce qui est de la pression d'appui. Bien entendu, les exemples de réalisation décrits ne sont nullement limitatifs de l'invention. REVENDICATIONS 1. Bras d'essuie-glace, notamment pour véhicules automobiles, comportant une tige, une pièce d'articulation liée à cette tige par une liaison par obstacle, une pièce de fixation et, positionné entre la pièce de fixation et la tige, un élément élastique pour engendrer la pression d'appui, ladite pièce d'articulation ayant une section droite sensiblement en forme de U avec une âme et deux joues latérales qui enserrent solidement la tige à l'endroit de la jonction, ce bras étant caractérisé en ce que la liaison par obstacle entre la tige (10) et la pièce d'articulation (11) est assurée uniquement par des saillies à arête vive (25) en au moins une surface latérale (20,21) et/ou une sur- face frontale (23, 24) de la tige (10), ces saillies pénétrant dans la matière plus tendre de la pièce d'articulation (11). 2. Bras d'essuie-glace selon la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces latérales étroites (20, 21) de la tige sont pour- vues d'une denture (22), réalisée par pressage, dans la région de la jonction à la pièce d'articulation (11) et en ce que c'est au cours du formage par refoulement de cette denture (22) que se forment lesdites saillies (25) à arête vive, lesquelles sont en saillie par rapport à au moins une surface frontale (23, 24) de la tige (10). 3. Bras d'essuie-glace selon la revendication 2, caractérisé en ce que les saillies (25) à arête vive sont en saillie par rapport à la surface frontale (24) de la tige (10) sur laquelle les portions rabattues des joues latérales (30, 31) de la pièce d'articulation (11) sont pressées. 4. Bras d'essuie-glace selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que les saillies (25) à arête vive saillent par rapport à la surface frontale (23) de la tige (10) qui est placée sur le côté arrière de l'âme (32) de la pièce d'articulation (Il). 5. Bras d'essuie-glace selon l'une quelconque des revendica- tions I à 4, caractérisé en ce que les surfaces latérales (20, 21) de la tige (10) sont pourvues d'une denture continue sur une certaine longueur, dans la région de la jonction à la pièce d'articulation (11). 6. Bras d'essuie-glace selon l'une quelconque des revendi- cations I à 4, caractérisé en ce qu'au moins deux groupes de dents (50, 51, 52),mutuellement espacés,sont façonnés dans les surfaces laté- rales (20, 21) de la tige (10). 7. Bras d'essuie-glace selon l'une quelconque des revendica- tions I à 4, caractérisé en ce qu'au moins deux dents isolées (60),mu- tuellement espacées,sont aménagées dans les surfaces latérales (20, 21) de la tige (10). 8. Procédé de fabrication d'un bras d'essuie-glace, notamment selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on façonne, dans des surfaces latérales de la tige, une denture en refoulant de la matière de façon qu'il s'établisse, pour chaque creux de dent, une saillie à arête vive saillant par rapport à la surface de la tige, en ce qu'on place la tige, ainsi préparée, dans la pièce d'articulation qui est en forme de U, et, au moyen d'un outil, on l'immobilise en direction longitudinale, par rapport à la pièce d'articulation, et en ce qu'on rabat ensuite les joues latérales de la pièce d'articulation. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'avant de rabattre les joues latérales, on presse la tige sur l'âme de la pièce d'articulation, de façon que les saillies à arête vive pénètrent dans cette âme.