La présente invention est relative à un nouveau procédé pour la protection des bois contre les insectes et/ou les microorganismes, et à des dispositifs pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait que les bois, en particulier les bois de travail et les meubles sont susceptibles de subir des dommages importants de la part d'insectes ou de micro-organismes tels que des champignons. On lutte actuellement contre de telles attaques à l'aide de substances chimiques insecticides, et/ou fongicides que l'on injecte dans le bois. Lorsque ces traitements sont réalisés à titre préventif, c'est-à-dire sur du bois neuf avant sa mise en oeuvre, l'on peut recourir à des installations qui permettent de réaliser le traitement dans des conditions assez satisfaisantes. Par contre, les traitements curatifs, c'est-à-dire les traitements pratiqués sur des bois anciens qui sont en cours d'utilisation et qui font l'objet d'une attaque de larves d'insectes ou de micro-organismes, se révèlent particulièrement difficiles. La solution généralement employée consiste à appliquer le produit insecticide et/ou fongicide sur la surface du bois, par application au pinceau ou par pulvérisation par exemple. Ce procédé présente le double inconvénient d'être d'une part d'une mise en oeuvre difficile, car il est nécessaire de réaliser de nombreuses applications pour pouvoir traiter un volume de bois important, d'autre part de présenter des risques d'intoxication pour l'applicateur, la substance chimique utilisée étant généralement volatile pour permettre sa diffusion à l'intérieur du bois et constituant une atmosphère toxique pour la personne qui réalise l'application. Une autre solution consiste à injecter le produit chimique à l'aide d'une seringue à l'intérieur des canaux qui sont quelquefois réalisés par les larves d'insectes qui attaquent le bois. Mais ce procédé est long et fastidieux à mettre en oeuvre. La présente invention a pour objet de permettre le traitement, en particulier le traitement curatif des bois et notamment des bois de travail, d'une manière particulièrement simple et efficace en éliminant les inconvénients précités. La présente invention a pour objet un nouveau procédé pour réaliser le traitement des bois en vue de leur protection vis-à-vis des insectes et/ou des micro-organismes, caractérisé par le fait que l'on enfonce de place en place dans les bois à protéger des chevilles présentant une cavité interne mise en communication avec la paroi externe de la cheville par des orifices de faible section, et que l'on garnit les cavités des chevilles à l'aide d'un produit insecticide et/ou fongicide qui diffuse progressivement à l'intérieur du bois à protéger. Les chevilles selon l'invention peuvent être avantageusement enfoncées dans le bois à l'aide d'appareils de scellement ou de fixation de chevilles de types connus, en particulier à l'aide d'appareils qui fonctionnent à l'aide de l'énergie provenant de l'explosion d'une cartouche, ou à l'aide d'air comprimé. Bien entendu, les chevilles selon l'invention peuvent être également enfoncées dans le bois à traiter à l'aide de moyens plus simples, par exemple à l'aide d'un marteau, en ayant éventuellement réalisé un avant-trou à l'endroit oh la cheville doit être placée. Dans une variante, les chevilles selon l'invention peuvent avoir un filetage extérieur et être vissées dans le bois à traiter, éventuellement dans un avant-trou. La présente invention a également pour objet le produit industriel nouveau que constitue une cheville permettant la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus, cette cheville étant essentiellement caractérisée par le fait qu'elle comporte à son intérieur une cavité qui communique avec sa périphérie externe a l'aide de canaux ou d'orifices de faibles diamètres. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la cheville est réalisée en acier, de manière à présenter la rigidité suffisante pour permettre son enfoncement dans le matériau à protéger, notamment à l'aide d'un appareil de scelement fonctionnant avec l'énergie d'une cartouche. Dans un mode de réalisation particulier de l'invention, la cavité interne de la cheville est revêtue d'une enveloppe en matière plastique poreuse permettant un passage progressif du liquide insecticide et/ou fongicide qui selon le procédé de l'invention doit être placé à l'intérieur de la cheville. Dans ce cas, les parties latérales de la cheville peuvent être munies d'ouvertures, par exemple de fentes, de plus grandes dimensions, étant entendu que la porosité de la matière plastique détermine l'ecou- lement des produits vers le bois qui doit être protégé. Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, la cavité interne de la cheville communique avec l'extérieur par la tête de la cheville, le canal de communication étant obturé par une pastille en caoutchouc comprimé qui peut être facilement traversée par une aiguille creuse permettant d'introduire le produit insecticide et/ou fongicide à intérieur de la cheville, ce qui assure une obturation automatique lors du retrait de l'aiguille. Dans une variante, il est également possible de remplacer cette pastille en caoutchouc comprimé par une valve qui permet l'introduction du liquide insecticide et/ou fongicide à l'intérieur de la cheville et qui empêche son évacuation vers l'extérieur du bois à traiter. I1 est ainsi possible d'introduire à l'intérieur du corps de la cheville un volume donné de produit chimique qui ne peut alors plus ressortir par la voie selon laquelle il a été introduit et qui diffuse progressivement à l'intérieur du bois à protéger. Dans un mode de mise en oeuvre plus perfectionné, il est possible d'introduire le liquide insecticide et/ou fongicide à partir de réceptacles aérosols ol il est conditionné avec un propulseur liquéfié sous pression. Outre le fait que l'on obtient dans ce cas une introduction facile du produit chimique à l'intérieur de la cheville, il est possible d'y transférer une certaine quantité de gaz propulseur qui maintient le liquide insecticide et/ou fongicide sous pression à l'intérieur de la cheville et qui facilite ainsi sa diffusion à l'intérieur du bois à traiter. Dans un autre mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, il est possible de raccorder la tête de la cheville à un dispositif quelconque qui permet d'amener sous pression le liquide insecticide et/ou fongicide et de maintenir sous pression le liquide qui a été amené à Intérieur de la cheville, pendant un temps suffisant pour qu'il puisse diffuser à l'intérieur du bois à traiter. Dans le but de mieux faire comprendre l'invention, on va décrire maintenant à titre d'illustration et sans aucun caractère limitatif, plusieurs modes de réalisation qui sont représentés sur le dessin annexé, à titre d'exemples. Sur ce dessin - la figure 1 est une vue schématique en coupe longitudinale d'une cheville selon l'invention, - la figure 2 est une coupe selon II-II de la figure 1, - la figure 3 représente une vue en coupe longitudinale selon III-III de la figure 4, un autre mode de réalisation d'une cheville selon l'invention, - la figure 4 est une vue selon IV-IV de la figure 3, - la figure 5 est une vue schématique montrant comment est réalisé le remplissage dela cavité interne d'une cheville, à l'aide d'un récipient contenant le produit insecticide et/ou bactéricide sous pression, et - la figure 6 est une vue en coupe schématique d'une variante de l'aiguille qui sert à l'injection du liquide. On a représenté en coupe surales figures 1 et 2 un mode de réalisation d'une cheville selon l'invention. La cheville comporte un corps cylindrique 1 prolongé par une ogive pointue 2, le corps et l'ogive étant réalisés en une seule pièce par exemple en acier. La paroi cylindrique 1 est munie de quatre fentes longitudinales 3 qui sont destinées à permettre la diffusion de l'insecticide et/ou du bactéricide à l'intérieur du bois à traiter. La partie centrale du corps de la cheville est occupée par une cavité cylindrique 4 qui est séparée du corps proprement dit de la cheville par une gaine 5 en matière plastique. Cette gaine 5 s'étend jusqu'à la face arrière 6 de la cheville en épousant la forme dune gorge 7 de section triangulaire aplatie réalisée dans la paroi de la cheville. Au voisinage de la partie arrière de la cheville, la gaine comporte un épaulement 8 contre lequel vient prendre appui une bague 9 en matière plastique percée en son centre d'un orifice 10 dont le diamètre est inférieur au diamètre de la cavité interne 4. Cette bague 9 sert d'appui à une pastille 11 en caoutchouc qui se trouve maintenue par le fait qu'une seconde bague 12 de forme extérieure biconique est engagée à force dans l'extrémité de la gaine 5 en venant se loger dans la gorge triangulaire réalisée dans la gaine 5 au niveau de la gorge 7 de la cheville. On réalise de cette manière une fermeture étanche de la cavité 4 située à l'intérieur de la cheville. Comme cela sera expliqué ultérieurement, il est néanmoins possible de perforer la pastille de caoutchouc 11 à l'aide d'une aiguille 17 pour introduire dans la cavité 4 le liquide insecticide et/ou fongicide. La gaine 5 est réalisée en une matière suffisamment poreuse ou suffisamment mince pour permettre la diffusion lente du liquide insecticide et/ou fongicide qui traite le bois selon l'invention. La gaine 5 est avantageusement réalisée en matière plastique. On a représenté sur les figures 3 et 4 un autre mode de réalisation d'une cheville selon l'invention. Dans ce mode de réalisation, on retrouve une cheville qui est également constituée par un corps tubulaire 1 et une ogive pointue 2, réalisés en une seule pièce par exemple en acier, la paroi de la cheville étant percée de canaux 13 pour permettre le passage de la composition insecticide et/ou fongicide de la cavité 4 vers le bois qui entoure la cheville. La partie arrière de la paroi cylindrique 1 comporte un épaulement 8 contre lequel prend appui une rondelle 9 percée en 10 qui sert d'appui à une pastille de caoutchouc 11 elle-même maintenue par une tête 14 vissée dans la partie arrière du corps de la cheville. Le canal 10 se prolonge également jusqu'à la face arrière 6 de la cheville. Dans ce mode de réalisation, la pièce 14 présente un diamètre supérieur à celui du corps de la cheville, qui comporte au voisinage de l'ogive, une rondelle de guidage 15 dont le diamètre est le même que le diamètre de la pièce 14. Cette disposition permet de fixer la cheville dans le bois traité de manière conventionnelle, à l'aide d'un appareil de fixation utilisant par exemple la force provenant de l'explosion d'une cartouche. La rondelle 15 sert au guidage de la cheville lors de son enfoncement et la pièce 14 sert à éviter que la cheville ne pénètre trop profondément dans le bois à traiter. Dans ce mode de réalisation, la pastille de caoutchouc 11 joue le meme rôle que celui qui a été décrit en rapport avec les figures 1 et 2. On a schématiquement représenté sur la figure 5 une manie de réaliser le remplissage de la cavité 4 d'une cheville enfoncée dans un bloc de bois 16 à l'aide d'un produit traitant. Dans la figure 5, la cheville représentée est du type décrit en rapport avec les figures 3 et 4, mais il est clair qu'il pourrait s'agir tout aussi bien d'un autre type de cheville, par exemple de celui qui a été décrit en se référant aux figures 1 et 2. Pour le remplissage, on utilise une aiguille creuse 17 dont le canal central débouche à l'extérieur par un orifice latéral 18. Cette aiguille creuse 17 est reliée à une pièce 19 présentant une cavité 20 réunie à l'orifice central de l'aiguille. Après avoir enfoncé la cheville dans la pièce de bois 16 par un moyen quelconque, par exemple à l'aide d'un appareil de scellement à cartouche ou à air comprimé, ou encore à l'aide d'un marteau, après avoir éventuellement effectué un avant-trou à l'aide d'un foret, on enfonce l'aiguille 1.7 à travers la pastille de caoutchouc 11 pour l'amener dans la position représentée sur la figure 5. Cette opération s'effectue aisément grâce à la pointe de l'aiguille 17 et au fait que la rondelle de caoutchouc 11 peut se déformer légèrement. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 5, la composition insecticide et/ou fongicide se trouve contenue à l'intérieur d'un récipient 21 où elle est conditionnée avec un gaz liquéfié sous pression tel que par exemple un hydrocarbure fluoré ou non. La tête 22 du récipient comporte une valve de type conventionnel dont l'ouverture est provoquée par l'enfoncement (vers la droite dans le cas de la figure 5) de l'embout tubulaire 23, comme cela est conventionnel dans les récipients aérosols. La valve est avantageusement d'un type permettant l'utilisation du récipient dans toutes les positions. On a schématiquement représenté le tube 24 qui permet l'évacuation du liquide sous pression. On comprend dans ces conditions, que lorsque l'on amène le récipient aérosol 21 de manière à ce que l'embout 23 s'engage à l'intérieur de la cavité 20 de la pièce 19 et que l'on exerce une pression vers la gauche, l'embout 23 provoque par son déplacement l'ouverture de la valve et le produit liquide sous pression qui est contenu à l'intérieur du récipient 21 pénètre jusqu'à l'intérieur de la cavité 4 par l'intermédiaire de l'aiguille creuse. On obtient facilement de cette manière le remplissage de la cavité 4 et éventuellement déjà une certaine diffusion du liquide dans le bois par l'intermédiaire des canaux 13. Lorsque l'on cesse d'appuyer, on provoque la fermeture de la valve et il suffit ensuite de retirer la pièce 19 et l'aiguille 17 pour que la pastille de caoutchouc 11 se referme sur elle-même et devienne étanche en emprisonnant le liquide à l'intérieur de la cheville. I1 est à remarquer que dans certains cas, lorsqu'une partie du propulseur liquéfié sous pression est transférée en même temps que le liquide dans la cavité 4, le liquide insecticide et/ ou fongicide se trouve emprisonné sous pression dans la cavité 4, ce qui facilite grandement sa diffusion à l'intérieur du bois. On a schématiquement représenté à la figure 6, la coupe d'une aiguille creuse dont la pointe est obtenue en découpant en biseau selon 17b le corps cylindrique 17a de l'aiguille. On voit que le procédé et le dispositif selon l'invention permettent d'une manière particulièrement simple et efficace de réaliser le traitement du bois pour sa protection vis-à-vis des insectes et/ou des micro-organismes. En effet, l'on conçoit que l'on puisse sans difficulté placer des chevilles selon l'invention dans le bois qui doit être protégé, sans que la partie visible de la cheville constitue une gêne esthétique. De plus, les chevilles selon l'invention permettent de réaliser une injection facile du liquide de traitement, que cette injection se fasse à l'aide d'une composition mise sous pression par un gaz liquéfié, comme cela vient d'être décrit ou que cette injection s'effectue par un autre moyen par exemple à l'aide d'une seringue ou même sous le seul effet de la gravité. I1 est bien entendu que les modes de réalisation qui viennent d'être décrits ci-dessus ne présentent aucun caractère limitatif et quEls pourront recevoir toutes modifications désirables sans sortir pour cela du cadre de l'invention. En particulier, il est clair que les chevilles selon llin- vention ne sont pas limitées aux deux modes de réalisation qui ont été décrits et qu'il est possible de réaliser de nombreuses autres variantes, tant en ce qui concerne les canaux ou les gaines poreuses qui permettent de faire diffuser le liquide actif à l'intérieur du bois, qu'en ce qui concerne la manière de raccorder le réservoir de produit actif à la cheville. De même, il est également possible d'utiliser une valve d'un autre type que celle constituée par une pastille en caoutchouc ou même, de ne pas utiliser de valves. REVENDICATIONS 1. Procédé pour réaliser le traitement des bois en vue de leur protection vis-à-vis des insectes et/ou des micro-organismes, caractérisé par le fait que l'on enfonce de place en place dans le bois à protéger des chevilles présentant une cavité interne mise en communication avec la paroi externe de la cheville par des orifices de faibles sections, et que l'on garnit les cavités des chevilles à l'aide d'un produit insecticide et/ou fongicide qui diffuse progressivement à l'intérieur du bois à protéger. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on enfonce les chevilles dans le bois à l'aide d'un appareil de fixation fonctionnant à l'aide de l'énergie provènant de l'explosion d'une cartouche ou à l'aide d'air comprimé. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on visse ou que l'on enfonce les chevilles dans le bois à traiter à-l'aide d'un marteau, après avoir éventuellement réalisé un avant-trou. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on remplit les cavités intérieures des chevilles en envoyant le liquide insecticide et/ou fongicide sous-pression, ce liquide étant par exemple contenu dans un récipient aérosol en mélange avec un gaz propulseur. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on introduit à l'intérieur des cavités des chevilles un gaz liquéfié sous pression en même temps que le liquide insecticide et/ou fongicide. 6. Cheville pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait qu'elle comporte à son intérieur une cavité qui communique avec sa périphérie externe par des canaux ou orifices de faible diamètre. 7. Cheville selon la revendication 6, caractérisée par le fait que la cavité interne de la cheville est revêtue d'une gaine en matière poreuse, par exemple en matière plastique, permettant un passage progressif du liquide insecticide et/ou fongicide, la paroi proprement dite de la cheville étant perforée d'orifices de plus grand diamètre. 8. Cheville selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisée par le fait que la cavité interne est reliée à la face arrière de la cheville par un canal qui est obturé par une pastille en caoutchouc. 9. Cheville selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisée par le fait que la cavité interne est reliée à la face arrière de la cheville par un canal comportant une valve. 10. Procédé de remplissage de la cheville selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'on introduit le liquide insecticide et/ou fongicide à l'intérieur de la cavité à l'aide d'une aiguille creuse enfoncée à travers la pstille en caoutchouc.