La présente invention a pour objet un dispositif à buriner pour perceuse ou analogue, destiné à y être adapté comme accesssoire et qui en reçoit l'énergie motrice. On sait que s'il est aisé, au moyen d'une perceuse portative ou analogue, de réaliser des orifices ou des alésages dans un matériau tendre ou relativement tendre (bois, matières plastiques), ainsi que dans un matériau friable (plâtre, brique, etc...), il n'en va pas de même lorsque l'on désire y pratiquer des encoches anguleuses, notamment parallélépipédiques, que l'on doit exécuter manuellement au burin, pratique fastidieusequirequiertuneréelle habileté. Par ailleurs, dans les marteaux-piqueurs pneumatiques, on a eu l'idée d'utiliser des burins vibrant en va-et-vient pour briser et débiter les plaques d'asphalte ou similaires. Ces outillages, lourds, bruyants et encombrants ne se prêtent évidemment pas à la pratique du burinage, leur role se bornant à exécuter des travaux grossiers de destruction ou de forage. Leur miniaturisation en vue de leur permettre d'exécuter des travaux de burinage se heurterait, entre autres, aux servitudes d'une alimentation pneumatique. Constituant un accessoire simple et immédiatement adaptable à une perceuse ou analogue, le dispositif à buriner selon l1inven- tion permet, sous une forme portative, de suppléer à l'utilisation manuelle d'un burin et d'exécuter des travaux de burinage avec une précision et une rapidité accrues. Des essais ont montré que le même ouvrage de burinage peut être exécuté par ce dispositif en cinq fois moins de temps qu'il serait nécessaire pour l'exécuter manuellement au burin. Un tel dispositif selon l'invention est donc particulièrement bien adapté à une utilisation en bricolage, dans un atelier ou sur les-chantiers du batiment# (menuiserie et maçonnerie}, d'autant que la perceuse ou analogue dont il constitue l'accessoire se trouve généralement déjà utilisée en tant que telle en ces occasions ou lieux et y est donc disponible. Il est caractérisé par le fait qu'il comprend d'une part un bâti formant-cadre, destiné à être monté et fixé par sa partie su périeure sur le corps de la perceuse ou analogue et s'étendant jus- qu'en dessous du niveau des mors de meche de celle-ci, un portelame de burinage monté coulissant dans la partie inferieure dudit bâti, unelame de burinage fixée audit porte-lame, et d'autre part, serrée entre lesdits mors de mèche et ainsi maintenue solidaire en rotation de la partie tournante de la perceuse, une came-cloche dont le profil, à génératrices radiales et contre lequel vient s'appliquer en rappel la tête du porte-lame, imprime au porte-lame et à la lame de burinage proprement dite, lors de la rotation de lapartie tournante de la perceuse, un mouvement forcé longitudinal de va-et-vient permettant à cette lame d'effectuer un ouvrage deburinage. Evidemment,au titre d'une inversion cinématique, on peut tout aussi bien donner à la tête porte-lame le profil assigné à la came et à cette came la configuration assignée à la tête du porte-lame sans pour autant sortir du cadre-#de l'invention. Celle-ci sera mieux comprise et d'autres de ses caractéristiques et avantages apparaîtront plus clairement en se référant à la description suivante et au dessin annexé qui se rapportent à sa forme préférée de réalisation, citée à titre d'exemple non limitatif. Au dessin - la figure l montre, en élévation de face, partiellement en coupe,un dispositif selon cette forme préférée de réalisation, - la figure 2 représente ce dispositif de profil, en partie arraché et en coupe, selon la ligne Il-Il de la figure l, - la figure 3 montre, partiellement en coupe médiane, la partie supérieure du bâti de ce dispositif, - la figure 4 représente, vue de coté, la came-cloche incorporee audit dispositif, - la figure 5 montre cette même came-cloche disposée en quadrature par rapport à la disposition qu'elle occupe à la figure 4, - les figures 6 et 7 représentent cette même came-cloche en coupes axiales, respectivement selon les lignes VI-VI de la figure 4 et Vil-Vil de la figure 5, - la figure 8 montre cette même came-cloche vue de bout, de dessous, selon la ligne Vili-Vili de la figure 4. En se référant tout d'abord aux figures 1,2 et 3, le dispositif à buriner 1, selon la forme préférée de réalisation de l'invention comprend un bâti 2, formant cadre, destiné à être monté et fixé par sa partie supérieure 3 sur le corps, en l'occurrence le col 4, d'une perceuse portative 5 ou analogue. Ce bâti 2 s'étend, verticalement au dessin, jusqu'en dessous du niveau des mors de mèche 6 de la perceuse 5, mutuellement rapprochés par action sur le mandrin 7 de cette perceuse 5 à l'intérieur duquel sont logés ces mors 6, par exemple au nombre de trois, répartis à 1200. La partie supérieure 3 du bâti 2 est formée d'une plaquette 8, -percée d'un orifice circulaire 10 (figure 3), formant collier autour du col 4 de la perceuse 5 et d'une fente 9 de serrage dudit orifice 10 sur ce col 4, au moyen d'une vis de serrage 11. Une poignée de préhension 12, qui est fixée latéralement par une vis 13-à la plaquette 8, dans le prolongement de celle-ci, assure, conjointement avec la poignée, non représentée, de la perceuse 5, une excellente préhension, à deux mains, de l'ensemble. Deux colonnes 14 et 15, parallèles, de même longueur, s'étendant longitudinalement dans un plan axial de l'orifice 10 (plan de la figure 1) relient, en entretoises, la partie supérieure 3 et la partie inférieure 16 du bâti 2, lui donnant la forme générale d'un cadre rectangulaire entourant le mandrin 7 de la perceuse 5. Ces deux colonnes 14 et 15 sont vissées dans la plaquette 8, par exemple sous l'effet de rotation d'une tige# introduite dans leurs orifices transversaux 17 et 18. La partie inférieure 16 du bâti 2 est formée de -deux parties 19 et 20 fixées, par deux vis 21, respectivement 22, chacune à lune des deux colonnes 14 et 15.Ces deux parties 19 et 20 sont creusées intérieurement chacune d'une rainure 23, r#espectivement 24, qui, en vis à vis, délimitent une glis sière 23-24 parallèle aux-colonnes 14 et 15 et à l'axe de la perceuse 5, le bâti 2 étant en place. Un porte-lame de burinage 25, constitué-par une plaquette 26, de configuration générale rectangulaire, coulisse librement dans cette glissière 23-24. Sa tête 27, de forme hémi-cylindrique, porte latéralèment deux épaulements 28 et 29 par lesquels ce porte-lame 25 est retenu par les parties 19 et 20. Une lame de burinage 30 est fixez sur l'extrémité de ce porte-lame 25 au moyen d'un boulon (vis et écrou) 31 et, s'y encastrant, y est maintenue en position En vis-à-vis de la tête 27 du porte-lame 25 est montée, solidaire en rotation de la partie tournante de la perceuse 5 et serrée par sa queue 33 entre lesSmors 6 de ladite perceuse 5, une came-cloche 32 figures 1 et 2) dont le profil 34 (figures 4 à 8), à génératrices radiales et contre lequel vient s'appliquer en rappel, par appui de la lame 30 contre la pièce à buriner, la tête 27 du porte-lame 25, imprime au porte-lame 25 et donc à la lame de burinage 30, lo#rs de la rotation de la partie tournante de la perceuse, un mouvement forcé longitunal de va-et-vient (fleches Fi et F2 à la figure 1) permettant à cette lame 30 d'effectuer un ouvra ge de burinage sur ladite pièce. On notera qu'il n'est pas prévu de moyens de rappel du porte-lame 25 tendant à en appliquer en permanence la tête 27 contre le profil 34 de la came-cloche 32 car cette application, comme il vient d'être dit, s'effectue d'elle-même, pendant le burinage, par la pression qu'exerce l'utilisateur sur la perceuse pour maintenir la lame 30 au contact de la pièce à buriner. De tels moyens peuvent cependant être prévus, par exemple sous la forme de ressorts de rappels ou similaires. Une attention particulière doit être apportée à la configuration du profil 34 de la came-cloche 32. Ce profil se développe autour d'un évidement central circulaire 35 (figures 5 à 8) sous la forme dlune nappe symétrique par rapport à deux axes perpendiculaires 36 et 37 centrés sur l'axe 38 de la came-cloche 32 (figu- re 8). Cette nappe est formée de génératrices radiales, toutes perpendiculaires audit axe 38 de la came-cloche 32, et constitue donc une surface réglée. La tête 27 du porte-lame 25, par sa forme arrondie, vient au contact de cette nappe selon une ligne de tangence qui est sensiblement orientée selon deux de ces génératrices radiales, opposées diamétralement par rapport à l'axe 38 de la came-cloche 32.Lors d'une opération de burinage, le porte-lame 25 et la lame 30 oscillent donc, en va-et-vient, pour chaque demitour de la partie tournante de la perceuse 5, entre deux positions extrêmes : l'une, de recul, pour laquelle la tete 27 du porte-lame 25 est tangente au profil 34 de la came-cloche 32 selon les deux génératrices opposées 39 et 40 (figure 7) orientées selon l'axe 37 (figure 8), l'autre, d'avance, pour laquelle la tête 27 du porte-lame 25 est tangente au profil 34 de la came-cloche 32 selon les deux génératrices opposées 41 et 42 (figure 6) orientées selon l'axe 36 (figure 8). Ainsi, à chaque tour de la came-cloche 32, la lame 30 effectue deux aller-retours par rapport à celle-ci, selon les flèches F1 et F2 (figure -1). On peut bien sûr réduire à un seul aller-retour le parcours de la lame 30 pour chaque tour de la came-cloche 32 ou lui imprimer un autre nombre impair d'aller-retours pendant ce même temps, en donnant au profil 34 de la came-cloche 32 une configuration dissymétrique par rapport à l'axe 38. Cette disposition, quoique entrant dans le cadre de l'invention, implique une configuration elle-même dissymétrique de la tête 27 du porte-lame 25, t8- te qui doit alors être réduite à la moitié, droite ou gauche, de celle qui est représentée i la figure 1.Elle n'est pas avantageuse car le porte-lame 25 se trouve alors sollicité en porte-à-faux par rapport à la glissière 23-24. Par contre, en augmentant, c'est-àdire en resserrant "en montagnes russes" le nombre pair des "creux" et des "bosses" du profil 34 de la came-cloche 32, on augmente d'autant le nombre pair d'allers-retours qu'effectue la lame 30par rapport à la came-cloche 32 à chaque tour de celle-ci et accélère d'autant la fréquence de travail de cette lame 30. Selon la nature du materiau constituant la pièce à buriner,# on peut donc choisir une came-cloche 32 pour- laquelle ce nombre pair est plus ou moins élevé, le porte-lame 25 étant alors, comme dans la forme préférée de réalisation précédemment décrite et représentée au dessin, sollicité selon l'axe de symétrie de la glissière 23-24. L'amplitude du mouvement de la lame 30 par rapport à la camecloche 32 est égale à la distance axiale entre ces "creux" et ces "bosses" du profil 34. Compte tenu de l'inertie de l'ensemble du système (perceuse et dispositif), l'augmentation de ce nombre pair de "creux"-et de "bosses" doit en principe s'accompagner d'une diminution de cette amplitude pour que le fonctionnement du dispositif reste satisfaisant. D'excellents résultats ont ete obtenus, pour la plupart des matériaux, avec le dispositif décrit et-représenté au dessin, par une came-cloche 32 de 2cm de diamètre, à une paire de "creux" et une paire de- "bosses"r en quadrature, la distance axiale entre ces "creux" et ces bosses", égale à l'amplitude du mouvement de la lame 30 par rapport à la came-cloche 32, étant de 2mm. Enfin, cette forme préférée de réalisation de l'invention, qui vient d'être décrite en- référence au dess#in annexé n'ayant été citée qu'à titre exemple non-1imitatif, l'homme de l'art pourra y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu'il jugera utiles ou en remplacer tout ou partie des éléments constitutifs par des équivalents sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif à buriner pour perceuse ou analogue, destiné à y être adapté comme accessoire et qui en reçoit l'énergie motrice, caractérisé par le fait qu'il comprend d'une part un bâti formant cadre, destine à être monté et fixé par sa partie supérieure sur le corps de la perceuse ou analogue et s'étendant jusqu'en dessous du niveau des mors de mèche de celle-ci, un porte-lame de burinage monté coulissant dans la partie inférieure dudit bâti, une lame de burinage fixée audit porte-lame, et d'autre part, serrée entre lesdits mors de mèche et ainsi maintenue solidaire en rotation de la partie tournante de la perceuse, une came-cloche dont le profil, à génératrices radiales et contre lequel vient s'appliquer en rappel la tête du porte-lame, imprime au porte-lame et à la lame de burinage proprement dite, lors de la rotation de la partie tournante de la perceuse, un mouvement forcé longitudinal de va-et-vient permettant à cette lame d'effectuer un ouvrage de burinage. 2. Dispositif à buriner selon la revendication caractérisé par le fait que la partie supérieure (3) de son bâti (2) est formée dlune plaquette oblongue (8) percée d'un orifice circulaire (10) formant collier autour du col (4) de la perceuse et d'une fente (9) de serrage dudit orifice (10) au moyen d'une vis de serrage (11), une poignée (12) de préhension étant fixée latéralement à cette plaquette (8), dans le prolongement de celle-ci. 3. Dispositif à buriner selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la partie inférieure (16) de son bâti (2) est formée de deux parties (19,20) fixées indirectement à sa partie supérieure (3) et creusées intérieurement chacune d'une rainure (23,24), ces deux rainures (23 et 24), en vÈs-à-vis, délimitant une glissière (23-24) parallèle à l'axe de la perceuse, le bâti (2) étant en place, et dans laquelle coulisse librement le porte-lame de burinage (25). 4. Dispositif à buriner selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait quelapartie supérieure (3) et la partie inférieure (16) de son bâti (2) sont reliées, sous la forme d'un cadre rectangulaire entourant le mandrin (7) de la perceuse (5), par deux colonnes latérales parallèles de même longueur (14,15) qui forment entretoises entre ladite plaquette (8) et les deux parties (19,20) dont est formée partie inférieure (16) du bâti (3). 5. Dispositif à buriner selon les revendications 1 et 4, ca ractérisé par le fait que le porte-lame de burinage (25) est cons titué par une plaquette (26) de configuration générale rectangulai re coulissant librement dans ladite glissière (23-24) et dont la tête (27), de forme hémi-cylîndrique, porte latéralement au moins un épaulement (28 et/ou 29) par le(s) quel (s) ce porte-lame (25) est retenu par au moins l'une des dites parties (19 et/ou 20) de la partie inférieure (16) du bâti (2). 6. Dispositif selon les revendications 1,4 et 5, caractérisé par le fait que la came-cloche (32) présente un profil (34), contre lequel vient s'appliquer en rappel la tête (27) du porte-lame (25), développé autour d'un évidement central (35) sous la forme d'une nappe à génératrices radiales toutes perpendiculaires à l'axe (38) de ladite came-cloche (32) et formant "en montagnes russes une succession de "creux" et de "bosses" dont la distance axiale est égale à l'amplitude du mouvement longitudinal de va-et-vient imprimé à la lame (30) de burinage, par rapport à la came-cloche (32), lors de la rotation de cette dernière (32). 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que ces "creux" et "bosses" sont disposés par paires, les 'ocreux" d'une même-paire et les 'bosses" d'une même paire étant diamétralement opposés sur le profil (34) de la came-cloche (32). 8. Dispositif selon les revendications 1 et 5, caractérisé par le fait que la lame de burinage (30) est fixé et maintenue en position par encastrement sur l'extrémité du porte-lame (25), au moyen d'un boulon (vis et écrou)(31).