i La présente invention est relative à un nouveau procédé de production de froid et/ou de chaleur au moyen d'un cycle à absorption, ce cycle étant basé sur l'absorption et la désorption successives d'une phase gazeuse formée au moins en partie de dioxyde de carbone. 5 Les procédés de production de froid et/ou de chaleur au moyen de cycles à absorption utilisent généralement soit le couple eau-ammoniac, soit le couple eau-bromure de lithium Ces deux couples présentent un cer- tain nombre d'inconvénients Le couple eau-ammoniac conduit à des pro- 10 blêmes de sécurité en raison de la toxicité et de l'inflammabilité de l'ammoniac Le couple eau-bromure de lithium présente de son côté de nombreux inconvénients : risques de cristallisation du bromure de li- thium, corrosion, pressions de fonctionnement très basses entrainant des risques d'entrée d'air, impossibilité d'opérer à basse température 15 pour éviter le gel de l'eau D'autres fluides ont été proposés, tels que par exemple les couples formés par un fluide halogéné tel que le difluorochlorométhane (R-22) et un solvant organique tel que le dime- thyltetraethylène glycol (DMTEG), mais ces fluides conduisent à des performances réduites et à des taux de recirculation de solution élevés 20 ils posent, en outre, des problèmes de stabilité thermique. La figure 1 représente le schéma de fonctionnement classique d'un cy- cle à absorption, tel qu'il est communément utilisé avec les couples décrits ci-dessus. 25 La figure 2 représente un premier mode de réalisation de l'invention. Les figures 3 et 4 représentent deux autres modes de réalisation de l'invention. 30 Dans le schéma de la figure 1, illustrant l'état de la technique, le fluide de travail (F) qui arrive en phase gazeuse par le conduit 1 est absorbé par une phase solvant (S) qui arrive par le conduit 2 dans la zone d'absorption AI, la chaleur d'absorption étant transmise à un fluide extérieur qui arrive par le conduit 3 et repart par le conduit 35 4 La solution ainsi formée est évacuée par le conduit 5 et envoyée par la pompe Pl à travers l'échangeur El A la sortie de l'échangeur 2 El cette solution est envoyée dans la zone de désorption Dl dans la-. quelle on génère à nouveau une phase vapeur riche en fluide de travail (F), la-chaleur de désorption étant fournie par un fluide extérieur qui arrive par le conduit 6 et repart par le conduit 7 La solution pauvre 5 obtenue est envoyée par la conduite 8 dans l'échangeur El puis détendue à travers la vanne de détente VI et envoyée par le conduit 2 dans la zone d'absorption Ai La phase vapeur obtenue est rectifiée dans la zo- ne de rectification R pour éliminer de cette phase vapeur le solvant entrainé Dans certains cas, comme par exemple dans le cas du couple 10 eau-bromure de lithium, il n'y a pas de solvant entrains et on n'utili- se pas de zone de rectification La zone de rectification R est refroi- die en tête par un fluide extérieur qui arrive par le conduit 10 et repart par le conduit 11 La phase vapeur rectifiée ressort par le con- duit 12 Elle est alors condensée dans l'échangeur E Ci qui est refroidi 15 par un fluide extérieur qui arrive par le conduit 9 et repart par le con- duit 10 La phase liquide obtenue est envoyée par le conduit 13 à la van- ne de détente V 2 d'o elle ressort par le conduit 14 La phase liquide détendue ainsi obtenue est vaporisée dans l'échangeur EV 1 en prélevant de la chaleur sur un fluide extérieur qui arrive par le conduit 15 et 20 ressort par le conduit 16 On obtient ainsi la phase vapeur qui est re- cyclée par le conduit 1 à la zone d'absorption Dans un tel procédé la succession des étapes-d'absorption et de désorption permet de comprimer le fluide de travail en phase vapeur depuis une basse pression voisine de la pression régnant dans l'évaporateur EVI jusqu'à une haute pression 25 voisine de la pression régnant dans le condenseur EC 1. Le procédé selon l'invention met en oeuvre une phase gazeuse de dioxyde de carbone qui subit une étape d'absorption dans une phase solvant liqui- de suivie d'une étape de désorption opérée à plus haute pression et plus 30 haute température. Le dioxyde de carbone est un fluide très courant et qui présente de nombreux avantages, notamment un faible prix de revient et une grande sé- curité d'emploi Il est toutefois pratiquement impossible de l'utiliser 35 dans un cycle à absorption tel que celui qui est schématisé sur la figu- re 1 En effet sa température critique est de 31 'C et sa pression criti- que de 73,8 bars Ces propriétés sont pratiquement incompatibles 3 avec les niveaux de température qui sont requis dans le condenseur d'une pompe à chaleur ou même d'une installation frigorifique. Il a été découvert, et c'est là l'objet de la présente invention, que 5 contrairement à ce que les observations précédentes laissent supposer, il est possible de mettre en oeuvre avantageusement le dioxyde de car- bone à condition d'opérer selon un cycle qui est schématisé sur la fi- gure 2. 10 La solution de dioxyde de carbone provenant de l'absorbeur A 2 est envoyée par la pompe P 3, l'échangeur E 3 et le conduit 21 dans la zone de désorption D 2 dans laquelle elle est chauffée par un fluide extérieur qui arrive par le conduit 22 et repart par le conduit 23 La solution appauvrie en dioxyde de carbone obtenue est envoyée par le conduit 33 15 à l'échangeur E 3 d'o elle ressort par le conduit 34, est détendue à travers la vanne de détente V 4 et envoyée par le conduit 35 à la zone d'absorption A 2 La phase gazeuse obtenue sort de la zone de désorption D 2 par le conduit 20 Elle est alors mélangée avec une pha- se solvant arrivant-par le conduit 24, le mélange liquide-vapeur ainsi 20 obtenu pouvant utilement passer dans la zone de mélange M pour parfaire l'homogénéisation puis étant envoyé par le conduit 25 dans l'échangeur EC 2 Dans l'échangeur EC 2 le dioxyde de carbone est absorbé dans la phase solvant, la chaleur dégagée étant transmise à un fluide exté- rieur qui arrive par le conduit 26 et repart par le conduit 27 La so- 25 lution ainsi obtenue est envoyée par le conduit 28 à l'échangeur E 2 d'o elle ressort par le conduit 29 Elle est alors détendue à travers la vanne de détente V 3 d'o elle ressort par le conduit 30 pour être envoyée dans l'échangeur EV 2 Dans l'échangeur EV 2 une phase gazeuse de dioxyde de carbone est générée à nouveau, la chaleur nécessaire 30 étant prélevée sur un fluide extérieur qui arrive par le conduit 18 et repart par le conduit 19 Le mélange liquide-gaz ainsi obtenu est envoyé par le conduit 31 au bac de décantation Bi Dans ce bac de dé- cantation Bl la phase gazeuse et la phase liquide sont séparées La phase gazeuse est envoyée par le conduit 32 dans la zone d'absorption 35 A 2 dans laquelle elle est absorbée par la phase solvant arrivant par le conduit 35, la chaleur d'absorption étant transmise à un fluide 4 extérieur qui arrive par le conduit 36 et repart par le conduit 37. La phase liquide est prélevée à travers le conduit 38 par la pompe P 2 qui l'envoie par le conduit 39 à l'échangeur E 2 d'o elle ressort par le conduit 24 Le cycle ainsi décrit comprend donc deux circuits de cir- 5 culation de phase solvant Le conduit 40 a pour but de maintenir sensiblement constantes les quantités de solvant contenues dans ces deux circuits et ceci est réalisé par exemple comme l'indique le schéma de la figure 2 en maintenant par un équilibre hydrostatique les niveaux en A 2 et Bl à la même hauteur. 10 Ainsi, en cas de fonctionnement en pompe à chaleur selon le schéma précité, de la chaleur à haut niveau thermique est fournie au généra- teur D 2 et de la chaleur à bas niveau (par exemple air ou eau extérieurs) au désorbeur EV 2 On recueille de la chaleur utile aux absorbeurs A 2 et 15 EC 2. En cas de fonctionnement en réfrigération, la source froide est consti- tuée par l'évaporateur EV 2. 20 En définitive le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que a) On soumet une solution (Ll) de dioxyde de carbone dans une phase li- quide solvant du dioxyde de carbone, à un chauffage, dans des conditions de désorption au moins partielle, du dioxyde de carbone de manière à former une phase gazeuse (Gi) de dioxyde de carbone et une phase liqui- 25 de désorbée (Si), et on sépare la phase (Gi) de la phase (Si), b) On mélange la phase gazeuse (Gi) avec une phase liquide ( 52) solvant du dioxyde de carbone et on évacue la chaleur dégagée, de manière à dis- soudre au moins une partie de la phase gazeuse (Gi) dans la phase liqui- 30 de solvant ( 52) et à obtenir une solution (L 2) de dioxyde de carbone dans la phase liquide solvant ( 52), c) On abaisse la pression de la solution (L 2) et on soumet cette solu- tion à un chauffage, dans des conditions de désorption au moins partiel- 35 le du dioxyde de carbone, de manière à former une phase gazeuse (G 2) de dioxyde de carbone et une phase liquide désorbée ( 53) et on sépare la phase (G 2) de la phase ( 53), d) On abaisse la pression de la phase liquide désorbée (Si) pour l'amener sensiblement au niveau de la pression de la phase (G 2) et on mélange la phase (SI) avec la phase (G 2), en évacuant la chaleur dégagée, de manière à obtenir une solution (L 3) de la phase (G 2) dans 5 la phase (Si), e) On élève le niveau de pression de la solution (L 3) pour l'amener sensiblement au niveau de pression de la solution (LI) et on renvoie ensuite une partie au moins de la solution (L 3) recomprimée à l'étape 10 (a) pour y reconstituer une partie au moins de la solution (Li), et f) On élève le niveau de pression de la phase liquide désorbée ( 53) pour l'amener sensiblement au niveau de pression de la phase gazeuse (Gi) et on renvoie ensuite une partie au moins de la phase liquide ( 53) 15 recomprimée à l'étape (b) pour y reconstituer une partie au moins de la phase liquide ( 52). Selon une autre forme de réalisation préférée, utilisée de préférence en combinaison avec la première, on soumet la solution (L 2) provenant 20 de l'étape (b), avant de la soumettre à l'étape (c) à un échange de chaleur avec la phase liquide ( 53) ou ( 52). Selon une autre forme de réalisation préférée, utilisée de préférence avec la première, on soumet la solution (L 3) ou (Li) à un échange de 25 chaleur avec la phase liquide ( 51) provenant de l'étape (a). Les échangeurs E 2 et E 3 permettent de réchauffer les phases liquides qui sont envoyées respectivement au condenseur EC 2 et à la zone de désorption D 2 en récupérant de la chaleur sur les phases liquides qui 30 sortent respectivement du condenseur EC 2 et de la zone de désorption D 2. Il peut être avantageux de récupérer une partie de la chaleur délivrée au cours de l'étape d'absorption pour fournir une partie de la chaleur nécessaire à l'étape de désorption On peut le réaliser en opérant selon le schéma représenté sur la figure 3. 6 La phase gazeuse obtenue dans la zone de désorption D 3 sort par la conduite 44 Elle est mélangée avec une phase solvant arrivant par le conduit 45 Le mélange liquide vapeur est homogénéisé dans la zone de mélange M puis ressort par la conduite 47 pour traverser l'échangeur 5 EC 5. Dans cet échangeur le dioxyde de carbone est absorbé dans la phase sol- vant en cédant de la chaleur transmise à un fluide extérieur qui arri- ve par le conduit 48 et ressort par le conduit 49 Par le conduit 50 Io la solution est envoyée à l'échangeur E 5 d'o elle ressort par la cana- lisation 51 après avoir cédé de la chaleur au liquide pompé par P 4 et retournant au mélangeur ; elle est ensuite détendue dans la vanne V 5 et envoyée par le conduit 52 dans l'échangeur EV 5 Dans l'échangeur EV 5 le dioxyde de carbone gazeux se sépare de la solution, un fluide 15 extérieur arrivant par le conduit 54 et sortant par le conduit 55 apportant la chaleur nécessaire à la désorption Le mélange liquide-gaz ainsi généré est envoyé par la canalisation 53 à la zone de décantation B 2 o les deux phases sont séparées La phase liquide est prélevée par le conduit 54 et la pompe P 4 pour être introduite dans l'échangeur E 5 20 d'o elle ressort par la conduite 45. La phase gazeuse issue du bac de décantation B 2 est envoyée par la conduite 56 dans la conduite 58 o elle est mélangée à la phase liqui- de pauvre en soluté venant par la canalisation 57 et la vanne de dé- 25 tente V 6 de la zone de désorption D 3. Le mélange des deux phases gazeuse et liquide est envoyé dans l'échan- geur E 4, o une fraction de la phase gazeuse est absorbée par la phase liquide, ressort par la canalisation 59 et aboutit à la zone d'absorp- 30 tion A 3 o, pratiquement toute la phase gazeuse est absorbée par le solvant. La phase liquide qui ressort de l'absorbeur A 3 par la canalisation 60, est pompée par P 5 et envoyée dans E 4. 35 Dans l'échangeur E 4 la chaleur fournie par l'absorption de la phase 7 gazeuse dans la phase liquide pauvre en soluté est utilisée pour réchauffer la solution venant de P 5 et générer une fraction de phase gazeuse de dioxyde de carbone Cette fraction gazeuse et le liquide résiduel sont envoyés au désorbeur D 3 par la conduite 41. 5 La canalisation 61 entre la zone de décantation B 2 et la zone d'absorp- tion A 3 a le même rôle de maintien des quantités de solvant contenues dans les deux circuits. 10 En se référant de nouveau a la figure 2. Il peut être également avantageux, afin de réduire la pression régnant dans l'échangeur EC 2, de poursuivre l'absorption du dioxyde de carbone dans la phase solvant au cours de l'échange opéré dans l'échangeur E 2, 15 la chaleur dégagée étant transmise a la solution qui est réchauffée au cours de l'échange opéré dans l'échangeur E 2 en conduisant à un dé- gagement de dioxyde de carbone gazeux On peut réaliser un tel agence- ment en opérant selon le schéma représenté sur la figure 4. 20 La phase gazeuse, riche en dioxyde de carbone, générée dans la zone de désorption D 4 est évacuée par le conduit 62 dans le mélangeur M o ell E est mise en contact avec la phase liquide pauvre en dioxyde de carbone arrivant par la conduite 63. 25 Ressortant du mélangeur M par le conduit 64, le mélange entre dans l'échangeur EC 6 o se produit une absorption partielle de la phase gazeu- se de dioxyde de carbone dans la solution de solvant, la chaleur déga- gée par cette absorption étant cédée à un fluide extérieur entrant par le conduit 65 et sortant par le conduit 66. 30 Sortant de l'échangeur EC 6 par le conduit 67, le mélange poursuit dans l'échangeur E 6 l'absorption de la phase gazeuse dans le solvant, cédant ainsi de la chaleur à la phase liquide provenant, par la conduite 68, du bac de décantation B 3. 35 Par la conduite 70, il sort de l'échangeur E 6 une phase liquide riche 8 en soluté qui est détendue par la vanne V 7, et est introduite par le conduit 71 dans l'échangeur EV 6 Un apport de chaleur par un fluide extérieur entrant par la conduite 72 et sortant par la conduite 73 permet la désorption partielle d'une phase gazeuse riche en dioxyde de carbone 5 évacuée avec la phase liquide, par la conduite 74, vers le bac de décantation B 3. La phase liquide, issue de ce bac de décantation B 3, est amenée par la conduite 68 à l'échangeur E 6 pour y être réchauffée et générer ainsi 10 une phase gazeuse riche en dioxyde de carbone évacuée avec la phase liquide, par le conduit 69, vers le bac de décantation B 4. Dans ce bac de décantation B 4, la phase liquide pauvre en soluté est extraite par la conduite 76 puis introduite par la pompe P 6 et la cana15 lisation 63 dans le mélangeur M. La phase gazeuse riche en dioxyde de carbone issue de B 4 par la con- duite 77, ainsi que la phase gazeuse issue de B 3 par la conduite 75 sont mélangées dans la canalisation 78 avec la phase liquide provenant de la 20 zone de désorption D 4 par la conduite 79 et de la détente V 8. Les phases gazeuse et liquide de la canalisation 78, cèdent dans l'é- changeur E 7, de la chaleur provenant en partie de l'éxothermicité de l'absorption de la phase gazeuse par la phase liquide Il ressort de 25 l'échangeur E 7 un mélange de gaz et de liquide qui est conduit, par la canalisation 80, dans la zone d'absorption A 4 o l'absorption se pour- suit en cédant de la chaleur à un fluide extérieur entrant par la cana- lisation 8 1 et sortant par la canalisation 82. 30 La phase liquide, riche en soluté, sortant de la zone d'absorption A 4 par le conduit 83 est introduite par la pompe P 7 et le conduit 84 dans l'échangeur E 7. Une fraction du dioxyde de carbone, contenue dans cette phase liquide, 35 est vaporisée dans l'échangeur E 7 par l'apport de chaleur décrit aupa- ravant et provenant de l'absorption partielle de la phase vapeur dans 9 la phase liquide introduite par la conduite 78. Le mélange de gaz et de liquide sortant de l'échangeur E 7 est transféré par le conduit 85 dans la zone de désorption D 4 o la désorption est 5 poursuivie par l'apport de chaleur d'un fluide extérieur entrant par le conduit 86 et sortant par le conduit 87. Les solvants utilisés dans les absorbeurs (A 2) et (EC 2) peuvent être de même nature ou être différents Tout liquide capable de dissoudre le 10 dioxyde de carbone réversiblement (c'est-à-dire capable de libérer le dioxyde de carbone par chauffage subséquent de la solution) peut être utilisé, quel que soit le type d'absorption, physique ou chimique. Sous cette réserve de réversibilité, les solvants peuvent appartenir à 15 une famille chimique quelconque, et par exemple à celle des amines, des amides, des cétones, des esters carboxyliques, des alcools, des éthers, des nitriles, des sulfones, des sulfoxydes ou des esters phosphoriques. Une famille préférée est celle des amines, en particulier celle des 20 alcanolamines, utilisées de préférence en solution aqueuse Des exemples sont les solutions aqueuses de monoéthanolamine, de diéthanolamine, de triéthanolamine, de diisopropanolamine, de méthyldiéthanolamine ou de (amino -2 ethyl) (hydroxy -2 ethyl) éther connu commercialement sous le nom de Diglycolamine (DGA). 25 D'autres exemples de solvants sont le diméthylsulfoxyde, le diéthylêne glycol, la N méthyl pyrrolidone, le tri-n-butyl phosphate, le sulfolane, le carbonate de propylène, le triacétate de glycérol, l'acétate de mé- thoxy diéthylène glycol, le diméthyléther du polyethylene glycol, le 30 méthanol, le cyanoacétate de méthyle, le glutaronitrile, le diméthyl- formamide, la N méthyl pyrrolidone et lesméthylisopropyl éthers d'oli- goéthyleneglycol. L'invention est illustrée par les exemples 1 et 2 35 Exemple 1 10 L'exemple 1 est décrit en référence au schéma de la figure 3 Dans cet exemple le fluide est le dioxyde de carbone, le solvant une solution aqueuse à 60 % en poids de (amino -2 éthyl) (hydroxy -2 éthyl) ether (DGA) connu sous le nom commercial de diglycolamine (marque déposée). 5 On fait arriver par le conduit 41 dans la zone de désorption 394 1/h de solution aqueuse de dioxyde de carbone dans le solvant précité, dont le rapport molaire (nombre de moles de Co 2 dissous par rapport au nombre de moles de DMA) est de 0,33, ainsi que 382 moles/h de dioxyde 10 de carbone. L'ensemble est chauffé avec une puissance de 10 k W par un fluide extérieur jusqu'à 1800 C La phase gazeuse ainsi formée, qui représente 675 moles/h de dioxyde de carbone est évacuée par le conduit 44 La phase 15 liquide retourne à la vanne de détente V 6 Après mélange de dioxyde de carbone la phase liquide cède dans l'échangeur E 4 de la chaleur provenant de sa température élevée et de l'absorption partielle du dioxyde de carbone L'absorption se poursuit dans la zone A 3 entre 750 C et 530 C température du liquide évacué par le conduit 60 Un fluide extérieur 20 récupère la chaleur dégagée dans la zone d'absorption A 3 Une pompe P 5 assure le retour de la solution aqueuse de DGA dont le rapport molaire en C 02 n'est plus que 0,2 et lui fait traverser l'échangeur E 4 ou elle est partiellement désorbée, la température étant portée à près de 1700 C. 25 La phase gazeuse générée à 1800 C dans la zone de désorption D 3 est mélangée à une phase aqueuse de DGA de rapport molaire en dioxyde de carbone voisin de 0,64 et dont la température est proche de 35 C. Dans l'échangeur EC 5 le dioxyde de carbone est de nouveau absorbé par 30 cette phase liquide dont la température s'élève et qui cède la chaleur à un fluide extérieur. Evacuée à 40 C la phase liquide, de débit 909 1/h, ayant absorbé le dio- xyde de carbone présent et dont le rapport molaire en dioxyde de carbone 35 s'élève à 0,77, cède dans l'échangeur E 5 la chaleur correspondante à l'a- baissement de tempérarure de 40 C à 5 C, et est détendue de 30 bar à 11 1,2 bar (absolu) par la vanne V 5. Un fluide extérieur évite par un apport thermique de 5,15 k W à la so- lution de DGA de voir sa température descendre trop fortement. 5 Sortant à 00 C, une phase gazeuse et une phase liquide dont le rapport molaire en Co est redescendu à 0,64, se séparent dans le bac de décan. tation B 2. 10 La phase gazeuse est introduite dans le conduit 58 o circule l'amine faible teneur en dioxyde de carbone. La phase liquide est extraite du bac de décantation B 2 et réinjectée par la pompe P 4 dans l'échangeur E 5 o elle est réchauffée de 00 C à 15 351 C avant son introduction dans le mélangeur M. Dans cet exemple et avec une chaleur de désorption et de dissolution d( 78 k J/mole de dioxyde de carbone pour les solutions pauvres et de 50 k. mole de dioxyde de carbone pour les solutions riches on trouve que l'oi 20 prélève 5,15 k W au fluide extérieur si l'apport thermique est de 10 k W. Le coefficient de performance du système qui fonctionne dans cet exem- ple comme une pompe à chaleur est de 1,51. Exemple 2 25 L'exemple 2 est décrit en référence au schéma de la figure 4 Dans cet exemple le fluide de travail est le dioxyde de carbone, le solvant une solution aqueuse concentrée de diethanolamine (DEA) 8 fois normale ( 8 N) On fait arriver à une température proche de 1501 C, par la canalisation 30 85 et dans la zone de désorption D 4, une phase liquide constituée par une solution aqueuse de diéthanolamine (débit 383 1/h) dont la teneur en dioxyde de carbone est mesurée par son rapport molaire en CO 2 de 0,15 (nombre de moles de C 02 par rapport au nombre de moles de DEA) et une phase gazeuse constituée essentiellement par du dioxyde de car- 35 bone (débit 1072 moles/h) Un fluide extérieur fait un apport thermiqu E ( 10 k W) au mélange des phases qu'il porte à 1600 C Il s'ensuit une dé- 12 sorption accrue de la phase liquide dont le rapport molaire en 002 à cette température (à la pression de travail choisie de 20 bar) s'a- baisse à 0,06. 5 Evacué, détendu à 2 bar par la vanne V 8, le liquide reçoit dans le con- duit 78 une certaine quantité de dioxyde de carbone qui va être absorbé partiellement par le liquide dans l'échangeur E 7 avec l'abaissement de température du liquide de 1600 C à 650 C. 10 L'absorption se termine dans le bac d'absorption A 4 en cédant de la chaleur jusqu'à un niveau de température de 550 C à un fluide extérieur. La phase liquide ainsi refroidie à 551 C, s'enrichit en dioxyde de car- bone jusqu'à un rapport molaire de 0,5. 15 La pompe P 7 assure le retour de cette phase liquide à l'échangeur E 7 o, recevant la chaleur dégagée par l'absorption partielle déjà décrite, la phase liquide va, en s'échauffant jusqu'à 1501 C, libérer une frac- tion du dioxyde de carbone qu'elle contient On retrouve ainsi l'intro- 20 duction, dans la zone de désorption, du mélange de phases décrit aupa- ravant. On trouve que l'apport thermique de 10 k W est associé à un dégagement de dioxyde de carbone d'un débit de 1348 moles/h à 1600 C et sous une 25 pression absolue de 20 bars. La phase gazeuse issue de D 4 va être de nouveau absorbée, après le mé- langeur M, par une solution aqueuse de DEA, amenée sous 20 bars par la conduite 63, possédant une température de 350 C, un rapport molaire de 30 0,575 et un débit de 661 1/h Dans de telles conditions le dioxyde de carbone est partiellement absorbé en cédant de la chaleur à un fluide extérieur dans l'échangeur EC 6 En limitant la température à 400 C en sortie de cet échangeur, l'absorption se poursuit dans l'échangeur E 6 jusqu'à une température de sortie de 50 C. 35 Après détente dans la vanne V 7, le liquide va désorber de nouveau la 13 phase gazeuse si on lui apporte, par un fluide extérieur, une chaleur à bas niveau thermique, limitant la température de sortie à 00 C. Après décantation dans le bac B 3, la phase liquide de rapport molaire 0,675 est introduite de nouveau dans l'échangeur E 6 o par l'apport thermique qui s'y déroule jusqu'à 351 C, une fraction du dioxyde de car- bone est de nouveau désorbée Le mélange qui en résulte, est décanté dans le pot B 4 Le liquide, de rapport molaire 0,575, est réintroduit par la pompe P 6 dans le mélangeur M. 10 Les phases gazeuses de dioxyde de carbone récupérées dans les bacs de décantation B 3 et B 4 sont réinjectées dans la solution provenant, après détente en V 8, de la zone chaude de désorption D 4. 15 Avec les valeurs de débit, pression et température de cet exemple 2 et avec des chaleurs de dissolution ou de désorption de 90 Kj/mole de Co 2 ou 50 Kj/mole de C 02 selon la richesse de la solution, on trouve que, au niveau de l'échangeur EV 6, 8,7 k W thermique sont reçus du fluide extérieur. 20 On obtient donc un coefficient de performance pour un tel système fonctionnant en pompe à chaleur, s'élevant à 1,87. Une modification au schéma de la figure 4 consiste à disposer la vanne 25 V 8 sur la conduite 80, entre l'échangeur E 7 et l'absorbeur A 4 ; dans ce cas les phases gazeuses provenant des conduits 77 et/ou 75 sont mé- langées avec le liquide de la ligne 80, après détente, au lieu d'être envoyées vers la ligne 78. 30 Les conditions de fonctionnement, présentées dans les exemples, ne doi- vent pas être considérées comme limitatives. Différentes variantes peuvent être envisagées dans l'agencement, sans modifier le principe du procédé selon l'invention. 35 Le procédé peut être conçu à des échelles de puissance très variables, 14 allant par exemple pour la puissance mesurée au point le plus froid (basse température) de quelques centaines de watts à quelques méga- watts. 5 Des équipements très divers peuvent donc être utilisés pour réaliser le procédé. Les échangeurs peuvent être par exemple des échangeurs à tubes et ca- landre ou des échangeurs à plaques. 10 Les étapes d'absorption et de désorption sont menées de préférence dans des colonnes de type de celles qui sont le plus fréquemment utilisées en géniechimique pour mener ce genre d'opérations, comportant des pla- teaux ou des garnissages. 15 Dans une installation de pompe à chaleur il peut être avantageux de mettre en série les conduites 36, 37, 26 et 27 en y faisant circuler le fluide à réchauffer. 20 La température d'évaporation du fluide de travail (dioxyde de carbone) peut se situer par exemple dans une gamme de travail allant de -600 à + 1300 C. Les températures d'absorption peuvent se situer par exemple dans 25 une gamme de température allant de + 100 C à + 120 'C. La température de chauffage du générateur de la zone de désorption peut se situer par exemple dans une gamme de température allant de + 100 à 2500 C 30 Il est clair que les températures adoptées sont fonction du solvant choisi et des niveaux de température auxquels on désire fournir et recevoir de la chaleur. 35 Différentes conditions opératoires peuvent être obtenues en faisant varier les concentrations en dioxyde de carbone dans la phase solvant. 15 En particulier si la concentration en dioxyde de carbone est plus faible dans la solution L 2 que dans la solution L 1, le système fonctionne en "thermotransformateur", c'est-à-dire qu'il fournit au cours de l'é-tape (b) de la chaleur à plus haut niveau thermique que la chaleur pré- 5 levée au cours de l'étape (a) Il permet ainsi de transformer de la cha leur à bas niveau thermique prélevée au cours des étapes (a) et (c) en partie en chaleur produite à plus haut niveau thermique au cours de l'étape (b), la chaleur restante, produite au cours de l'étape (d), étant cédée à la source froide du système. 10 La pression maximum de fonctionnement du dispositif est en général in- férieureà 50 bars Il convient toutefois de noter que les étapes de désorption (a) et d'absorption (b) sont mises en oeuvre à des niveaux de pression identiques ou assez voisins, supérieurs à ceux des étapes 15 de désorption (c) et d'absorption (d) qui opèrent elles-mêmes sensible- ment au même niveau de pression. Il n'est pas nécessaire que le dioxyde de carbone soit pur ; on peut même opérer avec des fluides mixtes dont l'un des composants est le 20 dioxyde de carbone, en particulier quand les-autres composants peuvent eux-mêmes se dissoudre dans le solvant choisi et en être libérés dans les mêmes conditions que celles applicables au dioxyde de carbone. REVENDICATIONS 1 Procédé de production de froid et/ou de chaleur mettant en oeuvre un cycle à absorption, caractérisé en ce que 5 a) on soumet une solution (L 1) de dioxyde de carbone dans une phase li- quide solvant du dioxyde de carbone à un chauffage, dans des conditions de désorption au moins partielle du dioxyde de carbone, de manière à former une phase gazeuse (G 1) de dioxyde de carbone et une phase liqui- de désorbée (S 1), et on sépare la phase (G 1) de la phase ( 51), 10 b) on mélange la phase gazeuse CGE) avec une phase liquide ( 52) solvant du dioxyde de carbone et on évacue la chaleur dégagée de manière à dis- soudre au moins une partie de la phase gazeuse (G ) dans la phase liqui- de solvant ( 52) et à obtenir une solution (L 2) de dioxyde de carbone 15 dans la phase liquide solvant ( 52), c) on abaisse la pression de la solution (L 2) et on soumet cette solu- tion à un chauffage, dans des conditions de désorption au moins partielle du dioxyde de carbone, de manière à former une phase gazeuse 20 (G 2) de dioxyde de carbone et une phase liquide désorbée ( 53) et on sépare la phase (G 2) de la phase ( 53). d) on abaisse la pression de la phase liquide désorbée (Si) pour l'a- mener sensiblement au niveau de la pression de la phase (G 2) et on 25 mélange la phase ( 51) avec la phase (G 2), en évacuant la chaleur dé- gagée, de manière à obtenir une solution (L 3) de la phase (G 2) dans la phase ( 51), e) on élève le niveau de pression de la solution (L 3) pour l'amener 30 sensiblement au niveau de la pression (L 1) et on renvoie ensuite une partie au moins de la solution (L 3) recomprimée à l'étape (a) pour y reconstituer une partie au moins de la solution (L 1), et f) on élève le niveau de pression de la phase liquide désorbée ( 53 35 pour l'amener sensiblement au niveau de pression de la phase gazeuse (G 1) et on renvoie ensuite une partie au moins de la phase liquide (S ) recomprimée à l'étape (b) pour y reconstituer une partie au moins 3 de la phase liquide (S 2 2 Procédé selon la revendication 1, dans lequel on soumet la solution (L 2) provenant de l'étape (b), avant de la soumettre à l'étape (c), à 5 un échange de chaleur avec la phase liquide ( 53) ou ( 52). 3 Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel on soumet la solution (L 3) ou (L 1) à un échange de chaleur avec la phase liquide ( 51) provenant de l'étape (a). 10 4 Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel le même composé chimique est utilisé pour constituerles phases liquides solvant du dioxyde de carbone utilisées à l'étape (a) et à l'étape (b). 15 5 Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 dans lequel on met en communication directe la solution (L 3) de l'étape (d) avec la phase liquide désorbée (S 3) de l'étape (c) de manière à maintenir sensiblement constants les niveaux de la solution (L 3) et de la phase liquide ( 53). 20 6 Procédé selon la revendication 3, dans lequel l'échange de chaleur de la solution (L 3) ou (L 1) avec la phase liquide ( 51) est effectué après que cette dernière ait subi l'abaissement de pression de l'étape (d) et ait été mélangée avec une partie au moins de la phase gazeuse 25 (G 2). 7 Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 dans lequel on soumet la solution (L 2), avant de la soumettre à l'étape (c), à un échange de chaleur avec la phase liquide ( 53), le dit échange étant 30 effectué avant que la phase liquide ( 53) ait subi l'élévation de ni- veau de pression de l'étape (f), le dit échange de chaleur provoquant la formation d'une phase gazeuse (G 3) de dioxyde de carbone à partir de la phase liquide ( 53), et dans lequel on sépare la dite phase gazeu- se (G 3) de la phase liquide résiduelle (S 3), on mélange la phase gazeu- 35 se (G 3) ainsi séparée avec la phase liquide ( 51) ayant subi l'abaisse- ment de pression de l'étape (d) et on fait ensuite subir à la phase liquide résiduelle ( 53 ) l'élévation de niveau de pression de l'étape Cf). 8 Procédé selon la revendication 7, dans lequel le produit résultant 5 du mélange de la phase gazeuse séparée (G 3) avec la phase liquide ( 51) est ensuite soumis à l'échange de chaleur avec la solution (L 3) ou (L). 9 Procédé selon la revendication 8, dans lequel une partie au moins de la phase gazeuse (G 2) est mélangée avec la phase gazeuse (G 3) avant ledit échange de chaleur.