La présente invention concerne la conservation de la moelle osseuse crue ainsi que de nouvelles applications de la moelle osseuse. -Jusqu'ici la moelle osseuse n'a pratiquement eu que deux applications: l'une, principalc, sous forme cuite dans l'art culinaire ct l'autre, secondaire, en addition en petites quantités à des shampooings. Or, ces applications ne mettent en évidence que quelques propriétés de la moelle, ctest à dire ses qualités gustatives quand elle est cuite ou ses qualités régénérantes quand elle est utilisée dans un shampooing. Pourtant, suivant l'invention, on a pu mettre en évidence des propriétés médicales intéressantes de la moelle, telles que des propriétés anti-infla'- matoires, anti-allergiques, et même dans une certaine mesure anti-infectieuses et cicatrisantes. La moelle peut aussi provoquer l'amélioration de la nature du sang. Toutefois, l'exploitation de la moelle osseuse pose un certain nombre de problèmes. Le premier tient à ce que la moelle est naturellement logée à l'intérieur d'os lourds et volumineux, ces os n'étant disponibles que dans des abattoirs qui sont très nombreux et disséminés, particulièrement en France. Le second problème résulte du fait constaté que la nature des composants de la moelle change relativement rapidement entre environ 10 et 209 C. Des enzymes, notamment, couperaient des channes d'acides gras en créant des tronçons qui s' oxydent rapidement. Il est évidemment possible de laisser la moelle dans son os protecteur et de congeler ce dernier. Mais cela ne peut conduire à une exploitation industrielle économique car li encombrement des os est prohibitif etNleurs transports en camions munis de congélateurs très chers étant donné leur poids et leur volume. Un objet de l'invention consiste, donc, en évitant les inconvénients mentionnés ci-dessus, à prévoir un procédé de conservation de la moelle crue en dehors de l'os qui la renferme- naturellement. Suivant une caractéristique de la présente invention, il est prévu un procédé de conservation de la moelle osseuse crue comportant l'extraction de la moelle de l'os qui la renferme en atmosphère non oxydante, telle que par exemple une atmosphère d'azote, et le conditionnement de la moelle ainsi extraite dans des enceintes sous vide ou en atmosphère non oxydante0 Suivant une autre caractéristique, lesdites enceintes sous vide ou en atmosphère non oxydante contenant la moelle sont ensuite congelées, de préférence rapidement. Suivant une autre caractéristique, lesdites enceintes sont de préférence opaques. Il faut noter que le procédé .mentionné ci-dessus permet le transport rationnel de la moelle pour rassembler des quantités importantes de moelle à partir des abattoirs qui sont, coxe on l'a dit, nombreux et très disséminés.- Toutefois, si l'on veut utiliser les propriétés médicales de la moelle, et particulièrement l'utiliser pour soigner des inflammations de la peau, il est nécessaire d'assurer sa conservation à la température ordinaire, car l'application sur la peau ne peut évidemment se faire de façon pratique aux températures de congélation où la moelle est solide. C'est pourquoi un autre objet de l'invention consiste encore à prévoir des procédés de conservation de la moelle à la ttmpérature ordinaire. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu un procédé de conservation de la moelle comportant l'addition à celle-ci de produits anti-oxydants ou des conservateurs. Suivant une autre caractéristique, il est prévu un procédé de conservation de la moelle comportant l'addition à celleci--de produits fongicides ou bactéricides. Suivant une autre caractéristique, il est prévu un procédé de conservation de la moelle comportant l'addition à celle-ci de produits homéopathiques. Suivant encore une autre caractéristique, il est prévu un procédé de conservation de la moelle osseuse comportant l'extraction de la moelle de l'os qui la renferme, de préférence en atmosphère non oxydante, l'imprigna- tion de la moelle par du sel ou chlorure de sodium en dose convenable, et le conditionnement de la moelle dans des enceintes qui sont ensuite, de préférence congelées. D'autres caractéristiques apparattront plus clairement à la lecture de la description de plusieurs essais commentés ci-dessous, sans que cette description puisse être considérée comme limitative. Dans une première série d'essais, on a pris des os frais et de la moelle extraite d'os frais. Une partie de la moelle a été cuite au bain-marie ou au four et présentait les mêmes qualités gustatives que de la moelle cuite normalement dans un os bouilli. Une autre partie de la moelle a servi à des applications sur la peau et particulièrement sur des rougeurs de la peau, telles que par exemple des rougeurs occasionnées par des irritations dues à un rhume autour des ailes du nez. On a pu constaté que lesdites rougeurs disparaissaient rapidement et que les douleurs causécs -par l'irritation étaient pratiquement immediatement apaisées. Il faut noter que la découverte de cet effet antisinflavnatoire de la moelle fait partie de l'invention. Enfin toujours dans cette première série d'essais, on a laissé les os et le reste de la moelle à la température ordinaire pendant- un certain temps en reprenant de temps en temps les expériences ci-dessus. On a pu constater qu'après que la moelle ainsi que celle extraite des os vieillis avait et que, cuite, elles n'étaient plus consommable. De même leurs propriétés anti-infla-latoires avaient disparu apures quelques jours. Dan une seconde série d'essais, on a extrait de la moelle d'os dans une atmosphère d'azote à l'intérieur d'une botte à gants. Plies, on a rempli dc moelles des enceintes en verre fu'é, toujours à l'abri de l'air. Les enceintes étaient hermétiquement fermées et placées dans un congélateur à une tcwpéra- ture de - 20- C. Un mois après une enceinte a été retirée du congélateur. On a laissé la moelle revenir à la température ordinaire et, dès qu'elle a été dégelée, on a pu constatcr qu'elle avait gardé la toc apparence que fratche et la même odeur. Une partie de la moelle a été cuite. Elle était tout à fait consommable.Une autre partie de la moelle a été utilisée sur la peau. Elle avait gardé son efficacité anti-inflaaaatoire. Dan une troisième série d'essais, on a ajouté à de la moelle fratche ainsi qu'à de la moelle congelée à l'abri de l'air, puis décongelée, des produits anti-oxydants, tels que des tocophérols. Le mélange était fait également à l'abri de l'air en armosphère d'azote et la moelle était placée dans des enceintes que l'on laissait à la température ordinaire. On a pu constater qu'après quelques semaines la moelle n'avait pas ranci et qu'elle conservait ses propriétés anti-inflasmatoires. Dans d'autres séries d'essais, on a remplacé les produits anti-oxydants par des produits conservateurs, des fongicides, des bactéricides tels que de l'alcool, ainsi que des produits homéopathiques tels que du phosphorus, ou par des mélanges de ces produits. On a également pu constater qu'après quelques semaines la moelle n'était pas rance et qu'elle conservait ses propriétés anti-inflammatoires. De même, on a mélangé la moelle fratche avec du sel marin pour obtenir les zabres résultats. Par ailleurs, au cours d'applications de la moelle sur la peau en faisant les essais précédents, il est également apparu que la moelle avait un effet rapide en supprimant pratiquement la douleur occasionnée par une brûlure et en accélérant la cicatrisation. De même des rougeurs dues à des allergies étaient facilement éliminées. Enfin, appliquée sur un bouton, la moelle supprime la douleur et élimine l'inflammation en accélérant la guérison. A noter encore, que la moelle ainsi conservée peut ensuite entre cuite, directement dans son emballage au bain-marie, ledit emballage pouvant être gardé fermé. Toutefois, il faut bien entendu que les produits ajoutés soient autorisés. A noter encore que des emballages opaques éliminent des réactions chimiques possibles dans la moelle qui seraient dues à la lumière. A noter encore que les différents produits ajoutés ne constituent que des quantités faibles par rapport à celle de la moelle. REVENDIGATIONS 1) Procédé de conservation de la moelle osseuse crue caractérisé en ce qu'il comporte l'extraction de la moelle de l'os qui la renferme en atmosphère non oxydante telle qu'une atmosphère d'azote, et le conditionnement de la moelle ainsi extraite dans des enceintes sous vide ou en atmosphère non oxydante. 2) Procédé de conservation de la moelle osseuse crue suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites enceintes sous vide ou en atmosphère non oxydante contenant la moelle sont ensuite congelées de préférence rapidement. 3) Procédé de conscrvat.ion de la moelle osseuse crue suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdites enceintes sont opaques à la lumière0 4) Procédé de conservation de la moelle osseuse crue fratche ou conservée suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte l'addition à la moelle de produits anti-oxydants ou de conservateurs. 5) Procédé de conservation de la moelle osseuse crue fratche ou conservée suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte l'addition à la moelle de produits fongicides ou bactéricides. 6) Procédé de conservation de la moelle osseuse crue fratche ou conservée suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte l'addition à la moelle de produits homéopathiques. 7) Procédé de conservation de la moelle osseuse crue fratche ou conservée suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte l'addition de sel marin en quantité convenable. 8) Procédé de conservation de la moelle osseuse crue -caracterisé en ce qu'il comporte des additions suivant les revendications 4 à 7. 9) Produit à propriétés médicales caractérisé en ce qu'il consiste en de la moelle fratche ou de la moelle conservée suivant l'une- des revendications 1 à 8.