La présente invention a pour objet une plate-forme de travail mobile réglable instantanément en position. I1 est bien connu que pour pouvoir accéder à des objets ayant une certaine hauteur, pour l'entretien de ces derniers, on a recours à des moyens élévateurs adaptés à amener un opérateur au niveau de ces objets. Pans ce but, on distingue parmi les matériels connus des échelles ou autres échafaudages, lesquels, d'une manière générale ne donnent pas entière satisfaction, notamment du fait qu'ils n'offrent pas à l'opérateur la possibilité de se placer instantanément dans une position de travail correcte. I1 s'ensuit donc que l'opérateur est contraint, soit d'effectuer le travail dans une position instable et peu pratique, soit d'effectuer des manutentions fréquentes visant à modifier la position de l'échafaudage. Cet état de faits conduit donc à des pertes de temps non négligeables et à une façon de travailler qui ntest pas rationnelle. On a aussi proposé de disposer sur un véhicule un équipement élévateur constitué d'un bras repliable à l'extrémité libre duquel est disposé une nacelle dans laquelle peut prendre place un opé- rateur. Dans de telles réalisations, un inconvénient majeur réside dans ce fait que le véhicule ne peut être utilisé à d'autres fins. En outre les manoeuvres du bras, de la nacelle sont effectués depuis le véhicule ce qui impose en particulier la présence d'une autre personne près du poste de commande. De plus, on comprend qu'avec une telle configuration, (la nacelle ne permettant pas le dérlacement de l'opérateur) des manoeuvres fréquentes sont nécessaires afin de placer ce dernier dans une position correcte de travail. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénieSs brièvement énumérés ci-dessus et à pour objet une plate-fore de travail mobile qui, outre une réalisation robuste et économique est d'une utilisation particulièrement pratique. Une plate-forme de travail mobile suivant l'invention comprenant une flèche repliable à l'extrémité libre de laquelle est prévu un poste de travail pour un opérateur se caractérise en ce qu"elle comprend au moins un bras mobile orientable qui est constitué d'une part, par une structure inférieure en parallélogramme déformable susceptible de pivotement sur un châssis tant sur 1' horizontale que sur la verticale, et, d'autre part par une passerelle de travail susceptible de rotation et déplaçable en translation sur une embase elle-meme associée à un chariot mobile porté par l'extrémité libre de laaite structure de parallélogramme. Le châssis peut être pourvu de roues et être accroché à un véhicule tracteur d'un type quelconque, ou il peut être accroché à l'attelage trois points d'un tracteur, usuel. Suivant une forme de réalisation préférentielle le chassis comporte de part et d'autre de son axe de traction un bras tel que ci-dessus. On obtient ainsi une plate-forme ayant deux passerelles, chacune des passerelles pouvant porter une ou deux personnes les deux bras étant indépendants l'un de l'autre, chacune des passerelles peut donc occuper une position quelconque choisie. Grâce à un tel agencement, la plate-forme couvre, lorsque les bras sont déployés, une superficie importante, tandis que lorsqu' ils sont repliés, l'encombrement est réduit au minimum et est comprimé sensiblement dans les limites du châssis facilitant le transport sur route. Suivant une particularité de l'invention les manoeuvres des bras sont effectuées depuis la plate-forme en sorte que l'opérateur qui est placé sur cette plate-forme peut, sans avoir à descendre, se placer de la manière la plus adéquate selon le travail a' effectuer. Suivant une forme de réalisation de l'invention, la passerelle est susceptible de coulissement sur une première embase qui est elle-même montée rotative par rapport à une seconde embase fixée à un chariot déplaçable en translation sur un support de chariot constituant une extrémité de la structure en parallélogramme. Suivant une autre particularité de l'invention la structure en parallélogramme précitée comporte un élément de liaison réglable en longueur de façon à agir sur le support chariot pour en modifier le cas échéant la position. Une telle manoeuvre se répercutant sur la passerelle, on peut ainsi maintenir celle-ci toujours dans un plan horizontal quel que soit l'inclinaison donnée au châssis par le sol. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'une forme de réalisation d'une plate-forme mobile de travail suivant l'invention la figure 2 est une vue latérale partielle suivant la flèche F de la figure 1 la figure 3 est une vue partielle en coupe suivant la ligne III-III de la figure 2 la figure 4 est une vue de la passerelle de travail suivant la flèche Fl de la figure 1 et, les figures 5 à 7 illustrent en plan, de façon schématique, des exemples d'utilisation. Pans la forme de réalisation choisie et représentée aux figures, une plate-forme suivant l'invention comprend deux passerelles de travail indiquées globalement en 10-1OA qui sont assujetties à l'extrémité supérieure libre de bras indépendants indiqués dans leur ensemble par les références 11, llA, tandis que les extrémités inférieures des bras sont reliées à un châssis 12. Dans cet exemple deux bras portent chacun une passerelle sont disposés sur le châssis 12 symétriquement de part et d'autre de l'axe de traction X-X d'un véhicule tracteur- ou porteur non représenté ici qui serait situé en avant du chassis 12. Toutefois on conçoit fort bien qu'une seule passerelle pourrait autre prévue fixée au bout d'un seul bras dans certains cas particuliers. la construction de chacun des bras étant identique il n'en sera, ci-après, décrit qu'un seul, les mêmes références-étant reprises pour l'autre bras avec adjonction d'un indice A. Le châssis 12 peut être équipé de roues dans le cas ou il sera tracté, mais il peut aussi oestre équipé en vue d'être suspendu à un attelage "trois points" d'un engin tracteur. Sur sa face supérieure le châssis 12 porte un bâti rigide 15 sur lequel est monté, par l'intermédiaire d'un axe 16 s'étendant sur la verticale, un bloc d'accouplement 17. Ce bloc d'accouplement 17 se présente sous l'aspect général d'une double chape 18, 19 dont l'une la 18, est destinée à etre associée à l'axe 16, tandis que l'autre la 19, est orientée à c00 par rapport à la précédente et est adaptée à recevoir par axes 21, 22 s'étendant sur l'horizontale, une extrémité d'un cadre c3, et une extrémité d'un dispositif de liaison 24 adapté G pQXRt- tre le réglage de l'horizontalité de la passerelle 10, ce dispositif sera décrit plus en détail dans ce qui va suivre. Le cadre 23 est à son autre extrémité, attelé par axe 27 à des joues 28, 29 d'un support de chariot 30. Le dispositif 24 précité est également associe à ces joues par axes 32 ; un tel dispositif comprend essentiellement deux parties terminales en Y 33, 34 reliées par une tige filetée 35 comportant des moyens de préhension 36. On obtient ainsi une partie inférieure du bras 11 présentant une structure en parallélogramme déformable qui permet le pivotement autour de l'axe 27 du support de chariot 30, tandis qu'une première orientation sur l'horizontale flèche F2 est permise par l'axe 16, et qu'une seconde orientation sur la verticale (flèche B3) est permise par les axes 21 et 22. A ce sujet, il convient de préciser (voir en particulier aux figures 2 et 3) que ces mouvements sont obtenus par l'intermédiaire d'un premier vérin hydraulique 37 dont le cylindre est articulé en 38 sur le bâti rigide 15 tandi-s que la tige de piston 39 est liée - également par articulation - avec un gousset 40 solidaire du bloc d'accouplement 17 ; quant à l'orientation sur la verticale elle est obtenue au moyen d'un vérin 41, qui est attelé par axe 42 au bloc d'accouplement 17, et par axe 43 à un gousset 44 solidaire du cadre 23. Sur sa face supérieure le support 30 porte un chariot 45 susceptible de coulissement dans- le support sous l'effet d'un vérin de commande latéral 46. Le chariot 45 précité porte la passerelle de travail 10. Une telle passerelle présente une surface de marche indiquée par "S" qui est montée coulissante par vérin "V" dans une première embase 47 par l'intermédiaire de glissières appropriées. Sur sa sous-face, l'embase précitée est dotée (voir figure4) d'un disque 48 libre de rotation dans une garniture de fixation 49, qui elle, est solidaire d'une couronne dentée 50 fixée à une seconde embase montée coulissante sur le chariot 45. A noter que la seconde embase présente des dimensions telles qu'elle est susceptible de s'emboîter sur la partie supérieure du support de chariot 28. La première embase 47 porte des paliers 52 pour un arbre 53 s'étendant sur la verticale dont une extrémité est pourvue- d'un pignon 54 engrenant avec la couronne 50, tandis qu'à son autre extrémité cet arbre est doté d'un moyen de commande en rotation sous forme d'un volant 55. Sur les figures 1 et 4 la référence 56 indique un tableau ou pupitre de commande, en liaison avec des moyens moteurs non représentés ici, parceque connus en soi, adaptés à placer tant le bras Il que la passerelle 10 dans une position choisie. Binsiqu"on peut le constater, la passerelle de travail 10 peut donc être déplaçable 1) en translation sur la première embase flèche F4 2) en rotation suivant l'axe Y-Y s'étendant sur la verticale par l'intermédiaire du volant 55 quiet àportée de main de l'opérateur ; 3) en translation suivant la flèche F5 par l'intermédiaire du chariot 45. 4) sur l'horizontale et suivant un angle voisin de 900 par l'intermédiaire du vérin 37. 5) en hauteur par l'intermédiaire du vérin 41. Toutes les manoeuvres étant effectuées depuis le poste de commande 56 de la passerelle, on comprend qu'une telle plate-forme offre pour l'opérateur des avantages non négligeables. En effet, ce dernier peut toujours être placé dans une position idéale- pour effectuer ses travaux, sans qu'il soit néces saire d'avoir recours à des manipulations longues et fastidieuses (descente, ajustement de la position de la passerelle depuis le bas etc.) puisqu'il lui suffit d'exécuter simplement une commande depuis son poste de travail. Par ailleurs une telle plate-forme est susceptible de couvrir une grande surface à des niveaux différents d'où des déplacements de l'ensemble qui ne sont pas fréquents si l'opérateur doit effectuer un travail sur un objet à la fois haut et d'une grande surface. aux figures 5 à 7 la plate-forme, à deux bras, est représentée dans-diverses positions d'utilisation. se se reportant à la figure 5 les bras de la plate-forme sont complètement repliés et l'on constate que ltenroulement- de ceux-ci est compris dans le gabarit du socle. le transport sur route ne présente donc aucune difficulté. A la figure 6 le bras 10s est montré particulièrement déployé en vue de travaux à mi-hauteur. A la figure 7 le bras lOA est partiellement déployé tandis que le bras 10 est également déployé en ayant la passerelle de travail orienté autour de l'axe de rotation. Une telle plateforme peut trouver de nombreuses applications partout ou un opé rateur doit effectuer un travail sur un objet quelconque situé une certaine hauteur. A titre d'exemple une telle plate-forme peut être utilisée pour le taillage d'arbres fruitiers disposés en plantation, ou encore comme échafaudage pour l'entretien et/ou la réparation d'aéronefs, façades etc... Bien entendu l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation choisie et représentée, laquelle est au contraire susceptible de variantes sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. REvENPICATI0NS 1. Plate-forme de travail mobile, comprenant une fleche repliable à l'extrémité libre de laquelle est prévu un poste de travail pour un opérateur, caractérisé en ce qu'elle comprend au moins un bras mobile orientable qui est constitué- d'une part, par une structure inférieure en parallélogramme déformable susceptible de pivotement sur un châssis tant sur l'horizontale que sur la verticale et, d'autre part, par une passerelle de travail susceptible de rotation, et déplaçable en translation sur une embase, elle-même associée à un chariot mobile porté par l'extrémité libre de ladite structure de parallélogramme. 2. Plate-forme selon la revendication 1, caractérisée en ce que le chAassis précité porte deux bras, chacun des bras étant disposé de chaque côté de l'axe de traction de la plate-forme destinée à être accouplée à un véhicule tracteur, d'un type quelconque. 3. Plate-forme selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le parallélogramme déformable est constitué d'une part , par un cadre ayant une extrémité montée pivotante sur un bloc d'accouplement solidaire d'un bâti ou escalier fixé au châssis, et son autre extrémité à un support de chariot, et d'autre part, par un dispositif de liaison réglable en longueur qui est, par ses extrémités lié au dit bloc et au -dit support, de telle sorte que ce dernier est susceptible de pivotement autour de son point d'attache avec le cadre, consécutivement à une modification de la longueur du dispositif de liaison. 4. Plate-forme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la passerelle de travail est déplaçable en translation sur une première embase qui est susceptible de rotation sur une seconde embase associée à un chariot monté coulissant sur ledit support de chariot. 5. Plate-forme selon l'une quelconque des revendications de précédentes, caractérisée en ce que, en vue de la rotation/la passerelle, la seconde embase porte une couronne dentée engrenant avec un-pignon calé à l'extrémité d'un arbre, dont l'autre extrémité est dotée d'un volant de manoeuvre. 6. Plate-forme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que sur la passerelle est disposé un pupitre de commande, à partir duquel les dépacements de tous les organes précités sont commandés. 7. Plate-forme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la seconde embase est adaptée à venir superposer la partie supérieure du support de chariot lorsqu'elle est amenée en position de retrait par ledit chariot. 8. Plate-forme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que chaque bras est asservi à des moyens de commande indépendants. 9. Plate-forme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le dispositif de liaison comprend deux pièces terminales en forme d'Y liées, pour l'une, au bloc d'accouplement et pour l'autre, au dit support de chariot, ces dites pièces étant réunies par une vis dotée de moyens de préhension pour leur rotation dans des alésages à pas inverses ménagés dans lesdites pièces. 10. Plate-forme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le châssis est prévu à volonté pour être déplaçable soit en semi-remorque soit rendu solidaire d'un attelage "trois points" d'un tracteur.