La présente invention a pour objet un dispositif et un procédé permettant d'isoler une zone souterraine productrice d'un fluide tel que le pétrole ou le gaz naturel. L'invention s'applique tout particulièrement au reconditionnement d'un puits de pétrole en ce qu'elle permet le retrait de la colonne de production ou de reconditionnement du puits sans avoir à le tuer. Certains puits de pétrole, dits "semi-éruptifs", produisent naturellement des hydrocarbures, notamment du pétrole brut, d'une façon instable, parce que la pression naturelle de la zone productrice est insuffisante pour contrebalancer la pression hydrostatique de la colonne de liquide remplissant le puits. D'autres puits ont une production journalière naturelle insuffisante. Pour tous ces puits on utilise généralement une pompe électrique placée à proximité et au-dessus de la zone de production de façon à faire remonter le fluide jusqu'à la surface en faisant diminuer la pression hydrostatique de la colonne de liquide. La pompe, placée à ltextremité inférieure de la colonne de production, est constituée d'un moteur électrique mettant en rotation des aubes. Elle est alimentée en puissance électrique à l'aide d'un câble électrique reliant la pompe à la source d'énergie électrique située en surface. La tension d'alimentation est généralement comprise entre 440 et 4 800 Volts et la puissance mécanique peut atteindre I 000 cv. En cas de mauvais fonctionnement ou de défaillance de la pompe (du moteur électrique ou des aubes), ou en cas de rupture du câble électrique d'alimentation, il est nécessaire de retirer la pompe, donc de retirer toute la colonne de production. Pour ce faire, il faut au préalable tuer le puits, c'est-à-dire exercer sur la zone productrice une pression hydrostatique supérieure à la pression de cette zone de façon à prévenir toute éruption. On injecte alors dans la colonne de production une saumure ou une boue de densité supérieure à celle de l'effluent en place afin d'augmenter la pression hydrostatique de la colonne de liquide sur le réservoir. De plus, lorsque ce dernier est fissuré, il est nécessaire au préalable de colmater les fissures par injection, par exemple, de coquillage, dans la roche réservoir.En effet, si on augmente la pression hydrostatique s'exerçant sur la couche productrice et si l'on n'en colmate pas les fissures, la boue s'infiltre dans ces fissures, ne tue pas le puits et également, rend par la suite, l'écoulement des hydrocarbures plus difficile. Les opérations nécessaires pour tuer le puits et pour colmater les fissures de la roche réservoir nécessitent parfois jusqu a une dizaine de jours, période pendant laquelle le puits ne produit pas. Il en résulte donc une perte financière très onéreuse pour le producteur puisqu'elle peut être estimée à une production d'environ 50. 000 à 100. 000 barils de pétrole. De plus, lorsque l'on désire remettre le puits en production, il est nécessaire de procéder à la remise en place de la colonne de production dans le puits avec à son extremité inférieure une nouvelle pompe ou une pompe remise en bon état de fonctionnement. Il est aussi nécessaire d'injecter dans la roche réservoir une solution à base d'acide pour dissoudre les coquillages utilisés pour colmater les fissures. Ces opérations affectent souvent la zone productrice et provoquent une diminution de la production du puits. I1 en résulte donc une deuxième perte économique et financière. On peut noter également que le nombre de puits de pétrole utilisant des techniques de reconditionnement sont de plus en plus nombreux du fait de l'augmentation constante du prix du pétrole brut. En effet, on ne considère pas qu'une zone productrice est épuisée lorsque sa pression naturelle est insuffisante pour permettre au pétrole de remonter de lui-meme à la surface, mais il est économiquement intéressant de pomper une partie du pétrole restant emprisonné dans la roche réservoir. I1 était donc important de trouver une solution pour pallier aux défaillances éventuelles du système de pompage, c'est-à-dire de remonter la colonne de production, et plus particulièrement la pompe, sans avoir à tuer le puits. L'invention fournit un dispositif et un procédé permettant de supprimer les inconvénients énoncés ci-dessus. L'invention permet en particulier d'isoler la zone productrice en disposant dans le tubage (casing), entre la zone productrice et la pompe, des moyens d'obturation dont la fermeture et l'ouverture sont commandées hydrauliquement depuis la surface. Cette commande hydraulique s'effectue en faisant varier de façon appropriée la différence de pression, au bas de la colonne de production, exercée par le liquide de remplissage de la colonne de production et par le liquide remplissant l'espace annulaire compris entre le tubage et la colonne de production. A cette fin, l'invention propose un dispositif pour isoler une zone souterraine contenant un fluide et communiquant avec la surface du sol par un puits comportant: - un packer destiné à être ancré d'une façon étanche et amovible dans le puits au-dessus de ladite zone, ledit packer ayant un orifice pour le passage du fluide au-travers dudit packer, - une vanne fixée audit packer de façon étanche et munie d'un obtura teur, ladite vanne pouvant être ouverte ou fermée pour, respective ment, permettre ou interdire l'écoulement du fluide vers la surface par ledit orifice, et - des moyens de commande hydraulique de l'ouverture et la fermeture de ladite vanne, connectables de façon amovible à ladite vanne et commandables depuis la surface par l'intermédiaire du liquide rem plissant ledit puits. Lesdits moyens de commande comprennent des moyens fixés à la partie inférieure d'un train de tiges et sensibles à la différence des pressions hydrostatiques exercées, d'une part, par la colonne de liquide remplissant ledit train de tiges et, d'autre part, par le liquide remplissant l'espace annulaire compris entre ledit train de tiges et la paroi dudit puits. L'invention concerne également un système pour le reconditionnement d'un puits de pétrole du type comprenant une colonne de production, un ensemble de pompage fixé à la partie inférieure de la colonne, un câble électrique d'alimentation reliant ledit ensemble de pompage à une source d'énergie électrique située en surface, un packer double ancré dans le puits et ayant deux orifices étanches, l'un pour maintenir ladite colonne de production et l'autre pour laisser passer ledit cable électrique, deux vannes disposées dans ladite colonne de production au-dessus et en-dessous dudit packer double pour pouvoir équilibrer les pressions hydrostatiques régnant dans la colonne de production et dans l'espace annulaire compris entre ladite colonne et la paroi du puits respectivement au-dessus et en-dessous dudit packer double, ledit système de reconditionnement comportant également ledit dispositif pour isoler une zone souterraine tel que défini précédemment, lesdits moyens de commande hydraulique de la vanne étant fixés sous ledit ensemble de pompage. L'invention concerne également un procédé pour isoler une zone souterraine et un procédé pour le reconditionnement d'un puits d'hydrocarbures, ces procédés utilisant pour leur mise en oeuvre ledit dispositif d'isolement et ledit système de reconditionnement. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un mode d'exécution de l'invention donné à titre d'exemple explicatif mais non limitatif. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels - les Figures lA et 1B représentent en coupe les éléments essentiels de la partie inférieure de la colonne de production munie du dispositif d'isolement de zone, ce dernier étant en position d'ouverture, et la Figure 1C représente en détail et en coupe une partie du mécanisme d'obturation, en position d'ouverture, montré schématiquement sur la Figure 1B, - la Figure ZA représente la partie inférieure de la colonne de produc tion, en position fermée, conforme à l'invention et correspondant à la Figure 1B, la Figure 2B montrant en détail une partie du méca nisme d'obturation en position de fermeture, - les Figures 3A, 3B et 3C illustrent le procédé de l'invention pour la mise en place dans le puits des moyens d'isolement de la zone productrice, - les Figures 4A et 4B illustrent la façon de procéder, conformément à l'invention, pour la mise en place de la colonne de production et pour l'ouverture des moyens d'isolement, et - les Figures 5A et 5B illustrent le procédé suivant l'invention pour le retrait de la colonne de production tout en laissant au fond du puits les moyens d'isolement de la zone productrice en position de fermeture. L'invention concerne un dispositif et un procédé permettant d'isoler la roche réservoir en plaçant ou en actionnant ledit dispositif à un endroit du tubage situé entre la pompe et la roche réservoir. I1 faut ensuite vérifier que la zone productrice est bien isolée, sans utiliser la pompe puisque cette dernière peut etre par hypothèse hors d'usage. Pour ce faire, on peut, par exemple, injecter du liquide dans la colonne de production par pompage depuis la surface en ayant au préalable ouvert une vanne de circulation, par la technique dite du "travail au cable". Si la pression augmente dans cette colonne, donc dans l'espace annulaire, par suite de sa mise en communication avec la colonne de production par la vanne de circulation, c'est que la zone est bien isolée.Ensuite, la colonne de liquide est alourdie en circulant dans la colonne de production et l'annulaire par une deuxième vanne de circulation, une saumure pour éviter toute éruption de puits en cas de défaillance des moyens dlisolement de la zone productrice. On remarque que l'augmentation de pression hydrostatique ne s'exerce pas sur la roche réservoir et que la saumure ou la boue ne pénètre pas dans la roche réservoir. La colonne de production peut alors être remontée à la surface. Lorsque l'on veut remettre le puits en production, on redescend dans le puits la colonne de production, cette dernière se connectant aux moyens d'isolement. Ces derniers sont ensuite ouverts depuis la surface et la pompe est à nouveau remise en marche. Sur la Figure lA, la colonne de production 3 se trouve placée de façon concentrique dans le tubage 2. Cette colonne de production, fixée dans sa partie inférieure à l'aide d'un packer double hydraulique 4, comprend à son extremité inférieure l'ensemble de pompage 5 composé principalement d'un moteur électrique actionnant des aubes. Ce moteur est alimenté en énergie à l'aide d'un caMe électrique 6 traversant le packer double 4 et reliant l'ensemble de pompage 5 à une source d'énergie située en surface. Au-dessus et en-dessous du packer double 4 se trouvent deux vannes du type à manchon coulissant, dites "vannes de circulation", respectivement 7 et 8, permettant d'égaliser les pressions entre la colonne de production 3 et l'espace annulaire 9 respectivement au-dessus et en-dessous du packer 4.Un vérin hydraulique 10 (Figure 1B) est vissé à la partie inférieure de la pompe 5 (Figure 1A). Ce vérin constitue une partie des moyens de commande d'une vanne 11 associée à un packer simple 12. La zone productrice se trouve sous le packer simple 12. Le vérin hydraulique 10 (Figures 1B et 2A) est principalement constitué d'une chambre 13 dans laquelle se déplace un piston 14. Ce dernier est fixé à une tige 36 vissée à une chemise de manoeuvre 34. La chambre 13 est divisée par le piston 14 en deux parties 15 et 16 dans lesquelles débouchent les lignes hydrauliques respectivement 17 et 18. Ces lignes sont réalisées en acier inoxydable. L'extremité ouverte 19 (Figure 1A) de la ligne hydraulique 17 débouche dans l'espace annulaire 9, ce qui a pour effet de soumettre la chambre 15 à la pression de l'espace annulaire. La ligne hydraulique 17 traverse le packer double 4 par l'intermédiaire d'un clapet de fermeture par inertie 21.Un raccord latéral 23 permet de connecter d'une façon étanche l'extremité supérieure de la ligne hydraulique 18 à la colonne de production, La chambre 16 située en-dessous du piston 14 est donc soumise à la pression régnant dans la colonne de production 3. Le piston 14 est ainsi soumis pour l'une de ses deux faces à la pression de l'espace annulaire et pour son autre face à la pression de la colonne de production. La différence de pression entre l'espace annulaire et la colonne de production permet donc de déplacer le piston 14 vers le bas lorsque la pression de l'espace annulaire est supérieure à la pression de la colonne de production, ou vers le haut dans le cas inverse. On remarque que si ces pressions sont égales, le piston reste immobile quelles que soient les valeurs de ces pressions.Le vérin hydraulique 10 constitue une partie des moyens de commande de l'ouverture et de la fermeture de la vanne 11. La vanne 11, qui va etre décrite et qui est représentée sur les Figures 1B, 1C, ZA et 2B, est la vanne à manchon coulissant décrite dans la demande de brevet déposée simultanément par la demanderesse et ayant pour titre "Dispositif de Protection des Joints d'Etanchéité d'une Vanne du Type à Manchon Coulissant". Une vanne non conforme à celle décrite dans la demande de brevet précitée peut être utilisée, mais l'emploi de cette dernière est très avantageux. La vanne 11 (Figures 1B et 2A) comporte un corps de vanne 20 ayant sensiblement la forme d'un cylindre d'axe longitudinal 22, et un manchon obturateur 24, également de forme cylindrique et de meme axe longitudinal 22 que le corps de vanne. Le manchon obturateur 24 entoure une partie du corps de vanne 20 et peut se déplacer en coulissant parallèlement à l'axe longitudinal 22. Des orifices 26 et 28 sont percés latéralement respectivement dans le corps de vanne 20 et dans le manchon obturateur 24. Les orifices 26 ou 28 peuvent être disposés en couronne sur une section perpendiculaire à l'axe longitudinal 22. Dans la position d'ouverture de la vanne (Figures 1B et lC), les orifices 26 et 28 sont situés en regard de façon à former un passage pour l'écoulement d'un fluide, tel que le pétrole brut, suivant le trajet indiqué par des flèches sur la Figure 1B. Dans la position de fermeture, représentée sur les Figures 2A et 2B, les orifices ne sont plus en regard les uns des autres. Le corps de vanne 20 est fermé à son extrêmité supérieure par des moyens d'obturation 30, tel qu'un bouchon qui est un dispositif classique dans l'industrie pétrolière. Le bouchon 30, représenté schématiquement sur les Figures 1B et 2A, comprend principalement des moyens d'étanchéité, des moyens d'égalisation de pression, des moyens de verrouillage et des moyens de positionnement. Le bouchon peut être placé ou retiré selon une méthode classique, dite de "travail au cable". Les fentes 32, en forme de J, situées à la partie supérieure du corps de vanne 20, sont utilisées pour le positionnement de l'outil servant à la mise en place ou au retrait de l'ensem- ble vanne 1 1 et packer 12.Le bouchon 30 permet, éventuellement, d'avoir accès sous le packer 12 ou à la partie inférieure de la vanne lorsqu'elle reste bloquée dans la position de fermeture malgré toutes les tentatives d'ouverture. Le manchon obturateur 24 peut être déplacé à l'aide de moyens de com- mande comprenant notamment une chemise de manoeuvre 34 terminée à sa partie supérieure par une tige 36. Cette dernière est fixée au piston 14. I1 en résulte que la chemise de manoeuvre 34 suit les mouvements du piston 14. Dans un mode de réalisation non représenté ici dans lequel le manchon coulissant 24 serait situé à l'intérieur du corps de vanne 20, le manchon pourrait dans le cas d'une vanne de "circulation" et en l'absence du bouchon 30 et du vérin 10, être déplacé par battage selon la technique classique de "travail au cabale". La chemise de manoeuvre 34 est rendue solidaire du manchon obturateur 24 par des doigts élastiques de verrouillage 38 fixés en 40 à la chemise de manoeuvre. Les extrêmités 42 des doigts élastiques viennent se loger (Figure 1B) dans une gorge périphérique 44 réalisée sur la surface externe de la partie supérieure du manchon obturateur 24. L'extrêmité inférieure du manchon 24 est terminée par des doigts élastiques de verrouillage 46. Les extrêmités inférieures de ces doigts viennent en butée sur une rampe 50 du corps de vanne pour la position de fermeture de la vanne (Figure 2A), ceci afin d'éviter une ouverture intempestive de la vanne due par exemple à des vibrations.De la même façon, les extrêmités des doigts élastiques 46 viennent se loger dans une gorge 48 lorsque la vanne est en position ouverte (Figure 1B), ceci afin d'éviter la fermeture inopportune de la vanne. L'étanchéité de la vanne en position de fermeture est réalisée, d'une part, à l'aide des joints toriques 52 et 54 (Figures 1C et 2B) logés dans des gorges périphériques situées à la surface externe du corps de vanne audessus des orifices 26 et, d'autre part, d'un joint torique 56 logé dans une gorge périphérique située à la surface externe du corps de vanne au-dessous des orifices 26. Les joints sont disposés suivant une section du corps de vanne perpendiculaire à l'axe longitudinal 22. Les joints 52 et 54 sont protégés par un manchon protecteur 60 (Figures 1B et 1C ou 2A et 2B) ayant la forme d'un cylindre de même axe que l'axe longitudinal 22 du corps de vanne. Ce manchon protecteur est monté coulissant entre le corps de vanne 20 et le manchon obturateur 24. Le manchon protecteur 60 peut être en une seule partie, comme représenté sur les Figures 1C et 2B mais il peut aussi, de façon avantageuse, comporter deux parties séparées par une rondelle formant ressort (non représentée). La partie 60B comporte un épaulement 73 pouvant venir en butée avec un épaulement 71 du corps de vanne 20.Le déplacement du manchon protecteur 60 dépend du déplacement du manchon obturateur 24, grâce à des moyens de verrouillage qui permettent de solidariser le manchon protecteur 60 tantôt avec le corps de vanne 20 pour la position d'ouverture de la vanne (Figures 1), tantôt avec le manchon obturateur 24 pour une position de fermeture de la vanne (Figures 2). Ces moyens de verrouillage comprennent principalement un système à billes 62 placées dans des logements 64 du manchon protecteur. Les logements 64 permettent un déplacement latéral des billes, perpendiculairement à l'axe longitudinal 22. Ces billes peuvent se loger soit dans une gorge périphérique 66 percée dans le corps de vanne 20 de façon à solidariser le manchon protecteur 60 avec le corps de vanne (Figure 1C), soit dans une gorge périphérique 68 pour solidariser les manchons obturateur 24 et protecteur 60 (Figure 2B). Le déplacement du manchon obturateur entras ne dans ce dernier cas le déplacement solidaire du manchon protecteur. Les parties latérales des deux gorges 66 et 68 sont constituées par des rampes permettant aux billes de se dégager des gorges. Les distances, d'une part entre le bord inférieur 70 des orifices 28 et le centre de la gorge 68 et, d'autre part, entre le bord inférieur 72 du manchon protecteur 60 et le centre de la gorge 66 du corps de vanne, sont telles que lorsque le manchon obturateur 24 est entraîné vers le haut par la chemise de manoeuvre 34, les billes 62 se trouvent en regard de la gorge 68 lorsque le bord 70 arrive en contact avec le bord inférieur 72 du manchon protecteur 60. Un fourreau 74 prolonge les parois de la chambre 13 du piston 14 et entoure la chemise de manoeuvre 34. L'extremité inférieure 76 du fourreau vient en appui sur l'embase 78 du corps de vanne. Le fourreau 74 est percé d'orifices 80 placés sensiblement en regard du passage formé par les orifices 26 et 28. Le fourreau 74 présente un épaulement 82 délimitant une partie inférieure du fourreau ayant un diamètre interne légèrement inférieur au diamètre de la partie supérieure. L'extrêmité inférieure de la chemise de manoeuvre 34 se termine par un alèsage 84 coulissant dans la partie de diamètre inférieur du fourreau. Le corps de vanne 20 comprend un collet 86 ayant deux rampes 88 et 90. A la descente dans le puits de la vanne, cette dernière est maintenue en position de fermeture par une goupille de cisaillement dont les deux parties, après cisaillement, sont représentées par 92 et 94 sur la Figure 1B. Le cisaillement est effectué en manoeuvrant le piston 14 vers le bas. La vanne fonctionne de la façon exposée ci-après. Pour passer de la position d'ouverture montrée sur les Figures 1B et 1C à la position de fermeture représentée sur les Figures ZA et 2B, on augmente, depuis la surface, la pression de la colonne de production par rapport à la pression dans l'espace annulaire, de façon à faire monter le piston 14, donc à faire monter la chemise de manoeuvre 34. Cette dernière, solidaire du manchon obturateur 24 gracie aux doigts élastiques de verrouillage 38, entrain dans son déplacement le manchon obturateur 24 vers le haut.Le manchon protecteur 60 qui est solidaire du corps de vanne 20 gracie au système à billes 62 (Figure 1C), reste immobile jusqu a ce que le bord 70 du manchon obturateur et le bord 72 du manchon protecteur viennent en contact. Pour cette position, les billes 62 sont en regard de la gorge 68. Les billes 62 se dégagent alors de la gorge 66 pour passer dans la gorge 68 (Figure 2B) ce qui a pour effet, d'une part, de désolidariser le manchon protecteur 60 et le corps de vanne 20 et, d'autre part, de solidariser le manchon protecteur 60 et le manchon obturateur 24. En continuant à faire monter le piston 14, les deux manchons obturateur 24 et protecteur 60 se déplacent alors ensemble vers le haut, les deux bords 70 et 72 restant adjacents. On remarque que les joints d'étanchéité 52 et 54 sont ainsi immédiatement recouverts par la surface interne du manchon obturateur 24 se trouvant au-dessous des orifices 28. Il y a donc une continuité entre les surfaces internes du manchon protecteur 60 et du manchon obturateur 24 de sorte que les joints d'étanchéité 52 et 54 sont recouverts en permanence. La fermeture de la vanne est réalisée lorsque la surface interne du manchon obturateur 24 située au-dessous des orifices 28 est en contact avec les joints 52 et 54. On peut noter qu'un seul joint est nécessaire pour réaliser l'étanchéité mais que plusieurs joints sont préférables par mesure de sécurité. Si on continue à déplacer le piston 14 vers le haut (Figure 2A), la partie inférieure des doigts élastiques 38 vient en contact avec la rampe 88 du collet 86 ce qui va permettre à l'extrêmité 42 des doigts élastiques de sortir de la gorge 44 du manchon obturateur.Ce dernier se désolidarise alors de la chemise de manoeuvre 34 (Figure 2A). Si l'on tire maintenant sur la colonne de production 3, tout le système de production peut etre remonté à la surface y compris le vérin hydraulique 10, mais tout en laissant le packer 12 et la vanne 11 au fond du puits en position de fermeture. I1 est à noter que pour cette position de fermeture de la vanne (Figure 2A), la partie inférieure des doigts élastiques de verrouillage 46 vient en contact sur la rampe 50 du corps de vanne 20. La rampe 90 du collet 86 du corps de vanne permet de replacer les extrêmités 42 des doigts élastiques 38 dans la gorge 44 du manchon obturateur 24. Pour passer de la position de fermeture de la vanne à la position d'ouverture, le piston 14 est déplacé vers le bas en augmentant depuis la surface la pression dans l'espace annulaire par rapport à la pression dans la colonne de production de façon à faire descendre la chemise de manoeuvre 34 et l'obturateur 24. Lorsque les billes 62 arrivent en regard de la gorge 66 du corps de vanne (Figure 1C), d'une part le manchon protecteur 60 se désolidarise du manchon obturateur 24, les billes 62 sortant de la gorge 68 pour passer dans la gorge 66 et, d'autre part, le manchon protecteur 60 se solidarise du corps de vanne 20.En continuant à déplacer le piston 14 vers le bas, le manchon obturateur 24 continue à descendre, le manchon protecteur restant immobile car les deux épaulements 71 et 73 respectivement du corps de vanne 20 et du manchon protecteur 60 sont en butée, jusqu'à ce que les extrémités des doigts élastiques 46 viennent se loger dans la gorge 48 du corps de vanne, en verrouillant ainsi le manchon obturateur dans la position d'ouverture. Le procédé suivant l'invention permettant d'isoler la zone productrice est illustré sur les Figures 3, 4 et 5. Dans la plupart des cas, la pression hydrostatique de la colonne de fluide remplissant l'espace annulaire est supérieure à la pression hydrostatique du fluide remplissant la colonne de production. En d'autres termes, la densité du liquide remplissant l'espace annulaire est fréquemment supérieure à la densité du liquide présent dans la colonne de production. Le procédé qui va être décrit ci-après et qui est illustré sur les Figures 3, 4 et 5 correspond à ce cas. Dans cette hypothèse, une différence de pression positive, sensiblement au niveau du packer double 4, entre l'espace annulaire et la colonne de production maintient la vanne 11 ouverte.Pour fermer la vanne, il est nécessaire d'augmenter la pression dans la colonne de production de façon à obtenir une différence de pression négative entre l'espace annulaire et la colonne de production. Les Figures 3A, 3B et 3C illustrent la façon de procéder, selon l'invention, pour installer la vanne Il d'isolement de la zone productrice et le packer 12. Sur la Figure 3A, l'ensemble constitué par la vanne 11 et le packer 12, vissé en-dessous de la vanne, est descendu dans le tubage 2 à l'aide d'un train de tiges de manoeuvre 100 jusqu'à ce qu'il se trouve légèrement au-dessus de la zone productrice 102. La vanne Il est maintenue à l'extrêmité inférieure du train de tiges de manoeuvre 100 à l'aide d'un outil de pose 104 comprenant des ergots coopérant avec les gorges 32 en forme de J. Cet outil de pose est classique et d'un usage courant dans l'industrie pétrolière. Les fentes 32 situées à la périphérie supérieure du corps de vanne 20 sont utilisées à cet effet. Dessous le packer 12 et dans le prolongement de l'axe longitudinal de la vanne sont fixés un siège 106 destiné à recevoir une bille formant clapet et un manchon 108, percé de trous, utilisé pour empêcher l'entrafnement de matières solides dans la colonne de production en provenance de la couche productrice. I1 est à noter, d'une part, que la vanne 11 et le packer 12 sont descendus dans le puits sans le vérin 10 de commande d'ouverture et de fermeture de la vanne et que, d'autre part, la vanne est descendue en position fermée. Les doigts élastiques 46 sont alors en appui sur la rampe 50 (Figure 2A) ce qui maintient la vanne en position de fermeture.Une goupille de cisaillement pourrait également être utilisée à cet effet. Lorsque la vanne 11 et le packer 12 ont atteint la profondeur souhaitée, au-dessus de la zone productrice 102, on ancre le packer 12 au tubage 2. Pour ce faire, une bille est introduite depuis la surface dans le train de tiges de manoeuvre 100. Cette bille tombe dans le train de tiges jusqu'au siège 106 formant ainsi un clapet de fermeture de soupape. En pompant le liquide depuis la surface dans le train de tiges de manoeuvre, on augmente la pression dans ce train de tiges ce qui a pour effet d'ancrer le packer 12 dans le tubage 2. Lorsque la pression atteint une certaine valeur, le siège 106 s'effondre et tombe avec la bille au fond du manchon 108.On vérifie ensuite que la zone protectrice 102 est bien isolée en pompant depuis la surface du liquide dans l'espace annulaire et l'on constate alors, en cas de fermeture de la vanne 11 et d'une bonne étanchéité du packer 12, que la pression dans cet espace augmente. Le bouchon 30 (Figure 3B) est ensuite posé au-dessus de la vanne 11 à l'aide d'un procédé classique dans l'industrie pétrolière dit "de travail au celle". On vérifie ensuite l'étanchéité du bouchon 30 en pompant du liquide dans le train de tiges 100 et en constatant que la pression augmente dans le train de tiges. On retire ensuite le train de tiges (Figure 3C) en tournant à droite dans l'exemple décrit et en tirant dessus avec une certaine force ce qui a pour effet de désolidariser l'outil de pose 104 avec la partie supérieure du corps de vanne 20.La zone productrice 102 est ainsi complètement isolée puisque la vanne 11 est fermée, le manchon obturateur 24 obstruant les orifices de passage, le packer 12 étant ancré de façon étanche dans le tubage et le bouchon 30 obstruant de façon étanche l'extrêmfté supérieure de la vanne 11. Les Figures 4A et 4B illustrent la mise en place de la colonne de production ou de reconditionnement du puits et l'ouverture de la vanne pour permettre la mise en production effective du puits. La colonne de production est descendue avec le vérin hydraulique 10 vissé sous l'ensemble de pompage 5. La partie inférieure de cette colonne comprend le packer double hydraulique 4 muni du clapet de fermeture par inertie 21 également montré sur la Figure 1A, les deux vannes à manchon coulissant 7 et 8 permettant d'établir une communication entre la colonne de production et l'espace annulaire respectivement au-dessus et en-dessous du packer 4, les lignes hydrauliques 17 et 18 et l'ensemble de pompage 5 muni d'une vanne de non-retour 110 pour éviter le retour du liquide de la colonne de production vers la zone productrice 102.Les extrêmités des lignes hydrauliques 17 et 18 débouchent dans des chambres de transfert respectivement 112 et 114, dont la fonction est d'éviter la pollution du liquide hydraulique de commande du vérin 10 (en effet, la boue qui pourrait polluer le fluide hydraulique, en général de l'huile, étant plus lourde se dépose au fond des chambres de transfert). Le cable électrique (6 sur la Figure 1A mais non représenté sur les Figures 4 et 5) d'alimentation de l'ensemble de pompage 5 passe à travers le packer double 4 pour arriver jusqu'à l'ensemble 5. Dans la colonne de production, un bouchon 116 est fixé en-dessous du raccord 23 pour permettre l'ancrage du packer double 4, d'une manière classique, en augmentant la pression à l'intérieur de la colonne de production. Lorsque le packer est ancré, on retire le bouchon 116.On peut remarquer qu'aucune ligne hydraulique ne remonte jusqu'à la surface. Le fourreau 74 vient entourer la vanne 11, l'extremité inférieure 76 du fourreau venant en contact avec I'embase 78 du corps de vanne. La chemise de manoeuvre 34 de la vanne entoure la partie supérieure du corps de vanne tel que représenté sur la Figure 2A. La Figure 4B illustre la façon de procéder pour ouvrir la vanne 11. Pour ce faire, on injecte du liquide depuis la surface dans l'espace annulaire de façon à augmenter la pression de la colonne hydrostatique dans l'espace annulaire. Cette pression est transmise par l'intermédiaire de la chambre de transfert 112 et par la ligne hydraulique 17 à la partie 15 de la chambre 13 du piston. Ce dernier descend, ce qui provoque l'ouverture de la vanne. L'ensemble de pompage 5 est ensuite mis en marche à l'aide d'une commande située en surface. Le pétrole en provenance de la zone productrice 102 passe au travers de la vanne en suivant le chemin indiqué par les flèches 118, pénètre dans l'ensemble de pompage suivant les flèches 120 par des orifices 122 pour se trouver ensuite dans la colonne de production. Le liquide remplissant le puits, utilisé pour le reconditionnement du puits, est plus lourd que le pétrole brut. Cependant, l'ensemble de pompage 5 étant remis en marche, le liquide de reconditionnement dans la colonne de production est progressivement remplacé par du pétrole.La pression hydrostatique dans cette colonne diminue donc. I1 en résulte que la différence de pression entre l'espace annulaire et la colonne de production augmente jusqu a ce que tout le liquide de reconditionnement soit remplacé par du pétrole brut, ce qui maintient la vanne 11 en position d'ouverture. I1 est à noter que le clapet de fermeture par inertie 21, traversant le packer double 4, joue un rôle de sécurité important. En effet, si l'une des deux lignes hydrauliques 17 et 18 se rompt ou n'est plus étanche, le vérin hydraulique 10 peut toujours être manoeuvré en agissant sur la pression du fluide de la ligne hydraulique en bon état de fonctionnement. Par contre, si les deux lignes hydrauliques sont endommagées, sectionnées par exemple, en l'absence du clapet 21 le vérin hydraulique ne pourrait plus etre déplacé et se trouverait dans un état d'équilibre.En effet, en supposant que la ligne hydraulique 17 placée à la pression de l'espace annulaire se casse endes sous du packer 4, le pétrole brut pourrait passer dans l'espace annulaire au-dessus du packer 4, au travers de la ligne hydraulique, équilibrant ainsi les pressions de l'espace annulaire et de la colonne de production. Grace au clapet de fermeture par inertie 21, cette éventualité ne peut pas se produire car il se ferme pour obturer la ligne 17 en cas de remontée de pétrole par cette ligne au travers du packer 4. Les Figures SA et SB illustrent la façon de procéder pour remonter à la surface la colonne de production, en isolant la roche réservoir 102 à l'aide de la vanne 1 I en position fermée et du packer 12 ancré dans le tubage. La remontée de la colonne de production peut être nécessitée par exemple par une panne du système de pompage 5. Le puits étant auparavant en production, la vanne 11 est donc ouverte. Il est donc nécessaire au préalable de fermer cette vanne. Pour ce faire, on descend et on installe par un procédé classique de "travail au cabale" un bouchon 124 dans la colonne de production entre le raccord 23 et l'ensemble de pompage 5. On augmente ensuite la pression dans la colonne de production depuis la surface, ce qui a pour effet de fermer la vanne 11. Pour maintenir la vanne en position fermée, il faut maintenir la pression dans la ligne hydraulique 18 supérieure à la pression dans l'espace annulaire.On descend alors, par un procédé classique dans l'industrie pétrolière, une porte latérale 126 dans le raccord 23 de façon à fermer la communication de la ligne hydraulique 18 avec la colonne de production. Cette opération est nécessaire puisqu'on a supposé au départ que sans pompage depuis la surface, la pression hydrostatique de l'espace annulaire est naturellement supérieure à la pression hydrostatique dans la colonne de production. La vérification d'étanchéité se fait en ouvrant la vanne de circulation 8 et en pompant dans la colonne de production. Pour égaliser les pressions de l'espace annulaire et de la colonne de production au-dessus et en-dessous du packer double 4, on ouvre la vanne à manchon coulissant 7 par un procédé classique "de travail au cable".Par mesure de sécurité, on injecte dans le puits un fluide de reconditionnement de façon à ce que la pression hydrostatique au niveau de la vanne 11 soit légèrement supérieure à la pression de la roche réservoir 102. Le packer 4 est ensuite débloqué en tirant sur la colonne de production, laquelle peut alors etre remontée, avec le vérin 10 qui se trouve vissé à l'extrêmité inférieure de la colonne. I1 ne reste donc (Figure 5B) que le packer 12 ancré d'une façon étanche dans le tubage, la vanne 1 1 en position fermée munie de son bouchon 30. La zone productrice 102 est ainsi isolée. On remarque que le liquide de reconditionnement n'est pas en contact avec la couche productrice, laquelle se trouve ainsi protégée. Si l'on suppose maintenant que la pression hydrostatique dans la colonne de production est supérieure à la pression hydrostatique dans l'espace annulaire, le procédé qui vient d'être décrit en regard des Figures 3, 4 et 5 est pratiquement identique à quelques modifications évidentes près. La vanne est alors maintenue en position d'ouverture par la pression de la colonne de production qui est supérieure à la pression de l'espace annulaire. Par rapport à ce qui a été dit précédemment, il est donc nécessaire d'inverser les lignes hydrauliques 17 et 18 de commande du vérin. L'opération d'ancrage du packer 12 et de la vanne 11 en position de fermeture est la même que celle décrite en regard des Figures 3A, 3B et 3C.En ce qui concerne la mise en place de la colonne de production et d'ouverture de la vanne décrite en regard des Figures 4, le bouchon 116 doit être cette fois placé entre le packer double 4 et le raccord latéral 23 ce qui permettra la pose du packer 4. Pour ouvrir la vanne, on augmente la pression dans la colonne de production après avoir oté le bouchon 116 du siège inclus dans la vanne de circulation 8. Par rapport aux colonnes de production classiques pour la mise en production des puits, le système conforme à l'invention comporte en plus le packer 12, la vanne 11 associée à son vérin hydraulique de commande 10, les lignes hydrauliques 17 et 18, les chambres de transfert 112 et 114, le raccord latéral 23 et le clapet de fermeture par inertie 21. Les avantages du système et du procédé qui viennent d'être décrits et qui permettent d'isoler une zone productrice par la commande d'une vanne située en-dessous d'un ensemble de pompage, depuis la surface sans autre intermédiaire que les colonnes de liquide de l'espace annulaire et de la colonne de production sont nombreux. On peut mentionner par exemple un gain de temps pour la pose et l'enlèvement de la colonne de production, ainsi que la protection efficace de la couche productrice ce qui maintient sa capacité de production. Les commandes d'ouverture et de fermeture de la vanne s'effectuent sans autre support que les colonnes de liquide remplissant l'espace annulaire et la colonne de production. La colonne de production se pose sur la vanne, ou s'en détache, uniquement par des mouvements de traction ou de poussée, mais pas par des mouvements de rotation qui risqueraient d'endommager le cable électrique d'alimentation de la pompe en l'enroulant autour de la colonne de production. I1 va sans dire que la présente invention ne se limite pas au seul mode de réalisation qui a été représenté à titre explicatif. I1 va de soi, par exemple, que la vanne montrée sur les Figures 1 et 2 peut être d'un autre type et ne pas comporter le dispositif de protection des joints d'étanchéité. De même, le vérin hydraulique 10 peut être remplacé par tout moyen équivalent permettant l'ouverture et la fermeture d'une vanne à l'aide de la différence de pression entre l'espace annulaire et la colonne de production. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour isoler une zone souterraine contenant un fluide et com muniquant avec la surface du sol par un puits, caractérisé en ce qu'il comporte - un packer destiné à être ancré d'une façon étanche et amovible dans le puits au-dessus de ladite zone, ledit packer ayant un orifice pour le passage du fluide au-travers dudit packer, - une vanne fixée audit packer de façon étanche et munie d'un obtura teur, ladite vanne pouvant être ouverte ou fermée pour, respectivement, permettre ou interdire l'écoulement du fluide vers la surface par ledit orifice, et - des moyens de commande hydraulique de l'ouverture et la fermeture de ladite vanne, connectables de façon amovible à ladite vanne et comman dables depuis la surface par l'intermédiaire du liquide remplissant ledit puits. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de commande comprennent des moyens fixés à la partie inférieure d'un train de tiges s'étendant depuis la surface sensiblement au centre du puits et sensibles à la différence des pressions hydrostatiques exercées, d'une part, par la colonne de liquide remplissant ledit train de tiges et, d'autre part, par le liquide remplissant l'espace annulaire compris en tre ledit train de tiges et la paroi dudit puits. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits moyens sensibles à la différence de pressions hydrostatiques comprennent un vérin hydraulique ayant un piston déplaçable dans une chambre pour dé limiter deux espaces de volume variable et pouvant être reliés mécani quement audit obturateur de vanne et des moyens de mise en communi cation étanche de l'un desdits espaces avec ledit train de tiges et de l'autre desdits espaces avec ledit espace annulaire. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens de mise en communication étanche comportent deux lignes hydrauli ques. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de mise en communication étanche comportent en outre une chambre de transfert associée à chacune desdites lignes hydrauliques. 6. Dispositif selon l'une des revendications 3, 4 et 5, caractérisé en ce que ledit piston peut être relié de façon amovible audit obturateur par l'inter médiaire de moyens élastiques de verrouillage. 7. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit obturateur est constitué d'un manchon coulissant et en ce que ladite vanne comprend un corps de vanne ayant l'une de ses deux extrê mités fixée audit packer et son autre extrêmité fermée de façon étanche par des moyens de fermeture amovibles, ledit corps de vanne ayant au moins un orifice latéral pouvant etre fermé et ouvert par ledit manchon coulissant pour respectivement fermer et ouvrir ladite vanne, et des moyens d'étanchéité de la fermeture de la vanne situés de part et d'autre dudit orifice latéral. 8. Dispositif selon les revendications 6 et 7, caractérisé en ce que ledit piston est relié de façon amovible audit obturateur par une chemise de manoeuvre solidaire dudit piston et par des doigts élastiques de verrouil lage fixés à ladite chemise de manoeuvre et dont les extrémités peuvent s engager dans des logements périphériques dudit obturateur pour rendre solidaires les déplacements dudit piston et dudit obturateur. 9. Dispositif selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que ladite vanne comporte en outre un dispositif de protection desdits moyens d'étanchéité comprenant des moyens de protection pouvant coulisser par rapport audit corps de vanne pour recouvrir lesdits moyens d'étanchéité lorsque ceux-ci sont découverts par ledit obturateur et des moyens pour solidariser les déplacements desdits moyens de protection et dudit obturateur lorsque ce dernier atteint une position intermédiaire entre la position d'ouverture et la position de fermeture de la vanne. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit disposi tif de protection est situé entre ledit obturateur et ledit corps de vanne. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits moyens pour solidariser les déplacements dudit obturateur et desdits moyens de protection comprennent un système de verrouillage à billes comprenant des billes placées dans un premier logement dans lesdits moyens de protection et un deuxième logement dans ledit obturateur, lesdits moyens de protection étant rendus solidaires dudit obturateur lorsque lesdites billes se trouvent simultanément dans lesdits premier et deuxième logements. 12. Dispositif selon l'une des revendications 9 à 1 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de solidarisation rendent en outre solidaires lesdits moyens de protection et ledit corps de vanne avant que ledit obturateur n'atteigne ladite position intermédiaire. 13. Dispositif selon les revendications 11 et 12, caractérisé en ce que ledit corps de vanne comporte un troisième logement pour lesdites billes, lesdits moyens de protection et ledit corps de vanne étant solidaires lorsque lesdites billes se trouvent simultanément dans lesdits premier et troisième logements. 14. Système pour le reconditionnement d'un puits de pétrole du type comprenant une colonne de production, un ensemble de pompage fixé à la partie inférieure de la colonne, un câble électrique d'alimentation pour relier ledit ensemble de pompage à une source d'énergie électrique située en surface, un packer double pouvant être ancré dans le puits et ayant deux passages étanches, l'un pour maintenir ladite colonne de production et l'autre pour laisser passer ledit câble électrique, deux vannes disposées dans ladite colonne de production au-dessus et en des sous dudit packer double pour pouvoir équilibrer les pressions hydrostatiques règnant dans la colonne de production et dans l'espace annulaire compris entre ladite colonne et la paroi du puits respective ment au-dessus et en-dessous dudit packer double, ledit système de reconditionnement étant caractérisé en ce qu'il comporte ledit disposi tif tel que défini à l'une des revendications 1 à 13, lesdits moyens de commande hydraulique de la vanne étant fixés sous ledit ensemble de pompage. 15. Système selon la revendication 14 et l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que ladite colonne de production comporte des moyens de raccord etanche de l'une desdites lignes hydrauliques avec l'inté rieur de ladite colonne en-dessous dudit packer double en ce que ledit packer double comporte un passage étanche supplémentaire pour l'autre desdites lignes hydrauliques dont l'extrêmité débouche dans l'espace annulaire au-dessus dudit packer double. 16. Système selon la revendication 15, caractérisé en ce que ledit passage étanche supplémentaire du packer double comporte des moyens de fer meture par inertie dudit passage pour éviter une éventuelle montée du pétrole brut par ladite ligne hydraulique en cas de rupture de celle-ci sous le packer double. 1 7. Procédé de reconditionnement d'un puits selon lequel la production du fluide s'effectue à travers une colonne de production, caractérisé par les étapes suivantes - isolement de la zone productrice à l'aide d'un dispositif d'isolement comprenant un packer et une vanne d'isolement munie d'un obturateur pouvant coulisser dans une direction sensiblement parallèle à l'axe du puits et placé au préalable en position de fermeture, ledit dispositif d'isolement étant placé dans le puits au-dessus de la zone productrice à l'aide d'un outil de pose, - fixation, à l'extrêmité inférieure de la colonne de production, de moyens de commande hydraulique de la vanne d'isolement, lesdits moyens étant sensibles à la différence de pression hydrostatique entre ladite colonne de production et l'espace annulaire et étant de ce fait manoeuvrables depuis la surface par l'intermédiaire du liquide remplis sant ladite colonne de production et ledit espace annulaire - mise en place de ladite colonne de production dans le puits, lesdits moyens de commande hydraulique venant se solidariser de façon amo vible audit obturateur coulissant, et - manoeuvre des moyens de commande hydraulique depuis la surface pour déplacer ledit obturateur en position d'ouverture de la vanne. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que, pour retirer ladite colonne de production du puits, on isole ladite zone de production par les opérations suivantes - fermeture de ladite vanne en ajustant depuis la surface la différence de pression hydrostatique entre la colonne de production et l'espace annulaire, - fermeture de la communication des moyens de commande hydrauli que avec la colonne de production pour maintenir ladite vanne en posi tion de fermeture, - égalisation des pressions entre la colonne de production et l'espace annulaire par ouverture de vannes de circulation, - obtention par circulation de fluide d'une pression hydrostatique au niveau de ladite vanne d'isolement supérieure à la pression de ladite zone contenant ledit fluide, et - remontée de ladite colonne de production et desdits moyens de com mande de la vanne, ladite zone restant isolée par ladite vanne d'isole ment et par ledit packer. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'après l'étape de fermeture de la communication des moyens de commande hydrauli que avec la colonne de production, on vérifie l'étanchéité du dispositif d'isolement de la zone souterraine en augmentant la pression dans l'espace annulaire au-dessus de la vanne d'isolement. 20. Procédé selon l'une des revendications 17, 18 et 19, caractérisé en ce que l'on dispose à l'extrêmfté inférieure de ladite colonne de production un ensemble de pompage relié à la surface par un cible électrique, lesdits moyens de commande hydraulique étant fixés sous ledit ensemble de pompage.