Station (10) de remplissage d’un réservoir de véhicule à partir d’un gaz naturel délivré par une source de gaz naturel, ladite station (10) comprenant au moins un dispositif de sécurité (130) adapté pour évacuer les surplus de gaz explosifs sous pression émis par la station (10) lors de son fonctionnement, ladite station (10) étant caractérisée en ce qu’elle comprend un module de traitement (140) configuré pour collecter et traiter lesdits surplus de gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité (130) de sorte à éviter leur rejet dans l’atmosphère. Figure pour l’abrégé : Fig 1 Station de remplissage de GNC sécurisée La présente invention se rapporte au domaine de la distribution de gaz naturel pour véhicule et concerne plus particulièrement une station de remplissage d’un réservoir de véhicule. De nos jours, les stations de remplissage de réservoir des véhicules roulant au gaz naturel comprimé (GNC) sont équipées d’un ou plusieurs conduits d’évents permettant le dégazage dans l’atmosphère des conduits et équipements de la station, notamment des soupapes de sécurité. Classiquement, les gaz déchargés via les conduits d’évent sont des gaz explosifs, qui génèrent un mélange explosible lorsqu’ils sont évacués dans l’atmosphère. L’exutoire des conduits d’évent est ainsi classé en zone dangereuse de plusieurs mètres cubes, selon les règlementations et normes en vigueur, en créant un périmètre de sécurité autour de l’exutoire des conduits d’évent. Les stations de remplissage existantes nécessitent des compresseurs encombrants, qui ne sont pas nécessairement adaptés pour les zones urbaines. De plus, notamment en zone urbaine, il peut être avantageux de réduire le niveau de bruit des stations de remplissage existantes. En outre, dans les stations de remplissage existantes, le stockage et la distribution de GNC, notamment le comptage du gaz, l’alimentation en énergie électrique de la station, ainsi que l’authentification de l’utilisateur ou du véhicule ne sont pas nécessairement optimisés ou pris en compte. L’installation et l’utilisation d’une station de gaz carburant sont donc particulièrement complexes dans des zones fréquentées telles que les zones urbaines, notamment dans les zones à haute densité de construction ou de population. Il existe donc un besoin d’une solution simple et efficace permettant de remédier au moins en partie à ces inconvénients, notamment pour l’implantation dans des zones urbaines denses. A cette fin, l’invention a tout d’abord pour objet une station de remplissage d’un réservoir de véhicule à partir d’un gaz naturel comprimé ou d’un bioGNC délivré par une source de gaz naturel ou de biométhane. Chacune des caractéristiques techniques présentées ci-après peut être utilisée seule dans la station de remplissage ou bien combinée avec n’importe quelle autre caractéristique présentée ci-après. Autrement dit, toutes les caractéristiques techniques de la station de remplissage, pour une ou plusieurs caractéristiques combinées entre elles, sont explicitement envisagées pour la station de remplissage dans le présent document. La source de gaz naturel ou de biométhane peut être un réseau de distribution de gaz ou bien un module de stockage de gaz pour véhicule, par exemple un ensemble de bouteilles de stockage. Avantageusement, lorsque la source de gaz naturel ou de biométhane est un réseau de distribution de gaz, le réseau de distribution de gaz est adapté pour délivrer du gaz à une pression prédéterminée, par exemple comprise entre 4 et 10 bars, à la station. Selon un aspect de l’invention, la station comprend au moins un dispositif de sécurité, par exemple de type soupape, adapté pour évacuer les surplus de gaz explosifs sous pression émis lors du fonctionnement de ladite station. Par les termes « surplus de gaz », on entend les volumes de gaz dont la pression est supérieure à une pression prédéfinie de sécurité au-delà de laquelle l’au moins un dispositif de sécurité s’ouvre pour laisser échapper ledit gaz. De préférence, la station comprend un module de traitement configuré pour collecter et traiter les surplus de gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité de sorte à éviter leur rejet dans l’atmosphère. Ainsi, en traitant les surplus de gaz explosifs pour éviter qu’ils ne soient rejetés dans l’atmosphère, le module de traitement permet d’éviter la formation d’une zone dangereuse (ATEX) autour de la station qui peut ainsi plus facilement être installée en zone urbaine. Dans une forme de réalisation, le module de traitement est configuré pour acheminer les surplus de gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité dans un réseau de gaz, par exemple un réseau basse pression de gaz, ou dans une cuve de stockage. Dans ce cas, le module de traitement peut éventuellement être configuré pour adapter la pression du gaz émis par l’au moins un dispositif de sécurité à la pression du réseau de gaz, par exemple à l’aide d’un détendeur. Dans une autre forme de réalisation, le module de traitement est configuré pour inerter les surplus de gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité et pour évacuer les gaz inertés dans l’atmosphère, par exemple via au moins un évent. Dans une première forme de réalisation d’inertage, le module de traitement est configuré pour réaliser l’oxydation des gaz explosifs émis par l’au moins un dispositif de sécurité et pour évacuer les gaz oxydés dans l’atmosphère, par exemple via au moins un évent. Avantageusement, le module de traitement comprend une admission des surplus de gaz, une admission d’air, une chambre d’oxydation (thermique ou catalytique), un système d’allumage (ignition) automatique du mélange air et surplus de gaz, une cheminée d’évacuation dans l’atmosphère des gaz oxydés. Avantageusement encore, le système d’allumage est instantané et autonome (i.e. indépendant d’une source d’énergie extérieure). Dans une forme de réalisation, le système d’allumage est un système d’allumage pyrotechnique à déclenchement mécanique. Par exemple, le système d’allumage comprend un percuteur et une amorce reliés à un déclencheur mécanique. Avantageusement, le système d’allumage comprend un déclencheur mécanique comportant un organe d’entrainement relié à un générateur d’étincelle, ledit organe d’entrainement étant adapté pour se déplacer, par exemple pour basculer, lorsqu’il est soumis à la force du flux de surplus de gaz explosifs entrant dans le module de traitement et pour exercer à son tour une force sur le générateur d’étincelle afin de générer au moins une étincelle permettant d’initier la réaction de combustion des gaz explosifs. Dans une forme de réalisation, le générateur d’étincelle comprend un élément susceptible de générer au moins une étincelle par contact métallique. Par exemple, le générateur d’étincelle peut comprendre un élément en ferrocérium, par exemple une barre de ferrocérium ou une roue comportant du ferrocérium, adapté pour générer au moins une étincelle lorsqu’il est frotté par un élément métallique entrainé par l’organe d’entrainement. Dans une autre forme de réalisation, le générateur d’étincelle comporte un élément piézoélectrique alimenté électriquement par un dispositif autonome, par exemple une batterie et adapté pour générer au moins une étincelle lorsqu’il est alimenté par ladite batterie, le passage du courant électrique étant déclenché mécaniquement via un interrupteur par le déplacement de l’organe d’entrainement. Dans une deuxième forme de réalisation par inertage, les surplus de gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité sont rendus inertes par dilution, notamment par ajout d’air ou d’un autre gaz inerte, tel que par exemple de l’azote. Les gaz explosifs sont ainsi dilués dans un flux de gaz inerte de débit suffisamment important pour abaisser la concentration en gaz explosifs en-dessous de la limite inférieure d’explosivité. De manière avantageuse, la station comprenant au moins un évent relié à l’au moins un dispositif de sécurité par au moins un conduit, le flux de gaz inerte est ajouté aux surplus de gaz explosifs sous pression dans ledit au moins un conduit d’évent de manière à ce que le mélange des gaz explosifs et d’inertage soit homogène par dilution et donc inerte en fin de conduit d’évent, avant son émission dans l’atmosphère. Avantageusement encore, dans le cas d’une dilution avec l’air ambiant, celui-ci pourra être introduit au moyen d’un système d’éjecteur à effet Venturi fonctionnant à débit variable permettant de récupérer l’énergie de détente des gaz à haute pression pour aspirer l’air de dilution. Dans une forme de réalisation, la station comprend un module de stockage de gaz naturel pour véhicule (GNV), par exemple du gaz naturel comprimé (GNC) ou du gaz naturel liquide (GNL). Ce module de stockage peut comprendre une pluralité de bouteilles de stockage. Dans une forme de réalisation, la station comprend un compresseur, de préférence entrainé par un moteur électrique, adapté pour comprimer du gaz naturel ou du biométhane, reçu par exemple à une pression comprise entre 4 et 10 bars, d’un réseau de gaz, en gaz naturel comprimé (GNC) jusqu’à une valeur de pression supérieure, par exemple comprise entre 200 et 300 bars ou supérieure. Dans une forme de réalisation, la station peut être dépourvue de compresseur afin de réduire le niveau sonore de la station, notamment pour son installation en zone urbaine. Dans ce cas, la source de gaz de la station peut être un module de stockage de gaz naturel pour véhicule (GNV) et/ou un réseau de gaz haute-pression. Lorsque le compresseur est présent et relié à un réseau de gaz, le module de stockage est relié au compresseur et est adapté pour stocker le gaz comprimé à une pression de consigne. Le gaz stocké est caractérisé notamment par sa masse. On notera que, dans une forme de réalisation, aussi bien en l’absence qu’en présence de compresseur, la station peut être indépendante de tout réseau de gaz, le gaz étant alors uniquement fourni par le module de stockage dont les bouteilles de stockage peuvent être remplacées à chaque fois qu’elles sont vides par des nouvelles bouteilles pleines (bouteilles amovibles) ou bien remplies, par exemple à partir d’une cuve mobile de type camion-citerne ou tout autre moyen adapté. De manière préférée, le module de stockage comprend une pluralité de bouteilles de stockage adaptées pour stocker du gaz liquide ou comprimé afin de le fournir au module de distribution pour remplir le réservoir d’un véhicule, par exemple par des phases d'équilibrage de pression successives. Le module de stockage peut être soit un stockage de GNC, soit un stockage de GNL à température ambiante. Un GNL à température ambiante se vaporisera lors du soutirage, augmentant ainsi la pression du gaz pour le transformer en GNC. Le module de stockage peut également être rempli à partir d’un GNL à très basse température. Le GNL ainsi stocké va progressivement se vaporiser en se réchauffant pour atteindre la pression d’équilibre liquide/vapeur du gaz à la température ambiante. Les bouteilles de stockage peuvent être remplies en GNL très basse-température par exemple à partir d’un camion-citerne. Autrement dit, chaque bouteille de stockage peut contenir du gaz comprimé à la pression de consigne ou à une pression inférieure ou bien du gaz liquide à très basse température, par exemple de l’ordre de -160°C ou inférieure, qui en se réchauffant va se vaporiser en gaz naturel comprimé, par exemple à plus de 150 bars. Dans une forme de réalisation, le moteur électrique du compresseur peut être assisté ou remplacé par le moteur thermique du véhicule ou par un moteur électrique du véhicule. Autrement dit, le compresseur peut être entraîné par le moteur du véhicule. Par exemple, un dispositif peut permettre l’accouplement mécanique entre le moteur du véhicule et la partie mécanique du compresseur sur la station. L’accouplement peut être réalisé une fois que le véhicule est stationné sur la piste de distribution de gaz naturel. Le démarrage et le fonctionnement du moteur du véhicule entraîne le compresseur permettant ainsi le remplissage des véhicules et/ou des bouteilles du module de stockage de la station. Le dispositif d’accouplement est de préférence équipé d’un kit de débrayage permettant cette adaptation à différents modèles de compresseurs fonctionnant à une vitesse nominale distincte donnée, de plusieurs milliers de tours/min, qui peut être variable. De préférence, le véhicule doit rester stationné plusieurs heures (a minima une heure) pour que le compresseur puisse remplir le module de stockage de la station. L’enchaînement du passage de plusieurs véhicules permet de remplir le module de stockage de manière suffisante pour permettre le remplissage de réservoirs. En variante ou en complément, la station peut être couplée à un système d’entraînement mécanique du compresseur alimenté par le travail du poids des véhicules roulant sur un composant dudit système. Le composant est installé sur la voirie de la station, et/ou peut également être installé sur la voie publique autour de la station, permettant ainsi d’augmenter le nombre de véhicules roulant sur le composant. Ce système d’entraînement mécanique peut comprendre un circuit hydraulique dans lequel circule un fluide incompressible ou un circuit pneumatique dans lequel circule un fluide compressible. Avantageusement, le composant comprend un ou plusieurs tabliers se déplaçant verticalement sous l’effet du poids du véhicule, associés à une chaîne cinématique permettant de transformer ce mouvement linéaire alternatif en mouvement rotatif entraînant le compresseur. Dans une autre forme de réalisation, le composant comprend des tubes pneumatiques ou hydrauliques alimentant un moteur pneumatique, respectivement hydraulique, entraînant lui-même le compresseur. Le poids du véhicule roulant sur le tube pneumatique, respectivement hydraulique, comprime le fluide circulant à l’intérieur du tube pneumatique, respectivement hydraulique. Une multitude de tubes pneumatiques, respectivement hydrauliques, permet l’alimentation suffisante du moteur pneumatique, respectivement hydraulique, en fluide comprimé. Le régime de fonctionnement du compresseur est contrôlé par le débit de fluide dans le moteur pneumatique, respectivement hydraulique. En variante ou en complément, la station peut comprendre des rouleaux adaptés pour être entraînés par les roues du véhicule lorsqu’il roule dessus. Le mouvement de rotation des rouleaux est transmis au système d’entraînement du compresseur via des courroies ou par une chaîne cinématique directement reliée à l’axe des rouleaux ou par tout autre moyen conduisant au résultat. Lorsqu’une courroie est utilisée, la vitesse de rotation du compresseur est déterminée par le rapport des diamètres des rouleaux et de l’axe d’entraînement du compresseur. Selon un autre aspect de l’invention, la station comprend un module de distribution. Avantageusement, le module de distribution comprend un pistolet de distribution de gaz naturel comprimé (GNC). Dans une forme de réalisation, le module de distribution est configuré pour être directement raccordé à un réseau de gaz, par exemple à 70 bars, afin de remplir le réservoir du véhicule, par exemple lorsque la station est dépourvue de compresseur. Dans ce cas, la station est configurée pour autoriser le remplissage du réservoir du véhicule directement, c’est-à-dire sans modification de pression, à partir du gaz naturel ou du biométhane fourni par le réseau de gaz à une pression de fin de remplissage du réservoir du véhicule inférieure ou égale à la pression du réseau de gaz duquel est issu le gaz naturel ou le biométhane. De préférence, la station comprend une enceinte dans laquelle sont montés les équipements mentionnés précédemment. De préférence, l’enceinte est adaptée pour protéger mécaniquement les équipements, notamment du vandalisme, et réduire les émissions sonores. De préférence encore, l’enceinte est conformée pour limiter le volume libre autour des équipements de la station de sorte à réduire le risque d’inflammation ou d’explosion de la station. En variante ou en complément, les espaces libres (volumes compris dans l’enceinte et non occupés par des équipements) peuvent être comblés par une matière, de préférence solide ou liquide, par exemple une matière pulvérulente, permettant de réduire le volume de gaz pouvant être piégé dans cette enceinte en cas de fuite de gaz provenant d’un équipement positionné à l’intérieur de l’enceinte. Par ce moyen, les risques d’inflammation et d’explosion du gaz piégé dans les volumes résiduels sont réduits ainsi que les effets résultant d’une éventuelle explosion. Par exemple, une mousse ignifugée expansible peut être utilisée pour combler les espaces vides, notamment autour des bouteilles de stockage. Dans une forme de réalisation, l’enceinte présente la forme d’un conteneur ou d’un boîtier fermé. De préférence, l’enceinte comprend au moins une borne de connexion gaz adaptée pour être reliée à un réseau de gaz. Avantageusement, l’enceinte comprend au moins une borne de connexion électrique adaptée pour connecter la station à une source d’alimentation électrique. Les équipements installés dans l’enceinte peuvent varier d’une station à une autre mais de préférence, l’enceinte est identique pour toutes les stations en termes de dimensions et du positionnement de la borne de connexion gaz et/ou de la borne de connexion électrique. Autrement dit, une station peut être remplacée par une autre sur un emplacement donné, ce qui permet par exemple de remplacer une station par une autre présentant des caractéristiques différentes (par exemple un compresseur plus puissant, un nombre de bouteilles de stockage différent, etc.). Dans une forme de réalisation, la station comprend un module solaire comportant au moins un panneau solaire permettant d’alimenter électriquement les équipements électriques de la station. Dans une forme de réalisation, la station comprend un module de contrôle configuré pour piloter le remplissage des réservoirs de véhicule, notamment pour piloter le compresseur, le module de stockage, le module de distribution, authentifier les utilisateurs, distribuer le gaz, réaliser le comptage de la distribution, piloter le module de traitement, etc. Dans une forme de réalisation, la station comprend un dispositif anti-arrachement configuré pour fixer ladite station au sol tout en empêchant ou en limitant son arrachement, notamment en cas de percussion par un véhicule, en particulier un véhicule automobile. Avantageusement, la station comprend un dispositif de désaccouplement, type « breakaway », installé sur les canalisations qui relient la station au réseau de gaz. Ainsi, en cas d’arrachement de la station et de tension excessive sur les canalisations, le dispositif de désaccouplement déconnecte et coupe automatiquement et instantanément le circuit d’arrivée de gaz. Le dispositif de désaccouplement protège les véhicules et les installations et garantit la sécurité de l'utilisateur en empêchant tout rejet de gaz explosifs dans l’atmosphère. Afin d’authentifier un utilisateur pour l’autoriser à utiliser la station, la station peut proposer l’utilisation d’un QR code sur téléphone (si la zone est non-ATEX) et/ou une reconnaissance faciale ou d’empreinte digitale, ou une puce NFD (ou une autre technologie). Dans ce cas, de préférence, les utilisateurs sont obligatoirement abonnés et doivent avoir du crédit sur leur compte pour pouvoir utiliser la station. Dans une forme de réalisation, des puces peuvent être placées dans les véhicules et la station peut être configurée pour identifier chaque véhicule à partir de sa puce lors de son arrivée à la station. A cette fin, la station comprend un moyen d’authentification adapté pour détecter la puce dans un périmètre prédéfini autour de ladite station. Dans ce cas, de préférence, les utilisateurs sont obligatoirement abonnés et doivent avoir du crédit sur leur compte pour pouvoir utiliser la station. Un moyen d’identification par exemple de type QR CODE sur un support physique (carte ou papier), ou un badge magnétique, ou un badge RFID peuvent également être utilisés pour connaître l’utilisateur de la station, notamment son compte utilisateur ou son crédit. Dans ce cas, de préférence, les utilisateurs sont obligatoirement abonnés et doivent avoir du crédit sur leur compte pour pouvoir utiliser la station. L’utilisateur peut donc se servir et le montant être déduit de son crédit en fin de livraison. Selon un aspect de l’invention, la station est configurée pour décompter la masse de gaz comprimé délivré dans le réservoir du véhicule et facturer l’utilisateur. Dans une forme de réalisation, un débitmètre, par exemple certifié OIML R139, permet de calculer la masse de GNC délivré. Le module de contrôle peut être couplé à ce débitmètre afin de calculer le prix de la distribution en fonction de la masse de gaz mesurée. En variante ou en complément, les bouteilles de stockage peuvent être montées sur pesons afin de les peser en permanence. Lorsqu’un utilisateur se sert en gaz, le compresseur est maintenu à l’arrêt. La masse de gaz délivré et vendu à l’utilisateur correspond alors à la différence entre la masse initiale du module de stockage et sa masse en fin de distribution. En variante ou en complément, la masse de gaz délivré peut être calculée en mesurant la pression et la température du gaz dans le module de stockage entre l’instant initial et la fin de la distribution, le compresseur étant à l’arrêt. Une équation d’état thermodynamique adaptée pour décrire l’état du gaz permet alors de calculer la masse de gaz délivré et vendu. Cette équation d’état peut être par exemple : - la loi des gaz parfaits corrigée avec le facteur de compressibilité du gaz naturel, - les lois thermodynamique et règles de calculs proposées dans la norme ISO 20765-2:2015(fr) « Gaz naturel — Calcul des propriétés thermodynamiques ». En variante ou en complément, le débit de livraison peut être fixé par exemple en utilisant un organe permettant de délivrer du GNC toujours avec le même débit, par exemple comportant un déverseur et un détendeur. L’enregistrement de la durée de livraison (compteur de temps géré par l’automate) permet alors de connaître la masse de GNC délivré et vendu. En variante ou en complément, le comptage de la masse de GNC délivré peut être réalisé par le compteur de gaz naturel installé par l’opérateur du réseau de gaz qui alimente la station. L’invention concerne également un système de distribution de gaz comprimé pour véhicule, ledit système comprenant au moins une station de remplissage telle que présentée précédemment et au moins un réseau de gaz connecté fluidiquement à ladite station. Dans une forme de réalisation, le système comprend une pluralité de stations de remplissage pourvues chacune d’une enceinte identique en termes de dimensions et du positionnement de la borne de connexion gaz et/ou de la borne de connexion électrique de sorte que les stations sont interchangeables entre elles. Ceci permet par exemple de remplacer une station par une autre sur un emplacement donné, la nouvelle station pouvant présenter des caractéristiques différentes (par exemple un compresseur plus puissant, un nombre de bouteilles de stockage différent, etc.). Les stations constituent ainsi un parc de stations similaires dont la maintenance et l’évolution de la capacité de production de GNC peuvent aisément être réalisées, sans avoir à modifier les emplacements et infrastructures des stations, notamment les positions et dimensions des emplacements. L’invention concerne également un ensemble comprenant une station de remplissage telle que présentée précédemment et un emplacement, ladite station comprenant au moins une borne de connexion gaz et avantageusement une borne de connexion électrique et ledit emplacement comprenant une borne de sortie de gaz et une borne de sortie d’électricité, la borne de connexion gaz et la borne de connexion électrique de la station étant conformées pour s’imbriquer mécaniquement respectivement avec la borne de sortie de gaz et la borne de sortie d’électricité de l’emplacement. La station peut ainsi être directement branchée et utilisée (« plug-and-play ») sur l’emplacement. De plus, ceci permet de remplacer aisément et rapidement la station en cas de maintenance ou de panne. L’invention concerne également un système de distribution de gaz comprimé pour véhicule, ledit système comprenant au moins un ensemble tel que présenté ci-avant et au moins une source de gaz connectée fluidiquement à la borne de sortie de gaz de l’emplacement dudit ensemble. L’invention concerne également un procédé de traitement des surplus de gaz explosifs sous pression émis par au moins un dispositif de sécurité d’une station de remplissage tel que présentée précédemment, ledit procédé comprenant une étape de collecte desdits surplus de gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité et une étape de traitement des gaz collectés afin d’éviter sa propagation dans l’atmosphère. Dans un mode de réalisation, l’étape de traitement comprend l’acheminement des gaz explosifs collectés dans un réseau de gaz ou dans une cuve de stockage. Dans un autre mode de réalisation, l’étape de traitement comprend l’inertage des gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité. Dans une forme de réalisation, l’inertage est réalisé par oxydation des gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité. Dans un autre mode de réalisation, l’inertage est réalisé par dilution des gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité. Avantageusement, le procédé comprend en outre l’évacuation des gaz inertés dans l’atmosphère. L’invention a également pour objet un procédé de compression thermique des gaz d’un module de stockage d’une station de remplissage telle que présentée précédemment, ledit procédé comprenant deux étapes : - une première étape de stockage de gaz à la pression du réseau de gaz, par exemple comprise entre 4 et 70 bars, et à basse température, par exemple inférieure ou égale à -160°C ; - une seconde étape de réchauffement du gaz stocké de sorte à le comprimer. En se réchauffant progressivement pour atteindre la température ambiante, le gaz va monter en pression. Par exemple, si le remplissage est réalisé à -160°C (113 K), le réchauffement à température ambiante (283 K) permet de multiplier la pression initiale par environ 2,5. Ainsi, en remplissant un réservoir à une pression initiale de 70 bars, la pression du stockage atteint environ 175 bars. L’invention concerne également un procédé de remplissage du réservoir d’un véhicule directement à partir de gaz naturel ou de biométhane fourni par un réseau de gaz via une station de remplissage telle que présentée ci-avant. Dans ce cas, la pression maximale de fin de remplissage du réservoir du véhicule ne pourra pas excéder la pression du réseau de gaz duquel est issu le gaz naturel ou le biométhane. En outre, plus le gaz fourni par le réseau de gaz présente une pression élevée, plus il est intéressant de faire un remplissage direct du véhicule depuis le réseau. L’invention concerne également un procédé de remplissage d’un réservoir d’un véhicule à partir d’une station de remplissage telle que présentée ci-avant, ledit procédé comprenant : - une étape de remplissage intégral du module de stockage avec un Gaz Naturel Liquéfié ou du biométhane liquéfié à pression atmosphérique, ledit gaz ayant été liquéfié préalablement à très basse température, par exemple de l’ordre de -160°C, - une étape de réchauffement naturel du gaz liquide jusqu’à la température ambiante afin de vaporiser ledit gaz au moins en partie, - une étape de détente du gaz vaporisé lors du soutirage pour remplir le réservoir du véhicule. Le réchauffement conduit au changement de phase de ce Gaz Naturel Liquéfié ou de ce biométhane liquide de l’état liquide à l’état gazeux ou supercritique. Ce changement de phase se traduit par une augmentation de la pression, dans le module de stockage (par exemple à environ 600 bars). L’invention concerne également un procédé de remplissage d’un réservoir d’un véhicule à partir d’une station de remplissage telle que présentée ci-avant, ledit procédé comprenant : - une étape de remplissage partiel du module de stockage avec un volume prédéterminé de Gaz Naturel Liquéfié ou de biométhane liquéfié à pression atmosphérique, ledit gaz ayant été liquéfié préalablement à très basse température, par exemple de l’ordre de -160°C, - une étape de réchauffement naturel du gaz liquide jusqu’à la température ambiante afin de vaporiser ledit gaz au moins en partie de sorte que, une fois le réchauffement terminé, la pression des gaz dans le module de stockage soit égale à une pression prédéfinie, - une étape de détente du gaz vaporisé lors du soutirage pour remplir le réservoir du véhicule. Ainsi, en contrôlant la pression finale dans le module de stockage, on s’assure de ne pas dépasser la pression maximale supportée par ledit module de stockage et de garantir ainsi la sécurité de la station. Selon un aspect de l’invention, le volume prédéterminé de Gaz Naturel Liquéfié ou de biométhane liquéfié à acheminer dans le module de stockage est déterminé en fonction de la pression prédéfinie (i.e. souhaitée) et du volume interne total du module de stockage, de préférence calculé à partir d’une équation d’état adaptée, par exemple la loi des gaz parfaits corrigée du facteur de compressibilité, ou bien déterminé à partir d’une table de correspondance prédéterminée, par exemple indiquée sur le module de stockage ou sur tout autre élément de la station. Le remplissage du module de stockage avec le Gaz Naturel Liquéfié peut par exemple être réalisé à l’aide d’un camion-citerne. L’invention a également pour objet un procédé d’entrainement d’un compresseur d’une station de remplissage telle que présentée précédemment à partir d’un véhicule. Dans une forme de réalisation, le véhicule comprenant un moteur, l’entrainement du compresseur est réalisé à partir du moteur (thermique ou électrique). Dans une autre forme de réalisation, la station étant couplée à un système d’entraînement mécanique du compresseur, le procédé comprend l’alimentation dudit système d’entraînement mécanique par le travail du poids des véhicules roulant ou placés sur un composant dudit système. Avantageusement, l’alimentation du système d’entraînement mécanique est réalisée à partir d’un circuit pneumatique dans lequel circule un fluide compressible ou d’un circuit hydraulique dans lequel circule un fluide incompressible. Selon un aspect de l’invention, le composant comprenant un ou plusieurs tabliers se déplaçant verticalement sous l’effet du poids du véhicule associés à une chaîne cinématique permettant de transformer ce mouvement linéaire alternatif en mouvement rotatif entraînant le compresseur, l’alimentation du système d’entraînement mécanique comprend le passage du véhicule sur le ou les tabliers. En variante ou en complément, le composant comprenant des rouleaux adaptés pour être entraînés par les roues du véhicule lorsqu’il roule dessus, l’alimentation du système d’entraînement mécanique comprend la rotation des rouleaux et la transmission de la force résultante via un module d’entraînement, par exemple des courroies ou par une chaîne cinématique directement reliée à l’axe des rouleaux ou par tout autre moyen conduisant au résultat. L’invention a également pour objet un procédé de production d’énergie électrique à partir de rouleaux adaptés pour être entrainés par les roues du véhicule lorsqu’il roule dessus afin d’alimenter le moteur électrique du compresseur d’une station de remplissage telle que présentée précédemment. L’invention a également pour objet un procédé d’authentification d’un véhicule d’un utilisateur d’une station de remplissage telle que présentée précédemment, ledit véhicule comprenant une puce, le procédé comprenant une étape d’authentification du véhicule à partir de ladite puce lors de son arrivée à la station, c’est-à-dire dans un périmètre prédéfini autour du moyen d’authentification de la station. L’invention a également pour objet un procédé d’authentification d’un véhicule d’un utilisateur d’une station de remplissage telle que présentée précédemment, ledit procédé comprenant l’utilisation d’un QR code sur téléphone (si la zone est non-ATEX) et/ou une reconnaissance faciale ou d’empreinte digitale, et/ou une puce NFD (ou une autre technologie) et/ou un QR CODE sur un support physique (carte ou papier), et/ou un badge magnétique, et/ou un badge RFID L’invention a également pour objet un procédé de comptage d’une masse de GNC délivré dans le réservoir d’un véhicule, comprenant le décompte de la masse de GNC distribué par le module de distribution et le calcul du coût du remplissage en multipliant la masse décomptée par un coût unitaire, par exemple au kilogramme. Dans une forme de réalisation, un débitmètre, par exemple certifié OIML R139, permet de calculer la masse de GNC délivré. Le module de contrôle peut être couplé à ce débitmètre afin de calculer le prix du remplissage en fonction de la masse calculée. L’invention a également pour objet un procédé de comptage d’une masse de GNC délivré dans un réservoir de véhicule, comprenant, le module de stockage, notamment les bouteilles de stockage, étant montées sur pesons et le compresseur étant à l’arrêt, le pesage desdites bouteilles au début et à la fin de la distribution d’une masse de GNC dans le réservoir afin d’en déduire la différence de masse et donc la masse distribuée. L’invention a également pour objet un procédé de comptage d’une masse de GNC délivré dans un réservoir de véhicule, comprenant la mesure de la pression et de la température du gaz entre l’instant initial et l’instant final de la distribution de ladite masse de gaz délivré et le calcul de la masse de gaz délivré en utilisant la loi des gaz parfaits. L’invention a également pour objet un procédé de comptage d’une masse de GNC délivré dans un réservoir de véhicule, comprenant, le débit de distribution étant constant, l’enregistrement de la durée de distribution et le calcul de la masse de GNC délivré. L’invention a également pour objet un procédé de comptage d’une masse de GNC délivré dans un réservoir de véhicule, comprenant le décompte de la masse de GNC délivré par le compteur de gaz naturel installé par l’opérateur du réseau de distribution de gaz naturel qui alimente la station. Ce compteur est installé en entrée de station (entre le réseau de gaz et la station) pour compter le gaz acheté au réseau. Dans ce cas, on compte le gaz en entrée de station plutôt qu’en sortie (distribution GNC) et on assure que le compresseur ne peut pas fonctionner pendant la distribution dans le réservoir du véhicule. L’invention a également pour objet un procédé d’installation d’une station de remplissage sur un emplacement complémentaire d’un ensemble tel que présenté précédemment, ledit procédé comprenant la pose de la station sur l’emplacement et, lors de ladite pose, la connexion instantanée de la borne de connexion gaz et de la borne de connexion électrique de la station respectivement avec la borne de sortie de gaz et la borne de sortie d’électricité de l’emplacement. D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront encore à la lecture de la description qui va suivre. Celle-ci est purement illustrative et doit être lue en regard des dessins annexés sur lesquels : La illustre schématiquement une première forme de réalisation d’un système selon l’invention. La illustre schématiquement une deuxième forme de réalisation d’un système selon l’invention. La illustre schématiquement une forme de réalisation d’un système d’allumage d’un module de traitement pour l’oxydation des gaz explosifs. La illustre schématiquement une première forme de réalisation d’un système d’entrainement mécanique du compresseur de la station de remplissage du système de la . La illustre schématiquement une deuxième forme de réalisation d’un système d’entrainement mécanique du compresseur de la station de remplissage du système de la . La illustre schématiquement une forme de réalisation d’un système Station (10) de remplissage d’un réservoir de véhicule à partir d’un gaz naturel délivré par une source de gaz naturel, ladite station (10) comprenant au moins un dispositif de sécurité (130) adapté pour évacuer les surplus de gaz explosifs sous pression émis par la station (10) lors de son fonctionnement, ladite station (10) étant caractérisée en ce qu’elle comprend un module de traitement (140) configuré pour collecter et traiter lesdits surplus de gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité (130) de sorte à éviter leur rejet dans l’atmosphère. Station (10) selon la revendication 1, dans laquelle le module de traitement (140) est configuré pour acheminer les surplus de gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité (130) dans un réseau de transport de gaz naturel ou dans une cuve de stockage. Station (10) selon la revendication 1, dans laquelle le module de traitement (140) est configuré pour réaliser l’oxydation des surplus de gaz explosifs émis par l’au moins un dispositif de sécurité (130) et pour évacuer les gaz oxydés dans l’atmosphère. Station (10) selon la revendication précédente, dans laquelle, le module traitement (140) comprend une admission des surplus de gaz, une admission d’air, une chambre d’oxydation, un système d’allumage automatique du mélange air et surplus de gaz, et une cheminée d’évacuation dans l’atmosphère des gaz oxydés. Station (10) selon la revendication 1, dans laquelle le module de traitement (140) est configuré pour inerter par dilution les surplus de gaz explosifs émis par l’au moins un dispositif de sécurité (130) et pour évacuer les gaz dilués dans l’atmosphère. Système (1) de distribution de gaz naturel comprimé pour véhicule, ledit système (1) comprenant une station (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes et un réseau de gaz (20) connecté fluidiquement à ladite station (10). Procédé de traitement des surplus de gaz explosifs sous pression émis par au moins un dispositif de sécurité (130) d’une station (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, ledit procédé comprenant une étape de collecte des surplus de gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité (130) et une étape de traitement des gaz collectés afin d’éviter sa propagation dans l’atmosphère. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel l’étape de traitement comprend l’acheminement des gaz collecté dans un réseau de transport de gaz naturel ou dans une cuve de stockage. Procédé selon la revendication 7, dans lequel l’étape de traitement comprend l’oxydation des gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité (130) et l’évacuation des gaz oxydés dans l’atmosphère. Procédé selon la revendication 7, dans lequel l’étape de traitement comprend l’inertage par dilution des gaz explosifs sous pression émis par l’au moins un dispositif de sécurité (130).