La présente invention concerne les compresseurs à air ou à gaz et, plus précisément, ceux appartenant à la classe des compresseurs volumétriques à pistons. Le secteur technique concerné par l'invention est essentiellement celui de la production d'air comprimé à une pression de refoulement comprise entre 3 et 10 bars environ,obtenue avec un seul étage de compression, mais le principe décrit peut évidemment permettre l'obtention de pressions plus élevées par une multiplication du nombre d'étages du compresseur. L'invention intéresse les activités du bâtiment, le Génie Civil et l'industrie en général. Les compresseurs volumétriques, rattachés à la grande famille des machines appelées capsulismes ", se subdivisent en trois classes principales t les plus anciennement connus sont les compresseurs à pistons, puis sont apparus ceux à palettes et, récemment, ceux à vis. Les machines les plus anciennes, à pistons, ne pouvaient tourner vite et étaient donc adaptées aux moteurs diesel anciens relativement lents. Cependant les perfectionnements apportés au moteur diesel au cours des dernières années, qui ont rendu celuici plus rapide, ont permis aux compresseurs à palettes et à vis de prendre une part de plus en plus importante du marché, leur régime de rotation étant plus élevé. Les avantages obtenus étant plus marqués pour les compresseurs à vis, ces derniers ont supplanté progressivement les compresseurs à pistons et ceux à palettes, leurs qualités principales étant les suivantes - Ils conviennent bien aux grosses puissances. - Ils peuvent tourner vite, donc être accouplés à un moteur rapide, moins lourd et moins coûteux pour une puissance donnée. - Leur équilibrage est parfait et ils ne transmettent donc pas de vibrations génératrices de bruit. - La régulation de ces compresseurs peut se faire de façon progressive et très souple. Toutefois, les compresseurs à vis conservent de nombreux inconvénients - Ils nécessitent un multiplicateur de vitesse, les vis tournant beaucoup plus vite que le moteur,de manière à limiter les fuites en regard du débit d'air refoulé. -L'usinage des vis est coûteux et doit s'effectuer sur des machi nes spéciales. le carter doit lui aussi store réalisé de façon très précise donc avec un cott élevé.Les glaces de distribution sont également délicates à mettre au point et à usiner. - Le calage des lumières des glaces de refoulement étant prévu pour une pression déterminée, il en resulte une perte de rendement si le compresseur refoule à une pression supérieure ou inférieure à celle prévue, d'où un manque de souplesse du compresseur à vis quant à son adaptation à la pression de refoulement. On peut remédier à cet inconvénient en prévoyant des zones de refoulement étagées et un distributeur approprié par zone, mais au prix d'une fabrication moins bien standardisée. - L'entretien des compresseurs du genre considéré est peu fréquent mais trèsdélicat; il exige une main-d'-oeuvre hautement qualifiée et des stocks coûteux ( échange standard). - Le seul accident grave possible est le grippage des vis,donc du carter. Il est en principe rare mais sa réparation est très coûteuse. - Enfin, les vis ont une grande inertie, surtout si l'on considère l'inertie ramenée à l'arbre d'entrée du compresseur par suite de la présence d'un multiplicateur de vitesse. Il s'ensuit que, pour des vis moyennes ou grosses, la liaison du compresseur avec le vilebrequin du moteur d'entraînement est parfois difficile,les vibrations de torsion de celui-ci échauffant l'accouplement et pouvant provoquer des phénomènes de rupture par fatigue sur les arbres du compresseur proprement dit. Une technique ayant déåà été utilisée pour améliorer le fonctionnement des compresseurs rotatifs à palettes ou à vis est l'injection d'huile, procédé extr8mement simple consistant à introduire dans le compresseur un mélange d'air et d'huile sous pression,puis à séparer l'air de l'huile et à recycler l'huile en la refroidissant. Les principaux avantages découlant de ce procédé sont de trois ordres ~Excellente lubrification des organes internes du compresseur. -Amélioration considérable de 11 étanchéité des vis. -Absorption par les gouttelettes d'huile d'une part importante de la chaleur dégagée par la compression de l'air,avec deux conséquences fondamentales : d'une part, le rendement de la compression est amélioré par suite de la diminution du coefficient polytropique, le gain pouvant autre de l'ordre de 13/o; dlalAtre part, la température de refoulement de l'air est considerablement abaissée. On remarque donc toute l'importance du procédé d'injection d'huile, qui a conféré aux compresseurs à vis le mettant en oeuvre des améliorations dans le sens d'une certaine simplification de construction,et d'une augmentation des performances et du rendement. Toutefois l'adjonction de l'injection d'huile nta pas éliminé les inconvénients des compresseurs à vis énumérés ci-dessus, intrinsèquement liés au mode de construction de ces compresseurs le principe de l'injection d'huile n'a pas encore été appliqué aux compresseurs à pistons, probablement parce que l'on a toujours établi une analogie entre ces machines et les moteurs à combustion interne pour lesquels on stest toujours ingénié à éviter les remontées d'huile dans les cylindres. Bien qu'ils soient supplantés par les compresseurs à vis ayant bénéficié de l'injection d'huile , comme on l'a décrit cidessus, les compresseurs à pistons qui sont les plus classiques conservent des avantages généraux importants - Ils conviennent bien aux faibles puissances. - leur fabrication est faite par application de techniques courantes et éprouvées, au moyen de machines classiques et polyvalentes. - Ils peuvent être entraînés directement par le moteur,par l'intermédiaire d'un simple embrayage. - Malgré leur grand nombre de pièces, ils se réparent facilement, mEme avec du personnel assez peu qualifié. Cependant les compresseurs classiques à pistons présentent des inconvénients liés essentiellement à leur système de distribution automatique d'air ou de gaz, réalisée par des clapets d'aspiration et de refoulement qui s' ouvrent sous l'effet des différences de pression. Malgré son apparente simplicité,la distribution à clapets présente le défaut d'être coûteuse et fragile, d'avoir des sections de passage limitées provoquant des pertes de charge, et surtout de limiter la vitesse de rotation. Pour pallier ces inconvénients, certains constructeurs ont fabriqué des compresseurs avec une distribution commandée qui remplace les clapets, en utilisant des tiroirs rotatifs ou oscillants, des chemises mobiles, ou des soupapes,dont la réalisation est délicate, et qui nécessitent un entretien très soigné.Par ailleurs, ces dispositifs introduisent des frottements supplémen tares qui diminuent le rendement mécanique du compresseur et restent donc peu avantageux. En raison de la limitation de vitesse, on. a aussi recours à la compression bi-étagée,avec réfrigérant intermédiaire,les clapets ne pouvant résister à la fatigue due aux chocs sur leurs sièges si la température de refoulement est trop élevée. Malgré l'utilisation de la compression bi-étagée,le rendement n'est pas meilleur que celui d'un compresseur à vis avec injection d'huile,ceci étant dû en particulier au frottement des segments de piston dans les cylindres et au refroidissement insuffisant des cylindres et culasses. De plus, la température de refoulement du second étage reste trop élevée,malgré la présence du réfrigérant intermédiaire, et nécessite l'adjonction d'un-réfrigérant final pour que les ouvriers utilisant des outils pneumatiques à main, mds par l'air que refoule le compresseur,ne se brûlent pas. -En outre, le compresseur doit comporter une pompe à huile pour la lubrification des organes mécaniques, et un reniflard sur le carter pour éviter les remontées d'huile dans le cylindre, ou l'usure des joints d'arbre montés aux extrémités du vilebrequin, qui résulteraient d'une élévation de température due aux fuites de la segmentation dans ce même carter. Le but de la présente invention est de permettre la réalisation de compresseurs à air ou à gaz du type à pistons,présentant les avantages de cette classe de compresseurs mais n'en comportant plus les inconvénients, et pouvant par conséquent concurrencer-les compresseurs à vis. Les objectifs visés étant plus précisément la réalisation d'un compresseur répondant mieux que n'importe lequel des compresseurs actuels aux quatre critères suivants : simplicité,économie,maintenance aisée ,fiabilité. À cet effet, l'invention a pour objet un compresseur à air ou à gaz, du type à pistons, comportant un dispositif d'injection de liquide et notamment d'huile sous pression dans la chambre de compression du ou des cylindres, des moyens étant prévus pour séparer l'huile du gaz ou de l'air refoulé et la recycler en la refroidissant. Le problème de la séparation mécanique de l'huile, par projection du jet sur une paroi, suivie d'une épuration dans une cartouche de laine, matière synthétique,céramique ou autre, est actuellement bien maîtrisé, de mme que celui du refroidissement au moyen d'un dispositif réfrigérant d'huile efficace. L'invention consiste donc à adapter le compresseur à pistons à la technique connue de l'injection d'huile, ce qui lui permet de répondre à tous les objectifs visés et de présenter de nombreux avantages -Le rendement de la compression est sensiblement amélioré, le coefficient polytropicue passant approximativement de 1,35 à 1,15 et se rapprochant donc de celui de la compression isother me, idéale au point de vue du rendement. L'huile absorbeeneffét les calories de l'air, qu'elle contribue ainsi à refroidir. - La température de refoulement étant fortement réduite,puisque de l'ordre de 1000 à 1200 C alors qu'elle est de 1600 à 2000C dans les cylindres des compresseurs à pistons conventionnels,la tenue des organes mécaniques est incomparablement meilleure,ceci concernant notamment les clapets et les segments. - la réduction de température et l'amélioration du rendement permettent d'entraîner le compresseur à une vitesse plus élevée et de le réaliser mono-étagé. Sa vitesse élevée peut être ajustée à celle des moteurs diesel rapides actuels; elle permet de simplifier l'accouplement au moteur et aussi de diminuer les dimensions et l'inertie du compresseur. - Les segments et clapets peuvent être supprimés, en partie ou en totalité. En particulier, le clapet d'admission peut être remplacé par de simples lumières creusées das les cylindres,découvertes ou masquées par le piston. Le clapet de refoulement est avantageusement conservé,pour éviter l'inconvénient, mentionné à propos des compresseurs à vis, concernant la difficulté d'adapta- tion de la pression de refoulement. La lubrification et l'étan- chéité assurées par l'injection d'huile assurent un graissage efficace,et permettent de réduire la segmentation du piston, d'où une augmentation du rendement mécanique et de la résistance à l'usure. - La pompe à huile le reniflard, le second étage, les deux réfrigérants d'air , et les nombreuses tubulures des compresseurs à pistons classiques bi-tagés sont supprimes, et seul est nécessaire un réfrigérant d'huile. Le débit d'huile est en effet assuré par la pression de refoulement elle-même. Il est vrai que le dispositif d'injection d'huile nécessite un certain nombre d'organes auxiliaires : valves d'arrêt d'huile coupant le circuit d'injection dès l'arrêt de la machine, vanne de pression minimum interdisant la marche sans pression, donc sans injection,etc.. Cependant ces organes sont externes au compresseur proprement dit, donc d'un entretien facile. En résumé, l'adaptation de l'injection d'huile sur le type de compresseur le plus éprouvé offre la possibilité de réalisation de machines simples, bon marché, demandant un entretien réduit, donc très compétitives et d'un grand intérêt économique, ces machines dont les pièces travaileat dans l'huile, à faible température,possédant de plus une grande longévité. De toute façon, l'invention sera mieux comprise , et d'autres caractéristiques et avantages seront mis en évidence, à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, quelques formes d'exécution de ce compresseur :: Figure 1 est une vue d'ensemble d'un compresseur selon l'invention avec son dispositif d'injection d'huile; Figure 2 est une vue en coupe représentant de manière plus détaillée un cylindre d'un tel compresseur; Figure 3 est une vue en coupe suivant 3-3 de figure 2; Figure 4 est un diagramme représentant la pression en fonction du temps,dans un compresseur selon l'invention et un compresseur classique; Figure 5 est une vue en coupe à travers un compresseur selon l'invention à cylindres en V;; Figures 6, 7 et 8 représentent divers modes de réalisation du dispositif d'injection huile le principe du compresseur à injection d'huile selon l'invention est illustré par la figure 1, dans le cas d'un compresseur mono-étagé comprenant un cylindre 1 dans lequel est monté un piston 2 relié par une bielle 3 à un vilebrequin indiqué très schématiquement en 4,entraîné en rotation par un moteur 5. Un distributeur tournant 6 entraîné à la vitesse du vilebrequin 4, ou tout autre système d'alimentation pulsatoire ou permanente, fait parvenir de l'huile sous pression dans la chambre de compression 7 du cylindre 1, au travers d'un orifice calibré 8 analogue à un gicleur. Le mélange d'air comprimé et d'huile injectée, comprenant environ 4% d'huile en volume,est refoulé à travers un conduit d'échappement 9 vers un réservoir-séparateur 10, à l'entrée duquel est disposé un clapet anti-retour à bille, & disque ou à lamelles 11. Dans le réservoir 10 s'effectue d'abord, en 12, sa e pre- mière séparation mécanique, par projection du mélange air-huile sur une paroi recueillant les plus grosses gouttelettes d'huile. Puis a lieu une seconde séparation au travers d'une cartouche filtrante 13 contenant une sorte de feutre en matière appropriée, et éventuellement une troisième séparation,par exemple à travers une cartouche de céramique poreuse 14. L'air est ensuite canalisé vers une vanne d'utilisation au au travers d'un conduit 16 et d'une soupape 17 maintenant toujours la pression régnant dans le réservoir-séparateur 10 audessus d'une valeur minimale fixée à l'avance, de 11 ordre de 3 à 4 bars. La pression ainsi maintenue est ici indispensable pour assurer la poussée de huile, recueillie et stockée dans la partie inférieure du réservoir 10, en direction de l'orifice d'injection 8.Cependant on peut aussi prévoir une pompe d'injection. L'huile quittant le réservoir 10 est refroidie par un dispositif réfrigérant 18, intercalé sur le conduit de retour 19 aboutissant au distributeur 6 ; lorsque l'huile est froide, en pratique au démarrage du compresseur, le dispositif 18 est court-circuité au moyen d'une valve thermostatique 20. Dès que le moteur 5 du compresseur s'arrête de tourner, une valve d'arrêt d'huile 21 ferme instantanément le conduit de retour 19, pour éviter de noyer la chambre de compression 7 dont l'air n'est plus refoulé. Le clapet anti-retour 11 se ferme également, empêchant l'air contenu dans le réservoir 10 de chasser l'huile contenue dans la chambre de compression 7 vers l'orifice d'aspiration, en se détendant. Le clapet 11 interdit aussi le lancement du groupe moto-compresseur en sens inverse,par la poussée de l'air du réservoir 10, le compresseur fonctionnant alors comme un moteur pneumatique. Enfin, une soupape d'échappement rapide 22, placée au départ du conduit 16, s'ouvre dès l'arrêt du groupe pour laisser s 'échapper l'air du réservoir 10 à l'atmosphère, à titre de sécurité supplémentaire intervenant au cas où la valve d'arrêt d'huile 21 ou le clapet anti-re our Il ne serait pas rigoureusement étanche, et ne pourrait donc parfaitement jouer son r81e. La soupape 22 permet aussi le redémarrage rapide du compresseur, le moteur 5 ne pouvant relancer celui-ci aussi longtemps que la pression effective n'est pas retombée à zéro dans le réservoirséparateur 10. L'air est admis à l'intérieur du carter 23 du compresseur à travers un conduit 24 sur lequel est intercalé un papillon de réglage d'admission 25. Il est à noter que dans le cas présent, le compresseur offre une possibilité intéressante de marche à vide par fermeture du papillon 25, le compresseur ne refoulant-plus alors que de l'huile d'injection. Comme le montrent la figure 1 et surtout les figures 2 et 3, l'application de l'injection d'huile permet de réaliser l'aspiration non plus par le fond du cylindre 1, au travers du clapet d'admission habituel qui est supprimé, mais par des lumières 26 creusées dans la paroi latérale du cylindre 1 (ou la chemise), qui sont découvertes lorsque le piston 2 se trouve au voisinage de son point mort bas.Seul subsiste, en haut du cylindre 1, le clapet de refoulement 27+ On remarquera que le système d'aspiration sans clapet est semblable à celui de certains moteurs à deux temps,et la description du fonctionnement qui suit constitue une justification de sa réalisation: Lorsque le piston 2 redescend à partir de son point mort haut, l'air comprimé contenu dans le n volume mort. " de la chambre de compression 7 se détend jusqu'au-dessous de la pression atmosphérique, et sa température diminue fortement. Dans un compresseur à pistons classique, il y aurait alors risque de formation de cristaux de glace par condensation de la vapeur d'eau se trouvant en suspension dans l'air,particulièrement lorsque celui-ci est très humide. Ces cristaux peuvent provoquer le grippage du piston 2 dans son cylindre 1. Avec l'injection d'huile, les variations de température sont très atténuées car,de même que huile refroidit l'air en cours de compression, elle le réchauffe en cours de détente, de façon tout aussi efficace. En outré, la lubrification intense provoquée par l'injection d'huile écarte par elle-même les risques de grippage évoqués ci-dessus. Pendant presque toute la phase de descente du piston 2, les forces de pression s'exerçant sur celui-ci ont une résultante verticale ascendante, puisque la pression régnant à l'intérieur du carter 23 est supérieure à celle de l'air contenu dans la chambre 7 délimitée par le cylindre 2 et le piston 1. Le moteur 5 doit vaincre la résistance provoquée par cette résultante de forces, au cours de cette phase, et il fournit donc un travail positif. Ce travail sert, d'une part, à créer un vide partiel qui, précédant l'aspiration d'air dans le cylindre 1,favorise celleci en accentuant le phénomène de succion et, d'autre part, à refroidir l'air encore contenu dans le cylindre au moment où débute l'aspiration, comme cela a été déjà indiqué plus haut. Cet air résiduel refroidit l'air aspiré en se mélangeant avec lui, si bien qu'à l'instant où commence la compression, c'est-à-dire au moment où le piston 2,dans sa course ascendante, vient juste de masquer les lumières d'aspiration 26, la pression de l'air dans la chambre de compression 7 excède légèrement la pression atmosphérique. En effet, le remplissage est très bon et la température de l'air est inférieure à la température ambiante d'environ 60, comme on a pu le constater,ce qui diminue le travail de compression à fournir par le moteur 5 et permet une certaine récupération de 11 énergie dépensée lors de la descente du piston 2. Ce phénomène de refroidissement interne,dont le rendement est excellent, puisqu'il est direct, sans pertes par rayonnement ou convection,présente l'intérêt supplémentaire de réduire l'importance et par conséquent le coût du dispositif réfrigérant d'huile 18, la température de refoulement étant plus basse grace à l'aspiration n retardée " qui est obtenue. La figure 4,constituée par un graphique représentant la pression P en fonction du temps T, PA indiquant la pression atmosphérique,montre la différence entre les cycles d'aspiration obtenus avec un compresseur classique à clapet d'admission ( courbe en trait interrompu) et avec le compresseur selon l'invention, avec injection d'huile et aspiration retardée ( courbe en trait continu) PMH indique l'instant où le piston est à son point mort haut, PMB celui où il est à son point mort bas. 0A est l'instant d'ouverture du clapet d'admission et FA l'instant de sa fermeture,dans le cas du compresseur classique. OA' et FA1 sont respectivement les instants d'ouverture et de fermeture des lumières d'aspiration 26 dans le cas du compresseur à injection d'huile ici décrit. La comparaison des deux courbes montre que le compresseur selon l'invention est tout aussi efficace malgré la suppression du clapet d'admission, et on remarquera qu'à l'instant FA', la courbe en trait continu sue situe un peu au dessus de la droite horizontale P=PA, ce qui e en accord avec la description du cycle faite ci-dessus. La suppression du clapet d'admission permet de réaliser l'admission de l'air,dans le carter 23,par un seul orifice d'aspiration commun, débouchant dans ce carter, même si le compresseur comporte plusieurs cylindres et chambres de compression. En outre, le cylindre 1, n'étant plus réfrigéré par une circulation extérieure d'air ou d'eau, grâce à l'abaissement de température obtenu par l'injection d'huile, ne comporte plus d'ailettes de refroidissement et peut être coiffé par une sorte de boîte 28 qui canalise l'air refoulé au travers du clapet 27 vers une chambre 29 de forme sensiblement torique qui complète le carter 23,comme le montre la figure 3. Cette disposition permet de ne prévoir egalement qu'un seul orifice de refoulement de l'air comprimé dans le cas d'un compresseur à plusieurs cylindres disposés en V, en W, en croix ou en étoile,la chambre 29 formant un collecteur relié aux différents cylindres. La figure 5 illustre une autre forme de réalisation possible de la chambre de refoulement commune,dans le cas d'un compresseur à deux, quatre six, ... cylindres en V : l'air comprimé est collecté dans une chambre rectiligne 30, située entre les deux branches du V, et parallèle à l'axe du vilebrequin 4. La multiplication du nombre des cylindres n'entraîne donc pas une gêne, le compresseur conservant toujours une structure extremement simple. D'autres dispositions que les deux illustrées par le dessin, données seulement à titre d'exemples non limitatifs, restent bien évidemment possibles.Parmi les différents agencements qu'il est possible d'envisager, on choisira de préférence une disposition dans laquelle au moins un cylindre a sa tette dirigée vers le bas,ceci pour évacuer l'huile du carter 23 par son incorporation à 1'air pénétrant dans ce cylindre, sans qu il soit nécessaire d'ajouter une pompe d'exhaure.En ce qui concerne la disposition de l'ensemble des cylindres, il est évidemment avantageux de les répartir de manière régulière autour de l'axe du vilebrequin 4, pour obtenir un bon équilibrage mécanique. L'injection d'huile proprement dite peut être ré?sée de plusieurs manières, illustrées par les figures 5 à Dans le cas de la figure 5, l'injection d'huile est permanente et s'effectue par un gicleur 31, disposé à l'endroit où le conduit d'alimentation 24 débouche dans le carter 23.Le gicleur 31 vaporise donc l'huile dans l'air avant son entrée dans le ou les cylindres 1. Il est à noter que ce gicleur peut aussi être disposé en tout point du conduit 24 situé en aval du papillon 25 ( voir figure 1). Les autres exemples de réalisation décrits ci-dessous permettent d'obtenir, contrairement à la disposition précédente, une injection pulsatoire, au rythme du mouvement alternatif du piston 2, s'effectuant directement dans le cylindre I et,plus précisément, dans la chambre de compression z. Dns le cas de la figure 6, qui correspond aussi à la figure 1, l'orifice 8 permettant l'arrivée de l'huile dans la chambre de compression 7 du cylindre 1 est relié par un conduit 32 au distributeur tournant 6 déjà mentionné. Ce distributeur, entratné à la vitesse du vilebrequin 4, donc en synchronisme avec le mouvement du piston 2, met en communication à chaque cycle, à l'instant et pendant la durée désirés, le conduit 32 débouchant dans le cylindre 1 avec le oonduit de retour 19 de l'huile sous pression. La représentation éclatée du distributeur 6 permet d'en comprendre aisément le fonctionnement. Le distributeur tournant 6 de la figure 6, représenté corme un distributeur cylindrique, peut être remplacé par un distributeur tournant à glace plane, sphérique ou conique.La figure 7 représente une forme de réalisation dans laquelle le distributeur tournant 6 comprend une glace plane 33, immobilisée en rotation, alimentée en huile par le conduit 19. Le conduit 32 aboutissant à l'orifice d'injection 8 est relié à une glace mobile 34, entraînée en rotation à la vitesse du vilebrequin. et appliquée par un ressort 35 contre la glace fixe 33. La glace fixe 33 comporte un alvéole 36 en forme d'arc de cercle et la glace mobile 34 comporte un simple trou 37 qui, en passant devant l'alvéole 36, met en communication le conduit 19 et le conduit 32.La position et la longueur d'arc de l'alvéole 36 déterminent l'instant et la durée de l'injection d'huile. Dans le cas de la figure 8, l'orifice 8 débouchant dans la chambre de compression 7 du cylindre 1 est ouvert ou obturé par le mouvement d'une aiguille d'injection 38 elle-meme commandée par la montée en pression dans le cylindre 1. L'aiguille 38 est montée libre en coulissement dans un alésage 39 qui communique avec le conduit de retour d'huile 19, et elle est poussée en direction de l'orifice 8 par un ressort de rappel 40. L'aiguille d'injection 38 fermant l'orifice 8, lorsque le piston 2 remonte, la pression s'élève dans la chambre 7 et crée une poussée sur l'aiguille qui, s'ajoutant à celle résultant de la pression de l'huile sur la collerette située à l'arrière de l'aiguille,permet de vaincre la poussée en sens opposé du ressort 40. L'aiguille 38 s'éloigne alors de l'orifice 8 et l'injection d'huile a lieu, interrompue par le passage du segment 41 du piston devant l'orifice 8. L'alésage 39 se trouve relié au volume interne du carter du compresseur par un conduit 42 qui draine les fuites d'huile inévitables entre l'aiguille 38 et son logement. Comme il résulte de ce qui précède, l'innovatioa apportée par la présente invention consiste non seulement à appliquer la technique de I'injection d'huile au compresseur à pistons alternatifs, mais encore à en tirer toutes les conséquences permettant de rationaliser la construction de celui-ci. L'invention pourrait aussi, par ses avantages inhérents à l'injection d'huile, permettre la réalisation de compresseurs à pistons rotatifs de différents types, également beaucoup plus simples que ceux connus jusqu'à présent. Toutefois, cette application reste moins intéressante car elle ne semble pas optimale si l'on se réfère aux critères de simplicité, de bas prix et de maintenance aisée. Par contre, il est certainement valable d'envisager l'application du principe décrit au domaine des gros compresseurs à pistons lents actuels, destiné ,àtllindustrie, hormis ceux dits " à air sec " ou " exempt d'huile ", ce qui permettrait une )réduction importante de l'encombrement, donc du poids et du prix de ce genre de compresseurs. Enfin, le principe décrit jusqu ici pour la compression d'air avec injection d'huile peut être étendu, sans que l'on s'éloigne du cadre de l'invention, à la compression d'un gaz quelconque avec injection soit d'huile, soit d'eau ou d'un autre li quide,suivant la nature du gaz à comprimer. Comme il va de soi, et comme cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de ce compresseur à injection de liquide qui ont été décrites ridessus à titre d'exemples;elle en embrasse,au contraire,toutes les variantes de réalisation et d'application. -REVENDTCA ION - 1.- Compresseur à air ou à gaz, du type a pistons, ~arsctéri- sé en ce qu'il comporte un dispositif d'injection de liquide et notamment d'huile sous pression -ans la chambre de compression du ou des cylindres, des moyens étant prévus pour séparer l'huile du gaz ou de l'air refoula et la recycler en la refroidissant. 2.- Compresseur selon la revendication 1,caractérise en ce que l'admission d'air ou de gaz dans le ou les cylindres est réalisée par des lumières creusées dans la paroi latérale de chaque cylindre du compresseur. 3.- Compresseur selon la revendication 2,caractérisé en ce que l'admission de l'air dans tousses cylindres est réalisée par un seul orifice d'aspiration commun, débouchant dans le carter du compresseur. 4.- Compresseur selon la revendication 3,caractérisé en ce que l'air refoulé hors de tous ses cylindres est collecté dans une chambre commune. 5.- Compresseur selon la revendication 3 ou 4,caractérisé en ce que l'un au moins de ses cylindres a sa tête dirigée vers le bas. 6.- Compresseur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'injection d'huile à fonctionnement permanent. 7.- Compresseur selon l'ensemble des revendications 3 et 6, caractérisé en ce que l'injection d'huile s'effectue par un gicleur disposé dans le conduit d'alimentation permettant l'admission d'air à l'intérieur du carter du compresseur. 8.- Compresseur selon la revendication 7,caractérisé en ce que le gicleur d'huile est disposé à l'endroit où le conduit d'alimentation débouche dans le carter du compresseur. 9.- Compresseur selon l'une quelconque des revendications I à 5,caractérisé en ce qutil comporte un dispositif d'injection d'huile fonctionnant de manière pulsatoire, au rythme du mouvement alternatif du ou des pistons. 10.- Compresseur selon la revendication 9,caractérisé en ce que l'injection d'huile s'effectue par un orifice débouchant directement dans la chambre de compression de chaque cylindre. Il.- Compresseur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le dispositif d'injection d'huile comprend un distribu teur tournant entraîné à la vitesse du vilebrequin relié aux pistons du compresseur. 12.- Compresseur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le dispositif d'injection d'huile comprend une aiguille pontée coulissante, apte à ouvrir ou obturer l'orifice débouchant dans la chambre de compression, sous l'action de la pression règnant dans ladite chambre et d'un ressort de rappel.