La présente invention se rapporte à un procédé pour la galvanisation en continu des tôles métalliques, et spécialement de la galvanisation sur une seule face des tôles minces en acier. Les procédés de galvanisation en continu des tôles minces sont bien connus depuis de nombreuses décades et ils permettent actuellement d'assurer ure production de qualité, avec un appareillage te chno logiquement bien approprié aux opérations visées. Ces procédés, quelles que soient leurs qualités intrinsèques ou leurs particularités propres, sont cependant tous spécifiques d'une galvanisation double face, celle-ci étant pratiquement toujours réalisée par le passage continu d'une bande d'acier dans un bac de trempage. Il existe cependant des cas d'application pour lesquels il suffit que la galvanisation des tôles s'applique sur une seule face de celles ci, en laissant l'autre face sans aucune trace de zinc. A titre d'exemple, les tôles minces destinées notamment à la fabrication des carrosseries d'automobile rentrent dans cette catégorie, la face non galvanisées étant en principe destinée à recevoir une couche de peinture. A la connaissance du demandeur, les procédés proposés à ce Jour permettant de réaliser en continu la galvanisation des tôles sur une seule face sont caractérisés par la mise en contact de la face à galvaniser avec la partie émergée d'un cylindre rotatif, d'axe horizontal, trempant partiellement dans un bain de zinc liquide. Il semble toutefois-que ces procédés ne permettent pas de déposer sur la face à.galvaniser une couche de zinc bien régulière et à la température optimale pour obtenir un accrochage de bonne qualité. La présente invention a pour objet un procédé gra- ce auquel on peut assurer la galvanisation en continu d'une tôle métallique, telle que par exemple une tôle d'acier, sans encourir les inconvénients ci-dessus ; ce procédé est applicable à toute tôle traitée par tout processus connu en soi (décapage, chauffage, oxydant ou réducteur,...). Le procédé, objet de la présente invention, est essentiellement caractérisé en ce que, avant son introduction dans le bain de zinc, la tôle est mise en contact avec un cylindre rotatif autour de son axe longitudinal (d'ailleurs sensiblement horizontal), ledit cylindre étant partiellement immergé dans un bain de zinc liquide, en ce que la tôle, par enroulement sur toute sa largeur sur une partie de la périphérie dudit cylindre, mais sans dépasser les bords de celui-ci, est introduite dans le bain de zinc, et en ce que le contact entre la tôle et le cylindre n'est supprimé qu'après la sortie de la tôle dudit bain. Suivant une modalité avantageuse du procédé de l'invention, on exerce sur les deux brins de la tôle, avant son entrée dans le bain et après sa sortie, une traction appropriée permettant de maintenir un contact parfait entre la tôle et le cylindre pendant tout le parcours de la tôle dans le bain de zinc. Il est particulièrement important, notamment dans le cadre du procédé de galvanisation rappelé ci dessus, de maintenir le cylindre autour d'une partie duquel est enroulée la tôle à galvaniser, dans un état de propreté suffisant pour qu'aucune particule de zinc ne puisse se déposer sur la face de la tôle à ne pas galvaniser. Une protection de ce genre est susceptible d'être également utilisée avec d'autres métaux de recouvrement, en l'occurrence l'aluminium ou l'étain ; une telle protection étendue à ces métaux doit être condidérée comme faisant partie du domaine de l'invention. Suivant une première possibilité, ce résultat est obvenu en enlevant le zinc liquide, qui a tendance à se déposer sur les extrémités du cylindre qui, dépassant quelque peu axialement la largeur de la tôle, se trouvent périodiquement et alternativement dans le bain de zinc, puis hors de ce même bain. Notons ici en passant qu'au cours de l'opération de galvanisation, la tole peut se déplacer axialement sur le cylindre, ce qui accentue la nécessité de l'enlèvement du zinc aux extrémités du cylindre. Plusieurs méthodes peuvent être avantageusement utilisées pour enlever le zinc déposé sur le cylindre. On peut par exemple utiliser un organe solide tel qu'une brosse ou un racloir qui provoque le déplacement du zinc vers les bords du cylindre ou le bas de ses extrémités, ce déplacement comportant une composante de préférence en sens inverse du sens de rotation du cylindre. Il est également avantageux de faire usage d'un fluide gazeux pour repousser par soufflage le zinc liquide vers les bords du cylindre ou le bas de ses extrémités. Cette façon de procéder permet en sus un certain réglage des conditions de soufflage du zinc. Suivant une deuxième possibilité, le meme résultat est obtenu en faisans usage d'un cylindre dont au moins la paroi externe cylindrique est constituée d'un matériau "ne prenant pas la galvanisation", ctest-à-dire ne réagissant pas avec lui chimiquement ou physiquement et ne le mouillant pas, à une température au moins égale à la température de fusion de zinc. A ti-re d'exemple, certains silicones, silicates aluminates, revêtement plasma, conviennent très bien à cet effet. REVENDICATIOffS 10/ Procédé pour la galvanisation en continu des tôles metalliques, c a r a c t é r i s é en ce que, avant son introduction dans le bain de zinc, la tôle est mise en contact avec un cylindre rotatif autour de son axe longitudinal,,d'ailleura sensiblement horizontal , ledit cylindre étant partiellement immergé dans un bain de zinc liquide, en ce que la tôle, par enroulement sur toutesa largeur sur une partie de la périphérie dudit cylindre, mais sans dépasser les bords de celui-ci, est introduite dans le bain de zinc, et en ce que le contact entre la tôle et le cylindre n'est supprimé qu'après la sortie de la tôle dudit bain. 20/ Procédé suivant la revendication l, c a r a c t é r i s é en ce qu'on exerce sur les deux brins de la tôle, avant son entrée dans le bain et après sa sortie, une traction appropriée permettant de~maintenir un contact parfait entre la tôle et le cylindre pendant tout le parcours de la tôle dans le bain de zinc. 3 / Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications l et 2, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce que, pendant l'ppération de galvanisation, on maintient le cylindre autour d'une partie duquel est enroulée la tole b galvaniser dans un état de propreté suffisant pour qu'aucune particule de zinc ne puisse se déposer sur la face de la tôle à ne pas galvaniser. 40/ Procédé suivant la revendication 3, c a r a c t é r i s é en ce que l'état de propreté est obtenu et maintenu en enlevant le zinc liquide se trouvant sur les extrémités du cylindre autour druné partie duquel la tôle est enroulée. 5Q/ Procédé suivant la revendication 4, c a r a c t é r i s é en ce que cet enlèvement est effectué en raclant ou en brossant lesdites extrémités vers leurs bords ou leurs parties inférieures, de préférence en partie en sens inverse du sens de rotation du cylindre. 60/ Procédé suivant la revendication 4, c a r a c t é r i s é en ce que cet enlèvement est effectué au moyen d'un fluide gazeux soufflé sur les extrémités du cylindre, de manière à repousser le zinc liquide vers les bords du cylindre ou de bas de ses extrémités, de préférence en partie en sens inverse du sens de rotation du cylindre. 70/ Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 3 à 6, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce que l'on fait usage d'un cylindre dont au moins la paroi externe cylindrique est en un matériau ne prenant pas la galvanisation.