La présente invention a pour objet une machine pour l'arrosage de plantes à l'aide de substances antiparasites et/ou fertilisantes. Les machines d'arrosage connues sont toutes équipées d > un groupe de pompage pour la fourniture d'air comprimé à introduire dans le réservoir contenant le liquide à arroser, en vue de le pulvériser ou de l'acheminer vers la tuyère d'injection. Ces machines sont plus ou moins complexes selon l'importance du tavail qu'elles doivent exécuter. Les plus simples sont celles du type portatif, logées dans un sac et fixées partiellement au sol ; les plus efficaces sont celles posées sur le châssis d'un chariot. Pour fournir la pression, les premières sont pourvues d'organes de pompage à action manuelle et les secondes sont munies de pompes mises en action par une force motrice (tracteur), si bien qu'il n'existe pas de groupe générateur autonome. La présence d > un véhiculeur en régime de pression est donc indispensable pour atteindre le résultat voulu. La solution qui est à la base,de la présente invention a pour but de faire en sorte que le véhiculeur ne soit pas de l'air, mais bien de l'eau. La machine consiste essentiellement en ce qu'elle comprend un cylindre ou récipient de préférence en un matériau transparent et incassable disposé horizontalement et muni à chacune de ses extrémités de calottes d'étanchéité serrées par l'intermédiaire d'un arbre axial longitudinal assurant la rigidité de l'ensemble, ces calottes étant munies chacune d'un raccordement à une distribution d'veau ou d'agent de pression et à un dispositif d'arrosage et d'une amenée d'agent fertilisant ou antiparasite et en ce que sur l'arbre est monté un plateau de manière à pouvoir coulisser et recevoir un mouvement alternatif dans chaque sens avec arrêt de celui-ci à chaque fin de course pour assurer la dilution dans l'eau de la substance et d'interchanger les raccor dements::distribution d'eau eu et dispositif d'arrosage. Ce dispositif est un servo-mécanisme hydraulique à double effet, alimenté en eau provenant du réseau de distribution et utilisant cette même eau pour diluer la substance à répandre ainsi que la pression de ce même réseau. Le mouvement du piston est alternatif, mais non continu, en ce sens qu'à chaque fin de course1 celui-ci s'arrête et que l'inversion de l'alimentation doit être réalisée à la main. A chaque fin de course, on prévoit la dilution ou le mélange du liquide (substance), que l'on veut répandre, avec l'eau qui a rempli la chambre et qui a contribué à créer la poussée du piston. La course du piston a lieu en un temps relativement long : dans une forme d'exécution réalisée (capacité 20 litres et diamètre du cylindre 24 cm, pression normale du réseau de distribution et tuyère courante) 30 minutes environ sont nécessaires au piston ou plateau pour effectuer sa course. Pendant ce temps, on peut arroser des plantes en quantités suffisantes ou irriguer une zone intéressante. Comme pour le fonctionnement un raccordement au réseau de distribution d'eau est absolument nécessaire, cette machine est donc particulièrement bien adaptée au jardinage, où son utilisation convient de toute façon aux terrains ou cultures annexés aux maisons résidentielles apprivisionnées normalement par le réseau de distribution d'eau. Afin de bien faire comprendre l'invention on en décrira ci-après un exemple de réalisation en se référant aux dessins dans lesquels La figure 1 est une vue partiellement en coupe axiale et en partie en vue en élévation de la machine à arroser conforme à l'invention. La figure 2 est une vue de profil de la machine à arroser, réalisée dans la direction de la flèche B de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe transversale de la machine à arroser suivant la ligne A-A de la figure 1, et les figures 4 et 4A montrent en détail un couvercle de la machine à arroser. Comme montré par les figures 1,2 et 3, la machine d'arrosage comprend un cyclindre ou récipient 1 de préférence en un matériau transparent et incassable disposé horizontalement entre deux calottes semblables d'extrémité 2-21 disposées verticalement, prolongées vers le bas sous la forme d > un piedestal 3 ayant deux appuis raccordés l'un à 1autre par une nervure 4. La seule différence entre les deux calottes 2-21 est que les points d'appui d'une seule de celles-ci sont munis de galets 5 servant à permettre un roulement au cours du déplacement ou du transport de la machine à arroser.Le cylindre 1 s'adapte par un simple emboitement au bord périphérique annulaire des calottes 2-21 par l'intermédiaire de joints d'étanchéité. Le serrage des deux calottes 2,21 a lieu au moyen d'un arbre 6 situé dans le plan axial longitudinal et au centre des calottes et du cylindre, par l'emploi d'écrous 7 qui sont vissés sur les deux extrémités de l'arbre faisant saillie légèrement sur une courte distance audelà des calottes. Lors du montage, il convient d'introduire l'arbre 6 librement dans un disque ou plateau 8 qui est à même de se déplacer ou de parcourir l'arbre sur la longueur de course qui lui est accordée c'est-à-dire d'une calotte à l'autre. Ce disque 8 est monté à angle droit par rapport à l'arbre 6 et coulisse, en exer çant une légère friction, sur la paroi interne du cylindre grâce à la présence d'un anneau de garniture 9 qui ne s'oppose pas d'une manière excessive au mouvement, mais qui établit en même temps une étanchéité efficace entre les deux chambres 10 et 101 séparées définies par le disque 8 dans le cylindre ou récipient 1. Le plus bas possible, chaque calotte 2-21 est munie d'un trou 11 établissant une communication entre l'extérieur et la chambre 10-101 considérée t ce trou 11 est muni d'un robinet 12. En un emplacement situé de préférence immédiatement au-dessus du plan de l'axe de l'arbre 6, est prévu un autre trou de communication 13, dans lequel est vissé un raccord (nipple 14). Un coude 15 prévu en saillie qui établit une troisième voie de communica- tion avec l'extérieur est prévu en un emplacement situé à un niveau plus élevé que le trou 14. Une poignée de préhension 16 servant au soulèvement à la main et/ou au transport de la machine est fixée par vissage en direction axiale et fait saillie vers l'extérieur du coude 15 ; une barre 17 est montée sur le coude 15 parallèlement au cylindre 1 et est fixée également par vissage : elle s'étend jusqu'au coude opposé : cette barre 17 est munie en son milieu d'une troisième poignée 18. En outre, le coude 15 est muni, sur ses flancs latéraux, de deux brides parallèles 19 formant saillie horizontalement. Ces brides 19 sont utilisées pour la fermeture étanche de l'embouchu re du coude en coopération avec un couvercle 20 représenté à la figure 4. La forme ovale de ce couvercle n'est pas déterminante, mais dépend du profil du coude 15 existant dans la machine ; ce couvercle est muni d'un rebord externe 21 en forme d'arête et d'un autre rebord 22 situé plus à l'intérieur. Une garniture étanche non représentée est insérée dans le vide ainsi déterminé par les deux rebords 21-22 distants l'un de l'autre. On comprend que ce couvercle 20 s'adapte au bord de l'embouchure du coude et que la garniture exerce une action d'étanchéité par pression sur le bord de cette embouchure. Le serrage du couvercle 20 (voir figures 1 et 3) a lieu à l'aide d'un élément en forme de double crochet 23 lequel est replié pour former deux ailes 24 en forme de fourches qui s'appliquent audessous de la bride 19 du coude 15. Le serrage étanche du couvercle est obtenu au moyen d'une vis 25 de pression pourvue d'une poignée 26 de manipulation logée dans l'entretoise transversale reliant les deux crochets 23. Le fonctionnement à partir du moment de la mise sous charge est décrit ci-après. Un tube de raccordement au réseau de distribution d'eau est vissé sur l'un des raccords 14, par vexez ple celui se trouvant à droite dans la figure 1 t l'eau pénètre alors dans la chambre 101 et fait déplacer le disque 8 suivant la flèche E jusqu'à fin de course. La chambre opposée 10 est à ce moment en communication avec l'air extérieur. Le disque 8 s'arrête en fin de course t l'alimentation en eau est interrompue et le tube d'introduction est retiré. Une petite perte d'eau a lieu alors par le raccord 14 mais celle-ci est immédiatement arrêtée par le tuyau d'arrosage muni à son autre extrémité, d'une tuyère qui est normalement pourvue d'un robinet de fermeture. Cette perte d'eau est nécessaire : en effet, si cette perte est trop petite, une quantité supplémentaire peut être enlevée par le robinet 12 (qui est également le robinet de décharge totale) pour permettre l'introduction de la quantité de substance à diluer dans la chambre. Dès que le couvercle 20 a été retiré de l'embouchure du coude 15, on verse, dans la chambre 101 remplie d'eau, la substance fertilisante ou antiparasite qui se répand et se dilue dans l'eau. Le tube de raccordement d'alimentation hydraulique est vissé sur le raccord 14 de la calotte opposée 2, c'est-à-dire celui se trouvant à la gauche de la figure 1, et au moment de l'introduction de l'eau dans la chambre 10, une poussée (sui- vant la flèche E') est exercée sur le disque 8.On comprend que le déplacement du disque 8 ainsi que l'écoulement à partir de la chambre 101 de l'eau mélangée à la substance d'arrosage introduite précédemment, ne se produisent que si une intervention dans le sens d'une ouverture se fait sur le robinet de l'élément arroseur, c'est-à-dire lorsque l'on désire arroser.Dès que la course de retour E' est terminée, on répète les raccordeients réseau hydraulique-tuyère d'arrosage (nipples 14), mais cette fois-ci dans le sens inverse, et on introduit une nouvelle dose de substance à répandre dans la chambre 10 qui, lors de la cour- se de retour, s'est remplie d'eau. Le mélange d'eau et de sub- stance de la chambre 10 est expulsé par l'action de la poussée E, tandis que la chambre 101 s'agrandit par l'accumulation d'eau nouvelle. En résume, le fonctionnement de la machine s'explique par un mouvement alternatif du disque 8, avec arrêt de celui-ci à chaque fin de course pour pouvoir assurer la dilution de la substance à arroser dans l'eau présente et interchanger les raccordements réseau de distribution d'eau-tuyère d'arrosage. I1 va de soi que si on interrompt le fonctionnement à un moment quelconque, l'alimentation en eau cesse de même que l'acuulation et le débit d'eau respectivement dans et à partir de la chambre respective sont interrompus. Le mouvement du séparateur de poussée est très lent ; celui-ci dépend du débit de la tuyère d'arrosage, qui est en général très réduit. Dans un exemple d'exécution où le cylindre a un diamètre de 24 cm, un volume de 20 litres et où la tuyère est classique et la pression hydraulique normale, la course a lieu en une demi-heure environ, ctest-à-dire un temps suffisant pour traiter de nobreuses plantes ou des zones suffisamment vastes. Il est bien évident que la description ci-avant n'est donnée qu'à titre d'exemple et que d'autres variations et modifi- cations constructives peuvent encore etre apportées sans pour autant sortir du cadre de la présente invention, tel qu'il est décrit ci-dessus. REVENDICATIONS 1. Machine pour l'arrosage de plantes à l'aide de sub- stances antiparasites et/ou fertilisantes, caractérisée en ce qu'elle comprend un cylindre ou récipient (1) de préférence en un matériau transparent et incassable disposé horizontalement et muni à chacune de ses extrémités de calottes d'étanchéité (2-21) serrées par l'intermédiaire d'un arbre axial longitudinal (6) assurant la rigidité de l'ensemble, ces calottes étant munies chacune d'un raccordement à une distribution d'eau ou d'agent de pression et à un dispositif d'arrosage et d'une amenée d'agent fertilisant ou antiparasite et en ce que sur l'arbre (6) est monté un plateau (8) de manière à pouvoir coulisser et recevoir un mouvement alternatif dans chaque sens avec arrêt de celui-ci à chaque fin de course pour assurer la dilution dans l'eau de la substance et d'interchanger les raccordements distribution d'eau et dispositif d'arrosage. 2. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que sur chacune des extrémités de l'arbre (6) faisant saillie au-delå des calottes (2-21) sont vissés des écrous (7) 3. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les calottes (2-21) se prolongent vers le bas par un piedestal pourvu de points d'appui pouvant etre munisde galets de roulement 4. Machine suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la plateau séparateur (8) est muni d'un anneau d'étanchei- té (9) venant en contact avec la paroi interne du cylindre (I). 5. Machine suivant 1une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les deux calottes (2,21) sont sel- blables l'une de celle-ci et en ce que chaque calotte est pourvue d'un trou (11) aomuni- quant avec 1'intérieur de la chambre correspondante dans le cvlin- dre et recevant un robinet (12) , d'un second trou de communica- tion (13) sur lequel se visse un raccord (nipple 14) et d'un cou- de (15) muni d'une embouchure prévue dans le haut et pouvant être fermée par un couvercle étanche (20) par un dispositif de pression (crochet double en forme de fourche 23) manuel ou à vis (25). 6. Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle est dotée d'organes de préhen sion (poignees 16-18) pour le déplacement et le transport, l'un de ces organes étant prévu sur le flanc de chacun des différents collets en faisant saillie vers l'extérieur et l'autre situé au milieu d'une barre (17) disposée extérieurement au cylindre (1) et raccordant les deux collets (15). 7. Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'en vue de permettre. son fonctionnement, l'un des raccords (nipples 14) est relié au réseau de distribution d'eau, tandis que l'autre raccord opposé est raccordé à un tuyau d'arrosage Z le séparateur de poussée (8) étant adjacent, en fin de course, à la calotte raccordée au réseau de distribution d'eau et la chambre reliée au tuyau d'arrosage et remplie d'eau mélangée avec la substance à répandre, étant subsé quemment alimentée en eau provenant du réseau de distribution et exerçant une poussée (E) sur le séparateur, par suite de son introduction continue, pour le déplacer dans la chambre concernée et provoquer ainsi la vidange forcée de l'autre chambre jusqu'à ce que la course soit terminée t après quoi, en inversant les raccordements : tuyau d'arrosage réseau de distribution d'eau et en diluant, dans la chambre agrandie une dose de substance à arroser introduite on peut amorcer de nouveau l'arrosage par le déplacement en sens contraire (E1) du séparateur de pous sée.