La présente invention concerne une bouche d'incendie per fectionnée permettant de remédier a divers inconvénients des bouches d'incendie (également appelées hydrants) existantes, Deux types principaux de bouches d'incendie sont actuellement en usage, d'une part les bouches d'incendie enterrées et d' autre part les bornes. L'invention dans sa forme la plus générale concerne ces deux types bien qu'elle ait été conçue essentiellement pour des bouches d'incendie enterrées et qu'elle sera décrite en se référant à ce type particulier pour lesquels certaines caractéristiques et avantages particuliers seront décrits à titre de modes d'exécution préférés de l'invention. On conçoit que les bouches d'incendie constituent princier palement un équipement municipal qui bien qu'étant utilisé peu fré- quemment doit être en parfait état de fonctionnement lorsque les pompiers doivent y avoir recours. De nombreuses bouches d'incendie de différentes conception existent mais présentent une série d'inconvénients qui peuvent être résumés comme suit. En premier lieu, la vanne disposée au bas de la bouche d'incendie comporte un siège horizontal.En particulier dans les bou- -ches d'incendie enterrées, le dépit de diverses matières étrangères (sable, pierres etc.) sur le siège peut empêcher la fermeture complate de la Vanne. Un second inconvénient résulte du fait que le mécanisme de purge de la bouche d'incendie ne fonctionne généralement pas de ma niera satisfaisante. Le regard et la conception générale de la bouche d'incendie ne permettent fréquemment pas une inspection directe et facile du mécanisme. De plus, un dimensionnement en général trop important de la tête et du regard rend difficile le raccordement de la tuyauterie lorsque la bouche est noyée par le ruissellement de l'eau sur la chaussée et que les pompiers doivent chercher à tâtons les pièces de raccordement. Divers inconvénients sont de plus liés au raccord, en parti culier au raccord à baïonnette pour la tuyauterie et l'on constate souvent des bris, des fuites ou une ovalisation rendant difficile ou impossible le raccordement ou réduisant son étanchéité. La présente invention vise à éviter en tout ou en partie les inconvénients précités. La bouche d'incendie améliorée selon la présente invention comporte une soupape agissant sur un siège pour commander l'puver- ture et la fermeture de la bouche et est caractérisée en ce que le siège de soupape est disposé sous un angle réduit ou nul par rapport à l'axe longitudinal de la bouche, cet angle étant de préférence de l'ordre de 10 à 250 et en particulier de l'ordre de 190. De cette manière, on assure une bonne fermeture de la vanne en réduisant considérablement le risque de perturbations du fonc tionnemen*. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui suit en regard des dessins annexés qui représentent Figure 1, une vue en élévation d'une bouche d'incendie de conception classique; Figure 2, une coupe longitudinale de la bouche d'incendie représentée à la figure 1; Figure 3, une coupe longitudinale d'une bouche d'incendie selon 1' invention; Figures 4 et 5, des vues de détail en perspective respectivement d'une tête de soupape et d'un coin de serrage qui par emboitement forment la soupape de la bouche d'incendie de la figure 3; Figure 6, une vue en coupe d'un montage de couvercle pour l'orifice disposé à la partie supérieure d'un corps de bouche d'incendie et de la tige du purgeur; Figure 7, une vue en plan de la face interne du couvercle (avec filet);; Figure 8, une coupe suivant le développement longitudinal d'un élément de rampe porté par le couvercle sur sa face interne. On se réfèrera d'abord aux figures 1 et 2 qui représentent; une bouche d'incendie souterraine à purge automatique généralement utilisée. Celle-ci comporte un corps 1 disposé en dessous du niveau du sol 2 I1 est prévu un regard 3 entouré de ballast 4 et fermé par un couvercle 6. La bouche d'incendie est reliée par une tubu- lure 7 à la conduite et comporte une soupape 10 disposée dans le corps 1 et reposant sur un siège 12 et qui est commandée par un mécanisme 14. A la partie supérieure du corps 1 est disposé un raccord à baïonnette pour le raccordement des lances d'incendie. L'inconvénient majeur de ce type de bouches est la dispo sition horizontale du siège de soupape entraînant le dépit autour de celui-ci et sur celui-ci de matières étrangères pouvant empe- cher la fermeture complète de la bouche. De plus, la disposition de l'orifice du raccordement rend particulièrement difficile un examen de l'état intérieur de la bouche. I1 convient de noter aussi que l'ouverture du raccord à baïonnette est située plus base que l'ouverture du raccord à visser. Une telle bouche comporte également une purge automatique par un orifice 16 qui se découvre lorsque la soupape est fermée. Cependant, on observe dans de nombreux cas, par suite même de 1' automatisme du dispositif, que la purge n'est pas entièrement fer mée lorsque la soupape est faiblement levée, position couramment utilisée par exemple dans le cas du placement d'un perron de chantier. On a observé également que le raccord à baïonnette peut présenter de nombreux inconvénients et qu'en particulier, la chainette du couvercle de la bouche d'incendie peut rester coincée au niveau du raccord à baïonnette rendant difficile l'emboîtement et provoquant souvent des fuites au niveau du raccord entraînant une basse de débit d'eau à la lance d'incendie. L'invention vise à éviter ces inconvénients et sera d'abord décrite en se référant en particulier aux figures 3, 4 et 5, La bouche d'incendie représentée à la figure 3 comporte un corps ayant reçu le repère général 1 et qui comporte à sa partie inférieure une tubulure 3 terminée par une bride 5 de raccordement, à la distribution. La tubulure 3 comporte à son extrémité opposée un siège 7 pourvu d'une garniture 9 sur laquelle vient s'appuyer un joint Il loge dans une soupape représentée par le repère général 20, Une caractéristique essentielle de l'invention est la disposition du siège 7 sous une faible inclinaison angulaire a de l'ordre d'environ 10 à 250 et dans le cas représenté sous un angle d'environ 19 par rapport au plan vertical. La disposition in clinée su siège empêche le dépôt sur et autour de celui-ci de sable, gravier, pierres etc, pouvant perturber gravement son fonc tionnement. Ainsi que l'indique la figure 3 ainsi que les figures 4 et 5, la soupape 20 est constituée de deux parties, d'une part une tête de soupape 21 et d'autre part un coin de serrage 23. La tête de soupape 21 comporte un logement 31 destiné à recevoir le joint 11. La forme de ce logement 31 est adaptée à celui du cercle d'étanchéité 9. Le joint 11 est maintenu dans son loger ment 31 par une plaque de retenue 33 fixée par un boulon 35. Le corps 1 comporte à sa partie inférieure deux butées de centrage espacées 12 dont une seule est représentée et qui servent à limiter verticalement la course de la tête de soupape et à la centrer par rapport à son siège. D'autre part elles obligent le coin de soupape à entrer en action pour refouler la tête de soupape vers le siège dans un mouvement bien perpendiculaire à la surface d'appui. Sur les bords de la tête de soupape 21, en direction opposée a la face ou est prévue le logement 31, et essentiellement perpendiculaire à celle-ci, s'etendent deux ailes 37 et 39. Deux rainures 41 et 43 sont prévues respectivement dans la face interne des ailes 37 et 39 sur approximativement la moitié de la hauteur de la pièce. Les ailes 37 et 39 présentent de plus des pans coupés (en 45 et 47). Le coin de serrage 23 est une pièce en forme de coin, d'un angle a précité et comporte également sur ses bords extérieurs deux nervures 51, 53 s'étendant approximativement sur la moitié de la hauteur de la pièce. I1 comporte également sur sa partie supérieure un logement 55 en forme de glissière en vue de permettre l'assemblage avec un mécanisme de commande qui sera décrit ci-après. La dimension des pièces 21 et 23 est telle que le coin 23 puisse être glisse par le dessous de la tête 21, en introduisant le corps du coin entre les ailes 37 et 39 et en introduisant les nervures 51 et 53 dans les rainures 41 et 43.0n conçoit que lorsque le fond 41a et 43a des rainures 41 et 43 vient en descendant buter sur l'extrémité 51a et 53a des nervures 51 et 53, la tête 21 reste accrochée au coin 23 enfermant la patte 65. Dès lors, le montage complet de l'ensemble s'opère dans 1' ordre suivant : introduction de la patte 65 puis emboîtement de la tête de soupape 21 sur le coin de soupape 23. On conçoit également que lorsque la soupape est suspendue librement à la tige 61, la tête de soupape entraînée par son poids glisse jusqu'à ce que les fonds des rainures 4a et 43a butent sur les extrémités 51a et 53a des nervures 51 et 53 réduisant ainsi au minimum la section transversale horizontale de l'ensemble soupape; il est donc possible d'introduire et de retirer à l'aide du mécanisme me 60 (en l'abaissant ou en le soulevant) la soupape 20 formée des éléments 21 (tête) et 23 (coin). Le corps de la bouche d'incendie comporte de plus une pièce de guidage 70 (voir figure 3). La disposition de la pièce de guidage 70 est telle que lorsque la soupape 20 est descendue dans le corps 1, la soupape 20 vient s'appuyer sur le joint 11. Les butées 12 assurent un positionnement exact. Le mécanisme 60 permet ensuite d'imprimer une pression vers le bas sur le coin 23 qui par l'effet des deux ailes de la pièce de guidage 70 et de la butée 12 transmet un effort de pression sur la tête 21 ce qui permet la fermeture de la bouche contre l'effet de la pression d'eau dans la tubulure 3. I1 convient de noter que l'angle choisi permet l'usinage du siège 7 du joint 9 sur un corps en fonte coulée depuis l'extré- mité ouverte de la tubulure 3. Le mécanisme de commande 60 est de conception classique bien connue; il comporte une tige filetée 67 et ne nécessite pas de description particulière. I1 convient néanmoins de remarquer que selon une caractéristique préférée de l'invention, le mécanisme est entouré par un manchon 69 destiné à protéger le filet du déport possible de sable et de boues pouvant entraîner un grippage du mécanisme. Une cause importante de mauvais fonctionnement est ainsi évitée également à ce niveau. Un orifice de purge 81 est disposé au bas du corps 1 c'est & dire plus bas que toutes les parties mobiles afin d'assurer la purge complète de l'eau. I1 communique avec une conduite d'évacuation 83. Une soupape de fermeture 85 indépendante commandée par une tige 87 assure la fermeture de l'orifice 81. Le corps 1 comporte à l'extrémité de sa partie supérieure la un orifice de raccordement qui peut être du type raccord à vis ou raccord a baïonnette destiné au montage d'une pièce mobile ou col de cygne (non représenté). Une caractéristique essentielle du corps 1 est la forme profilée particulière de l'extrémité la ainsi que la disposition rap prochée de l'axe de la tige de commande de la soupape 60, de l'axe de l'orifice et de l'axe de la tige de purge. Ceci permet une inspection visuelle de la soupape 20 sans démontage, et après enlèvement de la soupape 20 et de la tige 60, du siège de soupape 7. L' homme de l'art comprendra l'intérêt considérable de cette caracté ristique sachant qu'actuellement en cas de défectuosité souvent mi neure d'une bouche d'incendie, par exemple présence de gravillon ou d'une pièce entre la soupape et son siège, il y a lieu de dé monter et de déterrer la bouche après fermeture de la conduite gé nérale et de l'inspecter en atelier.La bouche d'incendie selon 1' invention permet également et facilement une inspection du dispositif de purge puisque celui-ci est indépendant de la commande de la soupape. En cas de défectuosité aussi bien de la soupape que du dispositif de purge un échange standard est possible sur place. L'indépendance des commandes de la soupape et du dispositif de purge réduit également l'effort à exercer lors de la manoeuvre de la tige de commande de la soupape. On notera que l'ensemble du tracé a été établi pour grouper dans le plus petit volume possible les différents éléments disposés dans la tête de la bouche d'incendie. En plus d'une économie de matière, ceci évite des tâtonnements lors du raccordement, en particulier lorsque la tête est noyée. On comprendra qu'il s'agit là d'un facteur d'une importance considérable vu la nécessité pour les pompiers de réaliser un raccordement rapide du col de cygne quelles que soient les conditions et en particulier la température extérieure. Un mode d'exécution particulièrment avantageux de la bouche d'incendie selon l'invention prévoit le raccordement du col de cygne à l'extrémité la du corps par vis, à gros filet contrairement au raccordement le plus généralement utilisé actuellement qui se fait par baionnette. Selon un mode d'exécution particulièrement avantageux de l'invention, le couvercle lors de sa fermeture ouvre automatiquement la purge. Un tel couvercle est représente dans les figures 6, 7 et 8. I1 est expressément entendu que le principe du dispositif adopté pour le raccord à vis l'est aussi pour toute autre sortie de bouche, par exemple le raccord à batonnette. Le couvercle 90.est caractérisé en ce qu'il comporte sur sa face interne une rampe 91 s'étendant sur 1800. Dans une première position, l'extrémité supérieure en forme de marteau de la tige 61 s'engage sur la partie la plus basse de la rampe (extrémité 91a - figure 7) et à mesure de la rotation du couvercle elle est automatiquement soulevée par la rampe 91 jusqu'a dégager totalement l'orifice de purge lorsque le couvercle est fermé. L'extrémité supérieure de la tige de commande de la purge se trouvant dans l'orifice même de la bouche, la commande manuelle de la purge est possible aisément pour les essais et contrôles. Ce système de fermeture à déplacement de la tête de soupape perpendiculairement à la surface d'appui est susceptible d' être utilisé sur d'autres appareils tels que vannes à coin à un ou deux sièges, donc à une ou à deux types de soupapes. REVENDICATIONS 1. Bouche d'incendie comportant une soupape agissant sur un siège pour commander l'ouverture et la fermeture de la bouche caractérisée en ce que le siège de soupape est disposé sous un angle réduit ou nul par rapport a l'axe longitudinal de la bouche. 2. Bouche d'incendie selon la revendication 1, caractérisée en ce que le siège est incliné d'un angle de l'ordre de 10 à 250 et de préférence de l'ordre de 19 par rapport à l'axe longitudinal de la bouche. 3. Bouche d'incendie selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la soupape agissant sur ledit siège pour fermer la bouche est constituée par assemblage d'une tête de soupape s'appuyant sur une butée prévue sur le corps de la bouche et recevant par emboîtement un coin s'appuyant sur une pièce de guidage disposé dans le corps de la bouche et sensiblement parallèle à l'axe longitudinal de celle-ci. 4. Bouche d'incendie selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisée en ce que le corps de la bouche d'incendie est profilé de manière à permettre depuis l'orifice du raccordement, une inspection visuelle de la purge de la soupape et du siège de la soupape après enlèvement éventuel de la soupape et de son mécanisme de commande. 5. Bouche d'incendie selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que la soupape est commandée par une tige filetée protégée par un manchon. 6. Bouche d'incendie selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisée en ce que le mécanisme de la purge,indépendant de la commande de la soupape, est entièrement à l'inté- rieur du corps et que l'extrémité supérieure de la tige de commande de purge se situe à l'intérieur de la bouche d'incendie;. le tout permettant ainsi l'enlèvement instantané du mécanisme complet de purge. 7. Bouche d'incendie selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que le couvercle de fermeture de l'orifice de raccordement sert de commande automatique pour la manoeuvre de la purge; ce mouvement pouvant aussi être effectué manuellement, l'extrémité de la tige de commande se trouvant dans 1' orifice à portée de main.