La présente invention se rapporte à un verre de lunettes à forte vergence positive, ou convergence comprenant une face antérieure convexe à symétrie de révolution, qui comporte une zone efficace asphérique, une zone de transition qui se raccorde à cette dernière et une zone marginale, ainsi qu'une face concave tournée vers l'oeil et formant avec ladite zone marginale un bord de support Des verres correcteurs de ce type sont nécessaires aux personnes dont la vue est très défectueuse, par exemple aux opérés de la cataracte. Des verres de lunettes à forte vergence positive ont été décrits, par exemple, dans les documents DE-A 2 941 733, US-A 3 781 097 et US-A 3 169 247, ou bien dans la revue inti- tulée "Der Schweizer Optiker", 3/81, pages 182-184 Comparés à des verres de lunettes à forte vergence positive utilisés auparavant, de tels verres de lunettes comportent une zone efficace présentant un diamètre relativement grand d'environ mm, ce qui fait que le champ de vision est élargi à environ + 350 En outre, la zone de transition permet pratiquement de supprimer le scotome périphérique et l'angle mort qui, dans les verres utilisés auparavant, étaient provoqués par la varia- tion brusque de l'effet prismatique à la bordure de la zone efficace En outre, grâce à la zone marginale conjuguée à la zone de transition, il est possible d'éviter l'aspect disgra- cieux du regard qui, dans les verres classiques dotés d'un bord de support, résulte du coude très marqué entre la zone efficace et le bord du support Ainsi, des verres de lunettes du type précité peuvent aussi être fabriqués avec un grand diamètre total mesurant, par exemple, 67 mm, tout en ayant un aspect agréable. Les verres connus de l'art antérieur, du type mentionné ci-avant, présentent de surcroît une série d'inconvénients: ces verres de lunettes connus couvrent seulement une plage de vergence comprise entre 8 dioptries (dpt) et environ 16 dpt alors que, notamment pour les opérés de la cataracte, des puissances pouvant atteindre jusqu'à 22 dpt sont nécessaires. Malgré cette plage de vergence réduite, la capacité correctrice des verres connus ne satisfait pas toujours à de fortes exi- gences. Par exemple, dans l'un des verres de lunettes du type précité, dans les limites d'un champ de vision de + 251 C, le défaut de vergence tangentielle se situe, certes, en deçà de 0,25 dpt, mais l'astigmatisme, très gênant pour le porteur de lunettes, atteint quant à lui des valeurs de 0,6 dpt et au- delà De plus, les aberrations ou défauts d'image (comme le défaut de vergence et l'astigmatisme), qui sont fonction de l'angle de visée, ne varient pas de manière monotone A titre d'exemple, avec ce verre, l'astigmatisme augmente le plus de 0,4 dpt entre un angle de visée 6 = 200 et un angle de visée 6 = 250, et il diminue d'environ 0,2 dpt entre des angles de visée de 25 et 30 Il en résulte une influence néfaste de la vision dynamique telle que de nombreux malvo- yants n'utilisent pas le champ de vision théoriquement possi- ble pour cette vision dynamique. La présente invention a par conséquent pour objet de perfectionner un verre de lunettes du type précité, de telle sorte que, sur un grand champ de vision, l'influence néfaste exercée sur l'acuité visuelle par des défauts d'image ainsi que les perturbations de la vision dynamique dues à des variations des défauts d'image dépendant de l'angle de visée, restent négligeables et qu'il soit en outre possible d'attein- dre également de grandes convergences. Selon les caractéristiques essentielles du verre de lunettes selon l'invention, la distance (flèche) z entre un point situé sur la zone efficace (W) et l'apex (O)ou sommet de la face antérieure (Dl) est donnée, dans la direction de l'axe optique, par z = Ch 2 +I hi Ch 2 1 + '1 (K+ 1) C 2 h 2 i= 3 o h est la distance entre ce point et ledit axe optique (A), et C est déterminé par la vergence souhaitée de ladite face antérieure à l'apex; de plus, les coefficients d'asphéri- cité K I 3, I 4 I 5 et I 6 sont déterminés de telle sorte que, dans toute la plage de l'angle de visée, la somme A RI + |, SI soit minimale, o R correspond au défaut de convergence, c'est-à-dire à l'écart entre la convergence en ce point de la zone efficace et la convergence à l'apex, et 8 S correspond à l'astigmatisme. En variante, lesdits coefficients d'asphéricité K, I 3, I 4 V 15 et I 6 peuvent être déterminés de telle sorte que l'acui- té visuelle soit maximale dans toute la plage de l'angle de visée Grâce au rapport proposé par l'invention et caracté- risant la distance (flèche) z entre un point de la zone efficace et l'apex de la face antérieure (mesurée dans la direction de l'axe optique en fonction de la distance h entre ledit point et ledit axe optique), la flèche de la face asphé- rique selon l'invention peut, dans une région entourant l'apex, être plus grande ou plus petite que la flèche d'un point correspondant, séparé de la même distance par rapport à l'axe optique et situé sur une face sphérique qui présente à l'apex le même rayon de courbure que ladite face asphérique et qui touche cette dernière à l'apex (ce qu'on appelle la sphère d'osculation de l'apex) En revanche, avec les faces asphériques connues présentant une forte convergence, la flèche est toujours plus petite que celle du point correspon- dant de la sphère d'osculation. Conjugué aux critères d'optimalisation proposés par l'invention pour déterminer les valeurs numériques des coefficients asphériques mentionnés plus haut, le rapport indiqué par l'invention et concernant la flèche de la zone efficace permet d'obtenir des verres de lunettes qui, dotés d'une forte vergence positive, rendent possible une excellente acuité visuelle dans la totalité du champ de vision, et avec lesquels la vision dynamique n'est pas influencée négativement par des défauts d'image dépendant d'une manière gênante de l'angle de visée Dans ces conditions, sans porter atteinte au rendement optique, la zone efficace peut être configurée de manière qu'elle présente un grand diamètre et une forme plane qui ne défigurent pas le porteur de lunettes. Selon un aspect de l'invention, la flèche z des points situés dans une région déterminée autour de l'apex ( 0) peut être plus grande que la flèche de points qui ont la même distance h par rapport à l'axe optique (A) et qui sont situés sur une face sphérique qui, en contact à son apex avec la zone efficace (W), présente à lapexle même rayon de courbure que cette zone efficace; les points situés sur cette zone efficace en dehors de ladite région peuvent présenter une flèche z plus petite que celle des points situés sur la face sphérique et ayant la même distance h par rapport à l'axe optique (A) Ces caractéristiques permettent de satis- faire aussi à des exigences extrêmes, concernant par exemple la convergence de la face tournée vers l'oeil, ou bien l'épais- seur au centre du verre de lunettes selon l'invention, avec un rendement optique excellent Typiquement, la région dans laquelle la zone efficace conformée selon l'invention se trouve "à l'intérieur" de la sphère d'osculation comporte un diamètre de quelques millimètres En fonction des critères d'exigence imposés au verre de lunettes, cette région peut aussi être bien plus grande ou bien plus petite, voire même être inexistante. Selon d'autres caractéristiques, conformément à l'in- vention: l'acuité visuelle V peut être approximativement donnée par l'expression 1, A V = 22 AR A S o 4 R = min ( Is I, ITI), AES = Ilsi ITII S correspondant au défaut sagittal de convergence, c'est-à- dire à l'écart entre la convergence sagittale en un point de la zone efficace et la convergence à l'apex, et T correspondant au défaut tangentiel de convergence. Cela permet une optimisation conforme à la pratique du verre de lunettes selon l'invention et conduit à une acuité visuelle excellente; les coefficients K et Ii(i= 3 6) peuvent être déter- minés de manière qu'on ait: X A S /C 6 =L 30 J /At R/CLÈ 00 300 = O' o l'intégration s'effectue sur l'angle de visée ô et AS = T-S correspond à l'astigmatisme et AR = (S+T)/2 correspond au défaut de convergence; lesdits coefficients K et I (i= 3 6) peuvent être déterminés de manière qu'on ait: 3 V( 10 ) + V( 25 ) valeur maximale o V( 10 ) correspond à l'acuité visuelle pour un angle de visée 6 = 10 , et V( 25 ) correspond à l'acuité visuelle pour un angle de visée 6 = 25 ; ces coefficients K et I (i= 3 6) peuvent être déterminés de i manière qu'on ait: 300 300 f / t S/C; 6 = f /AR/d, 6 = O 6 = 0 (O( o l'intégration s'effectue sur l'angle de visée ô, et AS = T-S correspond à l'astigmatisme, et A R = (S+T)/2 correspond au défaut de- convergence; lesdits coefficients K et I (i= 3 6) peuvent être déterminés i de telle sorte qu'on ait: I AR ( 25 )1 + I As( 25 )1 = valeur minimale o A S = T-S correspond à l'astigmatisme pour un angle de visée 5 = 25 , et A R = (S+T)/2 correspond au défaut de convergence pour un angle de visée 6 = 25 . Toutes ces déterminations des coefficients d'asphéricité K et I créent une dépendance des défauts d'image par rapport à i l'angle de visée qui est particulièrement favorable à la vision dynamique D'une manière surprenante, il s'est avéré que des tolérances de fabrication et des différences entre les divers verres réalisés se traduisent par des conséquences relativement négligeables Non seulement les verres de lunettes sont faciles à calculer, mais ils permettent aussi d'atteindre une allure avantageuse des défauts d'image dans toute la plage de l'angle de visée. Selon une autre caractéristique de l'invention, la zone de transition (Tl) peut être donnée par Z = S a hh i=o et elle peut se raccorder constamment>par sa valeur de fonction et de dérivée du premier degré, à la zone efficace (W) L'expression susmentionnée permet d'obtenir un verre de lunettes réalisé de telle sorte que, non seulement le scotome périphérique et l'angle mort soient pratiquement amenés à disparaître totalement, mais que ce verre puisse aussi être aisément moulé en une matière plastique. Conformément à l'invention, la zone marginale (T 2) peut se raccorder constammentpar sa valeur de fonction et de dérivée du premier degré, à la zone de transition et présenter une allure telle que le bord de support ainsi formé présente une épaisseur constante; cette zone marginale peut être donnée par z =: b h i=O et se raccorder constamment par sa valeur de fonction et de dérivée du premier degré,à ladite zone de transition (TI) et présenter une allure telle que le bord de support ainsi formé présente une épaisseur sensiblement constante Cela contribue également à permettre une réalisation à peu de frais du-verre de lunettes selon l'invention (par coulée), et à obtenir un verre de faible poids pour de grands diamètres. L'invention va, à présent, être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une coupe schématique d'un verre de lunettes selon l'invention; les figures 2 a et 2 b mettent en évidence-la dépen- dance des défauts d'image par rapport à l'angle de visée; et les figures 3 a à 3 c représentent une comparaison entre des verres de lunettes selon l'invention ( 3 a et 3 b) et un verre de lunettes de l'art antérieur ( 3 c). La figure 1 est une coupe schématique d'un verre de lunettes selon l'invention Une face antérieure Dl, convexe et à symétrie de révolution, comprend une zone efficace asphérique W, une zone de transition Tl qui s'y raccorde et une zone marginale T 2 Une face D 2, concave et tournée vers l'oeil, peut être de configuration sphérique, asphérique ou torique Cette face D 2 délimite avec la zone marginale T 2 un bord ou une zone marginale de support présentant une épaisseur sensiblement constante dr Ainsi, le verre de lunettes selon l'invention peut être monté facilement même dans des montures de grand diamètre. Les allures respectives de la zone efficace W, (A) de la zone de transition II (B) et de la zone marginale T 2 (C) sont respectivement déterminées par les expressions z = CH 2 + 6 I hi (A), 1 + V 1 (K+ 1)C'hz i= 3 4 i z = aih (B), i 1 = 1 Z 4 bihi (C), i = 1 o: z est la distance (flèche) entre un point situé sur la zone efficace, sur la zone de transition ou sur la zone margi- nale, et un apex O de la face antérieure Dl, distance mesurée dans la direction d'un axe otpique A, et h représente la distance de ce point par rapport audit axe optique A. Les tableaux 1 et 2 ci-dessous donnent des exemples de réalisation: C 1/47,511 1/47,757 1/44,76 1/41,016 1/38,405 1/36,232 1/34,269 1/32,710 1/31,53 K -0,915 -0,25 -0,073 -0,284 -0,314 -0,332 -0,398 -0,379 -0,394 TABLEAU 1 -1,4 10- -1,0 10-6 0,9 10-6 1,0 10-6 -0,7 10-6 7,0 10-6 ,2 10-6 ,0 10-6 I 4 I 5 I 6 14 15 1 6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 O O O O O O O O O O O O O O O O O O 0 O O TABLEAU 2 (x 10 6) 6,5 ,0 8,2 9,6 11,1 12,0 12,7 (x 10-7) 1,0 1,0 1,4 2,6 3,02 3.23 3,40 (x 10-10) 1,0 1,0 7,0 1,0 2,0 1,0 8,0 1/27,1 -0,528 13,5 1/27,104 -0,62 13,5 (Remarque: x 10-6 signifie que d'asphéricité indiquée dans le par 10-6). 3,4 3,6 la valeur du tableau doit 1,0 1,0 1,0 1,0 coefficient être multipliée Dans les exemples de réalisation indiqués au tableau 1, les coefficients d'asphéricité K et I (i= 3 6) ont été i déterminés par l'exigence d'optimalisation - 3 V( 10 ) + V( 25 ) = valeur maximale ou V( 10 ) est l'acuité visuelle pour un angle de visée ô = 10 ,et V( 25 o) est l'acuité visuelle pour un angle de visée 6 = 25 . Dans les exemples de réalisation figurant au tableau 2, les coefficients d'asphéricité K et I (i= 3 6) ont été i 1 C K 1/44,76 1/44,757 1/38,41 1/34,27 -0,722 -0,272 -0,485 -0,495 -0,474 -0,531 -0,54 1/31,53 1/29,64 1/27,97 (xl O 12) 1,O 1,0 1,0 O 1,0 1,0 1,0 1,0 déterminés par l'exigence d'optimalisation IA R( 25)l + IA S( 250)l = valeur minimale, o AS = T-S correspond à l'astigmatisme pour un angle de visée ô = 250 et A R = (S+T) /2 correspond au défaut de convergence pour un angle de visée ô = 25 . S et T représentent respectivement le défaut de con- vergence sagittale ou tangentielle, c'est-à-dire l'écart entre la convergence sagittale ou tangentielle en un point déter- miné de la zone efficace et la convergence sagittale ou tangentielle à l'apex. Dans les exemples de réalisation selon les deux tableaux, on a procédé à une détermination des coefficients d'asphéricité K et Ii pour une face déterminée D 2 tournée vers l'oeil Lorsque sont mentionnées plusieurs faces comportant la même valeur de vergence à l'apex comprises entre -0,0 et -4,0. La valeur de C est déterminée à chaque fois par une valeur souhaitée Ds de la vergence à l'apex de la face anté- rieure Entre les différentes valeurs de C(=l/r; r est le rayon de courbure de la zone efficace W à l'apex), il existe la relation Ds = (n-1) 1000/r Si l'on exprime le rayon de courbure r = 1/C en mm, alors on obtient la valeur Ds de la vergence à l'apex en dpt (n correspond à l'indice de réfraction; dpt = dioptries). Dans les exemples de réalisation mentionnés, le diamètre de la zone efficace W est de 42 mm, l'épaisseur du verre de lunettes au centre de ce dernier (mesurée le long de l'axe optique) mesure entre environ 7 mm lorsque Ds est de 11,25 dpt et environ 12,5 mm lorsque Ds est de 19,37 dpt, l'indice de réfraction N étant de 1,525. De plus, dans les calculs des coefficients d'asphéri- cité K et Ii figurant au tableau 1, l'acuité visuelle V a été approximativement déterminée par V 2-2 A R -AS o AR = min (Is I, ITI), et AS = IISI ITII Les figures 2 a et 2 b mettent en évidence la dépendan- ce de l'astigmatisme S et du défaut de vergence R par rapport à l'angle de visée 8, ces figures 2 a et 2 b se rapportent à un verre de lunettes selon les tableaux 1 et 2, respective- ment La vergence de la face antérieure atteint à chaque fois 11,73 dpt (C = 1/44,76) Comme il ressort de ces figures, dans les verres de lunettes proposés par l'invention, non seulement la valeur absolue des défauts d'image est petite, mais en plus, l'allure, fonction de ces défauts d'image, est presque obstinément monotone L'allure non monotone du verre de lunettes selon l'invention illustré sur la figure 2 b, dans une plage de petits angles de visée ô atteignant jusqu'à environ 10 , n'apparaît pas-comme gênante du fait de la valeur absolue extraordinairement petite Du fait que, en plus, la variation des défauts d'image est très faible pour chaque unité d'angle, les verres de lunettes selon l'invention permettent d'utiliser le large champ de vue pour la vision dynamique. Pour mettre en évidence le progrès technique obtenu, les figures 3 représentent une comparaison entre des verres de lunettes selon l'invention ( 3 a, 3 b) et un verre de lunettes connu ( 3 c) du fait de DE-2 941 733 cité dans le préambule. Sur ces figures, on voit à nouveau l'allure des défauts d'image particulièrement importants pour une bonne acuité visuelle (c'est-à-dire l'allure du défaut de vergence A R et celle de l'astigmatisme A S), en fonction de l'angle de visée 6 Pour tous les verres, la valeur de vergence de la face antérieure est d'environ 16 dpt Les figures 3 a et 3 b repré- sentent des verres de lunettes selon les tableau 1 et 2, respectivement Comme on le voit, avec les verres de lunettes selon l'invention, les défauts d'image atteignent des valeurs absolues considérablement plus petites, leur allure est plus uniforme et la variation des défauts d'image par unité d'angle de visée est moins importante que pour le verre connu (figure 3 c). Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au verre de lunettes décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention Ainsi, les coefficients d'asphéricité I 5, I 6 et éventuellement I 4 peuvent être nuls et la surface du verre tournée vers l'oeil peut, elle aussi, être asphérique. REVENDICATIONS 1 Verre de lunettes à forte vergence positive, comprenant une face antérieure convexe à symétrie de révolution, comportant une zone efficace asphérique, une zone de transition qui s'y raccorde et une zone marginale, ainsi qu'une face concave qui, tournée vers l'oeil, forme avec ladite zone marginale un bord de support, verre de lunettes caractérisé par le fait que la distance de l'angle de visée, - A R correspond au défaut de convergence, c'est-à- dire à l'écart entre la convergence audit point de ladite zone efficace et la convergence audit apex, et t S correspond à l'astigmatisme. 2 Verre de lunettes à forte vergence positive, comprenant une face antérieure convexe à symétrie de révolu- tion, comportant une zone efficace asphérique, une zone de transition qui s'y raccorde et une zone marginale, ainsi qu'une face concave qui, tournée vers l'oeil, forme avec ladite zone marginale un bord de support, verre de lunettes caractérisé par le fait que la distance (flèche) z entre un point situé sur ladite zone efficace (W) et l'apex ( 0) de ladite face antérieure (Dl), mesurée en direction de l'axe optique, est donnée par Ch 2 6 î i z = Ch___+_I__i i -i-V i (K+l)C'h' i= 3 1 UV 1 (K+l) C"h Z i= 3 o h est la distance entre ce point et ledit axe optique (A), et C est déterminé par la valeur souhaitée de la vergence de ladite face antérieure à l'apex; et par le fait que les coefficients d'asphéricité K, I 3, I 4, I 5 et I 6 sont déterminés de telle sorte que l'acuité visuelle soit maximale dans toute la plage de l'angle de visée. 3 Verre de lunettes selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la flèche z des points situés dans une région déterminée autour de l'apex ( 0) est plus grande que la flèche de points qui ont la même distance h par rapport à l'axe optique (A) et qui se trouvent sur une face sphérique qui touche la zone efficace (W) à l'apex et qui présentée le même rayon de courbure à l'apex que ladite zone efficace; et par le fait que les point situés à l'extérieur de ladite région sur ladite zone efficace présen- tent une flèche z plus petite que celle des points qui, situés sur ladite face sphérique, ont la même distance h par rapport audit axe optique (A). 4 Verre de lunettes selon l'une des revendications 2 et 3,caractérisé par le fait que l'acuité visuelle est approximativement donnée p,rl'e úpression V 2-2 AR -AS TAJ V = 2 2 o AR = min ( ISI, ITI) = I Isi ITII S correspondant au défaut sagittal de convergence, c'est- à-dire à l'écart entre la convergence sagittale en un point de la zone efficace et la convergence à l'apex, et T correspondant au défaut tangentiel de convergence. 5 Verre de lunettes selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que les coef- ficients K et Ii (i= 3 6) sont déterminés de manière qu'on ait: 3 Q O S/L 300 f I ts /d 6 = zf /,AR /d /i R o l'intégration s'effectue sur l'angle de visée 5, et AS = T-5 représente l'astigmatisme, et AR = (S+T)/2 correspond au défaut de convergence. 6 Verre de lunettes selon l'une quelconque des revendications 2 à 4,caractérisé par le fait que les coeffi- cients K et Ii (i= 3 6) sont déterminés de manière qu'on ait: 3 V( 10 ) + V( 25 ) = valeur maximale, o V( 10 ) est l'acuité visuelle pour un angle de - visée ô = 10 et V( 25 ) est l'acuité-visuelle pour un angle de visée = 25 - 7 Verre de lunettes selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisé par le fait que les coefficients K et I (i= 3 6) sont déterminés de manière qu'on ait: i / A f 30 =/ARI/a b= O = 00 ou l'intégration s'effectue sur l'angle de visée 8 et AS = T-S est l'astigmatisme, 'et AR = (S+T)/2 est le défaut de convergence. 8 Verre de lunettes selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisé par le fait que les coefficients K et I i (i= 3 6) sont déterminés de manière qu'on ait: IA R( 25)I + I As( 25 o)I = valeur minimale ou AS = T-S représente l'astigmatisme pour un angle de visée 6 = 25 , et AR = (S+T)/2 correspond au défaut de convergence pour un angle de visée 6 = 25 . 9 Verre de lunettes selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 8, caractérisé par le fait que les coefficients I 5 et I 6 sont nuls. 10 Verre de lunettes selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le coefficient I 4 est nul. 11 Verre de lunettes selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que la face tournee vers l'oeil est également asphérique. 12 Verre de lunettes selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que la zone de transition (T 1) est donnée par 1 = O a h z i=O i et elle se raccorde en permanencejpar sa valeur de fonction et de dérivée du premier degré, à la zone efficace (W). 13 Verre de lunettes selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que la zone marginale (T 2) se raccorde en permamence par sa valeur de fonction et de dérivée du premier degré, à la zone de transi- tion (T 1) et présente une allure telle que le bord de support ainsi formé ait une épaisseur constante dr. 14 Verre de lunettes selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que la zone marginale (T 2) est donnée par z = b hi i= O et elle se raccorde en permanence par sa valeur de fonction et de dérivée du premier degré, à la zone de transition (T 1), en présentant une allure telle que le bord de support ainsi formé ait une épaisseur dr sensiblement constante. Verre de lunettes selon l'une quelconque des revendications précédentes prise en liaison avec la revendi- cation 2, caractérisé par le fait que la zone efficace (W) de sa face antérieure présente les valeurs numériques repor- tées au tableau 1: TABLEAU 1 C I 1/47,511 -0,195 -1,4 10-6 O O O 1/44,757 -0,25 O O O O -6 1/44,76 -0,073 -1,0 106 O O O -6 1/41,016 -0,284 0,9 10-6 O O O -6 1/38,405 -0,314 1,0 10-6 O O O -6 1/36,232 -0,332 -0,7 106 O O O -6 1/34,269 -0,398 7,0 10-6 O O O 1/32,710 -0,379 5,2 10-6 O O O 1/31,53 -0,394 10,0 10-6 O O O 16 Verre de lunettes selon la revendication 1 ou l'une quelconque des revendications 7 à 14 prise ensemble avec la revendication 1, caractérisé par le fait que la zone efficace (W) de sa face antérieure présente les valeurs numériques reportées au tableau 2. TABLEAU 2 C I (x 10-6) (x 10-7) (x 10-)10 (x 10-12 1/44,76 -0,722 6,5 1,0 1,0 1,0 1/44,757 -0,272 5,0 1,0 1,0 1,0 1/38,41 -0,485 8,2 1,4 7,0 1,0 1/34,27 -0,495 9,6 2,6 1,0 1,0 1/31,53 -0,474 11,1 3,02 2,0 1,0 1/29,64 -0,531 12,0 3,23 1,0 1,0 1/27,97 -0,54 12,7 3,40 8,0 1,0 1/27,1 -0,528 13,5 3,4 1,0 1,0 1/27,104 -0,62 13,5 3,6 1,0 1,0 (Remarque: x 10 6 signifie que la valeur du coefficient d'asphéricité figurant dans le tableau doit être multipliée par 10 6).