L'invention a pour objet un procédé et un dispositif de mise en place sur des chariots d'enfournement de moulages de tuiles en piles protes pour la cuisson avec interposition, entre les rangées superposées de moulages de tuiles placés sur champ, de plateaux intermédiaires, de manière à former, avec ces rangées,des piles que l'on amène côte à côte sur le chariot d'enfournement On sait déjà que l'on peut mettre en place des ébauches ou moula- gos de tuiles de toiture sur des chariots d'enfournement en les disposant d'abord dans des boites ou cassettes en argile réfractaire que l'on dépose ensuite l'une sur l'autre pour former des piles sur les chariots d'infour- nesent On sait également appliquer sur les faces extérieures des chariots d'entournement des ranchers formant supports et placer entre ces derniers des rangées de tuiles que l'on recouvra avec des plateaux avant de poser de nouvelles rangées de tuiles pour former des piles, On place alors plusieurs de ces piles de rangées de tuiles, côte à côte en groupas formant des paquet. On sait enfin que l'on peut donner à la surface du chariot d'en- fournement qui reçoit les moulages une forme en W et prévoir suivant l'eue du chariot un rancher longitudinal en forme de pyramide de manière à peu- voir déposer le long des deux côtés de ce rancher les rangées de tuilesequi viennent s'y appuyer d'une manière durable. Ces différents types de formation de piles avant cuisson présen- tent l'inconvénient consistant en ce que les supports utilisés sur les chariots d'enfournement non seulement sont d'un prix de revient élevé, mais encors n'assurent qu'un service de peu de durée Etant donné que les cassettes ou autres supports placés sur les chariots d'enfournement sont sont soumis, d'une part à une température de cuisson d'environ 10@@@C ainsi qu'à des changements de température constant, et d'autre part, à la pression transversale produite par la charge de la pile de moulages à maintenir, ces cassettes ou autres supports risquent une destruction rapide par érosion. De plus, ces types connus de formation de piles requièrent une forte dépense en travaux manuels fatigants. L'invention a, par suite, pour objet la mise en place, par voie mécanique, de moulages de tuiles de manière à former des piles stables posées librement sur des chariots d'enFournement sans nécessiter de supports pour les maintenir sur ces derniers. Pour résoudre le problème ainsi posé, il est prévu, dans un dispositif de mise en place du type rappelé ci-dessus* de disposer sur la surface du chariot d'enfournement qui doit recevoir les moulages et qui présente un nombre déterminé de zones ménagées par pairas de surfaces élémentaires réceptrices formant l'une avec l'autre un V largement ouvert, des ranges de paquets constitués par un petit nombra de moulages de tuiles, les paquets reposant sur deux surfaces inclinées élémentaires correspundantes se trouvant au contact, les rangées de paquets étant superposées et la rangée supérieure étant recouverte par des piles juxtaposées de quelques moulages posés à plat l'un sur l'autre0 D'autre part, la résistance de la charge au feu ne peut être réduite défavorablement par les nodifications de volume pendant la cuisson des différents moulages considérés isolément, étant donné que chaque paquet n'est constitué que par un nombre limité relativement faible de moulages de tuiles. La disposition proposée par l'invention rend possible la constitution d'une charge de moulages de tuiles favorisant la cuisson tout en utilisant un chariot d'enfournement dont la forme ne diffbre que légèrement de celle d'un chariot plateau et en n'exigeant pour le service du four qu'une faible dépense d'entretien;; De plus, on supprime ainsi la nécessité de montages complémentaires sur le chariot d'enfournement. La disposition préconisée pour la charge favorisa la traversée uniforme des flamfies dans le four, ce qui assure une excellente cuisson grSce à ce que les petits paquets de moulages de tuiles permettent la formation d'un nombre correspondant élevé de traversées pour les flammes qui peuvent passer sans obstacles entre les différents moulages de chaque paquet.Ceci assyrw une cuisson uniforme d haute qualité, Suivant une constitution avantageuse de ce dispositif de mise en place, on place sur chaque paquet de moulages un plateau intermédiaire indépen dantv On arrive ainsi à ce qu'il y ait sur la première rangée de paquets de moulages, d'autres rangées superposées présentant des surfaces inclinées portant d'autres paquets, dont l'inclinaison correspond à celle des zones des surfaces du chariot d'entournement qui servent à recevoir les premiers paquets, grâce à quoi les paquets de moulages se trouvent culte à côte en s'étayant autuellement*. I1 est donc possible de substituer à une manipulation humaine pénible une mise en place mécanique des moUlages de tuiles sur les chariots d'enfournement. Suivant une autre forme d'exécution, le mécanisme de préhension des paquets comprend dos groupes de grappins pouvant se déplacer entre le poste de préparation des paquets et le poste de mise en place et, dans ce cas* on peut faire en sorte que les moulages de tuiles soient amenés au poste de préparation par une bande transporteuss sur laquelle ils forment une rangée continue qui vient s'arrêter devant une butée. On obtient l'espacement neces- saire à la mise en place oblique des paquets de moulages en écartant l'un de l'autre les organes de préhension ou grappins individuels au moment du processus de transfert. Suivant encore une autre forme d'exécution du dispositif, les deux grappins de chaque groupe de grappins de préhension sont montés à pivotement sur un côté d'un cadre de préhension de telle manière qu'ils soient rewglables dans un plan vertical et forment l'un avec l'autre un angls correspondant à celui des zones de réception des paquets situées en regard de ces grappins. L'obliquitf désirée pour les paquets de moulages amenés par chacun des deux grappins est ainsi assurée sous l'effet de la pesenteur appliquée aux paquets de moulages dews que le méùanisme de mise en place, constitué, par exemple par un cylindre hydraulique, est libéré de manière à permettre a descente des grappins. Il suffit que ce mécanisme de mise en place soit conçu de telle manière qu'il puisse ramener 9 vide les grappins qui ont déposé les paquets et remonter à sa position de départ pour laquelle les grappins. sont alignés deux à deux. On va maintenant décrire avec plus de détails une forme d'exdcu- tion de l'ensemble du dispositif, choisie à titre d'exemple telle qu'elle est représentée sur les dessins. ci-joints où: la figure 1 représente schématiquement en élévation un chariot d'enfournement en position d'attente avant mise en place des ébauches de tuiles, avec le mécanisme de préhension en position supérieure de départ. la figure 2 représente le même chariot d'enfournement après mise en place des moulages sur lui, avec le mécanisme de préhension en position inférieure assurant le dépôt des moulages. Le chariot d'enfournement 1 représenté schématiquement en figures 1 et 2 repose sur les roues 3 portées par l'essieu 2 et présente des surfaces 4 destinées à recevoir les moulages de tuiles, Ces surfaces comportent un certain nombre ds zones de réception 5 disposées par paires de surfaces élé- mentaires formant l'une avec l'autre un V très ouvert. Suivant la forme d'exécution représentée, il a été prévu dans le sens de la longueur du chariot d'enfournement 1 trois paires de surfaces élémentaires inclinées l'une vers l'autre et destinées à recevoir chacune une pile de moulages de tuiles. L'amenée des moulages se fait sur une bande tranporteuse 6 sur laquelle ces moulages avancent, par exemple, jusqu'à ce qu'ils soient arrstés par une butée non représntée, ces moulages étant posée de champ sur la bande 6 au contact immédiat l'un de l'autre, Le transfert des moulages de tuiles ainsi amenés et dont l'ensemble est désigné par la référence 7 est assuré par un mécanisme de préhension qui fait passer ces moulages 7 de leur position d'attente sur la banda 6 à la position de mise en place sur les surfaces ds réception, cette dernière position étant représentée en figure 2, reniant compte du nombre de paires de surfaces élémentaires sur les zones de réception 5 du chariot d'enfournement 1, le mécanisme de pr- hension désigné dans son ensemble par 8 comprend trois groupes ou paires de grappins 9 10 112 chaque groupe étant constitué par deux grappins 12, 13 14, 15 - ou 16, 17 et chaque grappin servant à saisir un paquet 18 de moulages de tuiles. On a individualisé en figure 1 par des diagonales de sens opposés, les paquets successifs de moulages alignés sur la bande 6 et que doivent saisir les différents grappins.Chaque paire de grappins 9 10, 11 est suspendue inditectemont à une traverse 19 commandée par une grue et cette traversa peut se déplacer b l'aide de roues 20 sur la piste 21 dirigée parai 1Blment, dans le cas représenté, à l'axe longitudinal du chariot d'enfournement 1, La suspension des paires de grappins 9, 10 11 sur la traverse 19 s'effectue par l'intermédiaire des tiges 22 portant ces paires de grappins et susceptibles de monter et de descendre à la manière habituelle par rapport à cette traverse de manière 9 abaisser ou à déplacer les moulages 7 formant les paquets 18. La paire centrale de grappins est horizontalement solidaire de la traverse 19 tandis que les paires de grappins extérieurse 9 et 11 et leurs tiges porteuses 22 sont montées sur un chariot 23 susceptible de ss déplacer horizontalement par rapport à la traverse 19 dans une direction per- pendiculaire à la piste 21 portant cette dernière. Chaque paire de grappins 9, 10, il comporte un chassis 24, 25, 26 auquel est fixée la tige porteuse correspondante 22. Aux extrémités de chacun de ces châssis porteurs 24, 25, 26, c'est-à-dire en 27,- 28, 29,- 30 et 31,- 32 on trouve les châssis auxiliaires 33, 34, 35, 36, 37, 38 portant les différents grappins 12 13, 14, 15, 16 et 17 articulés sur ces derniers par leurs extré- mités extérieures. Les autres extrémités de ces châssis auxiliaires 33 à 38 portant ces différents grappins au-dessous du milieu du chassis principal cor respondant sont montées à articulation sur le tirant 39, 40, 41 commun b la paire de grappins correspondante.Ces tirants forment partie du mécanisme de mise en place porté par le châssis principal 24, 25, 26, mécanisme qui peut être constitué, par exemple, par un vérin hydraulique 42, 43, 44 dont le pis- ton a pour tige le tirant correspondant 39, 40, 41. Cette construction permet d'amener les différents grappins 12 à 17 des différentes paires de grappins 9, 10, 11 dans la position oblique représentée en figure 2 et cela, par sim- ple poussée du vérin hydraulique 42, 43, 44. Le fonctionnement du dispositif en vue de la mise sn place désiré. des moulages est le suivant: Les moulages de tuiles 7 se trouvant déjà sur la bande 6 sont saisis par le mécanisme de préhension 8 comportant les paires de grappins 9, 1O,11, c'est à dire les grappins individuels 12 à 17, ces moulages étant pris dans le position représentée en figure 1 pour être soulevés et amenés au-dessus du chariot d'snfournement 1 par déplacement de la traverse 19. En même temps ou immédiatement après ,les paires extérieures de grappins 9 et 11 sont écartées l'une de l'autre et de la paire contrals 10 par un mouvement des chariots auxiliaires 23 dans la direction des flèches 45. Sans l'action des vérins hydrauliques 42, 43, 44, action qui peut être provoquée parle poids propre des grappins 12 à 17 et des paquets de moulages 18 qu'ils ont saisis, ces paquets sont amenés dans la position oblique représentée en figure 2, cette position reflétant la position en V très ouvert des zones inclines 5 de la surface de réception sur le chariot 1. Les paquets de moulages ainsi amenés dans la position représentée en fig. 2 viennent reposer sur ces surfaces 5. Le processus décrit est répété plusieurs fois jusqu'à ce que lton ait formé le nombre désiré de couches superposées de paquets de moulages 18 constitués par les rangées de moulages 7. Entrs les paquets superposés 18 ainsi déposés on introduit des plateaux intermédiaires 46 préparés a l'avance. Pour stabiliser et clôturer la pile ainsi formée et mise en place, on dépose côte à cote sur la rangée supérieure de moulages le nombre voulu de petites piles 47 de moulages superposés placés à plat. Ceci peut d'ailleurs se faire à la main. R E V E N D I C A T I O N S 1 Procédé de mise en place sur les chariots d'enfournement de moulages de tuiles en piles- prêtes pour la cuisson, suivant laquel on introduit, entre les rangées superposées de moulages de tuiles posées de champ, des plateaux intermédiaires avec mise en place* c8te à côte, de plusieurs piles de ces rangés sur le chariot d*enfournement, ce procédé étant caractérisé par le fait que-l'on forme dea rangées de paquets, cons titubés par un petit nombre de moulages de tuiles, sur la surface du chariot d'enfournement qui doit les recevoir et qui comprend des zones présentant des paires de surfaces élémentaires se sucoedant et inclinées l'une vers l'autre dans chaque paire en formant un V très ouvert, les paquets de mou- lagasoreposant sur des surfaces de réception voisines inclinéesl'une vers l'autre. venant s'aDDwer au contact l'un de l'autre tandis que l'qn pose sur la rangée supérieurs de moulages plusieurs *5 de0toé0s3e plat piles juxtaposbX l'un au-dessus de l'autre. 2 Procédé de mise en place suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la suite des zones de mise en place comprenant chacune deux surfaces élémentaires inclinées l'une vers l'autre est disposée parallble- ment ou perpendiculairement à l'aux principal du chariot d'enfournement. 3 Procédé de miseen place suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on dépose sur chaque paquet ds i moulages un plateau intermédiaire indépendant. 4 Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendicaticns précédentes, caractérisé par un mécanisme de pr64 hension susceptible d'être amené avec les moulages de tuiles d'une position d'attente à la position de mise en place de ces moulages, ce mécanisme compos tant des groupes de grappins, dont le nombre correspond à celui des paires de surfaces de réception inclinées l'une vers l'autre et ces grappins, au nombre de deux par groupe, destinés à transporter chacun les paquets de moulages successifs correspondants, pouvant basculer chacun autour d'un axe horizontal, de manière à se présenter, l'un par rapport à l'autre, suivant un angle correspondant à celui défini par les surfaces élémentaires de réception en regard. 5 Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on peut écarter l'un de l'autre les groupes de grappins lorsqutils passent de la position d'attente à la position de mise en place, 6 Dispositif suivant la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisé par le fait que les deux grappins de chaque groupe sont montés à pivotement sn des points d'un châssis commun et sont articulés en un point différent à un mécanisme de règlage qui fait monter et descendre ces grappins entre une position d'attente et la position pour laquelle les grappins forment l'un avec l'autre un angle obtus très ouvert.