La présente invention concerne un ensemble armoire à outils avec établi incorporé. Les bottes à outils et les établis connus présentent généralement l'inconvénient d'être lourds, encombrants et par conséquent difficiles à déplacer. La présente invention a pour objet une armoire à outils à établi incorporé repliable, ayant un encombrement réduit et pouvant être facilement déplacée. L'ensemble selon l'invention se caractérise en ce qu'il comprend une armoire parallélépipédique montée sur roues et pourvue d'au moins une porte, et un établi pliant constitué d'une plaque de bois rectangulaire ou table, montée pivotante, par un de ses bords,à la partie supérieure du fond vertical de l'armoire, entre une position de stockage où elle pend contre la face externe dudit fond et une position de service où elle est sensiblement dans le prolongement de la paroi horizontale supérieure de l'armoire, un piétement de faible épaisseur étant articulé sur le bord opposé de ladite table et venant se replier, en position de stockage, entre la table et le fond de l'armoire. Un tel ensemble n'occupe, en position de stockage, qu'un faible volume correspondant sensiblement à celui de l'armoire fermée. De plus, ltensemble peut être déplacé en position de stockage en le faisant rouler sur les roues. Un mode de réalisation de l'invention sera à présent décrit, à titre d'exemple non limitatif, en regard des dessins annexés dans lesquels t La figure 1 est une vue en perspective, du côté des portes, de l'ensemble armoire-établi, en position de stockage t La figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1, les portes de l'armoire étant ouvertes t La figure 3 est une vue en perspective, du côté établi, du même ensemble en position de stockage t La figure 4 est une vue en perspective de l'ensemble, montrant le établi en cours de dépliage t La figure 5 est une vue en perspective de l'ensemble, l'établi étant en position de service :: La figure 6 est une vue en perspective partielle d'un bac de rangement en position accrochée à l'intérieur de l'armoire , et La figure 7 est une vue en perspective éclatée d'un bac et d'un godet de rangement. Avec référence aux figures 1à 3, l'ensemble selon l'invention comprend une armoire parallélépipédique 10 sur le fond de laquelle est articulé un établi pliant 12. L'armoire comprend un fond vertical 14, deux parois horizontales supérieure et inférieure 16, 18 et deux parois verticales 20, 22, toutes de préférence en talez Deux portes 24, 26, également en tôle, sont montées pivotantes autour de pivots 28 et sont maintenues fermées au moyen d'un verrou approprié 30. il est évident que l'armoire peut comporter une seule porte ou même un nombre de portes supérieur à deux. A la partie inférieure du fond 14 de l'armoire est fixé de façon appropriée un essieu 32 portant à ses extrémités deux roues 34, 36. Pour donner à l'armoire une position sensiblement verticale, un piétement de hauteur sensiblement égale au rayon des roues est placé à l'avant de l'armoire. On peut utiliser par exemple un piètement en forme de U gauche dont les branches sont fixées sous la paroi inférieure 18 de l'armoire. Comme le montre clairement la figure 2, les portes de l'armoire sont en forme de boute plate et possèdent donc un volume intérieur de rangement. Les bords internes des parois de l'armoire et des portes sont repliés pour former un ourlet continu 40 (figures 2 et 6 > . Des crémaillères 42 sont fixées, à l'intérieur de l'armoire et des portes, contre les portées verticales desdits ourlets. D'autres crémaillères 44 sont fixées dans les deux encoignures verticales adjacentes au fond 14 de l'armoire. Sur ces crémaillères viennent s'accrocher des bacs de rangement 46. Avec référence à la figure 7, chaque bac comporte un fond 48 et des parois latérales longitudinales 50 et transversales 52. Sur les parois transversales 52 sont fixés, par soudage ou rivetage, des crochets 54 pour la fixation sur les crémaillères. Dans les bacs peuvent être placés des godets 56 en U. La paroi centrale 58 du godet est appliquée contre le fond 48 du bac et ses ailes latérales 60 sont disposées parallèlement aux parois transversales 52 du bac. Dans le cas de la figure 7, la dimension du godet parallèle aux ailes 60 est égale à la longueur des parois transversales 52 du bac, de sorte que lorsque le godet est embossé dans le bac, les parois longitudinales 50 de ce dernier complètent les deux parois ouvertes du godet. On a constitué ainsi un compartiment pour le rangement d'objets divers, tels que clous, vis, etc... On notera que de tels godets sont plus légers, plus faciles à fabriquer et donc plus économiques que les bacs classiques pourvus de quatre parois latérales complètes. Plusieurs bacs de même dimension transversale que le godet 56 et de dimension longitudinale quelconque, peuvent être disposés côte à côte dans le bac 46, comme le montre la figure 2. Dans le cas des bacs d'armoire, qui sont relativement profonds, il est possible de former des compartiments de plus petite dimension transversale.On dispose à cet effet, parallèlement aux parois longitudinales 50 du bac, une ou plusieurs cloisons amovibles 62 (figures 2 et 6) et l'on place de part et d'autre desdites cloisons, des godets de dimension transversale inférieure à celle du bac. Sur les crémaillères de l'armoire et de la porte peuvent également être accrochés des éléments de suspension 64 (figure 2) en forme de baguette, munis de crochets à leurs extrémités. On peut également utiliser des plaques perforées pour le rangement d'outils pointus, tels que tournevis, poinçons, etc... Les bacs, godets, cloisons et éléments de suspension peuvent être métalliques ou en une matière plastique appropriée. Avec référence aux figures 3 à 5, l'établi pliant 12 comprend une plaque rectangulaire en bois ou table 66 de mêmes dimensions que le fond 14 de l'armoire, et qui est articulée par ses deux coins supérieurs aux extrémités 67, en saillie par rapport au fond 14, de deux cornières 68, 70, elles-mêmes articulées par leurs autres extrémités 71 à la partie supérieure de l'armoire0 Un piNte- ment pliant 72 est monté pivotant sur le bord inférieur de la table 66. Dans le mode de réalisation illustré, le piètement est tubulaire, en forme de U, et est articulé par les extrémités de ses branches sur des ferrures 74, 76 fixées aux coins inférieurs de la table. Lesdites branches du piètement ont une longueur sensiblement égale à la hauteur de l'armoire, roues comprises, de sorte que lorsque le piètement est déplié, la table 66 est horizontale. On notera encore sur les figures 3 et 4 que l'âme centrale 78 du piètement, en position repliée, fait saillie au-dessus de la paroi supérieure 16 de l'armoire. Elle peut alors servir de barre de guidage. Avantageusement, le piètement est maintenu dans sa position ouverte par un système classique à dépassement de point mort, composé de deux tiges 80, 82 dont deux extrémités sont articulées entre elles, les autres extrémités étant respectivement articulées sur la table 66 et sur une branche du piètement. En position repliée, l'établi est assujetti contre le dos 14 de l'armoire à l'aide de verrous appropriés 83. La table 66 porte un dispositif de serrage comprenant une planche rectiligne fixe 84, positionnable de façon réglable parallèlement aux bords transversaux de la table. et une planche rectiligne mobile 86, susceptible d'entre déplacée sur le plan de la table, parallèlement à la planche fixe 84. Cette dernière est positionnée sur la table au moyen de deux tétons 88, 90 venant s'engager dans deux trous 92, 94 choisis parmi deux séries de trous percés le long de lignes parallèles aux bords longitudinaux de la table. La planche mobile 86 peut être déplacée à l'aide d'un système de leviers forant un parallélogranae articulé et comprenant deux bras de leviers parallèles 96, 98 articulés en leur milieu sur la table 66 par des pivots 100, 102 et à deux de leurs extrémités sur la planche mobile 86. Les bras de leviers sont reliés à articulation à leur autre extrémité par une barre plate 104 parallèle à la planche 86. Le système de leviers peut être bloqué dans une position choisie au moyen d'un bouton de serrage 108 qui se visse sur la tige filetée d'un boulon 109, laquelle tige se débat, lorsque le parallélogramme articulé est déformé, dans une lumière longitudinale 106 percée sur la barre et dans une encoche 110 formée sur la table, perpendiculairement aux planches mobile et fixe.Le bras de levier 96 ee termine à son extrémité libre par une poignée d'actionnement 112. On décrira à présent le mode de montage et d'utilisation de l'établi selon l'invention t l'établi étant en position de stockage, représentée à la figure 3, on ouvre les verrous 83, puis on soulève la table 66 en la faisant pivoter autour de ses articula+ tions 67 sur les cornières 68, 70. Lorsque la table arrive en position horizontale, elle entre en butée contre les ailes supérieures des cornières, de sorte que lorsqu'on poursuit le mouvement de pivotement, les cornières sont également entraînées en rotation autour de leurs articulations 71 sur l'armoire. Lorsque le ensemble table et cornières atteint une position sensiblement verticale montrée sur la figure 4, le piètement 72 est déplié en le faisant pivoter dans le sens des flèches f.En même temps, 1' ensemble table et cornières est pivoté autour des articulations 71 dans le sens de la flèche f'. Etant donné que la longueur du piètement 72 est égale à la hauteur de l'armoire, roues comprises, lorsque le piètement entre en contact avec le sol et que le système de verrouillage 80, 82 est enclenché, la table 66 se trouve être en position horizontale. Lorsqu'on veut bloquer une pièce avec le système de serrage, on commence par positionner la planche fixe 84 en engageant les tétons 88, 90 dans deux trous 92, 94 convenablement choisis, puis, après avoir desserré le bouton de serrage 108, on écarte la planche mobile 86 en agissant sur la poignée 112. La pièce à travailler est ensuite posée entre les planches 84 et 86, puis serrée en actionnant la poignée 112 dans le sens inverse. Enfin, on serre à fond le bouton 108 afin de bloquer le système de leviers articulés. Pour refermer l'établi, on procèdera dans l'ordre inverse. REVENDICATIONS 1.- Ensemble armoire à outils avec établi incorporé repliable, caractérisé en ce qu'il comprend une armoire perailélépipédiuemontée sur roues et pourvue d'au moins une porte, et un établi pliant constitué d'une plaque de bois rectangulaire ou table, montée pivotante, par un de ses bords à la partie supérieure du fond vertical de l'armoire, entre une position de stockage où elle pend contre la face externe dudit fond et une position de service où elle est sensiblement dans le prolongement de la paroi horizontale supérieure de l'armoire, un piètement de faible épaisseur étant articulé sur le bord opposé de ladite table et venant se replier, en position de stockage, entre la table et le fond de l'armoire. 2.- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'armoire à outils comprend au moins une porte verrouillable montée pivotante dans un plan vertical. 3.- Ensemble selon l'une des revendications 1 et 2, caracteri- sé en ce que la porte est de forme parallélépipédique et comprend des parois latérales verticales et horizontales. 4.- Ensemble selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que sur les parois latérales verticales de l'armoire et des portes sont fixées des crémaillères pour l'accrochage d'étageras ou d'éléments de suspension. 5.- Ensemble selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque étagère est en forme de bac allongé comprenant un fond, deux parois latérales longitu~inales et deux parois latérales transversales, et en ce que des crochets d'ancrage aux crémaillères sont fixés auxdites parois latérales. 6.- Ensemble selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que dans chaque bac sont disposés plusieurs godets de section en U dont la paroi centrale est plate et est appliquée contre le fond du bac et dont les ailes latérales sont disposées parallèlement aux parois transversales du bac. 7.- Ensemble selon la revendication 6, caractérisé en ce que les godets ont une largeur égale à celle des bacs, de sorte que leurs faces ouvertes sont complétées par les parois longitudinales des bacs. 8.- Ensemble selon la revendication 6, les godets ont une largeur inférieure à celle des bacs et sont disposés de part et d'autre d'au moins une cloison amovible parallèle aux parois longitudinales du bac, ces dernières et la paroi de la cloison complétant les faces ouvertes des godets. 9.- Ensemble selon la revendication 4, caractérisé en ce que les éléments de suspension sont constitués par des baguettes allongées et par des plaques perforées munies à leurs extrémités de crochets pour l'accrochage aux crémaillères. 10.- Ensemble selon l'une des revendications 4 s 9, caractérisé en ce que les bacs, godets, crémaillères et éléments de suspension sont réalisés en tôle emboutie ou en une matière plastique appropriée. 11.- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les roues sont montées aux extrémités d'un essieu fixé par tout moyen approprié à la partie inférieure du fond de l'armoire, et en ce qu'un piètement, de hauteur sensiblement égale à la portion des roues en saillie par rapport à la face inférieure de l'armoire, est fixé sur ladite-face inférieure. 12.- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que la table a sensiblement les mêmes dimensions que le fond vertical de l'armoire et est articulée par ses coins supérieurs aux extrémités, en saillie par rapport audit fond, de deux cornières, ellesmêmes articulées par leurs autres extrémités à la partie supérieure de l'armoire. 13.- Ensemble selon l'une des revendications 1 et 12, caractérisé en ce que ledit piètement est tubulaire, en forme de U et est articulé par les extrémités de ses branches aux coins inférieurs de la table, la longueur desdites branches étant sensiblement égale à la hauteur de l'armoire, roues comprises, de sorte qu'en position repliée, la barre centrale du piètement fait saillie au-dessus de la paroi supérieure de l'armoire, servant ainsi de barre d'entratnement et de guidage de l'armoire. 14.- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'en position repliée, l'établi est maintenu appliqué contre le fond de l'armoire par des moyens de verrouillage. 15.- Ensemble selon l'une des revendications 1, 12 à 14, caractérisé en ce que la table porte un dispositif de serrage comprenant une planche rectiligne fixe, positionnable de façon réglable et une planche mobile susceptible d'être déplacée sur le plan de la table, parallèlement à la planche fixe. 16.- Ensemble selon la revendication 15, caractérisé en ce que la planche fixe comprend deux tétons pouvant etre engagés dans deux trous choisis parmi deux séries de trous percés dans la table, le long de lignes parallèles aux bords longitudinaux de la table, chaque paire de trous correspondants se trouvant sur une ligne parallèle aux bords transversaux de la table. 17.- Ensemble selon l'une des revendications 15 et 16, caractérisé en ce que la planche mobile peut être déplacée vers la planche fixe ou écartée d'elle par un système de leviers en forme de parallélogramme articulé comprenant deux bras de leviers parallèles articulés en leur milieu sur la table et à l'une de leurs extrémités sur la planche mobile, les autres extrémités étant reliées entre elles à articulation, par une barre parallèle à la planche mobile. 18.- Ensemble selon la revendication 17, caractérisé en ce que le système de leviers peut être bloqué dans une position choisie au moyen d'un bouton de serrage qui se visse sur la tige filetée d'un boulon, laquelle tige se débat, lorsque le parallélogramme articulé est déformé, dans une lumière longitudinale percée sur la barre et dans une encoche formée sur la table, perpendiculairement aux planches mobile et fixe.