PROCEDE DE REPRODUCTION DE DESSINS PAR TUBES CATHOL)IQUiS OU LASER. L'invention a pour. objet un procédé de reproduction de dessins et en particulier de dessins de lettres pour photocomposition à tubes cathodiques ou laser. A l'origine, la reproduction d'un texte était rdalisée sous forme de manuscritfjar des copistes spécialisés. Vint la typographi qui à l'aide de lettres ou caractères métalliques assemblés en mot imprimait le texte en grand nombre sur du papier. Les caractères typographiques étaient fabriqués à partir de. poinçons gravés qui servaientà.frapper les matrices dans lesquelles on coulait le caractère plomb. On obtenait ainsi les caractbres"mo biles prêts à titre composés manuellement. Les maitres graveurs, sans jamais perdre de vue la finalité de leur travail, taillaient les poinçons lettre par lettre, corps par corps, modulant le dessin de chaque lettre d'un corps l'autre afin de compenser dans les plus petits corps l'effet du "fou layez et de l'encrage, déjouaient les pièges des illusions optiques qui introduisent des distorsions dans les formes selon leur dimension, assuraient un certain confort de l'oeil par une cer-. taine souplesse et l'harmonie des formes et observaient certaines règles de la bonne perception des formes ou/leur "visibilité11, élément premier de la "lisibilité". de Ainsi, il modulait la graisse générale ou ltdpaisseur relative des hastes et des déliés, il ouvrait les angles intérieurs afin qu'ils ne se bouchent, réglait l'espacement relative des lettres selon leur dimension, variait la largeur relative des lettres, ouvrait certains "contre-poinçons" (blancs à l'intérieur des lettres), modulait la hauteur relative de"l'oeil" par rapport aux ascendantes et descendantes etc. La composition manuelle des textes à partir des caractères mobiles fut remplacée à la fin du 19e siècle par la composition mécanique (genre Monotype et lignes-blocs), puis après la dernière guerre, à partir des années 50, par la composition photo-mécanique. Depuis une dizaine d'années se répand lâ photocomposition à tubes cathodiques ou à laser. Les machines à composer photo-mécaniques composaient les textes à partir de support-matrices transparents sur lesquels fi guraient en négatif les lettres qui allaient titre projetées sur un support sensible,film ou papier. Les machines à composer électroniques à tubes cathodiques ou à lasedcomposent les textes à partir de dessins de lettres décomposés en un certain nombre de points, correspondant à des impulsions lumineuses qui, codées-en binaire sont emmagasinées dans la mémoire de la machine. Contrairement à la typographie traditionnelle de caractères mobiles où chaque corps de caractère avait son dessin propre, à la photocomposition, pour des raisons évidentes -d'économie, (la technologie le permettant toutefois) un seul dessin de base agrandi ou réduit sert désormais à la composition de tous les corps. Cependant pour les machines à tubes cathodiques le faisceau lumineux ne pouvant entre modifié dans sa largeur que dans certaines limites, plusieurs gradations de "matrices" sont nécessaires pour couvrir l'en semble des corps, du plus petit au plus gros. Pour les machines à laser, les contraintes sont encore plus sévères: le faisceau lumineux ne pouvant être modulé, il est nécessaire de "décomposer"le dessin en points d'éclairements pour chaque corps spécifique. Habituellement, cette "digitalisation" ou décomposition du dessin de lettre est obtenu par- unbalâyage rdgulier-vertical al- ~ lant de gauche à droite par lignes droites parallèles, à l'intérieur d'un rectangle blanc dans lequel est inscrit en noir un dessin d1 environ 18 x 18 cms.Cette opération est effectuée dans la gradation du plus gros corps, voire pour la définition la plus fine pour un dessin donné. Le résultat de cette exploration électronique de la surface rectangulaire contenant le dessin est une "matrice" exprimée dans un codage binaire de zéro (o) pour les points blancs de non-éclairement et de un (1) pour les impulsions lumineuses des points noirs de la surface imprimante de la lettre. A partir de cette première matrice emmagasinée dans la mémoire de la machine, les matrices des corps inférieurs sont obtenues électroniquement par la suppression progressive de chaque 2ème ligne horizontale et verticale de la trame des éclairements. De cette façon la définition d'une lettre "mémorisée"en gradation 4, ne comprendra que la moitié des lignes en gradation 3, le quart en gradation 2 et seulement 1 ligne sur 8 en gradation 1 pour les plus petits corps. C'est ltensemble de ces opérations de transformations d'un dessin noir sur blanc en un programme codé sur bande magnétique que nous appelons " mémorisation électronique numérique. -La mémorisation numérique automatique d'un-dessina traits continus introduit dans l'image résultante des distorsions sensibles. Ces distorsions se produisent particulièrement aux endroits critiques du contour des dessins passant par le milieu d'un point. La machine décide alors au hasard si le point sera codé noir ou blanc. Une ligne droite horizontale et surtout verticale (il y a moitié moins de lignes verticales que horizontalesdan6=lA gradation des petits corps), pour peu qu'elle ne soit pas parfaitement parallèle au faisceau lumineux, produira des ruptures, des brisures se produiront dans les courbes, des bouchages dans les angles in térieurs, des effets d'escalier dans les obliques, des déliés fins disparaitront, d'autres apparaitront engraissés.Toutes ces distorsions seront encore aggravées lorsque pour fabriquer les différentes matrices à partir de la gradation 4 des plus gros corps, la suppression en cascade des corps de certaines lignes faite au hasard par la machine boucheront des angles ouverts et accentueront la brisure des lignes; toutes choses provoquant des perturbations au niveau de la reconnaissance des signes typographiques et/sont préjudiciables à une bonne lecture. ~ qui il faut souligner que ces distorsions sont particulièrement sensibles et nuisibles dans les petits corps à faible définition de points lumineux. En résumé,nous considérons que la technique de la photocomposition a notablement dégradé la qualité de l'écriture typographique et la lisibilité générale des textes imprimés,pour 2 raisons principales: 1) par la suppression de la modulation des dessins de lettres, un dessin unique servant à tous les corps, 2)par les.dis- torsions optiques dues à la mémorisation automatique des machines à tubes cathodiques. L'invention décrite a pour objet un procédé de reproduction de dessins par mémorisation -électronique semi-automatique, analytique et contrôlée, supprimant ces inconvénients. L'invention concerne plus particulièrement la reproduction de lettres typographiques par mémorisation numérique. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication de matrices numériques pour photocomposeuses à tubes cathodiques ou à laser. Selon l'invention, les dessins et particulièrement les des tins de lettres sont réalisés noMpar des.traits de contour ~conti- nus, mais par des contours constitués de points ou de rectangles é- pousant la forme générale des lettres et correspondant exactement à la grille de balayage du faisceau lumineux utilisé lors de la mémorisation , de façon à obtenir lors du codage les impulsions- lumineuses exactes voulues par l'auteur des dessins. Cette façon de procéder supprime les distorsions qui se produisent lors de la mémorisation classique automatique d'un dessin devant un point litigieux moitié blanc, moitié noir où la machine décide au hasard, en attribuant au point la valeur 1 ou zéro. Les dessins réalisés avec les contours particuliers en rec tanglescorrespondantaux impulsions du faisceau lumineux lors du balayage, sont dénommés ci-aprés "dessins décomposés". L'invention a également pour objet un procédé de mémorisation analytique des dessins de lettres et en particulier des dessins de lettres décomposés -destinés à la photocomposition des textes sur machine à tubes cathodiques ou à laser. un Procédé de L'invention a en outre pour objet, décomposition des des- sins de lettres en améliorant leur lisibilité, particulièrement dans les petits corps, permettant ainsi une réduction de l'espace occupé. La réduction du corps des caractères, sans nuire à leur lisibilité, permet ainsi une economie considérable en papier, clichés, impression, reliure, notamment pour annuaires téléphoniques,-dictionnai res, lexiques etc. Les dessins ainsi décomposés sont enregistrés dans la mémoire de la machine avec précision, l'obligeant ainsi à reproduire le dessin des lettres sans aucun écart d'interprétation. Néanmoins lorsque le dessin mémorisé est fortement réduit par la machine à composer, il en résulte souvent des distorsions. Pour les éviter, il peut être nécessaire de corriger l'épreuve témoin, c'est à dire le plan des points enregistrés par la machi- ne ou par l'ordinateur. Ces corrections appelées "modulations" sont effectuées manuellement et ont pour but de compenser les distorsions dues à la réduction du corps de la lettre. La modulation a égale~ ment pour but de compenser les illusions optiques de l'oeil et les aberrations dues à la technique d'impression utilisée. Le dessin modulé résultant de la correction manuelle de l'é- preuve - témoin est mémorisé -h nouveau. L'épreuve-témoin obtenue aprés la nouvelle mémorisation peut encore nécessiter une modulation. Plusieurs modulations peuvent 8trie nécessaires pour obtenir le résultat recherché. La modulation de dessins intervient p^ différents styles: a-e-g-s- etc ... 2) l'ouverture de certains "contrepoinçons" risquant de se bou cher, par ex.a-g-s- -oe-M-N-W etc... les anglo-saxons appellent "x height") 3) augmentation de la hauteur d'oeil(que/par rapport aux ascen- dantes et descendantes pour l'ensemble de l'alphabet. 4) '- réduction de la hauteur d'oeil, par le haut, des lettres b d-h et par le bas, - des lettres p-q, par rapport aux ascendantes et descendantes afin de créer l'illusion d'élongation de celles-ci. 5) augmentation de la graisse générale (l'épaisseur des traits) dans un rapport inversement proportionnel au corps. 6) augmentation de la graisse des déliés très fins dans leur rapport avec les pleins, dans un sens inversement propor tionnel au corps. 7) diminution de la longueur relative des empattements. 8) ouverture des angles intérieurs risquant de se boucher. 9) renforcement de l'extrémité des hastes (barres verticales et horizontales) par des points formant de légers empattements pour empêcher leur arrondissement et compenser. leur raccour cissement. 10) amaigrissement et ouverture des jonctions courbes et droi tes de certaines lettres comme le a- -b-d-oe -q-k-m-n-p-r-u afin d'éviter les bouchages. 11) augmentation de l'espacement général de certaines lettres, (qui risqueraient de se coller dans les petits corps)dans un rapport inversement proportionnel au corps. La figure AI du dessin annexé représente les lettres D-S-d digitali sées par la machine à tubes cathodiques,réproduites d'aprés des des sins réalisés à la main, no irsur blanc avec des contours à traits continus La figure B1 représente les mêmes lettres mémorisées par la ma chine à tubes cathodiques d'aprés des dessins décomposés s.- lon l'invention, représentés par la figure B2. Nous constatons que le résultat de la mémorisation d'après les dessins décomposés est d'une qualité nettement supérieure à celui obtenu d'aprés les dessins à traits continus. Un mode de réalisation préféré de l'invention concerne la composition de textes en-ti-és petits corps pour des ouvrages à large diffusion où l'économie de papier est un impératif: annuaires téléphoniques, répertoires, dictionnaires et ouvrages similaires, pour lesquels en même temps qu'un maximum d'économie, une lisibilité optimum est exigé. L'invention n'est pas limitée à la reproduction de dessins de lettres et de textes, mais stapplique également à la reproduction de tout dessin destiné à être composé par machine à tubes cathodiques ou à laser. REVENDICATIONS Procédé de reproduction de dessins et en particulier de dessins de lettres pour photocomposeuses à tubes cathodiques ou à laser, caractérisé par le fait que les dessins à mémoriser sont réalisés avec un contour discontinu, décomposé en points et rectangles, épousant la forme générale du dessin et correspondant exactement à la grille du balayage utilisée lors de la mémorisation numérique. 2) Procédé de mémorisation analytique de dessins décomposés selon la revendication 1, 3) Procédé de fabrication de matrices éléctroniques de dessins et en particulier de dessins de lettres, caractérisé par le fait que le dessin est déjà décomposé préalablement. 4) Procédé, selon l'une quelconque des revendications 1à3 caractérisé par le fait que le dessin mémorisé est fortement réduit par la machine à composer et que l'épreuve-témoin fournie par la machine est manuellement modulée pour compenser les distorsions dues à la réduction du corps et que le dessin modulé est mémorisé à nouveau. Procédé, selon la revendic-ation 4, caractérisé par. le fait que plusieurs modulations et mémorisations successives sont effectués. 6) Procédé, selon l'une quelconque des revendications lia 5, caractérisé par le fait que les dessins de lettres ainsi mé morisés sont ensuite ramenés à une échelle de corps variable par réduction, puis par agrandissement par la photocomposeuse, que ces dessins mémorisés sont ensuite modulés manuellement pour corriger les effets du changement de corps et pour compenser les illusions optiques de l'oeil et les aberrations dues à la technique d'impression utilisée. 7) Procéde, selon l'une quelconque des revendications 4à6, caractérisé par le faitque les modulations concernent les caractères de trés petits corps destinés à l'impression d'annuaires, répertoires, petites annonces pour journaux, dictionnaires et ouvrages similaires. 8) Procédé, selon l'une quelconque des revendications 4à7, caractérisé par la fait que la modulation est destinée à aug menter la largeur de certaines lettres, notamment " ;e,o,s. 9) Procédé, selon l'une quelconque des revendications 4à 7 caractérisé par le fait que la modulation est destinée à l'ouverture de certains"contrepoinçons" risquant de se boucher, notamment des lettres "a,ee,oe,g,s,M,N,W" 10) Procédé, selon l'une quelconque des revendications 4à7 caractérisé par le fait que la modulation intervient pour augmenter la hauteur d'oeil par rapport aux ascendantes et descendantes des lettres. 11) Procédé, selon l'une quelconque des revendications 4à7 caractérisé par le fait que la modulation est destinée à augmenter l'épaisseur des traits dans un rapport inversement proportionnel au corps. 12) Procédé, selon l'une quelconqud des revendications 4à7 caractérisé par le fait quelea modulation est destinée à augmenter la graisse des déliés trés fins dans dans leur rapport avec les pleins, dans un sens inversement proportionnel euOrpS 13) Procédé, selon l'une qeulconque des revendications 4à7 caractérisé par le fait que la modulation est destinée à diminuer la longueur relative des empattements. 14) Procédé, selon l'une quelconque des revendications 4à7 caractérisé par le fait que la modulation est destinée à ouvrir les angles intérieurs risquant de se boucher. 15) Procédé, selon l'une quelconque des revendications 4à7 ckwactérisé par le fait que la modulation est destinée à renforcer l'extrémité des hastes par des points formant de légers empattements, pour empêcher leur arrondissement et compenser leur raccourcissement. 16) Procédé, selon ltune quelconque des revendications 4à7 caractérisé par le fait que la modulation est destinée à l'ou- verture et å l'amaigrissement des jonctions des courbes et droites de certaines lettres, notamment des "a,ae,oe,b,d,g,k, m,n,p,r,u" , afin d'éviter des bouchages. 17) Procédé, selon l'une quelconque des revendications 4à7 caractérisé par le fait que la modulation est destinée à augmenter l'espacement des lettres qui risqueraient de se coller dans les petits corps, dans un rapport inversement proportionnel au corps.