Les gaz constituant l'atmosphère sont, à l'état normal, ionisés partiellement par l'action de différents agents physiques et notamment par celle des rayonnements cosmiques et celle de la radioactivité du sol. Les êtres vivants réagissent différemment selon la polarité de ces ions et notamment celle des ions oxygène. Il est connu que ces ions peuvent se fixer aux gouttelettes, particules ou vapeurs en suspension dans l'atmosphère et constituer ainsi des systèmes que l'on a dénommé gros ions. Ces gros ions se déplacent plus lentement et sont donc relativement persistants puisqu'ils mettent beaucoup plus longtemps à se neutraliser par rencontre avec des ions de signe contraire. Différentes études menées tant en U.R.S.S. qu'aux U.S.A. ont montré que la prédominance en nombre des aéro-ions négatifs sur les aéro-ions positifs correspondait, au point de vue physiologique, à toute une série d'actions bénéfiques qui se traduisent, notamment pour les humains par une sensation immédiatement perceptible et persistante d'euphorie et de détente. L'organisme soumis à une atmosphère comprenant une forte proportion d'aéro-ions négatifs à base d'atomes d'oxygène manifeste notamment les effets physiologiques suivants - accroissement de l'amplitude respiratoire - sédation de la dyspnée - résolution des hypermyotonies - régulation de la tension artérielle - régulation du rythme respiratoire - normalisation des réflexes - désensibilisation anaphylactique. Enfin, selon VASSILIEV, ces aéro-ions négatifs auraient une action directe sédative sur le cortex cérébral permettant d'innombrables applications thérapeutiques dans les domaines de la neuropathologie et de la psychopathologie. Il est impossible de citer ici la totalité de ces actions puisqu'il semble que la plupart des processus physiologiques soient modifiés et très généralement dans un sens bénéfique. La présente invention a pour objet un procédé commode pour réaliser le conditionnement d'une atmosphère en l'enrichissant en gros ions négatifs persistants. Cet effet est obtenu par fixation d'ions oxygène négatifs sur des particules d'eau. Les ions négatifs oxygène sont obtenus au cours de la dissociation de l'ozone lors de la transformation spontanée en oxygène. La réaction 2 03 = 3 2 est réalisée en passant par une phase instable au cours de laquelle il y a apparition d'oxygène ionisé provenant de l'autodestruction de l'ozone. Tous ces éléments sont déjà connus. La présente invention revendique comme nouvelle l'association et l'inter-action au sein de l'atmosphère à conditionner 1) de l'ozone 2) de l'eau en suspension dans cette atmosphère sous une forme quelconque. Une fraction des ions oxygène négatifs résultant de l'autodestruction de l'ozone, se fixe sur les particules d'eau, formant ainsi des gros ions aqueux négatifs. Ces gros ions doués d'une inertie importante, se déplacent lentement et persistent pendant une durée suffisante pour en permettre l'utilisation. Une demie-heure et parfois plusieurs heures après leur production, une quantité appréciable de ces gros ions peut subsister. En particulier, cette eau peut se trouver sous forme de gouttelettes, de brouillard, de vapeurs saturées, insaturées ou sursaturées. Elle peut avoir été dispersée par tous moyens et notamment, sans que cette énonciation soit limitative, par dispersion, projection, pulvérisation, à travers tous ajutages appropriés et par quelque moyen mécanique ou manuel, soit encore par ébullition, par évaporation, par injection ou détente directe de vapeur d'eau ou par tous autres moyens. Cette dispersion peut être réalisée d'une façon continue ou discontinue, soit au cours de l'utilisation de l'atmosphère ainsi conditionnée, soit antérieurement à cette utilisation. En ce qui concerne l'ozone, ce produit peut être créé soit à partir de l'oxygène de l'atmosphère à conditionner, soit à partir d'oxygène apporté. Il peut aussi être produit en dehors de l'atmosphère à conditionner et être ensuite introduit dans cette atmosphère. Il peut encore être produit au sein de l'atmosphère à f conditionner soit de façon continue, soit de façon discontinue, soit au cours de l'utilisation de l'atmosphère, soit antérieurement à cette utilisation. Cet ozone peut être produit par tous moyens connus et notamment par effluves, étincelles électriques, décharges électriques, décharges électro-statiques, action de rayonnement et notamment de rayonnement ultra violets ou par tous autres procédés. Dans la pratique, on peut conditionner cette atmosphère préalablement à son utilisation physiologique, ou entretenir ce conditionnement de façon continue ou discontinue. Il sera nécessaire de contrôler en permanence le taux d'ozone. Pour se placer dans les meilleures conditions, il faut tenir compte d'obtention d'une atmosphère contenant une proportion satisfaisante de gros ions négatifs. Il y a lieu de tenir compte de l'ensemble des facteurs physiques conditionnant l'atmosphère et notamment les facteurs suivants 1) hygrométrie 2) température 3) absence de particules solides 4) pureté de l'atmosphère 5) taux d'oxygène L'odeur d'ozone peut être masquée par tous moyens et en particulier par dispersion de produits aromatiques et notamment de solution alcoolique ou aqueuse. Cette dispersion se fait séparément ou simultanément avec la dispersion de l'eau. Ces produits aromatiques peuvent être choisis soit seulement pour couvrir l'ozone, soit pour leur effet olfactif ou leurs effets physiologiques, ces actions étant considérées séparément ou simultanément. La présente invention revendique tous les dispositifs et appareillages et leurs associations concourant à réaliser les conditions exposées ci-dessus. Exemple De bons résultats sont obtenus dans une enceinte de 30 m3 environ, maintenue à une température stable d'environ 200 en atmosphère sursaturée en vapeur d'eau obtenue par association de pulvérisation-et d'ébullition par l'action pendant 4 minutes d'une lampe à rayons ultra violets. L'atmosphère est brassée par un ventilateur. L'odeur résiduelle d'ozone est masquée par une dispersion d'huiles essentielles en solution alcoolique. De bons résultats sont encore obtenus dans le cadre d'une installation classique d'air conditionné à degré hygrométrique constant en majorant ce degré d'environ 10 % et en adjoignant un générateur d'ozone à ultra violets. Le fonctionnement de ce générateur sera intermittent et la fréquence et la durée de ces interruptions pourront être réglées manuellement de telle sorte que l'air conditionné parvenant aux enceintes d'utilisation reste sensiblement à la limite inférieure de perception olfactive de l'odeur d'ozone. Cette perception olfactive constitue en effet, après expérimentation, le moyen de contrôle de dosage le plus sensible. Il importe en effet que la quantité d'ozone résiduelle non décomposée en ions soit aussi faible que possible. L'application de ce dispositif est spécialement indiquée dans toutes les enceintes habitées soumises en permanence à un air conditionné. Elle permet d'éviter la plupart des troubles physiologiques dont se plaignent les utilisateurs de ces enceintes et spécialement les usagers des tours de grande hauteur, etc... REVENDICATIONS 1) Procédé de production d'une atmosphère ionisée négativement par formation de gros ions négatifs persistants, caractérisé par l'association d'ozone et de vapeur d'eau ou d'eau en suspension dans l'atmosphère, pour produire de grosses agglomérations d'ions négatifs fixés sur des aérosols. 2) Appareils de production d'une atmosphère ionisée négativement suivant la revendication 1), caractérisés par l'association de générateurs d'ozone et de dispositifs de production d'aérosols liquides et spécialement aqueux. 3) Appareils suivant la revendication 2), caracténsés par la possibilité de disperser simultanément dans l'atmosphère ionisée des produits aromatiques destinés à masquer l'odeur d'ozone 4) Appareils suivant la revendication 2), caractérisés par l'associa- tion de dispositifs de filtrations préalables de l'air pour supprimer ou diminuer la présence d'aérosols solides susceptibles de favoriser la création de gros ions positifs nuisibles.