La présente invention concerne la pâte cellulosique du type utilisé pour la fabrication du papier et des produits analogues. Plus précisément, elle concerne un procédé perstet- tant une amélioration des propriétés des fibres cellulosiques, la pâte formée et les papiers préparés avec une telle pate. Au cours de la fabrication du papier, des propriétés de résistance mécanique doivent autre obtenues dans deux domaines : les propriétés qui ont une influence sur le fonctionnement des machines, et les propriétés qui ont une influence sur la résistance finale du produit. En fait, trois domaines de caractéristiques des fibres sont essentiels (a) leur contribution à la résistance mécanique nécessaire, (b) leur coût et (c) d'autres propriétés relatives aux critères demandés aux produits (brillance, poids spécifique, égalité de surface, opacité, etc). I1 existe esentiellement trois types de fibres permettant la fabrication du papier : (a) le bois broyé ou déchiqueté (qui est le moins coûteux et le mains solide), (b) de courtes fibres chimiques (dont le prix est intermé- diaire et qui sont robustes), et (c) les longues fibres chimiques (qui sont les plus conteuses ct les plus solides). On mélange du bois déchiqueté ou des fibres chimiques courtes avec une proportion importante de fibres chimiques lon gues pour obtenir l'équilibre voulu de propriétés physiques; la partie de fibr9onguesutilise'es accrott le coft des matières premières et a une influence sur certaines caractéristiques de qualité du produit. Les fibres cellulosiques sont traitées mécanique taxent avant' l'utilisation finale dans la fabrication du papier afin que la quantité de fibres chimiques longues nécessaires soit réduite et que la qualité du produit soit aléliorée. Ce traitement provoque un changement de la surface spccifi- que et/ou de la configuration et de la dimension des fibres individuelles de la pate destinées à donner la résistance mécanique voulue sur les machines et dans le produit final. Le traitement mécanique le plus ou:ant des fibres, utilisé en papeterie, est le raffinage ou l'utilisation d'une pilot jusqu'à une faible consistancè. Au cours tle ces pera- tions, la pâte qui forme une dispersion ou une suspension dans liteau, ayant une consistance comprise entre environ 0,3 et 5,0 %, subit un traitement mécanique dans une pile, un raffineur conique ou un appareillage du meme type. Cet effet améliore certaines propriétés de résistance mécanique du papier résultant, notamment la résistance à la traction et la résistance à l'éclatement.Cependant, ces améliorations sont obtenues au détriment d'autres propriétés souhaitables telles que la résistance à la déchirure, '.ab- sorption d'énergie à la traction et l'indice d'égouttage de la pate. Comme les procédés de raffinage ou de traitement en piles jusqu'à une faible consistance provoquent la détérioration ou la fracture des fibres, d'autres procédés de traitement de la pate cellulosique ont aussi été étudiés. Selon un procédé décrit par exemple dans les-brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 2 516 384 et 3 028 632 et dans les articles Paper Trade Journal, vol 128, n09, pages 17-22 (3 mars 1949) et vol 128, n011, pages 19-27 (17 mars 1949), les fibres sont traitées à consistance élevée entre deux éléments opposés de travail dans des conditions de pression atmosphérique. Bien que certaines des propriétés physiques du papier soient améliorées, d'autres sont affectées de façon nuisible, si bien que ce procédé n'a pas été utilisé de façon très importante dans l'industrie. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 382 140 décret une pate à papier de consistance élevée. Bien que cette pâte améliore les propriétés physiques de la feuille formée, le procédé présente un certain nombre d'inconvénients importants qui réduisent fortement l'application industrielle. Par exemple, meme avec la faible quantité d'énergie nécessaire dans ce procédé, on obtient des pâtes de poids spécifique supérieur à celui qu'on peut souhaiter pour la fabrication des qualités de papier fin et pour journaux. En fait, ce procédé provoque une densification si rapide de la pAte que, en pratique, le réglage de cotte densification dans la plage voulue est difficile sinon impossible. Les avantages généraux du procédé ne suffisent pas à jusitifsr l'augmentation des coûts, sauf dans des cas particuliers. Les procédés décrits qui illustrent l'utilisation des piles ou du raffinage classique, ne sont utilisés dans l'industrie que de façon très limitée. Cependant, ils représentent la contrainte imposée à l'amélioration des coûts et des rendements dans l'industrie, car le poids des produits et/ou la proportion des longues fibres chimiques ne peuvent pas être réduits de façon efficace au-dessous du niveau actuel. Cette contrainte est due au fait que les avantages obtenus sur les propriétés s'accompagnent aussi dtinconvé- nients. Plus précisément,on ne peut pas obtenir simultanément, à l'aide des procédés et des appareils précités, une résistance élevée à la déchirure, une résistance à l'allongement, une résistance à la traction, une bonne liaison et une bonne opacité avec une faible quantité d'énergie et pour un faible poids spécifique apparent. Récemment, on a mis au point des raffineurs sous pression destinés à défibrer les copeaux de bois sous forme de fibres séparées avec ou sans mise en pelte chimique. Par exemple, la mise en pate thermomécanique et les pates kraft de panneaux de revêtement à rendement élevé sont préparés par utilisation d'un tel appareillage. Lors de l'utilisation, les températures élevées maintenues dans les raffineurs sous pression ramollissent la lignine formant le liant des fibres si bien que les fibres des copeaux se séparent mécaniquement sans subir des détériorations mécaniques indésirablès. L'invention met en oeuvre les raffineurs sous pression récemment mis au point, mais comprend l'introduction de fibres déjà separées et au moins partiellement délignifiées. Ce procédé de raffinage à consistance élevée et température élevée donne des putes ayant un équilibre très avantageux entre les propriétés. L'invention représente donc des avantages de qualité et/ou de coût par rapport aux procédés connus, et met en oeuvre un appareillage déjà disponible dans l'industrie et qui a été mis au point pour diverses opérations et diverses applications. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de traitement d'une pâte cellulosique délignifiée et défibrée, afin que ses caractéristiques physiques soient améliorées par rapport à celles du raffinage classique. L'invention concerne aussi un procédé de traitement de fibres cellulosiques délignifiées donnant des putes ayant un excellent équilibre de propriétés, ces pattes, lorsqu'elles sont utilisées en mélange avec des pates classiques, permettartune réduction importante de la teneur en fibres longues du mélange et donnant donc un avantage économique. L'invention concerne aussi une pâte cellulosique qui peut entre utilisée pour la fabrication du papier et des produits du mdme type, et qui est caractérisée par des propriétés de résistance à la déchirure, d'allongement,de liaison interne et d'absorption d'énergie à la traction qui sont comparables à celles des produits formés à partir de pates analogues raffinées de manière classique. L'invention concerne aussi une pâte cellulosique qui, lorsqu'elle remplace les pattes de qualité élevée raffinées de façon classique dans un mélange avec des putes de moins bonne qualité, donne un mélange ayant un équilibre équivalent ou meilleur de propriétés, avec cependant une réduction importante de la quantité utilisée de patte de qualité élevée. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de préparation d'une pate cellulosique ayant d'excellentes propriétés, obtenue par traitement d'une pâte délignifiée et défibrée chimiquement, chaude et ayant une consistance élevée, par travail mécanique provoquant la compression, la flexion et le roulement des fibres individuelles de la pâte lorsque celle-ci est sous forme tassée, avec de la vapeur d'eau à pression supérieure à la pression atmosphérique, sans fracturation importante des fibres et sans modification notable de la longueur de celles-ci. Plus précisément, le procédé de l'invention concerne le traitement d'une pate de consistance élevée comprise entre environ 30 et 45 56 en poids de matières sèches dans la suspension, par de la vapeur d'eau à pression supérieure à la pression atmosphérique, comprise éntre environ 2,1 et 4,2 bars. Le procédé de l'invention comprend l'introduction d'une pate de consistance élevée au moins partiellement délignifiée et défibrée, dans une région fermée par rapport à l'atmosphère et dans laquelle pénètre de a vapeur d'eau à pression supérieure à la pression atmosphérique, la p te étant disposée entre deux surfaces de travail qui. se déplacent transversalement ltune par rapport à l'autre et qui sont maintenues à une distance suffisante pour quelles ne puissent pas venir en contact lorsque l'appareil est vide. Le déplacement transversal relatif des surfaces de travail provoque le roulement, la torsion, le cisaillement, la flexion et la compression de la pate au moins partiellement délignifiée, défibrée et de consistance élevée, si bien qu'il apparat un frottement entre les fibres et à l'intérieur des fibres. Le travail mécanique et les forces résultantes de frottement dans la pate de consistance élevée, chaude et soumise à la vapeur à pression élevée, provoquent des microcompressions des fibres individuelles qui forment des boucles, qui sont fibrillées et qui deviennent très souples, sans présenter de fractures. La configuration des fibres après le traitement est telle que les fibres ne peuvent pas être contenues par un seul plan. On sait que ces caractéristiques sont avantageuses pour l'obtention d'excellentes propriétés physiques pour la pâte. 'Le dispositif de raffinage mécanique peut entre tout appareil convenable dans lequel les surfaces de travail ayant un déplacement relatif transversal sont peu espacées, et l'espace de travail contient de la vapeur d'eau à pression supérieure à la pression atmosphérique. Un exemple de raffineur qui convient est le raffineur à double disque rotatif et sous pression "Bauer Brothers" décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n03 765 613. Lors de la mise en oeuvre du procédé de l'invention, l'espacement des surfaces de travail du raffineur à double disque doit autre maintenu en général afin que la consommation d'énergie varie de O à 200 kWh par tonne de pâte raffinée. De préférence, la quantité d'énergie doit entre comprise entre 20 et 60 kWh/t. En général, une pression comprise entre environ 0,7 et 4,2 bars convient selon l'invention. La pression de la vapeur est avantageusement comprise entre 2,1 et 3,5 bars environ. La pâte défibrée et délignifiée chimiquement, pénétrant dans le raffineur, doit avoir une consistance comprise de manière générale entre environ 10 et 50 56. Cette consistance est avantageusement comprise entre 30 et 45 %. On obtient les meilleurs résultats lorsque cette consistance est comprise entre environ 35 et 40 56. Les potes utilisées selon l'invention peuvent entre de tout type de pâte au moins partiellement délignifiée, par exemple des putes de bois tendre, de bois dur ou de bois déchiqueté ou leurs mélanges, et les putes peuvent être blanchies ou non, avant ou après le traitement. Les pâtes sont avantageusement des potes chimiquement délignifiées. Le procédé de l'invention comprend le traitement d'une pAte dispersée, ayant une consistance élevée, soit dans l'eau, soit dans de l'eau contenant des quantités convenables d'additifs bien connus de mise en pate et de fabrication de papier tels que l'alun ou une matière caustique réglant le pH, des polyélectrolytes réglant le potentiel zéta, des peroxydes de blanchissage, des pigments modifiant les propriétés optiques, des résines pour l'appret, etc. La suspension est traitée sous un gaz à pression supérieure à la pression atmosphérique. Ce gaz qui peut entre uniquement de la vapeur d'eau, peut aussi comprendre avec elle divers agents bien connus de mise en pate et de traitement de papier, tels que le chlore, le monoxyde de chlore, le bioxyde de chlore, l'oxy- gène, l'ozone, l'air,etc, pourvu que la pression partielle de la vapeur d'eau soit au moins égale à 0,7 bar environ. Une caractéristique avantageuse du procédé de l'invention réside dans les propriétés souhaitables de résistance mécanique de la pâte obtenue sans densification exces sive, caractristique du raffinage à consistance élevée à pression atmosphérique. On réalise une série d'essais à l'aide du raffineur sous pression à deux disques rotatifs "Bauer" n0418. Les exemples qui suivent montrent les avantages de l'invention par rapport aux procédés connus des spécialistes. Ces exemples sont purement illustratifs et non limitatifs, mais ils correspondent à plusieurs modes de réalisation avantageux. Les essais réalisés sur les putes utilisées dans les exemples et les papiers formés, mettent en oeuvre les méthodes normalisées TAPPI. Les abréviations utilisées dans les exemples sont les suivantes RCTE = raffinage à consistance et température élevées (vapeur d'eau sous pression) RCE = raffinage à consistance élevée (pression atmosphérique) PIV = raffineur "Valley Iron" (de laboratoire) KBD = kraft de bois dur KBT = kraft de bois tendre BD = bois déchiqueté. Les unités utilisées pour les propriétés indiquées dans les exemples sont les suivantes, sauf indication contraire : consistance : 56 pondéral de matières sèches de la pâte dans la suspension espacement des plateaux : cm temps de raffinage PIV : mn indice d'égouttage (CSF) : cm3 temps d'égouttage : s poids spécifique apparent : kg pour 500 feuilles de 635 x 1016 x 0,025 mm facteur d'éclatement : bars pour la force considéré, multipliés par 100 facteur de déchirure (g pour déchirure de 16 feuilles pour la force considérée) x 100 pliage : nombre de plis doubles sous une charge de 9,81 N résistance' à la traction : km de feuille que celle ci peut supporter elle-meme. allongement : Vo à la rupture liaison interne Scott : m.kg.103 opacité (TAPPI) : 56 B et L adsorption d'énergie de traction : g-cm/cm2 pour des feuilles de 59,2 g/m2 EXEMPLE 1 Cet exemple illustre les changements caractéristiques de propriétés physiques d'une pate kraft blanchie de bois tendre (brillance Gardner 85 56), obtenue dans diverses conditions lors de la mise en oeuvre du procédé de l'invention (RCTE) et dans un raffineur classique de laboratoire (PIV). On déshydrate la pâte classique kraft de bois tendre dans une presse à deux rouleaux "Tmpco" et on la transmet constamment à une installation ee raffinage "Bauer" sous pression contenant de la vapeur d'eau, avec un temps de séjour de 2,8 mn, la pression de la vapeur d'eau saturée étant de 3,5 bars, avant transmission de la pâte à la m8me pression dans un raffineur sous pression à doubles disques tournant en sens inverses "Eauer" n0418. La pâte raffinée est déchargée par l'intermédiaire d'un cyclone dans un appareil de mise en pâte "Hydrapulper" destiné à assurer le refroidissement et la dilution.A titre de comparaison, on traite dans la pile de laboratoire "Valley Iron" (PIV) des échantillons de la meme patte mais sans raffinage. Le tableau I donne les résultats obtenus. Les résultats indiquent que les feuilles préparées avec cette pâte RCTE présentent une augmentation de la résistance à la déchirure, de l'allongement, de la liaison interne Scott, et de l'absorption d'énergie de traction sur feuille humide par rapport aux feuilles préparées avec la pâte traitée dans la pile "Valley Iron", seule l'opacité étant notablement réduite, la résistance à l'éclatement et la résistance à la traction diminuant très légèrement. EXEMPLE 2 Cet exemple indique les changements caractéristiques des propriétés physiques d'une pâte kraft blanchie de bois dur TABLEAU I Pâte non traîtée Pâte traîtée RCTE (PIV) Consistance espacement des plateaux 0.0762 0,0762 0,0762 0,0762 0,0508 temps dans la pile (PIV) 5 10 - - 0 - indice d'égouttage (CSF) 593 552 523 471 490 513 332 temps d'égouttage 4,1 4,3 3,9 - 4,0 4,0 4,7 poids spécifique 5,90 6,17 6,17 6,27 5,95 6,17 6,22 facteur d'éclatement 8,33 9,45 8,47 9,52 8,61 8,12 8.05 facteur de déchirure 173 146 211 186 206 203 200 pliage 1200 1400 1400 1500 1200 1100 1100 résistance à la trection 6,8 7,7 6,0 7,4 6,4 6,2 6,5 allongement 4,3 4,0 5,6 5,9 5,4 5,7 6,4 liaison interne Scott 13,4 16,3 16,1 19,0 16,2 19,9 26,0 opacité (TAPPI) 71,8 69,0 69,2 67,6 69,6 68,8 65,0 adsorption d'énergie de traction (feuille hunide) 8,9 9,4 - - 11,0 13,7 préparée dans diverses conditions par le procédé de l'invention. On traite une ptte kraft classique de bois dur blanchie à une brillance Gardner de 85 56 comme décrit dans l'exemple 1. Le tableau II permet la comparaison entre la p te ayant subit le traitement RCTE et la påte non trattée mais de la pile PIV. TABLEAU II pate non traitée pate traitée (PIV) (RCTE) consistance 24 28 40 espacement des plateaux 0,0635 0,0381 0,0762 temps dans la pile 20 - - indice d'égouttage 251 290 255 284 temps d'égouttage 5,2 4,3 4,8 4,4 poids spécifique 6,17 6,04 6,27 6,27 facteur d'éclatement 5,74 5,88 6,44 5,74 facteur de déchirure 87. 97 100 101 pliage 71 44 107 95 résistance à la traction 6,1 5,5 6,0 5,6 allongement 3,2 4,2 4,7 4,7 liaison interne Scott 17,4 18,7 20,9 24,2 opacité 75,0 75,0 72,3 72,0 Les résultats indiquent que la pate kraft blanchie de bois dur soumiSe au procédé RCTE donne des feuilles ayant des améliorations de propriétés physiques de la meme manière que les feuilles de pâte kraft blanchie de bois tendre de l'exemple 1. EXEMPLE 3 Cet exemple indique les changements de caractéristiques que permet le procédé de l'invention par traitement d'une pate non blanchie. En outre, il montre que ces caractéristiques peuvent être conservées mzeme après blanchiement de la pâte traitée. On traite une pate kraft rLon blanchie classique de bois tendre ayant un indice de permanganate de 20 à une consistance de 32 % avec un espacement dds plateaux de 1,27 mm comme décrit dans l'exemple 1. Ensuite, on blanchit les échan tillons de pote non blanchie avant et après traitement, au laboratoire, suivant la séquence classique CEHD, afin d'obtenir une brillance de 85 56. Les résultats figurent dans le tableau III. TABLEAU III pSte non blanchie nSte blanchie non traitée traitée non traitée traitée PIV RCTE PIV RCTE avant blan chement temps dans la pile 10 - 4 indice d'égouttage 626 613 625 633 temps d'égouttage 4,2 4,0 4,1 4,0 poids spécifique 5,90 5,86 5,99 5,99 facteur d'éclatement 9,80 8,05 9,80 7,84 facteur de déchirure 161 235 163 265 pliage 1500 1000 1000 800 résistance à la traction 8,5 6,5 7,8 6,1 allongement 3,2 4,8 3,8 4,8 liaison interne Scott 13,0 17,2 13,1 16,1 opacité z - - 71,1 69,8 EXEMPLE 4 -On suit pratiquement le procédé de l'exemple 3'en utilisant une p te classique KBD non blanchie ayant un indice de permenganate de 11, à une consistance de 34 56, et avec un espacement des plateaux du raffineur de 0,05 cm (tableau IV), le blanchiment étant réalisé suivant la séquence classique CEHD jusqu'à une brillance de 85 56. TABLEAU IV pate non blanchie pate blanchie non traitée traitée non traitée traitée RCTE PIV RCTE PIV avant blan chipent Temps dans la pile 30 - 25 indice d'égouttage 208 196 300 293 temps dtégout- tage 9,0 5,7 6,0 5,1 poids spécifique 6,49 6,54 6,40 6,40 facteur d'éclatement 7,84 8,19 7,14 7,63 facteur de déchirure 97 113 102 115 pliage 270 600 220 190 résistance à la traction 7,6 7,3 7,1 6,7 allongement 3,2 5,0 2,8 5,1 liaison interne Scott 27,3 28,8 21,0 27,8 adsorption d'énergie de traction (feuille humide) - - 2,1 2,9 opacité - - 73,9 71,5 Les résultats des exemples 3 et 4 montrent que le procédé RCTE selon l'invention peut wetre utilisé à la fois pour les pâtes kraft blanchies et non blanchies, avec des augtentations analogues des propriétés physiques importantes. Ces exemples montrent aussi que le blanchiment après le traitement RCTE ne nuit pas aux importantes propriétés physiques des feuilles préparées avec la pate ayant subi ce traitement. EXEMPLE 5 Cet exemple montre clairement les avantages du raffinage à consistance élevée et température élevée RCTE par rapport au raffinage à consistance élevée mais à pression atmosphériques RCE. On traite une pate KBT blanchie à consistance de 25 et 40 % dans un raffineur sgauer" n 418 avec et sans vapeur d'eau sous pression. L'expérience montre que le traitement RCTE permet un meilleur réglage de la densification de la patte que le traitement RCE. Entre 40 et 240 kWh/t, les pates ayant subi le traitement RCTE sont toujours excessivement densifiées (poids spécifique- apparent dépassant 6,58 kg pour les 500 feuilles indiquées), alors que les pates RCTE ont un poids spécifique apparent convenable (inférieur à 6,27 kg pour les même rame).Le tableau V indique le changement de propriétés entre les traitements RCE et RCTE, indiqué en pourcentage d'écart par rapport aux propriétés correspondantes de la p te non traitée PIV, donnant une mdme résistance à l'éclatement. TABLEAU V RCE RCTE RCE RCTE consistance, 56 25 40 pression de la vapeur, bars 0 3,5 0 3,5 temps d'égouttage, écart 56 4 0 -5 -2 poids spécifique apparent, écart 56 6 0 3 3 éclatement écart, 56 O O O O déchirure écart, 56 1 35 O 15 pliage, écart 56 2 2 -10 1 allongement, écart 56 7 33 -33 25 liaison interne Scott, écart, 56 22 56 60 75 opacité,écart points -3,4 -2,2 -2,5 -3,8 brillance écart points -3 -10 0 -9 résistance à la traction écart, 56 3 -9 2 1 Il faut noter que le traitement RCE ne présente pas d'avantage au point de vue de la déchirure lorsqu'on le compare à la pâte non traitée pour une meme résistance à l'éclatement, alors que le traitement RCTE présente une bien meilleure résistance à la déchirure, un meilleur allongement (donc une meilleure résistance à la déchirure) et une liaison interne solide. Il faut aussi noter que les températures utilisées au cours du traitement RCTE donnent une réduction plus importante de la brillance.Bien que cet inconvénient du traitement RCTE puisse autre évité le cas échéant par traitement de la pate avant blanchiment, il est en général peu intéressant pour la fabrication du papier lorsque cette pate ne forme qu'une petite partie de la matière de départ, comme indiqué dans la suite. Les deux exemples qui suivent montrent comment on peut réduire la proportion des longues fibres coûteuses dans la matière de fabrication du papier, par utilisation avantageuse des caractéristiques des potes préparées selon l'invention. EXEMPLE 6 On traite environ 10,9 t de pate kraft de bois tendre blanchie par le procédé RCTE à une consistance de 40 56 et avec une quantité d'énergie de 40 à 60 kWh/t, et on utilise la pate sur une machine à papier afin de former du papier d'écriture continue ayant une force de 56 g/m2. Les fibres RCTE, qui remplacent les pate kraft de bois tendre KBT raffinée de façon classique, permettent la réduction de cette pate d'une valeur normale de 27 % de KBT pour 73 56 de KBD à 12 % de KBT pour 90 56 de KBD. L'exploitation de la machine reste excellente meme pour cette faible quantité de pate KBT. Les propriétés du papier indiquent qu'une réduction de 30 % de la quantité de pâte KBT est possible, sans que le papier perde les caractéristiques voulues comme indiqué dans le tableau VI. EXEMPLE 7 Cet exemple correspond à nouveau à un essai de fabrication de papier sur une machine, et montre la réduction de la quantité de patte KBT et l'augmentation de la quantité de pate BB correspondante.pour la formation d'un papier couché pour journaux, par remplacement de la pate KBT ayant subi le raffinage classique par de la pate KBT ayant le traitement RCTE. 20 t environ de pâte KBT ayant subi le traitement RCTE préparée comme décrit dans l'exemple 6 permettent la réduction de la patte KBT dans la matière de départ d'une valeur normale de 45 à 50 56 jusqu'à une valeur' aussi faible que 24 % sans aucun problème d'utilisation de la matière non revêtue. Le tableau VII indique certaines propriétés du papier obtenu. La quantité de pate KBT ayant subi le traitement RCTE doit Autre maintenue à plus de 30 56 afin que le fonctionnement de l'appareil de couchage soit bon. La description qui précède indique que le procédé de raffinage à pression élevée, à température élevée et à consistance élevée selon l'invention, lorsqu'il est appliqué TABLEAU VI KBT classique KBT traité (Jordan) (RCTE) KBT dans la matière de départ, % 27 19 16 Déchirure (N pour déchirer 16 feuilles) 0,35 0,35 0,33 Traction (N/cm linéaire) 31,6 31,9 32,6 Eclatement (bars) 1,68 1,82 1,75 liaison interne Scott 29,5 31,0 27,4 Pliage 86 66 51 Cendres (% en poids de matières miérales) 7,4 7,6 7,8 Opacité 82,9 82,4 83,3 Brillance (Gardner) 77,6 77,8 78,4 TABLEAU VII Sur toile Matière non @couchée Papier couché KBT non KBT trai- KBT non KBT trai- KBT non KBT traitraité té RCTE traité té RCTE traité té RCTE KBT dans la metière de départ 47 32 47 37 29 47 29 déchirure sur feuille humide 4,6 4,6 - - - - déchirure (N pour déchirer 16 feulles) 1,29 1,44 0,31 0,36 0,28 0,24 0,22 éclatement (bars) 2,94 1,68 0,57 0,50 0,28 0,54 0,27 pliage 43 10 8,3 8,2 6,4 8,4 6,3 liaison interne Scott 8,7 7,3 8,7 13,7 10,2 8,0 8,0 opacité 90,4 94,5 94,6 96,3 96,0 93,6 94,0 éclat (Hunter) 43 40 impression sur machine 50/45 50/45 (comparaison interne) à des pates défibrées et délignifiées chimiquement, donne des pates traitées dont les propriétés sont nettement améliorées et qui conviennent particulièrement bien en mélange avec des pates dérivées chimiquement et/ou mécaniquement et ayant des fibres courtes, ces putes étant de relativement mauvaise qualité, lors de la préparation de papier fin. Parmi les propriétés physiques des papiers qui sont améliorées par utilisation des pâtes traitées selcnl'invention, on peut citer la résistance à la déchirure, la résistance interne et la résistance à l'allongement.Ces meilleures propriétés physiques ne s'accompagnent pas d'une réduction notable des autres propriétés physiques souhaitables du papier. Les putes défibrées et chimiquement délignifiées, ayant de longues fibres et traitées selon l'inrention, sont particulièrement utiles lorsqu'elles sont mélangées à des pâ- tes cellulosiques à fibres courtes, raffinées de façon classique, lors de la fabrication de papier fin utilisé pour l'impression des livres et des périodiques, des registres, des lettres commerciales et des autres produits classiques en papier fin. On constate que les pates selon l'invention permettent une réduction de 20 à 50 56 de la proportion de fibres longues dans les mélanges couramment utilisés pour la préparation de la matière de fabrication de papier de qualité fine, sans réduction d'autres propriétés souhaitables. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'une påte cellulosique ayant d'excellentes propriétés, caractérisé en ce qu'il comprend le traitement d'une påte défibrée et délignifiée chimiquement, chaude et ayant une consistance élevée, par travail mécanique assurant la compression, la flexion et le roulement des fibres individuelles de la pate alors que celle-ci est tassée, sans fracture importante des fibres, si bien que la longueur des fibres reste pratiquement intacte, la pâte subissant ce travail mécanique en présence de vapeur d'eau à pression supérieure à la pression atmosphérique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une pate à consistance élevée est chauffée par de la vapeur d'eau à pression supérieure à la pression atmosphérique afin qu'elle forme la pate chaude destinée à subir le travail mécanique. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la chaleur de la pâte chaude de consistance élevée est conservée depuis le processus de digestion chimique au cours duquel elle a été préparée. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la consistance de la pâte à consistance élevée est au moins égale à 12 56. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la consistance de la pâte à consistance élevée est comprise entre 30 et 45 % environ. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pression de la vapeur est au moins égale à 0,7 bar. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 et 5, caractérisé en ce que la pression de la vapeur est comprise entre environ 2,1 et 4,2 bars. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de travail mécanique est un raffineur sous pression à doublesdisquesrotatifs. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité d'énergie fournie est comprise entre environ O et 200 kWh/t de patte. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité d'énergie fournie est comprise entre 20 et 60 kwh/t. 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pâte à consistance élevée est choisie dans le groupe qui comprend la pate de bois tendre, la pate non blanchie de bois tendre, la pâte blanchie de bois tendre, la pAte de bois dur, la pate non blanchie de bois dur, la pate blanchie de bois dur, la parte kraft, les mélanges de pâtes de bois tendre et de bois dur, les mélanges blanchis de pâtes de bois tendre et de bois dur, et les mélanges non blanchis de pâtes de bois tendre et de bois dur. 12. P te cellulosique raffinée ayant d'excellentes propriétés, caractérisée en ce qu'elle est préparée par mjse en oeuvre du procédé selon la revendication 1, et la plupart des fibres individuelles de la pâte sont souples, microcomprimées, tortillées et déformées si bien qutelles ne peuvent pas entre contenues par un seul plan. 13. Pate selon la revendication 12, caractérisée en ce que la pâte cellulosique raffinée est choisie dans le groupe qui comprend les pates de bois tendre, les putes de bois dur et les pâtes kraft. 14. Papier,caractérisé en ce qu'il est préparé à partir d'une pate cellulosique raffinée selon la revendication 12. 15. Mélange de pates cellulosiques, caractérisé en ce -qu'il comprend la pâte cellulosique selon la revendication 12 avec au moins une autre pâte cellulosique. 16. @ Mélange selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'autre pate cellulosique est choisie dans le groupe qui comprend les pâtes de bois dur, les pates de bois tendre et les pâtes de bois déchiqueté. 17. Papier, caractérisé en ce qu'il est préparé à partir d'un mélange de pates qui contient 1 à 100 56 environ de pate cellulosique raffinée selon la revendication 12, le reste étant formé par au moins une pâte cellulosique choisie dans le groupe qui comprend une pate cellulosique autre que la patte raffinée, de la pâte de bois dur, de la pâte de bois déchiqueté et de la pâte de bois tendre.