L'invention se rapporte à un engin agraire d'un type nouveau et en particulier à un mototracteur conçu pour le travail des sols notamment dans les pays à climat tropical où l'agriculture s'avère peu équipée en matériel. Afin de faire passer sans trop d'efforts d'adaptation du niveau de la culture des sols à traction animale et outils agraires primitifs autoporteurs, les inventeurs ont imaginé un engin destiné à la culture des sols de faible ou de moyenne étendue. De par sa conception, l'assemblage de ces différents éléments et organes constituants, cet engin mototracteur s'inscrit dans un cadre nouveau et répond directement aux besoins des pays en voie de développement en principe faiblement équipes souhaitant pour des raisons d'investissement limité, supprimer la traction animale tout en conservant l'attelage et les outils aratoires existants. Ainsi précisé ci-dessus, le mototracteur selon l'invention est en particulier destiné aux pays en voie de développement où l'équipement en matériels agricoles s'avère réduit. Il peut toutefois par ses qualites, ses multiples avantages et sa vocation de motoculteur avec conducteur assis, foncièrement pratique trouver des applications intéressantes dans des pays plus évolués et même hautement équipés sur le plan agricole et ceci pour des cultures moyennement étendues en surface et de type plus familial. Ainsi ce mototracteur, étudié ici tout particulièrement pour se substituer à l'animal doit présenter un fonctionnement simple, une précision intéressante, une bonne robustesse, des réactions non surprenantes et sans à coups, c'està-dire une grande facilité d'emploi. Ce genre d'engin agraire mototracteur réclame un dispositif de blocage ou de désaccouplage de l'une ou l'autre roue motrice afin d'assurer les changements de sens en bout de ligne ou de sillon et d'une façon générale les virages à faible rayon de courbure nécessaires lors de manoeuvres sur aires peu étendues ou en intérieur,par exemple dans les étables, granges ou abris de rangement. L'expérience montre que les motoculteurs avec mécanisme de décrabotage classique n' assurent pas la souplesse nécessaire aux applications envisagées. Sur ces matériels, le changement de direction sur place s'obtint e- galement par blocage d'une roue, blocage réalisé au niveau du différentiel. Malheureusement, cette solution entraîne des inconvénients semblables à ceux rencontrés avec les mécanismes de décrabotage classiques. On note des difficultés de manoeuvres supplémentaires et une grande épreuve pour les organes mécaniques soumis à des à-coups brutaux. vise à remédier L'invention visse remédier ces inconvénients tout en apportant une aide précieuse par un engin essentiellement pratique, à l'agriculture des pays jeunes devant pour des raisons économiques s industrialiser et s'équiper progressivement. A cet effet la présente invention concerne un engin agraire mototracteur de type nouveau appelé à tracter un ensemble attelé pouvant, mais non exclusivement, supporter le conducteur, engin caractérisé par un chassis simple d'éléments tubulaires ou profilés à platine avant servant de support au bloc moteur et à extrémités libres pour les contrepoids, chassis se prolongeant vers l'arrière par un ensemble mécano-soudé à deux joues reliées au mancheron de conduite entre lesquelles se trouvent fixée la boite de vitesse reliée cinématiquement au moteur par courroie et embrayage à galet, boite de vitesse performante comportant un dispositif original de désaccouplage des roues motrices. Cet engin est relié à un arrière train polyvalent pouvant recevoir par l'intermédiaire d'un timon ou d'un pivot d'attelage des outils aratoires ou trains de culture existants du domaine de la traction animale. Le mototracteur, objet de l'invention et destiné à remplacer une paire d'animaux de trait, présente les caractéristiques générales et les avantages multiples suivants - matériel, de structure d'emploi et d'entretien, simple, pouvant être utilisé par une main-d'oeuvre non spécialisée - motoculteur de conception robuste appelé à fonctionner sous conditions climatiques sévères, en particulier ambiance chauds et conditions de travail difficiles. - organes et éléments composants standardisés au maximum pour permettre des dépannages rapides et faciles par échanges de sous-ensembles. - standardisation des moyens de conduite des différents modèles afin de faciliter l'échange des chauffeurs. - conception générale des engins telle qu'elle permette une fabrication locale dans des unités de production utilisant des machines-outils traditionnelles et une maind'oeuvre de formation moyenne. - limitation des investissements par leur réutilisation sans aucune adaptation des outils aratoires à traction animale, en particulier pour travaux de labour et cultures en lignes. - adaptation possible d'une pompe d'irrigation - montage rapide sans adaptation de tous les outils aratoires connus autoporteurs et polyvalents à traction animale. On note en plus un certain nombre de qualités propres supplémentaires - précision de guidage et d'embrayage, douceur de conduite - possibilité de blocage de la direction par pédale, permettant un fonctionnement continu sans attention par ticulière - présence d'une boite de vitesse compacte de grande qualité et d'un désaccoupleur particulièrement simple, d'emploi aisé permettant une évolution et des manoeuvres aisées dans tous les terrains et une exécution sans difficulté de tous les genres de travaux de la terre - grande fiabilité. D'autres caractéristiaues plus techniaues de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante effectuée à titre d'exemple non limitatif d'un mode de rea- lisation particulière de l'invention, en référence aux dessins accompagnant, dans lesquels - la figure 1, est une vue en perspective du mototracteur selon l'invention tractant un outil de travail aratoire polyvalent monté sur chassis, équipé dans la présente figure d'une charrue - la figure 2, est une vue en perspective de l'engin agraire selon l'invention dans sa version plus classique de motoculteur, portant directement sur son attelage un outil aratoire. - la figure 3 est une vue de profil d'un attelage du type timon. - la figure 4 est une vue de détail partiellement en coupe du timon ci-dessus au niveau de sa liaison avec le véhicule mototracteur selon l'invention. L'engin mototracteur selon l'invention est appelé à tracter par l'intermédiaire d'un timon 1 de conception originale tous trains d'outils aratoires de traction animale autoporteurs et polyvalents 2 tel que par exemple celui représenté en figure 1. I1 peut comporter également une version plus classique du type motoculteur dans laquelle l'engin comporte un pivot d'attelage universel 3 relié à un outil aratoire 4. L'engin mototracteur selon l'invention se compose d'un chassis mécano-soudé 5 présentant une platine 6 sur laquelle repose le bloc moteur 7 prolongé vers l'avant par un débord 8 destiné à la fixation d'éléments lourds tel que 9 formant contrepoids. Ledit châssis se prolonge vers l'arrière par deux joues mécano-soudées telles que 10 auxquelles est fixé le bras central Il relié au mancheron 12 et protégé par un capot 13 abritant la tringlerie et les câbles des commandes 14. Les joues 10 ménagent entre elles et l'extrémité du châssis un logement sur les parois duquel se trouve fixé un ensemble de transmission monobloc 15 comprenant une boite de vitesse de hautes performances, originalité du déposant et relié aux arbres de roues 16 par un dispositif de décrabotage des roues motrices, objet d'une protection séparée, permettant le désaccouplement et l'accouplement complet en tout ou rien de la boîte de transmission à l'une ou l'autre roue motrice telle que 17 pour permettre sur une aire extrêmement réduite et d'une manière particulièrement aisée un changement de direction en sens opposé. Cette opération revient périodiquement en bout de sillon ou en bout de ligne. 18 La liaison cinématique du bloc moteur aux organes de transmission est du type à courroies avec embrayage par galet tendeur 19. Comme précisé ci-dessus, la liaison de traction avec le train de culture 2 portant d'une part, le conducteur par l'intermédiaire d'un siège 20 et, d'autre part un outil aratoire tel que 21, est du type à timon (figure 5). Le train de culture de type classique comporte par exemple un ensemble de relevage 22 à porte-outil 23 et d'une façon non limitative d'autres organes de liaison et accessoires plus particuliers à l'outil porté. Ainsi, on peut lui fixer toute la gamme des outils aratoires connus par exemple, pulvérisateur à disques, équipement de rotor, équipement de labour avec brabant, outil de binage, arracheur de pommes de terre, tandem semoir-fertiliseur, faucheuse latérale, cultivateur à dents souples... I1 est rappelé ici que selon l'une des caractéristiques importantes de l'invention les trains de culture à traction animale que possèdent les fermiers ou groupements agricoles sont reliés sans aucune difficulté à l'engin mototracteur soit par l'intermédiaire de son timon soit directement à son pivot d'attelage universel. On peut accéder ainsi à tous les types de cultures en terrains secs en gardant les outils aratoires déjà utilisés antérieurement. On décrira maintenant le timon représenté plus en détail en figure 4, à réglage de profondeur. Le timon comporte à son extrémité côté ensemble tracté une articulation 24 à mécanisme de réglage de l'inclinaison 25 sous la forme de deux leviers 26 et 27, réglables en rapprochement et en écartement par l'intermédiaire d'axes traversés par une vis 28 commandée par un levier de manoeuvre 29. Le corps du timon se présente sous la forme de deux chapes ou fers plates reliés entre eux en extrémité cote ensemble tracte par l'articulation 24 à mi longueur par un repose-pieds 30 en T à tige perpendiculaire à la ligne du timon et en extré A mité coté mototracteur par une pièce de liaison 31 se terminant par un pivot horizontal 32 monte en rotation dans une pièce d'accouplement 33 par l'intermédiaire d'un manchon 34 doublé intérieurement d'une bague de friction 35, ledit pivot étant immobilisé en déplacements horizontaux par une rondelle d'arrêt 36 et goupille 37. Le manchon est pris entre les deux ailes de la pièce d'accouplement réunies en extrémités à une bague de serrage 38 enserrant un pivot vertical 39 immobilisé sur l'étrier central 40 prévu à cet effet sur l'ensemble moteur. On prévoit accessoirement un verrouillage en 41 du pivot vertical. Bien entendu, l'ensemble mototracteur selon l'invention peut servir de motoculteur. Dans ce cas, on prévoit un attelage à pivot du type attelage universel dont la fixation au chassis se réalise par l'intermédiaire de deux bras. I1 est possible de modifier l'angle d'attaque de l'outil avec le sol dans un plan horizontal et dans un plan vertical grace aux possibilités de réglage du pivot à deux degrés de liberté Le mototracteur selon l'invention prEvu pour cultures en conditions climatiques - tropicales vise également le travail des sols humides dans le cadre des cultures spécifiques des plantations en terrains humides du genre rizières. On remplace alors les roues à pneus avec leurs voiles par des roues à cages, à tambour ou à palettes pour des travaux en rizières immergées ou fonds fluants. Il est bien entendu que l'invention décrite ci-dessus ne Se limite pas à la seule variante d'exécution indiquée et que diverses modifications de formes de matériaux,adjonc- tion et substitution de divers éléments rentrent dans son cadre. REVENDICATIONS 1. Mototracteur à organes interchangeables, de construction et constitution simples, prévu pour remplacer la traction animale par traction mécanique des trains de culture ou outils aratoires existants en traction animale, conçu pour travailler en ambiances difficiles et en particulier sous conditions climatiques tropicales caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison un châssis mécano-soudé à plateau central supportant le bloc moteur, châssis se prolongeant vers l'arrière par deux joues auxquelles est fixé le bras central relié au mancheron, ménageant entre elles et le châssis un logement sur les parois duquel se trouve fixé un ensemble de transmission monobloc à dispositif de décrabotage relié cinématiquement au moteur et en ce que la liaison avec le train de culture s'effectue par l'intermédiaire d'un timon inclinable ou d'un attelage universel dans le cas d'outils à trainer. 2. Mototracteur selon la revendication 1 caractérisé en ce que la liaison à timon comporte à l'une de ses extrémités une pièce d'accouplement montée articulée sur un étrier central solidaire du châssis par un pivot vertical et à son autre extrémité une articulation pour son montage sur le train de culture par l'intermédiaire d'un mécanisme de réglage de l'inclinaison. 3. Mototracteur selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que le timon proprement dit se compose d'un corps sous la forme de deux chapes reliées entre elles cbté train de culture par une articulation à mécanisme de réglage et à mi-longueur par un repose pieds, timon comprenant à son autre extrémité une pièce de liaison se terminant par un pivot horizontal monté à rotation dans une pièce d'accouplement à l'aide d'un manchon doublé intérieurement d'une bague de friction ledit pivot étant immobilisé en déplacements horizontaux par une rondelle d'arrêt et une goupille, et ledit manchon étant pris entre les deux ailes de la pièce d'accouplement réunies en extrémité à une bague enserrant le pivot vertical immobilisé sur l'étrier central.