La présente invention concerne un procédé permettant de stabiliser l'ozone. L'ozone ainsi stabilisé peut etre utilisé avec efficacité en tant qu'agent d'oxydation. Il est solidement établi, depuis de nombreuses années, que l'ozone est un agent oxydant extrêmement réactif et efficace. I1 est égale eut parfaitement établi que l'ozone se décompose relativement rapidement en oxygène dorsal) tel que l'oxygène présent dans l'air. En raison de la durée de vie relativement courte de l'ozone, son utilisation en tant qu'agent d'oxydation est, dans la technique antérieure, relativement limitiez Une telle utilisation est également limitée dans la technique antérieure en raison des limites et des désavantages présentés pat'les équipexents persettant, dans la technique antérieure, de préparer l'ozone. L'ozone est habituellement préparé partir de l'air, un procédé consistant faire passer cet air dans un "ozoniseur" dans lequel l'air est soumis à un traitement électrique destiné 8 convertir l'oxygène atmosphérique "normal" en ozone. Des réalisations relativement récentes concernant l'ozonisation ont permis d'azeliorer l'efficacité et la rentabilité de la préparation de l'ozone par ce type d'appareillage Ces réalisations ont permis d'utiliser l'ozone dans de nombreux doseines d'application, dans lesquels cette forse réactive de l'oxygène ne pouvait pas etre utilisée efficacesent dans la technique antérieure. Cependant, ces réalisations n'ont pas résolu le problene de la durée de vie efficace courte de l'ozone. Si l'ozone est destiné à etre utilisé dans de nombreux domaines d'application, il est nécessaire qutil soit "stabilisé" de telle maniere qu'il conserve son caractère réactif durant une longue période. On a souvent considéré que l'emploi de l'ozone en tant qu'agent d'oxydation remplacerait l'utilisation de nombreux autres agents oxydants habituels, tels que le chlore, le permanganate de potassium, et les composés analogues, si un procédé de stabilisation de l'ozone, conduisant un type quelconque de complexe ou de composé dans lequel l'ozone conserve son caractère réactif, pouvait être découvert. L'objet général de l'invention est de satisfaire cette demande en ozone stabilisé. Plus précisément, l'invention propose des formes nouvelles et améliorées d'ozone, pouvant entre manipulées sous la forme d'articles commercialisables, sans que l'ozone ne perde de façon importante sa réactivité, ces formes pouvant être utilisées de façon économique pour la mise en oeuvre d'oxydations, en remplacement des oxydants de la technique antérieure. L'invention propose également un nouveau mode opératoire permettant de préparer de telles formes d'ozone, convenant à une mise en oeuvre de cotit nominal compétitif. L'expression "formes d'ozone" utilisé ci-dessus ne limite pas l'invention. Lorsque l'on fait subir un essai normalisé de détection d'ozone à une solution préparée selon l'invention, ou à une poudre obtenue par évaporation d'une telle solution, cet essai indique la présence d'ozone, Il est visible que l'ozone, soit dans une telle solution, soit dans un tel solide, n'est pas présent en tant que gaz ozone "classique", mais sous la forme d'une association moléculaire encore non déterminée. La demanderesse suppose que cette forme fait intervenir une structure du type chélate. L'invention permet de préparer une forme stabilisée d'ozone par réalisation d'un mélange d'un gaz contenant de l'ozone avec une solution(préparée auparavant) contenant au moins un composé contenant un hétérocycle à 5 ou 6 atomes, contenant au moins un groupe imide, dans le cycle, les conditions étant telles que l'on fournit au gaz une énergie importante lors de son contact avec la solution. A ce moment, l'énergie en question est de préférence fournie au moyen d'un dispositif de mélange dans lequel le gaz et le liquide sont soumis à des contraintes de cisaillement, qui assurent un contact intime entre le gaz et la solution. Actuellement, un composé préféré destiné b outre utilisé pour la préparation d'ozone stabilisé est l'acide cyanurique. Les etapes essentielles du procédé concernant la stabilisation de l'ozone selon l'invention sont précisées dans ce qui précède. Le gaz utilisé doit contenir autant d'ozone que possible raisonnablement. La demanderesse considère qu'il est actuellement préférable d'utiliser l'ozone obtenu à partir d'un ozoniseur hautement efficace, produisant cette forme d'oxygène à partir de l'oxygène atmosphérique normal, en raison des données économiques concernant la préparation de l'ozone. Le gaz produit par un tel ozoniseur contient habituellement les mêmes pourcentages en oxygène et en les autres éléments de l'air, que l'air Habituellément, un tel gaz ne contient pas de monoxyde de carbone, en raison des conditions réactionnelles dans ltozoniseur, et contient les quantités prévues des autres oxydes.Si l'air ambiant traité par un tel ozoniseur contient une teneur importante en humidité, de faibles quatitEs d'acide nitrique peuvent être présentes dans le mélange gazeux obtenu. En général, on ne pense pas que ceci présente normalement un quelconque effet sur la mise en oeuvre de l'invention. Du fait que la stabilité de l'ozone diminue lorsque la température augmente, la demanderesse considère que l'ozoniseur utilisé pour produire le gaz destiné à être utilisé selon l'invention doit etre réglé de telle manière que le gaz traité soit à une température aussi faible que possible raisonnablement. Habituellement1 en utilisant un ozoniseur efficace, le gaz contenant de l'ozone produit à partir de l'air, à la tempé- rature ambiante, contient une quantité suffisante d'ozone permettant de mettre en oeuvre l'invention de façon efficace. Le gaz obtenu à partir dtun ozoniseur doit être utilisé, lors de la mise en oeuvre de l'invention, des que possible apres la production d'ozone, afin de reduire au maximum les pertes en ozone dues à la dissociation normale de l'ozone en oxygene atmosphérique habituel. La solution utilise en association avec le gaz contenant l'ozone est de préférence une solution aqueuse d'au moins un hétérocycle, ainsi que cela a été précisé ci-dessus. De tels hétérocycles peuvent être choisis dans un tres large domaine. La demanderesse considère qu'il n'est pas nécessaire d'alourdir cette description par une liste détaillée d'un grand nombre de tels composés, car la littérature chimique classique, par exemple "Organic Chemistry" par Fieser & Peser, 3e Edition, Beinhold Publishing Corp. Copyright 1956, donne la liste d'un grand nombre de tels composés.Des exemples de tels composés seront par exemple des composés relativenent simples tels que ceux qui sont rassemblés sous forme de tableaux pages 802 et 814 du texte indiqué cidessus La demanderesse considère qu'il est possible d'utiliser, à titre non limitatif, selon l'invention, des composés tels que l'acide indole-2 carboxylique, le pyrazole, l'imidazole, l'indole, l'acridone, la pyrimidine, l'acide diéthylbarbiturique, acide barbiturique, la caféine, et les composés analogues, en tant qu'agents de stabilisation associés à l'ozone. On notera,8 la suite de cette liste non limitative, que de nombreux composés que la demanderesse considère d'emploi possible selon l'invention, afin de stabiliser l'ozone, présentent des structures extrêmement complexes, et présentent de nombreux types différents de substituants inertes ou pratiquement inertes sur ce qui est considéré comme étant un hétérocycle réactif. De nombreux substituants inertes ou pratiquement inertes du type relatif à ces composés sont bien connus en chimie organique, et la demanderesse considère qu'il est pas nécessaire de donner une liste complète de ces substituants, dans cette description. Parmi les substituants inertes les plus communs, pouvant etre présents sur un hétérocycle d'un agent de stabilisation utilisé selon l'invention, on notera I'hydrogène, le radical méthyle, le radical phényle et les substituants analogues. Dans un composé hétérocyclique utilisé selon l'invention, le cycle peut être conjugué avec un ou plusieurs autres cycles. La demanderesse considère qu'il n'est pas important qu'un composé utilisé en solution en tant qu'agent stabilisant selon l'invention contienne un ou plusieurs groupes fonctionnels, ou sites, capables d'être facilement oxydés, à condition que l'hétérocycle à 5 ou 6 atomes utilisé soit lui-meme stable en présence d'ozone. La demanderesse considère qu'une telle stabilité est liée à un cycle du type résonnant, un composé utilisé en tant qu'agent stabilisant selon l'invention présentant de préférence un tel cycle résonnant. Une discussion exhaustive concernant la stabilité due à la résonance est considérée par la demanderesse comme ne faisant pas partie du cadre de cette description. Cet effet de résonance peut, dans une certaine mesure être illustrée en se référant au composé actuellement préféré pour la mise en oeuvre de l'invention. Ce composé est habituellement désigne sous le nom d'acide cyanurique. De façon plus exacte, ce compose, qui appartient à la famille des triazines, est le trihydroxy-2,4,6-s-triazine. Ce composé existe aussi bien sous la forme cétone que sous la forme énolique, la forme énolique étant pr8dominante en solution. On notera que ce composé est un composé hétérocyclique à 6 atomes, qui présente, lorsque l'on considère la forme résonnante cétone, des groupes cétone et imide alternes. La demanderesse considère que la résonance interne dans le cycle de l'acide cyanurique est importante en ce qui concerne la résistance de ce composé à l'oxydation,-qui est telle que ce composé n'est pas détruit lorsqu'il est mélangé à de l'ozone réactif On notera que différents composés, tels que ceux précisés ci-dessus, sont de nature telle qu'ils présentent cette résonance interne, même lorsque de tels composés présentent des cycles a 5 et 6 atomes qui ne sont pas composés entièrement de groupes fonctionnels alternés. De façon générale, la demanderesse considère que plus le nombre de groupes fonctionnels présents sur un composé contenant un hétérocycle å 5 ou 6 atomes est elevé, plus un tel composé est susceptible d'être utilisé en tant qu'agent stabilisant selon l'invention. En conséquence, il est visible que, pour etre acceptable en tant qu'agent stabilisant selon l'invention, un composé doit être stable en présence d'ozone, ou au moins pratiquement stable en présence d'ozone. Un autre facteur peut etre important, en ce qui concerne l'obtention d'une telle stabilité. Les composés précises ci-dessus sont considérés comme étant capables, dans les conditions normales, de former des complexes ou des chélates avec différents types d'ions métalliques. On pense actuellement que dans de nombreux cas, la résistance à l'oxydation par l'ozone, en ce qui concerne ces composés, est liée à la formation en solution de chélate entre ces composés, et que le produit obtenu selon l'invention contient un "pont" linéaire de 3 atomes d'oxygène lié à ses extrémités à un tel chélate. Ceci révèle une caractéristique intéressante de l'invention. I1 est bien connu que de nombreux chélates associés à des atomes d'oxygène sont extrêmement importants dans différents processus vitaux.De tels chélates associés à des atomes d'oxygène contiennent fréqueprpent, sinon toujours, un hétérocycle à 5 ou 6 atomes contenant au soins un, et plus frequemnent plusieurs, atomes d'azote sur l'hétérocycle. On considère que l'invention concerne l'utilisation de composés conduisant à la formation de chélates associés à des atomes d'oxygène, connus, conduisant à la forsa- tion de chélates avec des ions classiques, tels que les ions du fer et les ions analogues.Dans ce domaine, on se référera à "Chemistry of Metal Chelate Compounds" par Martels et col., Prentice-Haîl, Inc., N.Y., N.Y., 1955, et en particulier au chapitre 8 débutant à la page 336. Lorsque l'on utilise l'ozone stabilisé décrit ici, dans des conditions telles que soit une solution aqueuse de cet ozone, soit une poudre contenant l'ozone stabilisé, sont . susceptibles d'une manière quelconque, d'arriver au contact du corps humain, le composé de stabilisation utilisé doit satisfaire les normes habituelles : efficacité, normes concernant la santé et la sécurité. Si l'ozone stabilisé est destiné à être utilisé dans l'eau susceptible d'être consommée, ou destinée à etre consommée, le composé de stabilisation ne doit pas présenter de saveur, ou doit pratiquement ne pas présenter de saveur, afin d'éviter que les consommateurs ne s'opposent à l'utilisation de l'invention utilisée en ce qui concerne l'eau. Ainsi, en ce qui concerne l'être humain, un composé de stabilisation utilisé selon l'invention doit etre sans saveur, ou doit pratiquement ne présenter aucune saveur, lorsqutil se trouve en solution aqueuse. De plus, ce composé doit être un composé non toxique, non cancérigène, afin d'être totalement inerte vis-à-vis du corps humain. L'acide cyanurique, le composé préféré précisé dans ce qui précède, est considéré comme étant particulièrement convenable, en ce qui concerne son utilisation selon l'invention, car il satisfait.ces critères. On notera que cet acide est utilisé de façon courante actuellement, en ce qui concerne l'eau chlorée telle que celle utilisée dans les piscines. La concentration de la solution aqueuse mise en contact avec le gaz contenant l'ozone, selon l'invention, peut apparemment varier dans un large domaine, car le type de stabilisation d'ozone réalisé est principalement chimique, et non physique, et car apparemment l'utilisation de solvant dans la solution n'est n8cessaire que pour que le solvant serve de support inerte pour l'agent ou les agents de stabilisation de l'ozone utilisés,lorsque l'on fournit de l'énergie afin d'obtenir un dérivé d'ozone stabilisé.La concentration normale d'un composé de stabilisation en solution dépend de la solubilité du composé de stabilisation utilisé La demanderesse pense que l'on arrive à des solubilités améliorées lorsque l'on utilise deux tels composés, en solution, simultanément, ou en utilisant un agent de réglage du pH associé à un ou plusieurs de ces composés. En général, plus la concentration de composé de stabilisation dans la solution est élevée, plus la quantité d'ozone pouvant être "fixée" ou "stabilisée" en une seule étape est importante. Lorsque l'on stabilise l'ozone par l'acide cyanurique, on préfère actuellement utiliser une solution aqueuse contenant au moins 10 ppm d'acide cyanurique, et contenant au maximum 200 ppm d'acide cyanurique, si l'on doit utiliser la solution d'ozone stabilisé pour des usages domestiques, par exemple pour l'eau des piscines. Afin d'éviter une quelconque objection concernant un effet possible sur le corps humain, la demanderesse considère cependant qu'une concentration maximale de 100 ppm en acide cyanurique est souhaitable. En général, si la concentration d'une solution est telle que la solution contient moins d'environ 10 ppm de composé de stabilisation, la quantité d'ozone pouvant être stabilisée dans cette solution, aux fins d'utilisation effective, est insuffisante. Le pH de la solution de stabilisation utilisée est considéré comme étant relativement peu important en ce qui concerne l'invention. I1 semble actuellement qu'il soit possible d'arriver à des résultats satisfaisants à conditions que le pH soit dans un domaine pratiquement neutre, entre environ 5 et environ 9. Cependant, il semble également que l'ozone peut être stabilisé lorsque le pH est hors de ce domaine, selon l'invention. Ainsi, il semble que, lorsque l'on utilise quelques composés de stabilisation particuliers, le pH de la solution puisse atteindre une valeur proche de 14. Cependant, de façon générale, le choix d'un pH supérieur ou inférieur au domaine neutre défini ci-dessus n'est pas souhaitable, en raison de l'influence possible d'un pH supérieur ou inférieur, sur la solubilité du composé de neutralisation utilisé, et sur les caractéristique d'activité d'un tel composé il est pratiquement possible d'utiliser n'importe lequel des agents classiques de réglage de pH, afin de régler le pH de la solution de stabilisation, à une valeur se situant dans le domaine précisé.Si une telle solution contient un agent ou composé de réglage de pH susceptible d'etre oxydé par l'ozone, ou des impuretés quelconques susceptibles d'être oxydées par l'ozone, il est certain que ces-substances seront oxydées lors de la mise en contact de la solution de stabilisation avec l'ozone. La liberté de choix des ions inorganiques,en ce qui concerne la solution de stabilisation est considérée coure étant très importante, car elle permet å l'iwention d'être utilisée pour le traitement des eaux domestiques.Bien que ces eaux doiestiques présentent un domaine de pH neutre, tel que précis ci-dessus, elles contiennent norialement de nombreux ions inorganiques, tels que les ions ferreux et ferriques, l'ion calcium, etc., dont la présence peut aider de façon importante la stabilisation de l'ozone. En raison de la sensibilité de ozone à la température, on préfère que la solution utilisée lors de la mise en oeuvre de l'invention soit une température suffisasaent faible pour que la chaleur apportée par la solution n'ait pas tendance à entraîner la décomposition de l'ozone, lors de la mise en contact initiale entre l'ozone et la Solution. Dans ce domaine, on note cependant que la température de la solution a normalement une certaine influence sur la solubilité d'un agent de stabilisation utilisé, et que cette solubilité diminue avec la température.Du fait que l'on désire utiliser une solution présentant une concentration en agent stabilisant aussi élevée que possible, pour l'obtention d'une solution concentrée d'ozone stabilisé, il est nécessaire d'atteindre un "équilibre" entre la concentration en agent de stabilisation et la température de la solution utilisée. Les résultats actuels indiquent qu'un équilibre efficace de ce type peut être réalisé au moyen d'une solution dont la température minimale est comprise entre environ 7,2 et environ 10,00C, et dont la température maximale ne dépasse pas environ 82,?OC. Lorsque l'on chauffe l'ozone à environ 71,10C, l'ozone commence habituellement à se transformer en la forme normale atmosphérique de l'oxygène. La température maximale de 82,2"C environ est mentionnée car cette décomposition de l'ozone devient, à partir de cette température, extremement prononcée. Afin d'éviter la dégradation de l'ozone due à la température, il est préférable que la température de la solution ne dépasse pas environ 71,10C. L'étape du procédé consistant à fournir de l'énergie à un gaz contenant de l'ozone, et à une solution, peut être effectuée par introduction à la fois du gaz contenant l'ozone et de la solution dans un appareillage du type agitateur, dans lequel le gaz est fractionné en bulles extrêmement petites, au sein de la solution, et dans lequel on applique une certaine pression a la solution, afin d'entratner une augmentation apparente de solubilité de l'ozone dans la solution.Un appareillage préféré permettant d'atteindre ce genre de résultat consiste en une pompe du type centrifuge à ailettes, dans laquelle on ménage des orifices d'introduction, afin d'introduire à la fois le gaz contenant l'ozone et de l'eau, dans une chambre de pompage adjacente à la sortie de la pompe, afin que le gaz et l'eau soient soumis à d'importantes contraintes de cisaillement, ainsi qu'à une action de mélangeage importante, lorsque la pompe est en action. On considère que des résultats convenables.peuvent être obtenus par utilisation d'autres appareillages, tels que des appareillages du type broyeur pour colloïdes, dans lesquels la solution et le gaz sont introduits, vers l'extérieur, entre deux disques très proches l'un de l'autre, en rotation rapide, pendant un tres court laps de temps. Les surfaces de tels disques peuvent être de différents types1 afin de "fractionner" le gaz et le liquide, afin de favoriser la mise en contact intime, et afin de réaliser une action du type pompage favorisant l'expulsion du gaz et du liquide d'entre les disques. D'autres types de dispositifs de mélange fluide/ gaz, semblables, peuvent être utilisés. On considère qu'il est possible d'obtenir des résultats bénéfiques quelque peu limités par utilisation d'un appareillage de mélange de gaz et de liquide, du type venturi. On ne doit pas déduire de ce qui précède que les procédés permettant de fournir de l'énergie à un gaz contenant de l'ozone et à une solution sont limités selon l'invention aux procédés physiques décrits ci-dessus, et permettant de fournir ladite énergie. De tels procédés physiques sont actuellement préférés en raison de la facilité et du caractère pratique de leur mise en oeuvre. De tels procédés physiques impliquent obligatoirement la libération d'une certaine quantité de chaleur, en raison de phénomènes de friction, lorsque le gaz contenant l'ozone et la solution de stabilisation sont mis en contact. On considère également que ces procédés impliquent l'application d'une pression physique importante sur le gaz contenant l'ozone, ainsi que sur la solution de stabilisation.Une telle pression est considérée comme étant souhaitable, non seulement en raison de son- caractère "énergétique" mais également car elle a tendance à favoriser la solubilisation de l'ozone. On considère actuellement qu'il est possible d'utiliser pratiquement un quelconque dispositif permettant de fournir de l'énergie à un mélange gaz/liquide, de la manière indiquée ci-dessus, afin de réaliser au moins uns stabilisation limitée de l'ozone, selon l'invention. Ainsi, meme une radiation actinique semble favoriser une telle stabilisation, vraisemblablement en raison d'un mécanisme d'activation moléculaire quelconque. Un tel mécanisme peut être lié à la formation d'un chélate. Les différentes façons permettant de fournir de l'énergie, d'une manière ou d'une autre, ou par différents procédés, lors de la stabilisation d'ozone selon l'invention, sont très variés, et appartiennent à un large domaine. Au moins actuellement, on considère qu'il est nécessaire de mélanger le gaz contenant l'ozone avec une solution de stabilisation, ainsi que cela a été indiqué-, afin de stabiliser l'ozone, ainsi que cela a été précis dans cette description. Cependant, des indications révèlent qu'une telle stabilisation peut être réalisée par mise en contact direct entre le gaz contenant l'ozone et le composé de stabilisation, à condition qu'on leur applique, sous une forme ou sous une autre, une certaine quantité d'énergie, lorsqu'on les met en contact. On pense donc, actuellement, qu'il peut etre possible de former directement un complexe d'ozone sans utiliser un solvant, par utilisation d'un lit fluidisé d'un composé complexant, sous pression élevée, et à température relativement élevée, inférieure à environ 82,2"C, et de préférence inférieure à environ 71,10C. Ces limites de températures sont considérées comme étant nécessaires pour éviter la perte d'ozone avant que le dérivé d'ozone mentionné ne se forme. Le fait que ce type de dérivé ne soit pas formé par mise en contact d'ozone et d'un composé de stabilisation dans les conditions normales ambiantes, est révélé par la totale nondétection de l'existence d'un dérivé du type ozone/stabilisant. En raison de la nature de la stabilisation de l'ozone, et du large domaine couvert par l'invention, on considère qu'il est difficile, sinon impossible, de donner des exemples significatifs de l'invention susceptibles d'aider l'homme de l'art à la mettre en pratique. Actuellement, on effectue des essais concernant le procédé selon l'invention sur des gaz contenant de l'ozone obtenus à partir d'air ambiant, en utilisant un Model 1000 Purogen Ozonizer fabriqué par le département Purogen de la Chromalloy American Corporation, City of Industry, California. La quantité d'ozone produite par une telle unité atteint habituellement environ 55 g/h, selon la température et le degré d'humidité, le débit d'air étant d'environ 28,3 1/mu. Dans quelque-uns de ces domaines d'utilisation, la solution utilisée contient environ 60 ppm d'acide cyanurique dans l'eau, et son pH est d'environ 7 à 8. Au cours de ces essais, on utilise une pompe du type à ailettes, telle que celle décrite, afin de fournir de l'énergie à la totalité de l'air traité par l'ozoniseur, tandis que l'on pompe de l'eau à un pH proche de 7, le débit étant d'environ 5,75/7,52 1/mon. Au cours des essais mentionnés dans ce qui précède, l'eau utilisée est de l'eau de ville normale utilisée pour le remplissage d'une piscine. Une telle piscine est, bien entendu, exposée au rayonnement solaire. A ce jour, ces essais effectués indiquent qu'il est possible d'utiliser avec efficacité la forme stabilisée de l'ozone ainsi produite, pendant un temps relativement long, en remplacement du chlore, et dans le but de lutter contre la prolifération des bactéries, virus, algues, et analogues, habituels, cette lutte étant habituellement menée au moins partiellement par chloration de l'eau de la piscine. La demanderesse considère que ceci est tout à fait important, car l'ozone et/ou l'ozone sous forme stabilisée n'est pas nuisible à l'être humain, contrairement à l'eau chlorée habituelle. Le fait qu'il'soit possible d'utiliser avec efficacité la forme stabilisée de l'ozone ainsi produite selon l'inventiondans une piscine, est important pour d'autres raisons. Ce fait révèle en effet l'utilité de l'invention en ce qui concerne le traitement de l'alimentation en eau domestique normale, et analogues. Ce fait indique également que l'ozone stabilisé décrit ici présente les caractères essentiels de réactivité de l'ozone gazeux normal. La demanderesse considère cependant qu'il est hautement probable que cette forme stabilisée d'ozone soit quelque peu moins réactive que le gaz ozone non stabilisé, bien que l'on n'ai pas noté, jusqu'à présent, de différence perceptible de réactivité. La réactivité évidente de l'ozone stabilisé dans une solution préparée selon l'invention rend apparent le fait qu'une tele solution peut être utilisée en association avec différents procédés connus, pour mettre en oeuvre des réactions d'oxydation classiques. De façon générale, en ce qui concerne les domaines d'utilisation industriels, une quelconque solution d'ozone stabilisé doit contenir une quantité d'ozone rendue maximale par 1 'augmentation de la concentration en composé de stabilisation, celui-ci étant utilisé comme indiqué dans ce qui précède. Un aspect important de l'invention est cependant lié au fait que la concentration en ozone dune solution préparée par le procédé décrit ci-dessus, peut être augmentée grace à une élimination par ébullition du solvant présent dans la solution. Ainsi, une association acide cyanurique/ ozone stabilisé, préparée comme décrit ci-dessus, peut être portée à ébullition, afin d'éliminer l'eau de ladite solution. Dans des conditions normalisées, la concentration en ozone est ainsi fortement augmentée, dans la solution. Il est ainsi possible d'obtenir une solution d'ozone stabilisé,hautement concentrée, pouvant être utilisée avec efficacité dans de nombreux types de réactions. Si l'on eiEctue le procédé de concentration décrit ci-dessus de façon suffisanment poussée, on obtient un dépôt (poudre blanche) qui, selon les essais normalisés permettant de détecter l'ozone, contient de d'ozone. Ainsi, par exemple, lorsque l'on prépare de la manière décrite une solution d'ozone stabilisé par l'acide cyanurique, cette solution peut être portée à ébullition afin d'éliminer la totalité de l'eau de ladite solution, ce qui permet d'obtenir une poudre blanche contenant de l'ozone. Cette poudre se révèle etre stable en ce qui concerne ses propriétés, bien qu'il soit possible qu'elle puisse perdre une partie de sa teneur en ozone, au bout d'un temps assez long, ou du fait d'un stockage dans des conditions autres que les conditions ambiantes normales. Cette poudre est susceptible d'être transportée, et utilisée comme un article classique commercial, afin de mettre en oeuvre des oxydations. La demanderesse considère que cette poudre peut être utilisée directement dans un certain nombre d'applications, et que, dans d'autres applications, il peut être souhaitable de la transformer en une solution. En raison de la complexité des données chimiques concernées par l'invention et du fait que l'analyse, dans ce domaine de la chimie, est habituellement d'une complexité incroyable la demanderesse ne considère pas qu'il soit possible, au moins actuellement, de définir avec précision la nature exacte de l'ozone stabilisé selon l'invention.La demanderesse considère cependant que, en ce qui concerne une quelconque forme d'ozone stabilisé selon l'invention, l'ozone doit être présent sous la forme d'une sorte de "pont" ainsi que cela a été indiqué dans ce qui précède, trois atomes d'oxygene étant liés en une charnue, entre soit deux sites d'un hdtérocycle, cet hétérocycle étant présent dans un quelconque des composés stabilisants indiqués, soit entre de tels sites présents sur des cycles adjacents. Ainsi, par exemple, lorsque l'on utilise l'agent de stabilisation préféré selon l'invention (acide cyanurique) la demandesse considère que les extrémités d'une telle chaine atomes d'o y d'oxygènes sont "portées", ou "associées" soit aux atomes d'azote et de carbone adjacents, soit à deux atomes d'azote séparés par un unique atome de carbone. En raison de la nature du cycle de l'acide cyanurique, il est tout à fait possible qu'une telle chaine ou pont se forme entre des cycles d'acide cyanurique adjacents, particulièrement lorsque de tels cycles sont associés, en présence d'un ion métallique, tel. que l'ion ferrique, sous la forme d'une sorte de chélate Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. R E V E N D i C A T;' 0 N S 1 - Procédé de stabilisation d'ozone permettant d'obtenir une composition dans laquelle l'ozone est présent sous une forme réactive, et est utilisable en tant qu'agent d'oxydation, pendant une période prolongée, caractérisé en ce qu'il comprend le mélange d'un gaz contenant l'ozone avec une solution d'au moins un agent stabilisant présentant un hétérocycle à 5 ou 6 atomes, le cycle contenant au moins un groupe imide, ce mélange étant réalisé en meme temps que l'on fournit de l'énergie audit gaz lors de la mise en contact dudit gaz et de ladite solution. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite solution est une solution aqueuse dont le pH est compris entre environ 5 et environ 9. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite solution et ledit gaz. sont à une température comprise entre environ 10,00C et environ 82,20C, lors de la mise en oeuvre dudit procédé. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la concentration de ladite solution est telle que ladite solution contient 10 ppm dudit agent stabilisant. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fournit de l'énergie, durant l'étape de mélange, en faisant subir à ladite solution et audit gaz des contraintes mécaniques de cisalllerent, lors du mélange dudit gaz et de ladite solution. 6 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit agent stabilisant est de l'acide cyanurique. 7 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit agent stabilisant est un composé formant un chélate 8 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend de plus la concentration de ladite solution, éventuellement à sec ce qui conduit à un produit solide 9 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit agent stabilisant est acide cyanurique, ladite solution est une solution aqueuse dont le pH est compris entre environ 5 et environ 9, ladite solution contient d'environ 10 à environ 200 ppm d'acide cyanurique, ladite solution et ledit gaz sont à une température comprise entre environ 10,00C, et environ 82,20C, lors de la mise en oeuvre du procédé, en ce que l'on forait de l'énergie, durant l'étape de mélange, en faisant subir à ladite solution et audit gaz des contraintes de cisaillement mécaniques, lors du mélange dudit gaz et de ladite solution. 10 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend de plus une étape d'évaporation de ladite solution, éventuel- lement à sec afin d'obtenir un produit solide. 11 - Solution d'ozone stabilisé, caractérisée en ce qu'elle est obtenue par le procédé selon la revendication 1. 12 - Solution d'ozone stabilisé, caractérisée en ce qu'elle est obtenue par le procédé selon la revendication 9. 13 - Substance contenant de l'ozone stabilisé,caractérisée en ce qu'elle est obtenue par le procédé selon la revendication 8. 14 - Substance contenant de l'ozone stabilisé, caractérisée en ce qu'elle est obtenue par le procédé selon la revendication 10. 15 - Forme stabilisée d'ozone, caractérisée en ce qu'elle contient une channe de 3 atomes d'oxygene liée par ses extrémités à un agent stabilisant présentant un hétérocycle 9 5 ou 6 atomes, qui contient au moins un groupe imide, dans le cycle. 16 - Forme stabilisée d'ozone, selon la revendication 15, caractérisée en ce que ledit agent stabilisant est l'acide cyanurique.