La présente invention a pour obJet un projeté pour la fabrication d'un conduit de desenfumage et de ventilation, ainsi qu'un conduit obtenu par la mise en oeuvre de ce procédé. Dans les locaux devant recevoir un public nombreux, tels que ateliers, usines, entrepôts, magasins à grande surface, il est indispensable de prévois des moyens de protection et de lutte contre les dangers d'incendie. Or, surtout dans le cas de locaux comportant des cloisons en matériaux synthétiques9 faisant courir aux usagers un risque certain d'asphyxie, le rôle des conduits d'évacuation des flammes et des fumées est essentiel et rendu obligatoire par la legislation. De nombreux constructeurs se sont d'ores et déjà penchés sur le problème consistant à prevoir des conduits d'évacuation des gaz et des fumées dangereuses en cas d'in- cendie. Jusqu'à présent, on a djå proposé des conduits de désenfumage et de ventilation, qui sont, en gros, réalisés selon trois procédés différents. En effet, on a déj propose des conduits constitués en tôle, protégés le plus souvent par une projection de laine minérale. De tels conduits, en plus de leur coût élevé ne sont pas sans présenter de nombreux inconvénients liés à la déformation très rapide du métal sous l'effet de la chaleur, déformation qui rend de tels conduits pratiquement inutilisables dans le cas de désenfumage. On a également déjà proposé des conduits constitues en un matériau sec manufacture en usine et mis en place sur le chantier; de tels conduits sont extrêmement difficiles à mettre en oeuvre du fait des découpes, dévoiements et changements de section, devant nécessairement être effectués sur les lieux de l'utilisation. Ce manque de souplesse se traduit le plus souvent par un risque important de fuites au droit des joints, qui sont toujours le point faible de tels conduits, étant donne la propriété de tous les batimentss de "travailler" de façon plus ou moins importante. Enfin, ces mat#riaux notant dispo niables qu'en petites dimensions, la mise en oeuvre de conduits Le troisième type de conduits proposé précédemment, consiste en des conduits moulés présentant les mimes inconvénients que ceux réalisés en matériaux secs D le transport par petites sections de tels conduits, réalisés en atelier9 n'est pas aisé, et de plus, leur poids élevé rend leur montage très ardu. La présente invention se propose de remédier aux inconvénients des conduits de désenfumage et de ventilation connus, et propose, pour ce, un procédé pour la fabrication de conduits, donnant toutes les garanties de sécurité possibles, tout en étant d'un prix de revient et d'un coût de montage particulièrement peu élevés. A cet effet, la présente invention a pour objet un procédé du type ci-dessus, caractérisé en ce que l'on colle entre elles des plaques dont la périphérie est munie de feuillures de façon à obtenir un conduit de section rectangulaire dont les fartes se chevauchent, on met en place une armature porteuse constituée de profilés en fer horizontaux, dont la largeur correspond à celle des plaques, disposés parallèlement et suspendus au moyen de tiges filetées en acier galvanisé, on introduit le conduit sur les armatures et l'on projette sur sa surface un matériau de protection. L'utilisation de plaques qui se chevauchent et qui sont ensuite recouvertes d'un matériau projeté permet d'obtenir un conduit d'une seule pièce, sans aucune discontinuité. Cette technique permet ainsi de résoudre immédiatement les risques de fuites ou les désordres pouvant provenir de mouvement de la construction. De plus, le principe s8me du chevauchement permet un moindre ajustement des plaques sur le chantier, tout en ne mettant pas en péril le degré de résistance au feu, ce qui représente un avantage e trêmement important, du point de vue du prix de revient du conduit obtenu. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'on place autour des tiges filetées constituant les suspentes, des coquilles de protection en un matériau isolant. Cette disposition augmente encore la résistance de l'ensemble du conduit obtenu et donc améliore la sécurité. Selon une autre caractéristique de l'invention, on renforce les plaques formant la face supérieure du conduit par incorporation d'une armature métallique. La présence de cette armature améliore considérable ment la résistance mécanique des plaques formant la face su périeure, et abaisse ainsi le taux de "casse" lors des mani pulations, diminuant ainsi le prix de revient de l'ensemble. La présente invention a également pour objet un conduit de désenfumage et de ventilation obtenu par le procédé décrit ci-dessus. Ce conduit se compose de plaques de platre réunies au moyen de feuillures prévues à leur périphérie, dans les quelles on a incorporé un matériau résistant au feu et qui sont recouvertes d'un enduit projeté isolant. Bien entendu, cette disposition permet de combiner les qualités des à ltobtention d'un conduit monolithique, et donc sans point faible aux joints, avec les propriétés pro pres des matériaux "coupe-feu" du matériau qui est incorporé au plStre et de l'enduit projeté isolant. Des résultats particulièrement intéressants, ont été obtenus en utilisant, pour les plaques, en tant que maté riau de base, du plâtre fin de construction ou du plate à mouler dans lequel on a incorporé des fibres de verre ou des fibres végétales, ou bien un isolant thermique du type Vermicu lite ou perlite, ou bien des billes de verre etc... De même; pour le matériau de projection, des essais couronnés de succès ont été effectués en utilisant des produits comportant un liant hydraulique et un isolant, ou bien des produits à base de fibres minérales. Selon une autre caractéristique de l'invention, les plaques formant les faces inférieures et supérieures du conduit comportent des nervures tournées vers 11 extérieur, les nervures de la face inférieure reposant sur les profilés de l'armature porteuse, tandis que les fers de l'armature métal lique de la face supérieure sont inserrés dans les nervures des plaques formant cette face. Cette structure métallique, incorporée à la pla que supérieure, renforce sa résistance à la flexion, et in terdit ainsi son effondrement, les plaques inférieures étant elles-mbmes soutenues par une autre structure métallique. Selon une autre caractéristique de l'inventionS les feuillures permettant l'assemblage entre elles des plaques formant les faces inférieures et supérieures du conduit sont creusées dans des nervures. Le mode d'assemblage décrit ci-dessus, améliore de façon certaine la résistance au feu de l'ensemble. En effet, étant donné que les points faibles dtun conduit se trouvent au droit des joints et au-centre des plaques inférieures et supérieures, le chevauchement à chaque joint évite à celui-ci de s'ouvrir quand les plaques se cintrent sous l'effet de la chaleur. Le conduit qui fait l'objet de la présente invention sera décrit plus en détail à l'aide des dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue en perspective du conduit qui fait l'objet de l'invention avant projection du matériau de protection, - la figure 2 est une vue en coupe du conduit représenté sur la figure 1, selon la plan droit passant par l'axe II-II. - la figure 3a est une vue de dessus de 'une des plaques formant les faces latérales du conduit représenté sur la figure 1. - la figure 3b est une vue en coupe d'une telle plaque selon l'axe III-III. - la figure 4a est une vue de dessus de l'une des plaques formant la face supérieure du conduit représenté sur la figure 1, - la figure 4b est une vue en coupe de cette mame plaque selon l'axe IV-IV. Il est à noter que, sur la figure 4b, la taille des nervures des plaques a été augmentée dans un but de clarté. Selon la figure 1, le conduit qui fait l'objet de l'invention, se compose essentiellement, de plaques latérales 1, ainsi que de plaques inférieures 2%et supérieures 2' dont la périphérie est munie de feuillures et qui sont collées entre elles, au moyen de colle spéciale, de façon à obtenir un conduit à section rectangulaire. Les plaques 1, 2 et 2' sont des plaques en platre fin de construction ou en plâtre à mouler dans lesquelles on a incorporé soit des fibres de verre ou végétales, soit un isolant thermique de type Vermiculite, perlite ou billes de verre Selon les figures 1 et 2, les plaques inférieures 2 et, par suite, l'ensembledu conduit, reposent sur une armature porteuse constituée de profilés 4 enfers horizontaux, par exemple à section en forme de S# Q, dont la largeur 1 est du même ordre de grandeur que celle des plaques 2. Les profilés 4, sont disposés parallèlement et suspendus au moyen de tiges filetées 5 en acier galvanise, protégées par des coquilles de protection 6, en un matériau isolant. De plus, l'ensemble du conduit, tel que décrit cidessus, est gainé dans un matériau 7 projeté sur toute sa surface, y compris les fers supports 4 et les tiges 5 dans la hauteur du conduit. La figure 2, pour des raisons de commodité, ne représente qu'une partie du matériau 7 qui entoure bien entendu, la totalité du conduit. Ce matériau 7 sera constitué, de préférence, d'un produit quelconque comportant un liant hydraulique et un iso- lant, ou bien d'un produit à base de fibres minérales. Selon les figures 3a et 3b, les plaques 1 formant les faces latérales du conduit, sont munies, sur leurs faces supérieures et inférieures 10 et 11 , de feuillures 30 destinées à recevoir les plaques inférieures et supérieures 2 et 2' et, sur leurs faces latérales t2 de feuillures 31, qui se correspondent deux à deux, pour permettre l'assemblage entre elles des plaques 1. Selon les figures 4a et 4b, les plaques 2' formant la face supérieure du conduit, comportent des nervures 8 tournées vers ltextérieur et destinées à recevoir des fers d'armature 9, en forme de T inversé qui augmentent la résistance à la flexion de l'ensemble du conduit, et interdisent son effondrement. Les plaques 2' comportent des nervures 8 fixées à leur partie centrale, ainsi que des nervures 8' fixées à leur partie avant ou arrière, dans lesquelles sont creusées des feuillures 32, permettant l'imbrication de deux plaques 2r l'une dans l'autre et ainsi leur assemblage par chevauchement. Les plaques 2 formant les faces supérieures du conduit, sont du même type que les plaques 2', si ce n'est que leurs nervures 8 et 8' ne renferment pas de fers d'armature 9, mais reposent, sur les profilés 4 de l'armature porteuse. Les qualités de résistance au feu du conduit décrit ci-dessus, sont résumées dans les trois exemples# suivants, qui rapportent des essais qui ont été effectués dans un laboratoire agréé EXEMPLE 1 - Conduit testé = plaques de plate + vibres de verre épaisseur -t 5 mm + support d'enduit (grillage) + enduit projeté épaisseur 40 mm classement obtenu ffi coupe-feu 1 h 30 stable au feu 1 h 30 EXEMPLE 2 - conduit testé plaques de plâtre + vermiculite épaisseur 20 mm + support d'enduit (grillage) + enduit projeté épaisseur 45 mm classement obtenu ff coupe feu 3 h stable au feu 4 h EXEMPLE 3 - conduit testé plaques de plâtre + vermiculite épaisseur 20 mm + enduit projeté épaisseur 35 mm classement obtenu . coupe feu 4 h stable au feu 4 h Ces trois essais ont permis de retirer les enseignements suivants Le point le plus faible d'un conduit étant bien évidemment le joint forme par deux plaques, il est essentiel de régler ce problème d'une manière industrielle, car on ne peut assurer une surveillance de tous les instants pendant le montage sur chantier et risquer ainsi que ces joints soient bâclés. Le soin particulier apporté lors du montage des deux derniers conduits et le retrait du grillage support pour l'essai n0 3 montre qu'une économie très substantielle peut être réalisée en utilisant le conduit décrit dans la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'un conduit de désenfumage et de ventilation, caractérisé en ce que l'on colle entre elles des plaques dont la périphérie est munie de feuillures dé façon à obtenir un conduit à section rectangulaire dont les faces: se chevauchent, on met en place une armature porteuse constituée de profilés en fer horizontaux, dont la largeur correspond à celle des plaques, disposés parallèlement et suspendus au moyen de tiges filetées en acier galvanisé, on introduit le conduit sur les armatures et l'on projette sur sa surface un matériau de protection. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on place autour des tiges filetées constituant les suspentes des coquilles de protection en un matériau isolant. 3;- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on renforce les plaques formant la face supérieure du conduit par incorporation d'une armature métallique. 4.- Conduit de désenfumage et de ventilation obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il se compose de plaques de plâtre réunies au moyen de feuillures prévues à leur périphérie, dans lesquelles on a incorporé un matériau résistant au feu et qui sont recouvertes d'un enduit projeté isolant. 5.- Conduit selon la revendication 4, caractérisé en ce que le matériau résistant au feu est constitué par des fibres végétales ou des fibres de verre. 6.- Conduit selon la revendication 4, caractérisé en ce que le matériau résistant au feu est un isolant thermique du type vermiculite, perlite ou billes de verre. 7.- Conduit selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que l'enduit projeté est à base de fibres minérales. 8.- Conduit selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que les plaques formant les faces inférieures et supérieures du conduit comportent des nervures tournées vers l'extérieur, les nervures de la face inférieure reposant sur les profilés de l'armature porteuse, tandis que les fers de l'armature métallique de la face supérieu face. 9.- Conduit selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisé en ce que les feuillures permettant l'assemblage entre elles des plaques formant les faces inférieures et supérieures du conduit 9 sont creusées dans des nervures.