La présente invention a pour objet un dispositif automatique et rapide capable de réaliser des filetages sur des tours parallèles, ce dispositif comprenant un socle destiné à etre fixe au chariot du tour, ou machine analogue, un chariot, ou traînard, qui coulisse dans le sens longitudinal sur ce socle et parallèlement à la génératrice du filetage que l'on veut réaliser, et un chariot porte-outil qui coulisse obliquement par rapport à la direction du déplacement du chariot ou trainard. Comme on le sait, pour réaliser un filetage sur un tour parallèle, il faut effectuer un ou plusieurs passages de outil sur la pièce à usiner et, après chaque passage, faire reculer -l'outil et le ramener à sa position initiale en vue du passage suivant. Le déplacement de l'outil se fait dans le sens longitudinal, c 'est-à-dire parallèlement à l'axe du mandrin et il est assuré par le déplacement de la vis-mère du tour. Pour réaliser le déplacement de l'outil, on fait appel à des dispositifs qui sont montés sur le chariot du tour et que l'on relie cinématiquement à là vis-mère. Ces dispositifs assurent le déplacement de l'outil, le chariot du tour étant maintenu fixe. C'est ainsi, par exemple, que dans le dispositif selon le brevet italien 508.882, le déplacement de l'outil le long de la pièce à fileter est obtenu, aussi bien pendant le filetage que pendant la course de retour, à l'aide d'une came dont le profil agit sur un patin sur lequel est monté l'outil, par l'action d'un ressort de rappel. On met cette came en rotation en la reliant cinématiquement à la 'ris-mère du tour, tandis qu'une autre came dégage l'outil de la pièces traitée après chaque passage, afin de permettre le retour du patin et l'exécution des passages suivants. Les dispositifs connus de filetage, comme celui qui a été décrit ci-dessus, tout en étant avantageux de plusieurs points de vue, surtout en ce qui concerne la vitesse du filetage, ont l'inconvénient d'être limités dans leurs applications. En particulier, le dispositif à came cité plus haut ne permet de.réa- liser que des filetages de longueur limitée, étant donné que la came n'accorde au patin porte-outil que des déplacements de faible amplitude, car, sil n'en était pas ainsi, la came et les pentes de son profil auraient une importance inadmissible en pratique. Une autre limitation des dispositifs connus, du type signalé plus haut, tient au fait que, pour passer des filetages évalués en centimètres aux filetages en pouces, il faut changer la came d'entrainement de l'outil ; d'ailleurs, même si l'on reste dans les mesures métriques, une seule came ne permet pas de réaliser tous les pas usuels, et il faut prévoir des cames de remplacement. Un tel inconvénient se répercute sur le cott de l'appareil qui, en général, doit être muni de plusieurs cames, dont le prix n'est pas négligeable. L'objectif essentiel à la base de l'invention, est de réaliser des filetages de grande longueur, dont le pas répond aux normes métriques ou est en pouces, en un ou plusieurs passages, à l'aide de'un dispositif utilisable sur les tours parallèles. De façon précise, l'invention se caractérise par le fait que le dispositif de filetage comprend un mécanisme réversible, capable de transformer un mouvaient de rotation en un mouvement rectiligne et inversement, associé au socle de déplacement longitudinal du traînard, ce mécanisme étant commandé par la vis-mère du tour, un organe de liaison servant à transmettre ce mouvement de la vis-mère à ce mécanisme réversible, un organe d'embrayage servant à mettre en prise ce mécanisme réversible et la vis-mère et à les séparer, respectivement pour le filetage et pour la course de retour, des organes de commande de cet organe d'embrayage coopérant avec des éléments de fin de course pour l'ouverture ou la fermeture de cet organe d'embrayage au droit des positions de fin de course du traînard ainsi que des organes servant à provoquer le retour de ce trainard, indépendamment du déplacement du mandrin, à la position initiale de fonctionnement après chaque passage de filetage, et des organes servant à déplacer le chariot porte-outil. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation. Sur ces dessins, - la figure I est une vue schématique du dispositif selon l'invention et des mécanismes correspondants servant à transmettre le mouvement fourni par la vis-mère d'un tour parallèle ; - la figure 2 représente, en plan et de façon schématique, une partie en coupe, le dispositif selon l'invention - la figure 3 est une coupe longitudinale du dispositif-selon l'invention suivant la ligne III-III de la figure 4, avec les organes cinématiques à plus grande échelle, pour plus de clarté. - la figure 4 est une coupe transversale de ce dispositif suivant la ligne IV de la figure 3 - et la figure 5 est une coupe transversale de ce dispositif suivant-la ligne V-V de la figure 3. Le dispositif selon l'invention comprend un socle 1 destiné a être fixé sur le chariot d'un tour (non représenté) Sur ce socle coulissé, dans le sens longitudinal et parallèlement à la génératrice du filetage que l'on veut réaliser,-un chariot ou traînard 2 qui, lui-même, porte un chariot porte-outil 3 Ce-chariot coulisse transversalement d'un mouvement alternatif sur le traînard 2, de sorte que Outil 4 (figure 2) peut sue rapprocher ou s'éloigner de l'axe 5 de travail (en trait mixte), ou, plus spécialement, de la génératrice 5a du filetage que l'on veut réaliser. L'outil 4 est monté dans le logement 6 de la tourelle porte-outil 7, od il est bloqué par les vis 8. Cette tourelle 7 est, elle-meme, montée et fixée sur le chariot porteoutil 3, de façon connue-des specialistes. Le déplacement du chariot porte-outil 3 s'effectue en général obliquement par rapport au déplacement du traînard 2. L'inclinaison est, normalement, comprise entre + lOQ et - 100 -par rapport à la direction perpendiculaire au déplaéement longitudinal du traînard 2. Si cela est préférable, pour des raisons techniques, on déplace le chariot porte-outil 3 perpendiculairement au dé la cement longitudinal du traînard 2, comme on le verra plus loin. Le déplacement du traînard 2, sur des glissières qui seront décrites plus loin de façon détaillée, est assuré par une liaison vis-vis-mere réversible, par exemple du type à recirculation de billes, ou par tout autre système réversible commue un vérin hydrostatique ou une roue dentéeet une crémaillère Plus exactement, l'écrou 9 de cette liaison est fixe sous le traînard 2 et se visse sur la vis 10 d-'axe parallèle aux glissières du traînard 2 ou à la génératrice 5a du filetage que l'on veut réaliser sur la pièce traitée. La vis 10 est entraînée par l'intermédiaire d'un train d'engrenages à rapport variable, par exemple du type connu sous le nom de train d'engrenages a "tête de cheval" comprenant un engrenage 11 solidaire de la vis, un engrenage intermédiaire 12 et un engrenage 13 solidaire d'un premier arbre auxiliaire 14, parallèle à la vis 10. Dans l'alignement de l'arbre auxiliaire 14 se trouve un second arbre auxiliaire corisistant en une tige té les copique composée d'un élément extérieur--creux 15 et d'un élément 15b qui coulisse dans l'élément 15, la transmission de couples de torsion entre les éléments 15 et 15b demeurant possible.Entre l'arbre auxiliaire 14 et l'élément 15b du second arbre auxiliaire est intercalé un embrayage à crabot, désigné, dans son ensemble, par la référence 16- (et qui sera décrit plus loin de façon détaillée) ; cet embrayage 16 permet de réunir et de séparer l'arbre 14 et la tige telescopique 15-15b (figure 1). Cette tige 15-15b reçoit le mouvement de l'axe -17 du tour (figure 1), par l'interme- diaire d'un autre train d'engrenages de rapport variable, comprenant un engrenage 18 associé à la tige télescopique 15-15b, ua engrenage intermédiaire 19 et un engrenage 20 solidaire de l'axe 17. Cet axe 17- aboutit, selon un montage connu, au réducteur 21 du tour (figure 1). Onvoit sur la figure 3, les coussinets lOa et lOb de la vis 10, montés sur les parois latérales la et lb du socle 1, ainsi que les coussinets 14a et 14b de l'arbre 14, le coussinet 14b étant monté sur la paroi intermédiaire îc de ce socle 1. La figure 3 montre également, en 15a, le coussinet de support de la partie extrême de l'élément 15b de la tige télescopique.- Il est prévu, pour le coulissement du traînard 2 par rapport au socle 1, deux glissières 22 solidaires de ce socle 1 et deux contre-glis sières 23 solidaires de la partie inférieure du trainard 2 (figures 4 et 5). Entre les glissières 22 et les contre-glissières 23 sont intercalés des galets de coulissement 24. Ce système de glissires à galets comporte des éléments destinés au rattrapage des jeux ; ces éléments ne sont pas représentés car ils sont de type connu. L'embrayage à crabot 16 comprend une seule dent 25 faisant saillie d'un plateau avant 26 de l'élément 15b de la tige télescopique et, en position d'embrayage, une unique dent 27 fait saillie, vers l'avant, d'un élément 28 qui coulisse, par rainures, sur l'extrémité 14c de l'arbre 14 (figures 1 et3) qui dépasse fortement le coussinet 14b et la paroi intermédiaire lc du socle l. Pour assurer l'accouplement et la séparation de l'arbre 14 et de l'élement 15b de la tige télescopique, il est prévu que l'élément 28, qui porte la dent 27, peut se déplacer d'un mouvement alternatif sur l'extrémité 14c de l'arbre 14; grace à une fourche 29 (figures 3 et 4) rendue solidaire, par l'intermédiaire de la clavette 30, de la tige 34 du piston 32 (figure 3) d'un cylindre pneumatique 33 qui est, lui-même, porté par la paroi latérale lb du socle 1. La fourche 29 vient en prise avec l'élément 28 dans une rainure annulaire 28a de ce dernier. La tige 31 est guidée, à ses extrémités, par des supports prévus sur les parois lb et ic du socle 1. Le piston 32 délimite, dans lè cylindre 33, deux chambres 34 et 35 qui peuvent être, tour à tour, en communication avec l'entrée et avec la sortie d'un fluide sous pression, en vue d'entraîner, dans un sens et dans le sens opposé, le piston 32 et, avec lui, la fourche 29 et l'élément 28. -Quand la chambre 35 est sous pression et que la chambre 34 communique avec l'échappement, piston 32 se déplace vers la droite (selon la figure 3), de sorte que l'élément 28 se déplace lui aussi vers la droite et met en prise la dent 27 et la dent 25. De la sorte, l'arbre auxiliaire 14 se trouve relié à la tige télescopique 15-15b-, et le mouvement peut se transmettre de la vis-mère 17 à l'arbre 14, par l'intermédiaire des engrenages 20, 19 et 18 (figure 1), et, de cet arbre 14, à la vis 10 par l'intermédiaire des engrenages 13, 12 et 11. Le traînard 2 se déplace ainsi sur les glissières 22, 23, de droite à gauche, pour effectuer un passage de filetage, à supposer que le dispositif représente sur la figure 3 soit déjà arrivé en fin de course longitudinale vers la droite. A la fin de ce passage se produit, comme on le comprendra plus loin, le débrayage, qui envoie le fluide sous pression dans la chambre 34 et qui met la chambre-35 en communication avec l'échappement. I1 se produit alors lue déplacement du piston 32 vers la gauche (figure 3) et, par suite, le déplacement correspondant de l'élément 28 qui porte la dent 27, ce qui a pour effet de détacher la dent 27 de la dent 25-. Pour assurer le renvoi du traînard 2 à sa position de départ en vue d'un nouveau passage, après avoir dégagé l'outil 4 de la pièce à traiter, grâce à un mécanisme qui sera décrit plus loin, il est prévu un dispositif de renvoi à. ressort ou, mieux, a cylindre pneumatique. On peut, par exemple, utiliser un système pneumatique à piston plongeur, représenté schématiquement sur la figure 2 et, en coupe, sur la figure 4. Selon ce système, un piston 36, en forme de tige, fixé par une vis 37 à une plaque latérale 2a du traînard 2, est monté avec son axe parallèle à la direction de déplacement du traînard. Ce piston 36 en forme de tige coulisse dans la chambre 38 du cylindre 38a, fixé fermement sur le socle 1. On maintient un fluide sous pression dans cette chambre 38, de sorte que ce piston 36 en forme de tige joue le rôle de piston plongeur pour le renvoi du traînard 2 à sa position initiale (à droite, selon les figures 2 et 3), en poussant ce traînard avec une force constante. Le retour du traînard 2 est rendu possible par la réversibilité de la liaison vis-vis-mère, par exemple à recircu lation de billes (liaison entre la vis 10 et llecrou 9). Pendant cette course, la vis 10 peut tourner librement en sens contraire jusqu'à ce qu'elle atteigne la position angulaire qu'elle avait au début du passage précédent et y demeure. La rotation de la vis 10 en sens inverse se produit sous la poussée de l'écrou 9, une fois que les dents 25 et 27 se sont dégagées l'une de l'autrè. La mise en place du traînard 2, cfest-à-dire la determination des positions de fin de course, est assurée par deux micro-interrupteurs de fin de course. 39 et 40, par exemple de type pneumatique fixés, de maçon repérable, sur le côté 1d du socle 1 (figures 2 et 4), qui coopèrent avec une butée 41 fixée au traînard 2. Ces micro-interrupteurs 39 et 40 sont portés chacun par un petit support 40a relié, au moyen de la vis 40b, à un patin 40c qui coulisse dans l'entaille 40d en forme de T, pratiquée le long du côté îd du socle 1. En desserrant et en serrant la vis 4Ob, on détermine la position repérable du support 40a, et, par suite, du micro-interrupteur correspondant (40 ou 39). Le micro-interrupteur 39 est agencé de façon connue, pour commander l'envoi d'air comprimé dans la chambre 34 en vue de dégager l'une de l'autre les dents 25 et 27, tandis que le micro-interrupteur 40 est agence pour envoyer de l'air comprimé dans la chambre 35, ce qui met en prise l'une avec l'autre ces dents. Il est prévu, en outre une sécurité de fin de course servant à débrayer l'embrayage à crabot, au cas où le micro-interrupteur 39 ne fonctionnerait pas, ou encore au cas où, pour une raison quelconque, 1'air comprimé, destiné à assurer le débrayage, n'arriverait pas dans la chambre 34. Cette sécurité consiste en une vis réglable 42 et que l'on peut bloquer à l'aide d'un écrou 43 , cette vis étant associée à la plaque latérale 2a du traînard 2 et pouvant venir en prise avec la tête 31a de la tige 31 qui fait saillie de la paroi latérale lb. De la meme façon, la tige 31 se déplace, de façon mécanique, de la droite vers la gauche (selon la figure 3), au moyen de la vis 42, quand le traînard 2 arrive en fin de course, assurant ainsi, de façon sure, la séparation des dents 25 et 27. Cela se produit donc même si le micro-interrupteur de débrayage 39 ne marche pas. Comme on lta dit, le chariot porte-outil 3 coulisse d'un mouvement alternatif sur le traînard 2. Plus exactement, ce chariot 3 coulisse sur un ensemble de glissières 44, dont l'une se trouve sur un socle 45, ltinterieur duquel (en 46) sont logés les mécanismes d'entraînement du chariot porte-outil, qui seront décrits plus loin, Le socle 45 est fixé au traînard 2 a la position voulue, les glissières 44 étant perpendiculaires à la direction d 'entraînement du traînard 2, ou encore faisant un angle compris entre -10 et + 100 avec la perpendiculaire à cette direction. Le chariot porte-outil 3 se déplace le long des glissières 43 et 44 sous l'effet d'une tige 47 (figure 2) qui, elle-même, se déplace d'un mouvement de va-et-vient perpendiculairement à la direction de déplacement du chariot porte-outil 3. Cette tige 47 présente une rainure à flancs inclinés 48, délimitée par deux plans inclinés, 48a et 48b, parallèles entre eux, entre lesquels est introduite I'extrémité à facettes 49 d'un petit pivot 50. L'autre extrémité 51 du pivot 50 est rendue solidaire du chariot porte-outil 3. Le déplacement alternatif de la tige 47, qui sort du socle 45 par l'ouverture 52, est assuré par un cylindre pneumatique 53 monté sur le traînard 2 et commandé dans les deux sens, par les micro-interrupteurs 39 et 40 de fin de course du traînard 2. La liaison entre la tige 47 et la tige 54 du cylindre 53 est assurée par une articulation constituée par la crosse 55 réunie par vissage, à l'extrémité 54a de la tige 54 et, à l'avant de la clavette 56, à la tige 47. Cette clavette-56, permet d'incliner la tige 47 par rapport à la tige 54, de sorte que le chariot porte-outil 3 peut fonctionner même suivant une direction décalée par rapport à la perpendiculaire à la direction de déplacement du traînard 2, direction à laquelle le déplacement de la tige 54 est parallèle. En mettant en marche le cylindre pneumatique 53, on obtient la translation du chariot porte-outil 3, dans un sens ou dans l'autre, par engagement de 1 'extrémité à facettes 49 du pivot So contre les côtés de la rainure 48. on peut ainsi dégager l'outil 4 de la pièce à traiter, à la fin de chaque passage de filetage, et faire revenir cet outil contre cette meme pièce après retour du traînard 2, en vue de procéder à un nouveau passage, en modifiant en même temps la profondeur du filetage par réglage des courses successives de la tige 54, par exemple au moyen d'un mécanisme à butées variables (non représenté par ce qu'il est d'un type courant) associé au traînard 2. Ce mécanisme agit, de façon connue, sur la commande du cylindre pneumatique 53 après chaque course utile du traînard 2, en provoquant la variation de la course de la tige 54 et en déterminant, par conséquent, la course du chariot porte-outil 3 pour chaque passage de filetage. Un mécanisme de ce genre est décrit, par exemple, dans le brevet italien 532.273. Pour que la reprise du filetage, à chaque nouveau passage, ait lieu exactement en phase, c1est-à-dire, pour que l'outil revienne, au contact de la pièce à traiter exactement au point ou avait débuté le passage precédent, il faut absolument que le rapport entre le nombre de tours du mandrin (et, par suite, de la pièce à fileter) et le nombre de tours de la tige télesco- pique 15-15b, soit un nombre entier. C'est la condition nécessaire pour que la dent 25 reprenne, au début de chaque nouveau passage, la position angulaire qu'elle avait au début du premier passage de filetage. Le fonctionnement du dispositif selon l'invention ressort de ce qui précède : après avoir fixé le dispositif sur le chariot d'un tour, en bloquant sur celui-ci le socle cet après avoir mis en place et bloqué ce chariot, on peut commencer le filetage d'une pièce qui est montée entre le mandrin et la contre-pointe du tour ou sur le mandrin. Le premier passage de filetage se produit à partir de la position de fin de course déterminée par le microinterrupteur 40, le traînard 2 étant déplacé vers la droite (selon les figures 1 à 3). Ce micro-interrupteur commande l'envoi d'air sous pression dans la chambre 35 du cylindre 33 et met la chambre 34 en communication avec ltéchappement, de sorte que les dents 25 et 27 viennent en prise et que, par suite, la tige télescopique 15-15b se trouve reliée à arbre 14 La vis 10 tourne donc à une vitesse angulaire proportionnelle à celle de la vis-mère 17 du tour, provoquant ainsi le déplacement du trainard 2 dans le sens longitudinal de la droite vers la gauche. A la fin du premier passage (figure 3), la butée 41, fixée au traînard 2, vient au contact du micro-interrupteur 39 qui commande l'envoi d'air comprimé dans la chambre 34 du cylindre 33 et met la chambre 35 en communication avec ltechappementt ce qui déplace la dent 27 vers la gauche (figure 3) et la dégage de la dent 25. Cette séparation étant ainsi réalisée, la vis 10 cesse de tourner et le traînard 2 s'arrête donc. Tout de suite apures peut se mettre en marche l'organe de rappel constitué par le piston plongeur 36 qui, sous l'effet de l'air comprimé delta chambre 38, se déplace de la gauche vers la droite (figure 2), en entraînant avec lui le traînard 2 pour le remettre en position de-départ. Le microinterrupteur 39 commande également le cylindre pneumatique 53 qui, tout de suite avant la course de retour, provoque le déplacement du chariot porte-outil, et de l'outil 4, en dégageant ce dernier de la pièce traînée. Pendant la course de retour, assurée par la poussée du piston plongeur 36, la vis 10 qui, à ce stade, est folle, est mise en rotation dans le sens opposé au sens précédent, en étant entraînée par l'écrou 9 porté par le traînard 2. Cette inversion de sens est possible grace à la réversibilité de la liaison vis-vis-mère à recirculation de billes. A la fin de la course de retour, la butée 41 vient au contact du micro-interrupteur d'embrayage 40 qui, de nouveau, met en prise l'une avec l'autre les dents 25 et 27. L'arbre 14 et la tige télescopique 15-15b se trouvent ainsi réunis de nouveau, tandis que le même micro-interrupteur 40 commande la mise en marche du cylindre pneumatique 53, dans le sens qui fait revenir le chariot porte-outil 3 vers la pièce à fileter, de manière à lui appliquer de nouveau l'outil 4. Une nouvelle course de filetage a donc lieu, étant donné que la vis 10 se remet à tourner sous l'action de la vismère 17 A la fin du second passage, )es stades exposés plus haut se répètent, avec arrêt du traînard 2, éloignement de l'outil 4 de la pièce traitée puis retour du traînard 2 à la position de départ pour amorcer éventuellement un nouveau passage. On peut répéter indéfiniment le cycle des opérations jusqu'à obtention de la profondeur de filetage voulue A la fin de chaque course de retour, l'outil 4 se trouve écarté de la pièce traitée pour ne pas se briser, et va à la position de travail après avoir avancé légèrement vers la pièce à traiter, (en même temps que les dents 25 et 27 viennent en prise), sous l'effet du réglage de la course de la tige 54 du cylindre 53. Comme on l'a signalé, la dent 27 revient à la position angulaire qu'elle avait au début du passage précédent. L'outil 4 revient toujours dans le filetage réalisé antérieurement, étant donné qu'il existe une relation cinématique, bien définie entre le nombre de tours du mandrin (et, par suite, de la pièce à fileter) et le nombre de tours de la dent 25 qui entraîne la dent 27, en étant en prise avec elle, condition satisfaite dès que cette dent a repris exactement la position angulaire qu'elle avait auparavant. En outre, comme on l'a déJ signalé, on peut, avec le dispositif selon l'invention, réaliser des filetages ayant n'importe lequel des pas (en centimètres ou en pouces) d'utilisation courante, sans avoir à changer l'organe le plus important du système d'entraînement du- traînard 2 qui, dans ce cas, est constitué par l'association vis-vis-mère à recirculation de billes. En effet, pour chaque type de filetage et pour chaque pas, il existe un rapport bien défini entre le nombre de tours du mandrin et le déplacement, (à chaque tour du mandrin) du traînard 2, si l'on respecte la condition que le rapport entre le nombre de tours du mandrin et le nombre de tours de la tige télescopique 15-15b doit être égal à un nombre entier. Si l'on conserve une vis 10 de pas donné dans le dispositif de filetage, si l'on fait varier à l'arbre d'engrenages les rapports de transmission des groupes d'engrenages Il à 13 et 18 à- 20, et si l'on fixe en conséquence le rapport convenable dans le réducteur 21 du tour, on peut toujours obtenir les condi-tions cinématiques indiquéesplus haut, en vue de réaliser le filetage voulu. Enfin, -on remarquera que le dispositif selon 1 'in- vention permet d'obtenir rapidement et automatiquement des filetages même sur des pièces de grande longueur, aussi bien avec des pas en centimètres ou en pouces d'usage courant, en assurant, à chaque nouveau passage, les mêmes conditions que pour le premier passage, afin de ne pas perdre le pas du filetage et de ne pas croiser des filetages. On notera également que le retour du traînard 2 à sa position de départ peut se faire très vite et n'exige pas l'inversion du sens de rotation de la tige télescopique 15-15b; celle-ci tourne toujours régulièrement-dans le même sens, etant donné qu'elle est toujours reliée cinématiquement à la vis-mère 17 du tour. Pour modifier la longueur de la course du filetage, il suffit de déplacer les micro-interrupteurs 39 et 40, en les éloignant ou en les rapprochant 1 'un de l'autre. REVENDICATIONS 1. Dispositif automatique et rapide capable de réaliser des filetages sur des tours parallèles, ce dispositif comprenant un socle destiné à être fixé au chariot du tour, ou machine analogue, un chariot, ou traînard, qui coulisse dans le sens longitudinal sur ce socle et parallèlement à la génératrice de filetage que l'on veut réaliser, et un chariot porte-outil qui coulis se obliquement par rapport à la direction du déplacement du chariot ou traînard, ce dispositif étant caracterisé-par le fait qu'il comprend un mécanisme réversible, capable de transformer un mouvement de rotation en un mouvement rectiligne et-inver- sement, associé au socle de deplacement longitudinal du traînard 2, ce mécanisme étant commandé par.la vis-mère du tour, un organe de liaison servant à transmettre ce mouvement de la vis-mère à ce mécanisme réversible, un organe d'embrayages 25, 27 servant à mettre en prise ce mécanisme réversible et la vis-mère et à les séparer, respectivement pour le filetage et pour la course de retour, des organes de commande de cet organe d'embrayage coopérant avec des éléments de fin de course pour l'ouverture ou la fermeture de cet organe d'embrayage au droit des positions de fin de course du tralnard, ainsi que des organes servant à provoquer le retour de ce traînard, indépendamment du déplacement du mandrin, à la position initiale de fonctionnement après chaque passage de filetage, et des organes servant à déplacer le chariot porte-outil. 2. Dispositif selon la revendication l, caractérisé en ce que ce mécanisme réversible est du type à vis et vis-mère, par exemple à recirculation de billes. 3. Dispositif selon chacune des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ce mécanisme à vis - vismère comprend un écrou fixé au traînard et une vis tournant sur le socle, d'axe parallele au sens de coulissement du traînard, un premier arbre auxiliaire monté tournant sur ce socle, parallèlement à cette vis, un premier accouplement cinématique à rapport de transmission variable entre cette vis et ce premier arbre auxiliaire, un second arbre auxiliaire dont la première extrémité st montée sur ce socle, sur le prolongement de l'axe de rotation de ce premier arbre auxiliaire, ainsi qu'un second accouplement cinématique à rapport de transmission variable entre l'autre extrémité de ce second arbre auxiliaire et la vis-mère du tour, ledit embrayage à crabot étant intercalé entre ce premier arbre auxiliaire et la première extrémité du second arbre auxiliaire. 4. Dispositif selon chacune des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que ce premier accouplement cinématique à rapport de transmission variable entre la vis et le premier arbre auxiliaire, et ce second accouplement cinématique à rapport de transmission variable entre le second arbre auxiliaire et la vis-mère du tour, ont des rapports de transmission tels que le rapport entre le nombre de tours du mandrin et le nombre de tours de la vis du système cinématique réversible soit égal à un nombre entier. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que cet embrayage à crabot comprend une première dent en saillie montée sur la première ex trémité du second arbre auxiliaire tournée vers le premier arbre auxiliaire, une seconde dent montée en saillie sur un élément à déplacement longitudinal, associé, par coulissement, à l'extremi- té de ce premier arbre auxiliaire, des organes étant prévus pour déplacer d'un mouvement de va-et-vient cet élément mobile en vue de mettre en prise ces deux dents et de les séparer. 6. Dispositif selon la revendication 5, çaractérsé par le fait que cet élément mobile est associé à la tige d'un cylindre à fluide de commande, actionné par des micro-interrupteurs de fin de course associés à ce socle. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'il comprend un sécurité de fin de course constituée par une pièce de position repérable associé au traînard, cette pièce pouvant venir en prise avec un prolongement de la tige du cylindre à fluide de commande pour déplacer l'élément mobile de l'embrayage à crabot et, par Suite, provoquer la séparation de la première dent d'avec la seconde dent quand le traînard atteint une position de fin de course, si le micro-interrupteur de fin de course correspondant vient à tomber en panne. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que ces organes servant à faire revenir le traînard à sa position initiale, après -chaque passage de filetage, comprennent un piston plongeur, relié au traînard, et un cylindre à fluide sous pression, solidaire du socle, ce piston coulissant dans ce cylindre. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que les organes servant à déplacer transversalement le chariot porte-outil, comprennent une première glissière située sur le traînard, une seconde glis sière solidaire du chariot porte-outil et coulissant dans la première glissière, cette première glissiere pouvant être posée sur le traînard suivant une position oblique par rapport à la direction longitudinale de coulissement du traînard, une tige coulissante d'un mouvement de va-et-vient perpendiculairement à ces deux glissières pour manoeuvrer le chariot porte-outil, un pivot solidaire du chariot porte-outil et en saillie vers cette tige, une rainure dans cette tige délimitée par deux plans verticaux inclinés par rapport à la direction de coulissement de la tige, l'extrémité de ce pivot étant munie de facettes et étant appliquée contre les plans de cette rainure, un cylindre à fluide monté sur le traînard et dont le piston est relue à ladite tige par l'intermediaire d'une articulation, ce cylindre etant actionné par les micro-interrupteurs de fin de course au début et à la fin de chaque course du traînard, pour rapporcher et éloigner l'outil de la pièce à fileter. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que ces glissières du chariot-porte-outil sont orientées perpendiculairement à la direction de coulissement du traînard. 11. Dispositif selon la revendication 9, caracté risé- par le fait que les glissières du chariot porte-outil font un angle compris entre + 100 et - 100 avec la perpendiculaire à la direction de coulissement du traînard. 12. Dispositif selon 1 'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait qu'il comprend un mécanisme à butées variables monté sur le trainard, ce mécanisme ayant pour rôle, au début de chaque course de filetage, d'augmenter la course du piston du cylindre à fluide associé à la tige du chariot porte-outil, en vue de modifier la profondeur du filetage.