La présente invention concerne un rétroréflecteur que l'on peut employer chaque fois qu'on désire réfléchir de la lumière. Une application importante de ce rétroréflecteur concerne les bandes de marquage pour les chaussées, les trottoirs, les pistes d'aéroport, etc, et ce rétroréflecteur est donc décrit en considérant cette utilisation. On place des bandes rétroréfléchissantes à la surface d'une chaussée, comme le long de sa ligne médiane ou de ses accotements, pour matérialiser des voies ou des couloirs de circulation, ou aux intersections pour définir des lignes d'arrêt ou des couloirs de traversée pour le trafic des véhicules comme des piétons. Les marques de ce type sont placées à une certaine distance les unes des autres et ont pour fonction de guider la circulation pour lui faire suivre ou traverser une route, ou pour lui faire suivre une courbe de la route. Pour aider plus particulièrement le conducteur d'un véhicule la nuit, ces marques comportent des réflecteurs de la lumière qui renvoient vers la source de lumière les faisceaux lumineux incidentes qui pr-ovien- nent des phares des véhicules.Du fait que les automobiles modernes sont équipées de phares très puissants, l'utilisation de bandes de marquage s'est largement répandue. Les bandes de marquage contribuent à la sécurité de la circulation, comme dans le cas où les routes sont humides du fait de la pluie. Dans certaines conditions, comme en cas de brouillard, les marques réfléchissantes placées sur la route peuvent constituer le seul moyen pour orienter un conducteur lorsque la route comporte un virage. Diverses formes de bandes de marquage rétroréfléchissantes ont été proposées antérieurement. Elles présentent un ou plusieurs défauts, comme la réflexion d'une fraction trop faible de la lumière incidente lorsque le véhicule qui s'approche de la bande considérée en est encore à une distance appréciable, ou bien une sensibilité excessive aux intempéries, et en particulierà la pluie, seule ou suivie par le gel. La pratique de l'art antérieur consiste à placer les éléments réfléchissants au niveau supérieur de la bande de marquage de la route, ou même au-dessus de ce niveau. Cependant, à cet emplacement les éléments réfléchissants sont non seulement usés et même cassés par la circula tion des véhicules et des piétons, mais également soumis à ltéro- sion et aux détériorations qui résultent de l'entrée d'eau ou de substances analogues.En outre, la précision et l'intensité de la réflexion de la lumière sur ces bandes de marquage sont souvent dégradées lorsqu'elles sont humides sous effet de la pluie. Le brevet U.S. 3 587 415 décrit par exemple une bande de marquage qui comporte plusieurs éléments qui sont placés à une certaine distance les unes des autres sur la surface supérieure d'une bande de base, en étant partiellement noyés dans cette bande. Les éléments ont une composition qui comprend une quantité importante de micro-sphéroides, pour assurer la réflexion de la lumière. Le brevet U.S. 3 920 346 décrit une bande de marquage qui comporte des éléments espacés en forme de coins, dans lesquels une matière rétroréfléchissante, comme des perles de verre, est noyée en position centrale, en étant orientée verticalement, c'est-à-dire perpendiculairement à la chaussée. Dans le cas d'une telle structure, on ne fait aucun effort pour orienter la lumière réfractée par la matière rétroréfléchissante, afin d'obtenir le pouvoir réfléchissant maximal. En outre, ce qui est encore plus grave, au cas où un coin se brise pour une raison quelconque, l'eau et des débris peuvent facilement pénétrer jusqu'à la matière rétroréfiéchissante, en détruisant son efficacité. Le brevet U.S. 3 935 365 décrit une bande qui consiste en une structure à deux couches comprenant une couche de support inférieure relativement mince, et une couche supérieure principale, plus épaisse, dont la composition fait intervenir des particules cristallines dures et des particules réfléchissantes noyées dans cette couche, à différents -niveaux. L'invention a essentiellement pour but de réaliser un rétroréflecteur sous forme de feuille, de structure relativement simple, qui assure une rétroréflexion efficace, et qui convienne particulièrement bien à l'utilisation comme bande de marquage rétroréfléchissante. L'invention a également pour but de réaliser une bande-de marquage qui constitue un écran pour les éléments réfléchissants qu'elle comporte, au lieu de les laisser à nu, grâce à quoi ces éléments sont protégés contre l'usure et la destruction par les intempéries, comme par l'eau de pluie. Dans un mode de réalisation de l'invention, la matière de marquage rétroréfléchissante est de préférence fabriquée à partir d'une résine polymère organique, sous la forme d'une bande qui comporte au moins certaines parties transparentes, une surface de réfraction de la lumière d'un côté, et un certain nombre d'élé ments réfléchissants en forme de trièdres qui comportent trois facettes mutuellement perpendiculaires, de l'autre côté, ce côté de la bande étant destiné à être collé en un lieu d'utilisation. Selon une variante, des récepteurs de lumière peuvent s'élever au dessus de l'un des cotés de la feuille, en étant répartis à une certaine distance les uns des autres selon une direction de la feuille, mais dans la structure considérée,les éléments réfléchissants en forme de trièdres sont protégés en étant placés de l'autre côté de la feuille, ou à la frontière entre cette dernière et les récepteurs de lumière. Les éléments réfléchissants sont de préférence munis d'un revêtement métallique pour contribuer à leur fonction de réflexion, et ils peuvent être répartis de fagon bidirectionnelle par rapport à la lumière qui fait l'objet de la rétroréflexion. Les éléments réfléchissants doivent avoir la forme de trièdres, et ils doivent comporter trois facettes mutuellement perpendiculaires, mais la taille de ces facettes et leur orientation optique peuvent varier. Par exemple, -ces éléments peuvent se présenter sous la forme de coins de cubes, ou de parallélépipèdes rectangles.Une forme préférée consiste en une pyramide à base triangulaire, qui convient bien pour l'utilisation en réflexion bidirectionnelle Un aspect de l'invention porte sur une matière de marquage rétroréfléchissante, caractérisée en ce qu'elle consiste en unefeuUie qui comporte au moins certaines parties transparentes, une surface de réfraction de la lumière dfun premier coté, et plusieurs éléments réfléchissants trièdres, comportant trois facettes mutuellement perpendiculaires, du second côté, ces éléments étant orientés de façon à réfléchir la lumière qui atteint la feuille sous des angles d'incidence relativement élevés, et étant conçus de façon à être collés en un lieu d'utilisation. Un autre aspect de l'invention porte sur une bande de marquage rétroréfléchissante, caractérisée an ce qu'elle consiste en une bande transparente qui comporte un premier côté muni de récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de ce côté, et qui sont séparés par une certaine distance dans la direction longitudinale de la bande, et des éléments réfléchissants qui sont formés à la frontière entre les récepteurs de lumière et le premier côté de la bande, le second côté de cette bande étant destiné à être collé en un lieu d'utilisation. Un autre aspect de l'invention porte sur un rétroréflecteur bidirectionnel caractérisé en ce qu'il comprend un corps transparent qui comporte une surface de réfraction de la lumière, et plusieurs éléments réfléchissants qui sont conçus de façon à recevoir et à rétroréfléchir la lumière qui est réfractée par cette surface, ces éléments réfléchissants étant constitués par des rangées juxtaposées d'éléments disposées transversalement par rapport à la direction de la lumière à réfléchir, chaque rangée d'éléments comprenant des pyramides à base triangulaire et à trois facettes mutuellement perpendiculaires, et ces pyramides étant arrangées en ordre alterné, de façon que les facettes disposées transversalement de deux pyramides soient séparées par le sommet d'une troisième pyramide intermédiaire, les bases de ces pyramides se confondant avec le corps du rétroréflecteur et formant une partie de celui-ci. Un autre aspect de l'invention porte sur une bande rétroréfléchissante à structure intégrée pour le marquage de routes, ou des applications analogues, efficace à l'état sec comme à l'état humide, caractérisée en ce qu'elle comprend une bande transparente qui comporte une surface de réfraction de la lumière d'un premier côté, et plusieurs éléments réfléchissants trièdres du second côté, ce second côté étant destiné à être collé en un lieu d'utilisation, tandis que les éléments réfléchissants trièdres comprennent des rangées juxtaposées d'éléments disposées transversalement par rapport à la direction de la lumière à réfléchir, chaque rangée d'éléments comprenant des pyramides à base triangulaire et à trois facettes mutuellement perpendiculaires, et ces pyramides étant disposées en ordre alterné, de façon que les facettes placées transversalement de deux pyramides adjacentes soient séparées par le sommet d'une troisième pyramide intermédiaire. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre de modes de réalisation, donnés à titre non limitatif . La suite de la description se réfère aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 est une représentation partielle en perspective d'une chaussée sur laquelle sont collées deux bandes de marquage réfléchissantes correspondant à deux formes de l'invention;; La figure 2 est une coupe agrandie selon la ligne 2-2 de la figure 1 La figure 3 est une coupe agrandie selon la ligne 3-3 de la figure 1 La figure 4 est une coupe semblable à celle de la figure 3, et montre des éléments réfléchissants placés à la frontière entre les récepteurs de lumière et le corps d'une bande de marquage La figure 5 est une coupe semblable à celle de la figure 3, et montre une autre forme possible pour un récepteur de lumière, ainsi qu'une autre position possible pour les éléments réfléchissants La figure 6 est une coupe semblable à celle de la figure 3, et montre une configuration permettant une réflexion bidirectionnelle de la lumière La figure 7 est une coupe semblable à celle de la figure 3, et montre l'utilisation d'un récepteur de lumière à déformation élastique;; La figure 8 est une coupe selon la ligne 8-8 de la figure 7 La figure 9 est une coupe longitudinale partielle agrandie, selon la ligne 9-9 de la figure 10, d'une bande de marquage correspondant à l'invention, et montre l'utilisation de coins de cubes comme éléments réfléchissants La figure 10 est une représentation de la bande de la figure 9, en vue dans a direction des flèches 10-10 La figure 11 est une coupe longitudinale partielle et agrandie d'une bande de marquage correspondant à l'invention, et montre l'utilisation de parallèlépipèdes rectangles comme éléments réfléchissants La figure 12 est une représentation de la bande de la figure 11, en vue dans la direction des flèches 12-12 La figure 13 est une vue de dessus partielle et agrandie d'une bande de marquage qui comporte des pyramides à base triangulaire comme éléments réfléchissants Les figures 14 et 15 sont des coupes respectives selon les lignes 14-14 et 15-15 de la figure 13 ; et La figure 16 est une vue en perspective d'éléments réfléchissants en forme de pyramides à base triangula-ire, dans lesquels ces bases sont des triangles isocèles. On décrira ci-après plusieurs modes de réalisation de la structure générale de la bande de marquage rétroréfléchissante, puis on considèrera différents éléments réfléchissants que l'on peut utiliser avec une bande. N'importe quel mode de réalisation ou variante peut être combiné avec un ou plusieurs autres modes de réalisation ou variantes. On voit sur la figure 1 une chaussée 10 qui peut avoir n'importe quelle structure connue, et sur laquelle sont collées des bandes de marquage rétroréfléchissantes 11 et 12, qui représentent deux modes de réalisation différents. Les figures 2 et 3 représentent respectivement des coupes agrandies de ces bandes. Tous les modes de réalisation de la bande de marquage peuvent se présenter sous la forme d'une bande rectiligne, continue ou discontinue, ou former des cercles, des polygones, des lettres, des symboles, etc. La bande est de préférence flexible pour faciliter sa manipulation et sa pose. La figure 2 montre que la bande 11 comporte une surface de réfraction 13 et plusieurs éléments réfléchissants 14, en forme de trièdres comportant trois facettes mutuellement perpendiculaires, de l'autre côté. Un adhésif 15 fixe la bande 11 à la chaussée 10. Dans tous les modes de réalisation, on peut employer les mêmes compositions pour la bande 11 et l'adhésif 15.Le corps de la bande 11, par exemple, doit comporter au moins certaines parties transparentes, à travers lesquelles la lumière atteint les éléments réfléchissants 14, et ce corps de la bande peut être fabriqué à partir de n'importe quelle matière appropriée, durable et résistant aux intempéries, comme la céramique, le verre, ou une matière plastique du type résine synthétique, comme le chlorure de polyvinyle, les polycarbonates comme le polycarbonate de bisphénol A, et en particulier les acrylates, comme les résines de polyméthacrylate et de polyméthylméthacrylate.Ces compositions peuvent être si on le désire glacées ou pigmentées, pour leur donner une couleur. L'adhésif 15 peut être constitué par n'importe quelle matière suffisamment adhésive pour maintenir la bande 11 sur la chaussée 10. A titre d'exemples d'adhésifs appropriés, on peut citer les adhésifs naturels, comme la colle d'origine animale et le bitume, ou les adhésifs constitués par des résines synthétiques, comme les résines époxy, de polyester ou de polyuréthane. On peut également employer des ciments thermodurcissables, comme i 'hydro- chlorure de caoutchouc. On trouve encore d'autres adhésifs utiles dans les brevets U.S. 3 585 415 et 3 935 365 précités. Les élé ments réfléchissants en forme de trièdres 14 ont trois facettes mutuellement perpendiculaires, et peuvent être de l'un quelconque des types qui seront décrits ultérieurement de façon plus détaillée.Dans le mode de réalisation de la figure 2, les éléments 14 s'étendent de façon continue le long de la face inférieure de la bande 11. Du fait du positionnement de la bande de marquage sur une chaussée, c' est-à-dire à un niveau nettement inférieur au niveau normal de l'oeil, les éléments 14 doivent être orientés de façon à réfléchir de la lumière présentant des angles d'incidence relativement élevés par rapport à la bande Ceci est représenté sur la figure 2 par un rayon lumineux incident, désigné par la référence 16, qui atteint la bande 11 sous un angle d'incidence A qui correspond presque à une incidence rasante. Le rayon 16 est réfracté par la surface 13, rétroréfléchi par les éléments 14, et renvoyé pratiquement dans la même direction, comme le montre la figure. On considère ici que l'axe optique de l'élément réfléchissant 14 est l'axe de la configuration en trièdre le long duquel cet élément présente la rétroréflexion maximale. Dans la bande de l'invention, les axes optiques des éléments 14 sont de préférence pratiquement parallèles à la lumière qu'ils reçoivent, c'est-à-dire à la direction que prend le rayon 16 après avoir été réfracté par la surface 13. Cependant, on peut néanmoins obtenir des performances satisfaisantes si les axes optiques s'écartent de la direction de la lumière réfractée, jusqu'à une valeur qui est par exemple d'environ 15 . Pour contribuer à leur fonction de réflexion, les éléments réfléchissants 14, et ceux de n'importe quel mode de réalisation, peuvent être revêtus de métal, ou métallisés, d'une manière classique, pour former une couche métallique 17.L'aluminium est le métal préféré pour atteindre ce but, et il peut être appliqué par dépôt en phase vapeur. L'adhésif 15 emplit le volume qui se trouve entre le côté inférieur gaufré de la bande 11, qui comporte les éléments réfléchissants 14, et la chaussée 10, pour fixer la bande 11 sur la chaussée. La taille de la bande n'est pas critique. Une bande de marquage correspondant à un exemple particulier a une largeur d'environ 10 cm, et une épaisseur d'environ 0,05 à 0,25 mm. Dans le mode de réalisation de la figure 2, le corps de la bande ll protège effectivement les éléments réfléchissants 14 contre l'usu re et l'exposition aux intempéries. La bande fonctionne correcte ment, qu'elle soit humide ou sèche. Les figures 3 à 8 illustrent des formes modifiées de la bande de marquage, qui font intervenir des récepteurs de lumière et un positionnement optimal des éléments réfléchissants. Une bande qui entre dans le cadre de l'invention comprend des récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de la bande et qui sont séparés par une certaine distance le long d'une direction particulière. Les récepteurs de lumière peuvent avoir n importe quelle section polygonale ou sphérique, et ont pour fonction de collecter les rayons de lumière incidente et de contribuer à la concentration de ces rayons vers les éléments réfléchissants. Ces derniers peuvent etre placés en différents emplacements au-dessous des récepteurs de lumière, tout en continuant à faire partie intégrante de la bande et à être protégés par le segment de bande qui se trouve au-dessus d'eux. On voit par exemple sur la figure 3 une bande 12 qui comporte des récepteurs de lumière 19 qui s'élèverrf;audessus de zones planes intermédiaires 20, de façon à être espacés dans la direction longitudinale de la bande. Les récepteurs de lumière 19 ont une section triangulaire dans la direction longitudinale de la bande 12. Les éléments réfléchissants 14 s'étendent de façon continue le long du côté inférieur de la bande 12, mais, si on préfère, ils peuvent ne s'étendre que le long de la partie de la surface inférieure qui se trouve pratiquement face aux récepteurs de lumière 19. Un adhésif 15 fixe la bande 12 à la chaussée 10. L'utilisation d'un récepteur de lumière 19 permet d'orienter de façon légèrement différente les éléments réfléchissants 14, lorsqu'on aligne leurs axes optiques par rapport à la direction de la lumière réfractée. Par exemple, un rayon lumineux incident 21 peut être réfracté et rétroréfléchi de la manière qui est représentée sur la figure 3. On peut placer les éléments réfléchissants à la frontière entre les récepteurs de lumière et le corps de la bande. Dans ce cas, on peut fabriquer séparément les récepteurs de lumière, et les fixer au corps de la bande à l'aide d'un adhésif. La figure 4 montre un récepteur de lumière triangulaire 23 qui comporte plusieurs éléments réfléchissants 24 qui sont formés par gaufrage de sa base plane. Un adhésif 25 emplit les cavités laissées par les éléments réfléchissants, et fixe le récepteur de lumière 23 sur une bande 26 qui définit la bande de marquage, tandis que l'adhésif 15 fixe la bande 26 à la chaussée 10, L'adhésif 25 peut être l'un quelconque des corps mentionnés précédemment pour l'adhésif 15.La fabrication séparée du récepteur de lumière 23 et de la bande 26 permet d'inclure un pigment de coloration différent dans chacun d'eux. Par exemple, on peut colorer la bande 26 en blanc pour le marquage de jour, et on peut teinter le récepteur de lumière 23 en rouge ou en vert, ou en toute autre couleur. Dans ce cas, seul le récepteur de lumière 23 doit être transparent. La figure 5 montre un récepteur de lumière 27 qui a une section en forme de quadrilatère, et fait apparaître également une autre modification qui consiste en ce que le grand côté, ou côté inférieur, du récepteur 27 est plan. Dans ce cas, les éléments réfléchissants 28 sont formés dans la surface supérieure 30 d'une bande 31 qui définit la bande de marquage. Un adhésif 32 emplit les cavités des éléments réfléchissants 28, pour fixer le récepteur 27 à la bande 31, et un adhésif 15 fixe la bande 31 à la chaussée 10. Cependant, du fait que dans ce cas l'adhésif 32 emplit les éléments 28, et est donc intercalé entre le récepteur de lumière 27 et les éléments 28, il est nécessaire que cet adhésif soit transparent.On connaît un certain nombre d'adhésifs transparents que l'on peut employer pour cette application, comme les résines époxy transparentes, les polyuréthanes transparents, les caoutchoucs synthétiques à base de solvant, etc. Dans les modes de réalisation des figures 4 et 5, il n'est pas nécessaire que les bandes 26 et 31 soient transparentes, et elles peuvent être opaques. On peut dans ce but colorer ces bandes en blanc, rouge, vert ou d'autres couleurs. Il est également possible de rendre la bande de marquage bidirectionnelle, c'est-à-dire capable de recevoir et de rétroréfléchir la lumière provenant de l'une quelconque de deux directions opposées. La figure 6 représente un mode de réalisation qui correspond à cette version modifiée, associé à un récepteur de lumière et à des éléments réfléchissants qui ne sont disposés que pratiquement face à un récepteur de lumière, bien que ces caractéristiques de structure ne soient pas essentielles à la rétroréflexion bidirectionnelle. Dans le mode de réalisation de la figure 6, une bande 33 comporte un récepteur de lumière 34, de forme triangulaire, avec des éléments réfléchissants réalisés par gaufrage à la surface inférieure de la bande, comme dans le mode de réalisation de la figure 3.Cependant, dans ce cas1 les éléments réfléchis sants s'étendent le long de la face inférieure sur une distance qui correspond de façon générale à la longueur du récepteur 34 le long de la bande, et ils sont en outre orientés de façon à être bidirectionnels. Ainsi, les éléments réfléchissants 35a qui se trouvent du côté gauche, sur la représentation de la figure 6, ont leurs axes optiques qui sont de préférence parallèles à la lumière qui arrive par le côté droit de la figure, ou qui s'écartent de cette lumière d'un angle ne dépassant pas environ 150. La rétroréflexion d'un rayon lumineux incident 36 se produit donc de la manière qui est représentée sur la figure 6. La lumière qui arrive par le coté gauche n'est que faiblement rétroréféchie par les éléments 35a.Inversement, les éléments rétroréfléchissants 35b qui se trouvent du côté droit, sur la représentation de la figure 6, ont leurs axes optiques de préférence parallèles à la lumière qui arrive par la gauche, ou ne s'écartant pas de plus de 150 par rapport à cette lumière. La rétroréflexion d'un rayon lumineux incident 37 se produit donc de la manière qui est représentée sur la figure 6. La lumière qui arrive par la droite n'est que faiblement rétroréfléchie par les éléments 35b. Si on le désire, on peut colorer,. par exemple en vert, la partie de la bande qui contient les éléments 35a, et on peut colorer d'une autre manière, par exemple en rouge, la partie de la bande qui contient les éléments 35b. Les bandes de marquage, et en particulier celles qui comportent des saillies vers le haut, comme les récepteurs de lumière de l'invention, sont soumises à une usure et un traitement sévères, du fait qu'elles doivent supporter presque constamment le passage des véhicules, ctest-à-dire des pneus d'automobile, des channes de neige, etc. Dans un mode de réalisation, le récepteur de lumière de la bande de marquage peut présenter une déformation élastique, et donc retourner pratiquement à sa position d'origine après déformation. De cette manière le récepteur de lumière s'efface de façon élastique au passage des véhicules, et prolonge ainsi sa durée de vie utile Cependant, après déformation, le récepteur de lumière retourne immédiatement pratiquement à sa position d'origine, dans laquelle il remplit sa fonction, comme précédemment.On peut dans ce but fabriquer le récepteur de lumière à partir de diverses résines synthétiques du type élastomère. Le chlorure de polyvinyle constitue un tel élastomère que l'on peut employer pour cette application. Les figures 7 et 8 illustrent une bande de marquage qui comporte un récepteur de lumière à déformation élastique, ainsi qu une adaptation de ce mode de réalisation à la rétroréflexion bidirectionnelle. Le récepteur de lumière est de préférence creux, et les éléments réfléchissants sont disposés le long d'un côté intérieur de ce récepteur de lumière. Dans le mode de réalisation représenté, une bande d marquage 71 comporte un récepteur de lumière 72 de section tiangulaire, dans la direction longitudinale de la bande. Le récepteur de lumière 72 est creux et peut être ouvert du côté inférieur de la bande 71, de la manière représentée.Un adhésif 15 fixe la bande 71 à la chaussée 10. Les éléments réfléchissants sont formés de façon classique le long d'un côté intérieur du récepteur de lumière 72. Le mode de réalisation représenté est bidirectionnel. Les éléments réfléchissants 73a et 73b sont formés le long des côtés intérieurs et opposés du récepteur de lumière 72. Ainsi, un rayon lumineux incident 74 qui arrive par la gauche, sur la représentation de la figure 7, est réfracté par le côté gauche du récepteur de lumière de forme triangulaire-72, puis est rétroréfléchi par les éléments réfléchissants 73a, de la manière représentée. Un rayon lumineux incident 75 qui arrive par la droite est réfracté par le côté droit du récepteur de lumière triangulaire 72, puis est rétroréfléchi par les éléments réfléchissants 73b. Au cours de l'utilisation, le récepteur de lumière 72 peut être aplati et reprend ensuite immédiatement sa position d'origine. Selon une variante, le récepteur de lumière creux 72 peut être empli d'une matière compressible, comme un élastomère sous forme de mousse, qui est fixée à l'intérieur de la poche que forme le récepteur de lumière 72, et/ou à la chaussée 10. Les éléments réfléchissants, comme ceux qui sont représentés en 14, 24, 28, 35a, 35b, 73a et 73b, ont été décrits précédemment comme des éléments réfléchissants en forme de trièdres qui comportent trois facettes mutuellement perpendiculaires. Les figures 9 à 16 illustrent certaines cqnfigurations que peuvent prendre ces éléments en forme de trièdres. On peut brièvement classer ces configurations dans les catégories suivantes: coins de cubes, parallélépipèdes rectangles, parallélépipèdes rectangles tronqués, et coins de cubes tronqués. On notera que sur toutes les figures les éléments réfléchissants sont représentés fortement agrandis pour faciliter leur représentation et leur description. Les figures 9 et 10 représentent des éléments réfléchissants qui sont des coins de cubes, que l'on appelle quelquefois réflecteurs triples, qui comprennent trois faces carrées mutuellement perpendiculaires. Du fait que les faces sont carrées et de même taille, et simulent donc un cube, on appelle cet élément réfléchissant un "coin de cube". Sur les figures 9 et 10, les références 39, 40 et 41 désignent les faces associées d'un seul élément en coin de cube. Cet élément est répété pour former une rangée 42, et ces rangées sont également répétées parallèlement à elles-mêmes, pour former-un réseau réfléchissant le long de la face inférieure d'une bande de marquage 43.De par la nature meme des coins de cubes, il est difficile ou même impossible d'éviter des bandes inactives au point de vue optique, ou points aveugles, 44 (figure 10), lorsqu'on forme les coins de cubes à l'aide d'aiguilles. En fabrication industrielle, les rangées de ces aiguilles sont un peu décalées longitudinalement les unes par rapport aux autres, ce qui forme inévitablement des bandes inactives au point de vue optique, 44, dans le réseau réfléchissant. Ces bandes correspondent à une diminution de la surface réfléchissante, et diminuent dqnc l'efficacité de la réflexion de la lumière par le réseau. En outre, bien qu'une structure en coin de cube ait un pouvoir réfléchissant satisfaisant pour la lumière qui arrive perpendiculairement sur un réseau ou une ligne de coins de cubes, c'est-à-dire dans une direction générale parallèle aux axes des coins de cubes, ces performances se dégradent assez rapidement lorsque la lumière incidente atteint le réseau sous des angles qui s'écartent de la normale à la surface du réseau de coins de cubes. Les figures 11 et 12 représentent un élément réfléchissant en forme de trièdre plus avantageux, que l'on appelle ici parallélépipède rectangle". Si un polyèdre est un solide limité par des plans, et un prisme est un polyèdre dont deux faces sont des polygones égaux dans des plans parallèles, tandis que les autres faces sont des parallélogrammes ayant deux de leurs côtés dans les deux plans parallèles, on peut définir de façon générale un parallélépipède comme un prisme dont les bases sont des parallélogrammes. Un parallélépipède droit est alors un parallélépipède dont les arêtes sont perpendiculaires aux bases. Le terme "parallélépipède rectangle" peut désigner un parallélépipède droit dont les bases ou les faces sont des rectangles. Cependant, on définit quelque fois un rectangle de façon générale comme un parallélogramme dont les quatre angles sont des angles droits. Cette définition englobe un carré dans la notion de rectangle. Deux au moins des trois faces rectangulaires qui forment l'élément réfléchissant en forme de parallélépipède rectangle de l'invention ne peuvent pas être carrées. Chacune de ces deux faces, au moins, doit être un rectangle, lorsqu'on considère la définition plus généralement utilisée selon laquelle deux côtés adjacents d'un rectangle sont inégaux. Le terme "parallélépipède rectangle" que l'on rencontre dans la description et les revendications désigne un parallélépipède droit dont deux faces ou facettes, au moins, sont rectangulaires, en considérant la définition selon laquelle un rectangle possède deux côtés adjacents inégaux. Le parallélépipède rectangle envisagé ici peut être considéré comme le volume occupé par une boite à 6 facettes, chacune de ces 6 facettes étant un quadrilatère à quatre angles droits. Dans un élément réfléchissant réel, il n'y a que trois facettes se rencontrant en un point qui sont effectivement à nu à la surface inférieure de la bande, et deux au moins de ces facettes sont rectangulaires, dans-la mesure où deux côtés adjacents de chacune des deux facettes rectangulaires sont inégaux. Les deux facettes rectangulaires définies ci-dessus ont de préférence la même taille ou la même aire, et la troisième facette est un carré. On peut également considérer que les trois facettes du parallélépipède rectangle forment les côtés d'un angle trièdre qui comporte deux facettes rectangulaires, avec la définition ci-dessus. Les figures 11 et 12 représentent une bande de marquage 45 qui comporte le long de son côté inférieur un certain nombre d'éléments réfléchissants 46 qui comprennent trois facettes mutuellement perpendiculaires 47, 48 et 49, qui définissent un angle trièdre d'un parallélépipède rectangle, tel que celui décrit cidessus. Les facettes 47 et 48 se coupent dans une direction dirigée vers la surface de réfraction 51 de la bande 45, pour former une ligne d'intersection 52 et définir deux facettes rectangulaires du parallélépipède rectangle décrit précédemment La facette 49 est un carré dans le mode de réalisation préféré.Un élément réfléchissant 46 est de préférence positionné par rapport à la surface de réfraction 51 de façon qu'une diagonale du parallélépipède rectangle,qui est également son axe optique,soit pratique ment parallèle à la lumière incidente qui est réfractée par la surface 51, mais cette diagonale peut s'écarter par rapport à cette direction d'un angle allant jusqu'à environ 150. Une diagonale qui relie des sommets opposés du parallélépipède rectangle d'un élément 46 est représentée en 53 sur la figure 12. Dans le mode de réalisation préféré, les facettes 47 et 48 coupent les facettes d'éléments réfléchissants adjacents 46 dans une direction qui s'écarte de la surface de réfraction 51, pour former une seconde ligne d'intersection 54.Cette ligne est non seulement pratiquement parallèle à la ligne d'intersection 52 mentionnée précédemment, mais, dans le mode de réalisation repré senté > pratiquement alignée avec la ligne d'intersection 52 d'une rangée adjacente. Le meilleur élément réfléchissant que l'on ait trouvé jusqu a présent pour la bande de marquage consiste en une pyramide à base triangulaire, comme il est représenté sur les figures 13, 14 et 15. Cet élément-convient bien pour de la lumière présentant des angles d'incidence élevés (incidence rasante) qui sont nécessaires pour une bande de marquage. Grâce à sa configuration, cet élément peut facilement être emboîté avec d'autres éléments semblables, pour donner une rétroréflexion bidirectionnelle. Ce type d'élément consiste plus particulièrement en un parallélépipède rectangle tronqué qui forme une pyramide à base triangulaire dissymétrique.Les trois facettes mutuellement perpendiculaires sont celles qui rencontrent la base triangulaire, et l'une des facettes a une aire beaucoup plus faible que les deux autres. On peut former de telles pyramides en découpant par exemple trois ensembles parallèles de rainures avec des écartements et des angles particuliers, de la manière indiquée sur la figure 13. On peut modifier la largeur et la profondeur des rainures en fonction de la rétroréflexion désirée. Chaque rainure forme deux facettes adjacentes de deux pyramides différentes. Le réflecteur résultant comporte deux axes optiques, et donne donc une réflexion bidirectionnelle de la lumière, chaque axe faisant le même angle par rapport à la normale à la surface, mais dans des azimuts opposés. On voit sur les figures 13 à 15 une bande de marquage 56 qui comporte un certain nombre d'éléments réfléchissants qui sont désignés globalement par la référence 57. Chaque élément 57 comporte trois facettes mutuellement perpendiculaires, désignées par les références 58, 59 et 60. Les facettes 58 et 59 convergent vers une ligne d'intersection 61 (voir la figure 13), et sont perpendiculaires à la facette 60. La pyramide qui comprend les trois facettes 58, 59 et 60 définit un élément 57 qui fait saillie à partir du plan de la face inférieure de la bande 56, si bien que la base de la pyramide de laquelle partent les facettes 58, 59 et 60 se confond en fait avec le corps de la bande 56.Les bases triangulaires des pyramides peuvent donc être contenues dans un plan imaginaire qui porte la référence 62 sur les figures 14 et 15, et qui est fondamentalement parallèle à une surface de réfraction 63 de la bande 56. On voit sur la figure 13 que les éléments réfléchissants 57 sont disposés en rangées juxtaposées, désignées par la référence 64, et chaque rangée est disposée transversalement par rapport à la direction de la lumière à rétroréfléchir. Chaque rangée 64 consiste en éléments pyramidaux disposés en ordre alterné, de façon que les facettes transversales 60 et 60a de deux pyramides adjacentes soient séparées par un sommet 65 d'une troisième pyramide intermédiaire. Ce positionnement alterné permet au réseau d'éléments 57 d'être bidirectionnel. Ainsi, sur lareprésentation des figures 13 et 14, les facettes 58, 59 et 60 d'un élément réfléchissant et les facettes 58a, 59a et 60a d'un autre élément réfléchissant disposé de façon similaire, et d'autres éléments encore disposés de façon similaire, reçoivent et rétroréfléchissent la lumière qui vient de la droite.Au contraire, les facettes 67, 68 et 69 d'un élément réfléchissant et les facettes 67a, 68a et 69a d'un autre élément réfléchissant, ainsi que d'autres éléments disposés de façon similaire, reçoivent et rétroréfléchissent la lumière qui vient de la gauche. Chaque rangée 64 se comporte de la même manière, au point de vue optique. Lorsque les éléments pyramidaux 57 sont des parallélépipedes rectangles tronqués, les contours des bases triangulaires des pyramides en saillie sont des triangles isocèle. Lorsque les éléments pyramidaux sont des coins de cubes tronqués, les contours des bases triangulaires des pyramides en saillie sont des triangles équilatéraux. Pour illustrer encore plus clairement le type d'élément réfléchissant pyramidal , la figure 16 montre une représentation en perspective de parallélépipèdes rectangles tronqués. Le plan de la figure 16 correspond au plan imaginaire 62 de la figure 14. Sur la figure 16, par exemple, le plan du papier contient les bases triangulaires des éléments réfléchissants pyramidaux 57. Ainsi, les points A, B et C se trouvent dans le plan du papier, et le point D se trouve au-dessous du plan du papier. La pyramide que définissent les points ABCD est un parallélépipède rectangle tronqué, et le contour de la base ABC est un triangle isocèle. De façon similaire, les points A, C et E se trouvent dans le plan du papier, et le point F se trouve au-dessous du plan du papier. La pyramide que définissent les points ACEF est également un parai lié lépipède rectangle tronqué, et le contour de la base ACE est un triangle isocèle. Dans le cas du coin de cube tronqué, le contour de la base ABC ou de la base ACE est un triangle équilatéral. Bien entendu, tous les éléments réfléchissants peuvent être métallisés pour contribuer à leur fonction de réflexion, comme il est représenté en 17 sur la figure 2. Sur les autres figures la métallisation n'est pas représentée pour faciliter la représentation des structures. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux dispositifs décrits et représentés, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Matière de marquage rétroréfléchissante, caractérisée en ce qu'elle consiste en une feuE2e qui comporte au moins certaines parties transparentes, une surface de réfraction de la lumière d'un premier côté, et plusieurs éléments réfléchissants trièdres, comportant trois facettes mutuellement perpendiculaires, du second côté, ces éléments étant orientés de façon à réfléchir la lumière qui atteint la feuille sous des angles d'incidence relativement élevés, et étant conçus de façon à être collés en un lieu d'-uti- lisation. 2. Matière de marquage selon la revendication 1, caractérisée en ce que le premier côté de la feuille comporte des récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de ce côté, et sont espacés le long d'une direction de la feuille, et les éléments réfléchissants trièdres se trouvent du second côté de la feuille, en étant situés pratiquement face aux récepteurs de lumière. 3. Matière de marquage selon la revendication 2, caractérisée en ce que les récepteurs de lumière ont une section triangulaire, dans ladite direction de la feuille. 4. Matière de marquage selon la revendication 2, caractérisée en ce que les récepteurs de lumière ont une section en forme de quadrilatère dans ladite direction de la feuille. 5. Matière de marquage selon la revendication 1, caractérisée en ce que le premier côté de la feuille comporte des récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de ce côté et qui sont espacés le long d'une direction de la feuille, et les éléments réfléchissants trièdres se trouvent du second côté de la feuille, pratiquement face aux récepteurs de lumière, certains de ces éléments réfléchissants trièdres étant disposés de façon à rétroréfléchir la lumière dans une direction, tandis que d'autres sont disposés de façon à rétroréfléchir la lumière dans la direction opposée, grâce à quoi la matière de marquage est bidirectionnelle en ce qui concerne la rétroréflexion de la lumière. 6. Matière de marquage selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'un côté de la feuille comporte des récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de ce côté et sont espacés le long d'une direction de la feuille, et ces récepteurs de lumière peuvent se déformer de façon élastique et retourner pratiquement à leur position d'origine après déformation. 7. Matière de marquage selon la revendication 1, caractérisée en ce que:le premier côté de la feuille comporte des récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de ce côté et qui sont espacés le long d'une direction de la feuille; ces récepteurs de lumière sont creux et sont constitués par une matière à déformation élastique capable de retourner pratiquement à sa position d'origine après déformation; et les éléments réfléchissants sont disposés le long d'un côté intérieur des récepteurs de lumière creux. 8. Matière de marquage selon la revendication, caractérisée en ce que:le premier côté de la feuille comporte des récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de ce. côté et qui sont espacés le long d'une direction de la feuille; ces récepteurs de lumière sont creux et ouverts du second côté de la feuille, et constitués par une matière à déformation élastique qui est capable de retourner pratiquement à sa position d'origine après déformation; et les éléments réfléchissants sont disposés le long des côtés intérieurs et opposés des récepteurs de lumière, de façon à rendre ceux-ci bidirectionnels en ce qui concerne la rétroréflexion de la lumière. 9. Matière de marquage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisée en ce que les éléments réfléchissants trièdres sont disposés de façon que leurs axes optiques soient compris dans un angle de 150 par rapport à la direction de la lumière réfractée. 10. Matière de marquage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8lcaractérisée en ce que les éléments réfléchissants trièdres sont disposés de façon que leurs axes soient pratiquement parallèles à la direction de la lumière réfractée. ll. Matière de marquage selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que les éléments réfléchissants sont métallisés. 12. Matière de marquage selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que les éléments réfléchissants trièdres sont des coins de cubes. 13. Matière de marquage selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que les éléments réfléchissants trièdres sont des parallélépipèdes rectangles. 14. Matière de marquage selon l'une quelconque des reven dications 1 à 11, caractérisée en ce que les éléments réfléchissants trièdes sont des pyramides à base triangulaire. 15. Matière de marquage selon la revendication 14, caractérisée en ce que les contours des bases de ces pyramides sont des triangles isocèles. 16. Matière de marquage selon la revendication 14, caractérisée en ce que les contours des bases de ces pyramides sont des triangles équilatéraux. 17. Matière de marquage.selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite feuille est une bande qui est destinée à être fixée sur une chaussée. 18. Bande de marquage rétroréfléchissante, caractérisée en ce qu'elle consiste en une bande transparente qui comporte un premier côté muni de récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de ce côté et qui sont séparés par une certaine distance dans la direction longitudinale de la bande, et des éléments réfléchissants qui sont formés à la frontière entre les récepteurs de lumière et le premier côté de la bande, le second côté de cette bande étant destiné à être collé en un lieu d'utilisation. 19. Bande de marquage selon la revendication 18, caractérisée en ce que les éléments réfléchissants sont formés dans un récepteur de lumière, et un adhésif emplit pratiquement' ces éléments et fait adhérer le récepteur de lumière au premier côté de la bande. 20. Bande de marquage selon la revendication 18, caractérisée en ce que les éléments réfléchissants sont formés dans le premier côté de la bande, un récepteur de lumière est placé sur les éléments réfléchissants, et un adhésif transparent emplit les éléments réfléchissants et fait adhérer le récepteur de lumière sur le premier côté de la bande. 21. Rétroréflecteur bidirectionnel, caractérisé en ce qu'il comprend un corps transparent qui comporte une surface de réfraction de la lumière, et plusieurs éléments réfléchissants qui sont conçus de façon à recevoir et à rétroréfléchir la lumière qui est réfractée par cette surface, ces éléments réfléchissants étant constitués par des rangées juxtaposées d'éléments disposées transversalement par rapport à la direction de la lumière à réfléchir, chaque rangée d'éléments comprenant des pyramides à base triangu laire et à trois facettes mutuellement perpendiculaires, et ces pyramides étant arrangées en ordre alterné, de façon que les facet tes disposées transversalement de deux pyramides soient séparées par le sommet d'une troisième pyramide intermédiaire, les bases de ces pyramides se confondant avec le corps du rétroréflecteur et formant une partie de celui-ci. 22. Bande rétroréfléchissante à structure intégrée pour le marquage de routes, ou des applications analogues, efficace à l'état sec comme à l'état humide, caractérisée en ce qu'elle comprend une bande transparente qui comporte une surface de réfraction de la lumière d'un premier côté, et plusieurs éléments réfléchissants trièdres du second côté, ce second côté étant destiné à être collé en un lieu d'utilisation, tandis que les éléments réfléchissants trièdres comprennent des rangées juxtaposées d'éléments disposées transversalement par rapport à la direction de la lumière à réfléchir, chaque rangée d'éléments comprenant des pyramides à base triangulaire et à trois facettes mutuellement perpendiculaires, et ces pyramides étant disposées en ordre alterné, de façon que les facettes placées transversalement de deux pyramides adjacentes soient séparées par le sommet d'une troisième pyramide intermédiaire. 23. Bande de marquage selon la revendication 22, caractérisée en ce que:le premier côté de la bande comporte des récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de ce côté et qui sont espacés dans la direction longitudinale de la bande; et les éléments réfléchissants pyramidaux se trouvent du second côté de la bande, pratiquement face aux récepteurs de lumière, et les bases de ces pyramides se confondent avec la bande et forment une partie de celle-ci. 24. Bande de marquage selon la revendication 22, caractéri- sée en ce que: le premier côté de la bande comporte des récepteurs de lumière qui s'élèvent au-dessus de ce côté et qui sont espacés dans la direction longitudinale de la bande; et les éléments réfléchissants pyramidaux sont formés à la frontière entre les récepteurs de lumière et le premier côté de la bande. 25. Bande de marquage selon la revendication 22, caractérisée en ce que les éléments réfléchissants pyramidaux sont métallisés. 26. Bande de marquage selon la revendication 22, caractérisée en ce que les contours des bases des pyramides sont des triangles isocèles ou équilatéraux.