L'invention est relative à un tunnel aérodynamique. Selon l'un de ses aspects l'invention a pour but de fournir un tunnel aérodynamique transsonique qui permette d'effectuer des recherches d'aérodynamique sur un avion capable de voler à une vitesse située dans le domaine transsonique de 0»6 à 1» 3 Mach environ. On peut démontrer par le calcul que pour ce genre particulier de recherche» dans la gamme de vitesses précitée ; un tunnel aérodynamique devrait permettre d'obtenir un nombre de Reynolds» pour une aile d'avion conçue de manière usuelle» g d'au moins 40 x 10 . La pression de travail maximale pratique est conditionnée par la résistance et la rigidité de la maquette et» dans ces conditions» on peut démontrer qu'une bonne solution de compromis consiste à disposer d'une section droite de travail d'environ 5 mètres sur 4 à 4,5 mètres» qui puisse être amenée à une pression de 7 atmosphères avec un cycle de travail de 10 secondes. On rappelle qu'une pression d'une atmosphère est sensiblement égale à une pression d'un bar. L'énergie» dans un courant d'air» d'une section de travail de 5 x 4»2 m^» entraîné à une vitesse transsonique sous une pression au repos de 7 atmosphères» est de 2.140 mégawatts et un tunnel aérodynamique classique à soufflante» dimensionné pour cette énergie» et capable d'un fonctionnement continu» exigerait une puissance d'entraînement supérieure à 500 mégawatts. Pour des raisons de prix» une telle solution est généralement considérée comme impraticable. Comme variante du type classique de tunnel aérodynamique on peut envisager un système à accumulation d'énergie. En utilisant de l'air emmagasiné sous haute pression» on pourrait obtenir des cycles intermittents de 10 secondes et le temps disponible entre chaque cycle peut être utilisé pour recharger l'accumulateur. Toutefois» pour maintenir dans des limites acceptables les dimensions des réservoirs accumulateurs d'air» on peut avoir besoin de pressions atteignant 300 atmosphères» ce qui entraînerait des pertes importantes d'énergie pour évacuer dans l'atmosphère l'air sous haute pression après sa traversée du tunnel. De même la commande d'évacuation de l'air sous haute pression est difficile à réaliser à une échelle aussi importante, si les variations de pression et de température doivent être maintenues à l'intérieur de tolérances accep 72 13051 - 2132900 tables et il faudrait s'attendre à des difficultés pour obtenir les conditions d'écoulement permanent désirées. En outre le bruit qui accompagnerait une telle évacuation poserait de graves difficultés pour le voisinage. 5 Un but de l'invention est donc de fournir un tunnel aéro dynamique perfectionné» dans lequel on puisse obtenir un écoulement gazeux permanent à faible turbulence pendant plusieurs secondes. Un tunnel aérodynamique capable de fournir des vitesses 10 d'écoulement ne dépassant pas Mach 3 comporte» conformément à l'invention» un ensemble principal à piston coulissant dans un cylindre disposé en amont de la section de travail du tunnel» et des moyens pour entraîner le piston de manière qu'il refoule du gaz hors du cylindre» du côté aval du piston» à travers la 15 section de travail du tunnel. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, pour fournir un écoulement transsonique» des moyens sont prévus pour obturer d'une manière étanche le tunnel en aval de la section de travail du tunnel et un circuit de retour de gaz 20 part du côté aval de ces moyens d'obturation étanche et va au côté amont du piston principal et il est prévu des moyens pour amener le gaz contenu à l'intérieur du cylindre» en aval du piston principal et à l'intérieur de la section de travail» à une pression supérieure à celle obtenue en aval des moyens 25 d'obturation étanche,où il est également sous pression» les moyens d'obturation étanche pouvant être actionnés à l'ouverture pour permettre au gaz sous haute pression de s'écouler à travers la section de travail du tunnel en direction du circuit de retour sous l'action de la détente du gaz et du mouvement 30 du piston principal. Des moyens d'obturation étanche caractéristiques comprennent des soupapes à siège conique et des soupapes à papillons. Des moyens avantageux pour entraîner le piston principal utilisent l'énergie du gaz sous pression et peuvent comporter 35 un ou plusieurs pistons secondaires par l'intermédiaire desquels une différence de pression est établie et qui sont montés de manière à entraîner le piston principal. L'impulsion d'accélération initiale du piston peut être obtenue en étranglant l'alimentation des pistons secondaires. 40 II peut cependant être préférable d'utiliser des moyens 72 13051 3 2132900 d'accélération initiale séparés» tels qu'un vérin à action rapide entraîné par une autre arrivée de gaz sous pression. Le gaz sous pression pour l'alimentation des pistons secondaires peut être prélevé sur le circuit de retour ou sur les régions initia-5 lement portées à haute pression. La surface totale des pistons secondaires n'a» dans ce dernier cas» pas besoin d'être aussi grande que dans le premier cas. Le dernier cas présente toutefois 1'inconvénient de permettre» à moins que la canalisation de liaison présente un étran-10 glement» l'établissement de perturbations se propageant des pistons secondaires à la section de travail du tunnel. Un évent de couche limite peut avantageusement être prévu en amont de la section de travail du tunnel et il peut constituer» dans le dernier cas précité» l'alimentation considérée bien que cet 15 évent n'exige en général que 3 % environ du gaz et que le piston secondaire peut en exiger environ 15 %• L*évent peut toutefois alimenter les pistons secondaires même dans le premier cas» bien qu'il soit préférable d'utiliser une tubulure présentant un étranglement. L'espace situé en aval des pistons secondaires 20 peut être mis en dépression» au moins partiellement. Les pistons secondaires peuvent avantageusement être reliés au piston principal par des moyens tels que des câbles. Les moyens pour élever la pression du gaz à l'intérieur du cylindre» en aval du piston» peuvent aussi être utilisés 25 pour le rappel du piston à la fin d'un cycle. Evidemment dans un système autonome ces moyens peuvent être disposés de manière à mettre en dépression les espaces précités et pour refouler du gaz du circuit de retour à la région située en aval du piston principal. 30 Dans un tunnel aérodynamique conforme à l'invention et dans lequel un rétrécissement est prévu entre l'ensemble de cylindre et piston principal et la section de travail» l'accélération du piston principal provoquera probablement une onde de pression qui se réfléchira entre le piston et les parois du 35 rétrécissement» tandis que l'ouverture des moyens d'obturation étanche provoquera une onde de détente qui se propagera vers l'amont. Ces ondes pourraient produire des perturbations à l'intérieur de la section de travail» qui auraient un effet néfaste sur la précision du tunnel» particulièrement au cours 40 d'une fraction initiale de la course du piston» mais aussi au I 72 13051 4 2132900 cours du reste de son déplacement. Selon une caractéristique importante de l'invention» des moyens temporisateurs peuvent être utilisés pour commander l'ouverture des moyens d'obturation étanche et le refoulement du piston principal de telle ma-5 nière que l'onde de pression et l'onde de détente se compensent dans une large mesure et que leurs perturbations soient rendues négligeables. L'invention est expliquée plus en détail ci-après en se référant aux dessins annexés dans lesquels : 1 10 - la figure 1 représente schématiquement en plan les caractéris- : tiques fondamentales du tunnel aérodynamique conforme à l'inven tion» - la figure 2 représente schématiquement en plan son application à un tunnel aérodynamique transsonique sous pression, 15 - la figure 3 représente la disposition générale d'un tunnel aérodynamique transsonique sous pression du type de celui de f la figure 2, - la figure 4 est une vue en coupe transversale d'extrémité» à grande échelle» suivant la ligne IV-XV de la figure 3» 20 - la figure 5 représente» à grande échelle» la partie d'extrémité de droite du tunnel aérodynamique de la figure 3 et - la figure 6» enfin» représente la disposition générale d'une variante de tunnel aérodynamique transsonique sous pression. Sur la figure 1 on a désigné par 11 la section de travail» 2 5 contenant une maquette d'avion 12» d'un tunnel aérodynamique. A l'intérieur d'un cylindre 13, disposé en amont de la sëction I de travail 11 et raccordé à celle-ci par un rétrécissement 14, i est logé un piston principal 15 qui est mobile suivant la di- f ! rection de la flèche A. Le déplacement de ce piston 15 refoule 30 de l'air dans la section de travail 11. . Sur les figures 2» 3» 4 et 5 on a représenté un tunnel aérodynamique transsonique sous pression qui comporte une section de travail 21 renfermant une maquette 22. A l'intérieur d'un cylindre 23, disposé en amont de la section de travail 21 35 et raccordé à celle-ci par un rétrécissement 24, est logé un piston principal 25 qui est mobile suivant la direction de la flèche B_ de la figure 2. Une section en forme de diffuseur 26 I va de la section de travail 21 à un circuit de retour compor tant un réservoir extérieur sous pression 27 et un élément 40 hémisphérique d'extrémité 28. A l'extrémité aval du diffuseur 72 13051 5 2132900 26 sont prévus des moyens d'obturation étanche» réalisés sous la forme d'un bouchon mobile 29, destiné à obturer le diffuseur. Dans la disposition particulière représentée ici, la section de travail 21 a 5 mètres de large sur 4,2 mètres de haut et le 5 cylindre 23 a un diamètre de 14,6 mètres. Avec ce rétrécissement dans le rapport de 8/1 la vitesse maximale du piston pour obtenir la vitesse du son dans la section de travail est de 24,4 mètres/seconde. Il est prévu d'amener l'air contenu dans le cylindre 23, 10 le rétrécissement 24, la section de travail 21 et le diffuseur 21, entre le piston 25 et le bouchon 29, à une pression supérieure à celle régnant à l'intérieur du circuit de retour qui est aussi mis sous pression comme on l'expliquera plus loin. Lorsque le bouchon 29 est en position d'ouverture, si le 15 piston 25 était accéléré en direction de la section de travail 21, une onde de pression se propagerait en aval du cylindre 23 et se réfléchirait partiellement sur le rétrécissement 24, puis sur le piston 25 et ainsi de suite jusqu'à ce que la pression s'établisse à la valeur correspondant aux conditions 20 d'écoulement permanent. Cette situation, qui entraînerait la perturbation d'une grande partie de la course du piston, au cours du démarrage, peut être évitée en amorçant l'écoulement à partir de l'extrémité aval. Si le bouchon 29 est commandé par des moyens temporisés (non représentés ici) pour son ouver-25 ture, dans le cas présent sur une période d'environ 0,33 seconde» il permettra à l'air de s'échapper dans la région à basse pression du circuit de retour et une onde de détente va se propager en amont du cylindre 23. Si le départ du piston 25 est commandé au moment précis où cette onde atteint la surface 30 du piston et si la vitesse d'ouverture du bouchon est ajustée de manière à s'adapter à l'accélération du piston, l'onde de détente sera annihilée sur le piston. De cette manière un écoulement uniforme peut être maintenu dans le reste de la section à partir du moment où le diffuseur commence à être rétréci 35 et avant que le piston ait même commencé à se déplacer. La possibilité d'obtenir une bonne séquence de démarrage peut être démontrée en pratique par de simples expériences et il est possible de réduire les perturbations de pression à l'intérieur de la section de travail à moins de 0,25 %. 40 Le rapport de pression nécessaire de part et d'autre du 72 13051 6 2132900 piston, pour entraîner l'air contenu dans le tunnel à des vitesses transsoniques (0,6 L'agencement prévu pour entraîner le piston principal est 15 représenté schématiquement sur les figures 2 à 5. Des pistons d'entraînement secondaires, dont l'un est représenté en 31, sont reliés, par des câbles 32 passant sur des poulies 33, au maître piston 25. Les pistons 31 sont logés dans des cylindres 34 et des moyens sont prévus pour produire une pression voisine 20 du vide sur les faces des pistons 31 qui sont situées à l'opposé des câbles 32. La force produite sur ces pistons 31 est proportionnelle à celle qui règne dans le circuit de retour et» de ce fait» est porportionnelle à la pression au repos H. De cette manière le rapport de pression de part et d'autre du piston prin-25 cipal est conditionné par les caractéristiques géométriques du système et est indépend suit de H. Un rétrécissement 35 est ménagé à l'entrée du cylindre 34 de chaque piston d'entraînement 31 et est dimensionné de telle manière que la pression sur la face» située du côté du câble» 30 de chaque piston 31 baisse progressivement jusqu'à environ 90 % de la valeur initiale» lorsque le piston principal prend de la vitesse. Dans ces conditions est assurée la force nécessaire pour accélérer le piston principal : une force qui est légèrement supérieure à celle correspondant au repos. Les dimensions 35 du piston sont choisies de telle manière que le système soit en équilibre au cours d'un cycle. Avant un cycle» le piston principal doit être retenu mécaniquement du fait que les câbles 32 sont sous tension et il sera libéré au moment où l'onde de détente provenant du rétrécissement 14 atteindra sa surface. 40 Lorsque le piston 15 approche de la section de travail du tunnel, 72 13051 7 2132900 un système amortisseur (non représenté ici) entre en action pour absorber l'énergie cinétique de tout le système mécanique. Des volets articulés 36, montés à la surface du piston principal peuvent s'ouvrir automatiquement pour permettre à l'air de con-5 tinuer à s'écouler le long du circuit et pour dissiper l'énergie cinétique à une vitesse plus progressive. La masse d'air présente dans le circuit est au moins d'un ordre de grandeur supérieure à la masse du système de pistons, lorsque le tunnel est sous haute pression. 10 Le tunnel est rechargé entre les cycles en fermant le bou chon 29 à la sortie du diffuseur et en refoulant de l'air du circuit de retour dans le cylindre, en aval du piston 25. Un moyen d'amenée d'air consisterait à utiliser» au contraire, des fentes d'aspiration de couche limite 37 (d'environ 2 % de 15 la surface de section droite) au départ du rétrécissement 24 en direction duquel de l'air est refoulé à partir du circuit de retour à travers une canalisation de raccordement 38. Le rapport de pression et la puissance nécessaires pour refouler l'air sont exactement ceux qui seraient nécessaires 20 pour faire fonctionner un tunnel transsonique classique en circuit fermé» mais à une échelle réduite selon un rapport égal à celui de la durée du cycle à la durée du rechargement choisi pour le grand tunnel. Si 5 minutes dans une période entre cycles de 15 minutes sont consacrées à des réglages après rechar-25 gement» le rapport de temps est de 60/1 pour une durée de cycle de 10 secondes et la puissance d'entrée correspond à celle d'un 2 tunnel continu avec une section de la zone d'essai de 0,33 m » c'est-à-dire environ 8 mégawatts. Une soufflante d'environ 1 mètre de diamètre et un refroidisseur seraient utilisés pour 30 cela dans un tunnel aérodynamique classique. Les surfaces des pistons d'entraînement et la puissance d'entrée citées ci-dessus sont supérieures à celles qui conviennent au fonctionnement d'un tunnel à parois massives allant à la section d'essai mais devraient être augmentées si on uti-3 5 lisait des parois ventilées de haute porosité conjointement avec uneaspiration automatique allant de la chambre de pression au diffuseur. Même dans ce cas la puissance nécessaire aurait peu de chances de dépasser 11 mégawatts. Dans cet agencement caractéristique, la totalité de la 40 longueur du cylindre 23 nécessaire pour fournir une durée de 72 13051 8 2132900 cycle de 10 secondes» dans le cas d'un écoulement de la masse maximale» est de 227 mètres. Si la totalité du circuit est logée à l'intérieur du réservoir cylindrique sous pression 27 à extrémités hémisphériques 28, la longueur totale de ce réservoir 5 serait d'environ 300 mètres. Une disposition générale du tunnel est représentée sur la figure 3. Le réservoir contient 670.000 kg d'air lorsqu'il est chargé à 7 atmosphères. Par conséquent la pression au repos» pour un essai, ne peut être modifiée rapidement. En pratique le ré-10 servoir serait évacué progressivement au cours d'un programme d'essais» un certain nombre de cycles étant effectué à chaque niveau de pression. La section de travail peut être logée à l'intérieur d'une sphère sous pression séparée 61» représentée sur la figure 5» de sorte qu'on peut y accéder en évacuant la 15 sphère sans réduire la pression à l'intérieur du réservoir principal. Dans le mode de réalisation représenté par les figures 2 à 5, on a particulièrement insisté sur l'application de l'invention à un tunnel aérodynamique transsonique capable de fournir 20 un nombre de Reynolds de 40 x 10^, dans une section de travail de 5 x 4,2 mètres qui peut être amenée à une pression de 7 atmosphères» et capable de donner une durée de cycle de 10 secondes. Le tunnel aérodynamique représenté sur la figure 6 comporte une section de travail 70» un rétrécissement 71 et un diffuseur 25 72» un piston principal 73 et un cylindre principal 74 et une branche de retour 75. Le piston 73 comporte une plaque concave montée sur un châssis léger et des galets coopérant avec des rails prévus à l'intérieur du cylindre. Aucun organe d'obturation étanche spé— 30 cial n'est prévu entre le piston et le cylindre» du fait qu'une faible fuite à cet emplacement peut empêcher l'établissement de turbulences indésirables en avant du piston. Des moyens d'obturation étanche 76 sont toutefois prévus» eu égard à la position initiale du piston. Des butées d'amortissement 77 sont prévues 35 à la fin de la course du piston. Les moyens d'obturation étanche situés en aval de la section de travail 70 sont constitués par une soupape à papillon 78. Celle-ci présente l'avantage de ne pas nécessiter de force temporaire pour la maintenir fermée lorsque la section de tra— 40 vail est sous pression. Une soupape à bouchon 79 permet d'isoler 72 13051 9 2132900 et de donner accès à la section de travail sans avoir à supprimer complètement la pression. Dans ce mode de réalisation» la branche de retour 75 est séparée et n'est pas disposée concen-triquement par rapport à la section de travail. A la section 5 de travail est associé un dispositif de strioscopie 80. Le système de pistons secondaires comporte trois pistons 81 coulissant dans des cylindres correspondants 82 et des câbles 83 reliant les pistons secondaires au piston principal 73. Les embouchures des cylindres communiquant avec les parties 10 sous pression du tunnel de manière à fournir un évent de couche limite en amont du rétrécissement 71. Un étranglement à iris 84 a pour rôle d'assurer une force d'accélération initiale au piston principal et d'empêcher le retour de perturbations de pression dues au piston secondaire dans la section de travail. 15 Deux ouvertures d'entrée sont prévues au voisinage de l'extrémité» constituant le bourrelet d'arrêt du piston secondaire» de chaque cylindre 82, chacune d'elles contenant une soupape d'étranglement 85 et 86 à travers lesquelles elles communiquent» par l'intermédiaire d'une soupape 87, avec la branche de re-20 tour 75» par l'intermédiaire d'une soupape 88, avec l'atmosphère» et» par l'intermédiaire d'une soupape 89» avec des moyens de pompage 90. Ces moyens de pompage communiquent aussi à travers une soupape 91 directement avec le tunnel juste en amont du rétrécissement 71. 25 Des moyens de retenue (non représentés sur la figure) main tiennent le piston principal 73 dans sa position initiale et des moyens de temporisation (non représentés sur la figure) commandent l'ouverture de la soupape 78 et la libération du piston 73. Le tunnel» comme on le voit» est un système fermé qui 30 n'exige pas un remplissage de gaz considérable»ce qui évite l'épuration et la dessiccation de celui-ci. Le fonctionnement de ce tunnel est le suivant. Le piston principal 73 étant retenu dans sa position initiale» les soupapes 78 et 88 étant fermées et les soupapes 85,86,87,89 et 91 35 ouvertes, les moyens de pompage commencent à mettre en dépression les cylindres 82 et la branche de retour 75, transportant le gaz dans la région située entre le piston 73 et la soupape 78. Une fois que la diminution de pression désirée a été obtenue dans la branche de retour 75, la soupape 87 est fermée et 40 la mise en dépression continue jusqu'à ce que la diminution de 72 13051 10 2132900 pression désirée soit atteinte à l'intérieur des cylindres 82. Les soupapes 85 et 86 sont ensuite fermées et le nouveau gaz épuré et séché» éventuellement nécessaire» est prélevé dans l'atmosphère et refoulé dans la région sous haute pression 5 jusqu'à ce que la pression désirée y soit atteinte. Les soupapes 89 et 91 sont ensuite fermées. Un cycle du tunnel commence par 1'actionnement des moyens de temporisation pour ouvrir la soupape 78 d'une manière prédéterminée. A l'instant précis où l'onde de détente provoquée par 10 l'ouverture de la soupape atteint le piston 73, celui-ci est libéré. Les pistons secondaires 81 tirent le piston principal 73 le long du cylindre 74, en aspirant de l'air» y compris la couche limite» dans le tunnel» juste en amont du rétrécissement 71. 15 Les soupapes 85 et 86 sont ouvertes lorsque les pistons secondaires 81 se trouvent entre leurs ouvertures d'entrée associées» de manière à égaliser la pression de chaque côté du piston et à supprimer la force agissant sur le piston principal» et la soupape 78 est fermée aussitôt après. Un matelas d'air 20 est ainsi créé en avant du piston 73» qui va l'arrêter avant qu'il atteigne le dispositif amortisseur. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède» l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spé-25 cialement envisagés ; elle en embrasse» au contraire» toutes les variantes. La caractéristique générale de l'invention est l'utilisation du mouvement d'un piston à l'intérieur d'un cylindre pour assurer pendant plusieurs secondes» l'écoulement du gaz» géné- ' 30 ralement de l'air» dans la section de travail d'un tunnel aérodynamique» et elle peut être appliquée à la construction de nombreux tunnels aérodynamiques. Les avantages particuliers des tunnels aérodynamiques réalisés conformément à l'invention sont de maintenir les pertes 35 d'énergie dans des limites acceptables, d'assurer un faible niveau de bruit et de fournir un écoulement de gaz propre et permanent. 72 13051 11 2132900 REVENDICATIONS 1. Tunnel aérodynamique capable de fournir des vitesses d'écoulement allant jusqu'à Mach 3, caractérisé en ce qu'il comporte une section de travail, un ensemble de cylindre et piston principal 5 disposé en amont de la section de travail et des moyens d'entraînement du piston agencés de manière à refouler, du côté aval du piston et dans la section de travail, du gaz issu du cylindre. 2. Tunnel aérodynamique selon la revendication 1» caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d'obturation étanche, suscepti- 10 bles d'être ouverts pour obturer le tunnel en aval de la section de travail. 3. Tunnel aérodynamique selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de temporisation pour commander l'ouverture des moyens d'obturation étanche et la libération du 15 piston principal. 4. Tunnel aérodynamique selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de temporisation sont agencés pour commander la vitesse d'ouverture des moyens d'obturation étanche. 5. Tunnel aérodynamique selon l'une quelconque des revendica-20 tions 2 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte un" circuit de retour de gaz communiquant entre un emplacement situé en aval des moyens d'obturation étanche et un emplacement situé en amont du piston principal. 6. Tunnel aérodynamique selon l'une quelconque des revendications 25 2 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour la mise sous pression du gaz dans la région située en aval du piston principal et en amont des moyens d'obturation étanche. 7. Tunnel aérodynamique selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour la mise sous pression du 30 gaz dans la région située en amont des moyens d'obturation étanche et en aval du piston principal et que ces moyens de mise sous pression sont agencés pour transporter du gaz du circuit de retour à l'espace prc'cité. 8. Tunnel aérodynamique selon l'une quelconque des revendica- 35 tions 6 et 7, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d'isolation destinés à permettre d'accéder à la section de travail sans avoir à supprimer la pression régnant dans la totalité de l'espace situé en amont des moyens d'obturation étanche et en aval du piston principal. 40 9. Tunnel aérodynamique selon l'une quelconque des revendica 72 13051 12 2132900 tions précédentes, caractérisé en ce que les moyens d'entraînement comportent au moins un piston secondaire coulissant dans un cylindre. 10. Tunnel aérodynamique selon la revendication 9, caractérisé en ce que chaque cylindre secondaire est agencé pour pouvoir être mis partiellement en dépression. 11. Tunnel aérodynamique selon l'une quelconque des revendications 6 et 7 caractérisé en ce que les moyens d'entraînement comportent au moins un piston secondaire coulissant dans un cylindre et que les moyens de mise sous pression sont agencés pour transférer du gaz dans la région précitée à partir du ou de chaque cylindre secondaire» afin de vider partiellement le ou chaque cylindre secondaire. 12. Tunnel aérodynamique selon l'une quelconque des revendications 9 à 11» caractérisé en ce que le ou chaque piston secondaire est relié au piston principal par un câble. 13. Tunnel aérodynamique selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que le ou chaque cylindre secondaire communique, en amont de son piston» avec l'intérieur du tunnel aérodynamique. 14. Tunnel aérodynamique selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comporte un évent de couche limite disposé en amont de la section de travail. 15. Tunnel aérodynamique selon la revendication 14, caractérisé en ce que 1'évent de couche limite communique avec le ou avec chaque cylindre secondaire en amont de son piston. 16. Tunnel aérodynamique selon la revendication 15, caractérisé en ce que 1'évent de couche limite communique avec le ou avec chaque cylindre secondaire à travers un étranglement. 17. Tunnel aérodynamique selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d'amorçage pour fournir une impulsion de départ au piston principal. 18. Tunnel aérodynamique selon la revendication 17, caractérisé en ce que les moyens d'amorçage comportent un vérin. 19. Tunnel aérodynamique selon la revendication 17, caractérisé en ce que les moyens d'amorçage comportent un rétrécissement à l'intérieur de l'embouchure du ou de chaque cylindre secondaire.