La présente invention est relative à un véhicule de commissariat destiné à assurer le service des avions sur es aérodromes. On sait que pendant qu'un avion séjourne sur la piste, de nombreux véhicules s'en approchent pour assurer différents services. Par exemple, sur les lignes commerciales régulières, il convient de charger ou de décharger des containers, de faire le plein de carburant, d'évacuer les eaux usées et de les remplacer par de l'eau propre, de vérifier le groupe de conditionnement d'air, d'embarquer des vivres, de décharger des-emballages usés, etc... Dans un proche avenir, il est prévu de mettre en service des avions à réaction capables de transporter un fort tonnage de passagers ou de marchandises, si bien que les équipements au sol pour assurer le service sur les pistes d'aérodromes deviennent de plus en plus importants, d'autant plus que Ces services doivent être effectués dans un temps minimum. La présente invention concerne un véhicule d'un type nouveau destiné à être utilisé sur les pistes des aérodromes pour assurer le service de commissariat auprès des avions, service consistant principalement à charger et à décharger des produits alimentaires présentés sous des conditionnements divers0 Cette manutention concerne les repas destinés aux passagers, les produits distribués ou mis en vente dans l'avion pendant le parcours, ou encore les petits objets d'utilisation courante. Les colis peuvent être manipulés à la main par le personnel de l'aéroport, généralement sur de petits chariots, mais il convient de les approcher rapidement de l'avion et de les élever au niveau du pont occupé par les passagers, afin de permettre un transbordement facile. Un véhicule de commissariat ou "commissary truck" selon ltinvention, comprend un fourgon monté sur un chassis-cabine automobile et il est caractérisé en ce que des moyens élévateurs susceptibles de soulever le fourgon au-dessus du niveau de la cabine sont prévus entre le chassies et-le fourgon, ce dernier comportant à l'avant une demi-passerelle solidaire de son plancher et capable de venir se loger sur l'avant du chassies, à coté de la cabine de pilotage qui n'occupe qu'une fraction de la largeur du chassies, celui-ci étant enfin d'un type surbaissé et pourvu de béquilles stabilisatrices latérales escamotables0 Suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, on prévoit entre le sommet des moyens élévateurs et le plancher du fourgon, des moyens de translation longitudinale a' double effet permettant de déplacer horizontalement ce fourgon après élévation, tandis que le châssis est immobilisé sur sesbéquilles, Cette disposition permet à la fois de satisfaire aux réglements de sécurité en vigueur sur les pistes des aérodromes et d'approcher ltextrémité de la passerelle contre le seuil d'embarque- ment de la porte de l'avion, malgré que ce seuil soit situé au-dessus de la partie la plus renflée du fuselage Par tailleurs, pour compenser les éventuels defauts de per pendicularité du fourgon par rapport au fuselage de l'avion, on prévoit à l'avant de la passerelle du fourgon, un secteur orientable actionné par un vérin qu'on loge à l'intérieur de la partie fixe de la passerelle. En outre, pour protéger le personnel pendant le transbordement des produits depuis la fourgon surélevé jusqu'à ltintérieur del'avion, on fait dépasser vers l'avant le toit du fourgon, ce qui forme un auvent au-dessus de la passerelle. Afin de faciliter les opérations de chargement et de dé char- gement, il est commode de prévoir une porte s'ouvrant largement à l'arrière du fourgon, par exemple une porte à deux battants avec dégagement intégral, tandis qu'à lavant, ce même fourgon est muni d'une porte à deux battants s'ouvrant sur la pisserelle. Le poids total du fourgon peut Qtre relativement important. Par exemple, ce fourgon peut contenir de 4 à 5 tonnes de produits divers, et on doit pouvoir le soulever à environ 5,50 mètres audessus de la piste de l'aérodrome. Afin d'améliorer la stabilité de l'ensemble du véhicule et le chargement au sol, il est avantageux de choisir un chassis de type surbaissé.Par ailleurs, compte tenu du poids important du fourgon chargé, et pour éviter lten- combrement en largeur des roues jumelées, il est nécessaire de prévoir deux -essieux porteurs à l'arrière de- ce châssis Enfin, il est nécessaire que le système élévateur soit extrtmement plat lorsqu'il est replié, afin de ne pas surélever inutilement le fourgon quand celui-ci est posé sur le ehassisO Ces divers impératifs seraient contradictoires sur un véhicule de type classique Pour les concilier, l'invention prévoit de placer à l'avant du chassies le moteur d'entratnement du véhicule, et de ne commander qu'un seul des deux essieux arrière, à savoir celui qui est situé le plus en avant.Ainsi, un seul des deux essieux ar rière est moteur, ce qui est acceptable pour un véhicule n'ayant à se déplacer que sur des pistes, alors que cela fournit l'avant tage de libérer au niveau de l'essieu arrière non moteur, de la place qu'on utilise pour loger le système élévateur quand celui-ci est replié. De plus, cette disposition permet de réduire le prix de revient du véhicule, en supprimant les organes moteurs sur le dernier des essieux arrière. Le système élévateur selon ltinvention est constitué par deux X articulés placés cEte-à-côte dans des plans-verticaux orientés longitudinalement par rapport au chassies, l'extrémité inférieure gavant de chaque X étant articulée sur le chassies alors que l'extrémité inférieure arrière peut coulisser le long de ce mtme chassies dans une glissière ou dans un chemin de roulement, les sommets des branches des X étant par ailleurs mobiles à leur tour par des galets ou par des sabots de coulissement dans des glissières longitudinales qui équipent le plancher du fourgon dont l'immobilisation à la position désirée est obtenue à l'aide d'au moins un vérin longitudinal à double effet ancré par une extrémité sur le plancher du fourgon et par l'autre extrémité sur le sommet des X articulés. Le déploiement ou le repliage des X élévateurs peut outre assuré par des moyens divers.Suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, ces moyens comprennent un tirant et un vérin disposés en projection suivant les deux diagonales d'un parallélogramme déformable dont deux sommets sont placés sur une mtme branche d'un X, alors que les deux autres sont situés sur un levier dont l'extrémité inférieure est articulée en un point fixe du chtssis, entre les zones dtap- pui avant fixe et arrière mobile des X sur ce meme chAssisO Compte tenu de la charge à soulever, le système d'élévation est double : il comporte deux vérins travaillant en parallèle. On obtient ainsi un mécanisme susceptible de soulever le fourgon à grande hauteur, alors qu'il reste extremement plat à l'état replié et permet de développer au démarrage un effort important malgré 11 orientation presque horizontale du vérin. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. Fig. 1 est une vue en plan indiquant schématiquement les emplacements occupés par des véhicules de commissariat selon l'invention pour assurer leur service auprès d'un avion sur une piste d'aérodrome. Figs. 2, 3, 4, 5 illustrent les phases successives dtapproche et d'élévation en place du fourgon d'un véhicule selon 1 invention. Fig. 6 est une vue en perspective montrant le fourgon élevé sur le véhicule immobilisé. Fig. 7 est une vue en perspective du véhicule replié en position de circulation sur la piste. Fig. 8 montre l'arrière du fourgon équipé de portes qui assurent un dégagement intégral. Fig. 9 représente l'avant du fourgon dont les portes s'ouvrent sur la passerelle de transbordement. Fig. 10 montre le système élévateur lorsqu'il est replie pendant le transports Fig. 11 représente ce même système déployé pour soulever le fourgon0 Fig. 12- illustre le dispositif après translation du fourgon vers l'avant sur le mécanisme~élévateur déployé. Fig. 13 est une vue éclatée illustrant la disposition du secteur orientable qui équipe l'extrémité de la passerelle du fourgon. Fig. 14 est une vue enplan correspondante avec coupe partielle. Fig. 15 est une vue schématique montrant en élévation le châssis du véhicule, les roues gauches ayant été supprimées pour la clarté du dessins Figo 16 est une vue en plan dece chtssis nu. On a représenté sur les fig. 1 à 5 un avion 1 posé sur la piste 2 d'un aérodrome. Dans l'exemple choisi, il s'agit dtun avion de fort tonnage capable de transporter plusieurs centaines de passagers. Pendant que l'avion 1 est posé sur la piste 2, des véhicules 3 selon l'invention s'en approchent pour effectuer les opérations de commissariat. Ces opérations consistent notamment à charger ou à décharger des colis relativement peu lourds que des hommes peuvent manipuler à la main. Il peut s'agir notamment de caisses ou de containers contentant les vivres destinés aux passagers, ou de chariots équipés de roulettes orientables, d'un poids pouvant atteindre 400 kg.Dans le cas d'un avion de fort tonnage, ces vivres ou produits représentent un poids important qui doit Qtre chargé-ou déchargé en très peu de temps pendant les escales. Pour parvenir à ce résultat, l'invention prévoit d'utiliser un ou plusieurs véhicules 3 d'un type spécial, dénom mé "véhicule de commissariat ou tcommissary truck, Un véhicule 3 selon l'invention comprend principalement un chtssis surbaissé 4, une cabine de pilotage 5 et un fourgon de chargement 6. Ce fourgon 6 est capable de contenir une quantité importante des produits à manipuler, par exemple de 4 à 5 tonnes de produits alimentaires conditionnés. Le véhicule 3 a pour but de transporter le fourgon 6 sur la piste 2 (fig..2), de l'appro- cher de l'avion 1 (fig. 3) et de l'amener à proximité immédiate du seuil 7 d'une porte de chargement 8 ouverte (fig. 5) de manière à permettre le transbordement des produits, directement depuis le fourgon 6 jusque dans le compartiment prévu à bord de l'avion 1. On voit que cela conduit à soulever très haut (par exemple de 4 à 6 mètres au-dessus de la piste 2) un fourgon 6 qui pèse environ 6 tonnes. Cela pose un problème de stabilité latérale, si l'on tient compte du couple de renversement important auquel l'ensemble déployé peut être soumis sous l'action du vent (fig. 4). De plus, le véhicule 3 selon l'invention doit bien entendu satisfaire à tous les règlements de sécurité en vigueur sur les aérodromes internationaux.Pour respecter ces impératifs et obtenir cependant un véhicule à mise en oeuvre rapide, on a été amené à combiner sur un seul et même camion diverses caractéristiques qui vont Qtre décrites maintenant plus en détail. I- Le châssis 4 (figs. 15 et 16) On choisit un chassies surbaissé comprenant deux longerons 9 reliés par des traverses 10, Des entretoises longitudinales 11 sont prévues pour l'articulation des vérins de béquilles. A l'avant, un berceau 13 prolonge le chassies en porte-à-faux. Les roues avant directrices 14 sont portées par un essieu 15 sous lequel passent des ressorts à lames 16 pour assurer la suspension.Si lton choisit des roues 14 de petit diamètre, cette structure permet de maintenir le berceau 13 et le chassies 4 avec une très faible garde au sol, ce qui est acceptable pour un véhicule n'ayant à circuler que sur des pistes d'aérodrome, A l'arrière, compte tenu du poids important du fourgon 6, on prévoit deux essieux 17 et 18 munis respectivement de roues 19 et 20. Ici encore, la suspension est assurée par des ressorts à lames 21 et 22 qui passent sous les essieux 17 et 18. En outre, pour gagner de la place et réduire le prix de revient, les roues 20 et ltessieu 18 sont montés fous, alors que seules les roues 19 sont motrices.Pour ce faire, on attaque l'essieu 17 au moyen dtun arbre de transmission 23 qu'un moteur thermique 24 ontratne par l'intermédiaire d'un bloc 25 faisant fonction de convertisseur hydraulique et dtembrayage automatique, et d'un groupe 26 qui réunit ne botte power shift à inversion de marche et une botte à trois vitesses. A l'arrière de chaque longeron 9, des goussets 27 portent un pivot vertical 28 sur lequel est articulé un bras stabilisateur 29. Celui-ci porte à son extrémité le cylindre 30 d'un vérin à double effet dont la tige 31 est munie d'une semelle d'appui au sol 32e Le pivotement du bras 29 dans le sens du déploiement (flèche 33, fig. 16) ou en sens inverse, est assuré par un vérin à double effet 34 articulé entre ce bras 29 et une entretoise 11 du châssis il peut entre aussi assuré manuellement. De même, à l'avant de chaque longeron 9, des goussets 27 portent le pivot 28 d'un béquille stabilisatrice 29, 30, 31, 32 qu'abtionne un vérin 34 (la flèche 35 indique par exemple le sens de déploiement de la béquille avant gauche). Sur la fig. 16, on a représenté le châssis 4 en supposant que les deux béquilles de droite sont rabattues contre leur longeron, alors que les deux béquilles de gauche sont déployées On a montré sur la fig. 15 une béquille arrière repliée dont le vérin d'appui 30, -31 est contracté pour maintenir la semelle 32 éloignée au-dessus du sol, alors qutà l'avant gauche du chtssis, on a supposé que la semelle 32 est plaquée sur la piste de l'aérodrome par élongation du vérin 30, 31 correspondant0 Le fait que parmi les deux essieux arrière 17 et 18, seul l'essieu 17 soit moteur, ne présente pas d'inconvénient car le véhicule de commissariat 13 selon l'invention est destiné à ne se déplacer que sur des pistes d'aérodrome0 En définitive, ce véhicule se conduit avec seulement deux pédales : il n'y a pas de commande- spéciale pour l'embrayage et, l'inversion de marche s'effectue à la main par action sur un le vierO II- La cabine 5 (fig. 6 et 7) Cette cabine présente la particularité entre placée sur le coté du berceau 13 et de ntoccuper qu'une largeur 37 égale à une fraction de la largeur totale 38 du chassisO Dans exemple illustré, on a supposé que la cabine 5 est placée à l'avant gauche du chftssis 4, si bien qu'à ceté d'elle la partie supérieure du berceau 13 reste libre suivant une plateforme 39o Son pavillon comporte une partie transparente protégée par un grillage permettant, lors de l'approche, de voir l'avion depuis le poste de conduite III- Le fourgon 6 (fig. 6 à 9) Ce fourgon est réalisé sous la-forme d'un caisson parallélépipédique largement ouvert à l'arrière par une ouverture d'entrée 40. Celle-ci est utilisée pour charger le fourgon 6 lorsqu'il est posé sur le châssis 4 (position de la fig. 7) ou légè rement éleve pour s'ajus-ter à un quai. Afin do faciliter l'accès, on munit l'ouverture 40 de deux battants 41 portés par des charnières 42 à ouverture intégrale. Ainsi, pendant le chargement du fourgon 6, on peut ouvrir complètement les deux battants 41 de la porte en les ramenant contre l'extérieur des panneaux verticaux 43 (flèche 44) pour aboutir à la position finale du panneau 41 de droite sur la fig. 8. Le toit du fourgon réalisé en polyester stratifié présente une bande centrale translucide 91 éclairant l'intérieur0 A l'avant, le toit du fourgon 6 se prolonge sur toute la largeur par un auvent 45 qui surmonte une passerelle 46. Cette dernière est solidaire du plancher du fourgon 6 quelle prolonge vers l'avant suivant la largeur de la plateforme 39 sur laquelle elle vient se poser quand le fourgon est abaissé (fig 6). La longueur de cette plate-forme est calculée de façon qu'elle dépasse légèrement en avant de la cabine 5, à coté de celle-ci. Le fourgon 6 s'ouvre sur la passerelle 46 par une porte 47 à deux battants débouchant sur toute la largeur de cette pas se rélle 46. A coté de la passerelle, le fourgon 6 est fermé par un panneau fixe-48 qui vient se loger derrière la cabine 5 quand le véhicule est en position de transport (fig. 7). Par ailleurs, sur chaque coté de la passerelle 46, notamment dans le prolongement du panneau latéral 43 correspondant du caisson 6, on place une barrière ou balustrade qui comporte une partie fixe 49 proche du fourgon, et dans laquelle coulisse une partie avant télescopique 50. Chaque battant 47mode la porte s'ouvre contre sa balustrade 49, 50 comme représenté sur la fig. 9e A l'avant, la passerelle 46 comporte un bord vertical 47 en arc-de-cercle (fig. 13 et 14) dans l'épaisseur duquel s'ouvre une fente 48. Au centre de cet arc-de-cercle, la passerelle 46 est équipée d'un axe vertical 49 sur lequel on fait pivoter une entretoise 50 que deux bras 51 relient à un embout 52.Celui-ci se termine à l'avant par un bord arrondi 53 et, à l'arrière, par une échancrure 54 en arc-de-cercle qui est susceptible de adapter sur le bord 47 qui offre le meme profil sur la passerelle 46. Après montage, c'est-à-dire lorsque ltentretoise 50 engagée dans la fente 48 est articulée sur l'axe de pivotement 49 (fig. 14), l'embout 52 prolonge l'avant de la passerelle 46 et on peut le faire osciller vers la droite ou vers la gauche autour du pivot 49 (flèche double 55).Ces mouvements sont commandés par la dilatation ou la contraction dtun vérin 56 à double effet qui est articulé, d'une part sur une chape fixe 57 de la passerelle 46, d'autre part sur une chape 58 portée par ltun des bras 51 de l'embout. Cette disposition est très importante pour permettre de corriger les défauts de perpendicularité de ltensemble du véhicule 3 par rapport au c8té du fuselage de I'aion 1, afin d'adapter exactement le bourrelet avant 53 contre le seuil 7 de la porte d'accès (fig. 1 et 5). IV- Le mécanisme élévateur 59 (figs. 6, 10, 11 et 12) Ce mécanisme est monté entre le chassies 4 et le fourgon 6. Il comprend deux X articulés formés chacun par un bras 60 et par un bras 61. Chaque bras 60 est articulé sur le bras 61 correspondant par un axe transversal 62. Les axes 62 des deux X sont indépendants. L'extrémité inférieure de chaque bras60 est articulée par un axe 63 sur l'avant du longeron 9 correspondant, ctest-à- dire immédiatement derrière la cabine 5. Par contre, l'extrémité inférieure de chaque bras 61 comporte un galet 64 qui peut se déplacer longitudinalement (flèches 6 et 66) à l'intérieur d'un chemin de roulement ou glissière 67 porté par ce mdme longeron 9. A son sommet, chaque bras 60 est muni lui aussi d'un galet 68 mobile dans un chemin de roulement horizontal ou glissière 69 placé longitudinalement sous le plancher du fourgon 6. Enfin, a l'avant, les sommets des bras 61 sont reliés par une traverse 70 qu'un vérin horizontal à double effet 71 relie à une nervure 72 solidaire du chassies du fourgon 6o Les extrémités de la traverse 70 sont guidées dans des glissières horizontales 73 incorporées aux longerons du plancher du fourgon 60 La commande de repliage ou de déploiement du mécanisme 59 est assurée à l'aide de deux vérins 74, de deux tirants 75 et de deux leviers oscillants 76. Ces derniers sont articulés par une de leurs extrémités sur deux axes 77 fixés au châssis 4 transversalement, peu en avant des roues arrière 19. Â son extrémité opposée, le levier 76 porte un axe 78 que le tirant 75 relie à un axe 79 solidaire des bras 60, au-dessous du pivot central 62. Enfin, entre les axes 77 et 78, le levier 76 est. muni d'un troisième axe 80 que le vérin 74 relie à un axe 81 solidaire des bras 60. Cet axe 81 est placé entre les axes 79 et 62. Par ailleurs, on répartit les axes drarticulation 78, 81, 79 et 80 'de façon que leurs projections définissent les quatre sommets d'un parallelogramme déformable. On comprend que si l'on dilate les vérins 74, on allonge la diagonale correspondante de ce parallélogramme, ce qui provoque le déploiement des X 60, 61 et l'élévation du fourgon 6 qui reste parallèle au chassies 4. Au cours de cette élévation, les galets 64 avancent dans les glissières 67 (flèche 65) tandis que les galets 68 avancent dans la mme direction à l'intérieur des glissières 69. Pendant toute la phase de soulèvement ou d'abaissement du fourgon 6, le vérin 71 reste immobile, ce qui fixe la position de la traverse 70 par rapport au plancher de ce fourgon. Le mécanisme 59 déployé (fig. 6 et 11) permet d'élever à grande hauteur le fourgon 6 sans que pour autant il soit nécessaire utiliser un vérin 74 possédant une course très importante. On peut donc se servir d'un-vérin 74 de type usuel. Par contre, si on laisse le vérin 74 se contracter, les X 60, 61 se replient (fig. 11, flèches 82 et 83) pour constituer finalement un ensemble extremement plat (fig. 10) qui parvient à se loger sous le plancher du fourgon 6 et entre les interstices restés libres dans le châssis 4. Dans cet état, chacun des éléments 60, 61, 74, 75 et 76 reste pratiquement à l'horizontale (fig. 10) ce qui garantit à ltensemble un encombrement minimum en épaisseur. Pourtant, la cinématique de ce mécanisme garantit au démarrage (fig. 10) un effort de soulèvement important au niveau du fourgon 6 sans qu'il soit nécessaire d'alimenter le vérin 74 sous une pression exagérément élevée. Quand le mécanisme 59 est déployé (fig, 11), il suffit de contracter le vérin 71 pour faire avancer l'ensemble du fourgon (flèche 84) sur l'ensemble stationnaire constitué par les X 60, 61 et par le châssis immobile 40 Le fonctionnement est le suivant Lorsque le fourgon 6 est chargé, on maintient les béquilles 29, 32 repliées ainsi que le mécanisme élévateur 59. Le véhicule se présente alors comme illustré sur les fig. 2 et 7 : il peut circuler librement en roulant sur la piste 2. Le véhicule peut se déplacer avec le fourgon élevé jusqutà 3,50 mètres du sol, les béquilles n'étant pas déployées et les vérins stabilisateursn'étant n'étant pas au sol. Cela permet de charger de petits avions sans utiliser les béquilles. Lorsqu'il arrive à proximité d'un plus gros avion 1 (fig. 3), le conducteur du véhicule plaque au sol les semelles 32 des béquilles déployées, en dilatant successivement les vérins 34 puis 30, 31 (fig. 15 et 16)o Ensuite, le conducteur dilate le vérin 74, ce qui provoque le déploiement du mécanisme 59 et le soulèvement du fourgon 6 dont la passerelle 46 vient à la hauteur du seuil 7 de la porte de l'avion Toutefois, étant donné que lavant de la passerelle doit franchir en cours d'élévation la zone la plus renflée 85 du fuselage, zone au-dessus de laquelle est situé le seuil 7, on comprend qu'il existe nécessairement en fin de course un intervalle minimum 86 qui reste libre entre le bord avant 53 de la passerelle 46 et le seuil 7. Dans une dernière phase (fig; 5) on supprime cet intervalle 86 en faisant avan cer l'ensemble du fourgon 8 (flèche 87) par contraction du vérin 71 (figs. 11 et 12). En pratique, il suffit que la course du vé- rin 71 soit de l'ordre de 40 cm.On complète l'ajustage en agissant sur le vérin 56 dans un sens ou dans l'autre (fig. 14) afin d'adapter exactement le bord 53 contre le seuil 7 de la porte de l'avion Enfin, on tire la partie télescopique 50 (flèche 88.) pour déployer les balustrades 49, 50 jusqulà l'entrée de l'avion. Désormais, les employés de l'aéroport peuvent circuler librement, en sécurité et à l'abri, sur la passerelle 46 entre l'intérieur de l'avion 1 et le fourgon 6, en passant par la porte 47 (fig. 9)0 Le repliage du dispositif s'effectue par une manoeuvre inverse lorsqu'on désire éloigner le véhicule 3 de l'avion 1. On remarque que dans tous les cas, la manoeuvre peut S'effectuer en un temps très court, ce qui convient bien aux services exigés sur un aéroport moderne. REVENDICATIONS 1- Véhicule de commissariat pour le service des avions sur un aérodrome, comprenant un fourgon monté sur un chassis-cabine automobile, caractérisé en ce que des moyens élévateurs susceptibles de soulever le fourgon au-dessus du niveau de la cabine sont prévus entre le chgssis et le fourgon, ce dernier comportant à l'avant une demi-passerelle solidaire de son plancher et capable de venir se loger sur l'avant du chassies, à cOté de la cabine de pilotage qui nioccupe qu'une fraction -de la largeur du chtssis, celui-ci étant enfin dun type surbaissé et pourvu de béquilles stabilisatrices latérales éclipsables. 2- Véhicule de commissariat -suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prévoit entrele sommet des moyens élévateurs et le plancher du fourgon, des moyens de translation longitudinale à double effet permettant de déplacer horizontalement ce fourgon après élévation, tandis que le ch*ssis est immobilisé sur ses béquilles. 3- Véhicule de commissariat suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prévoit à lavant de la passerelle du fourgon, un secteur orientable actionné par un vérin qu'on loge à l'intérieur de la partie fixe de la-passerelle. 4- Véhicule de commissariat suivant la revendication 1, caractérisé en ce mulon fait dépasser vers l'avant les toit du fourgon, pour former un auvent au-dessus de la passerelle. 5- Véhicule de commissariat suivant la revendication 1, caractérisé en ce mulon prévoit à llarrière du fourgon, une porte à deux battants à dégagement intégral, tandis qu'à l'avant ce même fourgon est muni d'une porte à deux battants s'ouvrant sur la passerelle0 6- Véhicule de commissariat suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on place un moteur à lavant du chassies pour entratner un seul des deux essieux arrière, à savoir celui qui est situé le plus en avant. 7- Véhicule de commissariat suivant la revendication 1,caractérisé en ce que le système élévateur est constitué par deux X articulés placés ctte-à-cote dans des plans verticaux orientés longitudinalement par rapport au châssis l'extrémité inférieure avant de chaque X étant articulée sur le chassies alors que l'extrémité inférieure arrière peut coulisser le long de ce même châssis dans une glissière ou dans un chemin de roulement, les sommets des branches des X étant par ailleurs mobiles à leur tour par des galets ou par des sabots de coulissement dans des glissières longitudinales qui équipent le plancher du fourgon dont l'immobilisation à la position désirée est obtenue à l'aide d'au moins un vérin longitudinal à double effet ancré par une extrémité sur le plancher du fourgon et par l'autre extrémité sur le sommet des X articulés, des moyens moteurs étant enfin prévus pour provoquer le déploiement ou le repliage des X éléva tueurs 0 8- Véhicule de commissariat suivant les revendications 1 et 7, caractérisé en ce que les moyens de déploiement ou de repliage des X élévateurs comprennent deux tirants et deux vérins disposés en projection suivant les deux diagonales d'un parallélogramme déformable dont deux sommets sont placés sur une meme branche d'un X, alors que les deux autres sont situés sur un levier dont l'extrémité inférieure est articulée en un point fixe du chassies, entre les zones d'appui avant fixe et arrière mobile des X sur ce meme chbssiso 9 Véhicule de commissariat suivant une ou plusieurs des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le toit du fourgon comporte une bande centrale translucide.