La présente invention a essentiellement pour objet un procédé de contrôle d'étanchéité d'une bolte vide et un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé. Plus particulièrement, l'invention concerne la détection des microfuites dans les bottes de conserve en fer blanc fabriquées suivant la méthode traditionnelle du sertissage et de la soudure à l'étain ou par procédés d'emboutissage, filage, étirage, etc. Les caractéristiques générales de l'invention ont été définies et développées à partir de l'idée de base de réaliser un contrôle et une mesure précise de fuites de très faible importance, dans les boites de conserve à l'issu de leur fabrication et avant leur remplissage et leur fermeture. Dans ce but,la seule technique présentant des caractéristiques de sensibilité et de précision satisfaisantes a semblé être l'analyse et la mesure par spectrographie de la quantité d'un gaz témoin (de préférence un gaz rare tel que l'argon) ayant traversé la paroi de ladite boîte au bout d'un certain temps. La présente invention se rapporte donc d'une manière générale à un procédé applicable pour le contrale, de préférence automatique, des botes mettant en application le principe susmentionné. L'invention concerne également certains modes de réalisation d'appareils pour la mise en oeuvre dudit procédé. Les études récentes qui ont été faites dans le domaine de la conservation des aliments ont confirmé que la durée de conservation desdits aliments dépendait en grande partie de la qualité du sertissage du fond de la boite et de la soudure longitudinale le long de celle-ci. Des progrès ont été aussi réalisés parrallèlement dans les méthodes de fabrication de boites qui ont fait reculer les limites des tolérences, jusqu'à présent considérées comme normales, en matière de contrôle des fuites. Ce nouveau progrès a posé un autre problème qui est celui de la mesure rapide de ces micro-fuites sur une chaine de fabrication. A titre d'exemple, si l'on eonsidère une unité de production capable de produire en continu 400 boites à la minute et si on admet que, pour être statisti4efi valable, un contrôle par prélèvement doit porter sur au moins 3% de la production, c'est donc un contrôle en continu de 12 boîtes par minute qui doit être associé à la chaîne de production susmentionnée. À cela s'ajoute un problème supplémentaire qui provient du fait que les fuites de faible importance nécessitent pour être mesurées avec précision, un temps d'analyse relativement long.En fait il a été constaté que pratiquement aucune des méthodes jusqu'à présent utilisées pour cet usage dans ce domaine de la technique -n'étaitde nature à permettre un contrôle suffisamment précis en un temps relativement court. C'est pourquoi il a été jugé nécessaire de faire appel à des techniques plus performantes, au nombre desquelles la spectrographie s'est révélée être la plus adaptée. Des spectrographes simplifiés sont actuellement proposés dans le commerce qui, par analyse du spectre des atomes, permettent de déceler dans un mélange de gaz la présence d'un gaz témoin bien particulier pour lequel la sensibilité du spectrographe a été étudiéeou programmée. Le même appareil est capable également d'effectuer des mesures quantitatives coneernant le même gaz, même si ce dernier n'est présent dans le mélange que sous forme de traces. L'application de cette technique peut donc être globalement envisagée de la manière suivante - On isole l'enceinte à contrôler (en l'occurrence ici, la boîte de conserve) de façon à créer de chaque côté des parois de celle-ci, deux espaces volumiques clos dont les échanges gazeux de l'un vers l'autre ne sont possibles que par les fuites existant entre les parois de ladite enceinte. - On injecte le gaz témoin (l'argon) sous pression dans l'un des espaces. - On mesure, par spectrographie, la quantité de ce gaz qui pénètre dans le deuxième espace. Plus précisément, l'invention concerne donc essentiellement un procédé de sélection par contrôle d'étanchéité d'une boite vide, telle que par exemple une oîte de conserve fabriquée par sertissage et soudure, enboutipar fi f2Je m par étirage; consistant: - à amener la boîte à contrôler ouverte à un poste de saisie - à saisir ladite boîte pour l'acheminer vers un poste de contrôle - à lui faire subir une phase de contrôle proprement dite et à l'amener ensuite vers un premier poste d'évacuation, si son étanchéité est satisfaisante, ou vers un second poste d'évacuation si son étanchéité n' est pas suffisante;; caractérisé en ce que, avant d'effectuer ladite phase de contre, on forme deux espaces volumiques adjacents sensiblement coaxiaux, isolés de l'extérieur de façon étanche, ladite boîte cnnstituant la paroi de séparation entre lesdits espaces adjacents et que ladite phase de contrôle consiste à injecter un gaz témoin, de préférence sous pression, dans le premier espace volumique, à mesurer, par exemple par spectrographie, la quantité dudit gas témoin qui a pénétré dans le deuxième espace volumique au bout d'une période de temps prédéterminée, à actionner ou faire changer d'état ~éventuellement, un moyen formant mémoire en fonction de la valeur de ladite quantité et à utiliser ledit moyen formant mémoire pour sélectionner le poste d'évacuation qui convient pour ladite boîte, en fonction de son état d'étanchéité. En plus du procédé précité, l'invention a également pour objet un appareil perfectionné pour le contrôle automatique des boîtes sur chaîne de fabrication, pour la mise en oeuvre dudit procédé, du type comprenant au moins un poste de contrôle, des moyens de saisie correspondants de la botte, des moyens d'amenée de la boîte, un premier poste d > évacuation où la boîte est déposée si son étanchéité est suffisante, un second poste d'évacuation où laboîte estsée sisonetanchéité n'est pas suffisante, caractérisé en ce que - ledit poste de contrôle comporte un pot ouvert pouvant contenir ladite boîte et communiquant àvec des moyens de mesure de la quantité d'un gaz témoin - lestes moyensde saisie incluent un couvercle venant obturer de façon étanche ledit pot et ladite boîte, grâce par exemple à au moins une garniture formant joint; ledit couvercle comportant des éléments de conduit pour établir une communication séquentielle entre l'intérieur de la botte ainsi obturéeet une pompe à vide d'une part et entre l'intérieur de ladite botte et une source de gaz témoin, de préférence sous pression, d'autre part -et qu'un moyen formant mémoire, commandé par lesdits moyens de mesure coopère avec lesdits éléments de conduit pour prolonger, éventuellement, un vide préalablement créé à l'intérieur de ladite boîte, en fonction de la valeur du signal de sortie desdits moyens de mesure. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lecture de la description explicative qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une coupe longitudinale d'un appareil automatique de contrôle d'étanchéité, menée selon la ligne I-I de la figure 2, permettant le contrôle simultané de six boîtes de conserve; ledit appareil étant représenté en phase de détection et les autres positions des différents organes mobiles étant symbolisées en traits fantômes; - la figure 2 est une vue en plan représentée en coupe menée suivant la ligne II-II de la figure 1; et - la figure 3 est une vue en coupe d'un pot de contrôle de l'appareil représenté pendant la phase de mesure, c'est-à-dire avec la boîte à contrôler et le couvercle en place. En se référant plus particulièrement aux figures 1 et 2, on a représenté un appareil permettant le contrôle automatique de l'étanchéité des boîtes. Ces boîtes qui sont désignées par le repère général commun 11 peuvent, suivant l'enchaînement des phases de leur contrôle, se trouver sur le tapis roulant d'amenée 12, à l'un des postes de saisie 13a - 13f, sur le tapis d'évacuation des boîtes mauvaises 14, sur le tapis d'évacuation des boîtes bonnes 15 ou à l'intérieur de l'un des pots de contrôle 16a - 16f.La superstructure de l'appareil proprement dit est constituée d'un socle 17 présentant dans sa partie médianeun large décrochement où est logé un tiroir 18 coulissant sur deux glissières de guidage 19 et renfermant l'ensemble des mécanismes d'entraînement des tapis 12, 14 et 15 précités. Bur le socle 17 sont fixés quatre montants profilés 20 servant d'appui à deux flasques supports latéraux 21 et 22. Entre ces deux flasques sont disposées des cornières d'entretoisement 29 et des glissières longitudinales 23 pour le guidage en translation du chariot 24 dont le déplacement est assuré par deux vérins25 et 26.Ces deux vérins 25 - 26 sont rendus solidaires par deux pièces de fixation 27 et 28; la tige du vérin 25 est reliée au chariot 24 et celle du vérin 26 est reliée au flasque support 21. Une équerre 30 fixée sur le socle 17 supporte un vérin 31 et deux tiges de guidage 32 et 33 coulissant respectivement à l'intérieur des corps cylindriques 34 et 35 portés par ladite équerre 30. La tige 36 du vérin 31 et les tiges 32 et 33 sont fixées à un guide mobile 37 renforcé par des étriers verticaux 38. La largeur du guide 37 est elle que les boîtes à tester peuvent s'engager à l'intérieur de celui-ciacomme le montrent les dessins. La position de repos du guide mobile 37, déterminée par le vérin 31 non actionné, est telle qu'il se trouve au-dessus du tapis 12, dans le prolongement du guide fixe 39.Des butées de guidage 40a 40g sont disposées sur le tiroir 18 pour le positionnement des boîtes aux postes de saisie 13a - 13f, sous l'action du vérin 31. D'autres guidesnxes 41, 42 et 43 sont disposés sur le tiroir 18 de chaque côté des tapis 14 et 15. Le chariot 24 supporte six vérins de saisie 45a~ 45f et six électrovannes 46a - 46f ainsi que deux conduits de distribution 47 et 48; le conduit 47 étant relié à une source d'air comprimé extérieure à travers une électrovanne de commande non représentée et le conduit 48 étant relié soit à une source d'argon sous pression soit à une pompe à vide par l'intermédiaire de deux électrovannes distinctes non représentées.On - notera que sur les dessins, seuls le vérin 45c et l'électrovanne 46c sont représentés et apparaissent sur la figure 1, puisque cette dernière est une coupe selon la ligue I-I de la figure 2. Chaque vérin 45a - 45f à sa tige mobile reliée à un couvercle de saisie respectif 50a 50f dont la structure sera décrite en détail ultérieurement. Chaque couvercle 50 - 50f comporte un vérin 51a - 51f associé jouant le rôle de dispositif de mémorisation et chacun de ces vérins associés est commandé par l'électrovanne 46a - 46f correspondante, par l'intermédiaire d'ut conduit flexible 52a - 52f. Le conduit de distribtftion 47 alimente simultanément tous les couvercles par l'intermédiaire de conduits flexibles 53a - 53f de même que le conduit de distribution 48 par l'intermédiaire de conduits flexibles 54a - 54f .Le conduit flexible 53 est représenté sectionné a c sur la figure 1 pour plus de clarté. A l'intérieur du socle 17 et à la partie inférieure de chaque pot 16 se trouve connecté un conduit d'alimentation en air comprimé 55a - 5 et un spectrographe 56a - 56f. Seuls le conduit 55c et le spectrographe 56C apparaissent sur la figure 1 pour la mêmeraison que précédemment. Tous les conduits 55a - 55f sont reliés à une même source extérieure d'air comprimé à travers une électrovanne commune non représentée. Les spectrographes SQ - 56f commandent l'ouverture des électrovannes correspondantes 46 -46 par l'intermédiaire de mémoires électroniques non représentées. En se référant maintenant plus particulièrement à la figure 3, où le pot de contrôle 16c de la figure 1 a été représenté en coupe et à plus grande échelle avec le couvercle 50c correspondant en place, on voit que la partie inférieure du pot se prolonge dans le socle 17 par une embase 60c A l'intérieur de cette embase sont pratiqués quatre conduits 61, pour l'injection d'air comprimé dans le fond du pot, en communication à leur partie inférieure avec le conduit 55c et un conduit 62 établissant la communication entre le spectrographe 56C et l'espace volumique 63 délimité par la paroi interne du pot 16c , la paroi externe de la boîte 11 et le joint élastique d'étanchéité 64. Le couvercle 50C proprement dit comporte en outre un noyau 65 pénétrant à l'intérieur de la boite 11 et occupant la plus grande partie du volume interne de celle-ci. De la sorte, un autre espace volumique 66 est crée, délimité par la surface externe du noyau 65, la. surface interne de la botte 11 et le joint 64. Le faible volume de l'espace 66 permet ainsi d'économiser une grande quantité d'argon pendant le fonctionnement, puisqu'à chaque cycle de mesure, seul ce faible espace 66 sera rempli d'argon sous pression.On remarquera de plus d'autres conduits de communication intégrés dans la structure du couvercle 50c : lesoenduits radiaux 67 débouchant dans l'espace 66 et dans le conduit annulaire 68, formé autour de la vis de fixation 69 du noyau 65 au couvercle 50c, et enfin les deux conduits 70 et 71. De plus, la partie supérieure du couvercle 50c est traversée par un alésage 75 dont l'une des extrémités est obturée par le bouchon de raccordement 76 du conduit 54e et l'autre par l'extrémité du vérin 51 ; la tige de ce vérin se terminant par un pointeau conique 77 rapporté.Un piston 78 partage l'alésage 75, délimitant ainsi une chambre 79 et une chambre 80. Liston se termine par unqpartie conique 81, du côté de la chambre 79, susceptible de coopérer avec un siège 82 du bouchon 76. Le même piston 78 présente un siège conique 83, susceptible de coopérer avec le pointeau 77, communiquant avec un espace annulaire 84 délimité par la paroi interne de l'alésage 75 et un décrochement pratiqué sur la surface externe du piston 78. Le conduit 70 débouche dans la chambre 79 laquelle comporte en outre un ressort 85 travaillant à la compression entre le piston 78 et le bouchon 76. Le conduit 71 débouche dans l'espace annulaire 84 quelle que soit la position du piston 78 à l'intérieur de l'alésage 75. Enfin, un conduit d'arrivée d'air comprimé 86 débouche dans la chambre 80 et communique avec le conduit 53e Le conduit 86 a été représenté décalé de 900 sur la figure 3 pour plus de clarté du dessin. Le fonctionnement de l'appareil qui vient d'etredecrit va maintenant être analysé en détail. On procède à un prélèvement des bottes, au hasard, sur la chaine de fabrication et celles-ci sont acheminées automatiquement vers l'appareil après être passées sur un poste de précontrôle qui ne sera pas décrit et dontpa sensiblité, bien inférieure à celle de l'appareil selon l'invention, permet cependant d'éliminer au passage les bottes présentant des fuites importantes et pouvant être décelées par d'autres moyens (bien connus dans la technique) que la spectrographie.On a jugé avantageux d'inclure cet appareil supplémentaire dans la chaîne de contrôle pour éviter que des boites présentant des défauts de fabrication graves arrivent jusqutauspots 2e mesure 16a - 16f provoquant des pertes d'argon importantes pendant la phase de mesure; puisque l'argon est un gaz rare et coûteux qu'il est impératif d'économiser au maximum. En outre, des fuites trop importantes ne permettent plus la saisie par aspiration. Une technique ayant donnée toute satisfaction pour le précontrôle consiste à injecter de l'air sous pression dans les boîtes et à mesurer, à l'aide de manomètres à détection individuels , la baisse de pression qui se produit dans chaque botte. Si cette baisse est trop importante la boite est éliminée. A la sortie de l'appareil de pré-contrôle, les boîtes non éliminées par celui-ci sont déposées automatiquement sur le tapis 12. Lorsqu'au moins six boîtes nnt été entassées les unes derrière les autres à l'intérieur du guide mobile 37, à cause de la présence de la butée 40g, le tapis 12 s'arrête et le vérin 31 est actionné"lequel pousse les six bottes à l'intérieur des couloirs délimités par les butées de guidage 40a~ 40g, jusqu'à leurSpositionEde saisie respectives 13a - 13 Les couvercles de saisie 50 50f sont ensuite amenés, par l'actionnement conjugué des vérins 25 et 26 au niveau des postes de saisie précités et les vérins 45a - 45f sont actionnés jusqu a ce que tous les couvercles 50a - 50f arrivent en contact des parties supérieures des boites correspondantes. Un vide partiel est alors crée à l'intérieur des boîtes (conduit distributeur 48 et conduits flexibles 54) ce qui réalise la saisie des boites. Les tiges des vérins 45 se rétractent alors pour la remontée des boîtes et leur acheminement aux postes de mesure, par les vérins 25 et 26, où les boites sont ensuite introduites dans les pots 16 par actionnement simultané, une tis de plus, des vérins 45a - 45f Pendant ce temps, le vérin 31 revient à sa position de repos et le tapis 12 est remis en marche pour amener de nouvelles boites provenant du poste de pré-contrôle. Les couvercles 50a - 50f son9haintenus en application sur les pots 16a î6f avec une certaine force, de façon à réaliser une isolation parfaite au niveau du joint 64 entre les deux espaces volumiques 63 et 66 ainsi définis dans chaque pot de mesure, de chaque coté de la boîte 11 qui y est introduite. Auprès quoi, le vide à l'intérieur des boîtes est relâché et les conduits 48 et 54 sont utilisés pour injecter de l'argon sous pression, qui pénètre au niveau du bouchon 76 dans la chambre 7q puisque la partie conique 81 du piston 78 se trouve séparée du siège 82 par l'action du ressort 85, puis dans les conduits 70, 68 et 67 et remplit finalement tout l'espace volumique 66.La mesure proprement dite commence alors puisqutune partie de l'argon pénètre peu à peu dans l'espace 63 en passant par les inévitables passages de fuite de chaquehAte 110 Si au bout d'un certain temps de mesure prédéterminé le spectrographe 56 associé à l'un des pots enregistre la présence d'une trop grande quantité d'argon dans l'espace 63, par rapport à une certaine valeur limite tolérable prédéterminée, il émet un signal de commande qui est mis en mémoire au niveau d'un circuit électronique précité . Ensuite, le conduit distributeur 48 est isolé de la source d'argon sous pression et de nouveau un vide partiel est créé à l'intérieur des botes, toujuurs par l'intermédiaire des conduits 48 et 54.Ceci est réalisé par commutation des électrovannes de commande associées au conduit 48. A ce moment les signaux de commande enregistrés sont mis à profit pour actionner les électrovannes 46 correspondantes, chacune d'elles commandant l'actionnement du vérin 51 associé. À partir de cet instant, tous les couvercles 50 qui supportent des boites défectueuses ont leur conduit 54 obturé par l'application de la partie conique 81 h piston 78 contre le siège 82. Une nouvelle fois lesvérins45a - 45f sont actionnés simultanément pour l'extraction des boites hors des pots 16a - 16f et le chariot 24 se déplace sous l'action conjuguée des vérins 25 - 26 jusqu'à ce que l'ensemble des boites arrive aux postes d'évacuationdes boîtes bonnes; c'est-à-dire au-dessus du tapis 15. Pendant ce temps l'électrovanne d'admission d'air comprimé dans les conduits 55a 55f est actionnée pendant un certain temps pour chasser toute trace d'argon au fond des pots 16a - 16f; pour éviter que les mesures suivantes ne soient faussées.Ensuite, l'électrovanne reliant le conduit de distribution 48 à la pompe à vide est coupée et l'électrovanned'alimentation en air comprimé du conduit de distribution 47 est actionnée, ce qui provoque la chute des boîtes bonnes sur le tapis 15. En effet, si le vérin 51 correspondant à un couvercle donné n' a pas été préalablement actionné, l'air comprimé admis dans les chambres 80 est à une pression telle qu'il exerce sur la surface du piston 78 une force supérieure à celle du ressort 85; le pointeau 77 et le siège 83 se trouvent ainsi désolidarisés et l'air sous pression pénètre à l'intérieur de la boîte bonne par l'espace annulaire 84 et les conduits 71, 68 et 67 ce qui provoque l'éjection des boîtes bonnes.En revanche, si une boite a été "reconnue" mauvaise au cours de la phase de mesure, le vérin correspondant a été actionné et le piston 78 se trouve déjà en butée sur le siège 82 lorsque l'air comprimé est admis dans la chambre 80. De ce fait, le siège 83 ne peut plus être désolidarisé du pointeau 77 puisque la force d'application fournie par le-érin 51 est très supérieure à celle développée par l'air sous pression; le vide est donc maintenu à l'intérieur des boîtes mauvaises qui restent par conséquent collées sous leur couvercle respectif.L'ensemble des couvercles 50a - 5 f est ensuite remonté et déplacé vers le poste d'évacuation des boîtes mauvaises (par le jeu des vérins 45a - 45f et 25 - 26) où toutes les électrovannes 46a - 46f sont coupées ce qui provoque le retour de tous les vérins 51 qui avaient préalablement actionnés,à leur position de repos. Comme l'air comprimé est toujours admis dans la chambre 80, celui-ci pénètre dans les bottes mauvaises qui sont à leur tour éjectées mais cette fois sur le tapis 14. Tout se passe comme si le mécanisme intégré aux couvercles 50a - 50 f(comprenant notamment le vérin formant dispositif de mémorisation et les éléments de conduit 70, 71, 75, 52, etc ...) fonctionne de façon à prolonger, éventuellement, le vide préalablement créé à l'intérieur de toutes les boîtes à l'issue de la phase de mesure et de contrôle; en fonction de la valeur du signal de sortie engendré par chaque spectrographe et dans le but de sélectionner le lieu d'évacuation. On notera de plus que le nombre des boStesebonnes et le nombre des boîtes mauvaises sont totalisés indépendamment et automatiquement à la sortie de l'appareil par tout moyen approprié. Enfin, l'électrovanned'admission d'air comprimé dans le conduit 47 est coupée et un nouveau cycle commence par déplacement de l'ensemble des couvercles 50a 50f vers leurs postes de saisie respectifs Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation de l'appareil qui vient d'etre décrit en détail. En particulier, en ce qui concerne les mécanismes de manipulation des bottes, on peut très bien immaginer une machine ayant la forme générale d'une roue (structure bien connue dans cette branche de la technique) ladite roue comportant plusieurs postes de contrôle se déplaçant avec elle et des postes d'arrivée et d'évacuation des boîtes, disposés radialement par rapport à la roue. Enfin, le mécanisme de mise en mémoire des emplacements de botte mauvaise peut être très différent dans sa réalisation; on pourrait par exemple immaginer un mode de saisie par électro-aimant dont la tenue magnétique serait relachée au moment opportun, en fonction des résultats de la mesure fournie par chaque spectracope. C'est dire que l'invention comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens mis en jeu si ceux-ci le sont dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de sélection par contrôle d'étanchéité d'une botte vide, telle que par exemple une botte de conserve fabriquée par sertissage et soudure, par emboutissage, par filage ou par étirage, consistant notamment - à amener la botte à contrôler ouverte à un poste de saisie, - à saisir ladite botte pour l'acheminer vers un poste de contrôle, - à former audit poste de contrôle, deux espaces volumiques adjacents sensiblement coaxiaux, isolés de l'extérieur de façon étanche, ladite botte constituant la paroi de séparation entre lesdits espaces adjacents, - à faire subir à ladite botte une phase de contrôle proprement dite et à l'amener ensuite vers un premier poste d'évacuation si son étanchéité est suffisante ou vers un second poste d'évacuation si son étanchéité ntest pas suffisante, le repèrage d'une fuite trop importante étant assuré par un moyen formant mémoire adapté pour sélectionner le poste d'évacuation convenable pour ladite botte, caractérisé en ce que ladite phase de contrôle consiste à injec- ter un gaz témoin, de préférence sous pression, dans le premier espace volumique, à mesurer par spectrographie la quantité dudit gaz témoin qui a pénétré dans le deuxième espace volumique au bout d'une période de temps prédéterminée, et à actionner ou faire changer d'état, si nécessaire, ledit moyen formant mémoire. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit premier espace volumique est le plus interne coaxialement. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on forme ledit premier espace volumique au poste de saisie précité, par obturation de la botte avec un couvercle de saisie et par création d'un vide partiel à l'intérieur de ladite botte permettant à cette dernière de se maintenir collée audit couvercle, et en ce qu'on forme ledit deuxième espace volumique au poste de contrôle par application étanche dudit couvercle contre l'ouverture d'un pot de mesure recevant entièrement ladite botte. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on fait disparaître toute trace de gaz témoin dudit pot de mesure, par exemple par jet d'air, après chaque phase de contrôle. 5. Procédé selon la revendication 3 ou 4 caractérisé en ce qu'on injecte de l'air sous pression dans ledit premier espace volumique au moment où la boite se trouve à son poste d'évacuation convenable. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les opérations précitées sont précédées d'un pré-contrôle d'étanchéité, destinéàéliminer les boites présentant des fuites relativement importantes. 7. Appareil de contre d'étanchéité d'une boite vide, telle que par exemple une boite de conserve fabrtpe'epr par sertissage et souime, par emboutissage, par filage ou par étirage pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications précédentes, du type comprenant au moins un poste de contr81e, des moyens de saisie correspondante de la boîte, des moyens d'amenée de la boîte, un premier poste d'évacuation où la boite est déposée si son étanchéité est suffisante, un second poste d'évacuation où la boîte est déposée si son étanchéité n'est pas suffisante; caractérisé en ce que - ledit poste de contrôle comporte un pot ouvert pouvant contenir ladite boîte et communiquant avec des moyens de mesure de la quantité d'un gaz témoin - lesdits moyens de saisie incluent un couvercle venant obturer de façon étanche ledit pot et ladite boîte, grâce par exemple à au moins une garniture formant joint; ledit couvercle comportant des éléments de conduit pour établir une communication séquentielle entre l'intérieur de la bote ainsi obturée et une pompe à vide d'une part et entre l'intérieur de ladite botte et une source de gaz témoin, de préférence sous pression, d'autre part - et qu'un moyen formant mémoire, commandé par lesdits moyens de mesure, coopère avec lesdits éléments de conduits pour prolonger, éventuellement, un vide de saisie préalablement crée à l'intérieur de ladite Botte, en fonction de la valeur du signal de sortie desdits moyens d esure. 8. appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le moyen formant mémoire comprend un vérin actionné automatiquement si la quantité de gaz -témoin détectée par lesdits moyens de mesure dépasse une certaine valeur prédéterminée et un piston actionné par la tige dudit vérin et susceptible de venir obturer au moins l'un des éléments de conduit précités établissant la communication entre l'intérieur de la botte et la pompe à vide. 9. Appareil selon la revendication 7 ou 8 caractérisé en ce que les moyens de mesure précités sont essentiellement constitués par un spectrographe ou analogue. 10 Appareil selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que le gaz témoin utilisé est un gaz neutre comme par exemple l'argon, l'hélium, l'azote cule gaz carbonique. 11. Appareil selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que le couvercle précité est prolongé par un noyau s'engageant à l'intérieur de la boîte et remplissant la plus grande partie de son volume interne. 12. Appareil selon l'une des revendications 7 à 11 caractérisé en ce qu'au moins un conduit débouchant à l'intérieur du pot, de préférence à la partie inférieure de celui-ci, permet d'établir une communication séquentielle avec une source d'air comprimé. 13. Appareil selon l'une des revendications 7 à 12 caractérisé en ce que ledit couvercle précité comporte des éléments de conduit supplémentaires permettant d'établir une communication séquentielle entre l'intérieurdelaboîteet me source d'air comprimé pour permettre le décollement entre ladite botte et la garniture formant joint précitée 14. Appareil selon l'une des revendications 7à 13 caractérisé en ce que au moins l'une des communications séquentielles précitées est établie par l'intermédiaire d'une électrovanne. 15. Appareil selon l'une des revendications 7 à 14, caractérisé en ce qu'il comprend six postes de contrôle associés à autant de couvercles de saisie, que les premier et second postes d'évacuation précités sont communs à ces six postes de contrôle et qu'ils sont constitués, comme moyen connu en soi, par des tapis roulants et que les cycles d'opération de contrôle s'effectuent simultanément sur les six postes et de préférence automatiquement.