TITRE DE L’INVENTION : BORNE ANTIEFFRACTION L’invention concerne une borne antieffraction (10) comportant un corps monobloc (11) creux qui comporte : - deux extrémités (12, 13) opposées l’une de l’autre, - une paroi latérale (14) : - présentant une première épaisseur (Wn), - qui comporte au moins une portion (30, 31, 32) dans laquelle, la paroi latérale (14) présente une seconde épaisseur (Wr) inférieure à la première épaisseur et des nervures de renforcement (40, 41, 42) à l’intérieur du corps monobloc creux. Figure de l’abrégé : Figure 2 BORNE ANTIEFFRACTION Domaine technique de l’invention La présente invention vise une borne antieffraction. La présente invention s’applique, notamment, au domaine de l’aménagement urbain, ou encore à la protection d’édifices, de commerces, d’habitations contre les « véhicules béliers », c’est-à-dire les véhicules utilisés pour une attaque par destruction mécanique. La borne antieffraction est encore appelée borne antibélier. Une telle borne est généralement utilisée dans les espaces publics et plus particulièrement les espaces urbains. La borne antieffraction sert notamment à protéger les zones piétonnes, mais aussi des établissements ou commerces « sensibles », comme les ambassades, préfectures, banques, bijouteries, ou les abords des écoles, etc. État de la technique Les bornes antieffraction sont réalisées dans un métal très résistant qui protège efficacement contre les chocs et agressions dites à la « voiture bélier », dans lesquelles une voiture est projetée contre un bâtiment ou dans une foule. En pratique, une borne antieffraction comprend un corps qui s’étend longitudinalement entre deux extrémités opposées l’une de l’autre. Ces bornes antieffraction sont configurées pour être scellées dans le sol. À cet effet, lorsqu’une borne antieffraction est installée, une partie du corps et une extrémité de la borne antieffraction sont pris dans une dalle de scellement. La plupart du temps, les dalles de scellement sont réalisées en béton armé afin de posséder des propriétés de résistance importantes. Ceci dans l’objectif d’éviter un descellement de la borne antieffraction lors d’un impact avec un véhicule en mouvement. Dès lors, les contraintes de résistance mécanique, notamment pour satisfaire à la norme IWA 14-1 qui requiert de stopper un poids lourd de 7,5 tonnes, conduisent à produire des bornes antieffraction en métal très résistant tel que la fonte ou l’acier. De fait, ce type de borne antieffraction comporte des structures massives dotées de parois épaisses. Alternativement, on utilise des parois moins épaisses, en remplissant le corps longitudinal creux d’une matrice en matériau de concrétion tel que le béton. Dans les deux cas, l’utilisation de fortes épaisseurs de matériaux métalliques ou de matériaux de concrétion pour réaliser des structures massives, d’une part, impacte fortement le coût de fabrication d’une borne antieffraction, et d’autre part, complexifie le stockage, le transport et l’installation de la borne antieffraction notamment du fait de la masse de la borne antieffraction. La présente invention vise à remédier à tout ou partie de ces inconvénients. Notamment, la présente invention vise à limiter le poids d’une borne antieffraction en limitant la quantité de matière utilisée pour fabriquer une borne antieffraction tout en conservant des propriétés mécaniques correspondant aux normes en vigueur. À cet effet, l’invention concerne une borne antieffraction comportant un corps monobloc creux qui comporte : - deux extrémités opposées l’une de l’autre, - une paroi latérale : - présentant une première épaisseur, - qui comporte au moins une portion dans laquelle, la paroi latérale présente une seconde épaisseur inférieure à la première épaisseur et des nervures de renforcement à l’intérieur du corps monobloc creux. Le caractère creux du corps monobloc, la réduction de l’épaisseur de la paroi latérale et les nervures de renforcement participent à alléger la structure et utiliser moins de matière lors de la fabrication de la borne antieffraction. De plus, ces caractéristiques permettent de conserver des propriétés de résistance mécanique. Une telle borne antieffraction est notamment capable d’arrêter un véhicule de 7, 5 tonnes lancé à 50 km/h. De fait, la borne antieffraction objet de la présente invention peut être qualifiée de borne antibélier. Dans des modes de réalisation, le corps monobloc creux de la borne antieffraction est réalisé en métal ou en alliage métallique. Ces modes de réalisations permettent de limiter l’encombrement de la borne antieffraction objet de la présente invention. À titre indicatif, la fonte ou l’acier peuvent présenter des propriétés de résistance mécanique suffisantes pour former le corps monobloc creux de la borne antieffraction. Dans des modes de réalisation, les nervures de renforcement comportent au moins une nervure périphérique s’étendant selon un plan normal à un axe longitudinal selon lequel s’étend le corps monobloc. Ces modes de réalisation permettent d’améliorer la résistance de la borne objet de la présente invention aux contraintes de cisaillement. Dans des modes de réalisation, les nervures de renforcement comportent un nombre déterminé de nervures longitudinales parallèles entre elles et à un axe longitudinal, les nervures longitudinales sont disposées à une distance prédéterminée les unes des autres. Les nervures longitudinales permettent d’améliorer la résistance de la borne objet de la présente invention aux efforts de cisaillement. Dans des modes de réalisation, les nervures longitudinales et la nervure périphérique forment un maillage de renforcement de la paroi latérale. Le maillage de renforcement participe à améliorer la résistance aux contraintes mécaniques de la borne antieffraction objet de la présente invention tout en limitant la quantité de matière utilisée. Dans des modes de réalisation, au moins une portion est positionnée au niveau d’un axe médian transversal de la borne antieffraction, l’axe médian transversal étant perpendiculaire à un axe longitudinal selon lequel s’étend le corps monobloc creux. Grâce à ces dispositions, la borne antieffraction objet de la présente invention présente une configuration symétrique pour installer la borne antieffraction en scellant l’une ou l’autre de ses extrémités. Dans des modes de réalisation, au moins une portion comportant des nervures de renforcement est positionnée à une extrémité du corps creux. Ces modes de réalisation permettent de limiter la masse de la borne antieffraction, en diminuer la quantité de matière utilisée pour fabriquer le corps creux. Dans des modes de réalisation, une surface interne du corps monobloc creux comporte trois plans de symétrie. La structure symétrique permet, d’une part, d’installer la borne antieffraction selon deux sens différents, tout en conservant ses propriétés de résistance mécanique, et d’autre part, de réduire les coûts de fabrication notamment en ce qui concerne la fabrication du moule. Dans des modes de réalisation, les nervures de renforcement ont un profilé trapézoïdal. Grâce à ces dispositions, le démoulage du corps obtenu en fonderie est facilité. Par exemple, un noyau de sable peut être utilisé dont la destruction est facilitée une fois la fonte ou l’acier refroidi. Dans des modes de réalisation, la borne antieffraction comporte, à chaque extrémité, un capot solidaire de la paroi latérale, le capot étant amovible. Le capot amovible favorise l’accès à l’intérieur de l’espace interne et limite la déformation de l’extrémité du corps creux. Par exemple, lorsque la borne antieffraction comporte des oreilles de levage utilisées lors de l’installation de la borne objet de la présente invention, le capot amovible en favorise l’accès. Brève description des figures D’autres avantages, buts et caractéristiques particulières de l’invention ressortiront de la description non limitative qui suit d’au moins un mode de réalisation particulier de la borne antieffraction objet de la présente invention, en regard des dessins annexés, dans lesquels : représente, schématiquement, selon une vue de côté, un premier mode de réalisation particulier d’une borne antieffraction objet de la présente invention, représente, schématiquement et en perspective, une coupe longitudinale A-A du premier mode de réalisation particulier de la borne antieffraction objet de la présente invention, représente, schématiquement et en plan, une coupe transversale B-B, du premier mode de réalisation particulier de la borne antieffraction objet de la présente invention, représente, schématiquement et en perspective, le premier mode de réalisation particulier borne antieffraction objet de la présente invention. représente, schématiquement et en perspective, le premier mode de réalisation particulier borne antieffraction objet de la présente invention en cours d’installation et représente, sous forme de logigramme, un mode de réalisation particulier d’un procédé d’installation de la borne antieffraction. Borne antieffraction (10) comportant un corps monobloc (11) creux caractérisée en ce que, le corps monobloc (11) creux comporte : - deux extrémités (12, 13) opposées l’une de l’autre, - une paroi latérale (14) : - présentant une première épaisseur (Wn), - qui comporte au moins une portion (30, 31, 32) dans laquelle, la paroi latérale (14) présente une seconde épaisseur (Wr) inférieure à la première épaisseur et des nervures de renforcement (41, 42) à l’intérieur du corps monobloc creux. Borne antieffraction (10) selon la revendication 1, dans laquelle le corps monobloc (11) creux est réalisé en métal ou en alliage métallique. Borne antieffraction (10) selon l’une des revendications 1 et 2, dans laquelle les nervures de renforcement (41, 42) comportent, au moins une nervure périphérique (41) s’étendant selon un plan normal à un axe longitudinal (X-X) selon lequel s’étend le corps monobloc (11). Borne antieffraction (10) selon l’une des revendications 1 à 3, dans laquelle les nervures de renforcement (40, 41, 42) comportent, un nombre déterminé de nervures longitudinales (42) parallèles et parallèles un axe longitudinal (X-X), les nervures longitudinales (42) sont disposées à une distance prédéterminée les unes des autres. Borne antieffraction (10) selon les revendications 3 et 4, dans laquelle les nervures longitudinales (42) et la nervure périphérique (41) forment un maillage de renforcement de la paroi latérale (14). Borne antieffraction (10) selon l’une des revendications 1 à 5, dans laquelle au moins une portion (30) est positionnée au niveau d’un axe médian transversal (Y-Y) de la borne antieffraction (10), l’axe médian transversal (Y-Y) étant perpendiculaire à un axe longitudinal (X-X) selon lequel s’étend le corps monobloc (11) creux. Borne antieffraction (10) selon l’une des revendications 1 à 6, dans laquelle au moins une portion (31, 32) comportant des nervures de renforcement (41, 42), est positionnée à une extrémité (12, 13) du corps creux. Borne antieffraction (10) selon l’une des revendications 1 à 7, dans laquelle une surface interne du corps monobloc (11) présente trois plans de symétrie (O, P, R). Borne antieffraction (10) selon l’une des revendications 1 à 8, dans laquelle les nervures de renforcement (41, 42) présentent un profilé trapézoïdal (43). Borne antieffraction (10) selon l’une des revendications 1 à 9, qui comporte, à chaque extrémité (12, 13), un capot (20) solidaire de la paroi latérale (14), le capot (20) étant amovible.