La présente invention concerne les matériaux de soudage à l'arc et a notamment pour objet une charge pour les fils en poudre utilisés pour le soudage et le rechargement d'aciers sous gaz de protection. L'invention s'applique particulièrement aux fils en poudre destinés au soudage automatique et semi-automatique exécuté en toute position dans l'espace. On connatt des compositions de charge pour fils en poudre destinés au soudage et au rechargement sous gaz carbonique, d'aciers en toutes positions dans l1espace, ces fils se présentant sous la forme d'une gaine d'acier remplie d'une charge en poudre, cette dernière servant de noyau auxdits fils.Les meilleures propriétés technologiques de soudage sont celles des fils en poudre dont le noyau contient, % en poids silico-manganese ................ 10 à 25 ferro- manganèse ................ 1 à 7 poudre de fer .................., 2 à 40 fluorure de sodium .............. 0,5 à 3 silicate de potassium ........... 0,5 à 3 bioxyde de titane ............... 30 à 60 alliage aluminium magnésium ..... 1 à 7 oxyde de manganèse .............. 3 à 10 poudre d'aluminium .............. 0,5 à 5,0 (voir brevet USA N 3818178, cl. 219-146, publié le 18.06.74). La présence, dans ladite charge, d'aluminium et de magnésium qui, en s'oxydant, forment une série d'oxydes permet d'obtenir lors du soudage avec un fil ayant un noyau constitué par ladite charge, un laitier présentant de bonnes propriétés physico-chimiques, ce qui assure une bonne formation du métal de la soudure. Cependant, dans ce cas, l'aluminium passe dans le métal de la soudure partiellement sous forme de nitrure, ce qui produit un déplacement considérable du seuil de fragilité à froid du métal vers le domaine des hautes températures. Aussi, le fil dont le noyau est constitué par la charge qui vient d'être décrite conntttil un emploi limité. On connatt aussi des compsotions de charges de fils en poudre dont le seuil de fragilité à froid se situe dans le domaine des bassestempératures (-20 C). On a constaté que les meilleures propriétés technologiques de soudage et de rechargement sous gaz carbonique, d'aciers en toute position dans l'espace sont celles des fils dont le noyau est constitué comme suit, $' en poids: concentré de rutile ~ 53,4 bioxyde de manganèse ee 4,4 bioxyde de silicium ............. 3,0 oxyde de sodium ,- ......... 3,0 magnétite 9 6,0 ferro-manganèse ................. 13,0 ferro-silicium .................. 12,0 poudre de fer * le reste (voir brevet USA N 3800120, cl. 219-146). Cependant, quand le soudage est effectué à l'aide du fil dont le noyau a la composition décrite, on constate que le métal de la soudure présente une haute teneur en oxygène (0,09 No en poids) et en hydrogène (10 à 12 cm3 par 100 g de métal de rechargement)ce qui réduit l'apte tudêdimétal de la soudure à résister à la formation de fissures à chaud; de même que sa résilience dans le domaine des basses températrues. Pour obtenir une cristalisation rapide des laitiers de soudage qui se forment durant la fusion du fil en poudre, ainsi que pour améliorer la formation du métal de la soudure, on introduit dans la charge une quantité considérable de silicium.La teneur du métal de rechargemoeitensilicium atteint 0,8% en poids, ce qui a une influence défavorable sur ses propriétés plastiques. L'invention vise par conséquent une charge pour fils en poudre destinés au soudage et au rechargement d'aciers dans une atmosphère gazeuse, qui permettrait, grtce à des modifications qualitatives et quP#ntitatives de sa composition, de communiquer au fil en poudre des propriétés technologiques, de soudage améliorées, ainsi que de réduire à un minimum les quantités d'oxygène et d'hydrogène dans le métal de la soudure,conférant ainsi à ce dernier de hautes propriétés mécaniques dans une large gamme de températures. Ce problème est résolu du fait que la charge pour fils en poudre destinés au soudage et au rechergement d'aciers sous gaz de protection, du type contenant un concentré de rutile, du ferro-manganèse, du ferro-silicium et une poudre de fer, est caractérisée, selon l'invention en ce que lesdits ingrédients,elle comprend du fluosilicate de sodium, de la magnésite recuite et de l'èlectrocorindon ou corindon artificiel, les proportions des composants de ladite charge étant les suivantes, % en poids concentré de rutile .............. 20 à 53 ferro-manganèse .................. 10 à 22,8 ferro-silicium ................... 1,3 à 6 fluosilicate de sodium ........... 1 à 5 magnésite recuite ................ 1,3 à 10 électrocorindon .................. 1,6 à 7,5 poudre de fer .................... le reste L'introduction de concentré de rutile dans la charge dans les proportions indiquées assure la stabilité de l'arc et une bonne formation du métal de la soudure. Les auteurs de l'invention ont constaté que quand la teneur en concentré de rutile de la charge proposée est inférieure à la limite inférieure mentionnée, il se produit une forte altération de la stabilité de l'arc, provoquant la pulvérisation du métal de l'électrode. On entend par pulvérisation du mazai de ltélectrode l'éparpillement des gouttes formées par le fil. en poudre fondant pendent le soudage. rn cas de dépassement de la limite ufcrieurc-, hi se produit un phénomène dc retard de le fusion du noyau du fil en poudre par rapport à Ta vitesse de fusion de la gaine d'acier dudit fil, ce qui conduit à un accrois- serment, dans le métal de la soudure, des inclusions non métalliques sous forme de particules non fondues du noyau, en causant finalement une perte sensible des -ua.'ités du métal déposé Les quantités de ferro-manganèse et de ferrosilicium ont été choisies de façon à assurer de hautes propriétés mécaniques au métal de la soudure. Lcs quantités indiquées de ces éléments dans la charge proposée- assurent la formation, dans le métal de la soudure, de silicates de fen#-manganèse à bas points de fusion, qui se coagulent facilement et remontent à la surface. Les inclusions on métalliques restant dans le métal ont une forme ronde. Tout ceci a une influence favorable sur la résilience du métal de la soudure. Quand les quantités de fervoamanganese et de ferresilicium sont inférieures aux limites indiquées, des pores apparaissent dans le métal de la soudure. Des quantités de ces éléments supérieures à la limite supérieure préconisée provoquent un accroissement sensible de la résistance mais une diminution de la plasticité du métal de la soudure. Au cours du soudage, une grande quantité d'hydrogène se trouve dans la zone de l'arc. Or on sait que lehydro- gène en se dissolvant dans le métal aux hautes températures se dégage de celui-ci pendant la cristallisation. Etant donné que la vitesse de dégagement de l'hydrogène n'est pas éleviez des pores se forment dans le métal et il reste une grande quantité d'hydrogène qui exerce une influence défavorable sur les propriétés mécaniques du métal de la soudure. Pour prévenir la dissolution de L'hydrogène dans le métal de la soudure, on introduit dans la composition de la charge proposée du fluosilicate de sodium dans les proportions indiquées. Quand on introduit ce dernier en plus petites quantités que la limite inférieure préconisée on n'obtient pas de résultat .Le dépassemcnt de la limite supérieure proposée conduit à une brusque altération de la stabilité de l'arc et, par conséquent, à une forte pulvérisation du métal de l'électrode. La magnésie recuite est introduite dans la charge da s les proportions indiquées pour accro#tre la basicité du laitier, ce qui favorise, comme on le sait l'élimina- tion des inclusions non métalliques du métal de la soudure ainsi que la réduction de la teneur de ce dernier en oxygène total. Il a été établi par les auteurs de l'invention que l'introduction de quantités de magnésite recuite inférieure à la limite inférieure indiquée ne donne pas de résultat et que des quantités plus grandes que la limite supérieure préconisée conduisent à une pulvérisation considérable du métal de l'électrode étant donné la diminution de la quantité d'oxygène dans les gouttes, ce qui entraîne un accroissement de la tension superficielle et une augmentation des dimensions des gouttes. Pour réduire la fluidité du laitier et à baisser la teneur du métal de la soudure en inclusions non métalliques oxydes, on introduit dans la composition de la charge proposée de l'électrocorindon dans les proportions indiquées. L'introduction de ce dernier en plus faibles quantités que la limite inférieure proposé entraîne une augmentation de la fluidité du laitier, compromet la formation des soudures ce qui réduit sensiblement le rendement du soudage et accroît la teneur en inclusions non métalliques oxydes. Le dépassement de la limite supérieure se traduit par une diSkiondion des propriétés technologiques du laitier : la température de fusion de celui-ci augmente.Au cours du soudage, on observe un retard de la fusion de la charge constituant le noyau du fil en poudre par rapport à la fusion de sa gaine, le métal de la soudure est pollué par des inclusions non métalliques. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et aventages de celle-ci apparaitront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs. Exemple 1. Au cours du soudage, on a utilisé des fils en poudre d'un diamètre de 1,6 mm (désignés conventionnelement A, B et C) dont le noyau était fabriqué à partir d'une charge conforme à l'invention. La gaine d'acier de chacun des fils constituait 83% du poids total du fil et était composé comme suit, % en poids : carbone 0,059 manganèse 0,020; silicium des traces; soufre 0,010; phosphore : 0,010. Le soudage des échantillons d'acier a été réalisé en position verticale par le procédé semi- automatique en courant continu de polarité inversée. Le régime de soudage était le suivant courant de soudage ..... 200 A tension d'arcr 23 V. On a utilisé, en qualité de milieu de protection, du gaz carbonique. L'acier à souder, d'une épaisseur de 20 mm, avait la composition suivante, % en poids : carbone 0,18; manganèse 0,45; silicium 0,20; soufre 0,20; phosphore 0,015; fer, le reste. Les compositionsdes différents charges utilisées pour la fabrication des noyaux des fils en poudre sont indiquées dans le Tableau 7 ci-dessous. Tableau 1. Composants de la charge Fils en poudre pour noyaux A B C Composition quantitative de la charge pour noyaux,% en poids Concentré de rutile 20,0 33,2 46,5 ferro-manganèse 10,0 12,5 15,0 ferro-silicium 1,30 2,0 2,60 fluosilicate de sodium 1,0 2,1 3,3 magnésite recuite 1,3 5,6 10,3 Tableau 1 suite. Composants de la charge Fils en poudre pour noyaux A B C électrocorindon 1,6 4,1 6,7 poudre de fer 64,8 40,5 15,9 Le métal des soudures obtenues en utilisant les fils en poudre munis de noyaux fabriqués à partir des charges ayant les compositions indiquées à été soumis à des essais mécaniques portant sur la résilience, l'allongement relatif et la résistance temporaire à la rupture ou résistance à la traction,ainsi qu'a une analyse physico-chimique visant à déterminer la teneur en gaz (oxygène, azote et hydrogène) dans le métal de rechargement. Les essais mécaniques du métal des soudures ont été réalisés par les procédés connus. Les teneurs du métal de rechargement en oxygène, azote et hydrogène résiduel ont été déterminées par la méthode connue de fusion sous vide, et la teneur en hydrogène de diffusion, conformément à la norme internationale ISO 3690. Pour illustrer les avantages des fils en poudre dont le noyau a été fabriqué à partir de la charge conforme à l'invention, les résultats des essais mécaniques du métal de la soudure ainsi que les résultats comparatifs de l'analyse physico-chimique de la teneur du métal de rechargement en gaz comparativement aux résultats obtenus en employant la solution technique connue (brevet USA n0 3800120) sont donnés dans les tableaux 2 et 3 ci-après. Tableau 2. Fil en Résistan- Allon- Résilience poudre ce tempo- gement (entaille Charpy), J/cm2 poudre raire à la rela- rupture tif,% +2O0C -200C -400C MPa A 494,9 289,1 112,8-122,6 51-56,8 34,3-41,2 B 539,0 296,0 137,3-173,6 62,8-114,7 55,9-83,3 C #91,9 220,5 99-110,8 37,3#I2 3493=36,3 Fils d'après brevet USA N 3800120 637,0 200,9 73,5-88,2 24,5-29,4 7,8-7,8 Tableau 3 Teneur en gaz,%en Teneur totale en Fil en poudre poids hydrogène résiduel et en hydrogène diffusé, cm /100g oxygène azote hydrogène A 0,058 0,012 5,5 B 0,036 0,008 3,5 C 0,044 0,007 4,0 Fil d'après brevet USA N 3800120 0,09 0,016 12,0 il ressort du tableau 2 que le métal des soudures obtenues en utilisant les fils en poudre A, B et C présente des propriétés mécaniques plus élévées queue métal de la soudures réalisée à l'aide du fil en poudre fabriqué d'après le brevet USA n0 3800120. D'autre part, le rendement du soudage réalisé avec emploi desdtis fils constitue 2,4 à 3,8 kg/h, ce qui est 1,5 à 2 fois plus élevé que le rendement du soudage avec fil en poudre fabriqué d'après le brevet USA n0 3800120. Les fils en poudre dont le noyau est fabriqué à partir de la charge conforme à l'invention assurent au métal des soudures une formation excellente et une séparation facile de la croûte de laitier de même qu'une haute résistance aux fissures à chaud et une basse teneur en gaz. Exemple 2. Au cours du soudage, on a utilisé des fils en poudre d'un diamètre de 2,2 mm (désignés conventionnellement A, B et C) dont le noyau était fabriqué à partir d'une charge ^conforme à l'invention. La gaine d'acier de chacun des fils constituait 80% du poids total du fil et avait la composition suivante (% en poids) : carbone 0,07; manganèse 0,25; silicium 0,10; soufre 0,030; phosphore 0,030. Le soudage d'échantillons d'acier a été effectué sur un plan vertical (soudure horizontale) par le procédé semi-automotique en courant continu de polarité inversée. Le régime de soudage était le suivant courant de soudage 350 A tension d'arc 27 V. On a utilisé comme milieu de protection du gaz carbonique. L'acier à souder, d'une épaisseur de 20 mm, avait la composition suivante, % en poids : carbone 0,18; manganèse 0,45; silicium 0,20; soufre 0,020; phosphore 0,015; fer, le reste. La composition de la charge à partir de laquelle ont été confectionnés les noyaux desdits fils en poudre est donnée dans le Tableau 1 ci- dessous. Tableau 1. Composants de la charge Fil en poudre pour noyaux A B C Composition quantitative de la charge pour noyaux, % en poids concentré de rutile 30,0 38,5 47,0 ferro-manganèse 17 9 5 20,0 22,5 ferro-silicium 2,0 4,0 6,0 fluosilicate de sodium 1,5 3,2 5,0 magnésite recuite 2,0 6,0 10,0 électrocorindon 2,5 5,0 7,5 poudre de fer 44,5 23,3 2,0 Le métal des soudures obtenues en utilisant les fils en poudre dont les noyaux etaient confectionnés à partir de la charge ayant les compositions mentionnées a été soumis à des essais mécaniques portant sur la résilien- ce, l'allongement relatif et la résistance temporaire à la rupture, ainsi qu'à une analyse physico-chimique visant à déterminer la teneur du métal de rechargement en gaz (oxygène, azote, hydrogène). Les essais mécaniques du métal des soudures on été conduits par les méthodes connues. La teneur du métal de rechargement en oxygène, azote et hydrogène résiduel a été déterminée par la méthode connue de la fusion sous vide, et la teneur en hydrogène de diffusion, d'après la norme internationale ISO 3690. Les résultats des essais mécaniques ainsi réalisés sont donnés dans le tableau 2 ci-dessous. Tableau 2. Fil en Résistance Allonge- résilience poure temporaire ment,re- (en oille Charpy),8:cm2 à la rup- latif,5' ture, MPa +2O0C -20 C -400C A 521,4 279,3 100,9-109,8 L4,1-52,O 19,6-34#3 B 558,6 286,2 122,6-135,3 63,748,6 34, 3-39,2 C 607,6 240,1 96,1-îoe,0 41,249,0 17,6-29,4 Pour illustrer les avantages des fils en poudre dont le noyau est confectionné à partir d'une charge conforme à l'invention, le tableau 3 ci-dessous montre les résultats de l'analyse physico-chimique pour la détermination de la teneur du métal de rechargement en gaz, comparativement aux résultats obtenus en utilisant la solution technique connue (brevet USA N 3800120). Tableau 3. Fil en poudre Teneur en gaz,5'en Teneur totale en poids hydrogène résiduel et en hydrogène diffusé, cm3/1 OOg oxygène azote hydrogène A 0,055 0,011 4,6 B 0,040 0,010 3,8 C 0,044 0,011 5,2 Fil d'après brevet USA N 3800120 0,09 0,016 12 On voit, en examinant les Tableaux 2 et 3, ci-dessus que les fils en poudre dont les noyaux sont fabriqués à partir de la charge conforme à l'invention permettent d'obtenir des métaux de soudure présentant de hautes qualités mécaniques. En outre, lesdits fils en poudre assurent au métal des soudures une excellente formation et une séparation facile de la croûte de laitier, de même qu'une haute résistance à la fissuration à chaud et une basse teneur en gaz. Le rendement du soudage avec le fil en poudre proposé atteint 8 kg/h, ce qui est 1,5 fois plus élevé que le rendement du soudage faisant appel au fil en poudre fabriqué d'après le brevet USA NO 3800120. Exemple 3. Au cours du soudage, on a utilisé des fils en poudre d'un diamètre de 2,5 mm (désignés conventionnellement A, B et C), dont le noyau était confectionné à partir de la charge conforme à l'invention. La gaine d'acier de chacun des fils constituait 70% du poids total du fil et avait la composition suivante, % en poids : carbone 0,08, man ganèse 0,30; silicium 0,12; soufre 0,030; phosphore 0,030. Le soudage des échantillons d'acier a été réalisé en position basse par le procédé semi-automatique en courant continu de polarité inversée. Le régime de soudage a appliqué était le suivant courant de soudage ... 450 A tension d'arc~ 32 V. On a employé en tant que milieu protecteur du gaz carbonique. L'acier à souder, d'une épaisseur de 20 mm, avait la composition suivante,5' en poids : carbone 0,18; manganèse 0,45; silicium 0,20; soufre 0,020; phosphore 0,015; fer le reste. La composition de la charge à partir de laquelle étaient fabriqués les noyaux desdits fils en poudre est donnée dans le tableau 1 ci-dessous. Tableau 1. Ingrédients de la Fil en poudre charge pour noyaux A B C Composition quantitative de la charge pour noyaux, % en poids concentré de rutile 20,0 33,2 46,5 ferro-manganèse 10,0 12,5 15,0 ferro-silicium 1,3 2,0 2,6 fluosilicate de sodium 1,0 2,1 3,3 magnésite recuite 1,3 5,6 10,0 électrocorindon 1,6 4,1 6,7 poudre de fer 64,8 40,5 15,9 Le métal des soudures obtenues en utilisant les fils en poudre A, B et C a été soumis à des essais mécaniques portant sur la résilience, l'allongement relatif et la résistance temporaire à la rupture, ainsi qu'à une analyse physico-chimique visant à déterminer la teneur du métal de rechargement en gaz (oxygène, azote et hydrogène). Les essais mécaniques du métal des soudures ont été conduits par les méthodes connues. Les teneurs du métal de rechargement en oxygène, zazou et hydrogène résiduel ont été déterminées par la méthode connue de la fusion sous vide, et la teneur en hydrogène de diffusion, d'après la norme internationale ISO 3690. Les résultats des essais mécaniques exécutés sur le métal des soudures ont donnés dans le tableau 2 ci-dessous. Tableau 2. Fil en Résis- Allon- Résilience (entaille Charpy), poudre tance gement J /cl tempo- relaw raire tif,5' à la ruptu- + 200C -200C -400C re,MPa A 492,0 289,1 118,6-121,6 44,1-47,1 29,4-41,2 B 532,1 292,0 132,4-138,3 63,7-69,6 34,3-44,1 C 588,0 225,4 103,0-188,8 39,2-42,2 27,4-43,1 La teneur du métal de rechargement en gaz est indiquée dans le tableau 3 ci-dessous. Tableau 3. Fil en poudre Teneur en gaz,5' en Teneur totale en poids hydrogène résiduel et en hydrogène diffusé,c 100 g oxygène azote hydrogène A 0,050 0,010 5,0 B 0,034 0,008 3,6 C 0,041 0,012 4,1 Fil d'après brevet USA n0 3800120 0,09 0,016 12 Le tableau 2 ci-dessus montre que les fils en poudre dont les noyaux sont confectionnés à partir de la charge conforme à l'invention permette d'obtenir des métaux de soudure se caractérisant par de hautes qualités mécaniques. D'autre part, lesdits fils assurent au métal des soudures une excellente formation en position basse. De telles soudures possèdent une résistance élevée à la fissuration à chaud et se distinguent par une basse teneur en gaz. Le rendement du soudage atteint 15 kg/h. Les vitesses linéaires de soudage par cordons d'angle constituent 50 à 80 m/h, selon le coté de l'angle droit de la soudure. ExemPle 4 (négatif) Le soudage a été réalisé essentiellement comme décrit dans l'exemple 1, mais on a utilisé pour le soudage un fil en poudre dont le noyau était fabriqué à partir d'une charge constituée d'ingrédients introduits en quantités plus faibles que leur limite inférieure préconisée par la présente inventlDn,Le diamètre de ce fil était de 1,6 mm. La gaine d'acier du fil constituait 83% du poids total du fil et avait la composition suivante : 5' en poids carbone 0,06 ; manganèse 0,23; silicium 0,09; soufre 0,020; phosphore 0,020. Le régime de soudage appliquée a été le suivant courant de soudage 450 A tension d'arc.............. d'arc 36 V, La composition de la charge dudit fil en poudre était la suivante concentré de rutile 19,5 ferro-manganese 9,8 ferro-silicium ..... 1,0 fluosilicate de sodium 0,8 magnésite recuite 1,2 électrocosindon I ,4 poudre de fer 4 le reste. Les essais mécaniques auxquels on a soumis le métal de la soudure ont donné les résultats : résistance temporaire à la rupture, MPa~~~~~~~~~~~~~~~~~ 460,6 allongement relatif, 5' 235,2 résilience (entaille Charpy)d /cm2 à + 200C 70,6 - 73,5 à -200C ............ 19,6 - 22,5 à - 40 C ........... 11,8-14,7. Les résultats cités ci-dessus montrent que le soudage réalisé à l'aide du fil en poudre dont la charge à la composition indiquée dans cet exemple donne au métal de la soudure des qualités mécaniques non satisfaisantes, le métal est plus sujet à la formation de pores et de fissures. D'autre part, la stabilité de l'arc se dégrade et la pulvérisation du métal de lsélectrode augmente. Exemple 5 (négatif) Le soudage a été exécuté comme décrit dans l'exemple 3, mais on a utilisé pour le soudage un fil en poudre dont le noyau était préparé à partir d'une charge dont la plupart des ingrédients avait été introduits en quantités supérieures à leurs limites supérieures préconisées parla présente invention. Le diamètre du fil était de 2,5 mm. La gaine d'acier du fil constituait 70% du pois: carbone O,08; manganèse 0,30; silicium 0,12; soufre 0,030; phosphore 0,030. Régime de soudage courant de soudage........ 450 A tension d'arc.......,..,. 32 V, La composition de la charge du fil considéré étant la suivante concentré de rutile . 47,0 ferro-manganèse. ...... 23,0 ferro-silicium ....... 6,2 fluosilicate de sodium ....... 5,2 magnésite recuite*@. 10,2 électrocorindon ........ 7,7 poudre de fer....... le reste Ci-dessous sont donnés les résultats des essais mécaniques que l'on à fait subir au métal de la soudure résistance temporaire à la rupture, MPa ............ allongement relatif,%...... 19,5 résilience (entaille Charpy) J/cm?:: à + 200C 78,4-90,2 à -20 C ~ 16,7-19,6 à -400C 10,8-12,7 Comme on le voit, lorsque les ingrédients de la charge constituant le noyau du fil de poudre sont introduits dans des proportions dépassant la limite supérieure préconisée, on assiste à une dégradation des propriétés technologiques de soudage du fil. La pulvérisation du métal de l'électrode s'accroit fortementjla formation de la soudure devient mauvaise et les caractéristiques plastiques de celle-ci baissent. Bien entendu, l'invention n'est nullement limité au mode de réalisation décrit qui n'a été donné qu'à titre 'd'exemple . En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection comme revendiquée. REVENDICATIONS 1. Charge pour fil de soudage en poudre destiné au soudage et au rechargement d'aciers sous gaz de protection, du type contenant un concentré de rutile, du ferromanganèse, du ferro-silicium et une poudre de fer, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre de fluosilicate de sodium, de la magnésite recuite et de l'électrocorindon. 2. Charge pour fil de soudage en poudre suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contiens % en poids: concentré de rutile ..... 20 à 53 ferro-manganèse ...... 10 à 22,8 ferro-silicium................. 1,3 à 6 fluosilicate de sodium 1 à 5 magnésite recuite 1,3 à 10 électrocorindon ........ 1,6 à 7,5 poudre de fer.......... le reste.