i 2003250 la présente invention concerne la séparation sélective d'ions métalliques à partir de solutions contenant un mélange de ces ions, elle a trait, notamment, à la séparation sélective d'ions de platine, de palladium et d'argent à partir 5 des solutions qui les contiennent. Les ions métalliques, tels qu'ils se présentent, ont une dimension et une configuration relativement petites, mais du fait que certains ions forment des complexes avec certains radicaux, ceci permet une variation tant de la dimension que 10 de la configuration. On a maintenant trouvé que ces différences de dimensions et de configuration des complexes peuvent être utilisées pour séparer des ions métalliques différents. l'invention crée un procédé de séparation d'ions métal-15 liques à partir d'une solution contenant au moins deux ions métalliques différents, au moins l'un des ions n'étant pas complexé ou sous la forme d'un complexe plan carré ou linéaire 20 avec un radical ayant un diamètre qui n'est pas supérieur O à 3 A et au moins l'un de l'autre ion affecte la forme d'un complexe octahédrique, qui consiste à mettre en contact la solution à une température inférieure à 80°C avec une zéolite choisie dans le groupe comprenant la. mordénite, la dachiardite, la gmélinite et l'hydrate de cancrinite puis à séparer la zéolite contenant les ions non complexés, les 25 ions à complexes plans carrés ou linéaires de -la solution contenant les ions à complexes octahédriques. les zéolites mentionnées ci-dessus ont des noyaux déformés à dix ou douze éléments qui entourent les ouvertures des pores, ce qui donne des ouvertures des pores aux dimensions 30 suivantes, à savoir ï Mordénite ï pores elliptiques ayant- une coupe transversale de 7,1 x 5, 9 A 7 O Dachiardite î pores elliptiques à diamètre de 6,7 x 3,7 *>. G-mélinite : pores sensiblement circulaires de b,9 de 35 diamètre Hydrate de cancrinite : pores approximativement circulaires de 6,2 A de diamètre. La zéolite préférée est la mordénite» L'hydrate de cancrinite et la gmélinite ne sont pas très stables vis-à-vis 69 05900 2 2003250 des acides et ne conviennent pas, par conséquent, en vue d'un emploi avec des solutions acides. Les métaux mentionnés ci-après r^^iit uCO j.uns qui peuvent être absorbés par les zéolites définies plus haut. 5 1 - Ions non complexés Le platine et le palladium en solution aqueuse (bien que ces solutions simples soient rares en pratique). 2 - Complexe linéaire L'argent en solution ammoniacale qui donne un complexe 10 diaminé argenté. 3 - Complexes plans-carrés Le platine et le palladium en solution ammoniacale qui forment des complexes métalliques tétra-aminés. On a également trouvé récemment que le platine et le palladium peuvent 15 former des complexes tétra-aqueux en solution aqueuse sous certaines circonstances niais que ces complexes sont également relativement instables» Les métaux suivants forment des ions à complexes octahédriques (par exemple avec six radicaux) qui ne sont pas absorbés 20 par les zéolites. Ces métaux sont représentés par le ruthénium, le rhodium» l'osmium et l'iridium en solution ammoniacale, les métaux du groupe du fer, notamment le nickel, en solution aqueuse ou ammoniacale, les métaux des terres rares, le magnésium, les 25 métaux du Groupe Via, en particulier le chrome, en solution aque use. Par conséquent, les métaux préférés qui peuvent être séparés conformément à l'invention sont représentés par le platine, le palladium et également l'argent» Ce sont tous des 30 métaux précieux onéreux qui sont habituellement nécessaires sous un état de pureté élevé. Ils peuvent être séparés de l'un des autres métaux formant des ions à complexes octahédriques en solution aqueuse et/ou ammoniacale mentionnée ci-dessus, mais notamment des métaux du groupe du fer, en parti-35 culier le nickel et des métaux du groupe Via notamment le chrome. Il existe peu d'ions qui forment des complexes tétrahé-driques, il s'agit en particulier du cuivre, et du zinc qui se complexent à l'ammoniac pour donner les ions suivants à savoir : 69 05900 3 2003250 Gu et Zn ^+. Ges ions .complexes■ont une forme sphérique et un diamètre de 6,3 A. Ils ne sont pss absorbés par la mordénite aui a un diamètre des Dores de O 5,9 A, car la dachiardite aui a un diamètre des pores de O 5 3,7 A ou par l'hydrate de cancrinite qui a un diemètre des O pores circulaires de 6,2 a. Toutefois, ils peuvent être O absorbés par la gmélinite qui a des pores circulaires de 6,9 A de diamètre. Si de tels complexes tétrahédriques sont présents, le choix de la zéolite déterminera s'ils peuvent ou non 10 être absorbés. Les radicaux des complexes doivent, comme cela est dédi- O ni plus haut, ne pas dépasser une valeur du diamètre de 3 A et on a recours, de préférence, à des molécules d'ammoniaque d'ions OH ou à des molécules d'eau. Pour la séparation pré-15 férée de platine ou de palladium à partir de métaux du groupe du fer, les radicaux préférés sont des molécules d'ammoniaque. Le mélange des métaux à séparer est transformé, comme cela est nécessaire, en une solution contenant les métaux sous une forme ionique. Ainsi, si on le désire, on peut les trans-20 former en sels, par exemple en chlorures et les dissoudre dans des solutions aqueuses ou ammoniacales. La solution ammoniacale peut être une solution aqueuse soit d'ammoniaque, soit d'un sel d'ammonium, par exemple le chlorure d'ammonium. Dans le cas d'un mélange de métaux, par exemple avec un métal qui 25 forme des complexes avec l'ammoniaque et avec un métal qui forme des complexes avec l'eau, on doit avoir une quantité suffisante de chaque composé pour qu'une forme complexante nécessaire se produise. • ' La température préférée de mise en contact est comprise 30 dans la gamme de -10 à 50°C, il s'agit notamment de la température ambiante. Plus la température est basse, plub la sélectivité est élevée mais il en résulte une vitesse d'absorption plus faible. La limite inférieure de la température est déterminée pour toute solution donnée par la température à 35 laquelle cette solution gèle. On doit éviter des températures supérieures à S0°G car les complexes octahédriaues peuvent être absorbés lentement par la zéolite à ces températures supérieures. La pression utilisée n'est pas critique et elle peut être avantageusement la.pression de l'atmosphère. La 69 05900 2003250 durée de contact doit, de ^référence, être telle qu'elle permette essentiellement une absorption de tous les ions non complexés, de tous les ions à complexes li&éair es ou tous les ions à complexes plans carrés, la durée nécessaire pouvant être 5 choisie en réglant la teneur en métal de la solution. Des durées de aise en oeuvre appropriées peuvent être comprises dans la gamme de 1 à lOO heures.. De même, la quantité de la zéolite en fonction de la quantité des ions non complexés et des ions à complexes linéaires ou à complexes plans carrés 10 présents dans la solution doit être apte à permettre une absorption complète et ceci peut être déterminé facilement par des essais ou par le calcul à partir de la capacité d'échange ionique connue de la zéolite. Des quantités convenables de zéolite sont représentées par 1 à 20 molécules-grammes de 15 zéolite par atome-gramme de métal devant être absorbé. On peut obtenir la récupération des ions à complexes octahédriques dans la solution résiduaire par tout procédé classique connu suivant la forme sous laquelle on désire finalement obtenir l'ion de métal ou le métal. 20 Les zéolites mentionnées plus haut présentent une capa cité d'échange ionique réversible et les ions échangés peuvent être récupérés en mettant en contact la zéolite avec une solution contenant d'autres ions, notamment les ions des métaux du groupe I, par exemple le sodium, les ions des métaux du 25 groupe II, par exemple le calcium ou le magnésium ou, de préférence des ions d'ammonium. Ainsi, une zéolite contenant les ions échangés peut être traitée avec des ions d'ammonium et on peut récupérer de toute façon classique l'ion de métal ou le métal de la solution résultante. On préfère les ions 30 d'ammonium comme ions dans l'étape de récupération car ils sont facilement éliminés par chauffage et ne compliquent pas la récupération de l'ion métallique ou du métal comme le ferait-un autre ion métallique. Dans le cas de zéolites stables vis-à-vis des acides; 35 telles que la mordénite et la dachiardite, les ions échangés peuvent aussi être récupérés en mettant en contact la zéolite avec un acide, par exemple 1'-acide chlorhydriqae. Ceci peut aussi éviter toute contamination avec d'autres ions métalliques Le complexe de palladium-tétramine est stable dans la 69 05900 5 2003250 structure de la zéolite à des températures allant jusqu'à 190°C et le complexe de platine-tétramine est stable jueou'à c60°G mais au-dessus de ces températures ils tendent à se décomposer au moins partiellement avec la libération du radical. 5 Les ions ou complexes altérés qui restent sont encore plus difficiles à échanger et à récupérer car la zéolite n'est pas de préférence, chauffée au-dessus de ces températures avant la phase de récupération. Toutefois, la zéolite peut être Isvée avec de l'eau pour éliminer tous les ions à complexes octa-10 hédriaues et les anions les accompagnant sur la surface de la. zéolite et peut, au besoin, être séchée avant la récupération des ions échangés. La quantité et la concentration des ions dans la solution récupérée pour assurer la récupération désirée des ions échangés peuvent être déterminées par l'expérience 15 et la progression de l'échange peut être suivie en réglant les paramètres de la solution» On peut obtenir une récupération essentiellement complète des ions échangés avec des durées de contact appropriées et une quantité suffisante des ions dans la solution. Ainsi, 20 lors de l'échange d'une zéolite à charge métallique avec une solution d'un sel d'ammonium, on a trouvé que la récupération des ions métalliques de la zéolite est directement proportionnelle à la force de la solution de sel d'ammonium qui est comprise dans la gamme de 0,1 à 5 Î-. toutefois, "étant aonné 25 qup la zéolite peut être et est, de préférence, réutilisée, une récupération totale n'est pas essentielle. Des forces convenables de la solution peuvent rentrer dslis 1;: gam.-e de 1 à 1.0C0 atomes-grammes ou molécules-grammes de l'ion échangé oar atome—gramme de né-tal à récupérer et avec des aurées de 50 contact appropriées de l'ordre de 1 à 1G0 heureso Dans la récupération de plctine depuis ces catalyseurs usés à l'alumine et au platine, le pratique courante consiste à détruire totalement le support d'alumine en le dissolvant dans un acide fort. Conformément à l'invention, la recupé— 35 ration du platine peut être obtenue par destruction de 1?. zéolite, si on le désire, prr exemple à l'aide d'un acide fort tel oue l'acide fluorhydrique, mais ceci n'est pas nécessaire en rsison de la capacité des zéolites pour un échange ionique réversible. La zéolite peut être et est avantageusement réuti- BAD OR! 69 05900 6 2003250 Usée après la récupération des ions échangés Comme on l'a indiqué plus haut, l'invention utilise fies zéolites ayant certaines dimensions des pores* Comme les autres zéolites cristallines tridimensionnelles, ces zéolites 5 ont une structure moléculaire composée d'un réseau rigide d'atomes d'aluminium, de silicium et d'oxygène avec des cations interchangeables. Le réseau rigide présente des ouvertures des pores de dimensions uniformes dans lesquelles les cations peuvent pénétrer. Les zéolites peuvent être des zéolites 10 naturelles ou des zéolites produites par voie de synthèse. Des zéolites naturelles ou des zéolites synthétiques fraîchement préparées répondent à la formule suivante ï 1 £Ie20 : AI20^ : YSiO^ XH^O dans laquelle11 est un cation métallique, n est la valence 15 du cation et X et Y sont variables. Pour la mordénite, Y a habituellement une valeur comprise entre 9 et 11, pour la dachiardite cette valeur est comprise entre 7,5 et 9 pour la gmélinite cette valeur est de 4 et pour l'hydrate de cancrinite cette valeur est de 5. X 20 est variable et dépend de l'histoire thermique de la zéolite» Lie est, en général, le sodium mais toutes ces zéolites sauf l'hydrate de cancrinite peuvent exister également sous la forme décationisée» Les zéolites décationisées sont la matière de départ préférée en vue d'une utilisation conforme £0 à l'invention car les ions sont absorbés plus rapidement. Les zéolites au sodium peuvent toutefois être utilisées si on le décire. Cn entend par "zéolite décationisée" uns zéolite ayant une déficience en cations métalliques, a titre de variante, 30 on emploie dans ce domaine le terme de zéolite hydrogène car on suppose que lorsque les cations métalliques sont éliminés ils sont remplacés par des ions hydrogène. Toutefois, étant donné qu'il n'est pas possible de déceler la présence d'ions hydrogène dans les zéolites, la structure précise n'est pas 35 pour autant élucidée, une déficience en cations peut, d'autre uart, être facilement mesurée par l'analyse des éléments r.étallioues présents dans la zéolite. Dans la zéolite decationisée, la teneur en cations métal— lioues résiduels, psr exemple la teneur en cation sodium, doit 840 original " 69 05900 7 2003250 être inférieure à 2 >■= en poids de le. zéolite et, de préférence, inférieure à 1,0 -,o en poids de la zéolite. Dans une forme courante de 5écetionisation, une zéolite au sodium est échangée avec des cations d'ammonium» La forme ammonium 5 est ensuite chauffée de 300 à 600°C pour chasser I'ammoniaaue ce qui laisse la forme hydrogène ou zéolite décationisée. les zéolites stables vis-à-vis des acides peuvent aussi être décationisées par traitement avec un acide minéral, par exemple, l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique, pour 10 décationiser directement la zéolite. On peut également employer une combinaison du traitement acide et du traitement à 1'ammonium. Si de la mordénite ou de la dachiardite est décationisée avec un acide fort, par exemple l'acide sulfurique ou l'acide 15 chlorhydrique, l'acide a, de préférence, une force de 5 à 50 -/o en poids, notamment de 10 à 20 > en poids. On peut effectuer un seul traitement ou deux ou plusieurs traitements successifs avec des acides aux forces mentionnées ci-dessus. La température et la durée du traitement à l'acide 20 ne sont pas critiques et un procédé classique de traitement consiste à mettre la zéolite avec l'acide sous des conditions de reflux pendant une période de 2 à 12 heures. Après le traitement à l'acide, la zéolite est lavée, libérée des anions et séchée entre 100 et 150°C. 25 Si on conduit, la décationisation en utilisant un acide fort, on peut aussi éliminer un peu d'aluminium du réseau cristallin, ce qui donne des zéolites ayant des rapports molaires silice : alumine supérieurs à ceux de la'normale• Avec la mordénite, par exemple, des rapports silice î elumine 30 aussi élevés que 90 : 1 on pu être obtenus sans altération de la structure cristalline. Les rapports préférés silice : alumine des mordénites utilisées conformément à l'invention sont compris dans la gamme de 14- à 25 î 1. 35 La description mentionnée ci-dessuspour la préparation de zéolites décationisées préférées s'appliquer à le préparation initiale. Gom^e mentionné ci-dessus, la zéolite d'où les ions échangés ont été récupérés, je ut être réutilisée en vue d'autres séparations et, dans ces cas, on peut employer toute BAD ORIG 69 05900 8 2003250 forme de de canonisation. Ainsi, si les ions complexes sont éliminés par remplacement avec des ions d'ammonium ou par un traitement à l'acide, il. est seulement nécessaire de chauffer la zéolite pour la ramener au même état que celui de la zéolite 5 décationisée initiale. De la même façon , si les ions complexes ont été échangés avec des ions métalliques tels que des ions de sodium, ils peuvent être échangés avec des ions d'ammonium et la zéolite ammonium peut être chauffée pour donner une mordénite décationisée. 10 L'invention est illustrée, à titre non limitatif, par les exemples suivants : Exemple 1 On mélange avec 60 ml d'eau pour former une boue une mordénite décationisée ayant à l'analyse la composition suivante : 15 Silicium 40,0 5° en poids Aluminium 4,6 jo en poids Rapport silice : alumine ...... 16,8 Sodium ...........o 0,84 fa en poids Etendue de surface 410 m2/g. 20 On ajoute, goutte-à-goutte, à la température ambiante (20°0) pendant 4 heures 30, 60 ml d'une solution contenant 0,444 g de chlorure de platine - tétramine et 10,12 g de chlorure de nickel. La boue est ensuite laissée pendant une nuit avec agitation et la mordénite est séparée par filtration. On 25 lave la mordénite avec de l'eau pour retirer les chlorures et le nickel non échangé supporté librement et on sèche toute une nuit à 130°G. Le filtrat séparé de la mordénite et la mordénite sont analysés en ce qui concerne la teneur en nickel et en platine et on obtient les résultats suivants : 30 Solution initiale Filtrat Mordénite Teneur en platine 2,1 g/1 0,66 g/l 0,41 jo en poids 35 Teneur en nickel -0,8 g/1 17,7 g/1 C-jOOl.Jo en poids Les résultats indiquent que bien tu'il y ait 10 fois le poids de nickel dans la solution initiale comparativement au platine (ce qui représente un excès des ions nickel par - 69 05900 9 2003250 rapport aux ions de platine en multipliant par 32), le platine est, de préférenceabsorbé par la mordénite avec une absorption négligeable du nickel» La quantité réduite de nickel dans le filtrat indique qu'une certaine quantité de nickel 5 dans le filtrat a adhéré à la surface de la mordénite et à été éliminée dans les eaux de lavage. Ce nickel peut être récupéré, au besoin, à partir de ces eaux de lavage. Exemple 2 De la mordénite-sodium sous la forme d'extrudats est 10 décationisée par un traitement à l'acide sulfurique pour donner une mordénite-hydrogrène ayant à l'analyse la composition suivante : "Silicium « 40,0 jo en poids Aluminium ..... 4,9 cp en poids 15 Rapport molaire silice : alumine 15,8 Sodium » 0,90 )■<> en poids Etendue de surface 420 m2/g. La mordénite décationisée est gardée dans de l'eau à 20°0 pendant 70 jours» 62 g du produit égoutté sont placés en 20 contact avec 200 ml d'une solution contenant 0,40 g de chlorure de platine-tétramine et 1,2 g de nitrate de nickel (KiKOj, 6H2O) à la température ambiante (d;0°C) pendant une durée de 60 heures» La liqueur mère échangée est décanfc ée et la mordénite est lavée à l'eau pour retirer tous les ions de 25 nickel non échangés maintenus librement et séchée toute une ♦ nuit à 130°C. La mordénite est analysée pour la teneur en métaux de transition et on trouve qu'elle contient 0,557 /» en poids de platine et une teneur inférieure à 5 parties par million de nickel. 30 Les résultats montrent que bien qu'il y ait 3 fois le pcids en nickel dans la solution initiale comparativement au platine (ceci représente un excès des ions de nickel par rapport aux ions de platine en multipliant par 10,5 fois), le platine est, de préférence, absorbé par la mordénite avec 35 une absorption négligeable de nickel» Exemple 3 62 g de la mordénite décationisée égouttée, comme obtenue à l'exemple 2 ci—dessus, sont placés en contact avec 400 ml d'une solution contenant 0,40 g de chlorure de platine- BAD ORIGII 69 05900 10 2003250 tétramine et 29,0 g de nitrate de nickel à ^0°G pendant 6C heures. La mordénite est lavée comme aux exemples 1 et 2 et la liqueur mère échangée décantée, de même nue la mordénite sont analysées pour la teneur en nickel et en platine avec 5 les résultats suivants : ■analyse Solution initiale liqueur mère échangée Mordénite 10 Teneur en platine e,55 g/1 0,452 fa en poids Teneur en nickel 14,5 g/1 H, 7 g/1 350 parties par million Ces résultats indiquent que bien qu'il y ait 26 fois 15 le poids de nickel dans la solution initiale comparativement au platine (ceci représente un excès des ions de nickel par rapport aux ions de platine en multipliant par 92), le platine est de préférence absorbé dans la mordénite avec une très faible absorption-de nickel. 99,6 fa en poids de platine dans 20 la solution initiale sont absorbés par la mordénite» On traite avec 150 ml de nitrate d'ammonium 2 H à" 100°C pendant 4 heures pour récupérer le platine, 15 g des extru-dats échangés égouttés contenant le platine. La teneur en platiné de la mordénite lavée intimement après ce traitement 25 est de 0,142 en poids, ceci représente 69 fa en poids de la récupération en platine de la solution de nitrate d'ammonium aqueuse. Dans d'autres essais utilisant des solutions plus concentrées en sel d'ammonium (c'est-à-dire des solutions ayant une concentration atteignant une normalité de 8 à 10 j ) 30 pour récupérer le platine de la mordénite, on a trouvé que la récupération en 7~ en poids augmentait avec la force de la solution et était directement proportionnelle jusqu'à une valeur de 5 H mais diminuait plus lentement après cette valeur^ Ainsi, des solutions plus fortes donnent une récupération plus 35 grande du platine depuis la mordénite, en particulier si les traitements sont du type à échange successif continu. Exemple 4 40 g des extrudats de rncrdénite-hydrogène égouttée préparés comme décrit aux exemples 1 et 2 sont placés en con— BAD ORIGINAL ' 69 05900 n 2003250 tact avec 270 ml d'une solution contenant 0,26 g de chlorure de platine-tétramine et' 27,6 g de nitrate de chrome (Or (l!0j)j,9H^O) à 2^°C pendant environ 60 heures» la mordénite est lavée intimement comme décrit aux exemples 2 et 3 précédents et la liqueur mère échangée et la mordénite sont analysées pour la teneur en platine et en-chrome avec les résultats suivants: 10 Analyse Solution initiale Liqueur mère échangée Mordénite Teneur en platine Teneur en chrome 0,54 g/1 14,5 g/l 0,413 cp en poids Q parties par \ million Ces résultats montrent que le platine est, de préférence, absorbé par la mordénite en présence d'un excès des ions de chrome de 90 fois» La valeur réduite du chrome dans le filtrat indique qu'une certaine partie du sel de chrome a adhéré à la surface de la mordénite et/ou aux parois du récipient® Ce chrome peut être récupéré, au besoin, de l'eau qui est utilisée pour laver la mordénite échangée et le récipient. « 05900 12 2003250 BET^LI OxiiiGiid" 1 - Procédé de séparation d'ions métalliques d'une solution contenant au moins deux ions métalliques différents, au moins l'un des" ions n'étant pas complexé ou sous lr forme d'un complexe plan carré ou linéaire avec un radical ayant O un diamètre qui n'est pas supérieur à 3 il et au moins l'un de l'autre ion affecte la forme d'un complexe octahédrique, qui consiste à mettre en contact la solution à une température inférieure à 80°G avec une zéolite choisie dans le groupe comprenant la mordénite, la dachiardite, la gmélinite et l'hydrate de cancrinite puis à séparer la zéolite contenant les ions non complexés, les ions à complexes plans carrés ou linéaires de la solution contenant les ions à complexes octahédriques. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le métal absorbé par la zéolite est le platine, le palladium ou l'argent. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce -que le métal formant des ions à complexes octahédriques est le ruthénium, le rhodium, l'osmium, l'iridium, un métal du groupe du fer, un métal des terres rares, le magnésium ou -on métal du groupe Via du Tableau Périodique. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la séparation est conduite à une température choisie dans la gamme de -10 à 50°C. 5 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la zéolite est décationisée initialement. 6 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la zéolite contient, au départ, moins de 2,0^ en poids d'un cation métallique. 7 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce' que la solution contient des ions à complexes tétrahédriques en plus ou en remplacement des ions à • complexes octahédriques et en ce nue la zéolite utilisée est la mordénite, la dachiardite ou l'hydrate de cancrinite de telle sorte que les ions à complexes tétrahédriques ne sont pas absorbés par la zéoliteo 8 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à7,caractérisé BAD 69 05900 13 2003250 en ce que la solution contient des ions à complexes tétrahédriques en plus ou en remplacement d'ions non complexés, d'ions à complexes linéaires ou plans-carrés et en ce que la zéolite utilisée est la gmélinite de telle sorte que les 5 ions à complexes tétrahédriques sont absorbés par la zéoliteo 9 - Procédé -suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le métal absorbé par la zéolite est récupéré en échangeant la zéolite à charge métallique avec une solution contenant d'autres ions. 10 10 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les autres ions sont des ions d'ammonium* 11 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la zéolite est réutilisée en vue d'une autre séparation* 15 12 - Les métaux obtenus par le procédé conforme aux revendications précédentes* BAD ORIGII