La présente invention concerne en général les ramas- seuses-presses et notamment celles dont les presses rotati- ves sont capables de confectionner de gros ballots cylindri- ques de fourrage pesant environ 700 kg ou même davantage. Dans certaines des presses actuelles à fourrage, ce sont deux ensembles distincts sur chacun desquels s'exerce la force d'une transmission élastique indépendante qui com- priment entre eux le ballot de fourrage au cours de sa for- mation. L'un de ces ensembles peut par exemple être consti- tué de courroies souples qui enveloppent partiellement le ballot dont une autre partie est entourée par une grille rigide ou un organe analogue qui pivote ver.s une position dans laquelle elle agrandit la chambre qui contient le bal- lot à mesure que ce dernier grossit, un mécanisme à enrou- leur déroulant simultanément les courroies précitées en con- tribuant ainsi à cet agrandissement de la chambre. L'indépendance de ces deux ensembles rend parfois difficile le maintien d'un équilibre convenable entre les forces compressives qui s'exercent sur le ballot. En d'autres termes, les forces exercées respectivement par la grille et les courroies. peuvent devenir plus grandes l'une que l'autre, auquel cas la section du ballot tend à prendre une conforma- tion elliptique au lieu de la conformation circulaire désirée. De plus, cette utilisation de deux systèmes indépen- dants augmente leur prix de revient ainsi que d'autres dépen- ses correspondantes qu'il est donc souhaitable de réduire sans nuire à la qualité du ballotde fourrage achevé ou-ren- dre plus difficile le fonctionnement de la presse. A l'usage, il s'avère en outre très souhaitable de pouvoir régler l'étreinte qui s'exerce sur le--ballot de four- rage au cours de sa formation, car cette dernière dépend directement de certains facteurs variables, par exemple de l'humidité ambiante, du type de fourrage récolté et du cli- *mat. S'il s'agit par exemple de récolter de la juzerne, la nature de ce fourrage et la quantité d'eau qu'il contient normalement permettent de former un ballot compact et assez lourd avec une tension plutôt moindre que d'habitude des courroies de l'appareil. En revanche, s'il s'agit de récolter un herbage léger de prairie, l'opérateur doit faire exercer par les courroies des forces compressives beaucoup plus grandes pendant la plus grande partie du cycle. Il s'ensuit donc qu'au début de ce cycle, alors que la chambre est vide, la tension des courroies doit de préfé- rence ne pas être modifiée de façon inopportune et que, s'il faut modifier cette tension, cela puisse se faire vite et facilement, pour de nombreuses raisons évidentes pour les spécialistes. La présente invention concerne donc une presse rota- tive de ramasseuse-presse dont les éléments destinés à faire varier convenablement les forces qui compriment le ballot de fourrage au cours de sa formation ainsi que la capacité de la chambre dans laquelle il se forme font partie d'un même en- semble afin de bénéficier des avantages fonctionnels et éco- nomiques résultant d'un tel dispositif. L'ensemble monobloc en question est en outre capable, sans faire trop mollir les courroies ou organes analogues qui servent à étreindre le ballot de fourrage, de s'adapter momen- tanément à l'entrée soudaine de "bourres" de fourrage dans la chambre qui contient ce ballot. En effet, si l'on permet à ces courroies de trop mollir momentanément, le ballot de four- rage cesse de rouler dans la chambre, et il ne peut alors y pénétrer davantage de fourrage sans que ce dernier risque d'en obstruer sérieusement l'entrée. Enfin, le dispositif selon l'invention permet de régler vite et facilement la tension des courroies en fonc- tion de divers facteurs, notamment de la nature du fourrage récolté. Dans le cadre ainsi défini, l'ensemble selon l'inven- tion comporte un jeu de courroies sans fin qui sont disposées côte à côte et maintenues à l'écart l'une de l'autre près de la base de la machine de façon à former l'entrée inférieure d'une chambre destinée à contenir le ballot, chambre qu'elles délimitent partiellement. En un emplacement éloigné de cette entrée, un dispositif de retenue maintient l'un contre l'au- tre des brins opposés de ces courroies, ce dispositif étant capable de se rapprocher et de s'éloigner de l'entrée pré- citée de façon à rétrécir ou à agrandir la chambre. Ce dis- positif est monté sur les mêmes bras qu'un enrouleur autour duquel passent les courroies, de façon à équilibrer sur cet enrouleur des forces élastiques qui freinent le mouvement de ce dispositif lorsqu'il s'éloigne de l'entrée de la chambre. Un levier spécial, qui s'articule en son milieu à l'extrémité libre du bras précité, supporte d'un côté de cette articulation le dispositif de retenue en question et de l'autre l'enrouleur. Ce levier, que maintient en place un ressort peu puissant, peut pivoter au besoin lorsque le bal- lot de fourrage pousse brusquement et momentanément le dis- positif de retenue vers le haut au moment o pénètre dans la chambre un bloc de fourrage plus compact. Ce mouvement a pour effet de laisser filer une certaine longueur des cour- roies à partir du dispositif de retenue en permettant ainsi à la chambre de s'agrandir verticalement, mais simultanément l'enrouleur que supporte l'extrémité opposée du levier bas- cule en sens inverse en rattrapant une longueur correspondante des mêmes courroies et en les empêchant donc de trop mollir pendant cet événement passager. Entre le bras précité et le. mécanisme à ressorts de traction,qui exerce sur lui une force élastique,est montée une manivelle comportant, entre ses deux extrémités, une arti- culation qui lui-permet de se déformer lorsque ce bras la fait pivoter contre la résistance exercée par les ressorts de traction. Cela a pour effet de réduire la longueur efficace de cette manivelle et par conséquent son bras de levier au cours de son mouvement pivotant ainsi que l'extension néces- saire des ressorts qui s'opposent-à ce mouvement. Pour limi- ter la déformation de cette manivelle en fonction de la force de traction qu'on désirefaire exercer par les courroies et le bras surplombant qui coopère avec elles une fois amorcée la formation du ballot de fourrage, il est possible de faire coopérer avec les deux tronçons de cette manivelle une butée qu'on peut mettre dans l'une de plusieurs positions diffé- ren'tes. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 représente en élévation le flanc de gau- che d'une ramasseuse-presse selon l'invention; la figure 2, analogue à la figure 1, montre les res- sorts de traction et la manivelle avec laquelle ils coopèrent une fois que le ballot de fourrage.est à peu près parvenu à sa grosseur maximale dans la chambre o s'effectue sa forma- tion; la figure 3 est analogue à la figure 1, à ceci près que la paroi latérale de gauche de la ramasseuse-presse a été enlevée pour mettre en évidence la structure interne de la machine - - la figure 4, analogue à la figure 3, montre les com- posants internes de la machine dans une position correspon- dant à celle de la figure 2 lorsque le ballot a atteint sa dimension maximale la figure 5, analogue à la figure 3, montre ce qui se passe lorsque pénètre brusquement dans la chambre o se forme le ballot de fourrage une masse de fourrage plus com- pacte ou "bourre" la figure 6 est une coupe partielle selon la ligne 6-6 de la figure 1l; la figure 7, qui est un agrandissement d'une partie de la figure 2, montre comment la manivelle déformable coo- père avec les ressorts de traction de la presse à fourrage et la figure 8 est une coupe selon la ligne 8-8 de la figure 7. La ramasseuse-presse 10 représentée sur les dessins comporte deux parois latérales espacées 12 et 14 qui cons- tituent les flancs d'une chambre 16 dans laquelle doit.être façonné un ballot de fourrage. Les flancs de cette chambre sont donc fixes ainsi que sa dimension transversale, mais ses dimensions verticale et d'avant en arrière varient pen- dant que s'y forme un ballot de fourrage, comme on-le verra plus loin. Le châssis de la machine, que supportent de chaque côté deux roues 18 et 20, supporte lui-même intérieurement par rapport à ces roues les parois latérales précitées 12 et 14. De l'extrémité antérieure de la ramasseusepresse 10 part une barre d'attelage 22 qui permet à un tracteur de la remorquer dans le champ dont il s'agit de récolter le fourrage. 245820O Juste en dessous de la chambre 16 et en arrière des bords antérieurs des parois latérales 12 et 14, un organe de ramas- sage 24 fait passer le fourrage disposé en andains sur le champ précité dans la chambre 16 dont l'entrée 26 est délimi- tée par deux rouleaux transversaux 28 et 30 qui, supportés entre elles par les parois latérales 12 et 14, sont espacés d'avant en arrière l'un par rapport à l'autre. Les parois latérales 12 et 14 supportent aussi entre elles, en arrière et à proximité du rouleau antérieur 28, un autre rouleau 31 à section polygonale qui tient le ballot de fourrage à l'écart du rouleau 28 pendant sa formation. Les parois latérales 12 et 14 supportent également entre elles un certain nombre d'autres rouleaux disposés sinistrorsum en cercle à partir du rouleau 30, ces. rouleaux portant les références 32, 34, 36, 38, 40 et 42. Les rouleaux à 42 sont tous fous ou parasites, alors qu'un mécanisme non représenté fait tourner dextrorsum le rouleau 28 et le cas échéant aussi le rouleau 40. Il est évident pour les spécialistes que ce mécanisme peut avoir diverses formes en l'occurrence (figure 3), l'extrémité postérieure de la barre d'attelage. 22 soutient une boîte d'engrenage orthogo- nale_ 44 dont l'arbre menant 46 peut être accoupléà l'arbre de transmission (non représenté) du tracteur, son arbre mené 48 partant à angle droit de l'arbre menant 46 afin de faire tourner le rouleau 28 et le cas échéant, le rouleau 40. La paroi déformable de la chambre 16 est constituée par un ensemble 50 de courroies sans fin qui passent par- dessus le rouleau 42 et par-dessous les rouleaux 28 et 30, leurs brins opposés 52 et 54 compris entre ces rouleaux se déplaçant initialement et verticalement en sens contraire l'un de l'autre, comme le montre la figure 3. Les rouleaux 28 et 30 tiennent éloignées l'une de l'autre les extrémités basses respectives de ces brins 52, 54 de façon à former l'entrée 26 de la chambre 16, et un dispositif de retenue 56, en l'occurrence constitué par une paire de rouleaux 58, 60 espacés d'avant en arrière, maintient ces mêmes brins 52, 54 rapprochés l'un de l'autre en un emplacement situé au-dessus de l'entrée 26 de la chambre 16 qui est ainsi fermée à l'ex- ception de son entrée. Comme le montre mieux la figure 6, 245820q l'ensemble 50 comporte de préférence des courroies identiques sans fin 62 transversalement séparées l'une de l'autre par un faible intervalle entre les parois latérales 12 et 14 de la machine. Une paire 70 de bras pivotants 72, 74/situés dans la chambre 16 contre ses parois latérales 12, 14, supporte une paire 64 de leviers 66, 68 qui supportent eux-mêmes entre eux les rouleaux 58, 60 du dispositif 56. Les leviers 66, 68 peuvent pivoter en leur milieu sur deux tourillons 76, 78 incorporés aux extrémités libres des bras 66, 68, ces tou- rillons constituant les points d'appui de ces leviers 66, 68. Le dispositif de retenue 56 se trouve donc d'un côté de ce point d'appui de la paire 64 de leviers 66, 68 qui supportent entre leurs extrémités libres, de l'autre côté du même point d'appui, un enrouleur 80 sous lequel passe l'ensemble 50 de courroies 62 après son passage par-dessus les rouleaux 38 et 40. Comme le montre la figure 6, les bases des bras 72, 74 sont sensiblement dans le prolongement des leviers 66, 68, mais ces bras forment approximativement en leur milieu un décrochement qui a pour effet de décaler vers l'extérieur leurs extrémités libres respectives, extrémités qui longent extérieurement les flancs des leviers 66, 68. Au niveau des décrochements précités, les bras 72 et 74 forment deux butées 82, 84 destinées à entrer en contact avec les extré- mités proches et relevées 86, 88 des leviers 66, 68, cela afin d'arrêter le-mouvement pivotant sinistrorsum de cette paire 64 de leviers autour des tourillons 76, 78 des bras 72, 74. Aux extrémités hautes des parties relevées 86, 88 des leviers 66, 68 sont reliées les extrémités de ressorts de traction 90 (dont un seul est représenté), les extrémités opposées de ces mêmes ressorts étant attachées aux bras 72 et 74 en des points proches de l'axe 92 autour duquel ils pivotent, de sorte que ces ressorts rappellent les extrémités relevées 86, 88 des leviers contre les butées 82, 84 des bras 72, 74. La paire 70 de bras 72, 74 pivote à peu près vertica- lement le long des parois 12, 14 autour d'un axe proche de leurs bords antérieurs, de façon à se rapprocher et à s'éloi- 245820O gner des rouleaux inférieurs 28 et 30 en faisant effectuer le même mouvement au dispositif de retenue 56. Dans les pa- rois latérales 12, 14 tourillonne une barre tubulaire de torsion 92 qui relie l'une à l'autre les extrémités intérieu- res correspondantes des bras 72 et 74 qui peuvent ainsi pivo- ter comme précédemment décrit. Cette barre de torsion 92 fait extérieurement saillie par rapport aux parois latérales 12, 14, comme le montre la figure 6, et à chacune de ses extrémi- tés est assujettie une manivelle 94 ou 96 qui accompagne la paire 70 de bras 72, 74 au cours de son mouvement pivotant en direction ou à l'opposé des rouleaux inférieurs 28 et 30. Chacune des manivelles 94, 96 s'articule en 98 de façon à pouvoir se déformer au cours de son fonctionnement, comme on le décrira plus loin. Cette articulation 98 la di- vise en deux tronçons, l'un 100 assujetti par ailleurs à l'extrémité correspondante de la barre tubulaire de torsion 92, l'autrel102 situé de l'autre côté de cette articulation. Le premier tronçon 100 est monobloc, mais l'autre 102 est constitué de deux plaques 104 et 106 qui enserrent les flancs opposés du premier 100, maintenues dans cette position au moyen de deux organes de fixation, le premier qui coopère avec l'axe d'articulation 98 et le second 108 situé à.l'ex- *trémité libre des plaques 104 et 106. Ces dernières sont per- cées de trous 110, 112 et 114 disposés en arc-de-cercle à distance constante de l'axe d'articulation 98. Dans chacun de ces trous il est possible à volonté d'enfiler une clavette 116 que supportent alors entre elles les plaques 104, 106 et qui est destinée à entrer en contact avec le bord voisin 118 du premier tronçon 100 de la manivelle.lorsque cette dernière s'est déformée d'une certaine quantité. Il est évi- dent que le choix des trous 110-, 112 ou 114 dans lesquels on enfile la clavette 116,détermine la quantité dont la manivel- le 94 ou 96 peut se déformer autour de son articulation 98 avant que la clavette 116 n'entre en contact avec-le bord précité 118. Elle se déformera plus si la clavette 116 est * enfilée dans les trous 110 que si elle est enfilée dans les trous 114, par exemple. Aux extrémités libres des manivelles 94, 96 sont reliées celles correspondantes de deux chaînes 120 et 122 qui passent chacune sous et autour d'un pignon fou 124 situé en arrière de la manivelle correspondante 94 ou 96 à proximité du bord inférieur de la paroi latérale correspondante 12 ou 14. A partir de ces pignons fous 124, les chaînes 120, 122 remontent chacune vers une paire de ressorts de traction 126 aux extrémités basses desquels leurs extrémités hautes sont assujetties, les extrémités supérieures de ces ressorts étant fixées dans les parois latérales 12, 14 à proximité de leurs bords supérieurs. La force élastique exercée par ces ressorts 126 tend à faire pivoter de haut en bas vers les rouleaux inférieurs 28, 30 les manivelles 94, 96 et par conséquent la paire 70 de bras 72, 74, le dispositif de retenue 56 et l'en- rouleur 80. Comme le montre la figure 1 en ce qui concerne la manivelle 94, le vecteur correspondant à la force exercée sur elle par les ressorts 126 est orienté à peu près radialement par rapport à l'axe autour duquel pivote la manivelle 94 lorsque cette dernière est en position basse, position dans laquelle la paire de bras 72, 74 est aussi près que possible des rouleaux inférieurs 28, 30. La manivelle 94 n'est alors presque pas déformée, ses deux tronçons 100, 102 étant à peu près bout à bout et dans le prolongement l'un de l'autre, de sorte que le vecteur précité croise à peu près radialement l'axe autour duquel pivote la manivelle 94. La presse à fourrage 10 fonctionne de la manière sui- vante lorsque sa chambre intérieure 16 est vide, par exem- ple au début de la confection d'un ballot de fourrage, les composants de la machine sont dans l'état représenté sur les figures 1 et 3. La paire 70 de bras et le-dispositif de rete- nue 56 sont alors aussi près.que possible des rouleaux infé- rieurs 28, 30, ce qui donne à la chambre 16 sa capacité mini- male. Les manivelles 94, 96 ne sont pratiquement pas déformées, comme le montre la figure 1, mais les ressorts 126, un peu tendus, s'opposent élastiquement à leur mouvement pivotant vers le haut. Il est possible, au moyen d'un mécanisme de réglage convenable et non représenté, de faire varier le tarage des ressorts 126 et par conséquent leur longueur. Le mécanisme en question peut par exemple comporter un dispositif 128 de boulons qui permet de régler la position des extrémités supérieures de ces ressorts 126 par rapport à leur point d'ancrage dans les parois latérales correspondantes 12 ou 14. A mesure que la ramasseuse-presse 10 longe un andain de fourrage, son organe de ramassage 24 prend le fourrage sur le sol et le fait passer par son entrée 26 dans la chambre 16 o les deux brins 52 et 54 des courroies 62, brins qui se déplacent à peu près verticalement et en sens inverse l'un de l'autre, font rouler ou culbuter le fourrage dans la cham- bre. A mesure que la quantité de fourrage augmente dans la, chambre 16, il s'enroule en forme de ballot en poussant ra- dialement vers l'extérieur les brins 52, 54 des courroies et les rouleaux 58, 60 du dispositif de retenue 56. Bien enten- du, les ressorts de traction 126 résistent au fléchissement des brins 52, 54 des courroies ainsi qu'au mouvement ascen- dant du dispositif de retenue 56. A mesure que le fourrage entre dans la chambre 16, l'âme du ballot grossit au point que cette dernière 16 devient trop petite pour lui et que la force qu'il exerce devient supérieure à la résistance des ressorts 126. Il commence alors à faire monter la paire 70 de bras 72, 74 et par conséquent les rouleaux 58 et 60 du dispositif 56 ainsi que l'enrouleur - 80 vers leurs positions extrêmes représentées sur la figure 4, ce qui non seulement augmente au maximum la hauteur de la chambre 16 mais aussi la longueur des brins 52, 54 des courroies 50. A la fin de ce processus, le ballot de fourrage (dé- signé par la référence 130 sur la figure 4) a-atteint sa grosseur maximale et il est alors possible (de préférence après l'avoir ficelé au moyen d'un dispositif non représenté) d'en faire pivoter vers le haut et l'arrière toute la moitié postérieure autour d'un axe 132 proche de son sommet afin de. lui permettre de tomber sur le sol. Pour permettre ce déchar- gement du ballot de fourrage, les parois latérales 12, 14 sont divisées en deux parties antérieure et postérieure par une ligne 134 (voir figure 3). Pendant ce déchargement, les rouleaux 30, 32, 34, 36 et 38 basculent avec la moitié pos- térieure de la machine 10 qui est ensuite ramenée vers sa position normale, position dans laquelle tous ses' composants sont dans l'état représenté sur les figures 1 et 3. Il est important de souligner que la paire 70 de bras 72, 74 exerce vers le bas une force qui tasse le ballot au cours de sa formation, cette force lui étant transmise par les rouleaux 58 et 60 du dispositif 56, ces rouleaux tournant sur la surface périphérique du ballot comme le mon- tre par exemple la figure 4. De même, les brins 52 et 54 des courroies exercent sur le ballot une force qui le tasse d'un bout à l'autre de sa formation. Toutefois, c'est un même mécanisme, en l'occurrence 10. les ressorts 126, qui commande les dispositifs destinés à étreindre le ballot de fourrage, de sorte que la force qu'exercent vers le bas les rouleaux 58 et 60 ne peut pas se déséquilibrer par rapport à celles qu'exercent plus latéra- lement les brins 52 et 54 des courroies 50. Cette étreinte - uniforme qui s'exerce sur la surface périphérique du ballot en formation contribue à le maintenir cylindrique d'un bout à l'autre. D'un point de vue comparable mais un peu. différent, ce sont les rouleaux 58, 60 qui déterminent la dimension verticale de la chambre 16 alors que ce sont les brins 52, 54 des courroies qui déterminent sa dimension transversale. Du fait que c'est un.même mécanisme qui. détermine ces deux di- mensions, l'une ne peut pas croître plus que l'autre, ce qui a pour effet de donner au ballot de fourrage la conformation convenable. Il arrive assez souvent qu'au cours de la formation d'un ballot des bourres de fourrage pénètrent brusquement dans la chambre 16, comme le montre la figure.5 sur laquelle la référence 136 désigne une telle bourre juste après qu'elle ait franchi l'entrée 26 et se trouve juste au-dessus du rou- leau inférieur 30. Cette bourre repousse vers le haut le ballot 130 partiellement formé et dont la position normale est représentée sur cette figure par un trait tronçonné, position dans laquelle sa surface périphérique se déplace pratiquement au contact du rouleau 30 précité. Si c'est seulement l'augmentation du diamètre global du ballot 130 qui a provoqué l'augmentation de la force qu'il exerce vers le haut, cette force fait pivoter la paire 70 de bras de bas en haut en déroulant les courroies de façon à augmenter la il longueur de leurs brins 52 et 54. La paire 64 de leviers 66, 68 accompagne donc normalement la paire 70 de bras 72, 74 au cours de ce mouvement pivotant vers le haut. En revanche, si c'est la bourre 136 qui, en entrant dans la chambre 16, fait pivoter d'un bloc vers le haut les leviers 64 et les bras 70, il y a déroulement d'une longueur supplémentaire et indésirable des courroies 50. En d'autres termes, bien que ce déroulement soit nécessaire pour faire verticalement de la place à la bourre 136, il ne faut pas que les courroies se relâchent davantage autour du ballot 130 puisque ce dernier n'a pas grossi. L'augmentation de la lon- gueur des courroies qui vient du mouvement ascendant des rouleaux 58, 60 est donc acceptable, mais pas celle qui résulte du mouvement ascendant de l'enrouleur 80, car cela fait trop mollir les brins 52, 54 des courroies. La mollesse excessive des brins 52, 54 des courroies a pour effet de faire cesser la force qui fait rouler le ballot 130. Ne roulant plus dans la chambre 16, ce dernier empêche donc l'entrée dans cette dernière de fourrage supplé- mentaire. A moins donc que le conducteur de la machine arrête immédiatement sa progression, le fourrage peut venir obstruer et bloquer l'entrée 26 de la chambre 16, ce qui exige alors l'exécution d'une opération longue et fastidieuse pour la déboucher. Toutefois, du fait que les leviers 64 supportent les rouleaux de retenue 58, 60 et l'enrouleur 80 de part et d'au- tre de leurs points d'appui 76, il est possible de répondre au besoin momentané d'une augmentation de la dimension verti- cale de la chambre 16, augmentation résultant de l'entrée des bourres 136 dans cette dernière, sans pour cela que les bras pivotent-si peu que ce soit vers le haut. En effet, comme le montre la figure 5, lorsque la bourre 136 fait exercer par le ballot 130 sur les rouleaux 58, 60 une force soudaine et anormale dirigée vers le haut, les leviers 64 pivotent simplement dextrorsum autour de leurs points d'appui 76 en surmontant la résistance exercée par les ressorts de rappel 90. Les rouleaux 58, 60 montent donc en augmentant la dimen- sion verticale de la chambre 16 tandis que l'enrouleur 80 descend en tendant les courroies au lieu de les détendre. De * plus, comme l'enrouleur 80 est situé plus loin du point d'appui 76 que les rouleaux 58, 60, il tend plus les cour- roies que les rouleaux 58, 60 ne les détendent, cela ayant pour effet de maintenir l'étreinte des brins 52, 54 de ces courroies sur la surface périphérique du ballot 130 qui continue ainsi à rouler dans la chambre 16. La bourre 136 est ainsi avalée sans à-coups. Une comparaison des figures 1 et 2 met en évidence que la déformation des manivelles 94 et 96 lorsqu'elles pas- sent de leur position basse à leur position haute. a pour ef- fet de diminuer leur longueur efficace et par conséquent le bras de levier entre le point d'application de la force exer- cée par les ressorts de traction 126 et la paire 70 de bras 72, 74. De plus, cette déformation des manivelles 94, 96 a pour effet de faire moins monter leurs extrémités libres auxquelles est fixée en 108 la chaîne reliée aux ressorts 128 qu'elles ne monteraient si ces manivelles étaient rigides d'un bout à l'autre. Cela a pour conséquence de moins étirer les. ressorts de traction 126 et par conséquent de leur faire exercer une force moindre sur la paire 70 de bras 72, 74. Il est donc possible de régler à volonté'la déforma- tion des manivelles 94, 96 et donc d'étreindre plus ou moins le ballot de fourrage en formation, cette.possibilité de réglage étant meilleure que si les manivelles ne pouvaient pas se déformer. Le conducteur de la machine peut donc à volonté la régler soit en fonction de la nature du fourrage et de l'humidité qu'il contient, soit de façon à confection- ner des ballots de fourrage plus ou moins compacts. -En supposant par exemple (voir figures 7 et 8) que les trous 112 correspondent à un réglage "normal", la cla- vette 116 qui y est introduite permet aux manivelles 94, 96 de se déformer comme le montrent les figures 7 et-2. Au début de leur ascension elles sont à peu près rectilignes comme le montre la figure 1, mais le mouvement pivotant vers le haut que le ballot grossissant fait effectuer aux bras 70 a pour effet de faire se couder les manivelles 94, 96 et de tendre simultanément les ressorts 126 jusqu'à ce que les clavettes 116 entrent en contact avec les bords 118 des tronçons inté- rieurs 100 des manivelles 94, 96. Cela arrête alors la défor- mation de ces dernières qui finissent de pivoter vers le haut en étirant davantage les ressorts 126. Si l'on désire que les ressorts 126 exercent une trac- tion plus forte après la formation de l'âme du ballot de four- rage, il suffit d'extraire des trous 112 la clavette 116 alors que les manivelles 94, 96 sont en position basse (cette cla- vette n'est alors soumise à aucun effort et il est donc facile de l'extraire et de l'enfiler dans les trous 114).Les manivel- les 94, 96 ne peuvent donc plus se'déformer autant que précé- demment, ce qui augmente la résistance opposée par les ressorts 126 au mouvement pivotant de bas en haut de la paire 70 de bras 72, 74. Le conducteur de la machine peut ainsi soit con- fectionner un ballot de fourrage plus compact soit simplement faire correspondre cette confection à la nature et à l'état du fourrage récolté, par exemple si ce dernier est de l'alfa au lieu d'être un herbage de prairie. Si l'on désire par contre réduire la résistance oppo- sée par les ressorts 126 après la formation initiale du coeur du ballot, il suffit d'extraire la clavette 116 des trous 112 et de l'enfiler dans les trous 110, ce qui permet aux mani- velles 94, 96 de se déformer davantage. Il faut souligner que, quel que soit le réglage des manivelles 94, 96, la résistance exercée par les ressorts 126 est toujours la même au début de la confection du ballot, c'est-à-dire lorsque la chambre 16 est vide. Par conséquent, une fois déterminé le tarage des ressorts 126 au moyen du dispositif de boulons 128, ils exercent une traction constante pendant la confection du coeur du ballot dont la masse volu- métrique reste la même quelle que soit l'augmentation ou la diminution ultérieure de la masse volumétrique du reste de ce ballot, c'est-à-dire de ses régions périphériques qui en- tourent son coeur. L'expérience prouve que cela est très in- téressant, du moins pour maintenir la conformation cylindri- que du ballot de fourrage pendant son stationnement prolongé sur une surface de support, car dans ces conditions les bal- lots de fourrage ont tendance à s'aplatir. S'il est possible de maintenir assez compacte l'âme du ballot, quelle que soit la masse volumétrique du fourrage qui entoure cette âme, il résiste davantage à l'aplatissement. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Presse rotative à fourrage de ramasseuse-presse, caractérisée en ce qu'elle contient: - un ensemble (50) de courroies sans fin (62) dont deux brins tendus (52,54) se déplaçant normalement en sens contraire coopèrent afin de former au moins partiellement une chambre (16) dans laquelle ils font pénétrer et rouler un ballot de fourrage en le comprimant; - un premier dispositif (28, 30) qui, en un premier emplacement, tient ces brins éloignés l'un de l'autre en leur faisant former l'entrée (26) de la chambre (16); - - un second dispositif (56) qui, en un second empla- cement, rapproche et tient ces brins l'un contre l'autre en leur faisant former la paroi périphérique et le fond de la chambre (16) qui est ainsi fermée à l'exception de son entrée (26); - un enrouleur (80) qui, en contact avec les courroies (62), les maintient tendues en autorisant une variation de la longueur et de la conformation de leurs brins; et - le support (70, 64) du second dispositif (56) et de - l'enrouleur (80), support qui, capable de se rapprocher ou de s'éloigner du premier dispositif (28, 30), est élastiquement rappelé vers ce dernier par une transmission (120, 122, 126), ce qui permet de faire varier la capacité de la chambre (16) et la longueur des brins (52, 54) en fonction de la distance- qui sépare le premier dispositif (28, 30) de ce support. 2. Presse à fourrage selon la revendication 1, carac- térisée en ce que le support (70, 64) pivote autour d'un axe pour se rapprocher ou s'éloigner du premier dispositif (28,30). 3. Presse à fourrage selon la revendication l, carac- térisée en ce que les brins (52, 54) sont des tronçons lon- gitudinaux et reliés l'un à l'autre 'des courroies (62) du même ensemble (50). 4. Presse à fourrage selon la revendication 3, carac- térisée en ce que le support (70, 64) pivote pour se rappro- cher ou s'éloigner du premier dispositif (28, 30) autour d'un axe d'articulation (92) à distance duquel il supporte le second dispositif (56) et l'enrouleur (80). 5. Presse à fourrage selon la revendication 4, carac- térisée en ce que--le support (70, 64) comporte des bras (72, 74) aux extrémités libres respectives desquels s'articulent (en 76) des leviers (66, 68) qui supportent entre eux, de part et d'autre de leur axe d'articulation (76), d'une part le dispositif (56) et d'autre part l'enrouleur (80) autour duquel passent les courroies (62), de sorte que cet enrouleur tend ces courroies lorsque les leviers (66,68) pivotent par rap- port aux bras en éloignant l'un de l'autre les deux disposi- tifs (28, 30 et 56) et en agrandissant ainsi la chambre (16), et un organe élastique (90) freine ce mouvement pivotant des leviers (66, 68). 6. Presse à fourrage selon la revendication 5, carac- térisée en ce que les bras (72, 74) forment des butées (82, 84) avec lesquelles l'organe élastique (90) tend à faire entrer en contact les leviers (66, 68). 7. Presse à fourrage selon la revendication 1, carac- térisée en ce que le second dispositif (56) comporte deux rouleaux (58, 60) transversalement assez distants l'un de l'autre pour permettre aux courroies (62) de passer entre eux. 8. Presse. à fourrage selon--la revendication 1, carac- térisée en ce que le support (70), qui pivote pour se rappro- cher ou s'éloigner du premier dispositif (28, 30), est soli- daire de manivelles (94, 96) dont un tronçon extrême (102), qui les relie à ladite transmission (120, 122., 126), permet de faire varier à volonté leur longueur efficace et par con- séquent la force élastique exercée par cette transmission sur le support (70). 9. Presse à.fourrage selon la revendication 8, carac- térisée en ce que les manivelles (94, 96) comportent chacune un tronçon principal (100) avec lequel s'articule (en 98) un tronçon extrême (102), et une butée (116) qu'il est possible de déplacer à volonté afin de limiter le mouvement pivotant de ces deux tronçons l'un par rapport à l'autre. 10. Presse à fourrage selon la revendication 9, carac- térisée en ce 'que la transmission (120, 122, 126) est orientée de telle sorte que, lorsque les deux dispositifs (28, 30 et 56) sont le plus près l'un de l'autre, le vecteur correspondant à la force qu'elle exerce croise presque l'axe (92) autour duquel pivotent les manivelles (94, 96). 11. Appareil destiné à étreindre un ballot de four- rage dans une presse rotative, caractérisé en ce qu'il com- porte - une manivelle (94) à l'extrémité libre (108) de laquelle est reliée une transmission élastique.(120, 126) qui tend à la faire pivoter dans un sens autour d'un axe (92) au- quel est assujettie son autre extrémité; - un ensemble (70, 64, 56, 50) avec lequel entre en contact le ballot qui le déplace en grossissant; - un accouplement (92) qui, reliant un élément (70) de l'ensemble précité à la manivelle (94), fait pivoter cette dernière dans l'autre sens à mesure que le ballot grossit, en surmontant la résistance exercée par la transmission élasti- que (120, 126) - la manivelle comportant, entre ses deux extrémités, une articulation (98) qui lui permet de se couder au cours de son mouvement pivotant. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que la manivelle (94), qui est constituée de deux tron- çons (100, 102) reliés par ladite articulation (98), comporte aussi une butée (116) à laquelle il est possible de faire prendre à volonté l'une de plusieurs positions différentes entre ses deux tronçons afin de limiter sa déformation. 13. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que la transmission élastique (120, 126) est orientée de telle sorte que, lorsque la manivelle (94) n'est pas cou- dée et que ses deux tronçons (100, 102)' sont donc bout à bout et sensiblement dans le prolongement l'un de l'autre, le vecteur correspondant'à la force exercée par cette transmis- sion croise presque l'axe (92) autour duquel pivote la mani- velle.' 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que, lorsque les tronçons (100, 102) sont dans le pro- longement l'un de l'autre, la butée (116), quelle que soit celle desdites positions différentes qu'elle occupez est sé- parée par un intervalle'du tronçon (100) avec lequel elle est destinée à entrer en contact. 15. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que ledit ensemble (70, 64, 56, 50) et la manivelle (94) peuvent pivoter autour de l'axe de l'accouplement (92) qui est une barre de torsion dont ils sont tous deux soli- daires.