La présente invention concerne un procédé de construction de maisons d'habitation au moyen de dalles de béton cellulaire. Il est connu de nombreux procédés dont le but est de remplacer la méthode traditionnelle de construction en moellons, parpaings, ou briques, montés sur le site par celle qui consiste dans l'assemblage d'éléments préfabriqués en usine, lesquels éléments sont le plus souvent constitués de béton auquel sont associés des matériaux d'isolation thermique et phonique. La mise en oeuvre de ces éléments sur des tables de moulage, les manutentions successives et le transport sur le site de montage nécessitent l'emploi d'une main d'oeuvre et de matériel importants. Le coefficient de transmission thermique ainsi que la densité restent élevés pas la Drésence même du béton. Le procédé suivant l'invention permet la réalisation de constructions de plain-pied ou à un étage par assemblage d'éléments en béton cellulaire de faible densité et de coefficient de transmission thermique très réduit. L'invention vise en particulier les moyens de positionnement et d'assemblage des éléments entre eux, ainsi qu'avec les cadres de menuiserie et la charpente. Le procédé, objet de l'invention, consiste à utiliser des dalles de béton cellulaire comportant une armature en acier doux Thomas, lesquelles dalles comportent à leur sortie d'usine une gorge de liaison exécutée sur le champ de leurs plus grandes dimensions. Le montage du plancher et des murs s'effectue par un assemblage mécanique après calage, suivi d'une opération de coulage des joints de solidarisation. L'assemblage mécanique s1 effectue au moyen de plaquettes métalliques enfoncées en biais à cheval sur les plans jointifs, ainsi qu'avec des broches ou pointes métalliques enfoncées en biais en quinconce. Les dessins annexés illustrent, à titre d'exemple, des détails d'assemblage selon le procédé, objet de l'invention.Ceux-ci représentent - en figure 1, une vue en élévation-ooupe d'un mur et du plancher bas d'une maison de plain-pied. - en figure 2, vu en perspective, l'assemblage des dalles de plancher. - en figure 5, un détail du joint des dalles de plancher. - en figure 4, une vue en plan coupe d'un angle de murs. - en figure 5, la pose d'un linteau et la réalisation d'une allège de fenêtre. - en figure 6, le détail de réalisation d'un ensemble seuil et marches de pdrte d'entrée, vu en coupe. Tel qu'il est-représenté en figures 1, 2 et 3, la construction comporte un chainage 1 en béton armé, en appui sur un soubassement 2 de hauteur suffisante, à créer un vide sanitaire. Le plancher est constitué de dalles de béton cellulaire 3, de forme rectangulaire dont chaque extrémité est en appui sur le chainage 1, la largeur de celui-ci étant au besoin débordante vers l'intérieur de la maison de façon à assurer un appui d'au moins sept centimètres. Afin d'éviter toute remontée d'humidité, il est intercalé une bande de feutre asphalté bitumineux 4 entre le chainage et les dalles. Les arêtes supérieures des dalles bordant les murs possèdent une gorge demi-circulaire 5 destinée à permettre le passage de tuyauteries de chAuffage ainsi que les canalisations électriques.Les arêtes supérieures des dalles situées sur les plans jointifssont rainurées de façon à créer chacune une demi-gorge rectangulaire 6. Afin d'assurer le positionnement respectif des dalles, il est procédé à la pose de plaquettes de solidarisation 7 enfoncées transversalement et à cheval sur les lignes de joint, à raison de deux sur la longueur d'une dalle, au tiers environ de la dite longueur ; afin d'assurer la stabilité de ce clavetage, en cas de soulèvement, les plaquettes sont enfoncées en biais et symétriquement par rapport au milieu de la portée.La coulée d'un joint de béton dans la gorge rectangulaire 6 est précédée par la mise en place d'une tige d'acier tors 8 ; son positionnement exact à une certaine distance du fond de la rainure est assuré au moyen de supports 9 réalisés par des tronçons de profilé en matière plastique dont la section droite est en forme de X, lesquels supports peuvent être fixés sur la tige d'acier au moyen de fil de fer. Il est ensuite procédé à la coulée d'un joint au mortier composite à granulométrie fine sur toute la longueur de la gorge. La figure 1 illustre le montage d'un mur de façade s afin d'assurer l'appui nécessaire des dalles de plancher, ltépaisseur du mur est déportée d'une certaine quantité vers ltextérieur du chaînage. Ces murs sont constitués d'éléments de dalle 10 en béton cellulaire dont la longueur constitue la.hauteur d'un étage. Les champs verticaux de ces éléments comportent à mi-épaisseur une rainure rectangulaire 11 qui, en association avec la rainure des éléments contigus, constituent des conduits verticaux dans lesquels remontent à une certaine hauteur les tiges de fer tors 12 en liaison avec le ferraillage du chainage 1. Afin de ne pas rompre l'étanchéité au passage de ces fers au travers du feutre bitumineux 4, celui-ci est chauffé de façon à provoquer la fusion du bitume et son adhérence sur la remontée de chaque fer.La liaison des dalles de mur verticales avec le chainage s'effectue au moyen d'un mortier de colle déposé sur le feutre asphalté.Les dalles sont mises d'aplomb au moyen de coins plastiques et maintenues au moyen d'étais réglables. Le positionnement respectif des dalles est réalisé au moyen de plaquettes de solidarisation 13 enfoncées en tête des éléments et à cheval sur la ligne jointive, en association avec des pointes14 en aluminium enfoncées en biais. Il est ensuite procédé au remplissage des joints verticaux par coulée d'un ciment composite liquide, versé par la partie supérieure du mur dans les conduits verticaux constitués par les rainures rectangulaires il des éléments. Cette opération est suivie d'un rebouchage des joints extérieurs et intérieurs au moyen d'un produit à base de fibre polyester et chaux. Dans le cas d'un assemblage de deux dalles de mur verticales d'angle, il est placé sur le champ de l'une d'entre elles un joint d'étanchéité 15 composé de résine acrilyque et de fibres. Sur l'autre dalle, est exécutée une rainure lia afin de eonstituer une liaison identique à celle précédemment décrites La rainure il d'origine se trouvant ainsi apparente est garnie d'un produit de rebouchage 16 à base de fibres polyester et chaux. L'assemblage comporte également une plaquette de solidarisation 13 ainsi que des tiges d'assemblage 17 en fer galvanisé enfoncées en biais alternativement, à travers I'épaisseur d'une des dalles pour s'implanter dans le champ de autre. La figure 5 illustre la pose d'un linteau 18 en appui sur la tête de dalles de mur verticales avec interposition d'un lit de ciment-colle. Le positionnement est assuré par la mise en place de quatre tiges d'assemblage 19 en fer galvanisé traversant le linteau et s'implantant dans la tête des dalles porteuses verticales, ainsi qu'au moyen de plaquettes de solidarisation avec les dalles de mur verticales voisines. La partie supérieure des linteaux ainsi que des dalles de mur verticales est usinée afin d'obtenir une saignée de section trapézoidale 20 dans laquelle est placé un ferraillage 21 incorporé au chainage de béton composite de granulométrie fine coulé dans la dite saignée. Sur ce ferraillage sont accrochées à intervalles réguliers des pattes à sceller et à visser 22 pour la fixation de la charpente, de même à chaque joint vertical de dalles de mur un fer 23 descend à l'intérieur des rainures 11. Tel qu'il est représenté sur la figure 5, les allèges de fenêtre sont réalisées au moyen de dalles verticales semblables aux dalles de mur et de hauteur appropriée. Elles comprennent en tête une saignée de section trapé- zoidale 24, dans laquelle est placé un fer à béton 25 dont les extrémités coudées d'équerre retombent dans les joints verticaux des dalles d'allège et des dalles de mur. Dans chaque joint vertical des dalles d'allège est logé un fer 26 accroché sur le fer 25. Le positionnement des dalles d'allèle est obtenu au moyen de plaques de solidarisation 13 et de pointes 27 enfoncées en biais en tête des dalles. Les joints sont coulés au ciment liquide composite. La figure 6 illustre la réalisation d'un ensemble seuil et marches- de porte d'entrée. Un cadre béton 28 est posé sur un lit de mortier colle déposé sur le feutre asphalté bitumineux 4 recouvrant le chainage i. Un seuil roncin métallique 29 peut être incorporé au cadre au moment de la coulée, ainsi que des taligots de bois côté intérieur destinés à la fixation des menuiseries, et des douilles du trope "vemO" en laiton côté extérieur pour la fixation des volets ou persiennes. La traverse inférieure du cadre peut être laissée brute et ne pas dépasser le bord du chainage lorsqu'il doit être procédé à l'exécution de marches 30 en ciment, ces dernières pouvant également être préfabriquées. L'épaisseur des dalles de plancher permet la pose de canalisations encastrées réalisées en cuivre recuit sans soudure se logeant dans des gorges exécutées dans le béton cellulaire. L'invention ne se limite aucunement au mode de réalisation de ses différentes parties spécialement indiquées, mais elle embrasse au contraire toutes les variantes possibles en particulier pour la forme, les dispositions de certains éléments intervenant dans cette réalisation à condition que cas modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications contenues dans la présente description. Le procédé, objet de l'invention, peut être utilisé à la construction de tous bâtiments de plain-pied ou à un étage et en particulier à la construction de maisons d'habitation. - REVENDICATIONS 1.- Procédé de construction de bâtiments au moyen d'éléments de dalles de béton cellulaire de faible densité et de coefficient de trsasmission thermique très réduit, de hauteur correspondant à celle de l'étage à ré--liser, lesquelles dalles ont leurs chants rainurés pour recevoir la coulpe d'un lien de mortier, caractérisé Far le fait qu'il compote des moyens mécaniques de positionnement et d'assemblage des éléments entre eux ainsi qu'avec les cadras de menuiserie et la charpente. 2.- Procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les dalles de plancher reposant par leur extrmité sur une saillie du chainage sont reliées mécaniquement entre elles au moyen de plaquettes de solidarisation jouent le rôle de clavettes de positionnement, lesquelles plaquettes sont enfoncées sur chant au marteau, alternativement en biais et à cheval sur la rainure exécutée en partie supérieure du plan jointif des dalles dans laquelle est logé le ferraillage et coulé un joint de mortier composite à granulométrie fine. 3.- Procédé de construction selon les revendications 1 et 2, prises ensemble, caractérisé par le fait que le ferraillage est maintenu à une certaine distance du fond de la rainure par sa mise en appui sur les areztes supérieures des plaquettes de solidarisation jouant le rôle de clavettes de positionnement et dont l'enfoncement est limité à la dite distance du fond de rainure. 4.- Procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les dalles de murs verticales sont reliées au chainage inférieur au moyen de-fers tors ancrés dans le ferraillage du dit chainage, lesquels fers tors remontent sur une certaine hauteur dans les rainures verticales de ci joingement des dalles recevant le mortier de liaison;; 5.- Procédé de construction selon les revendications 1 et-4, prises ensemble, caractérisé par le fait que les dalles de mur verticales sont reliées mécaniquement d'une part au moyen de plaquettes de solidarisation enfoncées au marteau sur chant en tete des éléments et à cheval sur leur ligne jointive entre la rainure centrale du chant horizontal et la face intérieure du mur et d'autre part au moyen de broches ou de pointes métalliques enfoncées au marteau en biais et en croix par rapport au plan jointif. 6.- Procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le linteau des ouvertures constitué par un élément de dalle comportant des chants rainurés-est positionné sur le sommet des dalles de mur verticales encadrant les dites ouvertures d'une part au moyen de quatre tiges métalliques enfoncées au marteau traversant le linteau et s'implantant dans les dalles et d'autre part au moyen de plaquettes de solidarisation avec les dalles de mur verticales, enr"oncaes au marteau sur chant à cheval sur les plans jointifs. 7.- Procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé par le fait que sur le ferraillage incorporé dans le chainage de béton composite de granulométrie fine coulé dans une rainure trapbzoSdale exécutée sur le chant sus rieur horizontal des dalles sont accrochés des fers tors descendant a une certaine profondeur à l'intérieur de rainures verticales de jointoiement des dalles recevant le mortier de liaison. 8.- Procédé de construction selon les revendications 1 et 7, prises ensemble, caractérisé par le fait que sur le ferraillage incorpore dans le chainege de béton composite de granulométrie fine coulé dans la rainure trapézoSdale exécutée sur le chant supérieur horizontal des dallas sont accrochées des pattes à sceller et à visser pour la fixation de le charpente. 9.- Procédé de construction selon la revendication 1, carackérisé par le fait que les dalles de mur verticales destinées à réaliser les allèges de fenêtre et comportant des chants rainurés sont reliées entre elles mécaniquement d'une part au moyen de plaquettes de solidarisation enfoncées au marteau sur chant en ttte des éléments et à cheval sur leur ligne jointive entre la rainure centrale du chant horizontal et la face intérieure du mur et d'autre part au moyen de broches ou pointes-métalliques enfoncées en biais et en croix par rapport au plan jointif. 10.- Procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les dalles de mur verticales destinées à réaliséer les allèges de fenêtre sont reliées aux dalles de mur verticales contiguës d'une part au moyen de broches ou de pointes métalliques enfoncées en biais par rapport au plan jointif et d'autre part au moyen d'un ferraillage en forme de U inversé logé dans une rainure trapézoidale exécutée sur le chant supérieur des dalles d'allège et dont les ailes retombent dans les rainures de jointoiement verticales recevant le mortier de liaison. 11.- Procédé de construction selon les revendications 1, 9 et 10, prises ensemble, caractérisé par le fait que des fers tors accrochés sur le ferrailla ga en forme de U inversé descendent dans les rainures de jointoiement verticales des dallas d'allège. 12.- Procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la fixation des menuiseries sur les éléments de dalles A Je murs s'effec- tue p r l'intermediaire d'un cadre de béton préfabriqué comportant des faces d'assemblage conjuguées avec celles des dalles, lequel cadre comporte des éléments d'ancrage des organes de fixation des dites menuiseries.