La présente invention concerne un procédé pour réaliser un revêtement en pierre, dans lequel on fixe et jointoie, sur la surface à revêtir, des dalles de pierre naturelle. L'invention visé également, à titre de produit industriel nouveau, des éléments préfabriqués de revêtement destinés à la mise en oeuvre du procédé précité. Le procédé connu pour réaliser un revêtement en pierre, sur un sol sensiblement horizontal ou sur un mur, consiste à poser, sur une couche de béton, des dalles brutes d'extraction dites "opus incertum" ou sciées suivant deux ou plusieurs côtés. Dans le cas des dalles brutes d'extraction, l'opération de mise en place du revêtement est tres longue et délicate, en raison des formes et des dimensions très diverses que peuvent presenter ces dalles. Dans la mise en oeuvre de tels revêtements, on évite généralement d'utiliser des dalles de dimensions inférieures à vingt centimetres. En effet, l'utilisation de telles dalles exigerait un temps excessif pour couvrir une surface donnée. De ce faiS les dalles de petites dimensions ne sont pas commercialisables. Il en est de même pour les dalles de faible épaisseur-qui risquent de casser facilement sous l'effet de la charge lorsqu'elles sont appliquées directement sur le sol. Or, l'extraction en carriere des dalles de pierre entraîne inévitablement l'obtention de fragments de dalle de dimensions réduites qui les rendent inaptes à la réalisation de dalles en pierre. De même, les fragments de dalle résultant du façonnage, sciage et tranchage des dalles, sont irrécupérables. On peut ainsi évaluer à 70 % la quantité de pierresirre- cupérables pour la réalisation de revêtements en dalles. Le but de la présente invention est de fournir un procédé permettant de faciliter considérablement la réalisation de revêtements en pierre, ce procédé permettant, en particulier, d'utiliser des dalles ou fragments de dalle de dimensions ou d'épaisseurs inférieures à celles des dalles utilisées habituellement. Suivant l'invention, le procédé qui comporte la fixation de dalles de pierre sur la surface à revêtir, après quoi on ointoie les dalles entre elles, est caractérisé en chaque l'on fixe tout d'abord les dalles de pierre sur un support plat, relativement flexible et perméable au mortier frais, et on pose ensuite l'élément de revêtement ainsi préfabriqué sur la surface à revêtir. De préférence, on utilise en tant Kue support un treil- lage métallique. Un tel support facilite considérablement la lise en place des dalles sur une surface sensiblement horizontale ou verticale. De plus, le support, grâce à sa flexibilité, procure aux dalles une excellente assise qui permet de répartir la session appliquée sur les dalles en limitant ainsi les risques de cassures des dalles, notamment lorsque ces dernières sont relativement minces. Le procédé conforme à l'invention permet ainsi d'utiliser des dalles brutes d'extraction de carriers de dimensions infer-eures à celles des dalles habituellement commercialisées, ou encore d'utiliser les morceaux de dalles résultant du façonnage, sciage et tranchage des dalles commercialisées. L'invention vise également, à titre de produit roustriel nouveau, un élément de revêtement en pierre comprenant des dalles fixées sur un treillage métallique, de préférence au moyen d'une colle à prise rapide. Selon une version préférée de l'invention, cette colle est une résine époxy. L'utilisation d'une colle à prise rapide permet d'obtenir rapidement une liaison suffisamment solide des dalles au treillage en autorisant ainsi une manipulation aise des éléments de revete- ment préfabriqués, sans risque de décollement des dalles. Ces éléments peuvent ainsi être empilés les uns sur les autres, en vue de leur transport, par exemple, sur r palette. D'autres particularités et avantages de l'in-verticn appa paîtront encre dans la descrIption sur va suivre. Aux dessins annexés, donnés à tItre d'exemples non limitatifs - la Figure I est une vue de dessus d'un élément de revêtement conforme à l'invention, - la Figure 2 est une vue en coupe suivant le plan Il-Il de la Figure 1, - la Figure 3 est une vue en coupe à plus grande échelle d'une partie du revêtement de la Figure 2, - la Figure 4 est une vue latérale d'une installation pour la mise en oeuvre du procédé de fabrication d'éléments de revêtement selon l'invention, - la Figure 5 est une vue de dessus de l'installation selon la Figure 4, - la Figure 6 est une vue en coupe d'un revêtement en dalles, réalisé conformément à l'invention, avant jointoiement des dalles, - la Figure 7 est une vue en coupe d'un revêtement montrant la jonction entre deux éléments voisins, - la Figure 8 est une vue en coupe d'un revêtement en pierre appliqué contre un mur, - la Figure 9 est une vue de dessus d'un revêtement terminé. Dans la réalisation des Figures 1 a' 3, l'élément de revêtement 1 comprend des dalles 2 brutes d'extraction de carrière, dites "opus incertum", posées et fixées sur un treillage métallique 3. Les plus grandes dimensions de ces dalles 2 sont relativement réduites, par exemple, inférieures à vingt centimètres. Ces dalles 2 sont, généralement, constituées par des fragments de dalles résultant de l'extraction, du façonnage, du sciage ou du tranchage des dalles habituellement utilisées pour la fabrication des revêtements en pierre pour sol et mur. Les dalles 2 ont également une épaisseur relativement réduite, par exemple, inférieure à trois centimètres, c'est-à-dire inférieure à l'épaisseur des dalles couramment utilisées et commercialisées pour la fabrication des revêtements en pierre. L'épaisseur des dalles 2 est de préférence constante, de façon à définir une surface sensiblement plane dépourvue d'aspérités trop importantes lorsque l'élément 1 est posé sur un sol ou un mur plan. I1 est préférable, également, que les dalles 2 soient dépourvues de fissures, de noeuds et autres défauts pouvant altérer leur tenue mécanique. Le treillage 3 a, bien entendu, des mailles de dimension inférieure à celle des dalles, cette dimension pouvant varier entre 10 et 20 millimètres S suivant la dimension des dalles 2. Ce treillage métallique 3 est avantageusement réalisé en fils de fer soudés entre eux, de diamètre suffisant pour résister au poids des dalles 2 lorsque le treillage 3 est maintenu par ses bords, ou fixé contre un mur. Le diamètre du fil du treillage 3 ne doit, toutefois, pas être trop important pour conférer à l'élément de revêtement 1 une certaine souplesse - lui permettant d'épouser parfaitement la surface de réception (sol ou mur), et d'éviter ainsi l'obligation d'une planéité -parfaite, - et, éventuellement, de réaliser des formes courbes, le treillage 3 étant, dans ce cas, une bande de faible largeur comportant seulement une ligne de dalles. Le treillage 3 est, de préférence, un carré de cssté égal à cinquante centimètres, de façon à ce qu'unie fois chargé de dalles 2, le poids de l'élément I n'excède pas vingt à trente kgs , pour pouvoir être porté par une seule personne. Comme on le voit sur les Figures 2 et 3, les dalles 2 sont fixées au treillage 3 par des amas de colle 4. Cette colle 4 est choisie parmi les colles présentant une forte adhérence à la pierre, un durcissement rapide et une grande résistance mécanique. Elle doit, en outre, présenter une viscosité suffisamment grande, de façon à rester en place sur le treillis métallique 3 lors de son application. Ces conditions sont réunies dans le cas d'une colle à base de résine époxy, mélangée juste avant son utilisation avec un durcisseur. Cette colle prend en masse au bout de cinq à-dix minutes et durcit complètement au bout de trente minutes. Comme on le voit sur la Figure 3, cette colle 4 n'a pas besoin de recouvrir toute la surface des dalles 2 adjacente au treillage 3. L'expérience a montré qu'il suffisait que la colle recouvre quatre noeuds du treillage 3 pour obtenir une adhérence suffisanh des dalles 2 au treillage 3. La surface des amas de colle 4, en contact avec les dalles 2, est ainsi de préférence comprise entre 100 et 400 mm2 ,suivant les dimensions des mailles du treillage 3 et des dalles 2. Dans le cas d'éléments de revêtement 1, destinés à être posés sur le soi, il est avantageux que les amas de colle 4 soient sensiblement centrés par rapport aux dalles 2. Par contre, lorsque l'élément 1 est destiné à être fixé à un mur, il est avantageux que les amas de colle 4 soient disposés au voisinage du bord des dalles 2 qui est destiné à être dirigé vers le haut, lorsque l'élément i est fixé au mur. Ainsi, les dalles 2 restent bien parallèles au mur. Les éléments de revêtement 1 que l'on vient de décrire peuvent être fabriqués en continu, au moyen de l'installation représentée sur les Figures 4 et 5. La mise en oeuvre de cette installation est la suivante On dépose des amas de colle 4 sur une bande de treillage métallique 3 dont la largeur correspond à l'un des côtés de l'élément de revêtement 1 que l'on veut réaliser. Cette bande de treillage 3 tendue à ses extrémités opposées est disposée sur des trains de roues dentées 6 engrènant avec les mailles du treillage sur les bords longitudinaux 3a de ce dernier, et déplaçant en continu cette bande de treillage 3. Pendant le déplacement du treillage 3, on applique sur les amas de colle 4 les dalles 2, en laissant entre ces dalles 2 des espaces vides 7 de largeur comprise entre 1 et 4 centimètres suivant les dimensions des dalles 2. Dans cette opération, il est préférable de charger de dalles d'abord les bords longitudinaux de la bande de treillage 3, avant le centre, pour éviter une trop grande flexion du treillage 3. Pour limiter la flexion du treillage 3 vers le bas, sans avoir à exercer sur celui-ci une tension trop importante, il est préférable de placer, à quelques centimètres sous le treillage 3, une surface d'appui 8, sur laquelle le treillage 3 peut é-entuel- lement prendre appui, notamment lorsqu'il est entièrement chargé de dalles 2. La pose des dalles 2 peut être facilitée en disposant, sur la surface d'appui 8, le motif à reproduire. Il suffit ainsi de positionner les dalles 2 sur le treillis 3 par superposition de ce motif. De plus, les mailles du tecil- lis 3 permettent facilement de réaliser des motifs idertioues et répétitifs. Après avoir couvert de dalles 2 toute la bande de treillage 3, on découpe celle-ci à intervalles réguliers suivant la dimension du treillage que l'on veut réaliser. Pour réaliser un revêtement de pierre sur un sol sensiblement horizontal,- à partir d'éléments de revêtement 1 de dimen- sions identiques, on opère comme suit (voir Figure 6) On dispose sur le sol 10 une couche de béton maigre 11, saupoudrée de ciment pur (non représenté). On dispose, bord à bord, les éléments de revêtement 1 en faisant pénétrer le treillage 3 dans la couche de béton 11. Il suffit ensuite de jointoyer les dalles 2 entre elles en remplissant les espaces vides par du mortier 12, comme indiqué sur la Figure 9. Avant de jointoyer les dalles 2, il est avantageux de crocheter (voir Figure 7) les bords adjacents 3a des treillages 3 appartenant à deux éléments de revêtement 1 voisins, de façon à rendre les éléments de revêtement I solidaires les uns des autres et éviter ainsi tout risque de fissure des joints l2, notamment au niveau de la jonction entre éléments 1 voisins. Pour réaliser un revêtement de rierre sur un rur, on opère de préférence comme suit (voir Figure 8) On applique sur le mur 13, un enduit de mortier 14 suivant une couche d'épaisseur comprise entre un cm et un cm et demi. On fixe ensuite au mur 13 des tenons 15 ou analogues, et on suspend à ces tenons 15 le treillage 3 des éléments de revêtement 1. On plaque ensuite les éléments de revêtement 1 sur l'enduit de mortier 14, de façon à ce que le treillage 3 pénètre dans cet enduit 14. On jointoie ensuite rapidement les dalles 2. Grâce aux tenons 15, les dalles 2 fixées au treillage 3 par les amas de colle 4 ne risquent pas de se détacher du mur 13 avant la prise du mortier 14. De la description précitée, il ressort, par conséquent, que les éléments de revêtement préfabriqués 1 présentent de nombreux avantages techniques. L'utilisation d'un treillage 3, auquel sont fixées au moyen d'une colle 4 des dalles 2, permet d'utiliser des fragments de dalle de dimensions réduites, inutilisables normalement pour réaliser des revêtements de pierre. Le treillage 3 permet d'améliorer considérablement l'ancrage des dalles au béton ou mortier sous-jacent. De plus, ce treillage 3 augmente la résistance mécanique du revêtement, en répartissant les efforts exercés sur les dalles. Le treillage 3, grâce à sa souplesse, permet aux éléments de revêtement 1 de s'adapter aisément à un profil relativement inégal, de sorte que chaque dalle trouve sous elle une assise optimale. Le treillage 3 facilite considérablement la manipulation des dalles 2, en rendant celles-ci aisément transportables, par exemple; à l'état d'éléments empilés sur une palette. Bien entendu et surtout, le treillage 3 permet de réduire considérablement la durée de fabrication des revêtements en pierre sur le sol ou sur les murs. Enfin, la rapidité de mise en place des éléments de revêtement selon l'invention, permet de jointoyer les dalles peu de temps après la mise en place des éléments précités, de sorte qu'on limite considérablement les risques de fissuration des joints. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples que l'on vient de décrire, et on peut apporter à ceux-ci de nombreuses modifications sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi, le treillis métallique 3 peut être remplacé par une plaque en tôle ajourée, ou tout autre support plat métallique ou non, permettant la fixation des dalles au moyen d'une colle ou enduit analogue, ce support présentant une flexibilité, une résine tance mécanique et à la corrosion suffisantes. REVENDICATIONS 1. Procédé pour réaliser un revêtement en pierre, dans lequel on fixe des dalles de pierre sur la surface à revêtir, après quoi on jointoie les dalles entre elles, caractérisé en ce que l'on fixe tout d'abord les dalles de pierre sur un support plat relativement flexible et perméable au mortier frais, et que l'on pose ensuite l'élément de revêtement ainsi préfabriqué sur la surface à revêtir. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise, en tant que support, un treillage métallique. 3. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications i ou 2, caractérisé en ce que l'on utilise des dalles brutes d' traction de carrière de dimensions inférieures à celles des dalles commercial isees. 4. Procédé conforme à l'une quelconque des revendcatiens i à 2, caractérisé en ce que l'on utilise des morceaux de dalles résultant du façonnage, sciage et tranchage des dalles commercla- lisées. 5. A titre de produit industriel nouveau, un élément de revêtement en pierre, caractérisé en ce qu'il comprend des dalles fixées sur un treillage métallique au moyen d'une colle à prise rapide. 6. Elément de revêtement conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que la colle est une résine époxy. 7. ElémentQe revêtement conforme à l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que la colle prévue pour chaque dalle recouvre au moins quatre noeuds du treillage. 8. Elément de revêtement conforme à l'une quelconque des revendications 5 à 7, destiné à la réalisation d'un revêtement en pierre sur une surface sensiblement horizontale, caractérisé en ce que la colle est disposée sensiblement au centre des dalles. 9. Elément de revêtement conforme à l'une quelconque des revendications 4 à 7, destiné à la réalisation d'un revêtement en pierre sur une surface sensiblement verticale, caractérisé en ce que la colle est disposée au voisinage du bord des dalles destiné à être dirigé vers le haut, lorsque l'élément de revête- ment est en position sur la surface sensiblement verticale. 10. Procédé pour fabriquer en continu des éléments de revêtement conforme à l'une quelconque des revendictiors 5 ;z' 9, caractérisé en ce que l'cn dépose des amas de colle sur une bande de treillage métallique dont 1 largeur correspond à l'une des dimensions de l'élément de revêtement que l'on veut réaliser, en ce que l'on applique les dalles sur ces amas de colle et que l'on découpe la bande à l'intervalles réguliers correspondants à l'autre dimension de l'élément. 11. Procédé conforme à la revendication 10, caractérisé en ce que l'on déplace en continu la bande de treillage u moyen de trains de roues dentées disposés sous le treillage ct engrènant avec les mailles de ce treillage sur les bords longitudinaux de ce dernier. 12. Procédé pour réaliser un revêtement en pierre à partir des éléments de revêtement conformes à l'une quelconque des revendications 5 à 9, ou obtenus selon l'une quelcon des reven- dications 10 ou 11, caractérisé en ce que l'on dispose, bord à bord, les éléments sur une couche de béton frais, de façon à ce que le treillage pénètre dans ce béton, que l'on crochets ensemble les bords adjacents des treillages, après quoi, on jointoie de façon connue les dalles. 13. Procédé conforme à la revendication 12, appliqué à la réalisation dtun revêtement de pierre sur une surface verticale, caractérisé e ce que l'on fie les éléments de revêtement sur cette surface verticale au moyen de pitons ou analogues trac-st les mailles du treillage.