-d- 2009635 La présente invention concerne un procédé et un appareillage pour la réalisation des réactions de dimérisation et de polymérisation au môyen d'un amalgame. Les réactions utilisant un amalgame comme réactif impliquent la mise 3 en présence d'au moins deux phases : la phase amalgame et une phase liquide organique dans laquelle le composé à dimériser ou polymériser est en solution. Souvent, une phase solide formée par un des produits de la réaction est également présente. Comme en outre la diffusion dans la phase amalgame est très lente, la réalisation pratique de ce type de réaction est 10 très délicate. De nombreux appareillages ont déjà été BAP ORIGINAL 69 17134 -2- 2009635 proposés mais aucun ne donne entière satisfaction. Dans un type d'appareillage, on fait couler l'amalgame et l'autre phase liquide à courants parallèles dans des chenaux a fond plat. Ces chenaux peuvent être entrecoupés de chicanes assurant un meilleur brassage 5 des phases en présence (Cf. brevet allemand ^28 409 du 27.12.1938 au nom de I.G.Farben). Ce type d'appareillage a pour inconvénient de nécessiter l'immobilisation de quantités importantes de mercure et ia construction de bâtiments de surface très étendue. De plus, son utilisation est impossible pour les réactions où il y" a formation d'un produit solide qui viendrait 10 polluer' l'amalgame en surface. On à imaginé également d'utiliser des "cuves munies d'un agitateur et opérant en continu. Dans ee type d'appareillage, la diffusion dans chacune des phases est certes améliorée mais, du fait de l'agitation, des quantités importantes d'amalgame sont dispersées dans l'autre phase et entraînées 15 avec celle-ci (Cf. EGER G., Handbuch der technischen Elektrochemie, vol.ls lère partie, p.629 sqq, Lsipzig, I96I}. '' ' Dans uri autre type d'appareilla-ge, la phase liquide contenant le composé à réduire est introduite sous Sorras, de gouttelettes à là "partie inférieure d'une couché épaisse d3amalgame. Bans ce cas-ci'égalément» on enregistre 20 d'importantes pertes de mercure dues à 1'entraînement de gouttelettes d'aaal-game par l'autre phase liquide (Cf« fer. allemand 941 481 du 4.6°1953 nom de VÙEBS A.). • ' Dans le brevet suisse 278 577 du 14„5-19^7 au nomade V.DE NOM„ on préconise-l'utilisatioBj!, .,e . . BADORfGfNAL 69 17134 -5- 2009635 récupération de l'amalgame non pollué en pied de çplonne, des problèmes d'obstruction en interdisent l'utilisation pour les réactions où-il y a formation d'un produit solide. , Selon le brevet allemand 967 82J du 22.7.1954 au nom de WU5BS A,, un dispositif tournant d'axe horizontal dont la partie inférieure baigne dans l'amalgame et la partie supérieure est mouillée par la phase liquide permet d'augmenter la surface d'échange entre l'amalgame et la phase liquide sans détruire l'homogénéité de la phase amalgame. En effet, un film continu d'amalgame, adhérant au dispositif tournant et .constamment renouvelé, est formé au. cours de la rotation. Un tel dispositif est cependant inutilisable pour les réactions où il y a formation d'un produit solide. De plus, les réacteurs mobiles sont de construction délicate et de fonctionnement coûteux. On voit que les appareillages traditionnels brièvement décrits ci-dessus présentent de nombreux inconvénients auxquels il n'a pas été possible jusqu'à présent de remédier de façon satisfaisante. En particulier, aucun de ces appareillages ne peut être utilisé pour effectuer les. réactions où il y a formation dlun produit solide susceptible soit de se déposer dans la phase amalgame par gravité soit de boucher l'empilage ou les plateaux d'une colonne verticale d'échange liquide-liquide. On a maintenant trouvé un procédé permettant, la réalisation continue de réactions de dimérisation et de polymérisation grâce à un dispositif dans lequel la surface d'échange entre l'amalgame et la phase liquide est très étendue et constamment renouvelée sans que l'homogénéité de ïa phâse amalgame soit détruite. Ce procédé permet aussi d'éviter que l'amalgame soit contaminé par des produits solides et que la phase liquide entraîne des gouttelettes d'amalgame. La présente invention concerne un procédé pour la réalisation de 69 17134 2009635 réactions de dimérisation et de polymérisation au moyen, d'amalgame . selon lequel, on fait"circuler la:, phase liquide contenant le produit à dimériser ou polymériser,. en régime turbulent dans un circuit fermé dont le réacteur est un élément, on prélève en continu .dans le circuit, fermé la quantité de phase liquide correspondant à la production du réacteur tandis que l'on y introduit >les réactifs et les autres constituants de la phase liquide correspondant à ce prélèvement et l'on fait circuler l'amalgame dans .le réacteur sous la forme: d'un film continu,s'écoulant-par gravité le long d'une surface parfaitement lisse, verticale ou fortement inclinée. • L'invention concerne-également un appareillage conçu pour la réalisation du procédé faisant l'objet de l'invention. . Le procédé de l'invention"s'applique particulièrement bien aux réactions de dimérisation et de"polymérisation au 'moyen d'amalgame dans lesquelles' il y a formation d'un ou de plusieurs produits de'réaction solidès. ' - C'est le cas d'un grand nombre de réactions de-dimérisation hydrogé-nante dé composés à insàturatiôn éthylénique. Ces réactions,- opérées en présence d'eau, entraînent la formation-d'iiydroxyde et, par conséquent, une élévation spontanée du pH dans le milieu réactionnel'. Or, lorsqu'on veut opérer dans les conditions ies plus favorable^- il est nécessaire de' réaliser la réaction dans un milieu dont le pH" est maLntenu entré des limites relativement étroites. Ceci impose' de neutraliser l'hydroxyde. Pour ce faire, on utilise lréquement du chlorure d'hydrogène ou de l'anhydride carbonique. Les produits de la neutralisation (chlorure, bicarbonate ou carbonate / forment une phase solide séparée qui vient constituer des bouchons dans les" appareillages classiques. Lorsqu'on applique le procédé de l'invention, les produits solides sont maintenus sous forme divisée en suspension dans la phase liquide circulant dans le circuit fermé. BAD ORIQJM^ 69 17134 ~5" 2009635 Une application importante de ce type de réaction est la dimérisation hydrogénante du nitrile acrylique en nitrile adipique (cf. demande de brevet néerlandais ôôOylOJ du j5Q.6.iy66 au nom de Impérial Chemical Industries). Le nitrile adipique est un intermédiaire important pour la synthèse du nylon 66.' Un autre procédé utilisable pour fabriquer le nitrile adipique est déerit dans les brevets français 1 489 206 du y.6.1^67 et 1 522 124 du 9-5 1967 au nom de la Demanderesse. Il consiste à traiter par un amalgame alcalin ou alcalino-terreux une solution drun nitrile propionique 8 halogène dans un solvant inerte vis-à-vis de l'amalgame et de constante diélectrique élevée. La réaction entraîne comme sous-produit la formation d'un halogénure pratiquement insoluble dans 1e- milieu réactionnel.' Lorsque l'on effectue la réaction de dimérisation du nitrile f3 chlorpropionique au moyen d'amalgame de sodium selon le procédé de l'invention, il y a formation d'une suspensior de cristaux de chlorure de sodium qui sont évacués avec le prélèvement opéré dans la phase liquide. L'amalgame de sodium peut également être utilisé pour opérer des réactions de polymérisation. Un exemple, de ce type de réaction est. la synthèse du polyparaxylylidène. Celle-ci est opérée en traitant par un amalgame de sodium une solution de dichlorparaxylène et d'un alcool aliphatique dans un solvant inerte comme le diméthylsulfoxyde. Le polyparaxylylidène est recueilli sous forme de cristaux insolubles suspendus 'dans la phase organique circulant avec elle dans le circuit fermé et évacués par prélèvement de la fraction correspondant à la production du réacteur. Le polyparaxylylidène est un polymère doté d"excellentes propriétés électriques et résistant à. dçs températures très élevées. . ■ Lorsqu'on utilise le procédé de l'invention, la réalisation en.continu de ces réactions n'entraîne aucun problème particulier-. Même après des durées de fonctionnement très importantes, on n'observe aucun dépôt de BÀD ORIGINAL 69 17134 "6" 2009635 de matière solide ni aucune.contamination.de l'amalgame. Suivant le procédé de l'invention, on fait circuler à grande vitesse la phase liquide comprenant le composé à dimériser ou polymériser dans un circuit fermé dont le réacteur de dimérisation ou de polymérisation est un élément. On peut par conséquent admettre que la composition de la phase liquide est quasiment constante. On en prélève une quantité correspondant à la production du réacteur et on lui ajoute une quantité de réactifs compensant la consommation. Le circuit fermé ou circule la phase liquide peut comprendre* outre le réacteur et les canalisations, une pompe de mise en circulation des fluides (du type centrifuge hélicoïdal par exemple) et des appareillages remplissant d'autres fonctions comme des décanteurs, des filtrès, des éehangeurs. de chaleurs ete. . Dans le réacteur, l'écoulement de la phase liquide peut se faire parallèlementa à contre-courant ou transversalement à l'écoulement du film d'amalgame, suivant la géométrie adoptée et les caractéristiques d© la phase liquide a Afin de favoriser la diffusion dans cette phase, il est préférable que est éeoujLerasnt soit le. plus turbulent possible.. SpéclaleES&t lorsqu'un des produits de la réaction est solide, il est opportun de faire circuler la phase liquide à très grande vitesse afin d'empêcher les incrustations et le dépôt par gravité de matières solides dans le réacteur* • . Les amalgames ont tendance à ne pas former une phase liquide horsogène sais plutôt, surtout lorsqu'ils sont souois.'à des. mouvements turbulsats, à se diviser en gouttelettes qu'il est difficile de faire ccr.lescer„ Dans les appareillages confoisses à. l'inventions 1®amalgame est ois ea oaum sous-la forme d'un, film mince se. déplaçant à une vitesse élevée au contact de l'autre phase liquide..en, ïïsquvsmsnt turbulent. Pour éviter que es fila ne se brise, on- utilise d$ préférence pour réaliser la surface-support 1® BAD ORIGINAL 69 17134 7 2009635 long de laquelle il s'écoule," un matériau très peu soluble dans iè mercure et facilement mouillable par les amalgames. Un materiau convenant spécialement bien pour réaliser cet objectif est le fer doux. Sa mouillabilité par les amalgames est d'autant plus élevée que sa teneur en carbone est faible. ' Avant la mise en service du réacteur, il convient, afin d'assurer une adhérence aussi élevée que possible de l'amalgame sur la surface-support, de débarrasser cette surface de toutes les impuretés qui auraient pu s'y former ou s'y déposer. A cet effet, un décapage des couches superficielles d'oxydes et un dégraissage peuvent améliorer dans une large mesure la stabilité en régime du film d'amalgame. Pour faciliter aû maximum le démarrage de l'installation, on peut également laisser tremper la surface-support pendant plusieurs jours dans un bain d'amalgame ; là formation du film s'en trouve facilitée. Bien entendu, il est préférable de ne pas exposer la surface-support trop longtemps a l'air. Afin d'assurer la continuité du film d'amalgame, il convient que la surface-support soit exempte de tout défaut (aspérité, crique, ete) susceptible de perturber l'écoulement. Il est souhaitable que cette surface ait subi un traitement de polissage, par exemple électrochimiqUement ou au moyen de substances abrasives." Il n'est cependant pas- indispensable que la surface-support soit sans relief. Par exemple, elle peut être -ondulée longitudinalement ou transversalement de façon à accroître là surface d'échange entre l'amalgame et la phase liquide sans que l'encombrement au sol ou la hauteur de l'appareillage soient augmentés. D'une façon générale, la géométrie du relief de la surface-support doit être telle que la continuité du film d'amalgame ne soit pas affectée-. À cet effet, les variations de relief ne peuvent pas être brusques. La surface-support peut épouser n'importe quelle forme générale. 69 17134 - 8 - 2009635 Celle-ci ,est dictée par la disposition intérieure que l'on adopte pour le-réacteur. Par exemple, on peut disposer en série des surfaces-supports planes mouillées par l'amalgame sur une ou deux faces. Lorsqu'une seule des faces sert de support, à l'amalgame, il n'est pas indispensable qu'elle soit rigoureusement verticale ; elle peut être inclinée moyennant une diminution de. la vitesse dans le film d'amalgame. On peut également placer en quineonee..à l' intérieur du réacteur un ensemble de surfaces-supports, cylindriques.dans leur, forme générale. Dans ce cas, le réacteur lui-même peut avoir la forme d'un cylindre vertical favorable à une répartition équilibrée de la phase liquide. Il est bien évident que tout autre forme .générale que la forme, plane ou cylindrique convient également pour la gurface:-support quoique étant de réalisation moins simple. L* introduction de l'amalgame au sommet du réacteur est réalisée de façon „à assurer .une répartition aussi homogène que possible le long du périmètre de la surface-support. Une manière d'opérer permettant d'atteindre cet objectif avec des moyens simples consiste à alimenter le réacteur en amalgame .par le trychement d'un dispositif à débordement dans lequel ■l'amalgame s'écoule, par-dessus l'arête supérieure de la surface-support. Cette arête, formant déversoir, doit être parfaitement horizontale. Il est-souhaitable-également .que le débit d'amalgame ne subisse pas de trop grandes fluctuations dans,, le temps, pour assurer la régularité de marche et empêcher toute rupture accidentelle du film d'amalgame. Dans ce but, on peut-avantageusement alimenter le réacteur en amalgame à partir d'une cuve à niveau constant. La récupération de l'amalgame appauvri au pied de réacteur se fait facilement moyennant quelques précautions. En effet, comme on l'a dit précédemment, l'amalgame a tendance à se diviser ou à inclure des particules solides ou des- gouttelettes de phase liquide. Pour ces raisons, il est 69 17134 - 9 - 2009635 préférable que l'amalgame soit décanté au pied du réacteur. Afin de limiter au maximum les risques de pollution de l'amalgame, il convient que le film continu pénètre dans l'amalgame décanté selon une incidence qui ne créé pas de turbulence. A cet égard, un dispositif où la surface-support plonge purement et simplement dans l'amalgame décanté présente l'inconvénient que le film pénétrant à grande vitesse dans l'amalgame entraîne avec lui un film de phase liquide. 11 est préférable de donner à l'extrémité inférieure de la surface-support une forme courbe telle que le film d'amalgame pénètre dans l'amalgame décanté selon une incidence tangentielle par rapport à la surface. Lorsque la surface-support est cylindrique, l'extrémité inférieure peut être effilée de manière à ramasser l'amalgamé en un seul filet que l'on amène par une goulotte dans le décanteur. Celui-ci peut être commun à une série de surfaces-supports. Il est préférable que la goulotte soit en contact direct avec la pointe effilée de la surface-support et soit également constituée d'un matériau insoluble dans le mercure et faeilement mouillable par les amalgames. La hauteur du film continu d'amalgame est quelconque. Elle doit être déterminée dans chaque cas particulier en fonction de la teneur en métal alcalin ou alcalino-terreux de l'amalgame d'alimentation et aussi en fonction de la concentration souhaitée à la sortie du réacteur. Le débit d'amalgame est également quelconque. Il y a cependant, pour chaque appareillage, un débit minimum en-dessous duquel on ne peut descendre .sans risque de voir le film se diviser. Ce débit minimum dépend notamment de la hauteur du film, de la concentration de l'amalgame, de la nature et de l'état de la surface-support etc. Dans les cas oii vin des produits de la réaction est solide, des particules peuvent s'incruster sur la surface-support-et servir de germes pour des dépôts ultérieurs. Cet inconvénient ne se manifeste pas lorsqu'on fixe le débit d'amalgame à Une valeur suffisamment élevée. 69 17134 -l0 - 200963S £t"aiU. Les réactions que l'on peut réaliser dans les appareillages conformes à l'invention nécessitent parfois l'apport ou l'évacuation d'énergie thermi-, que. Les surfaces-supports peuvent être munies de tout dispositif permettant l'échange dé calories et n'affectant pas les propriétés de la surface 10 conime, par exemple, les résistances électriques ou les serpentins noyés dans la masse. Dans le but d'illustrer l'invention, on a représenté à la figure 1 un appareillage schématisé utilisable pour réaliser les réactions où il y a formation d'un composé solide. L'amalgame pénètre dans le réacteur cylin-15 drique 1 par la conduite 2, venant d'une cuve à niveau constant non repré sentée. Par l'orifice circulaire il s'écoule dans la cuvette-4 aménagée au sommet du cylindre 5 dont la paroi verticale'sert de surface-support au film d'amalgame. Ce cylindre est réalisé en acier à faible teneur en carbone. Il a été rectifié par usinage puis poli' au moyen d'un pâte abrasive, 20 plongé pendant 12 heures dans une lessive de sôùde caustique à 200 g/L et enfin amalgamé par trempage pendant 5 jours avant d'être mis en service. Le film se forme par débordement au-dessus du bord 6 de là cuvette 4. 11 convient de s'assurer lors du montage de la parfaite horizontalité de l'arête6 et de la verticalité du cylindre 5* ' 25 L'extrémité inférieure du cylindre 5 a été effilée de manière à rassembler le film cylindrique d'amalgame en un seul filet.' Cette extrémité est en contact avec la goulotte 7 également en acier à faible teneur en carbone qui amène l'aimlgame appauvri dans le décanteur 8 tangentie11e-ment à la surface de l'amalgame décanté. On voit'que le circuit de 50 l'amalgame dans le réacteur ne comporte aucune solution de continuité. BAO OWGINAU 69 17134 . - 2009635 L'amalgame décanté est évaoué par la canalisation 9. Il convient de. veiller à ce que le niveau de l'amalgame dans le-décanteur reste constant. Dans l' appareillage-représenté à la. figure 1., la phase liquide contenant le composé à réduire circule à grande vitesse en circuit fermé. Elle pénètre dans le réacteur par la canalisation 10. Elle en sort à l'extrémité inférieure - et passe par -le décanteur 8. Elle est reprise par la canalisation 11 dans laquelle se fait le prélèvement de la partie correspondant à la production du réacteur par la canalisation 12 et l'apport en réactif par la canalisation 13. La phase liquide passe alors dans, la pompe centrifuge hélicoïdale 14 avant d'être réinjectée dans le réacteur. Elle circule dans le réacteur parallèlement 4 l'amalgame et à grande vitesse. Cn assure ainsi une agitation intense au voisinage de, la surface de réaction et, éventuellement, on maintient en suspension les produits solides de la réaction. , Des, précautions constructives sont prises pour que le cylindre 5, la goulotte 7 et le décanteur 8 constitués dans des matériaux insolubles dans le mercure et facilement mouillables par les a.malgames soient électriquement isolés du reste de l'installation s'ils sont conducteurs de l'électricité. Par-ailleurs, les circuits de canalisation et la géométrie des divers appareils constituant l'installation sont conçus de manière telle qu'il ne se trouve aucune zone de passage de la phase liquide qui ne soit balayée par un courant suffisamment fort pour empêcher la formation de dépôts solides. Dans le but l'illustrer les performances d'un appareillage conforme à l'invention les exemples suivants concernant des réactions de réduction de composés organiques opérées au moyen d'un amalgame de sodium dans un appareil conforme à la présente invention. Il est toutefois évident que l'invention ne se limite pas à la réalisation décrite et s'applique à toute réaction de dimérisation ou de polymérisation mettant en oeuvre un amalgame alcalin ou alcalino-terreux et une phase non miscible contenant le dérivé à dimériser ou polymériser. 69 17134 "12" 20.09635 Exemple 1 On utilise un appareillage semblable à celui représenté à la figure 1. Le réacteur est en verre ; son diamètre intérieur est de 22 mm. Il est muni d'un manchon chauffant permettant de contrôler la température dans la phase 5 liquide. Le cylindre servant de support au film continu d'amalgame est en fer doux à béton ; son diamètre est de 15 nsn. La hauteur du cylindre est dé 540 mm et la surface du film d'amalgame est de 165 cm .. On réalise dans cet appareillage la dimérisation déshydrochlorante du nitrile (3 chlorpropionique en nitrile adipique conformément au brevet . 10 belge 699 530 du 6.6.1967 au nom de la demanderesse. Cette réaction implique la formation dé chlorure de sodium insoluble dans le milieu réactionnel. Etant donné -la vitesse élevée de circulation de la phase liquide comprenant le nitrile 0 chlorpropionique dans le circuit comportant le réacteur» on peut admettre que la composition de cette phase est constante dans le temps 15 et dans l'espace. Elle comprend 400 g/kg dé' phase liquide.de diméthyl- sulfOxyde, 59 g/kg de nitrile p chlorpropionique, 50 g/kg d'eau, 24 g/kg de nitrilè acrylique et les produits organiques de la.-réaction-. Le débit de phase liquide dans le circuit comportant le. réacteur est de 170 L/h correspondant à une vitesse moyenne dans le réacteur de 23 cm/sec environ. La 20 phase liquide circulé-de haut en bas. La température dans le réacteur est maintenue à 40° C. . On alimenté le réacteur au moyen d'un -amalgame de sodium à 2,49 g/kg. Le débit d'amalgame est dé 60 kg/h. L'amalgame, à-la sortie du réacteur contient 1,73 g/kg de sodium. • 25 On produit 102 g/h de nitrile adipique. et 116 g/h de chlorure de sodium pratiquement Insoluble dans le milieu réactionnel. Le nitrile adipique formé est séparé par prélèvement d'une fraction de la phase liquide que l'on compense par une alimentation adéquate en solvant, nitrile P BA£> ORtGINAL 69 17134 2009635 chlorpropionique et nitrile acrylique. Malgré la quantité élevée de produit solide formé, on observe au cours du fonctionnement de l'installation mie parfaite régularité de marche sans aucun bouchage ou incrustation. L'amalgame appauvri est recueilli sans aucune pollution par le chlorure de sodium ou des inclusions de phase liquide. De même, la phase liquide ne contient pas de mercure ce qui améliore les rendements vrais et facilite l'épuration. Exemple 2 On utilise le même appareillage qu'à l'exemple 1 pour diiEeriser le nitrile acrylique en nitrile adipique. Le nitrile acrylique est mis en oeuvre sous forme d'une solution dans le diméthylsulfoxyde. La réaction est opérée au moyen d'un amalgame de sodium. La phase liquide circulant dans le circuit fermé comprend 650 g/kg de diméthylsulfoxyde, 150 g/kg d'eau, 69 g/kg de nitrile acrylique et les produits, de la réaction. Le débit est de 170 L/h correspondant à me vitesse moyenne de 23 cm/sec approximativement.- La température dans le réacteur est maintenue à 29,5° C. On alimente le réacteur au moyen d'un amalgame de sodium à 5,7! £/&%* Le débit d'amalgame est dè 10,244 kg/h. L'amalgame, à la sortie du réacteur, contient 0,94 g/kg de sodium. Le pH apparent, mesuré au moyen d'un pB mètre industriel, dans la pîiase organique est maintenu à la valeur 9*3-5 P®11* adjonction d'acide acétique glacia*. On produit 114,6 g de nitrile adipique par heure ainsi que de l'acétate de sodium restant en suspension dans la solution de nitrile acrylique. On prélève une fraction de la phase liquide correspondant à la production de nitrile adipique du réacteur. On compense ce prélèvement par 1'alimentation de solvant, de nitrile acrylique et d'eau de manière à maintenir constante la concentration en ces constituants de la phase liquide. La récupération de l'amalgame et de la phase liquide non pollués né pose aucun problème. L'installation fonctionne régulièrement en régime avec une productivité élevée. BAy uriivilNAL 69 17134 - 14 - 2009635 Exemple 3 Ch utilise un appareillage semblable à celui illustré par la figure annexée et décrit à l'exemple 1. Au sortir de la pompe centrifuge 14 la phase liquide est alimentée au 5 sommet d'une colonne de Vigreux de 40 cm de hauteur et de 4,5 cm de diamètre, dans laquelle elle s'écoule par gravité vers le réacteur. Cette colonne est utilisée pour introduire dans la phase liquide de l'anhydride carbonique destiné à neutraliser la base formée au cours de la réaction. Cta réalise dans eet appareillage la dimérisation hydrogénante du 10 nitrile acrylique en nitrile adipique. Le nitrile acrylique est mis en oeuvre sous forme d'une solution dans le diméthylsulfoxyde. La réaction est .opérée au moyen d'amalgame de potassium. La phase liquide circulant dans le circuit fermé comprend 650 g/kg de diméthylsulfoxyde, 146 g/kg d'eau, 94,7 g/kg de nitrile acrylique et les 15 produits de la réaction. Le débit est de 174 L/h correspondant à une vitesse moyenne de 23,7 ora/sec approximativement. La température dans le réacteur est maintenue à 20° C. On alimente le réacteur au moyen d'un amalgame de potassium à 4_062 g/kgr. Le débit d'amalgame est de 94,15 kg/h. L'amalgame, à la sortie du réaeteur» 20 contient 3,57 g/kg de potassium. le pH apparent, mesuré au moyen d'un pH mètre industriel est maintenu à la valeur 9,5 par adjonction d'anhydride earbonique à la colonne de Vigreux. On produit 128 g/h de nitrile adipique ainsi que du carbonate et du carbonate acide de potassium restant en suspension dans la solution de nitrile acrylique. 25 On prélève une fraction de la phase liquide correspondant à la production de nitrile adipique du réacteur„ On compense ce prélèvement par 1!alimentation de diméthylsulfoxyde, de nitrile acrylique et d'eau de manière à maintenir constante la concentration en ces constituants de la phase liquide. BAD ORIGINAL 69 17134 -i5 - 2009635 L'installation fonctionne régulièrement en régime sans que l'on n'observe aucune pollution de la solution par l'amalgame ou de l'amalgame par les produits solides de la réaction. 69 17134 - 16 - 2009635 ... -A--K VEND I C A T IO'M S 1 - Procédé pour la réalisation des réactions de dimérisation et de polymérisation effectuées au moyen d'un amalgame caractérisé en ce que la phase liquide contenant le composé à dimériser ou polymériser . -5-, circule,en régime turbulent dans un circuit fermé dont le réacteur est un élément, en ce qu'on prélève en continu dans le circuit fermé la quantité de phase liquide correspondant à la production du réacteur, tandis que l'on y introduit en continu les réactifs et les autres constituants de . . la phase liquide correspondant à'ce prélèvement et en ce que l'on fait 10. circuler l'amalgame dans le réacteur sous la forme d'un film continu s1 écoulant par' gravité le long d'une surface parfaitement lisse, verticale ou fortement inclinée. -2 .- Application du procédé seion Ta revendication 1 à la dimérisation hydrogénante du nitrile acrylique. '5 5 - Application du procédé selon la revendication 1 à la dimérisation déchlorante du nitrile g chlorpropionique. 4 - Application du procédé selon la revendication 1 à .la polymérisation du dichlorparaxylène. .... - 5— Appareillage "pour la réalisation des réactions de dimérisation ou 20 de polymérisation effectuées au moyen d'un amalgame selon le procédé de la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un circuit fermé où circule la phase liquide contenant le composé à réduire comportant le réacteur de dimérisation ou de polymérisation, où l'amalgame est mis en oeuvre sous la forme d'un film continu s'écoulant par gravité le long d'une ?-5 surface parfaitement lisse, verticale ou fortement inclinée, un dispositif BAD ORIGINAL 69 17134 - 17 - 2009635 de prélèvement continu de la phase liquide, un dispositif d'introduction continu des réactifs et des autres constituants de la phase liquide et un second circuit fermé. 6 - Appareillage selon la revendication 5 caractérisé en ce que le circuit fermé comporte en outre une pompe du type centrifuge hélicoïdal. 7 - Appareillage selon la revendication 5 caractérisé en ce que le circuit fermé comporte en outre un échangeur de calories. 8 - Appareillage selon la revendication 5 caractérisé en ce que la surface-support du réacteur le long de laquelle s'écoule l'amalgame est constituée en un matériau insoluble dans le mercure et facilesient mouillable par les amalgames. 9 - Appareillage selon la revendication 5 caractérisé en ce que la surface-support le long de laquelle s'écoule l'amalgame est cylindrique et effilée à sa partie inférieure de manière à rassembler le film d'amalgame en un filet. 10 - Appareillage selon la revendication 5 caractérisé en ce que le réacteur comporte un dispositif d'alimentation en amalgame dans lequel le film d'amalgame est formé par débordement de l'amalgame par-dessus l'arête supérieure de la surface le long de laquelle l'amalgame s'écoule. 11 - Appareillage selon la revendication 5 caractérisé en ce que le réacteur comprend un décanteur où l'amalgame est séparé de la phase liquide contenant le composé à réduire, décanteur dans lequel le film d'amalgame pénètre tangentiellement à la surface de l'amalgame décanté.