L'on sait qu'il existe un important arsenal en matériel de protection mis à la dispostion de l'homme appelé à travailler avec des machines, qu'il s'agisse de machines-outils, de machines de chantier ou de véhicules, par exemple. Or, l'un des problèmes réside à obliger l'homme de se munir de ce matériel, l'homme ha bitué à une machine ayant trop facilement tendance à négliger sa sécurité personnelle L'on connait un certain nombre de dispositifs de protection reliés au circuit électrique de.la machine en question, de fa çon à pouvoir contrôler l'utilisation du matériel de protection. Ainsi des presses à decouper et à emboutir sont munies d'un câble reliant leur coulisseau à un bracelet de façon à ce que les mains de l'opératèur de la presse soient retirées de force de la zone dangereuse lors de la course du coulisseau; ce dispositif est relié à un circuit électrique ayant pour but de contrôler que les deux poignets de l'opérateur soient bien reliés au câble (cf. brevet français 1 163 229). Dans ce même domaine d'application, l'on connaît un dispositif électrique consistant simplement en autant de paires de boutons interrupteurs qu'il y a d'opérateurs pour une meme machine, le coulisseau ne pouvant s'abaisser qu'au moment où tous les opérateurs de la presse ont placé leurs deux mains sur les boutons, situés en dehors de la zone dangereuse. Dans un tout autre domaine, celui de la circulation routière, il existe des dispositifs semblables ayant pour but de contrôler si l'automobiliste et ses passagers ont bien mis leur ceinture de sécurité (cf. par exemple les brevets US 3 200 370 et 3 519 771). Tous ces dispositifs électriques ne sont efficaces que du fait que l'homme est relié à la machine lors du fonctionnement de celle-ci: poignets attachés à un câble relié au coulisseau de la presse; mains appuyées sur les boutons interrupteurs intégrés au circuit de la machine; corps retenu au siège par la ceinture de sécurité - Mais il existe beaucoup de matériel de protection que l'on doit considérer comme étant strictement individuel du fait qu'il n'est pas possible ou du moins pas souhaitable de le relier à la machine lors du fonctionnement de celle-ci.L'on pense à des coquilles d'oreille protégeant l'ouïe des travailleurs commandant une machine de chantier ou une machine (par ex. machine-outil) à l'usine; à des écrans ou lunettes protecteurs de l'éblouissement (par ex. lors de la soudure autogène), d'éclats ou de poussières résultant de l'usinage de pièces sur des machines-outils; à des gants ou casques de protection par ex. pour motocyclistes ou conducteurs de véhicules de chantier. I1 est évident que des dispositifs du genre décrit ci-dessus sont alors inutilisables : ils ne permettent pas de contrôler l'emploi d'un matériel qui a la particularité de n'être pas relié à la machine parce qu'étant strictement individuel. Le but de la présente invention est de proposer un dispositif permettant d'assurer l'emploi d'un tel matériel. Le dispositif selon invention est caractérisé par le fait qu'il comporte un organe capabledb déplacer sous le poids du matériel considéré et qui, du fait du déplacement, est susceptible de couper un circuit électrique relié à la machine aussi longtemps qu'il est chargé du matériel, le circuit électrique en question étant - dans la forme d'éxécution la plus simple - celui de l'alimentation de la machine. Le dispositif permet de la sorte le contrôle de l'emploi d'un matériel de protection strictement individuel: l'opérateur ne peut mettre la machine en marche aussi longtemps que le matériel de protection n'est pas enlevé de l'organe mobile. Dans cette forme d'éxécution très simple du dispositif comme dans les formes d'execution préférentielles que l'on va décrire ci-après, le dispositif pourra être équipé de n'importe quel organe (simple plateau, crochet, aimant etc.) mobile et apte à supporter le matériel de protection en question. Dans ses formes d'exécution préférentielles, le dispositif selon invention doit rappeler l'obligation de faire emploi d'un matériel individuel de protection à chaque fois qu'un opérateur quelconque entend faire fonctionner la machine, et cela indépendamment de la question de savoir si l'opérateur reprend le travail à une machine correctement dés enclenchée et dont le matériel de protection à été rangé de façon réglementaire après le précédent usage. I1 est à relever qu'aucun des dispositifs cités ne remédie à ce genre d'hypothèse. S'il est vrai que la presse munie d'un dispositif tel que décrit au brevet français 1 163 229 susmentionné ne peut être mis en marche que si le bracelet de protection est attaché au câble, rien n'oblige l'opérateur de se munir de ce bracelet. S'agissant d'ailleurs d'une ceinture munie d'un dispositif tel que décrit au brevet US 3-,200,370, rien n'empêchera un automobiliste négligent de garder sa ceinture bouclée derrière son dos; quant à l'inventeur du dispositif décrit au brevet US 3,519,771,il a même été obligé de prévoir moyen de "court-circuiter" le dispositif de scurité tout au moins pour les passagers, les sièges d'une voiture n'étant pas forcément tous occupés.En cas d'accident, la négligence grave, voire le dol ne sont indéniables que lorsque l'incorrection initiale tient à l'opérateur blessé lui-même et que l'accident suit de près le geste fautif.Dans tous les autres cas, plus jamais le dispositif de sécurité n'aura rappelé à l'opé- rateur qu'il doit s'en servir. Peut-être même l'opérateur l'a-t-il oublié ou ne l'y a-t-on jamais rendu attentif. Le dessin annexé représente à titre d'exemple quelques formes d'exécution, versions pr$férentielles du dispositif tel qu'il peut être prévu sur une machine de faible puissance, par exemple une petite meule. La fig. 1 représente une vue en perspective du dispositf selon la version préférentielle, destiné ici àdes lunettes de protection La fig. 2 représente une perspective en coupe partielle et parti ellemént éclatéede la base (boitier et plateau) du dispositif selon fig. 1 Les fig. 3 à 7 représentent le schéma électrique du dispositif se lon fig. 1 et 2, et cela dans cinq positions que peu vent adopter ses éléments mobiles, répondant ainsi à l'ensemble des hypothèses décrites ci-après, à savoir -fig.3: la machine est à l'arrêt complet, désenclenchée et le matériel de protection correctement rangé -fig.4: la machine est désenclenchée, mais le matériel n'est pas en place : l'alarme est enclenche -fig.5: l'instant où l'opérateur enclenche la machine -fig.6: la machine est enclenchée, fonctionne -fig.7: l'instant oA l'opérateur désenclenche la machi ne, en fin de travail La fig. 8 représente une forme d'execution simple, sans disposi tif d'alarme, et dont l'organe mobile est constitué d' un plateau La fig. 9 représente une coupe schématique du dispositif selon fig. 8, avec son schéma électrique simplifié La fig. 10 représente une autre forme d'exécution simple, sans dispositif d'alarme, et dont l'organe mobile est cons titué d'un crochet La fig. 11 représente une coupe schématique du dispositif selon fig. 10 avec son schéma électrique simplifié En bref, le circuit électrique d'une version préférentielle du dispositif selon invention comporte deux branchements mis en contact avec la prise du courant lorsque le dispositif est déchargé du matériel de protection et dont l'un comprend un dispositif d'alarme susceptible de fonctionner dès lors qu'il est seul traversé d'un courant électrique, tandis que l'autre comprend un élément susceptible à la fois d'ouvrir le circuit de son propre branchement dès lors qu'il n'est plus traversé d'un courant électrique et d'être réenclenché seulement au moyen d'un geste volontaire de la part de l'opérateur. Dans la version préférentielle décrite aux fig. 1 à 7, le dispositif est constitué d'un boîtier 1 surmonté d'un récipient transparent à couvercle rabattable destiné à recevoir le matériel de protection 2 (en l'espèce, des lunettes).Le fond du récipient est constitué par un plateau 3 mobile verticalement et dont le poids est compensé de sorte qu'il se trouve en position haute lorsqu'il est déchargé des lunettes 2. Ainsi que le montre fig. 2, le plateau 3 est guidé dans sa course au moyen de fléaux 4 disposés en parallélogramme et pivotant entre un socle 5 solidaire du plateau et un autre, solidaire de la paroi intérieure du boîtier 1. Sa course vers le bas est limitée par des butées 6 que forment en l'espèce une portion du bord supérieur du boîtier ainsi que le so- cle susmentionné solidaire du boîtier. Le socle 5 porte à sa base un poussoir 7 appuyant contre le levier 8 dont l'autre extrémité actionne un rupteur 9 (couramment appelé micro-rupteur ou microswitch), clest-à-dire un dispositif ayant la propriété de revenir de lui-même à sa position initiale au moment où cesse la contrainte mécanique ou autre l'ayant obligé à passer à la position opposée; en l'espèce, ce rupteur 9 consti tue un contact de repos du fait qu'il ferme le circuit en position de repos. Le levier 8 repousse le plateau 3 en position haute lorsque ce dernier est déchargé- du matériel de protection; ainsi que le montrent les fig 3 et 4, le rupteur 9 coupe le circuit au point (a) lorsque le plateau 3 est charge du matériel de protection, et il le rétablit lorsque le plateau 3 en est déchargé. Le circuit fermé au point (a), le rupteur 9 relie un des pôles (R) de la ligne de courant triphasée d'arrive à un contacteur de commande 10 constitué d'une bobine d'attraction 11 de faible résistance dont la sortie (b) est branchée d'une part sur un dispositif d'alarme 12 (en l'espèce, une lampe clignotante) ayant une résistance élevée et relié directement au neutre, et de l'autre sur un contact auxiliaire 13 de travail commandé par l'intensité du courant traversant la bobine 11. Ce contact auxiliaire 13 à son tour commande des contacts 14 disposés sur la conduite alimentant la machine 15. Sur le même branchement que le contact auxiliaire 13 se trouve le dispositif commandant la mise !en marche et l'arrêt de la machine, dispositif constitué d'un bouton-poussoir 16 commandant la mise en marche et disposé en parallèle au contact auxiliaire 13 ainsi qu'un bouton-poussoir 17 commandant l'arrêt et disposé en serie à la fois au contact auxiliaire 13 et au bouton-poussoir 16. Le bouton-poussoir 16 commande la mise -en marche de la machine et presente la particularité de revenir en position haute coupant le circuit sitôt que cesse la pression exercée par le doigt de l'opé- rateur; le bouton-podssoir 17, lui, revient dans une position fermant le circuit sitôt que cesse la pression exercée par le doigt de l'opérateur. Quant au dispositif d'alarme, il est constitué en l'espèce d'une lampe clignotante dont la conception astucieuse est d'une forme volontairement simple, comprenant un condensateur chargé d'un courant continu (obtenu par diode)- et dont la décharge périodique a lieu entre deux électrodes placées dans un tube contenant du né- on, de façon à amorcer le gaz, l'amorçage étant d'ailleurs ralenti par une résistance placée entre le condensateur et le tube; l'e- clair reste ainsi visible pendant une durée relativement longue. Ainsi réalisé, le dispositif rappelle- lors de chaque remise en marche de la machine l'obligation de porter le matériel de pro tection, cela aussi bien en cas de maniement parfaitement correct (hypothèses 1 à 4 ci-après) de la machine par ses opérateurs successifs qu'en cas d'irrégularités (hypothèses 5 et suiv.) de fonctionnement, qui peuvent être le fait de l'opérateur. Voici donc ces diverses hypothèses et les réactions qu'elles déclenchent de la part du dispositif 1. La machine est correctement débranchée et désenclenchée et le matériel de protection est rangé correctement dans son récipient. Cette situation se présentera normalement lorsque l'opérateur prend son service le matin sur une machine à l'usine. I1 branche alors la machine-en actionnant l'interrupteur principal (non représenté). Il est évident que dans le dispositif le circuit est coupé au point (a) par le fait que le plateau 3 se trouve en position basse, étant chargé du matériel de protection. Aucun courant électrique ne passant de ce fait par le contact auxiliaire de travail 13, les contacts 14 de la conduite d'alimentation principale sont ouverts eux aussi, de sorte que le courant est coupé sur la conduite d'alimentation aux points de contact (g). La machine est à l'arrêt. Cette situation est représentée à la fig. 3. 2. L'opérateur saisit alors le matériel de protection pour s'en munir. Le rupteur 9 revient automatiquement à sa position de repos, repoussant le plateau à sa position haute. La machine étant branchée sur le réseau, il s'établit le courant suivant : R - a) b) - 12 - f) - N (cf. fig. 4). Ce courant déclenche l'alarme : la lampe 12 se met à clignoter avertissant l'opérateur qu'il doit se munir de matériel de protection avant d'enclencher la machine. D'autre part, le contact auxiliaire de travail 13 est réglé de façon à ce qu'il reste ouvert pour une intensité de courant telle qu'elle parcourt le circuit comprenant la bobine d'attraction 11 et le dispositif d'alarme 12 branchés en série. I1 ne peut de ce fait s'établir aucun courant entre b) - d) - e). Quant au bouton-poussoir 16, il est encore en position haute. 3. L'opérateur pèse alors sur lé bouton-poussoir 16 en signe qu' ilsést muni du matériel de protection nécessaire. I1 s'établit (cf. fig. 5) le contact suivant : R - a) - b) - c) - e) - f) - N. La lampe (12) s'arrête de clignoter du fait qu'il n'existe plus de différence de potentiel entre les points (b) et (f). D'autre part, l'intensité du courant traversant la bobine 11 suffit à at tirer le contact auxiliaire 13 en position de travail et il s'établit immédiatement la liaison R - a) - b) - d) - e) - f) - N. La fermeture de ce circuit par le contact auxiliaire 13 entraîne la fermeture du circuit d'alimentation de la machine par les contacts 14, et la machine fonctionne. Le bouton-poussoir 16 étant un contact de travail, il rouvre le circuit R - a) --b) - c) - e) - f) N au point (c) sitôt que cesse la pression du doigt de l'opérateur. Cette situation est représentée à la fig. 6. 4. En fin de travail, l'opérateur 'décided'arrêter la machine. I1 la désenclenche en appuyant sur le bouton-poussoir 17. Dès lors, le contact auxiliaire 13 retombe en position ouverte, entraînant d'ailleurs les contacts 14. Cet instant est représenté.à la fig. 7. Un courant d'intensité suffisante se rétablit immédiatement sur le circuit R - a) - b) - 12 - f) - N, de sorte que la lampe 12 se remet à fonctionner, rappelant à l'opérateur qu'il doit ranger le matériel de protection. L'on se trouve dans la situation du schéma électrique représenté à la fig. 4. Si l'opérateur consciencieux y donne sùite, le plateau 3 s'abaissera, coupant le circuit au rupteur 9, et la situation sera redevenue celle représentée à la fig. 3. 5. A supposer que l'opérateur n'y donne pas suite, le dispositif d'alarme continuera à fonctionner aussi longtemps que la machine restera branchée sur le réseau. Le dispositif se remettra d'ailleurs à fonctionner de lui-même sitôt que la machine sera à nouveau branchée sur le réseau. C'est dire que, avant de réenclencher la machine, l'opérateùr suivant se trouvera nécessairement en présence du signal d'alarme lui rappelant son obligation de se munir du matériel de protection. Seul, le geste de la pression sur le bouton-poussoirl6 lui permet de désenclencher le dispositif d'alarme et de- mettre la machine en marche; il constitue la confirmation de la part de l'opérateur qu'il s'est muni de ce matériel. 6. A supposer que la machine s'arrête pour avoir été débranchée sans avoir été correctement désenclenchée au moyen du bouton-poussoir 17 - hypothèse fréquemment réalisée moins du fait de la négligence de l'opérateur que d'une panne de courant sur le réseau -, l'opérateur se trouvera une nouvelle fois en présence d'une lampe 12 clignotant au moment où le courant sera rétablil -En effet, l'interruption de courant aura provoqué l'ouverture du circuit R - a-) - b)- d) - e) -f) - le contact auxiliaire de travail 13 étant retombé en position ouverte, entraînant les rupteurs 14.Au moment où le courant est rétabli, le circuit s'établit donc nécessairement sur le circuit du dispositif d'alarme : R - a) -b) -12-f) -N; la situation correspond au schéma représenté à la fig. 4. La forme d'exécution ici décrite présente l'avantage qu'elle permet d'éviter le danger inhérent à une remise en marche inopinée de la machine lorsque le courant est rétabli. Cela signifie simultanément que l'opérateur ne peut avoir repris le travail à la machine sans avoir effectué le geste volontaire confirmant qu'il s'est muni du matériel de protection. 7. A supposer enfin que la machine a été arrêtée du fait que le précédent opérateur a rangé le matériel de protection sans avoir désenclenché correctement la machine, la rupture du circuit par le déplacement du rupteur 9 aura également pour effet que le contact auxiliaire 13 bascule en position ouverte, entraînant les rupteurs 14. Le dispositif se présente alors comme à la fig. 3; la situation correspond pour l'opérateur suivant à celle de d'hypothèse 1 ci-dessus, sauf qu'il trouve le cas échéant la machine encore embranchée. Là encore il est exclu que la machine se remette en marche contre la volonté de l'opérateur. Même dans sa forme d'exécution que l'on vient de décrire en détail, le dispositif selon invention ne prétend pas obliger "manu militari" l'opérateur d'une machine à se munir correctement du matériel de protection. Mais dans les versions préférentielles, il l'oblige lors de chaque remise en fonction de la machine, à effectuer un geste qui consiste à saisir le matériel lorsque la machine le tient à sa disposition et dans tous les cas, à confirmer à la machine qu il est bien en possession de ce matériel, cela même au cas où ce matériel n'a pas été remis à la place prévue lors de l'arrêt de la machine. Son but n'est pas tant de prouver la mauvaise foi d'un opérateur qui subit un accident pour ne pas s'être muni du matériel de protection que de l'éduquer à toujours s'en servir afin de prévenir les accidents. I1 va sans dire que le dispositif selon invention ne se limite pas à la forme décrite et quten particulier, tous ou partie de ces effets peuvent être obtenus par d'autres formes d'exécution notamment de la partie électrique. Une légère modification de la version préférentielle consiste à remplacer le bouton-poussoir 17 par un interrupteur, par ex. å manette, disposé sur la conduite d'alimentation de la machine 15, interrupteur muni d'un contact fermant le circuit du dispositif lorsque la machine est enclenchée; le contact auxiliaire 13 a alors la tâche de maintenir les contacts 14 ouverts aussi longtemps que 1' opéra- teur n'aura pas appuyé sur le bouton-poussoir 16 en signe qu'il s'est muni du matériel de protection qui lui est destiné. Cette forme de réalisation peut convenir notamment lorsque la machine est munie d'un embrayage commandant sa mise en marche une fois qu'elle est enclenchée. Dans le même ordre d'idées, il n'est pas nécessaire que le contact auxiliaire 13 de travail commande directement des contacts 14 situés sur la conduite d'alimentation même de la machine. Lorsque cette dernière est de grande puissance, le souci d'économie des moyens mis en oeuvre pour la réalisation du dispositif fera pencher pour une solution où le contact auxiliaire 13 commande des contacts situés sur l'interrupteur commandant la mise en marche et l'arrêt de la machine. Le dispositif n'est pas nécessairement muni d'un contacteur coupant un circuit extérieur à celui de son propre branchement. Pour une machine de faible puissance notamment, l'on pourra faire abstraction du contacteur 10 (quitte à prevoir une faible résistance quelconque analogue à celle que constitue la bobine d'attraction 11); l'élément susceptible d'ouvrir automatiquement le circuit et d'être reenclenchéseulement par un geste volontaire de la part de l'opérateur, pourra alors consister en un bouton-poussoir unique commandant l'arrêt et la mise en marche de la machine et ayant la particularité que, une fois enclenché par la main de l'opera- teur, il maintient le circuit fermé aussi longtemps qu'il est traversé d'un courant électrique, sauf à être désenclenché par un second geste de l'opérateur décidant d'arrêter la machine. I1 est évident que la machine peut dès lors être mise en marche seulement après que le matériel de protection a été enlevé de l'organe mobile 3 du dispositif dont l'élèvement aura enclenché l'alarme. De même, une interruption, volontaire ou non (coupure de courant), sur le branchement du bouton-poussoir aura rétabli le circuit sur ce lui du dispositif d'alarme, de sorte que ce dernier se mettra né cessairement à fonctionner pour rappeler à l'opérateur l'obligation de se munir du matériel de protection avant d'enclencher la machine. Ainsi que le montrent les figures 8 à 11, des formes de réalisation simplifiées sont possibles. Celle représentée aux fig. 8 et 9 comprend un plateau (analogue au plateau 3 des fig. précédentes) mobile par rapport au boîtier 1, guidé par des tiges 18 et repoussé en position haute au moyen de ressorts. Sur sa face inférieure, le plateau 3 est muni d'un bras 19 dont l'extrémité inférieure 20 prend appui sur la lame à ressort mobile 21 d'un rut- teur branché entre des bornes électriques 22 et 23. Dans la position dessinée du plateau soulevé parce que déchargé, la lame mobile 21 du rupteur prend appui contre le contact (a)' et ferme le circuit passant par 22et 23. Lorsqu'au contraire, le plateau 3 est chargé du matériel, la lame 21 prend appui sur la butée 24. Les bornes 22 et 23 du dispositif sont reliées à un circuit dont la fermeture seule permet de mettre en marche la machine considérée, le dispositif pouvant être indépendant, c'est-à-dire extérieur à la machine ou, au contraire, incorporé à cette dernière. Dans la forme d'exécution selon les figures 10 et 11, l'organe mobile 3 est constitué d'un crochet en forme de patère. Il sert à y suspendre le matériel de protection 2 (en l'espèce, un casque) dont le poids le fait osciller d'une position supérieure à une position inférieure. Le crochet actionne un piston (analogue au bras 19) dont l'extrémité 20 prend appui sur la lame mobile 21 d'un rupteur intercalé comme dans l'exemple précédent, entre des bornes 22 et 23. D'autres formes d'exécution simplifiée sont possibles. Rappelons en particulier que l'organe mobile ne contribue pas nécessairement à couper le circuit d'alimentation de la machine. Dans une version simplifiée poss-ible, il commandera un dispositif d'alarme relié à la machine de façon à ce que, sans empêcher la mise en marche de la machine avant le geste de confirmation de la part de 1' opérateur, l'alarme continue cependant à fonctionner aussi longtemps que le matériel de protection n'aura pas été enlevé du disposition et/ ou que l'rateur n'aura pas confirmé par un geste volontaire qu'il est bel et bien en possession de ce matériel. Une telle réalisation simplifiée du dispositif selon invention peut s'avérer suffi sante dans un hall de machines en usine où il est possible de brancher le dispositif sur un tableau de contrôle centralisé, un surveillant pouvant au besoin intervenir personnellement lorsqu'il constate une alarme prolongée de la part d'une machine. Enfin, il est bien entendu que le dispositif d'alarme prévu dans certaines formes d'éxécution du dispositif selon invention ne se-limite pas à une lampe clignotante, mais pourra consister en quelque moyen auditif (cloche, claxon) plutôt que visuel lorsque les circonstances de l'emploi du dispositif rendént cette solution préférable. REVENDICATIONS 1. Dispositif destiné à obliger l'opérateur d'une machine à se munir d'un matériel de protection mis à sa disposition, caractérisé par le fait qu'il comporte un organe capable de se déplacer sous le poids du matériel considéré et qui, du fait du déplacement, est susceptible de couper un circuit électrique relié à la machine aussi longtemps qu'il est chargé du matériel. 2. Application du dispositif selon la revendication 1, caracté rien ce qu'elle permet le contrôle de l'emploi d'un matériel de protection strictement individuel. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe (3) capable de se déplacer est susceptible de couper le circuit d'alimentation de la machine. 4. Dispositif selon les revendications 1 et 3 caractérisé en ce qu'il comporte un élément susceptible de couper le circuit d'alimentation de la machine dès lors qu'il n'est plus traversé d'un courant électrique et d'être réenclenché seulement au moyen d'un geste volontaire de la part de l'opérateur. 5. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le circuit électrique comporte deux branchements mis en contact avec la prise du courant lorsque le dispositif est déchargé du matériel de protection et dont l'un comprend un dispositif d'alarme (12) susceptible de fonctionner dès lors qu'il est seul traversé d'un courant électrique, tandis que l'autre comprend un élément susceptible à la fois d'ouvrir le circuit de son propre branchement dès lors qu'il n'est plus traversé d'un courant électrique et d'être réenclenché seulement au moyen d'un geste volontaire de la part del'opérateur. 6. Dispositif selon les revendications 1 et 5, caractérisé en ce que l'élément susceptible d'ouvrir le circuit est un contact auxiliaire de travail (13) commandé par une bobine d'attraction (11) branchésen série, l'intensité de courant nécessaire å la fermeture du contact auxiliaire (13) n'étant atteignable que par la fermeture momentanée d'un circuit muni d'un bouton-poussoir (16). 7. Dispositif selon les revendications 1 et 6, caractérisé en ce que le contact auxiliaire de travail (13) est intégré à un con tacteur (10) et qu'il est susceptible de commander des contacts (14) situés sur la conduite d'alimentation de la machine (15). 8. Dispositif selon les revendications l et 6, caractérisé en ce que le bouton-poussoir (16) fait partie du dispositif interrupteur commandant la mise en marche-et $1arrêt de la machine (15). 9. Dispositif selon les revendications 1, 6 et 8, caractérisé en ce qu'il comprend ùn bouton-poussoir (17) faisant office de contact de repos et susceptible de commander l'arrêt de la machine, branché en série à la fois au contact auxiliaire (13) et au bouton-poussoir (16) susceptible de commander la mise en marche de la machine (15). 10. Dispositif selon les revendications 1 et 5, caracterisé en ce question dispositif d'alarme est constitué d'une lampe clignotante (12). 11. Dispositif selon les revendications I et 10, caractérisé en ce que la lampe clignotante (12) est constitue d'un tube au néon dont l'amorçage périodique est ralenti.12. Dispositif selon la revendication 1, Caractérisé en ce que l'organe considéré permet dty poser le matériel de protection. 13. Dispositif selon la-revendication 1, caractérisé en ce que l'organe considéré permet d'y suspendre le matériel de protection. 14. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il lui est adapté une boite destinée à contenir le matériel de protection. 15. Dispositif selon la revendication lr caractérisé en ce qu'il est incorporé à la machine en relation avec le matériel de protection utilisé.