La présente invention concerne un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour emboutissage par un procédé de recuit en continu comportant un nouveau traitement en palier et plus par»» ticulièrement un procédé pour fabriquer des tôles d'acier pour 5 emboutissage avec un très haut rendement. On sait depuis longtemps qu'un procédé de recuit en continu du type en ligne constitue le procédé le mieux adapté pour la fabrication des tôles pour boites à conserve et ce procédé a été exploité parce qu'il permet de conférer facilement la dureté 10 convenable pour une tôle pour boites à conserve à la bande d'acier en raison du chauffage et du refroidissement rapides qui se produisent dans ce recuit en continu du type en ligne. Il est cependant bien connu que la dureté obtenue au cours d'un tel recuit en ligne est trop élevée pour permettre l'emboutissage de la tôle 15 d'acier sous des formes variées. Si on pouvait réaliser une bande d'acier du type acier doubc par un tel traitement de recuit en continu en ligne, il est évident que l'intérêt d'un tel procédé serait très élevé pour la fabrication d'une tôle d'acier laminée à froid commerciale. De nombreuses tentatives ont été faites eh ce 20 sens. L'art connu est, par exemple, illustré par le brevet U.S. N° 2.832.711 qui représente une de ces tentatives. Cette technique a permis de conférer une certaine aptitude à l'emboutissage à une tôle d'acier galvanisée. Les caractéristiques de cet art connu consistent à effectuer une trempe avec un liquide depuis 25 une température d'environ 680 à 700°C jusqu'à une température inférieure à 540°C, puis à effectuer un maintien en température pendant 30 secondes à la température de recuit et ensuite un maintien en température pendant au moins 30 secondes à la température de palier comprise entre 430 et 540°C. Avec un tel procé-30 déj la tôle d'acier est adoucie par rapport à celle du procédé de recuit en continu usuel. Des expériences ont toutefois révélé que l'adoucissement et la résistance au vieillissement ne sont pas encore suffisants. Le traitement en palier tel que mentionné ci-dessus doit être encore amélioré si la tôle doit être soumise 35 à une mise en forme par emboutissage. S. Garber et autres décrivent dans "New continuous annea-ling cycle for blackplate" (Nouveau procédé de recuit en continu pour tôle noire) JISI, volume 200, Juin 1962, un autre exemple de ces tentatives. Cette technique a été mise au point pour simpli-40 fier les opérations du recuit en continu usuel pour les tôles 72 10685 2 2132090 pour boites à conserve. Les caractéristiques de cette technique consistent à chauffer rapidement à 700°C et à tremper immédiatement jusqu'à environ 300°C, trempe pour laquelle on utilise un bain de sel Pb-Bi utilisé, puis à effectuer un vieillissement 5 accéléré pendant 30 minutes à l'état bobiné. On obtient des résultats équivalents aux tôles commerciales soumises au revenu classique. Plus spécialement les valeurs de la dureté de la tôle d'acier sont équivalentes ou supérieures à celles d'une tôle soumise au cycle usuel. Les expériences effectuées ont toutefois ÎO montré que l'adoucissement et la résistance au vieillissement obtenus ne sont pas encore satisfaisants. Il est évident que la productivité basée sur la technique ci-dessus, est inférieure à celle de l'opération de recuit en continu usuelle. La tôle d'acier traitée par la technique ci-dessus est difficile à travail-15 1er par emboutissage. Ainsi on ne connait pas encore d'acier qu'il soit possible de soumettre à l'emboutissage usuel. La présente invention a pour but de remédier aux défauts et inconvénients ci-dessus mentionnés. Les caractéristiques de la présente invention consistent à chauffer la tôle d'acier laminée 20 à froid jusqu'à une température comprise entre la température de recristallisation et 850°C, à la refroidir lentement depuis cette température jusqu'à une température, comprise entre la température du point de transformation et ôOO°C, à la refroidir ensuite rapidement à raison de 200°C à 10.000°C/seconde jusqu'fà 25 la température ambiante puis à la chauffer à nouveau jusqu'à une température comprise entre 300°C et 530°C et à la maintenir à cette température pendant au moins ÎO secondes. Dans un tel cas,, lorsque la tôle est bobinée à une température supérieure à 630°C à la suite du laminage à chaud, les propriétés de l'acier en ce 30 qui concerne l'aptitude à l'emboutissage.peuvent être encore a-méliorées. Un but de la présente invention est de fournir un procédé pour fabriquer une tôle d'acier pour emboutissage par un procédé de recuit en continu, tôle qui présente une bonne aptitude 35 à l'emboutissage et qu'il est possible de soumettre à une opération d'emboutissage usuelle. Un autre but de la présente invention est de fournir un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour emboutissage par un procédé de recuit en continu, tôle qui présente une bonne ré-40 sistance au vieillissement. 72 10685 3 2132090 Un but supplémentaire de la présente invention est de fournir un procédé de fabrication d'une tôle d*acier pour emboutissage par un procédé de recuit en continu qui assure une très haute productivité et" en conséquence un prix de revient 5 faible. D'autres objets et avantages de l'invention apparaitront à la lecture de la description faite ci-après avec référence aux dessins ci-annexés dans lesquels : Fig. 1 est un exemple d'un cycle de recuit typique, con-ÎO forme à l'invention j Fig. 2 représente un cycle de recuit conforme à la présente invention comparé avec d'autres cycles ; Fig. 3 est un graphique montrant la relation entre la limite élastique et la teneur en carbone de l'acier ; 15 Fig. 4 est un graphique montrant la relation entre 1'in dice de vieillissement et là teneur en carbone de l'acier ; Fig. 5 illustre la modification de l'indice de vieillissement et de la limite élastique en fonction de différentes vitesses de refroidissement. 20 Un cycle de recuit en continu typique, basé sur la pré sente invention, est illustré dans la figure 1. Les points T^, T2, T3 et T4 ,dans le diagramme thermique de la figure 1, désignent la température de réchauffage maximale, la température de départ •du refroidissement rapide, la température de réchauffage maximale 25 pour le traitement de précipitation et la température finale dudit traitement de précipitation, respectivement. Le point est la température de réchauffage maximale qui est choisie dans la gamme comprise entre la température de reçristallisation et 850°C. Le point Tg est la température de départ du refroidissement rapide 30 qui est choisie dans la gamme comprise entre le point et 600°C. Dans un tel cas, si le point était supérieur à 850°C, il serait difficile d'effectuer un tel chauffage avec les possibilités du recuit en continu usuel. Même si cette opération de chauffage était réalisable, le chauffage conduirait à la produc-35 tion d'austénite et provoquerait, en conséquence, un abaissement de la valeur de Lankford. En conséquence, la limite supérieure pour la température de chauffage est 850°C. Lorsque le point T^ est supérieur au point A^, une structure de revenu connue se trouve partiellement produite en raison du refroidissement rapi-40 de et du traitement de précipitation ultérieur, ce qui a pour 72 10685 4 2132090 conséquence une influence défavorable sur la ductilité de l'acier tandis qu'un refroidissement rapide a partir d'une température inférieure à 600°C provoque une réduction de la quantité de carbone en solution. Ainsi ladite température de départ du refroidis-5 sement rapide doit être choisie entre lé point A^ et 600°C. La bande d'acier est refroidie lentement à partir du point jusqu'au point T2« La durée du refroidissement lent doit être suffisante pour assurer la mise en solution du carbone. La tôle d'acier refroidie lentement jusqu*audit point ÎO est refroidie rapidement depuis cette température jusqu'à la température ambiante. Une telle opération de refroidissement rapide est effectuée, pour accroitre la quantité de carbone à l'état de sursaturation et accroitre le'nombre des noyaux de précipitation, avec une vitesse de 200°C à 10.000°C/seconde, ce qui assure une 15 condition favorable pour le traitement de précipitation rapide ultérieur du carbure. Ensuite la tôle d'acier est chauffée jusqu*au point T^. Ce point est la température de chauffage maximale pour le traitement de précipitation du carbure qui est choisie dans la gamme de 300°C à 530°C. Le point T4 est la tempé-20 rature d'achèvement du dit traitement de précipitation. Ce point peut correspondre à la même température que le point , c' est-à-dire qu'il s'agit dans ce cas d'une opération de maintien en température, ou à une température inférieure audit point T^, c'est-à-dire qu'il s'agit dans ce cas d'une opération de refroi-25 dissement lent. Dans un tel cas, la durée entre les points T_ et T4 doit être d'au moins ÎO. secondes. La raison de la limitation des points et telle que donnée ci-dessus est la suivante : à savoir, lorsque la température de traitement est supérieure à 530°C, le taux de mise en solution du carbone tend à s'accroître 30 et inversement lorsque ladite température est en dessous de 300°C la vitesse de précipitation tend à décroître. Ainsi alors que le traitement en palier ci-dessus mentionné, effectué à une tempé-• rature entre 300 et 530°C, peut assurer le même degré pour l'indice de vieillissement que celui du procédé de recuit du type 35 par charges séparées usuel, il est cependant recommandé que la température de départ du traitement de précipitation soit comprise entre 350°C et 450°C (T^) et que la température finale soit de 300°C (T^). Du fait de l'opération de refroidissement lent telle que mentionnée ci-dessus, les propriétées de l'acier 40 sont remarquablement .améliorées et l'indice de vieillissement 72 10685 2132090 est plus faible. Brièvement le procédé de la présente invention est caractérisé par le fait que le carbone mis en solution sous un état convenable par le refroidissement lent du point au point T2 est sursaturé par le refroidissement rapide du point 5 jusqu'à la température ambiante et est précipité sous forme de carbure par le traitement en palier ultérieur du point au point T^. Pour le refroidissement après le traitement en palier, une opération de refroidissement rapide sera souhaitable pour 10 simplifier la chaine de traitement. Ainsi le procédé objet de l'invention peut être mis en oeuvre facilement avec une durée aussi courte que celle du procédé de recuit en continu usuel. La composition chimique de l'acier objet de l'invention n'est pas spécialement limitée, à l'exception de la teneuï en 15 carbone qui doit être comprise entre plus de 0t02% et moins de 0,10%. La raison pour laquelle la seule teneur en carbone est limitée comme mentionné ci-dessus est la suivante ï lorsque la teneur en carbone est inférieure à OiOZ%i l'indice de vieillissement ne s'abaisse pas dans la mesure escomptée parce qu'une 20 petite quantité de carbone à l'état de suisaturation subsiste auprès le dit refroidissement rapide et lorsque la teneur en carbone est supérieure à 0,10%, l'acier est trop dur et ne convient pas pour les opérations d'emboutissage. En ce qui concerne le procédé de fabrication de l'acier 25 pour la mise en oeuvre de la présente invention, on utilise un procédé de fabrication usuel d'une bande d'acier par laminage à froid, ce procédé consistant à élaborer l'acier, à le mettre en brames ou à le couler en continu, à le laminer à chaud, à le nettoyer à l'acide et à le laminer à froid. Mais lorsqu'on re-30 cherche un acier présentant une limite élastique très basse et une bonne aptitude à l'emboutissage, l'acier doit être bobiné, après le laminage à chaud, à une température supérieure à environ 630°C. Il s'est avéré que le bobinage à haute température ci-dessus provoque un grossissement du grain cristallin et qu'en 35 conséquence les carbures dans l'acier deviennent importants avec une distribution grossière. Une telle façon de procéder provoque un grossissement du grain après le recuit en continu et améliore la valeur £ de Lankford. Un taux de laminage à froid supérieur à 30% est souhaitable. 40 Des exemples basés sur la présente invention sont donnés 72 10685 6 2132090 ci-après. EXEMPLE 1 Conditions de fabrication : Compositions chimiques des matériaux essayés. TABLEAU I (%) Acier C Mn P S N 0 Al.sol 1 0,005 0,37 0,010 0,019 0,0019 0,029 tr 2 0,012 0,34 0,011 0,021 0,0028 0,034 tt 3 0,023 0,35 0,012 0,017 0,0021 0,036 n 4 0,035 0,37 0,015 0,019 0,0020 0,027 tt 5 0,O43 0,30 0,009 0,018 0,0018 0,023 tt 6 0,060 0,31 0,013 0,023 0,0013 0,035 tt 7 0,075 0,36 0,011 0,023 O ,0015 O ,036 tt 8 0,091 0,38 0,011 0,020 0,0015 0,037 tt 9 0,108 0,36 0,014 0,021 0,0014 0,036 tt 10 0,119 0,39 0,016 0,020 0,0017 0,030 tt 11 0,028 0,29 0,011 0,021 0,0039 0,005 O ,026 12 0,045 0,31 0,013. 0,018 0,0036 0,006 O ,053 13 0,061 0,30 0,014 0,022 0,0056 0,005 O ,046 14 0,070 0,35 0,009 0,020 0,0061 0,006 O ,035 Laminage à chaud après le procédé d'élaboration usuel de l'acier et la mise en brames pour les aciers 1 à 10 : Température de finition : 865°C 25 Température de bobinage : 600°C Epaisseur finale : 2,8mm Laminage à froid après nettoyage à l'acide : Taux de laminage à froid î 71t4% Epaisseur finale : 0,8mm 30 Recuit en continu î Cycles : les cycles A, B, C, D et E sont représentés dans la figure 2. Cycle A : Maintien en température : 710°C pendant 30 secondes Taux de refroidissement rapide : 600°C/sec 35 Traitement en palier : 400°C pendant 30 secondes Ensuite refroidissement à l'air. 72 10685 2132090 Cycle B : Ceci est un cycle conforme à la présente invention Température de chauffage maximale (T-) : 800°C 5 Taux de refroidissement lent : 5°C/sec Température de départ du refroidissement rapide (T2) : 650°C Taux de refroidissement rapide î 600°c/sec Température de réchauffage maximale (Tq) t ÎO 530°C Taux de refroidissement lent : 12°C/sec Température finale du traitement en palier (T4) : 300°C Ensuite refroidissement à l'air. 15 Cycle C : Température de chauffage maximale : 780°C Taux de refroidissement lent : 5°c/sec Température de départ du refroidissement rapide : 650°C Taux de refroidissement rapide : ôOO°c/sec 20 Traitement en palier : 400°C pendant 30 secondes Ensuite refroidissement à l'air. Cycle D : Maintien en température s 710°C pendant 30 secondes 25 Taux de refroidissement rapide : 600°C/sec Température de réchauffage maximale : 500°C •Taux de refroidissement lent : 12°c/sec Température finale du traitement en palier 30 300°C Ensuite refroidissement à l'air. Cycle E : Ceci est le cycle usuel Maintien en température : 710°C pendant 30 secondes 35 Ensuite refroidissement lent usuel et re froidissement à l'air. 72 10685 8 2132090 Propriétés mécaniques : TABLEAU II Cycle Acier de 5 recuit Limite Allon- Résis« Allon- Indice Valeur 10 élas- gement tance •tique„ élas- à la tique traces) tion _ kg/mm , > "2 kg/mm gement total {%) de vieillissement g kg/nim £ de Lankford A 20,9 0 32 ,1 46,0 6,2 1,27 B 20,5 O 31,9 46,7 6,3 1,33 1 C 20,7 O 32,1 46,O 6 ,0 1,30 D 20,7 O 32 ,0 46,3 6,1 1,29 E 21,1 0,5 32,3 45,7 6,1 1,30 A 22,0 0 32,8 44,7 6,2 1,22 B 21,6 0 32,7 45,1 6,2 1,27 2 C 21,8 O 32,7 44,9 6,3 1,25 D 22,0 0 32,5 45,2 6,1 1,22 E 21,9 0,6 32,8 45 ,Q 6,5 1,23 A 22,0 0 33,1 44,9 5,5 1,15 B 21,8 0 32,9 45,2 5,6 1,23 3 C 22,0 0 32,9 45,3 5,5 1,21 D 21,9 0 33,3 44,4 5,6 1,14 E 23,7 0,8 33,3 43,1 7,0 1,13 A 23,3 O 33,9 44,9 5,7 1,11 B 22,O O 33,1 44 j 7 5,1 1,18 4 C 22,5 0 33,6 44,7 5,5 1,17 D 22,6 O 33,9 44,9 5,4 1,08 E 25,6 1,3 35,1 42,1 7,2 1,06 A 23,9 O 34,1 44,3 5,2 1,12 B 22,3 0 33,6 45,6 4,9 1,13 5 C 22,9 o 34,4 45,3 5 ,0 1,18 D 23,2 0 33,9 45,0 5,2 1,08 E 26,8 1*5 35,O 40,9 6,9 1,10 15 20 25 30 72 10685 9 2132090 A 25 ,0 O 34,6 44,1 5,2 1,09 B 23,O O 33,7 44,6 . 4,7 1,09 6 C 24,2 O 33,9 44,9 5 ,0 1,15 D 24,0 O 34,3 44,5 5 ,0 1,07 5 E 27,8 1,6 36,O 40,8 7,2 1,10 A 25,2 0 34,9 43,9 4,9 1,06 B 24,1 O 34,6 43,9 4,9 1,03 7 C 24,5 o 35,O 42,7 4,7 1,13 D 24,7 o 35 ,2 43,6 4,9 1,07 10 E 28,3 1,2 37,1 39,6 7,6 1,10 A 26 tO 0 35,9 43,8 5,6 1,06 B 24,5 0 35,1 43,6 5,5 1,04 8 C 25,3 0 35,5 44 ,0 5,5 1,09 D 25,1 o 35,7 43,8 5,5 1,05 15 E 30 ,6 38,0 38,5 7,1 1,07 A 27,8 • o 36,6 42,1 5,3 1,03 B 26,1 o 36,5 41,9 5,0 1,01 9 C 27,O 0 36,8 42 ,0 5,2 1,06 D 27,O o 36,9 42,5 5,1 1,01 20 E 32,5 1,9 39,7 36,6 -6,9 1,00 A 28,2 O 37,9 41,9 5,6 1,00 B 26,7 o 37,8 41,1 5,0 1,03 10 C 27,5 o 38 ,0 41,7 5,3 1,05 D 27,9 o 37,7 41,5 5,4 1,00 25 E 33,1 2,6 39,9 35,9 6,8 0,97 Dans le tableau I ci-dessus, la teneur en carbone des aciers 3 à 8, parmi les aciers cités, correspond à la gamme précisée dans la présente invention. La relation entre la limite é-lastique et la teneur en carbone présentée par les aciers, trai-30 tés par les cycles A, B et E et qui sont représentatifs desdites propriétés, est illustrée dans la figure 3 et la relation entre l'indice de vieillissement et la teneur en carbone est représentée dans la figure 4. D'après les tableaux I et II ci-dessus, on comprendra que 35 les différences dans les propriétés dépendant des différents cycles de recuit sont peu apparentes et eue les effets dûs au traitement en palier ne sont pas établis lorsoue les aciers comportent 72 10685 10 2132090 une teneur en carbone inférieure à Qf02%, A savoir, alors que les limites élastiques des aciers 1 et 2 sont relativement basses, leurs indices de vieillissement sont considérablement éle-vés étant donné qu'ils sont de 6,0 et 6,5 kg/mm » De tels aciers 5 posent des problèmes pour leur utilisation pratique. Inversement, lorsque la teneur en carbone est supérieure à 0,10% comme on le voit pour les aciers 9 et 10, ladite limite élastique devient supérieure à 26 kg/mm . Ces aciers peuvent être considérés comme de qualité dure et, en conséquence, constituent des matériaux 10 qui ne conviennent pas pour l'emboutissage. Ainsi les aciers ayant une teneur en carbone comprise entre 0,02 et 0,10°5 sont ceux qui conviennent le mieux comme matériaux pour l'emboutissage. Il est cependant évident que les propriétés mécaniques desdits aciers varient en fonction du cycle de recuit utilisé. Ces pro-15 priétés différentes pour des cycles différents effectués sur les aciers 3 à 8 sont indiquées dans le tableau II, Conformément au dit tableau II, on comprendra qu'à la fois la limite élastique et l'indice de vieillissement deviennent faibles. Plus spécialement, la limite élastique des aciers traités par le cycle B s'a-20 baisse d'environ 2 kg/mm et l'indice de vieillissement s'abais-se d'environ 0,5 kg/mm , dans les aciers obtenus par le cycle B. Les propriétés des aciers traités par les cycles C et D sont supérieures à celles du cycle A et inférieures à celles du cycle B. Une telle différence résulte du fait que dans le cycle B, c'est-25 à-dire dans le procédé de l'invention, 1 ' acier est refroidi lentement à partir de la température de chauffage maximale jusqu'à la température de démarrage du refroidissement rapide, dans la gamme comprise entre le point A1 et 600°C, est refroidi rapidement à partir de ladite température de départ jusqu'à la température 30 ambiante et est ensuite refroidi lentement de la température de chauffage maximale jusqu'à la température finale du traitement en palier. EXEMPLE II Conditions de fabrication : 35 Compositions chimiques des matériaux essayés. Les mêmes que dans l'exemple I Laminage à chaud faisant suite à l'élaboration de l'acier et à la- mise en brames usuelles. Température de finition s 860°C 40 Température de bobinage ï 700°C 72 10685 ii 2132090 Epaisseur finale : 2,8mm Laminage à froid après nettoyage à l'acide. Le même que dans l'exemple I Recuit en continu. 5 Le même que dans l'exemple I Propriétés mécaniques : TABLEAU III Taux du laminage d'écrouissage Cycle Limite Allon .Résis Allon Indice Valeur Acier de elas» gement tance gement de r de ÎO recuit tique^ élas à la total vieil Lankford kg/mm tique trac- (%) lisse (%) tion 2 ment _ kg/mm kg/mm A 20,2 0 31,1 45 ,4 6,3 1,39 15 B 19,7 0 30,7 45,7 6,1 1,41 1 C 20,0 0 31,5 45,0 6,1 1,41 D 20, 1 0 31,O 45,5 6,2 1,38 E 21,6 0,3 31,9 45,1 6 ,0 1,38 A 21,1 O 31,6 44,6 6,3 1,36 20 B 20,5 O 31,6 45,3 6 ,0 1,43 2 C 20,7 0 31,3 45 ,0 6,3 1 ,40 D 20,9 o 32 ,0 45,3 6,1 1,37 E 21,9 0,2 32,9 44,1 6,4 1,36 A 21,5 . O 32,6 44,1 5,6 1,39 25 B 20 ,3 0 32,1 45,2 5,5 1,37 3 C 21,2 O 32,5 44,7 5,5 1,40 D 20,8 O 32,2 44,5 5,7 1,35 E 22,7 0,6 33 ,0 43 ,0 7,6 1,33 A 22 ,0 O 32,5 43,9 5,3 1,31 30 B 20 ,6 0 32 ,5 44,6 4,9 1,36 4 C 21,1 O 33,2 44,2 5,1 1,35 D 21,3 0 32,7 44,9 5,2 1,32 E 24,9 0,6 34,8 41,1 7,7 1,33 72 10685 12 2132090 A 23,0 O 33,1 44,9 5,0 1,30 B 21,0 O 32,6 46,3 4,7 1,36 5 C 21,8 O 33,1 45,2 5,0 1,36 D 22,2 O 33,5 44,8 4,9 1,31 5 E. . 26,9 0,4 35,1 40,3 7,5 1,31 A 23,6 O 33,6 43,6 5,6 1,32 B 21,9 O 33,0 45,8 5,5 1,37 6 C 22,5 O 33,3 44,5 5,6 1,36 D 22,7 O 33,6 45,0 5,6 1,30 10 E 27,6 0,7 34,9 40,0 7,7 1,29 A 23,9 O 34,1 43,5 5,8 1,27 B 22,1 O 33,5 43,8 5,1 1,34 7 C 23,1 O 34,0 43,0 5,5 1,35 D 22,7 O 33,9 44,0 5,4 1,25 15 E 27,6 0,3 34,9 39,1 7,3 1,24 A 24,6 O 34,2 42,5 5,6 1,26 8 B 22,8 O 34,0 43,5 5,6 1,32 C 23,5 O 34,O 42,7 5,7 1,30 D 24,0 O 34,5 43,2 5,5 1,27 20 E 30,1 0,3 36,0 38,0 7,5 1,30 A 25,8 O 34,3 42,6 5,5 1,27 B 24,1 O 34,0 43,9 5,1 1,30 9 C 24,8 O 34,5 43,0 5,4 1,32 D , 25,0 O . 34,0 43,5 5,4 1,25 25 E 30,9 0,9 37,0 36,9 7,0 1,20 A 26,6 O 35,1 43,0 5,5 1,29 B 24,6 O . 35,9 43,3 5,5 1,31 ÎO C 25,3 O 35,0 42,5 5,3 1,33 D 25,5 O 35,5 43,6 5,6 1,25 30 E 31,6 0,9 38,7 36,1 6,7 1,20 A 22,7 O 32,6 45,1 4,6 1,23 B 21,6 O 32,5 45,2 4,0 1,26 11 C 22,0 . 0 32,0 44,7 4,3 1,28 D 22,0 O 32,6 44,7 4,5 1,20 35 E 23,1 0,2 33,0 41,0 7,2 1,21 72 10685 13 2132090 A 23,0 0 32,9 45,2 4,3 1,21 B 21,7 O 32,5 44,7 3,9 1,22 12 C 22,6 0 32,2 45,0 4,0 1,23 D 22,2 O 33,2 43,9 4,2 1,22 5 E 24,1 0,1 33,8 40,5 6,8 1,21 A 23,3 O 33,5 44,4 4,1 1,18 B 22 ,1 O 33 ,3 45,1 3,9 1,18 13 C 23,O o 33,0 44,8 4,1 1,17 D 22 ,5 0 33,8 45,O 4,2 1,14 10 E 26,0 0,2 34,7 40, 1 7,Q 1,16 A 24,7 0 34,0 44,O 4,0 1,15 B 23,8 O 33,7 43,8 3,7 1,17 14 C 24,2 O 33,5 43,2 4,0 1,17 D 24,3 O 34,1 44,3 3,8 1,13 15 E 28,2 0,2 35,3 39,5 6,8 1,11 D'après le tableau III ci-dessus, on verra que la limite élastique et la résistance à la traction sont abaissées de la même manière et que l'allongement total et la valeur _r Lankford sont relevés par comparaison avec le tableau II dans l'exemple I. 20 II est évident que de telles améliorations de l'aptitude à l'emboutissage par rapport à celles illustrées dans le tableau II résultent de la température de bobinage plus élevée, c'est-à-dire 700°C, par rapport à celle dudit exemple I, c'est-à-dire 600°C. On voit également que la relation entre lesdites propriétés et la 25 teneur en carbone présente la même tendance que dans l'exemple I. Ainsi, sans distinction du type d'acier, lorsque ledit acier est bobiné à une température élevée supérieure à au moins ô30°Cs les -jrnpriétcs peuvent être remarquablement améliorées <> t y J 20 Dans cet exemple l'acier 5- parmi les aciers du tableau I, a été essayé. Le but de cet essai résidait dans la recherche des influences de la vitesse de refroidissement à partir de la température de maintien en température, c'est-à-dire du point , jusqu'à la température ambiante,sur lesdites propriétés de l'a-35 cier» Les conditions du laminage à chaud et du laminage à froid de l'acier ci«dessus sont les mêmes que celles de l'exemple Iïs ''outefois le procédé ds recuit en continu a été effectué en fonction du cycle A tel qu'indiqué dans l'exemple I, c'est-à-dire : 72 10685 14 2132090 Maintien en température î 710°C pendant 30 secondes. Vitesse de refroidissement rapide : 17 points entre 30.000°C/sec et 13°c/sec comme illustré dans la figure 5. Température de traitement en palier : 400°C pendant 5 30 secondes. Ensuite refroidissement à l'air. Comme on le voit d'après la figure 5, l'indice de vieillissement s'abaisse lorsque la vitesse de refroidissement croit. Toutefois, lorsque la vitesse atteint 200°C/sec, l'indice de 10 vieillissement s'établit à environ 5 kg/mm d'une manière semblable à celui du procédé de recuit du type par charges successives connu et peu de changements se produisent lorsque l'on accroit ladite vitesse de refroidissement. Avec une vitesse de refroidissement jusqu,à 10.000°C/sec, la limite élastique se modifie 15 à peine. Lorsque la dite vitesse est supérieure à 10.000°C/sec, la contrainte élastique tend à croitre. Ainsi on comprendra que, pour le procédé de l'invention, une vitesse de refroidissement comprisse entre 10.000°C/sec et 200°C/sec est la vitesse préférentielle. De plus lorsque le cycle B présentant la vitesse de re-20 froidissement ci-dessus,est utilisé comme procédé de recuit en continu, les propriétés de l'acier peuvent être encore plus améliorées et sont telles que données dans les tableaux II et III. Comme mentionné ci-dessus, il ne fait aucun doute que lorsqu'une bande d'acier est traitée par le procédé de la présen-25 te invention, les propriétés mécaniques de l'acier sont remarquablement améliorées par comparaison avec celles du procédé de recuit en continu usuel, et'le procédé donne un acier recuit en continu susceptible d'être embouti. On doit noter qu'une possibilité d'utilisation industrielle, c'est-à-dire une haute produc-30 tivité et une bonne aptitude à l'étirage, n'est conférée à l'acier recuit en continu que par le procédé de l'invention. 72 10685 15 2132090 REVENDICATIONS 1»- Un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour emboutissage dans lequel on prépare un acier avec une teneur en carbone de 0,02 à 0,10% et le soumet à un stade de recuit en con-5 tinu après la mise en brames ou la coulée en continu usuelle, le laminage à chaud, le nettoyage à l'acide,et le laminage à froid, caractérisé en ce qu'on réchauffe la bande d'acier laminée à froid dans la gamme des températures de recuit comprise entre la température de recristallisation et 850°C, on refroidit lentement 10 à partir de la dite température jusqu'à la gamme comprise entre le point A^ et 600°C et ensuite on refroidit rapidement de la dite température jusqu'à la température ambiante avec un taux de refroidissement de 200°C à 10.000°c/sec, puis la soumet à un traitement en palier au cours duquel la dite bande est réchauffée 15 jusqu'à une température comprise entre 300°C et 530°C puis soumise à un refroidissement lent à partir de la dite température jusqu'à au moins 300°C et finalement refroidie de la dite température de traitement jusqu'à la température ambiante puis soumise à un laminage d'écrouissage final de la- manière usuelle. 20 2.- Un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour emboutissage selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'opération de bobinage suivant le laminage à chaud est effectuée à une température d'au moins 630°C. 3.- Un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour 25 emboutissage selon la revendication 1 caractérisé en ce que le taux de refroidissement lent suivant le chauffage de la bande d'acier laminée à froid est d'environ 5°C/sec. 4.- Un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour emboutissage selon la revendication 1 caractérisé en ce que la 30 température de réchauffage se trouve dans la gamme de 350°C à 450°C. 5.- Un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour emboutissage selon la revendication 4 caractérisé en ce que le taux de refroidissement lent suivant le réchauffage est d'en- 35 viron 12°c/sec. 6.- Un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour emboutissage selon la. revendication 1 caractérisé en ce que le recuit en continu est effectué en chauffant ladite bande jusqu*à environ 800°C, en la refroidissant lentement jusqu'à environ 72 10685 2132090 650°C à raison de 5°c/sec et ensuite rapidement de la dite tem- > pérature jusqu*à la température ambiante, à raison d*environ ôOO°c/sec avec un traitement en palier ultérieur au cours duquel ladite bande est chauffée jusqu'à 530°C à 500°C et ensuite refroi-5 die lentement jusqu1à 300°C à raison de 12°c/sec puis ensuite refroidie à l'air. 7.- Un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour emboutissage selon la revendication 6 caractérisé en ce que le procédé de recuit en continu est effectué sur une bande d'acier 10 bobinée à environ 700°C au stade du laminage à chaud. 8.- Un procédé de fabrication d'une tôle d'acier pour emboutissage selon la revendication 7 caractérisé en ce que la bande d'acier soumise au traitement est en acier calmé à l'aluminium.