La présente invention concerne un dispositif pour le maintien d'une monture de lunettes. Dans les machines de façonnage des bords de lentilles de lunettes ou de gabarits pour la réalisation de telles lentilles, il est usuel de tailler la lentille ou le gabarit en lui donnant le contour de la partie de monture de lunette dans laquelle on doit le poser. Dans les dispositifs classiques, la monture est fixée sur un tréteau de maintien et un doigt palpeur la longe pour déterminer la forme de la lentille de lunettes. La structure classique est telle que les parties réceptrices de lentille de la monture sont maintenues appliquées par pression directement contre le tréteau de maintien plat. Quand les parties réceptrices de verre ont une courbure complexe, la pression de maintien contre le tréteau les aplatit en les déformant, de sorte qu'il devient impossible d'opérer un façonnage précis. La présente invention a donc pour but de réaliser un dispositif de maintien de monture de lunettes qui soit apte a maintenir une monture de lunettes sans lui faire subir aucune déformation. Selon la présente invention, le dispositif de maintien comprend un tréteau de maintien de monture de lunettes comportant un organe de support d'arcade, un organe de maintien d'arcade coopérant avec cet organe de support pour maintenir l'arcade de la monture de lunettes, et des moyens de maintien de branche destinés a maintenir les branches de cette monture. Suivant un autre aspect de l'invention, on peut fixer la monture de lunettes sur le tréteau de maintien sans lui faire subir aucune déformation. Il est donc possible de reproduire précisément sur la lentille ou le gabarit le contour de la partie de monture recevant la lentille, appelée "cercle" par l'homme de l'art. Il est préférable que l'organe de support et l'organe de maintien de l'arcade soient réglables pour qu'on puisse les adapter à des montures de dimensions différentes. Selon un aspect préféré de l'invention, il est prévu sur le tréteau un plan de référence destiné à entrer en contact avec le pourtour de la monture. Par exemple, on peut faire en sorte que les bords inférieurs des cercles de la monture entrent en contact avec le plan de référence. Le tréteau peut être réglable suivant un axe sur un curseur, lui-même monté sur une embase de manière à pouvoir se déplacer suivant un axe perpendiculaire au précédent. On peut interposer des graduations entre le tréteau et le curseur et entre le curseur et l'embase. Ces graduations peuvent afficher, l'une, l'écartement pupillaire du patient et l'autre, la distance d'un bord du cercle au centre de la pupille afin qu'on puisse aisément centrer la lentille sur le centre pupillaire du patient. On va maintenant décrire à titre d t exemple une réalisation préférée de l'invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels la figure I représente en plan un dispositif de maintien de monture de lunettes selon l'invention la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne Il-Il de la figure 1 la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 1 la figure 4 représente en perspective le dispositif de maintien de monture de lunettes monté sur une machine de façonnage de bord de lentille. Sur les dessins, et notamment sur les figures 1 à 3, on voit en I un dispositif de maintien de monture de lunettes comportant une embase 4 constituée par une plaque de fond 2 et par des organes de bordure 3 fixés sur les bords de la plaque de fond rectangulaire 2. Sur les organes 3 sont fixés des guides longitudinaux 5 qui présentent des faces inférieures taillées de manière à définir des mortaises Sa. Un curseur 7 coulisse longitudinalement dans les mortaises Sa. Sur le curseur 7 sont fixés des guides transversaux 8 à faces inférieures taillées de manière à définir des mortaises 8a. Un tréteau 9 de maintien de monture de lunettes coulisse transversalement dans les mortaises 8a. Le tréteau 9 comprend un cadre rectangulaire 9a et un porte-arcade 9b qui s'étend suivant la médiane longitudinale du cadre 9. Le long d'une branche transversale du cadre 9 est disposé un organe positionneur 10 qui présente une face de positionnement IOa. L'autre branche transversale du cadre est longée par une traverse Il de support du porte-arcade, munie d'un bras longitudinal 12 auquel le porte-arcade 9b est suspendu. Le bras 12 porte un organe de maintien d'arcade 14 vissé sur sa pointe de fa çon qu'on puisse le déplacer verticalement en agissant sur un bouton 13. Comme on le voit sur la figure 1, le bras 12 présente une fente longitudinale 12a et est fixé à la traverse de support ll par une vis 15 insérée dans cette fente. On voit donc que l'on peut ajuster la position de l'organe de maintien d'arcade 14 en déplaçant longitudinalement le bras 12 par rapport à la traverse de support 11. Aux extrémités opposées de l'organe positionneur 10 sont montés des bras de maintien de branche de lunettes 16. Plus particulièrement, l'organe positionneur 10 présente dans chacun de ses tronçons d'extrémité une fente longitudinale 10b, qui comporte dans sa partie inférieure un tronçon élargi 10c de réception d'un écrou 17. L'écrou 17 peut glisser le long du tronçon 10c, mais est immobilisé angulairement. Le bras 16 présente une fente longitudinale 1#a. Une vis 18 traverse la fente 16a et la fente 10b de l'organe positionneur 10 et se visse dans 1 'écrou 17. Ainsi, le bras 16 est réglable en long et en travers et peut être immobilisé en position de réglage au moyen de la vis 8. Le bras 16 est muni à son extrémité d'une gouttière de maintien 19.Un patin fixe 19a est posé sur la face intérieure d'un des côtés de la gouttière 19, et une vis de réglage 20 est vissée dans le côté opposé de la gouttière. La vis 20 porté un patin mobile 20a qui coopère avec le patin fixe 19a. Comme représenté sur les figures 1 et 2, on place la monture de lunettes de façon à faire porter le bas des pourtours de ses cercles contre la face de positionnement 10a, puis on l'immobilise en enserrant son arcade entre le porte-arcade 9b et l'organe de maintien d'arcade 14. On maintient les branches de la monture de lunettes en les agrippant entre les patins coopérants 19a et 20a. On fixe ainsi la monture de lunettes dans le tréteau 9 sans aucune déformation de ses cercles. D'après la figure 1, on notera que les guides 5 et 8 portent respectivement des graduations 21 et 22 et le tréteau 9, des index 23 et 24 coopérant chacun avec l'une de ces graduations. La graduation 21 peut représenter la position du centre pupillaire, exprimée par la distance de ce centre au bord inférieur du cercle,et la graduation-22, l'écartement pupillaire. Il est donc possible, dans la réalisation illustrée, de placer les centres pupillaires aux endroits voulus par rapport à la monture maintenue dans le dispositif 1. La figure 4 représente le dispositif 1, qui maintient la monture de lunettes de la manière décrite ci-dessus, monté sur une machine à meuler du type à report, dans laquelle une lentille 26 est façonnée par une meule 27 selon le mouvement décrit par un palpeur 25 longeant le cercle de la monture. Il va de soi que l'on peut aussi associer le dispositif de maintien à une machine de fa çonnage d'un gabarit destiné à servir à la réalisation d'une lentille. De manière générale, les dispositions décrites se prêtent à diverses modifications sans sortir, pour autant, du cadre de l'invention, défini par les revendications ci-dessous. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le maintien d'une monture de lunettes, caractérisé en ce qu'il comprend un tréteau de maintien de monture qui comporte un porte-arcade, un organe de maintien d'arcade coopérant avec ce porte-arcade pour maintenir l'arcade de la monture de lunettes et des moyens de maintien de branche destinés à maintenir les branches de cette monture. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit tréteau est monté sur une embase de façon à être mobile suivant deux axes perpendiculaires entre eux et présente un plan de référence destiné à entrer en contact avec le pourtour de la monture de lunettes. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit tréteau est monté, avec possibilité de mouvement suivant un axe, sur un curseur lui-même monté surltembase avec possibilité de mouvement suivant un axe perpendiculaire au précédent. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que des graduations sont interposées entre le tréteau et le curseur et entre le curseur et l'embase, ces graduations affichant, l'une, l'écartement pupillaire du patient et, l'autre, la distance d'un bord du cercle de lunettes au centre pupillaire, afin qu'on puisse aisément centrer la lentille sur le centre pupillaire du patient. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit porte-arcade et ledit organe de maintien d'arcade sont susceptibles de réglage de position par rapport au tréteau.