FR 2476877 A3 19810828 FR 7930355 A 19791211 La présente invention concerne un procédé de comptage corrigé d'une grandeur à bord d'un véhicule. Elle concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. I1 est d'usage courant, sur un véhicule, et en particulier sur une automobile, de compter la distance parcourue par le véhicule. Toutefois, la classe de précision des instruments couramment utilisés à cette fin est telle que le résultat obtenu est généralement entaché d'une erreur. Même en utilisant des instruments de haute qualité, une telle erreur est pratiquement inévitable. En effet, deux véhicules d'une même série n'ont pratiquement jamais exactement le même développé de roue. Même après un étalonnage précis, de nouvelles erreurs peuvent s'introduire, en raison de l'usure des pneumatiques ou de leur degré de gonflage variable. Or, il est des cas où une totalisation très précise de la distance parcourue est nécessaire, par exemple sur les véhicules destinés à peindre les lignes de séparation de trafic sur les routes. D'autres comptages sont encore fréquemment nécessaires sur les véhicules, par exemple le comptage de liquide sur les camions-citernes de livraison. Là encore, il est indispensable d'obtenir un résultat précis et fiable. La présente invention vise à réaliser un procédé de comptage corrigé qui permette notamment d'annuler les effets de facteurs perturbateurs. Suivant un premier aspect de l'invention, le procédé de comptage corrigé d'une grandeur à bord d'un véhicule est caractérisé en ce qu'on effectue successivement les opérations suivantes a) On convertit la mesure de la grandeur en une suite dtimpulsions dont la fréquence ou le nombre est pronortionnel à chaque instant à sa valeur, b) on multiplie cette fréquence ou ce nombre par un facteur de correction prédéterminé réglable, c) on compte les impulsions dont la fréquence a été ainsi modifiée. Le comptage des impulsions de sortie émises dans un temps donné donne la valeur instantanée de la grandeur mesurée après correction par le facteur désiré. Pour des raisons de simplification technologique, on préfère, dans l'opération de multiplication, utiliser toujours un facteur inférieur à l'unité et, lorsque le facteur prédéterminé doit être supérieur à l'unité, multiplier ensuite la.fréquence par 2. Suivant un second aspect de l'invention, le dispositif de comptage corrigé d'une grandeur à bord d'un véhicule, notamment pour appliquer le procédé précité, est caractérisé en ce qu'il comprend un capteur pour convertir la valeur de la grandeur en une suite d'impulsions dont la fréquence ou le nombre est proportionnel à chaque instant à cette valeur, et ce capteur est relié à l'entrée d'un multiplicateur numérique à coefficient réglable lui-même relié en sortie à un compteur d'imptllsions. De préférence, le multiplicateur est réglable pour ajuster la valeur du coefficient entre zéro et l'unité, un étage commutable de multiplication par 2 étant inséré entre le multiplicateur précité et le compteur d'impulsions. Par exemple, pour appliquer un coefficient majorant de 10 i, on multipliera la mesure par 0,55,puis le résultat sera multiplié par 2. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs la Figure 1 est un schéma par blocs d'un dispositif conforme à l'invention, la Figure 2 est un schéma électrique détaillé de ce dispositif, la Figure 3 est une vue en coupe de l'étage d'affichage du coefficient de correction, la Figure 4 est un tableau-guide figurant sur le dispositif pour faciliter l'utilisation de l'étage précité. En référence à la Figure 1, le dispositif, alimenté par une batterie 10 de 12 V, comprend essentiellement un capteur 11 dont la sortie de signal 12 est appliquee à un étage correcteur 13. Le capteur 11 est agencé de façon connue en soi pour délivrer son signal de sortie sous la forme d'une suite d'impulsions dont le nombre est proportionnelle à la valeur de la grandeur mesurée et totalisée. La sortie de l'étage correcteur 13 est appliquée, par l'intermédiaire d'une ligne 14, à un compteur 15. De façon plus détaillée (Figure 2), l'étage correcteur 13 reçoit le signal du capteur par l'intermédiaire d'un filtre anti-parasites composé d'un condensateur 16 et de résistances 17,18 placées sur la ligne 12. L'alimentation en tension continue est également appliquée à la ligne 12. La ligne 12 passe ensuite dans un étage de remise en forme constitué par une bascule de Schmidt 19 shuntée par une résistance 21. Le signal est ensuite appliqué à un multiplieur 22 à taux variable d'un type connu qui, dans l'exemple décrit, est un circuit intégré constitué suivant la technologie CMOS. La sortie du multiplieur 22 attaque l'entrée d'un multiplieur 23 analogue qui est également attaqué par une dérivation de la ligne 12 afin d'assurer le synchronisme des deux multiplieurs. Chacun des deux multiplieurs est muni de quatre entrées de correction qui peuvent être reliées soit à la masse soit, par des interrupteurs 1,2,4,8, à la tension d'alimentation. La mise sous tension sélective de ces entrées de correction engendre, en décimal codé binaire suivant les poids respectifs précitésssle le taux de multi- plication du multiplieur. Le multiplieur 22, par les interrupteurs 1,2, 4,8, permet donc la multiplication par un chiffre compris entre zéro et neuf qui constitue le chiffre des dizaines d'un taux global exprimé en pour cent. Les interrupteurs 1,2,3,4 du multiplieur 23 permettent de définir le chiffre des unités. Le taux global ainsi défini entre zéro et cent (en pour cent), on comprend que l'ensemble des deux multiplieurs permette de multiplier la fréquence des impulsions d'entrée par un nombre inférieur à l'unité. Par une ligne 24, le signal de sortie des multiplieurs est amené à l'entrée d'un étage de doublage 25 composé d'une porte OU-EXCLUSIF 26 attaquée d'une part par le signal de la ligne 24 et d'autre part par ce même signal après passage dans un circuit à retard comprenant un condensateur 27 et une résistance 28. Ce circuit à retard peut être mis à la masse par un interrupteur 29. On comprend que, si l'interrupteur 29 est fermé, la porte 26 délivre en sortie identiquement les impulsions arrivant par la ligne 24. Au contraire si l'interrupteur 29 est fermé, la porte 26, pour chaque impulsion sur la ligne 24 est attaquée sur ses deux entrées respectives par des impulsions décalées dans le temps, de sorte qu'elle voit, pour chaque impulsion entrante, successivement 1+0 et 0+1 et délivre deux impulsions de sortie correspondant au flanc ascendant et au flanc descendant de l'impulsion entrante. On peut donc, par l'interrupteur 29, doublerou non la fréquence des impulsions sortant des multiplieurs. Le signal de sortie de la porte 26 attaque enfin la base d'un transistor d'amplification 31 avant d'être appliqué au compteur 15. Ce compteur est agencé pour afficher son contenu à des intervalles de temps successifs prédéterminés et fournir ainsi une totalisation moyenne corrigée de la grandeur comptée. Les interrupteurs de correction sont regroupés sur un étage d'affichage 32 (Figure 3), pour les unités et les dizaines, avec l'interrupteur 29 de doublage. L'affichage s'effectue comme indiqué sur le tableau de la Figure 4, où les cercles indiquent les interrupteurs qu'il convient de fermer. Par exemple, pour appliquer une correction de -3%, on ferme les interrupteurs 1 et 8 des dizaines, ce qui donne 9, et les interrupteurs 1,2 et 4 des unités, ce qui donne 7. D'où le nombre 97 et le facteur de multiplication de 0,97. La position correspondante des interrupteurs est celle représentée sur la Figure 3, la position de fermeture étant celle de gauche. Bien entendu, l'interrupteur 29 de doublage est fermé. Si l'on désire multiplier par un coefficient supérieur à l'unité, par exemple +6%, on ferme les interrupteurs 1 et 4 des dizaines et les interrupteurs 1 et 2 des unités, ce qui donne un facteur 0,53. On ferme également l'interrupteur de doublage 29, de sorte que le résultat final obtenu est une multiplication par 1,06. On remarque (Figure 4) que la multiplication par 1 s'obtint en multipliant par 0,5 avec doublage. Ainsi constitué, le dispositif conforme à l'in veitio permet d'appliquer un taux de correction allant de - 100 % à 1 100 %. Etant donné les faibles dimensions du dispositif, obtenues par l'emploi de circuits intégrés, et son alimentation sous basse tension, son emploi à bord des véhicules, en particulier des automobiles, ne pose aucun problème. Le procédé permet non seulement d'éliminer l'influence de facteurs perturbateurs (en connaissant bien entendu la valeur de ces facteurs) mais aussi d'effectuer des conversions d'unités. Par exemple, sur des véhicules appelés à se déplacer dans les pays anglo-saxons, les vitesses peuvent être converties automatiquement en milles par heure, des quantités de liquide livrées peuvent etre converties en gallons, et ainsi de suite. Pour corriger des quantités totalisées, on corrige le nombre total d'impulsions émises entre le début et la fin de l'opération de mesure. Pour corriger des valeurs instantanées, on corrige la fréquence de ces impulsions et l'on effectue des totaux parties par unité de temps. On peut également prévoir d'asservir automatiquement le coefficient de correction à la valeur du facteur perturbateur si celui-ci est variable. Il est bien évident que l'invention s'applique à toute sorte de véhicule, non seulement terrestres ou maritimes, mais également aériens ou spatiaux. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit et l'on pourrait concevoir diverses variantes mineures sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé de comptage corrigé d'une grandeur à bord d'un véhicule, caractérisé en ce qu'on effectue successivement les opérations suivantes a) on convertit la mesure de cette grandeur en une suite d'impulsions dont la fréquence ou le nombre est proportionnel à chaque instant à sa valeur, b) on multiplie cette fréquence ou ce nombre par un facteur de correction prédéterminé réglable, c) on compte les impulsions dont la fréquence ou le nombre a été ainsi modifié. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que, dans l'opération de multiplication, on utilise toujours un facteur inférieur à l'unité et en ce que, lorsque le facteur prédéterminé doit être supérieur à l'unité, on multiplie ensuite la fréquence par 2. 3. Dispositif de comptage corrigé d'une grandeur à bord d'un véhicule, notamment pour appliquer un procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un capteur pour convertir la valeur de la grandeur en une suite d'impulsions dont la fréquence ou le nombre est proportionnel à chaque instant à cette valeur , ce capteur étant relié à l'entrée d'un multiplicateur de fréquence à coefficient réglable lui-même relié en sortie à un compteur d'impulsions. 4. Dispositif conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que le multiplicateur est réglable pour ajuster la valeur du coefficient entre zéro et ltunité, un étage commutable de multiplication par 2 étant inséré entre le multiplicateur précité et le compteur d'impulsions.