L'invention concerne un élément destiné à coiffer un lanceur engins balistique aéroporté. Elle concerne également un lanceur équipé d'un tel élément, notamment un lance roquette. Pour pouvoir installer un lanceur sous un aéronef volant à des vitesses élevées, on est conduit à lui donner une forme aérodynamique: à savoIr un corps de diamètre minimum, une partie avant façonnée en forme de cône ou d'ogive et un rétreint de culot. Un tel lanceur comprend en général un certain nombre de tubes de lancement contenant eux-mêmes les engins. Leur extrémité avant est usinée en biseau pour satisfaire à l'exigence d'aérodynamisme. Cette disposition provoque des turbulences à l'entrée des tubes de lancement, phénomène qui peut engendrer un échauffement dangereux des têtes de roquettes. Un moyen pour pallier ce risque consiste à boucher l'entrée des tubes, au moins en partie, pour éviter les turbulences.L'agencement choisi ne doit en aucun cas, nuire aux qualités aérodynamiques du lanceur, ni alourdir exagérément l'ensemble. La présente invention a pour objet de résoudre ce problème et concerne un élément de forme aérodynamique, réalisé en un matériau souple de faible densité, interdisant la circulation de l'air dans les tubes de lancement tout en permettant aux engins d'être éjectés de leur tube sans rencontrer de résistance notable, et surtout sans créer de fragments de matière, susceptibles de nuire au bon fonctionnement de l'aéronef. L'invention concerne plus particulièrement un élément destiné à coiffer un lanceur d'engins balistiques aéroporté comprenant un faisceau de tubes de lancement contenant ces engins, entouré d'une virole ; caractérisé en ce que, cet élément est une pointe en forme d'ogive, monolithique, comportant autant de cavités qu'il y a de tubes de lancement et disposées de telle sorte que chacun de ces tubes affleure ou penètre à l'intérieur de l'une de ces cavités, celles-ci étant obturées au moyen d'un opercule faisant partie intégrante de l'élément. L'invention sera mieux comprise à l'aide des explications qui vont suivre et de la figure jointe représentant, vue en perspective, une portion du lanceur contenant les tubes de lancement et un élément conforme à l'invention destiné à coiffer ce lanceur. La figure représente donc schématiquement et partiellement un lanceur destiné à être aéroporté. Il comprend essentiellement un corps 1 qui comporte un assemblage de tubes de lancement tel que 2 agencés et maintenus en place par tous moyens connus 5. Ces tubes de lancement 2 sont par exemple au nombre de sept comme cela est représenté sur la figure, l'ensemble est équipé des accessoires habituels de fixation (non représentés). Une virole 13 enveloppe cet ensemble. Le corps contenant les tubes de lancement est coiffé par un élément 10 conforme à l'invention.Il s'agit d'une pointe consommable, réalisée en un matériau souple, ayant une forme aérodynamique par exemple celle d'une ogive qui peut être fixée soit seulement à l'avant du lanceur, soit seulement à l'arrière, soit à la fois à l'avant et l'arrière. I1 s'agit d'une pièce monolithique qui comporte autant de cavités 12 qu'il existe de tubes de lancement dans la virole. L'emplacement respectif de ces cavités 12 est tel que l'extrémité des tubes 2 de lancement affleurent ou pénètrent respectivement chacun, au niveau, ou dans une de ces cavités lorsque lemontage de la pointe sur le lanceur est réalisé. Dans l'exemple décrit ces tubes 2 pénètrent dans des épaulements 22 des cavités prévues à cet effet. Enfin, des inserts tels que 23 métalliques solidaires de l'élément 10 permettent la fixation de ce dernier sur le lanceur. Un tel élément 10 peut être obtenu en une seule pièce par les techniques de moulage connues notamment dans l'industrie des matières plastiques. Ces inserts 23 sont scellés à l'élément 10 durant cette opération de moulage. Des trous 24 d'allègement obtenus, bruts de moulage et ne débouchant pas à la périphérie, sont également prévus. I1 existe actuellement sur le marché des matériaux plastiques de faible densité et présentant un grand allongement à la rupture se prêtant bien à l'application décrite ici.Il peut s'agir par exemple de polyuéthane ou de polyamide Il. Outre son caractère monolithique (pris dans la masse) cet élément conforme à l'invention est également caractérisé par le fait que chaque cavité 22 est ouverte côté virole, pour laisser entrer le tube 2 de lancement correspondant, comme cela a déjà été dit précédemment et est obturé de l'autre côté. Cette obturation est assurée par une couche résiduelle de matière plastique qui subsiste après démoulage.Le moule est conçu de telle façon que cette couche se présente sous la forme d'une membrane dont le contour (solidaire d'ailleurs de l'élément lui-même puisque brut de moulage) délimite en quelque sorte un opercule tel que 30 suffisamment résistant pour protéger les têtes d'engins, notamment les têtes de roquettes et/ou leur culot durant leur stockage, leur transport terrestre ou aérien et suffisamment mince pour se déchirer au moment du lancement. L'opercule dans l'exemple décrit est situé à la périphérie, côté ogive, de la pointe 10. Mais la position de ces opercules 30 peut être prévue tout le long de la cavité 22 depuis la limite de pénétration ou d'affleurement des tubes 2 de lancement jusqu'à cette périphérie. Comme cela a déjà été dit précédemment, un tel élément 10 peut coiffer soit l'avant du lanceur, soit l'arrière. Les opercules 12 de la pointe, lorsqu'elle est montée à l'avant, doivent permettre l'éjection sans gêne de la roquette et lorsqu elle est montée à l'arrière, l'éjection des gaz éjectés par la tuyère de la roquette. Pour optimiser cette fonction, (libération du passage de la roquette et/ou des gaz éjectés), il peut être prévu au niveau de ces parties de la pointe 10 constituant les opercules 30 de fermeture, des amorces de ruptures 35 facilitant la crevaison de la couche ou membrane résiduelle. Ces amorces de ruptures 35 se présentent sous la forme d'empreintes réalisées sur la surface des opercules 30 réalisés, soit sur la surface interne, soit sur la surface externe.Un des avantages d'une telle disposition est que ces membranes ou opercules 30 s'ouvrent au passage, soit de la roquette, soit des gaz éjectés et par élasticité de la matière plastique utilisée, les lèvres des parties déchirées de l'opercule se réferment. Dans le cas où ces opercules 30 se trouvent à la périphérie de la pointe 10 cela recrée une surface externe de la pointe relativement lisse, favorable à l'aérodynamisme du lanceur. Un arraché A montre plus clairement l'amincissement de l'élément 10 au niveau de chaque opercule 30. Lorsqu'un élément 10 selon l'invention coiffe l'avant du lanceur, il contribue d'une part à assurer au lanceur un profil aérodynamique et il empêche toute circulation d'air au niveau des têtes de roquettes et donc tout - risque d'échauffement intempestif. Lorsque ce même élément 10 coiffe l'arrière du lanceur, il obture l'orifice arrière de la virole et par la même s'oppose à la circulation de l'air à l'intérieur des tubes de lancement 2, donc aux turbulences et aux risques d'échauffement. I1 est donc possible dans certaines applications de coiffer 1 arrière du lanceur au moyen d'un tel élément tandis qu'à l'avant de ce même lanceur, les tubes de lancement peuvent déboucher vers l'extérieur sans devoir être eux-mêmes bouchés. La présente invention s'applique plus particulièrement aux lanceurs d'engins. balistiques et notamment aux lance-roquettes. REVENDICATIONS 1. Elément destiné à coiffer un lanceur d'engins balistiques aéroporté comprenant un faisceau de tubes de lancement contenant ces engins, entouré d'une virole, caractérisé en ce que cet élément est une pointe en forme d'ogive, monolithique, comportant autant de cavités qu'il y a de tubes de lancement et disposées de telle sorte que chacun de ces tubes affleure ou pénètre à l'intérieur de l'une de ces cavités, celles-ci étant obturées au moyen d'un opercule faisant partie intégrante de l'élément. 2. Elément selon la revendication 1, caractérisé en ce que cet élément est obtenu par moulage d'une matière plastique de faible densité, et présentant de grands allongements à la rupture sans risque de fragmentation. 3. Elément selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que cet élément est percé de trous d'allègement ne débouchant pas à la périphérie. 4. Elément selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que cet élément comprend des inserts métalliques destinés à assurer sa fixation au lanceur. 5. Elément selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que des empreintes sont réalisées sur la surface interne ou externe de ces opercules, ces empreintes jouant le rôle d'amorce de rupture facilitant la déchirure de celles-ci sous l'action d'une pression donnée. 6. Elément selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il coiffe l'extrémité avant du lanceur, les opercules se déchirant lors de la sortie des engins. 7. Elément selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il coiffe l'extrémité arrière du lanceur, les opercules se déchirant sous la pression des gaz éjectés par la tuyère des engins. 8. Lanceur d'engins balistiques, caractérise en ce qu'il est coiffé d'aumoins un élément selon l'une des revendications précédentes. 9. Lanceur d'engins selon la revendication 8, caractérisé en ce que ces engins sont des roquettes.