L'invention concerne la transmission par des liaisons d'acheminement de données qui utilisent un protocole synchrone binaire, et plus particulièrement une structure perfectionnée pour messages chiffrés dans des systèmes de transmission pour l'acheminement de données du type à protocole synchrone binaire. Des systèmes de transmission de données utilisant le concept de l'acheminement de données sont bien connus dans l'art antérieur. Une liaison pour l'acheminement de données comprend des lignes de transmission, des modulateurs-démodulateurs et d'autres équipements de communication utilisés pour la transmission d'informations de données entre au moins tdeux postes ou terminaux. L'équipement terminal constituant un poste peut varier à partir de l'équipement fondamental constitué par un lecteur d'émission/réception et une imprimante jusqu'à une unité de commande à laquelle sont reliés plusieurs dispositifs d'entrée/sortie. Les lignes de transmission et autres équipements sont en général alimentés par des sociétés exploitantes, ou bien des installations équivalentes peuvent être prévues par l'établissement individuel de la liaison pour l'acheminement de données. Le modulateur-démodulateur ou modem particulier à chaque poste de la liaison pour l'acheminement de données est déterminé par le type de canaux de transmission utilisés et par la vitesse d'opération de l'équipement terminal placé dans chaque poste. Toutes les transmissions de données s'effectuent par la ligne de communication sous la forme d'une séquence de signaux codés binaires. La commande de la liaison pour l'acheminement de données est réalisée par la transmission et l'identification de caractères spéciaux de commande de ligne. Le protocole de communication synchrone binaire (ESC) établit un jeu de règles pour la transmission synchrone de données codées binaires. Toutes les données d'un protocole de communication synchrone binaire sont transmises sous la forme d'un flot constitué d'une série de chiffres binaires (bits 0 et 1). Une communication synchrone signifie que le poste actif de réception situé sur un canal de transmission fonctionne par pas avec le poste d'émission par l'inter- médiaire d'une reconnaissance d'une structure particulière de bits (structure ou forme de synchronisation) au début de chaque bloc de transmission. Le protocole BSC permet trois codes particuliers d'émission. Chacun de ces codes est constitué de caractères graphiques (numériques, alphabétiques, spéciaux), de caractères fonctionnels (horizontal, tabulation, suppres- sion) et de caractères de liaison pour l'acheminement de données (début d'entête, début de texte, etc.). Chaque code présente différentes capacités pour les affectations totales graphiques et fonctionnelles et ces capacités reflètent la souplesse de chacun de ces codes. Ces derniers sont bien connus de l'homme de l'art -sous l'appellation de code d'échange décimal codé binaire étendu (EBCDIC), suivant la norme "United States of America Standard Code for Information Interchange." (USASCII), et sous l'appellation de transcode à six bits. La liaison pour l'acheminement de données peut être conçue pour fonctionner d'un point à un autre (deux postes) ou entre points multiples (deux ou plusieurs postes). Dans un fonctionnement de point à point, une situation d'encombrement peut apparaître lorsque deux postes tentent d'utiliser simultanément les lignes de communication. Pour réduire ce risque, un poste essaie la ligne à l'aide de certains caractères de commande tels que le caractère d'interrogation (ENQ). Ainsi, une série de caractères tels que le caractère de synchronisation (SYN) et le caractère d'interrogation (ENQ) constitue le schéma de demande de la commande de la ligne et laisse un temps maximal pour le - contrôle de la ligne. Si des demandes simultanées de la ligne apparaissent, un poste persiste dans son essai de demande afin de rompre la condition d'encombrement. Une fois que le poste accède à la commande de la ligne, la transmission du message peut commencer. Dans un système à points multiples, un poste d'un réseau est désigné comme étant le poste central ou principal. Les autres postes sont désignés comme étant des postes 3 2472890 auxiliaires. Le poste central commande toutes les trans- missions réalisées dans la liaison entre points multiples pour l'acheminement de données, soit par appel, soit par sélection des postes auxiliaires. L'appel constitue une invitation émise par le poste central vers un poste auxiliaire particulier afin que des données soient transmises de ce poste auxiliaire vers le poste central. Une sélection est une demande émise par le poste central vers l'un des postes auxiliaires, informant ce dernier qu'il doit recevoir un message de données en provenance du poste central. Ces possibilités de fonctionnement en appel et en sélection permettent au poste central de spécifier le poste d'émission et de commander le sens de l'émission dans le système. Chaque poste faisant partie d'une liaison à points multiples pour l'acheminement de données est affecté d'une adresse unique qui est utilisée pour solliciter l'attention d'un poste au cours d'un appel ou d'une sélection. Chaque adresse de poste est constituée de 1 à 7 caractères selon les exigences du poste particulier. Lorsque l'attention d'un poste est acquise et que ce poste réagit de manière affirmative, la transmission d'un message peut commencer. Le message est constitué d'un ou plusieurs blocs de données de texte. Le message est transmis sous la forme de blocs de texte afin de permettre un contrôle d'erreur plus précis et plus efficace. Les données contenues dans un bloc de texte sont identifiées par un caractère de début de texte (STX). De plus, les données de chaque bloc de texte, excepté le dernier, sont immédiatement suivies d'un caractère de fin de bloc de transmission (ETB) ou d'un caractère de bloc intermédiaire (ITB). Les données du dernier bloc de texte d'un message sont immédiatement suivies d'un caractère de fin de texte (ETX). En raison de la prolifération, dans la société moderne, des systèmes de liaison pour l'acheminement de données à grande vitesse, à grande précision et à coût réduit, des problèmes importants, concernant la sécurité des données de texte transmises, sont apparus. Les transactions ordinaires, qui étaient jusqu'à présent réalisées personnel- lement, par téléphone ou par correspondance écrite, sont de plus en plus effectuées au moyen de systèmes nouveaux de transmission pour l'acheminement de données. Ces systèmes sont exposés à l'espionnage et aux falsifications. Un moyen pour empêcher une altération du texte des données transmises par des liaisons pour l'acheminement de données consiste à recourir à des systèmes cryptographiques. Ces systèmes utilisent des méthodes pour le chiffrage ou la transformation d'une information afin qu'elle devienne inintelligible et, par conséquent, inutilisable par ceux n'ayant pas à y avoir accès. L'Office de Normalisation ("National Bureau of Standards"), en raison de sa responsabilité pour l'élaboration de normes concernant le traitement de l'infor- mation, a suggéré publiquement une norme de chiffrage de données (DES) qui utilise un algorithme spécifique exécutant un ensemble spécifique et non ambigu d'instructions. L'algorithme DES désigné par cet Office utilise un paramètre unique qui est appelé une clé. L'algorithme a été mis au point par la firme International Business Machines Corporation (IBM). Cette firme a permis à l'office de normalisation de disposer de l'algorithme en tant que norme de traitement de l'information. La firme IBM a engagé des procédures d'obtention de licences pour la construction d'appareillages électroniques utilisant cet algorithme. L'algorithme lui-même a été publié dans le fascicule "Federal Register" en Mars 1975 (40 FR 12067). La norme de chiffrage de données (DES) a pour but d'établir une méthode cryptographique protégeant des données de texte ayant un certain sens ou d'une certaine valeur et transmises par des systèmes de calculateurs et par des - réseaux d'acheminement de données. L'utilisation d'un grand nombre d'algorithmes de chiffrage différents résulte dans une incompatibilité fondamentale de l'équipement de transmission de données. En utilisant une seule norme de chiffrage de données, à savoir la norme DES, la compatibilité fondamentale nécessaire du réseau de communication est assurée. 2472890 L'algorithme DES est fondamentalement un chiffre de produit de bloc à recirculation, ayant une longueur de bloc égale à 64 et basé sur une longueur de clé de 64 bits, y compris 8 bits de parité. L'algorithme est décrit en totalité dans les normes concernant le traitement de l'information. Tous les détails de l'algorithme sont connus publiquement. La sécurité des données de texte dans un système utilisant l'algorithme à chiffrage-déchiffrage est assurée par l'utilisation de la clé qui est produite par chaque groupe d'utilisateurs autorisés d'une liaison particulière pour l'acheminement des données. Cette clé est produite de manière aléatoire et n'est distribuée qu'à chaque utilisateur autorisé. La clé doit être protégée et conservée de-manière confidentielle. Toute compromission de la clé compromet toutes les données et les ressources qui sont chiffrées par l'utilisateur de cette clé. L'algorithme normalisé de chiffrage de données spécifie principalement le chiffrage de 64 bits de données en un chiffre à 64 bits basé sur une clé à 64 bits, et le déchiffrage d'un chiffre à 64 bits en un bloc de données à 64 bits sur la base de la même clé à 64 bits. Les étapes et les tables de l'algorithme sont décrites en totalité et aucune ambiguïté ne subsiste dans l'algorithme proprement dit. Des variations dans la mise en oeuvre et l'utilisation de l'algorithme apportent des souplesses à son application en divers emplacements d'un système de calculateur ou dans un réseau de transmission. Ces variations portent sur le mode de formulation de l'entrée, que les données proprement dites ou une autre source d'entrée soient utilisées pour l'algorithme, sur le mode de production et de distribution de la clé, sur la fréquence des changements de la clé, etc. La mise en oeuvre fondamentale de l'algorithme est facilitée notamment par l'utilisation d'équipements électroniques à fonction spéciale. Cependant, cet algorithme peut également être mis en oeuvre par programmation de l'exécution dudit algorithme dans un microprocesseur. Dans tous les cas, la mise en oeuvre de l'algorithme est dans les compétences de l'homme de l'art. La sécurité globale offerte par l'algorithme est basée sur deux exigences principales, à savoir: le secret de la clé de chiffrage et la fiabilité de fonctionnement de l'algorithme. L'Office des Normes ("National Bureau of Standards"), par la publication des normes NI 1026 et NO 1027, décrit les critères minimaux de sécurité devant être satisfaits pour l'application de la norme DES aux télé- communications. Les normes NI 1026 et NO 1027 préconisent trois modes approuvés de mise en oeuvre de la norme DES. Le mode à réaction par chiffre est celui prévu pour le codage et le décodage de données à transmettre par l'intermédiaire de voies de communication. Lorsque l'algorithme DES est utilisé en mode de réaction par chiffre, l'entrée fournie à l'algorithme n'est pas constituée par les données proprement dites, mais plutôt par une file de données de sortie ayant été précédemment produites par l'algorithme de chiffre. Le mode d'opérations en réaction par chiffre met en oeuvre un système de mémorisation entrant dans sa conception. A tout instant (t), la sortie dépend des sorties précédentes de l'algorithme. L'opération de l'algorithme est considérée comme étant une opération de liaison ou de mode en chaîne. Le texte chiffré transmis est enchaîné de manière que chaque chiffre dépende à tout instant (t) de tous les chiffres précédents transmis depuis l'initialisation de l'opération. L'initialisation signifie qu'une entrée à 64 bits (vecteur d'entrée) est produite à un instant t1 et introduite dans le registre d'entrée de l'émetteur (algorithme de chiffre). A partir de cet instant, la totalité chiffrée dépend de ce remplissage initial du registre d'entrée. Pour remplir le registre d'entrée du récepteur, l'un de deux événements doit se produire lors de l'initialisation. Tout d'abord, le récepteur doit réaliser indépendamment le remplissage initial identique, ou bien, en variante, l'émetteur doit transmettre un texte chiffré suffisant pour remplir le registre d'entrée du récepteur avec le même texte chiffré que celui contenu dans le registre d'entrée de l'émetteur lors de l'initialisation. 7 2472890 Dans la norme NI 1027, l'office de normalisation ("National Bureau of Standards") a défini l'opération d'initialisation permettant l'utilisation d'un vecteur d'initialisation ayant une longueur minimale de 48 bits. Le vecteur d'initialisation est appliqué à l'émetteur et il est transmis au récepteur sous la forme d'un texte en clair, immédiatement avant chaque texte chiffré de message. Lors de l'utilisation d'un protocole de communication synchrone, une structure typique de message de données peut prendre la forme suivante: SYN, STX, (TEXT) ETX, BCC Un message de données chiffrées, tel que décrit dans la norme de traitement de l'information (FIPS) NO 46, peut prendre la forme suivante: SYN, STX, (IVJ (TEXT) ETX, BCC Le vecteur d'initialisation (iv) peut avoir une longueur de 8 multiplets (chaque multiplet étant constitué de 8 bits) transmis en clair. Le texte est chiffré. Le caractère de fin de texte (ETX) est également chiffré. Le caractère de contrôle de bloc (BCC) peut être chiffré facultativement. Le caractère de fin de texte (ETX) est chiffré car le récepteur, lorsqu'il commence à déchiffrer le texte chiffré reçu, ne peut déterminer le moment o il faut arrêter le processus du déchiffrage avant d'arriver au déchiffrage du caractère de fin de texte. Si le caractère de fin de texte était transmis en clair, il serait possible que le processeur de déchiffrage soit déclenché par des caractères chiffrés pouvant ressembler au caractère de fin de texte émis en clair. Avec la structure de message suggérée par la norme NBS ("National Bureau of Standards"), dans le cas ou une erreur apparaît au cours de la transmission du texte chiffré, le récepteur ne peut réaliser un déchiffrage correct, car l'émetteur et le récepteur perdent la synchronisation cryptographique. A ce moment, le récepteur ne peut détecter le caractère de fin de texte et il poursuit le déchiffrage tant que des caractères sont transmis. Dans certains réseaux d'acheminement de données, des recherches d'erreur sont effectuées dans toutes les transmissions à l'aide du caractère de contrôle de bloc (BCC). Ces contrôles sont effectués au niveau de noeuds- intermédiaires de la liaison d'acheminement de données, ces noeuds n'ayant pas accès à la clé secrète. Etant donné que dans la structure de message suggérée par la norme NBS, le caractère ETX et, le cas échéant, le caractère BCC sont chiffrés, il devient très difficile de procéder à une recherche d'erreurs à l'aide du caractère BCC sur les noeuds intermédiaires. La structure proposée dans la norme NBS introduit le vecteur d'initialisation (IV) dans le flot de bits du message de données à la suite du caractère STX. L'intro- duction du vecteur d'initialisation dans la structure du message provoque un retard égal à la longueur du vecteur, à savoir 6 octets. Ce retard entraîne une diminution du débit lors d'un dialogue réalisé sur la liaison d'acheminement de données. L'invention a pour objet l'élaboration d'une structure de message pour données chiffrées du type à protocole de communication synchrone binaire, qui soit souple afin de pouvoir être utilisée sans diminution de débit à la fois dans un système de point à point et dans un système à points multiples. La structure du message pour données chiffrées selon l'invention permet à un récepteur de mieux détecter la présence d'une erreur s'étant produite au cours de l'émission du texte chiffré. En outre, cette structure permet une recherche d'erreurs dans le message chiffré au niveau de noeuds intermédiaires d'une liaison d'acheminement de données, sans déchiffrage du message. A cet effet et selon l'invention, dans une structure de protocole de communication synchrone binaire, le vecteur d'initialisation ainsi que des mots d'information supplémentaires sont placés à la fin du message. Outre le vecteur d'initialisation dont la longueur est d'au moins 6 multiplets, des mots d'information (INF) et des caractères de fin de texte (ETX) et de contrôle de bloc (BCC) peuvent 9 2472890 être reliés à l'extrémité arrière de la structure BSC normalisée, à la suite du message ETX et BCC. Les mots INF peuvent contenir une information de signalisation à utiliser entre les dispositifs de chiffrage/déchiffrage, des caractères de suspension (ABORT) et des caractères de séquence (SEQ). L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est un schéma fonctionnel généralisé d'une liaison d'acheminement de données de point à point utilisant un algorithme de chiffrage/déchiffrage; la figure 2 est un schéma fonctionnel d'une liaison d'acheminement de données entre points multiples utilisant un algorithme de chiffrage/déchiffrage; la figure 3 est un schéma fonctionnel d'une liaison d'acheminement de données à arrêts multiples dans laquelle une seule branche de la liaison d'acheminement utilise un algorithme de chiffrage/déchiffrage; la figure 4 est une représentation abstraite de la structure convenant à une transmission entre un central et un terminal auxiliaire au moyen d'une liaison d'acheminement de données utilisant une structure de communication synchrone binaire; la figure 5 est une représentation abstraite de la structure de transmission entre un central et un terminal auxiliaire au moyen d'une structure de communication synchrone binaire; la figure 6 est une représentation abstraite de la structure pour une transmission entre un central et deux terminaux auxiliaires au moyen d'une communication synchrone binaire dans laquelle le central appelle les deux terminaux auxiliaires afin de savoir s'ils souhaitent communiquer avec lui; la figure 7 est une représentation abstraite de la structure pour une transmission par une liaison d'achemi- nement de données à l'aide d'une communication synchrone binaire dans laquelle le central communique avec plusieurs terminaux auxiliaires en sélectionnant l'un de ces terminaux afin de lui envoyer des messages; la figure 8 est une représentation abstraite de la structure de message suggérée NBS dans le cas d'un message chiffré selon l'algorithme DES de la norme de l'office "National Bureau of Standards", dans le mode à réaction par chiffre; la figure 9 est une représentation abstraite d'une structure de message pouvant être utilisée dans une liaison d'acheminement de données utilisant un protocole de communication synchrone binaire dans lequel le message est chiffré conformément à l'algorithme DES de l'office "National Bureau of Standards" dans le mode à réaction par chiffre conformément à l'invention; la figure 10 est un schéma fonctionnel illustrant la fin de l'émission du processus chiffré, conformément à l'invention et à l'algorithme DES à réaction par chiffre de la norme de l'office "National Bureau of Standards"; la figure 11 est un schéma fonctionnel illustrant la fin de la réception du processus de déchiffrage conformément à l'invention et à l'algorithme DES; la figure 12 est un organigramme illustrant le processus de l'algorithme DES de la norme de l'office "National Bureau of Standards"; la figure 13 est un organigramme illustrant le processus de la fonction de combinaison (F) utilisée lors de l'exécution de l'algorithme DES de la figure 12; la figure 14 est un schéma fonctionnel illustrant la fin de l'émission du processus chiffré -conformément à l'invention et à l'algorithme DES en mode à réaction par chiffre pour une liaison d'acheminement de données à points multiples, dans laquelle chaque terminal auxiliaire est affecté de sa propre clé; la figure 15 est un organigramme illustrant le programme utilisé par un microprocesseur du dispositif de chiffrage pour traiter le protocole d'un bloc de texte à l'extrémité de réception ou d'émission d'une liaison d'acheminement de données; et -11 2472890 la figure 16 représente une partie d'organi- gramme pouvant être ajoutée à l'organigramme de la figure 15 et illustrant le traitement d'une information supplémentaire de signalisation qui s'ajoute au vecteur d'initialisation aux deux extrémités de réception et d'émission de la liaison d'acheminement de données. Le concept de base d'une communication sûre par suite de la transmission d'un texte chiffré est illustré sur la figure 1. Le terminal ou la liaison d'acheminement de données comprenant un calculateur ou terminal 21 à une première extrémité et un terminal qui peut être un autre calculateur, un visuel à tube à rayon cathodique ou autre élément 29, à l'autre extrémité, est connecté au moyen d'un élément 25 de transmission. A la sortie du calculateur, un dispositif 23 de chiffrage reçoit les données numériques du calculateur 21. Ce dispositif 23 chiffre les données qu'il reçoit, le chiffrage étant déterminé par la clé secrète 33 qui lui est fournie et conformément à l'algorithme de chiffrage au moyen duquel il est commandé. Le texte chiffré ainsi obtenu est ensuite transmis par l'élément 25 vers l'extrémité de réception, à savoir le terminal 29, o il est reçu d'abord par un dispositif 27 de déchiffrage. Le dispositif 27 de déchiffrage reçoit également la clé secrète 33. Le dispositif 27 déchiffre le texte chiffré conformément à l'algorithme de déchiffrage et à la clé 33 qui lui est appliquée. Le texte déchiffré (texte clair) est ensuite transmis au terminal 29 pour être utilisé. La clé utilisée par le dispositif 23 de chiffrage sur le lieu d'émission est la même que celle devant être utilisée sur le lieu de réception par le dispositif 27 de déchiffrage. La transmission de la clé de l'extrémité d'émission vers l'extrémité de réception de la liaison d'acheminement de données peut prendre de nombreuses formes. La clé peut être tenue à la main ou transmise par l'élément de transmission. Si la clé est transmise, elle' peut faire l'objet d'une modification dynamique pour chaque message transmis de l'émetteur au récepteur, mais elle doit à son tour être chiffrée par une clé maîtresse qui ne change pas. La figure 2 représente une liaison d'achemine- ment de données à points multiples dans laquelle un poste central, comprenant un calculateur 21, un dispositif principal 39 de chiffrage/déchiffrage de données et un modem principal 41, est en communication avec plusieurs unités auxiliaires de réception/émission. Le poste central comprenant le calculateur 21, le dispositif principal 39 et le modem principal 41, répartit les communications entre les terminaux auxiliaires 29, 37 et 35 en utilisant un protocole d'appel ou de sélection. Le dispositif principal 39 qui, selon l'invention, est capable de chiffrer et de déchiffrer des données, possède la possibilité de mémoriser et d'utiliser plusieurs clés secrètes affectées spécifiquement à des terminaux auxiliaires individuels. Dans le système représenté sur la figure 2, le dispositif principal 39 de chiffrage/déchiffrage de données doit pouvoir disposer de trois clés, à savoir une pour le terminal 29, une pour le terminal 37 et une pour le terminal 35. L'utilisation de modems dans une liaison d'acheminement de données indique que le moyen 25 de transmission peut être une ou plusieurs lignes téléphoniques réservées et affectées à l'utilisateur du système, ou bien le réseau général commuté. Le calculateur 21, ainsi que le modem 41 du poste central, établit un dialogue entre l'un quelconque des postes auxiliaires du système d'acheminement de données, par la mise en oeuvre de techniques d'appel ou de sélection. Les dispositifs auxiliaires 45, 47 et 53 de chiffrage/déchiffrage de données diffèrent du dispositif principal 39 de chiffrage/déchiffrage dans la mesure o le dispositif principal est capable de mémoriser et d'utiliser plus d'une clé de chiffrage/déchiffrage alors que les dispositifs auxiliaires ne possèdent pas cette capacité. De plus, le dispositif principal 39 de chiffrage de données est capable de générer de nouvelles clés de chiffrage qui peuvent être transmises aux dispositifs auxiliaires 45, 47 et 53 de chiffrage de données par certains moyens commodes de communication. Il est possible d'utiliser un nombre 1 2 quelconque de modems 41, 43, 49 et 51, d'une manière bien connue de l'homme de l'art. Ces modems sont choisis en fonction des canaux 25, 55 et 57 utilisés dans la liaison d'acheminement de données à points multiples. Le canal utilisé détermine dans une mesure importante la vitesse de transmission des données, le terminal du poste central et le terminal du poste auxiliaire constituant également un facteur important. La figure 3 représente un système de liaison pour l'acheminement de données à points multiples dans lequel une seule extrémité est conçue pour une transmission sûre de données alors que les autres extrémités ne peuvent qu'émettre et recevoir un texte en clair. Le système de la figure 3 ne diffère pas fondamentalement du système de la figure 2, sauf par le fait que -le dispositif central 40 de chiffrage/déchiffrage de données, situé dans-le poste central de même qu'un calculateur 21 et le modem principal 41, ne contient qu'une clé de chiffrage mémorisée et destinée à être utilisée pour exécuter le chiffrage et le déchiffrage de messages transmis entre le calculateur 21 et le terminal 29 constituant la partie de la liaison d'acheminement de données pour laquelle la sécurité est demandée. Les autres unités auxiliaires, à savoir les terminaux 61 et 59 connectés au poste central par les moyens de transmission 55, 57 et les modems 51, 49, respectivement, émettent et reçoivent des données en clair. Lorsque le calculateur 21 et le modem 41 du poste central communiquent avec les terminaux 59 et 61 par suite d'un appel ou d'une sélection de ces unités auxiliaires par l'émetteur/récepteur du poste central, le dispositif principal 40 de chiffrage/déchiffrage de données est placé essentiellement hors circuit car il n'exécute pas sa fonction de chiffrage ou de déchiffrage. Le dispositif central 40 n'exécute sa fonction de chiffrage que lorsque le poste central est en communication avec le terminal auxiliaire 29 pendant l'émission de données, sa fonction de déchiffrage n'étant réalisée que pendant la réception de données provenant du terminal auxiliaire 29. 1 3 14 2472890 Le protocole de communication synchrone binaire (BSC) assure la gestion ordonnée du dialogue entre un central et un poste auxiliaire dans un système de liaison d'achemine- ment de données point à point ou à points multiples. La figure 4 illustre une séquence de structures de messages entre un postecentral 63 qui souhaite transmettre une information à un poste auxiliaire 65 devant recevoir l'information. En demandant une ligne dans une opération point à point ou dans une opération à points multiples, l'émetteur central émet un bloc 67 de commande qui est constitué de caractères synchrones et d'un caractère d'interrogation. Le caractère synchrone est indiqué en (SYN) et le caractère d'interrogation est indiqué en (ENQ). En règle générale, le caractère (ENQ) est utilisé pour demander la ligne dans une connexion de ligne point à point. Dans une connexion de lignes à points multiples, il est utilisé pour indiquer la fin d'une séquence d'appel ou de sélection. Le terminal auxiliaire réagit au caractère (ENQ) en transmettant au central un bloc de commande constitué de caractères (SYN) et de caractères d'accusé de réception (ACKO). Le caractère (ACKO) constitue une réponse positive à une sélection par le central dans un système à points multiples ou à une demande de ligne par le central dans un système point à point. Une réponse d'accusé de réception indique que le récepteur est prêt à accepter un bloc de données. Par conséquent, l'unité centrale émet un bloc 69 de texte de données qui comprend des caractères synchrones (SYN), des caractères de début de texte (STX), un texte, des caractères de bloc de fin de texte (ETB) et des caractères de contrôle de bloc (BCC). Le terminal récepteur auxiliaire 65, en réponse aux caractères (ETB), recherche les caractères (BCC) et les utilise pour la détection d'erreurs dans les données émises dans ce bloc de texte. Lorsqu'aucune erreur n'est détectée, le récepteur auxiliaire 65 réagit en renvoyant à l'émetteur central un bloc 73 de commande qui comprend des caractères (SYN) et des caractères d'accusé de réception (ACK1). Le caractère (ACK1) indique à l'émetteur central que le bloc de données de texte précédent a été reçu 2472890 sans erreur et que le bloc suivant de données de texte peut être transmis. Par conséquent, s'il a d'autres données à transmettre, le central peut recommencer son émission avec un autre bloc de texte analogue au bloc 65 de texte et commençant par des caractères synchrones (SYN) 75. La figure 5 illustre une communication entre un central et un terminal auxiliaire et elle représente les structures de messages pour un mode "dialogue" limité. Le terminal central d'émission demande la ligne dans un système point à point en émettant un bloc 81 de commande qui est constitué de caractères (SYN) et de caractères (ENQ). La réponse du terminal auxiliaire est un bloc 83 de commande constitué de caractères (SYN) et de caractères (ACKO). A la réception des caractères (ACKO), le central émet son bloc de message constitué de caractères (SYN), de caractères (STX), d'un texte et, si ceci constitue la totalité de ce que le central souhaite émettre, des caractères de fin de texte (ETX) et des caractères (BCC). A la réception des caractères (ETX) et (BCC), le terminal auxiliaire-peut, s'il souhaite transmettre des données au central, répondre avec un bloc 87 de texte plutôt que par le bloc de commande (ACK1) montré sur la figure 4. La réponse conversationnelle de l'auxiliaire 79 au central 77 s'effectue par la transmission d'un bloc 87 de texte au central. Le bloc de texte comprend les caractères (SYN), les caractères (STX), des données de texte, des caractères (ETX) et des caractères (BCC). Le central réagit à la réception de ce bloc de texte en recherchant les erreurs dans les données reçues. Si aucune erreur n'apparaît, le central transmet à l'auxiliaire 79 un bloc 89 de commande qui comprend des caractères (SYN) et des caractères La figure 6 représente la mise en forme de l'échange de messages dans une opération à points multiples dans laquelle un poste central appelle deux postes auxiliaires différents. Il convient de se rappeler qu'en mode d'appel, le poste central demande à une série de terminaux auxiliaires s'ils souhaitent transmettre des données à ce poste central. La figure 6 montre un terminal central 91 - 472890 communiquant avec un auxiliaire A comprenant un terminal 93 et un auxiliaire B comprenant un terminal 95. Pour débuter la séquence, le central 91 émet un bloc 97 de commande d'initialisation qui est constitué de caractères de remplissage (PAD), de caractères (SYN), de caractères de fin de transmission (EOT), d'un autre caractère de remplissage (PAD), d'un caractère (SYN), de plusieurs caractères (A) d'identification du poste (A) et d'un caractère (6) d'identification d'un équipement spécifique pouvant être un lecteur, de caractères (ENQ) et d'un autre caractère (PAD). Le caractère (EOT) est utilisé pour reposi- tionner tous les postes auxiliaires de la ligne. Le caractère (ENQ) est utilisé pour indiquer la fin d'une séquence d'appel. Les caractères (PAD), qui peuvent être constitués d'une série de bits ayant tous la valeur 1, assurent l'émission et la réception complètes des premiers ou derniers bits significatifs du caractère précédent. Les caractères (SYN) assurent simplement la synchronisation entre les postes récepteurs et les postes émetteurs. Etant donné que le bloc 97 de séquence d'initia- lisation s'adresse au terminal auxiliaire A, ce dernier réagit par un bloc 99 de commande qui comprend des caractères (PAD), des caractères (SYN), des caractères (EOT) et un autre caractère (PAD). Cette réponse indique que le terminal A n'a rien à transmettre. Pendant que le terminal auxiliaire A transmet le bloc 99 de commande au central, il est demandé à ce dernier d'attendre la réception de la réponse du terminal auxiliaire. Ainsi, pendant cette période, conformément à la structure "BiSynch", aucune donnée n'est transmise. A la réception de la réponse 99 de l'auxiliaire A, le central s'adresse à l'auxiliaire B tout à fait de la même manière, sauf qu'il n'a pas à utiliser la série de caractères (PAD), (SYN) et (EOT), comme précédemment, car l'ensemble du système est déjà initialisé. Par conséquent, en s'adressant à l'auxiliaire B,. le central émet le bloc 101 qui comprend des caractères (PAD), des caractères (SYN), deux caractères d'adresse (B) de l'auxiliaire B, un caractère (6) d'adresse de lecteur, des caractères (ENQ) et un autre caractère (PAD). L'auxiliaire B 95 répond par un bloc 103 de texte qui comprend des caractères (PAD), des caractères (SYN), un caractère de début d'entête (SOH), qui indique qu'un caractère d'entête doit suivre, et un caractère d'entête. Un caractère d'entête contient une information auxiliaire telle qu'une information de programme ou de priorité, devant être utilisée par le central pour traiter le texte transmis. Le ou les caractères d'entête sont suivis d'un caractère de début de texte, du texte, de caractères (ETB) de fin de transmission de bloc, d'un caractère (BCC) et d'un caractère (PAD). En réponse à la réception d'un bloc de texte 103, le central 91 produit un bloc 105 de commande qui comprend des caractères (PAD), des caractères (SYN), des caractères (ACK1) et un autre caractère (PAD). Le caractère (ACK1) indique simplement que l'information de texte est reçue sans erreur. Le terminal 95 de l'auxiliaire B peut souhaiter continuer l'émission d'un autre bloc de données et, à cet effet, il produit un bloc 107 de texte qui peut comprendre des caractères (PAD), des caractères (SYN), des caractères (STX), le texte, des caractères (ETX), un caractère (BCC) et un caractère (PAD). Il apparaît donc que les caractères de début d'entête et d'entête ne sont pas utilisés dans le second bloc 107, car le central sait déjà qu'il a à traiter le texte en cours de réception. Etant donné qu'un caractère de fin de texte (ETX) est transmis, le central sait que ceci correspond à la fin de l'émission du texte. Le central 91 réagit alors en produisant un bloc 109 de commande qui indique la réception du texte sans erreur en provenance de l'auxiliaire B. Le bloc 109 de commande contient des caractères (PAD), des caractères (SYN), un caractère (ACKO) et un autre caractère (PAD). En réponse à ce bloc, le terminal 95 de l'auxiliaire B produit un bloc 111 de commande qui comprend des caractères (PAD), des caractères (SYN), un caractère (EOT) de fin de transmission et un autre caractère (PAD) Le caractère (EOT) de fin de transmission contenu dans le bloc 111 et transmis par le terminal 95 de l'auxiliaire B au central 91 indique que l'auxiliaire B n'a plus rien à émettre. Par conséquent, le central 91 commence sa séquence d'appel en émettant un bloc 113 qui est un bloc d'initialisation et qui est identique au bloc 97. Si le terminal 93 de l'auxiliaire A n'a encore rien à transmettre au central, il émet de nouveau une réponse 115 à bloc de commande comprenant des caractères (PAD), des caractères (SYN), un caractère (EOT) et un autre caractère (PAD). Le central 91 transmet alors de nouveau un bloc 117 d'appel au terminal 95 de l'auxiliaire B, ce bloc 117 étant identique au bloc d'appel 101. La figure 7 illustre la mise en forme d'une communication de messages entre un central et deux auxiliaires 123 et 125 dans une séquence de sélection. Il convient de se rappeler que la séquence de sélection est une séquence au moyen de laquelle le central 121 interroge des terminaux auxiliaires tels que les terminaux 123 et 125 de la liaison d'acheminement de données afin de savoir s'ils sont capables de recevoir des données du central. Au début de la séquence, le central 121 émet un bloc d'initialisation 127 qui peut contenir des caractères (SYN), des caractères (EOT), un caractère (PAD), un autre caractère (SYN), deux caractères (a) d'identification d'auxiliaire, un caractère (1) d'identification d'équipement de terminal indiquant la présence d'une imprimante, par exemple, un caractère (ENQ) et un autre caractère (PAD). Etant donné que le terminal 123 de l'auxiliaire A fait l'objet d'un adressage, l'auxiliaire A réagit par un bloc 129 de commande qui peut comprendre des caractères (PAD), des caractères (SYN), un caractère d'accusé de réception négatif (NAK), et un autre caractère (PAD). Le caractère (NAK) indique au central que l'auxiliaire A n'est pas prêt à recevoir un texte du central 121. Le central peut ensuite interroger l'auxiliaire B en émettant un bloc 131 de commande qui comprend des caractères (SYN), des caractères (EOT), un caractère (PAD), un autre caractère (SYN), plusieurs caractères (b) d'adresse d'auxiliaires, un caractère (1) d'identification d'équipe- ment de terminal, un caractère (ENQ) et un autre caractère (PAD). Etant donné que le terminal 125 de l'auxiliaire B fait l'objet d'un adressage, il réagit par un bloc 133 de commande qui comprend des caractères (PAD), des caractères (SYN), un caractère (ACKO) et un autre caractère (PAD). Le caractère (ACKO) est un accusé de réception affirmatif qui indique au central 121 que l'auxiliaire B est prêt à recevoir un texte de ce central. En réponse au bloc 133 de commande, le central 121 transmet ses données dans un bloc 135 de texte qui comprend des caractères (PAD), des caractères (SYN), un caractère (STX), un texte, et un caractère (ETX), un caractère (BCC) et un caractère (PAD). A la réception du bloc 135, si aucune erreur n'est apparue dans la transmission ainsi que cela est vérifié par l'auxiliaire B de réception au moyen des caractères de contrôle de bloc, l'auxiliaire B réagit en transmettant au central un bloc 137 de commande qui comprend des caractères (PAD), des caractères (SYN), un caractère (ACK1) et un autre caractère (PAD). Le caractère (ACK1) indique que le bloc de texte émis précédemment a été reçu sans erreur. En réponse au bloc 137, le central 121 émet un bloc 139 de commande qui comprend des caractères (PAD), des caractères (SYN), un caractère (ETX) et un autre caractère (PAD) indiquant au terminal 125 de l'auxiliaire B que le central ne souhaite pas émettre davantage de données. La description précédente de structures de message dans le système de dialogue BSC convient à des liaisons d'acheminement de données de point à point et à points multiples. Si le texte à transmettre à l'aide de telles liaisons doit être hautement protégé, il faut le chiffrer. Si le chiffrage doit être réalisé suivant l'algorithme DES de l'office "National Bureau Standards", utilisé en mode de réaction par chiffre, la structure du bloc de données pour un bloc 141 de texte, suggérée par cet office et montrée sur la figure 8, doit être utilisée. Un bloc 141 de données comprend des caractères (SYN) 143, des caractères (STX) 145, un vecteur d'initialisation (IV) 147 pouvant avoir toute dimension comprise entre 6 et 8 multiplets, chaque multiplet comportant 8 bits dans la structure BSC, un bloc 2472890 149 de texte qui est chiffré et un caractère (ETX) 155, qui est également chiffré, ainsi qu'un caractère de contrôle de bloc (BCC) 153 qui peut être chiffré ou émis en clair. Le vecteur d'initialisation 147 est utilisé au récepteur auxiliaire pour initialiser le processus de déchiffrage afin que les caractères 149 de texte transmis dans le bloc 141 de texte puissent être déchiffrés correcte- ment comme indiqué plus en détail ci-après. L'algorithme DES, lorsqu'il est utilisé en mode de réaction par chiffre, exige que l'algorithme de chiffrage et les algorithmes de déchiffrage partent exactement du même état initial. Ainsi, les caractères 147 de vecteur d'initialisation sont utilisés pour débuter le processus de chiffrage qui a pour résultat la formation du texte chiffré 149 dans le central émetteur. Le même vecteur -d'initialisation est ensuite introduit dans le bloc 141 de texte chiffré, entre le caractère (STX) 145 et le texte chiffré 149, de manière qu'il puisse être reçu par le terminal auxiliaire récepteur avant la réception du texte chiffré 149 afin d'initialiser l'algorithme de déchiffrage DES de l'auxiliaire en vue du déchiffrage du texte chiffré 149. Ainsi qu'il ressort de la structure 141 du texte chiffré montrée sur la figure 8, l'inclusion du vecteur d'initialisation 147 entre le caractère (STX) 145 et le texte chiffré 149 du bloc de texte réduit le débit de la liaison d'acheminement de données, cette réduction de débit correspondant à la longueur du vecteur d'initialisation 147. Ainsi qu'on peut s'en apercevoir en considérant la mise en forme des messages de communication dans un système point à point et dans un système à points multiples, comme montré sur les figures 4, 5, 6 et 7, dans un protocole BSC, un laps de temps important existe toujours entre les messages dans une situation d'aller-retour. Une situation d'aller- retour est toujours présente car, dans un protocole BSC, il faut que le terminal renvoie une réponse dans les modes d'appel, de sélection ou d'encombrement avant qu'il puisse de nouveau émettre dans le même sens. L'invention tire avantage de ce délai entre les messages de même sens en plaçant le vecteur d'initialisation ainsi qu'une information de commande supplémentaire à l'extrémité arrière d'un bloc de texte, comme montré sur la figure 9 qui représente un bloc 155 de texte. Une structure de message selon l'invention, utilisant les critères BSC, comprend des caractères (SYN) 157 suivis de caractères (STX) 159, du texte 161, de caractères (ETX) 163, de caractères (BCC) 165, de caractères (INF) 167, d'un vecteur d'initiali- sation 169, d'un second caractère de fin de texte (ETX') 171 et d'un second caractère de contrôle de bloc (BCC') 173. Les caractères de texte 161, le caractère de fin de texte 163 et les caractères 165 de contrôle de bloc du bloc 155 de texte doivent être chiffrés conformément à l'algorithme DES en mode de réaction par chiffre. Les caractères de commande de fin tels que le caractère (INF) 167, le vecteur d'initialisation 169 et le second caractère (ETX') 171, ainsi que le caractère (BCC') 173, sont transmis en clair, de même que les caractères (SYN) 157 et les caractères (STX) 159 qui débutent le bloc 155 de message. Comme décrit en regard de la structure de message chiffré montrée sur la figure 8, l'utilisation de l'algorithme de chiffrage DES en mode de réaction chiffré demande au terminal émetteur de transmettre un vecteur d'initialisation au terminal récepteur. Avant la réception du texte chiffré par le terminal récepteur, le vecteur d'initialisation est utilisé pour placer l'algorithme de chiffrage du récepteur dans le même état que celui de l'algorithme de chiffrage de l'émetteur au début du chiffrage du texte chiffré à émettre. C'est la raison pour laquelle le bloc de texte chiffré de la figure 8 montre les caractères de vecteur d'initialisation apparaissant dans le corps du bloc, immédiatement avant les caractères de texte. Le bloc 155 de texte chiffré selon l'invention place le vecteur 169 d'initialisation ainsi qu'une information supplémentaire et des caractères de fin de texte et de contrôle de bloc à l'extrémité arrière du bloc de texte chiffré. L'invention prévoit que le récepteur de déchiffrage 22 2472890 saisisse le vecteur d'initialisation au début de la transmission d'un message à partir d'un bloc de texte chiffré précédent et qu'il utilise ce vecteur d'initialisation pour initialiser son algorithme de chiffrage en préparation à la réception du bloc de texte suivant. Ainsi, comme montré sur la figure 9, le bloc de texte chiffré 155 est supposé être le deuxième bloc de texte d'une série. Si tel est le cas, le vecteur 169 d'initialisation situé à l'extrémité arrière du bloc 155 de texte est utilisé par l'algorithme de chiffrage du récepteur pour initialiser l'algorithme pour le bloc de texte chiffré (non représenté) qui suit le bloc 155. Il est inutile de préciser qu'au tout début de l'émission des données, soit en mode d'appel, soit en mode de sélection dans un système multimode, le central, en émettant le bloc de commande d'initialisation, incorpore également le premier vecteur d'initialisation. Tous les vecteurs suivants d'initialisation sont ensuite émis pendant qu'un terminal auxiliaire répond au central, ce qui accroît notablement la capacité de débit du système par rapport à la structure de messages de textes chiffrés de l'art antérieur, montrée sur la figure 8. Dans certaines liaisons d'acheminement de données à points multiples, des noeuds intermédiaires sont utilisés. Bien qu'un tel système ne soit pas représenté sur les figures, il peut être considéré simplement comme étant constitué d'une série de points de réception et d'émission situés le long du milieu de transmission, entre l'émetteur du bloc de texte chiffré et le récepteur de ce bloc. Dans un grand nombre de ces systèmes, ces noeuds intermédiaires sont conçus pour contrôler le texte transmis afin de détecter des erreurs de transmission au moyen de caractères de contrôle de bloc (BCC) qui suivent les caractères de fin de texte ou de fin de bloc de transmission. Le bloc de texte chiffré de la figure 8 ne permet pas aux noeuds intermédiaires d'assumer une telle fonction, car les caractères (ETX) sont chiffrés et les caractères (BCC) sont de préférence chiffrés pour des raisons de sécurité. Ces noeuds intermédiaires n'ont pas 23 2472890 accès à la clé et ils ne sont pas capables de procéder à un déchiffrage dans le cas o ils ont accès à la clé. Le contrôle d'erreurs de transmission au niveau de ces noeuds intermédiaires est donc très difficile et gênant. L'invention prévoit la transmission d'un caractère supplémentaire de fin de texte et de contrôle de bloc après le vecteur 169 d'initialisation du bloc 155 de texte chiffré. Le second caractère de fin de texte (ETX') 171 et le caractère de contrôle de bloc (BCC') 173 sont transmis en clair. Le caractère de contrôle de bloc (BCC') 173 est lié à la version chiffrée du bloc de texte 155 qui contient le texte chiffré 161, le caractère chiffré (ETX) 163, le caractère chiffré (BCC) 165 ainsi que le caractère (PAD) 167 en clair, si ce dernier est présent, et le caractère d'initialisation 169 en clair. Par conséquent, toute la série de caractères chiffrés et en clair peut être contrôlée afin que des erreurs de transmission puissent être détectées au niveau des noeuds intermédiaires d'un réseau à noeuds multiples. Les noeuds intermédiaires permettent la détection d'erreurs de transmission dans un bloc de message reçu sans qu'il soit nécessaire de déchiffrer le texte. Ceci peut également être réalisé au niveau du récepteur final qui présente la possibilité de déchiffrer le texte ainsi que le caractère 165 de contrôle de bloc qui est également chiffré. Les caractères (INF) 167 du bloc 155 de texte chiffré selon l'invention peuvent comprendre l'une quelconque d'une série de caractères telle que celle qui suit (INF)" (SEQ) (ABORT) (SIG) Le caractère (INF) peut donc être, en fait, constitué de caractères de séquence (SEQ) qui ne sont rien d'autre qu'un nombre facultatif, d'un ou deux caractères de longueur et chiffré. Le récepteur déchiffre le caractère de séquence (SEQ) et assure que la séquence du message à blocs multiples est en ordre. Ainsi, pour le premier bloc de texte chiffré d'une série, le caractère de séquence indique qu'il s'agit du premier bloc de texte chiffré. L'utilisation du caractère de - 2472890 séquence selon l'invention facilite la détection d'une inter- férence de lecture. Une interférence de lecture résulte de l'utilisation d'un enregistreur à bande pour répéter, d'une manière non autorisée, les messages chiffrés reçus et pour les transmettre au dispositif de déchiffrage à réaction par chiffre. Si la clé n'a pas été modifiée, le récepteur la déchiffre correctement et l'utilise pour certains types de messages tels que ceux indiquant le montant de fonds, de dépôts, de commandes de marchandises, etc. Ceci pourrait -avoir des résultats désastreux car deux ordres, par exemple deux demandes de dépôt au lieu d'une, pourraient être reçus par le récepteur de déchiffrage. L'utilisation du caractère d'arrêt (ABORT) dans le bloc 155 de texte chiffré selon l'invention est très avantageuse. Le caractère (ABORT) placé dans la position des caractères (INF) 167 du bloc 165 de texte chiffré peut être transmis en clair. Si une erreur de transmission s'est produite dans le texte chiffré, le dispositif de déchiffrage du récepteur ne peut détecter le caractère 163 de fin de texte et il continue normalement à déchiffrer ou à tenter de déchiffrer tous les caractères qui suivent. Avec l'utilisa- tion d'un caractère (ABORT) dans la position du caractère (INF) 167 du bloc 155 de texte chiffré, le récepteur détecte le caractère (ABORT), ce qui indique l'apparition d'une erreur de transmission au récepteur et permet à ce dernier d'arrêter le processus de déchiffrage. Dans un système de liaison pour l'acheminement de données à points multiples, le caractère (ABORT) peut également être utilisé pour identifier la fin d'un message pour les terminaux de la liaison ne possédant pas la clé correcte. En d'autres termes, si le central d'émission/réception est en dialogue avec un auxiliaire A à l'aide d'une clé A, les auxiliaires B et C, par exemple, qui tentent de déchiffrer un texte ayant été chiffré au moyen d'une clé A, sont incapables de déchiffrer le texte correcte- ment à l'aide de leurs clés B et C, ce qui ne permet pas la détection du caractère 163 de fin de texte. Par conséquent, l'absence de la détection du caractère 163 de fin de texte avant l'apparition du caractère (ABORT) dans la position 167 du bloc 155 de texte chiffré indique que le message n'est pas destiné à ces terminaux récepteurs particuliers. Les caractères de signalisation (SIG) du caractère (INF) peuvent être toute information que l'émetteur souhaite communiquer au récepteur, par exemple une information de diagnostic ou de nouvelles clés. Comme montré sur les figures 2 et 3, deux dispositifs de chiffrage/déchiffrage sont nécessaires pour la transmission du texte chiffré d'une extrémité à l'autre d'une liaison d'acheminement de données. Ces dispositifs de chiffrage/déchiffrage peuvent être constitués, soit par des circuits spécialisés et réservés, soit par un dispositif ayant pour base un microprocesseur qui fonctionne conformé- ment à une chaîne de micro-instructions afin d'exécuter l'algorithme de chiffrage/déchiffrage et à des instructions de logiciel pour la mise en forme ou la réponse aux blocs de texte, conformément au protocole utilisé, par exemple le protocole BSC décrit dans le présent mémoire. La forme préférée de réalisation dé l'invention comprend un microprocesseur programmé au moyen d'une cha ne de micro-instructions afin d'exécuter l'algorithme DES de chiffrage/déchiffrage et programmé par un logiciel pour mettre en forme les blocs de texte chiffrés conformément à la structure de l'invention montrée sur la figure 9. Dans une telle application, l'algorithme de chiffrage/déchiffrage est en fait exécuté sous la forme d'un sous-programme du logiciel de commande qui dirige l'émission et la réception des blocs de textes chiffrés. La figure 10 représente le programme de chiffrage d'émission pour l'algorithme DES en mode de réaction par chiffre. La figure 11 montre le programme de déchiffrage qui est exécuté par le récepteur. En ce qui concerne tout d'abord le chiffrage des données reçues d'un terminal d'émission (figure 10), le texte en clair est reçu du terminal (non représenté) par une ligne à 8 bits parallèles qui est soumise à une fonction OU- exclusif au moyen d'une porte OU-exclusive 177 d'entrée à 26 2472890 16 bits connectée à la sortie d'un tampon 189 de sortie. Les 8 bits résultants sur la ligne 179 constituent le texte chiffré qui est dirigé vers un modem (non représenté) pour être transmis. Le signal de sortie résultant est en outre renvoyé au tampon 181 d'entrée. Ce processus de réaction est prolongé jusqu'à ce que le tampon 181 d'entrée, qui est un tampon à 64 bits, soit totalement plein. A ce moment, le signal de sortie du tampon 181 est appliqué au registre 183 d'entrée de l'élément de chiffrage. Le contenu de ce registre 183 est appliqué sous la forme d'un mot parallèle à 64 bits à l'algorithme 185 de chiffrage qui est décrit ciaprès. Le processus de chiffrage qui en résulte ayant été exécuté, le mot à 64 bits ainsi obtenu est appliqué au registre 187 de sortie de chiffrage. Un tampon 189 de sortie retire le contenu du registre 187 de sortie de chiffrage et le transmet à la porte OU-exclusive 177 par octets successifs. Le processus de chiffrage exécuté par la fonction de chiffrage est commandé par une clé à 64 bits qui est transmise du registre 193 de clé au processus 185 d'algorithme de chiffrage. Le processus de déchiffrage est la réplique exacte du processus de chiffrage, ainsi qu'il apparait sur la figure 11. La seule différence est que ce processus part du texte chiffré au lieu du texte en clair. Le texte chiffré provient d'un modem (non représenté) sous la forme d'une structure à 8 bits par une ligne 195 et il est appliqué comme signal d'entrée à une porte OU-exclusive 197 et comme signal d'entrée à un tampon 201 d'entrée. Le tampon 201 est un tampon à 64 bits qui est chargé d'octets. Lorsque ce tampon 201 est totalement chargé, son contenu est transmis au registre 203de chiffrage. Lorsque le processus de chiffrage doit commencer, le contenu du registre 203 d'entrée de chiffrage est appliqué à l'algorithme 207 de chiffrage qui agit sur le texte chiffré reçu, conformément à la clé provenant du registre 209 de clé, afin de produire un mot à 64 bits transmis au registre 211 de sortie de chiffrage. Le contenu du registre 211 de sortie est retiré par un tampon 213 de sortie et transmis sous la forme d'octets à la porte 27 2472890 OU-exclusive 197 dans laquelle il est ramené à zéro avec le texte chiffré d'entrée afin que le texte en clair, constitué d'octets, soit appliqué à une ligne 199. La porte OU- exclusive 197 exécute en fait la fonction de déchiffrage. L'invention utilise l'algorithme de chiffrage DES dans le mode de réaction chiffré aussi bien à l'extrémité de l'émetteur qu'à l'extrémité du récepteur. On utilise pendant le processus du déchiffrage les mêmes bits de clé que ceux utilisés pendant le processus du chiffrage. Par conséquent, la seule différence entre le processus de chiffrage et le processus de déchiffrage réside dans le fait que le processus de chiffrage part du texte en clair alors que le processus de déchiffrage part du texte chiffré. Pour que le processus de déchiffrage puisse être effectué, il doit commencer, dans le récepteur (figure 11X, sur le même mot à 64 bits que celui duquel part le processus de chiffrage de l'émetteur (figure 10). C'est la raison pour laquelle, avant que ne commence le processus de chiffrage, un vecteur d'initialisation est chargé dans le registre 183 d'entrée du dispositif de chiffrage, ce vecteur provenant d'un registre 191 de vecteur d'initialisation. Le vecteur d'initialisation est un nombre aléatoire inférieur ou égal à 64 bits, produit d'une manière bien connue. Une fois que le vecteur d'initialisation est chargé dans le registre d'entrée 183 de chiffrage, il est ignoré. Avant d'être chargé dans le registre 183 d'entrée de chiffrage, ce vecteur était placé dans le bloc de texte chiffé précédent ayant été transmis au récepteur. Dans le récepteur, il a été dirigé vers le registre 205 de vecteur d'initialisation afin d'être chargé dans le registre 203 d'entrée de déchiffrage avant la réception du texte chiffré suivant. Comme indiqué dans la description qui précède portant sur la structure selon l'invention du message de texte chiffré, montrée sur la figure 9, le registre 205 de vecteur d'initialisation du récepteur est chargé avec le vecteur d'initialisation constituant l'extrémité arrière d'un bloc de texte chiffré reçu précédemment. Ainsi, la partie de déchiffrage du récepteur/émetteur est préparée 28 2472890 nettement avant le déchiffrage du bloc de texte chiffré à recevoir ensuite. Le processus 185 de -chiffrage ainsi que le processus 207 de déchiffrage constitue un sous-programme commandé par une chaîne de micro-instructions et faisant partie du programme principal de commande des dispositifs de chiffrage/déchiffrage de la liaison d'acheminement de données. Les deux processus sont identiques. L'exécution de l'algorithme est illustrée de manière globale sur les figures 12 et 13. L'algorithme travaille sur un signal d'entrée à 64 bits contenu dans un registre 183 d'entrée de chiffrage. Les 64 bits sont soumis à une fonction initiale 213 de permutation qui est constituée simplcment d'une séquence prédéterminée de remise en ordre des 64 bits. Les 64 bits ainsi remis en ordre sont ensuite divisés en groupes de 32 bits et transmis à des registres gauche et droit 215, 217, respectivement. Le signal de sortie du registre droit est ensuite appliqué à un second registre gauche 223 en même temps qu'il est combiné à la clé mémorisée dans le registre 193 de clé suivant une certaine fonction définie de combinaison (F) 219 (illustrée sur la figure 13). Le résultat de cette fonction de combinaison du mot à 32 bits est ensuite soumis à la fonction d'une porte OU-exclusive 221 qui reçoit également le contenu du registre gauche 215- et il est transmis au second registre droit 225. Cette séquence particulière est exécutée seize fois, comme déterminé par une fonction logique 227 associée au second registre gauche et par une fonction logique 229 associée au second registre droit 225. Après les seize exécutions, le contenu du second registre gauche 223 et le contenu du second registre droit 225 sont transmis à une fonction 231 de permutation qui est l'inverse de la permutation initiale 213. Le résultat de la fonction 231 de permutation de sortie est ensuite transmis à un registre 187 de sortie de chiffrage sous la forme du texte chiffré. La fonction de combinaison (F) 219 est illustrée- sur la figure 13. Cette fonction (F) combine les 32 bits du - 29 2472890 * registre droit 217 avec les 64 bits de la clé contenue dans le registre 193 de clé, d'une certaine manière. Les 32 bits du registre droit 217 sont soumis à une fonction 233 d'expansion de manière à former un mot de 48 bits qui est mémorisé dans un registre 237. Un nombre de bits de la clé 193, pouvant atteindre 64, est comprimé par une fonction 235 de compression afin de former un mot à 48 bits qui est mémorisé dans un registre 239. Les deux mots de 48 bits des registres 237 et 239 sont soumis, respectivement, à une fonction OU-exclusive par une porte OU 241. Les 48 bits résultants sont transmis à un circuit 243 de sélection qui comprend huit fonctions de sélection uniques prenant un bloc d'entrée à 6 bits et délivrant un bloc de sortie à 4 bits conformément à une table définie de manière spécifiée. Les 32 bits de sortie des huit fonctions de sélection sont permutés au moyen d'une fonction 245 de permutation, conformément à une table définie de manière unique, afin que l'on obtienne 32 bits dans un registre 247. Les bits du registre 247 sont soumis à la fonction d'une porte OU- exclusive 221 avec les 32 bits du registre gauche 215 (figure 12). La définition exacte de cet algorithme, comme indiqué dans l'introduction de la présente demande, est bien connue et a été publiée dans les divers ouvrages indiqués précédemment. Par conséquent, il ne semble pas nécessaire de décrire plus en détail l'algorithme. L'algorithme proprement dit n'entre pas dans le cadre de l'invention. La figure 14 montre le processus de chiffrage et le matériel associé, faisant partie d'un dispositif central de chiffrage/déchiffrage qui possède la possibilité de produire une clé secrète séparée pour plusieurs récepteurs dans une liaison d'acheminement de données à points multiples. Le processus de chiffrage est le même que celui montré pour un dispositif de chiffrage/déchiffrage à clé unique tel que montré sur la figure 10, sauf qu'un dispositif de chiffrage/déchiffrage à plusieurs clés comporte un registre indépendant de clé pour chaque clé et un registre indépendant de sortie pour chaque clé. Ainsi, la forme de 2472890 réalisation de la figure 14 comprend un système à trois clés dans lequel la clé A est mémorisée dans un registre 231, la clé B est mémorisée dans un registre 233 et la clé C est mémorisée dans un registre 235. Les signaux de sortie de l'algorithme 229 de chiffrage sont appliqués à des registres correspondants de sortie de chiffrage A 237, B 239 et C 241. Le matériel et les fonctions sont par ailleurs similaires, voire identiques, à ceux illustrés sur la figure 10. Le fonctionnement de la forme de réalisation de la figure 14 est le même, sauf que différentes clés peuvent être utilisées, lorsqu'elles sont appelées, pour chaque opération différente de chiffrage, comme indiqué précédemment. La programmation de chaque dispositif de chiffrage/déchiffrage ayant pour base un microprocesseur est illustrée sur les organigrammes des figures 15 et 16 qui montrent la programmation réalisée en ce qui concerne l'émission et la réception du texte chiffré. L'organigramme de la figure 15 montre le processus suivi à la fois dans le mode d'émission/chiffrage et dans le mode de réception/déchiffrage. Après l'instruction 247 de départ, si le dispositif de chiffrage/déchiffrage est en mode de réception, il prend un état 249 de recherche d'équilibre dans lequel il recherche la réception de caractères (SYN) 263. En mode de réception, l'état 251 de synchronisation utilise l'information synchrone d'entrée pour établir son schéma de synchronisation interne. Si l'information d'entrée n'est pas détectée sous la forme de caractères (SYN) par le mode 251 de synchronisation, une instruction 265 est renvoyée à l'état 249 de recherche d'équilibre. Si le dispositif de chiffrage/déchiffrage est en mode d'émission, un état 251 de synchronisation reçoit une instruction afin de produire les caractères (SYN) à émettre. Si le bloc de message doit être émis, l'état 251 de synchronisation déclenche l'état d'entête pour la génération des caractères de synchronisation. Dans le mode de réception, l'état 251 de synchronisation fait passer tous les caractères de commande suivant le caractère (SYN) vers l'état 53 d'entête. Si un caractère de début de texte (STX) est reçu par l'état 53 d'entête, les caractères qui suivent ce caractère de début de texte sont transmis à l'état 255 de texte afin d'être traité. L'état d'entête recherche également d'autres caractères de commande et réagit à ces caractères d'une manière corres- pondante. Si un bloc de commande est reçu à la place d'un bloc de texte, un caractère (PAD) indique la fin du bloc de commande, ce qui a pour effet sur l'état d'entête de déclencher un signal 271 qui provoque le début d'un processus 259 d'arrêt du récepteur. Si l'état d'entête est actif et qu'aucun caractère de début de texte ou (PAD) n'est reçu en 269, la recherche et le traitement des caractères de commande reçus se poursuivent. En mode d'émission, l'état 253 d'entête produit les caractères appropriés de début de texte ou d'autres caractères appropriés de commande, nécessaires au bloc de texte chiffré précédant l'information de texte. Tous les caractères suivant le caractère (STX) sont traités par l'état 255 de texte. En mode de réception, l'état de texte demande l'utilisation du sous-programme de chiffrage. En mode d'émission, le sous-programme de chiffrage est demandé à être utilisé. Le processus de chiffrage est prolongé jusqu'à ce que le caractère de contrôle de bloc (BCC) soit déchiffré ou reçu. Le traitement du caractère de contrôle de bloc provoque l'actionnement de l'état 257 du vecteur d'initialisation dans lequel les quatre à huit multiplets du vecteur d'initialisation sont, soit produits (mode d'émission), soit chargés dans le tampon d'algorithme DES (mode de réception). En arrivant au dernier multiplet du vecteur traité, le processus passe à l'état 259 d'arrêt. Autrement dit, l'émetteur ou le récepteur, suivant le cas, arrête son émission ou sa réception. L'achèvement de l'état 259 d'arrêt provoque la production d'un signal 279 qui déclenche une nouvelle exécution du programme par l'opération 249 de recherche d'équilibre. La figure 16 montre des fonctions supplémen- taires (INF), (ETX) et (BCC), incorporées dans l'état du 32 9472890 vecteur d'initialisation (IV) 257. L'addition de ces états a pour effet de traiter les caractères (INF) 167 (figure 9) et les caractères (ETX) 171 et (BCC) (figure 9) qui sont également incorporés dans la partie arrière. Lorsque le caractère (STX) est détecté au cours de la réception ou de l'émission, l'état 255 de texte est introduit et les données à transmettre sont chiffrées, ou bien, à la réception, sont déchiffrées. Lors du traitement du caractère de contrôle de bloc, l'état de texte passe dans l'état (INF) 281 dans lequel, en réception, les signaux (INF) sont traités conformément à leurs caractères si ces derniers sont des caractères (SEQ), (ABORT) ou des signaux de commande générale (SIG) comme indiqué précédemment. En mode d'émission, l'état (INF) 281 provoque la production de signaux appropriés pour être placés immédiatement avant le vecteur d'initialisation du bloc de texte chiffré à émettre. Lors du traitement de ces signaux (INF), l'état du vecteur d'initialisation est introduit de manière que les multiplets du vecteur soient traités, soit en étant produits, soit en étant reçus et introduits dans le registre d'algorithme DES. A la fin du dernier multiplet traité, l'état (ETX') et (BCC') 285 est introduit de manière que, en transmission, ces deux caractères soient produits afin de suivre immédiatement le vecteur d'initialisation. En cas de réception, ces deux caractères sont détectés et utilisés de manière appropriée. S'ils sont reçus à la fin d'une liaison d'acheminement de données à noeuds multiples, ils peuvent être simplement ignorés, leur fonction principale étant de permettre au texte chiffré d'être contrôlé afin que les erreurs de transmission soient détectées au niveau des noeuds intermédiaires de la liaison d'acheminement de données sans qu'il soit fait appel à un déchiffrage des blocs du message. La description précédente a porté sur une structure de message pour blocs de textes chiffrés suivant un protocole BSC. Cette structure présente une grande souplesse et elle peut être utilisée dans des liaisons d'acheminement de données de point à point et à points multiples, ainsi que dans des liaisons d'acheminement de données comportant des noeuds intermédiaires au niveau desquels il est possible de détecter des erreurs de transmission. La structure de message selon l'invention permet ce contrôle sans que le message de texte soit déchiffré au niveau des noeuds intermédiaires. De plus, la possibilité de contrôle d'erreur du système est améliorée par suite de la structure du message. Cette structure est conçue d'une manière permettant d'ajouter une quantité importante d'information nécessaire au bloc de texte chiffré, par exemple le vecteur d'initialisation, sans diminuer le débit du système utilisant le protocole BSC. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au système de transmission décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Système de communication à liaison pour l'acheminement de données, utilisant un protocole synchrone (BSC) et comprenant un dispositif de chiffrage/déchiffrage chiffré précédent, de manière que ledit vecteur d'initialisa- tion soit appliqué à la partie de chiffrage du dispositif récepteur de chiffrage/déchiffrage afin que ce dernier soit initialisé pour la réception du chiffre suivant. 2. Système de communication à liaison pour l'acheminement de données utilisant un protocole synchrone (VSC) et comprenant un dispositif principal (39) de chiffrage/déchiffrage situé dans un poste central et un dispositif de chiffrage/déchiffrage (45, 47, 53) dans chacun de plusieurs postes auxiliaires, le dispositif principal de chiffrage/déchiffrage mémorisant plusieurs clés secrètes à bits multiples, associées chacune à un dispositif auxiliaire de chiffrage/déchiffrage, le système étant caractérisé en ce que le dispositif de chiffrage/déchiffrage comprend des moyens pour mémoriser un nombre aléatoire à bits multiples devant être utilisé comme vecteur d'initialisation (IV), des moyens pour chiffrer un texte de message conformément à l'algorithme (DES) en mode de réaction à chiffre, des moyens pour appliquer le vecteur d'initialisation à l'élément de chiffrage du message avant le début du chiffrage du message suivant par lesdits moyens de chiffrage, et des moyens destinés à appliquer le même vecteur d'initialisation à chacun des dispositifs auxiliaires de chiffrage/déchiffrage à l'extrémité arrière du message chiffré précédent, de manière que ledit vecteur d'initialisation soit appliqué à la partie de déchiffrage de chaque dispositif auxiliaire de chiffrage/déchiffrage afin de l'initialiser pour la réception du chiffre suivant. 3. Système de communication à liaison pour l'acheminement de données utilisant un protocole synchrone (BSC) et comprenant un dispositif de chiffrage/déchiffrage à chaque extrémité de la liaison d'acheminement de données, l'un des dispositifs de chiffrage/déchiffrage étant principal et un autre dispositif étant auxiliaire, chaque dispositif de chiffrage/déchiffrage ayant pour fonction de chiffrer et de déchiffrer le texte d'un message conformément à l'algorithme (DES) en mode de réaction à chiffre en utilisant une clé secrète pour chaque liaison d'acheminement de données, l'initialisation des dispositifs principal et auxiliaire de chiffrage/déchiffrage avant la transmission d'un chiffre étant commandée par un vecteur d'initialisation à bits multiples, produit par le dispositif principal de chiffrage/déchiffrage et transmis au dispositif auxiliaire de chiffrage/déchiffrage, le système étant caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour appliquer le vecteur d'initialisation au dispositif principal de chiffrage/déchiffrage avant le début du chiffrage du message suivant, et des moyens pour appliquer le même vecteur d'initialisation au dispositif auxiliaire à l'extrémité arrière du message chiffré précédent, de manière que le vecteur d'initialisation soit appliqué à la partie de déchiffrage du dispositif auxiliaire pour initialiser ce dernier pour la réception du chiffre suivant. 4. Système selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que lesdits moyens destinés à appliquer le vecteur d'initialisation produisent également un mot d'information à l'extrémité arrière du message chiffré. 5. Système selon la revendication 4, caractérisé en ce que le mot d'information comprend des caractères d'arrêt (ABORT). 6. Système selon la revendication 4, caractérisé en ce que le mot d'information comprend des caractères (ETX) de fin de texte et (BCC) de contrôle de bloc transmis en clair. 7. Système selon la revendication 4, caractérisé en ce que le mot d'information comprend des caractères de séquence (SEQ). 8. Système selon la revendication 4, caractérisé en ce que le mot d'information comprend des caractères de signalisation (SIG).