La présente invention est relative à des dispositifs destinés à l'épandage de produits agricoles comme des engrais, granulés ou non, des semences ou des produits herbicides,ou à la pulvérisation de produits chimiques liquides. I1 est connu d'employer pour ces travaux des machines comportant un réservoir pour la matière * épandre ou pulvériser et une rampe d'épandage alimentée à partir du réservoir par tous moyens appropriés, ces machines étant, soit portées par l'attelage 3 points d'un tracteur, soit remorquées si elles sont trop lourdes pour être portées. Dans un cas comme dans l'autre, il faut que le sol soit suffisamment porteur pour que l'on puisse pénétrer dans les champs; or, il arrive fréquemment, pendant la mauvaise saison, que le sol étant détrempé, on ne puisse pas pénétrer dans les champs, alors qu' une intervention s'impose d'urgence. Comme l'évolution actuelle. du machinisme egricole a pour effet que les matériels employés sont de plus en plus importants, ce problème se pose avec de plus en plus d'acuité. La présente invention e pour objet une machine permettant l'épandage ou la pulvérisation de produits agricoles lorsque les matriels classiques actuellement employés ne permettent pas, du fait de leur poids de rentrer dans les champs parce que le sol est trop mou. La machine, selon la présente invention, est caractérisée par le fait qu'elle est constitués par une poutre disposée perpendiculairement à la direction d'avancement, ladite poutre portant le réservoir de matières à épandre ou à pulveriser, étant munie de moyens de sustentation par effet de sol, alimentés par une turbine à air, ladite poutre étant tractée par un tracteur léger. A titre d'exemples non limitatifs et pour faciliter la compréhension de l'invention, on a représenté aux dessins annexés Figure 1, une vue schématique en plan d'un premier exemple de réalisation. Figure 2, une vue latérale du dispositif de la figure 1. Figure 3, une vue partielle an plan à plus grande échelle d'un deuxième exemple de réalisation. Figure 4, une vue partielle en coupe selon I-I de la figure 3. Figure 5, une vue en plan d'un autre exemple de réalisation. Figures6 à 8, trois vues partielles en plan de variantes de réalisation. Figure 9, une vue latérale d'un autre mode de réalisation. Figure 10, une vue schématique d'un détail. Figure 11, une vue schématique d'une portion de jupe de sustentation. En se reportant aux figures 1 et 2, on voit que la machine est constituée par une poutre 1 qui est disposée perpendiculairement è la direction d'avancement, indiquée par la flèche F. Sur cette poutre, est disposé un réservoir 2 auquel est fixée une turbine 3 dont l'arbre 4 est entraîné par la prise de force 5 d'un tracteur 6 par l'intermédiaire d'un arbre à cardans 7. Au-dessous de la poutre 1, est disposée une pluralité de jupes à coussin d'air 8 essurant la sustentation de l'ensemble par effet de sol. La constitution des jupes 8 n'est pas décrite en détail cer il s'agit d'une technique connue. Chaque jupe 8 est alimentée en air par une conduite 9 provenant de la turbine 3. La poutre 1 est reliée au tracteur 6 par un timon 10. On voit ainsi que la poutre 1, le réservoir 2 et la turbine 3 sont sustentés par les jupes à effet de sol e et que le tracteur 6 ne fait qu'entrainer la turbine 3 et que tracter l'ensemble. I1 est bien connu que le coefficient de frottement d'un appareil ainsi sustenté est quasiment nul et il en résulte que l'effort de traction que doit faire le tracteur est également quasiment nul. Cet effort sera un peu plus important si le terrain est en pente mais il restera de toute façon, négligeable. Le seul effort que doit fournir le tracteur est celui nécea- saire à l'entraînement de la turbine 3; or, il est également connu que la puissance nécessaire à la sustentation est de tordre de 10 à 15 Cv à la tonne. On pourra donc employer pour entraîner la turbine 3 et tracter l'ensemble auto-porté, des petits tracteursdaible puissance et de faible poids. Si, en outre, on double les roues (comme cela est représenté figure 1) ou bien on dispose des roues-cages, il est possible de pénétrer avec un tel tracteur sur des terrains détrempés et mous et il est donc possible d'effectuer les traitements ndcessi- tés par les techniques modernes d'agriculture dans des conditions d'état de surface qui rendent impossible toute opération avec les matériels actuellement à la disposition des agriculteurs. I1 faut également noter que les problèmes de stabilité qui sont assez délicats dans la technique de la sustentation par effet de sol sont supprimés du fait de l'attelage au tracteur 6 par le timon 10. La poutre 1 porte avantageusement les moyens d'épandage ou de pulvérisation qui peuvent être de tout type connu. Les figures 3 ct 4 représentent une variante de réalisation dans laquelle la poutre 1 est une poutre creuse 11 constituée par exemple en deux demi-coquilles assemblées l'une à l'autre, de façon à constituer un réservoir pour le produit, de préférence liquide, comme cela est représenté. Afin d'éviter les déplacements trop violents du liquide, le réservoir ainsi constitué comporte une pluralité de cloisons 12 munies d'ouvertures. De plus, les conduits souples 9 sont emmanchés sur des conduits 13 qui traversent la poutre creuse 11 et sont fixés à celle-ci, de sorte que ces conduits constituent des poteaux internes qui coopèrent avec les cloisons 12 pour rigidifier ladite poutre creuse 11. En se reportant à la figure 5, on voit que, selon une autre variante de réalisation, la poutre auto-sustentée 1 ou 11 peut aventageusement hêtre constituée en plusieurs éléments modulaires 14 (a, b, c, d, e) qui sont articulés les uns aux autres par des charnières 15 dont les axes 16 sont parallèles à la direction d'avancement F. L'élément modulaire central 14c est muni du timon d'attelage 10 et, de préférence, les autres éléments modulaires sont contretenus par des haubans ou étais 17. Cette disposition est particulièrement avantageuse d'une part, perce que la rampe auto-sustentée étant fabriquée d'éléments identiques, la fabrication peut se faire en série et d'autre part, parce que l'on peut mettre autant d'éléments que l'on veut. Mais surtout cette disposition permet de remédier à l'incon dénient majeur des rampes de traitement de grandes dimensions. Cet inconvénient provient de ce que ces rampes qui peuvent faire plus de 12 mètres de large sont rigides et portées, soit par le tracteur, soit par une remorque et, lorsque l'une des roues de l'un ou l'autre passe sur une motte ou dans un trou, tout l'ensemble de la rampe bascule dans le plan vertical, une extrémité arrivant à toucher le sol, alors que l'autre se releve . I1 en résulte des irrégularités importantes dans le traitement. Avec le dispositif représenté à la figure 5, ceci ne peut pas se produire. Et si le sol est particulièrement accidenté, la rampe 14 se déforme en épousant les irrégularités du relief. La rampe auto-sustentée décrite aux figures 1 à 5, peut, soit servir à porter une rampe de type classique, soit servir ellemême de moyen de pulvérisation. La figure 9 représente une telle rampe auto-sustentée 14 (de préférence faite d'éléments modulaires) munie d'une pluralité de jupes de sustentation 8, qui, au moyen de supports 18 portent une rampe de pulvérisation 19 alimentée par un ou plusieurs conduits souples 20. Bien entendu si la rampe 14 est en éléments modulaires, la rampe 19 l'est également. La sustentation est de préférence obtenue par le moyen connu de trompes 21 b air induit, c'est-à-dire que l'air en provenance de la turbine 3, est injecté par une buse 22 légèrement en amont du col de venturi de la trompe 21, de sorte qu'uns quantité appréciable d'air environnant est aspiré par induction ce qui augmente le débit d'air gonflant les jupes 8. On peut également, comme cela est représenté à la figure 10, employer cette technique de l'air induit pour réaliser à la fois la sustentation de la machine et le traitement à effectuer. En se reportant à cette figure, on voit que la poutre creuse 14 est - de façon analogue à ce qui est représenté figure 9 - traversée par une trompe 21 en forme de venturi. Légèrement en amont du col de venturi, sont disposées deux buses 23 d'injection d'air à grande vitesse en provenance de la turbine (non représentée). Ces buses sont disposées de part et d'autre de l'axe longitudinal de la trompe 21, de sorte quelles provoquent un appel d'air induit. Afin de rendre la figure plus aisément compréhensible, on a représenté en "a" les jets d'air émis par les buses 23 et en "b", le flux d'air induit. Le produit à épandre est amené par deux canalisations 24 disposées de chaque côté du flux d'air induit "b" au voisinage de la limite de ce flux, de sorte que le produit est entraîné dans le flux b et est mélangé aux deux flux "a". On obtient ainsi que le produit est intimement mélangé aux tourbillons d'air et, dans le cas où le produit est un liquide, il est ainsi très finement micronisé. De plus, lorsque l'on traite des végétaux, ces derniers, en passant sous une jupe 3, sont brassés dans tous les sens par les tourbillons d'air et sont donc entièrement recouverts sous touts leurs faces par le produit mélangé à l'air; on obtient ainsi une bien meilleure efficacité du traitement. Cependant, dans ce cas, il peut arriver que le produit pul vérisé s'échappe sous la jupe B et ne forme à i'extérieur de la machine, un brouillard fin qui risque d'être emmené par le vent et de dériver vers des cultures voisines qui pourraient hêtre endommagées. Afin d'éviter cela, on peut réaliser les jupes 8 comme cela est schématiquement représenté à la figure 11 qui représente une portion de jupe. En se reportant à cette figura, on voit que la partie haute Ba de la jupe peut etre formée d'un matériau rigide, table légère ou matériau de synthèse, la partie inférieure 8b étant souple et constituée d'un élastomère ou d'un tissu enduit comportant à sa base 8c, une pluralité de fils, eux-memes divisés en fils élémentaires. Ce sont ces fils qui frôlent le sol et non la jupe, et ces fils, tout en confinant le produit à l'intérieur de la jupe, éliminent l'effet de goutte, puisqu'ils touchent le sol, ainsi que l'effet de concentration par ruissellement le long des parois. On peut également, afin d'éviter ce phénomène de dispersion, employer pour la sustentation, des dispositifs de sustentation de type connu, dans lesquels l'air s'échappant sous les jupes, est réaspiré et réinjecté à l'intérieur. On peut également, comme cela est représenté à la figure 6, entourer toutes les jupes de sustentation, telles que les jupes 8, d'une jupe périphérique 25 qui confine les brouillards de produits s'échappant des jupes de sustentation. Afin d'améliorer ce confinement, on peut mettra en légère dépression, l'espace 26 compris entre la jupe périphérique 25 et les jupes de sustentation 8 en le recyclant dans le dispositif mixte sustentation et pulvérisation. Dans les exemples représentés aux figures 1, 2, 3, 4, 5, 6, 9 et 10, les jupes de sustentation sont des jupes circulaires, de type connu, disposées en une rangée les unes à côté des autres. Cependant, l'invention n'est pas limitée à ce cas particulier de forme de jupe et, comme cela est représenté aux figures 7 et 8, ces jupes peuvent être rectangulaires, de façon à se conformer à la forme de la poutre 11. La sustentation peut être assurée par une seule jupe rectangulaire 27 s'étendant sur toute la largeur et la longueur de la poutre 11 ou etre obtenue par une pluralité de jupes rectangulaires adjacentes 23. Les jupes de sustentation 27 et 28 peuvent également être entourées d'une jupe périphérique les enveloppant complètement. De même, la turbine 3 peut être séparée de la rampe autosustentée et être portée par le tracteur qui ltentraînc. - REVENDICATIONS 1.- Machine agricole pour l'épandage ou la pulvérisation de produits agricoles, caractérisée par le fait qu'elle comporte une poutre transversale portant les moyens de pulvérisation ou d'épandage qui est tractée par un tracteur et est sustentée par coussins d'air à effet de sol. 2.- Machine selon la revendication 1 caractérisée par le fait que la poutre est disposée perpendiculairement à la direction d'avancement du tracteur; qu'elle porte le réservoir de matière à épandre et les moyens-d'épandage; ainsi que les jupes à coussins d'air et la turbine alimentant ces jupes qui est entraînée par la prise de force du tracteur. 3.- Machine selon la revendication 2 dans laquelle la poutre est constituée par une pluralité d'éléments modulaires identiques articulés entre eux par des charnières dont l'axe est horizontal et parallèle à la direction d'avancement. 4.- Machine selon la revendication 3 dans laquelle l'élément central est muni d'un timon d'attelage, les éléments latéraux étant contretenus par des haubans. 5.- Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes dans laquelle la poutre est creuse et constitue le réservoir de matière à épandre. 6.- Machine selon la revendication 5 dans laquelle les conduits alimentant les jupes placées sous la poutre, traversent la poutre creuse et constituent des moyens de renforcement de celle-ci. 7.- Machine selon la revendication 5 ou 6 dans laquelle la poutre creuse comporte des cloisons percées d'orifices pour laisser passer le produit. 8.- Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes dans laquelle -les jupes de sustentation sont alimentées en air par des trompes à air induit. 9.- Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes dans laquelle la poutre auto-sustentée porte une rampe usuelle de pulvérisation de liquide sous pression ainsi que la pompe de mise en pression du liquide. 10.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 dans laquelle le produit à épandre est mélangé à l'air de sustentation. 11.- Machine selon la revendication 10 dans laquelle le produit à épandre est aspiré par l'air induit dans les trompes d'alimentation en air des jupes -de- sustentation. 12. - Machine selon la revendication 10 ou 11 dans laquelle chaque jupe comporte à sa base une frange de fils élémentaires, chaque fil étant divisée-n plusieurs brins, afin de confiner le brouillard de produit à l'intérieur des jupes tout en évitant les effets de goutte. 13.- Machine selon la revend-ication 10 ou il dans laquelle les jupes de sustentation sont entourées d'une jupe périphérique. 14.- Machine selon la revendication 13 dans laquelle l'espace compris entre la jupe périphérique et les jupes de sustentation est soumis à une dépression, l'air aspiré étant recyclé dans les jupes. 15.- Machine selon la revendication 10 ou Il dans laquelle l'air s' échappant sous la/ou les jupes de sustentation est réaspiré et recyclé. 16.- Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes dans laquelle les moyens de sustentation sont constitués par une pluralité de jupes cylindriques juxtaposées. 17.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 15 dans laquelle les moyens de sustentation sont constitués par une jupe rectangulaire unique suivant le pourtour de chaque élément modulaire de poutre. 18.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 15 dans laquelle les moyens de sustentation sont constitués par des jupes rectangulaires ayant la largeur de la poutre, juxtaposées. 19.- Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes dans laquelle la turbine à air est portée par le tracteur.