Les appareils agricoles utilisés pour l'épandage de liquides tels qu'engrais liquides, herbicides ou insecticides sont constitués par un châssis tracté ou éventuellement autotracté portant des rampes pour la pulvérisation des liquides. Pour faire dans un champ un nombre de passages aussi faible que possible, les rampes utilises sont relativement longues. Elles ont, en effet, en général de 10 à 30m de longueur totale. Elles sont par conséquent fragiles et facilement déformables. Si les rampes sont fixées de façon rigide au châssis, les chocs dQs aux irrégularités du terrain sur lequel roule le châssis sont transmis à la rampe et provoquent une détérioration rapide de celle-ci. D'autre part, si le châssis s'incline trop fortement les rampes risquent de cogner le sol et de se déformer. De plus les oscillations des rampes donnent lieu à des irrégularités dans l'épandage. Pour remédier à ces inconvénients on a cherché un mécanisme de fixation des rampes au châssis permettant de maintenir les rampes parallèles au terrain à traiter, quelle que soit l'inclinaison du châssis mobile et d'atténuer les chocs verticaux sur les rampes. QI lpropose'un système comportant deux demi-rampes symétriques fixées à un cadre, celui-ci étant suspendu à une barre horizontale solidaire du châssis par des bielles disposées entre les extrÉmités de la barre et la partie supérieure du cadre. La partie inférieure du cadre est logée dans des glissières reliées entre elles par une barre également horizontale et solidaire du châssis mobile. Ce système ne permet qu'un débattement très limité et par conséquent il subsiste des risques d'irrégularité dans la hauteur de traitement. La présente invention concerne un appareil qui permet d'éviter cet inconvénient et qui de plus permet d'adapter la forme de la rampe celle du terrain. La présente invention concerne un appareil d'épandage muni de deux demi-rampes fixées à un cadre suspendu à un élément d'un châssis mobile par l'intermédiaire de bielle caractérisé par le fait que le cadre est suspendu à un point fixe du châssis par l'intermédiaire d'une seule bielle dont la tête est articulée à un point fixe du châssis et le pied à un point du cadre situé dans le plan médian de ce dernier et par l'intermédiaire d'un amortisseur fixé d'une part à la tête de bielle et d'autre part par une articulation à un point de la partie supérieure du cadre. Le système de suspension à un point fixe à l'aide de la bielle forme un système pendulaire qui permet de Maintenir les deux demi-rampes à l'horizontale malgré les variations d'incli- naison du châssis. L'amortisseur assure à l'ensemble formé par le cadre et les demi-rampes un équilibre stable par rapport au pied de la bielle et donne au système une souplesse suffisante pour absorber les chocs verticaux et latéraux. L'amortisseur est constitué par un vérin hydraulique ou pneumatique ou par un simple ressort. Dans le cas où il est con titué par un vérin, on peut en réglant la course du piston dans le vérin, modifier la distance entre le point fixe du châssis et le point de fixation du vérin à la partie supérieure du cadre et, par conséquent, modifier l'inclinaison de l'ensemble constitué par le cadre et les demi-rampes par rapport au châssis. On peut ainsi adapter l'inclinaison de la rampe à la forme du terrain. La description donnée ci-dessous de deux modes de réalisation de l'appareil selon l'invention permettra de mieux comprendre celle-ci. Les figures 1 à 3 représentent schématiquement le premier type d'appareil, la figure 1 étant une vue de face du cadre et de son mode de suspension, la figure 2 étant une vue de ltensem- ble du châssis et du cadre et la figure 3 étant une vue latérale du système de suspension. La figure 4 représente un second type d'appareil. Dans le premier type d'appareil deux demi.rampes A et B de même longueur sont fixées à un cadre C par l'intermédiaire d'un support formant haubanage. Le cadre C est constitué par une plaque perforée, un assemblage de tubes et, de préférence, un assemblage de profilés. Le cadre C peut pivoter librement autour d'un point D constitué par une rotule ou de préférence un fer rond. I1 est suspendu par une bielle G dont le pied est fixé au point B du cadre et la tête à un point E solidaire du châssis, ce point E étant matérialisé par une rotule ou de préférence par un axe en fer rond. Le point E fait fonction d'axe de pendule. Un vérin F est placé entre la tête de bielle et le cadre de rampe. On forme ainsi un triangle déformable entre le point d'attache du vérin au cadre et les deux points d'articulation D et E. Le vérin F est un vérin hydraulique ou pneumatique. Il joue le rôle de compensateur dynamique aux efforts latéraux et empêche la rampe d'osciller. D'autre part en réglant la position du piston du vérin F on peut régler l'inclinaison de la rampe et l'adapter à la pente du terrain, l'ensemble cadre et rampe restant pendulaire autour de l'axe E. Comme on peut le constater sur la figure 3 le point E est relié au châssis par l'intermédiaire d'un vérin H qui permet le réglage en hauteur de la rampe. L'alimentation du vérin est reliée à un accumulateur. Ainsi les efforts verticaux sont encaissés par cet accumulateur par l'intermédiaire du vérin H. Ce premier type d'appareil est particulièrement adapté au cas des rampes de la largeur moyenne, c'est-à-dire ayant environ 10 à 20m de largeur moyenne bilatérale. Dans le second type d'appareil représenté sur la figure 4, le système de suspension du cadre C par une bielle G et un amortisseur F est le même que dans l'appareil décrit précédemment. Cependant dans ce cas l'amortisseur F peut être remplacé par un amortisseur mécanique. Les deux demi-rampes A et B sont fixées au cadre C par l'intermédiaire d'articulations M et N et de deux vérins à double effet X et Y. Ces derniers vérins permettent d'adapter séparément l'inclinaison de chaque demi-rampe. Dans l'appareil représenté le vérin F est équipé de deux petits accumulateurs hydrauliques. Ce second type d'appareil est particulièrement adapté au cas des rampes de grande largueur; c'est-à-dire ayant de 20 à 30m de largeur bilatérale. Dans tous les cas le liquide àpulvériser provient d'une citerne (non représentée). I1 est envoyé par l'intermédiaire d'une pompe centrifuge par exemple vers un tube en acier ou en plastique muni de bustes ou perforations disposées régulièrement qui est fixé sous la rampe. La fixation peut être faite par soudure où à l'aide de colliers. REVENDICATIONS 1) Appareil d'épandage muni de deux demi-rampes fixées à un cadre suspendu à un élément d'un châssis mobile par i'intermédiaire de bielles caractérisé par le fait que le cadre est suspendu à un point fixe du châssis par l'intermédiaire d'une seule bielle dont la tête est articulée à un point fixe du châssis et le pied à un point du cadre situé dans le plan médian de ce dernier et par l'intermédiaire d'un amortisseur fixé d'une part à la tête de bielle et d'autre part, par une articulation, à un point de la partie supérieure du cadre de façon à former entre la tête de la bielle, le pied de la bielle et l'articulation de l'amortisseur au cadre un triangle déformable sous l'effet des chocs verticaux et latéraux. 2) Appareil d'épandage selon 1 dans lequel l'amortisseur est constitué par un vérin et on règle la course du piston dans le vérin de façon à modifier la distance entre le point fixe du châs- sis et le point de fixation du vérin à la partie supérieure du cadre et, par conséquent, à modifier l'inclinaison de l'ensemble constituée par le cadre et les demi-rampes par rapport au chassis. 3) Appareil d'épandage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 dans lequel deux demi-rampes sont fixées au cadre par l'intermédiaire d'articulations et de deux vérins à double effet-qui permettent d'adapter séparément l'inclinaison de chaque demi-rampe.