La présente invention concerne un dispositif d'appui pour talon de canne à pêche. On sait que, dans la pêche des gros poissons de rivière (carpes, par exemple) ou de mer (bars ou maigres, par exemple), la lutte entre le poisson accroché au bout de la ligne et le pêcheur qui tient la canne a pêche peut durer plusieurs dizaines de minutes, avant que le pêcheur ne puisse sortir sa prise de l'eau. Pendant cette lutte le pêcheur, avec une main, tient la canne à pêche au niveau du moulinet et, avec l'autre main, tourne la manivelle dudit moulinet. Ainsi, la canne à pêche n'est supportée qu'en un point (correspondant à la main qui la tient) et, ce point, quoique plus près du talon de la canne que du scion de celle-ci, est intermédiaire, de sorte que la canne a tendance à pivoter et osciller autour dudit point. Le pêcheur doit donc fournir des efforts non seulement pour maîtriser le poisson, mais encore pour s opposer au balancement de sa canne et aux oscillations de celle-ci autour de sa main. La présente invention a pour objet deremédier à cet inconvénient. Elle concerne un dispositif rapporté au talon d'une canne à pêche et permettant d'appuyer l'extrémité inférieure de celle-ci contre une partie du pêcheur, par exemple une cuisse ou le ventre, de manière à bloquer cette extrémité. On supprime donc ainsi le balancement et les oscillations de la canne à pêche autour de la main du pêcheur, de sorte que l'énergie de celui-ci peut être consacrée entièrement à la lutte contre le poisson. A cette fin, selon l'invention, le dispositif d'appui pour talon de canne à pêche est remarquable en ce qu'il comporte une surface d'appui élargie par rapport audit talon formée par exemple par un bloc de matière amortisseuse, telle qu'une matière mousse synthétique, et des moyens pour relier ladite surface au talon de la canne. Dans un mode avantageux de réalisation, lesdits moyens de liaison sont constitués par un embout tubulaire emmanché, par exemple définitivement, ou emmanchable, par exemple de façon amovible , sur le talon de la canne. Cet embout peut être en deux parties raccordables entre elles, dont l'une est portée par le talon de la canne et l'autre est solidaire dudit bloc amortisseur. Ainsi, ce bloc n'est pas définitivement fixé au talon de la canne, mais, au contraire, peut facilement y être monté ou en être démonté. De préférence, le dispositif selon l'invention comporte une plaque rigide solidaire du bloc amortisseur et disposée entre celui-ci et les moyens de liaison, ces moyens de liaison pouvant osciller de façon limitée autour d'un axe orthogonal à ladite plaque. Ainsi, la canne peut être orientée en fonction des réactions du poisson, sans pour autant déplacer le bloc d'appui. Dans le cas où les moyens de liaison sont,comme mentionnés ci-dessus,constitués par un embout tubulaire en une ou plusieurs pièces, cet embout peut être solidarisé dudit bloc, avec jeu,par l'intermédiaire d'une vis ou analogue, de façon à pouvoir osciller autour de l'axe de celle-ci. Dans ce cas, il est avantageux de prévoir une rondelle de matière élastiquement compressible entre la plaque rigide et ledit embout. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 montre, en perspective du dessus, un dispositif d'appui selon l'invention. La figure 2 est une coupe diamétrale du dispositif de la figure 1. Le dispositif d'appui pour talon de canne à pêche montré par ces figures, comporte un bloc cylindrique 1 d'une matière synthétique mousse, une plaque rigide 2 par exemple métallique, collée sur ledit bloc 1 et un embout de raccord 3. Comme on peut le voir sur la figure 2, l'embout de raccord 3 se compose de deux pièces 3a et 3b, susceptibles d'être solidarisées l'une de l'autre par vissage. La pièce 3a peut être définitivement solidarisée du talon 4 d'une canne à pêche, tandis que la pièce 3b peut-être définitivement solidarisée du bloc 1. A cet effet, le bloc 3b est traversé par une vis 5 ou analogue, prenant appui derriere la plaque rigide 2. Entre la pièce 3b et la plaque rigide 2 est prévue une rondelle élastique 6, par exemple également en une matière mousse, et le montage au moyen de la vis 5 est suffisamment lâche pour que l'embout 3 puisse osciller de façon limitée autour de l'axe de ladite vis comme cela est représenté en trait mixte sur la figure 2. On comprendra facilement que le bloc de matière amortisseuse 1 peut être à volonté monté ou démonté du talon de la canne 4. Lorsque le pêcheur lutte avec un gros poisson, il peut appuyer le bloc 1 contre sa cuisse par exemple, et il maintient sa canne au niveau du moulinet avec une main, tandis que l'autre main actionne celui-ci. Le talon de la canne étant maintenu contre la cuisse du pêcheur, celle-ci est beaucoup plus facile à maintenir et contrôler, de sorte que la tâche du pêcheur est facilitée. Grâce à la rondelle 6, la canne peut, selon les réactions du poisson, être orientée par rapport à l'axe de la vis 5, sans pour cela que le bloc amortisseur 1 change d'emplacement sur la cuisse. REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'appui pour talon de canne à pêche, caractérisé en ce qu'il comporte une surface d'appui élargie par rapport au talon et des moyens pour relier ladite surface au talon de la canne. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de liaison permettent une rotation limitée du talon de la canne autour d'une normale à la surface d'appui. 3.- Dispositif d'appui selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de liaison comportent un embout tubulaire emmanché ou emmanchable sur le talon de la canne. 4.- Dispositif d'appui selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit embout est en deux parties raccordables entre elles dont l'une est portée par le talon de la canne et l'autre est solidaire de ladite surface d'appui. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la surface d'appui est formée par un bloc de matière amortisseuse. 6.- Dispositif a d'appui selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte une plaque rigide solidaire du bloc amortisseur et disposée entre celui-ci et les moyens de liaison. 7.- Dispositif selon les revendications 3 et 6, caractérisé en ce que l'embout peut être solidarisé du bloc amortisseur avec jeu par l'intermédiaire d'une vis ou analogue, de façon à pouvoir osciller autour de l'axe de celle-ci. 8.- Dispositif d'appui selon la revendication 6, caractérisé en ce que des moyens de matière élastiquement compressible sont prévus entre la plaque rigide èt lesdits moyens de liaison.