La présente invention a pour objet un produit pulvérulent destiné à assurer l'étanchéité d'un câble et un câble comportant un tel produit. Lorsqu'un tel produit est déposé dans les interstices de l'âme d'un câble, il est susceptible de s'opposer au cheminement le long de celui-ci d'un fluide qui y aurait pénétré accidentellement. (On rappelle que l'âme d'un câble est constituée de tous les circuits disposés à l'intérieur de son enveloppe). L'introduction notamment d'eau ou de vapeur d'eau dans les câbles est toujours néfaste et provoque des perturbations pouvant aller jusqu'à l'interruption du service. Les enveloppes métalliques et les gaines plastiques dont ces câbles sont munis et qui doivent normalement assurer leur étanchéité, ne les mettent cependant pas à l'abri d'un contact plus ou moins brutal avec l'eau, résultant de l'effet de pompage de l'humidité à travers les revêtements plastiques ou de la perforation des enveloppes et des gaines à la suite d'accidents mécaniques, de surtensions électritriques ou de la corrosion. Le caractère aléatoire de ces causes de détérioration force à concevoir des systèmes de protection efficaces sur toute la longueur des câbles. I1 est connu de remplir partiellement l'âme d'un câble avec une poudre qui augmente considérablement de volume en présence d'eau, par exemple une poudre de silicate naturel ou artificiel, notamment une argile. Ainsi qu'il est connu, certaines argiles ont la proprièté d'absorber l'eau en augmentant considérablement de volume. Lorsque de l'eau entre dans un câble chargé d'une certaine quantité de ces argiles, celles-ci fixent l'eau et gonflent, ce qui produit un bouchon qui arrête la propagation de l'eau dans le câble. On trouve dans le commerce une poudre de bentonite qui présente les caractéristiques requises. Elle est neutre vis-à-vis des métaux et des isolants normalement utilisés dans les câbles et a la propriété d'augmenter 13 à 16 fois de volume dans l'eau. On peut également utiliser d'autres argiles telles les sépiolites et les attapulgites. I1 est également connu d'utiliser une poudre de carboxyméthyl cellulose (C.M.C.) qui a la propriété de se gélifier au contact de l'eau, ou une poudre de polyoxyde d'éthylène qui posséde une propriété analogue. Ces deux techniques donnent en général des résultats satisfaisants. Cependant, si l'entrée d'eau dans le câble est violente-, la poudre, qui est fine, rique d'être chassée avant d'avoir eu le temps de gonfler ou de se gélifier ce qui limite l'effet recherché. La présente invention a pour objet une poudre ne présentant pas ces inconvénients. Le produit pulvérulent selon l'invention comprend a) une poudre susceptible de se gélifier par hydratation et/ou une poudre susceptible d'augmenter considérablement de volume par hydratation. b) une poudre dont la granulométrie est fonction des dimensions des interstices de l'âme du câble. Une telle poudre est destinée à remplir au moins partiellement les interstices de l'âme d'un câble. La poudre dont la granulométrie est fonction des dimensions des interstices de l'âme du câble peut comporter une poudre de bois, de préférence tamisée, provenant de préférence de bois non résineux. La poudre susceptible de se gélifier par hydratation peut comporter de la carboxyméthylcellulose ou du polyoxyde d'éthylène. La poudre susceptible d'augmenter considérablement de volume par hydratation peut comporter un argile pulvérisé par exemple de la bentonite. Selon un mode de réalisation préféré, la poudrecomporte de latbentoniterde la carboxyméthylcellulose et de la poudre de bois mélangées. i L'invention sera mieux comprise par référence au dessin annexé et dont la figure unique représente à titre d'exemple non limitatif une vue en coupe d'un câble à 18 paires coaxiales comportant une quarte centrale en étoile. Le câble tel que représenté sur la Figure unique comporte - une quarte centrale 1 sous une enveloppe 2 en polyéthylène dont les fils ont par exemple un diamètre de 0,9 mm. - 18 paires coaxiales 3, dont chacune présente un diamètre par exemple de 4,4 mm, et qui sont disposées en deux couches concentriques respectivement de 6 et 12 paires coaxiales. - 6 bourrages 4, par exemple en papier ou en polypropylène et un rubanage 8 par exemple en papier disposés entre les deux couches successives de paires coaxiales. - 12 fils 5 par exemple de diamètre 0,9 mm dont 1 sert de fil de localisation c'est-à-dire pour la détection de la pénétration d'humidité et les 11 autres de fils de service par exemple pour des communications de service. - une enveloppe extérieure 6 métallique ou en matière plastique. Lorsque l'étanchéité de l'enveloppe 6 vient à être défaillante, l'eau qui s'introduit dans le câble se propage le long du câble par les interstices tels que 7, 7', 7" qui subsistent entre les constituants de l'âme. Si aucune précaution n'est prise, le câble peut se trouver inondé sur plusieurs centaines de mètres. Les poudres utilisées dans l'art antérieur permettent lorsqu'elles sont déposées de manière à remplir au moins partiellement les ånteretiees de l'âme du câble, de limiter en général à quelques mètres le phénomène d'humidité lorsque l'entrée d'eau n'est pas violente, ce qui permet de n'avoir à changer qu'une longueur limitée de câble. Cependant, lorsque l'entrée d'eau est très violente, la poudre qui est très fine risque d'être entraînée par le courant d'eau avant d'avoir eu le temps de se gélifier ou d'augmenter de volume. Selon la présente invention, on remplit au moins partiellement les interstices de l'âme du câble avec une poudre susceptible de se gélifier par hydratation et/ou une poudre susceptible d'augmenter considérablement de volume par hydratation, et une poudre dont la granulométrie est fonction des dimensions des interstices de l'âme du câble. Cette dernière poudre est avantageusement une poudre de bois, de préférence non résineux afin d'éviter la corrosion. Dans le cas d'une entrée d'eau violente, la présence de cette dernière apporte une amélioration sensible de l'étanchéité par le processus suivant : les grains, qui peuvent être tamisés en fonction de l'importance des espaces vides des âmes des câbles à protéger, sont véhiculés par le courant d'eau et, du fait de leur granulométrie, viennent obstruer le premier rétrécissement du passage libre qu'ils rencontrent. Pour obtenir une bonne efficacité, la granulométrie résultant du tamisage doit correspondre à une dimension des grains sensiblement inférieure à la dimen sion des interstices de câble de telle sorte que les grains puissent être entrainés par une entrée d'eau violente, mais par contre la granulométrie doit être suffisante pour que plusieurs grains puissent créer un effet de bouchon lors d'un rétrécissement du passage. En pratique, une granulométrie de 10 à 25 m du diamètre des interstices correspond à un effet optimal. Le ou les autres composants de la poudre viennent alors s'entasser derrière cette obturation et ont le temps de se gélifier et/ou de gonfler du fait que le débit d'eau se trouve forte- ment réduit, à la suite de quoi un bouchon se forme arrêtant alors tout écoulement d'eau. Les proportions des composants dépendent du coefficient de remplissage du câble à protéger. Plus le coefficient de remplissage est faible, plus la proportion du composant dont la granulométrie est fonction des interstices de l'âme du câble doit être importante. Par exemple, une proportion de 20 à 60 Ó en masse peut être utilisée selon les cas. Dans le cas du câble représenté sur la figure unique et de dimensions correspondant à celles indiquées, on peut utiliser une poudre de bois dont la granulométrie est de l'ordre de 0,3 mm. Une ou plusieurs opérations de tamisage permettent d'obtenir une granulométrie contrôlée. La poudre de bois a pour avantage supplémentaire d'augmenter légèrement de volume par hydratation, ce qui renforce l'effet de bouchon. La poudre susceptible de se gélifier par hydratation peut être choisie parmi les composés connus par exemple le carboxyméthylcellulose. Une poudre de carboxyméthylcellulose dont 95 ç passe à travers un tamis de 0,2 mm d'ouverture de maille convient particulièrement. De telles dimensions per mettent en effet une relativement bonne fixation aux éléments du câble et un temps de gélification assez court. On peut également utiliser une poudre de polyoxyde d'éthylène. La poudre susceptible d'augmenter considérablement de volume par hydratation peut être également choisie parmi les composés connus, par exemple les silicates naturels et artificiels, notamment les argiles. La poudre de bentonite convient tout particulièrement. Une poudre de bentonite dont la granulométrie est telle que 98 8' au moins passe à travers un tamis de 0,2 mm peut être avantageusement employée. Selon un mode préféré de réalisation, on utilise une poudre à trois composants, un susceptible de se gélifier par hydratation, un susceptible d'augmenter considérablement de volume par hydratation, et un dont la granulométrie est fonction des dimensions des interstices de l'âme du câble. Chacun des deux premiers apportent leurs avantages (gonflement et gélification) et l'effet de bouchon autour du troisième composant est renforcé. Les trois composants peuvent être ainsi de la bentonite, de la carboxyméthylcellulose et de la poudre de bois de préférence non résineux. Ces composants peuvent être approximativement mélangés par tiers en masse mais les proportions peuvent être sensiblement différentes suivant la structure des âmes des câbles à protéger. En ce qui concerne l'application de ces poudres à l'âme du câble, on peut utiliser divers procédés connus (saupoudrage mécanique, passage dans un bac de poudre fluidisée, saupoudrage électrostatique, etc.). Dans le cas du câble représenté à la figure unique, les quatre fils de la quarte sont tordus autour d'une cordelette centrale en papier faisant office de bourrage et passent dans un bain de poudre lors de l'opération de torsion. On revêt ensuite de poudre la couche de six paires coaxiales et la couche de douze paires coaxiales. On peut utiliser la même technique pour les poudres du mélange ou utiliser des procédés différents pour chacune d'elles. Dans un mode de réalisation, on utilise un mélange de poudres que l'on brasse avant d'opérer un saupoudrage mécanique. Dans un autre mode de réalisation, les constituants du produit pulvérulent sont amenés séparément. Selon une variante, le remplissage partiel des interstices de l'âme peut inclure le fait d'enduire de poudre, par exemple de polyoxyde d'éthylène, les éléments de rubanage tels que 8, d'une manière connue en soi. REVENDICATIONS 1. Produit pulvérulent destiné à assurer l'étanchéité d'un câble caractérisé en ce qu'il comprend a) une poudre susceptible de se gélifier par hydratation et/ou une poudre susceptible d'augmenter considérablement de volume par hydratation, b) une poudre dont la granulométrie est fonction des dimensions des interstices de l'âme du câble. 2. Produit suivant la revendication 1 caractérisé en ce que ladite poudre dont la granulométrie est fonction des dimensions des interstices de l'âme du câble comporte une poudre de bois. 3. Produit suivant la revendication 2 caractérisé en ce que ladite poudre de bois est tamisée. 4. Produit suivant l'une des revendications 2 ou 3 caractérisé en ce que le bois est non résineux. 5. Produit suivant une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que ladite poudre susceptible de se gélifier par hydratation comporte de la poudre de carboxyméthylcellulose. 6. Produit suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce que ladite poudre suscepti ble de se gélifier par hydratation comporte de la poudre de polyoxyde d'éthylène. 7. Produit suivant une quelcqnque des revendications précédentes caractérisé en ce que ladite poudre susceptible d'augmenter considérablement de volume par hydratation comporte de l'argile pulvérisée. 8. Produit suivant la revendication 7 caractérisé en ce que ladite argile est de la bentonite. 9. Produit suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte de la carboxyméthylcellulose, de la bentonite, et une proportion de 20 à 60 en masse de poudre de bois. 10. Produit suivant l'une quelconque des revendi cations précédentes, caractérisé en ce que la poudre dont la granulométrie est fonction des dimensions des interstices de l'âme dq câble a une granulométrie correspondant à 10 à 25 S du diamètre desdits interstices. 11. Câble caractérisé en ce que les interstices de son âme sont au moins partiellement remplies par un produit pulvérulent suivant l'une quelconque des revendications précédentes.