La présente invention qui est dûe à M. Claude CHAUMET, à Mme Claude BRITZ membre de l'Atelier Critique, et à M. Miroslav KOSTAN JEVAC, a trait à un procédé de construction d'habitation préfabriquel, à des éléments de construction et à l'habitation ainsi reali- sée.Cet habitat est de bas prix de revient, de construction tres aise ce qui peut la rendre éventuellement mobile et,avec des modifications minimes,il peut être utilisé en tous milieux et notamment etre rEalisO sur terre ou flottant (construction lacustre ou fluviale par exemple). L' art antérieur connais de très nombreux types d'habitats pré- fabriques et de procèdes de construction en tous matériaux mais ces habitats présentent généralement le désavantage d'etre de montage et de démontage difficiles et cotteux,de nitre utilisables que sur terre.La présente invention consiste donc essentiellement à rXali- ser des habitats à l'aide d'éléments prismatiques ou cylindriques au sens géometrique des termes, à génératrices sensiblement horizontales, rOalisés par assemblage sensiblement selon des plans de section droite, de segments de longueurs égales ou differentes.Cha- cun des segments peut être assemble avec n'importe quel autre segment d'une gamme prédéterminée.Un tel assemblage permet d'assembler des segments choisis dans un catalogue et de les monter d'une façon simple et efficace qui permet de les poser soit sur le sol, soit sur une charpente si l'on veut créer un b timent à plusieurs niveaux, soit de les faire flotter si la structure de chacun des segments permet sa propre flottabilite, ou en les montant sur un support lui-mEme flottant. Le procédé d'assemblage consiste donc à amener sur le lieu de montage les différents segments choisis,à mettre un segment en place, puis de proche en proche à associer les autres segments.Dans la description qui suit,différents types de segments et de moyens d'assemblage et de montage sont proposés.Unetelle construction permet notamment de regrouper dans un nombre réduit de segments, par exemple dans un seul,toutes les zones de l'habitat nécessitant certaines installations compliquées telles que le chauffage, le conditionnement d'air ou la plomberie.On peut egalement,si cela est ne- cessaire,prEvoir certains services tels que l'électricité ou lete- lephone dans tout ou partie des segments avec un système de branchement simple,par exemple par broche et prise femelle. Par ailleurs, pour faciliter le transport il convient que les différents segments puissent entrer dans les gabarits réglemgtai- res imposés notamment pour les transports routiers ou ferroviaires. Les segments réalisés selon la présente invention le permettent aisément et en particulier on peut concevoir des véhicules de trms- port tels que des remorques ou semi-remorques routières qui permettent à la fois le transport d'un ou plus-ieurs éléments et leur mise en place au mo,-lent de i'asse.bla-e. Pour mieux faire comprendre les caractéristiques techniques et les avantayes de la présente invention on va en décrire des exemples de réalisation étant entendu que ceux-ci ne sont pas limitatifs quant à leur mode de mise en oeuvre et aux applications qu'on peut en faire. On se référera aux figures. Comme il a été dit plus haut, l'habitat présente généralement la forme d'un cylindre ou d'un prisme au sens géométrique des termes. Sur les figures on adopte une section-droite en forme de rectangle dont les côtés sont légèrement convexe, forme qui assure une excellente mécanique et qui tout en étant satisfaisante sur le plan esthétique, permet de répondre à certains impératifs techniques, par exemple aux conditions de flottabilité. Ces. segments sont dimensionnés de façon à permettre leur transport tout en respectant les conditions de gabarit imposées n-otamment pour les transports routiers et ferroviaires.C'est pourquoi, pour obtenir le maximum d'espace intérieur, il est souhaitable que la longueur des segments mesurée sur les génératrices entre deux surfaces d'assemblage corresponde à la largeur du gabarit, le transport se faisant dans le sens perpendiculaire à ces génératrices. Dans les exemples qui suivent et sur toutes les figures on a représenté les surfaces d'assemblage sensiblement dans des plans de section droite; bien que cette solution ne soit pas la seule et que de nombreuses variantes puissent être imaginées sans sortir du cadre de la présente invention, elle est simple et correspond à des conditions très favorables de réalisation et d'assemblage.Le transport est généralement effectué, le segment en poshion normale c'est-a-dire le toit en haut et le plancher en bas, mais les deux plans de section droite, se trouvant de part et d'autre, parallèles à la direction de déplacement du véhicule de transport. En ce qui concerne les gabarits routiers français, on peut par exemple realiser des segments dont la largeur est de l'ordre de 5 mètres, ce qui laisse un espace intérieur qui peut atteindre 4 m 60 sans difficulté particulière, cette dimension se trouvant au moment du transport dans le sens du déplacement. La hauteur dépend essentiellement du dispositif de transport adopté, mais l'expérience a montré que l'on pouvait avec une section ae segment telle celle représentée à la fig.l transporter aisément un segment dont la hauteur est ae l'ordre de 3 m 20 à 3 m 30 ce qui permet d'avoir sous plafond à la partie centrale une hauteur comprise entre 2 m 60 et 2 m 70.La longueur des segments, c'est-à-dire la distance ehtre les deux plans dassemblage doit être inférieure à la largeur du gabarit, si celui-ci est de 2 m 50 on peut adopter une Imension légèrement inférieure. On conçoit donc qu'un élément dont la longueur est légèrement inférieure à 2 m 50, la largeur de l'ordre de 5 m et la hauteur par exemple de 3 m 25, représente un volume utile intérieur qui n'est pas négligeable et qui peut dépasser 30m3, de sorte que le nombre de segments nécessaires pour créer un habitat suffisamment spacieux est relativement faible. La fig.2 représente, à titre d'exemple, un dispositif faisant appel à cinq segments, les deux segments terminaux(l, 2) correspondant à une loggia et une terrasse faisant abri pour les deux faça des(3, 4),qui peuvent etre largement vitrées et qui servent d'accès à l'habitat. L'habitation elle-même comprend trois segments dont le segment central(5} contient toute la plomberie et dont les segments (6, 7) situés de part et d'autre du segment central sont d'une construction très simplifiée puisqu'ils ne comportent aucune plomberie et qu'ils peuvent ne comporter aucune ouverture latérale puisqu'ils peuvent être largement ouverts sur les segments(l, 2).Le segment (5) comporte sur la fig.2 un bloc cuisine(6), un bloc salle d'eau (7), des banquettes éléments de rangement(8, 9) qui peuvent contenir la literie que l'on sort par coulissement, par exemple en les translatant vers le segment(6) comme représenté en pointillés. On conçoit donc qu'on peut ainsi assembler une très grande va riété de segments de types divers, ce qui permet à l'occupant de composer son habitat au gré de ses besoins. La fig.l représente en coupe transversale la structure d'un segment que la fig.3 représente en coupe longitudinale. N'ont pas été représentés sur ces figures les divers aménagements intérieurs possibles. Comme il a été dit plus haut la section droite affecte sensiblement la forme d'un rectangle dont les faces sont légèrement convexes pour des raisons de résistance de matériaux, de commodité et d'esthétique. La partie basse(10) de segment sert de plancher à l'habitat, la partie haute(ll) servant de plafond et de couverture et les faces latérales (12 & 13) de parois.Sur la figure on n'a pas représenté d'ouvertures dans les parois (12,13) et dans le toSt(ll) mais 1 homme de l'art peut concevoir tout type d'ouvertures en fonction des besoins et des matériaux employés à la réalisation des segments. Le segment représenté aux fig.l et 2 est constitué par quatre éléments(14, 15, 16, 17) annulaires équidistants, en bois. I1 est évident que compte tenu de la résistance des matériaux et des conditions propres à chaque segment, l'homme de l'art pourra faire varier le nombre des éléments annulaires et les intervalles entre eux. A la fig.l, l'élément annulaire représente est constitué luimême par quatre éléments constitutifs(18, 19, 20, 21), appelés dans ce qui suit 'equerres", assemblés au centre des différentes faces en 22, 23, 24, 25 par des goussets. Les techniques d'utilisation et de mise en oeuvre des bois permettent la réalisation des équerres, soit en bois massif, assemblées aux angles par tout moyen adéquat, soit en bois collé. Les goussets (22 à 25) peuvent être en métal ou en tout autre matériau convenant à cet effet notamment en bois. Certaines essences,tellesl'okoumé, présentent fes qualités mécaniques telles qu'on peut concevoir des assemblages realises à l'aide de ce bois. Entre les éléments annulaires(14 à 17) sont disposés des raidisseurs ou contreventements(26,27,28,29) qui relient les éléments annulaires et assurent la rigidité de l'ensemble en formant une sorte de cage. L'homme de l'art pourra évidemment concevoir sans sortir du cadre de la présente invention, un nombre d'éléments raidisseurs ou des contreventements en fonction des impératifs techniques, esthétiques ou économiques. Le revêtement intérieur de tels segments peut être de tout type adéquat. On a obtenu des résultats particulièrement intéressants esthétiquement satisfaisants avec un revêtement en okoumé. Le revêtement extérieur peut être également de tout type connu de l'homme de l'art, mais l'okoumé permet également une réalisation aisée et satisfaisante. La partie haute pourra éventuellement être munie, pour assurer l'étanchéité, de toute couche nécessaire. Le montage des différents eléments constituant les segments peut se faire par tout moyen classique, en charpente et notamment par assemblage, collage, clouage, vissage,etc.. La fig.4 représente schématiquement en coupe selon un plan de section droite, une variante de réalisation de segment. Cette va riante peut être réalisée en tôle d'acier ou d'alliage léger. Les dimensions extérieures et intérieures sont comparables, dans le présent exemple, à celles du segment représenté à la fig.l; un ensemble constitué par des poutrelles assemblées aux quatre coins (30, 31, 32,33) et au milieu des faces (34,35,36,37) par tout moyen convenable et par des raidisseurs ou contreventements(3$,39,40,41) est utilisé dans les mêmes conditions que ceux en bois de la fig.l: ils peuvent être complétés éventuellement par d'autres raidisseurs ou contreventements(42 et 43) situés axialement au plancher et au plafond.On peut concevoir également des structures réalisées en élé- ments de béton et notamment de béton précontraint, les segments pouvant être monobloc ou constitués par des éléments annulaires assemblés comme dans le cas de la réalisation en bois ou en métal des fig.l, 3 et 4. On peut également concevoir des structures analogues en tout ou partie moulées telles qu'en polymères ou en polycondensats éventuellement armés, par exemple à l'aide de fibre de verre. Le choix des différents modes de construction dépend essentiellement du prix de revient des matières premières disponibles, de la distance entre le lieu de préfabrication et le lieu de montage, de l'accessibilité au lieu de montage et bien évidemment toutes considérations telles que celles d'ordre esthétique. On peut également concevoir, au moins en partie, des éléments formés par des éléments gonflables tels que ceux représentés à la fig.5; un certain nombre de boudins(44 ou 45) sont accolés pour former plancher, parois ou couverture et sont gonflables indépendamment ou par groupes ou en totalité. La forme de rectangle légère ment convexe tel que représenté à la fig.5 et aux fig.l et 4 convient particulièrement à une structure gonflable, une fois ces élé- ments gonflés, on peut éventuellement y introduire des produits moussants prenant en masse de façon à les raidir et à leur donner les qualités mécaniques souhaitées. On peut d'ailleurs les utiliser comme éléments de coffrage comme il est connu dans l'art antérieur. Les éléments gonflables sont munis des revêtements ou disposés tifs nécessaires pour assurer la rigidité et la résistance mécanique convenant à une structure habitable, notamment en ce qui concerne le plancher. De telles structures gonflables conviennent évidemment de façon toute particuliere dans le cas des habitats flottants ou amphibies. L'assemblage des différents segments entre eux peut se faire par des moyens très variés et fonction des matériaux utilisés pour la réalisation des segments eux-mêmes. La fig.6 représente schématiquement, en coupe, l'assemblage des deux éléments annulaires extrèmes(46 et 47) de segments en bois tels ceux représentés aux fig.l et 3. Ces derniers éléments annulaires r45 et 478 eont ini roprésentés en bois massif, ils peuvent comme il a été dit plus haut être en bois moulé. Deux ceintures(48 et 49) en bois tel que l'okoumé sont associ & s aux éléments annulaires(46 et 47) sur le pourtour.Ces deux ceintures(48 et 49) ont pour fonction principale de venir au contact avec un joint ou boudin(50) que l'on fixe au préalable sur l'une ou l'autre des ceintures(48 et 49) pour assurer l'étanchéité et la continuité avec le revêtement étanche des segments constitués par un support(51), par exemple en bois, et une couche étanche(52) qui peut être elle-même constituée par une ou plusieurs feuilles d'étanchéité coulées ou par des vernis tels ceux utilisés en construction navale.Les deux segments étant amenés au contact l'un de l'autre par des procédés de montage tels ceux décrits ci-dessous assurent le serrage des deux éléments annulaires(46 et 47) l'un contre l'autre au moyen d'un dispositif à tirant constitué comme suit: sur la fig.l, les emplacements représentés schématiquement par des croix(53) correspondent à ceux choisis pour les tirants. Ils sont représentés en coupe longitudinale a la fig.3 en traits mixtes. Les différents éléments annulaires(14, 15,16,17) représentés à la fig.3 sont percés de trous pour le passe ge sur toute la longueur des segments des tirants, dont l'emplacement correspond à ceux des croix(53) de la fig.l. La fig.6 représente schématiquemat l'extrémité malle(54) filetée d'un tirant et l'extrémité femelle(55) filetée du tirant correspondant du segment voisin. La tête(56) du tirant (55) de diamètre plus large coulisse à l'intérieur d'un tube creux(57) présentant une bague de butée(58) pour la tête(56). Le tirant(55) est susceptible de coulisser dans un tube de guidage(59) monte à l'aide d'une bague de fixation(60) liée par tout moyen convenable a l'élément annulaire(47), par exemple à l'aide de vis(61). Ce tube(59) est disposé de façon à guider le tirant(55) à travers les autres éléments du segment. Un tube de guidage analogue(62) est fixé par une plaque(63) à l'élément annulaire(46) et le tirant(54) coulisse dans ce tube(62). Lorsque l'un des segments est en place et que son tirant est bloqué par tout moyen adéquat, par exemple à l'aide d'un écrou à son extrémité mâle, lorsque l'on appose le segment suivant tel que représenté à la fig.6 on visse la partie mâle(54) dans la partie femelle du tirant(55), la tête(56) se dégageant de la bague de butée(58) au niveau de I'élément annulaire(47). Par contre la tête femelle du tirant(54), non représentée sur la figure, est serrée contre sa butée non représentée, analogue a celle(58) de la fig.6.De la sorte lorsqu'un certain nombre de segments sont assemblés les tirants suc cessifs sont liés les uns aux autres et assurent une parfaite adhérence des segments les uns contre les autres et,en particulier, a l'endroit des joints ou boudins d'étanchéité(50) écrasés entre les ceintures(48 et 49). On peut compléter l'assemblage des deux segments en passant les revêtements intérieurs (62 et 63) des segments, un couvre-joint (64) fixé par exemple a l'aide d'agrafes ou de clips (65). La fig.9 représente un assemblage par boulons et colliers réalisé à l'aide de deux colliers(84 et 85) fixés par tout moyen adéquat tel que des vis(86) aux deux segments a assembler Ces colliers peuvent d'ailleurs être constitués par une saillie des segments et meme directement coulés avec le segment s'il s'agit d'une structure moulée en hauts polymères ou par prolongation extérieure d'un gousset ou d'un plat radial ou annulaire, s'il s'agit d'une structure métallique. Ces colliers sont percés de trous{87} dans lesquels on passe des boulons(88) serrés par des écrous(89 ; des rondelles(90) classiques, notamment des rondelles de blocage peuvent être utilisées pour faciliter le montage et éviter le desserrage.Un joint ou boudin d'étanchéité(91) peut être disposé entre les éléments sur toute la périphérie. Un tel dispositif est simple et de manipulation aisée, donc de prix de revient bas, mais si les segments sont de grandes dimensions il peut être difficile d'amener les trous(87) en coincidence, ce qui peut empêcher la mise en place des boulons. Une solution telle celle représentée à la fig; 10 permet de résoudre plus aisément le problème, notamment si les deux segments a assembler ne sont pas rigoureusement en coincidence. Sur les éléments extrêmes des segments(92 et 93) de la fig.lO sont montés d'une part, un support(94) présentant un trou sensiblement parallèle a la ligne(96) d'assemblage des segments et d'autre part, un support(97) présentant une gorge(98) en forme de U dans un plan sensiblement parallèle a la surface extérieure du segment(93). On fait passer autour de la gorge(98) un collier(99) en forme de U dont les deux estrémités(100) sont filetées. Ces deux extrémités sont placées dans deux trous (101) pratiqués dans une pièce cylindrique(102} montée a rotation, ou fixe, dans le trou(95).Deux pièces annulaires(l03) sont enfilées sur les extrémites filetées(100) du collier en U(99) et présentent d'une part, une face s'adaptant sur la pièce cylindrique(102) et d'autre part, une face place contre laquelle viendra se serrer un écrou(1-04). Ces pièces annulaires(103) peuvent être indépendantes ou fixées à la pièce cylindrique(102). En serrant les deux écrous (104) éventuellement à l'aide d'une rondelle(l05) intercalée entre ces-écrous(104) et les pièces annulaires(103) on tire le collier en U(99) vers la gauche sur la fig.l0, c'est-a-dire que l'on tend à rapprocher les segments(92 et 93).Un joint ou boudin(l06) peut assurer ltétanchéité de façon classique entre les segments(92 et 93) Un joint ou boudin(106) peut assurer l'étanchéité de façon classique entre les segments(92 et 93). I1 est évident que l'homme de l'art wut concevoir dans le cadre de la présente invention l'usage combiné des divers moyens décrits dans les exemples ci-dessus ou de tout moyen permettant la fixation de deux segments l'un contre l'autre et l'étanchéiténEcessaire.Cette dernière peut évidemment être améliorée à l'aide de couvre-joints extérieurs ou intérieurs en fonction des conditions climatiques ou des nécessités esthétiques. Le procédée montage consiste donc essentiellement à mettre en place un élément puis de proche en proche à amener les autres éléments contre les précédents en assurant l'assemblage et l'étanchéi- té des éléments contigus entre eux. En ce qui concerne le montage trres;tre,on peut constituer des fondations simples en utilisant le principe classique des voies ferrées. La fig.ll représente schématiquement un dispositif de montage et de fixation de segments sur rails. Des traverses(107) sont disposées sur le sol au besoin par l'intermédiaire d'un ballast ou d'un béton de propreté, elles peuvent être,par exemple en bois, en béton ou en métal. Sur la fig.ll la traverse (107) est un profilé en acier en forme de U renversé.Deux ou plusieurs rails(l08) parallèles affectant sensiblement la même forme que les traverses (107) sont disposés sur la série de traverses(107) et orthogonalement à cellesci et sont fixées sur ces dernières, par exemple à l'aide de deux fers plats(l09) repliés et soudés au rail(108). Ces plats(l09) sont percés ainsi que les traverses(107) et des boulons(ll0) de fixation permettent d'obtenir une structure rigide. Un fer, par exemple à section carrée(lll) est fixé à la partie syfirieure du rail par tout moyen convenable par exemple par vissage(112).Chaque segment(113) est muni par tout moyen, à sa partie inférieure, d'une pièce (114) présentant une face de préférence plane et horizontale(115) sur laquelle est fixé un profilé en acier(ll6) en forme de T. Sur la fig.ll le profilé en T(116) est fixé sur la pièce(ll4) et le plancher(113) par boulonnage(117). Des roulements,par exemple à rouleaux cylindriques ou tronconiques(118) sont montés à la base de l'aile centrale du profilé(ll6) au moyen d'un axe(ll9) sur lequel sont enfilés les chemins intérieurs des roulements(120) maintenus en place, par exemple par un boulonnage(l21); de la sorte lorsque lewsegments(113) sont places sur les rails de façon que les roulements(118) roulent sur la partie supérieure(122) des rails (108) de part et d'autre du profilé carré(lll), il est possible d'amener aisément en coincidence sur les memes rails plusieurs segments mu) nis de tels dispositifs de roulement. Un calage permet au moment du montage d'éviter un roulement intempestif après mise en place des différents segments. On peut d'ailleurs concevoir le démontage des roulements après mise en place et la fixation temporaire ou définitive du profilé(116) sur le système de rails et de traverses(l07 et 108).On peut concevoir que la mise à niveau de toutes les traverses présente des difficultés; il est donc possible de recourir à un réglage de l'horizontalité de chaque traverse a l'aide de vérins de tout type adéquat situés de préférence au voisinage des rails pour éviter des flexions trop importantes des traverses; ces vérins s'appuient sur des supports de calage placés sur le ballast fixés à une couche de béton reposant sur un béton de propreté. On conçoit qu'un tel montage sur rails est d'une mise en place d'autant plus simple quelle est utilisée de façon courante dans l'industrie du b timent, notamment pour la mise en place de grues mobiles de chantiers. Dans une variante on peut concevoir que chaque segment soignuni à sa partie inférieure de profilés tels que des profiles en T(116) de la fig.ll et que ces divers profilés puissent être placés directement sur des vérins disposés à même le sol ou sur ballast, ou béton de propreté. Par exemple, après avoir monté un segment et ses deux profilés sur deux paires de vérins, on vient placer un second segment au contact avec le premier en le montant également sur deux paires de vérins; on assemble ensuite les segments entre eux, par exemple a l'aide des moyens décrits précédemment, les profilés étant assemblés bout-a-bout pour former un ensemble rigide, no-tamment à l'aide d'éclisses. De la sorte, on évite le système de rails et de traverses. En ce qui concerne le montage en vue de la mise en flottaison, onpeut procéder au montage soit à terre sur rails en lançant l'habitation amphibie de façon classique,soit au montage sur l'eau ellemême. Dans ces deux cas il est recommandable de munir les éléments extrêmes d'une protection à la partie basse évitant lors de remous la pénétration d'eau dans l'habitation. Comme il a été dit ci-dessus la construction à l'aide de segments gonflables convient tout particulièrement à ce type de montage.On peut également procéder comme pour une construction terrestre en assemblant des segments sur des rails fixés à un élément,flottant, ponton, péniche,etc.. L 'expé- rience a montré qu'il était possible de rendre mobiles tous ces types d'habitations amphibies par auto-propulsion à l'aide de petits moteurs entraînant une hélice placée à une des extrémités de l'habitation. Ces petits moteurs sont munis de gouvernails et peuvent être du type couramment utilisé en navigation de plaisance. I1 est possible d'assembler cte-à-cote ou en superposition des séries de segments telles que la surie représentée à la fig.2. Pour cela il suffit de prévoir éventuellement des ouvertures dans les parois latérales entre segments permettant le montage d'une pièce d raccordement et le passage de l'un des habitats dans l'habitat voisin. On peut concevoir également, comme le montre la fig.l2, un système de charpente constitué par des poteaux(123), des poutres horizontales(l24), des poutrelles(l25) reliant les portiques formes par les poteaux(l23) et les poutres(124) et des séries de rails(126). A la demande de l'utilisateur on peut ainsi monter des habitations, dans les cases comprises entre poteaux consécutifs et poutres con sécutives, et aménager d'autres cases en terrasses. Des galeries de desserte non représentées sur la figure et des excaliers d'accès (127) schématiquement représentes permettent d'accéder aux différents habitats. Le transport des segments peut être, comme il a été dit plus haut, effectué aisément par route ou par rail si les dimensions choisies répondent aux exigences concernant les gabarits. Lorsque les segments sont amenés à pied d'oeuvre on peut, au moyen d'un engin de manutention,les places sur des rails dans les conditions de montage représentées a la fig.ll.On peut également,comme il a été dit plus haut, utiliser des chariots de montage conçus spécialement tels celui représenté à la fig.l3 qui porte un segment par les pro filés en forme de T tels le profilé (116) de la fig.ll. Dans ce cas on approche le segment du segment déjà mis en place, un dispositif de réglage de la hauteur schématiquement représenté en 128 permet d'amener les profilés(129 et 130) de deux segments consécutifs en corncidence, de place v 8s profilés(l29) des vérins tels ceux déjà placés sous l'élément précédent, d'en régler la hauteur et de procéder à l'assemblage des deux segments l'un contre l'autre. Les profiles(l29) peuvent être assemblés par des éclisses comme il a été dit plus haut. La partie support(l28) du chariot(l32) doit de préférence être susceptible de rotation autour d'un axe vertical si le chariot doit être utilisé pour le transport routier car très généralement la largeur du segment est supérieure à celle du gabarit et le transport se fait avec un segment orienté perpendiculairement par rapport à la position qu'il occupe sur la fig.l3. On peut donc ainsi concevoir le transport de plusieurs segments sur des plateaux, ou chariots-remorques, tels que celui représenté à la fig.l3, accroché en train derrière un tracteur. Lorsque l'on arrive au lieu du montage, on sépare les chariots-remorques, et le tracteur amène un-par-un les différents segments montés sur les différents chariots-remorques apres avoir fait pivoter d'un quart de tour les segments sur les chariots. On peut procéder comme a la fig.l3 et, de proche en proche, monter les différents segments. On peut également concevoir que les chariots ou plateaux sont munis de transporteurs à rouleaux, ce qui permet après avoir fait pivoter les segments d'un quart de tour sur les différents chariots, de les faire rouler l'un contre l'autre du côté opposé au tracteur vers le point de mont-age. REVENDICATIONS 1. Procédé de construction d'habitation préfabriquée consistant à juxtaposer des segments préfabriqués de forme généralement prismatique ou cylindrique dont les génératrices eont sensiblement horizontales après montage, à assembler ces segments sensiblement selon des plans de section droite et à assurer la fixation réciproque des différents segments juxtaposés à l'aide de dispositifs adéquats, caractérisé par le fait que les segments sont juxtaposés, assemblés et fixés l'un à l'autre sur un système de rails sensiblement parallèles aux génératrices des segments prismatiques ou cylindriques. 2. Procédé selon la revendication 1 dans lequel les segments sont juxtaposés, assemblés et fixés l'un à l'autre sur un système de rails et de traverses sensiblement orthogonales auxdits rails. 3. Procédé selon la revendication 1 dans lequel les segments sont disposés sur des rails montés sur vérins. 4. Procédé selon la revendication 2 dans lequel les traverses sont montées sur vérins. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4 dans lequel les segments sont montés sur des rails solidaires d'une charpente, disposés de façon d-permettre le montage côte-a-cte ou superposés de plusieurs habitations, les rails étant sensiblement perpendiculaires aux faces latérales de la charpente. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5 dans lequel les segments sont susceptibles de flotter. 7. Procédé selon la revendication 6 dans lequel les rails sont disposés en pente douce vers un plan d'eau pour permettre le lancement de l'habitation flottante. 8. Segment pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendications 1 à 7 de forme généralement cylindrique ou. prisma- tique dont les génératrices sont sensiblement horizontales après montage et pouvant s'assembler avec au moins un segment analogue sensiblement selon des plans de section droite, caractérisé par le fait qu'il présente des organes permettant de le placer et de le déplacer sur rails sensiblement parallèles aux génératrices dudit segment pour 1'assembler à au moins un autre segment analogue. 9. Segment selon la revendication 8 dont la structure comprend des éléments annulaires associés ou disposés sensiblement selon des plans de section droite. 10. Segment selon la revendication 9 dans lequel les élé- ments sont réalisés en bois. 11. Segment selon la revendication 9 dans lequel les éléments sont réalisés en métal ou alliage. 12. Segment selon la revendication 9 dans lequel les éléments sont réalisés en béton. 13. Segment selon l'une des revendications 9 à 12 dans lequel les éléments sont reliés Is uns aux autres par des poutrelles ou contreventements de même matériau que les éléments, ou de matériau différent. 14. Segment selon la revendication 9 dans lequel les élé- menti sont réalisés en monobloc. 15. Segment selon la revendication 14 dans lequel les éléments sont réalisés en béton. 16. Segment selon la revendication 14 dans lequel les éléments sont réalisés en haut polymère ou haut condensat. 17. Segment selon l'une des revendications 8 ou 9 réalisé en éléments gonflables. 18. Segment selon la revendication 17 présentant au moins un revêtement intérieur. 19. Segment selon l'une des revendications 17 ou 18 dans lequel les produits prenant en masse sont injectés dans les parties gonflables. 20. Segment selon l'une des revendications 17 à 20 rendu rigide a l'aide de produits coulés ou moulés prenant ensuite en masse la partie gonflable servant de coffrage. 21. Segment selon l'une des revendications 8 & 20 dont l'assemblage se fait avec le ou les segments voisins par tirants. 22. Segment selon l'une des revendications 8 a 21 dont l'assemblage se fait avec le ou les segments voisins par boulonnage. 23. Segment selon l'une des revendications 8 à 21 dont l'assemblage se fait avec le ou les segments voisins par collier. 24. Segment selon l'une des revendications 8 à 23 dont l'assemblage se fait avec le ou les segments voisins par dispositif à vide. 25. Segment selon l'une des revendications 8 à 24 comportant les installations techniques (eau, gaz, électricité, chauffage, conditionnement d'air, téléphone, réfrigération). 26. Segment selon l'une des revendications 8 a 25 compor tant au moins une façade extrême. 27. Segment selon la revendication 26 dans lequel la faça de extrême comporte au moins un ouvrant. 28. Segment selon les revendications 8 à 27 susceptible de flotter. 29. Habitation réalisée à l'aide des segments selon l'une des revendications 8 a 28.