L'invention se rapporte aux installations pour la production du bicarbonate de sodium et, plus précisément, concerne les carbonateurs pour la production d'une suspension de bicarbonate de sodium dans la liqueur ou saumure de réaction, L'invention peut être utilisée dans la production du bicarbonate de sodium par absorption du bioxyde de carbone, notamment par une solution ammoniacale de chlorure de sodium ou par une solution d'hydroxyde de sodium. On connatt un carbonateur (brevet d'invention de la République Fédérale Allemande NO 1567966) comprenant un corps, muni de tubulures pour l'introduction des réactifs et l'évacua- tion de la suspension obtenue et du gaz qui n'a pas réagi comportant des plateaux perforés disposés, dans la cavité intérieure du corps, l'un au-dessus de l'autre, de manière à diviser cette cavité en une chambre de séparation et une série de chambres de réaction disposées sous celle-ci et communiquant entre elles au moyen de tubulures traversant le plateau intéressé et prolongées de part et d'autre du plateau. Les chambres de réaction supérieures jouent surtout le r81e de chambres d'absorption, mais les chambres inférieures sont refroidies ou réfrigerées. Sous les chambres refroidies se trouve une chambre de base. Les chambres refroidies sont munies de tubes réfrigérants horizontaux parcourus par un liquide de refroidissement, de l'eau généralement. Une solution ammoniacale de chlorure de sodium est introduite dans la partie supérieure du carbonateur où elle entre en réaction avec un gaz contenant du bioxyde de carbone, gaz s'élevant à travers les plateaux perforés. A la suite de la réaction on obtient une phase liquide ou liqueur, contenant en suspension des cristaux de bicarbonpte de sodium, s'écoulant par une tubulure prolongée d'une chambre de réaction à la suivante. Au cours de la réaction, la liqueur s'chauff dans les chambres d'absorption, c'est pourquoi les chambres inférieures sont équipées de tubes réfrigérants servant au refroidissement de la liqueur. Dans toutes les chambres de réaction, refrigérées ou non, sont montés des plateaux perforés similaires chacun comportant une tubulure prolongée servant à évacuer la liqueur et la suspension.Cependant, alors que l'utilisation de tels plateaux dans les chambres d'absorption assure des échanges massiques plus ou moins intens#. L'utilisation desdits plateaux dans les chambres refroidies s'avère peu efficace. Premièrement, la tubulure prolongéee a un grand diamètre et une longueur considérable et il est difficile de la disposer dans la chambre remplie presque complètement de tubes réfrigérants. En outre, dans les chambres refroidies est prévue une série de cloisons, qui séparent verticalement les tubes refrigérants en plusieurs groupes et ont pour but d'assurer le passage de la suspension selon des trajets multiples (par exemple en chicane à travers une chambre refroidie d'une tubulure prolongée d'entrée à une autre de sortie disposée du côté opposé de ladite chambre en considérant la section du carbonateur, les tubulures prolongées étant décalées l'une par rapport à l'autre de 1800 dans un plan horizontal).Dans ce cas, la suspension monte dans la chambre selon la direction du courant de gaz arrivant d'en bas, ce qui diminue les échanges de chaleur et de matière dans les chambres refroidies tout compliquant la conception du carbonateur. En ce qui concerne les chambres d'absorption du carbonateur connu, les plateaux perforés, avec tubulures prolongées pour l'évacuation de la suspension, n'assurent pas l'homogé- néité en forme et dimensions des cristaux, ce qui se- traduit par une teneur élevée en humidité et un dépôt accéléré des cristaux sur les surfaces des plateaux. On connaît également un carbonateur (brevet d'invention des Etats Unis d'Amérique N 4066446) comprenant un corps, muni de tubulures pour l'amenée des réactifs et pour l'évacuation de la liqueur obtenue et du gaz résiduel, et des plateaux perforés disposés dans la cavité dudit corps, l'un auressus de l'autre, de manière à diviser cette cavité en une chambre de séparation et des chambres de réaction disposées sous celle-ci et communiquant entre elles au moyen de tubes de tropplein, les chambres de réaction supérieures étant celles d'absorption tandis que les chambre inférieures comprennent un faisceau de tubes de refroidissement. Sous les chambres refroidies se trouve une chambre inférieure de base. Dans chaque chambre d'absorption, auprès du bord supérieur du tube de trop-plein, se trouve disposé, d'une manière coaxiale et avec un certain jeu par rapport à ce dernier, un flasque annulaire destiné à créer une zone d'accumulation de la phase cristalline solide dans la suspensioelors de carbonatation. Chaque plateau perforé possède des secteurs continus, non perforés, disposés auprès du tube de trop-plein, tandis que la paroi du tube de trop-plein est percée d'un ou de plusieurs orifices pour l'évacuation de la liqueuroontenant la suspension de phase solide y accumulée. Chacune des chambres refroidies du carbonateur connu comprend des tubes réfrigérants et un tube de trop-plein qui sert à évacuer la liqueur dans la chambre refroidie sousjacente. Le fait de prévoir, dans les chambres d'absorption du carbonateur ci-dessus décrit, des flasques autour des tubes de trop-plein ainsi que des secteurs pleins ménagés dans les plateaux perforés et disposés sous lesdits tubes permet de créer une zone d'accumulation de la phase cristalline solide dans la suspension, celle-ci étant ensuite évacuée par un orifice (ou des orifices) pratiqué(s) dans la paroi du tube de trop-plein. Ceci assure l'homogénéité en forme et dimensions des cristaux, le dépôt de la phase solide sur les plateaux perforés étant alors réduit. Cependant les chambres refroidies du carbonateur precèdant souffrent d'une faible efficacité des échanges de chaleur et de matière par suite du désordre ou de l'incohérence des flux gazeux et liquide. Ceci entraîne une utilisation insuffisante du volume utile des chambres refroidies, étant donné que l'intensité de l'échange de chaleur dans celle-ci diminue à partir du centre vers la périphérie. Il en résulte que les surfaces éloignées de la périphérie (celles des tubes réfri- gérants en particulier) sont rapidement envahies de dépôts de cristaux de bicarbonate de sodium qui entraient l'abaissement du coefficient de transfert de chaleur des tubes réfrigérants. En outre, la suspension s'écoulant d'un tube de tropplein, dont le débouché inférieur est disposé près de la surface du plateau sous-jacent, est partiellement entraînée par le courant ascendant de gaz dans la partie supérieure de la chambre, d'où elle stécoule dans la chambre sous-jacente par un tube de trop-plein diamétralement opposé. Ainsi, le gaz et la suspension circulent parallelement et dans le même sens, ce qui diminue l'efficacité des échanges de chaleur et de matière. Les inconvénients décrits sont surtout génants quand la température de l'eau de refroidissement excède 200C. Dans ce cas, la différence de température entre les milieux de refroidissement et refoidi n'étant pas assez grande, on constate, à côté de l'abaissement sensible du taux de transfert de chaleur, l'accroissement de la solubilité du bicarbonate de sodium dans la liqueur, ce qui entraîne la diminution du taux d'utilisation du sodium de départ. Ainsi, le carbonateur connu (brevet d'invention des Etats Unis d'Amérique N0 4066446) présente un désaccord entre une haute efficacité de cristallisation du bicarbonate de sodium dans des chambres d'absorption et une intenté insuffisante du refroidissement de la suspension de bicarbonate de sodium dans les chambres refroidies ce qui limite le rendement du carbonateur. L'invention vise à intensifier les échanges de chaleur et à augmenter simultanément le taux d'utilisation du sodium introduit grâce à la modification des conditions dynamiques dans le carbonateur. Selon l'invention, dans un carbonateur pour la production d'une suspension de bicarbonate de sodium, comprenant un corps creux muni de tubulures d'amenée des réactifs et d'évacuation de la liqueur ou suspension obtenue etdu gaz résiduel, dont la cavité est divisée par des plateaux perforés disposés dans le corps, en une chambre de séparation et des chambres de réaction, ces dernières étant disposées au-dessous de ladite chambre de séparation et communiquant entre elles au moyen de tubes de trop-plein, les chambres de réaction inférieures étant pourvues de tubes réfrigérants, les plateaux perforés, disposés au-dessus des chambres de réaction inférieures, sont munis de tubulures de trop-plein alternant régulièrement, sur toute la surface du plateau perforé, avec des perforations pour le passage des gaz de manière que la plupart des tubulures de trop-plein soient disposées, avec un jeu, directement au-dessus de tubes refrigérants qu#i masquent ou oblitèrent la section de passage desdites tubulures. Une telle réalisation du carbonateur permet d'assurer la répartition régulière de la suspension et du gaz pratiquement dans tout le volume des chambres de réaction garnies de tubes réfrigérants. La disposition de la plupart des tubulures de trop-plein en ménageant un jeu directement au-dessus des tubes réfrigérants respectifs qui masquent la section de passage desdites tubulures, permet de protéger la liqueur descendant dans la tubulure contre la pénétration d'un courant ascendant de gaz ; en même temps, l'évacuation de la suspension par les tubulures favorise le mouvement des gaz à travers les perforations des plateaux.Tout cela permet d'intensifier l'échange de chaleur grâce à des courants gazeux et liquide ordonnés ce qui permet, à son tour, d'augmenter de 20% en moyenne le rendement du carbonatei:tr ou de réduire la consommation d'eau utilisée pour le refroidissement, le rendement étant maintenu. En même temps, on obtient une réduction de la vitesse de déposition du bicarbonate de sodium sur les surfaces des chambres et des tubes réfrigérants, ce qui, à son tour, assure un taux de transfert de chaleur plus élevé pendant une période de temps plus longue. Lorsqu'on utilise de l'eau à température plus élevée pour le refroidies sement de la suspension, le taux d'utilisation du sodium à partir des produits de départ augmente de 0,5 à 1%. Il est rationnel que la section totale de passage des orifices des tubulures de trop-plein soit de 1,5 à 4% de la section transversale du carbonateur, tandis que le rapport du diamètre d'une tubulure de trop-plein au diamètre du tube refrigérant correspondant soit compris entre 0,5 et 3. Les rapports indiqués entre d'une part, la section de passage totale des orifices des tubulures de trop-plein et la section transverale du carbonateur, d'autre part, le diamètre d'une tubulure de trop-plein et le diamètre du tube réfrigérant coopérant assurent un rendement maximal du carbonateur. Si la section totale de tassage des orifices destubulures est inférieure à 1,5% de la section transversale du carbonateur, le passage du liquide d'une chambre de réaction réfrigèrée a une autre est gèné ou freiné surtout après une certaine durée de fonctionnement à cause du dépôt du bicarbonate de sodium sur les parois des tubulures. Si la section totale de passage des orifices des tubulures dépasse 4% de la section transversale du carbonateur, une certaine pénétration des gaz dans les tubulures de passage de la suspension peutertraSner une circulation désordonnée, irrégulière, incohérente, des courants gazeux et liquide et un abaissement de l'intensité des échanges de chaleur. Le diamètre des orifices des tubulures de trop-plein ne doit pas dépasser 3 fois le diamètre des tubes réfrigérants, car si le diamètre des tubulures est plus grand, les tubes réfrigérants ne peuvent pas prévenir de manière efficace la pénétration des gaz dans les tubulures. Le diamètre des débouchés des tubulures ne doit pas être inférieur à la moitié du diamètre des tubes réfrigérants coopérants, sinon la tubulure peut astre rapidement envahie de dépôts de bicarbonate de sodium, ce qui réduit la durée d'utilisation du carbonateur sans intervention. Selon une caractéristique de l'invention, le jeu entre le débouché inférieur d'une tubulure et le tube réfrigérant coopérant est compris entre 1/10 et 1/2 du diamètre de ladite tubulure. Le jeu ci-dessus indiqué assure les conditions optimales pour l'échange de chaleur ; par ailleurs, une tubulure de tropplein ne doit pas reposer sans jeu sur la surface du tube réfrigérant correspondant nour ne pas entraver ltécoulement de la phase liquide et pour eviter la sortie de la liqueur du carbonateur par une tubulure de passage des gaz. Si le jeu en question est inférieur à 1/10 du diamètre d'une tubulure, il est rapidement envahi de dépôts de bicarbonate de sodium, ce qui conduit également à la sortie de la suspension du carbonateur. D'autre part, si le jeu entre le débouché inférieur d'une tubulure et le tube réfrigérant coopérant dépasse la moitié du diamètre de la tubulure, on court le risque d'une pénétration des gaz dans cette tubulure et d'une altération des conditions de l'échange de chaleur. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparattront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différants modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs avec référence aux dessins non limitatifs annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement un carbonateur suivant l'invention en coupe verticale - la fugure 2 représente une vue en coupe d'une partie des chambres de réaction inférieures équipées de tubes réfrigérants - la figure 3 représente en coupe verticale une variante de réalisation d'un plateau perforé suivant l'invention avec tubulures de trop-plein rapportées;; - la figure 4 représente une vue de dessus suivant la flèche IV de la fig. 3 de la variante de réalisation du plateau perforé de la fig. 3 - la figure 5 représente en coupe verticale une variante de réalisation du plateau perforé suivant l'invention moulé d'une pièce avec des tubulures de trop-plein - la figure 6 représente une vue de dessus suivant la flèche VI de la fig. 5 de la variante de réalisation du plateau perforé de la fig. 5 Le carbonateur comprent un corps creux 1 vertical, par exemple cylindrique, formé par exemple de viroles 31 successives, entre lesquelles sont disposés, l'un au-dessus de l'autre, des plateaux 2, 16 perforés, horizontaux, le carbonateur étant assemblé par n'importe quel moyen connu. Ces plateaux perforés 2, 16 dé f inissant dans la cavité du corps 1 une chambre de séparation 3 et des chambres de réaction supérieures 4, et inférieures 5, disposées au-dessous de ladite chambre 3 de séparation. les chambres supérieures 4 jouant surtout le rôle de chambres d'absorption du gaz, tandis que les chambres inférieures 5 sont principalement des chambres de refroidissement. La hauteur de chaque chambre 5 dépasse lègérement celle de chaque chambre 4. Dans la partie infé#rieure du corps 1, sous les chambres 5, est disposée une chambre de base 6. Sur le corps 1 sont montées des tubulures 7, 8, 9 et 10, Il destinées respectivement à l'amenée des réactifs liquides et gazeux et à 11 évacuation de la phase liquide ayant réagi chargée de la suspension obtenue du gaz résiduel.La chambre de réaction supérieure 4a de niveau le plus élevé est dotée de la tubulure 7,celle denictScn supérieure 4z de niveau le moins élevé l'est de la tubulure 8, la chambre de base 6 est dotée des tubulures 9 et 10, la chambre de séparation 3 l'est de la tubulure 11. Chaque chambre de réaction 4 communique avec la chambre immédiatement sous-jacente d'une part au moyen d'au moins un tube de trop-plein12, destiné à la descente de la liqueur, traversant le plateau perforé 2 auprès de la paroi latérale du corps 1, d'autre part de perforations 32 ménagées à travers la plaque du plateau 2 pour la montée des gaz. L'axe de chaque tube de trop-plein12 est sensiblement vertical et perpendiculaire à la surface du plateau perforé 2 qui le porte. Un jeu 33, par exemple de l'ordre de 100 mm, est prévu entre le bord inférieur d'un tube de trop-plein 12 et la surface du plateau perforé sous-jacent 2. En outre, les tubes de trop-plein 12 des plateaux 2 consécutifs sont décalés l'un par rapport à l'autre dans le plan horizontal, par exemple disposés selon un diamètre comme le montre la fig. 1. Un flasque annulaire 13, de forme cylindrique ou conique, est monté autour du bord supérieur de chaque tube de tropplein 12 à une certaine distance de lui et coaxialement avec lui. Ce flasque 13 est fixé au tube de trop-plein 12 avec un certain jeu radial 34, par exemple par l'intermédiaire de pattes ou nervures (non figurés), le rapport entre les diamètre du flasque 13 et du tube de trop-plein 12 étant de préférence, pour une épaisseur usuelle du tube 12 et du flasque 13,de 1,25 à 2.Le bord supérieur du flasque 13 est un peu plus élevé que le bord supérieur du tube de trop-plein 12 ou bien se situe au même niveau. Entre le bord inférieur du flasque 13 et la surface opposée du plateau perforé 2 est ménagé un espace ou jeu 35 de 1/5 à 1/3 de la hauteur du tube de trop-plein12 correspondant. Les surfaces 36 de chaque plateau perforé 2, disposées à proximité des tubes 12 et limitées par la projection des flasques 13, sont dépourvues de perforations. L'évacuation de chaque plateau 2 de la phase liquide avec une phase solide cristalline en suspension y accumulée s'effectue par un (ou plusieurs) orifice(s) 14 pratiqué(s) dans la paroi d'un tube de trop-plein 12 auprès et au dessus dudit plateau perforé 2. Des tubes réfrigérants 15, distants des plateaux 16, sensiblement horizontauz sont disposés dans les chambres de réaction inférieures 5. Les plateaux 16 (fig.2) portent des perforations 17 servant, de préférence, au passage ascendant des gaz, et sont munis de tubulures de trop-plein 18 destinées, principalement, au passage descendant de la phase liquide chargée de la suspension. Les tubulures 18 sont disposées, par rapport aux tubes réfrigérants 15, d'une manière telle que la plupart des tubulures 18 se trouvent disposées, avec un certain espace ou jeu 37, directement au-dessus de tubes réfrigérants coopérants 15 qui recouvrent la section de passage desdites tubulures 18. Suivant l'un des modes de réalisation de l'invention, représenté sur la fig. 2, toutes les tubulures de trop-plein 18 se trouvent disposées directement au-dessus de tubes réfrigérants 15. A titre d'exemple, les tubes réfrigérants 15 peuvent être disposés en nappes verticales, dont certaines sont disposées sous les débouchés des tubulures 18. Dans les nappes voisines, les tubes 15 peuvent être disposés en quinconces ce qui amène une meilleur répartition du flux liquide descendant au sein du flux gazeux ascendant. Les tubulures 15 peuvent être réparties régulièrement sur toute la surface du plateau 16 (fig. 4 et 6), il est également possible de les disposer de manière non uniforme et, par exemple, que leur densité à la périphérie d'un plateau 16 soit plus élevée que dans le centre dudit plateau. Il n'est pas généralement indiqué de rassembler les tubulures 18 dans la partie centrale d'un plateau 16, car il peut en résulter un envahissement relativement rapide des tubes réfrigérants 15 intéressé par des dépôts de bicarbonate de sodium, et l'altération des facteurs d'échange de chaleur desdits tubes 15. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, les tubulures 18 (fig. 5) font partie intégrante, par exemple, par moulage, avec le plateau 16. La section totale de passage des orifices des tubulures de trop-plein 18 représente de 1,5 à 4% de la section totale interne du carbonateur. Si la section de passage totale desdits orifices 18 est moins importante, le passage du liquide d'une chambre de réaction 5 à une autre est freiné surtout après une certaine durée de fonctionnement, à cause du dépôt de bicarbonate de sodium sur les parois internes des tubulures 18. Si la section totale de passage des orifices des tubulures 18 dépasse 4% de la section totale du carbonateur, il peut se produire une montée des gaz par et/ou dans les tubulures 18. Le diamètre des débouchés des tubulures de trop-plein 18## doit être compris entre 0,5 et 3 diamètres des tubes réfrigérants correspondants 15. Si le diamètre des débouchés des tubulures 18 dépasse 3 fois le diamètre des tubes réfrigérants 15 correspondants, ceux-ci ne peuvent pas d'une manière efficace jouer pour le liquide qui transite dans les tubulures 18 le rôle d'écrans ou de déflecteuxscontre la pénétration du gaz en cours d'ascension. Si, enfin, le diamètre des débouchés des tubulures 18 est inférieur à la moitié du diamètre des tubes 15, correspondants le passage du liquide est envahi très rapidement de dépôt de bicarbonate de sodium. En outre, le diamètre des débouchés des tubulures 18 ne doit pas être inférieur à celui des perforations 17, qui servent de préférence pour le passage des gaz, car on ne pourait alors assurer une répartition régulière de la liqueur chargée de suspension sur toute la surface du plateau et minimiser l'envahissement par les incrustations des parois des tubulures 18. Dans les limites susindiquées, les diamètresdes différentes tubulures 18 peuvent être identiques ou différents. Le ;jeu 37 entre le d boucka inférieur de claque tubulure 18 et le tube réfrigérant 15correspondant représente de 1/10 à 1/2 du diamètre de ladite tubulure 18. Si le jeu 37 est inférieur à 1/10 du diamètre de ladite tubulure 18, il sera rapidement envahi de dépôts de bicarbonate de sodium. D'autre part, si le jeu 37 est supérieur à la moitié du diamètre de la tubulure 18, avec les vitesses habituelles dans les carbonateurs le gaz peut pénétrer dans la tubulure 18. De manière concrète, la valeur du jeu 37 est déterminée, dans les limites indiquées, par la résistance au transit des fluides admise pour un carbonateur de production donnée.Dans les limites indiquées, les tubulures de trop-plein 18 peuvent avoir des longueurs identiques ou différentes. La disposition des tubulures 18 sur un plateau 16 peut être en quinconces, comme représenté sur les fig.4 et 6, selon les cercles concentriques, etc. Entre la chambre refroidie la plus basse 5z et la chambre de base 6,puisque lac#mbre inférieure 6 ne comporte pas de réfrigérants, on peut installer, au lieu d'un plateau 16, un plateau perforé sans tube de types 18 et 12. Dans la chambre de base 6, est prévu un dispositif de répartition ou distribution des gaz 20 réalisé, par exemple, sous forme d'une cloche ou d'un cône. Le carbonateur décrit ci-dessus tnctionne comme suit. On amène une saumure ammoniacale dans la chambre de réaction supérieure 4a par la tubulure 7. Par la tubulure 9 on amène dans la chambre de base 6 un gaz à haute teneur en bioxyde de carbone (70 à 80%). Un gaz à faible teneur en bioxyde de carbone (30 à 40%) est amené dans la chambre de réaction supérieure de niveau le plus bas 4z par la tubulure 8 Dans les chambres de réaction 4 a lieu une réaction entre la saumure ammoniacale et le bioxyde de carbone avec précipitation de cristaux de bicarbonate de sodium et formation d'une suspension de ces cristaux dans la liqueur de réaction. La suspension de bicarbonate de sodium descend d'une chambre d'absorption àla chambre sous jacente par les tubes de tropplein 12.La suspension, dans une chambre de réaction 4, se déplace dans le sens horizontal sur le plateau 2 correspondant vers le tube de trop-plein 12 qui traverse ce plateau 2. Dans chaque chambre 4 le tube 12 alimentant ladite chambre à partir de la chambre 4 immédiatement supéneureet le tube 12 drainant ladite chambre-au profit de la chambre 4 immédiatement inférieure sont décalés angulairement par exeiiple diamètralement, l'un par rapport à l'autre. Dans chaque chambre de réaction 4 a lieu une interaction entre le courant ascendant de gaz traversant le plateau 2 correspondant par les perforailons 32 et le courant horizontal de 'suspension" se dirigeant vers le tube 12 correspondant. Des conditions favorables pour la croissance des cristaux de bicarbonate de sodium de forme et dimension homogènes sont établies lorsque la cristallisation se déroule relativement tranquillement. Ceci est obtenu en particuliergrâce aux flasques annulaires 13 qui retiennent et orientent les courants horizontaux de suspension sur le plateau 2 intéressé en protégeant de la sorte la zone située entre le flasque 13 et le plateau 2. Les parties sans perforation 2, protègent cette zone -contre l'action des gaz ascendants. On crée ainsi une zone oû la suspension est en état relativement calme, favorisant la croissance des cristaux de bicarbonate de sodium de forme et dimension homogènes, puisque le nombre de germes cristallins qui y sont nouvellement formés est minimal. De gros cristaux s'accumulent auprès de la surface du plateau perforé 2, tandis que la suspension à faible teneur en phase cristalline solide est déplacée par les courants de suspension arrivants, elle monte vers le bord supérieur du tube de trop-plein 12 d'où elle s'écoule dans la chambre 4 sous jacente. La suspension avec une phase cristalline solide y accumulée s'écoule, de préférence, par l'orifice 14 du tube de trop-plein.Il en résulte qu'à partir de chaque chambre de réaction 4 s'écoulent dans le chambre inférieur de préférence de gros cristaux, tandis que de minus cristaux et des cristaux de dimension moyenne restent dans la zone d'accumulation de la phase cristalline solide où ils croissent dans des conditions relativement calmes. La présence, dans les chambres de réaction supérieures 4, de la liqueur contenant la suspension de phase cristalline solide assure la diminution de la sursaturation de la solution ce qui contre à la croissance des cristaux de bicarbonate de sodium, le nombre de germes cristallins nouvellement formés étant minimal Dans le cas de précipitation, dans les chambres de réaction supérieures, de 25 à 35% de la quantité totale de cristaux de bicarbonate de sodium, l'aménagement d'une zone spéciale d'accumulation de cristaux sur les plateaux 16 dans les chambres de réactioninférieures 5 ne contribue pas à l'amélioration ultéBbure de la qualité des cristaux (grosseur et homogénéité). La quantité susindiquée de bicarbonate de sodium est précipitée lors du passage de la suspension jusqu'à la chambre de réaction supérieure 4 de niveau le plus bas 4z. A partir de la chambre de réaction supérieure 4 z la suspensionpénètre dans les chambres de réaction inférieures 5 en passant par les tubulures 18 des plateaux 16 et se répartit pratiquement régulièrement dans le volume utile des chambres de réaction inférieures 5. Dans les chambres 5 se poursuivent une saturation ultérieure de la saumure ammoniacalle par le gaz contenant du bioxyde de carbone, la cristallisation du bicarbonate de sodium et le refroidissement de la suspension avec de l'eau passant dans les tubes 15. En s'écoulant des tubulures 18, la suspension baigne des tubes refrigérants 15 qui sont aissi baignés par les courants ascendants de gaz contenant du bioxyde de carbone. On crée ainsi des zones de contact supplémentaires entre phases liquide et gazeuse contribuant à l'intensification des échanges de matière et de chaleur.Le gaz contenant du bioxyde de carbone s'élève d'une chambre 5 à la chambre immédiatement superposée en passant à travers les perforations 17 du plateau 16 qui les sépare. La surface supérieure du plateau 16 présente ainsi une zone de contact important entre le gaz qui sort des perforations171 et la liqueur qui circule sur le plateau. Le fait de disposer les plateaux perforés 16 de manière que la plupart des tubulures 18 débouchent avec un certain ewaceou jeu directement au-dessus de tubes réfrigérants 15 amène les gaz à passer de préférence à travers les perforations 17 et constitue des écrans ou déflécteurs pour les tubulures 18 contre l'entrée des courants de gaz. Grâce à cet arrangement des tubulures 18 et des tubes 15, on obtient des conditions favorables pour l'intensification des échanges de matière et de chaleur dans les chambres 5.L'intensification des échangesde matière et de chaleur est obtenue grâce à l t accroissement des vitesses de déplacement du gaz et de la liqueur autour des tubes réfrigérants 15 et grace à une répartition, pratiquement régulière, de la suspension dans le volume utile des chambres 5. Pour certains régimes de fonctionnement du carbonateur où la vitesse du gaz dans les perforations 17 est assez élevée (par exemple plus de 15 m/s) la suspension cesse complètement de passer par les perforations 17 et s'écoule uniquement par les tubulures 18. Pour des vitesses de gaz plus faibles,tneoer##in infiltration de la suspension à travers les perforations 17 a lieu. Ce régime est moins favorable pour le fonctionnement du carbonateur. Pour obtenir un rendement maximal du carbonateur, il est désirable oue les vitesses tant du gaz que de la sus pension dans les chambres 5 soient les plus hautes possible. En s'écoulant d'un plateau 16 par les tubulures 18, la suspension tombe sur les tubes réfrigérants 15 et la suspension ne peut pas, pour une part importante, éviter le contact avec les surfaces des tubes 15 léchés par le courant de gaz ascendant. Il se crée ainsi des zones de contact supplémentaire où les échanges de matière et de chaleur se déroulent avec la même intensité à peu près qu'à proximité de la surface du plateau 16. Ceci contribue, à son tour, au ralentissement de la formation des dépôts de bicarbonate de sodium sur les tubes réfrigérés 15. Gracie à la répartition régulière de la suspension dans le volume des chambres refroidies et grâce à la présence de ces zones de contact supplémentaires, le taux de transfert de chaleur des tubes réfrigérants 15 reste élevé plus longtemps que dans les carbonateurs connus. R E V E N D I C A T I O N S REVENDICATIONS 1. Carbonateur pour la production d'une suspension de bicarbonate de sodium, comprenant un corps creux doté de tubulures d'amenée des réactifs, et d'évacuation de la suspension obtenue et du gaz résiduel, ainsi que des plateaux perforés disposés dans le corps l'un au-dessus de l'autre de manière à diviser la cavité du corps en une chambre de séparation et des chambres de réaction, ces dernières étant disposées au-dessous de ladite chambre de séparation et communiquant entre elles au moyen de tubes de trop-plein, les dites chambres de réaction inférieures étant pourvues de tubes réfrigérants, caractérisé en ce que les plateaux perforés, disposés au-dessus des chambres de réaction inférieures, sont munis de tubulures de trop-plein alternant, pratiquement régulièrement, sur toute la surface du plateau perforé avec des perforations pour le passage de gaz de manière que la plupart des tubulures de trop-plein soient disposées, avec un Jeu ou espace, directement au-dessus de tubes réfrigérants correspondants qui masquent la section de passage desdites tubulures. 2. Carbonateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la section totale de passage des orifices des tubulures de trop-plein est de 1,5 à 4% de la section totale du carbonateur, le rapport du diamètre de la tubulure de trop-plein au diamètre du tube réfrigérant dorespondant étant compris entre 0,5 et 3. 3. Carbonatèur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le jeu entre le débouché inférieur de chaque tubulure de trop-plein et le tube réfrigérant arrespon- dant est compris entre 1/10 et 1/2 du diamètre de la tubulure de trop-plein.