La présente invention concerne de façon générale des dispositifs de sécurité, et plus précisément un dispositif destiné à détecter la présence d'un intrus par les radiations infrarouges qu'émet son corps. 5 Jusqu'à présent, on a proposé plusieurs dispositifs desti nés à détecter la présence d'un intrus par les radiations infrarouges qu'émet son corps. En général, ils comprennent soit un dispositif de balayage élaboré, soit plusieurs dispositifs de détection coûteux destinés à assurer une couverture convenable d'une 10 surface donnée, par exemple d'une pièce. Il n'existe pas de dispositif de détection du type ci-dessus qu'on peut fabriquer et faire fonctionner de façon suffisamment rentable pour présenter de l'intérêt pour la protection des habitations et des bureaux, et qu'on puisse cacher de la vue de l'intrus. 15 Le dispositif de détection d'un intrus selon l'invention comprend un élément unique de détection infrarouge et un dispositif optique destiné à focaliser les radiations infrarouges provenant d'un champ de vision délimité ou de plusieurs champs de ce typ§êur l'élément détecteur. Le signal de sortie de cet élément 20 parvient à un amplificateur à résonance dont la fréquence de réponse correspond à la marche d'un intrus. Ainsi, le dispositif est sensible aux variations des radiations infrarouges, provoquées par le déplacement de l'intrus dans les champs de vision, mais il n'est pas sensible aux variations progressives à l'intérieur de 25 ces champs de vision, par exemple à une variation de la température ambiante dans la pièce. Dans un mode de réalisation particulièrement adapté à un montage dans un coin d'une pièce, l'élément détecteur et le dispositif optique recouvrent plusieurs secteurs distants les uns des autres. Un autre mode de réalisation parti-30 culièrement adapté à un montage dans le plafond comporte un champ de vision annulaire divergent conique susceptible de couvrir le périmètre d'une pièce. L'invention concerne donc un nouveau dispositif perfectionné de détection de la présence d'un intrus par les radiations infra-35 rouges qu'émet son corps. Il fonctionne de façon rentable et il est peu coûteux, si bien qu'on peut l'utiliser dans des habitations et des bureaux. Il est sensible au déplacement d'un intrus, 71 03921 ,2- 2080963 mais non aux variations progressives telles que les variations de la température ambiante. Il comporte plusieurs champs séparés de vision destinés à recouvrir pratiquement la totalité de la surface d'une pièce. On peut l'utiliser pour protéger plus d'une 5 seule pièce et on peut le munir d'un filtre pour empêcher des fausses alarmes dues à la réflexion de la lumière du soleil et d'autres sources, par exemple de lampesyincandescentes ou de tubes fluorescents. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention res-10 sortiront mieux de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés sur lesquels : la figure 1 représente schématiquement un mode de réalisation d'un dispositif infrarouge destiné à la détection d'un intrus, selon l'invention ; 15 la figure 2 est une élévation latérale, en coupe partielle, d'un mode de réalisation d'une tête détectrice selon l'invention, comportant un miroir sphérique en plusieurs parties, destiné à réfléchir des radiations infrarouges sur un élément détecteur ; la figure 3 est une élévation de face du miroir du mode 20 de réalisation de la figure 2 ; la figure 4 est une coupe suivant le plan 4—4 de la figure 2 ; la figure 5 est une perspective montrant les champs de vision recouverts par le mode de réalisation de la figure 2 25 lorsqu'il est monté dans le coin d'une pièce ; la figure 6 est une élévation latérale, en coupe partielle» d'un mode de réalisation de l'invention comportant un miroir conique et une lentille destinés à diriger des rayons infrarouges d'un espace conique annulaire sur un élément détecteur ; 30 la figure 7 représente schématiquement un mode de réali sation de l'invention comportant des miroirs conique et sphérique destinés à réfléchir des rayons infrarouges d'un espace conique annulaire sur un élément détecteur ; la figure 8 est une coupe d'une lentille concave plan-conique 35 qu'on peut disposer à la place du miroir conique dans les modes de réalisation des figures 6 et 7 ; la figure 9 est une élévation d'un miroir sphérique en 71 03921 -3- 2080963 plusieurs parties séparées par des droites verticales et horizontale; la figure 10 est une coupe verticale par le plan 10-10 de la figure 9 ; 5 la figure 11 représente schématiquement les champs de vision verticaux recouverts par le miroir sphérique des figures 9 et 10, lorsqu'on le monte dans le coin d'une pièce ; la figure 12 est une vue éclatée d'une tête détectrice selon un mode de réalisation de l'invention, comportant un filtre 10 permettant d'éviter de créer des signaux d'alarme lorsque le détecteur reçoit de la lumière réfléchie provenant du soleil ou d'une autre source, par exemple d'une lampe à incandescence ou d'un tube fluorescent; la figure 13 est une élévation d'un miroir sphérique en 15 plusieurs parties, qu'on peut utiliser dans le mode de réalisation de la figure 12 ; et la figure 14 est un diagramme donnant les caractéristiques d'un filtre qu'on préfère utiliser dans le mode de réalisation de la figure 12, et il représente les variations de la transmission, 20 en pourcents,en fonction de la longueur d'onde (en microns). Le dispositif de détection de la présence d'un intrus, représenté sur la figure 1, comporte an élément détecteur 11, un dispositif optique 12 destiné à focaliser des radiations infrarouges représentées par des lignes 13, sur l'élément détecteur, 25 un amplificateur 14 à résonance, un détecteur 16 de niveau de tension, un relais 17 et un dispositif 18 destiné à donner l'alarme. L'élément 11 fournit un signal électrique qui dépend de l'intensité des radiations infrarouges qui l'atteignent. Dans le mode de réalisation préféré, il s'agit d'un bclcmètre à ther-30 mistance dont la résistance dépend de l'intensité des radiations incidentes. Le cas échéant, on peut utiliser d'autres types d'éléments détecteurs. Une borne 21 de l'élément detecûeur 11 es-g reliée à une source +V de tension constante par l'intermédiaire d'une résls-cc 35 tance 22. L'autre borne 23 est mise à la niasse. Ainsi, l'élément 11 et la résistance 22 forment un diviseur de tension entre la source +V et la masse. La tension à la borne 21 est proportion-c c 71 03921 -4- 2080963 nelle à la résistance de l'élément détecteur et, en conséquence, elle dépend de la quantité de radiations incidentes. le signal créé à la borne 21 parvient à l'entrée de L'amplificateur 14 par l'intermédiaire d'un circuit' 24. Cet amplifica-5 teur comprend un transistor à effet de champ 26 et un amplificateur opérationnel 27.Le signal d'entrée passe par la grille 29 du transistor 26, par l'intermédiaire d'un condensateur 28. Une résistance 30 est montée entre la grille 29 et la masse en vue de permettre le fonctionnement convenable du transistor. La source 10 31 est reliée à la masse par l'intermédiaire d'une résistance 32, et le drain 33 à la source +Y par l'intermédiaire d'une résis- cc tance 36 comportant en parallèle un condensateur 37. Le signal de sortie du transistor 26 passe du drain 33 à l'amplificateur 27 par l'intermédiaire d'un condensateur 38. 15 L*accord de l'amplificateur 14 est tel que sa réponse en fréquence correspond à la fréquence de la marche d ' une personne. La fréquence est limitée du côté des faibles valeurs par les condensateurs de couplage 28 et 38, et du côté des fréquences élevées par le condensateur 37. Dans le mode de réalisation préféré, ces 20 condensateurs délimitent une bande passante de l'ordre de 0,2 à 3 hertz. On constate que cet|| glç.g| ■ de fréquences/convient particulièrement bien pour permettre/la différence entre les variations de l'intensité des radiations infrarouges dues à la présence d'un intrus et les variations progressives, telles que les 25 changements de la température ambiante. L'amplificateur opérationnel 27 peut aussi assurer un accord supplémentaire. Le transistor à effet de champ de l'étage d'entrée de l'amplificateur 14 fonctionne à faible bruit, ce qui est souhaitable étant donné les faibles fréquences d'accord de l'amplificateur. Le cas 30 échéant, on peut utiliser à la place du transistor à effet de champ un autre type de transistor à faible bruit, par exemple un transistor bipolaire. Le signal de sortie de l'amplificateur 14 parvient au détecteur 16 par l3intermédiaire d'un circuit 39. Ce détecteur 35 est de conception classique et il fonctionne lorsque la tension à son entrée atteint un niveau prédéterminé. Dans le mode de réalisation préféré, ce niveau est réglable, de manière qu'on 71 03921 -5- 2080963 puisse ajuster la sensibilité du dispositif dans son ensemble. Le signal de sortie du détecteur 16 parvient à un relais 17 par l'intermédiaire d'un circuit 41, et le relais commande le dispositif d'alarme 18 par l'intermédiaire d'un circuit 42. Le 5 relais et le dispositif d'alarme sont de conception classique, et ils peuvent comprendre tout type convenable de dispositif d'alarme, par exemple d'avertissement sonore ou visuel. Dans une variante, le cas échéant, le signal de sortie de l'amplificateur 14 peut atteindre un dispositif de contrôle, par exemple un enregistreur 10 classiqua. On va maintenant décrire brièvement le fonctionnement du dispositif de la figure 1. On suppose qu'il n'y a pas initialement d'intrus dans le champ de vision délimité par le dispositif optique 12. A ce moment, le signal à la borne 21 de l'élément de dé— 15 tectioncorrespond au signal normal dû aux radiations du champ. En l'absence d'intrus, ce signal reste relativement constant e" l'amplificateur 14 le distingue. Lorsqu'un intrus pénètre dans le champ de vision, l'intensité des variations varie brusquement, ce qui provoque une variation correspondante du signal à l'entrée 20 de l'amplificateur. Ce signal transitoire tombe dans la bande de l'amplificateur, et lorsque le signal de sortie de celui-ci atteint un niveau prédéterminé, le détecteur 16 fonctionne, déclenche le relais 17 et met sous tension le dispositif 18 d'alarme. La figure 2 représente un mode de réalisation de tête de 25 détection que peut comprendre le dispositif de la figure 1. Cette tête comprend un organe tubulaire 46 dans lequel sont montés l'élément détecteur 11 et le dispositif optique 12. Un support 47 maintient l'élément 11 dans l'axe de l'organe tubulaire. Ce support comprend un moyeu 47a qui porte l'élément 11 et un re-30 bord annulaire externe 47b destiné à coopérer avec la face interne 48 de l'organe 46. Plusieurs rayons 47c relient le moyeu' au rebord externe. Le support 47 est placé vers l'avant de l'organe tubulaire, et il est maintenu en place de façon convenable, par exemple par collage. 35 Dans le mode de réalisation de la figure 2, le dispositif optique 12 comprend plusieurs organes réflecteurs 51a à 51e montés en .arrière de l'élément 11. Ces organes réflecteurs assurent la 71 03921 -6- 2080963 focalisation des radiations infrarouges provenant de plusieurs champs séparés de vision sur l'élément 11. Ils ont une forme -générale sphérique, et on les réalise de façon commode enxlécoupant en diverses parties un miroir sphérique. Gomme on peut le 5 voir sur la figure 3, on réalise ces parties en découpant le miroir par plusieurs plans parallèles les uns aux autres et à l'axe du miroir. Pour que chaque champ de vision reçoive une énergie pratiquement égale, il est souhaitable que les organes réflecteurs ou les parties de miroir aient tous des surfaces sensible-10 ment égales. Le cas échéant, on peut "mouler séparément ces organes en une matière convenable, par exemple en matière plastique et les recouvrir de chromé, d'aluminium ou d'une autre matière dont le pouvoir réflecteur est relativement élevé dans l'infrarouge. Les organes 51a à 51e sont montés dans un anneau 52 de 15 montage qui peut coulisser sur la face interne 4-8 de l'organe 46. On peut fixer les organes réflecteurs à l'anneau .par tout dispositif convenable, par exemple par collage, et on peut maintenir en place l'anneau dans l'organe tubulaire, par tout dispositif convenable, par exemple par collage ou à l'aide de vis. Comme on le 20 voit sur les figures 3 et 4, les organes réflecteurs sont montés à une certaine distance les uns des autres suivant un diamètre. Chacun des organes forme un angle 0 par. rapport aux organes voisins, et chacun est décalé axialement d'une distance O des organes voisins. Cette disposition permet de délimiter un certain nombre 25 de champs de vision séparés et en forme de secteurs correspondant au nombre des organes. Le champ total de vision Q dépend du nombre d'organes 51 et de l'angle d'inclinaison 0. Avec une bonne précision:, Q = (n-1) 0, n étant le nombre d'organes réflecteurs. Ceux-ci sont séparés de l'élément 11 d'une distance correspondant 30 à la distance focale du miroir sphérique à partir duquel on les a réalisés. On choisit le déplacement axial û de façon que les rayons provenant des divers organes se focalisent convenablement sur l'élément détecteur. Dans un exemple, *P = 18°. On va maintenant décrire brièvement le fonctionnement de 35 la tête détectrice des figures 2 à 4. En l'absence dtun intrus, le signal de repos à l'entrée de l'amplificateur 14 a une valeur sensiblement constante. Lorsqu'un intrus pénètre dans la pièce, 71 03921 -7- 2080963 l'intensité des radiations varie brusquement dans un champ chaque fois que l'intrus y pénètre ou en sort. Ces variations brutales provaquent la création d'un signal qui passe par l'amplificateur et commande le signal d'alarme. Comme 1s dispositif 5 comporte plusieurs champs céparés de vision, on constate qu'il est bien plus fiable qu'un dispositif n'ayant qu'un seul champ de vision, car les variations de l'intensité des radiations infrarouges provoquées par un intrus pénétrant dans un champ sont nettement supérieures aux variations produites par un dépla-10 cernent de l'intrus dans le champ. Le cas échéant, le dispositif, analogue à celui représenté sur les figures 2 à 5, peut comprendre des organes destinés à réfracter la lumière au lieu d'organes réflecteurs. La figure 6 représente un mode de réalisation de l'inven-15 tion particulièrement adapté au montage dans le plafond d'une ce pièce en vue d'assurer la couverture du périmètre de celle-ci.Dans/ s mode de réalisation, le dispositif comprend un miroir conique tronqué 61 possédant une face interne réfléchissante 61a. Le miroir conique se trouve à l'extrémité externe d'un organe tubulaire 62. 20 Celui-ci contient aussi 1'élément 11 qui y est maintenu par un support 47 analogue à celui représenté sur la figure 2 et décrit à propos de celle-ci. Une lentille 63 se trouve entre le miroir conique et l'élément détecteur. On va maintenant décrire brièvement le fonctionnement du 25 mode de réalisation représenté sur la figure 6. Un miroir conique a la propriété de ne réfléchir parallèlement à l'axe du miroir que les rayons qui arrivent sur la surface réfléchissante en formant un angle prédéterminé. Cet angle correspond en général à l'angle moitié du miroir conique ; c'est-à-dire que cet angle 30 est égal à l'angle que fait la surface réfléchissante avec l'axe du miroir. Sur la figure 6, la surface réfléchissante 61a est inclinée en formant un angle a avec lîaxe 66 du miroir. Ainsi, seuls les rayons 67 qui arrivent sur la surface 61a en faisant un angle égal à a sont réfléchis parallèlement à l'axe 66. La 35 lentille 63 focalise les rayons parallèles sur l'élément 11. Le lieu des rayons 67/Éjiui pénètrent,qui sont réfléchis par le miroir et focalisés sur l'élément 11, est la surface d'un cône dont 71 0392 -8- 2080963 l'angle est le double de celui du miroir 61. Ce lieu a une largeur qui correspond à la longueur de la surface réfléchissante 61a. Dans ce mode de réalisation, lxe champ de vision forme un an- a 11 axe neau 68 dans un plan perpendiculaire/ du miroir conique. Le dia-5 mètre de cet anneau augmente lorsqu'on s'éloigne du miroir, et on considère qu'il s'agit d'un espace conique annulaire. On peut faire correspondre cet espace au périmètre du plancher à protéger en disposant le miroir convenablement et en lui donnant une dimension adéquate. Le déplacement d'un intrus sur l'anneau 68 provoque 10 une modification notable de l'intensité des radiations tombant sur l'élément 11, et ces variations provoquent la création d'un signal électrique qui commande le fonctionnement du dispositif d'alarme de la manière décrite précédemment. Comme il suffit que sèule la petite extrémité du miroir conique soit exposée à la zone 15 protégée, on peut facilement cacher ce dispositif dans le plafond d'une pièce. Le dispositif représenté sur la figure 7 est analogue à celui de la figure 6, mais la lentille 63 est remplacée par un miroir sphérique 71. Ce miroir se trouve derrière l'élément détec-20 teur 11 et réfléchit les rayons parallèles provenant du miroir conique 61 sur l'élément 11. La figure 8 représente une lentille 72 qu"on peut mettre à la place du miroir conique 61 du mode de réalisation des figures 6 et 7- Cette lentille possède une surface concave conique 73 des- 25 tinée à dévier des rayons 74 qui arrivent à sa surface en faisant ,, parallèles . un angle predetermine sous forme de rayons 76/à l'axe de la l%à- tille. On peut utiliser avec la lentille 73> de manière à focaliser les rayons 76 sur l'élément 11, soit une lentille du type 63, soit un miroir du type 71. 30 Les figures 9 à 11 représentent un autre mode de réalisa tion d'un miroir en plusieurs parties que peut comprendre le dispositif optique 12 de la tête de détection de la figure 2. Le dispositif selon ce mode de réalisation est analogue,de façon générale, au miroir, en plusieurs parties représenté sur les figures 3 et 4, 35 car il comprend plusieurs parties d'orientation générale verticale et distantes en direction horizontale, qui sont analogues aux organes réflecteurs 51a à 51e.- Le miroir représenté sur la figure 9 71 03921 -9- 2080963 comporte aussi des séparations horizontales dans un plan 79. Ainsi, cette partie verticale comprend des parties supérieures et inférieures. Les références 81a à 81e désignent les parties inférieures et les références 82a à 82e les parties supérieures. 5 Comme on le voit mieux sur la figure 10, chacune des parties 82a à 82e_ forme un angle 0' avec les parties. 8.1a à.-81e, placées au-dessous. De plus, chaque partie supérieure est décalée axialement de la partie inférieure correspondante d'une distance Le cas échéant, on peut séparer les parties verticales en d'autres parties et former d'autres champs de vision distants verticalement. On constate que les deux champs 83> 84 séparés ver-20 ticalement, obtenus à l'aide du miroir des figures 9 et 10, assurent une protection convenable de la plupart des pièces. La figure 11 représente les champs de vision verticaux de ce miroir dans une pièce possédant des murs 86, 87 et un plancher 88. Le champ supérieur 83 est dû aux parties inférieures du miroir, et le champ 84 25 aux parties supérieures. Pour un miroir et une pièce donnés, l'emplacement des champs de vision dépend évidemment de l'emplacement et de l'orientation du miroir. Dans la pièce de la figure 11, le miroir est monté sur le mur 86 à un^Ôistance du plancher 88 à peu près égale à 40 % de la distance entre les murs 86, 87. L'in-30 clinaison 0* du miroir est de l'ordre de 30 degrés, et l'axe des parties supérieures forme avec le mur 86 un angle de l'ordre de 45 degrés. Comme le montre le dessin, le champ supérieur 83 assure la couverture de toute la longueur de la pièce, bien qu'elle soit meilleure vers le mur 87. Le champ 84 assure la protection 35 dans la région qui se trouve au-dessous du champ 83 et au voisinage du mur 86, qui constitue une région qu'on ne pourrait pas couvrir autrement. 71 03921 -10- 2080963 La figure 12 représente un mode de réalisation d'une tête de détection qui comporte un filtre empêchant la mise en action erronée du dispositif d ' alarme pailla lumière du soleil ou d'autres sources de lumière, par exemple de lampes incandescentes et de 5 tubes fluorescents. Dans ce mode de réalisation, l'élément 11 est monté dans une cavité 91 de la tête 92 d'un montant 93. Gomme dans les modes de réalisation précédents, l'élément 11 se trouve au foyer d'un miroir sphérique 96 en plusieurs parties, le montant 93 étant placé dans un trou 97 du miroir. Le miroir 36 est ana-10 logue à celui de la figure 9. Il comprend cinq^parties 98a à 98e ^ disposées latéralement,qui recouvrent les principaux champs de vision et deux petites parties 99a et 99h qui forment des champs de vision secondaires séparés des champs principaux. Un ensemble 101 comportant l'amplificateur 14 et le niveau 15 détecteur 16 se trouve derrière le miroir 96. L'élément 11 est associé à l'ensemble par des fils 102 qui passent par un orifice 103 du miroir. D'autres fils .104 permettent d'alimenter l'ensemble en énergie et d'asocier le détecteur 16 au relais 17. L'ensemble détecteur, le miroir sphérique et l'ensemble se 20 trouvent tous dans, un carter cylindrique 106. Les fils 104 passent dans un orifice du carter pour être reliés au reste du circuit. Un filtre 107 se trouve entre l'élément 11 et le miroir 96. Comme le montre la figure 12, ce filtre est placé sur la cavité 91 de la tête 92. Ainsi, toute l'énergie qui parvient à 1'élément 25 11 doit passer dans le filtre. La figure 14 donne les caractéristiques d'un filtre préféré pour cette application. Ce filtre laisse passer les radiations dont la longueur d'onde est comprise entre 4,5 et 20 microns, avec une transmission maximale entre 8 et 10 microns.On réalise le filtre de manière classique, par exemple par 30 dépôt de couches minces diélectriques sur un substrat en germanium. On constate que le filtre est très efficace pour laisser passer les radiations infrarouges voulues et empêcher les déclenchements erronés en arrêtant-la lumière indésirable, par exemple celle qui vient, après réflexion,du soleil, de lampes à incan~ 35 descence ou da tubes fluorescents. Chacun des dispositifs décrits précédemment peut comporter plusieurs éléments 11 reliés à un amplificateur unique 14» si on 1 03921 -i 1- 2080963 désire protéger plus d'une pièce. Evidemment, chaque élément détec teur doit comporter un dispositif optique 12 convenable. Il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments cone titutifs sans pour autant sortir du eadre de ladite intention, qui est défini datas les revendications annexées. 71 03921 -12- 2080963 - REVBtpIC-MIOHS - 1. Dispositif de détection de la présence d'un intrus par les radiations infrarouges qu'émet son corps, caractérisé en ce qu'il comprend un élément détecteur destiné .à' fournir un signal 5 électrique dépendant de l'intensité des radiations infrarouges incidentes, un dispositif optique monté au voisinage de l'élément détecteur et destiné à focaliser l'énergie infrarouge d'au moins un champ de vision délimité sur cet élément, et un dispositif de traitement' de signaux électriques disposé de façon à recevoir le 10 signal de l'élément détecteur et ayant une fréquence de réponse correspondant à celle de la marche d'un intrus, ce dispositif étant sensible aux variations de l'intensité des radiations infrarouges. dues au déplacement d'un intrus dans le champ de vision séparé , et distinguant ces variation^âes modifications progressi-15 vesà l'intérieur de ce champ. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de traitement de signaux comprend un amplificateur à résonance dont la bande passante est de l'ordre de 0,2 à 3 hertz, et/ou l'élément détecteur est un bolomètre à thermistance. 20 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des éléments détecteurs et des dispositifs optiques supplémentaires, ainsi qu'un dispositif destiné à relier les éléments détecteurs supplémentaires au dispositif de traitement de . signaux. 25 4. Dispositif infrarouge de détection de la présence d'un intrus, caractérisé en ce qu'il comprend un élément détecteur . infrarouge destiné à fournir un signal électrique dépendant de l'intensité des radiations infrarouges qui arrivent sur ledit élément, un dispositif optique monté à proximité de cet élément et 30 destiné à focaliser les radiations infrarouges provenant de plusieurs champs séparés sur ledit élément, et un dispositif de traitement de signaux éléctriques destiné à recevoir le signal électrique du dispositif détecteur et ayant une fréquence de réponse qui correspond à celle de la marche d'un intrus, de manière que le dispositif 35 soit sensible aux variations des radiations infrarouges dues au déplacement d'un intrus dans lesdits champs séparés. 71 03921 -13- 2080963 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le dispositif optique comporte plusieurs organes réflecteurs des radiations infrarouges, placés derrière l'élément détecteur de manière à réfléchir les radiations provenant de plusieurs 5 champs de vision distants en forme de secteurs sur ledit élément. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les organes réflecteurs sont des parties d'un miroir sphérique, décalées axialement et inclinées les unes par rapport aux autres, le dispositif optique comprenant de préférence cinq parties de sur- 10 faces pratiquement égales, chaque partie formant un angle de l'ordre de 18° par rapport aux parties voisines. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que chaque partie du miroir sphérique comporte des parties supérieure et inférieure décalées axialement et inclinées l'une par 15 rapport à l'autre. 8. Dispositif infrarouge de détection de la présence d'un intrus, caractérisé en ce qu'il comporte un élément détecteur destiné à fournir un signal électrique dépendant de l'intensité des radiations infrarouges qu'il reçoit, un dispositif optique 20 monté au voisinage de cet élément et destiné à focaliser les radiations infrarouges provenant d'une surface fermée sur l'élément détecteur, et un dispositif de traitement de signaux électriques, destiné à recevoir le signal de l'élément détecteur et comportant une fréquence de réponse correspondant à celle de la marche d'un 25 intrus, de manière que le dispositif soit sensible au déplacement d'un intrus traversant la surface fermée. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le dispositif optique comporte 'on miroir conique tronqué placé en avant de l'élément détecteur et destiné à réfléchir les rayons 30 infrarouges provenant de ladite surface fermée en formant des rayons parallèles à l'axe du miroir conique, et en ce que le dispositif comprend, de plus, un autre dispositif optique destiné à focaliser les rayons parallèles fournis par le miroir -conique à l'élément détecteur. 35 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le dispositif optique supplémentaire comprend un miroir placé derrière l'élément détecteur ou une lentille placée entre le miroir 71 03921 ~14 2080963 conique et l'élément détecteur. 11. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le dispositif optique comprend une lentille placée en avant de l'élément détecteur et ayant une surface conique destinée à 5 dévier les rayons infrarouges provenant d'un espace conique annulaire en rayons parallèles à l'axe de la lentille, et en ce qu'il comprend,de plus,un dispositif optique destiné à focalier les rayons parallèles provenant de cette surface conique sur l'élément détecteur. 10 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1, 4 et 8, caractérisé en ce qu'il comprend, de plus, un filtre placé entre le dispositif optique et l'élément détecteur et permettant seulement à des radiations infrarouges de longueur d'onde prédéterminée d'atteindre cet élément, la bande passante du filtre étant 15 de préférence de l'ordre de 4,5 à 20 microns.