La présente invention est relative à un four ayant des parois en blocs de matière réfractaire. La pratique courante pour la construction d'une paroi de four en "blocs de matière réfractaire nécessite beaucoup de temps, 5 particulièrement lorsque les blocs doivent être arrimés individuellement à une structure de support, par exemple à un poutrel-lage ou des parois métalliques. Lorsque le four est destiné à contenir un bain de matière liquide dont la densité est plus forte que celle des blocs réfractaires, il est indispensable d'arrimer 10 solidement chacun des blocs afin de mettre obstacle à sa tendance à se détacher de la structure de support par les forces d'Archimède. Ceci est notamment le cas pour les fours à bassin contenant du métal en fusion. Pour assurer l'arrimage des blocs, on a proposé de les munir d'un ou de plusieurs évidements, à 15 l'intérieur de chacun desquels on introduit l'une des extrémités d'un organe d'attache, par exemple une patte ou un tirant, que l'on fixe au bloc par cimentage réfractaire; les extrémités restées libres de l'organe d'attache sont raccordées à la structure de support du four, par exemple, par boulonnage ou soudage. 20 Cette pratique présente le désavantage suivant : les cimentages entre les blocs et les organes d'attache constituent des points faibles qui peuvent se détériorer dans les conditions du travail, notamment sous l'effet de la chaleur. Si l'un des blocs se détache, la structure du four est exposée et peut être 25 sérieusement endommagée par le contact direct avec le contenu du four, par exemple du métal en fusion. Tel est le cas particulier d'un four contenant un bain de métal en fusion dans lequel un ruban de verre est produit par flottage sur un métal en fusion tel que l'étain, selon le procé-30 dé appelé communément "float"0 Même après l'arrimage des blocs réfractaires, le montage du four n'en est pas terminé pour autant, car en général, il doit être doté pour le surplus de systèmei de conditionnement thermique consistant habituellement en des organes que l'on pla-35 ce à l'intérieur du four. Ces organes qui traversent les parois du four, créent des problèmes d'étanchéité. Dans le cas particulier du "float", l'atmosphère de la cuve doit être isolée soigneusement de l'atmosphère extérieure, pour éviter l'oxydation du bain métallique qui nuirait a la qualité de surface du ruban 1*0 formé. 6932496 3 2032262 La présente invention permet d'éliminer au moins en partie ces inconvénients. Conformément a l!invention, au moins une paroi du four est formée au moins partiellement par un bloc réfractaire pourvu 5 d'au moins un trou de passage par lequel le milieu liquide peut être conduit à travers le bloc» ce trou de passage étant traversé par au moins un organe par lequel le bloc est arrimé à la structure de supporte Grâce à cette invention, l'érection de fours peut être simplifiée et accélérée. Tout cimentage entre 10 un organe d'attache et un bloc peut être exclu, Avantageusement au moins une paroi du four est constituée au moins partiellement par un assemblage de blocs réfrac-taires traversés par au moins un trou dè passage par lequel le milieu liquide peut passer, et qui est également traversé par au 15 moins un organe d'arrimage qui est commun aux blocs de cet assemblage» Dans ce cas, l'assemblage d'un four est particulièrement simple. Lors de leur fabrication, par exemple par coulée, les blocs réfractaires peuvent être facilement pourvus d'un trou ou 20 d'un canal pouvant servir de moyen de passage ou de partie d'un moyen de passage pour un milieu liquide ou un organe d'arrimage» En variante, le trou ou le canal requis peut être ménagé dans un bloc réfractaire non creux, après sa fabrication» Toute paroi d'un four peut comprendre plusieurs blocs 25 ou assemblages de blocs, traversés par des organes d'arrimage comme décrit ci-dessus. Le fond d'un four, par exemple, peut être composé de plusieurs assemblages de blocs de ce type disposés l'un contre l'autre, en travers du four. Si désiré, un ou plusieurs blocs réfractaires peuvent 30 être moulés ou coulés sur le ou les organe(s) d'arrimage afin de former une unité de constructions Ceci est approprié si les blocs réfractaires et le ou les organe(s) d'arrimage ne sont pas .sujets à une dilatation considérable» Cependant, le travail de construction est facilité si le ou les bloc(s) sont simplement 35 enfilés sur le ou les organes ù'arrimage ou si ce ou ces organes sont, enfilés à travers le ou les blocs » Il peut exister un espace libre substantiel entre Iss pai-ods dm ou des trous de passage, à travers le ou les blocs et le ou les organes d'arrimage « Il n'est donc pas essentiel d*éviter tout mouvement du ou des 1*0 blocs au moyen du ou des organes d'arrimage. Il suffit que le BAD ORIGINAL 6932496 4 2032262 ou lesdits organes puissent empêcher le ou les blocs de quitter son ou leur emplacement propre dans la construction. Le ou les blocs peuvent être maintenus par-des moyens supplémentaires, par exemple cimentage bien que le ou les organes d'arrimage peuvent 5 rendre inutiles de tels moyens supplémentaires. La construction d'une paroi de four est grandement accélérée par l'utilisation d'assemblages de blocs comme spécifié, du fait qu'il n'est plus nécessaire d'arrimer chaque bloc individuellement à la structure du four. Dans certains cas, l'assem-10 blage peut être fixé simplement par ses extrémités à la structure qui supporte le four. Le ou les blocs ou assemblages de blocs peuvent être fixés à la structure de support du four aux extrémités du ou des organes d'arrimage. 15 Dans le cas d'un assemblage de blocs de longueur appré ciable, des organes d'attache supplémentaires peuvent être situés entre les blocs voisins et fixés à la structure de support, des points du ou des organes d'arrimage situés entre les extrémités de l'assemblage. Il suffit de quelques uns de ces organes 20 d'attache même avec une longue portée, et souvent même, d'un seul organe d'attache au milieu de l'assemblage. L'invention comporte également un autre avantage substantiel consistant dans le fait que le conditionnement thermique peut se faire par la conduite d'un milieu fluide le long d'au 25 moins un trou de passage à travers le bloc ou les blocs. Un tel trou de passage peut être défini par les blocs. Ainsi, le ou les blocs peuvent être pourvus d'un trou de passage qui est traversé par un organe d'arrimage, d'une section telle qUè le milieu fluide puisse circuler le long du ou des blocs entre cet organe d'arri-30 mage et la paroi du trou de passage. En variante, le trou de passage peut être traversé par un organe d'arrimage qui lui-même, possède une forme tubulaire et sert de conduite pour le milieu de conditionnement thermique. Une telle conduite ne doit pas nécessairement s'étendre sur la longueur entière du bloc ou de 35 l'assemblage du bloc. Une conduite ou un trou de passage ou des moyens associés à lui peuvent être conçus de façon à permettre l'application sélective ou différentielle du conditionnement thermique le long du bloc ou de l'assemblage de blocs, par exemple afin de régler la température dans un four "float,r, longitudinale lement aussi bien que transversalement suivant les "courbes de 6932496 5 2032262 température requises. Au moins une conduite ou un trou de passage peut posséder des éléments de conditionnement différentiel qui peuvent être formés par des moyens localisés d'isolation thermique montés dans la conduite ou dans le trou de passage du bloc ou 5 de l'assemblage de blocs, et/ou par des résistances électriques et/ou des refroidisseurs montés à l'intérieur. L'invention inclut un procède de conditionnement thermique d'une face intérieure d'au moins une partie d'une paroi de four comprenant un ou plusieurs blocs réfractaires avec un ou des 1Q trous de passage comme décrit ci-dessus, un tel procédé étant caractérisé en ce que, dans le ou lesdits trous de passage, circule un fluide ayant des températures qui sont substantiellement différentes de celles des faces du ou desdits trous de passage, de manière à exercer une action thermique qui est substantiellement 15 non uniforme sur la longueur du ou des trous de passage. Avantageusement, une quantité de chaleur substantiellement plus grande est transferee dans la zone centrale de la paroi de four que dans les zones latérales. Dans un procédé "float" dans lequel du verre fondu flotte et se refroidit sur un liquide, il est particulière— 20 ment avantageux que la sole du four float soit thermiquement contrôlée en exerçant une action de refroidissement non uniforme sur la longueur du ou des trous de passage prévœ pour la circulation du fluide, comme décrit ci-dessus. Selon une forme simple d'exécution, l'élément de condi-25 tionnement thermique comprend au moins une conduite formée par un organe d'arrimage qui sert de conduite de conditionnement par circulation de fluide. Dans une variante, au moins un tuyau constitué par un organe d'arrimage contient une conduite de conditionnement par circulation de fluide qui s'étend sur une partie ou sur 30 toute la longueur du bloc ou de l'assemblage de blocs. Une telle conduite peut avoir la forme d'épingle à cheveux si le conditionnement thermique doit être différentiel. Avantageusement, un trou de passage dans le bloc ou dans l'assemblage de blocs contient un tube dans lequel circule 35 le fluide, s'étendant Bur une partie ou sur toute la longueur du bloc ou de l'assemblage de blocs et qui est équipé d'orifices soufflant le fluide. Pour un conditionnement différentiel, l'écartement des orifices, mesuré le long de l'axé du tube, peut diminuer à partir des extrémités du.bloc ou de l'assemblage de t UO blocs vers son centre pour que plus de chaleur soit extraite au 6932496 6 203.2262 centre du bloc ou de l'assemblage de blocs qu'à ses extrémités» En outre, un tube perforé du genre spécifié, peut posséder au moins un organe mobile masquant les orifices, par exemple un manchon, permettant de contrôler la quantité de fluide soufflée par 5 les orifices. Le conditionnement thermique permet le contrôle de la température des blocs réfractaires et ainsi leur comportement. En plus, on. peut supprimer les éléments de conditionnement thermique de la chambre du four ou leur nombre peut être réduit. Ceci 10 revêt une importance particulière si l'intérieur du four doit être étanche à l'atmosphère extérieure, comme c'est le cas d'un four "float". Plus particulièrement, dans le cas d'un four "float" un système de conditionnement thermique utilisant des trous de passage dans un ou plusieurs assemblages de blocs réfractaires, peut 15 être employé au lieu des refroidisseurs habituellement situés au-dessus du ruban de verre. Ceci constitue un avantage important parce que le refroidissement, lorsqu'il est obtenu par de tels refroidisseurs supérieurs, doit être limité afin d'éviter certains défauts dans le verre tel que le martelage et le martelage étiré PO (lignes discontinues) qui compromettent parfois la qualité optique du verre mince étiré longitudinalement. Un des effets d'une telle'limitation du refroidissement est une tendance à la formation de gouttes de verre, d'une composition très différente de celle du verre fabriqué, aux faces internes des blocs réfractaires à partir 25 des phases vitreuses présentes dans les blocs ; ces gouttes remontent et se font étirer en fines fibres entre les blocs réfractaires et le ruban de verre. Des éléments de conditionnement thermique placés dans au moins un trou de passage qui traverse les blocs, éliminent également la nécessité de disposer des éléments de condi-tionnement thermique dans le bain d'étain. La disposition d'éléments dans le bain constitue un désavantage parce que les métaux usuels ne résistent pas à la corrosion et parce que la profondeur du bain doit être augmentée considérablement pour disposer lesdits éléments Quand le conditionnement thermique est réalisé au moyen d'un 35 milieu de refroidissement qui traverse au moins un trou de passage dans les blocs, la température du bain d'étain peut facilement être iéglée longitudinalement et transversalement comme il sera expliqué ci-dessous, par des exemples, et de ce fait, le four peut être raccourci. Le refroidissement peut être augmente dans la zone ko voisine de l'axe longitudinal du four pour éviter un chauffage 6932496 7 2032262 compensatoire des régions latérales qui serait nécessaire en vue de limiter la différence de température entre l'axe et les bords du ruban» Evidemment, bien que les blocs d'un assemblage puissent 5 être montés sur un élément d'arrimage unique, on peut en prévoir deux ou plusieurs. Dans ce cas, la section de chacun des organes d'arrimage peut être plus petite que celle d'un organe unique. Les trous traversant les blocs peuvent, pour cette raison, avoir des sections plus petites, avec, comme résultat, qu'il y aura un 10 moindre affaiblissement mécanique des blocs. Avantageusement, au moins un organe d'arrimage pour le ou les blocs peut être formé par un profilé. La section du profilé peut, par exemple, avoir la forme soit d'un U ou d'une croix de Saint André. Avec un tel profilé, la forme du trou prévu 15 dans le ou les blocs laissera un ou plusieurs conduits entre le profilé et la paroi du trou pour permettre le passage du milieu fluide. Il en résulte que le fluide de conditionnement peut être mis en contact direct avec le ou les blocs réfractaires. Le ou les blocs peuvent être positionnés de manière satisfaisante par 20 un profilé. Par exemple, un profilé en U maintiendra bien en place les blocs dont les trous ont une section rectangulaire, si, par exemple, la base de l'U repose contre une paroi du trou tandis que les ailes parallèles du U sont proches des parois parallèles adjacentes du trou et empêchent le basculement des 25 blocs autour de l'organe d'arrimage. Au lieu d'un profilé comme organe d'arrimage, un organe tubulaire peut être utilisé, comme déjà expliqué. Le tube peut être sans perforations, de telle façon que le fluide de conditionnement puisse circuler dans le tube sans prendre contact 30 avec le ou les blocs réfractaires. On procède ainsi lorsqu'on utilise un fluide de conditionnement qui ne peut être mis en contact avec le ou les blocs réfractaires. Ce mode de réalisation est également avantageux parce que si un bloc se fissure tandis que le four contient un bain de 35 métal fondu, le métal ne peut pas entrer dans le système de conditionnement. Le ou lès blocs ne doivent pas nécessairement être pourvus de véritables trous pour s'adapter à un organe d'arrimage. En variante, le ou les blocs peuvent avoir un canal ou un trou kO de passage qui est ouvert d'un côté du bloc et qui a une section 69 32496 8 2032262 en coude afin d'offrir une branche interne, et l'organe d'arrimage peut traverser cette branche de telle façon que le ou les blocs peuvent être libérés de cet organe par des mouvements successifs du bloc dans des directions différentes. Dans ce cas, 5 l'organe d'arrimage peut être positionné en premier lieu, pendant la construction du four, et fixé par exemple par ses extrémités, à la structure de support du four et le ou les blocs peuvent ensuite être montés sur l'organe d'arrimage. Par exemple, lorsque la section du ou des blocs possède 10 un canal à section en L renversé, le ou les blocs sont montés sur l'organe d'arrimage par un premier mouvement- de translation verticale, suivant la branche verticale du L, suivi d'un second mouvement de translation horizontale afin d'engager cet organe dans la branche horizontale du L. 15 Dans le cas où un organe d'arrimage se rapporte à plu sieurs blocs, il n'est pas nécessaire que les blocs de l'assemblage soient identiques ou montés de la même façon sur l'organe d'arrimage. Par exemple, les blocs d'extrémité d'un assemblage peuvent être moulés sur un organe d'arrimage, tandis que les 20 blocs intermédiaires sont simplement enfilés sur ces organes ou montés sur ces blocs comme décrit. Avantageusement, l'on monte le bloc ou l'assemblage de blocs sur un organe d'arrimage, par exemple un tube, dont la section est polygonale. Une telle disposition peut empêcher com-25 plëtement tout mouvement de rotation du ou des blocs réfractaireB autour de l'organe d'arrimage. Si un ou des blocs traversés par un organe d'arrimage suivant l'invention forment une partie d'une sole d'un four contenant une matière fondue de plus haute densité que le ou les 30 blocs réfractaires, il est avantageux que les extrémités de l'organe d'arrimage soient fixées à la structure supportant la sole. Il est également avantageux, plus particulièrement pour des assemblages de blocs ayant une longue portée, que l'assemblage soit pourvu d'une ou plusieurs attaches qui ancrent l'assemblage 35 à la structure de support à différents endroits le long de la portée. Par exemple, l'assemblage peut avoir une attache au centre de aa portée. Si les blocs sont coulés ou moulés sur l'organe d'arrimage, une ou plusieurs attaches peuvent être fixées au préalable sur l'organe d'arrimage de telle façon que, 1^0 dans l'assemblage final, la ou les attaches soient enrobées dans 6932496 9 2032262 un ou plusieurs blocs réfractaires. En variante, la ou les attaches peuvent être soudées, vissées, ou rivéës à l'organe d'arrimage, l'autre extrémité étant rendue solidaire avec la structure par un pied retenu 5 par des pièces qui sont soudées à la structure de support du four et permettent un certain jeu de manière à autoriser le déplacement de l'assemblage suivant la dilatation des blocs réfractaires. Dans un autre exemple, une attache peut comporter un collier entourant l'organe d'arrimage ainsi qu'une tige 10 filetée qui s'engage dans une ouverture prévue dans la structure de support du four de manière également à permettre certains jeux; le collier est fixé au moyen d'un écrou. Manifestement, il s'agit là seulement de quelques exemples d'attaches et d'autres procédés peuvent être employés. 15 Avantageusement, la face d'au moins un bloc réfractaire devant venir en contact avec au moins une partie du contenu du four est recouverte au moyen d'au moins une pièce ayant une conductibilité thermique et/ou une densité plus grande que celle du bloc réfractaire. Ceci est particulièrement avantageux dans 20 le cas d'un bloc formant la totalité ou une partie de la sole du four. Un tel recouvrement peut améliorer l'homogénéité thermique d'un bain d'étain et/ou lester le ou les blocs et/ou protéger la face des blocs réfractaires ainsi que les joints entre les blocs adjacents. De préférence, on utilise des plaques de tungstène 25 dans ce but. Dans certains cas, il peut y avoir une couche de blocs (des blocs isolants) entre les blocs tenus par l'organe d'arrimage et l'extérieur du four. Une combinaison de blocs isolants silico-argileux et de blocs en carbone arrimés est un exemple. 30 Les blocs de carbone améliorent l'échange de chaleur entre le métal fondu dans le four et les conduits à circulation de fluide. Les blocs isolants permettent d'obtenir une température relativement basse à la face extérieure du four en vue de protéger la structure du four d'une surchauffe excessive. 35 Dans un four suivant l'invention, deux ou plusieurs blocs ou assemblages de blocs comme expliqué ci-dessus peuvent être disposés côte à côte pour former la totalité ou une partie d'une paroi du four et/ou plusieurs blocs ou assemblages de blocs de ce type peuvent être disposés en plusieurs couches 1^0 superposées. Quand la paroi de four comporte deux ou plusieurs 6932496 10 2032262 couches de "blocs, on peut disposer des blocs traversés par des organes d'arrimage suivant l'invention pour une seulement ou pour chacune de ces couches, de préférence la couche qui est la mieux apte à résister aux forces en cause (gravité, force d'Archimède, S etc ♦ Pour des parois de four à longue portée, on peut dis poser bout à bout au moins deux blocs ou assemblages de blocs, et joindre les organes d'arrimage correspondants. Le ou les blocs réfractaires arrimés suivant l'invention peuvent être en n'importe quelle matière réfractaire, par exemple 10 en carbone ou en silico-argileux. Quoique l'invention sera décrite ci-après en se référant particulièrement aux cuves de "float", il est évident qu'elle s'adressera également aux autres fours par exemple utilisés en verrerie, en sidérurgie ou en métallurgie. 15 L'invention sera maintenant illustrée par la description de quelques exemples de réalisation en se référant aux dessins annexés, dans lesquels : - la figure 1 représente une coupe longitudinale d'une cuve de "float"; 20 - la figure 2 représente à plus grande échelle une coupe verticale longitudinale partielle de la paroi de fond d'une cuve de "float" suivant la ligne II-II de la figure 3; - la figure 3 représente une coupe verticale longitudinale de la même paroi de fond suivant la ligne III-III de la figure 2; 25 - les figures h, 5, 6 sont des coupes semblables à la figure 3 d'autres fours conformes à l'invention; - les figures 7 à 12 montrent des formes variées de blocs réfractaires et d'organes d'arrimage. La figure 1 représente en coupe longitudinale le schéma 30 simplifié d'un,dispositif de "float"» Ce dispositif comporte un - four de fusion 1, une cuve de "float" 2 et un four de recuisson 3o La cuve de "float" est formée par une sole !*, une voûte 5 des parois latérales 6, et des parois d'extrémités 7 et 8, Les parois d'extrémités 7 et 8 sont séparées de la voûte 5 par des 35 fentes désignées respectivement par 9 et 10. Toutes ces parties de la cuve de "float" 2 sont réalisées en matériaux réfractaires. Une paroi métallique 11 enveloppe hermétiquement la sole U et les parois latérales 6 et d'extrémités 7 et 8 de la cuve contenant un bain de matière fondue 12. UO Le verre fondu du bain de verre 13 contenu dans le four 6932496 de fusion 1 s'écoule de celui-ci au-dessus d'un seuil lU entre des rouleaux lamineurs 15 et l6 qui conforment un ruban de verre 17» Ce dernier est alors véhiculé par une série de rouleaux porteurs 18 jusqu'à la fente 9 de la cuve "float" pour être déposé sur le bain 5 de matière 12 suivant le sens indiqué par la flèche X. Le ruban reçoit le poli au feu sur le bain de matière 12. Ce dernier peut être constitué par un sel fondu mais il est avantageusement formé par un métal tel que l'argent ou l'étain. Le ruban de verre s'achemine vers la fente 10 de la cuve 10 d'où il est repris par des rouleaux 19 pour être conduit dans un four de recuisson 3. Les figures 2 et 3 représentent la construction d'une paroi pouvant être utilisé^ dans l'élaboration de la cuve de float telle que décrite à la figure 1. 15 Sur la paroi métallique 31, recouverte d'un cimentage 32, sont disposés en lignes et conjointement des blocs réfractaires 33» les lignes s'étendant à travers la cuve "float". Les figures 2 et 3 montrent une ligne de blocs. Chaque bloc est traversé de part en part par un trou de passage 3k de section rectangulaire. Les 20 blocs extrêmes des lignes sont adossés contre les parois latérales métalliques 35 et 36 qui sont recouvertes d'un cimentage 37. Un tube 38 de section rectangulaire traverse de part en part les blocs d'un même alignement laissant un petit espace autour du tube. Le tube 38 constitue ainsi un élément d'arrimage pour les 25 blocs d'un même alignement. Les extrémités du tube 38 traversent les parois latérales 35 et 36 en des trous de passage respectifs 39 et ko. Le tube 38 est supporté à ses extrémités à l'extérieur de ,1a cuve par des organes de fixation représentés schématiquement en kl et h2 permettant un allongement du tube suivant son axe afin 30 de reprendre sa dilatation thermique. Sur chaque bloc extrême de la portée et adossé à la paroi latérale correspondante 35, 36, est placé un bloc réfractaire k6 et 1*7 et les blocs 33 de l'assemblage forment une cuve pour le bain de matière fondue k8 sur lequel flotte et glisse le ruban de verre U9 suivant le sens indiqué par 35 la flèche X. Des plaques 50 en tungstèneg plus denses que le bain de matière fondue k8 sont disposées sur les blocs 33 des assemblages. Ces plaques 50 présentent une conductibilité thermique supérieure à celle des blocs réfractaires et assurent l'homogénéisation ^0 thermique du bain k8. Elles servent également de lest à 2032262 bad original 6932496 12 2032262 l'assemblage et protègent les faces des blocs ainsi que les joints se trouvant entre les blocs réfractaires 33» A l'intérieur du tube 38 servant d'organe d'arrimage pour les blocs, est disposée une conduite k3 à circulation de 5 fluide. Cette conduite 1+3 est munie d'orifices kk grâce auxquels le fluide est éjecté vers la face interne du tube 38. Ces orifices kk sont orientés vers la partie supérieure du tube 38 qui est la partie la plus proche du bain 1+8. Ils sont en plus grand nombre au milieu de la portée qu'aux extrémités afin de réduire ou de 10 contrôler les gradients de température transversalement au bain k8 De plus, des manchettes mobiles de calorifugeage 1+5 peuvent être placées sur la conduite 1+3 de préférence aux extrémités de la portée du tube. Ces manchettes 1+5 limitent l'injection de fluide aux « endroits où elles sont placées. Elles permettent de régler de 15 manière voulue le gradient transversal. En contrôlant la température et/ou le débit de fluide dans les tubes 1+3 transversant les lignes de blocs juxtaposées, il est également possible de contrôler de façon très efficace, le gradient de température longitudinal de la cuve de "float", ce qui permet d'en diminuer la longueur 20 Le montage des lignes de blocs et de leurs organes d'arri mage peut se réaliser à l'emplacement même de la cuve. Dans ce cas, on pose les blocs réfractaires 33 préalablement munis de trous de passage 3k en files parallèles sur la sole 31 recouverte du cimentage 32. L'on place ensuite les parois latérales 35 et 36 25 munies des trous de passage 39 et 1+0 contre les blocs extrêmes avec interposition du ciment 37 et l'on glisse ensuite le tube 38 servant d'organe d'arrimage par l'une de ses extrémités dans le trou de passage 39 de la paroi latérale 35, de même que dans les trous de passage 3k des blocs 33 successifs d'une même ligne, et 30 enfin dans le trou de passage ko de l'autre paroi latérale 36 de la cuve. L'on met en place les pièces de fixation kl et k2 sur les parties extérieures des tubes 38. L'on dispose alors aisément par glissement les conduites de conditionnement thermique k3 et leurs calorifugeages k5 à l'intérieur du tube 38. L'on pose enfin 35 les blocs réfractaires k6 et kT sur les blocs extrêmes de l'assemblage. Les assemblages ainsi constitués forment la paroi de fond et les parois latérales de la cuve. Les assemblages peuvent également être montés en un endroit autre que celui où se situe la cuve de "flcat", par exemple U0 dans un hall de montage. L'on dispose alors les blocs en lignes 6932496 13 2032262 et l'on fait glisser les tubes 38 dans les trous de passage des blocs» On peut également enfiler les blocs sur les tubes servant d'organes d'arrimage. Une autre possibilité de montage de l'assemblage consiste à mouler un bloc réfractaire unique sur le tube 5 38. Une telle construction est utile pour les portées réduites» Après leur fabrication dans le hall de montage, les ensembles organes d'arrimage - blocs peuvent être stockés. Lors de la construction de la cuve de float, ils sont amenés à leur endroit d'utilisation où ils sont utilisés pour former une paroi de four 10 comme décrit ci-devant. La figure U représente une coupe partielle analogue à la figure 3. Les mêmes indices y indiquent les éléments identiques : on retrouve en 31 le fond métallique de la cuve, en 32 le cimentage, en 33 les blocs réfractaires, en 3^ le trou de passage opéré 15 dans les blocs, en 35 la paroi latérale de la,cuve, en 37 le cimentage de cette paroi latérale, en 38 le tube servant d'organe d'arrimage, en U6 le bloc réfractaire posé sur le bloc extrême de l'assemblage, en 1+8 le bain de matière fondue et en ^9 le ruban de verre. 20 Comme montré en figure 1+, la paroi latérale 35 n'est pas solidaire du fond métallique 31. Un système de compensation représenté schématiquement en 55, constitué par exemple par des éléments élastiques tels que des ressorts ou rondelles élastiques, reprend la poussée causée par la dilatation des blocs réfractaires 25 sur la paroi latérale 35» Une rondelle 56 sépare la paroi latérale 35 du système de compensation 55• Le tube servant d'organe d'arrimage 38 est supporté par un organe de fixation représenté schématiquement en 57, lequel est solidaire du fond métallique 31 de la cuve. 30 Dans le cas de la figure ^, le système de conditionnement thermique du bain U8 est réalisé au moyen de tubes 58 à circulation d'eau placés dans les tubes 38. Pour assurer le contrôle du gradient thermique en travers du bain, il est prévu des manchettes mobiles 59 sur le tube 58. Ces manchettes 59 constituent un 35 calorifugeage qui contrôle la transmission de calories entre l'eau circulant dans le tube 58 et le bain d'étain. La figure 5 est une vue partielle analogue montrant un organe d'attache de l'assemblage sur le fond métallique 31 de la cuve qu'il peut être intéressant de placer en divers endroits de UO la porté-e, par exemple au milieu de celle-ci. On reconnaît en 32 6932496 2032262 le cimentage, en 33 deux blocs réfractaires jointifs dont l'écar-tement a été exagéré pour une meilleure compréhension du dessin. On reconnaît en U8 le bain de matière fondue, en 1+9 le ruban de verre, en 3*+ le trou de passage opéré dans les blocs, en 38 le 5 tube servant d'organe d'arrimage. Les sections du trou de passage 3*+ et du tube 38 sont circulaires. L'organe de fixation placé entre deux blocs voisins est constitué par un collier 6l entourant le tube 38, lequel collier est prolongé par une patte d'attache 62 dont l'extrémité filetée 63 est engagée dans une fente 6k pratiquée 10 dans le fond métallique 31 de la cuve et fixée par un écrou de serrage 65 s'appuyant sur la rondelle 66. Cette fente 6k permet un certain jeu de l'assemblage perpendiculairement à lui-même, c'est-à-dire longitudinalement par rapport à la cuve. Pour placer cet organe de fixation, des évidements 67 ont été pratiqués sur 15 les faces jointives des deux blocs réfractaires 33. La figure 6 est semblablë à la figure 5 et montre un autre système d'attache de l'assemblage sur le fond métallique 31. La figure 6 montre en 32 le cimentage, en 33 deux blocs réfractaires jointifs, en 1+8 le bain de matière fondue, en 1+9 le ruban de 20 verre, en 3*+ le trou de passage opéré dans les blocs, en 38 le tube servant de support. Dans ce cas, l'organe de fixation placé entre deux blocs jointifs se compose d'une patte d'attache 70 qui est soudée en 71 sur la face inférieure du tube 38. La patte d'attache 70 est prolongée par un pied 72 qui est maintenu par 25 deux profilés 73 de forme appropriée soudés sur le fond métallique de la cuve. Le système de fixation 70, 72 permet le déplacement libre de l'assemblage perpendiculairement à lui-même. Les figures 7 à 12 représentent diverses sections de trous 3*+ dans les blocs réfractaires 33 ainsi que les organes 30 d'arrimage. A la figure 7, les sections du trou de passage et du tube d'arrimage sont circulaires et il y a un espace entre le tube d'arrimage et la paroi du trou dans le bloc. A la figure 8, ces sections sont carrées et ici également il y a un espace autour du tube. A la figure 9, le bloc est pourvu d'un canal formant un 35 coude. Dans ce cas,'on introduit chaque bloc réfractaire sur le tube carré d^arrimage par un mouvement vertical de translation par rapport au bloc suivant lequel le tube entre dans le canal dans la direction X, puis par un mouvement horizontal de translation suivant la direction Y. Ce mode de fixation est intéressant 1+0 lorsqu'on désire remplacer un bloc de l'assemblage ou lorsqu'on 6932496 15 2032262 désire monter l'assemblage sans déplacer le tube d'arrimage. A la figure 10, le bloc comporte trois trous de passage 82, 83» 81», de section plus petite que dans les blocs décrits précédemment. Dans les trous 83 et 81», n'est disposé aucun élément d'arrimage; mais 5 un fluide de conditionnement, tel que l'air, peut y circuler. Le trou de passage 82 est pourvu d'un tube d'arrimage 38. Dans ce cas, la partie supérieure des blocs est mieux conditionnée. A la figure 11, le trou de passage est rectangulaire. Un profilé 80 en forme de croix de Saint André l'habite y ménageant 1» 10 canaux 8l où peut circuler le fluide de conditionnement. A la figure 12, le profilé 80 est en forme de U et forme avec la paroi du bloc un canal permettant la circulation du fluide. Il est évident que l'invention n'est pas limitée par ces formes de réalisation données simplement à titre d'exemple. 6932496 16 2032262 REVENDICATIONS, 1. Four qui comporte au moins une paroi comprenant des blocs réfractaires, caractérisé en ce qu'au moins une paroi du four comporte au moins un bloc réfractaire ayant au moins un 5 trou de passage par lequel un milieu fluide peut circuler à travers ledit bloc, ledit trou de passage étant traversé par au moins un organe par lequel ledit bloc est arrimé à une structure de support. 2. Four selon la revendication 1, caractérisé en ce 10 qu'au moins une paroi du four est constituée au moins partiellement par un assemblage de blocs réfractaires traversés par au moins un trou de passage par lequel un milieu fluide peut circuler et en ce que ce trou de passage est traversé par au moins un organe par lequel ces blocs sont arrimés à une structure de 15 support. 3. Four selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'au moins un organe d'arrimage est en forme de tube. Four selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'au moins un organe d'arrimage est en forme de profilé. 20 5. Four selon une des revendications 1 à ^, carac térisé en ce qu'au moins un tel bloc réfractaire est moulé sur un tel organe d'arrimage. 6. Four selon une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'un tel organe d'arrimage traverse au moins un 25 bloc avec jeu. 7. Four selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'un tel organe d'arrimage traverse au moins un bloc avec jeu, le trou de passage et ledit organe ayant des sections polygonales de telles dimensions qu'un mouvement rotatif des blocs est évité 30 ou restreint. 8. Four selon une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'au moins un tel bloc réfractaire est pourvu d'un trou de passage ouvert sur au moins un côté d'un tel bloc et qui, en section, forme un angle afin de présenter une branche interne, 35 ladite branche étant traversée par ledit organe d'arrimage duquel ce bloc peut être enlevé par des mouvements relatifs entre le bloc et l'organe d'arrimage exécutés successivement dans des directions différentes. 9- Four selon une des revendications 1 à 8, carac 6932496 térisé en ce qu'il comporte plusieurs blocs réfractaires traversés par un tel organe d'arrimage et qu'entre certains blocs voisins d'un tel arrimage se trouve au moins une attache qui fixe ledit organe d'arrimage à une structure de support. 5 10. Pour suivant une des revendications 1 à 9, carac térisé en ce que des moyens de conditionnement thermique sont associés à au moins un tel trou de passage. 11. Four selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'un moyen différentiel de conditionnement thermique est as- 10 sociê à au moins un tel trou de passage. 12. Four selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'au moins un tel trou de passage est pourvu de moyens de ca-lorifugeage. 13. Four selon les revendications 10 ou 11, carac-15 térisé en ce qu'au moins un tel trou de passage est pourvu de résistances électriques. 1U. Four selon une des revendications 1 a 13, caractérisé en ce qu'au moins un organe d'arrimage est de forme tubu-laire et est pourvu de moyens pour la circulation de fluide à 20 travers un tel organe en vue du conditionnement thermique. 15» Four selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'au moins un tel organe d'arrimage en forme tubulaire comporte une conduite qui s'étend le long de la totalité ou d'une partie du bloc ou de l'assemblage de blocs, et que 25 des moyens sont prévus pour la circulation de fluide à travers une telle conduite en vue du conditionnement thermique. 16. Four selon la revèndication 159 caractérisé en ce que ladite conduite possède des orifices d'éjection de fluide à certains endroits dans le bloc ou dans l'assemblage de blocs. 30 17» Four selon la revendication 16, caractérisé en ce que le bloc ou l'assemblage de blocs fait partie de la sole du four, qu'il s'étend transversalement à celui-ci et qu'il y a une série de tels orifices arrangés de telle façon que l'espacement entre les orifices successifs diminue à partir des extrémités du 35 bloc ou de l'assemblage de blocs vers son centre. 18. Four selon la revendication 16 et 17, caractérisé en ce que ladite conduite est munie d'un organe de masquage des orifices qui est mobile le long de la conduite, afin de contrôler le débit de fluide de la conduite. U0 19» Four selon une des revendications 1 à 18, 2032262 6932496 18 2032262 caractérise en ce qu'à l'intérieur du four au moins un bloc est couvert par un organe dont la conductivité thermique et/ou la densité est supérieure à celle d'un tel bloc. 20. Four selon la revendication 19» caractérisé en 5 ce qu'un tel organe de couverture est composé de tungstène. 21. Four selon une des revendications 1 à 20, caractérisé en ce que ledit bloc ou assemblage de blocs traversé par un organe d'arrimage fait partie d'une série d'au moins deux blocs ou assemblages de blocs disposés côte à côte et/ou super- 10 posés. 22. Four selon une des revendications 1 à 21, caractérisé en ce que ledit bloc ou assemblage de blocs traversé par un organe d'arrimage fait partie d'une série d'au moins deux tels blocs ou assemblages de blocs disposés en alignement mutuel et 15 pourvus d'organes d'arrimage reliés entre eux. 23- Four selon une des revendications 1 à 22, caractérisé en ce qu'au moins un tel bloc ou assemblage de blocs forme au moins une partie de la sole du four qui contient un milieu fondu présentant une densité supérieure aux densités desdits blocs. 20 2k. Four selon la revendication 23, utilisé pour la fabrication de verre plat par le procédé "float". 25. Procédé de conditionnement thermique d'une face intérieure d'au moins une partie d'une paroi de four constituée selon une des revendications 1 à 2k, caractérisé en ce que dans le 25 ou lesdits trous de passage, circule un fluide à une température substantiellement différente de celle des faces limites dudit ou desdits trous de passage afin d'exercer une action thermique substantiellement non-uniforme le long de la longueur du ou desdits trous de passage. 30 26. Procédé selon la revendication 25, caractérisé en ce que substantiellement plus de chaleur est transférée dans la zone centrale du four que dans les zones latérales.