La présente invention concerne les étaux qui comportent un intervalle ouvert sur le dessus et aux extrémités formé entre deux mors de serrage, l'un des mors de serrage étant guidé de façon à pouvoir effectuer des mouvements de translation en rapprochement et en éloignement de l'autre mors, de tels mouvements étant produits par un premier dispositif de serrage. Elle est plus particulièrement applicable aux étaux d'établi à la fois du type utilisé pour le travail du bois et du type utilisé pour le travail des métaux. Dans un étau d'établi classique, le seul mouvement commandé qui peut se produire entre les deux mâchoires de l'étau est un mouvement de translation d'avant en arrière et vice-versa. Ceci est habituellement satisfaisant pour immobiliser une pièce à côtés parallèle les qui s'étend sur toute la largeur des mâchoires de l'étau mais, lorsque l'objet qui doit être bloqué doit être maintenu dans une position décentrée par rapport aux mâchoires, la structure de l'étau a inévitablement tendance à se déformer pour prendre une position dans laquelle les mâchoires ne sont parallèles, vues en plan. Ceci est une conséquence de la flexibilité, qui est inévitable dans toute structure, et du décalage latéral entre les directions de la force de serrage exercée par la vis de l'étau et de la force de réaction exercée par la pièce sur les mâchoires.L'effet de cette déformation est qu'il peut n'y avoir qu'un point de contact ou qu'une ligne de contact entre les mâchoires de l'étau et la pièce de sorte que la pièce n'est pas tenue d'une manière très sûre. La présente invention résout ce problème du fait qu'elle a réalisé un étau du type mentionné au premier paragraphe de la présente description qui comporte un second dispositif de serrage actionnable indépendamment construit pour permettre un réglage angulaire continu commandé d'un des mors de serrage autour d'un axe approximativement vertical. Avec- un agencement, on peut serrer et immobiliser une pièce en manoeuvrant simultanément les premier et second dispositifs de serrage d'une manière telle qu'une plus grande surface de contact entre les mors de serrage et la pièce est obtenue que si le premier dispositif de serrage étant seul prévu même si la pièce est décalée par rapport au centre des mors de serrage. Grâce à l'emploi du second dispositif de serrage, il devient possible de construire l'étau avec une structure plus légère, plus flexible, ayant des jeux plus importants qu'il ne serait autrement possible étant donné que l'on peut facilement compenser toute déformation qui peut se produire en employant le second dispositif de serrage.Une conséquence possible de l'emploi d'une structure d'étau plus flexible avec un plus grand jeu est que, lorsqu'on serre des pièces à côtés approximativement parallèles qui s'étendent sur toute la largeur des mors de serrage, il peut être inutile de régler le second dispositif de serrage pour déplacer les mors de serrage en éloignement d'une position parallèle étant donné que la flexibilité ou jeu existant dans la structure peut permettre aux mors de serrage de s'adapter d'eux-mêmes à de légers écarts par rapport au parallèlisme des côtés de la pièce. Une autre conséquence qui peut résulter du blocage amélioré de la pièce est que l'on peut utiliser des poignées de manoeuvre plus petites pour les dispositifs de serrage étant donné que la force nécessaire pour serrer efficacement la pièce peut être moins grande. Encore une autre conséquence réside en ce qu'il est possible de bloquer une pièce à section décroissante en utilisant un tel étau en la plaçant horizontalement, éventuellement avec une de ses extrémités ou les deux faisant saillie hors de l'intervalle de serrage, sans utiliser de bloc de remplissage ou cale auxiliaire ou analogue. Dans un mode de réalisation possible, les premier et second dispositifs de serrage sont construits de façon à provoquer tous deux des déplacements du même mors de serrage. Dans le cas d'un étau d'établi, ce mors est normalement le mors de serrage mobile, avant, et un tel agencement présente l'avantage que toutes les manoeuvres de serrage peuvent être effectuées de l'avant de l'étau sans que l'utilisateur ait besoin de passer le bras par dessus la pièce. Le premier dispositif de serrage peut être constitué par un dispositif à vis et écrou. De pré férence, celui des éléments sur lesquels les mors sont montés qui fait saillie le plus vers l'avant est agencé de façon à rester axialement stationnaire pendant les mouvements de translation précités, par rapport à celui des organes du dispositif à vis et écrou qui fait saillie le plus vers l'avant. Cet agencement est celui que l'on trouve sur la plupart des étaux d'établi et il présente l'avantage que la distance dont la vis de serrage fait saillie audelà du reste de l'étau ne s'accroît pas lorsque l'étau est ouvert ou fermé. En plus du second dispositif de serrage, l'étau peut également comporter un troisième dispositif de serrage actionnable indépendamment construit de façon à produire l'inclinaison d'un des mors autour d'un axe s'étendant approximativement horizontalement et à angle droit de la direction des mouvements de translation précités. Ceci peut rendre possible l'obtention d'un blocage encore meilleur d'une pièce. Pour permettre un réglage rapide de la distance entre les mors de serrage, une partie de corps fixe de l'étau sur laquelle l'un des mors de serrage est monté peut être raccordée à un élément mobile sur lequel l'autre mors est monté au moyen d'un organe intermédiaire qui peut être déplacé par incréments successifs par rapport à la partie de corps fixe et le premier dispositif de serrage est alors construit de façon à produire un mouvement continu relatif entre l'organe intermédiaire et l'élément mobile. Il peut être egalement possible de réaliser un étau d'établi selon l'invention de telle sorte qu'au moins une partie de son mécanisme puisse être facilement retirée de l'établi et utilisée pour d'autres travaux de serrage. Par exemple, on peut adapter au mécanisme une tête de serre-j-oint pour le transformer en serre-joint. L'invention peut être mise en oeuvre de diverses manières mais on en décrira ci-après à titre d'exemple trois modes de réalisation spécifiques en se référant aux dessins annexés dans lesquels La Figure 1 est une vue éclatée isométrique d'un étau d'établi mettant en oeuvre l'invention La Figure 2 est une vue en coupe longitudinale de l'étau représenté sur la Figure 1 ; La Figure 3 est une vue en coupe longitudinale d'une tête de serre-j oint conçue pour être utilisée avec l'étau de la Figure 1 ; La Figure 4 est une vue en perspective, en partie éclatée, d'un second mode de réalisation d'un étau d'établi mettant en oeuvre l'invention ; La Figure 5 est une vue isométrique d'un étau mécanique mettant en oeuvre l'invention ; et La Figure 6 est une vue en coupe dans un plan horizontal de la mâchoire mobile de l'étau mécanique de la Figure 5. L'étau représenté sur les Figures 1 et 2 est composé d'une partie de corps fixe 10 qui comporte une mâchoire stationnaire 12 et dans laquelle est reçu un ensemble 14 support de mâchoires mobile qui porte à son extrémité avant une mâchoire mobile 16. L'ensemble 14 comporte également à son extrémité avant trois vis de réglage pour la mâchoire mobile 16. Une première vis de réglage 18 permet de déplacer la mâchoire mobile en rapprochement et en éloignement de la mâchoire fixe 12 à peu près de la même manière que dans un étau simple parallèle, les deux autres vis de réglage 20 et 22 permettent de modifier l'attitude de la mâchoire mobile 16 en la faisant pivoter respectivement autour d'un axe vertical et autour d'un axe horizontal. De cette manière, il est possible de régler l'étau de façon qu'il exerce une pression de serrage sur une grande partie de la surface de ses mâchoires même lorsque les mâchoires agissent contre des surfaces d'une pièce qui ne sont pas parallèles ou lorsqu'une déformation élastique se produit dans la structure de l'étau. On décrira maintenant, de manière plus détaillée la construction de l'étau. La partie de corps fixe 10 comporte deux ensembles d'ailes de montage 24 et 26. Lorsqu'on utilise les ailes de montage 24, l'étau peut être monté avec les bords supérieurs de ses mâchoires de niveau avec la surface de travail de l'établi sur lequel il est monté ; cet agencement a été représenté sur la Figure 2 et il constitue la disposition de montage normale d'un étau pour le travail du bois. Alternativement, on peut, en utilisant les ailes de montage 26, monter l'étau complètement audessus du niveau de la surface de travail de l'établi, comme il est normal pour un étau d'établi pour le travail des métaux. Au-dessous de la mâchoire stationnaire 12, la partie de corps 10 comporte un passage 28 ayant une section transversale de forme générale rectangulaire à l'intérieur duquel est reçu un tube 30 qui a également une section transversale de forme générale rectangulaire, qui fait partie de l'ensemble 14 support de mâchoire mobile et qui porte le reste de cet ensemble. La position, dans le sens longitudinal, du tube 30 à l'intérieur de la partie de corps 10 peut être réglée par incréments successifs tandis que l'effet de la vis 18 de réglage de l'étau est de déplacer le reste de l'ensemble support de mâchoire mobile par rapport au tube 30.De cette manière, on peut effectuer des réglages grossiers et précis de la distance entre les mâchoires 12 et 16 et il n'est pas nécessaire que l'importance du déplacement de la mâchoire 16 produit par la vis de réglage 18 dépasse la longueur d'un des incréments de réglage de la position du tube 30. Le réglage par incréments successifs du tube 30 est effectué au moyen d'un ergot 32 qui est monté à l'intérieur du passage 28, comme on peut le voir sur la Figure 1, et qui coopère avec une série de trous 34 formés dans la face inférieure du tube 30. Le tube 30 est ajusté de manière relativement précise dans le passage 28 en ce qui concerne le jeu latéral mais les hauteurs ou dimensions verticales du tube 30 et du passage 28 sont telles qu'à l'extrémité avant du passage, le tube 30 peut être soulevé manuellement suffisamment haut pour être dégagé de l'ergot 32. On peut alors déplacer le tube longitudinalement pour pouvoir engager un trou 34 différent sur l'ergot 32. Sauf lorsqu'on règle la position du tube 30 de cette manière, le poids de l'ensemble 14 support de mâchoire tend à faire basculer l'extrémité arrière du tube 30 vers le haut à l'intérieur du passage 28. Pour limiter ce mouvement, de sorte que le tube 30 s'étende normalement horizontalement, une nervure arrondie 36 est formée à l'arrière du passage 28 et, comme on peut le voir sur la Figure 2, cette nervure agit sur la surface supérieure du tube 30. Il est, par conséquent, nécessaire d'incliner l'ensemble 14 support de mâchoire jusqu'S la position représentée en traits mixtes sur la Figure 2 avant de pouvoir régler la position du tube 30 et dès qu'un tel réglage a été effectué, le tube 30 retourne de lui-même à une position horizontale. Le reste de l'ensemble 14 support de mâchoire (c'est-à-dire en dehors du tube 30) comporte un coulis seau creux 38 qui a également une section transversale de forme générale rectangulaire et qui est reçu à coulissement à l'intérieur de l'extrémité avant. du tube 30. L'extrémité avant du coulisseau 38 est fermé par une plaque 40 dans laquelle la vis de réglage 18 est montée tourillonnante, la poignée de manoeuvre de la vis étant accessible à l'utilisateur de l'étau tandis que le reste de la vis est logé à l'intérieur du coulisseau 38. La vis 18 est vissée dans un écrou 42 monté à l'extrémité avanb-du tube 44 de petit diamètre qui est reçu à l'intérieur du coulisseau 38 et du tube 30 et qui est fixé, à son extrémité arrière, au tube 30 au moyen d'une goupille verticale 46.Le montage tourillonnant de la vis 18 dans la plaque 40 est agencé de façon à transmettre les forces axiales à la fois vers l'avant et vers l'arrière de sorte que la vis 18 peut être utilisée pour produire un mouvement de coulissement du coulisseau 38 dans et hors du tube 30. La mâchoire mobile 16 est montée sur l'ex- trémité avant du coulisseau 38 par l'intermédiaire d'un organe basculant 48, qui est monté sur le coulisseau 38 au moyen d'un boulon 50 qui permet son pivotement autour d'un axe horizontal transversal, et sur lequel la mâchoire 16 est montée au moyen d'une tige de pivot 52 qui permet son pivotement autour d'un axe vertical. Comme indiqué ci-dessus, ces mouvements de pivotement sont commandés respectivement par la vis de réglage 22 et par la vis de réglage 20. La vis de réglage 22 est vissée dans un trou vertical taraudé formé dans une aile 54 fixée à l'arrière de la plaque 40. L'extrémité supérieure de la vis est en appui contre la partie d'anse d'un organe de poussée 56 en forme de U dont les branches s'étendent vers le haut, une de chaque côté de la vis de réglage 18 et sont guidées de façon à pouvoir coulisser verticalement entre des prolongements 58 orientés verticalement vers le haut de l'aile 54. Les extrémités supérieures des branches de organe de poussée 56 font saillie à travers deux fentes 60 formées dans la surface supérieure du coulis seau 36 et viennent en appui contre le dessous d'une cloison 62 de l'organe basculant 48. Le boulon 50 est disposé à l'arrière des points où l'organe de poussée 56 vient en appui contre la cloison 62 de sorte qu'au moyen de la vis 22, on peut faire pivoter l'organe basculant 48 et la mâchoire 16 en éloignement de l'avant de l'étau. L'étau est agencé de telle sorte que, lorsque l'organe de poussée 56 est complètement rétracté dans le coulisseau 38, de sorte que l'attitude de la mâchoire 16 est déterminée par la disposition de la cloison 62 en appui contre la surface supérieure du coulisseau 38, les mâchoires 12 et 16 convergent légèrement vers le haut, lorsqu'elles ne sont pas soumises à une charge. On choisit cette convergence de façon qu'elle soit juste suffisante pour compenser la déformation des diverses parties de l'étau qui se produit lorsque l'étau exerce une valeur normale de force de serrage au centre de ses mâchoires ; dans ces conditions, les mâchoires s'étendent alors parallèlement l'une à l'autre, vues de côté.Cependant, s'il est nécessaire, pour une raison quelconque, de faire pivoter la mâchoire 16 en direction de la mâchoire 12 (par exemple, si une force de serrage supérieure à la force de serrage moyenne est exercée, ce qui se traduit par une déformation plus importante de la structure de l'étau, ou si une pièce à section décroissante est bloquée), on peut régler la vis 22 pour soulever l'extrémité avant de l'organe basculant 48 et produire ainsi le réglage nécessaire. La vis de réglage 20 est montée à rotation dans l'organe basculant 48 avec son axe orienté transversalement et horizontalement et elle engrène avec un secteur 64 de roue à vis sans fin qui est fixé à la mâchoire mobile 16 au-dessous du niveau de la tige de pivot 52. Le déplacement axial de la vis 20 dans l'organe basculant 48 est limité, d'une part, par la poignée de réglage de la vis et, d'autre part,par un ensemble à rondelle et à goupille fendue 66 disposé à l'autre extrémité de la vis. Ainsi, la rotation de la vis 20 produit un mouvement de la mâchoire 16 autour de l'axe vertical du pivot 52 et ce mouvement peut s'effectuer dans l'un ou l'autre sens à partir de la position dans laquelle les mâchoires, vues en plan, sont parallèles.L'importance de ce déplacement est indiqué par un secteur gradué 68 fixé à la mâchoire 16, secteur qui recouvre une partie de la surface supérieure de l'organe basculant 48 sur lequel un repère 70 est tracé. Comme dans le cas du déplacement de la mâchoire 16 autour d'un axe horizontal, le déplacement autour du pivot 52 peut être utilisé pour compenser le non parallèlisme de la pièce et/ou les distorsions de la structure de l'étau on comprendra que, bien que de telles distorsions n'aient pas d'effet sur le parallèlisme des mâchoires, vues en plan, lorsque la direction de la force de serrage est située au centre de la largeur de l'étau, ceci n'est plus le cas lorsque l'étau serre une pièce placée dans une position décalée par rapport au centre des mâchoires. Comme indiqué ci-dessus, l'étau est conçu de façon à convenir pour être utilisé aussi bien comme étau pour le travail de bois que comme étau pour le travail des métaux. Pour cette raison, les surfaces de serrage des mâchoires 12 et 16 sont relativement étroites verticalement et les mâchoires sont en surplomb l'une en direction de l'autre au-dessus de leur structure support ; ces caractéristiques sont normales pour un étau utilisé pour le travail des métaux.Un étau normal utilisé pour le travail du bois a des-mâchoires verticalement plus larges munies de mâchoires tendres et, pour fournir des mâchoires utilement similaires dans le présent étau, on utilise des mordaches 72 en matière plastique à montage par enclenchement brusque qui prolongent les surfaces de serrage vgs le bas du fait quelles comportent des parties de remplissage 74 qui occupent 1 'espace en retrait situé au-dessous de la surface de serrage principale de chacune des mâchoires 12 et 16. Les mordaches 72 sont maintenues en place par des goujons 76 venus de moulage qui s'adaptent par enclenchement brusque dans des trous 78 formés dans les mâchoires 12 et 16. Chacune des mâchoires 12 et 16 est également munie, dans sa surface supérieure, d'une rangée de trous circulaires 82 (deux dans la mâchoire 16 et trois dans la mâchoire 12) dans lesquels peuvent être reçues des chevilles de serrage 80. Ces chevilles permettent de bloquer des pièces de forme malcommode pendant qu'elles reposent sur les faces supérieures des mâchoires ; les chevilles 80 peuvent simplement tourner~à l'intérieur des trous 82 pour s'aligner avec la surface de la pièce. Du fait que l'on peut régler la mâchoire 16 à la fois au- moyen de la vis 18 et au moyen de la vis 20, on peut obtenir des pressions de serrage égales sur les chevilles, même lorsqu'on utilise deux chevilles dans chacune des mâchoires 12 et 16.Cet agencement de chevilles de serrage est, dans I'ensemble, similaire à celui représenté dans le brevet nO 1.422.521. On comprendra que l'on peut retirer l'ensemble 14 support de mâchoire mobile du passage 28 formé dans la partie de corps fixe 10. Lorsque ceci est effectué, on peut utiliser l'ensemble 14 comme serretjoint simplement en montant une tête de serre-joint sur le tube 30. La Figure 3 montre une construction appropriée de tête de serre-joint et on peut voir qu'elle pré-sente la plupart des caractéristiques de la partie de corps 10, à l'exception des ailes de montage 24 et 26. Pour identifier les caractéristiques de la tête de serre-joint, on a utilisé les références utilisées pour désigner les caractéristiques correspondantes de la partie de corps 10 mais en y ajoutant le signe prime (').Une caractéristique supplémentaire que comporte la tête de serre-joint, en plus des caractéristiques de la partie de corps 10, réside dans l'emploi d'une lame-ressort 84 qui tend à faire basculer la tête 10' de serre-joint pour maintenir la goupille 32' et la nervure 36' en appui contre le tube 30. Cette disposition est nécessaire du fait que, lorsque l'ensemble 14 support de mâchoire est utilisé comme serre-joint, son poids n'agit pas nécessairement pour maintenir cet appui. L'étau d'établi pour le travail des métaux représenté sur la Figure 4 est composé d'une partie de corps fixe 110 et d'un ensemble 114 de mâchoire mobile. La mâchoire mobile 116 de l'étau est rigidement montée sur l'ensemble de mâchoire 114 tandis que l'autre mâchoire 112 de I'étauiest montée sur la partie du corps 110 d'une manière telle qu'on peut la faire pivoter par rapport à la partie de corps en manoeuvrant deux vis 120 et 122. Plus précisément, la vis 120 permet de faire pivoter la mâchoire 112 autour d'un axe vertical tandis que la vis 122 permet de faire pivoter la mâchoire 112 autour d'un axe horizontal transversal.Comme dans le cas de l'étau précédemment décrit, ces mouvements permettent à la pression de serrage d'être exercée également sur toute la surface de serrage malgré les distorsions possibles de la structure de l'étau ou le non parallèlisme de la pièce. On décrira maintenant de manière plus détaillée la construction de l'étau. L'ensemble 114 de mâchoire mobile comprend un coulisseau 138 qui est guidé de manière à pouvoir coulisser dans un passage 128 formé dans la partie de corps 110. Le coulisseau 138 est constitué par un profilé en U en acier et il est monté avec un ajustement relativement précis, tant latéralement que verticalement, dans le passage 128. Une pièce coulée 139 est fixée à l'extrémité avant du coulisseau 138 par des vis 141 et porte la mâchoire mobile 116. On comprendra que cette structure est une construction plus légère et meilleur marché mais quelque peu moins rigide que celle dans laquelle la pièce coulée 139 et le coulisseau 138 forment, en combinaison, une seule pièce coulée ; cependant, toute distorsion qui résulte de la flexibilité accrue du coulis seau 138 peut être compensée par l'emploi des vis de réglage 120 et 122. D'une manière classique une vis de réglage 118 est montée tourillonnante à son extrémité avant dans la pièce coulée 139 et s'étend à l'intérieur du coulisseau de guidage 138 pour se visser dans un écrou qui est monté rigidement sur la partie de corps 110, à l'intérieur du passage 128. Ainsi, la rotation de la vis 118 produit des déplacements vers l'avant et vers l'arrière de la mâchoire 116. La mâchoire 112 est montée sur la partie de corps fixe 110 par l'intermédiaire d'un organe basculant 148 qui est monté sur la partie de corps de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe horizontal transversal et sur lequel la mâchoire 112 est montée de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe vertical. L'assemblage pivotant entre la partie de corps 110 et l'organe basculant 148 est assuré par deux tiges de pivot 150 qui font saillie à partir de la partie de corps 110 et pénètrent dans des oreilles 151 formées sur l'organe basculant 148. La vis 122 est vissée dans un trou taraudé s'étendant d'avant en arrière formé dans un prolongement s'étendant vers le haut de la partie de corps 110 et elle est munie à son extrémitéarrière d'une poignée moletée 123. A son extrémité avant, la vis est en appui contre la face arrière de l'organe basculant 148 au-dessus du niveau des tiges de pivot 150. Un ressort de traction 153 s'étend entre l'organe basculant et la partie de corps afin de main unir l'organe basculant en contact avec l'extrémité de la vis de réglage 122. L'agencement est tel qu'il serait possible, en réglant la vis 122, de faire pivoter la mâchoire 112 dans l'un ou l'autre sens à partir de la verticale. Cependant, comme mentionné en se référant & l'étau précédemment décrit, il peut être avantageux que la mâchoire ait une position de référence dans laquelle elle converge légèrement avec la mâchoire mobile 116 vers le haut. Pour fournir cette position de référence, un écrou d' arrêt 155 est vissé sur la vis 122, à l'avant de la partie de corps 110 pour former une butée arrêtant le déplacement vers l'arrière de la vis au-delà de la position de référence. On comprendra que cette disposition permet de fixer la position de référence avec autant de précision qu'il est nécessaire sans imposer d'exigences particulières quelconques en ce qui concerne la précision de la fabrication de l'étau. L'assemblage pivotant entre la mâchoire 112 de l'étau et l'organe basculant 148 est assuré par une tige de pivot 152 qui est reçue dans deux oreilles qui font saillie vers l'avant à partir de la partie principale de l'organe basculant et dans une oreille 157 formée sur la surface arrière de la mâchoire 112. La vis de réglage 120 est vissée dans un écrou 121 formé par un corps cylindrique 121 qui est monté dans l'organe basculant 148 de façon à pouvoir pivo tr autour d'un axe vertical. A son extrémité arrière, la vis 120 comporte une poignée moletée 125 tandis qu'à son extrémité avant elle est munie d'une pointe 127 partiellement sphérique qui est raccordée au reste de la vis panne partie étranglée et qui est reçue à l'intérieur d'un évidement 129 formé dans la surface arrière de la mâchoire 112.Vu en plan, l'évidement 129 est étranglé au niveau de la surface arrière de la mâchoire de sorte que les mouvements de la vis 120 vers l'arrière ainsi que vers l'avant sont transmis à la mâchoire 112 de l'étau pour produire des mouvement de basculement de cette dernière. Les dimensions relatives de la partie étranglée de la vis 120 et de la partie la plus étroite de l'évidement 129 sont telles que la vis 120 peut pivoter de la manière nécessaire par rapport à la mâchoire 112. En même temps, l'axe de la vis 120 doit pivoter par rapport à l'organe basculant 148 et ceci est permis pour le montage pivotant de l'organe cylindrique 121 formant écrou. L'étau mécanique représenté sur les Figures 5 et 6 comporte un socle coulé 250, un ensemble 252 de mâchoire mobile et une vis de se rage 254. La construction du socle coulé et de la vis de serrage est, en grande partie, classique ; le socle coulé comporte une mâchoire fixe 256, des coulisses 258 pour l'ensemble 252 de mâchoire mobile et, à l'ex- trémité éloignée de la mâchoire fixe 256, un alésage fileté dans lequel pénètre la vis de serrage 254. L'ensemble 252 de mâchoire mobile comporte un bloc 260 support de mâchoire qui est raccordé à l'extré- mité de la vis de serrage 254 et est guidé par les coulisses 258. Bien que cette disposition ne soit pas très clairement visible sur le dessin, une plaque de retenue est fixée par des vis à la face inférieure du bloc 260 support de mâchoire et se déplace en appui contre le dessous des coulasses 258 tandis que le bloc support de mâchoire lui-même a des surfaces qui se déplacent en appui contre les surfaces supérieures et latérales des coulisses de sorte que l'ensemble de mâchoires mobile est guidé pratiquement de la même manière que la mâchoire mobile d'un étau mécanique classique. La mâchoire mobile de l'étau mécanique a été désignée par la référence 262 et elle repose sur la surface supérieure plate du bloc 260 support de mâchoire. D 'un côté de l'étau, la mâchoire 262 est reliée au bloc support 260 par une articulation 264 montée avec son axe vertical tandis que, de l'autre côté de l'étau, un dispositif 266 à vis à tête moletée raccorde la mâchoire 262 au bloc support de mâchoire. Comme dans les étaux précédemment décrits, ceci permet de régler la mâchoire mobile 262 à une position angulaire qui correspond à l'angle d'une pièce à section décroissante de sorte que la pièce peut être serrée avec le centre de la pression de serrage proche du centre des mâchoires La mâchoire mobile peut pivo tr dans les deux sens autour du pivot 264 à partir d'une position parallèle à la mâchoire fixe 256. Ceci permet de bloquer une pièce à section décroissante avec son extrémité la plus épaisse située du côté de l'étau qui est le plus commode. On décrira maintenant de manière détaillée la construction de l'articulation 264 et du dispositif 266 à vis à tête moletée. L'articulation est formée par une tige de pivot 268 dont l'extrémité inférieure est vissée dans le bloc 260 support de mâchoire. La mâchoire mobile 262 comporte un alésage vertical de pivotement qui s'adapte sur la tige 268 ; la mâchoire est maintenue sur la tige par un jonc élastique 270 qui est monté à force sur une partie saillante de plus petit diamètre formée à l'extrémité sup prieure de la tige 268. Le dispositif 266 à vis à tête moletée comporte une vis 272 à tête moletée vissée dans un écrou formé par un corps cylindrique 274 reçu dans une douille 276 formée en une seule pièce avec le bloc 260 support de mâchoire.Le corps cylindrique 274 formant écrou peut tourner autour d'un axe vertical dans la douille 276. La vis 272 à tête moletée est munie d'une pointe partiellement sphérique qui est reçue dans un évidement 278 à ouverture étranglée (voir la Figure 6) formé dans la mâchoire mobile 262. Une courte tige cylindrique 280 est montée à force dans l'évidement 278 au-dessus de la pointe partiellement sphérique afin de maintenir la vis à tête moletée en place. Les dimensions de l'ouverture de l'évidement 278 et le diamètre de la partie étranglée de la vis à tête moletée immédiatement adjacente à sa pointe partiellement sphérique sont telles que la mâchoire peut pivoter aussi loin qu'il est nécessaire par rapport à la vis 272 à tête moletée. En même temps, la vis à tête moletée et le corps cylindrique 274 formant écrou tournent légèrement autour de l'axe de la douille 276 ; les ouvertures formées dans la paroi de la douille par lesquelles passe la vis à tête moletée sont réalisées suffisamment larges pour permettre ce mouvement. REVENDICATIONS 1. Etau comportant un intérvalle ouvert sur le dessus et aux extrémités formé entre deux mors de serrage (12, 16 ; 112, 116 ; 256, 262), l'un des mors de serrage (16 ; 116 ; 262) étant guidé de façon à pouvoir effectuer des mouvements de translation en rapprochement et en éloignement de l'autre mors (12 ; 112 ; 256), de tels mouvement étant produits par un premier dispositif de serrage (16, 42 ; 118,128 ; 254), caractérisé en ce qu'il comporte un second dispositif de serrage (20, 64 ; 120 ; 121 ; 272, 274) actionnable indépendamment construit pour permettre un réglage angulaire continu commandé d'un des mors de serrage (16 ; 122 ; 262) autour d'un axe approximativement vertical. 2. Etau selon la revendication 1, caractérisé en ce que le second dispositif de serrage ( 20, 64 ; 120, 121 ; 272, 274) est construit de telle sorte que le mors de serrage coopérant (16 ; 112 ; 262) peut être réglé angulairement dans les deux sens à partir d'une position dans laquelle il s'étend parallèlement à autre mors de serrage (12 ; 116 ; 256). 3. Etau selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le mors de serrage ( 16) coopérant avec le second dispositif de serrage ( 20, 64) est monté sur un support de mors (48) et en ce que des moyens gradués (68, 70) sont prévus sur le mors ou sur le support de mors pour indiquer l'angle de biseau de l'intervalle ente les deux mors (12, 16). 4. Etau selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le second dispositif de serrage comporte une vis sans fin (20) engrenant avec une roue à vis sans fin ou avec un secteur (64) de roues à vis sans fin fixé au mors de serrage coopérant-- (16). 5. Etau selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le second dispositif de serrage comprend une vis (120, 272) disposée avec son axe approximativement parallèle à la direction aesdits mouvements en translation. 6. Etau selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le mors de serrage (16) coopérant avec le second dispositif de serrage (20, 64) est monté de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe qui est situé à peu près à égale distance des deux extrémités de ce mors de serrage (16). 7. Etau selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le mors de serrage (112, 262) qui coopère avec le second dispositif de serrage (120, 121 ; 272, 274) est monté de façon à pivoter autour d'un axe qui est situé à proximité d'une extrémité de ce mors de serrage (112 ; 262). 8. Etau selon l'une des revendications I à 7, caractérisé en ce que les premier et second dispositifs de serrage (18, 20 ; 254, 272) sont tous deux agencés de façon à provoquer des déplacements du même mors de serrage (16 ; 262). 9. Etau selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le mors de serrage ( 112) qui coopère avec le second dispositif de serrage (120, 121) est monté sur une partie de corps fixe (110) de l'étau. 10. Etau selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le second dispositif-de serrage (20, 64) est agencé de façon à être capable de s'opposer aux mouvements angulaires du mors de serrage coopérant (16) dans l'un ou l'autre sens autour de l'axe vertical. 11. Etau selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte un troisième dispositif de serrage (22 ; 122) actionnable indépendamment pour commander le pivotement de l'une des mâchoires (16 9 112) autour d'un axe orienté approximativement horizontalement et à angle droit de la direction des mouvements de translation précités. 12 Etau selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (62 9 155) agencés pour limiter le pivotement du mors précité et établir, de ce fait une position de référence pour le mors, les moyens limiteurs t62 9 155) empêchant le déplacement du mors à partir de la position de référence vers une position dans laquelle les mors de serrage (12, 16 ; 112, 116) divergent vers le haut. 13 Etau selon la revendication 12, caractérisé en ce que les moyens limiteurs (62) sont agencés de telle sorte queD dans la position de référence, les mors de serrage (12, 16) convergent légèrement vers le haut et en ce que le troisième dispositif de serrage (22, 56) est construit de façon à accroître cette convergence lorsqu'il est actionné. 4. Etau selon la revendication 12, caractérisé en ce que les moyens limiteurs (155) sont agencés de façon à permettre un réglage de la position de référenc e. 15. Etau selon l'une des revendications 1 à 14, qui comporte une partie de corps fixe sur laquelle l'un des mors de serrage est monté et une partie mobile sur laquelle l'autre mors de serrage est montée, cette partie mobile étant agencée de façon à pouvoir coulisser par rapport à la partie de corps fixe pour produire les mouvements de translation relatifs des mors de serrage caractérisé en ce que la partie de corps fixe (10) et la partie mobile (38) sont raccordées par un organe intermédiaire (30) qui peut être déplacé par incréments successifs par rapport à l'un des deux éléments constitués respectivement par la partie de corps fixe et par la partie mobile et en ce que le premier dispositif de serrage (18, 42) est construit de façon à produire un déplacement relatif continu entre l'organe intermédiaire (30) et l'autre des deux éléments constitués respectivement par la partie de corps fixe et par la partie mobile. 16. Un ensemble caractérisé en ce qu'il comporte l'organe intermédiaire, la partie mobile et le mors de serrage correspondant d'un étau selon la revendication 15. 17. Un serre-joint caractérisé en ce qu'il comporte un ensemble selon la revendication 16 muni d'une tete de serre-joint adaptée sur l'organe inter médiaire. 18. Un dispositif de serrage comprenant deux mors de serrage opposés et un premier dispositif de serrage (18, 42) pour produire des mouvements de translation d'un mors (16) par rapport à l'autre (12) caractérisé en ce qu'il comporte des seconds et troisième dispositifs de serrage (20, 22) actionnables indépendamment agencés de façon à commander le pivotement de l'un des mors (16) par rapport à l'autre (12) autour de deux axes qui s'etendent approximativement à angle droit l'un de l'autre et sont approximativement parallèles aux surfaces des mors de serrage.