La présente invention est relative à un revêtement, notamment un plafond ou un lambris, constitué par l'assemblage de lames de bois. On sait que les lames pour réaliser de tels revêtements comprennent traditionnellement, sur leurs deux rives latérales, des moyens pour coopérer avec les lames adjacentes, ces moyens étant le plus souvent constitués par une languette s'étendant le long d'une rive de la lame pour pénétrer dans une rainure correspondante s'étendant le long de la rive en regard de la lame adjacente. La fixation sur les éléments de support du revêtement, par exemple des lambourdes, s'effectue généralement à l'aide de pointes enfoncées en biais et traversant la languette, de sorte que la tête de la pointe reste généralement apparente. Dans certains cas, pour une fixation par clouage invisible on utilise des clips qui sont coûteux. Chacune des lames de ce type doit donc subir un usinage relativement complexe de manière à comporter une rainure longitudinale le long de l'une de ses rives, et une languette s'étendant le long de la rive opposée. Dans ces systèmes traditionnels il est nécessaire que les lames présentent une épaisseur relativement importante ce qui explique que traditionnellement les lames pour de tels revêtements présentent une épaisseur de l'ordre de lOmm. La présente invention se propose de réaliser un revêtement qui grâce à la conformation des lames et aux moyens d'assemblage des lames entre elles, permet d'utiliser des lames d'épaisseur sensiblement plus faible que celle couramment utilisée jusqu'à présent, par exemple de l'ordre de 6mm, ce qui constitue une économie de matière première très importante, pouvant permettre de réaliser avec une même quantité de bois de départ 50 % de surface de revêtement de plus. Le revêtement selon l'invention se caractérise essentiellement par le fait qu'il est constitué de lames présentant une rainure dans leurs deux rives longitudinales, les lames adjacentes étant réunies par des baguettes s'engageant dans les rainures en regard des lames adjacentes, chacune des baguettes étant munie d'orifices pour le passage de pointes de fixation, et étant agencée pour assurer un contact de butée contre la rive de l'une au moins des lames adjacentes. Avantageusement, les baguettes peuvent être conçues de manière à recevoir, de façon en soi connue, un galon s'étendant avantageusement sur toute la longueur du revêtement. On comprend que, grâce au fait que chacune des lames présente deux rives longitudinales identiques, munies chacune d'une rainure longitudinale, l'usinage de chacune des lames est beaucoup plus simple qu'antérieurement, la suppression des languettes traditionnelles permettant en outre de diminuer fortement le pourcentage des lames comportant des éclats sur les rives et des noeuds sautés. De plus, la suppression des languettes traditionnelles, permet d'assurer un gain important en largeur de recouvrement, ce gain en largeur pouvant atteindre avec l'aide du galon, plus de 20% pour une largeur moyenne de lames de 70mm. Enfin, grâce à l'invention, la pose du revêtement est grandement simplifiée. Ainsi, cette pose peut être effectuée en plaçant la première rangée de lames dans la zone axiale centrale de la surface à lambrisser ce qui permet une pose simultanée des deux côtés de cette rampe et permet d'assurer ensuite une largeur uniforme des deux dernières rangées de lames du revêtement placées contre les cloisons ou les murs. Le gain de temps de pose est également important par rapport aux lames traditionnelles car, avec celles-ci l'emmanchage par rainures et languettes pose des difficultés notamment lorsque les lames sont gauchies, de sorte qu'il est souvent nécessaire d'opérer à force pour réaliser l'emman- chement. Dans une forme particulière de réalisation de l'invention, chacune des baguettes présente au voisinage de son axe longitudinal, mais légèrement décalée par rapport à celui-ci, une gorge obtenue notamment par déformation de la baguette, le flanc extérieur de ladite gorge réalisant la surface de butée contre la rive de l'une des lames en regard. Dans ce cas, la ou les pointes de fixation s'engageant dans les orifices réalisés à cet effet dans la baguette assurent avantageusement le contact de butée contre la rive de la lame opposée. Grâce à ce double contact de butée, on assure un calibrage exact de l'écartement entre deux lames adjacentes. Selon une autre forme de réalisation, la baguette présente des surfaces de butée pour les rives des deux lames adjacentes, les têtes des pointes de fixation pouvant dans ce cas servir avantageusement pour la mise en place et le maintien du galon. Cette réalisation permet également d'assurer un calibrage exact et constant sur toute la longueur des lames entre deux lames adjacentes. Les baguettes d'assemblage selon l'invention réunissant deux lames adjacentes peuvent être sensiblement plus courtes que la longueur des lames qu'elles relient, mais en variante, peuvent être de même longueur qu'elles ou même s'étendre sur toute la longueur du revêtement. Ces baguettes peuvent être en toutes matières appropriées, par exemple en matière plastique rigide ou en métal. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante d'un exemple particulier de réalisation en se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente en perspective un fragment de revêtement réalisé selon l'invention, - la figure 2 est une vue de dessus d'un exemple de réalisation d'un tel revêtement, - la figure 3 est une coupe selon ICI ICI de la figure 2, - les figures 4 et 5 sont des vues similaires à la figure 3 de variantes de réalisation. En se référant au dessin on voit que l'assemblage selon l'invention comprend une pluralité de lames de bois 1, -qui selon la longueur voulue pour le revêtement peuvent être disposées sur toute la longueur du revêtement ou en travées comme illustré sur la figure 2 Chacune des lames 9 comporte le long de ses deux rives latérales une rainure continue 2, par exemple de section rectangulaire comme représenté sur le dessin. L'assemblage des lames 1 côte à côte s'éffectue par l'intermédiaire d'une baguette 3, qui comme on peut le mieux le voir sur la figure 3, est agencée pour s'engager dans les rainures 2 de deux lames adjacentes disposées en regard l'une de l'autre. Comme on le voit sur la figure 3, la baguette présente au voisinage de son axe longitudinal, mais légèrement décalée par rapport à celui-ci, une gorge 4 obtenue par déformation de la baguette, le flanc extérieur 5 de cette gorge réalisant une surface de butée contre la lame 1 de droite sur la figure 3. Le contact de butée pour la lame en regard est assuré par la mise en place, dans des orifices 6 alignés longitudinalement sur la baguette, de pointes de fixation 7. Comme on s'en rend compte à l'examen de la figure 3, les contacts de butée assurés contre les rives des deux lames 1 en regard permettent d'assurer un calibrage exact de l'écartement entre les deux lames adjacentes et cela grâce à des moyens simples et faciles à mettre en oeuvre. Comme on le voit également sur la figure 3, l'agencement selon l'invention comprend un galon 8 enfoncé à force dans la gorge 4, entre deux lamès adjacentes assemblées. Dans l'exemple de réalisation de la figure 4, la baguette 13, introduite dans les rainures 2 des deux lames en regard, comporte une aile 14 servant de surface de contact de butée contre la rive de l'une des lames etune seconde aile parallèle 15, les ailes 14 et 15 coopérant pour loger un galon 16. Le contact de butée contre la rive de la lame adjacente est assuré, comme dans le mode de réalisation illustré à la figure 3, par les pointes de fixation 17 introduites par des orifices correspondants 18 ménagés dans la baguette 13. Dans le mode de réalisation de la figure 5, la baguette 23 comprend deux ailes 24 assurant chacune le contact de butée contre l'une des rives des lames en regard, les pointes de fixation 27 qui, à cet effet, présentent une forme spéciale 28, servant à la mise en place du galon 29. Dans tous les modes de réalisation, les baguettes peuvent être de courte longueur ou être de la longueur des lames ou même de longueur supérieure pour s'étendre le long d'une rangée. L'assemblage des lames au niveau des extrémités peut s'effectuer de manière quelconque, mais également avantageusement avec les moyens d'assemblage décrits ci-dessus pour relier les rives longitudinales des lames disposées côté à côte. Les extrémités des lames peuvent également être reliées aux extrémités des lames de la travée suivante ou à des lames transversales par les moyens décrits par exemple dans le brevet français 1.569.989 ou dans son Certificat d'Addition nO 72.19.306. Bien que la présente invention ait été décrite uniquement en se référant à des exemples particuliers de mise en oeuvre, il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter de nombreuses variantes et modifications sans pour autant sortir ni de son cadre, ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Revêtement, notamment plafond ou lambris, caractérisé par le fait qu'il est constitué de lames présentant une rainure dans leurs deux rives longitudinales, les lames adjacentes étant réunies par des baguettes s'engageant dans les rainures en regard des lames adjacentes, chacune des baguettes étant munie d'orifices pour le passage de pointes de fixation et étant agencée pour assurer un contact de butée contre la rive de l'une au moins des lames adjacentes. 2. Revêtement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les baguettes sont susceptibles de recevoir un galon. 3. Revêtement selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que chacune des baguettes présente au voisinage de son axe longitudinal, mais légérement décalée par rapport à celui-ci, une gorge obtenue notamment par déformation de la baguette, le flanc extérieur de ladite gorge réalisant la surface de butée contre la rive de l'une des lames en regard. 4. Revêtement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la oû les pointes de fixation s'engageant dans les orifices réalisés dans la baguette assurent le contact de butée contre la rive de l'une des lames en regard. 5. Revêtement selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que chacune des baguettes présente des surfaces de butée pour les rives des deux lames adjacentes. 6. Revêtement selon l'une quelconque des revendications 2 et 5, caractérisé par le fait que les têtes des pointes de fixation servent à la mise en place et au maintien du galon. 7. Lame pour revêtement, notamment plafond ou lambris, caractérisée par le fait qu'elle présente, dans chacune de ses rives latérales, une rainure longitudinale s'étendant sur toute la longueur de la lame.