La présente invention concerne une porte coupe-feu. Dans les portes connues de ce type, il est prévu une feuillure qui s'étend, soit sur trois côtés de la porte, soit sur deux cotés qui, dans ce cas, sont les deux cotés longitudi naux. La même porte peut alors être utilisée indifféremment comme porte ouvrant à droite ou comme porte ouvrant à gauche. Cette construction présente toutefois deux inconvénients considérables. Le premier réside dans le fait que la feuillure bordant la porte sur deux ou trois cötés, formée en rabattant et en soudant l'un à l'autre les bords des panneaux extérieurs de tôle dans la zone intéressée, constitue en quelque sorte un "pont thermique" très efficace d'un côté à l'autre de la porte, de sorte que lors d'un incendie, la face de la porte tournée à l'opposé du feu n'échappe pas à l'influence de la chaleur dégagée par les flammes et des déformations du panneau extérieur de tôle sur cette face sont inévitables.Le second inconvénient résultant de la présence de cette feuillure est que cette dernière nuit considérablement à l'aspect esthétique de la porte coupe-feu, car elle prend appui contre le dormant, caractéristique qui n'existe pratiquement plus que sur les portes coupe-feu et limite considérablement l'emploi de ces dernières dans les locaux dont les autres portes sont, par exemple, fabriquées en bois et ont une tranche plane, sauf évidemment si lton ne se soucie pas de voir l'unité de style rompue par la présence d'une porte coupe-feu telle que celles fabriquées jusqu'ici. L'invention a donc pour objet de réaliser une porte coupe-feu qui, d'une part, assure une meilleure protection en cas d'incendie et, de l'autre, est parfaitement adaptée au style moderne de portes, caractérisé par une absence totale de feuillure sur le pourtour du vantail. A cet effet, la porte coupe-feu selon l'invention comporte un chassis placé à l'intérieur de la porte, qui en constitue l'ossature et est entouré complètement de matériau d'isolation thermique, et un habillage en forme de caisson, constitué par deux panneaux extérieurs de tole, dont les bords respectifs sont rabattus l'un vers l'autre sur tout le pourtour de la porte et enferment entre eux une bande perforée formant entretoise. Les avantages ainsi obtenus résident dans le fait que la chassis qui forme l'ossature de la porte est entièrement enfermé et isolé thermiquement à 1'intérieur de celle-ci et que les bandes entretoises perforées, qui s'étendent sur toute la périphérie, s'opposent efficacement à la transmission de la chaleur d'un côté à l'autre de la porte. En outre, on obtient ainsi une porte d'aspect moderne, sans feuillure sur le vantail, qui s'encastre entièrement dans la baie à fermer. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de cette porte: Fig. 1 est une vue de face de la porte coupe-feu selon l'invention; Fig. 2 est une vue en coupe suivant II-II de fig. 1; Fig. 3 est une vue en direction de la flèche III de fig. 2; Fig. 4 est une vue en coupe analogue à celle de fig. 2, avant que les bords des panneaux extérieurs de tôle aient été rabattus; Fig.5 est une vue en direction de la flèche V de fig. 4; Fig. 6 est une vue en coupe suivant II-II de fig. 1 d'une autre forme d'exécution de la porte selon l'invention; Fig. 7 est une vue en direction de la flèche VII de fig. 6; Fig. 8 est une vue en coupe suivant II-II de fig. 1 et représentant une troisième forme d'exécution de la porte selon l'invention; Fig. 9 est une vue en direction de la flèche IX de fig. 8. La porte coupe-feu selon l'invention est désignée à la fig.1 par la référence générale 1. Elle est constituée essentiellement par un cadre fixe ou dormant 2, encastrable dans la baie, et par un vantail 3. Le vantail comporte un chassis 4, qui en forme l'ossature et, comme on peut le voir à la fig. 2, est placé à l;'inté- rieur du vantail. Il peut être renforcé par des traverses 5. Les profilés en U qui forment le chassis 4 sont garnis intérieurement de bandes de laine minérale 6 et extérieurement de lattes isolantes 2, faites d'amiante et de silicate de calcium ou de cartonplatre, ou autres matériaux similaires; il en résulte une isolation thermique totale du obassis 4 par rapport aux faces exté rieures du vantail 3. Les espaces vides du chassis 4 sont entièrement remplis par un panneau 8 de laine minérale.Sur ses deux grandes faces, le vantail 3 est habillé de panneaux de tôle 9 qui, sur toute sa périphérie, sont assemblés avec une bande perforée 11, formant entretoise, les bords saillants 12 des bandes 11 et 13 des panneaux 9 étant repliés vers l'intérieur contre les chants du vantail, de sorte qu'il en résulte un vantail sans feuillure. L'interposition entre les panneaux 9 des bandes 11 munies d'ajours 10 présente l'avantage, en cas d'incendie, de freiner considérablement la transmission de la chaleur dégagée du côté de la porte exposé aux flammes au côté opposé, car la diminution de section résultant de la présence des ajours 10 ne permet qu'un flux calorifique réduit.Comme les bords 13 respectifs des deux panneaux de tôle 9 sont, après avoir été rabattus, séparés encore par une certaine distance, une transmission directe de la chaleur d'un panneau à l'autre est impossible. On obtient grâce à cet agencement une porte coupe-feu 1 qui est dépourvue de feuillure sur tous ses côtés et dont 1' aspect extérieur ne diffère donc pas de celui d'une porte intérieure normale, surtout lorsque les panneaux de tôle 9 sont enduits d'un revêtement ayant par exemple la nature du bois. Le montage de la porte coupe-feu selon l'invention ne nuit donc nullement à l'impression d'ensemble qui se dégage d'un local dont les autres portes sont, par exemple, des portes en bois sans feuillure. Bien que la porte coupe-feu selon l'invention ait ainsi un aspect esthétique très acceptable, elle n'en remplit pas moins mieux que les autres encore sa fonction première, qui est d'empêcher la propagation du feu en cas d'incendie. Cette amélioration est obtenue, d'une part, grace à l'interposition des bandes entretoises ajourées Il qui, en raison de leur section réduite par la présence des ajours 10, empêchent la transmission rapide de la chaleur de la face de la porte exposée au feu à la face qui en est éloignée et, d'autre part, par le fait que le chassis 4, à l'intérieur du vantail 2, est entièrement entouré de matière thermiquement isolante et que les panneaux extérieurs de töle 9, qui habillent les deux grandes faces du vantail, ne sont en aucun endroit en contact direct l'un avec l'autre. On a même constaté que les bords rabattus 13 des pan neaux de tôle 9 qui, dans des conditions normales, lorsque la porte est fermée, sont entourés complètement par le dormant 2, tyendent à se rapprocher de la face interne de ce dernier lors d' un incendie, de sorte que l'intervalle normalement nécessaire entre le dormant et le vantail pour pouvoir manoeuvrer librement ce dernier devient si mince qu'il interdit pratiquement le passage des gaz de combustion et des fumées. Il est également possible, comme le montre la fig. 8, de ménager un espace libre entre les chants du vantail 3 et les bandes entretoises 11 dans la zone des ajours 10 et de remplir cet espace d'une matière qui se transforme en mousse sous l'effet de la chaleur, assurant ainsi une étanchéité parfaite entre le vantail 3 et le dormant 2 en cas d'incendie. - REVENDICATIONS 1.- Porte coupe-feu, caractérisée par un chassis formant ossature, placé à l'intérieur du vantail et entouré complètement de matériau d'isolation thermique, et par un habillage en forme de caisson, constitué par deux panneaux extérieurs de tole, dont les bords respectifs sont rabattus l'un vers l'autre sur tout le pourtour du vantail et enferment entre eux une bande ajourée formant entretoise. 2.- Porte coupe-feu selon la revendication 1, caractérisée en ce que le chassis est renforcé par une ou plusieurs traverses. 3.- Porte coupe-feu selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que le chassis est formé de profilés en U. 4.- Porte coupe-feu selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le chassis est entouré de bandes de laine minérale et de lattes en amiante- silicate de calcium ou en carton-plâtre, ou autres matériaux isolants similaires et en ce que les espaces vides du vantail sont remplis de panneaux de laine minérale. 5.- Porte coupe-feu selen l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les bords saillants repliés des panneaux extérieurs de tôle sont àrune certaine distance l'un de l'autre. 6.- Porte coupe-feu selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les bandes entretoises, dans la zone des ajours, se trouvent à une certaine distance des chants du vantail et en ce que l'espace libre ainsi ménagé entre eux est rempli d'une matière qui se transforme en mousse sous l'effet de la chaleur.