La présente invention concerne une centrale clignotante électronique pour les lampes de clignotant d'un véhicule automobile, cette centrale clignotante comportant un elément de commutation amenant un courant d'excitation a un relais qui, lorsqu'il est excite, applique son contact mobile sur un contact de travail, de sorte que la tension nécessaire au fonctionnement des lampes de clignotant est disponible a la sortie, et un organe temporisateur dont le condensateur, pouvant être chargé et déchargé, commande, par la tension a laquelle il est chargé, ledit élément de commutation. Une telle centrale clignotante est connue par la demande de brevet allemand publiée DE-OS 24 25 409. Dans cette centrale clignotante, l'élément de commutation est constitué par un transistor dans le circuit de collecteur duquel est placé le relais. Le condensateur déterminant le temps commande, par l'intermédiaire d'une résistance, la base du transistor dont le circuit émetteurcollecteur est conducteur ou non-conducteur, selon l'état de charge du condensateur. Lorsque le transistor est conducteur, le relais répond et applique a la sortie de la centrale clignotante une tension qui est la tension de fonctionnement diminuée de la chute de tension dans une résistance de mesure. Cette centrale clignotante connue possède une borne de masse a laquelle sont reliés le relais, celui-ci directement, et le condensateur determinant le temps, par l'intermédiaire d'une résistance. Il en resulte que cette centrale clignotante doit être reliée directement, ou par l'intermédiaire d'un fil, a des parties électriquement conductrices du véhicule. Cela est une cause de frais supplémentaires et limite fortement les possibilités d'installation de la centrale clignotante, notamment lorsque, dans le cadre de l'évolution actuelle, les véhicules comportent toujours plus de pièces en matière plastique. La présente invention a pour objet de réaliser une centrale clignotante électronique ne présentant pas de borne de masse et ayant un montage électronique constitué seulement d'un petit nombre de composants électroniques, de façon que cela soit avantageux aussi bien du point de vue des coûts "matière" que des frais de montage. Une fiabilité élevée doit en outre être assurée. Selon l'invention, ceci est obtenu par le fait qu'une borne du condensateur et une borne du relais sont reliées entre elles et sont connectées a la sortie de la centrale clignotante, et par le fait que le trajet de conduction de l'élément de commutation est inséré entre les deux autres bornes de ces composants. Dans la centrale clignotante selon l'invention, la borne de masse peut être supprimée puisque le condensateur ainsi que le relais sont reliés a la sortie qui est, de toute façon, nécessaire et qui est reliée, par câblage, aux commutateurs de marche-arrêt. Une telle démarche est possible puisque le condensateur, le relais et le trajet de conduction de l'élément de commutation constituent une boucle fermée. Tant que l'élément de commutation n'est pas conducteur, le condensateur se charge jusqu'a ce que l'élément de commutation devienne conducteur. Le courant de décharge du condensateur suffit pour faire réagir le relais.Dès que la tension aux bornes du condensateur ou le courant de décharge sont suffisamment petits pour que ltélément de commutation redevienne non-conducteur, ou que la tension ou le courant attaquant le relais sont inférieurs a sa tension ou à son courant de réponse, ce relais "retombe". Un nouveau cycle commence lorsque l'élément de commutation devient non-conducteur. Pour obtenir un tel comportement, il ne faut aucun autre élément en plus des composants électriques mentionnés, si ce n'est la résistance de charge du condensateur, de sorte que la centrale clignotante selon l'invention peut être réalisée très économiquement. Le problème du contrôle des lampes de clignotant peut être résolu avantageusement en recourant à des formes de réalisation perfectionnées de la centrale clignotante selon l'invention, prévoyant que le relais comporte un enroulement supplémentaire qui est un enroulement d'intensité et qui est monté en série avec le contact de travail du relais, et qu'en outre l'enroulement d'intensité supplémentaire agit dans le même sens que le premier enroulement du relais. L'enroulement supplémentaire, qui est un enroulement d'intensité, est alors traversé par le courant des lampes de clignotant. Les forces inhérentes aux deux enroulements du relais, exercées sur le contact mobile, s'additionnent. Si une lampe de clignotant devient défaillante, le courant traversant l'enroulement d'intensité devient plus faible, de sorte que la contribution de celui-ci a la force d'attraction du relais varie. Cela engendre une variation du temps d'éclat de la centrale clignotante. On peut alors certes envisager de brancher l'enroulement d1 intensité dans un sens antagoniste de celui du premier enroulement du relais. En cas de défaillance d'une lampe de clignotant, cela conduit a un accroissement de la force exercée, du fait des enroulements du relais, sur le contact mobile et aboutit, par conséquent, a un allongement du temps d'éclat; Toutefois, l'attention du conducteur est plus facilement attirée si le temps d'éclat diminue lorsqu'une lampe de clignotant devient défectueuse. Cela peut être facilement obtenu en branchant les deux enroulements du relais dans le même sens. Dans des formes de réalisation avantageuses, la centrale clignotante est telle qu'aprèsla désexcitation du relais, l'élément de commutation est commandé par un potentiel qui le bloque. Il peut être prévu qu'un condensateursoitmonté entre le contact de repos et la borne de l'élément de commutation qui est reliée au relais. On peut également prévoir que le contact mobile du relais soit monté entre ltenroulement d'intensité du relais et la sortie de la centrale clignotante et qu'un condensateur soit monté entre, d'une part, la connexion reliant l'élément de commutation au premier enroulement du relais et, d'autre part, la connexion reliant l'enroulement d'intensité du relais au contact de travail. Alors,si, après la désexcitation du relais, on commande l'élé- ment de commutation par un potentiel qui le rend non passant, le condensateur de l'organe temporisateur recommence à se charger dès que le relais est relâché. Si une lampe de clignotant devient défaillante, ce n'est alors pas seulement la durée du temps d'éclat et du temps d'extinction qui change, mais aussi la fréquence de clignotement, de sorte que le défaut est indiqué d'une façon particulièrement nette. Dans un perfectionnement avantageux, le contact mobile du relais est réalisé en contact inverseur. Il est néanmoins économiquement avantageux que le contact mobile soit un contact de travail et que l'organe temporisateur soit raccordé directement a l'entrée de la centrale clignotante. En effet, cela permet de faire l'économie d'un contact fixe sur le relais. Une diode montée en amont ou en aval de l'organe temporisateur assure alors que la totalité du courant de décharge du condensateur passera par la première bobine du relais. Comme élément de commutation, on utilisera avantageusement une diode à quatre couches, devenant conductrice pour une certaine tension d'amorçage. Il est certes envisageable d'utiliser aussi d'autres composants discrets ou intégrés ayant des caractéristiques analogues, comme par exemple un transistor unijonction. Dans ce dernier cas, la tension d'amorçage est variable : on applique diverses tensions de fonctionnement à ses bases. Néanmoins, en règle générale, on utilisera la diode à quatre couches qui est relativement bon marché. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à l'aide de la description ci-après et des dessins joints où - la figure 1 représente un schéma d'une centrale clignotante, selon l'invention, dans lequel le contact mobile du relais est un contact inverseur ; et - la figure 2 représente une autre forme de réalisation dans laquelle le contact mobile est un contact de travail, d'autres composants de l'installation de clignotement raccordés à la centrale clignotante étant représentés schématiquement. Les dispositifs représentés sur les figures, contenus dans la centrale clignotante 2, comprennent un organe temporisateur constitué d'une résistance 4 et d'un condensateur 6, une diode à quatre couches 8 et un relais 10 avec un enroulement de tension 12 et un enroulement d'intensité 14. Une borne du condensateur 6 et une borne de l'enroulement de tension 12 du relais 10 sont reliées élec- triquement l'une à l'autre, directement, par les trajets conducteurs 16 et 18, tandis que la diode à quatre couches 8 est intercalée entre les deux autres bornes de ces composants, de sorte que le condensateur 6, la diode à quatre couches 8 et l'enroulement de tension 12 constituent une boucle fermee. La ligne en trait interrompu 20 indique que le relais 10 actionne un contact mobile 22 qui, lorsque le relais 10 n'est pas excité, est en position de repos et qui, lorsque le relais est excité, vient à une position de travail dans laquelle il s'applique contre le contact fixe de travail 24. Dans l'exemple de réalisation selon la figure J, le contact mobile 22 relie, lorsqu'il est dans la position de repos représentée, l'entrée 26 (laquelle est au potentiel positif) à la résistance 4 et à un condensateur 28 monté entre un contact de repos 30 et la cathode de la diode à quatre couches 8. L'enroulement d'intensité 14 du relais 10 est relié au contact de travail 24, via le trajet conducteur 32, et à la sortie 36 de la centrale clignotante 2, via le conducteur 34. Sur la figure 2, ltenroulement d'intensité 14 est monté entre l'entrée 26 de la centrale clignotante 2 et le contact de travail 24 coopérant avec le contact mobile 22 qui, dans la position de repos représentée, occupe une position neutre. Le condensateur 28 est ici monté entre, dtune part, la connexion reliant la diode à quatre couches 8 au relais 10 et, d'autre part, la liaison allant de l'enroulement d'intensité 14 au contact de travail 24. La résistance 4 est en liaison électrique permanente avec l'entrée 26, via la diode 38 et le trajet conducteur 40. Outre le montage électrique intérieur de la centrale clignotante 2, la figure 2 montre comment peuvent être raccordés le commutateusêlecteur de direction à indiquer 50, les lampes de clignotant 52 et 54, ainsi qu'une lampe-temoin. Partant de la sortie 36, un conducteur 56 va au commutateur-sélecteur de direction 50 dont la pièce de contact mobile 58 peut occuper, soit une position neutre, soit l'une ou l'autre de deux positions de travail dans lesquelles il applique le potentiel de la sortie 36, soit à la lampe de clignotant 52, soit à la lampe de clignotant 54, ces deux lampes étant reliées à la masse. Une seule lampe de clignotant a été représentée pour chaque côté du véhicule. Plusieurs types de branchement sont possibles pour le contrôle de marche de l'installation de clignotement. Par exemple, une diode électroluminescente 60 peut être reliée aux conducteurs d'alimentation des lampes de clignotant, par l'intermédiaire de deux résistances 62. Il est également possible, comme indiqué par des lignes en trait interrompu 64 et 66, de monter une lampe à incandescence, à forte résistance, 68 ou 70, soit entre les conducteurs d'alimentation des lampes de clignotant (qui ont une faible résistance), soit entre l'entrée et la sortie de la centrale clignotante. Dès que l'organe de contact mobile 58 du commutateur sélecteur de direction 50 est basculé sur l'une de ses positions de travail, le condensateur 6 se charge, via la diode 38, la résistance 4 et la lampe à incandescence 52 ou 54 mise en circuit par le commutateur sélecteur 50. Le condensateur 28 se charge lui aussi, cela dans le cas de la figure J > via l'enroulement de tension 12 et les lampes de clignotant, tandis que, dans le cas de la figure 2, c'est via l'enroulement d'intensité 14, l'enroulement de tension 12 et les lampes de clignotant. Comme la capacité du condensateur est très petite, il n'influence pas l'amorçage de la diode à quatre couches 8. Les courants de charge sont alors si faibles que les lampes de clignotant ne s'allument pas. S'il y a une lampe à incandescence 70, elle est également traversée par un courant, de sorte qu'elle émet un éclat. La lampe à incandescence 68, ou la diode 60, ne s'illuminent pas puisque le courant de charge est faible. Tandis que le condensateur 28 est déjà complètement chargé, le condensateur 6 continue à se charger jusqu a ce que la différence de potentiel à ses bornes atteigne la tension d'amorçage de la diode a quatre couches 8. Alors, celle-ci devient passante et le condensateur 6 commence à se décharger via cette diode à quatre couches 8 et l'enroulement 12 du relais. Cela a pour effet d'exciter le relais qui applique son contact mobile 22 sur le contact de travail 24. Un courant plus intense traverse l'enroulement d'intensité 14 et celles des lampes 52 ou 54 qui ont été sélectionnées par le commutateursélecteur 50, de sorte que ces lampes s'allument. S'il y a une lampe de contrôle 70, elle s'éteint. S'il y a une lampe de contrôle 68, ou une diode de contrôle 60, elle s'illumine. Si, pour contrôler les lampes de clignotant, on utilise un montage tel que celui indiqué pour la diode électroluminescente 60, il convient d'éviter que toutes les lampes de clignotant s'illuminent lors d'une indication de changement de direction. Dans le cas d'une diode électroluminescente, cela peut être obtenu au moyen de deux résistances 62. L'enroulement d'intensité 14 maintient le contact mobile 22. Le condensateur 28 se décharge très vite lorsque le relais 10 est activé. Sur la figure 1, le courant de décharge passe par la résistance 4 et la diode à quatre couches 8. Sur la figure 2, il passe par le contact mobile 22 et l'enroulement de tension 12. Lorsque le courant de décharge du condensateur 6 devient trop faible pour maintenir le relais 10, le contact mobile 22 retombe à sa position de repos. Les lampes de clignotant et les voyants de contrôle éventuels 60 ou 68 s'éteignent, tandis qu'unie éventuelle lampe à incandescence 70 s'illumine. Le condensateur 28 commence a se recharger. Comme, au début, la chute de tension a ses bornes est négligeable, il en résulte que toute la tension de la batterie est présente à la cathode de la diode à quatre couches 8, de sorte que celle-ci se bloque. Par suite, le condensateur 6 commence lui aussi à se recharger. Un nouveau cycle commence. Si une lampe de clignotant devient défaillante, le courant passant par l'enroulement d'intensité 14 du relais JO diminue. La force d'attraction du relais est donc moindre, de sorte que le contact mobile 22 revient plus tôt à sa position de repos. La diode à quatre couches 8 se bloque donc, alors que le cpurant de décharge du condensateur 6 est plus important, de sorte que c'est en partant d'un niveau de tension plus élevé que ce condensateur se recharge jusqu'à la tension d'amorçage de la diode à quatre couches 8. Les temps d'éclat et d'obscurité des lampes à clignotant sont donc ainsi plus courts La fréquence de clignotement a donc augmenté, de sorte que la défaillance de la lampe de clignotant est indiquée tout à fait clairement. Bien entendu, les exemples de réalisation décrits ne sont nullement limitatifs de l'invention. REVENDICATIONS 1. Centrale clignotante électronique pour les lampes de clignotant d'un véhicule automobile, cette centrale clignotante comportant un élément de commutation amenant un courant d'excitation à un relais qui, lorsqu'il est excité, applique son contact mobile sur un contact de travail, de sorte que la tension nécessaire au fonctionnement des lampes de clignotant est disponible à la sortie, et un organe temporisateur dont le condensateur, pouvant être chargé et déchargé, commande, par la tension à laquelle il est chargé, ledit élément de commutation, cette centrale clignotante étant caractérisée en ce qu'une borne du condensateur (6) et une borne du relais (10) sont reliées entre elles et sont connectées à la sortie (36) de la centrale clignotante (2), et en ce que le trajet de conduction de l'élément de commutation (8) est inséré entre les deux autres bornes de ces composants (6, 10). 2. Centrale clignotante selon la revendication 1, caractérisée en ce que le relais (10) comporte un enroulement supplémentaire (14) qui est un enroulement d'intensité et qui est monte en série avec le contact de travail (24) du relais (je). 3. Centrale clignotante selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'enroulement d'intensité supplémentaire (14) agit dans le même sens que le premier enroulement (12) du relais. 4. Centrale clignotante selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce qu'auprès la désexcitation du relais (10), l'élément de commutation (8) est commandé par un potentiel qui le bloque. 5. Centrale clignotante selon l'une quelconque des revendications J à 4, caractérisée en ce que le contact mobile (22) du relais (10) est un contact inverseur qui, dans la position de repos, relie l'entrée (26) de la centrale clignotante (2) à l'organe temporisateur (4, 6) par l'intermédiaire d'un contact de repos (30), et qui, dans la position de travail, relie cette entrée (26) au contact de travail (24). 6. Centrale clignotante selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le contact mobile (22) du relais (10) est un contact normalement ouvert qui applique sur le contact de travail (24) dans la position de travail et qui est en condition d'ouverture dans la position de repos, et en ce que l'organe temporisateur (4, 6) est relié à l'entrée (26) de la centrale clignotante (2). 7. Centrale clignotante selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'un condensateur (28) est monté entre le contact de repos (30) et la borne de l'élément de commutation (8) qui est reliée au relais (10). 8. Centrale clignotante selon la revendication 5, caractérisée en ce que le contact mobile (22) du relais (10) est monté entre l'enroulement d'intensité (14) du relais (10) et la sortie (36) de la centrale clignotante (2), et en ce qu'un condensateur (28) est monté entre, d'une part, la connexion reliant l'élément de commutation (8) au premier enroulement (12) du relais et, d'autre part, la connexion reliant l'enroulement d'intensité (14) du relais (10) au contact de travail (24). 9. Centrale clignotante selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisée en ce qu'une diode (38) est montée entre, d'une part, l'entrée (26) ou la sortie de la centrale clignotante (2) et, d'autre part, la boucle fermée constituée par le condensateur (6), l'élément de commutation (8) et le premier enroulement (12) du relais. 10. Centrale clignotante selon l'une~quelconque des revendications I à 9, caractérisée en ce que l'élément de commutation est unb diode à quatre couches (8).