L'invention se rapporte à une machine à enrubanner un noyau du type comportant des moyens assurant la translation axiale de ce noyau, au moins une couronne tournant selon l'axe de celui-ci portant au moins une bobine dont l'axe est parallèle au dit axe du noyau. De telles machines servent notamment pour l'isolement des câbles électriques, la protection de profilés, le calfeutrage de tubes etc... Ces machines trouvent aussi leur utilisation pour recouvrir au moyen d'un ruban généralement de cellulose les tubes de résine synthétique armée de fibres, le bandage ainsi obtenu servant à compacter l'ensemble résine/fibres, extraire l'excès de résine et les gaz occlus, empêcher les égouttures et aussi protéger le produit pendant sa polymérisation à froid. Malheureusement les machines actuelles sont impropres à ce dernier emploi, comme d'ailleurs à tous ceux qui font appel à des rubans faits d'un matériau fragile ou peu résistant à la traction ou à la torsion. En effet l'enroulement en spires sur un noyau nécessite que le ruban soit judicieusement incliné par rapport à l'axe de celui-ci. Or les bobines sont portées par un râtelier tournant selon l'axe du noyau, leurs axes de rotation étant tous parallèles à ce meme axe. I1 s'ensuit que le ruban se déroule normalement selon une direction perpendiculaire à cet axe et doit être ensuite dévié par frottement de l'un de ses champs contre le flasque voisin de la bobine. I1 s'ensuit des déchirures, des cassures d'autant plus ennuyeuses qu'elles interviennent souvent alors que l'ouvrier conduisant la machine a les mains sales de résine. Les ruptures se produisent également en raison des irrégularités de tension du ruban, la bobine se dévidant sans contrôle ou provoquant des à-coups. L'invention vise à améliorer considérablement le rendement de ces enrubanneuses en évitant tout à-coup, par un centrale du déroulement et en plaçant un organe de déviation entre la bobine et la spire et enfin en disposant la dite bobine dans un chargeur préparé à l'avance diminuant ainsi les temps morts. La figure 1 est une vue schématique montrant l'implantation des principaux éléments d'une machine La figure 2 est également une vue schématique faite selon une coupe II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue explosée du montage du boStier-char- geur sur la couronne d'entraînement, La figure 4 est une vue partielle montrant le chargeur assujetti à la couronne. La figure 5 est une vue du galet déflecteur. Comme on le voit sur ces figures, l'invention se rapporte à une machine enrubanneuse d'un noyau N (tige,câble, tube,profilé) se déplaçant selon son axe longitudinal x-x et comportant un rate- lier R a porte-bobines tournant selon ce nieme axe. Selon l'invention le râtelier R a comporte une couronne C pourvue d'autant de socles C5 qu'il y a de bobines portées par cette couronne. Chaque bobine Bo est placée dans un boStier-chargeur BC constitué par un fond 3cf solidaire de deux flans parallèles BCp et d'un chapeau BCC Le chapeau BCC se poursuit latéralement par deux patins Pat destinés à coulisser à la manière d'un tiroir par rapport à deux glissières GL portées par le socle C5. Sur celui-ci est articulé un loquet Lo poussé vers le chargeur, Bc par un ressort à lame RL, ce loquet étant pourvu d'un cran Loe destiné à coopérer avec un bossage Bcp solidaire du chargeur. Du fond B cf sont solidaires deux galets de sortie G , le galet déflecteur Gd et l'axe Sur l'axe Ab tourne au moyen de roulements le fdt BF de la bobine Bo et duquel est solidaire le flasque Bq Adjacent au fond B cf est disposé un levier Lc solidaire de la bague excentrique Do logée dans un alésage du fdt BF. Un patin PF en matériau à haut coefficient de friction est placé sur l'excentrique. L'autre extrémité du levier Le est munie d'un galet à sur lequel vient passer le ruban sortant de la bobine. Un ressort R5 agit sur ce levier en antagonisme de la force de traction exercée sur le ruban R, déplaçant l'excentrique dans le sens du freinage lorsque cette tension diminuant, le brin de ruban a tendance à devenir mou. Comme on le voit sur le schéma de la figure 1, l'enroulement du ruban R en spires sur le noyau N oblige le ruban à prendre une position biaise par rapport à l'axe x-x et par conséquent à l'axe Y-Y de la ou des bobines. Avec le montage actuel, la déviation du ruban est produite par frottement de son champ sur la joue extérieure de la bobine d' où il s'ensuit des déchirures et des ruptures. Selon l'invention le ruban est dirigé vers son utilisation par le galet Gd que l'on incline de façon adéquate. A cet effet comme on le voit à la figure 5, le rouleau constituant ce galet a son pied articulé selon X sur le support fixé au fond Bcf Ce pied a sa face arrière taillée en dièdre de manière à pouvoir prendre l'inclinaison désirée. Celle-ci est maintenue au moyen de deux vis pointeau Vs. En principe le noyau N n'est animé que d'un mouvement de translation selon son axe x-x, alors que la couronne C portant la bobine tourne autour de celui-ci. Comme le montre la figure 2 la couronne C peut porter deux chargeurs 8c, on obtient alors un enroulement à deux couches croisées. La machine peut comporter deux couronnes C et D indépendantes et tournant en sens contraire, chacune étant porteuse de deux chargeurs Bc. On obtient par ce moyen deux couches croisées supplémentaires. REVENDICATIOSS 1 - Machine pour l'enrubannage d'un noyau du type comportant - des moyens assurant la translation axiale de ce noyau; - au moins une couronne tournant selon l1axe de celui-ci portant au moins une bobine dont l'axe est parallèle au dit axe du noyau, caractérisée en ce que la dite bobine sur laquelle e8t enroulée le ruban est placde d'une manière amovible dans un bot- tier formant chargeur, le dit boftier et la dite couronne étant pourvus de moyens d'assujettissement temporaire coopérant. 2 - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le boîtier est pourvu d'un galet déflecteur donnant au ruban l'orientation appropriée à l'inclinaison de la spire d'enrubannage sur le noyau 3 - Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que ce galet déflecteur est orientable. 4 - Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le dit bottier comporte également au moins un galet dont l'axe est parallèle à l'axe de la bobine et situé en amont du galet déflecteur. 5 - Machine selon les revendications 2, 3 et 4, caractérisée en ce que le bottier chargeur comporte un fond duquel sont solidaires l'axe-support de la bobine, les galets déflecteurs et les galets de sortie et des patins destinés à coulisser par rapport à deux glissières solidaires de la couronne porteuse, le bottier chargeur étant immobilisé par rapport à celle-ci par un loquet de verrouillage. 6 - Machine selon les revendications 1 et 5, caractérisée en ce que le dit bottier comporte un régulateur de tension du ruban et dont le galet de commande au contact de celui-ci est situé en amont des galets de sortie. 7 - Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que ce régulateur est constitué par un levier pouvant osciller et soumis à l'action d'un ressort de rappel, comportant à son extrémité libre,un galet de commande sur lequel passe le ruban se déroulant de la bobine et solidaire à son autre extrémité d'une douille eacentrique placée à l'intérieur de l'alésage du fat de la bobine de telle manière que pour une puissance de traction sur le ruban inférieure à celle du ressort, le levier déplace angulairement l'excentrique pour produire par friction de celui-ci dans le dit alésage, le freinage de la rotation de la bobine. 8 - Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce que le dit excentrique est pourvu d'un patin fait d'un matériau & haut coefficient de friction. 9 - Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle possède deux couronnes concentriques porte-rdtelier mais tournant en sens inverse l'une de l'autre.