L'invention est relative à des perfectionnements apportés aux piles à dépolarisation par l'oxygène de l'airs Elle concerne, plus particulièrement, de telles piles qui comprennent une cathode de consistance solide et réalisée a base d'un matériau conducteur, en général le carbone, en tant qu'élément constitutif. Elle a trait en particulier à une telle pile qui comporte en outre une masse anodique gélifiée qui entoure la cathode, un élément séparateur entre lesdites cathode et masse gélifiée, et un collecteur de courant ayant la forme d'un réceptacle à l'intérieur duquel sont disposées la cathode et la masse anodique. L'invention concerne également des perfectionnements apportés à une cathode utilisable dans une pile à dépolarisation par l'oxygène de l'air conforme à l'invention, cette cathode ayant une consistance solide et étant réalisée à base d'un matériau conducteur, en général le carbone, en tant qu'élément cons titutif Dans un premier type connu de piles à dépolarisation par l'air, l'accès de l'oxygène de l'air se fait par les parois latérales de la cathode Dans un second type connu de piles du même genre, la cathode a la forme d'un tube, l'accès de l'air pour la dépolarisation s'effectuant par les parois internes du tube. Ces piles connues sont difficiles à fabriquer en raison de la difficulté à réaliser, d'une part, leur cathode, et, d'autre part, l'4tanchéité, afin d'éviter les sorties d'électrolyte. En conséquence, l'un des buts de l'invention est de permettre la fabrication de piles du genre en question qui soit simple et économique. L'invention a, en outre, pour but de permettre la réalisation de telles piles à dépolarisation par ltoxy- gène de l'air dont le niveau de tension soit très stable au cours de la décharge de la pile et dont la capacité soit importante dans un volume réduit. Un autre but, enfin, de l'invention, est de permettre la réalisation d'une pile qui puisse être utilisée dans des conditions variables de fonctionnement sans que, pour cela, ses caractéristiques, notamment sa durée de vie, en soient affectées. La pile à dépolarisation par l'oxygène de l'air, con forme à l'invention, est caractérisée par le fait que sa cathode solide comporte une face supérieure de contact avec l'oxygène de l'air atmosphérique pour la dépolarisation ainsi qu'un barreau de carbone disposé dans une cavité ménagée dans la cathode, ladite pile comprenant, en outre, des moyens d'étanchéité comportant un couvercle disposé à la partie supérieure de ladite pile, lesdits moyens d'étanchéité étant agencés pour permettre l'accès de l'oxygène de l'air sur ladite face supérieure de la cathode et empêcher que ladite masse gélifiée puisse parvenir sur cette face supérieure. Le réceptacle est avantageusement métallique et, dans ce cas, le couvercle est réalisé en une matière électriquement isolante. Dans un mode de réalisation de l'invention, le couvercle comporte au moins une ouverture qui met directement en communication ladite face supérieure de la cathode solide avec l'atmosphère. Dans ce cas, le couvercle comprend, de préférence, des moyens pour faire varier la section de son ouverture. Dans un autre mode de réalisation, le couvercle est constitué par un matériau poreux perméable aux gaz et imperméable aux liquides; ce matériau poreux est, de préférence, le polytétrafluoréthylène. La cathode, conforme à une invention, est caractérisée par le fait qu'elle comprend une face supérieure propre à être en contact avec l'oxygène de l'air atmosphérique et barreau de carbone disposé dans une cavité ménagée dans ladite cathode, cette cathode comprenant en tant qu'élément constitutif un mélange d'un matériau conducteur et d'un éthylène halogéné. L'invention sera, de toute façon, bien comprise à 1'aide de la description de modes de réalisation préférés de l'invention, qui suit, cette description étant faite en référence aux dessins ci-annexés sur lesquels - la figure 1 illustre, en coupe, un mode de réalisation d'une pile conforme à l'invention dans lequel le couvercle comporte des ouvertures d'aération, - la figure 2 représente en coupe partielle, une-variante de la pile représentée sur la figure 1, - la figure 3 est une vue de dessus de la pile représentée sur la figure 2, - - la figure 4 montre, en coupe, un autre mode de réalisation, d'une pile conforme à l'invention, - la figure 5 montre, en coupe partielle, un autre mode de réalisation d'une pile conforme à l'invention dans lequel le couvercle comporte des ouvertures d'aération. - la figure 6 représente une vue de dessus de la pile représentée sur la figure 1 ou la figure 5, - la figure 7 montre, en coupe partielle,- un autre mode de réalisation de pile conforme à l'invention dans lequel le couvercle est constitué par une matière poreuse et, - la figure 8 représente trois graphiques illustrant les avantages de la pile conforme à,l'iavention par rapport aux piles de l'art antérieur. Les piles représentées sur les figures I à 7 comprennent, de façon en soi connue, une cathode 1 de consistance solide à base de carbone en tant qu'élément constitutif. La forme de cette cathode 1 est cylindrique Ces piles comportent, de plus, une masse anodique gélifiée 2 qui entoure la cathode 1 et un réceptacle 3 formant collecteur de courant anodique ouvert à sa partie supérieure et à l'intérieur duquel sont disposées la cathode l et la masse anodique gélifiée 2. Dans les exemples représentés, le réceptacle 3 est métallique, de préférence en cuivre, et est connecté au pâle négatif de la pile. Le réceptacle 3 a.une forme cylindrique et la cathode 1 a le même axe 4 que ce réceptacle 30 Toujours de façon en soi connue, la masse anodique gélifiée est constituée par un électrolyte, de préférence la potasse KOH, sous forme de gel dans lequel est incorporé du zinc en poudre. La solution ainsi réalisée comprend, dans l'exemple, au moins 30 % en poids de potasse. Conformément à l'invention, la cathode 1 est agencée de telle manière que l'oxygène de l'air puisse parvenir sur la face supérieure 7 de la cathode ; en outre, le matériau constitutif de la cathode 1 a une porosité telle que l'oxygène de l'air qui arrive sur ladite face supérieure 7 est suffisant pour permettre la dépolarisation de la pile. La cathode 1 comporte, enfin, un barreau de carbone 5 disposé dans une cavité cylindrique ménagée da.s l'axe de la cathode 1, ce barreau constituant le collecteur de courant cathodique. Ce barreau de carbone S dépasse par l'une de ses extrémités 6, de la face supérieure 7 de la cathode 1. Cette extrémité 6 est recouverte par un capuchon métallique 8 constituant le pole positif de la pile, ledit capuchon. étant en contact électrique avec l'extrémité 6. En outre, dans les modes de réalisation représentés sur les figures, la cathode 1 est une cathode du genre de celle décrite dans le brevet français demandé ce même jour au même nom pour "perfectionnements apportés aux éléctrodes à diffusion gazeuse pour piles ou accumulateurs et procédé de fabrication de ces éléctrodes perfectionnées. De façon plus précise, cette cathode 1 comprend, en tant qu'élément constitutif, un mélange d'un matériau conducteur, le carbone actif dans l'exemple, et d'un éthylène halogéné. Cette cathode comporte avantageusement un mélange de carbone actif, de noir acéthylène et de polytétrafluoréthylène. De plus, un élément séparateur 10 entoure la surface latérale de la cathode cylindrique 1 et empêche tout contact électronique entre la cathode et l'anode. Ce séparateur 10 favorise la répartition. de l'électrolyte contenu dans la masse anodique 2 sur ladite surface latérale de la cathode 1. Dans les exemples représentés sur les figures 1, 2, 5 eut 7, ce séparateur 10 est hydr.o- phile et recouvre la surface latérale de la cathode 10. La partie inférieure de la cathode 1 repose sur une plaque électriquement isolante îOa disposée dans le fond du réceptacle 3. Dans le mode de réalisation de l'invention illustré sur la figure 1, la périphérie du réceptacle métallique 3 est entourée par une enveloppe 11 électriquement isolante constituée par exemple, de carton. De plus, dans ce mode de réalisation, la cathode cylindrique 1 a une hauteur légèrement supérieure à celle du réceptacle 3 ; en d'autres termes, la face supérieure 7 de la cathode 1 se trouve légèrement au-dessus du bord supérieur 12 du réceptacle 3. Les moyens d'étanchéité comprennent, ici, outre un couvercle 9, un bouchon de cire 13. Ce bouchon de cire 13 est réalisé en coulant de la cire entre la partie supérieure de la face latérale de la cathode 1 qui dépasse au-dessus de la surface libre 14 de la masse anodique 2, et le bord supérieur 12 du réservoir 3; on laisse cependant un espace libre entre la face inférieure de ce bouchon de cire et ladite surface libre 14 de la masse anodique 2 de façon à réaliser. une chambre d'expansion 15 pour cette masse anodique gélifiée 2. On notera ici que le bouchon de cire 13 assure une bonne étanchéité car la cire adhère bien à la surface latérale de la cathode 1 du fait de la structure poreuse de cette cathode. il est également à noter que le bouchon de cire 13 adhère aussi au bord supérieur de l'enveloppe Il en carton De façon plus générale, le bouchon 13 sera réalisé en une matière à point de- fusion relativement peu élevé et qui, à l'état fluide, peut pénétrer dans les pores de la cathode 1 ; pour une telle matière, outre la cire, on peut citer le brai Le couvercle 9 est constitué, ici, par une rondelle en matière plastique qui recouvre la face supérieure 7 de la cathode 1.Cette rondelle 9 est percée de deux trous 16 et 17 audessus de ladite face supérieure 7. Cette rondelle 9 comprend également une ouverture centrale qui a un diamètre égal au diamètre extérieur du capuchon 8. Une embase métallique 18 est maintenue contre la paroi inférieure du réservoir 3 ; cette embase est reliée électriquement audit réservoir 3 et constitue le pôle négatif de la pile. Toujours dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, la pile est disposée dans un boîtier métallique 19 de forme cylindrique ouvert à ses parties inférieure et supérieur re. Le rebord supérieur 20 de ce boîtier 19 est serti sur les bords extérieurs du couvercle 9 et, de même, le rebord inférieur 21 est serti sur les bords de l'embase 18. Dans le mode de réalisation de l'invention représenté sur les figures 2 et 3, qui est une variante du mode de réalisation représenté sur la figure 1, le couvercle 9 est constitué de deux eSements superposés 9a et 9b ayant également la forme circulaire d'une rondelle ainsi que le même axe 4 que le réceptacle 3 et la cathode 1. La partie 9a, en position inférieure, du couvercle 9 est percée dedax trous 16b et 17b permettant à l'air d'accéder à la face supérieure 7 de la cathode 1, ces trous ayant, dans l'exemple représenté, la particularité d'avoir des dimensions différentes Cette partie inférieure 9a du couvercle 9 est maintenue en place par les rebords supérieurs 20 du boitier 19. La partie supérieure 9b du couvercle 9 recouvre la partie inférieure 9a et peut pivoter autour de l'axe 4. Dans ce mode de réalisation, le capuchon 8, servant de contact positif, est muni de rebords Ba sur sa partie inférieure, ces rebords 8a dépassant à l'extérieur dudit capuchon 8. Ces rebords maintiennent en place la partie supérieure 9b du couvercle 9 sans gêner sa rotation autour de l'axe 4. La partie supérieure 9b comprend également des ouvertures 38 et 39 (figure 3) qui sont, dans l'exemple, également de dimensions inégales. Les positions et dimensions de ces trous 38 et 39, de la partie supérieure 9b du couvercle 9, sont telles que lesdits trous peuvent être placés partiellement, totalement, ou pas du tout, en regard des trous 16b et 17b de la partie inférieure 9a. L'accès de l'air, jusqu'à la face supérieure 7, de la cathode 1, peut-être ainsi totalement interrompu, comme représenté sur la figure 3. Cette position, qui est celle convenant au stockage de la pile, permet une conservation de longue durée de celle-ci. En fonctionnement, les trous, ouvertures 38 et 39 de la partie supérieure 9b peuvent être mis partiellement en regard des trous 16b et 17b de la partie inférieure 9a Cette position permet une décharge lente de la pile ; ceci est particulièrement avantageux lorsque ladite pile est utilisée pendant un long intervalle de temps La position qui correspond à la mise en regard totale des trous respectivement 38 et 16b et 39 et 17b, est surtout avantageuse lorsque la pile doit débiter un courant électrique d'intensité relativement importante. Cette disposition, que l'on vient de décrire, en relation avec les figures 2 et 3, permet d'adapter au mieux le fonctionnement de la pile à l'utilisation qui en est faite ; elle permet donc d'en augmenter la durée de vie. Le positionnement de la partie supérieure 9b du couvercle 9, pourrait être effectué par l'utilisateur de la pile à l'aide de repères correspondant aux principales utilisations de cette pile, par exemple "radio à transistor" et#?magnétophonefl. Dans une autre variante de réalisation de l'invention qui est représentée sur la figure 4, le réceptacle 3 formant collecteur de courar:t, ainsi que l'embase 18 de.contact négatif, sont emprisonnés dans une enveloppe extérieure 40 en matière plastique, cette enveloppe 40 étant réalisée par moulage. Dans ce mode de réalisation, les moyens d'étanchéité 13 en cire adhèrent à la fois, sur la partie latérale supérieure de la cathode 1, comme dans les modes de réalisation de. l'invention représentés sur les figures 1 et 2, et sur l'enveloppe extérieure 40. La partie ou rondelle inférieure 9a du couvercle 9 est avantageusement collée, dans ce cas, sur ladite enveloppe extérieure 40. Dans le mode de réalisation de l'invention représenté sur ladite figure 4, comme dans les modes de réalisation représentés sur les figures 1 et 2, le séparateur 10 est cylindrique. Cependant, dans ce mode de réalisation, ce séparateur 10 à un diamètre supérieur à celui de la cathode 1. Ledit séparateur 10 est disposé coaxialement à la cathode 1, et un gel 41 est coulé dans l'espace qui sépare la cathode 1 dudit séparateur 10. Ce gel 41 comprend, dans l'exemple, une solution de potasse et d'un produit d'addition gélifié, ce produit d'addition est, par exemple, le carboxyméthylcellulose, un amidon ou des fécules traitées. La concentration de la solution de potasse est choisie en fonction du degré de viscosité ou du gel recherchés. Cette dernière disposition a pour avantage d'éviter l'utilisation d'un matériau hydrophile recouvrant la surface latérale de la cathode 1, cette disposition permettant toutefois un parfait mouillage de l'électrolyte sur ladite cathode. Dans le mode de réalisation de l'invention représenté sur la figure 5, le couvercle 9 est également un élément en matière plastique comportant des ouvertures 16a et 17a pour mettre en communication la face supérieure 7 de la cathode 1 avec l'atmosphère. Cependant, les moyens d'étanchéité (dont le couvercle 9) sont réalisés d'une façon différente que dans l'exemple représenté sur les figures 1 à 4. Dans cette réalisation, la face supérieure 7 de la cathode 1 est sensiblement au même niveau que la surface libre 14 de la masse anodique 2. On prévoit une couronne annulaire 23 qui fait saillie vers le bas de la paroi inférieure 22 dudit couvercle 9. Cette couronne 23, lorsque le couvercle 9 est mis en place, a le même axe 4 que la cathode 1 et le réceptacle 3 Le diamètre extérieur de cette couronne 23 est inférieur au diamètre de la cathode 1 et les ouvertures 16a et 17a mettent en communication avec l'atmos- phère l'intérieur du volume délimité par la couronne 23. La hauteur de la couronne 23, enfin, c'est-à-dire sa dimension dans la direction de l'axe 4, est sensiblement supérieure à la dis tance qui sépare la face 7 du bord supérieur 12 du réceptacle 3. Lorsque le couvercle 9 est installé, sa face inférieure 22 repose sur le bord supérieur 12 du réceptacle 3. Pour que cette dernière disposition soit réalisable, il est nécessaire que l'on puisse enfoncer la partie inférieure de la couronne 23 à l'in térieur de la cathode 1. Ceci est bien le cas car cette cathode 1 a une consistance relativement molle mais non fiable, car elle comprend conformément audit brevet français demandé ce même jour au même nom, un éthylène halogéné, de préférence du polytétrafluoréthylène, en tant que matériau constitutif.Cette disposition, selon laquelle le bord inférieur de la couronne 23 est enfoncé dans la partie supérieure de la cathode 1, permet (du fait que la couronne 23 forme un contour fermé) d'empêcher que la masse gélifiée ne parvienne sur la face supérieure 7 emprisonnée dans la couronne 23. De façon plus générale, la couronne 23 peut être remplacée par une paroi fermée'due forme quelconque à condition, toutefois, que sa plus grande dimension radiale ne dépasse pas le rayon de la cathode I. Dans l'exemple représenté sur la figure 5, on prévoit également des embases métalliques 18a et 18b en contact électrique l'une avec l'autre, l'embase 18a étant en contact avec la paroi inférieure du réceptacle métallique 3. Couse dans l'exemple représenté sur la figure 1, la pile est enfermée dans un bottier 19a par exemple métallique, ce boîtier étant ouvert dans ses parties inférieure et supérieure. Toujours couve dans l'exemple représenté sur la figure 1, les rebords supérieur et inférieur de ce boîtier l9a permettent de maintenir le couvercle 9 et les embases 18a et 18b dans leurs positions représentées. On prévoit également un joint d'étanchéité 25, par exemple en néoprène, disposé dans la partie inférieure de la pile, entre l'embase métallique 18a et le boîtier 19a. Sur la figure 6, on a représenté une réalisation en vue de dessus d'une pile qui comporte un couvercle 9 avec quatre ouvertures 16, 17, 160, 170 de mise en contact de la face supérieure 7 de la cathode 1 avec l'atmosphère. La partie centrale de ce couvercle 9 est percée d'un trou 30 pour permettre que l'extrémité supérieure 6 du barreau de carbone, munie de son capuchon 8, puisse dépasser à l'extérieur de la pile et former le pôle positif accessible de ladite pile. Dans l'exemple, les ouvertures 16, 17, 160, 170 ont une forme allongée et sont réparties régulièrement autour de l'axe 4 ; on a également représenté, sur cette figure 6, le rebord supérieur 20 du boîtier 19 Dans le mode de réalisation de l'invention représenté sur la figure 7, la partie inférieure de la pile est identique à la partie inférieure de la pile représentée sur la figure 5.En particulier, on prévoit les mêmes embases 18a et 18b et la même disposition du joint d'étanchéité 25. Le couvercle 9, dans ce mode de réalisation représenté sur la figure 7, ne comporte pas, comme dans le cas du couvercle représenté sur les figures 1 à 3, des ouvertures mettant directement en contact avec l'atmosphère la face supérieure 7 de la cathode 1, mais ce couvercle 9 est constitué en une matière d'une porosité telle qu'elle soit perméable aux gaz, notamment à l'oxygène de l'air, mais imperméable aux liquides. Dans cet exemple, ce couvercle 9 est constitué de polytétrafluoréthylène poreux. Dans ce mode de réalisation, comme dans celui représenté sur la figure 5, la face 7 de la cathode 1 se trouve sensiblement au même niveau que la surface libre 14 de la masse anodique 20 Le couvercle 9 est prolongé vers le bas par une partie cylindrique 26 qui a sensiblement le même diamètre extérieur que la cathode 1. Enfin, la distance qui sépare la face inférieure 22 de la partie latérale (ne comportant pas la partie 26) du couvercle 9 et la face inférieure de la partie 26 oit sensiblement égale à la distance séparant le bord supérieur 12 du réceptacle 3 de la face 7 de la cathode 1. Cette partie 26 constitue, un élément des moyens d'étanchéité. De même que pour la pile représentée sur la figure 5, on prévoit un boîtier 19a dont le rebord supérieur permet de maintenir en contact la paroi inférieure de la partie cylindrique 26 du couvercle 9 contre la susdite face 70 Dans une variante, le couvercle 9 et la cathode 1 sont soudés l'un à l'autre par leurs faces respectivement inférieure et supérieure. Ce soudage est, par exemple, réalisé par cofrittage du polytétrafluoréthylène constituant ces deux éléments. Comme on l'a déjà mentionné, en raison de la sus dite porosité sélective du matériau constituant le couvercle 9, l'oxygène de l'air arrive au contact de la face supérieure 7 de la cathode 1 tandis que d'autres matériaux, tels que l'eau, ne peuvent accéder à cette face 7. Selon une autre disposition de l'invention qui peut être utilisée avec tous les modes de réalisation qui viennent d'être décrits, on recouvre la face supérieure du couverc#le 9 par un dispositif d'étanchéité (non représenté) qui n'est utilisé que lorsque la pile n'est pas en service. Ce dispositif d'étanchéité, en empêchant du gaz d'accéder à l'intérieur de la pile et, notamment, d'entrer en contact avec la face supérieure 7 de la cathode 1, assure ainsi une bonne conservation de la pile, ses constituants étant mieux protégés. De préférence, ce dispositif d'étanchéité est constitué par une membrane (non représentée) arrachable lors de la première utilisation de la pile. Dans ce cas, cette membrane arrachable constitue un élément de garantie pour l'acheteur éventuel d'une telle pile. Ceci étant et quel que soit le mode de réalisation adopté pour constituer la pile conforme à l'invention, on obtient une pile sèche à dépolarisation par l'air, dont la cathode est solide et qui présente les avantages suivants : le niveau de tension qui apparaît entre ses bornes au cours de la décharge est très stable et, pour un même volume, la capacité de cette pile est supérieure à celle des piles de l'art antérieur. Les diagrammes de la figure 8 illustrent le premier avantage cité. Sur cette figure, on a porté en abscisses le temps de décharge (en heures) et en ordonnées, la tension (en volts) aux bornes des piles. Les décharges des piles ont été effectuées de façon continue sur une résistance de valeur 5 ohms.Sur cette figure, le diagramme 35, en trait plein, représente la décharge d'une pile selon l'invention, le diagramme 36, en traits interrompus, représente la décharge d'une pile à chlorure d'ammonium, et la courbe 37, en traits mixtes, représente la décharge d'une pile alcaline à dépolarisant solide à base de bioxyde de manganèse Mon02~ On voit sur ces diagrammes que, au bout d'un temps égal à environ 20 heures, la pile au chlorure d'ammonium voit sa tension baisser brutalement (diagramme 36) et que la pile alcaline à dépolarisation au bioxyde de manganèse voit également sa tension baisser brutalement au bout d'un temps égal à environ 38 heures. Au contraire, la tension fournie par la pile conforme à l'invention reste remarquablement constante.Ainsi, pendant environ 50 heures, la tension ne varie pratiquement pas et, après ce délai, la baisse de tension est lente. Il convient de noter que la capacité d'une telle pile est sudDut déterminée par la masse anodique 2. On notera enfin que cette pile est d'une réalisation particulièrement économique car elle peut être fabriquée avec les mêmes appareils que ceux qui sont utilisés couramment par les fabricants de piles. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de'réalisation ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. Parmi ces variantes on peut signaler que la disposition de l'invention, selon laquelle on prévoit des moyens pour faire varier de façon continue la section des ouvertures de mise en communication de la pile avec l'oxygène de l'air -qui a été décrite en relation avec les figures 2 et 3 - peut être utilisée pour toute pile à dépolarisation par l'oxygène de l'air. REVENDICATIONS 1. Pile à dépolarisation par l'oxygène de l'air compre- nant une cathode de consistance solide et réalisée à base d'un matériau conducteur en tant qu'élément constitutif, une masse anodique gélifiée entourant ladite cathode, un élément séparateur entre ladite cathode et lasse gélifiée et un collecteur de courant ayant la forme d'un réceptacle à l'intérieur duquel sont disposées lesdites cathode et masse anodique, caractériséeapar le fait que ladite cathode solide cotporte une face supérieure de contact avec l'oxygène de l'air atmosphérique pour la dépolarisation, ainsi qu'un barreau de carbone disposé dans une cavité ménagée dans ladite cathode, ladite pile comportant en outre des moyens d'étanchéité comprenant un couvercle disposé à la partie supérieure de ladite pile, lesdits moyens d'étanchéité étant agencés pour permettre l'accès de l'oxygène de l'atmosphère sur ladite face supérieure de la cathode et empêcher que ladite masse gélifiée puisse parvenir sur cette face supérieure. 2. Pile selon la revendication 1 caractérisée par le fait que la cathode comprend, en tant qu'élément constitutif un range dudit matériau conducteur et d'un éthylène halogéné. 3. Pile selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisée par le fait que ledit réceptacle est métallique et que le couvercle est réalisé en une matière électriquement isolante. 4. Pile selon la revendication 3, caractérisée par le fait que ledit couvercle comporte au moins une ouverture permet tant de mettre en counication ladite face supérieure de la cathode avec l'oxygène de l'air. 5. Pile selon la revendication 4 caractérisée par le fait que ledit couvercle comporte des moyens pour faire varier la section de l'ouverture du couvercle. 6. Pile selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ledit couvercle comprend une plaque inférieure et une plaque supérieure, chacune de ces plaques comportant au moins une ouverture, ladite plaque supérieure formant lesdits moyens pour faire varier la section de l'ouverture du couvercle et étant mobile de façon que son ouverture puisse coincider avec ltouverture de la plaque inférieure et qu'elle obstrue totalement ou en partie ladite ouverture de la plaque inférieure. 7. Pile selon l'une quelconque des revendications 4 à 6 caractérisée par le fait que la partié supérieure de la cathode dépasse d'une longueur donnée au-dessus de la masse anodique à l'intérieur du réceptacle, lesdits moyens d'étanchéité comprenant un élément prenant appui sur une fraction de ladite longueur donnée de la partie supérieure de la paroi latérale de la cathode de telle manière qu'un espace libre soit ménagé entre la surface libre de la masse anodique et le bord inférieur dudit élément. 8. Pile selon la revendication 7 caractérisée par le fait que ledit élément est réalisé en un matériau à point de fusion relativement peu élevé. 9. Pile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le couvercle est réalisé en une matière poreuse perméable aux gaz et imperméable aux liquides. 10. Pile selon la revendication 9 caractérisée par le fait que le couvercle est réalisé en polytétrafluoréthylène poreux. Pile selon les revendications 2 et 4, caractérisée par le fait que ledit matériau conducteur est le carbone à l'état actif et que ledit couvercle comprend une paroi dépassant de sa face inférieure vers le bas et formant un contour fermé latéralement, la plus grande dimension radiale extérieure de cette paroi étant inférieure au rayon de ladite cathode, l'ouverture du couvercle étant disposée d'une façon telle qutelle débouche à l'intérieur du volume délimité par la susdite paroi. 12. Pile selon une quelconque des revendications précédentes,caractérisée par le fait qu'un gel est disposé entre l'élé- ment séparateur et la surface latérale de la cathode. 13. Pile selon l'une quelconque des revendications précédentes,caractérisée par le fait qu'elle est enfermée dans un boîtier comportant, à sa partie supérieure, une ouverture et des rebords propres à appliquer ledit couvercle contre la face supérieure de la cathode. 14. Pile selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 caractérisée par le fait qu'elle comprend une enveloppe extérieure entourant ledit réceptacle, cette enveloppe extérieure étant réalisée en matière plastique par surmoulage. Pile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend un dispositif d'étanchéité arrachable propre à empêcher les gaz atmosphériques d'accéder sur la face supérieure de la cathode. 16. Pile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la masse anodique gélifiée comprend, en poids, environ 30 % de potasse et que de la poudre de zinc est répartie dans cette masse. 17. Cathode utilisable notamment dans une pile à dépolarisation par l'oxygène de 1'air selon l'une quelconque des revendications précédentes, cette cathode ayant une consistance solide et étant réalisée à base d'un matériau conducteur en tant qu'élément constitutif, caractérisée par le fait qu'elle comporte une face supérieure propre à être en contact avec l'oxygène de 11 air atmosphçrique ainsi qu'un barreau de carbone disposé dans une cavité ménagée dans ladite cathode, cette cathode comprenant en tant qu'élément constitutif un mélange d'un matériau conducteur et d'un éthylène halogéné. 18. Pile à dépolarisation par l'oxygène de l'air comprenant une cathode, une masse anodique gélifiée entourant ladite cathode, un élément séparateur entre ladite cathode et masse gélifiée, un collecteur de courant et un boîtier, caractérisée par le fait qu'elle comporte au moins une ouverture de communication de ladite cathode avec l'oxygène de l'air et des moyens pour faire varier de façon continue la section de ladite ouverture. 19. Pile selon la revendication 18 caractérisée par le fait qu'elle comprend un couvercle dans lequel est réalisée ladite ouverture, ce couvercle comprenant une plaque inférieure et une plaque supérieure, chacune de ces plaques comportant au moins une ouverture, ladite plaque supérieure formant lesdits moyens pour faire varier de façon continue la section de l'ouverture du couvercle et étant mobile de façon que son ouverture puisse coïncider avec l'ouverture de la plaque inférieure et qu'elle obstrue totalement ou en partie ladite ouverture de la plaque inférieure.