De nombreux appareils orthopédiques utilisés après amputation des membres supérieurs ou inférieurs comportent une ossature ou armature recouverte sur tout ou partie par une mousse de matière plastique qui est choisie parmi les mousses souples et qui permet de reproduire le volume et les formes d'un membre naturel. La mousse souple est évidemment soumise à des-efforts répétés et importants à certains endroits, notamment aux articulations, et il est fréquent que la mousse se déchire. Il a été constaté que les déchirures se produisent à partir de la surface extérieure de la mousse pour s'étendre progressivement vers l'intérieur. La présente invention crée un nouveau procédé permettant d'éliminer ces inconvénients. Conformément à l'invention, l'ossature ou armature interne du membre est recouverte par une gaine ou -fourreau en mousse de matière plastique qui est ellewmtme recouverte par un bas tissé à partir de fibres à haute résistance à la traction, Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation dè l'objet de l'invention est représentée, a' titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La fig. 1 est une élévation d'une jambe artificielle faisant application de l'invention. La fig. 2 est une perspective schématique d'une partie d'un tronçon de membre artificiel faisant ressortir comment l'invention est mise en oeuvre. La fig. 1 illustre de manière schématique une jambeartificielle comportant un pied déformable 1 relié par une articulation de cheville 2 aux armatures 3 et 4 de la jambe et de la cuisse qui sont elles-m8mes reliées entre elles par une articulation 5. L'ensemble de la jambe artificielle ci-dessus est engagé dans une gaine ou fourreau 6 en mousse souple d'une matière plastique, par exemple une mousse de polytiréthane ou d'une autre matière. La gaine ou fourreau 6 peut éventuel lement titre réalisé en plusieurs parties pour faciliter sa mise en place sur l'armature. L'ensemble de la gaine 6 est ensuite recouvert comme l'illustre la fig. 2 par un bas 7 dont le tissage peut être avantageusement du type jersey. Le bas est réalisé en polyamide; superpolyamidesou autre matière présentant une grande résistance à la traction, par exeaple doefilres de catnn.à haute résistance. Des polyamides ou superpolyamides sont avantageusement utilisés Car, outre leur grande résistance à la traction, ils présentent une grande faculté d'allongement élastique. Cependant, lorsqu'un tissé jersey ou analogue est utilisé, les fibres peuvent être en d'autres matières à grande résistance à l'allongement mais ne présentant elles moresque peu ou pas de faculté d'allongement. On peut ainsi utiliser des fibres de carbone. Le bas de recouvrement 7 est enfilé sur le ou les tronçons formant la gaine 6 de préférence pour que le tissu du bas soit sans tension ou seulement sous une très faible tension lorsqu'il est en place pour empocher la formation de plis lorsque le membre est lui-même en position de repos, c'est-â-dire,dans le cas d'une jambe, en position allongée îa cuisse étant dans le prolongement du mollet. Pour la mise en place, on imprègne le bas d'une colle souple, par exemple une colle au néoprène diluée dans un solvant. Lorsque la colle est au néoprène, un solvant approprié peut être constitué par 50 % d'essence C et 50 % d'acétone, ce solvant étant utilisé à raison de 20 % en poids de la colle qui est appliquée sur le bas à la brosse ou au pistolet et. qui assure, ainsi, un accrochage du bas sur la mousse. Après séchage de la colle, le bas est rendu solidaire de la surface de la mousse formant la gaine 6 en eonstituant une peau qui est souple et qui, par sa résistance à la traction, empOche toute amorce de déchirure de la mousse lorsque celle-ci est soumise à des efforts d'allongement importants supérieurs aux efforts que ladite mousse pourrait normalement supporter comme cela est le cas au niveau du genou lorsque la jambe est pliée, ou comme cela serait le cas au niveau du coude d'va membre artificiel supérieur. Lorsque la gaine ou fourreau 6 est réalisé en plusieurs tronçons, le bas assure la liaison de ces tron çons. Etant donné le prix de revient très faible du bas et sa mise en oeuvre facile sur la mousse, on peut procéder à des réparations de l'armature et des mécanismes du nia---mbre artificiel en sacrifiant tout ou partie de la gaine ou fourreau 6 et en la reconstituant après réparation et mise au point. L'invention n'est pas limitée à l'ex#rnp1e de réali- sation représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y outre apportées sans sortir de son cadre. REVENDICAXIONS 1 - Procédé pour la réa#lisation d'appareils orthopédiques de membres, caractérisé en ce que l'ossature ou armature interne du membre est recouverte par une gaine ou fourreau en mousse de matière plastique qui est elle-mOme recouverte par un bas tissé à partir de fibres à haute résistance à la traction. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le bas est lié à la surface extérieure de la mousse par une colle. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la gaine ou fourreau est réalisé en plusieurs parties. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le bas est fabriqué à partir de polyamide, superpolysmide, fibre de carbone et analogue. 5 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le bas présente un tissé jersey. 6 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le bas est relié à la surface de la gaine ou fourreau en mousse par dspôt au pistolet, à la brosse ou un autre moyen d'une colle fortement diluée. 7 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que les fibres du bas lorsque celui-ci est mis en place sur la gaine ou fourreau du membre artificiel se trouvant en position de repos sont sans tension ou sous une tension permettant seulement d'éviter la formation de plis. 9 - Membre artificiel obtenu conformément à l'une des revendications 1 à 7.