L'invention se rapporte à des perfectionnements à la fabrication de collants et en particulier de collants fins tricotés pour dames. On connaît plusieurs procédés de fabrication de tels collants. Par exemple, selon un procédé connu on tricote tubulairement un bas en commandant par la pointe, puis en effectuant les augmentations et diminutions requises, on tricote le slip et enfin le deuxième bas . te tube unique ainsi tricoté convenablement conformé est ouvet en son milieu pour former la ceinture. L'opération de fabrication est assez complexe compte tenu de la forme de l'article. Selum un autre procédé couramment utilisé, on tricote tubulairement et séparément deux longs bas que l'on fend ensuite dans leur partie supérieure, puis l'on coud ensemble les deux bas le long des lignes de découpe pour former le collant. L'opération de tricotage est simplifiée par rapport au procédé précédemment décrit. Par contre, ce procédé nécessite plusieurs opérations successives de finissage plus ou moins longues et délicates. En particulier, l'opération de découpe et de Jonction des deux bas est relativement délicate Pour la rendre plus aisée, on peut procéder à un formage préalable des deux bas qui facilite le positionnement correct des découpes etdes coutures ainsi que la préhension des articles par l'opératrice. Cépendant, outre que le formage n'est pas souhaitable au point de vue fabri catis car il ajoute une opération au processus, il n'est pas souhaitable non plus du point de vue de la qualité des articles finis qui perdent une partie de leur élasticité qu'ils avaient initialement avant formage.On sait en effet que le formage, par exemple à la vapeur, réduitdans trne certaine mesure ltélas- ticité de l'article. Pour éviter les difficultés cidessus mentionnées et permettre de fabriquer des collants de haute qualité à partir d'ébauches de bas non formés et réunis dans leur partie haute pour constituer le slip du collant, conformément à l'inention, on défroisse et met en légère extension lesdites ébauches en leur faisant subir plusieurs étirages et retournements en les enfilant dans un tube sensiblement rigide de diamètre correspon dant sensiblement à celui de l'ébauche mise en légère extension, tout en mettant le tube en dépression et en les retournant par dessus ledit tube alternativement, plusieurs fois.Avantageuse ment, cette opération de défroissage est conjuguée avec celle de fermeture des pointes de bas, ce qui permet sans allongement du processus de fabrication du collant, de le constituer à partir d'ébauches de bas bien défroissés pouvant être manipulés aussi bien que des bas formés mais n'ayant cependant rien perdu de leur élasticité. L'inventnn se rapporte en outre à une installa tion permettant la mise en oeuvre de ce procédé, et couvre à titre de produits industriels les collants de caractéristiques améliorées qu'elle permet d'obtenir. L'invention apparaîtront plus clairement à l'aide ,de4a descrip.tion qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés illustrant à titre d' exemple un mode de mise en oeuvre de l'invention . Dans Qs dessins - les figures 1 à 10 illustrent schématiquement diver ses étapes successives du procédé - la figure 11 montre schématiquement en vue perspec tive, les dispositions relatives des principaux organes et machines de l'installation - la figure 12 montre en vue perspetive à plus grande échelle, une ébauche de bas étiré et défroissé, posée en attente sur sa gouttière de réception. On décrira maintenant la mise-en oeuvre de l'inven tion , en faisant référence aux dessins. L'ouvrière est installée à son poste sur un siege 10 (figure 11) en regard d'une machine à coudre et découper 11 de type classique . Elle a b sa gauche un récipient 12, contenant des ébauches de bas non formés, ouvertes à leurs deux extiFités. A sa gauche également, se trouve le tube 13 sur lequel s'effec tuéra l'étirage et le défroissage de l'ébauche comme il sera décrit plus loin. Ce tubé communique avec un dispositif 14 sus ceptible de le mettre en aspiration ou en surpression. te dis positif peut être commandé par exemple à partir d'une pédale 15 qui lorsqu'elle est enfoncée met le tube en surpression , et lorsqu'elle est relachée le met en dépression. En outre le tube communique avec un réceptacle 17 qui recevra les collants finis aspirés en fin de cgle dans le tube 13. D'autre part , en ragard de l'extrémité libre du tube 13, on aperçoit une gouttière 18 sur laquelle sera re çue sensiblement à plat, une ébauche de bas 20 convenablement étiré et fermé à sa pointe. Ceci étant décrit, l'opératrice procède de la façon suivante. En faisant référence à la figure 1, elle laisse aspirer une ébauche 20 de bas non formé et non fermé à sa pointe 20a, tout en la tenant par son revers supérieur 20b . Dans le dessins illustré , l'ébauche 20 est renforcée à sa partie supérieure 20c, celle qui formera sensiblement le slip après découpe pe de deux bas semblables et jonction, et comporte un revers 20b élastique qui formera après découpe des deux ébauches et réULOn la ceinture du collant. Ces opérations ne sont pas décrites ici, étant donné qu'elles sont déjà bien connues dans la technique. Lors de ce processus de fabrication, le tube 13 mis en aspiration, ce qui est schématisé par le signe (-) aspire l'ébauche 20 avec la pointe 20a en avant. Comme l'ouvrière retient l'ébauche entre ses doigts, ce qui est matérialisé en 21, l'ébau- che 20 est étlrée dans le tube une première fois comme on le voit à la figure 2. Dans les figures, les flèches montrent les directions relatives de déplacement et le signe (-) indique une dépression, tandis que le signe (+) indue une surpression. Comme illustré à la figure 3, l'ouvrière tire ensuite l'ébauche 20a du bas, par-dessus le tube 13, celui-ci étant toujours en aspiration. Ce faisant, l'ébauche de bas est retournée comme un doigt de gant et étirée et également défroissée une première fois sur l'extrémité arrondie 13a du tube 13. Au stade suivant illustré à la figure 4, l'opératrice met le tube 13 en surpression en appuyant sur la pédale 15 ; l'extrémité 20a du tube 20 est alors soufflée hors du tube 13. L'extrémité de pointe de l'ébauche 20 est alors cousue et convenablement découpée sur la machine à coudre 11, en formant la pointe du bas 22. L'ébauche de bas étant fermée à sa pointe, lu- vrière enfile complètement le bas sur le tube 13 comme illustré à la figure 6, jusqu a ce que la pointe fermée 22 du bas vienne bloquer son mouvement. Be bas est ainsi une nouvelle fois étiré et défroissé sur le tube 13. L'ouvrière relahe alors la pédale 15 mettant à nouveau le tube 13 en dépression , ce qui provoque l'aspiration par l'intérieur dins le tube 13 du bas 20, comme illustré à la figure 7, le bas se retournant une nouvelle fois comme un doigt de gant en s'étirant et se défroissant une nouvelle fois sur le bord 13a du tube 13. Avant que le bas 20 ne soit complètement aspiré dans le tube 13, et comme illustré à la figure 8, lrouvrière bloque le revers 20b du bas, à l'extrémité 13a du tube. En appyant sur la pédale 15, elle met alors le tube 13 en surpression et souffle le bas 20 hors du tube, comme illustré à la figure 9 Comme illustré aux figures 10 et 12, elle dépose ainsi le bas 20 suufflé hors du tube 13, défroissé et bien à plat, sur la gouttière 18 de réception , en face de l'extrémiM 13a du tube. Après cela, ltouvrière recommence le cycle des opérations ci-dessus décrites avec une deuxième ébauche de bas, laquelle est reçue à la fin du cyle par-dessus la première. 'les deux ébauches de bas,convenablement défroissés et étirés, peuvent alors être très facilement réunies par fente et découpe simultanées, sur la machine à coudre 11, pour former le collant fini selon le procédé usuel connu. le collant fini est alors présenté à l'extrémité 13a du tube 13, dans lequel il est aspiré, la pédale 15 étant relâchée. Elle laisse le collant partir dans le tube, et il est reçu en fin de parcours dans le récipient 17. L'-opératrice peut alors passer à la fabrication de l'article suivant. De nombreuses modifications peuvent être apportées au mode de réalisation et de mise en oeuvre qui vient d'être décrit. C1 est ainsi en particulier, que certaines des opérations décrites peuvent être automatisées, comme par exemple la mise en dépression et en surpression alternative du tube 13, selnn la phase des opérations, des contacteurs ou déteceurs de position de l'article ou des mains de l'opératrice pouvant par exemple commander le cycle. De même, le blocage schématisé à la figure 8 du revers 20b de l'ébauche, peut être effectué au moyen d'un palpeur automatique si désiré. En outre, on peut prévoir vers l'arrière du tube t > , comme montré en trait mixte à la figure 11, un tube 19 concentrique de plus grand diamètre , relié au dispositif 14 de telle sorte que lorsque le tube 13 est en surpression, le tube 19 est en dépression ,et inversement, ce qui facilite encore les opérations de retournement et d'étirage des ébauches de bas en particulier pour les phases opératoires des figures 4,5,6 et 7. L'invention n'est donc nullement limitée au mode de mise en oeuvre illustré et décrit qui n'a été donné qu'à titre d'exemple, mais comprend au contraire tous les équivalents techni- ques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si cellesci sont réalisées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent R B V B N D I C A T I O N S. 1. Procédé de fabrication de collants, constitués essentiellement par la réunion de deux longs bas fendus dans leur partie haute etréunis le long de leur partie fendue, pour former la partie du slip du collant, caractérisé en ce quten vue de permettre la fabrication de collants de haute qualité à partir d'ébauches de bas non formés, on défroisse et met en légère extension lesdites ébauches en leur faisant subir plusieurs étirages et retournements, en les enfilant dans un tube sensiblement rigide de diamètre correspondant sensiblement à celui de l'ébauche mise en légère extension, tout en mettant le tube en dépression et en les retournant par-dessus ledit tube, alternativement, plusieurs fois. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites ébauches de bas n'étantpas fermées à la poin te du bas, on - procède de la façon suivante - on laisse aspirer l'ébauche de bas dansin tube d'aspiration sensiblement rigide, de diamètre correspondant sensiblement à celui de l'ébauche mise en légère extension, et en retenant l'ébauche par le bord supérieur (figures 1 et,2), - on tire l'ébauche par-dessus le tube en l'enfile lant et le retournant commun doigt de gant (figure 3), - on souffle l'extrémité de pointe de l'ébauche hors du tube (figure 4), - on effectue la fermeture de la pointe de bas de l'ébauche (figure 5), - on enfile l'ébauche de bas,polnte fermée jusqu'au bout par-dessus le tube (figure 6), - on aspire le bas'à l'intérieur du tube en le retournant comme un doigt de gant (figure 7), - on bloque le bord supérieur du bas contre l'extrémité du tube (figure 8), - on souffle le bas hors du tube (figure 9), - on reçoit le bas sensiblement à plat sur une gouttière de réception dans le prolongement du tube (figures 10, et 11), - on recommence le cycle des opérations ci-dessus décrites avec une deuxième ébauche, - et l'on assemble les deux bas reçus sensiblement à plat, déposés l'un sur l'autre dans ladite 'gouttière, selon tout procédé connu, par exemple en utilisant une machine à coudre et découper simultanément. 3. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend un tube de diamètre sensiblement équivalent à celui d'un bas et une longueur supérieure, un dispositif susceptible de mettre ledit tube en surpression ou en dépression et des moyens de commande de ce dispositif, un poste de couture et de découpage, et des moyens de réception en position étendue, à plat, d'une ébauche de bas déployé à la sortie du tube. 4. A titre de produits industriels nouveaux , les collants perfectionnés constitués de la réunion de deux bas non formés, fabriqués selon le procédé décrit à la tevendication 1 ou à la revendication 2.