'L'invention concerne un train d'atterrissage avec disposi- tif de sécurité an cas d'atterrissage de fortune. Dans l'état actuel de la technique, le train d'atterrissage est solidaire, par une liaison articulée pour permettre 11 escamotage du train de la structure résistante de l'avion, c'est-à-dire-le plus souvent du longeron arrière de l'aile. I1 en résulte que, si le pilote fait un atterrissage de fortune, par exemple en dehors d'un terrain normal d'atterrissage en cas de panne ou autre détresses un obstacle au roulement du train sur le sol peut produire la déformation et même la rupture du longeron de l'aile t ceci, aéja grave en soi, peut défoncer les réservoirs d'ailes, et il en résulte l'incendie de l'avion par son-carburant. L'inventitn a pour but d'éliminer ce défaut et ce danger. Essentiellement, l'invention prévoit, dans la triangulation du train., un organe situé de sorte que sa rupture est calculable pour une sollicitation déterminée sur le roulement de la roue (bien entendu supérieure aux sollicitations pendant un atterrissage normal) et détruit cette triangulation en supprimant (sans avarie) la liaison directe du train avec la structure résistante et en laissant le train libre de se rabattre vers l'arrière de façon limitée autour d'un axe horizontal, transversal à 11 avion, placé en dehors et en arrière de la structure résistante, et tenu par des pièces ne faisant pas partie de cette structure résistante.Ainsi, lorsque le train vient à subir ladite sollicitation anormale, ledit organe de rupture se rompt et le train se rabat vers l'arrière,.sous l'avion, de façon limitée, et en arrière de la structure résistante qui reste intacte : l'incident est réduit, grâce à 11 invention, à un atterrissage avec train rabattu, ou, au pire -si d'autres organes se rompent- sans train 1'sur le ventre". Succinctement, le train d'atterrissage étant escamotable autour d'un axe longitudinal de façon connue en soi, l'invention prévoit que selon cet axe sont placés, d'une part,dans la structure résistantes un palier sphérique dans lequel peut touriers osciller, et coulisser librement, un tourillon solidaire de la jambe de force du train, et d'autre partsplus en arrière selon cet axe et dans une pièce ne faisant pas partie de la structure résistante, - un palier sphérique avec butées dans le quel peut tourner, et osciller de façon limitée, mais sans pouvoir y coulisser, une bielle articulée sur un bras arrière de la Jambe de-force-et solidarisée avec ce bras par ledit organe de rupture dans une position sensiblement perpendiculaire au dit axe.Ainsi, d'une part, en service normal, la triangulation du train est assurée et indéformable,avec escamotage autour du dit axe, tandis que, en cas de sollicitation anormale, la rupture du dit organe permet, par le pivotement de la bielle sur son palier sphérique, le recul du train, dont le tourillon sort de son palier sphérique sans endommager la structure résistante, suivi d'un rabattement du train vers l'arrière autour du palier sphérique et de l'articulation de la bielle, rabattement Limité par lesdites butées et par ladite bielle, qui fonctionne alors en bielle directrice. L'invention sera déerite en se référant aux figures suivantes, données à titre d'exemples non limitatifs La figure 1 est un schéma explicatif, en élévation selon un plan parallèle à l'axe de l'ationZ montrant en position train sorti un train selon l'invention La figure 2 montre le mime train après rupture du dit organe et sortie du-tourillon La figure 3 montre le mEme train en position finale La figure 4 représente une exécution de l'intention Avec référence à la figure 1 : la jambe de force 1, tenant en bas la roue 2, est munie en haut et-vers l'avant d'un tou riblon 6, tournant et oscillant autour de l'axe d'escamotage xx et pouvant coulisser librement le long de cet axe xx dans un palier sphérique 7 monté dans la partie arrière 8 de la structure résistante, par exemple dans le longeron arrière de l'aile. La jambe de force 1 est solidaire d'une triangulation dirigée vers l'arrière et comprenant une branche descendante Il et un bras montant 12, avec près du sommet un axe 13 par lequel elle peut pivoter sur une bielle 15. Cette bielle 15 peut tourner -autour de l'axe xx dans un palier- sphérique 16 mont sur un axe 17 ; ce palier sphérique 16 permet à la bielle 15 d'osciller, mais de façon limitée parune butée 18 ; .l'axe 57 est tenu dans une fourche 19, faisant partie de la-structure nofl résistante de l'avion, par exemple une console ou un faux longeron.Le bras 12 et la bielle 15 sont serrés, selon des surfaces planes 21 dégagées par de larges arrondis 22, par l'organe de rupture 23, par exemple un tirant ou un boulon comme représenté, qui est monté avec serrage initial. On notera que la ligne YY passant par les centres du palier sphérique 16 et de l'axe 13 de la bielle 15 est sensiblement perpendiculaire à l'axe d'escamotage xx. Le train est ainsi pourvu d'une triangulation rigide et indéformable, comme il convient. S'il surgit une sollicitation anormale Fx au roulement de la roue 2, cette sollicitation Fx fait apparattre sur l'organe de rupture 23, une traction qu'il est facile de calculer compte tenu de la géométrie du train et des dimensions des organes comme le montre la figure 2, le bras12 et la bielle 15 tendent à s'écarter comme les mâchoires d'une -pince qu'on ouvre flèches F1 et F2). Avec référence à la figure 2 : à la rupture de l'organe 23, la sollicitation Fx tend à repousser vers l'arrière l'ensemble du train : la bielle 15 recule en oscillant (flèche B1) sur son palier sphérique 1-6, Jusqu'à contact de la butée 18 avec la fourche 19 ; dans ce mouvement, l'axe 13 a reculé et le train avec lui i ce recul fait sortir le tourillon 6 hors de son palier sphérique 7.(flèche F3) ; on notera que, en raison de la sphéricité de ce palier, cette sortie se fait sans atteinte à la structure résistante 8. Avec référence à la figure 3 : le train étant libre autour de l'axe 13, recule sous l'effet de la sollicitation F (flèche F4), jusqu'à ce que les surfaces planes 21 du bras 12 et de la bielle 15 viennent à nouveau au contact. La bielle 15 fonctionne alors en bielle directrice. On remarquera que, dans la position finale selon la figure 3, le train est encore en état de rouler (et de freiner), mais n'est plus tenu que dans la structure non résistante 19. S'il survient un obstacle exerçant sur le train une sollicitation suffisante pour qu'il y ait rupture d'organes, cette rupture ne peut donc pas intéresser la partie résistante. Avec référence à la figure 4 : cette figure représente, en élévation selon un plan parallèle à l'axe longitudinal de l'avion, une exécution de 11 invention. On y retrouve les mimes principaux organes, avec les mêmes références. La jambe de-force 1 tient la roue 2 par l'intermédiaire d'un amortisseur 3 et d'un compas 4. La partie de la structure résistante venant le palier sphérique 7 du tourillon 6 est le longeron arrière 8 de l'aile. La fourche 19 est une partie d'une console (structure non résistante) elle tient le palier sphérique 16 entre deux butées 20 qui empêchent son eoulissement axial et absorbent les réactions axiales sous les sollicitations telles que F ; l'axe YY, normal à l'axe d'escamotage xx en trafic normal, fait un angle &alpha; avec l'axe de poussée venant de la roue 2 : lorsque la sécurité a fonctionné (position finale selon la figure 3), cet axe de poussée est sensiblement perpendiculaire à l'axe d'escamotage xx, et l'axe YY fait alors un angle de -&alpha; avec la normale à 2x. L'organe de rupture est un boulon 23, monté avec un serrage initial déterminé appliquant l!arne sur l'autre les surfaces planes 21 du bras 12 et de la bielle 15. R E V E N D I C A T I O N S 1. Train d'atterrissage avec dispositif de sécurité en cas d'atterrissage de fortune, caractérisé en ce que sa triangula- tion comprend un organe situé de sorte que sa rupture est calculable pour une sollicitation déterminée sur le roulement de la roue et détruit cette triaflgulation en supprimant la liaison directe du train, avec la structure résistante de l'avion et en. laissant le train-libre de se rabattre vers I1 arrière, de façon limitée, autour d'un axe horizontal, transversal à l'avion, pla cé .en dehors et en arrière de la structure résistante, et tenu par des pièces fixes ne faisant, pas partie de cette structure résistante. 2.--Train dtatterrissage escamotable par rotation autour d'un axe longitudinal caractérisé en ce que, selon cet axe, sont placés, d'une part, dans la structure résistante, un palier sphérique dans lequel tourne,.oscille, et coulisse un tourillon solidaire du train, et, d'autre part, plus en arrière selon cet axe et dans une pièce ne faisant pas partie de la structure résistan- te, un palier sphérique dans lequel tourne, oscille de façon, limitée, et ne coulisse pas, une bielle articulée sur un bras ar rière de la gambe de force et solidarisée avec ce bras par un organe de rupture. 3.- Train selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite bielle est un levier coudé autour de son articulation sur ledit bras, la partie du levier allant au dit pivot sphérique état sensiblement perpendiculaire au dit axe d'escamotage et comprenant une butée limitant son mouvement d'oscillation sur ledit pivot sphérique, et l'autre partie du levier comprenant une partie plane, serrée sur une partie plane du dit bras arrière de la Jambe de force par ledit organe de rupture. 4,- Train selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que ladite pièce ne faisant pas partie de la structure résistante est une fourche, solidaire d'une console de l'aile, et munie de butées exp8chant le coulissement du dit palier sphérique de la dite bielle selon l'ase d'escamotage 5.- Train selon l'une des revendications 2 à 4, caractEris en ce que ledit organe de rupture est un boulon, monté avec un serrage initial déterminé.