L'invention est relRtive-à un dispositif de création d'arc électrique. Elle concerne plus particulièrement un tel dispositif qui comprend une anode, une cathode et un générateur pour creer une différence de potentiel entre ces électrodes. L'invention concerne également un organe propulseur et une source lumineuse comportant un tel dispositif de création d'arc électrique. Dans les dispositifs de création d'arc électrique qui sont -connus jusqu'à ce jour, la cathode se détériore rapidement et celle-ci doit etre changée fréquemment. En outre, dans ces dispo positif s connus, la tache cathodique (également appelée pied de l'arc ou zone de transition) a une section sensiblement inférieure à celle de la cathode et cette tache se déplace de façon irrégu lire sur la section libre de cette cathode. Cette dernire caractéristique est gênante ; ainsi, lorsque ce dispositif de création d'arc est utilisé en tant qu'élément redresseur, un tel déplacement de la tache cathodique produit des parasites dans le circuit associé à cet élément redresseur.De même, dans le cas où I '-arc électrique constitue une source lumineuse, le déplacement irrégulier du pied de-l'arc peut provoquer des scintillements ou des~défauts de mise au point du système optique associé. L'invention a pour but de remédier aux, inconvénients mentionnés ci-dessus et donc de fournir un dispositif de création d'arc électrique dans lequel la cathode subit des détérioriations sensiblement moins importantes que dans da s~les~dispositifs antérieu- rement connus et dans lequel la tache cathodique est-stable dans l'espace. Ces buts sont atteints grâce à un dispositif de création d'arc électrique qui comprend, selon l'invention, des moyens pour déplacer un conducteur cathodique en direction ou au voisinage de l'anode. La section de ce conducteur est du meme ordre de grandeur que celle de la tache cathodique. En d'autres termes, on utilise, pour produire l'arc électri que, un conducteur "consommable", liquide ou solide, et l'arc s'amorce b l'extrémité du conducteur consommable, donc å dis tance de tout organe de position normalement fixe. Les éléments du dispositif.ne subissent donc pratiquement pas l'échauffement et la corrosion provoqués par 1'arc électrique. De plus, comme la section de ce conducteur est du même ordre de grandeur que celle de ls ta-che cathodique, cette tache cathodique garde toujours le & c'empIacement si l'extrémité du, conducteur a une position fixe. Dans le cas où le conducteur mobile est liquide, de préférence le mercure, il est avantageux de prévoir une chambre cathodique comportant un orifice de sortie et que les moyens pour déplacer ce conducteur vers ou au voisinage de l'anode comprennent des moyens de mise en pression de ce conducteur liquide qui sont agencés pour que ce dernier soit éjecté sous pression par ledit orifice de sortie de la chambre cathodique. De préférence dans ce cas, le générateur propre à créer une différence de potentiel entre la cathode et l'anode est agencé pour délivrer un courant électrique dont l'intensité a une valeur telle que la tache cathodique se trouve à distance de l'orifice de sortie, au-delà de ladite chambre cathodique. Au cours d'expériences menées dans le cadre de l'invention, on a constaté que la boule de plasma constituant l'arc électrique se déplace à une vitesse importante, de l'ordre de 104 m/seconde, et que le support de la cathode ou chambre cathodique était soumis à une force non négligeable, de l'ordre du Newton. L'invention concerne donc également un organe propulseur comprenant un dispositif de création d'arc tel que défini ci-dessus. Dans ce cas, il est avantageux que les supports de cathode et d'anode aient tous les deux une forme de révolution avec le meme axe, ces supports concentriques étant séparés par un anneau isolant.Chacun desdits supports d'électrodes comprend alors une première partie présentant un canal de section sensiblement constante et une seconde partie qui se raccorde à la première et a, au moins pour le sup port de cathode, une section évasée à partir de la zone de raccordement entre les deux parties ; dans ce cas, il est avantageux de prévoir des moyens pour déplacer un conducteur mobile dans le canal de support d'anode, le sens de déplacement de ce conducteur étant le même que celui du conducteur s'éloignant du support de la cathode. Un tel organe propulseur peut être utilisé pour propulser des engins dans l'espace, que ce soit pour des missions à longue portée ou que ce soit pour maintenir en orbite un satellite géostationnaire. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront plus clairement à la lecture de la description de modes de réalisation de l'invention qui suit, cette description étant faite en se référant aux dessins ci-annexés sur lesquels - la figure 1 illustre une expérience montrant le principe de l'invention, - les figures 2, 3 et 4 sont des diagrammes montrant des résultats expérimentaux obtenus grâce au montage illustré sur la figure 1, - la figure 5 représente une source de lumière conforme à l'invention, - la figure 6 montre, de façon partielle, une coupe d'un organe propulseur conforme à l'invention, - la figure 7 montre, en perspective, l'organe propulseur représenté sur la figure 6, - la figure 8 illustre, également de façon partielle, un organe propulseur dans le cas où le conducteur mobile est un conducteur solide, et - la figure 9 illustre un autre mode de réalisation d'un organe propulseur selon l'invention. La figure 1 iliustre une expérience permettant d'expliquer le principe de l'invention ainsi que ses applications. Dans le montage représenté sur la figure 1 on prévoit une enceinte 1 hermétiquement fermée dans laquelle peut entre établi un vide grâce à une pompe (non représentée). Cette enceinte 1 est, dans l'exemple, établie en verre. A l'intérieur de cette enceinte sont disposées, d'une part, une anode 2 de position fixe (éventuellement réglable) et, d'autre parti une 'canalisation souple 3 à l'extrémité de laquelle se trouve une chambre 4 (chambre cathodique) comportant un orifice de srtie~5.--sans l'exemple, l'orifice de sortie 5-, qui est de faibles dimensions, e3t-en regard de l'anode 2. La chambre 4 et la canalisation flexible 3 sont métalliques.L'anode 2 est reliée électriquement au pôle positif d'un générateur 6 de courant d'intensité constante ; ce générateur 6 se trouve 'à l'ex érieur de l'enceinte 1. La canalisation 3 est reliée au pôle négatif (-) de la source 6. On prévoit également des moyens (non montrés) permettant d'injecter du mercure sous une pression d'environ 10 bars dans la chambre 4 par l'intermédiaire de la canalisation 3. Dans l'exem- ple, les moyens permettant d'injecter du mercure se trouvent à l'extéreur de l'enceinte 1. La canalisation souple 3 est raccordée, par une membrane métallique 7 : une canalisation rigide 8, également métallique. Dans l'exemple, la chambre4 et les canalisations 3 et 8 sont métalliques En variante, cette chambre et ces canalisations sont abiies en un matériau isolant ; dans ce cas, la canalisation 8 comporte une partie métallique pour connecter le pôle négatif de la source 6 ou mercure. La paroi 9 de la chambre 4, qui est opposée à la paroi de ladite chambre dans laquelle est prévu l'orifice 5, est associée à un capteur de forces 10. Ce capteur de forces 10 comporte un organe détecteur 11 se trouvant à proximité de ladite paroi 9. Dans le montage montre sur la figure 1 la source 6 comprend un organe de réglage de l'intensité du courant qu'elle peut débiter. I1 est également avantageux de prévoir des moyens de réglage de la position de l'anode et des moyens de réglage de la position de-la chambre 4. Dans l'exemple, le rayon rO de l'orifice circulaire 5 est de 50 g. En fonctionnement, on injecte du mercure sous pression dans la chambre 4 de façon que celui-ci soit évacué par l'orifice 5 selon un jet 12 et, en même temps, avec la source 6, on applique une différence de potentiel entre le mercure et l'anode. Il se produit alors un arc électrique entre le--jet de mercure 12 et l'anode 2. Cèt arc électrique s'établit à une distance donnée D de l'orifice 5.Pour que cet arc électrique 13 puisse s'établir, il est nécessaire que le courant électrique engendré par la source 6 ait une intensité suffisante, supérieure à une valeur minimale Im. Pour que la distance D ne soit pas nulle, il est également nécessaire que l'intensité de ce courant soit inférieure d une valeur maximale IM. Le générateur 6 devra donc être tel qu'il puisse engendrer un courant électrique dont l'intensité est comprise entre les valeurs Im et I. On notera ici que la section de l'orifice 5 est choisie a une valeur suffisamment faible pour que le jet de mercure 12 qui s'en échappe ait sensiblement la même section que le pied de l'arc 13. De ce fait, ce pied ou tache cathodique ne se déplace pratiquement pas dans l'espace car il est limité à la section du jet de mercure 12. En outre, l'arc s'établit entre le mercure et l'anode, et non au voisinage de la chambre 4 ; cette dernière ne subit donc pas de détérioriation. Cet avantage provient de l'utilisation d'un matériau (ici le mercure) mobile ou "consommable". Dans ltexemple, le mercure qui a été vaporisé est récupéré par les moyens de pompage. Outre la formation de l'arc à partir de la distance D au-delà de l'orifice 5, les inventeurs ont également constaté qu'une force était exercée sur la chambre 4. En effet, au cours des expériences menées dans le cadre de l'invention, il s'est avéré que le tuyau flexible 3 était repoussé vers l'arrière et prenait une inclinaison d'angles . Cette inclinaison d'angle + a une valeur nettement supérieure à celle qui résulterait de la seule force de réaction due à l'éjection du mercure par l'orifice 5. Cette force supplémentaire proviendrait du plasma 13 constituant l'arc électrique. Les diagrammes des figures 2, 3 et 4 illustrent les résultats expérimentaux obtenus grâce au montage représenté sur la figure 1. Sur la figure 2, en abscisses, on a porté le courant I (en Ampères) débité par la source 6. En ordonnées sur cette figure 2-, on a porté la distance D exprimée en millimètres. Les diverses courbes 141, 142, 143, 144 et 145 apparaissant sur cette-figure 2 montrent des variations de la distance D en fonction de l'intensité I du courant débité par la source 6. Chaque courbe correspond à un débit déterminé de mercure. On voit, sur cette figure 2, que la distance D diminue lorsque 1intensité I augmente, et que le taux de diminution de cette distance D augmente de façon appréciable au-delà d'une certaine valeur de l'intensité.La courbe 141 correspond à un débit de mercure de 1,08 g/seconde et les courbes 142, 143, 144, 145 correspondent à des débits de mercure valant, respectivement, 0,94 , 0,78, 0,45 et 0,31 g/seconde. La figure 3 illustre les propriétés électriques de l'arc 13. Sur cette figure, on a porté en abscisses l'intensité I, exprimée en Ampères, du courant électrique débité par la~~source 6, et en ordonnées, la différence de potentiel V, exprimée en Volts, entre l'anode et le conducteur cathodique. La courbe 151 correspond à un débit de mercure de 1,08 g/seconde et la courbe 152 à un débit de mercure de 0,94 g/seconde. La figure 4 entre les variations de la force F attribuée à l'action de l'arc sur la chambre 4. Pour déterminer cette force on détermine d'abord la force Fo due au jet de mercure pour un courant électrique d'intensité nulle, cette force étant mesurée soit à l'aide du capteur 10, soit par la mesure de'l'angle ff En utilisant également le capteur 10, ou en mesurant l'angle B, on détermine ensuite la force totale Ft exercée sur la chambre 4 pour diverses valeurs de l'intensité du courant électrique.La force F est alors la différence entre la force Ft et la force Fo Sur ladite figure 4, l'intensité I, exprimée en Ampères, est portée en abscisses, tandis que la force F? exprimée en Newtons, est portée en ordonnées. La courbe 161 correspond à un débit de mercure de 0,86 g/seconde et les courbes 162, 163 et 164 correspondent à des débits de mercure valant respectivement 0,69- 0,60 et 0,51 g/seconde Comme le montrent ces courbes, on voit que la force F augmente sensiblement quand l'intensité I augmente au-delà d'un palier. La figure 5 illustre l'application du dispositif de création d'un arc électrique conforme à l'invention, à la réalisation d'une source de lumière. Dans cette réalisation, on prévoit, comme dans l'expérience de la figure 1, une enceinte hermétique la dans laquelle sont disposés l'anode 2a et l'orifice 5a d'éjection de mercure. Dans l'exemple, la plaque anodique 2a est horizontale et le tube 3a, à l'extrémité duquel se trouve l'orifice 5a, présente un axe vertical. Des fenêtres transparentes 20 et 21 sont disposées de part et d'autre de l'espace cathode-anode (espace se trouvant entre l'orifice 5a et la plaque anodique 2a). La partie de l'enceinte la qui est fermée par les fenêtres 20 et 21 a une forme allongée en direction horizontale. Cette partie de l'enceinte la se prolonge vers le haut par une seconde partie plus étroite en direction horizontale. Cette seconde partie est raccordée à un réservoir 22 dans lequel se condense le mercure 23. La partie inférieure 24 du réservoir 23 est reliée à la partie supérieure du tube 3a par une canalisation 25. L'enceinte la est chauffée grace à un filament chauffant 26. Par contre, le réservoir 22 est refroidi. Dans l'exemple, ce réservoir 22 est entouré par des canalisations 27 dans lesquelles on fait circuler de l'eau. Ainsi, le mercure qui a été évaporé lors de la création de l'arc électrique 13a ne peut pas se condenser dans l'enceinte la, mais seulement dans le réservoir 22. En outre, co"'rne le mercure 23 contenu dans le réservoir 22 se trouve au-dessus de l'orifice 5a d'éjection, le mercure qui est éjecté par cet orifice 5a présente une pression qui est fonction de la distance vertsczle séparant l'orifice Sa de la surface libre 23a du mercure dans le réservoir 22. Comme dans le cas de l'expérience décrite en relation atee~ > figure 1, la section de ltorifice~57 est cbaLste à une valeur f ble, de l'ordre de grandeur de la section-de-a tache cathodique Dans l'exemple, le diamètre de l'orifice Sa est de 0,1 millimètre. De cette manière, l'arc électrique 13a produit entre l'extrémité 12a du jet de mercure et l'anode 2a est stable dans l'espace, ce qui est particulièrement avantageux pour une source de lumière. En outre, contrairement aux sources de lumière à arc électrique qui sont généralement utilisées, les électrodes ne subissent pas de détérioriation. Enfin, on notera que le mercure peut être utilisé indéfiniment, ce qui réduit les frais de fonctionnement d'une telle source de lumière. t 'intensité. de la source de lumière représentée sur la figuré 5 peut être variée en modifiant llintensité du courant électrique débité par la source 6a. A cet effet, on prévoit un poten tiomktre 28 en série avec la source 6a. Enfin, un robinet d'arrêt 29 est disposé sur le trajet du mercure, dans la canalisation 25. Les figures 6 et 7 illustrent une application du dispositif de création d'arc électrique conforme à l'invention, i la réalisation d'un organe propulseur de fusée dans l'espace. Dans cet exemple, on prévoit des supports cathodique et anodique ayant- des -formes de révolution autour du même axe 30. Pour simplifier, les supports d'anode et de cathode sont appelés ici anode et cathode, respectivement. Toutefois, dans ce cas, l'anode, tout comme la- cath9de, est constituée en fait par un conducteur mobile. L'anode 31 a la forme d'un anne u~auicout de la cathode 32. Cette anode 31 est séparée de ladite cathode 32 p r~mne paroi 33 isolante et de forme cylindrique. Chaque électrode présente deux parties. La première partie (formant la partie arrière) de la cathode 32, comporte une canalisation 34 dont la section est constante et du même ordre de grandeur que celle de la tache cathodique. Par cette canalisation 34 on introduit le conducteur mobile dans le sens de la flèche 35. A l'extrémité avant 34a de la canalisation 34 se raccorde la seconde partie qui diverge à partir de ladite extrémité 34a. La première partie de la cathode est réalisée en un conducteur métallique tel que l'acier ou le cuivre, tandis que la seconde partie 36 est établie en un conducteur réfractaire, ctest-à-dire à point de fusion élevé, tel que ie tungstène, le tantale ou le molybdène. La première partie de la cathode est entourée par des canalisations 37 dans lesquelles on fait circuler un liquide de refroidissement t' cue de l'eau L'anode 31, qui présente sensiblement la forme d'un anneau autour de la cathode1 présente également deux parties. La première partie 38 comporte une couronne creuse dans laquelle on peut également introduire un conducteur mobile. La seconde partie 39 de l'anode se raccorde à la première partie et présente, comme la partie 36 de la cathode 31, une forme divergente. Comme pour la cathode, la première partie de l'anode est établie en un métal tel que l'acier ou le cuivre, tandis que la seconde partie, de forme évasée, est établie en un conducteur réfractaire tel que le tungstène, le tantale ou le molybdène. De même, la première partie de l'-anode comporte des canalisations de refroidissement dans lesquelles -on fait circuler un liquide tel que de l'eau. De préférence, les premières parties de cathode et d'anode sont établies en un même matériau. De même, les secondes parties de cathode et d'anode sont établies de préférence en un même conducteur réfractaire. En fonctionnement, le conducteur mobile, le mercure dans l'exemple, est introduit simultanément dans la canalisation çyltn- drique 34 et dans la canalisation 38 en forme de couronne. Le rôle du mercure injecté par la canalisation anodique est de constituer une couronne anodique entourant le mercure sortant par I 'extrait antérieure de la cathode 32. La zone de transition ou pied de l'arc se forme dans la partie 36 au voisinage de l'extrémité 34a de la canalisation 34-.Le plasma formant l'arc électrique se trouve alors dans la partie évasée 36 de la cathode et dans la partie évasée 39 de l'anode et il exerce une pression sur les parois évasées de ces parties 36 et 39, ce qui augmente la force de poussée du propulseur. On notera ici que la cathode et l'anode pourraient avoir des positions inversées. En d'autres termes, l'anode peut avoir la position centrale et la cathode la position concentrique autour de l'anode. Dans ce cas, la section de la couronne constituant la canalisation 38 devra être choisie de façon qu'elle soit du mêre ordre de grandeur que la section de la tache cathodique. La poussée obtenue est de l'ordre du Newton et la vitesse d'expulsion du plasma est de l'ordre de 104 seconde Un tel propulseur peut donc tre utilisé pour propulser des engins devant effectuer des voyages interplanétaires de longue durée ou pour le. maintien en orbite de satellites géSstationnaires. La figure 8 illustre une variante de réalisation de l'organe propulseur qui a été décrit en relation avec les figures 6 et 7, Dans cette variante, le conducteur mobile (cathodique ou anodique) n'est pas constitué par un liquide conducteur tel que le mercure, mais par un conducteur solide 40, tel qu'un fil de cuivre. Pour cette variante et pour la clarté du dessin, on n'a représenté qu'une seule électrode, à savoir la cathode. Comme dans le cas des figures 6 et 7 cette cathode présente deux parties la première partie 41 est établie en un métal tel que l'acier ou le cuivre et présente une canalisation cylindrique 42 par laquelle est introduit le conducteur 40. A cette première partie se raccorde une seconde partie 43 établie en un métal réfractaire. Ladite seconde partie a une forme divergente à partir de l'extrémité antérieure 42a de la canalisation 42. Le contact électrique entre le-conducteur 40 et la première partie 41 de la cathode est assuré par un bain de mercure 44. A cet effet, la canalisation 42 comprend une partie 45 dont le diamètre intérieur est sensiblement plus important sur une distance déterminée que celui du reste de-la canalisation. En outre, de part et d'autre de cette partie 45, on prévoit des joints d'étanchéité 46 et 47 destinés à empêcher les fuites de mercure endehors de la partie 45. Sur la figure 9 on a représenté, sous forme simplifiée, une autre variante de réalisation d'un organe propulseur conforme à l'invention. Dans cette variante, lnodQ50 a a la forme d'un anneau disposé en avant de l'extrémité d'éjection 51 de la cathode 52. Cette cathode 52 est métallique et est entourée par une enveloppe isolante 53. L'anode 50 se présente sous la forme d'un anneau creux. A cet anneau se raccorde un conducteur creux 54. Par le conducteur 54 (qui a également pour rôle d'amener le courant à l'anode 50) on Introduit un fluide de refroidissement devant circuler dans l'anode creuse 50. Dans les exemples qu'on a décrits jusqu'à présent, la section de l'orifice d'éjection du conducteur mobile correspond à la section d'un cercle de diamètre 1/10 mm et l'intensité maximale 1M admissible pour que la distance D ne soit pas nulle est de l'ordre de O pères. D'autres valeurs de la section d'éjection et donc rzersitê 1N1 peuvent être envlsJ-es. Ainsi, pour un même z s-s conducteur mobile et une même densité de courant que dans le cas précédent, si l'orifice d'éjection a une section corres pondant à celle d'un cercle de rayon 1 cm, l'intensité 1M aura une valeur de 105 Ampères. De facon plus aénérale. on montre aue lJ di st,.n D est proportionnelle à la quantité Dans cette formule R est le rayon de l'orifice d'éjection et m est le débit de mercure, ou de façon plus générale, de conducteur mobile. Dans le cas d'un conducteur solide ou liquide, la susdite distance D a pour valeur Dans cette formule M(T) est la conductivité électrique du conducteur, C(T) sa capacité calorifique et Ti et Tf ses températures initiale et finale, c'est-à-dire, respectivement, la température ambiante et la température de vaporisation du conducteur. Bien qu'on n'ait envisagé jusqu'à présent que l'application du dispositif de création d'arc électrique conforme à l'invention qu'à la propulsion et à la réalisation d'une source de lumière, il va de soi que ce dispositif peut être Ùtilisé à chaque fois qu'un arc électrique peut être nécessaire. Par exemple, il peut être utilisé pour réaliser des soudures et en tant que redresseur en électrotechnique. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. En particulier, le conducteur mobile peut être constitué, outre le mercure et le cuivre, par du sodium, du potassium, un mélange de ces deux composés, ou du césium. Parmi ces matériaux on a constaté que le mélange potassium-sodium est avantageux. REVENDICATIONS 1. Dispositif de création d'un arc électrique comprenant une anode, une cathode et un générateur pour créer une différence de potentiel entre ces électrodes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour déplacer un conducteur cathodique en direction ou au voisinage de l'anode, la section de ce conducteur étant du iale ordre de grandeur-que celle de la tache cathodique ou pied de l'arc. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le co,nducteur cathodique mobile est constitué par un conducteur liquide. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le conducteur liquide est le mercure.4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractErss en ce qu'il comprend une chambre cathodique comportant un orifice de sortie et en ce que les moyens pour déplacer ledit conducteur liquide en direction ou au.voisinage de l'anode compren nuent des moyens de mise en pression dudit conducteur liquide agencés pour que ce dernier soit éjecté sous pression par l'orifice de sortie de la chambre cathodique 5.Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le gnérateurest-agencé pour délivrer un courant électrique dont l'intensif a une- valeur telle- que tache cathodique se trouve b distance de l'orifice de sortie, au-delà de ladite chambre cathodique. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'anode est disposée en regard de ltorifice de sortie de la cadre cathodique. 7. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le conducteur cathodique mobile est constitué par un conducteur solide. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit conducteur solide comporte du cuivre. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce qu'il comprend un support de cathode présentant une cavité dans laquelle peut se déplacer ledit conducteur cathodique mobile, ce support de cathode étant établi en un matériau conducteur, ladite cavité comportant, au moins ur une partie de sa longueur, un retrait destine à contenir un liquide conducteur pour établir le contact électrique entre le support de cathode et le conducteur mobile. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'anode présente la forme d'un anneau, ledit conducteur cathodique mobile étant propre à traverser ledit anneau. 11. Organe propulseur caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de création d'arc selon l'une quelconque des revendications précédentes. 12. Organe propulseur selon la revendication 11, caractérise' en ce qu'il comprend un support de cathode et un support d'anode ayant, tous les deux, une forme de révolution de même axe, ces supports concentriques étant séparés par une anode isolante, et en ce que chacun desdits supports comprend une première partie présentant un canal à section sensiblement constante et une seconde partie par laquelle peut être évacué le conducteur mobile; cette seconde partie se raccordant à la première et ayant une partie intérieure de section évasée à partir de la zone de raccordement avec le canal de la première partie. 13. Dispositif selon-la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour déplacer un conducteur anodique dans le canal du support de l'anode, ce déplacement du conducteur anodique étant effectué dans le même sens que celui du conducteur cathodique se déplaçant au-delà de son support. 14. Dispositif de création d'arc selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que la chambre cathodique et l'anode sont disposées à l'intérieur dune enceinte reliée à un réservoir de conducteur liquide en en ce qu'il comprend des oyens pour emmener vers ledit réservoir le conducteur liquide qui a été éjecté vers l'anode puis vaporisé. 15. Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour chauffer ladite enceinte et des moyens pour refroidir le réservoir de conducteur liquide, ces moyens de chauffage et de refroidissement étant agencés de façon telle que le conducteur liquide qui est, en fonctionnement, évaporé pour former le plasma de l arc électrique, reste à l'4tat de vapeur à l'intérieur de ladite enceinte et revienne à l'état liquide à l'lntérieur dudit réservoir. 16. Dispositif selc l'une quelconque des revendications 14 et 15, caractérisé en c que ledit réservoir est disposé au-dessus de l'orifice de sortie de la chambre cazthodique, ce réservoir étant relié à cet orifice de sortie par une canalisation. t7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé en ce que ladite enceinte comprend au moins une fenetre transparente au rayonnement lumineux émis par l'arc électrique. 18. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le conducteur liquide est un mélange de sodium et de potassium.