La présente invention concerne un amplificateur opérationnel d effet de seuil avec hystérésis, comprenant un étage différentiel dont une première branche de courant comporte, disposés en série, un premier transistor d'un premier type de conduction et une jonction semiconductrice et dont une seconde branche comporte, disposés en série, un deuxième transistor du premier type de conduction et un troisième transistor du second type de conduction, les électrodes d'émetteur des premier et deuxième transistors étant reliées entre elles, -ladite jonction semiconductrice et le troisième transistor formant ensemble un circuit distributeur de courant qui détermine un rapport invariable entre les intensités de courant ses bornes, les électrodes de base des premier et deuxième transistors constituant les pôles d'entrée dudit étage différentiel dont le pôle de sortie se situe à la liaison entre les deuxième et troisième transistors, un étage de sortie à rôle plus spécifiquement amplificateur faisant suite audit étage différentiel. Par l'expression "circuit distributeur de courant", il faut entendre un circuit dans lequel le branchement en parallèle de jonctions semiconductrices de diodes et/ou de transistors entraine un rapport défini entre les intensités des courants d'entrée et de sortie. Le circuit de distribution de courant envisagé ici est constitué, de façon connue, par deux transistors de meme structure, dont l'un est utilisé en diode au moyen d'une liaison entre sa base et son collecteur; les émetteurs des deux transistors sont reliés à une borne commune; les bases des deux transistors sont reliées entre elles.Si l'on désigne par I1 le courant délivré par le transistor monté en diode et par I2 le courant délivré par l'autre transistor, on a I2 = k I1 , k étant un coefficient qui est essentiellement fonction du rapport des surfaces actives d'émetteur des deux transistors, dans la mesure ou le gain des transistors est suffisamment élevé. Un tel dispositif est connu également sous l'appellation de "circuit à miroir de courant". On sait que les amplificateurs opérationnels sont caractérisés notamment par leur gain élevé.. En fonction d'une faible différence entre les tensions e et e appliquées respectivement aux entrées + et - d'un amplificateur opérationnel, la tension à la sortie de cet amplificateur varie très rapidement entre deux + valeurs maximum et minimum. Si e - e est négatif, la tension à la sortie est minimum; elle est maximum dans le cas contraire. En théorie, si l'amplificateur est correctement équilibré, les créneaux du signal de sortie corresponaent strictement au signe de e - e . En pratique, il est très difficile de soustraire l'amplificateur à l'action perturbatrice de signaux parasites qui viennent se superposer au signal d'entrée. La présence d'un signal parasite dans le signal d'entrée se traduit, sur le signal de sortie, par l'apparition de créneaux supplémentaires de relativement faible largeur par rapport aux créneaux images du signal + de base e - e , créneaux supplémentaires qui se situent aux ins + tants où la différence e - e étant très voisine de 0, l'amplificateur bascule entre ses positions de sortie haute et basse. En effet, à ces instants, l'ondulation créée par le signal parasite sur le signal de base fait que la différence e - e oscille une ou plusieurs fois du négatif au positif et inversement, ceci suivant la fréquence et l'amplitude relatives du signal parasite par rapport à celles du signal de base; la tension de sortie oscille alors parallèlement entre ses valeurs minimum et maximum. Ce n'est que lorsque la différence I + - e j aatteint une certaine valeur que l'amplificateur demeure stable en sortie sur la position qu'il a acquise en dernier lieu. Un procédé connu d'amélioration de l'immunité d'un amplificateur opérationnel aux signaux parasites, consiste à prévoir un pont de résistances entre la sortie et la borne de référence de tension de l'appareil, et à réinjecter la tension prélevée, entre deux des résistances, à l'entrée + dudit appareil. Suivant les valeurs choisies des résistances on dose l'effet d'hystérésis ainsi obtenu. Ce procédé simple et commode n'est malheureusement pas applicable lorsqutil s'agit d'amplificateurs appartenant à des dispositifs semiconducteurs intégrés. D'abord et d'une manière générale, on essaie d'éviter d'avoir à intégrer des résistances, en raison de la place relativement importante que celles-ci occupent sur un cristal. Par ailleurs, pour des amplificateurs opérationnels mettant en jeu de très faibles courants, comme c'est le cas par exemple pour les amplificateurs intégrés avec des circuits logiques consommant eux-mêmes très peu d'énergie - les circuits du type dit I2L par exemple (de l'anglais "injected integrated logic")il faudrait que les résistances montées en pont en vue de la création d'une tension d'hystérésis aient des valeurs importantes, de l'ordre du mégohm compte-tenu de courants de service de l'ordre du microampère.Or, on ne sait pas réaliser des résistances intégrées de forte valeur. De plus, le dispositif améliorant l'immunité aux signaux parasites ne doit pas introduire une constante de temps qui enlèverait aux circuits concernés les avantages de vitesse et de consommation comme c'est le cas avec l'introduction de résistances de fortes valeurs. La présente invention a notamment pour but de remédier aux inconvénients des dispositifs a résistances utilisés pour la création d'un effet de seuil avec hystérésis dans un amplificateur opérationnel et de fournir un dispositif répondant aux exigences de compatibilité avec les circuits intégrés, plus particulièrement les circuits intégrés à injection de courant. L'invention met notamment a profit la propriété spécifique qu'ont les circuits & miroir de courant" - propriété explicitée précédemment - d'établir et de maintenir un rapport constant entre les courants circulant dans chacune de leurs deux branches. Selon l'invention, un amplificateur opérationnel à effet de seuil avec hystérésis, comprenant un étage différentiel dont une première branche de courant comporte, disposés en série, un premier transistor d'un premier type de conduction et une jonction semiconductrice et dont une seconde branche comporte, disposés en série, un deuxième transistor du premier type de conduction et un troisième transistor du second type de conduction, les électrodes d'émetteur des premier et deuxième transistors étant reliées entre elles, ladite jonction semiconductrice et le troisième transistor formant ensemble un circuit distributeur de courant qui détermine un rapport invariable entre les intensités de courant à ses bornes, les électrodes de base des premier et deuxième transistors constituant les pôles d'entrée dudit étage différentiel dont le pôle de sortie se situe à la liaison entre les deuxième et troisième transistors, un étage de sortie à rôle plus spécifiquement amplificateur faisant suite audit étage différentiel, est notamment remarquable en ce qu'une source de courant, asservie audit étage de sortie et déterminant à des instants convenables ledit effet de seuil avec hystérésis entre les pôles d'entrée de l'étage différentiel, est connectée audit pôle de sortie dudit étage différentiel. Ladite source de courant agit en injectant un courant i dans la seconde branche de l'étage différentiel lorsque la diffé + rence e - e étant inférieure à zéro, l'amplificateur est calé sur sa position de sortie basse. Ce courant i s'ajoute à celui du troisième transistor de l'étage différentiel, ce qui provoque une modification proportionnelle, et de même sens, du courant circulant dans la première branche dudit étage différentiel (ceci en raison de l'action-du circuit distributeur de courant présent dans cet étage) et une variation correspondante de la différence entre les tensions base,émetteur des deux transistors d'entrée (premier et deuxième transistors). Cette variation introduit donc un seuil de tension entre les entrées de l'étage différentiel, qui est un seuil d'hystérésis. Supposons que l'amplificateur soit en position de sortie basse basse la différence e - e liée au seul signal d'entrée étant in- férieure à zéro et qu'alors, du fait de la présence d'un courant i, il y ait un seuil d'hystérésis haut en entrée, soit par exemple + 20 mV. Tant que la différence e - e demeure inférieure à 20 mV + (notamment lorsque O ' e - e Inversement, lorsque le signal d'entrée décroît depuis des valeurs positives de e+ -e-, dès que la limite e+ - e- = O est passée et que l'amplificateur a basculé sur sa position de sortie basse, une ondulation parasite du signal d'entrée tendant à faire remonter e - e entre O et + 20 mV, ne peut provoquer de basculement en sens inverse, car, alors, un seuil d'hystérésis de + 20 mV est présent à l'entrée de l'étage différentiel. Une explication plus concrète du fonctionnement de l'amplificateur avec l'aide d'un schéma électrique d'un tel amplificateur, est donnée plus loin dans la partie descriptive du présent mémoire. Selon une forme de réalisation avantageuse d'une source de courant asservie à l'étage de sortie de l'amplificateur comme le prévoit l'invention, ladite source de courant est constituée sous la forme d'un "circuit distributeur de courant" ou "circuit à miroir de courant" tel qu'évoqué précédemment. La jonction semiconductrice de ce circuit (transistor dont la base est reliée au collecteur) est disposée en série avec la charge de collecteur du transistor final de l'étage de sortie (ou d'un transistor situé en amont du transistor final) entre cette charge et une borne d'alimentation; le trajet émetteur-collecteur de l'autre transistor dudit circuit distributeur est disposé entre ladite borne d'alimentation et le pôle de sortie de l'étage différentiel.Quand un courant circule dans le collecteur du transistor final de l'étage de sortie, ce courant circule également dans la jonction semiconductrice du circuit distributeur. I1 circule donc un courant proportionnel dans l'autre transistor dudit circuit - le courant i dont il est question ci-dessus - courant i qui est injecté dans la seconde branche de l'étage différentiel et qui crée l'effet de seuil avec hystérésis. L'intensité du courant i est ajustée à la valeur voulue, en choisissant un rapport convenable entre les surfaces actives des émetteurs des deux éléments du circuit distributeur. Selon une autre forme de réalisation d'un dispositif susceptible de fournir aux instants voulus le courant i créant l'effet de seuil avec hystérésis, on choisit une source de courant constituée précisément pour délivrer ce courant i et on l'associe en série à des moyens interrupteurs capables d'en ouvrir ou d'en fermer le débit. En l'occurrence, les moyens interrupteurs peuvent être formés d'un transistor dont la tension émetteur-base est liée à celle apparaissant aux bornes d'une résistance placée dans le circuit de charge de l'un des transistors de l'étage amplificateur. Selon que cette résistance est traversée ou non par un courant, le transistor interrupteur est conducteur ou non et la source de courant débite ou non son courant i. L'avantage important d'un amplificateur opérationnel selon l'invention réside en ce que la tension d'hystérésis est obtenue par la mise en jeu d'un courant de faible valeur. De plus, la source de courant étant réalisée selon la première forme prévue ci-dessus, l'emploi de résistances se trouve exclu. Un tel amplificateur peut être réalisé sous la forme intégrée et il est parfaitement compatible avec les circuits à faible consommation d'énergie. Par ailleurs, il est clair que l'invention s'appliquant à un amplificateur opérationnel, elle peut être mise à profit dans diverses réalisations impliquant l'emploi de tels appareils. Elle peut être étendue, en particulier, aux comparateurs. La description qui va suivre en regard des dessins annexés donnés à titre indicatif et non limitatif, aidera à bien comprendre en quoi réside l'invention. La figure la est un graphique représentant une portion de la courbe de variation d'un signal d'entrée affecté d'un signal pa rasite > tel qu'il peut être appliqué à l'entrée d'un amplificateur opérationnel. La figure lb est un graphique qui rappelle l'allure du signal correspondant qui apparaît à la sortie du même amplificateur non pourvu d'un dispositif à effet de seuil avec hystérésis. Sur la figure 2a est tracé le même graphique que sur la figure la, mais le tracé de la tension de seuil de basculement indique ici la présence transitoire d'une tension d'hystérésis telle que la prévoit l'invention. La figure 2b montre l'aspect du signal de sortie correspondant au signal d'entrée de la figure 2a, l'amplificateur étant maintenant pourvu d'un dispositif à effet de seuil avec hystérésis. La figure 3 est un schéma électrique simplifié d'un amplificateuropérationnel, qui montre en quoi consiste le dispositif à effet de seuil avec hystérésis selon l'invention. La figure 4 est un schéma électrique d'une partie de l'amplificateur de la figure 3, illustrant une première forme de réalisation de ce dispositif. La figure 5 illustre une autre forme possible de réalisation dudit dispositif. La différence e * - e des tensions respectivement présentes aux entrées + et - d'un amplificateur opérationnel peut va rier de part et d'autre de l'équilibre 0, en fonction du temps. La portion de courbe représentée sur les figures la et 2a traduit une telle variation. On a choisi de superposer au signal de base à traiter par l'amplificateur un signal parasite lié à un quelconque phénomène électrique. Le signal de base nu, débarrassé de son signal parasite, apparat, partiellement, en trait pointillé, à la partie supérieure 10 de la courbe. Le signal composite (signal de base + signal parasite) a, par exemple, l'allure des deux branches latérales montante lla et descendante llb de la courbe. Le signal parasite est ici sensiblement sinusoidal, mais cette obligation n1a rien d'impératif. Dans le cas où l'amplificateur opérationnel n'est pas doté d'un dispositif à effet de seuil avec hystérésis, le seuil de basculement étant donc fixé en permanence à e - e = O, la réponse, en sortie, h un signal d'entrée porteur d'une ondulation parasite tel que celui envisagé, présente des anomalies. Examinons cette question, à titre de rappel, en regard des figures la et lb. La différence e - e étant négative au départ (côté branche montante lita, à gauche du point A sur la figure la, l'amplificateur est calé en sortie sur sa valeur minimum - U (voir figure Lorsque la différence e - e dépasse une première fois la valeur zéro (soit entre les points A et B sur la fig. la), l'amplificateur bascule en sortie sur sa valeur maximum + U; puis, la différence e - e redevenant négative (soit entre les points B et C sur la figure la) en liaison avec l'ondulation créée sur le signal d'entrée par le signal parasite, il se cale à nouveau sur sa valeur minimum - U.La différence + - e reprenant ensuite une valeur positive (au-delà du point C) pour un temps relativement assez long correspondant à l'espace entre les points C et D, l'amplificateur demeure calé, durant cet espace de temps, sur sa valeur maximum + Ù. Au-delA du point D, entre les points D,E et F de croi + sements successifs de la courbe e - fl avec l'axe des temps, il se produit des basculements rapides de l'amplificateur entre ses positions de sortie haute et basse, tels qu'il s'en était produit précédemment entre les points A, B et C. A partir du point F, la + valeur de la différence e - e chute à une valeur négative suffisamment importante pour que l'amplificateur se stabilise pour un temps défini sur sa valeur minimum - U. A l'examen de la figure lb, on constate que le signal de sortie comporte, entre ses créneaux principaux 12 et 13 côté niveau de sortie - U et 14 côté niveau de sortie + U, des créneaux supplémentaires de relativement moindre largeur, 15 et 16 côté niveau de sortie - U, 17 et 18 côté niveau de sortie + U, créneaux supplémentaires qui sont liés au signal d'entrée parasite et qui constituent autant d'anomalies du signal de sortie. Par la superposition transitoire d'une tension d'hystérésis au seuil zéro, telle que permet de l'engendrer le dispositif selon l'invention qui sera décrit plus loin en regard des figures 3, 4 et 5, on obtient que lesdits créneaux supplémentaires soient éliminés du signal de sortie. Sur la figure 2a, cette tension d'hystérésis correspond à un niveau de tension S, par exemple de + 20 mV. Il apparaît à l'examen simultané des figures 2a et 2b que le seuil de basculement - représenté par un trait continu 20 - se trouve au niveau S lorsque l'amplificateur est sur sa position de sortie basse, et au niveau zéro lorsque ce même amplificateur est sur sa position de sortie haute. Ainsi, sur la branche montante lIa, ce n'est que lors que que la différence e - e dépasse le seuil S (point P de la courbe) que l'amplificateur bascule en sortie de - U à + U. Si, ensuite, + la différence e - e retrouve des valeurs intermédiaires entre 0 et S (comme durant la pointe d'alternance 21) l'amplificateur reste calé sur sa position haute.De façon analogue, sur la branche + descendante îîb, ce n'est que lorsque la différence e - e devient négative (passé le point D de la courbe), que l'amplificateur bascule sur sa position basse, et il y demeure, même si ensuite la + différence e - e reprend des valeurs intermédiaires entre O et S (comme durant la pointe d'alternance 22). A aucun moment donc, une valeur de la tension d'entrée intermédiaire entre O et S ne peut faire basculer l'amplificateur. De ce fait, en fixant le niveau S à une valeur convenable compte-tenu de l'amplitude des ondulations du signal d'entrée parasite, on obtient que le signal de sortie soit débarrassé des créneaux supplémentaires de faible largeur et qu'il apparaisse tel que représenté sur la figure 2b. L'amplificateur opérationnel décrit ci-après en regard de la figure 3 et des figures 4 et 5 permet d'atteindre ce résultat. Dans cet amplificateur, on distingue, de façon connue, un étage différentiel et un étage amplificateur, les éléments essen tiels à la compréhension de l'invention étant seuls représentés. Dans l'étage différentiel lié à la source de courant 30 elle-meme branchée sur la ligne d'alimentation V et qui fournit un courant I, une première branche de courant 31 comprend, disposés en série, un premier transistor T1 de type PNP et un autre transistor T4 de type NPN, reliés par leurs collecteurs. La base et le collecteur de T4 sont court-circuités, de sorte que ce transistor est une pseudo-diode (on a employé précédemment l'expression plus générale de jonction semiconductrice"). Une seconde branche de courant 32 de l'étage différentiel comprend, disposés en série, un transistor T2 (appelé deuxième transistor), de type PNP, identique au transistor T1, et un transistor T3 (appelé troisième transistor), de type NPN, de même structure que le transistor T4, T2 et T3 étant reliés par leurs collecteurs.Les émetteurs de T1 et T2 sont connectés ensemble et à la source de courant 30. Les émetteurs de T3 et de T4 sont tous deux reliés à la ligne d'alimentation V . Les bases de T3 et de T4 (donc aussi le collecteur de T4) sont reliés entre eux. La base du transistor T1 est le pôle d'entrée e de l'étage différentiel dont la base du transistor T2 est + le pôle d'entrée e . Le pôle de sortie dudit étage différentiel se situe au point 33 sur la connexion de liaison entre les collecteurs de T2 et de T3.On reconnait dans l'ensemble formé par T3 et T4 un circuit distributeur de courant, ou miroir de courant, qui détermine un rapport invariable entre les intensités de courant et I3 circulant à ses bornes; avantageusement, les transistors T3 et T4 sont faits aussi semblables que possible de manière à ce que ledit rapport soit sensiblement-égal à 1, une telle condition ne constituant cependant pas une exigence de réalisation impérative. Au pôle de sortie 33 de l'étage différentiel est raccordé un étage amplificateur proprement dit qui comprend d'abord un tran sistor T de type PNP relié par sa base au pôle 33, dont l'émetteur 5 est connecté à la source de courant 34 et dont le collecteur rejoint directement la ligne d'alimentation V . Au transistor T5 fait suite, à partir de son collecteur, un ensemble de deux transistors T6 et T7, de type NPN, montés, de façon connue, en montage dit "Darlington". Entre les collecteurs de T et de T7, reliés entre + 6 eux, et la ligne d'alimentation V est montée une résistance de charge 35. Le pôle de sortie de l'étage amplificateur se trouve en 36 sur les collecteurs de T6 et de T7. Selon l'invention, une source de courant 37, asservie, comme le suggère la double flèche F, à l'étage amplificateur (en l'occurrence, mais sans que cela soit obligatoire, au transistor final T7 de cet étage amplificateur), source de courant déterminant a des instants convenables ledit effet de seuil avec hystérésis entre les pôles d'entrée e et e de l'étage différentiel, est con nectée audit pôle de sortie 33 dudit étage différentiel. Dans le cas du schéma de la figure 3, la source de courant 37 est branchée sur la ligne d'alimentation V Le fonctionnement de l'amplificateur, muni de sa source de courant asservie 37, peut être expliqué de la manière suivante + Supposons, par exemple, qu'au départ, la différence e - e des tensions entre les entrées de l'étage différentiel soit nulle4bt tende à décroître (on est, par exemple, au point D sur le graphique de la figure 2a).Il s'ensuit que le courant I2 cir culant dans le collecteur de T2 tend à croitre; par contre, le courant I1 circulant dans la branche 31 de l'étage différentiel décroît, ce qui entraîne par l'effet d'équilibre lié à la présence du distributeur de courant T3/T4, une décroissance sensiblement éga le du courant I3 circulant dans le collecteur de T3. La somme al gébrique 12 + 13 + 15 (I5: courant circulant dans la base de T5) des courants au pôle de sortie 33 de l'étage différentiel étant nécessairement nulle, il s'ensuit que le courant 15 décroît ainsi que le courant d'émetteur en sortie de T5.Par suite, le courant croît en sortie de l'amplificateur DARLINGTON qui suit T5 provo quant une chute de tension dans la résistance 35 et le calage de l'amplificateur sur sa position basse -U. Le courant qui circule en sortie de l'amplificateur DARLINGTON provoque un appel de courant i sur la source asservie 37 et ce courant i est transmis à l'étage différentiel, au pôle 33. Le courant i s'ajoute au courant 13 circulant dans le collecteur de T3. Il en résulte une augmentation i1 du courant I1 circulant dans la branche 31 et une diminution égale du courant I2 à la sor tie de T2 (la somme des courants I1 + I2 reste, en effet, égale au courant I fourni par la source de courant 30).Le courant 13 a donc augmenté, en fait, non pas de i, mais de i-i1 (on néglige le terme 15 relativement très petit); ce courant étant sensiblement égal à celui circulant dans la branche 31, qui, lui, a augmenté de i1 > on en déduit que i-i1 (augmentation de I3) ~ i1 (augmenta tion de I1) et que i1 # i. Le courant i1 provoque, parallèlement, une augmentation AVBE de la tension émetteur-base de T1 et une diminution #VBE T1 T2 de la tension émetteur-base de T2, accroissements de signe contraire qui modifient donc la différence préexistante entre lesdites tensions émetteur-base de T1 et de T2. Les émetteurs de T1 et de T2 étant équipotentiels, les accroissements AVBE et AVBE se T1 :répercutent entre les bases de T1 et de T2, soit entre les entrées de l'étage différentiel; ils se traduisent par une augmenta tion tion de la différence e - e , qui demeure tant que la source de courant 37 fournit un courant i, c'est-à-dire tout le temps que l'amplificateur reste calé sur sa position basse.Cette augmenta tion tion de la différence e - e constitue le seuil d'hystérésis S que la tension d'entrée doit désormais dépasser pour que l'amplificateur bascule sur sa position haute. A cet instant-là (qui correspond au passage du point P sur la figure 2a), le courant décroit et cesse de circuler dans la résistance 35 et, corrélativement, le courant i s'annule, de même que les accroissements AVBET1 et #VBET2 liés a is et le seuil de basculement se trouve 1 2 être maintenant au niveau zéro. Le seuil se retrouvera ensuite + au niveau S dès que la différence e - e sera à nouveau négative, le courant i renaissant alors. Dans le raisonnement qui précède, il a été posé, pour simplifier, que le rapport de surface entre les courants I1 et I3 aux sorties des transistors T3 et T4 était de 1, ce qui implique le même rapport de surface entre les émetteurs desdits transistors. Le raisonnement serait analogue dans le cas de l'utilisation de transistors T3 et T4 dont les surfaces actives des émetteurs seraient entre elles dans un rapport m différent de 1. Dans une telle éventualité, il existerait déjà, en l'absence de tout signal, une tension permanente de polarisation entre les entrées e et à cette tension viendrait s'ajouter, transitoirement, la tension de seuil d'hystérésis dont la valeur serait, bien entendu, liée à celle du rapport m. Une forme avantageuse de réalisation d'une source de courant 37 susceptible de fournir un courant i d'intensité donnée entraînant l'effet d'hystérésis, est illustrée sur la figure 4. La source de courant 37a est constituée ici par un circuit distributeur ou circuit à miroir de courant. Ce circuit comporte un premier transistor T8, monté en diode (base et collecteur en court-circuit), dont le trajet émetteur-collecteur est disposé en série avec la résistance de charge 35, l'émetteur étant relié à la ligne d'alimentation V+ et le collecteur à ladite résistance 35; il comporte également un autre transistor Tg, dont la base est reliée à celle de T8, et dont le trajet émetteur-collecteur est disposé dans cet ordre entre la ligne d'alimentation V et le pôle de sortie 33 de I1 étage différentiel. Quand un courant circule dans la résistance de charge 35, l'amplificateur étant alors sur sa position basse, ce courant circule également dans le transistor T8. Ce courant "induit" un courant proportionnel dans le transistor T9, qui est précisément le courant i et dont l'injection au pôle 33 engendre l'effet de seuil avec hystérésis. Ce courant i est constant en intensité comme l'est le courant de sortie traversant la résistance 35. Lorsque l'amplificateur bascule sur sa position haute, il ne passe plus de courant dans la résistance 35 ni dans T8 et le courant i dans T9 s'annule. Une telle source de courant T8/Tg est donc parfaitement asservie à l'étage de sortie de l'am-' plificateur opérationnel. Pour ajuster l'intensité i à la valeur souhaitée, on joue sur les rapports m de surface entre les surfaces actives des émetteurs de T8 et de T9. C'est un moyen très souple de réglage de i. Mais, bien que, théoriquement, on puisse adopter des rapports m élevés, on se limite pratiquement S m = quelques dizaines de manière a ce que l'encombrement d'un circuit à miroir de courant sur un cristal semiconducteur ne soit pas excessif. Dans le cas d'un amplificateur opérationnel cette limitation n'est pas un obstacle. La source de courant 37a décrite sur la figure 4 peut être branchée, en effet, en d'autres points de l'étage amplificateur situés en amont de la sortie 36, où circulent des courants inférieurs au courant de sortie de cet étage; par exemple, sur la sortie d'un transistor préamplificateur précédant l'ensemble DARLINGTON T6/T7 et qui serait conducteur en même temps que cet ensemble. Selon une autre forme de réalisation d'un dispositif fournissant aux instants voulus le courant i, dispositif qui fait l'objet du schéma de la figure 5, on associe en série avec une source 37b, de structure connue en soi et ayant un débit de courant précisément égal à i, un transistor T10, de type PNP, qui joue le rôle d'interrupteur. Le trajet émetteur-collecteur de T10 est situé, dans cet ordre, entre la source 37b et le pôle 33. La base de T10 est reliée au point commun de deux résistances disposées en série dans le circuit de charge du transistor T7, en l'occurrence la résistance 35 vue précédemment, et une résistance 38, de valeur convenable, qui lui fait suite. Lorsque la diffé + rence e - e est telle que le transistor T7 conduit, le courant circulant dans le collecteur de T7 crée une chute de tension dans la résistance 38 qui polarise le transistor T10 dans le sens direct, le rend conducteur, si bien que le courant i peut alors s'écouler vers le pôle 33 à travers T1o, créant ainsi la tension de seuil S. Lorsque la différence e - e dépasse la valeur S, le transistor T7 se bloque, entraînant le blocage de T10 et la coupure du circuit de la source 37b vers le pôle 33. Le courant i ne pouvant plus s'écouler la tension de seuil S est annulée. Dans cette forme de réalisation également,il est parfaitement concevable d'associer le transistor T10 à un autre transistor de l'étage amplificateur que le transistor de sortie T7. I1 y a lieu de noter que l'on pourrait faire, par le moyen de montages différant de ceux décrits précédemment, que la source de courant i soit asservie à un transistor de l'étage amplificateur dont le blocage et non la conduction entraînerait le passage dudit courant i; le but étant d'obtenir, quels que soient les moyens mis en oeuvre, que le courant i circule vers le pôle 33 + lorsque la différence e - e à l'entrée de l'étage différentiel est inférieure à la tension de seuil S choisie, en même temps que l'appareil est calé sur sa position de sortie basse En ce qui concerne, par ailleurs, la valeur même du courant i, celle-ci, suivant le niveau des parasites affectant le signal à l'entrée de l'étage différentiel et pour un bon fonctionnement de l'appareil, doit se situer entre 10% et 90% de la valeur du courant I fourni par la source de courant 30. Dans un milieu à haut niveau de parasites, tel qu'au voisinage immédiat d'un moteur à explosion par exemple, le courant i doit être sensiblement égal à I 2 - REVENDICATIONS 1.- Amplificateur opérationnel à effet de seuil avec hystérésis, comprenant un étage différentiel dont une première branche de courant comporte > disposés en série, un premier transistor d'un premier type de conduction et une jonction semiconductrice et dont une seconde branche comporte, disposés en série, un deuxième transistor du premier type de conduction et un troisième transistor du second type de conduction, les électrodes d'émetteur des premier et deuxième transistors étant reliées entre elles, ladite jonction semiconductrice et le troisième transistor formant ensemble un circuit distributeur de courant qui détermine un rapport invariable entre les intensités de courant à ses bornes, les électrodes de base despremier et deuxième transistors constituant les pôles d'entrée dudit étage différentiel dont le pôle de sortie se situe à la liaison entre les deuxième et troisième transistors, un étage de sortie à rôle plus spécifiquement amplificateur faisant suite audit étage différentiel, caractérisé en ce qu'une source de courant, asservie audit étage de sortie et déterminant à des instants convenables ledit effet de seuil avec hystérésis entre les pôles d'entrée de l'étage différentiel, est connectée audit pôle de sortie dudit étage différentiel. 2.- Amplificateur opérationnel selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite source de courant est constituée par une jonction semiconductrice et un transistor réunis entre eux pour former un circuit distributeur de courant, ladite jonction semiconductrice étant placée en série sur le trajet reliant la branche de sortie d'un transistor dudit étage amplificateur à une borne d'alimentation, le parcours émetteur-collecteur du transistor dudit circuit distributeur de courant étant placé, par ailleurs,sur le trajet reliant ledit pôle de sortie de l'étage différentiel à ladite borne d'alimentation. 3.- Amplificateur opérationnel selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite jonction semiconductrice est placée dans la branche de sortie du transistor final dudit étage amplificateur. 4.- Amplificateur opérationnel selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite source de courant est associée à des moyens interrupteurs commandés par ledit étage de sortie. 5.- Amplificateur opérationnel selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens interrupteurs sont constitués par un transistor dont le parcours émetteur-collecteur est placé en série avec ladite source de courant et dont la base est reliée à un point à potentiel bistable dudit étage de sortie. 6.- Amplificateur opérationnel selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le rapport entre le courant délivré par ladite source de courant déterminant ledit effet de seuil avec hystérésis et le courant délivré par une autre source de courant alimentant ledit étage différentiel se situe entre 0,1 et 0,9. 7.- Amplificateur opérationnel selon la revendication 6, caractérisé en ee que ledit rapport est sensiblement égal à 0,5. 8.- Comparateur de tensions, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un amplificateur opérationnel selon l'une des revendications précédentes. 9.- Procédé permettant d'engendrer une tension de seuil avec hystérésis entre les pôles d'entrée d'un amplificateur opérationnel selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite source de courant engendrant ladite tension de seuil est asservie audit étage de sortie de manière telle qu'elle injecte un courant de valeur convenable au pôle de sortie dudit étage différentiel, d'une part lorsque la différence e - e entre les tensions appliquées respectivement aux entrées + et - dudit étage différentiel est né + native, d'autre part lorsque la différence e - e étant comprise entre zéro et ladite tension de seuil l'amplificateur opérationnel est alors calé sur sa position de sortie basse.