La présente invention a pour objet un moule pour la prefabri cation d'escaliers hélicoSdaux en béton. Dans l'industrie du bâtiment, il est de plus en plus fréquent de préfabriquer en usine, ou même sur le chantier, les éléments de construction préalablement à leur mise en place. Tel est notamment le cas pour les escaliers hélicoldaux. Pour préfabriquer un escalier du type précité représenté à la figure i, il convient de disposer d'un moule comportant un fût central destiné à la formation de la colonne 2 de l'escalier dont est solidaire un fond de moule l'entourant hélicoSdalement. Au bord du fond de moule opposé à celui solidaire du fût sont associées des joues verticales débordant du fond de moule vers le haut. Par ailleurs, entre chaque joue et le fût est prévu un élément horizontal destiné à la formation de la contremarche, ci-après appelée pour plus de commodité simplement contremarche. Chaque volume délimité par le fond de moule, une joue et une contremarche communique par une ouverture avec l'intérieur du fût. En effet, il est bien évident que les marches 3 d'un -escalier doivent être solidaires de la colonne centrale 2 de celui-ci. Le fond du moule qui peut être constitué par une surface régulière ou en escalier donne lieu à la formation de la partie inférieure 4 de l'escalier, les contremarches assurant la formation des éléments verticaux de l'escalier appelées contremarches 5. Les joues latérales entraient la formation des bords 6 de 1 'escalier. Le problème principal posé par la préfabrication de tels escaliers est que la hauteur entre les dalles de deux étages consecutifs est souvent variable de quelques centimètres. Or, un moule possède généralement des éléments fixes qui ne permettent pas un rattrapage de hauteur d'une telle valeur. Aussi, faut-il disposer de plusieurs moules de dimensions différentes si l'on veut faire face à tous les problèmes de variations dimensionnelles pouvant se poser. La présente invention vise à pallier ces inconvénients en fournissant un moule permettant une modification de la hauteur de chaque marche d'une valeur acceptable par la règlementation en vigueur. Cette règlementation prévoit une tolérance de 6 mm d'écart pour les marches d'un même escalier. Ainsi donc avec le moule selon l'invention, il est possible d'obtenir une variation de hauteur totale de l'escalier, dans le cas d'un escalier standard de seize marches, de 96 mm dans la mesure où l'on utilise la différence de hauteur maximale autorisée. A cet effet, le moule selon l'invention est du type précité, c'est-à-dire comportant un fût central, un fond de moule fixe solidaire du fût, des joues limitant latéralement le fond de moule, et des éléments verticaux de contremarches. Le volume délimité par le fond de moule, une contremarche, une joue et le fût communiquant avec l'intérieur de celui-ci par une ouverture comportant un bord d'appui pour chaque contremarche. Selon l'invention, chacun de ces bords présente une hauteur correspondant à la hauteur dune marche standard et le moule comprend deux séries de contremarches dont chacune comporte autant d'éléments qu'il y a de marches à réaliser, la première série étant constituée de contremarches. ayant toutes une hauteur correspondant à celle d'une marche standard et à celledes ouvertures ménagées dans le fût, et la deuxième série étant constituée de contremarches ayant toutes une hauteur égale à celle de leurs bords d'appui sur le fût, augmentez d'une valeur inférieure ou égale à la différence de hauteur entre deux marches d'un même escalier, admise par la règlementation en vigueur, chacune des contremarches de cette deuxième série étant munie latéralement du caté du fût et dans sa partie'inférieure d'un prolongement en forme de surface cylindrique de même rayon de courbure que le fût, apte à recouvrir partiellement l'ouverture du fût limitée par le bord situé immédiatement en-dessous de celui auquel est associée la contremarche considôrôe, les hauteurs respectives des prolongements des n contremarches étant égales respectivement à un multiple compris entre 1 et n de la différence de hauteur entre celle des contremarches considérées et celle des bords des découpes du fût. Lorsque l'on doit réaliser un escalier, il convient de mesurer la hauteur que doit faire celui-ci, afin de calculer le nombre de marches de la première série, ctest-à-dire de hauteur standard, et le nombre de marches de la seconde série, c'est-àdire de hauteur supérieure à la précédente, qu'il faudra utiliser pour obtenir la hauteur désirée. I1 suffit ensuite de commencer par prendre comme niveau de référence le sommet du moule, et d'équiper celui-ci de haut en bas, tout d'abord par les contremarches de hauteur standard h perla première série. Cette mise en place n'appelle aucun commentaire particulier du fait que la hauteur h de chaque contremarche correspond à la hauteur h du bord de l'ouverture du fût contre laquelle elle est en appui. Lorsque toutes les contremarches de la première série sont en place, il est procédé à la mise en place des marches de la deuxième série qui ont toutes une hauteur h + v. De ce fait, la première marche de la deuxième série va déborder en dessous de l'extrémité inférieure du bord de l'ouverture du fût à laquelle est associée cette contremarche > d'une valeur v. Afin de ne pas créer un vide au niveau de l'ouverture ménagée dans le fut et destinée à la contremarche suivante, la première contremarche de la deuxième série est équipée latéralement et à sa partie inférieure d'un prolongement en forme de surface cylindrique de même rayon de courbure que le fût et de hauteur v. Ce prolongement est destiné à venir obturer la partie supérieure de l'ouverture du fût située immédiatement en dessous de la contremarche considérée. La contremarche suivante, également de hauteur h + v va déborder du bord supérieur de l'ouverture suivante du fût d'une valeur h + 2v, ceci compte tenu du décalage initial de Iv de cette contremarche. Le prolongement qui lui est associé aura donc une hauteur de 2v, afin d'obturer la partie supérieure de l'ouverture suivante ménagée dans le fût, qui ne pourra être obturée par la contremarche suivante. il sera procédé ainsi de suite jusqu'à la partie inférieure du moule. La x ième contremarche de hauteur h + v mise en place, devra donc être équipée d'un prolongement latéral de hauteur x . v. Avantageusement, la contremarche la plus basse est montée coulissante verticalement par rapport au fût et le fût possède un fond monté également coulissant verticalement, cette contremarche et ce fond étant associés à des moyens de déplacement et de maintien dans la position désirée. Bien entendu, compte tenu du fait que le fond de moule est fixe et que la hauteur, et par conséquent la position des contremarches est variable, l'épaisseur des marches n'est pas constante selon les cas. L'épaisseur sera minimale et constante dans la mesure où toutes les contremarches sont de hauteur maximale h + v. Dans la mesure où les marches sont de hauteur minimale h, l'épaisseur des marches ira en croissant de haut en bas, d'une valeur v pour chaque marche. Il est bien évident que ltépaisseur minimale e a été calculée pour être en accord avec la règlementation en vigueur. Dans une forme préférée d'exécution de l'invention, les moyens d'accrochage des contremarches sur le fût sont constitués en combinaison par des plots équidistants solidaires du fût et munis d'un perçage axial, dont ltécartement correspond a la hauteur des bords des découpes ménagées dans le fût, et par des brides de fixation, dont chacune est destinée a être associée à un plot par une clavette, les brides de fixation des différentes contremarches étant toutes à la même distance de la partie supérieure des prolongements de celles-ci situés du côté du fût. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce moule. Figure 2 est une vue partielle en perspective d'une partie de ce moule Figure 3 est une vue très schématique indiquant les dimensions et les positions des différents composants dans le cas d'un escalier de hauteur intermédiaire Figure 4 est une vue schématique de la partie inférieure du moule. Le moule, représenté au dessin, comporte un fût central 12 de section circulaire destiné à la formation de la colonne 2 de l'escalier. A ce fût 12 est associé un fond de moule 13 de forme hélicoidale, en escalier, solidaire du fût. Le bord du fond de moule 13 opposé à celui associé au fût 12 est limité par des joues 14 débordant vers le haut du fond de moule. I1 est, par ailleurs, prévu autant de contremarches 15 verticales reliant le fût 12 aux joues 14, qu'il y a de marches à réaliser. Dans le fût 12 sont ménagées des zones de communication entre l'intérieur du fût et le volume délimité par lès autres éléments. Ces zones de passage sont notamment délimitées par des bords 16 de hauteur h, dont chacun est destiné a servir d'appui à une contremarche 15. Sur la périphérie du fût sont fixés de façon hélicoldale et équidistants les uns des autres d'une distance h, des plots 17 présentant une ouverture axiale 18. Ces plots 17 servent à la fixation des contremarches 15 ou plus précisément des éléments raidisseurs 19 qui leur sont associés par l'intermédiaire de brides 20 pouvant être clavetées sur ceux-ci. Ce moule comporte une série de contremarches 15a de hauteur h. Leur mise en place ne pose aucun problème du fait que leur hauteur correspond à celle des découpes 16 destinées à leur appui et ménagées dans le fût. Le moule comporte également une deuxième série de contremarches 15b de hauteur h + v, où v est au plus égal à 6 mm. Dans ce cas là, il est évident, comme montré à la figure 2, que la hauteur de la contremarche 15b est supérieure à celle d'un bord 16 servant à l'appui de cette contremarche. Celle-ci va donc dépasser en dessous de l'extrémité inférieure du bord 16 qui lui est destiné d'une hauteur v. Aussi, existe t-il un vide d'une hauteur v à la partie supérieure du bord 16 de l'ouverture suivante. Afin de combler ce vide, la contremarche 15b considérée est équipée latéralement et à sa partie inférieure d'un prolongement 22 ayant la forme d'une surface cylindrique de même rayon de courbure qu e le fût, et de hauteur égale à v. il est bien évident que la hauteur de ce prolongement est de v dans le cas de la première marche 15b installée, et un multiple de v, x * v pour la x ième marche 15b installée, ceci compte tenu du décalage de v enregistré par rapport au bord 16 correspondant chaque fois que l'on met en place une contremarche 15b. La figure 3 représente un mode de réalisation dans lequel sont prévues dix marches de hauteur h et six marches de hauteur h + v. il est à noter que, dans tous les cas, les brides de fixation des différentes contremarches sont toutes à la même distance v de la partie supérieure des prolongements 22 de celleci dans le cas de contremarches de hauteur h + v, ou à une distance d de la partie inférieure de la contremarche dans le cas de contremarches de hauteur h. Le positionnement des contremarches dans le moule est effectué de haut en bas en commençant par les contremarches 15a. I1 ressort clairement du dessin que les épaisseurs des dix premières marches en partant du haut sont croissantes de e + v à e + 9v. Il est ensuite procédé à la mise en place des contremarches 15b en partant de celle munie d'un prolongement 22 de hauteur v. Comme il ressort du dessin, les épaisseurs de toutes les marches obtenues par l'intermédiaire des contremarches 15b est constante et égale à e + lOv. En ce qui concerne la dernière contremarche, ctest-à-dire - > celle du bas, elle est montée coulissante sur le bâti. A cet effet, il est prévu des moyens de guidage 23 par des glissières et des moyens de positionnement à vis 24. Le fond 25 du fût 12 est, pour sa part, monté coulissant par des éléments tubulaires 26 télescopiques. il est prévu des moyens de blocage â vis 27 de ces éléments tubulaires 26. Ceci facilite la réalisation de la partie inférieure de l'escalier. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce moule qui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple , elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Moule pour la préfabrication d'escaliers hélicoidaux en béton comportant un nombre déterminé de marches, du type de ceux comportant un fût pour la formation de la colonne centrale, un fond solidaire du fût et entourant hélicoidalement celui-ci, des joues verticales solidaires du bord du fond de moule opposé à celui associé au fût, et des éléments verticaux de contremarche reliant les joues précitées au fût, chaque volume délimité par le fond de moule, une contremarche, une joue et le fût, communiquant avec celui-ci par une ouverture présentant un bord d'appui pour chaque contremarche, caractérisé en ce que chacun de ces bords présente une hauteur correspondant à la hauteur d'une marche standard et en ce que le moule comprend deux séries de contremarches dont chacune comporte autant d'éléments qu'il y a de marches à réaliser, la première série étant constituée de contremarches ayant toutes une hauteur correspondant à celle d'une marche standard et à celle des ouvertures ménagées dans le fût, et la deuxième série étant constituée de contremarches ayant toutes une hauteur égale à celle de leurs bords d'appui sur le fût, augmentée d'une valeur inférieure ou égale à la différence de hauteur entre deux marches d'un même escalier, admise par la règlementation en vigueur, chacune des contremarches de cette deuxième série étant munie latéralement du côté du fût et dans sa partie inférieure d'un prolongement en forme de surface cylindrique de même rayon de courbure que le fût, apte à recouvrir partiellement l'ouverture du fût limitée par le bord situé immédiatement en-dessous de celui auquel est associée la contremarche considérée, les hauteurs respectives des prolongements des n contremarches étant égales respectivement à un multiple compris entre 1 et n de la différence de hauteur entre celle des contremarches considérées et celle des bords des découpes du fût. 2. - Moule selon la revendication 1, caractérisé en ce que la contremarche la plus basse est montée coulissante verticalement par rapport au fût et en ce que le fût possède un fond monté également coulissant verticalement, cette contremarche et ce fond étant associés à des moyens de déplacement et de maintien dans la position désirée. 3. - Moule selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les moyens d'accrochage des contremarches sur le fût sont constitués en combinaison par des plots équidis tants solidaires du fût et munis d'un perçage axial, dont l'écartement correspond à la hauteur des bords des découpes ménagées dans le fût, et par des brides de fixation, dont chacune est destinée à être associée à un plot par une clavette, les brides de fixation des différentes contremarches-étant toutes 1 la même distance de la partie supérieure des prolongements de cellesci situés du côte du fût.