L'invention a pour objet un dispositif de gâche électrique perfectionnée. On connaît un dispositif de gâche électrique comprenant un organe pivotant, ou rouleau, sur lequel prend appui à butée le pêne de la porte dans la condition de fermeture de,celle-ci et dont la commande à distance a lieu à l'aide d'un électro-aimant qui, lorsau'il est alimenté, autorise le mouvement de pivotement du rouleau, autrement immobilisé, de sorte qu'une poussée sur le battant de la porte ouvre cette dernière. Lorsqu'un tel dispositif de gâche à commande purement électrique équipe, par exemple, une grille de chambre forte ou analogue, il faut associer à l'installation de commande des moyens particuliers propres à permettre l'ouverture de la grille en cas de défaillance du circuit d'alimentation électrique, ou de coupure de ce dernier lors d'un incendie, etc.. C'est, d'une manière générale, un but de l'invention de fournir un dispositif de gâche électrique qui, sans nécessiter de moyens particuliers et tout en offrant les mêmes conditions de sécurité que celles des dispositifs de gâches connus, permette l'ouverture par simple poussée d'une grille ou porte qu'il équipe lors d'une défaillance du circuit électrique d'alimentation de la gâche, par exemple en cas d'incendie ou pour tout autre motif. Ire dispositif selon l'invention, qui comprend des moyens éclipsables d'immobilisation du rouleau et un électro-aimant coopérant avec lesdits moyens pour les maintenir opératoires ou les rendre inopératoires, est caractérisé en ce que l'électro-aimant est agencé de manière telle qu'en l'absence d'alimentation en courant il libère les moyens d'immobilisation du rouleau pour autoriser l'ouverture, par poussée de son battant, de la porte ou grille équipée du dispositif. Selon une autre caractéristique de l'invention, le dispositif de gâche électrique comprend des moyens du type de ceux décrits dans la Demande de Brevet français nO 74 31702 déposée le 19 septembre 1974, au nom de la Demanderesse et qui, au cours du fonctionnement normal, sont prévus pour immobiliser à nouveau le rouleau si le battant de la porte n'a pas été poussé après écoulement d'un laps de temps prédéterminé suivant l'ordre autorisant l'ouverture. L'invention sera bien comprise par la description qui suit, faite à titre d'exemple et en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue en perspective, schématique, d'un dispositif selon l'invention - la figure 2 en est une vue partielle en coupe verticale - la figure 3 est une vue en élévation du dispositif d'électro-aimant d'une gâche selon l'invention - la figure 4 est une vue en coupe selon la ligne 4-4 de la figure 3 - la figure 5 est un schéma électrique. le dispositif selon l'invention comprend un bottier 111, d'un type usuel dans de telles gâches électriques et dans lequel est monté à rotation autour d'un axe 112,- matérialisé par des pivots 113 et 114-, une gâche ou rouleau proprement dit 115. De façon en soi connue, ce dernier est propre à coopérer avec le pdne du battant de porte ou de grille qu'équipe le dispositif et qui peut être ouverte par poussée lorsque le rouleau est libre de pivoter autour de l'axe 112. Il en est ainsi lorsqu'un volet 117,- monté à rotation sur des pivots 118 et 119 et qui engage une queue 116 du rouleau par deux flasques parallèles à l'axe de pivotement-, est lui-même libre de pivoter. Dans la condition de fermeture de la porte ou grille, et aussi longtemps que la gauche n'a pas été manoeuvrée pour autoriser l'ou- verture, le pivotement du volet 117 est interdit par la palette 120 d'un dispositif d'électro-aimant 121, figures 2 à 4, logé dans le bottier 111.Sur la palette 120, montée à pivotement autour-d'un axe 122, s'exercent, d'une part, l'action d'un ressort de traction 123 qui tend à maintenir ou ramener ladite palette dans la condition en laquelle elle libère le volet 117 et, d'autre part, l'action éventuelle du noyau plongeur 124 de l'électro-aimant 121. le ressort 123 est fixé à l'une de ses extrémités par une vis 125 engagée dans l'enveloppe 126 de l'électro-aimant et, à son autre extrémité, par une vis 127 engagée latéralement dans la partie médiane de la palette 120. le piston plongeur 124 est monté à coulissement axial dans l'enroulement 128 de manière telle que l'alimentation dudit enroulement par les conducteurs 129 et 130 provoque son mouvement dans le sens de la flèche !, jusqu'à butée d'une rondelle 131 maintenue sur le plongeur par une vis 132 contre la face supérieure du bottier 126.Le déplacement du noyau plongeur 124, contre l'action du ressort 123, provoque le pivotement de la palette 120 autour de l'axe 122, par appui du téton d'extrémité 133 du plongeur sur ladite palette, pour amener cette dernière dans la condition montrée sur la figure 2 en laquelle elle recouvre légèrement une patte 117a du volet 117 dont elle interdit la rotation. Sur la face 135 du boîtier 111, prévue pour coopérer avec la feuillure du battant, est ménagée une ouverture de passage de l'ex- trémité arrondie t36 d'un doigt 137 monté à rotation sur un pilier 138 érigé sur le fond 139 du bottier 111. Sur une platine 140 du doigt 137 prend appui une branche t41 d'un ressort en épingle à cheveux 142 entourant l'extrémité supérieure du piller 138. la seconde branche 143 du ressort 142 prend appui sur une queue cylindrique t44 solidaire du rouleau 115. Avec la platine 140 coopère la lame t45 d'un minirupteur t46 comprenant deux commutateurs 147 et 148 (figure 5) d'un circuit de commande électrique avantageusement réalisé sous forme d'un circuit imprimé porté par une plaquette 149. L'organe mobile 150 du commutateur 147 est propre à coopérer soit avec des contacts t52 et 153, soit avec des contacta 154 et 155, tandis que l'organe mobile 151 du commutateur 148 est propre à coopérer, respectivement, soit avec des contacts 156 et 157, soit avec des contacts 158 et 159. Les contacts 152 et 153 font partie d'un circuit comprenant un transistor t6O,- qui commande le passage du courant dans un voyant 161 indiquant la condition d'ouverture de la porte ou grille-, et un transistor 162 commandant le passage du courant dans l'enroulement t28 de l'électro-simant. La base 163 du transistor 162 est reliée par une diode Zenner t64 à un circuit d'actionnement comportant le bouton-poussoir d'ouve 166, un dispositif de temporisation à résistance 165 et capacité t67 et un transistor 168 relié au circuit de temporisation par une distance 165a. Le commutateur 148 est interposé sur un circuit d'alimenta tion 169 qui comprend une diode de protection 170 et une résistance 171. Un voyant 172, dieposé au poste de commande comme le voyant 161, indique, lorsqu'il est allumé, la condition de fermeture de la porte ou grille équipée du dispositif dont l'alimentation dlec- trique est montrée en 173. Le fonctionnement est le suivant Dans la condition initiale, la gâohe et la porte ou grille sont fermées. L'extrémité 136 du doigt 137 est en position rétractee et les organes mobiles 150 et 151 des commutateurs 147 et 148 Font dans la position montrée en trait plein sur la figure 5 : le tracsistor 168 est bloqué, le condensateur 167 est chargé à travers la résistance t65, le transistor 162 est saturé par la résistano@ 165 et la diode Zenner 164, de sorte que l'enroulement 128 de l'électre-aimant 121 est alimenté et la palette 120 interdit le privotement du volet 117 par butée sur la patte 117a dudit volet. Le transistor 160 est bloqué et le voyant 161 est éteint, taudis que le voyant t72 est allumé, traduisant au poste de commande que la porte est fermée. Lorsque le bouton-poussoir 166 est enfoncé, on provoque la saturation du transistor 168, la décherge du condensateur 167 à travers la résistance 165a et le blocage du transistor 162, de sorte que l'enroulement 128 n'est plus alimenté et que la palette 120, sollicltée pas le ressort 123, libère la patte 117a du volet 117. La porte ou grille peut alore être ouverte par simple poussée et cette condition est traduite au poste de commande par l'allumage du voyant 161, le transistor 160 étant alors saturé.A l'abandon du bouton-poussoir 166, la capacité 167 est rechargée à travers la résistance 165 et, pendant tout le temps de charge prédéterminé, par exemple de l'ordre de la minute, le transistor 162 est bloqué, de sorte que l'électre-simant 128 n'étant pas alimenté, la porte ou grille peut autre ouverte. Si, au coure de cet intervalle de temps prédéterminé, le battant de la porte ou grille est poussé, le rouleau 115 pivote autour de l'axe 112 en mettant sous tension le ressort 142. Dès que l'extrémité 136 du doigt 137 échappe à la feuillure, elle vient faire saillie, sous l'action du ressort 142, sur la face t35 du boîtier.La lame 145 du minirupteur 146, libérée par la platine 1@0 amène les organes mobilee t50 et 151 dans la position montrée en tait pointillé sur la figure 5 : la capacité 167 se charge @rès rapidement à travers la résistance 171 de valeur ohmique @lus@eurs centaines de fois inférieure à celle de la résistance 165, de sorte que le transistor 162 est saturé et l'enroulement 128 de l'électro-aimant 121 alimenté, ce qui fait pivoter la palette 120 contre l'action du ressort 123. Le voyant 161 reste allumé, alimenté alors à partir des contacts 154 et 155, tandis que le voyant 172 s'éteint, traduisant ainsi au poste de commande que la porte ou grille est ouverte. Sous l'action du ressort 142, le rouleau 115 revient dans la condition initiale, ramenant avec lui le volet 117 par la queue 116.Au cours de la rotation en retour du volet 117, la patte 17a de celui-ci repousse la palette 120 de l'électro-aimant 121 et, dès que la palette échappe à la patte, elle vient interdire un nouveau mouvement de rotation du volet,- et par suite du rouleau-, llélectro-aimant étant alimenté. Quand on referme la porte ou grille, l'extrémité 136 du doigt 137 reprend sa position rétractée, ramenant les organes mobiles des commutateurs 147 et 148 dans leur position montrée en trait plein sur la figure 5 qui est celle de fermeture de la porte et de la gâche : le voyant 161 s'éteint et le voyant 172 s'allume à nouveau pour indiquer le retour à la condition initiale de condamnation de la porte. Si, après appui sur le bouton 166, le battant de la porte ou grille n'est pas poussé au cours de l'intervalle de temps prédéterminé correspondant au fonctionnement du circuit de temporisation 165-167, le transistor 162 se sature à l'expiration de ce temps, de sorte que l'alimentation de l'électro-aimant est à nouveau assurée provoquant le pivotement de la palette 120 pour immobiliser le volet 117 et ainsi la gâche. Simultanément, le voyant 161 s'éteint pour traduire au poste de commande que la porte est à nouveau condamnée. Si, pour quelque cause que ce soit, l'alimentation électrique est interrompue, par exemple en cas d'incendie, alors l'enroulement 128 n'est plus alimenté et, sous l'action du ressort 123, la palette 120 prend sa position éclipsée qui autorise le pivotement du volet 117 et, partant, celle du rouleau 115, c'est-à-dire l'ouverture de la porte. REVEIDICATIONS l.- Dispositif de gâche électrique à commande à distance comprenant des moyens éclipsables d'immobilisation du rouleau pivotant de la g che et un électro-aimant coopérant avec lesdits moyens pour les maintenir opératoires ou les rendre inopératoires, l'électro-aimant étant agencé de manière telle qu'en l'absence d'alimentation en courant il libère les moyens d'immobilisation du rouleau pour autoriser l'ouverture, par poussée de son battant, de la porte ou grille équipée du dispositif, caractérisé en ce que le circuit de commande de l'électro-aimant comprend des moyens électriques de temporisation qui interrompent l'alimentation de l'enroulement de l'électro-aimant pendant un laps de temps prédéterminé après manoeuvre d'un bouton de commande. 2.- Dispositif de gâche électrique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un poussoir à contact propre à coopérer avec la feuillure d'une porte équipée du dispositif et qui rend inopératoires les moyens de temporisation lors de l'ouverture du battant de la porte. 3.- Dispositif de gâche électrique selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le circuit électrique comprend un minirupteur à deux commutateurs dont la condition est sous la dépendance de la position du poussoir, lesdits commutateurs étant interposés sur les circuits d'alimentation de deux voyants destinés à traduire au poste de commande la condition d'autorisation d'ouverture, la condition d'ouverture et celle de fermeture de la porte ou grille équipée du dispositif.