La présente invention est relative à une sonde gigogne dirigeable, et plus particulièrement, mais non exclusivement, à une sonde gigogne dirigeable transpyloro-duodénale : en patho logie digestive par exemple, pour atteindre par voie nasale le duodénum et le jéjunum proximal, la tête de la sonde doit pou voir trouver et franchir des méandres dont le rayon de courbure peut descendre à environ 15 mm et/ou dont l'amplitude peut atteindre 1800. Dans l'état actuel de la technique connue, il n'existe pas de moyen qui assure, de façon pratique, indolore et inoffensive, la progression d'une sonde efficace dans le tube digestif jusque dans le duodenum ou dans le jéjunum proximal. La présente invention a pour but de combler cette lacune et a en conséquence-pour but de pourvoir à une sonde qui répond aux besoins de la pratique, qui n'étaient pas satisfaits par les moyens antérieurement connus, notamment en ce que, à chaque instant de la progression de la sonde, sa partie distale peut être redressée ou courbée selon un rayon de courbure choisi à volonté et selon une orientation choisie à volonté, ladite progression étant ainsi indolore et atraumatique. La présente invention a en outre pour but de pourvoir à une sonde gigogne dirigeable de conception simple, peu onéreuse, facile à utiliser, et aisément stérilisable. La présente invention a pour objet une sonde gigogne dirigeable, caractérisée en ce qu'elle comprend,en combinaison,essen tiellement trois pièces : une sonde. proprement dite qui est un tube ouvert à ses deux extrémités ; un organe directeur constitué par un tube semi-rigide librement mobile dans ladite sonde, dont l'extrémité distale est fermée, dont la partie distale est pré-courbée de façon modifiable, et dont la partie proximale est dotée de moyens de repérage de son orientation angulaire ; et un correcteur métallique, réversible et librement mobile dans ledit organe directeur, et dont les parties terminales sont l'une rectiligne et relativement rigide, et l'autre pré-courbée et semirigide. Outre les dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions, qui ressortiront de la description qui va suivre. L'invention vise plus particulièrement les sondes gigognes dirigeables conformes aux dispositions qui précèdent, ainsi que les installations dans lesquelles ces sondes sont utilisées. L'invention pourra etre mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre, qui se réfère aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente un organe directeur de la sonde selon l'invention - la figure 2 représente un correcteur de la sonde selon l'in vention ; - la figure 3 représente un organe directeur et un correcteur de la sonde selon l'invention, cet organe directeur et ce correcteur additionnant leurs courbures - la figure 4 est analogue à la figure 3, mais représente le correcteur neutralisant la courbure de l'organe directeur - la figure 5 représente une sonde complète selon l'invention, et - la figure 6 schématise la mise en place jejunale, par voie naso-pharyngienne, d'une sonde selon l'invention. il doit être bien entendu, toutefois, que ces dessins et les parties descriptives correspondantes sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. Ainsi qu'on l'a énoncé plus haut,la sonde gigogne dirigeable selon l'invention comprend une sonde proprement dite, qui est un tube souple ouvert à ses deux extrémités, par exemple en élastomère de silicone ;elle n'a aucune courbure préformée ; à titre purement indicatif, sa longueur peut être d'environ 120 cm pour une utilisation duodéno-jéjunale, et ses diamètres intérieur et extérieur peuvent être de 3x5 ou 4x6 ou 6x7 mm.L'organe directeur 2 (figure 1) est un tube en plastique semi-rigide, éventuellement armé, fermé et arrondi à son extrémité distale 3 ; sa partie distale 4 peut etre pré-courbée, de façon modifiable à volonté, par chauffage, par exemple,jusqu'à un rayon de courbure de 15 mm environ ; sa partie proximale est munie d'un pavillon 6 et de palettes 7 permettant un repérage permanent de l'orientation angulaire de la courbure de la partie distale 4 ;à titre purement indicatif, sa longueur peut être d'environ 150 cm, et ses diamètres 1,5 x 2,6 mm.Le correcteur 8 (figure 2) est fait d'une âme en fil d'acier sur laquelle est enroulé à spires serrées un fil fin d'acier ; l'une de ses extrémités 9 est rectiligne et relativement rigide et son autre extrfimitE il est préffloxthée et semi-rigide ; àtitre purement indicatif,sa longueur peut être d'environ 150 an et son diamètre 1,3 mm Le correcteur 8 est réversible . son extrémité pré-courbée il peut venir dans la partie pré-coorbée 4 de l'organe directeur 2 (figure 3), et alors ces courbures coopèrent, ou au contraire l'extrémité rectiligne 9 du correcteur 8 peut être introduite dans la partie pre-ccurbée 4 de l'organe directeur 2 (figure 4), pcur neutraliser la courbure de cette dernière. On décrira à présent la mise en oeuvre de la sonde gigo gne dirigeable selon la présente invention, de préférence sous contrôle radiologique et avec amplificateur de brillance. La sonde proprement dite reçoit l'organe directeur, et elle est enduite de lubrifiant et introduite-par voie nasale ; la pro gression de la sonde se fait en permanence selon deux modali tés essentielles liées au relief du tube digestif : pour la progression en ligne droite, le correcteur 8 est introduit dans la sonde par son extrémité rectiligne 9 (figure 4), et pour la progression en courbe le correcteur 8 est introduit dans la sonde par son extrémité pré-courbée il (figures 3 et 5), le pavillon 6 et les palettes 7 de l'organe directeur 2 affichant le plan de la courbure de la sonde La figure 6 schématise la mise en place de la sonde 1 dans le jéjunum J. il résulte de la description qui précède que, quels que soient les modes de réalisation et d'application adoptés, l'on obtient une sonde qui répond aux nécessités de la pratique et qui présente des avantages importants, dont les principaux ont été énumérés plus haut et qui apparaitront, ainsi que d'au tres avantages, au cours de l'utilisation des sondes conformes à la présente invention, et en particulier l'avantage de mettre à la disposition des services hospitaliers de pathologie médi cale ou chirurgicale et de réanimation générale ou digestive, une sonde pouvant être introduite de façon simple et fiable, par voie non sanglante, en site duodénal ou jéjunal, à des fins diagnostiques ou thérapeutiques, et qui est aisément manipu lable de l'extérieur, laquelle sonde peut intervenir, lors qu'elle est introduite par voie naso-pharyngienne, notamment dans les affections suivantes occlusions intestinales aigue#s sous-duodénales et jéjunales, pour aspiration de proche-amont ; pancréatites ai gues, pour aspiration et/ou hypernutrition entérale continue fistules gastriques, duodénales ou jéjunales hautes, pour aspiration et/ou hypernutrition entérale continue ; jéjunites et iléites aigues- infectieuses, maladie de Crohn iléale, pour aspiration et/ou irrigation continue et/ou hypernutrition entérale continue, et elle peut intervenir lorsqu'elle est introduite par une stomie chirurgicale ou pathologique, notamment dans les affections suivantes :fistules complexes, stomies étagées de sauvetage, pour instillation entérale continue ; maladie de Crohn iléale, pour irrigation thérapeutique programmée à point de départ sus-lésionnel. De plus, lorsqu'elle est introduite par voie anale, la sonde conforme à l'invention peut intervenir, en particulier, dans la maladie de Crohn colique, dans les rectocolites, les colites aigues, les colites radiques, pour irrigation thérapeutique programmée à point de départ sus-lésionnel. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation et d'application qui viennent d'entre décrits de façon plus explicite elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit d'un technicien en la matière, sans s'écarter du cadre, ni de la portée, de la présente invention. REVENDICATIONS 1 - Sonde gigogne dirigeable, caractérisée en ce qu'elle comprend essentiellement, en combinaison, trois pièces : une sonde proprement dite, qui est un tube ouvert à ses deux extrémités un organe directeur, qui est un tube semi-rigide librement mobile dans ladite sonde, dont l'extrémité distale est fermée et dont la partie distale est pré-courbée de façon modifiable ; et un correcteur métallique, qui est révérsible et librement mobile dans ledit organe directeur, et dont les parties terminales sont, l'une rectiligne et relativement rigide, et l'autre pré-courbée et semi-rigide. 20 Sonde gigogne dirigeable selon la Revendication l, caractérisée en ce que la partie proximale de l'organe directeur est dotée de moyens de repérage de son orientation angulaire. 30 Sonde selon l'une quelconque des Revendications l et 2, caractérisée en ce que la sonde proprement dite est en élastomère de silicone, l'organe directeur est en plastique, éventuel- lement en plastique armé, le correcteur est forme d'une âme en fil d'acier sur laquelle est enroulé à spires serrées un fil fin d'acier, et les parties pré-courbées de l'organe directeur et du correcteur peuvent l'être jusqu'à un rayon minimal de 15 mm environ.