L'invention se rapporte à un procédé et à un produit de destruction, sans danger, des rats et autres animaux nuisibles. De très nombreux produits ont été utilisésen vue de la destruction des rongeurs, etztout particulièrement en ce qui concerne les rats qui constituent toujours un véritable fléau en raison des épidémies qu'lspeuvent propager, indépendamment des ravages qu'ils peuvent causer. Parmi les moyens utilisés pour leur destruction, on peut citer l'anhydride sulfureux, l'acide cyanhydrique, la chloropicrine, mais de nombreuses circonstances ne permettent pas toujours l'emploi dewproduits gazeux. On fait donc appel à des cultures de virus ou à des appâts à base de strychnine, de phosphore ou Cependant, ce mode de destruction est toujours dangereux pour les animaux non nuisibles, de sorte qu'il est-difficile de se débarrasser des rats sans entraîner le risque d'un réel danger pour les autres animaux. De plus, meme en ne disposant les appâts qu'en des endroits bien particuliers, ces appâts peuvent se détériorer, les substances toxiques risquant alors d'etre entraînées hors des zones initiales. L'objet de l'invention est un produit de destruction des rats évitant l'usage de tous composés toxiques usuels et caractérisé en outre en ce qutil contient toute substance métallique sous forme de limaille constituée de grains présentant de préférence des formes hétérogènes et notamment d'éclats, l'action physiologique sur les parois stomacales et ou intestinales étant-renforcée ounon par une action toxique éventuelle de la limaille absorbée. Un autre objet de l'invention est un procédé de destruction des rats et autres animaux nuisibles selon lequel on mélange intimement une limaille métallique à toute composition à base de farines et de produits laitiers. Les expériences réalisées dans des zones infestées ont montré une efficacité remarquable sur les rats. L'expérience a pu être étendue aux rongeurs de tailles semblables ou plus développées. Ainsi et à titre d'exemple non limitatif, on peut mélanger 200 grammes de limaille de fer- à un kilogramme de farine et 200 grammes d'un produit laitier quelconque. L'expérience montre que l'on peut effectuer le malaxage quel que soit l'ordre d'incorporation des produits I1 va de soi qu'étant donné le grand nombre des dérivés laitiees utilisables, certains pouvant se présenter à l'étant liquide, d'autres à l'état pâteux ou solide, on peut ajouter toute quantité dXeau nécessaire à l'obtention d'un produit définitif non pulvérulent. Si le produit obtenu est susceptible de se ronserver sans devenir très dur, on peut laisser le produit obtenu sous forme de gâteau. Dans le cas contraire, on réduit le gâteau obtenu en petites fractions ayant de préférence la dimension d'un petit pois ou meme d'un petit grain. Ainsi, quelles que soient les circonstances, le produit préconisé ne peut constituer un danger puisqu'en cas de destruction accidentelle du produit, par écrasement par exemple, la limaille n'entraîne aucun danger, contrairement aux produits toxiques employés jusqu'alors. Il va de soi que le pourcentage de limaille métallique peut varier dans un large domaine et que si l'on peut choisir comme ordre de grandeur 50 à 400 grammes de limaille par kilogramme de farine, on peut s'écarter de ces chiffres selon la limaille choisie, sa densité, la forme des particules et la composition métallique adoptée. De meme, en ce qui concerne l'appât proprement dit, c'està-dire dans l'exemple considéré les dérivés laitiers, la proportion de 100 à 300 grammes par kilogramme de farine ne constitue qu'une simple indication. Cette proportion peut varier non seulement pour accroître ou diminuer l'influence de ce genre d'appât, mais aussi en fonction des qualités de liant qu'il peut assurer. Quant à la farine, elle peut etre quelconque en nature et qualité, qu'il s'agisse de farines de céréales ou de légumineuses. En résumé, l'expérience a fourni d'excellents resultats, d'une part, dès que le produit contenait une limaille métallique, d'autre part, dès que cette limaille était dissemlnee de façon homogène au sein d'un appât et notamment d'un appât à base d'au moins une farine et d'au moins un produit laitier. I1 va de soi que lorsque l'appât est sous forme de petits grain5, on peut accroître au maximum la proportion de la limaille pour une tartie des grains et la supprimer pour une autre partie, les grains à forte teneur en limaille étant mélangés de façon homogène azx grains qui en sont dépourvus. REVENDICAT-IONS 10) Produits de destruction des rats et autres animaux nuisibles, caracterisés en ce qu'ils comportent au moins une limaille métallique répartie de façon homogène dans une autre substance servant d'appât. 20) Produits tels que revendiqués en 1 dont la limaille est formée de particules hétérogènes et notamment en forme d'éclats. 30) Produits tels que revendiqués dans l'une quelconque des revendications 1 et 2 dont I'appâ est constitué par un produit à base d'au moins une farine et d'au moins un produit laitier. 40) Procédé de destruction des rats et autres animaux nuisibles, caractérisé en ce que l'on utilise un produit tel que revendiqué en 1 et en ce que l'on melange à cet effet au moins une limaille métallique, au moins une farine et un produit laitier, fromage par exemple, de façon à obtenir un produit non pulvérulent et en ce que l'on utilise le gâteau obtenu tel quel si le produit est de faible dureté, ou sous forme de petites fractions de la dimension de l'ordre d'un pois ou d'un grain si le produit est dur. 50) Procédé tel que revendiqué en 4 selon lequel on accroît la proportion de la limaille pour les grains et en ce que l'on mélange de façon homogène ces graines avec d'autres grains dépourvus de limaille.