La présente invention concerne les revêtements pour collecteurs d'énergie solaire sous forme thermique, fonctionnant à température élevée. Plus préciséinent, l'invention concerne les revêtements destinés à des collecteurs d'énergie solaire sous forme thermique fonctionnant à tempercture élevée et notamment du type qui comporte un récepteur ou collecteur central. On connaît déjà l'utilisation de l'énergie solaire par absorption de chaleur. Par exemple, un tube ou une plaque absorbe le rayonnement solaire et transmet l'énergie absorbée à un fluide qui est placé en relation d'échange de chaleur avec lui. Dans les installations solaires fonctionnant à basse température (atteignant des températures d'environ 1050C), on utilise en général des panneaux plats peints en noir qui collectent directement le rayonnement solaire incident. La surface noire peut être obtenue de façon peu coûteuse afin que le rendement de ces installations soit accru par augmentation des radiations de longueur d'onde relativement courte, c'est-à-dire inférieure à 1,5 micron environ, qui sont absorbées par le tube ou la plaque. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 952 525 décrit un exemple de tel collecteur à basse tem pérature comprenant un panneau plan. Les installations fonctionnant à température inter médire (c'est-à-dire atteignant une température qui peut aller jusqu'à 290 C environ) comportent des miroirs ou surfaces ré- fléchissantes ou des lentilles de Fresnel et analogue pour la concentration du rayonnement solaire avant son absorption par le collecteur thermique d'énergie solaire. Le rayonnement so- laire parvenant sur le miroir par exemple est focalisé sur un tire ou une plaque et absorbé, et il transmet ensuite l'éner- gie absorbée à un fluide avec lequel le tube ou le panneau est en contact. Par exemple, dans les installations fonctionnant à température intermédiaire, la concentration solaire est comprise entre environ 10 et 40 fois le rayonnement solaire incident normal. Dans les installations solaires fonctionnant à tecipé- rature élevée (dépassant 290 C environ et en général 4800C environ) des mécanismes héliotropes coopèrent avec les surfaces réfléchissantes ou les miroirs afin que le rayonnement solaire incident normal soit concentré sur une surface telle que le rayonnement parvenant sur le tube ou la plaque du collecteur solaire soit compris entre 100 et 1500 fois environ le rayonnement solaire incident normal. Dans une telle installation par exemple, un récepteur central du rayonnement solaire concentré peut être placé dans une tour disposée au centre d'un champ de réflecteurs qui suivent le déplacement du Soleil. Il est donc essentiel, pour un fonctionnement efficace des collecteurs solaires à température intermédiaire ou élevée, que le revêtement du collecteur ait un coefficient d'absorption a de l'énergie solaire aussi élevé que possible, la limite étant celle du corps noir théorique soit 100 %, a étant alors égal à 1,0, et le pouvoir émissif dans le domaine infrarouge (c'est-à-dire au-delà de 3 microns) doit être aussi salie que possible et de préférence inférieur à 0,2. De nombreuses tentatives ont été consacrées jusqu'à présent à la mise au point de "revêtements absorbants sélectifs" pour collecteurs solaires. L'expression désigne des revêtements qui ont un coefficient élevé d'absorption a dans la plus grande partie du spectre solaire et un coefficient élevé de réflexion dans le proche infrarouceafin que les pertes par rayonnement soient minimales. Les absorbeurs sélectifs sont considérés comme ayant des rapports a/ élevés. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 958 554 décrit un tel revêtement. Les revêtements sélectifs présentent de nombreux inconvénients. Le principal, dans le cas des revêtementssélectifs actuellement mis au point, est que, bien qu'ils constituent des absorbeurs très efficaces dans la plus grande partie du spectre solaire, ils coupent en fait la queue du spectre solaire du côté des grandes longueurs d'onde si bien que, bien que les pertes par rayonnement dans l'infrarouge restent minimales étant donné la sélectivité spectrale du revêtement, les pertes par réflexion dans la queue du spectre solaire sont su périeures au gain d'énergie obtenu par réduction des pertes par rayonnement.Ainsi, un revêtement sélectif multicouche pour collecteur de la technique antérieure a un coefficient d'absorp tion solaire dépassant 0,9 entre 0,4 et 1,5 micron, mais, entre 1,5 et 3,0 microns, le coefficient d'absorption solaire diminue par exemple de 0,9 à 0,2 et même moins. En fait le point de coupure entre l'absorption élevée et l'absorption faible se manifeste en général à ),5 micron environ, et cette valeur se trouve beaucoup trop Was dans le spectre solaire. En conséquence, une partie du rayonnement solaire incident est réfléchie par le revêtement. Ainsi, le coefficient global d'absorption solaire n'est seulement que de 0,85 à 0,90 environ (soit 85 à 90 %).En consequence, bien que le revêtement sélectif réduise réellement les pertes par rayonnement étant donné le faible pouvoir émissif dans l'infrarouge (c = 0,1), le revêtement sélectif n'a pas une absorption élevée dans tout le spectre solaire et 10 à 15 % du rayonnement solaire sont perdus par réflexion. Les revêtemenus sélectiprésentent deux inconvénients importants. En particulier, les compositions multicouches nécessitent un réglage précis de l'épaisseur des couches. De nombreux- revêtements sélectifs ne peuventpas être réparés sur place et il arrive souvent que les matières des revêtements présentent une diffusion mutuelle qui réduit la sélectivité. Dans les installations à collecteur solaire à température élevée, les problèmes posés par les revêtements sélectifs sont encore plus aigus. De nombreux revêtements ne restent sélectifs que tant que la composition et/ou l'épaisseur du film n'a pas été changée. De nombreux revêtements sélectifs ne sont cependant pas stables chimiquement aux températures des collecteurs fonctionnant à température élevée. Les films minces sont perméables à l'oxygène lorsqu'ils sont à température élevée et une oxyBtion du substrat se manifeste par augmentation du pouvoir émissif et déterioration du revêtement par pelage. L'invention concerne de façon générale un revêtement pour collecteur solaire à température élevée, ayant un coefficient d'absorption dépassant 0,9, aux longueurs d'onde comprises entre 0;35 et 3,0 microns, et de préférence entre 0,35 et 2,5 microns environ. Des revetements absorbant l'énergie solaire, selon l'invention, sont des oxydes minéraux stables thermiquement choisis dans le groupe qui comprend les ferrites et no tamment celles qui contiennent jusqu'à 4 métaux différents dans le réseau cristallin, des oxydes métalliques, surtout ceux du nickel, du cobalt, du fer, du molybdène et du strontium et leurs mélanges. Un mode de réalisation de l'invention est constitué par une installation collectrice d'énergie solaire qui comporte un organe de transfert de chaleur ayant un revêtement superficiel d'un oxyde minéral dont le coefficient d'absorption d'énergie solaire dépasse 0,9 aux longueurs d'onde comprises entre environ 0,35 et 3,0 microns. Un autre mode de réalisation de l'invention concerne une composition pour revêtement d'absorption solaire, ayant un coefficient d'absorption, à l'état durci, qui dépasse 0,9 aux longueurs d'onde comprises entre 0,35 et 3,0 microns, la composition contenant une charge cptiquement active ayant un coefficient d'absorption dépassant 0,9 aux longueurs d'onde comprises entre 0,35 et 3,0 microns dans un silicate organ- que tel que du polysilicate d'éthyle, et un solvant organique tel que l'éther monoéthyligue de l'éthylèneglycol ou l'acétate de cet éther, le rapport de la charge minérale au liant organique à base de silicate étant compris de façon générale entre I et 3, et le rapport du silicate organique au solvant étant compris entre 0,5 et 2, en volume. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la descrIption qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente schématiquement une installa- tion réceptrice a'énergie solaire, du type à collecteur central fonctionnant à température élevée - la figure 2 est un schéma de principe illustrant la mise en oeuvre de l'énergie solaire sous forme thermique, collec tée dans l'installation de la figure 1 - les figures 3 à 6 représentent graphiquement les - variations des flux de chaleur calculés, obtenus avec des revêtements de collecteur ayant des coefficients d'absorption et des pouvoirs émissifs différents pour des concentrations solaires de 1000, 100 et -4G, et des insolations de 800 et 700 w/m2; - la figure 7 représente la mesure du coefficient d'absorption d'un revêtement absorbant à température élevée, selon l'invention ; et - la figure 8 représente le coefficient mesuré d'absorption d'un autre revêtement absorbant à température élevée, préparé par pulvérisation dans un plasma formé dans un arc, les traits verticaux interrompus des figures 7 et 8 indiquent un changement de l'échelle des longueurs d'onde. On se réfère d'abord au schéma de la figure 1 qui représente un ensemble 10 collecteur d'énergie solaire à température élevée, du type à collecteur central unique placé sur une tour 12, par rapport à un champ de surfaces 11 réfléchissantes si bien que le rayonnement solaire incident est concentré et dirigé sur le collecteur 10. Le rayonnement solaire incident est représenté schématiquement par les références 14, et le rayonnement réfléchi est représenté schématiquement par les références 16. Les surfaces réflécnissantes 11 peuvent être montées sur une base 17 par exemple et comportent des mécanismes associés aux surfaces réfléchissantes et destinés à se déplacer en fonction du rayonnement solaire incident afin que celui-ci soit réfléchi sur le collecteur 10. Le collecteur solaire comprend un tube ou une plaque collecteur ayant un revêtement à sa surface. Le revêtement, qui fait l'objet de l'invention, est décrit plus en détail dans la suite. Le fluide qui doit etre chauffé par le rayonnement solaire est pompé du collecteur 10 à une centrale d'énergie 18 dans lequel il est utilisé par exemple pour l'entraînement d'une turbine à vapeur et d'une génératrice electrique. Après refroidissement, le fluide est renvoyé par la tour au collecteur 10 afin qu'il scit chauffé à nouveau. Comme l'installation décrite en référence à la figure 1 assure une concentration importante et fonctionne à température élevée, la température du fluide qui quitte le collecteur 10 dépasse de façon générale 2250C. En fait, lors de la mise en oeuvre de l'invention, l'installation a des surfaces reflé- chissantes qui suffisent pour la concentration du rayonnement solaire incident afin que la température du collecteur dépasse en général 2900C environ et soit comprise de préférence entre 535 et 8700C. Comme indiqué sur la figure 2, le fluide à température élevée est pompé dans une canalisation 21 afin qu'il entraîne une turbine 22 à vapeur placée par exemple dans la centrale 18 d'énergie de la figure 1. La turbine 22 est reliée à une génératrice électrique 23 qui transmet du courant électrique en un point d'utilisation parue ligne 25. Le fluide sortant de la turbine 22 est transmis par une canalisation 27 à un poste 24 de refroidissement. Le fluide refroidi est alors renvoyé par la canalisation 31 au collecteur 10 afin qu'il soit réchauffé. Comme indiqué sur la figure 2, une zone 30 de stockage de chaleur est aussi prévue.Suivant la quantité d'électricité demandée, le fluide chaud du collecteur 10 peut éventuellement être pompé dans la canalisation 32 vers la zone 30 de stockage de chaleur dans laquelle la chaleur du fluide est échangée et conservée. Le fluide ainsi refroidi revient au collecteur 10, à partir de la zone 30, par la canalisation 31. De manière analogue, une dérivation est réalisée afin que le fluide froid provenant du poste 24 puisse être acheminé par la canalisation 29 dans la zone 30 de stockage de chaleur dans laquelle le fluide est chauffé et transmis par la canalisation 33 afin qu'il entraine la turbine 22. Bien que l'installation collectrice d'énergie solaire fonctionnant à température élevée décrite précédemment soit du type à collecteur central, on note facilement que des variantes portent sur la concentration et la collecte du rayonnement so- laire et sur l'utiligtion de l'énergie thermique qui en est tirée, dans le cadre de l'invention. Plus précisément, les revêtements selon l'invention conviennent à des collecteurs fonctionnant à température élevée, c'est-à-dire à des collecteurs qui fonctionnent à des températures dépassant 290 "C, le rayonnement solaire incident ayant été concentré de 40 à 2000 fois environ par rapport au rayonnement normal parvenant dans la zone donnée. Dans tous les cas, les organes de transmission de chaleur des collecteurs à température élevée, utilisés dans l'installation décrite en référence à la figure, ont un revêtement de surface qui a un coefficient élevé d'absorption a d'énergie solaire aux longueurs d'onde comprises entre 0,35 et 3,0 microns environ. En fait, ce revêtement peut avoir un pouvoir émissif dépassant 0,45 dans la plage infrarouge (c'està-dire au-delà de 3 microns). Ce revêtement est très différent des "revêtements sélectifs" connus qui se caractérisent par des coefficients d'absorption pouvant atteindre 0,9 aux longueurs d'onde comprises entre 0,35 et 1,9 micron environ, et par des pouvoirs émissifs bien inférieurs à 0,4 et aussi faibles que 0,1 en général. L'analyse du bilan énertétique (énergie solaire absorbée par rapport aux pertes par rayonnement) des collecteurs solaires fonctionnant à température élevée indique que, dans les applications dans lesquelles les concentrations solaires doivent être élevées, wne augmentation du coefficient d'absorption de l'énergie solaire dans tout le spectre solaire jus qù' a 0,95 par exemple est plus importante qu'une réduction du pouvoir émissif dans le proche infrarouge de 0,90 à 0,10.Ainsi, bien qu'un revêtement sélectif réduise efficacement les pertes par rayonnement étant donné le faible pouvoir émissif dans l'infrarouge, par exemple lorsque E = 0,1, le revêtement sélectif ne présente pas un coefficient élevé d'absorption solaire dans tout le spectre de l'énergie solaire et 10 à 15 % environ du rayonnement incident sont perdus par réflexion. Ainsi, lorsque le rayonnement, aux longueurs d'onde dépassant 0,50 micron par exemple, est réfléchi plutôt qu'absorbé, le résultat est que le coefficient global d'absorption d'énergie solaire n'est que de 0,85 à 0,90 environ.En conséquence, un revêtement absorbant qui a un coefficient d'absorption dépassant 0,90 et de préférence atteignant 0,95, même avec un pouvoir émissif d'environ 0,90, est un absorbeur bien plus efficace qu'un revêtement sélectif ayant un coefficient d'absorption d'environ 0,85 et un pouvoir émissif E de 0,1 pour des concentrations élevées d'énergie solaire. Dans un autre exemple illustrant les conclusions qui précèdent, on compare le gain thermique résultant dans trois cas particuliers de re-vêtement de collecteur solaire, ces trois cas étant les suivants : (a) un revêtement sélectif tel que a = 0,85 et s = 0,1, 'b! un revêtement sélectif tel que a = 0,90 et E = 0,1 et (c) un revêtement selon l'invention tel que a = 0,95 et C = 0,90. Le gain résultant d'énergie, pour ces trois revêtements d'absorption solaire, est calculé pour des températures de collecteur comprises entre 205 et 10950C. Les pertes par rayonnement sont calculées d'après l'équation de Stefan-Boltzmann.Les pertes par convection ne sont pas prises en considération car elles sont les mêmes pour les deux revêtements sélectifs et le revêtement absorbant selon l'invention et n'affectent donc pas la comparssono Les calculs sont effectués pour deux insolations solaires moyennes et pour quatre niveaux de concentration solaire. Les flux thermiques résultants calculés pour les trois revêtements collecteurs, ayant des coefficients d'absorption et des pouvol;--. émissifs différents, figurent dans les tableaux I et S-I. Le flux résultant ce chaleur considéré est égal à l'énergie solaire absorbée réduite de lté- nergie irradiée. L'énergie absorbé est égale au produit de l'insolation par le coefficient d'absorption et la concentration solaire.Comme indiqué précédemment, l'énergie irradiée est déterminée d'après l'équation de Stefan-Boitzmann. I1 faut noter que le revêtement non sélectif 3 des tableaux est un revêtement selon l'invention. TABLEAU I Comparaison des flux thermiques résultants des revêtements non sélectifs selon l'invention et de deux revêtements sélectifs Insolation moyenne : 800 W/m2 Concentration solaire : 1000 Temp. de col- Flux résultant de chaleur kW/m2 lecteur, OC Revêtement sé- Revêtement sé- Revêtement non lectif 1 lectif 2 sélectif 3 (al = 0,85) ( 2 = 0,90) (a3 = 0'95) = = 0,10) (C2 = 0,10) (3 = 0,90) 204 679,8 719,8 757,8 316 679,4 719,4 754,3 427 678,7 718,7 748,2 538 677,6 717,6 738,3 727 674,4 714,4 70'),) 816 672,1 712,1 688,6 1093 660,3 700,3 582,6 Concentration solaire : 500 204 339,8 359,8 377,8 316 339,4 359,4 374,3 427 338,7 358,7 368,2 538 337,6 357,6 358,3 727 334,4 354,4 329,3 816 332,1 352,1 308,6 1093 320,3 340,3 202,6 Concentration solaire : 100 204 67,8 71,8 73,8 260 67,6 71,6 72,3 316 67,4 71,4 70,3 371 67,1 71,1 67,6 427 66,7 70,7 64,2 538 65,6 60,6 54,3 Concentration solaire : 40 204 27,0 28,6 28,2 232 26,9 28,5 27,5 260 26,8 28,4 26,7 288 26,7 28,3 25,8 316 26,6 28,2 24,7 427 25,9 27,5 18,6 538 24,8 26,4 8,7 TABLEAU II Comparaison des flux thermiques résultants des revêtements non Sélectifs selon l'invention et de deux revêtements sélectifs Insolation moyenne : 700 W/m2 Concentration solaire : 1000 Temp. de col- Flux résultant de chaleur kW/m2 lecteur, C Revêtement sé- Revêtement sé- Revêtement non lectif 1 lectif 2 sélectif 3 (a1 = 0,85) (a2 = 0,90) (a3 = 0,95) (#1 = = 0,10) (C2 = 0,10) (E3 = 0,90) 204 594,7 629,8 662,8 316 594,4 G29,4 659,3 427 593,7 623,7 653,2 538 592,6 627,6 643,3 727 589,4 624,4 614,3 816 587,1 622,1 593,6 1093 575,3 610,3 487,6 Concentration solaire : 500 204 297,3 314,8 330,3 316 296,9 314,4 326,8 427 296,2 313,7 320,7 538 295,1 312,6 310,8 727 291,9 309,4 281,8 816 289,6 307,1 261,1 1093 277,8 295,3 155,1 Concentration solaire : 100 204 59,3 62,3 64,3 260 59,1 62,6 G2,3 316 53,9 G2,4 G0,3 371 53,5 62,1 58,1 427 58,2 61,7 54,7 538 57,1 G0,G 44,8 Concentration solaire : i0 204 23,6 25,0 24,4 232 23,5 24,9 23,7 260 23,4 24,8 22,9 316 23,2 24,6 20,9 427 22,5 23,9 14,8 538 21,4 22,8 4,9 Les résultats sont représentés graphiquement sur les figures 3 à 6. En fait, les figures 3 à 6 montrent clairement les régimes de températures pour lesquels le revêtement d'absorption selon l'invention est plus efficace que l'un ou l'autre des deux revetements sélectifs, pour une insolation solaire moyenne de 800 W/m2. Ainsi, pour une concentration solaire de 1000, le revêtement selon l'invention est plus efficace que le revêtement sélectif ayant un coefficient d'absorption de 0,85 et un pouvoir émissif de 0,1, à des températures de collecteur pouvant atteindre 870"C. La même comparaison avec le revêtement sélectif ayant un coefficient d'absorption de 0,90 et un pouvoir émissif de 0,1 montre que la température à laquelle le revêtement absorbant selon l'in- vention et le revêtement sélectif ont des gains résultants équivalents en énergie est de 6800C, cette température se trouvant bien dans la plage de températures des collecteurs prévus dans les installations à tour élevée.Même pour des concentrations solaires de 40, un revêtement selon l'Invention tel que a = 0,95 et C = 0,9 est encore plus efficace qu'un revêtement sélectif tel que a = 0,95 et = 0,1, à des températures de collecteur de 2570C ; cependant, une augmentation du coefficient d'absorption du revêtement sélectif à 0,9 pour E = 0,1, permet la formation d'un revêtement sélectif dont l'efficacité est supérieure d'environ 6 % à celle du revêtement selon l'invention, à une température de collecteur de 2600C.- Dans tous les cas, il apparaît clairement des résultats que, aux concentrations solaires élevées, par exemple dépassant 100, un gain fractionnaire sur le coefficient d'absorption est plus important qu'une réduction du pouvoir émissif de 0,9 à 0,1. La sélectivité, c'est-à-dire la réduction du pouvoir émissif, n'a une importance qu'aux faibles concentrations solaires, c'est-à-dire inférieures à 40 environ. L'invention concerne un revêtement absorbant l'énergie solaire, ayant un coefficient d'absorption a qui dépasse 0,90 environ et de préférence 0,95 environ (la limite étant celle du corps noir, soit cl = 1,00) danse spectre solaire dont les- longueurs d'onde sont comprises entre 0,35 et 3,0 microns environ. Le revêtement absorbant contient des oxydes métalliques, des ferrites et des mélanges de telles matières qui sont thermiquement stables. Les oxydes métalliques sont représentés par la formule générale MbOC dans laquelle M est choisi dans le groupe qui comprend le nickel, le cobalt, le strontium et le molybdène, b est un nombre compris entre 1 et 3 et c est un nombre compris entre 1 et 4. De tels oxydes métalliques sont des composés bien connus.L'oxyde métallique le plus avantageux pour l'absorption d'énergie solaire est CO3O4. Le terme ferrite désigne un oxyde multiple contenant de l'oxyde de fer et représenté de façon générale par la formule M'Fe204, M' représentant au moins un et jusqu'à quatre métaux monovalents ou bivalents différents choisis dans le groupe qui comprend le nickel, le zinc, le lithium, le molybdène, le manganèse, le magnésium, le cobalt, le cuivre, le strontium, le baryum, l'aluminium, le gadolinium et l'yttrium, le fer Fe étant à l'état d'oxydation +3. De nombreuses ferrites sont des matières naturelles que la magnétite Fe304, l'hématite Fe203, la jacobtite (Fe,Mn)304 et analogue.Les ferrites peuvent aussi etre facilement préparées à partir des oxydes métalliques et de l'oxyde de fer suivant l'équation MO + Fe2O3 # MFe2O4 Parmi les matières absorbantes a base de ferrites les plus avantageuses, selon l'invention, on peut citer les matières suivantes Ni0,35Zn0,65Fe2O4, 2CoO.BaO.8Fe2O3, CoFe2O4, (Li0,5Fe0,5)0,9Zn0,1Fe2O4, (Li0,5Fe0,5)0,45Ni0,175Zn0,375Fe2O4. Selon l'invention, l'organe de transmission de chaleur du collecteur solaire est revêtu d'un revêtement absorbant. Le revêtement peut être réalisé par pulvérisation a la flamme ou dans un plasma formé à l'aide d'un arc, de la matière absorbante de revêtement, sur un alliage métallique convenable résistant à température élevée, par exemple les alliages de nickel vendus sous la marque "Hastelloy" par Union Carbide, New-York, les alliages nickel-chrome vendus par the Internal Nickel Company, Huntington, Virginie de l'Ouest, sous la marque "Inconel" ou un alliage cobalt-molybdène formant un substrat utilisé par exemple pour la construction de tubes de fours fonctionnant a température élevée.Lors de l'utilisation de la technique de pulvérisation à la flamme ou dans le plasma formé dans un arc, un liant minéral doit être utilisé car les particules de la matière absorbante (ayant en général une dimension particulaire égale à 0,25 micron et de préférence inférieure a 0,25 micron) sont chauffées a une valeur suffisamment élevée pour qu'elles se liquéfient à la surface de l'organe de transmission de chaleur et donnent ainsi une bonne liaison avec cet organe. Cependant, un liant vitreux ayant une di mension particulaire du même ordre de grandeur et formé par exemple de silice, peut être mélangé préalablement à la matière du revêtement absorbant et déposé simultanément sur le substrat, et le rapport du liant vitreux à la matière absorbante optiquement active est compris entre environ 10 et 50 % en volume et de préférence entre 10 et 30 % en volume. Le revêtement absorbant selon l'invention peut être appliqué très avantageusement sur l'organe de transmission de chaleur et fixé à sa surface par mélange à un polysilicate organique, dans un solvant convenable, et par application de la suspension par les technique classiques de pulvérisation de peinture. Ainsi, une composition d'absorption d'énergie solaire est d'abord préparée à partir de la matière absorbante optiquement active et d'un liant convenable tel que le silicate organique précité. Par exemple, la matière de charge a une dimension particulaire inférieure à 0,149 mm environ et de préférence à 0,044 mm environ. Le liant choisi est un silicate organique tel que les polysilicates d'alkyle, et notamment le polysilicate d'éthyle, dans un solvant organique tel que l'éther monoéthylique d'éthylèneglycol ou l'acétate de cet éther. Le rapport du solvant au silicate organique fait compris entre environ 20 et 80 % en volume et de préférence entre environ 40 et 60 % en volume. Le rapport de la matière optiquement active au liant (y compris le solvant organique) est compris entre 1 et 3 et de préférence entre 1,5 et 2. Comme indiqué précédemment, la suspension de la matière absorbante optiquement active et du véhicule est appliquée par les techniques classiques de pulvérisation de peinture sur l'organe de transmission de chaleur du collecteur solaire. Le véhicule durcit normalement à température ambiante. Ainsi, après application de la charge optique et du liant sur le substrat, celui-ci repose dans les conditions ambiantes pendant un temps qui suffit au durcissement du véhicule. Après application de la charge et du liant à la surface du substrat, celui-ci est éventuellement et avantageusement chauffé à une température comprise entre environ 150 et 2050C à l'air afin que le durcissement du revêtement soit complet. On considère maintenant des exemples de mise en oeuvre de l'invention, donnés à titre purement illustratif. EXEMPLE 1 On prépare une série de revêtements absorbant l'éner- gie solaire, représentatifs du type décrit précédemment, à l'aide de liants de silicate d'alkyle disponibles dans le commerce. La matière optiquement active de charge ou la matière absorbant l'énergie solaire, est dispersée dans le liant puis appliquée par pulvérisation de la suspension sous forme d'une peinture, sur un substrat métallique brut. Après durcissement à température ambiante pendant24h environ, le coefficient d'absorption d'énergie solaire du revêtement est mesuré aux longueurs d'onde comprises entre 0,4 et 3,0 microns, et il est intégré sur tout le spectre solaire. Ensuite, on mesure à nouveau les coefficients dlabsorption d'énergie solaire après 24 h d'exposition du substrat revêtu à l'air à 7040C.La composition de la charge et les rapports de la charge au liant ainsi que les résultats obtenus figurent dans le tableau qui suit. Essai n Composition de la charge optique Liant Rapport charge/ Coefficient intégré liant d'absorption solaire tel que préparé après 24 h à 704 C 1 Ni0,35Zn0,65Fe2O4 "Silbond" H5# 2/1 0,918 0,939 2 2CoO.BaO.8Fe2O3 "Silbond" H5# 1,63/1 0,941 0,921 3 CoFe2O4 "Silbond" H5# 1/1 0,946 0,933 4 Ni0,35Zn0,65Fe2O4 "Silbond" H6# 2/1 0,929 0,904 5 (Li0,5Fe0,5)0,9Zn0,1Fe2O4 "Silbond" H6# 2/1 0,952 ND 6 (Li0,5Fe0,5)0,45Ni0,175Zn0,375.Fe2O4 "Silbond" H6# 2/1 0,913 0,887 7 Co3O4 "Silbond" H6# 2/1 0,924 0,930 8 2CoO.BaO.8Fe2O3 "Silbond" H6# 1,5/1 0,908 0,901 9 Fe3O4 "Silbond" H5# 2/1 0,968 ND # "Silbond" H5 et H6 sont des marques de fabrique de the Stauffer Chemical Company, Westport, Connecticut, Etats-Unis d'Amérique, correspondant à un polysilicate d'éthyle de formule générale (C2H5O)3SiO[(C2H5O)2SiO]xSi(OC2H5)3, le premier composé étant un liquide bleu ayant une tension de vapeur à 20 C, de 48 mbar, alors que le second est un liquide blanc à jaune clair, ayant une tension de vapeur de 32 mbar à 20 C. ND = non déterminé. La figure 7 représente le coefficient d'absorption d'énergie solaire du revêtement préparé dans ltessai 1, à des longueurs d'onde comprises entre 0.24 et 24 microns. On On note d'après les résultats que les revêtements préparés ont des çoefficients d'absorption dépassant 0,90, à l'exception de la composition n06, même après exposition pendant 24 h à l'air à 7040C, le coefficient d'absorption restant supérieur à 0,90. EXEMPLE 2 Dans cet exemple, on revêt u. alliage à concentration élevée de nickel et de molybdène d'une ferrite de lithium et de zinc ayant la composition (Li0,5Fe0,5)0,9Zn0,1Fe2O4 par dépôt d'une poudre de ferrite de dimension pa.-ticulaire inférieure à 0,044 mm, de la composition indiquée, avec un appareil e pulvérisation dans un plasma formé dans un arc, à l'aide d'argon qui constitue le gaz du plasma et du véhicule gazeux, avec une puissance consommée de 20 kW et un débit de gaz du plasma de 2,4 m3/h. Après revêtement du substrat métallique par la ferrite de lithium-zinc, le substrat revêtu est exposé de façon répétée à la température comprise entre 982 et 10380C du jet d'un appareil à post-combustion, avant refroidissement à température à peu près ambiante. L'opération est répétée péndant 50 fois au total. Le revetement supporte ces cycles à température élevée sans aucun effet perturbateur. Les ca ractérstiques d'absorption du revêtement, entre 1 et 24 microns, après exposition acyclique à température élevée, apparaissent sur la figure 8. On note, au-dessous de 4 microns, que le coefficient d'absorption est égal à 0,95. REVENDICATIONS 1. Installation à collecteur d'énergie solaire, caractériséeen ce qu'elle comprend un organe de transmission de chaleur, un revêtement placé à la surface de cet organe et contenant un oxyde minéral ayant un coefficient d'absorption d'énergie solaire dépassant 0,90 environ à une longueur d'onde comprise entre environ 0,35 et 3,0 microns, la matière du re-vêtement étant choisie dans le groupe qui comprend les ferrites, les oxydes métalliques et leurs mélanges, un dispositif destiné à transmettre un fluide en relation d'échange de chaleur avec l'organe de transmission de chaleur et un dispositif destiné à transmettre un fluide de cet organe à une zone utilisatrice. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisoeen ce que l'oxyde minéral est une ferrite. 3. Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que la ferrite contient 1 à 4 métaux différents dans le réseau cristallin, ces métaux étant choisi dans le groupe qui comprend le nickel, le zinc, le lithium, le molybdène, le manganèse, le magnésium, le cobalt, le cuivre, le strontium, le baryum, l'aluminium, le gadolinium et l'yttrium. 4. Installation à collecteur d'énergie solaire, du type qui comprend des réflecteurs destinés à concentrer le rayonnement solaire incident afin qu'il parvienne sur une matière de transmission de chaleur, le rayonnement solaire incident étant concentré suivant un facteur compris entre environ 40 et 2000, ladite intallation étant caractérisée en ce qu'elle comprend un revêtement d'un oxyde minéral formé sur la matière de transmission de chaleur, ce revêtement ayant un coefficient d'ab sorrtion qui dépasse 0,90 environ, aux longueurs d'onde comprises entre environ 0,35 et 3,0 microns, l'oxyde minéral étant choisi dans le groupe qui comprend les ferrites, les oxydes métalliques est leurs mélanges. 5. Installation selon l'une des revendications let 4, caractérisée en ce que l'oxyde minéral est un oxyde d'un métal choisi dans le groupe qui comprend le nickel, le cobalt, le fer, le molybdène et le strontium. 6. Installation selon les revendications 1 et 5, prises ensemble, caractérisée en ce que l'oxyde minéral est un oxyde de fer ou de molybdène. 7. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'oxyde métallique est un oxyde de cobalt. 8. Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'oxyde minéral est une ferrite ayant 1 à 4 métaux différents dans le réseau cristallin, ces métaux étant choisis dans le groupe qui comprend le nickel, le zinc, le lithium, le molybdène, le manganèse, le magnésium, le cobalt, le cuivre, le baryum, le strontium, l'aluminium, le gadolinium et l'yttrium. 9. Installation selon l'une des revendications 2 et 8, caractérisée en ce que la ferrite est du type nickel-zinc. 10. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que la ferrite de type nickel-zinc a une composition cor respondant à la formule Nio 35Zn0 04. 11. Installation selon l'une des revendications 2 et 8, caractérisée en ce que la ferrite est du type lithium-zinc. 12. Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que la ferrite de type lithium-zinc a une composition correspondant à la formule (Li0,5Fe0,5)0,9Zn0,1Fe2O4. 13. Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce que la ferrite a une composition correspondant à la formule (Li0,5Fe0,5)0,45Ni0,175Zn0,375Fe2O4. 14. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que la ferrite a une composition correspondant à la formule 2CoO.BaO.8Fe203. 15. Composition pour revêtement absorbant l'énergie solaire, caractérisée en ce qu'elle contient une charge optique et un liant, dans un rapport pondéral compris entre environ 1/1 et 3/1, la charge optique ayant une dimension particulaire comprise entre environ 0,149 et 0,044 mm, la charge optique étant un oxyde minéral dont le coefficient d'absorption d'énergie solaire dépasse 0,90 environ aux longueurs d'onde comprises entre environ 0,35 et 3,0 microns, l'oxyde organique étant choisi dans le groupe qui comprend les ferrites, les oxydes métalliques et leurs mélanges, le liant étant un polysilicate d'alkyle. 16. Composition selon la revendication 15, caractérisée en ce que le liant est un polysilicate d'éthyle dissous dans 20 à 80 8 en volume environ d'un solvant organique. 17. Composition sion la revendication 16, caractérisée en ce que l'oxyde minéral est un oxyde métallique choisi parmi parmi les oxydes de nickel, de cobalt, de fer, de molybdène et de strontium. 18. Composition selon la revendication 16, caractérisée en ce que l'oxyde minéra' est une ferrite ayant là 4 métaux différents dans son réseau cristallin, les métaux étant choisis dans le groupe qui comprend le nickel, le zInc, le lithium, le molybdène, le manganèse, le magnésium, le cobalt, le cuivre, le strontium, le baryum, l'aluminium, le gadolinium et l'yttrium. 19. Composition selon la revendication 18, caractérisée en ce que la ferrite est choisie parmi les ferrites des types lithium-zinc, nickel-zinc, lithium-nickel-zinc, et baryum cobalt