La présente invention a pour objet un dispositif de protection collectif destiné en particulier mais non exclu sivement, à l'amortissement des chutes de personnes travaillant à l'édification d'un bâtiment. En matière de protection, on sait que l'on distingue les dispositifs de protection individuels dans lesquels une seule personne est attachée au moyen de ceinture ou harnais de sécurité, à des points fixes de la construction et les dispositifs de protection collectifs dans lesquels les personnes sont libres de leurs mouvements. La présente invention se rapporte à un dispositif du deuxième genre. Il est déjà connu d'établir autour des constructions en cours, des filets susceptibies d'arrêter la chute d'une personne qui viendrait à tomber de 1t ouvrage en cours à la suite d'un faux-pas. Dans un dispositif particulier connu, le filet de protection est tendu entre un montant fixé sur le bâtiment et des consoles de soutien. Ce dispositif ne donne pas pleinement satisfaction, dans la mesure où le filet présente, lorsqu'un corps est projeté avec une certaine énergie cinétique, un pouvoir d'absorption instantané qui ntest pas suffisant.Il en résulte que si la chute est stoppée, la brusque décélération appliquée sur le corps risque de produire des lésions des organes vitaux. Autre part, lorsque le filet plie, le corps risque de porter sur les montants, traverses et tendeurs de soutien du filet, ce qui se traduit par des chocs dommageables. La présente invention a pour objet un dispositif de protection qui présente une grande souplesse, de façon à encaisser élastiquement l'impact dpun corps en chute libre, sans provoquer d'action néfaste sur l'organisme de la personne dont la chute est arrêtée. Un autre objet de ltinven- tion est un dispositif qui élimine tous les organes de support pouvant se trouver, soit sur la trajectoire du corps, soit sous-le filet à l'intérieur du volume de travail. Un autre objet de 11 invention est la réalisation d'un dispositif qui soit fiable, facile à poser et à démonter. Selon la présente invention, le dispositif de protection collectif contre les chutes, destiné à être monté contreun bâtiment et comprenant une nappe flexible tendue entre au moins deux montRnts fixés sur le mur et l'extrémité d'au moins deux consoles, est caractérisé en ce que les arcs de consoles sont réalisés en un matériau flexible assurant simultanément le maintien et la tension de la nappe. L'idée de base de l'invention consiste à faire amortir la chute par l'ensemble des éléments constitutifs du dispositif et non plus, comme précédemment, par la seule nappe. Ce dispositif est à tension automatique, cette disposition résultant, d'une part, de sa forme et, d'autre part, des matériaux employés. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre d'un mode de réalisation particulier, en regard des figures qui représentent - la figue t une vue en perspective d'un dispositif selon l'invention ; - la figure 2 une vue lsstérale en coupe du même dispositif - la figure 3 une vue du montage du filet. Sur la figure 1, des montants 1 sont fixés contre la façade d'un bâtiment 2 en construction ou en réparation. Les montants 1 comportent à leur partie supérieure des potences 3 sur lesquelles vient s'articuler un jonc 4 qui sera également appelé, par la suite, jonc intérieur. Sur ce jonc sont enfilés des anneaux 5 qui peuvent être en une matière plastique, par exemple. Ces anneaux enserrent simultanément le jonc 4 et une ralingue 6 d'un filet 7. Sur la seconde extrémité du filet 7, des anneaux 5 réunissent la ralingue 6 à un jonc extérieur 8. Le jonc extérieur 8 est réuni mécaniquemett par des têtes 9 aux arcs de consoles 10. Lesdits arcs sont reliés par leur seconde extrémité à des tendeurs 11 solidaires des montants 1. Bien que la nappe flexible soit avantageusement constituée par un filet, il va de soi qu'il est possible d'utiliser une toile élastique ou non, un treillis, un grillage ou tout autre matériau en forme de feuille ou de nappe. On notera que ce dispositif ne comporte, à l'excep- tion des montants qui sont en métal traité, aucune pièce métallique en mouvement (articulations, ressorts compensateurs, etc.) Les parties actives de maintien et de tension delà nappe sont inertes yi8-à-yiÇ des agents atmosphériques et > par suite très stables dans le temps. De plus, elles sont légè res > ce qui facilite grandement leur transport et leur mise en oeuvre. Les arcs 10 de consoles sont avantageusement réalisés en un jonc de résine polyester anticorrosion, armée de fibres de verre, donnant au jonc la résistance voulue en flexion et en traction.Dé préférenoe,le jonc est enclos dans un tissu, ruban, gaine ou-toutes fibres susceptibles d'éviter le délaminage et ltécIrtement. Il .11 va de soi,toutefois, que tout-autre matériau présentant des caractéristiques mécaniques analogues, peut être utilisé, chaque arc pouvant d'ailleurs être constitué de plusieurs joncs travaillant en parallèle. Les joncs intérieur 4 et extérieur 8 sont avantageusement constitués dans la même matière que les arcs de console. Les montants 1 et les arcs 10 peuvent être espacés de 2 à 3 mètres, par exemple. Uniquement afin de fixer les idées,pour un dispositif destiné à amortir la chute;d'un corps de 100 kg tombant d'une hauteur de 6 mètres, des résultats satisfaisants ont été obtenus avec des joncs de 2,8 cm de diamètre-. Sur la figure 2, on peut voir que le montant 1 est fixé sur le mur 2 par l'intermédiaire d'un seul point d'an- crage 13, ce qui permet un léger débattement latéral desdits montants, lors de l'amortissement d'une chute. L'extrémité inférieure de l'arc 10 est introduite dans un tendeur 11 articulé en 15 sur le montant 1, la tension étant obtenue grace à un verrou 12 articulé en 14 sur le même montant 1, qui prend appui sur le tendeur 11 et est bloqué en position par une vis 17. Les références utilisées sur la figure 1 ont été conservées. Afin de mieux montrer le mouvement qui se produit effectivement lors de l'amortissement d'une chute, on a représenté en traits pointillés la position des éléments lors de la réception du corps, le filet s'enfonce ramenant l'extrémité supérieure 9 de l'arc 10 en direction du mur. Sous l'influence de lvélasticité de l'arcs le dispositif reprend ensuite sa position initiale. On notera qu'au cours de cette opération le tendeur et son verrou bien qu'articulés sont restés bloqués; les rticulations n'interyennt pRs dans le processus d'amortissement. mais uniquement au montage. La figure 3 représente le montage du filet 7 entre le jonc intérieur 4 > lui-mEme supporté par les potences 3 des montants 1 et le jonc extérieur 8. Comme il a été dit précédemment, ces deux joncs présentent une certaine élasticité, de sorte qu'ils coopèrent avec l'ensemble du dispositif à l'amortissement des chocs. Les ralingues 6 du filet sont reliées au jonc par des anneaux 5 qui sont avantageusement en matière plastique présentant la résistance suffisante. Les ralingues peuvent être constituées par exemple d'un cordage polyamide fixé au filet au moyen d'amarrage classique en tresses de nylon. Le filet lui-même peut être réalisé en tresses de résistance de rupture normalisées pour un allongement supérieur à 18%. Les têtes 9 sont des pièces en polyamide moulé par exemple, permettant l'assemblage des arcs et du jonc extérieur. Afin de faciliter le transport, le jonc extérieur 8 est avantageusement constitué de brins pouvant être alignés au moyen des têtes 9. Le jonc intérieur peut également être constitué de brins de même longueur que les brins du jonc extérieur, brins qui sont assemblés par des pièces tubulaires 16 qui réalisent un manchonnage du brin et coopèrent avec les potences 3 des montants 1. La mise en place du dispositif est extrêmement simple: - les montants sont fixés au mur de la construction, par exemple au moyen de boulons placés dans des trous préformés 13 L'extrémité inférieure des arcs est introduite dans les tendeurs à l'état déverrouillé. Le filet étant étendu sur le sol, le jonc intérieur 4 est placé dans les anneaux 5 du filet et, dans le cas d'un assemblage de brins multiples des raccords tubulaires 16 sont placés au droit des montants. De la même manière, les joncs extérieurs 8 sont enfilés dans les anneaux 5 du filet et serrés dans les têtes 9. On dresse alors l'ensemble et les joncs intérieurs sont > dans un premier temps, fixés sur les attaches prévues sur les montants. On exerce alors une pression vers le bas sur les joncs des arcs 10, ce qui provoque la mise en position et le verrouillage des tendeurs que l'on bloque à l'aide des vis 17. Le dispositif est alors prêt à amortir des chutes accidentelles. Le démontage s'effectue dans l'ordre inverse. Le dispositif selon l'invention n'entrain aucune contrainte pour les ouvriers travaillant dans lss partie supérieure de l'immeuble. Comme cela apparait plus clairement sur la figure 2, le filet 7 est, de préférence, incliné vers l'intérieur, cette caractéristique résultant du choix d'une longueur appropriée des joncs formant les arcs des consoles. Cette disposition a pour but d'éviter qu'au cours du rebond suivant la flexion des arcs, le corps ne soit éjecté vers l'extérieur. Sur cette figure, sous l'influence de l'impact, le dispositif prend d'abord la configuration représentée en 7", 10", puis, sous l'influence des forces élastiques, la position définitive 7', 10', après passage par différentes positions intermédiaires. La conception des organes de soutien du filet autorise un dégagement satisfaisant de la partie basse de la construction permettant de bonnes conditions de travail. Le montage modulaire des joncs de support intérieurs et extérieurs facilite, d'autre part, la réalisation de dispositifs de longueur adaptée au périmètre du bâtiment, par utilisation d'éléments standards d'une longueur comprise entre trois et cinq mètres, par exemple. Incidemment, le filet de protection contre les chutes de personnels, constitue également une protection des personnes se trouvant à la partie inférieure contre les chutes d'objets provenant de la partie supérieure. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de protection collectif contre les chutes destiné à être monté contre un bâtiment et comprenant une nappe flexible tendue entre au moins deux montants figssur le mur et les extrémités d'au moins deux consoles, caractérisé en ce que les arcs de console sont réalisés en un matériau flexible assurant simultanément le maintien et la tension de la nappe. 2.- Dispositif selon la revendication 1? caractérisé en ce que la nappe précitée est constituée par un filet. 3.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les arcs de console sont réalisée en résine polyester armée de fibres de verre. 4.- Dispositif selon ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la nappe précitée est reliée aux montants par I1 intermédiaire de joncs élastiques. 5.- Dispositif selon ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque arc de console est constitué par un jonc unique. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque arc de console est monté entre une tête de fixation du côté de la nappe et un tendeur verrouillable du côté du montant. 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la longueur des arcs est telle que la nappe précitée soit inclinée vers 11 intérieur par rapport à lthorizontale. 8.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les montants sont fixés sur les murs de la construction par un seul point d'ancrage.