Au brevet français N" 908.896 on décrit un détendeur de gaz formé par un boltier subdivisé en une chapelle et en une chambre de détente par une membrane étanche soumise aux actions antagonistes dtun ressort se trouvant dans la chapelle et de la pression régnant dans la chambre. Celle-ci est pourvue d'un raccord d'entrée et d'un raccord de sortie. Elle contient un mécanisme de sécurité destiné à appliquer un clapet sur le raccord d'entrée quand la pression dans la chambre est en dehors d'une plage délimitée par des limites supérieure et inférieure. Quand la pression décroît à partir d'une valeur élevée, le clapet est successivement fermé, ouvert entre les pressions dites de sécurité et de fermeture, puis fermé à nouveau en deçà de la pression de fermeture. Les progrès dans la technique des détendeurs, jalonnés par les brevets français 1.038.442, 1.060.713, 1.324.992, 1.393.971, 1.407.713, 1.473.216, 1.451.490 et 1.523.353, ont consisté à simplifier tant la structure que le montage du mécanisme de sécurité. Le montage grève beaucoup le coût du détendeur, car il doit s'effectuer à l'intérieur d'une chambre relativement étroite et exige donc un travail minutieux. L'invention propose un mécanisme de sécurité comportant un nombre moindre d'éléments constitutifs que tous ceux connus jusqu'ici et dont le montage à l'intérieur de la chambre est simplifié considérablement. Le mécanisme de sécurité comprend une chape ou autre organe de maintien unidirectionnel solidaire de la membrane. Le clapet est maintenu et appliqué sur le raccord d'entrée par la chape en position de repos correspondant à une pression élevée dans la chambre. Le clapet est libre dé s'écarteur du raccord et tend à le faire, de lui-meme ou sous l'action de la pression du gaz arrivant par le raccord d'entrée, quand la chape se déplace, solidairement de la membrane et à l'encontre de la direction de la force de rappel du ressort, jusqu'à une position d'ouverture. Quand la chape est déplacée suivant ladite direction au-delà de la position d'ouverture, elle attaque un levier. Ce dernier attaque alors le clapet et l'applique sur le raccord. Suivant l'invention, le levier est articulé à la chape et est coudé et le coude prend un appui, de préférence glissant, sur une paroi, notamment sur le fond, du boîtier. Outre le clapet classique, notamment monté pivo tant autour d'un axe, le mécanisme de sécurité ne comporte que la chape et le levier. L'articulation de l'un à l'autre peut s'effectuer avant le montage en dehors de la chambre. Le montage est encore simplifié par le fait que l'appui glissant peut compenser un défaut d'ajustement,l'articulation de la chape et du levier définissant en outre sans jeu, donc sans réglage, leur coopération, ce qui n'est pas le cas quand elles coopèrent par contact. On peut diminuer la dimension de la chambre pour une plage donnée d'ajustement ou, à dimension donnée, obtenir une plus grande zone de glissement en suspendant le levier à la chape quand celle-ci est en position de repos et, de préférence, tant qu'elle n'atteint pas la position de fermeture où le levier commence à agir sur le clapet. En raison du poids du levier qui cesse alors de s'exercer sur la membrane, on obtient un seuil net pour la pression de fermeture. Pour guider cependant le levier, il est bon de prévoir un bossage venu de fonderie sur le fond du boîtier dans le prolongement de la direction de déplacement de l'ensemble de la membrane et de la chape. Pour que le levier ne soit pas trop pesant tout en étant suffisamment robuste et rigide et tout en présentant une face d'action suffisante sur le clapet, il est bon d'évider le levier. Celui affecte notamment la forme de deux barrettes latérales coudées reliées entre elles par une entretoise d'attaque du clapet. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple La figure 1 est une vue partielle en coupe longitudinale du détendeur suivant l'invention, alors que la chape est en position de repos, tandis qu'aux figures 2 et 3 la chape est respectivement en position d'ouverture et a dépassé cette position d'ouverture; et La figure 4 est une vue en perspective du levier articulé à la chape dans la position illustrée à la figure 3. Le détendeur pour gaz butane, représenté aux figures 1 à 3,est formé d'un boîtier 1 constitué de deux demicoquilles 2, 3, coinçant entre elles le pourtour d'une membrane 4 étanche qui définit à l'intérieur du boîtier 1 une chapelle 5 supérieure et une chambre 6 inférieure de détente. Un ressort 7 est appuyé par l'une de ses extrémités sur le sommet de la cha pelle 5 et par l'autre sur une coupelle 8 solidaire de la membrane 4. La chambre 6 de détente est pourvue d'un raccord 9 d'entrée du gaz comprimé et d'un raccord 10 de sortie du gaz détendu. Une chape 11 solidaire de la membrane 4 s'étend verticalement dans la chambre 5. A l'axe 12 de la chape est articulé un bras 13 d'un levier présentant un coude 14 et se prolongeant par un autre bras 15. Les bras (figure 4) sont constitués par deux barrettes 13a, 15a et 13b, 15b reliées entre elles par une entretoise 16 d'extrémité destinée à venir au contact d'un clapet 17. Le bras 13 bute latéralement sur un bossage 18 venu de fonderie du fond 19 du boîtier 1. Le clapet 17 est monté pivotant autour d'un axe 20 horizontal monté sur le boîtier. Le clapet 17 porte un obturateur 21 à l'une de ses extrémités. Il comporte une aile 22 qui est engagée librement dans la lumière de la chape 11. En position de repos (figure 1) l'aile 22 supportée par l'axe 12 de la chape est en position haute. Llobtura- teur 21 est appliqué sur le raccord 9. Quand la pression diminue dans la chambre 6, le ressort 7 l'emporte et pousse la membrane 4 vers le bas. La chape 11 descend. L'aile 22 suit l'axe 12 dans ce mouvement vers le bas. Le clapet 17 pivote autour de l'axe 20. L'obturateur 21 degage le raccord 9 (figure 2). Mais au bout d'une course donnée vers le baside la chape 11, le coude 14, guidé par le bossage 18 vient au contact du fond 19 et glisse sur celui-ci. Le bras 13 s'incline de plus en plus sur la verticale, tandis que l'autre bras 15 s'en rapproche. Le bras 15 vient au contact du clapet 17 et le fait pivoter dans le sens trigonométrique, l'aile 22 s'éloignant de l'axe 12. L'obturateur 21 est appliqué à nouveau sur le raccord 9 par le couple exercé par le bras 15. REVENDICATIONS 1. Détendeur de gaz formé par un boîtier subdivisé en une chapelle et en une chambre de détente par une membrane étanche soumise aux actions antagonistes d'un ressort se trouvant dans la chapelle et de la pression régnant dans la chambre, laquelle est pourvue d'un raccord d'entrée et contient un mécanisme de sécurité comprenant une chape solidaire de la membrane, un clapet maintenu sur le raccord par la chape en position de repos et libre de s'écarter du raccord pour un déplacement de la chape suivant une direction jusqu'à une position d'ouverture, et un levier attaqué par la chape quand cette dernière est déplacée suivant ladite direction au delà de la position d'ouverture et attaquant alors le clapet pour l'appliquer sur le raccord, caractérisé en ce que le levier est articulé à la chape et est coudé et le coude prend appui sur une paroi du boîtier. 2. Détendeur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le coude prend un appui glissant sur la paroi du boîtier. 3. Détendeur suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la paroi est le fond du boîtier. 4. Détendeur suivant llune des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que pour la position de repos de la chape, le levier est suspendu à la chape. 5. Détendeur suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le levier est suspendu à la chape tant qu'elle n'atteint une position de fermeture où le levier commence agir sur le clapet. 6. Détendeur suivant les revendications 2 et 3 prises ensembles, caractérisé par un bossage sur le fond du boîtier dans le prolongement de ladite direction. 7. Détendeur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le levier comprend deux barrettes latérales reliées entre elles par une entretoise d'extrémité.