L'invention a pour objet une machine de boucherie pour découper les côtelettes de quartiers de mouton, porc, veau ou autres butes de dimensions analogues. Jusqu'ici, ce travail était fait à la main ; il était long, pénible, le coup de couperet pouvait être mal assuré ce qui formait des esquilles et donnait lieu au noircissement de la viande par son frottement contre la lame, enfin la main-d'oeuvre grévait notablement le coflt de l'opération. La machine objet de l'invention évite tous ces inconvénients; elle peut réaliser très rapidement la série de coups de couperet nécessaires pour débiter, si on le veut, la découpe du quartier entier ; chaque coup est assez puissant et la coupe est complète et nette. Cette machine est essentiellement constituée comme suit un long bras portant le couperet est actionné par une came mise en rotation par un premier moteur électrique M1, l'action de cette came en un tour complet se divisant en trois phases sucessives soulèvement du couperet, son maintien immobile en position levée, chute et coupe de ltéchine ; après la coupe, un second moteur M2 mis automatiquement en marche par fermeture d'un contacteur actionné par l'arbre de la came au moment voulu pendant l'arrêt du couteau en position levée, fait avancer un chariot poussant le quartier de viande sur la table de travail. La commande du moteur M2 ntest donc pas directe, mais sa mise en marche est déterminée par celle du moteur M1 et tant que celui-ci tourne, les opérabons ci-dessus se répètent. Le fonctionnement peut être semi-automatique ou entièrement automatique. Dans le premier cas, un bouton (B1) à ressort met, et maintient en marche le moteur de la came (M1) pendant tout le temps qu'on le tient enfoncé : on peut donc opérer coup par coup, avec arrêt à chaque fois ; après débit du quartier, on peut au moyen d'un second bouton (B2) à ressort, inversant le sens de rotation du moteur d'avancement (M2), ramener le chariot en arrière, jusqu'à sa position initiale où le chariot heurte un interrupteur qui coupe le circuit du moteur. D'une façon analogue, si le chariot atteint, en marche avant, sa position limite, il heurte si multanément deux interrupteurs qui coupent les circuits des deux moteurs. Pour le fonctionnement complètement automatique, un troisième bouton (B3) met en marche continue le moteur M1 jusqu'à ce qu'on l'arrête par poussée d'un quatrième bouton (B4) ou qu'il starre- te de lui-même à fin de course avant, grâce aux interrupteurs ci-dessus. Un point de détail important concerne le réglage de la quan- tité dont le chariot doit avancer à chaque coup pour correspondre à l'épaisseur choisie. A cet effet l'arbre portant la came du couperet porte en outre une double came formant deux arêtes radiales saillantes laissant entre elles un intervalle angulaire réglable dans lequel tombe à chaque tour la tige d'un contacteur qui ferme le circuit du moteur du chariot. Suivant que l'angle entre ces arêtes est plus ou moins grand, le temps de marche du moteur est plus ou moins long et par conséquent l'avance du chariot plus ou moins grande. L'invention prévoit certaines autres dispositions caractéris- tiques qui seront expliquées dans la description ci-après d'un mode d'exécution représenté à titre d'exemple dans les dessins ci-joints dans lesquels les figures 1 et 2 sont respectivement une élévation latérale (couperet enlevé) et un plan de la machine (couperet abaissé), les figures 3 et 4 sont une élévation de la partie supérieure de la machine, le couperet et sa came étant en position levée ; et un plan du couperet, la figure 5 donne le détail de la commande d'un interrupteur de sécurité par la came du couperet ; la figure 6 montre l'action de la double came de réglage de l'avancement du chariot à chaque coup. La figure 7 est une élévation vue de la droite de la figure 2 suivant le plan de coupe VII-VII montrant la commande par channe de 1' avancement du chariot.La figure 8 est une coupe suivant VIII-VIII (fig.2) montrant ltélévation de l'arbre à cames. La figure 9 est le détail du ressort du couperet. La figure 10 est un schéma du montage électrique. Un moteur électrique M1 avec réducteur de vitesse 1 (fig. I et 2), entratne par une chatne 2 l'arbre à cames 3 en rotation. La came 4 qui est câlée sur cet arbre et agit sur un galet 5 monté sur le bras 6 du couperet C articulé en 8 sur le bâti de la machine, forme une spirale de rayon croissant du point 4 au a point 4b (fig.3) correspondant au soulèvement maximum du couperet, puis une partie circulaire de 4b en 4 qui maintiendra le coupe c ret dans cette position, et enfin une chute brusque de 4c en 4 c a pour laisser tomber le couperet. Cette chute du couperet est renforcée par un ressort 9 (fig.9) contenu dans un tube 10 fermé en bout 11, et qui aura été comprimé par la levée du couperet au moyen de la bielle 12 articulée à un bras coudé 13 dont la partie 13 est fixée accolée au bras 6 du couperet. On peut en a outre charger le couperet d'une masse 14. Le bâti de la machine comporte un cadre 15 muni de pieds et portant deux fers à U 16-16 sur lesquels repose un bloc 17 servant d'appui à une table métallique 18 sur laquelle est placé et glisse le quartier de viande, (cette table a été supprimée dans le plan de la figure 2, son emplacement étant indiqué en pointillé). La table présente pour le passage du tranchant du couperet, une fente 19 sous laquelle le bloc 17 est muni, comme on le voit bien figure 7, d'un boudin 20 en matière plastique sur lequel le couperet vient se reposer à fin de course, après avoir amorti sa puissance vive par la coupe de l'échine. L'arbre 3 (fig.2 et 6) porte, calé sur lui, un premier disque 21 ayant une échancrure à sa périphérie, et, pouvant être tourné sur lui au moyen d'un bouton moleté 22, un second disque 21 semblable accolé au premier, leur ensemble constituant une a double came ayant à sa périphérie une échancrure d'ouverture angulaire o( variable ; on peut ainsi régler, par le bouton 22 a vant de mettre la machine en marche, cet angle o(c'est-à-dire la largeur de l'échancrure.Un contacteur 23, intercalé dans le circuit du moteur M2 qui commande l'avance du quartier sur la table 18, appuie élastiquement le palpeur 24 de sa tige 25 contre la périphérie de la double came : quand l'échancrure arrive sous le palpeur, la tige ferme le contacteur qui met en marche le dit moteur M2 jusqu'à ce que l'échancrure arrive à son autre extrémité sous le palpeur. Ce laps de temps réglable détermine l'avancement du quartier et permet de l'ajuster à l'épaisseur désirée. On voit dans la figure 7 comment agit ce moteur M2. Son arbre, par un réducteur de vitesse 26 à engrenage tangentiel, fait tourner un arbre transversal 27 qui, par un pignon denté 28, ac tionne une channe sans fin 29 dont le brin horizontal 29 passe a un peu en dessous de la table 18. Un chariot 30 est attelé à ce brin qui, par conséquent le fait coulisser dans un sens ou dans l'autre, suivant le sens de rotation de M2, le long de la glissière 31 (fige2) ; le chariot comporte un dossier 32 porté par une tige 33 passant dans une fente 18 de la table 18 (indiquée a en pointillé) et c'est ce dossier qui pousse devant lui le quartier de viande chaque fois que M2 est mis en marche.On a montré par les indices 34-34 (fig.1 et 2) que le M circuit de N2 passe par le contacteur 23 soumis à l'action de M1 (figO8)0 Le moteur M1 est contrôlé par quatre boutons B1 B2 E3 B4 du bottier de commandes placé sur le bâti de la machine (fig.2): B1 actionne un contacteur, normalement ouvert par un ressort qui ferme le circuit d'alimentation du moteur tant que l'on appuie sur lui ; on opère alors la séparation des côtelettes coup par coup, à chaque fois pour une seule ou pour un bloc d'autant de côtelettes que l'on veut, le fonctionnement étant ainsi semiautomatique ; B2, également à ressort de rappel, actionne un contacteur qui met en marche inversée le moteur M2 pour ramener le chariot en arrière ;B3 est un contacteur bi-stable mettant le moteur M1 en marche continue pour le fonctionnement automatique, B4 commandant un interrupteur pour l'arrêt de la machine. 1la et I2a sont des interrupteurs qui arrêtent automatiquement les moteurs respectifs Mî et M2 lorsque le chariot arrive à la limite de sa course en avant, et 11r arrête automatiquement M1 lorsque le chariot arrive à la limite de sa course en arrière. Comme il serait dangereux que la machine demeure à l'arrêt avec son couteau restant élevé au-dessus de la table d'opération, on a prévu le dispositif de sécurité suivant. Sur l'arbre à came 3 (fig.5), un doigt 40 est calé en face la partie initiale de la came C à partir du début 4 (fig.3) de façon à ouvrir l'interrupteur I correspondant au moment où le couteau n'a pas s encore commencé à se lever et repose son tranchant sur le boudin 20. L'alimentation du moteur M1 peut se faire par deux circuits disposés en parallèle, l'un fermé par les boutons B1 ou B4 et l'autre passant par l'interrupteur I .De cette façon, lorsque s l'alimentation est coupée soit par rappel de B1, soit par manoeuvre de B4 le moteur continue à être alimenté directement par le réseau jusqu'à ce que I soit ouvert par 40, c'est-à-dire jus s qu'à ce que le couteau repose sur son appui. Dans la figure 10, x y représentent les bornes du secteur d'alimentation des moteurs M1 M2. Si l'on appuie sur le bouton B1 (commande coup par coup) ou B3 (marche automatique), le moteur M1 est alimenté tant que le chariot n'ouvre pas l'un ou l'autre des interrupteurs 1la et 11r Le contacteur 23 se ferme puis s'ouvre à chaque tour de l'arbre à cames 3, pour mettre en marche M2 et avancer le chariot 30 et le stopper. La poussée sur le bouton B4 coupe le courant en M1. Le bouton B2 commande la marche en arrière du chariot pour le ramener à sa position initiale : indépendamment des boutons précédents, B2 fermé donne le courant directement à M2 en sens inverse du cas où il est alimenté par 23, et le chariot recule jusqu'à ouvrir l'interrupteur I2r qui arrête M2. Si l'un des interrupteurs B4, I1a et I1r est ouvert alors que le couperet est levé, le moteur N1 continue d'être alimenté par la dérivation d passant par l'interrupteur I normalement s fermé jusqu'à ce que celui-ci soit à son tour ouvert par le doigt 40 au moment où le couperet repose sur son appui. REVENDICATIONS 1 / Machine de boucherie pour découper un quartier de mouton, veau ou autre animal de dimensions comparables en côtes ou côtelettes, caractérisée par le fait qu'elle comporte deux moteurs avec réducteurs de vitesse, l'un M1 commandé par contacteur manuel et mettant en rotation un arbre pourvu d'une came en spirale disposée pour, en un tour complet, soulever un couperet, puis le laisser retomber, l'autre M2 commandé automatiquement par un contacteur actionné par la rotation de l'arbre à came et faisant avancer un chariot pour pousser le quartier de viande sur la table d'opération pendant la levée du couperet. 20/ Machine selon la revendication 1 caractérisée par le fait que, sur ledit arbre à came, est câlée une autre came formant entre deux arêtes ou doigts saillants un intervalle d'ouverture réglable dans lequel agit le contacteur actionné par l'arbre, de manière à permettre de varier le temps pendant lequel le moteur d'avancement M2 est mis en marche par ce contacteur 30/ Machine selon les revendications 1 ou 2 caractérisée par le fait qu'elle peut être semi-automatique, le moteur M1 étant commandé par un contacteur mono-stable rappelé par ressort permettant d'opérer coup par coup, ou complètement automatique, le moteur étant commandé par un contacteur bi-stable, la machine comportant alors un interrupteur séparé. 4 / Machine selon les revendications 1, 2 ou 3 caractérisée par le fait qu'elle comporte un contacteur manuel pour alimenter le moteur d'avancement M2 en courant de sens inverse à celui de son alimentation automatique, pour permettre de ramener le chariot en arrière. 50/ Machine selon les revendications 1, 2, 3 ou 4 caractérisée par le fait qu'elle comporte, pour l'alimentation du moteur M1 du couperet, un circuit parallèle à celui de fonctionne ment normal, et passant par un interrupteur I normalement fer s mé qui n'est ouvert par un doigt câlé sur l'arbre à came que lorsque le couperet est abaissé, son tranchant reposant sur son appui. 60/ Machine selon les revendications 1, 2, 3, 4 ou 5 caractérisée par le fait que le couperet est sollicité à se rabattre sur le quartier de viande par un ressort attelé à son bras, mis par la levée du couperet sous une tension ou compression de force réglable pour permettre d'adapter la machine à la résitance offerte à la coupe par l'échine du quartier de viande. 70/ Machine selon les revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 caractérisée par le fait que le chariot chargé de pousser le quartier de viande est attelé à un point du brin horizontal d'une channe sans fin actionnée par le moteur M2. 8 / Machine selon la revendication 7 caractérisée par le fait que des interrupteurs automatiques coupent l'alimentation des deux moteurs à la limite de la marche du chariot en avant et celle du moteur M2 à la limite de la marche en arrière du chariot.