I1 existe actuellement sur le marché un certain nombre de procédés de construction de toiture sur les bâtiments les plus divers, utilisant des éléments autoportants. Ces éléments sont géneralement construits en usine et transportés sur chantier où ils sont mis en place sur le b timent lui-même, à l'aide d'une grue. Il est également possible de construire au sol des panneaux representant plusieurs centaines de mètres carres, à proximité immedia- te du bâtiment, de manière à pouvoir les mettre en place à la grue. Ces procédées, qui utilisent en general des éléments de grande longueur, conduisent à des frais de transport extremement e-lave-s et à une mise en place relativement lente, du fait qu'il faut fixer chaque élément sur leur support et les assembler entre eux, avant de mettre en place l'element suivant. Le procédé faisant l'objet du pressent brevet elimine tous ces inconvénients en permettant la construction, d'une manière continue, de la couverture avec un chantier de fabrication situe à poste fixe. Par ailleurs, il évite l'utilisation d'une grue et il permet des cadences de montage extremement rapides. Ce procédé consiste à installer un chantier de fabrication des éléments autoportants directement sur le chantier, parallèlement aux murs pignons du bâtiment et à une certaine distance de ces derniers. Entre ce chantier de fabrication et le bâtiment, on trouve, au droit de chaque élément porteur, un rail de glissement partant du sol et arrivant au niveau supérieur des éléments porteurs. Ce rail de glissement peut epouse une forme quelconque, telle qu'une forme circulaire, rectiligne, ou une combinaison d'une forme rectiligne complétée par un raccordement circulaire avec le haut de l'élément porteur. Le procédé de mise en oeuvre consiste alors à construire un premier élément sur le chantier de fabrication, puis à le faire riper à l'aide d'un câble d'une distance égale à la largeur couverte par cet élément autoportant. On construit alors un deuxième élément qui est relié au premier, et ainsi de suite, à chaque fois qu'un élément est construit, on avance d'un pas, le pas représentant la largeur couverte par chaque élément. On notera que le premier élément comportera très generalement une poutre au vent, qui lui donnera la raideur nécessaire pour permettre de se déplacer par un effort de traction situe seulement au droit des éléments porteurs. Le dessin joint au présent descriptif fera mieux comprendre le dispositif propose : La figure I représente une coupe par un plan vertical. Sous le repère (I), nous avons représenté le bâtiment sur lequel la couverture doit être montée. Il peut être realise soit avec une charpente métallique, soit avec des murs porteurs. Sous le repère (2), nous avons représenté une cerce qui sert de rail de guidage pour faire glisser les éléments autoportants au fur et à mesure de leur fabrication. Ce rail de glissement peut être situe ou bien au droit des éléments porteurs ou à tout autre emplacement auquel cas il sera supporte par des pieds appropries. Sous le repère (3), on distingue les éléments autoportants, représentés sous forme d'ondes en tôle mais pouvant être constitués par tout autre procédé de bacs autoportants. On remarquera que ces éléments autoportants sont supportes par des potelets perpendiculaires au rail de glissement et réunis tous ensemble au chable de traction, repère (4). Ce câble de traction (4) passe sous une poulie de renvoi repère (5), située à l'extrémité opposée du bâtiment, qui vient se fixer à un organe de traction, repère (13), qui peut etre un treuil ou un tirfor, par exemple. Lorsqu'il s'agit d'éléments autoportants, ces derniers seront décharges à l'emplacement repère (5), relies aux précédents, et on amènera l'ensemble deces éléments en les faisant glisser, d'abord sur le rail de ipuis guidage, sur les poutres porteuses du b timent. Lorsqu'il s'agit d'éléments préfabriqués sur place à l'aida d'une tôle déformée élastiquement, suivant un procédé connu, le procédé de montage sera différent. Au lieu de disposer en (5) les éléments préfabriqués en usine, on empilera, à l'emplacement du repère (5), un ensemble de tôles disposées à plat et destinées à constituer la couverture future. On distingue, toujours sur la figure I et sous le repère (6) une tôle en attente, qui est prête à assembler sur la tôle suivante, repère (7). Sur la figure II, nous avons représente la succession de différentes positions qui permettent à la fois de fabriquer l'elément et de riper sur la couverture. On retrouve en (6) et (7) les deux tôles à assembler, qui sont.assemblées par un profilé, repère (8), complété éventuellement par deux ancrages aux extrémités des tôles, permettant de les mettre en précontrainte. Lorsque le profilé (8) aura été mis en place, on vient former l'onde grâce à une entretoise, repère (9) mise en place tous les 4 à 5 m. On vient alors mettre en place une bielle incurvée, repère (10) qui prend sa place sous les deux tôles (6) et (7), qui ont éte cintrées, et qui vient buter à son extrémité contre le rail-guide, repère (2). En mettant en mouvement l'organe de traction repère (13), on provoque le pivotement de la bielle incurvée, suivant la fleche, repère (11). Lorsque cette bielle a pris une position sensiblement verticale, on vient tirer le pied de la bielle et la tôle dans le sens de la flèche repère (12) et on vient mettre en place un support supplémentaire, en attente, sur le rail-guide. Lorsque la traction est effectuée sur la bielle incurvée, la tole repère (7) redescend et vient prendre la même position que la te repère (6), figure I. On a alors ainsi avancé d'un pas, correspondant à la largeur d'un élément autoportant, en assurant à la fois la fabrication et le déplacement de la couverture. On procédera ainsi de proche en proche jusqu a ce que l'ensemble de la couverture soit termine. Dans une autre variante, représentée sur la figure III et applicable, toujours, à des ondes autoportantas obtenues par deformation élastique de tôle et par précontrainte, suivant un procédé connu, on évite d'avoir à retourner les tôles après assemblage. On retrouve, sous le repère (14), l'empilage de tôles destinées à constituer les ondes autoportantes successives. Sous le repère (15), on a représenté le profilé d'assemblage des tôles, qui est une coulisse en forme de C, avec une ouverture assez large. Lorsque la tôle, repère (16) aura été assemblée par cette coulisse repère (15) sur la tôle précédente, repere (17), on viendra tirer l'ensem- ble, comme indiqué ci-dessus. L'ensemble des ondes déjà construites prendra alors la position représentée en pointillé et on viendra mettre en place un potelet supplémentaire, repère (18), pour continuer ainsi de proche en proche. Pour permettre l'assemblage des deux tôles (16) et (17), qui se trouvent en prolongement l'une de l'autre, il a fallu mettre au point les systèmes particuliers définis ci-après Dans la figure IV, nous avons représenté le système d'assemblage des tôles sur le profilé, repere (15). Les tôles étant disposées horizontalement, on vient les replier sur une longueur de 10 cm. environ avec deux plis repères (19) et (20). Lorsque ces plis auront été exécutés sur chacune des deux tôles on viendra mettre en place une première agrafe de 5 cm. de longueur environ, repère (21), puis on enfilera en bout la deuxième agrafe, repère (22), toujours de 5 cm. de long. I1 suffira de présenter cette agrafe, repère (22) au-delà de la partie repliée de la tôle pour pouvoir la faire glisser longitudinalement et venir emprisonner l'agrafe, repère (21). Cette paire d'agrafes (21) et (22) sera disposée tous les 1 m. environ et on viendra ensuite enfiler en long le profilé repère (15) én forme de coulissage en C, qui sera ainsi emprisonné par les agrafes. Lorsqu'on exercera la traction sur l'ensemble de la couverture déjà construite, les deux tôles pivoteront suivant les deux flèches représentées sur la figure IV, pour prendre la position définitive représentée en pointillé. Une méthode analogue sera utilisée pour réaliser les ancrages de précontrainte. Ces ancrages pourront, par exemple, être constitués par des fers ronds, d'un diamètre de 30 à 40 mm., comme cela est représenté sur la figure V. Ce fer rond d'ancrage porte le repère (23). Ce fer rond comporte une rainure trapézoidale, dans laquelle seront engagés les bords des deux tôles, repère (24), qui auront été pliés avec la forme voulue. Une vis de serrage (25), fixé dans un trou taraudé du rond repère (23) permettra de comprimer une clavette que nous avons représentée sous forme d'un rond, repère (26), mais qui peut présenter toute autre forme. Le vissage de la vis repère (25) permettra, grâce à l'effet de coin, de provoquer des réactions de frottement importantes sur les deux bords de tôle, et de solidariser ainsi ces tôles avec le rond repère (23). I1 suffira alors de fileter ce rond à son extrémité et de lui faire traverser une rondelle prenant appui sur le profilé, repère (15) pour assurer la précontrainte de la tôle. REVENDICATIONS 1Procede de construction d'une couverture a l'aide d'elements autoportants caractarise par le stockage ou la fabrication des elements autiportants au sol a proximite de l'ouvrage a couvrir Ces elements sont ensuite assembles les uns aux autres au fur et a mesure de leur deplacement qui se fait par translation et glissement sur un rail reliant le sol a la partie superieure des murs ou des poutres porteuses Ce deplacement peut se faire- par exemple par l'action d'un cable tracteur 2 Selon revendication 1, dispositif caractérisé par le fait que le câble est fixé'sur les supports des éléments autoportants, puis vient s'enrouler sur une poulie de renvoi située à l'extrémité du briment pour venir enfin se fixer sur un organe de traction, treuil ou tirfoN, fixé à la partie basse du rail-guide, 3. Selon revendication 2, dispositif caractérisé par le fait que le mouvement de translation des élements autoportants est utilisé simultanement pour faciliter la fabrication. . Selon revendication 3, dispositif caractérisé par la fait que les tôles destinées à construire des éléments autoportants sont empilées à plat au pied du rail-guide. 5 Selon revendication 4, dispositif caractérisé par le fait que les deux tôles superieures sont assemblées ensemble et mises en forme gracie à la mise en place d'une entretoise provisoire assurant leur mise en forme d'ondes. 6 Selon revendication 5, dispositif caractérise par le fait que le joint entre deux eléments successifs est fixé à l'extrémité d'une bielle qui est mise en rotation par l'action du treuil de translation de l'ensemble. 7. Selon revendication 69 dispositif caractérisé par le fait qu'tIn effort de traction horizontal, appliqué au pied de la bielle, et appliqué en même temps à la partie basse de la tôle en cours de fabriction permeL d'amener cette dernière dans une position permettant l'assemblage sur la tôle suivante. 8.Selon revendicatinn 7 , dispositif caractérisé par le fait que l'assemblage dl'S deux tôles n'est plus réalisé par superposition mais an les disposant en prolongement l'une de l'autre. S. Selon revendication 8, dispositif caractérisé par la fait que la jonction des tôles est assurée par une coulisse en C, enfilée dans des agrafes disposées à intervalle régulier sur les deux tôles. 10. Selon revendication 9, dispositif caractérisé par le fait que les agrafes de liaison entre les deux tôles sont réalisées par des fers pliés, qui s'emboîtent l'un dans l'autre en emprisonnant le bord de chacune des deux tôles, qui a été préalablement pIié deux fois. Salon revendication 10 dispositif caractérisé par le fait que lorsque la traction est exercée sur les éléments, l'un des deux plis dc la tôlevient s'effacer, la tôle reprenant sa position normale par pivotement autour de l'agrafe précitée. 12 Selon revendication 8 dispositif caractérisé par le fait que les ancrages des deux tôles, toujours situées à plat et dans le prolongement l'une de l'autre, sont réalises par un fer rond comportant une rainure trapézoiale. 13 Selon revendication 12 dispositif caractérisé par le fait que les deux tôles sont engagées dans la rainure par un pliage sensiblement à 902. 14 Selon revendication ig, dispositif caractérisé par le fait que les efforts sont transmis de la tôle au fer rond par frottement. 16 Selon revendication 14 dispositif caracterisé par le fait que l'effet de frottement est assuré par le coincement d'une clavette, ronde ou trapé oldale, coincement obtenu par l'effet de boulons, situes à intervalles réguliers dans les trous taraudés dans le fer rond principal. 1t6 Selon revendication 15 dispositif caractérisé par le fait que le rond rainuré est lui-même fileté à son extrémité et passe dans une rondelle permettant de mettre les tôles en précontrainte en 8 'appuy- ant sur le profilé deraidissage.