La présente invention concerne un procédé de traitement par un outil & action sensiblement ponctuelle d'au moins une bande de matière souple, procédé selon lequel on fait passer b travers une zone de travail de l'outil des portions successives de bande et on positionne et on bloque successivement chaque portion de bande sur la zone de travail. La présente invention concerne également un dispositif de traitement par au moins un outil à action sensiblement ponctuelle d'au moins une bande de matière souple, du type comportant un support définissant une zone de travail de l'outil, des moyens pour positionner une portion quelconque de la bande sur la zone de travail et des moyens pour déplacer un support de l'outil suivant une trajectoire déterminée et pour le mettre en service et hors service dans des portions déterminées de cette trajectoire. L'invention concerne plus particulièrement le traçage et/ou le découpage d'éléments à couper dans une bande de matériau tel qu'un tissu en vue de confectionner des voiles de bateaux ou autres articles textiles. Le procédé traditionnel de coupe des voiles de bateaux, le mot "coupe" signifiant pour l'homme de l'art l'ensemble des opérations de conception de traçage et de coupe des éléments constitutifs d'une voile, consiste à réaliser empiriquement un dessin de la voile à échelle réduite, puis à tracer le contour de la voile en vraie grandeur à la craie sur un plancher, puis à étaler, agrafer, couper aux ciseaux, tracer à la règle chacune des laizes constituant la voile, ensuite à tracer manuellement les repères de position des lattes, mousquetons, coulisseaux, ourlets, ..., la mise en oeuvre de toutes ces opérations étant généralement longue, laborieuse et peu rationnelle. L'utilisation de gabarits pour certaines voiles de série ne permet pas d'éviter des manipulations peu précises et peu rentables. La coupe automatique d'un empilage de plusieurs épaisseurs de tissu à vêtements est déjà utilisée pour la fabrication en très grandes séries de petites voiles, voiles de dériveurs par exemple, mais ce procédé n'est pas assez souple pour permettre d'obtenir de manière rentable des voiles de bateaux, à l'unité ou de petite et moyenne série. Les dispositifs utilisés pour la coupe des vêtements et basés sur des systèmes de positionnement d'une-bande de tissu suivant les deux sens de la coordonnée longitudinale de cette bande, sous un outil de coupe qui se déplace suivant les deux sens de la coordonnée transversale de la bande, ne conviennent guère pour la confection des voiles car il est difficile d'assurer sur ces dispositifs des tracés et/ou coupes précis et rapides sur des longueurs de bande de l'ordre de plusieurs dizaines de mètres. On connaît une machine dont le fonctionnement comporte la succession des deux phases suivantes : (1) positionnement d'une matière dans une zone de travail, (2) traitement de la matibre arrêtée par un outil mobile au-dessus de cette matière. Son application à la coupe et au traçage d'une bande de matière conduit par exemple à assurer le déplacement de la bande par un support mobile qui se déplace suivant le sens longitudinal de la bande et par étape, dans une zone rectangulaire de travail, l'outil de travail se déplaçant au-dessus de la matière dans un plan parallèle aux zones de travail. Mai9 la mise en oeuvre de ce principe sur cette machine connue ne correspond pas tant du point de vue technique qu'économique au domaine bien spécifique que constitue la coupe des voiles de bateaux, à l'unité ou de petite série. Un but de l'invention est de réaliser une machine permettant le traçage ou la découpe précis, sur une zone de travail de dimensions relativement réduites, de pièces d'étoffe de dimensions supérieures à celles de la zone de travail. Pour un procédé du type susmentionné, ce but est atteint, conformément à l'invention, du fait que l'on rend l'outil solidaire de la bande pendant chaque déplacement de la bande depuis une position pour laquelle une portion de bande est placée sur la zone de travail jusqu'à une position pour laquelle la portion de bande suivante se trouve placée sur la zone de travail Pour un dispositif du type susmentionné, ce but est atteint conformément à l'invention du fait que les moyens de positionnement comprennent : un organe d'entratnement solidaire du support de l'outil de manière à suivre les déplacements de ce dernier parallèlement au mouvement de la bande t des moyens pour entraîner cet organe parallèlement au mouvement de la bande des moyens amovibles pour lier ledit organe à la bande ; et des moyens escamotables pour bloquer une portion de ladite bande dans sa position de travail sur la zone de travail. Avantageusement, l'organe d'entrainement présente une forme allongée s'étendant transversalement par rapport à la bande au moins sur toute la largeur de cette dernière, cet organe pouvant étre mis soit en position haute pour laquelle il est décalé par rapport à la bande, soit en position basse pour laquelle il. se trouve en contact avec la bande. Avantageusement, les moyens pour lier l'organe d'entraînement à la bande comprennent des moyens de succion prévus sur la face inférieure dudit organe d'entratnement. Avantageusement, le support définissant la zone de travail est une paroi munie de passages permettant la circulation de gaz d'une face à l'autre de ladite paroi et des moyens sont prévus pour établir sélectivement une dépression ou une surpression par rapport à la pression atmosphérique dans la zone délimitée par. ladite parois l'opposé de la bande a" àStrKiter. Avantageusement, le support définissant la zone de travail est entraînable librement suivant la direction du mouvement de la bande. Avantageusement, le support définissant la zone de travail est fixe. Avantageusement, les moyens de blocage de la bande comprennent deux organes allongés parallèles à l'organe d'entraine- ment et définissant entre eux la zone de travail. Avantageusement, chaque organe de blocage comprend une plaque pouvant être mise, soit dans une position haute, soit dans une position basse pour laquelle elle esten contact avec la bande. Avantageusement, chaque organe de blocage comprend une membrane souple délimitant une chambre pouvant être mise en surpression de façon que ladite membrane s'applique contre la bande. Avantageusement, le dispositif comporte un outil de traçage et un outil de coupe montés sur des supports différents liés entre eux suivant une coordonnée mais déplaçables indépendamment l'un de l'autre suivant l'autre coordonnée. Avantageusement, le dispositif comporte un calculateur programmable du type universel possédant un organe d'entrée de donnée, au moins un organe de sortie notamment pour la commande du déplacement du support de l'outil et un organe d'affichage. Ainsi, le dispositif suivant l'invention permet d'obtenir de manière avantageuse des déplacement-positionnements de bande sur la surface de travail, d'emblée précis, et de valeurs pouvant être définies par-un calculateur au cours du déroulement d'un programme, ces déplacement-positionnements de la bande de tissu pouvant d'ailleurs s'effectuer indifféremment dans un sens ou dans l'autre de la coordonnée longitudinale de la bande. De plus, plusieurs épaisseurs de bande superposées peuvent être déplacées et positionnées simultanément de manière précise et fiable sur la surface de travail et permettre ainsi, de manière avantageuse, la coupe automatique en continu de plusieurs épais seuls de bandes de matière. Le calculateur avantageusement programmable et du type universel commande, au fur et à mesure du déroulement d'un programme, le déplacement automatique d'un outil de traçage et/ou d'un outil de découpage parallèlement à une bande de matière qui est au moins en une épaisseur et disposée sur une surface support qui est plane dans la zone de travail desdits outils. Lorsque la phase traçage et/ou découpage est terminée, la phase. suivante déplacement-positionnement d'une nouvelle "tranche" de bande sur la surface de travail commence par la définition par le calculateur de la longueur de déplacement à réaliser, laquelle définition est effectuée en tenant compte de la future position des éléments à tracer et/ou découper,de telle manière qu'un élément constitutif de la voile à confectionner, par exemple laize, fuseau..., soit de préférence totalement tracé et/ou coupé avant de commencer les opérations de traçage et/ou de découpage de l'élément adjacent suivant : ainsi la complexité des programmes de traitement automatique de la voile à confectionner peut être réduite et la mise en oeuvre de ces programmes peut alors être obtenue par des calculateurs moins onéreux de manière aussi efficace.Ensuite le déplacement de bande de la longueur prédéfinie, dans la zone de travail, est réalisé par le dispositif qui assure également le positionnement de l'outil traçant et/ou de l'outil coupant suivant les deux sens de la coordonnée longitudinale de la bande, et non par le support lui-mdme sur lequel la bande est disposée. Le support de la surface de travail n'ayant-pas d'autre sable que de supporter la bande de matière est soit fixe, soit entrainable librement suivant le sens longitudinal de la bande. Un support de bande de matière, fixe, convient par exemple pour le seul traçage des grand-voiles, des focs et des génois (spinnakers exclus), lequel traçage est déjà en soi une opération importante pour une voilerie courante. Cependant pour pouvoir assurer le traçage et le découpage de toutes les voiles de bateaux (spinnakers inclus), il est avantageux d'améliorer l'entraSnement de la bande, en évitant les frottements de la bande sur son support pendant la phase déplacement-positionnement, au moyen d'un support de bande entrainable sans frottement avec la bande pendant cette dite phase de déplacemer.t-positionnement de la bande dans la zone de travail. L'utilisation d'un outil de coupe consistant en un jet d'eau sous pression (de l'ordre de 5000 kg/cm2), convient particulièrement pour la coupe simultanée de plusieurs épaisseurs superposées de tissu à vêtements disposées sur une surface donnée ; ce procédé présente pour la coupe des voiles de bateaux un grand intérêt1 car l'adjonction audit dispositif d'un tel outil de coupe permet alors la coupe automatique en continu de plusieurs épaisseurs superposées de bandes de matière à une vitesse de coupe élevée, le rendement de la coupe se trouvant ainsi amélioré d'une quantité presque proportionnelle au nombre d'épaisseurs de bandes superposées pouvant être coupées simultanément. La coupe des voiles de bateaux peut consister en un seul traçage précis de tous les éléments nécessaires au montage des voiles tels que : tracé du guindant au niveau de chaque laize, tracé de la chute au niveau de chaque laize, tracé des pinces sur chaque laize, tracé de tous les repères de position suivants : lattes, bandes de ris, coulisseaux, mousquetons,..., la découpe proprement dite des éléments constitutifs de la voile pouvant être réalisée ultérieurement, manuellement, de manière rapide car, lorsque les repbres d'ourlets sont précis, il ntest pas nécessaire de couper a d'une manière aussi précise les bords des laizes, ces bords étant après montage cachés dans l'ourlet.Le seul traçage présente l'avantage de permettre d'emmagasiner facilement la bande tracée sur un rouleau, lequel peut être stocké en attendant d'8tre déroulé pour y séparer aux ciseaux les éléments adjacents des voiles prédéfinies. La coupe des voiles de bateaux peut consister en un seul découpage précis, sans traçage, suivant le contour des éléments constitutifs des voiles. Le découpage seul convient pour les petites voiles et pour les éléments de spinnakers : fuseaux, panneaux... Mais une coupe de voiles de bateaux comporte de manière avantageuse à la fois le traçage et le découpage des éléments constitutifs des voiles. Suivant une caractéristique de l'invention, la combinaison du traçage et du découpage des éléments constitutifs des voiles de bateaux est réalisée en disposant un outil de traçage sur un curseur et un outil de coupe sur un autre curseur, ces deux curseurs ayant une coordonnée commune suivant le sens longitudinal de la bande, lequel sens correspond dans la suite du texte à l'axe des X, et des coordonnées différentes suivant le sens transversal de la bande, et ce, de telle manière que chacun des deux outils soit opérationnel de façon indépendante. Ainsi, le dispositif suivant l'invention peut réaliser : soit le traçage seul de toute la voile à confectionner, soit le découpage seul de toute la voile à confectionner, soit à la fois le traçage et le découpage des éléments définis en vue du montage de la voile à confectionner. Les opérations de traçage et de découpage sont réalisées : soit de manière successive, soit de manière simultanée, soit en alternant ces deux manières. Contrairement à l'obligation d'ordre pratique de définir des déplacement-positionnements de bande par étapes de longueurs égales, qui résulterait de la séparation de la zone de traçage et de la zone de découpage sur la même machine, l'avantage qui résulte de la disposition, suivant la présente invention, d'un outil de traçage et d'un outil de coupe sur une zone de travail commune,va de pair avec l'avantage précédemment défini qui correspond à la réalisation par le dispositif suivant l'invention d'un déplaceme*-positionnement, de la bande de matière sur la zone de travail, d'une longueur définissable par un programme de calcul mis en oeuvre sur calculateur. D'une manière générale, le dispositif suivant l'invention est particulièrement intéressant: lorsqu'un programme ordinateur commande directement des opérations de traçage et/ou de découpage sur une bande de matière, et que les éléments à tracer et/ou découper sur la bande de matière ont une longueur largement supérieure à la longueur de la zone de travail et comportent des singularités de tracé et/ou coupe de longueurs inférieures à la longueur de la zone de travail ; il est alors avantageux de tracer et/ou découper ces singularités entière- ment dans une seule "tranche" de bande ; le dispositif selon l'invention est également intéressant lorsque deux éléments adjacents ont des coordonnées communes en X sur une longueur qui ne dépasse pas la longueur de la zone de travail t toutes les longueurs énumérées dans cette phrase étant définies suivant le sens de la coordonnée longitudinale de la bande. Compte tenu du fait que la coupe des voiles de bateaux comporte souvent des lignes de tracé et des lignes de coupe qui restent proches sans se croiser, le dispositif suivant l'invention permet de réaliser simultanément les doubles opérations telles que : le découpage d'une laize suivant la chute et le traçage du repère de position de l'ourlet correspondant, le découpage d'une laize suivant le guindant et le traçage correspondant du repère de position de la bande de ralingue, le découpage d'une pince et le traçage correspondant qui définit la largeur du recouvrement nécessaire à la couture de montage des laizes D'autres caractéristiques -et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels - La figure 1 illustre un procédé traditionnel de coupe des voiles de bateaux - La figure 2 illustre le procédé de coupe des voiles de bateaux suivant l'invention ; - La figure 3 et la figure 4 sont des vues de face et de dessus d'une machine conforme au dispositif suivant l'invention - La figure 5 représente une disposition d'un outil de traçage et d'un outil de découpage conforme à l'invention ;; - La figure 6 est un diagramme synoptique d'un exemple de dispositif de coupe des voiles de bateaux - Les figures 7 et 8 illustrent deux combinaisons possibles de moyens d'amenée et de retrait d'une bande de matière sur une machine suivant l'invention ; et - La figure 9 représente schématlquement un autre mode de réalisation du support, de l'organe d'entrarnement et des moyens de blocage de la bande. La figure 1 représente, pour la compréhension générale du procédé et du dispositif suivant l'invention, le dessin d'un foc tel qu'il se présenterait après les opérations de traçage et de découpage manuelles effectuées "au plancher" suivant la méthode traditionnelle. Les laizes successives formant le foc portent les références 1,2,3,4,5,6,7,8. Le contour de la voile est délimité par le trait de coupe : 9 du guindant, celui 10 de la bordure, et celui 11 de la chute, ainsi que par lestracés"presque parallèles respectivement correspondants: 12 du repère de position de la bande de ralingue, 13 du repère de position de l'ourlet de bordure, 14 du repère de position de l'ourlet de chute. Le bord inférieur 15 de la laize 2 recouvre le bord supérieur 16 de la laize 1.La courbe de recouvrement 17, suivant laquelle sera ultérieurement cousu le bord 15 de la laize 2, est tracée sur la laize 1 par référence au bord 16. La flèche de la courbe 17 définit la valeur de la "pince" effectuée pour donner à la voile son creux. La même disposition se retrouve à chaque laize. Les repères de montage 22 et les repères de position des mousquetons 19 sont également représentés sur la figure 1. La figure 2 représente une partie du traçage sur bande de tissu à voile, du même foc que celui représenté à la figure 1, obtenu par le procédé suivant l'invention. Les laizes représentées 2',3' et 4' ne correspondent pas respectivement à une simple translation-rotation des laizes 2,3 et 4 de la figure 1. Par exemple, les courbes de recouvrement 23 sont définies par un calculateur après affichage par l'opérateur de la valeur relative du creux maximum souhaité pour cette voile et de la position relative de ce creux. L'utilisation de schémas mathématiques appropriés permet une telle définition.Les courbes 23 étant connues analytiquement, il est alors facile de tracer les repères de montage 22 à intervalles réguliers correspondant à des abcisses curvilignes constantes comptées à partir d'une extrémité commune 24 des bords 23' (laize 2') et 25 (laize 3') adjacents après montage. Ainsi les glissements relatifs d'une laize par rapport à la laize adjacente sont contrtlés pendant l'opération de couture desdites laizes adjacentes. Ce contrôle ne peut être aussi rigoureux selon le procédé traditionnel, car ce dernier ne peut pas tenir compte pour le tracé des repères de montage 22, de la différence de longueur existant entre la courbe de recouvrement et la corde de cette courbe. Les portions de courbes de guindant 20 et de chute 21 doivent être corrigées d'avance des défauts d'irrégulatité qui apparattraient dans le montage du foc s'il n'était que la reproduction du foc 1,coupé au plancher" suivant le procédé correspondant à la figure 1. Ces défauts sont dus à l'effet local des pinces qui déforment, au niveau des coutures des laizes, les courbes de chute et de guidant, obligeant à retracer chute et guindant aprbs montage. Suivant le procédé correspondant à l'invention, cette opération de correction manuelle des courbes de guindant et de chute après montage des voiles est donc évitée. Les laizes successives 2',3',4',etc. sont tracées tete- bêche à la limite du chevauchement pour minimiser les pertes de tissu (l'espace existant sur la figure 2 entre deux laizes succes sives -a été exagéré pour la clarté du dessin). Un calculateur programmable de type universel peut être utilisé pour mettre en oeuvre, sur une machine appropriée, le procédé illustré par la figure 2. Ce calculateur est, par exemple, un calculateur du type HEmLETT-PACRXRD MODEL 30 version 8 K. Les programmes de calculs et de traçage et/ou découpage, écrits en langage FORTRAN sont stockés sur cassettes. Le programme approprié est choisi en fonction du type de voile à réaliser. L'opé- rateur introduit au clavier du calculateur des réponses à des questions apparaissant sur un écran du calculateur et concernant les caractéristiques générales de la voile à réaliser et du tissu utilisé. Ensuite, le calculateur effectue les calculs demandés par le programme, et en fonction des résultats de ces calculs, trace et/ou découpe sur la bande de tissu les éléments de la voile à confectionner. Un tel calculateur permet d'obtenir une série de N voiles identiques en réalisant à la suite N fois la voile unitaire, ou en réalisant N fois chaque élément constitutif de ladite voile unitaire, en continu sur la même bande de tissu. Le calculateur peut par exemple calculer uniquement les éléments d'une même couleur dans une voile comprenant des éléments de diverses couleurs, ce qui est généralement le cas pour les spinnakers. Un dispositif d'interface agissant entre le calculateur et la machine proprement dite est défini de telle manière que les opérations de traçage et/ou de découpage de la bande de tissu soient assurées pour une précision et une vitesse moyenne de tracé et/ou de coupe données, et en fonction de la machine utilisée. Les figures 3 et 4 illustrent une machine, permettant la mise en oeuvre du procédé de coupe des voiles de bateaux conforme à l'invention. Comme on peut le voir sur ces figures, une bande de tissu 26, issue d'un guide d'amenée 27, passe sur une surface de travail plane et rectangulaire constituée, dans l'exemple représenté, par un tapis sans fin 28, non entraîné positivement et monté fou. Sur cette surface de travail, une portion de bande de tissu est maintenue bloquée au moyen d'organes de blocage 29 et 30 comportant chacun une plaque 29a,30a allongée suivant l'axe des Y et pouvant prendre deux positions : une position haute pour laquelle elles sont dégagées de la bande 26 et une position basse pour laquelle elles prennent appui sur ladite bande 26. Cette portion de bande de tissu est traitée au moyen d'un ou plusieurs outils tels que crayon de traçage ou outil de découpe. Dans l'exemple représenté sur les figures 3 et 4, l'outil 31 est un crayon de traçage et il est monté sur un support mobile 32 d'une table X Y connue en soi. L'entratnement de la bande 26 suivant son axe longitudinal est réalisé au moyen d'une plaque d'entratnement 33 allongée suivant l'axe des Y pouvant , elle aussi, comme les plaques de blocage 29a et 30a prendre une position haute et une position basse ; cette plaque 33 est munie d'une ouverture rectangulaire centrale 34 s'étendant suivant l'axe de ladite plaque 33. L'ouverture 34 permet le passage de l'outil 31. En aval du tapis sans fin 28, la bande 26 est guidée dans un guide d'évacuation 35. Ainsi, durant la mise en route de la machine, une première portion de bande de tissu vierge est amenée sur la surface de travail cette cette portion est bloquée en position par l'abaisse- ment de plaques de blocage 29a et 30a qui prennent appui, à chaque extrémité de ladite portion de tissu se trouvant sur la surface de travail. La plaque d'entraSnement 33 est alors en position haute. Pendant la totalité du déroulement de la bande 26 enroulée dans un support non représenté, le fonctionnement de la machine s'effectue comme suit Durant une première phase, le tissu 26 est traité (tracé ou découpé) par l'outil 31 et la plaque d'entratnement 33 en position haute est bien entendu déplacée suivant X, afin de suivre les abscisses du parcours de l'outil 31. Durant une deuxième phase intervenant lorsque le traitement du-tissu par l'outil 31 est terminé, la plaque d'entraînement 33 est ramenée vers la gauche sur les figures 3 et 4 dans une position initiale, les plaques de blocage 29a et 30a sont mises en position haute et la plaque d'entratnement 33 est mise en position basse afin de prendre appui sur la bande 26 et d'adhérer à cette dernière de telle sorte que ladite plaque 33 puisse, par un déplacement vers la droite commandé par le servomoteur des X-35 de la table X Y, entrainer avec elle la bande de tissu 26 suivant l'axe des X. Les positions hautes et basses des plaques 29a, 30a et 33 sont obtenues par déplacement vertical de leurs axes porteurs respectifs 37,38 et 39 au moyen des mécanismes respectifs 40,41 et 42 comportant des électro-aimants. Les positions hautes et basses des plaques 29a,30a et 33 sont assurées de telle manière que les électro-aimants correspondants soient en position repos lorsque lesdites positions basses ou hautes sont attintes. Ainsi les fonctionnements des servomoteurs 36(X) et 43tu) voisins ne sont pas perturbés par des champs magnétiques pendant la première phase: traçage automatique et la deuxième phase : dOplacement-positionne- ment de la bande 26. Lesdits axes supports 37,38 et 39 ont un seul degré de liberté leur permettant seulement un déplacement vertical. Les plaques 29a,30a et 33 présentent respectivement un évidement repéré 29b,30b et 34 permettant une répartition régulière,suivant le périmètre de chaque plaque,des efforts de pression exercés par ces plaques. Alternativement, les électro-aimants des dispositifs 40 et 41 peuvent être remplacés par des vérins pneumatiques. Une troisième solution consisterait à constituer chaque organe de blocage 29,30 au moyen d'une membrane souple qui remplacerait la plaque 29a,30a ; cette membrane délimiterait une chambre d'air susceptible d'être mise en surpression de telle sorte que ladite membrane s'applique avec une certaine pression sur la bande 26 plaquant cette dernière contre la surface de travail. Dans l'exemple représenté, le tapis sans fin 28 est associé à une pluralité de barres rigides transversales 44 régulièrement espacées et parallèles à l'axe des Y. A chaque extrémité de chacune desdites barres 44, est fixé un galet à roulement à billes 45 coaxial. Les galets 45 ont pour but de contrebalancer la pression exercée par la plaque 33 sur la bande 26 en réalisant l'appui de cesdits galets 45 sur deux rails rectilignes fixes 46 et 47, parallèles à l'axe des X et disposés de part et d'autre de la surface de travail. De plus, de tels galets 45 présentent peu de résistance de frottement quand ils se déplacent avec la bande transporteuse sans fin 28 pendant la deuxième phase (dépla cement-positionnement) Pour améliorer la liaison locale : plaque d'entrainement 33; bande 26, on peut prévoir, en plus de l'effet presseur local de ladite plaque 33, une adhésion par effet magnétique. Cet effet est obtenu en réalisant une aimantation permanente de la plaque 33 qui est alors attirée par des éléments ferreux prévus sur la bande transporteuse sans fin 28, ces éléments pouvant être : les barres 44 ou une faible épaisseur de fine limaille de fer déposée sur la surface extérieure de la bande transporteuse sans fin 28. Cette épaisseur de limaille de fer détermine de plus une rugosité de la surface de la bande trns- porteuse 28 favorable au bon fonctionnement de la machine, cette rugosité empêchant tout déplacement relatif de la bande de tissu 26 et de la bande transporteuse 28 ; ce déplacement relatif doit en effet être évité sur la surface de travail pendant le fonction nement de la machine. La liaison supplémentaire par effet magnétique entre les éléments référencés 33 et 26 peut atre principalement obtenue par contact des extrémités 33a et 33b de la surface 33, sur les barres 44. Ces extrémités 33a et 33b s'appuient en phase déplace- ment-positionnement, directement sur les barres 44 en dehors de la surface de travail. Le contact de ces extrémités sur les barres 44 est réalisé sur au moins quatre barres 44 de manière à éviter tout portage à faux de la plaque 33 sur la bande transporteuse 28. Une bande étroite 48 définit une surépaisseur locale disposée suivant un bord de la bande transporteuse 28 dans le but de permettre l'appui et,partant,l'alignement de la bande de tissu 26,suivant le bord de la bande 28, lequel bord est parallèle à l'axe des X.L'appui d'une lisière de la bande de tissu 26 sur la surépaisseur 48 est obtenu par les guides 27 et 35 de la bande 26, guides situés cbté amont et côté aval par rapport à la surface de travail, et comportant des parois verticales fixes 27a et 35a côté surépaisseur 48 et des parois verticales 27 et 35b réglables en fonction de la largeur de la bande 26 par des vis 49 et 50, toutes ces parois constituant les bords de plateaux d'ame- née 27c et d'évacuation 35c de la bande de tissu 26. La table X Y va maintenant être décrite en référence aux figures 3 et 4. Le moteur de positionnement 36 en X de la pointe tra çante 31 et le moteur 43 de positionnement en Y de cette même pointe traçante sont des servomoteurs analogues à ceux utilisés sur les machines outils commandées numériquement. Chaque impul- sion reçue par les moteurs 36 et 43 se traduit par un dfplace- ment élémentaire déterminé et constant en X et en Y du crayon 31. Le mouvement est transmis suivant la direction de l'axe des X par l'intermédiaire d'une vis 51 qui se visse dans une partie 52 liée à un ensemble dit barre des X comprenant:une barre 53 guidant le curseur 32, lui-mtme supportant la pointe traçante 31 ; aux extrémités de la barre-guide 53 se trouvent fixés des éléments 54 et 55 qui coulissent sur les barres-guides longitudinales fixes, respectivement 56 et 57 ; ces éléments 54 et 55 permettent ainsi d'assurer la translation de la barre des X 53 à 55 parallelement à elle-même suivant l'axe des X, et constituent également le support de fixation du servomoteur 43 et,partant,de la vis 58 qui, en se vissant dans le curseur 32, permet le positionnement de la pointe traçante 31 suivant l'axe des Y. Un bdti 59 supporte le moteur 36, les barres de guidage 56 et 57, la vis 51, les organes de blocage 29 et 30 et les axes des rouleaux d'extrémité de la bande transporteuse 28. Ces rouleaux sont en fait constitués chacun par-une paire de roues 60,61. Les roues de chaque paire 60,61 sont liées en rotation à leur axe 60a, 61a et comportent des dents qui permettent leur entratne- ment en rotation par des channes sans fin 62 dont les axes de maillons ne sont autres que les barres 44. Un organe de tension (non représenté) est prévu sur le brin inférieur de chaque channe sans fin 62 afin que le tapis sans fin 28 soit tendu et plan sur sa nappe supérieure. Alternativement on peut prévoir des moyens pour appliquer aux roues 60,61 des couples éqaux et opposés. La machine peut être conçue, selon un mode préférentiel de l'invention, pour assurer à la fois le traçage et le découpage d'une seule épaisseur de tissu. Le traçage et le découpage sont réalisés sur une seule zone de travail commune à l'outil de traçage et à l'outil de découpage. Un dispositif de traçage et de découpage conforme à la présente invention est décrit en référence à la figure 5 qui représente l'adaptation sur une barre des X d'un système permettant le traçage et le découpage d'une voile de bateau. Le positionnement suivant l'axe des X de la ligne d'action 63 de l'outil traçant, et le même positionnement de la ligne d'action 64 d'un outil coupant sont communs. Les positionnements de ces mêmes lignes d'action suivant l'axe des Y sont différents. Les outils en eux-mêmes ne sont pas représentés sur la figure 5.La fixation de l'outil de traçage sur le curseur 32 et la fixation de l'outil de coupe sur le curseur 32a correspondent, bien entendu, à des dispositifs de liaison outilcurseur qui peuvent varier de manière non limitative en fonction des outils utilisés. Les deux curseurs peuvent a priori être de même type et comporter chacun une semelle de fixation 65 de 1'outil traçant ou coupant. La mise en position opérationnelle de chaque outil est commandée de manière indépendante et automatique à partir d'un calculateur. La coupe des voiles associe souvent la coupe proprement dite suivant une courbe donnée et le traçage suivant une courbe "parallèle" distante de quelques centimètres de la première courbe. Les deux courbes associées ne se coupant pas et étant connues analytiquement sont alors, simultanément, l'une coupée et l'autre tracée. La disposition des outils de traçage et de coupe telle que représentée sur la figure 5 convient avantageusement pour réaliser simultanément le traçage et la coupe desdites courbes associées. Le servomoteur de positionnement 43 commande, par l'intermédiaire de la vis mère 58 qui se visse dans l'écrou lié au curseur 32 , le déplacement suivant l'axe des Y de ce curseur 32 et donc de 1loutil traçant. Un évidement 66 est disposé dans le curseur 32a pour permettre le libre passage de la vis 58. Un servomoteur de positionnement 67 commande, par l'intermédiaire de la vis mère 68 qui se visse dans l'écrou lié au curseur 32a, le déplacement suivant l'axe des Y de ce curseur et donc de l'outil coupant. Un évidement 69 est disposé dans le curseur 32 pour permettre le libre passage de la vis 68. Les lignes d'action 63 de l'outil traçant et 64 de l'outil coupant ne présentent pas de décalage involontaire suivant l'axe des X. Cette disposition permet toute combinaison de traçage et/ou découpage adaptable à la confection des voiles de bateaux. Cependant, il n'est pas exclu d'utiliser au lieu d'un outil de traçage et d'un outil de découpage : soit deux outils de traçage, soit deux outils de découpage fonctionnant suivant le principe du dispositif décrit en référence à la figure 5. Cette dernière disposition peut également présenter un intCêt pour la coupe des voiles car, en plus du tracé et de la coupe au niveau des guidants et des chutes, la coupe des voiles comporte l'obtention des pinces sur toute la longueur des lisières des laizes. En général dans le procédé traditionnel on ne pince, pour des raisons d'ordre pratique, qu'une seule des deux lisières de chaque laize, mais le même résultat peut pratiquement être obtenu en pinçant les deux lisières d'une laize et en n'effectuant cette opération qu'une laize sur deux. Ainsi, deux outils peuvent tracer simultanément ou couper simultanément les pinces suivant les deux bords d'une meme laize, et la laize suivante ne comportant pas de pinces est simplement déplacée, sans traçage ni coupe, entre la chute et le guindant (ou inversement) définis sur cette laize. De même, les deux outils identiques peuvent traiter simultanément les deux bords d'un fuseau de spinnaker ou d'un "panneau horizontal" d'un tel spinnaker dit à "tête radiale". En utilisant deux outils identiques, le rendement peut dans certains cas être doublé. L'outil de coupe est avantageusement constitué par une buse émettant un jet de fluide. Pour que le jet de fluide traverse parfaitement toute l'épaisseur de la matière à couper et que le support de cette matière ne soit pas détérioré par le jet, il est prévu dans cette variante d'utiliser une bande transporteuse dans laquelle les barres 44 sont des lattes indépendantes dont la juxtaposition dans la zone de travail constitue une surface support de matière plane et régulière, la surface de ces lattes étant constituée d'un quadrillage serré de parois minces disposées verticalement suivant l'épaisseur de la latte, de telle façon que le jet ne soit pas aussitôt brisé au niveau de la surface de contact entre la matière à couper et son support.Le réseau d'alvéoles constituant le quadrillage a une densité telle que la matière à couper disposée sur la surface desdites lattes ne subisse pas de déformations locales qui seraient préjudiciables à la bonne qualité de la coupe. Ensuite, le jet ayant traversé la matière et la surface support, vient se briser sur une chicane dans une chambre prévue à cet effet sous la surface support. Suivant cette variante, pour éviter tout glissement relatif des épaisseurs de bande de tissu superposées pendant la phase déplacement-positionnement de la matière, il est prévu de renforcer la liaison entre la barre des X et la matière à couper, en mettant en oeuvre des organes qui compriment les bandes de tissu superposées entre la surface support et la plaque d'entre nement, en réalisant une préhension, par les extrémités 33a et 33b, des éléments 44 qui se trouvent en regard de ces dites extrémités pendant la phase déplacement-positionnement de la matiere à couper. Le dispositif décrit en référence à la figure 5 peut, suivant la présente invention, être généralisé. Cette généralisation concerne un nombre non limité d'outils de traçage et de découpage ayant les caractéristiques communes suivantes : (1) chaque outil est lié en déplacement suivant l'axe des X à la même "barre des X", (2) chaque outil est mu suivant l'axe des Y de manière indépendante, (3) chaque outil est mis en position opérationnelle ou non opérationnelle de manière indépendante. Les caractéristiques précitées concernent, non seulement la disposition "en série" d'outils fixés sur des curseurs coulissant en Y suivant un axe guide commun, comme décrit en référence à la figure 8, mais aussi la disposition "en parallèle" d'outils fixés sur des curseurs coulissant en Y chacun suivant leur propre axe guide, de telle manière que chaque outil puisse effectuer des déplacements, suivant l'axe des Y, de valeurs quelconques, non limitées Far la présence d'outils voisins comme c'est le cas dans la disposition dite en série". Dans la disposition dite "en parallèle", chaque outil peut avoir une coordonnée différente en X de celle de l'outil voisin, la différence de coordonnée résultant de l'écartement existant entre les axes guides disposés suivant l'axe des X, sur lesquels coulissent les curseurs supportant chaque outil. Ces axes guides peuvent, par exemple, être répartis suivant l'axe des X de manière équidistante, l'ensemble de ces axes guides constituant une grille parallèle à la surface de travail, cette grille faisant partie de la barre des X. Le diagramme synoptique de la figure 6 illustre un dispositif de coupe d'éldments de voiles de bateaux. Sur une bande magnétique de la cassette 70, est enregistrée une série de programmes correspondant à divers types de voiles. L'introduction par un clavier 71, sous forme de réponses à des questions apparaissant sur un écran 72 d'un calculateur 73, de données 74, détermine le choix du programme adéquat et la mise en mémoire de tous les paramètres caractérisant la voile, d'une part, et la bande de tissu dans laquelle elle sera réalisée, d'autre part. Ensuite, le calculateur 73 effectue les calculs nécessaires & la définition de chaque laize, fuseau, panneau, et de la position des lattes, bandes de ris..., en fonction de schémas mathématiques appropriés, et au fur et à mesure de cette définition, commande le traçage et/ou le découpage des éléments et repères par la machine.Les ordres de traçage et/ou découpage et les ordres de fonctionnement des outils, des surfaces de liaison et de blocage, sont transmis à la machine par l'intermédiaire du dispositif interface 75 dont la fonction est d'assurer uneinterpolation linéaire permettant de transformer les signaux de position provenant du calculateur 73 en signaux appliqués aux servomoteurs de positionnement des outils et de la bande 26, et un système de décodage des signaux de commande de mise en position opérationnelle ou non opérationnelle des outils, de mise en position haute ou basse des plaques d'entrainement et de blocage... Un panneau de commande 76 permet la mise sous tension des divers systèmes du dispositif : calculateur, moteurs d'amenée et de retrait de la bande... Il permet la commande manuelle des déplacements des plaques d'entrainement et de blocage, de manière à pouvoir positionner manuellement la bande de tissu 26 au départ d'une opération de coupe d'une voile. Ce panneau 76 émet des signaux lumineux ou sonores si un des sous-systèmes du dispositif est défectueux. Toute trajectoire de déplacement des outils est décomposée en une série de segments rectilignes élémentaires. Les couples de déplacements élémentaires en X,Y correspondant auxdits segments rectilignes, (dx,dyl)...., (dX,-dYi),... (dX,dYn), sont fournis simultanément par le calculateur au dispositif 75, les indices 1, ... ,i, ... ,n étant afectés respectivement à l'outil 1,..., à l'outil i, ..., à l'outil n. Les outils étant liés en déplacement suivant l'axe des X à la même barre des X, le déplacement dX correspondant aux segments élémentaires, suivant l'axe des X, est commun à tous les outils. La valeur commune, dX, choisie par le calculateur, correspond au déplace- ment minimal admissible suivant l'axe des X sur lesdits segments élémentaires, compte tenu des singularités, rayons de courbure,.... des trajectoires affectées aux outils. Le calculateur définit à partir de ce "dX" les valeurs dYi des déplacements à réaliser suivant l'axe des Y par chaque outil. Le dispositif 75 transmet aux servomoteurs de positionnement des informations synchronisées représentatives des distances ou des vitesses à obtenir par chaque outil suivant chacun des deux axes X et Y. L'interpolation linéaire est réalise pour chaque couple (dX,dYi) Le dispositif 75 est tel que des conditions limites concernant les vitesses, les distances, la précision,..., peuvent être exigées pour chaque segment, auquel cas le segment présentant les conditions restrictives maximales est prioritaire. Ainsi, parexemple, si la vitesse maximale de déplacement des outils est limitée à une valeur donnée, cette vitesse (décomposée suivant les deux axes X,Y) est alors définie pour le segment (dX,dYi) le plus long, les vitesses suivant l'axe des Y pour les autres segments (dx,dYj) étant calculées proportionnellement aux rapports dYj/dYi. Chaque impulsion transmise aux servomoteurs de -positionnement correspond à un pas de déplacement des outils bien déterminé, fonction de l'angle élémentaire de rotation des servomoteurs et du pas des vis-mères. On va maintenant décrire, en regard à la figure 2, comment le traçage d'une voile est obtenu sur la machine venant d'entre décrite. La longueur L correspond à la longueur maximale de la surface de travail de la machine. La bande 26 est déplacée de droite à gauche suivant le sens de la flèche D. La bande de tissu qui a une largeur 1, n'occupe qu'une partie de la largeur 1' de la surface de travail. La portion de bande 77 actuellement positionnée sur la surface de travail de la machine comporte la fin du tracé de la laize 2'. La lisière joignant les points 78 aux points 79 est rectiligne et n'est pas tracée, seuls sont tracés les repères de montage 22 à intervalles constants. Du point 79 au point 24, la chute est connue analytiquement. L'autre bord de la laize 2' est pincé sur la chute.Son tracé est repris à partir du point 80 situé à la limite de la tranche précédente. Ensuite le calculateur calcule tous les éléments caractéristiques de la laize 3', positionne cette laize dans la tranche de bande 77 et ordonne le tracé de la partie de la laize 3' comprise dans la tranche de bande 77. Ensuite, avant d'ordonner le déplacement de la bande, le calculateur vérifie si un déplacement de longueur L définit une tranche qui comprend ou non des éléments de la laize suivante 41, Si oui, le déplacement de la bande est, par exemple, limité à la longueur L' définie de telle manière que la pince 81 soit totalement incluse dans la tranche 82 et le tracé du guidant totalement exclu. Ainsi, lorsque la tranche 83 se présentera sur la surface de travail, le tracé de la laize 3' sera d'abord terminé, puis le calculateur calculera les éléments de la laize 4'.Le déplacement de bande d'une longueur L' inférieure à la longueur L aura évité que le calculateur ne définisse, avant de finir le tracé de la laize 3', le calcul des éléments de la laize 4' qui seraient nécessaires au tracé du "coin" 84 de la laize 4', lequel coin aurait été inclus dans une tranche 82 de longueur L. La capacité supplémentaire de mémoire interne du calculateur, correspondant au stockage des variables caractéristiques d'une laize aura donc ainsi été évitée. La tranche suivante 83 sera une tranche de longueur L, Le même processus est répété jusqu à la fin du tracé de la voile. Ainsi, la deuxième phase de fonctionnement de la machine correspond à la suite des opérations suivantes (1) définition par calculateur dé la longueur de déplacement de bande à effectuer. (2) déplacement en conséquence de la barre des X, en général vers le caté amont de la machine. (3) émission d'un signal par le calculateur commandant la machine, lequel signal détermine : la mise en position basse de la plaque d'entratnement 33 puis la mise en position haute des plaques de blocage 29a et 30a. (4) commande par le calculateur, d'un positionnement en X de la barre des X, correspondant à la valeur définie en (1), commande analogue à une simple commande de positionnement de outil traçant en X. (5 > émission d'un signal par le calculateur, lequel signal détermine la mise en position basse des plaques de blocage en X de la bande 29a et 30a, puis la mise en position haute de la plaque dlentrainement 33. Ensuite la nouvelle tranche de bande étant positionnée et bloquée dans la zone de travail, la phase traçage et/ou coupage automatique de la tranche positionnée s'effectue selon des techniques connues de positionnement en commande numérique d'un outil suivant l'axe des X et l'axe des Y, le plan dans lequel se déplace le curseur 32 portant l'outil 31 étant parallèle à la surface support de la bande de tissu, laquelle surface est plane dans la zone de travail= On va maintenant décrire, en regard des figures 7 et 8, des moyens d'amenée et de retrait d'une bande de matière sur une machine suivant l'invention. Des rouleaux 85 et 86 sont entraînés en rotation par les moteurs 87 et 88 dont la mise en arce est commandée par des dé- tecteurs a cellules photoélectriques @@ et90. Le détecteur gO commande la mise en marche du mateur r lorsqu'il détecte la bande 26, et l'arrêt de ce moteur lorsque la bande 26 n'est plus détectée. Le détecteur 89 commande la mise en marche du moteur 87 lorsque la bande 26 n'est pas détectée, et l'arrêt de ce moteur lorsque ladite bande est détectée. Côté amont, la disposition détecteur 89, rouleau 85, zone de travail 91 est telle qu'une longueur de bande correspondant à une longueur maximale de la surface de travail est prédéroulée de manière à éviter toute surtension de la bande 26 pendant la phase déplacement-positionnement, surtension qui peut être due à un retard du déroulement du rouleau d'alimentation 85. Si, après une phase de déplacement-positionnement de la bande 26 sur la surface de travail de la machine, la cellule 89 ne détecte pas la bande 26, il est alors prévu d'arrêter le fonctionnement de la machine. Ainsi, lorsque le rouleau 85 est vide, la machine s'arrête automatiquement. A la place des détecteurs simples 89 et 90, on peut également utiliser des détecteurs doubles formés chacun de-deux détecteurs du même type que les détecteurs 89,90 et superposés de manière à définir un niveau limite haut et un niveau limite bas pour l'extrémité inférieure de la boucle de mou de la bande 26. La figure 8 montre schématiquement l'adaptation à unc machine conforme & la présente invention, d'un magasin d'amenée 92 tel que celui décrit dans le brevet français nO 1.603,435, et qui permet d'alimenter la zone de travail 91 par une bande 26a consistant en plusieurs épaisseurs de matière superposées ; et d'un système de retrait de la bande 26a traitée, système consistant en une bande transporteuse sans fin 93.Le fonctionnement du magasin 92 et de la bande transporteuse 93 est synchronisé avec celui de la machine. Unebande tranXsporteuse indépendante de la machine proprement dite a l'avantage de pouvoir être de la forme et de la longueur voulues permettant de définir une zone de stockage et une zone de prélèvement des éléments coupés en fonction des besoins correspondant à une utilisation précise de la machine. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs , sans sortir du cadre de l'invention. Par exemple, l'adhésion entre la plaque d'entraSnement 33 et la bande 26 peut outre obtenue par effet électrostatique exercé par ladite plaque 33 sur la bande 26 pendant la phase déplacement-positionnement de bande. Compte tenu du fait que l'adhésion obtenue par effet électrostatique est forte et que le tissu à voile est particulière- ment appreté, que, de plus, la surface prévue pour la zone de travail est limitée (de l'ordre du mbtre carré par exemple) et donc aussi la force du frottement bande sur support, le déplacement de la bande de matière sur la surface support de bande est alors réalisé avec un support de bande fixe par rapport au bati de la machine. La planéité d'une surface support de bande,fixe, est facilement assurée dans la zone de travail. Un support de bande mobile n'est pas en soi strictement indispensable sur une machine selon la présente invention car dans la présente invention le support de bande de matière n'a aucun riblez actif dans le déplacement de la bande. Le support de bande selon la machine précédemment décrite en référence aux figures 3 et 4 est rendu mobile, non pour constituer un outil assurant le transport de la bande de matière, mais pour éliminer dans l'effort d'entratnement exercé sur la bande par la barre des X, la part due aux frottements de la bande de matière sur son support. La figure 9 montre un autre mode de réalisation du support de bande. Selon ce mode de réalisation, le tapis sans fin 28 supporté par les guides 47 est remplace par une table fixe 100 présentant un plateau supérieur plan locha poreux (ou muni d'une pluralité d'orifices). Dans la table 100 est ménagée immédiatement sous le plateau lOOa une chambre 101 qui peut autre mise, soit en dépressiôn, soit en surpression au moyen d'une pompe à air aspirante-refoulante 102 et d'un distributeur d'inversion électro-commandé 103.Ainsi, pendant la phase de déplacementpositionnement de la bande 26, on insuff le de l'air à travers le plateau lOOa pour supprimer les frottements, tandis qu'on e t a b 1 i t u n e d é p r e s s i o n dans la chambre 101 durant la phase de traçage et/ou découpage de la bande 26 afin de plaquer cette bande sur le plateau lOOa. Selon l'exemple de la figure 9, la plaque d'entraine- ment 33 est conçue de manière à pouvoir adhérer à la bande 26 par effet de ventouse. A cet effet, la plaque 33 est creuse et elle est munie, sur sa paroi inférieure, de trous 104. L'intérieur 105 de la plaque 33 est relié à une pompe d'aspiration d'air 106 par l'intermédiaire d'une canalisation 107 sur laquelle est interposé un distributeur électriquement commandé 108 pouvant relier l'espace 105 soit à la pompe 106, soit à l'atmosphère. La présente invention, grace à son système de positionnement programmable d'une longueur de bande de matière sur une seule surface de travail commune à un ou plusieurs outils de traçage et de coupe, permet de définir des éléments dont la longueur suivant l'axe des X peut être largement supérieure a la longueur de la surface de travail, tels par exemple, outre les éléments de voiles, des éléments de structures gonflables. La coupe de vêtements peut aussi être avantageusement envisagée sur le le dispositif suivant l'invention. En effet, d'une part, plusieurs épaisseurs de bandes de tissu superposées peuvent être positionnées de manière programmable et fiable sur une surface de travail, d'autre part, des outils de coupe consistant en des jets d'eau animés d'une très grande vitesse peuvent couper de manière également fiable plusieurs épaisseurs de tissu. Ainsi, plusieurs éléments différents de vêtements peuvent être simulta nément coupés, suivant plusieurs épaisseurs, et ce, en continu. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement par un outil a action sensiblement ponctuelle d'au moins une bande de matière souple, procédé selon lequel on fait passer & travers une zone de travail de l'outil des portions successives de bande et on positionne et on bloque successivement chaque portion de bande sur la zone de travail, caractérisé en ce-qu'on rend l'outil solidaire de la bande pendant chaque déplacement de la bande depuis une position pour laquelle une portion de bande est placée sur la zone de travail jusqu't une position pour laquelle la portion de bande suivante se trouve placée sur la zone de travail. 2. Dispositif de traitement par au moins un outil à action sensiblement ponctuelle d'au moins une bande de matière souple, du type comportant un support définissant une zone de travail de l'outil, des moyens pour positionner une portion quelconque de la bande sur la zone de travail et des moyens pour déplacer un support de l'outil suivant une trajectoire déterminée et pour le mettre en service et hors service dans des portions déterminées de cette trajectoire, caractérisé en ce que les moyens de positionnement comprennent : un organe d'entraSnement solidaire du support de l'outil de manière à suivre les déplacements de ce dernier parallèlement au mouvement de la bande ; des moyens pour entraîner cet organe parallèlement au mouvement de la bande ; des moyens amovibles pour lier ledit organe à la bande ; et des moyens escamotables pour bloquer une portion de ladite bande dans sa position de travail sur la zone de travail 3.Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que organe d'entraSnement présente une forme allongée s'étendant transversalement par rapport à la bande au moins sur toute la largeur de cette dernière, cet organe pouvant être mis, soit en position haute pour laquelle il est ducale par rapport à la bande, soit en position basse pour laquelle il se trouve en contact avec la bande. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que les moyens pour lier I'organe d'entrainement à la bande comprennent des moyens de succion prévus sur la f)ce inférieure dudit organe d'entråinement. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le support définissant la zone de travail est une paroi munie de passages permettant la circulation de gaz d'une face à l'autre de ladite paroi et en ce que sont prévus des moyens pour établir sélectivement une dépression ou une surpression par rapport à la pression atmosphérique dans la zone délimitée par ladite paroi à l'opposé de la bande traiter. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le support définissant la zone de travail est entrainable librement suivant la direction du mouvement de la bande. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendicationS 2 à 6, caractérisé en ce que le support définissant la zone de travail est fixe. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que les moyens de blocage de la bande comprennent deux organes allongés parallèles à l'organe d'entrai- nement et définissant entre eux la zone de travail. 9. Dispositif selon la revendication.8, caractérisé en ce que chaque organe de blocage comprend une plaque pouvant être mise, soit dans une position haute, soit dans une position basse pour laquelle elle est en contact avec la bande. 10. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que chaque organe de blocage comprend une mexr,brane souple délimitant une chambre pouvant être mise en surpression de façon que ladite membrane s'applique contre la bande. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte un outil de traçage et un outil de coupe-montés sur des supports différents liés entre eux suivant une coordonnée mais déplaçables indépendamment l'un de l'autre suivant l'autre coordonnée. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 1l; caractérisé en ce qu'il comporte un calculateur programmable du type universel possédant un organe d'entréede donnée, au moins un organe de sortie notamment pour la commande du déplacement du support de l'outil, et un organe d'affichage.