On connatt un procédé permettant d'obtenir par des moyens simples, à partir de branches d'élagage ou de rondins frais d'abattage, de la fibre de bois utilisable industriellement pour la préparation de ptte de bois applicable par exemple à la fabrication de feuilles continues obtenues par les procédés généraux de l'industrie du papier ou des panneaux. Oe procédé a fait l'objet du brevet français 1 199 034 du 13 mai 1958 au nom de la mssme société, complété par-ses deux additions ?3 826 du 8 juillet 1958 et 84 036 du 17 juillet 1963.Ce procédé et les machines de défibrage prévues pour son exécution permettent d'obtenir des copeaux de bois dits "clivés, constitués par la juxtaposition des fibres de bois désagrégées par le passage du bois à travers les machines de clivage ; ces fibres, tout en restant partiellemeit adhérentes les unes aux autres, sont fortement séparées sans entre coupées, c'est-à-dire décollées les unes des autres, et elles peuvent ensuite 8tre facilement séparées et/ou imprégnées pour leur utilisation industrielle et notamment pour la préparation d'une ptte à papier ou de panneaux de fibres ou de particules.Ce résultat est obtenu principalement, selon l'invention qui fait l'objet du brevet ci-dessus, par l'action de rouleaux écraseurs entre lesquels les branches ou rondins sont introduits dans une orientation pour laquelle leurs fibres sont parallèles aux axes des rouleau2. le procédé connu et les machines proposées pour son exécution donnent dXexcellentss résultats et il est possible d'amé- liorer la qualité des pâtes obtenues en soumettant les branches et rondins à une opération préalable permettant d'éliminer l'écorce dont la présence dans les fibres de bois ou dans la pate préparée avec ces fibres peut être indésirable. Dans les applications connues jusqu' présent, l'écorce pouvait par exemple titre broyée par les premiers étages de la machine de clivage et entre enlevée par aspiration ou soufflage ou par des moyens équivalents pour 8tre éliminée plus ou moins complètement du produit fini. Pour des buts tout à fait différents, il était connu d'autre part de procéder par d' autres moyens, par exemple manuellement, à ltécorçage de certains bois0 in ce qui concerne en particulier le chSne-liège, l'écorçage fournit une matière première utilisable pour diverses applications et en particulier pour la fabritation de produits agglomérés à base de liège avec ou sans charges et liant, ayant des propriétés remarquables de légèreté, d'isolation phonique et thermique et de stabilité0 Dans ce cas, c'est le bois qu'on désirait éliminer pour recueillir le liège. Cependant, cet écorçage manuel, s'il permet une bonne séparation du liège et du bois, présente l'inconvénient de nécessiter l'intervention d'une maîn-d1oeuvre abondante, ce qui est de moins en moins acceptable au point de vue économique. L'invention repose sur cette découverte que le procédé et les machines déjà proposes pour le défibrage du bois en vue de ltobtenbion de copeaux clivés peuvent contzibuer non seulement à séparer l'écorce du bois, mais encore à permettre de recueillir à la fois d'excellentes qualités de liège ou d'écorce d'une part et de copeaux clivés d'autre part sans détérioration de ces deux produits qui peuvent store recueillis tous deux pour leurs applications respectives. Dans le cas de l'applivation de l'invention au traitement de branches d'élagage et de rondins de chêne-liège, l'élasticité propre du liège lui permet de traverser la machine de défibrage sans être brogé et de conserver sa structure propre à la sortie de la machine en accompagnant les copeaux clivés. ha présente invention, conque d'après les recherches, travaux et essais de la société "La Cellulose du 2 par l'inter vention de sa filiale, la Centrale d'Sxploitation et de Commerce, et de la société UCharfai;; par l'intervention de sa filiale, les "Cartonneries d'Âuvergne", propose de séparer l'écorce et les copeaux clivés par flottation dans un écoulement d'eau ou de tout liquide ou solution convenables, dans lequel les copeaux clivés, par suite de leur structure, s'imprègnent très rapidement et ss'immergent dans 11 écoulement tandis que l'écorce reste en surface et peut titre recueillie sur un tapis extracteur approprié. On remarquera que la flottation, après le défibrage du bois pour l'obtention de copeaux clivés, présente l'avantage que les copeaux clivés dont les fibres sont décollées les unes des autres s'imprègnent très facilement sans retenir des inclusions de gaz qui stopposeraient à leur immersion et interdiraient par conséquent une séparation par flottation ou imposeraient une opération préalable de dégazage des copeaux qui est très onéreuse. Pour bien faire comprendre l'invention, on en décrira ci-après plus en détails un exemple d'exécution en référence au dessin schématique annexé dans lequel : la figure 1 montre en perspective les organes essentiels d'une machine à cliver analogue à celle faisant l'objet du brevet français 1 199 034 complété par ses deux additions 73 826 et 84 036 dont il a déjà été question ci-dessus ; et la figure 2 est un schéma de linstallation de flottation permettant de recueillir séparément à la sortie de la machine à eliver l'écorce et les copeaux clivés pour leurs utilisations ultérieures séparées; La machine à cliver reçoit les branches et rondins 1 préalablement tronçonnés à la longueur désirée et amenés par un transporteur 2 qui les déverse sur une plaque concave réceptrice fixe 3 au-dessus de laquelle tourne un premier cylindre cannelé d'éra- sement 4 iont les génératrices sont parallbles aux branches ou rondins regus et à la plaque 3.Le rayon du cylindre 4 est inférieur au rayon de courbure de la plaque réceptrice 3, de sorte qu'entre ces deux organes est ménagé un intervalle convergent à travers lequel le bois subit un premier écrasement comparable à un laminage combiné avec une première désagrégation du bois effectuée par les cannelures ou dentures du cylindre 4. Â l'extrémité de la plaque 3 la plus proche du cylindre 4, la matière écrasée 5 descend pour franchir successivement un ou deux étages comprenant chacun une paire de cylindres 6-7 et 8-9 tournant en sens inverses en assurant la progression de la matière traitée.Les surfaces de ces cylindres peuvent titre différentes, lisses ou dentées, et les vitesses de rotation peuvent varier d'un étage à 11 autre et même entre les deux cylindres d'une mtme p & re pour favoriser le décollage et le glissement des fibres des copeaux clivés les unes contre les autres. Les copeaux clivés avec l'écorce déjà détachée qui les accompagne sortent de la machine en 10. Le produit ainsi obtenu est amené au couloir de flottation 11 représenté schématiquement sur la figure 2 et parcouru par un courant d'eau qui peut d'ailleurs titre utilisé en circuit fermé par l'emploi d'un couloir en anneau équipé *sentuellement d'un moyen approprié pour faire circuler liteau ou le liquide de flotta tison. Dans le cas d'un couloir en anneau, il suffira d'introduire un faible appoint d'eau franche pour compenser les pertes. Comme on l'a déjà indiqué, la nature des copeaux clivés leur permet de s'imprégner immédiatement et de s'immerger rapidement au fond du couloir 11, -tandis que l'écorce, par exemple le liège, flotte et peut titre recueillie par un tapis extracteur sans fin 12 en circulation continue qui élève et déverse l'écorce sur tout bac ou transporteur approprié Les vitesses de l'écoulement, le débit de la machine, la vitesse du tapis extracteur et sa profondeur d'immersion sont évidemment; choisis pour permettre à ce tapis de prélever la totalité de l'écorce0' On comprendra que tous les facteurs mentionnés ci-dessus pourront titre rendus réglables par tous moyens appropriés pour adapter la vitesse de récolte de l'écorce à la hauteur de la couche d' écorce dans le courant d'eau et au débit de la machine à cliver. Au-delà du tapis extracteur d'écorce, les copeaux immergés sont à leur tour recueillis par un tapis extracteur comparable 13 mais qui est immergé jusqu'au fond du couloir de flottation 11 et dont la configuration et la vitesse de défilement peuvent différer de celles du tapis extracteur d'écorce 12 pour correspondre au débit de copeaux à recueillir0 Les tapis extrácteurss-12 et 13 peuvent comprendre une toile métallique ou en toute autre matière perforée appropriée, permettant de réaliser l'égouttage de l'eau entraSnee qui retombera dans le couloir de flottation 11. Les copeaux clivés obtenus, ainsi égouttés, sont aptes à un traitement ultrieurs notamment en vue de la aration de pattes de cellulose utilisables en papeterie, en particulier par exemple pour la préparation de putes mi-chimiques pour papier de cannelure ou à la fabrication de panneaux de particules ou de fibres. les particules de liège recueillies par le tapis extracteur 12 sont utilisables pour diverses applications où leurs qualités sont particulièrement recherchées. On comprendra que l'exemple d'exécution décrit ciwdessus et représenté au dessin annexé n'a aucun caractère limitatif et qu'on pourrait apporter diverses modifications ou adjonctions sans s 'écarter du cadre de l'invention0 Par exemple le tapis extracteur de copeaux clivés pourrait comporter une partie horizontale au fond du couloir pour favoriser la progression des copeaux, et éventuellement des moyens d'égouttage complémentaires. R E V E ≈D I C A e I O N ss 1. Procédé pour la-production séparée d'écorce et de copeaux clivés à partir de branches d'élagage et de rondins frais d'abattage, consistant à soumettre ces branches et rondins à un défibrage selon le brevet français 1 199 034 complété par ses additions 73 826 et 84 036 de façon à décoller les fibres de bois en obtenant des copeaux clivés, à soumettre le produit obtenu à une opération de séparation parflottation en profitant de l'immersion rapide des copeaux clivés qui s'imprègnent très facilement du liquide ou de la solution de flottation tandis que l'écorce flotte et enfin à extraire séparément de l'écoulement de flottation Itécorce et les copeaux clivés. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le produit défibré est amené à un couloir en anneau parcouru par le liquide de flottation en circuit fermé dont la masse est complétée par un faible appoint compensant les pertes. 3. Installation de flottation pour l'application.du procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, comprenant un couloir de circulation du liquide de flottation, équipé d'un moyen pour assurer cette circulation et de tapis extracteurs successifs pour prélever l'écorce détachée puis les copeaux clivés. 4. Application du procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2 au traitement des branches d'élagage et de rondins de chêne-liège pour loMtention séparée de particules de liège et de copeaux de bois clivés. 5. Produits obtenus par le procédé selon la revendication 1.