I1 est reconnu que le principal élément cariogène dans le milieu buccal provient de la dégradation des hydra tes de carbone tels aue : sucres industriels, confiseries, (notamment caramels et gomme à mâcher) farines, féculents, dont les reliciuats stagnent dans les espaces interdentaires en formant un enduit sur les dents. -1a Flore microbienile de la bouche, en déshydra- tant les relinuats, produit des acides oui attaquant l'é- mail des dents puis, ensuite, favorise la carie du cément par destruction de sa trame organique. Or il est démontré, surtout depuis les travaux de ELEMMING, en 1922, que l'action microbienne peut être entravée par des substances bactéricides qui se trouvent aussi bien dans les tissus et secrétions de l'homme et des animaux que ddr-s des essences végétales ; ce sont des substances similaires que la préparation et le raffinage font disparaître des plantes sucrières ou des graines de céréales rendant ainsi cariogène les produits alimentaires dont ils entrent dans la composition. Ceci explique pourquoi les populations indigènes de diverses régions, malgré une consummation importante de cannes à sucre ou de graines farineuses mais mastiquées dans leur état naturel, conservent leur magnifique denture. C'est ainsi que PETERSEN constate que ltindice cariogène des habitants du GROENL & D, hier inexistant, est actuellement le plus élevé du monde depuis qu'ils suivent le régime alimentaire des "civilisés"; fait aussi constaté chez les populations africaines. L'objet de notre invention est donc en connaissance des substances inhibitrices de 11 action microbienne buccale et qui ont disparu dans les aliments provenant de végétaux transformés, de les remplacer dans les produits alimentaires et de telle façon que, seules, ou en association ou se complétant mutuellement soit reconstitué, au moment de la mastication, une défense.homologue à la défense naturelle. Les principales substances répondant à notre objet sont, d'une part, le LYZOZINE qui se trouve aussi bien dans les larmes que dans la canne à sucre et des essences ou produits aromatiques végétaux dont nous faisons un choix approprié, d'une part à leur destination alimentaire, d'autre part en complétant le pouvoir quelles peuvent apporter aux LYZOZINES. Pour le LYZOZINE nous pouvons le trouver dans le plasma sanguin, le liquide ammoniatique ou, plus simplement, dans le blanc dsoeuf frais : dans ce cas celui-ci est traité et séché à une température inférieure à 800 centigrades, l'opération étant menée en une atposphère stérile par lampes germicides à 2.537 Armstrong. Pour les essences aromatiques nous nous adressons au girofle, à la bergamote, au thym, à la menthe, à l'aucalyptus, à la vanille, ces dernières essences pouvant notre remplacées par leur forme cris talloIde, menthol, eucalyptol, vanilline, que nous pouvons remplacer par des biopnyllats des mules végétaux ou de végétaux dotés des mêmes propriétés germicides tels que clou de girofle ou grains de cumin. Notre procédé consiste essentiellement à llincor- poration de produits naturels destinés à remplacer les produits disparus avec un pouvoir identique dans le but de rétablir le pouvoir bactéricide des produits originels. Les combinaisons qui s'offrent sont évidemment multiples. Toutefois ce choix doit suivre les règles suivantes - 10/ notre jamais ni nuisible, ni toxique - 20/ agir à des doses extrêmement minimes - 30/ n1 avoir aucune action sur l'aliment pouvant llal- stérer ou dénaturer son gobt - 40/ leur incorporation devant être une opération simple ~ 3 / leurs prix de revient, en considération des faibles doses utiles étant minimes, de façon à ne pas in fluer d'une façon sensible sur le prix de vente de l'aliment amélioré. Llensemble de ces données fixe forfaitairement le sens de notre procédé. Pour nieux le préciser nous allons, par un exer.lple non limitatif, décrire la fabrication bonbon n'ayant pas, au cours de son passage buccal, une action néfaste sur les dents. Exemple non limitatif : la fabrication d'une telle confiserie étant de la pratique industrielle courante, nous limitons l'application de notre procédé à la phase d'inclusion dtune poudre à un moment déterminé de la fabrication. La La préparation de la poudre se faisant en atmos phère maintenue stérile par rayonnement U.V. germicide, les opérateurs prenant les précautions de protection classiques pour éviter l'action des U.V. On réunit des oeufs frais, parfaitement propres, et en quantité suffisante. Ils sont cassés dans des récipients stériles en procédant à la séparation des jaunes et des blancs. Les blancs sont alors versés dans des plateaux et sous une faible épaisseur - 2 à 3 millimètres. Ces plateaux sont alors portés à une température stable de 700 centigrades au maximum; en quelques minutes l'albumine se solidifie, elle est alors reprise pour lui donner une forme pulvérisante. La poudre d'albumine est intimement mélangée à de 11 essence de girofle à une dose correspondant à 1* du poids de la poudre. Llintroduction de la poudre albumine-girofle se fait sur le marbre quand la patte de glucose a déjà regu colorants et parfums èt qu'elle est à une température de G à 55 centigrades en état de malléabilité. Il faut, à ce stade, saupoudrer 11 ensemble de la masse avec notre poudre, la quantité étant équivalente en poids à 1,5 % à 2,50 % de la masse traitée, suite de la fabrication de la confiserie se faisant normalement après avoir bien réalises une incorporation homogène, masse-poudre et ce, au besoin, en réchauffant l'ensemble sans jemais dépasser 55 centigrade. De cat exemple on peut imaginer la réalisation d' t,re prodetion industrielle en utilisant tous les moyens mé- caniques utiles. Le cortrole da l'action bactéricide de notre nrocédé peut être aisément réalisé par un laboratoire bactériologique et ce de diverses manières, nar exemple 1e On fait fondre dans la bouche un bonbon, non traité et en recueillant la salive pour ensemencer en milieu de culture classique classique contenu dans une bofte de Pétri puis on renouvelle l'opération avec une salive recueillie après la dégustation d'un bonbon traité. lie premier essai donnant te culture a ltétave, le deuxième essai ne cultivant pas. e~ En alimentant deux lots d'animaux de laboratoires (rats-hamsters) et ensuivant progressivement l'évolu tion de leur état dentaire pendant 3 à 4 semaines. Le lot alimenté par des produits industriels montrera une action cariogène,- le lot alimenté avec des sucres traités, par notre procédé n'accusant le développement d'aucune carie. REVENDICATIONS 1.- Procédé ayant pour but d'éviter l'action cariogène d1aliments, tels que les sucres industriels, confiseries (notamment caramels et gommes à mâcher), farines et féculents, par l'incorporation, à des doses convenables, de liquides ou de poudres neutralisant l'action cariogène, caractérisé par le fait que les poudres et liquides sont d'origine animale, tels que: plasma sanguin, liquide ammiotique ou blanc dsoeuf. 2.- Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les poudres et liquides sont d'origine végétale, tels que: girofle, bergamote, cumin, géranium, menthe, eucalyptus. 3.- Procédé selon les revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que lson utilise un mélange de poudres ou liquides d'origines animale et végétale.