La présente invention concerne des perfectionnements aux convoyeurs à chaîne et, plus particulièrement, un dispositif permettant de modifier la direction du mouvement d'une chaîne pour convoyeur, ce dispositif pouvant ètre prévu soit pour l'entraînement, soit pour le renvoi de ladite chaîne. Cette dernière est généralement constituée de maillons rigides articu- lés entre eux par des joints portant, de part et d'autre, des galéts de roulement et, éventuellement, notamment dans le cas de chaînes dont deux maillons consécutifs sont articulés autour de deux axes perpendiculaires, des galets ds guidage dont le plan est perpendiculaire à celui des galets de roulement. On connaît déjà des dispositifs d'sntraInement de telles chaînes, dispositifs qui comportent une roue comprenant deux flasques écartés l'un de l'autre et pourvus de dents, les dents d'un flasque prenant appui sur les galets disposés d'un côté de la chaîne et celles de l'autre flasque sur les galets disposés de l'autre côté de la chaîne pour entrainer celle-ci. Lorsqu'un maillon de la chaîne quitte la roue pour s'engager dans une portion rectiligne où elle est guidée, ce maillon, poussé par la partie avant du maillon qui le suit, a tendance à prendre uns position oblique par rapport à la direction de cette portion rectiligne. De plus, cst effet, dit "polygonal", est amplifié par le fait que, la chaîne étant tendue st guidée dans sa partie rectiligne, le maillon non guidé qui quitte la roue a tendance à suivre le trajet le plus court. Par suite. cet effet est d'autant plus important que la longueur d'un maillon est plus grande et que le nombre de dents ds la roue est plus petit. L'entrée du guidage de la partie rectiligne doit donc être évasée pour permettre l'alignement des maillons avec celleci et contrecarrer la tendance à l'obliquité du maillon quittent la roue d'entraînement. la chaine défilant, il sn résulte un battement de celle-ci. dans la portion comprise entre la roue d'entraînement et le guidage. Un tel battement entraîne des bruits importants st des usures rapides de la chaîne et ds son guidage rectiligne. Le battement étant d'autant plus rapide que la vitesse de la chaine est plus grande, les convoyeurs de ce type sont limités à des vitesses ne pouvant être supérieures à 50 mZmn. Or, les convoyeurs modernes doivent maintenant atteindre des vitesses supérieures à 200 m/mn. La présente invention permet d'atteindre de telles vitesses en remédiant aux inconvénients des convoyeurs connus. Selon l'invention, le convoyeur comportant, d'une part, une chaîne motrice constituée de maillons rigides articulés entre eux par des joints portant, de part et d'autre, des galets de roulement et, éventuellement, des galets de guidage et. d'autre part, un dispositif permettant da modifier la direction du mouvement de ladite chaîne et pourvu d'une roue dentée dont la denture coopère avec celle-ci, est remerquable en ce que ladite roue engrène avec la partie centrale d'au moins certains des maillons de la chaine. Ainsi, chaque maillon de la chaîne étant poussé par sa partie centrale, et non plus par la partie avant du maillon suivant, le battement est, sinon totalement éliminé, du moins fortement réduit. De préférence1 ladite roue porte des dents, tandis que les maillons sont pourvus d'alvéoles dans lesquels pénètrent lesdites dents. Toutefois, on peut pourvoir les maillons de dents qui coopéreraient avec des alvéoles portés par ladite roue. Dans le cas courant ou au moins certains maillons de la chaine comportent deux plaquettes parallèles réunies par les joints d'extrémités, lesdits alvéoles sont formés par deux butées fixées entre lesdites plaquettes. Bien entendu, lorsque, comme il est connu. les plaquettes de deux maillons consécutifs de la chaîne ont des plans respectivement parallèle et orthogonal au plan de la roue. les alvéoles sont formés, au moyen desdites butées, dans les maillons dont les plaquettes sont parallèles au plan de la roue. Dans ce cas, un maillon sur deux de la chaîne coopère avec la roue. Lorsque l'atténuation de l'effet polygonal ainsi obtenue n'est pas satisfaisante, notamment à cause d'une vitesse de défilement élevée de la chaine, il est possible de prévoir un guidage de celle-ci. au moins partiel. le long de son trajet curviligne ds contact avec la roue. En effet, gr ce à l'invention, les galets de la chaîne parallèles au plan de la roue sont dégagés (ce qui n'est pas le cas dans la techniqus antérieure où les dents de la roue prenaient appui sur ces galets) et il est donc possible d'agencer des pistes de guidage ds ces galets, de part et d'autre du plan de ladite roue.Le phénomène. de battement est alors complètement éliminé, d'autant plus que le guidage curviligne peut être raccordé aux guidages rectilignes amont et sval de la chaîne. Dans le cas d'une chaîne comportant des galets de guidage st dss galets de roulement, il est possible, comme on le verra par la suite, de ne prévoir de guidage que d'un seul côté de la chaîne. Il va de soi que le dispositif permettant de modifier la direction du mouvement de la chaîne peut être un dispositif d'entraînement ou un dispositif de renvoi. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisés. La figure 1 montre une portion de convoyeur perfectionnée selon l'invention. La figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 7. Le figure 3 montre un maillon de la chaîne du convoyeur. La figure 4 est une coupe transversale schématique d'un dispositif de guidage curviligne selon l'invention. Dans l'exemple représenté sur les figures ? et 2. la portion de convoyeur est verticale. il est bien évident que cette orientation pourrait entre différente. De même, cet exemple montre une chaîne comportant des galets de roulement et des galets de guidage, mais il va de soi que l'invention est applicable b d'autres types de chaînes. La partie de convoyeur montrée par les figures 1 et 2 comporte un arbre moteur horizontal 1, porté par un palier 2 et sur lequel est calée une roue verticale 3. -Cette roue comporte à sa périphérie des dents 4. La chaîne est composée, de manière connue, de maillons rigides constitués de plaquettes 5 et 6 parallèles (figure 3), alternativement (c'est-à-dire d'un maillon à l'autre) parallèles et orthogonales au plan de la roue 3. Les maillons sont réunis entre eux par des joints 7 au niveau desquels sont montés des galets ds roulement 8 st des galets de guidage 9. Dans ses parties rectilignes; la chaîne est maintenue, de manière connue, dans des dispositifs de guidage aval et amont 10 et II,composés chacun de deux profilés 12 et 13 en fi se faisant vis-à-vis. Les galets de roulement 8 roulent sur les rebords plans en regard 12a et 13a des profilés 12 et 13, tandis que les galets de guidage 9 sont logés respectivement dans ces derniers. Dans la partie curviligne (autour de la roue 3) de la chaîne, les profilés extérieurs 12 des deux dispositifs de gui dage 10 et 11, sont réunis par un profilé curviligne 14 ayant une section en n (voir figure 2) identique à celle desdits profilés 12. Les rebords curvilignes 14a du profilé 14 réunissent les rebords plans 12a, tandis que ses parois intérieures 14b, planes et annulaires. prolongent les parois intérisures du profilé 12. Les parois 14b sont parallèles entre elles. De même, les profilés intérieurs 13 sont réunis par deux profilés curvilignes plans 15 entre lesquels peuvent passer les dents 4 de la roue 3. Les profilés 15 comportent des faces 15a curvilignes respectivement en regard d'une des ailes 14a et des faces planes annulaires 15b se faisant vis-a-vis. Les faces 14a et 15a qui se correspondent sont parallèles entre elles. Il en est de meme des faces 15b en regerd. Les profilés 14 et 15 ménagent entre eux, pour les galets 8, des voies de guidage latérales et curvilignes centréss sur l'arbre 2 et de même largeur que celles délimitées entre les ailes planes en regard des profilés rectilignes 12 et 13, ces voies de guidage étant chacune délimitées entre un rebord 14a et une face 15a.De même, les galets 9 sont maintenus entre les rebords 14b ou les faces 15b. Par suite, la chaîne est guidée dans sa partie curviligne et ne peut donc subir l'effet "polygonal*. L'un des profilés 15 peut être maintenu au moyen de supports (non représentés) prenant appui sur le chassis fixe de la roue 3, l'autre l'étant par l'intermédiaire de supports 19 fixés sur le profilé 14. Oe plus, les maillons (un sur deux) dont les plaquettes 5 et 6 sont parallèles au plan de la roue 3, sont pourvus d'alvéoles 16 dans lesquels pénètrent les deots 4. Les alvéoles 16 sont centraux pour les maillons correspondants st sont délimités par des butées 17 et 18 fixées entre les plaquettes 5 et 6. Les deots 4 et les butées 17 et 18 sont profilées pour que la roue 3 et la chaîne coopèrent à la manière d'engrenages. On remarquera que pour le bon guidage de la chaîne. il n'est pas nécessaire que le profilé 14 soit complet : il suffit qu'il comporte deux faces 14b en regard l'une de l'autre et deux faces 14a respectivement en regard d'une face 15a. Les faces 14a et 14b peuvent donc être les ails d'une cornière curviligne ou être séparées l'une de l'autre. Dans le cas (voir figure 4) où la chaîne comporte des groupes de galets de guidage et de galets de roulement il est même possible de supprimer un enssmble 14a, 14b et un ensemble 15a, 15b (en pointillés). En effet, si le dispositif de guidage curviligne ne comporte qu'une cornière 14a, 14b (ou l'équivalent) et qu'un profilé 15 (ou son équivalent) disposés symétriquement par rapport à l'axe de la chaîne, le guidage est assuré par coopération d'un galet 8 et d'un galet 9 d'un groupe respectivement avec la face 14a et avec la face 14b et par coopération de l'autre galet 8 et de l'autre galet 9 dudit groupe respectivement avec la face 15a et avec la face 15b. On voit qu'avec le dispositif selon l'invention tout battement est éliminé. Ouoique dans l'exemple choisi deux dents consécutives de la roue coopèrent avec deux maillons séparés par un troi sième, il est bien évident qu'il est possible, dans le cadre de l'invention, de prévoir que chaque maillon coopère avec une dent. REVENDICATIONS 1.- Convoyeur comportant, d'une part, une chaine motrice constituée de maillons rigides articulés entre eux par des joints portant, de part et d'autre, des galets de roulement et, éventuellement, des galets ds guidage et. d'autrs part, un dispositif permettant de modifier la direction du mouvement de ladite chaîne et pourvu d'une roue dentée dont la denture coopère avec celle-ci et dont le plan est parallèle à ceux des galets de l'une des deux espèces, caractérisé en ce que ladite roue engrène avec la partie centrale d'au moins certains des maillons de la chaine. 2.- Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif de guidage susceptible de fairs décrire aux galets de la chaine dont les plans sont parallèles à celui de la roue, un trajet curviligne concentrique à celle-ci. 3.- Convoyeur selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif de guidage comporte deux voies de guidage latérales, coaxiales à ladite roue, dans lesquelles sont guidés les galets de la chaîne parallèles au plan de la roue st en ce que les dents de la roue passent au moins partiellement entre les voies latérales du dispositif de guidage. 4.- Convoyeur selon la revendication 2 comportant des groupes de galets de roulement et de galets de guidage orthogonaux, caractérisé en ce que le dispositif de guidage comporte un premier ensemble curviligne de faces orthogonales susceptibles de coopérer respectivement avec un galet de guidage et un galet de roulement dudit groupe et un second ensemble curviligne de faces orthogonales susceptibles de coopérer respectivement avec l'autre galet de guidage et l'autre galet ds roulement de ce groupe, lesdits ensembles de faces orthogonales étant symétriques par rapport à l'axe de la chaîne. 5.- Convoyeur selon la revendication 3, comportant des galets de roulement et des galets de guidage orthogonaux, caractérisé sn ce que chaque voie de guidage latérale est formée entre des faces curvilignes parallèles en regard, les galets orthogonaux au plan de la roue étant placés entre des ensembles de deux faces a-nnulaires planes en regard. 6.- Convoyeur selon la revendication 2. dans lequel les portions rectilignes de la chaîne sont pourvues de dispositifs de guidage rectilignes, caractérisé en ce que le dispositif de guidage curviligne réunit, sans discontinuité, le dispositif de guidage rectiligne amont au dispositif de guidage rectiligne aval. 7.- Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la rous porte des dents, tandis que les maillons sont pourvus d'alvéoles dans lesquels pénètrent lesdites dents. 8.- Convoyeur selon la revendication 7, caractérisé en ce que les alvéoles sont délimités entre des butées solidaires d'au moins certains des maillons. 9.- Convoyeur selon la revendication 8. dans lequel la chaîne comporte dss maillons comprenant deux plaquettes paral lé les entre elles et au plan de la roue. caractérisé en ce que lesdites butés sont disposées entre lesdites plaquettes. 10.- Convoyeur selon l'une quelconque des revendications précédentes. caractarisé en ce que le dispositif permettant de modifier le direction du mouvement de la chaîne est un dispositif d'entraînement ds cette dernière.