-La présente invention réalisée et mise au point dans les Laboratoires de l'institut d'Optique concerne un réfrac- tomètre différentiel qui peut être utilisé peur identifier les censtituants chimiques de mélanges qu'en injecte dans l'appareil directement ou bien tala sortie de colonnes de fractionnement du type chromatographie. Depuis de nembreuses années, la mesure de l'in- dice de réfraction des composés chimiques se fait avec des rdfrae- tomètres. Récemment, ces mesures ont permis l'identification de cern- posés chimiques très proches grâce aux progrès récents de la chimie qui ont rendu pessibles la séparation et l'identificatien de ces composés. Les deux principaux types de réfractomètres sont les réfractomètres à angle limite et les réfractemètres à déplacement d'image. Les réfractomètres à angle limite sont les plus anciens; ils sont connus sous le nom de réfractomètre díABEE ou bien réfractomètre de PULFRICH suivant le schéma septique utilisé. Ils mettent en jeu l'incidence limite dans un des milieux à la sé parution d'un dioptre plan. La mesure de la; déviation correspendant à l'angle limite dans un des milieux permet de déterminer la valeur absolue de l'indice de réfraction. Les réfractomètres à déplacement image reposent sur la mesure angulaire de l'angle de déviation donné par le prisme-échantillon du matériau dont on veut déterminer l'indice de réfraction. Les instruments énumérés ci-dessus permettent de éterminer l'indice absolu sur des échantillons liquides ou selides avec une précision comprise entre quelques unités de la quatrième décimale à une unité de la cinquième décimale suivant le sein apporté aux mesures et à la qualité des réalisations instrumentales. Mais il existe deux autres types d'instruments dérivés des deux types précédents qui permettent la mesure de la différen- ce d'indice entre deux fluides (l'un étant inconnu et l'autre é- tant pris comme référence et ayant des propriétés supposées cennues) de façon à augmenter de plusieurs ordres de grandeur la pré- vision des mesures.On appelle ces types d'appareils des réfraete- mètres différentiels. D'une façon idéale ces types d'appareils permettent de mesurer la septième eu la huitième décimale. Afin de situer les conditions opératoires de tels appareilslen rappellera que la pupille instrumentale est de plusieurs centimètres peur les réfractomètres abselus et seulement de quelques millimètres peur les réfractomètres différentiels, et également, que le coefficient de température de l'indice d'un liquide varie sensiblement (deLl.10 -4 pour l'eau à - 8,2.10 -4 peur le sulfure de carbone) et que le coefficient de pression de l'indi ce d'un liquide varie ( de 1,5.}0 -5 pour l'eau à 6,6.10 -5 pour leX sulfure de carbone). I1 est donc nécessaire dtassurer, au cours du fonctionnement d'un réfractomètre différentiel, une régulation très précise des écarts de température et de pression au niveau des cellules de mesure. Cette régulation est obtenue peur la température en utilisant un thermostat de précision et en assurant une très grande symétrie entre le circuit de référence et le circuit de mesure. La structure de l'instrument de mesure doit être étudiée de façon à être indéformable; il faut pour cela éviter les gradients thermiques qui peuvent soit causer des déforma- tiens de l'instrument, seit causer des micromirages sur le traJet des riens lumineux. On peut réduire ces effets en utilisant des sources lumineuses de faibles puissances et en étudiant soigneuse- ment la structure géométrique de l'instrument. Rappelons également que lorsque le réfractomé- tre différentiel est associé à une colonne de séparation du type chromatographie, le volume mort ainsi que lè volume des canalisations sont particulièrement nocifs, et peuvent compromettre lteffi- cacité des colonnes puisqu'il y a remélange par diffusion des produits séparés par la colonne. Ce phénomène résulte essentiellement de l'écoulement de POISEUILLE : les molécules situées sur l'axe du tube s'écoulent beaucoup plus rapidement que celles situées près de la paroi. Comme on désire souvent recueillir les fractions en sortie du iteeteur,il faut également que la canalisation de sortie présente un volume aussi faible que possible. Toujours en raison de la loi de POISEUILLE, il est -particulièrement intéressant de pouvoir effectuer la mesure de l'indice sur la partie active de la veine liquide et de s'affranchir des effets dus aux parois. La stabilité de la source d'delairage doit pouvoir être contrôlez et éventuellement régulée de façon que les fluctuations de la seurce eu de transparence du liquide soient sans effet sur la mesure. Pour satisfaire aux besoins de la chremategraphie sur un très large intervalle de température il est souhaitable de réguler de façon homogène la partie optiquement active de l'instrument. Pour satisfaire aux besoins de la chromatogra- phie moderne il est nécessaire d'étudier un réfractomètre pouvant être intégré avec d'autres capteurs. L'inventien concerne un réfractomètre apportant une solution réaliste aux problèmes cités précédemment et présentant par rapport aux appareils existants un gain d'étendue géométrique rendant l'instrument plus lumineux ce qui permet éventuellement d'employer des sourees lumineuses plus faibles. A cet effet, l'invention concerne un precédd de mesure de l'indice de réfraction de composés chimiques liquides, du type différentiel à déplacement image, caractérisé en ee qu' - il consiste à éclairer par une source lumineuse un réseau périodes que de bandes alternativement transparentes et opaques dont l'image est fermée sur un masque analyseur constitué par deux réseaux périodiques identiques de bandes alternativement transparentes et opaques, décalés l'un par rapport à l'autre d'un demi pas, les périodes du réseau et du masque étant optiquement ognjuguées, en passant au travers dtun double prisme constitué de deux prismes liquides tête-bêche dont les indices sent respectivement n et ss n et qui produit par réfraction le déplacement de l'image dudit réseau sur le masque analyseur, à recueillir séparément les signaux lumineux issus des deux réseaux du masque analyseur, à les convertir en signaux électriques et à élaborer à partir des deux signaux lectri- ques obtenus un signal électrique différentiel proportionnel à la différence d'indice sn. Avantageusement, en module par un signal périodique la luminance de la source et en multiplie le signal électrique différentiel périodique par le signal périodique de modulation de luminance afin d'obtenir un signal continu proportionnel à l'ao- plitude du signal diffOrentiel et axent le signe est déterminé par la différence de phase entre le signal différentiel et le signal de modulation de luminance. L'invention concerne également un réfracto- mètre pour la mise en oeuvre du procédé oi-dessus. Par ce prsc8dé,on réalise un réfractomètre présentant par rapport aux appareils existants un gain d'étendue géo- métrique rendant l'instrument plus lumineux, ce qui permet éventuellement d'employer des sources lumineuses plus faibles. En outretun tel réfractomètre est peu croûteux, très sensible et particulièrement bien adapté en tant que détecteur de chromatographie liquide. D'autres caractéristiques et avantages resser- tirent de la description qui va suivre de modes de réalisation du dispositif de l'invention, description donnée à titre d'exemple uniquement et en regard des dessins annexés sur lesquels Fig. 1 représente schématiquement la dispositien des divers éléments optiques d'un réfractomètre conforme à l'invention. Fig. 2 représente schématiquement un réseau du type utilisé dans le dispositif de la figure 1. Fig. 3 représente schématiquement un masque analyseur du type utilisé dans le dispositif de la figure 1. Fig. 4 représente le schéma fonctionnel du ré fractemètre de la figure 1 avec sa channe de traitement des signaux. Fig. 5 représente la projection de l'image du réseau sur le masque analyseur lors de l'étalonnage à zéro du ré fractemètre des figures 1 et 4. Fig.6 représente le déplacement de l'image du réseau par rapport au masque analyseur lorsque l'on est en présence de deux liquides d'indices de réfraction différents. Fig. 7 représente un mode de réalisation pré féré dè la partie optique ou capteur du réfractomètre des figures 1 et 4. Fig. 8 illustre la possibilité de l'intégration du dispositif de la figure 7 à une colonne de chromatographie. Fig. 9 représente une variante de réalisation du dispositif de la figure 4 utilisant une méthode de zéro. Le dispositif schématisé sur la figure 1 comporte une source lumineuse 1 dont l'image est projetée par une lentille 9 sur un double prisme 4 ou cellule constituée de deux prismes liquides tête-bEahe dont les indices de réfraction sent n et n + 6 n. Après la lentille 9 et en son voisinage est placé un réseau 6 dont la figure 2 représente une vue de face suivant la flèche F. Ce réseau 6 est une structure périodique de bandes identiques alternativement transparentes et opaques. Le réseau 6 est placé au foyer objet d'un ebjec tif 10. Au foyer image de l'objectif 10 se trouve le double prisme 4, l'image de la source étant située sensiblement dans le plan médian du double prisme. Un objectif 11 dont le foyer ceincide sensiblement avec le plan médian du double trisme 4 forme l'image du réseau un 6 ou sir/fliasque analyseur 7 dont les dimensions extérieures sont légèrement inférieures à l'image du réseau 6 au travers des ebJec- tifs 10 et 11. Le masque 7 est représenté sur la figure 3 de face suivant le sens de la flèche G (figure 1). Le masque 7 présente deux réseaux identiques 71 et 72 (figure 3) formés de bandes identiques alternativement transparentes et opaques. Les deux-réseaux 71 et72 ont des pas E identiques et sont décalés de p/2 l'un par rapport à l'autre. En outre, les périodes du réseau 6 et du masque 7 sont eptiquement conjuguées. Derrière le masque 7 est dispersé un récepteur double 12 (ou bien deux récepteurs distinets ce qui fonctionnelle- ment est strictement équivalent). Sur la figure 1, en a représenté une lame de verre 13 à faces parallèles susceptible , par des moyens non représentés, de pivoter autour d'un axe parallèle aux bandes du réseau 6 et dont la fonction sera explicitée par la suite. La figure 4 représente le schéma fonctionnel du réfractomètre de la figure 5 avec sa chaîne de mesure. Sur cette figure 4 on a symbolisé en 1,6,4, 71 et 72 respectivement la source lumineuse, le réseau, le double prisme et les deux réseaux du masque analyseur de la figure 1. En arrière des réseaux 71 et 72 sont disposés deux récepteurs distincts 121 et 122 reliés chacun à un préamplificateur 123, 124 tous deux connectés à un amplificateur différentiel 30 lui-meme relié à un détecteur synchrone 51 alimentant un dispositif de mesure et/ou d'enregistrement 52. Enfin, un oscillateur 50 est relié au ddteeteur-synhrone 51 et à la seurce lumineuse 1. A partir de la source 1 on peut définir les deux traJets phtmétriques (représentés en tirets sur la figure 4) 1-6-4-7L-121 et 1-6-4-72-122. Sur la figure 4 les deux éléments 6 ne traduisent pas ltexistence de deux réseaux 6 mais la division du réseau en deux moitiées projetées chacune sur l'un des deux réseaux 71,72 après passage dans le double prisme 4. Ces deux trajets sont sensibles aux variations de luminance de la source 1 et aux effets d'occultation de l'image du réseau 6 sur les réseaux 71 et 72 provoqués par la déviation du faisceau au travers du double prisme 4, mais comme on peut réguler la luminance de la source 1, lesdits effets d'occultation sent uniquement sensibles aux déviatiens du faisceau optique. Le réseau 6 constitué d'une série de fentes (figure 2) permet l'augmentation du flux lumineux disponible au niveau des récepteurs 121, 122 d'une quantité proportionnelle au nombre de fentes. La mesure de la variation d'indice différentiel qui se traduit par la différence des signaux électriques délivrés par les récepteurs 121, 122 (qui peuvent être des photodiodes par exemple) se fait de la façon suivante. La seurce lumineuse 1 est de préférence une diode semi-conductrice électro-lumineseente, par exemple à l'arséniure de gallium émettant une onde de 0,9 clou à l'arséniure de gallium dopé au phosphore émettant une onde de o,67 r . La luminance de la source 1 est modulée (par exemple modulation de l'intensité par tout ou rien) par un signal électrique de fréquence quelconque fixe provenant de l'oscillateur 50. Le signal optique issu de la source 1 et défini par ltétendue géométrique dû système et en particulier par le réseau 6, est divisé en deux voies (figure 4) qui passent toutes deux par le double prisme 4 qui dévie les faisceaux sur les deux voies d'une quantité pro portionnelle à 9 n. On rappellera que le double prisme 4 est constitué de deux prismes liquides tête-bêche dont les indices sont n et n +in. On peut donc déterminer #n par la déviation Sdu faisceau lumineux lorsque l'on passe de #n = O à in, grâce à la relation bien connue = = s n.tg A, A étant l'angle des prismes liquides (figure 1). Ladite déviation est détectée par les deux réseaux 71 et 72 du masque analyseur, qui modifient les signaux optiques sur les deux voies. La mesure de ces signaux est faite par les récepteurs 121 et 122. La différence des signaux électriques issus des récepteurs après amplification par les préamplificateurs 123 et 124 est réalisée par l'amplificateur différentiel 30. Le signal de sertie de cet amplificateur est détecté à l'aide de la détectien synchrone 51 dont la référence previent de 50. Le signal centinu obtenu est preportiennel en grandeur et signe à l'écart d'indiee contenu dans les deux prismes 4. Ce signal est mesurEet/ou enregistré par le dispositif 52. Auparavant,il est nécessaire d'équilibrer les deux récepteurs 121 et 122 en utilisant deux liquides identiques dans le double prisme 4. Cette opération s'effectue grâce à un déviateur de faisceau pouvant être constitué par exemple par la lame à faces parallèles 13 (figure 1) placée en faisceau convergent et susceptible de pivoter autour d'un axe parallèle aux bandes du réseau 6. On a représenté sur la figure 5 le masque analyseur 7 avec ses deux réseaux 71 et 72 de bandes alternativement transparentes et opaques. Sur le masque 7 est représentée en tiretés l'image du réseau 6. Pour effectuer ledit équilibrage des récepteurs 121, 122 on fait déplacer, grâce à une rotation précise de la lame 13 > l'image du réseau 6 orthogonalement à l'axe des bandes des réseaux 71, 72 jusqu'à ce qu'il apparaisse sur le masque analyseur 7 un décalage de p/4 entre l'image 6' du réseau 6 (figure 5) et le réseau 71 (ou 72). Dans ces cenditions,les récepteurs 121 et 122 sent dquilibrdE et reçoivent la même quantité de flux lumineux. Une fois oet équilibrage réalisé, le liquide à étudier est introduit dans l'un des prismes du double prisme 4 et on peut effectuer alors la mesure de in. La figure 6 illustre le déséquilibre qui appa ravît dans la quantité de flux lumineux reçue respectivement par les deux récepteurs 121, 122 en cas de différence indice de réfraction dés deux. liquides du double prisme 4. L'image 6' du réseau 6 est déplacée orthogonalement aux bandes des réseaux 71, 72. On a représenté en pointillés sur la figure 6 les sections des flux. lumineux tombant respectivement sur les récepteurs 121, 122. Dans le dispositif que l'on vient de décrire on opère la mesure de dn par une détection synchrone. On peut bien entendu opérer une mesure en continu, auquel eas le signal di- férenBiel continu délivré par l'amplificateur différentiel 30 est mesuré et/ou enregistrd directement en 52, l'oscillateur 50 et la détection synchrone 51 étant bien entendu supprimés. Par ailleurs, il est possible d'intervertir dans le dispositif des figures 1 et 4 la position du réseau 6 et du masque analyseur 7 tout en obtenant exactement les mêmes résultats. La figure 7 représente un mode de réalisation pratique du dispositif de 11 invention, suivant une coupe axiale. Sur cette figure, les organes correspondants à ceux de la figure 1 portent les memes références numériques. Les organes 1, 9, 6, 10, 11, 7 et 12 sont men- tés sur une platine 2 ou capteur fixée de manière amovible sur un support 25 des cellules de mesure (double prisme 4). On a représenté un bras de levier 33 entraînant en rotation l'axe 43 sur lequel est montée la lame 13, le bras 33 étant rappelé en contact avec une vis micremétrique 23 par un ressort de rappel (non représenté). On rappellera que si l'en appelle D la déviation optique, elle est reliée à la rotation e de la lame 13 d'épaisseur e et à la distance focale f de ltobjectif 10 par la relation approchée : SD= = &commat;. e Par ailleurs, la source 1 est séparée du corps du capteur 2 par une cheminée 15 isolant cette source du corps de l'instrument. Le support 25 qui est en matériau isolant est cylindrique et comporte intérieurement dans un passage approprié 24a une pièce métallique centrale 28 portant le double prisme 4 et les connexions d'amenée des liquides échantillon et étalon 17 et 18. La pièce 28, qui est également démontable, est placée dans la pièce 25 constituée par un métal bon conducteur. Cette pièce est régulée en température grâce à la circulation d'un fluide thermostaté circulant dans un conduit 27. La pièce 24 est évidée en 24b dans la partie médiane de façon à laisser passer le faisceau optique de l'instru- ment. Un couvercle 20 est engagé dans le passage 24a au-dessus du double prisme 4. Un tel agencement du support de cellules présente l'intérêt de pouvoir relier l'entrée ou la sortie des cellules par des connexions 17 et 18 très courtes. La figure 8 représente une variante de réalisatien du support de cellules 25 de la figure 7. Ce support (73) a été intégré à une colonne de chromatographie 71 avec son injecteur 70. Le circuit de régulation thermique (serpentin 27) est conservé et entoure la pièce 72 correspondant à la pièce 24. Le capteur (non représenté sur la figure 8) est situé directement en sortie de colonne ce qui réduit au maximum le volume des cennexions. La pièce 72 eomperte deux passages, l'un (72a) pour le faisceau optique de l'ins- trument et l'autre (72b) pour le passage des connexions 17 et 18 et le montage de la colonne 71. Cette variante permet également de placer en sortie du capteur un détecteur photométrique àab orption U.V. suivi par un autre détecteur, les différents détecteurs étant séparés par un volume très faible. La figure 9 représente schématiquement une variante du dispositif de la figure 4 utilisant une méthode de zéro pour la mesure demi. Tous les organes de la figure 4 sont représentés sur la figure 9 avec les mêmes références numériques. Cette variante comprend en outre la lame à faces parallèles 13 de la figure 1 et dont la rotation (autour d'un axe parallèle aux bandes du réseau 6) est cemmandeepar un serve-moteur 54 alimenté par la détection synchrone 51 et relié à un potentiemètre de recopie 55 lui-meme relié au dispositif de mesure et/ou dfenregistrement 52. Avec un tel agencement1 on dévie de manière au tomatique,grâce au servo-moteur 54 recevant le signal différentiel continu issu de 51, le faisceau incident d'un angle égal et opposé à la déviation provoquée par le double prisme 4 de manière à revenir à l'équilibre dans les signaux de sortie des deux récepteurs 121 et 122. La mesure de dn s'effectue alors par la mesure du- dé- placement, grâce au potentiomètre de recopie 55, de la lame, ce déplacement étant proportionnel à sn. I1 est à neter que la lame 13 pourrait être é galement placée en faisceau convergent émergeant? Le dispositif des figures 1 et 4 peut aussi 8- tre utilisé avec une méthode-de zéro consistant à rattraper le déplacement du faisceau émergent par un déplacement approprié du réseau 6 ou du masque analyseur 7. Un tel déplacement doit être asservi au signal de sertie du détecteur synchrone 51 afin de ramener la valeur de celui-ci (comme dans le cas de la figure 9) au niveau le plus bas. Dans ce cas,la mesure du déplacement du réseau 6 ou du masque 7, lequel déplacement est proportionnel à Sn, permet d'obtenir 8n. Enfin,l'invention n'est évidemment pas limitée aux modes de réalisation représentés et décrits ci-dessus mais en couvre au contraire toutes les variantes. C!est ainsi que, d'une manière générale, que la mesure soit en continu o p ddtectien synchrone, on peut modifier, à des fins de réglage du zéro ou d'étalonnage, la position relative de l'image du réseau par rapport au masque analyseur par un déviateur (lame à faces parallèles placée en faisceau convergent ou prisme à angle variable placé en faisceau parallèle, par exemple) placé indiféremment en avant ou en arrière du double prisme. Par ailleurs1 on peut également détecter l'dven- tuelle différence de température entre les deux liquides contenus dans le double prisme et corriger la mesure à l'aide du signal différentiel obtenu. Cette correction de mesure peut s'effectuer au niveau du traitement du signal électrique différentiel proportionnel à la différence d'indice En. Elle peut aussi s'effectuer par une action directe sur la déviation du faisceau lumineux en avant ou en arrière du double prisme afin de compenser la différence de température. REVENDIGATIONS 1. Procédé de mesure de l'indice de réfraction de composés chimiques liquides, du type différentiel à déplacement d'image, caractérisé en ce qu'il consiste à éclairer par une source lumineuse un réseau périodique de bandes alternativement transparentes et opaques dont 1 image est formée sur un masque analyseur constitué par deux réseaux périodiques identiques de bandes alternativement transparentes et opaques, décalés l'un par rapport à l'autre d'un demi pas, les périodes du réseau et du masque étant optiquement conjuguées, en passant au travers d'un double prisme constitué de deux prismes liauides tête-bêche dent les indices sont respectivement n et n + ui produit par réfraction le déplacement de l'image dudit réseau sur le masque analyseur, à recueillir séparément les signaux lumineux issus des deux réseaux du masque analyseur, à les convertir en signaux électriques et à élaborer à partir des deux signaux électriques obtenus un signal électrique différentiel proportionnel à la différence d'indice in. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu gon intervertit la position du réseau et du masque analyseur. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce mulon module par un signal périodique la luminance de la source et on multiplie le signal électrique différentiel périodique par le signal périodique de modulation de luminance afin d'obtenir un signal continu proportionnel à ltamplitude du signal différentiel et dont le signe est déterminé par la différence de phase entre le signal différentiel et le signal de modulation de luminance. 4. Procédé suivant l'une des revendications I à 3 caractérisé en ce qu'on modifie la position relative de l'image du réseau par rapport au masque analyseur par un déviateur placé indifféremment en avant ou en arrière du double prisme à des fins de réglage du zéro ou d'étalennage. 5. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on modifie la position relative de l'image du réseau par rapport au masque analyseur par un déviateur plaeé indifféremment en avant eu en arrière du double prisme à des fins de déviation du faisceau incident ou émergent d'un angle égal et opposé à la déviation provoquée par le double prisme et en ce qu'en mesure par cette méthode de zéro le déplacement de la position du déviateur, lequel déplacement est proportionnel à la différence d'indice Xn. 6. Procédé suivant ltune des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on modifie la position relative de l'image du réseau par rapport au masque analyseur par un déplacement du réseau ou du masque analyseur de manière à rattraper le déplacement du faisceau émergent, cette méthode de zéro permettant, grâce à la mesure du déplacement du réseau ou du masque analyseur, de déterminer la différence d'indice gn. 7. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on détecte ltéventuelle différence de température entre les deux liquides contenus dans le double prisme et en ce qu'en corrige la mesure à l'aide du signal diffé- rentiel obtenu. 8. Procédé suivantlarevendication 7, carac terisé en ce que la correction de la mesure s'effectue au niveau du traitement du signal électrique différentiel proportionnel à la différence d'indice Yn. 9. Procédé suivant la revendication 7, caraetérisé en ce que la correction de la mesure s'effectue par une action directe sur la déviation du faisceau lumineux en avant ou en arrière du double prisme afin de compenser la différence de température 10. Dispositif de mesure de l'indice de réfraction de composés chimiques liquides pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une source lumineuse, un double prisme constitué de deux prismes liquides tête-bêche, un condenseur projetant l'image de la source à l'infini, un réseau périodique de bandes alternativement transparentes et opaques et disposé après le condenseur, un collimateur disposé après le réseau, dont le foyer objet est dans le plan du réseau, et dont le foyer image coincide sensiblement avec le plan médian du double prisme, un deuxième collimateur disposé après le double prisme, dont le foyer objet coïncide sensiblement avec le plan médian du double prisme et donnant une image du réseau sur un masque analyseur constitué par deux réseaux périodiques identiques de bandes alternativement transparentes et opaques, décalés l'un par rapport à l'autre d'un demi pas, les périodes du réseau et du masque étant optiquement conjuguées, deux récepteurs photoélectri- ques disposés derrière le masque analyseur, chacun en regard de l'un des deux réseaux de ce masque, un amplificateur différentiel relié aux deux récepteurs et des moyens de mesure et/ou dlenregis- trement connectés auditampZficateur différentiel. 11. Dispositif selon la revendication 10, pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu il cemprend u*scillateur relié d'une part, à la source lumineuse et, d'autre part, à un détecteur synchrone interposé entre l'amplificateur différentiel et les meyens de mesure et/ou d'enregistrement. 12. Dispositif selon la revendioatign 10 ou 11 pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend une lame à faces parallèles placée en faisceau cenvergent et susceptible de pivoter auteur d'un axe parallèle aux bandes du réseau. 13. Dispositif selon la revendication 10 ou 11 pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend un prisme déviateur d'angle variable placé en faisceau parallèle. 14. Dispositif selon la revendication 12 pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la lame à faces parallèles est commandée en rotation par un servo-moteur alimentd par le signal continu d'erreur. 15. Dispositif selon la revendication 10 eu 11 pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le réseau ou le masque analyseur est monté mobile orthogonalement à l'axe des bandes et à l'axe optique par l'intermédiaire d'un transducteur piézo-électrique commandé par le signal continu d'erreur. 16. Dispositif selon l'une des revendications 10 à 15, caractérisé en ce que l'ensemble des composants fermé par la source lumineuse, les systèmes optiques, le réseau, le masque analyseur, les récepteurs et éventuellement le'dispositif déviateur ou de déplacement du réseau ou du masque, est monté sur une platine fixée de manière amovible sur un support de cellule de mesure constitué par un bloc métallique massif percé d'un premier passage dans lequel est inséré le double prisme et d'un second passage pour l'amenée des fluides échantillon et étalon, un fluide thermostaté régulant la température du bloc métallique. 17. Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que dans ledit second passage est disposd + e colonne de chromatographie dont l'extrémité supérieure perte un injecteur et dont l'extrémité inférieure est directement reliée au double prisme échantillon. 18. Dispositif suivant l'une des revendication 10 à 17 caractérisé en ce qu'il comperte un système optique d'éclairage permettant d'utiliser sélectivement la partie active du double prisme. 19. Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la source lumineuse est censtituée par une die- de semi-conductrice électro-luminescente.