ta présente invention a trait principalement à la lutte insecticide ; néanmoins, ses concepts peuvent tre appliqués à tous les cas de dissémination commandéc d1une vapeur. Toutefois, attendu que les substances exerçant une attraction sur les insectes ont une grande importance, la description de la présente invention sera axée sur un tel usage. Le fait que les insectes peuvent être attirés ou repoussés par certaines substances est connu depuis de très nombreuses années. Depuis quelques temps, on s1 est efforcé d1exploi ter cette connaissance ancienne et de l'étendre à la désinsectisation et à l'atténuation des effets nuisibles que les insectes peuvent exercer sur l'homme, les animaux, les cultures, les matières textiles, etc.On a ainsi été amené à reconnaître que ltolfaction joue un rôle prépondérant dans la communication entre les insectes et que les moyens de communication sont des substances chimiques élaborées et émises par les insectes à des fins de communication. Ges messagers chimiques ont été appelés phéromones et on sait qu'ils ont une grande, spécificité chez les insectes, en ce qui concerne lXespèce et la réponse provoquée. Les phéromones peuvent servir de signaux d'alarme, d'auxiliaires pour la découverte de la nourriture, de signaux pour ltaccou.ple- ment, de substances de marquage des pistes, ou de substances défensives pour écarter les prédateurs. De très nombreuses phéromones exerçant un attrait sexuel chez les insectes ont été isolées et identifiées en ce qui concerne leur composition chimique et leur structure. Il s'agit typiquement de composés organiques à channe droite ou cycliques formés de carbone, d'hydrogène et dtoxygène, dont le poids moléculaire est compris entre 150 et 130. ta structure et l'activité biologique de la plupart des phéromones sexuelles connues chez les insectes sont passées en revue dans ltouvrage intitulé "Insect Sex Pheromones" de Martin Jacobson, Academic Press, New York 1972. Parmi les phéroirones sexuelles identifiées, beaucoup ont pu tre obtenues par synthèse et les substances synthétiques ont pu être utilisées de diverses façons pour faciliter la lutte contre les insectes parasites. tes phéromones sexuelles des insectes ont été utilisées selon deux procédés généraux. I.'un implique 11 utilisation de la phéromone pour attirer un insecte visé vers un piège ou vers un point où il peut être détruit par un insecticide. te piégeage sert également de moyen d'étude dans le temps de l'application des insecticides chimiques. Un second procédé implique la dissémination de petites sources ponctuelles de phéromone dans une zone infestée pour désorienter les insectes et rendre difficile ou même impossible le rapprochement des sexes opposés.Ce dernier procédé est appelé technique de rupture, et il est destiné à supprimer la population d'insectes parasites en détrvIant ou en.interrompant le processus naturel dtaccouplement et de reproduction. L'utilisation efficace et rentable de phéromones sexuelles des insectes pour accomplir une désinsectisation, quelle que soit la méthode stratégique, requiert un moyen convenable de dissémination. Un procédé ou dispositif de dissémination doit libérer la phéromone dans l'atmosphère à une vitesse déterminée propre à l'insecte visé, et quelle que soit la période d'activité sexuelle des insectes adultes particuliers. Etant donné que les phéromones sexuelles de synthèse sont souvent des matières assez conteuses, les moyens ou dispositifs de dissémination doivent etre aussi efficaces que possibles dans l'utilisation de la phéromone.Ainsi, on doit utiliser un système pratique et économique de libération entretenue pour disséminer la phéromone, système qui permet la mise en liberté de la substance attractive à une vitesse et pendant une période bien déterminées. De nombreux exemples de systèmes de libération soutenue ou réglée existent dans le domaine connu de la lutte insecticide. tes brevets des Etats-Unis d'Aérique NO 2 956 073, N 3 116 201 et N 3 318 769 enseignent la fabrication et l'utilisation d'insecticides formulés en objets de matière plastique de forme donnée, qui libèrent I1 insecticide à une vitesse prescrite pendant une période prolongée te brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 539 465 enseigne le microencapsulage d'émulsions d'un liquide hydrophile dans l'huile, dont les parois polymères d'encapsulage permettent la libération limitée de substances encapsulées telles sue des insecticides et d'autres agents biocides. te brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 740 419 enseigne ltutilisation de copeaux de bois imprégnés d'insecticide en tant que dispositif de destruction des parasites à libération lente. Le brevet des Etats-Unis d'homérique N0 9 577 515 enseigne la fabrication de compositions insecticides microencapsulées, par un procédé de polymérisation interfaciale pour former une paroi poreuse dtencapsu- lage qui limite la vitesse de libération de I1 insecticide. te brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 590 118 décrit un système de répulsion des insectes à libération lente, sous la forme d'une pellicule acrylique agissant sur les voies respiratoires. te brevet des Etats-Unis dTAmérique N 3 592 910 décrit l'utilisa- tion de formulations insecticides à base d'une résineterpénique, qui sont destinées à prolonger la période d'efficacité dtinsec- ticldes non persistants ou à persistance modérée. Chacun de ces procédés a son propre contingent d'avan- tages et d'inconvénients, qu'il n'est pas nécessaire d'exposer dans le présent mémcire. Il importe davantage de mentionner que des chercheurs, notamment dans le domaine de 11 entomologie appliquée, continuent de rechercher un moyen plus satisfaisant; pour la dissémination automatique uniforme, prévisible du point de vue quantitatif et prolongée, de quantités minuscules de substances volatiles actives à une vitesse limitée extrêmement limite. Parfois, la dissémlnation est désirée d'un arbre à un autre, comme c1 est le cas par exemple dans la lutte contre certains parasites des vergers. D'autres fois, la dissémination doit autre uniforme et couvrir de grandes étendues, comme Iorsqu'on utilise les phéromones pour perturber les signaux d'accouplement d'insectes parasites attaquant les cultures. On peut atteinre ces objectifs avec de bons résultats en utilisant de fins tubes capillaires, tant comme récipients que comme moyens de distributicn. Plusieurs chercheurs ont obtenu un succès plus ou oins limité dans l'utilisation de tubes ou de capillaires microscopiques dans des essais de laboratoire et dans des conditions expérimentales limitées, sur le terrain. On set heurté, comme l'ont fait d'autres chercheurs dans ce donaine, à d vers obsta- cles importants lorsqu'il s'est agi d'étendre l'application pratique des formes classiques de ces dispositifs. Toutefois, on a également découvert une variante nouvelle et efficace du procédé et du dispositif de dissémination à l'aide de tubes microscopiques, variante qui parvint à vaincre ces obstacles et qui permet d'utiliser très avantageusement des tubes plus fins pour le but recherché dans des applications pratiques. Les premiers utilisateurs de tubes microscopiques pour la dissémination de phéromones ont régulièrement utilisé ces tubes comme récipients et distributeurs, avec les deux extréunités ouvertes à l'atmosphère. La vitesse à laquelle la phéromone est déchargée par les extrémités des tubes ou des capiîJaires microscopiques lorsquton les utilise de cette façon a généralement été trop grande pour la plupart des applications pratiques sur le terrain. En outre, lorsqu'ils sont ouverts aux extrémités, ces dispositifs subissent de grandes pertes de matière à cause des choes mécaniques, des vibrations, du vent, etc. t1 invention, qui consiste à utiliser des tubes microscopiques ou des canaux capillaires de conduits microscopiques fermés à une extrémité, élimine, bien qu'elle soit excessivement simple, plusieurs obstacles importants s'opposant à l'utilisa- tion de ces dispositifs et leur confère un intérêt pratique dans une mesure qui n'a pas encore pu être envisagée par des spécialis- tes en ce domaine. A titre exemple illustrant l'art antérieur, on renvoie à l'article intitulé "Novel Trapping and Delivery Systems for Airborne Insect Pheromones" de Lloyd E. Browne et Collaborateurs, publié dans "J. Insect Physiol." 1974, volume 20, pages 183 à 193. Cet article décrit (pages 187-188) un dispositif d'essai de laboratoire qui permet d'éprouver l'efficacité de phéromones, le liquide actif étant introduit dans un tube capillaire en verre de 5 1 placé verticalement et ouvert aux deux extrémités. Le liquide que contient ce tube 51 évapore continuel- lement à l'interface liquide-air expcsee a la base du tube capillaire, où il arrive continuellement par pesanteur.Bien que la vitesse de dissémination pisse être maintenue assez constante, elle est également assez grande, de l'ordre de 1 l/mn. te tube capillaire mesure environ 5 cm de long sur 0,4 mm de diamètre. Une charge totale d'hexane est disséminée en 5 minutes environ dans l'essai décrit. Un autre exemple de procédé antérieur utilisant des tubes microscopiques est décrit par Shorey et Collaborateurs dans "SEX PHEROMONES OF LEPIDOPTERA. XXX. DISRUPTION OF SEX PHEROMONE COMMUNICATIONS IN "TRICHOPLASIA NI" AS A POSSIBLE MEANS OF MATING CONTROt", "Environmental Entomology", volume 1, ro 5, octobre 1972, pages 641-645. Des sytèmes d'évaporation de phéromones à des vitesses faibles, intermédiaires et élevées, sont décrits dans cet article. Il y a lieu de remarquer que dans ce travail, les auteurs envisagent l'utilisation de tubes microscopiques en tant que partie de la technique de dissémination à grande vitesse. ("Les substrats utilisés pour des vitesses élevées d'évaporation ont été basés sur le principe de l'exposition à l'air d'une pellicule liquide de l'agent chimique pur. On a fait varier la vitesse en modifiant ltair de la pellicule exposée. De tels évaporateurs ont pu être laissés à l'air libre pendant plusieurs jours sans que leur vitesse de libération de la substance diminue. Toutefois, dans la pratique, ils cnt été entretenus et rechargés chaque jour. t1 évaporateur à débit de 10 ng/min consistait en un tube de "Teflon" de 0,38 mm de diamètre intérieur et 20 mm de longueur, disposé verticalement daiis une pince attachée à un piquet de bois. Du "Looplure" était retenu dans lJextrémité inférieure du tube par capillarité.Une coupelle de pesée en aluminium attachée à i1enve-rs au sommet du piquet a eté utilisée pour protéger le tube des vents excessifs, qui chassaient parfois le "Tooplure" des tubes non protégés. t'évaporateur à débit de 30 ng/min consistait en trois tubes similaires en "Teflon1, maintenus dans une seule pince"j. te principe de la dissémination est le même dans ce système que dans celui de la citation précédente : le liquide s'évapore continuellement à l'interface liquide-air maintenue par pesanteur au fond d'un tube capillaire vertical ouvert aux deux extrémités. tes vitesses particulières de dissémination de ces matières sont au moins dix fois plus grandes et peuvent être jusqu'à 1000 fois plus grandes que celles que l'on peut obtenir en utilisant la présente invention. Il y a lieu de remarquer également que du fait de la configuration ouverte aux deux extrémités, le contenu des tubes est retenu de façon instable et risque d'être chassé par le vent. Il y a lieu de remarquer également l'entretien quotidien qui s'impose. te di dispositif de l'invention permet de pallier ces deux inconvénients. A titre d'autre exemple illustrant l'art antérieur, on peut citer l'article de Pitman et Vité intitulé "FIELD RESPONSE OF DENDROCTONUS PSEUDOSUGAE (COLEOPTERA : SCOLYTIDAE) TO SYNTHETIC FRONTAtIN1, paru dans "Annals of The Entomological Society of America, volume 63, N 3, pages 661-664, mai 1970 ; ses auteurs utilisent des tubes capillaires en verre de 0,4 mm de diamètre intérieur pour la dissémination de la frontaline synthétique. La vitesse de libération qu'ils obtiennent est de 5 m/h. En opérant conformément à l'invention, avec la mdme phéromone et un tube de diamètre à peu près équivalent, on réduit la vitesse de deux à trois ordres de grandeur (c'est-à-dire de 100 à 1000 fois).On constate ainsi la supériorité de la rls- tion pratique du dispositif de l'invention pour la dissémination réglée à long terme de petites quantités de cette phéromone ainsi que d'autres ; la supériorité est telle que le principe de l1invent ion peut autre étendu à la lutte pesticide sur une grande échelle, en contraste avec les résultats expéramentaux limités obtens par les anciens chercheurs. En conséquence, le but principal de l'invention réside dans un système perfectionné de dissémination de vapeurs destinées à diverses applications, par exemple des phéromones et des vapeurs de parfums, système dans lequel la dissémination de la vapeur peut être réglée dans le temps et sa durée peut être prolongée par évaporation depuis une interface liquide-gaz orotégée dans le conduit microscopique, à travers une couche limite stagnante de la substance à évaporer, à une interface avec 'atmosphère externe. L invention concerne étalement un dispositif de ce type qui peut être chargé aisément d1une quantité ccrrecte de matière à vaporiser. te dispositif du type défini ci-dessus dissénine la vapeur, notamment une phéromone, dans l'atmosphère à une vitesse spécifique propre à 11 insecte visé, et pendant toute période d'activité sexuelle des insectes adultes particuliers. Dans ces dispositifs, le système de dissémination de la substance à vaporiser est efficace dans l1accomnlissement de de sa fonction. L'invention a aussi pour but de disséminer dans un environnement, à une vitesse réglée, une vapeur telle que des parfums de fleurs, de fruits, de bois, etc., à des fiins esthétiques. L'invention a pour autre but de perfectionner la- dissémi- nation de vapeurs à usage thérapeutique, par exemple des substances anti-histaminiques à inhaler, des biocides, etc. L'effet de répulsion des insectes est également envisagé. D'autres caractéristiques et avantages de 11 invention ressortiront de la description détaillée quI va suivre. Pour démontrer les très bonnes capacités de libération limitée du système de la présente invention, cer-taines données ont été puisées dans l'art antérieur et sont reproduites dans la partie A du tableau I ci-après. Des exPériences similaires ccnduites parallèlement à la présente invention et impliquant l'utilisation de tubes microscopiques en téréphtalate de polyéthylène, ouverts ax deux extrémités et disséminant lutte des phéromones identifiées dans la partie A, sont présentées dans la partie B du tableau I. A titre comparatif, des résultats obtenus conformément à 11 invention sont donnés dans la partie C du tableau I. TABLEAU I Vitesses comparatives de dissémination Tube Débit Substance Diamètre Aire Par tube, Normalisé, Source à évaporer (mm) (mm2) mg/h mg/mm2/h (A) Art antérieur -tubes ouverts aux deux extrémités 1. Browne, "J. Ins. Phys." hexane 0,4 0,125 60 480 2. Shorey, "Env. Ent." looplure 0,38 0,125 0,0006 0,0048 3. Pitman/Vité, Boyce, Thompson frontaline 0,4 0,125 5 40 (B) Essai parallèle à la présente inventiontubes ouverts aux deux extrémités 1. Tubes verticaux frontaline 0,16 0,02 0,12 6 2. Tubes horizontaux frontaline 0,4 0,125 0,89 7,1 3. Tubes verticaux frontaline 0,4 0,125 1,3 10 (C) Procédé de l'invention 1. frontaline 0,4 0,125 0,0068 0,054 2. frontaline 0,16 0,02 0,0009 0,045 3.CCl4 0,2 0,03 0,018 0,6 4. o-dichlorobenzène 0,2 0,03 0,002 0,066 5. acétate de cis-7dodécényle 0,2 0,03 0,000012 0,0004 6. acétate de cis-8dodécényle 0,16 0,02 0,000012 0,0005 7. linalool 0,2 0,03 0,0003 0,010 8. disparlure 0,2 0,03 0,00006 0,002 9. grandlure 0,2 0,03 0,0003 0,010 Il ressort de la - site A du tableau I que la vitesse de dissémination de la frontaline, ramenée à la section transversale creuse de la fibre, est de 40 mg/mm2/h dans le travail de Pitman et Vité utilisant des tubes capillaires en verre de 0,4 mm de diamètre, maintenus verticalement.Ce résultant doit être comparé à celui que l'on obtient parallèlement à l'invention en utilisant le mdme composé chimique dans un tube en téréphtalate de polyéthylène de 0,4 mm ouverts aux deux extrémités et maintenu verticalement [tableau I (B)]. La différence entre les valeurs de 40 mg/mm2/h et 10 mg/mm2/h peut être attribuée au fait que la méthode de Pitman et Vité implique l'utilisation d'un olfactomètre à vitesse limitée de passage forcé de l'air par l'extrémité ouverte du tube, tandis que dans ltexpérience de l'invention, l'évaporation est effectuée dans un laboratoire dans lequel l'air est pratiquement stagnant. t'évaporation dans les deux cas a lieu à l'interface air-liquide continuellement présentée à la base des tubes microscopiques.Dans l'expérience de 11 invention, le même tube microscopique tenu horizontalement donne une vitesse de dissémination de 7,1 mg/mm2/h, un peu plus faible que lorsque le tube est tenu verticalement Un tube capillaire plus petit (0,16 mm), tenu verticalement, donne un débit un peu plus lent 2 de 6 mg/mm /h, mais encore assez comparabl? à celui que l'on ob- tient avec le capillaire de plus grand diamètre. Le point imFortant à remarquer est que tous ces essais donnent un taux de dissémination du même ordre de grandeur, c'est-à-dire de 10 mg/mm2/h. En contraste avec le contenu des parties (A) et (B) du tableau I, la partie (C) du tableau I donne des résultats concernant le débit prolongé et limité de dissémination que l'on obtient par le procédé de l'invention. Les deux premières lignes de la partie (C) du tableau I renseignent sur la dissémination de la frontaline par deux diamètres différents de microtubes. Il y a lieu de remarquer que ces deux débits sont tout à fait conformes l'un à l'autre, étant égaux à 0,054 et à 0,045 mg/mm2/h. Ces valeurs diffèrent dtun facteur 200X des résultats donnés dans la partie (B) du tableau I, et d t une valeur atteignant un facteur 1000X des résultats donnés dans la partie (A) de ce même tableau. tes lignes 3 et 4 de la partis (C) du tableau I donnent les débits d'évaporation obtenus pour deux substances très courantes, à savoir le tétrachlorure de carbone et I' orthodichlorobenzène, la première de grande volatilité et l'autre de volatilité modérée. Il y a lieu de remarquer que leurs débits de dissémination sont dans un rapport de 10:1, ce qui est tout à fait conforme à leurs tensions relatives de vapeur à la température ambiante. Toutefois, en contraste avec la dissémination de l'hexane [ligne 1 du tableau I (A)], de volatilité comparable à celle du tétrachlorure de c,ar- bone, ils s'évaporent 1000 à 10 000 fois moins rapidement. Le reste de la partie (C) du tableau I donne des débits de dissémination de plusieurs phéromones.La ligne 5 qui correspond à la dissémination du looplure (acétate de cis-7-dodécényle' dot être comparée-au travail de Shorey illustré sur la seconde ligne de la partie (A) du tableau I. On constate dans la partie (C) qu'il y a une réduction dlun facteur 10 du taux de dissémination, par le procédé de l'invention Les résultats de la ligne 6, concernant l'acétate de cis-8-dodécényle, sont tout à,fait conformes aux ré- sultats de dissémination obtenus pour l'isomère cis-7. Les résultats des lignes 7, 8 et 9 confirment en outre les avantages de la présente invention. te tableau II donne les noms chimiques et les insectes concernes, pour plusieurs des phéromones choisies pour lesquelles des résultats ont été reproduits sur le tableau I. TABLEAU II Corrélation entre le nom commun, le nom chimique et l'insecte visé, pour la substance à évaporer venant du tableau des débits comparatifs (c'est-à-dire le tableau I) Nom commun (substance à évaporer) ~ Nom chimique Insecte visé Tétrachlorure de Tétrachlorométhane carbone o-dichlorobenzène 1,2-dichlorobenzène Disparlure cis-7,8-époxy-2-méthyl- Bombyx disparate octadécane Acétate de cis-8- Acétate de cis-8- Tordeuse oriendodécényle dodécényle tale du pocher Frontaline 1,5-diméthyl-6,8-dioxa- Scolyte du pin bicyclo-(3.2.1)-octane Charançon du Gandlure, composés cotonnier I-IV :: Composé I cis-2-isopropényl-1 -méthyl- cyclobutane-éthanol Composé II cis-3,3-diméthyl-0#1,ss-' cyclohexane-éthanol Composé III cis-3,3-diméthyl-#1,&alpha; cyclohexane-éthanal Composé IV trans-3,3-diméthyl-#1,&alpha;;- cyclohexane-éthanal Hexane Hexane Linalool 3,7-diméthyl-1,6-octa diène-3-ol Looplure Acétate de cis-7- Arpenteuse du dodécényle chou t'invention concerne les éléments et les combinaisons d'élements, les particularités de construction et les assemblages qui sont décrits dans ce qui suit et dans diverses formes possibles de réalisation sont représentés sur les dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une coupe longitudinale d'un tube fili- forme illustrant la présente invention, rempli d'une substance à vaporiser la figure 2 représente un groupe ou un paquet de tubes garnis suivant la figure 1, montés sur un support en position verticale la figure 3a illustre un mode d'assemblage sur un support adhésif d'un groupe continu parallèle de fibres creuses garnies, présentant par places des zones scellées à la chaleur obturant les tubes,et la figure 3b illustre la manière dont un distributeur individuel peut être découpé dans un tel ruban; la figure 4a illustre une fibre creuse individuelle remplie de substance à évaporer, ouverte à une extrémité et refermée sur elle-même à l'autre extrémité par scudage par fusion;; ia figure 4b illustre une fibre creuse de même configuration, qui nta pas été coupée dans la partie scellée à la chaleur mais qui consiste en deux conduits microscopiques ayant chacun une extrémité ouverte et une extrémité fermée la figure 5 est une représentation graphique de la variation du débit de libération du tétrachlorure de carbone conformément à 11 invention, en fonction du temps, et correspond à 11 exemple 3 de la partie (C) du tableau I ci-dessus. tare Intérieure de section droite de la fibre est de 3,245 x 1C 4 cm2. Le temps est exprimé en heures et la perte de poids est exprimée en g/min x 107 la figure 6 est un graphique analogue à celui de la figure 5, illustrant le débit de libération du o-dichlorobenzène conformément à ltinventzon, et correspond à 11 exemple 4 de la partie (C) du tableau I ci-dessus. L'aire de section droite est de 3,09 x 10-4 cm2 ; la figure 7 est un graphique illustrant le débit de libération du linalool conformrment à 11 invention et correspond à l'exemple 7 de la partie (C) du tableau I ci-dessus.L'aire de section droite est de 3,14 x 10 cm2 la figure 8 est un graphique illustrant la courbe de débit de libération du disparlure conformément à l'invention et correspond à 11 exemple 8 de la partie (C) du tableau I ci-dessus. L'aire de section droite est de 3,14 x 10 4 cm2. L'essai est effectué à 21 0C et à une humidité relative de 65 % la figure 9 est un graphique illustrant la courbe de la vitesse de libération du gandlure, conformément à l'inven- tion, et correspond à exemple 9 de la partie (C) du tableau I ci-dessus.L'aire de section droite est de 3,14 x 10-4 cm2 la figure 10 illustre la variation de la libération en fonction du temps dans le cas de la frontaline disséminée par un tube ouvert aux deux extrémités et correspond à liexemple 3 de la partie (B) du tableau I ci-dessus. Le tube à disposition verticale a un diamètre Interieur de 0,4 mm.Le segment dedroite en traits interrompus correspond au tube vide; la figure 11 est une courbe de variation de la libération en fonction du temps dans le cas de la frontaline disséminée conformément à 11 invention et correspond à l'exemple 1 de la partie (C) du tableau I ci-dessus la figure 12 illustre une autre forme de réalisation de l'invention dans laquelle, au lieu d'utiliser des tubes sépa rées, des feuilles planes sont gaufrées pour former des canaux (on a représenté les canaux rectangulaires, mais ils peuvent avoir d'autres formes et etre par exemple semi-circulaires) et on fait adhérer cette feuille à une feuille de support de manière à obtenir plusieurs tubes capillaires parallèles. Les canaux, sur cette figure, sont représentés vides et non fermés la figure 13 illustre des zones transversales de fermeture formées sur des groupes parallèles de canaux de la figure 1 e, après que ces canaux ont été remplis de substance à évaporer la figure 14 est une autre vue du dispositif de la figure 3 dont une partie est représentée avec les tubes fixés à une matière telle qu'une bande de support enduite d'adhésif, les tubes étant scellés à la chaleur de manière qu'ils soient fermés à des intervalles réguliers dans la direction longitudinale; la figure 1 zest une vue en bout, à plus grande échelle, du dispositif de la figure 14 ; et la figure 16 est une vue en coupe suivant la ligne 16-16 de la figure 14. Sur les dessins annexés, des références similaires ont été choisies pour désigner des parties correspondantes. Les dimensions de certaines des parties telles quelles ont été représentées sur les dessins peuvent avoir été modifiées et/ou exagérées pour donner plus de clarté à l'illustration et à la compréhension de la présente invention. Une forme de réalisation avantageuse de l'invention réside dans l'utilisation de fibres creuses comme réservoirs et distributeurs pour les vapeurs devant être disséminées à diverses fins (par exemple des parfums pour fleurs artificielles), mais en particulier pour des phéromones sexuelles d'insectes, lorsque des phéromones sont utilisées comme appâts, ou pour interrompre les processus naturels d'accouplement des insectes, par la technique dite de rupture. La phéromone déposée dans le noyau de filaments creux de longueur et de diamètre intérieur convenables est libérée par évaporation à une extrémité d'un petit tube dont l'autre extrémité est fermée. Les filaments creux de l'invention peuvent être fabri allés en l'une quelconque de diverses matières polymères naturelles ou synthétiques par l'un quelconque des procédés couramment utilisés dans la production de fibres artificielles. Des matières intéressantes à utiliser comprennent des polyesters, des polyolé fines, des matières acryliques., des polymères synthétiques à longue channe contenant 35 à 85 % de motifs acrylonitrilet, des poly amides etc. le choix d'une matière appropriée est régi par des con sidérations de compatibilité ou d'inertie chimique de la matière constituant la fibre avec 11 agent chimique ou la formulation à incorporer au filament creux et à libérer de ce dernier.Lors qu'on envisage la dissémination des filaments creux chargés de phéromone, par exemple lorsqu'on utilise la technique de rupture, des considérations d'environnement pourraient inciter à utiliser une matière fibreuse biodégradable. Les matières fibreuses à base de protéine régénérée ou de cellulose devraient sat-Lsfai-i à cette condition. Sur la figure 1 des dessins annexés, uun filament tubulaire capillaire 2 conforme à 11 invention, preserftrn lumière 4, est fermé b une extrémité par soudage à la chaleur ou au moyen d'un bouchon 6, par exemple un ciment à base de résine époxy ou une autre matière convenable, et il est chargé de ltat- tractif 8 agissant sur les insectes. L'attractif 8 forme de rré- férence un ménisque 10 de type mouillant à son extrémité ouverte ou supérieure, par rapport à la matière du tube. Si un tel ménisque n'est pas obtenu entre la matière vaporisable et le tube, la matière convenable de constitution du tube est alors choisie pour une matière vaporisable donnée. La figure 2 représente un groupe 12 de tubes 2 qui ont maintenus ensemble par des moyens classiques (non représentés) par exemple par un bandage extérieur ou par collage les uns aux autres ou par mise en place dans un récipient extérieur convenable. Les extrémités ouvertes des tubes se trouvent à la partie supérieure et les bases des tubes sont fixées de façon classique sur un support ou embase 14. La quantité totale libérée dtattrac- tif pour insectes ou de parfum floral, lorsque l'invention est utilisée pour engendrer un parfum pour fleurs artificielles, dépend comme indiqué ci-dessus et ci-après, du diamètre des tubes, de la matière particulière utilisée et du nombre de tubes formant le groupe 12.Attendu qu'il existe un nombre immense de variations possibles de ces facteurs, il est impossible d'énu- mérer toutes les combinaisons, mais cela n'est pas nécessaire pour la compréhension et ltapplication de 11 invention. l'homme de l'art peut aisément assembler le nombre requis de tubes une fois que la vitesse de libération d'un tube donné contenant une matière donnée a été déterminée. Comme le fait apparaître la partie (C) du tableau I, pour certains attractifs choisis à titre d'exemples, la vitesse de libération est facile à déterminer. Par conséquent, il suffit, pour concevoir un disséminateur pour une quantité totale donnée de matière, de connaître la durée en heures de la libération désirée et le poids d'attractif nécessaire pour ce nombre d'heures ; la quantité d'attractif par tube se détermine par simple calcul, et le nombre de ces tubes que l'on doit assembler pour former un groupe 12 peut alors être calculé facilement (à savoir, en divisant la quantité totale d'attractif par la quantité d'attractif par tube). Les figures 3a et 3b représentent une autre forme de réalisation de l'invention dans laquelle un groupe de tubes capillaires comme les tubes 2 adhèrent à une bande de support, fixée de place en place dans la direction longitudinale et enroulée sous une forme faclitant la distribution, comme indiqué en 15. L'attractif 8 ne s'échappe pas des tubes avant que ces derniers n2 aient été sectionnés en des endroits choisis entre les régions de fermeture. D'autres détails de cette réalisation sont représentés sur les figures 14, 15 et 16. Les deux formes de réalisation décrites ci-dessus illustrent deux modes de montage des tubes et les groupements des tubes peuvent être grands ou petits selon les besoins partie culiers. Dans la pratique, plusieurs des ensembles de la figure 2 ou de figures 3a et 3b peuvent être disposés dans une zone de culture que lton désire protéger des insectes, de manière que quelle que soit la direction du vent, les insectes soient attirés au moins vers quelques-uns des sites. En général, ces formes de réalisation sont utilisées conjointement avec des pièges à insectes pour le contrôle des populations de parasites ou leur élimination par piégeage direct. La figure 4 illustre une autre forme de réalisation dans laquelle des fibres individuelles rem nlies sont soudées et sectionnées de manière à exposer un ou deux canaux fermés à une extrémité. Ces fibres individuelles peuvent être répandues sur des cultures ou des terrains par de distributeurs convenables terrestres ou aéroportés et peuvent être utilisés pour le procédé d'application de phéromones par rupture. La figure 5 représente une courbe caractéristique de vitesse de Libération (les pertes de poids sont portées en ordonnées e les temps sont portés en abscisses) du tétrachlorure ae carbone qui est utilisé à titre d t exemple pour établir une vitesse de libération de référence. On constate que tout au début, la perte de poids est relativement forte, comme l'indique ia portion de la courbe A qui décrit très rapidement peu après le début de la libération.La courbe s'aplatit ensuite et devient presque horizontale, comme l'indique la portion B. C'est cette faible vitesse de libération prolongée qui constitue l'un des av-antages les plus importants de 11 invention. La forme exacte de la courbe varie légèrement selon la matière que llon utilise et le diamètre des tubes, mais en général, on peut affirmer que les courbes de toutes les matières éprouvées entrent dans une même classe de courbes. Les figures 6, 7, 8 et 9 représentent des courbes respectives d'application de l'invention au o-dichlorobenzène, au linalool, au disparlure et au grandlure. Les compositions de ces substances ou leurs noms chimiques sont les suivants linalool - alcool terpénique dlsparlure - cis-7 , 8-époxy-2-méthyloctadécane grandlure - mélange des composants suivants (a) cis-2-isopropényl-1-méthylcyclobutyléthanol (b) cis-3,3-diméthyl-cyclohexylidène-éthanol (c) cis-3, 3diméthyl-cyclohexylidène-acétaldéhyde (d) trans-3, 3-diméthyl-cyclohexylidène-ace'taldéhyde. Lorsqu'on désire la libération réglée de plus d'une substance individuelle, il est possible d'utiliser des faisceaux ou des groupes de fibres individuelles chargées de substances volatiles différentes. Par le choix convenable des diamètres des fibres individuelles ou des nombres relatifs des fibres chargées de matières différentes, des mélanges de vapeurs de composition réglée peuvent être disséminés.Des exemples de cette variante comprennent (1) l'utilisation combinée d'attractifs et de substances toxiques, (2) l'utilisation d'attractifs qui sont des mélanges chimiques ou qui requièrent un agent chimique synergique dans des proportions précises pour êre efficaces et (3) des parfums ou des désodorisants qui requièrent un mélange de substance chimiques pour produire un effet optimal. Cette variante est particulièrement utile lorsque des mélanges de substances chimiques de volatilités sensiblement différentes doivent être distribués pour produire un mélange de vapeurs de composition assez constante. Le choix approprié des longueurs de fibres ainsi que de leur diamètre ou de leur nombre, permet de compenser les différences des vitesses d'évaporation, en délivrant ainsi un mélange de vapeurs de composition réglée et constante.Cette variante est également intéressante lorsque les matières que l'on désire libérer simultanément à une vitesse regelée sont incompatibles les unes avec les autres (ctest-à-dire non miscibles ou chimiquement réactives en phase condensée Comme indiqué ci-dessus, la raison pour laquelle on prévoit des tubes de différents diamètres est que la variation des diamètres des tubes est l'un des facteurs qui influent sur la vitesse d'évaporation ou la vitesse de libération de l'attractif.Au lieu d'utiliser des tubes de différents diamètres, une variante consiste à utiliser des tubes de meme diamètre, mais les tubes remplis d'une matière sont plus nombreux que les tubes remplis d2une aut.re matière, le rapport des nombres de tubes déterminant le rapport résultant des composés à l'état de vapeur. S par exemple, dans une dispersion de vapeur de deux composés, on désire qu'il y ait trois parties d'un composé pour une partie de l'autre composé à mesure que les vapeurs se mélangent en sortant par 7es extrémités des tubes, un faisceau de tubes d'un même diamètre prédéterminé doit ccmporter trois fois autant de tubes d'un composé qu::il y a de tubes de l'autre composé, ce qui donne le mélange désiré des composés. Naturellement, pour obtenir une vapeur qui est un mélange,les vitesses d'évaporation des matières vaporisables individuelles doivent être considérées comme des facteurs, et les vitesses d'évaporation peuvent eAtre utilisées avantageusement de même que les diamètres des tubes ou les rapports des tubes d'une matière aux tubes des autres matières, pour obtenir la vapeur désirée. Les combinaisons de ces variables sont en nombre presque infini et, par conséquent, une description détaillée n'en sera pas donnée. Il est possible, par cette technique et conformément à 11 invention, de produire des vapeurs renfermant plusieurs composés bien définis.Dans la pratique réelle, le fabricant du dispositif pourrait charger préalablement des tubes de diverses matières ; ensuits, sur la base d'une commande de sa clientèle, le nombre requis de tubes errait assemblé conformément aux désirs de l'acheteur en ce qui concerne les proportions relatives des composants de la @apeur déragée. Dans l'assemblage des faisceaux de tubes, il v aurait naturellement lieu de considérer les courbes de perte de poids correspondant aux divers composés. A titre d'exemple, Si l'acheteur désire un attractif en association avec un insecticide, dont la vapeur constitue le facteur- de destruction , il doit commander des tubes dont certains constituant le faisceau contiendraient l'attractif, tandis que les autres contiendraient l'insecticide liquide. Les vapeurs se mélangent à mesure qu'elles sortent des tubes en produisant un mélange de la quantité désirée d'insecticide et d'attractif. L'attractif aurait pour effet d'attirer les insectes vers le site dtinstallation des tubes en faisceau et ltinsectici- de tuerait les insectes lorsque ces derniers entreraient dans la zone de vapeurs. La figure 10 est une courbe de variation de la vitesse de libération en fonction du temps dans le cas de la dissémination de la frontaline conformément aux procédés antérieurs, a partir d'un tube microscopique en téréphtalate de polyéthylène de 0,4 mm, cette courbe correspondant aux données de la ligne 3 de la partie (B) du tableau I. Elle illustre la grande vitesse constante qui caractérise ce procédé. La figure 11 illustre la dissémination de la même phéromone depuis le même tube que celui qui est utilisé sur la figure 10, excepté les détails définis conformément à l'invention. Elle montre clairement la vitesse réglée bien plus faible que l'on obtient après la grande chute initiale de vitesse comme décrit dans les exemples précédents conformes à l'invention (il y a lieu de remarquer que sur la figure 11, les valeurs portées en abscisses sont en g/h x 105 tandis que sur la figure 10, elles sont en g/min x La figure 12 représente une forme de réalisation dans laquelle les tubes capillaires resultent de la mise en forme préalable d'une feuille désignée dans son ensemble par 40 de telle manière qu'elle présente les canaux 42. Ces canaux sont représentés au nombre de cinq, mais on peut en utiliser tout nombre désiré.De même, les canaux 42 sont représentés comme ayant une section droite rectangulaire, mais on pourrait aussi utiliser des canaux semi-circulawres;ovales ou d'une autre forme polygonale. Il y a lieu de remarquer que les bases des canaux sont ouvertes et que la feuille 40 est fixée au moyen d'adhésifs classiques à une feuille de base 44 en fixant solidement les portions 46 à la feuille 44. Il en résulte que des tubes capillaires 48 de section et de dimensions prédéterminées sont formés entre la feuille de support 44 et les canaux 42. a figure 13 illustre le système de canaux de la feuille composite de la figure 12, les canaux étant remplis et scellés transversalement, comme indiqué en 49. Les figures 14, 15 et 16 font ressortir plus de détails de la forme de réalisation de 11 invention illustrée sur les figures 3a et 3b. On utilise une bande 65 en matière convenable, portant une couche 66 d'adhésif. Cette matière peut être un ruban servant -ordinairement de cache ou d'emballage, portant une couche d'adhésif collant par pression. Plusieurs filaments tubulaires 68 s'étendent le long du ruban collant 64 et adhèrent à ce ruban au moyen de l'adhésif 66.Le cas échéant, adhésif 66 peut être du type que l'on recouvre avant l'usage alune'feuille protectrice enlevée en tirant, mais en pratique, lorsque la feuille est retirée et que les tubes 68 y adhèrent, l'adhesif durcit dans l'air afin de fixer solidement les tubes 68 à la bande 64. Les tubes 68 peuvent être placés sur la bande 64 avant ou après leur remplissage. Après avoir été remplis et lorsqu'ils sont mis en place sur la bande, ils sont scellés à la chaleur le long des lignes de jonction 70, la matière qui constitue les tubes étant de nature à pouvoir dtre scellée à chaud par l'application d'un organe de soudage à la chaleur.Sous l'effet de ce soudage à la chaleur, la paroi du tube s'affaisse aux points 70 en formant ainsi pour chaque tube allongé plusieurs sections 72, chacune n'étant qu'une portion dG la longueur totale des filaments indnviduels. Dans la pratique, l'utilisateur pratique une découpure transversalement aux tubes de manière à former de courts conduits de la longueur désirée de tube, la découpure étant effectuée entre les portions 70 scellées à la chaleur.La longueur des tronçons de tube de l'extrémité fermée, scellée à la chaleur, à l'extrémité ouverte, là où la découpure est effectuée, détermine, tous autres paramètres étant considérés conformément à ltensei- gnement de 11 invention, la longueur réelle du tronçon individuel 72. La forme de réalisation des figures 14 à 16 est une forme pratique qui permet de fournir à un utilisateur éventuel un rouleau ou un tronçon plat de tubes filamenteux, déjà fixés sur un support, mais dont les tubes sont scellés pour éviter toute perte de matière jusqu'au moment où les tubes doivent etre utilisés.Lcrsque l'utilisateur désire utiliser une certaine portion, il découpe à partir d'une extrémité de la matière la longueur de tube correspondante (le découpage étant effectué transversalement à la largeur de la bande), de manière à ouvrir les extrémités des tubes. La longueur de tube qu'il doit couper dépend, entre autres facteurs possibles, du nombre dtheures d'émission des vapeurs par le tronçon découpé des tubes assemblés. Dans la pratique de l'invention, les fibres tubulaires en matière polymère ramenées aux dimensions qui conviennent sont chargées d'un attractif pour insectes par l'un des procédés décrits ci-après. Les dimensions des fibres creuses, du point de vue pratique, sont généralement comprises entre environ 0,025 et 1,0 mm en ce qui concerne le diamètre extérieur et entre 0,01 et 0,8 mm en ce qui concerne le diamètre intérieur, bien qu'il soit évident pour le technicien en matière d'extrusion de fibres que des tubes microscopiques dépassant ces limites dans un sens ou dans l'autre, peuvent être obtenus et constituent des variantes de l'invention. Les dimensions illustrées représentent, par conséquent, une gamme préférée plutôt usure gamme limitative.La longueur des fibres creuses dépend de la durée voulue de libération de l'attractif. Ainsi, pour un attractif donné, l'invention permet d'influence la vitesse de libération par le nombre et le diamètre intérieur des fibres que l'on utilise et d'influen- cer la période d'acti-ité par le choix de la longueur de fibre convenable Les courbes des vitesses de libération faisant ressortir la manière dont la libération se comporte conformément à 11 invention, montrent typiquement une brève période de libération à grande vitesse suivie d'une longue période de oomportement à peu près asymptotique, où la décroissance de la vitesse de libération, comme le montre la pente de la portion "asymptotique" de la courbe, est si faible qu'elle représente approximativement une vitesse linéaire de libération. Ces courbes de vitesse de libération sont commentées ci-après à propos de plusieurs des exemples de l'invention dans lesquels les essais ont été conduits avec succès. Lt invention est illustrée par les exemples suivants. Exemple 1 Cet exemple correspond à la ligne III de la partie (C) du tableau I et illustre le comportement de libération ou d'évaporation du tétrachlorure de carbone (compqsé choisi comme référence pour des attractifs ou des insecticides relativement volatils) à partir de fibres creuses non étires en téréphtalate de polyéthylène. Les fibres ont un diamètre extérieur de 0,254 mm et un diamètre intérieur de 0,203 mn. Des tronçons de fibres creuses mesurant 127,0 à 203,2 mm sont chargés de tétrachlorure de carbone, fermés à une extrémité avec un ciment de résine époxy et montés en position verticale, l'extrémité ouverte tournée vers le haut, sur une surface plane. L'aire intérieure de section droite est d'environ 3,245 x 10 4 cm2. Le dégagement de tétrachlorure de carbone de l'intérieur de la fibre par évaporation et diffusion par l'extrémité ouverte de cette fibre est mesuré en suivant le retrait du ménisque de liquide à l'intérieur de la fibre au moyen d'un cathétomètre. Les pertes croissantes en volume sont converties en pertes en poids et leur variation en fonction du temps est reproduite sur le graphique de la figure 5. Dans ce cas, on observe au bout de 30 heures une vitesse de libération quasi linéaire. La libération est mesurée à une vitesse de perte de poids à peu près constante et les valeurs données sur le graphique sont les moyennes de cinq essais à chaque fois. Exemple 2 Le o-dichlorobenzène, choisi comme substance de rfé- rence pour des attractifs ou des insecticides de volatilité intermédiaire, est chargé par capillarité dans une fibre creuse en téréphtalate de polyéthylène non étiré dont l'aire intérieure de section droite est de 3,09 x 10-4 4 cm2. Des fibres creuses remplies, de 127 mm de longueur, sont scellées à une extrémité à l'aide d'un ciment à base de résine époxy et sont disposes verticalement, 11 extrémité ouverte tournée vers le haut, sur une surface plane. La libération de l'o-dichlorobenzène des fibres creuses est observée et mesurée en suivant le retrait du ménisque à l'intérieur de la fibre.La figure 6 représente graphiquement la courbe obtenue dans cet essai, et correspond aux données de la ligne 4 de la partie (C) du tableau I. La vitesse auasi linéaire de libération est obtenue au bout d'environ 90 heures. Exemple 3 Les données de cet exemple correspondent à la ligne 7 de la partie (C) du tableau I. L'alcool terpénique (linalool) choisi comme modèle pour le gandlure, c'est-à-dire la phéromone attractive du charançon du cotonnier, est chargé dans des fibres creuses en téréphtalate de polyéthylène non étiré dont l'aire intérieure de section droite est de 3,14 x 10 4 cm X Des tronçons de fibres chargées de 102 à 127 mm, fermés à une extrémité à 11 aide d'un ciment, sont montés en position verticale, l'extrémité ouverte tournée vers le haut, sur une surface plane. La libération du linalool des fibres creuses est contrôlée en suivant le retrait du ménisque à l'intérieur de la fibre à l'aide d'un cathétomètre. La figure 7 illustre la courbe de libération du linalool.Au bout d'environ 40 heures, la vitesse de libération prend une valeur constante de 5 x 10 9 gamin. Si l'on suppose une vitesse désirée de libération, pour un appât attirant le charançon du cotonnier, de 3 x 10 4 g/jour et une période requise d'attraction de 168 jours, le calcul montre que la configuration de l'appât requiert 42 extrémités ouvertes de fibres, les tronçons individuels des fibres mesurant 3,8 cm. Exemple 4 Cet exemple correspond à la ligne 8 de la partie (G) du tableau I. Du disparlure, qui est l'attractif sexuel des mâles de bombyx disparate, est chargé dans de la fibre creuse de téréphtalate de polyéthylène non étiré dont l'aire intérieure de section droite mesure 3,4 x 10-4 cm2. La courbe de libération du disparlure est tracée de la manière indiquée dans exemple 1. La vitesse de libération devient constante à la valeur de 1,44 x 10 6 g/jour/extrémité de fibre comme l'indique la courbe de libération représentée sur la figure 8. La vitesse désirée de libération pour un appât consistant en un piège à phéromone sexuelle du bombyx disparate est de 2,16 x 1C 4 g/jour et la période désirée d'activité est de 90 jours. Ainsi, un appât formé d'un piège de fibre creuse nécessiterait trois extrémités ouvertes de fibres et une longueur individuelle des fibres de 0,46 cm par extrémité ouverte. Un piège à insectes du commerce garni d'une substance poisseuse pour retenir les papillons attirés dans le piège a été amorcé avec des fibres creuses chargées de disparlure et placé dans une région boisée du comté de Norfolk, Massachusetts, pendant le mois d'sont 1974. Le piège amorcé à la phéromone a capturé les mâles de bombyx disparate dans un rapport de 3:1 par rapport à un piège non amorcé. Exemple 5 Cet exemple correspond à la ligne 9 de la partie (C) du tableau I. Du grandlure, c'est-à-dire la phéromone exerçant une attraction sur le charançon du cotonnier, a été chargé dans une fibre creuse en téréphtalate de polyéthylène non étiré ayant une aire intérieure de section droite de 3,14 x 10 cm2. La courbe de libération du grandlure a été tracée comme décrit dans exemple 2. La vitesse de libération est devenue constante pour une valeur de 5 x 10 9 g/min/extrémité de fibre, comme l'indique la courbe de libération représentée sur la figure 9. La vitesse désirée de libération pour une amorce de phéromone du charançon du cotonnier est de 3 x 10 4 g/jour et la période désirée d'acti- vité est de 168 jours.Ainsi, une amorce de piégeage à fibre creuse nécessiterait 40 extrémités ouvertes de fibres avec des longueurs individuelles de fibres d'environ 4 cm par extrémité ouverte. Les filaments creux de l'invention peuvent être chargés de diverses façons avec les substances attractives. La formulation liquide de l'attractif remplit le filament creux par capillarité ou par gravité en utilisant le filament comme siphon. (Dans la méthode de siphonnage, une extrémité d'un ou plusieurs tubes est plongée dans le liquide désiré. Les autres extrémités des tubes sont au-dessous du niveau du liquide. Une légère succion est exercée sur les extrémités inférieures. Lorsque le liquide a commencé 51 écouler, l'action de siphonnage se poursuit et les tubes se remplissent). Un autre procédé de remplissage implique la simple succion du liquide dans le noyau de fibres par disposition des extrémités des fibres au-dessous du niveau du liquide et mise en dépression de l'autre extrémité à l'aide diune ampoule à succion ou d'une trompe à eau. Un autre procédé implique de disposer des segments de fibres au-dessous du niveau du liquide et de les comprimer pour chasser l'air, après quoi on les contracte pour chasser le liquide. Il est également possible de remplir la fibre au moment du filage par injection de la formulation liquide d'attractif comme liquide formant le noyau pendant ltopération de filage. D'autres procédés de remplissage du filament capillaire peuvent être imaginés, mais il y a lieu de remarquer que le procédé particulier de remplissage n'entre pas dans le cadre de I'invention. Il va de soi que la présente invention nta été décrite qu'à titre explicatif mais nullement limitatif, et que de nombreuses modifications peuvent y être apportées sans scrtir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Dispositif de dissémination d'une substance vaporisable à une vitesse prédéterminée par diffusion de la vapeur à travers une couche de gaz en stagnation, comprenant un conduit dont la superficie de la section droite et la longueur sont prédéterminées, qui est fermé a une extrémité et qui contiens une substance vaporisable, caractérisé par le fait que la matière constituant ledit conduit est choisie entre des polyesters, des polyoléfines, des polymères acryliques, des polymères synthétiques à longue channe contenant 35 à 85 % de motifs acrylonitrile et des polyamides. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la substance vaporisable est un mélange d'une substance exerçant une attraction sur les insectes (attractif) et dtun insecticide. 3. Dispositif suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qne le conduit allongé d'aire de section droite et de longueur prédéterminées présente une zone scellée entre les deux extrémités ouvertes et renferme une substance vaporisable dans les portions ainsi définies. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comprend plusieurs conduits allonges d'aire de section droite et de longueur prédéterminées, comme défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 3. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que la section droite des conduits a au moins deux aires prédéterminées différentes. 6. Dispositif suivant l l'un quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que certains des conduits renferment une substance vaporisable et d'autres renferment au moins une autre substance vaporisable. 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendica- tions 4 à 6, caractérisé par le fait que certains des conduits contiennent un attractif vaporisable agissant sur les insectes et d'autres contiennent un insecticide vaporisable. 8. Dispositif suIvant l1une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé p?r le fait que les conduits son formés par des canaux bouchés formes dans ire matière en feuille.