La présente invention est relative aux têtes à clapet équipant les vis des machines d'injection de matière plastique et notamment les vis-pistons conçues pour assumer une fonction de plastification et de dosage de la matière à injecter, ainsi qu'une fonction de refoulement lors de la phase d'injection de ladite matière. Les vis des machines du type ci-dessus sont habituellement montées en rotation avec possibilité de coulissement axial dans un fourreau terminé par une buse d'injection destinée à coopérer avec une buse complémentaire portée par le moule à l'intérieur duquel la matière doit être injectée. Des organes moteurs sont prévus pour entamer la vis en rotation lors de la phase de plastification de la matière à injecter et de la phase de dosage qui consiste à transférer, par l'intermédiaire de la vis, la matière plastifiée vers une chambre de réception dont le volume variable est fonction de la mesure de recul de la vis au cours de sa rotation. Cette phase de dosage correspad à l'amenée dans la chambre de transfert d'une quantité de matière plastifiée suffisante pour remplir correctement et convenablement l'empreinte du moule d'injection. Lorsque cette opération de dosage est effectuée, la vis est alors sollicitée en déplacement axial pour assumer sa fonction de piston et pousser la matière plastifiée dosée hors de la chambre de transfert en direction du moule. Pour réaliser les fonctions ci-dessus, on conçoit qu'il est nécessaire de pouvoir admettre la matière plastifiée dans la chambre de transfert lors de la phase de dosage et ensuite de l'y maintenir lors de la phase d'injection, sans risque de transfert inverse ou de refoulement en direction du fourreau et de la vis. Pour répondre à cette exigence, on prévoit de munir l'extrémité de la vis d'injection d'un obturateur ou clapet qui est en réalité constitué par plusieurs pièces placées en bout de la vis. Ces pièces comprennent un embout porté par la vis, un siège de clapet présenté par la vis et un clapet de type annulaire enfilé libre de coulisser dans le fourreau et retenu par l'embout.En règle générale, l'embout forme une portée d'appui de direction opposée au siège de la vis duquel il est éloigné d'une mesure axiale supérieure à la longueur du clapet qui peut ainsi coulisser axialement entre le siège et la portée avec lesquels il coopère successivement selon que la pression prépondérante règne dans le fourreau ou dans la chambre de transfert. En général, l'embout présente également au moins une gorge, cannelure ou rainure permettant, dans tous les cas, de mettre en communication l'intervalle annulaire de boudinage entre la vis et le fourreau et la chambre de dosage de la matière plastifiée lorsque le clapet est en position d'ouverture, c'est-à-dire lorsqu'il prend appui sur la portée de l'embout. Dans les solutions telles que celles rappelées ci-dessus, le clapet annulaire est monté libre de coulisser axialement à l'intérieur du fourreau en étant concentriquement placé autour de embout Le déplacement axial du clapet ne peut donc être positivement contrôlé et résulte en réalité des variations de pression à l'intérieur du fourreau et de la chambre. Cette liberté de coulissement présente un inconvénient majeur lors de la phase de fermeture précédant l'opération d'injection.En effet, lorsqu'après arret de sa rotation en fin de phase de dosage, la vis est déplacée axialement pour assurer l'in- jection de la fraction de matière plastifiée et dosée, la pression croft dans la chambre de dosage, mais également dans le passage annulaire existant entre l'embout de vis et le clapet, de sorte que le déplacement axial de la vis a tendance à entraîner un déplacement de même sens du clapet, au moins au début de cette phase d'injection. Le retard de fermeture du clapet a pour conséquence qu'une fraction de la matière plastifiée dosée, c'est-à-dire précédemment admise dans la chambre de transfert, est soumise, du fait de la pression croissant dans cette chambre, à un transfert inverse en direction du fourreau.Les expériences ont permis de constater que ce transfert inverse pouvait atteindre 10 à 15 % de la matière plastifiée et dosée précédemment admise. Le reflux d'une fraction de la matière dosée doit donc être pris en considération si l'on veut assurer l'injection d'une masse précise de matière plastique et une compensation de dosage doit être effectuée lors de chaque opération précédant la phase d'injection. Une telle compensation ne permet pas toutefois de résoudre entièrement le problème posé par la position non contrôlée ni contrlable du clapet, étant donné que la fraction de matière précédemment dosée et refluant vers le fourreau de vis lors de la phase d'injection dépend aussi de sa fluidité et, par conséquent, de sa température.De la sorte, même en prévoyant une compensation constante pour la réalisation de pièces données identiques, on constate des variations non négligeables de remplissage de l'empreinte du moule résultant des mises successives en et hors service des moyens de chauffage et de régulation de la température de la matière à l'intérieur du fourreau de la vis. En plus de cet inconvénient majeur, il faut noter que le réglage de la compensation de dosage dépendant de plusieurs facteurs et notamment de la régulation des moyens de chauffage, ne peut être obtenu que par tatonnements successifs, ce qui accroft notablement et de façon inutile le temps de préparation et de réglage de fonctionnement d'une machine d'injection en réduisant d'autant sa faculté d'adaptation à des changements de série de fabrication. En outre, le reflux ou transfert inverse d'une fraction de matière dosée pouvant atteindre 10 à 15 % lors de chaque phase d'injection réduit d'autant la capacité de la machine et entraXe dans le bilan global une dépense inutile de puissance. La présente invention vise à résoudre le problème ci-dessus en créant une nouvelle tete à clapet conçue pour faire intervenir un déplacement axial contrôlé du clapet afin de bénéficier d'une fermeture ou obturation précise en début de phase d'injection de manière à supprimer tout transfert inverse ou reflux d'une fraction de la matière plastifiée préalablement dosée afin de permettre une injection totale de cette fraction dosée. Conformément à l'invention, la tête à clapet auto-obturateur pour vis de machines d'injection de matière plastique est caractérisée en ce qu'elle comporte un embout entouré concentriquement par un clapet annulaire en forme de bague et disposé avec possibilité de déplacement axial propre relatif par rapport à la vis sur une mesure axiale suffisante pour, soit autoriser un coulissement axial libre du clapet entre les portées d'appui de la vis et de l'embout, soit immobiliser ledit clapet entre lesdites portées. Diverses autres caractéristiques ressortent de la description ci-dessous faite en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une coupe-élévation partielle montrant l'objet de l'invention Les fig. 2 et 3 sont des coupes transversales prises respectivement selon les lignes II-II et III-III de la fig. 1. La fig. 4 est une coupe-élévation analogue à la fig. 1, mais illustrant une autre position caractéristique de l'objet de l'invention. La fig. 5 est une coupe-élévation partielle montrant une variante de réalisation. La fig. 6 est une coupe-élévation montrant à plus petite échelle une variante de construction de l'objet de l'invention. La fig. 1 montre une vis 1 de plastification de matière plastique d'une machine d'injection non représentée. D'une façon connue, la vis 1 est disposée à l'intérieur d'un fourreau 2 dont la paroi intérieure périphérique 3 constitue un cylindre avec lequel coopère une nervure hélicotdale 4 formée à la périphérie de la vis 1. Le fourreau 2 est associé à un nez 5, démontable, traversé par un canal de transfert 6 qui débouche à l'intérieur d'un logement 7 sensiblement tronconique destiné à délimiter avec le cylindre 3 une capacité de dosage 8 à volume variable, ainsi que cela ressort de la description ci-après. Selon l'invention, la vis 1 est munie d'une tete 9 qui comprend un embout 10 porté par la vis et associé à un clapet 11 en forme de bague annulaireocon- centrique audit embout et monté avec possibilité de coulissement axial à ltin- térieur du cylindre 3. L'embout 10 forme une tête 12 présentantRen section axiale une forme complémentaire à celle du logement 7 prise selon la meme référence. La tête 12 est reliée par un épaulement ou bourrelet annulaire 13 à une queue cylindrique 14 qui est montée libre de coulisser axialement dans la vis 1. A cet effet, l'extrémité correspondante de la vis est munie d'un palier cylindrique 15 monté par l'intermédiaire d'une partie décolletée filetée 16 à l'intérieur d'un alésage borgne 17 pratiqué axialement dans la vis 1.Dans la forme de réalisation représentée, le palier 15 est destiné à assurer le support, le guidage et le coulissement axial étanche de la queue 14 de l'embout 10 et, à cet effet, il est prévu de réaliser les surfaces coopérantes avec une grande précision d'usinage, de manière à éviter toute infiltration de matière plastifiée vers l'intérieur de l'alésage borgne 17. Outre la précision d'usinage requise, il y a lieu de noter également que le choix des matières constitutives de l'em- bout 10 et du palier 15 doit etre effectué pour que la précision d'usinage obtenue en fabrication ne subisse, du fait des dilatations, qu'une altération accep- table aux gammes de températures de fonctionnement normal L'embout 10 est par ailleurs monté de manière à etre retenu axialement sur la vis 1.A cet effet, il peut être prévu, par exemple de conformer la partie terminale de la queue 14 pour lui faire comporter une rainure ou gorge périphérique 18 dans laquelle peuvent être montées, après avoir préalablement enfilé le palier 15 sur la queue 14, deux clavettes 19 (fig. 1 et 2) qui peuvent etre recouvertes et maintenues dans leur position d'engagement par une virole coulissante 20 dont le diamètre extérieur est inférieur au diamètre de l'alésage 17. De la sorte, l'embout 10, équipé comme décrit ci-dessus, peut etre monté dans l'alésage 17 dans lequel il est maintenu par vissage du palier 15 dans la vis 1 .L'embout 10 est alors libre de coulisser axialement par rap port à la vis 1 sur une mesure maximale qui est déterminée par la profondeur de l'alésage 17 comprise entre son fond et le rebord annulaire de la partie décolletée 16 qui forme une butée pour la virole 20. La longueur de la queue 14 est choisie pour qu'en position de butée de la virole 20 contre le palier 15, tel que représenté à la fig. 1 et correspondant à une extension maximale de l'embout 10 par rapport à la vis 1, le bourrelet annulaire 13 soit distant du palier 15, d'une mesure axiale supérieure à la longueur correspondante du clapet 11 qui possède deux sièges annulaires 21 et 22 destinés à coopérer chacun avec une portée complémentaire 23 ou 24 respectivement présentée par le palier 15 et par le bourrelet 13.Dans la forme de réalisation préférée illustrée par la fig. 1, le siège 21 affecte une forme tronconique pour coopérer avec la portée 23 complémentaire dont le sommet tronqué est dirigé en direction de la tête 12, de façon à délimiter, autour de cette dernière, une lèvre 25 favorisant un coulissement étanche de la queue 14 à l'intérieur du palier 15. Au contraire, le siège 22 affecte la forme d'une gorge de section partiellement circulaire délimitant un chemin de roulement pour des billes 26 (fig. 1 et 3) prenant appui, par ailleurs, sur une piste de roulement complémentaire définie par la portée 24.La conformation du clapet 11 au droit du siège 22 est choisie de manière à former une enveloppe entourant le bourrelet 13 et la queue 14 en ne laissant subsister par rapport à ces derniers, dans la position d'ouverture maximale telle que représentée à la fig. 1, qu'un intervalle annulaire de largeur inférieure au diamètre des biles 26, lequel est, par ailleurs, choisi pour etre supérieur à la largeur de l'inter- valle annulaire 27 existant entre le siège 21 et la portée 23 dans la position d'ouverture illustrée par la fig. 1. Par ailleurs, la largeur de cet intervalle annulaire 27 est dans tous les cas choisie inférieure à la course de rétraction possible de la queue 14 de l'embout 10 à l'intérieur de la vis 1. Le fonctionnement de la tête à clapet conforme à l'invention et décrite ci-dessus est le suivant: Lors d'une phase de plastification et de dosage, la vis 1 est entraidée en rotation dans le sens de la flèche f tout en étant freinée en recul axial dans le sens de la flèche fl. La matière comprise entre la vis 1 et le cylindre 3 est, par conséquent, soumise à un effet de plastification et de mélange par l'intermédiaire de la nervure hélicoïdale 4 qui, en outre, assure son transfert progressif en direction de la capacité 8.Comme la vis 1 est freinée en recul axial dans le sens de la flèche fl, la matière plastifiée est soumise à une pression relative agissant sur le siège 22 du clapet coulissant 11 qui est déplacé axialement dans le sens de la flèche f2 en entraînant dans son déplacement, par l'intermédiaire des billes 26, l'embout 10 jusque dans sa position d'extension maximale en butée, telle que représentée à la fig. 1. Dans cette position, le siège 21 est éloigné de sa portée complémentaire d'appui 23 avec laquelle il délimite un intervalle annulaire 27 faisant communiquer le cylindre 3 avec la capacité 8 par l'intermédiaire du passage annulaire 28 existant entre la queue 14 et le clapet 11 et des intervalles intercalaires subsistant entre les différentes billes 26.La matière plastifiée refoulée par la nervure 4 est, par conséquent, transférée dans le volume de la capacité 8 délimitée par le logement 7 et la tête 12 de l'embout 10. Le remplissageXpro- gressif de la capacité 8 par la matière plastifiée introduite sous pression provoque le recul progressif de l'ensemble de la vis, de sorte que la tette 12 de l'embout 10 entrante dans son déplacement dans le sens de la flèche fl le clapet annulaire 11 avec lequel il reste en contact permanent par l'intermédiaire des billes 26. En fin de phase de dosage, c'est-à-dire lorsque la capacité 8 contient le volume désiré de matière plastifiée devant être injectée, la vis 1, immobilisée en rotation, est alors sollicitée en déplacement dans le sens inverse à celui de la flèche fl pour assumer sa fonction de piston destinée à refouler la matière plastique, précédemment admise dans la capacité 8, dans l'em- preinte du moule d'injection. Dès le début de ce déplacement axial de la vis dans le sens inverse à celui de la flèche fl, la matière plastifiée occupant la capacité 8 est soumise à un effet de compression par le déplacement complet de la vis 1. Il en résulte une montée en pression qui est appliquée à la tette 12 de l'embout 10 qui est ainsi sollicité en recul ou en rétraction axiale à l'intérieur de la vis 1 en entraînant dans son déplacement, par l'intermédiaire des billes 26, le clapet il en coulissement axial dans le sens inverse à celui de la flèche f2 Par conséquent, dès le début du déplacement axial de la vis 1, lors d'une phase d'injection, l'embout 10 commande par sa tete 12 la fermeture du clapet 11 qui est amené par le siège 21 à prendre appui sur la portée 23 pour fermer l'intervalle annulaire 27 et interrompre la communication entre le cylindre 3 et le passage 28 et la capacité 8.L'embout 10 n'étant éventuellement soumis qu'à une contre-pression des gaz pouvant occu per l'alésage borgne 17 et dont la valeur est négligeable par rapport à la pres- sion appliquée à la matière plastique occupant la capacité 8, le début de la course d'injection et de déplacement de la vis 1 dans le sens inverse à celui de la flèche f se traduit par une rétraction instantanée de l'embout 10 qui entraxe dans son déplacement le coulissement immédiat du clapet li amené instantanément en position de fermeture.Cette fermeture ou obturation instantanée s'oppose à toute possibilité de reflux ou de transfert inverse d'une fraction de matière plastifiée préalablement dosée dont le volume peut ainsi etre déterminé avec précision et totalement injecté par le déplacement de la vis 1 dans le sens de la flèche f2. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, la disposition constructive selon l'invention permet de commander de façon certaine et instantanée le recul du clapet obturateur jusque dans sa position de fermeture dès le début d'une phase d'injection et supprime, par conséquent, le reflux ou le transfert inverse d'une partie de la matière précédemment dosée comme cela se produit dans les machines actuelles à cause du retard de fermeture du clapet 11. Le dosage précis, régulier et constant permet donc de réaliser des fabrications en série de pièces identiques présentant les mêmes caractéristiques. Outre cet avantage, la disposition selon l'invention permet d'atteindre la capacité réelle d'injection des machines utilisées, étant donné que chaque phase de dosage ne fait intervenir que l'admission de la quantité juste nécessaire de matière plastifiée à injecter Par ailleurs, l'absence de compensation de dosage supprime les opérations longues et délicates de réglage et permet, par suite, de réduire notablement le temps de préparation d'une machine lors d'une mise en fonctionnement Un autre avantage de la disposition constructive de l'objet ide l'invention réside dans le fait qu'il est possible de régler l'ouverture du clapet 11, c'est à-dire la largeur de l'intervalle annulaire 27 en faisant varier la vitesse de rotation de la vis 1 dans le sens de la flèche f pour modifier le débit de matière plastifiée transférée en direction de la capacité 8.Ceci permet d'introduire un laminage de la matière plastifiée transférée au droit de l'intervalle 27, de façon à créer, par un échauffement supplémentaire, une homogénéisation de la matière plastifiée en cours de transfert, ainsi, éventuellement, qu'une retenue des grains de matière qui n'aurait pas été suffisamment fondus ou plastifiés durant leur trajet à l'intérieur du cylindre 3. Dans ce qui précède, on indique que la forme de réalisation préférée consiste à faire coopérer le siège 22 et la portée 24 par l'intermédiaire de billes 26 dont le nombre et le diamètre sont choisis, dans tous les cas, de manière que la somme des sections des intervalles intercalaires subsistant entre les billes soit supérieure à la plus grande section de passage de l'intervalle 27. Il est évident qu'il pourrait etre envisagé de réaliser le siège 22 et la portée 24 d'une manière analogue au siège 21 et à la portée 23 et de prévoir alors dans un tel cas des gorges, cannelures ou rainures axiales pratiquées dans le bourrelet 13 pour assurer le transfert de la matière plastifiée en direction de la capacité 8 au cours d'une opération de dosage.Toutefois, la disposition selon l'invention est préférée car les billes 26 permettent de réduire le contact de surface et l'usure qui résulterait du frottement entre le siège 22 et la portée 24 et offrent, par ailleurs, l'avantage sup plémentaire de se conduire à la manière d'organes de brassage et d'homogénéisation de la matière plastifiée transférée en direction de la capacité 8 en produisant, au cours de leur révolution et de leur rotation sur elles-m#mes, une rupture des veines de matière susceptibles de se produire. Un autre avantage réside dans le fait que cette disposition supprime toutes les arêtes vives qui représentent des obstacles perturbant l'écoulement de la veine de matière plastifiée et entravant parfois une carbonisation partielle nuisant à la qualité des pièces produites. Dans ce qui précède, il est indiqué que l'exécution et l'usinage de la queue 14 et du palier 15 sont prévus avec une grande précision de manière à éviter l'infiltration de matière plastifiée fluide entre les surfaces en regard, ainsi que dans l'alésage borgne 17. La fig. 5 montre que le palier l5 peut, au contraire, être exécuté avec une moins grande précision d'usinage et que, dans un tel cas, des gorges ou rainures 29 sont alors prévues parallèlement entre elles et perpendiculairement à l'axe dans la partie dudit palier proche de l'alésage 17. Des canaux 30 sont pratiqués dans la vis 1 pour déboucher dans l'alésage borgne 17 dans lequel ils sont chargés d'établir une circulation d'un fluide de régulation thermique, tel que de lthuile, délivré par un circuit d'alimentation convenable.Cette disposition permet d'admettre une infiltration de matière entre les surfaces coopérantes de la queue 14 et du palier 15 jusqu'à assurer un remplissage complet des gorges 29 dans lesquelles ladite matière est maintenue, par l'intermédiaire de la circulation d'huile, dans un état de plasticité suffisant pour former des bagues d'étanchéité autorisant toutefois un coulissement relatif libre de la queue 14 par rapport au palier 15. Ces gorges 29 peuvent éventuellement comporter des joints, par exemple en polytétrafluoréthylèneh Une autre forme de réalisation est illustrée par la fig. 6 selon laquelle la queue 14 de l'embout 10 est prolongée pour occuper un alésage axial 31 pratiqué sur toute la longueur de la vis 1 à partir de son extrémité la opposée à l'embout 10.Cette disposition permet d'assurer une commande positive de fermeture du clapet 11, d'une manière analogue à ce qui est décrit cidessus, par l'intermédiaire de la tête 12, en agissant sur la queue 14, extérieurement à la vis 1, directement ou indirectement par tout organe de commande approprié. L'extrémité de la queue 1-4 extérieure à la vis 1 peut, dans un tel cas, constituer le piston de vérin de commande en coopérant avec un cylindre formé par ou rapporté sur l'extrémité la de la vis 1. Une autre solution acceptable consiste également à relier l'extrémité correspondante de la queue 14 à une timonerie de commande 32 actionnée par un vérin indépendant 33 faisant partie ou non du mécanisme d'entrainement en rotation et en déplacement axial de la vis 1.Dans l'exemple de réalisation selon la fig. 6, il peut être prévu d'assurer le support et le centrage de la queue 14 à l'intérieur de la vis 1 par l'intermédiaire de portées cylindriques 34 admettant une infiltration de matière plastifiée qui est alors évacuée de façon continue en cours de fonctionnement par l'intermédiaire d'un trou 35 pratiqué par exemple radialement au niveau de l'extrémité la de la vis 1.Une autre solution consiste à réaliser une portée 34 comportant des gorges ou rainures , telles que celles désignées par la référence 29 à la fig. 5, et à placer autour de l'extrémité la de la vis 1, une enveloppe ou un carter étanche 36 permettant d'établir une cir culation d'un fluide régulant la température de cette partie de la vis à une valeur juste suffisante pour maintenir la matière occupant lesdites rainures dans un état de plasticité suffisant pour établir une étanchéité convenable, tout en autorisant un coulissement axial relatif de la queue 14 par rapport à la vis 1. Invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation représentés et décrits en détail car diverses modifications peuvent y etre apportées sans sortir de son cadre. En particulier, bien que cela ne soit pas représenté, on peut envisager de commander la fermeture du clapet au moyen d'un organe élastique agissant en permanence sur la queue 14 pour solliciter toujours l'embout 10 en rétraction à l'intérieur de la vis 1. REVENDICATIONS 1 - Tete à clapet auto-obturateur pour vis de machines d'injection de matière plastique du type comprenant, en bout de la vis qui est placée à l'intérieur d'un fourreau, un embout s'étendant axialement à partir d'une portée annulaire tronconique de la vis de direction opposée à une portée présentée par un épaulement annulaire formé par ledit embout qui est associé à un clapet obturateur, en forme de bague, monté dans le fourreau, concentriquement à embout, pour coulisser axialement entre lesdites portées avec lesquelles il peut successivement coopérer par des sièges complémentaires, tete caractérisée en ce que l'embout est monté en bout de la vis avec possibilité de coulissement axial relatif limité par rapport à la vis sur une mesure axiale suffisante pour soit autoriser le coulissement du clapet en ouverture par rapport à la portée tronconique de la vis, soit immobiliser ledit clapet en position de fermeture entre les portées de l'embout et de la vis. 2 - Tête à clapet selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'embout est monté avec possibilité de coulissement axial relatif libre mais limité par rapport à la vis. 3 - Tete à clapet selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'em- bout est monté avec possibilité de coulissement axial relatif commandé mais limité par rapport à la vis. 4 - Tête à clapet selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'em- bout est associé à un organe de commande en coulissement relatif limité agissant directement ou indirectement sur ledit embout. 5 - Tête à clapet selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'embout forme, à partir d'un bourrelet ou épaulement annulaire, une queue cylindrique qui est montée coulissante dans un alésage axial de la vis. 6 - Tête à clapet selon la revendication 5, caractérisée en ce que la queue de l'embout est montée coulissante dans l'alésage de la vis avec un ajustement précis s'opposant à l'infiltration de matière plastifiée entre les surfaces en contact. 7 - Tête à clapet selon la revendication 5, caractérisée en ce que la queue de l'embout est montée coulissante dans l'alésage de la vis avec possibilité d'infiltration d'un film de matière plastifiée jusqu'à concurrence du remplissage complet de gorges annulaires successives indépendantes dans lesquelles ladite matière est maintenue par un moyen de stabilisation de la température à l'état de plasticité requis pour, d'une part, former des bagues d'étanchéité et, d'autre part, autoriser un déplacement relatif de la queue par rapport à la vis. 8 - Tête à clapet selon la revendication 5, caractérisée en ce que la queue de l'embout est montée coulissante dans la vis avec un ajustement admettant une infiltration de matière plastifiée entre ladite queue et la vis qui présente dans sa paroi un canal de fuite communiquant avec l'alésage de la vis contenant la queue. 9 - Tête à clapet selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que l'embout est conformé de façon qu'en position d'extension maximale hors de la vis, la portée du bourrelet ou de l'épaulement annulaire dudit embout soit distante de la portée tronconique de la vis d'une mesure axiale supérieure à la longueur axiale correspondante du clapet en forme de bague. 10 - Tête à clapet selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que l'embout est associé à un clapet concentrique en forme de bague délimitant avec la queue un passage annulaire permanent et présentant, à l'une de ses extrémités transversales, un siège pour coopérer avec la portée d'appui tronconique de la vis et, à son autre extrémité transversale, une portée définissant un chemin de roulement pour des billes coopérant en permanence avec ledit chemin ainsi qu'avec une piste de roulement présentée par le bourrelet ou épaulement annulaire de l'embout. 11 - Tête à clapet selon la revendication 10, caractérisée en ce que les billes interposées entre l'embout et le clapet ont un diamètre choisi pour, d'une part, déterminer la section maximale de l'intervalle annulaire ménagé entre le siège du clapet et la portée tronconique de la vis en position d'ouverture et, d'autre part, laisser subsister entre elles, memes si elles sont jointives, des intervalles intercalaires dont la somme est supérieure à la section de passage maximale dudit intervalle annulaire. 12 - Tette à clapet selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisée en ce que le chemin de roulement du clapet est réalisé pour conférer à la partie correspondante dudit clapet une forme d'enveloppe entourant l'embout avec un écartement toujours inférieur au diamètre des billes. 13 - Machine d'injection comportant une vis de boudinage et d'injection munie d'une tete selon l'une des revendications 1 à 12.