la présente invention se rapporte aux moteurs électriques dont l'équipage mobile se déplace en ligne droite, et qui seront appelés ci-après "moteurs linéaires". L'invention vise plus particulièrement les moteurs liné-5 aires utilisés dans les applications nécessitant à la fois de grandes vitesses de déplacement, une grande précision, et des courses relativement longues de l'équipage mobile» Une application de ce genre est celle dans laquelle un moteur linéaire est utilisé comme dispositif linéaire de mise en position, dans une 10 mémoire magnétique à disques» Les mémoires de ce type comportent des disques magnétiques portant chacun des pistes dont le nombre peut atteindre 1,200 et qui sont tracées sur une surface circulaire de 300mm de rayon. Ces mémoires comportent un bras portant des têtes magnétiques placées à proximité de chacune des faces de 15 ces disques. Chacun de; ces bras peut, par exemple, ne porter que quatre têtes, de sorte qu'il est nécessaire de pouvoir déplacer radialement ces bras sur une course de 75nna par rapport au disque adjacent, de façon que l'une de ces têtes puisse être mise en face de l'une quelconque choisie de ces pistes. Une telle applica-20 tion exige une mise en position extrêmement précise des têtes magnétiques. Le plus, et du fait que le temps nécessaire pour la mise en position d'une tête constitue une fraction importante du temps total nécessaire pour accéder à un emplacement de la mémoire^ il est de première importance que cette mise en position soit ef-25 fectuée le plus rapidement possible. Une autre condition à remplir, dans une telle application, est que le dispositif de mise en position des têtes ait une course relativement longue, supérieure à 25mm par exemple, en vue de diminuer le nombre des têtes magnétiques nécessaires sur chacune des faces des disques0 30 Plusieurs dispositifs de mise en position par déplace ments linéaires, et destinés à être utilisés dans une mémoire à disques magnétiques, ont été antérieurement proposés, tels, par exemple, que ceux décrits dans les Brevets Etats-Unis 3»135*880 et 3.314.057. Bien que ces dispositifs antérieurs soient bien ap-35 plicables dans de nombreux types de mémoires à disques, ils donnent de moins en moins satisfaction en raison de l'augmentation constante de la densité des pistes magnétiques sur les disques, et de la nécessité de réduire la durée de la mise en position des têtes magnétiques sur ces disques. 40 La présente invention a pour objet un moteur linéaire 6902838 2 2001635 de fonctionnement rapide et précis, dont l'équipage mobile se déplace sur une course de longueur satisfaisante. Le moteur linéaire objet de l'invention comporte un noyau magnétique à trois branches, formant un entrefer autour de 5 sa branche centrale, et des dispositifs créant dans cet entrefer un champ magnétique sensiblement uniforme. Une bobine motrice mobile entoure la branche centrale du noyau, ses spires traversant • ledit entrefer de façon qu'un courant électrique circulant dans cette bobine donne naissance à une force de propulsion suffisante 10 pour la déplacer le long de la branche centrale du noyau» Selon une caractéristique importante de l'invention, en vue de diminuer 1'inductance de la bobine mobile, et d'accélérer ainsi les variations du courant qui y circule, il est prévu une bobine compensatrice enroulée autour de la branche centrale 15 du noyau et connectée à la bobine motrice de façon à diminuer la densité du flux magnétique dans cette branche centrale. Un autre avantage important assuré par la présence de cette bobine compensatrice est la diminution de l'intensité flu flux magnétique engendré par la bobine motrice à l'extérieur de l'appareil» 20 Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la bobine compensatrice est fixe, et elle entoure coaxialement la branche centrale du noyau magnétique»Selon un autre mode de réalisation de l'invention, cette bobine compensatrice se déplace le long de la branche centrale du noyau magnétique» 25 Considéré sous un autre de ses aspects, le moteur liné aire conforme à la présente invention peut être utilisé comme ta-chymètre linéaire dans lequel un chariot mobile porte une bobine sensorielle (correspondant à la bobine motrice du moteur), laquelle se déplace dans l'entrefer du noyau magnétique et induit 30 ainsi une tension. La présence dans un tel tachymètre d'une bobine compensatrice diminue la sensibilité de l'appareil aux champs magnétiques extérieurs» D'autres buts caractéristiques et avantages de ^invention ressortiront encore de la description qui va suivre, descrip-35 tion donnée à titre purement explicatif et nullement limitatif, et avec référence aux dessins annexés, dans lesquels : - la figure 1 est une vue en perspective d'un moteur linéaire conforme à l'invention, et utilisable dans une mémoire à disques magnétiques ; 40 - la figure 2 est une coupe verticale transversale du 6902838 3 2001635 moteur linéaire selon la figure 1 ; - la figure 3 est une coupe de ce moteur, suivant le plan 3-3 de la figure 2 ; - la figure 4 représente schématiquement une disposition 5 possible des connexions électriques entre la bobine motrice mobile et la bobine compensatrice fixe du moteur, selon les figures 1, 2 et 3 ; - la figure 5 représente echématiquement une autre disposition possible des connexions électriques entre la bobine mo- 10 trice mobile et la bobine compensatrice fixe du moteur, selon les figures 1, .2 et 2 ; et - les figures 6, 7 et 8 représéntent schématiquement trois autres modes de réalisation de l'invention. La figure 1 représente un moteur linéaire conforme à 15 l'invention et utilisé pour la mise en position d'un organe mobile# Bien que le moteur de la figure 1 soit surtout destiné à la mise en position des têtes magnétiques dans une mémoire à disques, on comprend aisément qu'il puisse être utilisé dans de nombreuses autres applications. 20 L'appareil représenté sur la figure 1 comporte un mo teur linéaire 12 dont l'équipage mobile entraîne dans ses mouvements un chariot rigide 14. Ce chariot peut porter latéralement des glissières -15 coulissant dans des chemins de glissement ou de roulement (non représentés) qui le guident dans ses déplacements 25 rectilignes. L'appareil de la figure 1 comporte aussi un tachymè-tre rectiligne 16 qui, ainsi qu'il sera expliqué plus loin, fonctionne d'après les mêmes principes que le moteur linéaire 12. Le moteur 12 et le tachymètre 16 sont montés sur un socle approprié 18. 30 Le moteur 12 comporte un noyau magnétique 20 en fer doux. Ce noyau 20, ainsi qu* on le voit mieux sur les figures 2 et 3* peut être fait en deux parties 22A et 22B formant chacune trois bras et dirigées en sens inverse l'une de l'autre. La partie 22A du noyau du moteur comporte une âme d'extrémité verticale 24A, 35 une branche supérieure 26A, une branche centrale 28A et une bran- ■ che inférieure 30A. De même, la partie 22B de c,e noyau comporte une âme d'extrémité verticale 24B, une branche supérieure 26B, une branche centrale 28B et une branche inférieure 30B. Des espaces-libres supérieurs 32A et 32B séparent respectivement les branches 40 supérieures 26A et 26B des branches centrales 28A et 28B. De même, 6902838 2001635 des espaces libres inférieurs 34A et 34B séparent respectivement les branches inférieures 30A et 30B des branches centrales 28A et 28B. Les deux parties 22A et 22B du noyau magnétique sont, 5 ainsi qu'on le voit sur la figure 2, dirigées en sens inverse l'une de l'autre, les faces des extrémités libres de leurs branches supérieure, centrale et inférieure étant respectivement en contact intime» Dans la suite du présent exposé, le noyau magnétique 20 sera considéré comme constitué par une branche supé-10 rieure 26, une branche centrale 28, une branche inférieure 30 et deux âmes verticales d'extrémité 24A et 24B. L'espace libre supérieur et l'espace libre inférieur que comporte le noyau magnétique 20 seront respectivement appelés 32 et 34. On comprend aisément que, tien que le noyau magnétique 15 20 représenté sur les figures 1 et 2 soit constitué par' deux parties symétrique^é. trois branchés horizontales chacune, il pourrait en fait être constitué soit par une seule pièce, soit par un nombre de pièces supérieur, selon le procédé utilisé pour sa fabri cation. 20 Suivant la présente invention, il est prévu des dispo sitifs créant un champ magnétique dans les espaces 32 et 34, les lignes de force de ces champs magnétiques étant sensiblement parallèles aux âmes verticales 24A et 24B du noyau. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, ces dispositifs sont cons-25 titués par des aimants permanents 36 logés dans l'espace libre 32 et fixés sous la face inférieure de la branche supérieure 26 du noyau, ainsi que par des aimants permanents 38 logés dans l'espace libre 34 et fixés sur la face supérieure.de la branche inférieure 30 du noyau. 30 L'épaisseur (c'est-à-dire la dimension dans le sens vertical sur la figure 2) des aimants permanents 36 et 38 est inférieure à l'épaisseur des espaces libres 32 et 34, de sorte que ces aiments réservent respectivement entre eux-mêmes et la branche centrale du noyau des entrefers 40 et 42. L'entrefer 40 se 35 situe entre les aimants permanents 36 et la branche centrale 28 du noyau, et l'entrefer 42 se situe entre cette branche centrale et les aimants permanents 38. La disposition des aimants permanents 36 et 38 est telle qu'ils créent des champs magnétiques dont les lignes de force pénètrent dans la branche centrale 28, 40 ou eçi sortent. Les tracés en pointillé 44 et 46 de la figure "2 □902838 5 2001635 représentent les lignes de force de ces champs magnétiques engendrés par les aimants permanents, qui pénètrent dans la "branche centrale 28 du noyau, et circulent ensuite dans l'âme verticale 24A du noyau, en direction respectivement de sa "branche supé-5 rieure 26 et de sa branche inférieure 30» Ainsi que le fera mieux comprendre la suite du présent exposé, un moteur linéaire conforme à l'invention fonctionne de façon satisfaisante si les lignes de force des deux champs magnétiques créés par les aimants permanents sont en opposition directe, c'est-à-dire prennent naissance 10 dans la "branche centrale 28 et traversent respectivement l'un et l'autre entrefer du noyau magnétique, dans des sens opposés. Selon l'invention, une bobine motrice 50, rigide et à spires multiples, est supportée par une carcasse 51 (représentée seulement et sous forme schématique sur la figure 4) entourant 15 coaxialement la branche centrale 28 du noyau, la bobine motrice 50 et sa carcasse 51 forment un ensemble rigide maintenu entre deux supports latéraux 52 et 54 solidaires du chariot. Ces supports 52 et 54 peuvent être faits en diverses matières, pourvu que cette matière constitutive et la forme qui leur est donnée 20 les rendent à la fois rigides et légers. L'organe auquel le chariot 14 communique ses mouvements peut être plaeé à l'extrémité de celui-ci opposée à celle sur laquelle est située la bobine motrice 50. Cette bobine est alimentée en courant électrique par deux conducteurs flexibles 56 dont un seul est représenté sur la 25 figure 1. Ces conducteurs flexibles 56 sont fixés chacun par l'une de leurs extrémités "58 à une borne isolée du'socle 18 de l'appareil. Leur autre extrémité 60 est fixée à l'un des côtés du chariot 14 et elle en est électriquement isolée. Les conducteurs flexibles 56 sont construits de façon à réaliser sur la bobine 30 motrice 50 des connexions d'une très faible résistance électrique et à n'opposer aux déplacements du chariot 14 qu'une résistance mécanique négligeable. Pour que la bobine motrice 50 puisse se déplacer le long de la branche centrale 28 du noyau, sa longueur doit être, 35 évidemment, inférieure à celle de cette branche. Ainsi qu'on le voit sur les figures 1 et 2, la longueur de la bobine 50 peut. être environ la moitié de celle de la branche centrale 28 du noyau. Par exemple, si la longueur de cette branche centrale est de 100 mm, la bobine 50 peut avoir une longueur de 50 mm, la dif-40 férence entre ces deux longueurs (50 mm) déterminant la course 6902838 6 2001635 maximale possible de la bobine motrice. La force motrice appliquée à la bobine 50 et au chariot 14 dont elle est rigidement solidaire est fournie par un courant électrique circulant dans la bobine motrice et qui, en 5 réagissant sur les champs magnétiques régnant dans les entrefers 40 et 42, donne naissance à une force s1appliquant à la bobine motrice et agissant parallèlement à la longueur de la branche centrale 28 du noyau. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le courant circulant dans la bobine motrice 50 est 10 fourni par une source de potentiel électrique par l'intermédiaire des conducteurs flexibles 56. Les connexions électriques entre les conducteurs 56, la bobine motrice 50 et la bobine compensatrice qui sera décrite plus loin, seront précisées par la suite, en se référant aux figures 4 et 5. 15 II a été déjà indiqué que, pour donner satisfaction dans les applications envisagées ci-dessus, le moteur utilisé devait fonctionner très rapidement, et avoir une course relativement longue. Pour que ce moteur fonctionne rapidement, la largeur des entrefers 40 et 42 doit être aussi grande que possible, 20 puisque l'intensité des forces prenant naissance dans la bobine motrice est sensiblement proportionnelle à la fraction de la longueur de chacune des spires de la bobine 50 qui se trouve dans ces entreferso D'autre part, l'épaisseur dans le sens vertical de ces entrefers doit être aussi faible que possible, en vue 25 d'accroître au maximum l'intensité du champ magnétique qui les traverse. Bien que le moteur conforme à l'invention, tel qu'il a été décrit jusqu'ici, puisse fonctionner de façon satisfaisante comme moteur linéaire, la rapidité de ses mouvements peut ne pas être suffisante, dans certaines applications. On remar-30 quera que la vitesse de déplacement de l'équipage mobile de ce moteur est en relation directe avec le temps de montée en tension du courant électrique envoyé dans la bobine motrice. Si le temps 'mis par ce courant pour atteindre sa tension nominale est très faible, la réponse de l'équipage mobile du moteur sera très 35 rapide. Mais si ce temps s'allonge, la rapidité de réponse de l'équipage mobile du moteur diminuera en conséquence© Pour rendre très court ce temps de montée en tension du courant envoyé dans la bobine motrice, il est nécessaire de rendre aussi faible que possible l'inductance propre de cette 40 bobine. Mais ce résultat ne peut pas être obtenu dans le moteur 6902838 7 2001635 décrit jusqu'ici, du fait que la "bobine motrice crée un flux magnétique dans la branche centrale 28 du noyau, ce qui rend son inductance propre plus élevée que si cette branche centrale n'existait pas. D'autre part, le flux magnétique créé par le 5 courant circulant dans la bobine motrice peut saturer le circuit magnétique en certains de ses points, et particulièrement au voisinage des extrémités de la branche centrale du noyau. Une autre raison pour laquelle l'inductance de la bobine motrice doit être aussi faible que possible est la nécessité de diminuer l'in-10 tensité du champ magnétique créé par cette bobine à l'extérieur du moteur.- Selon une caractéristique importante de la présente invention, la réduction de l'inductance propre de la bobine motrice 50 est obtenue à l'aide d'une bobine compensatrice 70 entourant 15 la branche centrale 28 du noyau. Dans le mode de réalisation des figures 1, 2 et 3, cette bobine compensatrice 70 est fixe et co-axiale avec la bobine motrice 50, mais de dimensions plus petites, de façon à pounoir être logée à l'intérieur de celle-ci. Cette bobine 70 est connectée en série avec la bobine motrice 50 et son 20 enroulement est dans un sens tel qu'elle crée dans la branche centrale 28 du noyau un champ magnétique qui s'oppose directement à celui créé dans cette même branche par la bobine 50. la bobine 70 a donc pour effet de réduire l'intensité nette du flux magnétique dans la branche centrale 28 du noyau, et, par conséquent, 25 l'inductance nette des deux bobines 70 et 50 montées en série est moindre que celle propre de chacune de ces bobines» la bobine compensatrice fixe 70 peut occuper toute la longueur de la branche centrale 28 du noyau, et avoir le même pas d'enroulement que la bobine motrice mobile 50. Ainsi qu'on le voit 30 sur la figure 4, l'une des extrémités de la bobine motrice 50 peut être connectée à l'un des conducteurs flexibles 56^. l'autre extrémité de cette bobine 50 peut porter un curseur ou balai mobile 72 relié mécaniquement à un deuxième balai mobile 74. Ces balais 72 et 74 sont l'un et l'autre en contact avec une zone longitudi-35 nale de la bobine compensatrice 70 où l'isolant des spires a été enlevé, le balai 74 est relié au deuxième conducteur flexible- 56g. Une source de .courant appropriée est connectée entre les extrémités libres des conducteurs flexibles 56 ^ et 56g et fournit aux bobines le courant nécessaire, qui circule dans le sens indiqué 40 par les flèches de la figure 4« 6902838 8 2001635 les balais mobiles 72 et 74 sont fixés sur la carcasse 51 de la bobine motrice, et la distance qui les sépare est telle que, quelle que soit la position, de cette bobine motrice, une fraction de même longueur de la bobine compensatrice fixe 70 sera 5 mise sous tension. De la sorte, le flux régnant dans la partie de la branche centrale 28 du noyau entourée à un moment quelconque par la bobine mobile 50 se trouvera toujours diminué sous l'effet combiné àe cette bobine 50 et de la fraction de la longueur de la bobine 70 délimitée par les balais mobiles 72 et 74. Du fait que 10 les champs créés par la bobine 50 et la bobine 70 sont en opposition, le flux résultant créé par ces deux bobines dans la branche centrale du noyau est très inférieur à celui que pourrait produire l'une ou l'autre de ces bo"bines. En fait, l'inductance du système peut être rendue nettement inférieure à celle qu'aurait 15 la bobine mobile, en l'absence de tout noyau métallique. Bien que le dispositif représenté dans la figure 4 donne des résultats excellents, il nécessite l'emploi de balais dont la présence est parfois indésirable du fait de leur prix, des frottements qu'ils engendrent, du volume qu'ils occupent et de l'en-20 tretien qu'ils nécessitent. Une autre solution ne comportant pas l'emploi dè balais et qui, normalement, est parfalitement acceptable du point de vue du fonctionnement du moteur, consiste à donner à la bobine fixe un nombre de spires égal à celui des spires de la bobine motrice, les spires de la bobine fixe étant éta-25 lées sur une longueur égale, par exemple, au double de la longueur de la bobine motrice. Dans ce cas, et ainsi qu'on le voit sur la figure 5, l'une des extrémités de la bobine motrice 50 est aussi connectée au conducteur flexible 56^. L'autre extrémité de cette bobine est connectée au conducteur flexible 56g» L'extrémité fixe 30 du conducteur flexible 56g est reliée à l'extrémité 78 de la bobine fixe 70. Alors que, dans la disposition de la figure 4» la source de courant électrique était branchée entre les conducteurs flexibles 56 ^ et 56g, dans la disposition de la figure 5 cette source est branchée entre le conducteur flexible 56^ et l'autre 35 extrémité 80 de la bobine fixe 70, de sorte que le- courant passant dans les bobines 50 et 70 circule dans les sens indiqués par les flèches. Dans la disposition de la figure 5, l'inductance sur les bornes du moteur est plus élevée que celle sur les bornes du moteur de la figure 4, mais elle demeure tout de même suffisant-40 ment faible pour être acceptable dans un grand nombre d'appli 6902838 9 2001635 cations « Il a été précédemment indiqué que la force motrice appliquée à la bobine mobile était d'autant plus élevée que la densité du flux magnétique dans les entrefers du noyau était forte, 5 et que la fraction de la longueur de chacune des spires de la bobine motrice comprise dans les entrefers était importante» La figure 6 représente en section transversale un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel la concentration du flux dans les entrefers du noyau, et la fraction de la longueur de chacune 10 des spires de la bobine motrice comprise dans ces entrefers sont accrues. Dans le mode de réalisation de la figure 6, la branche supérieure 80 du noyau est composite, et comprend une plaque en fer 82 placée au-dessus d'un jeu d'aimants pefmanents 84, sous lequel est disposée une pièce polaire 86 en fer» Les deux faces 15 latérales 88 de cette pièce polaire 86 sont inclinées et concentrent le flux traversant ladite pièce polaire sur sa face concave 90 dont la forme est complémentaire de celle de la branche centrale cylindrique 92 du noyau magnétique. Une bobine compensatrice 94 est directement enroulée autour de cette branche centrale 20 92, et une bobine motrice mobile 96 entoure sans la toucher cette bobine 94» Une branche composite 98 du noyau magnétique de construction identique à celle de sa branche 80 est placée de l'autre côté de la branche centrale 92» La forme cylindrique de la branche centrale 92 de la 25 figure 6 permet de placer dans les entrefers du moteur une fraction plus importante de chacune des spires des bobines. Le plus, la forme donnée aux pièces polaires 86 de la figure 6 augmente la concentration du flux magnétique dans les entrefers du moteur» Ces deux effets cumulés permettent de rendre maximale la force 30 appliquée à la bobine motrice et, par voie de conséquence, d'accroître l'accélération imprimée au chariot» Ainsi qu'il a été indiqué plus haut, le moteur de la figure 1 comporte un tachymètre linéaire 16o Dans certaines applications du moteur conforme à l'invention, il est désirable de 35 connaître la vitesse de déplacement de l'équipage mobile du moteur, en vue, par exemple, de déterminer l'inst.ant auquel le chariot s'immobilisera» Le tachymètre linéaire 16 de la figure 1 permet de connaître cette vitesse, et son fonctionnement est basé sur les mêmes principes que celui du moteur linéaire 12. Plus 40 précisément, ce tachymètre 16 comporte un noyau magnétique 110 6902838 10 2001635 formant une "branche supérieure 112, une "branche inférieure 114 et deux branches verticales d'extrémité 116 et 118. Ces branches délimitent un espace libre 120 traversant le noyau dans toute son épaisseur. Un dispositif créant un champ magnétique, et qui peut 5 être constitué par le jeu d'aimants permanents 122 représenté, est placé à l'intérieur de ^espace libre 120 et crée un champ magnétique dans l'entrefer 121 ménagé entre ces aimants permanents et la branche 112 du noyau magnétique» Une bobine sensorielle 124 (correspondant à la bobine 10 motrice du moteur linéaire) entoure sans la toucher la branche 112 du noyau. Cette bobine 124 est fixée à un support 126 solidaire du chariot 14. Une bobine compensatrice fixe 128 est directement enroulée sur la branche 112 du noyau, et est"électriquement connectée à la bobine 124 de façon que les champs magnéti-15 ques créés dans la branche 112 du noyau par chacune de ces deux bobinas soient en opposition directe. En cours d'utilisation de l'appareil, lorsque le chariot se déplace d'un mouvement recti-ligne sous l'action des forces prenant naissance dans sa bobine motrice, les spires de la bobine sensorielle 124 coupent les li-20 gnes de force du champ régnant dans l'entrefer 121, et il en résulte l'apparition dans cette bobine d'une tension qui est fonction de la vitesse du déplacement rectiligne de la bobine 124 et du chariot 14, l'observation de la tension ainsi fournie par la bobine 124 permet de connaître la vitesse instantanée du chariot 25 14o On remarquera que l'une des caractéristiques du tachymètre de la figure 1 consiste en ce que la tension développée dans sa bobine sensorielle 124 est indépendante des déplacements latéraux que peut effectuer cette bobine, c'est-à-dire que cette tension n'est fonction que des déplacements longitudinaux de cette bobine 30 le long de la branche 112 du noyau. D'autre part, la présence dans ce tachymètre de là bobine compensatrice 128 diminue considérablement l'influence, sur la tension fournie par l'appareil, des champs magnétiques parasites ou "bruits", du fait que de tels-champs produisent dans les enroulements 124 et 128 des effets en 35 opposition directe, qui s'annulent mutuellement» . la figure 7 représente schématiquement un autre mode de réalisation de l'invention, dans lequel les champs créés par les aimants permanents sont mieux utilisés. Bien .que la figure 7 représente un moteur linéaire, on notera que les particularités de 40 ce mode de réalisation peuvent être aussi utilisées dans la cons 6902838 n 2001635 truction du tachymètre associé. En "bref, l'idée directrice dan a le mode de réalisation de la figure 7 est la formation de deux entrefers sur l'une des âmes d'extrémité verticales du noyau magnétique (par exemple sur la "branche verticale 24B de la figure 5 2) et d'utiliser, dans une "bobine compensatrice mobile faisant en même temps office de bobine motrice auxiliaire, le flux de retour existant dans chacun de ces entrefers. Plus précisément, dans le mode de réalisation de la figure 7, le noyau magnétique 150 comporte une âme d'extrémité ver-10 tieale 152, une branche supérieure 154, une branche centrale 156 et une branche inférieure 158. Les branches 154 et 156 d'une part et les branches 156 et 158 d'autre part, délimitent"respectivement des espaces libres 160 et 162. Des aimants permanents 164 et 166 sont respectivement montés dans l'espace libre 160 sous 15 la face inférieure de la branche 154 et dans l'espace libre 162 sur la face supérieure de la branche 158, ces aimants permanents délimitant ainsi respectivement un entrefer 168 et tin entrefer 170. la construction de la partie gauche du noyau magnétique 150 est donc identique à celle de la partie gauche du noyau magnéti-20 que 20 de la figure 2. Mais la partie droite du noyau 150 diffère de celle du noyau 20 en ce que ses branches supérieure," centrale et inférieure sont plus longues, et que leurs extrémités sont ainsi plus éloignéès de l'âme verticale de gauche du noyau. De plus,'la partie verticale de droite du noyau magnétique 150, au 25 lieu de réunir entre elles les branches horizontales 154, 1,56 et 158, forme deux pièces polaires 172 et 174, toutes deux dirigées vers la branche centrale 156 et délimitant respectivement avec cette branche centrale deux entrefers 176 et 178. On remarquera que les aimants 164 créent dans les entrefers "168 et 172 des 30 champs magnétiquës dont les lignes de force soût de sens opposés, ainsi que le montre le tracé en pointillé supérieur de la figure 7- De même, les aimants 166 créent dans les entrefers 170 et 178 des champs magnétiques dont les lignes de force sont dé sens op-. posés, ainsi que le montre le tracé pointillé inférieur de cette 35 figure. On remarquera aussi que les lignes de force des flux magnétiques traversant les entrefers 168 et 170 sont dirigées vers la branche centrale 156 et que cellés des flux'magnétiques traversant les entrefers 176 et 178 s'éloignent de cette branche centrale. 40 Une bobine motrice 180 est enroulée autour de la 6902838 12 2001635 "branche centrale 156 du noyau magnétique, ses spires s1 étendant transversalement dans les entrefers 168 et 170. Une bobine compensatrice 182, dont le sens d'enroulement est opposé à celui de l'enroulement des spires de la bobine 180, est aussi enroulée aur-5 tour de la branche centrale 156 du noyau. La bobine motrice 180 et la bobine compensatrice 182 sont montées en série. Ces deux bobines 180 et 182 sont enroulées sur une carcasse rigide coamune pouvant se déplacer d'un mouvement de va-et-vient le long de la branche centrale 156 du noyau. 10 .On voit donc que l'envoi d'un courant électrique dans- les bobines 180 et 182 montées en série provoque dans chacune de ces bobines la naissance de forces motrices agissant dans le mSlae sens, et parallèlement à la branche centrale 156 du noyau. Par exemple, si ce courant électrique est envoyé dans les bobines de 15 façon qu'il circule dans le sens indiqué par les flèches, il provoque l'apparition dans chacune des bobines 180 et 182 d'une forœ motrice dirigée vers la droite de la figure." On voit "donc que la force motrice développée dans la bobine compensatrice 182 vient s'ajouter à celle développée dans la bobine motrice 180. Toutefois 20 l'ensemble de ces deux bobines a une inductance totale inférieure à celle de'l'une ou l'autre de ces bobines. D'autre part, ces "bobines donnent naissance dans la branche centrale 156 du noyau à des champs magnétiques dont les lignes de force sont en opposition directe, ce qui, à la fois, évite la saturation de cette 25 branche et diminue l'intensité des champs magnétiques créés à 11 extérieur de 11 appareil. Bien que l'emploi de la bobine compensatrice 182 de la figure 7 ait pour résultat de diminuer notablement l'inductance que la bobine motrice 180 aurait si elle était seule, cette rédue-tion de l'inductance peut n'être pas suffisante pour certaines applications. L'inductance totale du système peut être encore diminuée, tout en conservant les entrefers 176 et 178, à l'aide de deux bobines compensatrices fixes supplémentaires enroulées autour de la branche centrale 156 du noyau, comme on l'a représenté sur 35 la figure 8. Plus précisément, dans le mode de réalisation conforme à cette figure, une bobine compensatrice fixe 184 est enroulée sur la branche centrale 156 du noyau, immédiatement sous la bobine motrice 180. Le sens d'enroulement de la bobine 184 est inverse de celui de la bobine 180. D'autre part, une deuxième bo-40 bine compensatrice fixe 186 est enroulée sur la branche centrale 6902838 13 2001635 156 du noyau, immédiatement sous la "bobine compensatrice mobile 182» Le sens de l'enroulement de la bobine 186 est inverse de celui de la bobine 182. Les bobines 184 et 186 peuvent s'étendre respectivement sur toute la longueur de la course des bobines 5 180 et 182, de la façon indiquée plus haut en se référant à la figure 5 ou bien, en variante, on peut utiliser un dispositif de balais mobiles semblable à celui décrit en se référant à la figure 4o Dans ce dernier cas, lesdits balais mobiles mettent sous tension les parties de chacune des bobines fixes qui se 10 trouvent immédiatement sous les bobines mobiles, quelle que soit la position instantanée de ces dernières, l'effet compensateur étant ainsi optimal. Par ce qui précède, on voit que chacun des modes de réalisation décrits du moteur linéaire et du tachymètre linéaire 15 conformes à l'invention se caractérise par une réponse rapide et précise, et agit sur line course relativement longue» Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits, mais s'étend à toutes les variantes conformes à son esprit. 6902838 14 2001635 REVENDICATIONS 1.- Moteur linéaire, comprenant un noyau magnétique délimitant un entrefer parallélépipédique ayant une longueur, une largeur et une hauteur sensiblement perpendiculaires, des dispositifs 5 créant dans cet entrefer un champ magnétique dont les lignes de force sont elles-mêmes sensiblement parallèles à la hauteur de cet entrefer ; un premier conducteur placé dans ledit entrefer et s'étendant dans le sens de la largeur de celui-ci, et un dispositif supportant ledit premier conducteur de façon qu'il puis-10 se se déplacer en un mouvement de va-et-vient parallèlement à la longueur dudit entrefer- 2.- Moteur linéaire suivant la Revendication 1, dans lequel la longueur dudit entrefer est nettement plus grande,que sa hauteur» 3.- Moteur linéaire suivant la Revendication 1, et comportant en 15 outre un deuxième conducteur logé dans l'entrëfer et s'étendant parallèlement à la largeur de celui-ci, et des dispositifs interconnectant le premier et le deuxième conducteur de façon qu'ils créent dans le noyau du moteur des champs magnétiques directement opposés l'un à l'autre, lorsque ces conducteurs sont par-20 courus par un courant» 4.- Moteur linéaire comportant un noyau magnétique qui comprend une branche supérieure, une branche centrale et une branche inférieure éloignées les unes des autres, de façon à délimiter un entrefer principal supérieur et un entrefer principal inférieur, 25 une structure rigide supportée de façon à pouvoir se déplacer en un mouvement de va-et-vienf le long de la branche centrale du noyau, cette structure comprenant une bobine motrice entourant coaxialement ladite branche centrale, et dont les spires s'étendent transversalement dans lesdits entrefers principaux, des 30 dispositifs permettant de créer dans chacun de ces entrefers principaux un champ magnétique dont les lignes de force sont dirigées vers cette branche centrale où s'en éloignent, et des dispositifs permettant d'envoyer dans la bobine motrice du moteur un courant électrique dont l'effet consiste dans l'applica-35 tion à ladite structure rigide d'une force tendant à la déplacer le long de la branche centrale du noyau. 5o- Moteur linéaire suivant la Revendication. 4, dans lequel les dispositifs permettant d'appliquer un courant électrique à la bobine motrice comprennent un premier et un deuxième conducteur 6902838 15 2001635 flexible, chacun de ces conducteurs étant fixé par l'une de ses extrémités au noyau magnétique du moteur, des dispositifs couplant électriquement l'autre extrémité desdits conducteurs flexibles et la bobine motriceo 5 6.- Moteur linéaire suivant la Revendication 4, et comprenant en outre une bobine fixe enroulée autour de la branche centrale de son noyau magnétique, et des dispositifs connectant en série ladite bobine motrice et ladite bobine fixe, de façon que le courant qui circule dans ces bobines développe dans ladite branche 10 centrale du noyau des champs magnétiques dont les lignes de force sont directement opposées. 7.- Moteur linéaire selon la Revendication 6, dans lequel le nombre des spires de la bobine fixe est plus grand que celui des spires de la bobine motrice, les pas d'enroulement des spires de 15 la bobine fixe et de la bobine motrice étant sensiblement égaux. 8.- Moteur linéaire selon la Revendication 7, dans lequel les dispositifs connectant électriquement la bobine motrice et la bobine fixe comportent des contacts mobiles mettant constamment sous tension un nombre de spires de la bobine fixe sensiblement 20 égal au nombre de spires de la bobine motrice. 9.- Moteur linéaire selon la Revendication 6, dans lequel la longueur de la bobine fixe, mesurée dans le sens de la longueur desdits entrefers principaux, est supérieure à la longueur de la bobine motrice mesurée dans le même sens. 25 10.- Moteur linéaire suivant la Revendication 9, dans lequel le pas de l'enroulement des spires de la bobine fixe est plus grand que celui des spires de la bobine motrice. 11.- Moteur linéaire suivant la Revendication 4, comportant des pièces polaires aux extrémités correspondantes de la branche su- 30 périeure et de la branche inférieure de son noyau magnétique, ces pièces polaires étant dirigées vers la branche centrale de ce noyau, et'délimitant avec cette branche un entrefer auxiliaire supérieur et un entrefer auxiliaire inférieur, ladite structure rigide comportant une bobine motrice auxiliaire entourant 35 coaxialement cette branche centrale, et dont les spires pénètrent transversalement dans ces deux entrefers, auxiliaires. 12.- Moteur linéaire suivant la Revendication 11, et comportant en outre des dispositifs interconnectant la bobine motrice et la bobine motrice auxiliaire de façon qu'elles créenï, dans la 40 branche centrale du noyau magnétique du moteur, des champs magné 6902838 16 2001635 tiques dont les lignes de force sont de sens opposés» 13o~ Moteur linéaire suivant la Revendication 11, dans lequel la bobine motrice et la bobine motrice auxiliaire sont montées en série, et sont enroulées en sens inverse l'une de l'autre. 5 14o- Moteur linéaire suivant la Revendication 13, comprenant une première et une deuxième bobines compensatrices fixes} enroulées autour de la branche centrale du noyau magnétique, respectivement à proximité immédiate de la bobine motrice et de la bobine motrice auxiliaire, cette première et cette deuxième bobines compensatrices étant enroulées dans des sens opposés à ceux des 10 enroulements de la bobine motrice et de la bobine motrice auxiliaire ; et des dispositifs reliant en série la première et la deuxième bobines compensatrices avec la bobine motrice et la bobine motrice auxiliaire..