Le procédé faisant ltobjet de la présente invention permet d'opérer la jonction bout à bout de deux bandes de mousse de polyurethane, polyester à cellules communicantes ou des deux extrémités d'une même bande, sans faire appel à aucune colle ni à aucun adhésif, d'une manière rapide et économique en oUtnant un produit particulièrement solide à l'endroit du point de jonction. L'invention sera bien comprise par la description qui suit et les dessins annexés qui indiquent à titre non limitatif trois réalisations de cette invention. On voit Fig. I, les deux extrêmités d'une bande de mousse de polyurethane raccordées par le procédé connu de collage. Fig. 2, une bande de mousse de polyurethane dont on se propose de réunir les extrémités par le procédé décrit à la présente invention. Fig. 3, la meme bande de mousse de polyurethane mise en place dans le dispositif de serrage maintenant les parties à assembler. Fig. 4, le procédé de jonction suivant une première réalisation de l'invention. Fig. 5, le procédé de jonction suivant une deuxième réalisation de l'invention. Fig. 6, le procédé de jonction suivant une troisième réalisation de l'invention. Fig. 7, le produit obtenu dans ces trois réalisations. Jusqu'ici le problème de raccordement bout à bout de deux extrêmités de bandes de mousse de polyurethane 8 et 9 (fig. I) était résolu comme l'indique cette figure. Les extrémités des bandes étaient enduites en IO de colle ou d'adhésif appropriés et serrées l'une sur l'autre après évaporation du solvant du produit de liaison. D'une part ce procédé était peu pratique du fait de la difficulté de manutention due à la grande plasticité de mousse de polyurethane, d'autre part il y avait dégradation des cellules ouvertes par l'action du produit de liaison utilisé. On constate que lors d'une traction en II-I2 la zône collée s'arrache facilement. La fig. 2 montre une bande de mousse de polyuzethane dont on veut assembler les deux extrémités pour en faire un manchon que l'on voit terminé fig. 7. Le procédé décrit ci-dessous s'applique évidemment à la jonction de deux bandes séparés dont on veut assembler les extrémités pour en faire un produit analogue à celui de la fig. I, ou pour tout ensemble de plaques de mousse de polyurethane à assembler pour réaliser un produit. On dispose les deux extrémités de la bande I3 à assembler dans l'exemple choisi, plat contre plat, à l'intérieur des machoires d'un étau, d'une presse, ou d'un outillage spécialement adapté comprenant deux blocs de serrage métalliques I4 et 15 pouvant se déplacer dans les sens I6 et I7 (fig. 2). En exerçant ce serrage I6-I7 les cellules de la bande de mousse de polyurethane se compriment comme indiqué fig. 3 et l'épaisseur résiduelle I8 est très faible par rapport à l'é- paisseur initiale I9 de la bande. La matière a légèrement flué en 20 vers l'extérieur des blocs I4 et I5 pendant cette opération de serrage. Dans une première réalisation de l'invention (fig. 4) avec un fer à souder chaud 21 ou outillage analogue passé rapidement à la surface 22 des blocs I4 et I5 on opère la fusion du bourrelet 20 de matière fluée représenté en pointillés fig. 4. Dans une deuxième réalistion de l'invention (fig. 5) on promène sur ce bourrelet de matière fluée 20 le jet émis par un pistolet à air chaud 23 et cette matière 20 fond instantanément. Dans une troisième réalisation de l'invention (fig. 6) on utilise un outillage comportant un manche isolant 24 duquel émerge un fil inoxydable 25 fortement chauffé par le passage d'un courant électrique. En promenant le fil chaud sur le bourrelet flué 20 on opère la fusion immédiate de ce bourrelet. On constate dans les trois réalisationS que les cellules de la mousse de polyurethane fondent dans la partie 20 mais également au-dessous de cette partie, en 26 sur quelques millimètres de hauteur, dans l'endroit engagé entre les blocs de serrage I4 et I5. Par contre en 27 et 28 les cellules refroidies parla présence des blocs métalliques froids I4 et I5 sont restées intactes. Lorsqu'on desserre les blocs I4 et I5, il sort un produit représenté fig. 7. Une première zone 26 est constituée par des cellules fondues tenant fermement avec les cellules intactes 27 et 28. On constate également en 29 un petit bourrelet de cellules fondues qui n'adhèrent pas aux cellules 27 et 28. Ce bourrelet 29 étant placé à la partie interne dela bande n'est pas inesthétique. La bande I3 elle-même présente une forme légèrement affaissée à sa partie extérieure en 30 et présente de forts rayons à sa partie interne en 31. Une traction exercée en 32-33 dans la limite de la résistance pratique à la rupture de la bande de mousse de polyure- thane utilisée ne peut déchirer la liaison 26-27-28. La jonction est donc au moins aussi solide que la bande elle-meme. L'invention s'applique à tout procédé qui opérerait la fusion de la mousse polyurethane par un moyen-thermique ou générateur d'effets thermiques donnant des résultats équivalents à ceux décrits aux trois réalisations ci-dessus. Elle s'étend à toutes applications des bandes de mousse de polyurethane, particulièrement mais non exclusivement à l'utilisation sur véhicules automobiles ou analogues et spécialement mais sans que cela constitue une limitation d'emploi à l'utilisation sur les filtres à air de ces véhicules. REVENDICATIONS 1. Procédé de jonction bout à bout de deux bandes de mousse de polyuréthane polyester à cellules communicantes, ou des deux extrémités d'une même bande, caractérisé par le fait qu'il ne fait appel à aucune colle ni à aucun adhésif, mais qu'il réa-lise la jonction par un procédé thermique, d'une manière rapide et économique en obtenant un produit particulièrement solide à lten- droit du point de jonction. 2. Procédé de jonction suivant revendication I caractérisé par le fait que les deux extrémités de la bande à assembler sont disposées, plat contre plat, à l'intérieur des machines d'un étau, d'une presse ou d'un outillage spécialement adapté compor#tant deux blocs de serrage métalliques pouvant se rapprocher l'un de l'autre. / 3. Procédé de jonction suivant revendication 2 caractérisé par le fait que le serrage de ces blocs comprime les cellules de la bande de mousse de polyuréthane, que l'épaisseur résiduelle de cette bande entre les blocs serrés est très faible par rapport à l'épaisseur initiale de la bande, et que la matière a légèrement flué en formant un bourrelet vers extérieur des blocs de serrage. 4. Procédé de jonction suivant revendication 3 caractérisé par le fait qu'au moyen d'un fer à souder chaud, ou au moyen d'un outillage comportant une panne chauffante, on opère la fusion du bourrelet de matière fluée au dessus de la surface des blocs, en passant rapidement ce fer ou cette panne à la surface de ces blocs. 5. Procédé de jonction suivant revendication 3 caractérisé par le fait qu'en promenant sur le bourrelet de matière fluée le jet émis par un pistolet à air chaud, on fond instantanément ce bourrelet. 6. Procédé de jonction suivant revendication 3 caractérisé par le fait qu'en utilisant un outillage comportant un manche isolant duquel émerge un fil inoxydable fortement chauffé par le passage d'un courant électrique, lequel fil est promené sur le bourrelet flué, on opère la fusion immédiate de ce bourrelet. 7. Procédé de jonction suivant l'une quelconque des revendications 4-5 et 6 caractérisé par le fait que les cellules de la masse de polyurethane fondent dans la partie fluée, mais également au-dessous de cette partie, sur quelques millimètres de hauteur, dans l'endroit engagé entre les blocs de serrage, les cellules placées à proximité immédiate de ces blocs étant refroidies par ces derniers, ne subissent pas de fusion, mais forment une jonction interne solide avec les cellules fondues. 8. Procédé de jonction suivant revendication 7 caractérisé par le fait que lorsque les blocs de serrage sont désserrés, le produit prend sa forme définitive comportant un léger affaissement sur sa face externe, deux rayons plus importants et un petit bourrelet de cellules fondues sur sa face interne, et qu'une traction exercée sur cette jonction dans la limite de la résistance pratique à la rupture de la bande de pousse de polyurethane utilisée ne peut déchirer la liaison des cellules au point de jonction. 9. Procédé de jonction suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait qu'il s'applique à tout procédé opérant la fusion de la mousse de polyurethane par un moyen thermique ou générateur d'effets thermiques, donnant des résultats équivalents à ceux décrits. IO. Procédé de jonction suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait qu'il s'étend à toutes applications des bandes de mousse de polyurethane, particulièrement mais non exclusivement à l'utilisation sur véhicules automobiles ou analogues et spécialement, mais sans que cela constitue une limitation d'emploi à l'utilisation sur les filtres à air de ces véhicules.