la sidéropénie est le trouble carentiel le plus répandu chez l'homme aussi bien dans les pays en voie de développement que dans les pays industriels avancés, ille se rencontre plus fréquemment que toutes les maladies par 5 manque de protéines et de vitamines, .ji Europe centrale, on constate, chez au moins 40 % des femmes qui ont leurs règles et chez 100 % des femmes présentant une grossesse tardive, des donneurs de sang réguliers et des enfants, line sidéropénie latente ou pré-latente, où les réserves de fer de 1 g environ, 10 c'est-à-dire environ 25 % de toute la quantité de fer présente dans le corps, sont consommées. La raison de cette carence en fer manifeste, latente ou pré-latente, répandue dans le monde entier, est la trop faible teneur en fer de la nourriture humaine et la mauvaise résorbabilité du fer contenu dans 15 les aliments, en particulier dens la nourriture végétale, dans les oeufs, le lait et le foie. Pour la prévention et le traitement per os dTaffections ferriprives on utilisait Jusqu'à présent/dans bien des préparations commerciales^ des sels ferreux d'acides organiques ou 20 minéraux. Ces préparations à base de sels du fer bivalent ont de graves inconvénients, notamment les suivants : 1)- Lorsque la dose de fer ferreux augmente, le pourcentage de résorption du fer diminue considérablement. 25 Par exemple, des malades du sexe féminin "dont les réserves en fer sont épuisées (sidéropénie pré-latente) résorbent : à partir de 0,56 mg de Pe2+ : 81 % n » "5 mg de Pe2+ : 40 % et " " " 50 mg de Pe2+ : 17 %. 30 2) - La plupart des produits alimentaires et des stimulants (pain, pâtes alimentaires, légumes, café, thé, etc.) ont line telle action inhibitrice sur la résorption du fer ferreux, par formation de complexes de fer, que la quantité de fer ferreux qui peut être absorbée ne représente 35 qu'un tiers à un cinquième de celle qui serait résorbable à jeun. 3i les préparations à base de sels de fer ne peuvent être prises à jeun, l'administration pendant ou après les repas oblige donc à augmenter la quantité de fer ferreux (de 100 mg de 3?e2"Vâour à 300-400 mg de Pe^+/jour) ,afin que 4-0 les quantités de 15 à -jO mg de Pe per diem, qui sont suf- 2 72 08612 2130163 fisaates pour la régénération de l'hémoglobine, puissent être résorbées. 5) La plupart des préparations perorales à base de sels de fer sont mal tolérées, en particulier à jeun, par 5 30 à 50 % des malades traités avec celles-ci en une dose quotidienne élevée, de 200 à 300 mg, qui est nécessaire à cause de la mauvaise résorbabilité et elles provoquent une sensation de réplétion, des nausées et des vomissements. Cette mauvaise tolérabilité des préparations à base de sels 10 ferreux conduit à une interruption prématurée du traitement martial pérorai, en particulier chez des malades et des femmes enceintes à l'estomac fragile. 4)- D'autres inconvénients des préparations perorales connues à base de sels de fer sont le goût métallique déplai-15 sant du fer ferreux ainsi que le noircissement des dents, parfois irréversible, et des gingivites,qui, lorsque le traitremœfc est prolongé pendant plusieurs mois ou années, surviennent de plus en plus souvent à mesure que la durée du traitement par le fer augmente. 20 0r, la Demanderesse a trouvé que l'on peut éviter les inconvénients,mentionnés ci-dessus, des préparations perorales à base de sels de fer, en administrant une préparation contenant de l'hémiglobine (hémoglobine oxydée ou met-hémoglobine). 25 Chose étonnante, lorsqu'on utilise de telles préparations d'hémiglobine, on obtient les avantages essentiels suivants pour la prévention et le traitement par du fer: a) Contrairement à la résorption de Ee2+ qui diminue 30 beaucoup lorsque la dose de fer ferreux augmente (voir ci-dessus) , la résorption du fer à partir de l'hémiglobine est pour ainsi dire indépendante de la dose administrée, dans le domaine physiologique. Par conséquent, si pair exemple on double la dose de fer provenant de l'hémiglobine, on double 35 également la quantité de fer résorbée, puisque le taux de résorption reste inchangé. 40 b) Tandis que la résoprtion du fer ferreux est inhibée considérablement par la prise simultanée de produits alimentaires, la résorption du fer de l'hémiglobine reste inaltérée dans 72 08612 3 2130163 les mêmes conditions. Bien que cela soit nécessaire pour atteindre un taux de résorption suffisant, il est impossible ou très gênant, en particulier pour les "bébés, les petits enfants ou les personnes âgées, de prendre les préparations 5 à "base de sels ferreux à Jeun et c'est là souvent, en pratique, la raison d'une interruption du traitement martial per os. Par contre, on peut ajouter des préparations d'hémi-globine à d'autres produits alimentaires (par exemple au lait pour les "bébés) sans nuire à la résorption du fer. 10 10 c)-Du point de vue chimique et biologique, le fer trivalent complexé dans le squelette de la porphyrine est si inerte qu'il ne peut provoquer l'irritation de la muqueuse gastrique, qui est caractéristique des sels organiques et minéraux du fer ferreux et qui entraîne, chez 30 à 50 % des 15 malades souffrant d'une carence en fer et traités par les préparations courantes à base de sels ferreux, une sensation de réplétion, des nausées et des vomissements. Le fait que le fer de l'hémiglobine soit mieux toléré par l'estomac est particulièrement avantageux pour le traitement, martial per os des 20 femmes enceintes et d'autres malades ayant un estomac sensible. d)- Contrairement à la résorbabilité du fer ferrique, qui est de deux à cinq fois plus mauvaise que celle du fer ferreux, à partir de sels de fer administrés par la voie orale, le fer relié sous une forme trivalente dans l'hémiglobine 25 est beaucoup mieux résorbé par des malades carences en fer que le fer d'hémoglobine bivalent (voir tableau I). TABLEAU I ïialades ayant des réserves de ]?e épuisées Bésorption de 59 Fe(dose 4 d) n X + a - S- X a 5 mg de fer d'hémiglobine 16 22 + 1,7 5 mg de fer d'hémoglobine 16 18 + 1,2 Taux de résorption X a 1 ,24 95 % de domaine de confiance 1,08 - . 1 ,40 significance, 2p 4 72 08612 2130163 Tableau I î Résorption de fer d'hémiglobine et de fer d'hémoglobine chez des malades dont les réserves de fer sont épuisées. e)- Lors de l'obtention de l'hémoglobine, on ne peut 5 empêcher, même dans les conditions opératoires les plus douces, qu'une partie de celle-ci soit oxydée irréversiblement en hémiglobine. C'est pourquoi les préparations d'hémoglobine ne sont pas homogènes et contiennent entre 10 et 40 % d'hémiglobine. Les 60 à 90 % restants d'hémoglobine ne sont pas 10 stables et sont également susceptibles d'être oxydés en hémiglobine au cours de la conservation. Tandis que les préparations à base de sels du fer bivalent et aussi des préparations d'hémoglobine doivent être stabilisées en particulier contre l'oxydation (par exemple par addition d'acide ascorbique ou par mise 15 a l'abri de l'oxygène atmosphérique), les préparations d'hémiglobine soat stables vis-à-vis de l'oxydation pendant leur production et leur magasinage. C'est pourquoi elles peuvent être fabriquées à partir d'érythrocytes animaux sans précautions particulières et sont encore stables et homogènes même après 20 un magasinage prolongé. L'hémiglobine utilisée conformément à l'invention se prépare par oxydation de l'hémoglobine isolée d'érythrocytes animaux, par exemple de la manière suivante : On sépare par centrifugeage les érythrocytes à partir du 25 sang animal hépariné et on les lave trois fois avec NaCl à 0,9 %• iiprès l'hémolyse, on fait précipiter les membranes d'érythrocytes et les protéines du stroma, d'abord à pH 5,8 puis à pH 7 »1, et on les sépare par centrifugeage (voir Me Quarrie et Beniams, Proc. Soc. exp. Biol. Med. 86, p. 627' 30 (1954); Nyman, Scan. J. Clin. Labor. Invest. 11, Suppl. 39 (1959))» L'hémoglobine qui se trouve dans le surnageant est constituée d'une seule fraction d'après 1'électrophorèse sur acétate de cellulose (pH 8,6) et la chromatographie recycli-sante sur gel de dextrane (Sephadex^^ G-200) et elle ne 35 contient aucune impureté protéinique. Les préparations d'hémoglobine ainsi obtenues contiennent généralement de 15 à jO % d'hémiglobine. Par oxydation ménagée avec NaN02 en oxyde quantativement en hémiglobine par exemple 1,44 g d'hémoglobine ( = 5 nig de Fe ou 89,6 pj&oles de HaNO^). L'oxydation de ^■0 l'hémoglobine en hémiglobine peut être effectuée aussi avec 10 15 72 08612 2130163 d'autres oxydants doux. Des préparations d'hémiglobine obtenues de cette manière contiennent plus de 99 % d'hémiglobine (= 0,35 s/° de Fe XII) et elles sont stables au magasinage, contrairement aux préparations d'hémoglobine qui sont sensibles à l'oxydation. La composition ferrugineuse conforme à l'invention peut avoir, par exemple, une teneur en hémiglobine comprise entre 5 et 100 % environ, de préférence entre 30 et 99 % environ. Pour certaines préparations, il peut être avantageux de choisir une teneiœ en hémiglobine comprise entre 50 et 95 % environ. Le médicament martial de l'invention peut être essentiellement constitué d'hémiglobine (jusqu'à 100 %) et cela est même avantageux. Toutefois, on ajoute d'habitude des adjuvants et additifs galéniques, par exemple du lactose, de l'amidon de maïs, du talc, de 1 ' dragante, du stéarate de magnésium, etc... On peut ainsi présenter le médicament, par exemple, sous la forme d'un comprimé, d'une dragée, de préférence d'une poudre ou d'un sirop. Pour une préparation liquide on peut utiliser des excipients galéniques correspondants, par exemple des huiles végétales, le glycérol, l'alcool, etc... On peut ajouter aussi, sans difficulté, des agents qui améliorent le goût, tels que du sucre, ainsi que des vitamines, des oligo-éléments, des substances qui aident à la résorption ou d'autres substances qui sont connues comme médicaments. On peut ajouter aussi des carbonates ou bicarbonates, de préférence de métaux alcalins ou alcalino-terreux, pour la production de mélanges effervescents. Il est possible aussi d'associer la composition ferrugineuse ou le médicament martial directement avec la nourriture, de préférence un produit alimentaire' pour les enfants, tel que le lait, des produits lactés, des jus de fruits ou de légumes, des bouillies, des menus pour bébés ou petits enfants, etc... Les unités de prise de la préparation conforme à l'invention peuvent contenir d'environ 1 à 20 g, de préférence de 6 à 20 g environ, en particulier de 10 à 15 g environ, d'hémiglobine. Lorsqu'on désire une posologie réduite, par exemple pour la prévention chez les nourrissons, les enfants 40 ou les femmes ayant leurs règles, les unités de prise peuvent 20 25 30 35 72 08612 2130163 contenir par exemple d'environ 1 à 6 g d'hémiglobine, de préférence d'environ 1,5 à 3 g. Les unités de prise doivent être administrées en fonction de leur teneur en hémiglobine:pour des buts pro-5 phylactiques (par exemple pour des bébés, de petits enfants, des écoliers et des femmes enceintes ou en période de règles) on prescrira de 3 à 10 g environ et pour des buts thérapeutiques plusieurs fois cette dose, par exemple environ 40 g par jour. 10 La fabrication de la composition conforme à l'in vention, en particulier des médicaments, fait appel à des méthodes connues pour la fabrication de préparations à activité pharmaceutique, par exemple mélangeage, agitation, compression et/ou introduction dans des unités d'emballage 15 choisies. .utant donné les avantages considérables cités plus haut par rapport à l'administration classique de sels de fer, la préparation conforme à l'invention, qui contient de l'hémiglobine , constitue un enrichissement de la technique qui 20 n'était pas prévisible. Les exemples qui suivent illustrent la présente invention. 1 î On scelle, dans des conditions anhydres ( degré 25 hygrométrique de l'air inférieur à 20 %), de la poudre d'hémiglobine à G,35 7o environ de fer, dans des emballages en feuille étanches à l'humidité, la dose individuelle étant de 1,5 à 20 g. On peut dissoudre la poudre ou la mettre en 30 suspension dans un liquide ou dans une nourriture pour enfants. —d.JPLjJ 2 î On mélange intimement dans un broyeur à billes : 1 >500 g de poudre d'hémiglobine (0,35 % 1,000 g de lactose, 35 0,420 g d'amidon de mais, 0,050 g de talc et 0,030 g de stéarate de magnésium 3,000 g ou un multiple de ces quantités, on comprime le mélange à l'aide d'une machine à fabriquer des comprimés et on brise les 40 72 08612 2130163 comprimés pour obtenir un granulé ayant des dimensions de particules comprises entre 1,5 et 0,5 mm. On sépare par tamisage les parties pulvérulentes obtenues et on les granule de nouveau à l'état sec. 5 On scelle, dans des conditions anhydres, le granulé uniforme obtenu dans des emballages en feuille étanches à l'humidité, la dose individuelle étant comprise entre j,0 et 40 g. Pour l'administration, on délaie le granulé dans 10 un liquide ou un produit alimentaire. PLL 5 t On mélange intimement, dans des conditions anhydres: 1,500 g de poudre d'hémiglobine (0,35 % à.e fer), 15 0,840 g de bicarbonate de sodium, 1,130 g d'acide ascorbique, 0,010 g d'arôme de citron et 0,020 g d'arôme d'orange 5,500 g 20 ou un multiple de ces quantités, dans un mélangeur dit " de Loedige " et on scelle le mélange dans des emballages en feuille étanches à l'humidité, les doses individuelles étant comprises entre 5,0 et 50 g. La poudre se répartit uniformément, avec effervescence, dans, des liquides aqueux 25 ou des produits alimentaires contenant de l'eau. l_.ZJi.iPK] 4 ï On mélange et granule à l'état sec: : .>,000 g de poudre d'hémiglobine (G,^5 % ct-e fer), 1,500 g de mannitol, 3° 0,400 g de poudre de polyglycol 4000 et 0,0c!0 g d'arôme de chocolat, puis on ajoute en agitant 0,080 g de talc au granulé et on comprime le.mélange en fonction de la dose d'hémiglobine recherchée, pour obtenir des comprimés à poids final différent, que l'on peut mâcher 35 et qui ont un goût agréable. ^C^ PLC 5 : On peut ajouter, aux préparations indiquées aux exemples 1 à 4 de la vitamine B 12 et de l'acide folique, les quantités ajoutées étant telles que 3 g de poudre d'hémiglobine (0,55 % 40 de fer) contiennent IGOtAg d'acide folique et 150 u, g de vitamine B 12. ' ' 8 72 08612 2130163 REVENDICATIONS 1.- Préparation ferrugineuse à administrer par la voie orale, caractérisée en ce qu'elle contient de l'hémiglobine. 2.- Remède ferrugineux administrable par la 5 voie orale, caractérisé en ce qu'il contient de l'hémiglobine. 3.- Produits alimentaires, de préférence pour les enfants, caractérisés en ce qu'ils contiennent de l'hémiglobine. 4.- Procédé de préparation d'une composition 10 ferrugineuse, caractérisé en ce qu'on présente l'hémiglobine sous une forme qui est administrable par la voie orale et éventuellement on la mélange avec d'autres substances actives, des adjuvants et des additifs. 5.- Procédé de préparation d'un remède ferrugineux 15 administrable par la voie orale, caractérisé en ce qu'on présente 1'hémiglobine sous une forme galénique et éventuellement on la mélange avec d'autres substances actives, des adjuvants et des excipients. 6.- Procédé de préparation d'une composition ferru-20 gineuse^ à prendre par la voie orale, caractérisé en ce qu'on mélange l'hémiglobine avec des produits alimentaires et, éventuellement, avec d'autres substances actives, des adjuvants et des additifs.