La présente invention concerne un procédé et un dispositif de décapsulage de bouteilles en un matériau isolant rigide, tel que le verre, contenant un mélange composé d'un liquide et de gaz sous pression élevée, tel qu'un vin mousseux élaboré suivant un procédé de vinification dit "champenois", par le chauffage par induction de la capsule métallique qui l'obture, notamment sur sa périphérie (couronne). Au cours du procédé de vinification de vins mousseux de ce genre, dit "champagnisation", le vin est mis en bouteille avec des additifs (levures et sucre) qui résultent en des résidus solides qu'il faut évacuer avant sa commercialisation avec un bouchon définitif (en liège ou en un matériau plastique genre polyéthylène). L'évacuation de ces résidus solides en cours de vini fication,qui est généralement appelée "dégorgement", est suivie du remplissage des bouteilles par du liquide supplémentaire (liqueur contenant du vin et du sucre) et de leur rebouchage par un bouchon définitif. Pour cette raison, le goulot des bouteilles de ce vin est obturé d'abord à l'aide d'un bouchon provisoire en matière plastique, maintenu en place à l'aide d'une capsule métallique, parfois appelée "bouchon couronne "(marque déposée), dont la périphérie est préalablement emboutie de façon à comporter une pluralité de dents qui forment, lors du premier bouchage du goulot, une jupe (plissée) et qui s'engagent dans une gorge annulaire extérieure du goulot permettant d'y accrocher la capsule.Ces capsules sont semblables à celles utilisées pour les bouteilles de bière ou de liquides gazeux (sodas) ou d'eaux minérales qui doivent être obturées de façon étanche aux gaz sous pression qu'elles contiennent. Le débouchage des bouteilles ainsi obturées, généralement appelé décapsulage, est actuellement généralement effectué soit manuellement à la volée ou à l'aide de moyens mécaniques, par exemple sous la forme d'une fourche qui est introduite sous la jupe de la capsule et dont le déplacement vers le haut ou le pivotement entrain la déformation mécanique de la capsule (torsion, pliage) de façon à dégager une partie des dents de la gorge annulaire. La mécanisation de cette opération de décapsulage est relativement malaisée à réaliser pour des bouteilles en défilement, qui doivent être fortement inclinées lors du dégorgeage et obturées ensuite, afin de disposer d'un grand interface liquide-air. Actuellement, le dégorgement est généralement effectué par un procédé dit à la glace, c'est-à-dire après avoir congelé les résidus solides préalablement déplacés dans le goulot de façon à les déposer sur le bouchon. Les bouteilles sont alors placées la tête en bas avec le goulot immergé dans un bain très froid (entre - 20 à - 300C) pendant un temps prédéterminé, suffisant pour que le liquide dans lequel baignent les résidus forme un bouchon de glace qui est éjecté, lors du décapsulage, par la pression exercée par les gaz. Le décapsulage est alors effectué soit manuellement, soit à l'aide d'un décapsuleur mécanique qui doit retenir la bouteille et exercer une traction dans le sens contraire sur une partie de la jupe de la capsule. Le procédé et le dispositif suivant l'invention a pour objet d'éviter l'utilisation de moyens mécaniques complexes pour le décapsulage en profitant de la force exercée par la forte pression du gaz à l'intérieur de la bouteille et de la contrainte dans le corps de la capsule pour obtenir une déformation suffisante de la couronne (jupe à dents) à l'aide d'un chauffage par induction localisé, agissant sur au moins une partie de celle-ci. L'invention permet d'éviter également la congélation du goulot de la bouteille, qui est coûteuse en investissement et en énergie. Suivant l'invention, un procédé de décapsulage de bouteilles en matériau isolant rigide, tel que le verre, obturées à l'aide de capsules métalliques et de joints, et contenant un mélange de liquide et de gaz sous pression élevée, est principalement caractérisé par le fait qu'il consiste à placer-a capsule dans le champ magnétique alternatif engendré par un inducteur alimenté par un générateur de puissance haute-fréquence, cet inducteur étant agencé et disposé de manière à pouvoir être couplé de façon serrée à au moins une partie de la partie latérale sensiblement tronconique d'une ou de plusieurs capsules, appelée jupe ou couronne5 afin de la chauffer pendant un intervalle de temps permettant d'atteindre une température pour laquelle la limite d'élasticité du matériau métallique constitutif de la capsule est abaisséesuffisamment pour que la force exercée par la pression du gaz sur le fond de la capsule et les contraintes internes du matériau de celle-ci, permettent de déformer la couronne et, par conséquent, d'éjecter la capsule. Un autre objet de l'invention est constitué par un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon le paragraphe précédent. L'invention sera mieux comprise et d'autres de ses caractéristiques et avantages apparaîtront de la description qui suit et des dessins annexés s > y rapportant, donnés à titre d'exemple, sur lesquels - la figure 1 représente une coupe axiale partielle en élération illustrant les positions relatives de la capsule obturant le goulot d'une bouteille de champagne et de l'inducteur de chauffage par induction équipant un dispositif de mise en oeuvre du procédé de décapsulage suivant l'invention ; et - la figure 2 représente une vue partielle en perspective d'un dispositif de dégorgeage ou dégorgement de bouteilles contenant du vin mousseux élaboré selon le proçédé dit "champenois1,, qui constitue un dispositif d'application du procédé de décapsulage suivant l'invention. La figure 1 montre, en coupe partielle en élévation, les positions relatives de la capsule métallique obturant le goulot de la bouteille et de l'inducteur qui doit la chauffer pendant le décapsulage par induction haute-fréquence. ûn a représenté en 1 la bouteille contenant le mélange 2 d'un liquide et de gaz sous pression élevée ( 4 à 6 bars ) dont le goulot 3 se termine par un épaulement 4 dans lequel est pratiquée une gorge annulaire 5 destinée à la retenti on de la capsule métallique 10. L'ouverture 6 du goulot 3 est d'abord obturée par un bouchon 7 en matière plastique (polyéthylène, par exemple), composé d'une partie cylindrique 70 dont la paroi extérieure est munie, sensiblement à sa mi-hauteur, d'une gorge 71 et qui est insérée dans le goulot 3 et d'une partie plate 72 normale à la partie cylindrique 70, qui est maintenue à l'intérieur de la bouteille au moyen de la capsule 10. La capsule 10 ou bouchon "couronne" est métallique et elle comprend un fond 11 sensiblement plat ainsi qu'une jupe 12 ou "couronne" emboutie de manière à comporter des ondulations ou plissures qui forment des dents 13 de retenue qui s'insèrent dans la gorge 5. Sur la paroi du fond 11 de la capsule 10, qui est placée en regard du goulot 3, on a fixé (par collage, par exemple)un joint en forme de disque ou de rondelle 8 en liège aggloméré, par exemple, qui est recouverte d'une pellicule cir culaire 9 (dite "spot") d'un matériau admis pour être mis en contact avec des aliments, tel qu'un complexe papier-plastique (caoutchouc chloré). L'ensemble formé par le bouchon en plastique 7 et le joint liège 8 peut être remplacé par un joint unique en matériau plastique (polyéthylène, par exemple) de forme adéquate. La capsule 10 est réalisée par découpage et embouitissage d'une tôle métallique, ce métal étant généralement du fer blanc, de l'acier inoxydable ou un alliage à base d'aluminium. I1 est bien connu en métallurgie que la résistance aux déformations, c'est-à-dire la limite d'élasticité, d'un métal ou d'un alliage décroit avec la température croissante et que, lorsqu'une pièce métallique soumise à une force de traction constante est amenée à une température qui dépend de sa composition, cette force devient suffisante pour la déformer du fait de l'abaissement de la limite d'élasticité d'une part, et du relâchement concomitant des contraintes internes dues à I'emboutissage, d'autre part. Comme les gaz contenus dans la bouteille 1 exercent une pression élevée sur le fond de la capsule 10 qui tend à l'écarter du goulot 3, il devient possible en lui appliquant un chauffage, de préférence localisé à la couronne 12, de la faire sauter lorsqu'une partie au moins des dents 13 s'écarte de la gorge 5 sous l'effet conjugué de la pression et de la chaleur. Le procédé de décapsulage suivant l'invention consiste donc à placer la capsule 10, notamment sa couronne ou jupe 12, dans le champ magnétique haute-fréquence engendré par un induc teur 20 à une ou plusieurs spires qui sont disposées de façon à être couplées de manière serrée à cette couronne ou jupe 12. Lorsque l'inducteur 20 comporte deux ou plusieurs spires 21, 22 et 23, il est de préférence enrobé dans un matériau plastique isolant, tel qu'une résine synthétique polymérisante du type époxyde (commercialisée,par exemple, sous la marque déposée "ARALDITE" par la société suisse CIBA-GEIGY)chargé par du quartz. Cet enrobage 24 sert à rendre l'inducteur solide et de l'isoler électriquement. Les spires de l'inducteur 20 sont réalisées en un tube de cuivre de façon à pouvoir être refroidi par la circulation d'un fluide refrigérant (eau). Les extrémités de la spirale de l'inducteur 20 sont raccordées à l'aide de tronçons tubulaires 25 hydrauliquement au circuit d'eau et électriquement à un générateur haute-fréquence du type auto-oscillateur de puissance (circuit, par exemple, du type de Colpitts ou de Clapp). Dans un mode de réalisation avantageux de l'inducteur 20, le plan tangent commun aux spires intérieures est situé à environ quatre millimètres, par exemple, de la couronne ou jupe 12 et le tube de cuivre utilisé présente un diamètre extérieur de 4 et intérieur de 3 millimètres, par exemple. L'inducteur 20 peut être de forme cylindrique de façon à entourer de près la couronne 12 d'une capsule 10. Dans ce cas, il doit être mobile de façon à pouvoir être placé autour de la capsule 10 et en être oté pour dégager le goulot 3 de la bouteille 1 après décapsulage. Dans le mode de réalisation préféré du dispositif de décapsulage mettant en oeuvre le procédé selon l'invention, où les bouteilles 1 doivent défiler avec leurs capsules 10 dans le champ de l'inducteur 20, celui-ci est de forme allongé de façon à permettre leur chauffage par induction pendant leurs déplacements. Dans ce cas (illustré sur la figure 2), l'inducteur 20 comporte deux branches parallèles disposées Ge part et d'autre de la cap sule 10, le long de la trajectoire recti- ou curviligne de la capsule 10 et, aux deux bouts de ces branches longitudinales, deux tronçons perpendiculaires en forme de ponts qui les réunissent électriquement et hydraulïquement tout en laissant passer les capsules 10 dessous. Dans le procédé de décapsulage suivant l'invention, la capsule 10 (notamment sa couronne 12) doit être chauffée pendant un intervalle de temps et avec une puissance électrique haute-fréquence suffisante pour que le métal qui la compose atteigne au moins sur une partie de la jupe 12, une température où il perd une partie de ses propriétés élastiques, c'est-à-dire où-il atteint sa limite d'élasticité, et où la pression à l'intérieur de la bouteille 1 et les contraintes internes de la capsule 10 suffisent pour la déformer à l'endroit de la couronne 12 de manière à dégager au moins une partie de ses dents 13 de la gorge 5 du goulot 3 sous l'effet de la pression élevée agissant dc l'intérieur de la bouteille 1 sur le fond 11.Lorsque la limite d'élasticité de l'alliage métallique dont les capsules 10 sont faites est dépassée, au moins à l'endroit de la couronne 12, la pression élevée (de 4 à 6 bars) des gaz contenus dans la bouteille 1, exercée sur fond ll devient suffisante pour provoquer l'écartement des dents 13 de la gorge 5 de façon à faire sauter la capsule 10. Du fait des relativement faibles dimensions de la capsule 10 (diamètre extérieur de la couronne de l'ordre de 31,5 mm au moins avec une épaisseur de la tôle de 0,4 mm environ pour l'alliage à base d'aluminium), il est avantageux d'utiliser des hautes fréquences, comprises entre 0,5 et 1,5 MHz, pour obtenir un chauffage efficace et relativement rapide, c'est-à-dire un temps de chauffage inférieur à 10 secondes pour faire sauter la capsule, il faut utiliser un générateur de haute fréquence de puissance élevée, supérieure à un kilowatt, dans une bande de fréquence préférée, comprise entre 750 et 1250 kilohertz. L'expérience a montré qu'un générateur de 2,5 KW équipé d'un oscillateur à triode de type Colpitts (ou Clapp), capable de fournir au niveau du circuit résonnant 600 KVA réactifs (c'est-à-dire un courant alternatif de 200 A et une tension alternative de 3000 V à ses bornes), constitue un bon choix, lorsque l'on désire chauffer simultanément cinq à six capsules 10, avec environ 40 watts dissipés dans chacune (pour l'alliage à base d'aluminium). Ceci implique une durée de chauffage de 6 secondes environ pour chaque capsule pour atteindre la température de 2000 C environ. Pour des capsules en acier inoxydable ou en fer blanc, du fait de leurs propriétés ferromagnétiques (jusqu'au point de Curie), la puissance dissipée serait de 4 à 6 fois plus élevée, c'est-à-dire supérieure à 200 W par capsule. Le chauffage est donc plus efficace, mais la température pour laquelle la limite d'élasticité est dépassée, est nettement supérieure (entre 400 et 6000 C), la durée du chauffage est alors supérieure à 2 secondes environ. La température élevée, nécessaire au décapsulage de capsules en matériau ferromagnétique, actuellement commercialisées (acier inoxydable et fer blanc), les rend actuellement inutilisables pour le décapsulage par induction suivant l'invention du fait de la faible résistance thermique du matériau dont est fait le joint d'étanchéité qu'il maintient contre le goulot 3. Le joint en polyéthylène ne résiste pas à des températures supérieures à 150 C, il n'est donc utilisable ni avec des capsules d'alliage à base d'aluminium et encore moins avec des capsules en fer blanc ou acier inoxydable. Même le joint 8 en liège aggloméré est attaqué (brOlé) lorsque la température s'élève au delà de 3000 C. Des capsules couramment commercialisées actuellement, ce n'est que la capsule en alliage d'aluminium (contenant, par exemple, 96 Al ; 2,8 m Mg ; 0,45 m Fe + Si ; û,35SCr et 0,1 S Mn) avec un joint en liège aggloméré, qui donne des résultats satisfaisants, c'est-à-dire que le décapsulage par induction n'y entraîne aucune altération ni du joint par attaque thermique et, par conséquent, ni du liquide contenu dans la bouteille 1. L'efficacité et la rapidité du chauffage par induction haute-fréquence pourraient être accrues en utilisant un joint dont la résistance en température est supérieure à celui du liège et une capsule présentant des propriétés ferromagnétiques dont la température de dépassement de la limite d'élasticité serait inférieure à la température à laquelle ce joint subit une attaque thermique (fusion, brûlure ou décomposition). La figure 2 montre une vue partielle en perspective d'un dispositif de "dégorgement" ou "dégorgeage" de bouteilles de vins mousseux élaborés suivant la méthode champenoise, utilisant le procédé de décapsulage par induction suivant l'invention. I1 est à remarquer ici que le 1,dégorgement"- ou "dégorgeage" des bouteilles contenant du vin mousseux élaboré par la méthode dite "champenoise" ou de "champagnisation", consiste à laisser les résidus solides de la fermentation (levures mortes) se déposer sur le bouchon en disposant les bouteilles, préalablement agitées, à l'envers, c'est-à-dire avec le goulot en bas, et en les laissant dans cette position pendant un temps prédéterminé, suffisant pour que les résidus s'y soient déposés. Lorsque sensiblement tous les résidus solides reposent dans le goulot sur le bouchon, on procède à leur évacuation sous l'effet des gaz sous pression élevée,soit à la volée ou à la glace. Le dégorgement à la volée signifie que l'on retourne lentement (sans remuer le dépôt de résidus) la bouteille de sa première position avec le goulot en bas, jusqu'à une seconde position où son axe est incliné à 10 degrés environ de l'horizontale, le goulot dirigé vers le haut. Dans cette seconde position, où la bulle de gaz contenu dans la bouteille n'a pas encore atteint les résidus accumulés dans le goulot, on débouche la bouteille en lui otant son bouchon provisoire constitué par le joint d'étanchéité retenu par la capsule, par exemple en déformant celle-ci à l'aide d'un décapsuleur. En enlevant la capsule, la pression des gaz pousse le bouchon et les résidus solides reposant sur celui-ci hors de la bouteille.Ensuite le goulot doit être rapidement obturé (par exemple lors du dégorgement manuel, à l'aide du pouce de la main qui tient la bouteille) pour empêcher une perte trop importante du liquide et des gaz. Puis, la bouteille est pose sur un convoyeur d'une machine de remplissage (par une liqueur) et de rebouchage par le bouchon (de liège ou de plastique) définitif généralement retenu par du fil de fer, avec lequel la bouteille est commercialisée. Le dégorgement à la glace signifie que l'on plonge les goulots des bouteilles retournées dans un bac à glace (saumure) de basse température, afin de former autour de résidus solides un bouchon de glace. Le décapsulage peut alors s'opérer avec la bouteille en position verticale et le gaz expulse le bouchon de glace contenant les résidus solides. Le dégorgement à la glace est beaucoup plus facile à automatiser, car des convoyeurs des bouteilles en position verticale et des décapsuleurs mécaniques sont du domaine de l'état de la technique. On notera ici que le procédé de décapsulage par induction de l'invention est appliquable au dégorgement à la glace, en remplaçant le décapsuleur mécanique par un inducteur fixe, disposé le long de la trajectoire des bouteilles au niveau des couronnes ,ou déplaçable,pouvant être disposé de façon à entourer une couronne de capsule unique. Dans ce dernier cas, soit le convoyeur portant la bouteille est arrêté pendant le chauffage par induction, soit l'inducteur est mobile et relié au générateur par des câbles souples et il est monté sur un mécanisme de translation qui permet successivement sa mise en place autour de la couronne par une descente, son déplacement le long de la trajectoire de la capsule pendant le chauffage, sa remontée pour dégager le goulot et son retour rapide à sa position initiale, où il peut être remis en place autour d'une nouvelle couronne. L'inducteur est alors alimenté uniquement pendant son déplacement autour de la couronne et il est relié à un circuit d'eau par des tuyaux souples. Le dispositif de dégorgement illustré sur la figure 2 est destiné au dégorgement automatique du genre "à la volée" (sans congélation) avec pivotement de l'axe de la bouteille dans l'espace. Ce dispositif 100 comporte un convoyeur à chaîne 101 sans fin dont les éléments ou maillons 110 voisins sont couplés ensembles par leurs extrémités de manière articulée, à 11 aide d'axes de liaison 111. Chaque maillon 110 de la chaîne 101 constitue un élément de maintien pour une bouteille 1 qui y est déposée avec le goulot vers le bas et il comporte à cette fin deux longerons latéraux parallèles 112, 113 définissant un plan normal à l'axe de la bouteille 1, dont les extrémités comportent des paliers (trous) 114 cylindriques pour le passage des axes de liaison 111. Les longerons 112, 113 sont rendus solidaires par l'intermédiaire d'une couronne de positionnement 115 dont deux points diamétralement opposés sont respectivement fixés au milieu de la paroi interne des deux longerons 112, 113 de manière à disposer la couronne 115 dans le même plan que ceux-ci.Le diamètre de cette couronne 115 est légèrement supérieur à celui du corps de la bouteille 1 qui y est insérée. Une bague ou anneau de retenue 116, coaxiale avec la couronne 115, est fixée à celle-ci (ou aux longerons 112, 113) à l'aide de deux ou plusieurs bras 117, 118 qui forment une structure de déport (ou entretoise) pour la bague 116. Cette bague de retenue 116 qui est située dans un plan parallèle à celui de la couronne 115, est déportée par rapport à celle-ci (vers l1in- térieur de machine) de façon à entourer le goulot de la bouteille 1 quand elle est chargée à l'envers sur le convoyeur 101,ce chargement étant effectué en haut de la figure 2. L'entraînement de la chaîne du convoyeur 101 dans le sens des flèches 102 est effectué à l'aide de deux roues ou couronnes menantes 103, 104 (représentées en pointillé), parallèles et respectivement fixées à un arbre moteur (non représenté) dont l'axe 105 est horizontal et perpendiculaire à l'axe longitudinal 106, également horizontal, de l'ensemble du convoyeur 1D1. Les deux couronnes 103, 104 qui sont situées symétriquement par rapport au plan vertical défini par les axes géométriques des bouteilles 1 sur le convoyeur 101 et donc par ceux des couronnes de positionnement 115 et des bagues de retenue 116, comportent sur leurs pourtours extérieurs des encoches 107 en U régulièrement espacées, dans lesquelles s'engagent des tourillons 119 fixés en saillie latérale vers l'extérieur, aux centres respectifs des longerons 112 et 113.Les couronnes 103 et 104 sont donc situées de part et d'autre de deux plans tangents extérieurs de l'en- semble des longerons 112 et 113 extérieurs. Les encoches en U 107 correspondants des deux roues ou couronnes 103 et 104 ainsi que les tourillons 119 appartenant à un même maillon 110 de la chaîne 101 sont alignés chacun selon un axe horizontal, parallèle à l'axe de rotation 105 des couronnes 103, 104. A l'autre extrémité du convoyeur, qui n' a pas été representé, la chaîne 101 est tendue à l'aide d'une autre paire de roues menées, identiques à la première paire 103, 104, qui tournent librement autour de leur axe commun,parallèle et situé a' la même hauteur par rapport au sol que l'axe 105. Lorsque la chaîne sans fin 101 est misse en mouvement suivant les flèches 102 du fait de ltentrainement des roues menantes 103, 104 dans le sens de la flèche 108, les bouteilles 1, préalablement stockés avec leur goulot en bas afin d'y transférer les résidus solides déposés au fond, sont introduites dans la même position dans le brin supérieur de la chaîne 101,où elles reposent sur l'anneau de retenue 116 en étant maintenues avec leurs axes orientés verticalement à l'aide de la couronne de positionnement 115, jusqu'à ce qu'elles arrivent à la verticale de l'axe 105. A cet instant, les tourillons 119 s'introduisent dans les encoches 107 des roues 103, 104 et les bouteilles 1 amorcent un mouvement circulaire (flèche 108) autour de l'axe de rotation 105.Pendant ce mouvement circulaire où la chaîne 101 suit sensiblement la circonférence des roues 103, 104, l'axe géométrique des bouteillers 1 pivote autour de cet axe 105 de 180 degrés. Lorsque l'axe de la bouteille 1 arrive à environ 20 degrés par rapport à l'horizontale 106, il sera nécessaire de la maintenir dans son maillon 110 à l'aide d'une plaque de guidage 120 en partie cylindrique, appelée chemin de maintien de bouteilles, contre laquelle s'appuient les fonds des bouteilles 1. Pour faciliter le glissement de bouteilles sur lui, le chemin de maintien 120 est, de préférence, muni de bilies 121 qui sont retenues entre deux plaques parallèles et dont des calottes pénètrent à l'extérieur par des trous pratiqués dans ces plaques. L'ensemble peut être monté sur un support fixe à l'aide de ressorts de compression qui le pousseraient en direction de l'axe de rotation 105 afin de bien conserver, à cet endroit, la trajectoire circulaire des capsules 10 par rapport à cet axe. On notera ici que le chemin de maintien 120 peut également être réalisé à l'aide de rouleaux parallèles, tourillonnant autour d'axes perpendiculaires à la trajectoire des bouteilles 1 et assemblés à l'aide de deux longerons en partie circulaires, munis de roulements. Durant leur déplacement circulaire, les capsules métalliques 10 doivent passer dans le champ magnétique haute-fréquence d'un inducteur 20 du type décrit précédemment, alimenté à l'aide de deux conducteurs 25, 26 par un générateur haute-fréquence 30. L'inducteur 20 comporte deux branches longitudinales 27 et 28 parallèles, disposées de part et d'autre des jupes de capsules 10 suivant leur trajectoire, donc en forme d'arc de cercle. Les extrémités voisines des branches longitudinales 27, 28 sont respectivement réunies ensembles (électriquement et hydrauliquement) par des branches transversales 29 en forme d'arcs pour permettre le passage des capsules 10 en haut et des goulots (sans capsule) en bas. La branche transversale 29 inférieure de l'inducteur 20 est positionnée de façon à terminer le chauffage par l'éjection de la capsule lorsque l'axe de la bouteille 1 passe par une inclinaison d'environ 10 degrés par rapport à l'axe horizontal 106 avec le goulot orienté vers le haut,afin que la bulle de gaz contenue dans la bouteille 1 n'atteigne pas les résidus solides déposés dans le goulot (contre le bouchon) avant le décapsulage. La longueur des branches longitudinales 27 et 28, qui détermine la durée du chauffage par induction (ó à 7 secondes pour l'alliage d'aluminium) est fonction du matériau de la capsule 10, de la vitesse d'avancement de la chaîne 101, de la puissance maximale pouvant être fournie par le générateur 30 etZdu couplage entre l'inducteur 20 et les jupes des capsules 10 (distances). Sur la figure 2, la longueur représentée de l'induc- teur 20 est telle qu'il y a environ quatre capsules 10 simultanément dans son champ. Ceci peut être suffisant, lorsque les jupes des capsules 10 contiennent des matériaux ferromagnétiques, mais lorsqu'elles sont en alliage d'aluminium, le rendement du procédé est accru lorsque la longueur de l'inducteur 20 permet de chauffer simultanément six capsules ou plus.Si c > est nécessaire, les branches longitudinales 27, 28 peuvent s'étendre vers la trajectoire rectiligne de la capsule 10 il suffit d'allonger la chaîne 101 en y ajoutant un nombre pair de maillons et en augmentant l'entre-axe entre les paires de couronnes menante et'menée de manière correspondante. Lors du décapsulage, les capsules 10, les bouchons,ainsi que les résidus solides et une partie du liquide qui sont éjectés par la pression interne des gaz, peuvent être recueillis par une goulotte de réception 125 disposée sous la branche transversale 29 inférieure de l'inducteur 20. Dès que la bouteille 1 en mouvement, après son décapsulage sensiblement aux environs de cette branche transversale inférieure, a dépassé celle-ci, il devient indispensable d'obturer son goulot afin de réduire la quantité de liquide indûment éjecté au minimum. Ceci est obtenu à l'aide d'un tapis mobile 126 sans fin (en boucle), réalisé en un matériau compressible, porté par deux rouleaux 127, 129 parallèles d l'axe de rotation 105, dont l'un peut être entrain par couplage à l'arbre moteur Le brin inférieur du tapis mobile 126 d'obturation est maintenu sur la trajectoire de goulots à l'aide d'une glissière fixe 129, parallèle à cette trajectoire ou à l'aide d'un jeu de rouleaux sensiblement contigus dont les axes sont disposés dans un plan parallèle a cette dernière.Le tapis 126 est réalisé, de préférence, en un matériau poreux afin permettre une évacuation progressive du gaz carbonique en pression excédentaire. Dès que la bouteille 1 arrive à la verticale sous l'axe de rotation 105 (son axe géométrique étant alors orienté verticalement avec le goulot en haut), il est possible de décharger le convoyeur à chaîne en faisant subir à la bouteille 1 un déplacement axial vers le bas qui est simultané avec son mouvement rectiligne et horizontal avec le brin inférieur de la chaîne 101, jusqu'a ce que le plan tangent inférieur de ses maillons 110 soit situé au-dessus du haut du goulot. Ceci est effectué au moyen d'un mécanisme de déchargement 130, illustré schématiquement sur la partie inférieure de la figure 2, qui comporte un polygone 131 (ici pentagone) ou une "étoile" comportant une pluralité de bras radiaux de même longueur (non représentés),fixés à un axe de manière symétrique (avec le même écart angulaire entre eux). Le polygone (ou étoile) 131 est entraîné en rotation autour d'un axe 132 horizontal, parallèle à l'axe de rotation 105 des couronnes 1D3, 104. Les angles du polygone 131 (ou les extrémités libres de bras) portent de manière articulée, des fourchettes 133 formées de deux pièces en équerre 134 parallèles. Les branches les plus longues de ces pièces en équerre 134 sont montées à l'aide d'un pivot 135 aux extrémités des angles du polygone 131 (ou des bras), pour leur permettre de pivoter par rapport à celles-ci. Un autre point de la fourchette 133 est également couplé de façon articulée à une bielle (non représentée) faisant partie d'un mécanisme, connu en soi, qui permet de maintenir les branches les plus longues de toutes les fourchettes 133 en permanence en position horizontale (à l'aide d'une came ou de parallélogrammes déformables, par exemple) quelle que soit leur position angulaire. Lorsque le polygone 131 tourne dans le sens de la flèche 136, les fourchettes 133 effectuent un mouvement circulaire tout restant parallèles à elles-mêmes, de sorte que leurs branches horizontales forment un plateau qui, en passant à travers un évidemment rectangulaire 122 pratiqué en bout du chemin de maintien 120, entre en contact avec le fond des bouteilles 1 auxquelles elles font subir ensuite un déplacement en arc de cercle jusqu'à ce que le haut du goulot descend audessous de la chaîne 101. Les bouteilles 1 restent orientées verticalement pendant ce déplacement. Les fourchettes 133 déposent alors les bouteilles I décapsulées sur deux tapis de transfert parallèles 137 et 138, disposés de part et d'autre des fourchettes 133, qui se déplacent à une même vitesse dans le sens des flèches 139. Ces tapis 137, 138 amènent alors les bouteilles 1 à une station de remplissage (non représentée) pour permettre ensuite leur rebouchage. Il est à noter ici que l'invention n'est pas limitée à ses modes de réalisation décrits et représentés sur les figures annexées; mais elle comprend tout procédé et dispositif de décapsulage par induction de bouteilles contenant un mélange de liquide et de gaz sous pression élevée et, notamment, tout dispositif de dégorgement de bouteilles de vins mousseux du type "champenois" utilisant le décapsulage par induction, soit à la volée (où l'on fait pivoter la bouteille initialement orientée goulot en bas), ou à la glace (où le goulot reste orienté vers le haut). De même, l'invention n'est pas limitée au type de capsule dite "couronne", mais peut s'appliquer également à tout type de capsule métallique obturant des bouteilles contenant des liquides avec des gaz sous pression, de façon étanche. I1 est à remarquer que le procédé de décapsulage par induction est applicable également à une autre variante de la méthode de champenoise où la bouteille après fermentation est vidée complètement dans une cuve, les résidus étant ensuite éliminés par filtration sous contre-pression. On notera également que dans certains cas, les vins gazeux présentent un coefficient de surtension trop élevé qui demande un choc mécanique sur la bouteille avant dégorgement afin de pro voquer le dégazage partiel préalable du liquide pour que la pression soit suffisante pour l'éjection de la capsule et des résidus solides. REVENDICATIONS 1. Procédé de décapsulage de bouteilles en matériau isolant rigide, tel que le verre, obturées à l'aide de capsules métalliques et de joints et contenant un mélange de liquide et de gaz sous pression élevée, caractérisé par le fait qu'il consiste à placer la capsule dans le champ magnétique alternatif engendré par un inducteur alimenté par un générateur de puissance haute-fréquence, cet inducteur étant agencé et disposé de manière à pouvoir être couplé de façon serrée à au moins une portée de la partie latérale sensiblement tronconique d'une ou de plusieurs capsules, appelée jupe ou couronne, afin de la chauffer pendant un intervalle de temps permettant d'atteindre une température pour laquelle la limite d'élasticité du matériau métallique constitutif de la capsule est abaissé suffisamment pour que la force exercée par la pression du gaz sur le fond de la capsule et les contraintes internes du matériau de celle-ci permettent de déformer la couronne et, par conséquent, d'éjecter la capsule. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la fréquence du générateur est comprise entre 0,5 et 1,5 MHz et, de préférence, entre 0,75 et 1,25 MHz. 3. Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le décapsulage par induction est effectué pendant que les bouteilles défilent à une vitesse prédéterminée. 4 . Procédé suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que l'inducteur est placé avec la bouteille sur une partie de sa trajectoire, jusqu'à l'éjection de la capsule qu'il entoure, l'inducteur étant ensuite ramené à sa position initiale. 5. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que l'inducteur est fixe et réalisé en forme de boucle allongée comportant deux branches parallèles entre lesquelles défilent les capsules métalliques, de façon à placer simultanément plusieurs capsules dans le champ de l'inducteur. 6 . Procédé suivant la revendication 5, appliqué au dégorgement de bouteilles contenant du vin mousseux élaboré notamment suivant une méthode dite "champenoise,dans laquelle il est nécessaire à évacuer les résidus solides de la bouteille avant son rebouchage définitif, caractérisé par le fait que les capsules des bouteilles préalablement stockées avec leur goulot en bas sont chauffées par induction pendant le pivotement de leur position où le goulot est orienté vers le bas vers leur position où le goulot est orienté vers le haut. 7 . Procédé suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que l'inducteur destiné au décapsulage par induction est disposé de telle façon le long de la trajectoire de la capsule pendant le pivotement de la bouteille que l'éjection de la capsule s'effectue lorsque l'axe géométrique de la bouteille est incliné aux environs de 10 degrés par rapport à l'horizontale avec le goulot orienté vers le haut. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que le goulot de la bouteille est obturé après l'éjection de la capsule, au moins jusqu'à ce que l'axe de la bouteille soit orienté verticalement avec le goulot vers le haut. 9. Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le matériau constitutif de la capsule est l'aluminium ou un alliage à base d'aluminium, connu en soi. 1û. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé par le fait que le bouchon provisoire dont fait partie la capsule est muni, en outre, d'un joint d'étanchéité inséré entre le fond de la capsule et le bout du goulot, en liège aggloméré. 11. Dispositif de décapsulage de bouteilles par induction haute-fréquence pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications let 2, caractérisé en ce que l'inducteur (20) qui entoure la couronne (12) de la capsule (10) comporte au moins deux spires superposées (22, 23), noyées dans un matériau isolant rigide, tel qu'une résine polymérisante, la distance entre les surfaces tangentes intérieures des spires (22, 23) et la circonférence de la couronne (12) étant de l'ordre de quelques millimètres. 12. Dispositif de décapsulage de bouteilles par induction haute-fréquence pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 1 à 3 et la revendication 5, caractérisé par le fait que l'inducteur (20) est fixe et réalisé en forme de boucle allongée qui comporte deux branches longitudinales parallèles, disposées de part et d'autre de la trajectoire des capsules (10) en défilement et deux branches transversales en forme d'arcs réunissant ensemble électriquement et hydrauliquement les extrémités respectives des branches longitudinales en dégageant un espace permettant le passage des capsules, l'inducteur (20) comportant plusieurs spires noyées dans un matériau isolant rigide. 13. Dispositif de dégorgement comprenant un dispositif de décapsulage par induction suivant la revendication 12, pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 8 à 10, caractérisé par le fait qu'il comporte : un convoyeur (101) dans lequel les bouteilles à décapsuler (1) sont déposées avec le goulot en bas, un dispositif d'entraînement du convoyeur comprenant deux paires de roues dont l'une est menante et l'autre menée, les bouteilles étant déplacées sur une trajectoire semi-circulaire autour de l'une des paires de roues de façon à faire pivoter l'axe géométrique des bouteilles de 180 degrés, l'inducteur (20) comportant des branches longitudinales au moins en partie en arc de cercle (27, 28), disposées de part et d'autre de la trajectoires des capsules (10), l'extrémité inférieure de l'inducteur (20) étant située à proximité d'une position où les bouteilles (1) sont inclinées à 10 degrés par rapport à l'horizontale avec le goulot orienté vers le haut. 14. Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé par le fait qu'il comporte un tapis de pression mobile (126) sans fin, réalisé en un matériau compressible porté par deux rouleaux (127, 128) dont l'un (127) est disposé au voisinage à l'extré- mité inférieure de l'inducteur (20) et qui est maintenu plaqué contre les goulots des bouteilles décapsulées à l'aide d'une plaque courbe formant glissière de façon à les obturer au moins jusqu'à ce qu'elles aient atteint leur position verticale.