DISPOSITIF DE MEMORISATION ET DE TRAITEMENT DE SIGNAUX ANALOGIQUES EN VUE DE L'AFFICHAGE D'UNE IMAGE DE TYPE OSCILLOSCOPIQUE ET OSCILLOSCOPE COMPRENANT UN TEL DISPOSITIF DE TRAITEMENT La présente invention concerne un dispositif de mémorisa- tion et de traitement de signaux analogiques quelconques matérialisés, en aval de l'évènement électrique auquel ils correspondent, par une trace lumineuse appelée signal d'écriture et conservée sous la forme d'une image de charges électriques dans une mémoire analogique tempo- raire telle qu'une cible intégratrice de lumière, ce traitement étant effectué sous forme principalement numérique et en vue de l'affichage ultérieur d'une image de type oscilloscopique sur un support d'affi- chage o l'on a défini deux axes orthonormés avec une échelle des temps pour l'un et une échelle des amplitudes pour l'autre, et les signaux électriques qui résultent de la lecture de l'image de charges de cette trace lumineuse étant à leur tour convertis en signaux vidéofréquence par un préamplificateur vidéo auquel est éventuellement associé un circuit de correction des irrégularités du support de mémorisation analogique L'invention concerne également tout oscilloscope équipé d'un tel dispositif de mémorisation et de traitement de signaux analo- giques. L'oscilloscope, instrument de mesure universel très appré- cié grâce à son mode de présentation de résultats sous forme graphique, se prête bien à une analyse globale et rapide des phénomènes étudiés. Cependant, pour certains phénomènes uniques ou à faible taux de répé- tition, les résultats ne peuventpas être maintenus assez longtemps pour permettre une telle erclyte de la part de l'utilisateur Par ailleurs, le transfert de ces résultats vers un dispositif électronique de traitement ou d'analyse n'est pas facile. Il est donc devenu nécessaire de doter l'oscilloscope d'un dispositif de numérisation et de mémorisation des signaux, réalisé par exemple sous la forme d'un convertisseur analogique- numérique chargeant une mémoire numérique en temps réel La vitesse d'acquisition est donnée par la vitesse de conversion du convertisseur, ce qui rend la technique inapplicable dans des oscilloscopes numériques très rapides, à moins de placer en amont du dispositif un système d'acquisition comportant une mémoire analogique chargée en temps réel par un dispositif d'écriture rapide On dispose alors d'un oscilloscope dit à conversion de standard, dont la figure 1 montre le principe général, tout à fait connu, et dans lequel les opérations réalisées sont les suivantes: acquisition (Al) des signaux (S) correspondant au phénomène à observer par inscription (A 2) rapide dans une mémoire analogique, lecture (B) de cette mémoire, conversion (C) analogique- numérique, mémorisation numérique (D), affichage (E 2) après conversion numérique-analogique (El). Le but de l'invention est de proposer un dispositif de mémorisation et de traitement de signaux analogiques de structure originale et convenant à l'incorporation dans un oscilloscope à conver- sion de standard d'usage tout à fait général, c'est-à-dire tel qu'il s'adapte aux différents types d'apparence des signaux (traits, sur- faces, deux traces en mode alterné, etc) et qu'il permet toutes les vitesses de balayage (au moins de quelques nanosecondes à quelques secondes). L'invention concerne à cet effet un dispositif de mémorisa- tion et de traitement tel que défini plus haut et caractérisé: (A) en ce que la mémoire analogique temporaire de surface est la cible d'une caméra et en ce que ladite conversion en signaux vidéofréquence est réalisée à l'aide du système de lecture vidéo de cette caméra qui assure un balayage de la mémoire analogique par explo- rations successives parallèles audit axe des amplitudes du support d'affichage et fait ainsi correspondre les lignes de télévision de ce balayage à des fenêtres de temps; (B) et en ce que la chalne de traitement prévue à la suite du préamplificateur vidéo comprend les étages suivants: 13717 ( 1) un circuit de détection du niveau moyen du noir correspondant à la partie utilisée de la mémoire analogique, recevant le signal de sortie du préamplificateur vidéo et destiné à délivrer une valeur de seuil de référence par addition d'une tension constante à cette valeur détectée du niveau moyen du noir; ( 2) un comparateur analogique, recevant sur une première entrée le signal de sortie du préamplificateur vidéo et sur une deuxième entrée ladite valeur de seuil de référence et destiné à délivrer un signal logique binaire constitué de créneaux qui corres- pondent aux intervalles de temps pendant lesquels cette valeur de seuil est au moins atteinte; ( 3) un régénérateur de signal, destiné à entrer en fonctionnement lorsque la vitesse instantanée maximale mémorisable du signal d'écriture est atteinte à l'intérieur d'une des fenêtres de temps du système de lecture vidéo de la caméra et que, l'énergie de ce signal d'écriture déposée ponctuellement devenant trop faible le long de la ligne de télévision située dans cette fenêtre et la valeur du seuil de référence ne pouvant plus être atteinte de façon perma- nente compte tenu d'une part soit de l'intensité maximale du faisceau d'écriture dans la mémoire analogique soit du réglage de l'intensité du faisceau d'écriture compatible avec l'obtention d'une trace hori- zontale relativement mince et d'autre part de la sensibilité maximale de la caméra de lecture et des différentes sources de bruit dont le préamplificateur vidéo, sont par conséquent perdues des portions du signal écrit en mémoire analogique, ladite régénération de signal n'intervenant cependant que lorsque les portions de trace manquantes ont chacune une durée inférieure à une valeur prédéterminée; ( 4) un circuit de conversion du signal logique binaire de sdrtie de ce régénérateur en un signal à résolution tempo- 3 D relle limitée constitué d'une suite discrète d'échantillons de ce signal logique binaire en forme de créneaux, ladite valeur limite de la durée pour laquelle il y a restauration des portions de trace man- quantes étant égale à au moins quelques périodes de la cadence d'échan- tillonnage ainsi définie; ( 5) un détecteur de changement repérant les posi- tions des flancs de montée et de descente du signal de sortie du cir- cuit de conversion et destiné à délivrer des signaux impulsionnels indicateurs des débuts et des fins des segments constitués par les créneaux; ( 6) une mémoire numérique de stockage des positions de ces débuts et fins de segments, chargée, sur autorisation, par l'intermédiaire d'un registre tampon d'entrée, avec des valeurs quan- tifiées définies par un compteur de numérisation de l'axe des ampli- tudes du support d'affichage et destinées à refléter au cours du balayage de chaque ligne de télévision le lieu d'apparition de ces signaux impulsionnels indicateurs des débuts et fins de segments ( 7) un circuit de restitution sur l'axe des temps des positions des instants caractéristiques de début ou de fin de seg- ment, recevant par l'intermédiaire d'un registre tampon de sortie les valeurs lues dans la mémoire numérique; ( 8) un circuit de reconstruction des segments entre les positions des débuts et fins de segments; ( 9) un moniteur de télévision constituant le sup- port final d'affichage de l'image de type oscilloscopique et destiné à permettre l'affichage permanent du contenu de la mémoire numérique, ce contenu stocké étant l'information qui correspond au signal d'écri- ture présent en mémoire analogique; ( 10) un circuit dit séquenceur, destiné notamment à fournir en synchronisme une horloge pour le balayage de la mémoire analogique réalisé par le système de lecture vidéo de la caméra et une horloge de conversion du signal logique binaire de sortie du régénérateur de signal, à commander les horloges de transfert et d'écriture conditionnelle en mémoire numérique, et à assurer la gestion de l'ensemble des relations opérateur-circuit d'écriture. ( 11) un pupitre de commande, accessible à l'opéra- teur. Ce dispositif s'avère très intéressant en ce sens que, tout en offrant une solution originale pour la chaîne de traitement principale et les voies auxiliaires qui la complètent, sa réalisation peut être effectuée à partir de composants aussi banalisés que possible. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront de façon plus précise dans la description qui suit et dans les dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs et dans lesquels: 13777 la figure 1 montre de façon très schématique la struc- ture générale d'un oscilloscope à conversion de standard; la figure 2 représente la structure générale d'un oscil- loscope conforme à l'invention; la figure 3 décrit le principe de numérisation de la trace lumineuse présente sur la cible du tube de la caméra; la figure 4 est une représentation détaillée de la chaîne de traitement référencée 10 sur la figure 2; les figures 5 a à 5 c mettent en évidence les variations îa de profil du signal vidéo en fonction de l'inclinaison de la trace lumineuse; la figure 6 met en évidence le mécanisme de disparition de portions de trace lumineuse; la figure 7 montre le raccordement d'une première voie auxiliaire, dite de recherche de qualité d'acquisition, sur la chaîne de traitement principale 10; et la figure 8 montre le raccordement d'une deuxième voie auxiliaire, dite de recherche de confort de visualisation, sur la chaîne de traitement principale 10. L'oscilloscope à conversion de standard de la figure 2, auquel est incorporé le dispositif de mémorisation et de traitement selon l'invention, comprend d'une part un tube à rayon cathodique 1, muni d'un écran identique à celui d'un oscilloscope mais de taille réduite ici puisque l'utilisateur ne regardera pas directement de trace sur cet écran Ce tube, éventuellement équipé d'une galette de micro- canaux, reçoit les signaux de déviation et de commande de faisceau en provenance de circuits d'écriture classiques d'oscilloscope 2 Par l'intermédiaire de la face de couplage de l'écran, équipée de fibres optiques 3, l Jimage correspondant à l'événement électrique survenu en entrée E est transférée vers la cible intégratrice de lumière 4 du tube de prise de vue 5 d'une caméra de télévision 6, sous la forme d'une trace lumineuse appelée signal d'écriture; cette cible joue le rôle d'une mémoire analogique temporaire de surface pour l'image de charges électriques correspondant à la trace lumineuse (la caméra 6 est ici une caméra de télévision à entrée photonique classique, mais si l'on emploie une caméra à entrée électronique, l'image de charges électriques résulte directement du travail d'écriture, sans trace lumineuse comme signal d'écriture intermédiaire). Les signaux électriques qui résultent de la lecture de l'image de charges de cette trace lumineuse sont à leur tour convertis en signaux vidéofréquence par un préamplificateur vidéo 7, à l'aide du système de lecture vidéo 8 de la caméra Ce système 8 assure en effet un balayage de la mémoire analogique par explorations successives parallèles à l'axe des amplitudes défini sur le support final d'affi- chage de l'oscilloscope, et fait ainsi correspondre les lignes de té- lévision successives de ce balayage à des fenêtres de temps successi- ves sur l'axe des temps de ce support, comme le montre la figure 3 o apparaissent simultanémentpour la clarté de la description, les axes des temps et des amplitudes OX et OY du support d'affichage, la trace lumineuse TS stockée temporairement dans la mémoire analogique, et les lignes de télévision 1 à N incluses dans les fenêtres de temps définies par le balayage. L'oscilloscope décrit comprend d'autre part le dispositif de mémorisation et de traitement selon l'invention, qui est dans le cas présent une chaîne de traitement 10 composée de façon générale (voir la figure 2) de circuits 12 de numérisation, mémorisation et restitution, d'un moniteur 13 constituant le support final d'affichage de l'image de type oscilloscopique, d'un séquenceur 14 assurant les principales fonctions de synchronisation et de gestion de relations, et d'un pupitre de commande 15 Cette chaîne de traitement 10 est pré- vue à la suite du préamplificateur vidéo 7, auquel peut être éventuel- lement associé un circuit de correction des irrégularités intrinsèques au support de mémorisation analogique. La chaîne de traitement 10, représentée de façon plus détaillée sur la figure 4, comprend les étages suivants: un circuit de détection 20 du niveau de noir de la mémoire analogique (la cible 4), un comparateur analogique 30, un régénérateur de signal 40, un circuit de conversion 50, un détecteur de changement 60, une mémoire numéri- que 70, un circuit de restitution 80, un circuit de reconstruction 90, le moniteur de télévision 13, le circuit séquenceur 14, et le pupitre de commande 15, les circuits 20 à 90 étant regroupés sur la figure 2 sous l'appellation circuits 12 de numérisation, mémorisation et restitution. 2 513777 Le circuit 20 de détection du niveau du noir de la mémoire analogique reçoit le signal de sortie du préamplificateur vidéo 7 et détecte, à partir de ce signal,le-niveau moyen du noir correspondant à la partie utilisée de la cible 4 A cette valeur détectée est alors ajoutée une tension constante pour délivrer en sortie du circuit 20 une valeur de seuil de référence pour le comparateur analogique 30 Ce seuil doit être aussi bas que possible, sans point lumineux visible sur le support final d'affichage (le moniteur 13) lorsqu'aucun signal n'est présent sur l'écran du tube à rayon cathodique 1 La limite est imposée par le bruit qui ne doit pas atteindre le seuil lorsqu'aucune trace n'est inscrite sur la cible 4 (bruit thermique du préamplificateur vidéo 7, irrégularité en surface de la tache d'obscurité du tube de la caméra de télévision 6, absence d'homogénéité de l'un quelconque des composants de transmission, qu'on peut réduire par divers moyens: filtrage, compensation de la variation du courant d'obscurité de la cible 4 en fonction de la température, correction de courbure de la tache d'obscurité de cette cible, -). Le comparateur analogique 30 reçoit sur une première entrée le signal de sortie du préamplificateur vidéo 7 et sur une deuxième entrée ladite valeur de seuil de référence définie par le circuit de détection 20 Le signal de sortie du comparateur 30 est un signal lo- gique binaire constitué de créneaux d'amplitude déterminée constante qui correspondent aux intervalles de temps pendant lesquels la valeur de seuil de référence est atteinte ou dépassée, et nul en dehors de ces intervalles de temps. Il faut noter que le seuil rencontre le signal vidéofré- quence pendant un temps très variable qui est fonction de l'inclinai- son de la trace lumineuse (voir la figure 5 a) par rapport aux lignes du balayage effectué par la caméra 6 L'énergie du signal, déposée ponctuellement sur la cible, est donc également variable, et peut devenir trop faible le long d'une ligne de télévision, ce qui revient à dire que la vitesse instantanée maximale mémorisable du signal d'écriture (c'est-à-dire de la trace lumineuse) est atteinte à l'inté- rieur d'une des fenêtres de temps du système de lecture vidéo de la caméra Compte tenu d'une part soit de l'intensité maximale du faisceau d'écriture dans la mémoire analogique soit du réglage de l'intensité 13777 du faisceau d'écriture compatible avec l'obtention d'une trace hori- zontale pas trop épaisse et d'autre part de la sensibilité maximale de la caméra 6 (et du bruit de son préamplificateur vidéo 7 ainsi que des différentes sources de bruit), il apparaît donc que la valeur de seuil de référence ne peut plus être atteinte de façon permanente (comparer à ce sujet les figures 5 b et 5 c), ce qui entraîne des pertes de por- tions de la trace lumineuse mémorisée (la figure 6 met bien en évi- dence le mécanisme d'altération du signal vidéofréquence par le bruit et de disparition de portions de trace), les parties restantes consti- tuant une suite de segments distincts le long d'une ligne de télévi- sion verticale Le régénérateur de signal 40 entre alors en fonctionne- ment pour permettre la reconstitution des portions de trace manquantes inférieures à une durée prédéterminée, par exemple un soixante-qua- trième de la hauteur de l'écran d'affichage soit environ 500 nanose- condes (c'est-à-dire une durée au moins égale à plusieurs périodes de l'échantillonnage qui va être effectué par le circuit de conver- sion 50) Cette intervention conditionnelle n'existe plus pour des durées supérieures, pour ne pas détériorer le pouvoir séparateur entre deux traces indépendantes qui seraient éloignées de plus de un soi- -xante-quatrième de la hauteur d'écran La présence du régénérateur de signal 40 n'altère donc pas la longueur des "segments" constitués par les créneaux du signal de sortie du comparateur 30, si ces seg- ments sont séparés par plus de 500 nanosecondes Une possibilité de réglage est même prévue pour réduire dans une certaine mesure la longueur des segments isolés, en vue d'affiner les parties horizon- tales de la trace finale sur le moniteur 13. Le signal logique binaire en forme de créneaux, ainsi reconstitué, est envoyé vers le circuit de conversion 50 qui le trans- forme en un signal à résolution temporelle limitée constitué d'une suite discrète d'échantillons se succédant, dans l'exemple ici décrit, à une fréquence dite d'échantillonnage de 8 mégahertz définie par un circuit d'horloge situé dans le circuit séquenceur 14 A partir de ce signal constitué d'échantillons, le détecteur de changement 60 permet le repérage des positions des flancs de montée et de descente des créneaux, ce repérage étant évidemment effectué avec une précision limitée à une demi-période de la fréquence d'échantillonnage La sortie du détecteur 60 est constituée d'une série de signaux impul- sionnels repérant les débuts et les fins des segments constitués par les créneaux. C'est à ce stade du traitement qu'est véritablement effec- tuée la numérisation de la trace lumineuse présente en mémoire analogique En effet, au début du balayage de chaque ligne de télévision dans chacune des fenêtres de temps successives, un compteur 71 dit de numérisation de l'axe des amplitudes du support d'affichage est initialisé à zéro, puis change d'état régulièrement dans le cadre du format utile (ici 256 fois) Lorsqu'un évènement est détecté sur le courant de lecture vidéo, c'est-à-dire lorsque le signal vidéofré- quence correspondant à la trace lumineuse est rencontré au cours du balayage d'une ligne, la décision est prise de mettre en mémoire la valeur du compteur qui reflète le lieu d'apparition de l'événement au cours de cette ligne (voir la figure 3 o, à titre d'exemple, on a indiqué que le signal vidéofréquence était rencontré au cours du balayage de la ligne i pour la valeur 135 du compteur) Les valeurs quantifiées ainsi définies pour chaque ligne par le compteur 71 sont successivement introduites dans le registre tampon d'entrée 72 puis conditionnellement stockées dans la mémoire numérique 70, et repré- sentent donc les lieux d'apparition des signaux impulsionnels indica- teurs des débuts et fins de segments sur l'axe vertical des amplitudes du moniteur 13. L'image de type oscilloscopique qui doit être affichée sur le moniteur de télévision 13 peut être proposée à l'opérateur soit en mode vidéo direct (on verra plus loin dans quelles conditions), soit en mode vidéo mémorisé avec reconstitution à partir des informa- tions stockées dans la mémoire numérique 70 La suite de la chaîne de traitement M O comprend, pour cette reconstitution en mode vidéo mémo- risé, un circuit de restitution 80, qui reçoit en permanence par l'in- termédiaire d'un registre tampon de sortie 82, les valeurs lues dans la mémoire numérique 70 et restitue sur l'axe des temps des signaux indicateurs des instants caractéristiques de début ou de fin de segment (sans qu'il soit possible au niveau de ce circuit de discerner s'il s'agit d'un début ou d'une fin), et un circuit de reconstruction 90 des segments entre les positions des débuts et fins de segments qui se correspondent (la première position rencontrée étant un début); l'expression "en permanence" signifie que l'image observée sur l'écran du moniteur 13 est en permanence le reflet du contenu de la mémoire numérique 70 Le moniteur de télévision 13 permet alors l'affichage fi- nal de l'image, chaque segment reconstitué étant affiché sur la ligne correspondante du balayage (qui est verticale). Le circuit séquenceur 14, au rôle de synchronisation et de gestion, est destiné, plus précisément, à fournir en synchronisme une horloge pour le balayage de la mémoire analogique réalisé par le système de lecture vidéo 8 (dans le cas présent, à une fréquence de 8 mégahertz) et une horloge de conversion du signal logique binaire de sortie du régénérateur de signal 40, à commander les horloges de transfert et d'écriture dans la mémoire numérique 7 Q, et à assurer la gestion de l'ensemble des relations opérateur-oscilloscope Ces relations sont rendues possibles par la présence du pupitre de com- mande 15, à partir duquel l'opérateur peut formuler ses demandes, par exemple une demande de renouvellement d'image validant la fonction de balayage, cette demande de renouvellement amenant elle-même à choisir soit un balayage coup par coup, soit un balayage répétitif effectué à l'aide d'un oscillateur réglable, et le balayage pouvant, là encore, démarrer automatiquement ou bien à un instant particulier du signal à examiner. La qualité de l'image finale est liée à celle de l'acqui- sition des signaux-en mémoire numérique, elle-même dépendante de la fia- bilité de la décision de mémoriser les valeurs du compteur 71 et donc du rapport signal sur bruit avant cette décision On est donc amené à évaluer pour chaque ligne de télévision le profil énergétique du signal déposé sur la cible 4, et cela d'autant plus qu'en raison des phénomènes de retard à l'excitation et à l'extinction du phosphore et de la cible intégratrice, l'énergie n'arrive pas instantanément et qu'on ne sait pas dans quelle trame on observera le maximum d'énergie pour une ligne déterminée. Cette évaluation est réalisée à l'aide d'un facteur dit de confiance, que l'on va associer à chaque contenu successif de la mémoire numérique Ce facteur de confiance est déterminé à l'aide d'une première voie auxiliaire 100, dite voie de recherche de qualité d'ac- quisition, qui est incorporée à la chaîne de traitement 10 et qui est 13777 il représentée sur la figure 7 La voie 100 est composée d'un circuit 101 de détermination du fateur de qualité de la ligne immédiatement ac- quise dans le registre tampon d'entrée 72 et d'un comparateur 102 des facteurs de qualité d'une part de cette ligne immédiatement acquise et d'autre part de la ligne identique mémorisée au cours d'une quel- conque trame précédente dans la mémoire numérique 70 Dans le cas o le balayage d'écriture démarre (par exemple à la suite d'une demande de renouvellement d'image venant de l'opérateur), une initialisation, effectuée en mémoire pendant la durée d'une trame, efface l'image précédente et fixe le facteur de qualité à zéro pendant que l'énergie déjà détectable de l'écriture en cours est cumulée en mémoire. Le facteur de qualité est déterminé par proportionalité avec la valeur de l'angle de passage temporel du signal vidéofréquence (c'est-à-dire avec la durée pendant laquelle l'amplitude de ce signal est supérieure à la valeur de seuil de référence), puis stocké dans la mémoire numérique 70 en même temps que l'information principale associée qui correspond à la trace lumineuse fournie par la mémoire analogique Ce stockage n'est cependant effectué qu'une fois réalisée la comparaison des facteurs de qualité respectifs de ces informations principales associées successives, l'information principale qui va (avec le facteur de qualité correspondant) constituer le contenu de la mémoire numérique 70 étant celle à laquelle est associé le facteur de qualité le plus élevé à la suite de chaque comparaison La mémori- sation ainsi conditionnée par la valeur du facteur de qualité, élément de comparaison entre les lectures, assure de plus l'enregistre- ment de la trace lumineuse entière par accumulation en mémoire numéri- que des différents morceaux jointifs de la trace De la sorte, et ceci est très important dans un oscilloscope dont la vocation est d'être d'usage général, la qualité du résultat est indépendante du rapport entre les durées des balayages de l'oscilloscope et de la caméra, et est aussi indépendante de l'écart de phase, aléatoire, existant entre ces deux balayages. La qualité de l'image finale est donc liée, on vient de le préciser, à celle de l'acquisition des signaux en mémoire numérique, mais elle est liée aussi à celle du traitement après la restitution des informations stockées dans la mémoire numérique 70 Dans l'oscil- loscope ici décrit, il est prévu une deuxième voie auxiliaire 200, dite voie de recherche de confort de visualisation, également incor- porée à la chaîne 10 et représentée sur la figure 8 Cette voie 200 est composée d'un circuit numérique 201 destiné à évaluer à partir de chaque contenu successivement lu de la mémoire numérique 70 la lon- gueur cumulée des segments pour une ligne de télévision donnée du balayage, d'un convertisseur numérique-analogique 202, d'un circuit 203 d'adaptation du profil de modulation de la luminosité, et d'un circuit de modulation 204 effectuant la multiplication analogique du signal de sortie du circuit 90 de reconstruction des segments par le signal de sortie du circuit 203 Le signal de sortie du circuit de modulation 204 est envoyé vers le moniteur 13. On a vu précédemment que la valeur de seuil de référence fournie par le circuit 20 de détection du niveau du noir de la mémoire analogique au comparateur 30 pouvait par intermittence ne plus être atteinte, avec pour conséquence la perte de portions de la trace lumi- neuse mémorisée Bien que les courtes pertes de signal sur l'axe vertical soient compensées par le régénérateur 40, il arrive que cette valeur ne soit plus atteinte pour de longues durées ou même en perma- nence Le stockage dans la mémoire numérique 70 et l'ensemble des trai- tements effectués au long de la chaîne de traitement 10 deviennent donc impossibles, même si le signal de sortie du préamplificateur vidéo 7 est suffisant pour permettre encore l'affichage d'une image visible sur le moniteur 13 La chaîne 10 ne pouvant plus fonctionner, une troi- sième voie auxiliaire 300 dite voie de transfert direct, également incorporée à la chaîne de traitement 10, est prévue pour permettre le fonctionnement en mode vidéo direct évoqué plus haut Dans ce mode de fonctionnement, le signal de sortie du préamplificateur vidéo 7 est directement transféré vers le moniteur 13 Un commutateur 301 placé à l'entré du moniteur 13 permet, à la demande de l'opérateur, le passage en mode vidéo direct, ou le retour en mode vidéo mémorisé avec traite- ments dans la chaîne 10. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation décrit et représenté, à partir duquel des variantes peuventêtre proposées sans pour cela sortir du cadre de l'in- vention Un exemple d'une telle variante peut consister à effectuer des traitements complémentaires du traitement principal réalisé dans la chaîne 10, à l'aide d'un calculateur placé en parallèle sur la mémoire numérique 70 Ces éventuels traitements complémentaires peuvent être notamment l'affinage de la trace, l'exclusion de points manifestement aberrants, une régénération auxiliaire de la trace (par exemple par filtrage numérique de l'image opérant une suppression conditionnelle des pertes de signal de longue durée le long de l'axe vertical), la restitution de la continuité en fonction du temps de la trace finale sur l'écran du moniteur. On notera également que la nature de la caméra employée ne limite pas l'invention, et que notamment on peut utiliser une caméra de télévision soit à tube (comme dans l'exemple décrit), soit à état solide à entrée photonique classique, ou bien une caméra à entrée électronique (c'est-àdire pour laquelle l'image de charges résulte directement du travail du faisceau d'écriture). REVENDICATIONS: 1 Dispositif de mémorisation et de traitement, sous forme principalement numérique et en vue de l'affichage ultérieur d'une image de type oscilloscopique sur un support d'affichage o l'on a défini deux axes orthonormés avec une échelle des temps pour l'un et une échelle des amplitudes pour l'autre, de signaux analogiques quelconques matérialisés en aval de l'évènement électrique auquel ils correspondent par un signal d'écriture conservé sous la forme d'une image de charges électriques dans une mémoire analogique temporaire de surface telle qu'une cible intégratrice de lumiâre, les signaux électriques qui ré- sultent de la lecture de l'image de charges étant à leur tour conver- tis en signaux vidéofréquence par un préamplificateur vidéo auquel est éventuellement associé un circuit de correction des irrégularités du support de mémorisation analogique, le dispositif de mémorisation et de traitement ainsi défini étant caractérisé: (A) en ce que la mémoire analogique temporaire de surface est la cible ( 4) d'une caméra ( 6) et en ce que ladite conversion en signaux vidéofréquence est réalisée à l'aide du système de lecture vidéo ( 8) de cette caméra qui assure un balayage de la mémoire analo- gique par explorations successives parallèles audit axe des amplitudes du support d'affichage et fait ainsi correspondre les lignes de télé- vision de ce balayage à des fenêtres de temps; (B) et en ce que la chalne de traitement ( 10) prévue à la suite du préamplificateur vidéo ( 7) comprend les étages suivants: ( 1) un circuit ( 20) de détection du niveau moyen du noir correspondant à la partie utilisée de la mémoire analo- gique, recevant le signal de sortie du préamplificateur vidéo ( 7) et destiné à délivrer une valeur de seuil de référence par addition d'une tension constante à cette valeur détectée du niveau moyen du noir; ( 2) un comparateur analogique ( 30) recevant sur une première entrée le signal de sortie du préamplificateur vidéo ( 7) et sur une deuxième entrée ladite valeur de seuil de référence et des- tiné à délivrer un signal logique binaire constitué de créneaux qui correspondent aux intervalles de temps pendant lesquels cette valeur de seuil est au moins atteinte; ( 3) un régénérateur de signal ( 40), destiné à entrer en fonctionnement lorsque la vitesse instantanée maximale mémorisable du signal d'écriture est atteinte à l'intérieur d'une des fenêtres-de temps du système de lecture vidéo ( 8) de la caméra et que, l'énergie de ce signal d'écriture déposée ponctuellement devenant trop faible le long de la ligne de télévision située dans cette fenêtre et la valeur du seuil de référence ne pouvant plus être atteinte de fa- çon permanente compte tenu d'une part soit de l'intensité maximale du faisceau d'écriture dans la mémoire analogique soit du réglage de l'intensité du faisceau d'écriture compatible avec l'obtention d'une trace horizontale relativement mince et d'autre part de la sensibilité maximale de la caméra de lecture et des différentes sources de bruit dont le préamplificateur vidéo ( 7), sont par conséquent perdues des portions du signal écrit en mémoire analogique, ladite régénération de signal n'intervenant cependant que lorsque les portions de trace manquantes ont chacune une durée inférieure à une valeur prédéterminée; ( 4) un circuit ( 50) de conversion du signal lo- gique binaire de sortie de ce réfénérateur ( 40) en un signal à réso- lution temporelle limitée constitué d'une suite discrète d'échantil- lons de ce signal logique binaire en forme de créneaux, ladite valeur limite de la durée pour laquelle il y a restauration des portions de trace manquantes étant égale à au moins quelques périodes de la ca- dence d'échantillonnage ainsi définie; ( 5) un détecteur ( 60) de changement repérant les positions des flancs de montée et de descente du signal de sortie du circuit de conversion et destiné à délivrer des signaux impulsionnels indicateurs des débuts et des fins des segments constitués par les créneaux; ( 6) une mémoire numérique ( 70) de stockage des positions de ces débuts et fins de segments, chargée, sur autorisation, par l'intermédiaire d'un registre tampon d'entrée ( 72), avec des va- leurs quantifiées définies par un compteur ( 71) de numérisation de l'axe des amplitudes du support d'affichage et destinées à refléter au cours du balayage de chaque ligne de télévision le lieu d'apparition de ces signaux impulsionnels indicateurs des débuts et fins de seg- ments; ( 7) un circuit ( 80) de restitution sur l'axe des temps des positions des instants caractéristiques de début ou de fin de segment, recevant par l'intermédiaire d'un registre tampon de sor- tie ( 82) les valeurs lues dans la mémoire numérique; ( 8) un circuit ( 90) de reconstruction des segments entre les positions des débuts et fins de segments; ( 9) un moniteur de télévision ( 13) constituant le support final d'affichage de l'image de type oscilloscopique et des- tiné à permettre l'affichage permanent du contenu de la mémoire numé- rique ( 70), ce contenu stocké étant l'information qui correspond au signal d'écriture présent en mémoire analogique; ( 10) un circuit ( 14) dit séquenceur, destiné notam- ment à fournir en synchronisme une horloge pour le balayage de la mé- moire analogique réalisé par le système de lecture vidéo ( 8) de la caméra et une horloge de conversion du signal logique binaire de sor- tie du régénérateur de signal ( 40), à commander les horloges de trans- fert et d'écriture conditionnelle en mémoire numérique ( 70), et à assurer la gestion de l'ensemble des relations opérateur-circuit d'é- criture. ( 11) un pupitre de commande ( 15), accessible à l'opérateur. 2 Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend également une première voie auxiliaire ( 100), dite voie de recherche de qualité d'acquisition et composée d'une part d'un circuit ( 101) de détermination d'un facteur de qualité dont la valeur est liée à la durée pendant laquelle l'amplitude du signal vidéofré- quence est supérieure à la valeur de seuil de référence, ce facteur de qualité étant stocké conditionnellement dans la mémoire numérique ( 70) en-même temps que l'information principale associée qui corres- pond au signal d'écriture présent en mémoire analogique, et d'autre part d'un comparateur ( 102) des facteurs de qualité de la ligne juste acquise et de la ligne identique mémorisée au cours d'une quelconque trame précédente dans la mémoire numérique ( 70), l'information princi- pale qui constitue le contenu de la mémoire numérique étant celle à laquelle est associé le facteur de qualité le plus élevé après chaque comparaison, et la mémorisation ainsi conditionnée par la valeur du facteur de qualité assurant de plus l'enregistrement du signal d'é- criture entier par accumulation en mémoire numérique ( 70) des diffé- rents morceaux jointifs reconstituant ce signal indépendamment du rapport entre les durées du balayage oscilloscopique et du balayage de la caméra ( 6) et de l'écart de phase aléatoire entre ces deux ba- layages. 3 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 2, carac- térisé en ce qu'il comprend également une deuxième voie auxiliaire ( 200) dite voie de recherche de confort de visualisation, composée d'un circuit numérique ( 201) destiné à évaluer à partir de chaque contenu successivement lu de la mémoire numérique ( 70) la longueur cumulée des segments pour une ligne de télévision donnée du balayage de la caméra, d'un convertisseur numérique-analogique ( 202), d'un circuit ( 203) d'adaptation du profil de modulation de la luminosité, et d'un circuit ( 204) de modulation effectuant la multiplication ana- logique des signaux de sortie respectivement du circuit ( 90) de recons- truction des segments et du circuit ( 203) d'adaptation du profil de modulation de la luminosité, ce circuit de modulation délivrant les signaux destinés à être envoyés sur le support d'affichage de l'image de type oscilloscopique. 4 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, carac- térisé en ce qu'il comprend également une troisième voie auxiliaire commutable ( 300) destinée à permettre le transfert direct du signal de sortie du préamplificateur vidéo ( 7) vers le support final d'affichage de l'image de type oscilloscopique, cette troisième voie n'intervenant que lorsque la valeur de seuil de référence n'est plus atteinte suffi- samment longtemps et que le stockage en mémoire numérique ( 70) n'est plus possible bien que le signal de sortie du préamplificateur vidéo ( 7) permette encore l'affichage d'une image visible sur ledit support. 5 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, carac- térisé en ce qu'un calculateur est placé en parallèle sur la mémoire numérique ( 70) pour la réalisation d'éventuels traitements complémen- taires tels que: affinage de trace, exclusion de points aberrants, régénération auxiliaire de trace par filtrage numérique de l'image, restitution de continuité temporelle de la trace, etc 6 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, carac- térisé en ce qu'il est destiné à la mémorisation et au traitement de signaux analogiques quelconques matérialisés en aval de 1 ' évènement électrique auquel ils correspondent par une trace lumineuse appelée signal d'écriture et conservée sous la forme d'une image de charges électriques dans la mémoire analogique temporaire de surface. 7 Oscilloscope caractérisé en ce qu'il comprend un dis- positif de mémorisation et de traitement de signaux analogiques selon l'une des revendications 1 à 6.