DISPOSITIF DE SUPPORT D'UNE PLANCHE DE TREMPLIN, NOTAMMENT POUR PLONGEOIR L'invention concerne un dispositif de support d'une planche de tremplin, notamment pour plongeoir, permettant de régler la période d'oscillation de celle-ci. On sait que les tremplins de plongeoir sont articulés à leur partie arrière sur un bâti et soutenus en partie médiane par un axe de rebond. Pour permettre de modifier à volonté la période d'oscillation du tremplin, cet axe de rebond est prévu de position réglable le long de la planche, sur une distance d'environ 500mm. A cet effet, deux rails longitudinaux sont disposés en position fixe sous le tremplin et sont associés chacun à un système mécanique apte à engendrer le déplacement de l'axe de rebond le long desdits rails. Les systèmes existant actuellement peuvent être classés en deux catégories. Les uns sont de structure simple et peu onéreux, mais présentent un fonctionnement déficient, car ces systèmes sont inaptes à éviter les coincements provenant de la faible longueur de guidage des pièces qui reposent sur les rails, par rapport à l'entr'axe entre lesdits rails. D'autres systèmes, tel par exemple que celui décrit dans le brevet U.S. 3.072.401, présentent un fonctionnement satisfaisant mais ont une structure très complexe avec plusieurs organes de rattrapage des jeux (rattrapage transversal dans un sens et dans l'autre, rattrapage vertical vers le haut et vers le bas). Ces systèmes sont en pratique très onéreux. La présente invention se propose de pallier les inconvénients des systèmes classiques et de fournir un dispositif de support de planche de tremplin, permettant d'en régler la période d'oscillation et présentant, à la fois, un fonctionnement sûr et sans défaut, et une structure extremement simple, qui permette d'en abaisser considérablement le prix de revient par rapport aux systèmes classiques de performances analogues. Pour clarifier la terminnlogie, on qualifiera dans la suite par le terme "longitudinal " la direction parallèle à l'axe de la planche de tremplin et par le terme "transversal" la direction perpendiculaire, s-'étendant dans le sens de la largeur dudit tremplin. Le dispositif de support visé par l'invention est du type comprenant un axe de rebond transversal doté de structures d'adhérence, sur lequel vient en appui la panche de tremplin, des moyens de manoeuvre dudit axe, notamment un volant assujetti à une extrémité de celui-ci, en vue de permettre de faire tourner cet axe sur lui-même, deux rails longitudinaux fixes, disposés de part et d'autre et au-dessous de l'axe de rebond et un système de liaison interposé entre les rails et l'axe de rebond pour supporter ce dernier ; selon la présente invention, le dispositif est caractérisé en ce que les rails longitudinaux présentent une section transversale adaptée pour former une surface de guidage dépourvue d'angle, se refermant sur elle-même sur un angle supérieur à 1800, le système de liaison interposé entre les rails et l'axe de rebond est constitué par deux patins en matériau autolubrifiant, chaque patin étant associé à un rail et comportant, d'une part, en partie basse, une surface de glissement d'axe longitudinal et de section conjuguée à celle de la surface de guidage du rail en vue d'épousercelle-ci sur un angle supérieur à 1800, d'autre part, en partie haute, une lumière-palier d'axe transversal et de section adaptée pour maintenir l'axe de rebond, lequel est logé dans ladite lumière-palier. Selon un mode de réalisation préférentiel, chaque rail comporte un boudin cylindrique définissant une surface de guidage convexe de section circulaire, cependant que chaque patin comprend en partie basse une lumière longitudinale de section circulaire définissant une surface de glissement concave cylindrique, de diamètre égal, au jeu près, à celui de la surface de guidage. La structure du dispositif est extrêmement simple puisqu'on élimine tout organe de rattrapage de jeu et que la liaison entre chaque rail et l'axe de rebond se réduit à une seule pièce, d'usinage tout à fait classique ; les jeux à prévoir entre rails de guidage et surfaces de glissement, ainsi qu'entre axe de rebond et lumières-paliers sont les jeux courants pratiqués en mécanique, compris en particulier entre 2 et 5 dizièmes de millimètres. Comme on le comprendra mieux plus loin, la structure du dispositif de l'invention se combine avec la nature du matériau des patins pour donner un fonctionnement parfaitement satisfaisant, sans risque de coincement. Les patins peuvent etre réalisés en tout matériau auto-lu-brifiant connu et, en particulier en polyamide graphite. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit, en référence aux dessins annexés, lesquels en présentent des exemples de réalisation ; sur ces dessins qui font partie intégrante de la description - la figure 1 est une vue schématique en perspective montrant dans son ensemble, un tremplin de plongeoir, équipé du dispositif conforme à l'invention, - la figure 2 est une coupe du dispositif par un plan transversal AA, - la figure 3 est une vue de détail, à échelle plus grande, d'une partie de la figure 2, - la figure 4 est une vue de détail, en coupe, par un plan longitudinal BB passant par l'axe d'un rail, - la figure 5 est une vue de détail en perspective, permettant de mieux comprendre la structure du système de liaison entre chaque rail et l'axe de rebond, - enfin, la figure 6 est une vue schématique en coupe transversale montrant un autre mode de réalisation de ce système de liaison. Le tremplin de plongeoir représenté à titre d'exemple à la figure 1 comprend une planche 1 articulée à sa partie arrière sur un axe fixe 2. Dans sa partie médiane, le tremplin est équipé d'un dispositif 3 conforme à l'invention, formant un appui transversal de position réglable pour la planche 1. A cet effet, ce dispositif 3 comprend un axe de rebond transversal 4 (Fig 2, 3, 4 et 5) sur lequel vient en appui ladite planche 1, notamment par l'entremise d'étroites semelles caoutchoutés 5 dont elle est pourvue. Cet axe de rebond est en l'exemple de forme tubulaire creuse, réalisé en alliage léger d'aluminium. I1 comprend un tronçon central 4a de diamètre D (par exemple de l'ordre de 75 mm) s'étendant jusqu'à deux tronçons latéraux 4b et 4c de diamètre plus faible d (par exemple de l'ordre de 67 mm). Le tronçon central est doté sur sa surface extérieure de structures d'adhérence, telles que petites crénelures ou moletage, aptes à réduire les risques de glissement de la planche 1 équipée des semelles caoutchoutées 5. De chaque côté des tronçons latéraux 4b et 4c, des bagues 6 et 7 de diamètre externe D sont fixées au moyen de goupilles sur l'axe de rebond 4, de façon à délimiter deux tourillons de diamètre d. En outre, sur un côtéJun volant de manoeuvre 8 est assujetti par tout moyen classique en bout de l'axe de rebond 4 afin de permettre de faire tourner celui-ci sur lui-même. L'axe de rebond 4 est porté par deux patins 9 et 10, fabriqués en un matériau autolubrifiant à base de polyamide graphité. En l'exemple, comme le montrent les figures, chaque patin 9 ou 10 présente une section longitudinale circulaire (Fig. 4) et une section transversal rectangulaire (Fig 2 et 3). De plus, chaque patin comprend, en partie haute, une lumière-palier P d'axe transversal et de section circulaire de diamètre égal (au jeu près) à celui des tourillons de l'axe de rebond 4. Le jeu peut être de l'ordre de 3 à 4 dizièmes de mm. Au-dessus de la lumière-palier P, au niveau de la génératrice supérieure du patin, ce dernier présente une épaisseur réduite (e) de sorte que la partie supérieure du patin reste en retrait par rapport à la surface externe de l'axe de rebond 4 et ne puisse venir au contact de la planche de tremplin 1. Par ailleurs, chaque patin 9 ou 10-com- porte à sa partie basse une lumière longitudinale G de section circulaire qui définit une surface de glissement concave de forme cylindrique ; cette -lumière G s'ouvre à sa partie inférieure par une fente et s'étend en l'exemple sur 300 à 310 environ. Chaque patin 9 ou 10 repose sur un rail 11 ou 12, en alliage léger d'aluminium comprenant un boudin cylindrique lla creux qui définit une surface de guidage convexe de section cylindrique. Le diamètre externe de ce boudin est égal, au jeu près, à celui de la surface de glissement du patin (jeu de l'ordre de 3 à 4 dizièmes de mm);chaquepatinest ainsi engagé sur le rail correspondant et guidé par celui-ci sur un angle de 300 à 310 selon toutes les directions d'un plan transversal. Le boudin cylindrique lla de chaque rail est porté au niveau de ses génératrices inférieures par une membrure verticale llb qui traverse la fente inférieure du patin correspondant ; cette membrure llb est elle-même solidaire d'un talon llc pour la fixation du rail sur un bâti fixe 13. Les deux rails 11 ou 12 sont disposés parallèlement l'un à l'autre et présentent une longueur de l'or- dre de 650 mm, de façon à autoriser une course de 500 mm. Ainsi. dans le système conforme à l'in /transversal/ vention, la liaison entre l'axe de rebone/et chaque rail longitudinal se réduit à une seule pièce, à savoir un patin 9 ou 10, qui peut être usinée de façon classique avec des tolérances courantes, à un prix très modéré. Les essais ont démontré que la combinaison du système de guidage entre rails et patins et du système de paliers entre patins et axe de rebond, associée à la nature du matériau formant les patins, assurait un fonctionnement parfaitement satisfaisant, sans risque de coincement, même après de longs temps d'usage en atmosphère humide. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux termes de la description précédente mais en comprend toutes les variantes. On a par exemple représente en coupe de détail à la figure 6 une variante possible, dans laquelle le rail 14 présente un boudin de forme oblongue (s'étendant dans le sens transversal) ; ce boudin est constitué par deux portions latérales semi-circulaires telles que 14a et par des portions de liaison rectilignes telles que 14b. La lumière correspondante du patin 15 présente une forme conjuguée pour former une surface de glissement épousant au jeu près la forme du boudin sur 300 à 310 environ. I1 est également possible de prévoir des rails pourvus de surfaces de guidage concaves se refermant sur elles-même sur plus de 1800 (de préférence sur au moins 270 ) et des patins pourvus de surfaces de glissement convexes conjuguées logées dans lesdites surfaces de guidage pour être guidées par celles-ci sur plus de 1800 REVENDICATIONS 1/ - Dispositif de support d'une planche de tremplin, permettant de régler la période d'oscillation de celle-ci et comprenant un axe de rebond transversal (4) doté de structures d'adhérence sur lequel vient en appui la planche de tremplin (1), des moyens de manoeuvre dudit axe (8) permettant de le faire tourner sur lui-même, deux rails longitudinaux fixes (11,12) disposés de part et d'autre et au-dessous de l'axe de rebond (4) et un système de liaison interposé entre les rails et l'axe de rebond pour supporter ce dernier, ledit dispositif de support étant caractérisé en ce que les rails longitudinaux (11, 12) présentent une section transversale adaptée pour former une surface de guidage dépourvue d'angle, se refermant sur elle-même sur un angle supérieur à 1800, le système-de liaison interposé entre les rails (11, 12) et l'axe de rebond (4) est constitué par deux patins (9, 10) en matériau autolubrifiant, chaque patin (9 ou 10) étant associé à une rail (11 ou 12) et comportant, d'une part, en partie basse, une surface de glissement (G) d'axe longitudinal et de section conjuguée à celle de la surface de guidage du rail en vue d'épouser celle-ci sur un angle supérieur à 1800, d'autre part, en partie haute, une lumière-palier (P) d'axe transversal et de section adaptée pour maintenir l'axe de rebond (4) lequel est logé dans ladite lumiere-palier (P). 2/ - Dispositif de support selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque rail (11 ou 12) comporte un boudin cylindrique (lla) définissant une surface de guidage convexe de section circulaire, chaque patin (9 ou 10) comprenant en partie basse une lumière longitudinale (G) de section circulaire définissant une surface de glissement concave cylindrique de diamètre égal au jeu près à celui de la surface de guidage. 3/ - Dispositif de support selon la-revendication 2, caractérisé en ce que chaque rail (11 ou 12) est constitué par un boudin cylindrique (lla) porté au niveau de sa génératrice inférieure par une membrure verticale (llb), elle-même solidaire d'un talon (llc) pour la fixation du rail, la lumière (G) définissant la surface de glissement de chaque patin (9 ou 10) étant. ouverte à sa partie basse pour le passage de la membrure verticale (llb) du rail. 4/ - Dispositif de support selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que la lumièrepalier (P) de chaque patin (9 ou 10) est pratiquée en'partie haute de celui-ci de sorte que l'épaisseur (e) du patin au niveau de sa génératrice supérieure soit réduite, l'axe de rebond (4) présentant, au niveau des lumières-paliers (P), des tronçons latéraux (4b, 4c) de diamètre plus faibletdlégal, au jeu près, au diamètre des lumières-paliers (P). 5/ - Dispositif de support selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'axe de rebond (4) çom- prend un tronçon central (4a) de diamètre D s'étendant jusqu' aux deux tronçons latéraux (4b, 4c) de diamètre d, des bagues latérales (6, 7) de diamètre externe D étant fixées sur ledit axe de rebond (4) de chaque côté de ces deux tronçons en vue de délimiter des tourillons engagés dans les lumières-paliers (p) des patins. 6/ - Dispositif de support selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que chaque patin (9 ou 10) présente une section longitudinale circulaire et une section transversale rectdngulaire. 7/ - Dispositif de support selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que chaque patin (9 ou 10) est réalisé en un matériau autolubrifiant à base de polyamide graphité.