La présente invention concerne un nouveau voilier, du type planche à voile, c'est-à-dire un voilier sportif dans lequel l'équi- libre, les manoeuvres ct les changements de directions, sont obtenus par la combinaison de l'action du vent dans la voilure et la position du sportif debout sur le voilier etcs, sans utilisation d'un dispositif de direction tel que safran, gouvernail. Dans la suite de la description, on utilisera l'expression "planche à voile" pour désigner le voilier selon l'invention. - La planche à voile est, de nos jours bien connue et attire de nombreux sportifs désireux de pratiquer un sport aquatique à l'aide d'un engin peu coûteux, léger, facilement transportable et stockable. Le type de planche à voile commercialisé de nos jours, comporte essentiellement, d'une part, une coque rigide, de faible épaisseur, relativement étroite par rapport à sa longueur, sur laquelle sont fixés une dérive amovible dans sa-partie centrale et un aileron de direction situé sous la coque à sa partie arrière et, d'autre part, un gréement constitué par un mât articulé à sa base dans toutes les directions dans l'espace, au-dessus de la coque, au moyen d'une fixation de type Cardan et sur lequel est montée une voile dont le maintien est assuré par une bôme, fixée sensiblement perpendiculairement sur le mât et constituée de deux éléments reliant le mât à I'extrémité de la voile et disposés de chaque côté de cette dernière. Dans la suite de la description, un tel type de gréement sera désigné par l'expression "gréement pivotant". Une telle planche à voile est assez délicate à utiliser, du fait que l'équilibre et les maroeuvres doivent être assurés par la combinaison de la position du portif sur la planche et de celle de la voile que le sportif manoeuvre en se tenant à la bôme qu-1il incline en fonction des déplacements qu'il désire. Par suite, l'emploi d'une telle planche à voile fait appel à une technique complètement differente de celle utilisée sur les voiliers classiques puisque, contrairement à ceux-ci, le mât est mobile et la voile fixe par rapport à celui-ci et qu'elle ne comporte pas de moyens tels que safran, gouvernail, permettant de la diriger. Toutes ces contraintes font que, d'une part, l'initiation à ce sport est très délicate, et ce, même''pour une personne ayant pratiqué la voile classique, et que, d'autre part, par vent fort, un tel engin est difficile à manoeuvrer meme pour des pers on nes entraînées. De plus, il faut reconnaître que la pratique de ce sport est très fatigante. Ces faits expliquent, que, malgré l'intérêt toujours croissant porté à ce sport, le développement et par suite, la vente des planches à voile permettant de le pratiquer est limité, les amateurs étant rebutés par l'apprentissage et l'instabilité de cet engin dès que la brise est un peu forte. Par suite, les planches à voile ne sont, en réalité, utilisées que par des sportifs entraînées, l'amateur courant étant rebuté par les difficultés et ne persévrant, en général, pas, Or, on a trouvé., et c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, un nouveau type de planche à voile qui, tout en présentant les mêmes avantages que les dispositifs antérieurs, permet d'en surmonter les inconvénients, par le fait qu'il peut être transformé aisément en un engin présentant une stabilité beaucoup plus grande, plus facile à manoeuvrer et demandant moins d'effort et qui, par suite, facilite l'initiation à ce sport, sa pratique de manière moins sportive, par exemple par des personnes peu entraînées (femmes, enfants, personnes relativement agées ...) ainsi que sa pratique par gros temps pour les personnes entraînées. est La planche à voile, selon l'invention, du type comportant - une coque rigide, unie et antidérapante à sa partie sup8- rieure, -supportant un gréement pivotant et une dérive centrale amovible ct elle se caractérise par le fait que, la coque est constituée de deux parties amovibles, d'écartement réglable, étanches, symétriques par rapport à l'axe longitudinal reliées entre elles à l'aide d'eléments de maintien. Dans la suite de la description, on désignera par l'expression "demi-coque" chacun des deux éléments formant la coque. Selon l'invention, les demi-coques, sont obtenues par tout procédé de fabrication classique, servant : à la fabrication d'embarcation, par exemple par moulage, thermoformage... Cette technique étant bien connue ne sera pas détaillée plus en détail dans la suite de la - description. Dans une forme de réalisation, chaque demi-coque comporte sa partie arrière un aileron de direction, et les-élements de maintien amovibles reliant les demi-coques entre elles sont constitués par des traverses qui pénètrent à l'intérieur des demi-coques, et débouchent sur les parois la-érales, les extrémités des traverses étant noyées dans l'épaisseur de la coque et bloquées sur celleci. Selon l'invention, les éléments transversaux de maintien sont amovibles, ce qui permet - soit, d'obtenir une planche à voile classique avec une coque compacte, en bloquant les deux demi-coques l'une contre l'autre, - soit, d'écarter les demi-coques l'une de l'autre et de fixer entre elles, une plateforme intermédiaire, maintenue à la fois, et entre les demi-cogueu les éléments de maintien transversaux, une telle disposition permettant d'obtenir une coque de structure C8*TAM2RAN beaucoup plus stablc que la coque compacte Une telle structure de coque de type CATAMARAN, en plus de la stabilité bien connue apportée izar ce type de coque, présente dans la réalisation planche à voile selon l'invention, un avantage sup plémentaire qui est de donner une plus grande surface d'évolution à l'utilisateur, du fait de la plateforme centrale, ce qui limite les risques de chutes, l'utilisateur pouvant rétablir son équilibre beaucoup plus facilement lors de ses déplacements. Par suite, l'initiation et-.la pratique de ce spart de manière p. sportive en est grandement facilitée. Dans la structure CATAMARAN selon l'invention, il est possible d'avoir des éléments transversaux de maintien de longueur variable, ce qui permet de modifier, si on le désire, l'écartement entre les deux coques. I1 est évident, que dans la structure CATASERAN, la plateforme intermédiaire comporte un puits de dérive et des moyens de fixation du mat pivotant. La surface supérieure de la plateforme interrlédraire, peut soit former un plan pratiquement continu avec le dessus des deux demi-coques, soit, au contraire, être positionnée en-dessous du niveau supérieur des demi-coques. Cette plateforme intermédiaire, s général est ccmprise entre le tiers et la moitié des demi-coques. I1 est évident, qu'éventuellement on pourrait prévoir une plateforme ayant la longueur totale des demi-coques, sans sortir du cadre de l'invention. AvantageLsement-, les faces en regard des deux demi-coques comportent également des éléments qui facilitent leur positionnement l'une par rapport à l'autre ainsi que la rigidité de l'ensemble, lorsque les demi-coques sont accollées. Ces moyens de positionnement peuvent, par exemple, être constitués, d'une part, par des teutons, parties en relief, sur l'une des demi-coques qui viennent s'emboîter dans des éléments complémentaires pratiqués dans l'autre demi-coque. Comme déjà dit, dans une forme de réalisation préférentielle del'invention, les doux demi-coques sont reliées entre elles par des traverses qui pénètrent à l'intérieur des demi-coques, et débouchent sur les parois latérales sans dépasser à la surface de ces dernières. Dans un mode de réalisation, les traverses sont de préférence situées sensiblement à mi-hauteur de l'épaisseur des demi- coques, ont avantageusement une forme sensiblement rectangulaire et comportent à leurs extrémités des éléments de fixation sur les côtés extérieurs ds demi-coques. Con31lc déjà dit, les éléments de fixation seront noyés, de pré férence dans l'épaisseur de la coque, pour éviter les risques d'accidents et également avoir une surface externe en contact avec l'eau sensiblement lisse. Ces éléments de fixation et de blocage des demi-coques sont avantageusement constitués, pour chaque traverse : - d'une part, par une boutée fixe, solidaire d'une extrémité de la traverse, de section supérieure à la section de la traverse et qui vient s'encastrer dans un évider,lent pratiqué dans la paroi externe de la coque, - d'autre part, par une butée démontable, fixée à l'autre ex trémité, par exemple au moyen de vis, qui est étalement noyée dans @@évidement pratiqué dans la coque lorsque la traverse est en place En général, les traverses ont une section transversale sensiblement rectangulaire et peuvent coulisser dans des évidements correspondants pratiqués dans les demi-óqucs. pur permettre la réalisation dlgtructure CATAMARAN selon l'invention, les deux demi-coques comportent, de préférence, sur leur surface en regard, des rainures dans lesquelles peut s'emboîter la plateforme, soit sur toute son épaisseur, soit au moyen d'une, partie en reliéf pratiquée sur ses champs. Les traverses, doivent également comporter des moyens de fixation de la plateforme, ces moyens étant également avantageusement constitués par une r-inure, dans laquelle la plateforme s 'emboîte. Enfin, les demi-coques sont avantageusement obtenues par thermoformage, et peuvent être, à base de toute matièrc couramment utilisée dans la fabrication d'embarcation, par exemple en résine A.B.S., résine polyester, polyethylène... De préférence, les demi-coques ainsi réalisées sont remplies d"une matière expansée, qui améliore la flottabilité. L'invention sera cependant mieux comprise grâce à l'exemple de réalisation donné ci-après et illustré par les schémas annexés dans lesquels - les figures 1-2-3 montrent une planche à voile selon l'invention, respectivement en vue de dessus, de côté et en bout, les deux demi-coques étant bloquées l'une contre l'autre. - les figures 4 et 5 montrent une planche à voile selon l'in Invention avec les demi-coques formant une structure CATAMARAN en vue de dessus et en bout, la vue de côté n'étant pas représentée, étant donné qu'elle est identique à celle représentée en figure 2. - les figures 6 et 7, montrent schématiquement un mode de réalisation de structure CATAMARAN selon l'invention, et la manière dont la plate forme peut être fixée entre les deux demi-coques et les traverses de liaison; - la figure 8 illustre une forme de traverse utilisable pour la réalisation de la planche à voile selon l'invention. I1 est bien entendu, que ces figures ont pour but d'illustrer le plus clairement possible l'invention, et que par suite, les proportions ne sont pas véritablement respectées. Ainsi qu'on peut le voir sur ces figures, la nouvelle planche à voile selon l'invention, se compose de deux demi-coques I et 2 reliées entre elles par des moyens ?de fixation qui, dans le cas présent, sont constituées par deux traverses 3-4 qui peuvent coulisser à l'intcrieur d'C"dei-onts 5-6 pratiqués dans les demi-coques. Avantageusement, les traverses 3-4 sont de forme sensible mcnt rectangulaire et comporte 2 leurs extrémités, des éléments de blocage 7-8-9-IO sur la coque.Ces éléments de blocage sont, de préférence, constitués, d'une part, par un butée fixe 7 ou 8 solidaire d'une extrémité de la traverse 3 ou 4, butée qui vient se noyêp dans un évidement pratiqué dans la coque, pour éviter d'avoir une partie en relief nuisible sur la coque et, d'autre part, par une butée démontable 9 ou IO fixée à l'autre extrémité, par exemple au moyen de vis ou tout autre système équiNialent, butée qui est également noyée dans la coque. Lorsque la planche à voile selon l'invention, est utilisée de manière classique, la longueur des traverses 3-4 est sensiblement égale à la largeur des deux demi-coques accolées. Dans ce cas, il est avantageux de prévoir sur les faces cn rcgard des deux demi-coques, des Céments dc positionnement tels que, par exemple, des tétons ou autrcs parties en relief II-I2 sur l'une des demi-coques, tétons qui viennent s'emboîter dans dos évidements I3-I4 correspondants pratiqués dans l'autre demi-coque. La planche à voile selon l'invention, comporte également un puits de dérive I5 ct une emplanture I6, pour un gréement pivotant. Chaque demi-coque I ou 2 comporte, à l'arrière, sensiblement dans sa partie médiane, un aileron dc direction fixe I7-I8. Comme déjà dit, une planche à Voile ayant une structure conforme à l'invention est facilement transformable en un engin de type CATAMARAN, ainsi que cela est représenté aux figures4 et 5; un exemple de montage d'une telle structure étant illustré schématiquement par les figures 6-7-8. Dans cette forme de réalisation, les deux demi-coques I et 2 19 de la planche à voile sont séparées par une plateforme qui est en- castrée d'une part, entre les traverses I03 et I04, d'autre part, entre les deux coques I et 2. Avantageusement, le blocage de la plateforme I9 est obtenu grâce à des languettes genre tenons 20-2I-22-23, pratiquées sur la périphérie de la plateformt 19, languettes qui vicnnent s'emboîter dans des évidements 24-25-26-27, genre mortaises, pratiquées d'une part, dans les entretoises I03 et I04 et, d'autre part, dans les faces en regard 28-29, les deux demi-coqucs I et 2; la fixation de l'ensemble étant, dans ce cas, obtenùniquement par le blocage des éléments de serrage E09-IIO fixés à l'une des extrémités de chaque traverse I03-I04. Ces éléments de blocage sont, par exemple, ainsi que cela est montré schématiquement à la figure 6, constitués d'une part, par une butée fixe solidaire d'une extrémité de la traverse, butée qui vient se noyer dans un évidement pratiqué dans la coque, et d'autre part, par une butée démontable fixée à l'autre extrémité, par exemple au moyen de vis, butée qui vient également s'encastrer dans un évidement pratiqué dans la coque. I1 est évident, que dans une telle réalisation, la plateforme I9 comporte un puits de dérive II5 et une emplanture II6 pour le mât pivotant. Le montage d'une telle coque, conforme à l'invention, est fa cile à effectuer et peut se schématiser de la manière suivante Lorsque l'on désire avoir une planche à voile classique, on juxtapose les deux demi-coques I et 2, le centrage et le position nemént étant facilités par la présence des tétons II-I2 et des évidements I3-14 qui se trouvent sur Ges faces en regard 28-29 des deux demi-coques. Le blocage des deux demi-coques I ct 2 l'une contre l'autre est obtenu par l'intermédiaire des traverses 3-4 que l'on place dans les évidements 5-6 pratiqués dans les coques et qui sont immobilisées grâce au serrage des butées démontables 9-IO. Un tel ensemble est parfaitement rigide, léger, et permet d'utiliser la planche à voile de manière classique. De plus, du fait de la structure de la coque en deux parties, il est plus facile à transporter, à manipuler et à stocker. Enfin, la présence des traverses améliore la rigidité et la solidité de l'ensemble et ce, sans nuire aux qualités nautiques. Lors de l'initiation, de la pratique par gros temps, ou tout simplement lorsqu'on désire utiliser la planche de manière moins lortive, ltensemble peut autre transformé rapidement en coque à structure CATAMARAN, beaucoup plus stable, les différents étapes de la transformation étant illustrées sehematiquement par les figures 6 et 7. Pour cffectuer cette transformation, on peut,*par-exemply, tout d'abord mettre en place les traverses dans l'une des demi-co sucs, par > -emple la demi-coque I, puis on emboîte la plateforme I9 dans les rainures pratiquées d'une part dans les traverses et, a' autre part, sur la face interne de la demi-coque, et enfin, on met en place la deuxièmc demi-coque, le serrage étant obtenu par blocage des éléments de maintien démontables. Un tel ensemble est parfaitement rigide,etfavorise l'utilisation de la planche à voile, du fait de sa grande stabilité par rapport à la structure monocoque. Commc précédemment, commc l'ensemble est démontable, il est également facile à stocker, et à transporter. I1 est évident, que l'invention n est pas limitée-mode de réalisation décrit ci-dessus, mais quelle couvre également toutes les variantes réalisées dans le même esprit, ainsi que les moyens équivalents qui permettent d'obtenir, à partir d'une planche à voile forme de deux demi-coques rcliées entre elles, une planche à voile de structure CATAMARAN. R E V E N D I C A T I O N S 1/ Planche à voile du type comportant, une coque rigide,unie et antidérapante à sa partie supérieure, supportant un greement pi--- votant~etune dérive centrale amovible, caractérisée par le fait que la coque est constituée de deux parties amovibles I-2, d'écartement règlable, étanches, symétriques par rapport à l'axe longitidunal de l'ensemble, reliées entre elles par des éléments de maintien. 2/ Planche à voile selon la revendication 1, caractériséc par le fait que chaque partie amovible formant demi-coque comporte, à l'arrière, sensiblement dans sa partie médiane, un aileron de direction fixe I7-18. 3/ Planche à voile selon l'une des rcvendications 1 et 2 carac térisée par le fait que les élélllonts de maintien des deux demi-co qucs 1-2 sont constitués yar des traverses 3-4 qui pénètrent à l'in térieur des demi-coqucs et débouchent sur les parois latérales sans dépasser de la surface de ces dernières, les dites traverses comportant à leurs extrémités des éléments de blocage 7-8-9-10.sur la dite coque. 4/ Planche à voile selon la revendication 3 caractérisée par le fat que les éléments dc blocage fixés sur chaque traverse sont constitués - d'une part, par une butée fixe 7 ou 8, solidaire d'une extré- mité de la traverse 3 ou 4, butée qui s'encastre dans un évidement pratiqué sur la paroi externe de la coque. - d'autre part, pUr une butée démontable 9 ou IO, susceptible d'entre fixée à l'antre extrémité de la traverse et qui, en position serrée, est également noyée dans un évideanent pratiqué dans la coque 5/ Planche à voile selon l'une des revendications 1 à 4 caractrissée par le fait que la longueur des traverses est telle que les deux demi-coques sont maintenues plaquées l'une contre l'autre 6/ Planche à voile selon l'une des revendications 1 à 4 carac térisée par le fait que la longueur des traverses permet d'écarter les deux demi-coques l'une de l'autre, la rigidité de l'ensemble étant obtenue au moyen d'une plateforme I9 fixée sur les demi-coques 1 et 2 et sur les traverses 103-104, plateforme comportant un puits dc dérive et une emplanture pour un mât pivotant. 7/ Planche à voile sâlon la revendication 6, caractérisée par le fait que la plateforme I9 s'emboîte dans des rainures 24-26 pratiquées dans les demi-coques et dans des rainures 25-27, pratiquées dans les traverses. 8/ Planche à vsile selon la revendication 7, caractérisée par le fait que la plateforme I9 s'emboîte dans des rainures pratiquées dans les demi-coques et les traverses, au moyen d'une partie en relief genre tenons, correspondant aux rainures, la dite partie en relief ayant une épaisseur inférieure à l'épaisseur totale de la plateforme. 9/ Planche à voile selon l'une des revendications 1 a 8 caractérisée par le fait quelle est réalisée dans une matière thermoformable, les demi-coques étant remplies de matière mousse cellulaire