t Procédé et dispositif pour traiter un minerai ou un concentré de terres rares. La présente invention concerne de façon générale une techni- que de dissociation couramment Utilisée dans l'affinage des minerais de terres rares De façon plus particulière, elle concerne un procédé et un dispositif pour le traitement de minerais ou concentrés de terres rares, par exemple la mona- zite et/ou la bastn 9 site, pour les dissocier en un composé de terre rare, par exemple R(OH)3, duquel on peut aisément récupérer l'élément terre rare désiré R, tel que lanthane, cerium, praséodyme, néodyme, samarium ou gadolinium, ou un mélange de ces éléments ou "mischmetall" (appelé ci-après de façon générale substance de terre rare). On sait extraire des substances de terres rares d'une varié- té de minerais, tels que monazite, bastnâsite, gadôlinite et xénotime qui contiennent des concentrés de terres rares sous la forme respective de (Th, R)PO 4, RFCO 3, (Be, Fe)R 2 Si 2010 et RPO 4 Lors de l'affinage, il est donc nécessaire de traiter chacun de ces minerais ou concentres de terres rares pour séparer ou libérer le composé de terre rare des autres composants Le stade de séparation ou de dissociation a jusqu'ici été réalisé de façon purement chimique Ainsi, la monazite, la bastnâsite ou le xénotime ont été traités par de l'acide sulfurique, du sulfate de sodium, de l'hydro- xyde de sodium, du chlorure d'hydrogène et du chlorure d'ammonium pour obtenir le composé de terre rare-sous la forme de R(OH)3 ou R 203, séparé du sulfate de thorium, de 1 'hydrogénophosphate, du sulfate de sodium, du dioxyde de carbone, du fluorure de silicium, du fluorure d'hydrogène, du phosphate de sodium, de l'hydroxyde de sodium, de l'hydro- xyde de thorium, des ions thorium et des radicaux sulfate et/ou phosphate. Non seulement ces procédés de dissociation antérieurs exi- gent une concentration élevée du réactif: H 2504, Na SO 4, HC 1, NH 3 Cl, ce qui augmente les colts, mais ils exigent également une température de réaction relativement élevée comprise entre 200 et 2501 C, ou autour de 1500 C, à maintenir pendant plusieurs heures En outre, il se dégage inévitable- ment de grandes quantités de gaz toxiques tels que 502 et HF et des brouillards alcalins toxiques, nécessitant une ins- tallation de traitement de gaz importante et coûteuse On doit donc noter que les procédés de dissociation antérieurs ne donnent pas satisfaction, non seulement des points de vue économies d'énergie et de matières de base, mais également du point de vue de l'économie de l'installation et des coûts des éléments de terres rares ainsi produits. Un autre problème rencontré jusqu'ici dans le domaine du traitement des terres rares est qu'un procédé de dissocia- tion existant (par exemple le procédé de dissociation alca- lin) applicable à un minerai de terres rares particulier (par exemple monazite) ne s'applique généralement pas à un autre minerai (par exemple bastn Ssite) Ainsi, lorsque deux types différents de minerais de terres rares existent dans le même minerai, comme par exemple celui de la mine de Baiyun en Chine, qui contient 40 % de monazite et 60 % de bastnâsite, les techniques antérieures ont un rendement extrêmement faible ou même ne peuvent être mises en oeuvre. C'est en conséquence un but de l'invention de fournir un nouveau procédé perfectionné pour dissocier les minerais ou concentrés de terres rares, par exemple monazite et/ou bastnâsite, en composés de terres rares, ce procédé compor- tant des stades d'opérations relativement simples, ayant un bon rendement en ce qui concerne les économies d'énergie et de ressources, dont le fonctionnement soit moins coûteux, qui puisse produire les substances de terres rares désirées à un coût réduit, qui puisse s'appliquer même à des concen- trés mixtes de minerais de terres rares (par exemple monazite plus bastnâsite) et qui, en pratique-j soit généralement indé- pendant de la nature de la source de terres rares. C'est également un but de l'invention de fournir un procédé de dissociation des minerais et/ou concentrés de terres rares, qui permette d'obtenir une plus grande quantité de composés de terres rares appropriés, tels qu'un hydroxyde de terres rares, (R(OH) 3), un sulfate de terres rares (R( 504)3), ou un chlorure de terres rares e R C 13) et qui soit capable de réduire la présence de gaz et de fluides toxiques de façon à éliminer les installations anti-pollution coû- teuses et de grandes dimensions. C'est aussi un but de l'invention de fournir un nouveau dispositif amélioré pour dissocier des minerais ou concen- trés de terres rares en le composant de terres rares recher- chées, lequel dispositif soit relativement simple, de fonc- tionnement économique, facilement adaptable pour traiter toute une variété de minerais-de terres rares et pouvant éliminer les problèmes de pollution de l'environnement. Le procédé selon l'invention est un procédé physico-chimique, dans lequel, de façon générale, on mélange un minerai ou un concentré de terres rares avec une solution aqueuse d'un électrolyte pour former une boue du mélange, et on chauffe par induction cette boue pour faciliter la réduction du minerai ou du concentré par l'électrolyte. De façon spécifique, cette boue peut être chauffée en faisant passer au travers un champ électri'jue haute fréquence, dont la fréquence est comprise entre 50 Hz et 100 l Ez, créé par induction électrique En variante, la boue peut être chauf- fée en orientant vers elle un faisceau de mr icri o-ondes d'une fréquence comprise entre 300 M Hz et 300 G Hz pour chauffer la boue par induction. Le minerai ou le concentré peuvent contenir un composé de terres rares sous la forme d'un oxyde d'au moins un élément de terre rare. Le minerai ou le concentré de terres rares peuvent être au moins un minerai choisi dans le groupe comportant la monazite, la bastn Msite, la gadolinite, et le xénotime Par exemple, un & 15 mélange de monazite et de bastnâsite peut être efficacement traité selon le présent procédé, en dépit de l'opinion anté- rieure qu'un tel minerai de terres rares mélangé ne peut être que difficilement traité ou avec une chute de rende- ment considérable. L'électrolyte peut être l'une au moins des substances choisies dans le groupe comportant les composés suivants: acétate de potassium, ammoniaque, chlorure d'ammonium, chlorure de sodium, acide sulfurique, carbonate de sodium, hydroxyde de sodium et hydroxyde de potassium On a constaté qu'un composé alcalin,tel que l'hydroxyde de sodium, conve- nait particulièrement dans le cas de la présente invention. Le minerai ou concentré de terres rares pulvérisé doit, de préférence, avoir une granulométrie comprise entre 37 et 150 vm ( 100-400 mesh) Comme d'habitude, la pulvérisa- tion est effectuée avant le mélangeage avec l'électrolyte, bien que le minerai ou le concentré puissent également être pulvérisés après avoir été mélangés à l'électrolyte. L'invention concerne également un dispositif pour traiter un minerai ou un concentré de terres rares, qui comporte O 250893 i une cuve de traitement, des moyens supports dans la cuve de traitement pour retenir une masse de boue formée en mélangeant le minerai ou le concentré de terres rares avec une solution aqueuse d'électrolyte, et des moyens pour chauf- fer par induction la masse afin de faciliter la réduction du minerai de terres rares par l'électrolyte. De façon spécifique, les moyens de chauffage peuvent compor- ter des moyens d'enroulement disposés pour entourer la masse et une source de courant pour faire passer un courant élec- trique haute fréquence, d'une fréquence comprise entre 50 Hz et 100 k Hz, à travers les moyens d'enroulement pour chauffer la masse par induction En variante, les moyens de chauffage peuvent comporter un magnétron pour exposer la masse à un faisceau de micro-ondes d'une fréquence comprise entre 300 M Hz et 300 G Ez pour chauffer la masse par induction. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description détaillée, donnée ci-après à titre d'exemple seulement, de plusieurs réalisations préférées, en liaison avec le dessin joint, sur lequel: la figure 1 est une vue schématique représentant une premià- re réalisation de la présente invention; et la figure 2 est une vue schématique illustrant une deuxième réalisation de la présente invention. On se reporte maintenant à la figure 1, sur laquelle un dis- positif selon l'invention comporte une cuve de traitement 1, a constituée, au roinssur ses surfaces internes, par un maté- riau anti-acide et/ou anti-alcalin La cuve 1 est également rigide et est réalisée de façon que son volume intérieur soit hermétique Une masse de matière 2 à traiter est intro- duite dans ce volume par une ouverture d'entrée la L'ouver- ture dtentrée la est équipée d'une porte 3, qui est fermée pour le fonctionnement du dispositif Dans la cuve 1, la 250893 i matière 2 à traiter, qui est un mélange de minerai ou de concentré de terres rares préalablement pulvérisé en parti- cules dont la granulométrie est comprise, par exemple, entre 37 et 75 V m, avec un électrolyte liquide et qui se présen- te sous la forme d'une pate ou boue visqueuse suffisamment mélangée ou pétrie, est introduite dans la cuve 1 et dis- posée dans un bac 4 monté sur une table 5 à l'intérieur. On voit également-dans la cuve 1 un enroulement 6 disposé pour entourer la matière 2 et excité par une source de cou- rant haute fréquence 7 pour chauffer par induction la matière 2 et créer des décharges électriques (microdécharges ou étin- celles) entre les particules de cette matière Des moyens de refroidissement non représentés sont prévus pour l'enroule- ment 6 La source de courant 7 est équipée d'une unité de commande 8 pour régler la valeur du courant de sortie passant de la source 7 à travers l'enroulement 6 ou l'énergie de chauffage appliquée à la matière 2 et le temps de fourniture du courant ou de l'énergie de chauffage Ainsi, le courant de sortie de la source de courant 7 peut être pulsatoire et la durée d'impulsion et l'intervalle entre impulsions, ainsi que leur grandeur, peuvent être réglés par l'unité de commande 8 Les gaz et les brouillards produits lors du chauffage par induction et du traitement de la matière 2 peuvent être évacués hors de la cuve 1 par un conduit 9 et des moyens d'évacuation 10, qui peuvent comporter une pompe à vide, et une unité de traitement des gaz Une vanne 11 est prévue dans le conduit 9 En outre, une alimentation en gaz 12 est prévue pour la fourniture d'un gaz approprié dans la cuve de traitement 1 par l'intermédiaire d'un conduit 13 afin de déclencher les réactions de traitement dans la cuve 1, de diluer les gaz et brouillards produits pour combattre les risques d'incendie et de pollution, de faciliter le traitement de ces gaz et brouillards dans l'unité 10 et/ou de maintenir le volume dans la cuve 1 dans des conditions de pression et de température appropriées Une vanne 14 est prévue dans le conduit 13. La poudre de minerai ou de concentré de terres rares cons- tituant la matière 2 est une masse de minerai de terres rares préalablement pulvérisé et ensuite soumise à une concentration par gravite pour éliminer les impuretés telles que le sable de silice et en outre à une concentra- tion magnétique ou électromagnétique pour retirer le mineras de fer de façon que le minerai ait une teneur en terres rares d'au moins 60 % en poids ou en volume Ces prétraitements de concentrations sont ici avantageux afin d'utiliser avec un bon rendement l'énergie électrique consommée lors du chauffage par induction et du traitement par décharges dans la cuve 1 On doit toutefois noter que le procédé de cette invention peut s'appliquer à un minerai de terres rares ayant une teneur en terres tares, disons par exemple, infé-. rieure à 50 X en poids ou en volume Ainsi, on peut se dis- penser de la concentration par gravité et de la concentra- tion magnétique ou électromagnétique si le coût de ces trai- tements de concentration est supérieur au coût de l'excès de puissance électrique nécessaire du fait de la plus grande concentration d'impuretésidans la mise en oeuvre du présent procédé. Bien qu'un concentré de terres rares soit par lui-même extrê- mement résistant ou diélectrique, en le mélangeant avec un électrolyte liquide, on obtient un corps de résistivité mo- dérée, par exemple de l'ordre de l'ohm-centimètre, et ce corps peut être effectivement chauffé par induction et peut effectivement développer des décharges électriques parmi les particules Lorsque le corps mélangé 2 est chauffé à plus de 1000 C, ou environ, l'eau s'évapore et se gazéifie, donnant naissance à des bulles gazeuses au milieu des inter- stices entre particules Ces bulles tendant à se dilater vers l'extérieur, le courant parasite créé à travers la matière 2 par le passage du courant haute fréquence à tra- vers l'enroulement 6 tend à cesser Il en résulte un déve- loppement localisé et dispersif de microdécharges ou de décharges d'étincelles (sous la forme de points de lumière bleue blanche et rouge) parmi les particules dans la masse 2 Les particules du concentré de terres rares sont ainsi exposées à des colonnes de décharges adjacentes localisées et, à la température élevée à l'endroit de la décharge et en présence de l'électrolyte de réaction, ces particules se décomposent et sont réduites L'électrolyte étant par exemple de la soude caustique (Na OH), il en résulte la pro- duction d'un hydroxyde de terres rares (R(OH)3) La présence d'eau fait que, sauf fourniture d'une énergie extrêmement élevée ou d'une énergie de-chauffage à gradient extraordinai- rement élevé, le mélange 2 n'atteint pas une température supérieure à 2000 C On peut supposer qu'une portion au moins des particules du concentré de terres rares se trouve à une température de l'ordre de 1000 C juste appropriée à la disso- ciation par un acide ou un alcali Lorsque ces particules viennent en contact avec une colonne d&étincelles ou de microdécharges, on voit se déclencher les réactions recherchées. Dans une autre réalisation de l'invention représentée sur la figure 2, le chauffage par induction du minerai de terres ra- res 2 est obtenu par des micro-ondes émises par un tube de micro-ondes, par exemple un magnétron 15 Le tube de micro- ondes 15 est alimenté par une source de courant 16 avec une unité de commande 17 La source de courant 16 est réglée par l'unité de commande 17 pour émettre du tube 15 un faisceau de micúo-ondes d'une fréquence comprise entre 300 M Hz et 300 G Hz On utilise également l'unité de commande 17 pour faire varier de façon réglable l'énergie des micro-ondes ainsi que leur durée et l'intervalle entre les ondes Dans la disposition de la figure 2, on utilise les mêmes repères pour désigner les mêmes parties que sur la figure 1 (ou les parties fonctionne 13 ement identiques) et la matière 2 est représentée par trois ou quatre masses au lieu de constituer la masse unique de la figure 1 En outre, le bac 4 est monté sur une plaque tournante 18, elle-même montée à rotation sur la base 5 et il est prévu un ventilateur 19 pour régu- lariser la distribution des micro-ondes émises par le tube sur les masses 2 dans le bac 4. Le tube-de micro-ondes 15 utilise les principes du chauffage par induction électromagnétique ou du chauffage diélectrique et fonctionne couramment pour émettre les ondes haute fré- quence dans la plage comprise entre 1 et 3 G Ez Lorsque chacune des masses 2 est exposée à un faisceau de micro- ondes, elle est inductivement chauffée du fait de la perte diélectrique créée à travers elle En même temps, des char- ges tendent à s'accumuler sur les surfaces des particules du concentré de terres rares et il en résulte des étincelles ou des microdécharges locales à travers les interstices en- tre particules dans chaque masse 2 Lorsque la masse 2 est inductivement chauffée par chauffage diélectrique à une tem- pérature supérieure ou égale à 1000 C et est maintenue à cette température, il en résulte une vaporisation de l'eau contenue dans la masse et un dégagement des gaz emprisonnés dans celle-ci La vaporisation et le dégagement de gaz donne lieu à un éclatement d'étincelles ou de microdécharges disper- sées à travers la masse 2 eomme dans la réalisation peécé- dente Le chauffage par induction et l'accumulation de char- ges électriques s'effectuent avec un bon rendement du fait que le concentré de terres rares a une constante diélectrique élevée Les étincelles ou microdécharges sont totalement pro- duites dans la masse 2 et, sans élever tellement sa tempéra- ture, facilitent la dissociation et la réduction du concentré avec une énergie thermique élevée localisée créée par les décharges et en présence de l'électrolyte de réaction. Dans les deux réalisations des figures 1 et 2, la masse 2 elle-même n'a pas une température tellement élevée si on la considère dans son ensemble Il en résulte que la quantité de brouillard et de gaz dégagée, toxiques et difficiles à traiter, est réduite De ce fait, on peut choisir des condi- tiens de réaction beaucoup moins sévères en ce qui concerne le traitement de-ces gaz et de ces brouillards et utiliser une installation de traitement moins importante et beaucoup plus simple que dans les procédés classiques. En fonction du type d'électrolyte utilisé, on peut égale- ment fournir une quantité d'énergie plus élevée et de ce fait chauffer la masse 2 à une température plus élevée, de à 3001 C, voire plus, éventuellement, jusqu'à 10000 C, de façon à obtenir une vitesse de réaction plus élevée. Ainsi, en utilisant un électrolyte alcalin tel que la soude caustique, qui peut réduire dans de grandes proportions les gaz toxiques tels que S Ox, on peut utiliser une fourniture d'énergie plus importante pour accroltre la vitesse des réactions. Exemple t L'électrolyte liquide est une solution aqueuse contenant % en poids d'hydroxyde de sodium (Na OH) et on mélange chacun des divers concentrés de terres rares décrits ci- après avec cet électrolyte liquide, selon un rapport en volume de 12 Le concentré se présente sous la forme de par- ticules ayant une granulométrie de 50 pm Le mélange est soumis à un chauffage par induction tel que décrit précé- demment, et on observe de minuscules décharges électriques de couleur bleue ou bleu-vert dans tout le mélange On a constaté que: 1) lorsque le concentré de terres rares est de la monazite ou du xénotime (RP 04), on obtient un hydroxyde de terre rare, (R(OH)3) et du phosphate de sodium (Na 2 PO 4); on ne constate pas de dégagement de gaz toxiques. 2) lorsque le concentré de terres rares est de la bastnâsite, on obtient un hydroxyde de terre rare (R(OH)3), du fluorure de sodium (Na F) et du carbonate de sodium (Na 2 C 03) On n'ob- serve aucun dégagement de gaz toxiques. 3) lorsque le concentré de terres rares est un mélange de monazite ( 4 parties) et bastnâsite ( 6 parties), on obtient un hydroxyde de tertes rares (R(OH)3), du phosphate de so- dium (Na 2 P 04), du fluo:ure de sodium (Na F) et du carbonate de sodium (Na 2 CO 3) On n'observe aucun dégagement de gaz toxiques. Dans chacun des cas considérés ci-dessus, le rendement atteint 90 à 95 %, voire plus Ainsi, on mesure à l'origine la teneur des éléments de terres rares dans chaque concen- tré Apres chauffage par induction, le dépôt d'hydroxyde de terres rares est recueilli pour être filtré et lavé à l'eau à 100 C L'hydroxyde de terres rares lavé est alors traité par une solution d'acide chlorhydrique à 5 % à 100 C pendant 40 minutes pour obtenir une solution Apres ajus- tement de la valeur du p H à 5,8 à 6,0, la solution est libé- rée du dépôt contenant l'hydroxyde de thorium, des composés d'yttrium et d'une petite quantité de substances de 'erres rares, et est condensée par ébullition Ensuite, en séchant le concentré, on obtient le chlorure de terres rares (RC 13) et on le mesure, le rendement en substance de terres rares étant 92 à 93 % En variante, la solution ci-dessus peut être neutralisée par de l'hydroxyde de sodium pour obtenir un dépôt contenant l'hydroxyde de terres rares Ce procédé procure également un rendement de 92 à 93 % de substance de terres rares. Exemple II L'électrolyte liquide est une solution aqueuse de chlorure d'ammonium (NH 4 Cl), qu'on mélange, avec un concentré mixte de terres rares contenant de la monazite ( 4 parties) et de la bastnisite ( 6 parties) On a trouvé qu'en chauffant par induction ce mélange et en soumettant ces particules à de minuscules décharges électriques, on obtient des hydro- xydes de terres rares (R(OH)3) et des chlorures de terres rares (RC 13) et en outre des gaz toxiques tels que fluor (F 2), fluorure d'hydrogène (HF), chlore (Cl 2) et fluorure d'ammonium NH 4 F) avec d'autres gaz toxiques en petites quan- tités, entre autres NH 4 HF 2, PC 13 et POC 1 En même temps, il est également produit de l'acide phosphorique. Exemple III L'électrolyte liquide est une solution aqueuse de chlorure de sodium qu'on mélange avec un mélange de monazite et de bastn 5 site On a constaté qu'en chauffant par induction ce mélange et en soumettant ces particules à de minuscules décharges électriques, on obtient R(OH)3 et RC 13 avec de petites quantités de gaz toxiques, entre autres Na F, C 12, P C 13 et POC 1 Simultanément, il est également produit du phosphate de sodium Na 3 PO 4 Exemple IV L'électrolyte liquide est de l'acide sulfurique (H 2504) ou une solution aqueuse d'acide qu'on mélange avec un mélange de monazite et de bastnâsite On a constaté qu'en chauffant par induction ce mélange et en soumettant ces particules à de minuscules décharges électriques, on obtient des sulfates de terres rares (R 2 ( 504)3), de l'acide phosphorique (H 3 P 04) et des gaz toxiques, notamment F 2, HF et S Ox. Exemple V L'électrolyte liquide est une solution aqueuse de carbonate de sodium (Na CO 3) qu'on mélange avec un mélange de monazite et de bastn$site On a constaté qup 'en chauffant par induc- tion ce mélange et en soumettant les particules à de minus- cules décharges électriques, on obtient des hydroxydes de terres rares (R(OH)3) et du phosphate de sodium (Na 3 PO 4). On n'observe aucun dégagement de gaz toxiques. Exemple VI L'électrolyte liquide est une solution aqueuse d'hydroxyde de potassium (KOH) et on le mélange avec un mélange monazite et de bastn Ssite On a constaté qu'en chauffant par induc- tion ce-mélange et en soumettant les particules à des déchar- ges électriques, on obtient des hydroxydes de terres rares (R( 01)3), du phosphate de potassium (K 3 P 04), du fluorure de potassium (KF) et du carbonate de potassium (K 2 C 03) On n'observe aucun dégagement de gaz toxiques. Exemple VII Un concentré de minerai de terres rares, constitué par % de monazite et 70 % de bastnâsite, contient 60 % en volume de complexes de terres rares, calculé en termes d oxydes de terres rares (R 203) Le concentré est broyé en particules de façon que 99 % d'entre elles aient une dimension de 75 lim. En proportion en poids, on mélange 2 parties de particules avec une partie de soude caustique et 0,4 partie d'eau de façon qu'une molécule du concentré de terres rares soit pré- sente pour 3 molécules de soude caustique dans le mélange et en suspension dans la solution. Le mélange sous forme de boue, pesant 60 g est formé en disques individuels ayant chacun un diamètre de 30 mm et une épaisseur de 6 à 8 mm Ces masses discoldales sont chargées dans un four de chauffage par induction à haute fréquence, comme on le voit généralement sur la figure 1, et y sont chauffées par un courant de chauffage par induction haute fréquence, ayant une fréquence de 40 klîz, passant à travers un enroulement 6 pendant une période de 10 minutes à un taux de chauffage de 6,4 Kcal/minute Le dépôt est lavé 5 fois avec de l'eau à 1000 C ou à la température ambiante, il est ensuite séché et on obtient 36-,5 g d'hydroxyde de tertes rares. Ce dernier est dissous dans une solution aqueuse de 300 ml en volume contenant 35 à 40 % en poids de chlorure d'hydrogène et est chauffé à une température de 1050 C pendant 10 minutes. Après avoir répété 3 fois cette solubilisation acide, le dépôt obtenu est déshydraté pour obtenir 0,8 g de chlorure de terre rare. Exemple VIII Une masse de 83 g du mélange sous forme de boue, comme dans l'exemple VII, est chauffée par induction en étant exposée à un faisceau de micro-ondes d'une fréquence de 2 450 M Hz en provenance d'un magnétron à un taux de chauffage de 6,4 Kcal/ minute pendant 15 minutes Ensuite, comme dans l'exemple VII, la masse traitée est lavée 5 fois, soumise à filtration et ensuite séchée; on obtient 57,5 g d'hydroxyde de terre rare. Quand ce dernier est dissous, pendant 10 minutes, avec une solution aqueuse de 400 ml contenant 36 % en poids de chlo- rure d'hydrogène chauffé à 1051 C, on obtient un résidu de 1,8 g constitué par un chlorure de terre rare. L'analyse aux rayonx X des dépÈts d'hydroxyde de terres rares obtenus dans les exemples VII et VIII montre qu'ils ne contiennent pratiquement pas de trace d'oxydes de terres rares, indiquant que les oxydes ont été pratiquement complè- tement réduits en l'hydroxyde. Revendications 1 Procédé pour traiter un minerai ou un concentré pulvérisé de terres rares, caractérisé en ce-que a) on mélange le minerai ou le concentré de terres rares avec une solution aqueuse d'un électrolyte pour former une masse boueuse du mélange; et b) on chauffe par induction cette masse pour faciliter la réduction du minerai ou du concentré par l'électrolytes 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la masse est chauffée en y faisant passer un champ électri- que haute fréquence, de fréquence comprise entre 50 Hz et 1-Ok Hz, créé par induction électrique. 3 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que cette masse est chauffée en l'exposant d un faisceau de micro-ondes d'une fréquence comprise entre 300 M 4 z et 300 GHZ. 4 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai ou le concentré contient un composé de terres rares sous la forme d'un oxyde d'au moins un élément de terre rare. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai ou concentré de terres rares est au moins un minerai choisi dans le groupe comportant la monazite, la bastnâsite, la gadolinite et le xénotime. 6 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai ou concentré de terres rares est un mélange de monazite et de bastnâsite. 7 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'électrolyte est au moins une substance choisie dans le groupe comportant les produits suivants: acétate de potas- sium, ammoniaque, chlorure d'ammonium, chlorure de sodium, acide sulfurique, carbonate de sodium, hydroxyde de sodium et hydroxyde de potassium. 8 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en oe que l'électrolyte contient au moins un composé alcalin. 9 Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le composé alcalin est de l'hydroxyde de sodium. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai ou concentré de terres rares pulvérisé a une gra- nulométrie comprise entre 37 et 150 Vi m. 11 Dispositif pour traiter un minerai ou un concentré de terres rares, caractérisé en ce qu'il comporte: une cuve de traitement ( 1), des moyens de support ( 4, 5) disposés dans la cuve pour y retenir une masse boueuse ( 2) formée par le minerai ou le concentré mélangé à une solution aqueuse d'un électrolyte, et des moyens pour chauffer par induction cette masse pour faciliter la réduction du minerai ou du concentré de terres rares par l'électrolyte. 12 Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens de chauffage comportent un enroulement ( 6) disposé pour entourer la masse et une source de courant ( 7) pour faire passer un courant électrique haute fréquence, d'une fréquence comprise entre 50 Hz et 100 k Hz à travers l'enroulement pour chauffer par induction la masse. 13 Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens de chauffage comportent un tube de micro-ondes ( 15) pour exposer la masse à un faisceau de micro-ondes d'une fréquence comprise entre 300 M Hz et 300 G Hz pour chauffer la masse par induction.