La présente invention concerne un procédé de préparation de complexes à activités biologiques et les produits obtenus par ce procédé, en particulier les produits à activités biologiques spécifiques. Il a été trouvé que des schizomycetes sont susceptibles, dans des conditions de milieu (notamment en présence de produits tissulaires animaux), d'élaborer des produits à activites biologiques définies et connues. C'est ainsi qu'il est connu que des schizomycètes (hôtes normaux du corps humain et non agressifs) sont susceptibles dans les dites conditions d'élaborer des produits pouvant être utilisés en thérapeutique et présentant des propriétés en relation avec la nature du produit tissulaire mis en oeuvre. La présente invention a pour objet un procédé de préparation de complexes à activités biologiques ayant des effets stimulateurs cellulaires accusés et définis sur des organes humains ou animaux ou encore végétaux correspondant aux organes animaux ou végétaux mis en oeuvre dans les processus d'élaboration des dits complexes. Ces derniers contribuent, par ailleurs, à la mise en auto-défense de l'organisme (notamment dans la lutte contre les affections microbiennes ou virales) ainsi qu'à une stimulation générale de ses fonctions. I1 a encore été trouvé, et c'est un des objets de la présente invention, qu'une bactérie (désignée dans la présente description par l'abréviation EL) de forme très courte, isolée à partir de l'eau d'une rivière, comme la Seille (affluent de la Saône), est susceptible, après deux mutations successives et par culture industrielle, de permettre la préparation de complexes à activités biologiques multiples et spécifiques. La dite bactérie EL sera décrite et caracrrisée ciaprès, de même que le sera la souche mutée ELL5 résultant du pT.=O- cédé de l'invention. (Dans ces deux dénominations, la lettre E vient de "enzyme", la lettre L vient de "lyse" et la lettre : de e "mutation".) Seront encore exposées les caractéristiques des complexes biologiques élaborés. Ces derniers produits sont des "complexes" desquels il n'est pas indiqué de séparer un ou des composants actifs; les propriétés intéressantes des dits produits résultant de l'association de leurs divers constituants, par synergisme. S'agissant de produits qui ne sont pas constitués par des espèces chimiques définies ni par un mélange, ni par des combinaisons de substances connues, les complexes biologiques conformes à l'invention ne peuvent être définis que par leur procédé de fabrication, certaines de leurs propriétés biochimiques et leur effet stimulateur. Le procédé objet de la présente invention est caractérisé en ce que l'on isole une bactérie provenant de l'eau d'une rivière, en ce que l'on soumet cette bactérie à une première mutation sur un milieu liquide, puis à une deuxième mutation sur milieu solide, en ce que l'on cultive industriellement la bactérie soit de première, soit de deuxième mutation dans un milieu azoté contenant du citrate de fer ammoniacal et au moins un phosphate, une partie de l'azote de ce milieu de culture industrielle provenant au surplus d'un tissu animal ou végétal déterminé.Voici comment ce procédé peut être réalisé L'eau de rivière ayant été recueillie, de préférence en dehors de la saison chaude, il est procédé, par ensemencement avec cette eau, à une culture d'isolement sur milieu solide à base, de préférence, d'albumines du sang ou de tissu animal, tel que, à titre de simples exemples indicatifs : la gélose au sang frais de cheval, la gélose additionnée de lysats de tissus d'origine animale. Les milieux sont ensemencés, soit en tubes, soit en boites de Petri. L'incubation à l'étuve est realisee à la température de 14 à 180C et sa durée est de deux à trois jours. On isole alors facilement, après quelques repiquages, la bactérie EL extrêmement courte, presque de forme cocci, Gram négatif. Examinée à l'état frais, elle est immobile. Elle se présente très rarement en chaines très courtes, mais le plus souvent en germes indépendants à orientations quelconques. Les tests d'identification de la bactérie d'origine EL (en même temps que ceux de la souche mutée ELM) seront indiqués plus loin dans un tableau qui permettra de mieux se rendre compte des différences morphologiques et de réactions entre la souche mutée et la souche d'origine. Lorsque l'incubation de la bactérie (souche pure isolée) EL a été réalisée à la température d'environ 180C pendant une durée de 3 à 5 jours, on procède à la culture ae première mutation. Dans le but d'obtenir une souche mutée ELV5 susceptible de donner, en culture industrielle, un haut rendement en produits actifs et facteurs biologiques, ae nombreux examens d'activité aes souches mutées issues d'expérimentations successives ont été effectués. I1 en résulte que le processus des deux mutations successives, selon la présente invention, doit être conduit comme suit On procède d'abord à la préparation du premier milieu de mutation. Ce milieu doit être carencé en azote total mais relativement enrichi en acides aminés soufrés, condition essentielle et indispensable pour obtenir, selon la présente invention, les souches s'avérant les plus actives dans le milieu de culture inaustrielle qui sera décrit plus loin. Une isotonicité relative du milieu est obtenue par l'addition de chlorure de sodium. L'exemple qui suit donne, sans toutefois limiter l'invention, une composition du milieu de mutation. Peptone 2 g Méthionine 0,5 à 1 g Cystine 0,5 à 1 g NaCl 5 g Eau 1000 ml La peptone employée peut être de la peptone pancréatique, trypsique ou papainique de viande ou de caséine, de préférence à une peptone pepsique. La peptone, en tant que source d'azote, dans le procédé de culture de première mutation selon la présente invention, peut être remplacée par toute autre matière azotée appropriée, d'origine animale ou végétale, l'essentiel étant que le milieu soit relativement enrichi en acides aminés soufrés. La méthionine et la cystine peuvent être partiellement ou totalement remplacées (à poids à peu près égal) par d'autres acides aminés soufrés : glutathion, cystéine, homocystéine. Le milieu de culture, tel qu'il vient d'être décrit, étant réalisé par la mise en dissolution de ses divers composants dans l'eau est, préférablement, filtré; le pH est contrôlé et, éventuellement, ajusté à pH = 6,8. Le dit milieu est ensuite stérilisé à 120 C pendant au moins 10 minutes. Après refroidissement du milieu, on ensemence celui-ci avec un inoculum prélevé sur la souche d'origine EL, pure, cultivée sur milieu solide et albumineux d'origine animale et après 3 à 5 jours d'incubation, comme il a été précisé plus haut dans la technique d'isolement et de culture de la bactérie EL. La culture de mutation est menée en tout récipient approprié : tubes, erlenmeyers, ballons. Elle se développe rapidement. La première mutation est obtenue après incubation pendant 9 à 12 jours à une température de 17 à 180C. Au bout de ces 9 à 12 jours, le bouillon de culture obtenu est utilisé pour la deuxième mutation. Cette deuxième mutation est obtenue sur milieu solide. I1 est en même temps procédé à l'entretien des souches selon le processus suivant : chaque semaine il est procédé au repiquage pour entretien de la souche de première mutation sur milieux pro téiques solides à base d'albumines d'origine animale, par exemple gélose au sang frais de cheval. La souche de première mutation peut être entretenue indéfiniment dans ces conditions par culture à une température de 180C (+ 20) environ. Dès le premier repiquage de cette souche, parallèlement, il est procédé à un ensemencement sur gélose au sang humain. Le métabolisme de la bactérie se trouve notablement accru et, au surplus, au bout de quelques générations, la bactérie acquiert la propriété de cultiver à la température de 25 à 350C avec un développement beaucoup plus rapide et considérable. On entretient alors la souche provenant de cette deuxième mutation par repiquage sur gélose au sang humain et en culture à environ 180C (+ 20). La température d'incubation de 25 à 350C est donc réser vée uniquement aux cultures industrielles. Les cultures de première mutation ainsi que celles de deuxième mutation peuvent être conservées en glacière pendant un temps plus ou moins long, voire des années, ce qui permet d'assurer la pérennité des souches, d'autant plus facilement que le passage à nouveau et successivement sur les deux milieux de mutation, ainsi que précité ci-dessus, régénère et rajeunit les souches si cela est nécessaire. I1 est ensuite procédé à la culture industrielle selon la présente invention. Cette culture industrielle est conduite sur un milieu riche en azote dont la composition en sels minéraux a été étudiée plus particulièrement en vue de l'obtention d'un produit qui sera dénommé VELS (Vecteur - Enzymatique - Lytique - Stimulateur). La dite culture industrielle est menée sur le milieu suivant, donné à titre d'exemple indicatif et non limitatif peptone 15 à 20 g Na C1 3 6 g citrate de fer ammoniacal à 1 % 4 ml phosphate monopotassique à 1 % 1 ml phosphate disodique à 1 % 4 ml eau 1000 ml Sans sortir du carre de la présente invention, on peut modifier les teneurs en sels minéraux (autres que C1) dans la limite de 25 % en plus ou en moins de celles ci-dessus indiquées. Cette composition du milieu en sels minéraux est l'élément essentiel ae la formule du milieu de culture industrielle, parce qu'elle est à l'origine de biosynthèses dont découlent les propriétés biologiques du milieu tout au cours de son évolution. La peptone employée peut être de la peptone pancréati- que, trypsique ou papainique ae viande ou de caséine, de préférence à une peptone pepsique. La peptone, en tant que source d'azote, dans le proc > ue ae culture industrielle selon la présente invention, peut etre remplacée par toute autre matière azotée appropr d'origine animale ou végétale, l'essentiel étant toujours que la composition minérale du milieu, telle qu'elle vient a'être précisée, soit respectée. Une partie de la peptone peut éventuellement être remplacée par les acides aminés libres utilisés ci-dessus pour l'élaboration du milieu de première mutation. Le milieu, dont la composition vient d'être indiquée, est complémenté par un "tissu animal". L'appellation "tissu animal" doit être prise, ici, dans son sens le plus large. Un "tissu animal" désigne donc aussi bien le "tissu sanguin", donc le sang, pris aans son intégrité totale ou dans une partie seulement de ses éléments (cellules sanguines, sérum, plasma, fibrine) que tout autre tissu animal prélevé sur des muscles, des organes, des glandes, des os, ou quelque partie déterminée du corps animal. Le poids de l'extrait sec en provenance de ce "tissu animal" est tel qu'il représente 10 à 50 % du poids des peptones employées dans la formule de base du milieu de culture industielle et précisé ci-dessus. Le tissu animal, pour certaines fabrications, est complé té, éventuellement, par des secrétats internes d'origine animale, par exemple : liquide amniotique. Le tissu animal, pour d'autres fabrications, est remplacé, éventuellement, par des secrétats internes d'origine animale, par exemple : liquide amniotique. Dans ce cas, on ajoute de la peptone en supplément pour arriver à la même teneur totale en azote. Le tissu animal est préparé suivant les règles normales des préparations opothérapiques, donc dégraissé, "paré" et conservé à basse température jusqu'au moment de son emploi. Dans le cas de mise en oeuvre de "tissu sanguin", le sang est employé soit dans son intégrité (stabilisé ou non), soit dans l'une ou plusieurs de ses parties. Le tissu animal est broyé extemporanément. Ces opérations sont menées en prenant le maximum de précautions pour en assurer l'aseptie dans toute la mesure du pcssible. Selon un autre mode de réalisation, au lieu d'employer un tissu animal à l'état frais, on emploie le tissu animal lyophilisé et stérile. Le tissu animal est additionné au milieu peptoné, préparé tel qu'indiqué ci-dessus. Le pH est contrôlé et, éventuellement, ajusté à environ pH = 6,8. La culture industrielle se fait en tous récipients appropriés : par exemple en fioles coniques erlenmeyers ou ballons de toutes dimensions, suivant le volume de bouillon désiré. Pour des productions importantes, la culture est, éventuellement, conduite dans tout matériel approprié connu en soi, stérilisable et dans lequel les diverses opérations (ensemencement, prise d'échantillons, ajustement de pH) peuvent être faites aseptiquement. Le milieu est stérilisé à l'autoclave à 1200C pendant au moins 10 minutes. Après refroidissement du milieu, on l'ensemence avec un pied de cuve d'un volume de préférence ae 1/20 à 1/200 du volume du milieu industriel à inoculer. Ce pied de cuve a'une composition voisine de celle du milieu industriel (mais sans addition de tissus animaux) provient de la culture après ensemencement avec inoculum prélevé sur cultures d'entretien de ELM de deuxième mutation. La culture est conduit à une température de 25 à 350C pendant 5 à 10 jours. Dans le cas où l'ensemencement serait fait avec la souche de première mutation, la culture devrait être menée à une température d'environ 180C mais pendant 15 à 20 jours. Au cours de la culture industrielle, le pH monte graduellement. On doit, le cas échéant, l'ajuster, en cours d'incubation, pour qu'il ne s'élève pas au-dessus de pH = 8,5. Le bouillon, élaboré en fin de culture industrielle, sert à l'obtention de VELS, complexe biologique selon l'invention. Pour ce faire, le bouillon est filtré aseptiquement sur bougie, membrane calibrée, ou par tout autre moyen connu en soi. Selon un autre mode de réalisation, le bouillon est filtré par un quelconque moyen connu en soi (sur papier, tissu, sous vide) et additionné d'un antiseptique approprié à l'usage auquel il est destiné. Il a été remarqué que le complexe biologique VELS a une affinité et une spécificité particulières (même administré per os, et a fortiori lorsque employé par voie parentérale) pour les tissus, glandes ou organes dont il est partiellement originaire du fait de la complémentation du milieu de culture industrielle en ces tissus, glandes ou organes'd'origine animale. Le complexe se trouve donc "porté" (par suite d'effet "vecteur") vers les tissus, glandes, organes en cause et l'activité effective de ses divers facteurs biologiques et anti-infectieux, élaborés lors de la culture industrielle, s'en trouve notablement accrue. C'est ainsi que VELS, obtenu avec un tissu de foie animal, conviendra, comme base, pour le traitement desmaladies hépatiques, agissant par lui-même au surplus comme stimulateur du foie. Les effets "vecteur" peuvent donc être des effets stimulateur ou curateur d'organes de patients et des effets synergétiques pour les agents actifs éventuellement associés à VELS. I1 est remarquable de pouvoir préciser que les complexes VELS peuvent, dilués comme il convient, être employés per os à l'état de solutions buvables. Ils peuvent, également, rentrer dans des formules de solutions à employer par voie parentérale. En outre, en l'état auquel ils sont obtenus en fin de culture industrielle, ils peuvent être employés directement pour la fabrication de produits à administrer per os sous la forme solide (dragées, pilules, comprimés, cachets). Dans le même état ou dilués, ils peuvent encore rentrer dans des formules de suppositoires, pour le cas où on voudrait soustraire le produit thérapeutique à l'action des sucs digestifs, tout en ne voulant pas employer la voie parentérale. Au surplus, il est encore possible de lyophiliser VELS en vue de l'obtention de produits de base rentrant dans des formqles complexes ou destinés à être remis en solution extemporanément. Le procédé selon l'invention et tel qu'il vient d'être décrit s'applique de même à l'élaboration d'un stimulateur végétal dont les caractéristiques de fabrication sont les suivantes. Rien n'est modifié au processus précédemment décrit sinon que, au lieu d'ajouter un tissu animal au milieu peptoné, on lui ajoute un broyat de jeunes plantules. Le milieu obtenu après culture est additionné d'un antiseptique approprié et à très faible dilution dans l'eau, il donne un stimulateur de la végétation. Voici maintenant les caractéristiques de la bactérie d'origine EL et de la bactérie mutée ELM. Activité des cultures à diverses températures EL ELM ELM 1ère mutation 2ème mutation à + 10 C + - + + à + 15 C + + + + + à + 18 0C + + + +++++ à + 25 0C + + + à + 30 0C - + +++++++++ à + 37 C - + à + 420C - - + Caractères morphologiques EL Léger polymorphisme, ae la forme cocci à celle de bactérie très courte; sans mobilité; très rarement en channes très courtes; le plus souvent en germes indépendants à orientation quelconque. Gram négatif. Aérobie facultatif. E L M (1ère et 2ème mutations) Polymorphisme accusé : bactérie courte, à forme plus allongée (longueurs variant du simple au double : de 3 à 6 ) avec quelques formes "bacillaires" pouvant avoir une longueur de plus de 10 ; souvent mobiles, animées alors très nettement, d'un mouvement pendulaire. Gram négatif. Aérobie facultatif. Caractères biochimiques E L E L M (1ère et 2e mutations) Gélose au rouge neutre réduction - + fluorescence Simmons (citrate) x + Hajna glucose (+) + lactose - (+) S H2 - (+) x Lait tournesolé coagulation - x réduction (+) + Petit-lait tournesolé voile + + décoloration par réduction x + Légende + positif en un ou deux jours - négatif x tardivement et irrégulièrement positif - (+) en général : exceptionnellement et tardivement (+) positif tardivement. Tests sur milieux de culture Gélose au sang frais EL colonies gris brun, s'détendant facilement en nappe, sans hémolyse; E L M (père et 2ème mutations) colonies gris plus clair, s'étendant moins en nappe, culture plus crémeuse, plus épaisse, hémolyse totale en 12 à 24 heures; Gélose nutritive colonies crémeuses, peu lysantes; colonies crémeuses, très lysantes; Gélose nutritive glucosée au rouge neutre Gélose Veillon culture localisée le longdelapiqflre, ne virant pas; culture développée le long de la piqûre; culture plus abondante et plus diffuse, virant le rouge neutre; culture plus rapide, plus diffusante dans le milieu; Gélatine nutritive action lytique lente, liquéfaction partielle, même en 1015 jours; action lytique très rapide, liquéfaction totale en 2 à 5 jours; Pomme de terre stérilisée colonies d'abord blanches, puis devenant rougeâtres, à développement rapide (2 j); mêmes caractéristiques, mais à développement lent (6 à 8 jours); Pomme de terre stérilisée gly cérinée colonies d'abord blanches, puis de teinte crémeuse jau nature, et enfin virant au jaune orangé; eau glycérinée trouble sans aépt; mêmes caractéristiques, mais développement beaucoup plus lent; eau glycérinée trouble avec dépot; Albumine de blanc d'oeuf coagulée sans action; lyse rapide avec liquéfaction s'étendant à large zone; Sérum coagulé stries très légère- ment creusées, très légère lyse; stries creusées en profondeur, développement rapide, lyse importante; milieu de Hajna culture à rapidité de développement normal; culture à développement rapide; Bouillon nutritif milieu trouble, sans lyse. milieu trouble lysant partiellement. Evolution des pH des bouillons de culture Culture de mutation Culture industrielle pH 6,8 à 7,2 6,8 à 8,tus Voici maintenant quelques caractéristiques des complexes biologiques VELS obtenus selon le procédé objet de la présente invention réaction à la ninhydrine : négative; réaction au biuret : positive; réaction à SODA2 à l'ébullition : orangé foncé. L'étude a été faite, in vitro, des complexes biologiques VELS. Des essais ont, de plus, démontré que l'activité antimicrobienne et antivirale in vivo est considérablement accrue et plus efficace du fait que des broyats de tissus animaux correspondant aux tissus des organes plus particulièrement à soigner ont été additionnés dans le milieu de culture industrielle comme il a été exposé ci-avant. Les essais à la ninhydrine et au biuret des bouillons VELS ont prouvé que les protéines ne sont que partiellement dégradées puisqu'il n'y a pas libération d'acides aminés. Par contre, il y a dégradation en peptides ayant conservé une spécificité suffisante pour agir comme "vecteurs", mais ne donnant pas de choc protéique en cas d'administration par voie parentérale, que ce soit en intraveineuse ou en intramusculaire. Ces peptides spécifiques agissent donc comme "stimulateurs spécifiques" et comme "vecteurs" des facteurs immunologiques élaborés. Leurs qualités de "vecteurs" peuvent s'appliquer à tous produits thérapeutiques auxquels ils seraient associés. Parmi les propriétés biochimiques générales des produits VELS selon l'invention, la propriété protéolytique suivante, qui en est une des caractéristiques, est mise en lumière comme suit 1. le complexe biologique VELS est d'abord stérilisé par un anti septique à la teneur minimum conduisant à la destruction des ELM; 2. un fil de platine (ou de métal inoxydable, par exemple un fil employé généralement pour les prélèvements en vue d'ensemence ments de milieux de culture) est plongé dans le milieu VELS précédemment additionné de l'antiseptique; 3. aseptiquement, comme s'il s'agissait donc d'un ensemencement, une piqûre est faite dans la gélatine nutritive d'un tube à culture normal; 4. le tube est maintenu à l'étuve à + 180C. Même à cette température, à laquelle les activités enzymatiques sont très ralenties, on constate une liquéfaction apparaissant d'abord en surface (autour du point de la surface de la gélatine nutritive ayant reçu la piqûre) et progressant en doigt de gant, pouvant même aller jusqu'à la liquéfaction totale. La dite liquéfaction par action protéolytique correspond à une sorte de "lyse ménagée (limitée)". Elle produit, en effet, un liquide parfaitement limpide, visqueux, n'ayant rien de comparable au liquide provenant d'une liquéfaction d'origine bactériolytique, lequel liquide est beaucoup plus fluide et trouble. Cette caractéristique des complexes biologiques VELS complète les réactions à la ninhydrine, au biuret et à l'acide sulfurique aécrites ci-dessus pour identifier les dits complexes. Par contre, des études ont montré que les produits VELS selon l'invention ont, in vitro, une activité variable selon les micro-organismes en cause et les concentrations en VELS : bactérie statique, bactéricide, ou encore bactériolytique. Les études in vitro, ayant permis la détermination de l'activité variable, ont été conduites sur les micro-organismes suivants : Staphylococcus albus, Stap. aureus, Stap. griseus, Escherichia coli, Esch. paracoli intermedia, Salmonella typhosa, Salm. paratyphi a, Salm. paratyphi b, Shigella dysenteriae, Shig. paradysenteriae, Bacillus anthracis Billet, Streptococcus hemolyticus, Strept. viridans, Bacillus Hoffmann, Bacillus subtilis, Brucella bronchiseptiae, Diplococcus pneumoniae, Klebsiella pneumoniae, Proteus vulgaris, [4eningococcus, t4ycobacterium paratuberculosis Johne, Mycob. tuberculosis hominis, Mycob. tub. bovis, Mycob. tub. aviae. Le spectre antibiotique qui vient d'être précisé est simplement indicatif et n'est nullement limitatif puisque, aussi bien les complexes biologiques VELS se sont avérés non seulement bactériostatiques, bactéricides ou bactériolytiques, mais aussi fongicides, notamment sur certaines formes de mycose, par application externe. In vitro, il est fréquent que les produits VELS soient bactériolytiques, employés à des teneurs de l'ordre de 10 à 200 microgrammes (en extrait sec) par millilitre de bouillon de culture de ces divers micro-organismes. C'est ainsi que l'on peut constater la lyse de Salmonella typhosa, bacillus anthracis Billet (en culture sur bouillon nutritif de l'institut Pasteur) et même celle de Mycobacterium tuberculosis hominis (cultivé sur milieu de youmans de l'institut Pasteur). I1 est nécessaire, pour bien caractériser les complexes VELS élaborés selon le procédé objet de l'invention, de préciser que, in vivo, les actions antimicrobienne et antivirale sont connu sidérablement plus grandes que in vitro et que ne l'expliquerait la posologie prescrite, ceci du fait de la combinaison et de l'association des propriétés "stimulateur", "vecteur" et "antiinfectieuse". I1 s'ensuit que, en aucun cas, on ne peut redouter une fâcheuse interférence des trois activités du produit, de même que ne présente aucun inconvénient l'ingestion de VELS pouvant résulter de ses propriétés anti-infectieuses (perturbation de la flore intestinale, notamment). Comme il va de soi, et comme cela découle de ce qui a été précisé ci-avant, les compositions des milieux de mutations et de culture industrielle sont données à titre indicatif et nullement limitatif, le milieu de première mutation étant caractérisé par sa carence en azote et un enrichissement relatif en acides aminés soufrés, le milieu de culture industrielle par sa composition particulière en sels minéraux et, dans les deux cas, l'azote provenant des peptones peut provenir d'une autre source, par exemple bouillons nutritifs; on emploie,. comme secrétat interne d'origine animale, tout autre secrétat que le liquide amniotique; les cultures sont faites soit en étuves, soit au bain-marie, soit en salle ou enceinte climatisée; les cultures de mutation et/ou la culture industrielle peuvent être conduites dans tous récipients connus, avec ou sans agitation, avec aération sous gaz inerte ou sous couche isolante de liquides, les deux bactéries EL et ELM étant indifféremment aérobies et anaérobies; les températures d'incubation, aux différents stades, peuvent varier de 20C en plus ou en moins de celles indiquées dans la précédente description. Les pH des produits finis (complexes biologiques VELS) peuvent être ajustés en fonction des usages thérapeutiques auxquels ils sont destinés. Le complexe biologique VELS peut être soumis à un traitement physique ou chimique pour en atténuer ou supprimer les activités anti-infectieuses tout en conservant ses propriétés de "vecteur" et/ou "stimulateur". Les complexes biologiques obtenus conformément à l'invention sur tissus animaux sont propres à de nombreux emplois thérapeutiques, ils peuvent notamment être associés à un médicament actif dans le but d'en augmenter l'activité. Ils se prêtent, l'un et l'autre, à l'élaboration de tous complexes médicamenteux pouvant être administrés par voie parentérale ou per os. Mais, souvent, les dits complexes peuvent être employés seuls, en tenant compte de leur spécificité propre. Par exemple, pour soigner une tuberculose pulmonaire, on pourra employer parallèlement et en concomitance un complexe VELS à base de tissu pulmonaire et un complexe VELS à base de sang; dans le cas d'une tuberculose rénale, on emploiera de même et en concomitance un complexe VELS à base de tissu rénal et un complexe VELS à base de sang. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation de complexes à activités biologiques, caractérisé en ce que l'on isole une bactérie provenant de l'eau d'une rivière, en ce que l'on soumet cette bactérie à une première mutation sur un milieu liquide, puis à une deuxième mutation sur milieu solide; en ce que l'on cultive industriellement la bactérie, soit de première, soit de deuxième mutation, dans un milieu azoté contenant du citrate de fer ammoniacal et au moins un phosphate, une partie de l'azote de ce milieu de culture industrielle provenant au surplus d'un tissu animal ou végétal déterminé. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour isoler la bactérie dite EL d'origine, on ensemence un milieu albumineux solide avec un prélèvement de l'eau d'une rivière. 3. Procédé selon les revendications I et 2, caractérisé en ce que l'on conduit la culture d'isolement de la bactérie EL d'origine à une température de 14 à 180C pendant 2 à 3 jours. 4. Procédé selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que l'on cultive la bactérie EL d'origine, une fois isolée, sur milieu albumineux solide à une température de 18 C pendant 3 à 5 jours. 5. Procédé selon la revendication i, caractérisé en ce que le milieu de culture de première mutation, carencé en azote, est composé de peptone ou d'autres matières protéiques d'origine animale ou végétale, de chlorure de sodium et d'une forte proportion d'acides aminés soufrés. 6. Procédé selon les revendications 1 et 5, caractérisé en ce que la culture de première mutation est conduite à une température de 17 à 18Oc: penaant 9 à 12 jours. 7. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que la deuxième mutation est obtenue par passages successifs, en cultures a'entretien, de la souche de première mutation sur gélose au sang humain. 8. Procédé selon les revendications 1 et 7, caractérisé en ce que les cultures ae deuxième mutation - passages successifs environ tous les 5 à 8 jours - sur gélose au sang humain sont conduites à une température de 17 à 180C. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu de culture industrielle est un milieu azoté, à teneur normale en azote, contenant du chlorure de sodium, du citrate de fer ammoniacal, du phosphate monopotassique et du phosphate uisouique, auquel on ajoute aes-broyats ae tissus animaux et/ou des secrétats internes d'origine animale et en ce que le dit milieu est stérilisé. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu de culture industrielle est un milieu azoté, à teteur normale en azote, contenant du chlorure de sodium, du citrate ae fer ammoniacal, du phosphate monopotassique et du phosphate disodique, auquel on ajoute un broyat de jeunes plantules en vue de l'élaboration d'un stimulateur végétal et en ce que le dit milieu est stérilisé. 11. Procédé selon la revendication 1 et l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que le milieu stérilisé est ensemencé avec la souche ae deuxième mutation, de préférence en passant par l'intermédiaire d'un piea ae cuve. 12. Procédé selon les revendications 1 et 11, caractérisé en ce que l'on conduit la culture industrielle par ensemencement avec la souche de deuxième mutation à une température de 25 à 350C en 5 à 10 jours. 13. Procédé selon la revendication 1 et l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que l'on conduit la culture industrielle par ensemencement avec la souche de première mutation à une température de 17 à 180C pendant 15 à 20 jours. 14. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bouillon obtenu de la culture industrielle est filtré aseptiouement. 15. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bouillon obtenu de la culture industrielle est filtré et additionné d'un antiseptique. 16. Produits à activités biologiques, en particulier spécifiques, obtenus par le procédé selon une ou plusieurs des revendications 1 à 15. 17. Applications des produits selon la revendication 16, en thérapeutique humaine et/ou vétérinaire, de meule qu'en stimu- lation végétale.