L’invention se rapporte à un inverseur de poussée (20) comprenant des portes (40), une virole arrière (50, 51) et un système d’actionnement (60, 62, 63) permettant de synchroniser le basculement des portes (40) et la translation de la virole arrière (50, 51). Figure pour l’abrégé : Fig. 3 Inverseur de poussée comprenant des portes basculantes et une virole arrière coulissante L’invention se rapporte au domaine des inverseurs de poussée pour ensemble propulsif d’aéronef. L’invention se rapporte plus spécifiquement au domaine des inverseurs de poussée à portes basculantes comprenant une virole arrière. État de la technique antérieure De manière conventionnelle, la virole arrière d’un inverseur à portes basculantes forme un bord de fuite délimitant une section de sortie prévue pour être traversée par un flux d’échappement lorsque les portes sont fermées, afin de générer une poussée. Un tel inverseur comprend des poutres longitudinales sur lesquelles les portes sont articulées afin de pouvoir les basculer entre des positions fermée et ouverte, leur ouverture permettant de réorienter le flux d’échappement vers l’avant afin de générer une contre-poussée. La virole arrière peut être fixe, comme par exemple dans les inverseurs décrits dans les documents FR3019591A1 et FR2970520A1, ou mobile, comme par exemple dans les inverseurs décrits dans les documents FR2486153A1, FR27664643A1 et US20190162136A1. Une virole arrière fixe telle celle de l’inverseur du document FR2970520A1 impose différentes contraintes pour éviter que les portes entrent en collision avec celle-ci lors de leur ouverture. Une première contrainte concerne la distance entre l’axe de rotation des portes et leur dos qui doit être minimisée. Chaque porte étant reliée aux poutres par des liaisons pivot, cela impose de réduire la distance circonférentielle entre ces points de liaison, entraînant une dimension circonférentielle relativement grande des poutres et une dimension circonférentielle relativement petite des portes. Il en résulte une réduction des performances en inversion de poussée et une augmentation de la masse de l’inverseur. Une deuxième contrainte concerne la limitation de l’angle d’ouverture des portes et donc de la section utile de passage du flux de contre-poussée. Des performances satisfaisantes peuvent être obtenues en augmentant en conséquence la longueur des portes et de la nacelle, ce qui augmente cependant la masse de l’ensemble propulsif. De plus, dans un ensemble propulsif comprenant une structure interne telle qu’un élément de carénage du générateur de gaz ou un cône d’échappement traversant l’inverseur, l’extrémité arrière des portes présente conventionnellement une géométrie en « queue-de-pie » leur permettant d’épouser les contours d’une telle structure interne lorsque celles-ci sont ouvertes. Or, une telle géométrie des portes peut s’avérer difficile à concilier avec une virole arrière fixe sur le plan cinématique. Les inverseurs à virole arrière mobile conventionnels permettent de pallier de tels inconvénients mais en présentent d’autres. Notamment, dans l’inverseur du document FR2486153A1, le basculement des portes résulte du coulissement de la virole arrière sous l’action de bielles reliant les portes à la virole arrière, ce qui nécessite une virole arrière structurale et donc massive. De plus, les éléments de carénage de ces bielles augmentent la traînée en vol. Dans l’inverseur du document FR27664643A1, les portes et la virole arrière sont déplacées par des actionneurs indépendants formant un système d’actionnement et de commande complexe et massif. Dans l’inverseur du document US20190162136A1, la virole arrière est entraînée en translation via une structure intermédiaire formant un système d’actionnement particulièrement complexe et massif. L’invention vise à procurer un inverseur de poussée à portes basculantes avec virole arrière permettant de pallier tout ou partie des inconvénients précités et notamment de simplifier le système d’actionnement tout en réduisant la masse de l’inverseur. L’invention a aussi pour but de procurer un inverseur de poussée présentant de bonnes performances à la fois en configuration d’inversion de poussée et en configuration de poussée directe. A cet effet, l’invention a pour objet un inverseur de poussée pour ensemble propulsif d’aéronef, comprenant une structure fixe, une porte, un anneau formant un bord de fuite et étant destiné à être traversé par un écoulement de fluide lorsque l’inverseur est dans une configuration de poussée directe, un système d’actionnement configuré pour faire simultanément basculer la porte entre une position fermée de poussée directe et une position ouverte d’inversion de poussée et translater l’anneau entre une position avancée et une position reculée par rapport à la structure fixe, et des moyens de guidage de l’anneau entre les positions avancée et reculée. Le système d’actionnement comprend : – un actionneur pourvu d’un élément mobile d’entraînement, – une première bielle ayant une première extrémité reliée à l’élément mobile de l’actionneur et une deuxième extrémité reliée à la porte, – une deuxième bielle ayant une première extrémité reliée à l’élément mobile de l’actionneur et une deuxième extrémité reliée à l’anneau. Selon l’invention, la deuxième extrémité de la deuxième bielle est reliée à l’anneau. L’invention permet ainsi de synchroniser le déplacement de la porte et de l’anneau à l’aide d’un système d’actionnement à la fois simple, peu encombrant et présentant une masse réduite. L’invention permet aussi de simplifier les chemins d’efforts dans les différentes parties de l’inverseur, notamment lorsque celui-ci change de configuration. L’invention permet en outre de décharger l’anneau de toute fonction structurale et de réduire ainsi sa masse et celle de l’inverseur, l’anneau pouvant remplir uniquement une fonction de guidage de l’écoulement de fluide en configuration de poussée directe. De plus, l’invention permet de loger le système d’actionnement de manière à réduire les discontinuités de surface et à améliorer ainsi les performances en vol, lorsque l’inverseur est en configuration de poussée directe. Dans un mode de réalisation, la deuxième extrémité de la deuxième bielle est articulée sur l’anneau, par exemple à l’aide d’une liaison pivot. Alternativement, la deuxième extrémité de la deuxième bielle peut être directement reliée à l’anneau par toute autre liaison, par exemple par une liaison fixe. De préférence, la structure fixe comprend deux poutres longitudinales, la porte s’étendant circonférentiellement entre ces poutres lorsque celle-ci est en position fermée. Dans un mode de réalisation, l’actionneur est monté sur l’une des poutres. De préférence, les poutres comprennent une extrémité arrière sur laquelle l’anneau est en appui lorsque celui-ci est en position avancée. L’inverseur comprend de préférence un élément d’étanchéité interposé entre l’extrémité arrière des poutres et l’anneau lorsque celui-ci est en position avancée. Alternativement, l’anneau peut être directement en appui sur l’extrémité arrière des poutres lorsque l’anneau est en position avancée. Dans un mode de réalisation, les moyens de guidage comprennent des barres solidaires de l’anneau et des paliers portés par la structure fixe, les barres étant configurées pour glisser dans des paliers lorsque l’anneau est déplacé entre les positions avancée et reculée. Dans un mode de réalisation, la porte comprend une extrémité arrière définissant une ouverture de forme parabolique destinée à épouser une structure interne de l’ensemble propulsif lorsque la porte est en position ouverte, l’inverseur comprenant un élément de carénage solidaire de l’anneau et présentant une forme complémentaire à celle de ladite ouverture de manière à obturer celle-ci lorsque la porte est en position fermée. Dans un mode de réalisation, l’élément mobile de l’actionneur comprend un chariot, la première extrémité de la première bielle et la première extrémité de la deuxième bielle étant reliées à ce chariot. Dans un mode de réalisation, la porte comprend un doigt de verrouillage configuré pour s’étendre en regard d’une surface de butée formée par l’anneau ou par une pièce solidaire de l’anneau lorsque la porte est en position fermée de manière à empêcher une translation de l’anneau jusqu’à la position reculée. Dans le cadre de ce mode de réalisation, ladite pièce solidaire de l’anneau peut former un élément desdits moyens de guidage de l’anneau. Selon une alternative de réalisation, l’anneau peut être substitué ou formé par plusieurs secteurs d’anneau. L’invention a aussi pour objet un ensemble propulsif pour aéronef, comprenant un inverseur de poussée tel que défini ci-dessus. Dans un mode de réalisation, l’ensemble propulsif comprend une structure interne telle qu’un cône d’échappement, ou telle qu’un élément de carénage d’un générateur de gaz de l’ensemble propulsif et/ou de délimitation radialement vers l’intérieur d’une veine secondaire. Dans un mode de réalisation, l’ensemble propulsif comprend une turbomachine telle qu’un turboréacteur à simple flux ou à double flux. L’invention a aussi pour objet un aéronef comprenant un tel ensemble propulsif. Dans un mode de réalisation, l’aéronef est un avion supersonique. D’autres avantages et caractéristiques de l’invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée, non limitative, qui suit. La description détaillée qui suit fait référence aux dessins annexés sur lesquels : est une vue schématique en section d’un ensemble propulsif d’aéronef ; est une vue schématique en perspective d’un inverseur de poussée conforme à l’invention, en configuration de poussée directe, comprenant un actionneur selon un premier mode de réalisation et un premier type de moyen de verrouillage ; est une vue schématique en perspective de l’inverseur de la figure 2, en configuration d’inversion de poussée ; est une vue schématique en perspective d’un actionneur d’inverseur selon un deuxième mode de réalisation de l’invention ; est une demi-vue schématique partielle en section d’un inverseur de poussée conforme à l’invention, en configuration de poussée directe, comprenant un deuxième type de moyen de verrouillage ; est une vue schématique partielle en section de l’inverseur de la figure 5, en configuration d’inversion de poussée. Description détaillée de modes de réalisation Il est représenté sur la figure 1 un ensemble propulsif 1 pour un aéronef (non représenté) présentant un axe central longitudinal A1. Par la suite, les termes « avant » et « arrière » sont définis relativement à un sens S1 d’écoulement principal des gaz à travers l’ensemble propulsif 1 le long de l’axe A1 lorsque celui-ci génère une poussée. L’ensemble propulsif 1 comprend une turbomachine 2 et une nacelle 3. Dans cet exemple, la turbomachine 2 est un turboréacteur à double flux comprenant, de l’avant vers l’arrière, une soufflante 4, un compresseur basse pression 5, un compresseur haute pression 6, une chambre de combustion 7, une turbine haute pression 8 et une turbine basse pression 9. Les compresseurs 5 et 6, la chambre de combustion 7 et les turbines 8 et 9 forment un générateur de gaz. Le turboréacteur 2 est doté d’un carter de soufflante 10 relié au générateur de gaz par des bras structuraux 11. La nacelle 3 comprend une section avant formant une entrée d’air 12, une section médiane qui comporte des capots de soufflante 13 enveloppant le carter de soufflante 10 et une section arrière 14. En fonctionnement, un écoulement d’air 15 pénètre dans l’ensemble propulsif 1 par l’entrée d’air 12, traverse la soufflante 4 puis se divise en un flux primaire 15A central et un flux secondaire 15B. Le flux primaire 15A s’écoule dans une veine primaire 16A de circulation de gaz traversant le générateur de gaz. Le flux secondaire 15B s’écoule dans une veine secondaire 16B entourant le générateur de gaz et délimitée radialement vers l’extérieur par la nacelle 3. En sortie de veine primaire 16A, les flux primaire 15A et secondaire 15B se rejoignent pour former un flux d’échappement 15C permettant de générer une poussée. L’ensemble propulsif 1 est dans cet exemple équipé d’un système d’échappement comprenant un cône d’échappement 17, afin d’optimiser l’écoulement du flux d’échappement 15C et de réduire le bruit généré par le turboréacteur 2. Dans cet exemple, la section arrière 14 de la nacelle 3 comprend un inverseur de poussée 20 tel que celui illustré sur les figures 2 et 3, afin de pouvoir rediriger vers l’avant de l’ensemble propulsif 1 une partie du flux mélangé 15C et générer ainsi une contre-poussée. Les figures 2 et 3 montrent l’inverseur 20 respectivement en configuration de poussée directe, permettant à l’ensemble propulsif 1 de générer une poussée avec le flux d’échappement 15C, et en configuration d’inversion de poussée, permettant de générer une contre-poussée avec le flux d’échappement 15C. L’inverseur 20 comprend une structure fixe et une structure mobile par rapport à la structure fixe. La structure fixe comprend dans cet exemple deux poutres longitudinales 30 s’étendant chacune le long de l’axe A1 et qui sont circonférentiellement espacées l’une de l’autre de manière à définir entre elles deux ouvertures circonférentielles de dimension identique. La structure fixe comprend des secteurs d’anneau 31A, 31B, 32A, 32B, 33 et 34 qui sont chacun solidaires des deux poutres 30 de manière à les relier l’une à l’autre afin de rigidifier la structure fixe de l’inverseur 20 et de supporter les efforts auxquels il est soumis, notamment lors de son changement de configuration. Dans cet exemple, les secteurs 31A et 32A s’étendent à travers l’une desdites ouvertures circonférentielles définies par les poutres 30 et les secteurs 31B et 32B s’étendent à travers l’autre ouverture circonférentielle définie par les poutres 30. Les secteurs 33 et 34 s’étendent chacun à travers les deux ouvertures circonférentielles en traversant radialement vers l’intérieure une première des poutres 30, en l’occurrence celle située vers le bas de la figure 3. Chacun des couples de secteurs 31A et 31B d’une part et 32A et 32B d’autre part forment avec les poutres 30 un cadre globalement annulaire. Les secteurs 33 et 34 forment chacun isolément un cadre globalement annulaire avec la deuxième des poutres 30, située vers le haut de la figure 3. Ces différents cadres sont régulièrement espacés le long de l’axe A1. Dans cet exemple, les secteurs 31A et 31B forment un cadre avant de l’inverseur 20 permettant de le fixer à un cadre arrière (non représenté) de ladite section médiane de la nacelle 3. Bien entendu, le nombre, la disposition et la géométrie des secteurs d’anneau et/ou de tout autre élément structural de la structure fixe peuvent être adaptés en fonction notamment des dimensions de l’inverseur 20 sans sortir du cadre de l’invention. Concernant la structure mobile de l’inverseur 20 des figures 2 et 3, celle-ci comprend deux portes 40, une seule porte étant représentée sur ces figures. La description de la porte 40 qui suit s’applique par analogie à la porte non représentée. En référence à la figure 3, la porte 40 comprend une extrémité avant 41, une extrémité arrière 42 et deux bords latéraux 43 et 44. La porte 40 est articulée sur les poutres 30 par des moyens de liaison 45 de type liaison pivot reliés au niveau de chacun des bords latéraux 43 et 44 de manière à définir un axe de basculement de la porte 40 entre une position fermée illustrée à la figure 2 et une position ouverte illustrée à la figure 3. L’axe de basculement passe dans cet exemple par un plan sensiblement perpendiculaire à l’axe A1. En position fermée (figure 2), chacun des bords latéraux 43 et 44 de la porte 40 longe l’une respective des poutres 30 de sorte que la porte 40 obture l’une desdites ouvertures circonférentielles définies par les poutres 30. La porte 40 s’étend ainsi circonférentiellement entre les poutres 30. Dans cet exemple, l’extrémité avant 41 de la porte 40 en position fermée longe le secteur d’anneau 32A et une surface interne de la porte 40 est en appui sur les secteurs d’anneau 33 et 34. L’extrémité arrière 42 de la porte 40 des figures 2 et 3 présente une géométrie en « queue-de-pie », c’est-à-dire en particulier une ouverture 46 de forme parabolique, de sorte que, dans la position ouverte de la figure 3, l’extrémité arrière 42 épouse le contour du cône d’échappement 17. La structure mobile de l’inverseur 20 comprend aussi une virole arrière formée dans cet exemple par un anneau 50 et par deux éléments de carénage 51, un seul élément de carénage étant représenté sur les figures 2 et 3. La description de l’élément de carénage 51 qui suit s’applique par analogie à l’autre élément de carénage non représenté. L’élément de carénage 51 est solidaire de l’anneau 50 et présente une forme complémentaire à celle de l’ouverture 46 de la porte 40 de manière à obturer celle-ci lorsque la porte 40 est en position fermée (figure 2). Dans cet exemple, l’anneau 50 forme un bord de fuite et définit une section de sortie de l’ensemble propulsif 1 traversée par le flux d’échappement 15C lorsque l’inverseur 20 est en configuration de poussée directe. La virole arrière – et par conséquent l’anneau 50 – est mobile en translation le long de l’axe A1, relativement à la structure fixe de l’inverseur 20, entre une position avancée illustrée à la figure 2 et une position reculée illustrée à la figure 3. En position avancée (figure 2), l’anneau 50 est en appui sur, ou du moins accoté à, une extrémité arrière 55 (voir figure 3) des poutres 30. Dans cet exemple, un élément d’étanchéité (non représenté) est interposé entre l’anneau 50 et l’extrémité arrière 55 des poutres 30. En position reculée (figure 3), l’anneau 50 est longitudinalement éloigné de cette extrémité arrière 55. Dans cet exemple, l’anneau 50 s’étend à l’arrière des portes 40 et des poutres 30 quelle que soit la configuration de l’inverseur 20. Selon l’invention, l’inverseur 20 comprend un système d’actionnement permettant de synchroniser le déplacement des portes 40 entre les positions fermée et ouverte et de l’anneau 50 entre les positions avancée et reculée. Dans cet exemple, le système d’actionnement comprend deux actionneurs 60 montés chacun sur l’une respective des poutres 30 et, pour chaque actionneur 60, des moyens de transmission de mouvement. La description qui suit se rapporte à l’unique actionneur 60 représenté sur les figures 2 et 3 et aux moyens de transmission de mouvement correspondants. L’actionneur 60 est dans cet exemple un actionneur linéaire comprenant un vérin hydraulique à double effet. En référence aux figures 2 et 3, le vérin comprend un corps 91 ayant une extrémité arrière 100 articulée sur la poutre 30 correspondante, un tube 92 prolongeant le corps 91 à partir de son extrémité avant, une tige (non visible) s’étendant dans le tube 92 et étant guidée par celui-ci lors de son déplacement et deux oreilles 93 solidaires de la tige. Le tube 92 forme une extrémité avant 101 du vérin articulée sur la poutre 30. La tige et les oreilles 93 forment un élément mobile d’entraînement 61, qui est mobile par rapport au corps 91 et au tube 92, en translation le long d’un axe d’actionnement qui est dans cet exemple légèrement oblique par rapport à l’axe A1. Le tube 92 comprend deux rainures 102 longitudinales au travers desquelles peuvent coulisser librement les oreilles 93 lors du déplacement de l’élément mobile 61. Le tube 92 permet de limiter la torsion de la tige compte tenu des dissymétries d’efforts. Les moyens de transmission de mouvement associés à cet actionneur 60 comprennent dans cet exemple deux premières bielles 62, dont l’une seulement est représentée sur les figures 2 et 3, ainsi qu’une deuxième bielle 63. Une première extrémité de chacune des bielles 62 et 63 est reliée à l’une des oreilles 93 de l’élément mobile 61 de l’actionneur 60. Une deuxième extrémité de la première bielle 62 est reliée à la porte 40, au niveau du bord latéral 44 de cette porte 40. Symétriquement, la première bielle non représentée sur les figures 2 et 3 est reliée selon le même principe à la porte non représentée sur ces figures par sa deuxième extrémité et à l’autre oreille 93 par sa première extrémité. Concernant la deuxième bielle 63, une deuxième extrémité de celle-ci est directement reliée à l’anneau 50. L’expression « directement » n’exclut bien entendu pas le cas où la deuxième extrémité de la deuxième bielle 63 est reliée à l’anneau 50 par un élément de connexion (non représenté) tel qu’une chape. Dans cet exemple, les premières bielles 62 sont reliées à l’élément mobile 61 de l’actionneur 60 et aux portes 40 selon des liaisons articulées de sorte qu’une translation de l’élément mobile 61 le long de l’axe d’actionnement entraîne à la fois une translation des bielles 62 le long de cet axe d’actionnement et leur rotation autour d’un axe défini par la liaison articulée correspondante qui les relie à l’élément mobile 61. Les premières bielles 62 entraînent ainsi un basculement des portes 40 autour de leur axe de basculement respectif, sous l’action d’une translation de l’élément mobile 61 de l’actionneur 60. Dans cet exemple, la deuxième bielle 63 est également reliée à l’élément mobile 61 de l’actionneur 60 et à l’anneau 50 selon des liaisons articulées. Dans un mode de réalisation non représenté, par exemple dans lequel l’axe d’actionnement est parallèle à l’axe A1, la deuxième bielle 63 peut être reliée fixement à l’élément mobile 61 et/ou à l’anneau 50. La deuxième bielle 63 entraîne l’anneau 50 le long de l’axe A1 sous l’action d’une translation de l’élément mobile 61 de l’actionneur 60 le long de l’axe d’actionnement. Ce qui vient d’être décrit s’applique par analogie au deuxième actionneur non représenté sur les figures 2 et 3 et aux moyens de transmission de mouvement correspondants. Ainsi, chaque porte 40 de l’inverseur 20 peut être déplacée entre les positions fermée (figure 2) et ouverte (figure 3) sous l’action simultanée des deux actionneurs 60 par l’intermédiaire de deux respectives desdites premières bielles 62 reliées chacune par leur première extrémité à l’un respectif des actionneurs 60. De même, l’anneau 50 peut ainsi être simultanément déplacé entre les positions avancée (figure 2) et reculée (figure 3) sous l’action simultanée des deux actionneurs 60 par l’intermédiaire des deux deuxièmes bielles 63 qui sont chacune reliées à l’un respectif des actionneurs 60. L’invention permet ainsi de réduire le nombre de pièces de transmission de mouvement, qui sont dans cet exemple formées par six bielles reliées chacune à l’élément mobile 61 de l’un des actionneurs 60. L’inverseur 20 des figures 2 et 3 comprend par ailleurs des moyens de guidage 70 de l’anneau 50 entre les positions avancée et reculée. Les moyens de guidage 70 sont distincts du système d’actionnement. Dans cet exemple, les moyens de guidage 70 comprennent, pour chacune des poutres 30, deux rails 71 montés de part et d’autre de la poutre 30 correspondante et deux glissières 72 solidaires de l’anneau 50 qui sont configurées pour coopérer chacune avec l’un respectif des rails 71 lorsque l’anneau 50 est déplacé entre les positions avancée et reculée. Dans une alternative non représentée, les moyens de guidage comprennent à l’inverse des rails solidaires de l’anneau 50 et des glissières solidaires chacune de l’une des poutres. Bien entendu, le nombre de rails et de glissières peut être modifié sans sortir du cadre de l’invention. De plus, les moyens de guidage peuvent être différents de ceux décrits ci-dessus. Par exemple, dans un mode de réalisation non représenté, les moyens de guidage comprennent des paliers solidaires des poutres 30 et des barres solidaires de l’anneau 50 qui sont configurées pour glisser chacune dans l’un respectif des paliers lorsque l’anneau 50 est déplacé entre les positions avancée et reculée. En référence à la figure 3, la porte 40 comprend un doigt de verrouillage 80 s’étendant circonférentiellement au niveau du bord latéral 44 et longitudinalement au niveau de l’extrémité avant 41 de la porte 40. La glissière 72 qui est positionnée au niveau de ce bord latéral 44 de la porte 40 forme une rainure 81 ayant une extrémité avant qui définit une surface de butée en regard de laquelle s’étend le doigt 80 lorsque la porte 40 est fermée. Dans cet exemple, lorsque la porte 40 est fermée et que l’anneau 50 est en position avancée, un jeu est prévu entre le doigt 80 et ladite surface de butée de sorte que, par exemple en cas de rupture de la bielle 63, l’anneau 50 peut translater vers l’arrière d’une distance correspondant à ce jeu puis est bloqué compte tenu de la coopération du doigt 80 avec la surface de butée. Le doigt 80 et la rainure 81 forment ainsi un moyen de verrouillage de la position de l’anneau 50 et fournissent un chemin d’efforts supplémentaire permettant de garantir l’intégrité de l’inverseur. L’inverseur 20 comprend dans cet exemple trois autres moyens de verrouillage analogues non représentés, de sorte que chaque porte 40 soit pourvue d’un doigt 80 au niveau de chacun de ses bords latéraux 43 et 44 et que chaque glissière 72 comprenne une rainure 81 formant une surface de butée correspondante. L’inverseur 20 des figures 2 et 3 peut comprendre des actionneurs 60 différents de celui décrit ci-dessus, par exemple des actionneurs conformes à celui de la figure 4. Par comparaison avec l’actionneur des figures 2 et 3, l’élément mobile 61 de l’actionneur 60 de la figure 4 comprend un chariot 94 relié à une extrémité avant de la tige 95 et l’actionneur 60 est dépourvu de tube fendu. Dans cet exemple, le chariot 94 comprend des douilles 96 recevant des tiges 97 encastrées sur la poutre 30 et assurant un guidage de l’élément mobile 61 lors de son déplacement le long de l’axe d’actionnement. En référence à la figure 4, le chariot 94 comprend deux oreilles 98 latérales auxquelles sont articulées les deuxièmes bielles 62 et une oreille 99 s’étendant entre les tiges de guidage 97 et à laquelle est articulée la deuxième bielle 63. La description des figures 2 et 3 qui précède s’applique par analogie au mode de réalisation de la figure 4. Les figures 5 et 6 illustrent des moyens de verrouillage différents de ceux décrits ci-dessus. Dans l’exemple des figures 5 et 6, chaque porte 40 comprend un doigt de verrouillage 80 monté au niveau de l’extrémité arrière de la porte 40 et circonférentiellement en son centre. La virole arrière comprend, radialement en-dessous de chacun des éléments de carénage 51, une pièce 81 formant un logement configuré pour recevoir le doigt 80 et verrouiller ainsi la position de l’anneau 50 lorsque la porte 40 est fermée. L’invention n’est bien entendu pas limitée aux modes de réalisation décrits ci-dessus. Par exemple, l’inverseur 20 peut être traversé par une structure interne différente du cône d’échappement 17 ou ne pas être traversé par une telle structure interne, en conséquence de quoi l’extrémité arrière 42 des portes 40 peut présenter une géométrie différente de celle illustrée sur les figures 2 et 3. Dans une variante de la figure 2, non représentée, l’anneau 50 en position avancée est directement en appui sur l’extrémité arrière 55 des poutres 30, sans étanchéité à l’interface de l’anneau 50 et de l’extrémité arrière 55 des poutres 30. Dans cette variante, il est préféré que la deuxième bielle 63 soit télescopique et/ou à ressort afin d’améliorer le contact d’interface entre l’anneau 50 et les poutres 30. Bien entendu, la deuxième bielle 63 peut aussi être télescopique et/ou à ressort dans les modes de réalisation des figures 2 à 4. Dans un mode de réalisation non représenté, l’élément mobile 61 de l’actionneur 60, qui peut comprendre un vérin différent de ceux décrits ci-dessus, est déplacé sous l’action d’un moteur via des flexibles de puissance. L’invention peut aussi être mise en œuvre au sein d’un ensemble propulsif différent de celui de la figure 1, par exemple dans un ensemble propulsif comprenant un turboréacteur à simple flux. Inverseur de poussée (20) pour ensemble propulsif (1) d’aéronef, comprenant une structure fixe (30, 31A, 31B, 32A, 32B, 33, 34), une porte (40), un anneau (50) formant un bord de fuite et étant destiné à être traversé par un écoulement de fluide lorsque l’inverseur (20) est dans une configuration de poussée directe, un système d’actionnement configuré pour faire simultanément basculer la porte (40) entre une position fermée de poussée directe et une position ouverte d’inversion de poussée et translater l’anneau (50) entre une position avancée et une position reculée par rapport à la structure fixe (30, 31A, 31B, 32A, 32B, 33, 34), et des moyens de guidage (70) de l’anneau (50) entre les positions avancée et reculée, le système d’actionnement comprenant : – un actionneur (60) pourvu d’un élément mobile d’entraînement (61), – une première bielle (62) ayant une première extrémité reliée à l’élément mobile (61) de l’actionneur (60) et une deuxième extrémité reliée à la porte (40), – une deuxième bielle (63) ayant une première extrémité reliée à l’élément mobile (61) de l’actionneur (60) et une deuxième extrémité reliée à l’anneau (50), caractérisé en ce que la deuxième extrémité de la deuxième bielle (63) est reliée à l’anneau (50). Inverseur de poussée (20) selon la revendication 1, dans lequel la structure fixe comprend deux poutres longitudinales (30), la porte (40) s’étendant circonférentiellement entre ces poutres (30) lorsque celle-ci est en position fermée. Inverseur de poussée (20) selon la revendication 2, dans lequel l’actionneur (60) est monté sur l’une des poutres (30). Inverseur de poussée (20) selon la revendication 2 ou 3, dans lequel les poutres (30) comprennent une extrémité arrière (55) sur laquelle l’anneau (50) est en appui lorsque celui-ci est en position avancée. Inverseur de poussée (20) selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel les moyens de guidage (70) comprennent des barres (72) solidaires de l’anneau (50) et des paliers (71) portés par la structure fixe (30), les barres (72) étant configurées pour glisser dans des paliers (71) lorsque l’anneau (50) est déplacé entre les positions avancée et reculée. Inverseur de poussée (20) selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel la porte (40) comprend une extrémité arrière (42) définissant une ouverture (46) de forme parabolique destinée à épouser une structure interne (17) de l’ensemble propulsif (1) lorsque la porte (40) est en position ouverte, l’inverseur (20) comprenant un élément de carénage (51) solidaire de l’anneau (50) et présentant une forme complémentaire à celle de ladite ouverture (46) de manière à obturer celle-ci lorsque la porte (40) est en position fermée. Inverseur de poussée (20) selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel l’élément mobile (61) de l’actionneur (60) comprend un chariot, la première extrémité de la première bielle (62) et la première extrémité de la deuxième bielle (63) étant reliées à ce chariot. Inverseur de poussée (20) selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel la porte (40) comprend un doigt de verrouillage (80) configuré pour s’étendre en regard d’une surface de butée formée par l’anneau (50) ou par une pièce (81) solidaire de l’anneau (50) lorsque la porte (40) est en position fermée de manière à empêcher une translation de l’anneau (50) jusqu’à la position reculée. Ensemble propulsif (1) pour aéronef, comprenant un inverseur de poussée (20) selon l’une quelconque des revendications 1 à 8. Ensemble propulsif (1) selon la revendication 9, comprenant une structure interne telle qu’un cône d’échappement (17).