La présente invention concerne des dynamites gélatinées et.plus particulièrement de telles dynamites contenant une quantité réduite d'ester nitrique explosif liquide. On produit les dynamites gélatinées en gélatinisant 5 un ester nitrique explosif liquide par la nitrocellulose et en y ajoutant un certain nombre de substances solides, principalement des matières carbonées, des sels apportant de l'oxygène et des stabilisants. En règle générale, l'ester nitrique explosif liquide utilisé est un mélange de nitroglycérine et d'autres es-10 ters nitriques, comme le dinitrate de l'éthylène glycol dont la présence influence certaines propriétés telles que le point de congélation. Aux fins de l'invention, on entend par "nitroglycérines" non seulement la nitroglycérine pure, mais également les mélanges de nitroglycérine avec d'autres esters nitriques 15 explosifs liquides. Les dynamites gélatinées sont fabriquées dans divers mélangeurs de type classique et, en raison du caractère gélatineux des produits finis, ces explosifs sont normalement encartouchés par extrusion dans des enveloppes faites de papier ou d'une autre matière en feuille. Le produit encartouché 20 résultant est un explosif de grande puissance qui résiste hautement à l'eau. Il est habituel d'incorporer aux. dynamites gélatinées des sels apportant de l'oxygène et des matières oxydables en remplacement d'une partie de la nitroglycérine. Les sels appor-25 tant de l'oxygène qui sont d'usage courant sont le nitrate d'ammonium et le nitrate de sodium. L'incorporation de ces nitrates contribue à la puissance de l'explosif et apporte l'oxygène nécessaire à la combustion de la matière constitutive de la cartouche et des autres matières carbonées combustibles de l'ex-30 plosif. Il est généralement désirable,surtout pour les.travaux en sous-sol,que la teneur en oxygène de la cartouche d'explosif complète soit équilibrée, c'est-à-dire que la quantité d'oxygène que donnent les sels soit égale à la quantité totale d'oxygène nécessaire pour l'oxydation complète des matières oxydables 35 de l'explosif et de l'enveloppe de la cartouche. Idéalement, ces explosifs à teneur équilibrée en oxygène ne dégagent lors de la détonation que des quantités insignifiantes de gaz toxiques tels que le monoxyde de carbone, le sulfure d'hydrogène et les oxydes nitriques qui sont dangereux, surtout en espace confie fine, par exemple dans les exploitations souterraines. 72 08884 2130227 La quantité totale de sels oxydants et autres constituants solides qu'il est possible d'incorporer aux dynamites gélatinées est limitée par l'abaissement résultant de la plasticité, de la cohésion et de la sensibilité de l'explosif. A me-5 sure que la quantité de ces constituants supplémentaires"augmente, la proportion de laphase de gel formée par la nitroglycérine et la nitrocellulose diminue au point que le mélange résultant peut perdre sa résistance à l'eau, sa cohésion et sa plasticité. On a déjà proposé divers plastifiants et lubrifiants pour éviter 10 l'inconvénient de la perte de ces propriétés des dynamites gélatinées. Ces lubrifiants et plastifiants sont généralement des matières onéreuses qui ne peuvent être utilisées qu'en très faibles quantités parce que leur incorporation en abondance nuit gravement aux propriétés des explosifs. 15 La Demanderesse a découvert à présent qu'il est possi ble de diminuer la quantité de phase de gel formée par la nitroglycérine et la nitrocellulose dans des dynamites gélatinées et d'augmenter simultanément la proportion des autres constituants sans effet défavorable sur les propriétés physiques ou explosives 20 de ces dynamites en incorporant à ces dynamites gélatinées un glycol aliphatique inférieur épaissi qui contient de préférence à l'état dissous d'autres constituants et une proportion majeure de sels apportant de l'oxygène. Le remplacement d'une partie de la quantité normale de phase de gel à base de nitroglycérine 25 par cette solution de sels dans un glycol épaissi offre l'avantage de réduire la sensibilité au choc de ces explosifs tout en leur conservant leur plasticité, leur sensibilité à l'amorçage et certaines autres propriétés physiques et explosives favorables. L'invention a donc pour but de procurer une dynamite 30 gélatlnée améliorée résistant hautement à l'eau qui contient la phase de gel à base d'ester nitrique liquide en proportion moindre que celle possible jusqu'à présent. L'invention a de plus pour but de procurer une dynamite gélatinée facile à extruder qui présente des propriétés éxplo-35 sives classiques,mais manifeste une sensibilité moindre au choc et au frottement. Les dynamites gélatinées améliorées de l'invention comprennent par conséquent au moins un ester nitrique explosif liquide gélatinisé par de la nitrocellulose et au moins 1% en hO poids d'au moins un glycol aliphatique inférieur qui est choisi 3 72 03884 2130227 parmi 1 'éthylène glycol, le diéthylène glycol, le propylène glycol et le dipropylène glycol, qui contient en solution un sel apportant de l'oxygène et qui est épaissi par un épaississant choisi parmi les éthers hydroxyéthyliques et hydroxypropy-5 liques de polysaccharides, de même que leurs mélanges. Du fait que les glycols inférieurs utilisés comme diluants de la phase de gel suivant l'invention manifestent une utile aptitude à dissoudre les sels apportant de l'oxygène qui sont normaux pour les dynamites gélatinées, ces sels peu-10 vent avec avantage être dissous au préalable dans le glycol inférieur épaissi. Des exemples de ces sels sont les nitrates de calcium, d'ammonium et de sodium et les perchlorates de sodium, de calcium et d'ammonium. Des combustibles solubles, comme l'urée et le formamide et leurs divers mélanges peuvent être 15 dissous au préalable aussi dans le glycol. Les sels apportant de l'oxygène procurent une partie de l'oxygène nécessaire ultérieurement pour la combustion complète au cours de la détonation de l'explosif et rendent donc plus facile la réalisation d'explosifs convenables à teneur équilibrée en oxygène. 20 Divers polymères et autres épaississants colloïdaux pour les liquides sont déjà connus et peuvent avoir une certaine efficacité pour la gélification des glycols inférieurs, mais ils ne conviennent généralement pas en présence des sels apportant de l'oxygène que contiennent les explosifs. Par exemple, les 25 épaississants colloïdaux inorganiques, comme la silice pyrogénée conduisent à des explosifs qui ne sont pas satisfaisants parce qu'ils subissent une exsudation. Les polymères solubles, comme les polyoxyéthylènes sont sensibles aux sels et sont précipités en présence de sels oxygénés dissous. Seuls les éthers hydroxy-30 éthyliques et hydroxypropyliques des polysaccharides se sont révélés propres à former avec les glycols des gels stables ne subissant pas d'exsudation en présence de sels apportant de l'oxygène tels que les nitrates et perchlorates d'ammonium, de sodium et de calcium. La quantité d'épaississant utilisée dans une 35 quantité déterminée de glycol inférieur est arbitraire et dépend du degré d'épaississement ou de plasticité désiré.De manière générale, l'épaississant peut être pris à raison de 0,2 à 10/2 en poids dans le glycol, bien que la concentration supérieure conduise souvent au delà du degré de gélification normalement utile 1^0 pour les dynamites gélatinées industrielles. Des exemples de 72 08884 2130227 polysaccharides dont les éthers hydroxyéthyliques et hydroxy-propyliques sont utiles aux fins de l'invention sont les polysaccharides du glucose, les polysaccharides du mannose et les polysaccharides du galactose. 5 les exemples et tableaux ci-après illustrent les phases gélifiées formées par un glycol épaissi et font ressortir les intéressantes propriétés des dynamites gélatinées les contenant. EXEMPLE 1 - On exécute deux essais de gélification "A" et "B" pour 10 évaluer l'aptitude de divers éthers hydroxyalkyliques de polysaccharides à épaissir l'éthylène glycol. Pour l'essai "A", on mélange 10 g d'éthylène glycol et 1 g d'un dérivé de polysaccharide par agitation à la température ambiante en présence de 5 ë de nitrate de sodium et 15 de 5 g de nitrate d'ammonium qui sont les nitrates courants des explosifs industriels. On obtient un gel plastique et se passant de support dans les conditions suivantes: a) avec l'éther hydroxyéthylique de la gomme de cyamopsis 20 après 5 minutes; b) avec l'éther hydroxypropylique de la gomme de cyamopsis après 15 minutes; c) avec l'hydroxyéthylcellulose après 30 minutes. Pour l'essai "B", on prépare un liquide à base d'un 25 glycol contenant un sel en dissolvant 6o parties de nitrate de calcium de qualité industrielle et 30 parties de nitrate d'ammonium dans 55P&rties d'éthylène glycol, 23 parties de diéthy-lène glycol et 25 parties de formamide qui forment un constituant combustible liquide utile. Tous les sels se dissolvent complète-30 ment à la température ambiante. On ajoute à 10 g de ce liquide environ I g d'un dérivé de polysaccharide. On obtient des gels plastiques se passant de support dans les conditions suivantes. a) avec l'hydroxyéthylcellulose après 3 minutes; b) avec 1'éther hydroxyéthylique de la gomme de cyamopsis 35 après 6 minutes; . c) avec l'éther hydroxypropylique de la gomme de cyamopsis après 30 minutes. L'examen des résultats des essais "A" et "B" montre le caractère imprévisible de l'influence des sels solubles sur la *+0 vitesse de gélification de la phase liquide contenant 1'éthylène 72 0 o o o ^ 5 2130227 glycol. On peut constater, par exemple,que l'hydroxyéthylcellulose dans l'essai "A" conduit à un glycol gélifié en 30 minutes en présence de nitrate de sodium et de nitrate d'ammonium, tandis que dans l'essai "B", le même composé conduit à un gel 5 en environ 3 minutes en présence de nitrate de calcium, .de nitrate d'ammonium et de formamide. Le degré de gélification et la durée au cours de laquelle la gélification a lieu sont influencés aussi par le degré de substitution,comme décrit par W.A. Jordan dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n°3.l+83.121. 10 De manière générale, les dérivés de la gomme de cyamopsis donnent un gel plus propre que celui formé par les dérivés de la cellulose, ïïiais tous les gels formés dans les essais conviennent pour de nombreuses dynamites gélatinées. Au cours d'essais semblables, on gélifie le propylène 15 glycol et le diéthylène glycol par addition d'éther hydroxyéthylique de gomme de cyamopsis. L'éther hydroxypropylique de gomme de cyamopsis, l'hydroxypropylcellulose et l'hydroxyéthylamidon sont capables de gélifier les solutions de nitrates oxydants dans les glycols. La Demanderesse a constaté avec surprise que 20 l'éther hydroxypropylique de la gomme de cyamopsis ne gélifie pas les glycols purs. L'éther hydroxypropylique de la gomme de cyamopsis ne devient un épaississant efficace qu'en présence de sels dissous dans le glycol. La plupart de ces épaississants sont généralement disponibles dans le commerce,mais sont faciles 25 à. préparer au laboratoire et à l'usine. L'hydroxyéthylamidon, par exemple,peut être obtenu par réaction de proportions équi-molaires d'amidon de zsaïs, de 2-chloroéthanol et d'hydroxyde de sodium à k0% en présence d'isopropanol. Cette préparation est typique de la synthèse des dérivés hydroxyéthylés des poly-30 saccharides que décrit la littérature chimique. Comme on l'a déjà indiqué précédemment, les phases gélifiées les plus utiles pour les dynamites gélatinées sont celles ayant les indices d'oxygène relativement les plus faibles. Le glycol aliphatique inférieur liquide de la phase de gel con-35 forme à l'invention consomme beaucoup d'oxygène pour sa combustion complète. Par exemple, l'éthylène glycol, le diéthylène glycol et le propylène glycol ont des indices d'oxygène qui sont respectivement de -129» -151 et -168. Des indices moins négatifs que ceux indiqués ci-dessus sont avantageux pour la ko préparation des explosifs. Il est possible de préparer un 6 72 08884 2130227 liquide à base de glycol aliphatique inférieur contenant des sels oxydants pour obtenir un constituant liquide dont le bilan en oxygène convient mieux pour la phase de gel. La constitution d'un certain nombre de ces liquides est reprise au tableau I ci-5 après. Ces mélanges sont des solutions à base de glycol de sels oxydants ou de nitrates d'aminés inférieures. Le tableau suivant mentionne les nitrates, mais des perchlorates, comme les perchlorates de sodium, de calcium et d'ammonium conviennent aussi, parce qu'ils ont d'utiles solubilités dans les glycols 10 inférieurs. Les proportions précisées au tableau sont en pour-cent en poids. TABLEAU I 15 20 Une autre série de liquides à base de glycol ayant des 25 points de cristallisation un peu moins élevés que ceux figurant au tableau I est indiquée au tableau II ci-après. Les liquides de cette série contiennent,en plus d'un agent ayant un indice d'oxygène positif,une faible quantité d'un épaississant (éther hydroxypropylique de gomme de cyamopsis) et une faible quantité 30 d'un agent tensio-actif. Il est évident pour le spécialiste que l'apport de certains additifs en vue de la stabilisation, de l'ajustement de la densité, de la modification de l'habitus cristallin et ainsi de suite peut être utile dans une telle solution saline. Les proportions figurant au tableau II sont en 35 pour-cent en poids. Composition du liquide A B C D E F G H Ethylène glycol 39 36 35,5 35 3^ 33,5 2b ,5 2*f,5 Nitrate de calcium de qualité technique >+3 38 37,5 37 36 35,5 30,0 30,0 Nitrate d'ammonium 18 26 27,0 26 26 25,0 31,5 30,0 Nitrate de sodium - - - 2 6,0 5,0 5,0 Formamide - - - - - - ifjO 10,5 Point de cristallisation, °C ^5,6 b2,2 ^5,6 if2,2 38,3 ¥f,if ^7,8 ^3,9 7 72 08884 2130227 TABLEAU II 5 10 15 Tous les liquides du tableau II ont des indices d'oxygène plus faibles que l'éthylène glycol et d'autres glycols. 20 Les points de cristallisation,qui sont moins élevés que ceux des liquides du tableau I,traduisent l'accroissement de la dissolution des sels utiles apportant de l'oxygène aux températures réduites. Comme on l'a déjà indiqué, la phase de gel à base de 25 glycol épaissi de l'invention qui contient de préférence à l'état dissous des sels apportant de l'oxygène peut être utilisée comme diluant de la nitroglycérine dans une dynamite gélatinée classique. Cette application est illustrée par l'exemple 2 et le tableau III ci-après. 30 EXEMPLE 2 - On utilise diverses quantités du liquide A du tableau II pour la préparation de dynamites gélatinées. Ces dynamites gélatinées sont représentatives des dynamites gélatinées industrielles en ce qui concerne la consistance, la densité et la puissance, 35 mais contiennent sensiblement moins de nitroglycérine que les produits industriels ayant les mêmes propriétés. Le tableau III qui précise la constitution de certaines dynamites gélatinées montre l'effet de diverses quantités de nitroglycérine et de liquide à base de glycol dans le mélange. Dans toutes les compositions, kQ le poids cumulé de nitroglycérine, de nitrocellulose et de Composition du liquide A B c.™1 D E Ethylène glycol 28,0 28,0 33,0 13,5 11,6 Diéthylène glycol 12,0 12,0 5,0 M 3,6 Formamide 13,0 - 15,0 890 7,1 Urée - 13,0 - - - Nitrate de calcium de qualité technique 30,0 30,0 30,0 16,0 19,0 Nitrate de la monomé-thylamine • — — H8,0 U-2,5 Nitrate d'ammonium 15,0 15,0 15,0 8,0 lk,2 Agent tensio-actif 1,0 1,0 1,0 1,1 1,0 Ether hydroxypropylique de gomme de cyamopsis 1,0 1,0 1,0 i»1 1,0 Indice d'oxygène -53 -52 -51 -ï+2 -29 Point de cristallisation, °C 1M 20,0 11,1 25,0 17,2 8 72 08884 2130227 liquide à base de glycol représente environ 30,- du poids de l'explosif complet. La nitroglycérine est le mélange de dini-trate d'éthylène glycol et de trinitrate de glycérol à bas point de congélation qui est courant dans l'industrie. Les 5 proportions figurant au tableau III sont des pour-cent en poids. TABLEAU III Constitution 1 2 3 b Nitroglycérine 9,0 9,6 11,0 lt+,0 10 Nitrocellulose o9b 0,1+ 0,»+ 0,>+ Liquide à base de glycol "A" 20,0 19,8 15, ** 15,3 Nitrate d'ammonium n,b 51,0 51,0 6b,b Nitrate de sodium 18, b 18, b 18, M- 5,0 15 Ether hydroxypropylique de gomme de cyamopsis 0,5 0,5 0,5 o,5 Craie 0,3 0,3 0,3 0,3 Poids spécifique (g/cm3] 1,36 - 1,U0 1, b2 Résistance au choc, mm 1372 1372 1372 1372 20 + Amorce minimum à 21,1°C DE 8 DE6 FC6 *t,*f°C 10P • 10P DE8 FCl + Amorce minimum dans une cartouche d'un diamètre de 31»75 n"*1 DE8 = Détonateur électrique n°8 25 DE6 = Détonateur électrique n°6 FC6 = Détonateur normal au fulminate-chlorate n°6 FCl = Détonateur normal au fulminate-chlorate n°l 10P = 10 g de pentolite (mélange 60A0 de tétranitrate de pen-taérythritol et de trinitrotoluène) 30 II est évident pour le spécialiste que les dynamites gélatinées citées au tableau IIIcontiennent sensiblement moins de nitroglycérine comme agent sensibilisateur que les dynamites gélatinées courantes de l'industrie qui sont semblables par le poids spécifique et la sensibilité à l'amorçage. Les essais 35 portent à estimer qu'en l'absence de la phase de gel à base de glycol, un supplément de nitroglycérine de 30$ au moins est nécessaire pour la formation de dynamite gélatinée ayant la même plasticité et la même aptitude à l'extrusion. La Demanderesse a découvert également que ces dynamites à teneur réduite en ni-ifO troglycérine conservent une bonne sensibilité à l'amorçage tout 72 08884 9 2130227 en manifestant une sensibilité nettement moindre au choc mécanique. Aucune des dynamites gélatinées contenant un liquide à base de glycol figurant au tableau III ne peut être amenée à détoner par le choc d'un poids de 5 kg tombant d'une hauteur 5 de 137 cm sur une broche d'un diamètre de 12,7 mm ni par l'impact tangent d'une torpille en acier de if,5*f kg descendant d'une hauteur de 152,5 cm surun plan incliné à sans friction. Au contraire, les dynamites gélatinées de qualité industrielle détonent couramment dans ces deux essais pour des hauteurs de 10 chute de 51 à. 76 cm sinon moins, suivant leur constitution. La Demanderesse a découvert aussi que pendant la préparation des dynamites gélatinées figurant au tableau III, l'odeur caractéristique de nitroglycérine est moins perceptible dans les cartouches finies et que les risques de toxicité, à l'égard du 15 personnel exposé sont plus faibles que dans le cas des dynamites gélatinées ordinaires. Cette atténuation de la toxicité est ■ attribuée à une réduction de la quantité de nitroglycérine de même qu'à l'aptitude de la phase de gel à base de glycol à faire , obstacle au dégagement des vapeurs toxiques. 20 EXEMPLE 3 - On prépare une série de dynamites sensibilisées à la nitroglycérine semblables à celles du tableau III,mais en remplaçant l'éther hydroxypropylique de gomme de cyamopsis par l'éther hydroxyéthylique de gomme de cyamopsis (de' la Société 25 Stein-ïïall Corp., New York) comme épaississant. Les résultats sont sensiblement semblables. Toutefois, la durée nécessaire pour former les dynamites gélatinées de la plasticité requise est un peu plus faible lorsque l'épaississant est l'éther hydroxyéthylique de gomme de cyamopsis. 30 Comme on le sait,dans l'industrie des explosifs, on cherche à produire des dynamites gélatinées d'une moindre sensibilité à,l'amorçage pour certains travaux à l'explosif et aussi comme explosif de sûreté. A cette fin, on a habituellement ajouté dans l'industrie à la dynamite gélatinée de faibles 35 quantités d'un composé nitroaromatique comme le dinitrotoluène. L'exemple if et le tableau IV illustrent la préparation d'une série de dynamites gélatinéesayant une moindre sensibilité à l'amorçage au contraire des dynamites gélatinées à la nitroglycérine des exemples 2 çt 3* 10 - 72 08884 2130227 EXEMPLE k - On utilise diverses quantités du liquide "C" du tableau II poir préparer des dynamites gélatinées ayant une moindre sensibilité à l'amorçage. Pendant la formation des mélanges, on 5 veille à gélatiniser au préalable totalement la nitroglycérine par la nitrocellulose afin qu'aucun explosif liquide libre ne puisse être absorbé dans les constituants poreux. On évite aussi les constituants présentant une surface grasse ou hydrophobe pour empêcher une sensibilisation non maîtrisée. Les dynamites géla-10 tinées reprises au tableau IV montrent qu'il est possible d'imposer la sensibilité en utilisant simultanément du dinitroto-luène et une phase de gel à base de glycol comme constituants désensibilisants. Les proportions indiquées sont des pourcent en poids. 15 TABLEAU IV 20 25 30 35 Constitution 1 2 3 b Nitroglycérine 18,0 18,0 18,0 17,0 Dinitrotoluène - 1,0 1,5 2,5 Nitrocellulose o,75 0,75 0,8 0,8 Liquide à base de glycol "C" 10,5 10,5 10,0 9,0 Nitrate d'ammonium - fin 32,0 32,5 31,1 32,0 Nitrate d'ammonium - grenaille 25,0 25,0 25,0 25,0 Nitrate de sodium 10,0 9,5 9,0 11,0 Farine de gomme de cyamopsis 1,0 1,0 1,3 1,0 Sulfate de baryum - - 2,5 - Farine 1,95 - - - Amidon de maïs - 0,95 - 0,95 Ether hydroxypropylique de gomme de cyamopsis 0,5 0,5 o,5 0,1*5 Craie 0,3 o,3 0,3 o,3 Poids spécifique, g/cnr* 1,5 1,5 1,5 1,5 Bilan en oxygène (sans l'enveloppe de la cartouche) +6,0 +6,0 +6,0 +6,0 Détonateur minimum dans des cartouches en papier de 31,75 mm FC2 FC*+ DE6 Détonateur grande puissance Les dynamites gélatinées du tableau IV montrent que la sensibilité à l'amorçage peut être imposée par l'utilisation de bO dinitrotoluène et de la phase de gel à base de glycol de l'inven- 11 72 08834 2.130227 tion. Cas dynamites gélatinées ont toutes les propriétés physiques et la puissance des dynamites gélatinées classiques et peuvent trouver d'importants débouchés industriels en raison de leur plus grande sécurité d'emploi. Comme on l'a déjà indiqué, le liquide à base de glycol épaissi de l'invention permet de remplacer en partie et de diluer avec succès la nitroglycérine qui est le constituant sensibilisateur des dynamites gélatinées pour conduire à un produit moins toxique, moins sensible au choc mécanique et d'un usage plus sûr. 12 72 08884 2130227 REVENDICATIONS. 1 - Composition explosive puissante, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un ester nitrique explosif liquide gélatinisé par de la nitrocellulose et au moins 1$ en poids d'un 5 glycol aliphatique inférieur qui est choisi parmi l'éthylène glycol, le diéthylène glycol, le propylène glycol et le dipro-pylène glycol, qui contient en solution un sel apportant de l'oxygène et qui est épaissi par un dérivé de polysaccharide comprenant un éther hydroxyéthylique ou hydroxypropylique de po- 10 lysaccharide ou par un mélange de tels composés. 2 - Composition explosive suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dérivé de polysaccharide comprend un dérivé d'un polysaccharide du glucose, d'un polysaccharide du mannose ou d'un polysaccharide du galactose, éventuellement en mé- 15 lange. 3 - Composition explosive suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le dérivé de polysaccharide comprend de l'éther hydroxyéthylique de gomme de cyamopsis, de l'éther hydroxypropylique de gomme de cyamopsis, de l'hydroxyéthylcel- 20 lulose,de l'hydroxypropylcellulose, de l'hydroxyéthylamidon ou de 1'hydroxypropylamidon. b - Composition explosive suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le glycol contient 0,2 à 10$ en poids du dérivé de polysaccharide. 25 5 - Composition explosive suivant l'une quelconque des revendications 1 à caractérisée en ce que le sel apportant de l'oxygène comprend du nitrate ou du perchlorate de sodium, de calcium ou d'ammonium. 6 - Composition explosive suivant l'une quelconque 30 des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le glycol contient tin combustible dissous. 7 - Composition explosive suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le combustible comprend de l'Urée et/ou du formamide. 35 S - Composition explosive suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle comprend 1 a 10% en poids d'un glycol aliphatique inférieur. 9 - Composition explosive suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle contient du *+0 dinitrotoluène.