La présente invention concerne une machine perfectionnée appropriée pour exécuter directement sur le champ le cycle complet de récolte et de foulage du raisin. On connaît et utilise déjà divers types de machines qui exécutent la récolte mécanique du raisin. En général, ces machines comprennent un tracteur agricole normal modifié pour le morXtage d'un dispositif de secouage des rangs de vignes, un transporteur mécanique et une benne de récolte des grappes. Cette benne est normalement constituée par un chariot tiré par le même tracteur et dans lequel les grappes sont déversées par le transporteur.Dans une version plus complète, la machine comprend également un dispositif de foulage et d'égrappage du raisin qui traite le raisin aussitSt récolté, ainsi qu'une citerne sur roues tirée par le tracteur et destinée à recueillir immédiatement le moût sous atmosphère fermée Bien qu'elles donnent des résultats satisfaisants, les machines réalisées jusqu'à présent, nVont pas été largement adoptées parce que leur comportement en utilisation dépend sensiblement du profil du terrain et, par conséquent, du profil des vignobles implantés sur ces terrains, ainsi que de la difficulté consécutive des manoeuvres nécessaires pour maintenir 11 élément secoureur (qui est en général du type à étoile rotative) dans une attitude de travail parfaite au contact du rang de vigne qui porte les grappes. En outre, les machines connues-ne sont adaptées qu'à certains types de vignobles prédéterminés, qui sont cultivés d'une façon aussi régulière que possible et sans luxuriance de végétation excessive. Le secouage est exercé sensiblement en battant le fil de soutien du rang de vignes et les secousses se transmettent aux grappes pour en détacher les grains. Naturellement, les grappes les plus éloignées du fil de soutien ne reçoivent qu'une sollicitation plus réduite et il en résulte qu'une certaine quantité de grains n'est pas détachée. On connatt par ailleurs des machines du type "enjamRur", c'est-à-dire qui travaillent à cheval sur le rang de vignes et, quelquefois, agissent simultanément sur deux rangs juxtaposés. Ces machines sont également normalement munies d'éléments secoueurs qui frappent le fil de soutien, ce qui entraine les inconvdnients déjà cites plus haut et qui affectent les machines qui travaillent latéralement au rang de v ignes. Le but de l1invention est de réaliser une machine entièrement mécanisée capable dsexécuter la récolte et le foulage immédiat du raisin, et qui élimine ou réduise les inconvénients cités plus haut, en surmontant les limitations des machines déjà connues. La machine suivant l'invention est du type "enjambeur" et elle est particulièrement bien adaptée aux vignobles du type en espalier. Elle garantit un meilleur rendement en grains de la récolte et elle est d'une conduite plus facile et est même capable de suivre l'allure du rang de vigne sans nécessiter aucun contr8le continu et précis de l'adhérence de l'élément secoueur au rang de vigne. Ce but de l'invention ainsi que d'autres sont atteints au moyen de la machine de récolte et de foulage mécaniques du raisin suivant l'Invention, destinée en particulier aux vignes cultivées en espalier qui comprend un tracteur constituant l'élément tracteur et porteur de l'ensemble de la machine, une fouleuse-égrappeuse fixée à ce tracteur et agencée pour permettre l'attelage d'une citerne sur roues tirée par le meme tracteur, ainsi qu'un groupe mécanique de récolte du raisin.Cette machine est caractérisée en ce que le groupe de récolte comprend un chtssis rigide monté en porte-à-faux sur le tracteur et sur lequel sont articulées des tiges munies de moyens d'actionnement alternatif qui servent à secouer toute la surface du rang de vigne, ce cassis étant en outre muni de premiers -moyens de commande qui commandent des déplacements verticaux, de deuxièmes moyens de commande qui commandent des rotations autour d'un axe horizontal sensiblement parallèle à la direction de déplacement de la machine, de troisièmes moyens de commande qui commandent les déplacents transversaux par rapport à un plan vertical sensiblement central du chassisy et de quatrièmes moyens de commande qui commandent des rotations autour d'un plan vertical sensiblement perpendiculaire à la direction de déplacement de la machine, des moyens de fermeture à commande élastique étant prévus dans la partie inférieure dudit groupe de récolte. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. - la figure 1 est une vue en plan de la machine suivant l'invention, qui montre les diVers éléments constitutifs de cette machine reliés entre eux ; - la figure 2 montre un détail agrandi du groupe de récolte suivant l'invention, supposé vu en plan - la figure 3 représente le tracteur et le groupe de récolte relié à ce tracteur par une vue avant - la figure 4 est une vue de côté représentant le groupe de récolte relié à la fouleuse-égrappeuse. la machine suivant l'invention est essentiellement composée de la combinaison d'un groupe de récolte 5 suivant l'invention, d'une fouleuse-égrappeuse 6 et d'un tracteur 7 ces deux derniers organes étant connus en soi (voir figure 1). Le groupe de récolte, qui est représenté en plan et à plus grande échelle sur la figure 2, est essentiellement composé d'un chassies métallique rigide comprenant deux traverses longitudinales 8 et 9 parallèles entre elles, disposées horizontalement, auxquelles est fixée une structure métallique rigide comprenant deux montants latéraux 10 et 11 qui sont fixés à la traverse 8 par des étriers respectifs 12 et 13, deux montants latéraux 14 et 15 fixés à la traverse 9 par des étriers respectifs 16 et 17, de deux traverses supérieures 18 et 19 qui réunissent, l'une les montants latéraux 10 et 14 et l'autre, les montants latéraux 11 et 15, ladite structure métallique rigide comprenant en outre deux autres traverses supérieures 20 et 21 perpendiculaires aux traverses supérieures 18 et 19 et qui réunissent ces deux traverses 18 et 19 entre elles. L'ensemble du chtssis rigide ainsi constitué est supporté par le tracteur de la façon suivante Tout d'abord, le tracteur 7 est modifié de manière à présenter antérieurement deux montants 22 et 23, sensiblement de meme section mais de plus grande hauteur que ceux dudit chassis rigide (voir figure 3). Ces montants sont boulonnés à leur extrémités inférieures, par l'intermédiaire de plaques respectives 24 et 25 (voir figure 1) sur un chassies de renforcement 26 fixé à la partie inférieure du tracteur et, sur leur extrémité supérieure, est disposée et soudée une traverse 27 (voir aussi figure 1). A une extrémité de la traverse 27 est formée une chape 28 destinée à recevoir une partie saillante correspondante 29 solidaire d'une autre traverse 30.En engageant un axe 31 dans les trous pratiqués dans la chape et dans ladite partie saillante, on réalise donc une articulation qui assemble les traverses 27 et 30. En se reportant maintenant à la figure 3, on remarque un dispositif oléodynamique comprenant une tige 32 dont l'extrémité libre est articulée sur un étrier rigide 33 solidaire de la traverse 30 et qui coulisse dans un cylindre 34 dont l'extrémité libre est articulée sur un étrier rigide 35 solidaire du montant 23, ce dispositif permettant de faire tourner la traverse 30 autour de l'axe 31-d'un angle dont l'amplitude est déterminée par la course de la tige 32. Ce dispositif oléodynamique est alimenté en huile sous pression envoyée par des pompes appropriées et des conduits raccordés à ce dispositif (non représenté), le fluide étant contenu dans des réservoirs appropriés portés par le tracteur (sur la figure 1, l'un de ces réservoirs est représenté en 36). Sur les figures 2 et 3, on remarque qu'au-dessus de la traverse 30 est prévu un autre dispositif oléodynamique, comprenant également une tige 37 qui coulisse dans un cylindre 38. L'extrémité libre de la tige 37 est articulée sur une patte 39 formée sur la circonférence d'un palier vertical circulaire 40 tandis que l'extrémité libre du cylindre 38 est articulée sur un etrier rigide 41 fixé à la traverse 30. Ce dispositif oléodynamique imprime un mouvement circulaire à une partie du palier 40 (de la façon qui sera spécifiée dans la suite) autour de son axe A (voir flèche B sur la figure 2), l'amplitude de mouvement étant déterminée par la course de la tige 37. Les modalités d'alimentation de ce dispositif oléodynamique sont les mimes que celles du dispositif décrit plus haut. A ce propos, il convient de spécifier que l'huile sous pression est également envoyée par des conduits aux autres dispositifs oléodynamiques de commande ou de réglage qui seront décrits dans la suite. Sur la figure 2, on voit que le palier circulaire 40 est essentiellement composé d'un disque fixe 42 solidaire de la traverse 30 et d'un disque mobile 43 fixé à ce disque fixe et qui coopère avec celui-ci par frottement de glissement ou de rotation.Le déplacement de la tige 37 ddtermine donc une rotation limitée du disque mobile 43 autour de l'axe A du palier 40. Sur la surface radiale de ce disque mobile est en outre fixée une chape 44 destinée à recevoir l'extrémité correspondante 45 d'un bras rigide 46 (voir figure 4). En engageant un axe 47 dans les trous correspondants de la chape 44 et de l'extrémité 45, on réalise une articulation reliant le bras rigide 46 au palier circulaire 40. Ainsi qu'il ressort de la figure 3, ce bras rigide est fixéà son autre extrémité et par l'intermédIaire d'une plaque 48 à un disque fixe 4g qui fait partie d'un autre palier circulaire 50, disposé à l'horizontale et présentant sensiblement la ême construction que le palier precédent. Le disque mobile 51 de ce palier est capable de tourner autour de l'axe vertical C et il est fixé aux deux traverses 20 et 21 décrites précédemment. De cette façon, l'ensemble ch%ssis métallique rigidestructure métallique rigide est soutenu et entraîné Far le tracteur.Ainsi qu'an l'a représenté sur la figure 2, on a prévu un deuxième dispositif oléodynamique qui, comme les précédents, comprend une tige 52 dont l'extrémité libre est articulée sur un étrier rigide 53 fixé au bras rigide 46 et qui coulisse dans un cylindre 54 dont l'extrémité libre est articulée sur un étrier rigide 55 fixé à une patte 56 formée sur le disque mobile 43 du palier 40. Ce dispositif oléodynamique fait tourner le bras rigide 46 autour de l'axe 47 et avec lui, tout l'ensemble châssis métallique rigide structure métallique rigide, l'amplitude de ce mouvement circulaire (d'environ 300 mm) étant déterminée par la course de la tige 52.Finalement, pour faire tourner le palier circulaire 50 autour de son axe vertical C, on a prévu un autre dispositif oléodynamique, qui comprend également une tige 57 dont ltextrémité libre est articulée sur une patte 58 portée par le palier 50 et qui coulisse dans un cylindre 59 dont l'extrémité libre est articulée sur un étrier rigide 60 fixé à la traverse supérieure 19. Ce mouvement de rotation détermine par conséquent une rotation limitée de tout 1 ' ensem.ble cassis métallique rigide-stru.cture métallique rigide par rapport au tracteur, l'amplitude de ce mouvement de rotation étant également déterminée dans ce cas par la course de la tige 57.En n se reportant maintenant aux figures 2, 3 et 4, on remarque les deux colonnes 61, 62, espacées et respectivement prévues au droit des montants latéraux 10 et 11. Chacune de ces colonnes verticales est soutenue par un étrier superieur 63 et un étrier inférieur 64 qui sont fixés sur chaque montant latéral de telle manière que chaque colonne soit bloquée en déplacement vertical mais libre en rotation entre lesdites ferrures. Au droit des deux autres montants latéraux 14 et 15 sont en outre prévues deux autres colonnes verticales 65 et 66 espacées de la même distance que les colonnes précédentes et également soutenues par des étriers supérieurs et inférieurs correspondants qui sont fixés auxdits montants latéraux et qui permettent uniquement aux colonnes de tourner dans les étriers. Sur I'extrémité libre supérieure de chaque colonne verticale est fixé un levier à deux bras 67, 68, 69 ou 70 dont chacun est réuni su levier adjacent par une bielle (les bielles sont indiquées en 71, 72, 73, 74), L'ensemble articulé composé des leviers, des bielles et des colonnes verticales, est mis en rotation par deux moteurs oléodynamiques 75 et 76, dont l'un est supporté par une plaque 77 soudée à une extrémité des traverses supérieures 20 et 21 et l'autre par une plaque 78 soudée à l'autre extrémité desdites traverses supérieures, ces moteurs étant reliés mécaniquement à l'ensemble articulé par des bielles respectives 79 et 80. Chaque colonne verticale porte des batteurs destinés à détacher les grains de raisin des grappes par des secousses, et qui sont fixés sur ces colonnes d'une façon qui sera décrite ci-après. Chaque batteur 81 comprend essentiellement une tige cylindrique de grande longueur, en matière élastique, par exemple en fibre de verre, qui est enfermee dans une gaine de fibre résineuse et ensuite enfilée dans un étui protecteur cylindrique en matière plastique.A une extrémité du batteur est emmanché à force un morceau de tube recourbé 82 en acier qui joue le rôle de partie battante ; l'autre extrémité du batteur est au contraire recouverte sur une petite longueur par un morceau de matière protectrice, par exemple de caoutchouc, sur lequel sont appliqués deux profilés en C en t81e. Cette dernière extrémité du batteur est ensuite positionnée et serrée contre la colonne au moyen d'un organe porteur qui embrasse cette extrémité ainsi que la colonne et qui est constitué par deux fils métalliques 83 recourbés munis de branches terminales filetées qui sont réunies par deux plaquettes verticales 84 vissées contre les extrémités du batteur (voir figure 3). De cette façon, chaque colonne porte une série de batteurs.En particulier, pour assurer un secouage efficace des rangs, les batteurs fixés aux colonnes 61 et 65 sont placés à la méme hauteur tandis que les batteurs fixés aux colonnes 62 et 66 (qui sont plus courts que les batteurs précédents), tout en étant fixés au même écartement vertical, sont décalés par rapport aux batteurs précédents de manière à ne pas heurter ces derniers et de sorte que l'on dispose de deux séries de batteurs qui travaillent dans un mEme plan horizontal différent de celui dans lequel les deux autres séries de batteurs travaillent. Sur chaque traverse longitudinale- 8 et 9 sont en outre fixés deux profilés métalliques 85 et 86, qui sont au moins aussi longs que ces traverses et prévus dans l'espace compris entre ces traverses, de telle manière-que les deux profilés les plus intérieurs soient espacés l'un de l'autre. Dans la description fonctionnelle de la machine, on expliquera la fonction de ces profilés. Sur le profilé 85 sont formés des bossages cylindriques 87 (voir figure 3) alignés entre eux et placés à intervalles réguliers, dont chacun est destiné à recevoir la cavité correspondante d'un plateau 88 capable de tourner autour de ce bossage. L'angle de rotation de chaque plateau est cependant limité par un ressort de traction 89 prévu entre ce plateau et le profilé 85.Chaque plateau est en outre percé de trous traversants 90 prévus pour la fixation d'une écaille 91 en polystyrène anti-choc dont chacune possède une forme presque rectangulaire (voir figure 2) et est munie d'un trou traversant de diamètre sensiblement égal au diamètre du plateau 86 ou supérieur à ce diamètre. Chaque écaille est montée par son trou traversant sur le plateau correspondant et est ensuite boulonnée sur ce plateau au moyen d'un disque de serrage 92. On obtient de cette façon deux rangées d'écailles.Les écailles de ces deux rangées sont en outre convenablement inclinées vers le bas dans le mEme sens, comme on l'a indiqué sur la figure 3, de manière à guider les grains récoltés par l'intermédiaire d'une goulotte 93 fixée sous la traverse longitudinale 9 vers une courroie transporteuse 94 de type continu, montée sur le bAti-de renforcement 26 qui est fixé sous la partie inférieure du tracteur 7.Cette courroie transporteuse est entraSnée dans le sens de la flèche D par un moteur (non représenté) qui est monté sur la fouleuse-égrappeuse b de manière à transporter les grains vers cet appareil. tant donné que, en dehors de leur fonction consistant à transporter les grains de la façon spécifiée plus haut vers la courroie transporteuse 94, les écailles doivent également pouvoir se déplacer pour franchir les piquets de soutien des fils, ce qui entrain un risque de chatte des grains sur le sol, on utilise une bande de matière plastique (non représentée) qui est fixée à la traverse longitudinale 8 et disposée au-dessus de la file supérieure d'écailles, sur toute sa longueur. pour éviter en outre que les grains récoltés ne puissent se perdre latéralement au groupe de récolte, on utilise au droit de chaque traverse longitudinale 8, 9 un écran protecteur approprié (sur la figure 4, on a représenté un seul écran protecteur 95), qui est disposé parallèlement à la traver-se longitudinale correspondante et est fixé aux deux montants latéraux contigus et à un cadre 96, lequel est à son tour fixé entre un montant latéral et la partie terminale de la traverse longitudinale et raidi par une barre 97. La hauteur de chaque écran est légèrement supérieure à celle des batteurs les plus élevés. Pour la même raison que celle qui a été décrite plus haut, on prévoit au niveau du cadre 96 des pivots 98 (voir figure 3) sur lesquels sont articulées des grilles correspondantes rotatives 99 et 100, sur chacune desquelles est fixée une bande de matière plastique de forme rectangulaire, encadrée par un cadre périphérique métallique. Chaque bande possède une hauteur au moins égale à celle des écrans protecteurs et une largeur suffisante pour garantir une protection latérale-efficace contre la dispersion des grains (sur la figure 3, ces bandes sont indiquées respectivement en 101 et 102) les grilles sont maintenues contre les écailles par des ressorts de traction 103 et 104 dont chacun est accroché par une extrémité à la grilsse correspondante et à l'autre extrémité à la traverse longitudinale 8, 9 correspondante (voir figure 2).Au droit de l'extrémité d groupe de récolte qui est à l'opposé ae celle munie des grilles, sont en outre prévues deux tales de guidage 105 et 106 (voir figures 1, 2, 3 et 4) dont chacune est fixée sur toute sa hauteur à un montant correspondant parallèle au montant latéral 10 ou 14 correspondant et soudée entre celui-ci et la traverse longitudinale 8, 9 correspondante (sur la figure 4, on a représenté un de ces montants, indique par la référence 107, qui est parallèle et contigu au montant latéral 1Q). le but de ces tales est de guider correctement les rangs de vigne à l'intérieur du groupe de récolte.La machine ainsi construite fonctionne de la façon suivante : on place le tracteur 7 au début du rang 108, lequel doit entre du type "en espalier" pour permettre à la machine de fonctionner correctement. On dispose ensuite le tracteur parallèlement au rang de manière que le groupe de récolte 5 puisse embrasser et guider ce dernier au moyen de ses tales 105 et 106 (voir figure 3). Au fur et à mesure que le tracteur avance lentement, les piquets de soutien du rang pénètrent de plus en plus profondément à l'intérieur du groupe de récolte 5 dans l'espace compris entre les profilés métalliques 86, en déplaçant progressivement les écailles 91, lesquelles reviennent à la position de repos dès qu'elles ont franchi chaque piquet. De cette façon, ainsi qu'on l'a spécifié plus haut, on réduit au minimum les pertes de grains tombant sur le sol. Les batteurs sont actionnés par des moteurs oléodynamiques 75 et 76 par l'intermédiaire de la tringlerie articulée composée des leviers, des bielles et des colonnes verticales et qui S été décrite précédemment et ils secouent le rang en mouvements alternatifs pour détacher les grains et les faire tomber sur les écailles. Les grains sont transportés de la façon mentionnée plus haut vers la fouleuse égrappeuse 6, laquelle sépare ces grains des feuilles et des grappes éventuellement détachées du rang et Toule les grains au moyen de dispositifs de foulage connus en soi. Le moat ainsi obtenu est ensuite envoyé par une pompe dans une citerne appropriée attelée à la fouleuse-égrappeuse.Sur la roue arrière du tracteur 7 qui est à 11 opposé de l'ensemble composé du groupe de récolte 5 et de la fouleuse-égrappeuse 6 est prévu un contrepoids approprié 109 destiné à équilibrer le poids de cet ensemble. De cette façon, le tracteur et l'en- semble peuvent se déplacer sans risque de rebondir sur les terrains plats aussi bien que sur les vignobles en colline de configuration quelconque, pourvu que la pente n'excède pas une certaine limite. Pour recueillir la plus grande quan tité possible de grains, il est nécessaire que le groupe de récolte 5 et le rang 108 soient alignés et perpendiculaires entre eux autant que possible de manière à éviter que le rang ne soit secoué incorrectement par les batteurs.Etant donné que, toutefois, pendant le mouvement d'avance, le tracteur peut parcourir un terrain situe à un niveau différent de celui parcouru par le groupe de récolte, il en résulte que l'alignement et la perpendicularite mentionnés plus haut peuvent ére réduits. Pour éviter cet inconvénient, il est nécessaire de corriger convenablement la direction du groupe de récolte par rapport à celle du rang. Avec la machine suivant l'invention, cette correction est rendue possible par la possibilité de déplacer le groupe de récolte dans la direction transversale et perpendiculaire à la direction du rang tout en le maintenant parallèle au tracteur et avec possibilité de le placer à la mEme distance du sol.A cet effet, ces mouvements de correction nécessaires sont realisés par les dispositifs oléodynamiques et les paliers mentionnées plus haut. Les mouvements obtenus dans le groupe de récolte sont donc les suivants : (a) déplacement dans la direction verticale en actionnant la traverse 30 au moyen du cylindre 34 et de la tige 32 (voir figure 3) ; (b) déplacement transversal par rapport à un plan vertical passant par 1'axe A, obtenu en faisant tourner le palier 50 au moyen du cylindre 59 et de la tige 57 (voir figure 2) ; (c) déplacement par rotation autour de l'axe A (voir flèche B) obtenu en faisant tourner le palier 40 au moyen du cylindre 38 et de la tige 37 (voir figure 2) ; (d) rotation autour de l'axe 47,obtenue en actionnant le bras rigide 46 au moyen du cylindre 54 et de la tige 52 (voir figure 2). En combinant diversement ces mouvements, on peut donc obtenir une grande universalité d'utilisation de la machine suivant l'invention, pour permettre au groupe de récolte de cette machine de travailler mème sur des plans différents du plan de travail du tracteur. Ces différentes combinaisons de mouvement ont en outre apporté la possibilité de réduire la largeur de l'espace de travail des batteurs (compris entre les profilés 86), avec réduction consécutive de la perte des grains.Avant de commencer à travailler, le groupe de récolte est soulevé à une certaine hauteur au-dessus du sol, gracie au déplacement mentionné au point a), de manière à éviter que la partie inférieure de ce groupe ne se détériore en heurtant le sol. Pour éviter en outre que cette partie inférieure ne puisse heurter et endommager la courroie transporteuse 94 fixée au bati de renforcement 26 du tracteur 7, il est nécessaire d'écarter suffisamment ce groupe de récolte du tracteur. A cet effet, lorsque le groupe de récolte a été correctement positionné par rapport au tracteur et au sol il est préférable de le maintenir dans une position fixe en montant sur la tige 32 une entretoise de sécurité (non représentée sur la figure 3) destinée à empêcher cette tige 32 de coulisser dans son cylindre 34. Il va de soi que des modifications peuvent titre apportéés aux modes de réalisation qui viennent d'entre décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Machine du type enjambeur pour la.récolte et le foulage mécaniques du raisin, en particulier pour vignes cultivées en espalier qui comprend un tracteur constituant l'élément tracteur et porteur de l'ensemble de la machine, une fouleuseégrappeuse fixée à ce tracteur et agencée pour permettre l'attelage d'une citerne sur roues tirée par le même tracteur, ainsi qu'un groupe mécanique de récolte du raisin, caractérisée en ce que le groupe de récolte comprend un chassis rigide monté en porte-à-faux sur le tracteur et sur lequel sont articulées des tiges munies de moyens d'actionnement alternatif qui servent à secouer toute la surface du rang de vigne, ce chassis étant en outre muni de premiers moyens de commande qui commandent des déplacements verticaux, de deuxièmes moyens de commande qui commandent des rotations autour d'un axe horizontal sensiblement parallèle à la direction de déplacement de la machine, de troisièmes moyens de commande qui commandent les déplacements transversaux par rapport à un plan vertical sensiblement central du châssis, et de quatrièmes moyens de commande qui commandent des rotations autour d'un plan vertical sensiblement perpendiculaire à la direction de déplacement de la machine, des moyens de fermeture à commande élastique étant prévus dans la partie inférieure dudit groupe de récolte. 2. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que, sur ledit châssis, sont montees quatre colonnes rotatives sur lesquelles sont articulées quatre séries desdites tiges superposées et décalées en hauteur dans deux plans latéraux sensiblement verticaux. 3. Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens d'actionnement des tiges comprennent plusieurs leviers et bielles qui constituent ensemble une tringlerie articulée en anneau fermé et qui sont commandés par deux moteurs oléodynamiques servant à faire tourner les colonnes. 4. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les premiers, deuxièmes, troisièmes et quatrièmes moyens de commande pour les déplacement du châssis sont constitués par des cylindres oléodynamiques correspondants. 5. Machine suivant la revendication 4, caractérisée en ce que ledit châssis est articulé au moyen d'un premier palier sur un bras rigide sensiblement longitudinal et placé le long du-flanc du tracteur, ce bras rigide étant à son tour articule au moyen d'un deuxième palier sur une traverse articulée en porte-à-faux transversalement à ce tracteur, 6. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de fermeture comprennent une série de plaques articulées sur les deux cotés du Ghassis et dont chacune est munie d'un ressort de rappel, lesdites plaques étant superposées en position de fermeture et inclinées vers le bas et vers le tracteur, lequel porte au niveau du bord correspondant du plan constitué par lesdites plaques une courroie transporteuse destinée à recueillir le raisin et à 7'acheminer à ladite fouleuse-égrappeuse.