La présente invention concerne un chausson de plage. Un des buts de l'invention est de réaliser un chausson qui puisse être porté sur le pied nu, et le protéger sans causer de gêne. Un tel chausson doit pouvoir être utilisé soit sur une plage, soit au cours d'activités nautiques, comme notamment le surf, la voile ou le ski nautique. A cet effet, la présente invention prévoit un-chausson de plage, caractérisé par le fait qu'il est réalisé dans une pellicule d'un matériau étanche et élastique, ladite pellicule présentant une surépaisseur au moins dans sa partie formant la semelle. En tant qu'accessoire de plage, un tel chausson protège d'une part le pied par exemple de dépôts de mazout, du fait de son caractère étanche, et d'autre part de débris divers naturels ou non pouvant occasionner des blessures, du fait de la surépaisseur prévue dans sa partie formant la semelle. I1 permet également d'isoler la plante du pied de la chaleur du sol, d'éviter le choc thermique provoqué par l'entrée dans l'eau froide ; il peut de plus présenter un caractère antidérapant. En tant qu'accessoire de sports nautiques, ce chausson présente tous les avantages mentionnés ci-dessus, et en particulier celui de son étanchéité. En outre, du fait de l'élasticité du matériau utilisé, il laisse une grande liberté de mouvement. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, la pellicule dans laquelle est réalisée ce chausson de plage présente également une surépaisseur annulaire dans sa partie formant la bordure supérieure de la tige. Cette surépaisseur annulaire permet d'assurer un meilleur contact entre l'ouverture du chausson et la cheville. I1 en résulte d'une part une meilleure étanchéité, et d'autre part l'impossibilité pour le bord supérieur de la tige de s'enrouler sur lui-même. D'autres parties du chausson de plage, comme par exemple la zone arrière de la tige, ou la zone avant de l'empeigne peuvent également présenter des surépaisseurs afin de fournir une meilleure protection aux parties du pied les plus sensibles comme le tendon d'Achille ou les orteils. Le chausson de plage selon l'invention est avantageusement réalisé dans une pellicule de latex dont l'absence de réaction sur la peau est bien connue. La présente invention concerne également un procédé de fabrication d'un chausson de plage tel que ci-dessus. Selon l'invention, ce procédé est caractérisé par le fait qu'on réalise un moule présentant extérieurement la forme du chausson à obtenir, qu'on chauffe ce moule, qu'on le trempe dans un bain de latex thermo-sensible, et qu'on le retire du bain après gélification à sa surface extérieure d'une pellicule de latex. Ce procédé permet en particulier d'obtenir une parfaite étanchéité, puisque la pellicule formant le chausson est d'une seule pièce. De plus, il est relativement facile à mettre en oeuvre. La présente invention concerne également un moule pour la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus. Selon l'invention, ce moule est caractérisé par le fa-it qu'il est creux et que sa surface intérieure présente une surepaisseur au moins dans la partie correspondant à la semelle. Du fait de cette surépaisseur, le moule présente une inertie thermique plus grande dans la zone de la semelle, de sorte que celle-ci se refroidit plus lentement. Ainsi, l'épaisseur du latex gélifié au contact de cette zone est plus importante. Le moule peut également présenter d'autres surépaisseurs si d'autres surépaisseurs sont prévues sur le chausson à fabriquer. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaitront dans la description qui suit d'un mode de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif. Au dessin schématique annexé - la figure 1 est une vue en perspective d'un chausson selon l'invention, - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale d'un moule permettant la fabrication du chausson de la figure 1, et - la figure 3 est une représentation schématique d'une des étapes du procédé de fabrication du chausson de la figure 1. Le chausson de plage représenté à la figure 1, réalisé dans une pellicule étanche et élastique par exemple en latex, est formé d'une semelle 1, d'une tige 2 et d'une empeigne 3. La semelle 1 présente une épaisseur supérieure à celle de la tige 2 et de l'empeigne 3. Toutefois, des surépaisseurs sont également prévues dans la partie arrière 4 de la tige, et dans la partie avant 5 de l'empeigne. De même, une surépaisseur annulaire 6 est prévue à la bordure supérieure-de la tige. Le chausson de la figure I peut être réalisé en plusieurs parties vulcanisées après leur fabrication, et par exemple la semelle 1 peut être fixée à une partie formant la tige 2 et l'empeigne 3. De préférence toutefois, la semelle 1, la tige 2 et l'empeigne 3, de méme que les différentes surépaisseurs, sont formés en une seule pièce afin de simplifier la fabrication, d'obtenir une meilleure résistance du chausson, et d'assurer une meilleure étanchéité. Les figures 2 et 3 illustrent un procédé permettant de réaliser en une seule partie le chausson de plage de la figure 1. Dans ce procédé, un moule creux 10 est réalisé dans un matériau présentant une capacité thermique relativement importante, comme par exemple la fonte grise ou dans une moindre mesure l'aluminium ou la porcelaine. Le moule 10 est relativement mince, notamment dans sa partie supérieure 11, mais présente une épaisseur plus importante dans sa partie 12 correspondant à la semelle ainsi que dans sa partie 13 correspondant à la partie supérieure de la tige. Une surépaisseur 14 est également prévue à la partie avant de la zone correspondant à l'empeigne et une surépaisseur 15 est prévue à la partie arrière de la zone correspondant à la tige. Pour fabriquer un chausson correspondant à la pointure donnée d'un pied 16, la partie 12 du moule correspondant à la semelle a sensiblement les mêmes dimensions que le pied 16. Par contre, la partie 13 du moule correspondant à la partie supérieure de la tige, a une dimension légèrement inférieure à celle de la cheville et la partie 11 du moule correspondant aux zones sans surépaisseur a des dimensions sensiblement plus faibles. On verra, en effet, ci-dessous, que le chausson réalisé à l'aide du moule 10 présente une surépaisseur relativement importante dans la zone de sa semelle. Cette zone n'est donc que très peu extensible de sorte que la semelle doit avoir une dimension sensiblement égale à celle du pied. Par contre, la bordure supérieure de la tige doit être en contact étroit avec la cheville afin d'assurer une bonne tenue du chausson et de garantir l'étanchéité de sorte que la partie supérieure de la tige du chausson doit être d'un diamètre légè- rement inférieur à celui de la cheville afin que soit produit un léger effort de serrage. Enfin, dans ses zones minces, le chausson présente une bonne élasticité et doit être plaqué et tendu sur le pied, et pour cela on le prévoit de dimensions assez nettement inférieures. Dans le procédé selon l'invention, le moule 10 est trempé dans un bain de latex 17. Un mélange convenant bien pour le bain 17 a la composition suivante Revultex MR (Revertex LTD) ............. 166 Solution à 10% de Vulcastab LW (ICI) ..... 6 Solution à 30% de formol 10 Solution à 15% de Lutonal M.40 (BASF) 10 Le latex ainsi thermosensibilisé se gélifie rapidement sous l'influence de la chaleur. Le moule 10 est par conséquent chauffé à une température de l'ordre de 80 à 950. Une fois trempé dans le bain 17, le moule 10 se refroidit rapidement dans ses parties minces, de sorte que l'épaisseur du latex gélifié à la surface de ses parties est relativement faible. Par contre, la partie 12 du moule 10 correspondant à la semelle, sa partie 13 correspondant à la partie supérieure de la tige, sa partie 14 correspondant à la partie avant de l'empeigne et sa partie 15 correspondant a la partie arrière de la tige, ayant une épaisseur plus importante, se refroidissent plus lente-* ment. Par conséquent, l'épaisseur du latex gélifié à leur contact est plus importante. Comme cela a été représenté au dessin, la partie 12 correspondant à la semelle est celle qui présente l'épaisseur la plus grande, de sorte que la partie 1 du chausson formant la semelle est celle qui présente également la plus grande épaisseur. Après refoidissement du moule, ou après qu'une épaisseur suffisante de latex ait été gélifiée à sa surface extérieure, le moule est retiré du bain 17 et le chausson terminé est dégagé du moule. Le procédé décrit ci-dessus permet par conséquent d'cbtenir en une succession d'opérations simples un chausson selon l'invention réalisé d'une seule pièce. Néanmoins, d'autres procédés peuvent être envisagés et notamment des procédés dans lesquels le chausson est formé de plusieurs parties ultérieurement vulcanisées. REVENDICATIONS 1. Chausson de plage, caractérisé par le fait qu'il est réalisé dans une pellicule d'un matériau étanche et élastique, ladite pellicule présentant une surépaisseur au moins dans sa partie formant la semelle. 2. Chausson de plage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite pellicule présente également une surépaisseur annulaire dans sa partie formant la bordure supérieure de la tige. 3. Chausson de plage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ladite pellicule présente également une surépaisseur dans sa partie formant la zone arrière de la tige. 4. Chausson de plage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que ladite pellicule présente également une surépaisseur dans sa partie formant la zone avant de l'empeigne. 5. Chausson de plage selon l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérisé par le fait que ladite pellicule est une pellicule de latex. 6. Chausson de plage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les dimensions de sa semelle sont sensiblement égales à celles du pied à chausser, tandis que ses autres dimensions sont inférieures. 7. Procédé de fabrication d'un chausson de plage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'on réalise un moule présentant extérieurement la forme du chausson à obtenir, qu'on chauffe ce moule, qu'on le trempe dans un bain de latex thermosensible, et qu'on le retire du bain après gélification à sa surface extérieure d'une pellicule de latex. 8. Moule pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'il est creux et que sa surface intérieure présente une surépaisseur au moins dans sa partie correspondant à la semelle. 9. Moule selon la revendication 8, caractérisé par le fait que sa surface intérieure présente d'autres surépaisseurs dans sa partie correspondant aux surépaisseurs du chausson.