i 2088327 La présente invention se rapporte d'une façon générale aux batteries solaires et elle concerne plus particulièrement un procédé et un appareil permettant de prévoir la caractéristique de la courbe X/V d'une batterie solaire installée dans l'espace. 5 Dans la technique antérieure, un stade essentiel de la fa brication d'une batterie solaire réside en son étalonnage afin de déterminer ou prévoir sa courbe caractéristique I/V dans 1'espace. L'étalonnage consiste à éclairer la batterie par une radiation qui simule le rayonnement solaire naturel dans l'espace et 10 à mesurer le courant de la batterie aussi bien en circuit ouvert qu'en court-circuit et aux divers niveaux choisis de tension de la batterie. A l'heure actuelle, on effectue le plus souvent l'étalonnage d'une batterie solaire avec la lumière solaire naturelle dans -une région montagneuse ou désertique, c'est-à-dire 15 une région où la lumière diffusée est relativement faible. Un tel procédé d'étalonnage présente l'inconvénient inhérent d'exiger des corrections importantes, même dans des conditions idéales, pour extrapoler les données d'étalonnage et obtenir ainsi une estimation suffisamment précise du comportement de la batterie 20 dans l'espace. Les corrections de ce genre sont indispensables pour compenser les différences importantes de 1'intensité et de la teneur spectrale du rayonnement solaire naturel, ainsi que la différence entre la température de fonctionnement de la batterie solaire dans l'espace et à la surface du sol. Le rayonnement so-25 laire à la surface du sol produit dans la batterie une valeur d'énergie qui ne représente que moins de 70% de celle réalisée dans l'espace. De plus, la batterie solaire exposée à la lumière du jour à la surface du sol fonctionne à une température beaucoup plus élevée que la même batterie dans l'espace. 30 On a également imaginé, pour surmonter les problèmes indi qués, diverses autres techniques d'étalonnage de batteries solaires, comportant l'utilisation d'un éclairement artificiel qui simule la radiation solaire naturelle dans l'espace. Selon l'une des techniques d'étalonnage préconisées, on éclaire continuelle-35 ment la batterie solaire pendant tout le processus d'étalonnage. Cependant, une telle technique d'étalonnage n'est pas satisfaisante car 1'éclairement continu provoque un chauffage excessif de la batterie. Selon une autre technique d'étalonnage connue, on supprime ce problème de chauffage en n'éclairant la batterie 40 solaire que par intermittence et d'une façon telle qu'on évite 71 16068 2 2088327 tout chauffage notable par rayonnement de la batterie et, pendant les éclairements brusques successifs, on mesure le courant dans la batterie avec différentes conditions opératoires prédéterminées, par exemple, en circuit ouvert, en court-circuit et à 5 des niveaux choisis de tension de batterie. La présente invention a pour objet un procédé et un appareil perfectionnés d'étalonnage d'une batterie solaire, faisant appel à la technique spécifiée en dernier lieu, c'est-à-dire à 1'éclairement intermittent. Selon une particularité de l'invention, la 10 source de rayonnement utilisée pour l'étalonnage est une lampe-éclair ou "flash" qu'on maintient à un niveau d'intensité sensiblement constant, pendant une période de temps fixe au cours de chaque éclair, et on relève les données d'étalonnage de la batterie pendant lesdites périodes d'intensité constante. Dans le mode 15 de réalisation considéré, la source d'éclairement est une lampe-éclair au xénon qui est activée à une valeur de courant de densité élevée pendant chaque éclair, de sorte que la lumière produite par chaque éclair simule de très près le rayonnement solaire naturel dans l'espace. Selon une autre particularité de l'inven-20 tion, on contrôle le rayonnement incident sur la batterie solaire pendant chaque éclair à l'aide d'une cellule de référence pour permettre la correction des données d'étalonnage afin de tenir compte d'une variation éventuelle de l'intensité de la lumière incidente d'un éclair à l'autre. 25 Pendant le déroulement de l'étalonnage selon l'invention, les conditions opératoires de la batterie solaire sont modj-fiées d'un éclair à l'autre pour permettre d'obtenir un certain nombre de points différents d'étalonnage, à partir desquels on peut tracer la courbe caractéristique I/V de la batterie. Par exemple, un 30 procédé représentatif d'étalonnage, selon l'invention, consiste à ^mesurer le courant de sortie de la batterie en circuit ouvert, en court-circuit et à des niveaux choisis de tension à la batterie. L'appareil d'étalonnage est automatiquement commuté, pas à pas, de manière à passer par la gamme des conditions opératoires 35 indiquées en réponse aux éclairs successifs de la lampe. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va en être faite ci-après en se référant au dessin annexé sur lequel : - la figure 1 est un schéma synoptique du circuit d'un appa-40 reil d' étalonnage d 'une batterie solaire selon 1"'invention; et 71 16068 3 2088327 la figure 2 est un graphique montrant la variation de l'intensité d'éclairement de la batterie en fonction du temps. Sur le dessin, on a représenté un appareil d'étalonnage 10 qui est conforme à l'invention et qui est destiné à étalonner 5 une batterie solaire 12 afin d'en prévoir la courbe caractéristique X/V. D'une façon générale, l'appareil d'étalonnage comprend un dispositif 14 pour effectuer 1'éclairement périodique de la batterie solaire 12 avec une lumière artificielle qui simule de très près le rayonnement solaire naturel dans l'espace; un dispo-10 sitif 16 pour détecter l'intensité de la lumière incidente sur la batterie solaire pendant chaque éclairement; et des moyens 18 pour contrôler la sortie du dispositif détecteur et le courant de sortie de la batterie solaire aux diverses conditions opératoires choisies, pendant les expositions successives de la batterie à la 15 lumière du dispositif d'éclairement. Dans la technique envisagée par l'invention, on effectue l'étalonnage de la batterie solaire en circuit ouvert, en court-circuit et à des niveaux choisis de tension de la batterie. Selon une caractéristique de l'invention, le dispositif 14 20 d*éclairement de la batterie comprend une lampe-éclair au xénon 20 qui produit des éclairs avec un courant d'une densité extrêmement élevée, de telle sorte que la lumière émise par la lampe, à chaque éclair, simule de très près le rayonnement solaire naturel dans l'espace, aussi bien en ce qui concerne son intensité 25 que sa teneur spectrale. Selon une autre particularité de l'invention, on fait en sorte que le circuit 22 d'excitation de la lampe 20 maintienne chaque éclair de la lampe à une intensité de crête prédéterminée pendant une période prédéterminée, cette opération étant exécutée à 1'aide de condensateurs et d * induc-30 tances qui sont connectés de manière à établir une ligne de décharge à action différée, et les moyens 18 de contrôle de sortie sont agencés pour relever la sortie de la batterie 12 et la sortie du dispositif détecteur 16 de 1'intensité de la lumière pendant chacune des périodes d'intensité de crête , Les données qu' 35 on relève sur le dispositif de détection 16 permettent la correction des données d'étalonnage de la batterie de manière à compenser des variations éventuelles de l'intensité de la lumière incidente sur la batterie lors des éclairs successifs de la lampe 20. Les moyens de contrôle 18 comprennent un ensemble de commuta-40 tion 24 pour faire passer automatiquement la batterie solaire 12 71 16068 4 2088327 par la gamme des conditions opératoires préalablement établies en réponse aux éclairs successifs de la lampe 20. En se référant plus en détail au mode de réalisation choisi et représenté, la lampe-éclair 20 envoie des éclairs périodiques 5 en réponse à un signal de déclenchement périodique provenant d'un générateur 26 de tels signaux, ce générateur 26 étant actionné par un générateur 28 de signaux de minutage ou synchronisation. Le courant électrique pour les éclairs, alimentant la lampe 20, est fourni par une batterie de condensateurs 30 et d'inductances 10 31 qui forment une ligne de décharge 32 à action différée, connectée en parallèle aux bornes d'une source 34 de courant élec- m trique. Comme on l'a déjà mentionné, une particularité de l'invention est que la lampe-éclair au xénon 20 est conditionnée pour émettre une lumière simulant de très près le rayonnement so-15 laire naturel dans l'espace, résultat qu'on obtient en faisant fonctionner la lampe à une densité de courant extrêmement élevée. Cette densité de courant est de l'ordre de 1.000 ampères par centimètre carré de la section transversale de la colonne de gaz dans la lampe-éclair. On agence la ligne de décharge à action dif-20 férée 32 et la source de courant 34 de façon à obtenir une telle densité de courant. Le générateur de signaux de minutage 28 peut être un générateur de tels signaux d'un type quelconque, capable de produire périodiquement un groupe d'impulsions successives de minutage 25 suivant une séquence de temps qui va être étudiée par la suite. La première impulsion de chaque groupe d'impulsions de minutage produit par le générateur 28 est une impulsion d'amorçage de l'éclair qu'on applique au générateur 26 de signaux de déclenchement de la lampe-éclair. Cette impulsion d'amorçage d'un éclair ac-30 tionne le générateur de signaux de déclenchement de manière à produire une impulsion de déclenchement ayant l'amplitude correcte et capable d'amorcer un éclair de la lampe 20 par le courant de densité élevée provenant de la décharge des condensateurs et des inductances dans la ligne 3 2 de décharge à action diffé-35 rée. On peut utiliser un générateur de signaux de déclenchement d'un modèle approprié quelconque. L'impulsion initiale d'amorçage d'éclair dans chaque groupe d'impulsions périodiques provenant du générateur 28 de signaux de minutage est suivie d'une succession rapide d'un certain nombre 40 d'impulsions supplémentaires dont le but va être expliqué ulté 71 16063 5 2088327 rieurement. A ce stade de la description, il suffit de dire que ces impulsions supplémentaires comprennent, dans l'ordre indiqué et sur les bornes énumérées du générateur de minutage : une impulsion de porte passante sur une borne 36 de porte passante, 5 une impulsion de porte non passante sur une borne 38 de porte non passante, une série d'impulsions d'impression sur une borne d'impression 40, et une impulsion de remise à zéro sur une borne de remise à zéro 41. Les diverses impulsions supplémentaires, indiquées ci-dessus 10 et constituant chaque groupe d'impulsions provenant du générateur 28 de signaux de minutage, apparaissent à intervalles de temps préalablement réglés après l'impulsion initiale d'amorçage de l'éclair du groupe correspondant. A ce propos, il convient de se reporter à la figure 2 qui indique la variation de l'intensité en 15 fonction du temps de chaque éclair produit par la lampe 20. On remarquera que chaque éclair comprend une phase initiale A au cours de laquelle l'intensité de l'éclair augmente jusqu'à une valeur de crête, une phase intermédiaire B pendant laquelle l'intensité de l'éclair demeure sensiblement constante à ladite va-20 leur de crête et une phase finale C pendant laquelle l'intensité de l'éclair décroît. Selon l'invention, les signaux de porte passante et non passante provenant du générateur 28 de signaux de minutage sont minutés de façon à avoir lieu au début et à l'achèvement de la phase constante d'intensité de crête de chaque 25 éclair. Quand on utilise une lampe-éclair au xénon et une ligne de décharge à retard fonctionnant avec une densité de courant de valeur indiquée plus haut, la durée de la phase initiale A d'intensité croissante, pour chaque éclair, est d'environ 0,5 milliseconde, de sorte que l'impulsion de porte passante dans chaque 30 groupe d'impulsions périodiques provenant du générateur de signaux de minutage se produit environ 0,5 milliseconde après l'impulsion initiale d'amorçage de ce groupe. La durée de la phase B d'intensité de crête de l'éclair est d'environ 1 milliseconde. En conséquence, l'impulsion de porte non passante doit 35 être minutée de manière à se produire environ 1,5 milliseconde après l'impulsion initiale d'amorçage.. Les impulsions d'impression qui apparaissent ensuite dans chaque groupe sont minutées de manière à se produire environ 1 seconde après l'impulsion i-nitiale. Enfin, l'impulsion finale de remise à zéro est. produite 40 par le générateur de signaux de minutage après la dernière im 71 16068 6 2088327 pulsion d'impression. Les moyens de contrôle 18 de l'appareil d'étalonnage de la batterie solaire comprennent une source de courant 42 qui peut être programmée et dont les bornes de sortie 44 sont connectées 5 aux bornes de sortie 46 de la batterie solaire 12. La source de courant 42 comprend un certain nombre de potentiomètres externes de programmation 47, un trajet de court-circuit 48 et une borne en circuit ouvert 49 connectée aux bornes de programmation 50 de la source de courant 42 par l'entremise d'un commutateur pas à 10 pas 52. Ce commutateur pas à pas sera étudié par la suite. XI suffira de dire à ce stade de la description que le commutateur pas à pas fonctionne de manière à connecter les potentiomètres 47, le trajet de court-circuit 48 et la borne en circuit ouvert 49 aux bornes 50 de programmation de la source de courant, lors-15 que le commutateur pas à pas est du type qui va être décrit par la suite. La connexion de l'un quelconque des potentiomètres de programmation 47 à la source de courant 42 conditionne cette dernière de manière à "accrocher"' la batterie solaire 12 à un niveau prédéterminé de tension qui est déterminé par le réglage 20 du potentiomètre correspondant. Quand on connecte le trajet en court-circuit 48 à la source de courant 42, cette dernière établit un court-circuit aux bornes de la batterie solaire, de sorte que celle-ci fonctionne à son niveau de tension en court-circuit. Finalement, quand on connecte la borne en circuit ouvert 49 à la 25 source 42, cette dernière établit un circuit ouvert sur la batterie solaire et cette batterie fonctionne à un niveau de tension 4 en circuit ouvert. Une résistance de fuite 54 de valeur élevée est connectée aux bornes de la source de courant afin que le courant dans la batterie solaire ne dépasse jamais le courant de 30 sortie de la source. Une diode de protection 56, une petite résistance de charge 59 et une diode 60 sont également prévues, comme représenté. Les moyens de contrôle 18 comprennent également deux intégrateurs conditionnés 62, 64, une cellule de référence 66 incor-35 porée dans le détecteur d'intensité lumineuse 16 et un voltmètre numérique 68 couplé avec.un dispositif d'impression 70 dont le rôle est d'imprimer les valeurs indiquées sur le voltmètre. L'entrée de .1'intégrateur conditionné 62 est connectée à la batterie solaire .12 afin d'intégrer le courant photovoltaxque de cette 40 batterie. L'entrée de 1'intégrateur conditionné 64 est connecté 71 16063 7 2088327 à 3a cellule de référence 66 pour intégrer le courant phctovoltaïque de cette cellule .Les intégrateurs servent à égaliser les variations des courants dans la batterie solaire et dans la cellule de référence, variations qui sont dues aux changements de l'intensité 5 des éclairs pendant la période de détermination (1 milliseconde) représentant la phase B de chaque éclair. Dans ce but, les bornes de déclenchement des intégrateurs sont connectées aux bornes de porte passante et de porte non passante 36, 38, du générateur 28 de signaux de minutage. Chaque signal de porte passante provenant 10 du générateur enclenche les intégrateurs afin de contrôler les courants dans la batterie solaire et dans la. cellule de référence, respectivement. Chaque signal de porte non passante débranche les intégrateurs pour emmagasiner l'information représentant les valeurs intégrées des courants dans la batterie solaire et dans la 15 cellule de référence. Chaque intégrateur conditionné 62 ou 64 comporte un condensateur d'intégration 72 aux bornes duquel est branché le contact normalement ouvert 74a d'un relais de remise à zéro 74. Les relais de remise à zéro 74 sont connectés à la borne de remise à 20 zéro 41 du générateur de signaux de minutage 28. Chaque impulsion de remise à zéro provenant du générateur excite momentanément les relais de remise à zéro pour les obliger à fermer leurs contacts 74a, ce qui permet de décharger les condensateurs d'intégration 72 et de remettre les intégrateurs 62, 64 à leur état initial. 25 Les sorties des intégrateurs conditionnés 62, 64 et la sor tie de tension bloquée ou accrochée de la source 42 sont connectées au voltmètre numérique 68 par l'entremise d'un second commutateur pas à pas 76. L'élément de progression pas à pas 76a du commutateur 76 est connecté à la borne d'impression 40 du géné-30 rateur 28 de signaux de minutage en vue de son actionnement par les impulsions d'impression provenant du générateur. La borne d'impression du générateur est également connectée au dispositif d'impression 70. Chaque série d'impulsions d'impression appartenant à chaque groupe d'impulsions périodiques produit par le gé-35 nérateur 28 de signaux de minutage, fait avancer le commutateur pas à pas 76 par ses diverses positions et le ramène finalement à sa position initiale ou normale (position qui figure sur le dessin). Les positions successives du commutateur pas à pas sont désignées par les références 0 à 4. Dans la position 1, le com-40 mutateur connecte la sortie de l'intégrateur conditionné 64 au 71 16068 8 2088327 voltmètre numérique 68; dans la position 2, le commutateur connecte la sortie de l'intégrateur conditionné 62 au voltmètre; dans la position 3, le commutateur connecte la borne de tension de sortie bloquée de la source 42 au voltmètre; dans la position 5 4, le commutateur connecte une source de tension progressive 78 à l'élément de progression pas à pas 52a du commutateur 52 afin de commuter la séquence de ce dernier d'une position à la suivante. Les impulsions d'impression provenant du générateur de signaux de minutage 28 sont également envoyées au dispositif d'im-10 pression 70 et actionnent ce dernier pour enregistrer les données relevées sur le voltmètre numérique 68, comme on le verra par la suite. Si 1'on revient maintenant à la description du commutateur pas à pas 52, ce dernier présente un certain nombre de positions 15 successives ou paliers O à 6. Dans la position initiale ou normale 0 du commutateur, ce dernier connecte le trajet de court-circuit 48 aux bornes de programmation 50 de la source de courant 42. Le passage de ce commutateur de sa position normale par les positions 1 à 5 connecte les potentiomètres de programmation 47 20 et la borne en circuit ouvert 49, successivement, à la source de courant 42. Au cours du fonctionnement de 1'appareil d * étalonnage de la batterie solaire, le générateur de signaux de minutage 28 produit un certain nombre de groupes d'impulsions de minutage dont le 25 nombre est égal à celui des positions de commutation successives du commutateur de programmation 52, c'est-à-dire sept groupes. « En supposant que ce commutateur, ainsi que le commutateur de lecture 76,occupent leurs positions initiales, c'est-à-dire les positions "zéro", la première impulsion du premier groupe fait 30 fonctionner la lampe-éclair au xénon 20. L'impulsion suivante du premier groupe déclenche les intégrateurs conditionnés 62, 64 à un moment préalablement établi (0,5 milliseconde) après l'amorçage de l'éclair pour permettre à l'intensité de cet éclair d'atteindre la valeur de la phase de crête B.'A l'achèvement de la phase 35 d'intensité de crête B (1,5 milliseconde), le générateur de minutage 28 produit un signal de porte non passante qui débranche les intégrateurs conditionnés 62, 64. Pendant qu'ils sont à l'état de fonctionnement, les intégrateurs emmagasinent les informations de tension représentant la valeur intégrée du fonctionnement en 40 court-eircuit de la batterie solaire 12 et du courant dans la 71 16068 9 2088327 cellule 66 qu'on obtient par ce premier éclair de la lampe 20. A cet égard, il est important de faire remarquer que dans les positions initiales O du commutateur de programmation, ce dernier •connecte le trajet en court-circuit 48 à la source de courant 5 programmable 42. On a déjà indiqué que cette source établit un court-circuit aux bornes de la batterie solaire 12, de sorte que l'intégrateur 62 emmagasine l'information représentant le courant en court-circuit de la batterie. La série d'impulsions d'impression produite par le générateur 10 de minutage 28, après l'envoi du signal de porte non passante aux intégrateurs conditionnés 62, 64, fait passer le commutateur de lecture 76 de sa position initiale 0 par les positions successives 1 à 4, avec retour à la position initiale et, en même temps, ce commutateur actionne le dispositif d'impression 70 pour qu'il 15 enregistre les indications du voltmètre numérique 68 dans chaque position du commutateur. Le passage du commutateur par les positions 1, 2 et 3,connecte le voltmètre numérique 68, successivement, à l'intégrateur 64, à l'intégrateur 62 et à la sortie de tension bloquée de la source de courant 42. En conséquence, le 20 voltmètre indique, tout d'abord, l'information emmagasinée dans l'intégrateur 64, représentant le courant produit dans la pile de référence 66 pendant l'éclair précédent de la lampe 20, ensuite l'information emmagasinée dans l'intégrateur 62 représentant le courant en court-circuit de la batterie solaire 12, et enfin 25 la tension en court-circuit de la batterie. Le dispositif d'impression 70 enregistre ces diverses valeurs indiquées par le voltmètre. Le passage du commutateur 76 par sa position finale 4, avant son retour à la position initiale 0, connecte la source de tension progressive 78 à l'élément de progression pas à pas 30 52a du commutateur de programmation 52 pour amener ce dernier à sa position 1. Dans cette position 1 du commutateur 52, le premier potentiomètre de programmation 47 est connecté aux bornes de programmation 50 de la source 42 et oblige cette source à bloquer la batterie solaire 12 au niveau de tension prédéterminé qui dé-35 pend du réglage du potentiomètre. Après le retour du commutateur de lecture 76 à sa position initiale 0 par l'action de la dernière impulsion d'impression provenant du générateur de minutage 28, ce dernier envoie une impulsion finale de. remise à zéro qui est appliquée aux relais de remise à zéro 74 des intégrateurs 40 conditionnés, pour ainsi rétablir les intégrateurs 62 et 64 dans 71 16063 10 2088327 leurs états initiaux et achever ainsi le premier cycle opératoire de l'appareil. Le générateur de signaux de minutage 28 produit ensuite un second groupe d'impulsions de minutage pour répéter le même cycle 5 mais avec blocage de la batterie solaire 12 à son nouveau niveau de tension. On répète ensuite le même cycle pour chacun des niveaux préalablement établis de tension de la batterie solaire, ces niveaux étant déterminés par les divers potentiomètres de programmation 48 et par le stade final en circuit ouvert 49, le 10 commutateur de programmation 52 étant transféré d'une position à la suivante par le commutateur de lecture 76 à 1'achèvement de chaque cycle. Les diverses valeurs de tension et de courant qui sont relevées pour la batterie solaire, à l'aide de l'appareil décrit, permettent d'établir la courbe caractéristique I/V de 15 cette batterie. Les données obtenues sur la cellule de référence 66 permettent la correction des données d'étalonnage obtenues pour compenser toute variation de l'intensité de la lumière d'un éclair à un autre. Il va de soi que le générateur de signaux de minutage 28 20 actionne la lampe-éclair 20 à intervalles de temps appropriés pour permettre la recharge complète de la batterie de condensateurs 30 après chaque éclair. Eventuellement, on peut installer • un circuit (non représenté) pour détecter le niveau de tension dans la batterie de condensateurs et empêcher ainsi le générateur 25 de signaux de minutage de faire fonctionner la lampe avant que les condensateurs soient entièrement chargés. * Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation, 30 de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 71 16063 11 2088327 REVENDICATIONS 1. Procédé d'étalonnage d'une batterie solaire afin de prévoir sa courbe caractéristique I/V, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser une lampe-éclair qui émet une lumière simulant 5 la radiation solaire naturelle dans l'espace; à utiliser une cellule photoélectrique de référence répondant à cette lumière; à éclairer périodiquement la batterie en faisant émettre à cette lampe un certain nombre d'éclairs successifs; et à détecter, à l'aide de cette cellule de référence, l'intensité de la lumière 10 incidente sur la batterie pendant chaque éclair. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en outre en ce"qu'on maintient l'intensité de chaque éclair à une valeur sensiblement constante à un niveau de crête prédéterminé pendant une durée fixe au cours de chaque éclair successif. 15 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la lampe-éclair est une lampe au xénon excitée par un courant de densité élevée. 4. Procédé d'étalonnage d'une batterie solaire afin de prévoir sa courbe caractéristique I/V, caractérisé en ce qu'il con- 20 siste à utiliser une lampe-éclair qui émet une lumière simulant la radiation solaire naturelle dans l'espace; à éclairer périodiquement la batterie en faisant émettre à cette lampe un certain nombre d'éclairs successifs; à contrôler, pendant ces éclairs successifs, le courant de sortie de la batterie aux conditions 25 opératoires prédéterminées de la batterie, lesdites conditions étant notamment un fonctionnement en circuit ouvert, un fonctionnement en court-circuit et un fonctionnement à des niveaux choisis de tension de la batterie; et à détecter l'intensité de la lumière incidente sur la batterie pendant chaque éclair pour per- 30 mettre ainsi une correction des données d'étalonnage en compensant les variations de 1'intensité de la lumière incidente au cours des éclairs successifs. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la lampe-éclair est une lampe au xénon excitée par un courant de 35 densité élevée. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on maintient l'intensité des éclairs à une valeur sensiblement constante qui est une valeur de crête au cours de chaque éclair, et on contrôle le courant de sortie de la batterie pendant la pério- 40 de d'intensité de crête de chaque éclair. 71 16068 12 2088327 7. Appareil d'étalonnage d'une batterie solaire afin de prévoir sa courbe caractéristique I/V, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison:une lampe-éclair qui émet une lumière simulant le rayonnement solaire naturel dans l'espace; un dispositif 5 pour éclairer périodiquement la batterie solaire en obligeant ladite lampe à produire un certain nombre d'éclairs successifs; et des moyens pour maintenir 1'intensité de chaque éclair à une valeur sensiblement constante qui correspond à une valeur de crête, pendant une période fixe au cours de chaque éclair. 10 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que la lampe—éclair est une lampe au xénon excitée par un courant de densité élevée. 9. Appareil selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce qu'il comprend en outre une cellule de référence pour détecter 15 l'intensité de la lumière incidente sur la batterie solaire pendant chaque éclair. 10. Appareil d'étalonnage d'une batterie solaire afin de prévoir sa courbe caractéristique I/V, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison : une lampe-éclair qui émet une lumière si- 20 mulant le rayonnement solaire naturel dans l'espace; un dispositif pour éclairer périodiquement la batterie solaire en obligeant ladite lampe à produire un certain nombre d'éclairs successifs; • une cellule de référence pour détecter l'intensité de la lumière incidente sur la batterie pendant chaque éclair; et des moyens 25 pour contrôler le courant de sortie de la cellule de référence et pour contrôler le courant de sortie de la batterie à des^ conditions opératoires choisies, telles qu'un fonctionnement en circuit ouvert, un fonctionnement en court-circuit et un fonctionnement à des tensions choisies de la batterie, au cours des éclairs 30 successifs. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que le dispositif qui oblige la lampe à produire des éclairs comprend des moyens pour maintenir l'intensité de chaque éclair à une valeur sensiblement constante qui correspond à un niveau de crête 35 pendant une période préalablement réglée, et des moyens pour actionner les moyens de contrôle afin de régler le courant de la cellule de référence et le courant de la batterie pendant la période d'intensité de crête au cours de chaque éclair. 12. Appareil d'étalonnage d'une batterie solaire afin de 40 prévoir sa courbe caractéristique I/V, caractérisé en ce qu'il 71 16068 13 2088327 comprend,en combinaison : une lampe-éclair qui émet une lumière simulant la radiation solaire naturelle dans l'espace; un dispositif pour éclairer la batterie solaire en obligeant la lampe à produire un certain nombre d'éclairs successifs, ce dispositif 5 comprenant un générateur de signaux de déclenchement, qui envoie une impulsion de déclenchement à la lampe-éclair en réponse à l'application de chaque impulsion d'amorçage d'éclair à ce générateur, et une source de courant pour faire fonctionner cette lampe en produisant un éclair en réponse à ladite impulsion de 10 déclenchement, de manière que l'intensité de chaque éclair soit maintenue à une valeur de crête sensiblement constante pendant une période prédéterminée; une cellule de référence pour détecter l'intensité de la lumière incidente sur la batterie; deux intégrateurs conditionnés qui sont connectés à la cellule de référen-15 ce et à la batterie pour emmagasiner 1'information représentant le courant produit dans la cellule et le courant produit dans ladite batterie pendant chaque éclair; une source de courant pouvant être programmée et connectée aux bornes de la batterie afin de bloquer ladite batterie dans des conditions opératoires diffé-20 rentes, préalablement choisies, parmi lesquelles le fonctionnement en circuit ouvert, le fonctionnement en court-circuit et le fonctionnement à des niveaux de tension choisis de la batterie, ladite source de courant comprenant des moyens de programmation comportant un commutateur de programmation qui fait passer pas à 25 pas la source de courant par toute la gamme des conditions opératoires choisies ; des moyens de lecture qui comprennent un commutateur de lecture permettant d'enregistrer successivement les sorties des intégrateurs et la tension de la batterie; un générateur de signaux de minutage connecté au générateur de signaux de 30 déclenchement et au commutateur de lecture pour produire des groupes périodiques d'impulsions de minutage, chaque groupe d'impulsions comprenant une impulsion d'amorçage de l'éclair initial pour actionner le générateur de signaux de déclenchement, puis une impulsion de porte passante qui se produit au début de la 35 portion d'intensité de crête de l'éclair correspondant, afin de déclencher les intégrateurs conditionnés et les conditionner de manière à emmagasiner de l'information représentant les courants de la cellule deréférence et de la batterie, puis une impulsion de porte non passante qui se produit à l'achèvement de la portion 40 d'intensité de crête de l'éclair pour désactiver leSdits inté 71 16068 14 2088327 grateurs,, ensuite une série d'impulsions pour faire avancer pas à pas le commutateur de lecture par ses diverses positions de lecture, et enfin une impulsion finale de remise à zéro pour remettre les intégrateurs à zéro dans leur position initiale; et 5 des moyens pour faire avancer pas à pas le commutateur de programmation en synchronisme de temps avec le commutateur de lecture.