La présente invention est relative à un procédé de pose de drain, notamment au voisinage de l'extrémité du tablier d'un ouvrage d'art dans lequel le tablier, en béton, est revêtu d'un enrobé, notamment en béton bitumineux, avec interposition d'une couche d'étanchéité. Le procédé selon l'invention peut en particulier être mis en oeuvre dans le cas d'un joint bétonné avec solin béton, pour lequel un relevé d'étanchéité doit etre prévu au niveau de la coupe de l'enrobé, à chaque extrémité du tablier, avec pose d'un drain en point bas pour des ouvrages de pentes supérieures à 1% et pose de drain à chaque extrémité pour des tabliers de pente nulle. Le procédé selon l'invention est essentiellement carac térisé par le fait que l'on découpe l'enrobé et la couche d'étan cherté sensiblement perpendiculairement à la face supérieure du tablier à une distance du bord de feuillure de celui-ci jusqu'à environ 20cm et de préférence à environ 5cm, que l'on met en place à chaud une feuille de revêtement d'étanchéité en l'appliquant sur une partie de sa largeur contre la face supérieure du tablier et en la recourbant de façon à ce qu'elle s'étende sur le reste de sa largeur sensiblement parallèlement à la surface de découpe de l'enrobé à une distance de celui-ci correspondant sensiblement à la dimension transversale du drain à mettre en place, que l'on coule de l'asphalte pur sur la face supérieure du tablier dans l'espace compris entre la découpe de l'enrobé et la partie de la feuille de revêtement d'étanchéité qui lui est sensiblement parallèle, que l'on met en place un drain dans ledit espace puis que l'on rabat autour de ce drain ladite feuille de revêtement d'étanchéité de façon à appliquer à chaud son extrémité contre la surface de découpe de l'enrobé. Avant de couler l'asphalte pur il est particulièrement avantageux de mettre en place sur la face supérieure du tablier dans ledit espace un enduit d'accrochage bitumineux. De la même manière il est particulièrement avantageux avant de couler l'asphalte pur de réaliser un soufflage à l'air dans ledit espace afin d'éliminer l'eau qui aurait pu s'accumuler entre l'enrobé et la feuille de revêtement d'étanchéité. De préférence on coule l'asphalte pur de telle manière que son épaisseur au-dessus du tablier soit comprise entre en viron 1 mm et environ 50 mm et de préférence entre environ 5 et environ lOmm. Le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre avec les drains traditionnels pour les ouvrages routiers qui, dans une forme couramment utilisée, sont constitués d'un profilé en matériau inoxydable, notamment en aluminium, de section sensiblement rectangulaire et présentant des fentes, obtenues par sciage du profilé, ces fentes étant réparties sur la longueur du profilé. La présente invention a toutefois également pour objet un nouveau drain utilisable notamment lors de la mise en oeuvre du procédé précédemment décrit, mais qui peut être mis en place d'autres manières. Le nouveau drain selon la présente invention est essentiellement caractérisé par le fait qu'il est constitué d'un ressort hélicoïdal à spires non jointives, réalisé en un matériau inoxydable, notamment en aluminium ou en acier inoxydable. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaitront à la lecture de la description suivante donnée à titre d'exemple nullement limitatif en sec référant au dessin annexé dans lequel -la figure 1 représente un drain conventionnel susceptible d'être posé par le procédé selon l'invention. -la figure 2 représente le nouveau drain selon la présente invention. -les figures 3 à 6 illustrent différentes étapes du procédé selon l'invention pour la pose du drain selon la figure 1. -la figure 7 représente à l'état posé le drain de la figure 2. Le drain 1 représenté sur la figure 1 est constitué d'un profilé de section sensiblement rectangulaire réalise en un matériau inoxydable en particulier de l'aluminium. Dans ce profilé sont réalisées des fentes 2 obtenues par sciage du profilé. Le nouveau drain 3 selon l'invention, representé sùr la figure 2 est constitué d'un ressort hélicoidal à spires non jointives en un matériau inoxydable tel que par exemple l'aluminium ou l'acier inoxydable. Ce nouveau drain peut être mis en place de diverses manières et utilisé dans diverses applications mais il est par ticulièrement avantageux de le mettre en place par le procédé selon l'invention et en particulier dans le cas d'un joint béton né avec solin béton lorsque du béton doit être coulé par dessus le drain. On a en effet constaté compte tenu de l'aptitude à la déformation d'un drain 3 ainsi constitué un comportement remarquable du drain dans ce type d'utilisation. On se réfère maintenant aux figures 3 à 6 qui illustrent la pose d'un drain selon la figure 1. Le tablier 4 de l'ouvrage enbéton est revêtu d'un enrobé 5, constitué en général de béton bitumineux avec interposition d'une couche d'étanchéité 6 par exemple en résine époxy, une feuille de feutre bitumineux pouvant également être mise en place entre la couche d'étanchéité 6 et le tablier en béton 4. Comme on le voit sur la figure 3 au cours du procédé selon l'invention on effectue tout d'abord une découpe de l'enrobé 5 et de la couche d'étanchéité 6 à une distance d du bord de feuillure du tablier de par exemple environ 5 cm. Au cours d'une seconde étape illustrée sur la figure 4 on met en place une feuille de revêtement d'étanchéité 7, constituée par exemple d'un complexe d'aluminium et de bitume en l'appliquant sur une partie de sa largeur 8 contre la face supérieure du tablier, le reste 9 de la feuille 7 étant replié de façon à s'étendre sensiblement parallèlement à la surface de découpe de l'enrobé 5 à une distance e de celui-ci, cette distance qui peut par exemple être de l'ordre de 2cm correspondant à la dimension transversale du drain qui doit être mis en place. Au cours de l'étape suivante de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, apres avoir éventuellement badigeonné la face supérieure du tablier dans l'espace compris entre la partie 9 de la feuille 7 et la surface de découpe de l'enrobé 5 d'un enduit d'accrochage bitumineux, et après avoir éventuellement soufflé à l'air l'eau qui aurait pu s'accumuler dans cet espace, on y coule de l'asphalte pur 10. Il ne reste plus alors, comme le montre la figure 6 qu'à mettre en place le drain 1 puis a rabattre à chaud la feuille de revêtement d'étanchéité autour du drain 1 jusqu'à appliquer son extrémité-contre la surface de découpe de l'enrobé 5. On peut alors couler sur le drain ainsi posé le béton dans lequel sera réalisé le joint d'étanchéité que l'on souhaite poser en feuillure à l'extrémité du tablier.de l'ouvrage d'art. L'eau provenant d'éventuelles infiltrations dans lten- robé 5 s'écoulera ainsi à l'intérieur du drain sans pouvoir pénétrer dans le tablier 4 et risquer, en se transformant en glace de provoquer une détérioration de celui-ci. La figure 7 est une vue analogue à la figure 6 mais montrant posé un drain 3 selon la figure 2. Les étapes de procédé sont bien entendu identiques à celles illustrées sur les figures 3 à 5. Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec une forme particulière de réalisation il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter de nombreuses modifications sans pour autant sortir ni de son cadre ni de son esprit. R E V E N D I C A T I O N S 1, Procédé de pose de drain au voisinage de l'extrémité du tablier d'un ouvrage d'art dans lequel le tablier, en béton, est revêtu d'un enrobé, notamment en béton bitumineux, avec interposition d'une couche d'étanchéité, caractérisé par le fait que l'on découpe l'enrobé et la couche d'étanchéité sensiblement perpendiculairement à la face supérieure du tablier à une distance du bord de feuillure de celui-ci jusqu'à environ 20 cm et de préférence à environ 5 cm, que l'on met en place à chaud une feuille de revêtement d'étanchéité en l'appliquant sur une partie de sa largeur contre la face supérieure du tablier, et en la recourbant de façon qu'elle s'étende sur le reste de sa largeur sensiblement parallèlement à la surface de découpe de l'enrobé à une distance de celui-ci correspondant sensiblement à la dimension transversale du drain à mettre en place, que l'on coule de l'asphalte pur sur la face supérieure du tablier dans l'espace compris entre la découpe de l'enrobé et la partie de la feuille de revetement d'etancheite qui lui est sensiblement parallèle, que l'on met en place un drain dans ledit espace, puis que l'on rabat autour du drain ladite feuille de revêtement d'étanchéité de façon à appliquer à chaud son extrémité contre la surface de découpe de l'enrobé. 2, Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'avant de couler l'asphalte pur on met en place sur la face supérieure du tablier dans ledit espace un enduit d'accrochage bitumineux. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'avant de couler l'asphalte pur on réalise un soufflage à l'air dudit espace. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on coule l'asphalte sur une épaisseur comprise entre environ 1 mm et environ 50 mm et de préférence entre environ 5 et environ 10mm. 5. Drain, utilisable notamment pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il est constitué d'un ressort hélicoidal à spires non jointives en un matériau inoxydable notamment en aluminium ou en acier inoxydable.