La présente invention se réfère aux constructions de toile, feuille plastique ou équivalent, telles que tentes, chapiteaux pour cirques ou autres, hangars, serres, etc... On peut distinguer dans ces constructions deux types généraux différents, savoir un premier dans lequel la toile est disposée sur une charpente rigide faite de fermes, arceaux ou analogues reliés les uns aux autres par des entretoises, solives, croisillons ou équivalents, et un second comprenant un ou plusieurs mâts ou poteaux convenablement haubanés pour supporter la toile qui contribue elle-même au haubanage de l'ensemble. La charpente rigide du premier type est coûteuse et son montage exige beaucoup de main-d'oeuvre. Quant au second type, son espace intérieur est encombré par les mâts ou poteaux multiples ; en outre le glissement de la toile sur les haubans provoque une usure non négligeable. L'invention vise à permettre de réaliser une construction de toile qui ne comporte pas les inconvénients de la technique antérieure. Conformément à l'invention l'on dispose une série d'arceaux les uns derrière les autres et l'on tend sur eux un recouvrement de toile qu'on leur fixe de façon qu'il assure à la fois l'entretoisement entre les arceaux successifs et le haubanage de ceux d'extrémité. Les arceaux comportent préférablement des gorges dans lesquelles on engage les bords d'éléments de recouvrement, chacun de ces bords étant surépaissi par le moyen d'un cordage à la façon des ralingues des voiles de bateaux. On est ainsi amené à prévoir pour n arceaux successifs, n-l éléments de recouvrement intermédiaires jouant le rôle d'entretoises et deux éléments de recouvrement d'extrémité qui servent de haubans pour les arceaux extrêmes.Pour faciliter le montage il est alors avantageux d'articuler les pieds des arceaux à leurs embases de façon qu'on puisse engager au sol les éléments de recouvrement d'extrémité dans les gorges des arceaux extrêmes, puis redresser ceux-ci et leurs voisins afin d'enfiler entre eux les éléments intermédiaires de recouvrement, et tendre convenablement les éléments d'extrémité pour réaliser le haubanage, cette tension pouvant s'effectuer par l'intermédiaire de poteaux de faible hauteur situés contre les pans transversaux des éléments correspondants et qui par conséquent n'encombrent nullement l'espace intérieur défini par le recouvrement. Les arceaux sont avantageusement réalisés sous forme démontable par embottement d'éléments les uns à la suite des autres. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue en perspective d'une construction ou chapiteau suivant l'invention, la toile étant supposée transparente pour permettre d'apercevoir le détail des arceaux et des poteaux d'extrémité avec les cordages de haubanage indiqués en traits interrompus. Fig. 2 est une coupe longitudinale de la construction de fig. 1. Fig. 3 est une vue en perspective partielle à bien plus grande échelle montrant sous forme explosée les détails de réalisation d'un arceau. Fig. 4 et 5 sont des coupes transversales correspondant aux lignes IV-IV et V-V de fig. 1. La construction représentée en fig. 1 et 2 comprend quatre arceaux 1 disposés de façon équidistante les uns derrière les autres. Les pieds de ces arceaux sont articulés à des embases porteuses 2 à la façon qu'on décrira ci-après. Chacun des espaces délimités par les plans de deux arceaux 1 successifs est recouvert par une bande de toile 3 ou élément de recouvrement intermédiaire fixé à ces arceaux et convenablement tendu de façon à jouer le r81e d'entretoise entre ceux-ci. Le recouvrement est complété à chaque extrémité par un élément particulier 4 établi à cet effet, cet élément venant s'accrocher à des poteaux 5 de faible hauteur contre lesquels il retombe à la verticale, comme indiqué en 4a. Des haubans classiques 6, réalisés sous la forme de cordes ou câbles, sont ancrés au sol en 7 pour maintenir les poteaux 5 et assurer la tension de l'élément de recouvrement 4 considéré. Comme le montre fig. 3, chaque arceau 1 comprend sur chacun de ses côtés un élément inférieur ou pied 8 articulé à l'embase correspondante par le moyen d'une broche 9 dont l'axe est orienté horizontalement dans le plan de l'arceau et qui traverse des bossages appropriés 2a, 8a des deux pièces. Cet élément 8 est rectangulaire et il est destiné à recevoir télescopiquement un élément rectiligne 10, beaucoup plus long, qui s'embot- te sur lui. On voit clairement en fig. 4 que cet élément 10 entoure l'élément 8 auquel on a fait comporter une cale d'épaisseur 11. L'élément 10 comporte dans chaque angle une gorge IOn à profil représentant plus d'un demi-cercle.En position montée il recouvre complètement l'élément 8 et vient buter sur une bride inférieure 8b (fig. 3) de celui-ci, le verrouillage de l'ensemble étant assuré par des boulons traversants engagés dans des trous 8c, lob (fig. 3), perpendiculairement au plan moyen de l'arceau. Dans le haut de l'élément 10 sus-mentionné vient s'engager l'une des branches d'un élément de raccordement 12 (fig. 3 et 5) présentant la forme d'une fausse équerre à très grand angle. L'enfoncement est limité par des butées latérales 12a de la branche considérée dudit élément 12. Comme montré fig. 5, celui-ci est constitué par deux tubes rectangulaires 12b assemblés par deux plaques latérales 12c. Alors que l'élément inférieur 8 occupait toute la dimension intérieure de l'élément 10 perpendiculairement au plan de l'arceau (dimension qu'on peut appeler largeur), cet élément 12 occupe au contraire toute l'autre dimension ou longueur.Sa fixation à l'élément 10 est assurée par des boulons qui traversent des trous lOc et 12d suivant une direction perpendiculaire à celle des boulons d'assemblage des éléments 10 et 8, donc dans le plan moyen de l'arceau. L'élément de raccordement 12 est symétrique par rapport à la bissectrice de l'angle qu'il définit et sa seconde branche, identique à la première, reçoit à son tour un autre élément entourant 10, et ainsi de suite sur la longueur de l'arceau jusqu'à l'autre pied où l'on retrouve un second élément inférieur 8 articulé à une embase 2. Les poteaux 5 peuvent également être réalisés avec une embase 13 (fig. 1 et 2) à laquelle ils sont articulés parallèlement aux arceaux 1. Les éléments de recouvrement intermédiaires 3 sont établis sous la forme de bandes de toile dont les bords longitudinaux sont solidaires de câbles ou ralingues 14 (fig. 4 et 5) dont le diamètre extérieur (y compris l'épaisseur de toile qui les entoure à la façon connue pour les voiles de bateaux), est tel qu'ils puissent étre engagés dans les gorges îOa suivant la longueur de celles-ci, mais sans pouvoir s'en dégager latéralement, le tout comme le font bien comprendre fig. 4 et 5. Quant aux éléments de recouvrement d'extrémité 4 (fig. 1 et 2), ils comportent de même un câble ou ralingue sur leur bord de fixation à l'arceau 1 adjacent. Pour monter la construction, l'on assemble tout d'abord les arceaux 1 sur le sol, c'est-à-dire à l'état couché. On dispose leurs embases 2 aux points voulus. On assujettit d'abord les deux éléments de recouvrement d'extrémité 4 aux arceaux extrêmes 1. Puis on dresse l'un d'eux et l'arceau adjacent par tout moyen approprié, par exemple à l'aide de haubans. On enfile alors un recouvrement 3 entre les deux arceaux considérés. On agit ainsi en relevant les arceaux successifs jusqu'au dernier qui provoque l'élévation du second élément de recouvrement d'extrémité. Les deux éléments de recouvrement d'extrémité sont alors associés aux poteaux 5. Enfin les haubans 6 sont accrochés à des anneaux cousus à la toile au niveau de la tête des poteaux 5 et ces haubans sont tendus et ancrés au sol en 7. I1 est facile de constater que si les dimensions voulues ont été respectées en ce qui concerne l'emplacement de toutes les embases 2 et 13, on obtient une sorte de chapiteau ou hangar de toile parfaitement stable, sans mats ou poteaux intérieurs, avec une armature simplifiée à l'extreme et sans que la toile risque nulle part de frotter contre des pièces métalliques ou des cordages. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend que le nombre des arceaux et celui des poteaux peuvent varier suivant les cas. Dans le cas où l'on désirerait une rigidité exceptionnelle on pourrait prévoir des entretoises rigides ou souples supplémentaires qu'on accrocherait entre les arceaux successifs au-dessous des éléments de recouvrement 3. Bien qu'on ait parlé de toile" dans toutes les explications ci-dessus, il doit etre entendu que ce terme, utilisé pour la commodité de la description, doit englober toute espèce de surface souple et mince et notamment les pellicules de matière plastique utilisées pour la réalisation de serres ou de hangars sans fenêtres éclairés par la lumière du jour. De plus l'on pourrait prévoir de placer au-dessus de chaque arceau 1, une bande de toile constituant couvre-joint et qui augmenterait l'étanchéité à ce niveau. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la réalisation de constructions de toile, feuille plastique ou équivalent, avec armature de support, du genre des tentes, chapiteaux, hangars, serres et analogues, caractérisé en ce qu'on dispose les uns derrière les autres une série d'arceaux (1) et en ce qu'on tend sur eux un recouvrement de toile (3-4) qu'on leur fixe de façon qu'il assure à la fois l'entretoisement entre les arceaux (1) successifs et le haubanage de ceux d'extrémité. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on divise le recouvrement en éléments intermédiaires (3) propres à se monter entre les arceaux successifs et en éléments d'extrémités (4) disposés entre chacun des arceaux extrêmes (1) de la série et des haubans de tension (6). 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on prévoit les arceaux (1) relevables, en ce qu'on monte les éléments de revêtement d'extrémité (4) sur eux alors qu'il sont couchés sur le sol, et en ce qu'on relève ensuite deux à deux l'ensemble des arceaux (1) pour leur assujettir les éléments de recouvrement intermédiaires (3), et en ce qu'on tend les éléments d'extrémité (4) après les avoir fait coopérer avec des poteaux (5). 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque arceau (1) est fait d'éléments successifs (10-12) s'emboitant les uns dans les autres et de deux embases (8) sur chacune desquelles est articulé un élément inférieur ou pied (2) de l'arceau (1). 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'arceau (1) comprend des éléments rectilignes (10) assemblés les uns à la suite des autres par des éléments de raccordement en forme de fausses équerres à très grand angle (12). 6. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que chaque arceau (1) comprend sur l'un et l'autre de ses côtés une gorge (IOn) à profil représentant plus d'un demi-cercle, tandis que les éléments de recouvrement (3) comportent sur leurs bords destinés à se fixer aux arceaux un câble ou ralingue (14) de diamètre tel qu'après assemblage avec la toile ils puissent coulisser longitudinalement dans la gorge correspondante (loua), mais qu'il leur soit impossible de se dégager latéralement de celle-ci. 7. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend des poteaux de haubanage (5) avec lesquels les éléments de recouvrement d'extrémité (4) viennent coopérer, ces éléments comportant un pan (4a) qui descend verticalement le long desdits poteaux (5). 8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que des couvre-joints sont associés aux liaisons des éléments de recouvrement (3-4) avec les arceaux (1).