Cette invention se rapporte d'une manière générale à des thyristors à blocage par la gâchette, et plus tarticulièrement à un thyristor à blocage par la gâchette perfectionné ayant un émetteur d'anode sélectivement court-circuité pour réduire, durant le fonctionnement, le courant qui s'écoule à la fois dans la partie centrale d'un ou plusieurs doigts d'émetteur d'une structure à émetteur de-cathode à gâchette interdigitée et aussi au dessous de la région de connexion d'une cathode avant une capacité de transport de courant relativement élevée. Les thyristors à blocage par la gâchette, que l'on désigne souvent pas le vocable "transistor à mémoire" sont de plus en plus employés comme éléments de circuits dans les systèmes de conditionnement-de puissance à l'état solide tels que les convertisseurs, les hacheurs, les alimentations de puissance à mode de commutation, etc... Outre leurs aptitudes en puissance ils ont, par rapport aux thyristors classiques, l'important avantage de pouvoir être commutés à ltetat bloqué aussi bien qu'à l'état passant, par application d'un signal de gâchette convenablement polarisé sans qu'il soit nécessairé de réduire jusaut zero le courant qu'ils commandent.Classiquement le courant de gâchette nécessaire pour commuter un dispositif à blocage par la gâchette d'un état conducteur à un état non conducteur est supérieur au courant nécessaire pour une commutation de l'état non conducteur à l'état conducteur. On dit que le gain au blocage (ou gain au passage à l'état bloqué) est inférieur au gain à l'amorçage (ou gain du passage à l'état passant) On accroit l'utilité des thyristors à blocage par la gâchette en accroissant le gain. Récemment, comme le décrit par exemple Wolley et colt, dans "Characteristics of a 200 Amp.Turn off Thyristor" (IEEE-IAS Conference Record de 1973), on a suggéré que l'on pouvait accroftre le gain at,;blocage d'un tel thyristor en réalisant une structure d'émetteur de cathode-, interdigitée, structure qui fournit une ligne de blocage etd'amorçage, plus longue que celle des structures classiques non interdigitées puisqu'une plus grande partie de 1 'é- metteur de cathode est physiquement plus proche du contact de gâchette que dans les conceptions classiques. Même avec des doigts d'émetteur de cathode relativement étroits on a reconnu (voir par exemple le brevet des Etats Unis d'Amérique N 3 504 342) que l'on peut obtenir certains avantages en fournissant une structure d'émetteur d'anode court-circuitée qui limite ou élimine le passage du courant dans la partie des doigts de l'émetteur de cathode d'une structure interdigitée. L'obtention d'une aptitude au transport de courants élevés dans une structure de thyristor à blocage par la gâchette interdigitée est dans une certaine mesure incompatible avec un gain au blocage élevé. Lorsque l'on rend les doigts de l'émetteur plus étroits, la facilité de blocage du dispositif croit mais la capacité de transport du courant décrit.Dans une tentative pour obtenir à la fois une forte capacité de transport du courant et un fort gain au blocage on emploie souvent une structure en forme de peigne où plusieurs doigts d'émetteur de cathode relativement étroits se prolongent respectivement depuis l'un ou l'autre des côtés d'une tranche relativement large ou partie dorsale centrale, adaptée pour recevoir une électrode à laquelle on peut attacher un fil ot une borne capable de transporter un courant relativement élevé. La structure obtenue commute relativement aisément à l'état bloqué dans la zone des doigts de l'émetteur mais avec plus de difficulté dans la zone de connexion de l'électrode plus large. En fait, dans beaucoup de cas, le blocage est si difficile dans la zone du dispositif sous-jacente à la zone de connexion de l'électrode que le dispositif ne passera pas du tout à l'état bloqué lorsque l'on appliquera un signal de blocage à la gâchette, soit qu'il retournera à un état conducteur dès que l'on aura supprimé le signal de gâchette, soit qu'il sera détruit par une densité de courant excessive sous la zone du contact. La présente invention a donc pour but - de fournir un thyristor à blocage par la gâchette ayant à la fois une forte capacité de transport de courant et un gain au blocage élevé. - de fournir un thyristor à blocage par la gâchette ayant une caractéristique "d'amorçage"V,I. sans sans les discontinuités des types classiques. - de fournir un thyristor à blocage par la gâchette ayant des régions interconnectées pour assurer que tous les doigts de l'émetteur sont amorces, plus particulièrement lorsque l'amorçage est seulement initié dans un ou plusieurs doigts, tout en ne dé gradant pratiquement pas, dans le même temps, les caractéristiques de blocage du dispositif. - de fournir un thyristor à blocage par la gâchette comportant une région n+ supplémentaire entre la région d'anode et la région de commande de type n de plus grande résistivité, pour limiter l'étendue de la couche d'épuisement de la jonction p-n de blocage à tension élevée, ce qui permet ainsi une largeur minimale de la base de type n et donc, diminue la chute de tension directe à l'état conducteur. - de réduire le rendement de la jonction de l'émetteur d'anode pour les courants élevés ainsi que pour les courants faibles ce qui diminue le stockage des charges dans la région de base de type - n du thyristor pour diminuer la trainée durant le blocage et par conséquent diminuer le temps de blocage. - de fournir un thyristor à blocage par la gâchette, ayant une couche de commande pour faire varier aisément les caractéristiques de blocage et d'amorçage du dispositif. En bref, et selon une réalisation recommandée de cette invention, un thyristor à blocage par la gâchette perfectionné comporte une structure de gâchette-émetteur de cathode interdigitée ayant plusieurs doigts d'émetteur de cathode et plusieurs doigts de gâchette formant une structure du type peignes imbriques. Un émetteur d'anode sélectivement court-circuité fournit une structure à quatre couches capable de supporter un passage de courant uniquement sous les parties des doigts de 11 émetteur de cathode adjacentes aux doigts de la gâchette, et absolument pas dans la partie centrale des doigts de l'émetteur de cathode ou au-dessous des zônes du contact. Selon une autre réalisation de cette invention, le thyristor à blocage par la gachette comporte plusieurs paires de régions d'émetteur de cathode, très proches les unes des autres et partageant une électrode d'émetteur de cathode commune, une partie de chaque paire étant couplée avec la région adjacente d'une paire adjointe par une région de pontage pour fournir un étalement positif de la région d'amorçage où est localisee la régiond'amorçage initiale non uniforme. La suite de la description se réfère aux figures annexées qui représentent respectivement Figure 1, un exemple de réalisation d'un thyristor à blocage par la gâchette selon la présente invention. Figure 2, une vue composite de la structure à quatre couches du thyristor de la Fig. 1 Figure 3, une représentation graphique de la concentration en impuretés de plusieurs régions du thyristor de la Fig. 1 Figure 4, une vue en coupe agrandie d'un doigt d'émetteur de cathode et de la région d'émetteur d'anode associé ainsi que des régions de base se trouvant entre Figure 5, une vue en partie arrachée, semblable à celle de la figure 1, d'une autre réalisation du thyristor selon l'invention ; et Figure 6, une vue analogue à la figure 2 pour la réalisation de la figure 5. Sur la figure 1, un thyristor à blocage par la gâchette 10 comporte quatre régions semiconductrices de conductivité de type alterné. Dans cet exemple la région d'anode 12 a une conductivité de type p et peut être élaborée par diffusion à travers un masque comme le savent bien les spécialistes. Bien que le thyristor décrit ici comporte une région d'anode 12 de type P les spécialistes comprendront que l'on peut former une structure analogue avec une région 12 de conductivité de type n, en faisant les changements correspondants pour les autres régions formant le dispositif. On forme une région d'anode 12 de type p dans une région de base 14 de type n qui comporte de préférence une partie supérieure 16 relativement faiblement dopée qui a une concentration en impure- tés d'environ 1014 atomes/cm3. La région de base 14 comporte aussi une région plus basse 18 plus fortement dopée qui peut aisément une avoir une concentration en impuretés d'environ 1017 atomes/cm La région de base 14 a de préférence une conductivité de type n, la partie 16 est conventionnellement de type n tandis que la partie 18 est de type n .On doit comprendre que bien que la réalisation d'une région de base ayant une couche 18 plus fortement dopée donne certains avantages, comme décrit ci-dessus, on peut obtenir d'autres avantages en fabriquant des dispositifs ayant une région de base de type n avec un profil d'impuretés que l'on peut obtenir en utilisant une pastille originellement de type n dans laquelle on forme les autres régions comme décrit, ou comme on le décrira plus bas en liaison avec la figure 1. La région d'anode 12 de type p a une forme pratiquement rectangulaire et comporte plusieurs rainures allongées qui vont des bords de la région vers le centre de la région 12. On peut commodément décrire la région d'anode 12 comme comportant une épine dorsale centrale 13 d'où partent plusieurs doigts 15. Recouvrant la région de base 14 de type n se trouve une region de base 20 de type p On peut aisément former la région 20 par diffusion à partir d'une source de base jusqu a une concentration en impureté d'environ 1017 atomes/cm3. On forme deux régions de cathode indépendantes 22 et 24 dans la région de bore. La région 22 est pratiquement l'image de la région 24 et comporte une zone dorsale 26 relativement large sur laquelle on peut aisément réaliser des contacts, et plusieurs projections en forme de doigts 28a, 28b, 28d, et 28e qui s'étendent depuis la zone 26 des contacts vers le centre du dispositif. Chacun des doigts 28 a pratiquement une largeur d'environ 300 mi cromètres tandis que la région dorsale 26 a une largeur de 600 micromètres de façon à v faciliter la fixation d'un fil relativement large, ou autre, pour obtenir le transport d'une quantité substantielle de courant de l'ordre de plusieurs dizaines d'ampères. Pratiquement on forme les régions 22 et 24, comme on le sait bien, par diffusion masquée. Les électrodes 30 et 32 recouvrent les régions de cathode de type n 22 et 24 respectivement. Les électrodes 30 et 32 ont généralement la même forme que les régions 22 et 24 mais sont plus petites. Une électrode de gâchette 34 recouvre la région de base de type p 20 et est interdigitée avec les régions de cathode 22 et 24.De préférence, on forme les électrodes 30 et 32 et l'électrode de gachette 34 simultanément, par le dépit, par exemple par évaporation, d'une couche métallique sur la surface 36 du thyristor 10, et on forme ensuite les trois électrodes par un masquage photolithographique convenable et puis par gravure. L'électrode de gâchette 34 est en général écartée latéralement du bord des régions de cathode 22 et 24 d'environ 75 mi cromètres. L'électrode de gâchette 34 comporte plusieurs doigts 36a, 36b, 36c, 36d, 36e et 36 f pointant vers l'extérieur et qui sont interdigités avec les doigts 28 des électrodes de cathode 30 et 32, une région dorsale centrale qui est relativement large (par rapport aux doigts 36) et sur laquelle on peut fixer aisément un fil, et une partie extérieure relativement étroite entourant les régions de cathode 22 et 24. On place des rainures 38 sous les centres des doigts de cathode 28 pour former une structure d'anode court-circuitée. Les rainures 38 s'étendent au moins entre une ligne reliant les centres des rayons de courbure des extrémités des doigts de cathode 28 , et une ligne joignant les centres des rayons de courbure des régions entre les doigts de cathode 28 ; elles s'étendent donc pour l'essentiel uniquement sur les parties centrales des doigts de cathode et non sous la surface 26. La structure du thyristor 10 est une structure à quatre couches analogues à un thyristor uniquement dans les régions où les cathodes 22-24, la base 20, la base 14 et l'anode 12 sont en coïncidence verticale. La ligne 2 montre une vue de profil de la partie du dispositif de la figure 1 qui est définie par la confidence de la région de cathode 28, de la première et la seconde région de base 20 et 14 et de l'émetteur d'anode 12. Par conséquent, la figure 2 n'illustre que la partie du dispositif total qui est en fait la partie conductrice du courant lorsque le dispositif est à l'état passant. Les parties de transport du courant 40 a-n et 42 a-n peuvent être sans inconvénient considérées comme appariées sous forme de paires ab, cd, ef, etc..., chacune de ces paires ayant la forme et les dimensions extérieures du doigt d'émetteur de cathode qui la recouvre et où l'on a enlevé une partie centrale court-circuitée ayant la forme et les dimensions de l'espace entre les doigts d'émetteur d'anode. On notera que la structure précédente comporte plusieurs sections à quatre couches discrètes, chacune des paires étant associée à un doigt d'émetteur de cathode unique, l'ensemble des paires se partageant l'électrode d'anode du dipositif. Pour des raisons de commodité de comparaison, la largeur de chacune des parties de doigts comprenant une paire sera référencée comme la demie largeur de l'émetteur - cette largeur est appelée "W". Pour le mode bloqué de la gâchette, c'est-à-dire, lorsque le dispositif conduit dans le sens direct, lorsqu'on applique, à la borne de la gâchette, un signal qui tend à bloquer le dispositif, aucune partie de la zone conductrice du courant n'est physiquement très éloignée de l'électrode de gâchette. Pour un dispositif selon cette invention, il est particulièrement important que la partie dorsale de l'émetteur de cathode, relativement plus large, ne soit pas une partie de transport du courant parce que la région de l'émetteur d'anode 12 ne s'étend pas au-delà des bases des doigts de chaque partie de l'émetteur de cathode.On s'assure de cette façon que toutes les parties du dispositif se bloqueront lorsque l'on appliquera un signal polarisé approprié à la gâchette et que l'étranglement du courant avec les forts accroissements correspondants de la densité de courant ne se produiront pas soit sous les centres des doigts de l'émetteur de cathode soit sous les #parties dorsales des émetteurs de cathode comme céla se produisait et conduisait à la destruction du dispositif lors du blocage dans le cas des thyristors à blocage par la gâchette classiques du type auquel s'applique la présente invention. La figure 3 est une représentation graphique de la concentration en impuretés de plusieurs régions du dispositif de la figure 1 pour la ligne de coupe A-A de la figure 1, coupe faite à travers les 4 couches, c'est-à-dire.: l'émetteur de cathode, la première et la seconde base y compris la partie plus fortement dopée de la. seconde base, et l'émetteur d'anode. L'émetteur de cathode 22 a une concentration de surface d'environ 1020 atomes/cm3 à la surface du dispositif et une profondeur d'environ 14 micromètres. La première couche de base 20 a une concentration en surface de 2.1018 atomes/cm3 environ à la surface du dispositif et une concentration d'environ 2.1017 atomes/cm3 dans la région immédiatement adjacente à la#jonction entre elle et l'émetteur de cathode. La première région de base a une épaisseur minimale de 37 micromètres environ. A partir d'une source convenable on peut classiquement former la région de l'émetteur de cathode 22 et de la première base 20 par une diffusion sélective, au travers d'une pastille semiconductrice de type n ayant une concentration volumique en impuretés d'environ 1014 atomes/cm3.La partie la plus fortement dopée de la seconde région de base 16 a une concentration de surface de l'ordre de 1017 atomes/cm3 et un minimum de concentration 3 de l'ordre de 1016 atomes/cm au voisinage de la jonction entre elle et la région de l'émetteurd'anode 12. L'émetteur d'anode 12 a-une conductivité de type p et a une concentration de surface d'environ 1019 atomes/cm3. Sa profondeur mesurée à partir de la base du dispositif est d'environ 12 micromètres. Selon une réalisation souhaitable de la présente invention on fournit une pastille de conductivité de type n qui a une con 3 centration en impuretés de l'ordre de 1014 atomes/cm3 et ayant la seconde région de base de type n du-dispositif de la figure 1. On forme une partie de type n dans la seconde couche de base 14 par la diffusion d'une impureté convenable, comme par exemple du phosphore, à partir de la surface de base du dispositif (comme le montre la figure 1), jusqu a une concentration de surface juste inférieure à environ 1017 atomes/cm3. On forme ensuite la couche de base 20 de type p par diffusion d'une impureté acceptrice convenable, comme par exemple le bore, à partir de la surface supérieure du dispositif et jusqu a une concentration de surface d'environ 2.1018 atomes/cm3. Pratiquement, on peut former simul tanément les régions de l'émetteurdecathode 22 et 24 ainsi que la région 12 de l'émetteur d'anode, par diffusion masquée de phosphore et de bore, respectivement, en un seul cycle de diffusion. La figure 4 est une vueagrandied'un doigt unique de l'emet- teur de cathode et de la région de l'émetteur d'anode qui lui est associée ainsi que des régions de base qui les séparent, afin d'illustrer l'effet de l'émetteur d'anode court-circuité 12 et de la partie 18 fortement dopée de la seconde couche de base. Il a souvent été difficile de faire se bloquer les dispositifs à blocage par la gâchette classique. Le mécanisme de blocage incluait un resserrement du plasma transportant le courant vers le centre de la partie de transport du courant du dispositif. Ce resserrement se traduisaitpar de fortes densités de courant dans le centre de la zone de transport du courant ce qui accroit le courant de gâchette nécessaire au blocage, et dans le pire des cas, se traduisait par la destruction du dispositif à cause d'une densité excessive de courant. Dans certains cas, lorsque le courant de gâchette disponible est insuffisant le dispositif reste à l'état passant. Comme on la déjà observé, le court-circuit, dans l'émetteur d'anode 12 formé par l'électrode 17 sous le centre de l'émetteur de cathode 24 empêche la conduction du courant par la partie cen trale de chaque doigt de l'émetteur du dispositif. De cette façon, lorsque le plasma est resserré vers le centre des doigts par l'application du signal de blocage à la gâchette, on empêche la formation des très fortes densités de courant observées par le passé. De même, puisque des doigts de l'émetteur d'anode se terminent sans s'étendre sous la partie dorsale de l'émetteur de cathode, il nty a pas conduction du courant dans la partie relativement plus large qui inclut les parties physiquement éloignées de l'é- lectrode de gâchette et qu'il serait difficile de bloquer. L'addition de la partie 18 de la seconde région de base 14 plus fortement dopée a d'autres avantages par rapport aux systèmes classiques. Le courant de main#tien du thyristor blocage par la gâchette selon cette invention est inversement proportionnel à la résistance de couche de la partie n de la seconde couche de base 18, et directement proportionnel à la tension d'injection. Puisque la tension d'injection est pratiquement constante et de l'ordre de 0,7 volts, on peut ajuster le courant de maintien en faisant varier la résistance de couche par modification de la + concentration en impuretés de la couche 18 n . On a déterminé que des concentrations en impuretés dans le domaine 1016 à 1018 atomes/ cm fournissaient un domaine de résistance de couche dont on peut utilement se servir pour la mise en oeuvre de cette invention. Les spécialistes comprendront que bien que ce domaine souhaitable de concentrations en impuretés soit particulièrement avantageux lorsqu'il est utilisé selon les enseignements de cette invention, on peut s'écarter quelque peu de ce domaine sans pour autant diminuer les avantages de la structure particulière décrite ici. En général, un accroissement de la résistivité de couche fournit une plus grande vitesse et une plus grande facilité de blocage mais au prix d'un certain sacrifice sur les caractéristiques de chute de tension directe c'est-à-dire un accroissement de la chute de tension directe et de la tension de saturation, tout comme de la tension nécessaire au déclenchement de la gâchette. On peut pour certaines applications optimiser les thyristors à blocage par la gâchette en faisant seulement varier la résistivité de couche de la partie n 18 sans qu'il soit nécessaire de faire de gros changements de sa structure physique. La figure 5 est une vue en coupe, semblable à celle de la figure 1, d'une autre réalisation d'un thyristor à blocage par la gâchette selon cette invention et qui comporte des régions de pontage pour obtenir un couplage entre les régions de transport de courant du dispositif afin de s'assurer que l'amorçage se fait d'abord dans un ou plus des lieux isolés de la structure conductrice à 4 couches et qu'il se rependra uniformément ensuite dans toute la partie de transport de courant du dispositif. Pour cela, des projections 52 s'étendent depuis les extrêmités des doigts 54 de l'émetteur d'anode 12 sous les parties dorsales des régions d'émetteur de cathode 24 et 26.Les rayons R des régions qui se projettent selon la réalisation souhaitable de cette invention, sont un peu plus grands que les rayons de courbure de la jonction entre les doits de l'émetteur de cathode 24 et la partie dorsale 26. On fabrique de cette façon, les régions conductrices à 4 couches 56 et 60 du dispositif, comme l'illustre la figure 2 pour la réalisation de cette invention décrite en liaison avec la figure 1. Ces régions comportent plusieurs régions de transport du courant qui sont reliées pour assurer un étalement efficace du plasma qui transporte le courant entre plusieurs régions dans le cas où une ou plusieurs des régions s'amorcent avant le reste des régions. Selon une réalisation de cette invention déjà présentée, les rayons des régions 52 qui font saillies sont choisis de façon à obtenir une largeur pour la structure conductrice à quatre couches inférieure à la demi largeur W de l'émetteur, définie ci-dessus. On s'assure de cette façon que durant le blocage, les parties de la structure transportant le courant qui sont sous-jacentes aux régions dorsales d'émetteur de cathode 22 et 24 sont bloquées au moins aussi aisément que les parties transportant le courant s'étendent sous les doigts de l'émetteur. Une autre caractéristique des régions de pontage 54 est qu'elles réduisent de plusieurs ordres de grandeur les discontinuités des caractéristiques d'amorçagedesthyristors à blocage par la gâchette classiques. Cela est dû au fait que plusieurs régions de transport du courant qui jusqu'ici étaient discrètes et reliées seulement par l'électrode d'anode, sont maintenant reliées par les régions de pontage 54 qui sont les régions de transport de courant à 4 couches, ce qui permet d'obtenir des caractéristiques d'amorçage continues. REVENDICATIONS 1. Dispositif semi-conducteur de commutation du type à blocage par la gâchette ayant un court circuit d'émetteur commandable, et adapté pour être amorcé ou bloqué par un signal de gâchette, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend - un corps semi-conducteur ayant une première et une seconde surface - une première région d'émetteur ayant un premier type de conductivité sur la première surface , - une première région de base ayant un second type de conductivité, adjacente à la première région d'émetteur et qui forme avec cette dernière une première jonction p-n, cette première jonction se terminant à la première surface - une seconde région de base ayant le premier type de conductivité, adjacente à la première région de base et forme avec elle une seconde jonction p-n, cette seconde région de base comprenant une partie 18 ayant une plus grande concentration en impuretés que le reste de la seconde région de base et constituant une couche de commande ; - une seconde région d'émetteur 13 court-circuitée ayant le second type de conductivité, formant avec la partie de plus grande concentration en impuretés de la seconde région de base une troi sième jonction p-n, cette troisième jonction p-n se terminant sur la seconde surface. 2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la seconde région d'émetteur comporte une région court-circuitée sous-jacente au centre de la première région d'émetteur. 3. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend de plus une première électrode sur la seconde surface en contact ohmique avec la partie de concentration en impuretés élevée de la seconde région de base et la seconde région d'émetteur, et court-circuitant la troisième jonction p-n. 4. Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce qu'il comprend de plus une première électrode dtémetteur sur la première surface en contact ohmique avec la première région d'é- metteur et une électrode de gâchette elle -meme sur cette première surface et en contact ohmique avec la première région de base, cette électrode de gâchette étant adjacente mais non latéralement espacée de la première onction p-n. 5. Dispositif selon la revendication 4 caractérisé en ce que la première région d'émetteur, en forme de peigne, est interdigitee avec une partie en forme de peigne de l'électrode de gâchette. 6. Dispositif selon la revendication 5 caractérisé en ce que la première région d'émetteur comprend une région en forme de peigne comportant plusieurs doigts relativement étroits se prolongeant depuis une partie dorsale relativement plus large, et en ce que la seconde région d'émetteur s'étend uniquement au-dessous de la partie de la première région d'émetteur comportant les doigts. 7. Dispositif de la revendication 6 caractérisé en ce que la première région d'émetteur comporte deux éléments en forme de peigne dont chaque partie dorsale est espacée l'une de l'autre et les doigts de l'une de ces régions pointent vers les doigts de l'autre région sans les atteindre. 8. Dispositif selon la revendication 7 caractérisé en ce que la seconde région d'émetteur comporte une partie dorsale centrale qui s'étend au-dessous de l'espace entre la zone des doigts des deux éléments d'émetteur en forme de peigne, et plusieurs doigts qui pointent, à partir de la partie dorsale centrale sous la zone comportant les doigts de la première région d'émetteur, mais non au-dessous des parties dorsales des éléments d'émetteur en forme de peigne de la première région d'émetteur. 10. Dispositif selon la revendication 9 caractérisé en ce que chacun des divers doigts qui s'étendent depuis la zone de la partie dorsale centrale comporte une projection qui part de l'ex trêmité de ce doigt et va sous la partie dorsale de la première région d'émetteur. 11. Dispositif selon la revendication 9 caractérisé en ce que la première région d'émetteur est une région de cathode de conductivité de type p, la seconde région de base est une région de conductivité de type n, dont la partie de concentration en impu + retés plus élevée est de conductivité n et la seconde région d'émetteur est une région d'anode de conductivité de type p. 12. Dispositif selon la revendication 10 caractérisé en ce que les projections sont des projections semi-circulaires ayant un rayon plus large que le rayon de connexion des doigts de la pre mière région d'émetteur avec les parties dorsales. 13. Dispositif selon la revendication 12 caractérisé en ce que la différence de ces rayons est inférieure à la demi-largeur de la région d'émetteur. 14 - Dispositif semi-conducteur de commutation du type à blocage par la gâchette comprenant une gâchette et un premier émetteur interdigités, cette gâchette comportant une partie dorsale centrale ayant une première largeur et plusieurs doigts relativement plus étroits qui partent de chaque côté de la partie dorsale ; le premier émetteur a deux parties dorsales espacées ayant une première largeur et plusieurs doigts relativement plus étroits et qui partent de chaque partie dorsale vers les doigts de la gâchette avec lesquels ils sont interdigités ; un second émetteur ayant une région dorsale en alignement vertical avec la région dorsale de la gâchette et une série de doigts partant de la région dorsale vers l'extérieur ; dispositif caractérisé en ce que les doigts du second émetteur ont une longueur telle qu'ils pointent vers les régions dorsales du premier émetteur mais sans venir au dessous, et en ce qu'il y a plusieurs court-circuits en alignement vertical avec les centrés des doigts du premier émetteur pour éviter la conduction du courant dans les centres des doigts du premier émetteur durant le blocage. 15. Dispositif de commutation selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comprend de plus une région de base interposée entre le second émetteur et le premier émetteur, cettewré- gion de base ayant une première partie relativement légèrement dopée plus proche du premier émetteur, et une seconde partie de commande relativement fortement dopée adjacente au second émetteur et formant avec lui une première jonction p-n qui se termine sur une surface principale du dispositif. 16. Dispositif selon la revendication 15 caractérisé en ce que le premier émetteur constitue une région de cathode de conduc tivité de type n, la région de base, une région de conductivité de type n dont la partie de commande est une partie de conductivi- té de type n , et le second émetteur une région d'anode de conductivité de type p.