Les différentes techniques de mise en oeuvre des bâtiments tout en béton armé à murs porteurs se résument en deux types 1 - Le béton est coulé dans des banches et coffrages sur place et en élévation en noyant les armatures des murs et des planchers. Cette technique reste d'un prix de revient élevé et long à mettre en oeuvre. Au mieux il en existe une qui utilise des banches métalliques de l'ordre de dix à vingt mètres carrés lorsqu'il s 'agit de programmes importants. 2 - Les murs et quelquefois ut partie des planchers sont coulés dans des coffrages en usine et transportés à pieds d'oeuvre par camionnage lourd pour etre ensuite assemblés avec des moyens de levage de grande capacité. C'est ce que l'on appeMedu "préfabriqué lourd", -Dans les deux cas, qu'il s'agisse des coffrages ou des pièces prémoulées, les manipulations sont importantes et grèvent le prix de revient et le temps de réalisation. Quant aux corps d'états secondaires ils n'interviennent que lorsque le gros-oeuvre est entièrement terminé. Lorsqu'elles sont correctement étudiées et réalises ces techniques peuvent être considérées comme efficaces sur-le plan de la parasismicité. C'est la raison pour laquelle elles sont cité canitie étant de la meme famille que le procédé qui fait l'objet de la présente invention, sans comparaison toutefois avec la méthode ae mise en oeuvre; il n'est donc pas fait Invention d'autres techniques comme les ossatures en charpente métalliques avec remplissages par murs rideaux entre autres. La technique de construction qui fait l'objet de la présente invention présente les caractéristiques générales suivantes 1 - Utilisation d'éléments d'ossature métalliques légers pour les murs et les planchers préparés en usine et manipulables à mairsd'hamne. Ces éléments ont pour fonction 1.1 - de constituer un système de référence pour le coulage du béton avec précision. 1.2 - de constituer les armatures de résistance. 2 - Les planchers en fer-béton sont en armatures dites à poutre-échelle; ces dernières permettent des portées importantes sans poutres ni poteaux entre les murs de façade; solution économiquar la mise en oeuvre et la simplification des fondations. 3 - Coffrages métalliques légers réduits au minimum et mis en place rapidement. 4 - Les murs porteurs coulés au préalable sur le plancher,avec l'interposition d'un isolant pour éviter l'adhérence du béton, comportent une articulation en forme de charnière; de telle sorte qu'après un délais court de prise du béton ces murs sont relevés sur tout un pan de façade par étage, d'une seule pièce avec les cadres d'ouvertures incorporés, y compris les pièces d'appuis. 5 - Traitement de la façade à plat pour lui donner l'aspect désiré sans qu'il soit nécessaire de l'enduire et de la peindre ultérieurement. 6 - Planchers réalisés en état de surface parfaitement plan et fini grâce à l'utilisation des membrures supérieures des solives canitie niveau de référence. Il suffit à la fin du chantier de coller un léger revêtement de circulation avec effet décoratif. 7 - Facilité de planification de programation et d'organisation de chantier en raison du nombre réduit de postes d'exécution et l'absence de temps morts. 8 - Ne nécessite qu'une main d'oeuvre non spécialisée et de faible qualification qui peut être rapidement mise au courant sur le chantier meme. 9 Commodité de prévoir la mise en place des éléments de corps d'état secondaires avant le coulage des murs en y incorporant huisseries, conduites de gaz, d'eau, sanitaire et d'électricité. 10 - Facilité de concevoir d'une manière fonctionnelle les distributions inté rieures en raison de l'absence de poteaux et de retombées de poutres. Il - Rapiditéde mise en oeuvre et de montage sans commune mesure avec les techniques de béton banché ou de préfabriqués lourds. 12 - Souplesse d'apirlLcation sans contrainte modulaire et peut donc s'appliquer à tous les modes d'architecture, avec ou sans balcons,loggias, etc. Ne peut par contre s'appliquer aux architectures courbes. Mais valable pour des ouvrages d'art, murs de protection, de soutènement, de risbermes pour canaux, bassins, etc. DESCRIPTION Une construction est constituée de 4 éléments fondamentaux 1 - Les fondations 2 - Les planchers 3 - Les murs porteurs : longs pans, de pignon, de refend. 4- - Les toitures en pentes ou en terrasse. 1 - Dans la présente invention les fondations restent classiques à leur simplification près et dépendent des descentes de charges et de la nature du sol d'implantation. 2 - Les planchers sont constitués 2.1 : par des solives en poutre-échelle; la fig 1 montre une solive posée sur une armature filante (24) en profilé et associée au mur (8). Ces solives sont constituées par des membrures (4) et (5) reliés par des montants (6), fig3 2.2 : par une dalle de compression (23) fig 2, associée aux solives par des ferrures (7) et un quadrillage de répartition ne figurant pas sur le dessin. L'espace entre les montants est rempli de béton (22) constituant la retombée de solive en laissant les armatures apparentes. L'ensemble forme un assemblage dit : fer-béton. Les caractéristiques dune telle formule apportent des moyens remarquables de résistance par rapport aux planchers classiques en béton armé de fers ronds noyés dans la masse. Des procès-verbaux d'essais de rupture en attestent. En outre, pour ce type de plancher, il n'est pas nécessaire de pré voir des joints de dilatation pour les grandes surfaces ou longueurs. Celà est do au fait que la dalle de compression n'est pas posée sur le solivage en surface continue mais se trouve interrompue au droit de chaque membrure (4) supérieure des solives mais étroitement associée à celles-ci par les ferrures d'attache (7).La dalle de compression est donc constituée par autant d'élé ments suspendus aux solives mais solidarisés mécaniquement et ineme reste parfaitement étanche en raison de l'affinité du fer et du béton. 3 - Les murs, de long pan, de pignon et de refend, sont coulés à plat (1) fig 1 sur le plancher dans un coffrage limitant de champ le poutour des murs. Au pré- alable des armatures de montage et de résistance appropriés sont placées à l'intérieur et contre le coffrage. Le béton constituant les murs peut être obtenu avec des agrégats expansés pour obtenir l'isothermie et l'isophonie de la construction. D'autres matériaux associés peuvent être utilisés pour obtenir le méme résultat. En outre, des moyens sont apportés pour mettre en place et caler convenablement les huisseries de fenêtres(l7) sur façade avec eventuel- lement un appuis (18).Dans le cas de portes-fenêtres sur balcon ou loggia, seuls les trumeaux sont coulés avec, par la suite,l'encastrement des linteaux. Au droit et dans l'axe du mur, dans la partie supérieure au niveau de la menbrure (4) de la solive,des ferrures (2) et (3) Fig 1 sont reliées à celles du mur,en préparation de coulage,afin de constituer une articulation. Après un délais suffisant de prise du béton le pan de mur est soulevé pour être mis à la verticale en utilisant un palonnier spécial fixé à la ferrure (13) Fig 5 prévue à cet effet et ensuite pour l'assemblage des murs d'équerre. Le levage du mur se fait au moyen d'une simple bigue munie d'un petit treuil à main. Le palonnier réparti les efforts sur toute la longueur du mur (1); en (f) le sens de rotation autour de l'articulation (2) sur son support (3). (s) est un sabot du mur permettant au moment où il est mis à la verticale d'écraser un joint d'étanchéité (20). Dans l'attente des autres opérations de montage le mur est provisoirement maintenu par des contrefichesformant haubannage entre le mur et le plancher ( non figuré sur le dessin). Dès que les deux longs pans sont dressés verticalement et maintenus, une nouvelle série de solives est montée, boulonnée sur le haut du mur en appuis sur les armatures filantes (24). L'opération suivante consiste alors de couler les murs de pignon et/ ou de refend. On peu d'ailleurs procéder différemment en coulant les murs de pignon et/ou de refend en premier, les longspans ensuite. Ainsi, dès que les murs orthogonaux sont mis à la verticale,ils sont assemblés aux angles par des ferrures (19) Fig 5. Les angles sont ensuite coffrés en ayant au préalable placé les armatures (14). Le béton (12) est ensuite coulé en noyant les pièces métalliques et solidarisant les murs (10) et (11) Fig 5.En basculant les murs pour les placer à la verticale, il reste par géométrie une partie creuse le long de la base du mur à 1' intérieur (9) Fig 2; lorsque ce mur est définitivement immobilisé par l'exécution du plancher haut de celui-ci, cette partie creuse est remplie de béton afin de réduire les efforts de charge sur l'articulation en bs répartssant sur toute la largeur ou épaisseur du mur. 4 - Par nécessité de construction et pour assurer la rigidité de l'édifice, il est toujours prévu de couler le plancher haut du dernier niveau. Ce plancher peut constituer une terrasse qui sera recouverte d'une étanchéité et pentes d'évacuation des eaux pluviales vers des gargouilles et descentes-appropriées. Autrement le dernier niveau peut servir de sous-pente si le projet de construction prévoit une toiture quelconque. Enfin, à chaque niveau d'appuis des solives, montées et boulonnées sur la filante (24) un coffrage convenable permet de couler le chaînage du mur en encastrant les solives avec éventuellement une saillie en bandeau (21). REVENDICATIONS 1 - Procédé de construction parasismique en fer-béton caractérisé par le fait que les solives des planchers sont des éléments réalisés en poutre-échelle, que la dalle de compression est prise entre des membrures permettant d'éviter l'utilisation de joints de dilatation sur les grandes longueurs et/ou surfaces. Caractérisé en ce que les murs sont coulés à plat sur les planchers, lesquels comportent des ferrures d'articulation ou charnières permettant de relever le mur lorsque la prise du béton est suffisante. 2 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les solives réalisées en poutre-échelle permettent de constituer des planchers de grande portée sans poutres ni poteaux intermédiaires. Caractérisé par le fait que l'on utilise le plat des membrures supérieures comme guide de référence de planéité pour tirer le béton et que la dalle de compression se trouve interrompue à chacune des travées entre solives en étant encastrée entre elles. 3 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les planchers et les murs sont réalisés en associant des profilés métalliques préparés et référencés en usine en sous-ensembles assez légers pour être manipulés à mains d'homme, ils constituent des éléments d'armatures de fer-béton prévus pour participer à la résistance et à la mise en oeuvre comme système de référence. 4 - Procédé selon les revendications 1, 2 et 3 caractérisé par le fait que les solives sont boulonnées sur un appuis en profilé solidaire du mur porteur et qu'ensuite l'enrobage des extrémités des solives est solidarisé avec le mur par un chaînage périphérique en béton rendant celles-ci encastrées pour réduire les moments fléchissants. 5 - Procédé selon les revendications 1 et 3 caractérisé par le fait que les murs porteurs en long-pan, de refend et pignon, sont coulés en béton à plat sur le plancher pour un nombre quelconque de niveaux dans les limites des conditions possibles des descentes de charges en fonction de la résistance des matériaux. 6 - Procédé selon les revendications 1, 3, et 5 caractérisé par le fait que les murs en béton comportent des armatures de montage et de résistance en profilés et en fers ronds et treillis de répartition, par le fait que les dites armatures sont placées sur le plancher avec un coffrage périphérique réglant par sa hau- teur l'épaisseur du mur à couler. 7 - Procédé selon les revendications 1, 3, 5, 6, caractérisé par le fait que les cadres d'embrasures de fenêtres,équipes de moyens d'accrochage avec les armatures,sont mis en place à plat aux cotes convenables et sont,au coulage du béton,solidarisés avec celui-ci, l'huisserie complète est mise-en place sur le plancher avec un calage permettant le libre mouvement des ouvrants l'ouvrage terminé. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1,3,5,6, caractérisé par le fait que la base du mur coopère avec un montage en charnière solidaire du plancher permettant de les relever à la verticale sur toute la longueur de la façade, le relevage s'effectue au moyen d'un palonnier répartissant les efforts de levage sur toute la longueur du mur. 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 3, 5, 6, 8, caractérisé par le fait que le composant en béton de remplissage des planchers et des murs est associé à d'autres matériaux et ou agrégats de composition diverses constitués sous forme de panneaux pr évus pour assurer l'isothermie, l'isophonie ainsi qutun aspect décoratif des façades.