La présente invention a trait au domaine des coussins et matelas gonflableS utilisés comme cloisons semi-rigides destinées à assurer le calage des charges dans des véhicules de transport de marchandises tels que, notamment, des wagons de chemins de fer. Elle concerne plus spécialement 1 ap port de perfectionnements aux coussins déjà connus et aux procédés de réalisation de ceux-ci. On a déjà décrit et commercialisé depuis de nombreuses années des éléments anti-chocs réalisés en matériaux flexibles et qui, intercalés entre des empilements de charges par;exemple en camions ou en wagons de marchandises, absorbent les à coups et permettent ainsi d'améliorer considérablement les conditions de chargement, stockage et transport. C'est ainsi, par exemple, que les Demanderesses ont préconisé un coussin pneumatique constitué par une enveloppe en deux plis de tissu imprégné de matière caoutchouteuse et munie, à son intérieur, d'une chambre à air à valve de gros débit permettant un gonflage et dégonflage rapides. De tels coussins pneumatiques, qui peuvent entre soit simplement disposés entre deux empilements de charges soit suspendus, au moyen d'anneaux, sur des rails de translation prévus sur le haut du véhicule, ont généralement donné satisfaction jusqu'8 ce jour. Toutefois, lorsqu'ils sont gonflés à la pression convenable - par exemple entre 80 et 200 g/cm2 - pour remplir leur fonction de cloison compressible, ces éléments prennent la configuration de boudins elliptiques qui n' assurent plus, de ce fait, la planéité souhaitée entre la paroi verticale de charges et des deux faces du coussin. Pour pallier cet inconvénient, ilifaut avoir fréquemment recours à l'interposition d'une ou plusieurs cloisons rigides et planes, par exemple en bois ou autre matériau, entre les marchandises gerbées et le ou les coussins gonflés.Cette sujétion engendre des manipulations supplémentaires, réduit sensiblement le volume de stockage et, bien entendu, augmente les colts de chargement, déchargement et transport des marchandises, notamment en raison du prix élevé des cloisons de bois. L'invention permet de résoudre les difficultés susmentionnées et apporte une solution élégante et efficace au problème du calage des charges sur toute la hauteur d'un empilement sans nécessité d'utiliser des cloisons rigides ou autres éléments de renfort complémentaires. Elle offre en outre la possibilité de disposer désormais de matelas pneumatiques dont les dimensions sont parfaitement adaptées aux cotes internationales des diverses palettes de chargement correspondant à des catégories de marchandises données. Le nos eau matelas pneumatique selon l'invention se présente, lorsqu'il est gonflé à sa pression maximum, de l'ordre de 100 à 120 g/cm2, sous la forme d'un parallélépipède rectangle dont les deux grandes faces sont légèrement bombées et les quatre coins arrondis de telle sorte que, si L est la longueur de ce matelas, F la flèche d'une face bombée et R le rayon oorrespondant à chaque coin arrondi, l'on satisfasse aux relations 0,04L g F 4 0,20L 0,08L A R 4 0,15L Selon une caractéristique de ce matelas gonflé, constituant une sorte de sommier, l'épaisseur est généralement un sous-multiple de la longueur du sommier.Par exemple, et selon un mode de réalisation avantageux, lorsque les grandes faces du matelas ont des dimensions de 170 x 110cm (ce qui correspond aux matelas-chocs utilisés pour le trafic palettisé), l'épaisseur doit dtre égale au i/î0ième de la longueur, soit sensiblement 17ces. En pratique, le matelas est constitué par une enveloppe en tissu synthétique enduit de polymère caoutchouteux comme dans les coussins similaires déjà connus. Toutefois, et selon un autre objet de l'invention, la réalisation de ce matelas est prévue de telle sorte qu'il n'y ait ni chambre à air interne ni couture des éléments constitutifs. Conformément à un mode de fabrication préférentiel, on part de deux feuilles rectangulaires - par exemple en tissu de polyamide enduit de néoprène sur les deux faces - dont les quatre bords sont repliés pour se faire face et sont assemblés par collage de deux bandes, l'une sur les parois internes et l'autre sur les parois externes de ces replis, après quoi les quatre angles obtenus sur la largeur du matelas sont revotes d'une bande également collét servant d'élément de renforcement et maintenant la forme parallélipédique du matelas. Les bandes sont constituées soit de même matériau que les feuilles destinées à l'enveloppe soit en toute autre matière convenable résistant à l'abrasion, par exemple en caoutchouc synthétique.Bien entendu, selon la technique déjà connue, le matelas confectionné est de préférence muni d'un enduit final qui, après vulcanisation et durcissement, permet de renforcer la résistance aux frottements, compte-tenu des sévères conditions d'utilisation auxquelles sont généralement soumises ces matelas. Selon une autre caractéristique, l'enveloppe est munie de deux valves de gonflage - dégonflage à gros débit disposées l'une et l'autre dans le dernier quart inférieur et sur deux parois opposées de l'épaisseur du matelas. En outre, ce dernier est équipé, sur sa partie supérieure, de deux systè mes à boucles permettant une suspension sur les rails de guidage fréquemment prévus dans les wagons de marchandises ou autres véhicules de transport. L'invention sera mieux Comprise par la description d'un mode de réalisation, non limitatif, d'un matelas conforme aux caractéristiques principales précitées, par référence aux dessins de la planche annexée où . La figure 1 représente une vue d'ensemble, en perspective, d'un matelas sommier selon l'invention; . La figure 2 est une vue de détail, en coupe, de l'épaisseur de ce matelas i l'état gonflé * Les figures 3 a à 3c montrent très schématiquement le mode d'assemblage des divers élements pour la réalisation du matelas. Comme on peut le voir sur la figure 1, le matelas, désigné d'une fa çon générale par 1, revit sensiblement la forme d'un parallélépipède rectangle dont les quatre coins 2 sont arrondis. Sur toute la périphérie des parois qui rejoignent les deux faces principales, le matelas comporte la bande 3 qui sert de ceinture d'assemblage et de renfort et qui se trouve elle-meme consolidée, au niveau des angles 2, par des éléments 4 également collés sur l'enveloppe. Dans la partie inférieure de 1' épaisseur " E " du matelas, on a prévu deux valves 5 de gros débit (seule celle de droite est représentée sur la figure 1)et, sur le haut du matelas, deux pattes de suspension 6 munies de boucles. Les dimensions du matelas peuvent varier entre d'assez larges limites, mais, pour obtenir les intéressants résultats visés par l'invention, à savoir une structure de type sommier à faceS peu bombées après gonflage et une adaptation aux principaux types de palettes actuellement utilisées, il est avantageux de se tenir entre les fourchettes suivantes ; 160 à 190cm pour la longueur L ; 90 à 130 cm pour la largeur 1 et 15 à 30 cm pour l'épaisseur E. Par exemple on peut adopter L = 170 ; 1 = 110 et E = 17 (dimensions en cm), l'épais- seur se trouvant entre uw sous-multiple de la longueur, dans le cas très fréquent d'utilisation de palettes de cotes normalisées : 80 X 120cm. Ainsi, lorsqu'on adopte de telles dimensions et pour une pression de gonflage variant de 60 à 120 g/cm2- par exemple voisin de 100 g/cm2 - la flèche F (voir figure 2) de l'enveloppe se trouve généralement inférieur à 15 centimètres si bien que, lors de son interposition entre deux empilements verticaux de marchandises en caisses, cartons ou analogues, le matelas se comporte comme un sommier, et non comme un coussin boudiné, dont les deux grandes faces sont en contact permanent et pratiquement plan avec les parois rigides des empilements. Les figures 2 et 3 illustrent, de façon simplifiée, un mode de réalisation du nouveau matelas. Les feuilles 7 et 8 en tissu enduit (par exemple une âme de tissu polyamide entre deux couches de néoprène) sont assemblées par replis de leurs bords à l'aide d'une bande 9 présentées en V plus ou moins ouvert dans l'intervalle des deux feuilles et dont les deux parois souples 9a et 9b sont successivement collées aux feuilles 7 et 8 (fig. 3a puis 3 b) de façon à obtenir sur chaque bord une superposition en arrondi de la bande 9 et des extrémités 7a et 8a de chaque feuille. il suffit ensuite de ceinturer par collage la préforme obtenue (fig.3 c) à l'aide de la bande périphérique 3 et, s'il y a lieu, de contre-coller les élé- ments de renfort 4 sur tout ou partie des angles 2 du matelas. La largeur des bandes 3 et 9 est évidemment fonction de l'épaisseur finale E prévue pour le matelas. En général, lorsque cette dernière est maintenue entre 15 et 20cm, les bandes, notamment la ceinture externe 3, ont une largeur de 6 à 12cm. Le matelas selon l'invention convient comme moyen de calage et élément asorbant les chocs pour tous types d'emballages de marchandises. Réalisé en des épaisseurs, à l'état gonflé, de l'ordre de 17 à 20 cms, il permet de réaliser des chargements occupant la totalité de la surface utile des wagons les plus couramment utilisés pour le transport par rail tels que les modèles G4 à G9 ou encore R2 et R5 de la SNCF. REVEND i C AT IONS 1. matelas pneumatique pour le calage de charges dans des véhicules, constitué par utt enveloppe à deux plis en tissu synthétique enduit de matière caout chouteuse avec bande de renforcement sur les plis dans 1' épaisseur du matelas, ce dernier étant CARACTERISE PAR LE FAIT qu'il présente,à 1 étant gonflé sous la pression maximum de 100 à 120 g/cm2sla conformation d'un parallèlé- pipède rectangle dont les deux grandes faces sont légèrement bombées et les quatre coins arrondis de telle sorte que, si L est la longueur de ce matelas, F la flèche d'une face bombée, et R le rayon correspondant à chaque coin arrondi, l'on satisfasse aux relations 0,04L F 0,20L 0,08L 4 R 4 0,15L 2. Matelas selon la revendication 1 caractérisé en ce que son épaisseur est un sous-multiple de sa longueur et sensiblement égale au 1/10 de cette dernière. 3. Martelas selon l'une quelconque des revendications t ou 2 carctérisé en ce qu'il est muni de deux valves à gros débit disposées l'une et l'autre dans le dernier quart inférieur et sur ses deux parois opposées de l'épaisseur du matelas. 4. Matelas selon la revendication 3 caractérisé en ce qu'il comporte en outre, sur sa partie supérieure, deux pattes à boucles permettant une suspension sur rail de guidage. 5. Procédé de fabrication d'un matelas selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on assemble les quatre bords repliés de deux feuilles rectangulai res, destinées à constituer ltenveloppe, par colle de deux bandes, l'une sur les parois internes et l'autre sur les parois externes des replis, après quoi l'on procède au collage, sur les quatre angles de la préforme obtenue, d'un élément de renforcement. 6. Application du matelas selon / revendications 1 à 4 comme élément antichoc de dimensions (160 à 190) x (90 x 130) x (15 x 30)cm, sous un gonflage de 80 à 120 g/cm2, pour des charges empilées dans des wagons de chemin de fer dans lesquels l'espace libre, après réalisation des empilements, est un multiple de l'épaisseur dudit matelas.