La présente invention se rapporte à un procédé de traitement d'effliients, et plus particulièrement à un procédé pour épurer un effluent contenant des protéines, en réduisant sa concentration en protéines. Une forme particulièrement préférée du procédé permet également la récupération des protéines. Les abattoirs, les conserveries de poisson, les laiteries, les fabriques de colle et industries analogues manipulant des produits animaux, produisent des volumes importants d'effluents. La composi tion de ces effluents peut varier, mais un effluent typique d'un a battoir provient de l'utilisation de grandes quantités d'eau pour en laver l'équipement et les carcasses. Il contient ainsi des quantités appréciables de protéines du sang, de protéines solubles des muscles et autres tissus, et des protéines en suspension ou colloïdales, avec une certaine quantité de fragments de tissus et de graisses. Bien que la concentration en protéines dans l'effluent soit habituel lement assez faible (de l'ordre de 0,5 kg pour 1000 I),la solution peut nourrir des organismes non souhaitables et abondants. On a es timé que dans un abattoir typique, la perte de matière dans l'ef- fluent constituait environ 5% du poids des animaux abattus, les 95% restants de poids étant utilisés d'une façon ou d'autre autre. Une autre source d'effluents contenant des protéines,est trouvée dans les usines de traitement du latex de-caoutchouc naturel. Certaines usines produisant des effluents contenant des pro téines peuvent être situées de façon que l'effluent puisse être dé chargé directement dans une rivière ou dans la mer, sans aucun trai tement. Cependant, lorsque cela n'est pas possible, il est habituel de traiter l'effluent pour réduire la concentration en protéines, et autres substances nutritives, avant d'évacuer l'effluent dans une voie d'eau, pour' empêcher les effets de la pollution des orga nismes non#souhaitables, pouvant se développer sur l'effluent non traité, ainsi que pour empêcher la puanteur provoquée par les matières animales en décomposition. De nos jours, les effluents tels que ceux des abattoirs, sont habituellement traités par un traitement biologique dans des réser voirs de maintien ou de chambrage. Ce traitement biologique met en cause une dégradation aérobie et une dégradation anaérobie de la matière organique dans l'effluent. Cela présente le double inconvé nient qu'une surface importante est requise pour l'équipement, et que le procédé détruit les protéines éventuellement valables. Par ailleurs, la dépense pour obtenir des réservoirs appropriés est considérable. Si l'on souhaite évacuer l'effluent directement dans un égout municipal, les autorités responsables du traitement des eaux d'égout, peuvent imposer une charge considérable aux abattoirs, pour évacuer l'effluent, étant donné la dépense nécessaire pour obtenir des réservoirs appropriés et les dépenses requises par le procédé. Selon la présente invention, on prévoit un procédé pour épurer un effluent contenant des protéines, qui comprend les étapes d'ajouter à l'effluent une quantité d'un agent floculant, suffisante pour former un précipité ou des flocons, de recueillir le précipité ainsi formé: et d'amener le liquide sans précipité ou sans flocons résultant , en contact avec une substance échangeuse d'ions, pouvant adsorber des protéines de leurs solutions. De préférence, l'agent floculant est une matière non toxique comme de l'hexamétaphosphate de sodium. L'utilisation d'un agent floculant non toxique permet d'utiliser le précipité comme aliment pour les animaux. L'épuration des effluents, en général, par un procédé de floculation, a antérieurement été proposée,et dans le brevet américain N03.455.820, on a révélé un procédé en deux étages pour le traitement des eaux d'égouts brutes, où la floculation est suivie du passage du liquide sans flocons dans du charbon activé. Cependant, les effluents des eaux résiduaires, sont sensiblement diffé orients, par leurs caractéristiques chimiques, des effluents contenant des protéines, comme ceux provenant des abattoirs et analogues, qui sont considérés ici. Ces derniers se composent principalement de protéines et de graisses, et une floculation efficace d' un tel effluent est difficile à obtenir, en particulier dans les conditions actuelles de travail.Les points iso-electriques des diverses protéines diffèrent largement, ce qui rend une récupération importante des protéines par ce procédé seul, très difficile. Les protéines sont également diverses par leur charge et leur poids moléculaire. Ces difficultés et ces inconvénients d'un procédé de floculation, ne se rencontrent pas lorsque l'on traite les eaux résiduaires ou les évacuations domestiques comme dans le brevet américain ci-dessus mentionné. De nos jours, en opération commerciale, pour séparer des effluents contenant des protéines, on utilise, comme agent floculant, du sulfonatede lignine. Ce produit est lui-même un mélange de produits chimiques organiques, consistant pour une grande part en fractions de composants, dont certaines sont elles-mêmes solubles dans l'eau ou qui ont la propriété de former des complexes solubles avec la-protéine. On a découvert que l'utilisation du sulfate de lignine, bien que cela puisse provoquer la floculation de plusieurs composants d'un effluent de protéine, contribue lui-même à la valeur de la demandebtochimlque en oxygène de l'effluent traité, étant donné la présence de ses propres composants solubles et complexes solubilisés de protéine. Lorsque la protéine récupérée doit être utilisée pour des aliments pour les animaux, une utilisation de grandes quantités d'a -gents floculants, qui seraient requises pour une efficacité maximale d'un procédé de floculation, effectué seul, n'est pas souhaitable. Bien entendu, l'agent floculant lui-même est un contaminant de l'aliment, et certains agents floculants, bien qu'étant inoffensifs en faible quantité, sont toxiques en excès. Par ailleurs, le présent inventeur a proposé antérieurement des procédés d'épuration par echanae d'ions des effluents contenant des protéines. Bien que ces procédés sclt efficaces parce que la plus grande majorité des protéines peut être enlevée efficacement et, ce qui est plus important, que 1':Âsorbat peut être efficacement séparée ensuite, en protéines d'origine et en résines, des difficul tés se présentent étant donné la préférence de certains groupes de protéines pour la résine, un facteur qui peut produire un déplacement d'autres groupes de protéines, de la résine. On a trouvé qu'en combinant deux étapes de procédé, c'est-à-dire une étape de floculation suivie d'une étape d'échange d'ions, on peut éviter les inconvénients des deux procédés, et que l'efficacité des deux étapes l'une après l'autre, est supérieure à ce à quoi on pourrait s'attendre des efficac#tésdesdeuxétapesindividuellement. Ainsi, par suite de recherches du présent inventeur dans le mécanisme et la nature des deux étapes de notre procédé, et la réalisation des inconvénients et leurs limitations, on a obtenu un nouveau procédé inven tif et avantageux qui donne des efficacités de réduction de demande biochimique en oxygène pouvant atteindre 97 (et des réductions proportionnelles des valeurs de demande chimique en oxygène), ce qui est bien supérieur à ce qui aurait pu être obtenu avec ltart an térieur. Un avantage spécifique de la présente invention, par rapport à un procédé utilisant du charbon activé, est que la protéine isolée sur la résine échangeuse d'ions, peut ensuite en être séparée et être utilisée, par exemple, comme aliment pour les animaux, tandis qu'il est très difficile de séparer un matériau adsorbé de la surfa ce du charbon activé, et toute tentative pour enlever une substance contenant des protéines, par un chauffage intense, détruirait bien entendu la protéine. La quantité d'agent floculant à ajouter pour effectuer le pro cédé selon la présente invention, peut varier dans de grandes limi tes, mais elle est en général située entre 0,1 et 1000 ppm. L'agent floculant peut être introduit en une fois, ou il peut être introduit par étapes D'autres agents floculants qui méritent d'être mention nés comprennent les substances organiques et inorganiques, par exemple les pdyélectrolytes anioniques, (-tioniques ou non ioniques. On peut citer à titre d'agents floculants polymériques appropriés (1) les dérivés de cellulose comme l'hydroxyalkylcellulose, la car boxyalkylcellulose, la sulfoalkylcellulose, l'alkylcellulose et leurs sels, (2) les sels d'ammonium quaternaires solubles dans l'eau, résultant de la réaction entre de la polyvinyl -pyridine (qui peut être copolymérisée avec d'autres substances comme du styrène) et du bromure de butyle, (3) les sels d'ammonium qua#ternaires solubles dans l'eau résultant de la réaction d'une diamine primaire comme la propylènediamine et d'un halogénure d'alcoyle comme le 1,4-dichloro butane, et un composé d'alcoyle halogéné comme le bromure de butyle (4) les sels de polyvinylamide , comme l'acétate (5)les produits de réaction du formaldéhyde solubles dans lteau de carbonate de guani dine, ou de certains sels de guanidine substitués comme le carbona te d'amino-guanidine, (6) des sels de polyéthylène-imine, comme l'acétate ou le sulfate, (7) des sels d'amines secondaires polymé riques à longue chaîne, comme ceux formés par la réaction du 1,4 dibromobutane et de l'l,6-hexaméthylène-diamine , t8) des sels com me le chlorure ou l'acétate d'amines primaires et secondaires mé langés 5 comme la triéthylène-tétramine ou la tétraéthylène-pentamine, (9) des polymères linéaires sulfonés de styrène et de styrène substitué ou leurs copolymères avec des monomères acryliques, (10) des oxydes de polyéthylène, (11) des sels de polyacrylates, (12) des acrylates de dîalkylaminoaicoyle et leurs composés quaternaires, (13) des composés de vinyl -benzyl-ammonium quaternaire et les copolymères avec des acrylates, (14) des homi-amides d'anhydrides oléfiniques copolymérisés avec des oléfines, (15) des polyalkylénimides et des condensats polymériques de polyalkylénepolyamides et dihaloalkanes proches, (16) des homopolymères et interpolymères de sulfines insaturées en alpha-éthylène, (17) des polyacroleines traitées avec une base#forte, (18) des produits polymérisés de polysaccharides ou leurs dérivés et des résines urée ou mélamine, (19) des gommes naturelles, (20) des lignosulfonates d'ammo nium e d'm métal alcalin, et (21) des polyacrylamides hydrolysés et non hydrolysés. On peut également utiliser des substances inorganiques comprenant, par exemple, le sulfate d'aluminium, le sulfate de cuivre, le chlorure ferrique, le sulfate ferrique, le sulfate ferreux et la chaux. On peut utiliser des mélanges d'agents floculants. Il peut également être souhaitable d'inclure des aides de floculation comme les montmorillonites, l'attapulgite, la bentonite de Wyoming, la bentonite de calcium, les bentones et la bauxite. Le choix de l'agent floculant particulier et de son auxilaire ou aide (si utilisé), dépendra de l'effluent particulier qui est traité, mais il est relativement simple de trouver par l'essai et l'erreur, un agent floculant efficace pour un effluent particulier. 11 peut être souhaitable de soumettre l'effluent à une étape de pré-traitement, pour enlever les solides suspendus et les gr#aisses avant l'addition de l'agent floculant. Des exemples de pre-traitements appropriés comprennent la filtration, la centrifugation, la flottaison à l'air et la sédimentation. Avant-d'ajouter l'agent floculant, il est préférable d'ajuster le pH de la solution, à une valeur correspondant ou proche du point isoélectrique de la protéine dans la solution. Cependant, habituellement, l'effluent contient un mélange de proteinoX si bien qu'il faut de préférence utiliser une valeur de-pH qui est à peu près la moyenne des points isoélectriques de chaque protéine. Engénéral, le pH de la solution doit être ajusté à une valeur située entre 3,5 et 5,0 , pour des protéines de sources animales, pour obtenir une floculation maximale. Après ajustement du pH et addition de l'agent floculant, à l'effluent, le mélange résultant peut, si on le souhaite être chauffé, par exemple, à une température de 800C ou plus. Le. mélange peut, si on le souhaite, être chauffé à des températures supérieures à 1000C, par exemple jusqu'à 140 C, sous une pression super-atmosphérique. Le pH de la solution peut être ajusté après addition de l'agent floculant, par exemple, par addition d'un alcali pour élever le pH à une valeur donnant une floculation optimale. Des alcalis typiques pouvant être ajoutés comprennent l'hydroxyde de sodium, lthydroxy- de de potassium, le carbonate de sodium, le carbonate de potassium et la chaux. Le précipité peut être séparé de la solution par sédimentation, filtration, centrifugation ou flottaison à l'air, puis si on le souhaite, coagulé en le chauffant. Si on utilise la filtra tion pour séparer le précipité, on peut utiliser un auxiliaire de filtrage comme "Hyflo", si on le souhaite. La protéine floculée récupérée peut être déshydratée et séchée. La solution, après séparation du précipité, est alors amenée en contact avec une résine échangeuse d'ions granulaire, pouvant extraire au moins la partie majeure de la protéine restante dans la solution. Les résines échangeuses d'ions à utiliser dans le procédé selon la présente invention peuvent être dérivées de la cellulose, en particulier de la cellulose réticulée. Dans leur forme préférée, ce sont des matériaux en granulés, se composant essentiellement de chaînes de cellulose qui sont réticulées qui sont modifiées par l'introduction de groupes échangeurs cAtioniques ou anioniques, et qui sont sous forme régénérée De telles résines peuvent être faites, par exemple, en introduisant une réticulation dans une cellulose régénérée, soit simultanément ou avant l'introduction des groupes échangeurs cationiques ou anioniques, comme cela est décrit dans le brevet britannique N0 1.226.448 et le brevet américain NO 3.573.277. La forme préférée de cellulose régénérée, utilisée pour faire ces résines échangeuses d'ions, est la. viscose. La substance échangeuse d'ions peut contenir des groupes capables d'un échange d'anions ou des groupes capables d'un échange de cations. Les groupes typiques capables d'un échange de cations, qui peuvent être présents dans la substance échangeuse d'ions, com pxnnmt des groupes acides carboxyliques et des groupes de phosphates et leurs sels. Des groupes typiques capables d'échanges d'anions qui peuvent être présents dans la substance échangeuse d'ions, comprennent des groupes amino, éventuellement monoalcoylamino substitués, éventuellement dialkylamino substitués, éventuellement aryl- amlnçsubstitués, guanidino et ammonium quaternaire.Les groupes échangeurs d'ions peuvent être liés aux chaînes de cellulose de la matrice de cellulose réticulée, par des éléments de pont comme l'alcoylène (par exemple le méthylène,I'éthyîène, le 1 > 2- ou 1,3propylène, ou le 1,4-butylène), l'akylène-oxy-alkylène, (c'est-à-dire éthylène-oxy-éthylène), lthydroxyalkylène et analogue. La réticulation des chaînes de cellulose peut être effectuée en utilisant essentiellement tout composé au moins bifonctionnel, pouvant réagir avec deux groupes hydroxyles pour former des liaisons covalentes dans des conditions appropriées. Les agents réticulants appropriés comprennent les aldéhydes, les diisocyanates, les acides dicarhoxyliques, et les anhydrides, et les composés contenant au moins deux groupes réactifs choisis dans le groupe consistant en atomes d'halogène et groupes époxyde, par exemple, des composés dihalogénés réactifs, des diépoxydes réactifs, des diisocyanates et des composes 'contenant un atome d'halogène réactif et un groupe époxyde réactif.Des agents réticulants typiques comprennent le formaldéhyde, le glyoxal, le glutaraldéhyde. l'acroléine, l'épich}orhy- drine, la dichlorhydrine , le butanediol-hisépoxypropyléther, le bisépoxypropyléther,I'éthylène-glycolbisépoxypropyléther, le phosgène, le chlorure d'oxalyle, le chlorure d'adipoyle, le 2, 4, 6-trichlorotriazine, le 2-méthyl-S-bromo-méthyl-4 ,6-dichloropyrîmidine, le 2-phénylamino-4,6-dich1Orotriazine, le p-dihromométhylbenzène l'a1a'-dichloroacétone, l'anhydride phtalique, Itanhydride amléique, le 1 ,4-dichlorobutane, le 1 ,6-dibromohexane, le diisocyanatf de toluène, le p,p'-diîsocyanatodiphénylméthane, le nalsltalène-1,5-diiso- cyanate, le diisocyanate de métaphénylène, le diisocyanate de hitolylène, et analogue. La réticulation peut également être obtenue physiquement, par exemple par exposition à un rayonnement ionisant de forte intensité (comme celui obtenu par une lumière ultra-violette, des rayons gamma ou des faisceaux d'électrons), en présence d'eau et de produits chimiques sensibilisants. Dans une substance échangeuse d'ions préférée, la réticulation est obtenue par les résidus d'aldéhydes, comme les résidus de formaldéhyde , produits par le traitement avec un aldéhyde dans des conditions acides. Dans d'autres substances particulièrement préférées, la réticulation est obtenue par traitement avec de l'épichlorhydrine ou de la dichlorhydrine, dans des conditions basiques. De préférence, le degré de réticulation dans les substances échangeuses d'ions préférées , varie entre 1 et 10 pour cent, en particulier entre 1 et 2 pour cent. Le degré de réticulation est exprimé en termes du rapport du poids d'agent réticulant réagissant avec un poids sec donné de viscose ou autre forme de cellulose de départ. Cela est facilement mesuré en notant le poids de l'agent réticulant qui est ajouté, pour la réticulation, et en soustrayant le poids de l'agent réticulant qui reste (s'il y en a) à la fin de la réaction de réticulation. Les groupes échangeurs d'ions sont introduits dans les sules- tances particulièrement préférées, soit simultanément ou après la~ rAticulation. Pour introduire des groupes pouvant échanger des cations, on peut utiliser, par exemple, des acides sulfoniques et carboxyliques substitués en chloro ou en'bromo, et leurs sels, par exemple l'acide chloro-acétique, l'acide bromo-acétique, l'acide chlerqyoprlonique, l'acide chlorométhane-sulfonique, I'acidebromoéthane sulfonique, l'acide chloroéthanesulfonique et leurs sels, de préférXence leurs sels de métaux alcalins et de métaux alcalino- terreux, et analogues, ainsi quela 1,3-propanesultone.Comme exemple de composés permettant d'introduire des groupes pouvant échanger des anions, on peut mentionner des amines tertiaires substituées en chloro et en bromo et leurs sels, comme la #-chloroéthyl- diéthylamine, la #-bro#méthyldiéthylamine, la ss-chloroéthyldiméthyl- amine, la 5-bromoéthyldiméthylamine , la chlorométhyldiméthylamine, la lnromométhvldaméthylamine, la chlorométhyldiéthylamine, la bromo la ss-hromoéthyld -hydroxyéthyl)amine, la chlorométhyldi-(8-hydroxy- éthyl)amine, la bromométhyldi-(#-hydroxyéthyl)amine, la N-ss-chloro- éthylmorfoline, la .N-ss-bromoethylmorfolille la N-bromométhylmurfo- laine, la N-chlorométhylmorfoline, et leurs sels, par exemple leurs hydrochlorures et les hydrobromureset analogues. Des groupes d'amammonium quaternaire peuvent être introduits en utilisant les formes quaternisées des amines ci-dessus mentionnées, par exemple les sels quaternaires obtenus par traitement de ces amines avec de l'ioduré de méthyle, du sulfate de méthyle, du sulfate d'étyle, du chlorure de benzyle ou analogue. La quaternation peut-avoir lieu avant ou après réaction de l'amine avec la cellulose.Il est également possible d'introduire des groupes pouvant échanger des anions, par réaction avec de l'épichlorhydrine et des amines comme l'éthanolamine, l'isopropanolamine, la diéthanolamine, la diisopropanolamine, la triéthanolamine, la triisopropanolamine, le diméthylaminoéthanol, le dîéthyléminoéthanol, le diisopropyl-aminoéthanol et analogue. Dans ce cas, l'épichlorhydrine est destinée à fixer les groupes amino auxdiaînes de cellulose, bien que, si on fait réagir une matrice de cellulose déjà réticulée avec un mélange d'êpichlorhydrine et d'une des amines spécifiées, l'épichlorhydrine peut# accidentellement introduire d'autres résidus de réticulation dans la matrice de résine. Des procédés pour déterminer la capacité d'échange d'ions d'une substance échangeuse dtions, c'est-à-dire sa capacité d'échanger des petits ions comme du calcium ou du chlorure, sont bien connus. La capacité d'échange d ions est exprimée en milliequivalentsdtions échangeables par gramme de la substance échangeuse d ions sèche. Divers procédés normalisés pour déterminer la capacité d'échangedtions sont décrits, par exemple dans l'ouvrage de Kunin "Ion Exchange Resins", New-York, 1958 (voir pages 343 à 345). Dans le procédé selon la présente invention, il est préférable d'utiliser des substances échangeuses d'ions ayant une capacité d'échange d'ions pour les petits ions située entre environ 0,5 et environ 2 milliéquivalents par gramme, et plus particulièrement de l'ordre de 1 milliéquivalent par gramme. Le terme "protéine" indique une substance qui peut contenir certains produits de protéolyse (c'est-à-dire acides aminés et/ou polypeptides), car ces produits seront inévitablements présents dans des effluents contenant des protéines, mais qui a principalement la forme de macromolécules de protéine, le terme comprenant les glycoet lipo-protéines. En général, des solutions de protéine macromoléculaires peuvent être dialysées (c'est-à-dire la protéine ne pénètre pas une membrane semi-perméable), elles présentent une absorbance dans le spectre ultra-violet de l'ordre de 280mp (étant donné la présence de résidus de tyrosine) et donnent un précipité blanc lors de l'addition d'une solution d'acide phosphotungstique. Comme le terme "protéine" comprend certains produits de protéolyse, comme les polypeptides et les acides aminés,il peut être nécessaire, dans certains cas, -d'utiliser un échangeur d' ions ayant une capacité plus élevée pour ces composés, que les types basés sur de la cellulose modifiée, qui sont préférés pour l'adsorption des protéines. Pour les polypeptides et les acides aminés, l'échangeur dtionsprefére est basé sur une matrice organique synthétique réticulée comme l'acide polyacrylique. La substance échangeuse dtiow utilisée dans le procédé de la présente invention n'a qu'une capacité limitée. Une installation échangeuse d'ion contenant une quantité donnée de mailles, ne peut capter qu'une quantité finie de protéine des solutions. Ainsi, il est périodiquement nécessaire d'arrêter le passage de effluent dans l'installation, et de régénérer la substance échangeuse d'ions pour l'utiliser dans un cycle ultérieur.Bien qu'il soit possible d'utiliser un seul lit ou couche de substance échangeuse d'ions, et d'interrompre périodiquement l'écoulement d'effluent tandis que le lit est régénéré, il est préférable d'effectuer le procédé en utilisant un certain nombre de lits de substances échangeuses d'ions, l'écoulement d'effluent passant périodiquement d'un lit à l'autre, pour que la régénération des lits puisse être accomplie les uns après les autres sans interrompre l'écoulement de l'effluent. Bien que, dans de nombreux buts, il soit suffisant de ne faire passer l'effluent que dans un seul lit de résine, dans certains cas, il est souhaitable de le faire passer à travers plusieurs récipients ou réservoirs en série. Par exemple, on peut faire #asser l'effluent dans un ou plusieurs récipients contenant une résine ayant des groupes pouvant échanger des cations, puis dans un ou plusieurs récipients contenant une résine avant des groupes pouvant échanger des anions ou inversement. Un autre procédé pour amener l'effluent ou la solution en contact avec la substance échangeuse d'ion, consiste à utiliser une installation fonctionnant sur une hase continue, ainsi une partie de la substance échangeuse d'ion est enlevée de façon continue du récipient de contact et régénérée. La régénération de la résine échangeuse dtiolspeut être accomplie en utilisant une solution régénératrice appropriée. Des solutions typiques pouvant être utilisées pour régénérer la substance échangeuse d'ionssont des solutions aqueuses de sels inorganiques, comme le chlorure de sodium, le chlorure de potassium, le sulfate de sodium, le sulfate de potassium, le bromure de sodium, le phosphate acide de sodium, le phosphate disodique, le phosphate trisodique, et analogues et leurs mélanges On peut ajouter, à ces solutions de sels inorganiques, des acides ou des bases.On préfère les acides minéraux forts comme l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique et analogue, et des alcalins forts comme l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium, le carbonate de sodium, le carbonate de potassium et analogue. La solution régénératrice peut contenir au moins 0,1t, mais de préférence pas plus de 10% en poids d'acide ou d'alcalin, et encore mieux pas plus de 5% en poids La concentration du sel peut varier, par exemple, de Q,1t en poids à tOtou plus en poids, mais elle est de-préférence située entre 1% et 5% en poids de la solution régénératrice. Des solutions régénératrices typiques sont des solutions de saumure à 3t en poids, contenant soit 1% d'acide sulfurique, soit 1% d'hydroxyde de sodium. Bien que dans la plupart des cas, il ne soit pas important que la solution régénératrice soit neutre, acide ou alcaline, certaines protéines sont sensibles en particulier à l'acide, et peuvent être précipitées par l'acide. Dans un tel cas, l'utilisation d'une solution régénératrice acide pourrait amener à la formation d'un précipité de protéine sur la substance échangeuse d'ions Il est par conséquent recommandé d'éprouver une partie d'un effluent, à lté- chelle de laboratoire, pour s 'assureur que toutes les protéines absorbées peuvent é-galement être désorbées avant d'effectuer une régénération à grande échelle de la résine épuisée.Cependant, il est préférable en général d'utiliser une solution régénératrice acide si la résine contient des grounes pouvant échanger des cations, comme des groupes acides carboxyliques ou sulfoniques, et d'utiliser une solution alcaline si la résine contient des groupes pouvant échanger des anions. Dans un procédé préféré, la substance échangeuse d'ions est périodiquement lavée à contre-courant, c'est-à-dire que la résine régénérée est lavée en faisant traverser de l'eau dans la direction opposée à celle dans laquelle lteffluent passe. Après régénération, plus d'effluent peut passer dans la substance échangeuse d'ions régénérée et le cycle se répète. De façon type#, le procédé selon la présente invention peut être appliqué à des effluents comme les produits de lavage des abattoirs, les produits de lavage de la# panse, des intestins,les produits de lavage des peaux, les effluents des laiteries, les effluents des fabriques de colles, les effluents des usines de latex de caoutchouc naturel, les effluents des conserveries de poissons, et analogue. Te choix de-la substance échangeuse d'ions ctest-i-dire qu' elle contienne des groupes pouvant échanger des cations ou échanger des anions, est largement déterminé par l'origine des protéines. Dans certains cas, il est plus satisfaisant d'utiliser, par exemple, une forme DEAE(forme diéthylaminoét#hy# de cellulose régé nérée reticul#et,dans certains cas, par exemple, une forme CM(forme carboxyméthyle). Dans d'autres cas encore, il peut être nécessaire d'utiliser d'abord une forme DEAE puis une forme CM, ou inversement, pour obtenir une épuration souhaitée de l'effluent. La solution essentiellement sans protéine récupérée après passage de l'effluent dans la substance échangeuse d'ions a des valeurs DCO et DBO faibles, et peut être mise au rebu#,ouellepeutêtre réutilisée pour des buts tels que le lavage de l'équipement, -ou le lavage de l'abattoir. Cependant, si on le souhaite, elle peut encore être épurée par passage à travers un lit d'ébouage d'une résine sous forme fibreuse ou spongieuse, comme, par exemple, de la diéthylaminoéthyl-cellulose (DEAB-cellulose) ou de la carboxyméthyl- cellulose. Par ailleurs, ou en plus, lteffluent résultant essentiellement sans protéine, peut passer dans un filtre percolateur ou du noir de fumée, charbon activé ou un filtre de coke. Bien qu'une élut ion graduelle puisse être utilisée pour la rdgénération d'une masse épuisée de résine (c'est-a-dire une masse qui a pris la protéine de la solution), il est habituellement préférable d'utiliser la régénération par elutioissuccessiwgpxr main- tenir faible le volume de la solution régénératrice contenant des protéines. De cette façon, sensiblement toute la protéine adsorbée par la résine peut être restituée sous forme d'une solution relativement concentrée de protéine d'où la protéine peut être récupérée de façon relativement simple.En utilisant une solution régénératrice appropriée (c'est-à-dire 3t Na Cl + 1% NaOH ou 1% 0iS04) la protéine adsorbée peut généralement être récupérée en un faible volume. Dans un procédé préféré, le niveau d'effluent est ajusté de façon que le corps de résine soit juste couvert par le liquide, et par conséquent, contienne un volume de- liquide. La solution régénératrice est alors lentement ajoutée au sommet du lit de résine. L'absorbance aux rayons ultra-violets de ltéluat à 280 mp, s'élève de zéro, très fortement juste après qu'un volume de solution régénératrice a été ajouté, correspondant au "volume du lit". A ce point, l'écoulement de la solution dans le lit peut être interrompu pendant une certaine période, par exemple durant environ une heure, pour permettre au lit de résine de stéquilibreravec la solution régénératrice. La solution régénératrice peut alors être extraite du lit, sa place étant prise par un courant lent d'eau pure. De cette façon, sensiblement toute la protéine adsorbée est désorbée dans environ un volume de lit de solution régénératrice. L'écoulement de solution régénératrice peut également être continué à travers le lit de résine, le progrès de la régénération étant contrôlé en mesurant l'absorbance des rayons ultra-violets de l'éluat à 280 mu. La régénération est terminée lorsque l'absorbance revient sensiblement à zéro. Pour récupérer la protéine de la solution régénératrice, du lit de résine, on peut utiliser une grande variété de techniques. Dans un procédé préféré, le pH de la solution régénératrice du lit de résine est ajusté de 4,5 -à 5,0. De façon idéale, on devrait ajus- ter le pH pour qu'il corresponde au point iso-électrique de la protéine ou des protéines dans I'effluent mais, comme l'effluent contient habituellement une grande variété de protéines, il faut adopter une valeur intermédiaire pour le pH. Pour des effluents de sources animales, il est habituellement satisfaisant d'ajuster le pH à cette étape, à 4,5 à 5,0. A ce point, un précipité de protéine peut apparaître.Pour. coaguler la protéine précipitée, et'pour faciliter la séparation de la protéine précipitée et du liquide surnageant, la solution peut êtré chauffée à une température qui est située prextele entre 80 et 1000C ou plus (si on utilise une pression superatmosphérique). Le chauffage peut être accompli ex terieurement, mais un procedé pratique pour chauffer la solution consiste à y souffIer#de la vapeur. La protéine coagulée peut être séparée paa filtration ou centrifugation. Dans une autre technique, après ajustement du pH de la solu tion régénératrice du lit de résine à 4,5 à 5,0 ,on peut ajouter un a gentfloculant pour précipiter la protéine. Si la protéine doit être utilisée comme aliment, par exemple pour nourrir de la volaille, il faut utiliser un agent floculant non toxique, par exemple de l'hexamétaphosphate de sodium. Si cela est nécessaire, la solution peut être chauffée'comme avant, pour assurer la coagulation, et puis on filtre ou on centrifuge. La protéine récupérée de la solution régénératrice utilisée peut être déshydratée et séchée. La résine échangeuse dtioe est de préférence sous forme granulaire ou particulaire, ayant une dimension, de preférence, traversant des tamis ayant 20 à 200 mailles pour 2,54 cm, ou mieux de 50 à 100 mailles pour 2,54 cm (norme britannique n 410/62). La présente invention est illustrée par les exemples suivants: EXEMPLE I Cet exemple décrit le traitement de 22,75 1 d'un effluent provenant d'un abattoir de cochons produisant environ 2.275.000 1 par jour d'effluent can- tenant du sang et autres protéines -avec une valeur moyenne sur cinq jours de DBO de 1000. L'effluent est traité par l'addition de 250 mg/l (250 ppm) d'alun, avec 1 ppm de'agent flocu lant polyélectrolyte, la valeur du pH étant ajustée à 6,0 avec de l'hydroxide de sodium . La fraction de protéine floculée est enlevée par filtration à travers un papier filtre Whatman n01 et séchée à 1000C dans un four à air chaud. Après enlèvement du précipité par filtrage, 1'effluent a une valeur DBO de 250 (réductionde75%). Il estde couleirr paille, et donne un précipité avec 1' acide phosphotungstique indiquant la présence de protéine résiduelle. L'effluent filtre passe vers le bas à travers une colonne con tenant un lit de résine de 45 cm de profondeur, un volume de 1 li tre contenant 200 g (en poids sec) de résine diéthylaminoéthyè pouvant passer un tamis de 50-à 100 mailles pour 2,54 cm, préparée selon le procédé décrit dans le brevet britannique N 1.226.448. La résine a antérieurement été activée en la lavant avec une solution d'hydroxyde de sodium à 2%, et en la rinçant à 1'eau jusqu'à ce que le pH de l'eau de rinçage soit de 8. On fait passer l'effluent dans la colonne à la vitesse de 200 mllmin. L'effluent émergeant de la colonne de résine est incolore, et ne donne pas de turbidité avec l'acide phosphotungstique, indiquant qu'il est essentiellement sans protéine.La valeur DBO sur 5 jours de l'effluent > après traitement par floculation et filtrage suivi du passage dans un lit de résine échangeuse d'ions est de 30, indio#uant une réduction totale de va leur de DBO de 97. La colonne échangeuse d'ions est régénérée en la lavant avec 1 litre d'une solution contenant 30 g de chlorure de sodium et IOg d'hydrqxyde de sodium, puis en la rinçant avec de l'eau désionisée jusqu'à ce que le pH de l'eau de rinçage soit de 8.On extrait la protéine de la solution régénératrice utilisée, en ajustant le pH à à 5 avec de l'acide sulfurique et en chauffant à 900C durant 5 mi nutes, la protéine insoluble est enlevée par filtration et séchée On a trouvé qu'un traitement à la résine seule sur effluent brut ne donne pas une solution totalement sans protéine et que, en mo yenne, la réduction maximale de DBO est de 75Se. Ainsi, la valeur finale de DBO de 30 ntest que de 50t de ce qui aurait été obtenu avec les procédés en considérant les efficacités des étapes séparément. EXEMPLE 2 Cet exemple décrit le traitement d'un effluent provenant d'un grand abattoir ne tuant que des moutons et des bovins. L'effluent contenant principalement des protéines du sang, avec de la graisse, a une valeur de DCO moyenne de 2.500. On acidifie un échantillon de 4 litres de l'effluent, avec de l'acide sulfurique, à un pH de 3 avant aération et enlèvement de la graisse. Après aération et en lèvement de la graisse par écumage, on ajoute une bouillie de chaux pour amener le pH à 6,8, on ajoute 2 ppm d'un polyélectrolyte du type polyacrylamide, pour produire un précipité de protéine. La protéine floculée est enlevée par filtration, le filtrat étant de couleur paille, et ayant une valeur de DCO de 800, et contenant de la protéine résiduelle.L'effluent traité passe dans un lit de 100 ml de résine d-e cellulose contenant des groupes diéthylaminoéthyle. Après traitement à la résine, la valeur de DCO est de 105 (réduction de 965). Le lit de résine est rfg$nDre avec 100 ml de saumure alcaline (3% NaCl + 1% NaOH). La solution régénératrice utilisée est amenée à un pH de 5 avec du H2S04 et chauffée jusqu'à l'ébullition. La protéine coagulée est récupérée par filtration et séchée pour donner un produit ayant une teneur de 68% en protéine réelle. Le traitement de l'effluent brut uniquement avec de la résine ne donne qu' une réduction de DCO de 59%, tandis que dans l'exemple ci-dessus, en utilisant un effluent prétraité, la résine donne un réduction de DCO de 87%, indiquant un gain consldérable par rapport à lteffics cité attendue. EXEMPLE 3 Cet exemple décrit le traitement d'un effluent provenant d'une usine de traitement de poulets. Cet effluent vient d'une usine ou 20.000 oiseaux sont tués et traités par jour. Certains des poulets sont cuits dans des cuiseurs sous pression, pour donner du poulet cuit pour faire des plats préparés. L'effluent contient du sang, des produits de lavage et de la liqueur de cuiseur. On récupère la graisse de l'effluent par flottaison à l'air. On prend un échantillon de -cinq litres de l'effluent, et on trouve que sa valeur DCO est de 3000. Le pH est ajusté à 4 avec de l'acide sulfurique, et on ajoute 5g d'héxaméthaphosphate de sodium. Un preci- pite dense se forme, qui est enlevé par filtration et séché. Le filtrat a une valeur DCO de 320.Le filtrat est neutralisé et descend une colonne (5x30cm) de résine DEAE faite suivant le brevet britannique N 1.224.448. L'effluent de la colonne est essentiellement sans protéine, lorsqu'on#l'êprouve avec de l'acide phosphotungstique, et a une valeur de DCO de 140 (réduction totale de 95,39). La régénération est accomplie par le traitement de la résine avec de la saumure alcaline (3% NaCl+1 í, Na0H,volume de 1 lit). On ajuste le pH de la solution régénératrice utilisée à 4,5 et la le wolitsolution t chauffés jusqu'au point d'ébullition. Le précipité qui se forme est enlevé par filtration et séché pour. donner environ 9g de produit contenant de la protéine. L'utilisation d'une résine seule pour clarifier cet effluent est impraticable, car un affleurement de la protéine se produit seulement après 5 volumes de lit, donnant une réduction totale de 20% de DCO. Après prétraitement de floculation, le traitement à la résine donne une réduction de DCO de 57%, qui est supérieure à ce qui était attendu Bien-entendu l'invention. n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutés suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé pour épurer un effluent, du type comprenant les étapes d'ajouter un agent floculant audit effluent, de recueillir le précipité et de soumettre le liquide sans précipité à une autre étape d'épuration, caractérisé en ce que ledit effluent est un effluent contenant des protéines, en ce que ledit précipite formé est un précipité contenant des protéines et en ce que, après récupération dudit précipité, le liquide résultant sensiblement sans protéine, est amené en contact avec une substance échangeuse d'ions à base de cellulose à l'état régénéré et pouvant adsorber la protéine résiduelle dudit liquide. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent floculant précité est non toxique, permettant ainsi à la substance récupérée précitée contenant des protéines d'être utilisée comme aliment pour les animaux. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que la substance échangeuse dlionsrécitée comprend de la cellulose modifiée nor l'introduction de groupes pouvant échanger des anions ou des- cations. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la cellulose modifiée précitée est réticulée. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que la cellulose modifiée précitée est réticulée par des moyens chimiques. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que la cellulose modifiée précitée est réticulée par des moyens physiques. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la substance échangeuse d'io précitée comprend une matrice organique synthétique modifiée par l'introduction de groupes pouvant échanger des anions ou des cations. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la matrice organique synthétique modifiée précitée est réticulée. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'agent floculant précité est choisi dans la classe de composés inorganiques. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'agent floculant précité est choisi dans la classe des composés organiques. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 8, caractérisé en ce que l'agent floculant précité comprend un mélange de composés organiques et inorganiques. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'agent floculant précité est introduit par étapes. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la valeur du pH- de l'effluent précité est ajustée avant et/ou après floculation, de façon que la quantité de protéine floculée soit maximale. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'effluent grécité est amené en contact avec une substance échangeuse d'ionssous forme d'un lit 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que la substance échangeuse d'ion précitée est contenue dans plusieurs récipients ou réservoirs. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'effluent précité est amené en contact avec une substance échangeuse d'ions contenue dans une installation fonctionnant sur une base continue, ainsi, une partie de ladite substance échangeuse d' ions est enlevée et régénérée de façon continue. 17. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'effluent précité est de plus traité en le faisant nasser dans un filtre percolateur ou sur du charbon activé, du noir d'os ou un filtre de coke. 18.Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la protéine floculée précitée est enlevée par filtration, sédimentation, flottaison à l'air,oucentrifugation, et en ce que ladite protéine floculée récupérée est coagulée en la chauffant. 19. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la protéine floculée récupérée précitée est déshydratée et séchée. 20. Procédé selon l'une quelconque des revendications pre- cédentes, caractérisé en ce que la substance échangeuse d'iorspré- citée est régénérée avec une solution chimique appropriée. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que la protéine précitée est séparée de la solution régénératrice utilisée précitée de la substance échangeuse dtionnar ajustement du pH. 22. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que la protéine précitée séparée de la solution régénératrice utilisée précitée est coagulée en la chauffant. 23. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que la protéine précitée récupérée de la solution régénératrice utilisée précitée est déshydratée et séchée. 24. Effluent caractérisé en ce qu'il est traité par le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.