La présente invention concerne une imprimante de caractères à papier thermo- réactif d'un message à nombre de lignes prédétermin4. Une imprimante thermique comprend de manier générale une broche thermique à tête unique comportant un ensemble de formes chauffantes, comme des segments ou des points, dont la sélection à chaque cycle élémentaire permet de déssiner le graphisme des caractères à inscrire sur le papier sensible à la température. Dans des imprimantes thermiques de l'art antérieur, la tOte est solidaire d'un chariot animé d'un premier mouvement de translation pas à pas de gauche à droite pour imprimer une ligne de caractères. Un second mouvement de translation en sens inverse du premier mouvement permet le retour rapide du chariot en fin de ligne pour imprimer le début de la ligne suivante.Puis, un troisième mouvement de translation pas à pas, perpan- diculaire aux premiers et seconds mouvements, déplace le papier d'un intervalle de ligne. La nécessité de ces trois mouvements composant le cycle d1 impression d'une ligne apparait dans toutes les imprimantes à chariot porteur de teste d'impression thermique ou électromécanique. Dans d'autres imprimantes connues, la partie imprimante est montée d'une façon fixe et les trois mouvements précités sont réduits à un seul mouvement de translation du papier. L'impression dans ces imprimantes s'effectue par une image définie par points et non par caractères, comme en télécopie, ou ne comprend qu'une seule ligne de caractères sur une bande indéfinie comme dans certaines calculatrices de poche. Dans toutes les imprimantes thermiques précitées, les caractères sont imprimés un à un suivant une ligne, et la nécessité d'une durée suffisante de refroidissement des formes chauffantes entre chaque impression impose une limite au débit possible de l'imprimante. Un caractère est imprimé soit en une fois au moyen d'une tête com- plexe qui comporte toutes les formes nécessaires à la définition du graphisme d'un caractère, soit par impressions partielles successives, ce qui permet d'adopter une tete et un cablage simples mais multiplie les cycles de refroidissement et n'auto- rise donc que des débits relativement lents.De plus, dans les réalisations connues qui recherchent des débits d'impression rapides, l'impression des caractères un å un suivant une ligne correspond à un mouvement relatif accéléré de la tête par rapport au papier, et une impression correcte ne peut alors ètre obtenue qu'en arrètant ce mouvement à chaque impression, ce qui exige l'adoption d'un mouvement pas à pas et la réalisation du synchronisme entre ce mouvement et l'impression. Enfin toutes les imprimantes thermiques de caractères qui permettent l'impression de messages de plusieurs lignes possèdent nécéssairement les dispositifs propres à effectuer les mouvements correspondant aux changements de ligne. L'objet de l'invention est de réaliser une imprimante thermique qui, contrairement aux imprimantes de l'art antérieur, imprime des messages de plusieurs lignes à une vitesse égale à au moins vingt caractères par seconde, au moyen d'une tête fixe de forme simple, et les mouvements étant réduits à un seul mouvement de défilement continu du papier. Â cet égard, l'imprimante thermique conforme à l'invention comprend une broche montée d'une façon fixe sur l'imprimante et cette broche comporte p groupes de points chauffants disposés en ligne suivant la longueur de la broche. Cette broche peut ètre utilisée suivant deux configurations, la première correspondant à l'impression par lignes, et la seconde correspondant à l'impression par colonnes. Dans la configuration d'impression par lignes, la broche est disposée parallèlement aux lignes du texte à imprimer et les p groupes de points impriment p colonnes simulta- nément, à une vitesse résultante égale à p fois la vitesse d' impression sur chaque colonne.Dans la configuration d'impression par colonnes, la broche est disposée perpandiculairement aux lignes du texte, et les p groupes de points chauffants impriment p lignes simultanément à une vitesse résultante égale à p fois la vitesse d'impression sur chaque ligne. Conformément à l'invention, le papier thermoréactif est entrainé uniquement suivant un mouvement de translation perpandiculaire à la ligne de points chauffants de la broche. L'impression des caractères s'effectue alors en traasmettant aux groupes de points chauffants des impulsions électriques de chauffage, les groupes étant adressés suivant une permutation circulaire. De telles dispositions ont pour résultat que, dans la configuration à impression par lignes, le nombre de lignes du message imprimé est quelconque et le nombre de caractères par ligne est limité au nombre p de groupes de points sur la broche, tandisque dans la configuration dite à impression par colonnes, le nombre de lignes du message est limité au nombre p de groupes de points sur la broche et la langueur des lignes est quelconque. Â cet égard, et dans cette dernière configuration, 1' ord- re de transmission des caractères à l'imprimante n'étant pas l'ordre habituel de lecture, l'invention prévoit une mmmorisation complète du message à imprimer avant la transmission de l'information de ce message à l'imprimante. Du fait que la vitesse globale d'impression d'un message, qui est le débit de l'imprimante, est p fois plus grande que la vitesse linéaire d'impression, mesurée sur colonne ou sur ligne suivant la configuration utilisée, la vitesse de défilement du papier qui est conditionnée par cette dernière vitesse linéaire reste faible. Son ordre de grandeur est d'un centimètre par seconde. Suivant la technique de fabrication de la broche qui est exposée en détail dans la Suite, la durée d'impression d'un point sur le papier est de l'ordre d'une milliseconde, de sorte que pendant cette impression le déplacement du papier est de l'ordre du centime de millimètre. Cette amplitude de déplacement est nettement inférieure à la dimension du point chauffant sur la broche et de sa trace imprLinée sur le papier, d'ou il résulte que le caractère continu du défilaient du papier n'est pas un obstacle à la réalisation d'une impression correcte et n'entraine pC5 de trainage percptible. Selon l'invention, la broche de points chauffants est réalisée en une pièce unique par dépot d'un réseau de conducteurs et de résistances sur un substrat de verre ou de céramique conformément aux techniques de fabrication des circuits hybrides. Suivant l'état actuel de ces techniques, les dépots peuvent ètre réalisés en couches épaisses par dépot sérigraphique sur un substrat de cérsiique de pâtes conductrices ou résistantes, ou par dépot de films conducteurs ou résistants en couches minces d'épaisseur inférieure à 10 m. Suivant la technique des couches épaisses, les pâtes sont cuites à haute température aprés dépot, procédé en fait analogue à la fabrication des émaux et qui peut ètre appliqué de façon artisanale. La réalisation des têtes thermiques suivant ce dernier procédé présente des fncosi vénients: la précision de valeur de résistance et de largeur de trait est insuffisante pour que tous les points imprimés aient sur le papier la meme dimension et le méme degré de noir. La capacité thermique des couches épaisses est trop élevée, et par 1N impose des temps de refroidissement plus longs entre les cycles d' échauff ment; ce procédé ne convient alors que pour des vitesses d'impression peu élevées. Les techniques de dépot en couches minces évitent ces inconvénients. Les formes des conducteurs et des résistances déposés sur le substrat sont tracés par photogravure et sont suffisamment précises pour qu'à l'impression sur le papier sensible l'épaisseur des traits et le degré de noir des caractères soient uniformes. La capacité thermique et le temps de chauffage des résistances sont trés inférieurs à ceux de résistances chauffantes réalisées par la technique des couches épaisses.Cette diminution de la capacité thermique entraine une diminution du temps de refroidissement des points de chauffage. Comme la valeur allouée à ce temps de refroiddissement dépend du débit et que ce dernier dépend du nombre de tettes sur la broche, la tech- nique des couches minces permet d'obtenir des débite d'impression rapides avec un nombre restreint de testes d'impression, tel que huit ou seize, susceptibles d'ètre toutes réalisées en un seul dépot sur une broche monobloc. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit, faite k titre d'exemple, et à l'examen des dessins annexés, dans lesquels : - La Fig. t est un schéma montrant la disposition des têtes thermiques sur une broche conforme à l'invention, en configuration d'impression par colonnes - la Fig. 2 représente schématiquement les résistances chauffantes d'une tette ther mique selon la Fig. 1; - la Fig. 3 représente un caractère imprimé sur le papier thermoréactif ; - la ?ig. 4 montre schématiquement l'imprimante ; et - la Fig. 5 représente schématiquement la disposition des tStes thermiques sur une broche en configuration d'impression par ligne et possédant 32 têtes thermiques. Les Pig. 1 et 2 représentent la broche de têtes thermiques dans la configuration d'impression par colonnes. a se référant à ces figures, la broche se présente comme un circuit imprimé. Elle est formée d'un substrat t en verre ou en céramique, 'sur lequel sont disposés huit groupes de sept conducteurs parallèles imprimés, 20-26 27-213, ... 249-255. En un point de chaque conducteur, le dépôt du matériau conducteur est interrompu pu pour laisser place b un dépot de matériau résistant ayant la forme d'un cercle ou d'un petit rectangle. Ces dépôts résistants 30 à 355 sont alignés sur une colonne et forment huit têtes therniques 40 à 47.Au delà des résistan- ces chauffantes 3, les conducteurs sont réunis en parallèle pour former une branche commune 5. Les conducteurs individuels 3 et les branches communes 5 aboutissent respectivement à des connecteurs 6 et 6'. Les dépota résistants 3 sont alimentés à des instants récurrents à travers les conducteurs 2, de façon que cinq impressions successives par les points convenable- Dent sélectionnés d'un groupe de sept points, forment sur le papier le dessin d'un caractère défini dans une matrice 7x5 points, imprimée de la gauche vers la droite. La figure 3 représente la lettre B. Dans la configuration d'impression par lies, la structure de la broche serait analogue à celle montrée par la figure 1, mais les points chauffants de chaque groupe formant une tête thermique seraient au nombre de cinq, de sorte que les caractères seraient dans ce cas imprimés par sept marquages succéssifs des cinq points convenablement sélectionnée, le résultat étant à nouveau un caractère matriciel de 5X7 points, imprimé dans ce cas du haut vers le bas. la la réalisation type de la broche, tous les dépote sont en couches minces, d'une épaisseur de l'ordre de 0,02 à 5 m. Les résistances chauffantes ont une valeur de 150 chie et sont matérialisées par des dépote de nichrome," les conducteurs étant réalisés par des dépote de nickel. Les deux dépôts sont réalisés par évapora- tion sous vide de l'alliage puis du létal, et le dessin du réseau de conducteurs et de résistances est tracé par photogravure sur les couches minces déposées uniformé- ment à la surface du substrat de verre. Des variantes peuvent être employées dans la fabrication de la broche et il est possible d'utiliser l'un quelconque des procédés actuellement connus d'obtention d'un réseau électrique en couches minces sans que le fonctioxnnment final de la broche imprimante en soit modifié.Les conducteurs peuvent être réalisés en or, en alu- minium, en cuivre, et les résistances en nitrrre de tantale, par exemple, tandis que les procédés de dépot seront indiqués par le choix du matériau à déposer, et pourront ètre par exemple 11 évaporation ou la pulvérisation sous vide, l'implantation ionique, ou encore les techniques par voie chimique. De même, la valeur des résistances peut ètre choisie dans un intervalle relativement large, les courants et durée de chauffage étant fixées d'aprés ce choix. Le substrat peut être en céramique au lieu de verre, variante qui améliore la dissipation thermique dans le substrat. b réseau ainsi déposé sur le substrat est protégé de l'air ambiant et plus particulièrement de l'abrasion due au défilement du papier, par un film de silice qui le recouvre. Ce film a en outre pour effet d'assurer une meilleure transmission de la chaleur dégagée par les résistances vers le papier; en effet, les résistances sont déposées en couches plus minces que les conducteurs, de sorte qu'en l'absence du film intermédiaire de silice leur contact avec le papier n'est pas parfait. Le substrat 1 de la broche 10 peut ètre coupé dans une plaque de verre utilisée pour la fabrication des circuits hybrides et dont les cotes industriefles sont d'environ 62x115 mm. Pour obtenir des hauteurs de caractères et des largeurs d'interlignes courantes, les dispositions suivantes peuvent ètre adoptées : en confige- ration d'impression par colonnes, la broche comprend soit huit têtes sur la largeur de 62 mm soit seize têtes sur la longueur de 115 mm; en configuration d'impression par lignes la tête ne comprend que cinq points chauffants et 11 intervalle entre ces groupes de points correspond à l'espacement des caractères dans le texte, ce qui permet de placer 32 têtes sur la longueur de 115 mm.Ces dispositions entrainent une, ensite' de connexions de la broche avec les circuits de commande; en alignant ces connexions régulièrement et en utilisant les deux bords de la broche, cette densité approche le chiffre d'une connexion par millimètre. Une telle densité linéaire de connexions sur le bord du substrat est assez supérieure à ce qui se pratique couramment dans la fabrication des circuits hybrides. Aussi les connexions sont elles effectuées au moyen d'un connecteur élastique, produit par moulage dans une bande mince de caoutchouc de strates transversales alternativement conductrices et isolantes, tels que les connecteurs parfois utilisée pour le montage des blocs optiques dans les montres à affichage électronique de l'heure.Le substrat est alors monté sur la face ouverte du boitier de l'imprimante et est maintenu appliqué dans le logement moulé du connecteur par une légère pression qui assure les contacts. Cas contacts sont repris sur le connecteur par les circuits de commande de l'impri- nante, réalisés sur d'autre3 substrats ou en circuits imprimés, et qui sont empilés sur la face arrière du premier substrat où ils sont maintenus à nouveau par une légère pression dans leur position à l'intérieur du boitier. Ce montage, qui exclut les scudures et les connecteurs métalliques traditionnels, est simple à exécuter et assure l'herméticité de l'ensemble de l'imprimante dans son boitier. La Sig. 4 représente schématiquement l'imprimante thermique. La broche de tettes 10 forme la face avant d'un boitier 8 qui est fixe. Contre cette face avant défile une feuille de papier thermoréactif 7 partant d'un rouleau d'approvisionnement 9 et entraidée par un cabestan 11 mu par un moteur 12. Le moteur 12 n1a pas besoin d'ètre un moteur pas à pas; c'est un moteur à rotation continue. -Selon l'usage de l'imprimante, le papier imprimé peut ètre enroulé sur un rouleau récepteur ou passer entre la lame 13 et la contre lame 14 d'un couteau qui le découpe quand on tire brusqueient sur la feuille.De tels systèmes de découpage du papier sont courants dans les téléimprimeurs à mise en page. Au cours du déroulement du papier, les totems thermiques sont alimentees sélec- tivement ainsi qu'il va ètre expliqué maintenant. Pour l'exposé on suppose que l'imprimante fonctionne comme un terminal,le message étant transmis par une ligne. L' imprimante fonctionne suivant un grand cycle d'opérations, lequel cycle est divisé en p cycles élémentaires, p étant le nombre de têtes de la broche. Un cycle élémentaire correspond à la durée de réception par l'imprimante d'un caractère transmis par la ligne. Au cours d'un cycle élémentaire, la quantité d'information reçue par l'imprimante est équivalente aprés traduction en matrice 5X7 points à 5 mots de 7 bits ou 7 mots de 5 bits selon que la configuration d'impression est par colonnes ou par lignes. Une caractéristique du fonctionnement prévu consiste en ce que ces mots sont la représentation de colonnes ou de rangées de points appartenant à des caractères différents. Ce fonctionnement sera mieux compris à l'examen de la Big. 6 qui illustre le processus d'impression d'un message par la broche à 8 têtes représentée en Fig. 1, et décrit en détail la séquence des 8 cycles élémentaires qui constituent le deuxième grand cycle. Chaque caractère, reçu au cours du cycle élémentaire N, a sa première colonne imprimée au cours du cycle élémentaire N+1, sa deuxième colonne imprimée au cours du cycle élémentaire N+2, ... , et sa cinquième et dernière colonne imprimée au cours du cycle élémentaire N+5. Les caractères sont reçus par l'imprimante dans t'ordre indiqué par la Pig. 7; le caractère N 1 est reçu au cycle NO O au cours duquel aucune impression n'est effectuée.Le premier grand cycle commence au cycle élémentaire N 1, avec l'impression de la première colonne du caractère N 1 et la réception du caractère N0 2. I1 se poursuit avec la réception des caractères Ne 3,4,...,9, l'impression complète des caractères No 1,2,3 et 4, et l'impression partielle des caractères N0 5,6,7 et 8.Le deuxième grand cycle com- mence avec le cycle élémentaire N 9 et comprend les opérations suivantes: - au cycle élémentaire N 9; réception du caractère N 1C; impression des colonnes NO 1 du caractère N0 9, N0 2 du caractère Ne 8, N 3 du caractère N0 7, N 4 du caractère N 6 et N0 5 du caractère NO 5, ce qui achève d'imprimer ce dernier Ces impressions sont faites successivement et non simultanément. - au cycle élémentaire Ne 10; réception du caractère N il; impression des colonnes N 1 du caractère NO 10, N 2 du caractère N 9, ... , N 5 du caractère N0 6. Ainsi de suite jusqu'au cycle élémentaire NO 16. - au cycle élémentaire N 16 qui achève le deuxième grand cycle; réception du caractère NO 17; impression de la colonne N 1 du caractère NO 16, de la colonne N 2 du caractère N0 15, ... , et de la colonne N0 5 du caractère N 12. Â chaque cycle élémentaire, l'impression ne concerne que cinq lignes sur huit, la conséquence en étant que sur une ligne donnéetrois emplacements de colonnes de points sont vides sur un intervalle de huit emplacements consécutifs. La permutation décrite définit donc l'espacement entre les caractères, et la valeur de cet espace- ment s'établit autour. de 3/5 de la largeur du caractère, un certain jeu étant possible en modifiant l'ordre de la perrutation à l'intérieur du cycle élémentaire. La description faite montre que l'espacesent entre les caractères est effectué automatiquement en conséquence des particularités du fonctionnement de l'impriman- te, et aucun dispositif particulier n'est à prévoir dans ce but dans les circuits de commande ou dans l'avancement du papier. A cet égard, et pour obtenir le résultat d'un espacement automatique, le nombre p d têtes thermiques de la broche ne peut pas ètre choisi arbitrairement. Le nombre de colonnes vides correspondant aux espacements est p-5, ce qui indique que p ne peut pas étire inférieur à 5. Pour obtenir les proportions habituelles d'espacement entre les caractères, p doit ètre égal k 7 ou 8, le nombre p=8 étant calui pour lequel la conception des circuits de commande est la plus simple. Restant dans la configuration d'impression par colonnes, la broche de taille supérieure à la broche de huit tettes est la broche qui comprend un nombre optimal de 16 têtes.Pour ce nombre p = 16, la permutation qui règle l'impression des caractères désigne alternativement les lignes de numéro pair et les lignes de numéro impair, la permutation sur chacun de ces groupes se ramenant à celle qui est pratiquée sur la broche à huit têtes; un caractère est alors imprimé en 10 cycles élémentaires, et l'espacement relatif entre les caractères est de(16-10)/16, donc identique à celui de la broche à huit têtes. Ce fonctionnement peut ètre extrapolé à des multiples de huit supérieurs à seize, la limitation provenant de la taille des broches que l'on peut fabriquer avec la technologie actuelle. Le fonctionnement de l'impression dans la configuration d'impression par lignes est tout à fait analogue à celui qui vient d'être exposé. Les sept rasées de cinq points d'un caractère sont imprimées chacune au cours de l'un de sept cycles élémen- taires, et au cours de chaque cycle élémentaire on imEzime sept telles rangées de points sur sept caractères différents. Lt interligne remplit une fonction analogue à celle de l'espacement entre caractères dans la configuration décrite précédemment, et se trouve donc également crée automatiquement par le jeu moue du processus d'impression; sa valeur est de p-7 rangées sur p, de sorte que la plus petite valeur optimale de p est le nombre 16 pour lequel l'interligne est de 2 à 3 fois la hauteur d'un caractère. La même valeur d'interligne est obtenue pour la broche à 32 tettes en modifiant la permutation d'impression de la façon qui a été indiquée en ce qui concerne la configuration d'impression par colonnes, pour le passage de 8 à 16 tetes. On voit sur la Fig. 6 que du fait du défilement continu du papier, le décalage dans le temps de l'impression des caractères successifs entraine un décalage sur le papier, de sorte que dans la configuration d'impression par colonnes les colonnes sont un peu inclinées sur la verticale, et dans la configuration d'impression par lignes les lignes sont un peu inclinées sur l'horizontale. Cette obliquité est compensée par la disposition des groupes de points chauffants sur la broche, en donnant dans la fabrication de la broche une obliquité inverse à la ligne formée par ces groupes de points, de telle manière 'à l'impression lignes et colonnes soisnt parfaitelent orthoganales. Cette disposition est visible sur la Fig. 5. La figure 8 représente l'ensemble des circuits de commande d'une broche à huit têtes en configuration d'impression par colonnes. En se référant à cette figure, la ligne de transmission 20 transmet des mots de caractère comprenant un bit de start, un bit de parité et six bits de code. Ces mots de caractère sont reçus par un récepteur 21 composé d'un démodulateur, d'un circuit de transmission et de réception asynchrone universel (T.R.A.U.) et d'une mémoire d'entrée d'un mot de caractère. Ce récepteur 21 ne fait pas partie intégrante des circuits de commande, et ne leur est adjoint que lorsque l'imprimante est utilisée en termira1 d'une ligne téléphonique. Ce récepteur est relié à une horloge 22 qu'il déclenche à chaque réception d'un signal de start, et à une mémoire 25 à accés aléatoire comportant autant de positions de caractères qu'il y a de tetes sur la broche, c'est-à-dire huit dans le cas décrit ici. Le T.R.A.U. transmet à la mémoire 25 les mots de caractère dépouillés de leur bit de start et de leur bit de parité, ce dernier étant utilisé dans un circuit de vérification de parité compris dans le T.R.A.U. ainsi qu'il est connu. Les caractères enregistrés dans la mémoire 25 ont toujours dans cette mémoire une adresse correspondant à la ligne du message à laquelle ils sont destinés; cette adresse est donc le numéro de la tête qui va imprimer le caractère. Un caractère lu dans la mémoire 25 est appliqué en adresse à un convertisseur de code 26 qui le convertit en cinq mots de sept bits de génération de caractère matriciel. Un tel convertisseur de code "mots de caractère - séquence-s de génération de caractère" est connu dans la technique.Chaque caractère est en fait lu cinq fois et appliqué au convertisseur 26 cinq f-is successivement au cours de cinq cycles élémentaires successifs, chaque conversion fournissant un not de sept bits correspondant à une colonne du caractère matrici-el. Le numéro de la colonne demandée (une parmi cinq) est donc fourni au convertisseur 26 comme il va ètre expliqué par la suite. Le m-ct de 7 bits ainsi sélectionné est enregistré dans la mémoire 27, puis envoyé dans l'étage amplificateur 28 qui comprend sept amplificateurs suivis de sept bascules monostables 29. Chacune des sept sorties des bascules monostables 29 est envoyée en parallèle à travers les diodes 31, le connecteur ó et les conducteurs 2, à chacune des huit résistances chauffantes de même numéro dans les huit têtes de la broche. ainsi, si les sept sorties des bascules monostables sont numérotées de O à 6, la sortie numéro 0 est envoyée aux résistances chauffantes 3C, 37, 314, 321, 328, 335, 342 et 349. De même la sortie numéro 1 est envoyée aux résistances Toutes les tetes reçoivent donc la même information, et la sélection de la tête qui doit imprimer cette informaticn s'effectue par les retours 50, 51, ..., 57 comme on va le voir. Le circuit d'adressage comprend le compteur 23 et la mémoire morte 24. Le compteur découpe chaque cycle élément ire en six phases, le cycle élémentaire étant déclanché par l'horloge à la réception d'un bit de start. Chaque phase du compteur 23 constitue une entrée de la mémoire morte 24, la sortie correspondante -ètnt UN rot Je sert bits dont les bits ont la signification suivante: - @it n n C: rr're J' eOriture dsns la mémoire 25 si égal à O, et ordre de lecture dans la mémoire 25 si égal à 1. - bits n 1,2,3: adresse dans la mémoire 25 où un caractère doit être écrit ou lu suivant la valeur du bit n O. - bits n 4,5,6 numéro de la colone à imprimer dans le caractère lu à l'adresse indiquée par les bits n 1,2,3. La mémoire morte 24 effectue la conversion "phase du compteur - mot de sept bits* au cours d'un grand cycle de huit cycles élémentaires. Cette conversion est la transcription sous la forme d'adresses de mémoire de la permutation illustrée graphiquement par la Vig. 6.Ainsi, l'enregistrement dans cette mémoirs 24 de la conversion à effectuer pendant le premier des huit cycles élémentaire d'un grand cycle, est le suivant: Mot de 7 bits Numéro du cycle élémentaire 1 1 1 1 1 1 2hase du compteur C 1 2 3 4 5 Bit de lecture-écriture O i 1 1 1 I Adresse en mémoire 25 2 1 8 7 6 5 Numéro de colonne ~ 1 i 2 3 4 5 Un voit qu'à la phase zéro du cycle élémentaire il y a écriture d'un caractère à l'adresse 2 de la mémoire 25, caractère qui sera donc ultérieurement imprimé en deuxième ligne du message, et lecture successive de cinq caractères en vue de leur impression partielle, à raison d'une colonne chacun comme il a été vu. Le numéro de ligne est également enregistré dans la mémoire 32, puis envoyé dans le décodeur 1 parmi 8 qui a le numéro 33 sur la Sig. 8, ce qui sélectionne celui des -plificateurs 30 qui correspond à la ligne où doit se produire l'impers- sion. La tension à la sortie des amplificateurs 30 est maintenue constamment au niveau de tension obtenu en sortie des bascules monostables 29, à l'exception de l'amplificateur sélectionné pour lequel la tension est ramenée au niveau bas, ce qui permet le passage du courant de chauffage dans la tête correspondante et dans cellelà seule. Les diodes 34 interdisent le passage du courant dans le sens de 30 vers 29, le chauffage des résistances n'ayant Jonc lieu qu'à -la production d'impulsions en sortie des bascules monostables 28. Ce système de comande assure le fonctionnement de l'imprimante suivant le plan illustré par la Fig. 5. L'extrapolation de ce fonctionnement aux broches à 15 et 32 têtes n'entraine aucun changement de structure, et se conçoit facilement d'aprés les indication; précédentes. REVENDICATIONS 1. Imprimante de caractères par points à papier thermoréactif, comprenant un substrat isolant et des Moyens de déplacer un papier thermoréactif contre la face active dudit substrat, et caractérisée en ce qu'elle comprend un réseau de conduc teurs alimentant des zones résistantes ponctuelles forant des , testes thermiques et déposées sur la face active du substrat par les techniques de fabrication des cir- cuits hybrides, ces zones résistantes ponctuelles étant disposées de façon à pouvoir imprimer un message sur le papier thermoréactif dans un format choisi parmi les deux formats suivants: d'uns part un format de message à nombre de lignes fixé et à nombre de colonnes quelconque dans lequel les caractères d'une colonne sont imprimé en groupes, et d'autre part un format de message à nombre de colonnes fixé et à nombre de ligne quelconque dans lequel les caractères d'une ligne sont imprimés en groupes. 2. Imprimante de caractères par points à papier thersoréactif conforte à la revendication 1, caractérisée en ce que le réseau de conducteurs et de zones résim- tastes ponctuelles formant la face active du substrat est déposé sur ce substrat en couches mincens d'épaisseur n'excédent pas 10 m, les conducteurs étant constitués d'un métal conducteur, les résistances chauffantes étant constituées de l'uns des substances suivantes, nichrome, tantale, oxyde d'étain, nitrure de tantale, et le procédé de dépot étant choisi dans la liste des techniques suivantes : évaporation et pulvérisation sous vide, dépot par faisceau d'ions, implantation ionique et dépot par voie chimique. 3. Imprimante de caractères par points à papier thermoréactif conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que le réseau de conducteurs et de résistances chauffantes formant la face active du substrat est déposé sur ce substrat selon les techniques dites "en couches épaisses", dans lesquelles les dépots sont d'épsissetlr supérieure à 10 P et sont effectués par impression sérigraphique sur le substrat au moyen de pâtes qui sont ensuite séchées et cuites à haute température. 4. Imprimante selon la revendication 1, comprenant des moyens de recevoir en série les caractères à imprimer, les moyens de transformer le codage de ces caractères en code définissant le graphisme de ces caractères dans uns matrice de points, les moyens de sélectionner les résistances chauffantes qui doivent effectuer l'impression de ces graphismes et de les alimenter en impulsions électriques, caractérisée en ce que le papier est déplacé devant le substrat par un mouvement continu et de vitesse uniforme, les circuits de commande de l'imprimante comprenant les moyens de produire automatiquement les espacements entre les caractères imprimes du message. 5. Imprimante selon la revendication 1 et la revendication 4, dans laquelle l'impression de chaque caractère est décomposée en impressions partielles successives, caractérisée en ce que les impressions partielles de différents caractères sont entrelacées dans le temps suivant une loi de permutation propre à assurer la production automatique des espacements entre les caractères imprimé du message, sans devoir rompre ou modifier le rttbee régulier de l'impression.I. schéma a de bs- de cette loi de permutation consiste en ce que, pendant la durée de réception d'un caractère, les impressions suivantes sont effectuées : la cinquième colonne du carac- tère de numéro N, la quatrième colonne du caractère de numéro N+1, la troisième colonne du caractère de numéro N+2, la deuxième colonne du caractère de numéro N+3 et la première colonne du caractère de numéro N+4. 6. Imprimante selon les revendications 1 et 5, earactérisée en ce que le sub strat comprend un nombre de têtes thermiques égal à un multiple de huit, huit inclus, ce choix étant propre à assurer des espacements entre caractères fournissant la lisibilité optimale du message, en même temps qu'il entraine le meilleur rendement des circuits de commande.