i 2051699 Le coke aggloméré pour le. chauffage domestique, et les applications métallurgiques peut être fabriqué par briquetage ou pelletisation de fines, avec addition éventuelle de liants tels que la poix, la lessive sul fi tique à déchet ou des substances sirni-5 laires, puis par cokéfaction des briquettes ou peilets. On connaît b également le procédé consistant à briqueter des fines de charbon gras dans la gamme de température de leur état plastique, isolément ou avec des additions de coke et/ou d'autres charbons. Si les fines sont trop grasses, aptes au boursouflement ou même trop rétractables 10 elles doivent être amaigries par du coke en vue du briquetage. Autre ment, le chauffage des briquettes ou des peilets lors de la cokéfaction ultérieure doit être effectué très lentement pour respecter la structure granulaire de l'aggloméré, de sorte que le temps de cokéfaction est prolongé excessivement. La préparation d'un coke en 15 vue de l'amaigrissement constitue un travai1 additionnel et nécessite, dans la plupart des cas, une installation particulière. Elle s'effectue ordinairement par carbonisation à basse température de fines en lit fluidisé ou selon un procédé utilisant le grésillon produit en particulier comme véhicule de chaleur mis en circulation. 20 Avec ce procédé, les fines sont réchauffées en quelques secondes à la température basse de carbonisation et sont dégazées très rapidement. Avec de nombreux charbons, la structure est relâchée par le chauffage brusque et il se produit un boursouflement, d'où il résulte un coke fortement poreux. Un coke ayant- une telle porosité exer-25 ce un effet fortement amaigrissant sur un produit briqueté et augmente les besoins en liant. Les cokes à forte porosité sont désirables en tant que substances amaigrissantes lorsqu'on dispose, pour la fabrication du mélange de briqùetage, de grandes quantités de charbon gras et similaires ou de liants, par exemple de brai, qui j50 doivent être amaigris avec une-quantité minimale de coke. Par contre lorsque l'on doit transformer en agglomérés de coke un charbon qui, par suite de ses caractéristiques de boursouflement ou de rétraction intenses, ne peut guère, sinon pas, être ajouté en faible proportion sous la forme de charbon au mélange de briquetage ou de pelle-25 tisation, il doit tout d'abord être converti en coke. Afin que ce coke consomme un minimum de houille collante ou de"brai à titre de -liant, il doit être aussi peu poreux que possible. D'après les expériences antérieures, on obtient un coke faiblement poreux lorsque le charbon est chauffé lentement et que 40 la carbonisation à basse température dure entre 30 et 200 mn ou 70 25783 2051699 avantage. Pour la réalisation d'une carbonisation à basse température de fines, on connaît par exemple les fours à chambres verticaux, chauffés de l'extérieur efc fonctionnant périodiquement ou en continu, ou les fours tubulaires rotatifs à passage du charbon à eontre-courant des gaz de chauffage qui balaient le tube rotatif. Certes, ces fours permettent un chauffage continu des fines pendant un temps prolongé^ mais ils sont très coûteux et n'ont pas un très grand rendement. Il a été découvert qu:i1 n'est pas nécessaire de prolonger plus longtemps que 30 mn et absolument par au-delà d'une heure la carbonisation à basse température de fines pour produire un coke a faible porosité. Il suffit de renoncer au chauffage brutal en lit fluidisé ou par le procédé du véhicule de chaleur et de mener la carbonisation basse par chauffage constant en une période comprise enfers 0,5 et 5 «si environ, par exemple en 1 mn. D'une certaine maniere, cela est possible d'après un procédé connu selon lequel des fines sont entraînées en un courant volant au moyen de gaz chauds à travers plusieurs séparateurs à cyclone montés à la suite . les uns des autres et sont ainsi carbonisés. A chaque fois, le charbon séparé dans un cyclone est introduit dans un courant de gaz à une température plus élevée et il est de nouveau séparé de celui-ci 3 de sorte que le charbon, est carbonisé par échelons, par exemple dans trois à quatre étages de chauffage» La carbonisation à basse température en courant volant., combinée à 12action des cyclones, produit une sollicitation mécanique très intense du charbon, de sorts que le ooke est obtenu avec une forte teneur en poussière. Par le procédé de 1:invention, on obtient, avec des moyens plias simples, un échelonnement beaucoup plus marqué du processus de. carbonisation à basse température et on améliore la continuité du chauffage. D'après lsinvention, les fines à carboniser sont mises en contact avec le gaz chaud de chauffage par ruissellement de haut-en bas dans un réacteur, à travers des chicanes perméables aux gas, par exemple des plateaux perforés, à contre-courant du gaz chaud qui s8écoule de bas en haut. Les fines ruissellent lentement d'un plateau à celui qui Irai est immédiatement sous-Jacent, séjournant sur chaque plateau pendant une brève période de 5 à 20 secondes et étant réchauffées constamment par le gaz de .chauffage à contre-courant. Dans ces conditions, le dégazage se déroule avec une lenteur suffisante et les composants volatils ont le temps de s'échapper de la structure BAP ©RÏG'NÀl; 70 25783 3 2051699 du charbon ou du coke, sans faire éclater les grains ou, en cas de charbon fondant et collant, sans former un coke à gros pores. Il est possible, mais non indispensable, de maintenir sur chaque plateau un état de mélange, comparable à un'lit fluidisé^, entre 5 le charbon et le gaz de-chauffage. Presque toujours, il est plus avantageux que les fines ruissellent lentement à travers les plateaux et qu'entre cuex-ci, elles tourbillonnent en phase très fine, de sorte que leur chute libre à contre-courant du gaz de chauffage ascendant soit entravée, 20 L'invention a pour objet un procédé pour la production de coke à grain fin par la carbonisation à basse température de charbon à grains fins a-vec un gaz chaud, lequel peut être mis en circulation cyclique à travers le réacteur de carbonisation et un dispositif de condensation. jcj Le procédé selon l'invention est caractérisé par le fait que le charbon ruisselle de haut en bas, à contre-courant du gaz chaud qui s'écoule de bas en haut, à travers les chicanes qui entravent sa chute libre et qui occupent au maximum 40 % de la section de passage. 20 Lors du ruissellement, le charbon se trouve dans un état fortement désagrégé, tourbillonnant librement. Dans le procédé connu de carbonisation par gaz de balayage dans le four à cuve, le gaz de balayage chaud passe de bas en haut dans un amoncellement ininterrompu, en mouvement vers le bas, de charbon en morceaux ou de 2^ briquettes. Dans la carbonisation en couche turbulente, le charbon à grain fin est maintenu par le .gaz de balayage dans un état tourbillonnant, comparable à celui d'un liquide en ébullition. Pour le mode opératoire selon l'invention, la grosseur de grain du charbon ne doit pas être trop forte, mais elle ne 20 doit pas non plus être trop faible, d'une part pour atteindre une vitesse suffisamment élevée du gaz dans la colonne et, par.suite, -un rendement de chaleur et de carbonisation à basse température satisfaisant, mais d'autre part pour limiter dans toute la mesure du possible l'entraînement des grains les plus fins par le gaz de chauffage et les produits fluides de la carbonisation. On préférera une granulométrie de 0,5 à 3 mm, gamme qui peut être élargie vers le haut et/ou vers le bas dans certains cas particuliers. La vitesse du gaz est maintenue entre 1,0 et 5,-0 m/s, de préférence entre 1,5 et 2,0 m/s. Les chicanes sont disposées 40 à une distance mutuelle de 100 à 1000 mm, de préférence de 400 à BAD 70 25783 4 2051699 vQO ram- en fone'cion du diamètre du réacteur. De préférence, on i/tîlissra des' plateaux perforés, du type crible ou grille, avec daa trous de 3 à 15 mm de diamètre, de préférence de 7 à 10 mm. La surface dépourvue de trous des différents plateaux-cribles doit "être aussi grande que possible, au-delà de 60 %. Hrâce à l'application du contre-courant, le rendement vi® ... 'échange thermique est élevé, de sorte qu'un minimum de gaz : s {-;h?aîffac3 est nécessaire et eue la différence de température £â2. de oh&vîf&g-* et les çraina fins sur chaque plateau-■i.vtVi * est fsibls, Les irdices calorifiques - oest-à-dire le pro-de la quantité «st de la chaleur spécifique du charbon ou du -5 • des sas de chauffage - peuvent être maintenus approximativement égaux. Le dégazage se déroule en continu à une vitesse de chauffage de 100 à ICûO'Cpar aiinute, selon les conditions établies. ■- Jlatur e 11 sssent, les gros grains ruissellent un peu plus rapidement à ti'avers les plateaux-cribles que les grains plus fins. Les grains •très fins sont même entraînés en dehors avec les gaz de chauffage, A es sujet, le procédé présente donc des limitations dont il faudra tenir- compte lors du choix de la grosseur de grain du charbon et - de la vi"cesse de passage du gas. Il est remarquable à ce sujet que les grains, même fins, ruissellent de haut en bas et tourbillonnent dans la colonne à une vitesse de suspension qui est inférieure à la vitesse du gaz. Les lois qtîi se vérifient pour les grains individuels îî3 s'appliquent pas aux particules qui tombent en un voile relativement dense. x Etant donné que le gag de chauffage se refroidit dans son trajet entre le plateau inférieur et le plateau supérieur de la zone de carbonisation à basse température, il peut se produire tme réduction de volume qui a pour effet d'abaisser la vitesse de ,r, passage dans la section supérieurs du réacteur. Pour maintenir constante ]a vitesse de passage sur toute la hauteur de la zone de carbonisation, 15 enveloppe du réacteur peut avoir une section décroissante vers le haut. Le réacteur peut avoir une section transversale circulaire, carrée ou rectangulaire. ;r.; Si on le jiage souhaitable dans le cas particulier, on peut prévoir une alimentation additionnelle de gaz comburant entre, les plateaux-cribles individuels, pour accroître par post-combus-tion la température du gaz chauffant qui s'écoule de bas en haut. Le nombre de plateaux est compris entre cinq et vingt r. -■ ---■""1 o i-'vs pl'j.s &ouvc'iicj Itu.1 *j a oouse plateaux suî'fis-snt pour BAD ORIGINAL 70 25783 5 2051699 la zone de carbonisation à basse température. Selon une forme d!exécution de l'invention, une zone de refroidissement du coke peut être disposée dans le réacteur au-dessous de la zone de carbonisation à basse température. Ainsi, 5 le réacteur contient approximativement le double de plateaux. Le gaz de réchauffement encore froid, qui revient du système de condensation du groudron, est introduit dans le réacteur au-dessous du plateau le plus bas de la zone de refroidissement du coke et est pré-réchauffé par échange de chaleur avec le coke qui ruisselle 10 vers le bas. Entre le plateau le plus élevé de la zone de refroidissement du coke et le plateau le plus bas de la zone de carbonisation à basse température, il est ajouté au gaz de chauffage préchauffé de -l'air, qui est éventuellement comprimé et/ou préchauffé, dans une proportion telle que la température d'entrée né.cessaire 15 soit atteinte, du fait de la combustion qui se déclenche. Par une combinaison du refroidissement du coke et du complément de chauffage du gaz par combustion partielle entre deux plateaux voisins de la zone de carbonisation à basse température, on peut fabriquer le coke à toute température de carbonisa-•20 tion voulue et le défourner à toute température désirée. Deux formes d'exécution de l'invention sont représentées à titre d'exemple et schématiquement sur les figures 1 et 2. La figure 1 est le schéma de circulation d'vine installation pour la production de coke chaud. 25 La figure 2 est le schéma de circulation d'une installa tion pour la production de coke refroidi ou amené à un degré modéré de température. Sur la figure 1, le num'éro 1 désigne la colonne avec les plateaux 2. A titre d'exemple, on a indiqué sur la figure dix 20 plateaux-cribles. Les fines, en provenance du silo intermédiaire 3, sont introduites par le sas doseur 4 à la partie supérieure de la colonne 1 sur le distributeur ].8, ruissellent successivement à travers les plateaux-cribles 2 et sortent de la colonne, sous forme de grésillons à l'état chaud, par le sas rotatif 5. 25 Le distributeur l8 peut être un simple toit conique ou un plateau perforé. Mais on peut aussi utiliser un distributeur rotatif. Le distributeur 18 n'a besoin d'effectuer qu'une répartition grossière sur la section transversale du réacteur. La répartition fine est assurée par le plateau-crible le plus élevé. 2j.q Par le raccord 6, les gaz de chauffage sont introduits i 70 25783 y* G 2051699 à une température de JOO°C par exemple à la partie inférieure de la colonne, traversent de bas an haut les plateaux-cribles et réchauffent les fines de façon continue en délivrant de la chaleur. Ils sortent par le raccord J h la partie supérieure de la colonne à une température de 200°C par exemple, traversent le cyclone 8 en vue d'une séparation poussée de la poussière fine entraînée et sont refroidis dans le dispositif de condensation 9 où le goudron., l'huile et l'eau ammoniacale sont séparés. Les gaz refroidis sont condensés dans le compresseur 10, dirigés 10 en partie vers le brûleur 12 de la chambre de combustion 15 par la. conduite 11 et en partie ajoutés, par la conduite 14, aux gaz de combustion chauds de cette chambre, pour le réglage de la température voulue, de 700°C par exemple. L'excédent des gaz refroidis est évacué par la conduite 15. L'air nécessaire pour la 15 chambre de combustion est comprimé dans le compresseur 16 et, après un éventuel pré-chauffage, dirigé vers le brûleur 12 par la conduite 17. De l'air d'appoint peut être introduit dans la colonne entre deux plateaux voisins, par la conduite annulaire 19 munie de branches d'adduction 20, pour réchauffer éventuelle-20 ment le gaz de chauffage. Le coke de basse carbonisation, réchauffé à 650°C par exemple, quitte la colonne par le sas tournant 5- Les plateaux-cribles 2 sont perforés dans un rapport élevé de plus de 60 % et ne déterminent qu'une faible différence de pression, ne dépassant pas 10 à 30 mm de colonne d'eau par 25 plateau-crible. De la sorte, le procédé peut être appliqué avec de faibles pressions et n'exige qu'un accroissement de pression modéré des compresseurs 10 èt 16. Si un état de couche turbulente était maintenu sur les plateaux, la différence de pression par plateau atteindrait 100 à 200 mm de colonne d'eau, ce qui nécessite-50 rs.it un accroissement de pression élevé en conséquence de la part des compresseurs. Dans la forme d'exécution selon la figure 2, la carbonisation à basse température des fines dans la partie supérieure 21 de la colonne est combinée au refroidissement du coke produit -55 dans la partie inférieure 22 de la colonne au moyen des gaz qui circulent en circuit fermé. Dans sa partie supérieure 21, la colonne présente les plateaux-cribles 23 qui y sont indiqués. La partie inférieure 22 de la colonne est représentée avec huit plateaux-cribles, Dans les deux parties, la section transversale de 2^o la colonne diminue progressivement vers l'extrémité froide, afin I 70 25783 2051699 de maintenir a p pr o x ir;ïa t i ve?aent constante la vitesse des gaz dans toutes les parties de la colonne, tandis que le volume de ces gaz est réduit par le refroidissement. Les fines à carboniser, en provenance du silo intermédiai-5 re 25 par le sas de dosage 26, sont introduites dans la colonne 21 sur le plateau distributeur 46 et ruissellent à travers les douze plateaux-cribles 23 en se réchauffant constamment, à contre-courant clss gaz de chauffage dirigés de bas en haut. Sans ces conditions, les fines subissent un dégazage continu, sans qu'il se 10 forme de gros pores ou que las grains de onarbon n:éclatent, fin fait d'un dégazage trop rapide. Le eolce fini, réchauffé par exemple à 750°C, ruisselle ensuite à travers les plateaux-eri'oles 24 de la colonne 22, à contre-courant du gaz introduit par la conduite 40, lequel est ainsi réchauffé. Le coke refroidi est extrait par le X5 sas tournant 27. Les gaz de chauffage, refroidis par exemple à l80°C, quittent la colonne de carbonisation 21 à sa partie supérieure, traversent tout d'abord le cyclone- 28 dans lequel la majeure partie de la poussière fine entraînée est séparée, puis par exemple 20 trois condenseurs de lavage 29, 30 et 31. Les condensats qui se forment sont pompés en circuit fermé dans les condenseurs de lavage par les pompes 32, 33-et 34. Le refroidissement dans les condenseurs de lavage 29 et 30 s'effectue par évaporafcion de l'eau ararao-. niacale ou du condensât de l'étage de refroidissement situé en 25 aval. Le condensât en circulation du dernier condenseur de lavage 31 est refroidi à travers un réfrigérant à air ou à.eau 35 ou par une combinaison de refroidissement par air et par eau. A la suite des condenseurs de lavage 29., 30-et 31 sont montés des cyclones 36, 37 et J>8 pour la récupération des gouttelettes entraînées. A 50 la place du condenseur de lavage 30 il peut également être mis en oeuvre un électrofiltre. En amont ou en aval du condenseur de lavage 30, il est à conseiller d'intercaler un compresseur de mise en circulation 39 qui effectue le recyclage des gaz à travers les colonnes 22 et 21 et les condenseurs de lavage 29, 30 et 31 • 55 Le gaz purifié et refroidi à 30°C environ est introduit en quantité dosée dans la partie inférieure 22 de la colonne par . la conduite 40, traverse les plateaux-cribles de bas en haut et refroidit le coke qui ruisselle de haut en bas à une température inférieure à 100°C, en se réchauffant lui-même, par exemple à 40 650°C. , BAD (W3«NA! 25783 8 2051699 Entre les parties 22 et 21 de la colonne se trouve, un espace 4l dépourvu de chicanes, dans leqtiel de l'air comburant est injecté à partir d'une conduite annulaire 42 par plusieurs conduites d'adduction 45, cet air ayant été comprimé dans le compresseur 44. La quantité d'air comburant, qui peut être opportunément pré-chauffé, est dosée de sorte que le gaz qui s'élève à partir de la partie inférieure 22 de la colonne soit réchauffé, par, exemple de 650°C à 800°C. et pénètre à cette température dans la, partie supérieure 21 de la colonne où il réchauffe et dégaze le charbon qui ruisselle de haut en bas. Le coké en provenance de la partie supérieure 21 de la colonne pénètre, à une température de 750°C par exemple, dans la zone de refroidissement dans la partie inférieure 22 de la colonne. L'excédent de gaz est chassé hors du circuit par la conduite 45. Si les fines à carboniser ne contiennent que peu d'eau, par ftxeaple înoins de 5 %, elles peuvent être chargées directement dans la colonne 1 ou la colonne 21, sans séchage préalable. Si les fines contiennent plus de 10 fo d*eau, il est à conseiller de procéder à un séchage préalable avant leur chargement dans les colonnes 1 ou 21. Ce séchage peut être effectué dans des installations connues en soi. Le traitement illustré par la figure 1 est à conseiller lorsque le coke doit être aggloméré à l'état chaud, en mélange avec une houille grasse, ce qui est par exemple le cas lors du briquetage à chaud., à 15état plastique, de la houille grasse à des températures comprises entre 400 et 500°C. Ce traitement peut être également envisagé lorsqu'un charbon froid et humide doit être ajouté au coke chaud, afin de sécher ce charbon par la chaleur du coke et amener le mélange à une température de ÎOO^C par exemple. Le traitement selon la figure 2 aura la préférence lorsque le coke doit être briqueté ou pelletisé. isolément ou en combinaison avec des charbons à grains fins, avec addition de brai, d'huile de goudron, de lessive sulfitique, d'eau ou de substances similaires à des températures inférieures à 100°C. Ce traitement ést également à conseiller lorsque le coke prodùit doit être utilisé comme combustible pour des installations de frittage et des fours de réduction ou comme agent d'amaigrissement pour la cokéfaction ou similaire. Les cokes produits conformément à l'invention sont carac- BAD OaiGIMAL 70 25783 2051699 térisés par une faible porosité et une résistance élevée de la structure granulaire. Leur distribution granulométrique ne diffère guère de celle des charbons introduits, ce qui laisse à penser qu'aucune désintégration notable des grains' n'intervient pendant 5 la distillation lente. Les exemples suivants peuvent servir à une explication détaillée de l'invention. Jxemle^ ~ 3000 ïïP/h de gaz chauds à une température de 750°C sont 10 introduits par la conduite 6 dans la partie inférieure de la colonne circulaire 1 ayant un diamètre intérieur de 1200 mra et sont dirigés de bas en haut dans cette colonne. La colonne contient dix plateaux-cribles séparés par une distance de 350 mm. Les ouvertures des plateaux-cribles ont une largeur de 10 nim, de sorte que. 25 pour une épaisseur de 2,5 rem des fils formant les cribles, on a un rapport d'évidement de '64 % des plateaux-cribles. ' ' 4000 kg de houille flambante à gaz, faiblement collante, ayant une granulométrie de 0,5 à 3 mm, sont introduits par heure dans la colonne 1 par le sas tournant 4 et déposés, par le cone 20 distributeur 18, sur le plateau-crible supérieur. Le charbon traverse de haut en bas et successivement les différents plateaux-cribles à l'état librement tourbillonnaire et, dans ces conditions, est réchauffé et carbonisé à contre-coursjit du gaz de chauffage qui s'écoule de bas en haut. Le coke formé, à raison de 2700 kg/h, est 25 extrait de la colonne par le sas tournant 5 à une température de 7-00°C. Les gaz chauds captent les composants volatils de la houille flambante à gaz et s'écoulent à une température de 220°C le long de là conduite 7 vers le cyclone 8 où la majeure partie de 50 la poussière entraînée est séparée. Dans le dispositif 9, les gaz chauds sont refroidis, de sorte que le brai, l'huile et les eaux résiduelles de la carbonisation à basse température se condensent et se séparent. Les gaz refroidis à une température de 35°C sont comprimés dans le compresseur 10 et réchauffés de nouveau à 750°C 55 par combustion partielle dans la chambre de combustion 13. L'excédent de gaz est évacué par la conduite 15. La houille flambante à gaz, chargée à une granulométrie de 0,5-3 rom, présente un diamètre moyen des grains de 1,2 mm. Du fait du chauffage par échelons et de la carbonisation â basse tempé-j|0 rature du charbon, il ne se produit qu'un léger boursouflement, de • • ' ' i 70 25783 10 2051699 20 25 30 sorte que le coke présente un diamètre moyen de grains de 1,5"mm. Si la carbonisation avait été effectuée rapidement en quelques secondes., il se serait formé tin coke ayant un diamètre moyen de grains de 2,0 mm. Le coke obtenu par chauffage par échelons n'a besoin que de 12 $ en poids de brai pour form er une briquette solide. Par contre, le coke produit par carbonisation rapide aurait nécessité 20 $ en poids de brai pour son agglomération. " ■ ■ 6" 2 * fssî'r.2 10 t/h de charbon demi-gras, ayant une .granulométrie to de 0,5-3 ïïim, sont chargées par le sas 26 dans un four de carbonisation combiné avec réfrigérant, le charbon demi-gras traversant tout d'abord les douze plateaux-cribles du four de carbonisation 21, puis le coke formé traversant les huit plateaux-cribles du;-réfrigérant 22. 5500 xrP/h de gaz, circulant en circuit fermé à travers 75 le four de carbonisation et le dispositif de condensation, sont introduits par le bas dans le réfrigérant 22 par la conduite 40, à une température de 30°C et parcourent successivement de bas en haut le réfrigérant et le four de carbonisation. Les gaz se réchauffent au contact du coke à 700°C environ, tandis que ce dernier se refroidit de 8C0°C à 100°C. Par les conduites d'adduction 43, 500 m'Yh d'air sont introduits dans l'espace 4l, se mélangent aux gaz réchauffés et élèvent par combustion la température des gaz de 700 à 850°C. Avec cette température initiale, les gaz parcourent de bas en haut le four de carbonisation et réchauffent à contre-courant le charbon, de sorte que le coke atteint une température de 800°C et que les gaz se refroidissent à 250°C. Les gaz entraînent les éléments volatils du charbon demi-gras dans les condenseurs de lavage 29, 30, et 31 où le brai, l'huile et les eaux résiduelles de la carbonisation à basse température sont condensés et séparés, tandis que les gaz se refroidissent à 30°C. Les gaz sont de nouveau dirigés vers la partie inférieure du réfrigérant 22, l'excédent étant évacué par la conduite 45. Le réfrigérant 22 présente un diamètre intérieur de 55 '1500 mm à sa partie inférieure et de 2100 mm à sa partie supérieure. Le four de carbonisation a une largeur de 2300 mm à sa partie inférieure et de 1700 mm à sa partie supérieure. Les hauteurs des deux parties de la colonne sont respectivement égales à 4,0 m et 7,2 m, ce qui donne une hauteur totale de 13 m, y compris la chambre de combus-tion. Les plateaux sont séparés par une distance uniforme de 60 cm ®AD ORIGINAL 70 25783 11 2051699 dans la partie supérieure et par une distance de 50 cm dans la partie inférieure. On récupère 450 kg de .goudron. Le rendement en coke s'élève à 84 %. Le coke produit est faiblement poreux et ses grains sont résistants. Sa granulométrie est peu modifiée par 5 rapport au charbon de départ. Sa teneur en éléments volatils est égale à 2-5 en poids. Le charbon demi-gras traité, pour une gamme granulométri-que de 0,4-4 mm, a un diamètre moyen de grains de 2,0 mm. Bu fait du chauffage et de la carbonisation échelonnée et de l'aptitude 10 modérée au boursouflement du charbon demi-gras, la granulométrie du charbon dans le coke reste sensiblement la même, de sorte que le diamètre moyen des grains ne s5élève qu'à 2,1 mm. Si le charbon demi-gras -avait été carbonisé rapidement, fe diamètre moyen des grains se serait élevé à 2,5 œhi. Si la carbonisation rapide avait 15 été effectuée sous des contraintes mécaniques plus sévères, une partie des grains aurait éclaté ou aurait été usé par frottement. Dans ces conditions, la grosseur de grains aurait diminué, mais la porosité aurait auQnenté en conséquence. Le coke produit par carbonisation à basse température échelonnée ne demande, au brique-20 tage, que 10 % de brai pour son agglomération, tandis que le coke produit par carbonisation rapide aurait nécessité 15 % en poidis de brai pour la production d'une briquette solide. 70 25783 2051699 fi S 7 S H H C A I I 0 H 8 1o- Procédé pour la production de coke à grains fins par carbonisation à basse température de charbon à grain fin au moyen de gas chauds, caractérisé par 1s fait que le charbon ruisselle, à contre-courant des gaz chauds qui s'écoulent de bas en haut, à r -|;raTer3 j93 chicane3 qui s'opposent à sa chute libre et qui occupent av. ^axiîïum 50 i" de la section de passage, 1:.- Fvceédé selon la r?r/endicaSien 1, caractérisé par le ".t la g^C;3?ur èe grain 4ss fines introduixes est comprise -- .* » __•? .'.i.:. g ts. -i?-;. '-i. ui..wC' èl..'. -j J, è V/ 5 C? tj iiiik » ' ,5c- Procédé selon _a revendication 1. caractérisé par le fait que la grosseur de grain des fines introduites est comprise entre 0,2 st 5 2ffî9" de préférence entre 0,5 et 3 mm. 4»- Procédé selon les revendications 1 à 3» caractérisé par le fait eue les chicanes sont constituées par des plateaux 15 perforésj des cribles ou des grilles, qui sont disposés les uns au-dessus des autres à des distances verticales comprises entre 100 et 1 000 iïffiij de préférence entre 400 et 600 mm» 5»- Procédé selon les revendications 1 et 4? caractérisé par le fait que". 1b, section éyidée des plateaux est au moins égale à 20 50 fo} et de préférence à 60-75 $ de leur surface. 6,- Procédé selon les revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que les ouvertures formées dans les plateaux ont une largeur de 5 à 15 mm, de préférence de 8 à 12 mm. 7.- Procédé selon les revendications 1 à 6, caractérisé 25 par le fait que le gaz de chauffage qui s'écoule de bas en haut est réchauffé par combustion partielle de produits volatils de la carbonisation au moyen d'air introduit entre les chicanes. S.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le gaz de chauffage, encore froid est 'j'J préchauffé par échange direct de chaleur avec le coke chaud qui ruisselle de haut en bas et est complètement réchauffé par combustion au moyen d'une addition d'air. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que le coke est extrait à une tempéra-35 ture telle qu'il puisse être briqueté à chaud, en mélange avec un . BAD ORlGfNAL 70 25783 2051699 charbon gras, dans sa zone de plasticité. 10.- Procédé selon l1 une-quelconque des revendications I à 8, caractérisé par le fait que le coke est extrait à une température 'telle qu'après mélange avec d'autres composants de briqueta- 5 ge,il en résulte un mélange de "briquetage sec. 11Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le réacteur vertical à cuve 1, 21, dans lequel sont disposés des plateaux 2, 23, percés d'ouvertures, la proportion des ouvertures étant au 10 moins égale à 60 % de. la surface des plateaux. 12.- Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que la section transversale du réacteur va en diminuant dans le sens de la décroissance de la température du gaz. 13.- Dispositif selon les revendications 11 et 12, carac-15 térisé par une ou plusieurs adductions d'air entre des plateaux voisins, au moyen de conduites annulaires 19, 42 et de conduites de dérivation 20, 43. 14.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications II à 13, caractérisé par le fait que le réacteur à cuve présente une 20 réduction progressive dé sa section - transversale vers ses extrémités supérieure et inférieure, l'adduction 40 pour le gaz de chauffage froid étant disposée au-dessous du plateau inférieur et l'adduction d'air 43 s'effectuant au niveau de la section la plus large du réacteur. iAD ORIGî^âl^