ta production de plaques à surface décorative destinees à des applications telles que le mobilier et des surfaces verticales, où il n est pas nécessaire que la résistance à l'abrasion soit exceptionnellement élevée, stest énormément accrue durant la dernibre décennie. Ces plaques comprcnncnt une simple feuille de papier décoratif imprégnée de résine mélamine/formaldéhyde qui est fixée sous l'effet de la chaleur et sous pression à un support, habituellement du carton, dont l'épaisseur est comprise entre environ 0,63 cm et environ 2 > 54 cm.Ces produits étant obtenus à 9 basse pression, clest- -dire environ 21 kg|cm , et avec des temps de cuisson très courts, c'est-à-dire 2 à 3 min, sont relativement peu motteux et possèdent un bon aspect et une bonne résistance aux taches. teur résistance à l'abrasion est cependant souvent assez mauvaise et on a essayé d'améliorer cette propriété en déposant sur la feuille-ddcorative une couche de résine melamine/Eormaldéhyde transparente et non chargée. Bien que ces plaques se soient révélées très satisfaisantes au point de vue de la résistance à l'abrasion, qui est convenablement augmentée, elles s'alterent lorsqu'elles sont soumises aux conditions d'humidite rencontrées dans leur utilisation normale. Cette altération se manifeste par l'apparition de craquelures à la surface de la plaque lorsque cette dernière est soumise à une humidité faible. On pense que les craquelures résultent de l'instabilité dimensionnelle de la résine mélaminelformalddhyde. Ces résines subissent des variations de dimension dues (1) au départ d'eau durant: la cuisson, (2) au refroidissement après dégagement de la presse et (3) à la perte ou à la fixation d'eau durant l'exposition ultérieure à l'atmosphère-ambiante. Ces variations de dimension sont souvent suffisantes pour déformer la résine et former donc des craquelures. ta feuille cellulosique décorative a pour effet d'améliorer la résistance de la plaque au fendillement, mais son effi cacité est limitée par la nécessité d'avoir une surface riche en resine pour communiquer la résistance l'abrasion. Les additifs connus, qui ont généralement été ajoutés aux résines mélamine/formaldehyde (tels que le sucrose, le sébaçate de penta erythritol, etc.) de façon à réagir avec la résine et réduire l'importance de la réticulation qui est habituellement liée à la fragilité} n'empêchent pas de façon satisfaisante le fendillement, te besoin subsiste donc toujours, de façon évidente, de posséder une formulation de resine mélamine/formaldéhyde pouvant être déposée, sous forme d'un film transparent, sur une feuille décorative dans des panneaux décoratifs pour leur communiqucr ainsi une résistance à l'abrasion; une telle formulation de résine ne doit pas se craqueler lorsque le panneau est soumis à une faible humidité e-t elle doit conserver les propriétés désirables des résines mélaminelformaldéhyde, y compris la transparence et la résistance à la chaleur et aux taches. La présente invention concerne une nouvelle formulation de résine mélamine/ formaldéhyde qui peut être imprégnée dans des feuilles cellulosiques décoratives et consolidée, sous l'effet de la chaleur et sous impression, en des panneaux surface décorative; cette résine ne doit pas se craqueler à la surface du panneau en présence d'une faible humidité. L'invention propose aussi le panneau consolidé sous pression et sous l'effet de la chaleur, qui non seulement ne se craquelle pas lorsqu'il est soumis à une faible humidité mnis conserve aussi sa résistance à la chaleur, sa transparence et sa résistance à l'abrasion. De tels résultats sont obtenus en incorporant un latex d'élastombre dans la résine mélamine/òrmalddhyde, sous forme de fines particules, et en imprégnant la composition résultante dans la feuille ddco- rative. Bien que la demanderesse ne souhaite pas être liée par une théorie quelconque expliquant pourquoi on obtient les résultats décrits avec la composition selon ltinvention, elle pense que la discussion qui suit est particulièrement intéressante. Il est en général bien établi que lorsqu'un polymère vitreux, comme une résine mélamine/formaldéhyde > subit des contraintes suffisantes (par des chocs ou des tensions) il se développe des craquelures et des fissures Une craquelure diffère d'une petite fissure en ce qu'elle est partiellement comblée avec un réseau de molécules de polymère venant des parois et qui agit comme un moyen de réparation possible. Les craquelures sont en général provoquées par l'existence de fortes tensions locales au.voisinage des fissures ou des extrémités des fissures. ta vitesse de développement des craquelures dépend de l'importance des cassures de la résine, des forces appliquées et de la température.Si des liquides sont présents, ils peuvent diffuser vers le front de la craquelure, plastifier la surface et faciliter le développement de la fissure Finalement, la cassure est le résultat de la rupture du produit craquelé. Les particules élastomères peuvent, d'autre part, prévenir ce défaut par un ou deux mécanismes généraux. Dans le premier mécanisme, le champ de tensions de déformation autour de chaque particule provoque des microfissures. Ces dernières se multiplient et se développent, mais il y a absorption de grandes quantités d'énergie et il se forme rapidement un réseau stabilisé. Le système résiste ainsi à une élongation plus grande qu'en l'absence de particules et il retourne, lorsque la tension cesse, à son état initial. Dans le second mécanisme, qui peut avoir lieu indépendamment, le champ de tension provoque des zones de cisaillement qui se développent des particules vers la matrice. Cela constitue une forme de résistance et d'orientation qui s'accompagne habituellement d'un affermissement de la déformation. Ainsi, il se forme aussi dans ce cas un réseau stabilisé. Il appariait donc probable que les élastomères incorporés dans la résine mélamine/formaldéhyde pour produire les compositions selon l'invention agissent, comme on l'a décrit ci-dessus, pour réduire les craquelures et les fissures lorsque la composition de résine et d'élastomère est imprégnée dans des feuilles cellulosiques qui sont ensuite consolidées dans les panneaux décoratifs et utilisées sous une faible humidité. Des mélanges de résines mélamine/formaldéhyde et de polymères caoutchoutiques ont été décrits dans la technique (spécification provisoire britannique nO 16737/72 du 11.4.1972) ; toutefois, ledit brevet ne décrit pas les constituants élastomères énoncés comme utiles ici. Comme on l'a brièvement signalé ci-dessus, l'invention concerne une composition de matière comprenant un mélange (1) d'un sirop de résine mélamine/formaldéhyde et (2) d'un élastomère. La structure consolidée a la chaleur et sous pression comprend (A) un support indépendant sur lequel est superposée (B) une feuille de papier décoratif imprégnée avec la composition décrite ci-dessus. Les sirops de résine mélamine/formaldéhyde utiles dans l'invention sont bien connus des hommes de l'art. On les prépare en genéral en ajoutant de liteau, de la mélamine cristallisée, de l'aldéhyde formique, en général sous forme d'une solution à 37 X dans liteau, et d'autres additifs en faibles quantités à de l'eau, le rapport molaire mélamine/aldéhyde formique étant compris entre environ 1/1,6 et environ 1/2,5, et en laissant la réaction se poursuivre à environ 75-900C pendant 5 à 12 h. On ajoute une quantité suffisante de produit pour obtenir une teneur en solides résiniques comprise entre environ 40 et environ 75 %, de préférence entre environ 50 et environ 65 %, dans la solution aqueuse résultante. Le constituant élastomère des compositions est ajouté à la résine mélamine/formaldéhyde à une quantité telle que la teneur en solides de l'élastomère soit comprise entre environ 2,5 7. et environ 30,0 % en poids, de préférence entre environ 5,0 Z et environ 25,0 Z en poids par rapport au poids total des solides de résine mélamine/formaldéhyde. L'élastomère est de préférence ajouté à la solution de résine mélamine/formaldéhyde sous forme de petites particules et, habituellement, sous la forme d'un latex. La taille des particules ne doit pas dépasser environ 4000 dans la plupart des cas ; il est cependant possible, dans certains cas, d'utiliser des élastomères ayant une taille de particules pouvant atteindre, en moyenne, environ 20 000 A. Dans le cas où il est nécessaire que les compositions produisent un système transparent, par exemple dans la production de panneaux décoratifs de couleur particulière ou dont la couche décorative porte un dessin ou un motif décoratif particulier, il est préférable que l'additif élastomérique ait une taille de particules inférieure à environ 1000 A.On peut aussi réduire le flou, c'est-à-dire obtenir la transparence, en accordant l'indice de réfraction de l'élastomère à celui de la résine mélamineîftrmaldéhyde. La combinaison d'une taille de particules inférieure à environ IOOQ A et d'un indice de réfraction comparable augmentera encore, bien entendu, l'interEt de l'élastomère. Parmi les exemples de produits élastomères qui ont été trouvés efficaces pour produire les compositions et les stratifiés selon l'invention, on peut citer - les polymères d'éthylène et de chlorure de vinyle possédant des groupes amide réactifs - des élastomères polyuréthanne, Les compositions de l'invention sont ensuite préparées en mélangeant ltélastomère tel quel ou après émulsification avec une amine appropriée comme la triéthanolamine, la N-méthylmorpholine, L'hydroxyde de tétraméthylammonium, la triéthylamine, l-'hydroxyde de tétrabutylammonium et des amines analogues, avec la solution aqueuse de résine mélamine/formal- déhyde, en agitant pendant entre environ 3 et environ 15 min.On peut ajouter à ce moment un catalyseur tel que le sulfate d'ammonium, la thiourée, l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique, l'acide formique, l'acide acétique, L'acide oxalique, la soude, la potasse, le carbonate de sodium et un compose analogue, pour contrôler la vitesse de cuisson ultérieure de la résine mélaminelformaldéhyde lorsque la feuille décorative la contenant est consolidée, à la chaleur et sous pression, dans le panneau décoratif. On doit éviter d'utiliser un catalyseur acide fort lorsqu'on utilise un émulsifiant basique pour produire le latex d'élastomère. On peut utiliser la solution aqueuse de résine mélaminel formaldéhyde telle quelle ou la résine elle-meme et/ou la solution. On l'appelle souvent un "sirop" et on peut ultérieurement la modifier en y ajoutant des additifs connus. La manière préférée selon laquelle les compositions de l'invention peuvent être préparées consiste à mélanger l'élastomère préparé avec la solution de résine mélamine/formaldéhyde. I1 est toutefois également possible de former l'élastomère in situ dans la solution de résine mélamine/ formaldéhyde en y incorporant une solution des composés élastomères et en formant ensuite l'élastomère durant l'opération de précuisson de la résine mêlamine/formaldéhyde et/ou la production du panneau décoratif. Les papiers décoratifs à partir desquels on produit de préférence les panneaux basse pression de l'invention sont fabriqués avec de la plate de bois blanchie dont la teneur en cellulose alpha est élevée (au moins environ 60%). Les papiers sont pigmentés d'unie manière connue pour obtenir la coloration et l'opacité désirées. Ils pèsent en général au moins 2 environ 18,14 kg par rame de 278,7 m . Le papier doit avoir un pH prati- quement égal à celui de la résine mélamine/formaldéhyde è cause de l'influence du pH sur la vitesse de réaction de la résine de mélamine après son application. La porosité du papier décoratif (Curley) est de préférence telle qu'elle permette un traitement convenable du papier avec la résine et la compression du panneau. Un papier ayant une porosité trop grande permettra la pénétration d'une trop grande quantité de résine, tandis qu'un papier ayant une porosité trop faible ne pourra pas absorber suffisamment de résine. L'imprégnation du papier et le séchage du papier imprégné peuvent être effectués par des procédés de traitement et de sechage ckiques, par exemple entre 80 et 1250C pendant entre 3 et 50 min. Les traitements particulièrement utiles ce point de vue conduisent à une fixation élevée de résine et à un revêtement superficiel uniforme avec suffisamment de résine en surface pour obtenir une résistance acceptable a l'abrasion. Le papier imprégné contient en général au moins environ 40Z de résine, en poids, par rapport au poids du papier imprégné. Le produit de base, c'est-à-dire les supports indépendants utiles pour produire les panneaux décoratifs basse pression, comprennent du carton à base de bois de densité moyenne, en forme de mats et du carton à base de fibres de bois de densité moyenne. Toutefois, un produit de base utile doit simplement permettre de produire des panneaux calandrés, å surface lisse, bien fixés et résistants aux craquelures et aux fissures. Les produits de base doivent titre conservés pendant une durée suffisante dans les conditions ambiantes pour atteindre une température a l'équilibre et une teneur en humidité à l'équilibre. ta couche décorée peut être disposée sur les deux faces ou seulement sur une face du support indépendant lorsqu'on produit des panneaux. Si la feuille décorative est placée sur une face du support seule- ment, il est préférable de placer sur l'autre face ce qu'on appelle une "contre-feuille", ctest-a-dire une feuille de papier imprégnée de résine mélamine/formaldéhyde, par exemple une feuille de papier kraft ou d'un autre papier, qu'on appelle quelquefois une garniture, de façon è éviter que le panneau résultant ne se 'gondole durant le pressage. On peut appliquer des feuilles de décollement particulières à la couche décorative et à la "contre-feuille" pour éviter que le plateau de la presse n'y adhère. On peut appliquer divers apprêts aux panneaux décoratifs selon l'invention. Par exemple, on peut rendre la surface brillante en utilisant un plateau de presse finement polit on peut la rendre mate en interposant une feuille de décollement texturisante entre le plateau de la presse et la feuille décorative ou on peut la graver en utilisant un plateau de presse avec un relief. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée; sauf indication contraire, tous les pourcentages et toutes les parties sont en poids. L'essai de résistance à I'abrasion de Taber décrit cidessous est détaillé dans N.E.M.A. Standards Publication "Feuilles décoratives thermodurcissables stratifiees", Standard LD1-2.01 "Procédé de l'essai de la résistance des surfaces à l'usure". IYEMPLE A Préparation d'une émulsion de polyuréthanne. On introduit dans un récipient réactionnel approprié muni d'un agitateur, d'un thermomdtre, d'une entre d'azote et d'un raccord de vide, 44,2 parties de poiyttraméthylèneglycol ayant une masse moléculaire de 2 000, et 11,9 parties d'acide bis(hydroxymethyl)-2,2 propionique. On chauffe le récipient d 100 C et sous 1 à 2 mm Hg pendant 2 h pour sécher le glycol et l'acide.On maintient ensuite un courant d'azote au-dessus du contenu du récipient et on refroidit ce dernier à 400C; on ajoute ensuite 43,9 parties de diisocyanate de toluine, la réaction est exothermique et on règle la température à 800C pendant 8 h. te récipient est ensuite refroidi à 600C, on transvase le polyuréthanne résultant dans un second récipient et on scelle sous azote. On ajoute, dans un troisième récipient, 7,0 parties de triéthanolamine (émulsifiant) dans 90 parties d'eau. On refroidit le récipient à 4 C. La solution refroidie est transvasée dans un quatrième récipient qui a été refroidi à OOC et qui est muni d'un système d'agitation énergique. La solution est vigoureusement agitée et 30 parties du polyuréthanne, préparé précédemment, sont chauffées à 100"C et ajoutées, en un courant continu, dans le tourbillon de la solution agitée. Lorsque l'addition est terminée, on ajoute 10 parties de morceaux de glace et on poursuit l'agitation pendant 1 min. On ajoute encore 10 parties de morceaux de glace et on agite de nouveau le milieu pendant 1 min.On transvase ensuite le contenu du récipient dans un récipient approprié, on refroidit à une température inférieure à 10"C et on agite pendant 5 h, tandis que la température augmente lentement jusqu'à la température ambiante. On récupère une émulsion opalescente bleue et limpide qui contient 25tub de solides. Les petites quantités de coagula t qui peuvent être présente sont éliminées en filtrant l'émulsion sur du papier Whatman nO 1. La taille moyenne des particules de l'élastomère est inférieure à 1 000 . EXEMPLE 1 - Exemple dans lequel on utilise un élastomère de polyméthanne On ajoute dans un- récipient réactionnel approprié 100 parties d'un sirop de résine commerciale mélamine/formaldéhyde 1/1,8 à 58% de solides. On agite le liquide et on y ajoute 0,05 partie de sulfate d'ammonium (catalyseur). On ajoute ensuite au mélange résultant 34,8 parties de l'émulsion de polyuréthanne de l'exemple A. On continue à agiter pendant 5 mn et on récupère une émulsion stable. Une grande surface de papier d'impression grainé est imprégnée avec l'émulsion stable résultante. La feuille imprégnée est précuite dans un four à circulation d'air. La feuille de papier précuite est ensuite placée sur une surface de carton de même taille, la face décorative en haut et on place une feuille de décollement sursa partie décorative. On place l'ensemble entre deux plateaux de presse en acier, on le fait glisser dans une presse hydraulique dont le plateau est chauffé a environ 155oC et on presse pendant 2 à 3 min à une pression de 17,6 b 24,6 kg/cm2. La couche résultante de résine modifiée par le polyuréthanne est transparente et a une épaisseur d'environ 45 microns. On retire le panneau de la presse et on le traite. Sa résistance au craquellement sous une faiblie humidité est déterminée en plaçant le panneau décoratif dans un dessiccateur contenant du sulfate de calcium, à O Z d'humidité résiduelle, et on compte les craque- lures qui se forment durant 30 jours en utilisant un microscope. La résistance à ltabrasion est déterminée comme on l'a indiqué ci-dessus. Le nombre de cycles de Taber pour 50 Z d'enlevement du motif est de 250. I1 n'apparaît pas de craquelures après 30 jours. L'utilisation de la composition d'élastomère et de résine mélamine/formaldéhyde décrite ci-dessus conduit parfois à la production d'un stratifié dont la surface est opaque ou trouble. On ne peut pas réduire cette opacité en diminuant seulement la taille des particules de l'élastomère, comme on l'a signalé ci-dessus, mais en incorporant, dans le mélange de résine et d'élastomère, une alkylènepolyamine. L'utilisation de l'alkylènepolyamine ne résout pas seulement le problème de la formation d'une surface opaque, mais elle permet aussi de réduire, ou d'éliminer, le catalyseur de cuisson utilisé dans l'étape B lorsque le mélange de résine et d'élastomère est imprégné dans la feuille décorative cellulosique.De plus, lorsqu'on utilise une aikylène polyamine, on peut élargir la gamme des élastomères utiles dans la préparation du mélange résine/élastomère et utiliser un copolymère butadidne/acrylonitrile contenant des groupes carboxyliques. La présente invention concerne donc les compositions de matière comprenant un mélange (1) d'un sirop de résine mélamine-formaldéhyde, (2) d'une élastomère qui est un copolymère butadiène-acrylonitrile contenant des groupes carboxyliques et (3) une alkylène-polyamine et/ou un éthylèneglycol. Les copolymères butadiène-acrylonitrile utiles dans cet aspect de l'invention contiennent des groupes carboxyliques et ils contiennent en général entre environ 50 et environ 95 Z de butadiène et entre environ 5 et environ 50 Z d'acrylonitrile. La carboxylation du copolymère, dans des proportions comprises entre environ 1 et environ 10 'L, peut être réalisée en remplaçant une partie de l'un des comonomères par un monomère contenant un groupe carboxylique ou en carboxylant le copolymère. L'alkylènepolyamine peut etre ajoutée aux compositions avant ou après le mélange de la résine mélamine/formaldéhyde et de l'élastomère ; on peut aussi ltajouter à l'élastomère ou à la résine, puis on ajoute l'autre composé, le procédé particulier selon lequel on mélange les ingrédients ne constituant pas une partie de l'invention. Les alkylènepolyamines utilisées ont la formule générale H2N4CH2CH2NHinCH2CH2N 2 dans laquelle n représente un nombre entier positif compris entre O et 3 inclus. Comme exemples de polyamines utiles, on peut citer l'éthylènediamine la diéthylènetriamine, la triéthylènetétramine et la tétraéthylènepentamine. On incorpore dans les formulations des quantités de polyamines comprises entre environ 0,25 et environ 1,25 Z en poids par rapport aux solides totaux de la composition, c'est-à-dire par rapport à l'ensemble résine mélamine/formaldéhyde et élastomère. La manière préférée pour préparer les compositions utiles dans l'invention consiste à mélanger l'élastomère préparé avec la solution de résine mélamine/formaldéhyde et l'alkylènepolyamine. il est cependant également possible de former l'élastomère in situ dans la solution de mélamine/formaldShyde contenant l'alkylènepolyamine en y incorporant une solution des constituants élastomères et en formant ensuite l'élastomère durant l'opération de précuisson de la résine mélamine/formaldéhyde et/ou de production du panneau décoratif. EXEMpLE 2 - Exemple utilisant un élastomère polyuréthanne On introduit dans un ré cipient réactionnel approprié 100 parties d'un sirop de résine commerciale mélamine/formaldéhyde (1/1,8) à 58 Z de solides. Le liquide est agité puis on y ajoute 1 partie de tétraéthylènepentamine. On ajoute ensuite au mélange résultant 30 parties de l'émulsion de polyuréthanne de l'exemple A. On continue à agiter pendant 5 min et on récupère une émulsion stable. On imprègne une grande surface de papier d'impression grainé avec l'émulsion stable résultante et on forme un stratifié décoratif comme dans l'exemple 1. Les cycles de Taber pour 50 Z d'effacement du motif s'élèvent ê 210. Après 30 jours, on observe seulement 10 microcraquelures. A l'oeil nu, on n'observe pas l'apparition de trouble alors que, sans utiliser la pentamine, on décèle un léger trouble. EXEMPLE 3 On répète le procédé de l'exemple 2, mais on remplace le polyuréthanne par une solution à 21 X d'un copolymère commercial butadiene/ acrylonitrile (80/20) contenant 3 > 5 Z de groupes carboxyliques et on utilise une feuille décorative blanche. On obtient un panneau décoratif brillant et net qui possède une exellente résistance aux craquelures à faible humidité et qui ne présente pas d'opacité à l'oeil nu. EXEMPLE 4 L'utilisation de diéthylènetriamine dans l'exemple 3 à la place de tétraéthylènepentamine conduit des résultats analogues. L'invention comporte aussi l'utilisation d'un éthylèneglycol dans le mélange résine/élastomère. L'éthylèneglycol augmente la résistance à l'abrasion du stratifié décoratif produit à partir de la composition le contenant ainsi que les trois composés élastomères décrits de façon plus détaillée ci-dessus. L'éthylèneglycol peut autre utilisé en l'absence ou en présence de l'alkylènepolyamine (additif réduisant l'opacité). Ltéthylèneglycol peut être utilisé comme réactif avec la mélamine et le formaldéhyde pour produire le produit résineux ; on peut aussi d'abord faire réagir la mélamine et le formaldéhyde pour produire la résine puis y ajouter l'éthylèneglycol. Lorsque le produit résineux mélamine/formaldéhyde est formé aux concentrations etde la façon décrite précédemment, l'éthylèneglycol peut être ajouté en solution aqueuse à la solution aqueuse de résine à des quantités comprises entre environ 2 Z et environ 20 % en poids par rapport au poids des solides résineux.Lorsque I'éthylèneglycol est ajouté avec la mélamine et le formaldéhyde dans le récipient réactionnel, il peut aussi être ajouté à la même quantité, en poids, que précédemment par rapport au poids total de la mélamine et du formaldéhyde introduits. Les éthyleneglycols utilisés ici ont la formule générale HO4CH20u2OR dans laquelle n représente un nombre entier positif compris entre 1 et 45 inclus, c'est-à-dire qu'il a une valeur suffisante pour produire un produit ayant une masse moléculaire comprise entre environ 62 et environ 2100. Des éthylèneglycols utiles comprennent I'éthyleneglycol, le diéthylèneglycol et des polyéthyleneglycol commerciaux ayant des masses moleculaires de 600, 2000, etc. Les éthylène glycols sont incorporés dans les compositions à des quantités comprises entre environ 2 Z et environ 20 % en poids par rapport au poids total des monomères mélamine et formaldéhyde. EXEMPLE 5 - Exemple utilisant un élastomère polyuréthanne On introduit dans un récipient réactionnel approprié, et on chauffa à environ 900C pendant environ 2 h, 45,2 parties d'une solution de formaline à 37 Z, 38,5 parties due melamine cristallisée, 12,2 parties d'eau et 1,2 partie de diéthylèneglycol. On ajoute ensuite 0,05 partie de sulfate d'ammonium (catalyseur) et 1,03 partie de l'élastomère polyuréthanne de l'exemple A ci-dessus. On impregne une grande surface de papier d'impression grainé avec la solution de résine résultante contenant le catalyseur, on la précuit et on la transforme en un stratifié décoratif comme dans l'exemple 1. Le panneau résultant ne présente pas de craquelures après 35 jours à une humidité résiduelle de O 7. et il possède un indice de Taber de 230. EXEMPLE 6 On introduit dans un récipient réactionnel approprié 46 parties d'une solution de formaline à 37 Z, 39,4 parties de mélamine cristallisée, 12,3 parties d'eau et 2,4 parties de polyéthyleneglycol ayant une masse moléculaire de 380-420. On effectue la condensation pendant environ 1 h à 900C. On forme un panneau comme dans l'exemple I après avoir ajouté 4,1 parties de l'élastomère de polyuréthanne de l'exemple A, la température de la presse étant d'environ 1600C ; le panneau résultant a un bon aspect et ne présente pas de craquelures après 30 jours. EXEMPLE 7 - Exemple utilisant comme élastomère un polyuréthanne On répète l'exemple 5 sauf qu'on ajoute aussi 1 Z de tétraéthylenepentamine ; on n'observe pas de craquelures après 35 jours à O Z d'humidité résiduelle et il y a 300 cycles de Taber avant apparition de défaut. EXEMPLE 8 On répete le procédé de l'exemple 6, mais on remplace l'élastomère par une solution à 21 % d'un copolymère commercial butadienel acrylonitrile (80/20) contenant 3,5 h de groupes carboxyliques. On obtient un panneau décoratif brillant et net qui possède une excellente résistance aux craquelures à faible humidité et qui ne présente pas de craquelures après 20 jours sous une humidité résiduelle de O Z. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'etre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Composition de matière, caractérisée en ce qu'elle comprend un mélange de (1) une solution aqueuse de résine mélamine-formaldéhyde, de (2) entre environ 2,5 Z et environ 30 Z en poids, par rapport au poids des solides résiniques d'un élastomère qui est un copolymère butadibne-acrylonitrile contenant entre environ 1 X et environ 10 7. en poids, de groupes carboxyliques, ledit élastomère ayant une dimension particulaire pouvant atteindra 20 00 À et (3) au moins un constituant choisi parmi une alkylène-polyamine et un éthylèneglycol. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit élastomère a une dimension particulaire pouvant atteindre 4000 fl 3. Composition selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle contient entre environ 0,25 et 1,25 7. en poids, par rapport au poids total des solides de ladite composition d'une alkyldne-polyamine 4. Composition selon la revendication 3, caractérisée an ce que llalkylène-polyamine est choisie parmi la tétraéthylènepentamine et la triéthy- lènetétramine. 5. Composition selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que ledit éthylèneglycol est utilisé sous la forme dlun mélange avec ladite solution aqueuse de résine mélamine-formaldéhyde et, représente entre environ 2 et environ 20 Z en poids, par rapport au poids des solides de ladite résine et en a une masse moléculaire comprise entre environ 62 et -environ 2100. 6. Composition selon l'une des revendications I et 2, caractérisée en ce que ledit éthylèneglycol est utilisé sous la forme du produit de réaction résineux de mélamine, de formaldéhyde, réactifs pour la préparation de la solution aqueuse de résine mélamine-formaldéhyde et d'éthylèneglycoi, la quantité dudit éthylèneglycol étant comprise entre environ 2 et environ 20 7. en poids, par rapport au poids- total de mélamine et de formaldéhyde, et ledit éthylèneglycol ayant un poids moléculaire compris entre environ 62 et environ 2100. 7. Composition selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisée en ce que ledit éthylèneglycol est un polyéthylèneglycol ayant une masse moléculaire d'au moins 600. 8. Composition selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisée en ce que ledit éthylèneglycol est le diethylèneglycol. 9. Composition selon l'une des revendications 5.et 6, caractérisée en ce que ledit éthylèneglycol est l'éthylèneglycol. 10. Composition selon l'une des revendications 5 à 9, caractérisée en ce qu'elle contient également une alkylène-polyamine. 11. Article consolidé par chauffage et sous impression, caractérisé en ce qu'il comprend (A) un support indépendant et (B) une feuille décorative de papier cellulosique imprégnée avec une composition de matière telle que definie dans les revendications 1 à 10.