La présente invention concerne la confection de plaques de marque , emblèmes, panonceaux, cadrans à'appareils, etc, l'ensemble de ces objets, ~ appelés"plaques de narque",portant les inscriptions et/ou les dessins nétailiqles, brillants, en relief, à contours nets, à partir le feuilles composites laminées formes l'une couche de matière thermoplastique iéposée sur un support méoallique, tel qu'une feuille l'acier ou l'aluminium. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 096 596 décrit le telles plaques formées à partir d'une feuille composite laminée formée ie deux couches de matières plastique enserrant une âme métallique ; après estampage du texte et/ou du dessin, on attaque par abrasion une des faces, de manière à enlever la première couche plastique, l'âme métallique et à entamer la seconde couche plastique sans la traverser.Suivant la face ainsi attaquée, on obtient un document l'aspect métallique sur fond transparent ou tout au moins l'aspect différent, ou bien un document sur fond métallique Si on estampe de cette manière une feuille composite lamine, telle qu'une feuille d'aluminium recouverte d'une couche de matière plastique, de manière à faire saillir la face enduite de matière plastique, on constate parfois que le dessin obtenu, initialement parfaitement brillant et net, statère par décollement le la couche plastique. Ceci se produit quelquefois après plusieurs mois, et peut être très gênant si la plaque est fixée sur un objet, par exemple sur un appareil photographique, dejà vendu à son utilisateur.L'invention a pour but la confection de plaques le marque ne présentant pas ce défaut Suivant l'invention, on confectionne une telle plaque en opérant comme suit, (1) on estampe une feuille composite laminée formée d'un support, en aluminium par exemple, enduit d'une couche adhérente de réslne thermoplastique, telle que lu chlorure de polyvinyle, de sorte que la face portant la couche de résine présente des saillies. (2) on chauffe ensuite la feuille estampée, par exemple vers 1700C pendant environ un quart d'heure ; et (3) on érode ou on coupe les sommets les saillies le manière à faire disparaître complète ;Snt la couche plastique et à entamer le métal à l'emplacement les saillies , si Dien qu'on obtient une image brillante et uniforme, formée de métal mis à nu, sur un fond de matière plastique. Plus précisément, le procédé suivant l'invention pour former un dessin en relief sur une feuille composite en vue de la fabrication d'une plaque le marque ou d'un article analogue, la feuille composite étant constituée par un support et une couche thermoplastique adhérant à ce support, ce procédé comprenant un estampage suivant ce dessin de la dite feuille composite, de façon à former des saillies dans cette feuille du côté de la couche thermoplastiaue les saillies faites par le support s'étenlant au-dessus de la surface initiale de la couche thermoplastique et conprenant une élimination de la couche thermoplastique dans les sailiies de la feuille composite, de manière à dénuder le support est caractérisé en ce qu'on cnauffe la feuille composite à une température suffisamment haute pour éviter tout retrait ultérieur de la couche thermoplastique qui provoquerait un décollage entre cette couche et les saillies du support et en ce que l'élimination de la couche thermoplastique s'ac compagne de l'élimination d'au plus une faible épaisseur fraction du support, le manière à laisser libre le dessin formé par le support ainsi dénudé sur un fond formé par la couche thermoplastique. Suivait un mode avantageux de mise en oeuvre, la température de chauffage est comprise entre 90 C et i8o0c et la durée du chauffage est comprise entre cinq minutes et trente minutes. On choisit les conditions en fonction de l'épaisseur et de la nature des couches de la matière plastique et du métal, et du programme de fabrication. En opérant comme précisé ci-dessus, la couche thermoplastique ne se décolle pas de la partie emboutie qui reste brillante, si bien que le messin présente un contour net, car le traitement thermique fait dispara- tre les contraintes crées dans la matière plastique par l'estampage et rétablit l'adhérence là où elle avait disparu. Bien entendu, ce procédé peut être mis en oeuvre de manière discontinue ou de manière continue, en traitant une bande de grande longueur qui progresse à travers des postes de travail successifs. La feuille de support peut être fabriquée en toute matière ayant une résistance mécanique et une rigidité suffisantes : cette feuille peut être, par exemple, une feuille d'aluminium, de zinc, d'acier, de laiton, de poiystyrène ou de résine thermodurcissable, telle qu'une résine phénolformaldéhyde. Le revête:nent de matière plastique peut être fait en toute matière ayant les qualités décoratives désirées. C'est ainsi qu'il peut être en chlorure de polyvinyle, en copolymère de calorure de vinyle et de chlorure de vinylidène, en polyester, par exemple en poly(téréphtalate d'éthylène glycols , en copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle, en polyéthylène, en polypropylène, en polytétrafluoroéthylène, etc. L'adhérence de la feuille superficielle sur le support peut être obtenue au moyen d'un adhésif, mais on peut aussi se contenter d'appliquer à chaud, sous pression, un revêtement ayant par lui-meme une aàhérence suffisante, sans utiliser l'adhésif intermédiaire. Des exemples d'adhésifs permettant ie fixer ia feuille superficielle sur ie support, dans des conditions satisfaisantes, sont le produit "Laminating Aihesive 2396" de la firme @ennis Chemical Company et le produit "Plastisol Primer No. 69x-1406" ie la firme Stanley Chemical Company, toutes deux les Etats-Unis d'Amérique. Au dessin annexé, correspondant à un mode particulier le mise en oeuvre de l'invention - la Fig. 1 représente schématiquement une feuille composite introduite dans la presse d'estampage - la Fig. 2 représente schématiquement la feuille estampée subissant le traitement thermique dans une étuve; - ia Fig. 3 représente schématiquement cette feuille allant être arasée, vue le profil - la Fig. 4 représente, à plus grande échelle, en élévation avec coupe partielle, la feuille composite en cours d'arasement ; et - la Fig. 5 représente, en plan, à très granle écuelle, un fragment de la plaque terminée. La Fig. 1 montre une feuille S laminée, formée d'un support 11, qui est une feuille l'aluminium ayant une épaisseur de 380 et d'une couche de chlorure is polyvinyle, ayant une épaisseur de 250 , piacée entre un poinçon 15 et une matrice 17 portant des creux et des bosses en vis-à-vis. L'abaissement de la matrice 17 estampe la feuille S et forme le tracé désiré, les creux étant imprimés dans la feuille 11 et les saillies 18 dans ia couche 13. Ces saillies sont hautes de 635 u. On place la feuille S estampée dans une étuve 19 (Fig. 2), dont le moyen ie chauffage n'est pas représenté. Cette étuve peut être chauffée, par exemple, par des résistances électriques, par chauffage diélectrique, par un ensemble de lampes infrarouges, etc. Cette feuille est maintenue pendant une durée convenable, 15 mn par exemple, dans l'étuve 19 chauffée à température adéquate, 1700C par exemple. On retire la feuille S ae l'étuve et on la place dans une machine à araser les saillies, dont l'essentiel est représenté sonématiquement aux Fig. 3 et 4. Cette machine comprend une pièce 21 tct:rnant rapidement et portant un unique couteau 23 formé par une arête ie diamant disposée per pendiculairement à l'axe de rotation de la pièce 21. La pièce 21 porte aussi un brunissoir, suivant le couteau 21 dans sa rotation. On fait passer la feuille S sous cet outil, la feuille S se déplaçant dans le sens de la flècLe (par rapport à l'axe de rotation ie ia pièce 21). L'arête de diamant agit comme une fraise qui enlève le sommet des saillies 18 en matière plastique et entame la feuille 11 métallique. Le métal devient brillant sous l'action du brunissoir. On obtient donc des plages 25, faisant relief, en aluminium brillant, entourées d'un cerne 27 en chlorure ie polyvinyle, adhérant au métal et se raccordant au plan formant la face de la plaque, comme le montrent les Fig. 4 et 5. Le dessin apparaît donc très brillent ; si on l'examine sous un grossissement suffisant, on voit de fines rayures sur le métal, qui sont les traces de l'outil de diamant, qui n'enlève que très peu ie matière à chaque tour de la pièce 21. Si ctest nécessaire, on évite l'ahdérenoe de l'adhésif à l'outil en arrosant la surface de la feuille S avec un solvant organique, tel que de l'essence minérale. Suivant une variante, on utilise un outil abrasif au isu d'un outil coupant. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour former un dessin en relief sur une feuille composite en vue de la fabrication d'une plaque de marque ou d'un article analogue, la feuille composite étant constituée par un support et une couche thermoplastique adhérant à ce support, ce procédé comprenant un estampage suivant ce dessin de la dite feuii3e composite, de façon à former des saillies dans cette feuille du côté de la couche thermo plastique, les saillies faites par ie support s'étendant au-dessus de la surface initiale de la couche thermoplastique,et comprenant une élimination de la couche thermoplastique dans lez saillies de la feuille composite, de manière à dénuder le support, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on chauffe la feuille composite à une température suffisamment haute pour éviter tout retrait ultérieur de la couche thermoplastique qui provoquerait un décollage entre cette couche et les saillies du support et en ce que l'élimination de la couine tner moplastique s'accompagne de l'élimination d'au plus une faible épais seur du support, de manière à laisser libre le dessin forméepar le support ainsi dénudé sur un fond formé par la couche thermoplastique. 2. - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on chauffe la dite feuille composite estampée entre 90 C et 1800C avant lteli- mination finale. 3. - Procédé conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on utilise une feuille métallique comme support de la feuille composite. 4. - Procédé conforme à l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on utilise un outil coupant pour éliminer la couche thermogra phique et la mince fraction du support. 5. - Procédé conforme à la revendication 4 caractérisé en ce qu'on utilise un outil comprenant une arête coupante, travaillant comne une fraise, et une partie polissant le métal, agissant comme un brunissoir. 6. - Procédé conforme à l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le support est une feuille métallique et la couche thermo plastique est constituée par du chlorure ae polyvinyle. 7. - Procédé conforme à l'urne des revendications précédentes caractérisé en ce qu'on imprime un seul dessin sur la feuille composite. 8. - Procédé conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on utilise une feuille composite se présentant sous la forme d'une bande et on imprime plusieurs dessins successifs sur la dite bande en mouvement devant une série de stations d'estampage.