Il existe une grande variété d'interrupteurs électriques, chacun répondant à une utilisation bien déterminée. Dans le cas présent, le problème posé était de créer un interrupteur, à plusieurs positions, ayant un très faible encom-5 -brement et, en particulier, une très faible langueur. D'autre part, le monde ds techniciens connait le défaut des lames métalliques faisant ressort utilisées pour assurer les contacts dans la plupart des interrupteurs : la vie de ces lames est limitée par le taux de fatigue imposé dans un faible encom-10 -brement. Les progrès réalisés dans le domaine des élastomères et des caoutchoucs naturels et synthétiques, a permis à l'inventeur de réaliser une conception d'interrupteur électrique remédiant à cet inconvénient et utilisant, sous une certaine forme, les propriétés élastiques de ces nouveaux matériaux. 15 A titre d'application, il sera décrit une réalisation qui fera mieux comprendre l'invention si l'on se reporte aux fig 1 à 4 de la planche unique annexée. La fig. 1 représente une coupe longitudinale des éléments essentiels de l'interrupteur. 20 La fig. 2 représente une vue en bout du côté des bornes de sortie. La fig. 3 représente une coupe transversale suivant la ligne III-III de la fig. 1. La fig. 4 montre une coupe longitudinale d'un tel interrup-25 -teur associé avec une serrure à pistons et une clé qui commande la rotation de l'ensemble moyennant le respect du code choisi pour la clé et pour la serrure. L'appareil fonctionne de la manière suivante : Dans la fig. 1 le bouton de commande (1) est solidaire de 30 la came (2) - ou du rotor de la serrure (J) fig. 4. La rotation du bouton, ou de la clé, provoque un déplacement radial des pistons (4) de l'interrupteur en matière isolante. Ces pistons sont traversés par une aiguille conductrice (5), laquelle à son tour est coiffée par le chapeau (6) en matière isolante. Un 35 manchon élastique (7) exerce à travers le chapeau (6) une pression continue sur les pistons (4), disposés radialement 71 16793 2 2136948 autour du stator (8), lequel est également en matière isolante. Il est évident que le nombre de pistons dépend de la quantité des combinaisons de contact désirées. La couronne (9) est alimentée par l'un des pôles de la 5 source de courant électrique, par exemple pôle +. Les bornes 1D, 10', 10" sont des languettes de sortie du courant. Pour le fonctionnement, la rampe 11' de la came (2) soulève le piston (4) et, par cela même, soulève également l'aiguille (5) 10 fig. 1 et 3 : ainsi il n'existe pas de contact direct entre la couronne (9) et la borne (10). Par contre, la rampe (11) libère le piston (4'), la pression du manchon élastique (7) appliquant l'aiguille (5*) à la fois sur la couronne (9) et la borne (10") ; le courant passe alors du pôle + à la borne (10"). Si cela s'avère 15 nécessaire, des encoches (12) peuvent être prévues dans la came (2) afin de marquer les positions désirées. La fig. 4 illustre la possibilité d'association entre l'interrupteur, suivant la description ci-dessus, et une serrure de sûreté, par exemple,conforme à notre brevet 2.040.823 du 20 15/4/1969 et à son addition 71/10.860 du 29/3/1971 ; dans ce cas, un seul manchon élastique pourrait commander à la fois les pistons de la serrure (13) et les pistons (4 et 4') de l'interrupteur. L'avantage de l'utilisation du manchon élastique, c'est de pouvoir commander, par un même organe, les pistons de l'interrup-25 -teur quelle que soit la position de ceux-ci à la périphérie de l'interrupteur, ce qui permet d'en augmenter le nombre et d'en varier la disposition suivant les divers azimuts possibles, tous ces pistons étant alors soumis à la même contrainte élastique du même anneau. 71 16793 3 2i 36948 REVENDICATIONS 1. Commutateur électrique rotatif composé d'éléments fixes séparés, conducteurs pouvant être mis en contact, les uns avec les autres, et d'un rotor à cannelures ne présentant aucun contact électrique et pouvant être isolant, caractérisé par la 5 répartition dans plusieurs azimuts autour du rotor de pistons isolants dont le mouvement centripète, lorsqu'il est rendu possible par les creux de commande du rotor, assure les contacts entre une couronne fixe, et des languettes, disposées suivant les génératrices, également fixes, situées en regard des pistons 10 et reliées aux différents circuits du véhicule, chaque contact électrique étant assuré par une pièce métallique disposée transversalement par rapport aux plots et parallèlement à l'axe du rotor, de telle sorte que les dites pièces métalliques, lorsqu'elles retombent dans leur position la plus proche de 15 l'axe de rotation, assurent le contact entre la couronne et les languettes. 2. Commutateur électrique rotatif, selon revendication n° 1, caractérisé par le fait que le rappel des pistons isolants munis de contacts est assuré par la rétraction d'une bague en caout- 20 -chouc entourant complètement l'ensemble des plots dont l'action s'exerce sur des chapeaux en matière isolante qui coiffent les plots de contact. 3. Commutateur électrique rotatif, selon revendications n° 1 &. 2, caractérisé par le fait que le rotor de l'interrupteur 25 est usiné en creux pour réaliser, suivant les diverses positions possibles du rotor, un programme de contacts électriques déter--miné avec, entre elles, des zones de passage tenant compte de toutes les circonstances imposées par l'établissement du courant dans les divers circuits. 30 4. Commutateur électrique rotatif, selon revendications n° 1, 2, 3 et 4, caractérisé par le fait que des encoches de positionnement peuvent être prévues à la périphérie du rotor pour recevoir les pointes des pistons et "marquer" nettement les positions de celui—ci. 35 5. Commutateur électrique rotatif, selon revendications 71 16793 4 2136948 n° 1 &. 2, caractérisé par le fait que la bague de matière élastique entourant le stator fait corps avec une bague de même nature qui actionne les pistons d'une serrure de sûreté disposée coaxialement avec le rotor du commutateur et soumis aux conditions d'établissement habituelles relatives aux différents codes des serrures de sûreté, le rotor du commutateur faisant corps lui-même avec le barillet de la dite serrure de sûreté dont la clé peut être ronde à encoches comme dans l'addition n° 71/10.B60 du 29/3/1971 du brevet 2.040.823 du 15/4/1969 de la demanderesse.