La présente invention concerne les centrifugeuses à séparer lessuspensions, de préférence une masse cuite de sucre destinée à être transformée dans l'industrie alimentaire. Cette centrifugeuse peut être utilisée avec succès aussi dans l'industrie chimique et dans les procédés d'enrichissement des matières premières. Le perfectionnement de la centrifugeuse a pour but d'élever l'efficacité du procédé de séparation desrnspensions en phase solide et liquide, d'améliorer également la fiabilité du fonctionnement de la centrifugeuse et d'assurer le remplacement aisé des aubes de rotor soumises à une usure rapide. Actuellement, la séparation de la suspension se fait à l'aide d'une centrifugeuse comportant un carter pourvu de dispositifs destinés à charger la suspension à traiter et décharger séparément le centrifugat et le résidu. Dans le carter est placé un rotor fixé sur l'arbre d'entraSnement et portant les aubes en arc disposées radialement l'une au voisinage de l'autre suivant un cercle. Chacune desdites aubes se trouve entre le fond et le couvercle du rotor, ses côtés latéraux étant orientés vers eux. L'aube est constitué par un corps en forme d'auge avec un tamis appliqué sur lui dans le sens longitudinal par les plaques. L'extrémité d'entrée de chaque aube est pliée en forme d'une boucle et engagée sur un goujon fixé dans le fond et le couvercle du rotor près de l'endroit de~l'amenée centralisée de la suspension au rotor de la centrifugeuse. L'extrémité d'entrée de chaque aube s'appuie sur la virole du rotor. Un orifice percé dans la virole au voisinage de l'extrémité de sortie de chaque aube est destiné au déchargement du résidu, tandis que des orifices ménagés dans le fond du rotor servent à évacuer le centrifugat. La surface du tamis suivant laquelle se déplace la suspension à traiter est réalisée lisse avec une courbure constante ou allant en se modifiant progressivement. Dans les centrifugeuses connues on a en recours à différentes solutions pour la fixation du tamis au cours de l'aube. Dans certaines centrifugeuses, le tamis est fixé au corps de l'aube à son extrémité de sortie par des vis. En plus, on a prévu des plaques appliquant le tamis sur le corps de l'aube. Elles sont disposées suivant les côtés latéraux du corps de l'aube et fixées par des boulons ou des vis. Dans d'autres centrifugeuses, le tamis est fixé à l'aide d'une boucle formée par le fond plié du corps de l'aube sur son extrémité d'entrée. Un goujon autour duquel est enroulé l'extrémité du tamis est engagé dans ladite boucle. Les plaques longitudinales solidaires des parois du corps appliquant le tamis par ses côtés latéraux sur le fond du corps. La surface extérieure de la boucle mentionnée épouse doucement la surface inactive du fond du corps de l'aube. La surface active du fond du corps de l'aube sur laquelle est disposé le tamis et suivant laquelle s'écoule le centrifugat est pourvue de rainures ménagées le long de l'aube, tandis que la surface inactive est réalisée plate. Dans certaines centrifugeuses, chaque aube du rotor est fixée entre son fond et le couvercle de manière que l'extrémité d'entrée deoette aube soit située sur le goujon et que son extrémité de sortie s'appuie sur la virole. Il existe aussi des centrifugeuses dans lesquelles les aubes sont fixées uniquement par les goujons ou s'appuient l'une sur l'autre, et toutes les aubes s'appuient sur la virole. Dans la centrifugeuse à surface de tamis lisse et à courbure constante ou se modifiant doucement, la couche de suspension se déplace suivant le tamis d'une manière instable, c'est-à-dire qu'il se produit un décollement de la couche de suspension de l'aube ou une réduction notable de la vitesse ie déplacement de la suspension (coincement). En plus, les propriétés de la suspension varient en fonction de sa température, de la viscosité et de la diminution des particules du dépôt. En conséquence, le coefficient de frottement entre la suspension et le tamis varie. De ce fait, le mouvement de la couche de suspension s'accélère suivant toute la longueur du tamis, ou bien se ralentit et s'arrête. L'accélération conduit. à une mauvaise séparation et notamment à une humidité élevée du dépôt, alors que le ralentissement diminue le débit de la centrifugeuse. Pendant le mouvement régulier de la couche de suspension suivant le tamis, la distance entre ses particules et leur liYeon mutuelle ne s'affaiblissent pas ; c1 est pourquoi l'efficacité du procédé de séparation de la suspension est médiocre. Dans les centrifugeuses connues, les variantes mentionnées de fixation des tamis ne permettent pas le remplacement rapide du tamis usé dans l'aube, car il est nécessaire de dépenser du temps pour dévisser et visser les vis fixant le tamis et les plaques longitudinales. La jonction progressive de la surface extérieure de la boucle et de la surface arrière, ou surface inactive, du fond du corps de l'aube conduit à ce que le liquide contenu dans la suspension mouille, sous l'action des forces d'adhésion (collement), la surface inactive plate du fond du corps de l'aube, s'écoule suivant celle-ci et se mélange avec le dépôt à l'extrémité de sortie de l'aube. Il faut éviter ce phénomène, car il conduit à l'élévation de l'humidité du déport séparé de la suspension. En plus, on doit dépenser irrationnellerent du métal pour la fabrication du fond du corps de l'aube, d'où l'augmentation du poids du corps de l'aube et des charges appliquées sur l'aube et le rotor et engendrées par les forces centrifuges, ce qui compromet la fiabilité du fonctionnement de la centrifugeuse. Pour fixer l'extrémité d'entrée de l'aube, on fait appel à des goujons creux de diamètre important, ce qui conduit à une réduction indésirable du nombre d'aubes montées dans le rotor. Si les aubes s'appuient l'une sur l'autre et sur la virole du rotor, il est possible de disposer dans le rotor un :ffand nombre d'åubes, mais dans ce cas il y a un risque de rupture de la virole sous l'action de la force de pression des aubes. En vue de renforcer la virole on a recours à des anneaux, mais ceci ne résoud pas le problème car la masse de ces anneaux est assez importante et, par conséquent, pendant la rotation du rotor lesdits anneaux sont soumis à des efforts de rupture sous l'action des forces centrifuges. Cette particularité empeche d'accélérer la rotation du rotor et par conséquent, d'élever le débit de la centrifugeuse. Les quantités de plus en plus grandes de suspensions à traiter imposent le remplacement fréquent des pièces usées du rotor de la centrifugeuse. En outre, les conditions de qualité auxquelles doivent satisfaire les produits obtenus par centrifugeage des suspensions sont de plus en plus sévères. Les conceptions connues de centrifugeuses ne satisfont pas à ces conditions et ne permettent pas de résoudre le problème posé ; il s'ensuit la nécessité de perfectionner les centrifugeuses et de supprimer les difficultés mentionnées. Le but de la presente invention est de supprimer les inconvénients précités. L'on s'est donc proposé de mettre au point une centrifugeuse pour la séparation des suspensions, dans laquelle les pièces des aubes du rot or seraient conçues de manière à permettre d'élever l'efficacité de la séparation de la suspension. Ce problème est résolu par la mise au point d'une centrifugeuse pour la séparation de suspensions, comprenant un rotor portant des aubes en arc disposées l'une près de l'autre suivant un cercle et monté dans un carter sur un arbre d'entraînement, chacune des aubes étant logée entre le fond et le couvercle du rotor, ses faces latérales étant orientées vers eux, et constituant un corps en auge pourvu d'un tamis appliqué sur ledit corps longitudinalement par des plaques ; l'extrémité d'entrée de chaque aube est courbée sous forme d'une boucle et engagée sur un goujon fixé dans le fond et le couvercle du rotor à l'endroit de l'amenée de la suspension, tandis que l'extrémité de sortie de chaque aube s'appuie sur la virole du rotor, dans laquelle, près de l'extrémité de sortie de l'aube, est percé un orifice servant à décharger le dépôt, tandis que dans le fond est percé un orifice destiné à évacuer le centrifugat, ladite centrifugeuse étant caractérisée, suivant l'invention, en ce que le tamis de chaqudaube est réalisé avec des saillies à pente douce disposées successivement dans la direction du mouvement du courant de suspension et s'étendant d'un côté latéral du tamis jusqu'à l'autre. Les saillies ménagées sur la surface du tamis de l'aube assurent le déplacement de la suspension suivant le tamis sans décollement et coincement malgré la modification brusque du coefficient de frottement entre la suspension et le tamis. Lorsque le coefficient de frottement entre la suspension et le tamis décrort, les saillies suppriment le décollement de la suspension non séparée de l'aube (glissement), et lorsque le coefficient de frottement augmente, la couche accumulée de suspension déplace la couche antérieure suivant les saillies à pente douce à lsuite de la poussée exercée par la couche postérieure, car il existe toujours une possibilité de dép]4cement réciproque de certaines couches et des particules par rapport aux autres. Il en résulte une amélioration de la séparation de la suspension. En outre, lorsque la suspension-traverse les saillies à pente douce les particules solides tournent par rapport au vecteur de la force centrifuge, ce qui améliore la séparation du liquide de la surface des particules solides. La hauteur des saillies à pente douce peut varier de 5 à 10 mm. Une telle hauteur des saillies à pente douce est préférable pour la masse cuite de sucre. Chaque saillie à pente douce peut être constituée par une zone du tamis courbée sous un angle. Cette variante de réalisation des saillies à pentedouce est la plus simple, au point de vue de la conception. Il est désirable de réaliser les saillies à pente douce, disposées dans la zone médiane du tamis, sous forme d'équerres. Il est possible d'appliquer les extrémités desdites équerres sur les côtés latéraux du tamis par des plaques. Il est avantageux de fixer une extrémité de chacune desdites plaques à la paroi du corps de l'aube à l'aide d'une articulation, et l'autre, par un arrêtoir. Ce type de fixation des saillies au tamis de l'aube permet d'accélérer et de faciliter leur remplacement. I1 est avantageux de plier le tamis de l'aube dans le plan de rotation du rotor suivant une ligne brisée et de disposer chacune desdites saillies à pente douce suivant le trajet du courant de suspension à la fin d'une zone rectiligne correspondante de la ligne brisée. Cette forme du tamis de l'aube assure le mouvement accéléré de la couche de suspension sur chaque zone rectiligne de la ligne brisée, autrement dit, la structure continue de la couche de suspension est perturbée, ce qui favorise la séparation du liquide (du centrifugat)des particules solides (dépôt). Grâce aux saillies à pente douce, la vitesse moyenne de mouvement de la couche de suspension reste en général constante. Suivant la longueur de l'aube, elle varie uniquement sur certaines zones de la ligne brisée. Il est possible de réaliser le fond du corps en auge de l'aube avec des gauffres en disposant ces gauffres longitudinalement à 11 aube, au-dessous du tamis. Un tel fond du corps de l'aube forme des rainures longitudinales sous le tamis pour l'écoulement du centrifugat, tandis que les arêtes saillantes des gauffres servent d'appui pour le tamis. L'aube munie d'un tel corps nécessite une plus petite quantité de métal pour sa fabrication en comparaison des aubes des centrifugeuses connues, et par conséquent sa masse est plus petite. De ce fait, les efforts engendrés par les forces centrifuges agissant sur l'aube et le rotor sont plus faibles. Il n'est pas moins avantageux de réaliser dans l'aube une saillie au moins sur chaque paroi du corps en auge et un nombre correspondant de rainures circulaires pouilesdites saillies sur les surfaces mutuellement en vis-à-vis du fond et du couvercle du rotor. Lesdites saillies servent d'appui supplémentaire pour chaque aube. C'est pourquoi il est possible de fabriquer les goujons utilisés pour la fixation de l'extrémité -de l'aube avec un diamètre inférieur à celui des goujons utilisés pour les aubes classiques. En plus, les saillies prévues sur les surfaces latérales des aubes n'occupent pas de place entre les aubes. Grâce à cela il est possi-ble d'augmenter le nombre d'aubes du rotor. Le courant initial de suspension non-séparée arrive sur la zone d'entrée de l'aube, qui est ainsi soumise à une charge correspondante. Par suite du manque de place, il est impossible de disposer les goujons destinés à supporter les aubes au début et au milieu de l'aube. Les saillies latérales permettent à remédier à cet inconvénient. Il est désirable de disposer un goujon du côté extérieur du fond du corps de l'aube au voisinage immédiat de sa zone de sortie, -en fixant ses extrémités dans le fond et dans le couvercle. Chaque goujon fait fonction d'appui supplémentaire pour l'aube et prévient sa fracture. En même temps, les goujons permettent d'accoupler le couvercle et le fond du rotor. L'extrémité de sortie de chaque aube s'appuie sur la virole de la même manière que dans les centrifugeuses de conceptions connues. Mais dans la conception de centrifugeuse proposée, chaque aube constitue une poutre à plusieurs appuis, s'appuyant sur quatre points au moins. C'est pourquoi la virole n'est soumise qu'à une faible force de pression de chaque aube. En conséquence, on n'a plus besoin d'anneaux pour augmenter la solidité de la virole et on peut élever la vitesse angulaire du rotor. Il est possible de disposer suiextrémité d'entrée de l'aube, suivant toute sa largeur, une bande métallique courbée en étrier et appliquant le tamis sur le corps, les extrémités de ladite bande étant recourbées dans des sens mutuellement opposés, et étant disposées dans le plan de l'étrier. 1'extréimaté recourbée de l'étrier se trouvant du côté du tamis de l'aube assure un bon étalement de la suspension amenée à l'aube suivant toute la largeur du tamis. L'autre extrémité recourbée de l'étrier se trouvantàl'extérieur du fond de l'aube prévient l'écoulement du liquide suivant la surface inactive du fond du corps de l'aube et sa pénétration dans le dépôt déshydraté. Ainsi, les perfectionnements mentionnés de la centrifugeuse contribuent à élever l'efficacité de la séparation -de la suspension traitée, tout en assurant son fonctionnement fiable et son entretien facile. Pour une meilleure compréhension de l'invention, des exemples de réalisation non limitatifs sont décrits dans ce qui suit, avec références aux dessins annexés qui représentent - la figure 1, une centrifugeuse conforme à l'invention, vue en coupe partielle suivant l'axe longitudinal de l'arbre du rotor (avec arrachement) - la figure 2, une aube et une partie de la virole (coupe suivant l'axe longitudinal de l'aube, la position d'une seconde aube étant représentée en pointillé-) - la figure 3, l'ensemble' de fixation du tamis à ltextrémité en forme de boucle du corps de l'aube, à l'aide d'un étrier (coupe suivant l'axe longitudinal de l'aube, comprenant la zone d'entrée de l'aube de la figure 2, à échelle agrandie) - la figure 4, une vue en coupe suivant IV-IV de la figure 2 (la largeur de l'aube est représentée conventionnellement à plus grande échelle) - la figure 5, une vue en coupe suivant V-V de la figure 2, (toute la largeur de l'aube est représentée conventionnellement à plus grande échelle) - la figure 6, la zone médiane de l'aube, pourvue d'une saillie à pente douce (coupe longitudinale à échelle agrandie) La centrifugeuse pour la séparation des suspensions comporte un carter 1 (figure 1) à l'intérieur duquel est placé un rotor 3 fixé par son fond sur un arbre d'entraînement vertical (ou horizontal) 2. L'arbre d'entrainement 2 repose sur des paliers (non représentés) Le rotor 3 est mis en rotation par une poulie 4 calée sur l'extrémité inférieure de l'arbre d'entraRner.ent-vertical 2 et reliée par des courroies 5 à une poulie t > calée sur l'arbre 7 du moteur électrique 8. Le dispositif 9, comprenant un entonnoir fixé à la partie supérieure du carter 1, est destiné au chargement de la suspension à traiter. Pour le déchargement du dép8t, on a prévu un dispositif 10 pourvu d'un orifice de déchargement pratiqué à la partie inférieure du carter 1. Le centrifugat est évacué à l'aide du dispositif il disposé dans la zone latérale du carter 1. Le rotor est réalisé sous forme d'un tambour 12 i l'intérieur duquel sont disposées des aubes en arc 13 voisines l'une de l'autre, et dont les extrémités de sortie sont disposées suivant une circonférence. Les aubes 13 se trouvent entre le fond 14, le couvercle 15 et la virole 16 fixée rigidement au fond 14 du rotor 3, par exemple par soudage. Chaque aube 13 est orientée par sa surface latérale vers le fond 14. L'autre surface est orientée vers le couvercle 15. L'aube 13 est constituée par un corps en auge 17 (figure 2) pourvu d'un tamis 18 appliqué sur lui. L'extrémité d'entrée de chaque aube î3, comprenant le corps en auge 17 avec le fond 19 (figure 3), est courbée sous forme d'une boucle 20 disposée au voisinage de l'endroit d'amenée de la suspension. Ia boucle 20 de chaque aube 13 est passée sur le goujon 21 dont l'extrémité inférieure est solidaire du fond 14 (figure 1) du rotor 3. L'extrémité supérieure de chaque goujon 21 passe à travers un orifice pratiqué dans le couvercle 15 du rotor 3. Le couvercle 15 est relié au fond 14 du rotor 3 au voisinage de la zone de sortie des aubes 13 au moyen de goujon f 2 fixés rigidement. Les extrémités supérieures des goujons 22 sont engagées dans des orifices percés dans le couvercle 15 du rotor 3. Les écrous 23 sont vissés sur les extrémités des goujons 22. Les aubes 13 s'appuient sur la virole 16 (figure 2) par leurs extrémités de sortie, tandis que les parties extérieures du fond s'appuient sur les goujons 22. Sur la face extérieure t orientée vers-le haut, de chaque paroi latérale 24 (figures 4 et 5) du corps 17 (figure 2) de l'aube 13, on a prévu au moins une saillie latérale 25 (figures t et 5) qui entrent dans une rainure circulaire 26 (figure 1) pratiquée dans le couvercle 15 du rotor 3. Des saillies analogues 25 sont ménagées également sur la surface orientée vers le bas de la paroi latérale du corps 17 de l'aube 13 et s'engagent dans des rainures analogues 26 ménagées dans le fond du rotor 3. Si l'une et l'autre des surfaces latérales du corps 17 de l'aube 13 sont pourvues de deux saillies similaires 2-R, on doit prévoir respectivement deux rainures circulaires 26 sur le couvercle 15 et deux rainures sur le fond 14 du rotor 3 sur leurs surfaces orientées l'une vers l'autre. Ainsi, les goujons 21et 22, les saillies 25 et la virole 16 constituent quatre appuis pour chaque aube. Ces appuis résistent à la pression de chaque aube 13 engendrée pendant la rotation du rotor 3 et réduisent ainsi notablement la pression exercée par les aubes 13 sur la virole 16 du rotor 3. Une cuvette 27, fixée au fond suivant l'axe du rotor 3, sert à distribuer la suspension à traiter suivant les aubes 13. Des fentes 28 ménagées dans la virole 16 du rotor 3 (figure 1) en face de l'extrémité de sortie de chaque aube 13 (figure 2) suivant la hauteur du tambour 12 sont destinées à la sortie du dépit provenant des aubes 13 du rotor, ce dépôt étant évacué de la centrifugeuse à travers l'orifice 10 pratiqué à sa partie inférieure. Pour l'évacuation du centrifugat depuis chaque aube 13, on a prévu près de l'extrémité de sortie de ladite aube une tubulure 29 dont l'extrémité inférieure passe par l'orifice percé dans le fond 4 du rotor 3 Le centrifugat stécoulant de la tubulure 29 est accumulé dans le récipient 30 priva dans le carter et relié au tube du dispositif 11 évacuant le centrifugat de la centrifugeuse. Dans la centrifugeuse décrite, on a utilisé non seulement une nouvelle fixation des aubes, mais aussi des aubes réalisées selon une nouvelle conception. Pour élever l'efficacité de la séparation de la suspension à traiter, on a plié le tamis 18 (figure 2) et I.e le fond 19 du corps en auge 17 de l'aube 13 suivant une ligne brisée disposée dans le plan de rotation du rotor 3 (figure 1). Dans la zone d'entrée de l'aube 13 (figure 2), le corps en auge 17 forme une boucle 20 (figure 3), dont l'extrémité libre est recourbée et forme une cavité dans laquelle est disposée l'extrémité du tamis 18 enroulé autour du goujon 31. Le tamis 18 avec le goujon 31 est retenu dans ladite cavité suivant toute sa largeur par une bande métallique courbée sous forme d'un étrier élastique 32 Ses extrémités 33 et 34 sont recourbées dans des sens mutuellement opposés et disposées dans le plan de l'étrier 32. L'extrémité 33 (figure 2) de l'étrier 32 se trouvant à l'extérieur du corps 17 de l'aube 13 est destinée à prévenir l'écoulement du liquide contenu dans la suspension à traiter suivant la surface extérieure du corps 17 et sa pénétration au dépôt. L'extrémité 34 de l'étrier 32 disposée du côté du tamis 18 de l'aube 13, est destinée & distribuer la suspension 13 uniformément suivant toute la largeur du tamis 1 & Sur le tamis 18 sont ménagées des saillies à pente douce 35, 36, et 37 (figures 2, 5 et 6) disposées successivement dans le sens du mouvement du courant de suspension. Chaque saillie à pente douce 35, 36 et 37 s'étend d'un côté latéral du tamis 18 à l'autre. Les saillies à pente douce 35, 36 et 37 sont destinées à créer un rouverent stable (sans décollements et coincements) de la suspension à traiter et à élever l'efficacité de la séparation de la suspension. La saillie à pente douce 35 (figure 2) est constituée par une zone du tamis 18 courbée sous un certain angle. Pour le traitement de la masse cuite de sucre, il suffit qus la hauteur de chaque saillie soit de 5 à 10 z Dans la zone médiane du taris 18, la saillie à pente douce 36 (figure 6) est réalisée sous fonde d'une équerre dont les extrémités sont appliquées le long des surfaces latérales du tamis 18 par des plaques 38 (figures 2, 4, et 5). Les saillies à pente douce 36 sont fixées aux plaques 38 à l'aide de vis 39 (figure 5). Les extrémités de chaque plaque 38 sont fixées à la paroi 24 du corps 17 à l'aide d'articulations correspondantes 40 (figure 20) et d'un arrêtoir 41 (figures 2 et 4) prévu sur la paroi 24 du corps 17 de l'aube 13 (figure 2). Près de l'extrémité de l'aube 13, la saillie à pente douce 37 est formée par le bord rabattu du tamis 18. Dans le but de créer sur le fond 19 du corps 17 des saillies (arêtes) 42 (figure 5) supportant le tamis 18 et les canaux 43 évacuant le centrifugat séparé, on a réalisé le fond 19 (figure 2) du corps 17 de l'aube 13 avec des gauffres qui sont disposés le long de l'aube 13, et de ce fait le tamis est appliqué sur eux pendant la rotation du rotor 3 (figure 1). La centrifugeuse pour la séparation des suspensions fonctionne de la manière suivante. On met en marche le moteur électrique 8 (figure 1) de commande du rotor 3. la suspension à traiter est amenée par l'intermédiaire du dispositif 9 à la cuvette 27 d'où la suspension arrive aux extrémités de sortie des aubes 13. L'extrémité 34 (figures 2 et 3) de l'étier 32 distribue la suspension suivant toute la largeur de la surface active du tamis 1 & disposée verticalement. L'extrémité 33 de ltétEier 32 prévient l'écoulement de la suspension suivant la surface extérieure du corps 17 del'aube 13 et supprime le risque de pénétration de la suspension dans le dépôt déshydraté. Lasuspension à traiter arrive au commencement de la première zone rectiligne du tamis 18. Sous l'action de la résultante tangentielle de la force centrifuge, la couche de suspension se déplace à une vitesse accélérée, son mouvement est ralenti par la saillie à pente douce 35 à la fin de la zone rectiligne de la ligne brisée. D'une manière analogue, la couche de suspension se déplace suivant les zones recG nes suivantes du tamis 18. Pendant le mouvement accdléré de la suspension sur chaque zone rectiligne de la ligne brisée, la distance entre les particules solides voisines de la suspension augmente, et pendant le mouvement ralenti de la suspension il se produit une orientation réciproque des particules solides à la fin de chaque zone rectiligne du tamis 18. Cela contribue à la séparation complète du liquide intercristallin et du liquide pelliculaire- à partir de la suspension, et par conséquent, à une réduction de l'humidité dans le dépôt. Les saisies à pente douce 35, 36 et 37 suppriment le décollenent de la suspension non traitée de l'aube 13. Pendant que la suspension passe par lesdites saillies à pente douce, les particules solides de la suspension tournent par leurs pans différents dans la zone d'action des forces centrifuges, ce qui améliore la séparation du liquide pelliculaire des particules solides. Le centrifugat séparé de la suspension coule par les canaux 43 (figures 4 et 5) et, ayant passé à travers les tubulures 29 (figure 1), paryient au récipient 30, d'où il est évacué de la centrifugeuse à travers le dispositif 11. A partir des aubes 13, le dépôt arrive du rotor 3 au carter 1 à travers les fentes 28 pratiquées dans la virole 16, et est ensuite évacué de la centrifugeuse sous l'action de la gravité à travers le dispositif 10. La conception décrite des aubes 13 du rotor 3 de la centrifugeuse assure le déroulement stable du processus de séparation de la suspension sans décoIbment de celle-ci des aubes du rotor et sans coincement lors d'une variation brusque du coefficient de frottement de la suspension sur le tamis 18. Par exemple lorsque le coefficient de frottement de la suspension sur le tamis diminue, les saillies à pente douce préviennent son glissement, et lorsque le coefficient de frottement augmente la couche accumulée de suspension crée une poussée qui déplace la couche antérieure. En cas d'usurpe du tamis 18 ou des saillies 36, il est possible de les remplacer facilement et rapidement grace au fait que les plaques 38 (figure 2) sont fixées à l'aide d'articulations 40 et 41 (figure 4). Le fond gauffré 19 du corps 17 de l'aube 13 est sensiblement plus léger que ceux utilisés actuellement et nécessite moins de métal pour sa fabrication, tandis que les rainures 43 (figure 5) sous le tamis 8 servent à évacuer le centrifugat séparé de la suspension,-et que les saillies 42 des gauffres servent d'appuis pour le tamis 18. Les saillies 25 (figure 1) sur les surfaces extérieures latérales du corps 17 (figure 5) s'engageant dans les rainures 26 (figure 1) ménagées sur les faces mutuellement opposéeSdu couvercle 15 et du fond 14 du rotor 3, permettent de désassembler et d'assembler aisément les aubes 13 du rotor 3. Les appuis supplémentaires constitués par les goujons 22 (figure 2) élèvent la solidité des aubes 13 et, par conséquent, la fiabilité de fonctionnement de la centrifugeuse. Les perfectionnements mentionnés des pièces des aubes du rotor de la centrifugeuse permettent d'élever l'efficacité de la séparation de la suspension et assurent le remplacement facile et aisé desdites pièces. Les essais de la centrifugeuse utilisée pour la séparation de masse cuite de sucre ont fait apparaître qu'elle assure la production de sucre de qualité hautement stable, une fiabilité de fonctionnesent améliorée, etnécessite peu de temps pour le remplacement des tamis usés. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDIChUIONS 1. Centrifugeuse pour la séparation d'une suspension, du type comprenSB un rotor portant des aubes en forme d'arc disposées l'une près de l'autre suivant un cercle et monté dans un capot sur un arbre d'entraSnement, chacune desdites aubes, logée entre le fond et le couvercle du rotor et orientée vers eux par ses faces latérales, constituant un corps en forme d'auge pourvu d'un tamis appliqué longitudinalement sur ledit corps par des plaques, l'extrémité d'entrée de chaque aube prend appui sur la virole du rotor, dans laquelle, près de ladite extrémité de sortie de l'aube, est percé un orifice de déchargement du dépôt, et que dans le fond du rotor est percé un orifice pour l'évacuation du centrifugat, caractérisée en ce que le tamis de chaque aube comporte des saillies à pente douce disposées successivement dans le sens de mouvement du courant de suspension et s'étendant d'un coté latéral du tamis jusqu'à l'autre. 2. Centrifugeuse conforme à la revendication 3. Centrifugeuse conforme à l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les saillies à pente douce sont constituées par des zones du tamis courbées sous un certain angle. 4. Centrifugeuse conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la saillie à pente douce disposée dans la zone médiane du tamis est réalisée sous forme d'une équerre dont les extrémités sont appliquées sur les côtés latéraux du tamis par lesdites plaques, dont chacune est fixée par l'une de ses extrémités à paroi du corps de l'aube à laide d'une articulation, et par son autre extrémité, au moyen d'un arrêtoir. 5. Centrifugeuse conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le tamis de l'aube est plié dans le plan de rotation du rotor suivant une ligne brisée, et que chacune des saillies à pente douce est disposée suivant le trajet du courant de suspension à l'extrémité d'une zone rectiligne de ladite ligne brisée. 6. Cen.trifugeuse conforme à l'une des revendications 1 à 5, cqractérîsée en ce que le fond du corps en forme d'auge de l'aube comporte des gauffres qui sont disposés longitudinalement sous le tamis. 7. Centrifugeuse conformera la revendication 6, caractérisée en ce que l'aube est pourvue- d'au moins une saillie sur la surface latérale extérieure de chaque paroi de son corps en-forme d'auge, tandis que sur les surfaces mutuellement en vis-à-vis du fond et du couvercle du rotor sont ménagées un nombre correspondant de rainures circulaires coaxiales à l'axe de rotation et recevant lesdites saillies. 8. Centrifugeuse conforme à la revendieation 7, caractérisée en ce qu'un goujon, dont les extrémités sont fixées dans le fond et le couvercle du rotor, est prévu sur le c8té extérieur du corps de l'aube, au voisinasse immédiat de sa zone de sortie. 9. Centrifugeuse conforme à l'une des revendications précéd-entes, caractérisée en ce qu'une bande métallique, courbée en forme d'un étrier et dont les extrémités latérales sont recourbées dans des sens mutuellement opposés et sont disposées dans le plan de l'étrier ainsi formé, est monté à l'extrémité d'entrée de l'aube suivant toute la largeur de celle-ci pour applique g e tamis sur le corps de l'aube.