La présente invention concerne un procédé pour le réglage de la teneur en fractions amorphes des polyoléfines cristallines telles que les polypropylènes isotactiques ainsi qu'un appareillage pour réaliser ce procédé. Les polyoléfines cristallines sont fabriquées habituellement au moyen de procédés de polymérisation à basse pression à ltintervention de catalyseurs comprenant un élément solide contenant un composé de métal de transition. Les systèmes catalytiques préférés pour obtenir des polyoléfines de cristallinité très élevée comprennent en général des particules à base de tri chlorure de titane et un composé organoaluminique. Les polyoléfines obtenues au moyen de pareils systèmes se caractérisent par une teneur élevée en fractions cristallines constituées de chaînes macromoléculaires stéréorégulières et une teneur faible en fractions amorphes constituées de chaînes macromoléculaires irrégu lières. Ainsi, les polypropylènes cristallins sont constitués pour leur part essentielle de chaînes macromoléculaires stéréorégulières à structure isotactique et pour une très faible part de chalnes atactiques désordonnées. Pour la très grande majorité des applications des polyoléfines cristallines, il convient que celles-ci contiennent une proportion très élevée de fractuons cristallines. Cependant, il ne convient pas que la teneur en fractions amorphes soit nulle. Par contre, il est extrêmement souhaitable que cette teneur en fractions amorphes soit constante. Jusqu'à présent, le choix des systèmes catalytiques et des conditions opératoires de la polymérisation stest fait soit de manière à obtenir directement un polymère ayant la teneur souhaitée en fractions amorphes, soit de manière à obtenir un polymère contenant un excès de fractions amorphes que lton élimine ensuite. Dans le premier cas, on observe des fluctuations importantes et vinez pliquées de la teneur en fractions amorphes, ce qui oblige à faire des mélanges de polymères provenant de différentes campagnes. Dans le second cas, on obtient du polymère amorphe comme sous-produit très difficilement valorisable. La Demanderesse a maintenant trouvé un procédé qui ne présente plus ces inconvénients. La présente invention concerne donc un procédé pour le réglage de la teneur en fractions amorphes des polyoléfines cristallines dans lequel on effectue successivement les opérations suivantes (a) on forme une suspension de particules de polyoléfines dans un milieu liquide contenant un diluant hydrocarboné de manière à y dissoudre au moins une partie des fractions amorphes, (b) on sépare la majeure partie du milieu liquide contenant les fractions amorphes dissoutes des particules de polyoléfines, (c) on élimine substantiellement la totalité du diluant hydrocarboné de manière à précipiter les fractions amorphes sur les particules de polyoléfines, et dans lequel lton soustrait une partie au moins de la suspension formée en (a) à I'opération (b) et en ce qu'on soumet directement la partie soustraite à l'opération (c). L'invention est applicable à toutes les polyoléfines susceptibles de contenir à la fois des fractions amorphes et des fractions cristallines. Elle s'applique en particulier aux polymères obtenus à partir dtalpha-monoolefines dont la molécule contient de 2 à 18, et de préférence de 2 à 6 atomes de carbone telles que I'éthylène, le propylène, le n-butène-l, le n-pentène-l, les méthylbutènes-1, le n-hexène-l et les 3- et 4-méthylpentènes-1. De préférence, ltinvention est appliquée à des polymères contenant au moins 50 % molaires de pareilles alpha-monooléfines, et, plus particulièrement, au moins 90 Z molaires. Les meilleurs résultats sont obtenus avec des polymères composés exclusivement de ces alpha-monooléfines. Les comonomères utilisés conjointement avec les aipha-monooléfines peuvent être n'importe quel monomère copolymérisable avec elles. A titre d'exemples, on peut citer les dioléfines telles que le butadiène, l'isoprène et les hexadiènes, les monomères vinyliques tels que le chlorure et l'acétate de vinyle et les monomères acryliques tels que I'acrylo- nitrile et ltacrylate de méthyle. L'invention applique donc aussi bien aux homopolymères qutaux copolymères de ces alpha-monooléfines. Elle s'applique aussi bien aux copolymères statistiques qu'aux copolymères greffés et aux copolymères appelés "à blocs". Ces copolymères à blocs consistent en des successions de segments de chaîne de longueurs variables. Chaque segment consiste en un homopolymère d'une alpha-monooléfine ou en un copolymère statistique comprenant deux ou plusieurs comonomères tels que définis ci-dessus. Le procédé et l'appareillage suivant ltinvention conviennent particulièrement bien au réglage de la teneur en fractions amorphes des homopolymères du propylène et des copolymères contenant au total au moins 50 Z molaires de pro pyrène et de préférence au moins 90 % molaires de propylène. Dans le cas de cette application particulière, on entend par "teneur totale en fractions amorphes" le poids, exprimé en Z du poids de polymère total en poudre, des fractions extractibles par l'heptane à 980 C. L'invention est applicable aux polyoléfines telles que définies ci-dessus obtenues suivant n importe quel procédé de polymérisation. Elle est applicable en particulier aux polyoléfines obtenues par polymérisation en suspension dans un diluant hydrocarboné inerte ou en masse dans un ou plusieurs des monomères maintenus à l'état liquide ou encore par polymérisation en phase gazeuse. Elle est applicable également aux polyoléfines obtenues par un procédé de polymérisation en solution dans un diluant hydrocarbone inerte. Lorsque la polymérisation est effectuee en phase gazeuse, on utilise avantageusement des réacteurs dans lesquels la masse réactionnelle est fluidisée par un courant gazeux de monomère. Lorsque la polymérisation est effectuée en suspension dans les monomères liquides ou au sein d'un diluant liquide hydrocarboné, on préfère opérer dans un réacteur qui est constitué dtune ou plusieurs enceintes fermées munies de moyens d'agitation et de dispositifs pour l'évacuation des calories. Les réac- teurs peuvent être du type tubulaire ou à cuve. Il peut aussi agir de réac teurs tubulaires en boucle fermée, dans lesquels la circulation du milieu liquide est assurée par une pompe axiale. Dans le cas de plusieurs enceintes fermées, ces dernières peuvent etre disposées en parallèle ou connectées en série. Ces enceintes sont équipées de cor duites pour l'introduction des constituants du milieu de polymérisation et pour le prélèvement de l'effluent. La polymérisation peut être effectuée en continu ou en discontinu. Lorsqu'on fait usage d'un diluant liquide hydrocarboné inerte, ce dernier est choisi généralement parmi les hydrocarbures aliphatiques ou cycloaliphatiques tels que le butane, le pentane, l'hexane, l'heptane, le cyclohexane, le méthyl- cyclohexane ou leurs mélanges. Le diluant peut également être avantageusement le monomère à polymériser lui-meme, maintenu à l'état liquide; il peut s'agir en particulier du propylène liquide. La température et la pression de polymérisation sont choisies en fonction du ou des monomères à polymériser et du type de polymérisation retenu. Elles sont généralement choisies respectivement entre 20 et 2000C et entre la pression atmosphérique et 50 atmosphères. Lorsqu'on effectue la polymérisation du propylène en suspension dans un diluant hydrocarboné inerte, elles sont choisies de préférence respectivement entre 50 et 800C et entre 10 et 40 atmosphères, la pression étant bien entendu choisie en fonction de la température utilisée. La polymérisation est en général effectuée en présence de catalyseurs, à base de composés de métaux de transition et de composés organométalliques, bien connus de l'homme de métier sous le nom de catalyseurs Ziegler. Dans le cas particulier de la polymérisation du propylène, on fait usage de catalyseurs Ziegler-Natta bien connus à base de tri chlorures de titane. Parmi ces catalyseurs, ceux décrits dans le brevet belge 780 758 au nom de la Demanderesse conviennent particulièrement bien. Enfin, la polymérisation peut être effectuée en présence d'autres additifs connus, tels que des agents de réglage du poids moléculaire, comme par exemple l'hydrogène. L'étape (a) du procédé suivant l'invention consiste à former une suspension de particules de polyolefines dans un milieu liquide contenant un diluant hydrocarboné de manière à y dissoudre au moins une partie et de préférence la majeure partie des fractions amorphes. Lorsque la polymérisation a été effectuée en suspension dans le monomère liquide ou dans un diluant hydrocarboné inerte, cette suspension de particules peut avantageusement être constituée par l'effluent du réacteur de polymérisation. On peut aussi séparer les particules du milieu liquide de polymérisation puis les remettre en suspension dans un autre diluant hydrocarboné. On peut encore concentrer ou diluer le milieu liquide utilisé à la polymérisation ou lui adjoindre d'autres constituants liquides. On peut enfin éliminer de l'effluent de la polymérisation le ou les monomères n'ayant pas réagi par exemple en les vaporisant par détente avant de séparer les particules. Lorsque la polymérisation a été effectuée en solution dans un diluant, on convertit d'abord la solution en suspension, par exemple en la refroidissant ou en mélangeant la solution avec un non-solvant du polymère cristallin. On procède ensuite comme pour la polymérisation en suspension. Lorsque la polymérisation a été effectuée en phase gazeuse, la suspension de particules peut être formée en mettant les particules de polyoléfines solides sortant du réacteur en suspension dans un diluant hydrocarboné liquide inerte. Quel que soit le mode de préparation de la suspension de particules, on met en oeuvre finalement une suspension de particules de polyoléfines dans un milieu liquide contenant un diluant hydrocarboné, qui renferme la partie des fractions amorphes dissoutes et la quasi totalité des fractions cristallines du polymère obtenu au cours de la polymérisation. Au total, la suspension contient au moins 90 Z en poids, et de préférence au moins 95 Z en poids, des monomères convertis lors de la polymérisation. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque la totalité des monomères convertis se retrouvent sous forme de polymères dans la suspension.Ce cas se trouve réalisé lorsque la suspension est constituée de l'effluent de la polymérisation en suspension dont on nta séparé que des monomères qui ntont pas réagi en les vaporisant. La teneur totale en fractions amorphes du polymère depend évidemment du type de polymère, des conditions opératoires de la polymérisation et de la stéreospecificité du système catalytique utilisé. Elle est généralement comprise, dans le cas de l'homopolymérisation du propylène, entre 0,5 et 15 Z en poids et plus particulièrement entre 1 à 8 Z de la fraction de constituants cristallins. La suspension de particules de polyoléfines dans le milieu contenant un diluant hydrocarboné contient souvent la majeure partie, et de préférence au moins 60 Z en poids, des fractions amorphes de polymère obtenues au cours de la polymérisation. Ces fractions amorphes sty trouvent a l'état dissous alors que les fractions cristallines s'y trouvent sous forme de particules. Pour ce faire, il convient de choisir adéquatement la nature du milieu, la température de la suspension et la quantité relative de polymère et de diluant. Le milieu liquide contient un diluant hydrocarboné capable de dissoudre les fractions amorphes de polymère et incapable de dissoudre les fractions cristallines. De nombreux diluants hydrocarbonés, liquides, peuvent convenir pour cette utilisation. On emploie généralement des hydrocarbures aliphatiques, cycloaliphatiques ou aromatiques non substitués dont la molécule contient de 3 à 18 atomes de carbone ainsi que les mélanges de ces hydrocarbures. A titre d'exem ples de pareils hydrocarbures, on peut citer les coupes pétrolières et les mélanges benzène-toluène-xylène. On préfère utiliser les hydrocarbures aliphatiques et cycloaliphatiques non substitués dont la- molécule contient de 3 à 12 atomes de carbone et leur mélanges.A titre d'exemples de pareils hydrocarbures, on peut citer le propane, le propylène, le n-butane, l'iso-butane, les pentanes, les hexanes, le cyclohexane, les décanes et leurs mélanges. Lorsque la polyoléfine est le polypropylène, le milieu liquide peut avantageusement contenir du propylène liquide comme diluant, en particulier lorsque le polymère a été obtenu au sein de ce dernier. La température de la suspension est inférieure à la température de fusion des fractions cristallines. En général, elle est comprise entre 30 et 1200C. De préférence, elle est comprise entre 50 et 700 C. La quantité relative de milieu liquide à mettre en oeuvre doit être suffisante pour dissoudre les fractions amorphes. En général, la suspension contient de 100 à 600 g de polymère par kg de suspension. De préférence, elle contient de 200 à 500 g/kg. La suspension peut avoir subi, ainsi qutil est précisé ci-dessus, une concentration, par exemple à la suite d'une détente. Elle peut aussi, et c'est là un mode de réalisation préféré du procédé suivant l'invention, avoir été diluée. On peut aussi lui ajouter divers additifs usuels des polyoléfines, tels que des lubrifiants, ou des réactifs, tels que les alcools et les dicétones, destinés à inactiver les résidus catalytiques. La suspension est maintenue sous une pression qui est au moins égale à la pression nécessaire pour maintenir le milieu à l'état liquide. On soumet ensuite la suspension de particules de polyoléfines à une opération (b) consistant à séparer la majeure partie du milieu liquide contenant les fractions amorphes des particules de polyoléfines. Cette séparation peut être effectuée par n importe quelle méthode connue de séparation d'une phase solide et d'une phase liquide et par exemple par sédimentation ou décantation, par filtration ou encore par centrifugation. On préfère opérer cette séparation par centrifugation et, parmi les dispositifs connus à cet effet, on préfère utiliser les centrifugeuses du type à panier posé ou sus pendu. On peut faire usage d'une centrifugeuse unique ou de plusieurs centrifugeuses montées en parallèle. On peut encore faire usage de décanteurs-centrifuges à vis. Les variables de la séparation, telles que le débit d'alimentation et la vitesse de sédimentation, sont choisies, et réglées éventuellement automatiquement, de façon à recueillir, de manière continue ou intermittente, d'une part, les particules de polyoléfines associées à une quantité déterminée de fractions amorphes et à une petite quantité de diluant hydrocarboné liquide et, d'autre part, une solution de fractions amorphes dans le milieu liquide. Dans le cas de l'utilisation d'une centrifugeuse et de la séparation de particules de polymères du propylène, les particules se présentent sous la forme d'un gâteau de polymère constitué généralement de 60 à 90 Z en poids de matières solides associées à 1 à 8 Z en poids des matières solides, de fractions amorphes, de manière à convenir à la plupart des usages auxquels le polymère est destiné. Ce gâteau peut être éventuellement lavé, de préférence à l'aide d'un diluant hydrocarboné tel que défini plus haut. Ce gâteau est ensuite soumis à l'étape (c) consistant à en éliminer substantiellement la totalité du diluant hydrocarboné résiduaire de manière à précipiter les fractions amorphes sur les particules de polyoléfines. L'élimination de ce diluant peut se faire par n importe quel moyen connu. C'est ainsi qu'on peut opérer un séchage avec un fluide inerte chaud ou encore un entrainement à la vapeur d'eau. Cette dernière technique, qui est bien connue est souvent préférée et peut être réalisée par exemple dans une ou plusieurs cuves éventuellement munies d'agitateurs dans lesquelles on injecte de la vapeur d'eau surchauffée. Le diluant ainsi séparé peut ensuite être récupéré et épuré de manière connue, par exemple par condensation, distillation et séchage, avant d'entre éventuellement réutilisé. Le procédé suivant l'invention permet de régler la teneur en fractions amorphes du produit final en soustrayant au moins une partie de la suspension formée en (a) à ltoperation (b) et en soumettant directement cette partie à l'opération (c). Ainsi, suivant l'invention, seule une partie de la suspension issue de l'étape (a) est soumise à l1opération (b). Pour ce faire, on divise la suspension issue de l1étape (a) en deux parties dont la première est soumise successivement aux opérations (b) et (c) décrites plus haut et dont la seconde ntest soumise qu'à l'opération (c). Le rapport entre ces deux parties est évidemment choisi en fonction de la teneur en fractions amorphes dissoutes dans le milieu liquide dans lequel est formée la suspension et de la teneur en fractions amorphes que lton souhaite conférer au produit final. Ainsi, à teneur en fractions amorphes dissoutes donnée, la partie de la suspens ion qui ntest soumise qu a ltopération (c) et pas à ltopération (b) est d'autant plus importante que la teneur en fractions amorphes que l'on souhaite conférer au produit final est plus élevée. Il peut arriver que la teneur totale en fractions amorphes du polymère soit conforme à celle qutil convient de conférer au produit final pour l'application envisagée. Dans ce cas, c'est alors la totalité de la suspension formée en (a) qui est soustraite à l'opération (b) et soumise directement à l1opération (c). Dans le cas où une première partie de la suspension issue de l'étape (a) est soumise à l'opération (b) puis à l'opération (c) et une seconde partie de ladite suspension est soumise directement à l'opération (c), cette dernière c'est-à-dire l'élimination de la substantielle totalité du diluant hydrocarboné résiduaire de manière à précipiter les fractions amorphes sur les particules de polyoléfines - peut être effectuée dans deux zones distinctes, les particules issues de ces deux zones distinctes étant alors réunies ultérieurement. On préfère toutefois exécuter l'opération (c) dans une seule zone, simultanément sur la partie de la suspension qui a subi l'opération (b) et sur celle qui a été soustraite à cette opération. On obtient ainsi avantageusement un produit final unique de concentration déterminée en fractions amorphes.Ce produit final est habituellezent soumis aux opérations bien connues de séchage et de finissage. Le procédé et l'appareillage suivant l'invention sont explicités par la des cription qui suit d'un mode de réalisation pratique. Cette description, donnée à titre d'illustration de l'invention, se réfère à la figure unique annexée. Cette figure illustre schématiquement l'agencement des appareils et conduites d'un dispositif propre à réaliser le procédé de l'invention. D'après la figure, le réacteur de polymérisation 1 est alimenté en monomère(s), diluant hydrocarboné, catalyseur, éventuel agent modificateur du poids moléculaire, etc, soit en mélange, soit séparément par la ou les canalisations 2. Le réacteur 1 représenté est du type à cuve et est muni d'un agitateur à pales. Il est équipé d'une double enveloppe non représentée permettant ltévacuation des calories. Le milieu de polymérisation est maintenu par une régulation appropriée à une pression et une température constantes. La polymérisation est effectuée en continu et le polymère produit est évacué, par le fond de la cuve, sous forme dsune suspension de particules de polyoléfines dans un milieu liquide dans lequel est dissoute une partie des fractions amorphes. Cette suspension est conduite, via une canalisation d'évacuation 3 munie dtune vanne 4 destinée à créer une perte de charge suffisante et à régler la pression dans le réacteur, dans une cuve de détente 5. Le monomère qui nwa pas réagi et qui est vaporisé lors de la détente est éliminé de cette cuve par la canalisation 6 et peut être recyclé au réacteur 1 après condensation et reflux du diluant entraîné et compression du monomère dans des installations non représentées. La suspension de polymère détendue prélevée par le fond de cette cuve alimente, via la canalisation 7 et la pompe 8, et en quantité réglée par l'ouver ture de la vanne 9, un réservoir de dilution 10 alimenté en diluant d'appoint- par la canalisation 11. La suspension de polymère diluée, prélevée par le fond du réservoir 10 est conduite par la canalisation 12, via la pompe 13, en partie vers la centrifugeuse 15, dans laquelle s'effectue la séparation entre les particules de polyoléfines et la majeure partie du milieu liquide et, en partie, via la conduite 23, vers une cuve 17 dans laquelle on effectue ltentraSnement du diluant hydrocarboné par de la vapeur d'eau, injectée par le conduite 18. La vapeur dteau chargée du diluant hydrocarboné entraîné s' échappe par la canalisation 19 et est traitée dans une unité de récupération du diluant hydrocarboné non représentée. La teneur souhaitée en fractions amorphes du polymère final - prélevé par la conduite 20 et éventuellement additionné des stabilisants usuels introduits par la canalisation 21 - est obtenue par le réglage, au moyen de la vanne 14, des proportions respectives de suspension conduites vers la centrifugeuse 15 et vers la cuve d'entraînement 17. Ces proportions sont réglées par ltouverture de la vanne 14, en fonction, par exemple, de la concentration de la suspension en fractions amorphes, déterminée par analyse de prélèvements effectués à intervalles réguliers sur le milieu liquide. La partie du milieu liquide s 'échappant de la centrifugeuse 15 par la canalisation 22 est traitée, dans une installation non représentée, pour la récupération du diluant hydrocarboné. Le procédé suivant l'invention-constitue un moyen simple et élegant de con férer à la polyoléfine cristalline finale la teneur souhaitée en fractions amorphes. Il est possible, grâce à ce procédé, de modifier la composition de la polyoléfine cristalline finale en fonction des applications auxquels elle est destinée.Ainsi, pour la fabrication de films et de bandelettes en polypropylène, par exemple, qui exigent souvent que le polymère final contienne jusqu'à 6 Z en poids de fractions amorphes, on soustraira une proportion plus importante de suspension à l'opération (b), pour lui faire subir directement l'opération (c), que pour les applications dans lesquelles le moulage du polypropylène par in jection doit donner des objets façonnés de grande rigidité, où il ne contient alors que 2 à 4 Z de fractions amorphes. Un autre avantage important du procédé suivant l'invention est qutil permet de pallier immédiatement des fluctuations temporaires des conditions de polymérisation, telles qu'une modification de la stéréospécificité du système catalytique ou de toute autre condition opératoire modifiant le rapport entre les teneurs respectives de fractions amorphes et cristallines du polymère. Pareille modification se manifeste par une modification de la concentration de la suspension issue de l'étape (a); il est alors aisé de régler la quantité de cette suspension que l'on soustrait à l'opération (b) en fonction de cette modification de concentration pour maintenir une teneur finale constante du polymère en fractions amorphes. Enfin, l'interet du procédé et de l'appareillage suivant ltinvention est particulièrement grand lorsqu'on met en oeuvre à la polymérisation des catalyseurs, tels que ceux décrits dans le brevet belge 780 758 précité, qui produisent des polyoléfines dont la teneur majeure en fractions amorphes calculée sur une longue période de temps est à peu près égale à la teneur moyenne pondérée des polyoléfines utilisées pour toutes les applications. L'emploi de ces cata leurs conjointement avec le procédé et ltappareillage suivant ltinvention permet d'utiliser la totalité de polymère obtenu lors de la polymérisation sans aucune production de sous-produits. L'invention est illustrée par l'exemple suivant. Exemple On prélève en continu du réservoir de dilution 10 maintenu à 500C une suspension diluée de polypropylène dans l'hexane, à raison de 5 000 1 d'hexane par heure, dans lesquels sont suspendus 1 000 kg de polymère solide essentiellement cristallin et sont dissoutes 30 kg de fractions amorphes. (La suspension de polypropylène a été obtenue par polymérisation, dans le réacteur 1, du propylène dissous dans de hexane technique, à une température de 700C et à une pression 2 de 40 kg/cm , en présence d'un système catalytique comprenant un solide à base de TiCl3 et un activateur à base d'alkylaluminium chloré et d'hydrogène comme agent modificateur du poids moléculaire.La suspension polymérique a été dé 2 tendue dans la cuve 5 à une pression de 1,4 kg/cm ) La suspension diluée, issue duréservoir 10, est pompée vers la centrifugeuse 15. Cette centrifugeuse est réglée de manière à débiter d'une part, par la canalisation 22, 4 200 1/heure d'hexane contenant 25,2 kg de fractions amorphes dissoutes et, d'autre part, véhiculer vers la cuve 17, par heure, les i 000 kg de polymère solide associés à 800 l d'hexane et donc à 4,8 kg des fractions amorphes dissoutes dans cet hexane, soit 0,48 Z du poids de polymère solide. (La teneur totale en fractions amorphes du polymère, mesurée sur la poudre séchée par extraction par ltheptane à 98 C est 3 Z). Si lon désire, par application du procédé de linvention, doubler environ la quantité des fractions amorphes dissoutes dans hexane qui sont associées au polymère solide (et donc faire passer la teneur totale du polymère en fractions amorphes à 3,5 Z environ), le calcul montre qu'il y a lieu de diviser la suspension circulant dans la canalisation 12 en deux fractions : la première, conduite vers la cuve 17 par la canalisation 23 équivaut à un volume d'environ 634 I/heure contenant 793 kg de polymère solide et 3,8 kg de fractions amorphes dissoutes; la seconde alimente le centrifugeuse 15 : cette dernière doit être réglée de manière à véhiculer vers la cuve 17, par heure, les 207 kg de polymère solide restants, associés à 1 035 1 d'hexane et donc à 6,2 kg des fractions amorphes dissoutes dans cet hexane. De cette manière, les 1 000 kg de polymère final prélevés par heure par la conduite 20 sont associés à environ 10 kg des fractions amorphes qui étaient dissoutes dans hexane. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour le réglage de la teneur en fractions amorphes des polyoléfines cristallines dans lequel on effectue successivement les opérations suivantes (a) on forme une suspension de particules de polyoléfines dans un milieu liquide contenant un diluant hydrocarboné de manière à y dissoudre au moins une partie des fractions amorphes, (b) on sépare la majeure partie du milieu liquide contenant les fractions amorphes dissoutes des particules de polyoléfines, (c) on élimine substantiellement la totalité du diluant hydrocarboné de manière à précipiter les fractions amorphes sur les particules de polyoléfines, caractérisé en ce que 1 on soustrait une partie au moins de la suspension formée en (a) à 1 opération (b) et en ce qu'on soumet directement la partie soustraite à l'opération (c). 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que on soustrait la totalité de la suspension formée en (a) à l'opération (b). 3 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport entre la partie de la suspens ion que l'on soumet successivement aux opérations (b) et (c) et la partie de la suspension que l'on soustrait à l'opération (b) est déterminé en fonction de la teneur en fractions amorphes que l'on souhaite conférer finalement aux produits. 4 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la suspension de particules est constituée par l'effluent d'un procédé de polymérisation en suspens ion. 5 - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le procédé de polymérisation en suspension est un procédé dans lequel on met en oeuvre un diluant hydrocarboné inerte. 6 - Procédé suivant la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que l'efflu- ent du procédé de polymérisation est soumis à une détente destinée à provoquer la vaporisation des monomères résiduaires avant que l'on sépare les particules de polyoléfines. 7 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que l'effluent de la polymérisation est dilué. 8 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la suspension se trouve à une température comprise entre 30 et 1200 C. 9 - Procédé suivant ltune quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le milieu liquide contient un diluant hydrocarboné choisi parmi les hydrocarbures aliphatiques, cycloaliphatiques et aromatiques non substitués et leurs mélanges. 10 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le milieu liquide contient un diluant hydrocarboné choisi parmi les hydrocarbures aliphatiques et cycloaliphatiques non substitués comprenant de 3 à 12 atomes de carbone dans leur molécule et leurs mélanges. 11 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le diluant hydrocarboné est le propylène liquide. 12 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la majeure partie des fractions amorphes est dissoute dans le milieu liquide. 13 - Procédé suivant lune quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que lton sépare les particules de polyoléfines par centrifugation. 14 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il est appliqué au réglage de la teneur en fractions amorphes du polypropylène isotactique. 15 - Appareillage pour le réglage de la teneur en fractions amorphes des polyoléfines cristallines comprenant une enceinte dans laquelle on forme une suspension de particules de polyoléfines dans un milieu liquide contenant un diluant hydrocarboné, des moyens de séparation pour séparer le milieu liquide des particules de polyoléfines, des moyens d'élimination pour éliminer le diluant hydrocarboné des particules de polyoléfines et des moyens pour amener lesdites particules des moyens de séparation vers les moyens d'élimination, caractérisé en ce qutil comprend en outre des moyens pour amener ladite suspen sion de l'enceinte à la fois vers les moyens de séparation et les moyens d'élimination. 16 - Appareillage suivant la revendication 15, caractérise en ce qu'il comprend des moyens pour amener la suspension de particules de polyoléfines en totalité de ltenceinte vers les moyens d'élimination. 17 - Appareillage suivant la revendication 15, caractérisé en ce que les moyens de séparation sont constitués de centrifugeuses. 18 - Appareillage suivant la revendication 15, caractérisé en ce que les moyens d'élimination sont des cuves d1entrainement à la vapeur d'eau.