L'invention concerne un procédé et un appareil pour la fabrication d'un objet présentant une paroi stratifiée, ainsi que l'objet obtenu. L'invention concerne plus spécialement un objet fabriqué par extrusion d'une masse fondue, par exemple de matière thermoplastique. Dans la fabrication d'objets creux en matière thermoplastique par certains procédés, par exemple par moulage, il est relativement simple d'obtenir un objet ayant une épaisseur de paroi différente dans une région et dans une autre, en prévoyance des espacements différents entre le noyau et le moule en différentes zones. Dans la formation d'objets tubulaires à plusieurs parois par extrusion continue, il a été proposé d'utiliser des filières concentriques dans lesquelles on extrude conjointement deux ou plusieurs matières pour obtenir des tubes dont l'épaisseur totale de paroi est constante, l'épaisseur de paroi de chaque composant étant constante aussi. Dans un procédé comportant une extrusion par une filière annulaire, par exemple dans le moulage par soufflage, il est parfois nécessaire, pour faire varier l'épaisseur de paroi sur la longueur de l'objet, de faire varier dans le temps la section de l'anneau de matière extrudée. On peut théoriquement y parvenir par tout procédé permettant de faire varier les dimensions du mandrin ou de la filière au point où l'on extrude la matière fondue, mais on y parvient habituellement en donnant une forme rétrécie ou évasée à l'un de ces éléments ou à tous les deux et en assurant un mouvement axial relatif entre eux pour faire varier l'épaisseur de l'anneau obtenu. On a proposé plusieurs moyens permettant de commander automatiquement la variation de l'épaisseur de paroi d'une ébauche, parmi lesquels on peut mentionner celui du brevet des E.U.A. no 3 712.772. Si l'on veut appliquer à un objet creux tel qu'un récipient en forme de cuvette ou de pot un doublage intérieur ou un rev#- tement extérieur d'une autre matière, il est habituellement nécessaire de former d'abord l'objet lui-meme et ensuite,d'appliquer le doublage ou le revêtement extérieur à sa surface, par exemple par immersion, badigeonnage ou pulvérisation. Ces exigences du procédé limitent naturellement le type de matières que l'on peut appliquer et elles sont d'exécution laborieuse. En outre, ces procédés ne permettent une variation de l'épaisseur de paroi de la couche de revêtement que si on l'applique très soigneusement, ou par des étapes successives d'application. En outre, il est très difficile de régler avec précision la variation de l'épaisseur de la couche appliquée, par exemple d'appliquer des revdtements intermittents tels que des bandes (axiales ou circonférentielles) de revétement, séparées par des régions sans revêtement ou portant seulement une mince couche de revêtement. D'autres difficultés se présentent si l'objet tel qu'on le forme initialement doit subir ensuite des modifications de dimensions permettant par exemple de le rendre apte à la reprise thermique, par un procédé qui nécessite de la chaleur et/ ou de la pression. Si un tel traitement est nécessaire, il se peut qu'en vertu de la nature et de la position de la couche appliquée il soit essentiel de donner à l'objet la propriété de reprise thermique soit avant soit après l'application de la couche. L'invention propose un procédé de fabrication, par extrusion de matière fondue, d'un objet creux présentant une paroi dont au moins une partie est formée d'un stratifié d'au moins deux couches, procédé caractérisé par le fait que l'on extrude une ébauche par des moyens capables de former au moins deux couches extrudées conjointement et de faire varier indépendamment l'épaisseur de paroi des deux couches. L'une des couches peut avoir une épaisseur constante de paroi extrudée, ou bien les deux couches peuvent variér;on peut obtenir la variation en agissant sur la concentricité des parois, par exemple en déplaçant latéralement l'une par rapport à l'autre, ou simplement en augmentant ou en diminuant, dans le temps, l'épaisseur d'un anneau. L'invention a aussi pour objet un appareil destiné à servir dans ce procédé et caractérisé par le fait qu'il comprend une extrudeuse présentant une première filière et d'un premier mandrin situés à l'extérieur définissant un premier orifice et pouvant se mouvoir relativement pendant le fonctionnement de manière à faire varier la section du premier orifice et un deuxième mandrin situé à l'intérieur du premier, une paroi intérieure du premier mandrin jouant le rôle d'une deuxième filière située à l'intérieur, la-deuxième filière et le deuxième mandrin définissant un deuxièmé orifice et pouvant se mouvoir relativement de façon indépendante pendant le fonctionnement de manière à faire varier la section du deuxième orifice.Les variations de section de chaque orifice pendant le fonctionnement s'effectuent avantageusement suivant un ordre prédéterminé qui est lui-méme variable et l'invention propose aussi un appareil comprennant une extrudeuse et des moyens permettant d'assurer un mouvement relatif indépendant des filières et/ou des mandrins de manière à faire varier la section du premier et/ou du deuxième orifices. L'invention a aussi pour objet un objet creux dont au moins une partie de la paroi est formée d'un stratifié à au moins deux couches, fabriqué par le procédé ou l'appareil selon 1 'invention. L'objet est de préférence un objet moulé par soufflage, auquel cas l'invention a aussi pour objet un appareil comprenant aussi un moule et des moyens associés à celui-ci et permettant de dilater une ébauche dans le moule, plus spécialement des moyens d'injection d'un fluide, spécialement d'un gaz dans le moule, en plus de l'extrudeuse décrite plus haut. Avantageu sement, le moule comprend deux moitiés séparables et sa position relativement à l'extrudeuse est telle qu'en service, l'ébauche est extrudée entre les deux moitiés séparées,-les moitiés étant alors réunies (l'extrusion peut être interrompue à ce stade) on injecte du gaz, habituellement de l'air dans l'ébauche molle contenue dans le moule, de manière à la dilater contre les parois du moule. Le moule et le procédé de soufflage sont classiques et ne sont pas décrits en détail.On comprend toutefois que dans le procédé de soufflage dans le moule, différentes parties de lté- bauche peuvent être dilatées dans une mesure différente et qutain- si, dans l'objet final, l'épaisseur relative des parois en différentes parties peut être différente, et sera habituellement différent de l'épaisseur relative des parois des parties correspondantes de l'ébauche telle qu'elle a été extrudée par la tête. On peut obtenir la variation d'épaisseur de chaque couche de la paroi en faisant varier axialement ou longitudinalement les positions relatives de la filière et du mandrin correspondante, auquel cas ceux-ci présentent, par exemple gracie à des angles différents d'évasement ou de rétrécissement, la forme voulue pour donner un orifice annulaire dont la largeur augmente (ou diminue) avec le mouvement axial. Au lieu de cela, ou en outre, on peut faire varier l'épaisseur de paroi de différents segments de l'anneau en imprimant une rotation relative ou un mouvement latéral relatif au mandrin et à la filière correspondants. Si l'on désire prévoir des zones à paroi plus épaisse ou plus mince en des parties choisies de l'objet, la filière ou le mandrin peuvent présenter des segments que l'on peut amener à se rétracter du courant de matière fondue ou à s'avancer dans ce courant, selon les besoins, ce mouvement étant commandé, de la même façon que le mouvement latéral, rotatif ou axial, comme indiqué plus loin. On peut appliquer le procédé à la fabrication d'objets dont le stratifié comprend plus de deux couches, ou de stratifiés comprenant des couches de plus de deux matières, en utilisant une extrudeuse munie de plus de deux ensembles concentriques de filière et de mandrin. Le procédé de l'invention est applicable à toutes les matières convenant à l'extrusion, spécialement à des matières thermoplastiques et il convient spécialement à la fabrication d'objets que l'on veut rendre aptes à la reprise thermique. Ces objets servent fréquemment à recouvrir des substrats de forme irrégulière qui peuvent présenter des angles vifs ou des saillies que l'objet apte à la reprise thermique doit épouser. Il est difficile de revêtir de façon satisfaisante des objets de ce genre étant donné que la contrainte résultant de la distorsion en#en- drée au degré différent de reprise nécessaire dans des zones adjacentes risque de fendre l'objet apte à la reprise. Cela nécessite normalement un objet à paroi plus épaisse, qui exige bien entendu davantage de matière et qui est plus long à chauffer à la température de reprise.Cependant, par le procédé de l'invention, on peut accroître l'épaisseur de paroi de l'objet final, seulement là où le désire, en augmentant la grandeur de l'orifice de la filière et du mandrin appropriés (habituellement la filière et le mandrin extérieur). Chose tout aussi importante, il est fréquemment désirable de donner à des objets aptes à la reprise thermique, en différentes zones, un revêtement intérieur d'épaisseur différente, formé par exemple d'un adhésif fusible, d'un mastic ou d'une couche de-matière (par exemple thermoplastique) dans laquelle sont dispersées des particules, par exemple, pour assurer le blindage contre les interférences électromagnétiques. Une couche thermoplastique dans laquelle sont dispersées des particules d'argent convient particulièrement. Une telle couche est bien entendu très coûteuse et il est important de l'appliquer seulement à celles des parties d'un objet qui recouvriront la partie appropriée d'un substrat, par-exemple la partie d'un cible dont on a enlevé le blindage pour former une terminaison ou une épissure.Toutefois, il est important que toutes les zones soient convenablement couvertes et par le procédé de l'invention, on peut appliquer la dispersion, avec une épaisseur réglée, à la partie voulue de 1'ob- jet. Comme exemples d'objets de ce genre, on mentionnera un tube thermorétractable portant. sur sa paroi intérieure une couche de matière fusible à chaud, par exemple de polymère thermoplastique ou d'adhésif fusible. L'épaisseur de la couche peut varier-sur la longueur du tube de toute manière désirée ; par temple, l'épaisseur peut varier cycliquement, en partant de zéro ou d'une très faible valeur pour atteindre un maximum et revenir à zéro ou à la faible valeur, ce qui donne un tube que l'on peut couper en longueurs égales au cycle ou à un sous-multiple ou à un multiple de celui-ci. L'augmentation et la diminution d'épaisseur peuvent être brusque ou graduelles, selon les besoins de l'application particulière.Par exemple, comme indiqué plus haut, certaines matières de doublage sont coûteuses et il est donc important économiquement d'éviter l'application d'une couche intérieure lorsqu'elle n'est pas nécessaire. Gracie à l'invention, on peut couper des tronçons de tube où la couche intérieure et présente ou absente là où il faut. Grtce à l'invention, on peut facilement fabriquer une matière ayant la structure selon le brevet britannique n0 1 033 959, comportant une couche intérieure fusible liée solidairement à une couche extérieure thermorétractable, la couche intérieure ayant un profil d'épaisseur conforme à tout programme désiré. Ainsi, on peut fabriquer un tube thermorétractable présentant des bandes continues ou intermittentes d'adhésif l'adhésif est habituellement maintenu à l'état fusible mais on peut le réticuler légèrement, si on le désire, en même temps que lton réticule la partie qui doit tre rendue ensuite thermorétrac table. in outre, dans le cas d'un objet formé d'une matière qui présente un certain inconvénient (par exemple un caoutchouc d'acrylate d'éthyle dont il est difficile de retarder la combustion) mais de bonnes propriétés par ailleurs, par exemple une bonne résistance, l'invention peut servir à le munir d'un revêtement ou d'un substrat qui résolve le problème, par exemple d'un polyéthylène chlorosulfoné. En outre, on peut fabriquer un stratifié d'une matière résistant au contournement à haute tension, portant par exemple une couche intérieure de matière semiconductrice ; on obtient alors la forme désirée de l'objet en réglant l'épaisseur de paroi pendant l'extrusion de l'ébauche. De façon similaire, on peut stratifier une matière ayant de bonnes propriétés mécaniques, par exemple un polyuréthanne, avec une matière que l'on peut facilement rendre apte à la reprise thermique, pour obtenir un objet thermorétractable qui a une gamme désirée de propriétés. Le procédé est spécialement applicable à l'extrusion conjointe de deux couches ayant des températures de fusion différentes, par exemple à l'application d'un revêtement intérieur d'un adhésif fusible ayant une température de fusion supérieure à celle de la couche extérieure, après quoi on réticule celle-ci et on la rend apte à la reprise thermique. L'invention a donc aussi pour objet un objet creux apte à la reprise thermique et portant un revêtement ou un doublage réalisé par un procédé selon l'invention. On décrira maintenant l'invention plus en détail, à titre d'exemple seulement, à propos des dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une coupe axiale d'une forme de tette de filière construite selon l'invention la figure 2 une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure I, la figure 3 une coupe axiale de la partie centrale de la tête de la figure I, montrant d'autres détails la figure 4 une coupe axiale d'une pièce moulée à deux couches obtenue selon l'invention. On considèrera maintenant les dessins ; une tette d'ex trusion désignée par la référence générale 2 comprend un corps généralement cylindrique 4, une coquille de filière 6 présentant une extrémité supérieure ouverte et un coeur indiqué par la référence générale 8. Le coeur 8 est supporté dans le corps 4 par un croisillon 10 tandis que la coquille 6 est bloquée contre la face inférieure du corps par une bague 12. L'extrémité extérieure 9 de la paroi intérieure de la coquille est évasée. Le croisillon 10 est muni de multiples passages longitudinaux 14 et d'un passage radial 16 qui communique avec un évidement annulaire intérieur 18. Le corps 4 est muni d'un conduit radial 20 dont l'extrémité intérieure est alignée sur l'extrémité extérieure du passage 16. On considèrera maintenant plus spécialement la figure 3 ; le coeur 8, monté de manière à pouvoir coulisser dans le croisillon 10, comprend un corps généralement cylindrique 22 dans l'extrémité inférieure duquel est vissé un mandrin désigné par la référence générale 24 dont l'extrémité extérieure 25 est rétrécie d'un angle plus petit que l'évasement de l'extre- mité 9 de la coquille. Le mandrin lui-méme est creux et présente une extrémité ouverte évasée munie d'une paroi latérale tronconique 26. Le mandrin présente une paroi radiale supérieure 28 munie d'un orifice central 30 et de multiples passages longitudinaux 32.Le corps 22 présente de multiples ouvertures radiales 34 dont le diamètre est inférieur à la longueur de l'évi- dement 18 à mi-longueur du coeur 8 et au -dessus de ces ouvertures se trouve une paroi radiale 36 munie d'un orifice central 38. Une broche 40 munie d'une tête élargie 42 est disposée à l'intérieur du corps et traverse de manière à pouvoir coulisser les orifices respectifs 30 et 38 du mandrin et du corps. Un ressort de compression 44 ou plusieurs rondelles de ressort sont disposés entre la tette 42 et la surface supérieure 46 de la paroi 36. Une partie filetée intérieurement 48 forme l'ex- trémité supérieure du corps creux 22. Sur l'extrémité inférieure de la broche 40 est vissé un mandrin 50 muni d'une paroi extérieure qui a un plus grand angle de conicité que la paroi intérieure 26 du mandrin 24. La force du ressort 44 est tout juste suffisante pour fermer l'orifice entre les parois 26 et 52. L'extrémité supérieure du corps de filière 4 est munie d'une ouverture centrale 52 dont la partie supérieure présente un filetage 54. En service, la tête 2 est vissée sur une extrudeuse (non représentée) à laquelle une bague de blocage 56 est fixée par des vis traversant des ouvertures 58. Une plaque annulaire de guidage 60 est placée entre la bague 56 et le croisillon 10. En service, l'extrémité extérieure du passage 20 est reliée à une source de matière thermoplastique (non représentée) tandis qu'un moule (non représenté) est placé en dessous de la tête 2. Egalement en service, le coeur 8 est relié par le filetage 48 à un arbre (non représenté) qui permet de modifier les. positions relatives du mandrin 24 et de la coquille de filière 6. L'arbre peut être commandé par un dispositif du type décrit dans le brevet des E.U.A. n0 3 712 772 déjà cité. En service, de la matière thermoplastique venant de 1 r extrudeuse entre dans la tête 2 par l'ouverture 52, passe à travers le croisillon 10 par les ouvertures 14 et sort par l'es- pacement annulaire entre le mandrin 24 et la coquille 6. De la matière thermoplastique passe par le conduit 20, le passage 16 et l'évidement 18 et arrive dans les ouvertures 34 du coeur, puis traverse les ouvertures B et sort entre les parois respectives 52 et 26 des mandrins 24 et 50. Pour modifier la position axiale du mandrin 24 à l1inté- rieur de la coquille 6, qui détermine l'épaisseur de la paroi extérieure d'une ébauche parce que les angles différents des parois 9 et 25 forment un orifice de largeur variable en fonction du mouvement axial, on déplace le coeur 8 par les moyens décrits ci-dessus. Etant donné que l'évidement 18 a une longueur supérieure au diamètre des ouvertures 34, l'intérieur du coeur 8 est toujours en communication avec le passage 16 de sorte que l'on peut obtenir un écoulement continu de matière thermoplastique (intérieure) dans. toutes les positions que l'on donne au coeur 8 pour faire varier l'épaisseur de la paroi extérieure. Dans le mode d'exécution considéré, la position du mandrin 50 dans le mandrin 24 est déterminée par les forces relatives exercées par la pression hydrodynamique de la matte ther moplastique fluide et par le ressort 44 sur la broche 40. Un simple interrupteur de marche et d'arrêt, commandé manuellement ou par une minuterie, assure une force suffisante (ou insuffisante) de la matière pour surmonter la force du ressort, donnant deux positions, ouverte ou fermée, de la filière intérieure. L'épaisseur de la paroi intérieure pourrait aussi entre commandée par des moyens similaires à ceux qui servent à commander ltépais- seur de la paroi extérieure. Dans une telle disposition, l'arbre extérieur de commande est remplacé par exemple par un tube à travers lequel passe un arbre intérieur de commande fixé à la broche 40 et deux moyens de commande indépendants, par exemple du type décrit dans le brevet déjà cité, servant à régler l'épaisseur des deux parois. En donnant à la coquille et au mandrin une forme légèrement ovale et en prévoyant un noyau tournant, on peut faire varier 11 épaisseur de paroi de différents parties du rayon de l'ébauche, à nouveau grâce à des moyens similaires, en faisant tourner l'un relativement à l'autre. On peut aussi y parvenir en déplaçant le noyau latéralement ; de façon similaire, on peut faire varier l'épaisseur de paroi de la couche intérieure. De façon similaire, la coquille extérieure ou le mandrin intérieur peuvent être segmentés, ce qui permet de déplacer vers 11 intérieur ou vers l'extérieur des parties de ceux-ci pour former des parties de paroi plus minces. On peut faire varier ces commandes indépendamment l'une de l'autre et des variables indiquées plus haut, pour obtenir de nombreux types différents d'ébauches à double paroi, le tout dans le cadre de l'invention. On considèrera maintenant plus spécialement la figure 4 qui montre un capot moulé par le procédé et sur l'appareil selon l'invention. Le capot comprend une partie tubulaire 70 dont une extrémité 72 est ouverte, l'autre extrémité 74 étant conti guë à l'extrémité étroite d'une partie tronconique 76. L'extrémité large 78 de la dernière partie mentionnée 76 est fermée par une paroi terminale 80 qui a la forme de la surface d'un segment sphérique. Dans la région de l'extrémité ouverte 72, la paroi intérieure de la partie tubulaire 70 porte une couche d'adhésif 84, séparée de l'extrémité 72 par une partie non revê- tue. Pour former le capot, on extrude une longueur de matière suffisante pour former deux capots et un tronçon de liaison entre les extrémités ouvertes 72 de deux capots formés bout à bout dans le moule par leurs extrémités ouvertes, le tronçon de liaison non rev#tu servant à loger une aiguille de soufflage au stade de moulage par soufflage. On peut faire varier pendant ltex- trusion 1'épaisseur de paroi de la matière de la couche extérieure de l'ébauche de façon telle qu'après soufflage, l'épaisseur de paroi est constante, comme le montre la figure 4, ou bien la faire varier suivant un autre programme pour obtenir une épaisseur finale qui varie selon les besoins. Grâce au procédé et à l'appareil de l'invention, on peut donner à la deuxième couche ou couche intérieure 84 d'adhésif la position désirée dans l'objet final. Dans le mode d'exécution représenté, la région 82 de la partie tubulaire 70, la plus proche de l'extrémité ouverte 72, est dépourvue de couche intérieure. On voit que dans le procédé d'extrusion pratiqué selon l'invention, on peut former un tronçon de liaison de couche extérieure exempte de couche intérieure 84 et donner à l'extrémité ouverte 72 de l'objet final, relativement à la couche 84, une position telle que la région 82 ait toub longueur désirée, y compris zéro. Dans un mode d'exécution particulièrement avantageux, la couche extérieure 70, 76, 80 de l'objet représenté par la f- gure 4 est formé d'un polyéthylène de faible densité chargé de noir de carbone à 2 % environ. La couche intérieure 84 est formée d'un adhésif fusible, par exemple d'une polyamide insaturée telle que celle de marque commerciale Versamid. La longueur totale d'un capot ainsi fabriqué peut être par exemple de 100 mm, la zone 82 de matière non revêtue ayant une longueur d'environ 5 mm. La longueur de la couche 84 peut être d'environ 25 mm, son épaisseur étant d'environ 0,5 mm, l'épaisseur de paroi de la partie tubulaire 70 étant d'environ 1,0 à 1,5 mm et son diamètre intérieur d'environ 18 mm. Après le moulage par soufflage, on soumet l'objet à une irradiation suffisante pour réticuler la couche extérieure mais non la couche intérieure (par exemple à une dose de 20 Mrad) et on le dilate à un diamètre intérieur de 50 à 60 mm. On peut placer le capot ainsi obtenu par dessus une extrémité de câble et le contracter par dessus celle-ci pour la protéger contre les dommages mécaniques, la couche 84 assurant l'étanchéité du câble à la pénétration d'humidité. D'autres objets construits selon l'invention peuvent servir par exemple à entourer des conduits de forme sinueuse pour boucher les joints ou les défauts de ceux-ci. L'épaisseur de paroi de la couche extérieure peut être variable ou pratiquement constante tandis que la couche intérieure peut avoir une épaisseur de paroi qui varie en synchronisme avec le pas et l'amplitude de la variation de diamètre du conduit. Par ce moyen, on peut placer convenablement une couche d'adhésif d'épaisseur appropriée par dessus la surface extérieure sinueuse du conduit. REVENDICATIONS 1 - Procédé de fabrication, par extrusion de-matière fondue, d'un objet creux présentant une paroi dont au moins une partie est formée d'un stratifié d'au moins deux couches, procédé caractérisé par le#fait que'on extrude une ébauche comportant au moins deux couches et que l'on fait varier. l'épaisseur de paroi d#u moins une couche extrudée indépendamment de l'épaisseur de la ou des autres couches. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lton extrude l'une des couches avec une épaisseur de paroi constante. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on extrude la couche extérieure avec une épaisseur de paroi constante. 4 - Procédé selon l'une des revendications l à 3, caractérisé par le fait que la paroi est annulaire et que pour faire varier l'épaisseur de paroi, on modifie le diamètre intérieur ou extérieur. 5 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on fait varier l'épaisseur de paroi grâce à un mouvement latéral relatif entre une paroi et une autre. 6 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'ensu#ite, on moule par soufflage l'ôb- jet extrudé. 7 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'on-réticule ensuite l'objet extrudé. 8 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'après avoir moulé par soufflage et réticulé si nécessaire l'objet extrudé, on le rend apte à la reprise thermique. 9 9 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les températures de fusion des matières des couches diffèrent notablement. 10 - Appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend une extrudeuse présentant une première filière et un premier mandrin situés à l'extérieur, définissant un premier orifice et pouvant se mouvoir relativement pendant le fonctionnement de mani ère à faire varier la section du premier orifice et un deuxième mandrin situé à l'intérieur du premier, une paroi intérieure du premier mandrin jouant le r81e d'une deuxième filière située à l'intérieur, la deuxième filière et le deuxième mandrin définissant un deuxième orifice et pouvant se mouvoir relativement de façon indépendante pendant le fonctionnement de manière à faire varier la section du deuxième orifice 11 - Appareil selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la section d'un orifice est variable gracie à un mouvement latéral relatif entre la filière et le mandrin. 12 - Appareil selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé par le fait que la section d'un orifice est annulaire et que les positions axiales relatives de la filière et du mandrin sont variables, la filière et le mandrin ayant des angles d'évasement ou de rétrécissement différents, de sorte qu'un mouvement axial fait varier la largeur de l'anneau. 13 - Appareil selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé par le fait que la section d'un orifice est varia- ble par rotation relative entre la filière et le mandrin. 14 - Appareil selon l'une des revendications 10 à 13, caractérisé par le fait qu'une filière ou un mandrin sont munis de segments en saillie rétractables. 15 - Appareil selon l'une des revendications 10 à 14, caractérisé par le fait qu'il comprend aussi des moyens de commande permettant de faire varier la section d'au moins un orifice en service. 16 - Appareil selon l'une des revendications 10 à 15, caractérisé par le fait qu'il comprend aussi un moule et des moyens permettant de dilater une ébauche dans le moule, 17 - Appareil selon la revendication 16, caractérisé par le fait que les moyens de dilatation de l'ébauche sont des moyens d'injection de fluide. 18 - Objet creux dont au moins une partie de la paroi est formée d'un stratifié à au moins deux couches, fabriqué par le procédé selon l'une des revendications 1 à 9 ou au moyen d'un appareil selon l'une des revendications 10 à 17.