L'invention se %apporte à des dispositifs destinés à fournir des informations concernant des sources de rayonnement. La lumière visible peut être à la fois réfléchie et réfractée. Les appareils photographiques ordinaires tirent parti de la réfraction en utilisant une lentille optique pour réfracter et concentrer la lumière visible provenant d'un objet afin d'obtenir une image dudit objet sur un film photographique. Par contre les rayonnements électromagnétiques de fréquences plus élevées que l'ultraviolet obtenu dans le vide (tels que les rayons X et les rayons gamma, rayons qui seront désignés tous deux ci-après par "rayonnement gamma") ne peuvent être ni réfléchis ni réfractés correctement. C'est pourquoi pour obtenir la formation d'une image d'une source de rayonnement gamma on utilise un collimateur qui fonctionne d'une façon quelque peu analogue à l'ancienne chambre noire sans objectif.Celle-ci permet à la lumière émise par un objet de passer en ligne droite à travers un trou pratiqué dans le boîtier de l'appareil pour produire une image inversée sur le film. Des collimateurs comportant une série de canaux parallèles, tels que ceux représentés sur la figure 1, ont été utilisés pour obtenir l'image de sources de rayonnement gamma. Lorsque les axes des canaux sont dirigés en direction d'une source de rayonnement gamma, les canaux ont généralement la même dimension dans deux directions perpendiculaires à l'axe; habituellement les canaux ont une section droite circulaire, triangulaire ou carrée. Sur la figure 1, les parois ou cloisons de chaque canal étant en plomb pour absorber le rayonnement gamma et un détecteur de rayonnement (non représenté) étant placé sur le côté du collimateur opposé à la source, le rayonnement qui, partant d'un point de la source, peut passer dans un canal déterminé et atteindre le détecteur est défini par l'angle solide (A) sous-tendu par la base du canal 2 du collimateur.Le pouvoir de résolution spatiale d'un tel collimateur est amélioré par la diminution de l'angle solide. Mais la sensibilité de chaque canal qui croit avec le nombre de radiations passant dans le canal, est améliorée par l'agrandissement de l'angle solide. Il est bien entendu souhaitable d'améliorer à la fois le pouvoir de résolution spatiale et la sensibilité, particulièrement cette dernière, de façon à pouvoir réduire le temps nécessaire à l'observation. Pour ce qui est du détecteur de rayonnement, on sait utiliser un photoconducteur comme élément de base d'un tel détecteur. Mais dans les dispositifs connus d'éléments détecteurs photon ducteurs, la distance d'absorption des photons et la distance entre les électrodes correspondent à la meme dimension du photoconducteur et ont donc en général la même longueur. Il serait désirable que la distance d'absorption des photons soit grande par rapport à la distance entre les électrodes car,d'une part, plus la distance d'absorption est grande et meilleure est la sensibilité au fait qu'unie plus importante proportion des photons incidents est recueillie, et autre part, plus la distance entre les électrodes est faible et plus grandé est l'efficacité, et aussi la rapidité, de collecte sur les électrodes des signaux elle triques engendrés dans le corps photoconducteur par les photons incidents. Le but de l'invention est de fournir un dispositif sensible, rapide, ayant un bon pouvoir de résolution et d'utilisation facile, permettant d'obtenir des informations concernant la distribution d'une source de rayons gamma et de fournir en outre un détecteur de rayonnement utilisable dans un tel dispositif. Le dispositif d'obtention d' informations selon 1' invention presente une sensibilité élevée sans sacrifier la résolution. Le dispositif comporte un collimateur facile à construire, excluant la nécessité de prévoir un dispositif compliqué de canaux séparés en nid d'abeilles et les cloisons du collimateur peuvent être, de façon avantageuse, constituées de feuilles minces de tungstène, le tungstène étant Une matière absorbant mieux le rayonnement que le plomb et peuvent donc être plus minces que les cloisons de plomb, ce qui améliore la transparence utile du collimateur. Le signal de sortie du dispositif peut être transformé facilement et rapidement par les techniques classiques faisant appel à un ordinateur pour fournir des images,à pouvoir de résolution élevé, de sources de rayonnement gamma.Le dispositif trouve son application actuelle essentielle dans le domaine de la médecine nucléaire et a également des applications industrielles. Le détecteur objet de l'invention est facile à construire et possède un pouvoir de résolution amélioré ainsi qu'un meilleur rapport signal/bruit de fond. 11 répond avec une bonne régularité à l'énergie d'un photon incident donné, de sorte que le bruit de fond et les signaux parasites provoqués par les photons de moindre énergie diffusés par effet Compton qui ont leur origine en des emplacments éloignés des sources de rayonnement primaires peuvent être rejetés. Il recueille aussi avec une bonne efficacité les photons, en améliorant la sensibilité, et l'impulsion de sortie qu'il fournit est brève dans le but d'améliorer la résolution dans le temps. Pour ce qui concerne l'aspect de l'invention consistant à obtenir les inormations concernant une source, par exemple de rayons gamma,placée dans une certaine position,l'invention se caractérise par un dispositif collimateur à fentes et par la détection des éléments composant le faisceau émanant de la source dans un grand nombre d'emplacements de fentes différents et par l'utili sation des données en résultant pour relever la position de la source. Les modes de réalisation préférés de l'invention considérée sous cet aspect se caractérisent: par un collimateur comportant un cadre possédant un axé de rotation et un grand nombre de plaques planes en une matière absorbant le rayonnement gamma, que le cadre maintient à une certaine distance les unes des autres et parallèles entre elles et à l'axe de rotation, deux plaques voisines définissant entre elles des fentes, chacune de ces fentes possédant à une de leurs extrémités une ouverture et à l'ex- trémité opposée une base et ne présentant pas d'obstacle, dans une première direction parallèle à l'axe de rotation, au passage du rayonnement gamma à travers ladite fente et ne présentant pas d'obstacles, à l'intérieur du cadre, dans une'seconde direction perpendiculaire à l'axe åe rotation et parallèle aux plaques; par des moyens de mise en position du collimateur pour maintenir l'axe de rotation dirigé vers une source de rayonnement gamma de telle sorte que les fentes soient disposées pour recevoir le rayonnement en provenance de ladite source pendant que le collimateur est mis en rotation autour de l'axe; chacune des fentes sous-tendant, dans le plan formé par les première et seconde directions, un angle de réception de rayonnement en provenance de la source et passant dans la fente en direction de la base plus grand que celui qu'elle sous-tend dans un second plan perpendiculaire à la seconde direction; par un détecteur relié effectivement au cadre afin de tourner en même temps que le collimateur et disposé au voisinage immédiat des bases des fentes pour détecter le rayonnement passant dans chaque fente en direction de la base et fournissant un signal de sortie représentatif de l'intensité du rayonnement détecté sur la totalité de la base de chaque fente en fonction de l'angle de rotation du collimateur; et par des moyens pour accumuler de tels signaux de sortie afin d'en constituer une matrice, la matrice étant ordonnée d'après la fente partIculière dans laquelle le rayonnement ayant engendré le signal de sortie été détecté et d'après l'angle particulier de rotation du collimateur au moment où le rayonnement a été détecté, la matrice étant telle qu'elle permette sa transformation en une matrice correspondant à l'image de la source. Suivant un autre de ses aspects, i'invention se caractérise par: un détecteur pour.detecter le rayonnement gamma et pour fournir en réponse à ce rayonnement un signal de sortie, le détecteur étant constitué d'un grand nombre d'éléments détecteurs en une matière photoconductrice sensible au rayonnement gamma, les éléments étant disposés en bandes parallèles disposées à une certaine distance les unes des autres de façon à expose au rayonnement gamma incident provenant drune source d'un tel rayonnement une surface de forme générale plane formée d'une face de chacun de-ces éléments; chacun de ces éléments portant, fixée sur eux, une paire d'électrodes, chacune des paires d'électrodes étant placée entre des éléments adjacents; les plans des électrodes étant perpendi- culaires à la surface plane exposée au rayonnement incident et l'épaisseur de chaque élément détecteur mesurée, depuis la surface exposée au rayonnement incident, suivant une lige perpendiculaire à cette surface étant grande par rapport à la distance entre les électrodes de chaque paire. Certains modes de réalisation préférés de l'invention se caractérisent par : un détecteur comprenant un grand nombre d'éléments détecteurs en nombre égal à celui des fentes, les éléments étant effectivement reliés au cadre de façon à rester placés immédiatement à côté de leurs bases respectives pendant que le collimateur est mis en rotation autour de l'axe; un circuit électrique ce traitement comportant un amplificateur destiné à amplifier les signaux de sortie émanant du détecteur et un sélecteur d'amplitude destiné à éliminer des signaux de sortie ceux des éléments qui le composent dont l'amplitude est inférieure à un minimum donné; un boîtier constituant les moyens de protection et de support et comportant un élément tubulaire; un plateau placé dans celui-ci de façon à pouvoir tourner et des moyens pour mettre le plateau en rotation, ledit plateau possédant une ouverture dans laquelle vient se loger le cadre en sorte que, iorsque le plateau est mis en rotation, le cadre tourne en même temps qu'elle; un moteur tournant par intermittence, agencé de façon à faire tourner le plateau de façon discontinue par pas angulaires et jouant le rôle de moyens de rotation; des plaques de collimateur constituées de feuilles minces de tungstène; un élément détecteur comportant un scintillateur formé d'une feuille de scintillation et un photomultiplicateur relié à cette feuille et destiné à fournir un signal de sortie électrique; des fibres optiques reliant la feuille de scintillation à son photomultiplicateur; et les éléments détecteurs étant placés entre les plaques du collimateur à la base des fentes et maintenus à cet emplacement par le cadre. D'autres modes de réalisation préférés de l'invention se caracterisent par : des éléments détecteurs en une matière photoconductrice; les éléments détecteurs étant constitués de tellurure de cadmium; les électrodes de ces éléments détecteurs photoconducteurs se trouvant dans des plans parallèles aux plaques du collimateur et la distance parcourue à travers l'élément photoconducteur dans la première direction étant grande par rapport à la distance entre les électrodes de chaque paire dans une troisième direction perpendiculaire aux première et deuxième directions; la distance parcourue à travers l'élément photoconducteur dans la première direction n'étant pas inférieure à 5 mm et la distance parcourue à travers l'élément photoconducteur dans la troisième direction n'étant pas supérieure à 0,75 mm; et les éléments photoconducteurs se présentant en forme de bandes. L'invention sera mieux comprise par la description de certains de ses modes de réalisation, donnés ici à titre illustratif mais nullement limitatif, qui en sera faite ci-après à l'aide des dessins annexés qui représentent: -la figure 1, une coupe suivant un plan vertical d'un collimateur à canal de type connu, -la figure 2, une vue en perspective d'un mode due réalisation d'un dispositif conforme à l'invention; -la figure 3, une vue en plan à échelle agrandie d'une partie du dispositif de la figure 2; -la figure 4, une vue en coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 3, portions arrachées; -la figure 5, une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 3, portions arrachées; -la figure 6, une vue éclatée en perspective isométrique d'une partie du mode de réalisation représenté sur la figure 3;; -la figure 7,une vue schématique du mode de réalisation repu = senté sur les figures 2à6,avec le schéma du circuit électrique associé; -la figure 8,une vue en coupe à échelle agrandie, suivant un plan vertical, d'une partie d'un second mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention; -la figure 9, une vue en coupe, suivant un plan vertical perpendiculaire au plan de la figure 8, du meme second mode de réalisation du dispositif selon l'invention, portions arrachées2 complétée par le schéma du circuit électrique associé;; -la figure 10, une vue éclatée en perspective isomêtrique d'une partie de ce second mode de réalisation L'appareil photographique 10 qui constitue un mode de réalisés tion de l'invention et qui est représenté sur la figure 2 comporte un collimateur 12 et un détecteur 14 intégrés, montés dans un bol- tier 16 de façon à pouvoir tourner en même temps. Le collimateur 12, que lton voit mieux sur les figures 3à 6, comporte Un cadre 18 en acier et une série de cinquante et une plaques -20 parallèles constituées de tungstène en feuille mince, maintenues en tension dans le cadre 18. Le cadre 18 comporte deux côtés 22 opposés de dimensions 80 mm sur 5S mm et sur 15 mm.Un Jeu de trois tiges 24 en acier drun diamètre de 5 xm relient les deux côtés 22, les extrémités de ces tiges étant passées dans des trous 26 percés dans les côtés 22. Des vis 28 qui sont vissées à fond dans des trous 30,- qui s'entrecroisent. transversalement avec les trous 26, maintiennent en place les tiges 24 dans les côtés 22 et forment un carré ayant une dimension extérieure d'environ 80 mm sur 80 mm. Les plaques 20 comportent aussi à leurs extrémités un jeu de trois tous 32 (figure 6) dans lesquels viennent se loger les tiges 24, lesquelles de ce fait maintiennent en tension les plaques 20 avec l'aide de cales d'écartement 34 (conductrices en plomb),ces dernières séparant les plaques 20 adjacentes aux extrémités de celles-ci et étant maintenues en position par les tiges 24 passant dans des trous pratiqués dans lesdites cales. Chaque plaque 20 a une épaisseur de 0,15 mm, une largeur de 30 mm et une longueur de 80 mm. Les cales 34 sont des plaques de 0,85 mm sur 15 mm sur 30 mm.Les cales 34 et les tiges 24 forment ensemble les deux côtés du cadre 18 autres que les côtés 22. Les plaques 20 sont à la même distance les unes des autres et espacées de 0,85 mm et forment ainsi cinquante fentes 36 de dimensions 5C m sur 30 mm sur 0,S5 mm. La mise en tension,dont il a été question ci-dessus, des plaques 22 assure le maintien de ces dimensions des fentes. Le détecteur 14 comporte cinquante éléments détecteurs 38 qui sont des scintillateurs en feuille réalisés en matière plas tique douée ae la propriété de scintillation et disponible dans le commerce,composée principalement de polyvinyle toluène, fabriqué et vendu par exemple par Nuclear Enterprises, San Carlos, Californle. chaque feuille 38 a 50 mm sur 10 mm sur 0,85 mm et est insérée entre les plaques de tungstène 20 avoisinantes de chaque paire.Le cadre 18 étant orienté en direction dtune source de rayonnement de telle sorte que les fentes 36 soient le plus favorablement possible disposées pour recevoir le rayonnement en provenance de la source, chaque fente possède une ouverture, disposée très près de la source pour recevoir le rayonnement et une base à l'extrémité opposée de la fente, les bords des feuilles 38 qui sont le plus loin de la source de rayonnement se trouvant à l'alignement des bords des plaques 2C en tungstène qui sont également les plus éloignés de la source de rayonnement (figures 4 et 5). Un ruban 50 de fibres optiques (représentées schématiquement sur les figures 4 et 5), ayant en section droite transversale les mêmes dimensions que la face postérieure de la feuille 38 (50 mm sur 0,85 mm ) est fixé par une résine transparente à base d'époxydes sur la face postérieure de chaque plaque de scintillation 38. Chaque ruban 50 est constitué approximativemen-t de 8 couches de fibres de 0,1 mm de diamètre X, soit environ 500 fibres par couche, le tout fabriqué suivant les techniques classiques applicables aux fibres optiques. Les fibres s'écartent de la face postérieure de la feuille 38 correspondanteperpendiculaire ment à cette face.Les cinquante rubans, un pour chaque feuille 381dont enrobés ensemble dans une résine transparente à base d'époxydes en formant un bloc 42 qui s'étend de 25 mm à l'extérieur à partir des faces postérieures des feuilles 38. Les côtés 22 du cadre s'étendent également de 25 mm au-dessous des faces postérieures des feuilles 38 de façon à fournir un cadre au bloc constitué par les fibres enrobées. Des pattes d'attache usuelles (non représentées) peuvent être utilisées pour faciliter l'accrochage, par les côtés 22 du cadre, du bloc 4 Le collimateur 12, le détecteur i4, les rubans 50 de bres optiques, les photomultiplicateurs 54 et les pré-ampl-fica- teurs 56 sont tous disposés dans le boîtier 16. Celui-ci comprend un plateau de montage 60 en acier de forme circulaire, un élément tubulaire en acier 62, un dispositif 64 d'entraînement du plateau et des bras supports 66. Le cadre 18 s'ajuste à l'intérIeur a';n trou carré placé au centre du plateau de montage 60, des pattes d'attache 68 maintenant en place le cadre 18 dans le plateau 60. Le plateau 60 est monté dans l'ouverture située à avant de l'é- lément tubulaire 62 et- peut tourner par rapport à celui-ci, un dispositif classique de palier (non représenté) permettant cette rotation. Le dispositif 64 d'entrainement du plateau, comportant un moteur électrique réversible fonctionnant par intermittence et un dispositif chronométrique, fait tourner le plateau 60 dont le bord extérieur est denté afin de fournir une liaison pour engrenage (non représentée) avec le dispositif d'entraînement 64. Le cadre 18, le collimateur 4r et le dispositif détecteur 14 tournent tous, en même temps que le plateau 60, lequel est entraîné de façon discontinue par le dispositif d' entralnerent 64. L'élément tubulaire 62 est lui-même mont sur les bras supports 66 de façon à pouvoir pivoter de sorte qu'il peut etre incliné en direction d'une source radioactive particulière. Un bouton de blocage 44 est agencé de telle façon qu'il puisse main, tenir l'élément tubulaire 62 dans la position choisie. Les bras supports 65 sont fixes sur un socle (non représenté) qu'ii est pratique de munir de roulettes de sorte que l'appareil 10 puisse en entle-être amen dans différents emplacements en le faisant rouler. La figure 7 représente un schéma classique de circuit électrique permettant de traiter les signaux électriques provenant des photomultiplicateurs 54. Les signaux émis par ces photo multiplicateurs 54 se présentent sous la forme d'impulsions électriques, chaque Impulsion correspondant à l'absorption d'un rayon gamma par la feuille de scintillation 38 correspondante. Ces impulsions électriques sont transmises aux pré-amplificateurs 56 par l'intermédiaire de cinquante conducteurs électriques 70 partant des cinquante photomultiplicateurs 54. Les pré-amplificateurs 56 sont logés dans la partie postérieure de l'élément tubulaire 62, juste en avant d'une plaque de fond circulaire en acier (non représentée) recouvrant l'ouverture postérieure de l'élément tubulaire 62.Un trou percé au centre de cette plaque de fond permet à cinquante conducteurs électriques 72 réunis dans un conduit flexible 74 et provenant des pré-amplificateurs 56 de sortir de l'élément tubulaire 62. Les pré-amplificateurs 56 amplifient toutes les impulsions émises par les photomultiplicateurs 54 et sont placés dans ltélément tubulaire pour les protéger du bruit de fond. Le reste du circuit électrique de la figure 7 est avantageusement loge dans le socle mobile. Les impulsions amplifiées circulent dans des fils conducteurs 72-en direction de cinquante amplificateurs d'impulsion 76, un par fil conducteur, dans lesquels les impulsions sont à nouveau amplifiées. Les impulsions émises par les cinquante amplificateurs d'impulsion 76 sont ensuite transmises à cinquante séparateurs d'amplitude 78 qui arrêtent les impulsions d'amplitude inférieure à une amplitude prédéterminée (telles que les impulsions engendrées par les photons -émis par effet Compton) et laissent passer les autres impulsions restantes. Enfin les impulsions sont comptées et leur nombre est enregistré dans le compteur 80. Le compteur 80 est un enregistreur 50 x 50 et est synchronisé avec le dispositif 64 d'entraînement du plateau de façon à compter les impulsions émises par les cinquante séparateurs d'amplitude des impulsions pour chacune des différentes positions angulaires prises par le collimateur 12 et le détecteur 14. Ces données constituées par les comptages d'impulsions sont enregistrées dans le compteur 80 et, lorsque tous les comptages ont été réalisés, sont réduites et transformées ultérieurement en utilisant les techniques connues de traitement à l'ordinateur qui seront expliquées plus en détail ci-après, pour être ramenées à une forme qui identifie l'emplacement à deux dimensions des sources du rayonnement tombant sur le collimateur 12 et le détecteur 14. Pour le fonctionnement de appareil 10, celui-ci est disposé de telle sorte que l'avant du collimateur 12 soit aussi près que possible de la source de rayonnement La source elle même est constituée de technétium 992 un radioisotope qui émet un rayonnement gamma ayant une énergie caractéristique de 140 keV, ou de tout autre radiotsotope pouvant etre utilisé dans des ser- vices hospitaliers ou pour un autre usage. Si la source est dans le corps du patient, il est préférable de placer le collimateur de telle sorte qu'il soit en contact avec le patient au voisinage de la source.La source elle-rême peut1 pour le dépouillement des données, être considérée comme un système à trois dimensions de sources ponctuelles émettant de façon aléatoire des photons gamma. L'appareil 10 donne en fait une image du système à deux dimensions résultant de la projection orthogonale sur le détecteur 14 du système à trois dimensions des sources ponctuelles fictives. Les plaques 20 et les fentes 36 du collimateur sont au départ disposées verticalement et l'axe de l'élément tubulaire-62 est alors pointé directement sur l'intensité de la source (généralement la partie du corps du patient vers laquelle l'isotope s'est déplacé). Le bouton de blocage 44 maintient l'orientation de l'élément tubulaire. Les photomuitiplicateurs 54 sont activés, prêts à répondre aux signaux lumineux émis par le détecteur 14, et le dispositif de traitement des signaux de la figure 7 est alimenté. Le collimateur 12 reste en position verticale pendant une durée de l'ordre de 10 secondes durant laquelle les photons gamma provenant de la source se déplacent vers le collimateur 12 et pénètrent dans les fentes 36 placées de la façon la plus favorable.Le dispositif 64 d'entraînement du plateau fait alors tourner le collimateur 12 de 3,6 , rotation suivie d'une pause de 10 secondes, elle-même suivie d'un autre pas de 3,60, et ainsi de suite jusqu'à ce que cinquante tels pas de 3,6 , soit au total une rotation de 1800, aient été effectués. Le nombre de pas de rotation nécessaires pour effectuer chaque rotation de 1800 (ici cinquante) est choisi de façon à être égal au nombre de fentes 36 du collimateur 12. Durant chaque pause de 10 secondes, les plaques 20 en tungstène absorbent les photons frappant les plaques.Les photons provenant d'une source ponctuelle particulière et traversant I1 angle solide d'une fente particulière qui est sous-tendu par l'aire de la face de la feuille de scintillation 38 sur laquelle tombe le rayonnement vont penétrer dans cette feuille de scintillation et la plupart y seront absorbés en excitant ainsi dans la feuille des photons visibles.Ces photons visibles sont émis à travers it feuille 38 et éclairent les fibres optiques disposées dans le ruban 50 fixé sur la feuille de scintillation particu'ière ir.téresse'e. Toutes les faces des feuilles de scintillation 38 à l'exception de la face reliée au ruban 50 sont revêtues dtune substance réfléchissant la lumière visible de sorte que toutes les iriipulsions de lumière visible engendrées dans une feuille 38 sont éventuellement transmises en direction de la face postérieure de la feuille 38 et du ruban 50 intéressés, quoique avec une atténuation relativement élevée des impulsions subissant une ou plusieurs réflexions avant d'atteindre le ruban 50.Une atténuation des signaux de lumière visible se produit aussi dans le ruban 50 de sorte qu'environ 1% des photons de lumière visible engendrés dans les feuilles 38 atteignant les photomultiplicateurs 54. Cependant les signaux atteignant les photomultiplicateurs sont suffisants pour fournir une donnée de base permettant de déterminer avec certitude l'emplacement des sources de rayonnement. Les feuilles de scintillation 38 donnent un signal de sortie donnant une indication sur l'énergie du photon gamma Incident; par suite les photons provenant de la diffusion par effet Compton et prenant naissance dans des emplacements éloignés des sources du rayonnement originel, dont l'énergie est inférieure à celle des photons gamma originels peuvent être rejetés par les séparateurs d'amplitude 78.Durant l'intervalle de 10 secondes précédent le premier pas de 3,6 du collimateur 12 et durant chacun des quarante neuf intervalles de 10 secondes successifs séparant les pas successifs de 3,6 , chaque feuille de scintillation 38 recueille-les photons gamma émis par toutes les sources ponctuelles radioactives se trouvant dans la bande d'espace obtenue en projetant en direction des sources les deux plaques 20 en tungs te ne reliant la feuille 38. De même, durant cet intervalle de temps, chaque veuille 38 recueille tout le rayonnement émis par chaque source ponctuelle à l'intérieur de l'angle solide soustendu par l'aire de la face frontale de la feuille 38 relative mentà cette source ponctuelle.Le signal de sortie émis par chaque feuille de scintillation 38 pour chaque position de rotation est donc une série d'impulsions de lumière visible correspondant à une série d'absorptionq, à l'intérieur de la feuille, de photons gamma, ceux-ci provenant des diifférentes sources ponctuelles. La manière de procéder pour le traitement des Données enregistrées dans le compteur 80 en vue d'obtenir une image de la distribution de la source forme d'un radio-isotope est tout d'abord fondée sur l'hypothèse que la distribution dont on veut avoir limage apparaîtra, dans le plan-perpendiculaire à la première direction, sous la forme d'un arrangement à deux dimensions des 50 x 50 éléments constituant la source. Le problème se ramène alors à celui de réaliser une image comportant 50 x 5 éléments déterminant le pouvoir de résolution, c'est-à-dire à résoudre un problème comportant 50 x 5-0 = 2.500 inconnues.L'isotope sera localisé partout où la valeur de l'élément correspodant à la source est non nulle et sera absent là ou la valeur de l'élément correspondantà la source est zéroXn principe, lorsqu'un problème comporte 50 x 50 inconnues, il est touj-ours possible de le résoudre et de trouver ces inconnues en utilisant un système de 50 x 50 équations linéaires simultanées. Les stades consistant à mettre les equa- tions sous forme matricielle puis à les résoudre par les méthodes de l'algèbre matricielle constituent un moyen d'approche directe bien connu permettant de trouver les inconnues. Le compteur 80 fournit les données à partir desquelles il est possible d'établir 50 (fentes) x 5G (angles) = 2.500 équations.Les techniques mathématiques traitées par l t ordinateur sont parvenues actuellement à un point tel que la solution d'un tel nombre d'équations simul- tanées peut être obtenue rapidement. Les articles dont les références sont donnees ci-après proposent des méthodes permettant d'obtenir rapidement les solutions: Ramachandran and Lacshmina- r ayanan "Three Dimensional Reconstruction From Radiographs and Electron Micrographs Applications of Convolutions Instead of Fourier Transforms, "Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States, 1968, pages 2236 - 2240; Gordon and Herman, "Three Dimensional Reconstruction from Projections : A Review of hlgorithms, "International Review of Cytology, Vol. 38 (974); DeRosier and Klug, "Reconstruction of Three Dimensional Structures from Electron l-Ticrographs,t' 217 Nature 130 (1968); and M.T.i. Woolfson, An Introduction to X Ray Crystallography, chapitre 4, "Fourier Transforms" (Cambridge Univ. Press 1970). Il est clair que le rayonnement émis par les régions péri- phériques de la surface de la source pénètreront dans l'appareil une une probabilité quelque peu plus faible à'être accepté par le système détecteur que le rayonnement émis par les régions proches de l'axe de rotation du collimateur. I1 sera donc nécessaire de "pondérer" le mode opératoire de traitement des données de façon à compenser cette cause de déformation. Dans les références citées, il est indiqué de quelle façon cette compensation peut être effectuée. Du fait que l'image résultante produite par ces techniques basées sur l'emploi d'un ordinateur est une image à deux dimensions, alors quten réalité le radioisotope se trouve lui-même dans un espace à trois dimensions, on utilise, à titre complémentaire, la technique, bien connue dans là thérapeutique par les rayons, consistant à prendre des images supplémentaires avec le collimateur placé dans des positions spatiales différentes et à les combiner pour obtenir une image à trois dimensions.Dans-le cas où le radioisotope est dans le cerveau, la méthode la plus simple pour appliquer cette technique est habituellement de prendre une image avec l'axe du collimateur passant entre les yeux du patient et de prendre une seconde image avec l'axe du collimateur décalé de 90 de façon à passer à travers- les oreilles du patient. Une comparaison de l'appareil 10 avec un-système classique de coIateur-détecteur à canaux statiques montre qu'avec l'appareil 10 la sensibilité est améliorée et qu'ainsi le temps d'exposition peut être réduit sans altération du pouvoir de résolution -Par ailleurs le fait d'intégrer le détecteur 14 et le collimateur 12 améliore sous deux rapports la résolution spatiale globale de l'image.Premièrement, si le détecteur 14 et le collimateur 12 sont considérés comme des dispositifs construits séparément sans rechercher l'alignement entre les fentes 36 individuelles et ltélément détecteur 38, comme c'est normalement le cas dans les systèmes de collimation par canaux existants, le pouvoir de résolution effectif de l'ensemble du système est généralement conshdér comme étant la racine carte de la somme des carrés des distances minimales de résolution des deux dispositifs ( le collimateur et le détecteur) pris séparément. Par conséquent si les résolutions spatiales des deux dispositifs sont similaires, l'intégration du détecteur avec le collimateur procurera une amélioration de la résolution globale dans un rapport correspondant à la racine carrée de deux.Deuxièmement, et ceci est plus important, l'intégration du détecteur 14 avec le collimateur 12 éliminera complètement l'altération du pouvoir de résolution provoquée par la diffusion subie par le rayonnement soit dans le collimaiemt soit dans le dispositif détecteur Les figures 8 à 10 représentent -un deuxième mode de réalisa tion de l t invention utilisant le même collimateur 12 mais un détecteur 46 différent.Celui-ci est constitué de cinquante élé ments détecteurs 88 qui sont constitués de bandes de photoconduc- teurs 90, cinq de ces bandes étant séparées de façon à isoler cha; que bande par des cales d'espacement 91 en téréphtalate de polye- thylène assurant l'isolation. Chaque photoconducteur 90 en tellurure de cadmium est une plaquette rectangulaire de cristal mesu- rant 10 mm sur 5 mm sur 0,75 mm et chaque bande 88 de ces plaquez tes a donc approximativement 50 mm de long. Une électrode 92 est placée sur chacune des deux faces les plus grandes de chaque photo conducteur 90. Chaque électrode 92 est elle-meme constituée d'une mince couche de platine déposée directement sur le corps en tellurure de cadmium, ce qui forme un sandwich électrode-tellurure de cadmium-électrode. Les couches 92 déposées ont chacune une épaisseur de 11 ordre du micron.Une borne 98 de mise à la terre s'appuie contre un côté de la bande 88 à l'alignement de celle ci et s'étend parallèlement à la bande. Cette borne 98'de mise à la terre est une bande de téréphtalate de polyethylène, fabriquée et vendue par du Pont sous la marque Sylar, sur laquelle a été déposée une mince couche d'aluminium.L'épaisseur de la bande Mylar-aluminium est d'approximativement cinquante F rons, dont le Yylar représente la plus grande part. Un doigt 100 de mise à la terre aluminium-Mylar s'étend vers le bas à partir de labande 98 à une extrémité de -celle-ci. La face aluminium de la borne 98 de mise à la terre est placée sur l'un des côtés de la bande 88. Le Mylar donne de la résistance à la borne d'aluminium tout en servant à assurer l'isolation entre une plaque 20 en tungstène adJacer.te et la borne en aluminium. Une borne 102 analogue est placée sur l'autre côte de la bande 88 mais la couche d'aluminium a été divisée, par enlevement préalable d'étroites bandes verticales d'aluminium, pour constituer cinq régions 104 isolées électriquement correspondant aux cinq photoconducteurs 90 formant une bande 88. Chacune des cinq régions 104 en aluminium comporte un doigt 106 en alumin;;um-ttlar s'étendant vers le bas à partir de la région correspondante Le sandwich borne-électrode-photoconjduc teur-électrode-horne, ainsi formé lorsque tous ces éléments sont réunis, est placé entre les deux feuilles adjacentes de chaque paire de plaques CQ, en tungstène, du collimateur 12 et également entre un côté 22 du cadre et une plaque 20 adjacente. Cette stru ture en sandwich mesure 50 mm sur 5 mmm sur C,85 hm et remplace dans les fentes 36 les feuilles de scintillation 38.Dans chaque fente 36, la bande 88 de photoconducteurs 90 prend la plus grande part de l'épaisseur du sandwich borne-électrode-photoconducteur de sorte qu'une faible fraction seulement des photons gamma tombant dans la fente 36 sera perdue au passage dans les bornes 98, 102 ou les électrodes 92. Les bandes 88 photoconductrices et les bornes 98 et 102 sont supportes par uneplaquette de circuit imprimé 108. La plaquette 108 comporte aux emplacements appropriés des fentes dans lesquelles viennent se loger les doigts 100 de mise à la terre et les doigts 106.Les doigts vont jusqu'à la face inférieure de la plaquette 108 où un conducteur imprimé(non représenté) de mise à la terre relie les doigts 100 de toutes les bornes de mise à la terre du dispositif détecteur et où des conducteurs imprimés différents (non représentés) sont reliés individuellement à chacun des doigts 106. Les bandes photoconductrices o8 s'appuient par leurs faces inférieures sur la plaquette-lOB. Les plaques 20 en tungstène sont également mises à la terre par liaison avec le conducteur dc mise à la terre de la plaquette 108 (les connexions ne sont pas représentées). Les bandes 88, grâce aux cales d'espacement en i-;ylar insérées à leurs extrémités et les parties en aluminium des bornes 98 et 102, dont aux extrémités des bandes d'aluminium ont été enlevées, sont également isolées par rapport aux cales d'espacement 34 conductrices (plomb lesquelles,comme ci-dessus sont engagées entre les plaques 20 et forment deux bords encadrant le dispositif détecteur. La plaquette 108 est elle-iaême fixée par des supports (non représentés) sur les côtés 22 du cadre. La source 110 de courant (50 volts) (figure 9) est branchée, par l'intermédiaire de la plaquette 108 et des bornes 98 et--102, de manière à appliquer sa tension, par l'intermédiaire de chaque paire d'électrodes 92, aux bornes de chaque photoconductew 90 ( il y a 5 x 50 = 250 photoconducteurs 90). Le signal de sortie émis par chaque photoconducteur 90 est amené par l'intermédiaire des bornes 98 et 102 aux conducteurs imprimés portés par la plaquette 108 et à partir de là, par l'intermédiaire de conducteurs souples 112, à un pré-amplific teur 56a. il y a en tout 250 pré-amplificateurs, un par photoconducteur 90.Les signaux de sortie provenant des cinq pré-amplificateurs 55a correspondant respectivelent aux cinq photoconducteurs gO d'une bande 88 sont combinés et envoyés dans un amplificateur d'impulsions 7O. Comme dans le mode de réalisation utilisant un système détecteur 14 et des photomultiplicateurs 54, il y a cinquante amplificateurs d'impulsion 76, cinquante séparateurs d'amplitude 76 et un compteur 60. Chaque pré-amplificateur 56a est un amplificateur opérationnel comportant une entrée à transistor à effet de champ, un gain de 105 en boucle ouverte et une sensibilité de courant d'entrée de 10-11 ampère. Un photon gamma incident produisant une charge de 10-14 coulomb dans le cristal photoconducteur et ia cnarge étant entièrement collectée sur la paire d'électrodes 92 en une micro io-14 -B seconde, le courant de sortie est de -6 = 10 ampère, courant qui peut être accepté et amplifié dans le pré-amplificateur 56. Du fait que l'isolation en Mylar appliquée sur les bornes 96 et 102 reste mince de sorte que l'aire de la surface du photoccnduc- teur 90 exposée au rayonnement peut être portée au maximum, une capacité importante (par rapport à la capacité en travers du photoconducteur 90) apparaît à travers le-Mylar entre chaque plaque 20 en tungstène et le revêtement en aluminium des bornes 98 et 102.Cette capacité pourrait normaIeent réduire la déviation de tension de tout signal provenant des électrodes 92 au-dessous des limites que peut détecter le pré-amplificateur 56, mais la segmentation de la bande détectrlce 88 en en cinq photoconducteurs 90 séparés a pour conséquence une capacité totale pour chaque photoconducteur égale à un cinquième de la capacité totale de la bande 66, valeur qui est acceptable dans la mesure où c'est le rétablIssement des signaux provenant du photoconducteur 90 qui est concerné. Pour ce qui concerne la sensibilité, avec un pré-amplificateur 56a capable de détecter des signaux d'entrée inférieurs à 10-11 ampère, il est possible de mesurer avec précision la valeur des signaux de l'ordre de 10 8 ampère auxquels on s'attend. il est ainsi possible d'éliminer en aval, dans les séparateurs d'amplitude 78, les photons de moindre énergie de l'effet Compton. Le bruit de fond général est approximativement équivalent à un signal de 10 KeV de sorte que la discrimination entre les photons de la véritable source et le bruit de fond est possible en utilisant des sources ae plus de 20 KeV environ. La conception sous forme de bande mince des photoconducteurs DC, avec les électrodes 92 disposées parallèlement aux plaques 20 du collimateur, quoiqu'entraînant un problème de capacité que l'on vient de décrire, offre à la fois les avantages d'une faible distance entre les électrodes et d'une grande dis-. tance d'absorption des photons. Du fait de la relativement faible distance entre les électrodes 92 opposées (environ 0,75 mm),l'efficacité des électrodes pour la collecte des porteurs de courant (électrons ou trous) se trouve améliorée, avec une amélioration en résultant dans l'obtention d'une réponse régulière aux excitations provoquées par les ohotons et en outre le temps nécessaire à cette collecte est réduit, avec une amélioration en résultant du temps de résolution. Du fait que l'on dispose d'un cristal photoconducteur relativement profond (5 mm), la plupart des photons arrivant en provenance d'une source d'isotope à 140 KeV ou moins seront absorbés par le cristal, ce qui donne à l'appareil une meilleure sensibilIté.En général, avec l'utilisation de photoconducteurs, les altérations des signaux sont beaucoup plus faibles qu'avec les plaques de scintillation et les fibres optiques et la résolution de l'énergie est très améliorée. Avec une plus grande part du signal atteignant effectivement le pré-ampli- ficateur 56a, on obtient une image donnant une représentation plus précise. Les méthodes de traitement des données recueillies dans le compteur 60 sont les mêmes que celles décritès précédemment et l'améiioration de la sensibilité par rapport au collimateur à canaux a également été signalée précédemment. Pour ce qui concerne les modifications pouvant être apportées dans la façon de procéder et dans la structure de l'appareil, le collimateur 12 peut tourner de façon continue au lieu d'être mis en rotation de façon discontinue ou bien aussi opérer avec son axe se déplaçant suivant une autre courbe ou encore une autre figure géométrique ou bien même sans effectuer de rotation. La symétrie par rapport à l'axe est préférable mais non essentielle. Des modifications appropriées dans les méthodes de traitement ou de réduction des données sont bien entendu alors nécessaires. Si on utilise des sources donnant des rayons plus durs que le technetium 99, les feuilles de scintillation 38 et les photoconducteurs 90 devront être plus profondes entre leur partie supérieure et leur partie inférieure (c'est-à-dire présenter une distance d'absqrption des photons plus grande).Si par exemple la source est de l'ordre des eV, il peut être nécessaire de donner au photoconducteur DO une épaisseur de 40 ou 50 mm au lieu de 5 mm seulement. si on désire une meilleure résolution, le nombre de fentes dans le collimateur 12 peut être augmenté en conséquence jusqu au moins un total de 250 fentes; l'assemblage d'un tel collimateur serait, comme c'est compréhensible, plus compliqué que dans le cas du collimateur à cinquante fentes.On peut pour les plaques 20 employer le tantale à la place du tungs tène et dans les feuilles de scintillation 38 le polystyrène à la place du polyvinyltoluène. Enfin dans le détecteur photoconduceur 46 le cuivre peut être utilisé à la place de l'aluminium pour les bornes 98 et 102; les électrodes 92 peuvent être plus épaisses pour obtenir une meilleure régularité de la réponse (quoique peut être au détriment de l'aire de la surface utile du photoconducteur); les électrodes 92 peuvent comporter une couche mince d'un métal conducteur tel que l'indium déposé sur le platine pour ameliorer le contact entre le platine et le revêtement métallique des bornes 98 et 102 et les bandes photoconductrices 88 peuvent être continues au lieu d'être fragmentées si les signaux excités sont suffisamment puissants pour surmonter le problème de capaci- té.En outre1 à la place du détecteur photoconducteur 45, on pourrait employer un détecteur comportant une feuille plane et continue de matière photoconductrice possédant des électrodes en forme de bandes et déposées sur la partie supérieure et la partie inférieure au lieu de l'être sur l'un des côtés comme dans le détecteur 46. La construction est rendue plus aisée mais un tel détecteur n'a pas l'avantage de combiner à la fois une bonne ef- ficacité dans la collecte des photons et une amélioration de l'ef- ficacité du détecteur 46 dans la collecte des porteurs de charge. -Comme il va desoi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se-limite nullement à ceux de ses modes d1 application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse au contraire, toutes les variantes D'autres modes de réalisation restant dans le cadre de 1'invention apparaîtront d'ailleurs évidents aux spécialistes en la matière. Bien que l'invention ait été présentée et décrite, pour des raisons de simplicité, sur un dispositif de 50 mm sur 50 mm, le mode de réalisation préféré est un dispositif de 250 mm sur 250 mm, chaque fente ayant la même largeur que dans le mode de réalisåtion prXs~nX' et décrit mais étant cinq fois plus longue et le dispositif comportant 250 fentes au lieu de cinquante Le détecteur préféré est celui utilisant des serri-conducteurs qui a été décrit. Il est préférable qu'après avoir avancé pas à pas sur 180O l'appareil revienne rapidement en arrière à son point de départ. Dans les modes de réalisation préférés, la longueur des fentes est égale à au moins dix fois leur largeur et même dans les modes de réalisation auxquels on accorde une préférence toute particulière à au moins cinquante fois la largeur. Quoiqu'on puisse penser que l'accroissement du flux disponible dans chaque position, que procure l'emploi de fentes au lieu de trous, puisse être un avantage neutralisé par l'accroisse- ment'du nombre de positions dont on doit faire usage, il est surprenant de constater que l'expérience a montré que ceci était inexact, en raison de l'amélioration des rapports signal sur bruit de fond permettant d'accroître la vitesse ainsi que le pouvoir de résolution. -RsvE;:DIcATI N-S - 1.- Appareil permettant d'obtenir des inormations concernant la position d'une source de rayonnement, qui comporte: -un collimateur à fentes contenant un grand nombre de fentes destinées à recevoir les éléments composants d'un faisceau se déplaçant en ligne droite à partir d'une source, chacune desdites fentes présentant une extrémité ouverte destinée à être orientée vers ladite source et des parois, délimitant les fentes, s'étendant vers l'intérieur à partir de cette extrémité ouverte suIvant la même direction longitudinale, lesdites parois contenant une matière ayant des caractéristiques et une épaisseur leur permettant d'absorber ceux desdits éléments composants du faisceau qui les frappent et lesdites fentes s'étendant davantage dans une première direction transversale que dans l'autre direction transversale, - un détecteur destiné à détecter séparément les éléments composants du faisceau passant à travers lesdites fentes et à fournir des signaux de sortie représentant les données de détection, le dit détecteur étant installé en conservant une position fixe par rapport audit collimateur et comprenant un nombre d'éléments détecteurs égal au nombre des fentes, chacun de ces éléments détecteurs étant placé de façon à fermer l'extrémité de la fente correspondante située à l'opposé de chaque extrémité ouverte; et - un positionneur, ledit positionneur étant conjugué avec un élément dudit collimateur et ladite source de façon à pouvoir modi taler la position transversale des fentes et des éléments détecteurs par rapport à ladite source; lequel appareil est caractéri sé en ce que chaque élément détecteur est disposé dans sa fente respective entre les parois délimitant la fente. 2. - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque élément détecteur est un élément photoconducteur. 3.- Appareil permettant d'obtenir des informations concernant la position d'une source de rayonnement, qui comporte: -un collimateur à fentes contenant un grand nombre de fentes destinées à recevoir les éléments composants d'un faisceau se dépla çant en ligne droite partir d'une source, chacune desdites fen t--s présentant une extrémité ouverte destinez à être orientée vers ladite source et des parois, délimitant les fentes, s'éten- dant vers l'intérieur à partir de cette extrémité ouverte suivant la même direction longitudinale, lesdites parois contenant une matière ayant des caractéristiques et une épaisseur leur permettant d'absorber ceux desdits éléments composants du faisceau qui les frappent et lesdites fentes s'étendant davantage dans une première direction transversale que dans autre direction transversale;; - un détecteur destiné à détecter séparément les éléments composants du faisceau passant à travers lesdites fentes et à fournir des signaux de sortie reFréaentant les données de détection, ledit détecteur étant installé en conservant une position fixe par rapport audit collimateur et comprenant,un nombre d'éléments détecteurs égal au nombre des fentes, chacun de ces éléments détecteurs étant placé de façon à fermer l'extrémité de la fente correspondante située à l'opposé de chaque extrémité ouverte; et - un positionneur, ledit positionneur étant conjugué avec un élément dudit collimateur et ladite source de façon à pouvoir modifier la position transversale des fentes et des éléments détecteurs par rapport à ladite source; lequel appareil est caractérisé en ce que chaque élément détecteur est un élément photoconducteur. 4.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque fente s'étend dans ladite première direction transversale au moins dix fois plus que dans ladite autre direction transversale. 5.- Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque fentè s'étend dans ladite première direction transversale cinquante fois plus que dans ladite autre direction transversale. 6.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que lesdites parois contiennent une matière absorbant les rayons gamma. 7.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, comportant en outre un circuit électrique de traitement qui comprend un amplificateur pour amplifier les signaux de sortie correspondant aux données de détection et un séparateur d'amplitude dont le rôle est de transmettre les éléments composants du faisceau ayant une amplitude minimale et d'écarter le restewcaracté- risé en ce que les éléments composants provenant d'un rayonnement ayant une énergie inférieure à un seuil prédéterminé sont écartés. 8.- Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le circuit'électrique de traitement comprend des moyens pour accumuler les signaux de sortie amplifiés par ledit amplificateur et transmis par ledit séparateur. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 39 caractérisé en ce que ledit positionneur est agencé de façon à mettre en rotation lesdites fentes et lesdits éléments détecteurs 10.- Appareil selon la revendication 9 caractérisé en ce que le positionneur comprend un boîtier pour le collimateur, ce bo tier comprenant un élément tubulaire, un plateau monté dans 1dt- éliment tubulaire de façon à pouvoir tourner et des moyens pour mettre en rotation le plateau. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens de rotation sont constitués par un moteur fonctIonnant par intermittence, agencé de façon à faire tourner ledit plateau de façon discontinue. 12.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les parois dudit collimateur sont constitues d'une plaque mince de tungstène. 13.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit collimateur comporte entre cinquante et deux cent cinquante fentes et en ce que ledit détecteur comporte un nombre -égal d'éléments détecteurs. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque élément détecteur comprend une feuille de- scintillation et un photomultiplicateur relié à ladite feuille et destiné à fournir un signal électrique de sortie. 15.- Appareil selon la revendication 14, caractérisé an ce que ladite feuille de scintillation est reliee audit photomultiplica teur par un grand nombre de fibres optiques. 16.- Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que ledit collimateur comporte cinquante fentes et ledit détecteur cinquante éléments détecteurs. 17.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à s 3, caractérisé en ce que chacun des éléments détecteurs est placé à la base de la fente correspondante, base qui se trouve à ltopposé de ladite extrémité ouverte. 18.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l'élément photoconducteur est constitué de tellurure de cadmium. 19.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérise en ce que l'élément photoconducteur comprend une paire d'électrodes dont les plans sont parallèles aux parois audit collimateur et en ce que la distance à parcourir pour traverser le photoconducteur suivant la direction correspondant à l'épaisseur de ladite fente est grande par rapport à la distance entre les électrodes d'une mêe paire. 20.- Appareil selon la revendication 19, caractérisé en ce que ladite distance G parcourir pour traverser ie photoconducteur suivant la direction correspondant à l'épaisseur de ladite fente n'est pas inférieure à 5 mm et que ladite distance entre les électrodes d'une meme paire 'est pas supérieure å 0,75 mm. 21.- Appareil selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que ledit collimateur comporte un cadre qui est rectangulaire et est composé de deux pièces, formant deux côtés opposés dudit cadre, réunies à chacune de leurs extrémités par une tige, lesdites parois délimitant les fentes étant formées par des plaques minces comportant des trous à leurs extrémités pour recevoir une telle tige traversant chaque extrémité de celle-ci. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 et 19, caractérisé en ce que chaque élément détecteur est une bande. 23.- Appareil selon la revendication 22, caractérisé en ce que chaque bande est constituée d'un grand nombre de cristaux détecteurs liés ensemble. 24.- Appareil selon la revendication 23, caractérisé en ce que les cristaux détecteurs, dont le nombre est grand, sont iso plus du point de vue électrique les uns par rapport aux autres.