La présente invention se rapporte au renforcement d'articles élastomères, et elle concerne plus particulièrement un renforcement en forme de bandes destiné à être utilisé dans des articles allongés tels que des courroies et des tuyaux flexibles. I1 est connu d'assurer la rigidité longitudinale dans une feuille au moyen d'une multiplicité de filaments sensiblement parallèles incorporé s dans une matière élastomère. Pour assurer une solidité suffisante de l'article, il fallait antérieurement grouper les filaments en groupes ou fils séparés, et répartir les groupes sur la largeur de la feuille. Dans le cas des courroies, il est classique d'utiliser des couches ou nappes de renforcement en étoffe textile tissée, les nappes étant séparées par des couches de caoutchouc ou de chlorure de polyvinyle. La structure de renforcement obtenue a une épaisseur importante en raison du nombre de nappes nécessaires, mais l'ondulation des nappes tissées permet l'absorption de contraintes radiales dans les nappes de renforcement radialement intérieures lorsque l'on fait passer la courroie sur des rouleaux terminaux. Ainsi, l'ondulation est essentielle dans ces courroies, mais cette ondulation a un effet fâcheux sur le module longitudinal de la courroie, du fait que des forces de traction provoquent le redressement des fils ondulés ainsi que leur étirage. Les conditions de résistance transversale et de rigidité sont liées à l'aptitude à prendre une forme d'auge et au support de charge d'une courroie, ces fonctions sont liées à l'extensibilité, à l'armure des tissus et au nombre de nappes utilisées pour réaliser la courroie, et elles varient selon la largeur de la courroie. En outre, la rigidité transversale doit être prévisible et cohérente pour permettre une utilisation satisfaisante de la courroie dans une configuration en creux (en auge). Les courroies à module élevé utilisent des câblés ou des câbles répartis sur la largeur de la courroie et diriges dans le sens d sa longueur. Cette structure permet une capacité de charge satisfaisante et une aptitude satisfaisante à prendre une forme d'auge. Les câblés procurent des groupes ce filaments parés mais, dans les courroies, ils créent des difficultés pour la fixation sûre d'attaches. La Demanderesse a trouve qu'il est possible de former une bande de renforcement utile sans grouper les filaments en groupes séparés, et l'un des objets de la présente invention est de réaliser une telle bande. L'invention a egalement pour objet, en ce qui concerne particulierement les courroies, une courroie transporteuse dans laquelle la bande de renforcement constitue une couche de renforcement relativement mince qui utilise la ma tière de renforcement efficacement et permet une fabrication économique de la courroie. Selon un premier aspect de l'invention, une bande de renforcement destinée à renforcer un article en ma tière élastomère comprend une multiplicité de filaments mutuellement parallèles très resserrés, qui sont imprégnés de telle façon que pratiquement chaque filament soit enduit d'une matière de matrice assurant une résistance à l'arrachement d'au moins 3,15 KN/m, lorsqu'on effectue l'essai ci-dessous. On essaye la résistance à l'arrachement selon la norme britannique B.S. 490, partie I : 1972, en separant mutuellement deux bandes de renforcement. L'arrachement peut avoir lieu entre les deux bandes ou bien à l'intérieur de l'une des bandes, et c'est donc une mesure de la résistance à l'arrachement de la matière de matrice. De préférence, la résistance à l'arrachement est supérieure à 5,0 KN/m. De préférence, la matière de matrice a une résistance à la déchirure supérieure à 100 N/éprouvette normalisée, essayée selon la norme britannique B.S. 903 : partie A3 : 1972. I1 y a lieu de noter que cette résistance à la déchirure est équivalente à une résistance à la traction minimale de 10 MN/m2, mesurée par l'essai conforme à la norme britannique B.S. 903 partie A2 : 1971. De préférence, la résistance à la déchirure est supérieure à 130 N/éprouvette normalisée, ce qui est équi 2 valent à une résistance à la traction de 12 MN/m En outre, la matière de matrice a, de préférence, 2 un module supérieur à 4 MN/m2 lorsqu'on le mesure à 100%, et supérieur à 8 MN/m2, iorsqu'on le mesure à 200%, le module étant obtenu selon l'essai conforme à la norme britannique B.S. 903 ; partie A2 : 1971. Mieux encore, le module de la 2 2 matière est supérieur à 8 MN/m à 100% et 12 MN/m à 200%. De préférence, les filaments sont des filaments pratiquement non torsadés. Le rapport de l'aire de la matière à l'aire des filaments constituant la bande de renforcement, prises suivant une coupe transversale de la bande, est de préférence inférieur à 3,0. Par ailleurs, ce rapport peut être en outre supérieur à 1,0. Comme matière de matrice préférée, il y a lieu de citer un plastisol dans lequel sont incorporés des liants. Le plastisol peut être du chlorure de polyvinyle. De préférence, lorsqu'elle n'est pas gélifiée, la matière de matrice à base de chlorure de polyvinyle a une viscosité avant imprégnation inférieure à 20 000 centipoises, lorsqu'on la mesure au moyen d'un viscosimètre "Brookfield", à 50 tours/mn, avec un arbre nO 7. I1 est encore plus préférable que la viscosité soit comprise entre 3 000 et 6 000 centipoises. De telles viscosités permettent d'obtenir une imprégnation efficace, il est connu que l'on peut obtenir de telles viscosités, dans le cas de plastisols, en augmentant la quantité de plastifiant, mais, jusqu'à présent, ces changements s'accompagnaient de réductions correspondantes de la résistance à la traction et de la résistance à la déchirure du plastisol gélifié. Des effets typiques sont les suivants Teneur en plastifiant (parties pour cent de polymère ou p.p.c.p.) 45 55 65 Viscosité (cP) 52 400 14 100 5 600 Résistance à la déchirure (N/éprouvette) 205 162 134 Résistance à la traction (MN/m2) 18,8 18,1 15,1 Un autre aspect de l'invention concerne une ma tière de matrice à base de plastisol pour courroies ayant une viscosité réduite de façon appropriée par l'incorporation de, par exemple, 1 à 5 p.p.c.p. d'un réducteur de vis cosité et, en outre, d'une proportion relativement faible d'un plastifiant monomère pouvant être réticulé au cours d'un traitement thermique subséquent.Parmi les réducteurs de viscosité appropriés, il y a lieu de citer des polyéthers alkyl-aryliques (par exemple "Triton X 45" de Rohm et Haas) et, parmi les plastifiants monomères appropriés, il y a lieu de citer les acrylates ou des esters d'alcool allylique qui peuvent être réticulés par un peroxyde incorporé (par exemple le peroxyde de dicumyle). Dans des plastisols préférés ayant une faible viscosité et des résistances à la traction et à la déchirure élevées, la proportion totale de plastifiant est comprise entre 40 et 70 parties pour cent de polymère (p.p.c.p.) avec 0 à 35 parties p.p.c.p. sous la forme de la variété monomère réticulable. Pour obtenir l'adhérence donnant les résistances à l'arrachement indiquées, on préfère utiliser des liants tels que les précurseurs de résines qui réagissent en formant une résine de condensation contenant du formaldéhyde. Des précurseurs typiques sont représentés par des composés hydroxylés aromatiques. Les liants préférés sont le résorcinol plus l'hexaméthylène-tétramine (HMT). La quantité de résorcinol pour les filaments de nylon est, de préférence, comprise entre 1,0 et 12,0 p.p.c.p, ou mieux encore, entre 3,0 et 9,0 p.p.c.p. Les quantités de HMT appropriées sont comprises entre 1,0 à 8,0 p.p.c.p. L'intervalle de 1,5 à 5,0 p.p.c.p. étant préféré. On peut utiliser de nombreuses matières de filament en plus du nylon indiqué plus haut, par exemple des polyamides aliphatiques et aromatiques de façon générale, y compris ceux qui sont vendus sous les dénominations de "Nomex" et "Kevlar", des polyesters, des dérivés polyvinyliques, des dérivés polyoléfiniques, la rayonne, le verre et des métaux, et ceux-ci peuvent être sous forme de filament continu ou sous forme de fibres coupées (discontinues). On utilise, de préférence, les matières sous la forme linéairement anisotrope (par exemple, des filaments de polyamide étirés). Du fait que, selon l'invention, il y a un grand nombre de filaments superposé s entre eux sur la profondeur de la bande de renforcement, il y a une souplesse ou un amortissement inhérent dans la bande permettant aux filaments d'être disposés à plat dans la bande imprégnée. Les surfaces de bande très lisses obtenues facilitent fortement l'assemblage de la courroie, car cela empêche l'emprisonnement de l'air. D'autres aspects encore de l'invention concernent des courroies comportant des recouvrements, c'est-à-dire des couches superficielles extérieures, de chlorure de polyvinyle (PVC) extrudé étalé ou calandré, des courroies comportant des recouvrements de mélange PVC/caoutchouc nitrile et des courroies comportant des recouvrements de caoutchouc et d'une autre matière élastomère. Dans le premier cas, les recouvrements de chlorure de polyvinyle présentent une auto-adhérence à l'ensemble de bande de renforcement imprégné de chlorure de polyvinyle mais, dans le cas des recouvrements de caoutchouc, on peut, si nécessaire, utiliser un traitement d'amorçage pour assurer une adhérence adéquate des recouvrements. L'invention englobe également des nombres de filaments de renforcement différents dans le renforcement de bande. Ainsi, la bande peut avoir n'importe quelles caractéristiques de résistance longitudinale requises. En outre, on peut réunir deux bandes ou plus côte à côte par un joint en bout ou un joint de bords à recouvrement pour former dif férentes largeurs de renforcement pour différentes largeurs de courroie. On peut utiliser plusieurs nappes de renforcement et l'utilisation de deux nappes de renforcement longitudinales ou davantage permet de forger des courroies de haute solidité, sans devoir fabriquer une bande de renforcement trop épaisse. En outre, on peut incorporer une ou plusieurs nappes de renforcement de bande dont les filaments sont transversaux par rapport à la courroie pour assurer la détermina- tion de la rigidité et de la flexibilité transversales de la courroie. Les couches transversales peuvent être perpendiculaires à la direction longitudinale de la courroie ou faire un angle quelconque avec elle.Des angles de 450 à 750 sont uti- les, en particulier un angle de 60". De préférence, on utilise une structure équilibrée avec des nombres égaux de nappes obliques des deux côtés de la direction longitudinale de la courroie. Différentes combinaisons de couches ou épaisseurs sont envisagées, par exemple a) une ou plusieurs couches de feuille ou bande comportant une ou plusieurs couches de feuille renforcée transversalement fixée à un côté b) deux couches ou plus de feuille renforcée longitudinalement sont séparées entre elles par une ou plusieurs couches de feuille renforcée ; c) une ou plusieurs feuilles renforcées longitudinalement forment le centre du stratifié et une ou plusieurs feuilles renforcées transversalement lui sont fixées de chaque côté d) une ou plusieurs feuilles renforcées transversalement forment le centre du stratifié et une ou plusieurs feuilles renforcées longitudinalement lui sont fixées de chaque côté. La nature mince non tissée du renforcement textile permet un renforcement supplémentaire localisé et le placement de protecteurs de renforcement, de nappes étagées et de nappes étagées inversées en même temps que des moyens anti-déchirure qui étaient bien connus dans la technique lorsque l'on fabriquait universellement des courroies renforcées au coton et composées de mélanges. Les conceptions actuelles ont réduit le besoin de telles structures, mais l'invention permet, par exemple, d'utiliser des nappes étagées dans une structure de courroie de façon économique et efficace pour modifier la rigidité latérale et, par suite, la flexibilité pour former une auge sur la largeur d'une courroie. Pour optimiser les propriétés de la courroie et, en particulier, pour assurer une bonne tenu ferme et une bonne résistance à la séparation, on peut séparer les couches au moyen d'une couche intermédiaire mince. La couche intermédiaire peut être constituée par la même matière que les recouvrements, mais c'est, de préférence, un mélange de caoutchouc nitrile ou, mieux encore, la matière de matrice. Dans ce dernier cas, la couche intermédiaire peut être une feuille séparée de matière de matrice de composition spéciale, ou bien elle peut être formée d'un seul tenant avec la bande de renforcement au moyen d'une forte absorption de matière de matrice, sur l'un ou chacun des deux côtés des filaments assemblés. De façon appropriée, on forme une couche de matrice épaissie d'un côté seulement, de sorte que l'on peut utiliser la bande de l'une ou l'autre façon, selon les conditions précises de la couche intermédiaire ou l'absence de couche intermédiaire entre des couches particu lières de bande de renforcement dans une courroie. L'invention concerne également un procédé d'im prégnation ou d'encapsulage de filaments de renforcement pour former une bande de renforcement du type décrit, ainsi qu'un procédé d'assemblage de la courroie. Selon un autre aspect de l'invention, un procédé d'imprégnation d'une bande de renforcement du type décrit cidessus consiste à réunir le nombre requis de filaments pour former une feuille, à les faire descendre à travers la matière de matrice et entre le pincement de deux éléments d'enduction convergents, et à solidifier la bande de matière. Le stade de solidification peut être une gélification, un séchage ou une polymérisation, selon la matière de matrice indiquée. L'élément d'enduction convergent est, de préférence, incurvé, et il peut consister en deux sections cylindriques. La feuille imprégnée peut être reprise sur un rouleau chauffé situé après les guides convergents pour effectuer la solidification. Selon un autre aspect de l'invention, un appareil d'imprégnation d'une bande de renforcement du type décrit comprend deux éléments d'enduction horizontaux, paral lèles, fixes et convergents, des embouts d'étanchéité terminaux pour former une auge à haut ouvert pour la matière de matrice, des moyens de guidage pour guider la feuille de filaments requise vers le bas entre les éléments d'enduction, des moyens pour solidifier la bande de matière imprégnée et des moyens de reprise. Les figures du dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente un appareil d'imprégnation de la bande de renforcement selon l'invention la figure 2 représente une bande de renforcement comportant une multiplicité de filaments imprégnés de matière de matrice la figure 3 représente la bande de la figure 2, avec une couche d'élastomère fixée la figure 4 représente une section de courroie étagée comprenant des recouvrements extérieurs de caoutchouc, une couche de renforcement longitudinale centrale et une couche de filaments de renforcement transversaux s'étendant des deux côtés de la couche de renforcement longitudinale la figure 5 représente une bande de renforcement transversale placée à un angle d'obliquité de 600 par rapport à l'axe longitudinal de la courroie. Dans un premier mode d'exécution de l'invention, on forme une bande ou feuille de renforcement 20 du type représenté sur la figure 2 en assemblant, à un espacement de 276 fils par 100 m, des fils de nylon de 94 tex comprenant chacun 140 filaments. On imprègne l'ensemble dans l'appareil de la figure 1 d'une composition 1 de plastisol à base de chlorure de polyvinyle d'une viscosité de 5 600 cP, puis en procédant à un stade de gélification à 1700C pendant 25 secondes, ce qui achève la pénétration à travers la structure filamenteuse assemblée et durcit la feuille. (On donnera plus loin d'autres détails du procédé et de l'appareil d'imprégnation ou encapsulage). On constitue une seconde feuille exactement de la même façon en utilisant une composition 2 de plastisol à base de chlorure de polyvinyle, sans accélérateurs d'adhérence. On essaye alors la résistance à l'arrachement de chaque feuille conformément à la norme B.S. 490 ; partie I 1972, en mesurant la force moyenne nécessaire pour séparer un stratifié de deux feuilles à filaments imprégnés. On renforce le stratifié d'un recouvrement de caoutchouc 21, comme indiqué sur la figure 3, et on le durcit pendant 15 minutes à 1600C pour simuler une courroie. Les compositions à base de chlorure de polyvinyle et les résultats concernant la résistance à l'arrachement sont les suivants Composition 1 Composition 2 Chlorure de polyvinyle 100 100 Phtalate de dioctyle 65 65 Sulfate de plomb tribasique 5 5 Résorcinol 5 Hexaméthylène-tétramine 3 Résistance à l'arrachement (KN/m) 3,4 0,5 Les résultats de résistance à l'arrachement démontrent l'importance de garantir un fort degré d'adhérence fibre/matrice en ajoutant des liants appropriés au mélange de matrice. On constitue une courroie transporteuse complète de 8 mm d'épaisseur, de caractéristique de résistance normalisée de 315 XN/m, c'est-à-dire devant avoir une résistance longitudinale de 350 KN/m et une résistance transversale de 130 KN/m. La courroie 22 est représentée sur la figure 4. On produit une feuille ou bande de renforcement longitudinale, de 1 050 mm de large, en assemblant 2 898 bouts de fil pour pneumatiques en nylon de 94 tex (140 filaments par fil), ce qui donne donc au total 405 720 filaments de 0,67 tex, en une feuille de compte en fils réguliers et en imprégnant les filaments assemblés d'un plastisol de chlorure de polyvinyle à un pourcentage de 300% de poids de fil (c'est-à-dire une matière de matrice au taux de renforcement de 2,4, rapporté à l'aire de la section transversale). On utilise la composition de plastisol PVC suivante "Norvinyl P 10" (de la Norsk-Hydro Co.) 100 Phtalate de di-isooctyle 45 Phtalate de diallyle 10 Peroxyde de dicumyle 1 Sulfate de plomb tribasique 5 Résorcinol 7,5 Hexaméthylène-tétramine 4,5 "Triton X 45 (de Rohm & Haas) 2 On effectue le traitement d'imprégnation en faisant passer les filaments en direction descendante par l'intervalle de pincement de deux rouleaux fixes contenant le plastisol et sur des rouleaux rotatifs chauffés intérieurement, enduits d'éthylène et de propylène fluorés pour un traitement de gélification de 25 secondes à 1700C. (On donnera plus loin d'autres détails de l'imprégnation) On prépare une feuille de renforcement transversale de 1 050 mm de large en assemblant 966 bouts de fil de nylon pour pneumatique de 94 tex (140 filaments par fil), c'est-à-dire un total de 135 240 filaments, à partir de trois ensouples de fil, en une feuille de compte en fils régulier, et en imprégnant cet ensemble de la même composition de plastisol que ci-dessus, également à un pourcentage de 300% du poids du fil (c'est-à-dire une matière de matrice à un taux de renforcement en section transversale de 2,4).Après avoir appliqué par pulvérisation du "Chemlok 220" (de la Hughson Chemical Co.) sur les côtés ayant reçu le moins de matrice (c'est-à-dire le côté en contact avec le premier rouleau chauffe), on découpe la feuille transversale en tronçons, on les fait tourner de 900, et l'on enroule leurs surfaces traitées au "Chemlok" au contact de deux recouvrements de caoutchouc pour former deux couches de renforcement transversal. Les deux recouvrements de caoutchouc ont respectivement 2 mm et 4 mm d'épaisseur. Pour optimiser la résistance à l'arrachement entre nappes au centre de la courroie, on assemble deux feuilles de renforcement longitudinales, les faces ayant reçu le plus de matière de matrice étant tournées vers l'intérieur (ce sont les faces les plus éloignées du premier rouleau de gélification). On place les recouvrements de caoutchouc, avec le renforcement transversal fixé, chacun d'un côté des deux feuilles de renforcement longitudinales pour former un stratifié de structure (recouyrement/l feuille transversale/ 2 feuilles longitudinales/ 1 feuille transversale/recouvrement) que l'on vulcanise alors dans une presse pour courroies pendant 15 minutes à 1600C. A la fin du cycle de vulcanisation, on refroidit la courroie dans la presse pendant 2 minutes et, après l'avoir retirée de la presse, on l'ajuste à sa largeur finale d'un mètre. On essaye la courroie finale et l'on compare les résultats à ceux de courroies renforcées classiquement. Courroie renforcée Courroie renfor selon l'invention cée par un tissu classique Taux de résistance de la courroie, rapporté à la résistance du fil (%) 94 78 Résistance à l'arrachement selon BS 490 (KN/m) Nappe - nappe 6,25 7,0 Recouvrement-nappe 12+ 12+ Perte de résistance après 50 heures de flexion (%) 0 0 Rendement d'attaches statique rapporté à la résistance de la courroie (%) (attaches "Champion" de Dunlop) 64 62 Performance d'attaches dynamique (heures avant rupture) 130+ 40-100 Aptitude à prendre une forme d'auge (B.S. 490) 0,19 0,30 Le taux de résistance élevé obtenu pour la nouvelle courroie est dû au moins en partie à la structure non tissée du renforcement de pellicule de fibres, au fort degré d'imprégnation, et à la forte adhérence matrice-fibres. En outre, la structure ou carcasse de renforcement de la courroie est mince par rapport à une courroie ren forcée par une matière textile classique, ce qui permet une bonne flexibilité longitudinale et transversale et une bonne endurance, du fait que les filaments de renforcement ne subissent pas de compression notable. On fabrique deux autres exemples de courroie renfermant chacune trois couches de feuille de renforcement longitudinale de 1050 mm de large comprenant 2 898 bouts de fil de nylon pour pneumatiques de 94 tex (140 filaments par fil) enrobés de plastisol PVC dans une proportion de 250%, et 4 couches de feuille de renforcement transversale de 1 050 mm de large, comprenant chacune 1 449 bouts de fil de nylon pour pneumatique de 94 tex (140 filaments par fil) enrobés de plastisol PVC dans une proportion de 300%.On réalise les deux courroies dans l'ordre suivant : recouvrement de caoutchouc inférieur, couche de "Chemlok 220", deux couches de feuille de renforcement transversale, une couche de feuille de renforcement longitudinale, deux couches de feuille de renforcement transversale, deux couches de feuille de renforcement lon gitudinale, couche "Chemlok 220", recouvrement de caoutchouc supérieur. Dans une des courroies, on dispose toutes les couches transversales à 900 des couches longitudinales, mais, dans l'autre courroie 23, représentée sur la figure 5, on dispose les deux couches transversales des deux séries à des angles d'obliquité opposés de + 600 par rapport à la direction longitudinale. Les résultats des essais, exposés ci-dessous, indiquent qu'une structure à trame en biais améliore l'aptitude à prendre la forme d'une auge. Angle de renforcement Aptitude à prendre la forme d'une auge a transversal 240C -100C F/L Angle F/L Angle 900 0,140 400 0,076 260 600 0,212 520 0,115 360 On mesure l'aptitude à prendre la forme d'une auge selon la norme britannique B.S. 490 : partie I : 1972, et le rapport F/L est une mesure de ladite aptitude, tandis que l'angle est l'angle d'auge obtenu (L = 650 mm, dans l'essai). On peut confectionner des courroies pour des applications à basse température avec seulement de légères variations de la composition de matière de matrice à base de chlorure de polyvinyle. Ces variations impliquent l'utilisation de plastifiants quelconques parmi les plastifiants pour basses températures bien connus, par exemple des esters d'acides linéaires et d'alcools linéaires, comme le "PLIABRAC 985" (de Albright & Wilson), qui est un ester de diacides saturés comportant de 4 à 6 atomes de carbone et d'alcools normaux supérieurs. On peut confectionner des courroies incombustibles en apportant d'autres modifications aux matières utilisées, par exemple en utilisant un plastifiant à base de phtalates ou des additifs d'ignifugation. En outre, la courroie selon l'invention peut avoir une faible résistance, comme les courroies que l'on utilise pour les aliments et pour manipuler les emballages. On satisfait aux conditions de ces applications à faible tension par des agencements de structure de renforcement simples (par exemple une ou deux feuilles longitudinales seulement) et l'on peut utiliser la matière de matrice PVC pour constituer les surfaces des courroies, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'utiliser de recouvrements. La figure 1 représente l'appareil utilisé pour imprégner les filaments pour former la bande ou feuille de fils. On monte une série d'ensouples 1 portant chacune une série de bouts de fil dans un râtelier, de façon que les bouts puissent tous être dévidés en un réseau 2. Un agencement de bobines de déroulement 3 règle la position de chaque fil dans le réseau 2, et les fils sont alors mis sous la forme de deux bandes qui passent sur chacun de deux rouleaux de guidage 4. Les deux bandes sont rapprochées, passent par un peigne extensible final 5 pour assembler les fils selon les nécessités dans la bande finale, et ils passent dans la tête d'imprégnation. La tête d'imprégnation comprend deux éléments d'enduction 6 qui sont des rouleaux fixes, deux plaques latérales 7 et des plaques terminales (non représentées) pour for mer une auge qui est maintenue pleine de la matière de matrice ce. La bande ou feuille de fils est entraînée vers le bas à travers l'auge de matière de matrice et entre les éléments d'enduction 6. En quittant la tête d'imprégnation, la bande passe sur deux rouleaux de gélification 8 chauffés intérieurement qui sont revêtus d'une surface non-collante, par exemple d'éthylène et de propylène fluorés. La bande est gélifiée, les filaments étant dans les positions déterminées par le peigne extensible 5. La bande est reçue sur un rouleau de guidage 9, passe par un dispositif dévideur 10 et arrive à une station de mise en lots 11. Le dispositif dévideur 10 tire la bande de fil à travers l'appareil à partir des ensouples qui sont légèrement freinées pour maintenir une tension de filament uniforme, et assurer ainsi l'uniformité de répartition des fibres. Le peigne extensible 5 et la bobine de déroulement 3 sont agencés pour écarter les fils de façon à obtenir dans la bande une répartition des filaments uniforme. L'uniformité de la répartition des filaments dans la bande imprégnée est favorisée, en particulier dans la cas d'une bande de renforcement ayant à la fois une faible teneur en fibres et une faible teneur en matrice, par l'adjonction d'une barre étaleuse 12 insérée entre les éléments d'enduction 6 et les rouleaux de gélification 8. La barre étaleuse 12 est maintenue en contact avec l'une des faces de la bande. Le mouvement libre de la feuille de fils à travers la tête d'imprégnation provoque l'introduction forcée de ma tière de matrice dans l'ensemble des filaments, ce qui exclut l'air sans déplacement relatif des filaments. Lorsqu'on utilise des matières de matrice de plus forte viscosité, on peut augmenter le degré d'imprégnation en chauffant la matière dans l'auge, soit avant de la mettre dans l'auge, soit, par exemple, en utilisant des éléments d'enduction chauffés. Une température juste inférieure à la température de durcissement de seuil, par exemple 450C, convient pour des matières de matrice à base de chlorure de polyvinyle. La quantité de matière de matrice est déterminée par le réglage de l'intervalle de pincement des éléments d'enduction 6 (c'est-à-dire l'interstice qui les sépare). Ces réglages typiques sont compris entre 0,1 et 1,0 mm. Ces intervalles nécessitent d'utiliser des fils sans noeuds ou bien des fils épaissis à l'air. Cependant, on peut utiliser des fils à noeuds si les éléments d'enduction 6 ont une surface élastique, par exemple de caoutchouc nitrile, dans la région de l'intervalle de pincement. La régularité superficielle de la feuille de fils imprégnée est déterminée au stade de gélification. Les rouleaux de gélification ont une surface non-collante de faible porosité, telle que celle qui est obtenue en montant un manchon d'éthylène-propylène fluoré extrudé, de façon à ne pas emprisonner de PVC dégradé ou de résine d'adhérence contenue dans la matière de matrice. En outre, les légères saillies formées sur la face non en contact avec le premier rouleau de gélification 8 sont partiellement égalisées par le second rouleau de gélification 8, mais ces saillies peuvent être supprimées complètement au moyen d'un rouleau supplémentaire 13, jouant le rôle de rouleau d'égalisation, qui contacte l'autre face de la feuille juste après son contact avec le premier rouleau de gélification 8. Au lieu du rouleau d'égalisation supplémentaire 13, on peut utiliser une sellette comprenant un court ruban noncollant passant sur deux rouleaux terminaux séparés et maintenu en contact avec la surface extérieure de la bande sur une partie de la trajectoire autour du premier rouleau de gélification 8. La bande est ainsi maintenue entre deux surfaces, l'une constituée par le rouleau et l'autre par la surface terminale du ruban, alors que la gélification initiale a lieu, et la bande obtenue a une surface supérieure et une surface inférieure très lisses. On peut utiliser des baguettes d'envergeure avant de faire passer les filaments par l'auge pour obtenir une répartition régulière des filaments, lorsqu'on opère à partir de râteliers à basse tension. Enfin, on peut régler la tension des éléments d'enduction, des rouleaux de gélification et du dévidage des filaments pour former une feuille comportant une couche de ma tière de matrice plus épaisse d'un côté que de l'autre. REVENDICATIONS 1. Bande de renforcement pour renforcer un article en matière élastomère, caractérisée par une multiplicité de filaments mutuellement parallèles étroitement resserrés, qui sont imprégnés de façon que chaque filament soit enduit d'une matière de matrice procurant une résistance à l'arrachement d'au moins 3,15 KN/m, lorsqu'on la mesure par un essai conforme à la norme britannique B.S. 490 : partie I : 1972, par séparation de deux bandes de renforcement. 2. Bande de renforcement selon la revendication 1, caractérisée en ce que la résistance à l'arrachement est supérieure à 5,0 KN/m. 3. Bande de renforcement selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la matière de matrice a une résistance à a chiure d'au moins 100 N/éprouvette normalisée, lorsqu'on la mesure par un essai conforme à la norme britannique B.S. 903 : partie A3 : 1972. 4. Bande de renforcement selon la revendication 3, caractérisée en ce que la matière de matrice a une résistance à la déchirure supérieure à 130 N/éprouvette normalisée. 5. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la matière 2 de matrice a un module supérieur à 4 MN/m , lorsqu'on le me 2 sure à 100%, et supérieur à 8 MN/m , lorsqu'on le mesure à 200%, en effectuant un essai conforme à la norme britannique B.S. 903 : partie A2 : 1971. 6. Bande de renforcement selon la revendication 5, ca-actérisée en ce que la matière de matrice a un module su périeur à 8 MN/m2 lorsqu'on le mesure à 100% et supérieur à 2 12 MN/m , lorsqu'on le mesure à 200%. 7. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le rapport entre l'aire de la matière de matrice et l'aire des filaments constituant le renforcement, suivant une section transversale de la bande, est inférieur à 3,0. 8. Bande de renforcement selon la revendication 7, caractérisée en ce que ledit rapport est supérieur à 1,0. 9. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la matière de matrice est un plastisol dans lequel sont incorporés des liants. 10. Bande de renforcement selon la revendication 9, caractérisée en ce que le plastisol est le chlorure de polyvinyle. 11. Bande de renforcement selon la revendication 10, caractérisée en ce que la matière de matrice comprend du caoutchouc nitrile. 12. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisée en ce que les liants comprennent des précurseurs de résines qui réagissent pour former une résine de condensation renfermant un aldéhyde. 13. Bande de renforcement selon la revendication 12, caractérisée en ce que les précurseurs de résine sont un composé aromatique hydroxylé et un composé qui engendre des groupes méthylène sous l'effet du chauffage. 14. Bande de renforcement selon la revendication 13, caractérisée en ce que les précurseurs sont le résorcinol et 1 'hexaméthylène-tétramine. 15. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que la matière de matrice a, juste avant d'imprégner les filaments, une viscosité inférieure à 20 000 centipoises, lorsqu'on la mesure avec un viscosimètre Brookfield à 50 tours/mn, avec un arbre nO 7. 16. Bande de renforcement selon la revendication 15, caractérisée en ce que, juste avant d'imprégner les filaments, la matière de matrice a une viscosité comprise entre 3 000 et 6 000 centipoises. 17. Bande de renforcement selon l'ensemble de l'une quelconque des revendications 9 à 11 et de la revendication 15 ou 16, caractérisée en ce que l'on obtient la vis cosité requise en incorporant 1 à 5 parties pour cent parties en poids d'un réducteur de viscosité. 18. Bande de renforcement selon la revendication 17, caractérisée en ce que le réducteur de viscosité est un polyéther alkyl-arylique. 19. Bande de renforcement selon la revendication 17 ou 18, caractérisée en ce qu'elle comprend un plastifiant monomère qui se réticule au cours du traitement thermique de ladite bande. 20. Bande de renforcement selon la revendication 19, caractérisée en ce que le plastifiant monomère réticulable est un acrylate ou un ester d'alcool allylique. 21 Bande de renforcement selon la revendication 9 ou l'ensemble de la revendication 9 et de l'une quelconque des revendications 10 à 20, caractérisée en ce que la teneur totale en plastifiant est comprise entre 40 et 70 parties pour cent de polymère et en ce que moins de 35 parties dudit polymère sont sous la forme d'une variété monomère réticulable. 22. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 21, caractérisée en ce que les filaments sont constitués par des filaments continus. 23. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 21, caractérisée en ce que les filaments sont constitués par des fibres coupées. 24. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 23, caractérisée en ce que les filaments sont pratiquement non torsadés. 25. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 22 à 24, caractérisée en ce que la matière des filaments est étirée. 26. Bande de renforcement selon la revendication 25, caractérisée en ce que les filaments sont constitués par un polyamide aliphatique. 27. Bande de renforcement selon la revendication 25, caractérisée en ce que les filaments sont constitués par un polyamide aromatique. 28. Bande de renforcement selon la revendication 25, caractérisée en ce que les filaments sont choisis parmi les matières de renforcement comprenant des polyesters, des dérivés polyvinyliques, des dérivés polyoléfiniques, la rayonne, le verre et les métaux. 29. Bande de renforcement selon l'ensemble des revendications 14 et 26, caractérisée en ce que les filaments sont en nylon, et en ce que les proportions de résorcinol et d'hexaméthyléne-tétramine sont comprises entre 3,0 et 9,0 parties pour cent de polymère et 1,5 à 5,0 parties pour cent de polymère, respectivement. 30. Bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 29, caractérisée en ce qu'une couche de matière élastomère est fixée à une face de la bande. 31. Bande de renforcement selon la revendication 30, caractérisée en ce que la matiere élastomère est du caoutchouc. 32. Bande de renforcement selon la revendication 30 ou 31, caractérisée en ce que l'on utilise une substance d'amorçage pour faciliter la liaison à ltelastomere. 33. Article renforcé comportant une couche ou une nappe de renforcement incorporée, caractérisé par une bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 32. 34. Courroie renforcée comportant une structure de renforcement incorporée, caractérisée par une couche ou une nappe de renforcement longitudinale formée par une bande selon l'une quelconque des revendications 1 à 32. 35. Courroie renforcée selon la revendication 34, caractérisée en ce que la nappe de renforcement est formée par une seule bande de la largeur de la courroie. 36. Courroie renforcée selon la revendication 35, caractérisée en ce que la nappe de renforcement est formée par deux bandes ou davantage placées côte à côte, dirigées chacune dans le sens de la longueur de la courroie pour former la nappe de renforcement. 37. Courroie renforcée selon l'une quelconque des revendications 34 à 36, caractérisée en ce qu'elle comporte deux nappes de renforcement longitudinales ou davantage. 38. Courroie renforcée selon la revendication 37, caractérisée en ce que les nappes de renforcement sont adjacentes entre elles. 39. Courroie renforcée selon la revendication 37, caractérisée en ce que les nappes de renforcement sont séparées par une nappe de matière élastomère intermédiaire. 40. Courroie renforcee selon l'une quelconque des revendications 34 à 39, caractérisée en ce qu'elle comporte une nappe transversale formée par une bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 32 dont les filaments sont dirigés transversalement par rapport à la courroie. 41. Courroie renforcée selon la revendication 40, caractérisée en ce qu'elle comporte deux nappes transversales ou davantage. 42. Courroie renforcée selon la revendication 41, caractérisée en ce que les nappes transversales sont séparées dans l'épaisseur de la courroie. 43. Courroie renforcée selon la revendication 42, caractérisée en ce que les nappes transversales sont séparées par les nappes de renforcement longitudinales. 44. Courroie renforcée selon l'une quelconque des revendications 40 à 43, caractérisée en ce que les filaments d'une nappe transversale sont sensiblement perpendiculaires à la longueur de la courroie. 45. Courroie renforcée selon l'une quelconque des revendications 40 à 43, caractérisée en ce que les filaments d'une nappe transversale font des angles compris entre 450 et 750 par rapport à la longueur de la courroie. 46. Courroie renforcée selon la revendication 45, caractérisée en ce que les filaments d'une nappe transversale sont à 60 par rapport à la longueur de la courroie. 47. Courroie renforcée selon la revendication 45 ou 46, caractérisée en ce qu'elle comporte deux nappes transversales ou davantage placées à des angles de biais opposés par rapport à la longueur de la courroie, pour réaliser une structure équilibrée. 48. Courroie renforcée selon l'une quelconque des revendications 34 à 47, caractérisée en ce qu'une couche de recouvrement extérieure en matière élastomère est appliquée d'un côté de la courroie. 49. Courroie renforcée selon la revendication 48, caractérisée en ce qu'une couche de recouvrement extérieure est également appliquée de l'autre côté de la courroie. 50. Courroie renforcée selon la revendication 48 ou 49, caractérisée en ce que la matière de recouvrement est le chlorure de polyvinyle. 51. Courroie renforcée selon la revendication 48 ou 49, caractérisée en ce que la matière de recouvrement est du caoutchouc naturel. 52. Courroie renforcée selon la revendication 48 ou 49, caractérisée en ce que la matière de recouvrement est du chlorure de polyvinyle et du caoutchouc nitrile. 53. Courroie renforcée selon la revendication 48 ou 49, caractérisée en ce que la matière de renforcement est du caoutchouc nitrile. 54. Procédé d'imprégnation d'une bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 30, caractérisé en ce que l'on rassemble le nombre de filaments requis pour former une bande, on les fait descendre à travers une matière de matrice et entre deux guides convergents, et l'on solidifie la bande de matière. 55. Procédé selon la revendication 54, caractérisé en ce que les guides convergents sont tous deux incurvés et sont constitués par deux rouleaux fixes. 56. Procédé selon la revendication 54 ou 55, caractérisé en ce qu'une barre étaleuse est maintenue en contact avec un côté de la bande pour étaler les filaments dans la bande, après imprégnation et avant solidification. 57. Procédé selon l'une quelconque des reven dications 54 a 56, caractérisé en ce que l'on solidifie la matière de matrice sur un rouleau chauffé monté au voisinage des guides convergents. 58. Procédé selon la revendication 57, carac térisé en ce qu'un rouleau d'égalisation contacte la surface extérieure de la bande, lorsqu'il contacte le rouleau chauffé, pour égaliser la surface de la bande. 59. Procédé selon la revendication 57, carac térisé en ce que l'on met une bande non-collante en contact avec la surface extérieure de la bande, lorsque la bande se trouve sur le rouleau chauffé. 60. Procédé selon l'une quelconque des revendi cations 54 à 59, caractérisé en ce que l'on groupe les filaments en feuilles minces séparées, et on les rapproche pour former une feuille. 61. Procédé de fabrication de courroies, carac térisé en ce que l'on applique le procédé d'imprégnation de bande selon l'une quelconque des revendications 54 à 60, on assemble les bandes de renforcement entre elles pour former une structure de renforcement pour la courroie, et l'on chauffe l'ensemble pour lier les bandes ensemble. 62. Procédé selon la revendication 61, caractérisé en ce que l'on forme une matière de matrice supplémentaire d'un côté des filaments assemblés avant solidification, et l'on utilise la matière supplémentaire pour former des couches intermédiaires de matière de matrice entre des nappes de renforcement dans l'épaisseur de la courroie. 63. Procédé selon la revendication 62, carac térisé en ce que l'on forme la matière supplémentaire en agençant le rouleau chauffé et la tension de déroulement de la bande de renforcement de façon que de la matière de matrice en excès soit formée d'un côté des filaments de renforcement. 64. Appareil pour imprégner une bande de renforcement selon l'une quelconque des revendications 1 à 32, caractérisé en ce qu'il comprend deux éléments d'enduction convergents fixes, parallèles et horizontaux, des embouts d'étan chéité pour former une auge à haut ouvert pour matière de matrice, des moyens de guidage pour guider la feuille de filaments requise vers le bas entre les éléments d'enduction, des moyens pour solidifier la bande de matière imprégnée et des moyens de reprise. 65. Appareil selon la revendication 64, caractérisé en ce que les éléments d'enduction consistent en deux rouleaux fixes. 66. Appareil selon la revendication 64 ou 65, caractérisé en ce qu'il comporte une barre étaleuse pour contacter la bande entre les éléments d'enduction et les moyens de solidification, pour étaler les filaments de la bande. 67. Appareil selon l'une quelconque des revendications 64 à 66, caractérisé en ce que les moyens de solidi fication consistent en un rouleau chauffé. 68. Appareil selon la revendication 67, caractérisé en ce que le rouleau chauffé comporte une surface non collante pratiquement non-poreuse. 69. Appareil selon la revendication 67 ou 68, caractérisé en ce qu'une barre d'égalisation est disposée parallèlement à la surface du rouleau chauffé au voisinage du point du rouleau contacté en premier par la bande, et à une distance du rouleau égale à l'épaisseur requise de la bande. 70. Appareil selon l'une quelconque des revendications 67 à 69, caractérisé en ce qu'il comporte un ruban d'égalisation consistant en un ruban non collant passant entre deux rouleaux terminaux au voisinage de la surface du rouleau chauffé contacté par ladite bande.