1.- 2465473 L'invention concerne un cristallin artifi- ciel c'est-à-dire un type nouveau de lentille intra-oculaire comportant des moyens de fixation permettant de l'implanter dans la chambre postérieure de l'oeil. L'invention concerne également le procédé d'implantation de ce cristallin artificiel dans la chambre postérieure de l'oeil. Quand un oeil ne comporte plus de cristal- lin, ce qu'on désigne par le terme de condition aphake ou aphakie, résultant généralement d'une ablation intra-capsulaire ou extra-capsulaire du cristallin, cet oeil ne peut plus foca- liser les rayons lumineux. L'oeil reçoit alors des images complètement floues, ce qui altère la vision. La solution la plus couramment utilisée pour obtenir une focalisation palliant l'aphakie consiste à interposer des lentilles de contact, des lunettes, ou une combinaison de ces appaxils, entre l'oeil et la source de lumière. Cependant les lentilles de contact aussi bien que les lunettes présentent un certain nombre dtinconvé- nients lorsqu'elles sont utilisées pour le traitement de l'apha- kie. En effet ni les lunettes ni les lentilles de contact ne peuvent remplacer parfaitement le système optique naturel car elles sont placées à l'extérieur de l'oeil ce qui provoque un décalage du centre optique par rapport au cas de l'organe vivant. Du fait de ce déplacement du centre optique la taille des images reçues par l'oeil est modifiée. Beaucoup de patients aphakes ayant subi une opération de la cataracte portent des lentilles ou des lunettes. Ces lentilles "cul de bouteille" présentent beaucoup plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. Dès qu'il se met à porter des lunettes de cataracte le patient est confronté au problème d'une très grande augmentation de taille des objets familiers. En effet les lunettes de cataracte grandissent les objets d'environ 35 % de sorte que tous les objets apparaissent beaucoup plus grands que leur taille réelle et qu'il faut de nombreuses semaines au patient pour s'accoutumer à ces condi- tions nouvelles. Si le patient n'est opéré que d'un seul oeil il doit ensuite porter une combianison d'un verre de cataracte 2.- 2465473 pour l'oeil opéré et d'un verre classique pour l'oeil qui n'a pas été opéré. Le patient se trouve alors dans l'impos- sibilité de confondre en une seule vision les images de tailles différentes reçues par chaque oeil, ce qui donne une vision - double. Même s'il a été opéré des deux yeux et porte des lunettes de cataracte pour ces deux yeux, le patient ressent cependant un élément de désorientation partielle du fait que toutes les choses lui apparaissent plus proches que précédemment. Un autre problème auquel le porteur de lunettes de cataracte se trouve confronté est que toutes les lignes droites du made extérieur se trouvent transformées en lignes courbes et que chaque fois que le patient déplace les yeux, ces courbes semblent se déformer, ce qui impose au patient de ne pas bouger les yeux et de regarder toujours à travers le centre optique des verres de cataracte. Le patient doit alors tourner la tête sans bouger les yeux pour voir les choses qui ne se trouvent pas juste en face de lui. De plus le patient se trouve confronté à une zone de forme annulaire dans laquelle aucune image nrap- paraît ce qui conduit au phénomène dit du "diable dans sa boite" dans lequel les gens et les objets apparaissent ou disparaissent brusquement lorsqu'ils sautent dans la zone aveugle, ce qui peut amener le patient à venir heurter les objets situés dans la zone aveugle. Outre les problèmes ci-dessus, les lunettes doivent être retirées pour différentes activités telles que par exemple pour se laver la figure, se baigner ou dormir, ce qui conduit l'utilisateur à tâtonner le matin jusqu'à ce qu'il ait trouvé ses lunettes. Un autre problème classique est lié au fait que l'utilisateur risque souvent de perdre ses lunettes ce: qui l'oblige à prévoir des paires de rechange et cela est extrêmement coûteux car les lunettes de cataracte doivent être centrées et réglées avec une très grande précision pour permettre une vision claire et de bonne qualité. Cela signifie que l'utilisateur doit également conserver la formule optique de ses lunettes pour pouvoir en faire refaire Vautres. 3.- 2465473 Les lentilles de corlact sont supérieures aux lunettes de cataracte épaisses car elles permettent à l'uti- lisateur une bonne vision latérale. Le problème du grandissement gène moins les porteurs de lentilles de contact que les porteurs de lunettes car les lentilles de contact n'ont un grandissement que de l'ordre de 7 à 10 %. De plus la coordination entre les mains et les yeux est meilleure pour les porteurs de lentilles de contact que pour les porteurs de lunettes car les objets sont,vus dans une meilleure orientation spatiale et les lignes droites n'apparaissent pas sous forme de courbes. Cependant les lentilles de contact sont très petites et très fragiles et. il est difficile de les poser et de les retirer chaque jour, en particulier pour des utilisateurs-âgés ou pour des personnes arthritiques ou ayant des problèmes de coordination. De plus les allergies et--es problèmes d'humidité des yeux rendent souvent difficile le port des lentilles de contact. Enfin les patients n'ayant eu qu'un seul oeil opéré de la cataracte ont beaucoup de mal à s'adapter à deux images de tailles différentes fournies par les deux yeux, ce qui entraîne une vision double. Les lentilles intra-oculaires apportent une amélioration considérable par rapport aux prothèses oculaires précédentes car dès que l'implantation de ces lentilles intro- oculaires a été effectuée les patients retrouvent des caracté- ristiques de vision très voisines de celles qu'ils avaient précédemment. En effet les porteurs de lentilles à implantation intra-oculaire retrouvent la vision de coté et les problèmes de grandissement et de perception de la profondeur de champ sont pratiquement inexistants. Comme les lentilles intra- oculaires sont implantées dans l'oeil de façon permanente les problèmes de nettoyage, de mise en place et de retraits journa- liers, ainsi que les risques de pertes sont supprimés. De plus l'utilisateur peut pratiquer des sports tels que la natation car les lentilles restent dans l'oeil, et esthétiquement il n'existe aucune différence entre les personnes portant des lentilles intra-oculaires et celles n'ayant jamais subi de chirurgie oculaire ou d'opérations de la cataracte. 4.- 2465473 La raison la plus courante pour laquelle on retire le cristallin est que celui-ci devient opaque) ce qu'on appelle la cataracte et qui se produit le plus souvent sur les personnes âgées. La cataracte est la raison la plus courante de la cécité et plus de 400.000 personnes par an aux Etats- Unis ont recours à la chirurgie de l'oeil pour l'ablation de cristallins malades. La technique la plus prometteuse pour redonner la vue aux patients souffrant de la cataracte est l'utilisation d'une lentille intra-oculaire ou cristallin artificiel. Une lentille intra-oculaire, qu'on désignera par l'abréviation LIO dans la suite de cette description, est une lentille destinée à se placer à l'intérieur de l'oeil. Lorsque la LIO est implantée sensiblement au même endroit que celui précédemment occupé par le cristallin, le patient peut retrouver une vision pratiquement normale. En général l'implantation d'un cristallin artificiel et l'oparation de la cataracte durent environ 45 minutes et le patient retrouve la vue au bout de deux jours environ, la guérison de l'oeil n'étant complète qu'au bout de plusieurs semaines. L'implantation d'un cristallin artificiel à l'intérieur de l'oeil pour soigner l'aphakie a été envisagée pour la première fois par Tardini en 1764. La première implan- tation d'un cristallin artificiel a été réalisée par le Dr. Harold Ridley en 1949. Ridley a placé initialement ce cristallin artificiel dans la chambre postérieure de l'oeil derrière l'iris, cette lentille s'appuyant contre le corps ciliaire entre les procès ciliaires et la base de l'iris. Cependant la mise en place de cette lentille dans la chambre postérieure de l'oeil a été abandonnée du fait de cas de déplacements de la lentille observés après implantation, ainsi que de glaucomes et autres donnant naissance à des défauts. L'un des principaux problèmes rencontrés dans les premiers implants de cristallins artificiels était dû à la tendance de certaines lentilles à se déplacer partiel- lement ou totalement à partir de la position d'implantation initiale. Ce problème a donné naissance à de nombreuses formes de réalisation destinées à maintenir la LIO centrée suivant l'axe optique, les différentes positions propo- sées ayant été les suivantes: 1) devant l'espace pupillaire (chambre antérieure); 2) dans l'espace pupillaire (plan de l'iris); ou 3) juste derrière l'espace pupillaire (chambre postérieure). Les premiers échecs de Ridley avec des cristallins artificiels implantés dans la chambre postérieure, l'ont conduit ainsi que d'autres, tels que D. P. Chyce, à s'intéresser à l'implantation des LIO dans la chambre antérieure de l'oeil, entre l'iris et la cornée. Les lentilles utilisées comportaient des pattes faisant saillie-radialement pour assurer la mise en place de la lentille devant la pupuille. Ces tentatives n'ont eu qu'un succès très limité, essentiellement du fait des problèmes d'irritation de l'oil posés par les pattes de support. On pourra d'autre part remarquer que la mise en place de la lentille dans la chambre antérieure est une position non naturelle. De plus la lentille placée dans la chambre antérieure ne se trouve pas au voisinage de la membrane hyaloide supportant l'humeur vitrée, de sorte que les risques de dépla- cement de l'humeur vitrée vers l'avant et de décollement de la rétine sont plus grands lorsqu'on utilise des lentilles placées dans la chambre antérieure. Binkhorst a développé une lentille à pinces d'iris (quatre boucles) et une lentille irido-capsulaire (deux ou trois boucles). Ces deux cristallins artificiels comprennent une lentille de diamètre supérieur à celui de la pupille et se placent de façon que le pourtour des lentilles s'appuie contre la face avant de l'iris. La lentille à pinces d'iris (quatre boucles) est maintenue en place par deux paires de boucles prenant les flancs de l'iris et maintenant la lentil- le en face de la pupille. Dans certains cas l'iris est suturé aux boucles pour fixer la position de la lentille. La lentille irido-capsulaire (deux ou trois boucles) comporte deux ou trois boucles faisant saillie derrière la lentille et passant postérieurement derrière l'iris pour s'engager contre la capsule laissée à l'intérieur de l'oeil 6.- 2465473 après extaction extra-capsulaire du cristallin dans l'opération de la cataracte. Ces deux types de lentilles se trouvant en position prépupillaire et comportant des supports passant postérieurement derrière l'iris, ne sont pas satisfaisants car par principe ils gênent la contraction de la pupille et fixent la taille de celle-ci. Les lentilles placées dans la chambre antérieure peuvent prendre différentes formes et se fixent à l'iris par différents procédés décrits dans les brevets U.S.A. nos 3 673 611; 3 906 551; 3 922 728; 3 925 825; 3 971 073; 3 975 779; 3 979 780; 3 986 214, 3 996 627; 4 010 496; 4 056 855; 4 073 015; 4 077 071; 4 079 470; et 4 087 866. Les lentilles artificielles destinées à se placer dans la chambre postérieure sont décrites dans les brevets U.S.A. ris 3 711 870 et 4 014 049 déposés par Deitrick. Les lentilles de Deitrick comprennent une partie optique centrale entourée par un rebord élastique en silicone formé de manière à venir se loger contre le caps ciliaire. On maintient la lentille en place en suturant le rebord élastique au corps ciliaire. Un autre type de lentille décrit dans les brevets U.S.A. nos 3 925 825 et 4 014 089 déposés par Richards et Cie. est destiné à sèimplanter soit dans la chambre antérieure soit dans la chambre postérieure de l'oeil, la partie de support (haptique) de la LIEO comprenant un certain nombre d'éléments flexibles en forme de ressorts destinés-à suivre le-bord de la pupille dynamique tout en assurant la fixation longitudinale et le centrage de la lentille. Les brevets U.S.A. nos 4 053 953 et 3 866 249 déposés par Flom, décrivent une lentille posté- rieure maintenue en place par insertion d'un collier dans le premier brevet, et d'un anneau de fixation dans le second. Dans le brevet U.S.A. no 4 041 552 déposé par Ganis, l'élément de lentille est placé dans la chambre postérieure et maintenu par un support placé sur la face antérieure de l'iris, une patte inférieure étant suturée au corps ciliaire et à la sclérotique d'un c8té de l'iris et une autre patte étant prévue de l'autre côté. Le brevet U.S.A. 3 913 148 déposé par Potthast décrit une lentille se montant dans la chambre postérieure et comportant un certain nombre de pinces en porte-à-faux se montant chacune dans une partie centrale allant, 7. É2465473 vers l'extérieur, de la face de la lentille vers son pourtou3r. Les pinces servent à fixer l'iris à la face avant de la len-il- le lorsque celle-ci est placée à l'intérieur de la chambre postérieure de l'oeil derrière l'iris. Enfin un certain nombre de lentilles de technique antérieure sont décrites dans un article de D.P. Choyce intitulé "Histoire des implants intra-oculaires", paru dans les Annales d'Ophtalmologie en Octobre 1973. Cet article contient également une liste de références concernant l'art antérieur des lentilles intra-oculaires. L'invention a pour but de créer un nouveau type de lentille intraoculaire ainsi qu'un procédé d'implantation de cette LIO permettant de combiner les avantages du support et de la fixation capsulaires avec les avantages de la mise en place de la partie optique de la lentille dans la chambre postérieure, ce qui permet d'obtenir un excellent centrage de la lentille du fait que la partie optique de celle- ci occupe momentanément une position prépupillaire dans la chambre antérieure en permettant ainsi le centrage de l'ensemble de la structure de lentille par contraction de la pupille. Un support capsulaire est un support obtenu:lorsque la capsule postérieure du cristallin, laissée en place après une opération extra- capsulaire de la cataracte, supporte l'ensemble du système de lentille. Pour atteindre les buts ci-dessus, l'in- vention concerne un cristallin artificiel destiné à être implanté dans un oeil ayant subi une opération chirurgicale extra-capsu- laire, cristallin artificiel caractérisé en ce qu'il comprend une lentille munie d'une surface à poli optique, un certain nombre de pattes de support minces élastiques fixées à la lentil- le, ces pattes présentant la forme de boucles, deux au moins de ces boucles étant disposées vers l'arrière de la lentille de manière à venir s'appuyer sur la capsule postérieure pour assurer une fixation capsulaire, et deux autres au moins de ces boucles étant placées en avant des boucles arrière dans une position postérieure, de façon que la lentille se mette en place dans la chambre antérieure et soit maintenue contre l'iris jusqu'à ce que sa position optique soit déterminée par les muscles sphincter de l'oeil, ces boucles faisant saillie extérieurement sur une distance prédéterminée suffisante pour permettre à la lentille 8.- 2465473 d'être entrainée par l'iris jusqu'à la chambre postérieure de l'oeil après dilatation de cet iris. Ainsi la lentille est implantée dans l'oeil de façon que sa disposition utilise la caractéristique de centrage par contraction pupillaire pendant que la partie optique de la lentille se trouve dans la chambre antérieure en position prépupillaire. Après fixation capsulaire par les boucles postérieures du système de support de la capsule postérieure (fixation généralement obtenue au bout de 4 à 5 jours) la pupille est dilatée et la partie optique de la LIO vient dans la chambre postérieure lorsque la pupille se recontracte. La partie optique de la LIO présente la forme d'une lentille classique munie de boucles postérieures destinées à venir se loger dans la poche de la capsule. Des agrafes ou éléments en saillie sont placés antérieurement pour maintenir la partie optique de la lentille à l'intérieur de la chambre antérieure de façon qu'elle se centre sous l'action de la pupille jusqu'à ce que la fixation capsulaire soit faite. Ces boucles ou parties en saillie antérieures sont dirigées vers l'extérieur et vers la partie postérieure de façon qu'après fixation capsulaire de la lentille et dilatation de la pupille, celle-ci et l'iris se dilatent et s'écartent de la partie optique en glissant sous les boucles ou extensions antérieures. Quand la pupille se recontracte, l'iris vient glisser sur les extensions antérieures et la surface avant de la LIO en amenant celle-ci dans une position fixe à l'intérieur de la chambre postérieure. L'invention permet ainsi d'obtenir une lentille de chambre posérieure présentant les avantages indiqués ci-dessus par rapport aux lentilles de chambre antérieure. Le principe fondamental de cette lentille antéro-postérieure consiste à utiliser les muscles sphincter de l'oeil pour obtenir le centrage en évitant ainsi des manipula- tions chirurgicales telles que des sutures de l'iris, ou un appui sur le corps ciliaire présentant des risques de complica- tions ultérieures. Le muscle sphincter de l'iris n'est utilisé pour le centrage que pendant une courte période, jusqu'à ce que la fixation capsulaire soit obtenue. Ce muscle spincter ne sert plus ensuite car la lentille et les supports sont munis de 9. 2465473 petites extensions antérieures s'entendant postérieurement de manière à permettre à la lentille de glisser de la chambre antérieure vers la chambre postérieure par dilatation et contraction ultérieure de la pupille, ce qui fixe ainsi la lentille dans sa position définitive. La lentille est, dans sa position initiale, une lentille de chambre antérieure et, dans sa position finale, une lentille de chambre postérieure. Ses deux formes planes empêchent le contact de la lentille avec la capsule postérieure, ce qui crée une chambre d'absorption spontanée des matières corticales critiques, pour aspirer ces matières corticales et également pour permettre ltincision d'une membrane capsulaire si cela s'avère-ultérieures ment nécessaire. Le chirurgien n'est donc pas forcé de pratiquer une opération d'ouverture préalable du fait de l'absence d'une chambre adéquate de discision. Le passage de laIentille de la chambre antérieure à la chambre postérieure se fait grâce à un nouveau type de boucles (haptiques) en extension permettant la mise en place de cette lentille par dilatation pupillaire. La lentille est de type à fixation par poche capsulaire venant finalement se placer dans la chambre postérieure sans intervention de l'iris. Cette lentille supporte l'iris de la même façon qu'un cristallin naturel en évitant ainsi son irritation, ce qui élimine les conséquences à long terme de dispersion de pigment et de perte de cellules endothéliales de cornée. Ainsi la LIO de chambre antéro-postérieure selon l'invention permet d'obtenir une mobilité pupillaire normale, une absence d'érosion pupillaire, pas de pseudo- phakodonésie, très peu ou pas du tout d'iridodonésie, et beaucoup moins d'éblouissement par les bords de lentille et les boucles. De plus la LIO selon l'invention est plus proche du centre op-ique de l'oeil. La nouvelle lentille selon l'invention donne moins d'aniseikoma et moins d'erreurs de réfraction résiduelle, tout en éliminant les sutures de l'iris et en combinant les avantages de la fixation capsulaire avec les avantages de la chambre antérieure ou du centrage prépu- pillaire. Esthétiquement enfin la lentille selon ltinvention a une apparence beaucoup plus voisine de celle d'un cristallin naturel de sorte que les avantages esthétiques se combinent aux avantages médicaux. 0.- - 246-5473 L'invention sera mieux comprise à la lec- ture de la description détaillée qui suit d'exemples préférés de réalisation représentés sur les dessins ci-joints dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe d'une lentille de chambre antérieure de technique antérieure, suppor- tée par l'iris, - la figure 2 est une vue en coupe de la lentille intraoculaire antéro-postérieure selon 1finvention, montée dans la chambre postérieure de l'oeil, - la figure 3 est une vue phne de dessus, agrandie, d'une forme préférée de LIO de chambre antéro- postérieure, - la figure 4 est une vue de c8té, en élévation, de la LIO de la figure 3, - - la figure 5 est une vue de face en élé- vation, de la LIO de la figure 3, - la figure 6 est une autre vue plane de dessus de la LIO de la figure 3, - la figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne A-A' de la figure 6, - la figure 8 est une vue en coupe suivant la ligne B-B' de la figure 6, - la figure 9 est une vue plane de dessus d'une autre forme de réalisation de la LIO de chambre antéro- postérieure, - la figure 10 est une-vue en coupe suivant la ligne A-A' de la figure 9, - la figure Il est une vue en coupe suivant la ligne B-B' de la figure 9, - la figure 12 est une vue plane de dessus d'une autre forme encore de réalisation de la LIO de chambre antéro-postérieure, - la figure 13 est une vue en coupe suivant la ligne A-AI de la figure 12, - la figure 14 est une vue en coupe suivant la ligne B-B' de la figure 12, - la figure 15 est une vue plane de dessus d'une autre forme encore de réalisation de la LIO de chambre antéro-postérieure, - la figure 16 est une vue en coupe suivant la ligne A-A' de la figure 15, - la figure 17 est une vue en coupe suivant la ligne B-B' de la figure 15, - la figure 18 est une vue en coupe, a plus grande échelle, d'une forme préférée de la lentille placée dans l'oeil au cours d'un implant dans la chambre antérieure, - la figure 1-9 est une vue en coupe de la lentille de la figure 18 après dilatation et recontraction de la pupille, et après centrage de la lentille placée dans la bonne position à l'intérieur de la chambre postérieure, - la figure 20 est une vue en coupe, à plus grande échelle, de la forme de réalisation de l'invention représentée sur les figures 15 à 17, la lentille étant placée dans la chambre antérieure de l'oeil, et - la figure 21 est une vue en coupe de la forme de réalisation de l'invention représentée sur la figure 20, après que la pupille se soit dilatée puis recon- tractée après centrage de la lentille, cette lentille se trou- vant placée en position convenable dans la chambre postérieure après contraction de la pupille. L'invention, et plus précisément les modes préférés de réalisation de celle-ci sont représentés sur les figures 2 à 8, 18 et 19 qui illustrent une lentille intra-oculaire ou LIO 10 ainsi qu'un procédé d'implantation de cette LIO dans un oeil 12. Un oeil.l. ayant subit une opération chirur- gicale extra-capsulaire, est représenté sur les figares 2 et 18 à 21. Cet oeil 12 comprend une cornée 14, une sclérotique 16, un iris 18, une pupille 20, un muscle ciliaire 22, des procès ciliaires 24 et une capsule 26 laissée en place après chirurgie extra-capsulaire. L'oeil 12 est divisé en deux chambres, une chambre antérieure 28 située en face de l'iris et une chambre postérieure 30 située derrière l'iris. La lentille 32 est une lentille fixée à Inpoche capsulaire. Dans la forme préférée de réalisation représentée ici cette lentille 32 est une structure plan- convexe, mais dans certains cas il peut être préférable d'utiliser une structure à double convexité avec des surfaces sphériques, toriques ou asphériques. 11l.- 12.- 2465473 La lentille est réalisée dans un matériau biologiquement neutre ne risquant pas d'être absorbé par les sécrétions humaines, et convenablement toléré par le corps humain après implantation. On peut utiliser pour cela des 3 matériaux tels que le quartz, le verre-ophtalmo] Qgique, les résines de méthylméthacrylate tels que celles commercialisées sous les appellations de 'perspex", ulucite! et 1!plexiglass': ou encore des polyméthacrylates chimiquement purs et biologi- quement naturels, ou des matériaux polymérisés biologiquement inertes. Des exemples de atterres de lentilles utilisables car ils sont chimiquement durables, exempts de toxicité, bon protecteurs contre la radioactivité, légers et présentant un coefficient de transmission, très voisin de celui d'un cristal-. lin naturel, sont les différents verres décrits dans le brvet U.S.A. no 3 996 627 mentionné ici à titre de référence. Dans la présente forme préférée de réa- lisation et de mise en oeuvre de l'invention, des boucles postérieures 34 sont fixées à la lentille 32 et destinées à venir se loger dans la poche capsulaire. Desboucles ou éléments en saillie 36 sont disposés dans la partie antérieure de la lentille et orientés- à 900 par rapport aux boucles postérieures 34. Ces boucles maintiennent la partie optkque de la lentille dans la chambre antérieure de l'oeil pour permettre le centrage pupillaire en attendant que la fixation capsulaire des boucles postérieures 34 soit faite. Les boucles antérieures ou éléments en saillie 36 s'étendent postérieurement vers l'extérieur de manière à se terminer dans le même plan général que l'extension extérieure des boucles postérieures. Après fixation capsulaire de la lentille et dilatation pupillaire, la pupille 20 et l'iris 18 se dilatent et s'écartent de la partie optique de la lentille en glissant sous les boucles antérieures 36. Quand la pupille 20 se contracte de nouveau l'iris 18 glisse sur les boucles antérieures 36 et sur la surface avant de la lentille 32 en amenant celle-ci en position fixe à l'intérieur de la chambre postérieure. te système de support ou de boucles peut se présenter sous la forme de "fils", étant bien entendu que le terme de "fils" désigne ici toutes fibres, bandes.ou tiges élastiques en matériau biologiquement neutre tel que du métal ou de la matière plastique, ce matériau étant ou non le même pour tout le dispositif. On 13.- 2465473 peut utiliser comme matériaux possibles évitan l'irritation du corps et les phénomènes de rejet, des matériaux tels que le platine, le titane, les polyamides extrudés comme le nylon, ou encore une polyoléfine telle que le polypropylène. La forme de réalisation des figures 12 à 14 est construite de la même manière que la forme préférée ci- dessus sauf le fait qu'elle utilise trois boucles antérieures 136 et trois boucles postérieures 134 équidistantes au lieu des deux paires de boucles opposées de la précédente forme de réalisation. Dans la forme de réalisation des figures 9 à 11, les boucles antérieures sont remplacées par des tiges en saillie 38 se terminant par desextrémités arrondies 39. Si on le désire ces terminaisons peuvent être de forme sphérique. Les éléments antérieurs de tiges en saillie 38 s'écartent postérieure- ment de la lentille 32 en direction de la capsule postérieure. Une autre forme encore de réalisation est décrite sur les figures 1.5 à 17 représentant une lentille 40 présentant une surface convexe 42 et une surface concave 44. La surface de la lentille elle-même remplace les pinces ou boucles antérieures de la forme de réalisation préférée cidesus. On pourra remarquer que dans cette dernière forme de réalisation le point milieu central 41 *de la lentille est situé de façon que ses bords périphériques arrondis 43 s'écartent postérieure- ment du point milieu central. Cette lentille est munie d'une paire de boucles postérieures 46 dirigées postérieurement vers l'extérieur de la même manière que dans la forme préférée ci- dessus, ces boucles jouant le même rôle que les boucles postérieures de cette forme préférée di-dessus. Lorsqu'on implante la lentille de chambre antéro-postérieure selon l'invention, les boucles postérieures 34 et 46 fixées à la lentille sont destinées à venir se loger dans la poche capsulaire 26, les boucles ou extensions anté- rieures 36 maintenant la partie optique de la lentille à l'intérieur de la chambre antérieure avec centrage pupillaire jusqu'à ce que la fixation capsulaire soit obtenue. Les pattes des boucles postérieures plongent dans la poche capsulaire et restent maintenues en place dans celle-ci. La fixation capsu- laire se fait entre les boucles postérieures ou système de support 34, et la poche capsulaire, cette fixation étant géné- 14.- 2465473 ralement obtenue au bout de quatre à cinq jours. Les boucles antérieures ou les extensions sont dirigées postérieurement vers-lextérieur de manière à se terminer dans le même plan général ou au même niveau que la boucle postérieure, de façon qu'après fixation capsulaire de la lentille la pupille soit dilatée. Au moment de la dilatation pupillaire, l'irise se dilate et s'écarte de la partie optique en glissant sous les boucles antérieures..Quand la pupille se contracte de nouveau l'iris 18 glisse alors sur les boucles antérieures 36 et sur la surface avant de la lentille intra-oculaire en amenant ainsi celle-ci dans sa position définitive à l'intérieur de la chambre postérieure. Les boucles antérieures et posté- rieures constituent ainsi un mécanisme de ressort verrouillant la lentille en position fixe. L'invention s'utilise, après une opération chirurgicale extra-capsulaire, en association avec la capsule postérieure 26 du cristallin opéré. Le nouveau dispositif de cristallin artificiel selon l'invention combine les avantages du support et de la fixation capsulaires, avec les avantages de la mise en place en chambre postérieure de la partie optique de la lentille 32. Après l'opération extra-capsulaire, la lentille est placée dans l'oeil de façon que-le centrage se fasse en.amenant momentanément la partie optique de la LIO dans une position de chambre prépupillaire ou antérieure permettant le centrage de l'ensemble de la structure de LIO par contraction pupillaire. La partie optique de la lentille est maintenue dans la chambre antérieure par les boucles antérieures 36 passant sur l'iris comme indiqué sur la figure 18. Les boucles antérieures 36 ou les éléments en saillie 38 s'écartent de la lentille sur une distance plus courte que celle des boucles postérieures 34, et s'orientent postérieurement de façon qu'après dilatation pupillaire la pupille et l'iris s'écartent de la partie optique de la lentille en glissant sous les boucles antérieures 36 ou sous les éléments en saillie 38. Quand la pupille se recontracte l'iris glisse sur les boucles antérieures 36 ou les éléments en saillie 38, et sur la surface avant de la lentille 32 supportant cet iris, de manière à amener la lentille dans sa position définitive 15.- 2465473 à ltintérieur de la chambre postérieure, comme indiqué sur la figure 19. La lentille se trouve alors en fait poussée élastique- ment dans l'oeil. On pourra remarquer sur la forme de réalisation des figures 15 à 17, que le corps de lentille courbe 42 à pourtour arrondi 43 se comporte de la même manière que les boucles antérieures 36 ou les éléments en extension 38 des autres formes de réalisation. 16.. 2465473 REVENDICATION-S 1.- Cristallin artificiel (32) destiné à être implanté dans un oeil ayant subi une opération chirurgicale extra-capsulaire, cristallin artificiel caractérisé en ce qu'il comprend une lentille (32) munie d'une surface à poli optique, un certain nombre de pattes de support minces élastiques fixées à la lentille, c.es pattes présentant la forme de boucles, deux au moins (34) de ces boucles étant disposées vers l'arrière de la lentille de manière à venir s'appuyer sur la capsule postérieure (26) pour assurer une fixation capsulaire, et deux autres au moins (36) de ces boucles étant placées en avant des boucles arrière (34) dans une position postérieure, de façon que la lentille (32) se mette en place dans la chambre anté- rieure (28) et soit maintenue contre l'iris (18) jusqu'à ce que sa position optique soit déterminée, par les muscles sphincter de l'oeil, ces boucles faisant saillie extérieurement sur une distance prédéterminée suffisante pour permettre à la lentille (32) d'être entrainée par l'iris (18) jusqu'à la chambre postérieure (30) de l'oeil après dilatation de cet iris. 2.- Cristallin artificiel selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'une des faces de la lentille est plane et l'autre convexe. 3.- Cristallin artificiel selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la lentille est en verre. - 4.- Cristallin artificiel selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la lentille est en matière plastique. 5.- Cristallin artificiel selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les pattes dirigées vers l'arrière sont montées dans la surface plane arrière du corps de lentille et forment un certain angle avec cette surface plane en s'écartant du passage optique de la lentille. 6.- Lentille intra-oculaire de cristallin artificiel selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, destinée à être utilisée après une opération extra-capsulaire de l'oeil, caractérisée en ce qu'elle comprend une face anté- rieure convexe continue, optiquement polie, et une face posté- rieure.plane, un certain nombre de pinces postérieures disposées 17.- 2465473 en arrière de cette face plane et formant un certain angle avec la partie optique de la lentille pour permettre la fixation de celle-ci dans une capsule postérieure, un certain nombre de pinces antérieures disposées postérieurement par rapport à la face plane de la lentille et faisant saillie vers l'extérieur de cette lentille sur une distance prédéterminée supérieure à la pupille de l'oeil normalement contractée mais inférieure à la pupille de l'oeil dilatée, ces pinces antérieures maintenant la lentille dans la chambre antérieure contre l'iris lorsque la pupille est normalement contractée, mais permettant à cette lentille d'être entraînée par l'iris dans la chambre postérieure lorsque la pupille se dilate puis s'é- recontracte.