La présente invention a pour objet un ictomètre à changement de sensibilité automatique, c'est-à-dire un dispositif destiné à la mesure d'un taux de comptage d'impulsions électriques fournies par un détecteur, la gamme de sensibilité étant sélectionnée automatiquement. Cet ictomètre peut être utilisé pour la mesure de taux de comptage compris dans une gamme de valeurs très étendue, la plus petite valeur pouvant être très faible (à titre d'exemple, une impulsion par heure) et la plus grande valeur n'est limitée que par la rapidité des composants utilisés (actuellement, di > - à quinze mégacycles pour des circuits utilisant la logique dite "TTL"). Dans les ictomètres classiques, les impulsions fournies par le détecteur sont tout d'abord mises en forme, puis intégrées à l'aide d'un circuit RC, un appareil de-mesure indiquant la tension moyenne aux bornes de la capacité C. La valeur A choisir pour la constante de temps RC du circuit d'intégration dépend principalement de la fréquence des impulsions sortant du détecteur. Ainsi, pour des taux de comptage très élevés, la valeur de la constante de temps d'intégration est généralement faible, alors qu'elle est grande pour des taux de comptage faibles. L'utilisation de ces ictomètres pour la mesure d'un taux de comptage variant rapidement est très malaisée puisque pour chaque variation du taux de comptage, il est nécessaire de modifier la constante de temps d'intégration RC. La présente invention propose un ictomètre correspontant mieux que ceux de l'art antérieur aux exigences de la pratique, notamment en ce que les taux de comptage qu'il permet de mesurer peuvent 81 étendre de quelques coups par heure, ou moins, à plusieurs MégaHertz et en ce qu'il comporte plusieurs gammes de sensibilité de mesure, le passage d'une gamme à une autre s'effectuant automatiquement. A cette fin, l'invention propose un ictomètre comportant: - une échelle de comptage ayant n décades fournissant chacune une information binaire, - un décodeur numérique-analogique traduisant les informations numériques de ladite échelle de comptage en informations analogiques, - un mélangeur desdites informations analogiques, ledit mélangeur étant formé d'un circuit de pondération desdites informations analogiques afin de tenir compte pour chacune de la décade de ladite échelle de comptage dont elles sont originaires et d'un additionneur desdites informations analogiques pondérées, - des moyens de visualisation de l'information analogique issue dudit mélangeur et - un générateur de signaux de récurrence permettant de mettre périodiquement A zéro le contenu de ladite échelle de comptage, ledit ictomètre étant caractérisé en ce que ledit uscoveur numérique-analogique a m entrées et m sorties, avec m Selon un premier mode de réalisation de l'invention, l'ictomètre comporte plusieurs gammes de sensibilité de mesure, le passage d'une gamme à une autre s'effectuant automatiquement, Selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, l'ictomètre comporte à la fois plusieurs gammes de sensibilité et des portes à mémoire permettant d'effeçtuer des mesures par échantillonnage. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation de l'invention donnés à titre d'exemples explicatifs mais non limitatifs. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent dans lesquels: - la figure 1 est le schéma synoptique d'un dispositif de l'art antérieur pouvant fonctionner en ictomètre, - la figure 2 représente schématiquement un premier mode de réalisation de l'invention comportant un système à commutation automatique de gammes de sensibilité de mesure en fonction du contenu.des décades de l'échelle de comptage, - la figure 3 représente schématiquement un deuxième mode de réalisation de l'invention comportant à la fois des portes à mémoire permettant une mesure du taux de comptage par échantillonnage et un système à commutation automatique de la sensibilité de la mesure, - les figures 4a, 4b, 4c, montrent des courbes d'enregistrement du taux de comptage obtenues dans différentes conditions de fonctionnement, avec ou sans échantillonnage et avec ou sans remise à zéro périodique de l'échelle de comptage, r la figure 5 représente une forme de réalisation du système de commutation automatique de gamme de sensibilité de mesure, - la figure 6 montre un décodeur numérique-analogique associé à une décade de l'échelle de comptage, - la figure 7 est un exemple de réalisation du mélangeur et, - la figure 8 est un circuit de détection de dépassement de capacité permettant, d'une part, de signaler que la capacité de l'échelle de comptage a été dépassée et, d'autre part, de remettre à zéro le registre à décalage afin de continuer à compter le nombre d'impulsions issues du détecteur. Par le fait meme du dépassement, l'échelle de comptage s'est remise d'elle-me me à zéro. La figure 1 représente le schéma synoptique d'un dispositif de l'art antérieur pouvant fonctionner en ictomètre. Un détecteur non représenté, qui peut être par exemple un photomultiplicateur ou encore un capteur d'événements quelconques, fournit à sa sortie des impulsions électriques de fréquence variable. L'ictomètre permet de suivre l'évolution et de mesurer la fréquence d'émission de ces impulsions. On mesure donc un taux de comptage. La borne 12 sur la figure 1 représente l'entrée de l'ictomètre par laquelle pénètrent lesdites impulsions électriques. Un générateur 14 fournit à ses sorties des signaux de récurrence utilisés, d'une part pour l'ouverture d'une porte 16 et, d'autre part, pour la remise à zéro (RAZ) d'une échelle de comptage 18. Les impulsions électriques appliquées sur la borne 12 pénètrent dans l'échelle de comptage 18 uniquement lorsque la porte 16 est ouverte par les signaux de récurrence issus du générateur 14. L'échelle de comptage 18, d'un type classique, comporte d'une façon générale n décades, chacune fournissant séparément une information binaire. Sur la figure 1, elle comporte six décades notées 100, 101, 103, 103 et 5 correspondant respectivement aux unités, dizaines, centaines, etc... Elle compte donc de 0 à 999 999. La sortie chacune de ces décades est constituée de quatre bornes représentant les chiffres 1, 2, 4, et 8, la combinaison de ces quatre chiffres permettant de reconstituer tous les chiffres de 1 à 9.- Un signal apparaissant sur l'une de ces quatre bornes, ou simultanément sur deux de ces bornes, renseigne sur le contenu de la décade considérée, ledit contenu etant un chiffre compris entre 0 et 9. L'échelle de comptage 18 fournit donc une information binaire codée en décimale.La sortie de chacune des n décades de l'échelle de comptage est reliée à l'une des n entrées d'un décodeur numérique-analogique 20 à n sorties. Ledit décodeur numérique-analogique 20 résulte donc du groupement de n décodeurs élémentaires affectés chacun à une décade de l'échelle de comptage 18. Le convertisseur numérique-analogique 20 fournit des signaux analogiques représentatifs des valeurs numériques fournies par l'échelle de comptage 18. Chacune des n sorties du convertisseur 20 est reliée à l'une des n entrées d'un mélangeur 22. Ce dernier est constitué tout d'abord d'un circuit de pondération représenté par les résistances 24 sur la figure 1, ce circuit pondérant les valeurs analogiques fournies par le convertisseur 20 en fonction de la décade dont les informations traitées sont originaires. Le mélangeur 22 comporte également un additionneur, lequel additionne les valeurs analogiques pondérées. Cet additionneur est représenté sur la figure 1 par le point commun 26 à toutes les résistances 24. En ce point 26, on obtient un signal analogique représentatif du contenu de l'échelle de comptage 18. Ce signal est visualisé à l'aide de moyens 28, lesquels peuvent être un enregistreur ou un mîlli-ampèremètre. L'évolution du taux de comptage peut être suivie d'une façon continue par l'enregistreur 28 sans remise à zéro du contenu de l'échelle de comptage 18. Mais dans un tel montage, la déviation maximale du stylet de l'enregistreur ou de-l'aisuille d'un galvanomètre indique la capacité maximale de l'échelle de comptage et, dans le cas de la figure 1, cette déviation indique la valeur 999 999. Un tel montage est donc imprécis pour des valeurs de comptage faibles ou des temps de comptage courts autorisés par le générateur 14. Le décodeur numérique-analogiqué 20 et le mélangeur 22 peuvent être d'un type connu, La figure 2 représente schématiquement un premier mode de réalisation de l'invention comportant plusieurs gammes de sensibilité de mesure et un système de commutation automatique de gammes.Les impulsions électriques issues du détecteur non représenté pénètrent par la borne d'entrée 12 de l'ictomètre, traversent la porte 16 commandée par le générateur 14 de signaux de récurrence, puis entrent dans l'échelle de comptage 18, laquelle possède n décades (six à titre d'exemple sur la figure 2). Cette échelle de comptage 18 est remise à zéro par les signaux de récurrence émis par le générateur 14. Un système 36 à commutation automatique permet de connecter m décades successives de l'échelle de comptage aux n entrées d'un décodeur numérique-analogique .38, m étant un nombre entier inférieur à n. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 3, m = 3 et n = 6. Le mélangeur 40 a ses m entrées reliées aux m sorties du décodeur numérique-analogique 38 et sa sortie est reliée à des moyens de visualisation 42, tels qu'un enregistreur. Les m entrées du décodeur numérique-analogique sont reliées au m entrées d'un circuit 44 de détection du chiffre 9. Ce circuit 44 n'est autre qu'un circuit logique réalisant la fonction "ET" sur les bornes de sortie correspondant au chiffre 9 (borne 8 + borne 1) des m décades analysées. Lorsque toutes les m décades indiquent le chiffre 9 à leur sortie, le circuit 44 de "détection de 9" commande le décalage d'un pas du registre à décalage 46, lequel fait avancer automatiquement d'un pas vers la gauche le circuit 36 de commutation automatique de gammes.Ainsi, à titre d'exemple si m = 3 et n = 6 (Fig. 3), on considère tout d'abord le contenu des trois premières décades 100, 101 et 102 (unité, dizaine, centaine) et lorsque ces décades sont complètement remplies (lorsqu'elles indiquent à leurs sorties le chiffre 9, le nombre indiqué par -l'échelle étant alors 999), la millième impulsion arrivant sur la borne 12 fait avancer d'un pas le registre à décalage 46j lequel commute les trois bornes d'entrée 1 2 3 du circuit 36 sur les trois décades successives 10 , 102, 103, la décade 100 n'étant plus prise en compte.Le registre à déca lage -46 comporte (n - m + 1) pas. I1 comporte également des indicateurs lumineux indiquant l'état dans lequel il se trouve afin de connaitre les décades -de l'échelle prises en considération. Lorsque-les moyens de visualisation 42 sont un enregistreur les indicateurs peuvent être par exemple des stylets latéraux indiquant sur quelles décades la mesure est effectuée et indiquant de ce fait l'état du registre à décalage 46. Ce dernier est remis périodiquement à zéro par les signaux de récurrence du générateur 14 en même temps que l'échelle de comptage. Lorsque les trois décades 101, 102 et 103 indiquent chacune à leur sortie le chiffre 9, l'impulsion suivante reçue sur la borne 12 fait 2 3 4 commuter le circuit 36 sur les décades 102, 103 et 10 qui sont alors enregistrées par les moyens 42. I1 en est de même avec les décades suivantes.Dans ce mode de réalisation, on analyse donc uniquement m décades de l'échelle de comptage et ladite valeur maximale indiquée par les moyens de visualisation 42 (par exemple, position extrême du stylet sur l'échelle graduée d'un enregistreur) correspond à 3 m décades, alors que précédemment sur la figure 1 elle correspondait à n décades. La sensibilité du dispositif se trouve ainsi accrue, l'ictomètre comportant (m - n + 1) gammes de sensibilité (4 dans le cas de la Fig. 2) et la commutation d'une gamme de sensibilité à une autre gamme étant réalisée automatiquement. Un deuxième mode de réalisation de l'invention est représenté schématiquement sur la figure 3. Cet ictomètre comporte deux avantages essentiels: d'une part, il permet des mesures de taux de comptage variant très rapidement grâce à la présence de portes à mémoire permettant de s'affranchir de l'inertie du système enregistreur et, d'autre part, il possède un système à commutation automatique de gammes de sensibilité de mesure du taux de comptage.Les impulsions issues du détecteur pénètrent par la borne d'entrée 12 de l'ictomètre, traversent la porte 16 lorsque celle-ci est ouverte par les signaux de récurrence issus du générateur 48, puis pénètrent dans l'échelle de comptage 18, laquelle comporte n décades (six sur la Fig. 4, notées de 100 à 105). Un système 50 de commande automatique de la sensibilité permet de connecter les sorties de m décades aux entrées de m portes à mémoire 52 (sur la Fig. 3, m = 3). Le mode de réalisation représenté sur la figure 3 permet d'effectuer des mesures de taux de comptage par échantillonnage. Pour cela , à chacune des décades considérées de l'échelle de comptage 18 on associe une porte à mémoire 52, laquelle laisse passer l'information contenue dans la décade considérée vers le décodeur numérique-analogique 58, ceci uniquement lorsque l'échelle de comptage 18 est arrêtée et avant sa remise à zéro. Les-portes 52 sont dites " mémoire" car elles conservent l'information présente à leur sortie, même si elles sont dans un état bloqué, cette information ne dispa ravissant que lorsque l'on ouvre la porte 52 et dans ce cas une nouvelle information prend la place de la précédente. Un circuit 54 de détection du chiffre 9, a pour fonction de détecter la présence du chiffre 9 sur les sorties des m décades analysées. Ce circuit réalise la fonction logique "ET". La sortie du circuit 54 est reliée à l'entrée d'un registre à décalage 56 ayant un nombre de pas égal à (n - m + 1). La sortie du registre à décalage 56 commande le système 50 de commutation automatique de sensibilité. Un décodeur numériqueanalogique 58 ayant m entrées et m sorties transforme les informations numériques, reçues des décades analysées à travers les portes à mémoire 52, en signaux analogiques, lesquels sont mélangés à l'aide du mélangeur 60, c'est-à-dire pondérés en tenant compte des décades dont elles sont originaires puis additionnées. La sortie du mélangeur est reliée à l'entrée des moyens de visualisation 62 qui peuvent être par exemple un enregistreur ou un milli-ampèremètre. L'ictomètre décrit comporte donc (n - m + 1) gammes de sensibilité de mesure (quatre dans le cas de la Fig. 3). Un cycle de mesure à l'aide de cet ictomètre peut se décomposer en un temps de marche et un temps d'arrêt. Pendant le temps de marche, les impulsions passent au travers de la porte 16 et sont comptées à l'aide de l'échelle de comptage 18, les portes à mémoire 52 étant fermées. Les moyens 62 indiquent donc le résultat de la mesure du cycle précédent. Puis le temps d'arrêt débute par la fermeture de la porte 16 l'échelle de comptage 18 s'arrête de fonctionner et les portes à mémoire 52 s'ouvrent, commandées par un signal provenant de la partie 68 du générateur et appliqué à leurs entrées 64. Les chiffres apparaissant à la sortie des décades considérées sont transformés en signaux analogiques à l'aide du décodeur numérique-analogique 58, puis mélangés dans 60 et enfin les moyens 62 visualisent le contenu de l'échelle de-comptaae 18. L'échelle de comptage 18 et le registre de décalage 56 sont enfin remis à zéro et un nouveau cycle de mesure de taux de comptage commence. Des moyens, non représentés sur la figure 3, permettent de connaitre, au moment de la visualisation du contenu de l'échelle de comptage 18, la position du système 50 (sur quelles décades la mesure est effectuée) ou, ce qui revient au même, l'état du registre à décalage 56. Ces moyens déjà mentionnés sont des indicateurs latéraux situés sur l'enregistreur ou le galvanomètre-de visualisation. Les mesures de taux de comptage peuvent être réalisées de différentes façons avec l'ictomètre représenté schématiquement sur la figure 3. Les portes à mémoire 52 permettent tout d'abord d'effectuer des mesures par échantillonnage:- prélever un échantillon consiste à mettre en marche l'échelle de comptage 18 pendant un temps déterminé (temps de marche), puis pendant le temps d'arrêt de l'échelle de comptage, on transfère son contenu dans les mémoires (mesure de l'échantillon). Cette mesure par échantillonnage peut être effectuée avec ou sans remise à zéro de l'échelle de comptage 18 et du registre à décalage 56.La mesure peut également être effectuée d'une façon continue au cours du temps, c'est-à-dire sans échantil tonnage. Dans ce cas, -les moyens 62 visualisent continuellement le contenu de l'échelle de comptage 18. Les portes à mémoire 52 restent constamment ouvertes (elles peuvent d'ailleurs être supprimées dans ce cas). Cette mesure continue, sans échantillonnage, peut également être effectuée avec ou sans remise à zéro de l'échelle de comptage 18 et du registre à décalage 56. Les figures 4a, 4blet 4c montrent différents enregistrements obtenus à l'aide d'un ictomètre conforme au schéma de la figure 3, les moyens de visualisation étant un enregistreur dont l'échelle est graduée de O à 1000. La figure 4a représente un enregistrement, au cours du temps t, avec remise à zéro périodique de l'échelle de comptage et sans échantillonnage, les portes 52 restant constamment ouvertes. La mesure est effectuée entre les instants t0, tl, t2, t3, ... t , et la n remise à zéro périodique de l'échelle de comptage étant ef fectuée aux temps t0, t1, t2, ... t .La figure 4b représente n l'enregistrement, au cours du temps t, du taux de comptage avec remise à zéro périodique de l'échelle de comptage 18 et du registre à décalage 56 aux temps t01 tl, t2, ... t , et avec échantillonnage du taux de comptage, c'est-à-dire avec la fermeture des portes à mémoire 52 pendant que l'échelle de comptage 18 fonctionne et avec l'ouverture de ces portes à mémoire 52 lorsque ladite échelle s'arrête.Entre les temps t0 et t1, l'échelle de comptage fonctionne et, en supposant qu'initialement l'échelle de comptage soit à zéro, l'enregistreur reste sur la position 0, puis au temps tl, la mesure du contenu de l'échelle de comptage 18 est effectuoeet l'enregistreur indique pendant l'intervalle de temps (tl, t2) le taux de comptage mesuré pendant l'intervalle de temps (tot tel). Dans le cas des mesures avec échantillonnage, seul le résultat de la mesure du cycle précédent apparaIt au bout des instants t0, t1, t2, .. t .L'enregistrement représenté sur la figure n 4c est obtenu sans remise à zéro périodique de l'échellle de comptage et du registre à décalage et avec échantillonnage, c'est-à-dire par ouverture et fermeture périodiques des portes à mémoire 52. Le trait vertical Ma été tracé par un marqueur situé à la partie gauche de l'enregistreur. Ce trait indique qu'à partir de l'instant t2, on a changé de gamme de sensibilité de mesure et que le résultat obtenu doit être multiplié par un certain coefficient (10 dans le cas de figure). Un autre marqueur pourrait être utilisé par exemple sur l'extrémité droite du graphique, indiquant que la mesure a été effectuée sur une autre gamme de sensibilité (100 par exemple), le fonctionnement simultané de ces deux marqueurs de part et d'autre de l'enregistrement indiquant une autre gamme de sensibilité (1000 par exemple).Les coefficients 10, 100, 1000 représentent les pas 2, 3, 4 du registre à décalage 56. La figure 5 représente l'ensemble du système de commutation automatique de gamme de mesure. Ce mode de réalisation est utilisé en liaison avec une échelle de comptage comportant six décades notées de 100 à 105. Les bornes de sortie de chacune de ces décades sont repérées-par 1, 2, 4 et 8, ces notations correspondant à la valeur du contenu de la décade considérée. Le système 70 de commutation automatique comporte un ensemble 72 de portes réalisant la fonction logique "ET", chaque ensemble 72 comportant 4 portes "ET" ayant chacune deux entrées et une sortie. Le système 70 comporte quatre groupements de trois ensembles-72.A chacun de-ces- groupements est associée une connexion A, B, C ou D, toutes les portes "ET" d-'un même groupement de trois ensembles 72 ayant l'une de leurs deux entrées connectée en parallèle sur la connexion A, B, C ou D, ces quatre connexions permettant quatre gammes de sen sibilité de mesure de l'ictomètre. Le système 70 à commutation automatique de sensibilité comporte trois sorties 74 comportant chacune quatre bornes 8, 4, 2 et 1, un signal apparaissant ou non sur une ou deux de ces quatre~bornes permettant de représenter les chiffres de 0 à-9. Les douze bornes des trois sorties 74 (chaque sortie 74 ayant quatre bornes 1, 2, 4 et 8) sont connectées aux douze entrées du décodeur numérique-analogique non représenté sur la figure-5. Afin de détecter le chiffre 9 apparaissant sur les trois sorties 74, toutes les bornes 8 et 1 des trois sorties 74 (un signal apparaissant simultanément sur les bornes 8 et 1 d'une même décade indiquant que le contenu de cette-décade est le-chiffre 9) sont reliées aux entrées d'un circuit de détection.des chiffres 9, lequel est une porte 76 réalisant la fonction logique "ET". La sortie de cette porte 76 est reliée à l'entrée d'un registre à décalage 78 à quatre pas. Ce registre à décalage commande le changement automatique de la gamme de mesure par la selection de l'une des quatre bornes As B, C et D. La première sortie A' du registre à décalage 78 est connectée à la borne A, la sortie B' est connectée à la borne B, la troisième sortie C' à la borne C et la quatrième sortie D' à la borne D.Une entrée RAZ permet de remettre à zéro ie registre à décalage 78. Ce dernier est dans l'état zéro quand la sortie A' est au niveau logique 1 alors que les sorties B', C' et D' sont au niveau logique 0. Initialement, c'st-à-dire au début d'un cycle lorsque la mesure est effectuée avec remise à zéro ou au début de la mesure lorsque la mesure est effectuée sans remise à zéro, la sortie A' du registre à décalage 78 est sélectionnée, on n'utillse donc que les trois ensembles 72 de portes ET affectés à la borne A. La mesure s'effectue ainsi sur les décades 100, îol et 102. Lorsque ces décades sont remplies complètement, c'est-à-dire lorsque le contenu de l'échelle de comptage est 999, le circuit 76 de détection des chiffres 9 commande le registre à décalage 78, lequel avance d un pas,ce qui sélectionne la sortie B' du registre à décalage, au lieu de A' précédemment. Les trois ensembles 72 de portes 'ET" affectés à la borne B sont alors utilisés, ce qui revient à changer de gamme de sensibilité, 1 2 la mesure etant effectuée sur les trois décades 10 , 10 et Lorsque ces trois décades de l'échelle de comptage sont saturées, le circuit 76 de "détection des 9" fait à nouveau avancer d'un pas le registre à décalage 78 sur la borne de sortie C' qui sélectionne le groupe de trois ensembles 72 de portes 'lET affectés à la borne C.La mesure est effectuée sur les décades 102, 103 et 10 . I1 en est de même pour la gamme de sensibilité correpondant à la borne D et à la sortie D' du registre à décalage 78 laquelle correspond à la mesure sur les décades 103, 10 et 105. La figure 5 ne représente qu'un mode de réalisation du système de commutation automatique de gamme de sensibilité de mesure; d'autres modes de réalisation peuvent être imaginés. La figure 6 représente un mode de réalisation du décodeur numérique-analogique pour une décade de l'échelle de comptage. Les quatre entrées notées 1, 2, 4 et 8 du décodeur numérique-analogique correspondent aux quatre sorties 1, 2, 4 et 8 d'une décade de l'échelle de comptage ou encore, lorsque l'ictomètre est à changement automatique de gammes de sensibilité, aux quatre bornes d'une sortie 74 de la figure 5. Le nombre de décodeurs numériques-analogiques représentés sur la figure 6 est égal au nombre de décades analysées pour une gamme de mesure lorsque le système est à changement automatique de gamme de sensibilité (trois dans le cas de la figure 5). Sur la figure 6, les quatre- entrées 1, 2, 4 et 8 sont connectées à une porte à mémoire 80, cette dernière étant ouverte par un signal appliqué sur la borne de commande 82. Cette dernière peut être reliée à la borne 84 lorsque la mesure est effectuée sans échantillonnage, les portes à mémoires étant ouvertes alors en permanence, ou à la borne 86 lorsque la mesureest effectuée avec échantillonnage, les signaux appliqués sur cette borne 86 provenant du générateur de signaux de récurrence. Chacune des quatre sorties de la porte à mémoire 80 est reliée à un circuit de calibrage-88 ayant pour fonction de calibrer les impulsions issues-des sorties de la porte à mémoire 80. Les impulsions calibrées pénètrent ensuite dans un réseau R-2R de décodage 90. Ce réseau R-2R et le circuit de calibraae sont actuellement d'une utilisation courante et leurs fonctionnements ne seront donc pas indiqués. La sortie 92 du réseau R-2R est connectée à l'une des entrées du mélangeur. La figure 7 représente un mode de réalisation du mélangeur ayant trois entrées affectées-chacune aux trois décades notées lOOr 101,-et 102. Chaque entrée est reliée à la base d'un transistor 94, le collecteur de ce transistor étant relié à une source de tension de polarisation 96 et l'émetteur à la masse par une résistance 98. Chaque transistor 94 a son émetteur connecté en série avec une résistance ayant pour valeur 300 kOhms pour l'entrée 100, 30 kOhms pour 1 2 l'entrée 10 et 3 kOhms pour l'entrée 102, et un potentio- mètre de valeur 1000 kohms pour l'entrée 100, 100 kOhms pour l'entrée 101 et 10 kOhms pour l'entrée 102.Les curseurs de ces potentiomètres sont reliés en parallèle à un potentiomètre 100, le curseur de ce dernier formant la sortie 102 du mélangeur. Cette sortie peut être connectée directement sur l'entrée des moyens de visualisation tel qu'un enregistreur. On remarque que la pondération dans ce mélangeur est effectuée en donnant aux résistances de 300 kOhms, 30 kOhms et 3 kOhms, ainsi qu'aux poetentiomètresî00O kOhms, 100 kOhms et 10 kOhms des valeurs diminuant d'un facteur 10 en passant d'une décade à la décade suivante. La sortie 102 du mélangeur s'effectue avantageusement sur un potentiomètre de façon à pouvoir régler le niveau de sortie du mélangeur. La figure 8 représente schématiquement un circuit de dépassement permettant de mesurer un taux de comptage su périeur à la capacité de l'échelle de comptage. Les deux sorties correspondant aux chiffres 8 et 1 de la décade de plus grand poids de l'échelle de comptage (dernière décade) sont reliées aux deux entrées d'une porte 104 réalisant la fonction logique "ET". La sortie de cette porte 104 est reliée, d'une part, à une borne 108 reliée aux circuits de commande de remise à zéro du registre à décalage et, d'autre part, à un voyant lumineux 110 indiquant qu'il y a eu dépassement de la capacité de l'échelle de comptage. Ainsi lorsqu'on dépasse la capacité de l'échelle de comptage, un voyant lumineux 110 s'allume et le registre à décalage est automatiquement remis à zéro, ce qui permet de continuer la mesure du taux de comptage. En effet l'échelle de comptage par le fait même de son dépassement est d'elle-même remise à zéro. Sur l'énregistreur, les marqueurs latéraux indiquent le ou les dépassements. Un ictomètre conforme à l'invention permet la-mesure des taux de comptage compris dans une très grande gamme, de quelques impulsions par heure à plusieurs mégacycles par exemple. Le système de commutation automatique de la gamme de mesure permet à l'ictomètre de s'adapter immédiatement aux variations de taux de comptage. De plus, l'utilisation de portes à mémoire 52 permet de s'affranchir de l'inertie des moyens de visualisation du taux de comptage. I1 va sans dire que la présente invention ne se limite pas aux seuls modes de réalisation qui ont été représentés et décrits à titre d'exemples. REVENDICATIONS 10/ Ictomètre à changement automatique de sensibilité comportant: - une échelle de comptage ayant n décades fournissant chacune une information binaire, - un décodeur numérique-analogique traduisant les informations numériques de ladite échelle de comptage en informations analogiques, - un mélangeur desdites informations analogiques, ledit mélangeur étant-formé d'un circuit de pondération desdites informations analogiques afin de tenir compte pour chacune de la décade de ladite-échelle de comptage dont elles sont originaires et d'un additionneur desdites informations analogiques pondérées, - des moyens de visualisation de l'information analogique issue dudit mélangeur et - un générateur de signaux de récurrence permettant de mettre périodiquement à zéro le contenu de ladite échelle de comptage, ledit ictomètre étant caractérisé en ce que ledit décodeur numérique-analogique a m entrées et m sorties, avec m reliées -aux m entrées dudit décodeur numérique-analogique, un circuit de -"détection de 9" ayant ses m entrées reliées auxdites m entrées dudit décodeur, ledit circuit de "détection de 9" fournissant à sa sortie un signal uniquement lorsque toutes lesdites m décades sont dans un état correspondant à -la détection du chiffre 9, un registre à décalage ayant (n - m + 1) positions et commandé par ledit signal de sortie du circuit de "détection de 9", la sortie dudit registre à décalage étant reliée audit circuit d'aiguillage et permettant la sélection automatique des m décades de ladite échelle de comptage connectées auxdites m entrées dudit circuit d'aiguillage, ledit générateur de signaux de récurrence commandant simultanément la remise à zéro périodique de ladite échelle de comptage et dudit registre à décalage et lesdits moyens de visualisation étant munis d'indicateurs de l'état dudit-registre à décalage, la sélection automatique desdites m décades de ladite échelle en fonction de leur contenu correspondant à un changement automatique de gammes de sensibilité dudit ictomètre. 20/ Ictomètre suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte m portes à mémoire, permettant la mesure par échantillonnage du taux de comptage fourni par ladite échelle de comptage, chacune desdites portes étant connectée entre l'une desdites m sorties dudit circuit d'aiguillage et l'une desdites m entrées dudit décodeur numérique-analogique, lesdites portes n'étant ouvertes par les signaux de récurrence issus dudit générateur que pendant le temps d'arrêt de ladite échelle. 30/ Ictomètre suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits moyens de visualisation sont un enregistreur. 40/ Ictomètre suivant l'une des revendication 1 et 2 , caractérisé en ce que lesdits moyens de visualisation sont un galvanometre.