L'invention concerne l'utilisation de certaines pseudo-urées et pseudothio-urées et de leurs sels actifs comme virucides3 La sensibilité des virus à des bactéricides donnés n'est pas homogène et on ne peut pas prévoir le pouvoir virucide d'un bactéricide donné. Donc, dans les conditions normales on n'utilise pas les bactéricides connus comme virucides. Les composés virucides de l'invention ont pour formule ; 10 3 (HA) n 15 dans laquelle X représente un atome d'oxygène ou de soufre, R représente un radical hydrocarboné aliphatique à chaîne droite comportant de 8 à 18 atomes de carbone inclusivement, R^ et R^ représentent chacun un atome d'hydrogène ou un groupe mêthyle, HA est un groupe anionique salifiable, n est égal à 0 ou 1, m est égal à 1 lorsque n est égal à 0, et m est un nombre entier compris entre 20 1 et 3 lorsque n est égal à 1 selon le nombre de protons du groupe HA participant à la salification. Lorsque X représente un atome d'oxygène, les composés sont des pseudo-urées et lorsque X représente un atome de soufre, les composés sont des pseudothio-urées. Lorsque n est égal à 0. Les composés sont sous forme de base libre et lorsque n est égal à 1, les composés sont sous 25 forme salifiée. La demanderesse a trouvé qje les propriétés des pseudo-urées et des pseudothio-urées sont semblables en ce qui concerne le pouvoir virucide et que le fait que X soit un atome d'oxygène ou un atome de soufre n'a pas d'action sur ces propriétés. En ce qui concerne le nombre d'atomes de carbone du radical hydro-30 carboné aliphatique R de la formule ci-dessus, on préfère qu'il soit compris entre 8 et 18 pour obtenir un pouvoir virucide important. Les composés dont le radical R est inférieur ou supérieur à la gamme indiquée ont un pouvoir virucide inférieur, aux doses d'utilisation envisagées. Il en est de même lorsque R n'est pas une chaîne droite. On préfère que le radical aliphatique hydro-35 carboné R comporte entre 10 et 16 atomes de carbone. Il convient de limiter toute autre substitution de la structure de l'urée, pour conserver un pouvoir virucide important aux doses d'utilisation 70 42794 2 2070236 envisagées,, Ainsi, pour l'utilisation indiquée, les autres aibstituants de la structure de l'urée, désignés par R^ et R£ dans la formule ci-dessus, devront être absents ou limités aux groupes méthyle. Pour obtenir les sels, on utilise des mono- ou polyacides minéraux 5 et organiques, sous réserve que l'acide utilisé n'ait pas d'action sur le pouvoir virucide. Des exemples non limitatifs de tels acides sont les acides acétique, propionique, butyrique, valérique, caproïque, caprylique, laurique, caprique, lactique, malique, maléique, téré- et îsophtalique, benzoïque, «aphto que, carbonique, bicarbonique, borique, chlorhydrique, nitrique, phosphorique, 10 2-éthylhexanoîque et sulfurique. Les pseudo-urées, pseudothio-urées et leurs sels sont connus et on a décrit d'autres utilisations d'au moins une partie I des composés utilisés dans le procédé de l'invention, voir par exemple le brevet des EUA n° 2 980 578. Le procédé de l'invention., repose sur l'utilisation des composés 15 précités, qui sont des vérucides actifs à des concentrations aussi faibles que 50 parties par million. Les composés utilisés dans le procédé de l'invention, sont- plus efficaces contre les virus lipôphiles que les sels de guanidine tels que ceux décrits dans le brevet des EUA n° 3 436 461. Egalement, les composés de l'invention sont moins toxiques pour les cultures 20 cellulaires que les sels de guanidine. Ce résultat est totalement inattendu et permet d'utiliser efficacement les composés de l'invention à des concentrations plus faibles que celles nécessitées par les sels de guanidine. Cette diminution de la concentration efficace d'utilisation et la moindre toxicité du composé contribuent toutes deux à augmenter considérablement la marge 25 de sécurité de la toxicité pour les vertébrés par contact accidentel avec l'agent désinfectant. Bien que les composés utilisables dans le procédé de l'invention soient efficaces à des concentrations aussi faibles que 50 parties par million, l'augmentation de la marge de sécurité de la toxicité pour les vertébrés permet de les utiliser sans risque à des concentrations bien 30 supérieures. Donc, pour que le pouvoir virucide soit certain, on préfère utiliser les pseudo-urées, les pseudothio-urées et leurs sels actifs à des concentrations comprises dans la gamme de 200 à 500 parties par million ou plus. On préfère utiliser dans le procédé de l'invention les composés 35 de formule ci-dessus qui sont totalement ou partiellement solubles dans l'eau ou les alcools ou leurs mélanges, car ces solvants sont les milieux d'application usuels. Parmi les composés répondant à la formule, on préfère surtout BAD ORIGINAL. 70 42794 3 2070236 l'acétate de dodécylpseudo-urée et le phosphate diacide de N,N-dimêthyldodécyl-pseudo-urée en raison de leur efficacités de leur facilité d!obtention et de leur bas prix. Les alcools que l'on utilise comme milieu solvant seuls ou en mélange avec l:eau sont des alcools miscibles à l'eau tels que lséthanol 5 et l'isopropanol. De plus, la composition peut également contenir des agents tensio-actifs adéquats, ainsi que des germicides de types phénolique. En plus de l'abaissement de la concentration efficace d'utilisation et de la toxicité du composé utilisé dans le procédé de l'inventiona celui-ci présente d5autres avantages par rapport aux procédés antérieurs 10 connus. Ainsi, il constitue un moyen bon marché utilisable dans les habitations et les usines pour empêcher la dissémination des maladies à virus. De plus, les compositions utilisées dans le procédé de l'invention n'ont pas d3odeur désagréable comme beaucoup de solutionsdésinfectantes connues. En plus de la désinfection locale permettant de lutter contre la 15 propagation de la contamination viralej les composés de l'invention peuvent être incorporés à des vêtements, du linge» et similaires. De plus,, en raison de la nature cationique des pseudo-urées, pseudothio-urées et de leurs sels actifs, elles sont fortement adsorbées sur des substances anioniques telles ; que les matières cellulosiques comme les fibres de papier, les étoffes et 20 autres produits. L'addition desdits composés à une suspension de fibres pour papier permet d'obtenir un papier ayant une concentration efficace en agent désinfectant adsorbé lorsqu'on l'utilise à des concentrations de 150 à 500 parties par million par rapport au poids de fibres pour papier. On réalise ainsi 1'iitorporation desdits composés à des articles en papier à jeter tels 25 que des bavettes, des serviettes et similaires lors de la réalisation du papier, ce qui évite un traitement ultérieur pouvant détériorer le papier à jeter. On peut incorporer les composé de l'invention à d'autres produits et ensembles antiviraux en utilisant la concentration de 150 à 500 parties par million,, ou réaliser des formulations avec des supports inertes tels que l'argile. De 30 plus s on peut mettre les composés en formulation sous forme de concentrés3 que l'on dilue avant l'utilisation à la concentration convenable. On préfère un concentré contenant 10% de composé actif dans un solvant alcoolique aqueux. Les virus contre lesquels l'application des pseudo-urées, pseudo-tîiio-urëes et leurs sels actifs sont du type lipophillque selon la définition 35 de Noll et Youngners Virology, 8 p 319-343 (1959). Ce sont les virus qui se combinent aux lipides tels que le cholestérol. Les virus ne se combinant pas facilement aux lipides sont appelés virus hydrophiles. Des exemples de virus 70 42794 4 2070236 hydrophiles sont des virus poliomyélitiques9 les coxsackies et les virus Echo, Des exemples de virus lipohiles sont les myxovirus (tels que le virus grippal A, le virus grippal B, le virus de la grippe asiatique, le virus Parainfluenza type 3), le virus de l'herpès simplex, les virus varioliques (tels que le 5 virus de la vaccine), et les arbovirus (tels que les virus des encéphalites). La différence entre l'activité des pseudo-urées et pseudothio-rées et de leurs sels actifs par rapport aux sels d'alkylguanidine décrits dans le brevet des EUA précité apparaît sur l'Adenovirus type 3. Bien que les Adeno-virus ne possèdent pas d'enveloppe lipidique, ils font partie des virus lipo-10 philes car ils sont adsorbés par les lipides. Bien que les composés de l'invention soient généralement actifs contre la plupartt des virus lipophiles vrais à des concentrations inférieures à celles des sels d'alkylguanidine, ils ne sont que faiblement actifs contre l'Adenovirus type 3 tandis que les sels d'alkylguanidine inactivent totalement ce type de virus. Donc, de façon inat-15 tendue et très surprenante le spectre antiviral diffère selon la nature du composé. Il est caractéristique de constater que l'Echovirus 11, virus hydrophile, n'est pas inactivé par les pseudo-urée, les pseudothio-urées ni leurs sels. Bien que le mécanisme de l'action antivirale des composés de l'in-20 vention ne soit pas parfaitement connu, on pense que le radical hydrocarboné à longue chaîne des pseudo-urées, des pseudothio-urées et de leurs sels facilite la pénétration de l'enveloppe lipidique des virus lipophiles, favorisant ainsi le contact avec le virus. Dans le cas d'Echovirus 11, le radical hydrocarboné à longue chaîne des pseudo-urées, des pseudothio-urées et de leurs 25 sels est apparemment incompatible avec le virus et ne peut pénétrer dans sa paroi cellulaire. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. 30 Exemple 1 On prépare séparément des solutions aqueuses à 400 parties par million d'acétate de dodécylpseudo-urée et de phosphate diacide de dodécyldi-méthylpseudo-urée respectivement. On facilite la dissolution en utilisant au départ de l'eau distillée tiède c'est-à-dire à 45°C. 35 A titre comparatif, on prépare également une solution à 400 parties par million de chlorhydrate de dodécylguanidine. On obtient cette solution par dilution au moyen d'eau distillée d'une solution de réserve à 35% de produits solides contenant 6% d'isopropanol, le complément étant de l'eau. 70 42794 5 2070236 Dans un essai de contact direct,, on dilue 0a5 ml de virus grippal A avec 4S5 ml des solutions préparées ci-dessus. On maintient les solutions obtenues à 22°C pendant 10 mn. On réalise des séries de dilutions dont on inocule des cultures de reins de singes rhésus. La lecture se fait par 5 hémadsorption. A titre de témoin, on dilue 0,5 ml du virus dans 4S5 ml de milieu de Earle à l'hydrolysat de lactalbumine que l'on traite comme précédemment indiqué. Lors de l'épreuve d'hémadsorptions on lave les tubes de culture cellulaire, trois jours après inoculation par deux fois 1,0 ml de solution 10 saline tamponnée au phosphate (tampon PBS)„ On ajoute à chaque tube 1 ml de globules rouges de cobaye à 0,47». On incube alors les tubes 20 mn à 4°CS et on les lave par 1 ml de tampon PBS. Les globules rouges sont adsorbés par les cellules de rein de singe infectées par le virus grippal. Les résultats figurent dans le tableau I ci-dessous. 15 TABLEAU_I Témoin ADP1 PDDP2 CDG3 virus Virulence 20 (10 g DI50/ml)4 6,0 L'acétate de dodécylpseudo-urée et le phosphate diacide de dodécyldL-méthylpseudo-urée sont toxiques jusqu'à la dilution virale de 10 ^ tandis que le chlorhydrate de dodécylguanidine est toxique jusqu'à la dilution virale ty 25 10 . (La toxicité s'entend pour la plus faible dilution de culture tissulaire). Tous les virucides inactivent totalement le virus grippal A dans les limites de l'essai. ^ ADP = acétate de dodécylpseudo-urée 2 PDDP = phosphate biacide de dodécyldiméthylpseudo-uree q 30 CDG = chlorhydrate de dodécylguanidine (essai comparatif) 4 DI^Q/ml = dose infectante en culture tissulaire par ml à 50% de la limite déterminée par la méthode de Reed et Muenchs American Journal of Hygiene, volume 27, mai 1938 pages 493 - 497. 35 Les résultats obtenus montrent que les composés de l'invention sont plus actifs et moins toxiques que le sel d'alkylguanidine. / \J S jC- ! / ~r 6 Exemple_2 On reprend le mode opératoire de l'exemple 1, en préparant des solutions à 400 ppm d'acétate de dodécylpseudo-urée (ADP) et cLe phosphate de biacide de dodécyldiméthylpseudo^urée (PDDP) pour en déterminer l'acti-5 vite vis-à-vis du virus de l'herpes simplex. On utilise comme composé comparatif l'acétate de dodécylguanidine (ADG) à la concentration de 400 ppm dans l'eau. Dans un essai par contact direct, on dilue 0,5 ml du virus dans 4,5 ml des solutions préparées ci-dessus, dans des essais distincts. On 10 maintient les solutions obtenues à 22°C pendant 10 mn. On réalise des dilutions en série dont on inocule des cultures de cellules IJS-C-l (reins de callitriche). Les lectures se font par cytopathologie virale. Comme témoin, on dilue 0,5 inl du virus dans 4,5 ml de milieu de Earle à l'hydrolysat de lactalbumine et on le traite comme précédemment décrit. 15 Les résultats de virulence et de toxicité figurent dans le tableau. II ci-dessous. TABLEAU II Témoin virus ADP PDDP ADG 20 Virulence (log DI50/ml) 6,9 L'acétate de dodécylpseudo-urée et le phosphate diacide de dodécyl- _2 diméthylpseudo-urée sont toxiques jusqu'à la dilution virale à 10 tandis que l'acétate de dodécylguanidine est toxique jusqu'à la dilution virale de 25 10"3. Tous ces virucides inactivent totalement le virus de l'herpes simplex dans les limites de l'essai. Les résultats obtenus montrent à nouveau que les composés de l'invention sont plus actifs et moins toxiques que le sel d'alkylguanidine. 30 Exemple 3 On reprend le mode opératoire de l'exemple 1, en préparant 400 ppm de solutions d'acétate de dodécylpseudo-urée et de phosphate biacide de dodé-cyldiméthylpseudo-urée dont on détermine le pouvoir contre le virus Para-35 influenza 3. On utilise comme composé comparatif l'acétate de dodécylguanidine, également à 400 ppm dans l'eau. 70 42794 7 2070236 On conduit l'essai de la même façon que dans l'exemple 13 la seule différence étant la souche virale utilisée. On réalise la lecture de l'essai par cytopathologie virale et hémadsorption3 ces deux techniques donnant les mêmes résultats. 5 Les résultats figurent dans le tableau III ci-dessous. TABLEAU III Témoin ADP PDDP ADG virus Virulence 1Q (log DI5Q/ml) 4,2 L'acétate de dodécylpseudo-urée et le phosphate biacide de dodé-cyldiméthylpseudo-urée sont toxiques jusqu'à la dilution virale à 10 ^ tandis que l'acétate de dodécylguanidine est toxique jusqu'à la dilution virale à _2 15 10 . Tous les virucides inactivent totalement le virus Parainfluenza 3S dans les limites de l'essai. Les résultats obtenus montrent à nouveau que les composés de la présente invention sont plus actifs et moins toxiques que le sel d'alkylguanidine, 20 Exemple_4 On reprend le mode opératoire de l'exemple 1, en préparant des solutions à 400 ppm d'acétate de dodécylpseudo-urée et de phosphate biacide de dodécyldiméthylpseudo-urée dont on détermine l'activité sur le virus 25 grippal B. Le composé comparatif est l'acétate de dodécylguanidines utilisé également à 400 ppm dans l'eau. On conduit l'essai de la même façon que dans l'exemple 13 la seule différence étant la souche virale. 30 Les résultats obtenus figurent dans le tableau IV ci-dessous. TABLEAU_IV Témoin virus ADP PDDP ADG Virulence 35 (log DI50/ml) 5,2 2 2 3,2 70 42794 8 2070236 L'acétate de dodécylpseudo-urée et le phosphate biacide de dodécyldiméthylpseudo-urée sont toxiques jusqu'à la dilution virale à 10 ^ tandis que l'acétate de dodécylguanidine est toxique jusqu'à la dilution virale de 10"2„ 5 Les résultats obtenus montrent à nouveau que les composés de l'invention sont plus actifs et moins toxiques que le sel d'alkylguanidine. Exemple 5 On reprend le mode opératoire de l'exemple 13 en préparant des 10 solutions à 400 ppm d'acétate de dodécylpseudo-urée et de phosphate biacide de dodécyldiméthylpseudcwirée dont on détermine l'activité vis-à-vis de » l'Adenovirus de type 3. Le composé comparatif est l'acétate de dodécylguanidine utilisé également à 400 ppm. 15 On conduit l'essai de la même façon que dans l'exemple ls la seule différence étant la souche virale utilisée et la lecture qui est réalisée par'cytopathologie virale. Les résultats de l'essai figurent dans le tableau V ci-dessous. TABLEAU_V 20 Témoin ADP PDDP ADG virus Virulence (log DI5()/ml) 5,4 4,7 4,7 ^3,2 25 Les résultats montrent que l'acétate de dodécylpseudo-urée et le phosphate biacide de dodécyldiméthylpseudo-urée sont très faiblement actifs contre l'Adénovirus de type 3 tandis que l'acétate de dodécylguanidine entraîne une inactivation complète dans les limites de l'essai. Il est assez surprenant que les composés de pseudo-urée soient inactifs contre cette souche virale si 30 l'on considère l'activité du sel d'alkylguanidine. Exemple comparatif On reprend.le mode opératoire de l'exemple 1, en préparant des solutions à 400 ppm d'acétate de dodécylpseudo-urée, de phosphate biacide de 35 dodécyldiméthylpseudo-urée et de dodécylguanidine dont on détermine le pouvoir sur l'Echovirus 11. 70 42794 9 2070236 L'essai est conduit comme dans l'exemple 13 il ne diffère que par la souche virale utilisée et la lecture des résultats qui se fait par cyto-pathologie virale. Les résultats montrent qu'un grand nombre de virucides sont actifs 5 contre Echovirus 11. Ces résultats montrent que les virucides de l'invention sont inactifs contre les virus hydrophiles. Exemple 6 10 En reprenant le mode opératoire de l'exemple 1, on détermine l'ac tivité des composés de l'invention contre divers virus. Dans chaque cas, les composés ont un pouvoir virucide pratiquement semblable à l'acétate de dodécylpseudo-urée. Les sels étudiés et les souches virales correspondantes figurent dans le tableau VI ci-dessous. 15 TABLEAU_VI Composé Souche virale inactivée Propionate d'octylpseudo^urée Influença A benzoate d'octylpseudothio-urée Herpes simplex carbonate de nonylpseudo-urée Parainfluenza 3 20 lactate de nonylpseudothio-urée Influenza B nitrate de décylpseudo-urée Influenza A chlorhydrate de décykliméthylpseudothio-urée Herpes simplex acétate de tétradécylpseudo-urée Parainfluenza 3 sulfate de di(hexadécylpseudo-urée) Influenza B 25 acétate d'octadécylpseudo-urée Influenza A octylpseudo-urée Influenza A octylpseudothio-urée Influenza A Dans ce tableau figurent d'autres virucides lipophiles de l'in= vention. 30 Exemple 7 Cet exemple illustre la préparation d'un papier rendu virucide par la présence de sels de pseudo-urée ou de pseudothio-urée selon l'invention. On prélève des fractions d'une suspension aqueuse neutre de fibres 35 de cellulose pour papier bien broyées ayant une consistance de 0S6% et auxquelles on ajoute respectivement une quantité suffisante de solution à 10% en poids de 70 42794 10 2070236 1. Chlorhydrate de n-décylpseudo-urée 2. Nitrate de n-dodécylpseudo-urée 3. Acétate de n-dodécylpseudothio-urée 4. Acétate de n-hexadécylpseudo-urée pour obtenir une concentration de 500 parties par million des composés par rapport au poids sec de fibres. On amène alors à pH 6 les fractions et on agite doucement les suspensions pendant 1 minute pour que les composés soient adsorbés par les fibres. On transforme les suspensions obtenues en feuilles au moyen d'une machine à main de laboratoire et on sèche à 88°C. On détermine alors le pouvoir virucide des feuilles obtenues3 chacuneid'elles agissant remarquablement contre les virus. Il est entendu que diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits ? f uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. 70 42794 ii 2070236 35 REVE N_D_I C_A_T I_0 N S 1, Procédé de lutte contre un virus lipophile caractérisé en ce qu'il consiste à mettre ledit virus au contact d'un composé de formule R, (HA)n 10 dans laquelle X représente un atome de soufre ou d'oxygène, R représente un radical hydrocarboné aliphatique à chaîne droite comportant de 8 à 18 atomes de carbone, R^ et R^ représentent chacun un atome d'hydrogène ou un groupe méthyle, HA représente un groupe anionique salifiable, n est égal à 0 ou à 1, m est égal à 1 lorsque n est égal à 0, et m est un nombre entier compris entre 15 1 et 3 lorsque n est égal à 1, ledit nombre entier correspondant au nombre de protons dudit groupe salifiable participant à la salification. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le groupe R dudit composé comporte de 10 à 16 atomes de carbone, 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que X 20 représente dans ledit composé un atome d'oxygène ou de soufre, 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit composé est choisi parmi l'acétate de dodécylpseudo-urée, le chlorhydrate de dodécylpseudo-urée, le nitrate de dodécylpseudo-urée, le phosphate biacide de dodécyldiméthylpseudo-urée et l'acétate de dodécylpseudothio-urée. 25 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite mise en contact se fait au moyen d'un papier dans lequel est adsorbée une certaine quantité dudit composé. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit papier contient une quantité adsorbée d'un composé choisi parmi le chlorhydrate 30 de dodécylpseudo-urée, le nitrate de dodécylpseudo-urée et l'acétate de dodécylpseudothio-urée, 7, Procédé pour la protection de substances cellulosiques contre la contamination virale, caractérisé en ce que l'on incorpore à ladite substance un composé de formule : \ Rr\ N-C = NH r/ f 2 R / (HA) 11 70 42794 12 2070236 dans laquelle X représente un atome de soufre ou d'oxygène, R représente un radical hydrocarboné aliphatique à chaîne droite comportant de 8 à 18 atomes de carbone, et représentent chacun un atome d'hydrogène ou un groupe méthyle, HA est un groupe anionique salifiable, n est égal à 0 ou 1, m est 5 égal à 1 lorsque n est égal à 0, et m est un nombre entier compris entre 1 et 3 lorsque n est égal à 1, ledit nombre entier correspondant au nombre de protons dudit groupe salifiable prenant part à la salification. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite substance cellulosique est du papier. 10 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite substance cellulosique est un tissu. 10. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on incorpore à ladite substance 150 à 500 parties par million du composé, par rapport au poids de ladite substance.