La présente invention concerne un dispositif qui permet le pointage d'un canon d'artillerie mobile en site et gisement sur un support de position indéterminée après détermination de l'écart de pointage entre le canon et la visée directe, cet écart tenant compte de la distance de objectif et des autres paramètres de tir. Le dispositif selon l'invention sert à équiper un char ou un véhicule drartillerie. La direction de pointage du canon par rapport à la direction du but tient compte d 'un certain nombre de paramètres. La distance entre le canon et le but à atteindre oblige à donner un angle dit de hausse entre la direction du canon et la direction du but. La relation entre la hausse et la distance ntest pas linéaire. La plateforme supportant la tourelle du canon peut prendre une de l'axe de tourillonnement position indéterminée et il faut tenir compte du dévers/du canon. les diverses munitions ont un comportement trés variable au point de vue vitesse initiale et balistique et les caractéristiques du canon évoluent dans le temps. La variation de'vitesse initiale et le coefficient balistique nécessitent une correction en site. Ces paramètres agissent angulairement de manière sensiblement proportionnelle à la hausse. - Il faut également tenir compte du vent latéral et du décalage latéral de la munition. Ces paramètres nécessitent des corrections en gisement et les corrections sont en bonne approximation proportionnelles à 11 angle de hausse. On-connait différents systèmes de conduite de tir. Un système de conduite de tir comporte une lunette de visée qui peut être une lunette de bouclier ou une lunette periscopique. le principe généralement admis réside dans le calcul d'un écart de pointage entre le canon et la visée directe,en fonction de tous les paramètres de tir, d'après lequel est opéré un décalage entre la ligne de visée et l'axe du canon pour que le projectile atteigne la cible. L'élaboration de l'écart de pointage s'effectue à partir des indications d'un télémètre déterminant la distance du but et à l'aide d'un calculateur.Dans les systèmes de conduite de tir modernes le calculateur est électronique et il est couplé à un télémétre à laser.-Généralement les informations de tir élaborées par le calculateur agissent sur un déviateur optique asservi, situé devant la lunette,qui décale à la fois la visée et les voies émis- sion et réception du télémètre à laser par rapport au canon. la déviation optique s'effectue soit par des diaporamètres soit par un miroir mobile. le dispositif de calcul doit non seulement élaborer les écarts mais calculer leurB transformations dans les paramètres de commandes des systèmes déviateurs. les systèmes connus sont donc très complexes. La présente invention concerne un dispositif de conduite de tir commandant le décalage entre la ligne de visée et 1'axe du en canon/tenant compte du dévers et de la distance au but et des autres paramètres de tir. La transformation des coordonnées due au dévers et l'écart non linéaire correspondant à la hausse sont engendrés, non pas à l'aide d'un calculateur, mais à l'aide de moyens électromécaniques et d'asservissements. La décomposition des écarts intervient dans un système de coordonnées particulier. le dispositif est particulièrement simple en ce sens que tous les calculs complexes sont résolus méeaniquement. Bè dispositif selon l'invention comporte des asservissements en nombre réduit,la partie mécaniaue ayant une complexité convenable.Il ne nécessite pas de calculateur puisque les calculs non linéaires sont résolus par la mécanique et les calculs linéaires par les asservissements. Le dispositif est avantageux d'une part dans le domaine de la fiabilité du fait que le nombre d'organes constitutifs est réduit et d'autre part dans le domaine du prix de revient. Il permet de dévier à la fois la visée et les faisceaux de télémétrie et permet de mesurer la distance à tout instant. le dispositif est doté d'une bonne stabilité thermique et a des propriétés d'invariance optique. le dispositif selon l'invention > lorsqu'il comporte un télémètre à laser, permet de pointer un canon avec une précision globale pouvant atteindre un deml-millième en tenant compte des principaux paramètres agissant sur la précision de la visée. le dispositif de conduite de tir selon l'invention sert au pointage d'un canon mobile en gisement et en site en fonction de la hausse donnée par la table de tir correspondant au canon et d'autres paramètres de tir et comporte d'une part une lunette de visée munie d'un réticule fixe et d'un élément optique de déplacement de la ligne de visée qui est monté mobile par l'intermédiaire d'une articulation sphérique sur un support lié en gisement et en site au canon et est susceptible d'être animé de déplacements autour de son articulation par l'intermédiaire de deux moteurs et d'autre part un télémétre à laser dont les voies émission et récep tion sont liées en gisement et en site à l'axe de visée de la lunette. le dispositif est essentiellement caractérisé par le fait qu'il comporte une came de manoeuvre de l'élément optique autour de son articulation, cette came étant accouplée à un moteur lui même accouplé à un codeur dans une boucle d'asservissement dans laquelle est introduit le signal fourni par le télémètre à laser, le profil de la came étant déterminé par les valeurs de hausse de la table de tir et q 'il comporte des moyens de déplacement de l'élément opticue autour de son axe aptes à maintenir l'axe optique de l'élément optique qui passe par le centre du réticule dans un plan sensiblement vertical. Selon une caractéristique de l'invention, l'élément optique mobile est constitué par l'objectif de la lunette de visée. Selon une caractéristique de l'invention, l'articulation sphérique est une articulation à cardan et les moyens de déplacement de l'élément optique autour de son articulation sont constitués d'une part par un organe de guidage rectiligne solidaire d'un axe rotatif accouplé à un détecteur de verticale ét à un moteur asservi audit détecteur de verticale et d'autre part par un coulisseau solidaire de 1' élément optique mobile et guidé sur ledit organe de guidage rectiligne. L'invention va maintenant etre décrite avec plus de détails en se référant à des modes de réalisation donnés à titre d'exemple et représentés sur les dessins. les figures t, 2 et 3 sont des schémas représentant les différentes positions du canon et des lunettes de visée et de télémétriedu dispositif, au cours de différentes phases de la conduite de tir. la figure 4 est un schéma destiné à faire comprendre la transformation de coordonnées opéréepar le dispositif selon 1' in- vention et les déplacements relatifs dans l'espace des axes de visée et de télémétrie et de l'axe du canon. La figure 5 représente schématiquement les déplacements des axes de visée et de télémétrie dans un plan frontal perpendiculaire à l'axe OB représenté sur la figure 4. la figure 6 représente schématiquement, dans le meme plan frontal, les déplacements du canon. La figure 7 représente un premier mode de réalisation du dispositif selon l'invention. la figure 8 représente une variante du mode de réalisa tion représenté à la figure 7. la figure 9 représente un second mode de réalisation du dispositif selon l'invention. En se référant aux figures l à 3, le dispositif conforme à l'invention est destiné à assurer le pointage d'un canon repéré 1 monté sur une tourelle 2 dont ltorientation peut être variable. Le canon 1 est orientable en gisement/et en site. Le dispositif comprend une lunette de visée 3 et une lunette 4 pour le télémétre à laser dont l'axe optique reste parallèle à l'axe optique de la lunette de visée. Cette lunette 4 est empruntée par la voie émission du télémètre à laser, la voie réception empruntant objectif de visée. les voies émission et réception du télémétre à laser peuvent également passer par l'optique de la lunette de visée, le télémètre à laser étant intégré à la lunette de visée. les lunettes sont supportées, par l'intermédiaire d'une articulation, dans un support 5 lié en gisement et en site au canon. Ce support peut être le bouclier du canon. Ce peut être aussi un support indépendant du canon. les figures 1 à 3 illustrent les différentes étapes de la conduite de tir. Initialement (figure l) la lunette de visée 3 est pointée, par le pointeur ou le chef de char, selon la direction 3,ctest-à-dire sur objectif à atteindre.le canon 1 et la lunette 4 sont également dirigés sur l'objectif. le télémètre à laser est mis en oeuvre et la distance du but est déterminée0 le dispositif de conduite de tir selon l'invention décale ensuite la ligne de visée et la ligne de télémétrie en orientant les lunettes 3 et 4 par rapport au support 5. I1 écart entre la ligne de visée B et la direction 3 du but à atteindre tient compte de l'angle de hausse et du divers de la tourelle ainsi que des autres paramètres de tir. le canon reste pointé selon la direction B du but comme cela est représenté sur la figure 2. les lunettes, après élaboration des corrections, restent immobilisées sur le support 5. La ligne de visée est ramenée sur le but à atteindre selon la direction B par déplacement du canon 1 autour de ses tourillons et par rotation de la tourelle 2. lorsque les lunettes sont montées directement sur le bouclier du canon l'orientation du bouclier et la rotation de la tourelle permettent de ramener la ligne de visée L sur la direction 3, la direction finale du canon étant repérée C sur la figure 30 la figure 4 illustre géométriquement les déplacements de la ligne de visée et de l'axe du canon. Sur cette figure, la position du char est repérée en O, la direction de la verticale est repérée par V, T repérant l'axe de rotation de la tourelle et G l'axe de tourillonnement du canon.La direction B représente la direction du but repérée par ailleurs sur les figures 1 à 3. Comme cela a été expliqué précédemment la lunette est pointée initialement sur le but selon la direction B. les lunettes 2 et 3 sont décalées de la/B en fonction des paramétres de tir. La correction de hausse est obtenue en décalant la ligne de visée de 11 angle de hausse correspondant à la distance du but. En fait l'angle de hausse lu sur la table de tir est donné lorsque l'axe de rotation de la tourelle est dans le plan vertical passant par la direction du but. le dispositif selon l'invention permet de décaler la ligne de visée d'un angle égal à la hausse dans le plan vertical passant par la direction du but, la position de la ligne de visée après correction étant repérée B. La figure 4 montre que le décalage de la ligne de visée peut se faire en décalant la ligne de visée de l'angle de hausse dans le plan paasant par l'axe T de rotation de la tourelle et en faisant ensuite tourner la ligne de visée autour de la direction B du but. le décalage de la ligne de visée sur la sphère trigonométrique est repéré ICP, ce décalage se décomposant en MN et NP. les corrections sont également représentées sur la figure 5 dans le plan frontal per pendiculaire à la direction B. Après élaboration des corrections,la ligne de visée est ramenée sur le but et l'axe du canon se déplace de l'angle de hausse &alpha; par rapport à la direction du but pour venir prendre la direction C, dans le plan vertical passant par la direction B. Ce décalage du canon se décompose en un déplacement autour de son axe de tourillonnement G repéréi{X et en une rotation de la tourelle repérée QR (figures 4 et 6). le dispositif représenté sur les figures 7 et 8 comporte une lunette de visée 3 et une lunette 4 pour le télémètre à laser0 L'ensemble est monté sur un support 5 lié en site et gisement au canon, ce support étant avantageusement constitué par la pièce connue sous le nom de bouclier. La lunette de visée 3 et la lunette 4 sont montées chacune par l'intermédiaire d'un joint sphérique du type cardan sur le support. l'articulation à cardan de la lunette 7 comporte des tourillons 6 qui sont montés dans un manchon 7 entourant la lunette, ce manchon étant articulé sur le support par l'intermédiaire de tourillons 8. les axes des tourillons 8 et 6 sont perpendiculaires l'un à l'autre, l'axe des tourillons 8 étant parallèle ou non à l'axe de tourillonnement du canon.L'articulation à cardan de la lunette 4 se composte de tourillons 9 qui sont parallèles à l'axe 6 et sont montés dans le manchon 7 articulé autour des tourillons 8. les lunettes 3 et 4 sont reliées l'une à l'autre par une bielle 10 qui est articulée sur la lunette 3 par une articulation 1 1 parallèle aux axes 6 et 9 et sur la lunette 4 par une articulation 12 parallèle aux axes 6 et 9. les articulations 11, 12, 6 et 9 occupent les sommets d'un parallélogramme. De cette manière les lunettes 3 et 4 oscillent simultanément autour des ares 6 et 9, les axes optiques restant parallèles. la lunette de visée comporte un objectif 31, un réticule 32 et un dispositif de visée oculaire 33 qui est représenté de façon simplifiée sur le dessin. La lunette 4 comporte un objectif 41 et une divergente 42. Le faisceau laser est élis par un émetteur laser 43 situé en arrière de la divergente 42. Au retour, le faisceau laser passe par l'objectif 31 servant à la visée oculaire, est réfléchi sur une lame dichrorque 14, passe par un diaphragme de champ 15, est réfléchi par une laie dichroïque 16 et il est finalement reçu par le récepteur 17. Le réticule 32, la divergente d'émission 42, les lames dichrorques 14 et 16 et le diaphragme de champ 15 sont fixés au support 5 par l'intermédiaire d'un support 51. Ce support 51 passe par des ouvertures 34 et 44 qui sont ménagées respectivement sur les lunettes 3 et 4 et permettent l'oscillation de ces lunettes. L'émetteur laser 43 et le récepteur laser 17 sont également fixés au support 5. de montage assure une bonne stabilité thermique et donne au système des propriétés d'invariance optique. Le plan focal de l'objectif 31 passe par le centre d'articulation de la lunette 3, ce qui évite les défocalisations du fait que le système de réception 14, 15, 16, 17 reste immobile. De même le plan focal de l'objectif 41 passe par le centre d'articulation de la lunette 4. Le dispositif colporte une came 18 servant à orienter les lunettes 3 et 4 autour de leur articulation sphérique par l'intermédiaire d'un bras 35, d'un axe 19 solidaire du bras et d'un galet 20 roulant sur le profil de la came. l'appui du galet 20 sur la came 18 est obtenu par le poids des lunettes mais peut Btre renforcé par l'action d'un ressort. l came est solidaire d'un axe d'ertrainement 2t accouplé à un moteur et guidé en rotation dans un support 24. La position du moteur est repérée par un codeur 23. les signaux fournis par le codeur 23 et par le récepteur laser 17 sont transmis, respectivement par un conducteur 25 et par un conducteur 26, à un amplificateur additionneur 27 qui commande le moteur 22 servant à entrainer la came.La came peut osciller dans le sens de rotation # au fur et à mesure qu'augmente le signal de distance du télémétre à laser, les rayons successifs 1J1 , IJ2, o.. IJn augmentant alors. Chaque rayon correspond à une distance mesurée par le télémétre à laser et la dimension de ce rayon est proportionnelle à la hausse correspondant à cette distance. Comme cela a déjà été expliqué, la ligne de visée se déplace dans un plan vertical passant par la direction du but. l'une des lunettes est solidaire d'un coulisseau 28 par l'intermédiaire d'un axe 30. Ce coulisseau coulisse sur un organe de guidage rectiligne 29. Cet organe de guidage, constitué par exemple par une rainure, est monté sur un axe 36 qui est guidé dans un palier porté par le support 5. L'axe 36 est accouplé à un moteur 37 et à un détecteur de verticale 38 servant à l'asservissement du moteur. la liaison entre le coulisseau 28 et la rainure 29 doit permettre l'orientation relative de la rainure 29 et de la lunette. La forme du coulisseau 29 peut être sphérique, De préférence l'axe 36 est parallèle à l'axe du canon et aux axes des lunettes qui sont parallèles à l'axe du canon avant l'élaboration des corrections. Quelle que soit l'orientation du support, la rainure 29 sera orientée dans un plan vertical par le moteur 37e Comme il nty a pratiquement pas de déplacement latéral de la rainure par rapport au support 5 et par rapport à l'axe du canon, c'est-à-dire par rapport à la direction B du but, le déplacement de la ligne de visée s'effectue bien dans le plan vertical passant par la direction du but, c à-dire le long de l'arc NS repéré sur la figure 4. Dans le mode de réalisation de la figure 7, le support 24 de la came est accouplé au moteur 37 d'asservissement de verticale. Blase de rotation 21 de la came est mis à l'horizontale pendant la phase d'élaboration des écarts, le rayon de la came sélectionné par le moteur 22 étant mis à la verticale. L'incli- naison des lignes de visée des lunettes est donc bien égale à l'angle de hausse repéré alpha; sur la figure 4. Dans le mode de réalisation de la figure 8, le support 24 de la came est solidaire du support 5 et reste donc immobile lorsque la rainure 29 s'oriente dans le plan vertical passant par la direction du but. Si l'axe 21 est parallèle à l'axe de tourillonnement du canon et si la rainure 29 est dans un plan passant par l'axe de rotation de la tourelle, la rotation de la came 18 sous l'action du télémètre décale la ligne de visée de la valeur de la hausse dans le plan passant par l'axe de la tourelle. Ce décalage est repéré MN sur les figures 4 et 6.Si la rainure 29 est ramené danse plan vertical le galet 20 glisse sur la came 18 selon un parcours sensiblement perpendiculaire au décalage précédent et qui est repéré NP' sur la figure 5. le décalage de la ligne de visée dans le plan vertical n'est pas exactement égal à la hausse, l'erreur étant repérée PP' sur la figure 5. Cette erreur reste malgré tout négligeable (quelques dizièmes de millièmes). Les corrections secondaires peuvent s'obtenir en agissant uniquement sur les asservissements existants. Pour tenir compte de la vitesse initiale et du coefficient balistique il faut faire une correction en site qui est sensiblement proportionnelle à la distance réelle, le coefficient de proportionnalité étant voisin de 1. Cette correction est obtenue en multipliant le signal provenant du codeur de l'asservissement de hausse par le coefficient de proportionnalité. Unesolution consiste à utiliser un potentiomètre linéaire comme codeur d'asservissement 23 et à faire varier la tension aux bornes de ce potentiomètre, par exemple à l'aide d'un rhéostat 52. les paramètres de vent latéral et de décalage latéral de la munition exigent des corrections en gisement sensiblement proportionnelles à l'angle de hausse. Ces corrections peuvent être introduites en ajoutant une tension constante judicieusement choIsie au signal du détecteur de verticale On peut utiliser un potentiomètre 40 dont le signal est injecté à l'amplificateur additionneur 39 commandant le moteur 37 et recevant le signal du détecteur de verticale 38. Ce signal additionnel incline l'organe de guidage 29 par rapport à la verticale et dévie la ligne de visée en gisement suivant les trajets P?" ou?'?''' repérés sur la ligure 5. Ce changement nécessite soit un changement de came soit une came en "coeur" dont une moitié est réservée à une mAiltion, une moitié à urie autre. Pour tous les autres paramètres et réglages, le changement de munition n'agit que sur des potentiomètres et des résistances. Un permutateur électrique peut être utilisé. le fonctionnement des modes de réalisation des figures 7 et 8 va maintenant etre expliqué. En position initiale, l'organe de guidage et dans un plan passant par l'axe de la tourelle. les lunettes et le canon sont pointes sur l'objectif. La distance est mesurée. L'organe de guidage 29 tourne suivant le dévers de la tourelle et la came de hausse 18 prend la position correspondant à la distance mesurée par le télémètre. La lunette de visée est ensuite recentrée sur l'objectif. la figure 9 représente un autre mode de réalisation du dispositif selon l'invention. L'articulation sphérique de la lunette 3 sur le support 5 lié au canon comprend un manchon 7 entourant la lunette. Ce manchon est guidé en rotation autour de son axe par des billes. La lunette est monté sur le manchon par l'intermédiaire de tourillons 8 dont l'axe commun est perpendiculaire et concourant à l'axe de rotation dudit manchon0 Le manchon 7 est accouplé à un axe 36 par l'intermédiaire d'un pignon 45 et d'un secteur denté 46. Cet axe est accouplé à un détecteur de verticale 38 et à un moteur 37 asservi à ce détecteur. La commande de hausse de la lunette 3 est assurée par une came 18 sur laquelle la lunette s'appuie par l'intermédiaire d'un bras 30 muni d'un galet 2t0 qui roule sur la came. Cette came est montée sur un axe 21 oui est entraîné en rotation par un moteur 22 accouplé à un codeur 23 repérant la position de l'axe du moteur. le moteur est commandé par un amplificateur-additionneur 22 recevant le signal du codeur d'asservissement et le signal du télémètre à laser qui n'est pas représenté, ce télémètre étant intigré à la lunette de visée0 Le moteur 22 entraine la came 18 par l'intermédiaire d'un différentiel comprenant d'une part des pignons coaxiaux 471 accouplés, l'un à la came, l'autre au moteur, d'autre part les pignons planétaires 472 engrenant sur les précédents. Ges pignons planétaires 472 sont guidés dans un support 48 susceptible de pivoter autour de l'axe 21 par l'intermédiaire d'un pignon 49 engrenant avec un pignon 50 solidaire de l'axe 36 de la commande de verticalité. Le système à différentiel est étudié pour que une rotation de la lunette 3 introduise une rotation égale et de même sens de la came de hausse 18, cette rotation se combinant à la rotation due au moteur 22. le fonctionnement de ce mode de réalisation est le suivante Rn position initiale l'ase 8 est parallèle à l'axe de tourillonnement du canon0 La lunette est pointée sur le but à atteindre par déplacement du canon et de la tourelles. La distance est mesurée par le télémètre à laser. le manchon 7 pivote sous l'action du moteur 8 de manière que les tourillons 8 soient horizontaux. Cette rotation ne déplace pas le galet 20 par rapport à la came 18 du fait du système à différentiel0 la came de hausse 18 donne le décalage voulu à la lunette, en fonction de l'indica- tion du télémètre à laser0 Il est bien entendu que lton peut sans sortir du cadre de l'invention imaginer des variantes et perfectionnements de détails de méme qu'envisager l'emploi de moyens équivalents. 1.- Dispositif de conduite de tir destiné au pointage d'un cardon mobile en gisement et en site autour d'un axe de tourillonnement en fonction de la hausse donné par la table de tir corres pondant n t au canon et d'autres paramètres de tir et comprenant une lu- nette de visée avec un élément optique déviateur servant au déplacement de la ligne de visée, cet élément optique déviateur étant mon sur un support lié en gisement et en ite au canon, caractérisé par le fait que cet élément optique déviateur est assujetti à une came de manoeuvre dont le profil est déterminé par les valeurs de hausse de la table de tir et qui est accouplée à un moteur commandé par un télémètre dont les voies émission et réception sont liées en gisement et en site à l'axe de visée de ladite lunette de visée. 2.- Dispositif de conduite de tir selon la revendication i, caractérisé par le ialt que ledit élément optique déviateur est articulé par l'intermédiaire d'une articulation sphérique sur le sup- port lié au canon et qu'il est sujetti au signal d'un détecteur de verticale de manière que l'axe de visée de la lunette de visée soit maintenu dans un plan sensiblement vertical passant par la direction du but. 7.- Dispositif de conduite de tir selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'élément optique déviateur est I' objSctif de la lunette, le réticule étant fixe. 4.- Dispositif de conduite de tir selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'articulation sphérique est une articulation à cardan et qu'il comporte un organe de guidage rectiligne solidaire d'un a,e rotatif accouplé au détecteur de verticale et à un moteur asservi audit détecteur de verticale t d'autre part un coulisseau solidaire de l'élément optique déviateur et guidé sur ledit organe de guidage rectIligne0 5.- Dispositif de conduite de tir selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la came est guidée par un axe qui est guidé dans des parties solidaires de l'organe de guidage rectiligne, cet axe étant perpendiculaire à la direction de guidage rectiligne. 6.- Dispositif de conduite de tir selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la came est guidée par un axe de rotation qui est guidé en rotation dans le support lié au canon. 7.- Dispositif de conduite de tir selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte, pour la voie d'émission laser, une lunette articulae au support par l'intermédiaire d'un cardan dont un axe est coaxial à un axe du cardan de la lunette de visée et dont l'autre axe est parallèle à l'autre axe du cardan de la lunette de visée, la lurette l'émission du télémètre et la lunette de visée étant accouplées l'une à autre par un organe. 8.- Dispositif de conduite de tir selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractSrioé par le fait qu'il compor- te au moins un support fixé directement sur le support lié u canon et portant le réticule et les éléments associés du télémètre à laser. 9.- Dispositif de conduite de tir selon l'une quelconque des revendications 1 et 2,caractérisé par le fait qu'il comprend un manchon qui entoure la lunette de visée et qui est guidé en rotation, autour de son axe, dans le support lié au canon et qui supporte ladite lunette par l'intermédiaire d'une articulation dont l'axe est perpendiculaire à son axe de rotation, le manchon étant entrainé e1 rota- tion par un moteur d'entrainement asservi au détecteur de vertical 10.- Dispositif de conduite de tir selon la revendicatlon 9, caractérisé par le fait qu'il comporte un différentiel entre la came de hausse et son moteur d'entrainement, ce différentiel étant accouplé par des organes de transmission au moteur d'entraînement du mn- chon autour de son axe. 11.- Dispositif de conduite de tir selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par l4 fait que la came de manoeuvre de l'élément optique déviateur est accouplée à un codeur dans une boucle d'asservissement recevant le sil du 12.- Dispositif de conduite de tir selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé Par le fait qu'il compor- te des moyens pour multiplier le signal provenant du codeur e l'as- servissement de hausse et des moyens pour ajouteur un signal @ign@ du détecteur de verticale.