La présente invention a pour objet une installation des tinée à la préfabrication de parois verticales en maçonnerie. Cette installation comprend un bâti sur lequel est prévue une plate-forme de travail. Les travaux de maçonnerie exigent en général une main d'oeuvre qualifiée chère qu'il y a intérêt de réduire en simplifiant le processus de fabrication autant que possible en diminuant par exemple les manipulations occasionnant des pertes de temps. I1 existe déjà des dispositifs pour la confection de parois en briques ou analogues consistant à les maçonner à l'appui d'un coffrage de gui dage. Cette opération est généralement réalisée en lieu couvert protégé des in tempéries et consiste en une préfabrication d'éléments de parois. Sur le bâti sont prévus des échafaudages de travail comportant des plate-formes réglables dans le sens de la hauteur et latéralement. Dans ces conditions, les travaux peuvent être exécutés dans les positions les plus commodes. I1 subsiste cependant un inconvénient dans ce système puisque le bâti avec le coffrage sont orientés de biais. Il en résulte que, lors de l'exécution de telles maçonneries, à la partie arrière de celles-ci les joints sont de présentation médiocre et qu'en plus le coffrage est très encombrant.Le bâti du dispositif ne peut être déplacé que le long de ce coffrage lequel, pendant deux ou trois jours, reste inutilisable pour d'autres exécutions de maçonnerie en raison de l'attente exigée jusqu'à la prise suffisante de mortier de la première exécution. En plus, d'importants transports de matériaux d'amenée sont nécessaires. D'autres systèmes prévoient l'exécution d'éléments de parois sur une plaque plane susceptible d'être déplacée dans le sens de la hauteur dans ltintérêt de la commodité des conditions de travail. Toutefois, ce procédé a ltin- convénient que la plaque contenant la paroi achevée mais encore fraîche, doit être évacuée du lieu de travail à l'aide d'une grue pour libérer l'emplacement en vue d'une nouvelle opération. Le transport de ces parois non encore durcies risque, par les. secousses inévitables de manutention, de se désagréger ou de se gondoler. Le procédé est en outre long et coûteux. Le but de la présente invention consiste à préfabriquer des parois maçonnées sans les inconvénients précités. Le procédé consiste à prévoir un bâti comportant des montants portants déplaçables horizontalement et perpendiculairement à l'alignement du mur à exécuter, le champ de travail se trouvant entre les deux. En plus, ces montants sont reliés par une traverse pour former un portique, et la plate-forme de travail, déplaçable dans le sens de la hauteur, se trouve située entre ces montants. Il est en outre prévu sur le bâti, parallèlement à l'alignement du mur à exécuter, un gabarit à épaulement réglable dans le sens de la hauteur. Dans ces conditions, il est possible de maçonner des élé ments de parois sur un sol horizontal par exemple sur celui d'un atelier couvert. Aux montants et à d'autres supports éventuellement combinés avec ceux-ci, il est possible d'appliquer- tous les dispositifs utiles à la fabrication sans encombrer ni l'espace disponible, ni le sol. Le bâti peut être conçu en portique dont les montants comportent à la base des roulettes montées, soit directement, soit indirectement. Une conception en forme de pont roulant avec traverses munies de galets se déplaçant sur un chemin de roulement suspendu au bâtiment est également possible. Dans ce cas, les montants sont suspendus aux traverses et pendent vers le bas. Une exécution en demi-portique est également possible. L'alignement de la paroi à maçonner est ici obtenu grâce au gabarit précité rendant inutile l'emploi fastidieux de cordeaux, ce dispositif assurant par ailleurs la régularité des assises. Lorsque le panneau à construire a atteint la hauteur prévue, le gabarit qui l'épaule est élevé au fur et à mesure de l'avancement du travail pour finalement être complétement amené au-dessus du panneau achevé. Puis l'ensemble du bâti est avancé d'une faible quantité et le gabarit ainsi que la plate-forme sont à nouveau abaissés pour pouvoir amorcer la confection d'un nou -veau panneau. I1 est ainsi possible, sur un emplacement restreint, d'exécuter un grand nombre de panneaux disposés en rangées parallèles serrées le plus possible.Lorsque l'atelier est complètement occupé par les panneaux ainsi orientés, la plate-forme est levée au-dessus des panneaux et l'ensemble du bâti est ramené dans sa position initiale. I1 est recommandé de prévoir un temps de réalisation de toute la série des panneaux à confectionner qui soit suffisant pour que, lors de l'achèvement du dernier panneau, le premier exécuté ait atteint une prise suffisante pour pouvoir être évacué,sa place étant alors libérée pour la mise en chantier d'un nouveau panneau. Ce rythme peut aussi être fonction de l'espace disponible de l'atelier pour l'exécution subséquente d'une série de panneaux assurant qu'à l'achèvement du dernier, le premier soit en état d'être transporté sans rique de dégradation hors de la zone de travail. Ainsi il est possible, même sur un emplacement exigu, de réaliser des panneaux muraux sans nécessiter aucun artifice spécial ou échafaudage pour accélérer leur prise. Une forme d'exécution avantageuse de l'invention consiste à prévoir un bâti où de chaque côté se trouvent un montant avant et un montant arrière, reliés chacun aux extrémités par un longeron, le longeron inférieur étant muni de roulettes. Une plate-forme mobile comportant un platelage de travail pour les ouvriers est guidée entre les deux longerons avec en plus un gabarit mobile situé derrière l'emplacement réservé à l'érection des panneaux, le tout monté entre les deux montants porteurs arrières. I1 est ainsi créée une structure stable et la présence du gabarit permet pour la confection du panneau, en l'épaulant, un maçonnage dans des conditions commodes et rapides. I1 y a intérêt que la plate-forme soit commandée par des arbres disposés sur les deux côtés de celle-ci et maintenus dans les longerons inférieurs et supérieurs. La vis de propulsion est logée sur la plate-forme même ét le moteur destiné à commander ces deux arbres s'y trouve également. Le moteur peut également servir à la commande d'autres installations prévues sur la plate-fork. Le gabarit affecte la forme d'une barre mobile verticalement se déplaçant le long de guides prévus sur les montants et constitue une solution simple et robuste de cet accessoire. La commande de cette barre pourrait aussi avoir lieu au moyen d'une chaîne à maillons. I1 est avantageux d'adjoindre à cette barre un listel db réglage orienté vers le panneau à réaliser. Du fait que lorsque la barre formant le gabarit atteint une envergure importante, elle risque de se tordre ou de s'in- fléchir et il est alors très difficile d'obtenir une précision de par exemple plus ou moins un mm, le listel de réglage permet de compenser des écarts dans le sens de la hauteur. I1 est de section en L et est fixé à ;'une des faces verticale de la barre au moyen de vis traversant des perforations oblongues. L'invention prévoit aussi sur le long du gabarit des arrêtoirs-repères coudés distancés convenablement et susceptibles d'être amenés en position de travail par pivotement ou par insertion. Ces arrêtoirs coudés, disposés suivant des normes prescrivant de les espacer d'environ 12,5 cm, permettent de supprimer tous les travaux de mesurage . I1 en résulte une simplification dans l'exécution et une diminution sensible du temps à consacrer à cette opération. Les arrêtoirs coudés peuvent être numérotés ou porter des indications de mesure. Là où il est prévu dans les panneaux à construire des baies (par exemple pour des portes ou fenêtres), il suf-fit d'amener les arrêtoirs-repères correspondants de leur position d'attente par pivotement ou insertion,en position active.L'ouvrier, dans ce cas, est dispensa8. d'avoir recours à des mesurages, son travail se borne à placer les arrêtoirs en bonne position conformément au plan de pose mis à sa disposition à ce sujet. Il y a avantage de doter les arrêtoirs d'un dispositif de serrage ou autre moyen de blocage permettant de les maintenir en position voulue. Dans ces conditions, leur distance peut être modifiée suivant les néces- sités de la construction à réaliser. Pour faciliter le travail, il est prévu sur la plateforme une pompe à mortier et une aire destinée à entreposer des matériaux de construction qui, de ce fait, sont à portée de la main. Un tuyau raccordé,à la pompe permet de diriger le mortier directement sur le lit des assises. Le moteur propulseur du bâti est disposé sur le longeron inférieur. I1 est en outre possible de synchroniser les commandes de la barre du gabarit et la commande de la plate-forme. I1 suffit d'appuyer sur un bouton ou agir sur une manette pour actionner à la fois les deux et les amener en position -imposée par l'avancement du travail. I1 peut être prévu un contacteur réglable pour marquer le début d'une hauteur d'exécution prédéterminée (partant par exemple de zéro) et qui agisse par phases successives sur le moteur élévateur, au fur et à mesure de la progression du travail. Les dessins schématiques représentent, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. La figure 1 montre le dispositif en élévation; la figure 2 en est une vue latérale; la figure 3 une vue depuis le dessus; la figure 4 une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3; et la figure 5 le détail à échelle amplifiée des arrêtoirs coudés escamotables. Sans entrer dans des détails inutiles à la compréhension du principe de l'invention, le bâti de l'installation affecte la forme d'un appareil. de levage à portique, flanqué de deux montants la et lb reliés par le haut au moyen de traverses 2. Leur liaison inférieure est assurée par des longerons 3 auxquels sont fixées des roulettes 4 se déplaçant de préférence sur des rails 5. A la partie supérieure les montants 1 sont également reliés par des longerons 3a. Une plate-forme mobile 6 comportant un platelage de travail 7 est montée entre les longerons 3 et 3a. La montée et la descente de la plate-forme 6 est assurée par des arbres 8 disposés des deux côtés supportés par les longerons 3 et 3a. Le moteur entraîneur 9 est monté sur la plate-forme 6 ainsi que le montre la figure 2. Le déplacement vertical de la plate-forme.6 pourrait être réalisé par d'autres moyens, tels que crémaillère, chaînes et câbles. Entre les deux montants porteurs la est prévue une barre 10 faisant fonction de gabarit dont la position en hauteur est réglable. Elle est guidée par un mécanisme à chaîne . Suivant la figure 5, cette barre 10 est combinée avec un listel ajusteur 12 et comporte des arrêtoirs coudés 13. Ce listel 12, de section en L comporte des trous oblongs et est vissé sur la face verticale de la barre 10 du cbôté de la maçonnerie à épauler. Grâce à ces trous oblongs, le listel 12 peut être réglé dans le sens de la hauteur. La partie horizontale du listel 12 est orientée vers les matériaux 14 destinés à la construction du mur, et elle constitue l'épaulement proprement dit lors de leur maçonnage. Grâce aux arrêtoirs-repères coudés 13, montés pivotants sur la barre 10 à une distance de 12, 5 cm les uns par rapport aux autres, le maçonnage peut être exécuté sans avoir recours à des opérations de mesurage. Les arrêtoirs non utilisés se trouvent simplement en position retirée indiquée en pointillés. Seuls les arrêtoirs extrêmes marquant la longueur à respecter pour le mur en voie d'exécution (début et fin), ainsi qu'éventuellement d'autres arrêtoirs intermédiaires marquant l'emplacement pour tel vide ou outres particularités, sont n:- en position de travail.Ces arrêtoirs 13 juxtaposés peuvent être bloqués dans leur position (par exemple au moyen de vis de serrage) sur une tringle 15 leur servant de monture de manière à pouvoir modifier leur écartement. Au lieu de prévoir une chaîne pour le déplacement de la barre 10, d'autres mécanismes de levage tels que arbres, crémaillères et câbles sont possibles. La plate-forme 6 comprend des emplacements 16 pour entre poser des éléments servant à la construction du mur, ainsi qu'une pompe à mortier 17, servant, au moyen d'un tuyau non représenté, à amener le mortier vers les as sises à maçonner. Aux deux longerons inférieurs 3 sont montés deux moteurs 18 pour l'avancement horizontal du bâti, actionnant les roulettes 4. Depuis un pupitre 19 placé sur la plate-forme 6,l'ensemble de l'installation peut être commandé. L'emplacement de ce pupitre peut être choisi au centre de la plate-forme ou à l'une de ses extrémités. Par une simple pression d'un bouton, la barre 10 formant gabarit peut être manoeuvrée. Il est possible d'accoupler le mouvement de cette barre avec celui de la plate-forme à l'aide d'une connexion adéquate non représentée. En appuyant sur un autre bouton, le bâti peut être avancé ou reculé à volonté. Pour des raisons de sécurité il est prévu que le déplacement du bâti n'est possible que lorsque la barre 10 se trouve dans sa position la plus élevée, c'est-à-dire au-dessus du panneau achevé(marche avant) et aussi quand la pite-forme a atteint sa position culminante (marche arrière). Le rythme élevée de la plate-forme 6 et de la barre10 -d'une quantité correspondant à une assise d'éléments à maçonner peut être obtenu au moyen d'une came. Ainsi que le montre la figure 3, les différents panneaux peuvent être exécutés en rangées très rapprochées. Cette distance est en principe de la largeur de la barre 10. Lorsque l'atelier où sont fabriqués ces panneaux présente une largeur suffisante, il est possible de déplacer le bâti parallèlement de façon à pouvoir réaliser deux ou davantage de rangées juxtaposées de ces panneaux. Le platelage 7 est escamotable dans la plate-forme 6 (fig. 4). Dans ces conditions, lorsqu'il s'agit de maçonner des panneaux avec des é-1é- ments d'épaisseurs autres que l'épaisseur habituelle, il est possible de régler ce platelage en position optima d'écartement (environ 5 cm) de la maçonnerie à ériger. REVENDICATIONS 1. Installation destinée à la préfabrication de panneaux pour constituer des parois verticales en maçonnerie au moyen d'une structure comportant une plate-forme de travail, caratérisée en ce que cette structure comporte des montants portants (la, lb))susceptibles d'être déplacés horizontalement le long des panneaux à ériger entre lesquels se situe le poste de travail, ces montants étant reliés au moyen de traverses (2) à l'instar de portiques ou de ponts roulants, la plate-forme (6) incluant le poste de travail (7), pouvant entre les montants (la, lb) être déplacée verticalement et est combinée avec un gabarit réglable (10), également mobile dans le sens de la hauteur au rythme de la progression de la pose des différentes assises. 2. Installation.selon la revendication 1, caractérisée en ce que les montants portants (la, lb) disposés de chaque côté à l'avant et à l'arrière, sont reliés inférieurement et supérieurement par des longerons (3, 3a), les longerons inférieurs (3).étant munis de roulettes (4) et que le platelage (7) du poste de travail, monté sur la plate-forme (6), mobile verticalement, est guidé entre les traverses supérieure (3a) et inférieure (3), et que la barre 1(3 formant gabarit, située derrière le panneau à ériger est disposée entre les deux montants arrières (la). 3. Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que la plate-forme mobile (6) est guidée des deux côtés par des arbres (8) supportés par les longerons inférieur (3) et supérieur (3a). 4. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le gabarit pour le panneau à ériger est façonné en forme de barre (10) mobile dans des guides prévus sur les deux montants (la). 5. Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce que la barre (10) est guidée par une chaine à maillons. 6. Installation selon l'une ou l'autre des revendications 4 et 5, caractérisée en ce que la barre (10) est pourvue d'un listel d'ajustement (12) orienté du côté du panneau à construire. 7. Installation selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la barre (10) servant de gabarit est dotée de repères coudés (13) disposés le long de celle-ci à distances déterminées, susceptibles, de leur position d'attente, d'être rabattus ou insérés en position de travail. 8. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que les repères coudés (13) peuvent être bloqués entre autres sur une tringle (15) montée sur la barre (10). 9. Installation selon l'une ou l'autre des revendications 1, 2 et 3, caractérisée en ce que la plate-forme (6) est dotée d'une pompe à mortier (17) et d'un emplacement (16) destiné à entreposer les matériaux de construction. 10. Installation selon l'une ou l'autre des revendications 1, 2 et 3, caractérisée en ce que sous les longerons (3),des moteurs servent de propulseuIs du mouvement d'avancement du bâti d'ensemble formant cette installation. 11. Installation selon llune ou 1'autre des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la commande du mouvement de la barre (10) servant de gabarit, et celle de la plate-forme élévatrice (6) sont symétriquement reliées. 12. Installation selon la revendication 6, caractérisée an ce que le listel d'ajustement (12) de section en L accuse des trous oblongs à travers lesquels des vis assurent sa fixation à l'une des faces verticales de la barre à gabarit (10). 13. Installation selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que le platelage de travail (7) est réglable dans le sens horizontal et relié à la plate-forme élévatrice (6) de façon escamotable dans le but de pouvoir être approché d'une distance convenable du panneau à construire.