La présente invention a pour objet le comptage de mobiles traversant successivement un passage et présentant une dimension minimum déterminée dans le sens de déplacement. Le problème de la détermination du nombre des mobiles objets ou personnes) ayant traversé un passage prévu pour que les mobiles se présentent en file, sépares par un intervalle minimum, se pose fréquemment. A titre d'exemple, on peut citer la détermination du nombre des personnes ayant pénétré dans une enceinte telle qu'un véhicule de transport en commun. Le problème est fréquemment compliqué par le fait que les mobiles ne sont pas animes d'une vitesse uniforme mais ont une loi de mouvement qui peut être très variable, comportant souvent des arrêts, des hésitations ou même des retours en arrière. La présente invention vise à fournir un procédé et un dispositif de comptage de mobiles permettant d'arriver à un taux d'erreur faible tout en n'utilisant que des moyens simples. Dans ce but, l'invention propose notamment un procedé suivant lequel on détecte l'occultation, par les mobiles, d'un faisceau lumineux transversal au passage en au moins trois points A, B et C disposés dans cet ordre le long du passage et on compte le nombre de séquences d'états A = 1 et C = O, A = 1 et C = 1, A = O et C = 1 (1 représentant l'état occulté et 0 l'état non occulté) au cours desquelles, de plus, B = 1 pendant toute la durée de l'état A = i et C = 1. I1 est souvent souhaitable de compter non seulement les mobiles qui ont traversé le passage dans un sens détermine, mais aussi ceux qui l'ont traversé dans le sens opposé. Ce résultat peut être atteint en comptant également le nombre de séquences des états A = O et C = 1, A = . et C = 1, A = 1 et C = O, au cours desquelles, de plus, on a B = 1 pendant toute la durée de l'état A = 1 et C = 1. On peut alors, par soustraction, déterminer le nombre de mobiles présents dans une enceinte dont l'entrée et la sortie sont constituées par le passage. L'invention propose également un dispositif permettant de mettre en oeuvre les procédés ci-dessus définis. L'invention sera mieux comprise a la lecture de la description qui suit de dispositifs qui en constituent des modes particuliers d'exécution, donnés a titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère au dessin qui l'accompagne, dans lequel - la figure 1 est un schéma de principe montrant la disposition des détecteurs et les circuits éléctroniques qui leur sont associés, - la figure 2 est un schéma de principe montrant une disposition possible des détecteurs dans un escalier. Le dispositif montré schématiquement en figure 1 -est destiné à compter le nombre d'objets qui traversent un passage dans la direction de la flèche f. Les objets à compter ont une hauteur au-dessus du plan de circulation 10 au moins égale à une valeur déterminée h et ont une longueur minimum dans le sens du défilement. Le dispositif comprend, disposés a une hauteur h inférieure à la hauteur minimum des objets, trois détecteurs optiques A, B et C (ces lettres de référence étant utilisées dans ce qui suit pour désigner indifféremment les détecteurs proprement dits et leur emplacement le long de la direction f). Les détecteurs A, B et C sont avantageusement équidistants et la distance D entre les détecteurs extrêmes A et C est au plus égale à la plus petite dimension des mobiles a compter dans le sens de la flèche f. Chacun des détecteurs A, B et C doit avoir une définition suffisante pour fournir un signai d'éclairement lorsque se présente devant lui un intervalle de longueur au moins égale à 6 entre deux mobiles successifs. Les détecteurs A, B et C sont reliés aux entrées de chargement serie de registres à décalage respectifs 11, 12 et 13. Ils sont également relies aux trois entrées d'un circuit OU 14 qui fournit un signal de sortie a chaque changement d'état de l'un quelconque des détecteurs A, B et C. La sortie du circuit OU 14 est reliée aux entrées de décalage des trois registres 11, 12 et 13. Les sorties parallèles des registres 11, 12 et 13 sont reliées à une logique combinatoire fournissant un signal à chaque passage de mobile. Cette logique 15 est prévue pour fournir sur sa sortie 16 un signal logique de niveau 1 lorsque deux conditions sont remplies - les détecteurs A et C prennent la séquence d'état suivante (1 designant l'état occulté et O l'état éclairé) Détecteurs A C Séquence 1 d'états 1 1 0 1 - le détecteur B reste à l'état 1 pendant toute la durée ou les cellules A et C sont ensemble dans l'état 1 (cette condition permettant d'éviter le comptage comme un mobile de deux objets successifs dont le premier occulte les détecteurs B et C tandis que le second occulte le détecteur A). La logique 15 montrée schématiquement en figure 1 est constituée par des portes logiques. La séquence d'états est constatée par des portes ET 17, 18 et 19. L'une des entrées de la porte 17 est reliée au premier étage du registre 13. L'état du premier étage du registre 11 est appliqué, après inversion, sur la seconde entrée de la porte 17. Inversement, l'une des entrées de la porte 19 est reliée au troisième étage du registre 11 et sa seconde entrée est reliée, par l'intermédiaire d'un inverseur, au troisième étage du registre 13. Enfin, la troisième porte 18 est reliée directement au second étage des registres 11 et 13. Le respect de la seconde condition est vérifié en reliant de plus une troisième entrée de la porte ET 18 au second étage du registre 12. Enfin, une porte ET 20 à trois entrées permet de vérifier que l'ensemble des conditions est rempli. Le comptage des mobiles ayant traversé le passage dans le sens de la flèche f peut alors se faire de façon simple en appliquant la sortie de la porte 20 à l'entrée de comptage d'un compteur 21 et la sortie de la porte 14 a l'entrée de déclenchement du compteur. Il sera souvent nécessaire de compter également les mobiles traversant le passage en sens inverse de la fleche f. Ce résultat peut être atteint en ajoutant au dispositif une logique 22 similaire à la logique 15, mais correspondant a une séquence inverse de celle donnée plus haut. La logique 22 peut cependant se limiter a deux portes 23 et 24 correspondant aux portes 17 et 19 de la logique 15 et une porte ET 25 correspondant à la porte 20. Les trois entrées de la porte ET 25 sont alors respectivement reliees aux sorties des portes ET 23, 18 et 24. La sortie de la porte 25 peut être reliée à un compteur similaire au compteur 21 de façon à obtenir le nombre des mobiles ayant traversé le passage en sens contraire de la flèche f. La sortie de la logique 22 peut également commander une alarme, lorsque le passage dans le sens contraire a f est interdit. Si le passage f constitue à la fois l'entrée et la sortie d'une enceinte, on peut déterminer le nombre de personnes qui se trouvent à un moment donné dans l'enceinte en utilisant un compteur réversible 21 dont l'entrée d'incrémentation est reliée à la sortie de la logique 15 et l'entrée de décrémentation est reliée à la sortie de la logique 22. Le dispositif de la figure t permet de disposer en temps réel des résultats du comptage. Dans certains cas, on peut souhaiter conserver un enregistrement des données et effectuer le comptage ultérieurement. Dans ce but, on peut utiliser un enregistreur relie aux sorties des détecteurs A, B et C et à la sortie de la porte 14 qui, en réponse à chaque signal de sortie de la porte 14, provoque l'enregistrement de l'état des trois détecteurs. Il peut également être prévu un enregistrement de l'heure ou d'une donnée d'autre nature. Dans ce cas, le procédé est mis en oeuvre en deux étapes. A titre d'exemples d'application du dispositif qui vient d'être décrit, on peut citer le comptage du nombre de personnes ayant pénétré dans un véhicule de transports en commun. Dans ce cas, l'écartement et la hauteur des détecteurs seront choisis suivant la taille minimum et ltencombrement horizontal minimum des passagers à compter. La hauteur h sera généralement comprise entre 0,90 et 1,10 m, sauf si l'on doit également compter les enfants, auquel cas h peut descendre jusqu'à 0,80 m. L'écartement des détecteurs extrêmes A et C sera généralement compris entre 12 et 20 cm; une dimension de 12 cm sera generalement suffisante pour éviter que le passage d'un bras soit identifié comme celui d'un passager. Les détecteurs seront généralement constitués par des cellules qui redoivent un pinceau fin de lumière provenant d'un illuminateur placé en face. La lumière devra en général être modulée pour éviter les perturbations dues a la lumière ambiante. Les cellules doivent être placees de façon à ne recevoir qu'un pinceau fin afin de fournir un signal d'illumination entre deux personnes successives, même si celles-ci sont très rapprochées. L'invention est susceptible de très nombreuses variantes de réalisation. En particulier, il est possible d'ajouter, entre les détecteurs extrêmes A et C, un detecteur supplémentaire B' (ou même plusieurs détecteurs, cette dernière solution ne se justifiant toutefois pas dans la plupart des cas). Dans le mode de réalisation de la figure 2, quatre détecteurs A, B, B' et C sont disposés dans cet ordre, la distance entre les détecteurs A et C étant determinée comme dans le cas du mode de réalisation montré en figure 1. Les distances A-B, B-B' et B'-C sont avantageusement égales. Les cellules sont reliées a des logiques 26 et 27 similaires à celles décrites ci-dessus. La première condition à vérifier, qui n'intéresse que les détecteurs A et C, est inchangée. Mais la seconde condition est que les détecteurs B et B' doivent tous deux rester à l'état 1 aussi longtemps que les détecteurs A et C sont l'état 1. Le passage muni du dispositif est avantageusement prévu de manière a amener les personnes à laisser un intervalle entre elles. Ce résultat peut être atteint par un plan inclineou une marche, même de faible hauteur. Les détecteurs seront alors disposés suivant une ligne correspondant à la pente générale du passage. Les circuits logiques 26 et 27 peuvent être reliés à des organes de comptage ou d'alarme, par exemple à un organe de comptage pour la logique 27 et a un organe d'alarme pour la logique 26. Quel que soit le mode de réalisation adopté, on voit que le dispositif permet de compter le nombre de mobiles ayant traversé entièrement le passage dans un sens determiné ou dans les deux sens, quelle que soit leur loi de mouvement, y compris si elle comporte des arrêts, des hésitations ou même des retours en arrière. REVENDICATIONS 1. Procédé de comptage des mobiles traversant successivement un passage et presentant une dimension minimum déterminée dans le sens de déplacement, caractérisé en ce qu'on détecte l'occultation par lesdits mobiles, en au moins trois points A, B et C disposés dans cet ordre le long du passage, d'un faisceau lumineux transversal au passage et en ce qu'on compte le nombre de séquences d'états A = 1 et C = O, A : 1 et C = 1, A = O et C = 1 (1 représentant l'état occulté et O l'état non occulté) au cours desquelles, de plus, B = 1 pendant toute la durée de l'état A = 1 et C = 1. 2. Procédé de comptage suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on compte également le nombre de séquences des états A = O et C = 1, A = 1 et C = 1, A = 1 et C = O, au cours desquelles, de plus, B = l pendant toute la durée de l'état A = 1 et C = 1, pour déterminer le nombre des mobiles ayant traversé le passage, et cela pour chaque sens. 3. Procédé de comptage suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on prévoit un quatrieme point B' intercalé entre B et C et en ce qu'on compte les séquences comportant, en plus des conditions ci-dessus, B' = 1 pendant toute la durée de l'etat A = 1 et C = 1. 4. Dispositif suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'on enregistre l'état des trois détecteurs en réponse a chaque début ou fin d'occultation. 5. Dispositif de comptage des mobiles traversant successivement un passage et présentant une dimension minimum déterminée dans le sens de déplacement, caracterisé en ce qu'il comprend au moins trois détecteurs optiques A, B et C, décalés le long du passage dans la direction de déplacement, la hauteur desdits détecteurs étant telle qu'ils sont occultés par les mobiles à compter et la distance D des detecteurs A et C étant au plus égale a ladite dimension minimum,et et un circuit électroni- que combinatoire associé aux détecteurs et fournissant un signal de sortie en réponse à chaque séquence d'états A = 1 et C = O, A = 1 et C = 1, A = O et C = 1 (l représentant l'étant occulté et O l'état non occulté du détecteur) avec la condition supplémentaire que B = 1 pendant toute la durée de l'état A = 1 et C = 1 6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend une seconde électronique combinatoire fournissant une impulsion de sortie en réponse à chaque séquence d'états A = O et C = 1, A = 1 et C = 1 et A = 1 et C = 1, avec la condition supplémentaire que B = 1 pendant toute la durée de l'état A = 1 et C = 1. 7. Dispositif suivant la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce qu'il comprend un circuit déclencheur fournissant un signal en réponse à chaque changement d'état de l'un quelconque des détecteurs. 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérise par des moyens d'enregistrement de l'état des trois détecteurs en réponse a chaque emission d'un signal par le circuit declencheur. 9. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend un registre à décalage associé à chacun des trois détecteurs et une électronique combinatoire reliée aux etages successifs des registres à décalage et fournissant une impulsion de comptage lorsque la séquence d'états est identifiée. 10. Dispositif suivant la revendication 6, comprenant une logique combinatoire pour chaque sens de circulation et un compteur-décompteur dont l'entrée d'incrémentation est reliée à l'une des logiques et l'entrée de décrémentation à l'autre.