L'invention a pour objet un procédé de réglage d'un correcteur de freinage pour véhicule automobile asservi à la charge de ce dernier. Les correcteurs de freinage asservis à la charge comprennent généralement un bottier, prévu pour être fixé à une partie suspendue du véhicule, dans lequel est monté coulissant au moins un piston susceptible de se déplacer sous l'effet d'une pression hydraulique de commande, à l'encontre de l'effort exercé sur ledit piston par un dispositif de précharge comportant au moins un élément élastique à tarage réglable, un élément transmetteur d'effort et un élément de liaison prévu pour être fixé à une partie non suspendue du véhicule, ledit dispositif exerçant ainsi un effort de précharge sur le piston fonction de la position relative desdites parties suspendue et non suspendue afin que le correcteur présente un point de coupure fonction de ladite position relative, cette dernière variant avec la charge du véhicule. L'invention a pour objet un procédé de réglage d'un correcteur du type décrit ci-dessus dont la fiabilité soit certaine, indépendamment des tolérances de fabrication du correcteur et du véhicule auquel il est destiné. A cet effet, l'invention propose un procédé de réglage caractérisé en ce qu'au cours d'une première phase, après avoir établi au moyen d'un élément amovible indéformable une relation spatiale déterminée entre ledit bottier et ledit élément de liaison, ladite relation correspondant à une charge donnée du véhicule, on effectue par tarage dudit élément élastique le réglage du point de coupure désiré pour ladite charge donnée, puis au cours d'une deuxième phase, après avoir fixé ledit bottier à la partie suspendue du véhicule soumis à ladite charge donnée, on relie ledit élément de liaison à'la partie non suspendue du véhicule en conservant ladite relation spatiale établie au cours de la première phase, ou en la rétablissant grâce audit élément amovible, ou grâce à un élément équivalent que l'on ôte lorsque les différentes opérations de fixation du correcteur sur le véhicule sont terminées. On conçoit que, grâce à un tel procédé, le correcteur ainsi réglé et monté sur le véhicule, présente de façon certaine le point de coupure désiré pour une charge donnée du véhicule. L'invention sera maintenant décrite en se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en élévation, en coupe partielle, d'un correcteur de freinage asservi à la charge associé à un élément amovible permettant la mise en oeuvre du procédé, objet de l'invention ; - la figure 2 est une vue latérale suivant la flèche F de la figure 1 dont certaines parties sont représentées en coupe partielle suivant les lignes a-a et b-b de la figure 1. Le correcteur de freinage représenté aux figures 1 et 2 est désigné par la référence générale 10 et comprend un bottier 12 (prévu pour être fixé à une partie suspendue - non représentée - du véhicule) dans lequel est monté coulissant un piston dont ltextré- mité 14 coopère avec un levier 20. Le piston est susceptible de se déplacer sous l'effet d'une pression hydraulique de commande agissant sur sa face (non représentée) opposée à l'extrémité 14, à l'encontre de l'effort de précharge exercé par un dispositif de précharge désigné par la référence générale 18. Le dispositif 18 comprend le levier 20 qui est monté sur le bottier 12 au moyen de l'axe 22 grâce auquel le levier 20 peut pivoter dans un plan parallèle à l'axe du piston. Le dispositif 18 comprend également un ressort de traction 24 dont une première extrémité 26 est reliée à l'extrémité 21 du levier 20 par des moyens réglables 28 composés d'une tige filetée 30 et d'un écrou indesserrable 32, et dont la seconde extrémité 34 est reliée à un élément de liaison 36 dont l'extrémité filetée 38 est destinée à être fixée sur une partie non suspendue (non représentée) du véhicule.On comprend qu'ainsi le dispositif de précharge exerce sur le piston un effort de précharge fonction de la position relative desdites parties suspendue et non suspendue du véhicule. La structure et le fonctionnement d'un tel correcteur sont bien connus et peuvent être résumés comme suit : dans le bottier 12 est monté coulissant le piston auquel est associé un élément de valve, le levier 20 sollitant ce piston dans le sens d'ouverture de ladite valve interposée entre des orifices d'entrée et de sortie pour le liquide de frein. Lorsque la pression d'entrée du liquide de frein dépasse une valeur déterminée par la tension du ressort 24, la pression de sortie du liquide est limitée à ladite valeur déterminée ou subit un accroissement limité par rapport à l'accroissement de la pression d'entrée du liquide. Cette valeur déterminée est communément appelée "Point de coupure" du correcteur.Grâce au dispositif de précharge 18, le correcteur 10 présente un point de coupure variant avec ladite position relative des parties suspendue et non suspendue, cette dernière variant avec la charge du véhicule. Selon l'invention, le procédé de réglage d'un correcteur du type décrit plus haut est caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement deux phases. Au cours d'une première phase, on réalise le réglage du point de coupure désiré pour le correcteur après avoir établi au moyen d'un élément amovible indéformable 40 une relation spatiale déterminée entre le boitier 12 et l'élément de liaison 36. La relation spatiale déterminée ainsi établie correspond à la relation spatiale théorique existant entre les parties suspendue et non suspendue du véhicule, lorsque ce dernier est soumis à une charge donnée pour laquelle on obtient le point de coupure désiré. L'élément amovible 40 comprend un corps rigide indéformable de forme allongée 42, un premier tenon cylindrique 44 et un deuxième tenon cylindrique 46 parallèle au premier tenon 42. Le premier tenon 42 est prévu pour être monté dans un perçage 48 du boîtier 12 qui, comme on peut le voir à la figure 2, s'étend perpendiculairement au plan dans lequel pivote le levier 20. Le deuxième tenon cylindrique 44 est prévu pour être monté dans un perçage 50 formé dans l'élément de liaison 36. Après avoir établi la relation spatiale déterminée et réalisé les différentes connexions hydrauliques nécessaires, on effectue le réglage du correcteur par tarage du ressort 24 au moyen de l'ensemble de réglage vis-écrou 28. Dès que la pression de coupure désirée est obtenue et vérifiée au moyen d'un banc hydraulique auquel est relié le correcteur, on bloque l'ensemble vis-écrou 28 pour éviter tout déréglage accidentel. Selon l'invention, on a également prévu sur l'élément 40 une surface de butée 52 prenant appui sur une partie en vis-à-vis 54 du boîtier afin d'empêcher la rotation de l'élément 40 autour du tenon 44 sous l'effet des efforts de traction exercés par le ressort 24 qui sont encaissés par l'élément 40. La première phase du procédé de réglage que l'on vient de décrire permet de négliger les problèmes dus aux tolérances de fabrication et d'assemblage des composants du correcteur puisque le réglage hydraulique est effectué après assemblage de celui-ci. Au cours d'une deuxième phase, après avoir fixé le boîtier 12 à la partie suspendue du véhicule soumis à ladite charge donnée, on relie l'élément de liaison 36 à la partie non-suspendue du véhicule en conservant la ration spatiale établie au cours de la pre mière phase au moyen de l'élément 40, ou en la rétablissant grâce à ce dernier, ou grâce à un élément amovible équivalent. I1 est, en effet, nécessaire de conserver ou de rétablir la relation spatiale établie au cours de la première phase car le véhicule présente une relation spatiale réelle (entre les parties suspendue et non-suspendue auxquelles on fixe le correcteur) différente de la relation spatiale théorique définie au cours de la première phase ; cette différence étant due aux tolérances de fabrication et d'assemblage du véhicule. Grâce à l'élément 40 (ou grâce à un élément identique), on peut s'assurer que la relation spatiale est conservée, ou rétablie d'une façon très simple : l'extrémité filetée 38 de l'élément de liaison 36 est prévue pour traverser un perçage (non représenté) de la partie-non suspendue du véhicule. La tige filetée 38 est reliée à la partie non-suspendue au moyen d'un écrou (non représenté) dont on amène une face au contact avec la partie non suspendue, puis que l'on sollicite en rotation jusqu'à ce que les efforts de traction exercés par le ressort 24 sur l'élément 40 soient transférés à la partie non suspendue. On constate ainsi facilement que l'élément 40 n'est plus soumis à aucun effort de la part du ressort 24 et qu'il peut être osé aisément par simple extraction par l'opé- rateur, ce dernier étant certain que la relation spatiale déterminée a été correctement rétablie. On comprendra qu'il résulte une simplification de montage du correcteur sur le véhicule avec un outillage réduit, le procédé objet de l'invention permettant d'obtenir de façon certaine un point de coupure désiré pour le correcteur correspondant à une charge donnée du véhicule. REVENDICATIONS 1. Procédé de réglage d'un correcteur de freinage pour véhicule automobile asservi à la charge de ce dernier du type comportant un boîtier, prévu pour être fixé à une partie suspendue du véhicule, dans lequel est monté coulissant au moins un piston susceptible de se déplacer sous l'effet d'une pression hydraulique de commande, à l'encontre de l'effort exercé sur ledit piston par un dispositif de précharge comportant au moins un élément élastique à tarage réglable, un élément transmetteur d'effort et un élément de liaison prévu pour être fixé à une partie non-suspendue du véhicule, ledit dispositif exerçant ainsi un effort de précharge sur le piston fonction de la position relative desdites parties suspendue et non-suspendue afin que le correcteur présente un point de coupure fonction de ladite position relative, cette dernière variant avec la charge du véhicule, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'au cours d'une première phase, après avoir établi au moyen d'un élément amovible indéformable une relation spatiale déterminée entre ledit boîtier et ledit élément de liaison, ladite relation correspondant à une charge donnée du véhicule, on effectue par tarage dudit élément élastique le réglage du point de coupure désiré pour ladite charge donnée, puis au cours d'une deuxième phase, après avoir fixé ledit bottier à la partie suspendue du véhicule soumis à ladite charge donnée, on relie ledit élément de liaison à la partie nonsuspendue du véhicule en conservant ladite relation spatiale établie au cours de la première phase, ou en la rétablissant grâce audit élément amovible, ou grâce à un élément amovible équivalent que l'on ôte lorsque les différentes opérations de fixation du correcteur sur le véhicule sont terminées. 2. Procédé de réglage selon la revendication 1 d'un correcteur dans lequel ledit élément élastique est un ressort travaillant à la traction dont une première extrémité est reliée par des moyens réglables à un levier monté pivotant sur ledit boîtier, ledit levier transmettant audit piston l'effort de précharge exercé par le ressort de traction et dont la seconde extrémité est reliée audit élément de liaison, ledit ressort et ledit levier étant tous deux situés dans un plan parallèle à l'axe dudit piston, caractérisé en ce qu'on utilise en tant qu'élément amovible indéformable une pièce de forme allongée comportant un premier tenon cylindrique prévu pour être inséré dans un perçage dudit boîtier, l'axe dudit perçage étant perpendiculaire audit plan et un deuxième tenon cylindrique parallèle audit premier tenon et prévu pour être inséré dans un perçage dudit élément de liaison de façon à ce que ledit élément amovible encaisse les efforts de traction exercés par le ressort lorsque l'on effectue le réglage du tarage de ce dernier au moyen desdits moyens réglables, ledit élément amovible comportant en outre une surface de butée prenant appui sur ledit boîtier, afin d'empêcher sa rotation autour dudit premier tenon sous l'effet de la traction exercée par le ressort. 3. Procédé de réglage selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'au cours de a deuxième phase on relie ledit élément de liaisonoconstitué par une tige filetée qui traverse un alésaqe formé dans ladite partie non-suspendue au moyen d'un écrou, dont on amène une face en contact avec la partie non suspendue,puis que l'on sollicite en rotation jusqu'à ce que lesdits efforts de traction encaissés par l'élément amovible soient transférés à la partie non-suspendue et on ôte facilement l'élément amovible qui n'est plus soumis à aucun effort de la part du ressort de traction, ladite relation spatiale ayant été correctement rétablie.