i 2003880 La présente invention se rapporte, d'une manière générale, aux appareils de contrôle et, plus particulièrement, à un appareil de contrôle d'une grandeur physique variable telle que la pression ou la température. 5 Le contrôle de grandeurs physiques variables telles que la pression ou la température peut fournir une information utile dans toute une variété de circonstances. Par exemple, le contrôle continu de la température peut apporter une aide appréciable dans le domaine de la météorologie ou dans la conduite de divers pro-10 cessus de traitement industriels. Pour donner un autre exemple, le contrôle de la pression peut également être utile dans l'étude des msœées et des niveaux des rivières en vue de lutter contre les risques d'inondation. Dans de nombreuses conjonctures, il est désirable que les 15 dispositifs de contrôle d'une grandeur physique variable soient compacts, robustes, fiables et néanmoins extrêmement sensibles. L'un des procédés permettant d'effectuer un contrôle continu avec une grande précision et qui peut être matérialisé par des dispositifs compacts, robustes et fiables, est connu sous le nom de 20 "méthode de zéro". Un dispositif type utilisant la méthode de zéro pour la détection peut comprendre un miroir et des moyens pour faire varier la position angulaire de celui-ci en fonction des variations de la grandeur physique variable contrôlée. Lorsque le miroir subit line déviation par rapport à une position de zéro ou 25 de référence prescrite, son déplacement est détecté optiquement et tin signal d'erreur est engendré. Le signal d'erreur est réinjecté dans un asservissement pour régler à nouveau le miroir à zéro. Le degré d'ajustement nécessaire est utilisé pour déterminer le signal original qui a provoqué la déviation du mâroir par 30 rapport à la position de zéro ou de référence et, par conséquent, la variation de la grandeur physique. Des dispositifs types utilisant la méthode de zéro se sont parfois avérés peu satisfaisants, dans des situations où la déviation du miroir par rapport à la position de référence est relativement grande ou rapide. Ce-35 ci est dû au fait qu'en présence d'une déviation ou d'une fréquence croissantes, le pouvoir séparateur ou la linéarité des dispositifs antérieurement connus leur permettant de couvrir des déviations relativement grandes ou des fréquences élevées ont souvent été peu satisfaisants. 40 Compte tenu de ce qui précède, l'invention a, notamment, 69 07083 2 2003880 pour objet de créer : - un appareil perfectionné de contrôle d'une grandeur physique variable ; - un appareil de contrôle compact, robuste et fiable, d'une gran-5 de sensibilité; - un appareil de contrôle assurant un enregistrement précis et sensible dans une gamme relativement large de variation; - une jauge perfectionnée pour le contrôle d'un niveau deliquide; - un appareil perfectionné permettant de contrôler le mouvement 10 d'un élément indicateur. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen du dessin joint, qui en représente, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation. Sur ce dessin : 15 - la fig.1 est une vue en perspective schématique, avec cou pe partielle, d'un appareil suivant l'invention; - les fig.2, 3 et 4 sont des graphiques mettant en évidence certains aspects fonctionnels de l'appareil de la fig.1, et - la fig.5 est une vue en plan représentant un type d'enre-20 gistrement qui peut être produit par l'appareil de la fig.1. Sur les figures 2 à A- les références Y, D, Q, I et L désignent respectivement : V s la tension d'entrée de l'amplificateur sans réaction, D : la déviation angulaire du miroir, 25 q ï la quantité maximale de lumière traversant le réseau, I : le courant de réaction, L : la largeur du graphique. Dans ses très grandes lignes, un appareil suivant l'invention comprend un élément indicateur 11 mobile en réponse à une 30 variation de la grandeur physique contrôlée. Des moyens de détection 12 sont capables de produire un signal de sortie qui, sans réaction, est proportionnel au déplacement de l'élément indicateur à partir du plus proche d'une série de points de référenceA (fig.2, 3 et 4) répartis sur une plage de mouvement de l'élément 35 indicateur. Un moyen de réaction 13 est capable, en réponse au signal de sortie des moyens de détection, d'exercer une force sur l'élément indicateur, force qui tend à rapprocher celui-ci du plus voisin de points de référence prédéterminés B (fig.2, 3 et4) disposés vers l'une des extrémités 15 de la plage de déplacement 40 à partir de la position instantanée■de l'élément indicateur. On 69 07083 3 2003889 obtient ainsi un signal de sortie instantané représentatif du déplacement de l'élément indicateur vers l'extrémité opposée de la plage de déplacement à partir du point de référence prédéterminé le plus proche. 5 On va maintenant examiner plus particulièrement la fig.1 où l'appareil suivant l'invention représenté est une jauge de niveau d'eau. L'appareil représenté peut être utilisé pour contrôler les fluctuations de la marée ou des fluctuations de niveau d'eau analogues telles qu'elles peuvent se produire dans des réservoirs, 10 des estuaires, des ports, des lacs ou des rivières. Outre l'étude des fluctuations de la marée, on peut donc également contrôler d'autres phénomènes naturels tels que les vagues, les tsunamis, les seiches, les effets du vent et les signes avant-coureurs de tempête. Pour détecter un niveau d'eau, le mode de réalisation re 15 présenté utilise un transducteur de pression se présentant sous la forme d'un tube de Bourdon 14. D'autres types de transducteurs peuvent être utilisés, suivant la grandeur physique contrôlée, dans l'appareil suivant l'invention, tels que des dispositifs bimétalliques, le fléau d'une balance de torsion, ou la bobine d'un 20 galvanomètre. Le marégraphe représenté sur la fig.1 comprend une plaque de base 16 sur laquelle les divers éléments décrits peuvent être montés au moyen d'une structure de bâti, non représentée. Une telle construction assure un support ferme et robuste aux divers élé-25 ments internes de l'appareil. Ces divers éléments internes sont enfermés et protégés contre l'action de la pression extérieure de l'eau au moyen d'un boîtier cylindrique 17. Le boîtier 17 est muni d'une bride annulaire 18 qui est boulonnée de façon étanche sur la plaque de base 16. L*extrémité opposée du boîtier cylin-30 drique est obturée par une plaque formant paroi circulaire 19 faisant corps avec le reste du boîtier. Le transducteur de pression ou tube de Bourdon 14 est suspendu à l'intérieur du boîtier 17 par une partie extrême rectili-gne 21 convenablement fixée, par des moyens non représentés, à la 35 plaque de base 16. La partie de tube 21 communique, à travers la plaque 16, avec■1'intérieur d'une cavité cylindrique à air 22. La cavité à air est entièrement fermée et étanchéisée contre la pression extérieure à l'exception de deux ouvertures dont l'une communique avec le tube de Bourdon 14 par l'intermédiaire de la par-40 tie 21 de celui-ci et dont l'autre communique avec un tube capil 69 07083 4 2003880 laire 23. Le tube capillaire communique avec l'intérieur de la cavité à air 22 et son extrémité opposée est ouverte. Le tube capillaire 23.et la cavité à air 22 sont contenus dans un boîtier auxiliaire cylindrique 24 muni d'une paire de bri-5 des annulaires 26 et 27 à ses extrémités respectives. Le boîtier auxiliaire 24 est fixé à la surface extérieure de la plaque de base 16 et est étanchéisé, par rapport à celle-ci, à la bride 27. Une bague de serrage 28 est fixée à la bride 26 et serre une membrane souple 29 devant l'extrémité ouverte du boîtier auxiliaire 10 cylindrique 24. L'espace défini par la plaque de base 16, le boîtier auxiliaire 24 et la membrane souple 29 est rempli d'huile, ce qui évite un contact direct entre l'eau et le tube de Bourdon 14. Ceci contribue à réduire au min-îwniTn la corrosion. Le tube capillaire 23 et la cavité à air 22 constituent un filtre à vagues 15 et sont conçus de manière à atténuer les variations de pression aux fréquences des vagues. Bien entendu, si l'appareil est utilisé pour contrôler des vagues, le filtre à vagues n'est pas prévu. L'extrémité du tube de Bourdon hélicoïdal 14 opposée à la partie rectiligne 21 est obturée et est fixée à une tige 31. La 20 tige 31 est alignée avec l'axe de la partie hélicoïdale du'tube de Bourdon et s'étend vers le bas à travers un dé 32. Une palette 33 est fixée à l'extrémité de la tige 31 opposée au tube de Bourdon et est immergée dans un fluide contenu dans une capsule d'amortissement 34. Ceci contribue à amortir les vibrations ambian-25 tes pour empêcher le tube de Bourdon et les moyens de détection décrits plus loin de produire des signaux parasites. Du fait que le tube de Bourdon n'est supporté de façon rigide qu'à l'une de ses extrémités, son autre extrémité étant simplement amortie contre les vibrations, on évite tout coincement de glissement, ce 30 qui rend le tube de Bourdon par inhérence exempt d'hystérésis. L'élément indicateur 11 est fixé au dé 32 et subit en conséquence un déplacement angulaire en réponse à une rotation de la tige 31 due à des variations de pression détectées par le tube de Bourdon 14. Dans le mode de réalisation représenté, l'élément in-35 dicateur U est un miroir plan. Les moyens de détection 12 qui sont utilisés pour détecter le mouvement du miroir 11 constituent un levier optique. Les variations de position angulaire du miroir 11 sont converties en signaux électriques, comme décrit plus loin, pour établir un enregistrement des variations de pression. 40 Le levier optique des moyens de détection 12 comprend une 07083 5 2003880 source lumineuse 36, une lentille de condenseur 37» un premier réseau optique ou réseau d'incidence 38, et une lentille d'objectif 39. La source lumineuse 36 peut être de tout type convenable, mais il est désirable qu'elle fournisse une lumière d'intensité 5 constante. Une source lumineuse préférée est une diode rayonnante qui produit une lumière pratiquement monochromatique. Ceci réduit au minimum les limitations relatives à la sensibilité et à la linéarité dans les limites des caractéristiques de longueur d'onde de lumière applicables ici et qui sont dues à une aberration chro-10 matique dans certaines parties du système optique décrit plus loin. Une lampe de mineur peut également constituer une source lumineuse satisfaisante. Pour assurer que la lumière émise par la source lumineuse est d'une intensité relativement constante, on applique un courant à la source lumineuse, à la borgne 41, à par-15 tir d'un régulateur convenable de maintien d'un courant constant, non représenté. La lentille de condenseur 37 est disposée entre la source lumineuse 36 et le miroir 11. Le condenseur comprend une lentille concave qui a pour fonction de collimater les rayons du faisceau, 20 de manière à donner au faisceau incident une section droite éclairée uniformément. L'aire de la section droite éclairée uniformément dépend des dimensions et de la forme des lentilles du condenseur. Le premier réseau optique ou réseau d'incidence 38 est dis-25 posé sur la trajectoire du faisceau incident et présente une série de barres ou raies opaques parallèles. Le réseau optique peut être fabriqué aisément et à peu de frais par photogravure. Un procédé de fabrication plus précis consiste à déposer un revêtement opaque sur une plaque de support en verre et à découper ultérieu-30 rement les parties désirées de ce revêtement opaque au moyen d'un, dispositif approprié. Les barres opaques sont de largeur uniforme et sont séparées par des zones transparentes de même largeur qu' elles. Les barres opaques sont orientées parallèlement à l'axe de rotation du miroir 11. 35 la lentille d'objectif 39 est disposée de manière à focali ser une image du réseau optique d'incidence 38 sur le miroir et à focaliser l'image réfléchie du réseau d'incidence dans le plan du réseau optique de réflexion 40. Lorsqu'une image du réseau optique d'incidence est superposée aux barres opaques d'un réseau op-40 tique de réflexion, une quantité maximale de lumière traverse ce 69 07083 6 2003860 dernier. Inversement, lorsque l'image du réseau d'incidence est superposée aux espaces entre les barres opaques du réseau de réflexion, une quantité minimale de lumière traverse celui-ci. Toute variation de la position angulaire du miroir 11 provoque un 5 déplacement de l'image du réseau d'incidence par rapport au réseau de réflexion dans une direction transversale aux barres opaques. Ceci produit une variation de la quantité de lumière traversant le réseau de réflexion entre les quantités maximale et minimale. En conséquence, le signal produit par des moyens photo-10 détecteurs convenables disposés de manière à détecter la quantité de lumière traversant le réseau de réflexion est, sans réaction, proportionnel à la déviation du miroir par rapport à la condition de passage minimale de la lumière. En réinj ectant le signal de sortie des moyens de détection 15 d'une manière particulière, on peut rendre le signal de sortie instantané de ceux-ci représentatif du déplacement de l'élément indicateur par rapport à des points de référence choisis. Le mode de réinjection utilise le signal de sortie du moyen de détection pour produire une force proportionnelle qui s'exerce sur le mi-20 roir dans une direction et dans un sens tendant à rapprocher le miroir du plus voisin des points de référence choisis. En conséquence, à chaque point de référence choisi, le signal de sortie instantané est nul. Ces points de référence "zéro"multiples qui se traduisent par l'apparition d'un signal d'erreur récurrent, en 25 raison de la nature périodique de la variation de la lumière, peuvent être utilisés pour indiquer la déviation totale du miroir de façon très précise. La déviation totale du miroir peut être déterminée en comptant le nombre d'excursions ou cycles entiers du signal d'erreur plus la partie du dernier accroissement ou 30 "incrément" du signal d'erreur enregistrée. Le fonctionnement de l'appareil représenté, décrit plus loin de façon plus détaillée, est essentiellement basé sur ce principe des.zéros multiples mais utilise un type de dispositif push-pull ou positif-négatif complémentaire pour amplifier l'excursion dis-35 ponible. Ce faisant, le signal de sortie des moyens de détection, en l'absence de réaction, varie d'une valeur positive à une valeur négative. Les points de référence de signal de sortie instantané choisis dans l'appareil représenté correspondent à un pas sage pair zéro sur deux du signal de sortie de non-réaction des 40 moyens de détection. Toutefois, il est bien entendu qu'un dispo 69 07083 7 2003880 sitif produisant seulement des excursions de sortie positives ou seulement des excursions de sortie négatives en l'absence de réaction peut également être utilisé. Avec des excursions de non-réaction d'un seul sens, chaque point zéro peut correspondre à un 5 point de référence du signal de sortie instantané. le réseau optique de réflexion 40 comporte deux sections 42 et 4J et est disposé au voisinage immédiat du réseau optiqued'incidence 38 de manière à se trouver dans la trajectoire de la lumière réfléchie par le miroir 11. Les sections 42 et 43 du réseau 10 optique de réflexion s'étendent•dans le même plan que le réseau d'incidence 38 et l'espacement, la largeur et l'orientation des barres opaques des sections du réseau de réflexion sont identiques à ceux du réseau d'incidence. En outre, les deux: sections da du réseau de réflexion sont adjacentes et sont séparées par une 15 barre médiane 45 d'une largeur double de celle des autres barres. Par suite, les barres opaques de la section de réseau 42 sont décalées par rapport aux barres opaques de la section de réseau 43 de la largeur d'une barre, ce qui déphase effectivement entre elles de 180° les périodicités égales des barres. 20 La lentille d'objectif de la fig.1 assure un grossissement égal à l'unité de sorte qu'une image du réseau optique d'incidence est superposée en vraie grandeur aux sections du réseau de réflexion. En conséquence, lorsque l'image du réseau d'incidence est focalisée et superposée de façon précise à la section 42 du 25 réseau de réflexion, une quantité maximale de lumière traverse cette section de réseau qui n'est opaque qu'à 50 L'autre section 43 du réseau de réflexion, par contre, du fait qu'elle est décalée de la largeur d'une barre, ne laisse pas passer de lumière, étant donné que l'image du réseau d'incidence est superpo-30 sée aux espaces transparents entre les barres de la section 43 du réseau de réflexion. C'est cette condition qui est indiquée en C sur la fig.2. Comme on peut le voir sur cette figure, lorsque le miroir 11 se déplace pour dévier l'image du réseau d'incidence, la quantité de lumière que laisse passer la section de réseau 43 35 croît de 0 vers le maximum et celle que laisse passer la section de réseau 42 décroît du maximum vers zéro. Pour une plage de déplacement du miroir plus grande que celle qui est nécessaire pour décaler l'image d'un espace, la lumière que laissent passer les sections de réseau respectives 42 et 43 varie cycliquement avec 40 un déphasage de 180°. Dans ces conditions, on comprendra aisément 69 07083 8 2003880 qu'il existe des positions équidistantes où les deux sections du réseau de réflexion 40 laissent passer des quantités de lumière égales. Une plaque 44 est montée immédiatement derrière les sections 5 42 et 43 du réseau de réflexion et porte une paire de détecteurs de lumière 46 et 47. Ces détecteurs de lumière peuvent être d'un type convenable quelconque et sont disposés de manière à intercepter le faisceau de lumière réfléchi immédiatement au delà du réseau de réflexion et à produire un signal électrique représen-10 tatif de la quantité de lumière traversant ce réseau. Dans le mode de réalisation représenté, on utilise comme détecteurs de lumière une paire de piles solaires connectées aux bornes d'une résistance de charge 48. Une prise variable 49 connecte la jonction entre les piles solaires 46 et 47 à un point le long de la résis-15 tance 48. L'une des extrémités de la résistance 48 est connectée à un amplificateur 51 et son autre extrémité est mise à la masse. Les piles solaires 46 et 47 sont orientées chacune de manière à produire, lorsqu'elles sont excitées, un courant en direction de la prise 49. Sans la connexion de réaction décrite plus 20 loin, le signal de sortie apparaît comme indiqué sur la fig.3»En conséquence, la tension d'entrée de l'amplificateur 51» sans réaction, est cyclique, avec de fortes déviations du miroir et arec des maximums orientés alternativement dans les sens positif et négatif. Les maximums se produisent lorsque l'une des sections de 25 réseau optique 42, 43 laisse passer la quantité maximale de lumière, et l'autre, la quantité minimale. Les zéros A apparaissent lorsque les deux réseaux de réflexion laissent passer la même quantité de lumière. La prise variable 49 permet d'ajuster les maximums de telle façon que leur déviation par rapport à 0 soit 30 la même pour les sens positif et négatif. La distance entre deux zéros A alternés représente la périodicité spatiale des réseaux optiques et les points zéros sont utilisés comme points de référence, comme décrit plus loin. Le signal de sortie de 1'amplificateur 51 est utilisé pour 35 exciter un enregistreur de graphique convenable 52 muni d'une horloge 53 permettant une temporisation précise du fonctionnement de l'enregistreur. Le signal de sortie de l'amplificateur 51 est également utilisé dans un montage à réaction excitant une bobine 54. Une résistance variable 57 est montée en parallèle avec l'en-40 registreur. La bobine 54 est disposée au voisinage immédiat d'un 69 07083 9 2003880 barreau magnétique 56 fixé au dé 32 sur la tige 31 qui s'étend à partir de l'extrémité du tube de Bourdon 14. Lorsqu'elle est excitée, la bobine 54 tend à déplacer l'aimant permanent 56, et, par conséquent, à exercer un couple sur la tige 31. Le déplace-5 ment s'effectue dans un premier sens pour un courant de réaction positif et dans le sens opposé au premier pour un courant de réaction négatif. Le résultat qu'on obtient avec le montage à réaction est visible sur la fig.4. Le courant de réaction est capable de solli-10 citer la bobine 54 de manière à ramener le miroir au plus voisin des points de référence B qui correspondent chacun à un point de référence a sur deux. Le courant de réaction est représenté par une série de signaux en dents de scie. La partie négative de chacun de ces signaux représente le courant d'excitation de la bobi-15 ne qui sollicite le miroir dans un premier sens et la partie positive de chacun de ces signaux représente le courant d'excitation de la bobine qui sollicite le miroir dans le sens opposé au premier. Lorsqu'une dent de scie passe par zéro, aucun couple n'est appliqué au miroir. Lorsqu'une dent de scie atteint un ma-20 dans un sens ou dans l'autre, sa polarité change très rapi dement au moment où le miroir passe par le point de référence A associé. Oe courant de réaction est utilisé pour exciter l'enregistreur de graphique 52 et la résistance variable 57 est prévue pour permettre un réglage de l'échelle du graphique. L'enregis-25 trement est en relation linéaire avec la pression agissant sur le tube de Bourdon 14. Du fait que les points de référence ou zéros multiples sont équidistants, l'instrument est automatiquement remis à zéro après l'écoulement d'une période entière, ce qui procure une gamme maximale pour une sensibilité donnée. La largeur 30 effective du graphique peut être étalonnée de façon rigoureuse, étant donné qu'elle* ne dépend que de paramètres fixes, à savoir les propriétés élastiques du tube de Bourdon, la distance focale de l'objectif et la périodicité des barres des réseaux. On peut remarquer que le réseau d'incidence 38 est plus long 35 dans sa dimension transversale au plan des axes des faisceaux lumineux, que la dimension correspondante du réseau dé réflexion. En conséquence, bien que pour xm objectif donné, la gamme ou période maximâle soit limitée par l'espacement des barres opaques des réseaux optiques, les déviations du miroir peuvent être dé-40 tectées avec précision au delà d'une période. Théoriquement, le 69 07083 10 2003880 nombre maximal de périodes qui peuvent s'écouler sans dégradation de la précision est déterminé par l'expression L - ï, où L est la largeur du réseau d'incidence, w la largeur du réseau de réflexion et p la longueur de la partie de la déviation de l'image qui 5 est en relation linéaire avec la déviation du miroir. La partie linéaire devient de plus en plus petite à mesure que croit la finesse des réseaux optiques, jusqu'à ce qu'elle devienne nulle. A partir de ce dernier point, la caractéristique de l'instrument est entièrement non linéaire. L'espacement des barres pour lequel 10 la caractéristique du levier optique perd toute-linéarité est don-_ né approximativement par la relation suivante : dm^n » —jj£-, où dmin est l'espacement des barres minimal utilisable, w la longueur d'onde du faisceau lufoineux, F la distance focale de l'objectif et M la dimension du miroir (ou la dimension de l'image du 15 filament). Le levier optique utilisé dans les moyens de détection 12 est représenté schématiquement dans le mode de réalisation donné à titre d'exemple, mais ;oMn trouvera une construction particulière dans la Demande de Brevet déposée aux Etats-Unis sous le H°5 89.298 20 en date du Comme indiqué dans la description de ce document antérieur, l'appareil suivant l'invention peut être modifié pour certaines applications particulières. Sur la fig.5, on a représenté une partie d'un enregistrement 25 de graphique sur bande de fluctuations types de la marée. Les oscillations superposées au flux et au reflux de la narée représentent les modes oscillatoires naturels tels que le mouvement de clapotis des vagues dans une baie. Dans le cadre d'une étude de la marée, l'instrument peut être utilisé comme poste permanent JO avec surveillance périodique, ou comme poste temporaire mobile. En tant qu'unité mobile, il peut être utilisé pour déterminer la constance de la marée en des points où cette constance n'a pas encore été établie. Immergé, l'instrument est à l'abri des vandales et n'exige pas une surveillance constante. 35 Outre les mesures marégraphiques, l'instrument est directe ment adaptable à l'étude de nombreuses variétés de mouvements de l'eau, non seulement en pleine mer, mais encore dans des bassins partiellement fermés, des rivières ou des lacs. D'autres applications évidentes comprennent la mesure des "rouleaux" et des si-40 gnes avant-coureurs de tempête, des tsunamis sur le plateau conti 69 07083 n 2003880 nental et dans les ports, des seich.es dans les lacs et les "bassins et des effets du vent dans les grandes haies et les estuaires. L'appareil, en plus ou au lieu de l'enregistreur, peut être muni d'un dispositif émetteur pour transmettre des informations 5 par câble ou par radio à un poste côtier et peut, par conséquent, être utilisé comme système avertisseur de tsunamis ou de seiches. Il peut également être utilisé pour enregistrer les bouleversements des fonds océaniques associés à l'activité sismique. Un dispositif fonctionnant de façon satisfaisante peut être 10 réalisé pratiquement conformément aux spécifications suivantes : Boîtier extérieur - diamètre extérieur : 213 mm environ, diamètre intérieur : 194 mm environ, longueur : 317,5 mm environ, plaque d'extrémité : 19 mm d'épaisseur environ; • duralumin soumis à un traitement anodique. 15 Gramme de profondeur : jusqu'à 150 mètres. G-amme marégraphique - 30 cycles de papier graphique avec un mètre par cycle; largeur de graphique : 6 cm; largeur de graphique équivalente pour la gamme totale ■ 30 1 6 ■ 180 cm. Périodicité des réseaux - 25/cm, soit 0,4 mm. 20 Distance focale - 7»94 cm. Alimentation nécessaire - 8 piles au mercure (Rl£—42) pour un fonctionnement de 40 jours à une vitesse de défilement du graphique de 19 à l'heure. A titr»*de variante de la construction décrite, l'appareil 25 suivant l'invention peut être monté dans une grande sphère en aluminium qui est fixée à une ancre et qui est douée d'une flot-tabilité suffisante pour remonter l'appareil à la surface lorsque l'ancre est levée. L'appareil suivant l'invention peut également être utilisé 30 comme inclinomètre, dispositif de mesure de la température, etc., suivant le transducteur particulier utilisé pour convertir les variations de la grandeur physique mesurée en variations de position d'un élément indicateur. La haute sensibilité de l'appareil est maintenue dans une gamme relativement large en utilisant le 35 fonctionnement à points de référence ou zéros multiples du levier optique, ce qui assure une bonne linéarité de la réponse. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit; elle est susceptible de nombreuses variait-tes selon les applications envisagées, sans qu'on s'écarte pour 40 cela du domaine de l'invention. 69 07083 12 2003880 REVENDICATIONS 1.- Appareil de contrôle du mouvement d'un élément, caractérisé par un détecteur capable de produire un signal de sortie qui, sans réaction, est proportionnel au déplacement de l'élément à 5 partir du plus proche d'une série de points de référence répartis sur une plage de déplacement de l'élément, et une boucle de réaction capable, en réponse au signal de sortie dudit détecteur, d'exercer une force sur ledit élément, cette force tendant à déplacer celui-ci vers le plus proche des points de référence pré-10 déterminés situés vers l'une des extrémités de la plage de déplacement, à partir de la position instantanée de l'élément, ce qui se traduit par la génération d'un signal de sortie instantané représentatif du déplacement de l'élément vers l'extrémité opposée de la plage de déplacement à partir du point de référence prédé-15 terminé le plus proche. 20- Appareil suivant la revendication 1, dans lequel le signal de sortie du détecteur, sans réaction,■est un signal en dents de scie présentant des excursions positives et négatives alternées passant par zéro à chaque point de référence, et dans 20 lequel les points de référence prédéterminés sont constitués pax un sur deux des premiers points de référence mentionnés. 3.- Appareil suivant les revendications 1 ou 2, dans lequel ledit élément est animé d'un mouvement de rotation'et dans lequel la boucle de réaction comprend -un aimant permanent accouplé méca-25 niquement avec ledit élément et comprend en outre une bobine électromagnétique disposée de manière à exercer un couple sur ledit aimant permanent dans un sens dépendant du sens de passage du courant dans ladite bobine, celle-ci étant électriquement connectée à la sortie du détecteur. 30 4.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1à 3, dans lequel ledit élément comprend un miroir animé d'un mouvement de rotation et dans lequel ledit détecteur comprend un levier optique. 5.- Appareil suivant la revendication 2, dans lequel ledit 35 élément comprend un miroir animé d'un mouvement de rotation et dans lequel ledit détecteur comprend un levier optique comportant des premier et second réseaux optiques et un système de lentilles pour focaliser une image du premier réseau optique sur le 69 07083 13 2003880 second, les premier et second réseaux optiques comprenant chacun une série de "barres ou raies opaques allongées parallèles, le second réseau optique comprenant des première et seconde parties adjacentes, les périodicités des raies opaques de chaque partie 5 étant égales et effectivement déphasées entre elles de 180°. 6.- Appareil suivant la revendication 3> dans lequel le levier optique comprend des premier et second réseaux optiques comportant chacun une série de "barres ou raies opaques allongées parallèles, un système de lentilles pour focaliser une image du pre 10 mier réseau optique sur le second après réflexion de cette image par le miroir précité et un détecteur de lumière disposé derrière le second réseau optique pour détecter la quantité de lumière qui traverse celui-ci. 7.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1à 15 6, comprenant un enregistreur pour enregistrer ledit signal de sortie instantané. 8.- Appareil suivant la revendication 7» dans lequel ledit enregistreur est un enregistreur de graphique présentant une largeur d'enregistrement égale à la variation maximale du signal de 20 sortie instantané, grâce à quoi la variation totale du mouvement dudit élément peut être déterminée en totalisant le nombre de courses et la dernière partie de course effectuée par le style de 1'enregistreur. 9«- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 25 8, dans lequel ledit élément est mobile en réponse à une variai tion d'une grandeur physique. 10.- Appareil suivant la revendication 9» comprenant un tube de Bourdon pour détecter une pression d'eau, dans lequel ledit élément comprend un miroir fixé audit tube de Bourdon. 30 11.- Appareil suivant la revendication 10, destiné à mesurer la marée et comprenant un filtre de variations de pression ayant une fréquence d'atténuation sensiblement égale au spectre local des vagues.