La présente invention concerne une machine à repasser le linge à usage ménager, notamment du genre décrit dans le brevet français n0 73 09 988. Les machines de ce genre comprennent un cylindre rotatif sur lequel vient s'appliquer une semelle avec une pression qui permet de repasser le linge. Pour donner à ce montage la souplesse nécessaire à un bon repassage, le cylindre est généralement recouvert d'un molleton lui-même garni d'une housse en tissu assurant une protection lavable. Le cylindre, fixé à l'une de ses extrémités au bâti, est libre et ouvert à l'autre extrémité r et le molleton, enroulé sur le cylindre, a son extrémité rabattue à l'intérieur du cylindre o# elle est collée directement ou fixée par l'intermédiaire d'un ruban adhésif. Quant à la housse, également enroulée sur le cylindre, et recouvrant le molleton, elle est tendue et fixée par un cordon de serrage inséré dans un ourlet formant coulisse et bordant la housse du coté ouvert du cylindre. Dans les réalisations connues, l'extrémité de la housse, apres serrage du cordon, vient obturer à peu pres complètement l'ouverture du cylindre, de manière à cacher, pour des raisons esthétiques, la fixation du molleton. Ce genre de réalisation présente un certain nombre d'inconvénients. Notamment, le mode de fixation du molleton interdit pratiquement son démontage, ce qui contrarie le nettoyage, la réparation ou le changement de ce molleton. Or, de telles nécessités peuvent survenir couramment à la suite d'incidents mineurs d'utilisation. D'autre part, les machines de ce genre présentent en général une structure compacte, à la fois pour des raisons d'esthétique et de facilité de rangement. C'est en particulier le cas pour la machine décrite dans le brevet précité, ou les avantages de la compacité ont été particulièrement recherchés. Mais, en contrepartie, une telle structure ne présente aucune prise convenable pour saisir la machine et la transporter, ce qui rend malaisé son transport entre le lieu d'utilisation et le lieu de rangement. Le fait de prévoir une poignée fixe entrainerait soit d'augmenter l'encombrement hors-tout, soit de gêner l'utilisation. La présente invention vise à réaliser une machine à repasser dans laquelle le molleton soit aisément démontable, cette machine étant en outre munie de moyens de préhension et de transport qui n'influent en aucune façon sur son encombrement et sur sa commodite d'emploi. Suivant l'invention, la machine à repasser le linge à usage ménager comprend un cylindre de repassage ouvert à l'une de ses extrémités et recouvert d'un molleton dont le bord est rabattu dans l'ouverture du cylindre, ce molleton étant lui-même recouvert d'une housse munie d'un cordon de fermeture du coté de l'extrémité ouverte du cylindre, et elle est caractérisée en ce qu'elle comprend un manchon tubulaire fileté vissé dans l'ouverture du cylindre pour serrer le bord rabattu du molleton entre la paroi interne du cylindre et les. filets du manchon. Le bord rabattu du molleton se trouve fixé sans aucun collage, ce qui permet un enlèvement facile et non destructeur de ce molleton, par simple dévissage du manchon. En outre, la suppression de toute bande adhésive améliore l'esthétique de la machine. Suivant une réalisation particulière de l'invention, la longueur de la housse est telle qu'après serrage du cordon de fermeture le diamètre de l'ouverture résiduelle de la housse est du même ordre que le diamètre intérieur du cylindre, de sorte que le cylindre se trouve en permanence ouvert, et que le manchon peut être mis en place après serrage du cordon. Corrélativement, le manchon comporte une collerette extérieure disposée pour venir prendre appui sur le bord de l'ouverture du cylindre quand le manchon est en position vissée. Cette collerette cache en particulier le bord de la housse serré par le cordon, dont la vue est assez inesthétique, et renferme le cordon en excès. Suivant une réalisation perfectionnée de l'invention, la machine comprend une poignée de portage formée d'une lanière élastiquement déformable par flexion, fixée par ses deux extrémités sur la paroi interne du cylindre. On peut ainsi transporter commodément la machine qui se trouve en position verticale, donc stable, en développant un encombrement minimal autour du porteur. Cette disposition est rendue possible par l'ouverture axiale du manchon tubulaire qui permet un accus à l'intérieur du cylindre. Suivant une caractéristique avantageuse de ce perfectionnement, la souplesse de la lanière est suffisante pour permettre son introduction complète à l'intérieur du cylindre par déformation de la boucle qu'elle forme. Quand on met la machine en service, il suffit de repousser la poignée pour la faire disparaître à l'interieur du cylindre. Inversement, pour faire réapparaitre la poignée, il suffit d'attraper la boucle qui subsiste à l'intérieur du cylindre. La persistance d'une boucle de préhension quand la poignée est repliée dans le cylindre est assurée par la présence dlun anneau réunissant les deux brins de la poignée. Suivant une réalisation préférée de l'invention, les moyens de fixation d'une au moins des extrémités de la lanière au cylindre comprennent un rivet fixé sur la lanière et monté à coulissement dans une fente du cylindre, cette fente présentant à l'une de ses extrémités un épanouissement plus large que la tête du rivet. Il suffit d'introduire la tête du rivet dans cet épanouissement, puis de la faire coulisser dans la fente. De préférence, on déforme ensuite le bord de la fente pour empêcher la manoeuvre inverse qui provoquerait un démontage indésirable. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs: la figure 1 est une vue partielle en coupe longitudinale du cylindre d'une machine à repasser munie du manchon conforme à l'invention, la poignée n'étant pas représentée; la figure 2 est une vue en perspective éclatée correspondant à la figure 1; la figure 3 est une vue d'ensemble, semi-schématique, d'une machine à repasser munie d'une poignée conforme à l'invention, en position de portage; la figure 4 est une vue en coupe longitudinale du cylindre d'une machine à repasser munie d'une poignée conforme à l'invention; la figure 5 est une vue en coupe longitudinale de la poignée démontée et développée; la figure 6 est une vue en plan du mode de fixation de la poignée au cylindre, suivant VI-VI des figures 7 et 8;; les figures 7 et 8 sont des vues en coupe montrant les étapes successives du montage de la poignée sur le cylindre, suivant Vil-Vil de la figure 6. En référence aux figures 1 et 2, la machine à repasser conforme à l'invention comprend un cylindre 1 sur lequel vient s'appliquer une semelle de repassage non représentée. Le cylindre 1 est recouvert d'un molleton enroulé 2, lui-même recouvert d'une housse 3 en tissu, également enroulée. Le molleton 2 est prévu plus long que le cylindre 1, de manière à présenter une sur longueur formant un bord 4 rabattu à l'ìnterieur du cylindre 1 dans l'ouverture 5 de ce dernier. La housse, dont l'extrémité est refermée de façon connue par un cordon de serrage 6, présente également une surlongueur, déterminée de façon telle que l'ouverture résiduelle de la housse après serrage du cordon 6 présente un dit.lètre du mode ordre que le diamètre du cylindre 1. De la sorte, après serrage, l'ouverture 5 du cylindre 1 reste entièrement libre. Un manchon tubulaire 7 muni d'un filetage 8 à gros filets arrondis est vissé dans l'ouverture 5 du cylindre 1, de manière à serrer le bord rabattu 4 du molleton 2 entre la paroi interne du cylindre 1 et le manchon. Le diamètre extérieur du filetage 8 est déterminé pour que ce filetage puisse s'enfoncer dans le molleton 2 en utilisant la souplesse de ce dernier, de manière à obtenir un serrage suffisant mais permettant néanmoins un dévissage facile. Le manchon 7 comporte une collerette extérieure 9 disposée pour venir prendre appui sur le bord de l'ouverture 5 du cylindre 1, de manière à cacher le bord de la housse 3 serré par le cordon 6 et l'excès de longueur de ce cordon. Lorsqu'un incident quelconque nécessite le démontage du molleton 1, il suffit de dévisser le manchon 7. Après desserrage du cordon 6, on peut alors sortir le bord rabattu 4 et retirer le molleton 1 sans lui faire subir aucune détérioration. En outre, la présence du manchon 7 améliore notablement l'esthétique de la machine. On va maintenant décrire, en référence aux figures 3 à 8, une seconde caractéristique de l'invention rendue possible par l'adoption de la caractéristique précédemment décrite. En référence aux figures 3 et 4, une machine à repasser 11 comporte un cylindre 1 sur la paroi interne duquel sont fixées, par des moyens de fixation 12, les extrémités d'une lanière 13 élastiquement déformable par flexion, repliée en une boucle 14 sortant du cylindre 1 de manière à former une poignée de transport (figure 3). La matière et la section de la lanière 13 sont déterminées de manière que la souplesse de cette lanière soit suffisante pour permettre, en la déformant, de l'introduire entièrement dans le cylindre, suivant la position 13a (figure 4). Un anneau 15 ceint la boucle 14, de manière que, lorsque la lanière 13 est en position 13a, il subsiste une amorce de boucle 14a permettant la préhension et l'extraction de la poignée. Dans la réalisation décrite, la lanière comporte, dans sa partie centrale, des renflements 16 facilitant la prise par les doigts (figure 5). On va maintenant décrire, en référence aux figures 6 à 8, les moyens de fixation 12 des extrémités de la lanière 13 sur la paroi interne du cylindre 1. Dans le cylindre 1 est pratiquée une fente 17 terminée à une de ses extrémités par un épanouissement 18 (figure 6), le raccordement entre la fente 17 et l'épanouissement 18 s'effectuant par un angle en saillie 19 de la tôle constituant le cylindre. Un orifice 21 est pratiqué dans la tôle du cylindre au voisinage de l'angle 19. D'autre part, sur chaque extrémité de la lanière 13 est fixé un rivet 22 par l'intermédiaire d'une rondelle 23 (figures 7, 8). La tête du rivet 22 est dédoublée en un épaulement 24 contre lequel est serrée la lanière et une tête proprement dite 25. La distance qui sépare les éléments 24 et 25est légèrement supérieure à l'épaisseur du cylindre 1. L'épanouissement 18 présente un diamètre supérieur à celui de la tête 25, de sorte que l'on peut y introduire cette tête, puis la faire coulisser dans la fente 17 (figure 7), dont la largeur est inférieure au diamètre de la tête (figure 7). Ensuite, au moyen d'un outil introduit dans l'orifice 21, on déforme l'angle 19 de la tôle du cylindre 1, ce qui interdit le coulissement inverse et maintient le rivet 22 prisonnier au fond de la fente 17 (fiv.3). La poignée étant supposée en position rentrée 13a, il suffit d'introduire un doigt dans le cylindre 1 pour attraper la boucle 14a qui subsiste grâce à l'anneau 15. On tire alors la poignée au dehors. Après transport, il suffit de repousser sans précaution particulière la lanière 13 dans le cylindre, l'anneau 15 préservant la boucle de reprise 14a. I1 est évident que l'installation de la poignée est rendue possible par le fait que, grâce au manchon tubulaire de fixation du molleton, l'extrémité du cylindre demeure largement ouverte en permanence. L'invention permet la réalisation d'une poignée de portage qui, tout en étant d'une réalisation très économique, offre une remarquable commodité d'emploi. En effet, le fait qu'en position de portage la plus grande dimension de la machine soit dans la direction verticale (figure 3) réduit l'encombrement autour du porteur à une valeur minimale et permet des déplacements sans heurts dans des locaux exigus. D'autre part, le caractère escamotable de la poignée n'introduit aucun encombrement supplémentaire et ne gêne en rien l'utilisation de la machine. Bien entendu, l'invention ne se limite pas aux réalisations décrites, mais son domaine s'étend à toute variante mineure à la portée de l'homme de l'art. BEVENDICATIONS 1. Machine à repasser le linge à usage ménager comprenant un cylindre de repassage ouvert à l'une de ses extrémités et recouvert d'un molleton et d'une housse, le bord de l'un de ces deux éléments protecteurs étant rabattu dans l'ouverture du cylindre, des moyens étant prévus pour maintenir ce bord rabattu fixé contre la paroi interne du cylindre, et la housse étant munie d'un cordon de fermeture du côté de l'extrémité ouverte du cylindre, caractérisée en ce que l'élément protecteur rabattu à l'intérieur du cylindre est constitué par le molleton, en ce que les moyens de fixation du bord rabattu du molleton comprennent un manchon tubulaire fileté vissé dans l'ouver- ture du cylindre pour serrer le bord rabattu entre la paroi interne du cylindre et les filets du manchon, ces filets s'enfonçant dans l'épaisseur du bord rabattu du molleton. 2. Machine conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que la longueur de la housse est telle qu'après serrage du cordon de fermeture le diamètre de l'ouverture résiduelle de la housse est du même ordre que le diamètre intérieur du cylindre. 3. Machine conforme à la revendication 2, caractérisée en ce que le manchon comporte une collerette extérieure disposée pour venir prendre appui sur le bord de l'ouverture du cylindre quand le manchon est en position vissée. 4. Machine conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend une poignée de portage formée d'une lanière élastiquement déformable par flexion fixée par ses deux extrémités sur la paroi interne du cylindre. 5. Machine conforme à la revendication 4, caractérisée en ce que la souplesse de la lanière est suffisante pour permettre son introduction complète à l'intérieur du cylindre par déformation de la boucle qu'elle forme. 6. Machine conforme à la revendication 5, caractérisée en ce que la lanière est munie d'un anneau disposé de façon à maintenir la présence d'une boucle quand la lanière est entièrement introduite dans le cylindre. 7. Machine conforme à l'une des revendications 4 à 6, caractérisée en ce que les moyens de fixation d'une au moins des extrémités de la lanière au cylindre comprennent un rivet fixé sur la lanière et monté à coulissement dans une fente du cylindre, cette fente présentant à l'une de ses extrémités un épanouissement plus large que la tête du rivet. 8. Machine conforme à la revendication 7, caractérisée en ce que le bord de la fente présente des moyens tels qu'une déformation, pour freiner les déplacements du rivet dans cette fente.