L'invention concerne une poutre en treillis comportant une membrure supérieure, une membrure inférieure et des étriers diagonaux, qui relient les membrures entre elles par des points de soudure et dont les extrémités, recourbées vers la membrure supérieure dans la zone de la membrure inférieure, forment des logements ouverts en direction de la membrure supérieure pour une armature de complément. Une telle poutre en treillis est connue d'apyres le brevet FR 1.430.219. Dans une vue latérale de cette poutre en treillis, une aile avec étrier diagonal entre la membrure.supérieure et la membrure inférieure est orientée verticalement et l'autre aile sous un angle d'environ 45 . Il est de-fait que, dans les logements formés par les extrémités recourbées vers le haut des étriers diagonaux, il est déjà possible d'insérer des fers d'armature, mais il n'existe aucun moyen pour étrésillonner une armature de complément s'étendant jusqutau voisinage de la membrure supérieu- re de la poutre en treillis. Dans ces dernières années, on a de plus en plus fabri qué et mis en oeuvre des plafonds à nervures, en combinaison avec des coffrages perdus et des poutres en treillis avec semelle de planche. La jonction entre la poutre en treillis et la planche de bois est réalisée de diverses manières. Il existe des dispositions avec des attaches en tôle vissées ou agrafées, dans lesquelles la poutre en treillis est suspendue ou encliquetéed 'autres formes de réalisation, des éléments spéciaux en fil métallique sont soudés à la poutre en treillis et fixés à la planche par des crampons cloues. La position de l'armature de complément varie elle aus si, mais doit cependant tenir compte des prescriptions officielles en vigueur. Dans la plupart des cas, il est indispensable de fixer l'armature de complément à la poutre au moyen de fils métalliques de ligature et d'effectuer en outre des étrésillonnements par des dispositions supplémentaires. Diverses difficultés se présentent dans les constructions connues. Les solutions actuelles partent pour la plupart de moyens supplémentaires pour fixer la poutre en treillis à la planche. Le plus souvent, un organe intermédiaire (attache, étrier ou autre analogue) est nécessaire pour réunir la poutre en treillis à la planche. C'est là une disposition compliquée et coûteuse, qui devrait etre évitée autant que possible, Il est d'ailleurs impossible en général de raccorder l'armature de complément à la poutre sans avoir recours à des moyens auxiliaires. Il devrait être possible de simplifier et de rationaliser au maximum cette opération. Dans beaucoup de cas, il est indispensable de munir l'armature de complément d'un étrésillonnement s'étendant jusque dans la zone de compression du plafond fini. Cette disposition est ex trêmement compliquée et coûteuse. Avant tout, elle gene considérablement le déroulement rapide du travail sur le chantier. L'utilisation supplémentaire d'étriers en acier/ qui doivent être le plus souvent cintrés à la main, augmente encore d'avantage le prix de revient. y On devrait pouvoir/remédiersans étrésillonnement supplé- mentaire, c'est-à-dire sans utilisation d'un élément cintré auxiliaire. Pour résoudre- ce problème, l'invention, en partant d'une poutre en treillis. du type précité, est caractérisée par le fait que les étriers diagonaux constituent pour l'armature de complément un étrésillonnement qui raccorde ladite armature à la zone de la membrure supérieure. Au moyen de ses étriers diagonaux, c'est-à-dire sans éléments porteursm . - - ' . ou pièces cintrées supplémentaires, une poutre en treillis selon l'invention remplit donc les trois fonctions suivantes a) les extrémités recourbées vers le haut des étriers diagonaux forment des logements pour l'armature de complément, qui est maintenue à la distance voulue dans chaque cas de la membrure inférieure, b) ces étriers diagonaux réalisent en meme temps un étrésillonnement de l'armature de complément, c) ces mêmes étriers diagonaux assurent aussi le raccordement de l'armature de complément à la membrure supérieure, c'est-à-dire jusque-dans la zone de compression du plafond fini. . Quelques-uns au moins des étriers diagonaux sont de préférence prolongés ;ers le bas, servant d'entretoises. Dans ce cas, les éléments cintrés auxiliaires usuels servant d'entretoises sont supprimés. Lorsque les extrémités prolongées des étriers diagonaux sont recourbées latéralement, la poutre en treillis peut etre fixée très facilement à la planche, par le fait que les étriers diagonaux et avec eux la poutre en treillis peuvent être réunis à la planche au moyen de crampons ou d'éléments de jonction analogues, qui passent au-dessus des extrémités recourbées latéralement des étriers diagonaux et sont enfoncées dans la planche. Lorsque les tronçons horizontaux contigus sur la membrure inférieure des étriers diagonaux sont soudés entre eux et/ou à la membrure inférieure, la poutre en treillis se trouve raidie davantage dans la zone de la membrure inférieure et l'étresillonnement de l'armature de complément est renforce. S'il doit etre prévu plus de deux barres d'armature, celles-ci peuvent être insérées supplémentairement dans les logements constitués par les extrémités des diagonales recourbées vers le haut, moyennant un prolongement correspondant de ces extrémités. Dans ce cas, il faut maintenir également la distance minimale précitée entre les barres longitudinales. Dans ce but, il peut être prévu une éclisse de séparation munie de boutonnières, susc-eptible d'être emboîtée sur les extrémités des diagonales recourbées vers le haut, celles-ci étant ici cintrées d'un faible angle vers le plan médian longitudinal. L'éclisse de séparation est donc emboîtée sur les extrémités des diagonales recourbées vers le haut jusqu'à ce qu'elle ait atteint sa position correcte. La distance comprise entre les boutonnières est choisie telle que, dans cette position, les fers d'armature supplémentaires se trouvent à la distance minimale voulue des autres barres longitudinales. L'invention a été décrite en détail ci-après sous forme de divers exemples de réalisation, qui feront apparaître d'autres caractéristiques de l'invention. Aux dessins Fig. 1 représente en élévation frontale une forme de réalisation fondamentale d'une poutre en treillis selon l'invention, sans entretoises. Fig. 2 est une vue plus grande échelle et en élévation frontale d'une poutre en treillis analogue, qui comporte des entretoises séparées des diagonales et dans laquelle les extrémités recourbées sont plus longues que dans l'exemple de figure 1, pour le logement d'une paire de fers d'armature supplémentaire Fig. 3 représente en perspective la poutre en treillis de la figure 1 Fig. 4 représente l'une des diagonales utilisées pour la poutre en treillis suivant les figures 1 et 3 Fig. 5 est une vue en perspective d'une autre diagonale utilisée pour une variante Fig. 6 représente en perspective une poutre en treillis dans laquelle sont utilisées des diagonales de figure 5 Fig. 7 est une vue en élévation frontale à plus grande échelle d'une poutre en treillis selon les figures 5 et 6 Fig. 8 représente en élévation un troisième exemple d'une diagonale enserrant les deux membrures Fig. 9 est une vue en perspective d'une poutre en treillis munie de ces diagonales Fig. 10 est une vue en élévation frontale à plus grande échelle de la poutre en treillis des figures 8 et 9 Fig. 11 et 12 sont des vues correspondant à la figure 8, de deux diagonales qui enserrent pareillement les deux membrures et peuvent être utilisées en variante pour une autre forme de realisation de lapoutre en treillis Fig. 13 représente en perspective cette forme de réalisation de la poutre en treillis, dans laquelle sont utilisées des diagonales suivant les figures il et 12 Fig. 14 est une vue en élévation frontale d'un autre exemple de poutre en treillis Fig. 15 représente en perspective une autre forme de réalisation. A la figure 1, on voit la forme de réalisation la plus simple d'une poutre en treillis selon l'invention. Cette poutre en treillis possède une membrure supérieure 1 et une membrure inférieure 2, réunies entre elles par des diagonales 3. La diagonale utilisée pour cette forme de réalisation est représentée en perspective à la figure 4. Elle est constituée par des branches 4, présentant la forme d'un V en élévation de profil et se prolongeant par des tronçons horizontaux 5. Les extrémités 6 de la diagonale 3 sont toutes deux recourbées vers le haut. La membrure supérieure 1, la membrure inférieure 2 et les s diagonales 3 sont soudées ensemble à leurs emplacements de contact.Comme le représente la figure 1, les deux branches 4 maintiennent entre elles une distance telle qu'entre 11 enveloppe de la membrure inférieure 2 et l'enveloppe de fers d'armature 7 insérés dans les logements 8, il subsiste un espace libre 9 d'au moins 20 mm (voir aussi figure 7). Les-logements 8 sont délimités par les extrémités recourbées 6, les extrémités des tronçons 5 et les parties inférieures des branches 4. En général, la membrure inférieure ne comble donc pas entièrement l'intervalle entre les branches 4 ; elle est soudée aux tronçons horizontaux 5 des diagonales 3. Comme représente à la figure 3, les diagonales de la figure 4 sont assujetties alternativement du côté droit et du côté gauche aux membrures 1,2 avec lesquelles elles sont soudées. S'il est prévu des entretoises, on peut utiliser des entretoises supplémentaires 10 telles que représentées aux figures 2 et 3. Ces entretoises sont cintrées en forme générale de V et prennent appui par leurs branches inférieures sur une planche de coffrage non représentée. Les entretoises peuvent etre réunies à la planche au moyen de crampons 11. Dans le cas représenté à la figure 2, -les extrémités 6 sont prolongées, ce qui permet l'insertion d'une deuxième paire de fers d'armature 12. Pour maintenir ici aussi l'écartement nécessaire par rapport au premier fer d'armature 7 et à la membrure inférieure 2, il est prévu une éclisse de séparation 13 avec boutonnières 14, emboîtée par le haut sur les extrémités 6. Ces extrémités sont recourbées d'un faible angle vers le plan médian longitudinal 15 de la poutre en treillis, ce qui donne une portée ou assise robustepourla hauteur recherchée, l'écartement libre 9 étant ainsi maintenu de lui-même. En figure 5, on voit une variate d'une diagonale 3 utilisée pour une poutre en treillis selon figure 6. Contraitement au cas de figure 4, les extrémités 6 de ces diagonales sont recourbées alternativement vers le haut et vers le bas. Aux figures'5, 6 et 7, les extrémités recourbées vers le bas sont désignées par 6a. Les tronçons juxtaposés 5 peuvent être soudés entre eux, ce qui accroît la rigidité d'ensemble. Dans l'exemple des figures 8, 9 et 10, les diagonales 3 utilisées enserrent les deux membrures 1,2. En figure 10 on voit de plus des crampons 11, par lesquels la poutre en treillis peut être fixée à une planche de coffrage. Ces crampons 11, qui enserrent les tronçons 5 des diagonales 3, peuvent être remplacés par des'attaches 16 entourant la membrure inférieure 2. Enfin, aux figures 11, 12 et 13 est représentée une autre variante dans laquelle sont utilisées en alternance des diagonales selon la figure 11 et la figure 12. La diagonale représentée à la figure 11 a des extrémités 6a recourbées vers le bas, tandis que les extrémités 6 de la diagonale de la figure 12 sont recourbées vers le haut. Le point commun entre les variantes des figures 8 à 10 et des figures 11 à 13 est que les diagonales enserrent les deux membrures 1 et 2. Il ressort de ce qui précède que le problème du maintien de la distance entre la poutre et la planche de semelle est résolu à peu de frais-, étant donné que - sauf pour l'exemple des figures 2 à 4 - aucune entretoise auxiliaire n'est nécessaire. On supprime du même coup l'opération manuelle éventuellement indispensable pour la pose d'entretoises auxiliaires, puisque celles-ci sont venue d'un seul tenant avec les diagonales. La distance minimale précitée entre les diverses barres longitudinales de la poutre Qn treillis est maintenue automatiquement dans chaque cas par la construction décrite. Les barres d'armature peuvent être introduites dans les logements 8 de manière à éviter la nécessité d'un ligaturage. Une agrafe supplémentaire pour enserrer les barres d'armature peut également être supprimée, car la la disposition décrite ci-dessus des diagonales assure en enserrement remarquable. Le poids de la poutre en treillis est faible en raison de la suppres.slon de la membrure inférleure. L'armature totale nécessaire peut être complétée par des fers ronds de prix favorable. Par une légère modification de la construction, il est également possible de loger et d'enserrer en même temps quatre barres d'armature. Une jonction entre la poutre en treillis et la planche de pied peut être realisée au moyen de simples crampons cloués. La variante des figures 14 et 15 diffère essentiellement des exemples précédents par le fait que la distance minimale 9 selon figure 2 n'est plus maintenue parce que les branches 4 de l'étrier diagonal 3 sont soudées directement à la membrure inférieure 2 Les extrémités inférieures 6 de l'étrier diagonal sont recourbées en demi-cercle vers le haut, pour former les logements 8 des fers d'armature 7, ou 7 et 12. Les étriers diagonaux 3 sont soudés alternativement aux membrures 1, 2 du coté droit et du côté gauche.En figure 14, chaque étrier diagonal 3 est pourvu de branches avant, dont les extrémités 6 sont recourbées en demi-cercle, ainsi que de branches arrière, dont les extrémités 6a sont d'abord prolongées vers le bas pour constituer des -entretoises. Par rapport aux exemples prédécrit, les extrémités 6a sont en outre cintres latéralement en des pieds d'étrier 6b, qui peuvent être fixés à une planche de pied 17 au moyen de crampons 11. L'exemple de figure 15 correspond sensiblement à la poutre en treillis représentée à la figure 14, mais comporte en alternance des étriers diagonaux 3 avec des extrémités 6 recourbées en demi-cercle vers le haut en vue de la formation des logements 8, ou avec des extrémités 6a servant d'entretoises avec les pieds 6b des étriers. Contrairement au cas de figure 14, les étriers diagonaux 3 de figure 15 sont de plus guidés en forme de boucles au-dessus de la membrure supérieure 1. En raison de la disposition en forme de poches des extrémités représentées des étriers, il s'établit un étrésillonnement reliant les barres de complément à l'armature composite. Une disposition supplémentaire par accrochage d'autres étriers n'est pas nécessaire. Revendications 1. Poutre en treillis comportant une membrure supérieure, une membrure inférieure et des étriers diagonaux3 qui relient les membrures entre elles par des soudures et dont les extrémités, recourbées vers la membrure supérieure dans la zone de la membrure inférieure, forment des logements ouverts en direction de la membrure supérieure pour une armature de complément, ladite poutre en treillis étant caractérisée en ce que les étriers diagonaux (3) constituent pour l'armature de complément (7, 12) un étrésillonnement, qui rac-corde l'armature de complément à la zone de la membrure supérieure. 2. Poutre en treillis selon la revendication 1, caractérisée en ce que quelques-uns au moins des étriers diagonaux (3) sont pr.olongés vers le bas et servent d'entretoises. 3. Poutre en treillis selon la revendication 2, caractérisée en ce que les extrémités prolongées (6a) des étriers diagonaux (3) sont recourbées latéralement. 4. Poutre en treillis selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les tronçons horizontaux (5) contigus à la membrure inférieure (2) des étriers diagonaux (3) sont soudés entre eux et/ou à la membrure inférieure-(2). 5. Poutre en treillis selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les extrémités (6) recourbées vers le haut des étriers diagonaux (3) sont prolongées en vue du logement de plusieurs couches d'armature de complément (7, 12). 6. Poutre en treillis selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'unie éclisse de séparation (13), munie de boutonnières (14) est susceptible d'être emboîtée sur les -extrémités (6) des étriers diagonaux (3) recourbées vers le haut.