L'invention est relative aux constructions, plus spécialement à celles devant comporter des cloisonnements amovibles, comme c'est le cas par exemple pour les bureaux, écoles, etc. L'une des difficultés qui se présentent dans l'édification de ces constructions réside dans l'établissement des passages de fileries ou de câbleries entre planchers et cloisonnements. Dans les solutions actuelles, ces passages sont réalisés, soit par le sol, ce oui est une solution peu souple et très coûteuse, soit par des faux-plafonds. Cette dernière solution est également coûteuse, et elle engendre des problèmes phoniques entre les divers locaux. En outre, elle a l'inconvénient de réduire le volume dont on dispose. Pour remédier à ces inconvénients, on a imaginé, conformément à l'invention, de faire passer les fileries susvisées (voire d'autres canalisations) dans des gorges prévues a la partie inférieure d'éléments de planchers portés par l'ossature de la construction. En particulier, ces éléments de planchers peuvent consister en des dalles à poutrelles ou nervures en caissons (c'est-à- dire à deux directions,ici orthogonales), le long et à la partie inférieure desquelles seront ménagées lesdites gorges, qui peuvent être recouvertes par des couvre-joints. L'ensemble de ces dalles constitue un ensemble modulé, par exemple en carrés, à l'aplomb de certains des côtés desquels peuvent être montés les cloisonnements de l'étage considéré. I1 sera alors particulièrement aisé d'établir les liaisons entre, d'une part, les fils disposés dans les gorges se trouvant dans le plan desdits cloisonnements, et, d'autre part, les commutateurs, dispositifs connecteurs ou autres destinés a se trouver montés dans ce même plan. En outre, on peut faire en sorte que l'ensemble modulé des susdites nervures, c 'est-a-dire la trame des carrés ou rectangles autels viennent former, soit en phase, au moins suivant l'une des deux directions orthogonales, avec la modulation quadrangulaire de 1 'ossature (piliers et poutres principales), dans le cas fréquent où cette derniere modulation est prévue. De cette manière, il sera aisé de faire en sorte oue les cloisons, ter- pendiculaires a la façade, viennent se présenter substantiellement à l'aplomb des piliers ou montants de fenêtres, que comporte cette façade. Dans ce dernier cas, notamment, les planchers seront constitués par la juxtaposition de dalles rectangulaires identiques, venant reposer à leurs extrémités sur des poutraisons perpendiculaires à la façade, les nervures transversales de ces dalles étant espacées du module rectangulaire choisi, à l'exception toutefois des nervures extrêmes pour lesquelles la distance correspondante sera réduite pour tenir compte de l'épaisseur en plan desdites poutraisons. On constate ainsi que les piliers dé l'ossature ne sont décalés, par rapport à la trame générale des dalles en caisson susvisées, que dans un seul sens, c'est-à-dire perpendiculairement à la façade, cela contrairement aux procédés de modulation connus pour lesquels les piliers sont généralement décalés en diaqonale, par rapport à la trame. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Elle vise, plus particulièrement, certains modes d'application (notamment ceux pour lesquels on l'applique aux constructions du genre à cloisonnements amovibles), ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions ; et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les constructions du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments spéciaux, notamment les dalles, propres à leur établissement. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. Les figures 1 et 2, de ces dessins, montrent respectivement et partiellement, en coupe transversale et générale schématique en plan à plus petite échelle, une construction à cloisonnements amovibles, établie conformément à l'invention. La figure 3 montre en perspective, portions en coupe, l'ensemble d'un é-lément de plancher, au droit d'un cloisonnement. La figure 4, enfin, montre en perspective partielle, vue par en dessous, ensemble d'un étage d'une construction conforme à l'invention. Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi sue selon ceux des modes de réalisation, de ses diverses parties, auxauels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par exemple d'établir une construction du genre à cloisonnements amovibles, on s'y prend comme suit ou d'une façon analogue. En ce gui concerne d'abord l'ossature générale de la construction, à établir métallique ou en béton armé, on peut l'agen- cer de toute maniere usuelle. On a suppose, sur la figure 2 et uniauement pour fixer les idées, que cette ossature comportait des piliers 1 supportant diverses poutraisons, dont notamment celles perpendiculaires à la façade ont été représentées suivant les axes X-X, fig. 2, et en 2 sur les autres figures des dessins, ces poutraisons étant par exemple distantes entre elles d'une distance A, suivant donc un certain module. Ces axes X-X sont supposés aboutir au droit de certains piliers ou montants 3 de la façade, laauelle est réalisée suivant un module m supposé être ici de A. En ce aui concerne maintenant les planchers, on les constitue par des éléments à noutrelles ou nervures, agencés de façon telle que ces poutrelles ou nervures. ou au moins certaines d'entre elles, présentent à leur face inférieure des gorges dans lesquelles on puisse faire passer des fils (pour courants forts et/ou pour courants faibles). Ces éléments sont donc constitués sar des sortes de dalles cloisonnées ou en caisson 4, d'épaisseur e convenable (fig.1), avec des nervures 5 disposées dans les deux directions orthogona- les, salivant le module m susvisé (3 l'exception des nervures terminales, comme il sera indicé plus loin). Chacune de ces dalles, destinés à reposer par ses extrémités sur les noutres nrincipales 2 susvisees, et comme visible sur les dessins, peut comnorter, soit une seule rangée de caissons nervures tels que susvisés (nar exemple suivant la partie hachurée de la figure 2), soit plusieurs rangées iuxt.-tnosees de ce genre, comme supposé Figure 4. Les côtes longitudinaux de ces dalles sont agencés pour constituer nar 3eur juxtaposition les nervures =, tandis que les nervures destines à reposer sur les poutres 2 sont agencés de facon a nrésenter des surfaces d'annui convenables 60 (fig.1). Ces nervures 5 présentent, S leur partie inférieure tournée vers le local de l'étage corresrondant,des aorqes 6, de profondeur convenable pour recevoir des fils ou câbler 7. Selles peuvent coopérer avec des passages ou fourreaux 8, 9 (fig. @) pour assurer par eyemple la liaison avec des luminaires posés au olafcnd.En outre, elles meuvent être fermes, après montage des fils, par des couvre-joints en bois, acier, aluminium, matiere plastique etc. visibles er 10 (fig.3) , et pouvant pénétrer dans des bordures appropriées 11. retour ce nui est de la façon de maintenir les fils 7 en position, on peut nrevoir à cet effet tous moyens appropries, par exemple des sortes de clips 12, portés en 13 par le cotlvre-oint, ces clins pouvant venir se coincer par frottement en 14 contre les bords de la gorge 6, étant entendu que tout autre mode de réalisation pour-ait être imaginé. Enfin, nour tenir compte de l'épaisseur d des poutraisons 2 destinés à supporter les dalles susvisées, on agence celles-ci de façon tulle que la distance x entre les deux nervures d'extrémité parallèles à ladite poutraison soit-reduite par rapport au module m, c'est-à-dire soit un neu inférieure à (m - d). De cette manière, on maintient le module aénéral m, sans être 2 gêne par les éléments de l'ossature. Un tel ensemble permet donc de venir monter les cloisonne- ments tels que 15 (fig.1,3,4) suivant tont emplacement désiré de la trame formée par le module m choisi, et cela, soit dans le sens perpendiculaire à la façade (ou parallèle aux poutres 2), soit dans le sens parallèle à la façade (ou perpendiculaire aux poutres 2), s'aqissant d'une construction rectangulaire en plan. Dans le sens perpendiculaire à la façade, les cloisonnements pourront toujours aboutir aux piliers ou montants de façade 3, ou sensiblement à leur aplomb (même pour ceux se trouvant à l'aplomb des poutres principales 2, à un décalage pres de l'ordre de d). 2 Dans le sens Darallèle à la façade, un décalage j (fig.2) par ranport aux piliers 1 permettra de disposer également tous cloisonnements suivant les nervures 5 correspondantes et sans être gêne par lesdits piliers. Le problème du montage de cloisonnements amovibles à volonté est donc résolu, et cela en ayant recours à des dalles nervurées et modulées d'un seul type. Il est à noter que, contrairement à ce qui se passe dans les procédés usuels pour lesquels les piliers l sont généralement décalés en diagonale par rapport à la trame modulée choisie, lesdits piliers sont en phase avec cette trame dans le sens de la façade et ne sont décalés que dans le sens transversal (de la quantité j susvisée, figure 2). Le montage des cloisonnements 15 à l'aplomb des nervures 5, et en dessous des gorges 6, 10, permet en outre de réaliser aisément les connexions entre les fils 7 et tous-connecteurs, commutateurs, etc., portés par lesdits cloisonnements. Il est à noter encore que, comme montré schématiquement sur la figure 4, on peut prévoir dans les poutres principales 2 des conduits ou tubes en réserve 16 à travers lesquels, le cas échéant, on pourra faire passer tous fils ou autres. En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut établir des constructions suivant les procédés décrits et au sujet desquels il. est inutile d'entrer dans des explications complémentaires, ces constructions présentant, par rapport à celles du genre en question déjà existantes, de nompreux avantages, notamment - celui de permettre d'assurer plus aisément le montage des fileries, câbleries, etc., ainsi aue leur raccordement aux appareils avec lesquels ils coopèrent, - celui de permettre de monter aisément les cloisonnements, - et celui de se prêter, mieux que jusau'à présent, à la réalisation d'ensembles modulaires. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce aui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Construction à cloisonnements amovibles, par exemple pour bureaux, écoles, etc., avec utilisation de dalles de planchers à poutrelles ou nervures entre-croisées En fetDn,cazacteriséenar le fait que lesdites poutrelles sont munies, à la partie inférieure, de gorges pour recevoir les fileries ou autres canalisations, de sorte que l'on puisse faire accéder directement lesdites canalisations aux cloisonnements disposés au droit de certaines desdites nervures. 2. Construction selon la revendication 1, caractérisée par le fait que lesdites gorges sont susceptibles d'être fermées par des couvre-joints. 3. Construction selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les fileries ou autres sont maintenues en place par des clips. 4. Construction modulée à cloisonnements amovibles, selon la revendication 1, avec piliers d'ossature (1, fig.2) établis à des distances multiples du module choisi, lequel correspond notamment à celui adopté pour les fenêtres de façade, caractéri spar le fait que ces piliers corncident avec certains côtés de la trame modulaire, notamment ceux perpendiculaires à la façade, tandis qu'ils sont légèrement écartés par rapport aux côtés opposés. 5. Construction selon la revendication 4, avec des dalles nervurées reposant par leurs extrémités sur les poutraisons de l'ossature, caractérisée par le fait que les nervures parallèles aux poutraisons sont distantes de la valeur modulaire, à l'exception des extrémités, où cette distance est réduite au moins de la demi largeur desdites poutraisons.