La présente invention concerne le traitement d'eaux rési- duaires et concerne plus particulièrement un procédé et un appareil de traitement des eaux résiduaires. Les eaux résiduaires contiennent en solution et en suspension un nombre varié de substances nocives. Les substances les plus indésirables sont les solides visibles en suspension dans un véhicule liquide qui est généralement de l'eau. Si l'on ne retire pas ces matières solides qui sont principalement de nature organique, elles constituent un danger pour la santé, étant donné le grand nombre de bactéries toxiques qui se développent et se multiplient en se nourrissant de ces matières solides; elles deviennent vite mal odorantes et sont indésirables du point de vue estbétique. Les procédés de traitement des eaux résiduaires dont on dispose à l'heure actuelle utilisent fréquenmnt des bactéries pour digérer les matières organiques contenues dans les eaux résiduaires. Les bactéries peuvent être soit aérobies soit anaérobies. Dans le premier cas elles ont besoin pour se développer et pour proliférer de la présence d' oxygène et dans le second cas elles ne se développent et ne se multiplient qu'en l'absence d'oxygène. Dans le premier type de procédé on procède à 1 aération des eaux résiduaires pour maintenir en aérobiose les bactéries pendant un long laps de temps, et le processus de dégradation de bactéries prend un certain temps pour atteinre le degré voulu d'achèvement, Dans le cas des traitements anaérobies, le m'thane gazeux et d'autres sous-produits indésirables peuvent se former au cours du processus et la nécessité d'éliminer l'oxygène des eaux résiduaires peut poser certains problèmes d'exploitation. En outre, dans ns les deux cas les bactéries sont sensibles aux substances qu1 on peut rencontrer fréquez-nt dans les eaux résiduaires, par exemple les détergents domestiques, les agents de blanchiment, les solvants organiques et les huiles. Dans les cas extremes, les bactéries sont ertipoisonnées et le processus de digestion se trouve complbtement stoppé. Dans ce cas, il est nécessaire de réensemencer le digesteur dans lequel le processus s'effectue, et ce réensemencement nécessite l'utilisation de boues activées contenant les bactéries voulues.Bien qu'on puisse généralement venir à bout des problèmes associés ausprocessus bactériens mis en jeu par la digestion des eaux résiduaires à une large échelle, par exemple à l'échelle municipale, les problèmes connexes qu'on a généralement à résoudre sont que ces systèmes sont loin d'être ltidéal losquton les utilise dans certaines applications, en particulier dans le domaine de la narine ou de 1'hôtellerie, par exemple dans certains hôtels, motels ou bassins de navires de plaisance, où la quantitQ d'eaux résiduaires à traiter est de l'ordre de 38.0oO litrons par jour ou moins.Dans ces installations le débit volumique des eaux résiduaires est irrégulier et il peut y avoir à inte qSvalles irréguliers des charges de pointe. On sait que les traitements par les bactéries sont plus efficaces lorsque les bactéries ont à traiter un débit d'eaux résiduaires constant, ou tout au moins relativement constant. Les débits irréguliers, à une faible échelle, rendent les processus bactériens moins efficaces qu'on ne le souhaite. La présente invention fournit un procédé d'élimination des matières solides en suspension dans les eaux résldaaires, caractérisé en ce qu'il met en oeuvre:une aération complète des eaux résiduaires, que les eaux résiduaires contiennent des organismes aérobies et anaérobies; l'addition d'un agent floculant ou coagulant aux eaux résiduaires aérées ; et l'élimination des matières floculées des eaux résiduaires traitées par séparation par passage dans un lit de clarification, constitué de préférence de milieux filtrants à jeter, le liquide clarifié étant alors soumis 9 un traitement de post-aération pour compenser toute insuffisance en oxygène biologique dans les eaux résiduaires et à une nouvelle oxydation par chloration afin de détruire les bactéries nocives qui restent dans le liquide clarifié. On peut également soumettre le liquide clarifié à une série inversée des opérations, c'est-à-dire d'abord à une chloration, puis à une post-aération. Sous un autre aspect, l'invention fournit une unité de traitement d'eaux résiduaires qui comprend en combinaison (a) Un réservoir de stockage et d'aération équipé d'une entrée destinée à l'introduction d'eaux brutes dans le réservoir, d'un moyen conçu pour introduim un gaz contenant de l'oxygène dans des eaux résiduaires contenues dans ce réservoir, et un moyen conçu pour faire circuler dans ce réservoir les eaux résiduaires; (b) Un moyen destiné à évacuer les eaux résiduaires aérées dudit réservoir et à les y recycler; (c) Un bassin mélangeur qui comprend un moyen conçu pour brasser un agent floculant avec lesdites eaux résiduaires aérées et un moyen conçu pour introduire le mélange d'agent floculant et d'eaux résiduaires aérées;; (d) Un bassin de clarification comprenant un milieu filtrant mobile, des moyens permettant de déplacer ledit milieu filtrant de façon à exposer une zone neuve de ce milieu au mélange d'agent floculant et d'eaux résiduaires aérées, en réponse à l'indica tion d'un abaissement,à une valeur prédéterminée, de la vitesse de clarification dudit mélange qui traverse ledit milieu filtrant, une sortie située au-dessous dudit milieu filtrant et destinée à extraire le liquide clarifié, et un moyen conçu pour recevoir le milieu filtrant sur lequel se sont déposées les matières solides contenues dans le mélange d'agent floculant et d'eaux résiduaires aérées. On va maintenant décrire l'inv-tion plus en détail en se référant au dessin annexé, à savoir la figure 1 qui est une représentation schématique d'une unité de traitement d'eaux résiduaires construite selon la présente invention. Reportons-nous au dessin :1' unité de traitement des eaux résiduaires comprend un réservoir de stockage et d'aération I équipé d'une entrée 2 destinée à l'introduction d'eaux résiduaires dans le réservoir 1. Le réservoir 1 est doté d'une série de chicanes 3 étagées de haut en bas et sur lesquelles se dépose l'eau brute introduite par l'entrée 2. on peut prévoir, à la partie supérieure des chicanes, un séparateur 4 conçu pour retenir les matières telles que le papier et d'autres solides grossiers. Le séparateur 4 peut également être monté sur l'entrée 2 ou à proximité de cette entrée 2. On peut faire recirculer de façon continue le contenu du réservoir 1 au moyen d'une pompe 5 dont le but est d'aspirer le contenu du réservoir par un tuyau 6 situé au fond du réservoir 1 ou près du fond et de refouler le contenu dans un tuyau 7 de façon à le recycler à la partie supérieure du réservoir en le redirigeant sur les chicanes 3. On introduit de l'air dans le réservoir 1 par une entrée d'air 8. Les dimensions et la capacité volumique du réservoir 1 peuvent varier et dépendent des conditions spécifiques requises par chaque installation donnée. Les eaux résiduaires aérées contenues dans le réservoir 1 sont évacuées à une vitesse constante au moyen d'une courroie transporteuse 9 équipée d'une série de godets 10, la courroie étant entrainée au moyen d'un moteur 11. Les eaux résiduaires enlevées du réservoir 1 au moyen d'une courroie à godets 9 sont introduites dans un bassin mélangeur 12 équipé, à la manière du réservoir 1, d'une série de chicanes 13 à la partie supérieure desquelles se déposent les eaux résiduaires aérées. Une p pe d'alimentation et de dosage de produits chimiques 14 est prévue pour introduire un agent coagulant ou floculant dans le bassin mélangeur 12 afin d'assurer un mélange intime de l'agent coagulant ou floculant avec les eaux résiduaires aérées-introduites par le transporteur 9 à godets. L'agent floculant est évacué sur la partie supérieure des chicanes 13. Un mélange d'agent floculant et d'eaux résiduaires aérées est introduit par le tuyau 15 sur un lit de clarification mobile 16 d'un bassin de clarification repéré dans son ensemble par le nombre 17. Une des formes du bassin de clarification 17, qui représente un des modes de réalisation qufon peut utiliser comprend un rouleau d'alimentation 18 de milieux filtrants du type à jeter. Les milieux filtrants que dévide le rouleau 18 Fassent au-dessus d'une poche ou cuvette qui forme un réservoir de filtrat à l'intérieur du bassin de clarification 17, et s'enroulent sur un rouleau 19 de réception de milieux filtrants usê Le déplacement des milieux filtrants 16 est réglé par un moteur 20 qui réagit à un dispositif (non représen té) détecteur du niveau de mélange non clarifié qui reste au-dessus des milieux filtrants 16.Lorsque ce niveau atteint une hauteur prédéterminée, ce qui indique que la vitesse de clarification diminue ou tout au moins est insatisfaisante, le moteur 20 est excité de façon à entraîner les milieux filtrants et à les amener du rouleau d'alimentation 18 au rouleau de réception 19 et de façon à exposer une surface neuve des milieux filtrants 16 au mélange d'eauçrésiduaires aérées et d'agent floculant introduit par le tuyau 15. Le liquide clarifié, après avoir traversé les milieux filtrants 16, est recueilli dans le réservoir à la partie inférieure du bassin de clarification 17 et traverse un tuyau 21, pénètre dans une enceinte 22 dans laquelle le liquide clarifié est aéré au moyen d'une pompe 23 qui introduit de l'oxygène ou de l'air dans le liquide clarifié.Le liquide clarifié aéré, après avoir traversé un tuyau 24, pénètre dans une cuve 25 dans laquelle il subit un nouveau traitement : dans cette cuve, on peut Si on le désire oxyder encore pardhloration le liquide clarifié aéré ou alors le traiter de toute autre façon afin de détruire les bactéries nocives telles que Escherischia coli, et l'effluent épuré est alors évacué du système au moyen d'une pompe 26 aboutissant par exemple dans ns un courant ou toute autre source naturelle d'eaux sur le sol, car la demande en oxygène biologique de l'effluent épuré est nulle sur cette zone d'évacuation. Le bassin de clarification 17 est illustré de façon scMma- tique sur la figure 1 du dessin, mais on peut se référer aux brevets canadiens n0 503.l et 511.369 qui décrivent des filtres appropriés a utiliser dans les unités de traitement des eaux usées de la présente invention. On peut enlever du rouleau 19 les milieux filtrants usagés sur lesquels se sont déposés les solides initia- liement contenus dans les eaux usées. On peut par exemple les sécher au moyen d'un élément de chauffage par rayonnement infrarouge, puis s'en débarrasser en les incinérant par exemple ou en les brillant sous la terre.La teneur en matières organiques des solides déposés sur le papier est telle qu'on peut facilement brûler le papier séché et éliminer ainsi de façon efficace les solides qui étaient initialement en suspension dans les eaux résiduaires. On doit de préférence procéder a l'incinération des milieux filtrants de façon à ne pas provoquer de pollution atmosphérique Lorsque l'unité de traitement des eaux résiduaires de 1 'in- vention est construite de façon à Etre utilisée a bord de navires, le bassin de clarification 17 doit etre suspendu librement sur un support au moyen par exemple d'un joint universel qui permet un déplacement du bassin de clarification 17 par rapport au support de façon que le bassin de clarification 17 reste sensiblement horizontal en dépit du roulis et du tangage/sur lequel est montée l'unité de traitement des eaux résiduaires, Si bien qu'on s'assure ainsi que le lit de clarification est relativement au repos. Lorsqu'on utilise ce type de suspension, la sortie 15 du bassin mélangeur 12 est de préférence formée d'un tuyau flexible, si bien quton peut effectuer l'évacuation du mélange d'eaux résiduaires aérées et d'agent floculant, comme il est nécessaire, à la partie supérieure des milieux filtrants 16. tien que le mode de réalisation illustré montre que l'aération de l'eau brute contenue-dans -le réservoir de stockage et d'aération 1 est effectué au moyen d'une pompe de circulation 5 de grand volume qui refoule le contenu du réservoir sur une série de chicanes 3, il est évident qu'on peut utiliser d'autres moyens pour obtenir l'aération voulue des eaux résiduaires, par exemple par aération de surface, au moyen d'éjecteurs ou de compresseurs. En outre, on peut remplacer le transporteur à godet 9 par tout autre dispositif approprié permettant de produire un débit volumique constant d'eaux résiduaires aérées à partir du réservoir 1, et on peut mentionner entre autres le. pompes à volume constant et les vis transporteuses. On peut de même obtenir le brassage de l'agent coagulant ou floculant contenu dans le bassin mélangeur 1g avec les eaux résiduaires aérées par des moyens autres que dans le mode de réalisation illustré qui utilise une série de chicanes 13 disposées de haut en bas du bassin mélangeur. L'aération énergique des eaux brutes contenues dans le réservoir 1 provoque la décomposition des matières solides organiques en suspension en fines particules qui,si on ne les traitait pas, deviendraient difficiles à clarifier, car elles tendraient à colmater les pores d'un quelconque milieu filtrant utilisé. C'est pourquoi il est nécessaire d'ajouter l'agent floculant ou agent coagulant. L1 addition de cet agent provoque la combinaison des fines particules en particules plus grosses ou flocs qui se déposent rapidement et qu'an peut facilement enlever par 1' opé- ration de clarification selon l'invention. L'opération d'aération non seulement provoque la décomposition des matières organiques en suspension dans les eaux résiduaires, mais elle entratne également certaines réactions d'oxydation mettant en jeu des matières inorganiques telles que les sulfures, qu'on rencontre conrwnérrrent dans les eaux résiduaires. En conséquence les eaux résiduaires aérées ne dégagent pratiquement pas d'odeurs putrides. L'agent coagulant ou floculant qu'on ajoute au moyen de la pompe d'alimentation 14 peut être un quelconque agent conventionnel tel qu'un sel de métal trivalent, par exemple un sel d'aluminium ou un sel ferrique, -ou peut être un des coagulants synthétiques très variés tek que les polyélectrolytes organiques qui sont depuis peu disponibles dans le commerce. Le type et la quantité d'agent floculant ou coagulant dépendent de la nature et du volume des eaux résiduaires aérées introduites dans le bassin mélangeur 12, mais ils impliquent un choix que wut facilement faire un homme de l'art.Le brassage de l'agent floculant ou coagulant avec les eaux résiduaires aérées produit un floc qui se dépose rapidement et qui est formé de la quasitotalité des solides organiques contenus dans les eaux résiduaires initiales, ce floc étant facile à séparer du filtrat que contient'le bassin de clari fiction 17. On parvient d clarifier le mélange d'eaux résiduaires aérées et d'agent floculant non seulement au mayen des milieux filtrants 16, mais également dans une certaine mesure par la percolation du filtrat liquide à travers la couche de précipité ou floc déposée sur les milieux filtrants. Le résultat total est l'obtention d'une séparation rapide et efficace des solides et du filtrat.Lorsque laXvitesse de clarification du liquide qui traverse les milieux filtrants ainsi que la couche de précipité diminue à un degré tel que le liquide non clarifié atteint une hauteur prédéterminée au-dessus des milieux filtrants, un indicateur de niveau (non représenté)1 tel qu'un flotteur, excite le moteur 20 qui entratne alors les milieux filtrants qui sont supportés sur un segment mobile, par exemple en caoutchouc, en acier, en nylon ou en tout autre matériau approprié, vers le rouleau de réception 19. Ceci a pour résultat d'exposer une surface neuve de milieu filtrant au mélange d'eaux résiduaires et d'agent floculant qui est ainsi clarifié de façon continue. Les dimensions du réservoir de stockage et d'aération 1 sont telles que le réservoir peut contenir pendant une durée de 24 heures la totalité des eaux résiduaires introduites par l'entrée 2, en dépit des fluctuations de la demande. Le réservoir joue donc en essence, sous un rapport tout au moins, le rôle d'un réservoir tampon tout en assurant un débit constant et continu des eaux résiduaires vers les stages ultérieurs de traitement. Au cas où le niveau dans le réservoir d'aération descend au-dessous d'un certain niveau auquel la courroie transporteuse 9 ne pourrait plus évacuer les eaux résiduaires contenues dans le réservoir, un indicateur de niveau (non représenté} peut être prévu ain d'arrêter le fonctionnement.On peut réamorcer le fonctionnement au moyen du meme indicateur de niveau qui réenclenche le processus lorsque le contenu du réservoir 1 atteint un niveau prédéterminé. Le réservoir 1 peut également être équipé d'un dispositif d'alarme qui indique que les eaux résiduaires que contient le réservoir ont atteint un niveau anormal. on peut sécher les milieux filtrants 16 sur lesquels sont déposés les solides organiques contenus initialement dans les eaux résiduaires à traiter, soit avant soit après les avoir enroulés sur le rouleau de réception 19; on peut par exemple les sécher au moyen d'un élément de chauffage par rayonnement infrarouge, quoi- qu'on. puisse également utiliser, si on le désire, d'autres dispositifs de séchage. On peut alors se débarrasser du rouleau de milieux filtrants usagés soit par incinération soit par dépôt dans une décharge. Dans l'un ou l'autre cas, on sépare pratiquement complètement les solides organiques des eaux résiduaires traitées. Le filtrat qui sort du bassin de clarification 17 est saturé d'oxygène au moyen de lapone 23 qui peut fonctionner en faisant circuler le filtrat à travers un venturi de façon à introduire de l'oxygène dans le liquide de circulation. On peut également effectuer l'oxygénation ou l'aération du filtrat par aération de surface, par brassage ou à l'aide de compresseurs et de diffuseurs. Le filtrat saturé d'oxygène qui sort de l'enceinte de post-aération 22 s'écoule dans la cuve de traitement 25 où on lui fait subir une oxydation supplémentaire en utilisant les procédés de chloration conventionnels,et le filtrat st ensuite évacué au moyen de la pcmpe 26.En ce qui concerne la teneur en oxygène, il faut noter, à titre d'exemple, que s'il y a entre 3 p.p.m et 9 p.p.m d'oxygène dissous dans le réservoir de stockage 1, l'effluent obtenu par le procédé peut contenir plus de 7 p.p.m dissous. L'effluent qui quitte l'unité de traitement d'eaux résiduaires ne contient plus de solides organiques en suspension, il n'a pas besoin d'absorber d'oxygène dans le milieu ambiant et il ne contient pratiquement pas de phosphore ni de bactéries nocives telles que l'Escherischia coli. On a effectué des essais pour déterminer la déficience en oxygène biologique eu cours du procédé de la présente invention. Dans un essai qui s'est prolongé pendant une durée de cinq jours, l'effluent présentait une déficience en oxygène biologique d'environ 634 p.p.m, tandis que l'effluent qu'on avait soumis-au procédé de la présente invention ne révélait qu'une déficience de 2 p.p.m. Un autre essai effectué pour déterminer la déficience en oxygène biologique révélait que l'effluent présentait une déficience voisine de 67 p.p.m, tandis que l'effluent ne présentait plus qu'une déficience en oxygène biologique voisine de 3 p.p.m. On a effectué un groupe d'essais pour déterminer l'influence du procédé de la présente invention sur les solides en suspension dans l'effluent. Dans un exemple l'effluent contenait en suspension 165 p.p.m de matières solides, mais après avoir été soumis au procédé de la présente invention, il ne restait que 9 p.p.m de solides en suspension. Dans un autre essai encore effectué pour déterminer le rendement de la présente invention, les solides en suspension dans l'eau brute représentaient 1.465 p.p.m, alors que l'effluent ne contenait plus que 8 p.p.m de solides en suspension. Ces chiffres permettent de souligner le rendement de la présente invention. On a également cherché à déterminer l'influence du procédé de la présente invention sur la teneur en phosphore de l'effluent. Un des essais a permis de révéler que l'effluent avait une teneur en phosphore de 19 p.p.m et qu'après avoir été soumis au présent procédé il ne restait plus que 0,2 p.p.m de phosphore. Un autre essai a permis d'illustrer que la teneur en phosphore de l'effluent était ramenée de 7 p.p.m à 0,04 p.p.m grâce au procédé de la présente invention. Le tableau I établit les résultats des analyses obtenues à partir d'une série d'échantillons prélevés sur les eaux résiduaires, les essais ayant été effectués par l'Ontario Water Resources Commis sinon. Le tableau indique les caractéristiques et le contenu des eaux résiduaires avant et après qu'on ait soumis les eaux résiduaires au procédé de la présente invention. L'interprétation de l'analyse indique que le procédé et l'appareil de la présente invention permettent une réduction importante de la demande biochimique d'oxygène à 5 jours (D.B.0./5), une réduction importante des solides en suspension et de la teneur totale en phosphore, et enfin une élimination excellente de la demande chimique en oxygène. Les résultats en ce qui concerne l'azote ont un certain intérêt et révèlent d'une façon générale une certaine réduction de l'azote organique et de l'ammoniac libre. TABLEAU I Azote Azote or ganique Numéro de Solides en Phosphore done par l'échantillon D.B.O. D.C.O. suspension pH total le @@thode NH3 NO2 NO3 de Kieldehl 1 110 460 370 7,0 10 67 40 0,04 0,02 6 51 5 7,1 0,15 37 34 0,058 0,60 2 110 720 640 7,3 11 70 45 0,13 0,02 3,5 48 15 7,4 0,15 22 33 2,4 0,8 3 75 620 540 8,1 19 45 73 3,2 3,8 6,5 43 10 4,5 0,2 43 49 1,0 1,9 4 130 845 710 8,5 11 42 140 2,0 4,0 11 48 20 5,0 0,15 34 37 1,4 2,6 5 180 890 840 8,5 12 68 5,0 1,7 0,4 14 43 15 4,1 0,4 26 5,7 1,7 2,1 6 120 680 640 7,6 7,5 400 33 0,22 0,08 16 72 5 4,4 0.04 35 30 0,35 0,05 7 110 575 470 8,5 8,5 44 50 1,9 0,80 14 65 5 4,5 0,06 32 34 0,87 0,03 8 110 590 590 8,4 7,0 44 32 8,4 2,6 3 40 15 4,4 0,04 52 46 7,6 1,9 9 240 1180 1066 7,2 10 33 19 3,8 1,6 18 68 25 4,8 0,08 23 34 8,8 4,2 Le procédé et l'appareil de l'invention permettent un démarrage irmnédiat du traitement des eaux résiduaires, et 1'ensemencement ou l'amorçage ne sont pas nécessaires comme c'était le cas dans le traitement des eaux résiduaires utilisé jusqu'ici qui faisait intervenir des bactéries aérobies et anaérobies. Des unités de traitement des eaux résiduaires de l'invention permettent de répartir de façon uniforme la demande provenant d'ensembles générateurs d'eaux résiduaires tels que les hôtels, les motels ou les navires et permet une évacuation facile des matières solides résiduelles contenues dans les eaux résiduaires. Le système n'est pas sensible aux effets nocifs des agents de blanchiment, des détergents ou d'autres produits chimiques nuisibles qu'on trouve fréquemment dans les eaux résiduaires sortant d'ensembles tels que les hôpitaux, les hôtels et les motels. En outre, la fourniture d'une suspension du type joint universel pour le dispositif de filtration 17 permet aux unités de traitement d'eaux résiduaires de la présente invention d'être particulièrement bien adaptées à une utilisation à bord de navires qui sont soumis à des mouvements irréguliers et importants REVENDICATIONS 1. Installation de traitement d'eaux résiduaires, caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison (a) un réservoir de stockage et d'aération équipé d'une entrée destinée a l'introduction d'eaux résiduaires brutes dans le réservoir, d'un moyen permettant d'introduire dans les eaux résiduaires contenues dans le réservoir un gaz contenant de l'oxygène, et d'un moyen destiné a faire circuler les eaux résiduaires dans le réservoir; (b) un moyen permettant de soutirer les eaux résiduaires aérées dudit réservoir et de les introduire dans (c); (c) une cuve de brassage qui comprend un moyen permettant de mélanger un agent floculant ou coagulant avec les eaux résiduaires aérées et un moyen permettant d'introduire dans (d) un mélange de l'agent floculant et des eaux résiduaires aérées;; (d) un dispositif de clarificatjon prsstttnt de séparer le liquide clarifié des eaux résiduaires floculées ou coagulées. 2. Installation de traitement d'eaux résidVaireit nlon la revendication 1, caractérisée en ce que le ,J Se arifiation comprend un milieu de clarification mobile, un moyen permettant de déplacer le milieu de clarification afin d' exposer une surface neuve de ce dernier au mélange d'agent floculant ou coagulant et d'eaux résiduaires, en'réponse a l'indication d'un abaissement de la vitesse de clarification dudit mélange traversant ledit milieu de clarification, une sortie disposée au-dessous dudit milieu de clarification et destinée & d'évacuer le liquide clarifié, et un moyen destiné a recevoir le milieu de clarification sur lequel se sont déposés les solides en suspension contenus dans le mélange d'agent floculant ou coagulant et d'eaux résiduaires aérées. 3. Installation de traitement dteaux résiduaires selon la revendication 1, caractérisée en ce que le réservoir de stockage et d'aération comprend un tamis qui est disposé au-dessous de ladite entrée et qui permet de séparer les matières solides les plus grosses des eaux résiduaires brutes. 4. Installation de traitement d'eaux résiduaires selon la revendication 3, caractérisée en ce gué ledit tamis est placé au-dessus de la plus haute d'une série de chicanes étagées. 5. Installation de traitement d'eaux résiduaires selon la revendication 1, 2, 3 ou 4, caractérisée en ce que ledit réservoir de stockage et d'aération comprend une Rompe permettant de faire recirculer le contenu du réservoir et d'aérer les eaux résiduaires. 6. Installation de traitement d'eaux résiduaires selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le moyen permettant d'extraire les eaux résiduaires aérées du réservoir de stockage et d'aération comprend une courroie transporteuse sans fin dotée d'une série de godets. 7. Installation de traitement d'eaux résiduaires selon la revendication 1, caractérisée en ce que le réservoir de stockage et d'aération comprend une série de chicanes destinées à l'aération des eaux résiduaires. 8. Installation de traitement d'eaux résiduaires selon la revendication 1, caractérisée en ce que la cuve de brassage comporte une série de chicanes disposées de haut en bas et permettant de mélanger l'agent floculant avec les eas résiduaires aérées . 9. Installation de traitement d'eaux résiduaires selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comprend également un moyen permettant d'introduire L'agent floculant ou coagulant dans ladite cuve de brassage à un débit prédételininé. 10. Installation de traitement d'eaux résiduaires selon la revendication 2, caractérisée en ce que le milieu de clarification mobile est constitué d'une certaine longueur de papier filtre à jeter,conçue pour être amenée d'un rouleau d'alimentation à un rouleau de rcepXtion. 11. Installation de traitement d'eaux résiduaires selon la revendication 10, caractérisée en ce que le moyen permettant de déplacer le papier filtre comprend un moteur d'entraînement qui permet d'amener le papier filtre du rouleau d'alimentation au rouleau de réception et qui est actionné par un dispositif qui détecte la diminution de vitesse de clarification en contrôlant le niveau de mélange non clarifié au-dessus du papier filtre. 12. Installation de traitement d'eaux résiduaires selon la dispositif revendication 1, caractérisée en ce que le /di S%ltairfification est suspendu librement à un élément de support par un joint universel et peut conserver une position pratiquement horizontale. 13. Procédé d'épuration d'eaux résiduaires et de séparation des solides en suspension des eaux résiduaires, d l'aide de l'installation de traitement d'eauxrésiduaires selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations suivantes (a) on aère les eaux résiduaires; (b) on ajoute un agent floculant ou coagulant aux eaux résiduaires aérées; et (c) on sépare les solides en suspension du mélange d'eaux résiduaires aérées et d'agent floculant par clarifi cation. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comprend 1' opération supplémentaire qui consiste a soumettre le mélange clarifié à une nouvelle aération. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'on procède à une épuration supplémentaire dudit mélange pour abaisser la teneur en bactéries du mélange clarifié.