L'invention concerne des serrures a barillet munies d'une sûreté, contre l'ouverture a force par forage plus efficace que les suretés connues jusqu'a présent. Les sûretés connues pour empêcher une ouverture a force de la serrure par forage comportaient des plaques, des broches et des billes en acier trempé, prévues dans la serrure de façon à faire dévier ou se briser les forets qu'on essaye d'y introduire. Leur efficacité est devenue beaucoup moins bonne ou même nulle par suite de l'utilisation de forets en métal dur. On a constaté alors que les éléments de sureté connus ne représentent plus un obstacle dès que le foret a pris. L'invention s'est posé le problème de trouver des moyens nouveaux, qui soient en mesure de faire échec a des tentatives d'ouverture a force de serrures, basées sur la technique nouvelle sus-décrite. L'invention se fonde sur l'observation qu'une protection efficace peut être garantie en plaçant dans la serrure des éléments en métal dur, de façon qu'ils soient amenés a se déplacer lors d'une tentative de forage et déterminent ainsi un verrouillage de la serrure. L'idée fondamentale de l'invention réside donc en ce que des élements en métal dur (broches, plaques ou similaires) sont prévus dans la serrure a des emplacements tels que le foret les fait devier lors d'une tentative de forage et en ce que, aux éléments en métal dur, sont associées, au-deld de la ligne séparant le barillet du coffre, des ouvertures de déviation ou d'entrée, qui déterminent un auto-verrouillage de la serrure lorsqu'ellessont accupées en partie par le ou les éléments en métal dur. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, les éléments en métal dur se trouvent dans des per çages ou des canaux du coffre et il est prévu dans le noyau cylindrique, dans l'alignement des perçages ou des canaux du coffre, des ouvertures dans lesquelles entrent en partie les éléments en métal dur, se déplaçant en direction du noyau cylindrique au cours de l'opération de forage. Selon une variante de réalisation tout aussi efficace du principe de l'invention, les éléments en métal dur se trouvent dans des perçages ou des cannaux du noyau cylindrique et les ouvertures dans lesquelles viennent se loger en partie les éléments en métal dur se déplaçant en direction du coffre au cours de l'opération de forage sont prévues dans le coffre. I1 s'est avéré extrêmement utile que les ouvertures de déviation ou d'entrée du coffre soient exécutées par perçage ou forage du coffre. Pour obtenir dans tous les cas une sûreté contre le forage, il est proposé, suivant une caractéristique importante de l'invention, de combiner entre elles les mesures alternatives exposées ci-dessus. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, en référence à des exemples de réalisation représentés dans les figures 1 à 4, fera mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée. Les figures montrent en coupe transversale des serrures à barillet pour clé plate, ainsi qu'une serrure à barillet pour clé a panneton en croix, qui sont équipées de sûretés antiforage selon l'invention. Bien que l'invention ne soit ainsi exposée qu'en combinaison avec quelques types de serrures, il va de soi qu'il est possible d'équiper de manière correspondante d'autres types de serrure sans sortir pour cela du cadre de l'invention. Dans la figure 1, la référence 1 désigne le coffre d'une serrure a barillet, dont le noyau cylindrique tournant est désigné par 2. La référence 3 désigne le canal de clé, muni d'évidements profilés 4, pour l'introduction d'une clé plate, portant un profil ou des encoches, et par laquelle les goupilles des gorges (goupilles du noyau 5 et goupilles du coffre 6 avec un ressort 7) sont commandées en position de concordance. 8 et 9 sont des broches, non-chargées par des ressorts, en métal dur, qui sont logées dans des perçages correspondants du coffre de préférence pas dans le même plan que les aou 11es des gorges 5, 6 et qui peuvent s'engager en partie dans des perçages de déviation ou d'entrée 10, 11, prévus dans le noyau cylindrique et se trouvant dans l'alignement des perçages du coffre à l'état de verrouillage de la serrure, représenté. Une tentative de forage peut être effectuée, par exemple, dans la zone des goupilles des gorges du noyau et du coffre 5, 6 en vue de leur destruction ou de leur extraction de la serrure. Comme l'ontprouvé des essais poussés de la serrure conforme a l'invention, il est alors inévitable que le foret, surtout s'il s'est enfoncé jusqu'à son plein diamètre, entraîne l'une au moins des broches en métal dur 8, 9 et la déplace vers le haut, ce qui a pour résultat que la broche entre sur une partie de sa longueur dans son ouverture de déviation 10 ou 11, ce qui détermine un verrouillage du noyau cylindrique 2 par rapport au coffre 1. Outre qu'elle a échoué, la tentative de forage a donc eu pour conséquence un verrouillage supplémentaire de la serrure.Les broches en métal dur peuvent être remplacées d'ailleurs par des plaquettes ou organes équivalents en métal dur, logés dans des canaux appropriés. La forme de réalisation de la figure 1 part de ce que la tentative de forage est effectuée dans la zone des goupilles des gorges du noyau et du coffre. Pour obtenir également une sûreté dans le cas où l'on essaye de forer la serrure au voisinage du centre du noyau cylindrique 2, on a mis au point la forme de réalisation de la figure 2.Tandis que les références 1 a 9 désignent les mêmes éléments que dans la figure 1, il est prévu en supplément dans la figure 2 des broches en métal dur 12, 13, qui sont logées dans des perçages 14, 15 du noyau cylindrique 2 et ont pour mission d'être déplacées par un foret pénétrant dans le noyau cylindrique 2, de sorte qu'elles peuvent entrer sur une partie de leur longueur dans les perçages 10a, lla, pratiqués dans le coffre dans l'alignement des perçages 14, 15 du noyau cylindrique, en déterminant un verrouillage du noyau cylindrique 2 par rapport au coffre. Dans le cas contraire où la tentative de forage serait effectuée dans la zone du coffre, comme supposé dans la figure 1, la rotation du foret entraineraittri déplacement de l'une au moins des broches en métal dur 8, 9 en direction du noyau cylindrique 2, ce qui aurait pour conséquence que l'une au moins des broches 8, 9, repoussant vers le haut la broche correspondante 12, 13 du noyau cylindrique, entre par une partie de sa longueur dans le perçage 14 ou 15 du noyau cylindrique et verrouille ainsi le noyau cylindrique. En ce qui concerne cette double faculté de verrouillage combiné de la figure 2, qui offre une sûreté contre un forage tant dans la zone du noyau cylindrique que dans la zone du coffre, il faut faire en sorte que les broches en métal dur 12, 13 du noyau cylindrique soient assez proches des broches en métal~ dur 8, 9 du coffre pour qu'il ne subsiste pratiquement plus de zone de forage libre. En d'autres termes, la disposition et/ou la longueur des broches 12, 13, d'une part, et 8, 9, d'autre part, doivent être choisies ou calculées de façon que leurs extrémités se faisant vis- -vis soient voisines. De ce fait, les broches sont entrai nées par chaque tentative de forage et la serrure est protégée sûrement contre les effractions de ce genre. Une autre forme de réalisation avantageuse d'une sûreté contre une tentative de forage dans la zone du noyau cylindrique 2 est représentée dans la figure 3. Son principe réside en ce que des broches en métal dur 16, 17 sont logées dans des perçages 18, 19 du noyau cylindrique 2, qui sont orientés a peu près transversalement par rapport au canal de clé 3. A l'état verrouillé de la serrure, ces perçages 18, 19 sont dans l'alignement d'évidements 20, 21, qui se trouvent dans le coffre 1 et peuvent être fermés a l'extérieur par des goujons filetés (non représentés) ou organes similaires. La longueur des broches 16, 17 est choisie avantageusement de façon que les perçages soient à peu près entièrement remplis jusqu'a la ligne de séparation entre le noyau cylindrique et le coffre. Si une tentative de forage est effectuée dans la zone du noyau cylindrique 2, les broches 16, 17 s'écartent latéralement, entrent en partie dans les évidements 20, 21 du coffre et bloquent le noyau cylindrique qui ne peut plus tourner. Un certain dur des broches 16, 17 dans leurs perçages 18, 19 empêche ces broches d'entrer intempestivement dans les évidements 20, 21, ou d'en ressortir après la tentative de forage. I1 va de soi que la sûreté anti-forage de la figure 3 peut être combinée avec celle de la figure 1, pour réunir, comme dans l'exemple de réalisation de la figure 2 la sûreté dans la zone du noyau cylindrique à la sûreté dans la zone du coffre. L'exemple de réalisation de la figure 4 démontre que la sûreté anti-forage selon l'invention peut être appliquée également avec avantages à une serrure à clé à panneton en croix, malgré la place disponible restreinte. Dans le noyau cylindrique 22, qui porte le canal de clé a panneton en croix 23 et est traversé de part en part par des vis 24 a 27 pour la fixation du pêne dormant, il est prévu, dans des perçages correspondants, des broches en métal dur28, 29, auxquelles font vis-a-vis dans le coffre des ouvertures de déviation 30, 31. Ces ouvertures peuvent être constituées par des fraisages dans le coffre ; sur le plan de la fabrication, il est toutefois préférable de les exécuter par un perçage du coffre, qui peut prendre fin en 31 au centre du matériau du coffre. Le perçage 30 peut être fermé extérieurement au moyen d'un goujon fileté ou similaire. Les perçages du coffre forment un petit angle avec les perçages du noyau cylindrique pour les broches en métal dur 28, 29, ce qui offre l'avantage que les broches 28, 29, chassées latéralement lors d'une tentative de forage effectuée dans la zone du canal de clé, se coincent dans les perçages 30, 31 et déterminent ainsi un verrouillage du noyau cylindrique 22, que le cambrioleur ne peut plus libérer. REVENDICATIONS 1.- Serrure a barillet munie d'une sûreté contre l'ouverture par forage, caractériséeen ce que des éléments en métal dur (broches, plaques ou similaires) sont prévus dans la serrure à des emplacements tels que le foret les fait dévier lors d'une tentative de forage et en ce que, aux éléments en métal dur, sont associées, au-delà de la ligne séparant le cylindre du coffre, des ouvertures de déviation ou d'entrée, qui déterminent un autoverrouillage de la serrure lorsqu'elles sont occupées en partie par le ou les éléments en métal dur. 2.- Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments en métal dur se trouvent dans des perçages ou des canaux du coffre et en ce qu'il est prévu dans le noyau cylindrique, dans l'alignement des perçages ou des canaux du coffre, des ouvertures dans lesquelles entrent en partie les éléments en métal dur se déplaçant en direction du noyau cylindrique au cours de l'opération de forage. 3.- Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments en métal dur se trouvent dans des perçages ou des canaux du noyau cylindrique et en ce que les ouvertures, dans lesquelles se logent en partie les élements en métal dur se déplaçant en direction du coffre au cours de l'opération de forage, sont prévues dans le coffre. 4.- Serrure selon la revendication 3, caractérisée en ce que les ouvertures de déviation ou d'entrée du coffre sont exécutées par perçage ou forage du coffre. 5.- Serrure selon l'une quelconque des revendica tiorf, précédentes, en particulier selon les revendications 2 et 3, caractérisée par la combinaison des dispositions de ces revendications.