Domaine technique : Instruments de chirurgie osseuse. Etat de Ia technique antérieure : En chirurgie osseuse on connaît des daviers constitués de deux branches s'articulant l'une sur l'autre, une extrémité de chacune d'elles se terminant par une mâchoire, les deux mSchoiras formant un mors, et l'autre extrémité étant plus ou moins adaptée à l'anatomie de la main de ltopérateur. Cette seconde partie de la branche porte quelquefois des anneaux pour y passer un doigt de la main, ces anneaux pouvant entre de taille différente d'une branche à l'autre0 Il est connu aussi de munir l'articulation de moyens élastiques, tels que des ressorts circulaires, ayant tendance à ouvrir le da vier, donc à écarter l'une de l'autre les mâchoires-du mors, et on connait également des moyens tels qu'une crémaillère à cliquets pour s'opposer à l'ouverture de l'instrument. Ces instruments de l'art antérieur ont rendu les plus grands services en chirurgie osseuse.Toutefois un inconvénient subsis- te : il n'est pas commode de les manipuler d'une seule main et, à la connaissance du demandeur, aucun d'entre eux ne libère complàtemant l'autre main de l'opérateur ; on ne peut pas d'une seule main, ouvrir le davier aussi bien que le fermer. Exposé : L'objet de la présente invention est un davier qui puisse être manié d'une seule main indifféremment droits ou gauche. Un instrument chirurgical conforme à l'invention est constitué de deux branches articulées l'une sur vautre et est pourvu de moyens élastiques ayant tendance à écarter les bran- ches, comme connu en ooi. A l'une des extrémités de chaque branche se trouve la mâchoire d'un mors. Une des autres extrémités de branche est en forme de poignée ansée pour y passer quatre doigts de la main à l'exclusion du pouce, lequel porte sur la branche qui lui fait face et qui est à double courbure pour s'adapter à la paume de la main. En outre, la branche à poignée ansée ports une crémaillère en forme de secteur denté circulaire, et sur la branche du pouce est articulé un cavalier cranté, rappelé par un ressort, qui coopère avec la crémaillère pour empêcher l'ouverture du davier, sauf quand le pouce agit sur le dit cavalier. Un tel davier peut titre ouvert ou fermé d'une seule main, indifféremment droite ou gaucho. Engoncé des figures : La Fig. 1 représente un davier conforme à l'invention et démonté en ses quatre pièces, et La Fig. 2 représente le détail de la crémaillère et du cavalier cranté quand le davier est monté. Description d'un mode de réalisation : Sur la Fig. 1 est représenté un davier conforme à lfinvention démonté en quatre pièces, à savoir : deux branches i et 2, une vis 3 et un ressort hélicoïdal 4, formé de deux spires et demi, circulaires, de fil d'acier se terminant par deux ergots 41 et 42. Les branches i et 2 se terminent respectivement, c8té pince, par des machoires Il et 2f formant un mors. La branche 1 présente un renflement 12 dans lequel est ménagé un logement 13 pour le ressort 4 avec une encoche 14, ainsi qu'un alésage 15 pour le passage de la vis 3, qui constitue l'articulation l'une sur l'autre des branches 1 et 2 quand le davier est monté. Côté poignée, la branche i est ansée en forme d'an~ neau applati 17 destiné à y passer quatre doigts à savoir de 11 intérieur vers l'extérieur : l'index, le médius l'annulaire et l'auriculaire. On obtient ainsi une excellente prise qui est encore améliorés par une légère courbure des grands cotés de l'anneau 18 et 19. En outre, sur la branche 1, est montée une crémaillère 20 en forme de secteur de cercle d'environ 45 degrés, portant une denture 16 sur son arc extérieur. La crémaillère 20 est montée du cté du logement de l'index c'est-à-dire du c8té de l'alésage 15 du davier. La branche 2 présente un renflement 22 dans lequel est ménagé un logement 23 pour le ressort 4 avec une ou plusieurs encoches 24, ainsi qu'un alésage fileté 25 pour y visser la vis 3 quand le davier est monté. La vis 3 passe alors dans l'alésage t5, dans le ressort 4 et se visse dans l'alésage 25, La poignée de la branche 2 n'est pas ansée, mais adaptée à la configuration de la paume et du pouce de la main de l'opérateur. Elle présente, en partant de l'alésage 25, une partie en légère courbe 26 concave vers la branche 1, et une autre partis plus courte 27 ayant une courbure plus accentuée et dans l'autre sens. En outre, la branche 2 est entaillée suivant une fente 28 (visible également sur la Fig. 2 > pour le passage de la crémaillère 20 et pour le logement d'un cavalier 29 articulé en 30, portant un crantage 31 et sur lequel agit un ressort 33 qui tend à lui donner la position de la Fig. 1. Pour monter le davier, on commence à mettre le ressort 4 an place dans le logement 13 de la branche t prévu à cet effet et on introduit l'ergot 41 dans l'encoche 14. Puis on applique l'une-sur l'autre les deux branches du davier de façon que l'alésage 15 soit an face du filetage 25, en ayant soin de faire passer la crémaillère 20 dans la fente 28 (le cavalier 29 prend alors la position de la Fig. 2), ds placer le ressort 4 dans le logement 23, l'ergot 42 se logeant dans une des encoches 24 t on met alors en place et on visse la vis 3. Le cavalier 29 est alors en prise avec la denture 16 de la crémaillère 20 (voir aussi Fig. 2). Le cavalier 29 porte un doigt 32.En agissant sur le doigt 32 avec le pouce, ce qui bande le ressort 33, on dégage le prise du cavalier 29 et de la crémaillère 16, et l'ouverture du davier est possible. Le cavalier 29 ne s'oppose pas à la fermeture du davier. Le ressort 4, mis en place dans les logements 13 et 23 prévu à cet effet, a tendance à écarter les branches du davier g ce mouvement est normalement bloqué par l'encli- quetage du cavalier 29 avec la crémaillère 20. Donc en agissant avec le pouce sur le doigt 32 et en rel chant se prise, ltopérateur peut ouvrir le davier. En fermant sa main, sans agir sur le doigt 32, l'opXrateur referme le davier qui se maintient de lui-mSia dans la position plus ou moins ouverte ou plus ou moins fermée qui lui est donnée. REVENDICATIONS 1. Davier chirurgical constitué d'une première branche (1) et d'une seconde branche (2) articulées l'une sur l'autre, une extrémité de chaque branche (11, 21) formant la mâchoire d'un mors, caractérisé - - en ce que l'autre extrémité de la première branche est en forme de poignée ansée (17) pour y passer les quatre doigts de la main à l'exclusion du pouce. 2.- Davier chirurgical selon la revendication 1, caractérisé : - en ce que l'anse (17) de la première branche est un anneau applati dont un des grands c8té (18) est constitué par le prolongement de la branche-formant une légère convexité et l'autre grand côté (19) à l'extérieur de la tranche en formant une légère concavité. 30 Davier chirurgical selon la revendication 1, caractérisé : - en ce que l'sutrs extrémité de la seconde branche présente, en partant de l'articulation du davier, une partie an légère courbe (26) concave vers la branche (1) et une autre partie plus courte (27) ayant une courbure plus accentuée et dans l'autre sens. 4.- Davier chirurgical selon la revendication 1, caractérisé : - en ce que sur l'extrémité de la première branche (1) en forme de poignée ansée est montée une crémaillère (20) en forme de secteur de cercle portant une denture (16), et - en ce que la seconds branche (2) est entaillée suivant une fente(28) pour le passage de la crémaillère (20) et pour le logement dtun cavalier (29) articulé portant un crantage (31) et sur lequel agit un ressort (33).