La présente invention se rapporte à un procédé perfectionné pour éliminer les substances polluantes et, en particulier, les oxydes d'azote et le bioxyde de soufre contenus dans les effluents gazeux engendrés par divers procédés chimiques et par la combustion de certains carburants organiques. Plus précisément, l'invention se rapporte au traitement des effluents gazeux avec des radiations ionisantes ou ultraviolettes de façon à convertir les substances polluantes qu'ils contiennent en particules ou en un brouillard permettant ainsi de collecter ces particules ou ce brouillard par des moyens classiques, par exemple, par des précipitateurs électrostatiques, des filtres, des séparateurs cyclones, et autres. Aujourd'hui, une grande quantité d'effluents gazeux sont produits par diverses sources, parmi lesquelles, on peut citer toutes sortes d'installations industrielles comme par exemple , les usines sidérurgiques et les acieries, les usines de production d'acide nitrique et autres, les papeteries, les centrales atomiques, etc. Ces sources de pollution comprennent aussi divers appareillages de combustion, des instituts ou des laboratoires de recherches, les moteurs des véhicules automobiles et beaucoup d'autres. Ainsi, la quantité totale de ces effluents gazeux qui est engendrée et relâchée dans l'atmosphère chaque jour dans le pays doit être énorme.Tous ces effluents gazeux contiennent, en général, au moins, une substance polluante faisant partie des gaz nocifs comme, par exemple, le bioxyde de soufre (anhydride sulfureux) ; les oxydes d'azote sous diverses formes (qui seront désignés ci-après : NOx) ; l'ozone, le monoxyde de carbone ; le bioxyde de carbone ; le fluorure d'hydrogène ; le chlorure d'hydrogène et autres~; et des particules nocives comme, par exemple, les cendres volantes résultant des matières minérales du charbon, notamment, le silicate d'aluminium ; les poussières de charbon formées de particules plus ou moins grosses la poussière de coke ; la poussière de concentrés grillés ou non grilles résultant des matières premières finement divisées utilisées dans la métallurgie des poudres ; les brouillards d'acide sulfurique et autres ; etc. De nombreuses tentatives ont été faites auparavant pour éliminer ces subs tances polluantes avant de relâcher les effluents gazeux dans l'atmosphère et un grand nombre de procédés et d'appareillages utiles ont été imaginés à cette fin. Toutefois, parmi les substances polluantes énumérées ci-dessus, le bioxy de de soufre (S02) et les oxydes d'azote (NOx) et, en particulier, ces derniers, sont difficiles à éliminer de façon satisfaisante et on ne connåt, à heure actuelle, aucun procédé ayant effectivement donné des résultats concluants à cet égard.Or, le bioxyde de soufre et les oxydes d'azote sont particulie rement nocifs pour l1homme. De plus, ces substances polluantes sont considérées comme les constituants principaux des brouillards photochimiques qui causent actuellement un grave souci aux citadins. En conséquence, la Demanderesse s'est principalement penchéesur le problème de l'élimination du bioxyde de soufre et des oxydes d'azote contenus dans les effluents gazeux. Pour cette raison, l'exposé qui va suivre est principalement orienté vers l'élimination des oxydes d'azote et du bioxyde de soufre. Toutefois, il est bien évident que les procédés et les installations perfectionnées selon l'invention, s'ils sont particulièrement utiles pour éliminer le bioxyde de soufre et les oxydes d'azote, peuvent néanmoins être utiles pour supprimer d'autres substances plluantes, parmi celles énumérées plus haut, l'objectif général de la présente invention étant de fournir des procédez et des équipements efficaces pour purifier les effluents gazeux à un degré satisfaisant avant qu'ils soient relâchés dans l'atmosphère. On sait que les oxydes d'azote gazeux NOx et l'anhydride sulfureux S02 peuvent être transformés en un brouillard et/ou en particules solides en irradiant les effluents gazeux qu'ils contiennent avec des radiations ionisantes ou avec des rayons ultraviolets. Pour éviter toute ambiguïté, il convient de préciser que le terme "radiations" entend inclure ici les radiations ionisante et la lumière ultra-violette et-que l'expression "radiation ionisante" est utilisée pour désigner les rayons , les rayons , les rayons , les rayons X, les faisceaux électroniques ac#érés, les faisceaux de particules accélérées et autres. Par un tel traitement d'irradiation, les oxydes d'azote NOx peuvent# être presque complètement éliminés des effluents gazeux.Si l'on considère que malgré le nombre des procédés efficaces d'élimination du 502 et des autres substances polluantes contenues dans les effluents gazeux, il existe aucun procédé efficace pour éliminer les oxydes d'azote NOx autre que l'irradiation, on conçoit que le traitement par irradiation constitue un procédé important et de valeur pour éliminer les oxydes d'azote NOx. Néanmoins, ce procédé n'a pas encore été mis en oeuvre sur une échelle industrielle. à cause de certains défauts parmi lesquels le problème du coût. En conséquence, l'un des buts de la présente invention est de fournir un procédé perfectionné pour éliminer les oxydes d'acte NOx et le bioxyde de soufre S02 des effluents gazeux#par un traitement d'irradiation, procédé qui peut être mis en oeuvre de façon économique sur une échelle industrielle. Pour trouver et mettre au point ce procédé, la Demanderesse s'est livrée à de nombreuses études. C'est ainsi, que la présente Demanderesse s'est demanddestil y avait une relation caractéristique entre le rapport des substances polluantes tE2z/S02) et l'efficacité d'élimination de ces substances. La réponse à cette question est la suivante L'efficacité d'élimination des substances polluantes NOx et S02 des effluents gazeux industriels peut être améliorée en réglant le rapport de la teneur en NOx sur la teneur en S02 (ce qui sera qualifié ci-après de"rapport NOx/S02") de façon qu'il soit situe dans la région comprise entre 0,1 et 3, de -préférence, entre 0,5 et 1,5, avant d'introduire l'effluent gazeux dans une -des chambre d'irradiation où les gaz sont traités avec/radiations.Le procédé perfectionné selon l'înventinn est basé sur cette découverte. Les exemples qui suivent visent à illustrer l'influence de'1l'effet de réglage du rapport des concentrations" prévu par la présente invention pour obtenir l'élimination la plus efficace des dites substances gazeuses polluantes. Exemples 1-5 On traite un courant de gaz engendré par la combustion d'une huib lourde de qualité B et ayant les teneurs en S02 et en NOx indiquées dans le tableau 1 ci-après, dont le débit est de 10 m3/h, par irradiation avec un faisceau d'électrons sous une intensité de 6,45. 10 5 rad/sec pendant 4,5 secondes, notamment de façon à appliquer une dose totale de 3,5 megarad, en utilisant un accélérateur d'électrons du type Cockcroft-Walton. On règle la teneur en 502 des gaz autour de 1000 ppm et on fait varier la teneur en NOx entre 50 ppm et environ 3000 ppm. On maintient la teneur en 02 à environ 3% pendant. chaque essai et la température des gaz à environ 150 C.Dans chaque exemple, on a déterminé respectivement le rapport de désulfurisation, qui est le rapport de la teneur en S02 des gaz traités sur celui des gaz non-traités, et le rapport de dénitration, qui est le rapport de la teneur en NOx des gaz traités sur celle des gaz non-traités. Les résultats sont indique dans le tableau I ci-apres, ainsi que sur la Fig. 2 du dessin annexé. Tableau 1 Exemple Teneur en S02 Teneur en NOx Rapport Rapport Rapport des gaz à l'en- des gaz à i de NOx sur de désulfu- de deni trée dans la ventrée dans 502 (NOx/ risation ratio chambre d'ir- - la chambre S 2) %) radiation(ppm) d'irradiation ~ (ppm) I 1010 50 0,05 73 ^~ 100 2 1020 100 0,1 91 N 100 3 1000 990 1 0,99 ~ 100 N 100 4 1010 1510 1;5 ~ 100 ,100 5 990 2870 2,9 ~ 100 90 Exemples 6-7 Les exemples 6 et 7 suivants sont des exemples de eomparaison ou de référence illustrant l'élimination des substances polluantes, dans le cas où le rapport NOx/S02 est en dehors des limites assignées par l'invention. Tableau 2 Exemple Teneur en S02 teneur eajbx Rapport w Rapport Rapport des gaz a lten- des gaz à de NOx sur 1 de désulfu- de déni trée dans la entrée dans S02 (NOx/ I risation tration (ppm) 6 1000 50 0,05 74 99 7 7 1010 410 41, 1 1-00 90 L'exemple 6 a été exécuté dans les mêmes conditions que les exemples 1-5, sauf que le rapport NOx/S02 a été de 0,05. Les résultats sont indiquésdans le tableau 2 ci-dessus, ainsi que sur la Fig. 2. L'exemple 7 a été exécuté dans les mêmes conditions que les exemples 1-5, sauf que le rapport NOx/S02 a été de 4,1. Les résultats sont aussi indi-qués dans le tableau 2 ci-dessus et sur la Fig. 2. Les résultats ci-dessus montrent de façon évidente que le rapport de désulfurisation de l'exemple 6 n'est pas satisfaisant, de même que n'est pas satisfaisant le rapport de dénitration de l'exemple 7. La Fig. 2 montre clairement que le rapport de desulfurisation diminue sensiblement quand le rapport NOx/S02 est inférieur à 0,1 et que le rapport de dénitration diminue considérablement quand le rapport de NOx/S02 est supérieur à 3. En d'autres termes, il est préférable d'exécuter le traitement d'irradiation des effluents gazeux dans des conditions telles que le rapport NOx/S02 soit compris entre 0,1 et 3. De plus, la Fig. 2 montre clairement que le rapport de désulfurisation et- le rapport de dénitration sont très bons quand le rapport NOx/S02 est compris entre 0,5 et 1,5. Exemple 8 On brûle de l'huie lourde de qualité B dans la chambre de combustion d'une chaudière en réglant le rapport du carburant (huile lourde de- qualité B) et l'air à 0,9 et on analyse les gaz de combustion résultants. On trouve une teneur en S02 de 1020 parties par million et une teneur en NOx de 980 ppm. Les gaz de combustion contenaient 2,9% en volume d'oxygène On a irradié un courant de 1Om3/h de cet effluent gazeux avec un faisceau d'eleetrons sous une densité de 4,3 . 10 5. rad/sec-pendant 4,5 secondes, ctest-à-dire, avec une dose taale de 2 mégarad, la température des gaz étant de 1500C. On a prélevé un échantillon des gaz irradiés et on l'a analysé. On a trouvé une teneur en S02 de 190 ppm et une teneur enNOx de 140 ppm. Exemple 9 On brûle une huile lourde de qualité B dans la chaudière utilisée dans l'exemple 8 en réglant le rapport entre l'huile lourde et l'air de façon à l'élever à 1,3, en diminuant la quantité d'air. Au courant de gaz de combustion ainsi produit, sous un débit de 10 m3/h, on ajoute 200 l/h d'air afin de régler la teneur en oxygène à environ 3%, puis on mesure les teneurs en 502 et NOx. On trouve pou 4 a teneur en S02,990 ppm et pour la teneur en NOx, 800 ppm. On irradie ce courant de gaz de combustion, sous un débit de 10 m3/h, avec un faisceau d'électrons sous une intensité de 4,3. 10 5 rad/sec pendant 4,5 secondes, c'est-à-dire, avec une dose tqale de 2 Mrad, la température des gaz étant de 1500C. On prélève un éehantillon des gaz irradiés aux fins d'analyse.On trouve une teneur en S02 de 280 ppm et une teneur en NOx presquXnulle. Exemple 10 Au même effluent gazeux circulant sous un débit de 10 m3/h que celui de l'exemple 8, on ajoute 200 l/h d'oxygène pour régler la teneur en 02 du courant gazeux résultant. On irradie ensuite le courant gazeux ainsi réglé avec un faisceau d'électrons dans les mêmes conditions que dans l'exemple 8. Après l'irradiation, on prélève un échantillon de gaz et on l'analyse. On constate que sa teneur en S02 et en NOx est presquinulle il ressort façon évidente des résultats des exemples 8 et 9, que le rapport de la teneur en NOx- et sur la teneur en S02 peut être réglé en agissant sur les conditions de la combustion et en réglant ainsi ce rapport NOx/S02 par le procédé indiqué ci-dessus, au lieu de le faire en diminuant la quantité de NOx produite par la combustion, et que ceci permet d'éliminer les gaz nocifs et, notamment, les NOx et le 502 plus complètement des effluents gazeux. De plus, dans le premier cas, la valeur calorifique de la combustion est plus grande que dans le second et, de ce fait, le premier cas est préférable du point de vue économique. Dans la mise en pratique du présent procédé, le rapport NOx/S02 peut être commodément réglé par une addition de S02, de 03, de N2, de 02 ou d'air provenant de sources étrangères, suivant le cas. La Fig. 1, décrite ci-après, montre un exemple de réalisation préféré de celui-ci . Ce procédé peut, évidemment, être commandé automatiquement en interconnectant les instruments nécessaires avec un analyseur de gaz enregistreur automatique destiné à véri fier la teneur en substances polluantes, comme représenté sur la figure 1. La Fig. 1 est un organigramme d'un mode de réalisation préféré du procéde dp Ir présente invention. La Fig. 2 est un graphique montrant la relation entre le #rapport NOx/ 502 et l'efficacité d'élimination des substances polluantes (rapport de désulfurisation ou de denitration, les courbes de cette figure ayant été tracées à partir des données obtenues dans les exemples 1 à 10. La courbe marquée d'un point (signe .) se rapporte au rapport de désulfurisation, tandis que la courbe marquée avec des croix (signe x) désigne le rapport de dénitration.Les références numériques de la Fig. 1 se rapportent respectivement à ce qui suit (1) désigne les divers fours de combustion et les diverses usines chimiques qui engendrent les effluents gazeux (2) désigne un échangeur de.chaleur de chaleur (3) désigne un analyseur de gaz pour mesurer la teneur en 502 et NOx; (4) désigne une chambre de réaction (5) désigne un collecteur ou un filtre recueillant les brouillards et les poussières (moyens de collectage) (6) désigne un analyseur pour mesurer la teneur en S02 et en NOx du gaz purifié avant de le relâcher dans l'atmosphère (7) désigne une valve pour régler la quantité d'air ; (8) désigne une conduite d'alimentation d'air (9) désigne une valve réglant l'alimentation en oxygène ;; (10) désigne une conduite d'alimentation d'oxygène (11) désigne une valve réglant l'alimentation en ozone (12) désigne une conduite d'alimentation en ozone (13) désigne une valve réglant l'alimentation en azote ; (14) désigne une conduite d'alImentation en azote ; (15) désigne une valve réglant l'alimentation en NOx (16) désigne une conduite d'alimentation de NOx (17) désigne une valve réglant l'alimentation en S02 (18) désigne une conduite d'alimentation de S02 (19) désigne une valve réglant le débit total du courant de gaz (20) désigne une entrée d'alimentation (21) désigne une cheminée (22) désigne une source de radiations (radiations ionisantes ou source de rayons ultraviolets) ; (23) désigne une conduite d'alimentation d'air de combustion; et (24) désigne une conduite d'alimentation de carburant. En variante, le rapport NOx/S02 de l'effluent gazeux à traiter peut être réglé de manière à être dans les limites désirées en plaçant un appareil de traitement préliminaire permettant d'éliminer grossièrement uneeertaine quantité de S02 ou de NOx en amont de la chambre d'irradiation. Plus précisémment, on élimine les gaz polluants, notamment, les NOx et le S02, en partie du gaz initial, par un moyen classique quelconque de désulfurisation ou de dénitration avant d'introduire celui-ci dans. la chambre de réactinn où il sera irradié. Parmi les moyens de prétraitement pouvant être adoptés à cete fin, on peut citer une désulfurisation chimique et des moyens de dénitration tels qu'un lavage dans une tour ou autre. C'est ånsi, par exemple, que quand l'effluent gazeux contient une grande quantité de S02 et une petite quantité de NOx, et si le rapport NOx/S02 est inférieur à 0,1, on peut le traiter comme suit En se référant à la Fig. 3, on voit que l'effluent gazeux engendré par une certaine installation industrielle ou par un four 1 est d'abord introduit dans un simple équipement de désulfurisation 2 où une partie du S02 qu'il contient est grgssierement éliminée.Cette procédure est avantageuse dans la mesure où une désulfurisation grossière est tolérable dans ltequipe- ment de prétraitement 2 tant que le rapport NOx/502 du gaz ainsi traité reste entre 0,1 et 3, de préférence, entre 0,5 et 1,-5. L'effluent gazeux ainsi traité est introduit dans une chambre de réaction 3 ou il est irradié, par exemple, par des faisceaux électroniques, provenant d'une source de radiations 4, par exemple, d'un accélérateur . Ce traitement d'irradiation a pour résultat de convertir le S02 et les NOx gazeux contenus dans l'effluent gazeux en brouillard et en particules solides.Ensuite, l'effluent gazeux, qui renferme ce brouillard et ces particules solides est introduit dans un moyen de collectage 5 où les particules sont éliminées avant de diriger le gaz vers une cheminée 7 qui le relâche dans l'atmosphère. Dans le cas où l'effluent gazeux est traité par le procédé mentionné ci-dessus consistant à régler le rapport du NOx/S02 par une addition de NOx SOZ, 02 ou autre avant l'irradiation, une grande quantité de NOx, S02, 02 ou autre est nécessaire et, de ce fait, une plus grande dose d'irradiation est nécessaire. De ce fait, une source de radiations ayant une plus grande capacité, par exemple, un accélérateur coûteux de grande puissance est nécessaire. Par contre, si on règle le rapport NOx/S02 en adoptant le procédé de prétraitement ci-dessus, qui peut, par exemple, consister -en une simple opération chimique, telle qu'un lavage avec une solution aqueuse alcaline, le traitement d'irradiation qui suit peut être exécuté dans des conditions beau coup plus économiques. On peut donc résumer comme #suit les avantages du procédé de prétraitement ci-dessus (1) On élimine la nécessité d'utiliser une grande quantité de NOx pour régler le rapport NOx/S02. (2) Le rapport de la déulfurisation à laquelle on procède dans le désulfu riseur préliminaire 2 représenté sur la Fig. 3 n1 est pas nécessairement limité à des valeurs strictes, par exemple, à 90% ou plus, car une désulfuri sation grossière suffit dans ce stade prélirinaire. En conséquence, un appareillage relativement simple, tel qu'un laveur peut être utilise avec satisfaction. (3) L'élimination préliminaire d'une partie de S02 décroît la teneur totale en S02 du gaz traité, ce qui, évidemment, diminue la dose totale nécessaire pour convertir le S02 gazeux en brouillard ou en particules solides. La Fig. 4 montre l'organigramme d'un autre mode de réalisation préféré de l'invention dans lequel on utilise un appareil de dénitration préliminaire 2 à la place du désulfuriseur préliminaire 2 de la Fig. 3. Ce qui précède stapssique ausi au cas où l'effluentgazeux est riche en NOx et pauvre en S02. Au cours de ses recherches, la Demanderesse a également porté son attention sur l'influence de la circulation des gaz sur le rapport d'élimination des substances polluantes et elle a trouvé que, dans la pratique du procédé décrit ci-dessus, il convient,en faisant circuler les effluents gazeux à traiter entre la chambre de réaction et la zone de collectage, de maintenir leur température dans cette dernière zone au-dessous du point de décomposition des produits de la réaction des substances polluantes qui ont la forme d'un brouillard ou de particules solides. La particularité la plus importante du procédé- ci-dessus réside en ce que les produits de réaction formés dans la chambre de réaction peuvent être séparés des composants gazeux plus rapidement qu'en l'absence d'une eirculation, par suite du passage rapide de ces gaz à travers la chambre de réaction. Ainsi, ;Les gaz irradiés contenant les produits de la réaction sous la forme de brouillard ou de poussières atteignent les moyens de collectage plus rapidement et, partant, ces produits sont plus rapidement éliminés des-gaz. Dans la pratique de ce procédé, on maintient, de préférence, la température des moyens de collectage au-dessous du point de décomposition desdits produits de réaction. Après le passage à travers les moyens de collect#age, les gaz purifiés qui contiennent encore un reste de substances polluantes gazeuses non-converties, sont recyclés et viennent se joindre aux effluents gazeux devant être traités par irradiation. Ainsi, ces gaz sont à nouveau traités par irradiation. il en résulte qu'on est en droit d'espérer que, malgré que le temps de séjour total des gaz dans la chambre de réaction soit le même, c'est-à-dire, bien que la dose totale d'irradiation appliquée à ces gaz soit la même, le temps de séjour des produits de réaction dans la chambre de réaction est sensiblement abrégé, par suite de leur tran##rt' rapide vers les moyens de collectage. Le procédé perfectionné décrit ci-dessus est basé sur les découvertes suantes de la Demanderesse. Celle-ci a étudié l'influence des températures régnant dans la chambre de réaction sur les rapports de désulfurisation et de dénitration en détail et a trouvé ce qui suit (1) La vitesse de réaction des conversion des substances polluantes, notamment, des NOx et S02 gazeux en brouillard et en particules solides augmente avec la température. (2) Aux températures de l'ordre de 1500C à 2000C et plus, il se produit une réaction inverse, c'est-à-dire, que les brouillards et les particules solides produits se décomposent en une phase gazeuse et la vitesse de cette réaction inverse ou de décomposition augmente avec la température. (3) En fin de compte, par suite de la progression simultanée de ces deux sortes de réactions, le rapport d'élimination du 802 et des NOx décroît lorsque la température augmente au-delà de 1500C à 2000C. (4) La température de décomposition du brouillard et des particules solides varie avec leur composition. En conséquence, la limite supérieure de la température utilisable varie aussi avec la composition des produits de réaction. Les observations ci-dessus ont conduit la Demanderesse à la conclusion qu'il est préférable, pour augmenter l'efficacité de l'élimination des substances polluantes contenues dans les effluents gazeux,que le brouillard ou les particules solides produites dans la chambre de. réaction soient transférées aux moyens de collectage où la température est-maintenue au-dessous du pont de décomposition de ces produits de réaction et qu'il était avantageux de recycler les gaz dans la chambre de réaction pour être irradiés à nouveau en même temps que les effluents gazeux traités pour la première fois. il est bien évident que si l'on adopte le procédé ci-dessus, la chambre de réaction peut être maintenue à la température qui convient le mieux. pour convertir les substances polluantes gazeuses en un brouillard ou en une poussière, sans tenir compte de la réaction inverse. Dans la mise en pratique du procédé ci-dessus, le rapport de la quantité de gaz-en circulation sur la quantité du gaz initial à traiter est généralement compris entre 2 et 3 et, de p#référence, est de l'ordre de 10 ou plus. En d'autres termes, la quantité de gaz en circulation est de 2 à 3 fois, de préférence, de 10 fois ou plus supérieure à la quantité de gaz initialement introduite dans le procédé. De préférence, ce rapport est d'autant plus grand que le point de décomposition des produits est plus bas. Le temps nécessaire au gaz pour traverser la chambre de réaction une fois est généralement comprise entre 0,1 seconde et 60 secondes. Lorsque le point de décomposition des produits de réaction est bas, il est préférable que le temps de séjour des gaz dans la chambre de réaction soit le plus court possible. Dans la mise en pratique du procédé- ci-dessus, latempérature de 1 c.ex bre de réaction est habituellement comprise entre la température ambiante et environ 5000C. Toutefois, pour éviter une corrosion de la chambre de réaction, on maintient, de préférence, sa température au-dessus du point de rosée de l'effluent gazeux à traiter. La température de l'appareil collecteur doit être maintenue au-dessous du point de décomposition des produits de réaction. Habituellement, une température comprise entre 1500C et 2000C peut avantageusement être utilisée, bien qu'elle soit variable en fonction de la composition des effluents gazeux traités. il convient de noter que cette température doit aussi être déterminée en tenant compte du point de rosée des effluents gazeux afin d'éviter une corrosion du réacteur. On va décrire ci-après un mode de réalisation préféré de l'invention en référence à l'organigramme représenté sur le dessin annexé. En se référant maintenant /Fig. 5, on voit que l'effluent gazeux à traiter est produit par la combustion d'une huile lourde dans un appareil de combustion 1. Ce gaz est ensuite dirigé vers un collecteur de paussières préIiminaire 3 au moyen d'un ventilateur 2. Les impuretés solides du gaz sont éliminées dans le collecteur 3#, qui dirige le gaz purifié vers un échangeur de chaleur 4 où sa température est réglée avant son entrée dans la chambre de réaction 5. Dans la chambre 5, le gaz est irradié par des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur de particules 10. Dans ces conditions, les substances gazeuses polluantes, notamment, le 802 et les NOx contenues dans le gaz sont transformées en un brouillard et en particules solides.L'effluent gazeux contenant ces produits de réaction est ensuite envoyé par un ventilateur de circulation 6 dans un appareil de collectage 8 après être passé dans un échan geur de chaleur 7 où sa température est réglée. Dans l'appareil de collectage 8, le brouillard et les particules solides sont éliminés du gaz. Ensuite, le gaz ainsi purifié est dirigé vers une cheminée 11 pour être relâché dans l'atmosphere après avoir traversé un analyseur 9 qui vérifie sa teneur en S02 et en NOx Le reste du gaz purifié est renvoyé dans la chambre de réaction 5 afin d'être traité à nouveau par irradiation. La paroi de protection destinée à arrêter les radiations est indiquée en 12 sur la Fig. 5. Les exemples qui suivent sont destinés à illustrer les avantages du procédé ci-dessus dans lequel une partie des gaz circule entre la chambre de réaction et l'appareil de collectage et où la température dans ce dernier est maintenue au-dessous du point de décomposition des produits de réaction. Exemples 11-17 On utilise comme source de radiations un générateur de faisceaux électro-#iques du type Cockcroft-Walton. Comme chambre de réaction, on utilise une chambre ayant un volume de 12,5 1 (50 x 500 x 500) et qui renferme trois chicanes, comme le montre la Fig. 5. L'irradiation est exécutée de façon à exposer uniforméient l'effluent gazeux aux radiations. Deux précipitateurs électrostatiques, ayant chacun un diamètre intérieur de 100 mm et une longueur de 1000 m ont été utilisés corse collecteurs de poussières préliminaires correspondant respectivement aux dispositifs 3 et 8 de la Fig. 5. La tension appliquée à chacun de ces deux précipitateurs électrostatiques a été de 12 000 V.L'effluent gazeux à traitera été obtenu par la combustion d'une huile lourde de qualité B. La teneur en 802 et en NOx s'est respectivement élevée à 1200 et à 300 ppm. L'intensité d'irradiation a été de 4,3. 105 rad/ sec et le débit de circulation des gaz a été de 40 m3/h, sauf dans le cas de exemple 15 où ce débit a été de 80 m3/h. Les rapports de désulfurisation et de dénitration ont varié en fonction de la température comme l'indique le tableau 3 ci-après Tableau 3 Exemple NO Température Exemple N0 Température Temperature Rapport de Rapport de dans la dans la désulfurisa- dénitration chambre de dans la tion zone de réaction collectage (%) de . (0C) 11 110 110 74 82 -12 150 110 84 88 13 195 110 91 95 14 245 110 84 93 15 (x) 245 110 95 97 16 195 150 89 94 17 195 195 7 89 (x) Débit de circulation des gaz : 80 m3/h il ressort clairement du tableau 3 ci-dessus que les rapports de désulfurisation et de dénitration augmentent en même temps que la température dans la chambre de réaction. Dans l'exemple 14, on a observé une légère baisse du rapport de désulfurisation.Toutefois, comme le montre clairement les résultats de l'exemple 15, on obtient des rapports de désulfurisation et de dénitration élevés quand on augmente la quantité de gaz en- circulation. Les exemples qui suivent sont donnés aux fins de comparaison afin de souli gner les effets résultants de la circulation de gaz et du réglage de la température dans l'appareil de collectage. Exemples 18-22 (exemples de comparaison3. On opère selnn l'organigramme de la Fig. 5, mais avec la valve 13 fermées c'est-à-dire, sans circulation de gaz et sans réglage de la température dans l'appareil collecteur 8, tout en opérant corne dans les exemples 11-17, les résultats sont indiques dans le tableau 4 ci-après. TABLEAU 4 Température dans Tenpérature dans Rapport de Rapport de Exemple NO la chambre de la zone de col- désulfurisa- dénitration réaction ( C) lectage (-C) tion (O/o) (Z) 18 (x) 110 110 73 81 19 (x) 150 110 79 84 20 (x) 195 110 80 83 21 (x) 245 110 62 71 -22 (xx) 245 245 65 74 (x) Pas de circulation (xx) Débit du courant en circulation : 40 m3/h En comparant les résultats des exemples 11-14 à ceux des exemples 18-21, il est clair que la circulation locale des gaz est efficace et que l'augmentation du taux d'élimination des substances polluantes est considérable quand on procède aux irradiations à des températures élevées. il est clair qu'en traitant les effluents gazeux selon le procédé perfec tionné ci-dessus, les brouillards et les particules solides produits dans la chambre de réaction peuvent être rapidement recueillis dans les moyens de collectage avant de se redécomposer en agent polluant gazeux. Et, dans ces conditions, la désulfurisation et la dénitration peuvent être exécutées plus efficacement qu'en I'absence d'une circulation de gaz. Un autre point des recherches auxquelles s'est livrée la présente demanderesse a concerné la recherche d'un procédé pour traiter convenablement ou pour rejeter l'air contaminé produit dans une chambre d'irradiation. Plus précisément, quand on utilise dans divers procédés industriels, y compris dans les procédés pour traiter les effluents gazeux, une source de radiations p lacée à l'intérieur d'une chambre d'irradiation qui comporte une paroi de blindage pour arrêter les radiations situées à l'intérieur de celle-ci, une quantité importante de gaz nocifs, tels que les oxydes d'azote, l'ozone, etc .., est produite dans cette chambre d'irradiation, produisant ainsi une atmosphère contaminée dans celle-ci. Autrement dit, quand on expose un objet à des radiations-tel- les que des faisceaux d'électrons, des rayons X et autres, en utilisant des sources de faisceaux corpusculaires, telles que, par exemple, les accelérateurs de particules ou des isotopes radioactifs comme le cobalt 60 (60Co), le césium 137 ( Ce) et autre, non seulement l'objet que l'on veut irradier, mais encore l'air contenu dans la chambre d'irradiation est exposé aux radiations. il en résulte la production d'une quantité importante de NOx et de 03, qui contamine l'air de la chambre d'irradiation. Dans les conditions actuelles, l'air contaminé ainsi produit est relâché dans l'atmosphère, après avoir été dilué avec une grande quantité d'air frais ou après avoir été filtré au moyen de filtres spéciaux. Toutefois, cette manière de procéder ne constitue pas un moyen efficace pour éviter la pollution atmosphérique, car les substances polluantes ainsi relâchées s'accumulent dans l'atmosphère en créant de graves problèmes de pollution et en produisant, parfois, un brouillard photochimique. On voit donc que l'élimination des substances polluantes contenues dans l'air irradié avant de relâcher celui-ci dans l'atmosphère est utile du point de vue de la protection sanitaire de l'environnement.De plus, d'un autre point de vue, il est souvent nécessaire d'évacuer l'air pollué de la chambre d'irradiation le plus vite possible et de le remplacer par de l'air non pollué, sans cependant le relâcher directement dans l'atmosphère. Ceci est nécessaire, par exemple, lorsqu'un ouvrier doit entrer dans la chambre d'irradiation pour procéder à des réparations ou à des réglages. Dans l'intervalle, la manière de traiter les effluents gazeux industriels pour en éliminer les substances polluantes est devenue un grave problème, comme il a été indiqué. Parmi les substances polluantes, le bioxyde de soufre (S02) et les oxydes d'azote (NOx) sont particulièrement gênants et nuisibles et, pour concevoir cette raison, il existait un besoin pressant de /un procédé perfectionné permettant d'éliminer efficacement le S02 et les NOx des gaz perdus avant de relâcher ceux-ci dans l'atmosphère. Parmi les procédés destinés à cette fin, il en existe un dans lequel les effluents gazeux sont traités par irradiation. Toutefois, il n'existait jusqu a présent aucun procédé qui a donné des résultats concluants dans la pratique. En conséquence, l'un des buts de la présente invention est de fournir un procédé et une installation pour pouvoir relâcher sans danger l'air pollué engendré dans la chambre d'irradiation qui est utilisée dans diverses industries radiochimiques. Un autre but de l'invention est de fournir un procédé et une installation perfectionnés pour éliminer les substances polluantes et, en particulier, le 802 et le NOx des effluents gazeux en traitant ceux-ci par irradiation. Enfin, la présente invention a pour objet un procédé et une installation permettant de purifier simultanément de l'air irradié et des effluents gazeux industriels d'une manière efficace avant de les relâcher dans l'atmosphere, contribuant ainsi à améliorer l'hygiène de l'environnement. L'inventiôn atteint ces buts et d'autres en mélangeant l'air contaminé provenant d'une chambre d'irradiation avec les effluents gazeux venant de diverses installations industrielles avant d'irradier le mélange ainsi produit, dans une chambre de réaction, avec des radiations ionisantes ou des rayons ultra-violets. Selon le procédé ci-dessus, non seulement l1air contaminé de la chambre d'irradiation est convenablement purifié, mais encore l'efficacité de l'élimination des substances polluantes des effluents gazeux est sensiblement augmentée. En fin de compte, toutes les substances polluantes contenues tant dans l'air contaminé que dans les effluents gazeux sont effectivement éliminées à un degré satisfaisant. Il convient de préciser que l'expression "radiations ionisantes" entend désigner ici les rayons 6, les rayons r~, les rayons #, les rayons X, les faisceaux electroniques accélérés et autres. Dans la mise en pratique de la présente invention, on peut effectivement utiliser des rayons ultra-violets aussi bien que lesdites radiations ionisantes. Les faisceaux électroniques à haute énergie -peuvent être utilisés très avantageusement du point de vue industriel. On applique généralement les radiations ionisantes sous une intensité de 105 rad/sec à 1015 rad/ sec en appliquant une dose totale de 1.106 rad à 1.107 rad. L'intensité d'irradiation utilisée se situe, de préférence, entre 105 et 1010 rad/sec ou mieux entre 10 et 108 rad/sec. La dose totale d'irradiation est de préférence comprise entre 5.10 rad et 7.106 rad ou mieux, entre 1.106 et 5.106 rad. On va décrire maintenant un mode de réalisation préféré du procédé ci-dessus en référence au dessin annexé. Sur la fig.6, l'effluent gazeux à traiter qui contient du S02 et des NOx suit un trajet passant par une conduite de liaison 1 pour entrer dans une chambre de réaction 2 où il est irradié par les radiations provenant d'une source 3 placée au-dessus de la chambre 2. Le gaz irradié qui contient les produits de réaction des substances pollua#ntes sous la forme d'un brouillard et de poussières quitte la chambre de réaction en traversant une conduite 4 pour se rendre a un c ollecteur de brouillard et de poussières 9. Dans le collecteur 9, le brouillard et les particules solides sont éliminés du gaz et le gaz ainsi purifié est relâché dans l'atmosphère. Pendat cette procédure, la contamination de l'air contenu dans la chambre d'irradiation 8 se poursuit. L'air contaminé ainsi produit contient une quantité importante de NOx et de 03 produits par l'irradiation. SelonFle procédé perfectionné mentionné plus haut, l'air ainsi contaminé est insufflé dans la conduite 1 par le ventilateur 7, au lieu d'être relâché dans l'atmosphère après une simple dilution, et se joint aux effluents gazeux industriels avant que ceux-ci entrent 1s1s la chambre de réaction 2. Ainsi, le mélange gazeux est irradié dans la chambre de réaction, où tous les agents gazeux polluants, tels que NOx, S02, 03 et autres sont transformés en un brouillard et en particules solides. La paroi de blindage 5 comporte une entrée 6 par laquelle de l'air frais est introduit dans la chambre d'irradiation 8, afin de remplacer l'air évacué par le ventilateur 7. L'entrée 6 présente, de préférence, deux coudes, comme représenté, afin de# réduire a un minimum les fuites de radiations.La capacité du ventilateur 7 est calculée en fonction des dimensions de la chambre d'irradiation, de la nature et de l'intensité des radiations utilisées, de la manière dont elles sont appliquees, etc etc Du fait de l'utilisation d'un procédé dans lequel est prévue une élimination continue -de l'air contaminé présent dans la chambre d'irradiation, grâce au ventilateur 7, et une introduction continue d'air frais par l'entée 6, il devient possible à un ouvrier d'entrer dans la chambre d'irradiation pour procéder à des réparations et à des réglages dès que l'installation a été arrêtée. Un autre avantage important de ce procédé est qu'il permet d'évacuer l'air contaminé de la chambre d'irradiation sans avoir les mains liées par des problèmes gênants de pollution de l'environnement. Le procédé ci-dessus est particulièrement utile dans les cas où on procède à des irradiations de longue durée ou bien, lorsqu'unechambre de réaction, telle que la chambre 2 de la fig.6, et une source de radiations, telle que la source 3 de la fig. 6, sont considérablement espacées, c' est-a-dire, dans les cas où une grande quantité de NOx et de 03 peut être produite. Un autre avantage important de ce procédé réside dans le fait que l'addition d'une certaine quantité d'air contaminé provenant de la chambre d'irradiation aux effluents gazeux des diverses installations industrielles permet d'augmenter sensiblement l'efficacité d'élimination des NOx et du S02 de ces effluents. Un autre avantage de ce procédé réside en ce que l'addition des NOx et du 03 venant de la chambre d'irradiation aux effluents gazeux augmente la vitesse de réaction du S02, transformant ainsi les gaz nocifs rapidement en brouillard ou en particules solides. Enfin, ce procédé#offre aussi l'avantage que les instruments et les appareillages présents dans la chambre d'irradiation sont protégés de la-corrosion par les NOx et le 03, qui sont fortement corrosifs, du fait que ces gaz sont rapidement évacués. Les exemples qi suivent, qui n'ont bien entendu aucun caractère limitatif, feront mieux comprendre les particularités de l'invention. Dans ces exemples, l'irradiation a été exécutée en utilisant un accélérateur d'électrons placé à l'intérieur de la chambre d'irradiation, qui a 5 m de long, 7 m de large et 3,50 m de hauteur, c'est-à-dire, un volume de -122,5 m3. n-xempie 23 On alimente une chambre de réaction 2, conformément au procédé représenté sur la fig. 6, avec 200 m3/h des gaz résultant de la combustion d'une huile lourde et contenant 1000 ppa de S02 et 250 ppm de NOx Le ventilateur 7 représenté sur le dessin opère avec un débit de -50m3 d'air par heure. Dans la chambre de réaction, on irradie le mélange gazeux avec un faisceau d'électrons de 5 kW en utilisant un accélérateur d'électrons du type Cockcroft-Walton. La distance entre la surface inférieure de l'accélérateur 3 et la surface supérieure de la chambre de réaction 2 est de 5 cm. Un échantillon de gaz prélevé du courant de gaz irradiés passant par la sortie b de la chambre de réaction 2 a été analysé pour déterminer sa teneur en SOL, 03 et NOx. On n'a-pour ainsi dire pas détecté de 802, 03 et NOx. Un autre échantillon de gaz a été prélevé à l'intérieur de la chambre d'irradiation et a été analysé. On n'a dans ce cas, également pas détecté de 03 et de NOx. Exemple 24 (exemple de comparaison) On procède- comme dans l'exemple 23, mais sans utiliser le ventilateur 7. Une analyse d'un échantillon de gaz prélevé du courant de gaz irradiés passant par la sortie de la chambre d'irradiation indique respectivement une teneur-en S02 et en NOx de 90 ppm et 20 ppm. La teneur en O et en NOx de l'air irradié présent 3 dans la chambre d'irradiation 8 pendant le fonctionnement ateté respectivement de 130 ppm et 80 ppm. Au cours de ses recherches, la demanderesse s'est également attachée à établir la relation existant entre les conditions d'irradiation et l'efficacité d'élimination des substances polluantes. Plus précisément, la demanderesse a étudié l'influence de l'irradiation sur l'efficacité d'élimination desdits polluants gazeux, en utilisant un accélérateur d'électrons et les effluents gazeux résultant de la combustion d'une huile lourde de qualité B-. A cette fin, on a irradié ces effluents gazeux avec les faisceaux d'électrons provenant de l'accélérateur. Ceci a permis à la demanderesse de découvrir que lorsqu'on utilise des faisceaux d'électrons pour l'irradiation il existe "un effet d'intensité de dose" caractéristique intervenant dans l'élimination des substances polluantes et principalement des NOx et du S02 des effluents gazeux.Plus précisément, elle a découvert que pour purifier les effluents gazeux par une irradiation au moyen de faisceaux électroniques, l'élimination du bioxyde de soufre et des oxyde#s d'azote peut s'effec t uer plus efficacement lorsqu'on utilise des intensités d'irradiation élevées qu'avec des intensités d'irradiation relativement faibles. Autrement dit, à dose totale d'irradiation égale, l'utilisation d'une intensité d'irradiation plus élevée se révèle beaucoup plus efficace que celle d'une intensité plus faible. il s'agit là d'un résultat inattendu car, en général, quand on irradie des matières gazeuses avec des radiations, comme c'est le cas, par exemple, pour polymériser l'éthylène, une intensité de dose élevée est habituellement' moins efficace qu'uns intensité plus faible pour réaliser les réactions voulues entre les radicaux et les ions produits, car une grande partie de ces radicaux et de ces ions disparaissent avant d'avoir réagi avec. les monomères. C'est la raison pour laquelle on a considéré jusqu'ici qu'une irradiation à intensité réduite était p référable dans toutes les réactions en phase de vapeur utilisant des radiations. En se basant sur la découverte inattendue ci-dessus, la demanderesse a réalisé un procédé perfectionné pour éliminer les substances gazeuses polluantes, principalement les NOx et le S02 des effluents gazeux industriels. Dans la pratique de ce procédé perfectionné, on effectue avantageusement l'irradiation en utilisant des faisceaux électroniques de haute énergie provenant de sources, telles qu'un accélérateurs d'électrons. L'intensité d'irradiation qui peut être utilisée se situe entre 10 rad/sec 15 5 préférence, entré 10 et 1015 rad/sec, de préférence, entre 105 rád/sec et 10 rad/sec et mieux encore, entre 105 rad/sec et 10 rad/sec. La dose totale nécessaire pour obtenir une élimination satisfaisante des substances polluantes se situe entre 1.106 rad et 1 107 rad Dans la pratique de ce procédé perfectionné, le temps de séjour des effluents gazeux dans la chambre de réaction est habituellement de l'ordre de 1 sec à 20 sec. De plus, au besoin, des temps de séjour très courts, inférieurs à 1 sec., peuvent être utilisés dans la mise en pratique de l'invention, à cause des intensités d'irradiation très élevées pouvant être utilisées. Les exemples qui suivent sont destinés à illustrer les avantages mentionnés ci-dessus de ce procédé perfectionné basé sur ladite particularité, notamment sur "l'effet d'intensité de dose Exemple 25 On introduit dans la chambre de réaction -10 Nm3/h (mètres cubes normaux par heure) de gaz de combustion d'huile lourde contenant 100 ppm de S02 et 310 ppm de NOx et on irradie ces gaz dans cette chambre, à 1500C, avec des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur de particules à une intensité de dose de 6,45.105 rad/sec en appliquant une dose totale de 0,97 Mrad. Ensuite, on dirige les gaz ainsi irradiés vers un précipitateur électrostatique qui recueille les substances polluantes solidifiées et agglomérées. On prélève un échantillon de gaz du courant passant par une sortie dudit précipitateur électrostatique et on mesure sa teneur en NOx et S02. On constate que le 802 et les NOx sont respectivement présents dans la proportion de 610 ppm et O ppm ; en d'autres termes, le taux de désulfurisation a été de 39 % et celui de dénitration a été de presque 100 %. Exemples 26-28 On procède à des expériences analogues dans les mêmes conditions que dans l'exemple 25, mais en opérant respectivement avec des intensités de dose de 2,15.105 rad/sec, 4,3.105 rad/sec et 8,6.105 rad/sec. Dans-tous les cas, la dose totale d'irradiation a été de 0,97 Mrad. Les résultats sont indiqués sur la fig. 7, en même temps que ceux obtenus dans l'exemple 25. Exemples 29-30 (exemples de comparaison) Des expériences similaires ont été exécutées dans les mêmes conditions que dans l'exemple 25, mais en utilisant du Co-60 comme source de radiations et en opérant respectivement avec des intensités d'irradiation de 200 rad/sec et de 270 rad/sec. Dans les deux cas, la dose totale a été de 0,97 Mrad. Les résultats indiquent que le taux de désulfurisation a été, dans les deux cas, inférieur à 20 %. Ces résultats sont aussi indiqués sur la fig. 7, conjointement avec ceux des autres expériences. Exemples 31-33 On procède à des expériences analogues, dans les mêmes conditions que dans exemple 25, mais en opérant respectivement avec des intensités de dose de 2,15.10 rad/sec, 6,45.10 rad/sec et 8,6.105 rad/sec, la dose totale d'irradiation étant, dans tous les cas de 2,5 Mrad. Les résultats sont indiqués sur la fig. 7, conjointement avec ceux des autres expériences. Il ressort des résultats des exemples 25-33 mentionnés ci-dessus et de ltexamen de la fig. 7 qui représente schématiquement ces résultats, qu une in tensité de dose d'irradiation est plus efficace qu'une faible intensité pour éliminer les substances polluantes et principalement le 80 et les NOx contenus dans les effluents gazeux. Il ressort aussi de ces résultats et de cette figure qu'une intensité d'irradiation de 105 rad/sec et une dose totale d'environ 1 Mrad sont nécessaires pour exécuter le procédé efficacement. La source de radiation la plus avantageuse pour la mise en pratique de la présente invention est l'accélérateur d'électrons. La raison pour laquelle un accélérateur d'électrons convient le mieux pour l'invention est la suivante Comme l'on sait, lorsqu'on utilise de#s isotopes radioactifs comme source de radiations, "l'intensité de dose absorbée" que lton peut obtenir, dans l'état actuel de la technique, ne dépasse pas 1 Mrad/h, soit environ 300 rad/ sec. En effet, il est difficile d'obtenir des intensités de dose absorbée plus grandes à cause de certains problèmes parmi lesquels le dégagement de chaleur résultant de l'auto-absorption", c1est-à-dire, de l'absorption des radiations par l'isotope radio-actif lui-même, et de la fusion résultante de celui-ci.En conséquence, il est presque impossible de traiter de grandes quantités d'effluents gazeux industriels en les irradiant avec des isotopes de façon à obtenir une dose total égale ou supérieure à 1 Krad, principalement pour la désulfurisation et la dénitration. D'autre part, an utilisant le cobalt 60 comme source de radiation, une grande quantité de Co 60 et de nombreuses heures d'irradiation sont nécessaires pour traiter, de façon satisfaisante, les effluents gazeux sous une intensité d'irradiation de 1 ilrad/h. Mais on conçoit qu'il est pratiquement impossible de laisser des effluents gazeux industriels, qui se présentent habituellement sous un volume extrêmement grand, séjourner dans un réacteur pendant plusieurs heures aux fins d'irradiation. Dans la pratique, pour traiter les effluents gazeux industriels par irradiation, le maximum de temps de séjour admissible dans un réacteur est de l'ordre de 20 secondes. Or, si une dose totale de 2 3 Mrad est nécessaire pour réaliser le degré d'élimination désiré,des substances polluantes des effluents, le calcul montre que l'intensité de dose minimale nécessaire s'établit à 105 rad/sec, en se basant sur le temps de séjour maximal des gaz de 20 secondes. L'une des sources de radiations qui est capable de fournir un-e telle intensité de dose et qui est disponible actuellement, est l'accélérateur d'électrons. En effet, certains accélérateurs de puissance peuvent facilement fournir une intensité de dose atteignant 107 rad/sec, et en utilisant ceux-ci, les effluents gazeux peuvent avantageusement être traités en peu de temps et de façon économique dans le cadre du procédé perfectionné ci-dessus. Un autre avantage qui découle de l'utilisation des accélérateurs d'électrons est que ceux-ci sont moins dangereux car la radioactivité disparaît quand on les arrête. De plus, le niveau d'énergie des radiations émises peut être modifié pendant l'utilisation. En consequence, il est possible de changer rapidement l'intensité de dose et la dose totale d'irradiation en fonction des variations de la quantité des effluents gazeux à traiter ou de leur teneur en substances polluantes, permettant ainsi d'exécuter le procédé dans les meilleures conditions économiques. Un autre avantage qui résulte de l'utilisation d'un accélérateur d'électrons est qu'il ne nécessite qu'une structure de blindage relativement légère car la portée moyenne (ou la longueur moyenne du trajet) du faisceau électronique est courte. Il ressort des explications ci-dessus que le procédé pour traiter des effluents gazeux industriels par irradiation pour en éliminer les substances polluantes n'est réalisable industriellement qu'en utilisant un accé lérateur d'électrons, tant du point de vue pratique que pour la sécurité, l'économie et- autres. il convient de noter qu'un fait bien connu dans le domaine de la radiochimie est que l'effet des faisceaux électroniques est très différent de celui des rayons t , a ou autres. C'est ainsi, par exemple, que dans la polymérisa- tion des monomères insaturés ou dans la réticulation aux fins de polymérisation des résines de polyester insaturées par irradiation, l'effet d une irradiation au moyen de 1 Mrad de rayons t sous une intensité de dose d'environ 104 rad/h est presque égal à celui d'une irradiation de 10 Mrad au moyen d'un faisceau d'électrons à une intensité de dose d'environ 105 rad/sec.Ainsi donc, la découverte de la demanderesse que l'effet d'une irradiation de 1 Mrad au moyen de faisceaux électroniques à une intensité de dose d'environ 105 rad/sec est sensiblement supérieur à une irradiation de 1 Mrad avec des rayons t à une faible intensité, par exemple à 103 rad/sec,est inattendue. Un autre point sur lequel ont porté les recherches de la demanderesse concerne la relation entre la pression des effluents gazeux et l'efficacité d'élimination des substances polluantes. Plus précisément, elle a étudié l'effet de l'augmentation de la pression des gaz au cours du processus pendant lequel les effluents sont irradiés et elle a trouvé que l'efficacité d'élimination des NOx et du S02 est sensiblement augmentée par une augmentation de la pression des effluents pendant le stade au-cours duquel ceux-ci sont exposes aux radiations. La demanderesse a trouvé, conformément à ses études précédentes qu'à égalité de dose totale, plus la teneur en substances polluantes est vaste, meilleure est l'efficacité d'élimination de celles-ci. En ne jugeant que sur le fait ci-dessus, on pourrait s'attendre à ce qu'une augmentation de la pression des gaz se traduise par une diminution de l'efficacité d'élimination des substances polluantes puisque la densité des gaz augmente en même temps que la pression et qu'une densité plus élevée est équivalente à une teneur plus élevée en substances polluantes. En conséquence; la découverte faite par la demanderesse qu'une augmentation de la pression des gaz pendant que ceux-ci sont exposés aux radiations se traduit par de meilleurs résultats en ce qui concerne l'efficacité d'élimination des substances polluantes, est inattendue. Plus précisément, il est surprenant qu'à teneur égale de substances polluantes, une pression plus élevée était préférable à une pression plus basse au cours du traitement d'irradiation des effluents gazeux aux fins d'élimination des substances polluantes. Les exemples qui suivent sont destinés à illustrer des particularités de cet "effet de pression" de la présente invention. Exemple 34 On introduit dans une chambre de réaction 10 Nm3 /h de gaz de combustion d'huile lourde contenant initialement 1000 ppm de S02 et 300 ppm de NOx et on les y irradie avec des faisceaux électroniques sous une intensité de dose de 2,15 . 105 rad/sec en appliquant une dose totale de 0,8 Mrad sous une pression de 2 atm , puis on dirige les gaz ainsi irradiés vers. un précipitateur électrostatique pour en séparer les substances polluantes agglomérées. L'analyse d'un échantillon de gaz prélevé du courant traversant la sortie montre une teneur en 802 de 420 ppm et une teneur en NOx de 57 ppm, ce qui indique un taux de désulfurisation de 58 % et un taux de dénitration de 81 %. Autrement dit, 58 % de S02 et 81 % de NOx qui étaient initialement présents dans le courant de gaz ont été éliminés. Exemple 35 On procède comme dans l'exemple 34, mais en utilisant des gaz de combustion d'huile lourde contenant 500 ppm de S02 et 145 ppm de NOx. Après le traitement de purification, la teneur en S02 et en NOx est respectivement de 160 ppm et 20 ppm. Ainsi, le taux de désulfurisation a été de 68 % et le taux de dénitration de 86 %. Exemple 36 On procède comme dans l'exemple 34, mais en utilisant des gaz de combustion d'huile lourde contenant 1 520 ppm de 802 et 590 ppm de NOx. Après le traitement, la teneur en S02 et en NOx a été respectivement de 745 ppm et de 148 ppm. Ainsi, le taux de désulfurisation s'est élevé à 51 % et le taux de dénitration à 75 %. Exemple 37 (exemple de comparaison) On procède-conine dans l'exemple 34, mais en effectuant l'irradiation sous une pression de 1 atm (pression atmosphérique). On constate que la teneur en S02 a été abaissée de 990 ppm à 560 ppm (taux de désulfurisation 43 %) et que la teneur en NOx a été ramenée de 300 ppm à 93 ppm (taux de dénitration 69 %). Exemple 38 (exemple de comparaison) On procède comme dans l'exemple 35, mais en opérant l'irradiation à la pression de 1 atm (pression atmosphérique). Ainsi, la teneur en S02 a été ramenée de 490 ppm à 210 ppm (taux de désulfurisation 57 %) et la teneur en NOx a été réduite de 150 ppm à 40 ppm (taux de dénitration 73 %). Exemple 39 (exemple de comparaison) On procède à nouveau comme dans l'exemple 36, mais en effectuant l'irradiation à la pression de 1 atm au lieu de 2 atm dans l'exemple 36. Ainsi, la teneur en S02 a été ramenée de 1 500 ppm à 960 ppm (taux de désulfurisation 36 %) et la teneur en NOx a été réduite de 600 ppm à 220 ppm (taux de dénitration 63 %). Les résultats des exemples 34 à 39 sont illustrés par la figùre 8. Un autre point qui a été plus particulièrement étudié par la demanderesse visait à découvrir un procédé permettant d'éliminer plus efficacement les oxydes d'azote, notamment. Comme il a été indiqué, des oxydes d'azote sont contenus dans les gaz engendrés par la combustion des huiles lourdes et de carburants analogues. De plus, de grandes quantités d'oxydes d'azote sont produites lorsqu'on dissout certains métaux, ou lorsqu'on fait subir des traitements de surface à certains métaux au moyen d'acide nitrique ou quand on procède à des synthèses chimiques en utilisant de l'acide nitrique. Les oxydes azote ainsi produits sont considérés comme l'un des principauxfacteurs de la pollution atmosphérique et, pour cette raison, on a actuellement grand besoin d'un procédé permettant de les éliminer efficacement. Or, jusqu'à présent, aucun procédé pratique donnant des résultats satisfaisants n'a été trouvé. En conséquence, les recherches de la demanderesse ont été plus particulièrement axées sur la découverte et la mise au point d'un procédé permettant d'éliminer effectivement les oxydes d'azote contenus dans les effluents gazeux au moyen d'un traitement d'irradiation. Après de nombreuses expériences dans ce domaine, la demanderesse a trouvé qu'en traitant les effluents gazeux par irradiation, puis en lavant les gaz irradiés avec de-l'eau ou avec une solution alcaline, il était possible d'en éliminer tres efficacement les oxydes d'azote, l'expression "effluent gazeux" entend inclure ici toutes sortes de gaz de combustion- ainsi que les gaz résultant de la dissolution de divers métaux dans de l'acide nitrique, les gaz résultant des traitements de surface de certains métaux avec de l'acide nitrique et les gaz résultant de diverses synthèses chimiques utilisant de l'acide nitrique, etc ... Dans la mise en pratique de ce procédé, une condition importante est qu'au moins 1 % en volume d'oxygène doit être présent dans les effluents gazeux à traiter En conséquence, quand les gaz à traiter contiennent moins de 1 % en volume d'oxygène, l'addition d'une certaine quantité d'oxygène, à partir d'une source extérieure, afin de porter la teneur en oxygène des gaz à 1 % en volume ou plus est nécessaire. Les exemples qui suivent sont destinés à illustrer 11,,effet de lavage" de l'invention. Exemple 40 On fait passer dans une chambre de réaction ayant un volume de 12,5 1 et maintenue à 250 C un effluent gazeux contenant 1 000 ppm d'oxydes d'azote sous un débit de 2 I/sec. Dans cette chambre, on irradie le gaz par des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur du type Cockcroft-Walton sous une-intensité de dose de: 8 . 105 rad/sec en appliquant une dose totale de 2 Mrad. Après l'irradiation, on fait passer dans le gaz traité, par barbotage, à travers une solution aqueuse à 1 % d'hydrate de sodium aux fins de lavage. Après ce traitemen#t de lavage, on analyse le gaz et on constate que sa teneur en oxydes d'azote a été ramenée à 570 ppm. Exemple 41 On procède comme dans l'exemple 40, mais en utilisant de l'eau à la place de la solution aqueuse d'hydrate de sodium de exemple 40. Ainsi, la teneur en oxydes d'azote est réduite de 1 000 ppm à 850 ppm. Exemple 42 On procède comme dans I'exemple 40, mais en utilisant une solution aqueuse à 3 % d'hydrate de sodium au lieu de la solution aqueuse à 1 % de l'exemple 40. Ainsi, la teneur en oxydes d'azote est réduite à 620 ppm. Exemple 43 On place un échantillon d'un effluent gazeux contenant 600 ppm d'oxyde 3 d'azote dans une ampoule de verre de 500 cm que l'on s#celle. Ensuite, on irradie ce gaz avec des rayons t provenant d'une- source de cobalt 60 sous une intensité de 5 . 105 rad/h pendant 3 heures. Ensuite, on prélève cet échan 3 3 tillon de 500 cm de gaz irradiés au moyen d'une seringue contenant 20 cm d'une solution aqueuse à 1 % d'hydrate de sodium. On lave énergiquement le gaz en secouant la seringue. Ensuite, on analyse la teneur en oxydes d'azote du gaz ainsi lavé. On trouve une teneur en oxyde d'azote de 380 ppm. Exemple 44 (exemple de comparaison) On fait passer un courant d'effluents gazeux contenant 2 000 ppm d'oxydes d'azote dans un rédacteur ayant un volume de 12,5 1 et qui est maintenu à 250 C, sous un débit de 1,5 1/sec. On irradie ce gaz dans le réacteur au moyen de faisceaux électroniques provenant d'un accélérateur à résonance à une intensité de 5 . 105 rad/sec en appliquant une dose totale de 2 Mrad. On analyse le gaz ainsi irradié sans le laver, ni avec de l'eau, ni avec une solution alcaline, pour déterminer sa teneur en oxydes d'azote. Cette teneur se situe à 2 100 parties par million. La demanderesse a également étudié un autre procédé pour éliminer les oxydes d'azote par irradiatio#, procédé ans letel l'irradiation est exécutée en présence d'eau, permettant ainsi de supprimer le "lavage après irradiation". Plus préciséaent, cet autre procédé censiste à irradier des effluents gazeux contenant des oxydes d'azote avec des radiations ioaisante-s ou des rayons ultraviolets en présence d'eau, convertissant ainsi ces oxydes en un brouillard ou en poussières, ces produits de réaction--étant ensuite recueillis par des moyens de collectage classiques, tels que des précipitateurs électrostatiques, des séparateurs cyclones, des filtres et autres. Ce procédé s'applique aux effluents gazeux contenant des oxydes d'azote, au moins, tels que ceux qui ont déjà été mentionnés plus en détail ci-dessus. Dans la pratique de ce procédé, la présence d'une petite quantité d'oxygène èst nécessaire. La proportion préférée d'oxygène se situe entre 1 et 10 % en volume. Dans la mise en pratique de ce procédé, l'effluent gazeux à traiter contient, de préférence, une quantité d'humidité équivalente à ou supérieure à sa teneur en oxydes d'azote. En conséquence, lorsque la teneur d'humidité de l'effluent gazeux est inférieure à la quantité équivalente à sa teneur en oxydes d'azote, il est préférable de procéder à une addition d'humidité provenant d'une source extérieure avant l'irradiation. Lorsque la teneur en humidité du gaz est supérieure à l'équivalent de la quantité d'oxydes d'azote, le gaz peut être irradié directement, mais même dans ce cas, une addition d'eau à l'entrée du réacteur ou dans le réacteur, par atomisation, améliore souvent l'efficacité de l'élimination des substances polluantes de l'effluent gazeux traité. Llintensité de dose d'irradiation dépend de -la teneur en NOx de effluent gazeux, de sa teneur en humidité et autre, mais se situe généralement entre 105 rad/sec à 107 rad/sec bien qu'une intensité en dehors de ces limites puisse être utilisée pour une élimination effective des NOx. Pendant l'irradiation, la température du gaz est, de préférence, égale ou supérieure à 1000 C, bien que dés températures inférieures, par exemple, de 200 C à 300 C soient admissibles. Il est utile de maintenir la température du gaz dans le dispositif de collectage à un niveau inférieur à celui du stade d'irradiation pour assurer un collectage efficace du brouillard produit. Comme moyens de collectage du brouillard produit, on peut avantageusement utiliser des précipitateurs électrostatiques, des séparateurs cyclones, des filtres et autres. Les exemples qui suivent, qui n'ont bien entendu aucun caractère limitatif, feront mieux comprendre les particularités de l'invention. Exemple 45 On fait passer dans un réacteur ayant un volume de 12,5 1 et maintenu à 1000 C sous un débit de 5 1/sec un courant de gaz perdus contenant 1 000 ppm d'oxydes d'azote. On insuffle dans ce réacteur, en l'atomisant, 1 cm / sec d'eau, et on irradie le gaz dans celui-ci au moyen d'un faisceau d'électrons provenant d'un accélérateur d'électrons du type Cockcroft-Walton sous une intensite de 8 . 105 rad/sec. Après son passage dans le réacteur, on analyse le gaz irradié pour déterminer sa teneur en oxyde d'azote ; on trouve qu'elle est de 650 ppm. Exemple 46 On fait passer dans un réacteur ayant un volume de 12,5 l et maintenu à 1000 C, sous un débit de 2 1/sec, un courant d'effluents gazeux contenant 420 ppm d'oxydes d'azote et 10 000 ppm d'eau. On irradie ce gaz avec un faisceau d'électrons provenant d'un accélérateur du type Cockcroft-Walton sous une intensité de dose de 8 . 105 rad/sec. On dirige le gaz ainsi irradié dans un dépoussiéreur Cottrell et on l1analyse pour déterminer sa teneur en oxyde d'azote. Celle-ci s'établit à 300 ppm. Exemple 47 On introduit dans une ampoule de verre résistante à la pression ayant 3 un volume de 200 cm un échantillon d'un effluent gazeux contenant 2 500 ppm 3 d'oxydes d'azote, ainsi que 0,5 cm d'eau, puis on scelle l'ampoule. On maintient dans l'ampoule une température de 1000. C et on irradie le gaz qu'elle contient avec des rayons \ provenant d'une source de Co .60 sous une intensité de dose de 5 . 10 rad/h pendant 3 heures. Après l'irradiation, on abaisse immédiatement la température dans l'ampoule à 200 C. Ensuite, on élimine le brouillard produit en faisant passer le gaz à travers un filtre à garniture de verre, puis on analyse le gaz pour déterminer sa teneur en oxydes d'azote ; celle-ci est de 1 800 ppm. Exemple 48 (exemple de. comparaison) On procède comme dans l'exemple 45, mais sans effectuer d'irradiation. On n'observe aucune diminution de la teneur en oxydes d'azote du gaz. Exemple 49 (exemple de comparaison) On mélange du monoxyde d'azote avec de l'air sec pour produire un mélange contenant 500 ppm de monoxyde d'azote. On traite ce mélange gazeux comme il est spécifié dans l'exemple 46. On observe qu'aucun brouillard n'est produit après l'irradiation et l'analyse du gaz montre que sa teneur en oxyde d'azote a légèrement augmenté et qu'elle est de 520 ppm. D'autre part, la demanderesse s'est également efforcée de perfectionner le procédé d'élimination des NOx et du S02 des effluents gazeux par un traitement d'irradiation. Les recherches de la demanderesse ont principalement été axées vers une diminution du coût du traitement, car le traitement des effluents gazeux au moyen de faisceaux électroniques est relativement onéreux et, pour cette raison, n'est que difficilement applicable sur le plan industriel. Ces études ont permis à la demanderesse de trouver que le procédé pouvait être exécuté de façon très économique en opérant en deux étapes. Avant de décrire ce procédé en détail, il convient de noter qu'il existe de nombreux procédés efficaces pouvant être exécutés de façon économique, lorsqu'il s'agit d'éliminer le 802 des effluents gazeux. Ces procédés comprennent, par exemple, une tour de lavage, un épurateur à venturi, etc .. Par contre, en ce qui concerne l'élimination des NOx contenus dans les effluents gazeux, le traitement par irradiation est, dans l'état actuel de la technique, le procédé le plus efficace et il n'existe aucun autre procédé au moyen duquel les oxydes d'azote peuvent être éliminés presque entièrement des gaz perdus.En consquence, si l'élimination des NOx pouvait être effectuée assez rapidement, comparativement à l'élimination du S02, le fait de diviser le procédé en deux étapes serait avantageux du point de vue économique. A cette fin, la demanderesse a procédé à de nombreuses expériences et a étudié les résultats de celles-ci. En se référant maintenant à la fig. 9, on voit un diagramme montrant le rapport entre le temps de séjour des gaz dans la chambre de réaction (c'est-àdire entre le temps d'irradiation) et le taux de désulfurisation ou de dénitration. La fig. 9 montre clairement qu'il y a une grande différence entre le temps nécessaire pour éliminer les NOx et celui qu'exige l'élimination des NOx et du S02. Ceci suggère que si l'on utilise un faisceau d'électrons pour l'irradiation afin d'éliminer seulement les NOx, une petite dose suffira. Selon la fig. 9, les NOx sont éliminés en l'espace d'environ 2 secondes, tandis qu'près 10 seconde des d'irradiation il reste encore une quantité appréciable de 802 dans l'effluent gazeux.Il en découle que l'élimination complète des NOx et du S02 exige cinq fois plus de temps que celui nécessaire pour éliminer les NOx seuls. Ainsi donc, il est clair que la majeure partie de la dose d'irradiation est consommée pour convertir le S02 gazeux en brouillard quand on utilise un faisceau électronique pour éliminer complètement les NOx et le S02 des effluents gazeux. Compte tenu de ce qu'il existe un grand nombre de procédés éprouvés de désulfurisation qui peuvent avantageusement être mis en oeuvre sur une échelle industrielle, l'irradiation par un faisceau d'électrons n'est pas toujours le meilleur procédé pour éliminer le S02 des effluents gazeux, bien que ce soit le procédé le plus avantageux d'élimination des NOx. Jusqu ici, on a considéré l'idée de traiter les effluents gazeux en deux étapes, notamment, en une première étape d'irradiation avec une dose minimale de faisceau électronique afin d'éliminer presque complètement les NOx, oui en une seconde étape de désulfurisation consistant a traiter les gaz irradiés par des procédés classiques de désulfurisation, par exemple, dans une tour de lavage, et qu'il en résulterait ainsi un procédé global très efficace et économique. En se.basant sur l'idée ci-dessus, la demanderesse a procédé à un grand nombre d'études. Ces études ont nontré qu'il existe une relation, qui est celle exprimée par l'équation suivante, entre la quantité de NOx éliminée par irradiation (y ppm) et la dose totale d'irradiation de l'effluent gazeux (x Mrad) y = 160 x (1) Il a aussi été confirmé par de nombreuses expériences que l'équation ci-dessus s'applique de façon précise à une certaine plage d'intensités d'irradiation. Plus précisément, quand l'intensité d'irradiation est comprise entre certaines limites, la quantité de NOx éliminée de effluent gazeux est indépendante de cette intensité et varie proportionnellement à la dose totale appliquée aux gaz. L'équation (1) ci-dessus a été obtenue en calculant le rapport entre la dose totale (en Mrad) et la quantité de NOx éliminée de l'effluent gazeux (ppm), comme représenté sur la figure 10. Par l'équation ci-dessus, on sait que quand la teneur en NOx de l'effluent est 70 ppm, la dose totale d'irradiation nécessaire pour éliminer presque complètement les Nox est de 0,44 Mrad. De même quand la teneur en NOx des gaz est de 300 ppa, la dose totale nécessaire pour ltélimination est de 1,88 Mrad, tandis que quand la teneur en NOx est de 500 ppm, la dose totale s'établît à 3,1 #1rad. Ainsi, d'une maniere générale, quand la teneur en NOx est y ppm, la dose totale (x Mrad) nécessaire pour éliminer les Nox de l'effluent gazeux de façon sensiblement complète est donnée par la relation suivante x = 160 (Mrad) --------------------------- (2) 160 On va décrire maintenant plus en détail le procédé en deux étapes de la présente inventinn. La figure il est un organigramme d'un mode de réalisation préféré du procédée traitement en deux étapes des gaz d'echappement ou perdus selon l'invention. Sur la figure 1, la référence numérique 3 désigne une source de gaz perdus ou d'effluents gazeux, d'où ces gaz traversent une conduite pour gagner une chambre de réaction 2. Dans la chambre de réaction, les effluents gazeux sont irradiés par des faisceaux d'électrons provenant d'un générateur de faisceaux électroniques 3 placé près de cette chambre.Cette irradiation convertit les oxydes d'azote NOx gazeux présents dans les gaz en un brouillard ou en par ticules solides en même temps qu'une partie du 802 Les gaz ainsi irradiés sont envoyés, conjointement avec le brouillard et les patticules solides ainsi produites, dans un collecteur 4 où le brouillard et les particules solides sont éliminés. Ensuite, les gaz qui contiennent encore une grande quantité de S02 mais presque plus de NOx, sont envoyés dans un appareil de désulfurisation 5 où le reste de 802 est éliminé, puis l'effluent gazeux ainsi purifié est renvoyé dans l'atmos phère au moyen d'un ventilateur 6 par une cheminée 7. Il convient de noter que dans le procédé ci-dessus, l'intensité de dose du faisceau électronique est limitée au minimum nécessaire pour une élimination complète des NOx, en se basant sur la valeur calculée à partir de l'équation (2) précédente. Pendant l'exécution de ce procédé en deux étapes, on maintient dans le collecteur une température inférieure au point de décomposition des produits de réaction des substances polluantes, cette température étant gnéraîement égale ou inférieure à 1500-2000C. Ceci est nécessaire pour éviter; dans toute la mesure du possible, la corrosion des appareils par les NOx résultant de la décomposition des produits de réaction ou des NOx gazeux restants. Parmi les collecteurs de brouillard et de poussières pouvant être utilisés pour la mise en pratique de ce procédé, on peut citer les précipitateurs électrostatiques classiques, les filtres à sac en matière spéciale et autre.En ce qui concerne les dispositifs de désulfurisation, on peut avantageusement utiliser des tours de lavage et des installations classiques analogues dans la mise en pratique du procédé ci-dessus. Corne il a été mentionné ci-dessus, ce procédé en deux etapes présente un grand intérêt du point de vue industriel du fait qu'il constitue un moyen très efficace et économique pour éliminer complètement les NOx et les 802 Un autre point de recherche de la demanderesse a concerné l'utilisation la plus avantageuse de l'énergie de rayonnement dans la pratique de ce procédé. Jusqu'à présent, lorsqu'on exposait une. matière gazeuse aux radiations provenant d'un accélérateur de particules, par exemple, d'un accélérateur d'électrons, l'irradiation était exécutée dans une chambre de réaction comportant une fenêtre constituée par une mince feuille d'un métal, tel que le titane, l'acier inoxydable, l'aluminium, etc .#.., la matière gazeuse étant irradiée à travers cette'vitre" Dans ces conditions, il était préférable que la "vitre" soit aussi mince que possible à cause des pertes d'énergie résultant des propriétés d'absorption de celle-ci qui augmentent en même temps que son épaisseur. Toutefois, il n'était pas possible de descendre au-dessous d'une épaisseur d'environ 20 /u à 30 /u pour des raisons de résistance mécanique, de résistance thermique et autres.Or, même quand l'épaisseur de la "vitre', est comprise dans les limites indiquées, l'absorption de l'énergie du faisceau électronique par celle-ci est encore considérable. C'est ainsi, par exemple, que lorsqu'on utilise des faisceaux électroniques d'une énergie de 500 keV sous une intensité de 100 mA (500 kW) et qu'on projette ces faisceaux à travers une vitre en titane de 30 /u d'épaisseur, il se produit une absorption de 8,5 kW d'énergie, ce qui correspond-à 17 % de l'énergie totale. Or, l'énergie ainsi absorbée est transformée en chaleur et, de ce fait, une installation de refroidissement ralatîvement importante est nécessaire, ceci représente un inconvénient économique évident. Comme île déjà été indique, la demanderesse a inventé un procédé pour éliminer le bioxyde de soufre et les oxydes d'azote contenus dans les effluents gazeux en traitant ceux-ci par irradiation. Les radiations qui peuvent être utilisées dans le procédé ci-dessus comprennent des rayons X, les faisceaux électroniques, les rayons, les rayons ,-les rayons Yet les rayons ultraviolets provenant de sources, telles que des générateurs de radiations, des accélérateurs de particules, de radioisotopes et autres. En ce qui concerne la dose de radiation devant être absorbée, celle-ci représente une dose totale de plusieurs Mrad lorsque l'intensité d'irradiation utilisée est de IMrad/sec. On sait aussi que plus l'intensité de dose ou d'irradiation est élevée, plus le taux de désulfurisation et de dénitration est favorable. Toutefois, lorsqu'on utilise des radiations ayant une courte portée, telles que les faisceaux électrons niques, pour la mise en pratique de l'invention, une grande partie de celles-ci, poussant représenter de 10 à 20 %; est généralement transformée en chaleur et est perdue. Dans ce cas, une installation de refroidisssement relativement importante est nécessaire pour refroidir la vitre de la chambre d'irradiation. C'est la raison pour laquelle la demanderesse a porté son attention sur uae étude visant à trouver un procédé permettant d'utiliser dans les meilleurs conditions l'énergie de ces rayonnements. Un mode de réalisation préféré du procédé de l'invention va être décrit maintenant en référence aux différentes figures du dessin annexé. Sur la figure 12, un effluent gazeux contenant du bioxyde de soufre et des oxydes d'azote traverse une conduite 1 pour se rendre dans une chambre de réaction 2 où il est irradié par des faisceaux électroniques provenant d'un accéirateur de particules 5, ce qui a pour conséquence de convertir le bioxyde de soufre et les oxydes d'azote en un brouillard et en particules solides. Sur la figure 12, la référence 4 désigne la vitre de l'accélérateur de particules 5. L'effluent gazeux irradié quitte la chambre de réaction 2 pour se rendre, en traversant une conduite 6, dans un collecteur de brouillard et de poussières 10 où le brouillard et les particules solides sont éliminés. Les gaz ainsi purifiés sont relâchés dans l'atmosphère au moyen d'un ventilateur 11. Les figures 13, 14 et 15 montrent un accélérateur d'électrons et une chambre de réaction. Lorsque, dans la mise en pratique du traitement d'irradiation des effluents gazeux prévu par l'invention, la chambre de réaction 2 comporte une "vitre" 3, comme représenté sur la figure 14, les pertes d'énergie et la nécessité d'une installation de refroidissement posent de sérieux problèmes, comme il a été expliqué ci-dessus.Or, si les pertes d'énergie de radiations étaient les seules à poser un problème, celui-ci pourrait être résolu en intégrant ou en confondant la chambre de réaction 2 et l'accélérateur 5, comme représenté sur la figure 13 et en supprimant ainsi la "vitre" 3 de la chambre de réaction 2 en ne laissant subsister que la vitre 4 de l'accélérateur 5, en divisant ainsi l'espace intérieur en une section d'accélération et en une chambre de réaction au moyen de la vitre 4. Mais ce mode de construction a le défaut de compliquer considérabisent le remplacement éventuel de la vitre 4, dans le cas où celle-ci serait usée ou endommagée.De plus, en cas de rupture de la vitre 4, l'effluent gazeux contenu dans la chambre de réaction 2 entrerait immédiatement dans l'accélérateur 5, ce qui, le plus souvent, rendrait le fonctionnement de celui-ci impossible ou provoquerait une grave corrosion de l'intérieur de celui-ci En conséquence, l'installation perfectionnée selon la présente invention n'a pas une structure intégrée, mais une structure séparée, comme représenté sur la figure 15 dans laquelle seule la vitre 3 de la chambre de réactinn 2 n'est pas utilisée, en laissant simplement subsister la fenêtre ouverte par laquelle les radiations sont appliquées aux effluents gazeux de la chambre de réaction. Par ce moyen, les pertes d'énergie de radiations qui résultaient des pro priétés d'absorption de la vitre métallique de la chambre de réaction ont été éliminées et l'installation de refroidissement pour cette vitre est devenue inutile. Etaut donné que le ventilateur 11, qui est situé en dernière position dans le procédé, aspire les gaz de la fenêtre de la chambre de réaction, il n'y a pas de danger que les effluents gazeux soient soufflés de la chambre de réaction vers l'accélérateur, mmme dans le cas où la vitre de ce dernier se briserait pendant le fonctionnement. Un autre avantage qui découle de la suppression de la vitre 3 de la fenêtre de la chambre de réaction est que l'air contaminé contenu dans la chambre d'irradiation 9, qui renferme une quantité importante de NOx et de 03, est évacué en continu par aspiration, ce qui constitue un moyen pratique pour se débarrasser de cet air contaminé sans le relâcher directement dans l'atmosphère. A cela s'ajoute que l'addition de NOx et de 03 l'effluent gazeux contribue à accélérer la vitesse de réaction du 802 comme il a été explique plus haut. Un autre avantage est-que les appareillages loges dans la chambre d'irradiation, et notamment l'accéléateur, sont protégés de la corrosion par suite de l'évacua- tion rapide de l'air contaminé. Il est important qu'une entrée d'air frais 8, comme représenté sur la figure 12, comportant au moins deux coudes ainsi que des moyens pour régler la quantité d'air frais introduite dans la chambre d'irradiat-ion soit prévue#dans la paroi de blindage 7. La présence d'au moins deux coudes réduit à un minimum les fuites de radiations. La présence des moyens permettant de régler la quantité d'air frais évite qu'une quantité excessive d'air soit aspirée par la fenêtre 3 ce dont résulterait une dilution excessive et inutile de effluent gazeux. Il est bien évident que ce n'est que dans ces conditions qu'il est possible de supprimer la vitre fermant la fenêtre 3.De plus#, on peut faire varier la quan- tité d'air aspiré par la fenêtre 3 en plaçant un registre dans l'espace compis entre ltaccélérateur 5 et la chambre de réaction 2. Un exemple préféré d'un tel registre est représenté sur les figures 16A et 16B. Ce registre peut avantageusement etre conçu pour régler la quantité d'air introduite dans la chambre de réaction en fonction du volume de l'effluent gazeux, de sa teneur en substances polluantes, etc ... Au besoin, l'espace compris entre la chambre de réaction et llaccéléra- teur pourrait être complètement fermé au moyen du registre. D'autres exemples de registres sont représentés sur les figures 17 et 18. La figure 17 montre un registre comprenant un cadre composé de panneaux métalliques percés d'un certain nombre d'ouvertures. Avec ce registre, on peut régler la quantité d'air aspiré en changeant le nombre et les dimensions des ouvertures. La figure 18 montre un registre comportant un grand nombre de fentes. ta figure 19 montre, à grande échelle, un exemple de la forme que peuvent présenter les fentes du registre de la figure 18. Avec une fente ayant la forme représentée sur la figure 19, la résistance qui s oppose à l'aspiration de l'air vers l'intérieur est relativement faible, tandis que celle qui empêche ltexpulslon de lteffluent gazeux est relati vement grande. Ainsi, les fuites d'effluents gazesx peuse t être lisitées i un minimum en cas d'accident. Au cours de ltexposé précédent, on s'est référé au cas uu un accélérateur de particules est placé auviessus,de la chambre de réaction, mais il est bien évident que cette disposition n'est pas indispensable. En effet, l'acoierateur peut occuper n importe quel emplacement approprié proche de la chambre de réaction. Les études faites par la demanderesse ont également visé à améliorer la chambre de réaction utilisée pour le traitement d'irradiation des effluents gazeux. Plus précisément, les efforts de la demanderesse ont porté sur la réalisation d'une installation perfectionnée pouvant être avantageusement utilisée pour effectuer des réactions radiochimiques en irradiant des gaz avec des faisceaux d'électrons. Le champ d'applications de la radiochimie aux réactions en phase gazeuse a progressé dans des domaines très divers parmi lesquels on peut citer, en exemple, la polymérisation de l'éthylène, du propylène, du tétrafluorure d'éthylène et autre, le craquage du pétrole, etc . , en utilisant des sources de radiations et notamment des isotopes radioactifs, tels que le cobalt 60, le césium 137, le krypton 85 etc ..., un réacteur nucléaire, un accélérateur de particules et autres. La forme des-chambres de réaction destinées aux réactions radiochimiques varie selon la nature des radiations utilisées, selon les matières particulières à irradier, etc ...Parmi les diverses radiations qui peuvent être utilisées pour ces réactions, on sait qu'il est particulièrement difficile d'utiliser efficacement l'énergie des faisceaux électroniques pour éxécuter des réaction en phase gazeuse du fait que la portée de ces faisceaux est courte et que ceux-ci sont facilement diffusés, ce qui ne permet que diffi- cilement aux gaz d'absorber effectivement et uniformément leur énergie. En conséquence, l'un des buts de la présente invention est de fournir une chambre de réaction pouvant avantageusement être utilisée pour effectuer des réactions en phase gazeuse par irradiation avec des faisceaux électroniques. L'expression "faisceaux électro#ues" ou "faisceaux d'électrons" entend désigner ici des faisceaux provenant de sources, telles que les acdlérateurs du type Cockcroft-Walton, les accélérateurs du type Van de Graaf, les accélérateurs du type à transformateur, à noyau isolé, les accélérateurs linéaires, etc ... En utilisant la chambre de réaction perfectionnée ci-dessus, on est en droit d'attendre une utilisation optimale de l'énergie des radiations émises par ces sources. Cette chambre de réaction perfectionnée a été inventée en se basant sur la théorie suivante. Quand un faisceau élearonique qui a été accéléré par-une énergie E(MeV) traverse Xg/cm2 d'une matière ayant un nombre de masse A et un nombre atomique Z, ce faisceau est diffusé selon une distribution de Gauss. Dans ce cas, l'angle de diffusion moyen quadratique du faisceau incident e2 est donné par l'équation suivante 2 représente 2 où t représente E/mc , mc représentant l'énergie au repos de l'électron. On sait que plus le nombre atomique d'une matière est grand, plus cette matière réfléchit les faisceaux électroniques. En se basant sur ces faits, la demanderesse a procédé à des études qui lui ont fait découvrir que lorsque la chambre de réaction a une forme telle qu'elle concorde avec l'angle de diffusion du faisceau électronique d'irradiation et lorsque sa paroi intérieure est couverte d'un revetement constitué par une matière ayant un nombre atomique élevé, par exemple par du plomb, l'efficacité d'utilisation des faisceaux electroniques est remarquablement améliorée. De plus, la demanderesse a aussi découvert qu'en imprimant aux gaz un mouvement tourbillonnaire ou giratoire dans la chambre de réaction, ces gaz sont uniformément irradiés.L'installation perfectionnée selon la présente invention mentionnée ci-après a été réalisée en se basant sur ces découvertes. Un mode de réalisation préféré de l'invention va être décrit maintenant en référence aux diverses figures du dessin annexé. Sur la figure 20, le faisceau électronique d'un accélérateur de particules I traverse la fenêtre 2 de celui-ci dans laauelle il est diffuse suivant un anale quadratique moyen conformément à l'équation (1) ci-dessus. En admettant que la distance entre la fenêtre 2 de l'accélérateur 1 et la fenêtre 3 de la chambre de réaction est égale a "a", la longueur "b" de la forure 20 est donnée par tg En conséquence, la fenêtre 3 de la préférence, plus grande que la fenêtre 2 de 2a tg re de réaction est, de comme le montre de façon évidente la figure 21.Le faisceau électronique qui traverse la f est soumis à une nouvelle diffusion suivant un angle de diffusion moyen Ainsi, la diffusion totale initiale du faisceau électronique correspond à l'angle de diffusion totale moye La chambre de réaction de la présente invention a été calculée en se basant sur la façon à présenter une surface inclinée suivant un ang ssus de par rapport à la verticale. De plus, la hauteur de cette chambre de réaction est calculée pour être égale ou du même ordre que la portée effective du faisceau électronique de l'accélérateur. De plus, la paroi intérieure de la chambre-de réaction es; couverte d'une matière ayant un nombre atomique élevé, telle que le plomb. Ce revêtement est indiqué en 4 sur le dessin. Il contribue à augmenter la rétrodiffusion du faisceau électronique qui a déjà été diffusé par les gaz contenus dans la chambre de réaction, permettant ainsi à ce dernier d'absorber un maximum d'énergie. De plus, en prévoyant une aube de gidage 6 près de l'entrée 5 de la chambre de réaction, comme le montre la figure 20, ou en imprimant au courant de gaz un mouvement tourbillonnaire, comme le montre la figure 21, par des moyens quelconques, l'irradiation des gaz peut être effectuée uniformément. Il est bien évident que les dimensions et la forme réelles de la chambre de réaction, y compris sa hauteur et l'angle que fait sa surface inclinée avec la verticale, dépendent de la quantité d'effluents gazeux à traiter, de la nature et de la proportion des substances polluantes, du niveau d'énergie des faisceaux électroniques utilisés, de la nature et de l'épaisseur des vitres des fenêtres de l'accélérateur et de la chambre de réaction, etc Les exemples qui suivent sont destinés à illustrer des avantages qui résultent de l'utilistion de la chambre de réaction perfectionnée selon la présente invention. Dans ces exemples, on a utilisé un accélérateur de particules comportant une fenêtre carrée de 5 cm x 60 cm fermée par une vitre d'aluminium de 0,2 mm d'épaisseur. Le faisceau électronique avait une énergie de 1MeV et une intensité de 2 mA. La fenêtre de la chambre de réaction -utilisée était fermée par une vitre d'aluminium de 0,1 mm d'épaisseur, la distance entre les fenêtres d'accélé et de la chambre de réaction étant de 8 cm.L'angle de diffusion moyen du faisceau électronique a été calculé avec ltequation (I) pour le cas d'un faisceau accéléré par une énergie de I MeV traversant une feuille d'aluminium de 0,2 mm d diffusion moyen on a trouvé qu'il était de 26,5 et que l'angle de après son passage à travers la seconde feuille d'aluminium de 0,1 mm d'épaisseur était de 3W . Ainsi, la valeur de la tangente de l'angle de 26,5 est presque égale à#0,5. Exemple 50 On introduit des gaz de combustion d'huile lourde ayant une teneur en 802 de 1 000 ppm, une teneur en NOx de 710 ppm et une teneur en O d'environ 3 %, sous un débit de 10 m3/h, dans une chambre de réaction de 13 cm de long (5 + 2 x 8 x 0,5) de 68 cm de large (60 + 2 x 8 x 0,5) et de 50 cm de hau#t, et dont la surface inclinée fait un angle de 320 sur la verticale, cette chambre comportant un revêtement de plomb de 2 mm d'épaisseur et possédant une fenêtre de 13 cm de long dur 68 cm de large couverte d'une feuille d'aluminium de 0,1 mm d'épaisseur. Un mouvement tourbillonnaire a été imprimé au courant de gaz de la chambre de réaction, dans laquelle celui-ci a été irradié, à 1500C, avec un faisceau d'électrons d'une énergie de 1 MeV sous une intensité de 2 mA.Après l'irradiation, la teneur en S02 du gaz a été de 50 ppm (taux de désulfurisation 95 %), et sa teneur en NOx a été de 15 ppm (taux de dénitration : 98 %). Exemple 51 (exemple de comparaison) Dans une chambre de réaction ayant la forme d'un prisme rectangulaire de 13 ci de long, 68 ci de large et 50 ci de haut, ne comportant pas de revetement intérieur de plomb et dont la fenêtre est fermée par une vitre d'aluminium de 13 cm de long, 68 cm de large et 0,1 mm d'épaisseur, on introduit a raison de 10 m3/h des gaz de combustion d'huile lourde contFRnt 990 ppm de 802, 700 ppm de NOx et 3 Z de 02. Aucun mouvement tourbillonnaire n'est imprimé à ce courant de gaz et celui-ci est irradié, à 1500C, avec un faisceau électronique d'une énergie de 1 MeV sous une intensité de 2 mA. La tEneur en S02du gaz ainsi irradié a été de 370 ppm (taux de déselfurisatinu ;-63 %) et sa teneur en NOx a été de 250 ppm (taux de dénitration : 64 i0). Exemple 52 (exemple de comparaison) On utilise la même chambre de réaction que dans L'exemple 50, mais sans le revêtement intérieur de plomb. On introduit dans cette chambre des gaz de combustion d'huile lourde anut une teneur en S02 de 1 000 ppm, une teneur en NOx de 700 ppm et une teneur en 02 d'environ 3 % sous un débit de 10 m3/h, sans imprimer de mouvement tourbillonnaire à ce courant de gaz. On irradie les gaz dans la chambre de réaction à 1500C avec un faisceau d'électrons d'une énergie de 1 MeV et sous une intensité de 2 mA. La teneur en S02 des gaz ainsi irradiés a été de 305 ppm (taux de désulfurisation : 71 %) et sa teneur en NOx a été de 200 ppm (taux de dénitration : 71 %). Exemple 53 (exemple de comparaison) On utilise la-meme chambre de réaction que dans l'exemple 50, mais sans revêtement intérieur de plomb. Dans cette chambre, on introduit, à raison de 10 m3/h des gaz de combustion dthuile lourde contenant 1010 ppm de S02, 710 ppm de NOx et environ 3 Z de 02, sans imprimer de mouvement tourbillonnaire au courant de gaz.On irradie ce courant de gaz à 1500C avec un faisceau d'électrons d'une énergie de 1 MeV et sous une intensité de 2 mk La teneur en S02 du gaz ainsi irradié a été de 90 ppm (taux de désulfurisation : 91 %) et sa teneur en NOx a été de 55 ppm (taux de dénitration : 92 %), Les résultats expérimentaux ci-dessus montrent clairement qu'en utilisant la chambre de réaction perfectionnée selon la présente invention, l'énergie des faisceaux électroniques peut être absorbée très efficacement par les oxydes d'azote NOx et par le bioxyde de soufre 802 Dans l'expose qui pttede, l'expression portée maximale" des faisceaux électroniques est pratiquement équivalente à la "portée effective" de ceux-ci. La figure 20 montre un mode de réalisation préféré de la chambre de réaction perfectionnée de la présente invention. Sur cette figure, les référence numériqes ont la signification suivante I désigne un accélérateur d'électrons 2 " la fenêtre de l'accélérateur 3 " la fenêtre de la chambre de réaction 4 désigne le revêtement en une matière ayant un nombre atomique élevé, telle que le plomb 5 " l'entrée de la chambre de réaction 6 " une aube de guidage ; et 7 " la sortie de la chambre de réaction. La figure 21 montre une exemple des moyens pouvant être utilisés pour imprimer un mouvement tourbillonnaire au courant de gaz entrant dans la chambre de réaction. REVENDICATIONS 1. Procédé pour éliminer les NOx et le S02 contenus dans des effluents gazeux qui consiste à régler le rapport de la teneur en NOx sur la teneur en 802 de maniere qu il soit compris entre 0,1 et 3 avant d'introduire les gaz dans une chambre de réaction à faire circuler lesdits gaz dans ladite chambre de réaction en les irradiant en même temps avec des radiations ionisantes ou avec des rayons ultraviolets provenant d'une source placée près ou dans ladite chambre de réaction, convertissant ainsi les substances polluantes gazeuses incluant les NOx et le 802 en un brouillard et/ou en particules solides ; ét, ensuite à collecter les particules ainsi produites au moyen d'un collecteur de brouillard et de poussières. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on règle le rapport des concentrations de NOx/S02 en prétraitant les effluents gazeux dans un dispositif approprié placé en amont de la chambre de réaction afin de procéder à une élimination grossière d'une partie des NOx ou du 802 afin de régler ledit rapport. 3. Procédé pour éliminer les NOx et/ou le SO des effluents gazeux qui consiste à introduire des effluents gazeux dans une chambre de réaction ; à faire circuler lesdits gaz dans ladite chambre de réaction, en les irradiant en même temps avec des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur de particules placé près de ladite chambre 'de réaction, à une intensité de dose d'environ 105 rad/sec. ou plus afin d'obtenir une dose totale d'environ 1 Mrad ou plus, convertissant ainsi les substances polluantes gazeuses, NOx et/ou S02, en un brouillard et/ou en particules solides puis, à recueillir les particules ainsi produites au moyen d'un collecteur de br#ouillard et de poussières. 4. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on exécute l'irradiation avec des faisceaux dAélectrons provenant d'un accélérateur placé près de la chambre de réaction à une intensité de dose d'environ 105 rad/sec ou plus, de façon à appliquer une dose totale d'environ 1 Mrad ou plus. 5. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'on exécute l'irradiation avec des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur placé près de la chambre de réaction à une intensité de dose d'environ rad/sec ou plus en appliquant une dose totale d'environ 1 Mrad ou plus. 6. Procédé en deux étapes pour éliminer les NOx et/ou le 802 des effluents gazeux qui consiste à introduire les effluents gazeux dans une chambre de réaction à faire circuler lesdits gaz dans cette chambre de réaction et à les irradier en mene tenus avec des radiations ionisantes ou des rayons ultra-violets provenant d'une source placée près ou dans ladite chambre' de réaction, convertissant ainsi presque tous les NOx gazeux et une quantité minimale de 802 en un brouillard et/ou en fines particules à introduire les gaz irradiés avec les produits de la réaction ainsi produits dans un appareil de collectage où lesdits produits de réaction sont séparés des gaz à introduire les gaz contenant une quantité appréciable de S02 et ne contenant pas de quantité appréciable de NOx dans un appareil conçu pour éliminer le S02, où le S02 est éliminé à un degré satisfaisant ; et à relâcher dans l'atmosphère les effluents gazeux ainsi purifiés. 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'on exécute L'irradiation avec des faisceaux électroniques provenant d'un accélérateur placé près de la chambre de réaction à une intensité de dose d'environ 105 rad/sec ou plus en appliquant une dose totale d'environ I Mrad ou plus. 8. Procédé pour éliminer les substances polluantes incluant les NOx et le S02 des effluents gazeux industriels en procédant, en même temps, à la purification de l'air contaminé remplissant la chambre d'irradiation qui consiste : à évacuer l'air contaminé de la chambre d'irradiation au moyen d'un ventilateur aspirant en l'envoyant rejoindre un courant d'effluents gazeux, ou bien on l'insuffle directement dans une chambre de réaction, puis on irradie le mélange de gaz contenu dans cette chambre de réaction avec des radiations ionisantes ou des rayons ultra-violets on introduit le mélange de gaz ainsi irradié avec les produits de réaction desdites substances polluantes dans un dispositif de collectage en le faisant passer par une conduite on recueille lesdits produits de réaction desdites substances polluantes sous la forme d'un brouillard ou de poussières au moyen dudit disposi tif de collectage ; et on relâche les gaz dans l'atmophère.par une cheminée. 9. Procédé selon la revendication 8 caractérisé en ce qu'on effec tue l'irradiation avec des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur placé près de la chambre de réaction sous une intensité de. dose d'environ 105 rad/sec ou plus en appliquant une dose totale d'environ 1 Mrad ou plus. 10. Procédé pour éliminer des substances polluantes et, notamment,les NOx et le S02 des effluents gazeux en procédant simultanément à une purification ,E. I'Lil produit dans une chambre d'irradiation qui consiste à évacuer l'air contaminé de la chambre dtirradiation au moyen d'un ventilateur aspirant en faisant en sorte qu'il se joint à un courant d'effluents gazeux ou en l'insufflant directement dans une chambre de réaction puis en irradiant le mélange de gaz contenu dans la chambre de réaction avec des faisceaux d'electrons provenant d'un accélérateur de particules placé près de la chambre de réaction sous une intensité de dose d environ îos rad/sec ou plus en appliquant une dose totale d'environ 1 Mrad ou plus, convertissant ainsi presque tous les NOx gazeux cet une quantité minimale de 802 en un brouillard et/ou en fines particules solides à introduire les gaz irradiés avec les produits de réaction ainsi formés dans un dispositif de collectage ou lesdits produits de réaction sont séparés des gaz à introduire les gaz contenant une quantité appreciable de S02 et ne contenant pas de quantité appréciable de NOx dans un dispositif conçu pour éliminer le S02 où le S02 est éliminé à-un degré satisfaisant; et à relâcher les effluents gazeux ainsi purifiés dans ltatmosphère. 11. Procédé pour' éliminer les NOx et/ou le 802 des effluents gazeux qui consiste à augmenter la pression des effluents gazeux dans des limites comprises entre au-dessus de la pression atmosphèrique et environ 2 atm. et en irradiant en même temps les gaz ainsi pressurisés avec des radiations ionisantes ou des rayons ultraviolets provenant d'une source placée près ou dans ladite chambre de réaction, convertissant ainsi les substances polluantes gazeuses et, notamment, les NOx et/ou le S02 en un brouillard et/ou en particules solides puis à recueillir les particules ainsi produites au moyen d'un collecteur de brouillard et de poussières. 12. Procédé selon la revendication Il caractérisé en ce qu'on exécute l'irradiation avec des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur placé pres de la chambre de réaction sous une intensité de dose d'environ 105 rad/sec ou plus en appliquant une dose totale d'environ 1 Mrad ou plus. 13. Procédé pour éliminer les NOx et/ou le S02 contenus dans des effluents gazeux qui consiste à introduire les effluents gazeux-dans une chambre de réaction; à faire circuler lesdits gaz à travers cette chambre de réaction en les irradiant en même temps avec des radiations ionisantes ou avec des rayons# ultra-violets provenant d'une source placée près ou danscettechambre de réaction, convertissant ainsi les substances polluantes et, notamment, les NOx et/ou 'le S02 en un brouillard et/ou en particules solides; à introduire les gaz irradiés avec les particules constituant les produits de la réaction dans un dispositif de collectage où lesdits produits de réaction sont recueillis;; à renvoyer une partie des gaz ainsi purifiés dans la chambre de réaction pour être irradiés à nouveau et, à relâcher le reste des gaz purifiés dans l'atmosphère par une cheminée, la température des gaz dans le dispositif de collectage étant maintenue au-dessous du point de décomposition desdits produits de réaction. 14. Procédé pour éliminer les NOx et/ou le S02 des effluents gazeux qui consiste à introduire les effluents gazeux dans une chambre de réaction; à faire passer lesdits gaz à travers la chambre de réaction en les irradiant en même temps avec des radiations ionisantes ou avec des rayons ultraviolets provenant d'une source placée près ou dans la chambre de réaction, transformant ainsi les substances polluantes gazeuses et, notamment, les NOx et/ou le SO, en un brouillard et/ou en particules solides puis à recueillir les particules ainsi produites au moyen d'un dispositif de collectage, la température des gaz étant maintenue, dans celui-ci, au-dessous du point de décomposition desdits produits de réaction. 15. Procédé selon la revendication 1 caractérisé 'an ce qu'on maintient dans le dispositif de collectage la température des gaz au-dessous du point de. décomposition des produits de réaction. 16. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'on main-# tient dans le premier dispositif de collectage la température des gaz au-dessous du point de décomposition des produits de réaction. 17. Procédé selon la revendication 13 caractérisé en ce qu'on exécute l'irradiation avec des faisceaux d'électrorzs provenant d'un accélérateur 5 placé près de la chambre de réaction à une intensité de dose d'environ 10 rad/sec ou plus en appliquant une dose totale d'environ 1 Mrad ou plus. 18. Procédé pour éliminer' les NOx des effluents gazeux qui consiste à introduire les effluents gazeux dans une chambre de réaction à faire passer lesdits gaz à travers cette chambre de réaction les irradiant en même temps avec des radiations ionisantes ou avec des rayons ultra-violets provenant d'une source placée près de ladite chambre de réaction, transformant ainsi les NOx gazeux en un brouillard et/ou en particules solides; à introduire les gaz irradiés avec les particules ainsi produites dans une tour de lavage où ces gaz sont lavés avec de l'eau ou avec une solution alcaline, puis à relâcher dans l'atmosphère les gaz ainsi lavés. 19. Procédé selon la revendication 17 caractérisé en ce qu'on exécute l'irradiation avec des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur placé près de la chambre de réaction à une intensité de dose d'environ rad/sec ou plus en appliquant une dose totale d'environ 1 Mrad ou plus. 20. Procédé pour éliminer les NOx des effluents gazeux qui consiste à introduire les-effluents- gazeux dans une chambre de réaction, à faire circuler lesdits gaz à travers la chambre de réactign-en les irradiant en même temps avec des radiations ionisantes ou avec des rayons ultra-violets en présence d'humidité ou de vapeur d'eau, convertissant ainsi les substances polluantes gazeuses et, notamment, les NOx en un brouillard et/ou en particules solides puis à recueillir les particules ainsi produites au moyen d'un collecteur de brouillard et de poussières. 21. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'on effectue l'irradiation avec des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur placé près de la chambre de réaction à une intensité de dose d'environ rad/sec ou plus en appliquant une dose totale d'environ 1 Mrad ou plus. 22. Procédé pour éliminer les NOx et/ou le S02 contenus dans des effluents gazeux qui consiste à introduire ces effluents gazeux dans une chambre de réaction à faire circuler lesdits gaz à travers cette chambre de réaction en les irradiant en même temps avec des faisceaux d'électrons provenant d'un accélérateur de particules placé près de ladite chambre de réaction, à travers une fenêtre prévue dans cette dernière, caractérisé en ce qu'on place la chambre de réaction et l'accélérateur de particules dans une chambre d'irradiation dont le volume est limité par des parois de blindage empêchant les fuites de radiations, celle-ci comportant une entrée d'air frais présentant, au moins, deux coudes et des moyens pour régler la quantité d'air frais introduite dans ladite chambre d'irradiation, lesdits coudes ayant pour but de réduire les fuites de radiations à un minimum, à interposer un registre pour régler la résistance à l'aspiration entre l'accélérateur de particules et la chambre de réaction , à placer un ventilateur en dernière position, c'est-à-dire, à la sortie de l'installation, afin de maintenir une aspiration près de la fenêtre de la chambre de réaction et à enlever la vitre de cette fenêtre, permettant ainsi d'exposer directement les effluents gazeux aux faisceaux d'électrons traversant ladite fenêtre. 23. Chambre de réaction destinée à être utilisée dans un procédé pour éliminer les substances polluantes contenues dans des effluents gazeux industriels qui comprend une enveloppe ayant une surface supérieure et une surface inférieure horizontales et une surface inclinée dont l'angle a été déterminé en fonction de l'angle de diffusion moyen des faisceaux d'électrons par rapport à la verticale, une fenêtre à travers laquelle des faisceaux d'éledrons sont projetés, ménagée dans la surface supérieure ; une entrée pour des effluents gazeux comportant des moyens pour imprimer un mouvement en spirale aux gaz ainsi introduits; et une sortie pour les gaz irradiés, la surface intérieure de ltenveloppe etant couverte d'un revêtement d'une matière constituée par un ou plusieurs éléments ayant un nombre atomique élevé, la hauteur spécifique de l'enveloppe étant déterminée par la portée effective des faisceaux d'électrons. 24. Chambre de réaction destinée à être utilisée dans un procédé pour éliminer les substances polluantes contenues dans des effluents gazeux industriels qui comprend une enveloppe ayant une surface supérieure et une surface infé rieure horizontales et une surface inclinée formant un angle par rapport à la verticale, Q12 étant le carré moyen de l'angle de diffusion des faisceaux d'électrons passant à travers la vitre de la fenêtre de l'accélérateur, tandis que Q22 est le carré moyen de l'angle de diffusion des faisceaux d'électrons traversant la vitre de la fenêtre de la chambre de réaction, une fenêtre à travers laquelle aes faisceaux d'électrons sont projetés prévue dans la surface supérieure, une entre pour les effluents gazeux équipée de moyens pour imprimer un mouvement en spirale à ceux-ci et, une sortie pour les gaz irradiés, les surfaces intérieures de l'enveloppe comportant un revêtement de plomb, la hauteur de l'enveloppe étant égale ou du même ordre que la portée effective des faisceaux d'électrons. 25. installation pour éliminer les substances polluantes et, notamment, les NOx et/ou le S02 des effluents gazeux industriels et pour purifier l'air pollué résultant du traitement de ceux-ci dans une chambre d'irradiation qui comprend une chambre de réaction ayant une entrée et une sortie et des moyens pour introduire les effluents gazeux dans cette chambre de réaction, une chambre d'irradiation dont le volume est limité par des parois de blindage entourant une source de radiations située près de ladite chambre de réaction, lesdites parois de blindage étant destinées à empêcher pratiques les -ftit# de radiations, ladite chambre de radiations comportant une entrée d'air frais traversant une certaine partie désdites parois de zone des moyens insuffler l'air contaminé de la chambre d'irradiation dans le courant d'effluents gazeux avant que ceux-ci entrent dans la chambre de reaction et des moyens de collectage reliés à la sortie de la chambre de réaction afinsde recevoir les gaz irradiés contenant les substances polluantes sous la forme d'un brouillard ou de poussières;