La présente invention est relative à un procédé de fabrication d'un revêtement mural, ainsi qu'à un revêtement fabriqué selon ce procédé. Elle concerne plus particulièrement la fabrication d'un revêtement mural constitué d'une feuille de parement réalisée en un matériau tissé, et d'une feuille de papier sur laquelle la feuille de parement est fixée à laide d'une pellicule d'enduit. I1 est connu d'utiliser un tissu naturel ou synthétique comme revêtement mural. Généralement, pour poser un tel revêtement, on commence par clouer des baguettes sur le mur, puis on agrafe le tissu sur ces baguettes. On utilise parfois également un dispositif d'accrochage en deux éléments tel que celui qui est connu sous le nom de "VELCRO", l'un des deux éléments étant agrafé au mur et ltautre fixé au dos du tissu. On comprend que la pose de tels revêtements soit fastidieuse et onéreuse. C'est pourquoi il a été proposé de livrer le revêtement mural sous la forme d'une feuille de parement, réalisée en matériau synthétique ou naturel tissé, collée sur une feuille de papier afin de permettre le collage de lsen- semble sur le mur comme stil s'agissait d'un papier peint. Le papier est choisi perméable à l'air, de même que l'enduit servant à la fixation du tissu sur le papier, afin de permettre le séchage de l'enduit de fixation sur le mur. Ces revêtements connus sont actuellement obtenus par application du tissu sur le papier enduit, l'ensemble étant porte à une température suffisante pour provoquer l'adhésion. Or, cette température est trop élevée pour permettre le traitement de certains tissus synthétiques. Par exemple, elle interdit le collage, par ces procédés connus, d'un tissu de fils de polypropylène, ce matériau se déformant aux environs de 1209 C. De plus, il est difficile de poser bord à bord les différents lais de ces revetements connus. En effet, lorsque l'on coupe un tel revêtement, on constate que le tissu s'effiloche au niveau de la coupure : l'enduit utilisé pour la fixation du tissu au papier assure celle-ci superficiellement, mais ne pénètre pas entre les fils pour les solidariser entre eux. On obtient des jonctions inesthétiques, qu'il faut dissimuler sous des rubans collés dont l'effet n'est pas toujours très heureux. Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients en proposant un collage qui puisse convenir aux tissus de matériau à bas point de ramollissement, et qui solidarise entre eux les fils de tissus. Le procédé selon l'invention n'impliquant pas de soumettre le tissu à une température supérieure à 100 C, il permet de traiter, outre les tissus susceptibles d'être traités par les procédés connus, les tissus à bas point de ramollissement, et en particulier les tissus de fils de polypropylène, matériau économique. Il permet, en chauffant l'enduit, fusible à basse température et appliqué en épaisseur suffisante, de le faire pénétrer entre les fils du tissu par simple pression, pour les solidariser sur toute leur longueur. Dans un mode d'exécution préféré du procédé, l'ensemble de ces opéra- tions ne demande qu'unie extrudeuse, pour l'application de la couche de l'enduit sur le papier, et une calandre chauffante, pour le collage proprement dit. Le papier support du tissu est choisi de préférence ignifugé. Un papier stripable, permet, de plus, d'arracher facilement le revetement lorsque l'on veut en poser un autre, et ceci en laissant une surface prête au réemploi. Le procédé de fabrication d'un revêtement mural selon l'invention, par collage, sur une feuille de papier, d'une feuille de parement en fibres dematériau synthétique à bas point de ramollissement, est caractérisé par le fait que: - l'on forme une pellicule d'enduit, à bas point de fusion, - l'on applique la pellicule sur la feuille de papier, - l'on refroidit éventuellement l'ensemble, - l'on introduit la feuille de papier porteuse de la pellicule d'enduit et la feuille de parement, appliquée contre la dite pellicule, dans une zone chauffée à une température comprise tertre 90 et llOSC, pour provoquer le ramollissement de enduit, en appliquant une pression pour assurer la pénétration de l'enduit entre les fibres" i L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description cidessous, relative à un mode de mise en oeuvre non limitatif du procédé selon l'inventan, et aux dessins annexés, qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue d'un revêtement mural selon l'invention, en coupe transversale par rapport à l'une des directions du tissage. La figure 2 illustre schématiquement les différentes étapes de la fabrication du revêtement mural selon l'invention. La figure 1 montre en 1 la feuille de parement en tissu, colléesur une feuille de papier 2. Ce revêtement est destiné plus particulièrement à être collé au mur comme un papier peint. Au cas où le tissu utilisé serait ouvert ou transparent, on pourrait colorer la face enduite du papier par impression, ou par tout autre moyen connu, avant de déposer l'enduit, de façon à lui donner la coloration voulue. On choisit de préférence un papier 2 qui soit ignifugé et stripable. Cette dernière qualité permet d'arracher facilement le revêtement du mur, lorsque l'on veut remplacer celui-là, tout en iaissant celui-ci prêt pour une nouvelle application : la feuille de papier se scinde en deux feuilles, dont l'une est arrachée en même temps que le revêtement, l'autre restant collée au mur. Selon l'invention, l'enduit 3 utilisé pour le collage du tissu au papier interpénètre le tissu de façon à assurer non seulement le collage des tronçons de fils en contact avec le papier 2, mais également à solidariser les fils sur toute leur longueur, afin d'éviter l'effilochage lors de la coupe. En 3a, l'enduit emprisonne totalement les tronçons de fils en contact avec le papier 2, de façon à être en contact avec les autres tronçons et assurer leur collage. I1 est à noter qu'une feuille d'un matériau non tissé (non représentée) peut être disposée entre le tissu et le papier, noyée dans l'enduit. Selon un mode d'exécution préféré du revêtement selon l'invention, le tissu 1 est formé de fils d'un matériau synthétique à bas point de ramollissement, plus particulièrement de fils de polypropylène, dont le point de ramollissement se situe aux environs de 120 C. C. La figure 2 illustre le procédé de fabrication du revêtement à partir d'un tel tissu. Dans l'exemple représenté, la feuille de papier 2 est déroulée en continu, entraînée et guidée de façon connue par des rouleaux 5, à partir d'une bobine 4. Au cours d'une première étape, on applique sur la feuille de papier 2 une pellicule d'enduit 3. Selon l'invention, l'enduit utilisé est un mélange de cire de pétrole et d'acétate de vinyle. I1 s'agit d'un enduit à sec activé par la chaleur, pouvant s'appliquer par extrusion. Etant donné son bas point de fusion, son utilisation est particulrerernent indiquée pour le collage d'un tissu de fils en polypropylène. Il est imperméable à l'eau et à l'air, ce qui permet de lessiver les revêtements obtenus sans que l'eau de lavage atteigne le papier 2 et nuise à l'adhérence de la fixation au mur, et, dans le cas d'un mur fissuré, d'éviter une accumulation de poussières sur le revêtement à l'endroit des fissures. Pour appliquer l'enduit, on dispose à proximité immédiate de la face supérieure 6 du papier 2 l'embouchure 7 d'une extrudeuse 8,munie d'une filière plate délivrant, à une vitesse égale à la vitesee de défilement de la feuille de papier 2 et dans la même direction 14, un fiwd'enduit 3 qui vient se déposer sur la dite face supérieure 6. On pourrait également déposer llenduit par d'autres moyens connus à la portée de l'homme de l'art. L'enduit, en se refroidissant, reste fixé à la feuille de papier 2, et l'ensemble est entraîné par des trains de rouleaux 8 et 9. Si l'adhésion du tissu sur le papier ne doit pas être réalisée sur place en continu, on soumet l'ensemble papier 2-enduit 3 à un refroidissement complet, avant de l'enrouler de façon connue, à l'aide de dispositifs connus et non représentés, par manutention et stockage. Mais les opérations peuvent également se dérouler en continu. D w cas comme dans l'autre, après un éventuel déroulage à l'aide de moyens connus et non illustrés, l'ensemble papier 2-enduit 3 est ensuite introduit, entraîné par un train de rouleaux 10, dans une calandre chauffante 11, pour y recevoir la feuille de tissu 1. On a représenté à la figure 2, à titre d'exemple non limitatif, une calandre 11 comprenant un tambour cylindrique chauffé 12 tournant autour de son axe ; les éléments à assembler sont appliqués contre ce tambour 12- par un tapis sans fin ou "coursier" 13 dont la vitesse linéaire est sensiblement égale à la vitesse circonférentielle du tambour, ce coursier enveloppant la majeure partie de celui-ci. Le coursier 13 est porté par des rouleaux cylindriques 15 à 20, le rouleau 18 étant moteur et le rouleau 20, associé à un rouleau de détour 19, permettant d'agir en tension sur le coursier. Cette calandre, de type connu, peut naturellement être dotée de tous les dispositifs de réglage connus. Selon l'invention, le tissu 1 est déroulé en 21, entravé par des rouleaux tels que 22. I1 est introduit dans la calandre 11, contre le tambour chauffant 12, en même temps que le ruban papier 2-enduit 3, le papier 2 étant en contact avec le coursier 13 et l'enduit 3 avec le tissu 1. Le tambour 12 est chauffé à une température comprise entre 90 C et 110 C, de façon à activer l'enduit sans provoquer la déformation du polypropylène. Il est à noter que la quantité de chaleur transmise à l'ensemble 1-2-3 est fonction de la température et de la vitesse de la calandre, qui conditionne donc les vitesses de fonctionnement de tous les autres éléments de la chaîne dans le cas d'une fabrication en continu. La pression appliquée par le coursier 13 et le tambour 12 provoque la pénétration du tissu 1 dans l'enduit 3 qui, s'il a été déposé en quantité suffisante, entre en contact avec les fils du tissu sur toute leur longueur. En pratique, la quantité d'enduit à appliquer varie de 10 à 40 grammes/m2, en fonction de la nature du tissu. Enfin, après passage sur d'éventuels - ouleaux de détour 23 le revêtement terminé 24, après refroidissement, est enroulé en 25 à l'aide de dispositifs connus en eux-mêmes et non représentés ici, assurant au rouleau formé une vitesse périphérique constante. L'installation décrite ci-dessus ne constitue qu'un exemple non limitatif, et l'on pourrait mettre en oeuvre le procédé selon l'invention par d'autres moyens. Ce procédé, qui s' applique en particulier à la fixation sur papier de textiles résistant mal à la chaleur, peut s'appliquer a fortiori à tous les autres textiles, autorisant des coupes sans effilochage et des lessivages sans risque. REVENDICATIONS 1) Procédé de fabrication d'un revêtement mural par collage, sur une feuille de papier perméable à l'air, d'une feuille de parement en fibres de matériau synthétique à bas point de ramollissement, caractérisé par le fait que - l'on forme une pellicule d'enduit à bas point de fusion, - l'on applique la pellicule sur la feuille de papier, - l'on refroidit éventuellement ltensemble, - l'on introduit la feuille de papier porteuse de la pellicule d'enduit et la feuille de parlement, appliquée contre la dite pellicule, dans une zone chauffée à une température comprise entre 90 et 110 " C, pour provoquer le ramollissement de enduit, en appliquant une pression pour assurer la pénétration de l'enduit entre les fibre 2) Revêtement mural, comprenant une feuille de parement réalisée en matériau synthétique ou naturel tissé, et une feuille de papier perméable à l'air, sur laquelle la feuille de parement est fixée à l'aide d'une pellicule d'enduit, caractérisé par le fait que l'enduit emprisonne les fils du tissu, qu'il solidarise. 3) Revêtement mural selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la feuille de parement est constituée de fils de polypropylène tissés. 4) Revêtement mural selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'enduit utilisé est constitué d'un mélange de cire et de copolymère d'acétate de vinyle. 5) Revêtement mural selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait qutil comporte une feuille d'un matériau non tissé, noyée dans la pellicule d'enduit. 6) Revêtement mural selon l'une quelconque des revendication s 2 à 5, caractérisé par le fait que le papier est un papier ignifugé. 7) Revêtement mural selon l'une quelconque des revendications 2 a 6, caractérisé par le fait que le papier est un papier stripable. 8) Procédé de fabrication d'un revêtement mural selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la pellicule d'enduit est formée par extrus ion. 9) Procédé de fabrication d'un revêtement mural selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on introduit la feuille de papier porteuse de la pellicule d'enduit et la feuille de parement appliquée contre la dite pellicule dans une calandre chauffée à une température comprise entre 90 et 110 OC. 10) Revêtement mural selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le papier revêtu de sa pellicule d'enduit est imperméable à l'air et à l'eau.