i 2009758 La présente invention concerne des compositions insecticides pyréthroîdes. Elle fournit plus particulièrement un insecticide qui comprend une quantité à action insecticide d'au moins un pyréthroîde et au moins un ester de sorbitol d'un acide gras saturé. 5 Les pyréthroîdes forment une catégorie connue d'insecticides qui sont excessivement utiles pour détruire les mouches, les moustiques, les cafards, les fourmis, les lépismes, et autres insectes nuisibles. Ce sont des esters d'acides chrysanthème-cârboxyliques. Un membre particulièrement utile de la catégorie des pyréthroîdes 10 est le mélange de composés à action insecticide connu sous le nom de pyrèthre que l'on obtient par extraction des fleurs du pyrèthre. L'extrait de pyrèthre contient un certain nombre de pyréthrines, notamment les pyréthrines I et II et les cinérines I et II. L'extrait de pyrèthre contient typiquement environ 20 % de pyréthroîdes 15 actifs, le reste étant constitué par le solvant d'extraction. Les membres synthétiques delà catégorie des pyréthroîdes comprennent 1'alléthrine, la cycléthrine, la Néopynamine, la furéthrine et la diméthrine. Les pyréthroîdes sont des insecticides utiles lorsqu'ils sont 20 utilisés eux-mêmes dans des formulations d'excipient convenables. L'activateur que l'on emploie le plus souvent est le butoxyde de pipéronyle, mais d'autres activateurs, comme le safrole, l'iso-sa-frole et divers dérivés de ces composés, ont été proposés. Les pyréthroîdes, surtout lorsqu'ils sont activés, sont des 25 insecticides extrêmement actifs. Cependant, ce haut degré d'activité ne persiste que pendant relativement peu de temps lorsque le pyréthroîde est exposé à l'air, à la lumière ou à d'autres conditions de milieu. Suivant le milieu particulier dans lequel on emploie l'insecticide, l'activité initiale disparaît totalement au bout 30 d'un temps très bref qui, dans les circonstances les plus inhabituelles seulement, se prolonge pendant six jours. A lTusage normal ces facteurs sont en général suffisants pour annihiler complètement l'action insecticide du pyréthroîde au bout d'une durée inférieure à trois jours. Cette disparition rapide d'activité limite substan-35 tiellement l'utilité des pyréthroîdes ; par exemple, ils se montrent décevants comme pulvérisations résiduelles. La raison en est que les pulvérisations résiduelles en surface, pour être efficaces, doivent être relativement très concentrées. Compte tenu de la disparition rapide de l'activité, le côût élevé de production des 40 pulvérisations de surface à base de pyréthroîdes concentrés, ne peut 69 17830 2 2009758 se justifier. La présente invention fournit un insecticide pyréthroîde dont la vie utile peut atteindre jusqu.'à six semaines ou même plus. Par conséquent, ces compositions, élargissent nettement les domaines 5 dans lesquels les pyréthroîdes peuvent être employés et sont particulièrement utiles comme- pulvérisations de surface. En outre, elles ont une résistance étonnamment grande à la perte d'activité par exposition. La stabilité à long terme de ces insecticides peut être prouvée par des techniques d'analyse chi-10 miques ou biologiques. Le pyréthrçîde que l'on peut employer est l'une quelconque des substances naturelles ou synthétiques déjà décrites L'extrait de pyrèthre convient particulièrement bien à cause de sa disponibilité commerciale. 15 On a découvert que la nature de l'ester de sorbitol employé est essentielle à la réalisation d'une activité à long terme. Les esters utiles sont les mono-, les di-,et les triesters du sorbitol et d'un acide gras saturé. Tel qu'il est utilisé ici, le terme "sorbitol" est pris dans son sens générique et englobe le sorbitol 20 lui-même et des sorbitols condensés comme le sorbitanne et les dianhydrosorbibols.La partie acide de l'ester provient d'un acide gras saturé, c*est-à-dire d'un monoacide carboxylique hydrocarboné aliphatxjiesaturé d'environ 12 à 22 atomes de carbone, comme les acides laurique , .paimitique et stéarique. On préfère les acides 25 supérieurs, ayant 16 atomes de carbone ou plus„ On peut utiliser l'ester sous la forme d'un composé relativement pur ou bien sous la forme d'un mélange de plusieurs composés. Les mélanges peuvent, par exemple, être des mélanges de mono-,de di-,et de triesters du même acide ; des mélanges d'esters de diffé-30 rents acides r des mélanges d'esters du sorbitol lui-même et de sorbitols condensés ; ou une combinaison quelconque de ces. mélanges. En général,, il vaut mieux que l'estei: soit un solide ou un liquide très visqueux, un gel ou une.pâtç. Il vaut mieux au.ssi que le rapport de l'acide au sorbitol avoisine la composition d'u.n monoes-35 ter de sorbitol. Des compositions disponibles dans.le commerce et satisfaisantes pour l'emploi dans cette invention comprennent le laurate de sorbitanne vendu sous la marque Span 20, le palmitate de sorbitanne vendu sous la marque Span 40, le stéarate de sorbitanne vendu sous les marques Span 60 et Span 65. L'ester que l'on préfer-40 re ici est le stéarate de sorbitanne. Dans certains modes de 69 17830 3 2009758 réalisation de l'invention, il est préférable de modifier l'ester par un degré d'éthoxylation faible et contrôlé..Une éthoxylation dans la proportion d'environ 1 à 5, et de préférence de 2 à 3,5 moles d'oxyde d'éthylène par mole d'ester est convenable, mais un degré 5 d'éthoxylation sensiblement plus grand diminue nettement l'efficacité de l'ester pour prolonger l'activité des pyréthroîdes. Outre le pyréthroîde et l'ester de sorbitol, l'insecticide de cette invention peut contenir des constituants supplémentaires dont le rôle est ésthétique ou fonctionnel, par exemple des parfums, des 10 solvants, des émulsifiants, des antioxydants, des absorbants de lumière ultraviolette, des inhibiteurs de corrosion, des désinfectants, des activ^teurs, des insecticides supplémentaires, etc. Le constituant supplémentaire principal qui peut être présent est un activateur du pyréthroîde. Bien que les pyréthroîdes soient des 15 insecticides utiles par eux-mêmes, l'utilisation d'un activateur augmente fortement leur activité et permet l'utilisation de moindres concentrations de toxiques. L1activateur qu'on préfère particulièrement est le butoxyde de pipéronyle, mais on a aussi employé d'autres substances, comme le safrole, 1'iso-safrole, ou divers dérivés de 20 ces composés. On peut formuler les compositions d'un certain nombre de façon pour permettre leur application commode par l'utilisateur. Par exemple, on peut de préférence les élaborer sous la forme de compositions pressurisées dans lesquell® le contenu de la "bombe" est 25 sous la forme d'une émulsion huile dans l'eau, d'une émulsion eau dans l'huile ou d'une solution. On peut préparer de telles compositions pressurisées de façon à obtenir des pulvérisations aériennes ou des pulvérisations superficielles, ces dernières étant particulièrement convenables à cause de l'activité résiduelle manifestée par 30 les nouvelles combinaisons de l'invention. On peut réaliser la mise sous pression avec l'un quelconque des agents de propulsion utilisés dans la technique, notamment des hydrocarbures liquéfiables comme le propane, le butane ou isobutane, des alcanes fluorés liquéfiables comme le dichlorodifluorométhane, le difluoroéthane ou le tétrafluo-35 roéthane ; et des gaz inertes compressibles comme l'oxyde nitreux, le gaz carbonique, l'azote, etc. On a constaté qu'il était particulièrement indiqué d'utiliser les compositions sous forme d'émulsions eau dans l'huile, pressurisées avec des agents de propulsion qui sont des hydrocarbures, des alcanes fluorés pu des mélanges de ces 40 composés. Les formulations eau dans l'huile pressurisées sont 69 17830 4 2009758 particulièrement intéressantes comme pulvérisations résiduelles de surface sur des surfaces poreuses car elles permettent un contrSle de la perte de substance active par pénétration de la surface po~-reuse. 5 On prépare des formulations de solution pressurisées en dis solvant le pyréthroîde et l'ester de sorbitol choisi dans un solvant convenable, comme le naphte ou l'essence minérale, et en mettant sous pression avec l'un des agents de propulsion sus-mention-nés. L'utilisation de petites quantités d'un alcool, comme l'iso-10 propanol, est souhaitable pour améliorer la solubilité de l'ester de sorbitol. On prépare des émulsions huile dans l'eau en émulsi- fiant le pyréthroîde et les autres constituants hydrophobes dans » l'eau et en mettant sous pression avec l'un des agents de propulsion signalés. 15 On peut aussi formuler des compositions pour pouvoir les utili ser dans des pulvérisateurs à main, des pulvérisateurs à pompe, des nébuliseurs, etc. On peut les étaler ou les passer sur la surface à protéger. Ces formulations non pressurisées peuvent être sous la forme d'émulsions eau dans l'huile, d'émulsions huile dans l'eau, 20 ou de solutions. On les prépare de la même façon que les compositions pressurisées, sauf qu'on supprime l'agent de propulsion. En tous cas, elles combinent l'efficacité rapide d'"annihilation" des pyréthroîdes à une activité à long terme souhaitable que normalement l'on nnobtiant pao avec leo toxiques pyréthroîdes. 25 On a découvert qu'on obtenait une activité résiduelle maximale lorsqu'on maintenait dans un intervalle particulier le rapport pondéral de l'ester de sorbitol d'un acide gras saturé au résidu insecticide et non volatil de la composition. L'ester de sorbitol est comme défini ci-dessus. Le "résidu insecticide et non volatil" 30 de la composition est le résidu actif restant après que l'insecticide ait été appliqué et que tous les constituants qui sont assez volatils, comme les solvants, les agents de propulsion, les diluants, etc, se soient échappés. Ce résidu comprend typiquement l'insecticide pyréthroîde, tout activateur présent, et tout solvant non vo-35 latilisé comme le solvant présent dans l'extrait de pyrèthre. La gamme exacte de rapports que l'on peut utiliser varie quelque peu, suivant la nature exacte.de l'insecticide actif, de l'ester de sorbitol, et des autres constituants présents dans la composition. Cependant, il est facile de déterminer la gamme voulue pour une 40 composition spécifique quelconque en ayant simplement recours à la 69 17830 5 2009758 préparation d'une série de compositions d'essai avec des quantités variables de l'ester de sorbitol, et à la détermination de la durée de l'activité résiduelle produite par chacune. La gammé des rapports de l'ester aux matièr® non volatifes que l'on préfère ici est d'en-5 viron 0,1/1 à environ 4,0/1 lorqu'on emploie la pyréthrine préférée. Des rapports légèrement plus élevés peuvent s'avérer convenables quand on utilise d'autres pyréthroîdes et quand il n'y a pas d'acti-vateurs. La gamme de 0,2/1 à 3fO/l est particulièrement préférée. Si on réduit ce rapport à une valeur nettement inférieure à la gam-10 me considérée, la durée de l'activité chute rapidement. Pour des rapports nettement plus élevés, on observe aussi une nette diminution d'activité. En général, on prépare les compositions de façon à obtenir une quantité à action insecticide d'environ 0,05 % en poids '& environ 15 6 % en poids de pyréthroîde dans la composition appliquée. La "composition appliquée" est la partie de la formulation qui est appliquée sur le substrat ou l'insecte. Ainsi,dans le cas des formulations pressurisées, la composition appliquée ne contiendra pas l'agent de propulsion qui se volatilise de façon pratiquement ins-20 tantanée à la sortie du récipient. La composition appliquée contiendra aussi de préférence une quantité efficace de l'un des activa-teurs de pyréthroîde sus-mentionnés. En général, 1'activateur sera présent dans la proportion d'environ 0,3 partie^ disons de 1 partie, en poids par partie en poids de pyréthroîde. Il est normalement 25 superflu de dépasser 10 parties d'activateur par partie de pyréthroîde . La mise en pratique de la présente invention sera observée d'après les exemples représentatifs suivants. Dans les exemples, on fait usage de l'analyse biologique suivante pour prouver l'activité 30 résiduelle. On pulvérise ou on pipette la composition à essayer sur quatre plaques de verre identiques, à raison de 21,5 ml de composition appliquée par mètre carré de surface. On fait ensuite sécher à l'air les plaques dans une position horizontale et dans une chambre de contrôle à courant d'air constant sous éclairage d'intérieur. 35 Une fois sèches, les plaques sont entreposées verticalement sfr des chevalets ouverts sous éclairage d'intérieur. On expose chaque plaque à des insectes d'essai après les premières 24 heures puis à intervalles hebdomadaires jusqu'à ce qu'on niobserva - ï>1uë*d?aétivdté„ Les insectes d'essai sont 25 mouches domestiques communes (musca 40 domestica) qui sont placées dans des cages sur chaque plaque 17830 6 2009758 identique pendant 60 minutes, on note le nombre de mouches annihilées au bout de 15,30, et 60 minutes. On retire alors toutes les mouches des plaques d'essai et on les place dans des cages où elles peuvent recevoir de la nourriture et de l'eau. On note le nombre final de mouches tuées au bout de 24 heures après avoir été retirées des plaques d'essai. A la fin de l'essai, on fait la moyenne des résultats individuels. On note la durée d'activité insecticide en (1) nombre de semaines pendant lesquelles la composition a donné une annihilation d'au moins 90 % après chaque période de temps, et (2) nombre de semaines pendant lesquelles la composition a donné une mortalité d'au moins 50 % au bout de 24 heures. 69 17830 7 2009758 Exemple 1 On prépare deux formulations insecticides d'émulsions huile dans l'eau pressurisées contenant les constituants suivants dans les quantités indiquées, en parties en poids : A B extrait de pyréthrine à 20% 1,25 1,25 bùtoxyde de pipéronyle technique 1,25 1,25 parfum 0,05 0,05 monooléate de sorbitanne^" 0,50 0,50 2 monostéarate de sorbitanne éthoxylé 2,50 — eau 55,45 57,95 n-butane 6,00 6,00 isobutane 8,00 8,00 dichlorodifluorométhane 25,00 25,00 1. Vendu sous la marque Span 80 2. Contenant 3 moles d'oxyde d'éthylène par mole de monostéarate de sorbitanne et vendu sous la marque Atlas 9096-C Ainsi/ A contient un ester de sorbitanne saturé choisi conformément à l'invention et B n'en contient pas. Dans A, le rapport 20 de l'ester aux matières non volatiles est de 1,7:1. Lorsqu'on a essayé l'activité résiduelle des formulations décrites selon la méthode d'essai déjà décrite, on e. constaté que A produisait 100%d'annihilatibren 15 minutes et 100% de mortalité en 24 heures, même au bout de 8 semaines d'essai. En ce point, on a interrompu 25 l'essai alors que la composition ne présentât aucun signe de diminution d'activité. Par contre, la formulation de B a rapidement perdu son activité. Au bout de deux semaines, elle produisait une annihilation de 3% seulement en 15 minutes et une mortalité de 7% seulement en 24 heures. 30 Exemple 2 On prépare deux formulations insecticicfep ide solutions préesu-risées comparatives contenant les constituants suivants dans les quantités indiquées, en parties en poids: 69 17830 8 2009758 A B extrait de pyréthrine à 20% 1. ,25 1, 25 butoxyde de pipéronyle technique 1, ,25 1, 25 monostéarate de sorbitanne* 1, ,50 — isopropanol 10, ,00 10, OO solvant 140 26, ,00 27, 50 trichlorofluorométhane 25, ,00 25, 00 dichlorodifluorométhane 35, ,00 35, 00 1. Vendu sous la marque Span 60 10 Ainsi, A contient un ester de sorbitanne saturé choisi conformément à l'invention, tandis que B n'en contient pas. Lorsqu'on essaye les deux formulations selon l'essai, d'activité résiduelle déjà décrit, on constate que A produit 90% d'annihilation après une heure d'exposition et une mortalité de plus de 50% en 24 15 heures au bout de 6 semaines d'essai. Par contre, au bout d'une semaine B donne une annihilation de 1% seulement en une heure et une mortalité de 2% seulement en 24 heures. Exemple 3 Le but de cette évaluation comparative est de prouver que la 20 réalisation de l'activité résiduelle à long terme est spécifique à la combinaison d'insecticides pyréthroîdes avec les estêrs de sorbitol décrits plus haut. Dans ces comparaisons, on emploie la formulation de base suivante : Constituant Parties en Poids 25 extrait de pyréthrine à 20% 0,5 butoxyde de pipéronyle technique 0,5 ester de sorbitol 0,6 monopalmitate de sorbitanne éthoxylé^ 0,1 eau 98,3 30 1. contenant 20 moles d'oxyde d'éthylène par mole de monopalmitate de sorbitanne et vendu sous la marque Tween 40. Les esters de sorbitol employés dans chacune des formulations A-à J sont les suivants : A - monostéarate de sorbitanne vendu sous la marque Span 60. 35 B— tristéarate de sorbitanne vendu sous la marque Span 65. C - monostéarate de sorbitanne éthoxylé contenant environ 4 moles d'oxyde dëthylène par mole de monoBtéarate de sorbitanne et vendu sous la marque Tween 61. D - monopalmitate de sorbitanne vendu sous la marque Span 40. 40 E - monolaurate de sorbitanne vendu sous la marque Span 20. 69 17830 9 2009758 F - monolaurate de sorbitanne éthoxylé contenant environ 20 moles d'oxyde d'éthylène par mole de monolaurate de sorbitanne. G - monostéarate de sorbitanne éthoxylé contenant environ 20 5 moles d'oxyde d'éthylène par mole de monostéarate de sor bitanne et vendu sous la marque Tween 60. H - monooléate de sorbitanne éthoxylé contenant -environ 20 moles d'oxyde d'éthylène par mole de monooléate de sorbitanne et vendu sous la marque Tween 80. 10 I - monopalmitate de sorbitanne éthoxylé contenant environ 20 moles d'oxyde d'éthylène par mole de monopalmitate de sorbitanne et vendu sous la marque Tween 40. J - monooléate de sorbitanne vendu sous la marque Span 80. Ainsi, les formulations A à E représentent la pratique de 15 la présente invention. A, C et D constituant des modes de réalisations préférés. Les formulations F à J sont des compositions étrangères à l'invention car les esters de sorbitol utilisés ont un degré d'éthoxylation trop grand ou sont des esters d'un acide gras insaturé et non d'un acide gras saturé. 20 On essaye chacune des compositions A à J selon l'essai d'activité résiduel décrit ci-dessus, et on observe les résultats. On note pour chaque composition le pourcentage de mouches annihilées en quinze minutes au bout de deux semaines, le nombre de semaines pendant lest ^lles la composition a donné une annihi-25 lation d'au moins 90% en une heure et une mortalité d'au moins 50% en 24 heures. Une liste de ces résultats est donnée ci-dessous. 69 17830 10 2009758 % d'Annihilation Compo- En 15 minutes sition après 2 semaines Durée de 1'annihilation de 90% (Semaines) % de Mortalité En 24 heures après 2 semaines Durée de la Mortalité de 50% (Semaines) 5 A 100 8 100 5 B 97 4 80 2 C 100 8 100 7 D 100 8 100 7 E 100 2 100 2 10 F 6 1 38 1 G 13 1 37 1 H 4 1 13 1 > I 36 1 57 2 J 0 1 1 1 15 D'après le trbleau ci-dessus, il est facile de voir que les formulations A à E, qui représentent la pratique de la présente invention, donnent une activité résiduelle nettement supérieure et que les compositions préférées A, C et D sont particulièrement bonnes. 20 Exemple 4 Cet exemple illustre une série de formulations insecticides non pressurisées employant différentes proportions d'ester de sorbitol par rapport aux matières non volatiles. Dans chacune des formulations A à K, on emploie la formulation de base 25 suivante : Constituant Pourcentage en Poids isopropanol 15,00 monostéarate de sorbitanne* variable extrait de pyréthrine à 20% 0,50 30 butoxyde de pipéronyle technique 0,50 n-heptane solde 1. Vendu sous la marque Span 60 Les quantités et le rapport de l'ester de sorbitol aux matières non volatiles sont les suivante, s : 69 17830 ii 2009758 Composition A B C D E F G H I J K % en Poids Rapport 0,00 — 0,06 0,1:1 0,12 0,2:1 0,3 0,5:1 0,6 1,0:1 0,9 1,5:1 1,2 2,0:1 1,8 3,0:1 10 I 3,0 5,0:1 4,5 7,5:1 6,0 10,0:1 On essaye chacune des compositions précédentes selon l'essai d'activité résiduelle décrit ci-dessus. Pour chaque composition, 15 on note le pourcentage de mouches annihilées en 15 minutes, 30 minutes et 60 minutes, ainsi que le pourcentage de mouches annihilées en 24 heures au bout de deux semaines, et que le nombre total de semaines pendant lesquelles chaque composition a donné une annihilation d'au moins 90% en une heure et une mor-20 talité d'au moins 50% en 24 heures. Les résultats de ces essais sont les suivants : Résultats après deux semaines Composition Annihilation (%) 25 15 mn i 30 mn 30 35 A B C D E F G H I J K 0 89 92 98 99 100 98 77 14 6 14 0 96 96 ÎOO 100 100 99 92 60 45 46 60 mn I 0 97 96 100 100 100 99 97 75 77 77 4- Durée (Semaines) Mortali- jAnnihila- té (%) 24 heures jtlon de 90% 0 78 80 98 98 98 96 77 12 9 6 3 4 4 4 4 4 4 1 1 Ci Mortalité de 50% I S. 1 3 3 3 4 4 4 4 1 1 Comme le montre le tableau précédent, les formulations dont le rapport de l'ester de sorbitol aux matières non volatiles est compris dans l'intervalle de 0,1 à 4,0, donnent une 40 activité résiduelle maximale et celles dont le rapport est 69 17830 12 2009758 compris entre 0,5 et 3,0 sont particulièrement bonnes. Exemple 5 Cet exemple illustre l'utilisation de différents esters de sorbitol dans des formulations d'insecticides non pressurisées 5 appartenant à l'invention. Dans chacun de ces exemples, on emploie la formulation de base suivante : Constituant Parties en Poids isopropanol 15,0 ester de sorbitol 0,6 10 extrait da pyréthrine à 20 % O, 5 butoxyde de pipéronyle technique 0,5 essence minérale 83 ,4 > Dans la composition A, l'ester de sorbitol est supprimé et l'essence minérale représente 84,0 parties. Ainsi, A est une 15 formulation témoin. Dans le reste des exemples, on utilise les esters de soibitol suivants : B - monostéarate de sorbitanne vendu sous la marque Span 60. C - monopalmitate de sorbitanne vendu sous la marque Span 40. D - monostéarate de sorbitanne éthoxylé contenant environ 20 3 moles d'oxyde d'éthylène par mole de monostêarate de sorbitanne et vendu sous la marque Atlas 9096-C. E - monostéarate de sorbitanne éthoxylé contenant environ 2 moles d'oxyde d'éthylène par mole de monostéarate de sorbitanne et vendu sous la marque Emery 15096. 25 F - monopalmitate de sorbitanne éthoxylé contenant environ 4 moles d'oxyde d'éthylène par mole de monopalmitate de sorbitanne et vendu sous la marque Emery 15099. On essaye chaque formulation selon l'essai d'activité rési-dueBedéjà décrit. On a reporté dans le tableau suivant le nombre 30 de semaines pendant lesquelles chaque composition a donné une annihilation d'au moins 90% en une heure et une mortalité d'au moins 50% en 24 heures : 69 17830 13 2009758 Composition Durée d'Activité (Semaines) 90% d'Annihilation 50% de Mortalité A B 3 3 5 C 3 3 D 3 3 E 5 4 F 2 3 Exemple 6 10 On prépare de la façon suivante deux formulations de Néopynamine insecticide non pressurisées : Constituant A B isopropanol 15,0% 15,0% monostéarate de sorbitanne* 0,6 — 15 Néopynamine 0,12 0,12 butoxyde de pipéronyle technique 0,5 O,5 essence minérale solde solde 1. Vendu sous la marque Span 60 Au bout de deux semaines, la formulation A produit 100% 20 d'annihilation en 15 minutes et 100% de mortalité en 24 heures. Au bout de la même période, la formulation B donne 0% d'annihilation et 0% de mortalité. La formulation A conserve encore une forte activité au bout de cinq semaines, donnant 96% d'annihilation en une heure et 63% de mortalité en 24 heures. 25 Exemple 7 Cet exemple illustre la pratique de l'invention lorsqu'on utilise le bis 2- (2-butoxyéthoxy) éthyl/ acétal de pipéronal, vendu sous la marque Tropitol, comme activateur de pyréthrine. On prépare les compositions de la façon suivante : 30 Constituant A B isopropanol 15,0% 15,0% monostéarate de sorbitanne* 0,6 — activateur 0,5 O,5 extrait de pyréthrine à 20% 0,5 0,5 35 essence minérale solde solde 1. Vendu sous la marque Span 60 Au bout de deux semaines, la formulation A donne 100% d'annihilation en une heure et 99% de mortalité en 24 heures. Au bout de la même période, la formulation B donne 0% d'anni-40 hi lation et 0 % da mortalité. 69 17830 14 2009758 Il sera entendu que les exemples précédents constituent des modes de réalisation représentatifs de la présente invention et qu'on obtient des résultats sensiblement analogues quand on remplace diverses autres substances spécifiques appartenant à la 5 description générale. Exemple 8 Cet exemple illustre des formulations qui ne contiennent pas d'activateur de l'insecticide pyréthroîde. On prépare les formulations comme suit : IO Constituant Pourcentage en Poids isopropanol 15,0 monostéarate de sorbitanne* variable extrait de pyréthrine à 20% 3,0 n-heptane solde 15 1. Vendu sous la marque Span 60 Les quantités de monostéarate de sorbitanne employées sont les suivantes : Composition % d'Ester de Sorbitol Rapport A O 20 B 0,12 0,2 C 0,6 1 D 3,0 5 Au bout d'une semaine, l'activité de chacune des compositions est la suivante : 25 Composition % d'Annihilation après 1 heure % de Mortalité A 2 O B 77 57 C 89 47 D 77 17 69 17830 15 2009758 REVENDICATIONS 1. Un insecticide qui comprend une quantité à action insecticide d'au moins un pyréthroîde et d'au moins un ester de sorbitol d'un acide gras saturé. 2. L'insecticide de la revendication 1, dans lequel le rap-5 port dudit ester à la partie non volatile d'un insecticide est compris dans l'intervalle d'environ 0,1:1 à environ 4:1. 3. L'insecticide de la revendication 1 ou 2, dans lequel se trouve une quantité efficace d'un activateur dudit pyréthroîde. 4. L ' insecticide de la revendication 3, dans lequel l'acti-10 vateur est le butoxyde de pipéronyle dans la proportion d'environ 0,3 à 10 parties en poids par partie en poids de pyréthroîde. 5. L'insecticide des revendications précédentes 1, 2, 3 ou 4, dans lequel ledit acide gras saturé contient au moins 16 atomes de carbone. 15 6. L'insecticide des revendications précédentes 1, 2, 3, 4 ou 5, dans lequel ledit acide gras saturé est présent dans une quantité correspondant à peu près au monoester dudit sorbitol. 7. L'insecticide des revendications précédentes, 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, dans lequel ledit acide gras saturé est l'acide stéarique. 20 8. L'insecticide des revendications précédentes 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, dans lequel ledit pyréthroîde comprend de la pyréthrine. 9. L'insecticide des revendications précédentes, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8, dans lequel le rapport dudit ester à la partie non volatile de ladite composition est compris dans 1'intervalle 25 d'environ 0,2:1 à environ 3:1. 10. L'insecticide des revendications précédentes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 ou 9, dans lequel l'ester de sorbitol est un ester éthoxylé dans lequel le degré d'éthoxylation est de 1 à 5 moles d'oxyde d'éthylène par mole d'ester.