La présente invention concerne un procédé de fabrication d'une solution injectable stable d'immunoglobulines et de fer organique, destinée à prévenir et combattre l'anémie ferriprive et à accroitre la résistance aux maladies infectieuses des jeunes mammifères, humains y compris. Certains jeunes mammifères, et en particulier le porcelet nouveau-né vivant en milieu fermé, sont normalement menacés par deux risques majeurs, l'anémie ferriprive et les atteintes infectieuses. Si le premier risque est actuellement prévenu à satisfaction quasi systématiquement par des apports de fer (injectable de préférence), il n'ent est pas de même du second et notamment de la colibacillose du jeune porcelet : les difficultés de la chimioprophylaxie, liées aux résistances de plus en plus fréquentes d'E.coli à l'égard des antibiotiques et au passage généralement insuffisant des antiinfectieux dans le lait de la mère, ce qui nécessite des traitements individuels répétés du jeune pendant toute la période dangereuse, comme celles de l'immunoprophylaxie vu l'hétérogénité des méthodes préconisées, en sont responsables.L'injection d'immunoglobulines (Ig) entraîne normalement une hausse des gammaglobulines plasmatiques et avec elle une augmentation de la résistance du jeune pendant environ trois semaines. Pour reprendre le cas du porcelet, disons qu'on se contentait jusqu'à ce jour de lui administrer du fer et on ne réservait des traitements complémentaires, par voie parentérale ou orale avec des produits appropriés, que dans les exploitations infectées, à titre préventif, ou a l'apparition d'une maladie infectieuse, à titre thérapeutique. L'injection systématique au jeune animal, en lieu et place de la seule injection de fer, d'une préparation assurant simultanément une prévention de l'anémie et une augmentation de la résistance aux maladies infectieuses, constituerait un élargissement et une simplification de la prophylaxie de base. Le but de la présente invention est la mise au point d'un procédé de fabrication d'une solution injectable stable contenant un composé de fer organique sous une forme facilement résorbable, associé à des immunoglobulines. La solution doit être stable et contenir ses composants dans un rapport approprié, de façon à fournir le dosage nécessaire dans un volume adapté à l'espèce. Il a d'autre part été constaté que la préparation associant du fer dextran et des immunoglobulines bénéficie d'un effet retard de 15 à 20 jours, ce qui permet de faire franchir la période critique des jeunes animaux avec une seule injection. Malheureusement la fabrication d'une telle solution stable n'apparaissait pas comme possible jusqu'à ce jour, car comme il est connu, les solutions concentrées de métaux lourds précipitent et/ou dénaturent les immunoglobulines. Certains sels de métaux lourds sont d'ailleurs utilisés pour la précipitation et la séparation des immunoglobulines et de leurs fractions. Le procédé selon la présente invention évite cet écueil et se caractérise par le fait que l'on mélange dans des concentrations, des proportions et des conditions de pH adéquates, une solution stérile d'immunoglobulines de mammifères et une solution stérile de fer dextran, de façon à obtenir la concentration maximale de fer en fin d'opération. On part en particulier d'une solution de 5 à 16% d'immunoglobulines dans laquelle on verse lentement et en agitant une solution contenant 4 à 12% de fer sous forme de fer dextran, les deux solutions de départ étant amenées à un pH de 6, et durant l'opération on maintient le pH du mélange entre 6 et 6,25. La solution obtenue par ce procédé est une combinaison stable d'un métal lourd, sous forme de fer organique, et d'une substance biologique sous forme d'immunoglobulines qui jusqu'à ce jour n'apparaissait pas comme réalisable dans les concentrations requises. Afin d'assurer la conversation de la solution il est utile d'ajouter un conservateur dans chacune des solutions de départ, tel que 2,8 à 6 0/00 de phénol ou 2 à 5 0/00 de formol. ou 0,1 à 0,2 0/00 de thimérosal. Comme les essais pratiques l'ont démontré, l'utilisation de la solution obtenue selon la présente invention provoque une teneur du sang en hémoglobine qui est pour le moins aussi élevée à posologie de fer égale, que lors d'une injection d'une préparation de fer seul, et qui de plus semble agir plus longtemps. En outre le taux des immunoglobulines circulantes est incontestablement augmenté. L'utilisation pratique de la solution s'est avérée très simple, du fait qu'elle peut être aussi bien injectée par voie intramusculaire dans la cuisse que par voie sous-cutanée derrière l'oreille des jeunes animaux, sans que l'on puisse remarquer de différence appréciable dans sa résorption et dans sa tolérance qui est bonne. Dans un but de prophylaxie ou de traitement d'autres carences auxquelles sont sujets les jeunes mammifères, il peut être avantageux d'ajouter lors de la fabrication de la solution selon le procédé de la présente invention, des vitamines du groupe B, par exemple en mélangeant dans la solution de fer dextran de départ environ 7500 gammas de vitamines B12 pour 100ml. Dans le complexe de fer dextran, le fer est lié de façon relativement tâche, alors que sa liaison avec la transferrine et la lactoferrine, qui possèdent une plus grande affinité pour le fer, est plus forte. Lors d'une administration de fer seul, ces dernières substances se chargent de transporter le fer dans le corps. Dans l'utilisation de la solution obtenue selon le procédé de la présente invention le transport du fer dans le corps peut encore être accé léré et intensifié si dans la solution de départ d'immunogîobulines on laisse subsister ou l'on ajoute une certaine quantité de lactoferrine et/ou de transferrine. Une forme d'exécution du procédé, selon la présente invention, de fabrication d'une solution injectable stable d'immunoglobulines et de fer organique destinée au traitement des jeunes porcelets est la suivante On prépare une solution d'immunoglobulines de départ titrée à 10% en poids à partir d'immunoglobulines hétérologues bovines composée de trois classes IgG, IgM et IgA et qui contiennent les gammaglobulines anticorps spécifiques aux sérotypes d'Escherichia coli pathogènes du porcelet 0 149 K 91 (B) 88 (L); 08 K 87 (B > 88 (L) ; 0 147 K 89 (B) 88 (L) ; O (ZH 832) K (ZB 832) (B) 88 (L) 0 141 K 85 ab (B) ; 0141 K 85 ab (B) 88 (L) ; 0141 K 85 ac (B) ; 0139 K 82 (B) ; 0138 K 81 (B). Ces immunoglobulines proviennent d'une combinaison d'immunoglobulines sériques récoltées sur des bovins hyperîmmunisés avec les antigènes des sérotypes d'E.coli choisis, ainsi que d'ir.lmunoglobulines colostrales provenant de bovins immunisés en période de gestation avec les mêmes antigènes. A part les immunoglobulines, cette solution peut encore contenir de la transferrine et/ou de la lactoferrine. On prépare la deuxième solution de départ à partir d'une solution stérile de fer dextran, tel qu'il est connu dans le commerce sous les noms de FERRAN 100, FERROFAX, IMFERON et FERVATOL. A la solution de fer dextran choisie, que l'on a ajustée à environ 10% en poids de fer, on ajoute encore 7500 gammas de vitamines B12 par 100ml. I1 est avantageux d'utiliser du fer dextran hydrogéné, au lieu de fer dextran ordinaire. On amène ces deux solutions à la température normale du labo o ratoire, soit environ 20 C, et on y ajoute un conservateur par exemple 0,4% de phénol ainsi qu'un tampon tris (hydroxyméthyl) aminométhane, phosphates, ou autres modificateurs de pH tels que HC1 et Na OH. On mesure ensuite deux volumes de la solution d'immunoglobulines et on y introduit stérilement, lentement et sous légère agitation, tout en contrôlant le pH, un volume de la solution de fer dextran. I1 est important d'ajouter le fer aux immunoglobulines et non l'inverse, et d'ajuster si nécessaire le pH au fur et à mesure de telle sorte qu'il reste dans une fourchette de 6 à 6,25, ce qui est également valable pour le pH final de la solution. La solution finale que l'on obtient par le procédé selon l'invention contient environ 6% d'immunoglobulines et environ 3,3% de fer sur dextran, 2500 gammas de vitamines B12 par 100 ml et enfin 4%ode phénol. Les procédés de dosage des immunoglobulines ainsi que du fer sont connus. On utilisera par exemple pour les immunoglobulines, la méthode quantitative d'immuno-précipitation radiale dérivée de la technique de FAHY, et de la méthode d'agglutination rapide pour les titres spécifiques. La fixation du fer sur les lactoferrines et les transferrines peut être contrôlée par électrophorèse, la coloration brune du fer apparaissant dans la zone gamma à la limite des globulines beta. L'utilisation pratique de la solution obtenue selon le procédé objet de la présente invention, consiste par exemple en l'injection systématique de 3 ml de la solution par voie sous-cutanée derrière l'oreille ou par voie intramusculaire dans la cuisse des porcelets. Cette injection unique aura lieu dans les septs premiers jours de vie, de préférence vers le 4émue ou 5ème jour. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une solution injectable stable d'immunoglobulines et de fer organique, destinée à prévenir et combattre l'anémie ferriprive et à accroître la résistance aux maladies infectieuses des jeunes mammifères, humains y compris, caractérisé par le fait que l'on mélange dans des concentrations, des proportions et des conditions de pH adéquates, une solution stérile d'immunoglobulines de mammifères et une solution stérile de fer dextran, de façon à obtenir la concentration maximale de fer en fin d'opération. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on part d'une solution de 5 à 16% d'immunoglobulines dans laquelle on verse lentement et en agitant une solution contenant 4 à 12% de fer sous forme de fer dextran, les deux solutions de départ étant amenées à un pH de 6. 3. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lton maintient le pH entre 6 et 6,25 au moyen de HC1 et/ou de Na OH. 4. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que pour maintenir le degré de pH on ajoute un tampon. 5. Procédé selon les revendication 1 et 2, caractérisé en ce que pour maintenir le degré de pH on ajoute un tampon tris (hydroxymithyl) aminométhane. 6. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que pour maintenir le degré de pH on ajoute un tampon phosphates. 7. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on ajoute dans chacune des deux solutions un conservateur. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on ajoute dans chacune des deux solutions 2,8 à 6%o de phénol. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on ajoute dans chacune des deux solutions 2 à 5%o de formol. 10.Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on ajoute dans chacune des deux solutions du thimérosal en concentration de 0,1 à 0,2%o. 11. Procédé selon les revendication 1 et 2, caractérisé en ce que l'on utilise au lieu de fer dextran ordinaire, du fer dextran hydrogéné. 12. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on se sert d'une solution d'immunoglobulines dans laquelle on a laissé subsister les fractions lactoférriques d'origine lactique ou colostrale, et/ou transferrine d'origine sérique. 13. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on se sert d'immunoglobulines d'origine bovine, porcine, ovine ou humaine, selon la destination du produit. 14. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute, pendant la fabrication, une solution de vitamines du groupe B. 15. Procéde selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute, pendant la fabrication, des traces de Zn, Cu et/ou autres oligo-éléments.