L'invention concerne une table de kinésithérapie à hauteur et à souplesse variables et de mise en oeuvre aise par l'opérateur. Nombre d'actes médicaux et paramedicaux, rééducation en particulier, sont exécutés sur des tables ou fauteuils spécialement étudiés. Prenons comme exemple les tables de kinésithérapie. Les plus simples sont constituées par un plan de travail horizontal unique supporté par un ou plusieurs pieds. Des tables plus élaborées comprennent une partie mediane fixe, et un plateau pour le tronc articule avec la partie fixe et pouvant s'incliner sus et sous-horizontalement et un ou plusieurs plateaux pour les jambes, egalement articulés et inclinables. Enfin les modèles les plus perfectionnés sont à hauteur variable. Le plan de travail peut alors s'adapter : - soit à la taille du praticien - soit à la nature de l'acte exécuté. La mise en place du plan de travail, c'est-à-dire de positionnement des differents plateaux est obtenu - soit au moyen de crémaillères ou de câbles - soit au moyen de guides avec blocages mécaniques - soit au moyen de vis mises en oeuvre manuellement ou électriquement - soit au moyen de vérins hydrauliques. Le plan de travail proprement dit est constitué d'un ou de plusieurs plateaux rigides recouverts d'un matelas en général en mousse alvéo- laire et d'une toile de propreté destinés à assurer le confort du patient. Il convient d'observer que le matelas qui recouvre les plateaux n'est pas toujours adapté à la nature de l'acte pratiqué. En effet certains actes, manipulations par exemple, necessitent un plan de travail très ferme. A l'inverse d'autres actes, massage de longue durée en particulier, nécessitent un plan de travail plus moelleux et plus confortable pour le patient. Ce matelas unique,ioit être ni trop dur, ni trop mou, ni trop epais, ni trop mince, ne peut être que le résultat d'un compromis. Par ailleurs l'ensemble des supports des différents plateaux présente un maximum de rigidité et la mise en position de ces plateaux n'est pas toujours aisée. - soit en raison de la position ou du maniement fastidieux ou pénible des commandes. - soit en raison de l'impossibilité ou de la difficulté d'exécuter cette mise en position en charge, c'est-à-dire lorsque le patient est sur la table. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et d'offrir - un plan de travail plus ou moins dur selon la nature de l'acte pratiqué - une mise en position aisee des différents plateaux qui constituent le plan de travail et ceci à la hauteur convenable. La dureté variable du plan de travail sera obtenue de deux façons qui pourront être misesen oeuvre séparément ou simultanément. De première part, on pourra agir au niveau du plan de travail en interposant entre le plateau rigide et le matelas en mousse alveo- laire de préférence et qui sera alors d'épaisseur minimum, un matelas gonflable du type matelas pneumatique, de forme appropriée. Ce matelas pourra ou non être gonflé plus ou moins par le praticien selon les nécessités de son acte. Il suffira de le relier à un réservoir d'air comprimé et de le gonfler ou de le dégonfler plus ou moins au moyen d'un distributeur ou vanne appropriée qui sera du type 3 voies normalement fermé Un manomètre de contrôle de la pression pourra être prévu. De seconde part les éléments mobiles de la table seront chacun soutenus par des vérins pneumatiques de section importante environ 80 mm. de diametre sous une pression de 4 bars. Chaque vérin est un vérin double effet, mais pour éviter une trop grande souplesse de la table, les deux chambres du vérin seront maintenues, au repos, à une valeur sensiblement égale à celle de la source de pression, ce qui necessitera des organes d'alimentation particuliers. A titre d'exemple et pour faciliter la compréhension de l'invention on a représente aux dessins annexés Figure 1, une vue en élévation latérale avec coupe partielle d'un exemple de réalisation de la table selon l'invention. Figure 2, une vue schématique du circuit pneumatique d'alimentation des vérins. Figure 3, une vue en coupe longitudinale d'un distributeur employé dans le circuit de la figure 2. Figure 4, une variante de réalisation. En se reportant à la figure 1 on voit que la table comporte 3 elements 4, Sa et 5b articulés entre eux et -portés par un socle 1 au moyen de 3 vérins 3, 6a et 6b, le mouvement vertical de la table étant guide verticalement par les guides 2. Les plateaux 4, Sa et 5b sont montés à rotation sur les extremités des tiges de vérins et peuvent éventuellement comporter des moyens mécaniques de blocage. Chaque plateau est recouvert d'un matelas en mousse alveolaires creux a l'intérieur duquel est disposeeune chambre à air 10, élastique, reliée par une canalisation, non représentée, a la source d'air comprimé. Chaque vérin ayant un diamètre d'environ 80 mms. et étant alimente sous une pression de 4 bars développant une poussée de 200 kilos et donc les 3 vérins développent une poussée totale de 600 kgs. Il en résulte que lorsque les deux chambres de chaque vérin sont sous pression la suspension des plateaux est élastique puisque l'air est compressible, mais n'est pas trop élastique et Itoperateur peut donc exercer des efforts importants Pour qu'il soit possible de manoeuvre les vérins dans de telles conditions ceux-ci sont alimentes par les moyens décrits aux figures 2 à 4. En se reportant à la figure 2 on voit que le verin, qui est le vérin 3, mais qui peut être n'importe lequel des trois verins comporte un piston 11 définissant deux chambres 12 et 13. La chambre 12 est reliée au distributeur 14 par la canalisation 15 et la chambre 13 par la canalisation 16. Le distributeur comporte un tiroir flottant 17 contretenu de chaque côté par des ressorts 18 et 19, le ressort 18 se trouvant dans la chambre 20 et le ressort 19 dans la chambre 21. Le tiroir flottant 17 comporte deux gorges 22 et 23 et donc trois surfaces de séparation 24, 25 et 26. Lorsque le tiroir est en position neutre, mediane, les deux canalisations 15 et 16 débouchent dans les gorges 22 et 23 tandis que les surfaces 24, 25 et 26 obturent respectivement les canalisations 27, 28 et 29. La canalisation 27 est reliée à la source de pression 30 par l'intermédiaire d'un distributeur 31 comportant une canalisation 32 de mise à l'air libre, munie d'un orifice calibré 33 ; d'autre part une canalisation 34 relie la chambre 20 à ladite canalisation 27. De façon identique la canalisation 29 est reliée à la source de pression 30 par l'internédiaire d'un distributeur 35 comportant une canalisation 36 de mise à l'air libre, munie d'un orifice calibré 37 ; une canalisation 38 relie la chambre 21 à ladite canalisation 29. La canalisation 28 est reliée directement à la source 30. Le fonctionnement du dispositif ainsi décrit est le suivant Lorsque les pièces sont au repos le tiroir flottant 17 est soumis à la même pression P régnant dans les chambres 20 et 21 et 1 est centré, dans la position représentée par les ressorts 18 et 19. Lorsque le distributeur 31 est actionné, la canalisation 27 est mise en communication avec l'air libre par l'intermédiaire de la canalisation 32 et la pression dans la chambre 20 baisse. Le tiroir 17 se déplace alors vers la droite sur la figure. La canalisation 28 communique avec la canalisation 16 par la gorge 23 et la canalisation 15 communique avec la canalisation 27 par la gorge 22. Il en résulte que la pression dans la chambre 13 est supérieure à celle régnant dans la chambre 12 et le piston 11 se déplace vers la droite. La vitesse de déplacement du piston est déterminée par 1 'impor- tance de la perte de pression provoquée par l'orifice calibré 33. Plus ltecoule- ment à travers cet orifice sera lent moins sera grande la différence des pressions et plus le mouvement sera lent. D'autre part lorsque le distributeur 31 est ramené au neutre la pression P revient immediatement dans la canalisation 27 et donc dans la chambre 12 avant que le tiroir flottant 17 ne se soit remis au neutre. Il peut toutefois se faire que la réaction du tiroir flottant 17 soit trop rapide et, dans ce cas, la pression P n'est pas intégralement rétablie dansla chambre 12 lorsque le tiroir 17 obture les canalisations. POur pallier cet inconvénient on peut disposer sur la canalisation 34 un dispositif temporisateur constitue par un orifice calibré 39 éventuellement associé à une capacité 40. De préférence les distributeurs 31 et 32 sont à commande électrique La table (figure 1) peut alors comporter des interrupteurs électriques de commande tels que 8, qui commandent la montée et la descente générale et des interrupteurs tels que 9 placés latéralement près de l'extre- mité de la table. Les quatre contacteurs 9 commandent séparément les trois plateaux et l'ensemble des trois. De préférence la position et la longueur des verins 3, 6a et 6b est déterminée pour que la table soit horizontale lorsque les trois verins sont en position basse, en butée mécanique. Le plan de travail est alors rigoureusement horizontal et rigide. L'invention a été decrite pour une table de kinésithérapie mais elle peut également etre utilisée pour des tables et fauteuils pour toutes les professions médicales, paramédicales et dentaires et également pour les professions de soins esthetiques. REVENDICATIONS 1 - Table de kinésithérapie à hauteur et souplesse variables, caractérisée par le fait qu'elle est constituee par trois plateaux articulés les uns aux autres, le plateau central etant porté par un vérin pneumatique à axe vertical et les deux plateaux latéraux par deux verins pneumatiques à axes obliques. 2 - Table selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'au moins l'un des trois plateaux comporte uh matelas en mousse alvéolaire à l'intérieur duquel est disposée une chambre à air gonflable. 3 - Table selon les revendications1 ou 2 dans laquelle chaque vérin pneumatique est un vérin à double effet dont, au repos, les deux chambres sont soumises à la haute pression. 4 - Table selon la revendication 3 dans laquelle chaque vérin est commandé par l'intermédiaire d'un distributeur comportant des moyens permettant de faire baisser légèrement la pression dans l'une des chambres tout en alimentant l'autre pour commander le déplacement du vérin et faire remonter la pression à sa valeur maximale pour immobilier le verin. 5 - Table selon la revendication 4 dans laquelle le distributeur comporte un tiroir flottant dont les déplacements font communiquer deux à deux d'une part une chambre du vérin et la haute pression et d'autre part l'autre chambre avec une canalisation de mise à l'air libre par l'intermédiai- re d'un orifice calibré. 6 - Table selon la revendication 5 dans laquelle les déplacements du tiroir flottant sont commandés par deux distributeurs pilotes assurant la communication soit avec la source de pression soit avec la canalisation de mise à l'air libre. 797 Table selon la revendication 6 dans laquelle lorsque l'un des distributeurs pilote passe de la communication à l'air libre à la communication avec la source de pression, la haute pression est renvoyée dans la chambre du verin avant que le distributeur n'ait eu le temps de revenir en position neutre de telle sorte que le vérin est immobilisé par le fait que la haute pression règne des deux côtés du piston et que cette haute pression y est enfermée par le mouvement ultérieur de fermeture du distributeur. 8 - Table selon la revendication 8 dans lequel le circuit de remise au neutre du distributeur comporte un système temporisateur comportant un orifice calibré et éventuellement une capacite. 9 - Table selon itune quelconque des revendications précédentes dans laquelle chaque vérin a un diamètre important, de l'ordre de 80 mm. et est alimenté en air comprimé sous une pression importante, de l'ordre de 4 bars de façon à ne pas etre trop élastique.