Dispositif d'hameçon pour la peche au vif. La présente invention est relative aux dispositifs utilisés pour la peche de poissons carnassiers, tels que perches, truites, brochets que l'on appâte à l'aide d'un petit poisson vivant, tel que goujon, gardon ou vairon,appelé vif, et attache à l'extrémité d'une ligne. Lorsque le vif est attache directement à l'une des pointes de l'hameçon destiné à la prise du carnassier, il est fréquent que celui-ci ne happe qu'une partie du vif sans toucher l'hameçon,ou qu'il ne morde que superficiellement à l'hameçon et parvienne à se dégager. De nombreux dispositifs existent pour pallier cet inconvénient. Ils permettent de disposer les pointes de l'hameçon dans la partie centrale du corps du vif et non au niveau de sa bouche. I1 est ainsi connu par exemple, d'attacher le vif à l'aide d'un lien élastique noué le long de la tige de l'hameçon. Un tel dispositif, bien que très simple, est délicat à mettre en oeuvre en un temps suffisamment court pour éviter l'asphyxie du vif. I1 est fréquent, notamment lorsque les conditions atmosphériques sont défavorables, que le pecheur ne parvienne pas à réaliser cette rixation dans les quelques secondes ou dizaines de secondes au maximum pendant lesquelles le vif peut etre maintenu sans dommage hors de son milieu naturel. On connatt d'autres dispositifs plus faciles à mettre en place mais qui tous, à des degrés divers, présentent l'incon- vénient d'entre complexes et chers, ou très meurtriers pour le vif,limitant ainsi considérablement sa durée de vie. C'est donc un but de l'invention de fournir un dispositif de fixation d'un hameçon à un vif pour la pêche de poissons carnassiers qui puisse rapidement etre mis en place, sans risque de blesser le vif. Conformément à l'invention, un dispositif d'hameçon comprend une bague d'un matériau élastique, de préférence une matière cellulaire, propre à venir s'adapter autour du corps du vif, la tige de l'hameçon étant fixée à la paroi de cette bague dans une direction sensiblement parallèle à l'axe de la bague. Pour associer l'hameçon au vif à l'aide du dispositif selon l'invention, il suffit de glisser la bague autour du corps du vif, de telle façon qu'elle s'y adapte comme un corset, les pointes de l'hameçon venant ainsi se placer vers le milieu du vif. La bague prévue selon l'invention est extremement. légère et entrave peu les mouvements du vif. En outre, elle peut être rendue peu visible dans l'eau. Elle est extremement bon marché, peut te très facilement associée à des hameçons de formes diverses. De telles bagues peuvent.être fabriquées dans des dimensions différentes, pour s'adapter aux différentes tailles de vifs utilisés en pratique. On a constaté que non seulement cette bague est rapide à poser, mais que, grâce à son élasticité et à sa surface interne alvéolaire, elle se maintient très bien autour du corps du vif. Lorsqu'on désire balancer le vif au bout de la ligne au lieu de simplement laisser pendre celle-ci, il est possible de renforcer la tenue du dispositif à l'aide d'un petit crochet supplémentaire prevu pour venir se fixer dans la peau du vif. La description suivante d'exemples donnés à titre non limitatif, est faite en référence aux dessins annexés, sur les quels la figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation de l'invention; la figure 2 est une vue en bout du mode de réalisation de la figure 1; la figure 3 illustre la mise en oeuvre du dispositif de la figure 1; la figure 4 est une vue en bout d'un autre mode de réalisation; la figure 5 est une vue de profil d'une autre forme de réalisation; et la figure 6 illustre un mode particulier d'emploi d'un dispositif selon l'invention. Un dispositif d'hameçon 10 (figure 1) comprend une bague ou anneau 12 formé par une portion de tube cylindrique en une matière cellulaire élastique, limité par deux faces d'extrémité 14 et 15 perpendiculairement à son axe 13. Sur la paroi interne 16 de la bague 12 est fixé un hameçon 20 comprenant un oeillet 22 pour la fixation d'une ligne à l'une de ses extrémités et deux pointes, ou crochets, respectivement 23 et 24 à son autre extrémité. Dans sa partie médiane, la tige 25 de l'hameçon 20 est collée à la paroi interne 16 ou fixée par tout autre moyen de telle sorte que cette tige soit sensiblement parallèle à l'axe 13 de la bague 12. Les pointes 23 et 24 sont recourbées vers l'extérieur de façon a s'écarter de l'axe 13 de la bague de mousse 12 (voir également figure 2). Le matériau constituant la bague 12 peut etre, par exemple, une mousse de polyester légèrement extensible. En utilisation (figure 3), l'hameçon 20 est fixé à l'extrémité d'une ligne 30 attachée à l'oeillet 22. La bague 12 est glissée longitudinalement autour du corps 32 d'un vif jusqu'à venir juste à l'avant des nageoires dorsales 34. Les crochets 23 et 24 de l'hameçon sont ainsi positionnés sous le corps du vif dans sa partie centrale et ne risquent pas de le blesser. L'hameçon 20 est un hameçon ordinaire dont la taille est sélectionnée en fonction de celle des prises que l'on cherche à attraper. Contrairement à certains dispositifs de l'art antérieur, il n'est pas nécessaire de surdimensionner l'hame çon pour éviter de blesser le vif. La bague 12, gracie à son élasticité tend à enserrer le corps du vif. Elle est empêchée de glisser, notamment en raison de la structure alvéolaire de la paroi interne 16 qui tend à s'agripper à la peau du poisson. Ainsi, la mise en place du dispositif d'hameçon de la figure 1 est extremement simple et peut s'effectuer très rapidement sans risque d'endommager le vif 32 et en le maintenant pendant un-temps minimum hors de l'eau. La bague s'applique autour de lui de façon suffisamment étroite pour qu'il ne risque pas de s'échapper dans la peche à roder. En meme temps, il est peu gené dans ses évolutions par la présence du dispositif 10 en raison de la légèreté de la bague 12 et de sa dimension réduite. Dans le cas de la peché avec balancer de la ligne, on préfère utiliser une variante de réalisation représentée à la figure 5. Une bague 42 en mousse extensible analogue à la bague 12 porte un hameçon 40. Sur la tige 44 de l'hameçon, au voisinage des pointes 45 est montée, par exemple par soudure une petite pointe 46 munie d'un ardillon. Cette pointe est dirigée vers l'intérieur de la bague 42 de façon à pouvoir venir se fixer dans la peau du ventre du vif au moment où celui-ci est inséré dans la bague 42. On assure ainsi une plus grande sécurité de fixation entre le dispositif et le vif. Le dispositif d'hameçon selon l'invention est réalisable avec différentes variétés d'hameçons. En particulier, des hameçons comportant davantage de pointes peuvent être em ployés.La figure 4 représente un hameçon 50 a' trois pointes 51, 52, 53, disposées dans des plans à 1200 autour de la direction de sa tige. Cette tige est solidaire de la face interne 54 d'une bague de mousse de matière plastique expansée 55. La souplesse de la bague 55 est telle que, lorsqu'elle est adaptée autour du vif, les deux crochets supérieurs 51 et 52 viennent se placer à proximité du, ou contre le corps de celui-ci sans le blesser, le troisième crochet 53 s'écartant de la tige vers l'extérieur de la bague. Le dispositif selor. l'invention peut être réalisé dans des dimensions différentes avec des bagues 12 dont la taille est adaptée à celle des différents types de vifs rencontrés dans la pratique. A titre dlexemplc, on réalise cinq types de bagues ayant ces diamètres internes variant entre 10 et 25 millimètres. Les bagues de mousse telles que 12 et 55 peuvent être obtenues aisément par découpage à l'aide d'ue emporte-pièce mécanique dans des feuilles ou à partir de rouleaux ou tubes de mousse. Dans un exemple de réalisation d'une bague 12, le diamètre interne 16 est de 18 mn, le diamètre de la face externe est de 25 mn et la distance entre les faces terminales 14 et 15 est située entre 12 et 15 millimètres. Le diamètre interne 16 peut etre augmenté par expansion élastique de quelques millimètres. Selon une forme de réalisation, le matériau cellulaire est une mousse plastique à cellules ouvertes, par exemple blanche ou incolore. Lorsqu'elle est imrnergée, les cellules de la bague se remplissent. d'eau et elle tend à devenir invisible. Selon une autre forme de réalisation, applicable à la pêche au sandre, on utilise une mousse à cellules fermées pour constituer une bague flottante 62 (figure 6) qui, lorsqu'elle est associée à un vif 60, tend à empecher ce dernier de venir se cacher au fond 64 du cours d'eau dans lequel est pratiquée la pêche. On peut compenser en partie la force ascensionnelle exercée sur la bague 62 par un contrepoids constitre par un petit plomb 66 relié à la bague 62 par une longueur de ligne 68 determinée, de façon à maintenir le vif à la hauteur convenable au-dessus du fond. Selon une autre forme de réalisation, -on utilise une mousse plastique à cellules fermées relativement peu élastique pour donner au dispositif une certaine flottabilité. A cet effet, on colle une pastille 70 (figure 4) à la partie suprieure d'une bague en mousse expansible à cellules ouvertes telle que 55. Le volume de la pastille 70 est sélectionné en fonction de la poussée désirée sur le vif. On a ainsi constitué un dispositif d'hameçon très efficace, bon marché et réutilisable un grand nombre de fois. Les bagues de mousse tendent à conserver leur forme annulaire ; elles ne s'affaissent pas sous leur propre poids, ce qui rend leur manipulation et leur adaptation autour du vif particulibrement aisées Revendications. 1. Dispositif d'hameçon pour la peche au vif du type comprenant un hameçon (20) et un moyen pour fixer cet hameçon à un vif (32), caractérisé en ce que ledit moyen de fixation comprend une bague (12) d'un matériau élastique propre à venir s'adapter autour du corps du vif (32), la tige (25) de l'hameçon étant fixée à la paroi (16) de la bague dans une direction sensiblement parallèle à l'axe (13) de cette bague (12). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bague (12) est constituée en un matériau cellulaire élastique tel qu'une mousse de matière plastique. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière cellulaire est à cellules ouvertes. 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière cellulaire est au moins en partie à cellules fermées. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la bague (62) est associée à un dispositif de contrepoids (66) propre à compenser au moins partiellement (?) la flottabilité du dispositif. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la tige (25) de l'hameçon est fixée à la face interne de ladite bague (12) et les pointes (23, 24) de l'hameçon s'écartent de l'axe de la bague. 7. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un petit crochet (46) de fixation au corps du vif. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que ce petit crochet supplémentaire est fixé sur la tige (44) de l'hameçon et tourné vers l'intérieur de la bague (42). 9. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la bague est en outre associée à un élément plus léger que l'eau pour appliquer une poussée ascensionnelle au dispositif.