La présente invention concerne un coffrage auto-relevable pour matériau coulé, tel que le béton, permettant de couler en levées superposées et successives, ledit coffrage étant constitué, sur une face de la paroi en construction, de plusieurs ensembles juxtaposés composés d'une banche et d'un dispositif de manoeuvre servant à supporter, règler et lever, ledit dispositif de manoeuvre stancrant provisoirement à la paroi déja durcie sous la banche lors des manoeuvres nécessaires aux opérations de coulée de la levée supérieure, puis, quand ladite levée est durcie, la banche se trouvant ancrée dans ladite levée servant appui au dispositif de manoeuvre pour le monter de la valeur d'une hauteur de levée après ltavoir détaché des ancrages inférieurs et avant de 1rattacher aux ancrages supérieurs distants des précédents drune levée, la remontée d'une levée de la banche se faisant enfin en prenant appui sur le dispositif de manoeuvre et ainsi de suite. I1 existe déjà de nombreux coffrages grimpants ou auto-relevables. La demanderesse a déjà déposé à ce sujet plusieurs brevets, en particulier le brevet 2 174 449 du 2 mars 1972 et le brevet 2 049 360 du 11 juin 1969 dans lequel on prévoit une charpente métallique en U renversé coiffant la partie supérieure de la paroi et reliant deux banches. Des dispositifs mécaniques divers relient les banches à la charpente et permettent de décoller l'une des banches alors que l'autre reste fixée à la paroi, la première banche pouvant être levée ; puis, lorsque la première banche est fixée à son emplacement nécessaire à la coulée de la levée de béton supérieure, elle sert appui à la charpente et à la deuxième banche pour lever celle-ci au même niveau.Dans ce genre de coffrage, il faut prévoir au moins deux charpentes par banche à moins que l'on prévoit de dispo ser une charpente à la jonction tle deux banches mais, dans ce cas, le dispositif mécanique est beaucoup plus compliqué et la manoeuvre est complexe. Par ailleurs, ce dispositif impli- que la présence dtune charpente encombrante au-dessus de la construction ee qui peut gêner les grues de service, en particulier lors de la coulée du béton0 Un autre genre de coffrages grimpants ou semi-glis sants est celui qui a été décrit dans le brevet 2 174 449 dans lequel on a décrit un coffrage composé de banches et de poutres montant alternativement en s'appuyant sur les entretoises ancrées dans la paroi.Dans ce coffrage, le levage stobtient par le fait que les poutres sont intercalées entre les banches et s'appliquent sur-le mur par une face coffrante0 Les poutre comportent des moyens de levage et de guidage ainsi que de règla ge et de retenue des banches. Toutefois, ltinconvénient de ce dispositif est sa complexité intrinsèque et de manoeuvre car il faut que tous les éléments soient tous bien parallèles entre euxo Par ailleurs, le fait de prévoir des poutres coffrantes multiplie les joints verticaux. Il existe aussi le système "3iemontW composé de consoles équipées de glissières horizontales sur lesquelles des potences égales à deux fois la hauteur du panneau coffrant peuvent glisser Là aussi le panneau ancré à la paroi permet de soulever les potences et consoles, puis, les consoles fixées au niveau supérieur permettent de monter le panneau. Le tout est très lourd, encombrant et trop déformable. Ces différents systèmes sont généralement longs et délicats à monter, manoeuvrer et à régler. Ils comportent tous, au moins deux mats de levage par ensemble coffrant manoeuvré dtun coup. I1 faut agir simul tanément sur les deux mats pour faire -m levage correct exempt d'incidents de parcours. Le fait qu:il y ait deux mats par ensemble interdit pratiquement llutilisation de panneaux à courbure variable en cours de travaux d'une levée à autre (cas de parois tronconiques par exemple). I1 nest pas non plus possible de réduire la largeur des ensembles au fur et à mesure des levées (cas de troncs de pyramides par exemple) à moins de construire un matériel spécifique. Aucun de ces systèmes ntest prévu pour, d'une levée à la suivante, changer sensiblement la verticalité des panneaux (cas d-tune paroi verticale qui se prolonge vers le haut par une paroi inclinée de 8 ou 10 degrés sur la verticale, par exemple, une paroi cylindrique se prolongeant par une paroi tronconique). On pourrait peut-être y parvenir mais en procédant à des démontages et remontages entre une phase et la suivantez L'invention a pour but de prévoir un coffrage évitant les inconvénients des matériels précités et permettant, en outre, des manoeuvres aisées dtinclinaison des banches permettant la réalisation de parois inclinées.De plus, lorsque l'on veut réaliser deux parois inclinées faisant un angle entre elles, par exemple comme il en existe dans les cones à lXendroit de I'arête, il faut prévoir un coffrage avec banche trapèzoida- le qui ne peut pas ou être difficilement réalisé avec les coffrages précédemment décrits. Par contre, le coffrage de ltin- vention permet de réaliser facilement les pyramides et même les cones. Suivant l'invention, le coffrage est caractérisé par le fait que chaque ensemble destiné à être juxtaposé se compose d'une banche et dlun seul dispositif de manoeuvre compo sé d'un mât vertical placé vers l'extérieur, dans la partie médiane de la banche, à une certaine distance de la paroi, ledit mât servant de glissière à un curseur solidaire de la banche, ledit curseur comportant des moyens de contact avec le mât et étant relié à des montants supportant. la banche par des moyens règlables assurant l'inclinaison de la banche en avant et en arrière par rapport à la paroi tout comme son gauchissement dans les deux sens, tandis que l'ancrage du mât à la paroi se fait aussi par des moyens règlables permettant azap- procher, d'éloigner et d'incliner le mât en avant et en arrière par rapport à la paroi, le mât et la banche comportant chacun leurs passerelles de service et leurs dispositifs de sécurité qui sont compatibles les uns avec les autres. En général, le mât est un caissons à section rectangulaire avec des rainures sur ss petits côtés perpendiculaires à la paroi, rainures dans lesquelles se placent deux séries de galets solidaires du curseur, à savoir une série à axes parallèles au grand côté du mât, et une série à axes parallèles au petit côté du mat. Pour assurer l'inclinaison du mat en avant et en arrière, le mat est ancré à la paroi en deux points au moins par l'intermèdiaire de dispositifs sensiblement perpendiculaires à ladite paroi et règlables en.longueur; ces- dispositifs sont, par exemple, du type télescopique avec vis de règlage susceptible d'hêtre actionnée à partir de l'estré- mité libre. La liaison par moyen règlable entre le curseur et la banche se fait par deux dispositifs identiques à biellettes constituant chacun un quadrilatère déformable à volonté à l'ai- de de commande disposée à cet effet, lesdits dispositifs étant disposés verticalement de part et d'autre du mât, perpendicu lairement à la banche. La déformation des quadrilatères de ce dispositif de liaison stobtient par des commandes à vis faisant varier dtune part, la longueur d'un côté du quadrilatère, d'autre part les angles du quadrilatère. Le premier règlage permet une inclinaison de la banche par rapport au mât qui peut stajouter à l'inclinaison du mât par rapport à la paroi et qui est obtenu par le dispositif décrit ci-dessus et appelé "Dispositif réglable en longueur" et servant à la liaison entre le mât et la paroi. Ce premier réglage permet aussi une action différentielle des deux dispositifs déterminant un gauchissement de la banche dans le sens voulu. Le deuxième réglage, faisant varier les angles du quadrilatère dont les longueurs de côtés sont fixes, permet de rapprocher ou d'éloigner la banche de.la paroi. Suivant une forme préférée de réalisation, la banche est constituée de plusieurs panneaux rectangulaires juxtaposés, étroits, reliés l'un à l'autre de façon démontable et faisant la hauteur de ladite banche. Avec cette disposition, on peut composer la partie médiane de la banche de panneaux identiques tandis que les bords droit et gauche présentent des panneaux.plus étroits dont la largeur est dégressive pour pouvoir, en combinaison avec un panneau-ou réglette de largeur variable, obtenir toutes les largeurs de banche que lton désire. En plus de la largeur réglable, on peut prévoir qutau moins un des panneaux est trapézoidal pour réaliser une banche à une rive latérale au moins inclinée par rapport à la verticale. En outre, une version intéressante pour les cons tructions courbes consiste à prévoir que chaque panneau est relié à son.voisin par une articulation permettant de réali- ser un léger dièdre, l'angle de celui-ci étant contrôlé par des bras fixés perpendiculairement aux panneaux, sur leur face opposée à la face coffrante, les extrémités des bras de deux panneaux adjacents étant connectés par des liens de longueur réglable. Pour modifier la courbure générale du panneau, et même le gauchir, on dispose deux bras sur chaque panneau, ltun en haut, l'autre en bas, les bras de deux panneaux adjacents- étant reliés par des dispositifs à boulons qui tendent à les rapprocher, tandis qu'ils sont maintenus écartés par des cales. Ltinvention sera mieux comprise à l'aide de la descriì- tion ci-après qui en donne un exemple non limitatif de réal sation pratique, étant bien entendu que d'autres variantes d construction seront possibles sans sortir du cadre de l.ginven- tion, à condition quelles restent dans les lignes générales des revendications qui suivent la présente description. Les dessins joints illustrent cette description et représentent à la ligure 1, une coupe schématique verticale perpendiculaire à une paroi en ours de construction avec deux coffrages de Invention se faisant face dans un premier stade de la manoeu- vre la figure 2, une vue similaire à celle de la figure 1 dans un stade de manoeuvre ultérieur où lton a relevé les mats en prenant appui sur les banches ; la figure 3, une vue similaire aux vues précédentes dans un stade ultérieur où lton a relevé les banches en prenant appui sur les mats ; la figure 4, une vue similaire à celle de la figure 3 dans une variante où cn a réalisé un règlage du dispositif de liaison du mat à la paroi et du dispositif de liaison du mât aux banches pour incliner celles-ci ; les figures 5, 6, 7, 8, et 9, des vues détaillées au dispositif de liaison à quadrilatères déformables du mat à la banche dans diverses positions de règlage ; la figure 10, une vue en élévation de la partie du coffrage comprenant le coulisseau et le dispositif de liaison par quadrilatères déformables du mât à la banche ; la figure 11, une vue en élévation de ensemble du coffrage en extension maximum sans dispositif de sécurité ; la figure 12, une vue similaire à celle de la figure il avec le dispositif de sécurité ; la figure 13z une vue de détail du dispositif dlancrage règlable, à la paroi. la figure 14, une vue en élévation de la face non coffrante d'une banche constituée de plusieurs panneaux ; la figure 15, une vue en plan dlun coffrage avec banche à panneaux multiples ; la figure 16, une vue en perspective schématique d'un panneau constitutif de la banche des figures 14 et 15 ; la figure 17, une vue en plan agrandie d'une partie de la banche à panneaux multiples montrant le fonctionnement du dispo sites susceptible de faire varier l'angle des dièdres de deux panneaux adjacents ;; la figure 18, une vue de détail d'une première version du dispositif de liaison axe deux panneaux la figure 19, une vue de détail d'une deuxième version du dispositif de liaison de deux panneaux. Le coffrage, constitué d'au moins deux ensembles tels qu'ils ont été définis ci-dessus, est destiné à couler des levées successives de béton A, B, C > D > (figures 1 à 4). Evidemment, on coule une levée supérieure lorsque la levée inférieure est déjà durcie. Chaque ensemble de coffrage est composé d'une banche 1 et dXun dispositif de manoeuvre, repéré globalement par 2 > servant à supporter, règler et lever la banche 1. Le dispositif de manoeuvre 2 est ancré dans une levée inférieure A ou B par des ancrages 3, 4 > 5, 6 qui sont réalisés à laide des trous ayant servi au passage des entretoises maintenant deux banches ltune en face de autre à l'écartement voulu pendant la coulée du béton.Le dispositif de manoeuvre 2 est composé dXun mat 7 vertical fixé à la paroi 8 au niveau de la levée A ou B à l'aide de dispositifs 9, 10, 11, 12, représentés en détail à la figure 13, sensiblement perpendiculaires à la paroi 8 et règlables en longueur. Les dispositifs 9, 10, 11, 12, sont suffisamment longs pour-pouvoir maintenir le mât 7 à une certaine distance de la paroi 8. Le mât 7 sert de glissière à un curseur constitue par une biellette verticale 13. Le curseur constitué essentiellement par les biellettes 13 est relié à la banche par des biellettes articulées 14, 15. En réalité, les biellettes 14, 15 starticulent à la partie. inférieure de montants 16, 17 au sommet desquels est fixée la banche le La banche 1 supporte trois passerelles de sécuri té, à savoir, une passerelle supérieure 18 posée au niveau supérieur de la banche, une passerelle intermèdiaire 19 située au niveau inférieur de la banche > et une passerelle inférieure 20 située à la partie inférieure des montants 16, 17. La passerelle 67 est fixée à la partie inférieure du mât 7. Chaque passerelle comporte son garde-corps tel que 73, 74, 75s 76. Les passerelles 19 et 20 comportent des trappes telles que 68 pour permettre ltaccès au niveau inférieur. La trappe 68 de la passerelle 20 sert aussi à disposer le garde-corps 76 de la passerelle 67 lorsque celle-ci est relevée et se place à I'intérieur de la passerelle 20. Un filet de protection 69 enveloppe ensemble des passerelles 18, 19, 20 et 67. Le mat 7 est tubulaire5 creux, a section rectangulaire et il est constitué de deux tôles 21, 22, réalisant les grands côtés de la section rectangulaire, et de deux fers U 23, 24, avec leurs ailes tournées vers l'extérieur de façon à constituer les petits côtés de la section rectangulaire avec des rainures verticales permettant le déplacement des galets 25, 26, 27, 28, à axes parallèles aux grands cotés du mât, et des galets 29, 30, 31, 32, à axes parallèles aux petits côtés du mât, qui assurent un guidage rigoureux de la biellette ou coulisseau 13 dans lesdites rainures.Les axes des galets 25 et 26 servent d'axe d'articulation respectivement aux biellettes 14 et 15, qui s'articulent, par ailleurs, sur des axes 33, 34, réalisés dans des chappes 35, 36 solidaires des montants 16, 17. La biellette 14, est en réalité en forme de culbuteur avec trois axes 33, 37v et 38 > l'axe 37 étant le même que celui du galet 25, tandis que l'axe 38 est relié à un écrou 39 dans lequel se visse une tige filetée 40 articulée en 41 dans une chape 42 solidaire du montant 16 ou 17. La tige filetée 40 peut être entravée en rotation par un carré de manoeuvre 43 et elle est retenue dans une butée 44 solidaire de l'articulation 41. La longueur de la biellette verticale 13 peut être modifiée grâce à un dispositif à vis à double filet 45, similaire à un ridoir, qui peut être entrainé par la tête hexagonale 46. Il est bien entendu qutil existe deux dispositifs identiques de part et d'autre du mat 7 et constitués de biellettes 13, 14, 15 de la tige filetée 40, de leurs galets et de leurs accessoires correspondants La manoeuvre de ces dis positifs règlables peut se faire indépendamment ntune de l'au- tre. Les dispositifs- de liaison 9, 10, 11, 12 du mat 7 à la paroi 8 sont représentés en détail à la figure 13. Le ds- positif 12 est composé - dtune chape 4 ancrée à la paroi 8 au moyen dlun boulon 48 prenant la place, par exemple, dlune entretoise, - d'une tige tubulaire 49 articulée à la chape 47 par l 50, - et dun manchon 51 recouvrant latige 49 et fixé au mât 7. Le mât 7 présente une glissière 52 coulissant sur la tige 49, recevant tout le poids du coffrage et soumise, à cause de delà, à un couple transmis à la tige 490 lie manchon 51 est fermé par une plaque 53 tandis que la tige 49 comporte, à son extrémi.- té opposée à l'axe 50, une plaque 54 percée d'un trou fileté 55. Une tige filetée 56 traverse la plaque 53 et les trous 55; trois écrous arretés 57, 58, 59 sont fixés sur cette tige file- tée 56. La plaque 53 est maintenue étroitement de part et d'autre par les écrous 58 et 59 qui slappuient sur ladite plaque.Le trou central de la plaque 53 est plus grand que la tige filetée 56 et les écrous 58 et 59 servent de butées dans les deux sens à la tige filetée 56. L'écrou 57 sert aussi de butée de fin de course On comprend que lorsque l'on fait tourner ltécrou 59 dans un sens ou dans un autre, on pousse ou on tire sur la plaque 54 Si bien que lton éloigne ou lton rapproche la glissière 52 de la paroi 8. Le coffrage comprend encore un treuil électrique 60, situé à la partie supérieure du mât 7, une poulie de renvoi 61 sur le mât 7 > un point d'ancrage 62 au sommet de la banche 1 et un point d'ancrage 63 à la base de la banche 1. Un câble 64, tiré par le treuil 60 peut s'accrocher soit directement à l'encrage 63, soit à ltencrage 62 en passant par la poulie de renvoi 61. La banche 1 peut etre une banche classique rectangulaire avec face coffrante raidie par des profilés soudés du côté opposé à la face coffrante. Il stagit souvent de profilés en oméga 98. Toutefois, pour réaliser des surfaces eourbes ou, plus précisément, constituées de facettes, la banche 101 (figures 14 à 19) est constituée de plusieurs panneaux rectangulaires 78 juxtaposés ; les panneaux 78, qui sont étroits, sont reliés les uns aux autres de façon démontable et articulée comme on le voit en détail aux figures 18 et 19. A la figure 18, on voit une liaison par boulon 79 avec interposition de rondelles Belleville 80,81 ; l'afRleurement des deux panneaux 78 est assuré par des barrettes 82, 83 soudées à la jonction de deux panneaux comme cela est courant en la matière et a été décrit dans un certificat dladdition de la demanderesse déposé le : 3 décembre 1974 sous le n 74.39.448. On peut encore prévoir le dispositif de jonction par taquets de positionnement 84, 85 (figure 19) prévu aussi dans le meme certificat dXadditione Les bords droit et gauche de la banche 101 présentent des panneaux 86, 87, 88, 89, 90, 91 plus étroits que les panneaux 78. Les panneaux 86 à 91 ont des largeurs différen- tes qui permettent toutes les variations de largeur jusqu'à celle de la largeur dtun panneau 78. On prévoit en outre, des règles 92, 93 de largeur réglable de façon continue et correspondant au plus petit panneau 88 ou 91. Si bien luron obtienttoutes les largeurs possibles de panneau. En outre, on peut prévoir, ce qui n'est pas représenté, un panneau de rive trapézoidal en combinaison avec les panneaux et règles 86 à 93a De cette façons on peut constituer des panneaux trapézoidau .de toutes dimensions. L'angle du dièdre de deux panneaux 78 adjacents est controlé par des bras 94, 95, 96, 97, fixés perpendiculairement aux panneaux 78. sur leur face opposée à leur face coffrante 99. Les extrémités de deux bras adjacents 94, 96 ou 96, 97 sont- maintenus écartés par des cales ioe, 103, qui peuvent se déplacer le long des cotes 104 des bras 94, 95, 96, 97 qui sont rectilignes et constituent des rampes. Les bras sont simultanément serrés contre les cales -102, 103 par des boulons 105. On comprend que le réglage conjoint des cales ioe, 103 et des boulons 102 puisse faire varier la position angulaire des bras, comme il est représenté en traits mixtes à la figure 17. La position 1031 de la cale correspond à un écartement plus grand des bras 96, 97 que la position 1092. En choisissant convenablement les angles des rampes 104 et les dimensions des cales 102, 103, on peut déterminer de faibles variations de l'angle du dièdre de deux panneaux 78 avec un déplacement appréciable de la câle 102, 103 (positions 1031, 1032)ç Le fonctionnement des dispositifs de liaison 9, 10, 11, 12, tels qu'illustres à la figure 13, a déjà été expliqué. En agissant sur les quatre dispositifs 9, 10, 11, 12,relatifs au mat 7, on comprend aisément que llon peut donner audit mât 7 l'inclinaison voulue ou que lton peut les rapprocher ou les écarter suivant les nécessités de la coulée ou de la manoeuvre des banches lo En se reportant aux figures 5 à 9, on voit comment Peuvent fonctionner les moyens règlables de liaison du coulisseau à la banche ou, plus précisément, de liaison de la biellette 13 aux montants 16, 17. Aux figures 5, 6, et 7, on a représenté le quadrilatère réalisé par les biellettes 13, 14, 15 et le montant 16 se maintenant comme un parallèlogramme. Les angles du parallèlogramme peuvent varier en actionnant la tige 40 à laide du carré 43.Lorsque ce parallèlogramme est un rectangle, (figure 6), les montants 16 et 17 sont les plus éloignés du mât 7. Lorsque le parallèlogramme est aplati, (figure 7), les montants 16 et 17 sont tout contre le mât 7. La figure 5 représente une position intermèdiaire des biellettes 14, 15, avec les montants 16, 17 moyennement éloignés du mât 7. En agissant sur la tête hexagonale 46 et en faisant tourner la vis à double filet 45, on raccourcit (figure 8), ou on allonge (figure 9), la biellette 13 ce qui déforme le quadrilatère mentionné ci-dessus avec une biellette 13 plus ou moins longue que la distance entre les axes d'articulation 33 et 34. I1 en résulte une inclinaison des montants 16, 17 dans un sens ou dans l'autre par rapport au mat 7.Cette inclinaison peut être contrôlée exactement comme on veut et peut stajou+er, évidemment, à l'inclinaison d'origine du mât 7 réalisée à laide des dispositifs 9, 10, 11, 12, comme il a été expliqué ei-dE u > On sait qu'il existe deux dispositifs de liaison du mât à la banche, en dllutres termes, quXil y a deux jeux de biellettes 13, 14, de tiges filetées 40 et de vis 45, ainsi que de leurs dispositi-s connexes Par conséquent, en agissant différemment sur les deux tiges filetées 40 > on peut faire os- ciller autour d'un axe sensiblement vertical ensemble de la banche I par rapport au mât 7. De même, en agissant de façon dissymétrique sur les têtes hexagonales 46, on peut faire osciller séparément les montants 16 et 17 autour d'axes horizontaux sensiblement parallèles à la paroi 8. Ltaction simultanée et différente sur les têtes hexagonales 46 et les carrés de manoeuvre 43 permet donc de dégauchir ou de gauchir à volonté les banches 1. Ceci est une particularité importante du coffrage de l'invention. Le fonctionnement des deux règlages importants du coffrage de ltinvention ayant été décrit, on va maintenant . rt re le fonctionnement de l'ensemble du coffrage. Il faut supposer au départ (figure i) que les dis positifs 9, 10, Il, 12 sont ancrés en 3, 4, 5, 6 sur la levée A, qui a été faite avant la levée B, et que la levee C viens d'entre coulée à l'aide des banches 1 qui sont hissées au sommet du mât 7, et qui ont été maintenues, au moment de la coulée, par un ancrage antielexion 65. On laisse les banches 1 appliquées à la levée C; on passe le câble 64 du treuil 60 autour de la poulie de renvoi 61 pour venir l'ancrer en 62 (figure 1), et on enlève les boulons 48 des ancrages 5, 6, pour libérer le mât 7 de la paroi 8, en ltoccurence de la levée A. En faisant fonctionner le treuil 60, on lève le mât 7 comme l'indique la flèche 66. En même temps, la passerelle 67, qui est solidaire du mât, stélève, et, en fin de course, elle vient se placer dans la passerelle 20 grâce à la trappe 680 Ce mouvement n'est pas gêné par les filets de protection 69 qui se -4eplient à la manière d'une chaussette quton~retourle, comme il est représenté à la figure 2.Lorsque le mât 7 stest élevé de la valeur dtune hauteur de levée, et que les dispositifs 11, 12, sont venus au niveau des trous d'entretoise de la levée B, on fixe ces dispositifs 11, 12 aux ancragels correspondants. La même manoeuvre se fait en ce qui concerne l'au tre banche I, de l'autre côté de la paroi 8, si bien que lten- semble du coffrage prend la position qui est représentée à la figure 2 Ltopération suivante va consister à remonter les banches d'une hauteur équivalente à une levée. Le coffrage étant dans la position représentée à la figure 2, le mât 7 étant an cre a la paroi 8 au niveau de la levée B, on enlève les entretoises 70, 71 et l'ancrage antiflexion 65. Puis on fixe le câble 64 du treuil 60 à l'ancrage 63 à la base de la banche 1.Il suffit de faire fonctionner le treuil 60 pour élever la banche 1 suivant la flèche 72 après que lton aura écarté cette banche de la paroi de la levée C de la valeur voulue en actionnant le carré 43 de la tige filetée 4o. Naturellement, le dispositif de sécurité, composé des passerelles 18, 19, 20, suit le mouvement montant de la banche 1 et la trappe 68 de la passerelle 20 se referme lorsque celle-ci s'élève au-dessus de la passerelle 67 qui reste fixe. On répète la même opération pour autre banche et on peut procèder au règlage des deux banches en les rapprochant ou en les inclinant par action sur le carré de manoeuvre 43, la tête hexagonale 46 et en complètant par le règlage des écrous 59 des dispositifs de liaison 9, 10, 11, 12. On complète par la pose de l'ancrage antiflexion 65 et le coffrage est prêt pour la coulée de la levée D. A la figure 4, on a représenté une variante de la figure 3 où un autre règlage des banches à l'aide des écrous 59, 46 et 43. a été réalisé pour assurer une inclinaison de la levée D par rapport aux levées inférieures0 Ceci est utile pour réaliser. une paroi inclinée pour une voûte polygonale ou le départ dxune construction pyramidale après une construction à parois verticaleso En utilisant les banches 101 des figures 14 à 19 on peut réaliser des parois courbes convexes ou concaves suivant le réglage des boulons 102 et des cales 103, 105. On peut même réaliser des surfaces gauches en réglant différemment les bras supérieurs 94, 96, 97 des bras inférieurs tels que 95c Il ne reste plus qutà couler le béton entre les deux bancheso Ceci fait, on se retrouve dans la position de la figure 1, et on peut recommencer ltopération indéSiniment. Les banches 1 seront généralement rectangulaires mais on pourra aussi utiliser des banches de toutes formes, trapèzoidales, notamment, comme on l'a expliqué ci-dessuso Une application particulièrement intéressante du coffrage de ltinvention est la réalisation de constructions creuses pyramidales ou tronconiques qui comportent plusieurs banches rectangulaires, avec des dispositifs comme celui de l'invention, encadrés à gauche et à droite par deux panneaux en forme de trapèzes rectangleso Ceci est rendu possible par l'absence de tout dispositif mécanique important sur les aretes des banches. Invention a pour avantages principaux - de simplifier les manoeuvres et les réglages grace à une concentration des apparaux de manoeuvre et de réglage en un seul lien, sur un seul mât de levage pour un ensemble levé - de-permettre, en cours de travail, sans difficulté ni interruption de modifier sensiblement l'aplomb vertical lorsqutil faut prolonger une paroi verticale par une paroi inclinée de plusieurs degrés ou inversement ; - de permettre > en cours de travail, sans difficulté ni interruption, d'évoluer dans le plan horizontal, d'une paroi plane vers une paroi courbe à courbure variable puis de revenir à une paroi plane si nécessaire ; ; - de permettre avec facilité, de gauchir ou dégauchir le panneau coffrant par une action différentielle sur les apparaux de manoeuvre et de réglage, action qui peut se combiner avec une action différentielle sur les réglages de variation de courbures. REVENDICATIONS 10/ Coffrage auto-relevàblepour matériau moulé, tel que le béton, permettant de couler en levées superposées et successives, ledit coffrage étant constitué sur une face de la paroi en construction, de un ou plusieurs ensembles aux taposés composés d'une banche et d'un dispositif de manoeuvre servant à supporter, règler et lever, ledit dispositif de manoeuvre stancrant provisoirement à la paroi déJà durcie sous la banche lors des manoeuvres necessalres aux opérations !ie coulée de la levée supérieure puis, quand ladite levée est durcie, la banche ancrée dans ladite levée servant dtappui au dispObi tif de manoeuvre pour le monter de la valeur d,tune hauteur de levée après l'avoir détaché des ancrages inférieurs et avant de l'attacher aux ancrages supérieurs distants du précéder-L dtune levée, la remontée d'une levée de la banche se faisant en prenant appui sur le dispositif de manoeuvre et ainsi de suite, c a r a c t é r i s é par le fait que chaque ensemble destiné à etre juxtaposé se compose d'une banche et d'un seul dispositif de manoeuvre composé d'-wl mât vertical placé vers ltextérieur, dans la partie médiane de la banche, à une certaine distance de la paroi, ledit m t servant de glissière à un curseur solidaire-de la banche, ledit curseur comportant des moyens en contact avec le mât et étant relié à des montants supportar.lt la banche par des moyens règlables assurant l'inclinaison de la banche en avant et en arrière par rapport à la paroi tout comme son gauchissement dans les deux sens tandis que l'ancrage du mât à la paroi se fait aussi par des moyens règlables permettant d'approcher, d'éloigner et d'incliner le mât en avant et en arrière par rapport à ladite paroi, ledit mât et la banche comportant chacun leurs passerelles de service et leurs dis positifs de sécurité qui sont compatibles les uns avec les autres. 20/ Coffrage auto-relevable, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que le mât en poutre caisson, à section rectangulaire, comporte des rails à gorges sur ses faces latérales, rails dans lesquelles se placent deux séries de galets solidaires du curseur, à savoir une série à axes parallèles à la banche et une série à axes perpendiculaires à la banche. 3 / Coffrage auto-relevable, tel que défini dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é par le fait que le mat est ancré à la paroi sous le coffrage en deux points par Irintermèdiaire de dispositifs sensiblement perpendiculaires à ladite paroi, et règlables indépendamment en largeur. 40/ Coffrage auto-relevable, tel que défini dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é par le fait que les dispositif s de règlage en longueur sont du type télescopique avec vis de règlage susceptible d'être actionnée à partir de 1 t extrémité des dispositifs. 50/ Coffrage auto-relevable, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications précédentes, prises isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la liaison par moyen règlable entre le curseur et la banche se fait par deux dispositifs identiques à biellettes constituant chacun un quadrilatère déformable à volonté suivant des commandes disposées à cet effet, lesdits dispositifs étant disposés verticalement de part et d'autre du mat perpendiculairement à la banche. 60/ Coffrage auto-relevable, tel que défini dans la revendication 5, c a r a c t é r i s é par le fait que la déformation des quadrilatères du dispositif de liaison entre curseur et banche s'obtint par des commandes à vis faisant varier dune part, la longueur d'un côté du quadrilatère, autre part, les angles du quadrilatère0 70/ Coffrage auto-relevable, tel que défini dans l'une quelconque des revendications précédentes prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la banche est constituée de plusieurs panneaux rectangulaires juxtaposés, étroits reliés l'un à l'autre de façon démontable, et faisant la hauteur de ladite banche. 8 / Coffrage auto-relevable, tel que défini dans la revendication 7, c a r a c t é r i s é par le fait que la partie médiane de la banche est composée d e panneaux identiques tandis que les bords droit et gauche présentent des panneaux plus étroits dont la largeur est dégressive pour pouvoir, en combinaison avec un panneau ou réglette de largeur variable, obtenir toutes les largeurs de banche que lton désire. 90/ Coffrage auto-relevable, tel que défini dans la revendication 8 > c a r a c t é r i s é par.le fait qu'un au moins des panneaux est trapézoidal pour réaliser une banche à une rive latérale au moins inclinée par rapport à la verticale. 100/ Coffrage auto-relevable, tel que défini dans ltune ou l'autre des revendications 7, 8 ou 9, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que chaque panneau est relié à son voisin par une articulation permettant de réaliser un léger dièdre, l'angle de celui-ci étant contrôlé par des bras fixés perpendiculairement aux panneaux, sur leur face opposée à la face coffrante, les extrémités des bras de deux pan neaux adjacents étant connectés par des liens de longueur ré glabre. 110/ Coffrage auto-relevable, tel que défini dans la revendication 10, c a r a c t é r i s é par le fait que chaque panneau présente deux bras, ltun en haut autre en bas, les bras de deux panneaux adjacents étant reliés par des dispositif s à boulons qui tendent à les rapprocher, tandis qulils sont maintenus écartés par des cales.