La présente invention concerne un procédé de construci de bâtiments au moyeu de Composants ou éléments préfabriqués industriellement. L'invention concerne gai ment. la structure des bâtiments obtenus par ce procéde, ainsi que les assemblage et les dispositifs de montage desdits composants. On connatt déjà différents procédés et diverses formes de réalisation d'ossatures de bâtiments exécutés en @éton armé à partir d'éléments de base préfabriqués en sér@e, lesdits élé- ments de base étant par exemple des poutres, poteaux, planchers entre lesquels sont disposée des remplissages traditionnels ou murs rideaux pour les façades.L'assemblage de tels éléments préfabriqués tel qu'actuellement réalisé s'il facilite la réalisation des ossatures de bâtiments et permet une amélioration de la productivité dans l'industrie du bâtiment, n'y apporte pas toutefois toute l'industrialisation qui Z sera. it Souhaitable en vue d'en diminuer le prix de revient. En effet, les éléments préfabriqués doivent être joints entre aux et, aux emplacements de leur jonction, la mise en place d'armatures, la confection de c'jffrages complémentaires, le coulage le béton dont la prise nécessite un certain temps, constituent autant d'opérations retardatrices de la construction.Ainsi le gain de temps et L'accroissement de. productivité acquis d'un té Far la pref@- brication de différents éléments sont en partis neutralisés par la longueur des opérations obligatoires ci-dessus mentionnées. Par ailleurs, les ossatures obtenues au moyen des éléments préfabriqués de types connus ne permettent pas une pluralité de fonction ; en outre, ellec sont le plus souvent cachées et ne participent pas au caractère artistique des bâtiments, ou lorsju'elles jouent pareil rôle, elles ne permettent pas l'évoluti ité totale des murs rideaux ou les facilités de cloisonnement at ue second oeuvre. La présente invention obvie à ces insuffisances et es inconvénients en fournissant un procédé d'assemblage à sec d@éléments préfabriqués, tel qu'il permet de poursuivre la construction au fur et b mesure de la mise en place lesdits éléments sans attendre que le téton de liaison de ces lerniers ait atteint la résistance mécanique requise et dans lequel la mise en place de coffrages pour la coulée du béton n'est plus nécessaire. Be procédé de construction de bâtiments selon l'invention est essentiellement caractérisé par le fait que l'on dispose des alignements de poteaux périphériques verticaux, généralement monolithiques, délimitant le contour extérieur du bâti- ment, que, d'une part, l'on dispose sur chacun desdits poteaux des excroissances dites ??corbeaux?? placées à chacun des niveaux du bâtiment et comportant une face perpendiculaire et une face parallèle à l'axe du poteau, que l'on pose et maintient à sec sur lesdits corbeaux les extrémités de poutres de façade dites "poutres bandeaux?? et celles de poutres perpendiculaires au plan de façade desdites"poutres centrales réalisant ainsi un noeud d'ossature, et qu'ainsi le plan des façades défini par lesdites "poutres bandeaux" ne coupe en aucun point le plan d'alignement des poteaux périphériques, ni les extrémités des poutres transversales ou centrales, lesdites poutres reliant deux poteaux n'appartenant pas à l'alignement général des fa çades ; que d'autre part, on dispose entre deux poutrea'osaa- ture d'un même niveau, des éléments de plancher préfabriqués, et entre les-poutres bandeaux de deux niveaux successifs des éléments de façades industrialisées et que l'on effectue le clavetage des noeuds de poutre formés sur les corbeaux par bétonnage sans coffrage, ce dernier n'étant pas de ce fait obligatoirement réalisé niveau par niveau. Suivant une caractéristique importante, le maintien à sec des éléments d'un noeud d'ossature est obtenu en solidarisant provisoirement par des moyens mécaniques, d'une part, les extrémités des deux poutres bandeaux aboutissant à ce même noeud au poteau périphérique sur le corbeau correspondant et, d'autre part, l'extrémité de la poutre centrale qui y aboutit également, aux poutres bandeaux, cette disposition permettant ainsi d'assurer la stabilité provisoire du bâtiment au montage. De manière avantageuse, on obtient le maintien à sec des éléments d'un noeud d'ossature, d'une part, par serrage des bandeaux contre la face verticale du corbeau et, à cet effet, on dispose dans le poteau, au niveau du corbeau, des douilles d'ancrage prolonges chacune par une crosse noyée dans le béton, chacune desdites douilles étant pourvue d'un taraudage de réception d'une tige filetée à ses deux extrémités, l'une des deux dites extrémités filetées étant vissée sur le taraudage des douilles et l'autre extrémité passant à travers un orifice ménagé dans une aile disposée verticalement d'un fer cornière prenant appui sur les poutres-bandeaux et recevant un écrou de mise en serrage desdites poutres-bandeaux contre la face verticale du corbeau ; et, d'autre part, par serrage de ltaile horizontale du fer cornière, préalablement solidarisé aux poutresbandeaux et aux poteaux périphériques, sur l'extrémité de la poutre centrale correspondante, laquelle extrémité est à cet effet munie d'une douille taraudée de réception d'une vis de serrage dont la tige filetée à travers un orifice ménagé dans ladite aile horizontale et dont la tête prend appui sur la face supérieure 3 de ladite aile. Un poteau périphérique préfabriqué pour la mise en oeuvre du procédé est constitué selon l'invention par une colonne de béton armé disposée verticalement, de section droite courante régulière, comportant des excroissances toutes identiques, faisant corps avec ladite colonne, dites "corbeaux"et venues de coulage en même temps qu'elle, disposées régulièrement le long de ladite colonne et présentant, d'une part, une plateforme plane horizontale de contour rectangulaire, perpendiculaire à l'axe de ladite colonne et débordant à l'extérieur du poteau vers l'intérieur du bâtiment et par rapport au contour de la section droite dudit poteau et, d'autre part, une face plane verticale également de contour rectangulaire perpendiculaire au plan de la plate-forme plane, et débordant en dehors du contour de la colonne. Avantageusement, les faces verticales des corbeaux sont doublées d'un revêtement réalisé en un matériau élastique, isolant, étanche, et facilitant le serrage des pièces en béton. Selon l'invention, une poutre bandeau prefabriquee dis- posée horizontalement entre deux corbeaux d'un même niveau de deux poteaux de façade successifs, réalisée en béton, et munie d'armatures longitudinales, possède une section droite de forme polygonale telle que ladite poutre comporte à sa partie supérieure une face plane sur laquelle est disposé un organe de ception d'éléments de façade du niveau supérieur et une face plane d'évacuation des eaux inclinée vers l'extérieur du bâtiment et sur sa face longitudinale disposée du côté intérieur du bâtiment un rebord plan horizontal de réception des extrémités d'éléments de planchers, enfin à sa partie inférieure, deux rebords plans transversaux disposés à chacune de ses extrémités formant les appuis d'extrémités de poutres sur les bords des corbeaux correspondants des poteaux de façade, ainsi qu'un rebord plan longitudinal formant feuillure et appui pour les faces supérieures des éléments de façade du niveau inférieur, ladite poutre-bandeau présentant ainsi un profil qui permet de réaliser indifféremment les poutres courantes d'étages ou les poutres d'acrotères. Selon l'invention, les poutres transversales sont réalisées en béton armé, de section droite rectangulaire dont l'une des faces la plus large est disposée horizontalement lorsque ladite poutre est mise en place, et dont les extrémités comportent une partie coaxiale de largeur réduite et dont les faces latérales présentent un décalage vers l'intérieur par rapport aux autres faces latérales les moins larges, la partie de la poutre reliant les faces décalées ayant une forme complémentaire de la face intérieure de la poutre-bandeau disposée vers l'intérieur du bâtiment. Suivant une première forme de réalisation, les corbeaux ménagés sur les poteaux comportent des armatures de fort diamètre, disposées en attente perpendiculairement à la plateforme horizontale du corbeau, cette disposition en liaison avec celle des armatures des poutres d'ossature permettant de réaliser un encastrement. Suivant une deuxième forme de réalisation, les corbeaux ménagés sur les poteaux comportent des armatures de faible diamètre en forme de boucles, disposées en attente perpendiculairement à la plate-forme horizontale du corbeau, cette disposition en liaison avec celle des boucles d'armature des poutres d'ossature permettant de réaliser une articulation. Suivant une troisième forme de réalisation, les corbeaux comportent sur leurs plates-formes horizontales un revêtement élastique sur lequel reposent les extrémités des poutres-bandeaux et de la poutre centrale formant le noeud correspondant, ledit appui élastique conférant à la structure du bâtiment des pro priétés antivibratoires et antisismiques. Un élément de façade selon l'invention est essentiellement caractérisé par le fait que son contour est de forme rectangu laire, un des côtés du rectangle ayant une longueur égale à la distance séparant la face supérieure des poutres-bandeaux d'un niveau de la face inférieure des poutres-bandeaux du niveau immédiatement supérieur, que son côté inférieur comporte une lisse profilée coopérant avec un profilé de forme complémentaire disposé sur la face supérieure de la poutre-bandeau inférieure et une bavette d'étanchéité,et que son coin supérieur opposé possède une forme complémentaire de celle de la feuillure ména gée à la partie inférieure de la poutre-bandeau supérieure, est plaquée dans cette dernière et y est maintenue par un couvre joint disposé sur la face interne dudit élément. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux'de la description faite ci-après en regard des dessins annexés sur lesquels - les figures la et lb représentent deux vues en éléva tion de deux poteaux périphériques selon l'invention, différant entre eux uniquement par leur mode d'encastrement dans le sol. - les figures 2a et 2b représentent respectivement une vue en élévation et une vue en plan d'un corbeau sur lequel sont posées les poutres-bandeaux; - les figures 3a et 3b représentent deux vues en perspective d'un même corbeau sous deux angles différents - les figures 4a et 4b représentent deux vues en perspective sous des angles différents d'une même poutre-bandeau ;; - la figure 5 représente en perspective une vue éclatée de l'assemblage des poutres-bandeaux sur un corbeau associé à un poteau périphérique - les figures 6a et 6b représentent en perspective et vues de deux points différents la forme de réalisation d'un angle saillant du bâtiment porté par deux poteaux - les figures 6c et 6d représentent respectivement en perspective la forme de réalisation d'un angle saillant du bâtiment et celle d'un angle rentrant porté par un seul poteau - la figure 7 représente schématiquement une vue en perspective d'une forme de réalisation possible d'un bâtiment au moyen des éléments préfabriqués selon l'invention - la figure 8 représente une vue en perspective de l'ossa- ture de la disposition des planchers et du montage des façades d'un bâtiment réalisé selon l'invention ;; - la figure 9 représente schématiquement la vue d'une face d'un bâtiment construit suivant le procédé selon l'invention et faisant apparaître les possibilités de diversifications d'une telle façade, avec un ou deux poteaux aux angles. Sur ces figures, les mêmes chiffres de référence représentent les mêmes éléments. En se référant tout d'abord aux figures la, lb, 2a, 2b, 2c, 2d, 3a, 3b et 4a, 4b : un poteau périphérique 1 selon l'in vention est constitué par le poteau proprement dit en béton armé de section rectangulaire le long duquel sont disposés régulièrement espacés entre eux des rebords 2, formant corps avec le poteau lui-même, ci-après dénommés "corbeaux", comportant une plate-forme 3, dont le plan est perpendiculaire à l'axe longitudinal du poteau, c'est-àdire est horizontal lorsque le poteau disposé verticalement.La distance séparant deux de ces plans successifs est égale à la hauteur séparant deux niveaux ou deux étages successifs du bâtiment, les rebords (ou corbeaux) successifs étant tous de même forme, se déduisant les uns des autres par une translation parallèle à l'axe longitudinal du poteau et d'une longueur égale à celle séparant deux niveaux successifs du bâtiment, et faisant saillie hors du contour du poteau sur l'une des faces et sur les deux faces planes perpen- diculaires et adjacentes à cette dernière, comme représenté en perspective sur les figures 3a et 3b. La liaison entre le poteau et les fondations pour obtenir un encastrement ou une articulation peut être réalisée de différentes manières connues. En particulier, le poteau peut être placé dans un alvéole 4, ménagé dans un massif 5 d'encastrement réalisé, par exemple, en béton et scellé dans ledit massif par un bourrage au mortier de ciment (voir figure la). Ce même poteau peut également être muni à sa base inférieure d'une platine métallique 6, réalisée h partir d'un fer plat et fixé à la préfabrication sur les armatures du poteau. Cette platine munie d'orifices circulaires ds passage de tiges filetées terminant des crosses d'ancrage 7, dans le massif en béton 8, est alors fixée sur ledit moyen d'écrous 9, vissés sur lesdites tiges filetées (voir figure lb); on obtient alors une articulation. De cette manière, les poteaux peuvent être fixés verticalement et rigoureusement alignés les uns parkapport aux autres. Chaque poteau comporte autant de corbeaux que le bâtiment doit comporter de niveaux ou étages, mais compte-tenu du fait que ces poteaux sont fabriqués directement en usina et doivent être transportés sur les lieux d'utilisation, lorsque la longueur de tels poteaux serait trop importante pour qu'ils puissent être aisément transportés, ils sont fabriqués en deux ou plusieurs éléments aboutables sur les lieux d'utilisation par tout moyen usuel connu. La longueur de tels éléments transportables correspond généralement à des pièces comportant trois corbeaux régulièrement espacés. Les poteaux munis de corbeaux sont encastrés dans le sol ou fixés sur une platine comme dit ci-dessus, et disposés. verticalement de telle façon que les corbeaux soient tournés vers l'intérieur du bâtiment. La plate-forme plane 3 de chaque corbeau est destinée à recevoir pour y reposer et y prendre appui, d'une part, les extrémités de deux poutres 11, dites poutres-bandeaux, disposées horizontalement dans les plans de façade entre deux poteaux successifs et, d'autre part, une extrémité d'une poutre transversale ou poutre centrale 12, dont l'autre extrémité repose sur un poteau central ou sur le corbeau d'un poteau opposé d'une façade parallèle opposée, des éléments ou dalles de plancher étant ensuite disposées côte à côte entre deux poutres transversales successives ou entre deux poutres-bandeaux opposés pour constituer un plancher continu à chacun des niveaux du bâtiment. Une poutre-bandeau 11 selon l'invention représentée vue en perspective de trois quarts avant sur la figure 4a et de trois quarts arrière sur la figure 4b, de forme générale prismatique, présente une face plane 13 qui, lorsque ladite poutre est mise en place, est verticale et prend appui par son extrémité sur la face verticale d'un corbeau de poteau ; à l'op- posé de cette face plane 13, la poutre-bandeau comporte un partie plane 14, parallèle à la face 13 disposée vers le haut lorsque la poutre est en place, suivie à mi-hauteur environ par une console 15, présentant une face 15a perpendiculaire à la face 14, adjacente à cette dernière et sur laquelle reposent les extrémités des éléments de plancher décrits plus loin et suffisamment large pour leur donner une assise suffisante.La face 1 5a est suivie par une face plane 1 6 parallèle à la face 14, elle-même suivie d'une face 17 de préférence inclinée, de manière à alléger l'ensemble de la poutre. La face supérieure 18 de la poutre, c'est-à-dire celle reliant la face 13 à la face 14 comporte, adjacente ivette dernière, une partie plane 18 qui lui est perpendiculaire et destinée à servir d'appui à un élément de façade, cette même face plane 18a étant suivie d'une face plane légèrement oblique 18b la reliant à la face 13 destinée à permettre le rejet des eaux de ruissellement vers l'extérieur.La face inférieure 19, de la poutre-bandeau est formée par une surface plane 19a qui ncorpore une rainure dite goutte d'eau" et présente sur ses bords latéraux et avant une échancrure ménageant, d'une part, deux surfaces planes latérales 19b et 19c destinées à poser ladite poutre-bandeau sur les extrémités de la surface plane 3 du corbeau et, d'autre part, un dièdre à angle droit 1 9d formant une feuillure sur laquelle pennent appui les bordures supérieures des éléments de façade. Ces poutres-bandeaux sont en outre munies d'armatures longitudinales telles que 20a et20b, par exemple, qui peuvent être avantageusement doublés de manière à former chacune une boucle d'extrémité qui peut en faciliter la manutention ou l'accrochage dans l'ensemble des armatures des autres éléments du bâtiment. Enfin, des éléments de rails 18c sont incorporés dans le béton à la préfabrication sur la face supérieure 18a de la poutre-bandeau pour servir à la fixation d'une lisse basse continue réalisée à partir d'un fer plat ou d'un profilé usuel et dont le rôle sera expliqué plus loin. Une Xpoutre transversale ou poutre dite centrale, représentée sur la figure 5, est selon l'invention une poutre en béton de forme prismatique, comportant des armatures longitudinales 12a ou transversales 12b et dont la section dite courante, de forme rectangulaire, présente deux grandes faces opposées 21a et 21b et deux petites faces opposées 22a et 22b.Chacune des extrémités de cette poutre (et dont une seule est représentée- sur la figure 5) se termine par une partie 23 de nême hauteur que celle du reste de la poutre, mais de largeur 1, inférieure à celle L du reste de la poutre, mais coaxiale à celle-ci, si bien que les faces latérales 23a et 23b de cette partie d'extrémité présentent chacune par rapport aux faces latérales 22a et 22b correspondantes un décrochement, chacun de ces deux groupes de faces, se raccordant alors suivant une surface 24a (ou 24b) formée par les deux faces d'un dièdre rentrant dont l'ar8te est perpendiculaire à la direction du plan des faces 22a et 23a (22b et 23b) l'angle dudit dièdre étant tel et la position de son arête telle qu'il soit complé mentaire du dièdre saillant formé par les faces 16 et 17 d 'une poutre-bandeau. Les éléments ci-dessus décrits permettent la création de ossature dtun bâtiment de la manière représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur les figures 7 et 8. A cet effet, comme représenté plus particulièrement sur la figure 7, on procède à ltalignement des poteaux périphériques 1 ; les alignements obtenus permettent de délimite? les contours du bâtiment, contours qui, comme il ressort visiblement de la figure, peuvent de façon simple être variés de nombreuses manières, les alignements restant toutefois parallèles ou perpendiculaires entre eux.Entre deux poteaux 1 d'un même alignement et dont les plates-formes horizontales 3 des corbeaux 2 sont, à chaque niveau du bâtiment, dans le même plan horizontal, on pose les poutres-bandeaux par les faces planes d'extrémités 19b et 19c desdites poutres de telle manière que, d'une part, la face verticale de son talon 19 prenne appui sur la face latérale verticale 3a (ou 3b) correspondante du corbeau et sa face horizontale 19b ou 19c repose sur la plateforme horizontale 3 du corbeau, la face 13 de la poutre-bandeau venant prendre appui sur le bord correspondant de la face verticale plane 3c du corbeau, laquelle fait saillie par rapport à la face du poteau du côté de laquelle l'ensemble dudit corbeau fait saillie. Dans le cas où le poteau n?est pas un poteau angle, deux poutres-bandeaux sont ainsi placées synétrique- ment l'une de l'autre par rapport au plan de symétrie du poteau et qui est aussi celui du corbeau ; les deux poutres-bandeaux étant ainsi posées sur le corbeau, il subsiste entre leurs faces transversales d'extrémités 15 uraéspace égal à la largeur 1 de l'extrémité d'une poutre centrale 12, ce qui permet de loger cette extrémité entre les deux dites faces transversales 15, la face inférieure 21b de ladite poutre centrale venant alors reposer sur la face horizontale 3 du corbeau laissée libre, les faces des dièdres 24 et 24b étant alors en contact avec les faces 16 et 17 correspondantes des poutres-bandeaux.Les différentes poutres ci-dessus reposent ainsi par chacune de leurs deux extrémités soit, en ce qui concerne les poutres-bandeaux, sur les corbeaux de même niveau de deux poteaux périphériques successifs d'un même alignement de façade, soit, en ce qui concerne les poutres centrales, sur les corbeaux de deux poteaux se faisant vis-à-vis dans deux alignements successifs et parallèles de poteaux de façade, ou entre poteaux de façade et des poteaux intérieurs. De cette manière, on forme sur chaque cor un noeud beau/de trois poutres convergentes.Selon une caractéristique importante de l'invention, les trois poutres de chaque noeud reposent sur un même corbeau.sont à la fois solidarisées entre elles et solidarisées au poteau par l'intermédiaire dudit corbeau par des moyens purement mécaniques ci-après décrits avant d'être solidarisés définitivement par une coulée de béton. Cette solidarisation provisoire permet de procéder au montage de l'ossature du bâtiment de manière continue, c'est-à-dire sans que ce montage comporte les interruptions nécessitées par le temps de prise du béton, les opérations de coulée du béton pouvant alors être effectuées en une seule fois en fin de montage de ltossature, les opérations de montage de l'ossature étant indépendantes des opérations de bétonnage.Cette solidarisation provisoire des éléments d'ossature est, pour chaque noeud, obtenue de la manière suivante : chaque poteau périphérique comporte au niveau de chaque noeud deux armatures 26a noyées dans le béton, dont chacune présente une branche perpendiculaire à la face verticale 3c du poteau et terminée par une douille 26b taraudée affleurant sur cette même face verticale 3c et placée de manière telle que ,lorsque les poutres-bandeaux sont posées sur le corbeau, leur face verticale 13 en contact avec la face verticale 3c dudit corbeau ,elle ne soit masquée par aucune desdites poutres-bandeaux.Lorsque les deux poutres-bandeaux 11 et la poutre centrale 13 aboutissant à un noeud, une fois mises en place, reposent par leurs extrémités sur un même corbeau comme indiqué plus haut,on place un tronçon de fer cornière 27 dans le dièdre droit formé par la face horizontale supérieure 21a de la poutre centrale et les faces 14 verticales, alors coplanaires, des poutres-bandeaux, de manière qu'une de ses ailes repose sur la face horizontale 21a par sa face extérieure et que sa seconde aile prenne appui sur les deux faces 14 des poutres-bandeaux par sa face extérieure.Ce tronçon de fer cornière est percé de deux orifices de passage d'une tige métallique 27 filetée à chacune de ses deux extrémités ménagées dans la paroi de l'aile placée verticalement et symétriquement par rapport à son plan transversal médian de symétrie, tandis qu'un orifice de passage d'une vis est ménagé dans l'aile placée horizontalement, l'axe dudit orifice étant situé dans le plan transversal médian de symétrie. Chacune des tiges filetées 27 a un filetage d'extrémité adapté au taraudage dont est muni chacune des douilles 26b, ce qui permet à chacune de ces dernières de recevoir par vissage une telle tige. L'écartement entre les axes des tiges 27 ainsi vissées dans les douilles 26b est le même que l'écartement entre les axes des deux orifices ménagés dans l'aile verticale du tronçon 27 de fer cornière. Ce dispositif permet la mise en serrage des poutres-bandeaux contre le poteau périphérique auquel aboutissent leurs extrémités : il suffit, à cet effet, de faire passer les tiges 26c ainsi fixées au corbeau dans les orifices de passage ménagés dans une des ailes du tronçon de fer cornière dont l'autre aile repose horizontalement à la fois sur la face supérieure 21a de la poutre centrale et sur les faces 15a des poutres-bandeaux dont les extrémités reposent sur le même corbeau, lesdites tiges étant placées dans l'espace laissé libre entre les faces transversales opposées desdites poutres-bandeaux au- dessus de la face 21 a de la poutre centrale ; le s errage des poutres-bandeaux contre la face verticale 3c du corbeau est alors obtenu en vissant un écrou 28 sur chacun des filetages terminaux des extrémités libres des tiges 26c, de manière qu'il prenne appui et soit mis en serrage contre la face verticale intérieure du fer cornière 27 dont la face extérieure est elle-mee mise en serrage contre les faces 14 des poutres-bandeaux.Dans cette position, le fer cornière 27 présente l'orifice ménagé dans son aile horizontale en regard d'une douille taraudée 29 noyée dans le béton de la poutre centrale et affleurant à sa surface on visse alors dans le taraudage de la douille 29 une vis' dont la tette 29a prend appui, après mise en serrage, ourla face interne de l'aile horizontale du fer cornière 27 ; de cette manière la poutre centrale est solidarisée au poteau périphérique par l'intermédiaire du fer cornière et des tiges 27, tandis que les poutres-bandeaux correspondantes sont maintenues en serrage contre ce même poteau périphérique.L'ensemble ainsi posé à sec et éventuellement maintenu en place peut avant clavetage des noeuds à l'emplacement des corbeaux, recevoir les éléments 30 de planchers industrialisés sans qu'il ne se. produise de déversement au moment de leur pose. Ces éléments de plancher préfabriqués prennent appui soit, par leurs extrémités transversales, soit par leurs bords longitudinaux sur les faces horizontales 1(5a des consoles 15 des poutres-bandeaux, ces deux possibilités de pose étant représentées plus particulièrement sur la figure 8. On a représenté sur les figures 6a, 6b et 6c, 6d deux modes de réalisation des parties angulaires de l'ossature du bâtiment correspondant respectivement à un angle droit faisant saillie vers l'extérieur du bâtiment et supporté respectivement par deux et par un seul poteau. Dans le cas ou l'angle repose sur un seul poteau, des poutres-bandeaux présentant deux ailes perpendiculaires, sont prévues pour former un tel angle droit ; ainsi comme représenté sur la figure 6c, la poutre-bandeau 11 à deux ailes perpendiculaires présente une première branche lia dont ltextrémité libre repose sur la plate-forme horizontale du corbeau 2 du poteau d'angle 1 de la même manière que celle qui a été ci-dessus décrites tandis que branche îîb repose par son extrémité libre sur le corbeau du premier poteau périphérique de la ligne de poteaux périphériques perpendiculaire à la ligne dont le poteau 1 est le poteau terminal d'angle. Les faces horizontales 1 5a de support des extrémités ou des bords d'éléments de planchers sont, dans le cas d t un tel angle saillant, tournés vers 11 intérieur du bâtiment, c'est-à-dire se trouvent toutes les deux à l'intérieur de la partie rentrante de l'angle droit que forme cette poutre angulaire.Dans le cas d'un angle droit faisant saillie vers l'intérieur du bâtiment (figure 6d), la poutre-bandeau d'angle présente deux ailes ou branches lia et 11b perpendiculaires, ltextrémité libre de la branche lia reposant sur le corbeau 2 du poteau d'angle 1, tandis que l'extrémité libre de la branche ilb repose sur le corbeau du premier poteau de la ligne de poteaux périphériques perpendiculaire à la ligne de poteaux dont le poteau 1 est le poteau terminal d'angle. Les faces horizontales 15a de support des extrémités ou des bords d'éléments de plancher sont, dans le cas d'un tel angle rentrant, tournés vers l'intérieur du bâtiment, c'est-à-dire toutes les deux à l'extérieur de la partie saillante de l'angle droit que forme cette poutre angulaire. Lorsque deux poteaux d'angle sont nécessaires (figures 6a et 6b) soit pour des raisons purement esthétiques, soit au contraire, pour des raisons de résistance de la construction, une pièce d'angle 30 permet de réaliser la liaison entre les deux poteaux voisins et de conserver les profils des poutresbandeaux. Cette pièce d'angle 30 comporte comme dans le cas d'un poteau d'angle unique, deux branches perpendiculaires 30a et 30b dont les extrémités libres reposent sur les corbeaux des poteaux d'angle, comme dans le cas d'une poutre-bandeau courante.Suivant une variante de réalisation représentée sur la figure 6b la pièce d'angle 30 comporte deux branches 30a et 30b perpendiculaires entre elles, non directement sé- cantes mais réunies entre elles par une pièce intermédiaire 30c faisant avec chacune des deux autres un angle de 450. Ces différentes pièces angulaires sont solidarisées provisoirement aux poteaux correspondants, comme indiqué ci-dessus. L'ensemble des éléments préfabriqués ci-dessus décrit permet la réalisation de bâtiments dont les formes et configurations peuvent être - et cela avec un nombre d'éléments standard très restreint - variées de très nombreuses manières.On a donné à titre d'exemple non limitatif, la représentation. schématique d'une configuration possible sur la figure 7. Be bâtiment schématiquement représenté sur cette figure comporte une partie A à un seul étage, une partie B à deux étages et une partie C à trois étages ; la face supérieure de la dalle supérieure de la partie A sert, par exemple, de terrasse pour les locaux du deuxième étage de la partie B, tandis que la face supérieure de la dalle supérieure de la partie B constitue une terrasse pour les locaux du troisième étage de la partie C. Ainsi qu'il ressort de cette vue schématique le bâtiment comporte aussi bien des extrémités à angles saillants qu'à angles rentrants. La structure même de la construction rendue possible par le procédé et les éléments préfabriqués selon l'invention permet, comme représenté sur la figure 9, de nombreuses configurations possibles en ce qui concerne la réalisation des fa çades. Celles-ci, en effet, peuvent être constituées à partir d'éléments préfabriqués de formes variées. Ces éléments tels que 31 , 32 ou 33 peuvent etre soit des fenêtres, portesfenêtres ou panneaux pleins. Comme représenté en coupe sur la figure 2a la bordure inférieure d'un élément de façade 31, 32 ou 33 est muni sur toute sa longueur d'un tronçon de lisse profilée de type connu 34a de préférence constitué par un profilé en I à larges ailes dont l'âme est appliquée sur la bordure plane inférieure dudit élément - la face supérieure de chaque poutre-bandeau est munie d'un profilé 34b, solidarisé à ladite poutre comme dit plus haut et tel que sa largeur soit inférieure à la distance séparant les faces internes du profilé I solidaire de la bordure inférieure d'un élément de façade.De cette manière, il est possible de placer le profilé I sur le profilé 35 par enfourchement et' comme représenté sur la figure 8,de faire alors tourner l'élément de façade 31, par exemple, de la position oblique montrée en traits discontinus dans le sens de la flèche F1 pour l'amener en position verticale. La bordure supérieure de chaque élément de façade est munie d'une lisse profilée 35 de forme telle que lorsque 1' élément, enfourché sur le profilé 34b correspondant se trouve en position verticale, comme représenté en trait plein sur la figure ô et sur la figure 2a, les faces dudit profilé viennent s'appliquer sur celles de la feuillure 1 9d de la poutre-bandeau placée immédiatement au-dessus. Il est clair que l'étanchéité entre poutres-bandeaux et éléments de façade peut être obtenue par tout moyen connu. C'est ainsi par exemple qu'en particulier une bavette d'étanchéité 36, débordant sur la face inclinée 18b de la poutrebandeau est disposée entre la lisse 34a et le profilé 34b. De même manière, la partie supérieure de l'élément de façade est muni de joints d'étanchéité recouverts par un couvre-joint. Lorsque l'ossature du bâtiment,constituée comme dit cidessus,est montée, la pose des planchers peut être effectuée. Ces planchers, de type connu, sont constitués à partir d'éléments ou dalles 37 de béton armé préfabriqués. Ces dalles, qui peuvent s'emboîter les unes dans les autres, sont posées soit par leurs bords transversaux soit par leurs bords longitudinaux sur les faces horizontales 15 des poutres-bandeaux, comme représenté sur les figures 2a et 8.Les planchers sont posés étage par étage au fur et à mesure que les poutres d'ossature d'un même étage sont montées et fixées, une fois l'os- sature du båtiment et la pose des planchers terminées, on procède au clavetage des noeuds d'ossature, c'est-à-dire au remplissage par du béton du vide laissé, à l'emplacement 38 (voir figure 2) des noeuds, entre les faces transversales des extrémités des deux poutres-bandeaux et de la poutre centrale qui y aboutissent, et dans lequel se croisent les armatures émergeant à la fois de ces différentes poutres et du corbeau correspondant. Différentes formes de clavetage peuvent être réalisées selon les caractéristiques techniques recherchées. Ainsi, lorsque les armatures émergeant du corbeau perpendiculairement à sa plate-forme horizontale et disposées en attente sont de fort diamètre et que les armatures émergeant des poutres d'ossature d'un même noeud sont sans boucle, on obtient après coulage du béton un encastrement, et lorsque les armatures émergeant de la plate-forme-horizontale du corbeau sont de faible diamètre et que les armatures des poutres d'ossature émergent sous forme de boucles, on obtient après coulage du béton une articulation. Il est clair que dans ces deux cas, aucun coffrage n'est nécessaire pour le maintien en place du béton coulé.Dans certains cas, il est avantageux de disposer la surface de la plate-forme horizontale du corbeau un revêtement d'une matière élastique naturelle ou de préférence synthétiquece revêtement pouvant d'ailleurs y être simplément posé - et sur lequel reposent les extrémités des poutres formant noeud. Un tel appui élastique confère alors à la structure du bâtiment la propriété de résister aux vibrations et en particulier aux vibrations d'origine sismique. Par ailleurs, il est souvent avantageux de ménager sur la face verticale 3c du corbeau, un alvéole 3d servant d'implantation à un revêtement élastique constitué par exemple par du néoprène disposé sur cette même face verticale sur laquelle prennent appui les extrémités des faces verticales 13 des poutres-bandeaux, ce revêtement élastique conférant à l'ossature, comme précédemment, des propriétés antivibratoires de nature à améliorer l'insonorisation. Lorsque, à chaque étage, le plancher est posé et que le clavetage de chaque noeud a été effectué comme dit ci-dessus, les planchers sont recouverts par une chappe de béton 39 (voir figure 2a) réaliséQ'en une seule passe, cette chappe d'une épaisseur d'environ 4 cm recouvrant en outre les p.outres centrales et noyantles armatures émergeant de leurs faces supé-+ rieures, ainsi que le béton de clavetage à l'emplacement des noeuds- d'ossature. Le procédé de construction de bâtiments et les matériaux nécessaires à sa mise en oeuvre, tels que ci-dessus décrits, permettent de nombreuses possibilités et de nombreuses variantes d'exécution tant sur le plan technique que sur le plan de la forme et de l'esthétique. Mais il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et que lton pourra apporter des équivalences techniques à ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, lequel est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de construction de bâtiments, caractérisé par le fait que l'on dispose des alignements de poteaux périphériques verticaux, généralement monolithiques,délimitant le contour extérieur du bâtiment,que, d'une part, l'on dispose sur chacun desdits poteaux des excroissances dites ??corbeaux?? placées à chacun des niveaux du bâtiment,et comportant une face perpendiculaire et une face parallèle à l'axe du poteau, que l'on pose et maintient à sec sur lesdits corbeaux les extrémités de poutres de façade dites "poutres-bandeaux" et celles de poutres perpendiculaires au plan de façade dites poutres centrales,réalisant ainsi un noeud d'ossature et qu'ainsi le plan des façades d-éfini par lesdites "poutres-bandeaux" ne coupe en aucun point le plan d'alignement des poteaux périphérisques, ni les extrémités des poutres transversales ou centrales, lesdites poutres reliant deux poteaux n'appartenant pas à l'alignement général des façades ; que, d'autre part, on dispose entre deux poutres d'ossature d'un même niveau, des éléments de plancher préfabriqués, et entre les poutresbandeaux de deux niveaux successifs des éléments de façades industrialisées et que l'on effectue le clavetage des noeuds de poutre formés sur les corbeaux par bétonnage sans coffrage, ce dernier n'étant pas de ce fait obligatoirement réalisé niveau par niveau. 2. Procédé de construction de bâtiments selon la reven location 1, caractérisé par le fait que le maintien à sec des éléments d'un noeud d'ossature est obtenu en solidarisant provisoirement par des moyens mécaniques, d'une part, les extrémités des deux poutres-bandeaux aboutissant à ce même noeud au poteau périphérique sur le corbeau correspondant et, d'autre part, l'extrémité de la poutre centrale qui aboutit également aux poutres-bandeaux, cette disposition permettant ainsi d'assurer la stabilité provisoire du bâtiment au montage. 3. Procédé de construction selon la revendication 2 caractérisé par le fait qu'on obtient le maintien à sec des éléments d'un noeud d'ossature, d'une part, par serrage des bandeaux contre la face verticale du corbeau et à cet effet, on dispose dans le poteau, au niveau du corbeau, des douilles d'ancrage prolongées chacune par une crosse noyée dans le béton, chacune desdites douilles étant pourvue d'un taraudage de réception d'une tige filetée à ses deux extrémités, l'une des deux, dites extrémités filetées étant vissée sur le taraudage des douilles et l'autre extrémité passant à travers un orifice ménagé dans une aile disposée verticalement d'un fer cornière prenant appui sur les poutres-bandeaux et recevant un écrou de mise en serrage desdites poutres-bandeaux contre la face verticale du corbeau ; et, d'autre part, par serrage de l'aile horizontale du fer cornière, préalablement solidarisé aux poutres-bandeaux et aux poteaux périphériques, sur l'ex- trémité de la poutre centrale correspondante, laquelle extrémité est,à cet effet, munie d'une douille taraudée de réception d'une vis de serrage dont la tige filetée passe à travers un orifice ménagé dans ladite aile horizontale et dont la toute prend appui sur la face supérieure de ladite aile. 4. Poteau périphérique préfabriqué pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait qu'il est constitué par une colonne de béton armé disposée verticalement, de section droite courante régulière, comportant des excroissances toutes identiques, faisant corps avec ladite colonne, dites corbeaux et venues de coulage en même temps qu'elle, disposées régulièrement le long de ladite colonne et présentant, d'une part, une plate-forme plane horizontale de contour rectangulaire, perpendiculaire à l'axe de ladite colonne et débordant à l'extérieur du poteau vers l'intérieur du bâtiment et par rapport au contour de la section droite dudit poteau, et d'autre part, une face plane verticale également de contour rectangulaire perpendiculaire au plan de la plate-forme plane, et débordant en dehors du contour de la colonne. 5. Poteau périphérique selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les faces verticales du corbeau sont doublées d'un revêtement réalisé en un matériau élastique, isolant, étanche, facilitant le serrage des pièces béton. 6. Poutre-bandeau préfabriquée pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 9, caractérisée par le fait qu'elle est réalisée en béton, et munie d'armatures longitudinales, possède une section droite de forme polygonale telle que ladite poutre comporte 9 Sa partie supérieure une face plane sur laquelle est disposé un organe de réception d'éléments de façade du niveau supérieur et une face plane d'évacuation des eaux inclinée vers l'extérieur du bâtiment et sur sa face longitudinale disposée du côté intérieur du bâtiment un rebord plan horizontal de réception des extrémités d'éléments de planchers, enfin à sa partie inférieure, deux rebords plans transversaux disposés à chacune de ses extrémités formant les appuis d'extrémités de poutres sur les bords des corbeaux correspondant des poteaux de façade, ainsi qu'un rebord plan longitudinal formant feuillure et appui pour les faces supérieures des éléments de façade du niveau inférieur, ladite poutre-bandeau présentant ainsi un profil qui permet de réaliser indifféremment les poutres courantes d'étages ou les poutres d'acrotères. 7. Poutre transversale (ou poutre centrale) préfabriquée pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait quelle est réalisée en béton armé, de section droite rectangulaire dont l'une des faces la plus large est disposée horizontalement lorsque ladite poutre est mise en place, et dont les extrémités comportent une partie coaxiale de largeur réduite et dont les faces latérales présentent un décalage vers l'intérieur par rapport aux autres faces latérales les moins larges, la partie de la poutre reliant les faces décalées ayant une forme complémentaire de la face intérieure de la poutre-bandeau disposée vers l'intérieur du bâtiment. 8. Poteau périphérique préfabriqué selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les corbeaux dont il est muni comportent des armatures de fort diamètre, disposées en attente perpeu-diculaiet S la plate-forme horizontale du corbeau, cette disposition en liaison avec celle des armatures des poutres d'ossature permettant 'de réaliser un encastrement. 9. Poteau périphérique préfabriqué selon la revendication 4 caractérisé par le fait que les corbeaux dont il e muni:comportent des armatures de faible diamètre en forme de boucles, disposées en attente perpendiculairement à la plate-forme horizontale du corbeau, cette disposition en liaison avec celle des boucles d'armature des poutres d'ossature permettant de réaliser une articulation. 10. Poteau périphérique préfabriqué selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les corbeaux dont il est muni comportent sur leurs plates-formes horizontales un revêtement élastique sur lequel reposent les extrémités des poutres-bandeaux et de la poutre centrale formant le noeud correspondant, ledit appui élastique conférant à la structure du bâtiment des propriétés antivibratoires et antisismiques. 11. Elément de façade préfabriqué pour la mise en appll- cation du procédé selon l'une quelconque des revendications'1, 2 ou 3, caractérisé par le fait que son contour est de forme rectangulaire, un des côtés du rectangle ayant une longueur égale à la distance séparant la face supérieure des poutres-bandeaux d'un niveau de la face inférieure des poutres-bandeaux du niveau immédiatement supérieur, que son c8té inférieur comporte une lisse profilée coopérant avec un profilé de forme complémentaire disposé sur la face supérieure de la poutre-bandeau inférieure et une bavette d'étanchéité et que sa bordure supérieure opposée possède une forme complémentaire de celle de la feuillure ménagée à la partie inférieure de la poutre-bandeau supérieure, est plaquée dans cette dernière et y est maintenue par un colIvre- joint disposé sur la face interne dudit élément.