La présente invention est relative aux appareils d'interruption de circuits électriques, tels qu'interrupteurs, relais, contacteurs ou télérupteurs. Plus précisément, elle concerne les appareils de type modulaire destinés à être assemblés les uns contre les autres, sous un volume d t encombrement relativement réduit, par exemple à l'intérieur d'une armoire d'équipement électrique. A cet effet, les appareils de ce genre sont réalisés de façon compacte à l'intérieur d'un bottier de forme plate susceptible d'être fixé par sa tranche inférieure sur un support commun à plusieurs appareils du même genre, par exemple un profilé métallique. On réalise de la sorte des appareils de nature différente tels qu'interrupteurs, relais, contacteurs et télérupteurs, mais tous ces appareils comportent un bottier de même forme ayant une largeur identique ou correspondant à un multiple d'un module déterminé, par exemple 17,5 mm. Lorsque les organes d'un appareil de ce genre ne peuvent pas se loger dans un bottier plat ayant une largeur correspondant au module de base, on est évidemment amené à prévoir un bottier dont la largeur correspond à deux ou trois fois cette largeur. Cependant, ceci accrott l'encombrement de l'ensemble. Or, il y a intérêt à limiter cet encombrement de façon à pouvoir utiliser des armoires plus petites qui sont plus pratiques et moins onéreuses. Jusqu'ici, dans un bottier plat ayant une largeur de l'ordre de 17,5 mm, on parvenait à loger un système d'interruption comportant au maximum deux plots de contact de 16 ampères. Mais dans un tel cas il n'était pas possible de réaliser des contacts à deux directions et on devait se contenter de contacts à une direction. Au surplus, dans les appareils actuels de ce genre, les contacts sont en général très mal cloisonnés, de sorte qutil existe un risque important d'amorçage, soit entre les contacts, soit entre l'un d'eux et le bobinage du système de commande. C'est pourquoi la présente invention a pour but de réaliser un appareil du type en cause qui est conçu de façon à permettre la disposition, à l'intérieur d'un bottier plat de largeur limitée, d'un système dtinterrllption à deux contacts et à deux directions (deux piles inverseurs) et ce, tout en zoementant la sécurité de fonction riment nar élimination de tout risque d'amorçage grace à un excel lent cloisonnement entre les contacts. A cet effet, cet appareil est caractérisé en ce qu'à l'endroit des contacts, il comporte une cloison médiane parallèle aux grandes faces du bottier et subdivisant l'espace intérieur de celui-ci en deux compartiments pouvant l'un et l'autre renfermer un groupe de contacts fixes et mobiles, cependant que le coulisseau de manoeuvre est constitué par une barrette plate disposée du c6té de l'un de ces deux compartiments et dont l'extrémité opposée à 1'organe de commande, porte un sabot monté coulissant dans une ouverture de la cloison médiane et faisant saillie dans l'autre compartiment délimité par celle-ci, afin de servir de support au contact mobile prévu dans ce compartiment, la face opposée de ce sabot étant agencée pour servir de support au contact mobile prévu dans le premier compartiment. Ainsi, il est effectivement possible de prévoir deux groupes de contacts distincts de part et d'autre de la cloison médiane de séparation et ce, tout en restant dans la limite de la cote en largeur du module minimum prévu pour les différents appareils, par exemple 17,5 mm. Bien entendu, dans ce même encombrement, on peut à plus forte raison prévoir un nombre moins important de contacts. Par ailleurs, à partir d'un même boitier et de certains organes communs, on peut réaliser des appareils de nature différente, tels qu'inter- rupteurs, relais, contacteurs et télérupteurs. Cependant, dautres particularités et avantages de l'appareil selon l'invention apparattront au cours de la description suivante. Celle-ci est donnée en référence au dessin annexé à simple titre indicatif, et sur lequel La figure 1 est une vue en élévation de face d'un télérupteur selon l'invention dont le couvercle correspondant a été reti ré; Les figes. 2 et 3 sont des vues en coupe respectivement suivant les 'lignes II-II et III-III de la figure 1; La figure 4 est une vue en élévation de la cloison médiane de sépa ration prévue à l'intérieur du bottier de cet appareil; La figure 5 en est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figu re 4; La figure 6 est une vue en élévation du coulisseau de manoeuvre des contacts mobiles; La figure 7 en est une vue en coupe selon la ligne Vil-Vil de la fi gure 6;; a fiJre 8 est une vue similaire a la figure I représentant un au tre appareil selon l'invention. Le Iirsent appareil comporte un bottier de forme plate dont la largeur est limitée à une cote modulaire déterminée, par exemple 17,5 nm. Ce bottier est constitué par deux couvercles 1 et 2 formant l'un et l'autre les grandes faces de celui-ci. Cependant, les faces en regard de ces deux couvercles présentent des rebords 3 qui viennent se compléter pour constituer la paroi périphérique. A sa partie inférieure, ce boitier est pourvu de pieds 4 permettant son montage sur un support commun à plusieurs appareils du meme genre, par exemple un profilé métallique. La partie inférieure de ce boitier contient les contacts mobiles et fixes du système d'interruption proprement dit. Quant au reste de l'espace disponible dans ce bolier, il contient les différents organes de commande de l'appareil. Dans l'exemple représenté, celui-ci constitue un télérupteur de sorte qu'il est prévu un système magnétique de commande comprenant une bobine 5 et une armature mobile 6. Celle-ci porte une bielle de poussée 7 dont l'extrémité opposée est pourvue d'un téton de manoeuvre 8 destiné à agir sur un balancier 9 constituant l'organe de commande d'un coulisseau 10 portant les contacts mobiles de l'appareil. A cet effet, le téton de manoeuvre 8 de la bielle 7 est engagé dans une came évidée 11 prévue sur la face correspondante du balancier 9. L'agencement est tel que le téton de manoeuvre 8 de la bielle 7 vient ainsi agir successivement sur l'une et l'autre extrémités du balancier 9 qui est monté rotatif autour d'un axe 12. Sur sa face opposée, ce balancier porte lui-même un doigt de manoeuvre 13 engagé entre deux dents 14 de la face correspondante du coulisseau 10. Conformément à une caractéristique essentielle du présent appareil, la partie inférieure du bottier, qui contient des contacts fixes et mobiles, renferme une cloison médiane 15 parallèle aux grandes faces 1 et 2 du bottier. Cette cloison est représentée en détail sur les figures 4 à 6. Vue en élévation de face, cette cloison affecte, par exemple, la forme générale d'un U dont les deux branches latérales 16 comportent, sur l'une et l'autre de leurs faces, des rebords 17 destinés à être emprisonnés entre les rebords 3 des deux couvercles 1 et 2, les rebords 17 étant du reste destinés à compléter ces derniers pour former la paroi périphérique du bottier. Aux deux extrémités de l'appareil, ces rebords comportent des encoches complémentaires formant des ouvertures permettant d'accéder aux diverses bornes 18 de fixation des conducteurs correspondants. Les logements de ces bornes sont formés par des cavités prévues sur l'une et l'autre faces de la cloison médiane 15, ainsi que sur les faces en regard des couvercles 1 et 2. La branche inférieure 19 de la cloison médiane 15 délimite, à la partie inférieure du bottier, deux compartiments distincts 20 et 21 qui se trouvent situés de part et d'autre et qui sont ainsi susceptibles de contenir deux groupes différents de contacts et ce, sous une cote restreinte d'encombrement en largeur. Selon une autre caractéristique essentielle du présent appareil, le coulisseau de manoeuvre des contacts affecte la forme d'une barrette plate qui se trouve située sur l'un des catés de l'appareil, en l'occurrence contre le couvercle 1 du bottier. À sa partie inférieure, cette barrette porte un sabot 22 qui s'étend sur toute la largeur du bottier et qui est destiné à servir de support aux deux groupes de contacts mobiles prévus à l'intérieur de l'appareil. Ce sabot est engagé à l'intérieur d'une ouverture 23 ménagée dans la branche inférieure 19 de la cloison médiane 15. Cette ouverture présente une forme rectangulaire et il en est de même pour la partie correspondante du sabot inférieur 22 du coulisseau, ce qui assure ainsi son guidage lors de ses déplacements dans le sens vertical. Le sabot 22, destiné à servir de support aux contacts mobiles, comporte une cloison 24 parallèle à la barrette constituant le coulisseau 10, mais décalée par rapport au plan de ceile-ci. Sur l'une et l'autre de ses deux faces, cette cloison porte deux groupes d'ailes horizontales superposées 25 et 26 et les deux ailes d'un même groupe ménagent entre elles un intervalle destiné à servir de logement à une ou deux lames métalliques servant de contacts mobiles. L'appareil représenté à titre d'exemple sur la figure 1 est destiné à constituer un télérupteur bipolaire-inverseur. Dans ces conditions il comporte, de part et d'autre de la cloison médiane 15, un contact mobile inverseur formé par deux lames métalliques superposées 27 engagées entre les ailes horizontales 25 ou 26 du sabot inférieur 22 du coulisseau de manoeuvre 10. Un ressort d'écartement 28 est interposé entre les parties médianes des deux lames de chaque groupe. leurs eitrémités, celles-ci portent des contacts mobiles destinés à coopérer avec des contacts fixes portés par des lames métalliques 29, raccordées à certaines des bornes de branchement 18. L'agencemert ainsi prévu permet effectivement au présent appareil de constituer un télérupteur bipolaire-inverseur. Celui-ci comporte en effet deux groupes de contacts à deux directions, logés dans un espace d'encombrement dont la cote en largeur est limitée au module choisi. Néanmoins, ces deux groupes de contacts sont parfaitement séparés l'un de l'autre et cloisonnés de sorte qu'il ne risque pas de se produire un amorçage entre ceux-ci. De plus, ces contacts sont galement séparés du bobinage, ce qui évite aussi un risque d'amorçage avec celui-ci. Ainsi qutil a déjà été indiqué, le déplacement du coulisseau de manoeuvre 10 dans le sens vertical est commandé par le balancier 9, lui-meAme actionné par la bielle de pouEsée 7. Entre chaque impulsion, ce balancier et le coulis seau doivent évidemment rester dans leur nouvelle position. Leur immobilisation dans celle-ci est assurée dans le cas présent par un système élastique de retenue, comportant un doigt 30 monté pivotant autour d'un axe 30a porté par une extension du balancier 9. Autour de ce doigt est disposé un ressort 31 qui prend appui dans le fond d'une chape 32 formant bas cule. En effet, cette chape est montée basculante à l'intérieur du bottier face à des tourillons 33 engagés dans des encoches prévues dans les faces internes des couvercles 1 et 2. Du fait de l'agencement ainsi prévu, ce système est apte à maintenir le balancier 9 dans l'une et l'autre de ses deux positions de basculement et ce, du fait de la pression élastique du ressort 31 prenant appui sur la bascule 32 qui, suivant le cas, se trouve inclinée dans un sens ou dans 1 'autre. Cependant, conformément à une autre caractéristique particulière de l'appareil selon 11 invention, la bascule 32 de ce système de retenue est pourvue d'un levier 34 faisant saillie à l'extérieur du bottier afin de pouvoir être manoeuvré à la main.Ceci permet de disposer d'une commande manuelle en plus de la commande électromécanique du présent appareil. 1l s'e- git donc là d'un avantage supplémentaire de l'appareil selon lin- vention. Au lieu de constituer un télérupteur bipolaire-inverseur, cet appareil peut tout aussi bien être réalisé sous forme d'un télérup teur bipolaire comportant deux contacts à une seule direction, ou bien encore sous forme d'un télérupteur unipolaire possédant un seul contact à une seule direction, ou sous forme d'un télérupteur inverseur comportant un seul contact à deux directions. Suivant le cas, il suffit de prévoir un agencement et un nombre différent de contacts fixes et mobiles. Cependant, l'appareil reste par ailleurs absolument identique à celui décrit précédemment et il comporte toujours le même coulis seau 10 ainsi que la cloison médiane 15 de séparation des contacts et les organes de commande déjà décrits. Contre déjà indiqué, cette cloison a pour principal avantage de permettre la réalisation d'un appareil d'interruption à deux groupes de contacts d'encombrement en largeur réduit, tout en obtenant un excellent cloisonnement des deux groupes de contacts entre eux, ainsi qu'entre ceux-ci et la bobine du système magnétique de commande. Quant à la forme plate du coulisseau de manoeuvre et à la disposition de celui-ci contre l'une des faces du bottier, elles ont pour avantage de permettre de disposer d'un espace maximum pour la disposition des autres organes de l'appareil, et notamment de son système de commande. À partir des mêmes pièces de base, il est également possible de réaliser un relais ou un contacteur au lieu d'un télérupteur. A cet effet, il suffit de remplacer le balancier 9 par une autre pièce de commande également pourvue d'un doigt engagé entre les deux dents 14 du coulisseau 10. La figure 8 représente du reste un tel appareil dans lequel l'organe de commande ainsi prévu est constitué par une pièce pivotante 9a pourvue d'un bras 35 sur ltextrdmité duquel s'articule la bielle de poussée 7. Cette pièce porte par ailleurs un doigt de manoeuvre saillant 1 3a engagé entre les deux dents 14 du coulisseau 10 commandant le déplacement des contacts. Toujours à partir des mêmes éléments de base que ceux prévua dans l'exemple représenté à la figure 1, il est également possible de réaliser un simple interrupteur à commande manuelle. n suffit de supprimer complètement l'ensemble magnétique de commande constitué par la bobine 10 et l'armature mobile 6 et de laisser simplement subsister organe basculant 32 avec son levier de manoeuvre 34, Celui-ci sert alors d'organe de commande unique actionnant le coulisseau 10 par l'intermédiaire du balancier 9. Ainsi, par simple substitution ou suppression de certaines pièces, on Peut réaliser au choix un télérupteur, un interrupteur, ün relais ou un contacteur. Cette particularité est très avantageuse car elle simplifie la fabrication en série de ces appareils en permettant l'exécution de certaines pièces communes par quantités importantes, donc à moindre prix. On peut donc réaliser des séries d'éléments modulaires correspondant à des appareils de nature différente, mais qui peuvent être regroupés les uns avec les autres sur un même support commun. R z V E N D I C A T I O N S R E V E N D I C A T I O N S 1.- Appareil d'interruptior de circuits électriques tels qu'in terrupteur, relais, contacteur ou télérupteur comportant un coulisseau de manoeuvre des contacts mobiles, lui-même ac tionné par un organe de commande, cet appareil de forme plate étant caractérisé en ce que, à l'endroit des contacts, il comporte une cloison médiane parallèle aux grandes faces du boîtier et subdivisant l'espace intérieur de celui-ci en deux compartiments pouvant 1 l'un et l'autre renfermer un groupe de contacts fixes et mobiles, cependant que le coulisseau de ma noeuvre est constitué par une barrette plate disposée du caté de l'un de ces deux compartiments et dont l'extrémité opposée d l'organe de commande porte un sabot monté coulissant dans une ouverture de la cloison médiane et faisant saillie dans l'autre compartiment délimité par celle-ci, afin de servir de support au contact mobile prévu dans ce compartiment, la face opposée de ce sabot étant agencée pour servir de support au contact mobile prévu dans le premier compartiment. 2.- Un appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que I 'ouverture de la cloison médiane, dans laquelle se déplace le sabot porté par le coulisseau de manoeuvre, est agencée pour servir d'élément de guidage à l'extrémité correspondante de celui-ci. 3. - Un appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'ouverture de la cloison médiane présente une forme rectan gulaire et il en est de mssme pour le sabot porté par le cou lisseau de manoeuvre. 4.- Un appareil selon l'une des revendications précédentes, carac térisé en ce que le sabot porté par le coulisseau de manoeu- vre présente une cloison parallèle à la cloison médiane, et sur l'une et l'autre faces de laquelle sont prévues des ailes horizontales entre lesquelles sont disposées une ou deux la mes portant les contacts mobiles de l'appareil. 5.- Un appareil selon l'une des revendications précédentes, Ca- ractérisé en ce que vue en élévation de face, la cloison mé- diane affecte avantageusement la forme générale d'un U dont la branche inférieure constitue la séparation prévue entre les deux groupes distincts de contacts fixes et meoiles, les branches latérales de cette cloison comportant des logements pour les bornes de connexion ainsi que des encoches pour le passage des conducteurs électriques correspondants. 6,- Un appareil selon l'une des revendications précédentes, Ca- ractérisé en ce que le coulisseau de manoeuvre des contacts étant actionné par l'intermédiaire d'un balancier, le main tien de ce dernier dans l'une et l'autre de ses deux posi tions externes de pivotement est assuré par un système élas tique de retenue comportant un ressort prenant appui sur une bascule munie d'un levier accessible de l'extérieur et qui est apte à constituer ainsi un organe de manoeuvre manuelle de l'appareil.