La présente invention a pour objet un : métier à tisser manuel pliable. L'objet de l'invention se rattache au secteur technique du tissage et plus particulièrement aux métiers à tisser. Il est bien connu de réaliser des métiers à tisser pliables de type artisanal, mais présentant de nombreux inconvénients notoires parmi lesquels ii faut souligner Ces métiers ne dépassent guère les 60 à 80 cm de largeur ce qui les rend peu intéressants pour la diversité des travaux à exé~u- ter. De plus ils s'avèrent souvent d'une conception compliquée demeurant peu fiable dans le temps, et présentent un prix de revient relativement élevé. D'autre part, ces métiers ne se trouvent pas équipés d'origine d'un moyen d'éclairage qui est très utile, sinon indispensable, pour travailler dans de bonnes conditions. Selon l'invention on a voulu réaliser un métier à tisser pliable d'une conception simple, économique et d'un emploi très rationnel. Ce métier à tisser pliable présentant une chai ne tendue entre une poitrinière et une barre-tendeuse et enroulé3 à chape extrémité sur une ensouple, entre la dite/tendeuse et la poitrinière et perpendiculairement à la chaîne, un système d'ouverture de la foule en deux nappes, un battant pour tasser les duites ou trames, est caractérisé en ce que les deux côtés transversaux se présentent sous la forme d'une étoile à cinq branches dont les branches triangulées ou montants situées dans un même plan sont articules à leur partie supérieure , présentant le système d'ou verture de la foule et un moyen d'éclairage, la base des dits montant reçoit montants faisant office de piètement, chaque/à articulation libre les branches moyennes ou bras établis dans deux plans différents pour se croiser lors du pliage ; un système d'entraînement et de tension de la chaîne par les ensouples équipées chacune à une extrémité d'une roue dentée bloquée en rotation par un poignée cliquet. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la suite de la description. Pour bien fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter dans les dessins annexés La figure 1 est une vue perspective du métier à tisser selon l'invention. La figure 2 est une vue de face à plus grande échelle du métier selon l'invention après pliage de ce dernier. La figure 3 montre par une vue à caractère essentiellement schématique le cheminement de la chaîne. La figure 4 illustre également par une vue à caractère schématique le système d'ouverture de la foule. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention on le décrit maintenant d'une manière non limitative en se référant à l'exemple illustré par les figures des dessins. On voit à la figure 1 que ce métier à tisser pliable présente d'une manière-connue, une chaîne tendue entre une poitrinière 1 et une barre tendeuse 2, et enroulée à chaque extrémité sur des ensouples 3 et 31. Entre la barre tendeuse 2 et la poi- trinière 1 et perpendiculairement à la chaîne, samt établis un système d'ouverture de la foule en deux nappes, et un battant 4 pour tasser les duites ou trames. Selon l'invention, les deux côtés latéraux de ce métier se présentent sous la forme d'une étoile à cing branches dont les branches triangulaires ou montants 5 et 6 situés dans un même plan, sont articulés à leur partie supérieure comportant le système d'ouverture de la foule et un moyen d'éclairage 7 La base 5 et 6= des montants 5 et 6 faisant office de piètement, reçoit à articulation libre les branches moyennes ou bras 8 et 9 établis dans deux plans différents. L'extrémité libre de ces bras 8 et 9 soutient / d'une part la poitrinière 1, et d'autre part, la barre tendeuse 2. I1 est à noter que la partie supérieure commune des mon- tant s 5-6 et 10-11 est entretoisée par une traverse 12, les bases de ces montants étant entretoisé p-ar des traverses 13 et 14. Le système d'ouverture de la foule est essentiellement constitué d'une manière connue, et de bas en haut, de marches 15 ou pédales sur lesquelles on exerce une pression du pied. Ce mouve et les contre marches 23 ment est retransmis auV > sesl6 par les marionnettes 17/. Ces ma- rionnettes 17 sont suspendues à la traverse haute 12 par les portes-marionnettes 18 et 19 règlables en hauteur, et sur lesquels elles sont articulées. Ces deux portes-marionnettes 18 et 19 sont réunis par un système unique qui permet de régler la position la plus basse,c'est-à-dire la position de repos des lames 16. Le système d'entraînement et de tension de la chaîne s' opère par les ensouples 3 et 31 équipées chacune à une extrémité d'une roue dentée 20 avec moyen de commande 201 bloquée par une poignée cliquet 21. Les dits cliquets étant reliés entre eux par desguDyens élastiques ou non notamment des cordons C. Le fonctionnement de ce métier selon l'invention, est confit nu de la technique, il est décrit à titre / indicatif pour une meilleure compréhension de la description. La chaîne est enroulée sur l'ensouple arrière 3 qui com porte une rainure lonqitudinale dans laquelle vient s'encastrer une baguette non représentée où est attaché chaque fil de chaîne F, enfonçé dans 1' ensouple, cette baguette empoche la chaîne de glisser sur ensouple quand on la tend. De l'ensouple arrière 3 dite ensouple "porte-chaîne", la chaîne passe derrière la barre tendeuse 2 et grâce à celle-ci, se dirige en une nappe bien régulière vers la poitrinière 1. A mi distance entre ces deux barres, chaque fil de chaîne passe dans 1' oeilleton 221 d'une lisse 22 appartenant, aux lames 16. Par 1' intermédiaire des marionnettes 17, et des contre-marches 23 arti culées des deux côtés du métier pour régulariser leur travail en fonction des marches 15, la pression que l'on exerce sur certaines marches 15 est retransmise aux lames 16 correspondantes, qui se lèvent en entraînant avec eux des fils de chaîne et ainsi, sépa rent la chaste en deux nappes bien distinctes. C'est dans cet espace qu'est glissée la navette qui porte le fil de trame F1.. A chaque passage, ce fil de trame est tassé par le peigne 4 qui a également le rôle de tenir les fils de chaîne F parallèles et d'un écartement constant et qui sert de glissière à la navette. Le tissu ainsi formé passe derrièrela poitrinière 1 et vient s'enrouler sur ''ensouple avant 3 dite "ensouple porte tissus" (figure 3). Grâce aux roues dentées 20 et aux poignées cliquets 21, on peut dérouler de la chaîne et enrouler du tissu à mesure que le travail avance et garder le tout bien tendu. Grâce au système adoDté, on peut de sa place actionner l'ensouple arrière 3 com me l'ensouple avant 31, c'est-à-dire, relever le cliquet arrière pour enrouleur du tissu. Ceci est possible dans beaucoup de mé tiers, mais sur ce métier, l'opération inverse est réalisable, on peut de l'arrière du métier actionner l'ensouple avant 31 A noter que -le battant 4 peut être équipé d'un lance na vette L et peut recevoir des peignes de dimensions variées. Ce lance-navette L / / sous la forme d'un boîtier creux dont la partie avant formant chape pour s'articuler librement de chaque c8té du battant 4, présente un dégagement équerré L1 maintenant en position de "travail" le dit boîtier. Lors du pliage du métier , il suffit donc de rabattre angulairement suivant flèche f (figure 1) les lance-navette L articulés aux deux extrémités du métier. Comme illustré figure 4, on peut régler la hauteur des lames 16 dans leur position de repos car les supports marionnettes 18 et 19 sont règlables. il suffit pour cela de les faire coulisser par exemple dans une mortaise pratiquée dans la traverse haute 12. On la goupille ensuite à la hauteur désirée. La lampe 7 se règle suivant le même principe et s'actionne latéralement grâce à de larges mortaises dans lesquelles les supports 71 coulissent. I1 faut souligner que les supports 71 traversent également le carter de la lampe pour l'articulation de cette dernière. I1 est très utile également de pouvoir bloquer les différentes pièces du système à lever pour mettre les cordons qui les relient. Pour cela, les cadres se fixent ensemble en renfilant sur un même goujon, il en est de même pour les contre-marches 23. Les marionnettes 17 sont en même position au repos grace à la butée 24 fixée sur les porte-marionnettes 18 et 19 (figurè 4). Cette butée 24 coulisse librement dans ses supports 241 et permet ainsi de parfaire très précisément le règlage des lames 16 effectué grossièrement par le règlage en hauteur des portes marionnettes 18 et 19. Selon une autre caractéristique de l'invention, les on- tant s 5 et 6 sont articulés à leur partie supérieure par des charnières 25. Ils sont placés sur un même plan. Les montants 5 et 6 et les bras 8 et 9 sont articulés entre eux à leur partie inférieure sur des axes métalliques 26 enfoncés à force dans les bras et les traverses 12, 13 et 14 et de plus collés dans ces dernières. I1 sont tenus en position ouverte par des boulons serrés, pour les bras 8 et 9 et par des goujons pour les montants 5 et 6. Il est bien évident que ces moyens d' immobilisation sont décrits à titre d'exemple indicatif et nullement limitatif et n'en excluent aucun autre. Il faut considérer que les bras 8 et 9 ne sont pas placés sur un même plan afin de se croiser tout en se pliant. Les bras soutenant ia barre tendeuse 2 sont placés entre les bras soutenant la poitrinière 1 afin que tous puissent se relever sans que l'un deux soit gêné par le battant 4 articulé à la base des bras portant la barre tendeuse 2. Ce battant 4 se trouve donc entre les deux bras 9 porte-poitrinière 1. Pour que les bras 8 et 9 puissent se relever, l'axe des ensouples 3 et 31 qui traverse les bras et les montants en leur intersection doit coulisser dans l'un d'eux. Ces derniers coulissent donc dans des lumières oblongues 52 et 62 formées 5 et 6 /sur chaque face plane des montants 5 et 6. Il faut souligner que suivant la taille du métier, réalisé selon l'invention, les bras 8 et-9 ne s'articulent pas forcément à la base des montants 5 et 6. Pour des métiers de dimensionnement moindre, la base des bras 8 et 9 s'articule un peu plus haut que la base des montants 5 et 6 pour que l'ensouple porte-tissu 31 ne se trouve pas positionnée trop basse et ne gê- ne pas l'opérateur. Dans ce cas, l'articulation des bras et des montants , s'opère autour de l'axe des ensouples 3 et 31, la base des bras 8 et 9, lors du pliage du métier, coulissant dans les lumières oblongues 52 et 6 formées dans les montants 5 et 6. Il est à noter que pour fermer au maximum le métier, la poitrinière 1 et la barre tendeuse 2 ne doivent pas buter contre la traverse supérieure 12 et entre celles-ci doit résider un écartement suffisant pour permettre aux marionnettes 17 de s'y positionner. De plus, l'écartement entre la poitrinière 1 et l'ensouple 3 doit permettre, une fois plié, le positionnement des lames 16, il doit donc être supérieur à la hauteur des dites lames. De même, les marches 15, une fois le métier plié ne doivent pas buter contre le battant 4. Il faut souligner que l'axe des marches 15 est placé indifféremment à l'avant ou à l'arrière du métier, selon la préférence de l'opérateur. Le moyen d'éclairage 7 est constitué par une lampe avec un carter de protection 71 présentant des supports 9 s'engageant dans la traverse supérieure 12, et le dit carter 71, quand le métier est plié, le carter de protection 71 se positionne entre les contre-marches 23. Les supports 9 se glissent jusqu'entre les traverses basses 13 et 14 pour bien tenir le moyen d'éclairage. Le moyen d'éclairage 7 peut également se glisser entre la traverse supérieure 12 et les marionnettes 17. Une telle conformation de ce métier à tisser lui permet d'être aisément plié avec la chaine montée. Avant le pliage, il suffit de dégoupiller les bras en ôtant les goujons qui les empêchent de se relever sous la tension de la chaîne, de dégoupiller l'axe des contre-marches 23, et d'enlever les roues dentées 20, ainsi que les cordons C reliant les cliquets 21 entre eux. Les goujons retirés permettent de goupiller ensemble les lames 16 et les contre-marches 23. Ces dernières opérations terminées, on plie le métier en relevant les bras 8 et 9 qui font se resserrer les montants 5 et 6. Pour une fermeture totale, c'est-à-dire quand les montants sont en position conjointe, on place les lames 16 entre les ensouples 3 et 31 et la poitrinière 1. Quand le métier est complètement plié, on place le moyen d'éclairage soit entre les deux paires de contre-marches 23 en glissant les supports 9 entre celles-ci, soit entre la traverse supérieure 12 et les marionnettes 17. Pour maintenir les marches 15 en appui permanent sur les contre-marches 23 de façon à ce qu'elles ne pendouillent pas, on se sert du cordon élastique C relatif au cliquet 21. Il est bien évident que suivant l'invention, ce métier peut être réalisé en toutes dimensions, chaque élément étant réalisé d'une manière préférée mais non limitative en bois. De plus, les ensouples, traverses, poitrinière, sont indifféremment de section circulaire, ou polygonales. Les avantages ressortent bien de la description en particulier on souligne - faible encombrement en hauteur lorsque le métier est plié ; aucun élément ne dépasse du châssis formé par les bras et les montants, - Transport très facile, - Fabrication rationnelle et économique des éléments, - Poids réduit, - Largeur au peigne de 60 à 200 cm. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. -REVENDICATIONS 1- Métier à tisser manuel pliable comportant une chaine tendue entre une poitrinière et une barre tendeuse et enroulée à chaque extrémite sur une ensouple, entre la diee barre tendeuse et la poitrinière et perpendiculairement à la chaîne, un système d'ouverture de la foule en deux nappes, un battant pour tasser les duites ou trames, caractérisé en ce que les deux côtés transversaux se présentent sous la forme d'une étoile à cinq branches dont les branches triangulées ou montants situés dans un même plan sont articulées à leur partie supérieure, présentant le système d'ouverture de la foule et un moyen d'éclairage, la base des dits montants faisant office de piètement, chaque montant reçoit à articulation libre les branches moyennes ou bras établis dans deux plans différents, pour se croiser lors du pliage ; un système d' entraînement et de tension de la chaîne par les ensouples équipées chacune à une extrémité d'une roue dentée bloquée en rotation par une poignée cliquet. 2- Métier suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ltex- trémité libre supérieure des bras soutient d'une part la poitrinière et d'autre part la barre tendeuse, les bras soutenant la barre tendeuse étant placés entre les bras soutenant la poitrinière pour que ces bras puissent se relever sans que l'un d'eux soit gêné par le battant articulé à la base des bras portant la barre tendeuse. 3- Métier suivant l'une-quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les montants et les bras sont articulés entre eux à leur partie inférieure par notamment des axes enfoncés à force dans les dits bras et des traverses faisant office d'entretoise. 4- Métier suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité supérieure des montants est entretoisée par une traverse dans laquelle s'engagent librement, avec possibilité de règlage transversal, les supports du moyen d'éclairage et les supportsmarionnettes. 5- Métier suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l' axe des ensouples qui traverse les bras et les montants en leur intersect-ion s'engage dans une rainure oblongue établie sur la face de chaque montant. 6- Métier suivant l'une quelconque des revendications 1 et 5 caractérisé en ce que l'articulation des bras et des montants s' opère autour de l'axe des ensouples, la base des dits bras, lors du pliage du métier coulissant dans les lumières oblongues établies sur la face de chaque montant. 7- Métier suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les ensouples sont équipées chacune à une extrémité d'une roue dentée bloquée en rotation par une poignée à cliquet montée libre angulairement sur la face de chaque montant, les dites poignees étant reliées transversalement entre elles par un moyen élastique ounon ntTment par un cordon élastique. 8- Métier suivant la revendication 1, caractérisé en coque le système d'ouverture de la foule est constitué par des marches, articulées sur l'une des traverses basses, les dites marches agissant par l'intermédiaire de contre-marches et de marionnettes aux cadres de lisses ou lames. 9- Métier suivant la revendication 8 caractérisé en ce que les contre-marches sont articulées des deux côtés du métier pour régulariser leur travail en fonction des marches. 10- Métier suivant l'.une quelconque des revendications 1 et 8, caractérisé en ce que les marionnettes sont suspendues à la traverse supérieure par des porte-marionnettes règlables en hauteur, et sur lesquels elles sont articulées, les dits porte-marionnettes étant réunis par une butée règlable coulissante qui permet de régler la position la plus basse, c'est-à-dire la position de repos des lames et des marionnettes. 11- Métier suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le battant est équipé à chacune de ses extrémités d'un lance-navette pouvant se rabattre angulairement lors du pliage du métier.