-i- 2000890 , L'invention se rapporte à un pare-brise pour véhicules,, On utilise actuellement pour les pare-brise deux types de vitrages de sécurité à savoir, d'une part, les verres de sécurité comprenant une seule feuille de verre et, d'autre part, les vi-5 trages comprenant plusieurs feuilles de verres, qui sont souvent appelés "verres feuilletés de sécurité". Les vitrages de sécurité formés d'une seule feuille de verre sont constitués par du verre trempé qui présente, dans ses couches superficielles, une contrainte de compression qui est maintenue en équilibre par une contrain-10 te d'extension régnant dans le coeur de la feuille de verre» Le verre feuilleté usuel est constitué de deux feuilles de verre distinctes, non trempées, qui sont réunies l'une à l'autre au moyen d'une couche intermédiaire thermoplastique de butyral polyviny-lique. 15 Un vitrage de sécurité fait d'une seule feuille de verre se fragmente au moment de sa rupture, sur toute sa surface, en morceaux très petits,. Si, à la suite d'une brusque décélération du véhicule, un passager est projeté contre un pare-brise fait d'une seule feuille de verre de sécurité, cette feuille se brise 20 pour une vitesse d'impact de la tête du passager d'environ 15km/ heure, par suite des efforts de flexion locaux. Le processus de fragmentation se développe extrêmement vite. Déjà après une milliseconde à partir de l'entrée en contact de la tête avec le pare-bise, celui-ci est totalement brisé et la tête du passager est 25 libérée de sorte qu'aucune force de décélération n'agit plus sur celle-ci. Par suite de cette action extrêmement courte des forces de décélération, seule une faible portion de l'énergie cinétique du corps est absorbée par le pare-brise0 Les vitrages de sécurité en verre feuilleté eux-mêmes 30 sont traversés à partir de certaines vitesses minimales d'impact» Pour une épaisseur de la couche intercalaire de butyral polyviny-lique de 0,38 mm, telle qu'on l'utilise actuellement de façon courante et pour une température ambiante de 20°C environ, la tête du passager peut traverser le pare-brise à condition que la vites-35 se d'impact de la tête soit supérieure à environ 25 à 30 km/heure. Malheureusement, la perforation du pare-brise en verre feuilleté a pour conséquence la formation extrêmement dangereuse de ce qu'on appelle la "collerette", c'est-à-dire que sur le pourtour de la région transpercée il apparaît des éclats de verre très BAD UrtlGINAL 69 01638 -2- 2000890 coupants qui sont fermement maintenus par la feuille de butyral et qui, de ce fait, peuvent facilement conduite à des coupures mortelles. Pour diminuer le danger de la perforation, on a proposé 5 de doubler l'épaisseur de la couche de butyral. De telles couches intercalaires de butyral sont par exemple connues dans le commerce sous le nom de "feuilles High-Impact" ou "feuilles High pénétration Résistance". Elles ne sont perforées qu'à partir de vitesses relatives d'impact environ doubles, c'est-à-dire de 45 km à 10 l'heure environ. Lorsque le pare-brise n'êst pas perforé, c'est une fraction plusieurs fois supérieure de l'énergie cinétique du corps qui est absorbée par un tel pare-brise en verre feuilleté en comparaison de celui dont la couche de butyral n'a qu'une épaisseur de 0,38 mm et ceci sous forme de travail de déformation, 15 aussi bien dans la couche intercalaire plastique que dans l'organisme humain. Contrairement aux pare-brise faits' d'une seule feuille de verre de sécurité, pour lesquels la durée de l'action des forces d'impact est de l'ordre de une milliseconde, la durée d'action des 20 mêmes forces dans le cas des verres "feuilletéseest incomparablement plus longue, par suite de la déformation plastique de la feuille intercalaire de butyral. Elle peut atteindre, dans le cas de l'impact d'un corps humain, jusqu'à 160 msec. En ce qui concerne les lésions internes survenant en cas 25 'de choc d'un passager contre le pare-brise, on sait maintenant qu'en dehors de la valeur des forces de décélération, la durée d'action de ces forces revêt une importance décisive. Plus la durée d'action des forces de décélération sera longue et plus ces forces devront être faibles pour être supportées sans dommage par 30 l'organisme. Les divers organes du corps humain ont des capacités de résistance (limites de tolérance) différentes vis-à-vis des efforts de déformation et de leur durée d'action. Les travaux les plus connus des spécialistes à propos des blessures et lésions 35 de la tête en cas de choc du front contre une plaque dure, sont dus à L.Mo Patrick, Department of Engineering Mechanics - Wayne State University. Ces travaux ont, entre autres, été publiés dans \ l'article intitulé "Human Tolerance toImpact - Basis for Safety design", publié par la Society o£ Automotive Engineers - Rapport 69 01638 -3- 2000890 « 10038 International Automotive Engineering Congress - Détroit, Michigan, 11 à 15 janvier 1965„ Dans cet article, L.M. Patrick a établi sur la base du résultat de ses expériences relatives à des ébranlements cérébraux 5 de gravité moyenne, une courbe de tolérance donnant les décélérations effectives, admissibles en fonction de leur durée d'action,, Cette courbe montre déjà clairement la grande importance de la durée d'action des forces de décélération vis-à-vis des lésions cérébrales» 10 II est certes connu que, dans les accidents d'autos, on observe aussi au niveau des vertèbres cervicales des lésions mortelles qui sont produites par le choc de la tête contre le pare-brise« Les statistiques publiées sur les accidents d'auto montrent qu'en ce qui concerne les suites mortelles, les lésions des vertè-15 bres cervicales sont beaucoup plus dangereuse que les lésions du crâne. On a maintenant trouvé, à la suite d'essais approfondis, que les vitrages de sécurité impliquant des chocs de longue durée, c'est à dire en particulier les verres de sécurité feuilletés 20 connus, peuvent conduire, dans des conditions précises non exclues en pratique, à des lésions mortelles des vertèbres cervicales même pour des vitesses d'impact relativement faibles0 On a établi, d'autre part, que la limite de tolérance pour les lésions macroscopiques des vertèbres cervicales se situe notablement au-des-25 sous de la limite de tolérance déjà mentionnée plus haut concernant les ébranlements cérébraux (voir D. Ziffer, F0 Bruckner et R. Henn» "Das Verhalten der Halswirbel-Saîile in Verbindung mit der Schâdel basis und der oberen Brustwirbelsattle bei Stûrzen auf Sicherheitglas ftir Automobilfrontscheiben CEin-scheibenssicher-30 heitsglas - Verbundsicherheitsglas) Zentralblatt fur Verkehrmedi-zin - Verkehrpsychologie und angrenzende Gebàete, Décembre 1967). Ainsi que cela a été mis en évidence par ces recherches, les lésions des vertèbres cervicales peuvent être provoquées par le fait que ces vertèbres sont déjà soumises dans une mesure dan-35 gereuse à une flexion ou une fêlure, même pour des vitesses d'impact relativement faibles, dans le cas où une fraction de la masse du corps d'environ 15 kg est poussée vers lesdites vertèbres0 Lors du choc de la tête contre un pare-brise en verre feuilleté, celui-ci se creuse en effet après la rupture des feuilles de 40 verre, par suite de la déformation de la couche intercalaire de 69 01638 -4- 2009890 i butyral dans la région de l'impact. La tête se trouve, de ce fait, bloquée en position fixe et ne peut donc plus se déplacer sous la poussée de la masse du corps, de sorte que, sous cette poussée, il se produit, en dehors des compressions dangereuses dans la région 5 des vertèbres cervicales, un effort de flexion considérable sur les vertèbres, qui a pour conséquence les lésions très grave? — tionnées plus haut. La mesure dans laquelle la résistance des vertèbres cervicales est, dans ces circonstances, inférieure à la résistance de 10 l'encéphale aux lésions cérébrales, ressort des données numériques ci-après qui ont été obtenues par des essais dans lesquels la masse poussée en direction des vertèbres cervicales est de 14 kg : alors que pour une durée de l'effort de 50 msec. la limite de tolérance en ce qui concerne les lésions cérébrales est, d'après 15 L.M. Patrick, d'environ 220 kg force effectifs (les données fournies par Patrick en matière d'accélération ont été exprimées en kg force par multiplication, en prenant comme poids moyen du crâne 4,5 kg), aU contraire, d'après les travaux de D. Ziffer, pour une même durée du choc sur un pare-brise, les vertèbres sont déjà 20 gravement endommagées pour un effort de 50 kg force effectifs. Ces valeurs sont valables pour les lésions macroscopiques sur les vertèbres cervicales, .telles que par exemple un déchirement des disques intervertébraux. Elles sont encore plus basses dans certaines circonstances lorsque l'on considère aussi les lésions mi*-» -25 croscopiques qui pourtant peuvent être mortelles. Si l'on tient compte de chaque essai isolément, on arrive au résultat que l'on doit, en gros, craindre des lésions les plus graves, par rupture des vertèbres cervicales lorsque la durée du choc est supérieure à 30 msec. 30 L'invention se propos.e de tenir compte de ces nouvelles données et de fournir un pare-brise de sécurité présentant des propriétés améliorées qui offre une plus grande sécurité contre les lésipns internes lors d'un choc de la tête contre le pare-brise, grâce à une diminution de la durée du choc. 35 Le pare-brise selon l'invention se caractérise par les points suivants : a) la bordure du pare-brise assujettie dans le cadre de la carrosserie est constituée exclusivement de verre de silicate; b) La région médiane du pare-brise, c'est à dire la tota- ORIGINAL 69 01638 2000890 1 lité du pare-brise, à l'exception de la bordure périphérique destinée à être fixée dans le cadre de la carrosserie, présente dans un domaine de température de -20° à +40°C et de préférence de +5° à +25°C une résistance telle qu'elle n'est pas perforée,par le 5 choc d'un corps sphérique d'un poids de 20 kg avec une vitesse d'impact de 50 km/heure; c) Le matériau constitutif de la région médiane du pare-brise, jusqu'à la région périphérique destinée à être serrée dans le cadre de la carrosserie, est tel que l'onde de déformation is-10 sue du choc dans la partie centrale, par un corps sphérique dur de 20 kg, atteigne la périphérie du pare-brise dans un laps de temps d'au plus 50 msec. Le mode d'action d'un pare-brise présentant ces caractéristiques, à la suite du choc de la tête contre le pare-brise est 15 le suivant : Depuis le point d'impact de la tête part une onde de déformation qui se propage presque sans être contrariée à l'intérieur de la région médiane du pare-brise et atteint sa bordure périphérique dans un laps de temps d'au plus 30 msec. Que le vi-20 trage soit déjà brisé dans sa région médiane ou qu'il ne soit pas encore détruit à cet instant grâce à sa haute résistance, à l'instant où l'onde de déformation atteint la bordure du pare-brise, la région médiane est cisaillée ou détachée de la bordure périphérique serrée dans la carrosserie sous l'effet de l'énergie 25 de l'onde de déformation. La région médiane, par suite de sa résistance minimale exigée, n'est pas perforée mais elle se détache totalement ou partiellement du cadre après sa séparation d'avec la bordure serrée dans le cadre, sans que, à partir de l'instant où elle se détache, des forces de décélération dange-30 reuses puissent s'exercer sur la tête. Cet arrachement hors du cadre est désigné dans ce qui suit par l'expression !'déverrouil-lage". Pour atteindre la déverrouillage du pare-brise, il faut bien entendu que l'énergie de choc ait dépassé une valeur mini-35 maie. Celle-ci dépend aussi de l'épaisseur et des caractéristiques de résistance de la feuille de verre de silicate dans sa région périphérique fixée dans la carrosserie. Selon un autre aspect de l'invention, on a la possibilité, par les dimensions données à la feuille de verre de silicate dans cette région péri- BAD ORIGINAL 69 01638 -6- 2000890 phérique ou en agissant sur la résistance mécanique ou par d'autres moyens qui seront décrits plus en détails dans ce qui suit, de régler la valeur de la flèche que prend la feuille pour cette énergie de choc au-dessus de laquelle le déverrouillage doit 5 avoir lieu» Bien entendu, on ne choisit pas, pour cette flèche, une valeur trop faible mais au contraire une valeur suffisamment élevée pour que le pare-brise ne se déverrouille que pour des é-nergies de choc pour lesquelles des lésions graves seraient à redouter. 10 Les feuilles de verre de silicate normales, non trempées, d'une épaisseur de 2 à 8 mm sont déjà cisaillées par l'onde de déformation au-dessus des énergies pour lesquelles ces lésions graves seraient à craindre0 XI suffit, d'après les résultats des expériences, que l'on choisisse pour la flèche une valeur assez 15 élevée pour que le déverrouillage ne se produise, sous l'effet du choc d'un corps de 5 kg, que pour des vitesses d'impact supérieures à 30 km par heure. Pratiquement, ceci "peut être obtenu en conférant une légère trempe à la région périphérique de la feuille de verre fixée dans la carrosserie, afin que sa résistance à la 20 flexion dans cette région périphérique atteigne une valeur de 2 l'ordre de 20 kg.force par mm „ En partant de ces caractéristiques nécessaires de l'invention, on peut concevoir, selon d'autres aspects de l'invention, différents systèmes qui conviennent pour la réalisation d'un tel 25 pare-brise. Un premier type de pare-brise se distingue essentiellement par le fait qu'il est constitué d'une feuille de verre de silicate et d'une feuille de matière plastique collée à la feuille de verre du côté recevant l'impact, la feuille de matière plastique ayant 30 des dimensions plus petites.que celles de la feuille de verre de façon qu'au moins sur la plus grande partie de sa périphérie elle ne soit pas pincée dans le cadre, le pare-brise n'étant assujetti que par la région de la feuille de verre de silicate qui déborde par rapport à la feuille de matière plastique, cette 35 feuille de matière plastique qui recouvre la région médiane du pare-brise'étant constituée d'une substance thermoplastique non cassante qui, dans le domaine de température allant de -20° à +40°C, présente une résistance au choc (éprouvette entaillée) d' 2 au moins 5 kg force cm/cm d'après la norme allemande DIN 53453 BAD ORIGINAL, 69 01638 -7- 2000390 et une résistance a la traction (allongement a la rupture 0,1 %) de plus de 200 kg force/cm d'après la norme allemande DIN 53455. L'épaisseur de la feuille de matière plastique est choisie essentiellement d'après la résistance à la traction et à l'allon-5 gement du matériau et elle ne doit pas dépasser 3 mm car dans le cas contraire, les énergies de choc atteignent des valeurs indésirables,, Suivant un premier exemple de réalisation d'un pare-brise de ce type, la feuille de verre de silicate est constituée par une 10 feuille de verre recuit, c'est-à-dire pratiquement exempt de contraintes, d'une épaisseur de 2 à 8 mm et de préférence de 2,5 à 6 mm. Dans cette forme de réalisation le déverrouillage se produit parce que, sous l'effet de l'onde de déformation dans la feuille de matière plastiqae, la feuille de verre de silicate se 15 trouve cisaillée le long de sa périphérie serrée dans la carrosserie. Dans une autre forme de réalisation, la feuille de verre de silicate est constituée de verre trempé d'une épaisseur de 2,5 à 6 ram„ Dans cette forme de réalisation le déverrouillage de la 20 feuille de verre de silicate à sa périphérie est favorisé par la rupture de la feuille trempée et en particulier par l'énergie emmagasinée au cours de la trempe, qui est brusquement libérée au moment de la rupture et qui détermine la fragmentation de la feuille de verre en petits morceaux jusqu'à sa périphérie, la vi-25 tesse de propagation de cette fragmentation atteignant 1500m/sec. Dans ce cas également c'est la vitesse de propagation de l'onde de déformation pour obtenir le déverrouillage total et l'accélération progressive de l'ensemble du pare-brise jusqu'à la vitesse propre de la tête, qui intervient et qui est par suite d'une im-30 portance prédominante„ Les valeurs minimales indiquées plus haut en.ce qui concerne la résistance au cisaillement et la résistance à la traction de la matière plastique sont impératives suivant l'invention afin que les grandes vitesses de déformation et les efforts de traction 35 qui apparaissent au moment du choc soient supportés par la feuille de matière plastique sans que celle-ci se brise ou se déforme considérablement par plasticité. Si l'on respecte ces limites, on n'a jamais de perforations du pare-brise, .même pour les plus grandes vitejsses d'impact que l'on peut rencontrer dans la pratique. 69 01638 -8- 2000890 De cette façon, non seulement on obtient le déverrouillage mais on évite d'une façon certaine tout contact direct entre le corps humain et lès arêtes d'éclats de verre. Dans un pare-brise comprenant une feuille de verre non 5 trempé, la feuille de verre peut être pourvue, le long de la périphérie de la feuille de matière plastique, d'une ligne de rupture sous forme par exemple d'un sillon tracé dans la surface du verre, de sorte que, dans cette région, le processus de cisaillement est facilité. 10 Un deuxième type de pare-brise répondant à l'invention se caractérise essentiellement par le fait que le pare-brise est constitué de deux feuilles de verre de silicate élémentaires réunies entre elles au moyen d'une couche intercalaire plastique, celle des deux feuilles de verre fixée dans la carrosserie étant 15 serrée dans le cadre sur la totalité de sa périphérie et la deuxième feuille de verre, recouvrant la partie médiane du pare-brise ainsi que la couche intercalaire plastique, ayant des dimensions plus petites que la première feuille de vérre et n'étant par conséquent pas serrée dans le cadre mais se terminant de pré-20 férence sur la totalité de leur périphérie èn deçà du cadre» On a constaté que la vitesse de propagation de l'onde de déformation dans le feuilleté verre-butyral-verre satisfait aux exigences mentionnées plus haut lorsque la feuille de verre fixée dans le cadre a une épaisseur comprise entre 2 et 8 mm et que la 25 feuille de verre non fixée dans le cadre a une épaisseur comprise entre 0,1 et 3 mm. Ceci est également le cas lorsque la feuille de butyral atteint une épaisseur d'au moins 0,7 mm» La résistance à la perforation et la vitesse de l'onde de déformation nécessaires peuvent être obtenues par le choix du 30 matériau constitutif de la couche intercalaire et/ou de son épaisseur o C'est ainsi par exemple que si la feuille de verre de silicate intérieure (la plus petite) est choisie d'une résistance normale, la.couche intercalaire est déterminante pour assurer la résistance à la perforation. Si, dans une telle forme de réalisa-35 tion, on choisit du polyvin^lB butyral comme couche intercalaire, celle-ci doit avoir une épaisseur d'au moins 0,7 mm» Suivant une autre forme de réalisation, la feuille extérieure, fixée dans le cadre, peut être en verre recuit, c'est à dire non trempé, et .la seconde feuillè située du c8té recevant le 69 01638 choc et qui n'est pas enserrée dans le cadre peut être constituée de verre à haute résistance à la flexion obtenu par trempe thermi»-que ou chimique,, Dans cette forme de réalisation la fonction de conférer au 5 pare-brise la résistance à la perforation requise est assumée, pour une part, par la feuille de verre trempé à haute résistance à la flexion. La résistance à la flexion de cette feuille de verre doit être suffisamment élevée pour qu'elle supporte sans se briser la déformation locale provoquée par l'impact de la tête avec ÎO des vitesses d'impact qui ne sont pas trop élevées,, Dans ce cas,, le danger de blessures par coupures est pratiquement éliminé. Dans cette forme de réalisation la couche intercalaire de colle n'a pas besoin, comme dans le premier cas, de présenter nécessairement une grande résistance à la perforatbn. Suivant la 15 résistance à la flexion que l'on atteint dans la feuille de verre interne, il peut même être nécessaire d'utiliser comme couche intercalaire une colle particulièrement dure et cassante afin d'augmenter la vitesse de propagation de l'onde de déformation et d'obtenir que la feuille interne de verre ne se brise pas avant que le 20 pare-brise ne soit déverrouillé. Selon les propriétés mécaniques que-présente la couche de colle, celle-ci peut'même dans certains cas être serrée dans le cadre. Ceci est le cas lorsque la colle n'admet pratiquement aucune déformation plastique qui conduirait à un allongement de la durée du choc mais qu'au contraire elle est 25 cisaillée le long de la monture par la feuille de verre intérieure, sans surcharge sensible pour la tête. Les exigences de l'invention sont, en tout cas, satisfaites avec un pare-brise dans lequel la feuille de verre serrée dans la carrosserie est constituée de verre trempé. 30 II- est particulièrement avantageux dans ce deuxième type de pare-brise de choisir pour la feuille de verre interne (la plus petite) une épaisseur inférieure à 1,5 mm. Dans ce cas, en effet, le risque que la couche intercalaire plastique soit endommagée par les arêtes des éclats de verre au moment de la rupture 35 de la feuille interne de verre, est particulièrement faible car la feuille de verre excessivement mince se plie grâce à sa grande flexibilité sur les bords des éclats de sorte que l'action de cisaillement qui est dangereuse pour la couche plastique intercalaire est fortement diminuée. 69 01638 -10- 2000890 Enfin, les deux feuilles de verre peuvent être constituées de verre à haute résistance à la flexion pourvu que la région périphérique serrée dans la monture présente une résistance à la flexion assez faible pour que le déverrouillage se produise en 5 cas de choc., Le troisième type de pare—brise répondant à l'invention est caractérisé par le .fait qu'il est constitué d'une seule feuille de verre de sécurité en verre de silicate à haute résistance à la flexion, d'une épaisseur d'au plus 6 mm, cette feuille de ver-10 re présentant à l'exception de la région périphérique fixée dans la monture, c'est à dire dans la région médiane du pare-brise, une résistance à la flexion d'au moins 50 kg force/mm , ladite région périphérique s'étendant sur tout le pourtour de la feuille. Tandis que le déverrouillage d'un tel pare-brise est assu-15 ré par le fait que la feuille, dans la région périphérique, conduit à un cisaillement de la région médiane sous l'effet de l'onde de déformation se propageant depuis le point d'impact, on obtient, grâce à la grande résistance à la flexion de la région médiane, que la feuillè ne soit pas heurtée par la tête de façon 20 dangereuse. Certes, une perforation, dans certaines circonstances, est encore possible mais dans ce cas une surface circulaire concentrique au point d'impact se trouve brisée, cette surface circulaire ayant un diamètre tel que les arêtes des portions de la feuille de verre restant en place perdent leur caractère $ange-25 reux pour la tête. Si l'on regarde dans le détail, le processus de rupture d'un tel type de pare-brise s'effectue de la façon suivante: sous l'action du choc il apparaît d'abord dans la région du point d'impact un effort de flexion important. Au moment où cet effort dépasse la résistance à la flexion du verre, la feuille 30 se brise en donnant des éclats radiaux. D'autre part, il se développe, à partir du point d'impact jusqu'à la périphérie du pare-brise, une onde de flexion approximativement circulaire dont l'amplitude, d'une part dépend de la valeur de l'énergie développée par le choc et d'autre part croît au début au fur et à mesure 35 qu'elle s'éloigne du point d'impact. Si maintenant l'amplitude de cette onde de flexion dépasse la résistance à la flexion du verre, la feuille de verre se brise suivant des lignes de rupture circulaires concentriques au point d'impact. Etant donné que l'amplitude de l'onde de flexion croît 69 01638 -11- 2000890 avec la distance au point d'impact at avec elle les efforts auxquels la feuille de verre est soumise, le diamètre des lignes de rupture circulaires, pour des conditions par ailleurs identiques, ne dépend que de la résistance à la flexion de la feuille de 5 verre. Plus la résistance à la flexion du verre est élevée, plus le diamètre des lignes circulaires de rupture est grand» Pour une feuille de verre ayant une résistance à la flexion d'environ 2 25 kg force/mm , le diamètre des lignes de rupture est d'environ 30 cnu Ainsi que l'expérience l'a montré, la portion de la feuille 10 de verre se trouvant à l'intérieur de cette ligne de rupture se trouve déjà accélérée par le choc dans une mesure suffisante pour qu'après la rupture elle se déplace avec une vitesse voisine de celle du corps et est par conséquent non dangereuse,» Par l'augmentation de la résistance à la flexion conformé-15 ment à l'invention, le diamètre des lignes de rupture est augmenté suffisamment pour repousser les lignes de rupture circulaires de façon à embrasser la totalité de la région utile du pare-brise. Dans les verres plats industriels normaux, on ne peut en général, à l'heure actuelle, obtenir les résistances à la flexion 2 20 requises d'au moins 50 kg force/mm par la trempe thermique, mais seulement par un traitement de surface par exëmple par échange d'ions. Pour une résistance à la flexion de la feuille de verre 2 d'environ 50 kg force/mm , la feuille dé verre se brise, certes, 25 en donnant des éclats radiaux pour de hautes énergies de choc en raison des efforts élevés de flexion dans la région du point d'impact o En ce qui concerne le fonctionnement du pare-brise, cela est cependant sans importance car l'onde de flexion se propage 30 aussi dans les éclats ainsi formés et détermine la libération de la feuille de verre déjà brisée dès qu'elle atteint la région périphérique affaiblie, de sorte qu'il n'y a pas à redouter de mouvements relativement dangereux entre la tête et les éclats de verre. 35 Le mode d'action des nouveaux pare-brise est cependant encore amélioré si l'on augmente davantage la résistance à la flexion. On la choisit de préférence assez élevée pour que les efforts de flexion au point d'impact pour des énergies de choc moyennes, c'est-à-dire pour des vitesses d'impact de 30 à 40 km/h» 69 01638 2000890 environ, ne déterminent pas la rupture de la feuille de verre à partir du point d'impact. Dans ce cas, le pare-brise résiste au choc en tant que tel et ce n'est qu'au moment où l'onde de flexion atteint le bord de la feuille que la plus faible résistance 5 à la flexion de cette bordure est surpassée et que le pare-brise est déverrouillé de la monture d'un seul bloc. Le risque du contact entre la tête et des éclats de verre est de cette façon complètement exclu» On a trouvé que ces conditions sont remplies à partir 2 10 d'une résistance à la flexion d'environ 70 kg force/mm . La résistance à la flexion peut bien entendu être augmentée à volonté par rapport à cette valeur, pourvu que l'on veille à ce que la résistance à la flexion de la bordure ne dépasse la valeur maximale mentionnée plus haut» 15 Les limites admissibles pour l'épaisseur des nouveaux pare-brise sont déterminées par le fait que pour des raisons de construction le pare-brise doit présenter une rigidité propre minimale» Selon la dimension du pare-brise une épaisseur d'au moins 1,5 à 2 mm est nécessaire pour obtenir cette rigidité mini-20 maie» D'autre part, l'épaisseur admissible est limitée vers le haut par les forces de réaction déterminées au moment du choc de la tête par l'inertie. La limite supérieure se situe aux environs de 6 mm. Il peut être avantageux de placer le domaine de la plus 25 faible résistance à la flexion à l'intérieur de la zone périphérique, c'est à dire la zone le long de laquelle le pare-brise doit être déverrouillé par cisaillement, de façon que ce domaine se trouve immédiatement le long de la limite intérieure du cadre supportant le pare-brise. On évite ainsi que des éclats de verre, 30 éventuellement plus gros, ne restent pinces, dans la monture, ce qui pourrait à son tour donner lieu à des blessures» Suivant une autre forme de réalisation avantageuse de l'invention, la monture soutenant le pare-brise ou la garniture de caoutchouc peut déborder du côté intérieur du pare-brise vers 35 la. région médiane de celui-ci de façon à recouvrir la région périphérique présentant une plus faâiblefcésis tance à la flexion. On est ainsi assuré que, même après la rupture de la région périphérique, la feuille est soutenue du côté intérieur, de sorte que l'on évite que le pare-brise ne s'effondre à l'intérieur du véhi 69 01638 -13- 2000890 cule dans le cas d'un choc venant de l'extérieur» Bien entendu on doit veiller, dans cette forme de réalisation, à ce qu'il n'existe aucune adhérence entre cette portion de la carrosserie, ou du profilé de caoutchouc formant butée, et la portion à haute 5 résistance à la flexion de. la feuille de verre afin que, dans tous les cas, on soit sûr que la région médiane du pare-brise sera facilement déverrouillée de sa monture sous l'action d'un choc de l'intérieur vers l'extérieur» On décrit dans ce qui suit divers exemples de réalisation 10 de pare-brise conformément à l'invention ainsi que le mode d'action des nouveaux pare-brise en référence à quelques diagrammes force/temps. Dans les dessins joints : - la fig.l représente la structure d'un pare-brise répon-15 dant à l'invention et constitué de verre feuilleté; - la fig.2 représente une forme de réalisation avantageuse de la monture utilisant un profilé de caoutchouc; - la fig.3 représente une autre possibilité de réalisation de la monture dans le cas d'une fixation du pare-brise par 20 collage directement sur la carrosserie; - la fig.4 est une vue partielle en coupe d'un pare-brise répondant aux caractéristiques de l'invention et constitué d'une seule feuille de verre de sécurité; - la fig.5 est une vue partielle, en coupe, d'un pare-25 brise formé d'une seule feuille de verre de sécurité et munie d'un trait de découpe; - la fig.6 est une autre forme de réalisation d'un pare-brise conformément à l'invention et constitué d'une seule feuille de verre de sécurité, et 30 - la fig.7 est un diagramme force/temps résultant des me sures effectuées sur différents types de pare-brise en soumettant à des essais aux chocs différents types de pare-brise. Ainsi qu'on le voit sur la fig.l, le côté du nouveau pare-brise ne recevant pas directement le choc, c'est-à-dire le côté 35 extérieur, est constitué par une feuille de verre de silicate 1, qui est maintenue le long de sa périphérie dans la monture 2. Du côté recevant le choc se trouve une feuille plus petite 3. Celle-ci se termine avantageusement, sur toute sa périphérie, immédiatement en .deçà de la monture dans laquelle est fixée la feuille de BAL) umGINAL 69 01638 -14- 2000890 verre de silicate 1, de sorte que, contrairement à cette dernière, elle n'est pas serrée dans lamonture. Conformément à un premier type de réalisation, cette feuille plus petite 3 est en matière plastique,, 5 La feuille de verre de silicate 1 est liée à la feuille de matière plastique 3 à l'aide d'une couche intercalaire 5 d'une colle convenable. Cette couche de colle est avantageusement choisie de façon que dans l'intervalle de température mentionné plus haut elle absorbe les efforts mécaniques de tension qui prennent 10 naissance par suite de la différence de dilatation thermique entre le verre et la matière plastique,, Compte tenu de la valeur minimale requise conformément à l'invention en ce qui concerne les propriétés mécaniques de la substance constitutive de la feuille de matière plastique 3, cette 15 substance peut être choisie parmi les matières plastiques connues. C'est ainsi par exemple que les conditions requises sont satisfaites avec une feuille d'ester polytérépîitalique d'éthylène gly-col, d'une épaisseur de 0,25 mm, avec une feuille de polycarbo-nate thermôplastiaue à haut poids moléculaire de combinaison aro-20 matique dihydroxylée, en particulier de bisphénylol-alkane, d'une épaisseur de 1mm, avec une feuille de polyamide amorphe d'acides aromatiques bifonctionnels, en particulier l'acide téréphtalique et d'une aminé aliphatique bifonctionnelle alkyle substituée, en particulier 1'hexaméthylène diamine, d'une épaisseur de 0,25 mm, 25 ou encore avec une feuille de polychlorure de vinyle exempt de plastifiant, d'une épaisseur de 0,5 mm. La feuille 3, de dimensions plus petites, peut suivant le deuxième type de pare-brise être également en verre de silicate, pourvu que l'on veille à ce que la couche intercalaire plas-30 tique 5 avec la feuille de verre de silicate 3, ou l'ensemble du feuilleté constitué par les feuilles élémentaires 1, 3 et 5, présente dans sa région médiane la résistance requise à la perforation. La feuille de verre 1 a une épaisseur de 2 à 8 mm et la feuille de verre 3 a une épaisseur de 0,1 à 3 mm. La couche in-35 tercalaire plastique est constituée de butyral polyvinylique et a une épaisseur d'au moins 0,7 mm0 La fig.2 représente une autre forme de réalisation de la monture dans laquelle la feuille 3 de plus petites dimensions est fermement soutenue afin d'éviter que le pare-brise ne s'effondre 69 01638 -15- 2000890 vers l'intérieur du véhicule dans le cas de la rupture de la feuille de verre extérieure 1 sous l'action d'un choc venant de l'extérieur. Dans ce but, la portion 10 de la carrosserie constituant la monture du pare-brise est prolongée dans une mesure suffi— 5 santé pour que la portion supérieure 11 de sa monture déborde pardessus la périphérie de la feuille 3. Le profilé de caoutchouc 12 est, dans cette région, élargi par la lèvre 13, qui s'applique contre la feuille 3. On doit, dans ce cas natuieLlement, prendre soin qu'entre la périphérie de la feuille 3 et la lèvre 13 du pro-10 filé de caoutchouc, il n'y ait aucune adhérence afin qu'en cas d'accident la feuille 3 puisse se dégager facilement du profilé de caoutchouc, vers l'extérieur. Lorsque l'on renonce à l'utilisation d'un profilé de caoutchouc, l'on peut avantageusement réaliser la monture star la 15 carrosserie comme cela est représenté sur la fig.3. Dans ce cas, la feuillure du cadre 20 est pliée deux fois en forme de marche d'escalier afin que la feuille de verre extérieure 21 et la feuille intérieure 23 soient enserrées dans les gradins ainsi constitués. La feuille extérieure 21 est solidarisée fermement avec la 20 carrosserie 20 sur toute sa périphérie au moyen d'une colle convenable 24. La feuille intérieure 23, au contraire, ne doit être en aucune façon liée à la carrosserie,, Dans ce but, on peut intercaler entre la périphérie de la feuille 23 et la partie correspondante 25 du cadre, un moyen de séparation convenable 260 25 Sur les figs.4 à 6, on a représenté des formes de réalisa tion de pare-brise conformes à l'invention, faits d'une seule feuille de verre de sécurité,, Dans ces pare-brise, la région médiane 30 ou 40 est constituée par un verre de silicate ayant une 2 résistance à la flexion d'au moins 50 kg force/mm , et de préfé- 2 30 rence de 50 à 100 kg force /mm » La région périphérique 31 ou 41 a, au contraire, une résistance à la flexion d'au plus 20 kg force/mm „ La région périphérique 31 est collée au moyen d'une couche de colle 32 sur la tôle 33 de la carrosserie. La portion supérieure 35 formant la feuillure de la tôle 33, qui se prolonge 35 en regard de la région périphérique 32 et qui déborde jusqu'à la région médiane 30 de la feuille de verre afin de la préserver d'un effondrement vers l'intérieur, n'est pas non plus collée à cette feuille. Ceci est encore vrai pour la portion supérieure 36 de la partie du profilé de caoutchouc située du côté intérieure 69 01638 2000890 La fig.5 montre à quel endroit un trait de découpe 38 peut être avantageusement tracé le long de la région périphérique de la feuille de verre. Ce trait de découpe doit se trouver aussi près que possible de la région périphérique fermement fixée dans 5 la monture afin qu'en cas de rupture, la monture reste aussi exempte que possible d'éclats de verre saillants dans l'ouverture. Les pare-brise conformes aux figures 4 ou 6 peuvent être réalisés de façons diverses, et on ddnne, dans "ce qui suit, quelques exemples pour la réalisation de tels pare-brise. 10 Exemple 1 - On fabrique un pare-brise qui présente de fortes contraintes de compression superficielle et qui par suite offre, sur la totalité de sa surface, une résistance à la flexion de 50 à 100kg 2 force/mm . La région périphérique de cette feuille est réchauffée 15 dans une mesure suffisante pour que la contrainte de compression et par conséquent la résistance à la flexion soient diminuées jusqu'à la valeur désirée. Exemple 2 - En partant d'un pare-brise présentant une résistance à la 20 flexion de 50 à 100 kg force/mm sur la totalité de sa surface, on trace, à une petite distance du bord qui correspond à la largeur de la monture, un trait de découpe. Exemple 3 - On fabrique un pare-brise ayant sur toute sa surface une 25 résistance à la flexion de 50 à 100 kg force/mm . Sur la région périphérique correspondant à la largeur de la monture on applique sur un des côtés ou sur les deux côtés une couche d'émail grâce à quoi, ainsi qu'il est connu, la résistance à la flexion est diminuée jusqu'à la valeur désirée,, 30 Exemple 4 - On fabrique un pare-brise ayant une résistance à la flexicn de 50 à 100 kg force/mm sur la totalité de sa surface par le procédé dit de trempe chimique, c'est à dire par un échange d'ions superficiel sur la feuille de verre. Ensuite la couche superfi-35 cielle est éliminée dans la région périphérique jusqu'à ce que la résistance à la flexion ait été ramenée à la valeur requise. Exemple 5 - En partant d'une feuille de verre ayant une résistance à la flexion qui correspond à la valeur requise pour la région 69 01638 -17- 2000890 périphérique, cette région périphérique est masquée par un moyen quelconque approprié dans la région médiane et est renforcée par un traitement d'échange d'ions à haute température jusqu'à obtenir dans cette région une résistance à la flexion de 50 à 100 kg for-5 ce/mm^. Exemple 6 - Un autre exemple est décrit ci-dessous en référence à la fig.6o Le pare-brise est constitué d'une feuille de verre 40 ayant une résistance à la flexion de 50 à 100 kg force/mm . Sur cette 10 feuille de verre 40, on colle le long de la périphérie une bande 41 de quelques centimètres de large faite de verre (ou d'un autre matériau cassant similaire et de faible résistance à la flexion), cette bande 41 dépassant la tranche de la feuille de verre à haute résistance à la flexion» La bande 41 est, de son côté, assujet-15 tie sur la tôle 42 de la carrosserie à l'aide d'une couche de colle 43. La bande 41 est d'autre part solidement collée sur la feuille de verre 40 au moyen d'une couche de colle 44. La couche de colle 44 est faite d'une colle "dure" c'est-à-dire une colle qui transmet l'onde de flexion depuis la feuille de verre 40 jus-20 qu'à la bande 41, sans l'absorber. A cet effet, on peut choisir une colle époxydique. La partie supérieure 45 de la feuillure de la tôle 42 de la carrosserie ne présente aucune liaison solide avec la feuille de verre 40, mais elle permet au contraire un déverrouillage instantané de la feuille 40 de la monture en cas de 25 rupture de la bande 41. Sur la fig.7 on a représenté une série de courbes donnant la valeur de la force en fonction du temps, ces courbes mettant en évidence la considérable réduction de la durée du choc que 1* on obtient avec les nouveaux pare-brise. Le dispositif choisi 30 pour effectuer les essais est constitué par une tête artificielle d'un poids total de 20 kg. Celle-ci est constituée par le corps d'impact proprement dit; à savoir une tête de bois de 19 cm de diamètre et par un poids de 14 kg fixé derrière cette tête. Ce poids de 14 kg représente la masse du corps participant au choc 35 et il a été choisi de cette valeur car on peut admettre que, dans les cas extrêmes, une proportion drenviron 20 à 25 % de la masse du corps transmet son énergie cinétique à la tête par 1'intermédiaire des vertèbres cervicales. Entre la tête de bois et le poids, c'est à dire à l'endroit qui correspond à la région des 69 01638 -18- 2100890 vertèbres cervicales, on place une cellule de mesure des forces mises en jeu. Cette cellule pèse, pour sa part, 1 kg, de sorte que le poids total du corps de choc correspond à 20 kg. On laisse tomber cette tête artificielle depuis des hau-5 teurs diverses correspondant aux vitesses d'impact désirées, sur un vitrage d'essai dont les dimensions sont 50 x 100 cm. Les vitrages d'essai sont fixés dans d.es conditions diverses à leur périphérie et notamment, dans un cas, par l'application d'un cadre d'un poids de 56 kg, ce qui correspond à une force de fixa- 2 10 tion de 120-g/cm et, dans un autre cas, par vissage du cadre, ce qui correspond à une fixation absolue telle qu'elle est par exemple obtenue par le collage du pare-brise sur la carrosserie. Pour un tel corps de choc rigide on trouve, pour une même vitesse d'impact et une même masse participante au choc, une for-15 ce d'impact plus élevée et une durée totale de choc plus courte, c'est à dire une durée d'application de la force d'impact plus courte que dans le cas d'une préparation anatomique comme celle que l'on utilise dans les recherches médicales. Ceci provient du comportement différent de la masse de choc pour laquelle, dans le 20 cas d'un corps rigide, la totalité de la masse participe dans une certaine mesure au choc dès le début, tandis que dans le cas du choc du corps humain, du fait de sa déformabilité, la masse du corps ne participe au choc que plus ou moins progressivement. Malgré cette différence, l'avantage essentiel des nouveaux 25 vitrages peut être clairement démontré par les résultats des mesures effectuées avec la tête artificielle décrite ci-dessus. Tous les essais ont été effectués avec une vitesse d'impact de 22,5 km/heure à l'exception de l'essai I pour lequel la vitesse d'impact étai4 de 19,7 km/h. La vitesse avait dû, dans ce 30 cas, être ainsi abaissée car pour des vitesses plus élevées la feuille de verre était détruite, ce qui aurait empêché toute comparaison. Les conditions de fixations ont été maintenues constantes pour tous les essais, c'est à dire que la force de fixation était de 120 g/cm 25 Les courbes représentent le comportement au choc des dif férents pare-brise suivants : Courbe I - Pare-brise normal en verre feuilleté fait de deux feuilles élémentaires de verre de 3,1 mm d'épaisseur chacune et d'une cou- 69 01638 -19- 2000890 che intercalaire de polyvinyle butyral de 0,38 mm d'épaisseur. Courbe II - Pare-brise en verre feuilleté comme le précédent mais avec une couche intercalaire de butyral polyvinylique de 0,76 mm 5 d'épaisseur. Courbe III - Pare-brise conçu suivant la présente invention et fait d'une feuille de verre de silicate recuit normalement, d'une épaisseur de 4,2 mm et d'une feuille de polyester d'une épaisseur 10 de 0,25 mm. Courbe IV - Pare-brise également conçu suivant l'invention fait d'une feuille de verre de silicate trempé thermiquement de 4,2 mm d'épaisseur et d'une feuille de polyester de 0,25 mm d'épaisseur. 15 Toutes les courbes présentent, en gros, la même allure. Cette allure est caractérisée par deux phases de choc, à savoir uhe pointe de force élevée pour une durée d'environ 1 milliseconde après le début du choc, et une deuxième phase qui, en comparaison de la première pointe de choc, s'étend sur une durée considé-20 rablement plus longue. Pour la première phase de choc dont le maximum représente la force nécessaire pour là rupture du verre de silicate, abstraction faite de sa résistance à la flexion, c'est principalement l'épaisseur du pare-brise qui est déterminante. Afin que cette pointe de force n'atteigne pas une valeur dan-25 gereuse, l'épaisseur des feuilles élémentaires ne doit pas dépasser les valeurs maximales mentionnées plus haut. Pour une meilleure clarté du graphique, on a tracé,dans le cas seulement de la courbe I, l'allure de la courbe dans la région de la pointe de force., tandis que, pour les autres courbes, 30 on a seulement indiqué par les points II*, III' et IV* la valeur des maxima des pointes de force. Lorsque le verre de silicate est brisé, la force de choc diminue très rapidement. Bien que la première pointe de force soit relativement élevée, celle-ci n'est pas dangereuse pour les 35 lésions internes car sa durée d'action est excessivement courte. C'est,au contraire, la deuxième phase du choc qui est dangereuse et l'invention a précisément pour obj-^t le raccourcissement de cette phase du choc ou encore le raccourcissement résultant, de l'ensemble du processus de choc. Cette deuxième partie 69 01638 ~2°" 2000890 de la courbe est maintenant déterminée essentiellement par le matériau utilisé dans chaque cas pour constituer la région médiane ou plus exactement par le comportement de ce matériau en ce qui concerne la plasticité et la propagation de l'onde de déformation. 5 La courbe I n'a pas à être prise en considération car un tel pare-brise s'effondre déjà avec une vitesse d'impact de la tête artificielle de 20 à 25 km/heure et il peut conduire au phénomène dangereux de la "collerette". Cependant, même pour ces faibles vitesses d'impact, la durée totale du choc atteint déjà 10 38 millisecondes. Cette durée totale s'élève pour la courbe II jusqu'à 60 millisecondes et en même temps la force effective, c'est-à-dire la force moyenne agissante pendant lé laps de temps correspondant à la deuxième partie de la courbe, passe de 120 à 190 kg. 15 En comparaison de la courbe II (qui correspond à un pare- brise en verre feuilleté comportant une feuille intercalaire "high impact"), les courbes III et IV (qui correspondent à des pare-brise conformes à l'invention) montrent que la durée totale du choc est considérablement réduite grâce à l'invention: cette 20 durée n'atteint plus, dans ces deux cas, qu'environ 16 millisecondes. La pointe de force n'est pas influencée dans une mesure très sensible mais les lésions macroscopiques des vertèbres cervicales sont maintenant exclues, grâce aux très courtes durées de choc obtenues. 25 De très nombreux essais de choc effectués avec des pare- brise fabriqués suivant les différentes formes de réalisation de l'invention ont conduit qualitativement aux mêmes résultats, c'est-à-dire que, dans tous les cas, on a observé une réduction considérable de la durée de choc par rapport aux pare-brise anté-30 rieurs en verre feuilleté, de sorte qu'il est inutile de donner ici les résultats numériques précis de ces essais0 69 01638 "21" 2000890 REVENDICATIONS 1) Un pare-brise pour véhicules constitué par, ou comprenant au moins, une feuille de verre de silicate, caractérisé en ce que: 5 a) la région périphérique du pare-brise destinée à être fixée dans le cadre de la carrosserie est constituée exclusivement de verre de silicate; b) la région médiane du pare-brise, c'est-à-dire l'ensemble du pare-brise à l'exclusion de la région périphérique desti-10 née à être fixée dans le cadre de la carrosserie, présente dans un domaine de température allant de -20° à +40°C et de préférence entre +5 et +25?C, une résistance mécanique telle qu'elle n'est pas perforée par le choc dfun corps sphérique, solide, d'un poids de 20 kg pour une vitesse d'impact de 50 km/heure, et 15 c) le matériau constitutif de la région médiane du pare- brise jusqu'à la région périphérique à assujettir dans la carrosserie est choisi de façon qu'il transmette jusqu'à la périphérie du pare-brise, dans un laps de temps d'au plus 30 millisecondes l'onde de déformation émanant d'un choc central par un corps 20 sphérique, solide, d'un poids de 20 kg. 2) Un pare-brise suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la feuille de verre de silicate, dans sa région périphérique voisine de la fixation, présente une épaisseur et/ou une résistance telles que la région médiane se sépare au moins 25 partiellement de la région périphérique sous une énergie de choc correspondant à l'impact d'un corps de 5 kg avec une vitesse d'impact d'au moins 30 km/heure. 3) Un pare-brise suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il est constitué par une feuille de verre de sili- 30 cate et une feuille de matière plastique liée à la précédente et placée du côté recevant le choc, la feuille de matière plastique ayant des dimensions plus petites que la feuille de verre de silicate, de telle façon que sur la plus grande partie au moins de sa périphérie elle ne soit pas fixée dans le cadre et que l'assu-35 jettissement du pare-brise soit fait par la partie débordant de la feuille de verre et en ce que la feuille de matière plastique recouvrant la région médiane du pare—brise est constituée d'une substance non cassante, de préférence thermoplastique qui, dans le domaine de température allant de -20° à +40°C, présente une 69 01638 -22- 2000890 résistance au choc (sur eprouvette entaillée) d'au moins 5 kg force cm/cm d'après la norme allemande DIN 53.453, et une résistance à la traction (0,1 % de limite élastique) de plus de 200 kg 2 force/cm d'après la norme allemande DIN 53.455. 5 4) Un pare-brise selon la revendication 3, caractérisé en ce que la feuille de verre de silicate est constituée de verre recuit, c'est-à-dire exempt de contraintes, d'une épaisseur d'environ 2 à 8 mm et de préférence de 2,5 à 6 mm» 5) Un pare-brise suivant la revendication 3, caractérisé 10 en ce que la feuille de verre de silicate est constituée de verre fortement ou faiblement trempé d'une épaisseur de 2,5 à 6 mm. 6) Un pare-brise suivant les revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que la feuille de matière plastique est constituée 15 par une feuille d'ester polytéréphtalique d'éthylène glycol d'une épaisseur de 0,2 à 1 mm» 7) Un pare-brise suivant les revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que la feuille de matière plastique est constituée par une feuille en polycarbonate thermoplastique à haut poids 20 moléculaire de combinaisons aromatiques dihydroxylées, en particulier de bisphénylol-alkanes, d'une épaisseur de 0,5 à 2 mm et de préférence de 1 à 1,5 mm. 8) Un pare-brise suivant les revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que la feuille de matière plastique est constituée 25 par une feuille de polyamide amorphe d'un acide aromatique bi-fonctionnel, notamment téréphtalique, et d'une aminé bifonction-nelle alkyle substituée aliphatique, notamment d'hexaméthylène diamine, cette feuille ayant une épaisseur de 0,2 à 1 mm. 9) Un pare-brise suivant les revendications 4 ou 5, carac- 30 térisé en ce que la feuille -de matière plastique est constituée par une feuille d'une épaisseur de 0,2 à 1 mm de chlorure de polyvinyle exempt de plastifiant. 10) Un pare-brise suivant l'une des revendications 3 à 9, caractérisé par le fait que la feuille de verre de silicate et la 35 feuille de matière plastique sont réunies ensemble au moyen d'une couche de colle élastique qui absorbe les tensions qui prennent naissance dans le domaine de température allant de -20° à +40°C, par suite des dilatations thermiques différentes entre le verre et la matière plastique. 69 01638 23 2000890 1*1) Un pare-brise suivant l'une quelconque des revendications 3 à 10, caractérisé par le fait que la feuille de verre est munie en surface d'une ligne de découpe le long de la périphérie de la feuille de matière plastique. 5 12) Un pare-brise suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la ligne de découpe est constituée par un sillon tracé dans la surface du verre. 13) Un pare-brise suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'il est constitué par deux feuilles de verre 10 élémentaires réunies ensemble par l'intermédiaire d'une couche intercalaire plastique, celle des feuilles de verre fixée à la carrosserie étant assujettie dans le cadré sur la totalité de sa périphérie et que la deuxième feuille élémentaire qui recouvre la région médiane du pare-brise ainsi que la couche intercalaire plas- 15 tique ont des dimensions plus petites que celles de la feuille de verre fixée dans le cadre et ne sont pas fixées dans le cadre mais se terminent en deçà du cadre de préférence sur la totalité de leur périphérie. 14) Un pare-brise suivant la revendication 13, caractérisé en 20 ce que la feuille de verre de silicate fixée sur la carrosserie esb située du côté extérieur du pare-brise. 15) Ua-p«re-brise suivant les revendications 13 ou 14, caractérisé en ce que la feuille de verre de silicate fixée à la carrosserie est constituée de verre de silicate recuit, c'est-à-dire 25 non trempé, d'une épaisseur de 2 à 8 mm, et de préférence de 2 à 5 *»• 16) Un pare-brise suivant les revendications 13 ou 14, caractérisé en ce que la feuille de verre de silicate fixée à la carrosserie est constituée de verre trempé par voie thermique ou par 30 échange d'ions* 17 ) Un pare-brise suivant la revendication 16, caractérisé par le fait que la contrainte de compression superficielle dans la région périphérique de la feuille de verre fixée dans la carros- 2 serie est de l'ordre de 10 à 20 kg/mm . 35 18) Un pare-brise suivant l'une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisé en ce que la deuxième feuille élémentaire, qui n'est pas fixée sur la carrosserie, est située du côté du pare-brise dirigé vers le conducteur et est constituée par du verre de silicate ayant une épaisseur d'au moins 3 mm. 69 01638 24 2000890 19) Un pare-brise suivant la revendication 18, caractérisé en ce que la deuxième feuille élémentaire, qui n'est pas fixée sur la carrosserie, présente une épaisseur de moins de 1,5mm et de préférence une épaisseur de 0,1 à 1 mm. 5 20) Un pare-brise suivant les revendications 18 ou 19 caractérisé en ce que la deuxième feuille de verre non fixée sur la carrosserie et située du côté dirigé vers le conducteur est conabx-tuée par du verre à haute résistance à la flexion, par exemple du verre traité superficiellement par échange d'ions. 10 21) Un pare-brise selon l'une quelconque des revendications 13 à 20, caractérisé en ce que la couche intercalaire plastique réunissant ensemble les deux feuilles de verre est une couche de poly~ vinyle butyral d'une épaisseur d'au moins 0,7 mm. 22) Un pare-brise suivant l'une quelconque des revendications 15 13 à 21, caractérisé en ce que la feuille de verre de silicate fixée sur la carrosserie est munie le long de la bordure interne de sa partie fixée dans le cadre de lignes de découpe qui facilitent la rupture de cette feuille de verre le long de la monture. 23) Un pare-brise suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé 20 par le fait qu'il est constitué par une seule feuille de verre de sécurité en un verre de silicate à haute résistance à la flexion, d'une épaisseur d'au plus 6 mm, cette feuille de verre présentant, à l'exception de la région périphérique située dans la monture, c'est-à-dire présentant dans la région médiane du pare - brise, 25 une résistance à la flexion d'au moins 50 kg force / mm , et ladite région périphérique ayant sur tout son pourtour une résistance à p la flexiond'surplus 20 kg force / thm • —-——— : 24) Un pare-brise suivant la revendication 23 , caractérisé en ce que la résistance à la flexion dans la région médiane de la 30 feuille de verre est de 70 à 100 kg force / mm^ et dans la région ✓ P périphérique de 5 à 15 kg force / mm 25) Un pare-brise suivant les revendications 23 et 24 caractérisé en ce que la région présentant la plus faible résistance à la flexion s'étend à l'intérieur de la région périphérique le 35 long de la limite interne du cadre soutenant la feuille. 26) Un procédé pour la fabrication d'un pare - brise selcr. Icc revendications 23 , 24 ou 25 , caractérisé en ce que l'on -nue jusqu'à la valeur désirée , par un traitement postérieur , la 69 01638 25 2000890 résistance à la flexion de la région phériphérique d'un pare-brise constitué en totalité de verre à haute résistance à la flexion. 27) Un procédé suivant la revendication 26 , caractérisé par le fait que l'on soumet à un traitement thermique approprié la 5 région périphérique d'un pare-brise constitué en totalité de verre à haute résistance . 28) Un procédé suivant la revendication 26 , caractérisé en ce que l'on trace des traits de découpe le long de la périphérie d'un pare-brise constitué en tctelité de verre à haute résistance. 10 29) Un procédé suivant la revendication 26 , dans lequel on utilise une feuille de verre à laquelle on a conféré une haute résistance par un traitement superficiel , tel qu'un échange d'iais ce procédé étant caractérisé en ce que les couches superficielles sont éliminées par un traitement ultérieur dans la région péri -15 phérique . 30) Tfii procédé pour la fabrication d'un pare-brise selon les revendications 23 * 24 ou 25 , caractérisé en ce qu'une feuille de verre présentant sur la totalité de sa surface la résistance exigée en ce qui concerne la région périphérique , est amenée dans 20 sa région médiane , par un traitement ultérieur tel qu'un échange d'ions superficiels , jusqu'à la résistance d'au moins 50 kg p force / wml , qui est exigée dans la région médiane . 31) Un procédé pour la fabrication d'un pare-brise selon les revendications 23 , 24 ou 25 , caractérisé en ce qu'une feuille 25 de verre à haute résistance à la flexion et dont les dimensions correspondent approximativement à celles de l'ouverture du cadre, est réunie au moyen d'une colle dure , c'est-à-dire n'absorbant pas de façon notable l'onde de flexion, avec une bande périphérique de verré ou d'un autre matériau ayant une faible résistance 30 à la flexion et un caractère aussi cassant au moment de la rupture , ladite bande périphérique de verre débordant sur tout son pourtour la feuille de verre à haute résistance et étant fixée dans le cadre . 32) Un cadre pour la fixation d'un pare-brise selon l'une 35 quelconque des revendications 1 à 31, caractérisé en ce que la feuillure de la .aêrrosserie recevant le pare-brise ou le profilé de caoutchouc, est prolongée dans une mesure suffisante pour qu'elle dépasse du côté intérieur jusque dans la région médiane 69 01638 2000890 imperforable du pare-brise et qu'elle s'oppose ainsi à l'effondrement du pare-brise à l'intérieur du véhicule»