La présente invention est relative à l'exploration d'un milieu par transmission d'énergie dans ce milieu, et elle se rapporte plus particulièrement à la prospection géophysique du soussol par ondes sismiques. L'émission d'une impulsion d'énergieà partir d'un point de la surface du sol ou voisin de cette surface, dit point d'émission, engendre des ondes élastiques qui sont transmises dans le sol. Une partie de l'énergie desdites ondes est réfléchie, une autre partie est réfractez à chacune des discontinuités géologiques, qui se traduisent par des variations d'impédance acoustique, donnant ainsi naissance à des ondes réfléchies ou réfractées que 1'on peut détecter en enregistrant les signaux fournis par des récepteurs appropriés, tels que des géophones, disposés en un ou plusieurs points de la surface du sol. Dans les techniques d'exploration sismique de ce type, couramment pratiquées, on opère soit en associant une ou plusieurs rangées de récepteurs espacés les uns des autres à un point d'émission et en enregistrant en simuLtanéité en fonction du temps les signaux de sortie des récepteurs, soit en associant un détecteur à une pluralité de sources d'émission alignées, ae préférence sur une droite passant par le point de détection ou au voisinage du point de détection, et en enregistrant successivement les signaux résultant des impulsions sismiques créées successivement par chacune des sources d'émission. Les enregistrements correspondant aux différents récepteurs se présentent sous la forme de courbes de variations de l'amplitude en fonction du temps appelées traces sismiques. Chacune de ces traces subit ensuite une correction, dite correction stàtique, dont l'effet est d'amener, pour chaque trace, l'origine des temps sur un plan de référence, autrement dit de faire en sorte que le point d 1émission et les points de réception soient situés dans ledit plan de référence. Les traces ainsi corrigées font l'objet d'une transformation appelée correction dynamique, élaborée à l'aide des données de l'étude des vitesses en fonction de la profondeur.Après correction dynamique, les enregistrements sont alors reportés côte à côte pour former un diagramme appelé "coupetemps", à partir duquel est éventuellement élaboré un second diagramme appelé "coupe-profondeur" par application d'une loi de vitesse définie par analyse des vitesses. Le diagramme "coupeprofondeur" représente la coupe sismique susceptible d'inter prétation, toutefois dans de nombreux cas, le diagramme "coupetemps" peut être également utilisé aux fins d'interprétation. Sur chacune des traces de l'enregistrement s'inscrivent d'une part les signaux correspondant aux arrivées des ondes réfléchies ou réfractées par les interfaces entrecouches géologiques de constitutions différentes et d'autre part les signaux correspondant aux bruits, en particulier aux ondes superficielles créées par l'émission et appelées "bruits organisés" en raison de leur cohérence, La présence de ces bruits est particulièrement gênante car ils peuvent se superposer aux signaux correspondant aux ondes réfléchies ou réfractées par certaines interfaces du milieu en cours d'exploration et dans certains cas les masquer complètement, et il s'avère donc nécessaire d'éliminer ou tout au moins d'atténuer le plus possible lesdits bruits en préservant au mieux lesdits signaux. Pour ce faire on a proposé, lors de ltexploration sismique d'une zone donnée, de déterminer préalablement les caractéristiques (périodes, fréquences, vitesses apparentes,...) des bruits organisés prenant naissance dans cette zone par analyse d'un enregistrement sismique préliminaire obtenu par la méthode dite du "tir de bruit" (point d'émission unique associé à des récepteurs répar- tis régulièrement a partir du point d'émission, séparés par une distance faible, de l'ordre de 5 à 10 mètres, et enregistrés indépendamment), puis de déduire de ces caracteristiques les dispositifs théoriques d'émission et/ou de réception (groupement d'émetteurs ou de récepteurs) qui permettraient la meilleure atténuation de ces bruits organisés, ensuite d'utiliser pour la campagne d'exploration des dispositifs d'emission et de réception correspondant aux dispositifs théoriques déterminés. Une telle méthode présente de nombreux inconvénients aui en réduisent fortement l'intérêt pratique. En effet l'exécution de ces tirs de bruit préliminaires à la campagne d'exploration et leur analyse ne peuvent se faire pour des raisons économiques'pour tous les points d'émissif successifs de la campagne sismique. En outre, quand bien même ces analyses pourraient être faites, les courbes de réponse effective des dispositifs d'émission et de réception employés sur le terrain pour atténuer les bruits orga nisés diffèreraient sensiblement des courbes de réponse des dispositits théoriques choisis à partir de l'analyse du "tir de bruit" étant donné, en particulier, que l'identité des diverses sources d'une part et des récepteurs d'autre part constituant les dispositifs d'émission ou de réception ne peut être rigoureuse, que l'implantation desdits dispositifs ne peut assurer un couplage toujours identique avec le sol, et que les Conditions de surface, donc les caracteristiques du bruit de surface engendré, varient plus ou moins fortement d'un point à l'autre de la zone en cours d'exploration, si bien que pratiquement l'atténuation des bruits organisés reste insuffisante. La présente- invention a pour objet une méthode d'exploration Sismique qui permet de connaître en chaque point de détection l'influence des bruits organisés sur la trace sismique et ainsi de mieux les atténuer, ladite méthode éliminant de ce fait les inconvenients susmentionnés. La méthode suivant l'invention pour l'exploration sismique d'un milieu est caractérisée en ce que - on dispose à la surface du milieu à explorer ou au voisinage de cette surface, au moins une pluralité de récepteurs- sensiblement ponctuels et alignés associée à une source émission unique, ou une pluralité de sources d'émission sensiblement ponctuelles et alignées associée à un récepteur unique, ladite pluralité de récepteurs ou de sources d'émission comportant un nombre statis- tiquement grand de récepteurs ou de sources d'émission, qui sont espacés de telle sorte que la distance entre deux récepteurs consécutifs ou deux sources d'émission consécutives soit au plus égale à l'inverse du double de la fréquence spatiale (nombre d'onde) maximale des ondes détectables, - on émet à partir de la source ou des sources d'émission des impulsions successives d'énergie et on enregistre indépendam ment et simultanément les signaux détectés par la pluralité de récepteurs, ou successivement les signaux correspondant à la pluralité des sources d'émission, pour produire un sismogramme comportant un ensemble de traces représentant en fonction du temps les signaux correspondant à l'arrivée des ondes sismiques se propageant dans le milieu en cours d'exploration pour les diverses positions spatiales des récepteurs de la pluralité de récepteurs ou des sources d'émission de- la pluralité des sources d'émission, - on traite ledit sismogramme pour faire subir aux traces le constituant certaines corrections connues en soi dites corrections statiques, puis - on soumet le sismogramme ainsi corrigé aux traitements connus en soi d'élaboration du diagramme représentant la section sismiques en réalisant en outre au cours de ce traitement une détermina tion des spectres de fréquences spatiales du sismogramme et un traitement dudit sismogramme- pour éliminer de ses spectres de fréquences spatiales, celles desdites fréquences correspondant aux phénomènes parasites, notamment aux bruits organisés, et déterminées par analyse desdits spectres. Dans une forme de réalisation de la méthode suivant l'invention, la droite sur laquelle sont alignés les récepteurs de la pluralité de récepteursJou les sources d'émission de la pluralité de sources d'émission1 passe par le point d'émission ou au voisinage du point d'émission,ou par le point de détection ou au voisinage du point de détecion/unique associé. Dans une autre forme de réalisation de la méthode suivant l'invention, les earegistrements de plusieurs cycles d'émission consécutifs correspondent à des pluralités de récepteurs qui se chevauchent. Cette manière d'opérer, connue sous le nom dé couvertur:e multiple, permet d'obtenir en outre une atténuation sensible des bruits de nature aléatoire ainsi que des multiples. Dans une forme de mise en oeuvre, la détermination des spectres de fréquences-spatiales du sismogramme et le traitement dudit sismogramme pour éliminer de ses spectres de fréquences spatiales les fréquences correspondant aux phénomènes parasites, sont réalisés avant les traitements connus d'élaboration de la section sismique. En sismique réflexion on peut encore envisager de réaliser les traitements touchant aux fréquences spatiales sur les sections sismiques après corrections dynamiques, ou encore sur les collections de traces correspondant à des points miroirs communs également après correctiqns dynamiques, et même après élaboration de la couverture multiple à partir desdites collections de traces. Dans une forme de mise en oeuvre de la méthode d'exploration suivant l'invention, on opère les traitements touchant aux fréquences spatiales sur les sismogrammes ayant subi les corrections statiques, et éventuellement les corrections dynamiques, en échantillonnant les - litudes-des signaux desdits sismogrammes correspondant aux divers récepteurs suivant un pas d'échantillonnage temporel prédéterminé et en formant pour chaque valeur des instants d'échantillonnage une fonction représentant la suite des amplitudes échantillonnées pour l'ensemble des récepteurs en fonction de la position spatiale desdits récepteurs, puis en déterminant le spectre de fréquences spatiales de chacune desdites fonctions et en traitant lesdites fonctions pour éliminer desdits spectres celles des fréquences spatiales correspondant aux phénomènes parasites, et enfin en transposant les fonctions ainsi traitées pour restituer les traces temporelles correspondant aux diverses positions spatiales des récepteurs et reformer ainsi le sismogramme qui sera soumis aux traitements complémentaires connus éventuels pour aboutir à la section sismique. L'élimination des fréquences spatiales parasites contenues dans les spectres de fréquence spatiales des fonctions repré sentant,pour chaque instant déterminé,les amplitudes des traces sismiques en fonction de la position spatiale des récepteurs,est réalisée,de préférence,en faisant appel au filtrage en nombre d'onde, dit filtrage en k (k désignant le nombre d'onde d'une onde spatiale et étant défini comme l'inverse de la longueur d'onde de cette onde),ledit filtrage étant encore appelé filtrage spatial. On peut également associer au filtrage en nombre d'onde un filtrage en frequence ou filtrage temporel, qui est couramment appliqué aux traces temporelles des slsmogrammes.Pour ce faire on peut effectuer le filtrage en fréquence du sismogramme indifféremment avant ou après son filtrage en nombre d'onde. On peut encore opérer sur le sismogramme un filtrage combiné spatio-temporel en faisant appel,par exemple, à la méthode dite de filtrage en éven -tail, ou à des techniques numériques de filtrage limité à la plage des bruits organisés. Ces filtrages en nombre d'onde peuvent être des filtrages du type "passe-bas", "passe-haut", ou "passe-bande", ou encore des filtragesde ces différents types variant en fonction de l'espace. Ces filtrages peuvent être réalisés comme il est connu dans l'art, et en particulier en utilisant des méthodes de traitement numérique. La méthode suivant l'invention peut être encore mise en oeuvre en utilisant une source d'émission sensiblement ponctuelle associée à deux rangées de récepteurs comportant chacune une plu ralité de récepteurs, comme définie plus haut, les directions desdites rangées de récepteurs passant par le point d'émission ou au voisinage du point d'emission et faisant entre elles un certain angle pouvant, par exemple, être égal à 9PO. On peut ainsi obtenir deux sections sismiques, au moyen de ces deux rangées de récepteurs, et ensuîte situer dans l'espace les points miroirs correspondant au trajet de durée minimale en repérant lesdits points miroirs par leurs coordonnées dans le système d'axes formé par les directions des deux rangées de récepteurs et l'axe vertical qui leur est perpendiculaire. Dans cette description et les revendications correspondantes, on entend par récepteur1 ou source d'émission1 sensiblement ponctuel, un récepteur ou une source d'emission unique ou un groupe de récepteurs ou de sources d'émission ne produisant pratiquement pas de filtrage en nombre d'onde sur le terrain. Si un léger filtrage en nombre d'onde s'avère toutefois nécessaire sur le terrain par suite, lors de l'enregistrement,d'un rapport trop élevé de l'amplitude du bruit organisé a l'amplitude du signal utile, on peut envisager d'effectuer un tel filtrage à l'emission en choisissant des dispositifs démission appropriés dans le cas d'une pluralité de récepteurs, ou à la réception en choisissant des dispositifs de réception appropriés dans le cas d'une pluralité d'émetteurs. Comme il a été dit précédemment la pluralité de récepteurs ou de sources d'émission utilisée dans la méthode suivant l'invention doit comporter un nombre statistiquement grand de ré- cepteurs ou de sources d'émission, c'est à dire un nombre de récepteurs ou de sources d'emission tel que l'on puisse, lors de l'étape de traitement du sismogramme dans le domaine des fréquences spatiales ou nombres d'onde, faire intervenir les lois statistiques dans les traitements des données spatiales enregistrées. I1 est à noter que I'hypothèserd'ergodicité nécessaire à la validité des traitements du même type sur les traces temporelles mais non satisfaite de façon rigoureuse, n'a plus lieu d'être satisfaite pour les traitements des données spatiales obtenues comme le propose l'invention. Avec des rangées de récepteurs comportant seulement une centaine de récepteurs sensiblement ponctuels on peut déjà obtenir des résultats intéressants. I1 va de soi que les résultats vont en s'améliorant avec l'augmentation du nombre de récepteurs ponctuels associés à une source unique ou du nombre de sources ponctuelles d'émission associées à un récepteur unique. I1 entre dans le cadre de la présente invention d'utilisert en particulier! un nombre de récepteurs aussi élevé que 250 ou 500 associé à une source d'émission ponctuelle, et l'on peut même envisager d'en utiliser mille ou davantage.Dans de nombreux cas'pratiques, la fréquence spatiale maximum des ondes détectables est voisine de 50 km-l et la distance entre récepteurs dans ces conditions devra être inférieure ou égale à 10 mètres. Dans le cas ou la méthode d'exploration selon llinven- tion est utilisée en sismique réfraction, elle permet, lors du traitement d ' élimination des fréquences spatiales correspondant aux phénomènes parasites, d'éliminer les arrivées réfractées premières, après leur exploitation, et de rendre ainsi.possible l'exploitation des- arrivées secondes.Ceci peut être réalisé en détectant sur l'analyse spectrale en nombre d'onde Canalyse spectrale en k) du sismogramme réfraction, les arrivées successives des nombres d'onde correspondant aux arrivées réfractées premières puis, après leur exploitation, en appliquant un filtrage en nombre d'onde audit sismogramme pour éliminer du spectre de fréquences spatiales dudit sismogramme les nombres d'onde correspondant à ces arrivées réfractées premières, La méthode d'exploration. suivant l'invention permet également de réaliser l'analyse-des vitesses dans le domaine spats tial, analyse qui était jusqu'à présent effectuée dans le domaine temporel. Pour ce faire on peut par exemple effectuer l'analyse spectrale des traces du domaine spatial, obtenues à partir de l'enregistrement brut, avant toute correction dynamique et au fur et à mesure de l'application de-dynamiques croissantes, et retenir les vitesses pour lesquelles les spectres d'amplitudes des traces spatiales corrigées tendent vers la forme d'un sinus cardinal dé calé par rapport à l'origines Dans ce cas, l'abscisse du maximum du spectre d'amplitude donne en outre le pendage du miroir, c'est à dire son inclinaison par rapport à l'horizontale, On peut aussi opérer l'analyse spectrale sur des traces du domaine spatial obtenues à partir des collections de traces même point miroir lorsque l'ordre de couverture est statistiquew ment suffisant, et retenir les vitesses pour lesquelles les spec tres d'amplitude des traces corrigées de la collection de traces tendent vers la forme d'un sinus cardinal centré sur l'origine On définit par ordre de couverture le nombre de fois que l'on aura pu obtenir de traces relatives à un point miroir commun au cours de l'exploitation ou encore le nombre d'enregistrements consécutifs qui comprendront des traces relatives à des points miroirs communs. Les sources d'émission utilisables dans le procédé suivant l'invention peuvent être l'une quelconque des sources sismiques connues. On peut employer notamment des charges explosives enterrées ou en surface, ou encore des sources de surface comme les vibrateurs ou des poids très lourds que l'on laisse tomber sur la surface du sol; De même en ce qui concerne les récepteurs, on peut employer tout récepteur connu en soi pour constituer la pluralité de récepteurs ponctuels suivant l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront dans la description suivante de deux de ses modes de réalisation donnés à titre non limitatif en se référant au dessin en annexe sur lequel - la figure 1 est une représentation schématique d'une zone du sol montrant les emplacements d'une source d'émission ponctuelle associée à une série de -2l6 récepteurs ou sismographes et également le trajet des ondes sismiques depuis le point d'émission jusqu'S certains récepteurs après réflexion sur différents réflecteurs du sous-sol de ladite zone; - les figures 2 à 2q donnent schématiquement différents modes de traitement des enregistrements de sismique réflexion;; - les figures 3,3a et 3b montrent respectivement un sismogramme brut fourni par l'enregistreur du dispositif de la figure 1 et les spectres de fréquences spatiales (k) et spatio-temporel (k,f) de ce sismogramme. - les figures 4a et 4c représentent respectivement les enregistre ments obtenus après filtrage spatial ou filtrage en k(technique de la figure 2d), et filtrage en k et en f (technique de la fi gure 2e) du sismogramme de la figure 3 en opérant lesdits fil trages comme figuré sur les figures 4b et 4dt en vue de l'atte- nuation des bruits organisés. - les figures 5a et 5c montrent les effets des filtres indiqués sur les figures 5b et 5d et respectivement complémentaires des fil tres utilisés précédemment, c'est à dire représentent les bruits filtrés sur les figures 4a et 4c; - les figures 6a et 6b représentent respectivement la partie d'un enregistrement obtenu avec les mêmes moyens que ceux définis en référence-à la figure 1, et illustrant le phénomène de sismique réfraction, et le schéma de son spectre spatio-temporel - la figure 7a montre l'effet, sur la portion d'enregistrement re présentée sur la figure 6a,du filtre schématisé sur la figure 7b. En se reportant à la figure 1, une source d'émission E, ici une charge d'explosif, est placée dans une cavité B ménagée en un point de la zone à explorer,ladite charge étant mise à'feu à l'aide de la boîte de tir D à travers un conducteur C relié au détonateur placé dans la charge.Sur la surface S du sol de la zone à explorer est disposée une pluralité de récepteurs, ici 216 sismographes alignés sur une droite passant par le point d'émission, la distance entre deux sismographes consécutifs étant égale à 10 mètres. Pour la commodité de la eprésentation on a seulement sché matisé sur la figure 1 les deux sismographes extrêmes R1 et R216 et le sismographe intermédiaire R108 de rang 108.Le détonateur ainsi que les divers sismographes R1 à R216 sont connectés à un enregistreur P respectivement par des lignes LD et L1 à L216, Les enregistrements bruts fournis par ledit enregistreur sont ensuite repris dans une unité de traitement T dans laquelle lesdits enregistrements sont traités pour produire un diagramme CS représentant la section sismique du profil exploré. L'explosion de la charge E,commandée par la boîte de tir D, engendre des ondes acoustiques qui se propagent dans le sol et dont certaines sont réfléchies par les réflecteurs J et J' (interfaces entre des couches géologiques de constitutions différentes) aux points miroirs M1,...,M108,...pM216 pour l'interface J et aux points miroirs N1,.-.,N108' "rNL16 pour l'interface J'.Les ondes réfléchies aux points miroirs M1 et N1 sont captées par le sismographe R1, celles réfléchies aux points miroirs M108 et N108 par le sismographe R108, tandis que le sismographe R216 capte les ondes réfléchies aux points miroirs M216 et N216. En outre chacun des sismographes R1 à R216 capte les bruits organisés qui sont engendres par l'explosion de la charge E et se propagent par une voie plus ou moins directe du point d'émission vers les sismographes, Les signaux délivrés par les différents sismographes, après passage dans des amplificateurs non représentés, sont transmis, par les lignes L1 à L216 correspondantes,à l'enregistreur P dans lequel ils sont enregistrés simultanément et séparément La mise en marche de l'enregistreur est commandée par un signal transmis par le détonateur audit enregistreur à travers la ligne LD,lorsque le détonateur commande la mise à feu de la charge explosive. L'enregistreur fournit un sismogramme brut comportant 216 traces disposées côte à côte, dont chacune représente en fonction du temps l'amplitude du signal délivré par le sismographe correspondant.Ce sismogramme brut est ensuite soumis dans l'unité de traitement à une phase de traitement pour l'élaboration de la section sismique, ledit traitement comportant en plus des opérations connues le traitement suivant l'invention touchant aux fréquences spatiales et plus particulièrement un filtrage spatial qui peut être utilement combiné à un filtrage temporel. Le traitement des sismogrammes bruts fournis par l'enregistreur pour différents cycles d'émission est plus particulièrement indiqué sur les figures 2 à 2c, tandis que les figures 2d à 2g montrent la marche à suivre pour réaliser le filtrage en k (filtrage spatial ou en nombre d'onde) ou le filtrage combiné en k et en f (filtrage en fréquence) proposé suivant l'invention. En se référant à la figure 2 les traces temporelles du sismogramme brut fourni par l'enregistreur sont soumises aux corrections statiques, puis sur le sismogramme ainsi corrigés après avoir déterminé le spectre de fréquences spatiales ou de fréquences spatiales et de fréquences temporelles dudit sismogramme, on opère un filtrage en k ou un filtrage en k et en f pour éliminer les phénomènes parasites, notamment les bruits organisés, dont les nombres d'onde et fréquences sont déterminés par analyse desdits spectres. Comme indiqué sur les figures 2d à 2f le filtrage en k nécessite d'abord une transposition des traces temporelles du sismogramme en traces spatiales avant de réaliser l'opération de filtrage proprement dite. Après exécution du filtrage en k, les traces spatiales filtrées sont transposées à leur tour en traces temporelles pour reconstituer l'enregistrement temporel classique. Le sismogramme peut être également soumis à un filtrage temporel ou filtrage en f, qui peut être indifférement exécuté avant le filtrage spatial, comme indiqué sur la figure 2f, ou après ledit filtrage spatial-comme le montre la figure 2e. On peut encore opérer en soumettant le sismogramme obtenu après correction statique à un filtrage direct en k et f, comme schématisé sur la figure 2g, en faisant appel , par exemple, à la technique du filtrage en éventail. A partir des enregistrements filtrés en k ou en k et on constitue un diagramme, connu sous le nom de collection de traces même point miroir, en rassemblant côte à cote les traces temporelles provenant d'émissionsdifférentes sur le même profil sismique et correspondant à des points miroirs communs(technique de la couverture multiple). Sur les traces de ce diagramme on effectue les opérations bien connues d'analyse de vitesse et de corrections dynamiques ,dont le but est de rendre horizontales les indicatrices des réflexions et partant de mettre en phase les signaux associés aux réflexions. Les traces corrigées de dynamiques sont ensuite sommées et les traces somme résultantes sont rassemblées pour constituer la section finale couverture multiple encore appelée "coupe-temps". Dans la variante du mode de traitement suivant la figure 2a, après corrections statiques des sismogrammes bruts fournis par l'enregistreur, on constitue à partir des sismogrammes corrigésles collections de traces même point miroir sur lesquelles on effectue les opérations d'analyse de vitesse et de corrections dynamiques et elabore des sismogrammes corrigés de dynamiques. On détermine ensuite les spectres de fréquences spatiales, de fréquences tempoxelles ou encore les spectres spatio-temporels des sismogrammes corrigés de dynamiques et on opère sur lesdits sismogrammes les filtrages en k ou en k et f suggérés par l'analyse desdits-spectres A partir des sismogrammes corrigés de dynamiques et filtrés en k ou en k et f on constitue les collections de traces même point miroir.Les traces de chaque collection sont ensuite sommées et les différentes traces somme sont rassemblées pour constituer la section finale couverture multiple. Dans le mode de traitement schématisé sur la figure 2b, qui est utilisé lorsque l'ordre de couverture est statistiquement grand, on constitue les collections de traces même point miroir à partir des sismogrammes ayant subi les corrections statiques et soumet ces collections de traces aux opérations d'analyse de vitesse et de corrections dynamiques. On détermine ensuite les spectres de fréquences spatiales (spectre de nombres d'onde) ou de fréquences spatiales et de fréquences temporelles des collections de traces même point miroir corrigées de dynamiques et opère les filtrages appropriés en k ou en k et f sur lesdites collections de traces.Les traces de chaque collection de traces même point miroir filtrées et corrigéesde dynamiquessont ensuite sommées et les diffe- rentes traces somme obtenues sont rassemblées pour constituer la section finale couverture multiple. Dans la variante de la figure 2c, on détermine les spectres de nombres d'onde ou de nombres d'onde et de fréquences des collections de traces corrigées de dynamiques obtenues comme dans le mode de traitement suivant la figure 2b, et l'on opère les filtrages en k ou en k et en f suggérés par l'analyse desdits spectres sur la section couverture multiple obtenue à partir des traces somme des collections de traces même-point miroir corrigées de dynamiques. Le sismogramme représenté sur la figure 3, qui est fourni par l'enregistreur consécutivement à l'explosion d'une charge, c'est à dire pour un cycle d'émission, comporte 216 traces disposées verticalement côte à côte et régulièrement espacées. La longueur de chaque trace correspond à un enregistrement ou temps d'écoute de 5 secondes tandis que la distance entre deux traces consécutives correspond à une distance entre deux sismographes consécutifs sur le terrain égale à 10 mètres. Sur ce sismogramme on distingue la dromochronique ou zone de réfraction superficielle (I), une zone CII)où prédominent les bruits organiSes engendrés par l'explosion, et diverses réflexions (III) que l'on distingue assez facilement en dehors de la zone des bruits organisés! ! mais qui sont fortement masquées dans ladite zone. Les spectres de nombres d'onde représentés sur la figure 3a, qui sont les spectres moyens calculés sur des fenêtres temporelles de près de 600 millisecondes et sur des traces spatiales de 216 échantillons ton a constitué pour ce faire 2500 traces spatiales pour le sismogramme complet en utilisant un pas d'échantillonnage égal à 2 millisecondes)! montrent un maximum pour des nombres d'onde voisin de .zéro correspondant aux réflexions et des maxima plus ou moins bien corrélés pour des nombres d'onde compris entre 8 et 25 km~lcorrespondant aux réfractions superficielles et aux bruits organisés. Sur le spectre en kif) du sismogramme donné sur la figure 3b on retrouve également une zone I correspondant à la zone des réfractions superficielles! une plage II correspondant aux bruits organisés pour des valeurs du nombre d'onde et de la fréquence comprises respectivement entre 8 et 25 ka'let 5 et 18 hertz, et une plage III correspondant aux réflexions pour des valeurs du nombre d'onde et de la fréquence comprises respectivement entre O et 6 ka'let 10 et 35 hertz environ. L'analyse de ces spectres montre que l'on peut atténuer les bruits organisés apparaissant sur le sismogramme de la figure 3, en opérant sur ledit sismogramme un filtrage en nombre d'onde du type "passe-bas" en utilisant un filtre spatial "passe-bas" ayant un nombre d'onde de coupure voisin de 10 km On peut encore compléter ce filtrage spatial par un filtrage temporel en utilisant un filtrage temporel du type "passe-haut" avec un filtre temporel laissant passer les fréquences supérieures à 12 hertz. Sur le sismogramme de la figure 4a on peut voir le ré- sultat du filtrage passe-bas en nombre d'onde représenté sur la figure 4b, ledit filtrage étant effectué avec un filtre passe-bas ayant un nombre d'onde de coupure égal à 10 km-1.La cohérence des bruits, qui apparaissaient sur la zone II du sismogramme de la figure 3, est sensiblement détériorée ce qui permet de suivre avec plus de sécurité les réflexions (III) dans ladite zone! par exemple les réflexions III.1 et III 2, qui étaient fortement masquées par lesdits bruits organisés dans la zone II du sismogramme de la figure 3. La figure 4c illustre l'effet dtun filtrage passe-haut en fréquence effectué sur le sismogramme préalablement filtré en k (sismogramme de la figure 4a), ce double filtrage étant représenté sur la figure 4d. Pour réaliser le filtrage en fréquence on utilise un filtre passe-haut laissant passer les fréquences supérieures à 12 hertz. L'effet du filtrage en fréquence est très sensible, comme il ressort de la comparaison des sismogrammes des figures 3 et 4c, et résulte de la séparation sur le spectre (figure 4d) des plages relatives aux zones II (bruits organisés) et III (réflexions) du sismogramme de la figure 3, qui conduit à une amélioration des réflexions (III), notamment dans la zone II perturbée par les bruits organisés.Ce filtrage en fréquence combiné au filtrage en nombre d'onde permet de faire encore mieux apparaitre les réflexions que le filtrage en k seul, notamment dans la zone II comportant les bruits organisés. Sur la figure 5a on a représenté le sismogramme obtenu par filtrage en nombre d'onde du sismogramme de la figure 3 au moyen du filtre représenté sur la figure 5b complémentaire du filtre de la figure 4b. Sur ce sismogramme on observe non seulement les bruits de la zone II du sismogramme de la figure 3 mais aussi des bruits semblant provenir des réflexions des ondes de surface sur les différents niveaux de la zone III. Comme tout bruit apparaissant sur le sismogramme de la figure Sa est censé être filtré sur le sismogramme de la figure 4a, on met ainsi en évidence l'efficacité du filtrage réalisé au moyen du filtre schématisé sur la figure 4b. De même en opérant sur le sismogramme de la figure 3 deux filtrages au moyen des filtres en nombre d'onde et en fréquence in diqués sur la figure 5d et complémentaires des filtres représen tés sur la figure 4d, on obtient le sismogramme représente sur la figure 5c, qui comporte les bruits du sismogramme de la figure 5a auxquels viennent s'ajouter les bruits dont les fréquences sont comprises entre O et 12 hertz et les nombres d'onde entre O et 19 km l.Ceci montre encore l'interEtt déjà souligne plus haut CfIgum re 4c) de combiner un filtrage temporel au filtrage spatial pour faire mieux encore apparaitre les réflexions sur le sfsmogrammé, Sur l'enregistrement de la figure 6a on distingue dans la zone I de réfraction superficielle deux arrives réfractées, a savoir une arrivée réfractée première li très énergique et une arrivée dite seconde I2 avec laquelle interfèrent les repetitions de l'arrivée réfractée première. Le spectre spatio-temporel de cet enregistrement represenke sur la figure 6b montre qu'une séparation des deux arrivées ré- fractées est possible par filtrage spatial et qu'en opérant un filtrage passe-haut en nombre d'onde comme représenté sur la figure 7b au moyen d'un filtre spatial laissant passer les nombres d'onde supérieurs à environ 8 km-, on peut isoler l'arrivée ré- fractée seconde. Sur la figure 7a, qui montre l'enregistrement obtenu après filtrage, on peut voir que ledit filtrage a considérablement atténué l'arrivée réfractée première I1 et bien plus encore ses répétitions. L'arrivée réfractée seconde 12 devient ainsi beaucoup plus facilement exploitable. La description qut précède a e-té donnée à titre purement illustratif et non limitatif et l'on peut lui apporter divers aménagements sans sortir pour cela du cadre général de l'invention, REVENDICATIONS 1- Méthode d'exploration sismique d'un milieu caractérisée en ce que - on dispose à la surface du milieu à explorer ou au voisinage de cette surface, au moins une pluralité de récepteurs sensi blement ponctuels et alignés associée à une source d'émission unique, ou une pluralité de sources d'émission sensiblement ponctuelles et alignées associée à un récepteur unique, ladite pluralité de récepteurs ou de sources d'émission comportant un nombre statistiquement grand de récepteurs ou de sources d'é mission, qui sont espacés de telle sorte que la distance entre deux récepteurs consécutifs de la pluralité de récepteurs ou entre deux sources d'émission consécutives de la pluralité de sources d'émission soit au plus égale à l'inverse du double de la fréquence spatiale (ou nombre d'onde) maximale des ondes détectables, - on émet à partir de la source ou des sources d'émission des impulsions successives d'énergie et on enregistre indépendam ment et simultanément les signaux détectés par la pluralité de récepteurs ou successivement les signaux correspondant à la -pluralité de sources d'émission, pour produire un sismogramme comportant un ensemble de traces représentant en fonction du temps les signaux correspondant à l'arrivée des ondes sismi ques se propageant dans le milieu en cours d'exploration pour les diverses positions spatiales des récepteurs de la plurali té de récepteurs ou des sources d'émission de la pluralité de sources d'émission, - on traite ledit sismogramme pour faire subir aux traces le constituant certaines corrections connues en soi dites correc tions statiques, puis - on soumet le sismogramme ainsi corrigé aux traitements connus en soi d'élaboration du diagramme représentant la section sis mique, et llon réalise en outre au cours de ce traitement une détermination des spectres de fréquences spatiales du sismo gramme et un traitement dudit sismogramme pour eliminer de ses spectres de fréquences spatiales celles desdites fréquences correspondant aux phénomènes parasites, notamment aux bruits organisés, et déterminées par analyse desdits spectres, 2- Méthode d'exploration suivant la revendication 1 caractérisée en en ce que la droite sur laquelle sont alignés les récepteurs de la pluralité de récepteurs ou les sources d'émission de la pluralité de sources d'émission passe par le point d'émission ou au voisinage du point d'émission ou par le point de détec tion ou au voisinage du point de détection unique associé. 3 - Méthode d'exploration suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les enregistrements de plusieurs cycles d'émission consécutifs correspondent à des pluralités de récepteurs qui se chevauchent. 4 - Méthode d'exploration suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la détermination des spectres de fré quences spatiales et le traitement du sismogramme touchant aux fréquences spatiales sont réalisés avant les traitements connus d'élaboration de la section sismique. 5 - Méthode d'expiàration suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la détermination des spectres de fré quences spatiales et le traitement touchant aux fréquences spatiales et utilisant les résultats d'analyse desdits spec tres, sont réalisés sur les sismogrammes ou les collections de traces même point miroir ayant subi les corrections dynamiques. 6 - Méthode d'exploration suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la détermination des spectres de fré quences spatiales est réalisée sur les collections de traces même point miroir corrigées de dynamiques, tandis que le trai tement touchant aux fréquences spatiales utilisant les résul tats d'analyse desdits spectres est effectué sur la section sismique couverture multiple élaborée à partir desdites collec tions de traces corrigées de dynamiques. 7 - Méthode d'exploration suivant l'une des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que les traitements relatifs aux fréquences spatiales sont opérés sur les sismogrammes ayant subi les cor rections statiques, et éventuellement les corrections dynami ques,en échantillonnant les amplitudes des signaux desdits sis mogrammes correspondant aux divers récepteurs suivant un pas d'échantillonnage temporel prédéterminé et en formant pour chaque valeur des instants d'échantillonnage une fonction re présentant la suite des amplitudes échantillonnées pour l'en semble des récepteurs en fonction de la position spatiale des dits récepteurs, puis en déterminant le spectre de fréquences spatiales de chacune desdites fonctions et en traitant les dites fonctions pour éliminer desdits spectres celles des fré quences spatiales correspondant aux phénomènes parasites, et enfin en transposant les fonctions ainsi traitées pour resti tuer les traces temporelles correspondant aux diverses posi tions spatiales des récepteurs et reformer ainsi le sismogramme qui sera soumis aux traitements complémentaires connus éven tuels pour aboutir à la section sismique. 8 - Méthode d t exploration suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'élimination des fréquences spatiales correspondant aux phénomènes parasites contenues dans les spec tres de fréquences spatiales des traces spatiales des sismo grammes est réalisée par filtrage en nombre d'cnde desdites traces. 9 -Méthode d'exploration suivant la revendication 8,caractérisée en ce que le filtrage spatial est associé à un filtrage tempo rel effectué sur les traces temporelles du sismogramme. 10 -Méthode d'exploration suivant.la revendication 9, caractérisée en ce que le filtrage temporel est réalisé avant ou après le filtrage spatial. il -Methode d'exploration suivant la revendication 9, caractérisée en ce que le filtrage temporel et le filtrage spatial sont réa lisés de façon combinée, notamment par la technique de filtrage en éventail, ou par des techniques numériques de filtrage limi té à la plage des évènements parasites. 12 Méthode d'exploration suivant l'une des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que l'on utilise une source d'émission ponc tuelle associée à deux rangées de récepteurs comportant chacune une pluralité de récepteurs, les directions desdites rangées de récepteurs passant par le point d'émission et faisant entre elles un angle fixé,notamment un angle de 90 , on traite en suite séparément les sismogrammes correspondant à chaque ran gée de récepteurs pour obtenir deux sections sismiques,chacune dans le plan vertical passant par la rangée correspondante de récepteurs, et on situe ensuite dans l'espace les points mi roirs par leurs coordonnées dans le système d'axes formé par les directions des deux rangées de récepteurs et l'axe verti cal qui leur est perpendiculaire, en utilisant les informations fournies par lesdites sections sismiques. 13 -Méthode d'exploration suivant l'une des revendications I à 12, caractérisée en ce que deux récepteurs consécutifs de la plura lité de récepteurs, ou deux sources d'émission consécutives de la pluralité de sources d'émission, sont séparés par une dis tance au plus égale à 10 mètres. 14- Méthode d'exploration suivant l'une des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que l'analyse des vitesses préalable aux corrections dynamiques des traces du sismogramme est réalisée dans le domaine spatial en effectuant l'analyse spectrale des traces du domaine spatial obtenues à partir de 1 'enregistrement ou sismogramme brut avant toute correction dynamique et au fur et à mesure de l'application de dynamiques croissantes r et en retenant les vitesses pour lesquelles les spectres d'amplitude des traces spatiales corrigées tendent vers la forme d'un sinus cardinal. 15- Méthode d'exploration suivant l'unezdes revendications 1 à 13, caractérisée en ce que l'analyse des vitesses préalables aux corrections dynamiques est réalisée en effectuant l'analyse spectrale des traces du domaine spatial obtenues à partir des collections de traces même point miroir pour un ordre de cou verture statistiquement grand, et en retenant les vitesses pour lesquelles les spectres d'amplitude des traces corrigées de la collection de traces tendent vers la forme d'un sinus cardi nal. 16- Méthode d'exploration suivant l'une des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que l'on détermine les fréquences spatiales du sismogramme correspondant aux arrivées réfractées et que l'on traite ledit sismogramme pour éliminer de ses spectres de fréquences spatiales celles desdites fréquences correspondant aux arrivées successives sur le sismogramme en commençant par les arrivées premières.