a présente invention concerne des perfectionnements aux disques rotatifs perforés de dix trous servant à former un numéro d'appel téléphonique sur un appareil automatique à cadran; les disques classiques présentent en effet pour l'utilisateur divers inconvénients connus. Un premier incovanient est que, si l'opérateur n'exerce pas une pression assez énergique avec le doigt sur le trou sélectionné, ce doigt échappe frequemment avant d'arriver enfin de course, et il laut alors tout recommencer. Si, par contre, on enfonce énergiquement le doigt dans le trou - ce qui n'est d'ailleurs possible qu'aux personnes à doigts fins - , il y a un serrage du trou sur la phalange qui subit une torsion rotative déplaisante et aoit exercer un effort supplémentaire pour vaincre ce frottement. Un second inconvénient est lié au fait connu que, environ 15 lois sur 1000, l'opérateur sélectionne le trou voisin de celui qu'il croit avoir choisi, par suite de distraction, de fåtigue, de mauvais éclairage, de parallaxe de vision oblique, etc. Or, une fois la rotation du disque amorcée, plus rien ne lui permet -de déceler erreur commise, et elle ne lui est-révélée que quand" obtenant son correspondant, il s'aperçoit que ce n'est pas le bon. Il est donc utile que l'opérateur puisse avoir un moyen de contro- ler que le chiffre qu'il est en train de former est bu non erroné. Si c'est le cas, en cessant de poursuivre la composition d'un numéro appelé à être erroné, il évite une perte de temps et une dépense inutile. Il est mazez possible, suivant l'invention, de laire mieux encore au cas où l'opérateur constate rapidement qu'il vient de former un chiffre erroné ou môme douteux. On S+Jit en effet que le ressort d'impulsions du mécanisme interne du-téléphone reste collé pendant les derniers 550 environ de rotation de retour disque, sens inverse des aiguilles d'une montre; par conséquent une rotation manuelle du disque arrêtée avant que son amplitude ait atteint 55Q ne provoquera aucune impulsion et sera ignoree du circuit téléphonique.Si donc l'opérateur constate, ou craint, qu'il est en train de former un chiffre erroné, alors qu'il a amorcé la rotation du disque sans toutefois avoir dépassé 550, il peut laisser le disque revenir et recominencer le dernier chiffre, sans avoir à reprendre toute la corAposition du numéro d'appel. lie disque rotatif à dix trous suivant la présente invention est absolument interchangeable de dimensions, de fixation, d'emploi et de compatibilité avec les mécanismes émetteurs d'impulsions. Il diff; du disque classique en ce que chacun des dix trous est équipé d'un oeillet serti, libre de pivoter sur lui-cême sans frottement, dont le rebord supérieur est un peu surélevé par rapport au plan du disque et ce rebord est crénelé ou dentelé ou rugueux de façon à offrir au doigt une prise efficace, ltempêchant de glisser prématurément; le mouvement de rotation du disque s'accompagne donc d'un pivotement de l'oeillet sur lui-mêe, le doigt ne subissant aucun effort de torsion rotative et pouvant rester solidaire du disque usqutà l'arrivée en butée. Un autre perfectionnement, indépendant du premier et cumulable procède du fait que, quand l'opérateur sélectionne à son insu un trou différent de celui qu'il croyait choisir, c'est toujours un -trou voisin, en sorte qu'il forme un chiffre pair au lieu d'un impair ou vice-versa. Pour lui permettre de se rendre compte de son erreur - ce qui est actuellement impossible des que le mouvement est amorçé - , l'invention prévoit que les trous pairs d'une part, les impairs d'autre part, ou les secteurs angulaires du disque encadrant ces trous, ont des caractéristiques conventionw nelles visuelles ou tactiles simples, et assez frappantes pour pouvoir attirer l'attention d'un uti;isateur, môme peu attentif, et passer à l'état de réflexe acquis.Si, par exemple, on a choisi le blanc pour les pairs et le noir pour les impairs, l'utilisateur qui a cru former le chiffre 7 et qui s'aperçoit qu'il manoeuvre un trou situé dans un secteur blanc saura qu'il a formé le 6 ou le 8, peu importe, et qu'il va au devant, s'il persévère, d'une perte de temps et d'un dépense inutiles. Une autre façon de repérer la parité des trous consiste à recourir aux sensations tactiles au lieu des sensations visuelles, en réalisant le rebord des oeillets pairs différent de celui des oeillets impairs, par exemple une dentelure pour les uns, une rugosité pour les autres. Le troisième perfectionnement annoncé plus haut se réalise en portant sur le disque rotatif un repère visuel très apparent et positionné, lorsque le disque est au repos, entre la butée d'arrêt et le trou (1) et à 500 environ de cette butée. Si l'opérateur constate, ou môme soupçonne, qu'il est en train de former un chiffre erroné et si, au moment où il le constate, le repère n' est pas encore parvenu : la butée d'arret, son erreur Pettt es a ?T tenue pour nulle, il n'a qu a refaire-le chiffre douteur sans avoir à recomposer les chiffres antérieurs. Un exemle non liluititif de réalisation est décrit ci-dessous, illustré par les figures de la plancne unique annexée, - Fig 1 : Coupe axiale d'un oeillet, suivant un plan de coupe passant par l'axe du disque, - Fig 2 : Vue partielle en plan, à môme échelle que sur la Si 1 , d'un disque équipé d'oeillets, - Fig 3 : Vue en plan, à une echelle moindre que sur les Fig prêcédentes,d'un disque avec oeillets, secteurs avec coloration de parité, et repère indiquant si l'erreur éventuelle est encore rattrapable. lie disque 1 est perçé de trous 2 ayant un diamètre un peu inférieur à celui des trous d'un disque normalisé classique. Chacun est équipé d'un oeillet serti 3 monté avec un jeu suffisant pour qu'il puisse pivoter sans frottement dans son logement. lie rebord supérieur de l'oeillet, sur lequel le doigt prend appui, est hérissé de petites dents de scie de façon à offrir au doigt une prise sûre. Quand l'opérateur imprime une rotation au disque pour former un chiffre, oeillet et doigt restent solidai- res sans rotation relative l'un par rapport à l'autre, l'oeillet pivote seul dans le trou où il est serti. Sur la Fig 3, on voit un disque complet 1 avec sa vis de blocage 6 et ses dix oeillets 3, échelonnés avec l'écartement angu-- laire normalisé X /7. lia convention de parité adoptée est -par exemple - de repérer les trous pairs par un secteur blanc Y ou transparent si le disque est en plastique transparent moulé ---tel que 7 et les trous impairs par un secteur noir i ou opaque - tel que 8. Sur la Fig 3, le disque 1 est représenté en position dè repos par rapport à la butée fixe 5 ; le repère indiquant l'angle limite en deçà duquel une erreur est rattrapable est constitué@ par un arc de cercle 9 , de même courbure que le rebord supérieur de la butée d'arrêt et situé 500 en avant de ce rebord. Pour une meilleure visibilité, la zône de rattrapage possible 10 entre la butée 2 et le repère 9 est matérialisée par une série d'ondulations concentriques venues de moulage. Le critère indiquant que l'erreur éventuelle est encore rattrapable consiste à voir si une partie de ce secteur n'est pas encore occultée par la butée. Beaucoup d'ap1arei s téléphoniques comportent tout autour du disque rotatif, un cadran annulaire fixe sur lequel est marqué, en face de claque trou, le chiffre caractéristique de ce trou. Il est avantageux de rendre encore plus réflexe 1 corrélation entre couleur et parité (dans le cas où le repérage de parité est prévu par couleur) en coloriant ce secteur annulaire de la même façon que le disque rotatif. Il a été indiqué plus haut que les différentiations visuelles de parité et le repère d'angle-limite étaient portées sur le disque rotatif; on peut aussi, sans sortir du cadre de l'inven tion, les portersur une feuille de papier ou autre matériau similaire plaçé sur ou sous le disque proprement dit et soli daire de ce disque dans sa rotation. REVENDICATIONS 1 - Disque rotatif à dix trous pour appels en téléphonie automatique, interchangeable avec les discues conventionnels, carac merise en ce que chaque trou est équipé d'un oeillet serti pou vant pivoter sans frottement appréciable, et dont le rebord supérieur, sur lequel le doigt prend appui, est crénelé ou dente lé ou rugueux. 2 - Disque rotatif à dix trous pour appels en téléphonie automatique, interchangeable avec les disques conventionnels, carac térisé en ce que tout ou partie du secteur angulaire de # /7 limité par deux rayons encadrant un trou, est doté d'une parti cularité visuelle ou tactile, tous les secteurs pairs ayant en commun la mêe particularité, tous les secteurs impairs ayant en commun une autre particularité, distincte de celle des sec teurs pairs. 3 - Disque rotatif à dix trous pour appels de téléphonie auto matique, interchangeable avec les disques cmnventionnels, carac térisé en ce qu t iicomporte un repère visuel apparent,situé à une distance du centre voisine de celle des trous et positionné de telle sorte que, le disque étant au repos, ce repère soit situé entre le trou (1) et la butée d'arrôt, l'angle polaire entre ce repère et ladite butée étant voisin de 500, en tous cas inférieur à 600 4 - Disque rotatif selon une des revendications 1,2 ou 3, carac térisé en ce que le repérage distinctif de parité est réalisé par des couleurs ou transparences différentes. 5 - Disque rotatif selon une des revendications 1,2 ou 3, carac térisé en ce que le crénelage; la denture ou la rugosité de tous les oeillets de môme parité est identique, mais celle des oeillets pairs est différente de celle des oeillets impairs 6 - Ensemble caractérisé par la conjonction, d'une part, d'un disque rotatif selon revendications 1,2,3-ou 4 et, d'autre part1 d'une graduation annulaire fixe portée sur le boitier télépho nique indiquant les chiffres repère de chaque trou, ledit cadrqn annulaire fixe étant doté de caractéristiques visuelles de pa rité identiques à celles du disque. 7 - Appareil téléphonique d'appel, caractérisé en ce qu'il com porte, comme éléments constitutifss au-moins un composant selon une des revendications 1,2,3,4,5 -ou 6 8 - Ensemble constitué par la conjonction, d'une part, d'un disque rotatif à dix trous pour appels en téléphonie automatique, et d'autre part d'une feuille mince de papier ou matériau similaire, cette feuille étant solidaire en rotation au disque lorsque ce dernier est monté sur l'appareil téléphonique,ladite feuille comportant l'indication visuelle des caractéristiques différentiant les trous suivant leur parité et le repère d'angle polaire voisin de 500, ou une seule de ces deux indications. 9 - Appareil téléphonique d'appel, caractérisé en ce qu'il comporte, comme éléments constitutifs, un disque et une feuille selon la revendication 8