La présente invention concerne un dispositif pour la rééducation vertébrale de patients par auto-grandissement contre résistance. La technique de rééducation vertébrale par auto-grandissement contre résistance, connue et appliquée depuis plusieurs années, consiste à favoriser par un moyen de retenue l'allongement de la colonne vertébrale produit par les efforts répétés de grandissement du-patient. Cette technique permet de traiter les déformations rachidiennes de l'enfant et de l'adolescent, telles que scolioses, cyphoses, lordoses, ou leurs dif évents troubles associés. Elle est également indiquée pour le traitement de certaines affections de la colonne vertébrale, mécaniques, articulaires ou rhumatismales. Quoique la technique d'auto-grandissement contre résistance soit connue depuis longtemps, les dispositifs utilisés pour la mettre en oeuvre sont des plus rudimentaires et insuffisants pour en obtenir tous les bienfaits. Ainsi, on a utilisé des poids ou sacs de sable pendus par des poulies, appliqués sur la tête du patient en station debout, de façon à s'opposer à ces efforts d'allongement de la colonne vertébrale. Il est bien entendu délicat d'appliquer ce poids sur la tete, d'autant que les mouvements du patient provoquent des déplacements peu à peu nuisibles à la bonne symétrie de l'application de la force de retenue, et d'autre part les mouvements de grandissement ne peuvent pas être contr8lés de manière fine. Un objet de la présente invention est de proposer un dispositif spécifique pour la mise en oeuvre de la technique de rééducation vertébrale par auto-grandissement contre résistance. Un autre objet de la présente invention est de proposer un dispositif permettant de régler de façon fine le temps de repos des muscles élongateurs du patient, et d'apprécier le déplacement consécutif à cet allongement. Un autre objet de la présente invention est de proposer un dispositif facile à mettre en place et à utiliser, et de construction simple et économique. Un autre objet de la présente invention est de proposer un dispositif permettant un bon équilibrage de la colonne vertébrale du sujet pendant les élongations, tout en assurant un confort appréciable au sujet. Un autre objet de la présente invention est de proposer un tel dispositif qui ne nécessite pas l'intervention du praticien au cours des séances et qui donne une indication sur les progrès réalisés par le patient. Pour ce faire, et selon une caractéristique de la présente invention, le dispositif comprend un chariot en foree de console, susceptible de se déplacer par glissement sur des r de guidage, et sollicité par un moyen de résistance nêcanique à l'encontre de la poussée de la tête du patient appuyée contre la console. Selon un autre aspect de l'invention, le dispositif comprend en outre des butées réglables pour limiter la course du chariot dans son mouvement en direction de la tête du patient. Selon un autre aspect de l'invention, les moyens de guidage sont constitués de glissières verticales dans lesquelles coupe lissent des patins solidaires du chariot, les glissières étant fixées sur une cloison ou sur un espalier par des crochets, et étant réunies par une plaque contre laquelle peut se positlon- ner le dos du patient. Selon un autre aspect de l'invention, le chariot comprend un plateau horizontal au-dessous duquel s'appuie la tête du patient et au-dessus duquel on place un poids, et un dossier vertical contre lequel peut appuyer l'arrière de la taxe du patient. Selon un autre aspect de l'invention, le dispositif comprend en outre des moyens de mesure et d'enregistrement dn dlace- ment du chariot le long des moyens de guidage. Ces objets, caractéristiques et avantages ainsi que autres de la présente invention seront exposés plus en détail dans la description suivante de modes de réalisations particuliers, faite en relation avec les figures jointes parml lesquelles : - la figure 1 représente une vue en perspective du dispositif selon la présente invention permettant sa fixation sur un imir ou une paroi - la figure 2 représente une vue en perspective du dispositif selon l'invention dans un mode de réalisation permettant son adaptation sur un dispositif, communément appelé espalier, comportant une rangée de barres horizontalet disposées dans un plan vertical en échelle, et coura-nt utilisé en gym- nastique - la figure 3 représente une vue en coupe partielle selon l'axe I-I de la figure 1 décrivant le détail d'un point de fixa tion du chariot sur les glissières ; et - la figure 4 représente une vue partielle en coupe selon l'axe II-II de la figure 1, décrivant le détail de réalisation dtune des butées réglables disposées sur les glissières. Comme le représente la figure 1, le dispositif selon la présente invention est constitué de deux éléments de guidage ou glissières parallèles 1 et 2, entre lesquelles coulisse un chariot 3 en forme de console. Les deux glissières sont réunies par une plaque de maintien 4 et sont solidaires d'un plan d'appui 13. Le chariot 3 comprend un plateau 5 sensiblement perpendiculaire aux glissières 1 et 2, et un moyen de guidage de la tête du patient formé par un panneau arrière 6 sensiblement parallèle aux glissières 1 et 2 et à la plaque 4. Le panneau arrière 6 est recourbé à deux extrémités opposées pour venir -coiffer une portion des glissières, et comporte à ces extrémités des patins en matière glissante venant s'insérer dans les glissières.Selon le mode de réalisation représenté sur la figure, les glissières ont des profils en C, les deux glissières étant disposées dos à dos de façon que l'ouverture du C se às- se vers l'extérieur, c'est-à-dire à l'intérieur des extrémités recourbées du panneau arrière 6. Ainsi, le chariot coulisse librement dana les glissières > et est retenu par deux butées 7 et 8 positionnées respectivement sur les glissières 1 et 2. La position des butées sur les glissières peut être réglée, de manière à limiter la course du chariot sur les glissières lors de l'utilisation. Pour assurer la fixation murale du dispositif, de façon à solidariser le plan d'appui et les moyens de guidage, les glissières comportent en outre des pattes de fixation 9 et 10, permettant l'insertion de moyens de fixation tels que vis, boulons, chevilles ou autres moyens connus dans la technique. Sur la figure 2 on a représenté une variante du dispositif selon l'invention, dans un mode de réalisation permettant sa fixation sur un espalier. Dans ce mode de réalisation, le dispositif comporte deux crochets 20 et 21, solidaires de la plaque 4 et placés au voisinage de l'une de ses extrémités, les crochets étant recourbés en direction du centre de la plaque. En outre, le dispositif comporte deux autres crochets 22 et 23 recourbés dans une direction opposée, réglables en position par coulissement dans les glissières 1 et 2, 11 ensemble des quatre crochets pouvant venir s'agripper sur les barreaux de l'espalier. La figure 3 représente le détail de réalisation de la fixation du chariot sur les glissières. Comme le représente la figure, le panneau arrière 6 est recourbé à son extrémité pour venir coiffer la glissière 1, laquelle glissière est solidaire de la plaque de maintien 4. Le patin 31 a une section légèrement inférieure à la section intérieure de la glissière en C, et comporte un alésage central taraudé dans lequel vient s'insérer un boulon 32 solidaire de la portion incurvée 33 du panneau arrière 6. Le chariot comporte quatre patins ainsi constitués, disposés au voisinage des quatre extrémités du chariot Sur la figure 1 on a représenté schématiquement la position de deux de ces patins 11 et 12 disposés sur la glissière 1. Les deux autres patins disposés sur la glissière 2 ne sont pas visibles sur la figure. La figure 4 représente le détail de réalisation des butées réglables 7 ou 8. De telles butées comportent des plaquettes de serrage 41 et 42, munies d'un alésage central pour permettre le passage d'un boulon de serrage 43. La plaquette 41 est insérée à l'intérieur de la glissière en C, tandis que la plaquette 42 est positionnée en vis à vis à l'extérieur de cette glissière. La tête 45 du boulon de serrage, placée à l'intérieur de la glissière en C, est solidarisée avec la plaquette de serrage 41 par soudure ou par tout moyen de fixation. La tige du boulon 43, tournée vers l'extérieur de la glissière, dépasse de la plaquette 42, et est coiffée par une boule de serrage 44 comportant un alésage taraudé. Le fonctionnement du dispositif est le suivant : on fixe les glissières 1 et 2 verticalement contre un mur ou un espalier. Le chariot est inséré dans les glissières dans une position telle que le plateau 5 soit situé plus haut que le panneau arrière 6. Le patient est ensuite adossé à la plaque de maintien 4, sa tête étant coiffée par le plateau 5. Les butées 7 et 8 sont ensuite réglées de manière à ce que le plateau 5 décolle légèrement de la tête du patient lorsque celui-ci est au repos. On place un poids sur le dessus du plateau. Lorsque le patient tend à allonger sa colonne vertébrale, sa tête appuie sur le dessous du plateau, ce qui provoque une résistance à l'effort de grandissement de sa colonne. Pour assurer un minimum de confort, une plaque de mousse est collée au-dessous du plateau.Pour assurer un bon maintien et une bonne symétrie de la colonne vertébrale, la tête du patient peut s'appuyer sur le panneau arrière 6, alors que son dos peut s'appuyer contre la plaque de maintien 4. Lors du traitement, il est possible de modifier le réglage des butées 7 et 8, de manière à régler le temps de repos, c'est-à-dire le temps pendant lequel le poids ne repose pas sur la tête du patient. il est en outre prévu, selon la présente invention, des moyens de mesure du déplacement du chariot le long des glissières. En effet, lors du traitement des patients, la colonne vertébrale s'allonge progressivement, et ces moyens de mesure permettent d'apprécier l'évolution du traitement. De tels moyens de mesure, non représentés sur les figures, peuvent être constitués d'une régle graduée, solidaire des glissières, contre laquelle se déplace un repère solidaire du chariot. La mesure du déplacement peut également être effectuée par un dispositif électronique permettant l'enregistrement de ces déplacements, et permettant notamment de signaler la présence ou l'absence de déplacement. Dans le mode de réalisation précédemment décrit, le chariot est sollicité par un moyen de résistance à l'encontre de la poussée de la tête du patient appuyée contre le dessous du plateau. Dans ce mode de réalisation, le moyen de résistance est un poids placé au-dessus du plateau. Selon un autre mode de réalisation, ce moyen de résistance peut être constitué de ressorts réglables, actionnant le plateau en direction de la tête du patient, ou d'un dispositif à cordes et poulies de renvoi. Les glissières peuvent alors être disposées selon une direction non verticale, notamment horizontalement, pour permettre la rééducation d'un patient pour lequel la station debout est impossible. La présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisations qui ont été explicitement décrits mais en inclut di verses variantes et modifications accessibles à l'homme de l'art. REVEMDICATIONS 1 - Dispositif pour la rééducation vertébrale, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de guidage solidaires d'une part d'un plan d'appui fixe et d'autre part d'un chariot en forme de console susceptible de se déplacer par glissement sur ces moyens de guidage, une résistance s'opposant à ce glissement. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des butées réglables solidaires des moyens de guidage, limitant la course du chariot en direction du plan d'appui fixe. 3 - Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens de guidage sont constitués de deux glissières parallèles à profil en C dans lesquelles coulissent des patins solidaires du chariot. 4 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens de guidage sont verticaux. 5 - Dispositif selon l'une des revendications 3 ou 4, ca ractérisé en ce que les glissières sont munies de crochets de serrage pour la fixation sur un espalier. 6 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les glissières sont réunies par une plaque contre laquelle peut se positionner le dos d'un patient. 7 - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le chariot en forme de console comprend, outre un plateau sensiblement pevpendiculaire aux glissières sur le dessous duquel vient s'appuyer le dessus de la tête du patient, un dossier parallèle à la plaque sur lequel peut s'appuyer l'arrière de la tête du patient. 8 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que ladite résistance s'opposant au glissement est constituée d'un poids placé sur le dessus du plateau. 9 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les patins sont en une matière à faible coefficient de frottement vis à vis des glissières en métal. 10- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens de mesure et d'enregistrement du déplacement du chariot le long des moyens de guidage.