La présente invention concerne un sectionneur isolé par gaz ( ou rempli d'un gaz isolant). En particulier, l'invention se rapporte à un sectionneur qui agit efficace- ment pour empêcher un défaut de terre dû à un éclatement d'arc qui pourrait éventuellement se produire dans une opération d'ouverture de circuit. D'une manière classique, on utilise un sectionneur dans un système de transmission de courant en combinaison avec un disjoncteur. Lorsqu'une ligne de transmission de courant doit être ouverte, un circuit principal est d'abord ouvert à l'aide du disjoncteur puis le sectionneur est ouvert essentiellement à vide ( c'est à dire en l'absence de courant). Cependant, on a rencontré récemment certaines applications o le sectionneur doit être ouvert et/ou fermé dans une condition de charge o il peut passer dans la ligne un courant d'une intensité de l'ordre de plusieurs ampères. Dans ces circonstances, il est nécessaire que le sectionneur ait la capacité nécessaire pour l'exécution satisfaisante d'une telle opération. D'une façon générale, un sectionneur isolé par gaz est agencé de façon à comporter une électrode mobile et une électrode stationnaire qui est montée dans un milieu électriquement isolé à l'intérieur d'un réceptacle métalli- que qui est mis à la terre et qui est rempli d'un gaz très isolant en étant hermétiquement scellé. La vitesse relative de l'électrode mobile par rapport à l'électrode stationnaire en vue de l'écartement de la première par rapport à la seconde ( cette vitesse sera appelée dans la suite " vitesse de séparation ") est relativement basse, et comprise entre 0,5 et 1,5 m/s. En outre, le sectionneur ne peut pas remplir une fonction d'extinction d'un arc puissant. En conséquence, quand le courant de charge passant dans une ligne à haute tension doit être coupé en charge à l'aide du sectionneur présentant la structure mentionnée ci- dessus, il se produit de façon répétée un arc entre l'électrode mobile et l'électrode stationnaire quand la première électrode est en train d'être séparée de la seconde et jusqu'à ce que la distance existant entre les deux électrodes qui sera appelée dans la suite " distance entre- électrodes") ait atteint une longueur suffisante. Un tel éclatement d'arc ne pose pas de problème lorsque cet arc est confiné dans l'espace existant entre les deux électrodes. Cependant, les inventeurs ont trouvé que, dans le sectionneur rempli de gaz isolant et de type classique, il existe certains cas o l'arc atteint le réceptacle métallique, mis à la terre, à partir de l'une des électrodes lors de l'opération d'ouverture de circuit, en engendrant un dérangement par mise à la terre ' et en causant ainsi de grosses difficultés. L'invention a en conséquence pour but de fournir un sectionneur isolé par gaz ou rempli d'un gaz isolant, du type dans lequel un dispositif de sectionnement comportant une électrode stationnaire et une électrode mobile est monté, d'une manière électriquement isolée, à l'intérieur d'un réceptacle métallique mis à la terre et rempli hermétiquement d'un gaz isolant, des mesures étant prises pour empêcher un arc,produit entre les deux électrodes lors de leur opération de séparation en charge, d'atteindre le réceptacle métallique, en supprimant ainsi le dérangement par mise à la terre. Suivant un aspect de l'invention, il est proposé un sectionneur isolé par gaz du type défini ci-dessus, dans lequel l'arc produit dans le processus de séparation des électrodes est obligatoirement guidé de manière à être dirigé vers les parties centrales des extrémités, placées en regard l'une de l'autre, des deux électrodes, en vue d'empê- cher ainsi l'arc engendré entre les deux électrodes de parvenir au réceptacle métallique mis à la terre. D'autres avantages et caractéristiques de l'inven- tion seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés dans lesquels la fig. 1 est une vue en coupe longitudinale montrant un agencement général d'un sectionneur isolé par gaz, la fig. 2 est une vue en coupe faite suivant la ligne II-Il de la fig. 1, les fig. 3a et 3b sont des vues schématiques destinées à montrer une structure connue formée de parties qui correspon- dent aux parties essentielles du sectionneur isolé par gaz conforme à la présente invention, la fig. 4 montre schématiquement une structure d'un mode de réalisation du sectionneur isolé par gaz conforme à la présente invention, les fig. 5a, 5b et 5c sont des schémas montrant le principe de base du sectionneur selon l'invention, et les fig. 6, 7 et 8 représentent schématiquement d'autres modes de réalisation de l'invention. Avant d'amorcer la description détaillée de la structure d'un sectionneur conforme à la présente invention, on va d'abord décrire en référence aux fig. 1 et 2 une structure de principe d'un sectionneur rempli d'un gaz isolant. Sur la fig. 1, on a désigné par 1 un réceptacle métallique qui est mis à la terre et qui est rempli hermé- tiquement d'un gaz électriquement isolant et sous pression, tel que SF6. A l'intérieur du réceptacle 1, il est prévu des conducteurs de haute tension 3 et 4 qui établissent une voie ou circuit de courant principal et qui sont connectés à une ligne de haute tension d'un système de transmission de courant ( non représenté). Les conducteurs 3 et 4 sont électriquement isolés du réceptacle métallique 1. Le section- neur comprend un dispositif de sectionnement composé d'une électrode stationnaire et d'une électrode mobile qui sont placées respectivement aux extrémités libres des conducteurs 3 et 4. L'électrode stationnaire comporte plusieurs éléments stationnaires de contact 5 qui sont disposés radialement autour d'une partie extrême cylindrique du conducteur 3. Les éléments de contact 5 comportent des bords périphériques extérieurs respectifs qui sont engagés dans des rainures, ménagées sous forme d'un réseau analogue à un peigne, dans les périphéries intérieures de deux plaques annulaires de blocage 14 et 14', qui sont juxtaposées l'une avec l'autre, tandis que-les bords intérieurs des éléments de contact 5 sont pourvus de rainures respectives 20 qui sont alignées circulairement l'une avec l'autre de façon à recevoir une partie périphérique extérieure d'une plaque 18 en forme de disque, elle-même fixée sur la face extrême du conducteur 3, afin que les éléments de contact 5 soient liés de façon monobloc et soient maintenus immobiles dans n'importe quelle direction. D'autre part, l'électrode mobile comprend un organe de contact mobile 8 en forme de barre qui est monté de façon à pouvoir coulisser dans une partie extrême cylindrique creuse 22 solidaire de l'extrémité libre du conducteur 4, ainsi que plusieurs éléments de contact 9 destinés à relier électriquement l'organe de contact mobile 8 à la partie extrême cylindrique 22 du conducteur 4. Les éléments de contact 9 sont agencés de la même manière que les éléments de contact 5 mentionnés ci-dessus et ils sont appliqués contre la surface périphérique de la partie extrême cylindrique 22 du conducteur 4 à l'aide d'un ressort annulai- re 10 d'une part,et contre la surface périphérique de l'organe de contact mobile 8 à l'aide d'un autre ressort annulaire 10' d'autre part. L'organe de contact mobile 8 en forme de barre est accouplé mécaniquement par une extrémité avec une tige de manipulation 12, électriquement isolante et qui peut être déplacée de façon réversible le long de son axe longitudinal par l'intermédiaire d'un mécanisme extérieur de manoeuvre ( non représenté). L'organe de contact mobile 8 est placé dans une position o il est aligné longitudinale- ment avec l'électrode stationnaire décrite ci-dessus. Quand l'organe de contact mobile 8 est rapproché de l'électrode stationnaire, la partie extrême dépassante dudit organe est engagée dans un intervalle défini par le groupe radial des éléments de contact 5 de l'électrode stationnaire, ce qui fait en sorte que les éléments de contact 5 soient appliqués contre la surface périphérique de la partie extrême corres- pondante de l'organe de contact 8 sous l'effet de la pression exercée par un ressort annulaire 6'. De cette manière, une voie de transmission de courant principal est formée entre le conducteur 4 et le conducteur 3 par l'intermédiaire des - éléments de contact 9, de l'organe de contact mobile 8 et des éléments de contact 5. L'électrode stationnaire et l'électrode mobile comportent des écrans respectifs 7 et ll qui sont montés autour des éléments de contact respectifs 5 et 9. Chaque écran protecteur 7 et ll a une forme de cuvette et il est pourvu d'un fond comportant une ouverture destinée à permettre le passage de l'organe de contact 8 lors de son mouvement longitudinal. La partie d'épaulement, ou la partie périphérique de fond 7a, lla de chacun des écrans 7, 11 est pourvue d'une courbure appropriée pour réduire l'intensité du champ électrique engendréelors de l'excita- tion de l'électrode associée. Il est à noter que les éléments de contact, les éléments formant écran de protection et les organes de contact mobiles peuvent être constitués de cuivre et être revêtus deor ou d'une matière semblable sur leurs surfaces, le cas échéant. La structure fondamentale de principe, mentionnée ci-dessus, d'un sectionneur à remplissage de gaz isolant ( ou à isolation par gaz) correspond essentiellement à celle du sectionneur selon l'invention, à l'exception des configu- rations particulières des composants individuels des élec- trodes mobile et stationnaire. Dans la suite, on ne décrira que les parties qui sont perfectionnées conformément à la présente invention, en les comparant aux parties correspon- dantes du sectionneur classique, afin de faciliter la compréhension du système selon l'invention. Les fig. 3a et 3b montrent de façon fragmentaire et schématique seulement le réceptacle métallique 1, l'organe de contact mobile 8 et les écrans protecteurs 7 et 11 d'un sectionneur classique. Comme le montrent lesdites figures, l'organe de contact mobile 8 en forme de barre du sectionneur classique comporte une face extrême 8a qui est pourvue d'un profil essentiellement plan dans une zone centrale afin de faciliter la fabrication, tandis qu'une lisière périphérique 8b de la face extrême Sa est arrondie avec un petit rayon de courbure afin de faciliter le contact avec les éléments de contact 5 de l'électrode stationnaire. Quand l'élément de contact mobile 8 est séparé de l'électrode stationnaire pour ouvrir la voie ou circuit de courant principal se trouvant en charge, l'intensité du champ électrique est forte au voisinage des bords périphériques arrondis 8b, ce qui engen- dre dans cette zone un claquage diélectrique susceptible de produire éventuellement un éclatement d'arc entre le bord périphérique 8b de l'organe de contact mobile 8 et l'épaule- ment 7a de l'écran protecteur 7 de l'électrode stationnaire. Du fait que l'écran protecteur 7 n'a aucun effet pour amortir l'intensité du champ électrique qui est engendrée par l'éclatement d'arc de la manière mentionnée ci-dessus, l'intensité du champ est augmentée au voisinage de l'épaule- ment 7a et il en résulte que le claquage diélectrique progresse en direction du réceptacle métallique 1 qui est mis à la terre. De cette manière un court-circuit est d'abord formé par éclatement d'arc entre l'organe de contact mobile 8 soumis à un potentiel élevé et l'électrode stationnaire, le long du trajet indiqué par une ligne en trait interrompu sur la fig. 3a; il en résulte l'établisse- ment direct d'un arc entre le réceptacle métallique 1 et l'organe de contact 8, comme indiqué par une ligne en trait interrompu sur la fig. 3b, ce qui crée un dérangement par mise à la terre. A cet égard, on pourrait envisager d'empêcher un tel dérangement par mise à la terre en augmentant la vitesse de séparation de l'organe de contact mobile afin d'établir une distance, suffisamment longue pour éteindre l'arc, entre l'organe de contact mobile 8 et l'écran protecteur 7 avant que cet arc ait atteint le réceptacle métallique 1 à partir de l'écran 7. Cependant, pour rendre suffisamment élevée la vitesse de séparation de l'organe de contact mobile 8, il serait nécessaire de donner au mécanisme de manipulation une structure compliquée et une plus grande résistance mécanique, ce qui se traduirait par une augmenta- tion du prix de revient du sectionneur et également par une augmentation des dimensions hors-tout du sectionneur. En conséquence, on a mis au point le système selon l'invention pour empêcher un dérangement par mise à la terre imputable à l'éclatement d'arc décrit ci-dessus, par amélioration de la configuration de l'électrode mobile et/ou de l'électrode stationnaire sans aucune modification du mécanisme de mani- pulation ou d'actionnement. Conformément à un mode de réalisation de l'inven- tion, la partie extrême libre de l'organe de contact mobile 8 est profilée de façon que la courbure r d'une partie Ba par rapport à l'axe central de l'organe 8 ( cette partie 8a sera appelée dans la suite la " partie axiale centrale " soit plus petite qu'une courbure R d'une partie extrême périphérique 8b de l'organe de contact mobile 8 qui est éloignée de son axe central, comme le montre la fig. 4. Quand l'organe de contact mobile 8, ayant une configuration d'extrémité telle que celle qui vient d'être décrite, est séparé de l'électrode stationnaire, l'intensité du champ électrique engendrée à l'extrémité de l'organe de contact mobile 8 atteint la valeur maximale dans ladite partie axiale centrale Sa, de sorte que le claquage diélectrique est engendré de la manière mise en évidence par les lignes en trait interrompu sur la fig. 4. En d'autres termes, l'arc se propage en direction du centre de l'électrode stationnai- re, c'est à dire vers les éléments de contact 5 qui sont disposés à l'intérieur de l'écran protecteur 7. En consé- quence, on empêche le claquage diélectrique de se propager vers le réceptacle métallique du fait de l'effet de blindage exercé par l'écran 7, même lorsque l'éclatement d'arc s'établit entre l'organe de contact mobile 8 et les éléments de contact fixes 5. En ce qui concerne les autres particularités, on va maintenant donner les précisions sur les caractéristi- ques d'isolation se manifestant dans le processus de sépara- tion de l'organe de contact mobile du sectionneur, en se référant aux figures Sa, 5b et 5c. La fig. 5a montre à l'aide d'un graphique la relation existant entre la distance inter- électrodes D et la tension de claquage V à laquelle il se produit un claquage diélectrique ou un percement entre les électrodes espacées de la distance D lors de l'opération d'écartement de l'organe de contact mobile. La distance inter-électrodes ( c'est à dire la distance entre les électrodes mobile et fixe) est représentée par le rapport entre la distance D séparant la partie axiale centrale 8a de l'organe de contact mobile 8 et un plan passant par la face extrême de l'écran 7 d'une part et la course maximale de l'organe de contact mobile d'autre part, comme le montre la fig. 5c. La tension de claquage diélectrique V varie en fonction de la vitesse d'écartement de l'organe de contact mobile 8. Sur la fig. Sa, on a indiqué les caractéristiques d'isolement pour une vitesse maximale de séparation de 1,5 m/s et une vitesse minimale de 0,5 m/s. Comme le montre cette figure, il ne se produit pas de claquage diélectrique pour une tension de ligne.Vl, même pour la vitesse minimale de séparation, lorsque la distance inter-électrodes est supérieure aux deux tiers ( 2/3) de la course maximale. En correspondance, dans le cas du mode de réalisation décrit ci-dessus, on choisit les courbures de la partie axiale centrale 8a et de la partie périphérique 8b de manière que l'intensité de champ E dans la partie axiale centrale 8a soit supérieure à l'intensité de champ E2 dans la partie périphérique 8b, avant que la distance inter-électrodes n'atteigne la valeur de seuil, c'est à dire les deux tiers ( 2/3) de la course maximale d'écartement de l'organe de contact mobile 8, de sorte qu'un claquage diélectrique,qui pourrait se produire avant que la distance inter-électrodes ne dépasse les deux tiers de la course maximale de l'organe de contact mobile,se manifeste dans la partie centrale de l'électrode stationnaire opposée à l'intérieur de l'écran 7, ce qui permet de supprimer l'éclatement d'arc en direction du réceptacle métallique 1 par l'effet de blindage exercé par l'écran 7. On va maintenant décrire un autre exemple de réali- sation de l'invention en référence à la fig. 6, o des compo- sants semblables à ceux de la fig. 1 ont été désignés par les mêmes références numériques. Dans le cas du mode de réalisa- tion de la fig. 6, l'organe de contact mobile 8 est pourvu de la même configuration que celle du sectionneur classique, tandis que la configuration de l'électrode stationnaire est modifiée. Plus particulièrement, il est prévu un organe métallique de guidage d'arc 32, formé de cuivre ou d'un matériau semblable, autour des éléments de contact 5 de façon à les entourer partiellement. A première vue, on peut considé- rer l'organe métallique de guidage d'arc 32 comme étant semblable à l'écran 7 représenté sur la fig. 7. Cependant il est à noter que cet organe de guidage d'arc 32 diffère de l'écran 7 en ce qui concerne la configuration géométrique de la partie extrême ainsi que sa fonction, comme cela sera précisé dans la suite. Autour de cet organe de guidage d'arc 32, il est prévu un écran ou blindage 30 qui remplit une fonction essentiellement semblable à celle de l'écran 7 de la fig. 1 mais qui comporte une extrémité ouverte élargie de façon à entourer l'organe de guidage d'arc 32. La fonction de l'organe de guidage d'arc 32 est de diriger ou guider efficacement en direction de la partie extrême ouverte 32a dudit organe 32 la décharge se produisant par claquage diélectrique entre l'extrémité de l'organe de contact mobile 8 et l'électrode stationnaire. Dans ce but, la courbure de la partie extrême 32a de l'organe de guidage d'arc 32 est choisie à une valeur inférieure à celle de la partie extrême a de l'écran 30 de manière que l'intensité de champ E2 au voisinage de la partie extrême 32a de l'organe de guidage d'arc 32 reste supérieure à l'intensité de champ E1 existant au voisinage de la partie extrême 30a de l'écran 30, jusqu'à ce que la distance interélectrodes atteigne la valeur de seuil. Avec un tel agencement, la décharge de claquage diélectrique se produisant à l'extrémité libre de l'organe de contact mobile 8 est guidée ou dirigée vers la partie extrême 30a de l'organe de guidage d'arc 32 et elle est empêchée de se propager vers le réceptacle métallique 1 du fait de l'action de blindage exercée par l'écran 30. A cet égard, il est préférable de revêtir la surface extérieure de l'écran de blindage 30 d'une couche de peinture isolante 34, telle que du Teflon ou un matériau semblable, en vue de réduire encore l'intensité du champ électrique à proximité de la surface extérieure de l'écran 30. Dans le mode de réalisation représenté sur la fig. 6, l'organe de guidage d'arc 32 est fixé sur le conducteur 3. Cependant cet organe de guidage d'arc peut être solidaire de l'écran de blindage 30. Une variante correspondante a été mise en évidence sur la fig. 7. L'organe de guidage d'arc 36 est solidaire de l'écran 30, la courbure de la partie extrê- me libre 36a de l'organe de guidage d'arc 36 étant choisie à - 10 une valeur inférieure à celle de la partie extrême 30a de l'écran 30 de sorte que l'intensité du champ magnétique au voisinage de la partie extrême 36a est supérieure à l'inten- sité de champ au voisinage de la partie extrême 30a. Avec cet agencement, la décharge se produisant par claquage diélectrique à l'extrémité de l'organe de contact mobile 8 peut être efficacement guidée ou dirigée vers la partie extrême 36a de l'organe de guidage diarc 36, comme dans le cas de l'agencement représenté sur la fig. 6. En référence à la fig. 8, qui représente un autre exemple de réalisation de l'invention, un ou plusieurs, de préférence deux éléments de contact 51 disposés symétrique- ment, sont utilisés à la place des organes de guidage d'arc prévus additionnellement sur les fig. 6 et 7. Plus spécifi- quement, les éléments de contact 51 ont une longueur supé- rieure à celle des éléments classiques 5 de sorte que les parties extrêmes libres des éléments de contact 51 font saillie en direction de l'électrode mobile sur une distance supérieure à celle des éléments de contact classiques 5. En outre, la courbure de l'extrémité dépassante 51a des élé- mentsde contact 51 est plus petite que celle de la partie extrême 30a de l'écran de blindage 30 de sorte que l'inten- sité du champ au voisinage de la partie extrême 5la est supérieure à l'intensité de champ à proximité de la partie extrême 30a. Avec un tel agencement, on peut obtenir une action et un effet semblables à ceux des structures repré- sentées sur les fig. 6 et 7. Dans tous les modes de réalisation décrits ci- dessus, il est souhaitable que les parties sur lesquelles l'arc est amorcé ou bien arrêté, comme les parties extrêmes de l'organe de contact mobile et de l'organe de guidage d'arc, soient renforcées par un alliage de cuivre-tungstène ou par un matériau semblable. Dans les modes de réalisation représentés sur les fig. 6, 7 et 8, la partie extrême de l'organe de contact mobile 8 peut évidemment être agencée ou profilée de la même manière que ce qui a été indiqué sur la fig. 4. il Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variations accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Sectionneur isolé par gaz, caractérisé en ce qu'il comprend un carter métallique (1) rempli d'un gaz isolant et hermétiquement scellé, une électrode stationnaire ( 2, 5) et une électrode mobile (8) qui sont disposées à l'intérieur dudit carter et qui sont électriquement isolées de celui-ci de façon à pouvoir être reliées à une ligne d'alimentation externe en vue d'assurer sélectivement une ouverture ou une fermeture de la ligne d'alimentation, des moyens (Sa, 32a, 36a, 51a) prévus pour au moins une desdites électrodes à une extrémité opposée à l'autre électrode afin de guider, en direction d'une partie centrale d'une extré- mité opposée de ladite électrode stationnaire, une décharge -de claquage diélectrique qui pourrait se produire à partir de la partie extrême de ladite électrode mobile et en direc- tion de ladite électrode stationnaire quand ladite électrode mobile est séparée de ladite électrode stationnaire. 2. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de guidage compren- nent une partie extrême (Sa) de ladite électrode mobile qui est tournée vers ladite électrode stationnaire (2), ladite partie extrême étant pourvue, sur une zone centrale (8a), d'une courbure plus petite que sur une zone périphérique (8b). 3. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication 2, caractérisé en ce que les courbures de la zone centrale (Sa) et de la zone périphérique (8b) de la partie extrême de ladite électrode mobile (8) sont sélectionnées de façon que l'intensité du champ électrique au voisinage de ladite zone centrale (Sa) soit plus élevée que l'intensité de champ régnant au voisinage de ladite zone périphérique (8b) jusqu'à ce que la distance (D) entre ladite électrode mobile et ladite électrode stationnaire atteigne, lors d'une sépara- tion de l'électrode mobile par rapport à l'électrode station- naire, une valeur prédéterminée, correspondant à une-valeur de seuil de la distance inter-électrodes, qui est la valeur maximale pour laquelle une décharge de claquage diélectrique peut se produire entre ladite électrode mobile (8)-et ladite électrode stationnaire (2, 5). 4. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite valeur de seuil de la distance inter-électrodes (D) est choisie égale aux deux- tiers de la course totale d'écartement de l'électrode mobile par rapport à l'électrode stationnaire. 5. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de guidage compren- nent une extrémité d'un organe métallique de guidage d'arc (32) qui est monté sur ladite électrode stationnaire de façon à être espacé de, et entourer, une zone de ladite électrode stationnaire (2, 5) o l'électrode mobile est amenée au contact de l'électrode stationnaire, ainsi qu'un écran protecteur (30) qui est placé en regard de ladite électrode mobile de façon à être espacé dudit organe de guidage d'arc et à l'entourer, ledit organe de guidage d'arc comportant une partie extrême (32a) qui est pourvue d'une courbure plus petite que celle d'une partie extrême (30a) dudit écran protecteur (30). 6. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication , caractérisé en ce que les courbures des parties extrêmes dudit organe de guidage d'arc (32) et dudit écran protec- teur (30) sont respectivement sélectionnées de façon que l'intensité du champ électrique au voisinage de la partie extrême dudit organe de guidage d'arc soit supérieure à l'intensité de champ règnant au voisinage de la partie extrême dudit écran protecteur jusqu'à ce que la distance entre l'électrode mobile et l'électrode stationnaire, lors de leur écartement, atteigne une valeur prédéterminée appelée une valeur de seuil de la distance inter-électrodes, qui corresponde à la valeur maximale d'espacement à laquelle une décharge de claquage diélectrique peut se produire entre ladite électrode mobile et ladite électrode stationnaire. 7. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'une surface extérieure dudit écran protecteur qui est dirigée vers ledit carter ou réceptacle métallique (1) est pourvue d'un revêtement de matière isolante (34). 8. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication , caractérisé en ce que ledit organe de guidage d'arc (32) et ledit écran protecteur sont fixés sur un conducteur (3) servant à relier ladite électrode stationnaire à la ligne externe d'alimentation. 9. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication , caractérisé en ce que ledit écran protecteur (30) est fixé sur un conducteur (3) destiné à relier ladite électrode stationnaire (2) à la ligne extérieure d'alimentation, tandis que ledit organe de guidage d'arc (32) est fixé sur le côte intérieur dudit écran protecteur. 10. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de guidage compren- nent une saillie (51a) qui est formée sur ladite électrode stationnaire (2, 5) dans une partie d'une zone o ladite électrode mobile (8) est amenée au contact de ladite élec- trode stationnaire, ladite saillie étant orientée vers ladite électrode mobile (8) de manière à s'étendre au delà de l'autre partie de ladite zone et étant pourvue d'une courbure plus petite que celle de ladite autre partie de ladite zone. 11. Sectionneur isolé par gaz selon la revendication 9, caractérisé en ce que la zone de l'électrode stationnaire o ladite électrode mobile (8) est amenée au contact de ladite électrode stationnaire (2, 5) est pourvue de plusieurs éléments de contact (5) qui sont répartis suivant une rangée annulaire de manière à pouvoir entrer en contact avec une surface extérieure de ladite électrode mobile, au moins un (51) desdits éléments de contact (5) comportant une partie extrême (51a) qui fait saillie en direction de ladite élec- trode mobile au delà de parties extrêmes des autres éléments de contact.