La présente invention concerne un type perfectionné de dispositif de mémoire et de registre à décalage magnétiques et plus particulièrement une matière pour mémoire magnétique. Jusqu'ici, les systèmes de mémoire et les registres à décalage à enregistrement magnétique étaient réalisés au moyen d'un bobinage hélicordal de fil magnétique autour d'un dispositif cylindrique de commande polyphasée. En fonctionnement, on fait progresser sélectivement un domaine magnétique enregistré sur un segment de fil au moyen du dispositif de commande polyphasée auquel sont sélectivement appliquées des impulsions de courant en un cycle à quatre phases. Plus précisément, le dispositif de commande polyphasée comprend plusieurs enroulements de commande disposés parallèlement les uns aux autres sur la surface cylindrique et interconnectés de manière à produire un champ magnétique généralement parallèle à l'axe du fil.Ce fil est soumis à une tension mécanique et un domaine magnétique est enregistré sur un segment, de préférence au voisinage d'une extrémité du fil. L'action du dispositif de commande po polyphasée fait ensuite progresser ce domaine le long du fil. Un enroulement de lecture, de préférence disposé à l'autre extrémité du fil, produit un signal de sortie lorsque le domaine magnétique progressant le long du fil le traverse. Si le champ de commande H produit par le réseau polyphasé est supérieur au seuil Ho de déplacement des parois du domaine (c'est-à-dire le champ au dessous duquel il ne peut y avoir déplacement des parois du domaine), la vitesse longitudinale de progression de la paroi est proportionnelle (H - H ). La valeur maximale du champ de commande H que l'-on peut appliquer à la matière magnétique est cependant limitée par le champ Hs correspondant au seuil d'inversion de la polarité de magnétisation du segment de matière considéré. Il est donc nécessaire qu'il y ait une certaine différence entre le seuil de déplacement des parois du domaine Ho et le seuil d'inversion de magnétisation Hs de la matière magnétique, o de façon que le champ de commande H soit supérieur au champ Ho et inférieur au champ H .Cependant, dans la pratique, on ne peut réaliser des dispositifs à forte densité d 'enregistrement d'informations que s'il existe une différence notable entre les deux seuils de champ de la matière magnétique. De plus, la va leur du seuil de déplacement des parois H doit entre adaptée à la valeur totale o du champ de démagnétisation Hd qui traverse la matière magnétique, si l'on désire enregistrer un grand nombre de domaines d'informations dans un volume limité. La présente invention a pour objet une matière magnétique nouvelle fonctionnant selon le principe ci-dessus. Cette matière permet de réaliser des dispositifs de meroiro ou un registre à décalage mzgnétiques à forte densité d'enregistrebent volinètrique. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, la matière ma- gnétique est constituée par un fil fin étiré d'un alliage composé en poids de 2% à 54 de vanadium, de 388 à 39 o magnétique du circuit dans le fil. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui suit et des dessins sur lesquels: les figures la à ld sont des schémas qui représentent respectivement un domaine magnétique enregistré sur un film, la répartition des valeurs du flux associé, la répartition des masses magnétiques et la composante longitudinale du champ démagnétisant régnant dans le fil; la figure 2 est un schéma d'un four à tube utilisable pour le recuit du fil d'alliage magnétique étiré; la figure 3 est un graphique des caractéristiques magnétiques d'une telle matière soumise à des efforts de tension mécaniques; la figure 4 illustre la courbe d'hystérésis de la matière magnétique recuite et soumise à un effort de tension mécanique; la figure 5 est un schéma d'un exemple de registre à décalage utilisant le fil magnétique de l'invention;; la figure 6 est un graphique du champ magnétique de commande produit par les enroulements de commande du registre à décalage de la figure 5 en réponse à l'application d'impulsions de courant A et B polyphasées à des instants particuliers; la figure 7 est un schéma d'un registre à décalage et des circuits électroniques associés dans lequel le fil magnétique de l'invention est bobiné hélicordalement autour des enroulements de commande. D'une manière générale, une matière magnétique sous la forme d'un fil tendu mécaniquement peut recevoir de iomaines magnétiques enregistrés sur ses segments successifs. Pour réaliser un registre à décalage de ce type, la matière magnétique doit entre fortement orientée magnétiquement, initialement magnétisée avec une polarité de référence et doit présenter une certaine différence entre le champ H5 correspondant au seuil d'inversion de magnétisation (c'est-à-dire le champ magnétique nécessaire pour inverser la polarité d'un domaine de magnétisation) et le champ Ho correspondant au seuil de déplacement des parois du domaine (c'est-à-dire le champ magnétique nécessaire pour provoquer une dilatation ou une contractioidu domaine magnétique ainsi formé).Dans une masse #erro-magnétique, la différence- entre le seuil Ho de déplacement des parois de domaine et le seuil H5 d'inversion de polarité n'est suffisante que lorsque l'orientation magnétique de la matière dépasse un niveau critique. Lorsqu'une telle matière magnétique présentant des caractéristiques de seuils de champs suffisamment différentes, est soumise à un champ externe supérieur au seuil d'inversion H , elle a tendance à basculer de sa polarité magnétique de référence à la polarité opposée par formation d'un petit noyau de polarité inversée en un point quelconque de sa masse, ce noyau crotssant ensuite par commutation de proche en proche en direction des extrémités du champ magnétique qui est à l'origine de l'inversion.Ceci crée un domaine magnétique inversé par rapport à la polarité de référence sur un segment du support d'enregistremenc, compris entre des parties de matière magnétique ayant la polarité de référence. L'application d'un effort de traction au support magnétique#provoque l'apparition ou l'augmentation à un niveau élevé de l'orientation magnétique longitudinale de la matière constitutive. De ce fait, la paroi de domaine ou re- gion de transition entre deux segments adjacents de matière magnétisée avec des polarités opposées se décale dans un sens ou dans l'autre sous l'effet de la translation d'un champ magnétique de commande H parallèle à l'axe du support sur le domaine considéré et d'une polarité correspondant à la direction désirée de déplia cement du domaine. Plus précisément, ce champ de commande H peut être produit par l'application d'impulsions de courant à un enroulement générateur de champ convenable croisant le support magnétique.Si le champ magnétique de commande H est supérieur au seuil Ho de déplacement des parois du domaine (c'est-à-dire le champ au-dessous duquel il ne peut y avoir déplacement des parois), la vitesse longitudinale de déplacement de la paroi est proportionnelle à (H - Ho). Le champ de commande H que l'on peut appliquer au support magnétique est limité vers le haut par le seuil H d'inversion de polarité du segment de matière magnétique consi s déré. Il est donc indispensable que la matière magnétique présente une différence entre le seuil H de déplacement des parois et le seuil H d'inversion de polarité, o s H étant compris entre Ho et Hs. Cependant, la réalisation pratique de dispositifs ayant une densité volumétrique d'enregistrement élevée nécessite que la différence des deux seuils de la matière magnétique soit importante (supérieur à 7 Oersteds)* De plus, le champ magnétique correspondant au seuil Ho de déplacement des parois doit entre adapté au champ total de démagnétisation Rd qui est induit par le flux magnétique circulant dans la matière lorsqu'un grand nombre de domaines d'informations est enregistré dans un faible volume.Par exemple, on estime que l'on peut enregistrer plus de 600 domaines magnétiques d'informations par cm3 de matière d'un fil d'enregistrement dont le seuil Ho de déplacement des parois est supérieur à 15 oersteds si le flux total de démagnétisation qui y circule est inférieur à 9 millimaxwells. Parmi les diverses matières ferro-magnetiques qui présentent des carac téristiques de déplacement convenables, les fils fins semblent entre les plus intéressants pour les applications de registres à déeaaagessdu fait qu'ils peuvent être fabriqués en grande longueur et peuvent entre cortrolés du poirt de vue magnétique avant la réalisation d'un appareil. Comme le montre la figure la, un domaine magnétique de polarité inversée enregistré sur un segment de support d'enregistrement magnétique constitué par un fil, est délimité de part et d'autre par une région de transition ou paroi de domaine d'une longueur X .Les régions de transition marquent l'interface entre les parties de matière qui ont été magnétisées à la polarité de référence et le domaine du support magnétique que l'on a magnétisé à la polarité inverse. La distribution du flux magnétique #(x) dans la matière du support est schématisée par la courbe de la figute lb.La distribution m(x) des masses magnétiques qui apparatt normalement dans la région de transition est sensiblement celle de la courbe de la figure lc, sur laquelle les abscisses représentent la longueur du fil. La composante longitudinale du champ de démagnétisation Rd créé par le flux magnétique qui circule dans le fil est distribué sur sa longueur comme l'ondique la courbe de la figure ld. Sur la figure id le champ démagnétisant Hd a une amplitude ou intensité maximale des deux polarités dans les régions de transition ou parois marquant les extrémités du domaine magnétique.Le champ démagnétisant Rd correspond au flux magnétique dont l'équation est la suivante: dans laquelle Af est la section du fil de rayon r, soit lrr B est l'induction maximale de l'alliage à saturation s Xest la longueur de la région de ttansition du domaine magnétique. On voit d'après cette équation que1 lorsque la diamètre du fil diminue, le niveau maximal du flux démagnétisant ~d diminue de manière quadratique. De plus lorsque la longueur de la région de transition diminue, le niveau maximal du flux démagnétisant Xd augmente. En conséquence,plus le fil magnétique est fin, plus la région de transition # peut être courte sans élever à un niveau maximal exagéré le flux démagnétisant Xd. En conséquence, si le seuil Ho de déplacement des parois du domaine magnétique est maintenu supérieur ou égal au niveau maximal du champ démagnétisant Hd régnant dans le fil, le domaine magnétique ne peut s'étendre. Cependant, si le champ démagnétisant Hd du fil dépasse le seuil Ho, le domaine aura tendance à s'étaler et sa longueur augmente jusqu'à ce que le champ démagnétisant Rd devienne aproximativement égal au seuil Ho. On voit donc, que si l'on peut agir sur le seuil Ho de déplacement des parois du domaine, il devient possible de raccourcir la longueur > de la région de transition avec pour conséquence pratique une augmentation de densité d'enregistrement de la matière du fil magnétique. De plus, si le seuil Ho de déplacement des parois du domaine peut être rendu suffisamment petit devant le seuil H5 d'inversion de magnétisation, c'est-à-dire inférieur de 15 oersteds ou plus, le niveau du champ de commande externe H peut ne pas entre très précis. En outre , la vitesse de translation du domaine dans la matière magnétique étant proportionnelle au champ externe de commande H diminué du seuil Ho de déplacement des parois, soit (H - Ho) la diminution du seuil Ho entraine une augmentation de la vitesse de translation. La diminution du champ démagnétisant Hd qui règne dans le fil fin permet en outre de réduire l'espacement des spires adjacentes du fil lorsqu'il est bobiné en hélice autour du disposit4cylindrique de commande polyphasée7 comme décrit ultérieurement en regard de la figure 6. Sous l'influence du champ magnétique de commande produit par les enroulements de commande polyphasée, les domaines magnétiques se déplacent dans le sens de la longueur de la matière magnétique ou du fil. Une expérimentation des divers alliages magnétiques utilisables pour la réalisation d'un fil présentant la relation voulue entre le seuil Ho de déplacement des parois du domaine et le champ démagnétisant Hd a conduit à la mise au point d'un alliage de cobalt,de fer et de vanadium se prêtant à la propagation des domaines magnétiques. Plus précisément, l'alliage utilisé pour la fabrication des fils d'enregistrement magnétique de l'invention contient en poids 2% à ss de vanadium, 38 Comme on le verra plus en détail par la suite, on peut réaliser un enregistrement à forte densité volumetrique sur un fil magnétique étire~de 7,6 microns de diamètre pour maintenir le flux magnétique total en dessous de 9 miiiimax,'ells. L'alliage de l'invention est obtenu à partir d'un mélange contenant du cobalt, du fer et du vanadium dans les proportions prescrites, mélange que l'on réalise en introduisant des métaux vierges de qualité commerciale dans un four à induction à haute fréquence ou un four à vide équivalent, puis en chauffant le tout à une température supérieure au point de fusion de tous les métaux constitutifs. L'alliage est maintenu à l'état fondu pendant 30 à 60 mn pour réaliser un mélange homogène. Le mélange fondu est ensuite coulé dans un moule tel qu'un moule cylindrique en graphite d'environ 12,5 mm de diamètre. On laisse refroidir l'alliage et le moule et le lingot de 12,5 mm de diamètre ainsi obtenu est passé à la rectifieuse "sans centres"pour éliminer les défauts superficiels. Le lingot rectifié est estampé en une tige d'environ 6,4 mm de diamètre qui est recuite à une température comprise entre 900 C et 1.0000C. Cette phase de recuit doit Outre suivie d'un brusque refroidissement de la tige à la température ambiante à une vitesse supérieure à 2500C par seconde. La matière est à nouveau soumise à un estampage pour réduire le diamètre de la tige à environ 3,2mm et est recuite à une température comprise entre 9000C et 1.000 C, le recuit étant suivi d'un refroidissement à la température ambiante à une vitesse supérieure à 2500C/s. La tige est ensuite étirée en un fil de 0,76 mm de diamètre, par exemple sur une machine à étirer à une seule poulie. Ce fil de 0,76 na de diamètre est ensuite étiré jusqu'au diamètre final de 7,6 microns en utilisant par exemple une machine à filière multiple.L'opération finale d'étirage de ce processus comporte dons une réduction de la section droite du fil dans une proportion supérieure à 99%. La ductilité de cet alliage particulier permet de l'étirer de la manière décrite en un fil très fin. Le fil fer-cobalt-vanadium de 7,6 microns de diamètre obtenu directement par étirage à froid est fortement écroui et ne possède pas nécessairement les caractéristiques avantageuses de seuils 3e champ magnétique requiseipour son emploi dans un dispositif de mémorisation à registre à décalage magnétique. En effet, le seuil Rs d'inversion de magnétisation ne dépasse pas le seuil Ho de déplacement des parois du domaine sauf lorsque la tension mécanique du fil approche de sa limite élastique. La raison de ceci est que7 lorsque le pourcentage de réduction de la section du fil à partir du dernier recuit de détensionnement est supérieur à environ 95 Cette classe d'alliages ayant une structure cristalline cubique centrée se déforme suivant un plan tllO} qui apparat vers une direction [ par rapport à l'axe du fil ou axe d'étirage. Anisi, ce système de glissement fait apparattre pendant l'étirage une texture cristalline marquée #i'o1. Ceci conduit dans le réseau cobalt-fer à un ordre atomique orienté de manière à créer une direction de magnétisation fortement préférentielle qui est radiale, c'est-à-dire perpen diculaire, par rapport à l'axe du fil.Cette direction préférentielle orthogonale de magnétisation est si marquée dans le fil écroui: de 7,6 microns que le seuil de champ est pratiquement insensible aux efforts de tension mécanique, sauf iorsque la matière approche de sa limite élastique. De plus, les valeurs absolues du seu seuil Ho de déplacement des parois du domaine et du seuil H d'inversion de pola s rité du fil sont extrgmement élevées (40 à 50 oersteds). Ces caractéristiques peuvent être modifiées de manière à obtenir des valeurs plus avantageuses, conformément aux principes indiqués ci-dessus, en soumettant le fil étiré écroui à un recuit de normalisation qui élimine l'ordre directionel indésirable introduit par le glissement. En conséquence, la direction préférentielle de magnétisation est orientée principalement à 450 de l'axe du fil du fait de la texture [ introduite par l'étirage.Le recuit élimine l'ordre atomique provoqué par le glissement mais ne modifie pas la texture du fil, c'est-à-dire que la plupart des cristaux conservent l'un de leur plan 10 ] parallèle à l'axe du fil. Aprés le recuit, la direction de magnétisation privilégiée des cristaux individuels est l'axe cristallin (100), ces axes étant tous orientés à 450 de l'axe du fil. Pour obtenir ces résultats, le recuit de normalisation doit s'effectuer à une température supérieure au point de recristallisation de l'alliage (environ 6000C). En soumettant le métal à une température supérieure au point de recristallisation, on provoque une croissance des grains.Lorsque les dimensions des grains au~nentent, le champ coercitif Hc , qui est très étroitement lié au champ Ho de déplacements des parois du domaine, diminue. De ce fait, le seuil Ho de déplacement des parois du domaine diminue également. Le recuit de normalisation permet ainsi de fixer la valeur du seuil Ho du fil fin d'alliage par réglage de la croissance des grains autorisée pendant le traitement thermique. Ce traitement thermique peut Outre réalisé par un réglage des températures et des durées du cycle de chauffage et de refroidissement du fil de la tempé rature de recuit à la température ambiante à une vitesse dépassant 2500C par seconde. La figure 2 représente un modèle de four utilisable pour ce traitement thermique. Il comprend essentiellement un four tubulaire électrique 20 de 60 cm de longueur dont la chambre de chauffage 22 est traversée par un tube de quartz 24. Le tube de quartz 24 comporte une entrée de gaz froid 261 située du côté de la sortie du four tubulaire 20, et une sortie de gaz chaud 28, située de l'autre côté du four tubulaire 20. La chambre de chauffage 22 du four tubulaire 20 comporte un élément chauffant multiple 30 dont les parties extérieures dissipent une puissance excédentaire pour compenser l'augmentation des pertes thermiques dans ces zones de la chambre de chauffage. Un tel élément permet de régler dans une certaine mesure l'uniformité de la température et assure une transition thermique nnx#le à la sortie de la chambre de chauffage, pendant la phase de refroidissement brusque. Dans la pratique, la matière magnétique passe par une ouverture percée au centre de bouchonggn "Téflon" 32 et 34 introduits /chaque extrémité du tube de quartz 24; le fil est entraîné par une broche 36 à faible frottement sous l'effet du couple appliqué à l'arbre d'une broche 38. Ces bouchons permettent d'obturer le tube de quartz 24 de façon que de l'hydrogène froid et sec introduit par l'entrée 26 circule dans la chambre de chauffage 22 et y absorbe la chaleur du fil chaud pour provoquer un refroidissement brusque, avant de sortir du tube de quartz par l'orifice 28. On établit ainsi une transition de température aussi brutale que possible à la sortie du four à tube, réalisant la phase de refroidissement brusque du traitement thermique. L'expérience a montré que le paramètre Ho du fil cobalt-fer-vanadium décrit pouvait être amené à une valeur quelconque comprise entre 12 et 20 oersteds par un recuit de normalisation à une température comprise entre 6600C et 7200C, avec une vitesse de défilement du fil comprise entre 3 et 24 m/mn. Plus précisément, on obtient un seuil Ho de déplacement des parois de domaine d'environ 15 oersteds lorsque le fil circule dans une atmosphère d'hydrogène dans le four tubulaire maintenu à 7000C à une vitesse telle que la durée du cycle thermique soit de 2 à 3 secondes. En d'autres termes, ces paramètres de durée peuvent être obtenus en tirant le fil dans un four du type décrit ci-dessus à des vitesses respectives de 18 et 12 m/mn.De plus, à cette vitesse de défilement du fil correspond une vitesse de refroidissement comprise entre 2.2200C et 1.7300C par seconde, c'est à dire bien supérieuniau minimum de 2500C par seconde. Le fil fin obtenu par ce procédé présente les caractéristiques de seuils illustrées figure 3 lorsqu'il est soumis à une tension mécanique. Par exemple, lorqu'on soumet à une tension un fil d'alliage cobalt-fer-vanadium de 7,6 microns de diamètre qui a été recuit à 7000C, le seuil H d'inversion de magnétisation s s'élève rapidement de 21 Oersteds à environ 37 oersteds, valeur à laquelle il se stabilise pratiquement jusqu'à la limite élastique de l'alliage. Le seuil Ho de déplacement des parois de domaine décroft à partir de 20 oersteds et approche de 15 oersteds à la limite élastique .Or voit done que le traitement de recuit réduit sensiblement le seuil Ho de la matière et que la tension mécanique qui lui est appliquée permet d'obtenir un seuil H largement supérieur au seuil HO, carac s téristiques avantageuses pour la réalisation d'un fil magnétique utilisable dans ur registre à décalage du type décrit, représenté figure 5. lorsque le fil d'alliage recuit est soumis à une tensionmécanique, sa courbe d'hysteresis a la forme représentée schématiquement figure 4. Par exemple, le seuil H6 d'inversion de magnétisation forme une boucle d'hysteresis sensiblement carrée représentée par le trait plein. Le seui t o de déplacement des parois de domaine s'écarte cependant du seuil H5 entre son coude et le poirt de saturation, comme le montre la ligne discontinue, d'où il ressort clairement que le seuil Ho est inférieur au seuil Hs. Pour enregistrer un domaine magnétique sur le fil, on applique un champ d'inscription Hw parallèlement à l'axe du fil de façon que la somme du champ d'ins cription H et du champ de commande H dépasse le seuil Hs d'inyersion de polarité w du fil. De ce fait, un domaine magnétique distinct, de polarité opposée à celle du champ magnétique de référence, est enregistré sur le segment de fil qui est soumis aux deux champs. Comme le montre la figure 5, pour réaliser un registre à décalage mettant à profit les caractéristiques de propagation du fil d'alliage ferro-magnétique tendu du type décrit ci-dessus, le fil fin 52 est tendu devant deux groupes imbriqués d'enroulements de commande 54 et 56. Les enroulements 54 et 56 sont disposés en quinconce de manière à croiser alternativement le fil fin 52. Des domines magnétiques sont enregistrés sur le fil 52 par un enroulement d'inscription 58 à plusieurs spires qui l'entourent au voisinage de l'une de ses extrémités.Comme on le verra en détail plus loin, le domaine enregistré progresse le long du fil 52# sous l'effet d'un champ de commande polyphasée et un enroulement de lecture 60 à plusieurs spires entourant l'autre extrémité du fil permet de déteçter son passage Le fonctionnement du registre à décalage 50 à fil magnétique sera mieux compris en se référant au diagramme longueur-temps de la figure 6. Sur ce diagramme mes les points d'inscription et de lecture sont indiqués par les lettres Pi et Pl. Les abscisses représentent les deux groupes d'enroulement 54 et 56 alors que les ordonnées représentent l'instant d'application des impulsions de commande A et B respectivement aux enroulements 54 et 56 pendant les périodes temporelles tl à t8. Les coordonnées des enroulements et des impulsions représentent le champ magnétique polyphasé de commande auquel est soumis le fil magnétique 52 à chaque phase des signaux pulsés d'entrée. Les signes " + " représentent un champ magnétique de commande qui favorise l'existence d'un domaine magnétique et les ronds représentent un champ magnétique qui comprime ou s'oppose à un domaine magnétique. On voit sur ce diagramme que le champ de commande semble avancer pas à pas vers la droite à raison d'une largeur d'enroulement de commande par phase des impulsions d'entrée. Si l'on admet qu'aucun domaine magnétique n'est enregistré sue le fil 52 et qu'il est magnétisé au départ à un état de rémanence ou polarité de référence par un champ de prémagnétisation fourni par un petit aimant permanent ou par un enroulement suplémentaire 62 disposé juste devant l'enroulement d'inscription 58, le fil est capable de mémoriser des informations si les impulsions de courant appliquées aux enroulements de commande 56 produisent un champ de commande H dont l'amplitude est supérieure au seuil Ho de déplacement des parois de domaine, mais inférieure au champ H5 d'inversion de polarité.L'information est inscrite dans le registre à décalage 50 en soumettant le fil magnétique 52 à un champ localisé d'amplitude supérieure au seuil R5 d'inversion de polat té, au moyen de l'enrou- liement d'inscription 58 situé au voisinage d'une extrémité du fil et superposé à un enroulement de commande 56. Ce champ d'inscription est orienté de manière à s'ajouter au champ de commande positif de l'enroulement 56. L'opération d'écriture peut ainsi s'effectuer pendant l'un quelconque des intervalles de phase ti, t5, t9, etc pour créer un domaine magnétique distinct qui est de polarité opposée à celle de l'état magnétique de référence du fil 52.La formation du domaine magnétique commence par un petit noyau de polarité inverse qui croit par commutation de proche en proche jusqu'aux extrémités du champ positif favorisant l'existence d'un domaine magnétique de polarité inverse. Ainsi, le domaine magnétique se propage sur deux largeurs d'enroulement mais ne peut dépasser les limites de la résultante du champ favorisant la création du domaine et du champ de commande du fait de l'existence d'un champ magnétique favorisant la polarité de référence à chaque extrémité du champ magnétique positif, ou du champ de commande de polarité opposée situé de part et d'autre du champ de commande positif. Si le registre à décalage 50 est réalisé en tenant compte des paramètres décrits précédemment, ce domaine magnétique conserve sa longueur et sa forme en l'absence de signaux d'entrée appliqués aux enroulements de commande 54 et 56. En d'autres termes, la longueur minimale du domaine magnétique utilisable pour satisfaire à cette condition est limitée par l'intensité du champ démagnétisant Hd du domaine enregistré et par la valeur du seuil Ho de déplacement des parois de domaine du fil. En général, cette longueur doit être suffisament importante pour que les conditions de stabilité statique des parois ou régions de transition du domaine puissent être satisfaites sans gêne mutuelle. Pendant la rériode de phase t2, le signal pulsé appliqué à lenroule- ment de commande 54 devient négatif. D#e fait, la polarité des segments de champ magnétique engendrés s'inverse et le front avant du domaine magnétique se trouve au centre d'un champ favorisant sa croissance dans la direction dans laquelle semble s'être déplacé le champ. Le front avant du domaine magnétique se propage donc vers la nouvelle extrémité de droite du champ positif continu. Dans le même temps, le front arrière du domaine magnétique se trouve au milieu d'un champ magnétique s'opposant à son existence. De ce fait, le front arrière est obligé de se déplacer dans le sens de la compression de la longueur du domaine, c'est-à-dire dans le même sens que le front avant.Ainsi, à chaque période de phase, les deux régions de transition des domaines magnétiques enregistrés subissent une translation simultanée d'une largeur d'enroulement de commande dans le même sens. La longueur des domaines magnétiques reste ainsi constante pendant leur translation le long du fil 52 au cours des périodes t2 à tn, n étant un nombre entier de périodes. La lecture du registre à décalage se fait lorsque la région de tran sitior. de flux associée au front avant du domaine magnétique traverse ltenroulement de lecture 60 disposé au voisinage de l'extrémité du fil magnétique 52. Pour éviter tout mélange des domaines magnétiques, on conserve entre les domaines adjacents ou emplacements de mémorisation un segment de garde magnétisé à la polarité de référence. Pour établir ces segments de garde, il suffit d'atten dre pendant un cycle complet des courants de commande diphasés (t à t4) avant d'enregistrer un nouveau domaine d'information sur le fil magnétique 52. Cette condition implique un rapport de 1 à I entre la fréquence de transfert d'information et le cycle complet des courants de commande diphasés. Lorsque l'or. désire enregistrer sur le fil magnétique 52 des signaux numériques, courament appelés"UN" et "ZERO" , par les techniques décrites ci-dessus, il suffit d'enregistrer sur des segments du fil magnétique des domaines de polarité inversée que l'on affecte arbitrairement aux bits "UN" tandis que les bits "ZéRO" sont indiqués par l'absence d'enregistrement d'un domaine magnétique au moment de l'inscription, c'est-à-dire en laissant l'emplacement à la polarité de référence. On peut réaliser des registres à décalage magnétique 50 à forte capacités fonctionnant à la manière du registre illustré figure 5, sous la forme d'un dispositif cylindrique du type schématisé figure 7. Plus précisément, le registre à décalage comporte un corps cylindrique 70 dont au moins une surface est en matière dièlectrique. Les enroulements de commande 56 et 58 sont constitués par plusieurs rubans conducteurs de l'électricité fixée sur la surface cylindrique du corps et disposés parallèlement aux génératrices de ce dernier, les rubans adjacents étant espacés d'une certaine distance.Les rubans portant les références impaires 71 à 81, etc. sont interconnectés en série par des barrettes d'extrémité 86 pour former l'enroulement de commande 56 de façon qu'une impulsion de courant B appliquée à la borne d'entrée 88 parcoure en zig-zag la surface du corps cylindrique 70 à travers les divers conducteurs individuels pour engendrer un segment sur deux du champ de commande jusqu'à ce qu'elle aboutisse à la masse. On notera que les segments alternés créent des champ magnétiques qui tour à tour s'opposent et favorisent l'existence de domaines magnétiques enregistrés sur le fil fin 52. Les conducteurs portant des références paires 72 à 82, etc, sont également interconnectés en série par des barrettes d'extrémité 86 pour constituer l'enroulement de commande 54.Les impulsions de courant A appliquées à l'une des bornes d'entrée 90 de ltenroulement de commande 54 parcourent en zig-zag la surface du corps cylin- drique à travers les conducteurs individuels pour créer un segment sur deux du champ magnétique de commande qui s'oppose et favorise alternativement l'existence de domaine magnétique, jusqu'à ce que l'impulsion aboutisse à la masse. Pour assurer la continuité des champs de commande polyphasée sur une circonférence quelconque de 3600 de l'ensemble cylindrique, il faut que le nombre de conducteurs individuels soit un multiple de 4. Le fil magnétique fin 52 est bobiné en hélice à pas serré sur les conducteurs individuels des enroulements 54 et 56 en étant soumis à une tension prédéterminée. Cette tension permet en outre de maintenir en place le fil magnétique en évitant tout glissement latéral. L'enroulement d'inscription 58 entoure un segment du fil magnétique au voisinage de son extrémité qui peut entre considérée comme l'en- trée du registre. L'enroulement de lecture 60 entoure un segment du fil magnétique 52 voisin de son autre extrémité que l'on peut considérer comme la sortie du registre. tre. Les deux extrémités du fil magnétique fin 52 sont solidement fixées à la surface du corps cylindrique par des dispositifs dearrêt convenables 94 et 96, par exemple une colle epoxy appliquée sur plusieurs spires marginales du fil pour qu'il conserve la tension voulue. On a constaté que la valeur avantageuse de 15 oersteds du seuil H de déplacement des parois de domaine pouvait être obtenue pour le fil o d'alliage cobalt-fer-vanadium de 7,6 microns de diamètre précédemment décrit, pour une tension mécanique de 1 a'. 4 grammes, la tension supérieure étant déterminée par la limite élastique du fil. On a de plus constaté que les divers conducteurs des enroulements de commande 54 et 56 pouvaient entre disposés avec un pas de 0,63man et que le pas de l'hélice décrite par le fil pouvait entre de 0,15 mm. On peut ainsi réaliser un registre à décalage magnétique de 61 mm de longueur pour 16,2 mm de diamètre capable d'enregistrere 12.800 bits, soit une densité volumètrique d'enregistrement de plus de 1.000 bits par c; . Les circuits électroniques nécessaires au fonctionnement de ce registre à décalage peuvent comprendre un générateur d'horloge 96 couplé à un générateur d'impulsions de-commande 98 qui fournit la phase A du signal pulsé de commande, qui est appliqué dans une ligne de sortie à la borne 88 du registre à décalage 50, et la phase B du signal pulsé de commande qui est appliqué par une seconde ligne de sortie à la borne d'entrée 90 du registre à décalage. La sortie du générateur d'horloge 96 est en outre utilisée pour synchroniser le fonctionnement d'un circuit d'entrée d'information 100 et d'un circuit d'inscription 102.Les signaux pulsés d'information du circuit 100 sont ainsi appliqués à l'une des entrées du circuit d'inscription 102 de façon que les bits "UN" ne soient appliqués à l'enroulement d'inscription 58 que lorsque le circuit 102 est validé par une impulsion d'horloge. L'enregistrement d'un bit "ZERO" se traduit par l'absence de signal de courant dans l'enroulement d'inscription pendant l'intervalle de temps désigné. Comme on l'a vu précédemment, l'inscription se produit pendant les intervalles arbitrairement désignés tl, t5 et t9, etc... , à la suite de quoi un domaine magnétique de polarité inversé est enregistré sur le fil fin 52. Ensuite, ce domaine magnétique est décalé dans le registre 50 jusqu'au moment où il traverse l'enroulement de lecture 60, dans lequel il induit un signal de sortie qui est détecté par un circuit électrique de lecture 104. Pour recycler cette impulsion, au lieu de la perdre, on peut utiliser une boucle de recirculation 106 reliant la sortie du circuit de lecture 104 à une borne d'entrée du circuit d'entrée d'information 100, de façon que l'information lue soit réinscrite dans le registre à décalage 50 selon la séquence voulue. Il va de soi que l'invention n'a été décrite qu'à titre purement illustratif et nullement limitatif et que l'on pourra y apporter toute modification entrant dans son cadre. REVENDICATIONS. 1. Dispositif d'enregistrement magnétique de signaux comportant plusieurs enroulements de commande auxquels sont appliqués des signaux électriques engendrant des champs magnétiques de commande, le dit dispositif étant eåracterisé en ce que son support d'enregistrement magnétique est un fil ayant subi à froid une réduction de section droite supérieure à 95 et qui est en un alliage comprenant en poids 24 à 54 de vanadium, 38 à 394 de cobalt, le reste étant du fer sensiblement pur, le dit fil étant disposé on travers des enroulements de commande de façon que son axe soit sensiblement parallèle à l'orientation des champs magnétiques de commande, un dispositif maintenant dans le fil une tension mécanique suffisante pourYcréer une direction priviligiée de magnétisation orientée vers l'axe du fil, un seuil de champ d'inversion de magnétisation supérieur à l'intensité du dit champ magnétique de commande, et enfin un seuil de champ de déplacement des parois de domaine inférieur à l'intensité du champ magnétique de commande. 2. Dispositif selon la revendication 1), caractérisé en ce que le rapport entre les quantités de cobalt et de fer contenues dans l'alliage est d'environ 2 à 3. 3. Dispositif selon la revendication 2), caractérisé en ce que la tension mécanique à laquelle est soumis le fil fin est sensiblement inférieure à sa charge de rupture. 4. Dispositif selon la revendication 2), caractérisé en ce que le diamètre du fil fin est d'environ 7,6 microns. 5. Dispositif selon la revendication 4), caractérisé en ce qu'il comprend en outre un enroulement d'inscription entourant le fil fin au voisinage de l'une de ses extrémités et un enroulement de lecture entourant le fil fin au voisinage de son autre extrémité. 6. Dispositif selon la revendication 5), caractérisé en ce que les enroulements de commande sont disposés parallèlement aux génératrices d'une surface cylindrique, le fil fin étant bobiné hélicoldalement autour des enroulements de commande de façon que son axe soit transversal par rapport au sens de circulation du courant dans les enroulements de commande. 7 Procédé de réalisation d'un enregistrement magnétique de signaux selon l'une quelconque des revendications 1) à 6), caractérisé en ce que le fil fin est recuit à une température comprise entre 6600C et 7200C, puis refroidi brusquement à une vitesse supérieure à 2500C par seconde. 8. Procédé selon la revendication 7), caractérisé en ce que le fil est recuit à une température d'environ 7l00C pendant 1,5 seconde à 3 secondes, puis refroidi brusquement à une vitesse comprise entre l7300C et 22200C par seconde. 9. Procédé selon la revendication 7), caractérisé en ce que le recuit du fil fin s'effectue en atmosphère d'hydrogène.