La présente invention concerne un procédé de détermination d’une zone (55) couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef (1) en vol. Après détermination d’un coefficient ( C5 ) relatif à une durée d’émission dudit faisceau lumineux et d’un coefficient d’atténuation dudit faisceau lumineux dans l’air, une distance de sécurité ( NOHD ) relative audit ledit faisceau lumineux est déterminée en fonction dudit coefficient ( C5 ) et dudit coefficient d’atténuation. Ensuite, un angle de visée et un angle de variation dudit faisceau lumineux sont déterminés, ainsi qu’une hauteur de l’aéronef par rapport au sol. Les dimensions de ladite zone (55) peuvent alors être déterminées en fonction de ladite distance de sécurité ( NOHD ), de ladite hauteur dudit aéronef (1), dudit angle de visée et dudit angle de variation dudit faisceau lumineux. Enfin, des informations relatives à ladite zone (55) sont affichées sur un dispositif de visualisation (15) dudit aéronef (1). . Figure abrégé : figure 1 Procédé et système de détermination d’une zone couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef en vol La présente invention est du domaine des dispositifs embarqués sur un aéronef émettant un faisceau lumineux. Elle concerne plus particulièrement le domaine des dispositifs émettant un faisceau laser. La présente invention concerne un procédé de détermination d’une zone couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef en vol ainsi qu’un système de détermination d’une telle zone. Un faisceau lumineux peut être émis depuis un aéronef en vol par un générateur de faisceaux embarqué et peut avoir différentes utilisations de telle sorte qu’il peut être utilisé dans différents buts. Un tel faisceau lumineux émis depuis un aéronef peut être utilisé pour pointer un objet afin de signaler cet objet par exemple à des personnes présentes dans l’aéronef embarquant le générateur de faisceaux ou bien à des personnes extérieures à cet aéronef. Le générateur de faisceaux peut alors être désigné par le terme « pointeur ». Un faisceau lumineux émis depuis un aéronef peut aussi être employé pour désigner une cible afin de guider un projectile vers la cible désignée. Cette technique est par exemple dénommée autoguidage semi actif par laser ou encore est désigné par l’acronyme « SALH » correspondant en langue anglaise à l’expression « Semi-Active Laser Homing ». Selon cette technique et tel que décrit dans le document US 4143835, un faisceau lumineux de type laser est maintenu pointé par un opérateur sur une cible. Des faisceaux réfléchis de ce faisceau laser incident sont alors dispersés dans une multitude de directions par réflexion sur la cible. Un projectile peut être alors lancé ou lâché en direction de la cible. Lorsque le projectile est suffisamment proche de la cible, un dispositif de réception du projectile reçoit une partie du faisceau lumineux réfléchi par la cible. La trajectoire du projectile est alors ajustée en direction de la cible. Le générateur de faisceaux peut alors être désigné par l’expression « dispositif de désignation ». Un faisceau lumineux émis depuis un aéronef peut encore être utilisé pour déterminer une distance entre l’aéronef et l’objet pointé par le faisceau. Le générateur de faisceaux peut alors être désigné par le terme « télémètre » et utilise le temps mis par le faisceau lumineux pour atteindre l’objet et pour revenir au générateur de faisceaux après réflexion sur l’objet. Un tel télémètre peut éventuellement déterminer d’autres caractéristiques de l’objet, tel que sa vitesse et son cap. Quelle que soit son utilisation, on entend par « faisceau lumineux », un faisceau généralement composé d’ondes lumineuses visibles par l’œil humain. Toutefois et par extension, on peut également désigner par « faisceau lumineux », un faisceau composé d’ondes électromagnétiques non visibles, par exemple dont les longueurs d’onde sont situées dans les domaines infrarouge et ultraviolet. En outre, un faisceau lumineux peut être un faisceau laser. Le terme « laser » est un acronyme désignant en langue anglaise l’expression « Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation » et signifiant « amplification de la lumière par émission stimulée de radiation ». Un faisceau laser est un faisceau lumineux particulier composé d’une lumière cohérente et concentrée. Un faisceau laser peut donc être un faisceau lumineux d’ondes présentant une longueur d’onde située aussi bien dans le domaine visible par l’œil humain que dans le domaine non visible. Un faisceau lumineux, et en particulier un faisceau laser, peut être dangereux pour les personnes situées dans l'aéronef et en dehors de l’aéronef, en particulier au sol, si ce faisceau lumineux est dirigé vers leurs yeux. Des personnes peuvent, par exemple, se trouver au sol en arrière plan d’un objet pointé ou désigné par un tel faisceau lumineux, cet objet se trouvant alors entre ces personnes et l’aéronef embarquant le générateur de faisceaux. La zone couverte au sol par un faisceau lumineux et susceptible d’être dangereuse pour une personne est l’intersection d’un cône formé par le faisceau lumineux avec le sol. Ce cône formé par le faisceau lumineux peut être désigné par l’acronyme LSDZ pour la désignation en langue anglaise « Laser Surface Danger Zone ». Les aspects de sécurité liés aux personnes situées dans l’aéronef sont traités par une certification dédiée. En ce qui concerne les personnes au sol, des procédures ou des instructions à suivre sont généralement présentes dans le manuel de vol d’un aéronef embarquant un générateur de faisceaux. Ces procédures ou instructions comportent par exemple des abaques fournissant la superficie de la zone couverte au sol en fonction de différents paramètres en utilisant des hypothèses sur certains de ces paramètres. Pour être adaptées à toutes les situations, les hypothèses sont généralement pénalisantes, ces procédures ou ces instructions n’étant pas optimisées pour chaque situation rencontrée. La zone couverte au sol peut alors être surestimée par rapport à la réalité, pénalisant parfois la mission de l’aéronef. Par exemple, un faisceau lumineux, et un faisceau laser en particulier, est caractérisé par une distance de sécurité, que l’on peut aussi appeler « distance nominale de risque oculaire », désignée par l’acronyme NOHD pour la désignation en langue anglaise « Nominal Ocular Hazard Distance ». Une personne située au-delà de cette distance de sécurité NOHD par rapport au générateur de faisceaux ne court pas de risques de blessure si le faisceau lumineux est dirigé vers ses yeux alors qu’en-deçà de cette distance de sécurité NOHD , un risque de blessure existe. La zone couverte au sol est ainsi fonction de cette distance de sécurité NOHD . Une distance NSHD pour la désignation en langue anglaise « Nominal Skin Hazard Distance » peut aussi être calculée. En effet, une personne située à une distance du générateur de faisceaux inférieure à la distance NSHD s’expose à un risque de blessures provoquées sur sa peau. Avant d’utiliser un faisceau lumineux, un opérateur doit avoir connaissance de cette distance de sécurité NOHD pour estimer s’il y a un risque que le faisceau lumineux illumine une zone au sol dans laquelle seraient situées des personnes et pour estimer les dimensions de la zone couverte au sol. Cependant, afin d’être adaptée à toutes les situations, cette distance de sécurité NOHD est généralement maximisée. Par exemple, la distance de sécurité NOHD est définie, selon une technique connue, avec une hypothèse qu’aucune atténuation atmosphérique n’affecte le faisceau lumineux dans l’air avant qu’il atteigne le sol. En pratique, une atténuation atmosphérique plus ou moins importante peut faire diminuer cette distance de sécurité NOHD , en fonction par exemple du taux d’humidité de l’air, de la présence de brouillard, de poussière et/ou de sable. Par ailleurs, un faisceau lumineux peut être obtenu par une succession d’impulsions émises à intervalles de temps réguliers, voire irréguliers, mais dans tous les cas ces intervalles sont connus, notamment lorsque le faisceau lumineux est émis par un dispositif de désignation. Dans ce cas, la distance de sécurité NOHD est également fonction de la durée d’émission de la séquence du faisceau lumineux. Un coefficient C5 caractérise cette durée d’émission du faisceau lumineux et sa fréquence éventuelle d’impulsions. Pour un faisceau lumineux muni d’une seule impulsion, le coefficient C5 est égal à 1 alors que pour une séquence du faisceau lumineux comportant une succession d’impulsions, le coefficient C5 est inférieur à 1. En outre, lorsque le faisceau lumineux est continu, le coefficient C5 n’est pas pris en compte. Le coefficient C5 est souvent considéré par hypothèse comme étant inférieur à 1, la distance de sécurité NOHD étant ainsi maximisée. Une distance de sécurité NOHD peut être de l’ordre de un kilomètre pour un pointeur et de l’ordre de plusieurs dizaines de kilomètres pour un dispositif de désignation. La superficie de la zone couverte au sol est également fonction de l’angle de variation qui affecte le faisceau lumineux, cet angle de variation étant fonction d’une part du générateur de faisceaux et d’autre part des mouvements de l’aéronef. Par hypothèse, cet angle de variation est souvent considéré comme étant égal à +/- 1° autour d’une ligne de visée. Cet angle de variation est surtout fonction de la stabilité de l’aéronef en vol, la divergence angulaire due au générateur de faisceaux étant généralement largement plus faible, en particulier pour un faisceau laser. La superficie de la zone couverte au sol est en outre fonction de la hauteur de l’aéronef par rapport au sol et de l’angle de la ligne de visée du faisceau lumineux avec un plan horizontal d’un repère terrestre. Un plan horizontal est par exemple défini perpendiculairement à la direction de la gravité terrestre. Une mesure ou une estimation de la hauteur de l’aéronef par rapport au sol survolé peut être fournie par un instrument de l’aéronef, par exemple une radiosonde, cette hauteur étant considérée parallèlement à la direction de la gravité terrestre. Une mesure ou une estimation de l’angle de la ligne de visée du faisceau lumineux avec un plan horizontal d’un repère terrestre peut par exemple être fournie par le générateur de faisceaux ou bien par un dispositif dédié. La superficie de la zone couverte au sol est aussi fonction de la forme du terrain illuminé par le faisceau lumineux. Par hypothèse, le terrain est généralement considéré plat et horizontal ce qui maximise la superficie de la zone couverte au sol. L’opérateur en charge du générateur de faisceaux peut alors, en fonction de ces valeurs de hauteur de l’aéronef, d’angles du faisceau lumineux et de ces hypothèses, obtenir une estimation de la superficie de la zone couverte au sol ainsi que de la distance de sécurité NOHD à appliquer à l’aide d’abaques. En outre, en présence d’une surface susceptible de réfléchir le faisceau lumineux, telle qu’une surface d’eau par exemple, une distance égale à la distance de sécurité NOHD doit être prise en compte. En effet, une réflexion du faisceau lumineux sur une surface réfléchissante propage le faisceau lumineux dans une, voire plusieurs directions qui sont difficiles à anticiper. Il est alors difficile d’estimer la zone que peut couvrir réellement le faisceau lumineux après une telle réflexion et, de fait, le risque associé. Sur d’autres surfaces moins réfléchissantes, une faible partie du faisceau lumineux peut tout de même être réfléchie. Cependant, une forte atténuation affecte cette réflexion du faisceau lumineux et le risque de provoquer des blessures à des personnes suite à une telle réflexion est très faible, voire sensiblement nul. Dans ce cadre, la présente invention a pour objectif de s’affranchir des limitations mentionnées en proposant une solution déterminant la position et la superficie d’une zone couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef en vol, en prenant en compte les conditions réelles d’utilisation, sensiblement en temps réel, et de fournir ces information à l’équipage de l’aéronef. La présente invention a alors pour objet un procédé de détermination d’une zone couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef en vol ainsi qu’un système de détermination d’une telle zone couverte au sol. Tout d’abord, la présente invention a pour objet un procédé de détermination d’une zone couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef en vol, le faisceau lumineux étant émis par l’intermédiaire d’un générateur de faisceaux, l’aéronef comportant : le générateur de faisceaux, un calculateur, et un dispositif de visualisation. Ce procédé est remarquable en ce qu’il comporte les étapes suivantes : détermination d’un coefficient C 5 relatif à une durée d’émission du faisceau lumineux, détermination d’un coefficient d’atténuation du faisceau lumineux dans l’air, détermination d’une distance de sécurité NOHD relative au faisceau lumineux en fonction du coefficient C5 et du coefficient d’atténuation par l’intermédiaire du calculateur, détermination d’un angle de visée du faisceau lumineux émis depuis ledit aéronef en vol, détermination d’un angle de variation du faisceau lumineux émis depuis l’aéronef en vol, détermination d’une hauteur de l’aéronef par rapport au sol survolé, détermination des dimensions de la zone couverte au sol par l’intermédiaire du calculateur en fonction de la distance de sécurité NOHD , de l’angle de visée et de l’angle de variation du faisceau lumineux ainsi que de la hauteur de l’aéronef par rapport au sol, et affichage des dimensions de la zone couverte au sol sur le dispositif de visualisation. Ce procédé de détermination d’une zone couverte au sol permet tout d’abord de déterminer la distance de sécurité NOHD relative au faisceau lumineux en fonction des conditions réellement rencontrées de sorte à optimiser cette distance de sécurité NOHD . Cette distance de sécurité NOHD n’est ainsi pas maximisée. De plus, cette distance de sécurité NOHD est déterminée sensiblement en temps réel par le calculateur et peut donc évoluer en fonction des modifications des conditions courantes, notamment de la visibilité entourant l’aéronef. Ce procédé de détermination d’une zone couverte au sol permet ensuite de déterminer les dimensions, et éventuellement une position, de la zone effectivement couverte au sol par le faisceau lumineux émis depuis l’aéronef en vol. Les valeurs des dimensions de la zone couverte au sol peuvent avantageusement évoluer sensiblement en temps réel en fonction des variations de la distance de sécurité NOHD et des déplacements de l’aéronef. Ce procédé de détermination d’une zone couverte au sol permet enfin d’informer un opérateur en charge de l’utilisation du générateur de faisceaux des caractéristiques de la zone couverte au sol, à savoir ses dimensions, voire sa position. De la sorte, l’opérateur peut utiliser le faisceau lumineux de façon optimum, en connaissance de la zone susceptible d’être couverte au sol par le faisceau lumineux émis depuis l’aéronef en vol sans s’imposer de contraintes excessives. L’opérateur peut utiliser le faisceau lumineux de façon optimale, sans générer des risques pour des personnes susceptibles de se trouver au sol. Le coefficient C5 est relatif à une durée d’émission du faisceau lumineux et est fonction du nombre d’impulsions que peut comporter le faisceau lumineux. Ce coefficient C5 est déterminé par le générateur de faisceaux puis transmis du générateur de faisceaux au calculateur. Lorsque le faisceau lumineux est continu, le coefficient C5 n’est pas pris en compte, mais peut être remplacé par un autre coefficient quantifiant l’influence de la durée d’émission du faisceau lumineux sur le risque de blessures. Ainsi, si le faisceau lumineux comporte une seule impulsion lumineuse, le coefficient C5 est défini égal à 1. Si le faisceau lumineux est formé par une succession d’impulsions lumineuses sur des intervalles réguliers ou bien irréguliers, le coefficient C5 est alors défini inférieur à 1. Le faisceau lumineux est notamment défini à l’aide des caractéristiques temporelles du faisceau lumineux qui sont la fréquence des impulsions lumineuses et la durée d’émission. Le coefficient C5 est alors calculé en fonction de la fréquence d’impulsions et de la durée d’émission du faisceau lumineux. Le mode de calcul du coefficient C5 peut être différent selon les normes utilisées, mais généralement, le coefficient C5 diminue lorsque la fréquence de ces impulsions lumineuses augmente ainsi que lorsque la durée d’émission augmente. Le coefficient d’atténuation du faisceau lumineux dans l’air peut être déterminé de différentes façons. Ce coefficient d’atténuation caractérise les dispersions de l’énergie du faisceau lumineux lorsque le faisceau se propage dans un environnement, par exemple l’air ambiant autour de l’aéronef. Ces dispersions d’énergie peuvent se produire par exemple par diffusion et/ou par absorption de l’énergie du faisceau lumineux par les différentes particules présentes dans l’air. On comprend donc que l'énergie du faisceau lumineux diminue avec la distance et avec le nombre de particules présentes dans l’air. Ce nombre de particules présentes dans l’air caractérise quant à lui la visibilité que peut avoir un opérateur ou un pilote situé à bord de l’aéronef, à savoir la distance jusqu’à laquelle il peut distinguer des objets. De fait, plus le nombre de particules présentes dans l’air est élevé, plus la visibilité est faible. Le coefficient d’atténuation est ainsi fonction de cette visibilité, de la longueur d’onde du faisceau lumineux et d’un taux de distribution des particules présentes dans l’air. Ce taux de distribution des particules présentes dans l’air est lui-même fonction de la visibilité. Dès lors, la longueur d’onde du faisceau lumineux étant connue, en particulier lorsque le faisceau lumineux est un faisceau laser, le coefficient d’atténuation peut être déterminé par la connaissance de la valeur de la visibilité. Cette valeur de la visibilité peut être par exemple estimée par l’opérateur, en estimant la distance jusqu’à laquelle il peut distinguer des objets. Dans ce but, l’opérateur peut utiliser des points de repère, la visibilité étant égale à la distance à laquelle le contraste visuel de ces points de repère a diminué jusqu'à une valeur prédéterminée, par exemple égale à 2%. L’étape de détermination d’un coefficient d’atténuation peut ainsi comporter une estimation de cette visibilité par un opérateur. Selon un autre exemple, l’étape de détermination d’un coefficient d’atténuation peut comporter une mesure de la visibilité à l’aide d’un instrument de mesure dédié, par exemple un visibilimètre. Une fois la valeur de la visibilité déterminée, le coefficient d’atténuation peut être calculé par le calculateur en utilisant une formule par exemple stockée dans une mémoire reliée ou intégrée au calculateur. L’étape de détermination d’un coefficient d’atténuation peut ainsi comporter un calcul du coefficient d’atténuation en fonction de la visibilité dans l’air depuis l’aéronef et de la longueur d’onde du faisceau lumineux. Selon un autre exemple, l’étape de détermination d’un coefficient d’atténuation peut comporter une mesure d’une énergie lumineuse avec un capteur d’énergie muni d’une ou de plusieurs photodiodes. En effet, le coefficient d’atténuation peut être déterminé à l’aide d’un capteur d’énergie mesurant l’énergie lumineuse qu’il reçoit. Ce capteur d’énergie reçoit le faisceau lumineux généralement après réflexion sur l’objet vers lequel est dirigé le faisceau lumineux. Cette énergie lumineuse reçue est notamment fonction de l’énergie initiale du faisceau lumineux, de la superficie de la surface de mesure de ce capteur d’énergie et du coefficient d’atténuation relatif au milieu dans lequel se propage ce faisceau lumineux. D’autres paramètres peuvent également être influents sur la valeur de l’énergie lumineuse reçue, notamment des paramètres caractéristiques de l’objet réfléchissant le faisceau lumineux en direction du capteur d’énergie. Au moins deux mesures de ce capteur d’énergie peuvent permettre d’estimer la valeur du coefficient d’atténuation, sans connaître toutes les caractéristiques influençant cette l’énergie lumineuse reçue. Ces deux mesures sont réalisées avec des distances entre le capteur d’énergie et l’objet visé différentes, seules les valeurs de ces distances entre le capteur d’énergie et l’objet visé pour ces deux mesures étant nécessaires. Une seule mesure suffit si tous ces paramètres sont connus, aussi bien pour l’énergie initiale du faisceau lumineux que pour les paramètres caractéristiques de l’objet réfléchissant le faisceau lumineux par exemple. Le capteur d’énergie peut être par exemple situé dans l’aéronef embarquant le générateur de faisceaux. Le capteur d’énergie peut aussi être au sol, voire embarqué à bord d’un autre aéronef. La distance de sécurité NOHD relative au faisceau lumineux est déterminée en fonction du coefficient C5 et du coefficient d’atténuation par l’intermédiaire du calculateur. Cette distance de sécurité NOHD est égale à la distance maximale pour laquelle l’énergie du faisceau lumineux peut provoquer une blessure aux yeux d’une personne si le faisceau lumineux touche un de ses yeux. Cette distance de sécurité NOHD correspond donc à un seuil d’énergie au dessus duquel il y a un risque de blessures pour les yeux humains. Ce seuil d’énergie peut être désigné par l’expression « énergie maximale admissible » et par l’acronyme MPE pour la désignation en langue anglaise « maximum permissible energy ». Ce seuil d’énergie est défini en considérant que les personnes concernées n’utilisent pas de jumelles ou de dispositif d’amplification de lumière ou de grossissement. Un seuil nominal d’énergie est défini dans les tables fournies par des normes de sécurité relatives aux faisceaux lumineux. Ce seuil nominal d’énergie est défini pour une durée d'exposition donnée dans le cas d’un faisceau lumineux continu, ou pour une seule impulsion dans le cas d’un faisceau lumineux constitué par une succession d’impulsions. Ce seuil nominal d’énergie est aussi fonction de la longueur d'onde du faisceau lumineux. Notamment, plus la durée d'exposition au faisceau lumineux est longue, plus la valeur du seuil nominal d’énergie est faible. La valeur du seuil nominal d’énergie fournie par ces tables est ensuite multipliée par le coefficient C5 pour obtenir la valeur du seuil d’énergie MPE à utiliser. Le seuil d’énergie MPE peut aussi être défini en fonction notamment de la distance de sécurité NOHD et du coefficient d’atténuation selon la relation suivante : , avec : MPE, le seuil d’énergie, NOHD, la distance de sécurité , le coefficient d’atténuation, P T , l’énergie initiale du faisceau lumineux, D T , le diamètre du faisceau laser au niveau du générateur de faisceaux, , angle de divergence ou divergence du faisceau au niveau du générateur de faisceaux, et π, la constante d'Archimède. En conséquence, la connaissance des caractéristiques du faisceau lumineux, P T , D T et , et du seuil d’énergie MPE permet de résoudre cette équation et de déterminer la distance de sécurité NOHD . Cependant, cette relation est une équation transcendante. Sa résolution peut être effectuée par diverses méthodes de résolution, par exemple des méthodes numériques ou un algorithme de recherche d'un zéro. Cette relation peut aussi être résolue par itération ou d’autres méthodes d’approximation. L’étape de détermination de la distance de sécurité NOHD comporte alors une telle résolution de cette relation. L’angle de visée du faisceau lumineux émis depuis ledit aéronef en vol est défini entre d’une part la direction suivie par le faisceau lumineux vers un objet, appelée « ligne de visée », et d’autre part un plan horizontal, à savoir perpendiculaire à la direction de la gravité terrestre. L’angle de visée du faisceau lumineux peut être déterminé par le générateur de faisceaux puis transmis du générateur de faisceaux vers le calculateur. Dans ce but, le générateur de faisceaux peut comporter une centrale inertielle et/ou un récepteur de localisation d’un système de localisation par satellites. Lorsque le générateur de faisceaux comporte une centrale inertielle et un récepteur de localisation, l’angle de visée du faisceau lumineux peut être déterminé indépendamment par la centrale inertielle et par le récepteur de localisation ou bien de façon conjointe en combinant leurs informations. L’angle de variation du faisceau lumineux émis depuis l’aéronef en vol peut être déterminé de différentes façons. Cet angle de variation du faisceau lumineux émis depuis l’aéronef en vol est défini de part et d’autre de la ligne de visée et prend en compte d’une part la divergence du faisceau lumineux due au générateur de faisceaux et d’autre part la déviation angulaire due aux mouvements du générateur de faisceaux. Les mouvements du générateur de faisceaux peuvent être dus aux mouvements de l’aéronef en vol, et/ou dus à un système de stabilisation intégré au générateur de faisceaux. Cet angle de variation du faisceau lumineux peut être déterminé par le générateur de faisceaux puis est transmis du générateur de faisceaux vers le calculateur. L’étape de détermination d’un angle de variation du faisceau lumineux peut par exemple comporter une mesure des mouvements du générateur de faisceaux à l’aide d’au moins un dispositif de mesure. Un tel générateur de faisceaux comporte alors un ou plusieurs dispositifs de mesures de sa stabilité mesurant les mouvements du générateur de faisceaux embarqué, prenant donc en compte les mouvements de l’aéronef. Un tel dispositif de mesure de la stabilité du générateur de faisceaux peut être un système électro-optique désigné par l’acronyme EOS pour la désignation en langue anglaise « Electro-Optic System » et également connu sous la désignation de « boules gyrostabilisées ». Un tel dispositif de mesure de la stabilité du générateur de faisceaux peut aussi être une centrale inertielle. Un tel dispositif de mesure de la stabilité du générateur de faisceaux peut comporter un récepteur de localisation d’un système de localisation par satellites. De tels dispositifs de mesures de la stabilité du générateur de faisceaux peuvent fournir indépendamment un angle de variation du faisceau lumineux ou bien combiner leurs mesures pour fournir conjointement l’angle de variation du faisceau lumineux. Selon un autre exemple, l’angle de variation du faisceau lumineux peut être déterminé à partir de plusieurs images captées successivement par un dispositif de capture d’images, tel qu’une caméra ou un appareil photographique, embarqué dans l’aéronef. Ces images représentent l’objet susceptible d’être visé par le faisceau lumineux. L’étape de détermination d’un angle de variation du faisceau lumineux peut alors comporter les sous-étapes suivantes : capture d’images successives de l’objet susceptible d’être visé par le faisceau lumineux à l’aide d’un dispositif de capture d’images embarqué dans l’aéronef, traitement de ces images par le calculateur, détermination des mouvements du faisceau lumineux sur l’objet suite au traitement de ces images, et détermination de l’angle de variation du faisceau lumineux en fonction de ces mouvements du faisceau lumineux sur l’objet. Le traitement de ces images par le calculateur permet ainsi de déterminer les mouvements du faisceau lumineux sur l’objet. Ce traitement d’images peut aussi être réalisé avec émission du faisceau lumineux, le traitement comporte une analyse des mouvements du point d’impact du faisceau sur l’objet afin de déduire l’angle de variation du faisceau lumineux en intégrant d’une part les mouvements du générateur de faisceau et/ou de l’aéronef et d’autre part la divergence angulaire due au générateur de faisceaux. Ce traitement d’images peut aussi être réalisé sans émission du faisceau lumineux. Le traitement comporte l’analyse des mouvements d’un point de l’objet afin de déduire un angle de variation du faisceau lumineux dû uniquement aux mouvements de l’aéronef, la divergence angulaire due au générateur de faisceaux étant connue par ailleurs devant alors être ajoutée. Toutefois, la divergence angulaire due au générateur de faisceaux peut être négligée si elle représente un très faible pourcentage de l’angle de variation du faisceau lumineux dû uniquement aux mouvements de l’aéronef. Le dispositif de capture d’images peut être lié au générateur de faisceaux ou bien peut être indépendant de ce générateur de faisceaux, à savoir déporté et isolé de ce générateur de faisceaux sur l’aéronef. Par ailleurs, l'équipage de l’aéronef peut aussi estimer un angle de déviation dû uniquement aux mouvements de l’aéronef et correspondant de fait à la stabilité du faisceau lumineux pendant le vol, notamment en fonction des conditions météorologiques, de la vitesse et la direction du vent, et de son expérience. Cet angle de déviation dû uniquement aux mouvements de l’aéronef peut aussi varier selon que l’aéronef est en vol stationnaire ou en vol d’avancement. Dans ce cas, la divergence angulaire due au générateur de faisceaux peut être ajoutée ou négligée. La hauteur de l’aéronef par rapport au sol survolé est égale à la distance entre l’aéronef et le sol définie parallèlement à la direction de la gravité terrestre. Cette hauteur de l’aéronef peut être déterminée de différentes façons. La hauteur de l’aéronef par rapport au sol survolé peut être mesurée par un dispositif de mesure dédié tel qu’une radiosonde de l’aéronef. L’étape de détermination d’une hauteur dudit aéronef comporte ainsi une mesure de cette hauteur par un dispositif de mesure dédié de l’aéronef. L’étape de détermination d’une hauteur dudit aéronef peut aussi comporter une détermination de cette hauteur à l’aide d’un récepteur de localisation par d’un système de localisation satellites de l’aéronef et à l’aide d’une modélisation du terrain en trois dimensions ou d’une base de données du terrain. Le récepteur de localisation fournit une position de l’aéronef dans un repère terrestre, par exemple sous la forme de coordonnées en latitude, longitude et altitude par rapport à un niveau de référence, généralement le niveau de la mer. Le calculateur peut alors combiner la position de l’aéronef dans le repère terrestre et la modélisation du terrain en trois dimensions ou bien avec les informations de la base de données de terrain afin de déduire la hauteur de l’aéronef par rapport au sol survolé. La modélisation en trois dimensions du terrain peut être issue d’une base de données terrain ou être réalisée sensiblement en temps réel par le calculateur à l’aide d’informations fournies par exemple un capteur embarqué utilisant un laser et connu sous l’acronyme LIDAR pour la désignation en langue anglaise « LIght Detection And Ranging » ou bien suite à un traitement d’images fournies par une camera stéréoscopique ou par au moins deux caméras embarquées. Les dimensions de la zone couverte au sol peuvent être déterminées par l’intermédiaire du calculateur en fonction de la distance de sécurité NOHD , de l’angle de visée et de l’angle de variation du faisceau lumineux ainsi que de la hauteur de l’aéronef par rapport au sol. Dans ce but, l’étape de détermination des dimensions de la zone couverte au sol peut comporter les sous-étapes suivantes : détermination d’une distance de visée entre le générateur de faisceaux et le sol parallèlement à la ligne de visée du faisceau lumineux, comparaison de la distance de visée avec la distance de sécurité NOHD , détermination d’une zone couverte au sol de dimensions nulles si la distance de visée est supérieure ou égale à la distance de sécurité NOHD , et détermination des dimensions de la zone couverte au sol si la distance de visée est inférieure à la distance de sécurité NOHD . La distance de visée peut être calculée en fonction de l’angle de visée et de la hauteur de l’aéronef par rapport au sol. Le sinus de l’angle de visée est en effet égal au rapport de la hauteur de l’aéronef par rapport au sol par la distance de visée. Dans ce cas, on considère comme hypothèse que le sol est plat et horizontal, à savoir perpendiculaire à la direction de la gravité terrestre, entre le point au-dessus duquel se trouve l’aéronef et le point de contact potentiel du faisceau lumineux au sol. La distance de visée peut aussi être déterminée par un télémètre du générateur de faisceaux, notamment lorsque l’objet visé par le faisceau lumineux est au sol. La distance de visée peut également être calculée par le calculateur grâce à la position de l’aéronef dans un repère terrestre et à la modélisation du terrain en trois dimensions. Ensuite, la comparaison de la distance de visée avec la distance de sécurité NOHD , réalisée par le calculateur, permet de définir s’il y a potentiellement un risque pour les personnes au sol lié au faisceau lumineux. Si la distance de visée est supérieure ou égale à la distance de sécurité NOHD , l’énergie du faisceau lorsqu’il entre en contact avec le sol est inférieure ou égale au seuil d’énergie et il n’y adonc pas de risque de blessures pour les yeux des personnes au sol. La zone couverte au sol n’existe pas, ses dimensions sont donc nulles. Par contre, si la distance de visée est inférieure à la distance de sécurité NOHD , l’énergie du faisceau lorsqu’il entre en contact avec le sol est supérieure au seuil d’énergie et un risque de blessures pour les yeux des personnes au sol est bien réel. Les dimensions de la zone couverte au sol doivent être déterminées afin que l’opérateur en charge du générateur de faisceaux en soit informé et vérifie qu’aucune personne ne se trouve sur cette zone couverte au sol. Les dimensions de la zone couverte au sol peuvent être calculées par le calculateur en fonction de la distance de visée, de l’angle de visée et de l’angle de variation du faisceau lumineux, avec l’hypothèse que le sol est plat et horizontal entre le point survolé par l’aéronef et le point de contact potentiel du faisceau lumineux sur le sol. La zone couverte au sol a sensiblement la forme d’une ellipse projetée sur le sol et peut être caractérisée par deux axes. Une première longueur L1 d’un premier axe de la zone couverte au sol est telle que et une seconde longueur L2 d’un second axe de la zone couverte au sol peut être séparée en deux demi-longueurs L2 .1 et L2 .2, telle que et , avec Dv, la distance de visée, , l’angle de visée, , l’angle de variation du faisceau lumineux dû aux mouvements de l’aéronef, et sin, la fonction trigonométrique sinus. Les dimensions de la zone couverte au sol peuvent aussi être déterminées géométriquement par le calculateur grâce à l’angle de visée et à l’angle de variation du faisceau lumineux, à la position de l’aéronef et à la modélisation du terrain en trois dimensions. En effet, le calculateur peut effectuer un calcul vectoriel en trois dimensions pour construire la zone couverte au sol et déterminer alors ses dimensions. Le calculateur peut par exemple construire un cône représentant le faisceau lumineux, le demi-angle au sommet du cône étant égal à l’angle de variation du faisceau lumineux, le sommet du cône étant positionné sur la position de l’aéronef, et plus précisément du générateur de faisceaux, et un axe du cône étant orienté selon l’angle de visée. L’intersection du cône avec la modélisation du terrain en trois dimensions détermine la zone couverte au sol. Le calculateur peut ensuite de façon connue déterminer les dimensions de la zone couverte au sol. Les dimensions de la zone couverte au sol peuvent alors être affichées sur le dispositif de visualisation de l’aéronef afin que l’opérateur en charge du générateur de faisceaux en prenne connaissance et vérifie, si besoin, si des personnes sont présentes ou non sur la zone couverte au sol avant que le faisceau lumineux soit émis. Les valeurs de ces dimensions de la zone couverte au sol peuvent alors être affichées sur le dispositif de visualisation de l’aéronef, à savoir les valeurs de la première longueur L1 et de la seconde longueur L2. Les dimensions de la zone couverte au sol peuvent également être affichées sous forme graphique sur le dispositif de visualisation. La zone couverte au sol peut être représentée en surimpression d’une image représentant l’environnement de l’aéronef, par exemple une vue de dessus ou une vue en perspective. La zone couverte au sol peut aussi être représentée en surimpression d’une vue directe de l’environnement de l’aéronef, le dispositif de visualisation étant alors transparent ou semi transparent. L’image représentant l’environnement peut être issue d’une base de données, de la modélisation du terrain en trois dimensions ou encore d’images captées par une ou plusieurs caméras embarquées. Le dispositif de visualisation peut être un écran présent sur un tableau de bord de l’aéronef ou une partie d’un pare-brise ou d’une vitre de l’aéronef. Le dispositif de visualisation peut aussi être intégré à un casque, ou à la visière de ce casque, équipant l’opérateur en charge du générateur de faisceaux. La présente invention a aussi pour objet un système de détermination d’une zone couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef en vol. Ce système comporte : un générateur de faisceaux émettant ledit faisceau lumineux, au moins un instrument de mesure, un calculateur, et un dispositif de visualisation. Ce système de détermination de la zone couverte au sol peut ainsi mettre en œuvre le procédé de détermination d’une zone couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef en vol précédemment décrit. L’invention et ses avantages apparaîtront avec plus de détails dans le cadre de la description qui suit avec des exemples de réalisation donnés à titre illustratif en référence aux figures annexées qui représentent : la , un aéronef muni d’un système de détermination d’une zone couverte au sol selon l’invention, la , un schéma synoptique d’un procédé de détermination d’une telle zone couverte au sol selon l’invention, la , un schéma représentant la zone couverte au sol, et les figures 4 à 6, des images de l’affichage de la zone couverte au sol sur un dispositif de visualisation de l’aéronef. Les éléments présents dans plusieurs figures distinctes sont affectés d’une seule et même référence. La représente un aéronef 1 muni d’un système 10 de détermination d’une zone 55 couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis l’aéronef 1 en vol. Ce système 10 comporte un générateur de faisceaux 11 émettant le faisceau lumineux, un calculateur 13, et un dispositif de visualisation 15. Le dispositif de visualisation 15 peut être un écran 16 agencé sur un tableau de bord 5 de l’aéronef 1. Le dispositif de visualisation 15 peut aussi être intégré à un casque 7 d’un opérateur 2 en charge du générateur de faisceaux 11, et projeter des images sur une visière 17 du casque 7. La visière 17 est transparente ou semi-transparente et permet d’avoir une vision directe du paysage extérieur à l’aéronef 1. Le dispositif de visualisation 15 permet ainsi d’afficher des images sur la visière 17 en surimpression de cette vision directe du paysage extérieur à l’aéronef 1. Le dispositif de visualisation 15 peut aussi être une partie du parebrise de l’aéronef 1 ou encore une tablette numérique embarquée dans l’aéronef, voire tout autre moyen d’affichage. Le générateur de faisceaux 11 peut être utilisé par l’opérateur 2 pour diriger un faisceau lumineux en direction un objet 50 afin de pointer cet objet 50 ou afin de le désigner comme cible pour un projectile utilisant le faisceau lumineux pour se guider jusqu’à l’objet 50. L’objet 50 peut être au sol, par exemple un véhicule ou un bâtiment, ou en l’air, par exemple un aéronef. Le faisceau lumineux peut être visible ou non visible par l’œil humain selon la ou les longueurs d’ondes composant ce faisceau lumineux. Le faisceau lumineux peut comporter une succession d’impulsions lumineuses ou bien être un faisceau lumineux continu. Le calculateur 13 peut comprendre par exemple au moins un processeur et au moins une mémoire, au moins un circuit intégré, au moins un système programmable, au moins un circuit logique, ces exemples ne limitant pas la portée donnée à l’expression calculateur. Le terme processeur peut désigner aussi bien une unité centrale de traitement connue sous l’acronyme CPU, une unité graphique de traitement GPU, une unité digitale connue sous l’acronyme DSP, un microcontrôleur… Le système 10 de détermination d’une zone 55 couverte au sol peut comporter un ou plusieurs instruments 21-28, tels que des instruments de mesures, des capteurs ou des caméras, transmettant des signaux analogiques ou numériques, sous forme électrique ou optique, au calculateur 13. Le calculateur 13 est relié par une liaison filaire ou une liaison sans fil au générateur de faisceaux 11 et peut aussi être relié par une liaison filaire ou une liaison sans fil à chaque instrument 21-28. Le générateur de faisceaux 11 peut également être éventuellement relié par une liaison filaire ou une liaison sans fil à chaque instrument 21-28. Par exemple, le système 10 peut comporter un instrument de mesure 21, tel un visibilimètre, dédié à une mesure de la visibilité de l’opérateur 2 depuis l’aéronef 1. Cette visibilité est définie par une distance, généralement exprimée en kilomètre, jusqu’à laquelle l’opérateur 2 peut distinguer un objet, tel qu’un autre aéronef, un véhicule ou un bâtiment par exemple. Le système 10 peut comporter un capteur d’énergie 22 muni d’une surface de mesure sensible à la lumière, comportant par exemple des photodiodes, et destiné à mesurer l’énergie lumineuse que reçoit la surface de mesure. Le système 10 peut également comporter une centrale inertielle 23 et/ou un récepteur de localisation 24 d’un système de localisation par satellites. La centrale inertielle 23 et/ou le récepteur de localisation 24 s peuvent également être intégrés au générateur de faisceaux 11 afin de déterminer d’une part les mouvements du générateur de faisceaux 11 caractérisant sa stabilité et d’autre part un angle de visée α du faisceau lumineux défini entre la ligne de visée, à savoir la direction suivie par le faisceau lumineux, et un plan horizontal perpendiculaire à la direction de la gravité terrestre. En effet, la centrale inertielle 23 peut mesurer notamment des accélérations angulaires à partir desquelles les mouvements de l’aéronef 1 et du générateur de faisceaux 11 peuvent être déduits. Le récepteur de localisation 24 fournit une position de l’aéronef 1 dans un repère terrestre, les variations de cette position définissant les mouvements de l’aéronef 1 et du générateur de faisceaux 11. La connaissance des mouvements du générateur de faisceaux 11, indépendamment des mouvements de l’aéronef 1, permet d’en déduire un angle de variation du faisceau lumineux en ajoutant la déviation angulaire due aux mouvements de l’aéronef en vol avec la divergence angulaire due au générateur de faisceaux 11 lui-même. Toutefois, la part due au générateur de faisceaux 11 est très faible relativement à la part due aux mouvements de l’aéronef et peut éventuellement être négligée. L’angle de variation Δα du faisceau lumineux est défini de part et d’autre de la ligne de visée. Le système 10 peut comporter un système électro-optique 25 permettant de mesurer la stabilité du générateur de faisceaux 11 et d’en déduire l’angle de variation Δα du faisceau lumineux. Le système 10 peut comporter au moins un dispositif de capture d’images 26, tel qu’une caméra ou un appareil photographique, embarqué dans l’aéronef 1. Le calculateur 13 permet de déterminer, par un traitement de plusieurs images captées successivement par un dispositif de capture d’images 26, les mouvements du faisceau lumineux sur l’objet 50 et d’en déduire l’angle de variation Δα du faisceau lumineux. Le système 10 peut comporter une radiosonde 27 mesurant une hauteur H de l’aéronef 1, selon une direction verticale, parallèle à la direction de la gravité terrestre, par rapport au sol survolé. Le système 10 peut comporter un capteur 28 de type LIDAR permettant de scanner l’environnement de l’aéronef 1 avec un faisceau laser et de détecter des objets, des obstacles et le relief du terrain. Le calculateur 13 peut alors en fonction des informations fournies par le capteur 28 de type LIDAR réaliser sensiblement en temps réel une modélisation en trois dimensions du terrain. Le calculateur 13 peut également réaliser sensiblement en temps réel une telle modélisation en trois dimensions du terrain à l’aide d’images fournies par un dispositif de capture d’images 26 si celui-ci est stéréoscopique ou à l’aide des images de deux dispositifs de capture d’images 26. Une modélisation en trois dimensions du terrain peut aussi être stockée dans une mémoire reliée ou intégrée au calculateur 13, par exemple sous la forme d’une base de données de terrain. Le dispositif 10 de détermination d’une zone 55 couverte au sol est configuré pour mettre en œuvre un procédé de détermination d’une telle zone 55 dont un schéma synoptique est représenté sur la . Ce procédé de détermination d’une telle zone 55 comporte les étapes suivantes. Tout d’abord, la valeur d’un coefficient C5 est déterminée par le générateur de faisceaux 11 au cours d’une étape de détermination 110. La valeur de ce coefficient C5 est alors fournie au calculateur 13 par le générateur de faisceaux 11. Ce coefficient C5 est relatif à une durée d’émission du faisceau lumineux et est donc lié uniquement au faisceau lumineux tel qu’il est émis par le générateur de faisceaux 11. Le coefficient C5 est fonction du nombre d’impulsions que peut éventuellement comporter le faisceau lumineux et de la durée d’émission du faisceau lumineux. Ainsi, si le faisceau lumineux comporte une seule impulsion, le coefficient C5 est défini égal à 1. Si le faisceau lumineux est formé par une succession d’impulsions lumineuses, le coefficient C5 est inférieur à 1. Le générateur de faisceaux 11 calcule la valeur du coefficient C5 en fonction de la fréquence d’impulsions et de la durée d’émission, par exemple selon une loi ou un tableau stocké dans une mémoire du générateur de faisceau 11 et transmet un signal porteur de cette valeur au calculateur 13. Par exemple, pour une fréquence d’impulsions égale à 20 Hz, le coefficient C5 est égal à 0,26 pour une durée d’émission du faisceau lumineux de 10 secondes, alors que le coefficient C5 est égal à 0,15 pour une durée d’émission du faisceau lumineux de 100 secondes. Pour cette même fréquence, le coefficient C5 est égal à 0,47 pour une durée d’émission du faisceau lumineux de 1 seconde, alors que le coefficient C5 est égal à 0,40 pour une durée d’émission du faisceau lumineux de 2 secondes. Un coefficient d’atténuation du faisceau lumineux est déterminé par le calculateur 13 au cours d’une étape de détermination 120. Ce coefficient d’atténuation caractérise les dispersions de l’énergie du faisceau lumineux lorsque le faisceau se déplace dans l’air jusqu’à l’objet 50 et au-delà de l’objet 50. Le coefficient d’atténuation est notamment fonction de la visibilité V que peut avoir un opérateur 2 ou un pilote situé à bord de l’aéronef 1, de la longueur d’onde λ du faisceau lumineux et d’un taux q de distribution des particules présentes dans l’air selon la formule suivante : . Le taux de distribution des particules présentes dans l’air est lui-même fonction de la visibilité et est par exemple défini selon la relation: . L’étape de détermination 120 d’un coefficient d’atténuation comporte alors un calcul du coefficient d’atténuation en fonction de la visibilité dans l’air depuis l’aéronef 1, de la longueur d’onde du faisceau lumineux et du taux de distribution de particules présentes dans l’air. La longueur d’onde du faisceau lumineux est une caractéristique du faisceau lumineux et est donc connue, et est par exemple stockée dans une mémoire reliée ou intégrée au calculateur 13. La longueur d’onde du faisceau lumineux peut aussi être fournie par le générateur de faisceaux 11. L’étape de détermination 120 d’un coefficient d’atténuation peut comporter une mesure de la visibilité à l’aide de l’instrument de mesure 21 dédié, l’instrument de mesure 21 transmettant un signal porteur de cette valeur de la visibilité au calculateur 13 qui peut alors calculer la valeur du coefficient d’atténuation en appliquant les formules précédemment citées. Les formules sont stockées dans une mémoire reliée ou intégrée au calculateur 13. L’étape de détermination 120 d’un coefficient d’atténuation peut aussi comporter une estimation de la visibilité effectuée par l’opérateur 2. L’opérateur 2 fournit alors la valeur de la visibilité au calculateur 13 à l’aide d’un moyen de saisie usuel, tel qu’un clavier numérique ou une dalle tactile par exemple, transmet un signal porteur de cette valeur de la visibilité au calculateur 13. Le calculateur 13 peut alors calculer la valeur du coefficient d’atténuation en appliquant les formules précédemment citées. L’étape de détermination 120 d’un coefficient d’atténuation peut également comporter une mesure d’une énergie lumineuse effectuée à l’aide du capteur d’énergie 22. L’énergie P R reçue par le capteur d’énergie 22 peut s’écrire selon la formule suivante : , avec: A R , superficie de la surface de mesure du capteur d’énergie 22, R R , distance entre le capteur d’énergie 22 et l’objet 50, P T , énergie initiale du faisceau lumineux, , angle d’incidence du faisceau lumineux sur l’objet 50, D T , diamètre initiale du faisceau lumineux sortant du générateur de faisceaux 11, , angle de divergence ou divergence du faisceau lumineux dû au générateur de faisceaux 11, R T , distance entre le générateur de faisceaux 11 et l’objet 50, , albédo de l'objet 50, A T , superficie du point d’impact du faisceau sur l’objet 50, , angle entre la normale de la surface de l’objet 50 et la surface de mesure du capteur d’énergie 22, et , coefficient d’atténuation. Cette formule peut être simplifiée en considérant que : la taille de l’objet 50 est supérieure au diamètre du faisceau lumineux, à savoir que la totalité du faisceau lumineux impacte l’objet 50, le faisceau lumineux touche l’objet 50 et la surface de mesure du capteur d’énergie 22 de façon sensiblement perpendiculaire, donc avec une incidence nulle, à savoir que , le capteur d’énergie 22 ne résout pas le faisceau lumineux, à savoir que la superficie A R de la surface de mesure du capteur d’énergie 22 est supérieure ou égale à la section du faisceau lumineux. De plus, le capteur d’énergie 22 étant embarqué sur l’aéronef 1, la distance entre le générateur de faisceaux 11 et l’objet 50 est égale à la distance entre le capteur d’énergie 22 et l’objet 50, à savoir que R T = R R . L’énergie P R reçue par le capteur d’énergie 22 peut alors s’écrire selon la formule simplifiée suivante : . Selon une première variante, lorsque tous les paramètres intervenant dans cette formule sont connus, à l’exception du coefficient d’atténuation , une seule mesure de l’énergie P R captée par le capteur d’énergie 22 est suffisante pour en déduire la valeur du coefficient d’atténuation . Selon une seconde variante,, sans la connaissance de ces paramètres, deux mesures de l’énergie P R captée par le capteur d’énergie 22 effectuées avec deux distances R R différentes entre le capteur d’énergie 22 et l’objet 50 sont nécessaire pour en déduire la valeur du coefficient d’atténuation . En effet, la superficie A R de la surface de mesure du capteur d’énergie 22, l’énergie initiale P T du faisceau lumineux et l’albédo de l'objet 50 sont constantes pour un faisceau lumineux donné dirigé vers un objet 50 donné et capté par un capteur d’énergie 22. Dès lors, la seule connaissance de la distance R R entre le capteur d’énergie 22 et l’objet 50 sur ces deux mesures est suffisante pour en déduire le coefficient d’atténuation par résolution de l’équation suivante : . Ces deux distances R R entre le capteur d’énergie 22 et l’objet 50 relatives à ces deux mesures peuvent être déterminées par exemple par un télémètre embarqué dans l’aéronef 1, voire intégré au générateur de faisceaux 11. Les étapes de détermination 110 et 120 peuvent être réalisées de façon séquentielle ou bien en parallèle, à savoir sensiblement simultanément. Ensuite, la distance de sécurité NOHD relative au faisceau lumineux est déterminée par le calculateur 13 au cours d’une étape de détermination 130 en fonction du coefficient C5 et du coefficient d’atténuation . Cette distance de sécurité NOHD permet à l’opérateur 2 d’estimer s’il y a un risque de blesser des personnes au sol aux yeux, la distance de sécurité NOHD étant la distance correspondant à un seuil d’énergie MPE au dessus duquel le faisceau lumineux est susceptible de provoquer des blessures aux yeux humains. Un seuil nominal d’énergie est défini dans des tables accompagnant des normes de sécurité relatives aux faisceaux lumineux, et peut varier en fonction notamment de la longueur d'onde du faisceau lumineux. La valeur du seuil nominal d’énergie fournie par ces tables est multipliée par le coefficient C5 pour obtenir la valeur du seuil d’énergie MPE à prendre en compte. Ces tables sont par exemple stockées dans une mémoire reliée ou intégrée au calculateur 13. Le seuil d’énergie MPE est défini en fonction de la distance de sécurité NOHD et du coefficient d’atténuation selon la relation suivante : , avec : MPE, le seuil d’énergie, NOHD, la distance de sécurité , le coefficient d’atténuation, P T , l’énergie initiale du faisceau lumineux, D T , le diamètre du faisceau laser au niveau du générateur de faisceaux 11, , angle de divergence du faisceau lumineux dû au générateur de faisceaux 11, et π, la constante d'Archimède. Dès lors, l’étape de détermination 130 d’une distance de sécurité NOHD comporte la résolution de cette équation, par le calculateur 13 par itération ou par d’autres méthodes de résolution connues, afin de déterminer la distance de sécurité NOHD réellement applicable en fonction des conditions rencontrées, au travers du coefficient d’atténuation , et des caractéristiques MPE , C5 , P T , D T et du faisceau lumineux utilisé. L’angle de visée α du faisceau lumineux émis depuis l’aéronef 1 en vol est déterminé au cours d’une étape de détermination 140. L’angle de visée α peut être déterminé et fourni par le générateur de faisceaux 11 au calculateur 13, en fonction de signaux transmis par la centrale inertielle 23 et/ou par le récepteur de localisation 24. L’angle de visée α peut aussi être déterminé par le calculateur 13 en fonction de signaux transmis par le générateur de faisceaux 11 et/ou de signaux transmis par la centrale inertielle 23 et/ou par le récepteur de localisation 24. L’angle de variation Δα du faisceau lumineux émis depuis l’aéronef 1 en vol est déterminé au cours d’une étape de détermination 150. L’angle de variation Δα du faisceau lumineux peut être déterminé et fourni par le générateur de faisceaux 11, en fonction de signaux transmis par le système électro-optique 25, la centrale inertielle 23 et/ou le récepteur de localisation 24. L’angle de variation Δα peut aussi être déterminé par le calculateur 13 en fonction de signaux transmis par le générateur de faisceaux 11 et/ou en fonction de signaux transmis par le système électro-optique 25, la centrale inertielle 23 et/ou le récepteur de localisation 24. L’angle de variation Δα du faisceau lumineux peut encore être déterminé par le calculateur 13 à l’aide d’images captées par ledit au moins un dispositif de capture d’images 26. Dans ce cas, l’étape de détermination 150 de l’angle de variation Δα comporte alors les sous-étapes suivantes : capture 151 d’images successives d’un objet 50 susceptible d’être visé par le faisceau lumineux à l’aide d’un dispositif de capture d’images 26 embarqué dans l’aéronef 1, traitement 152 de ces images par le calculateur 13, détermination 153 des mouvements du faisceau lumineux sur l’objet 50 suite au traitement des images, et détermination 154 de l’angle de variation Δα du faisceau lumineux en fonction des mouvements du faisceau lumineux sur l’objet 50. Par ailleurs, la hauteur de l’aéronef 1 par rapport au sol survolé est égale à la distance entre l’aéronef 1 et le sol définie parallèlement à la direction de la gravité terrestre. Cette hauteur de l’aéronef 1 peut être déterminée de différentes façons. La hauteur H de l’aéronef 1 par rapport au sol survolé est déterminée au cours d’une étape de détermination 160. L’étape de détermination 160 de la hauteur H peut comporter une mesure de la hauteur par la radiosonde 27. La hauteur H peut aussi comporter une détermination de la hauteur H par le calculateur 13 à l’aide d’une modélisation du terrain en trois dimensions et d’informations de position de l’aéronef 1 fournies par le récepteur de localisation 24. Les étapes de détermination 130, 140, 150 et 160 peuvent être réalisées de façon séquentielle ou bien en parallèle, à savoir sensiblement simultanément. Les dimensions de la zone 55 peuvent alors être déterminées au cours d’une étape de détermination 170 par l’intermédiaire du calculateur 13 en fonction de la distance de sécurité NOHD , de l’angle de visée et de l’angle de variation du faisceau lumineux ainsi que de la hauteur H de l’aéronef 1 par rapport au sol. L’étape de détermination 170 des dimensions de la zone 55 peut comporter plusieurs sous-étapes. Une distance de visée Dv entre le générateur de faisceaux et le sol est déterminée au cours d’une sous-étape de détermination 171, la distance de visée Dv étant définie parallèlement à la ligne de visée du faisceau lumineux. La distance de visée Dv peut être calculée par le calculateur 13 en fonction de l’angle de visée α et de la hauteur H de l’aéronef 1. En effet, l’angle de visée α sépare la ligne de visée du faisceau lumineux et un plan horizontal, comme indiquée sur la . De plus, la hauteur H est définie verticalement, donc perpendiculairement au plan horizontal entre l’aéronef 1 et le sol. Dès lors, en considérant que le sol est plat et horizontal, comme représenté sur la , la distance de visée Dv peut être déterminée par la formule suivante : . Par ailleurs, quelle que soit le relief du sol, la distance de visée Dv peut aussi être déterminée par un télémètre embarqué dans l’aéronef 1, voire intégré au générateur de faisceaux 11. La distance de visée Dv peut aussi être calculée par le calculateur 13 en fonction de la position de l’aéronef 1, fournie par le récepteur de localisation 24, et à l’aide de la modélisation du terrain en trois dimensions. Ensuite, la distance de visée Dv est comparée avec la distance de sécurité NOHD à l’aide du calculateur 13 au cours d’une sous-étape de comparaison 172 afin de déterminer si un risque de blessures pour des personnes au sol existe réellement. Ainsi, si la distance de visée Dv est supérieure ou égale à la distance de sécurité NOHD , il n’y a aucun risque de blessures aux yeux pour les personnes au sol. De fait, au cours d’une sous-étape de détermination 173, il est déterminé que les dimensions de la zone 55 sont nulles, aucune zone au sol ne présentant de risques. Dans le cas contraire, à savoir lorsque la distance de visée Dv est inférieure à la distance de sécurité NOHD , il y a un risque pour les personnes au sol susceptibles de subir des blessures aux yeux provoquées par le faisceau lumineux. Les dimensions non nulles de la zone 55 sont alors déterminées au cours d’une sous-étape de détermination 174. En considérant que le sol est plat et horizontal entre le point survolé par l’aéronef 1 et le point de contact potentiel du faisceau lumineux sur le sol, les dimensions de la zone 55 peuvent être calculées à l’aide du calculateur 13 en fonction de la distance de visée Dv, de l’angle de visée α et de l’angle de variation du faisceau lumineux. La zone 55 a sensiblement la forme d’une ellipse projetée sur le sol comme représenté sur la . Une première longueur L1 est ainsi définie selon un premier axe de la zone 55 et une seconde longueur L2 est définie selon un second axe de la zone 55, le second axe étant perpendiculaire au premier axe. En se basant sur la figure 4 qui est une vue de dessus, le calculateur 13 peut calculer la première longueur L1 avec la relation suivante : , avec sin, la fonction trigonométrique sinus. La seconde longueur L2 peut quant à elle être séparée en deux demi-longueurs L2 . 1 et L2 . 2, calculées par le calculateur 13, comme indiqué sur les figures 3 et 4, de sorte que : et . Les dimensions de la zone 55 peuvent aussi être déterminées de façon géométrique par le calculateur 13 à l’aide de l’angle de visée α et de l’angle de variation du faisceau lumineux, de la position de l’aéronef 1 dans le repère terrestre et de la modélisation du terrain en trois dimensions. L’étape de détermination 160 de la hauteur H de l’aéronef 1 par rapport au sol survolé est dans ce cas remplacée par une étape de détermination de la position de l’aéronef 1 dans le repère terrestre. Le calculateur 13 peut construire la zone 55 comme étant l’intersection d’un cône 30 représentant le faisceau lumineux avec le sol, représenté par la modélisation du terrain en trois dimensions. Le cône 30 représentant le faisceau lumineux est défini par un demi-angle au sommet égal à l’angle de variation , et son sommet est positionné à la position du générateur de faisceaux 11, un axe 31 du cône 30 passant par le sommet étant orienté selon l’angle de visée α par rapport à un plan horizontal. Ce cône 30 est représenté sur la selon une vue de côté. Une fois la zone 55 définie sur la modélisation du terrain, le calculateur 13 peut déterminer les dimensions de la zone 55. Enfin, les de la zone 55 peuvent être affichées sur le dispositif de visualisation 15 au cours d’une étape d’affichage 200. L’opérateur 2 en charge du générateur de faisceaux 11 peut alors vérifier si des personnes sont présentes ou non sur la zone 55 avant que le faisceau lumineux soit émis. Les dimensions de la zone 55 peuvent à cet effet être affichées sur le dispositif de visualisation 15 sous la forme des valeurs de ces dimensions de la zone 55, à savoir les valeurs de la première longueur L1 et de la seconde longueur L2. Ces informations sont pertinentes en particulier lorsque l’objet 50 est au sol, cet objet 50 étant alors situé sensiblement au centre de la zone 55. L’opérateur 2 prend ainsi conscience de la superficie susceptible d’être illuminée par le faisceau lumineux autour de l’objet 50. Les dimensions de la zone 55 peuvent également être affichées sous forme graphique sur le dispositif de visualisation 15 comme représentées sur les figures 4 à 6. La zone 55 peut être représentée en surimpression d’une image représentant l’environnement de l’aéronef 1, par exemple une vue de dessus comme représentée sur la ou une vue latérale comme représentée sur les figures 5 et 6, le dispositif de visualisation 15 étant par exemple l’écran 16. La zone 55 peut aussi être représentée en surimpression d’une vue directe de l’environnement de l’aéronef 1, le dispositif de visualisation 15 étant par exemple intégré au casque 7 de l’opérateur 2. Naturellement, la présente invention est sujette à de nombreuses variations quant à sa mise en œuvre. Bien que plusieurs modes de réalisation aient été décrits, on comprend bien qu’il n’est pas concevable d’identifier de manière exhaustive tous les modes possibles. Il est bien sûr envisageable de remplacer un moyen décrit par un moyen équivalent sans sortir du cadre de la présente invention. Procédé de détermination d’une zone (55) couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef (1) en vol, ledit aéronef (1) comportant : un générateur de faisceaux (11) émettant ledit faisceau lumineux, un calculateur (13), et un dispositif de visualisation (15), caractérisé en ce que ledit procédé comporte les étapes suivantes : détermination (110) d’un coefficient ( C5 ) relatif à une durée d’émission dudit faisceau lumineux, détermination (120) d’un coefficient d’atténuation dudit faisceau lumineux dans l’air, détermination (130) d’une distance de sécurité ( NOHD ) relative audit ledit faisceau lumineux en fonction dudit coefficient ( C5 ) et dudit coefficient d’atténuation par l’intermédiaire dudit calculateur (13), détermination (140) d’un angle de visée dudit faisceau lumineux émis depuis ledit aéronef (1) en vol, détermination (150) d’un angle de variation dudit faisceau lumineux émis depuis ledit aéronef (1) en vol, détermination (160) d’une hauteur dudit aéronef (1) par rapport au sol survolé, détermination (170) des dimensions de ladite zone (55) par l’intermédiaire dudit calculateur (13) en fonction de la distance de sécurité ( NOHD ), de l’angle de visée et de l’angle de variation du faisceau lumineux ainsi que de ladite hauteur dudit aéronef (1) par rapport au sol, affichage (200) desdites dimensions de ladite zone (55) sur ledit dispositif de visualisation (15). Procédé selon la revendication 1, caractérisé en que, ledit faisceau lumineux comporte une seule impulsion et ledit coefficient ( C5 ) est défini égal à 1 ou le faisceau lumineux est formé par une succession d’impulsions lumineuses, ledit coefficient ( C5 ) étant inférieur à 1 et calculé en fonction d’une fréquence d’impulsions et d’une durée d’émission dudit faisceau lumineux, ou ledit faisceau lumineux est continu et ledit coefficient C5 n’est pas pris en compte. Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que ladite détermination (120) d’un coefficient d’atténuation comporte un calcul du coefficient d’atténuation en fonction d’une visibilité dans l’air depuis ledit aéronef (1), d’une longueur d’onde dudit faisceau lumineux et d’un taux de distribution de particules présentes dans l’air. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en que ladite détermination (120) d’un coefficient d’atténuation comporte une mesure de ladite visibilité par un instrument de mesure (21) dédié ou une estimation de ladite visibilité par un opérateur. Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que ladite détermination (120) d’un coefficient d’atténuation comporte une mesure d’une énergie lumineuse avec un capteur d’énergie (22). Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en que ladite détermination (130) d’une distance de sécurité ( NOHD ) comporte la résolution de la relation suivante : , avec : MPE, un seuil d’énergie en dessous duquel il n’y a pas de risque de blessure pour les yeux humains, NOHD, ladite distance de sécurité , ledit coefficient d’atténuation, P T , une énergie initiale du faisceau lumineux, D T , un diamètre du faisceau laser au niveau dudit générateur de faisceaux (11), , un angle de variation du faisceau au niveau dudit générateur de faisceaux (11), et π, la constante d'Archimède. Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en que ledit angle de visée dudit faisceau lumineux est défini entre la direction suivie par ledit faisceau lumineux et un plan horizontal perpendiculaire à la direction de la gravité terrestre et est déterminé par ledit générateur de faisceaux (11), ledit générateur de faisceaux (11) comportant une centrale inertielle (23) et/ou un récepteur de localisation (24) d’un système de localisation par satellites. Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en que ladite détermination (150) d’un angle de variation dudit faisceau lumineux comporte une mesure des mouvements dudit générateur de faisceaux (11) à l’aide d’au moins un dispositif de mesure (23-25) de stabilité dudit générateur de faisceaux (11), ledit au moins un dispositif de mesure (23-25) étant choisi parmi un système électro-optique (25), une centrale inertielle (23) et un récepteur de localisation (24) d’un système de localisation par satellites. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit générateur de faisceaux (11) comportant au moins deux dispositifs de mesure (23-25), ledit angle de variation du faisceau lumineux est déterminé en combinant les mesures desdits au moins deux dispositifs de mesure (23-25). Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en que ladite détermination (150) d’un angle de variation dudit faisceau lumineux comporte les sous-étapes suivantes : capture (151) d’images successives d’un objet (50) susceptible d’être visé par ledit faisceau lumineux à l’aide d’un dispositif de capture d’images (26) embarqué dans ledit aéronef (1), traitement (152) desdites images par ledit calculateur (13),, détermination (153) des mouvements dudit faisceau lumineux sur ledit objet (50) suite audit traitement desdites images, et détermination (154) dudit angle de variation dudit faisceau lumineux en fonction desdits mouvements dudit faisceau lumineux sur ledit objet (50). Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en que ladite détermination (160) d’une hauteur dudit aéronef (1) comporte une mesure de ladite hauteur par un dispositif de mesure (27) dédié dudit aéronef (1) ou bien une détermination de ladite hauteur à l’aide d’un récepteur de localisation (24) d’un système de localisation par satellites dudit aéronef (1) et à l’aide d’une modélisation du terrain en trois dimensions. Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que ladite étape de détermination (170) des dimensions de ladite zone (55) comporte les sous-étapes suivantes : détermination (171) d’une distance de visée entre le générateur de faisceaux et le sol parallèlement à la ligne de visée du faisceau lumineux, comparaison (172) de la distance de visée avec la distance de sécurité ( NOHD ), détermination (173) d’une zone (55) de dimensions nulles si la distance de visée est supérieure ou égale à la distance de sécurité ( NOHD ), et détermination (174) des dimensions de ladite zone (55) si la distance de visée est inférieure à la distance de sécurité ( NOHD ). Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que ladite distance de visée est calculée par ledit calculateur (13) grâce audit angle de visée ( ) et à ladite hauteur (H) dudit aéronef (1) par rapport au sol, selon la relation , le sol étant considérée plat et horizontal, avec Dv, ladite distance de visée, , ledit angle de visée, H, ladite hauteur dudit aéronef (1) par rapport au sol, et sin, la fonction trigonométrique sinus. Procédé selon l’une quelconque des revendications 12 à 13, caractérisé en ce que lesdites dimensions de ladite zone (55) sont calculées par ledit calculateur (13) en fonction de ladite distance de visée (Dv), dudit angle de visée ( ) et dudit angle de variation ( ) dudit faisceau lumineux, le sol étant considéré plat et horizontal, ladite zone 55 étant caractérisée par deux axes, une première longueur ( L1 ) d’un premier axe étant telle que , une seconde longueur ( L2 ) d’un second axe comportant deux demi-longueurs ( L2 . 1 ) et ( L2 . 2 ), telles que et , avec Dv, ladite distance de visée, , ledit angle de visée, , ledit angle de variation, et sin, la fonction trigonométrique sinus. Procédé selon quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que ladite zone (55) est déterminée géométriquement par ledit calculateur (13) en fonction dudit angle de visée et dudit angle de variation dudit faisceau lumineux, d’une position dudit aéronef (1) et d’une modélisation du terrain en trois dimensions, ledit calculateur (13) définissant ladite zone (55) comme étant une intersection d’un cône représentant ledit faisceau lumineux avec la modélisation en trois dimensions du terrain, un angle au sommet dudit cône étant égal audit angle de variation dudit faisceau lumineux, le sommet dudit cône étant positionnée sur ladite position dudit aéronef (1) et un axe dudit cône étant orienté selon ledit angle de visée, ledit calculateur (13) déterminant les dimensions de ladite zone (55). Procédé selon la revendication l’une quelconque des revendications 1 à 15 caractérisé en ce que lors de ladite étape d’affichage (200), les valeurs desdites dimensions de ladite zone (55) sont affichées sur ledit dispositif de visualisation (15). Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en que lors de ladite étape d’affichage (200), lesdites dimensions de ladite zone (55) sont affichées sous forme graphique sur ledit dispositif de visualisation (15), ladite zone (55) étant représentée en surimpression d’une image représentant l’environnement dudit aéronef (1) ou en surimpression d’une vue directe dudit environnement dudit aéronef (1). Système (10) de détermination d’une zone (55) couverte au sol par un faisceau lumineux émis depuis un aéronef (1) en vol, ledit système (10) comportant : un générateur de faisceaux (11) émettant ledit faisceau lumineux, au moins un instrument de mesure (21-28), un calculateur (13), et un dispositif de visualisation (15), caractérisé en ce que ledit système (10) est configuré pour la mise en œuvre du procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 17.