Il existe de nombreux dispositifs d'étanchéité pour couronne de remontoir d'un mouvement d'horlogerie, qui ne donnent toutefois pas satisfaction pour des montres extra-plates, soit d'une épaisseur inférieure à 4 mm. qui de ce fait comportent des bottes ou des carrures très minces. En effet, ces dispositifs connus par exemple des brevets CH 250.115, CH 448. 903, CH 496.273, DE-A-2.033.125 ou US-A-3.525.211 prévoient tous une douille ou un canon entourant la tige du remontoir ce qui en augmente grande- ment le diamètre et oblige donc à avoir une carrure épaisse. D'autres dispositifs connus présentent un joint logé dans une gorge circulaire de la tige du remontoir. Dans de telles réalisations, on augmente la longueur de la tige de remontoir, son diamètre à l'endroit de la gorge étant trop faible pour être percé et d'autre part l'épais- seur radiale de la carrure doit être augmentée pour per- mettre un déplacement du joint suivant les déplacements axiaux de la couronne de remontoir. Il existe encore les dispositifs d'étanchéité décrits dans les brevets CH 252.164 et CH 210.633 qui comportent un paquetage d'étanchéité de forme tubulaire, en une pièce ou formé par l'empilage de plusieurs rondelles, logé dans un chambrage uciné dans la boite. Les dimensions ec l'é- lasticité de ce paquetage sont telles que lorsque la tige de remontoir est introduite dans celui-ci, l'étanchéité entre cette tige et la boîte soit assurée par compression du paquetage. Dans ces exécutions une bague chassée à force dans l'extrémité extérieure du logement maintient le paquetage en place. Ces dispositifs présentent plusieurs inconvénients a) Le joint ou paquetage ne peut pas être changé sans retirer la bague chassée. Ceci nécessite un outillage spécial et une main d'oeuvre qualifiée. De plus, pour des montres en or le risque d'endommager la boîte pendant cette opération est grand. b) Pour des montres extra-plates ces dispositifs ne peu- vent pas être utilisés. En effet, la bague de maintien du paquetage est tellement petite, par exemple d'un diamètre extérieur de 1,7 mm. et d'une épaisseur de 0,2 mm. que sa fixation sur la boîte par chassage est impossible. Les tolérances qui sont nécessaires pour un tel chassage sur le diamètre du logement et le diamètre de la bague devenant en effet impossible à respecter. De plus, dans le cas de boîtiers en or ou en métaux précieux la bague doit également être en or ou en métal précieux pour éviter des phénomènes de corrosion et pour de si faibles dimensions cette bague ne présente plus une résistance suffisante pour permettre un chassage sans qu'elle ne subisse des déformations. Enfin, selon les instructions concernant l'applica- tion de la législation suisse sur le contrôle des métaux précieux, il est impératif que toute pièce formant un tout avec une boîte de montre soit réalisée dans le même maté- riau, métal et titrage. Pour toutes ces raisons, les très anciens dispositifs connus de ces deux brevets suisses ne peuvent pas être uti- lisés pour assurer l'étanchéité d'une boîte de montre en métal précieux extra-plate et un organe de commande, pous- soir ou remontoir. La présente invention a pour objet un dispositif miniature d'étanchéité entre un organe de commande exté- rieur et une boîte de montre extra-plate en métal précieux comprenant un joint entourant la tige de l'organe de com- mande logé dans un évidement pratiqué dans la boîte ou la carrure sur une certaine largeur du perçage donnant passage à cette tige, caractérisé en ce que le joint est un joint torique très souple, en ce que l'évidement dans lequel est logé le joint est constitué par une gorge présentant une profondeur approximativement égale à sa hauteur, en ce que la hauteur de cette gorge est inférieure à un tiers de l'épaisseur de la boîte ou de la carrure, et en ce que cette gorge est délimitée de ses deux côtés par une partie faite dans le même métal que la boîte et monolytique avec celle-ci. Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple deux formes d'exécution du dispositif d'étanchéité selon l'invention. La figure 1 est une coupe selon l'axe du canon d'une couronne du remontoir. La figure 2 illustre en détail une variante. Le dispositif d'étanchéité entre un organe de com- mande extérieur et une boîte de montre, ou une carrure, est spécialement connu pour assurer l'étanchéité entre une carrure d'une boîte extra-plate, d'une épaisseur inférieure à 4 mm., pouvant aller jusqu'à 2 mm. dans certain cas, et le canon d'une couronne de remontoir devant effectuer par rapport à cette carrure des déplacements axiaux et angu- laires. On peut noter à titre d'exemple qu'une telle boîte peut présenter un diamètre compris entre 24 et 32 mm. et une épaisseur de paroi de l'ordre de 1,3 mm. En référence à la figure 1, la carrure 1 comporte un chambrage traversant 2 d'un diamètre de l'ordre de 1,05 mm. destiné à donner passage au canon 3 d'un diamètre de 0,95 mm. de la couronne du remontoir 4. La paroi interne de ce cham- brage 2 comporte, à proximité de la surface extérieure 5 de la carrure une gorge circulaire 6 d'un diamètre maximum de 1,53 mm. et d'une hauteur de 0,4 mm. environ. Dans l'exemple illustré la paroi axiale externe de cette gorge est réalisée à l'aide d'une bague 7 rendue monolytique avec la boîte par soudage ou collage dans un logement coaxial au chambrage 2 et également pratiqué dans la carrure. Il est évident que cette bague est également réalisée en métal précieux comme la carrure 1. Compte tenu des faibles dimensions de cette bague 7, diamètre interne 1, 25 mm., diamètre externe 1,7 mm., hauteur 0,2 mm. il est impossible de chasser celle-ci à force dans le logement pratiqué dans la carrure pour la recevoir, soit que les tolérances pour un tel chassage soient impossibles à réaliser soit que la bague soit défor- mée lors du chassage. C'est pourquoi la bague 7, réalisée dans le même matériau précieux, or ou platine, que la car- rure ou la boîte est collée ou soudée en position. Dans la variante illustrée à la figure 2 la gorge 6 est directement usinée dans la masse de la carrure. Un joint torique très souple 8 est placé dans cette gorge 6 de la carrure et son épaisseur correspond à la largeur de la gorge 6 de sorte qu'il soit maintenu dans celle-ci. Le diamètre extérieur du Joint torique 8 d'envi- ron 1,6 mm. correspond approximativement au diamètre du fond de la gorge 6 tandis que le diamètre interne du joint torique est plus petit que le diamètre externe du canon 3 de la couronne du remontoir 4. Ainsi, lorsque la couronne de remontoir est mise en place, le joint 8 est déformé élastiquement et s'appuie avec force contre les parois de la gorge 6 et contre la surface cylindrique externe du canon 3 de manière à constituer un joint étanche entre le remontoir et la carrure. Dans cette réalisation, les essais ont montré que l'on pouvait assurer une étanchéité jusqu'à plusieurs atmosphères, par exemple 4 atmosphères à l'aide d'un dispositif d'itan- chéité simple et ne comportant aucune pièce superflue. De plus, le joint est bien maintenu par la gorge et ne peut ni se déplacer ni se détériorer lors des dépla- cements axiaux du remontoir, en effet, la surface lisse du canon 3 glisse dans le joint 8 tout en assurant l'étanchéité. La carrure n'est pas affaiblie et la dimension de la gorge 6 étant faible, l'épaisseur radiale de cette carrure peut être maintenue très faible. On peut en effet noter que la hauteur de la gorge est inférieure à un tiers de l'épaisseur de la paroi de la botte qui n'est donc pas affaiblie. Le canon 3 ne présentant pas de gorge peut être percé au-delà du joint 8 pour recevoir la tige de remontoir de sorte que le diamètre extérieur de la carrure peut être réduit et la longueur du canon 3 également. Il est important que le joint soit torique et souple pour qu'il puisse être mis en place dans la gorge 6 sans que la bague 7 doive être retirée. Un échange du joint peut ainsi s'effectuer sans aucune intervention sur la boîte. La présente solution est très simple, robuste, et permet de palier aux inconvénients des dispositifs connus pour des montres extra-plates. -R E V E N D I C A T I 0 N S- 1. Dispositif miniature d'étanchéité entre un organe de commande extérieur (4) et une boîte de montre (1) extra- plate en métal précieux comprenant un joint (8) entourant la tige de l'organe de commande (4) logé dans un évidement (6) pratiqué dans la paroi de la botte (1) autour d'une partie du passage (2) de cette boîte donnant passage à ladite tige, caractérisé en ce que cet évidement (6) est constitué par une gorge présentant une profondeur approxi- mativement égale à sa hauteur, en ce que la hauteur de la gorge (6) est inférieure au tiers de l'épaisseur de la paroi de la boîte (1) et en ce que cette gorge (6) est délimitée sur ses deux côtés par une partie formée dans le même métal précieux que la boîte (1) et monolitique avec celle-ci. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le joint (8) est torique et qu'il est suffisamment souple pour être mis en place et retiré hors de la gorge (6)/ 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la gorge (6) est usinée dans la masse de la boîte (1). 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la gorge (6) est limitée vers l'extérieur de la boîte (1) par une bague (7), du même métal précieux que la loîte (1), collée ou sondée dans un logement coaxial à l'évi- dement de la boîte (1).