La présente invention concerne les installations génératricesd'énergie et plus précisément de telles installations qui reçoivent l'énergie de phénomènes naturels. - La production d'énergie utilisable et consommable, telle que l'énergie électrique, nécessite la consommation d'un combustible pour ltentratnement de l'appareil générateur d'énergie électrique sauf évidemment dans les centrales hydro-électriques qui sont à des endroits géographiquement limités. Actuellement, les combustibles utilisés sont essentiellement le charbon, le gaz naturel ou diverses huiles provenant de bruts raffinés. La production limitée d'énergie utilisable par fission atomique n'a fait que des incursions limitées dans le domaine des autres combustibles, le charbon, le gaz et le pétrole, qui sont de plus en plus nécessaires. Cette dépendance au charbon, au gaz et au pétrole de toutes les nations et la dépendance croissante prévue d'au moins quelques nations aux matières fissibles ont placé en position économique très intéressante les nations possédant des quantités importantes de ces matières premières par rapport aux autres nations du monde. Cette dépendance économique a obligatoirement des implications politiques et militaires importantes et peut conduire à des alliances qui ne correspondent pas aux meilleurs intérêts nationaux des nations dépendantes économiquement. L'invention concerne une installation génératrice d'énergie qui ne consomme pas de matières premières. Elle concerne une installation qui reçoit l'énergie de phénomènes naturels. Elle concerne aussi un générateur d'énergie qui peut être utilisé n'importe où dans le monde. Elle concerne aussi une telle installation génératrice d'énergie qui fonctionne le plus efficacement aux endroits auxquels le chauffage et/ou le refroidissement sont les plus nécessaires. Elle concerne aussi une telle installation destinée à transformer une différence de températures entre deux endroits en énergie cinétique. Elle concerne aussi l'établissement d'un courant utilisable de fluides à partir de différences de pressions induites par des différences de températures. Elle concerne aussi des installations séparées mais coopérantes, utilisant des fluides différents, chacune des installations créant de l'énergie cinétique, la coopération des installations provoquant la formation d'une boue glacée qui peut être séparée. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 repre'sente schématiquement les principaux éléments d'une installation selon l'invention la figure 2 représente une variante d'installation selon l'invention la figure 3 représente une variante de tuyauterie utilisée dans une installation selon l'invention ; et la figure 4 représente deux ensembles séparés mais coopérants, fonctionnant chacun suivant l'invention. L'eau et d'autres liquides, notamment des matières fluorocarbonées liquides du type 1,FC 88", ont une densité ou un poids spécifique qui diminue lorsque la température augmente, tout en restant à l'état liquide. On décrit maintenant en référence à la figure 1 une installation fonctionnant suivant une différence de pressions, compte tenu de cette propriété. Les éléments fondamentaux de l'installation 1 fonctionnant suivant des différences de pressions, sont représentés sur la figure 1. Une tuyauterie 10 d'orientation générale verticale comprend une partie coudée 1Oa. La tuyauterie 10 et la partie coudée 10a sont bien isolées par une isolation 11 qui peut être placée à l'intérieur ou à l'extérieur de la tuyauterie de la partie coudée. L'isolation rend minimales les pertes ou les gains de chaleur en empêchant le transfert de chaleur à travers la paroi des tuyauteries. Un ensemble 15 de transfert de chaleur est placé près d'une source 14 de chaleur. Cet ensemble comprend une entrée 16 destinée à recevoir le fluide de la partie coudée 10a et une sortie 17 qui évacue le fluide reçu. Une seconde tuyauterie 20 d'orientation générale ver ticaie est fixée à la sortie 17 et communique avec l'ensemble 15. Une isolation 21 est placée à l'intérieur ou à l'extérieur de la tuyauterie 20 et rend minimal le transfert de chaleur entre le fluide circulant dans la tuyauterie 20 et la matière environnante. Dans certaines configurations d'installation généra trice 'l'énergie, l'ensemble 15 de transfert de chaleur et l'isolation 21 peuvent être supprimés: Dans cette configuration, la tuyauterie verticale 20 constitue l'ensemble detransfert de chaleur. Cette variante est utile lorsque la source de chaleur est une importante masse d'eau dans laquelle sont immergées les tuyauteries. Un ensemble 25 de transfert d'énergie, par exemple une turbine commandée par un courant de fluides et entraînant une génératrice électrique, communique avec l'extrétnité supérieure de la tuyauterie 20. Le fluide quittant l'ensemble 25 circule dans une tuyauterie 26 ët dans un radiateur 30 qui retire la chaleur du fluide qui circule et réduit ainsi la température du fluide.. Le fluide quittant le radiateur 30 parvient à l'extrémité supérieure de la tuyauterie 10 par l'intermédiaire d'une tuyauterie 31. Une pompe auxiliaire 35 peut être utilisée pour le déclenchement du courant de fluide dans les conduits précités. Lors dti fonctionnement, l'installation 1 fonctionnant par différences de pressions est remplie d'un fluide dont le poids spécifique diminue lorsque la tetapérature augmente, par exemple d'eau, d'une solution ammoniaquée ou de "FC 88". La source 14 dé chaleur tend à élever la température du fluide contenu dans l'ensemble 15 et à réduire le poids spécifique du fluide. Celui-ci tend donc à s'élever à partir de l'ensemble 15 et déplace le fluide plus froid et plus dense de la tuyauterie 20.Comme le fluide contenu initialement dans la tuyauterie 20 ne circule ni vers le haut ni vers le bas, le fluide initialement chauffé par l'ensemble 15 peut s'élever dans la tuyauterie 20 et déplace le fluide plus dense contenu par celle-ci, ce fluide descendant dans l'ensemble si bien qu'il apparaît une circulation dans la tuyauterie 20 et l'ensemble 15.et entre eux. La pompe 35 peut être mise en route afin qu'elle empêche ce courant initial et pratiquement inutile. Après fonctionnement de la pompe 35, le fluide est chassé afin qu'il descende dans la tuyauterie 10, la partie de tuyauterie 10a et l'ensemble 15, puis remonte dans la tuyauterie 20, dans l'en- semble 25 de transfert d'énergie, dans le radiateur 30 et dans la tuyauterie 10 à nouveau. Ainsi, il s'établit un courant de fluide. Lorsque celui-ci s'est établi, le fluide chauffé dans l'ensemble 15 par transfert de chaleur de la source 14, a un poids spécifique réduit si bien que le courant de fluide ascendant dans la tuyauterie 20 est accéléré. L'isolation 21 tend à maintenir le fluide circulant dans la tuyauterie 20 à une température et un poids spécifique sensiblement uniformes.Le courant de fluide provenant de la tuyauterie 20 a une certaine énergie cinétique qui permet la commande de l'ensemble 25 de transfert d'énergie. Celui-ci transforme l'énergie cinétique du fluide en une autre forme d'énergie, par exemple en électricité. La température du fluide quittant l'ensemble 25 par la tuyauterie 26 et circulant dans le radiateur 30 est réduite par transfert de chaleur dans ce dernier. Ensuite, le fluide redroidi circule dans le conduit 31 et à la partie supérieure de la tuyauterie 10. L'augmentation résultante de température du radiateur peut aussi être utilisée afin qu'elle donne un travail utile ou quelle présente un autre avantage. Après réduction de la température du fluide dans le radiateur, le poids spécifique augmente si bien que le fluide parvenant à la partie supérieure de la tuyauterie 10 a un poids spécifique supérieur à celui du fluide quittant la tuyauterie 20. L'isolation 11 placée dans la tuyauterie 10 et la partie iOa ou associée à celles-ci tend à empêcher le transfert de chaleur du fluide descendant dans la tuyauterie et la partie de tuyauterie. De cette manière, le poids spécifique est maintenu à une valeur relativement constante. te fluide, lorsqu'il circule de la partie 10a à l'ensemble i5 dans lequel il reçoit de ia chaleur de la source 14, prend une température plus élevée si bien que son poids spécifique diminue. La source 14 de chaleur élève constamment la température et réduit constamment le poids spécifique du fluide circulant dans l'ensemble 15 et maintient ainsi constamment le fluide de la tuyauterie 20 à un poids spécifique inférieur à celui du fluide de la tuyauterie 10. te fluide de poids spécifique réduit remonte dans la tuyauterie 20 et un cycle s'établit. A ce moment, le pompage réalisé par la pompe 35 n'est plus nécessaire et on peut mettre celle-ci hors circuit. Si les deux tuyauteries n'étaient pas reliées à la partie inférieure, la pression au point P1 à la partie inférieure de la tuyauterie 10 serait fonction du poids spécifique du fluide dans la tuyauterie multiplié par la hauteur de la colonne de fluide. De manière analogue, la pression au point P2 à la partie inférieure de la tuyauterie 20 serait fonction du poids spécifique du fluide multiplié par la hauteur de la colonne. Comme les deux colonnes sont reliées, la différence de pressions s'exerce. Si on suppose que les deux colonnes ont des hauteurs sensiblement égales, toute variation de pressions entre les points P1 et P2 est une fonction des poids spécifiques des colonnes associées de fluide.Comme les deux tuyauteries sont reliées en réalité et pour les raisons indiquées, le fluide de la colonne 10 est plus dense que celui de la colonne 20, et la différence de pressions provoque une circulation du fluide vers le bas dans la tuyauterie 10 et vers le haut dans la tuyauterie 20. Lorsque la circulation a commencé, les différences de pressions aux points P1 et P2, établies par la force de gravité seule, entretiennent la circulation tant que le fluide reçoit de la chaleur à la partie inférieure de l'installation 1 et dissipe cette chaleur à la partie supérieure. L'énergie ciné- tique du courant de fluide, qui est fonction de la différence de pressions entre les points P1 et P2 multipliés par le volume du courant, est disponible pour la création d'énergie électrique ou d'autres énergies utilisables. La valeur de l'énergie cinétique obtenue dépend de divers facteurs qui sont les suivants 1. La hauteur verticale réelle des tuyauteries 10 et 20. Lorsque les tuyauteries sont inclinées, seule la hauteur mesurée verticalement doit être considérée et non la longueur des tuyauteries. 2. L'utilité du fluide, déterminée par le changement de poids par unité de volume et par unité de chaleur, plus précisément tous les fluides non visqueux peuvent être classés et comparés selon la formule suivante : indice utilité = coef ficient de dilatation par degré de changement de-température multiplié par le poids spécifique du fluide et divisé par la chaleur spécifique du fluide. - 3. importance de la différence de températures (les températures réelles ont une importance faible ou nulle. et il faut noter que la force obtenue avec l'énergie cinétique dépend indirectement uniquement de la chaleur malgré le fait que le changement de poids spécifique est créé par la chaleur. Une relation linéaire entre la force correspondant à l'énergie cinétique et la chaleur existe uniquement lorsque la profondeur est maintenue constante, lorsque le fluide est déterminé et lorsque le fluide a un coefficient linéaire de dilatation), et 4. te volume du courant de fluide. On se réfère maintenant à la figure 2 qui représente une variante d'installation selon l'invention convenant particulièrement bien à l'utilisation d'une source de chaleur géo- thermique, même de faible qualité (le gradient géothermique moyen est de 1,80C pour 100 m de profondeur). Une masse d'eau importante bordant la terre constitue la réserve d'eau froide. L'eau de cette masse qui est de préférence aussi froide que possible, pénètre par des tuyauteries 43, 44 d'entrée à la partie supérieure de la tuyauterie 40 qui est isolée comme indiqué par la référence 41 et qui pénètre verticalement dans la terre 45. L'extrémité inférieure 42 de la tuyauterie est chauffée par la source géothermique. L'extrémité inférieure non isolée 42 constitue l'ensemble de transfert de chaleur qui reçoit la chaleur de la source géothermique. Une tuyauterie 50 d'eau chaude isolée comme indiqué par la référence 51, est placée dans la tuyauterie 40 et peut être concentrique à celle-ci.L'extrémité inférieure 52 de la tuyauterie 50 constitue la sortie de l'ensemble de transfert de chaleur formée par l'extrémité inférieure 42. la tuyauterie 50 est reliée à l'ensemble 25 de transfert d'énergie et transmet l'eau vers le haut à celui-ci, si bien que l'énergie cinétique du courant d'eau est transformée en énergie utilisable, par exemple en électricité. L'eau provenant de l'ensemble de transfert d'énergie est transmise par la tuyauterie 23 au radiateur 30 qui peut être un moteur thermique utilisant la quantité de chaleur de l'eau. Ensuite, l'eau peut être déversée dans la masse d'eau froide par le conduit 24. L'installation décrite fonctionne en circuit ouvert contrairement à l'installation déjà décrite qui fonctionne en circuit fermé. Lors du fonctionnement, 11 eau froide pénètre par la tuyauterie 40 par des tuyauteries 43 et 44 d'entrée et elle descend. La température de l'eau qui descend est maintenue à une valeur relativement constante car l'isolation 41 empêche pratiquement le transfert de chaleur entre elle et la mer environnante 45. L'extrémité inférieure 42 de la tuyauterie 40 a une configuration particulière favorisant le transfert de chaleur de la source géothermique adjacente à la tuyauterie, si bien que la température de l'eau augmente à l'extrémité inférieure de la tuyauterie. L'augmentation de température provoque une dilatation et une réduction du poids spécifique de l'eau.Celleci remonte alors dans la tuyauterie 50 étant donné qu'elle est chassée par 11 eau de plus fort poids spécifique qui se trouve dans ia tuyauterie 40. L'isolation 51 empêche pratiquement la réduction de la température de lteau qui remonte et le faible poids spécifique se maintiettpråtiquement lors du passage dans la tuyauterie 50. Ainsi, bien que la structure représentée sur ia figure 2 diffère de celle de la figure 1, le principe de fonctionnant est le même et les avantages sont conservés. La structure représentée sur la figure 2 peut aussi être utilisée à des endroits dans lesquels la réserve de fluide n'est pas illimitée. A ces emplacements, par exemple dans un puits de mine existant ou dans un forage formé à terre, le fluide (qui peut être de l'eau ou un autre liquide) provenant du conduit 31 est renvoyé directement dans la tuyauterie 40 par l'une au moins des tuyauteries d'entrée 43, 44. En conséquence, le mode de réalisation de l'invention représente sur la figure 2 peut être utilisé dans un seul trou foré dans le sol, et fonctionne alors en circuit fermé. il n'existe pas de moyens réels de compenser les pertes de chaleur de la tuyauterie chaude étant donné que toute perte de chaleur est une perte. te frottement peut être utile car il accroît la température du fluide dans la tuyauterie chaude lorsque la variation de poids spécifique (provoquée par l'augmen tation de la température) multipliée par la profondeur cree une augmentation de différences depressions qui est supérieure à la réduction de pression provoquée par la transformation de l'énergie mécanique en énergie calorifique. Le frottement n'est délibérément utilisé que lorsque ce critère est satisfait. L'utilité du frottement dépend donc de la distance verticale considérée et des caractéristiques de dilatation du fluide uti iisé. La figure 3 représente un dispositif destiné à accroître le frottement qui crée de la chaleur dans la tuyauterie chaude (du type représenté sur la figure 1 ou la figure 2) car aucune isolation n'est parfaite. L'introduction de plusieurs ailettes 28 placées longitudinalement dans la tuyauterie accroît la surface de contact avec le courant de fluides. En conséquence, le courant de fluides a tendance à subir un frottement supplémentaire dans la tuyauterie donc à dégager de la chaleur supplémentaire. De cette manière, la température élevée du fluide qui circule peut être maintenue et même augmentée. il faut noter que is ailettes 28 sont un simple exemple de structure permettant l'augmentation du frottement pour le courant de fluides. Lorsque la tuyauterie chaude est entourée par la tuyauterie d'alimentation comme représenté sur la figure 2, l'isolation de cette tuyauterie chaude peut être supprimée. La perte résultante de chaleur de la tuyauterie chaude est un gain de chaleur pour le fluide de la tuyauterie froide ou d'alimentation. Ce mode de réalisation est utile dans les conditions particulières, notamment lorsque la source de chaleur disponible est limitée. On considère maintenant les possibilités d'application pratique de l'invention et il est clair d'abord qu'elle convient à des conditions climatiques, géographiques et géologiques très diverses. Par exemple, pour montrer cette large plage d'utilisations, on considère comme exemple représentatif une région du sud-ouest des Etats-Unis d'Amérique. Il existe sous de nombreuses zones de cette région, des nappes d'eau salée chaude. Ces nappes existent aussi dans des fossés d'effondrement d'autres parties du monde.Bien que certaines de ces nappes proches de la pointe sud de la mer salée Salton Sea aient des températures pouvant atteindre 4600C, des nappes bien plus nombreuses ont des températures comprises entre 70 et 1150C ; cette plage ne donne des possibilités de cré ation d'énergie que faibles ou nulles par mise en oeuvre de la technologie habituelle. A titre illustratif, on suppose quine nappe d'eau salée chaude, constituant la source de chaleur 14 (voir figure i) a une température de 76.0C seulment à une profondeur de 915 m. On suppose aussi que la température à midi en été, à la surface (constituant le radiateur 30) est de 490C.Ainsi, dans les conditions les pires, la différence de températures n'est que de 220C, et la variation résultante de poids spécifique d'un fluide représentatif ayant les caractéristiques de dilatation du fluide "FC 88?? donne une variation de 61 kg/m3. Dans ces conditions assez restrictives, les possibilités de création d'énergie d'une installation selon l'invention, avec le fluide "FC 88" correspondent à une force motrice de 55,5 N/m de profondeur, c'est-à-dire que, pour une profondeur de 915 m, on dispose d'une énergie potentielle de 1,79.106 N.m/m3 de débit. Un débit de 2,83 m3/s donne par seconde 5,1.106 J d'énergie cinétique.Lorsque l'installation 25 de transfert d'énergie a un rendement de 90 %, cette énergie cinétique produit par heure une quantité d'énergie électrique égale à 1391 kw. En conclusion, l'invention, mise en oeuvre dans une plage de températures étroite et utilisant l'air d'été du désert comme radiateur peu efficace, permet la création d'une quantité importante d'énergie. On considère maintenant un autre exemple dans lequel la différence de températures entre l'air ambiant du sol du désert et l'air ambiant à la partie supérieure d'une mon tagiEde 1500 à 2100 m d'altitude, proche du désert, est comprise entre 17 et 390C. On suppose une différence de 170C seulement et une hauteur de 1500 m et, lorsqu'on utilise un fluide ayant les caractéristiques de dilatation du l'FC 88", on note une force différentielle de 41,6 N/m de hauteur. L'énergie qui peut ainsi être créée est alors de 2,24.106 N.m/m3 de débit. Ainsi, un débit de 2,83 m3/s, dans une installation fonctionnant avec un rendement de 90 , donne par heure une quantité d'énergie de I 739 kW.Si on utilisait l'énergie solaire pour élever la température de la source de chaleur placée au niveau du sol du désert, on augmenterait propor tionnèllement les possibilités de création d'énergie, dans l'hypothèse où le coefficiént de dilatation du fluide est linéaire. Une autre zone géographique dans laquelle on peut facilement utiliser l'invention est celie des mers polaires. On suppose que la température de l'eau de mer à une certaine profondeur, dans les mers polaires, est de 7,30C, alors que la température dé l'air ambiant à la surface de l'eau est de -9,40C, si bien que la différence de températures est de 16,70C. Diaprés l'exemple indiqué, la variation de température permettant la création d'énergie est égale à 16,70C. Lorsque la température de l'air ambiant tombe à -370C, va ieur qui ntest pas rare, et lorsqu'il existe une différence de températures de 44,50C, les possibilités de création d'énergie augmentent de façon correspondante. D'autres zones permettent l'obtention de différences élevées de températures, de façon naturelle, telles que le Golf de Bothnie, la mer Baltique, la mer de Norvège, la mer de Barents, la mer du Groenland, la mer de Baffin, l'Atlantique Nord et le Pacifique Nord le long des côtes de Finlande, de Suède, de Norvège, du Groënland, du Canada, de l'Alaska et de l'Union Soviétique. Comme suggéré précédemment,les plus grandes différences de températures existent dans-les régions dans lesquelles la chaleur et la lumière sont les plus demandées. En été, lorsque la température ambiante à la surface peut être supérieure à la température à une certaine profondeur dans une mer adjacente, les glaciers, l'eau de fusion ou l'eau refroidie du pergélisol peuvent être utilisés comme radiateurs. On considère les possibilités d'utilisation de mines existantes abandonnées ou inactives pour la mise en oeuvre de l'invention, l'exemple suivant indiquant les possibilités d'utilisation. Une mine de cuivre placée à Superior, Arizona, Etats-Unis d'Amérique a une température enrepyistrée de 65,60C à une profondeur de 1 400 m, et une température superficielle moyenne sur l'année de 22,40C si bien que la diffé rence moyenne de températures est d'environ 44,50C. En hiver, la température à la surface est obligatoirement nettement réduite alors que la température en profondeur est relativement constante si bien que la différence de températures augmente. Cette différence, combinée à la hauteur disponible, permet l'utilisation d'une quantité énorme d'énergie cinétique destinée à être transformée en énergie électrique. D'autres mines dans le monde présentent des conditions analogues. Dans le cas des mines qui fonctionnent encore, on doit utiliser un appareillage très important de conditionnement d'air pour réduire les températures élevées induites naturellement à profondeur importante. L'installation décrite allège et meme peut supprimer la charge de conditionnement d t air, car elle retire constamment la chaleur à la partie inférieure de la mine. Ainsi, la quantité excessive de chaleur des régions inférieures des mines peut entre retirée avec transformation en énergie utile, de fa çon avantageuse. En résumé, l'invention décritepeut être utilisée avec toutes les sources de chaleur et tous les radiateurs naturels, lorsque ces sources et ces radiateurs sont séparés en hauteur, la quantité d'énergie qui peut être créée étant essentiellement fonction de la combinaison de la différence de températures et de la hauteur. On se réfère maintenant à la figure 4 qui représente deux installations séparées mais coopérantes qui fonctionnent suivant les principes décrits en référence à la figure 1. Les deux installations qui portent les réféfences 80 et 90 peuvent toutes deux créer de énergie, et leur coopération permet la formation de glace fondue. Avant la description d'une telle installation, on note d'abord que l'eau et deux métaux, le bismuth et le gallium, présentent l'anomalie de se dilater au-dessous et au-dessus de températures déterminées;dans le cas de l'eau pure à la pression atmosphérique, la température à laquelle lteau est la plus dense est de 3,980C. Ainsi, le poids spécifique de l'eau, du bismuth et du gallium diminue lorsque la température s'éloigne d'une valeur prédéterminée, dttln ct- té ou de l'autre. Le fluide contenu dans l'installation 80 est l'eau ou l'unie des substances bien connues dont le poids spécifique diminue lorsque la température diminue au-dessous d'un certain seuil. A titre illustratif, on suppose que l'installation 80 contient de liteau. L'eau descend dans la tuyauterie 54 qui est isolée thermiquement par l'isolation 55. A une certaine profondeur, l'eau passe par une sortie 56 de la tuyauterie 54 et pénètre dans un échangeur de chaleur 64. Dans celui-ci, la température de l'eau est réduite pratiquement à la température de congélation de l'eau, ctest-à-dire OOC, suivant la salinité et la pression de l'eau, et il se forme de la glace fondue.La composition contenant l'eau et la glace fondue sort en 57 et pénètre dans la tuyauterie 58 qui est isolée thermiquement par l'isolation 59. Comme indiqué précédemment, le poids spécifique de l'eau diminue lorsque la tetnpérature diminue au-dessous du poids spécifique maximal de 3,980cl La composition de la tuyauterie 58 est moins dense que l'eau de la tuyauterie 54. Il est préférable que la température de l'eau dans la tuyauterie 54 soit aussi proche que possible de 3,980C car la différence de poids spécifiques et en conséquence la différence de pressions sont alors les plus grandes. Etant donné les différences de pressions apparaissant entre les tuyauteries 58 et 57 d'entrée et de sortie, comme décrit précédemment, la pression exercée par l'eau dans la tuyauterie 54 chasse liteau et la glace fondue dans la tuyauterie 58 si bien que ltensemble remonte dans la tur- bine 65. Celle-ci transforme l'énergie cinétique du fluide en énergie utilisable, par exemple électrique. Le fluide de la turbine passe alors dans la tuyauterie 53 et parvient à un séparateur 61 de glace. La glace fondue est séparée du fluide et elle est évacuée par la tuyauterie 62. L'eau est évacuée par la tuyauterie 66 dans la tuyauterie 54.De l'eau dXappoint pénètre par une tuyauterie 63 afin qu'elle maintienne à une valeur constante la quantité d'eau de lfinstal- lation 80. La glace fondue évacuée par la tuyauterie 66 est utilisée pour le refroidissement ou elle peut étre traitée afin quelle forme de liteau déssalée. La glace fondue peut aussi'étire utilisée pour la réduction de la température de l'eau entrante afin que le mélange ait une température de 3,980C environ. Le fluide contenu dans l'installation 90 peut être un fluide ayant une température critique inférieure ou égale à la température de congélation de l'eau qui est normalement de OOC, suivant sa pureté (un tel liquide peut être l'ammoniac, le "Freon" ou l'alcool). Le liquide descend dans la tuyauterie 66 qui est isolée par une isolation 71, vers l'entrée 72 d'un échangeur 64 de chaleur. Le fluide est évacué, à partir de 11 entrée 72, par un orifice ou une buse 73 de détente qui transforme le fluide de l'état liquide à l'état gazeux. La détente absorbe de la chaleur des sources de chaleur environnantes qui, dans le cas considéré, sont formées par l'eau circulant de l'entrée 58 à la sortie 57 dans l'échangeur de chaleur 64.Le fluide évacué sort de ltéchangeur par la sortie 74 et pénètre dans une tuyauterie 75 qui porte une isolation 76. Comme le fluide de la tuyauterie 75 est à l'état gazeux, son poids spécifique est nettement inférieur à celui du fluide la tuyauterie 70. Pour les raisons indiquées, la pression à l'entrée 72 est nettement supérieure à la pression à la sortie 74 et le fluide de la tuyauterie 75 a été obligé de remonter dans la turbine 77. La turbine 77 transforme l'énergie cinétique du fluide reçu en énergie utilisable, par exemple électrique. Ensuite, le fluide circule dans la tuyauterie 79 et parvient au radiateur 78 dans lequel il reprend son état liquide. La chaleur dissipée par le radiateur peut être utilisée sous forme de travail utile par l'un de nombreux dispositifs bien connus. En résumé, l'installation de la figure 4, décrite précédemment, comprend deux ensembles coopérants qui sont séparables mais ont des fonctionnements analogues, comprenant des fluides différents, les installations pouvant fournir de l'énergie, l'une des installations donnant de la glace fondue comme sous-produit. La glace fondue peut être utilisée finalement comme matière de refroidissement ou elle peut être dessalée par mise en oeuvre de procédés connus.En outre, il faut noter que l'élément moteur qui maintient la circulation dans chacune des installations est la gravité, et, étant donné les différences de pressions établies par les différences de hauteurs entre l'échangeur et l'ensemble de transformation d'énergie cinétique ou turbine, aucun pompage continu n'est nécessaire ; cependant, un pompage initial peut être nécessaire pour ltétablissement de la circulation. En outre, une source séparée de chaleur n'est pas obligatoire. Ainsi, lfinstallation représentée sur la figure 4 ne nécessite pas la consommation continue d'énergie consommable, étant donné que la force de gravité ne diminue pas une fois la circulation établie dans les deux installations 80 et 90. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Appareil générateur d'énergie, mettant en oeuvre les variations de poids spécifique induites par la température et créant une différence de pressions permettant la création d'un courant utilisable de fluide, ledit appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend une première tuyauterie descendante destinée à transporter un courant de fluide dans une première plage de températures et de poids spécifiques,une source de chaleur, un dispositif de transfert de chaleur disposé près de la source de chaleur et destiné à élever la température et à réduire le poids spécifique du fluide transporté par la première tuyauterie, d'une première plage de températures et de poids spécifiques à une seconde plage, le dispositif de transfert de chaleur ayant une entrée pour le courant de fluide de la première tuyauterie et une sortie transmettant le courant de fluide, une seconde tuyauterie ascendante partant de la sortie du dispositif de transfert de chaleur et destinée à transmettre le fluide de celui-ci, et un dispositif de transfert d'énergie destiné à recevoir le courant de fluide de la seconde tuyauterie et à transformer l'énergie cinétique du fluide transporté en énergie utilisable, le poids spécifique du fluide de la première tuyauterie étant supérieur à celui de la seconde tuyauterie, la différence résultante de pressions entre l'entrée et la sortie provoquant une circulation continue ascendante de fluide dans la seconde tuyauterie, de la première tuyauterie vers le dispositif de transfert d'énergie. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un radiateur destiné à recevoir le fluide du dispositif de transfert d'énergie et à réduire la température et augmenter le poids spécifique du fluide reçu. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le radiateur réduit la température et le poids spécifique du fluide reçu dans la première plage de températures et de poids spécifiques. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend un conduit destiné à transporter le flui dé du radiateur à la première tuyauterie. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif inducteur de frottement placé dans la seconde tuyauterie et destiné à dégager de la chaleur le long du passage du fluide. 6. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la seconde tuyauterie est placée dans la première tuyauterie. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que la première et la seconde tuyauterie sont concentriques. 8. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première et la seconde tuyauterie pénètrent dans le sol et la source de chaleur est constituée par une zone à température élevée présente dans le sol, à proximité des extrémités inférieures des première et seconde tuyauteries. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend un radiateur destiné à recevoir le fluide du dispositif de transfert d'énergie, ce radiateur étant placé à la surface du sol. 10. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la source de chaleur est immergée dans une masse seau. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que la première tuyauterie est disposée entre la surface de la masse d'eau et la source de chaleur, et la seconde tuyauterie est placée dans la première tuyauterie. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce qutil comprend un radiateur placé à proximité de la surface de l'eau et destiné à recevoir le fluide du dispositif de transfert d'énergie. 13. Procédé de création d'énergie par utilisation des variations de poids spécifique induites par les différences de températures, provoquant des différences de pressions, afin qu'un courant utilisable de fluide soit créé, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend le transport d'un fluide dans une première plage de températures suivant un courant descendant dans une tuyauterie, l'élévation de la température du fluide transmis par la seconde tuyauterie jusqu'à une se conde plage de températures, à l'intérieur d'un dispositif de transfert de chaleur, le transport du fluidé à la seconde température suivant un courant ascendant dans une seconde tuyauterie, la transformation de l'énergie cinétique du courant de fluide transmis par la seconde tuyauterie en énergie utilisable, l'évacuation du fluide dans un radiateur qui réduit la température du fluide dans la première plage de températures, et l'admission du fluide à température réduite à l'extrémité supérieure de la première tuyauterie, le poids spécifique du fluide de la première tuyauterie étant supérieur à celui du fluide de la seconde tuyauterie, la différence de pressions apparaissant aux extrémités inférieures de deux tuyauteries provoquant une circulation continue de fluide et la création d'énergie. 14. Installation comprenant deux sous-ensembles séparés 3ais coopérants, l'installation étant destinée à créer de l'énergie par utilisation de variations de poids spécifique du fluide, induites dans chacun des sous-ensembles, les variations de poids spécifique provoquant des variations de pression dans chaque fluide et la création d'un courant utilisable de fluide, ladite installation étant caractérisée en ce qu'elle comprend un premier sous-ensemble qui contient un premier fluide dont le poids spécifique diminue lorsque la température varie en s'éloignant d'une première température prédéterminée, d'un cuité ou de l'autre, ce fltfde pouvant se transformer en un mélange à l'état solide et liquide, à une seconde température prédéterminée, le premier sous-ensemble comprenant une première tuyauterie destinée à transmettre un courant descendant du premier fluide dans une première plage de températures et de poids spécifiques, un dispositif d'échange de chaleur placé à proximité de l'extrémité inférieure de la première tuyauterie et destiné à réduire la température et le poids spécifique du premier fluide de la première plage de températures et de poids spécifiques à une température inférieure ou égale à la seconde température et dans une seconde plage de températures et de poids spécifiques, le dispositif d'échange de chaleur ayant une entrée recevant le premier fluide de la première tuyauterie et une sortie transmettant le fluide qui a été reçu, une seconde tuyauterie transmettant un courant ascendant du premier fluide évacué à la sortie du dispositif d'échange de chaleur, et un dispositif de transfert d'énergie destiné à recevoir le courant de fluide de la seconde tuyauterie et à transformer son énergie cinétique en énergie utilisable, le poids spécifique du premier fluide dans a première tuyauterie étant supérieur à celui du premier fluide dans la seconde tuyauterie, la différence résultante de pressions provoquant une circulation continue du premier fluide de la première tuyauterie à la seconde, l'installation comprenant en outre un second sousensemble qui contient un fluide ayant une température d'ébullition inférieure ou égale à la seconde température prédéterminée du premier fluide, le second sous-ensemble comprenant une troisième tuyauterie transmettant un courant descendant du second fluide dans une troisième plage de températures et de poids spécifiques, le dispositif d'échange de chaleur comprenant une première entrée destinée à recevoir le courant de second fluide de la troisième tuyauterie, un orifice destiné à transformer le second fluide de l'état liquide à l'état gazeux et à réduire la température et le poids spécifique du second fluide transporté par l'entrée supplémentaire de la troisième plage de température s et de poids spécifiques à une quatrième plage de températures et de poids spécifiques, la température étant égale ou inférieure à la seconde température prédéterminée du premier fluide, une dispositif de transfert de chaleur du premier fluide au second afin que la température et le poids spécifique du premier fluide soient réduits dans la seconde plage de températures et de pressions, le premier fluide étant transformé en un mélange à 11 état liquide et à l'état solide, et une sortie supplémentaire destinée à ltévacuation d'un courant du second fluide du dispositif d'échange de chaleur, le second sous-ensemble comprenant en outre une quatrième tuyauterie transmettant un courant ascendant du second fluide provenant de la sortie supplémentaire du dispositif d'échange de chaleur et un dispositif supplémentaire de transfert d'énergie destiné à recevoir le courant de fluide de la quatrième tuyauterie et à transformer lténergie cinétique du courant de fluide en énergie utilisable, le poids spécifique du second fluide dans la troisième tuyauterie étant supérieur à celui du second fluide dans la quatrième tuyauterie, la différence résultante de pressions assurant la circulation continue du second fluide de la troisième tuyauterie à la quatrième, chacun des deux sous-ensembles pouvant ainsi créer de l'énergie, le premier sous-ensemble pouvant transformer le premier fluide de l'état liquide en un mélange à l'état liquide et à l'état solide, sans source externe de chaleur. 15. Installation selon la revendication 14, caractérisée en ce que le second fluide a une température d'ébullition qui ne dépasse pas la température de congélation du premier fluide. 16. Installation selon la revendication 14, caractérisée en ce que le premier fluide est l'eau, la première température prédéterminée est égale à 3,980C environ, et la seconde température prédéterminée est égale à OOC environ. 17. Installation selon la revendication 15, caractérisée en ce que le dispositif d'échange de chaleur transforme l'eau en un mélange d'eau et de glace fondue transmis à la seconde tuyauterie. 18. Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que la température d'ébullition du second fluide est inférieure à la température de congélation de 11 eau. 19. Installation selon la revendication 18, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif destiné à retirer la glace fondUe du premier fluide. 20. Installation selon la revendication 19, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif destiné à introduire de l'eau d'appoint dans le premier sous-ensemble.