La présente invention concerne une cartouche à plombs composée d'un culot, d'une douille et d'une bourre en forme de jupe contenant les plombs, ainsi que d'un obturateur venant coincer la poudre mise dans le culot. On connaît déjà des bourres du type ci-dessus qui se composent d'une jupe à plombs en forme de coupelle, composée d'un fond et de parois latérales, le fond étant muni d'une tige emboitée dans un logement correspondant réalisé dans l'obturateur. Dans une telle bourre, la jupe à plombs contient les plombs qui sont tirés et évite que ces plombs ne frottent contre la surface intérieure du canon, lors du départ du coup. L'obturateur vient sur la charge de propulsion et ferme la chambre dans laquelle se développent les gaz, après le départ du coup, pour pousser la jupe à plombs. A la sortie du canon, les plombs s'échappent de la jupe alors que celle-ci est freinée par sa résistance à l'air et tombe à une dizaine, vingtaine de mètres du canon. L'inconvénient de cette bourre connue est le prix de fabrication de cet élément qui, en général, est en matière synthétique. En effet, il s'agit d'un élément en deux parties. On connaît également divers autres types de bourres utilisant les caractéristiques de celle décrite ci-dessus. Ainsi, on connaît une bourre en matière synthétique moulée dans laquelle la jupe à plombs solidaire de l'obturateur est reliée à l'obturateur par un manchon creux dont la longueur correspond aux exigences de l'armurier quant à la charge de poudre ou de plomb que doit recevoir la cartouche. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et se propose de créer une cartouche, du type ci-dessus, simple à fabriquer, permettant d'utiliser des machines automatiques de fabrication de cartouches, amortissant le choc au départ du coup pour régler les pressions, et de réaliser des cartouches utilisant des plombs de très petites dimensions. A cet effet, l'invention concerne une cartouche caractérisée en ce que la jupe à plombs de la bourre est reliée à l'obturateur par une tige pour ne former qu'une seule et même pièce, l'obturateur comportant une cavité de section correspondant à celle de la tige, pour former, à la jonction de l'obturateur et de la tige, une zone de rupture susceptible d'être rompue par l'obturateur, sous la poussée des gaz au départ du coup, l'obturateur glissant alors sur la tige et venant en butée contre le fond de la jupe. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'obturateur a la forme d'un tronc de cône dont le sommet est dirigé vers la jupe à plombs. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la périphérie de la jupe à plombs comporte des lignes de rupture, non découpées, et qui se rompent lorsque l'obturateur est éjecté du canon. Comme la jupe à plombs et l'obturateur sont reliés par une tige de longueur variable en fonction des cartouches à réaliser, on a une fabrication particulièrement simple. De plus, grâce à l'amorce de rupture qui est prévue par moulage, entre l'obturateur et la tige de liaison de l'obtu- rateur et du fond de la jupe à plombs, on règle facilement les pressions au départ du coup. Ce réglage peut se faire de façon précise en fonction de la forme donnée à la tige et à la zone de rupture. De plus, une fois que l'obturateur a été poinçonné et se trouve rapproché du fond de la jupe à plombs, on arrive à un bouchon assurant une bonne étanchéité de la chambre du canon où se développent les gaz sous pression propulsant les plombs. Grâce à la jupe non fendue qui ne comporte que des lignes de rupture, on évite que, lorsque les plombs sont de petites dimensions, ceux-ci ne frottent contre les parois du canon et ne se collent pour former des éléments à plusieurs plombs, détruisant totalement la précision du tir et notamment son groupement. Comme la jupe ne présente pas de fente, on évite que les jupes de deux obturateurs ne s'imbriquent. Cela permet d'utiliser sans difficultés des machines à fabriquer les cartouches automatiques. La présente invention sera décrite plus en détail à l'aide d'un exemple de réalisation représenté schématiquement sures dessins annexés, dans lesquels - La figure 1 est une vue en coupe schématique d'une cartouche, selon l'invention; - La figure 2 est une coupe axiale de la bourre, selon la figure 1; - La figure 3 est une coupe horizontale selon III-III de la jupe à plombs de la bourre de la figure 2; - La figure 4 représente la bourre après le départ du coup. Selon la figure 1, la cartouche se compose d'un culot 1 et d'une douille 2. Le culot 1, muni de l'amorce 3, reçoit la poudre 4. Au-dessus de la poudre 4, on met la bourre 5 formée de l'obturateur 51 relié par la tige 52 à la jupe à plombs 53. La jupe contient les plombs 6. L'ensemble décrit ci-dessus est entouré par une douille 7, par exemple en carton, dont le bord supérieur 71 est rabattu par-dessus le bord supérieur de la jupe à plombs 53, l'ensemble étant fermé par un opercule 8. De façon plus particulière, la bourre 5 (figure 2), réalisée en une seule pièce, comporte un obturateur 51 relié à la tige 52 par une zone de rupture 54 formée par la cavité 55. De cette façon, lorsqu'une pression est exercée sur la surface inférieure de l'obturateur 51, la zone de rupture 54 se déchire et l'obturateur 51 glisse sur la tige 52. La jupe 53 est formée d'un fond épais 531 et d'une paroi périphérique 532. Cette paroi périphérique mince est munie de lignes de rupture 533 qui, selon la vue en coupe de la figure 3, sont constituées par des rainures de section semi-circulaire. Toutefois, d'autres formes de rainures sont à envisager. L'élément important est la diminution dtépaisseur de la paroi de la jupe 532, permettant une rupture facile. La fabrication de la cartouche, selon l'invention, se fait comme suit On réalise d'abord le culot 1 avec l'amorce 3, puis on met en place la douille 2 et on introduit la poudre 4. Après cela, on introduit la bourre 5 dans la douille 2. Après mise en place des plombs 6, on ferme la jupe à plombs 53, par l'opercule 8, et on rabat le bord 71 de la douille 7 pour fermer l'ensemble. La longueur de la tige 52 est choisie en fonction de la quantité de plombs ou de la charge de poudre qui sont à introduire dans la cartouche. L'existence des lignes de rupture 533, non déchirées au montage, est un élément intéressant pour la fabrication automatique de cartouches car on peut, de cette façon, mettre les bourres dans un distributeur sans risquer que deux bourres ne s'imbriquent par les fentes de leur jupe. Gråce à ces lignes de rupture, les bourres s'ouvrent à la sortie du canon et ne gênent pas la distribution des plombs en direction de la cible. Au départ du coup, la pression, créée dans la chambre arrière de la cartouche, agit sur l'obturateur 51 et le fait avancer sur la tige 52 pour l'amener en butée contre le fond 531 de la jupe à plombs 53. Par ce mouvement, on peut régler les pressions et on réduit le choc au départ du coup. Le bouchon, formé par l'obturateur 51 et le fond 531 de la jupe à plombs, assure une bonne étanchéité de la chambre des gaz du canon, favorisant une bonne récupération de l'énergie cinétique transmise au projectile. La bourre 5 peut entre réalisée en un matériau quelconque. Il est particulièrement intéressant de réaliser cette bourre en matière synthétique, par un procédé de moulage par injection. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Cartouche à plombs composé2d'un culot, d'une douille et d'une bourre en forme de jupe contenant les plombs, ainsi que dsun obturateur venant coincer la poudre mise dans le culot, cartouche caractérisée en ce que la jupe à plombs de la bourre est reliée à l'obturateur par une tige pour ne former qu'une seule et même pièce, l'obturateur comportant une cavité de section correspondant à celle de la tige, pour former, à la jonction de l'obturateur et de la tige, une zone de rupture susceptible d'être rompue par l'obturateur, sous la poussée des gaz au départ du coup, l'obturateur glissant alors sur la tige et venant en butée contre le fond de la jupe. 20) Cartouche selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'obturateur a la forme d'un tronc de cône dont le sommet est dirigé vers la jupe à plombs. 30) Cartouche selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la périphérie de la jupe à plombs comporte des lignes de rupture, non découpées, et qui se rompent lorsque l'obturateur est éjecté du canon. 40) Cartouche selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la bourre se compose de deux parties coniques, dont les sommets tournés l'un vers l'autre sont reliés par la tige, l'une de ces parties coniques formant l'obturateur et l'autre le fond de la jupe à plombs, et le prolongement fictif de la tige dans l'obturateur étant constitué par une cavité de forme correspondante. 50) Cartouche selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'épaisseur de l'obturateur et l'épaisseur du fond de la jupe à plombs sont beaucoup plus grandes que l'épaisseur de la paroi latérale de la jupe à plombs. 60) Cartouche selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la bourre est réalisée par injection en matière synthétique.