La présente invention concerne un joint métallique de dilatation destiné à être placé dans une coupure ménagée dans un sol ou entre deux plaques ou dalles de revêtement voisines. I1 est en effet une technique connue de ménager par endroit des coupures dans des sols, en particulier dans les sols réalisés au moyen de plaques ou dalles de béton, ou de matériaux équivalents, de grandes dimensions. Ceci permet à ces plaques ou dalles de se dilater et de jouer librement sans se gondoler ni subir de contraintes de la part des dalles voisines, lors des variations de température ou sous l'action de toute autre cause susceptible drentrainer de légères modifications de leurs dimensions. Néanmoins, il est nécessaire, surtout lorsque ces dalles sont destinées, comme c'est le cas pour les grandes surfaces commerciales ou industrielles, à servir de surface de roulement à des engins de poids important, tels des engins de levage ou de manutention, de prévoir des joints destinés à remplir le creux créné entre les dalles par lesdites coupures de façon à évi- ter que les bords desdites dalles ne s'effritent trop vite sous l'action des roues desdits engins. Divers types de joints sont utilisés dans ce but, mais aucun ne donne entière satisfaction tant en ce qui concerne les facilités de montage requises que le maintien dans la position gdométrique déterminée qui doit être la leur par rapport aux lèvres de la coupure. La présente invention a donc pour but de proposer un joint métallique de dilatation dont les caractéristiques sont telles quelles permettent, d'une part, un montage très aisé, et, d'autre part, un positionnement géométrique d'une stabilité parfaite assurant à toute température une continuité rigoureuse de la surface de roulement meme sous des charges de plusieurs tonnes. Ce but est atteint à l'aide d'un joint métallique de dilatation destiné à être placé dans une coupure ménagée dans un sol et comprenant deux pièces métalliques solidaires chacune de l'une--des lèvres de ladite coupure du fait que, conformé ment à l'invention ce joint comporte une troisième pièce métallique présentant une surface de référence parallèle au plan du sol et sur laquelle vient glisser au moins l'une des deux premieres pièces métalliques. Ainsi apparaît un premier avantage de la présente invention qui réside dans le fait que la pièce métallique dont le glissement, perpendiculairement à la direction de la coupure, vient absorber les variations dimensionnelles de la dalle de béton dont elle est solidaire, est soutenue par une autre pièce métal- lique elle meme ancrée dans la dalle de béton voisine,/est maintenue en permanence par cette autre pièce métallique dans une position telle que sa face supérieure est parfaitement coplanaire avec celle desdites dalles ou du revêtement qui les recouvre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de la description suivante, donnée à titre indicatif mais non limitatif de deux modes de réalisation du joint métallique de dilatation, description faite en référence au dessin annexé sur lequel la figure unique représente une vue sché- matique du joint de dilatation en coupe par un plan perpendiculaire à l'axe de la coupure ménagée dans le sol. Comme on peut le voir sur cette figure unique, le joint métallique de dilatation se compose d'une première pièce métallique constituée par une barre de laiton de section rectangulaire I. La grande face latérale la de cette barre de laiton 1 est appliquée contre l'une des Lèvres verticales 2a d'une coupure ménagée entre deux dalles de béton horizontales 2 et 3 de telle sorte que sa petite face. latérale lb vienne juste affleurer le niveau supérieur 4a du revêtement de finition 4 (carrelage, revêtement thermo..pulas.tz.qwe, caoutchouc ou autres) dont sont recouvertes lesdites' dalles de bedon 2 et 3 auxquelles ledit revêtement 4 est fixé au mayen d'une couche de forme ou mortier de pose 10. Le joint métallique comporte une deuxième pièce métallique constituée par une cornière en laiton 5 formant un dièdre, dss Fréférence droit, dont l'une des faces externes 5a est appliquée' contre la lèpre verticale 3a de la dalle de béton 3 tandis que son autre face externe 5b se trouve située exactement dans le prolongement de la face supérieure 4a du revêtement de finition 4. Cette coraière de laiton 5 est ancrée et maintenue en position par rapport à la dalle de béton 3 à l'aide d'au moins une patte de scellement 6. La face interne 5c, opposée t-la face externe Sb de la cornière 5 peut glisser horizontalement sur la face supérieure horizontale 7a sur laquelle elle repose, d'un profile carré en fer 7 qui constitue la troisième pièce métallique, dite de soutien. Ce profilé en fer 7 sert donc en partie de glis ibre et est rendu solidaire de la dalle de béton 2 par des pattes de scellement 8 qui, soudées ou rivetées à sa face inférieure 7b opposée à la face 7a, viennent l'ancrer profondément dans ladite dalle 2. Cette face inférieure 7b du profilé 7, ainsi que les pattes de scellement 8 reposent environ pour moitié sur chacune des parties 2b et 3b des dalles de béton 2 et 3, parties qui sont situées en regard de chaque coté de la partie inférieure 12 de la coupure séparant lesdites dalles. La face verticale 7c du profilé 7 située en regard de la barre de laiton 1 est appliquée contre la-grande face lc, opposée à la face la, de cette dernière qu'elle maintient en position par un mode quelconque de fixation connu. Selon un autre mode de réalisation possible, le profilé carré 7 peut être remplacé par un profilé en H renversé à 900, auquel cas la barre de laiton 1 est ancrée dans la dalle de béton 2 par des pattes de scellement 6 telles que celles utilisées pour l'ancrage de la cornière de laiton 5 da-ns la dalle de béton 3. L'assise de ce profilé 7 sur cette dalle 2 peut en outre être renforcée par une plaque d'assise en fer non représentée et placée sous la face inferieure 7b dudit profilé de soutien 7. Cette plaque d'assise peut être solidaire du profilé de soutien 7, déborder d'au moins un coté de ce dernier et repose aussi bien sur l'une (2) que sur l'autre dalle (3). Dans le cas représenté sur le dessin, les pattes de scellement 8 et la plaque d'assise sont réunies en une seule pièce. Dans l'espace situé entre l'extrémité 5 de la cornière 5 et la partie de la face lc de la barre 1 située en regard, est prévu un joint étanche 9 en matière souple élastique naturelle ou synthétique.Un autre joint étanche souple et élastique 9 est prévu entre d'une part la face interne Se opposée à la face Sa de la cornière S et, d'autre part, la face externe 7d du profilé carré 7, faces 5e, 7d situées en vis-à-vis. Ainsi, le présent joint métallique de dilatation est-il parfaitement apte à remplir le rôle qui lui- est dévolu puisque sa stabilité géométrique et sa résistance mécanique sont rigouréusement assurées par la rigidité du profilé de soutien 7 et que ses deux faces suprieures lb et 5b assurent une continuité impeccable de la surface 4a du revêtement 4 et évitent ainsi la détérioration éventuelle de ce dernier au niveau des arêtes 4b de la coupure. En outre, son étanchéité, assurée par les joints étanches 9, permet le'lavage à grande eau de ce revêtement 4 sans craindre une détérioration quelconque de ce joint métallique. I1 reste bien entendu que la présente.invention ne se limite pas aux modes de réalisation précédemment donnés à titre d'exemples, mais qu'elle en couvre au contraire toutes les variantes dans le cadre des revendications annexées. Ainsi on pourrait utiliser à la place de la barre rectangulaire un profilé en forme de cornière analogue à la cornière- déjà utilisée, dont une des ailes aurait alors une hauteur diminuée d'une dimension égale à la hautueur de l'aile reposant sur le profilé de soutien et appartenant à la cornière remplaçant la barre rectangulaire. La portée de la protection revendiquée ne se limite pas au joint proprement dit mais s étend aussi sur les dalles munies d'au moins un élément consti- tutif du joint conforme à l'invention. R w V E N D I C A T I 0 N S REVENDICATIONS I. Joint métallique de dilatation destiné à être placé dans une coupure ménagée dans un sol ou entre deux plaques cu dalles de revêtement voisines, et, comprenant deux pièces métalliques solidaires chacune de l'une des lèvres de ladite coupure, caractérisé en ce qu'il comporte une troisième pièce métallique présentant une surface de référence parallèle au plan du sol et sur laquelle vient glisser au moins l'une des deux premières pièces métalliques. 2. Joint métallique de dilatation selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux premières pièces métalliques sont constituées l'une par une barre métallique de section rectangulaire placée perpendiculairement au plan du sol au niveau duquel son bord longitudinal supérieur-vient affleurer, et l'autre par une cornière formant un dièdre, de préférence droit, dont l'arête est confondue avec le bord de l'une des lèvres de la coupure et dont l'une des faces est dans le prolongement du sol en cet endroit. 3. Joint métallique de dilatation selon la revendication 2, caractérisé en ce que la troisième pièce métallique est constituée par un profilé de section carrée ou rectangulaire dont l'une des faces et appliquée contre la première des pièces métalliques tandis que la facé située dans le prolongement du sol, de la deuxième pièce métallique vient glisser sur une autre face dudit profilé qu sert de surface de référence et de soutien. 4. Joint métallique de dilatation selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les deux premières pinces métalliques sont réalisées en laiton et la troisième en fer. 5. Joint métallique de dilatation selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que des joints souples élastiques, naturels ou synthétiques, sont prévus entre certaines des faces en regard des différentes pièces métalliques. 6. Joint métallique de dilatation selon 1lune quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les deux premières pièces métalliques sont rendues chacune solidaire de la partie du sol avec laquelle elle est en contact, par des pattes de scellement rentrant en profondeur dans ladite partie du sol. 7. Joint métallique de dilatation selon l'une quelconque des revendications 3 a 5 caractérisé en ce que la première et la troisième pièce métallique sont solidaires entre elles et de l'une des lèvres de la coupure à laquelle la troisième pièce métallique est ancrée par des pattes de scellement tandis que la seconde pièce métallique est directement ancrée à l'autre lèvre de ladite coupure par d'autres pattes de scellement. 8. Joint métallique de dilatation selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, sur sa face inférieure, la troisième pièce est solidaire d'une plaque d'assise reposant sur au moins une des dalles voisines et débordant de ladite troisième pièce. 9. Dalle ou plaque de revêtement munie d'au moins un élément constitutif d'un joint métallique, caractérisée en ce que le(s) élément(s) constitutif(8) du joint métallique fait(font) partie d'un joint comportant essentiellement trois pièces métalliques dont une première est solidaire d'une première dalle, dot la deuxième est solidaire d'une deuxième dalle voisine et dont la troisième pièce présente une surface de référence parallèle au plan d'utilisation de la dalle et destinée à servir de soutien et de glissière à une partie d'au moins une des deux premières pièces du joint métallique