La présente invention concerne des agents fongicides et un procédé de préparation de ces agents. Plus particulièrement I'invention a trait à des agents véritablement fongicides qui, permettant de contr8aer la croissance des champignons sont obtenus à partir de plantes contenant des alcaloïdes du type de la berberine et un procédé d'obtention de ces agents. Les alcalotdes du type de la berbérine envisagés dans le corps de la présente description sont la berbérine, la coptisine, la worénine, la palmatine et d'autres qui ont en com mun une structure de squelette de la forme Jusqu'à présent, on n'a pas découvert de procédé thérapeutique efficace et précis pour traiter les maladies provenant du développement de champignons pathogènes tels que les Blastomyces, Candida, Cryptococcus, Coccidiodes, Epidermophyton, Histoplasma, Xicrosporum et Trichophyton.Bien que des antibiotiques du type polybne tels que l'A=photéricine B, la Trichomycine et la Nystatine soient administrés actuellement pour soigner de telles maladies, ces antibiotiques ont de tels effets secondaires et inconvénients de toxicité et de telles inégalités dans leur activité fongicide qu'ils ne peuvent prétendre à des activités thérapeutiques efficaces et précises. Un objet de la présente invention est de fournir des substances à haute activité fongicide contrôlant le développement de tels champignons. Un autre but de la présente invention est un procédé de fabrication des dits agents ou substances fongicides. Le procédé de fabrication d'agents fongicides véritables selon la présente invention consiste à extraire par un solvant polaire des tissus végétaux contenant un alcaloïde du type de la berbérine et exempts de matériaux résineux ou gras, à mettre en contact l'extrait avec une solution aqueuse de phosphate diacide alcalin pendant ou après l'extraction à une température de 35 à 75eu, à concentrer la solution d'extrait après la mise en contact de ce dernier avec la solution aqueuse de phosphate diacide alcalin afin d'obtenir une solution saturée d'extrait, à mélanger la solution saturée résultante avec une solution de phosphate acide dialcalin de façon à ce que le pH du mélange soit compris entre 6,8 et 7,2, à évaporer le solvant polaire à une température comprise entre 35 et 75 C, à sécher le résidu résultant à pression réduite, à diluer le résidu séché par un solvant polaire, à évaporer la solution dtextrait jusqu'd élimination de toute son humidité. L'invention concerne également le produit obtenu par le procédé décrit précédemment. Des exemples de plantes contenant des alcalotdes du type de la berbérine sont le Phellodendron amurense Ruprecht, le P. amurense Rupr. var. sachalinense, le P. amurense Rupr. var. japonicum (Maxim.) Ohwi et le P. amurense Rupr. var. Levallei (Dode) Sprague qui font partie de la famille des Rutaceae ; le Coptis japonica Makino, le Coptis japonica Makino var. dissecta Nakoi, le Coptis trifolia salisbuty, le Exanphorrhiza et le Xanphorrhiza simplicissima qui font partie de la famille des Ranunculsceae ; le Berberis Thunberzii, le Berberis sieboldi, le Berberis amurensis et le Nandina domestica, qui font partie de la famille des Berberidaceae ; et le Cosmimum fenestratum et le Columbo Radix qui font partie de la famille des Menispernaceae. Ces plantes contiennent dans leurs tissus végétaux des alcaloïdes du type de la berbérine tels que la berbérine, la palmatine, la coptésine, la worénine, et d'autres sous la forme d'hydroxyde. Les tissus végétaux de ces plantes contenant un alcaloïde du type de la berbérine, par exemple l'écorce dont on a enlevé les couches de liege du Phellodendron amurense Ruprecht appartenant à la famille des Rutaceae, les racines souterraines du Xanphorrhiza appartenant à la famille des Ranunculsceae, les feuilles, racines et tiges du Berberis Thunberzii appartenant à la famille des Berberidaceae, la tige du Costinum fenestratum appartenant à la famille des Menispermaceae, et les feuilles et tiges du coptis Rhizoma, peuvent être utilisés comme matériaux de départ. De plus ces matériaux formés de tissus végétaux sous forme de poudre peuvent être obtenus dans le commerce puisqu'ils sont vendus comme médicaments bruts sous le nom de poudre de Phellodendron, poudre de Coptis etc., ce qui fait que l'utilisation de tels médicaments bruts est préférable. I1 est préférable que les matériaux de départ contenant des alcaloïdes du type de la berbérine soient aussi dépourvus que possible de substances résineuses. Ainsi, les matériaux de départ sont avantageusement préalablement traités par un solvant pour éliminer les substances goudronneuses, résineuses ou grasses qu'ils contiennent. Ceci fait que les matériaux de départ, c'est-à-dire les dits tissus végétaux ou les médicavents bruts sont dissous dans un solvant non polaire tel que l'éther, l'éther de pétrole, la benzine, le benzène, le toluène ou le xylène pour enlever les constituants solubles dans le dit solvant. Après séchage, le résidu d'extraction par le solvant non polaire est alors soumis à une opération d'extraction par une quantité adéquate (2 à 3 fois son volume) d'un solvant polaire tel que le méthanol, l'éthanol, l'acétone, le mélange acétone alcool ou d'autres. L'extraction est répétée plusieurs fois, de préférence à une température comprise entre 35 et 75-C jusqu'à ce que la solution extrait finalement obtenue soit pratiquement incolore. La solution d'extrait est filtrée et additionnée d'une solution de phosphate diacide alcalin 0,5 - 1,5 N dans une proportion volumique d'environ 1/8 - 1/12.Le mélange est chauffé entre 35 et 75 C, ce qui entrain ltévaporation du solvant polaire, sous pression réduite, pour obtenir une solution saturée d'extrait. L'extraction du résida séché peut être réalisée en utilisant un mélange de solvant polaire et de solution aqueuse de phosphate diacide alcalin, dans nn rapport de mélange de 5 à 25 : 1. Dans ce cas, la solution obtenue par extraction peut être immédia- tement chauffée pur évaporer le solvant polaire sans traitement supplémentaire, avec la solution de phosphate diacide alcalin pour obtenir la solution saturée d'ertrait. Ainsi, la dite solution obtenue peut être alors soumise à l'extraction par l'éther en milieu acide pour éliminer plus à fond les impuretés qui se dissolvent dans l'éther, après évaporation complète du solvant polaire. Le pH de la solution saturée d'extrait est maintenu entre 6,8 - 7,2 en utilisant une solution de phosphate acide dialcalin telle que les phosphates mono acides de sodium ou de potassium ou l'acide phosphorique et la soude caustique. La couleur du mélange devient alors jaune-marron clair. Le mélange qui est alors une solution claire est évaporé sous-pression réduite à une température de 80 C ou moins, afin obtenir une solution concentrée contenant les substances désirées, qui peut être séchée à pression réduite ou par congélation. La solution concentrée contenant les substances mentionnées peut autre utilisée comme agent fongicide de contrôle de croissance des champignons et administrée à l'homme ou à l'animal aprbs avoir été diluée dans une quantité d'eau adéquate. Toutefois, la solution concentrée peut être à nouveau purifiée par des opérations d'extraction répétées du résidu solide des solvants polaires, suivies d'évaporation du solvant polaire pour obtenir finalement un produit purifié. Le produit pur défini dans la suite du texte par la référence NT-72 est une poudre cristalline jaune. Le NT-72 obtenu selon le procédé de la présente invention empêche la croissance de nombreux champignons avec succès, tels que les genera Aspergillus, Candida, Trichophyton etc. Lorsque le NT-72 est incorporé dans une solution tampon à base de phosphate dont le pH est compris entre 6,8 et 7,2, l'action fongicide -de ce produit est encore améliorée. De plue, il peut être stocké dans cet état extrêmement stable.Le NT-72 selon la présente invention peut Outre mélangé en proportions quelconques avec des agents à base d'onguents hydrophiles ou oléophiles, et a des effets remarquables dans le traitement de la phytodermatose chez l'homme ou l'animal, lorsqu'il est admi- nistré en doses de 0,2 - 0,5 grammes sur la peau que l'on doit soigner. Le produit peut store administré par voie orale à un patient- souffrant de maux internes dus à ce type de champignons, à une dose sensiblement comprise entre 0,01 et 0,05 gr. par kilo, par jour, et peut être injecté à une dose de 0,001 à 0,005 gr. par kilo, par jour. La toxicité du produit obtenu est très basse, la dose mortelle à 50% sur des souris, lorsque le produit est administré par voie orale est de 7 gr. par kilo, ce qui est bien inférieur à la dose mortelle à 50% du chlorure de berbérine qui est de 60 à 70 mgr. par kilo, donc réellement plus toxique. Le constituant actif de la plante contenant la berbérine n'a pas encore été identifié, mais il est probable que ce constituant actif soit un composant tel que certains des alcaloïdes du type de la berbérine se combinent chimiquement sous une certaine forme avec l'acide phosphorique. Le NT-72 obtenu à partir du Phellodendron fond entre 63 et 1160C et est une combinaison de divers corps. Lorsqu'il est soumis à une analyse par chromatographie en phase liquide, le chromatograwhe résultant contient plusieurs pics. Il a été observé que les produits actifs pour empêcher la croissance des champignons sont ceux correspondant à deux pics, celui correspondant à l'un d'entre eux étant le plus actif. Les constituants du NT-72 seront explicités plus en détail, en référence aux figures annexées. Sur la figure 1 on a représenté un chromatogramme résultant dlune chromatographie en phase liquide de haute qualité, sous une pression de 30 kilos par cm2, à température ambiante, à un débit de 1,6 ml par minute, la colonne de chromatographie étant désignée par JASKOPACK SD-C2 500, et l'analyseur étant désigné commercialement sous la référence UV-254 UVDEC-1, 2 FP-4, RI, en utilisant l'appareil désigné commercialement par FLC-350 commercialisé par la compagnie Nihon Bunko. On remarque sur la figure I sept pics. Au pic nO 1 correspond le reste des solvants eau et alcool. Les pics 2 à 7 représentent les constituants du NT-72. Chaque constituant est séparé et on mesure son activité en tant qu'agent de contrôle de la croissance de llAspergil- lus fumigatus, du Candida albicans et du Trichophyton mentagrophytes, respectivement par la méthode du disque. TABLEAU 1 Composants Diamètre du cercle d'inhibition (en ) Séparées 1 2 3 # 4 5 6 7 Aspergillus (-) 7,0 - 7,2 (--) (-) 16-17 trace (-) fumigatus # # trace Candida (-) 11,5 -12,4 (-) (-) 14-15 (-) (-) lbicans Trichophyton (-) 12,5 -13,6 (-) (-) 28-29 trace (-) entagrophytes En supposant que le W-75 contient un sel minéral d'alcalotde du type berbérine comme ingrédient actif, lorsqutil est libéré d'un acide minéral par réduction par le borure de sodium et que les substances résultantes subissent une opération d'extraction avec divers solvants, le composant le plus actif est extrait avec le butanol. Quand le chlorure de berbérine (degré de pureté défini par la pharmacopée japonaise) est traité comme précédemment, l'extrait par le butanol ne présente pas d'activité fongicide. Les résultats sont répertoriés dans le tableau 2. TABLEAU 2 Diamètre du cercle d'inhibition (en mm) Aspergillus Fumigatus Candida albicans NT-72 Solution de Complet 10,0 22,0 méthanol Incomplet 23,0 Solution aqueuse 18,0 30,0 Berberine HC1 Solution de méthanol# (-) Solution aqueuse (-) (-) Les deux spectres d'absorption infra-rouge représentés sur la figure 2 montrent que les deux extraits par le butanol mentionnés précédemment sont constitués par des substances différentes. Sur les figures 3 et 4, on a représenté le spectre de résonance magnétique nucléaire de la solution dans le butanol obtenue par ltextraction du NT-72 réduit et du chlorure de ber bérine, dissous dans l'eau lourde. Les absorptions communes à ces deux corps sont représentées par la lettre X,et les pics d'absorption manquants dans la berbérine sont représentés par le signe Sur la figure 5, on a représenté à la fois les chromatogrammes gazeux de l'extrait au butanol du NT-72 et du chlorure de berbérine. Sur la figure 5 on remarquera que les pics A,B,C et D sent différents dans les deux chromatogrammes et que les pics 1,2,3,4,5 et 6 sont communs.Les conditions opératoires de la chromatographie en phase gazeuse sont les suivantes Colonne de chromatographie Gaz Chrom P Silicium GUM SE630 0,75 % 2,25 mètres de long. Température : 40 C-240 C Taux d'élévation de la température : 4-C par minute Vitesse de défilement : 5mm par minute Appareil s appareil désigné commercialement par YANAGIMOTO GCG-550 FP Dtautres buts et avantages de l'invention apparattront mieux à la lecture des études et résultats cliniques et expérimentaux des effets du produit selon l'invention. EXEMPLE 1 200 grammes dtune poudre obtenue à partir de l'écorce de Phellodendron dont on a éliminé préalablement les couches de liège, sont soumis à plusieurs opérations d t extraction en utilisant à chaque opération 500 ml d'éther pour éliminer les matériaux gras ou résineux contenus dans ladite poudre. Aux résidus obtenus on ajoute 2.000 ml d'éthanol et 25 ml de phosphate diacide de potassium N en solution aqueuse (KH2P04) ; le mélange résultant est chauffé à 60-C pendant 2 à 3 heures, refroidi. puis filtré. Le résidu est soumis de nouveau à trois opérations d'extraction telles que décrites précédemment. Ensuite les filtrats sont mélangés et méthanol éliminé des filtrats mélangés par distillation, sous pression réduite, à moins de 60 C, afin d'obtenir une solution saturée d'extrait. La solution est rendue légèrement basique (pH 7,2) par addition d'une solution normale de phosphate acide de sodium (NA2HP04), puis séchée par congélation. Après le séchage par congélation, le résidu est dissous dans 100 ml dtétha- nol, et la solution résultante est filtrée. Ensuite, le filtrat est évaporé jusqutà complète élimination de l'humidité sous pression réduite à moins de 60 C pour obtenir 20 grammes d'une poudre cristalline jaune brun. L'opération décrite précédemment a été répétée plusieurs fois de la meme manière, sauf que méthanol a été remplacé par des solvants tels que le méthanol et le mélange acétone alcool pour obtenir le même résultat que précédenent. EXEMPLE 2 200 grammes de poudre fine d'écorce de Phellodendron dont on a éliminé les couches de liège, sont soumis à plusieurs opérations d'extraction en utilisant 500 ml d'éther de pétrole à chaque- fois afin d'éliminer les goudrons et les graisses contenus dans cette poudre. On ajoute au résidu 2.000 ml méthanol et le mélange est chauffé à 600C pendant 2 ou 3 heures, refroidi et ensuite filtré. Le résidu est soumis à trois reprises à la même opération d'extraction décrite précédemment. Ensuite, les filtrats sont mélangés et on ajoute 25 ml dilune solution normale aqueuse de phosphate diacide de sodium. Le mélange est alors distillé jusqutà élimination complète de l'humidité, à 60 C sous pression réduite.Le résidu obtenu est alors dissous dans l'eau et la solution résultante est agitée en présence du éther (1/3 d'éther et 2/3 de solution), à trois reprises. La couche aqueuse formée est récupérée, rendue légèrement basique (pH 7,2) par l'addition d'une solution aqueuse normale de phosphate monoacide de sodium (Na2HP04) puis séchée par congélation. Après séchage par congélation, le résidu est dissous dans 100 ml méthanol et la solution obtenue est alors filtrée. Ensuite on évapore le filtrat jusqu'à élimination complète de l'humidité, sous pression réduite, en dessous de 600C pour obtenir 20 grammes de la même poudre jaunebrun cristalline que celle de l'exemple 1. Le processus précédent a été répété à la différence que méthanol est remplacé par des solvants polaires tels que le méthanol et l'acétone et l'on a obtenu les mêmes résultats que précédemment. Exemples me rattachant à ltexemple 1 1) Une poudre exempte de graisse et de goudron obtenue par le même procédé que celur décrit dans l'exemple 1, à partir de 200 grammes de poudre de Phellodendron, est mélangée à 2.000 ml d'une solution méthanol contenant 3 % diacide chlorhydrique.On laisse reposer le mélange résultant pendant une nuit à la température ambiante puis on le filtre et on concentre le filtrat à pression réduite à moins de 400C. Le résidu est ensuite dissous dans liteau et la solution résultante est agitée en présence d'éther (1/3 d'éther et 2/3 de solution), à trois reprises.La couche aqueuse alors formée est récupérée, neutralisée ou rendue faiblement basique (pH 7,2) par 11 addition d'une solution à 10 % d'ammoniaque, puis séchée par congélation. Après séchage par congélation le résidu est dissous dans 100 ml dléthanol et on filtre la solution résultante.Ensuite, on évapore le filtrat jusqutà élimination complète de lthumidité, sous pression réduite et à une température inférieure à 60 C pour obtenir fina liement une poudre brune jaunttre. 2) En utilisant 2.000 ml méthanol contenant 3% d'acide tartrique, 200 grammes de poudre de Phellodendron exempte de graisse et de goudron, qui a été obtenue de la façon décrite dans l'exemple 1, on a obtenu en utilisant le même procédé qusen (1) une poudre brune jaunâtre. 3) En utilisant 2.000 ml d'éthanol contenant 3 % d'acide acétique, 200 grammes de poudre de Phellodendron exempte de graisse et de goudron, qui a été obtenue de la même façon que dans liexemple 1, selon le procédé décrit dans (1), on a obtenu une poudre brune jaunâtre. 0,02 gramme de chacune des poudres brunes jaunâtres obtenues dans les exemples (1) à (3), et les poudres jaunes-brunes cristallines obtenues dans les exemples 1 et 2 ont été administrées par voie orale, deux fois par jour pendant deux semaines, à des souris mâles de 20 à 22 grammes de poids moyen (et d' 1,5 mois d'âge moyen). Il nten a résulté aucun décès dans les groupes auxquels on a administré les poudres cristallines jaunes-brunes obtenues dans les exemples 1 et 2 (voir tableau 3). TABLEAU R Procédé Nombre de souris Nombre de souris Nombre de souris d'extraction par vivantes après aortes après groupe deux semaines deux semaines Référence Exemple (1) 10 2 8 Exemple (2) 10 7 3 Exemple (3) 10 6 4 Exemple 1 10 10 0 xemple 2- 10 10 0 Résultats des tests relatifs à l'exemple 1 Activité fongicide 0,8 gramme de chacune des poudres jaunes-brunes cristallines obtenues dans les exemples 1 et 2 sont dissoutes dans 1 ml d'un produit tampon phosphaté de pH 6,8 et dans del'eau.En utilisant 0,01 ml de la solution acide obtenue, les effets dzinhibition de croissance de chaque poudre contre les champignons sont examinés par la méthode du disque. Comme on peut le voir sur le tableau 4, une augmentation de l'effet dtinhibition est observée lorsque l'on utilise le tampon au phosphate. Sur le tableau 4, les chiffres désignent les diamètres des cercles d'inhibition. TABLEAU 4 Exemple 1 Exemple 2 Champignon testé Eau distillée pi 6,8 Eau distillée pi 6,8 Trichophyton 19-21 22-23 18-21 23-24 entagrophytes Candida albicans 19-21 23-24 18-20 22-24 Aspergillus 19-21 23-24 19-21 23-24 umigatus Résultats des tests relatifs à l'exemple 2 Chacune des solutions aqueuses de Nystatine, Amphotéricine B et de Byb 5097, et une solution tampon à base de phosphate de la poudre cristalline jaune-brun réalisée dans l'exemple 1 sont soumises au test du disque, test d'activité fongicide dans un disque de 8mm de diamètre et pesant 0,03 gramme, ayant absorbé chacun 0,005 gr. du constituant actif de chacune des solutions.Les résultats de l'action d'inhibition sur l'Aspergillus fumigatus, le Candida albicans, le Trichophyton mentagrophytes et le Cryptococcus neoformans sont décrits sur le tableau 5, TABLEAU 5 Poudre obtenue Amphoté- Nystatine Byb 5097 dans l'exemple ricine B Aspergillus trace 12,5 umigatus 18 circulaire 12 trace 18 andida 25 11 21 17 lbicans trace 14 trace 22 Trichophyton 48,5 8,5 12,5 24 entagrophytes ryptococcus 11 trace 11 trace 18 eoformans circulaire (Les nombres indiquent les diamètres des cercles dtinhibition en mm.) Chaque liquide test champignonneux a été mélangé avec une solution d'agar de Sabouraud contenant 0,1 % de Tween 80 pour réaliser un film d'agar champignonneux à plusieurs couches qui est ensuite rendu solide. De plus, les corps Amphotéricine B, Nystatine et Byb 5097 n1 étaient chacun pas suffisamment solubles dans la solution tampon de phosphate, mais ont été incorporés dans cette solution en quantité nécessaire pour l'absorption dans un disque de 8mm. EXEMPLE 3 200 grammes de poudre Coptis sont extraits à trois reprises en utilisant à chaque fois 500 mi d'éther pour éliminer les résidus gras ou résineux contenus dans cette poudre. Le résidu solide est séché et ensuite dissous dans 2.000 mi d'étha- nol, le mélange résultant étant laissé au repos à 60eC pendant 2 heures. On ajoute ensuite au mélange 40 ml d'une solution de phosphate de potassium diacide (KH2P04) normale, et on chauffe le mélange que lton refroidit ensuite puis filtre. Le résidu obtenu est alors soumis à trois opérations d'extraction comme précédemment. Ensuite, les filtrats sont mélangés et soumis à une distillation sous pression réduite à moins de 600C.Le résidu est rendu légèrement alcalin (pH 7,2) en ajoutant une solution normale de phosphate mono acide de sodium (Na2HPO4), puis distillé pour éliminer complètement méthanol subsistant et ensuite séché par congélation. Après séchage par congélation, le résidu est dissous dans 100 mi d'éthanol et la solution résultante est filtrée. Ensuite le filtrat est évaporé jusqu'd élimination coa- plète de l'humidité, sous pression réduite, à moins de 60 C, pour obtenir finalement 20 grammes d'une poudre cristalline jaune-brun. EXEMPLE 4 200 grammes de poudre Coptis sont soumis à trois opérations d'extraction utilisant à chaque fois 500 ml d'éther pour éliminer les tissus résineux ou gras qui sont contenus dans cette poudre. On ajoute au résidu obtenu 2.000 ml d'éthanol et 56 ml dlune solution normale de phosphate monoacide de potassium et on laisse reposer le mélange résultant pendant 2 heures à environ 600C, puis on le refroidit et filtre. Le résidu est soumis à trois opérations d'extraction successives, identiques à celles décrites précédemment.Puis les filtrats sont mélangés et méthanol est éliminé de ces filtrats par distillation, sous pression réduite à moins de 60 C. Le résidu est alors dissous dans l1eau et la solution résultante est mélangée et agitée à trois reprises avec de l'éther en utilisant à chaque opération un tiers de volume d'éther par rapport au volume total de la solution. La couche aqueuse est alors récupérée, rendue légèrement basique (pH 7,2) par l'addition drune solution aqueuse de phosphate monoacide de sodium (Na2HP04), puis soumise à un séchage par congélation. Après le séchage par congélation, le résidu est dissous. dans 100 ml dtéthanol et on filtre la solution résultante.Ensuite le filtrat est évaporé jusqu'à élimination complète de l'humidité, sous pression réduite, à moins de 600C, pour obtenir finalement 20 grammes de la même poudre cristalline jaune-brun, que celle de l'exemple 3. La poudre ainsi obtenue est ensuite dissoute dans 100 ml d1un tampon phosphaté (comprenant 40 ml de P04H2K N/15 et 60 ml de Na2HP04 N/15 pour préparer une solution stable au pH 7. Cette solution est alors entrepasée à 30 C pendant 6 mois, sans qutaucun changement d'activité fongicide soit observé. EXEMPLES 5 à 10 Le procédé décrit dans l'exemple 1 est répété sauf en ce qui concerne ltécorce de Phellodendron qui a été remplacée par les matériaux de départ représentés sur le tableau 6. Les rendements, activité fongicide et toxicité des produits obtenus sont énoncés dans le même tableau 6. Activité fongicide a été évaluée selon le procédé décrit dans les tests associés à ltexemple I. La toxicité est évaluée selon la méthode suivante Chacun des produits obtenus dans ces exemples est mis en solution aqueuse, ctest-à-dire dissous dans lteau dans des proportions telles que 65-70 mg/ml, 70-75 mg/ml, 75-80 mg/ml et 80-85 mg/ml, et les solutions résultantes sont soumises aux tests de toxicité. Ces tests ont été réalisés par injection intraveineuse de chaque solution testée dans la queue de 20 souris (mâles et femelles) par groupe (on a mis en réserve 85 souris), lesdites 20 souris ayant un poids variant entre 21 et 24 grammes et un poids moyen de 22,6 grammes non on a ensuite observé la survie desdites souris. Les résultats obtenus sont indiqués sur le tableau 6. Les chiffres de ce tableau 6 représentent le quotient de survie des souris.Par exemple 10/10 indique que 10 souris sur 10 ont survécu et 8,2/10 indique que 8,2 souris sur 10 ont survécu. (tableau 6 joint) EXEMPLES 11 et 12 On a répété le procédé de 1 T exemple 1, sauf que ltécorce de Phellodendron a été remplacée par un des matériaux de départ indiqués sur le tableau 7 et en lieu et place de l'éther de pétrole on a utilisé de ltéther. Les rendements, activité fongicide et toxicité des produits obtenus ont été évalués comme dans les exemples précédents indiqués sur le tableau 7 (joint). EXEMPLE CLINIOUE 1 On prépare une solution comprenant 0,4 gramme dans îml. de tampon au phosphate de poudre cristalline jaune-brun réalisée selon le procédé de ltexemple 1. Cette solution est utilisée dans le liquide d'origine (pH final 7,2). Le liquide d'origine est dilué 50 fois, et on administre 30 ml (0,24 gramme en poids de substance poudreuse jaunebrun) de la solution diluée par voie orale trois fois par jour pendant 1 à 3 semaines à chacun des malades indiqués sur le tableau 8, qui étaient atteints de pneumonie fongueuse ou dtin- fection des voies urinaires, pour que l'on puisse observer l'augmentation ou la diminution du nombre de champignons ou de bactéries dans les crachats et dans l'urine, de même que la variation de la concentration en alcaloïdes dans le sang. Les résultats obtenus sont indiqués sur le tableau 8. I1 apparat au vu du tableau 8 que les quantités de champignons et de bactéries dans les crachats et dans l'urine diminuent ou sont rendues nulles par l'augmentation de la concentration du produit selon l'invention dans le sang et que les substances poudreuses jaune-brun selon la présente invention sont d'une efficacité clinique remarquable non seulement contre les champignons mais aussi contre les infections bactériennes dues aux Pseudomonas aeruginosa, Escherichia coli et Micrococcus pyogenes. On a observé de plus des effets thérapeutiques tels que la diminution de la fièvre et la diminution ou la disparition des tâches dans les radiographies b rayons X des poumons.L'administration dudit médicament nta pas eu dseffet secondaire sur le foie ou les reins, ni aucun autre inconvénient. (tableau 8 joint) TABLEAU 6 Activité Fongicide Matériau de Tricho- Toxicité Rende- Asper- Candida phyton 65-70 70-75 75-80 80-85 85-90 Exemple départ ment gillus albicans mentagro- mg/ml mg/ml mg/ml mg/ml mg/ml (partie) (gr.) fumigatus phytes 5 Costinum fenestratum 18,1 20-23 18-20 26-27 8,6/10 8/10 7,6/10 6/10 5/10 (écorces) Berberis 6 Thunberzii 15,5 20-22 20-23 28-30 10/10 10/10 8,2/10 6,8/10 6/10 (feuilles) Berberis 7 Thunberzii 20,2 23-24 21-23 28-32 10/10 8/10 7/10 6,2/10 6/10 (tiges) Berberis 8 Sieboldi 17,0 20-23 21-22 27-28 10/10 10/10 10/10 9/10 7/10 (troncs) Suite page suivante TABLEAU 6 (SUITE) Phellodendron (écorces) 9 Berberis 17,5 18-19 18-19 24-25 9/10 7,6/10 6,4/10 5,2/10 5/10 Thunberzii (feuilles) Phellodendron (Ecorces) 10 Collumbo 16,3 22-24 20-24 28-31 10/10 8/10 7,2/10 7/10 6/10 Radix (fruits) 50 : 150 TABLEAU 7 Activité Fongicide Toxicité Matériau de Rende- Tricho Asper- Candida phyton 65-70 70-75 75-80 80-85 85-90 Exemple départ ment gillus albicans mentagro- mg/ml mg/ml mg/ml mg/ml mg/ml N (partie) (gr.) fumigatus phytes Costinum 11 fenestratum 18,2 22-24 21-23 28-30 8,7/10 8/10 7/10 5,6/10 5/10 (tiges racines) Coptis 12 (en poudre) 15,1 20-22 15-16 20-22 9/10 8,2/10 7/10 5,6/10 5/10 TABLEAU 8 Nom de la Valeur initiale 1ère 2ème 3ème 4ème Maladie semaine semaine semaine semaine Nombre de cellules Dans les orachats Test Candida 7 000 # 80 # 55 # 3 000 Parkinson Dans l'urine (raideur Bactérien Escherichia 300 # 400 # 220 # (-) totale) # de 59 ans Concentration (2 houres après adminis dans le sang tration) 0,12 (#/ml) 8 18 1,5 Période d'ad ministration # 14 jours # Dans les orachats Fungous Test Psoudomonas 2 000 meningitis Candida 800 (Maladie Bactérien Dans l'urine d'Aspergillus) Candida 600 # 40 000 # 500 # de 41 ans Eschorichia 3 000 # 6 000 # 4 500 Concentration (2 houres après adminis dans le sang tration) 0,4 (#/ml) 14 Suite page suivante TABLEAU 8 (suite) Période d'ad- # 7 jours ministration Dans les orachats Test Pseudomonas 50 000 # 80 000 Lésion Spinale Bactérien Dans l'urine Staphylo- 140 # 200 # 400 # 10 cocous # de 27 ans Concentration (2 heures après adminis dans le sang tration + (#/ml) 8,8 5 Période d'ad- # 7 jours. ministration Dans les orachats Pseudomonas 140 000 # 140 # 20 # (-) Arrachement Test Dans l'urine Pseudomonas 600 # 600 # 1 000 # 600 # de 39 ans Bactérion Staphylo coccus 600 Escherichia 400 Suite page suivante TABLEAU 8 (Suite) Concentration (2 heures après adminis dans le sang tration # (#/ml) 2,4 2,2 25 Période d'ad ministration # 21 jours # Dans les orachats Test Candida 160 000 # 4 000 # 3 000 # 70 000 # 30 Rupture d'un Dans l'urine Anévrisme Bactérien Pseudo- 60 000 # 5 000 # 1 000 # 60 000 # 7 000 Cérébral monas Candida 200 # de 67 ans Concentration (3 heures après adminis dans le sang tration) 0,5 (#/ml) 2,2 18 0,8 40 Période d'ad ministration # 14 jours # # 7 jours # Dans les orachats Test Candida 40 000 # 40 # 30 000 # 3 000 # (-) Thrombose Escherichia 20 000 # 350 cérébrale Bactérien Dans l'urine # de 59 ans Escherichia 8 000 # (-) Candida 460 # (-) Suite page suivante TABLEAU 8 (suite) Concentration (3 heures après adminis dans le sang tration # (#/ml) 8 1,8 12 16 Période d'ad Ministration # 28 jours # Dans les crachats Thrombose Candida 100 000 # 20 # 400 # 200 cérébrale Test Micrococcus 8 000 # 8 000 # 400 Bactérien Dans l'urine # de 59 ans Candida 400 # 20 # (-) # (-) Staphylococcus 140 # (-) # (-) Concentration (3 heures après adminis dans le sang tration # (#/ml) 24 16 16 Période d'ad ministration (Note 1) Candida : Candida albicans Pseudomonas : Pseudomonas aeruginosa Escherichia : Escherichia col Staphylococcus : Staphylococcus aureus (Note 2) Le test bactérien a été effectué tous les sept jours. La mesure de- la concentration dans le sang a d'abord été effectuée2 à 3 heures après l'administration du médicament, puis tous les sept jours, simultanément avec le test bactérien. (Note 3) La concentration d'alcaloide dans le sang a été déterminée par deux méthodes : une méthode utilisant un réactif de Wagner, et une méthode testant l'activité fongicide du sérum contre l'Aspergillus fumigatus (100.000/ml). REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation dsune substance fongicide, caractérisé en ce qu'il consiste - à soumettre les tissus végétaux contenant un alcaloïde du type de la berbérine et exempts de matériaux gras ou résineux, à un traitement d'extraction par un solvant polaire, - à mettre en contact l'extrait avec une solution-aqueuse de phosphate diacide alcalin pendant ou après l'extraction à une température de 35 à 75 C, - à concentrer la solution d'extrait après la mise en contact de ce dernier avec la solution aqueuse de phosphate diacide alcalin afin d'obtenir une solution saturée dudit extrait, - à mélanger la solution saturée résultante avec une solution aqueuse de phosphate acide dialcalin de façon à ce que le pH du mélange soit compris entre 6,8 et 7,2, - à évaporer le solvant polaire à une température comprise entre 35 et 75 'C, - à sécher le résidu résultant sous pression réduite, - à dissoudre le résidu séché dans un solvant polaire, - et à évaporer la solution obtenue par extraction jusqu'à élimination de toute son humidité. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tissus végétaux contenant un alcaloïde du type de la berbérine sont choisis dans le groupe comprenant le Phellodendron, le Coptis, le Costinum, le Collumbo et le Berberis. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tissus végétaux contenant un alcaloïde du type de la berbérine sont choisis dans le groupe des médicaments bruts comprenant la poudre de Phellodendron et la poudre de Coptis. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tissus végétaux contenant un alcaloïde du type de la berbérine et exempts de matériaux résineux ou gras sont obtenus par extraction des matériaux résineux ou gras des tissus végétaux contenant un alcaloïde du type de la berbérine à 11 aide d'un solvant non polaire choisi dans le groupe comprenant l'éther, 11 éther de pétrole, la benzine, le benzène, le toluène et le xylène. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le solvant polaire, utilisé dans ltopération d'extraction des tissus végétaux contenant un alcaloide du type de la berbérine et exempts de matériaux résineux ou gras, est choisi dans le groupe comprenant le méthanol, l'éthanol, l'acétone et le mélange acétone alcool. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ltextraction des tissus végétaux contenant un alcaloide du type de la berbérine est effectuée à une température comprise entre 35 et 750C. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'extraction est répétée plusieurs fois. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solution aqueuse de phosphate diacide alcalin a une concentration de 0,5 à 1,5 N. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité de solution aqueuse de phosphate diacide alcalin est dtenviron 1/8 - 1/12 fois le volume du solvant polaire utilisé dans l'opération d'extraction des tissus. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la concentration de la solution d'extrait est effectuée en évaporant le solvant polaire à une température de 35 à 750C, sous une pression réduite. 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solution de phosphate diacide alcalin est une solution de phosphate diacide de potassium (KH2P04) ou de phosphate diacide de sodium (NaH2P04). 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solution de phosphate monoacide dialcalin est une solution de phosphate monoacide de potassium (K HPO ) ou de sodium Ha2HP04). 2 4 13. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le séchage du résidu est effectué par congélation. 14. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le solvant polaire avec lequel le résidu résultant est soumis à l'extraction est de méthanol. 15. Substance fongicide active obtenue par le procédé de la revendication 1, 16. Substance fongicide active obtenue par le procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un mélange d'alcaloides du type de la berbérine, qui, mélangé à de l'acide phosphorique, inclut les substances représentées par les pics nO 2 à 7 sur le chromatogramme. 17. Agent fongicide actif, caractérisé en ce qu'il comprend la substance selon la revendication 16 et une solution tampon phosphatée de pH compris entre 6,8 et 7,2.