La présente invention se rapporte à la technique du transport mécanique de documents ou de petits objets. I1 existe des convoyeurs à bande ou à courroie assurant un parcours plus ou moins horizontal, ou n'acceptant que des dénivellations plus ou moins progressives, notamment au moyen de plans inclinés. C'est le cas, notamment, de certains convoyeurs de documents utilisant des bacs ou des pochettes comme conteneurs pour les pièces à transporter. Les changements de niveau sont obtenus par plan incliné tant que l'inclinaison ne dépasse pas 400 à 450, par exemple au delà, et notamment pour des transferts à la verticale, on a recourt à des élévateurs, pneumatiques ou mécaniques, notamment du genre "pater-noster". Ces derniers offrent la ressource de déplacements verticaux considérables (parfois plusieurs dizaines d'étages). Mais très souvent on exige qu'un déplacement vertical au plus égal à un étage, quand il ne s'agit que de contourner une baie en hauteur à partir d'un niveau de travail assis. Pour utiliser au mieux la configuration du bâtiment il est souhaitable de faire monter le bac à 900 de l'horizontale et redescendre de même. Diverses solutions ont été imaginées pour adapter le principe du convoyeur à bande, par bacs, à des montées et descentes de ce genre. Certaines emploient des bacs automoteurs, mais leur prix de revient en est généralement élevé. La présente invention apporte une solution originale à ce problème en ce qutelle permet en effet des ehangements de direction de 900 dans le plan vertical tout en évitant certains inconvénients propres aux systèmes eonnus. Elle permet en outre d'utiliser les matériels existants tels que les transporteurs à bandes horizontaux qui transportent des bacs. L'invention s'applique donc particulièrement à un dispositif permettant les escalades réduites, comme le franchissement d'une baie, -dispositif qui se raccorde sans difficultés avec un convoyeur horizontal classique. Suivant l'invention un portique comportant une voie de circulation ascendante, une voie transversale et une voie descendante vient en continuité avec l'extrémité d1un transporteur horizontal. Une courroie trapézoïdale mobile assure l1entrainement du bac, celui-ci étant maintenu appliqué contre la courroie, dans les sections verticales, par un système à butées -ou à galets liés au-bac et prenant appui sur les parois ou les rebords du portique. Les caractéristiques particulières et les avantages- de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation pris à titre non limitatifs. On se réfère aux dessins annexés qui représentet Figure 1 une vue schématique en élévation d'un ensemble de convoyeur avec le dispositif de franchissement d1une baie. - Figures 2 et 3 des vues de profil et de face d'un type de bac de transport. - Figure 4 une vue a plus grande échelle du mode d'entraînement d'un bac dans une section verticale. - Figure 5 une vue schématique montrant un mécanisme de transfert du convoyeur horizontal au portique vertical. - Figure 6 une variante de réalisation du mode d'entraînement d'un bac dans une section verticale. La figure 1 montre un portique en forme de cadre orthogonal de préférence, comportant deux pieds-droits verticaux, 1 et 2, et une traverse horizontale 3. Des raccordements en 1/4 de cercle 4 et 5 sont prévus pour adoucir les angles. Ce portique peut, par exemple, reposer sur le même sol que les convoyeurs auxquels il se raccorde. Ce portique est essentiellement une "voie" de circulation pour les bacs. Sa coupe courante (section orthogonale) rappelle celle d'un convoyeur et peut etre réalisée en profilés comme celui-ei. Elle offrira des rails, ou un chemin de glissement ou de roulement appropriés aux déplaeements prévus pour les bacs. Dans le cas de "roulement", celui-ci peut etre assuré par galets, ou rouleaux, portés soit par le bac soit par la voie. Eventuellement on peut ajouter à la "voie", du moins dans sa partie ascendante, un encliquetage de sécurité "anti-retour". Les bacs ressemblent le plus possible aux modèles existants, du type non-automoteur. Ils sont toutefois munis (voir figures 2 et 3), de galets latéraux 7 pour tenir le bac en position semi-inversée durant les parcours verticaux, et de rainures 8 en harmonie avec le système d'entraînement choisi. Des exemples de réalisations pratiques possibles seront donnés plus loin. Un couvercle pourra être ajouté pour retenir les objets transportés lors des déplacements du bac dans des sections verticales.Pour l'entratnement des bacs, on utilisera l'adhérence particulièrement énergique des courroies tra pézoldales. L'accrochage par adhérence se fera dans des rainures 8 ou dans des encoches ou griffes ménagées sur le bac, ayant le profil trapézoïdal identique à celui de la ou des courroies. Plusieurs dispositifs peuvent etre envisagés, dont on donne plus loin des exemples. Selon le dispositif choisi la bse du trapèze peut être tournée dans un sens ou un autre.Autrement dit, si l'on considère non plus la base mais la hauteur du trapèze de la courroie, elle peut se pré- senter soit dans le sens Nord-Sud, soit dans le sens Sud-Nord ; ou encore un sens Est-Ouest ou vice-versa. Le problème du "brin de retour" trouve une solution facile avec ce type de courroie qui, de plus, est relativement flexible dans tous les sens. Ce problème serait insoluble si l'on utilisait, pour transporter le bac, un chariot auxiliaire par exemple, ou un système eneombrant de cliquets. Au contraire le brin de retour de la (ou des) courroies utilisées pourra passer soit dans la texte du portique, soit au pied, dans une rainure appropriée creusée dans le plancher. -L'entraînement de la courroie elle-même peut se faire par un groupe moteur-réducteur, selon des dispositifs connus. L'emplacement le plus avantageux pour le pignon d'entratnement étant au sommet du parcours ascendant 1. De préférence, le défilement de la (ou des) courroies sera uniformé- ment continu mais pas alternatif, ce qui simplifie diverses servitudes, électriques entre autres. Le raccordement sur le convoyeur amont 9 peut tette soit continu au moyen d'une courbe, soit discontinu (transbordeur alternatif). Le système à courbe évite une rupture de charge, ou plutôt,-d'allure, mais dans ce cas, il faudra relayer I'entrafnement fourni par le convoyeur et sa bande, jusqu'à ce que les courroies entrent en prise. Ce relais peut être assuré soit par les courroies elles-memes, prolongées jusqu'au "débarcadère", soit par des galets de profil pareillement trapézoldal. Le -raccordement discontinu peut se faire par un transbordeur, sur lequel le bac sera engagé et maintenu, et susceptible de prendre 2 positions à 900 l'une de l'autre. Une solution, employant un transbordeur oscillant en forme d'étrier, est décrite plus loin, à tire de variante de réalisation. Le basculement de cet étrier peut être obtenu soit par un câble qui le tirerait jusqu'au contact du montant ascendant 1 du portique, soit par un autre dispositif mécanique (un vérin pneumatique, par exemple). Quelle que soit la solution adoptée, le bac est engagé dans le dispositif d'entraînement par courroies assez à l'avance pour assurer une prise suffisante aux courroies. Le raccordement sur le convoyeur aval est assuré de manière simple par une goulotte 18 en 1/4 de cercle, commençant au moment où les courroies lachent le bac, et finissant soit sur le tapis du convoyeur d'aval 10, soit sur un transporteur à rouleaux. Le freinage est assuré par des dispositifs connus non décrits. L'ensemble est arythmique et admet un espacement presque quelconque des bacs. Un seul bloqueur d'espacement serait nécessaire, sur le "débarcadère" amont 9. D'autre part, les courroies trapézoïdales pourraient être remplacées par un capable muni, de place en place, d'olives qui viendraient s'accrocher sur quelque griffe, ou saillie du-bac. En se référant maintenant à la figure 4, on décrit une autre forme de réalisation d'un mode d'entrainement dans une section verticale. Le bac 6 présente un fond 11 et une paroi latérale 12.. Le fond 11 est muni dtune encoche 8 dans laquelle s'engage la courroie trapézoïdale d'entrainement 13. A l'intérieur d'un profilé 14, une chambre à air gonflable 15 s'appuie, quand elle est gonflée sur une lamelle mince en tôle inox 16 au dessus de laquelle glisse la courroie 13. Le galet latéral 7 du bac 6 est engagé à l'intérieur d'un profilé latéral 17. Le fonctionnement du dispositif est le suivant quand la chambre 15 est sous pression, la lamelle 16 applique la courroie 13 vers le fond de la rainure du bac, la translation de celui-ci étant alors limitée par le profilé 17 sur lequel roulent les galets 7. Le bac est ainsi entraîné avec la courroie 13 dans des sections verticales. On peut régler la pression de l'air dans la chambre à air pour obtenir un coincement efficace de la courroie, sans frottement exagéré sur la lamelle en tole acier inoxydable. On peut aussi bien concevoir que la courroie glisse directement sur la tôle pliée, avec ou sans interposition de produit glissant, tandis que le galet roulerait sur une chambre à air placée au-dessus de lui. Dans un cas comme dans-l'autre, la voie de roulement qui maintient le bac par ses galets au cours de l'aseension, devra se prolonger jusqu'au débouché sur la traverse 3 (figure 1). Durant le parcours sur la traverse il nty a besoin que d'un faible effort d'entraînement et on peut supprimer le rail supérieur. Le bac est porté par les courroies et ne touche pas la tôle pliée du bâti. il faudra prévoir un "entonnoir" à à la base de ee chemin de roulement, entonnoir où s'engageront les galets lorsque le bac sera lui-même engagé dans le système. La prise en charge des courroies peut se faire par divers dispositifs mécaniques non représentés. A la descente, on retrouvera à peu près le même dispositif que pour la montée ; les courroies retiendront la descente du bac, qui s'effectuera, en principe, à la même vitesse que la montée. On rencontre la goulotte 18 au moment où les courroies abandonnent le bac et s'effacent sous la tole. Suivant une variante au raccordement sur le convoyeur amont 9, illustrée à la figure 5, une sorte d'étrier 19 suspendu comme un pendule est accroché à l'axe 20. La base 21 de l'étrier 19- est sensiblement au niveau du convoyeur amont 9. Quand un bac se présente, le vérin 22 fait pivoter 11 étrier autour de l'axe 20 jusqu'à ce que l'extrémité du bac atteigne les brin montant 23 de la courroie trapézoïdale dientraînement. Quand le bac est entrainé l'étrier revient dans sa position première par retrait du vérin 230 Suivant une autre variante de réalisation illustrée à la figure 6, on utilise non plus une seule mais deux courroies 24 et 25. La courroie 24 est fixe et sert de chemin de roulement, tandis que la courroie 25 est mobile. Le galet 7 latéral au bac, est muni d'une gorge trapézoïdale dont les bords coiffent les deux courroies Une chanvre à air gonflable 26 logée à l'intérieur d'une cornière latérale 27 peut appliquer la courroie 24 contre le galet 7 et par conséquent le galet 7 contre la courroie mobile 25. De ce fait le bac 6 est entraîné àdemi- vitesse de celle du brin moteur 25 ce qui a pour avantage de diminuer les eon traintes qu'il supporte. Dans un autre mode de réalisation son représenté le galet 7 à gorge trapézoldale porte une denture qui engrène avec une crémaillère fixe. La démul tiplication dépasse le facteur 2/1 du cas précédent. L'invention ne se limite pas aux fores de réalisation décrites mais peut en englober toutes les variantes. R E V E N D I C A T I O N S REVENDICATIONS 1 ) - Convoyeur mécanique d'objets dans des bacs, combinant des déplacements ho rizontaus et verticaux c a r a c t é r i s é p a r 1 e f a i t qu'un portique venant en continuité avec des sections (9, lo) de convoyeurs hori zontaux comporte au moins une courroie d'entraînement mobile entraînant les bacs par friction et un mécanisme lié au portique, grâce auquel dans les sections verticales, la bande est appliquée sur le bac dont le déplacement latéral est limité par les roulettes de côté 7 dont il est muni, qui s'ap pliquent contre les flancs de cornières (17, 27) qui constituent le chemin de roulement dudit bac. 20) - Convoyeur mécanique selon la revendication 1 caractérisé par le fait que des courroies trapézoïdales (13, 25) s'engagent dans des rainures 8 de pro fil analogue, prévues sur le bac. 30) - Convoyeur mécanique selon la revendication 1 caractérisé par le fait que des courroies trapézoïdales (13, 25) agissent sur des- griffes ou des ma choires prévues sur le bac. 40) - Convoyeur mécanique selon la revendication i caractérisé par le fait que le mécanisme lié au portique est une chambre à air gonflable 15 qui applique la courroie d'entratnement 13 contre le bac 6. 50) - Convoyeur mécanique selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le mécanisme lié au portique est une chambre à air gonflable 26 qui applique une courroie intermédiaire fixe 24 contre le galet 7 du bac qui lui-meme applique contre la courroie mobile 25. 60) - Convoyeur mécanique selon-la revendication 1 caractérisé par le fait que le transfert d'un bac du convoyeur amont 9 à la zone montante du portique est assuré par un étrier 19 mobile autour d'un axe 20 et commandé par un vérin 22, étrier grâce auquel le bac effectue une rotation de 900 qui l'amène sur la courroie d'entraînement 23. 70) - Convoyeur mécanique selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le transfert d'un bac du convoyeur amont 9 à la zone montante du portique est assuré par-des glissières arrondies munies d'un dispositif de mécanisa tison, 80) - Convoyeur mécanique selon les revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que le galet 7 du bac est à gorge trapézoldale et roule entre une courroie mobile 25 et une courroie fixe 24, et qu'une chambre à air gon flable 26 applique la courroie fixe 24 sur le galet pour que celui-ci soit entrainé à demi-vitesse par la courroie mobile 25. 90) - Convoyeur mécanique selon la revendication 8 caractérisé par le fait que le galet 7 à gorge trapézoldale est munie d'une denture engrenant sur une crémaillère fixe.