La présente invention concerne un filament absorbable en acide polyglycolique à rétention de résistance accrue in vivo. Elle concerne également un procédé et un appareil pour le préparer. Elle concerne enfin ses applications aux sutures. 5 Le filament dé l'invention est un filament absorbable en acide polyglycolique, pratiquement exempt d'impuretés évaporables, caractérisé en ce qu'il'montre une perte de poids inférieure à 0,4% lorsqu'on chauffe ledit filament pendant 3 heures à 135°C sous une pression de 4 mm de mercure en présence d'une surface refroidie maintenue à une température de 10 25°C, ladite surface étant séparée dudit filament par une distance de 5 cm environ. On désigne par l'expression "impureté évaporable" une impureté qui peut être volatilisée à partir de l'acide polyglycolique. L'acide polyglycolique est "pratiquement exempt d'impuretés évaporables'1 lorsqu'il 15 présente une perte de poids inférieure à 0S4% en poids lorsqu'on le chauffe pendant 3 heures à 135°C sous une pression absolue de 4 mm de mercure en présence d'une surface refroidie maintenue à une température d'environ 25°C, ladite surface étant séparée du polymère par une distance d'environ 5 cm. Far chauffage du filament en acide polyglycolique, les impuretés évaporables 20 qu'il renferme s'évaporent et diffusent à travers l'espace compris entre le polymère et la surface refroidie. En venant frapper la surface refroidie, les impuretés se condensent en produisant un résidu sur la surface, lesdites impuretés étant ainsi retirées de l'environnement du filament d'acide polyglycolique. 25 Un avantage de l'invention consisté en ee que l'élimination desdites impuretés a un effet prononcé sur la rétention de la résistance in vivo d'un filament d'acide polyglycolique. On admet que les impuretés évaporables sont constituées principalement par de l'eau, uh glycolide, et le dimère linéaire de l'acide glycolique qui est représenté par.la formule 30 suivante : 0 0 H0~CH2-C-0"CH2-C-0H Lesdites impuretés peuvent se produire dans l'acide polyglycolique de 35 diverses manières. Par exemple, le glycolide peut provenir du monomère non polymérisé. Lorsqu'on expose un filament d'acide polyglycolique dans un milieu humide, le filament peut absorber de l'eau. On pense que cette 70 18857 2088152 eau réagit facilement avec le glycolide en clivant le noyau du glycolide avec formation du dimère linéaire d'acide glycolique précité. On suppose encore que le dimère linéaire de l'acide glycolique peut ensuite réagir avec l'acide polyglycolique de poids moléculaire élevé en une réaction 5 de transestérification avec production de sutures comportant des chaînes d'acide polyglycolique de poids moléculaire plus faible qui tendent, lorsqu'elles sont implantées dans le tissu vivant, à entraîner une rétèntion réduite de la résistance à la pression. Les impuretés peuvent également se produire lorsque le 10 polymère est soumis à des températures trop élevées qui tendent partiellement à le dégrader. Par exemple, on extrude l'acide polyglycolique à une température d'environ 240=250°C et il est possible, dans ces conditions, qu'une certaine quantité de polymère puisse se dégrader en glycolide ou en dimère linéaire de l'acide glycolique. Bien entendu, le glycolide ainsi 15 formé peut réagir avec toute trace d'humidité présente en formant une quantité supplémentaire de dimère linéaire indésirable. Par suite de la relation de réactivité réciproque entre l'eau et le glycolide avec formation du dimère linéaire indésirable, il est essentiel que les trois impuretés, à savoir l'eau, le glycolide et le dimère linéaire de l'acide 20 glycolique, soient éliminées. On admet que le degré auquel la rétention de la résistance in vivo est renforcée dépend de l'importance de l'élimination des impuretés évaporables présentes à partir du polymère. Ordinairement, on élimine-un plus grand renforcement de la rétention de la résistance lorsqu'on élimine une plus grande proportion desdites impuretés. 25 L'invention concerne également un procédé pour préparer des filaments d'acide polyglycolique qui sont pratiquement exempts d'impuretés évaporables, ledit procédé consistant en ce qu'on chauffe l'acide polyglycolique mis en forme contenant des impuretés évaporables dans un environnement sec à' une température comprise entre environ 75°C et environ 30 160°C à une pression inférieure à la pression atmosphérique. Dans ces conditions, une quantité effective d'impuretés évaporables renfermées dans l'acide polyglycolique est éliminée à partir dudit acide. Une fois lesdites impuretés éliminées, il est essentiel de poursuivre leur élimination à partir de l'environnement immédiat de l'acide polyglycolique chauffé. En 35 l'absence d'une telle opération, les impuretés ont une forte tendance, en particulier lorsque les pressions différentes de celles qui sont inférieures à la pression atmosphérique sont reconstituées, à se condenser sur la surface 70 18857 2088152 du Dol-ymère en produisant un revêtement de surface pulvérulent sur le polymère, Lesdites impuretés tendent également à se polymériser scus des formes nuisibles ayant an poids mols.ulaire alevë, et on ne peut pas alors les éliminer â partir du polymères ce qui provoque une perte irrécupérable de 5 polymère. Dans les cas où ce dépôt des impuretés sur la surface de l'acide polyglycolique s-est produit, les propriétés in vivo, de même que les propriétés en emballage du polymère sont tout à fait insatisfaisantes, ce qui indique que l'effet fortement indésirable desdites impuretés a pu 10 s'exercer. Par suite, on doit prévoir des moyens, une fois que lesdites impuretés ont été évaporées,, pour les éliminer à partir de la proximité de l'acide polyglycolique. Une manière particulièrement convenable pour effectuer cette élimination consiste à disposer une surface refroidie contiguë au polymère chauffé, la surface refroidie étant maintenue à une température 15 inférieure à celle du polymère chauffé. Après avoir été éliminées à partir du polymère, les impuretés évaporables diffusent en direction de la surface refroidissante et s'y condensent en étant ainsi éliminées à partir de l'environnement du polymère. L'invention concerne, par ailleurs, un appareil pour l'élimi-20 nation et l'isolement des impuretés évaporables à partir de filaments d'acide polyglycolique. Dans ses aspects les plus fondamentaux, les filaments d'acide polyglycolique sont supportés dans une enceinte étanche vis-à-vis de l'air. Des moyens sont prévus pour appliquer la chaleur dans l'enceinte. L'enveloppe 25 contenant l'enceinte est adaptée en vue d'assurer un refroidissement au moins d'une portion de la paroi de ladite enceinte contiguë au filament chauffé* cette portion de la paroi de l'enceinte étant séparée de l'élément chauffé par une distance prédéterminée. Lorsque le filament est chauffé dans l'enceinte à une pression inférieure à la pression atmosphérique, les 30 impuretés évaporables qui s'y trouvent renfermées sont évaporées et diffusent à travers l'espace séparant le filament chauffé de la portion refroidie de la paroi de l'enceinte. Lorsque les impuretés frappent contre la portion refroidie de la paroi de l'enceinte, elles s y condensent en réalisant l'élimination des impuretés à partir de l'environnement du filament d'acide 35 polyglycolique. L'invention est illustrée notamment dans les dessins annexés, dans lesquels : 70 18857 2088152 - la figure 1 représente l'effet de la température à laquelle est chauffée une tresse polyfilamenteuse3 préparée â partir du filament d'acide polyglycolique précité, pratiquement exempt d'impuretés évaporables, sur diverses propriétés de la tresse et sur la perte de poids présentée 5 par la tresse; - la figure 2 montre l'effet de la pression utilisée lors du chauffage d'une tresse polyfilamenteuse, sur la rétention de la résistance in vivo de la tresse et sur la perte de poids présentée par ladite tresse; - la figure 3 montre l'effet de la durée de chauffage sur la 10 rétention de la résistance in vivo d'une tresse polyfilamenteuse et sur la perte de poids présentée par ladite tresse; - la figure 4 montre la rétention de la résistance in vivo renforcée obtenue par la mise en oeuvre du procédé de l'invention, comme montré par comparaison des propriétés in vivo de tresses polyfilamenteuses 15 traitées selon le procédé de l'invention et de tresses non traitées par ledit procédé; - la figure 5 montre l'amélioration importante de la rétention de la résistance in vivo qui peut être obtenue au moyen du procédé de l'invention par comparaison des propriétés in vivo de tresses polyfilamen- 20 teuses qui ont en général une faible résistance à la traction, sinon une résistance à la traction insignifiante, après une implantation pendant 15 jours dans un tissu vivant avec les propriétés in vivo observées dans le cas des mêmes tresses après le traitement selon le procédé de l'invention; - les figures 6a et 6b représentent une vue éclatée d'un 25 appareil convenable pour la préparation de l'acide polyglycolique conformé selon l'invention; - la figure 7 représente une vue en coupe transversale centrale de l'appareil assemblé de la figure 6 comprenant en outre divers dispositifs pour le réglage des conditions opératoires dans l'appareil. 30 Le graphique de la figure 1 montre en abscisses : les tempé ratures en °C; en ordonnées à gauche : la résistance à la traction en 2 milliers de kg/cm ; en ordonnées à droite : la perte de poids % de la tresse. La pression est de 4 mm de Hg. La durée de chauffage est de 5 heures. 35 Les courbes en traits pleins indiquent respectivement de haut en bas : la résistance à la traction en emballage de la suture rectiligne, la résistance à la traction en emballage de la suture nouée, la résistance à la traction in vivo de la suture rectiligne en 15 jours. 70 18857 2088152 La courbe en traits interrompus indique la perte de poids. Le graphique de la figure 2 montre en abscisses : la pression absolue en mm de Hg; d: en ordonnées à droite et à gauche : les mêmes données qu'à la figure 1. 5 La température est de 135°C et la durée de chauffage est de 5 heures. Les courbes en traits pleins indiquent respectivement de haut en bas : la résistance à la traction in vivo de la suture rectiligne de l'invention en 15 jours et celle du témoin. 10 La courbe en traits interrompus indique la perte de poids. La figure 3 montre en abscisses : la durée de chauffage en heures; en ordonnées à gauche ; la perte de poids % de la tresse; et en ordonnées à droite : la résistance à la traction in vivo en 15 jours en 2 milliers de kg/cm . 15 La pression est de 4 mm de Hg. La figure 4 et la figure 5 montrent en abscisses : le nombre de jours d'implantation chez le lapin; et en ordonnées : la résistance à la 2 traction in vivo en milliers de kg/cm . A la figure 4, les traits pleins, qui se réfèrent à une suture 20 de calibre 1-0 selon la pharmacopée des Etats-Unis d'Amérique, indiquent de haut en bas la courbe de l'échantillon traité selon l'invention et celle d'un témoin, Les traits interrompus, qui se réfèrent à une suture de calibre 2-0 selon la norme précitée, indiquent également de haut en bas la courbe de l'échantillon traité selon 1 " invention et celle d'un témoin. 25 A la figure 5, la courbe du haut, entièrement en traits pleins, concerne une suture de calibre 2-0, selon la norme précitée, traitée selon l'invention, tandis que la- courbe du bas concerne une suture témoin de même calibre, les traits interrompus dans ce dernier cas résultant de valeurs extrapolées. 30 "A la figure 7. les flèches eû 39 indiquent respectivement l'entrée et la sortie de l'eau et le*'tronçon"de conduite prolongeant l'élément 16 mène au système de vidé. On soumet 1:acide polyglycolique, préparé d'une manière type, ayant de préférence un débit d'écoulement de la masse fondue inférieur à 35 2 g/10 mn "à 230'3C. en utilisant' Un orifice de 0,9 mm, à une extrusion courante pour fortfter un multifîlâment que Von divise ensuite en diverses fractions utilisées comme gaines" et âmes pendant le tressage. On prépare 70 18857 6 2088152 une suture en acide polyglycolique, tressée à partir desdites fractions, en utilisant les techniques et l'appareillage courants. On pèse une portion de la tresse ainsi préparée et on l'enroule autour de la circonférence d'un cylindre métallique creux.. On pèse l'unité formée par le cylindre et 5 la tresse et on la place dans un flacon Erlenmeyer, l'axe du cylindre étant perpendiculaire par rapport à la surface du fond du flacon. On immerge le flacon dans un bain d'huile maintenu à une température supérieure d'environ 5°C par rapport à celle que l'on désire pour le chauffage de la tresse. La portion supérieure du flacon n'est pas immergée dans l'huile et 10 elle est exposée dans un milieu à température ambiante. On établit ensuite dans le flacon la pression appropriée inférieure à la pression atmosphérique. Les impuretés contenues dans la tresse s'évaporent et diffusent vers les surfaces intérieures du flacon qui ne se trouvent pas en dessous du niveau d'huile, lesdites surfaces ayant une température nettement inférieure à 15 celle de la tresse chauffée. Les impuretés s'accumulent sur lesdites surfaces sous forme d'un résidu pulvérulent blanc qui peut être observé. Après un chauffage pendant la durée prescrite, on retire l'unité cylindre-tresse à partir du flacon et on la pèse. On soustrait le poids ainsi noté à partir du poids initial de l'unité' cylindre-tresse pour déterminer la 20 quantité des impuretés éliminées à partir de la tresse. On détermine la perte de poids, en pourcentage, de la tresse en divisant la quantité des impuretées éliminées par le poids initial de la tresse et en multipliant par cent la valeur obtenue. On mesure les propriétés dè la suture en emballage, à savoir la résistance à la traction d'un tronçon rectiligne et la 25 résistance à la traction de la suture nouée, sur une tresse non stérilisée comme sur une tresse stérilisée par l'oxyde d'éthylène gazeux. Il n'y a en général aucune différence notable entre les propriétés des sutures en emballage de la tresse stérilisée et de la tresse non stérilisée. On implante ensuite la tresse stérilisée Chez des lapins pendant une durée de 7 ou 15 30 jours après laquelle on retire la tresse de l'animal et on mesure sa résistance à la traction, ladite valeur constituant la résistance à la traction in vivo. On mesure facilement la" résistance à la traction du tronçon de suture rectiligne ën utilisant un appareil de mesure à plan incliné "Scott" (numéro du modèle : IP--4) selon la méthode indiquée dans la pharmacopée 35' des Etats-Unis d'Amérique U.S.P. XV, page 938. On mesure d'une manière similaire la résistance de la suture nouée selon le mode opératoire décrit dans U.S.P. XV, page 939. La méthode décrite immédiatement ci-dessus est utilisée pour relever les valeurs indiquées dans les tableaux I à V annexés. 70 18857 2088152 La mesure du débit d!écoulement de la masse fondue est effectuée selon une modification de la méthode proposée pour la norme américaine préliminaire ASTM D 1238-65T dans laquelle on décrit la détermination de la "vitesse d'extrusion des résines fondues par un orifice 5 ayant une longueur et un diamètre spécifiés, dans des conditions prescrites de température et de pression", ladite modification consistant en ce qu'on utilise un tube capillaire de 0,9 mm au lieu du tube capillaire normalisé de 2,09 mm et on limite le temps de mesure à 3 mn par échantillon. 10 CONDITIONS OPERATOIRES. (a) Température t L'effet de la température (pour une pression et une durée de chauffage constants) sur les propriétés de la suture, en emballage et in vivo, et sur la perte de poids des sutures traitées selon le procédé de l'inven-15 tion, est montré par les valeurs du tableau I annexé. Lesdites valeurs sont présentées selon un graphique à la figure 1. En se référant à la figure 1, on peut observer qu'il ne se produit aucune perte de poids appréciable avant de chauffer le filament au minimum à la température de 75°C. Aussitôt que des quantités appréciables d'impuretés commencent à s'évaporer à partir 20 du filament, il se produit un renforcement notable de la valeur de la résistance à la traction in vivo en 15 jours de la suture selon un tronçon rectiligne. Cette amélioration se poursuit jusqu'à ce qu'on emploie des températures supérieures à environ 160°C, auxquelles se produit une forte décroissance de la résistance à la traction in vivo de même que de la 25 résistance de la suture en emballage d'un tronçon rectiligne et d'une suture nouée. On doit observer que la perte de poids de la suture augmente à une vitesse assez constante lorsque la température augmente jusqu'à une valeur d'environ 160 à 180°C à laquelle une augmentation prononcée et critique de la quantité des matières volatiles libérées de la suture se 30 produit, ce qui permet de supposer qu'auxdites températures élevées, une dégradation thermique rapide du polymère commence à se produire. Les températures de chauffage préférées sont comprises entre environ 100 et 150PC. Les valeurs du tableau I annexé indiquent que la rétention de la résistance in vivo peut être améliorée selon un degré qui s'élève jusqu'à 35 222% lorsqu'on traite la suture dans l'intervalle préféré de température indiqué ci-dessus. 70 18857 8 2088152 (b) Pression : Les valeurs sont présentées dans le tableau II annexé qui montre l'effet de la pression (à température et selon une durée de chauffage constants) sur les propriétés de la suture en emballage et in vivo. Les 5 valeurs in vivo et les valeurs de la perte de poids selon le tableau II annexé sont présentées, selon un graphique, à la figure 2. Lesdites valeurs indiquent que la pression utilisée lors du chauffage de la suture n'a virtuellement aucun effet sur la résistance à la traction en emballage de la suture rectiligne et de la suture nouée. Cependant, la pression exerce 10 un effet prononcé sur la résistance à la traction in vivo de l'acide polyglycolique. En se référant à la figure 2, on peut observer qu'il est essentiel que la suture soit chauffée dans des conditions de pression inférieure à la pression atmosphérique. Le simple chauffage à la pression atmosphérique, bien qu'il ait pour effet d'éliminer une certaine quantité 15 de matières volatiles n'a aucun effet appréciable sur la résistance in vivo. Ce fait n'est pas surprenant car on ne peut pas s'attendre à ce que le glycolide ou le dimère linéaire de l'acide glycolique puisse être éliminé en une quantité notable quelconque auxdites pressions. Cependant, comme la pression est graduellement abaissée en dessous d'une atmosphère, il se 20 produit une plus forte augmentation de la quantité d'impuretés éliminées à partir de la suture avec une augmentation correspondant de la résistance à la traction in vivo de la suture. Ce n'est que lorsqu'on atteint des pressions inférieures à environ 300 mm de mercure que la perte de poids et l'augmentation correspondant de la résistance à la traction in vivo 25 deviennent facilement apparentes bien qu'une certaine perte de poids et un certain renforcement de la résistance à la traction se produisent aux pressions supérieures à 300 mm de mercure, mais inférieurs à une atmosphère. Il est bien entendu souhaitable de maintenir la pression à une valeur aussi basse que possible. On préfère des pressions inférieures à 30 environ 100 mm de mercure et les pressions comprises entre 0,1 et 4 mm de mercure sont tout particulièrement préférées. (c) Durée de chauffage r L'effet de la durée de chauffage sous pression constante et à température constante est montré par les valeurs du tableau III annexé. 35 On représente selon un graphique les valeurs du tableau III annexé à la figure 3. En se référant à la figure 3, on peut observer que la quantité de matières volatiles éliminées à partir d'une suture en un temps de 70 18857 9 2088152 chauffage fixé dépend dans une certaine mesure de la température à laquelle la suture est chauffée, une plus grande quantité de matières volatiles étant éliminée lorsqu'on utilise des températures plus élevées. Cependant, indépendamment de la température, la plus grande fraction des impuretés évapo-5 rables est éliminée pendant la première heure de chauffage, tandis qu'une élimination supplémentaire minimale se produit seulement au fur et à mesure de la poursuite du chauffage. Le degré auquel la résistance in vivo de la suture est renforcée paraît, d'une manière approchée, parallèle à la quantité de 10 matières volatiles éliminées à partir de la suture au moins aux températures dans l'intervalle de températures prescrit (voir la courbe en traits interrompus à 135°C à la figure 3). D'autre part, lorsqu'on utilise des températures excessivement élevées, par exemple au-dessus de 160°C, il se produit une diminution prononcée, de la résistance in vivo de la suture, 15 comme montré clairement par la courbe en traits interrompus à 180°C de la figure 3. Comme indiqué ci-dessus, on pense que ce fait se produit aux températures supérieures à 160°C car les matières volatiles qui sont éliminées ne sont plus simplement les impuretés indésirables qui sont éliminées aux températures inférieures à 160°C, mais sont également les produits de 20 dégradation thermique de l'acide polyglycolique. On peut chauffer la suture entre environ 5 mn et environ 24 h, la durée de chauffage étant èn général inversement proportionnelle à la température à laquelle la suture est chauffée. On préfère des intervalles de durées de chauffage compris entre environ 1 et 5 heures. 25 Dans un mode de mise en oeuvre préféré, on chauffe un filament, un multifilament, un fil tressé ou analogues, en acide polyglycolique à une température d'environ 100 à 150°C pendant environ 3 heures sous une pression absolue de 1 mm de mercure ou à une pression inférieure. Dans le tableau IV annexé, on présente les valeurs relevées 30 dans le cas de diverses sutures en acide polyglycolique de dimensions différentes, qui ont été traitées selon le procédé de l'invention et elles servent à indiquer les accroissements surprenants de la rétention de résistance in vivo (s'élevant à 282%) qui se produisent lorsque des faibles quantités de matières volatiles seulement sont éliminées à partir de la 35 suture. Des valeurs moyennes choisies à partir du tableau IV annexé sont représentées selon un graphique à la figure 4. 70 18857 2088152 Dans le tableau V annexé, on présente des valeurs qui indiquent la manière dont les sutures en acide polyglycolique ayant précédemment une faible résistance à la traction ou une résistance insignifiante, après une implantation pendant 15 jours dans le tissu vivant,sont améliorées 5 par le traitement selon le procédé de l'invention avec obtention de sutures ayant non seulement des- résistances à la traction acceptables pendant 15 jours, mais ayant également des valeurs de résistance élevées, d'une manière surprenante, au bout des 15 jours. Par exemple, dans l'un des cas, une suture qui, avant le traitement selon le procédé de l'invention, 10 n'avait virtuellement aucune résistance à la traction au bout de 15 jours, 2 présente une résistance à la traction de 1226 kg/cm après le traitement par le procédé de l'invention. Des valeurs moyennes choisies parmi celles du tableau V annexé sont représentées, selon un graphique, à la figure 5. Les sutures dont les matières volatiles ont été éliminées et 15 qui sont préparées selon le procédé de l'invention peuvent être teintes, enduites, munies d'aiguilles, stérilisées, emballées et utilisées selon les techniques décrites en ce qui concerne les sutures d'acide polyglycolique selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3.297.033. 20 APPAREIL. Les figures 6a et 6b représentent des vues éclatées d'un mode de mise en oeuvre préféré d'un appareil particulièrement convenable pour éliminer et recueillir les impuretés évaporables à partir d'un filament en acide polyglycolique selon le procédé de l'invention. On peut observer 25 de la meilleure manière la vue éclatée de l'appareil en disposant la figure 6b au sommet de la figure 6a pour obtenir une vue éclatée d'ensemble de l'appareil. En se référant aux figures 6a et 6b et à la figure 7, qui est une vue en coupe transversale centrale de l'appareil assemblé, ledit 30 appareil comprend une plaque de base métallique 11 supportée par des pieds 12. La plaque de base 11 contient une gorge 13 qui est adaptée à la réception du joint d'étanchéité 14. La plaque de base 11 contient des ouvertures filetées 15 qui sont adaptées à l'insertion de thermocouples, à travers la plaque 113 dans l'appareil (voir la figure 7). La plaque de 35 base 11 contient également une ouverture filetée 16 adaptée au branchement à un système de vide (voir la figure 7). On place le joint d'étanchéité 14 dans la gorge 13. 70 18857 2088152 On place la plaque de support 17 sur la plaque de base 11 et on la fixe fermement à ladite plaque de base par les vis 18, qui sont filetées, dans les trous 19 prévus dans la plaque de base 11. Un fil de résistance élevée 20 est enroulé autour du cylindre 5 métallique creux 21 en constituant un élément chauffant. Les conducteurs 22 du fil 20 passent par les ouvertures 23 prévues dans la paroi du cylindre 21 et à l'intérieur du cylindre 21. On insère ensuite le cylindre 21 contenant le fil 20 dans l'évidement 23a^ de la plaque 17, la surface de fond 24 du cylindre 21 venant reposer sur la surface 25 de la plaque de 10 base 11. Les fils conducteurs 22 sortent de l'appareil par l'ouverture 25a de la plaque 11, en étant reliés à un rhéostat 25 (figure 7). L'ouverture 25a^ est adaptée au passage étanche à l'air des conducteurs 22 dans l'appareil et hors de celui-ci, par exemple par un tube Stupekof. La plaque 17 est fixée à la base 27 du cylindre 21 par des vis de fixation 28. On insère 15 ensuite un collier d'espacement 29 au-dessus de la portion du sommet du cylindre 21 par les vis de fixation 31. La tresse de suture en acide polyglycolique 32 entoure le cylindre métallique creux 33 suivant sa circonférence. Le cylindre 33 est adapté, à sa portion de sommet 34 et à sa portion inférieure 34£, de 20 manière à recevoir les vis 35 qui facilitent l'élimination successive du cylindre encore chaud à partir de l'appareil au moyen d'un dispositif de manipulation à fil. On fait coulisser avec soin le cylindre 33 contenant la tresse 32 sur le collier 29, le cylindre 21 venant reposer sur la surface 36 de la plaque de support 17. Le collier 37 de la plaque de support 17 et 25 le collier 29 assurent l'espacement uniforme de la surface intérieure de la colonne 33, à partir de la surface extérieure des fils 20 en assurant également un chauffage uniforme de la tresse 32. On fait ensuite coulisser sur le cylindre 33 un cylindre creux 38 qui est adapté selon 39 au passage d'un milieu réfrigérant liquide par 30 l'espace annulaire 40 (voir figure 7) entre la paroi intérieure 41 et la paroi extérieure 42 sur le cylindre 33, la tresse 32 portée par ledit cylindre venant reposer sur le joint d'étanchéité 14 qui est monté dans la gorge 13 de la plaque 11. On place le joint 43 sur la surface du sommet 44 du cylindre 38 et on place le couvercle 44a_ au-dessus du joint 43 pour 35 compléter 1:assemblage de l'appareil. 70 18857 2088152 En se référant aux figures 6a3 6b et 7, on doit observer que l'appareil contient des dispositifs pour l'insertion de trois thermocouples au moyen des ouvertures 15. L'un des thermocouples 45 mesure la température régnant sur la surface extérieure 46 de la tresse 32 enroulée à la circon-5 férence. Un second thermocouple 47 mesure la température de la surface intérieure 48 du cylindre 33. Un troisième thermocouple 49 mesure la température du fil 20. Les trois thermocouples précités sont reliés à un enregistreur de température 50 pour rendre les opérations plus faciles. On peut régler la température du fil 20 afin de produire la 10 température désirée sur la paroi intérieure 48 et sur la surface 46 de la tresse 32. La température du fil 20 requise pour produire toute température donnée sur la surface 46 de la tresse 32 varie bien entendu selon l'épaisseur de la couche d'air 51 comprise entre les cylindres 27 et 33, de même que selon l'épaisseur de la paroi 52 du cylindre 33. Généralement, lorsque 15 la largeur de la couche 51 est d'environ 25,4 mm et l'épaisseur de la paroi 52 est d'environ 3,2 mm, la température du fil 20 peut varier d'environ 210 à 290°C, ce qui correspond à une température de la paroi intérieure 48 d'environ 145 à 205°C et à une température de la surface extérieure 53 de la paroi 52 comprise entre 100 et environ 160°C. 20 Après avoir assemblé l'appareil, on applique le vide approprié par l'ouverture 16 et on envoie du courant dans le fil 20, ledit courant étant réglé par le rhéostat 26 afin de créer la température désirée mentionnée ci-dessus en divers points de l'appareil. Après une brève période d'induction, on élève la température de la tresse 32 à une valeur 25 suffisamment élevée pour provoquer l'évaporation de toutes les impuretés évaporables qu'elle renferme. De l'eau de refroidissement ayant été au préalable placée dans l'espace annulaire 40 du cylindre 38, les impuretés évaporables de la tresse 32 diffusent à travers l'espace 54 qui sépare la tresse 32 chauffée de la surface intérieure refroidie 55 du cylindre 38 30 en venant en contact avec ladite surface refroidie 55 et en s'y condensant, en réalisant ainsi leur élimination à partir de l'environnement de la tresse 32. L'épaisseur de l'espace 54 peut\varier d'une manière considérable à condition qu'il y ait une distance finie entre la surface 35 extérieure 46 de la tresse 32 et la surface 55 du cylindre 38. En général, une distance de l'espace s'élevant jusqu'à environ 30,5 cm convient, bien que l'on préfère une distance d'environ 2,5 à 5,0 cm. 70 18857 2088152 Si l'épaisseur radiale de la tresse 32 devient excessive, il se peut que la température de la tresse 32 en contact avec la surface 53 soit supérieure à 160°C, en vue d'assurer une température convenablement élevée sur la surface 46 de la tresse 32 qui est la plus proche de la 5 surface refroidie 55, ce qui crée un risque d'endommagement de la tresse la plus proche de la surface chaude 53 de la paroi 52. Cependant, lorsqu'on utilise des épaisseurs inférieures à 1,25 cm dans l'appareil décrit ci-dessus, on peut produire des températures convenables sur toute l'épaisseur radiale de la tresse 32. L'épaisseur radiale de la tresse acceptable dépend, 10 bien entendu, de la construction particulière de l'appareil. Dans le tableau VI annexé, on présente les valeurs relevées en utilisant l'appareil décrit aux figures 6a, 6b et 7. Dans tous les cas, on observe une amélioration de la résistance des sutures in vivo lorsqu'elles sont traitées sur l'appareil précité par comparaison avec des sutures non 15 traitées. On doit observer que, bien que les échantillons soient prélevés à partir d'épaisseurs radiales diverses de la tresse 32, on observe dans tous les cas une amélioration de la résistance in vivo. Les valeurs du tableau VI annexé indiquent également qu'il n'y a pratiquement aucune 20 différence de résistance à la traction des sutures en emballage, qu'il s'agisse de la résistance d'un tronçon rectiligne ou de la résistance de la suture nouée, entre des sutures traitées et des sutures non traitées. 70 18857 2088152 REVENDICATIONS 1 - Filament absorbable en acide polyglycolique, pratiquement 5 exempt d'impuretés évaporables utile comme suture, ledit filament étant caractérisé en ce qu'il montre une perte de poids inférieure à 0,4 % lorsqu'on chauffe ledit filament pendant 3 h à 135°C sous une pression de 4 mm de mercure en présence d'une surface refroidie maintenue à une température de 25°C, ladite surface étant séparée dudit filament par une distance de 10 5 cm environ. 2 - Procédé pour préparer un filament absorbable en acide polyglycolique, pratiquement exempt d'impuretés évaporables, décrit selon la revendication 1, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on procède aux stades opératoires suivants : 15 a) on chauffe un filament en acide polyglycolique, ayant une te neur notable en impuretés évaporables, dans un milieu pratiquement sec, à une température de 75 à 160°C sous une pression inférieure à la pression atmosphérique, b) on élimine les impuretés évaporées à partir de l'environnement 20 immédiat du filament chauffé selon a), et, c) on refroidit le filament pratiquement exempt d'impuretés évaporables. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on prépare le filament non chauffé par extrusion à partir d'un polymère fondu 25 ayant un débit d'écoulement à l'état fondu inférieur à 2 g/10 mn à 230°C, en utilisant un orifice de 0,9 mm de diamètre. 4 - Appareil pour éliminer et recueillir les impuretés évaporables à partir d'acide polyglycolique conformé, ledit appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend : 30 a) une enveloppe renfermant une enceinte étanche à l'air, b) des organes prévus pour supporter au moins un élément en acide polyglycolique conformé dans ladite enceinte, c) des organes prévus pour l'application de la chaleur audit élément, 35 d) des organes pour le refroidissement d'au moins une portion de la paroi intérieure de l'enceinte, 70 18857 2088152 e) des organes pour engendrer une pression inférieure à la pression atmosphérique dans l'enceinte, la paroi de ladite enceinte étant agencée en vue d'assurer un espacement d'élevant jusqu'à environ 30 cm entre la portion des parois susceptibles d'être refroidies et les organes 5 de support de l'élément en acide polyglycolique. 5 - Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'organe de support présente une configuration cylindrique susceptible de recevoir plusieurs filaments en acide polyglycolique enroulés sur la circonférence dudit organe de support. 10 6 - Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'en veloppe présente une configuration cylindrique creuse, l'axe de l'enveloppe et de l'organe de support coïncidant pratiquement, et les filaments étant susceptibles d'être séparés de la paroi intérieure de l'enveloppe selon une distance comprise entre environ 2,5 et environ 5,0 cm, pratiquement 15 toute la paroi intérieure étant susceptible d'être maintenue à une température inférieure à celle des filaments chauffés.