L'invention a pour objet un dispositif de couplage d'un récepteur d'informations digitales à une ligne de transmission. Une ligne reliant des postes d'une installation de transmission doit, pour de nombreuses applications, assurer un isolement électrique entre les postes quelle relie. L'invention résout ce problème en appliquant, pour commander un circuit de récepteur en fonction des informations transmises par une ligne, des moyens de photocouplage interposés sur ledit circuit et rendus opératoires par le courant caractéristique des informations. Elle vise une forme de réalisation suivant laquelle les moyens de photocouplage comprennent deux diodes luminescentes montées en tete-beche sensibles sélectivement à un courant circulant dans un sens ou dans l'autre dans la ligne. Selon un mode d'exécution préféré, on prévoit dans les circuits de transistors coopérant avec les diodes des moyens pour retarder le blocage des transistors à la disparition de la lumière, en combinaison avec un dispositif de bascule électronique du type JK. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est un schéma d'un dispositif selon l'invention - la figure 2 montre des diagrammes. La ligne de liaison 11 est interposée entre un transmetteur 12 et un récepteur 13. Le transmetteur 12 est propre à faire circuler dans la ligne 11 un courant dans un sens ou dans l'autre en correspondance des valeurs "1" et "O" d'une information à transmettre. Il comprend par exemple deux transistors 141 et 142 interposés sur un circuit 15 dont les extrémités sont reliées à une source de potentiel positif par des résistances 161 et 162 et qui a sont rendus conducteurs sélectivement par application d'un potentiel 2 1 sur leurs bases, respectivement 171 et 17 , les émetteurs 18'1 et 18'2 desdits transistors étant mis à la masse. Suivant que c'est la base 17 ou la base 172 qui est mise au potentiel de commande, il circule, dans la ligne 11 comprenant les conducteurs 181 et 182 reliés aux collecteurs 191 et 192 des transistors, un courant dans un sens comme montré par A sur le diagramme de la figure 2-1 ou un courant dans l'autre sens comme montré par A dans le même diagramme. Les conducteurs 181 et 182 , qui constituent par exemple une paire torsadée à l'intérieur d'un câble blindé mise à la masse, sont reliés à un circuit 21 comprenant des diodes 221 et 222 de photo I 2 coupleurs 231 23 , ainsi qu'une résistance 24 choisie pour que l'impédance du circuit 21 soit sensiblement égale à l'impédance caractéristique de la ligne 11. Les diodes 221 et 222 sont montées 1 2 en tete-beche par des conducteurs 251 et 25 Les transistors 261 et 262 , que comportent les photocoupleurs 231 et 232 , font partie d'un circuit 27 dont les extrémités 281 et 282 sont liées au pôle positif d'une source de tension continue et le point 29, intermédiaire entre les transistors reliés aux émetteurs 311 et 312, est à la masse.Les bases 321 et 322 des transistors sont mises à la masse mais par l'intermédiaire de résistances 331 et 332. De part et d'autre des transistors 261 et 262 le circuit 27 est relié par des conducteurs 32 ,1 et 32 2 aux entrées K et J d'un dispositif de bascule électronique 33 connu dans la technique sous le nom de bascule JK et sur l'entrée d'horloge 34 de laquelle sont appliquées par une ligne 35 des impulsions d'horloge dont la fréquence est sensiblement supérieure à celle de la transmission des informations. C'est d'une sortie Q ou Q de la bascule 33 qu'est tirée la valeur de l'information transmise. Le dispositif de couplage comportant les photocoupleurs 231 232 et 232 assure une isolation électrique du poste comportant le dispo- sitif par rapport à la ligne 11. Lorsque l'information passe de la valeur "1" à la valeur "0", comme montré sur le diagramme de la figure 2-1, le transistor 261 qui, pour le sens de circulation dans le circuit 21 schématisé par la flèche 1 était conducteur en raison de l'illumination de la diode 22 devient non-conducteur. Toutefois, en-raison de la liaison de sa base 321 à la masse par l'intermédiaire de la résistance 331, le blocage du transistor 261 s'effectue non pas au temps ta de la commutation mais avec un certain retard de temps ou rémanence comme montré en tb (figure 2-2). Par contre, pour le transistor 262 dans lequel ne circulait pas de courant, la conduction s'établit plus rapidement comme montré au temps t-lå (figure 2-3). a Dans la première condition, l'état de la bascule 33 était celui de la première ligne de sa table de vérité ci-après K J Q I o 1 o I 0 0 o Qn 1 1 Qn Sa sortie est 1. Après la commutation, lorsque le transistor 261 est bloqué et le transistor 262 débloqué, son état est celui qui est montré par la deuxième ligne de la table de vérité et sa sortie est 0. Pendant l'intervalle de temps qui s'écoule entre t a et tb, où les deux transistors sont conducteurs, la sortie de la bascule ne se modifie pas et cela en conformité de la propriété bien connue de cette bascule traduite sur la troisième ligne du tableau de la table de vérité, Qn étant l'équivalent de non-changement. Donc, la sortie de la bascule est la meme puisqu'une rémanence dans le fonctionnement des transistors n'a pas été introduite. Cette sortie fait l'objet du diagramme de la figure 2-4. Si, dans cette condition, il se produit un parasite sur la ligne qui tend à rapprocher la valeur de l'information transmise de l'autre valeur qu'elle peut avoir, comme montré par la ligne m ce parasite n'aura aucun effet sur la condition de conductibilité du transistor déjà conducteur aussi longtemps que sa durée ntest pas égale au temps de rémanence. Meme si le parasite a une intensité suffisante pour annuler le courant sur la ligne, il faudrait, en raison de la rémanence du fonctionnement du transistor conducteur, que cette annulation dure un temps supérieur à la rémanence pour que la bascule change de - condition. L'expérience montre que dans les circonstances habituelles de transmission de tels parasites n'existent pas. Le fonctionnement est le meme lorsque l'information à transmettre a la valeur A et passe à la valeur A. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de couplage d'un récepteur à une ligne de transmission d'informations digitales, caractérisé par l'application de moyens de photocouplage à diodes luminescentes et phototransistors entre la ligne et le récepteur. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend deux photocoupleurs à diodeset phototransistors dont les diodes luminescentes sont montées en tete-beche dans le circuit de liaison à la ligne à deux conducteurs. 3 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour introduire de la rémanence dans le fonctionnement des phototransistors lors du passage de leur condition de conduction à leur condition de blocage. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par la combinaison d'une bascule du type JK avec deux phototransistors montés symétriquement dans un circuit.