L'invention concerne la transmission des signaux électriques couvrant une large bande prédéterminée de fréquences. La distribution de signaux de télévision, ou "télé distribution sur des câbles de transmission coaxiaux, est un exemple typique de transmission à large bande. On sait que la transmission d'un seul canal de signaux de télévision couvre déåà une bande de fréquences de plusieurs Mégahertz. En télédistribution par câble coaxial, on transmet évidemment plusieurs canaux de telévision pour permettre une sélection des programmes à l'utilisateur ; la largeur de bande globale requise pour la transmission est donc grande, et on la choisit fréquemment entre 30 et 300 MHz. Un câble coaxial présente des pertes réparties, qui affaiblissent les signaux transmis de façon croissante avec la longueur du câble. On sait compenser ces pertes en insérant de place en place des répéteurs-amplificateurs en série sur le câble coaxial. Généralement, on les dispose à des intervalles réguliers correspondant à une perte de 21 dB à 300 MHz dans le cible coaxial. Ainsi, la distance entre répéteurs-amplificateurs dépend de la catégorie de cale utilisé. Comme la création d'une dérivation sur le cible nécessite aussi une amplification, les amplificateurs-répéteurs sont généralement munis d'une sortie de dérivation. La difficulté réside d'une part, en ce que les pertes d'un câble coaxial sont inégales en fonction de la fréquence, et variables en fonction de la température, et d'autre part, en ce qu'il est difficile de trouver un emplacement pour chaque répéteur-amplificateur à des distances rigoureusement constantes, correspondant à une atténuation de 21 dB à 300 MHz dans le plus mauvais cas. On met donc en oeuvre des récepteurs plus rapprochés et plus nombreux que cela n'est strictement nécessaire. Un simple amplificateur-répéteur permet en effet de préserver la transmission, en évitant que les signaux ne soient progressivement noyés dans le bruit ; il ne compense pas les inégalités des pertes en fonction de la fréquence, ni leur variation en fonction de la température. On a déjà proposé d'adjoindre à un tel amplificateur répéteur un dispositif appelé égaliseur ou égalisateur, dont la fonction est de réduire l'effet des pertes inégales en fonction de la fréquence, et éventuellement l'effet des variations en fonction de la température. L'élément de base de ces dispositifs est un circuit dont la réponse en fréquence est rendue d'une certaine façon ajustable, un moyen de réglage plus ou moins complexe utilisant cette faculté d'ajustement. Ces systèmes ne donnent pas entière satisfaction : ou bien les possibilités d'ajustement de la réponse en fréquence sont réduites, ce qui se traduit en pratique par une égalisation très imparfaite, mais facile à automatiser ; ou bien ces possibilités sont très développées, ce qui implique des réglages complexes nécessitant l'acquisition d'informations détaillées sur la valeur réelle des pertes, pour obtenir une bonne égalisation. Des interventions poussées de techniciens sont nécessaires dans ce second cas, et le choix qui consisterait à réaliser une égalisation automatique, d'ailleurs délicate, ne ferait que reporter les problèmes techniques au niveau de la conception et de l'entretien de l'automatisme. La qualité requise pour l'égalisation croît avec la longueur du cible coaxial et de la transmission. Si l'on considère que les installations de télédistribution ont vocation à une étendue géographique substantielle, et à des visites techniques aussi éloignées que possible les unes des autres, il est clair que les solutions exposées ci-dessus sont loin de satisfaire ce double impératif. La présente invention a pour objet un moyen simple destiné à permettre automatiquement de réduire à des valeurs égales et fixes les pertes dans un câble de transmission coaxial. Les répéteurs de l'invention sont du type comprenant un égaliseur ayant une réponse en fréquence ajustable. Selon l'invention, l'égaliseur est agencé de façon que sa réponse en fréquence présente une croissance ajustable à l'intérieur de la bande de fréquences de transmission ; et le répéteur comprend une chaîne de commande automatique dont l'en- trée est branchée en aval de l'égaliseur, et dont la sortie de commande agit sur la croissance ajustable de la réponse en fréquence de l'égaliseur, en fonction du niveau de signal en aval de celui-ci, pris dans une petite fraction de la bande prédéterminée de fréquences. Plus précisément, la channe de commande automatique comprend en série un filtre de fréquences à bande étroite, un détecteur de niveau, un comparateur muni d'une valeur de référence représentant un niveau désiré, et un moyen apte à commander la croissance ajustable de la réponse en fréquence de ltégaliseur, en réponse à la sortie du comparateur. Ce moyen de commande agit donc sur la croissance de la réponse en fréquence de l'égaliseur en fonction de l'écart entre le niveau de signal qui est détecté dans la bande étroite du filtre de fréquences et la valeur de référence du comparateur. L'égaliseur comprend un atténuateur-correcteur comportant un atténuateur résistif en T, un circuit résonant série monté en parallèle entre les extrémités des branches du T, et un circuit résonant parallèle monté en série sur l'amie du T les deux circuits résonants ont des fréquences d'accord respec tives qui sont ajustables de façon commandée dans une plage de fréquences supérieures ou égales à la fréquence maximale de la large bande prédéterminée de transmission ; le moyen de commande agit sur les deux circuits résonants pour y commander une même fréquence d'accord, en fonction de l'écart entre le niveau de signal qui est détecté dans la bande étroite du filtre de fréquences et la valeur de référence ; le filtre de fréquences est accordé sur une fraction de bande qui est située dans les fréquences supérieures à l'intérieur de ladite large bande prédéterminée ; ainsi, le déplacement de la fréquence d'accord commune des deux circuits résonants produit une modification de la croissance de la réponse de l'atténuateur-correcteur à l'intérieur de la large bande prédéterminée. Dans un mode de réalisation particulier, les deux circuits résonants comprennent chacun au moins une diode à capacité variable et le moyen de commande est agencé pour fournir à ces diodes une tension de polarisation variable, ce qui modifie leur capacité, et par là les fréquences d'accord respectives des deux circuits résonants. Très avantageusement, l'égaliseur comporte en outre un atténuateur uniforme, dont l'atténuation est variable de façon commandée en restant uniforme en fonction de la fréquence, par exemple à l'aide de diodes PIN. Cet atténuateur uniforme est monté en amont de l'atténuateur-correcteur. Le répéteur comporte une autre chaîne de commande automatique, analogue à la première ; l'entrée de cette chaîne de commande automatique est branchée en aval de l'égaliseur, et sa sortie de commande agit sur l'atténuateur uniforme commandé, en fonction du niveau du signal en aval de l'égaliseur, pris dans une autre petite fraction de la bande prédéterminée de fréquences. Cette autre petite fraction de bande se trouve de préférence dans les fréquences inférieures à l'intérieur de la bande prédéterminée de fréquences. Le répéteur de l'invention comporte normalement un amplificateur à large bande montée en série après l'égaliseur, et chaque chaîne de commande est alors branchée à une sortie de l'amplificateur à large bande. L'invention concerne également des installations de transmission à large bande comportant un poste-source de signaux électriques, et un câble de transmission connecté à ce postesource, sur lequel sont insérés des répéteurs, l'un au moins de ces répéteurs étant le répéteur de l'invention ci-dessus défini, et le poste-source étant agencé pour transmettre une onde auxiliaire dans la petite fraction de la bande prédéterminée de fréquences qui a été mentionnée en premier lieu. Lorsque le répéteur comporte aussi un atténuateur uniforme et une autre chaîne de commande automatique agissant sur cet atténuateur uniforme, le poste-source est agencé pour transmettre aussi une autre onde auxiliaire dans l'autre petite fraction, mentionnée en second lieu, de la bande prédéterminée de fréquences. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 illustre le schéma fonctionnel général d'un répéteur selon l'invention - la figure 2 illustre le schéma électrique de principe de l'atténuateur 10 avec correction en fréquence a croissance commandée de la figure 1 - les figures 3A et 3B sont des graphes illustrant respectivement en fonction de la fréquence, les pertes dans le câble et la réponse du dispositif de l'invention dans un mode de réalisation préférentiel - la figure 4 illustre le schéma fonctionnel du mode de réalisation préférentiel du répéteur de l'invention - la figure 5 illustre le schéma électrique partiellement détaillé du mode de réalisation préférentiel du répéteur de la figure 4, et - la figure 6 illustre de façon schématique une installation de transmission par câble à large bande comportant des répéteurs selon l'invention Sur la figure 1, le répéteur 1 est délimité par un cadre en trait tireté long.De façon générale, il comporte un atténuateur avec correction en fréquence à croissance commandée, désigné par la référence numérique 10, un amplificateur HF (hautes fréquences) à large bande, désigné par la référence 11, et une chaîne de commande automatique, désignée par la référence numérique 12. L'atténuateur 10, qui est l'atténuateur-correcteur mentionné plus haut, a son entrée connectée à une borne d'entrée 2 du répéteur 1, et plus précisément à l'âme 21 de cette borne d'entrée, qui sera reliée à l'âme d'un câble coaxial. Le blindage 22 de la borne d'entrée est relié à la masse du répéteur. La sortie de signalxde l'atténuateur est connectée à l'entrée de l'amplificateur HF à large bande 11. L'amplificateur HF Il est réalisé de façon connue, et capable d'alimenter deux bornes de sortie 3 et 4, la borne de sortie 3 étant par exemple prévue pour le câble coaxial principal continuant la transmission vers l'aval, alors que la borne de sortie 4 peut être connectée à un câble coaxial de dérivation vers un utilisateur. Une chaîne de commande automatique 12 a son entrée branchée à une sortie de l'amplificateur HF à large bande 11. La chaîne de comande automatique possède une sortie de commande agissant sur l'atténuateur 10 pour y commander la croissance de la correction en fonction de la fréquence. En référence à la figure 2, on va maintenant décrire le schéma électrique de principe de l'atténuateur 10 de la figure 1. L'atténuateur possède une entrée E et une sortie S. Il est constitué d'un atténuateur résistif en T, auxquels sont ajoutés deux circuits résonants. L'atténuateur résistif en T est constitué de trois résistances R101 à R103. Les résistances R101 et R102 sont montées en série entre le point cnaud (conducteur de signal) de l'entrée E et celui de la sortie S. De ce fait, elles forment les deux branches de l'atténuateur résistif en T. La troisième résistance R103 est branchée entre le point commun intermédiaire des résistances R101 et R1C2, pour aller vers la masse ; la résistance R103 forme donc l'Ame de l'atténuateur résistif en T. Un premier circuit résonant comprend en série une inductance L104, et une capacité C105, qui est variable, avantageusement à l'aide d'une diode varicap, ainsi qu'on le verra plus loin. Le circuit résonant série constitué de l'inductance L104 et de la capacité variable C105 est branché entre l'entrée et la sortie de l'atténuateur 10, en parallèle sur les résistances R101 et R102. Un second circuit résonant comprend en parallèle l'inductance L106 et la capacité variable -0107, comprenant de même avantageusement une diode varicap. Ce circuit résonant parallèle est branché en série entre la masse et l'extrémité de la résistance R103. La demanderesse a observé la réponse en fréquence de l'atténuateur-correcteur 10, lorsque l'ajustement des capacités variables C105 et C107 est tel que les fréquences d'accord des deux circuits résonants sont sensiblement les mêmes. Cette réponse en fréquence est représentée par les courbes IA et IB de la figure 3B, pour une fréquence variant de O à 300 KHz. La réponse en fréquence étant définie comme un gain d'amplification, plus basse est la courbe, plus grande est l'atténuation. Sur les figures 3A et 3B on utilise en abscisses une graduation linéaire en fréquence et en ordonnées une échelle d'atténuation logarithmique ; la courbe d'atténuation d'un câble est alors une droite, de mme que celle de l'égaliseur. Lorsque la fréquence d'accord commune des deux circuits résonats est réglée au voisinage de 300 MHz, la réponse en fréquence est celle de la courbe IA de la figure 3B. A la fréquence de résonance, l'atténuateur-correcteur 10 ne fournit pratiquement pas d'atténuation. En effet, le circuit résonant série de L104 et C105 offre une impédance minimale, qui court-circuite la valeur des résistances R101 et R102 en série. Au contraire, le circuit résonant parallèle L106 et C107 est un circuit bouchon offrant une impédance maximale ; il empêche le passage du courant HF vers la masse, qui est le facteur générateur d'atténuation.En conséquence, il y a simplement une impédance minimale en parallèle sur les résistances R101 et R102, et il n'y a pas d'atténuation, d'ailleurs l'impédance d'entrée du dispositif branché après la sortie de l'atténuateur-correcteur 10 est élevée. On a vu qu'il s'agit de l'amplificateur HF à large bande 1 et un tel amplificateur satisfait cette condition. Sur la figure 3B, la courbe IA admet donc un maximum de niveau sensiblerent égal à O dB, à la fréquence de résonance proche de 300 MEz. Pour un courant continu (donc de fréquence nulle) les circuits résonants sont inopérants, et l'atténuation est simplement définie par les résistances Riel, R102 et R103 (ainsi que la résistance de l'inductance L106 si elle est significative) l'atténuation est d'environ -19,5 dB à la fréquence nulle. Ainsi donc, la réponse en fréquence est illustrée par une ligne droite entre la fréquence nulle et 300 MHz pour la courbe IA. La pente de cette ligne droite dépend des valeurs des résistances R101, R102 et R103, et éventuellement de la résistance de l'inductance L106. Au-delà de la fréquence de résonance, la courbe IA descend à nouveau. La courbe IB représente la réponse du même atténuateurcorrecteur 10, lorsque l'accord des deux circuits résonants est réalisé pour une fréquence nettement supérieure à 300 MHz, par exemple 400 MHz. Cette fréquence d'accord est maintenant franchement au-delà de la large bande de transmission. Dans ces conditions, le maximum de la courbe de réponse IB, qui correspond à une atténuation de O dB, se place de même en dehors du graphe, et il y a déjà une atténuation substantielle, ici de -5,5 dB, à la fréquence de 300 MHz. Au contraire, à la fréquence nulle, l'atténuation n'a pas varié.Ainsi que le montrent les courbe s IA et IB de la figure 3B, la demanderesse a remarqué qu'en accordant les deux circuits résonants d'un atténuateurcorrecteur 10 du type illustré sur la figure 2, et en faisant varier cette fréquence d'accord commune, on peut modifier la croissance de la courbe de réponse de l'atténuateur-correcteur à l'intérieur d'une bande de fréquences prédéterminée, qui s'étend ici de 30 à 300 MHz. L'atténuateur-correcteur présente donc, dans la bande de fréquences de transmission, une atténuation décroissante en fonction de la fréquence, jusqu'à une atténuation minimale (O dB) obtenue pour la fréquence de résonance commune ajustable. Le moyen de commande constitué par la chaîne de commande automati que agit en faisant déplacer la fréquence de résonance commune, et modifie par là la croissance de la réponse en fréquence, (ou la décroissance de l'atténuation) qu'offre l'atténuateur dans la bande de fréquences de transmission. La commande de la croissance de la courbe de réponse qui est ainsi réalisée doit en principe se faire par rapport au niveau de signal détecté dans une fraction de bande située en haut de la bande de transmission. Pour cela, on transmet une première onde pilote, dite onde pilote haute, depuis le point d'où partent les signaux transmis. La fréquence de l'onde pilote haute est sensiblement pure, et située dans les fréquences les plus hautes de la bande de transmission 30-300 MHz ; son niveau est sensiblement constant. La chaîne de commande automatique va donc agir sur la croissance de la courbe de réponse de l'atténuateur-correcteur, jusqu'à ce que le niveau de l'onde pilote haute en aval de celui-ci soit capable de faire égalité avec un niveau de référence. La figure 3A illustre deux cas-limites extrêmes de pertes dans un câble en fonction de la fréquence. La courbe A correspond à une longueur maximale de câble et à une température de +500C. La courbe B correspond à une longueur minimale de câble et à une température de -200C. Bien entendu, les longueurs maximale et minimale sont liées à la qualité du câble. Les observations et expériences de la demanderesse ont montré que la variation commune automatique des fréquences d'accord des deux circuits résonants procure en pratique une bonne égalisation dans ces deux cas extrêmes et en toutes conditions intermédiaires. Pour le cas-limite de la courbe B de la figure 3A, la chaîne de commande automatique va régler l'atténuateurcorrecteur selon la courbe IB de la figure 3B. Pour l'autre caslimite A de la figure 3A, la chaîne de commande automatique va régler l'atténuateur-correcteur selon la courbe IA. On remarquera qu'au niveau de l'onde pilote haute, l'écart entre les courbes A et B de la figure 3A correspond à l'écart entre les courbes IA et IB de la figure 3B. Par contre, cela n'est pas vrai pour les basses fréquences. La variation commune automatique des fréquences d'accord des deux circuits résonants procure en pratique, si elle est utilisée seule, une égalisation qui devient insuffisante dans la bande basse après quelques répéteurs. En effet, d'après les deux courbes de la ligne 3, la variation est nulle à la fréquence 0, alors que la variation de résistance du câble n'est pas nulle en courant continu. Pour parfaire la correction dans la partie basse de la bande de transmission, on ajoute selon l'invention un atténuateur uniforme commandé, ainsi qu'on va le voir maintenant à propos du schéma fonctionnel de la figure 4. Cet atténuateur uniforme commandé 13 est inséré entre la borne d'entrée 2 du répéteur préférentiel 5 de la figure 4, et l'atténuateur-correcteur 10. Une deuxième chaîne de commande automatique 14, branchée comme la première chaîne 12 à la sortie de l'amplificateur HF à large bande, agit sur l'atténuateur uniforme commandé 13. A celà près, les éléments de la figure 4 sont les mêmes que ceux de la figure 1. Une autre onde pilote, dite onde pilote basse, est transmise sous la forme d'une fréquence sensiblement pure et de niveau sensiblement constant dans le bas de la bande de transmission. La deuxième chaîne de commande automatique va donc agir sur l'atténuation uniforme jusqu'à ce que le niveau de l'onde pilote basse en aval de l'égaliseur soit capable de faire égalité avec un autre niveau de référence. Revenant maintenant à la figure 3B, les courbes IIA et IIB représentent respectivement deux niveaux d'atténuation permis au moyen de l'atténuateur uniforme 13 (figure 4), monté électriquement en série avec l'atténuateur-correcteur 10. Leurs effets d'atténuation vont donc s'ajouter. Sur la figure 3B, les atténuations sont mesurées en échelle logarithmique. Comme le sait bien l'homme de l'art, la mesure logarithmique du produit de deux atténuations est égale à la somme des mesures logarithmiques individuelles de ces deux atténuations. Ainsi, la courbe IIIA définit la résultante de l'action de l'atténuateur-correcteur (courbe IA) et de l'action de l'atténuateur uniforme, effectuée de sorte qu'à la fréquence de l'onde pilote baisse, la courbe IIIA'coupe la courbe IIA. Cette intersection correspond au contrôle par la seconde chaîne de commande automatique, pour compenser des pertes du type défini par la courbe A de la figuré3A. On notera la correspondance remarquable entre la courbe de pertes A de la figure 3A et la courbe résultante de corrections IIIA de la figure 3B, de O à 300 MHz. De même, l'action de l'atténuateur-correcteur selon la courbe IB se combine avec celle de l'atténuateur uniforme pour donner la courbe IIIB, qui coupe la courbe IIB au niveau de la fréquence de l'onde pilote basse. On note égssement que dans l'intervalle de fréquences 0-300 MHz, la courbe de corrections IIIB correspond remarquablement à la courbe de pertes B de la figure 3A. Enfin, les courbes IVA et IVB de la figure 3B illustrent les limites des possibilités de corrections de l'ensemble atténuateur plus égalisateur ; comme on le verra plus loin, ces limites définissent la tolérance admissible sur la longueur de câble entre répéteurs adjacents. La figure 5 illustre le même mode de réalisation préférentiel du répéteur, sous forme de schéma électrique plus détaillé. Par rapport à la figure 4, on retrouve sur la figure 5 l'atténuateur uniforme commandé 13. Celui-ci est relié à la borne d'entrée 2 par un condensateur 15, qui transmet les courants alternatif en bloquant les courants continus ; on appelle ici condensateur de couplage un tel condensateur. Par l'intermédiaire d'un autre condensateur de couplage 16, la sortie de l'atténuateur uniforme commandé 13 est relié à l'entrée de l'atténuateur-correcteur 10. Par un troisième condensateur de couplage 17, la sortie de l'atténuateur-correcteur 10 est appliquée à l'entrée de l'amplificateur HF à large bande 11, qui est illustré avec trois sorties séparées dans ce schéma détaillé de la figure 5. L'une de ces sorties va vers la borne de sortie 3, qui continue le câble principal de transmission en aval ; une autre de ces sorties va vers la borne 4, destinée à un câble de dérivation.La troisième sortie enfin est à usage interne, et utilisée en commun par les deux chaînes de commande automatique que l'on va décrire maintenant. Dans ces conditions, la première chaîne de commande automatique 12 comprend un filtre 121 accordé sur 11 onde pilote haute, un étage détecteur 122 par exemple à diode, un étage comparateur 123, et un amplificateur de courant continu et de basse fréquence 124. Cet amplificateur est du type classiquement utilisé dans les circuits de contrôle automatique de gain (CAG) des récepteurs de radio et de télévision par exemple. Parallèlement, la deuxième chaine de commande automatique comporte un filtre 141 accordé sur l'onde pilote basse, un étage détecteur 142, un étage comparateur 143, et un étage amplificateur de CAG (contrôle automatique de gain). Les valeurs de référence des comparateurs 123 et 143 définissent la réponse désirée, respectivement pour les niveaux de l'onde pilote haute et de l'onde pilote basse. En effet, les circuits de détection 122 et 142 fournissent les niveaux des deux ondes pilotes après filtrage, et ces deux niveaux sont comparés aux valeurs de référence, respectivement. Dès que l'un des comparateurs révèle un écart, l'am plificateur associé 124 ou 144 va agir dans le sens voulu pour annuler sensiblement cet écart. On va maintenant décrire en détail l'atténuateurcorrecteur 10 et l'atténuateur uniforme 13, qui coopèrent respectivement avec les amplificateurs 124 et 144. Dans le cadre en trait tireté délimitant l'atténuateuF correcteur 10, on retrouve les résistances R101, R102 et R103 de la figure 2, ainsi que l'inductance L104 et l'inductance L106, qui est ici une inductance ajustable. Dans le circuit résonant série, la capacité variable C105 est constituée d'une diode varicap D105, en série avec un condensateur ajustable C105A. Dans le circuit résonant parallèle, le condensateur variable C107 est constitué d'une diode varicap D107, ainsi que d'un condensateur complémentaire C107C. L'inductance ajustable L106 et le condensateur ajustable C105C permettent respectivement de régler une fois pour toutes les plages d'accord des circuits résonants parallèle et série respectivement. De son côté, le condensateur CîO7C a aussi pour fonction de séparer en courant continu les commandes des diodes varicap D105 et D107, qui vont permettre de faire varier les fréquences d'accord. En effet, la sortie de l'amplificateur 124 est connectée par une résistance commune R108 à une dérivation comportant une première résistance R109 qui va vers la diode varicap D105 et une deuxième résistance R110 qui va vers la diode varicap D107. La diode varicap D105 est commandée par la maille qui passe par la résistance commune R108, puis par la résistance R109, par la diode varicap D105, par l'inductance L104, par la résistance R101, ensuite par la résistance R103, et finalement par l'inductance L106 pour arriver à la masse. L'autre diode varicap D107 possède une maille de commande beaucoup plus simple, qui passe par la résistance commune R108, puis par la résistance R110 et par la diode D107 après quoi elle arrive à la masse. Les paramètres d'accord des deux circuits résonants, ainsi que les valeurs des résistances qui font partie des mailles de commande des deux diodes varicap, sont choisis de façon à permettre l'accord des deux circuits résonants sur une fréquence commune variable en fonction de la tension de sortie de l'amplificateur 124. On va maintenant décrire l'atténuateur uniforme commandé 13. Ici, l'atténuateur uniforme à diode PIN a été choisi pour sa praticité d'utilisation, mais toute autre forme d'atténuateur commandable peut être utilisé (atténuateur mécanique avec servo-commande par exemple). Après le condensateur de couplage 15, l'atténuateur 13 comporte une résistance 130 allant vers la masse ; en parallèle sur cette résistance 130 est montée un-e première diode PIN D131, suivie d'un condensateur C132. En série après le condensateur 15, on trouve un autre condensateur 133 qui réalise lui aussi une transmission de signaux alternatifs en bloquant les signaux continus, puis une deuxième diode PIN D134, qui est reliée finalement au condensateur de liaison 16 déjà mentionné. Le point commun de la diode D134 (ici l'anode de cette diode), avec le condensateur 16 est encore relié d'une part à une source de tension de +24 volts par l'intermédiaire d'une résistance R135, et d'autre part à l'anode d'une troisième diode PIN D136. La cathode de la diode PIN D136 est reliée au point commun au condensateur C132 et à la diode PIN D131, ici l'anode de cette diode. Ainsi, un trajet de courant continu passe par la résistance R135, la diode PIN D136, la diode PIN D131, et la résistance R130, pour aller à la masse. Le point commun au condensateur 133 et à la diode D134, plus précisément à la cathode de cette diode, est relié à une bobine de choc 137 (arrêtant les courants de haute fréquence elle-même connectée à l'émetteur d'un transistor PNP 138, dont le collecteur est relié à la masse et dont la base est connectée à la sortie de l'amplificateur 144. Un second trajet de courant continu passe donc par la résistance 135, la diode 134, la bobine de choc 137, et la maille émetteur-collecteur du transistor 136, et le courant dans ce trajet dépend de la tension de sortie appliquée par l'amplificateur 144 à la base du transistor 138. Donc, ce courant commandé à l'aide du transistor 138, lorsqu'il augmeflbe, fait diminuer la résistance en hautes fréquences de D134, fait chuter la tension au point de jonction Dol 34, R135, et D136 ; alors le courant dans la chaîne D136, D131 et R130 diminue, la résistance en hautes fréquences de D131 et D136 augmente, et l'affaLblis- sement de l'atténuateur diminue.Dans le sens inverse, la résistance de D134 tend vers l'infini alors que celle de D131 et D136 descend au minimum à une valeur de 75 ohms correspondant à l'impédance caractéristique de l'atténuateur. Cette impédance est sensiblement maintenue à cette valeur dans toute la plage utile de variation de l'atténuateur. La demanderesse a noté avec intérêt que le rapport d'onde stationnaire à l'entrée de l'ensemble atténuateur plus égalisateur ne dépasse pas 1,3 dans toute la plage de variation de l'ensemble. Un tel atténuateur à diodes PIN procure ure atténuation sensiblement constante quelle que soit la fréquence; il pourrait en principe être commandé à partir d'une onde pilote d'une fréquence quelconque dans la bande, ou même à la rigueur hors de celle-ci, sous réserve que l'amplificateur 11 y fonctionne encore. L'onde pilote pourrait aussi être commune aux deux chat- nes de commande ; en dehors de ce cas, il faut bien entendu que la fréquence de l'onde pilote basse ne traverse pas le filtre de l'onde pilote haute et réciproquement. Il est cependant très avantageux selon l'invention que la seconde onde pilote soit située dans le bas de la bande de transmission. Cela permet en effet de faire fonctionner l'amplificateur à large bande Il dans les conditions optimales, et un tel fonctionnement est important pour les dispositifs délicats que constituent les amplificateurs à large bande. Par ailleurs, pour éviter une instabilité de l'amplification du répéteur qui serait due à la réaction entre les deux chaînes de commande automatique, le temps de réponse de l'amplificateur 144 de la seconde chaîne de commande doit être choisi beaucoup plus long que celui de l'amplificateur 124 de la première chaîne de commande. De préférence, il est choisi dix fois plus long. Plus précisément, les performances obtenues avec l'ensemble répéteur-régulateur de l'invention sont les suivantes : - au point onde pilote basse. Variation à la sortie moins de 0,1 dB pour une variation de1 3 à l'entrée. - au point onde pilote haute. Variation à la sortie 0,1 dB pour une variation de 5 dB à entrée. Dans la limite de variation des pertes de 5,5 dB à 300 MHz (cas de la figure 3A), la fluctuation de la platitude de la courbe de réponse après compensation reste limitée à + 0,1dB dans toute la bande comprise entre 30 et 300 MHz. Bien entendu, l'invention peut s'appliquer à toute autre bande de fréquence au-delà de 300 MHz. La réalisation du répéteur selon les figures 4 et 5 donne un maximums de précision dans la correction d'une ligne coaxiale et permet d'obtenir automatiquement, sans réglage sur place, les niveaux de signaux déterminés par les réglages en fabrication, et cela quelle que soit la température et, dans certaines limites, la longueur du câble. EXEMPLE : Installation avec répéteur au pas théorique de 21 dB. On utilise un câble de qualité 3,5 dB aux 100 mètres à 300 MHZ. Pour un pas de 21 dB, ce câble aura une longueur de 600 mètres entre répéteurs. Les pertes de ce même câble varient en température de 0,002 dB par dB et par degré Celsius. Si l'installation est aérienne, les limites de température du câble peuvent se situer entre - 200 et + 500 soit une variation de 700. La variation totale de pertes du cable à 300 MHz sera donc de 0,002 x 21 x 70 = 2,94 dB. L'égalisateur de l'invention peut compenser une variation e 5,5 dB à 300 rEz donc il permet en outre de compenser une talé- rance de longueur de câble représentant 5,5 - 2,94 = 2,56du soit 73 ou encore + 35 mètres par rapport à 600 mètres. Dans le cas d'une installation en souterrain (utilisation des gaines P.T.T.) la variation en température est estimée limitée à une vingtaine de degrés ; la variation de pertes du câble de 21 dB est donc 0,002 x 21 xt20 = 0,84 dB à 300 MHz. En considérant la même compensation de 5,5 dB que dans le cas précédent, on pourra se contenter d'un répéteurrégulateur toutes les trois sections de câble avec la même tolérance en longueur partagée sur les trois sections. Le répéteur peut en outre comporter un ensemble logique qui délivre une tension positive pouvant servir au téléaffichage de panne dès qué l'une ou l'autre, ou les deux ondes pilotes n'arrivent plus correctement pour une raison quelconque, et en même temps commute l'ensemble atténuateur-égalisateur sur un dispositif de réglage manuel. Ainsi, malgré une panne possible d'une onde pilote, le niveau de sortie de l'amplificatéur restera au niveau réglé manuellement en usine avant la mise en service du CAG. Ce même niveau peut alors être, en position manuelle, corrigé par une sonde thermique incorporée au répéteur, et agissant sur les atténuateurs de l'invention. Sur la figure 6 est illustrée une'installation de transmission de signaux électriques à large bande équipée de répéteurs de l'invention. Un poste-source 6 transmet sur le câble 7 les signaux électriques comportant par exemple plusieurs canaux de télévision. Des répéteurs 8A, 8B, etc..., sont disposés en série sur le câble coaxial 7, et ces répéteurs 8A et 8B sont par exemple munis de dérivations 9A et 9B vers des lignes secondaires. Une source auxiliaire 6A appliqué au câble coaxial 7 les deux fréquences F1 et F2 à niveau constant des deux ondes pilotes. La source auxiliaire 6A est placée à côté du poste-ource 6, ou bien incorporée à celui-ci. Il n'est pas nécessaire que tous les répéteurs de la ligne de transfert de signaux constituée par le câble coaxial soient des répéteurs de l'invention. Une correction est déjà obtenue avec un seul répéteur de l'invention. On peut aussi utiliser le schéma de la figure 1 pour certains répéteurs et le schéma de la figure 5 pour d'autres. Cependant, il est hautement préférable d'insérer sur la ligne de transfert des répéteurs suivant les schémas des figures 4 et 5, de façon que la distance entre deux d'entre eux ne dépasse pas un maximum. Ce maximum dépend bien entendu du type du câble coaxial, ainsi que des caractéristiques climatiques, à un moindre degré, comme l'a montré l'exemple donné plus haut. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit, mais s'étend à toutes variantes, en particulier celles qui seraient inspirées par une large bande différente de transmission, ou plus étendue que l'intervalle compris entre 30 et 300 MHz. - R3VRDDICATIClsS 1 - Répéteur pour transmission de signaux électriques couvrant une large bande prédéterminée de fréquences, du type comprenant un égaliseur ayant une réponse en fréquence ajustable, caractérisé par le fait que l'égaliseur est agencé de façon que sa réponse en fréquence présente une croissance ajuszable à l'intérieur de la bande de fréquences de transmission, et que le répéteur comprend une chaîne de commande automatique dont l'entrée est branchée en aval de l'égaliseur, et dont la sortie de commande agit sur la croissance ajustable de la réponse en fréquence de l'égaliseur, en fonction du niveau de signal en aval de celui-ci, pris dans une petite fraction de la bande prédéterminée de fréquences. srie un filtre de fréquences à bande étroite, un détecteur de niveau, un comparateur muni d'une valeur de référence représentant un niveau désiré, et un moyen apte à commander la crois- sance ajustable de la réponse en fréquence de l'égaliseur, ce moyen agissant donc sur la croissance de la réponse en fréquence de l'égaliseur en fonction de l'écart entre le niveau de signal qui est détecté dans la bande étroite du filtre de fréquences et la valeur de référence. 3 - Répéteur selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'égaliseur comprend un atténuateur-correcteur comportant un atténuateur résistif en T, un circuit résonant série monté en parallèle entre les extrémités des branches du, et un circuit résonant parallèle monté en série sur l'rame du T, les deux circuits résonants ayant des fréquences d'accord qui sont ajustables de façon commandée dans une zone de fréquences supérieures ou gales a' la fréquence maximale de ladite large bande prédéterminée, par le fait que le moyen de commande agit sur les deux circuits résonants pour y commander une même fréquence d'accord en fonction de l'écart entre le niveau du signal qui est détecté dans la bande étroite du filtre de fréquences et la valeur de référence, et par le fait que le filtre de fréquences est accordé sur une fraction de bande située dans les fréquences supéfleures à l'intérieur de ladite large bande pré déterminée, le déplacement de la fréquence d'accord commune des deux circuits résonants produisant une modification de la croissance de la réponse de l'atténuateur-correcteur à l'intérieur de la large bande prédéterminée. 4 - Répéteur selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les deux circuits résonants comprennent chacun au moins une diode a capacité variable, et que le moyen de commande est agencé pour fournir à ces diodes une tension de polarisation variable, ce qui modifie leur capacité, et par là les fréquences d'accord respectives des deux circuits résonants. 5 - Répéteur selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que ledit égaliseur comporte en outre un atténuateur uniforme, dont l'atténuation est variable de façon commandée en restant sensiblement uniforme en fonction de la fréquence, cet atténuateur uniforme étant monté en amont de l'atténuateur-correcteur, et que le répéteur comporte une autre channe de commande automatique dont l'entrée est branchée en aval de l'égaliseur et dont la sortie de commande agit sur cet atténuateur uniforme commandé en fonction du niveau du signal en aval de l'égaliseur, pris dans une autre petite fraction de la bande prédéterminée de fréquences. 6 - Répéteur selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite autre petite fraction se trouve dans les fréquences inférieures à l'intérieur de la bande prédéterminée de fréquences. 7 - Répéteur selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé par le fait que l'atténuateur uniforme commandé comprend des diodes PIN, travers par un courant continu défini par ladite autre chaine de commande automatique. 8 - Répéteur selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre un amplificateur à large bande monté en série après l égaliseur, et que chaque chalne de commande est branchée à une sortie de l'amplificateur à large bande. 9 - Installation de transmission à large bande comportant un poste-source de signaux électriques et un câble de transmission connecté à ce poste-source, sur lequel sont insérés des répéteurs, caractérisée par le fait qu'au moins l'un de ces répé teurs est le répéteur selon l'une des revendications 1 à 8, et que le poste-source est agencé pour transmettre une onde auxiliaire de niveau constant dans ladite petite fraction de la bande prédéterminée de fréquences. 10 - Installation selon la revendication 9, caractérisée par le fait que ce répéteur est le répéteur selon l'une des revendications 5 à 7 ou selon la revendication 8 pour autant qu'elle dépende de l'une des revendications 5 à 7, et que le poste-source est agencé pour transmettre aussi une autre onde auxiliaire de niveau constant dans ladite autre petite fraction de la bande prédéterminée de fréquences.