L'invention concerne un organe de fixation élastique destiné à recevoir et retenir un ou plusieurs élé- ments allongés en les entourant. De tels dispositifs peu- vent être utilisés dans le domaine de la fixation d'une poche, destinée à recevoir une charge, à une ceinture portée autour de la taille d'un utilisateur, la poche pouvant ttre du type utilisé par des chasseurs ou des militaires. On a utilisé dans le passé un élément allongé ayant sensible- ment la forme d'unovale dont une partie est retirée pour permettre l'introduction de la ceinture ou d'une sangle de la poche, en juxtaposition. Le dispositif comprend égale- ment un élément coulissant allongé destiné à fermer l'ou- verture par laquelle la ceinture et/ou la sangle a été introduite. Dans un tel passant à élément coulissant, l'ex- trémité de ce dernier doit pénétrer dans un trou du corps du passant adjacent à une extrémité de ce dernier. L'ali- gnement entre l'extrémité de l'élément coulissant et le trou peut être aisément rompu, de sorte que l'élément cou- lissant repose à l'extérieur du trou et il peut en résulter une mauvaise fixation de la poche portant une charge, ce qui peut entraîner une perte de matériel. De plus, il suffit d'exercer une force d'une seule direction pour ou- vrir l'élément coulissant d'un tel passant, ce qui expose ce dernier à des ouvertures accidentelles dans des condi- tions sévères. Etant donné que l'élément coulissant est actionné à partir d'une extrémité (le haut) et qu'il réalise en fait la fermeture à l'extrémité opposée (l'extrémité inférieure), une mauvaise fermeture peut aisément échapper à l'utilisateur. Un tel dispositif, de par sa nature, ne présente pas d'élément conçu pour s'opposer au déplace- ment de la charge le long de la ceinture de support. Les conceptions actuelles de ces passants à éléments coulissants de verrouillage se présentent sous la forme d'un ensemble à trois pièces qui est ainsi rendu sensible à la corrosion et à l'encrassement, ce qui en affecte la fiabilité, car l'élément coulissant n'a aucun moyen lui permettant d'être retenu fermement en position de fermeture autrement que par frottement, ce frottement pouvant diminuer à l'usage. En outre, en raison de l'ouverture limitée ménagée dans un ctté de 1'oj_1e allongé d'un tel élément, il est difficile d'introduire une ceinture épaisse et difficile à courber à laquelle l'élément est attaché. L'invention concerne un organe de fixation pou- vant être désigné globalement par l'expression "passant à verrouillage" dans lequel l'opération consistant à fixer une poche de charge à une ceinture est simplifiée tout en permettant l'obtention d'une fixation plus ferme et plus sûre que celle obtenue avec les organes de fixation connus. L'organe de fixation ou passant à verrouillage selon l'invention comporte un élément de verrouillage qui s'enclenche automatiquement lorsque le passant est verrouillé et auquel il faut appliquer des forces dans trois directions différentes pour le réouvrir, ce qui minimise le risque d'ouverture accidentelle. Le passant à verrouillage selon l'invention est actionné, se ferme et se verrouille par une seule et même extrémité de l'organe de fixation. En raison de son élastici- té de ressort, la fermeture est indiquée de manière sen- sible au toucher et sonore. De plus, en raison de sa conception en "élément à ressort", le passant à verrouillage selon l'invention, lorsqu'il n'est pas complètement fermé, revient dans sa position normale d'ouverture, donnant ainsi une indication visuelle évidente de non fermeture. En outre, l'organe de fixation selon l'invention est conçu pour placer la ceinture et la sangle de fixation d'une poche sous compression entre ses parties supérieure et inférieure afin de minimiser le déplacement de la charge le long de la ceinture. Une autre caractéristique de l'organe de fixa- tion selon l'invention est qu'il est conçu d'une seule pièce, ce qui présente des avantages en ce qui concerne la simplicité, la fiabilité et le poids, l'organe de fixation étant ainsi moins sensible aux rigueurs de l'uti- lisation et de l'environnement. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel - la figure 1 est une vue partielle en perspective montrant une application de l'organe de fixation selon l'invention; la figure 2 est une vue en perspective, avec coupe partielle, du dispositif représenté sur la figure 1, - la figure 3 est une élévation montrant l'or- gane de fixation selon l'invention en position d'ouver- ture; - la figure 4 est une élévation montrant l'or- gane de fixation selon l'invention en position de ferme- ture; - la figure 5 est une vue de dessus de l'organe de fixation représenté sur la figure 4; - la figure 6 est une vue partielle de dessus, à échelle agrandie, de l'organe de fixation ou passant à verrouillage représenté sur la figure 5; - la figure 7 est une élévation partielle à échelle agrandie de l'organe de fixation représenté sur la figure 6 dont la partie de verrouillage est représentée en position de verrouillage, les positions d'ouverture et de déverrouillage étant représentées en traits pointillés; et - les figures 8A, 8B et 8C sont des coupes sui- vant la ligne 8-8 de la figure 7, montrant la partie de verrrouillage respectivement en position d'ouverture, en cours de verrouillage et en position verrouillée, comme montré entraits pointillés sur la figure 7. Les figures, sur lesquelles les mêmes éléments portent les mêmes références numériques, représentent l'organe de fixation 10 selon l'invention, cet organe de fixation pouvant également être appelé,.en variante, passant à verrouillage. Cette expression est utilisée dans le domaine d'application de l'invention pour le maintien d'une poche 12 de charge et sa sangle associée 14, fixée par ses deux extrémités et libre en son milieu, sur une ceinture 16 de support. Le mode d'utilisation de l'organe de fixation 10 selon l'invention et son fonctionnement seront décrits plus en détail ci-après. L'organe de fixation 10 comprend une embase qui, dans la forme de réalisation décrite, comporte une bande métallique allongée qui est recourbée sur elle- même-à ses extrémités opposées, de manière à comporter une partie 22 de retenue et une partie 24 de verrouillage. L'embase 20 présente une ouverture 26 entre ses extrémités et, dans la forme de réalisation décrite, un pontet sur- élevé 28 dans les limites duquel l'ouverture 26 est réa- lisée à des fins indiquées ci-après. De plus, la matière flexible formant l'embase 20 comporte un bossage 30 se présentant sous la forme d'une ligne de pliage, comme in- diqué au point 30, qui rapproche élastiquement l'embase 20 de la partie 22 de retenue à des fins également décrites ci-après. La partie 22 de retenue est reliée à l'embase par un coude à ressort 32 formant une première extrémité de l'organe de fixation et la partie à ressort 32 est évidée par une encoche 34 afin d'accroître l'élasticité de l'organe de fixation. Il convient de noter-que la lon- gueur de la partie 22 de retenue, ainsi que sa forme, peu- vent être réglées en fonction du milieu d'utilisation prévu. Ainsi, la forme de réalisation décrite s'applique à un ensemble à sangle et ceinture, alors que l'invention peut également être utilisée pour enserrer des fils mé- talliques ou des tubes. A l'extrémité opposée ou extrémité libre de la partie 22 de retenue se trouve un cliquet 40 destiné à maintenir la partir de retenue en position de fermeture sur l'embase 20. La partie 22 de retenue est fendue sur une certaine distance, à partir de son extrémité libre portant le cliquet 40, vers la liaison élastique 32. La fente 42 du cliquet forme deux bras 44 qui peuvent se rapprocher l'un de l'autre et qui peuvent également flé- chir par torsion ou rotation autour de leur jonction avec la portion pleine 46 de la partie 22 de retenue. Les bras 44 comportent, à leur extrémité libre, deux doigts 50 qui font saillie à peu près perpendiculairement aux bras 44. Les doigts 50 présentent une surface de came d'entrée 52 et un épaulement 54 de verrouillage qui, dans la forme de réalisation décrite, sontdélimités par une encoche 56. L'encoche 56 et l'épaulement résultant 54 sont conçus pour pouvoir se loger dans le trou 26 qui, dans cette forme de réalisation, est à peu près rectangulaire, bien que sa forme particulière soit une question de choix. Le cliquet 40 comporte également des rebords axiaux 60 et des rebords 62 qui s'étendent vers le bas et qui sont évidés en 64 pour former un rebord court 66 destiné à des fonctions indiquées ci-après. Pour assurer un mouvement simultané des bras 44 lors du fonctionnement de cet organe de fixation, deux éléments 70 de commande sont réalisés par des prolongements des rebords 62 qui sont pliés vers l'intérieur, à partir des bras 44, afin de passer au-dessous des bras adjacents 44. Par conséquent, un actionnement obtenu par l'applica- tion d'une pression dans le sens indiqué par la flèche F 1 sur la figure 4 provoque un rapprochement à force des bras 44 de l'embase 20. Même si un seul bras est sollicité, l'élément 70 analogue à une barre, passant audessous de ce bras, est contacté par le second bras et on obtient alors un mouvement uniforme de la partie 22 de retenue et de ses bras indépendants 44. L'extrémité opposée de l'embase 20 comporte un élément recourbé 80 de liaison qui peut également être évidé par une encoche 82 destinée à accroître l'élasticité de la partie supérieure 24 de verrouillage. La longueur de la partie 24 de verrouillage, qui présente une extré- mité libre recourbée 84, est choisie de manière que cette partie puisse passer au-dessous des prolongements 60 des bras 44. La largeur de la partie 24 de verrouillage est telle qu'elle se loge entre les rebords 62 et les petits rebords 66. En raison de l'élasticité de l'organe de fixa- tion, la partie 24 de verrouillage peut être déplacée- vers le bas, en direction de l'embase 20-et de son pontet 28. La partie 22 de retenue étant reliée élastiquement en 32 à l'embase 20, elle peut être ouverte par action de ressort, comme mieux montré en traits pointillés sur la figure 3, ce qui permet l'introduction des pièces à retenir, à savoir la sangle 14 et la ceinture 16 superposées l'une à l'autre. Une force F 1, comme montré sur les figures 3 et 4,est appliquée à la partie 22 de retenue et à ses bras 44 -oort déplacer le cliquet 40 dans le sens de l'ouverture 26 afin qu'il puisse être verrouillé en posi- tion de fermeture. Les surfaces de came 52 des doigts 50 portant contre les bords de l'ouverture 26, il apparaît que les doigts 50 provoquent une rotation par torsion des bras 44, comme mieux montré sur la figure 8B jusqu'à ce que les épaulements 54 passent au-dessous de l'ouver- ture 26 et du pontet 28 pour verrouiller ainsi l'organe de fixation à l'état bloqué, comme mieux montré sur la figure 8C. A ce moment, la partie 24 de verrouillage et son extrémité courbée 84 sont comprimées élastiquement de la position supérieure, représentée en traits pointillés, jusqu'à la position intermédiaire représentée en traits pleins sur la figure 7. Ceci engendre une déformation nette qui maintient les épaulements 54 en contact avec la face inférieure du pontet 28 et assure ainsi un verrouillage ferme, avec une indication tactile et sonore de la ferme- ture. Si les épaulements 54 ne peuvent arriver en position de verrouillage, la partie 32 à ressort déplace la par- tie 22 de retenue vers une position d'ouverture qui donne également une indication visuelle évidente de la non- fermeture. Le positionnement de la partie 24 de verrouillage et de son extrémité courbée 84 entre les rebords descen- dants 66 empêche les doigts 50 de se rapprocher l'un de l'autre suffisamment pour dégager les épaulements 54 de la position de verrouillage. Pour déverrouiller l'organe de fixation, il faut appliquer simultanément des forces dans trois di- rections, comme mieux montré sur les figures 4 et 5. Il est nécessaire d'appliquer une force F 2 à la partie 24 de verrouillage de manière que son extrémité recourbée 84 prenne la position basse représentée en traits poin- tillés sur la figure 7. Dans cette position basse, la saillie 66 est dégagée, ce qui permet l'application de forces F 3 et F 4 aux rebords 62 pour rapprocher les 2 493 114 doigts 50 l'un de l'autre et dégager ainsi les épaulements 54 de leur position de verrouillage. Lorsque les épaulements 54 ont été dégagés du centre de l'ouverture 26, la portion 32 à ressort de la partie 22 de retenue provoque l'ouver- ture automatique de l'organe de fixation, ce qui permet d'enlever ou de régler la sangle ou la ceinture par rapport à sa position de retenue. Comme indiqué précédemment, l'embase 20 est coudée de manière à être chargée élastiquement, comme indiqué au point 30, pour refermer l'espace compris entre elle et la partie 22 en position de fermeture. De cette manière, une pression constante de ressort est appliquée à la sangle 14 et à la ceinture 16 lorsqu'elles sont logées à l'intérieur de l'organe de fixation. En pratique, l'em- base 20 prend une forme sensiblement plane alors que la sangle 14 et la ceinture 16 sont comprimées. Bien qu'une seule forme de réalisation de l'in- vention ait été décrite, il est évident que les configura- tions de l'embase 20 et de la partie 22 de retenue peuvent varier afin que des éléments autres que ceux analogues à des ceintures planes puissent être placés entre l'emn- base et la partie de retenue, par exemple des câbles ou des éléments tubulaires, tout en conservant la fonction d'organes de fixation et de retenue. L'organe de fixation selon l'invention peut être réalisé en acier pouvant être traité thermiquement ou en d'autres métaux permettant d'obtenir l'élasticité nécessaire. Il est cependant évi- dent que d'autres formes de réalisation de l'invention peuvent être réalisées dans d'autres matières telles que des matières plastiques élastiques qui peuvent présenter les caractéristiques d'élasticité nécessaires, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Organe de fixation élastique conçu pour recevoir et retenir un ou plusieurs éléments allongés qu'il entoure, caractérisé en ce qu'il comporte une embase allongée (20) qui présente une ouverture (26) entre ses extrémités, une première partie (22)- de retenue s'éten- dant au-dessus de l'embase à laquelle elle est reliée élastiquement, à proximité d'une première extrémité, afin de recevoir un ou plusieurs éléments allongés (14, 16), un cliquet (40) destiné à coopérer avec ladite ouverture de l'embase dans laquelle il peut se loger, et porté par la première partie de retenue à sa seconde extrémité opposée à la première extrémité reliée à l'embase, un élément élastique destiné à actionner le cliquet, une seconde partie (24) de verrouillage s'étendant au-dessus de l'embase à laquelle elle est reliée élastiquement à sa seconde extrémité opposée à ladite première extrémité, l'extrémité libre de la seconde partie de verrouillage s'étendant en face du cliquet, ladite extrémité libre et le cliquet comportant des organes complémentaires de verrouillage de manière que l'enclenchement du cliquet avec ladite ouverture actionne ces organes de verrouillage qui empêchent tout dégagement involontaire du criquet - de l'ouverture de l'embase. 2. Organe de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément élastique présente une fente centrale et axiale (42) -réalisée dans la première partie de retenue et s'étendant sur une distance impor- tante de cette partie, du cliquet vers sa liaison à l'em- base., afin de former deux bras élastiques (44) capables de se déplacer latéralement et de tourner par torsion. 3. Organe de fixation selon la revendication 2, caractérisé en ce que le cliquet comporte deux doigts épaulés (50) faisant saillie angulairement de l'extrémité libre des bras et capables de se déplacer l'un par rapport à l'autre sous l'effet des mouvements latéraux ou de torsion des bras. 4. Organe de fixation selon la revendication 3, caractérisé en ce que le cliquet comporte des rebords (60) portés par les bras et s'étendant axialement au-delà de la jonction des bras et des doigts, les rebords compre- nant des éléments (62) qui s'étendent vers le bas, en direction de l'embase, le long des bords longitudinaux extérieurs des bras, les.rebords étant destinés à chevau- cher l'extrémité libre de la seconde partie de verrouilla- ge tandis que lesdits éléments (62) portent contre les bords opposés de la seconde partie de verrouillage afin d'empêcher tout mouvement latéral des bras l'un vers l'autre, un tel mouvement risquant de déverrouiller les doigts de l'ouverture de l'embase. 5. Organe de fixation selon la revendication 4, caractérisé en ce que les éléments des rebords comprennent une partie évidée (64) de manière qu'un abaissement élastique de la partie de verrouillage vers l'embase provoque l'alignement de cette partie de verrouillage avec la partie évidée et permette un rapprochement des bras pour que les épaulements (54) des doigts (50) puissent être dégagés de l'ouverture de l'embase et qu'au moins ladite partie de retenue puisse s'ouvrir pour permettre l'introduction ou l'enlèvement d'au moins l'un desdits éléments allongés (14, 16). 6. Organe de fixation selon la revendication 3, caractérisé en ce que des éléments (70) d'actionnement sont disposés à proximité du cliquet et permettent des mouvements latéraux et de torsion des bras l'un par rapport à l'autre, ces éléments ne permettant cependant qu'un mou- vement sensiblement simultané des bras vers l'embase et en sens opposé, ce qui assure un mouvement ferme des doigts vers la position d'enclenchement, quand bien même un seul bras est actionné, lesdits éléments d'actionnement pouvant notamment comprendre un élément analogue à une barre, porté par chaque bras et passant au-dessous et à proximité immédiate du bras adjacent, lesdits éléments (62) de rebords comprenant un Prolongement qui est plié sous un certain angle par rapport à eux et qui possède une 1 0 longueur suffisante pour passer au-dessous de l'autre bras et servir d'élément d'actionnement.- 7. Organe de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'embase comporte un élément (30) à ressort entre son ouverture et sa liaison à la partie de retenue, afin d'assurer l'application d'une pression sur lesdits éléments (14, 16), lorsqu'ils sont en position de retenue, ladite embase pouvant notamment être déformée hors de son plan, vers ladite première partie surjacente de retenue afin de s'appliquer élastiquement contre les- dits éléments (14, 16). 8. Organe de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que les liaisons (32, 80) des première et seconde parties avec l'embase sont évidées (34, 82) afin que leur élasticité soit accrue. 9. Organe de fixation selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'embase est coudée (30) vers les première et seconde parties, dans la zone de l'ouverture, de manière que, lorsque les doigts (50) sont en position d'enclenchement, ils ne dépassent pas ou ne dépassent que faiblement du plan de l'embase.