L'invention a pour objet un support tournant destiné à recevoir des objets lourds, tels que, par exemple, des stèles en pierre dont il s'agit de polir les chants. Le but de l'invention est de réaliser un tel support qu'on puisse facilement faire tourner à la main et immobiliser jirmié- diatement dans toute position angulaire désirée. A cet effet, le support suivant leinvention est constitué d'une table inférieure dressée sur laquelle repose une table supérieure tournante également dressée et munie d'un pivot centré dans la table inférieure, tandis que des conduits qui traversent la table inférieure et débouchent sous la table tournante peuvent être reliés à une source de fluide sous pression notamment de lteau, pour produire un soulèvement de la table tournante en vue de faciliter son pivotement. Grâce à cette structure particulière, on conçoit aisément que l'admission d'eau sous pression dans les conduits donne naissance à un film d'eau entre les deux tables, ce qui permet de faire pivoter la table supérieure par leapplication d#un effort dérisoire, quelle que soit l'importance du poids qu'elle supporte.Pour immobillsser la table dans une nouvelle position, il suffit de couper l'arrivée dseau entre les deux tables et la table supérieure repose alors immédiatement contre la table inférieure avec une force égale à la somme de son propre poids et de celui de la charge qu'elle supporte En vue d'augmenter encore le frottement de la table supérieure sur la table inférieure pour immobiliser plus solidement encore la table tournante, suivant une autre caractéristique de l'invention, le pivot de la table tournante est sollicité vers le bas par des moyens élastiques, tels qu'un ressort ou un tampon de caoutchouc, prenant appui contre le dessous de la table inférieure. Notamment pour un support utilisable dans une machine à polir des pierres, on a -intérêt à faire les deux tables en pierre, par exemple, en granit, car elles ne subissent alors pas de corrosion sous l'effet de l'eau0 L'invention sera mieux comprise à la lecture de la des cription qui va suivre et à 1 ' examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple, un mode de réalisation d'un support tournant suivant l'invention. Sur ces dessins: Fig.1 est une vue en élévation de ltensemble du support, Fiv.2 est une vue en plan observée suivant la ligne II-II de la Bit.1} et Fig.3 est, à plus grande échelle, une coupe de la partie centrale de l'ensemble, faite suivant la ligne III-III de la Fig.2. Le support tournant pour objets lourds représenté sur les Fig.1 et 2 est destiné à supporter une stèle en pierre 1 dont il s'agit de polir les chants tels que 2. Il est constitué essentiellement d'une table inférieure 5 sur laquelle repose une table supérieure tournante 6. Les deux tables sont en pierre, par exemple en granit et leurs faces en contact sont bien dressées. Dans exemple, la table inférieure est rectangulaire, tandis que la table supérieure est circu laierez La table inférieure 5 repose elle-même sur un support approprié 8 non représenté en détail et qui peut être, par exemple, un chariot d'une machine à polir les pierres. La stèle à polir 2 est fixée sur la table supérieure par des moyens classiques représentés ici sous la forme de potences réglables Il fixées sur le dessus de la table et munies de vis de serrage 12. Pour des raisons de commodités on peut interposer une cale 13 entre la stèle et la table. Sur la Bit.3, on a représenté, à plus granieéchelle, un exemple des moyens de guidage du mouvement de pivotement de la table supérieure 6 sur la table inférieure- 5. La table supérieure 6 présente un trou central 21 à l'intérieur duquel est logé un pivot 22 dont ltextrémité supérieure filetée est serrée par un écrou 23 dans une plaque 24 fixée elle-même solidement sur le dessus de la table par des boulons de scellement 25. Le-pivot 22 est monté, par l'intermédiaire de deux roulements à galets coniques 28, 29, à rotation dans la partie supérieure d'un manchon 31 dont la partie inférieure peut coulisser dans une crapaudine 33 logée dans un trou central 34 de la table inférieure 5 et solidaire d'une plaque 35 fixée elle-même contre le dessous de la table inférieure 5 au moyen de boulons de scellement 36. La partie du manchon 31 qui est logée dans la crapaudine 33 est revêtue d'une garniture 38 en matière plastique, par exemple du téflon" qui frotte dans une douille en bronze 39 encastrée dans la partie supérieure de l'alésage de la crapaudine 33 et dont l'alésage est un peu plus petit que celui de la crapaudine. Le manchon 31 est tiré élastiquement vers le bas par un tampon de caoutchouc 42 qui prend appui contre le dessous de -la table inférieure 5 et qui est relié audit manchon par l'intermédiaire d'une tige filetée 43 et d'un écrou 44. Dans la table inférieure 5 sont ménagés des conduits d'amenée d'eau 47 (Fig.1 et 2) qui débouchent entre les deux tables et qui sont alimentés par une conduite générale 48 contrôlée par une vanne à purge rapide 51 reliée par une conduite 52 à une source d'eau sous pression, la purge s'effectuant par une conduite 53. Le pourtour de la table inférieure 5 porte un chéneau 54 de récupération des fuites d'eau qui s'écoulent du bord de la table. Les fuites d'eau qui pourraient s'infiltrer entre le manchon 31 (Fig.3) et la crapaudine 33 s'évacuent librement par le bas grâce à des trous 56 traversant la table inférieure 5 et débouchant dans des gorges radiales 57 qui sont pratiquées dans la face inférieure de cette table et qui débouchent ellesmêmes à l'extérieur du tampon de caoutchouc 42. Une rondelle 58 est -interposée entre le dessous de la table et ledit tampon pour que la matière de ce dernier ne risque pas d'obstruer les gorges sous l'effet de la compression à laquelle il est soumis. La partie supérieure du manchon 31 porte un embout vissé 59 dans lequel sont montés deux joints annulaires d'étanchéité 60 destinés à protéger de l'eau les deux roulements 28, 29, lubrifiés à partir d'un graisseur 61. Le fonctionnement du dispositif est le suivant: Au repos, la table supérieure repose sur la table inférieure 5 sous l'effet de son propre poids et éventuellement du poids des pièces qu'elle porte augmentés de toute façon, de l'effort élastique fourni par le tampon de caoutchouc 42, la vanne 51 étant dans sa position pour laquelle l'intervalle qui pourrait exister entre les deux tables est mis à la purge par la conduite 53, de sorte qu'il ne reste pas d'eau entre les deux tables et que la table supérieure 6 est très fermement immobilisée sur la table inférieure 5 par les forces considérables de frottement qui prendraient naissance Si la table supé- - rieure avait tendance à se déplacer pour quelque raison que ce soit. Si lton désire maintenant faire tourner la table supérieure 6, on place la vanne 51 dans sa position pour laquelle elle met la conduite générale 48 en communication avec la source d'eau sous pression, de sorte que de lteau est injectée, par les conduits 47, entre les deux tables et que la table supérieure se soulève légèrement à 1rencontre de l'action de la pesanteur et de la force élastique du tampon de caoutchouc 42. On peut alors faire tourner la table supérieure avec une extrême facilité puisqu'elle repose sur la table inférieure par l'intermédiaire d'une couche d'eau; en fait, un effort de quel centaines de ques/grammes est suffisant. Par ailleurs, il n'est pas néces- saire que liteau soit fournie sous une très grande pression. On soulève très facilement les tables couramment utilisées pour le travail envisagé, d'une surface d'environ 1 m2, avec de l'eau sous une pression de seulement 2 ou 3 kg/cm2. L'eau qui stéchap- pe du pourtour de l'intervalle entre les deux tables est recueillie dans le chéneau 54. Dès que la table supérieure a atteint la position angulaire désirée, on met la vanne.51 sur la position de purge et la table supérieure vient instantanément reposer sur la table inférieure sous l'effet de l'évacuation de la couche d'eau qui séparait les deux tables. La table supérieure est, de-nouveau, fermement positionnée sur la table inférieure. Båen entendu, l'rnventåon n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté; on peut y apporter de-nom- breuses modifications, suivant les-applications envisagées, sans sortir, pour cela, de son cadre. C'est ainsi, par exemple, qu'au lieu d'être de lteau, lé fluide utilisé- pour le soulèvement de la table pourrait être de l'air comprimé. Le t#ampon de caoutchouc pourrait être remplacé par un ressort oupar un vérin hydropneumatique REVENDICh?IONS 1.- Support tournant destiné à recevoir des stèles en pierre dont il s'agit de polir les chants, caractérisé en ce qu'il est constitué d#une table inférieure dressée en pierre (5) sur laquelle repose une table supérieure tournante également dressée en pierre (6) munie dsun pivot (22) centré dans la table inférieure, tandis que des conduits (47), qui traversent la table inférieure (5) et débouchant sous la table supérieure, sont adaptés à être reliés à une source dteau sous pression, pour produire un soulèvement de la table supérieure en vue de faciliter son pivotement, et en ce que le pivot (22) de la table supérieure (6) est constamment sollicité vers le bas par des moyens élastiques (42), tels queux tampon de caoutchouc ou un ressort, prenant appui contre le dessous de la table inférieure (5). 2.- Support suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le pivot (22) de la table supérieure (6) est lié axialement à un manchon (31) dans lequel il peut tourner librement, de préférence par I1 intermédiaire de roulements coniques à billes ou à galets (28, 29), ledit manchon (31) étant monté à coulissemant vertical dans une crapaudine (35) solidaire de la table inférieure (5). 3.- Support suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens élastiques precités (42) sont reliés au pivot (22) par l'intermédiaire du manchon coulissant (31)o 4.- Support suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le pourtour de la table inférieure (5) porte un chéneau (54) de récupération des fuites dSeau qui ssécoulent du bord de ladite table. 5.- Support suivant laune quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les conduits précités (47) sont reliés à une vanne inversause (51), de préférence à purge rapide, à deux positions, à savoir: une position de repos pour laquelle lesdits conduits sont à la purge, et une position de travail pour laquelle ils sont reliés à la source de fluide sous pression.