- 1 - Machine de reehargement pour un réacteur nucléaire L'invention concerne les machines de rechargement pour réacteur nucléaire et plus particulièrement une machine perfectionnée incorporant des caractéristiques étudiées pour accroître sa fiabilité et pour effectuer l'opération de rechargement de manière plus efficace et plus économique. Pendant la durée de vie de marche d'un réacteur nucléaire, à intervalles périodiques, une partie des assemblages combusti- bles de ce réacteur sont totalement retirés du coeur de ce réac- teur et réformés comme combustible épuisé. Les assemblages cor- respondants sont remplacés par des assemblages frais, tandis que les autres assemblages combustibles qui demeurent dans le coeur sont transférés à des positions différentes pour obtenir la puissance de sortie maximale en même temps que l'utilisation optimale de l'énergie contenue dans le combustible nucléaire. Ln même temps que le rechargement s'effectue, chaque assemblage combustible doit demeurer complètement immergé dans un calo- porteur absorbant les neutrons pour empêcher la fission et la production de chaleur en découlant dans les barres de combus- tible. Pour faciliter l'exécution du rechargement, différents modèles d'appareils de rechargement ont été utilisés jusqu'ici qui in- corporent des caractéristiques étudiées pour réaliser la fiabi- lité des appareils, la sécurité et l'économie de fabrication. Un modèle bien connu décrit dans le brevet américain 4 086 132 cédé à la demanderesse, comporte la disposition d'enlever des bouchons de chaussettes de barre de commande, du sommet de cer- tains assemblages'combustibles, en même temps que des particu- larités pour retirer de façon séparée un assemblage combustible du coeur. Ce dispositif breveté utilise une enveloppe qui ren- ferme un mât mobile, verticalement agencé pour actionner des doigts en engagement de verrouillage sur un assemblage combus- - 2 - tible et assure des verrouillages étudiés pour maintenir posi- tivement l'assemblage combustible pendant son transfert du coeur du réacteur à une celleule de combustible épuisé. Cette machine de rechargement est efficace et fiable mais comme l'équipement a été étudié pour servir à deux fonctions, c'est- à-dire retirer un assemblage complet et/ou, en une action séparée, enlever les bouchons des chaussettes de l'assemblages les coûts de construction de cette machine sont élevés bien que les coûts d'entretien apparaissent être minimaux. Egalement, les opérateurs ne peuvent pas observer directement la marche de cette machine de rechargement lorsque la partie de saisie de cette machine et l'assemblage combustible sont submergés. L'in- vention a en conséquence pour but principal de réaliser une simplicité plus grande dans la conception d'un appareil de re- chargement en combustible et de faciliter le fonctionnement d'un tel appareil. L'invention concerne à cet effet une machine de rechargement de combustible pour réacteur nucléaire, comprenant: un pont mobile agencé pour se déplacer en avant ou en arrière en che- vauchant les murs de confinement d'un réacteur nucléaire; un chariot porteur sur ce pont, mobile dans la direction transver- sale au mouvement de ce pont, l'agencement étant tel que ce chariot porteur est approprié pour être positionné dans une position en X ou en Y sur tout assemblage combustible du réac- teur nucléaire après que la tête de ce réacteur nucléaire ait été enlevée; une plate-forme sur le chariot porteur pour sup- porter une enveloppe de mâts, stationnaire, et des mats, exté- rieur et intérieur, disposés concentriquement dans cette enve- loppe; un mécanisme de levage comportant un moteur d'entraîne- ment et un touret-de câble y attaché surmontant cette enveloppe de mâts; et un bâti de levage connecté à son extrémité supé- -rieure à un câble passé sur le touret et à son extrémité infé- rieure au mât intérieur pour faciliter, de ce fait, l'élévation et la descente de ce mât intérieur, machine caractérisée en ce - 3 - qu'elle comporte un dispositif de commande sur ce mât intérieur comprenant: un organe de commande relié à sa partie inférieure à des doigts de levage d'assemblage combustible; un agencement à effet de came sur le mât intérieur, établi pour agir avec ces doigts lorsque ces doigts sont déplacés verticalement par le dispositif de commande, entre des positions de verrouillage et de non verrouillage d'assemblage combustible. Puisque chaque assemblage combustible doit demeurer immergé dans du liquide absorbant les neutrons pendant les opérations de rechargement en combustible, le mât intérieur qui est en contact d'engage- ment avec un assemblage combustible, est étudié pour être élevé verticalement dans un second mât immergé avant de reloger l'as- semblage combustible dans un emplacement différent. On peut faire tourner les deux mâts à l'unisson autour de leur axe pour obtenir l'alignement désiré d'un ensemble combustible. L'invention sera plus aisément comprise d'après la description d'un mode préférentiel de sa réalisation représenté, par le jeu d'un exemple unique, sur les dessins d'accompagnement joints, dans lesquels: la figure l est une élévation de la machine de rechargement en combustible et représentant particulièrement comment la structure du pont chevauche les murs de confinement d'un réacteur nucléaire; - la figure 2 est une vue latérale de la machine de recharge- ment de la figure 1 représentant le mât intérieur et un as- semblage combustible attaché dans leur position la plus élevée dans le mât extérieur; - la figure 3 est une vue des mAts disposés concentriquement représentés dans leur position d'extension; - 4 - - la figure 4 est une élévation, avec coupe partielle, illus- trant l'agencement utilisé pour permettre le mouvement des mats, et représentant aussi le mécanisme utilisé pour comman- der les doigts de saisie pour un assemblage combustible; - la figure 5 est une vue prise figure 4; - la figure 6 est une vue prise figure 4; - la figure 7 est une vue prise figure 4; - la figure 8 est une vue de la les faire venir en contact avec selon les lignes V-V de la selon les lignes VI-VI de la selon les lignes VII-VII de la partie inférieure du mât inté- rieur et illustre la conception et la disposition des doigts de saisie utilisés pour accrocher l'extrémité supérieure d'un assemblage combustible; - la figure 9 est une vue prise selon la ligne IX-IX de la figure 8; - la figure 10 est une vue prise selon les lignes X-X de la figure 8; et, - la figure 11 illustre les différentes positions que prend un doigt de saisie pendant le temps qu'il est déplacé d'une position dégagée à une position engagée sur un ensemble combustible. En se reportant maintenant aux dessins o les mêmes références désignent les mêmes pièces ou des pièces correspondantes bà travers les diverses vues, il y est représenté aux figures 1-3 un pont mobile 20 monté sur des murs opposés 22 d'un -5- confinement de réacteur et qui enjambe la largeur complète d'un réacteur non représenté, situé en dessous. Ce pont inclut un tablier 24 et les pièces structurelles de poutraison et de chariot 26 qui donnent de la force et de la rigidité à ce pont. Il est réalisé pour un mouvement horizontal sur des roues 28 et des rails 30 fixés au sommet des murs 22 du confinement du réacteur. Ces roues sont entraînées par un moteur 32 et des arbres s'étendant longitudinalement 34. Des tampons 35 chargés par ressort protègent les côtés opposés du pont. Un chariot porteur commandé par moteur 36 est monté sur des roues 37 qui se déplacent sur des rails 39 montés sur le pont pour se déplacer horizontalement dans une direction trans- versale à celle du mouvement du pont, l'agencement du pont et du chariot porteur étant tel qu'un mât 38 supporté par ce cha- riot porteur ou trolley puisse être positionné sur un assem- blage combustible quelconque du réacteur ou de la piscine de rechargement en combustible. Le trolley comporte une plate- forme ou tablier 40 et un garde corps 42 en même temps qu'une console de commande 44 qui contient l'équipement de commande des moteurs d'entraînement, des élévateurs et des compresseurs d'air, de la télévision, d'autres lecteurs de position 46 et analogues, qui sont des composants classiques indispensables pour cette sorte d'opération. La caméra de télévision montée sur la structure de pont est utilisée pour indiquer la position du pont. Cette caméra est pointée vers le bas, visant une bande indicatrice placée sur les murs de confinement et qui correspond aux positions de coeur. Une enveloppe stationnaire 48, pour le mit 38 est fixée à la plate-forme 40 par des pattes 50 soudées à la surface périphé- rique de l'enveloppe et boulonnées à la plate-forme 40. Comme représenté en particulier sur les figures 1 et 2, une extrémité de l'enveloppe des mâts 48 s'étend au-dessous de la plate- - 6 - forme 40 du trolley et du tablier de pont 24 tandis que l'autre extrémité se projette vers le haut au-dessus du trol- ley. L'extrémité supérieure de l'enveloppe de mâts 48 comporte une fenêtre 52 pour observer la position de l'extrémité supé- rieure des mâts, et supporte un coffret de commande électrique 54, soudé ou fixé d'autre manière à la surface de l'enveloppe des mâts. Une plaque stationnaire 56 est montée sur l'extré- mité supérieure de l'enveloppe 48 et porte une ouverture à travers laquelle passent les câbles et conduites de levage, d'électricité et d'air. Cette ouverture sert aussi à permettre l'insertion et le retrait d'un mât intérieur 72 pour des be- soins d'entretien. Des carters 60 et 61 enferment respective- ment des tourets qui supportent les conduites d'air et les câbles électriques (non représentés) et sont agencés pour les débiter ou les reprendre à mesure que le mât est monté ou des- cendu. Ces tourets sont chargés par ressort dans le sens o ils poussent les tuyauteries d'air et les câbles électriques sur une position appropriée de telle sorte qu'à mesure o le mât intérieur est monté ou descendu, ces tuyauteries d'air et câ- bles électriques suivent automatiquement le mouvement de ce mât. La plaque 56 supporte un treuil 66, monté sur une plaque 58 par l'intermédiaire d'une cellule de charge 73 et d'un pivot 75. Comme décrit ci-dessous, le câble de treuil 68 supporte le mât intérieur-72 qui supporte le poids d'un assemblage combus- tible. La cellule de charge 73 montée sur la plaque 56 détecte le poids d'un assemblage combustible, ce qui est observé par un opérateur à travers un lecteur. Un mesureur de profondeur 62, comportant un ruban 65, est aussi chargé en tension par ressort et est agencé pour afficher le niveau d'un assemblage combusti- ble à travers une fenêtre 64 à mesure qu'il est déplacé par rapport au réacteur. A l'occasion il est souhaitable de retirer le mUt intérieur pour entretien et réparation. Pour faciliter cette opération, le treuil 66 est monté sur pivot 75 ce qui permet à ce treuil -7- de se déplacer hors de chemin pour permettre l'enlèvement du mât intérieur. En se reportant aux figures 4 à 7, l'enveloppe de mât 48 est représentée comme enfermant un mât intérieur 72 et un mât extérieur disposé concentriquement 74. Comme il sera décrit plus complètement ci-après, le mât intérieur 72 est conçu pour porter le poids d'un assemblage combustible tandis que le mât extérieur 74 sert de guide au mât intérieur et enferme aussi le mât intérieur et l'assemblage combustible quand ils sont déplacés sur une position élevée. En se reportant à la partie supérieure de la figure 4 un châssis de levage 76 comporte un carter ayant des plaques 78 et 80 dont chacune porte des ouver- tures disposées de façon centrale comme représenté. Une plaque de levage supérieure 82 positionnée à l'extrémité supérieure de ce carter porte une paire de boulons à oeil 84 attachés à cette plaque, chacun de ces boulons à oeil étant établi pour recevoir les extrémités du câble 68 qui s'étend vers le bas à partir du treuil 66 et porte le poids du mât intérieur et d'un assemblage combustible. Par souci de clarté, le câble électrique 65 et les conduites d'air 67 n'ont pas été représentés comme passant à travers le châssis 76. Ce châssis de levage 76 renferme de plus un appareil oscillant comportant un support 86 formé d'une seule pièce ou fixé d'autre manière sur la plaque de levage supérieure 82. L'extrémité supérieure d'une barre oscillante 88 est montée à pivotement en 90 sur le support 86 tandis que l'extrémité inférieure de cette barre est montée à pivotement en 92 sur un support similaire attaché à une plaque inférieure de levage 94o Le but de cet appareil oscillant est de permettre la rotation des mâts, intérieur et extérieur 72, 74 sans faire tourner les deux câbles de levage, empochant de ce fait la torsion de ces câbles lorsque les mâts sont élevés ou abaissés. Ce même agencement oscillant maintient aussi une tension sen- siblement égale dans les deux câbles de levage quand les mâts sont élevés ou abaissés. Un ruban de lecture directe mécanique 96 attaché à l'extrémité supérieure du châssis de levage est étalonné pour présenter à tout instant particulier le niveau d'un assemblage combustible. Le châssis de levage 76 est relié au mât intérieur 72 par une pluralité de barres de support 98 attachées à leur extrémité supérieure à la plaque de levage 94 par des.boulons 100 et à leur extrémité inférieure à une plaque supérieure 102 qui ferme l'extrémité supérieure du mat intérieur. Le poids de ce mât intérieur 72 et d'un assemblage combustible attaché est porté par les cibles de treuil 68 fixés aux boulons à oeil 84, la plaque de levage supérieure 82, la barre oscillante 88, la plaque inférieure de levage 94 et les barres de support et d'interconnexion 98 attachées à la plaque supérieure 102 du mât intérieur 72. Dans le cas d'un mécanisme oscillant fracturé ou en défaut, le mUt tombera librement à travers le mUt exté- rieur ouvert à ses extrémités. Pour prévenir une telle occur- rence, la plaque de levage supérieure 82 à laquelle les cfbles de levage 68 sont attachés est établie k une taille plus grande que l'ouverture pratiquée dans la plaque 78. S'il survient une défaillance du mécanisme oscillant, la plaque de levage supé- rieure 82 vient au contact de la face inférieure de la plaque 78, transférant ainsi le poids du mat au châssis de levage 76, à la plaque 78, à la plaque de levage supérieure 82 et aux câbles 68. Un cylindre à air 104 possédant un piston (non représenté) est positionné entre ces deux composants. Les conduites d'air 67 connectées aux extrémités supérieure et inférieure du carter de cylindre alimentent et évacuent respectivement l'air k par- tir des côtés opposés du piston en accord avec le sens de mar- che de ce piston. Un oeillet de levage 106 est attaché à un support 108 du sommet du cylindre et est utilisé pour soulever à la main le poids d'un tube de commande 112 en cas de défail- lance du mécanisme de cylindre ou de l'arrivée d'air. L'extré- _9- mité inférieure du piston du cylindre 104 est connectée au moyen d'un prolongement d'arbre 110 au sommet du tube de com- mande 112 qui s'étend sur la longueur totale du mât intérieur 72. La fonction du tube de commande 112 est de mouvoir verti- calement des doigts de saisie 130 en et hors engagement avec une tuyère ou buse d'assemblage combustible ainsi qu'il sera plus complètement décrit ci-dessous. Des disjoncteurs de sécu- rité, haut et bas, 114, 116, fixés sur les flancs du cylindre 104 sont actionnés par un plongeur 117 s'étendant extérieure- ment depuis les extrémités opposées du cylindre pour indiquer de ce fait par indicateur lumineux si le bas du mât inférieur et les doigts de levage sont en position engagée ou dégagée par rapport au sommet de l'assemblage combustible. La fonction de l'enveloppe des mUts 48, des mgts intérieur et extérieur 72, 74 et du tube de commande 112 apparaîtra plus clairement en se référant aux figures 4 et 8. L'enveloppe des mUts 48 repose sur le tablier ou plate-forme 40 du trolley 36 et représente un composant stationnaire. Cette enveloppe en- ferme les mâts et le tube de commande 112 qui est déplacé ver- ticalement par le piston du.cylindre 104 pour provoquer l'enga- gement de doigts de saisie ou de levée 138 avec le sommet d'une tuyère d'assemblage combustible. Le poids de cet assemblage combustible est supporté par le mUt interne 72 qui est appro- prié pour être élevé et abaissé verticalement par le mécanisme de treuil. Le mUt extérieur 74 est stationnaire par rapport au mât intérieur 72 et à, l'enveloppe de mUt 78 mais il comporte des galets de guidage qui entrent en contact avec le mât inté- rieur et le maintiennent orienté sur une position unique de la circonférence. L'extrémité supérieure de l'enveloppe de mâts 48 comporte des caractéristiques qui permettent aux mâts, intérieur et exté- rieur de subir une rotation d'un même bloc afin d'aligner cor- rectement un assemblage combustible lorsqu'il doit être placé - 10 - dans une certaine position. L'enveloppe de mgts 48 comporte une bride 120 à son extrémité supérieure et un palier 122 du type à billes. Le mgt extérieur comporte un anneau 124 soudé ou fixé d'autre manière à la surface extérieure de ce mât ex- térieur, et la face inférieure de cet anneau contient une rai- nure 126 qui est complémentaire en configuration du palier à billes 122. Cet agencement permet au mât extérieur 74 et au mât intérieur 72 d'être tournés à la main à l'unisson lorsqu'une broche 128 est introduite dans des ouvertures formées dans la surface extérieure de l'anneau 124. La broche 130 est étudiée pour se monter dans ces ouvertures, 132, pour supporter le mât en position verticale lorsqu'un entretien ou des réparations doivent être exécutés sur les composants à fonctionnement méca- -nique attachés à ce mato La figure 8 illustre l'agencement utilisé pour se verrouiller sur le sommet d'un assemblage combustible. Le tube de commande 112 s'étend essentiellement sur toute la longueur du mât inté- rieur 72 et un support en forme d'anneau 134 est attaché à la surface extérieure du tube. Quatre barres de support également espacées 136 s'étendent vers le bas à travers des ouvertures du support 134 et se terminent à leur extrémité inférieure en doigts de saisie 138. L'extrémité supérieure de chaque barre de support au-dessus du support 134 comporte un ressort 140 qui est maintenu sous un léger degré de compression par une retenue de ressort 142. L'extrémité inférieure des barres de support s'avance dans des ouvertures pratiquées dans une plaque supé- rieure 144 d'un assemblage de saisie 146. Des supports de cames 148 servent à interconnecter la plaque supérieure 144 avec une plaque inférieure 150 équipée d'ouvertures 152 par lesquelles s'étendent les doigts de saisie lorsqu'ils sont actionnés vers le bas jusque dans une position engagée avec un assemblage combustible. Les supports de cames sont des pièces individuel- les ayant chacune des surfaces de came pouvant 8tre engagées par les doigts de saisie. Il est clair qu'à mesure que le tube - 11 _ de commande 112 est déplacé vers le bas, tous les doigts de saisie 138 se déplacent hors de leur position renfermée, k travers l'ouverture 152 sur une nouvelle position o ils sont appropriés pour s'engager avec l'extrémité supérieure d'un assemblage combustible. Comme représenté plus complètement sur la figure 11, chaque doigt de saisie 138 a quelque peu la forme d'un levier coudé et est monté à pivotement autour d'un axe de pivot 1540 Chaque doigt de saisie est, de plus, équipé avec une paire de lobes 156, 158 et une saillie de levage 160. En sus de l'écartement des lobes l'un par rapport k l'autre, ils sont décalés l'un de l'autre sur la longueur des doigts de saisie. Comme chacun de ces doigts de saisie se déplace d'une position déverrouillée dans l'assemblage de saisie à une position totalement verrouil- lée de cet assemblage, il est obligé d'osciller autour de l'axe de pivot 154 k mesure qu'il se déplace axialement en passant par quatre positions différentes: A, B, C et D, pour se trou- ver à la position verrouillée. Dans cette position verrouillée, D, la saillie 160 est située au-dessous d'un rebord 162 formé sur la tuyère d'un assemblage combustible. Pour réaliser un tel mouvement entre les positions non verrouil- lée et verrouillée, chacun des lobes 156 et 158 de chaque doigt de saisie s'engage respectivement sur des cames séparées 166, 168 montées sur les supports de cames. Ces cames sont situées les unes le long des autres, la came 168 s'étendant plus bas dans l'assemblage de saisie 146. De plus, ces cames sont déca- lées l'une de l'autre le long de l'axe longitudinal et sont agencées pour etre soumises respectivement au contact des lobes de doigt 156, 158.qui, comme indiqué précédemment, sont aussi décalés l'un de l'autres Pour aider à l'identification de cha- que position A à Dg que les doigts de saisie atteignent durant leur déplacement vers le bas, les références 156, 158 des lobes, et 160 de la saillie portent un indice a, b, c ou d en - 12 - accord avec chaque position particulière. Dans la position À qui représente la position non verrouillée des doigts de sai- sie, c'est-à-dire la position totalement rentrée, le lobe 156a de chaque doigt est au haut d'une surface de came 170 de la came 166 tandis que le lobe 158a de chaque doigt est à l'extré- mité basse d'une surface de came 172 de la came 168. La saillie a de chaque doigt de saisie repose sur une surface plate 167 de cette came 168. Quand les doigts sont déplacés vers le bas, par le tube de com- mande 112, sur la position B. le lobe de doigt 156b s'est dé- placé au bas de la surface de came 170 tandis que le lobe 158 s'est déplacé vers l'extrémité haute 158b de la surface de came 172. Cette action entraine la saillie 160b à se déplacer vers l'intérieur sur une distance permettant d'accéder à l'ouverture 152 du bas de l'assemblage de saisie et d'accéder aussi à l'ou- verture pratiquée dans le sommet de la tuyère 164. Le mouvement ultérieur vers le bas du tube de commande 112 oblige les doigts de saisie à se déplacer sur la position C, et, ce faisant, le lobe 156c glisse le long d'une surface 173 de la came 166 jus- qu'à ce qu'il atteigne le bas d'une surface de came 174. Le lobe 158c qui avait atteint précédemment le haut de la surface de came 172 glisse le long de la surface plate 167 de la came 168 jusqu'à ce qu'il atteigne le haut d'une surface de came 176. Puisque les deux lobes 156, 158 se sont déplacés sur une surface plate ininterrompue, la saillie 160 s'est déplacée axialement hors de l'assemblage de saisie et à travers l'ouver- ture 152 de la plaque inférieure sans changer son angle ou son attitude par rapport à l'axe central de cet assemblage de saisie. La continuation du mouvement vers le bas du tube de commande 112 oblige les doigts de saisie à se déplacer jusqu'à la posi- tion Do Ce faisant, le lobe 156d chevauche la surface de came 174 de la came 166 tandis que le lobe 158 glisse au bas de la - 13 - surface de came 176 de la came 176 de la came 168. Cette action a pour effet d'obliger la saillie 160 à se déplacer vers l'extérieur dans l'espace ménagé dans le haut de la tuyère 1b4 de l'assemblage combustible, jusque dans une posi- tion exactement située au-dessous de la surface de rebord 162 de cette tuyère. Le mouvement de la saillie 160 dans la tuyère place aussi une surface plate 178 du doigt de saisie immédiate- ment au-dessus de la surface supérieure 151 de la plaque 150. Cette surface plate s'étend extérieurement sur une distance substantielle et le long de la surface supérieure 151 de la plaque 1500 La distance de référence 180 entre les surfaces 151 et 178 est inférieure à la distance entre la surface supérieure de la saillie 160 et la surface 162 de la tuyère. Ces distances sont intentionnellement choisies pour être certain que le poids d'un assemblage combustible est complètement supporté par le mât intérieur plutôt que par l'assemblage de saisie et le tube de commande. FONCTIONNEfENT En fonctionnement, pour retirer un assemblage combustible d'un réacteur nucléaire, le pont 20 et le trolley 36 sont manoeuvrés ensemble dans une position qui place le mât 38 directement au- dessus d'un assemblage combustible à retirer du réacteur. ce moment, le mât intérieur 72 est dans une position élevée, ran- gée, dans le mât extérieur 74, et les doigts de saisie sont enfermés dans l'assemblage de doigts de saisie dans la position de non verrouillage d'assemblage combustible. Le treuil 66 avec les câbles 68 qui lui sont attachés est mis en route pour abais- ser le mât intérieur 72 vers le bas jusqu'à une position située au-dessus de l'assemblage combustible à retirer. L'opérateur est tenu informé de la position verticale du mât intérieur et de l'attitude des doigts de saisie en observant respectivement le ruban de lecture 65 de position de mât et les signaux lumi- neux indicateurs des doigts de saisie (non représentés). - 14 - fuisque, à la fois, l'enveloppe des mâts 48 et le mtt exté- rieur 74 ne sont pas prévus pour un mouvement vertical, à mesure que le treuil descend le mât intérieur 72 avec son cylindre à air attaché et le tube de commande 112, le touret du carter 60 débite les lignes électriques et les tuyaux d'air souples 67. Comme le mât intérieur s'étend vers le bas au- dessous de l'extrémité ouverte du mât extérieur 74, il vient éventuellement à reposer à peu de distance du sommet d'un as- semblage combustible. Si cette attitude par rapport à un assem- blage combustible n'est pas exacte avec précision, le mât peut être déplacé par le pont mobile et le trolley dans les direc- tions X et Y, ou tourné autour de son axe sur le palier 122. Lorsque la position précise est obtenue, le mât intérieur est alors abaissé jusqu'à ce que sa surface inférieure repose sur le sommet de l'assemblage combustible. Pour effectuer le mouvement des doigts de saisie 138 d'un assem- blage combustible non verrouillé à la position verrouillée, l'air est appliqué à la face supérieure du piston du cylindre 104 obligeant ainsi le tube de commande 112 à se déplacer vers le bas à partir de sa position représentée sur la figure 4. Quand le piston atteint le bas de sa course, l'interrupteur à limite oudisjoncteur de sécurité 116 se ferme, indiquant à un opérateur uniquement que les doigts de saisie sont dans une position d'assemblage combustible verrouillé. Simultanément avec le mouvement descendant du piston dans le cylindre 104 et le tube de commande 112 directement connecté à ce piston, les quatre doigts de saisie 138 attachés à l'extrémité du tube de commande se déplacent sur les cames 166, 168 et à travers les pas À à D décrits ci-dessus. Lorsque le piston atteint le bas de sa course, le tube de commande est dans sa position la plus basse et la saillie 160 de l'extrémité des doigts de saisie 138 repose directement au-dessous de la surface 162 de la tuyère supérieure 164 de l'assemblage combustible. Le treuil peut alors être lancé pour élever l'assemblage combustible * - 15 _ depuis le coeur du réacteur. Lorsque le mât intérieur est descendu ou étendu à son extension maximale hors du mât extérieur, et que les doigts de saisie sont en position d'élever un assemblage combustible, la lon- gueur du mât intérieur plus la longueur d'un assemblage com- bustible égale la longueur totale du mât extérieur. En consé- quence, lorsque le mât intérieur avec son assemblage combustible attaché à lui est élevé à son point le plus haut dans le mât extérieur comme indiqué sur la figure 2, le mât intérieur et l'assemblage combustible ensemble sont dans une position totale- ment enfermée, permettant de ce fait à un opérateur de déplacer ce mft intérieur librement d'un emplacement à un autre. On notera que pendant la durée d'un tel mouvement, l'assemblage combustible est toujours audessous du niveau d'eau indiqué sur la figure 2. Lorsque l'on désire élever le mât intérieur et son assemblage combustible attaché, dans le mât extérieur, l'opérateur lance le treuil qui agit alors pour élever le mat intérieur dans la direction du haut. Lorsque ceci se produit, la saillie 160 de chaque doigt de saisie entre en contact avec sa surface corres- pondante 162 de tuyère supérieure stationnaire, mais le faible espace 180 demeure inchangé. Comme le poids de l'assemblage combustible arrive justement à 9tre supporté par les doigts de saisie, le mat intérieur se déplace par rapport à ces doigts dans l'espace 180 et comprime les ressorts 140. La partie plate 178 des doigts de saisie, sur ce, entre en contact avec la surface supérieure de la plaque 150 de l'assemblage de saisie. Le mouvement ultérieur vers le haut du mât intérieur établit alors un contact ferme entre les surfaces 178 des doigts et les surfaces de la plaque 151 pour transférer de ce fait la charge de l'assemblage combustible à travers les doigts de saisie et dans les parois structurelles du mât intérieur et, a partir de lui, aux barres de support 98, à l'assemblage de - 16 - levage 76 et aux câbles attachés au treuil à moteur. Le mat intérieur et l'assemblage combustible qui lui est attaché sont alors complètement élevés dans le mât extérieur jusqu'à ce que soit atteinte la position enfermée indiquée sur la figure 4. Lorsque l'assemblage combustible est déplacé sur une position désirée, ou sur une autre position dans le réacteur, l'opéra- teur lance le treuil 66 qui abaisse alors le mat intérieur avec son assemblage combustible attaché à lui, vers le bas à l'ex- térieur du mat extérieur jusqu'au point o l'assemblage combus- tible est prêt à être déposé. Dans le cas o ils ne sont pas complètement orientés en position, le pont et le trolley peuvent être légèrement déplacés pour arriver à une position précise ou bien le mat et l'assemblage combustible peuvent être tournés autour de leur axe en appliquant une force à la barre 128, ce qui fait tourner le mat intérieur 74 sur le palier à billes 122. Sur l'atteinte de la position précise choisie, l'opérateur relance le treuil pour abaisser l'ensemble combustible dans sa position choisie dans le réacteur nucléaire. À ce moment, l'air appliqué à la face inférieure du piston du cylindre 104 pousse ce piston vers le haut, ce qui en même temps chasse l'air de l'autre face du piston, et ainsi oblige les doigts de saisie I * renverser-la gamme vers D et à revenir à leur position enfer- mée dans l'assemblage de saisie comme représenté sur la figure 8. Lorsque le piston atteint sa position la plus élevée dans le cylindre, l'interrupteur de sécurité supérieure 114 est formé indiquant ainsi à un opérateur que les doigts de saisie sont en position non verrouillée. Il est clair que de nombreuses modifications et variantes sont possibles d'après les enseignements et.techniques ci-dessus. Il est sous-entendu en conséquence que dans le domaine défini par les revendications annexées, l'invention peut être appliquée d'autre façon que celle particulièremert décrite0 - 17 - REVENDICATIONS Machine de rechargement de combustible pour réacteur nucléaire, comprenant: un pont mobile agencé pour se déplacer en avant ou en arrière en chevauchant les murs de confinement d'un réacteur nucléaire; un chariot porteur ou trolley sur ce pont, mobile dans la direction transversale au mouvement de ce pont, l'agencement étant tel que ce chariot porteur est appro- prié pour être positionné dans une position en X et en Y sur tout assemblage combustible du réacteur nucléaire après que la tête de ce réacteur nucléaire ait été enlevée; une plate-forme sur le chariot porteur pour supporter une enveloppe de mats, stationnaire, et des mâts, extérieur et intérieur, disposés concentriquement dans cette enveloppe; un mécanisme de levage comportant un moteur d'entraînement et un touret de câble y attaché surmontant cette enveloppe de mâts; et un bâti de levage connecté à son extrémité supérieure à un câble passé sur le touret et à son extrémité inférieure au mat intérieur pour faciliter, de ce fait, l'élévation et la descente de ce mât intérieur, machine caractérisée en ce qu'elle comporte un dis- positif de commande sur ce mât intérieur comprenant: un organe de commande relié à sa partie inférieure à des doigts de levage d'assemblage combustible (138); un agencement à effet de came (166-176) sur le mât intérieur (138), établi pour agir avec ces doigts (138) lorsque ces doigts (138) sont déplacés verticale- ment par le dispositif de commande (134-136), entre des posi- tions de verrouillage et de non verrouillage d'assemblage combustible. 20 Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le châssis de levage (76) comporte un dispositif oscillant (88-92) conçu pour permettre le mouvement du mât dans les directions avant, arrière et latérales pour permettre l'orientation d'un assemblage combustible par rapport aux ouvertures du coeur de réacteur. - 18 - 3. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de commande (134-136) comporte un vérin de puis- sance (104) ayant un arbre connecté à un appareil de commande (134-136) de telle sorte que lorsque ce vérin de puissance (104) fonctionne, il oblige l'appareil de commande (134, 136) déplacer les doigts de saisie (138) verticalement par rapport à un assemblage combustible du réacteur. 4. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que le vérin de puissance (104) comprend: un agencement piston- cylindre dans lequel le piston déplace l'appareil de commande (134, 136) et ses doigts de saisie connectés (138); des inter- rupteurs de fin de course (114, 116) montés sur les extrémités opposées du vérin 104, qui sont commandés par le piston quand il se déplace entre des positions, plus haute et plus basse; et, un dispositif d'indication connecté avec ces interrupteurs (114, 116) qui indique la position non verrouillée ou verrouil- lée des doigts de levage ou saisie (138). 5. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le mat extérieur (74) est entouré par l'enveloppe de mats stationnaire (48) et qu'un dispositif de guidage (75-79) est ménagé sur les mâts, intérieur et extérieur (72-74) qui agissent de concert pour supporter toujours le mât intérieur (72) en alignement axial avec le mât extérieur (48) et qu'un dispositif pouvant tourner (120-126) est ménagé sur l'enveloppe stationnaire (48), qui permette la rotation des mâts, intérieur et extérieur (72, 74) pour orienter un assem- blage combustible attaché au mat intérieur (72) sur une posi- tion angulaire désirée par rapport au coeur du réacteur. 6. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que le dispositif de guidage comprend une pièce rainurée (77) et que la pièce sur le mât extérieur est un rouleau (75) qui roule dans la rainure pendant le mouvement du mât. - 19 - 7. Machine selon les revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que le dispositif de l'enveloppe pouvant tourner (86-90) comporte une bride (120) sur l'enveloppe stationnaire (74) supportant un palier à éléments tournants (122), et que le mât extérieur (74) comporte un anneau disposé de façon péri- phérique (124) munie d'une rainure (126) complémentaire de la forme du palier (122), de telle sorte que lorsque le mât exté- rieur (70) est tourné sur le palier (122), le mUt (74) et son assemblage combustible peuvent 8tre tournés sur toute orienta- tion angulaire désirée par rapport au coeur du réacteur. 8. Machine selon l'une quelconque des revendications l à 7, caractérisée en ce que le dispositif de commande comporte: un treuil (66) connecté à l'appareil de commande pour donner au choix à celui-ci un mouvement de va-et-vient à l'intérieur du mât intérieur (72); un support (134) sur cet appareil de commande et des bras de support (136) attachés à ce support (134) et s'étendant longitudinalement-à partir de lui; et, un dispositif interconnectant ces bras de support (136) avec les doigts de saisie (138) de telle sorte que l'appareil de commande déplace ces bras de support (136) verticalement, que les doigts (138) répondent a la configuration des cames (166- 176) et se déplacent sur une distance suffisante pour placer une saillie de chacun des doigts de saisie (138) en position de verrouillage ou de déverrouillage sur un assemblage combustible. 9. Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'aDpareil de commande comporte un tube (112) approprié pour un mouvement longitudinal de va-et-vient dans le mât intérieur (72)9 ne mat intérieur (72) ayant une ouverture (152) à sa partie Lnférieure, et que les doigts de saisie (138) sont mon- tés à pivotement sur les bras de support (136) pour permettre la riponse aux surfaces de came (166-176) et, en conséquence, se déplacent intérieurement et vers le bas pour franchir l'ouverture (152) dans le mât intérieur (72), et ensuite se - 20 _ déplacent encore vers le bas sur une position de verrouillage relative à l'assemblage combustible. 10. Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que la structure de came est disposée sur les parois intérieures d'un assemblage cylindrique-de support de came (148), cette structure de came comportant une paire de cames espacées, décalées radialement l'une de l'autre pour chacun de ces doigts de saisie (138) comportant au moins un lobe (156, 158) et une saillie dirigée vers l'extérieur (160) à l'extrémité de chaque doigt (138) de telle sorte que lorsque l'appareil de commande est mû vers le bas, ce lobe (156, 158) court sur une partie complémentaire sur la came (166), ceci déplaçant le doigt (138) vers le bas et vers l'extérieur de telle sorte que la saillie (160) repose sous une partie d'une tuyère de sommet d'un assem- blage combustible pour saisir ce dernier et l'élever verticale- ment. 11 Machine selon la revendication 10, caractérisée en ce que chacun des doigts (138) comporte une paire de lobes espacés (156, 158) décalés longitudinalement l'un de l'autre.