La présente invention est relative à la fabrication en continu d'un feuillard de métal et elle concerne plus particulièrement la fabrication d 'un feuillard d'acier par agglomération ou compactage de poudre de métal par laminage. On a déjà proposé des procédés pour la fabrication en continu d'une bande ou feuillard de métal par agglomération ou compactage d'une poudre. Dans ces procédés le compactage à froid seul n'est pas suffisant pour produire une bande ayant une densité et une résistance qui avoisinent celles d'un feuillard laminé à partir d'un lingot. La poudre agglomérée nécessite d'être frittée, c'est-à-dire chauffée jusqu'à une température à laquelle la poudre tend à se lier par un début de fusion ou une diffusion à l'état solide à température élevée. Le frittage peut etre suivi par de nouveaux compactages et de nouveaux traitements thermiques afin d'obtenir une bande ou feuillard présentant des propriétés mécaniques appropriées et un fini de surface.On envisage de cette façon de produire un feuillard ayant une densité suffisante et présentant des propriétés mécaniques comparables à celles dl un feuillard obtenu par laminage d'un lingot. D'une façon idéale, le feuillard doit être fritté dans un four continu et, pour éviter que le feuillard ne s'affaisse il est nécessaire de lui prévoir un support tandis qu'il se trouve dans le four. I1 a été suggéré que le support puisse être réalisé sous la forme d'une courroie métallique sans fin qui se déplace à travers le four. Les tentatives faites pour produire un feuillard de métal de cette façon ont posé un problème important. Le frittage du feuillard lorsqu'il est porté par une courroie ne permet pas de produire un feuillard ayant les propriétés mécaniques désirées, en raison du fait que les contraintes de traction appliquées à la pouire agglomérée pendant le frittage et provoquées par la courroie empêchent le rétrécissement du feuillard lorsqu'il passe à travers le four de traitement thermique. En particulier, la limitation due au frottement provoqué par la courroie sur le feuillard lorsque celui-ci tend à se contracter conduit à un frittage inéfficace qui a pour résultat une fissuration de la surface du feuillard au cours de l'opération consécutive de laminage. L'invention a pour objet un procédé pour la fabrication en continu d'un feuillard de métal, suivant lequel on agglomère une poudre afin de former un feuillard non traité, on amène le feuillard non traité à un four de frittage et l'on soutient le feuillard au moyen d'un coussin de gaz pendant son transport à travers le four, le transport du feuillard étant commandé d'une façon telle que la contrainte de traction appliquée au feuillard pendant son passage à travers le four est à peu près nulle. La poudre de métal peut être amenée dans l'intervalle formé entre deux cylindres tournant en sens inverses d'un laminoir de compactage pour produire un feuillard non traité, et ce dernier peut être soutenu au moyen d'une table de flottation ayant son entrée dans le four de frittage Le feuillard peut être entraîné à travers le four au moyen de deux rouleaux d'extraction coopérant ensemble et disposés à la sortie du four. Le feuillard non traité peut être amené dans le four au moyen de cylindres pinceurs et les vitesses de rotation respectives des cylindres pinceurs et des cylindres d'extraction peuvent être liées entre elles de façon à maintenir la contrainte de traction appliquée au feuillard, pendant son passage à travers le four de traitement thermique, à une valeur à peu près nulle. Le terme "traction à peu près nulle" tel qu'il sera utilisé dans la présente description doit être entendu comme désignant une contrainte de traction appliquée à la poudre agglomérée lorsque celle-ci se trouve dans le four et ayant une valeur qui permet au feuillard fritté de se contracter librement. Les contraintes de traction appliquées à une poudre d'acier inoxydable ferritique agglomérée et à une poudre d'acier inoxydable austénitique agglomérée sont de préférence inférieures à 50 et 70 kN/m2 respectivement.Pour ces deux matières en poudre, les contraintes de traction appliquées peuvent être inférieures de façon appropriée å 15 kN/m2, et de préférence inférieures à 10 kN/m2. Des contraintes de compression peuvent être appliquées de façon avantageuse pour améliorer le frittage aussi longtemps que l'application de telles contraintes ne provoque pas une déformation du feuillard non traité lorsqu'il traverse le four. Le gaz de support peut être un gaz ou un mélange de gaz quelconque dont les propriétés physiques et chimiques sont compatibles avec le dispositif de support et la matière à traiter. Par exemple, le coussin de gaz peut être constitué par de l'argon, de l'azote, ou des mélanges d'argon et d'hydrogène, d'azote et d'hydrogène ou d'argon, d'azote et d'hydrogène ou d'argon, d'hydrogène et de méthane. De préférence, le mélange de gaz comprend approximativement 80% du gaz de support dense (c'est-àdire l'argon et/ou l'azote). Après avoir quitté le four de frittage, le feuillard fritté peut être soumis à un laminage à froid afin de produire une réduction d'épaisseur de 11 ordre de 20%. Le feuillard fritté et laminé peut alors etre passé à travers un four de recuit avant d'être soumis à un nouveau laminage pour mise aux dimensions. Le four de recuit peut être constitué par un four de frittage à peu près tel que précité, dans lequel le feuillard est soutenu sur un coussin de gaz lorsqu'il traverse le four. En variante, le feuillard fritté et laminé peut être renvoyé à travers ledit premier four de frittage avant d'être soumis à un nouveau laminage pour mise aux dimensions. Après chacune des opérations de frittage, de laminage à froid et de recuit, le feuillard peut être enroulé avant d'être envoyé aux traitements suivants. En variante, une ou plusieurs de ces phases de traitements peuvent se suivre l'une l'autre sans phase intermédiaire d'enroulement. L'invention a également pour objet un appareil pour la fabrication en continu d'un feuillard de métal à partir d'une poudre des métal compactée-ou agglomérée, qui comprend des moyens pour compacter ou agglomérer la poudre afin de former un feuillard non traité, un dispositif pour transporter ce feuillard non traité aggloméré à travers un four de frittage, des moyens pour amener un gaz à ce four pour réaliser un coussin de gaz afin de soutenir le feuillard non traité pendant qu'il traverse le four, et des moyens pour commander le dispositif de transport du feuillard de telle sorte que la contrainte de traction appliquée à ce feuillard pendant son passage à travers le four soit à peu près nulle. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au-cours de la description qui va suivre, faite en se référant aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemples et dans lesquels la Bit.1 est une vue en élévation latérale et en coupe partielle d'un appareil de fabrication d'un feuillard ou-bande métallique suivant l'invention; la Six.2 est une vue en coupe du four de frittage représenté à la Fig.1 la Fiv.3 est une vue latérale d'un appareil pour le laminage à froid du feuillard produit au moyen de l'appareil représenté à la Fig.1; la Fig.4 est une vue latérale d'un appareil pour recuire le feuillard laminé produit au moyen de l'appareil représenté à la Fig.3;; la Fiv.5 est une vue latérale d'un laminoir du type Sendzimir pour laminer le feuillard produit au moyen de 1'appareil représenté à la Fig.4; les Fig.6 et 7 sont des vues en élévation latérale et en coupe partielle d'un autre appareil pour fabriquer un feuillard de métal suivant l'invention. L'appareil représenté aux Fiv.1 et 2 comprend une trémie 1 qui contient une poudre P. La poudre peut être fabriquée à partir d'une matière ferreuse, par exemple d'un acier ferritique ou austénitique, d'une matière non ferreuse telle que de l'aluminium, d'un minerai de métal ou d'un oxyde métallique. Immédiatement au-dessous de la trémie 1, deux cylindres de compactage ou d'ag glomération 2-2 sont disposés de telle sorte que la poudre qui sort de l'extrémité inférieure ouverte de la trémie 1 soit attirée dans l'intervalle de pincement délimité entre les cylindres 2-2.Comme représenté, ces cylindres sont contraints de tourner en sens opposé, et la totalité de l'ensemble constitué par les cylindres 2-2 et la trémie 1 constitue un laminoir de compactage à partir duquel est produit un feuillard S non traité. En aval du laminoir de compactage sont prévus, dans l'ordre, deux cylindres de pincement 4-4 coopérant ensemble, une table 5 de flottation, un four 6 de frittage, deux cylindres pinceurs 77 d'extraction du feuillard, coopérant ensemble, et un appareil 8 enrouleur de feuillard. Le feuillard enroulé est désigné par la référence 9. Comme représenté, le feuillard S non traité provenant du laminoir de compactage est amené au-dessus de la table de flottation 5 et au four 6 pour être transporté à travers celui-ci sous l'action des paires de cylindres pinceurs 4-4 et 7-7.Les vitesses respectives de rotation des cylindres pinceurs 4-4 et des cylindres d'extraction 7-7 sont liées entre elles de telle sorte que la contrainte de traction obtenue dans le feuillard non traité lorsqu'il traverse le four 6 est à peu près nulle; pour un feuillard non traité produit à partir d'une poudre d'acier inoxydable austénitique, la contrainte de traction doit être commandée de façon à présenter une valeur inférieure à 70 kN/m2 de section transversale, et pour une poudre ferritique à une valeur inférieure à 50 kN/m2 de section transversale. Ainsi, afin de permettre la contraction du feuillard lorsqu'il traverse le four de frittage 6, les vitesses de rotation respectives des cylindres pinceurs sont synchronisées au moyen d'un dispositif de commande 10 de telle sorte que la vitesse de rotation des cylindres 7-7 soit inférieure à celle des cylindres 44 d'une quantité correspondante à la diminution ou retrait linéaire attendu du feuillard lorsqu'il se contracte en passant à travers le four. La contraction attendue peut être déterminée à partir d'une connaissance de la composition du feuillard non traité, de la morphologie de la poudre de métal et des conditions obtenues dans le four de frittage. Pour un feuillard produit à partir d'une poudre d'acier inoxydable, il peut se produire une diminution linéaire pouvant s'élever jusqu'à 5%. Normalement, cette diminution linéaire devrait être de l'ordre de 1 à 2%. Pour un feuillard non traité produit à partir de matières telles que des oxydes métalliques, la diminution linéaire peut s'élever jusqu'à 30 à 40%. Le réglage du dispositif de commande 10 peut être automatique ou commandé manuellement en fonction d'un contrôle de qualité, par l'intermédiaire d'un circuit de réaction.En variante, la contrainte de traction interne du feuillard peut être captée en un point quelconque entre les cylindres pinceurs 4-4 et 7-7 et la contrainte ainsi déterminée appliquée au dispositif de commande 10 afin d'effectuer une commande différentielle des vitesses de rotation des cylindres pinceurs. De préférence, la contrainte de traction doit être détectée en un point quelconque à l'intérieur du four. La table 5 de flottation présente une surface plane horizontale et est disposée de façon à occuper la plus grande partie possible de l'espace intermédiaire situé entre les cylindres pinceurs 4-4 et le four 6. La table 5 comporte un orifice 17 entrée de gaz et de nombreux petits orifices de sortie de gaz (non représentés) sur sa surface supérieure afin de soutenir le feuillard non traité avant son entrée dans le four. Dans une variante, la table de flottation est remplacée par une chambre à soufflerie ayant des parois latérales inclinées analogues à celles utilisées dans le four 6 et telles que représentées à la Fig.2. Comme on le voit aux Fig.1 et 2, le four 6 de traitement thermique comporte un chemisage réfractaire 12 et des joints d' entrée 13 et de sortie 14 disposés à chacune des extrémités du four. Des orifices 15 d'entrée de gaz sont espacés le long de la surface inférieure du four. En variante, les orifices 15 d'entrée de gaz peuvent être espacés le long de l'un ou des deux côtés du four 6. Au moins une partie du gaz contenu dans le four 6 peut être extraite par l'intermédiaire d'un conduit 19 et renvoyée aux orifices d'entrée 15 par l'intermédiaire d'un refroidisseur 19A, d'un compresseur 19B et d'une chambre 19C de traitement de gaz dans laquelle des impuretés telles que de l'oxygène sont extraites. Du gaz supplémentaire provenant d'une source 19D et ayant la composition nécessaire est ajouté au gaz recyclé avant son renvoi dans le four. Avant de pénétrer de nouveau dans le four, les gaz recyclés et additionnels sont chauffés jusqu'à une température prédéterminée. Des éléments chauffants électriques 16 sont incorporés dans l'intérieur du four 6 avec un ou plusieurs dispositifs de commande de température (non représentés). Deux lèvres ou rebords 17 sont prévus et s'étendent horizontalement le long de chacune des parois latérales verticales du four. Dans une variante, les lèvres ou rebords 17 peuvent être inclinés vers le bas d'un angle faible. Lorsque le feuillard sort du four 6, il est refroidi, passe entre les cylindres pin ceurs d'extraction 7-7 et est enroulé par le dispositif d'enroulement 8 afin de réaliser une bobine de feuillard 9. La bobine est ensuite transportée jusqu'à un poste de laminage comme représenté à la Fig.3. Comme représenté, le feuillard passe entre les cylindres 20 d'un laminoir à froid 21 et est enroulé de nouveau au moyen d'un dispositif d'enroulement 22 de feuillard pour former une bobine 23. Dans une variante, le feuillard est soumis à un laminage à chaud avant le refroidissement et le bobinage Dans cette variante, les cylindres de laminage à chaud remplacent les cylindres extracteurs 7-7 et leur vitesse de rotation est commandée de façon à maintenir une contrainte de traction à peu près nulle dans le feuillard lorsqu'il traverse le four. Comme le voit à la Fiv.44 aptes avoir ét - nouveau bobiné, le feuillard 23 est transporté à un poste de recuit dans lequel il est envoyé à travers un four 24 et est de nouveau enroulé pour réaliser une bobine 25. Le feuillard est transporté vers le four 24 et à la sortie de ce four respectivement au moyen de cylindres pinceurs 26 et de cylindres extracteurs 27. Le four 24 peut être identique à ce-lui représenté aux Figez et 2. Dans une variante, la bobine 25 est renvoyée au four 6 pour une opération de recuit. En variante encore, le four peut comporter une courroie en mouvement continu qui soutient le feuillard lorsqu' il est transporté à travers le four 24. Enfin, la bobine de feuillard 25 est transportée jusqu là un poste de laminage final tel que représenté à la Fig.5 dans lequel le feuillard est laminé à 1 1épaisseur finale désirée dans un laminoir du type Sendzimir (dit aussi laminoir "Z") 28 et enroulé de nouveau pour former une bobine terminée 29. du cours du fonctionnement de l'appareil représenté, la poudre d'acier P provenant de la trémie 1 est attirée dans l'intervalle de pincement délimité entre les cylindres de compactage 2-2 et sort sous la forme d'un feuillard S non traité. Le feuillard S est ensuite guidé'par les cylindres pinceurs 4-4 sur la surface horizontale de la table de flottation 5 dans le four 6 par l'intermédiaire du joint d'entrée 13 et sort du four par son joint de sortie 14. Le feuillard S est tiré du four par les cylindres pinceurs et extracteurs 7-7 et enroulé au moyen du dispositif de bobinage 8. Lorsque le feuillard se trouve dans le four 6, il est soutenu au moyen d'un gaz distribué sous pression à travers les orifices 15 d'entrée de gaz. Une venue en contact du bord du feuillard et des lèvres ou rebords 17 situés le long des parois latérales du four est réduite ou empêchée par le gaz qui s'écoule entre les bords du feuillard et les surfaces inclinées des rebords ou lèvres 17, comme représenté par les flèches 18. Le gaz sort du four à travers la conduite 19, et est refroidi, comprimé, traité et réchauffé avant d'être renvoyé- au four par l'intermédiaire des orifices d'entrée 15. Les pertes de gaz par l'intermédiaire des joints d'entrée et de sortie 13, 14 du four sont compensées par l'addition de gaz provenant de la source 19D. Le gaz distribué par l'intermédiaire des orifices d'entrée 15 peut être constitué par un mélange consistant en 20% en volume d1hydrogène et 80% en volume d'argon. En variante, le mélange peut être constitué par un mélange d'argon et d'un gaz qui réagit chimiquement avec le feuillard, et dans ce but, pour augmenter la teneur en azote et en carbone de la poudre de métal dont èst fait le feuillard, le mélange peut être constitué respectivement d'argon et d'azote ou d'argon et d'un gaz hydrocarbure tel que du méthane. Pour augmenter de 0,2% la teneur en azote d'un feuillard en acier inoxydable austénitique, la composition du gaz peut être de 25% d'azote, 55% d'argon et 20% d'hydrogène. Pour un feuillard réalisé à partir d'une poudre acier inoxydable, la température du four est maintenue à approximativement 13500C par les éléments chauffants 16, de telle sorte que le feuillard S est fritté à la température appropriée. Lorsque le feuillard se trouve dans le four 6, la contrainte de traction qui lui est appliquée est maintenue à une valeur à peu près nulle en raison du coussin gazeux sur lequel il est soutenu et en raison des vitesses de rotation synchronisées entre elles des cylindres pinceurs 4-4 et 7-7. Le feuillard fritté est tiré du four 6 par les cylindres pinceurs 7-7 d'extraction et par le dispositif 8 d'enroulement du feuillard. La bobine 9 obtenue est alors transportée au laminoir 21 de laminage à froid dans lequel le feuillard est déroulé, envoyé à travers les cylindres 20-20 et ensuite enroulé de nouveau au moyen du dispositif d'enroulement 22 du feuillard. Les cylindres 20-20 effectuent une réduction de 20% de l'épaisseur du feuillard. Le feuillard de la bobine 23 passe alors dans le dispositif de recuit représenté à la Fiv.4, le feuillard étant déroulé et passé à travers le four 24 sous l'action des cylindres pinceurs 26-26 et 27-27 et étant ensuite enroulé de nouveau pour constituer la bobine 25. Enfin, le feuillard de la bobine 25. est transporté au laminoir "Zw 28 dans lequel il est laminé jusqu'à l'épaisseur finale et enroulé de nouveau. La rédu-ction d'épaisseur obtenue dans le laminoir nZn est normalement de 1 'ordre de 35%, mais elle peut être considérablement supérieure, telle que déterminée par l'épaisseur et les propriétés du feuillard fini. Dans un mode de réalisation non représenté, le feuillard fritté sortant des cylindres pinceurs 7-7 est envoyé directement au laminoir 21 sans passer par une phase intermédiaire d'enroulement. En outre, ou en variante, le feuillard laminé sortant du laminoir 21 peut être envoyé directement au four 24 sans passer par une phase intermédiaire de bobinage entre le dispositif de laminage représenté à la Pig.3 et le dispositif de recuit représenté à la Fig.4. Le dispositif de chauffage des fours 6 et 24 n'est pas nécessairement électrique mais il peut par exemple être à haute fréquence par induction ou encore à faisceau d'électrons. La Bit.6 montre une autre façon d'obtenir une contrainte de traction à peu près nulle dans le feuillard S non traité lorsqu'il est transporté à travers le four 6 sur un coussin de gaz. Dans cette variante d'agencement dans laquelle les organes analogues à ceux représentés à la Fig.1 sont désignés par les mêmes références, un tambour de frottement 30 entraîné est disposé entre les cylindres de compactage 2-2 et la table de flottation 5. Le cylindre à frottement 30, qui est entraîné au moyen d' un moteur, comporte un revêtement circonférentiel externe 31 une matière ayant un coefficient de frottement élevé, qui est de façon commode un élastomère cellulaire tel que par exemple une mousse de polyuréthane. Une telle matière, en plus de fournir un entraînement par frottement entre sa surface et le feuillard non traité qui passe sur celle-ci, présente également la propriété de ne pas retenir de poudre sur elle. La poudre libre qui peut être captée sur la surface de la matière cellulaire 31 lorsque le feuillard passe sur celle-ci tombe dans les pores ouverts de cette matière et en est extraite par gravité lorsque le tambour 30 tourne, la poudre tombant de sa surface qui ne se trouve pas en contact avec le feuillard non traité. En fonctionnement, le feuillard S non traité qui sort du laminoir de compactage est amené autour d'une partie de la surface circonférentielle externe de la matière de revêtement 31 du tambour 30 à frottement, sur la surface de la table 5 de flottation, à travers le four 6 et entre deux cylindres extracteurs 32-32 tournant en sens inverse jusqu'au dispositif 8 d'enroulement. Comme dans l'exemple représenté à la Fig.1, lorsque le feuillard se trouve dans le four 6, il est soutenu au moyen d'un coussin de gaz formé à travers les orifices 15 d'entrée de gaz. Comme on l'a indiqué plus haut, il est important que la contrainte de traction se produisant dans le feuillard S soit maintenue à une valeur à peu près nulle. Dans l'agencement représenté à la Fig.6, le feuillard non traité est suspendu en formant une petite courbe en chaînette L entre le laminoir d'agglomération et le tambour 30, mais la vitesse de rotation de ce dernier est liée à la vitesse de rotation des cylindres de compactage 2-2, à celle des cylindres extracteurs 32-32 et à celle du dispositif d'enroulement 8 de telle façon que la contrainte de traction obtenue dans le feuillard non traité est maintenue à une valeur à peu près nulle.Cette contrainte de traction demeure à la même valeur à peu près nulle à partir du tambour 30 et en amont de ce dernier pendant le passage du feuillard sur la table de flottation 5 et à travers le four 6. En fonctionnement, le tambour 30 est entraîné afin de procurer une vitesse superficielle qui soit légèrement supérieure à la vitesse avec laquelle le feuillard non traité S sort des cylindres de compactage 2-2. La tension de retrait obtenue dans le feuillard lorsqu'il pénètre dans le four 6 peut être commandée jusqu'à la valeur à peu près nulle désirée en réglant la hauteur de la courbe en chaînette L. Cette régulation est obtenue en réglant la vitesse de rotation des cylindres extracteurs 3232 et du dispositif enrouleur 8 à l'extrémité de sortie du four 6. Ces réglages de vitesse peuvent être effectués automatiquement en réponse aux valeurs captées par un capteur approprié; le capteur peut par exemple indiquer 11 état de tension dans le feuillard à l'emplacement où il passe sur la table de flottation 5. La Fig.7 montre un autre appareil permettant d'obtenir une contrainte de traction à peu près nulle dans le feuillard non traité S lorsqu'il est transporté à travers le four 6 de frittage. Dans cette variante, une table de flottation incurvée 35 inclinée vers le bas est disposée entre les cylindres de compactage 2-2 et l'orifice d'entrée 41 du four 6. Un gaz est amené à la table 35 par l'intermédiaire d'un conduit 36. Le four 6 est incliné d'un petit angle par rapport à l'horizontale afin de permettre au feuillard de traverser le four sous l'action de la gravité.L'angle de cette inclinaison par rapport à l'horizonta- le est tel que la traînée du feuillard traversant le four 6 et due au frottement est équilibrée par les forces de gravite agissant sur le feuillard; cet angle peut être de l'ordre de 0,5 à 50 et il est obtenu en disposant l'orifice d'entrée 41 du four à une hauteur plus grande que celle de son orifice de sortia- 42 Un capteur 39 détermine la distance entre la table 35 et le feuillard S. Le feuillard est entraîné à travers le four au moyen de deux cylindres extracteurs 37 tournant en sens inverses, et la vitesse de rotation de ces cylindres est commandée par l'intermédiaire dtun dispositif de commande 40 afin de maintenir la traction dans le feuillard à une valeur à peu près nulle au moyen de signaux provenant du capteur 39 et indicatifs de la traction exercée sur le feuillard S. De cette façon, la tension de.re- trait du feuillard peut être maintenue à la valeur désirée. Bien que l'invention ait été décrite -en se référant à la fabrication d'un feuillard métallique à partir d'un feuillard non traité produit en faisant passer une poudre métallique dans un laminoir de compactage, on comprend que d'autres -procédés de fabrication du feuillard non traité à partir d'une poudre initiale peuvent être utilisés. Suivant l'un de ces procédés, on dépose sur une surface de support un revêtement composé d'une suspension de matière en poudre dans une composition liante, on fait sécher cette suspension sur la surface de support afin de former une pellicule auto-portante sèche, on enlève la pellicule sèche de ladite surface de support et on lamine cette pellicule sèche afin de l'agglomérer et de former un feuillard non traité. REVEKDICAIONS 1.- Procédé de fabrication en continu d'un feuillard de métal, du type suivant lequel on agglomère une poudre afin de former un feuillard non traité, on amène ce feuillard non traité à un four de frittage, et l'on soutient le feuillard au moyen d'un coussin de gaz pendant son transport à travers le four, procédé caractérisé en ce que le transport du feuillard est commandé d'une façon telle que la contrainte de traction appliquée sur le feuillard pendant son passage à travers le four est à peu près nulle. 2.- Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce que le feuillard non traité est formé en amenant une poudre de métal dans l'intervalle de pincement délimité entre deux cylindres (2-2) tournant en sens inverses d'un laminoir de compactage. 3.- Procédé-suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le feuillard non traité est soutenu au moyen d'une table de flottation (5) avant sa pénétration dans le four (6) de frittage. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le feuillard non traité est entrai- né à travers le four de traitement thermique au moyen de deux cylindres extracteurs coopérant ensemble (7-7)disposés àl'extré- mité de sortie du four de frittage. 5.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le feuillard non traité est amené dans le four de traitement au moyen de deux cylindres pinceurs (44) coopérant ensemble, les vitesses de rotation respectives de ces cylindres pinceurs et des cylindres extracteurs (7-7) étant liées entre elles afin de maintenir la contrainte de traction appliquée au feuillard pendant son passage à travers le four à une valeur à peu près nulle. 6.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le-feuillard non traité est amené autour d'au moins une par tie de la circonférence d'un tambour à frottement (30) entraîné, les vitesses de rotation des cylindres extracteurs (32-323 et du tambour à friction étant liées entre elles de façon à maintenir la contrainte de traction appliquée au feuillard pendant son passage à travers le four à une valeur à peu près nulle. 7.- Procédé suivant la revendication 4 lorsqu'elle dépend de la revendication 3, caractérisé en ce que la surface de la table de flottation (35) est incurvée et inclinée vers le bas, la vitesse de rotation des cylindres extracteurs (37-37) étant commandée en fonction de la traction exercée sur le feuillard lorsqu'il passe sur la table de flottation afin de maintenir la contrainte de traction appliquée au feuillard pendant son passage à travers le four à une valeur à peu près nulle. 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le trajet suivi par le feuillard non traité lorsqu'il se déplace à travers le four de traitement est incliné vers le bas par rapport à l'horizontale. 9.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le feuillard non traité est aggloméré à partir d'une poudre d'acier inoxydable ferritique, la contrainte de traction appliquée au feuillard pendant son passage à travers le four étant inférieure à 50 kN/m2 de section transversale. 10.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le feuillard non traité est aggloméré à partir d'une poudre d'acier inoxydable austénitique, la contrainte de traction appliquée au feuillard pendant son passage à travers le four étant inférieure à 70 kN/m2 de section transversale. 11.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que la contrainte de traction appliquée au feuillard est inférieure à 10 kN/m2 de section transversale. 12.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le coussin de gaz est constitué par de l'argon et/ou de l'azote, ou par un mélange d'argon et/ou d'azote avec de l'hydrogène et/ou un hydrocarbure gazeux. 13.- Procédé suivant la revendication 12 caractérisé en ce que le mélange gazeux comprend approximatisEant de 80% d'argon et/ou d'azote. 14.- Procédé suivant l'une quelconque des rewandIcations 12 et 13, caractérisé en ce qu'au moins une partie dmsonteú gazeux du four de frittage est extraite du four et es cuprimée et traitée avant d'être recyclée dans le four. 15.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'après avoir quitté le fourLdaofrit- tage, le feuillard est soumis à un laminage afin d'effectuer une réduction d'épaisseur du feuillard, à un traitement thermique et à un nouveau laminage pour mise aux dimensions. 16.- Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce que le traitement thermique est effectué dans un four de frittage (24). 17.- Appareil pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 16, du type comprenant des moyens (2-2) pour agglomérer une-poudre afin de former un feuillard non traité (5), un dispositif (7-7) pour transporter le feuillard non traité aggloméré à travers un four de frittage (6), des moyens (15) pour amener un gaz à four pour former dans ce dernier un coussin de gaz afin de soutenir le feuillard non traité pendant qu'il traverse le four, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour commander le dispositif de transport du feuillard de telle sorte que la contrainte de traction appliquée à ce feuillard pendant son passage à travers le four soit maintenue à une valeur à peu près nulle. 18.- Feuillard de métal, caractérisé en ce qu'il est fabriqué suivant le procédé ou au moyen de appareil tels que définis suivant l'une quelconque des revendications précédentes.