i 2111692 La présente invention concerne d'une manière générale les fours à faisceau électronique et vise notamment un dispositif chauffant pour un tel four. Des fours à faisceaux électroniques de modèles divers sont in-5 téressants pour le traitement de nombreux métaux, alliages ou autres matériaux, par exemple lorsqu'on doit atteindre de hauts niveaux de pureté par dégazage ou en évitant toute réaction avec de l'oxygène et de l'azote, ou encore lorsqu'on doit revêtir un substrait par vaporisation et condensation du matériau de revêtement. Les fais-HP ceaux électroniques constituent un mode de chauffage particulièrement intéressant parce qu'ils permettent d'introduire localement de la chaleur au sein d'un matériau en fusion. Les fours à faisceau électronique comportent typiquement une enceinte sous vide, un dispositif chauffant comprenant un ou plusieurs canons à électrons, 15 auxquels sont associés des moyens de déviation destinés à diriger et à concentrer les faisceaux, et un récipient propre à recevoir le matériau fondu à traiter. Selon le type particulier de traitement à opérer, le récipient recevant le matériau fondu peut prendre diverses formes. Au cas où 20 l'on doit vaporiser le matériau contenu dans le récipient, puis le condenser sur un support convenablement soutenu pour revêtir ce dernier, le récipient type est un creuset vertical ouvert au sommet. Le chauffage par faisceau électronique permet de refroidir le creuset lui-même et de former ainsi une carapace de matériau solidifié 25 entre le creuset et le matériau fondu. Ainsi, on protège la pureté du matériau fondu et il devient inutile de réaliser le creuset en matériau hautement réfractaire. Un autre type de traitement est la purification imprimée à des métaux ou alliages en les faisant défiler en fusion sur une sole 30 peu profonde. Par mise sous vide et chauffage simultané de la surface au faisceau électronique, on débarrasse le matériau fondu de nombreuses impuretés volatiles et des gaz occlus, de sorte qu'on obtient un produit de haute pureté. D'autres modèles de récipients utilisables au traitement de 35 métaux comportent les entonnoirs et rigoles de coulée et les. poches de transport d'un point à un autre. On peut utiliser le chauffage par faisceau électronique pour maintenir le métal en fusion pendant séjour dans de tels récipients. Pendant traitement du matériau fondu au four à faisceau élec-40 tronique, des substances vaporisées peuvent poser des problèmes 71 37294 2 2111692 d'innisation ou revêtir les diverses parties du canon à électrons, ce qui nuit au bon fonctionnement. En outre, le détachement de fragments de matériau condensé sur les surfaces froides de l'enceinte sous vide et les projections de matériau fondu à partir du 5 creuset peuvent aussi nuire au bon fonctionnement du canon à électrons. En disposant ce canon au-dessous du récipient contenant le matériau fondu et en utilisant des champs magnétiques transversaux pour imprimer par déviation au faisceau électronique un trajet s'incurvant sur 180° ou plus, on minimise la contamination et la dété-10 rioration du canon à électrons. On peut chauffer de grandes surfaces dans des fours à faisceau électronique en utilisant un grand nombre de canons à électrons et en associant à chaque faisceau des champs de déviation individuels. Si l'enceinte du four est relativement grande, on assure ce résul-15 tat sans difficulté notable. Par contre, si l'espace disponible est réduit, il peut être extrêmement difficile de disposer tout près les uns des autres les moyens destinés à engendrer les champs magnétiques transversaux, du fait d'interactions mutuelles entre ces champs, génératrices de déformations. 20 Tant pendant le traitement que pendant la vaporisation de matériaux fondus dans un four à faisceau électronique, il peut apparaître une quantité considérable de vapeurs. La concentration en vapeurs est typiquement maximale dans la région surmontant directement la cible en fusion. En conséquence, il est contre-indiqué de 25 disposer directement au-dessus de cette cible les moyens destinés à engendrer des champs magnétiques transversaux de déviation du faisceau, ceci parce que les pièces polaires ou autres moyens utilisés pour établir les champs risquent d'être fortement revêtus de vapeurs condensées, ce qui peut affecter fâcheusement la configuration du 30 champ magnétique. En outre, des fragments de condensé détachés de ces dépôts risquent de contaminer la flaque de matériau fondu. yuand les pièces polaires ou autres moyens engendrant un champ magnétique transversal de déviation du faisceau électronique sont décalés latéralement par rapport à la région surmontant la cible 35 fondue, les difficultés précitées résultant de la condensation s'atténuent. Cependant, divers facteurs limitent l'espacement qu'on peut prévoir entre la cible et les moyens de déviation : si l'angle d'incidence du faisceau électronique sur la cible est trop faible, des structures superficielles situées sur les côtés de la surface 40 de cible, telles que boucliers magnétiques ou organes de construc 71 3729k 3 2111692 tion, risquent d'intercepter le faisceau. De plus, si l'angle d'incidence est très faible, la zone d'impact sur la surface de la cible s'étale et la transmission de chaleur est moins efficace. En conséquence, la présente invention a pour objet : un dispo-5 sitif de chauffage perfectionné pour fours à faisceau électronique; un tel dispositif pour utilisation dans un four à faisceau électronioue permettant de tirer un bon parti de l'espace disponible et de la puissance appliquée ; un tel dispositif, d'une complexité minimale, permettant û'im-30 primer à chacun de plusieurs faisceaux électroniques un trajet incurvé contrôlé vers une cible ; un tel dispositif particulièrement indiqué pour chauffer une grande superficie de matériau fondu. D'autres buts de l'invention apparaîtront au technicien d'après 15 la description qu'on va maintenant donner en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : la figure 1 est une vue de profil en coupe montrant schémati-quement l'ensemble d'un dispositif de chauffage suivant l'invention; la figure 2 est une vue suivant la ligne 2-2 de la figure 1, 20 et les figures 3 et 4 sont des vues en plan illustrant des variantes de pièces polaires à incorporer au dispositif chauffant montré sur les figures 1 et 2. D'une manière très générale, le dispositif chauffant pour four 25 à faisceau électronique suivant l'invention comprend un canon à électrons 11 destiné à engendrer un faisceau électronique. Des moyens 12 sont prévus pour diriger le faisceau vers une cible 1>. Ces moyens directeurs comportent deux pièces polaires 14 et 15 en forme de barres, dont les axes longitudinaux s'étendent dans un 30 même plan et qui sont disposées de manière à engendrer un champ magnétique transversal sur le trajet du faisceau. Des moyens 16 sont prévus pour exciter les pièces polaires afin qu'elles engendrent tin champ magnétique assez intense pour imprimer au faisceau électronique une déviation telle qu'il ressorte du champ magnétique du côté par 35 lequel il l'a atteint. Le champ est aussi assez intense pour empêcher le faisceau électronique de franchir un plan passant par les axes longitudinaux des pièces polaires. On va maintenant considérer la figure 1 qui illustre à titre d'exemple un mode de réalisation de l'invention. Le four à faisceau 40 électronique comporte une enceinte sous vide, partiellement indi— 71 37294 2111692 quée en 20, Le matériau-cible fondu 13 est contenu dans un récipient allongé 17, refroidi par du réfrigérant qui circule dans des passages 18 pour former entre le matériau fondu et la paroi du récipient une carapace 19 de matériau solidifié. Tel que représenté, le réci-5 pient 17 est une sole dans laquelle du métal fondu s'écoule à partir d'une rigole de coulée 21 (figure 2) située à l'une de ses extrémités. Le contenu de la sole se déverse à l'autre extrémité par un trou 22 (figure 2) et le niveau atteint par le matériau fondu dans la sole peut être réglé par un déversoir non représenté* On 10 peut encore utiliser, pour amener le matériau fondu dans la sole et pour l'en évacuer, d'autres moyens tels qu'entonnoirs de coulée, siphons ou poches. Entre l'entrée et la sortie, le matériau découle lentement le long de la sole et est donc très fortement exposé au milieu sous vide dans lequel est disposé l'appareil représenté. 15 Dans une sole agencée comme décrit, le matériau fondu s'étale sur une grande surface et sur une faible profondeur pour être longuement exposé au vide. Un tel agencement est particulièrement indiqué pour la purification de nombreux types d'alliages à base d'acier et de nickel, ainsi que de la plupart des métaux réfractaires 20 tels que colombium, tantale, titane, zirconium et autres. L'expérience montre que de nombreuses réactions de purification, impliquant un dégazage par effets de vaporisation différentielle ou autres, exigent des temps de séjour de plusieurs dizaines de secondes avec exposition de la surface fondue à des dépressions très 25 accusées. Dans de tels cas, l'agencement décrit, comportant une sole rectiligne allongée sur laquelle le matériau fondu défile lentement, est particulièrement avantageox. Les faisceaux électroniques servent à empêcher le matériau de se solidifier sur la sole en la longeant et à faire apparaître localement des zones de chauffage intense 30 afin de vaporiser les impuretés et d'assurer une agitation thermique. Dans l'appareil choisi à titre d'exemple, on utilise plusieurs faisceaux électroniques pour chauffer le matériau-cible fondu 13 dans la sole .17. Les faisceaux électroniques sont engendrés par plusieurs canons à électrons identiques, dont un seul est indiqué en 35 il, répartis à intervalles le long de la sole 17 et au-dessous d'elle. Les canons à électrons peuvent être de tout type convenable. Toutefois, un modèle préféré est celui décrit dans le brevet des Etats-Unis n° 3 514 656. La structure détaillée de ce canon est celle représentée pour le canon 11 sur la figure 1. Bien entendu, 40 les autres canons peuvent avoir la même structure. 71 37294 _ 5 2111692 Sur la figure 1, on voit que le canon à électrons 11 comporte un émetteur allongé 23 émettant des électrons. Cet émetteur est de préférence un fil de tungstène et s'étend entre des organes de support 24 et 25. Des moyens non représentés établissent une ten-5 sion continue entre les organes 24 et 25, de sorte que du courant continu traverse l'émetteur 23. Ce courant échauffe l'émetteur, lui faisant engendrer des électrons libres. Les électrons libres engendrés par l'émetteur 23 sont réfléchis sur trois côtés par une électrode de mise en forme 26. L'électrode '10 26 est isolée des organes 24 et 25 de support de l'émetteur par des bandes isolantes 2? et 26 respectivement. L'électrode de mise en forme 26 présente une dépression allongée 29 dans laquelle s'étend l'émetteur 23. Quand l'électrode 26 est maintenue au potentiel de l'émetteur, par une connexion convenable non représentée, les élec-trons engendrés par l'émetteur 23 tendent à franchir l'extrémité ouverte de la dépression 29 et à quitter l'électrode 26. Les électrons qui quittent la dépression 29 de l'électrode de mise en forme 26 sont accélérés, pour former un faisceau, par une électrode accélératrice 31 et traversent une ouverture 32 que pré-20 sente celle-ci. L'électrode accélératrice 31 est formée d'une plaque munie de deux prolongements 33 et 34 qui lui sont perpendiculaires et sont fixés à un moyen de montage convenable nonrrepré» senté. La plaque 31 est maintenue à un potentiel nettement plus positif que celui de l'émetteur et de l'électrode 26, en vue d'im-25 primer une accélération aux électrons. Le faisceau résultant est en ruban, c'est-à-dire qu'il présente une section allongée, en principe en forme de rectangle étroit, mais qui est en fait ovalisée. Le plan médian principal du faisceau passe par l'émetteur. Les électrons du faisceau quittent l'émetteur 23 suivant des 30 trajets faisant un angle aigu avec le plan médian principal du faisceau. L'axe du faisceau en ruban qui passe par le centre du faisceau, est indiqué en traits mixtes en 36. Si les trajets initiaux des électrons ne sont pas normaux à l'émetteur 23, c'est du fait du champ circonférentiel très intense engendré par le courant continu 35 du chauffage qui traverse l'émetteur. Après avoir franchi le trou 32 de l'anode, le faisceau électronique prend, par déviation d'environ 90e que lui imprime un champ magnétique transversal, un trajet incurvé. Le .champ magnétique transversal est établi sur le trajet initial du faisceau, entre deux pièces polaires 37 en forme de barre ^allongée, dont une seule est représentée. Les pièces polaires, s en- 71 37294 6 2111692 . siblement parallèles entre elles ainsi qu'à l'émetteur 23, sont disposées de part et d'autre du faisceau 36, parallèlement à son plan médian principal. Un aimant 38 s'étend entre les extrémités supérieures et un aimant 39 entre les extrémités inférieures des 5 pièces polaires 37. Ces deux aimants ont la même orientation en ce qui concerne leurs polarités et sont des électro-aimants reliés à un montage de commande convenable et à une source d'alimentation non représentée. Leurs polarités sont établies de façon que les lignes de force pénètrent perpendiculairement dans le plan de la 10 figure 1, pour dévier le faisceau électronique 36 vers le haut, comme représenté. Le champ appliqué au faisceau 36 a aussi pour effet de faire converger les bords opposés du faisceau, indiqués en traits interrompus en 40, dans le plan du trajet incurvé, du fait que les électrons décrivent des trajets plus longs près du 15 bord inférieur du faisceau dans le champ magnétique établi par les pièces polaires 37. Les modes de déviation et de concentration du faisceau sont exposés plus en détail dans le brevet précipité. Après avoir quitté le canon à électrons 11, et subi par déviation vers le haut un changement de direction d'environ 90®, le 20 faisceau électronique traverse une ouverture 41 ménagée dans un écran 42 d'interception des vapeurs. Cet écran 42 n*est pas toujours nécessaire, mais au cas où des vapeurs sont engendrées en grande quantité, il assure au canon à électrons 11 une protection additionnelle. En plus de l'écran d'interception 42, on peut prévoir un 25 réseau de pompage séparé, non représenté, dans la partie basse de l'intérieur du four pour maintenir le canon à électrons 11 en milieu sensiblement exempt de vapeurs. Ainsi, on prolonge la vie de l'émetteur du canon à électrons et l'on améliore la qualité que le faisceau présente en arrivant dans la partie supérieure de la chambre de 30 four. Pour dévier le faisceau, qui arrive à peu près verticalement de bas en haut dans la partie supérieure de la chambre de four, afin de le renvoyer vers le bas sur la surface de la cible 13, on prévoit des pièces polaires 14 et 15. Des paires analogues de pièces polai-35 res ^4, 45 et 46, 47 sont prévues pour dévier les faisceaux électroniques engendrés par les autres canons, comme le montre la figure 2. Comme noté plus haut, le faisceau électronique subit une déviation qui le renvoie vers le bas sur le matériau fondu contenu dans la-sole, avec une inclinaison sur la verticale qui est de préférence ijO de 30 à 60°. Si l'inclinaison sur la verticale dépasse 60°, la zone 71 37294 7 2111692 . d'impact du faisceau est trop étalée et, de plus, le faisceau peut être intercepté par des structures longeant les côtés de la sole. Par contre, si l'inclinaison sur la verticale est inférieure à 30°, on peut être amené à placer les pièces polaires trop près de la 5 région surmontant directement la sole, ou les vapeurs auraient trop tendance à se condenser sur les pièces polaires. Les pièces polaires Ih- et 1? sont excitées de façon à établir un champ magnétique qui s'étend transversalement au faisceau électronique, au-dessus du trou 41 par lequel ce faisceau émerge et 10 arrive de bas en haut dans la partie supérieure de la chambre de four électronique. Ce champ comporte une partie d'intensité sensiblement uniforme dans la région directeraent interposée entre les pièces polaires. Il comporte aussi des régions de frange supérieure et inférieure, où les lignes de flux partent vers l'extérieur de 2$ la région uniforme et où l'intensité décroît avec la distance à la région uniforme. Aux fins de l'invention, on peut négliger la région de frange supérieure, car seule la région de frange inférieure influence le ou les faisceaux électroniques. On imprime aux pièces polaires une inclinaison telle que le 20 champ magnétique qu'elles établissent renvoie le faisceau vers le bas et vers le matériau-cible 13. Grâce au moyen d'excitation lô, le champ magnétique présente, entre les pièces polaires inclinées en forme de barres, une intensité suffisante pour que le faisceau ne pénètre pas sur une distance appréciable dans la région directe-25 ment interposée entre les pièces polaires, mais subisse par déviation un changement de direction de l'ordre de 140°, intervenant entièrement ou presque entièrement dans la région de frange du champ magnétique, et ressorte de ce dernier du côté par lequel il l'a atteint. Àii-si, le champ établi par les pièces polaires 30 joue un rôle analogue à celui d'un miroir optique. Sur la figure 2, on voit les lignes de force du champ magnétique, qui s'étendent entre les pièces polaires 14 et 15. On voit aussi que la déviation des électrons du faisceau électronique intervient presque entièrement dans la région d'incurvation ou de 25 frange du champ magnétique établie sous la région directement interposée entre les pièces polaires. Du fait que les électrons situés près de l'extérieur du trajet incurvé du faisceau passent plus de temps dans le champ magnétique et traversent dans ce dernier des régions de plus grande intensité que les électrons voisins du 40 bord intérieur du faisceau incurvé, un effet de concentration peut 71 37294 O 2111692 . intervenir dans le plan du faisceau incurvé. Dans certains cas, cet effet, de concentration peut être assez accusé pour faire apparaître dans le faisceau une sorte de point noaal suivi d'une zone ce diffusion. Si l'on ajuste convenablement les effets magnétiques 5 intervenant prés du canon à électrons, on peut obtenir un faisceau à section assez resserrée pour qu'on puisse tolérer une certaine tendance du faisceau à diffuser comme décrit ci-dessus. Du fait aue les limes ae flux s'incurvent vers l'extérieur dans la région de frange inférieure du champ, le faisceau présente lû en quittant le champ magnétique une divergence plus accusée dans un plan transversal à celui de son trajet incurvé. Il en résulte que le faisceau dévié par le champ est moins concentré latéralement et présente sur la surface de la cible une zone d'impact plus grande suivant la direction d'écoulement du matériau eue s'il était proje-15 té sur la même distance sans déviation. Toutefois, cet étalement est tolérable si l'on conserve au faisceau une section resserrée par ajustement convenable des effets magnétiques assurés dans le canon, comme indiqué plus haut. On peut resserrer ainsi la section du faisceau en disposant et en excitant convenablement les pièces polaires 20 3? incorporées au canon 11. Les pièces polaires et 15 sont portées par deux prolongements de pièces polaires, 51 et 52, respectivement. Ces prolongements sont en matériau ferromagnétique et leurs extrémités opposées aux pièces polaires 11+ et 15 portent contre les extrémités du noyau magnétique 25 53 d'une bobine de champ 54-. Cette bobine est excitée par du courant convenable fourni par le moyen d'excitation 16. Cn peut modifier les positions et formes des pièces polaires, selon la géométrie particulière du four, pour imprimer au faisceau l'aire d'impact et le mode de déviation désirés. On peut aisément 30 compenser l'accumulation de dépôts de condensés en ajustant légèrement l'intensité du champ quand besoin est. Les distances effectives séparant les pieces polaires de la cible et de la source de faisceaux électronique sont choisies a'après l'angle d'incidence à imprimer au faisceau et a'après la disposition géométrique de la cible et du 35 canon. La profondeur des pièces polaires nTexerce pas un effet nota-cle sur la trajectoire du faisceau, du fait que ce dernier ne pénètre pas dans la région séparant les pièces polaires. Par contre, les dimensions des faces en regard des pièces polaires déterminent la puissance nécessaire pour obtenir un champ d'intensité voulu. L'in-ijQtensité de champ nécessaire dépend bien entendu de la puissance du ?1 37294 9 2111692, canon, ainsi que du degré de déviation à imprimer. Lfinclinaison conférée aux pièces, polaires sur l'horizontale dépend de l'angle à obtenir entre les directions d'arrivée et de renvoi du faisceau électronique. De préférence, le plan p passant par les axes longi-5 tudinaux des pièces polaires est sensiblement perpendiculaire au plan bisecteur de l'angle dessiné par les trajets d'arrivée et de renvoi du faisceau et perpendiculaire au plan passant par ces trajets. Un bouclier 60 en matériau ferromagnétique évite que le champ régnant près de la bobine 54 et des prolongements de pièces 10 polaires 51 et 52 n'agisse sur le faisceau. Pour pouvoir imprimer au faisceau électronique une déviation faisant balayer par sa zone d'impact la surface du matériau fondu 13, les moyens directeurs comportant un jeu convenable de pièces polaires 6l imprimant au faisceau électronique une déviation ortho-15 gonale lorsqu'il vient de franchir le trou 41. On n'a pas représenté la structure du moyen de déviation 6l, qui peut avoir toute forme convenable, mais il est préférable que ce moyen ol comprenne quatre bobines électromagnétiques du type soléloïde, dont les axes se coupent et délimitent une région plane rectangulaire. Les bobines 20 comportent des noyaux à faible réluctance magnétique en contact aux deux extrémités avec les noyaux des bobines immédiatement voisineso En faisant varier l'excitation des bobines, on modifie les directions des lignes de force du champ établi par celles-ci et, en conséquence, le degré de déviation imprimé au faisceau. 25 Du fait que les lignes de force du champ magnétique engendré par les pièces polaires 14 et 15 sont incurvées vers l'extérieur, l'effet de déviation imprimé au faisceau par le moyen de déviation 61 est magnifié suivant un axe perpendiculaire aux pièces polaires. Ainsi, on obtient une gamme très large d'amplitudes de balayage 30 suivant la longueur de la sole, comme l'indicue la figure 2. Sur cette figure, les faisceaux électroniques de tous les canons sont indiqués en traits interrompus. Les zones d'impact sur la surface de la cible sont indiquées par de petits ovales ou cercles tracés aux extrémités des faisceaux. En choisissant judicieusement l'espa-35 cernent des canons à électrons et de leurs champs de déviation, on peut assurer un certain chevauchement entre les zones balayées, ce qui permet un renforcement souhaitable de l'action du dispositif. La profondeur à laquelle le faisceau électronique pénètre dans la région séparant directement les pièces polaires (région d'unifor-40 mité du champ) est limitée dans la mesure du possible à la valeur 71 37294 10 2111692 évitant de réduire de façon inadmissible l,amplitude de balayage du faisceau. En outre, si la pénétration est excessive, le faisceau peut devenir trop difficile à régler. En conséquence, on choisit l'intensité du champ magnétique de façon à empêcher le faisceau de 5 franchir un plan passant par les axes longitudinaux des deux pièces polaires. On peut faire varier les formes des pièces polaires 14 et 15 de façon que certains tronçons de ces pièces s'inclinent l'un vers l'autre en direction de l'intérieur. On peut assurer ce résultat 10 soit en utilisant des pièces polaires additionnelles 63, comme représenté sur la figure 3, soit en donnant aux pièces polaires mêmes la forme voulue, comme illustré par la figure 4. A l'aide d'une structure de ce genre, on peut obtenir un champ d'intensité plus uniforme, car l'intensité du champ a moins tendance à baisser 15 aux extrémités des pièces polaires, du fait que celles-ci se rapprochent l'une de l'autre. Comme le montre la figure 2, un champ parasite s'établit entre les pièces polaires voisines de paires consécutives. Ainsi, des champs parasites s'établissent entre les pièces polaires 15 et 44 20 d'une part, 45 et 46 d'autre part. Du fait que la déviation du faisceau est presque entièrement assurée dans la région de frange de chaque champ principal, les franges des champs parasites ainsi établis ne sont pas sur le trajet des faisceaux électroniques, même pour des amplitudes de balayage importantes. Ainsi, la pré-25 sence de ces champs parasites établis entre pièces polaires voisines de paires consécutives est sans effet fâcheux sur le fonctionnement du dispositif. Un autre avantage du dispositif suivant l'invention est que si l'on désire un supplément d'énergie, on peut placer un autre dis-30 positif, assurant les mêmes effets, du côté opposé de la sole, ce qui double la puissance de chauffage. De plus, on peut éventuellement associer à deux canons électroniques une même paire de pièces polaires de déviation, comme représenté pour les pièces polaires 46 et 47 a l'extrémité droite de la figure 2. 35 On voit donc que l'invention offre un dispositif de chauffage perfectionné pour four à faisceau électronique. L'invention est particulièrement intéressante pour application à une série de faisceaux électroniques lorsqu'on doit chauffer une superficie relativement importante, que les faisceaux doivent balayer à va—et-I^q vient. Ltinvention permet de placer tout près les unes des autres 71 3729h îi 2111692 les pièces polaires établissant les chaaps râa.vnétiGues de déviation sans effet fâcheux sur le fouetionneinent du dispositif. Le fonction ne;.ient au dispositif est simple et sûr. 71 37294 12 2111692 . REVEIiDICATIOLS 1. Dispositif de chauffage pour four à faisceau électronique, du genre comportant un canon à électrons engendrant un faisceau électronique et des moyens propres à diriger ce faisceau vers une 5 cible, ces moyens directeurs comportant deux pièces polaires en forme de barres, dont les axes longitudinaux s'étendent dans un même plan et qui sont disposées de façon à établir un champ magnétique transversal sur le trajet du faisceau, et des moyens d'excitation de ces pièces polaires, caractérisé en ce que lesdits moyens -jj d'excitation impriment auxdites pièces polaires une excitation d'intensité voulue pour engendrer un champ magnétique d'intensité telle que le faisceau électronicue dévié ressorte du champ magnétique du c$té par lequel il a atteint ce champ. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le champ magnétique est assez intense pour empêcher le faisceau électronicue de franchir un plan passant par les axes longitudinaux des desdites pièces polaires. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens d'excitation sont agencés pour faire engendrer un 2C champ assez intense pour imprimer au faisceau un changement de direction d'environ 105 à 165°. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens directeurs comportent encore des moyens propres à faire varier l'angle suivant lequel le faisceau électronioue pénè- 25 tre dans le champ magnétique établi par lesdites pièces polaires, afin de faire varier la direction de renvoi du faisceau. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de variation d'angle provoquent une variation dans plus d'un plan. ■ q o. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites pièces polaires sont sensiblement parallèles entre elles. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une partie au moins de chacune desdites pièces polaires est inclinée vers l'intérieur en direction de la partie correspondante de l'autre 35 pièce polaire, ae sorte que la distance séparant les pièces polaires diainue en direction de la région surmontant directement la cible. c. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens d'excitation comprennent une bobine électromagnétique à noyau à faible réluctance, des moyens définissant un trajet ^jG de flux magnétique L faible réluctance entre les extrémités audit 71 37294 13 2111692 . noyau et les pièces polaires respectives et un bouclier magnétique interposé entre ladite bobine et le trajet du faisceau électronique. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens définissant ledit trajet comportent deux prolongements 5 verticaux en matériau à faible réluctance définissant un trajet de flux entre les extrémités dudit noyau et les extrémités respectives des pièces polaires et en ce eue ledit bouclier magnétique est interposé entre une partie au moins desdits prolongements et le trajet du faisceau électronique. 10 1C. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un autre canon à électrons est disposé pour projeter un faisceau électronique dans ledit champ magnétique du même côté de ce champ que le faisceau engendré par le premier canon, lesdits moyens d'excitation étant agencés pour engendrer un champ magnétique d'inten-25 site telle que le faisceau électronique engendré par ledit canon à électrons supplémentaire soit dévié de manière à ressortir du champ magnétique du côté par lequel il a atteint ce champ et ne puisse franchir un plan passant par les axes longitudinaux des dites pièces polaires. 20 11* Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le plan passant par les axes longitudinaux des pièces polaires est sensiblement perpendiculaire à un plan bisecteur de l'angle fait entre les trajets d'arrivée et de renvoi du faisceau électronique et sensiblement perpendiculaire au plan passant par ces trajets.