La présente invention est relative aux machines agricoles accouplées à un tracteur et destinées au binage des interlignes de plantes, telles que betteraves, mas, légumes, cultures spéciales, plantes médicinales, etcO De telles machines appelées bineuses et comportant des disques et couteaux appropriés sont connues. On distingue parmi ces machines deux modèles 10) les bineuses arrière, attachées au relevage hydraulique du tracteur ; elles nécessitent un conducteur sur le tracteur et un conducteur sur la machine, d'où manque de synchronisa tion entre les gestes des deux conducteurs et par suite ré ducation de la. vitesse de travail de l'ensemble ; d'autre part, le tracteur masque la vue au conducteur de la machine. 20) les bineuses avant, qui sont montées devant le tracteur et qui nécessitent toute une série de pièces d'adaptation au châssis, variant avec chaque tracteur et rendant le montage difficile et onéreux ; de plus, l'essieu avant du tracteur est surchargé et par le fait même moins maniable tout en occasionnant plus de dégâts en bout de lignes ; la précision de ces machines dépend du boîtier de direction du tracteur, qui n'est pas toujours en bon état, et, si le conducteur reste assis sur le tracteur, il est trop loin des couteaux et n'a qu'une vue partielle des outils travaillant les inter lignes. C'est pourquoi il a paru avantageux de perfectionner ce genre de machine et une machine perfectionnée suivant l'invention a l'avantage d'éliminer tous les inconvénients décrits. Conformément à l'invention, une machine agricole destinée au binage des interlignes de plantes, à fixer à l'arrière d'un tracteur aux trois points de relevage hydraulique et pourvue d'un chariot porte-couteaux à mouvement transversal alternatif, est caractérisée en ce que le sens de déplacement de la machine correspond au sens. de marche arrière du tracteur et en ce que la commande du déplacement du chariot est reliée par une tringlerie à la barre de liaison entre le boîtier de direction du tracteur et son essieu avant. Suivant l'invention, sur le chariot est monté un système de commande, tel que bielle-manivelle, communiquant lors du déplacement du chariot un mouvement de rotation à un axe vertical solidaire du châssis de la machine, sur lequel se dé place le chariot, et cet axe vertical porte à sa base un levier, dont ltextrémité est fixée à une barre d'accouplement passant sous l'essieu arrière du tracteur et reliée à la barre de liaison entre boîtier de direction et essieu avant du tracteur. La jonction entre la barre d'accouplement et la barre de liaison est réalisée par une pièce fixée au bout de ladite barre d'accouplement et montée de manière à pouvoir coulisser, respectivement être bloquée en bonne position sur ladite barre de liaison. Pour mieux faire comprendre l'invention, celle-ci est décrite maintenant avec plus de détails, sur la base des dessins annexés à titre d'exemple uniquement, où l'on voit en Figure 1 une vue en plan d'une bineuse suivant l'invention accouplée à un tracteur Figure 2 une vue en plan à plus grande échelle de la bineuse de figure 1, et Figure 3 une vue en élévation correspondant à la vue en plan de figure 2. Comme on le voit aux dessins, une bineuse conforme à l'invention est attachée à l'arrière d'un tracteur, plus précisément aux trois points de relevage hydraulique de ce dernier, et elle est disposée de telle manière que le sens de marche de la machine correspond au sens de marche arrière du tracteur. La machine se compose d'un châssis 1 attaché à l'arrière du tracteur par l'intermédiaire des deux bras inférieurs 2 du relevage et de la barre de poussée 3, appelée communément troisième point permettant ainsi de relever ou d'abaisser la machine. Sur ce châssis 1 est monté un chariot 4 pouvant se déplacer de plus ou moins 350 mm de part et d'autre de l'axe du châssis. le déplacement de ce chariot est commandé, à partir du siège 5 monté sur le châssis, au moyen d'un volant 6 actionnant un mécanisme permettant de transformer un mouvement circulaire du volant en un mouvement- rectiligne du chariot tout en respectant une réduction de 1/10, par exemple, par pignon et crémaillère ou pignon et chaîne galle. le mouvement de va et vient du chariot est raccordé à- un axe vertical 7 par l'intermédiaire d'un système bielle 8 et manivelle 9 communiquant ainsi à ce dernier un mouvement angulaire. La partie inférieure de l'axe 7 comporte un levier 10 réglable en longueur et en orientation et au bout duquel est fixée une extrémité de la barre d'accouplement machine-tracteur 11. Cette barre d'accouplement 11 passe sous l'essieu arrière 12 du tracteur et son autre extrémité est reliée à la barre 15 servant de liaison entre le boîtier de direction 14 du tracteur et l'essieu avant 15 de ce dernier. Le raccordement des deux barres 11, 13 se fait par une petite pièce 16 munie de deux étriers susceptibles de se déplacer sur ladite barre 13 pour permettre l'alignement du tracteur sur la machine et qui sont bloqués en bonne position pour rendre la pièce 16 solidaire de la barre 13 du tracteur, et d'un trou à sa partie inférieure pour sa fixation sur la barre 11 de la machine, les deux directions étant ainsi accouplées rigidement. Bien entendu, pour permettre le relevage de la machine, on s'assure que la garde de la barre 11 sous l'essieu 12 est suffisante. le chariot 4 comporte aussi un système de fixation de la barre porte-outils 17, sur laquelle sont fixés les parallélogrammes 18 supportant les couteaux bineurs 19. Le réglage de l'angle d'attaque des couteaux 19 est obtenu en agissant sur une barre 20 munie d'un filet gauche et d'un filet droit lui permettant de s'allonger ou de se raccourcir à volonté, obligeant ainsi le support 17 articulé à sa partie supérieure à s'orienter d'une façon convenable0 La machine comporte aussi un certain nombre d'accessoires courants, non représentés pour la clarté des dessins, qui sont destinés à commander à distance le tracteur ; une pédale d'embrayage reliée à celle du tracteur par l'intermédiaire d'un câble sous gaine, une pédale de frein reliée de la même façon à celle du tracteur, une allonge de changement de vitesses, une allonge de commande du relevage et éventuellement une tirette de commande de l'accélérateur. Toutes ces commandes avec le système ae direction décrit suivant l'invention rendent possible le maniement de l'ensemble bineuse-tracteur à partir du siège de la bineuse. Le fonctionnement d'une bineuse conforme à l'invention est très simple. Le conducteur unique étant assis sur le siège 5 de la bineuse, le tracteur travaille uniquement avec ses vitesses marche arrière. Le conducteur commande le volant 6 relié au chariot 4 par pignon et chaîne galle, le mouvement de rota tion du volant étant transformé en un mouvement rectiligne transversal du chariot nécessaire pour assurer la conduite parfaite des couteaux 19 entre les lignes de plantes et le plus près possible de celles-ci. Le mouvement transversal alternatif du chariot 4 commande l'axe de renvoi 7 par l'intermédiaire du système bielle-manivelle 8, 9.Cet axe de renvoi commande la direction du tracteur par le levier 10 et la barre d'accouplement 11 obligeant le tracteur à rester parfaitement aligné sur le chariot en n'occasionnant ainsi aucun dégât aux plantes0 L'alignement est obtenu en fixant la pièce 16 à un endroit convenable de la barre 13. Plus on la rapproche de la roue avant, plus le tracteur se déporte vers la droite par rapport au sens du travail. Plus on éloigne la pièce 16 de la roue avant, plus le tracteur se déporte vers la gauche par rapport au sens du travail. Pour les tracteurs, dont la barre 13 est située de l'autre côté du moteur, il est prévu sur la bineuse une autre position 21 pour l'axe de renvoi 7, tout le montage étant ainsi complètement inversé. Par la simplicité de sa construction et de son montage sur tous tracteurs équipés d'un relevage hydraulique standard, montage qui ne nécessite aucune pièce d'adaptation spéciale par type de tracteur, une bineuse conforme à l'invention est d'un prix de vente très bas, d'où possibilité d'amortissement de la machine augmentee avec une main d'oeuvre d'utilisation réduite de moitié. La machine étant montée à l'arrière, le poids est correctement réparti sur les roues motrices justement prévues à cet effet et dimensionnées en conséquence ; d'autre part, l'essieu directeur s'en trouve fortement déchargé entraînant une plus grande facilité de braquage tout en faisant beaucoup moins de dégats aux plantes. le conducteur assis relativement bas près des couteaux a une vue parfaite de tous les interlignes, ce qui permet d'augmenter la vitesse de travail. le montage ou le démontage complet de la machine, y compris celui des câbles et tringles de renvoi des commandes, ne nécessite que quatre ou cinq minutes. Bien entendu, on ne sortirait pas du domaine de l'invention en apPortant à la bineuse décrite ci-dessus l'une ou l'autre modrfication purement constructives Revendications 1. Machine agricole destinée au binage des interlignes de plantes, à fixer à l'arrière d'un tracteur aux trois points de relevage hydraulique et pourvue d'un chariot portecouteaux à mouvement transversal alternatif, caractérisée en ce que le sens de déplacement de la machine correspond au sens de marche arrière du tracteur et en ce que la commande du déplacement du chariot est reliée par une tringlerie à la barre de liaison entre le boîtier de direction du tracteur et son essieu avant. 2. Machine agricole suivant revendication 1, caractérisée en ce que, sur le chariot, est montée un système de commande, tel que bielle-manivelle, communiquant lors du déplacement du chariot un mouvement de rotation à un axe vertical solidaire du châssis de la machine, sur lequel se deplace le chariot, et en ce que cet axe vertical porte-à sa base un levier, dont l'extrémité est fixée à une barre d'accouplement passant sous l'essieu arrière du tracteur et reliée- àla barre de liaison entre boîtier de direction et essieu avant dru tracteur. 3. Machine agricole suivant revendication 2, caractérisée en ce que la jonction entre la barre d'accouplement et la barre de liaison est réalisée par une pièce fixée au bout de ladite barre d'accouplement et montée de manière à pouvoir coulisser, respectivement être bloquée en bonne position sur ladite barre de liaison. 4. Machine agricole suivant revendication 2, caractérisée en ce qu'un emplacement est prévu de chaque coté du châssis de la machine pour supporter l'axe vertical de manière à adapter celui-ci à la p-osition à- droite ou à -gauche de la barre de liaison du tracteur.