La machine spécialisée pour le compactage des terres naturelles, des ;erres stabilisées et des agglomérats bitumineux est déjà en el.le-inême l'un des rouleaux d'utilisation la plus souple existant actuellement sur le marché mondial. Sa grande souplesse d'utilisation est prouvée par exemple par le fait que dans beaucoup de travaux l'entrepreneur peut commencer à l'utiliser pour le compactage des terres et des remblais, continuer à l'utiliser pour le compactage des terres stabilisées, puis procéder successivement au roulage des couches de base des agglomérats bitumineux, des couches de base du liant et, enfin, des rev8tements souples sans avoir jamais à changer le roule et sans betre contraint d'ajouter eu d'enlever d'autres rouleaux plus ou moins spécialisés On pense pouvoir affirmer que la machine composite de compactage à-laquelle on se réfère est l'unique rouleau en mesure d'offrir un service de tous genres. I1 y a cependant des travaux particuliers hautement spécialisés dans lesquels son emploi, dans la version normale, peut présenter quelque difficulté, spécialement si l'opérateur n'est pas parfaitement exercé. En y ajoutant le dispositif pour le déplacement latéral relatif des deux groupes, on peut obtenir un travail rapide et parfait même dans des cas limites Si bien que les services de cette machine deviennent Si complets et étendus qu'on peut maintenant affirmer qu'on a atteint un niveau pratiquement 4 mpossible à surpasser. En pratique, la machine dameuse munie du dispositif pour le déplacement latéral est en mesure d'exécuter tous genres de travail de roulage et de compactage qui peuvent se présenter dans le douai3 des travaux routiers, de génie civil et dans des domaines analogue; à tel point qu'on ne peut franchement pas imaginer un travail que cette machine, munie du nouveau dispositif, ne serait pas en.mesur d'effectuer techniquement. On donnera ci-après quelques exemples de travaux qui peuve betre exécutés a) Dans beaucoup de travaux d'urbanisme, dans d'autres travaux à proximité d'ouvrages part, de constructions ou de structures analogues, se pose le problème de rouler contre des obstacles verticaux élevés afin d'éviter à l'entrepreneur la dépense de l'emploi de petits rouleaux guidés à la main et du personnel nécessaire. Avec les rouleaux métalliques normaux, meme construits de façon que le rouleau métallique soit monté en encorbellement et aptes en théorie à raser l'obstacle élevé par le flanc du tambour (ou cylindre métallique), l'opérateur a tendance en pratique à ne pas trop s'approcher de l'obstacle élevé par crainte que les parties métalliques de la machine viennent le détériorer ou vice versa. Cela a pratiquement pour conséquence que le tambour métallique ne s' approche jamais suffisamment de l'obstacle, que le travail n'est pas fini selon les règles de l'art et quton doit recourir à des travaux auxiliaires. Dans ces cas, il est très commode de pouvoir aller au ras des obstacles élevés avec une roue à pneumatique fortement chargée, éventuellement du type à profil super-carré (comme le sont précisément celles montées sur la machine de damage citée) avec laquelle il n'est pas possible de détériorer l'obstacle élevé même si l'opérateur doit par inadvertance glisser contre lui de temps en temps. En décalant latéralement le groupe vibrant par rapport au groupe sur pneumatiques, on peut obtenir le résultat désiré indiqué ci-dessus. b) L'un des cas les plus typiques qui se présente sur les autoroutes, sur les voies à circulation rapide et sur les voies importantes pour la viabilité est que toutes ces voies sont de plus en plus munies de glissières de sécurité, Celles-ci ont des hauteurs et des épaisseurs variables, sont pour la plus grande partie réalisées en métal et peuvent donc titre considérées comme des obstacles élevés selon l'exposé qui précède. On doit en particulier ajouter que les glissières de sécurité réalisées en métal présentent, à des distances constantes, des points où les tôles se superposent et la superposition est- faite de façon que la t61e supérieure soit toujours orientée dans le sens de la progression des véhicules. le rouleau qui doit rouler contre la glissière doit, on le sait, travailler en effectuant des mouvements vers l'avant et vers l'arrière et ce rouleau tourne vers la glissière la face externe d'un tambour métallique, de sorte qu'il arrive souvent que la ttle superposée se trouve soulevée et "retrousséew en détériorant la glissière. Cet inconvénient a été constaté dans bien des cas quand, par exemple, on utilise, pour la finition des revtements, des rouleaux statiques à trois roues qui, quand on tente de finir le travail contre la glissière, effleurent la tôle et-la heurtent aux superpositions. 'l'opérateur se trouve donc en face de l'alternative de risquer d'endommager la glissière ou bien de rester à distance d'au moins 5 à 10 cm. Si l'opérateur du rouleau choisit cette dernière solution, le travail de roulage obtenu est inacceptable et incomplet. Il est évident qu'en pouvant présenter une roue à pneumatique fortement chargée et à profil super-carré vers la glissière, l'opérateur peut tranquillement effleurer cette glissière sans crainte d'entraîner des détériorations d'aucune sorte. c) L'habitude veut que contre les bordures de trottoirs et contre les obstacles bas de tous genres on doive ou puisse convenablement rouler avec un tambour métallique vibrant en allant effleurer la bordure par la face externe du tambour vibrant. En employant le dispositif pour le décalage latéral selon la présente invention, ce travail est facilement réalisable. d) L'opération de roulage sur le bord extraie d'une couche molle présente deux cas typiques 1. Une couche de base en agglomérat bitumineux à soumettre au roulage jusqu'à son bord extr8me, quand elle présente une forte épaisseur et est encore chaude, a une plasticité interne telle qu'elle peut Entre considérée comme une couche très molle et fluide. Pour effectuer un roulage sur son bord extrême (qu'il soit à droite ou à gauche), on a besoin que le rouleau exerce vers ltextréité des pressions toujours moins fortes, afin d'éviter des effondrements ou des déplacements latéraux qui déformeraient de façon inacceptable la couche de base elle-mtme. La machine dameuse, dans sa version normale, résoud déjà en partie ce problème grtce à un dispositif pour le blocage des oscillations de la roue sur pneumatique, dispositif qui peut être conçu pour agir de telle façon qu'il soulève en partie la roue extérieure qui vient ainsi exercer sur la partie extérieure de la couche molle une pression moins forte. En faisant usage du dispositif pour le décalage latéral et en décalant vers la partie intérieure de la couche le groupe muni de roues pneumatiques- (en décalant ainsi-vers l'extérieur le tambour métallique vibrant), on peut exercer sur le bord extérieur de la couche molle une action de compression et de compactage encore plus progressive qui permet pratiquement d'éliminer les effondrements et déformations0 Le tambour métallique peut être utilisé avec ou sans vibrations et, dans ce cas, on peut régler à volonté l'importance du déplacement latéral en décalant plus ou moins le tambour métallique de façon à graduer l'action de compactage de la machine sur le bord extrême de la couche molle afin d'obtenir le juste degré de compromis entre l'action de compactage quton veut obtenir (dans cette zone extrême de la couche) et le degré de tassement latéral (ou de déformation) de la couche elle-m;me. 2. Une couche de terre stabilisée à soumettre au roulage Jusqu'à son bord extrême présente des caractéristiques presque égales à celles considérées au point précédent ; par suite, dans ce cas également, la machine peut travailler jusqu'à l'extrême bord de cette couche molle en diminuant progressivement l'action de compactage vers le bord extrême de la couche. Ainsi, dans ce cas également, les considérations faites pour l'emploi du rouleau sur la couche molle d'agglomérat bitumineux restent valables. On peut observer enfin qu'en décalant le tambour métallique vers l'extérieur grtce au dispositif pour le déplacement latéral on obtient en général un flallègementie de la machine vers l'extérieur et par suite une meilleure stabilité de cette machine quand on l'utilise par exemple sur les bords d'un remblai et en toutes autres occasions où l'opérateur peut avoir la crainte que la machine en s'approchant de trop près du bord du talus puisse perdre sa stabilité, faire céder ce bord et, à la limite, s'incliner de façon excessive vers le talus. Le dispositif de déplacement relatif des deux groupes composant la machine dateuse automobile dans un mode de réalisationfféfgé est composé d'un corps monté de préférence symétriquement sur le groupe vibrant qui comprend le rouleau métallique compresseur, en étant solidaire de ce groupe, et sur l'axe de l'articulation qui relie ce groupe avec l'autre groupe de compactage, la partie mobile de ce corps étant solidaire de la dite articulation ; ce corps est constitué par un cylindre horizontal, pneumatique ou hydraulique monté sur une plaque verticale sur laquelle est fixé l'élément arrière de l'articulation qui réunit les deux groupes de la machine, par une seconde plaque pratiquement parallèle à la première et montée rigidement sur la partie arrière de la mac'iIne sur laquelle sont montées deux barres parallèles fixes de guidage, disposées de part et d'autre du dit cylindre et-destinées à recevoir deux manchons solidaires de la dite première plaque et par conséquent du cylindre, dont-la tige est articulée par son extrémité à une chape faisant partie de la seconde plaque, par un piston intérieur au dit cylindre en position presque médiane pour former dans le cylindre deux chambres communiquant toutes deux avec des conduits de fluide par lesquels il est possible de mettre en position le cylindre par rapport au piston et à sa tige, soit à droite, soit à gauche, de façon que les deux plaques mentionnées suivent le déplacement et entratnent les deux groupes composant la machine qui sont ainsi décalés , la tige du dit cylindre étant articulée par son extrémité extérieure à la plaque qui est solidaire de la partie arrière de la machine tandis que l'autre plaque est solidaire de la partie avant. Dans la description détaillée qui suit, on se référera au dessin annexé dans lequel on a représenté une forme d'exécution pratique du dispositif de décalage, sans caractère limitatif et dans le : la figure 1 montre la vue en élévation frontale du dispositif dont les organes constitutifs sont représentés en position syeétriquea la figure 2 est la coupe de la figure 1 suivant le plan 2-2 ;; la figure 3 est la coupe de la figure 1 suivant le plan 3-3 la figure 4 est la vue latérale de la figure1 du c8té de l'attaque de la tige du cylindre la figure 5 est la vue en plan du dispositif monté entre les deux parties de la machine avec l'articulation qui les réunit la figure 6 est la vue en élévation latérale de droite de la figure 5 la figure 7 montre le schéma de distribution et de commande du circuit hydraulique les figures 8 et 9 montrent en plan les deux parties de la machine de damage dans deux positions relatives décalées au moyen du dispositif de décalage les figures 10, 11, 12 et 13 montrent, chacune dans deux positions à droite et à gauche, quelques travaux particuliers rendus possibles grace à l'utilisation du dispositif de décalage. Le dispositif de déplacement latéral représenté sur les figures 1 à 6 est contenu et supporté par deux plaques 2 la plaque avant 14 et la plaque arrière 15 ; la plaque avant 14 est solidaire de l'articulation 16 qui réunit la partie avant 17 de la machine formant tracteur ; la plaque 15 à son tour est directement solidaire de la partie arrière 17' qui comprend le rouleau de compactage remorqués Sur la plaque 15 sont montées les deux barres parallèles 18 au moyen de supports fixes 19 ; ces barres 18 servent de guides de coulissement pour deux manchons 20 dont la position rigoureusement symétrique par rapport aux barres 18 est assurée par la plaque 14 qui en est rendue solidaire au moyen de deux paires de plaques perpendiculaires 21 enveloppant presque totalement les dits manchons auxquels elles sont soudées en étant aussi soudées à la plaque 14 pour former ainsi un bloc unique. Sur l'axe médian entre les deux barres 18 est prévu le cylindre 22, lui aussi rendu solidaire de-la plaque 14 par deux broches 23 solidaires du cylindre 22 par la ceinture annulaire 24 et supportés par deux ailes 25' de l'étrier 25 solidaire de la plaque 14o oeout en étant solidaire du bloc unique indiqué ci-dessus, le cylindre 22 est fixé ainsi d'une façon permettant les légères oscillations qui peuvent se présenter pendant le fonctionnement. Comme on l'a indiqué, la tige 26 est articulée par son extrémité extérieure en 27 à la chape 28 solidaire de la plaque 15 ainsi, l'effet dynamique est exercé dans le cylindre et transmis par celui-ci à la plaque 14. Sur la figure 7, on a représenté le schéma de distribution et de commande représenté suivant un mode d'exécution simplifié. Le dispositif s'insère dans un circuit oléostatique existant sur la machine, par exemple dans celui pour la commande de la direction. Dans le schéma, on a indiqué en 29 le réservoir d'huile, en 30 la pompe du circuit du servo-moteur de la direction qui aspire l'huile à travers le filtre 31 du dit réservoir et l'envoie, à travers le distributeur tournant 32, au piston 33. Comme il est connu, une particularité de ces systèmes de direction asservie à distributeur tournant est d'avoir, dans le conduit de retour 34, de l'huile sous une pression encore élevée ; c'est justement cette huile qui est avantageusement introduite dans le circuit de commande du dispositif qui fait leobjet de la présente invention avant de retourner au réservoir0 En fait, le conduit 34 arrive à un robinet à commande manuelle ou un servo-distributeur 35 et l'huile sous pression est en woyée,à travers deux clapets de retenue 36, au cylindre 22defaçonal- ternative pour permettre le décalage vers la droite ou vers la gauche. Quand le distributeur 35 est en position de repos, lthuile sous pression du conduit 34 est déchargée, à travers le conduit 7, dans le réservoir 29. Quand le distributeur 35 se trouve dans une des deux autres positions ou quand, pour une cause quelconque, une pression suprieure à celle de la pression maximale tolérée s'établit dans le conduit 34, le clapet de décharge 38 fonctionne en déchargeant l'huile en excès dans le réservoir 29. Sur les figures 8 et 9, on a représenté en plan les deux positions, respectivement complètement à droite et complètement à gauche du groupe 17 muni des roues à pneumatiques par rapport au groupe 17' du tambour métallique ; on peut naturellement adopter toutes les positions intermédiaires et par suite aussi la position coaxiale. Dans la partie introductive du présent exposé, on a indiqué des travaux particuliers qu'il est possible d'effectuer en utilisant le dispositif de déplacement décrit ci-dessus ; la figure 10 est une démonstration pratique de ce qui a été indiqué au point a) la figure 11est une démonstration pratique de ce qui a été indiqué au point b) ; la figure 12 à son tour est une démonstration pratique de ce qui a été indiqué au point c) ; la figure 13 est une démonstration pratique des opérations indiquées au point d) et particulièrement la figure se réfère à gauche au cas 1) tandis qu'elle se réfère à droite au cas 2). En plus des cas décrits ci-dessus et représentés, il est facile pour chacun dtimaginer d'autres éventualités de travail où l'emploi du dispositif de déplacement latéral peut se trouver très avantageux pour résoudre avec une seule machine des problèmes qui imposaient à l'entrepreneur l'adoption et ltemploi d'autres machines subsidiaires avec d'autres opérateurs. En ce qui concerne le dispositif de décalage, il est évident qu'il est possible d'envisager des modifications de détails, par exemple l'emploi de bielles parallèles au lieu des guides du déplacement ; ces variantes rentrent dans le cadre de protection de la présente invention. R E V E N D I O Â T I O N S. 1. Dispositif pour le déplacement latéral relatif des deux groupes composant une machine composite de compactage, caractérisé par le fait qu'il est constitué en deux parties susceptibles de se déplacer l'une par rapport à l'autre, les organes constitutifs de chaque partie étant solidaires de deux corps extérieurs parallèles et en regard l'un de l'autre pouvant autre rendus solidaires chacun d'un groupe composant la machine, le déplacement étant obtenu et commandé au moyen d'un ou de plusieurs cylindres hydrauliques ou pneumatiques solidaires de l'un des dits corps tandis que la tige du piston qui se déplace dans chaque cylindre est solidaire de l'autre corps, le parallélisme des deux corps étant obtenu par des guides fixes de déplacement ou par des biellettes. 2o Dispositif pour le déplacement latéral selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est monté entre l'articulation qui réunit les deux groupes et l'un de ce w i en étant monté sur l'axe de l'articulation et par suite des deux groupes. 30 Dispositif pour le déplacement latéral selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les corps portant les parties à décaler sont constitués par deux plaques et qu'un cylindre horizontal est rendu solidaire de l'une des deux plaques verticales en position médiane tandis que la seconde plaque, parallèle à la première, porte en montage fixe, de part et d'autre du dit cylindre, deux barres parallèles de guidage sur lesquelles peuvent se déplacer deux manchons solidaires de la dite première plaque et par suite du dit cylindre dont la tige s'articule à une chape solidaire de la seconde plaque ; par un piston intérieur au dit cylindre monté en position presque médiane pour former dans le dit cylindre deux chambres communiquant toutes deux avec des conduits de fluide différents par lesquels il est possible de faire déplacer le cylindre par rapport au piston et à sa tige, soit à droite, soit à gauche afin que les deux plaques en regard mentionnées suivent les glissements en entraSnant avec elles les deux groupes constitutifs de la machine. 4. Dispositif de déplacement latéral selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le cylindre horizontal est rendu solidaire de l'une des plaques au moyen de deux broches faisant corps avec une ceinture annulaire autour du cylindre et solidaire de celui-ci, les dites broches étant supportées par deux ailes d'un étrier qui est à son tour rendu solidaire de la même plaque, la tige du piston intérieur au dit cylindre étant à son tour articulée en position fixe à une chape solidaire de l'autre plaque. 5. Dispositif de déplacement latéral selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la distribution et les commandes du fluide pour l'actionnement du cylindre sont, dans une réalisation simplifiée, insérées dans un circuit hydraulique existant de la machine pour la commande -.par exemple - de la direction assistée, dont l'huile, avant de retourner au réservoir, est envoyée dans le circuit de commande du dispositif à travers un robinet à commande manuelle ou un servo-distributeur, l'huile sous pression étant envoyée par la commande, à travers deux clapets de retenue, au dit cylindre pour permettre le glissement du piston à droite ou à gauche ou son maintien en- position centrale.