FR 2486922 A3 19820122 FR 8113495 A 19810709 La presente invention concerne un dispositif de piquage de capitonnages, tant de meubles capitonnés en général que notamment de sièges et dossiers de véhicules. Le piquage de capitonnages semblables a pour objet de créer à la surface du revêtement du capitonnage des creux, non seulement pour des raisons esthétiques, mais également pour obtenir un certain effet d'enveloppement du capitonnage et former des passages permettant une certaine aération. On effectue normalement cette opération au moyen de boutons ou de lames disposés à la surface du revêtement du capitonnage et liés au moyen de fils textiles ou métalliques qui traversent l'épaisseur du capitonnage aux ressorts sous-jacents, auxquels on relie ces fils au moyen de noeuds, de crochets métalliques ou de moyens analogues. Ces dispositifs de piquage connus présentent différents inconvénients.Par l'usage et la répétition des sollicitations, les fils textiles ou mécaniques ont tendance a se détendre ou à se rompre, ce qui permet alors le déplacement des boutons ou des lames se trouvant sur le revêtement. En particulier, dans le cas où l'on utilise des fils ou des crochets métalliques, il apparaît souvent un bruit gênant. Cependant, l'inconvénient le plus grave des dispositifs connus réside dans S fait que les opérations a effectuer pour fixer les moyens de piquage, entraînent des résultats non parfaits, ne sont guère pratiques.On trouve un exemple de ces difficultés dans le piquage de dossiers précousus pour véhicules, dans lesquels l'accès aux zones de liaison des fils de piquage aux ressorts est extrêmement précaire a cause de la présence du revêtement qui recouvreodéjà la partie postérieure du dossier. La présente invention a, par conséquent, pour objet de réaliser un dispositif permettant d'effectuer le piquage de capitonnages de façon pratique et efficace, même dans les cas où l'accès aux zones de liaison aux ressorts est difficile, et qui assure une longue durée et l'absence de bruit, même après une longue utilisation. L'idée inovatrice consiste à préconiser des lames de piquage en matière plastique appropriée, présentant des chevilles de fixation de longueur appropriée partant du dos de chaque lame, chaque cheville de fixation comportant, près de son extrémité libre, une tête raccordée à inclinaison réduite vers l'extrémité libre de cheville et formant, par contre, un gradin vers la lame, ainsi que des moyens d'accrochage comportant au moins une ouverture à lèvres convergentes, susceptibles de recevoir,en en facilitant l'insertion, les têtes des chevilles de fixation des lames, sans leur permettre ensuite de se libérer, mais en permettant une liberté de déplacement de la partie de la cheville de fixation qui se trouve entre la tête et la lame. Avec un dispositif analogue, toute lame de piquage peut être appuyée sur la partie de revêtement du capitonnage qui doit être piquée, en faisant passer les chevilles de fixation dans des trous disposés préalablement de façon appropriée tandis que les moyens d'accrochage demandent seulement à être mis dans la position voulue sous les ressorts, en y accouplant les têtes des chevilles de fixation, operation que l'on peut effectuer sans difficulté, même dans des positions difficilement accessibles. Une fois effectuée la liaison par emboîtement élastique des lèvres de moyens d'accrochage sous les têtes des chevilles de fixation, la liaison ne peut plus se défaire d'aucune façon.Sous l'effet des sollicitations appliquées au capitonnage, par exemple par une personne qui s'y asseoit ou s'y appuie, les axes peuvent se déplacer dans les moyens d'accro chage, ce qui permet un fléchissement correct de la lame de piquage, et ce déplacement entre parties en matière plastique ne provoque pas de bruit. La longueur des chevilles de fixation peut être prédéterminée de façon exacte en fonction des caractéristiques du capitonnage, et l'on obtient donc des résultats corrects et uniformes, indépendamment de l'habileté de celui qui effectue le piquage et de la difficulté d'accès éventuelle à la zone de liaison. Selon les cas, chaque lame de piquage peut comporter deux chevilles de fixation seulement, ou plus, par exemple trois ou quatre. Les moyens d'accrochage peuvent av-antageusement, quant à eux, avoir la forme de lames à plusieurs ouvertures à lèvres onvergentes disposées d'ne façon correspondant aux chevilles de la lame de piquage correspondante, ce qui facilite l'opération d'accrochage et la rend plus rapide, mais dans les cas où des difficultés d'accès particulières déconseillent d'utiliser des moyens d'accrochage en forme de lames analogues, ils peuvent aussi être du type de plaquettes présentant chacune une seule ouverture à lèvres convergentes. Fn outre, lorsoue la saillie d'une cheville au-délà du moyen d'ac crochaze neut produire des inconvénients ou gêner d'autres parties présentes, les lèvres convergentes de l'ouverture du moyen d'accrochage peuvent partir d'un bossage présenté par le moyen d'accrochage et tourné vers la lame correspondante, ce qui permet une réduction considérable de la longueur de la cheville de fixation. La surface antérieure des lames comportant des chevilles de fixation peut avantageusement être réalisée, au moment du moulage, sous une forme susceptible de permettre d'utiliser la lame elle-même sans application d'un revêtement ; ainsi par exemple la surface de la lame peut etre gaufrée, peut imiter la surface d'une peau, etc. L'invention va maintenant être décrite avec plus de détails en se référant à un mode de réalisation particulier donné à titre d'exemple seulement et représenté aux figures annexées sur lesquelles FIG.1 représente une lame à chevilles de fixation suivant une coupe longitudinale réalisée en dehors de l'axe de symétrie ; FIG.2 représente un moyen d'accrochage en forme de lame, correspondant à la lame de piquage de la FIG.1, en coupe longitudinale FIG.3 est une coupe d'une cheville de fixation suivant la ligne III-III de la FIG.1 ; FIG.4 représente une ouverture à lèvres convergentes, suivant la flèche IV de la FIG.2 ;; FIG.5 représente, assemblées, les parties des FIG.1 et 2 représentées séparément FIG.6 illustre un exemple d'application du dispositif selon l'invention à un capitonnage de siège, suivant une coupe correspondant à la ligne VI-VI de la FIG.5 La lame de piquage selon la FIG.1 présente un corps 1 en forme de bande allongée dont la surface frontale 2, devant être visible au dessus du revêtement d'un capitonnage, peut être conformée de façon appropriée au cours du moulage, par exemple gaufrée ou imprimée en fausse peau, granuleuse ou luisante, dans les cas où l'on veut pouvoir éviter l'application d'un revêtement a la laine. La lame 1 est en une matière plastique de flexibilité limitée, avec en même temps une résistance mécanique appropriée ; on peut utiliser, par exemple, des résines à base d'acétals, de polyamide, de polypropylènes, de préférence additionnés de butadiène, etc. La lame 1 présente des nervures périphériques 3 qui en ajustent la rigidité dans demander d'épaisseur excessive. De la surface dorsale (opposée à la surface visible 2) de la lame 1 partent, de préférence au niveau des grossissements de base 4, des chevilles de fixation 5, dont le nombre correspond à la longueur de la lame 1. Lorsque cela est approprié, la che ville 5 peut présenter, suivant un plan transversal et/ou suivant un plan longitudinal, des nervures de renforcement dans la partie adjacente à la base 4 ; on a représenté à titre d'exemple des nervures analogues 5 sur la FIG.3-. Près de son extrémité libre, chaque cheville de fixation 5 présente une tête 7 sensiblement tronconique, ayant une inclinaison progressive dans la partie tournée vers l'extrémité de la cheville et formant, par contre, un gradin dans la partie tournée vers la lame 1. La longueur de chaque cheville 5 entre la lame 1 et la tête 7 est choisie de façon à correspondre à l'épaisseur que l'on veut, dans la zone correspondante, donner au capitonnage après l'opération de piquage. Cette longueur peut donc être différente pour les différentes chevilles 5 une même lame 1. Pour fixer la lame de piquage 1-7, on prévoit des organes d'accrochage qui, comme le montre la FIG.2, comprennent une plaque de base 8 présentant au moins une ouverture 9 délimitée par des lèvres convergentes 10, de préférence interrompues par des fentes 11, comme le montre en particulier la FIG.4. L'organe d'accrochage est lui aussi en matière plastique, que l'on peut choisir parmi les mêmes groupes de matières que ceux qui conviennent pour réaliser la lame 1-7, même si les matières utilisées pour les deux parties peuvent être différentes entre elles, dans de nombreux cas. Les fentes 11 sont avantageuses pour faciliter la mobilité des lèvres convergentes 10, lorsque la matière de la plaque 8 est relativement rigide, elles peuvent être absentes lorsque la matière est plus flexible. Les lèvres convergentes 10 sont dimensionnées de façon à pouvoir s'écarter sous l'effet de la pénétration de la tête 7 d'une cheville 5, en revenant ensuite élastiquement au-delà de cette tête en l'empêchant de sortir par l'effet combiné de la raideur de la surface postérieure de la tête 7 et de la convergence des lèvres 10 qui, sollicitées dans un sens opposé à celui de la pénétration tendent à se serrer. Pour une lame 1-7, on dispose préalablement de pré férence, un organe d'accrochage 8-11 unique, de grandeur correspondante et comportant autant d'ouvertures 9 que la lame 1 comporte de fiches 5, les ouvertures 9 étant disposées à des distances mutuelles correspondant aux distances mutuelles des fiches 5, de sorte que les deux parties 1-7 et 8-11 peuvent être accrochées mutuellement dans leur ensemble, comme le montre la FIG.5. Cette disposition facilite au maximum l'opération d'accrochage, lorsque la zone d'accrochage est suffisamment accessible, même si cette accessibilité peut aussi être très inférieure à celle nécessaire pour fixer les piqûres courantes. Cependant, lorsqu'il y a des difficultés d'accès spéciales, les organes d'accrochage peuvent aussi être réalisés séparément pour une seule fiche 5 de la lame 1, ce qui revient à dire que, dans un tel cas, l'organe d'accrochage peut être constitué par la seule partie qui, sur la FIG.2 se trouve à droite de la ligne VII-VII. Comme il ressort de la FIG.5, l'extrémité de la fiche 5 de la lame 1 accrochée-à l'organe d'accrochage 8-11, en dépasse d'une certaine longueur. Dans la majeure partie des cas, cela ne présente pas d'inconvénient, mais dans certaines situations, cela peut être indésirable, du fait que, lorsqu'on applique une charge à la lame de piquage, celle-ci doit fléchir,ce qui se produit, dans le dispositif selon l'invention, par déplacement de la cheville 5 dans l'ouverture 9, déplacement qui ne rencontre aucun obstacle, tant que la tête 7 n'est pas sollicitée pour sortir dc l'ouverture 9.Par exemple, dans le capitonnage d'un dossier, les chevilles 5 pourraient atteindre le revêtement postérieur en le déformant ; dans le capitonnage d'un siège, elles pourraient gêner le pied de quelqu'un qui occupe un siège postérieur ; en outre, sur la trajectoire des chevilles 5, il pourrait y avoir des éléments structuraux, des câbles, des canalisations ou n'importe quel autre obstacle. Pour éviter les in convénients de tels cas, on peut faire partir les lèvres convergentes 10 des ouvertures 9 correspondantes d'un bossage 12 de l'organe d'accrochage 8 comme on l'a représenté dans la partie gauche des FIG.2 et 5.Cela permet de produire corrélativement la longueur des chevilles 5 destinées à s'emboîter dans les ouvertures 9 considérées, et donc aussi de réduire, sinon même éventuellement d'annuler, la saillie des chevilles 5 au-délà de l'organe d'accrochage 8. En cours d'utilisation, comme on l'a représenté schématiquement sur la FIG.5, on appuie la lame 1 sur le revêtement R d'un capitonnage, on dispose l'organe d'accrochage 8 sous les ressorts M et l'on accroche ensuite les deux parties l'une à l'autre en comprimant le capitonnage interposé I qui reste ensuite, dans cette zone, à l'état comprimé, en produisant le creux désire. L'application du dispositif selon l'invention est représentée de façon plus détaillée sur la FIG.6 qui représente un exemple de structure de siège de véhicule. Elle comprend une ossature 0 à laquelle sont accrochés les ressorts M sur lesquels est déposé le capitonnage I recouvert par le revêt en ment R. Dans la zone à piquer, on dispose la lame 1 dont les chevilles de fixation 5-passent dans des trous F pratiqués de façon appropriée à travers le capitonnage I. L'organe d'accrochage 8 se trouve sous les ressorts M au niveau des trous F; lorsque l'on pousse la lame a vers le bas, on comprime le capitonnage I et l'on fait pénétrer les têtes 7 des chevilles 5 sous les lèvres convergentes 10 de l'organe d'accrochage 8, ce qui assure la liaison désirée qui ne peut plus être supprimée. I1 se forme ainsi le creux A désiré dans la surface découverte du capitonnage. Il est clair que le dispositif selon l'invention remédie aux inconvénients des dispositifs de piquage connus, en rendant très facile et pratique l'opération d'exécution du piquage, et le piquage très efficace, durable dans le temps et non associé à du bruit, du fait que tout déplacement des chevilles 5 a lieu par rapport à l'organe daccrochage 8 et donc entre des parties en matière plastique non rigide qui ne produisent pas de vibrations. Les conformations particulières et les dimensions et proportions du dispositif selon le présent modèle doivent, bien entendu, être choisies cas par cas selon les exigences de chaque application, ce qui permet de garantir l'obtention des resultats uniformes et corrects, indépendamment de l'habileté de lopérateur. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui vient d'etre decrit et représenté. On pourra y apporter de nombreuses modifications ae détails sans sortir pour celà du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10 - Dispositif de piquage de capitonnages, caractérisé en ce qu'il comprend une lame de piquage (1) en matière plastique, présentant des chevilles de fixation (5) qui partent du dos de la lame et qui présentent chacune, au voisinage de son extrémité libre, une tête (7) présentant une inclinaison limitée du côté de l'extrémité libre de la cheville et formant en gros un gradin du côté de la lame (1) et au moins un organe d'accrochage en matière plastique (8) comportant au moins une ouverture (9) délimitée par des lèvres convergentes (10) susceptibles de s'écarter pour permettre d'introduire la tête d'une cheville (5) de fixation et de la retenir élastiquement derrière son gradin, ce qui permet à la cheville de se déplacer dans l'ouverture > mais empêche la tête de sortir. 20 - Dispositif, selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe d'accrochage (8) présente des ouvertures (9) dont le nombre et la disposition correspondent au nombre et à la disposition des chevilles (5) de fixation de la lame (1). 30 - Dispositif, selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque organe d'accrochage se compose d'une pla quotte présentant une seule ouverture à lames convergentes. 4 - Dispositif, selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'une partie des chevilles (5) de fixation présente dans la zone de raccordement à la lame (1), une base (4) et/ou des nervures de renforcement (6) s'étendant sur une partie de leur longueur. 50 - Dispositif, selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lame (1) présente des nervures (3) de renforcement périphériques faisant saillie du côté du dos. 60 - Dispositif, selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface frontale de la lame est conformée, au cours du moulage, de façon à ne pas nécessiter de revêtement à des fins esthétiques. 70 - Dispositif, selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lèvres convergentes des ouvertures (9) de l'organe d'accrochage présentent des fentes (11) qui en augmen tent la déformabilité. 80 - Dispositif, selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lèvres convergentes de certaines ouvertures (9) au moins de l'organe d'accrochage partent d'un bossage (12) présenté par ledit organe d'accrochage et faisant saillie en sens opposé au sens de convergence des lèvres.