La présente invention concerne les lasers et plus précisément un laser à gaz comprenant un guide d'ondes. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 4 159 251 décrit un laser à guide d'ondes excité par une décharge transversale à haute fréquence, entre 30 MHz et 3 GHz environ, un gaz actif étant placé dans une chambre allongée et une décharge étant établie dans le gaz par un champ électrique alternatif appliqué à la chambre en direction transversale à sa longueur. Les excellentes caractéristiques de ce laser à guide d'ondes excité transversalement à des hautes fréquence ainsi que sa faible dimension et sa faible complexité comparées à celles des lasers existants tels que décrits par exemple dans les brevets des Etats-Unis d'knerique nO 3 772 611 et 3 815 047, sont décrits en détail dans le brevet précité et on ne les redécrit pas. L'invention concerne aussi un laser à guide d'ondes dont l'excitation est assurée à haute fréquence mais qui présente des perfectionnements importants par rapport au brevet précité. En conséquence, l'invention concerne des lasers à guide d'ondes à excitation transversale à haute fréquence, ayant les nombreux avantages décrits dans le brevet précité, mais ne présentant pas les difficultés et les restrictions de ces lasers si bien que le laser formé selon l'invention est bien plus efficace et souple d'utilisation. L'un des perfectionnements est l'utilisation d'une excitation longitudinale qui permet la sélection, sous forme de paramètres indépendants, de la dimension de la chambre du guide d'ondes et de la séparation des électrodes si bien que la haute fréquence peut être optimisée indépendamment de la dimension de la chambre. Un autre perfectionnement selon l'invention, par rapport au laser connu a excitation à haute fréquence, porte sur un dispositif d'élimination d'un inconvénient sérieux et très restrictif du dispositif décrit dans le brevet précité, à savoir la formation de défauts d'uniformité ou de "points chauds" résultant apparemment des caractéristiques bistables de l'impédance de la décharge. De tels points chauds ont tendance à réduire le gain, le rendement et la puissance de sortie du laser. L'invention re médie à cet inconvénient du dispositif connu par utilisation d'une combinaison de perfectionnements de structure et de circuit, comprenant l'utilisation d'une charge capacitive montée en série qui améliore la structure du guide d'ondes.Un autre perfectionnement est constitué par un circuit original de pilotage utilisé pour la détection de l'apparition de points chauds de faible impédance et pour le réglage de la puissance d'entrée en conséquence afin que les caractéristiques d'impédance négative non uniforme par ailleurs soient rendues minimales. Un autre perfectionnement porte sur l'utilisation d'une structure totalement homogène qui, tout en favorisant la résolution du problème des points chauds indiqué précédemment, permet la formation d'un laser à guide d'ondes qui est plus compact, plus stable en ce qui concerne la composition du gaz et plus fiable qu'un laser formé simplement suivant les enseignements du brevet précité, concernant un lazer à guide d'ondes à excitation transversale à haute fréquence. Ainsi, l'invention présente tous les avantages du dispositif connu, décrit dans le brevet précité, à savoir le laser à guide d'ondes à excitation transversale à haute fréquence, mais en outre, l'invention supprime les difficultés et les restrictions présentées par la technique d'excitation transversale à haute fréquence. L'avantage principal de l'excitation longitudinale à haute fréquence sur l'excitation transversale à haute fréquence est l'indépendance résultante de la sélection de la dimension de la partie active de la chambre du laser et de la distance séparant les électrodes dans le dispositif d'excitation. L'avantage réside aussi dans la possibilité de l'optimisa- tion de la haute fréquence de pilotage indépendamment de la dimension de la chambre. Le brevet précité indique que des lasers efficaces à excitation à haute fréquence nécessitent une haute fré quence de pilotage suffisamment élevée pour que les électrons dérivent seulement d'une distance négligeable par rapport à l'espace séparant les électrodes pendant un demicycle du champ électrique alternatif. Dans le cas contraire, des régions à charge d'espace s'établissent au voisinage des électrodes et provoquent la formation d'un champ électrique plus élevé dans l'espace séparant les électrodes si bien que les températures électroniques sont accrues. On sait que, en physique des lasers à gaz moléculaires, la température électronique optimale qui permet une augmentation au maximum du rendement d'une tête laser a tendance à être considérablement inférieure à la température électronique dans les décharges auto-entretenues. En outre, les températures électroniques élevées ont tendance à accroître les vitesses de dissociation de C02 si bien que la durée du tube est réduite. En conséquence, dans les décharges auto-entretenues, il est souhaitable que la température électronique soit minimale et en conséquence que l'intensité du champ électronique nécessaire à l'entretien de la décharge soit aussi minimale. Ainsi, pour les décharges à haute fréquence, il existe une haute fréquence minimale de pilotage qui rend maximal le rendement de la tête laser pour une distance donnée de séparation des électrodes. Dans un laser à guide d'ondes à excitation transversale à haute fréquence de type connu, la dimension de la chambre du laser et la distance séparant les électrodes sont intrinsèquement les mêmes. Ainsi, la dimension de la chambre impose la fréquence minimale de pilotage à haute fréquence et, lorsque cette haute fréquence de pilotage est accrue, le rendement de couplage entre la source d'énergie à haute fréquence et la décharge diminue et la formation de sources de pilotage à haute fréquence qui sont efficaces devient de plus en plus difficile. Ainsi, le rendement global du laser, correspondant à la décharge transversale à haute fréquence du dispositif connu, est réduit à cause du faible rendement de la tête laser lorsque la haute fréquence de pilotage est inférieure au minimum souhaitable.D'autre part, si la haute fréquence de pilotage est trop élevée, le rendement diminue du fait de la réduction du rendement de couplage entre la source à haute fréquence et la décharge. Les restrictions précitées de la haute fréquence vers le haut et vers le bas posent des problèmes particulièrement délicats lorsque la dimension de la chambre est faible et en conséquence nécessite une fréquence relativement élevée de pilotage, pour le rendement de la tête du laser. Malheureusement, une telle haute fréquence de pilotage donne un couplage réduit et un mauvais rendement d'alimentation, cette situation étant paradoxale.Cependant, lors de l'utilisation de l'excitation longitudinale à haute fréquence selon l'invention et grâce à l'indepen- dance résultante de la distance de séparation des élec- trodeset de la dimension de la chambre, on peut choisir la haute fréquence de pilotage donnant un couplage élevé et un rendement élevé de l'alimentation, et choisir alors séparément la distance de séparation des électrodes afin que le rendement de la tête laser soit optimal. Ainsi, l'invention par mise en oeuvre d'une excitation longitudinale à haute fréquence, permet la formation d'un laser à guide d'ondes ayant un rendement global supérieur à celui des lasers à guide d'ondes décrits dans le brevet précité, c'est-à-dire ayant une excitation transversale à haute fréquence. En outre, le degré d'augmentation du rendement du au remplacement de l'excitation transversale par l'excitation longitudinale, augmente et donne ainsi un avantage supplémentaire important pour les hautes fréquences plus élevées de pilotage qui seraient nécessaires pour des dispositifs à chambre plus petite utilisant la configuration à excitation transversale. L'invention qui met en oeuvre une excitation longitudinale, présente une amélioration supplémentaire du rendement global par rapport à l'excitation transversale, soit parce que la séparation des électrodes est accrue soit parce que la surface des électrodes est réduite par rapport aux électrodes correspondantes d'un dispositif à excitation transversale. En conséquence, la capacité de la structure résultante à guide d'ondes est réduite si bien que le facteur de surtension sous charge de la structure à guide d'ondes est réduit. Le facteur de surtension sous charge est le facteur de surtension observé pendant 13allumage de la décharge.Un facteur de surtension sous charge de plus faible valeur correspond à un meilleur rendement de couplage étant donné la plus faible puissance circulante et la réduction de dissipation d'énergie dans d'autres éléments de circuit. En outre, la possibilité de l'utilisation d'une plus faible haute fréquence de pilotage pour une dimension donnée de chambre réduit encore la puissance circulante tout en conservant le même rendement à la tête laser si bien que le rendement global est encore accru. Un exemple de construction de laser connu à guide d'ondes à décharge tranversale comporte une section de décharge transversale couplée à un circuit formant une ligne de transmission à 50 ohms et adaptée par un circuit résonant en w. La structure décrite met en oeuvre un transformateur avec une self en shunt placée au bord de la section de décharge afin que la réactance soit éliminée. La section de décharge est utilisée en mode équilibré. La structure comprenant le transformateur et la self en shunt permet un couplage serré du pilotage à haute fréquence avec la décharge et un réglage indépendant de l'adaptation d'im pédance par rapport à l'accord de la réactance.La structure équilibrée décrite selon l'invention réduit au minimum la charge conservée, la tension à chaque électrode, par rapport à la masse, étant égale à la moitié de la tension totale dans les espaces séparant les électrodes. Dans différents modes de réalisation de l'invention, certains perfectionnements suppriment ou réduisent l'acuité des problèmes posés par les points chauds qui pourraient réduire par ailleurs les caractéristiques du laser à guide d'ondes. Dans un mode de réalisation, la construction de base du laser est modifiée. Les lasers à haute fréquence à excitation transversale sont par exemple fabriqués à l'aide d'une construction classique en sandwich comprenant deux bandes métalliques disposées entre deux blocs d'alumine. La chambre du guide d'ondes formée entre les bandes métalliques et les blocs d'alumine, est par exemple sous forme d'un carré ayant un côté de 1 à 3 mm. Cette construction permet l'obtention de 0,2 W/cm de longueur du laser dans un laser à guide d'ondes à C02. Lorsque la longueur du laser augmente, il arrive à un moment où, pour une longueur d'environ 20 cm et une puissance d'environ 2 à 4 W/cm, la décharge du laser devient bistable et des points chauds localisés de décharge se développent. On a déterminé expérimentalement que les électrodes d'aluminium nu constituaient la matière la plus avantageuse car elle résiste mieux à la pulvérisation que la plupart des matières courantes. Cependant, un problème posé par l'utilisation d'une électrode d'aluminium nu est que ltoxydation de l'électrode est très importante et affecte la stabilité à long terme de la composition du gaz. Le problème de l'oxydation est résolu selon l'invention par un revêtement dur d'anodisation des électrodes d'aluminium. Ce revêtement d'oxyde d'aluminium forme une couche isolante sur le métal. Le problème posé par les points chauds, comme indiqué précédemment et notamment pour une puissance élevée, est résolu par mise en oeuvre d'un dispositif formant une charge diélectrique pour le laser à guide d'ondes excité longitudinalement à haute fréquence. Cette structure comprend deux bandes d'alumine de 1 à 3 mm d'épaisseur disposées entre deux feuilles d'alumine. La chambre de guide d'ondes formée ainsi a une section rectangulaire de 1 à 3 mm et les feuilles d'alumine ont une épaisseur comprise entre 0,5 et 2 mm Les électrodes sont placées à I'exté- rieur de la structure du guide d'ondes à décharge.La structure résultante est formée totalement d'oxyde d'aluminium homogène et peut donc être fermée de manière étanche par de la soudure, le gaz étant confiné dans la chambre seulement. Cette caractéristique diffère de celle des lasers à excitation transversale, placés en totalité dans une cavite remplie de gaz. Un autre avantage de l'invention est que les électrodes sont totalement isolées par rapport à la décharge et en conséquence elles ne se dégradent pas aussi vite que les électrodes des dispositifs connus, au cours du temps. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, la tendance des lasers connus à former des points chauds localisés est encore réduite par un circuit original de pilotage. Lorsqu'une section de laser à décharge excitée dans un guide d'ondes est convenablement excitée, l'impédance caractéristique est positive et la décharge est uniforme sur toute la longueur du dispositif. Dans ce mode, lorsque la réactance a été eliminée, l'impédance de la décharge apparait sous forme résistive et elle est adaptée à 50 ohms par un transformateur à ferrite à couplage serre. Lorsque la décharge forme des points chauds, les mesures ont montré que la tension totale et 1' impédance de décharge diminuaient d'environ 20 à 40 %. Dans un mode de réalisation de l'invention, un circuit de pilotage est destiné à réduire instantanément la puissance d'entrée lorsqu'une réduction de l'impédance est détectée. En conséquence, la section de décharge ne peut pas fonctionner en mode instable ou en présence de points chauds et le résultat est une excitation continue convenable de la décharge. Dans un mode de réalisation, un tel circuit de pilotage comprend une ligne de transmission du type quart d'onde d'impédance supérieure à celle de l'impédance adaptée à la tête laser de 50 ohms. Par exemple, une section quart d'onde d'un câble de 75 ohms peut être choisie comme circuit convenable de pilotage étant donné qu'une section quart d'onde a pour caractéristique de transformer les changements d'impédance autour de sa valeur caractéristique. Lorsqu'une charge de 75 ohms est appliquée à cette section, une impédance réelle de 75 ohms est vue à l'entrée du câble. Lorsqu'une charge de 50 ohms est appliquée à une première extrémité, une impédance réelle de 112,5 ohms existe à l'autre extrémité. Au contraire, si la charge tombe à 25 ohms, comme dans le cas d'un point chaud par exemple, l'impédance d'entrée s'élève à 225 ohms. Lorsqu'une telle section quart d'onde est utilisée entre une tête laser de 50 ohms et une source adaptée à 50 ohms afin que sa puissance soit maximale, la puissance délivrée diminue presque instantanément et provoque l'extinction du mode de fonctionnement en présence de points chauds. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, la structure de la tête laser est telle que la chambre dans laquelle a lieu l'effet laser est formée par des électrodes d'aluminium placées en regard, disposées entre deux blocs d'alumine. Cet ensemble est-maintenu aligné et comprimé par un tube élastique qui Joue le rôle d'un boîtier à ressort qui peut être mis sous vide et d'un radiateur qui assure le positionnement du guide d'ondes et des éléments optiques avec un alignement convenable. Ainsi, l'invention concerne un laser à guide d'ondes excité à haute fréquence qui réduit notablement ou supprime totalement certains inconvénients des lasers à guide d'ondes excités à haute fréquence connus, avec cependant les nombreux avantages de ces lasers, par rapport à des lasers à guide d'ondes d'excitation plus classique. L'invention concerne aussi un laser à guide d'ondes fonctionnant par excitation longitudinale à haute fréquence permettant la sélection de la dimension de la chambre du guide d'ondes indépendamment de la sélection de la haute fréquence du signal d'excitation si bien que les paramètres peuvent être choisis afin que le rendement du laser soit accru. Elle concerne aussi un laser à guide d'ondes fonctionnant par excitation à haute fréquence et dans lequel une technique de charge permet la réduction importante ou l'élimination pratique des problèmes posés par les points chauds dus à une décharge instable provoquée par un fonctionnement dans des régions d'impédance bistable. Elle concerne aussi une structure de laser à guide d'ondes excité à haute fréquence qui a une longue durée, une faible dimension, une grande fiabilité et un fonctionnement efficace, par rapport aux propriétés correspondantes des lasers à guide d'ondes à excitation à haute fréquence de type connu. Elle concerne aussi un circuit de pilotage destine à assurer l'adaptation d'une source à haute fréquence à une tête laser afin que la puissance d'entrée à haute fréquence soit réduite automatiquement après détection de l'apparition d'une basse impédance due à l'instabilité lors du fonctionnement en présence de points chauds, qui pourrait se produire pour des puissances constantes plus élevees. L'invention concerne aussi un boîtier pour ensemble de guidage d'ondes qui permet la production peu coûteuse et en grande série de laser à guide d'ondes et qui permet l'alignement et la compression de l'ensemble de guidage d'ondes par un tube élastique qui joue le rôle d'un boîtier à ressort qui peut être mis sous vide et d'un radiateur, assurant le positionnement du guide d'ondes et des éléments optiques, avec un alignement convenable. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une coupe en partie sous forme schématique d'un laser à gaz à guide d'ondes à décharge transversale de type connu, la flèche double indiquant la direction du champ électrique dans la chambre du guide d'ondes la figure 2 est une perspective d'un mode de réalisation d'arrangement d'excitation à décharge longitudinale destiné à des lasers à gaz à guide d'ondes la figure 3 est une coupe en plan de la configuration des électrodes du laser à gaz à guide d'ondes, par le plan repéré par la ligne 3-3 sur la figure 2 la figure 4 est une élévation d'un mode de réalisation homogène de structure à décharge longitudinale selon l'invention ;; la figure 5 est un graphique représentant l'impé- dance caractéristique bistable qui pose certains problèmes dans les lasers à gaz à guide d'ondes à excitation transversale et longitudinale mais qui sont résolus ou réduits en grande partie par mise en oeuvre de l'invention, les ordonnées représentant la tension efficace et les abscisses la puissance d'entrée par unité de longueur, la courbe su périeure correspondant à un mode stable et la courbe inférieure à un mode de fonctionnement en présence de points chauds la figure 6 est une vue de bout d'un laser à gaz à guide d'ondes à décharge transversale dans lequel une charge capacitive selon l'invention est utilisée pour la résolution du problème posé par l'impédance bistable la figure 7 est un schéma du circuit équivalent du dispositif de la figure 6 ;; la figure 8 est une vue de bout d'un laser à gaz à guide d'ondes à excitation par une décharge longitudinale, ayant aussi une charge capacitive la figure 9 est une coupe d'un laser à gaz à guide d'ondes longitudinal mettant en oeuvre une charge capacitive, mais en élévation latérale représentant mieux la structure la figure 10 est un schéma du circuit équivalent au laser à guide d'ondes à gaz à excitation longitudinale et à charge capacitive des figures 8 et 9 la figure il est un schéma d'un circuit utilisé pour la description du circuit de pilotage selon un mode de réalisation de l'invention la figure 12 est un graphique représentant, en ordonnées, la variation de la-puissance d'excitation en fonction du temps porté en abscisses, dans un mode de réalisation de l'invention, permettant une réduction supplémentaire de la probabilité des effets nuisibles de l'impé- dance caractéristique bistable représentée sur la figure 5 ; la figure 13 est une perspective d'un mode de réalisation avantageux de laser à gaz à guide d'ondes à excitation longitudinale selon l'invention les figures 14 et 15 sont respectivement une perspective partielle et une vue de bout de deux autres modes de réalisation de configuration de tête laser comprenant le guide d'ondes de la figure 13 la figure 16 est un schéma électrique représentant la connexion du guide d'ondes de la figure 13 à un circuit convenable de pilotage et à une source de haute fréquence en vue de l'excitation du laser ; et les figures 17, 18 et 19 représentent un autre mode de réalisation de configuration de tête laser comprenant un tube métallique élastique destiné à maintenir le laser à guide d'ondes sous forme comprimée et alignée par rapport à son récipient. Dans la description détaillée de divers modes de réalisation de l'invention, il apparaît que celle-ci concerne des perfectionnements des lasers à gaz à guide d'ondes, par mise en oeuvre d'une nouvelle forme d'excitation à haute fréquence appelée excitation longitudinale. Un certain nombre de perfectionnements supplémentaires, concernant aussi bien les lasers à gaz à excitation transversale que longitudinale, sont aussi décrits. Ces perfectionnements supplémentaires sont destinés à améliorer encore les performances et à supprimer les problèmes posés par l'impé- dance caractéristique bistable, communs aux lasers ayant les deux formes d'excitation, comme décrit plus en détail dans la suite. Pour une meilleure compréhension de la technologie des lasers à gaz à guide d'ondes, il est préférable de considérer rapidement la technique antérieure représentée par le laser à guide d'ondes à décharge transversale décrit dans le brevet précité des Etats-Unis d'Amérique. En particulier, la figure 1 représente la configuration de base d'un laser à gaz à guide d'ondes à décharge transversale correspondant au brevet précité, dans lequel le laser 10 à guide d'ondes comporte deux électrodes conductrices allongées 12 et 14 placées en regard, entre deux organes diélectriques allongés 16 et 18 placés en regard, afin qu'une chambre allongée 20 soit délimitee, pour la création d'une décharge d'excitation de l'effet laser. La chambre 20, par exemple, peut avoir une longueur d'environ 20 cm et une section carrée, avec des côtés de 2 mm.Les électrodes 12 et 14 sont formées d'un métal tel que l'aluminium alors que les organes diélectriques 16 et 18 peuvent être formés d'une matière telle que l'oxyde de béryllium, l'alumine ou le verre. La structure du guide d'ondes peut reposer sur un bloc 22 formé d'une matière ayant une conductibilité thermique élevée, par exemple le cuivre, afin que la chaleur soit évacuée du guide d'ondes pendant le fonctionnement. La chambre 20 de décharge est remplie d'un gaz actif voulu à effet laser tel qu'un mélange gazeux classique pour laser à CO2. Une source d'énergie à haute fréquence Vs est couplée entre les électrodes 12 et 14 et assure l'excitation qui convient à l'établissement d'une décharge électrique dans le gaz actif, d'une manière qui suffit à l'inversion de la population des niveaux d'énergie de la transition laser voulue. Un circuit de couplage en ir comprenant des condensateurs réglables C v et une self L, forme un circuit d'adaptation d'impédance destiné à annuler l'impédance réactive de la structure délimitant la chambre de décharge et à adapter la valeur réelle de l'impédance d'entrée qui est par exemple d'environ 50 ohms. Une différence importante entre un mode de réalisation de l'invention et le dispositif connu représenté sur la figure 1 est que le champ électrique créé dans la chambre 20 pour la décharge est vertical entre les électrodes 12 et 14 si bien qu'il est transversal à l'axe longitudinal de la chambre 20. Il apparat clairement que la distance de séparation des électrodes est égale à la dimension verticale de la chambre. Ainsi, la dimension de la chambre du guide d'ondes fixe la haute fréquence minimale de pilotage, si bien que les restrictions précitées au rendement global du laser apparaissent. L'invention concerne un dispositif permettant l'application de l'excitation par un champ électrique, parallèlement à l'axe longitudinal de la chambre du guide d'ondes. Un mode de réalisation d'excitation longitudinale est représenté sur les figures 2 et 3, et la figure 4 représente un mode de réalisation avantageux de structure longitudinale. Comme indiqué sur la figure 2, la configuration du laser selon l'invention est telle que deux blocs 30 et 32 de céramique sont sensiblement parallèles l'un à l'autre et sont sépares l'un de l'autre par deux blocs diélectriques 34 et 36 qui sont eux-mêmes séparés l'un de l'autre afin qu'ils délimitent une chambre 38 de guide d'ondes qui forme la région de décharge du laser à guide d'ondes. Les électrodes du laser à guide d'ondes, dans le mode de réalisation de la figure 2, sont formées sur les surfaces internes respectives des blocs céramiques 30 et 32, c'est-à-dire les surfaces qui sont contiguës aux blocs diélectriques 34 et 36 qui délimitent la chambre 38. La configuration des électrodes est mieux représentée sur la figure 3 qui montre la face interne du bloc céramique 32. Comme indiqué sur la figure 3, il y a une électrode 40 d'une première polarité et une électrode 42 d'une seconde polarité. Les électrodes 40 et 42 sont placées le long des bords d'un bloc céramique 32, en direction sensiblement parallèle à la chambre 38. Chaque électrode a une série de parties sensiblement perpendiculaires 41 et 43 respectivement disposées transversalement à la chambre 38 et se recouvrant. Il faut noter que deux autres électrodes de même configuration sont formées sur la surface internecorres- pondante du bloc céramique supérieur 30. Les électrodes 40 et 42 ont chacune un cordon 39 de soudure qui permet une interconnexion électrique comme décrit dans la suite du présent mémoire. Plus précisément, l'électrode 40 est reliée électriquement à l'électrode correspondante qui se trouve juste au-dessus et parallèlement à elle le long de la surface du bloc céramique supérieur 30. De manière analogue, l'électrode 42 est reliée électriquement à l'électrode correspondante qui se trouve juste au-dessus et parallèlement à elle, aussi sur le bloc céramique supérieur 30.Les électrodes 40 et 42 et les électrodes correspondantes du bloc céramique supérieur 30 auxquelles elles sont reliées sont couplées électriquement aux connexions de phases opposées d'une source de haute tension telle que V s représenté schématiquement sur la figure 1, par l'inter médiaire d'un circuit convenable de pilotage décrit dans la suite du présent mémoire. Etant donné cette connexion électrique et la configuration géométrique des électrodes selon l'invention, un champ électrique à haute fréquence est induit en direction parallèle à l'axe longitudinal de la chambre 38, les parois internes étant placées par rapport aux électrodes comme représenté par les traits interrompus sur la figure 3, la flèche double de celle-ci représentant la direction du champ électrique dans la chambre du guide d'ondes. L'espacement A des axes centraux des parties perpendiculaires 41 et 43 des électrodes 40 et 42 qui se recouvrent peut varier avec la haute fréquence appliquée par la source et, comme indiqué précédemment, il varie indépendamment des dimensions de la chambre 38 de guidage d'ondes, contrairement à la configuration connue représentée sur la figure 1. L'appareil selon l'invention peut être utilisé par exemple avec une dimension A comprise entre environ 5 et 12,5 mm, avec une différence de tension correspondante comprise entre 500 et 1000 V. Il faut noter que les électrodes peuvent être fixées à la surface des blocs céramiques par une opération de métallisation, par exemple par pulvérisation. Cependant, divers procédés de dépôt d'un film mince de métal de conductivité élevée sur un substrat céramique peuvent convenir pour la mise en oeuvre de l'invention.La dimension B correspondant à la largeur des parties 41 et 43 est d'environ 0,5 mm. La figure 4 représente un mode de réalisation avantageux de laser à gaz à guide d'ondes à excitation longitudinale selon l'invention. Cette configuration avantageuse de la figure 4 présente un certain nombre d'avantages par rapport au laser à guide d'ondes de type connu, comme décrit plus en détail dans la suite. On montre expérimentalement su'une électrode d'aluminium nu représente l'une des meilleures matières d' électrode puisque 1 'aluminium paraît résister très bien aux effets de la décharge du laser. Cependant, lorsque la longueur du laser atteint une valeur qui est d'environ 20 cm, pour une puissance de charge de l'ordre de 2 à 4 W/cm, la décharge du laser présente une impédance caractéristique bistable qui fait apparaître le problème précité des points chauds.En outre, les électrodes d'aluminium s'oxydent rapidement et une oxydation importante apparaissant après quelques heures seulement de fonctionnement est suffisamment grande pour que la conductivité des parois soit réduite et pour que les caractéristiques du laser soient aussi diminuées. Une oxydation importante est provoquée sans doute par des vapeurs acides formées pendant la décharge. La configuration selon l'invention, représentée sur la figure 4, résout le problème posé par l'oxyda- tion des électrodes, a tendance à réduire le problème pré senté par les points chauds et en outre constitue des perfectionnements très avantageux de la structure si bien que le laser forme est d'encombrement réduit et de grande fia bilité. Plus précisément, comme indiqué dans la configuration de la figure 4, le laser à gaz à guide d'ondes longitudinal comprenant deux feuilles 50 et 52 d'alumine entre lesquelles sont disposées deux bandes d'alumine 54 et 56 qui délimitent une chambre 55 de guide d'ondes. En outre, une couche mince de métallisation est appliquée aux substrats d'alumine afin qu'elle forme les électrodes d'excitation ou les surfaces externes 58 et 60 des feuilles 50 et 52 respectivement. Il apparaît clairement que les surfaces 58 et 60 sont isolées par rapport à la chambre 55 de décharge du guide d'ondes. Les électrodes des côtés opposés de la structure du guide d'ondes sont reliées par des conducteurs électriques 62 et 64 qui donnent aussi un accès électrique à un circuit de pilotage.Par exemple, les bandes d'alumine 50 et 52 ont une épaisseur comprise entre 0,5 et 2 mm, comme indiqué par la dimension C, et les bandes d'alumine 54 et 56 ont par exemple une épaisseur de 1 à 3 mm comme indiqué par la dimension D. La chambre 55 a par exemple une section carrée ayant des côtés de 1 à 3 mm. La structure du mode de réalisation de la figure 4 est totalement homogène car toutes les interfaces ainsi que toutes les surfaces formant les parois de la chambre 55, sont formées d'alumine, c'est-à-dire Al203 formé paranodisation dure de llaluminium. Cette structure peut être enfermée de manière étanche par soudure si bien que seule la chambre 55 doit etre remplie du gaz actif du laser. Cette caractéristique se distingue de la configuration du laser connu de la figure 1 qui, étant donné la difficulté du soudage étanche de matières différentes qui forment les côtés de la chambre 20 du laser connu à excitation transversale de la figure 1, nécessite la disposition de l'ensemble de la structure dans une cavité remplie de gaz ou dans un boîtier si bien que la dimension de la structure dans son ensemble est accrue. En conséquence, selon l'invention, la structure est encombrante et, comme les électrodes sont isolées de la décharge dans le gaz, le laser a une fiabilité accrue et une meilleure durabilité que les lasers connus. Le problème précité présenté par l'impédance bistable a tendance à se manifester et à réduire les caractéristiques des lasers à guide d'ondes à gaz, que leur configuration assure une excitation longitudinale ou transversale. En conséquence, des perfectionnements supplémentaires décrits dans la suite du présent mémoire, concernant l'éli- mination ou la réduction importante des perturbations des caractéristiques et du rendement provoquées par le problème de l'impédance caractéristique bistable, s'appliquent aux lasers à guide d'ondes à électrode transversale ou longitu dinale.Plus précisément, on constate que les problèmes presentes par l'impédance bistable peuvent être résolus à l'aide d'une charge capacitive, d'un nouveau circuit de pilotage et d'une opération originale de mise sous tension commandée, ces caractéristiques étant considérées individuellement ou en combinaison. La cause du problème précité des points chauds est représentée par le graphique de la figure 5 qui indique, en abscisses, la plage limitée de puissances d'entrée pour laquelle on constate que la décharge excitée à haute fréquence est stable et uniforme spatialement (courbe supérieure). Pour des puissances d'entrée suffisamment faibles, on constate que la décharge cesse. Dans le cas d'un laser à guide d'ondes à décharge transversale de type connu, pendant le fonctionnement instable, la décharge n'est déclenchée que le long de parties limitées de la longueur du guide d'ondes et la longueur de la décharge et son emplacement paraissent aléatoires.On note qu'un effet analogue se produit dans le laser à guide d'ondes longitudinal selon l'invention dans lequel tous les segments de décharge ne se rassemblent pas pour former une décharge stable et continue, et les divers segments de décharge paraissent s'allumer et s'éteindre de façon aléatoire. Pour une plus grande puissance d'entrée, on observe le même type de défauts d'uni formité dans les dispositifs transversaux et longitudinaux. On considère que les instabilités apparaissant aux deux extrémités de la plage de puissances sont dues à une impédance caractéristique bistable de la décharge. Les effets d'une telle impédance bistable peuvent être compensés dans une certaine mesure par utilisation d'une haute fréquence accrue de pilotage ou d'une plus grande dimension de chambre de guide d'ondes ou par une charge d'impédance. La stabilisation de la décharge par une charge d'impédance est considérée comme la technique la plus souhaitable car elle n'a pas d'effet sur la souplesse d'application du guide d'ondes quant à sa haute fréquence ou à la dimension de la chambre. La solution la plus avantageuse est donc la charge d'impédance, c'est-à-dire l'addition d'une impédance série qui a tendance à réduire au minimum l'effet du changement d'impédance dans la décharge du guide d'ondes, en fonction de la puissance d'entrée. L'utilisation d'un condensateur série de charge est la meilleure si on la compare par exemple à l'utilisation d'une résistance série de charge, parce qu'aucune énergie n'est dissipée dans l'élément de charge.En outre, un condensateur série est facilement utilisé dans les structures à guide d'ondes comme représenté dans la suite du présent-mémoire en référence aux figures 6 à 10. Dans le cas de la configuration à décharge transversale de type connu, la charge capacitive est obtenue comme représenté sur la figure 6 sur laquelle la chambre 70 du guide d'ondes est décalée du centre du bloc céramique 72 séparant les deux électrodes 74 et 76. Dans l'exemple repré senté sur la figure 6, une chambre de guide d'ondes de hauteur a est séparée des deux électrodes,par des blocs céramiques ayant une constante diélectrique e,d'une distance d. Le circuit équivalent est représenté sur la figure 7 sur laquelle on note que l'impédance équivalente de la décharge, représentée par la disposition en parallèle du condensateur C2 de décharge et d'une conductance G2 de décharge, est en série avec le condensateur Cl de charge. Comme l'indique x1 WE C2 WE les équations a 7x = d et Tx = a, la variation avec la longueur X du guide d'ondes de la capacité correspondante peut être considérée comme égale à la largeur W de la section de la structure de guidage d'ondes multipliée par la constante diélectrique et divisée par la distance d.La variation de la capacité C2 de décharge par rapport à la longueur du guide d'ondes peut être déterminée de manière analogue comme étant égale à la largeur W multipliée par la constante diélectrique et divisée par la hauteur de la chambre a. Il apparaît clairement que, lors de la variation de la dimension d par rapport à la dimension a, une capacité importante et stable peut être introduite en série avec le condensateur de décharge si bien que l'impédance caractéristique peut être mieux stabilisée et annule ou réduit sensiblement la probabilité de la formation de points chauds instables dans la décharge, pour un laser à guide d'ondes de longueur quelconque à excitation transversale. Les figures 8 et 9 représentent une forme analogue de charge capacitive d'une laser à guide d'ondes à excitation longitudinale dans un mode de réalisation dont un jeu d'électrodes au moins est séparé de la chambre de guidage d'ondes par une épaisseur t de matière diélectrique, par exemple d'une céramique ou d'alumine.Les parties d'électrodes qui se recouvrent, correspondant aux parties 41 et 43 de la figure 3, sont décalées les unes par rapport aux autres d'une distance ds comme indiqué sur la figure 9 et sont décalées verticalement par rapport à la chambre 82 par l'épaisseur du diélectrique 80 La figure 10 est un circuit équivalent représentant les diverses capacités dans les configurations de guide d'ondes des figures 8 et 9 pour lesquelles on suppose que le bloc diélectrique inférieur 84 est relié à la masse par exemple par disposition sur un plan de masse. La distance séparant les electrodes de la paroi de la chambre, correspondant au diélectrique 80, sur une épaisseur t, augmente la capacité de charge cob entre la capacité Cd de décharge et chaque électrode. En outre, il existe une capacité entre chaque côté de la décharge et la masse, à travers le bloc diélectrique inférieur 84. Comme l'indique la formule Cb = due la valeur de la capacité C b existant entre chaque électrode et la conductance Gd de la décharge est à peu près égale à la distance séparant les électrodes ds multipliée par la constante diélectrique C du bloc diélectrique 80 et divisée par quatre fois l'épaisseur t du bloc diélectrique 80. I1 faut noter que la position originale des électrodes, c'est-à-dire à la face supérieure de la structure de guidage d'ondes, séparée de la chambre de guidage par une matière diélectrique, est doublement avantageuse car, en plus de l'isolement des électrodes contre les ef fets nuisibles du contact direct avec la décharge dans la chambre de guidage d'ondes, elle forme une capacité de charge qui réduit au minimum les effets de l'impédance caractéristique bistable de la décharge. On se réfère maintenant aux figures 11 et 12 pour la description d'un autre dispositif destiné à supprimer ou réduire notablement les effets nuisibles de l'impé- dance caractéristique bistable indiqués précédemment. Sur la figure 11, la capacité Cd de décharge est reliée à un générateur Vs de tension par une ligne coaxiale 90 ayant une longueur prédéterminée 1, exprimée en nombre de longueursd'ode, et ayant une impédance caractéristique ZOZ et par un transformateur T ayant un rapport d'enroulement égal à N. En outre, une bobine d'accord Lp est montée p en parallèle avec la capacité de décharge et elle est réglée pour assurer la résonance de la capacité pour la fréquence d'excitation. Lorsque la ligne coaxiale 90 est une ligne quart d'onde, la puissance et le courant d'entrée sont donnés par les formules : dans lesquelles 10 = 1d N et VO = Vd/N et Id et Vd sont l'intensité et la tension de la décharge (dans l'hypothèse de la résonance). On peut relier Ven à I par la relation en (2) Ven = Vs - R5Ien Si l'on tire les valeurs de Vd et Id, on obtient Cette équation est celle d'une ligne de charge. La seule signification de j est que le courant et la tension de décharge sont déphasés de 900 par rapport à la source. L'impédancé efficace de la source est donc La stabilité est obtenue lorsque (étant donné que l'impédance résultante est positive). En conséquence, l'utilisation d'une impédance caractéristique bien supérieure à l'impédance de la source permet une augmentation considérable de l'impédance efficace de la source. La condition de l'équation (5) peut alors être satisfaite. Une autre manière de considérer ce comportement est de représenter la ligne quart d'onde sous forme d'un inverseur d'impédance. Si la décharge commence à former un arc, l'impédance de la décharge diminue. A l'entrée de la ligne quart d'onde, l'impédance commence à augmenter. En général, moins d'énergie est alors transmise à la charge qui interrompt alors l'arc. Lorsque la ligne coaxiale 90 est une ligne demionde, l'équation de la ligne de charge est donnée dans ce cas par la relation (6) Vs = R5 Id N + Vd/N L'impédance efficace de la source est donc La stabilité de la décharge est garantie par la relation Contrairement au cas de la ligne quart d'onde, l'impédance efficace de la source est juste celle de la source et a tendance à être bien inférieure. Pour une impédance de source de 25 ohms et un câble de 75 ohms, l'impé- dance efficace de la source (divisée par N2) est 225 ohms pour une section quart d'onde et seulement 25 ohms pour une section demi-onde.Comme l'indique la figure 11, la configuration selon l'invention-, utilisée pour l'excitation des lasers à haute fréquence comprend un générateur à haute fréquence Vs relié à un câble coaxial de longueur a et d'impédance caractéristique Z0, relié à son tour au primaire du transformateur T. Le secondaire de ce dernier est relié à la section de décharge dans laquelle la capacité Cd est mise en résonance par une bobine Lp montée en parallèle. Comme l'indique aussi la figure 11, l'impédance présentée à la ligne est donnée par la relation : dans laquelle Z représente l'impédance présentée au transformateur et kl est égal à 2X/Am (Am étant la longueur d'onde). La tension Ven est donnée par la relation dans laquelle V et V représentent l'onde progressive se déplaçant vers l'avant et vers l'arrière ou, si l'on tire V+, on obtient : z en V R + Zen (11) V+ = s s en Z + Z1 Z e -Z 1 o -jkl e zl F ZO e La tension à l'entrée du transformateur est donnée par la relation Pour l'évaluation de Z1, il est commode de montrer que Z1 est donné par la relation dans laquelle Qu représente le facteur de surtension sans charge et N le rapport d'enroulement.Dans un exemple dans lequel C = 40 pF, f = 40 MHz et N = 4, on a Qu sensiblement égal à 100. Si l'on suppose Z1 Z0, on a (15) VO ~ 2 V+ Si l'on considère deux cas particuliers, ceux des lignes quart d'onde et demi-onde, on a, pour la ligne quart d'onde (c'est-à-dire 1 = /4) La tension créée aux bornes de la section de décharge est donc égale à Dans le cas d'une ligne demi-onde (c'est-à-dire 1 = A/2), on a (20) Zen = Z La tension aux bornes de la section de décharge est donc égale à Si l'on suppose une impédance de source de 50 ohms et une impédance caractéristique de 50 ohms, les deux cas (X/4 ou A/2 pour la longueur de la ligne) sont équivalents. Cependant, dans le cas demi-onde, la tension est indépendante (à une approximation du premier ordre) de l'impédance de la source et de l'impédance du câble alors que, dans le cas quart d'onde, une augmentation de la tension peut être réalisée par utilisation d'une impédance de câble supérieure à l'impédance de source. Par exemple, une ligne de 75 ohms et une impédance de source de 50 ohms donnent une augmentation de 50 % de la tension. Ainsi, on note que l'utilisation du circuit original de pilotage comprenant une ligne coaxiale ou d'un autre itinéraire convenable de transmission, suivant la fréquence de fonctionnement, ayant une longueur de ligne égale a un quart de la longueur d'onde et une impédance caractéristique égale ou supérieure à 1,5 Rs, la stabilité de la décharge est assurée et il y a une augmentation importante de la tension de décharge par rapport à la tension de la source. La figure 12 correspond à un autre dispositif permettant la réduction importante ou l'élimination du problème posé par les points chauds, provoqué par l'impédance caractéristique bistable de la décharge du laser, à excitation transversale ou longitudinale. Ce dispositif supplémentaire comprend l'application contrôlée d'énergie aux électrodes d'excitation comme indiqué graphiquement sur la figure 12, c'est-à-dire l'application instantanée d'une quantité suffisante d'énergie pour que le claquage soit déclenché, puis l'augmentation plus progressive de l'éner- gie transmise pendant un temps supérieur ou égal à une valeur minimale de 1 milliseconde, jusqu'à ce que la puissance maximale d'excitation soit atteinte. Par exemple, pour les paramètres indiqués précédemment en référence à la figure ll, la puissance P b est égale à 20 W et la puissance P max est égale à 80 W. On considère que l'excellente stabilité obtenue par application progressive de l'énergie d'excitation, comme indiqué sur la figure 12, est due à la tendance de la décharge à suivre la courbe d'impédance la plus stable parmi les deux parties de courbe à pente positive de l'impédance qui forment la caractéristique bistable préci tée.La réalisation d'un dispositif automatique d'application progressive de l'énergie d'excitation peut être effectuée facilement à l'aide d'un circuit capacitif convenable placé au niveau du générateur à haute fréquence, ce circuit étant bien connu des hommes du métier et n' étant pas décrit en détail dans le présent memoire. La figure 13 est une perspective d'un mode de réalisation avantageux de guide d'ondes 100 à excitation longitudinale selon l'invention dans lequel la chambre 102 du guide d'ondes est formée par deux blocs latéraux 104 et 106 d'alumine qui sont eux-mêmes disposes entre deux plaques céramiques 108 et 110. Chacune de ces plaques céramiques est revêtue à sa face externe, comme indiqué sur la figure 13 pour la plaque supérieure 108, par des électrodes allongées comme décrit precédemment et qui ont une configuration assurant la formation d'un champ électrique longitudinal dans la chambre 102. Plus précisément, l'électrode 112 et ses parties perpendiculaires telles que la partie 114, à un moment quelconque, ont une polarité opposée à celle de l'électrode correspondante 116 ayant des parties perpendiculaires telles que la partie 118. Dans le mode de réalisation avantageux de la figure 13, la dimension F est par exemple égale à 0,5 mm, la dimension G est par exemple égale à 1 mm et la dimension H à 6,35 mm. En outre, la chambre 102 a une section carrée avec des parois de 2 mm qui délimitent la chambre. Les figures 14 et 15 représentent deux configurations différentes de tête laser comprenant le guide d'ondes 100 de la figure 13. Comme indiqué sur la figure 14, cette configuration comprend le guide d'ondes 100 placé dans une boîte métallique 120 de section rectangulaire, assurant un blindage à haute fréquence. Le guide d'ondes est centré à l'intérieur sur un socle 122. Celui-ci a une chambre 124 de section rectangulaire qui constitue un réservoir de gaz pour le guide d'ondes. Les chambres 102 du guide 100 et 124 du socle 122 sont toutes deux à une pression convenable inférieure à la pression atmosphérique, convenant au fonction nement du laser. Le volume interne restant de la boîte 120 est à pression ambiante et forme un canal fermé pour le refroidissement du guide 100 par circulation forcée d'air. Dans la variante de la figure 15, le guide d'ondes 100 est placé à l'intérieur d'une boîte métallique 130 destinée à former un blindage à haute fréquence et à être à une dépression convenable. La structure du guide d'ondes est montée entre les blocs céramiques 132 et 134 qui empêchent la décharge à l'extérieur de la chambre 102. Le volume restant délimité entre les parois de la boîte 130 et la structure du guide d'ondes est aussi rempli d'un gaz actif qui sert de réserve, le gaz étant à la même pression inférieure à la pression atmosphérique que le gaz du laser placé dans la chambre 102. La figure 16 représente schématiquement l'interface électrique d'un mode de réalisation avantageux de l'invention dans lequel différents dispositifs de réduction ou de suppression des problèmes présentés par les points chauds, comme décrit précédemment, sont utilisés. Par exemple, le guide d'ondes 100 a des électrodes telles que représentées sur la figure 13, c'est-à-dire sous forme d'une mince couche de métallisation appliquée sur les faces supérieure et inférieure respectivement de plaques céra- miques 108 et 110. Le maintien des électrodes à distance de la chambre par les plaques 108 et 110 introduit la capacité de charge précitée. Une self Lr à résonance est montée entre les électrodes et les paires supérieure et inférieure d'électrodes de même polarité sont connectées par les conducteurs 140 et 142 qui assurent aussi l'interconnexion au transformateur 144.Celui-ci est relié à une source convenable de tension Vs par l'intermédiaire du circuit de pilotage selon l'invention comprenant une ligne quart d'onde 146 ayant une impédance caractéristique supérieure ou égale à 1,5 fois l'impédance de la source ; sur la figure 16, on suppose que l'impédance de la source est de 50 ohms et que l'impédance caractéristique de la ligne 146 est égale ou supérieure à 75 ohms, suivant le perfectionnement décrit précédemment. En outre, la caractéristique retardée de l'énergie d'excitation, comme décrit précédemment en reférence à la figure 12, est représentée par incorporation dans le circuit de la figure 16 d'un dispositif convenable 148 de commande du générateur, dont les détails sont connus des hommes du métier. Les figures 17, 18 et 19 représentent un autre mode de réalisation de configuration de tête laser mettant en oeuvre une technique perfectionnée de construction qui permet l'utilisation de techniques de production en grande série et à faible coût selon l'invention. Dans les configurations décrites, la chambre active est formée par des électrodes d'aluminium distantes et placées en regard, disposées entre deux blocs d'alumine. L'ensemble est maintenu aligné et comprimé par un tube élastique 150 représenté en coupe sur la figure 17. Le tube élastique forme un boîtier du type à ressort et destiné à être mis sous vide et un radiateur, assurant le positionnement du guide d'ondes et des éléments optiques avec un alignement convenable. Dans le mode de réalisation représenté, un cylindre élastique 150 est sous formez'un tube cylindrique de section circulaire ayant une enveloppe externe 152 et deux plateaux parallèles et distants 158 disposés longitudinalement et parallèlement à l'axe du cylindre 150. Les plateaux 158 sont disposés sur la longueur du tube 150 à partir d'emplacements qui se trouvent à la périphérie interne de l'enveloppe 152, par des cols correspondants 154. Chaque plateau 158 a deux parois parallèles 156 qui lui sont perpendiculaires afin que des gorges de section rectangulaire permettant le logement et l'alignement de blocs 132 et 134 d'alumine de la structure de guidage d'ondes soient délimitées. Dans un mode de réalisation de l'invention ayant un tube métallique élastique 150 qui peut être facilement fabriqué par extrusion de matières telles que l'aluminium nO 6063-T5 et analogues, les dimensions des différents paramètres représentés sur les figures 17 et 18 peuvent être les suivantes Références des Dimensions figures 17 et 18 (mm) K 12,07 + 0,25 L 9,91 + 0,25 M 3,18 + 0,25 N 9,53 + 0,25 S 0,64 + 0,13 P 31,75 + 0,25 Q 0,89 + 0,13 R 3,18 + 0,25 Par exemple, la distance entre les faces externes opposées des blocs 132 et 134 d'alumine est légèrement su périeure à la distance L avant la mise en place.Ainsi, lors de l'introduction de la structure de guidage d'ondes dans le tube élastique 150, une force de compression est appliquée dans les plans 151 et 153 comme indiqué sur la figure 18, afin que la distance L comprise entre les plateaux 158 augmente et atteigne une valeur permettant ie logement de la structure de guidage d'ondes. Ensuite, la surpression de la force appliquée dans les plans 151 et 153 provoque l'application d'une force de compression entre les plateaux, cette force étant appliquée par l'intermédiaire de la structure de guidage d'ondes et correspondant à une pression comprise entre 1,4.106 et 7.106 Pa. En conséquence, on note que les plateaux 158 assurent l'alignement des blocs d'alumine 132 et 134, en compression, et l'alignement de la totalité de la structure de guidage d'ondes du fait de l'élasticité du tube 150.Celui-ci, non-seulement assure la rigidité de l'ensemble de la tête laser mais encore assure un meilleur contact thermique permettant un effet plus efficace d'évacuation de chaleur. Comme indiqué sur la figure 19, les extrémités du tube 150 sont chanfreinées, suivant un angle O avantageusement égal à 450 environ. Cette caractéristique présente l'avantage important d'assurer l'alignement automatique des dispositifs 160 de montage de miroir et les hommes du métier peuvent noter qu'il s'agit d'un avantage im portant de la configuration selon l'invention dans laquelle des surfaces réfléchissantes d'extrémités sont parfois souhaitables. Lorsque le dispositif 160 de montage de miroir est aussi chanfreiné comme indiqué sur la figure 19 8 il peut être facilement raccordé de façon étanche sur l'extrémité du tube 150 par un cordon continu 162 de soudure qui peut être appliqué sur toute la circonférence de ltinterface du dispositif 160 de montage et du tube 150. I1 faut se rappeler que l'invention concerne un laser à gaz à guide d'ondes ayant d'excellentes caractéristiques ainsi que d'excellentes propriétés de rendement, de fiabilité et de durabilité. L'un des perfectionnement porte sur l'excitation longitudinale de la décharge du laser dans une chambre de guide d'ondes convenable contenant un gaz actif. L'excitation longitudinale rend variable l'espacement des électrodes indépendamment de la configuration géométrique de la chambre du guide d'ondes si bien que le rendement est amélioré. En outre, il faut se rappeler qu'un certain nombre de perfectionnements sont destinés chacun à réduire ou supprimer les problèmes posés par les points chauds, se presentant couramment dans les lasers à gaz à guide d'ondes à excitation transversale ou longitudinale, et qui réduisent notablement les caractéristiques des lasers.Ces perfectionnements portent par exemple sur l'utilisation d'une charge capacitive, par mise en oeuvre de configurations originales comprenant l'isolement des électrodes par rapport à la chambre du guide d'ondes, par une matière diélectrique convenable d'espacement telle qu'une céramique ou l'alumine, sur un circuit original de pilotage de longueur et d'impédance caractéristique prédéterminées, et sur l'application réglée de l'énergie d'excitation pendant une période minimale. L'invention concerne aussi un perfectionnement supplémentaire dû au tube métallique élastique destiné à loger les structures de guidage d'ondes et comprenant des plateaux parallèles et distants formés dans un tube métallique extrudé et destinés à coopérer par compression avec la structure de guidage d'ondes et à l'aligner. Un tel boîtier tubulaire, constituant un récipient élastique sous vide et un radiateur, assure le positionnement du guide d'ondes et des éléments optiques avec un alignement convenable. I1 est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Laser à guide d'ondes, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif délimitant une chambre allongée dont la section a des dimensions qui conviennent au guidage de la lumière du laser, un gaz actif capable de présenter un effet laser et placé dans la chambre un dispositif destiné à former un champ électrique alternatif dans la chambre afin qu'une décharge d'excitation d'effet laser soit établie dans le gaz, et un tube métallique élastique allongé (150) contenant le dispositif délimitant la chambre allongée et coopérant avec ce dispositif, sur toute sa longueur, en le comprimant. 2. Laser selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif délimitant une chambre allongée comporte deux blocs distants conducteurs de l'électricité, disposés entre deux blocs (132, 134) non conducteurs de l'électricité, et le tube métallique (150) comporte en outre deux plateaux distants allongés et parallèles (158) dépassant de points opposés de la périphérie interne du tube (150) sur une partie au moins de la longueur du tube, ces deux plateaux étant destinés à loger le dispositif délimitant la chambre allongée par coopération avec les blocs non conducteurs de l'éléctricité (132, 134) en les comprimant. 3. Laser selon la revendication 2, caractérisé en ce que chacun des plateaux parallèles (158) possède des parois (156) sensiblement perpendiculaires aux plateaux et destinées à délimiter une gorge rectangulaire dont la largeur est pratiquement égale à celle des blocs non conducteurs de l'électricité (132, 134) afin que ceux-ci soient alignés automatiquement. 4. Laser selon la revendication 3, caractérisé en ce que le tube métallique élastique (150) est destiné à subir une force de compression le long d'un plan (151, 153) qui est sensiblement parallèle aux plateaux (158) afin que la distance séparant les plateaux parallèles (158) soit temporairement accrue sans modification de leur parallélisme et sans déformation des gorges rectangulaires.