a présente invention concerne un procédé et un appareii de réglage du débit d'un fluide, plus particulièrement, mais pas exclusivement un gaz d'une région de forte pression à une région de faible pression. Dans le domaine du réglage du débit dlun fluide, il est connu dans la technique antérieure utiliser une valve faisant appel à la différence de dilatation thermique entre, par exemple,un obturateur et un corps de valve. Toutefois, dans un tel appareil, la dilatation ou la contraction entre l'obturateur et son corps est utilisée généralement pour compenser des fluctuations de la température du fluide. Lorsque la température d'un fluide augmente, sa viscosité diminue normalement,de sorte que son débit augmente sous une pression donnée.Toutefois, dans les appareils antérieurs, ltélévation de la température du fluide provoque également la dilatation de l'obturateur par rapport à son corps, en diminuant ainsi le débit à travers la valve et en St opposant à toute augmentation du débit à travers cette dernière, due à un changement de viscosité. I1 a été proposé d'utiliser un tel appareil dans des systèmes hydrauliques et par exemple, dans des installations de réglage de la température de l'eau. Un appareil analogue a été proposé pour un gicleur de ralenti d'un carburateur. Dans un tel appareil, la dilatation et la contraction thermiques de ltobtura- teur par rapport à son corps augmentent et diminuent la dimension du passage d'écoulement pour compenser les variations de la température de l'air ambiant. Selon la présente invention, un procédé de réglage du débit d'un fluide d'une région de forte pression à une région de faible pression consiste à faire circuler le fluide d'une région de forte pression par un passage ou canal d'un premier élément dans une région de faible pression, le débit du fluide entre lesdites régions de forte et faible pression étant limité par un second élément qui est placé dans le canal, et à chauffer ou refroidir de façon réglée le premier élément par un moyen situé à 11 extérieur du canal, au moins dans une région correspondant à la position occupée par le second élément, pour régler la dimension dtun intervalle peu tant au fluide de passer entre la surface interne du canal du premier élément et la surface périphérique du second élément, la dimen- 5% on de l'intervalle étant réglée dans une direction sensiblement perpendiculaire au sens d'écoulement du fluide de manière à régler le débit du fluide dans ledit intervalle. Selon une autre de ses caractéristiques, l'invention concerne également une valve destinée à régler le débit d'un fluIde d'une région de forte pression à une région de faible pression qui comporte un premier élément présentant un canal pour la circulation du fluide, un second élément limitant le débit logé dans le canal du premier élément, un organe à l'extérieur du canal du premier élément pour chauffer celui-ci et/ou en extraire la chaleur d'une façon réglée au moins dans une région correspondant à la position du second élément, les premier et second éléments étant réalisés de façon que par ledit apport de chaleur au premier élément et/ou son extraction de ce dernier, il soit possible de réaliser un intervalle réglé entre la surface interne du canal du premier élément et la surface périphérique du second élément. le fluide peut être par exemple un liquide, un mélange de gaz et de liquide, une vapeur ou un gaz. Cependant, il ne faut pas que le fluide soit sensible à la chaleur qui lui est transmise ou qui en est extraite le long de la surface interne du-canal du premier élément chauffé ou refroidi au point de changer de phase d'une façon gênante, par exemple de se solidifier dans la région de limitation du débit. le fluide peut être conditionné en amont du second élément, par exemple par chauffage ou refroidissement. Les premier et second éléments doivent être réalisés de façon qu'il puisse se produire une dilatation ou contraction thermique relative entre eux de manière à régler la dimension de l'intervalle. Une dilatation ou contraction thermique relative entre les deux éléments peut etre obtenue par exemple en provoquant une dIfférence de température entre eux. Cependant, si les éléments sont en des matières ayant différent coefficients de dilatation thermique, la dilatation ou contraction relative peut être obtenue en provoquant un même changement des températures, qui initialement sont identiques, des premier et second éléments.Il est.préférable d'obtenir la dilatation et la contraction thermiques relatives en utilisant un premier élément qui est en une matière ayant un coefficient de dilatation thermique supérieur à celui de la matière constituant le second élément. Le premier élément forme un canal ou passage pour la circulation du fluide et se compose dtun conduit tubulaire ayant de préférence une section circulaire comme celui couramment utilisé dans des systèmes de distribution de fluide. Indépendamment de ltétranglement assuré par le second élément, le canal du premier élément peut être conique au moins sur une courte longueur, avantageusement de façon que la section du canal délimité par sa surface interne augmente dans le sens d'écoulement. Il faut que le premier élément soit en une matière capable de subir une dilatation et une contraction thermiques dans les conditions réglées auxquelles il doit être soumis pendant son utilisation.Le coefficient de dilatation thermique de la matière est de préférence positif, de façon qu'elle se dilate lors de l'application de la chaleur et se contracte lorsqu'elle est refroidie. Toutefois, la matière peut présenter un coefficient de dilatation négatif, ctest-à-dire que l'élément se contracte lors de l'application de chaleur. Il est préférable d'utiliser pour le premier élément une matière constituant un bon conducteur de la chaleur et par conséquent, on préfère particulièrement un métal. Les matières qui ne sont pas bonnes conductrices de la chaleur ne sont généralement pas avantageuses car elles augmentent le temps de réponse de la valve. Il faut que le premier élément soit réalisé de façon à résister à des pressionsdu fluide d'alimentation correspondant à celles régnant pendant ltutilisation de la valve. En conséquence, dans certains cas, le premier élément peut- eAtre de construction composite et comprendre des composants destinés à combiner avantageusement les propriétés de différentes matières par exemple. Le second élément logé dans le canal du premier élément comprend un élément détranglement. Ce second élément peut avoir n'importe quelle forme à condition qutil s'ajuste dans le premier élément de façon à permettre d'obtenir un degré convenable de réglage de ltintervalle compris entre la surface interne du canal du premier élément et la surface périphérique du second élément dans la plage de températures dans laquelle le premier élément peut être réglé. Normalement, le second élément est de même forme que la section de la surface interne du canal du premier élément, au moins sur la partie du second élément qui est à proximité de celui-ci. Il est préférable que le second élément soit constitué d'une bille sphérique, par exemple une bille de roulement, ou d'un bouchon dont la section perpendiculairement à la direction générale de circulation du fluide est identique à celle du canal du premier élément sur une partie au moins de sa dimension le long de lwaxe du canal lorsque les premier et second éléments sont à une même température, par exemple la température ambiante. Dans un canal tubulaire préféré de section circulaire du premier élément, le bouchon a aussi de préférence une section circulaire. Avantageusement, un second élément sphérique doit être de m8me diamètre que le canal et un second élément en forme de bouchon doit avoir un diamètre sensiblement identique à celui du canal sur une partie au moins de sa longueur, lorsque les premier et second éléments sont à la même température, par exemple la température ambiante. Les dimensions du second élément sont de préférence telles que le débit du fluide dans le canal du premier élément n'est limité par ce second élément que sur une courte longueur axiale du canal. En conséquence, le second élément en forme de bouchon peut avoir une section circulaire mais une étroite nervure périphérique saillante de façon que le diamètre du second élément le long de la nervure corresponde sensiblement à celui du canal tubulaire lorsque les premier et second éléments sont à une meme température, par exemple la température ambiante. te second élément peut entre réalisé en une matière capable de subir une dilatation et une contraction thermique dans les conditions thermiques auxquelles il est destiné à être soumis pendant son utilisation et peut présenter un coefficient positif ou négatif de dilatation fthermique. Toutefois, il peut être constitué d'une matière qui ne subit ni dilatation ni contraction thermique dans ces-conditions. Il faut cependant choisir la matière constituant le second élément de façon à permettre une dilatation ou contraction thermique relative entre les éléments. Aux fins de la présente demande, l'invention sera décrite en se référant à des premier et second éléments constitués de matières ayant des coefficients positifs de dilatation thermique de façon que les éléments se dilatent sous l'effet de la chaleur appliquée et se contractent lorsqu'ils sont refroidis, sans que l'invention y soit limitée. En service, la valve règle le débit d'un fluide d'une région de forte pression à une région de faible pression. La région de faible pression est de préférence une région située dans le canal du premier élément et pour simplifier, la description qui va suivre se réfère à une telle région sans que 17invention y soit limitée. Par suite, la différence de pression a tendance à déplacer le second élément le long du canal du premier élément et hors de la région voulue de limitation du débit. Un organe de retenue peut être nécessaire pour empêcher ce déplacement. De tels organes de retenue peuvent comprendre par exemple un organe fixé à la surface interne du canal, contre lequel le second élément est poussé lorsque la valve est en service,ou en fait ils peuvent comprendre une saillie solidaire du second élément qui peut être ancrée par exemple à une paroi extrême d'un canal coudé. Toutefois, le second élément peut être placé dans le canal du premier élément en configurant convenablement le canal, par exemple, en lui donnant une forme conique comme indiqué précédemment ou en positionnant convenablement le second élément dans la région d'un coude du canal du premier élément. Lorsque le canal du premier élément est conique, la conicité peut être soit convergente, soit divergente dans le sens d'écoulement du fluide. Bien qu'un second élément logé dans une région conique d'un canal, région qui converge dans le sens d'écoulement du fluide, puisse être retenu dans la région conique par le degré de conicité, il peut être nécessaire de prévoir un organe supplémentaire de positionnement pour permettre d'ouvrir la valve. Lorsque le second élément est placé dans une région conique du canal, région conique qui diverge dans le sens d'écoulement du fluide, l'organe supplémentaire de positionmement précité peut être également utilisé comme organe de retenue.L'organe supplémentaire de positionnement peut être par exemple une tige dont une extrémStt est en contact avec le second élément. ta position nécessaIre du second élément peut être établie dans ia région conique en réglant la position de l'autre extrémité de la tige, ar exemple en utilisant une liaison par filetage entre la surface externe de la tige et la surface Interne du premier élément. il est éventuel- lement possible d'atténuer la limitation du débit du fluide le long du filetage, par exemple en taillant des encoches longitudi- nales dans la partie filetée de la tige et/ou dans la partie taraudée du premier élément.La disposition ci-dessus permet d'utiliser un tel organe supplémentaIre de pos tlonnemen+ pour déterminer et ajuster l'intervalle compris entre les premier et second éléments de la valve avant de recourir au dispositif ae chauffage et/ou de refroidissement à l'extérieur du canal du premier élément pour faire varier précisément l'intervalle d'une façon réglable. te dispositif de chauffage et/ou de refroidissement situé à l'extérieur du canal du premier élément est destiné à appliquer un chauffage et/ou un refroidissement principalement à la région de limitation da débit du canal. Par exemple, un dispositif de chauffage tel qu'un élément chauffant électrique peut être fixé autour de la surface externe du premier élément dans une région correspondant à la position du second élément, tel que le bouchon ou la bille préféré, à l'intérieur du canal du premier élément. Un élément chauffant électrique peut comprendre par exemple un tronçon de fil de résistance, par exemple des alliages disponibles dans le commerce de nickel et de chrome et de cuivre et de nickel respectivement, enroulé sur un manchon isolant. Il est souvent souhaitable de conserver la forme compacte de la valve et, par conséquent, de faire en sorte que l'élément chauffant électrique ne soit pas encombrant,et il est en cutre souvent souhaitable que l'élément chauffant consomme un minimum de courant électrique pour commander la valve. Par exemple, lors de la mise en oeuvre de l'invention pour régler de faibles débits d'un fluide à de fortes pressions d'alimentation, il est préférable que la puissance nécessaire pour actionner la valve soit de l'ordre de 50 watts ou moins.Lorsque l'élément chauffant peut être alimenté en faible tension, par exemple Jusqu'à 2C volts, une telle valve a le grand avantage de simplifier l'utilisation des circuits transis- torisés faisant partie dtune boucle de commande automatique, comme on le verra plus bas. En variante, le dispositif de chauffage et/ou de refroidissement peut être constitué d'un système utilisant l'effet bien connu de Peltier~dans lequel un courant électrique circulant à travers la jonction entre deux métaux différents peut, selon son sens de circulation, engendrer de la chaleur ou extraire la chaleur en quantité proportionnelle à la circulation du courant. Si nécessaire, le dispositif de refroidissement peut utiliser des fluides de refroidissement circulant à l'extérieur de la surface du canal du premier élément, parexemple de liteau froide ou des réfrigérants canalisés. Toutefois, il est bien entendu qutune telle disposition de circulation d'un fluide pourrait être également destinée au chauffage seulement ou à la fois au chauffage et au refroidissement. Te réglage du chauffage et/ou du refroidissement peut Qtre effectué par tout moyen commode et peut impliquer par exemple le réglage de la température d'une partie de la valve à un niveau sensiblement constant, par exemple la surface interne du canal du premier élément ou le réglage à une valeur sensiblement constante de l'apport d'énergie ou du débit du fluide d'échange de chaleur vers le premier élément. Aux fins de la présente demande, la valve selon l'invention sera décrite comme comportant un dispositif de chauffage sans que l'invention y soit limitée. Lorsque la chaleur est appliquée au premier élément et que sa température s'élève, il se dilate. En meme temps, la chaleur peut etre transmise du premier au second élément en élevant ainsi la température de celui-ci, ce qui peut provoquer sa dilatation. L'augmentation de la dimension de l'intervalle dépend de la dila- tation relative des deux éléments dans la région de limitation du débit. Le réglage de la dimension de l'intervalle en ajustant le chauffage ou le refroidissement du premier élément est fondamental pour le procédé de 11 invention. Il est évident que l'on peut augmenter la dilatation thermique relative des éléments en refroidissant le second élément d'une certaine manière, par exemple par le fluide proprement dit et/ou par un autre moyen approprié. L'intervalle entre les premier et second éléments dépend de la température réelle de chaque élément au point d'étranglement, et ces températures peuvent dépendre en partie de la circulation du fluide dans la valve. L'effet de cette circulation dépend de la température du fluide et de ses autres propriétés thermiques ainsi que de son débit, mais l'effet est normalement plus important sur la température du second élément, qui est en grande partie entouré par le fluide, que sur le premier élément, qui est influencé directement par le dispositif de chauffage réglé.Si l'on désire atténuer cet effet de la température de la circulation du fluide sur le fonctionnement de la valve, il est possible de réaliser le second élément en une matière présentant un coefficient de dilatation thermique relativement faible, par exemple un alliage disponible dans le commerce de fer et de nickel, de façon que la variation réglée de l'intervalle provienne sensiblement en totalité de la dilatation ou de la contraction thermique du premier élément. Ceci peut être particulièrement souhaitable si la température du fluide est sujette à d'importantes fluctuations. Par ailleurs, la valve peut fonctionner en partie comme dans la technique antérieure, par exemple, de façon à compenser au moins partiellement le changement de la viscosité du fluide en fonction de la température.Toutefois, il convient de souligner que lXutilisa- tion de cet effet compensatoire n'est pas essentielle à la présente invention qui est fondée sur un chauffage ou un refroidissement réglable de façon indépendante pour actionner la valve. La vitesse de réaction de la valve à un changement du réglage établi dépend principalement de la vitesse de variation de la température du premier élément. Cette vitesse peut être déterminée par le pouvoir de transmission de chaleur du dispositif de chauffage utilisé, la capacité calorifique du premier élément et la conductibilité thermique de la matière qui le constitue. En conséquence, les matières constituant les éléments de la varie ainsi que leurs dimensions peuvent eAtre choisies pour conférer à la valve en service une dilatation et une contraction thermiques relatives suffisantes pour obtenir une variation voulue de l'intervalle et une vitesse désirée due réaction. En maintenant les dimensions des éléments de la valve aussi petites que possible, il est possible d'obtenir plus facilement une grande vitesse de chauffage et de refroidissement desdits éléments. Par exemple, la capacité calorifique du premier élément constitué d5une matière donnée peut être maintenue au minimum en donnant à la matière entourant le canal une épaisseur minimale. Les spécialistes se rendront également compte que la sensibilité de la valve, c'est-à-dire sa réaction d'équilibrage à un faible changement du réglage établi, peut être déterminée par un paramètre de la conception et des matières de construction des éléments de la valve, du dispositif de chauffage et de ses commandes. Une valve réalisée aussi légère que possible pour sa taille et sa fonction assure généralement une réponse assez rapide et une grande sensibilité. Comme c'est souvent le cas, lorsque ces caractéristiques sont souhaitées toutes les deux, on préfère par conséquent une construction légère. L'invention peut être utilisée pour régler de grands débits de fluide, mais elle est utilisée de préférence pour régler de faibles débits. Du fait que le fonctionnement de la valve dépend de la dilatation thermique relative de deux éléments dont l'un est un élément d'étranglement à l'intérieur de l'autre, la dimension de l'intervalle est généralement petite en comparaison des dimensions des éléments dans une direction perpendiculaire au sens d'écoulement du fluide. Il est préférable d'appliquer l'invention au réglage de faiblesdébitsd'un fluide à de fortes pressions d'alimentation. Par l'expression "forte pression d'alimenta tion", la Demanderesse entend une pression dgau moins 3,5 fJIPa.Lors- qu'un réglage rapide de débits particulierement faibles d'un fluide dans une grande plage est nécessaire, la taille et la matière des éléments sont choisies noznmalement pour réaliser une petite valve compacte. Aux fins de la présente demande, une valve de l'invention destinée à assurer un faible débit du gaz est une valve qui ne 3 débite pas plus de 140 dm /minde gaz dans des conditions normales de température et de pression. Egalement, le gaz admis dans le canal du premier élément de la valve pour assurer un tel débit de gaz doit être à une pression de préférence d'au moins 3,5 MPa. Selon un phénomène bien connu de lSécouiement des fluides (voir l'article de J.E. Perry "Chemical 3ngineers' Eandbook", 4e édition, 1963, pages 5 à 9), le débit massique d'un gaz dans un ajutage ou orifice ne dépend pas de la pression régnant en aval de ce dernier lorsque le rapport de la pression en aval de ajutage à celle régnant en amont ne dépasse pas une valeur critique qui, pour beaucoup de gaz, est de l'ordre de 0,53. A ce rapport critique des pressions, la vitesse d'écoulement du gaz dans le col de l'ajutage est égale à celle du son dans le gaz dans les conditions régnant dans le col.Si le rapport des pressions est ramené au-dessous de la valeur critique en augmentant la pression en amont, la vitesse dans le col de l'ajutage reste au niveau de celle du son dans les conditions régnantes, mais la plus forte pression régnante se traduit par un plus grand débit massique. Ainsi, à des rapports de pression inférieurs à la valeur critique, le débit massique dépend de la pression régnant en amont ainsi que de la dimension de l'ajutage. Un ajutage ou orifice par lequel un gaz passe dans des conditions telles que le rapport de pressions régnant ne dépasse pas le rapport critique, peut être considéré comme étant un ajutage ou orifice sonique. Les quantités de gaz sont couramment mesurées et exprimées en unités de volume, mais à une température donnée, la quantité ou masse de gaz dgun volume donné dépend de sa pression. t'expres- sion "débit massique" est utilisée par conséquent pour distinguer cet aspect quantitatif du débit volumétrique à une pression régnante. Un système dans lequel un gaz est introduit par un orifice sonique est intéressant si l'on souhaite faire passer un débit massique constant de gaz dans une région de pression fluctuante, la seule condItion étant de s'assurer que la pression régnant en amont de l'orifice soit suffisamment grande pour que le rapport .critique ne soit pas dépassé lorsque la pression fluctuante régnant en aval est maximale (pourvu que la température du gaz d'alimentation reste sensiblement constante). Toutefois, pour obtenir un débit massique désiré, il est normalement nécessaire de choisir une combinaison appropriée de la pression en amont et de la dimension de l'orifice.Si la pression en amont est fixe ou limitée, par exemple par le système disponible d'alimentation en gaz-etZou par la pression maximale en aval susmentionnée, il peut etre nécessaire d'utiliser un orifice de dimension différente pour passer d'un débit désiré à un autre. Il serait donc commode de pouvoir régler la dimension de l'orifice sonique pendant son utilisation. En raison de sa configuration, on a constaté d'une façon surprenante qu'une valve de la présente invention peut agir de la même manière qu'un orifice sonique, avec des rapports de pression critiques analogues à ceux constatés avec des ajutages et orifices soniques de configuration classique. En conséquence, selon l'une de ses caractéristiques, 11 invention concerne un orifice réglable à utiliser dans des systèmes d'alimentation en gaz qui fait appel au phénomène de rapport critique des pressions décrit ci-dessus pour établir un débit massique de gaz sensiblement constant, mais réglable. Le procédé et la valve de l'invention qui sont décrits dans le présent mémoire peuvent être mis en oeuvre pour établir un tel débit massique de gaz sensiblement constant dans une région de pression fluctuante, par exemple dans des récipients réactionnels et des appareils d'extrusion. Toutefois, l'invention s'applique en particulier au dosage de gaz injectés dans des polymères fondus tels que des matières plastiques et des caoutchoucs thermoplastiques pendant qu'ils sont chauffés et transportés dans des boudineuses à vis pour la production de produits en mousse. Dans la technologie de l'extrusion, pour réaliser de tels produits en mousse en utilisant le procédé couramment appelé à injection d'un gaz, un gaz tel que ltazcte, 11 anhydride carbonique ou l2éthylène est injecté sous haute pression dans un poly mère fondu chaud dans une boudineuse à vis. Pour obtenir en mouzse uniforme, il est évident qugil faut maintenir sensiblement constante la masse de gaz dissoute dans une masse donnée du polymère fondu juste avant le moussage. Cependant, la pression de la masse fondue contenue dans la boudineuse varie dans une mesure plus ou moins grande pendant le fonctionnement et,en outre, la variation est sensiblement incontrôlable. Dans des dispositifs connus d'injection d'un gaz dans des polymères fondus en utilisant une différence entre la pression de la source de gaz et la pression de la masse fondue, l'admission du gaz diminue à mesure que la pression de la masse fondue approche celle de la source de gaz. Il a été proposé de rendre le débit massique du gaz dans une boudineuse moins dépendant de la pression de la masse fondue de matière plastique en utilisant des dispositifs limiteurs de débit tels que des tubes capillaires entre la source de gaz et l'orifice d'admission dudit gaz dans la boudineuse. En général, ces dispositifs n'ont pas résolu le problème posé par la fluctuation de la pression de la masse fondue. De plus, ils sont difficiles à réaliser, en particulier lorsque de très faibles débits de gaz sont nécessaires. Le procédé et la valve de l'invention peuvent être mis en oeuvre pour doser le débit massique sensiblement constant des gaz directement dans la région de pression fluctuante de I'ap-e- reil d'extrusion si, ainsi qu'on l'a cité plus haut, le rapport critique des pressions de la valve n'est pas dépassé. Dans certains cas toutefois, les systèmes classiques d'alimentation en gaz tels que des récipients sous pression, ne peuvent pas distribuer le gaz à la valve de 11 invention à une pression suffisamment élevée pour que ladite valve fonctionne commun orifice sonique tout en provoquant ltinjection du gaz dans la boudineuse à une pression toujours supérieure à la valeur la plus élevée de la pression fluctuante de la masse fondue qui s'y trouve. Pour permettre à la valve de fonctionner de la meme manière qu'un orifice sonique tout en surmontant cette difficulté, le gaz peut être dosé par la valve dans orifice d'entrée, par exemple dtun compresseur à diaphragme de capacité suffisante qui est relié à la boudi neuse pour élever la pression du gaz en aval de la valve au ni- veau nécessaire pour 11 injection. Un autre mode d'utilisation de la valve de l'invention conjointement à-un compresseur (et en amont de ce dernier) de façon à distribuer un débit massique de gaz réglé automatiquement à une valeur assez élevée s'applique à un système utilisant un appareil supplémentaire de réglage d'un type classique. Lorsque le compresseur fonctionne à une vitesse constante, le débit de gaz dans ce dernier est fonction à la fois de la pression d'entrée et de la pression de sortie du gaz. Ainsi, un signal dérivé de la mesure de ces pressions par des transducteurs à pression peut être utilisé dans une boucle ou circuit de commande automatique pour régler la quantité de chaleur appliquée au premier élément de la valve de manière à régler le débit massique du gaz dans le compresseur.Ce système peut fonctionner avec une fluctuation de la pression en amont de la valve et de la pression en aval du compresseur et peut conserver son efficacité indépendamment du fait que l'intervalle de la valve fonctionne ou non comme un orifice sonique. En utilisant une valve de l'invention, on a constaté que le débit massique du gaz est moins sensible aux variations de la pression du gaz régnant en amont qu'on aurait pu le craindre. Ceci semble eAtre dû à l'effet de refroidissement du gaz sur le premier élément (le gaz étant lui-même plus froid que le premier élément). Un plus grand débit résultant d'une plus forte pression en amont augmente l'effet de refroidissement sur le premier élément en diminuant ainsi l'intervalle et; en assurant un effet autocompensateur partiel. Cet effet a été constaté en utilisant une valve comportant un second élément en "Invar" de la même façon qu'un orifice sonique avec un élément chauffant électrique alimenté en courant à une puissance constante, mais on présume qu'il peut être démontré d'une façon plus générale avec les valves de l'invention. Cette caractéristique d'autocompensation pour des variations de la pression du fluide en amont peut être accentuée en utilisant un moyen plus efficace pour la transmission de chaleur à partir du premier élément par ie fluide plus froid. Par exemple, un bouchon secondaire s'ajustant étroitement en un métal poreux hautement conducteur peut être placé dans le canal en amont du second élément, mais près de l'élément chauffant externe et de préférence dans la région délimitée par ce dernier.Ce bouchon secondalre, qui peut être lui-nême rajusté dans le canal de façon à limiter l'écoulement, a pour effet d'améliorer la transmission de chaleur entre la surface interne du canal et le fluide plus froid et d'éliminer la chaleur appliquée au premier élément de façon à diminuer la dimension de 11 intervalle, lXéllmination de la chaleur étant fonction du débit du fluide. Un bouchon secondaire comme celui décrit plus haut peut entre aussi utilisé en combinaison avec un dispositif à température constante, tel qu'un échangeur de chaleur, pour assurer le conditionnement du fluide en amont du second élément de la valve si cela est nécessaire. Une valve de l'invention peut être réalisée et/ou réglée de façon que dans toutes les conditions de fonctionnement, il existe au moins un petit intervalle permettant llécoulement du fluide ou bien,en variante, de façon qu'il soit entièrement fermé par un chauffage ou refroidissement approprié du premier élément. Toutefois, on considère qu'une telle valve est plus appropriée pour remplir la fonction d'un étranglement réglable de façon précise que celle d'un robinet d'isolement. te fait que la valve de l'invention puisse ne pas comporter de pièces mobiles nécessitant des joints est particulièrement important dans certains domaines d'application, par exemple lorsqu'un système hermétiquement fermé est nécessaire. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels les figures 1 à 5 sont des coupes partielles schématiques de formes de réalisation de la valve de l'invention vention qui ne sont pas à l'échelle ; dans chaque cas, lorsque l'appareil est en service, le fluide est débité dans le sens des flèches et la valve est représentée dans chaque cas comre-étanU en position sensible ment fermée dans laquelle le second élément s'ajuste étroitement dans le premier ; plusieurs dimensions ont été exagérées pour plus de clarté ; et la figure 6 représente schématiquement un appareillage d'essai utilisant ltune des formes de réalisation de la valve de ltinvention représentées schématiquement sur les figures 1 à 5. En se référant à la figure 1, le premier élément est constitué par un tube 1 ayant une épaisseur sensiblement uniforme et une section circulaire et un passage au canal 2 pour la circulation dtun fluide. Le second élément, une bille sphérique 3, est maintenu en place à l'encontre d'un mouvement axial dans le canal par des pattes 4 à la fois en amont et en aval de la bille qui sont fixées à la surface interne du canal. Comme représenté, la bille 3 présente un ajustage serré.Une chemise 5 entoure le tube dans la région d'étranglement établie par la bille 3 pour chauffer la surface externe du tube par un moyen quelconque (non représenté). lors de ltapplication d'une quantité réglée de chaleur, la plus grande dilatation thermique du tube 1 par rapport à la bille 3 établit un intervalle réglé (non représenté) entre ladite bille et le tube pour permettre au fluide de circuler. La plus grande dilatation thermique du tube 1 par rapport à la bille 3 peut être obtenue en réalisant le tube en une matière ayant un plus grand coefficient de dilatation thermique par rapport à celui de la matière constituant la bille. Ainsi, le tube peut etre en laiton et la bille en acier par exemple. En se référant à la figure 2, le premier élément est constitué par un tube 6 dont une partie de la surface interne présente une conicité sensiblement uniforme. La bille 3 est représentée comme s'ajustant étroitement contre la surface interne du canal dans la région conique, la conicité étant telle qu'en fonctionnement, la section d'écoulement en 7 en aval de la région d'étranglement est plus petite que celle située en 8 en aval de ladite région d'étranglement. La bille 3 est positionnée par une patte de retenue 4 fixée à la surface interne du tube. La chemise 5 est la même que celle décrite en se référant à la figure 1. Le fonctionnement de la valve peut tre analogue à celui décrit en se référant à celle de la figure 1. Sur la figure 3, le premier élément et la chemise sont identiques à ceux de la figure 2. Le second élément est constitué d'un bouchon 9 qui remplace la bille 3 de la figure 2, le bouchon ayant une forme conique et étant destiné à s'ajuster initialement d'une façon serrée contre la surface interne du canal au moins sur une partie de sa dimension axiale. Comme représenté, le bouchon est étroitement ajusté dans les régions 10, 11, la dilatation thermique réglée du premier élément, lorsqu'il est en service, établissant un intervalle réglé pour le débit du fluide dans la région 10. l'ajustage de la région 11 est interrompu par des mé- plats 12, dont un est représenté, pour laisser passer le fluide. La valve fonctionne sensiblement comme on l'a décrit en se référant à celle de la figure 1. Sur la figure 4, le premier élément est constitué d'un tube 13 coudé ou sensiblement en L dont une partie de la surface interne est conique et contenant un bouchon qui s'ajuste étroitement contre la surface interne du canal, comme on l'a décrit en se référant à la figure 3. La chemise 5 est analogue à celle décrite en se référant à la figure 1. le bouchon 9 est maintenu en place de façon à ne pas se mouvoir axialement dans le canal par une tige 14 qui sert également à ajuster la position du bouchon dans le sens axial, en cours de fonctionnement, au moyen d'un organe manuel de réglage 16 et d'une liaison par filetage étanche au fluide 15 entre la tige et le tube comme représenté. Dès qu'un réglage initial a été effectué manuéllement au moyen de l'organe de réglage 16 assisté au besoin par la pression du fluide régnant en amont du bouchon, la valve peut alors fonctionner sensiblement comme on l'a décrit en se référant à la figure 1. Sur la figure 5, le premier élément esiconstitué par un tube 17 qui est conique comme décrit en se référant à la figure 2 et contenant une bille 3 qui s'ajuste étroitement contre la surface interne du canal dans la région conique. La bille 3 est empochée de se mouvoir axialement dans le canal par une tige 18 qui sert également à ajuster la position de la bille dans le sens axial au moyen d'une fente 19 destinée à un tournevis et dtune liaison par filetage 20 entre la tige et la surface interne du tube. la pression du fluide régnant en amont de la bille peut également faciliter le positicnnement de cette dernière en la maintenant contre la tige. Deux encoches longitudinales 21 taillées dans le filetage de la tige permettent au fluide de passer en direction du raccord de sortie 25 qui est relié à un tube de prolongement 22 d'une façon classique. La chemise 5 est identique à celle décrite en se référant à la figure 1.Un bouchon secondaire 23, situé en amont de la bille 3,se compose d'un cylindre creux de métal de haute conductibilité thermique, par exemple de laiton contenant une garniture de toile de cuivre pliée, qui est chauffé ou refroidi par une chemise à température réglée 24 située à l'extérieur du premier élément, qui peut entre utilisée pour ajuster la température du fluide en amont de la bille 3. La valve peut fonctionner sensiblement de la meme manière que celle de la figure 4, son réglage initial étant effectué avant de la relier au tube 22. Sur la figure 6, une forme de réalisation d'urne valve de ltinvention, comme celles décrites en se référant aux figures 1 à 5, est représentée d'une façon symbolique dans un appareillage dressai destiné à doser et à mesurer le débit dtun gaz. En service, le gaz est distribué par un réservoir sous pression 26 par l'intermédiaire d'un régulateur de pression classique 27 à la valve 28 de l'invention. les pressions des gaz en amont et en aval sont mesurées et affichées par des manomètres 29, 30.Lorsque le gaz est distribué, il passe de la valve 28 de 11 invention dans une soupape à pointeau classique 31, utilisée pour faire varier la pression en aval, puis dans un débitmètre classique 32 d'un type capable de mesurer et d'indiquer le débit massique du gaz soit directement, scit en indiquant un débit volumétrique équivalent dans les conditions normales de température et de pression. La température du premier élément de la valve est indiquée par un dispositif d'affichage 33. le mode de fonctionnement de l'appareil- lage d'essai sera décrit plus en détail dans les exemples 1 et 2. Les exemples suivants sont donnés à titre illustratlf mais non limitatif de 11 invention. Exemple 1 On monte dans un appareillage d'essai sensiblement comme celui décrit en se référant à la figure 6, qui le représente schématiquement,une valve analogue à celle reDrésentée sur la figure 5 mais sans le bouchon secondaire ni la chemise à température réglée qui lui est associée. le premier élément de la valve utilisée est constitué dtun tube en laiton de section circulaire ayant un diamètre externe de 9,5 mm et un diamètre interne de 6,30 mm. la surface interne du tube est contre-alésée sur une partie de sa longueur en utilisant une mèche dun diamètre légèrement supérieur à 6,35 mm. On effile ensuite le tube juste au-delà de ltextrémlté forée en meulant et rectifiant la surface pour former un alésage précisément circulaire avec une légère conicité dans laquelle sgajuste un second élément constitué d1une bille d'acier d'un diamètre de 6,35 mm.La bille est retenue par une tige réglable dans le tube lorsque la valve est reliée à un système de distribution d'azote. Un filetage de ltextrémité droite de la tige en prise avec un taraudage du tube permet de régler axialement la tige en utilisant une gorge ménagée dans la tête de cette dernière, qui est destinée à la lame d'un tournevis, avant de relier la sortie de la valve à l'appareillage dgessai.Deux encoches longitudinales taillées dans le filetage de la tige permettent à l'azote de passer vers lSaccouplement de sortie qui comprend un cône male classique destiné à stajuster dans le tube en acier "de sortie du gaz" relié à la soupape à pointeau. l'extrémité d'entrée du tube en laiton est évasée et équipée d'un collier de retenue à vis destiné à ajuster sur un cône analogue du tube en acier "d'alimentation en gaz" provenant du régulateur de pression. Pour atténuer l'effet de la dilatation du tube en laiton et l'augmentation gênante qui en résulte du débit du gaz en regard de la bille sous de hautes pressions, un collier de renforcement en laiton non représenté sur la fIgure 5,ayant un diamètre externe de 15,3 mm et une longueur de 12,7 mm est ajusté étrolte- ment sur l'extérieur du tube dans la région d'étranglement et est entouré de la chemise de chauffage du tube. le renforcement assuré par le collier est suffisant pour permettre d'utiliser des pressions s'élevant jusqutà 14 MPa dans cet exemple. En commençant alors que la valve est dans la position sensiblement fermée à la température ambiante, le réglage précis de ladite valve est effectué en chauffant la surface externe du tube dans la région de l'étranglement établi par la bille en utilisant la chemise contenant un élément chauffant électrique constitué par un tronçon de fil résistant. Le tronçon de fil métallique offre une résistance de 5,75 ohms et est enroulé hélicoSdalement sur un mince manchon en mica et est recouvert d'un ciment siliceux pour former une chemise dtune longueur de 12,7 mm à ajustage serré, fixée au collier entourant le tube. L'enroulement est alimenté par un transformateur à basse tension qui est lui-meme alimenté par un transformateur variable.La puissance d'entrée est déterminée par la résistance de l'enroulement de chauffage et par la tension appliquée. L'azote est distribué à la valve de l'invention par une bouteille classique par l'intermédiaire du régulateur de pression. Les pressions d'azote en amont et en aval de la valve sont mesurées en utilisant des manomètres classiques du type Bourdon et sont réglées par un régulateur classique et une soupape à pointeau en aval de la valve respectivement. Une soupape à pointeau supplémentaire, non représentée sur la figure 6, est incorporée dans lXappareillage d'essai entre la bouteille de gaz et le régulateur de pression. Un débitmètre monté dans la canalisation en aval de la soupape à pointeau représentée est utilisé pour mesurer le débit du gaz dans l2appareil d'essai, et le gaz passe dans l'atmosphère à partir du débitmètre. Le débitmètre présente une plage de mesure s'élevant jusqu'à 45 dm3A2fl à la pression atmosphérique. Etant donné que le gaz passant dans le débitmètre est évacué directement dans ltatmosphère, l'affichage du débit volumétrique qui est mesuré dans des conditions constantes de température et de pression est directement proportionnel au débit massique du gaz. La température du tube est mesurée en utilisant un thermocouple classique dont la jonction est introduite dans un trou de 1,52 mm percé longitu dinalement dans-le collier en laiton. Les résultats obtenus avec lsappareillage d'essai décrit ci-dessus sont donnés sur le tableau I après l'exemple 2.Si les valeurs de la colonne 7 du débit d'azote ajustées convenaklement pour permettre la variation de la pression en amont sont tracées sous forme de diagramme par rapport aux températures du tube de la colonne 5, on obtient une relation presque linéaire. Exemple 2 Dans cet exemple, on utilise la valve de lsinvention et l'appareIllage d'essai de l'exemple 1 avec les modifications suivantes le premier élément de la valve utilisée est constitué dtun tube en acier inoxydable de section circulaire ayant les mimes dimensions que le tube en laiton de l'exemple 1 et contrealésé de la meme manière que ce dernier. On utilise un second élément en forme de bouchon comme celui décrit en se référant à la figure 3.Le bouchon est réalisé en tournant un bloc de 8 mn environ pour former à une extrémité une partie d7une longueur de 25,4 mm dont la section décroît d'un diamètre de 6,35 mm à un diamètre de 6,22 mm à l'extrémité ; on le meule et le rôde dans l'alésage du tube en acier à l'extrémité de la partie contrealésée jusquXà ce qu'on obtienne une région à ajustage serré d'une longueur d'environ 12,7 mm à l'extrémité de la tige, cette région à ajustage serré de la tige étant ensuite usinée pour former le bouchon décrit plus haut et représenté sur la figure 3. La région d'étranglement du bouchon est constituée par une nervure d'une largeur de 0,64 mm qui reste après l'usinage. le bouchon est maintenu en place dans le tube conique meulé et rectifié, lorsque la valve est reliée 2 l'appareillage d'essai, par une tige réglable comme celle décrite dans l'exemple 1 en se référant à la figure 5. La chemise utilisée comporte un élément chauffant électrique constitué d'un fil métallique offrant une résistance de 10 ohms enroulé de la meme façon qu'on l'a décrit dans exemple 1, excepté que le manchon isolant est fixé directement au tube en acier inoxydable en supprimant le collier utilisé dans l'exemple 1. On a fait fonctionné la valve et l'ap pareil fessai de la mEme manière qu'on lXa décrit dans l'exemple 1. En utilisant ce système, on a constaté que (1) le débit d'azote augmente d'une façon presque linéaire avec la température, ainsi jupon l'a déjà observé lors du fonctionnement de la valve utilisée dans exemple 1; (2) le débit d'azote (lorsque le rapport critique des pressions n'est pas dépassé) est indépendant de la pression en aval à une température fixe du tube, mais est directement proportionnel à la pression en amont. Le rapport critique des pressions pour l'azote est de 0,528 (voir l'article de J.H. Perry "Chemical Engineers' Handbook" 4e édition, 1963, pages 5 à 9 pour la formule du rapport critique des pressions en fonction du rapport (k) des chaleurs spécifiques à une pression constante et à un volume constant et pages 3 à 131 pour la valeur du rapport des chaleurs spécifiques à 2880K et une pression de 1 bar). les résultats obtenus en utilisant l'appareil décrit cidessus et l'appareillage d'essai décrit dans l'exemple 1 sont donnés sur les tableaux II, III et IV ci-après pour démontrer que le débit d'azote dépend de la température du tube (tableau II), que le débit ne dépend pas de la pression en aval (tableau III) et que le débit dépend de la pression en amont (tableau IV). TABLEAU I Tension Puissance, Pression Pression en Tempé- Débit (B) appliquée, W en amont aval, EPa rature volts (A) du tube, MPa K dm /min B/A 5,1 4,5 10,55 0 291 9,0 0,85 6,1 6,5 10,3 297 10,8 1,05 7,0 8,5 1G,15 0 301 12,6 1,24 8,1 11,4 10 307 15,3 1,53 9,2 14,7 1C O 314 18,5 1,85 10,0 17,4 9,65 0 320 20,3 2,11 11,2 21,8 9,65 o 327 23,4 2,43 LELTJ T Tension Puissance, Pression n Pression en Temré- Débit(B) appliquée, W amont (A) aval, MPa rature V MPa du tube, dm/min B/A 0K 0 0 8,27 0 289 2,25 0,275 5,2 2,7 8,27 0 309 3,6 0,435 6,8 4,6 8,27 0 322 6,3 0,762 8,2 6,7 7,93 0 335 9,0 1,17 10,0 10,0 7,73 0 348 12,2 1,58 11,5 13,2 7,65 0 366 15,8 2,07 12,9 16,6 7,59 0 385 18,5 2,44 14,5 21,0 7,24 0 415 22,0 3,04 TABLEAU III Tension Puissance, Pression en Pression en Tempé- Débit (B) appliquée, W amont (A) aval, MPa rature V MPa du tube, dm /min B/A 0K 11,0 *12,1 8,27 6,90 373 10,8 1,31 11,0 12,1 8,27 5,92 371 15,8 1,91 11,0 12,1 8,27 4,82 369 16,2 1,96 11,0 12,1 8,27 3,44 368 15,8 1,91 11,0 12,1 8,27 1,72 368 15,8 1,91 11,0 12,1 8,27 0 368 15,8 1,91 TABLEAU IV Température constante du tube = 378 K Pression en Pression en Débit (B) amont (A) aval, MPa dm3/min B/A 6,2 3,1 8,1 1,31 6,2 2,76 8,6 1,37 6,2 2,07 8,6 1,37 6,2 0 8,8 1,42 4,14 o 5,6 1,35 4,48 o Ç,3 1,40 7,58 0 10,4 1,39 10,7 0 14,9 1,39 11,7 0 15,8 1,39 13,1 0 17,1 1,31 14,5 0 18,5 1,28 Il va de soi que le procédé et l'appareil décrits peuvent subir diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. TZEVEIUDICA-IOSU 1. Procédé de réglage du débit d'un fluide d'une région de'haute pression à une région de basse pression, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer le fluide d'une région de haute pression dans un canal dpun premier élément à une région de basse pression, le débit du fluide entre lesdites régions étant limité par un second élément qui est placé dans le canal, et à chauffer ou refroidir de façon réglée le premier élément par un moyen situé à ltextérieur du canal au moins dans une région correspondant à la position du second élément afin de régler la dimension d'un intervalle destiné à laisser passer le fluide entre la surface interne du canal du premier élément et la surface périphérique du second élément, la dimension de I'interva- le étant réglée dans une direction sensiblement perpendiculaire au sens d'écoulement du fluide afin derégler le débit du fluide dans ledit intervalle. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluide est un gaz. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluide est un liquide à bas point dtébullition. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier élément est en une matière ayant un coefficient de dilatation thermique supérieur à celui de la matière constituant le second élément. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les premier et second éléments sont en des matières qui sont bonnes conductrices de la chaleur. 6. Valve de réglage du débit d'un fluide d'une région de.haute pression à une région de basse pression, caractérisée en ce qutelle comporte un premier élément présentant un canal pour l'écoulement du fluide, un second élément limitant le débit dans le canal du premier élément, un organe à l'extérieur du canal du premier élément pour chauffer celui-ci et, le cas échéant, en extraire la chaleur d'une façon réglée au moins dans une région correspondant à la position du second élément, les premier et second éléments permettant d'établir, par application de chaleur au premier élément et, le cas échéant, par extraction de chaleur de celui-ci, un intervalle réglé entre la surface Interne du canal du premier élément et la surface périphérique du second élément. 7. Valve selon la revendication 6, caractérisée en ce que le premier élément est en une matière ayant un coefficient de dilatation thermique supérieur à celui de la matière du second élément. 8. Valve selon la revendication 6, caractérisée en ce que les premier et second éléments sont en des matières qui sont bonnes conductrices de la chaleur. 9. Valve selon la revendication 6, caractérisée en ce que le premier élément présente un canal tubulaire coniaue de section généralement circulaire, le second élément ayant la forme d'une bille sphérique logée dans le canal tubulaire.