La présente invention concerne un procédé de formage de tubes, notamment de tubes métalliques, ainsi qu'un dispositif des tiné particulièrement à mettre en oeuvre ce procédé, La technique habituellement miseen oeuvre jusqu'à maintenant pour former un tube consiste d'une manière gé-nérale, à le travailler extérieuremente Ainsi peur conifier un tube afin de l1uti- liser par exemple comme avertisseur sonore, on martèle ce tube afin de le rétrécir d'une extrimité à l'autre Ce martelage nécessite la réalisation de machines complexes onéreuses et bruyantes Le niveau sonore pendant le fonctionnement de ces machines est tel qu'elles doivent Qtre partiellement enterrées et que les opérateurs doivent porter des casques as isolement phonique. Par ailleurs les matrices de martelage doivent Qtre changées à chaque modification des dimensions du tube à former et elles ne peuvent réaliser que des tubes cylindriques évasés à une extrémité. Ceci limite le domaine d'applications du produit obtenu. Comme la matrice de martelage comporte un ensemble de marteaux, les surfaces extérieure et intérieure du tube conformé après martelage présentent de ce fait une multitude de facettes. On est donc amené à compléter le' martelage par une conteuse opération de polissage de la surface extérieure du tube, tandis que les facettes de sa surface intérieure ne peuvent en général etre rectifiées. Similairement à la conification de tubes par martelage extérieur, le tréfilage des tubes métalliques consiste, comme on le sait, à façonner ces tubes extérieurement en les faisant passer dans des filières femelles de dimensions décroissantes0 Ainsi pour obtenir un tube de section rectangulaire ou carrée b partir d'nn tube à section circulaire on réalise d'abord une section polygonale, qu'on rectifie progressivement dans les filières successives de la chaîne, pour aboutir finalement à la section rectangulaire recherchée, Les filières femelles de ces machines sont très onéreuses et la lenteur de l'exécution de ce procédé de tréfilage en limite considérablement la productivité. De plus un recuit des pièces est nécessaire à chaque opération, ce qui détruit complètement l'état originel du métal. L'invention a pour but de remédier aux inconvénients pré- cités en permettant de réaliser de façon notablement plus économique des articles de neilleure qucllté, Suivant l'invention, le procédé de formage de tubes notamment métalliques, est caractérisé en ce qu'on engage à l'intérieur du tube un mandrin dont la configuration correspond à celle que lton veut donner au tube, en ce quton chauffe le mandrin jusqugà une température suffisante pour permettre un recuit du tube et sa déformation plastique, et en ce que, quand cette température est atteinte, on réalise un glissement relatif entre le tube et le mandrin pour recuire le tube et lui faire épouser la configuration du mandrin par expansion sur une partie au moins de la longueur dudit tube, apres quoi on sépare le tube du mandrin0 Le formage du tube par un mandrin intérieur permet entre autres avantages, l'obtention d'un tube entièrement exempt dtirré- gularités tant sur sa surface interne que sur sa surface externe. Suivant un mode de réalisation du procédé conforme à 11in- vention, on maintient le mandrin fixe et on fait avancer le tube autour du mandrin. Ce dernier peut presenter une configuration quelconque à laquelle on peut ainsi ajuster le tube par expansion progressive sur le mandrin. L'invention a également pour objet un dispositif destine particulièrement å mettre en oeuvre le procédé précité,ce dispositif comportant des moyens pour former un tube et pour l'évacuer après conformation. Suivant l'invention, ce dispositif est principalement caractérisé en ce qu'il comprend un mandrin métallique monté sur un support et dont la configuration correspond à celle prévue pour le tube, des moyens pour chauffer ce mandrin jusqulà une température suffisante pour permettre une expansion du tube sur le mandrin, et des moyens pour provoquer un glissement relatif entre le mandrin et le tube. Selon un mode de réalisation préféré, les moyens de chauf fage du mandrin comprennent un circuit électrique haute fréquence qui comporte un-inducteur entourant le mandrin à une distance de celui-ci sensiblement supérieure à ltépaisseur du tube â former. Le rendement du chauffage par courant haute fréquence est le plus élevé actuellement obtenu. D'autre part l'utilisation d'un inducteur à spires entourant le mandrin permet de localiser le chauffage de maniere très précise. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs - la figure 1 est une vue partielle simplifiée avec coupe illustrant le procédé conforme à l'invention. - la figure 2 est une vue en élévation avec coupe partielle d'une première réalisation du dispositif conforme a' l'invention. - la figure 3 est une coupe partielle à échelle agrandie du dispositif de la figure 2 montrant les moyens de support du man- drin. - la figure 4 est une channe synoptique du circuit électrique de chauffage du mandrin. - la figure 5 est une vue en élévation partielle avec coupe axiale dtune seconde réalisation applique au tréfilage de tubes du dispositif prévu par l'invention. - la figure 6 est une vue en perspective partielle simplifiée montrant essentiellement le mandrin de la réalisation de la figure 5. - la figure 7 montre une coupe partielle à échelle agrandie du dispositif de la figure 5. Dans la réalisation des Figures 1 à 4 le dispositif conforme à l'invention comprend un bati 2 en H comportant une console transversale 3 supportant un socle central 5 sur lequel est disposé un mandrin 6. Celui-ci présente un corps évasé 6b surmonté par une teAte sensiblement cylindrique 6a d'axe X-X' vertical. Bien entendu cette configuration du mandrin 6 n'est donnée qulà titre dfexemple et peut etre quelconque en fonction de la géométrie particulière voulue pour le tube à former. Le socle 5 porte un plateau 7 comportant une ouverture centrale permettant dtembîter le mandrin 6 dans ce plateau 7. Des tiges métalliques 12 traversant la console 3 relient le plateau 7 à une semelle li montée sous la console 3 des ressorts de rappel 13 coaxiaux aux tiges 12 étant interposés entre la console 3 et la semelle 11. Un vérin à double effet 70 de préférence hydraulique est disposé sous la semelle 11, sa tige d'actionnement 70a étant ap proximativement coaxiale à 1'axe XX' et solidarisée de la semelle 11 par exemple par vissage Le vérin 70 est alimenté par un groupe hydraulique 8 auquel il est relié par des conduites schématisées par des traits mixtes 10. Un second vérin 14 à double effet alimenté par le groupe hydraulique 8 au moyen de conduites 15, est monté à la partie supérieure du bati 2. Sa tige d'actionnement 14a est coaxiale à l'axe vertical X-X' et porte une plaque circulaire terminale 17. Lorsqutun tube à former 9 est positionné sur la tête 6a du mandrin 6, le déclenchement du vérin 14 permet de pousser le tube 9 sur le mandrin 6 par la plaque d'appui 17. Suivant une particularité de l'invention le dispositif comprend un circuit électrique 18 haute fréquence de chauffage du mandrin 6. Le circuit 18 comprend d'úne part un inducteur 16 constitué par des spires métalliques entourant la partie évasée 6b du mandrin 6 à une 'distance de celui-ci sensiblement supérieure à l'épaisseur du tube 9 à former, et d'autre part (Fig. 4) une sonde 22 de régulation de la température du mandrin 6 disposée à 1 intérieur de ce mandrin. La sonde 22 commande un étage d'amplification 23 associé à un régulateur électronique 24 connu en lui-même et qui commande un moteur de réglage 25, de préférence potentiométrique. Le régulateur 24 est également relié d'une part à un générateur haute fréquence 19 et d'autre part à l'inducteur 16. La console 3 est de hauteur réglable en fonction-de la longueur des différents tubes à former. Dans le cadre de la mise en oeuvre du procédé conforme à ltinvention le fonctionnement de ce dispositif est le suivant La tige 14a du vérin 14 étant rétractée, on emboîte le tube 9 à former sur la tete 6a du mandrin 6 (Fig. 1). Le corps évasé 6b du mandrin 6 ayant la configuration que lton veut donner au tube 9, on chauffe tout d'abord le mandrin 6 en mettant sous tension le générateur haute fréquence 19. Le mandrin 6 est ainsi chauffé jusqu'a une température suffisante pour réaliser un recuit du tube 9 et pour permettre sa déformation plastique. Cette température dépend bien entendu de la nature du matériau dont est constitué le tube 9. Par exemple pour un laiton de norme UZ 36 la température nécessaire est de 650 à 7000 Celsius. Lorsque cette température est atteinte, on actionne le vérin 14 pour pousser le tube 9 sur le mandrin 6. Celui-ci restant bien entendu fixe on réalise ainsi un glissement relatif entre le tube 9 et le mandrin 6 au cours duquel le tube 9 est recuit et épouse la configuration du corps 6b du mandrin 6 par expansion. Cette expansion peut etre exécutée sur une partie seulement de la hauteur du corps 6b du mandrin 6 ou sur sa totalité. Corrélativemént le tube 9 peut donc etre expansé soit en partie soit en totalité, en fonction de sa longueur. Dans L'exemple décrit le formage du tube 9 est poursuivi jusqutà ce que l'extrémité du tube 9 qui se trouve au contact du mandrin 6 arrive au contact du plateau 7 (Fig. 2-3). L'expansion du tube 9 pourrait le cas échéant etre poursuivie au-delà de ce stade, la périphérie de l'extrémité de ce tube 9 au contact du plateau 7 prenant alors la forme d'un anneau aplati. Quand l'extrémité du tube 9 commence à pénétrer entre l'inducteur 16 et le mandrin 6 sous la poussée du vérin 14, ce tube 9 forme cage de Faraday pour la partie de l'inducteur 16 située en ragard,-ce qui modifie considérablement le rendement de l'inducteur 16. La température de la partie du mandrin 6 recouverte à ce stade par le tube 9 tend alors à diminuer. La sonde de régulation 22 permet de corriger cette variation de température pour maintenir la température à sa valeur de consigne. Elle transmet un signal à ltétage d'amplificatien 23 qui le transmet à son tour au régulateur 24. Celui-ci comporte, de tuaniere connue en elle-même, deux relais à action çroportionnelle, intégrale et dérivée qui commandent le moteur potentiométrique 25. Le régulateur 24 modifie l'intensité du courant dans le générateur 19 et transmet cette intensité corrigée à l'inducteur 16 ce qui rétablit la température du mandrin 6 à sa valeur de consigne. On fait corrélativement avancer de façon continue et égu- lire le tube 9. Pendant toute la dur-=e de sa descente sur le corps évasé 6b du mandrin 6, la température de ce dernier est ainsi régulée0 A l'issue de cette opération la tige 14a du vérin 14 est relevée et on actionne le vérin 70. La semelle 1 fixée à la tige 70a du vérin 70 subît alors une poussée vers le haut qui est transmise au plateau extracteur 7 par les tiges de liaison 12. Le plateau 7 est donc soulevé et décolle du mandrin 6 le tube 9 qui peut ensuite etre évacué vers un poste de refroidissement. Après décollement du tube 9 du mandrin 6 on actionne le vérin d'éjection 70 en sens inverse pour ramener le plateau extracteur 7 au contact du socle 5. Les ressorts de rappel 13 écartent ensuite la semelle 11 de la console 3 et la ramènent à sa position initiale. Si le tube 9 est métallique, on choisit de préférence un état initial écroui. En effet on a constaté qutun état écroui confère à ltebau- che constituant le tube à former une meilleure résistance à la poussée par le vérin 14 et à l'extraction par le vérin 70, ainsi qu'une meilleure tenue générale pendant le formage. Le recuit que subIt la partie déformée du tube 9 au fur et à mesure de sa progression sur le mandrin 6 ramollit le métal ou l'alliage dont est constitué ce tube 9. Toutefois, l'expansion du métal qui se produit en même temps que ce recuit augmente la tension interne dans le métal, et compense en grande partie les effets du recuit0 De ce fait on constate qu'après expansion sur le mandrin 6 et refroidissement, le métal ou l'alliage dont est constitué le tube 9 retrouve pratiquement son état écroui et sa dureté dori- gine. Le mandrin 6 doit être réalisé en un matériau approprié à un chauffage par courant haute fréquence. Ce matériau doit à cet effet présenter une haute résistivité pour permettre un rendement satisfaisant du générateur 79, et s'oxyder le moins possible pendant son chauffage. Une résistance à à l'usure élevée est également souhaitable. Des recherches ont permis d'établir que les aciers spéciaux au nickel-chrome répondaient à ces impératifs. Le nickel confère en effet une haute résistivité à l'acier, tandis que le chrome lui assure une excellente résistance à l'usu- re et à l'oxydation. Les essais ont montré que des résultats particulièrement intéressants étaient obtenus avec un acier au nickel-chrome de la composition suivante (les pourcentages étant exprimés en poids) Fe : 54 % - Cr : 25 k - Ni : 20 % - Si : 0,5 % - C : 0,5 %. Exemple numérique On exposera ôi-aprè's, à titre d'exemple numérique, l1applica- tion du procédé conforme à l'invention à l'expansion d'une ébau- che cylindrique en laiton. On a constate que l'expansion d'une ébauche en laiton sur un mandrin tel que le mandrin 6 n'est pas réalisable si ce laiton contient un pourcentage notable de plomb. Cette constatation peut s'expliquer par le fait que le plomb diminue la ductilité du laiton et par conséquent sont aptitude à l'expansion. On choisit donc un laiton pratiquement exempt de plomb et à l'état écroui, tel que le laiton Uz 36 (norme AFNOR). Les dimensions de l'ébauche cylindrique sont par exemple les suivantes : - ,hauteur : 180 mm - diamètre intérieur : 16 mm - diamètre extériellr : 18 mm Le mandrin choisi présente une tette cylindrique emboîtable dans cette ébauche, un corps évasé sensiblement tronconique tel que le corps 6b visible sur les Figures 1 à 3, et une partie ter minale de profil approximativement exponentiel. Il est réalise en un acier au nickel-chrome dont la composition est de préférence identique à celle mentionnée ci-dessus. Les dimensions du mandrin correspondant à cette ébauche sont les suivantes : diamètre à la base de 120 mm, hauteur de 130 mm. La fréquence du courant fourni par le générateur 19 est réglée à une valeur d'environ 150 kilocycles, la puissance du générateur 19 étant de 10 KVA. On met en place l'ébauche sur la tete du mandrin puis on déclanche le chauffage du mandrin, une température de 700 C étant atteinte en 30 secondes environ. On pousse alors l'ébauche sur le mandrin en réalisant son expansion sur environ les deux tiers de sa hauteur à une vitesse de sensiblement 1,50 mètre/mn. La partie inférieure approximativement exponentielle du tube formé a une hauteur de 90 mm environ. Le diamètre intérieur du tube entre la partie tronconique et sa partie exponentielle est sensiblement de 40 mm tandis que le diamètre intérieur-de son embouchure est de 110 nun. L'épaisseur initiale du tube étant de 1 mm on a constaté ce résultat surprenant que la perte d'épaisseur à l'embouchflre du tube n'est que de 1/10 de mm environ, alors que le tube a été expansé sur les 2/3 de sa hauteur. Le tube ainsi conformé conserve donc quasi-totalement sa solidité initiale. Ce résultat avantageux peut stexpliquer de la manière suivante : au début du formage 1'expansion du métal de l'ébauche se réalise bien avec une perte d'épaisseur mais elle s'exécute ensuite par diminution de la hauteur du tube au fur et à mesure de sa progression sur le mandrin. Plus précisément il semble que l'on passe du premier au second de ces deux stades du formage quand l'angle entre la tangente à une génératrice du tube 9 et l'axe X-Xt de ce tube 9 dépasse 4 degrès environ. La perte d'épaisseur est donc-pratiquement compensée par l'apport de matière provenant de la partie supérieure du tube. D'autre part on a constaté que quelle que soit la hauteur du tube, pour une configuration et un alliage déterminés, la diminution de sa hauteur était proportionnelle à la différence des diamètres obtenus après expansion. En plus des avantages déjà mentionnés, le procédé et le dispositif conformes à ltinvention en présentent d'autres Les spires de l'inducteur 16 délimitent un volume dont le contour enveloppe celui du corps 6b du mandrin 6 à faible distance de celui-ci. Cette disposition assure une très bonne repartition de la chaleur sur le mandrin 6. D'autre part la spire supérieure de l'inducteur 16 ne dépassant pas le niveau supérieur de la partie expansée du tube 9, seule cette partie expansée est soumise au recuit. Tout gaspillage d'énergie calorifique est donc évité, de même qu'un recuit nuisible dye la partie non expansée du tube 9. Ltemploi d'un circuit électrique haute fréquence associé à l'utilisation de spires formant ltinducteur 16 permet, d'une part de réaliser un chauffage très localisé comme déjà indiqué, mais aussi d'autre part de réduire très notablement ltoxydation superficielle du mandrin 6. De plus ce genre de chauffage est considérablement plus rapide que le chauffage ordinaire par resistances. Comme on l'a vu en effet à propos de l'exemple numérique ci-dess,us, le mandrin 6 atteint une température de 700 C en 30 secondes seulement, Cette température peut etre atteinte en 8 secondes lors du formage du tube suivant. Le chauffage par courant haute fréquence est aussi particulièrement avantageux par rapport à un chauffage par chalumeau par exemple, car il évite la formation de calamine sur le mandrin 6. Le système constitué par le vérin 70, la semelle 11, les tiges de liaisons 12 et le plateau 7 permet de décoller aisèment le tube 9 du mandrin 6 après expansion. La sonde de régulation thermique 22 maintient à la valeur constante désirée la température du mandrin 6 au fur et à mesure de la descente du tube 9, et assure de ce fait le déroulement satisfaisant et régulier de son expansion. Dans la réalisation illustrée aux Figures 5 à 7, le tube 32 à conformer est engagé horizontalement entre deux montants 27~, 27b d'un bati 26 de support. Le montant 27a est déplaçable parallèlement a' l'axe Y-Y' du tube 32 et maintenu contre ce tube par un organe de rappel élastique tel qu'un ressort 36. Le mandrin 29 comporte, dans cet exemple, une partie tronconique 29a prolongée par un parallélépipède rectangle 29b à section carrée. Le mandrin 29 est fixé à l'extrémité d'une tige 31 montée à l'intérieur du tube 32 et coaxialement à celui-ci. Dans le mode de réalisation représenté, le mandrin 29 comporte à cet effet un trou axial taraudé 20 dans lequel est vissée l'extrémité de la tige 31. Celle-ci est reliée à un organe de traction non représenté, tel que de préférence un vérin hydraulique qui peut solliciter la tige 31 dans le sens de la flèche G, suivant l'axe I-VIo La tige de traction 31 comprend un conduit axial 33 débouchant dans une chambre 34 ménagée à l'intérieur du mandrin 29. La chambre 34 communique avec la périphérie du mandrin 29 par des perçages 35 qui débouchent sensiblement à la base de la partie tronconique 29a. L'inducteur 28 est constitué, comme dans la réalisation précédente, par des spires creuses enroulées autour du mandrin 29 le long de sa partie tronconique 29a. Elles sont refroidies par une circulation d'eau dans les conduits intérieurs 28a formés par lesdites spires. L'inducteur 28 est déplaçable suivant l'axe Y-Y' dans le sens de la flèche G', grace à des moyens connus en eux-memes et non représentés. Le fonctionnement de cette réalisation est le suivant On introduit le tube 32 à conformer entre les montants 27a, 27b entre lesquels il est maintenu par le ressort de rappel 36. L'inducteur 28 est par ailleurs disposé à distance suffisante de la périphérie du tube 32, compte-tenu des dimensions de la section du parallélépipède 29b. La tige 31 étant vissée dans le mandrin 29, on la monte à coulisse à travers les montants 27a, 27b dans lesquels des ouvertures sont ménagées à cet effet, et on raccorde la tige 31 à son vérin de traction. L'inducteur 28 occupant la position visible Fig. 5 et le mandrin 29 étant partiellement engage dans le tube 32 on déclenche le chauffage haute fréquence. Quand le mandrin 29 atteint sa température de consigne on déclenche sa traction par le tube 31 à ltintérieur duquel il pénètre alorsentièrement. En méme temps on injecte un gaz neutre tel que 1 t argon dans le conduit 33, suivant la flèche Ko Ce gaz entre dans la chambre 34 et les perçages 35 (flèches K'). L'écoulement de ce gaz entre le tube 32 et la base paral lélêpipèdique 29~ du mandrin 29 est rendu pratiquement impossible par la pension du tube 32 qui épouse étroitement le contour du parallelépipède 29b. Celui-ci décollé très légèrement par contre le tube 32 dè la partie tronconique 29a, ce qui permet au gaz neutre de pénétrer entre le tube 32 et la partie tronconique 29a du mandrin. Le gaz s'écoule ensuite librement autour du tube 31 (flèches K-' ). Il se forme ainsi un coussingazeux entre la partie tron- conique 29a et le tube 32. Ce coussin gazeux facilite le glissement du tube 31 sur le mandrin 29 et évite tout début de calam- nage du mandrin 29, en chassant l'oxygène autour de la surface de celui-ci. Comme dans la réalisation des Figures 1 à 4, l'introduction du tube 32 entre Itinducteur 28 et le mandrin 29 entraîne un effet de cage de faraday et une diminution corrélative de la temps pérature du mandrin 29. Quand le mandrin 29 a atteint la position illustrée à Figure 7, c'est-à-dire lorsqu'il est entièrement engagé à l'intérieur du tube 32, on rétablit manuellement sa température à la température de consigne par réglage du générateur haute fréquence (non représenté) auquel est relié l'inducteur 28. Puis on déplace ce dernier dans le sens de la flèche Gt en meme temps que le mandrin 29 progresse dans le sens de la flèche G, en veillant à ce que l'inducteur 28 entoure constamment la partie tronconique 29a. Au cours de cette progression il nLest pas nécessaire de procéder à des corrections de la température du mandrin 29 qui demeure à sa valeur de consigne après le réglage précité. La régulation thermique par sonde décrite dans la réalisation des Figures 1 à 4 n1 est donc plus ici nécessaire. Quand le mandrin 29 atteint le montant 27a, on écarte celui-ci et on retire le tube 32 expansé à une section carrée correspondant à celle du parallélépipède 29b. Les essais ont montré l'intérêt tout particulier de ltargon comme gaz protecteur du mandrin 29. Il a en effet été constaté que l'utilisation de ce gaz écarte tout risque d'explosion qui pourrait se produire en mettant un autre gaz au contact des. graisses dont est souvent recouvert le tube 32 à formera Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et peut comporter des variantes d'exécution. Ainsi quand le volume du mandrin 6 est trop réduit pour permettre d'y introduire une sonde de régulation thermique, on pourra disposer une sonde optothermique à l'extérieur du mandrin (ce genre de sonde étant connu en lui-même). D'autre part, les tubes à expanser peuvent être non seulement métalliques mais également en matière plastique; la température de chauffage du mandrin (6,29) étant alors bien entendu choisie de façon appropriée à la matière dont est constitué le tube. Les tubes expansés par le procédé et le dispositif conformes à l'invention sont susceptibles d'applications industrielles extrêmement diverses, gracie à leurs configurations qui peuvent etre quelconques : avertisseurs sonores, pieds de chaises ou de tables, paraboles de phares de véhicules, sondes médicales etc.. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé' de formage de tubes notamment métalliques, caractérisé en ce qu'on engage à 11 intérieur du tube un mandrin dont la configuration correspond à celle que l'on veut donner au tube, en ce qu'on chauffe le mandrin jusqu'à une température suffisante pour permettre un recuit du tube et sa déformation plastique, et en ce que, quand cette température est atteinte, on réalise un glissement relatif entre le tube et le mandrin pour recuire le tube et lui faire épouser la configuration du mandrin par expansion sur une partie au moins de la longueur dudit tube après quoi on sépare le tube du mandrin, 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait avancer le tube sur le mandrin par exemple au moyen dtun vérin, le mandrin restant fixe. 3. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le tube restant fixe, on forme le tube en faisant avancer le mandrin à l'intérieur du tube sur une distance correspondant à la longueur à former, 4. Procédé conforme à la revendication 3, caractérisé en ce quton injecte, entre le mandrin et le tube, un gaz protecteur tel que 11 argon. 5. Procédé conforme à l'une des revendications I à 4, caractérisé en ce quton chauffe le mandrin par un courant électrique haute fréquence. 6. Procédé conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que la fréquence du courant est d'environ 150 kilocycles. 7. Procédé conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le mandrin est réalisé en un acier de haute résistivité et de résistance à l'usure suffisante, tel qu'un acier au nickel-chrome. 8. Procédé conforme à l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on maintient la température du mandrin à une valeur constante pendant toute la durée du formage du tube. 9. Dispositif particulièrement destiné à mettre en oeuvre le procédé conforme à ligne des revendications 1 à 8, comportant des moyens pour former un tube et pour l'évacuer après conformation, caractérisé en ce qu'il comprend un mandrin métallique monté sur un support et dont la configuration correspond à celle prévue pour le tube, des moyens pour chauffer ce mandrin jusquà une température suffisante pour permettre une expansion du tube sur le mandrin, et des moyens pour provoquer un glissement relatif entre le mandrin et le tube0 1oh Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce outil comprend un circuit électritlue..laute fréquence de chauffage du mandrin et en ce que ce circuit comprend un inducteur entourant le mandrin à une distance de celui-ci sensiblement supérieure à l'épaisseur du tube à former, il. Dispositif conforme à la revendication 10, caractéri s en ce qu'il.comprend une sonde de régulation de la température du mandrin reliée au circuit électrique haute fréquence, et en ce que cette sonde est disposée soit à l'intérieur, soit à l'exté- rieur du mandrin 12.Dispositif conformé à la revendication 11, caractérisé en ce que la sonde commande un étage d'amplification associé à un régulateur électronique commandant un moteur de réglage, ce régulateur électronique étant relié d'une part à un générateur haute fréquence et d'autre part à un inducteur. 13. Dispositif conforme à l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que le mandrin est solidaire du support, ce dernier étant fixe, et en ce que ce dispositif comprend un premier vérin, notamment hydraulique, de poussée du tube autour du iriandrin, et un second vérin d'éjection du tube conformé sur le mandrin. 14. Dispositif conforme à l'une des revendications 9 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour fixer le tube à conformer et des moyens pour déplacer le mandrin à l'intérieur du tube0 15. Dispositif conforme à la revendication 14, caractéri s en ce qu'il comprend un bâti de support pour le tube, ce bâti comportant deux montants dont l'un est déplaçable et soumis à un organe de rappel élastique destiné à le maintenir contre le tube, et en ce que le mandrin est fixé à ltextrémrté d'une tige montée coaxialement au tube et reliée à un organe de traction tel qu'un vérin. 16. Dispositif conforme à la revendication 15, caractérisé sé en ce que la tige de traction du mandrin comporte un conduit axial d'injection d'un gaz protecteur de la surface du mandrin, tel que l'argon, ce conduit débouchant dans une chambre ménagée à l'intérieur du mandrin et communiquant avec la périphérie du mandrin par au moins un perçage.