L'invention se rapporte à un procédé et à un appareillage permettant de réaliser des armatures en forme de couronnes cylindriques par tissage tridimensionnel, notamment en vue de la fabrication de disques de freins, en particulier de disques "tout carbone". On peut rappeler que les disques de freins en matériaux métalliques classiques - acier ou béryllium - s 'échauffent assez rapidement, donc perdent de l'efficacité et, en fin de freinage, créent des couples importants. Les composites carbone-carbone ne présentent pas ces inconvénients; ils offrent en effet une capacité d'absorption d'énergie plus importante, en particulier à des températures bien supérieures à celles que peuvent supporter les métaux mentionnés ci-dessus. De nombreux types de disques de freins en carbone ont été étudiés et réalisés. Mais le problème principal qui reste à résoudre dans la réalisation de ces éléments en carbone est celui de la résistance mécanique du disque lui-m8me - qui ne se pose évidemment pas dans le cas des disques en acier ou en béryllium, matériaux homogènes et beaucoup plus résistants que les composites carbone-carbone classiques. L'invention a pour but de permettre la réalisation d'une manière simple d'armatures de fibres, en particulier de fibres en carbone, offrant, grâce à un tissage tridimensionnel, une excellente résistance mécanique. On connatt par le brevet français nO 73/16 932 un procédé de fabrication d'éléments tissés en forme de couronnes, pouvant servir de garnitures d'embrayage et réalisés par tissage de fils. I1 consiste à réaliser une bande de tissu plat et à l'enrouler sur un mandrin pour former un cylindre creux. I1 ne s'agit pas ici d'un tissage tridimensionnel et l'armature obtenue ne présente pas une structure isotrope dans les trois dimensions, donc n'offre pas une résistance mécanique suffisante dans les cas d'application présentement envisagés. Dans la demande de brevet français nO 76/02 943 est décrit un procédé de fabrication de pièces cylindriques de tissu tridimensionnel par une méthode de couture à partir d'une structure de type bidimensionnel. Un tel procédé comprend plusieurs phases (réalisation d'un empilement de nappes de tissu plat, perçage, puis couture de l'empilement), de sorte que sa mise en oeuvre est longue, compliquée e > t delicate. De plus, il neconduitpasà une stritable structure tridimensionnelle. Le brevet français nO 75/20 117 décrit un procédé de fabrication de corps en tissu tridimensionnel, qui consiste à enrouler sur un mandrin un fil en spires juxtaposées, puis à déposer sur cet enroulement un fil allant et venant entre des picots de bordure, et ainsi de suite. Ce procédé, dans lequel des nappes de fils sont successivement déposées, conduit à des opérations longues et l'appareillage nécessaire à sa mise en oeuvre est compliqué. En outre, la structure obtenue est épaisse, mais non tridimensionnelle, car elle ne comprend pas d'éléments matériels orientés en direction radiale. On connatt encore un procédé de tissage tridimensionnel utilisant un mandrin cylindrique porteur sur son pourtour d'un réseau d'éléments radiaux constituant l'une des directions d'un tissu, les deux autres directions de fils étant réalisés par tramage axial et bobinage circonférentiel entre ces élémentsradiaux. L'invention a d'abord pour objet un procédé de fabrication de disques de feins qui consiste essentiellement à réaliser d'abord une armature tissée tridimensionnelle, puis à faire subir à cette armature un traitement de densification par imprégnation de carbone, et ensuite à surfacerle disque constitué par l'armature ainsi traitée ou les disques obtenus par bnnçonnage de celle-ci. De préférence, l'armature est en forme de couronne cylindrique formée de fils ou de fibres en graphite ou en carbone. Avantageusement, on fabrique les disques à partir d'une armature tissée tridimensionnelle dont une première dimension est réalisée à partir de baguettes rigides piquées radialement dans un mandrin de manière à définir des couloirs axiaux et des couloirs circonférentiels, dont une deuxième dimension est obtenue par enroulement d'une nappe de fils parallèles dans les couloirs circonférentiels et dont la troisième dimension est obtenue par dépit simultané d'un fil dans les couloirs axiaux suivant un chemin bouclé embrassant les bancs successifs de baguettes. L'invention a également pour objet un appareillage permettant de mettre en oeuvre le procédé précité, qui est destiné à réaliser, par tissage tridimensionnel du genre indiqué, des armatures en forme de couronnes cylindriques formées de fibres ou filS de préférence en graphite ou carbone. Cet appareillage comprend un arbre entratné en rotation, sur lequel est monté coaxialement un mandrin cylindrique porteur d'un réseau d'éléments radiaux sous forme de baguettes ou picots, dit "roue à picots", ces derniers étant régulièrement répartis en bancs successifs décalés angulairement de manière à former des couloirs axiaux et des couloirs circonférentiels, tandis qu h cours de la rotation de la roue à picots une nappe de fils parallèles s'enroule dans les couloirs circonférentiels, et il comprend en outre une tête de tissage équipée d'au moins un guide-fil mobile qui dépose un fil dans les couloirs axiaux suivant un chemin bouclé embrassant les bancs successifs de picots. De préférenee, la roue à picots est entraînée en rotation pas à pas, chaque pas correspondant à la distance angulaire entre deux bancs adjacents de picots. D'une manière avantageuse, le guide-fil est animé de mou venets alternatifs de translation parallèlement à l'axe de rotation de la roue à picots, dont l'amplitude est légèrement supérieure à l'étendue d'un banc de picots, et de mouvements alternatifs de pivotement sensiblement autour de cet axe, dont l'amplitude correspond au pas angulaire des bancs successifs de picots, ces mouvements étant synchronisés avec le mouvement de rotation pas à pas de la roue à picots. On obtient ainsi une structure annulaire à tissage tridimensionnel, constituée par les picots radiaux entre lesquels s'en trelacent des nappes successives formées alternativement de fils circonférentiels et de brins de fils axiaux, ces derniers étant formés par l'unique fil déposé par le guide-fil en boucles entourant les bancs de picots. Dans une forme d'exécution préférée, les mouvements synchronisés du guide-fil et de la roue à picots s'effectuent suivant le cycle ci-après : al) la roue à picots étant immobile, le guide-fil avance le long et en aval d'un premier banc de picots, puis pivote d'un pas vers 1 'amont; bl) la roue à picots tourne d'un pas vers l'aval; c1) le guide-fil recule le long et en amont d'un deuxième banc de picots, puis pivote d'un pas vers l'aval; ; a2) le guide-fil avance le long et en aval du deuxième banc de picots, puis pivote d'un pas vers l'amont, le cycle a, b, c se répétant ainsi jusqu'à l'achèvement du tissage, tandis que les fils circonférentiels s'enroulent en formant des nappes interposées entre les nappes de fil bouclé en brins axiaux ainsi confectionnées par le guide-fil, les boucles de ces dernières nappes se juxtaposant à plat en se chevauchant à la manière des tuiles d'un toit. La tAte de tissage peut être équipée de plusieurs guidefil solidaires, d'écartement mutuel égal au pas angulaire des bancs de picots et susceptibles de déposer simultanément plusieurs fils en nappes bouclées de manière à multiplier le nombre de brins axiaux entre les bancs adjacents de picots pour tenir compte de l'écartement croissant de ceux-ci lorsque la structure en cours de tissage grossit. De préférence, les picots extrêmes des bancs de picots sont des picots très rigides, par exemple des picots métalliques, qui sont éliminés de l'ensemble tissé une fois que celui-ci est achevé. En effet, lors de l'aller (ou du retour) du guide-fil, la boucle formée par le fil que celui-ci dépose a tendance à tirer sur le picot extérieur correspondant et, au cours du dépit de ce fil, les picots extérieurs ont tendance à ployer vers l'intérieur de la roue à picots. Les picots rigides placés aux extrémités des bancs de picots permettent d1éliminer l'incidence de cet effet sur les picots de l'armature tissée proprement dits. Les armatures tissées que permet de réaliser l'appareillage selon l'invention présentent pour avantages principaux d'être constituées de fibres parfaitement réparties dans les directions dessollicittions auxquelles elles sont soumises, par exemple lorsqu'elles servent de disques de freins, et de présenter une forme voisine de la forme désirée, ne nécessitant qu'une seule phase d'usinage de finition, à savoir un surfaçage. De plus, il n'y a aucun risque de rupture ou de destruction de fibres au cours de la réalisation d'une armature tissée. Une mAeme armature tissée peut donner naissance simultanément à plusieurs disques, chacun d'eux étant obtenu par tronçonnage. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente schématiquement, en perspective, l'ensemble d'un appareillage selon l'invention, montrant la roue i picots et la tête de tissage qu'il met en oeuvre. La figure 2 représente en élévation latérale l'appareillage de la figure 1. La figure 3, représente, à échelle agrandie, le guide-fil, avec sa tige support, de l'objet de la figure 2. La figure 4 représente, à échelle agrandie, la partie de 11 objet de la fore 2 associée au guide-fil. La figure 5 représente en vue frontale l'objet de la figure 4. La figure 6 représente schématiquement le processus d'insertion du fil formant les brins axiaux du tissage tridimensionnel. La figure 7 représente une vue développée à plat d'une nappe de brins axiaux. Les figures 8 et 9 représentent, respectivement en éléva- tion frontale et latérale, la roue à picots en cours de tissage et les plaques de pressage des nappes de brins axiaux. La figure 10 représente des picots radiaux de forme irré- gulière. Les figures 11 et 12 représentent, respectivement en 6 vation frontale et latérale, les organes de guidage des rils circob férentiels entre les picots radiaux. a figure 13 représente en coupe axiale ur tissage tridimensionnel en cours de confection. La figure 14 représente en coupe axiale l'ensemble rotatif (roue à picots) sur lequel s'effectue le tissage tridimensionnel. La figure 15 représente en perspective une rangée de picots marginaux et leur flasque support. La figure 16 représente schématiquement, en coupe suivant un plan perpendiculaire à l'axe de rotation, un tissage tridimensionnel divisé en trois zones radiales. La figure 17 représente, à la manière de la figure 5, un ensemble de trois guide-fil couplés équipant la tête de tissage. Comme le montre la figure 1, un socle ou mandrin annulaire 20, porté et entraîné en rotation suivant la flèche 21 par un arbre horizontal 22 coaxial, par l'intermédiaire d'un moyeu 23, est garni extérieurement de picots 24 orientés radialement et disposées en bancs successifs angulairement équidistants, les picots d'un meme banc étant eux-memes équidistants. Les picots 24 constituent les éléments de l'une des trois directions, savoir la direction radiale, du tissage tridimensionnel à réaliser sur le mandrin 20. Les éléments circonférentiels sont constitués par des nappes successives de fils 25 parallèles, arrivant perpendiculairement à l'axe 27 de l'arbre 22 et s 'enroulant entre les picots 24 autour du mandrin 20 au cours de la rotation de celui-ci.Les éléments suivant la troisième direction, parallèle audit axe 27, sont constitués par des nappes successives formées par un fil 26 qui est déposé par un guide-fil 32 en boucles entourant les bancs successifs de picots 24 et formant des brins parallèles à l'axe 27. En chaque point de la masse tissée, les picots 24 et les fils 25, 26 se croisent suivant les directions d'un trièdre trirectangle. Un moteur 28, fixé sur une embase 30 et associé à un réducteur 29 et à un plateau diviseur 31, entratne en rotation pas à pas, par l'intermédiaire de l'arbre 22, le socle annulaire 20 hérissé de picots 24 (figure 2), cet ensemble 20, 24 étant désigné par l'expression roue à picots". Sur ltembase 30 est montée, par un support 33, une platine 34 horizontale portant la tête de tissage. A cette platine est fixé le corps 35 d'un vérin à double tige 36, la tige 36 portant et entraînant en translation longitudinale un profilé 37. Sur ce dernier, qui est guidé en outre par des glissières non représentées, est articulée une plaquette m8 se dressant vers le haut et pouvant osciller autour de son axe d'articulation 39, parallèle à la double tige 36 du vérin et à l'axe 27 de l'arbre 22 précité (figures4 et 5), entre deux positions 3Ea; et Pt sous l'action d'un petit vérin 40 à double effet, porté par un support 41 solidaire du profilé 37. Au sommet de la plaquette 38 est montée une tige 42 horizontale portant à son extrémité le guide-fil 32, orienté sensiblement vers l'axe 27. A l'aide du mécanisme décrit, le guide-fil 32 exécute sous l'action du vérin 35, des mouvements de va-et-vient parallèlement à l'axe 27, entre des positions extrêmes 32c, 32d de part et d'autre des bancs de picots 24 (figure 3), au cours desquels il parcourt les intervalles séparant ces derniers, et, sous l'action du vérin 40, des mouvements de pivotement autour de l'axe 39 entre des positions extrAmes 32a, 32b (figure 5) qui le font passer de l'un desdits intervalles au suivant.Le guide-fil 32 pénètre dans ces intervalles; toutefois, pour permettre ses mouvements de pivotement (ainsi que les mouvements de rotation pas à pas de la roue à picots), la tige 42 comporte un décrochement 43 de manière à passer au-dessus des picots 24 lorsque le guide-fil 32 est en position extrême d'avancée 32c, comme le montre la figure 3, et ainsi à permettre la rotation de la roue à picots. On voit sur cette même figure qu'une baguette 44 oblique relie l'extrémité inférieure du guide-fil 32 au décrochement 43 de la tige 42; le rôle de cette baguette est d'éviter l'accrochage de boucles de fil 26 par le guide-fil lors du recul de celui-ci de la position 32c à la position 32d. Une autre baguette oblique 45 est prévue à l'avant du guide-fil 32, pour faciliter la pénétration de celui-ci lors de son avance. Le réglage de la profondeur de pénétration du guidefil 32 entre les bancs de picots 24 est possible par ajustement du niveau de fixation de la tige 42 sur la plaquette 38. Le fil 26 est déposé entre les bancs de picots 24 suivant la séquence A à I de la figure 6, par conjugaison des mouvements alternatifs de translation et de pivotement du guidefil 32 et des mouvements de rotation pas à pas de la roue à picot. On n'a représenté sur cette figure que trois bancs de picots 24 successifs, désignés par les références 241, 242 et 243. A. ;,a roue à picots étant immobile, le guide-fil 32 avance, en position angulaire 32b,et dépose un brin de fil 26 le long et en aval du banc 241 B. Le guide-fil passe en position angulaire =2a. C. La roue à picotstourne d'un pas suivant la flèche 21, le guide-fil restant immobile. D. Le guide-fil recule en restant dans sa position angulaire 32a et dépose un brin de fil 26 le long et en amont du banc 24 E. Le guide-fil passe en position 32b et avance en déposant le fil 26 le long et e aval du banc 242. F. Le guide-fil passe en position 32a. G. La roue à picots tourne d'un pas. H. Le guide-fil recule en déposant le fil 26 le long et en amont du banc 243. I. Le guide-fil passe en position 32b et avance en déposant le fil 26 le long et en aval du banc 243. On remarquera que les mouvements des phases B et C du premier cycle A B C D permettant de sauter l'intervalle où sera déposé le brin de fil à la phase z commençant le cycle suivant. Ces opérations se répétant, le fil 26 est déposé en nappe bouclée dont les boucles embrassent les bancs successifs de picots 24, comme 1'illustre la figure 7. On observe que dans chaque intervalle sont déposés deux brins de fil 26. A chaque tour de rotation de la roue à picots, une nouvelle nappe de tels brins axiaux est déposée. I1 en est simultanément de même des fils circonférentiels 25 qui s'enroulent simplement en nappes successives s'interposant entre les nappes formées par le fil 26. Le guide-fil 32 évolue dans la région des extrémités extérieures des picots 24, là où leur écartement est le plus grand de sorte que la nappe de fil 26 se forme à ce niveau, comme le montre en particulier la figure 9. Il convient donc de la repousser, après sa formation, vers l'axe 27 de la roue à picots pour l'appliquer sur le mandrin 20 porteur des picots 24 ou sur les nappes de fils 25 et 26 recouvrant déjà celui-ci. Ce déplacement centripète de la nappe de fil 26 est obtenu gracie à deux plaques de pressage 46 articulées, par des pièces 47, à une tige 53 fixe située au-dessus de l'axe 27 et sollicitées pardes ressors 48 en direction dudit axe.Ces plaques pénètrent dans la roue à picots, respectivement entre une rangée périprérique de picots 24 et la rangée périphé- risque voisine de picots 24' mar,ir:a a (ces derniers picots différart dans leur constitution des picots 24, comme on le verra plus loin), ainsi que le montre la figure 8. Les plaques 46 présentent ord concave 49 qui s'étend au-delà de la diEva-ee entre l'axe 27 et la nappe de fil 25 formée à l'extrémité des picots. ors de la rotation de la roue à picots suiva t la fl-crze 21, cette a@@ reicortre ledit abord concave qui l'oblige à se rapprocher, suivant ure spiral, de l'axe 27 et à s'appliquer contre les -appes déjà achevées, taudis quelle est tassée lors de l'enroule- ment des fils circonférentiels 25 au tour suiva > t. A mesure que le tissage progresse et que la partie tissée prend de l'épaisseur, les plaques 46 s'éloignent de l'axe 27 par pivotement autour de la t ge 53, en restant appliquées contre la partie tissée par l'action des essorts de rappel 48. I1 peut arriver en pratique, comme le montre la figure 10, que les picots radiaux 24 dont est garri le mandrin 20 présen- tent une forme irrégulière et un mauvais alignement, déterminant des couloirs circonférentiels d'ouverture très variable, parfois inexistante, ce qui est susceptible d'entraver le dépôt des fils circonférentiels 25 , eux-mêmes pouvant Aetre affectés de fortes irrégularités.Pour écarter ce risque, on prévoit un groupe d'organes de guidage 52, fixés à la tige 53 de pivotementlaquelle est montée dans le support 50 parallèlement à l'axe 27 (figure 11), qui pénètrent dans les couloirs-périphériques formés par les intervalles séparant les rangées de picots 24 et maintiennent ouverts lesdits intervalles. Chacun de ces organes comprend deux plaquettes se réunissant en V suivant un angle aigu du côté de l'axe 27, de sorte que les picots viennent, lors de la rotation du mandrin 20, s'aligner et se disposer en rangées périphériques régulières sous l'action de ces organes de guidage, comme on le voit sur la figure 11. De plus, les deux plaquettes précitées guidez le fil 25 correspondant et en permettent une insertion parfaite. La figure 12 montre que les organes de guidage 52 ont une forme telle que les fils 25 y pénètrent avant d'atteindre le réseau de picots 24 et les quittent au sein de ce réseau. Si l'on prévoyait de laisser les organes de guidage 52 se déplacer en s'éloignant de l'axe 27 par simple poussée de la nappe de fil 26 bouclé en brins axiaux, au fur et à mesure de l'augmentation de l'épaisseur tissée (figure 12), l'extrémité inférieure de ces organes risquerait entre accrochée par ces rins, plus ou moins bien tassés dans la partie médiane de la roue à picots du fait de la situation écartée des plaques de pressage 46, dont l'action se situe au niveau des retours latéraux du fil 26 (figure 13). C'est la raison pour laquelle il convient de rendre les organes 52 solidaires en rotation des plaques 46, de manière qu'ils restent toujours en retrait de celles-ci (écart a, figure 12).A cet effet, les organes 52, pivotant auour de la tige 53, sont liés aux plaques 46 par une tige 51 traversant organes 52 et plaques 46 ainsi que le support 50 par des boutonnières 55 en forme d'arc de cercle eentré sur la tige 53. La figure 14 montre en détail la constitution de la roue à picots. De part et d'autre du réseau de picots 24 est prévue une rangée périphérique de picots 24'. Ces derniers picots, qui ont déjà été mentionnés, sont des picots particulièrement rigides, réalisés par exemple en métal. Ils supportent les efforts de flexbn exercés par le fil 26 lors de son insertion en boucles suivant le chemin précédemment décrit, efforts qui déformeraient les picots 24 relativement flexibles. Les picots 24 sont montés radialeient sur le mandrin 20. Les picots latéraux S4' sont~ontés radialement sur des flasques annulaires 54 flanquant le mandrin 20 coasiiement à l'arbre 22 auquel ils sont reliés par des plaques de moyeu 23 s'interposant entre le mandrin 20 et les flasques 54. L'écartement P entre les picots 24' et les picots 24 est suffisant pour que puissent s'in strier dans l'intervalle correspondant les plaques de pressage 46, comme le montrent les figures 8 et 13. Au cours de l'insertion du fil 26, celui-ci se dispose en boucles embrassant les bancs de picots 24, 24' et tournant autour des picots marginaux 241. Lorsque le tissage et terminé, les retours latéraux du fil 26 qui apparaissent sur les flancs de la roue d picots ayant été coupés, on désolidarise et on sépare les flasques 54, le moyeu 23 et le mandrin 20. Ce dernier constitue avec le tissage qu'il porte l'armature tissée à trois dimensions qu'il s'agissait de fabriquer. L'armature achevée est soumise à un traitement de finition, consistant en des opérations de densification par imprégnation de carbone. On peut effectuer une imprégnation de carbone sot par dépôt chimique de carbone par dissociation d'un gaz à haute température, soit par pyrolyses successives de résines organiques (phénoliques, furfuryliques), soit par pyrolyse de brai de ville ou de pétrole, soit par combinaison de deux procédés différents. Ensuite, on procède au tronçonnage de l'armature traitée en plusieurs disques de freins et au surfaçage de ces derniers. Pour leur part, les fils circonférentiels 25 et axiaux 26 sont de préférence des stratifils à oase de filaments de carbone, et les picots 24 sont des picots en fiSres de carbone rigidifiées. Le socle ou mandrin 20 de maintien des picots peut se présenter sous différentes formes, liées soit à la technologie de fabrication et de garnissage en picots de ce socle lui-même,. soit à la technologie de densification ultérieure de la roue à picots. On peut utiliser un socle en grapnite, simple anneau de graphite percé de trous dans lesquels on vient placer, manuellement ou mécaniquement, des picots de fibres rigidifcLées, ou un socle en mousse plastique rigide suffisamment solide pour maintenir fermement les picots plantés directement, sans percement préalable de trous, le socle en mousse disparaissant lors de la densification, ou encore un socle "soleil", constitué par un empile ment de pièces de forme analogue à celle que représente la figure 15J ces pièces étant obtenues par moulage simultané des picots et d'une mince tracte de socle. La figure 16 illustre le fait que, en raison de la disposition radiale des picots 24, leur distance e va croissant en s'éloignant de l'axe de rotation. Cela ne pose pas de problème en ce qui concerne les fils circonférentiels 25, puisque la longueur déposée de ces fils augmente d'elle-même progressivement avec le rayon. Par contre, il convient d'augmenter le nombre de brins de fil 26 entre les bancs de picots 24 lorsque le tissage progresse. Cela est obtenu en prévoyant sur la tête de tissage plusieurs guide-fil 32, au nombre de trois dans le présent exemple, réunis mécaniquement à une même plaquette support 38 et se déplaçant solidairement, tandis qu'ils sont décalés du pas angulaire des bancs de picots 24 (figure 17). Chacun de ces guide-fil peut déposer indépendamment un fil 26, de la manière précédemment expliquée, respectivement dans trois intervalles successifs entre bancs de picots 24. Ces guide-fil entrent en fonction l'un après l'autre. Dans une première zone Zl de tissage (figure 16), proche de l'axe, un seul fil 26 est inséré et chaque intervalle reçoit deux brins de fil 26. Dans une deuxième zone Z2 intermédiaire, un deuxième fil 26 est en outre inséré, chaque intervalle recevant alors quatre brins. Dans une troisième zone Z3 extérieure, c'est 3 à-dire en fin de tissage, on insère trois fils 26, de sorte que chaque intervalle reçoit six brins. Bien entendu, le nombre et l'épaisseur radiale des zones précitées dépend des dimensions géométriques du tissage à réaliser. I1 est possible également de jouer sur le diamètre des fils 26. Plus généralement, ie nombre de guide-fil à prévoir dépend de la variation de l'écartement e entre bancs de picots 24, du diamètre des fils 26, du coefficient de remplissage désiré suivant la direction axiale et de ltépais- seur totale de la partie tissée. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de disques de freins, caractérisé par le fait qu'il consiste à réaliser d'abord une armature tissée tridimenaionnelle, puis à faire subir à cette armature un traitement de densification par imprégnation de carbone, et ensuite à surfacer le disque constitué par l'armature ainsi traitée ou les disques obtenus par tronçonnage de celle-ci. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on fabrique les disques à partir d'une armature tissée tridimensionnelle dont une première dimension est réalisée à partir de baguettes rigides piquées radialement dans un mandrin de manière à définir des couloirs axiaux et des couloirs circonférentiels, dont une deuxième dimension est obtenue par enroulement d'une nappe de fils parallèles dans les couloirs circonférentiels et dont la troisième dimension est obtenue par dépôt simultané d'un fil dans les couloirs axiaux suivant un chemin bouclé embrassant les bancs successifs de baguettes. 3.- Appareillage permettant de mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 2 et destiné à la fabrication d'armatures en forme de couronnes cylindriques par tissage tridimensionnel de fibres ou fils, de préférence en graphite ou carbone, à partir d'un mandrin cylindrique porteur sur son pourtour d'un réseau d'éléments radiaux constituant l'une des directions du tissu, tandis que les deux autres directions de fils sont réalisées par tramage axial et bobinage circonférentiel entre ces éléments radiaux, caractérisé par le fait qu'il comprend un arbre entratné en rotation, sur lequel est monté coaxialement le mandrin porteur d'éléments radiaux sous forme de baguettes ou picots, dit "roue à picots", ces derniers étant régulièrement répartis en bancs successifs décalés angulairement de manière à former des couloirs axiaux et des couloirs circonférentiels, tandis qu'au cours de la rotation de la roue à picots unie nappe de fils parallèles s'enroule dans les couloirs circonférentiels, et qu'il comprend en outre une tête de tissage équipée d'au moins un guide-fil mobile qui dépose un fil dans les couloirs axiaux suivant un chemin bouclé embrassant les bancs successifs de picots. 4.- Appareillage selon la revendication 5, caractérisé per le fait que la roue à picots est entraSnée en rotation pas à pas, chaque pas correspondant à la distance angulaire entre deux bancs aajacents de picots. 5. - Appareillage selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le guide-fil est animé de mouvements alternatifs de translation parallèlement à l'axe de rotation de la roue à picots, dont l'amplitude est légèrement supérieure à l'étendue d'un banc de picots, et de mouvements alternatifs de pivotement sensiblement autour de cet axe, dont l'amplitude correspond au pas angulaire des bancs successifs de picots, ces mouvements étant synchronisés avec le mouvement de rotation pas à pas de la roue à picots. 6.- Appareillage selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les mouvements synchronisés du guide-fil et de la roue à picots s'effectuent suivant le cycle ci-après al) la roue à picots étant immobile, le guide-fil avance le long et en aval d'un premier banc de picots, puis pivote d'un pas vers l'amont; bl) la roue à picots tourne d'un pas vers l'aval; cl) le guide-fil recule le long et en amont d'un deuxième banc de picot, puis pivote d'un pas vers l'aval;; a2) le guide-fil avance le long et en aval du deuxième banc de picot, puis pivote d'un pas vers l'amont, le cycle a, b, c se répétant ainsi jusqutà l'achèvement du tissage, tandis que les fils corconférentiels s'enroulent en formant des nappes interposées entre les nappes de fil bouclé en brins axiaux ainsi confectionnées par le guide-fil. 7.- Appareillage selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé par le fait que le guide-fil forme la nappe bouclée de brins axiaux dans la région des extrémités des picots et que ladite nappe est repoussée vers l'axe de rotation par des plaques de pressage pénétrant dans la roue à picots. 8.- Appareillage selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait que des organe de guidage sont prévus, qui assurent l'alignement des picots suivant les rangées périphériques formées par ceux-ci, et guident les fils circonférentiels pour leur insertion entre lesdites rangées. 9. - Appareillage selon les revendications 7 et 8, caractérisé par le fait que les plaques de pressage et les organes de guidage de déplacent conjointement en s'écartant progressivement de l'axe de rotation de la roue à picots à mesure que progresse le tissage dans celle-ci. 10.- Appareillage selon l'une quelconque des revendica tions 3 à 9, caractérisé par le fait qu'il est équipé de plusieurs guide-fil solidaires, d'écartement mutuel égal au pas angulaire des bancs de picots et susceptibles de déposer simultanément plusieurs fils en nappes bouclées. 11.- Appareillage selon l'une quelconque aes revendications 3 à 10, caractérisé par le fait que les picots extrêmes des bancs de picots sont des picots très rigides, par exemple des picots métalliques, qui sont éliminés de l'ensemble tissé une fois que celui-ci est achevé. 12.- Appareillage selon l'une quelconque des revendications 3 à 11, caractérisé par le fait que les retours de fil boucs apparaissant sur les flancs de la roue à picots sont sectionnés au cours du tissage.