L'invention a pour objet un procédé et un dispositif utilisés pour expulser de la trémie de sortie, (se rétrécissant en forme de cône vers le bas) du réservoir (soumis à une pression intérieure) d'un silo, des produits en vrac (pneumatiquement transportables) dans une conduite de transport pneumatique de produits, cela au moyen d'air comprimé qui, en passant par une glissoire à air, située le long des parois à l'endroit ou débouche la trémie de sortie ainsi que par des tuyères montées au-dessus de la glissoire à air dans les parois de la trémie de sortie, est soufflé dans cette trémie en forçant le produit en vrac qui s'y trouve, à s'ameublir. Dans un procédé bien connu de ce genre, l'air est soufflé à l'intérieur du réservoir, soit au-dessus de la glissoire à air, soit au-dessus des tuyères, soit au-dessus de la glissoire à air et des tuyères, au choix, pour y ameublir le produit en vrac, afin que celui-ci poussé par la pression de service qui se crée du fait que de l'air est soufflé dans le réservoir, soit expulsé dans la conduite de transport du produit et transporté pneumatiquement par cette conduite jusqu'à son point de destination. I1 existe toute une série de produits en vrac, en particulier des produits dans lesquels se trouvent des matières organiques tels que par exemple le compost bactériochimiquement préparé, lesquelles matières ont tendance à se feutrer. De tels produits en vrac forment dans la trémie de sortie qui se rétrécit, des ponts qui prétendent d'une paroi à celle qui lui fait face ainsi que des cheminées qui traversent le produit en vrac et s'étendent vers le bas jusqu'au débouché de la trémie de sortie. I1 en résulte alors que l'air utilisé pour transporter pneumatiquement de tels produits trouve un chemin commode pour arriver à la conduite de transport pneumatique du produit en passant à côté du produit à transporter dont il n'emporte que des quantités négligeables. On a publié des essais qui ont été faits pour résorber les bouchons qui se produisent dans les systèmes de transport pneumatique des produits en vrac et à cette fin on a cherché à ébranler, en soufflant de l'air comprimé appliqué sous forme d'impulsions la zone ou se produisent ces bouchons. I1 alors fallu prendre en considération des vitesses de l'air proches de la vitesse du son. L'inventeur s'est assigné la tâche de détruire, sans grande dépense de moyens techniques, les configurations de produits en vrac, génératrices de ponts et de cheminées. L'invention se caractérise par le fait que la pression intérieure de l'air du réservoir du silo est mesurée d'une manière continue et qu'au cas où la pression intérieure de l'air du réservoir du silo descend au-dessous d'une valeur limite inférieure prédéterminée de ia pression de service, il est éjecté des tuyères, avec force pendant un intervalle de temps pouvant atteindre une seconde mais de préférence compris entre 0,5 et 1 sec, une quantité limitée d'air dont le débit de refoulement est 5 à 20 fois plus grand que celui qui, dans le même intervalle de temps serait nécessaire pour transporter, par la conduite de transport pneumatique, le produit en vrac jusqu'à son point de destination. L'inventeur a constaté que dans de telles configurations de produits en vrac, génératrices de cheminées et de ponts, le soufflage d'un volume considérable d'air sous forme d'impulsions a un effet optimal, eu égard à la dépense de moyens techniques nécessaires à cette fin, cela vraisemblablement parce que l'air s'engouffre dans le produit en vrac feutré, s'y emprisonne, déchire le feutrage et revient en arrière en entrant en collision avec l'air qui se trouve dans l'espace libre situé au-dessus de la trémie de sortie.Un tel effet est également dû au fait que les produits en vrac, pris ici en considération et dans lesquels il se produit des cheminées sont souvent très perméables à l'air, de sorte que, suivant les circonstances, on a besoin d'une quantité d'air 10 à 20 fois plus grande pour obtenir le même effet d'ameublissement du produit que celui obtenu pour des produits en vrac normaux, tels que du sable par exemple. I1 importe alors de souffler pendant un temps très court un volume d'air considérable, pour empêcher de cette manière que la perméabilité du produit à l'air ne réduise dans une mesure trop forte la possibilité de l'ameublir. Des vitesses extrêmes de l'air pareilles à celles utilisées dans les essais bien connus, ne sont donc pas nécessaires.Des vitesses de l'air de 100 m/sec se sont de loin révélées suffisantes, de sorte que pour appliquer l'invention, il n'est pas nécessaire de faire une grande dépense de moyens techniques, telle que celle qu'il faudrait pour engendrer des vitesses de l'air proches de la vitesse du son. Dans le procédé conforme à l'invention, la quantité d'air soufflée dans le réservoir du silo par le coup de vent contribue également à transporter le produit par la conduite de refoulement du produit au point de destination du produit. Elle sert donc à un double usage. C'est un avantage parce que dans une application pratique l'air sous pression n'est en général disponible qu'en quantité limitée. Ladite quantité d'air accélère avantageusement le rétablissement de la pression de service en liaison avec la fermeture (effectuée pendant la phase d'écroulement des ponts et cheminées) de la conduite de transport pneumatique du produit en vrac. L'invention s'applique de préférence aux réservoirs mobiles de silos, à savoir aux réservoirs montés sur un véhicule automobile et alimentés en air comprimé au moyen d'un compresseur monté sur un tel véhicule. Si, l'on admet que le compresseur est précisément dimensionné de manière à produire l'air nécessaire pour refouler le produit dans la conduite de transport pneumatique de celui-ci, cela à une pression plus élevée que la pression maximale de service, il suffit alors pour appliquer l'invention, d'emmagasiner dans un réservoir d'air intermédiaire une partie de l'air du compresseur, au moyen d'une pression plus élevée fournie par le compresseur et d'y prélever en cas de besoin, l'air nécessaire pour les coups de vent. Ceci peut ultérieurement s'installer également dans les installations existantes, au prix d'un supplément minimal de moyens techniques. L'invention va être expliquée plus en détail en se référant à des exemples d'exécution représentés dans les dessins ci-annexés ainsi qu'à d'autres exemples, figurant dans un tableau annexe. Dans le dessin: la figure 1 montre schématiquement un premier exemple d'exécution dans lequel le réservoir de silo, sollicité par une pression intérieure est représenté en perspective et en partie en vue éclatée, la figure 2, la vue suivant la flèche II de la figure 1, à savoir une vue dans laquelle, pour des raisons de clarté, les conduites représentées en-dessous dans la figure 1, avec le compresseur et le châssis ne sont pas dessinés et la figure 3, un deuxième exemple d'exécution en vue latérale. Dans le dessin, 1 désigne un réservoir de silo, (représenté en partie en vue éclatée et sollicité par une pression interne) dont l'ouverture d'entrée est fermée par un couvercle 2. Ce réservoir de silo 1 est un cylindre circulaire dont l'axe est représenté en 54. I1 se termine vers le bas par une trémie de sortie 3 tronconique, portant une bride 4 à laquelle est fixée une sortie 5. Cette sortie 5 présente une paroi se rétrécissant vers le bas en forme de cône (en continuant la trémie de sortie 3) et formant une glissoire d'air 6, ladite paroi étant en un tissu poreux par les pores duquel le produit en vrac ne peut passer. Cette glissoire d'air débouche dans une tubulure de sortie 7 coudée à la partie inférieure et à laquelle il est couplé, au moyen de l'accouplement 9, la conduite de transport pneumatique du produit, désignée par 8. Dans la tubulure de sortie 7, il est prévu une valve électromagnétique d'arrêt réglable 10. La glissoire d'air 6 est entourée d'un plat métallique 11, de telle manière qu'il se forme autour de cette glissoire d'air un canal annulaire 55 qui, abstraction faite des pores de la glissoire d'air 6 est étanche à l'air et dans lequel passe la conduite d'amenée d'air comprimé 12. Dans cette conduite 12, il est prévu une valve d'arrêt et d'étranglement 13 manoeuvrable à la main. 14 désigne un compresseur d'air comprimé qui tout comme le réservoir de silo I est monté sur un camion (LKW) dont le châssis n'est désigné que par 15 sur la figure.Le compresseur 14 fournit à sa sortie de l'air comprimé à 6 atü (surpression par rapport à l'atmosphère) dans la conduite de sortie 16, à laquelle il est raccordé, après avoir préalablement inséré une valve 17 de réduction de pression de 2 atü, la conduite d'amenée d'air comprimé 12 ainsi qu'une autre conduite 18. La pression maximale de l'air refoulé par le compresseur est de 22 1 par seconde à 6 atü, ce qui correspond à 140 litres par seconde à la pression normale. La conduite 18 présente une valve d'arrêt et d'étranglement 19 manoeuvrable à la main et une valve électromagnétique d'arrêt 20, réglable insérée dans le circuit à la suite de la précédente. Elle débouche en aval de la valve d'arrêt 10 dans la tubulure de sortie 7 et sert de bypass (dérivation). La conduite de sortie 16 aboutit au réservoir d'air 22 qui a la forme d'une conduite annulaire. Les nombres 23 à 28 inclus, désignent six tuyères réparties en deux groupes et placées de manière à être réparties à la périphérie au-dessus de la glissoire d'air 6 dans la paroi de la trémie de sortie 3. Les tuyères 23, 24 et 25 forment le premier groupe de tuyères et sont disposées à même hauteur, c' est-à-dire à peu près à la hauteur à laquelle les configurations de produits en vrac, génératrices de ponts et de cheminées s'appuient latéralement l'une sur l'autre comme le confirme l'expérience lorsque le réservoir du silo est complètement rempli. Le deuxième groupe de tuyères est formé par les tuyères 26, 27 et 28. Ces tuyères sont également placées à même hauteur mais à une profondeur considérablement plus grande que celle des tuyères du premier groupe, à savoir tout juste au-dessus de la glissoire d'air 6. Le réservoir d'air 22, qui se présente sous la forme d'une conduite annulaire entoure la trémie de sortie 3 à une hauteur comprise entre celles des deux groupes de tuyères. De ce réservoir d'air partent, pour chacune des tuyères 23 à 28, des dérivations 61 à 66 et dans chacune de celles-ci, il est prévu une valve électromagnétique d'arrêt réglable (valves 67 à 72). Ces valves d'arrêt (67 à 72) sont commandées par un appareil de commande 52, qui commande également les valves d'arrêt 10 et 20. 50 désigne un capteur de pression qui mesure la pression intérieure dansle réservoir 1 du silo et transmet les résultats de ses mesures à l'appareil de commande 52 par la ligne 51 dessinée en traits mixtes. Cet appareil de commande fonctionne sur deux pressions différentes, à savoir la valeur limite inférieure de la pression de service, valeur qui dans l'exemple 1 est égale à 1 atü et la valeur normale de la pression de service qui dans cet exemple est égale à 1,7 atü.En outre, il est encore prévu une valve de sécurité 53, montée sur le réservoir 1 du silo et fonctionnant pour la valeur limite supérieure de la pression de service qui, dans l'exemple choisi, s'élève à 2 atü, laquelle valve s'ouvre lorsque la valeur limite supérieure de la pression de service est atteinte, de sorte qu'on peut garantir que la pression intérieure dans le réservoir du silo ne descendra jamais au-dessous de 2 atü. Au cas où cette pression intérieure descend au-dessous de la valeur limite inférieure de la pression de service, l'appareil de commande 52 ferme les deux valves électromagnétiques d'arrêt réglables 10- et 20 et ouvre les valves d'arrêt (normalement fermées) d'un groupe de tuyères suivant le cas, donc soit les valves d'arrêt 67 à 69 ou les valves d'arrêt 70 à 72 et cela pour la durée de 0,5 seconde. Aussitôt qu'à la suite de ces opérations, la valeur normale de la pression de service est atteinte, l'appareil de commande 52 ferme les valves d'arrêt 67 à 72 qui viennent d'être ouvertes, de sorte que présentement toutes les valves d'arrêt sont àrDuveau fermées. I1 ouvre alors les valves d'arrêt 10 et 20. Le réservoir d'air 22 a une capacité de 100 litres et le réservoir 1 du silo, une capacité de 5 m3. Les dérivations 61 à 66 qui relient le réservoir d'air 22 aux diverses tuyères sont dimensionnées de telle manière que 80t du volume d'air du réservoir d'air 22, rempli avec une surpression de 6 atü, s'écoule rapidement en 0,5 seconde dans l'espace intérieur du réservoir de silo en passant par le groupe de tuyères mis en circuit. Dans ce laps de temps de 0,5 seconde, il entre donc dans le réservoir du silo 80 litres d'air comprimé à la pression de 6 atü, ce qui correspond à 280 litres à la pression de 1 atü. Pour assurer le transport pneumatique du produit en vrac par la conduite 8, on a besoin de 24 litres d'air par seconde à la pression de 1 atü. Le volume d'air en provenance du réservoir d'air 22 et soufflé pendant ce laps de temps de 0,5 seconde s'écoule donc de telle manière que son débit de refoulement est dix fois plus grand que celui qui serait nécessaire pour transporter dans des conditions normales, le produit en vrac. La vitesse à laquelle se déplace ce débit d'air au moment où il sort des tuyères du groupe de tuyères en activité atteint une valeur de 100 m/seconde et tombe rapidement à des valeurs plus faibles. Ces vitesses ne sont toute-fois pas d'une importance primordiale pour obtenir l'effet recherché, ce qui compte c'est le grand volume d'air soufflé par une impulsion de pression du vent. Le dispositif conforme à l'invention fonctionne donc comme suit. Au départ, le couvercle 2 est fermé et le réservoir 1 du silo est rempli de produit en vrac qui doit être transporté pneumatiquement par la conduite 8. Les valves électromagnétiques d'arrêt 67 à 72 réglables sont fermées. Le compresseur 14 est mis en circuit et remplit d'air comprimé à 6 atü, le réservoir d'air 22.Le volume d'air nécessaire pour faire fonctionner la glissoire d'air 6 est réglé à la main, en manoeuvrant à la main la valve d'arrêt et d'étranglement 13 et si ce volume d'air ne suffit pas pour transporter ensuite le produit en vrac par la conduite de transport pneumatique 8, le by-pass (dérivation) est ouvert et son débit d'air est réglé en manoeuvrant à la main la valve d'arrêt et d'étranglement 19, cela jusqu'à ce que le volume d'air qui arrive dans la conduite de transport pneumatique 8 du produit en vrac soit suffisante pour assurer un transport parfait. Les deux valves électromagnétiques d'arrêt 10 et 20 réglables sont fermées. I1 s'établit maintenant dans le réservoir du silo, la valeur normale de la pression de service, égale à 1,7 atü et aussitôt que cette pression est atlante, les valves d'arrêt 10 et 20 s'ouvrent. Le produit en vrac arrive dans la conduite pneumatique de transport 8 où il est transporté à l'intervention d'une commande pneumatique actionnée par l'air provenant des conduites 12 et 18. Le produit en vrac qui s'écoule est rendu glissant sur la glissoire à air 6 à un endroit critique situé dans la zone inférieure de la trémie de sortie et au reste ameubli par l'air qui y perle en abondance. Aussitôt qu'il se forme une cheminée qui empêche l'écoulement du produit en vrac parce que présentement l'air comprimé trouve le long de cette cheminée un chemin commode pour passer à travers le produit en vrac et se rendre dans conduite 8 de transport pneumatique, l'air qui passe par la valve 13 d'arrêt et d'étranglement, manoeuvrable à la main ne suffit plus pour maintenir dans le réservoir du silo la valeur normale de la pression de service.Au contraire, la pression tombe et aussitôt qu'elle a atteint la valeur limite inférieure de la pression de service, soit 1 atü, l'appareil de commande 52 fonctionne et ferme la conduite 8 de transport pneumatique du produit en vrac ainsi que le by-pass (dérivation) en fermant les valves électromagnétiques d'arrêt 10 et 20 réglables. Simultanément, les valves d'arrêt 67, 68 et 69 du premier groupe de tuyères sont ouvertes pendant un court moment par l'appareil de commande, par exemple pour la durée de 0,5 seconde. Présentement un volume d'air, provenant du réservoir d'air 22 s'écoule par le groupe de tuyères correspondant dans la zone du produit en vrac dans laquelle il s'est vraisemblablement formé, par feutrage, des configurations de produit en vrac, génératrices de cheminées qui sont-alors dis loquées par l'écoulement rapide de l'air.Il s'ensuit qu'il est hautement probable que la cheminée s'écroule. Puisque le transport de l'air comprimé par la glissoire d'air 6 n'est pas interrompu au cours de cette opération, la limite inférieure de la pression de service, égale à 1 atü se rétablit finalement dans le réservoir du silo, ce à quoi contribue également le volume d'air introduit par les tuyères et aussitôt que la valeur limite inférieure de la pression de service est atteinte, l'appareil de commande 52 fonctionne et ouvre la conduite de transport pneumatique du produit en vrac ainsi que le by-pass (dérivation)à cause de l'ouverture des valves électromagnétiques d'arrêt 10 et 20 réglables. Lorsque la cheminée s'est effectivement écroulée, le transport du produit en vrac redevient normal et la pression intérieure du réservoir du silo est voisine de la valeur normale de la pression de service. Si au contraire la cheminée ne s'est pas écroulée ou si, à la suite de la formation d'un nouveau bouchon, il se forme une nouvelle cheminée, la pression intérieure retombe à nouveau et descend finalement au-dessous de la valeur limite inférieure de la pression de service. Ce jeu se répète mais présentement le groupe de tuyères commandé par l'appareil de commande n'est plus le même que celui qui a été mis en circuit auparavant.Les valves d'arrêt 70 à 72 du deuxième groupe de tuyères sont mises en circuit et au cycle suivant c'est le tour de celles du premier groupe et ainsi de suite en alternant de telle manière qu'après deux cycles, toutes les tuyères ont été mises une fois en service. Les tuyères sont réparties de telle manière qu'au plus tard après deux cycles, chaque feutrage auquel il faut s'attendre en pratique est touché par une impulsion de vent et déchiré en morceaux. En particulier, lorsque le réservoir du silo est déjà vidé dans une grande mesure, les feutrages très profonds sont, au plus tard après le deuxième cycle, touchés par l'impulsion de vent provenant des tuyères 26, 27 et 28 du deuxième groupe de tuyères, situées à plus grande profondeur. On peut renoncer à l'appareil de commande 52 et déclencher à la main, en surveillant la pression indiquée par le capteur de pression 50, les opérations effectuées à l'intervention de l'appareil de commande. Les valves électromagnétiques d'arrêt réglables sont, à cette fin, équipées de manière à être manoeu vrables à la main et il est prévu sur le capteur 50 un moyen de lire la pression indiquée par celui-ci. La pression à laquelle rair comprimé est emmagasiné dans le réservoir d'air est de 6 atü dans l'exemple donné mais elle est de préférence 2 à 4 fois plus élevée que la valeur limite supérieure de la pression de service qui, dans l'exemple, est.de 2 atü. En variante de l'exemple d'exécution susdécrit, les valeurs d'exploitation du dispositif conforme à l'invention peuvent être autres comme le montre le tableau ci-après dans lequel sont reproduites, dans la colonne 1, les valeurs d'exploitation du dispositif de l'exemple d'exécution précédemment décrit et dans les colonnes suivantes, les valeurs correspondantes pour d'autres exemples. Valeur d'exploitation Exemple 1 Exemple 2 Exemple 3 Pression de l'air à la sortie du compresseur 6 atü 6 atü 6 atü Débit maximal de l'air à la sortie du compresseur et à la pression de 6 atü 22 1/sec. 30 1/sec. 30 1/sec. Capacité du réservoir d'air 100 1 200 1 1000 1 Temps d'ouverture des valves d'arrêt 37, 40, 42 0,5 sec. 1 sec. 1 sec. Volume d'air à la pression de 6 atü, expulsé du réservoir d'air pendant ce temps d'ouverture des valves 80 1 180 1 900 1 Vitesse d'écoulement de l'air soufflé par les tuyères du groupe de tuyères en activité 29, 30, 31 dans le réservoir du silo à l'en- droit du raccordement aux sorties des tuyères 100 m/sec. 30 m/sec. 80 m/sec. Volume d'air à la pression de 1 atü nécessaire pour que le produit en vrac soit pneumatiquement transporté au point de destination d'une manière parfaite par la conduite 8 de transport pneumatique 24 1/sec. 30 1/sec. 150 1/sec. Valeur limite inférieure de la pression de service 1,0 atü 1,1 atü 1,0 atü Valeur normale de la pression de service 1,7 atü 1,6 atü 1,7 atü Valeur limite supérieure de la pression de service 2,0 atü 2,0 atü 2,0 atü Dans le deuxième exemple représenté à la figure 3, on voit que deux réservoirs de silo 81-82 sont montés sur le châssis d'un camion 83. Les deux réservoirs de silo ont une capacité de 7,5 3 m3 chacun, chaque réservoir ayant à sa partie supérieure une ouverture d'entrée fermée par un couvercle 84-85.Ils se terminent chacun vers le bas par une trémie de sortie tronconique 86-87 qui, par l'intermédiaire d'une sortie 88-89 équipée d'une glissoire d'air, non visible, débouche dans une conduite commune 90 de transport de produit en vrac. Les deux réservoirs de silo 81-82 sont des réservoirs de produit en vrac, mécaniquement sollicités par une pression intérieure. A la trémie de sortie 86-87 débouchent, ensemble chaque fois, six tuyères dont trois font partie du groupe supérieur, les trois autres faisant partie du groupe inférieur, les tuyères d'un groupe étant à même hauteur. Dans le groupe supérieur, seules les tuyères 91-92 sont visibles, tandis que dans le groupe inférieur, les tuyères 93-94, 95-96 le sont. Les tuyères du groupe inférieur de tuyères sont montées tout près et au-dessus des sorties 88 et 89. Toutes les tuyères sont chaque fois raccordées à une conduite annulaire 100 par l'intermédiaire d'une dérivation, pourvue d'une valve d'arrêt susceptible d'être magnétiquement télécommandée, laquelle conduite annulaire est alimentée par deux réservoirs d'air, dont toutefois un seul, à savoir celui tourné vers le spectateur et donc le réservoir d'air 101 est visible sur la figure 3, tandis que l'autre monté derrière ce réservoir 101 est caché par celui-ci. Chacun des réservoirs d'air a une capacité de 0,5 m3. La différence essentielle par rapport à l'exemple d'exécution, représenté à la figure 1, réside en ceci que, pour des raisons d'encombrement, le réservoir à air n'a pas la forme d'une conduite annulaire mais qu'il est prévu deux réservoirs à air raccordés aux tuyères par une conduite annulaire sépare e 100. Pour ce qui est des pièces non décrites, le dispositif de l'invention d'une exécution conforme à celui de l'exemple montré à la figure 3 est d'une construction semblable à celle du dispositif montré à la figure 1. En particulier ceci vaut également pour les pièces non montrées à la figure 2 pour des raisons de clarté, à savoir pour les conduites et les valves. On prend avec soi à l'extérieur du camion 83, le compresseur qui n'est également pas représenté à la figure 3. Le compresseur est raccordé à la tubulure 104 de la conduite 105 d'air comprimé qui correspond à la conduite d'air comprimé 16 de la figure 1. Dans l'exemple d'exécution, représenté à la figure 1, on peut laisser tomber les valves 10 et 20 ainsi que la conduite de commande correspondante, qui relie l'appareil de commande 52 à ces valves 10 et 20, laisser tout le reste et faire fonctionner le dispositif de l'invention comme décrit dans le texte de la figure 1. La conduite 8 de transport de produit en vrac et le by-pass (dérivation) 18 ne sont alors plus fermés mais sont constamment ouverts même lorsque la valeur limite inférieure de la pression de service est dépassée vers le bas. Egalement dans cette variante, il est, dans ce cas, prélevé du réservoir d'air, à l'intervention de l'appareil de commande, le volume d'air qu'il faut pour faire crouler les cheminées.Grâce à ce volume d'air, la valeur limite inférieure de la pression de service est à nouveau dépassée vers le haut et lorsque les cheminées se sont écroulées, la valeur normale de la pression de service se rétablit bien vite grâce à l'air qui afflue par la conduite 12 d'amenée d'air comprimé mais si les cheminées ne se sont pas écroulées, la pression de service redescend immédiatement audessous de la valeur limite inférieure de la pression de service et l'appareil de commande 52 intervient pour prélever du réservoir d'air 14 un nouveau volume d'air, comme décrit dans le texte qui se rapporte à la figure 1, ceci avec l'unique différence que la conduite 8 de transport pneumatique du produit en vrac et le by-pass (dérivation), pour autant qu'il ne soit pas fermé à la valve 19, restent ouverts. Cette alternative est réalisée d'une manière plus simple et plus facile à commander. Dans l'exemple d'exécution, représenté àla figure 1, on peut naturellement laisser en place les valves 10 et 20 et les laisser ouvertes pour pouvoir exploiter le dispositif de l'invention, conforme à l'exemple d'exécution, représenté à la figure I, comme décrit après cette variante. Revendications: 1. Procédé utilisé pour expulser un produit en vrac (pneumatiquement transportable) d'une trémie de sortie (se terminant vers le bas en formant un tronc de cône) d'un réservoir de silo (soumis à une pression intérieure) dans une conduite de transport pneumatique dudit produit en vrac, cela au moyen d'air comprimé soufflé à travers une glissoire d'air située le long des parois dans la zone où débouche la trémie de sortie et par des tuyères disposées au-dessus de la glissoire d'air dans les parois de la trémie de sortie, en forçant le produit en vrac qui se trouve à cet endroit à s'ameublir, caractérisé par le fait que la pression intérieure du réservoir du silo est mesurée d'une manière continue et que si la pression intérieure du réservoir du silo descend au-dessous d'une valeur limite inférieure prédéterminée de la pression de service, il est expulsé par les tuyères en un laps de temps pouvant atteindre une seconde, un volume d'air limité dont le débit de refoulement est de 5 à 20 fois plus grand que celui qui serait nécessaire pour transporter pneumatiquement dans le même laps de temps, sans trouble aucun le produit en vrac à son point de destination par la conduite de transport pneumatique de ce produit. 2. Procédé, conforme à la revendication I, caractérisé par le fait que la conduite de transport pneumatique du produit en vrac est fermée si la pression intérieure du réservoir du silo descend au-dessous de la valeur limite inférieure prédéterminée de la pression de service et qu'alors dans un intervalle de temps pouvant atteindre une seconde, il est expulsé des tuyères un volume d'air limité dont le débit de refoulement est de 5 à 20 fois plus grand que celui qui serait nécessaire pour transporter dans le même laps de temps, sans trouble aucun, le produit en vrac à son point de destination par la conduite de transport pneumatique de ce produit et que cette dernière conduite est à nouveau ouverte aussitôt que la valeur normale de la pression de service située entre la viseur limite inférieure de la pression de service et la valeur limite supérieure de celleci est atteinte à l'intérieur du réservoir du silo et que le volume total d'air arrivant de cette manière dans le réservoir du silo est, dans le laps de temps moyen susvisé, tout au plus aussi grand que celui qui-est avantageux pour pouvoir transporter pneumatiquement, sans trouble, le produit en vrac par la conduite de transport pneumatique de ce produit. 3. Procédé, conforme à la revendication 2, caractérisé par le fait que la valeur normale de la pression de service est rétablie en maintenant l'amenée de l'air qui traverse la glissoire d'air pendant la fermeture temporaire de la conduite de transport pneumatique du produit en vrac. 4. Procédé, conforme à la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'air comprimé nécessaire pour alimenter la glissoire d'air est dérivé d'une source d'air comprimé et que sa pression est réduite à une valeur égale à la valeur limite supérieure de la pression de service, les tuyères étant alimentées en air comprimé emmagasiné dans un réservoir intermédiaire, contenant un volume d'air au moins suffisant pour un coup de vent et l'air contenu dans ce réservoir étant à une pression 2 à 4 fois plus élevée que la valeur limite supérieure de la pression de service. 5. Procédé, conforme à une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que plusieurs tuyères sont réparties à la périphérie de la trémie de sortie et que ces tuyères sont alternativement mises en service par secteurs, d'un coup de vent à l'autre. 6. Procédé, conforme à une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que plusieurs tuyères sont réparties à la périphérie de la trémie de sortie et qu'elles sont alternativement mises en service d'un coup de vent à l'autre, individuellement. 7. Procédé, conforme à une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'écoulement de l'air dans la conduite de transport pneumatique du produit en vrac est réglé en réglant le débit de l'air passant par le by-pass. 8. Dispositif utilisé pour expulser un produit en vrac (pneumatiquement transportable) d'une trémie de sortie (se terminant vers le bas, en formant un tronc de cône) d'un réservoir de silo (soumis à une pression intérieure) dans une conduite de transport pneumatique dudit produit en vrac, ceci au moyen d'air comprimé provenant d'une source d'alimentation en air comprimé et soufflé dans la trémie de sortie en traversant une glissoire d'air, située le long des parois dans la zone où débouche la trémie de sortie ainsi que par des tuyères disposées au-dessus de la glissoire d'air dans les parois de la trémie de sortie, en forçant le produit en vrac qui se trouve à cet endroit à s'ameublir, caractérisé par le fait que pour appliquer le procédé conforme à la revendication 1, il est prévu plusieurs groupes de tuyères (23-28), que la glissoire d'air (6) peut être raccordée à la source d'alimentation en air comprimé (14) par l'intermédiaire d'une deuxième conduite (16) d'air comprimé et que les tuyères sont raccordées au réservoir d'air (22) par une conduite d'air comprimé (61-66) séparée et pourvue d'une valve d'arrêt (67-72) et que les tuyères sont groupées à même hauteur, mais de groupe à groupe à une hauteur différente, en étant réparties à la périphérie de la trémie de sortie (3). 9. Dispositif, conforme à la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il est prévu un by-pass (18), pneumatique, équipé d'une valve d'arrêt (19) débouchant dans la conduite (8) de transport pneumatique du produit en vrac et raccordé à la source (14) d'air comprimé, lequel by-pass (18) (dérivation) est en dérivation sur la glissoire (6). 10. Dispositif, conforme à la revendication 8, caractérisé par le fait que le réservoir d'air (22) est une conduite annulaire disposée dans la zone de hauteurs des tuyères (23-28) et entourant la trémie de sortie (3).