L'invention se rapporte d1 une manière générale à la manutention des charges lourdes et colis encombrants au moyen des appareils dénommés diables, et concerne plus particulièrement des perfectionnements à un appareil de ce type - décrit dans le brevet américain N 3.330.370 publié le 11 Juillet 1967, et commercialisé sous la dénomination "Uanhandler" - qui est équipé d'un ensemble ascenseur/descenseur permettant son utilisation sur un escalier. Un diable est constitué d'une manière connue en soi par un petit chariot à deux roues basses agencé pour permettre à une seule personne de transpac- ter sans aide des fardeaux excédant ses possibilités physiques en raison de leur poids, de leurs dimensions etiou de leur nature, par exemple une lourde caisse ou un fût rempli, un gros sac empli ou un rouleau de papier d'impression, des pains de glace ou des pièces de fonderie encore brûlantes, un meuble encombrant w un gros appareil ménager, un piano... En plus de détails, un tel diable est essentiellement constitué par un châssis plat dont les longerons solidarisés par des traverses sont pourvus de poignées ou forment mancherons à leurs extrémités hautes, et portent à leurs extrémités basses d'une part deux petites roues latérales d'appui au sol, et d'autre part un bec transversal faisant saillie à la base de la face supérieure du châssis incliné, pour assurer le maintien de la charge transportée et pour faciliter son chargement et déchargement au sol par redressement du châssis. Un diable classique ainsi agencé ne peut être commodément utilisé que sur un sol uni et en faible pente, ce qui limite son domaine d'emploi à un même niveau horizontal, sauf recours à un monte-charge ou engin de levage. L'ensemble ascenseur/descenseur équipant le diable décrit dans le Brevet américain cité permet son utilisation sur un sol présentant des changements de niveaux de l'ordre du décimètre, et plus particulièrement sur un escalier. Cet ensemble comprend essentiellement un groupe moteur réversible et autonome, en fait un moteur électrique alimenté par une batterie d'accumulateurs, qui entraxe par l'intermédiaire d'une transmission fortement démultipliée au moins une channe sans fin disposée dans le plan médian de l'extrémité basse du chassis - en fait deux channes identiques disposées parallèlement de part et d'autre de ce plan - portant deux ergots extérieurs équidistants terminés par des galets de préférence fixes et anti-dérapants. Le trajet de la chaine et la conformation de ses ergots sont étudiés de manière qu'au cours de chaque révolution les galets défilent tour à tour en retrait de la face de charge du chassies puis en saillie hors de sa face opposée et sous les roues d'appui au sol.De la sorte, lorsque le diable est utilisé sur un escalier, les galets arrivant en saillie prennent appui sur la meme marche que les roues pour la descente ou sur la mar che supérieure pour la montée, dégagent les roues de leur marche d'appui en prenant en charge le poids du diable, puis abaissent ou soulèvent ce dernier pour en déposer les roues sur le marche respectivement inférieure ou supérieure. Pour le bon déroulement de ces opérations de montée ou descente d'un escalier, il importe que le diable soit parfaitement guidé et notamment que ses roues soient correctement positionnées par rapport au nez des marches, quoique la charge transportée cache d'ordinaire lesdites roues aux yeux de l'opérateur. Pour aider ce dernier, l'ensemble ascenseur/descenseur comporte en conséquence deux courroies sans fin, disposées parallèlement aux channes motrices au voisinage des longerons du chassies, et dont un brin fait saillie sous la face inférieure du diable en s'appuyant sur des rouleaux b la manière d'une chenille, pour engager le nez des marches et faciliter leur franchissement par les rouss. Malgré cette précaution, à la descente d'un escalier courbe ou en raison d'une orientation incorrecte du diable par rapport à la direction et/ou pente de l'ecalier, il se peut que 11 une au moins des roues arrivant au niveau de la mar- che sur laquelle elle devrait être déposée se trouve en fait au-delà du nez de cette marche, et donc "en l'airez Il s'ensuit un risque grave de chute incontro- lable, et donc de dommages matériels voire d'accident de personne. Ce risque est particulièrement inacceptable lorsqu'un tel diable motorisé est employé pour faire franchir un escalier à une personne infirme assise dans son fauteuil roulant, arrimé sur le diable. L'invention a précisément pour but d'éliminer tout risque de cette nature en apportant à un diable équipé d'un ensemble ascenseur/descenseur du type indiqué ou de tout type équivalent des perfectionnements propres à faciliter son guidage par l'opérateur et garantir le parfait positionnement de chacune de ses roues sur chaque marche d'un escalier de configuration quelconque, et plus gêné- ralement par rapport à toute discontinuité de la surface de roulement. D'une manière encore plus générale1 l'invention a pour but d'améliorer la sécurité d'emploi de tout appareil de manutention constitué ou porté par un chariot roulant sur une surface plane limitée par une discontinuité de niveau, par exemple un engin de gerbage circulant sur un quai de chargement. En effet, un diable ou autre appareil de manutention selon l'invention est caractérisé en ce que chacune de ses roues est équipée d'un dispositif de sécurité autonome de nature purement mécanique, comprenant au moins un organe palpeur et des moyens ds freinage associés, qui agit automatiquement pour blo- quer l'avance de ladite roue lorsqu'slle arrive à une distance prédéterminée d'une discontinuité de sa surface de roulement, telle que le nez d'une marche ou le bord d'un quai. Selon un premier mode de réalisation, le dispositif de sécurité équipant chaque roue comprend deux organes palpeurs pressés sur sa surface de roulement de part et d'autre de son point d'appui, dont l'un définit avec la roue un plan de référence, et dont l'autre - lorsque il tombe au-dessous de ce plan à l'appro- che d'une discontinuité de la surface de roulement - actionne au serrage des moyens de freinage de la roue, qui de préférence sont d'un type auto-serreur à action unidirectionnelle. En pratique, ces organes palpeurs peuvent être formés ou portés par deux flasques annulaires pourvus de moyeux concentriques solidarisés par un filetage de transformation de mouvement, l'ensemble etant monté libre en translation et rotation sur l'axe de la roue, entre cette dernière et le chassies. Les faces externes de ces flasques portent des crabots ou garnitures de fricticn annulaires coopérant avec des structures complémentaires ménagées sur les flancs en regard de la roue et du chassies respectivement. Des moyens de rappel élastique interposés entre les flasques tendent à les faire tourner dans le sens relatif assurant le rapprochement des organes palpeurs du point d'appui de la roue et l'écartement axial des flasques, le sens du filetage de leurs moyeux étant choisi à cet effet. Enfin, le flasque portant l'organe palpeur antérieur, par référence au sens normal de déplacement, est disposé face à la roue, pour assurer l'effet d' auto-serrage unidirectionnel sus-mentionné. Dans cette version, le dispositif conforme à l'invention a pour avantages - du fait qu'il agit sur les roues et par leur intermédiaire - de se prêter à une réalisation compacte et légère puisqu'il n'intervient que pour transmettre le couple de freinage entre roue et châssis, et surtout de fonctionner en toute sûre8 en présence d'éventuellEs irrégularités du rebord de la surface de roulement, par exemple un nez de marche ébréché ou arrondi par l'usure, du fait que les roues sont nécessairement arrêtées en retrait de telles inégalités sur une surface d'appui sûre. Selon un autre mode de réalisation, le dispositif de sécurité équipant chaque roue comprend un unique organe - palpeur porté par un bras articulé sur 1' axe de la roue et pressé sur la surface de roulement en avant du point d'appui de cette dernière, et un patin de freinage porté par ce m8me bras en arrière de l'organe palpeur et disposé pour s'arc-bouter sur ladite surface lorsque ledit organe dépasse son rebord, et pour ainsi prendre en charge le poids initialement supporté par la roue. Dans cette seconde version, le dispositif conforme à l'invention a avantages de n' exiger aucune modification ou adaptation notable du montage de la roue, dont seul l'axe est mis à contribution, et d'assurer un blocage positif de l'avance de l'appareil en raison du transfert de charge, assuré par le simple pivotement vers l'arrière du bras articule. Dans ces deux versions, le dispositif conforme à l'invention a pour avantage matériel d'être constitué par des équipements indépendants d'agencement symétrique sinon identique, dont l'adjonction n'implique aucune modification notable du montage des roues de l'appareil. Ce dispositif a encore et surtout pour avantages fonctionnels d'agir indépendamment sur chaque roue pour en assurer le blocage & bonne distance de toute discontinuité de sa surface de roulement, ce qui assure non seulaRent la fonction de sécurité désirée, en prévenant tout risque de dérapage ou de chute, mais permet de surcrott le guidage "à l'aveuglez de 11 appareil dsns les tions les plus délicates, par exemple à la descente d'un escalier courbe D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit de deux exisoles de mise en oeuvre nullement limitatifs illustrés par les dessins annexés, sur quels La Figure 1 est une vue schématique en élévation latirale d'un diable motorisé du type décrit au préambule; La Figure 2 est une vue de dessous de la partie inférieure du diable de la Figure 1, montrant l'agencement de son ensemble sscensstar/descea'eur. conforme au Brevet américain cité; Les Figures 3 et 4 sont des coupes partielles d'un diable motorisé du mame type équipé de dispositifs de sécurité conformes à l'invention, ces vues étant prises dans le plan de la face extérieure d'un longeron du châssis trans- versalement à l'axe de la roue correspondante et montrant le dispositif en positions respectives de libre roulement et de freinage; La Figure 5 est une coupe partielle passant par l'axe d'une roue pour montrer l'équipement associé vu depuis la face arrière du diable; Les Figures o et 7 illustrent, respectivement en élévation et en coupe, la seconde version du dispositif selon l'invention, vu en position de libre rou- lement; st Les Figures B et 9 sont des vues semblables de ce mOrne dispositif vu an position de blocage. Le diable ID représenté sur la Figure 1 est équipé d'un ensemble ascen- seur/descenseur 20 du type décrit dans le Brevet américain N 3.330.37D, illustre par la Figure 2, permettant son emploi sur un escalier 30. Ca diable ID comprend essentiellement un cassis plat formé de deux longerons parallèles Il solidarisés par plusieurs traverses 12. L'extrémité supé- rieur ds chaque longeron porte une poignée 13 dans son prolongement, tandis que son extrémité inférieure porte un axe transversal fixe 14 en saillie extérieure sur lequel est montée libre en rotation un roue 15 avantageusement pourvue d'un bandage anti-dérapant. Les extrémités inférieures des longerons 11 sont par ailleurs réunies par un bec transversal 16 faisant saillie à la base de la face supérieure 17 du châssis, sur laquelle la charge est arrimée au moyen de sangles 18 ancrées sur les longerons.Ces derniers sont percés d'ouvertures 19 garnies d'un rembourrage pour faire office de poignées auxiliaires. Le diable ainsi constitué s' utilise de manière classique : la charge à transporter - içi un réfrigérateur - étant posée au sol, le diable redressé est avancé de manière que le bec 16 se glisse sous ses pieds, puis l'ensemble est abaissé par pivotement autour des roues 15 de manière à soulever le réfrigérateur reposant sur la face de charge 17 du diable et maintenu par les sangles 18. Le conducteur tenant le diable ainsi incliné par ses poignées 13 peut alors le pousser ou le tirer jusqu'à destination sans grand effort en dépit du poids de la charge, grâce à l'effet de levier assuré par l'agencement de l'appareil, mais sous réserve que la surface de roulement soit plane ou en faible pente, et dépourvue de discontinuités de niveau. A destination, le réfrigérateur peut être posé au sol par un processus inverse de celui de prise en charge, en redressant-puis écartant le diable. L'ensemble ascenseur/descenseur 20 permet d'élargir le domaine d'emploi du diable 10 en autorisant le franchissement de discontinuités de niveau de l' ordre du décimètre, telles que les marches de l'escalier 30 ou bien un trottoir. Cet ensemble, plus particulièrement représenté sur la Figure 2, comprend essentiellement un groupe moteur autonome et réversible formé d'un moteur électrique 21 qu'un cordon d'alimentation A relie à une batterie d'accumulateurs 8 (non représentée) et à un contacteur-inverseur de commande C disposé au voisinage des poignées 13 du diable (voir Figure 1), ce moteur entrarnant par l'intermédiaire d'une transmission 22 fortement démultipliée, par exemple à vis et pignon, et d'une forte chaîne sans fin 23 un arbre 24 monté transversalement entre les extrémités basses des longerons 11.Sur cet arbre 24 et sur un arbre parallèle 25 monté au voisinage de la première traverse 12 du châssis sont clavetés en vis à vis des couples de pignons sur lesquels engrènent respectivement deux chaînes sans fin 26 courant parallèlement aux longerons Il en disposition symétrique de part et d'autre du groupe moteur.A égale distance sur chaque chaîne sont fixés deux ergots 27 portant des galets fixes 28 (voir détail) qui se présentent en saillie extérieure et en alignement transversal avec ceux portés par l'autre chaîne L'enveloppe du parcours de ces galets 28 est representée sn trait mixte sur la Figure 1 : tandis que les uns défilent en retrait de la face de charge 17 du diable et restent donc escamotés entre ses longerons, les autres défilent en sens opposé et en saillie sous ces longerons et sous les roues 15, de manière à venir prendre appui - selon leur sens de défilement et pour un positionnement correct du diable 10 par rapport à l'escalier 30 - soit sur la même marche 31 que les roues 15, soit sur la marche supérieure.La course des galets 28 se poursuivant, dans le premier cas les roues du diable sont d'abord légèrement soulevées, puis reculées au-delà du nez 32 de la marche, et enfin abaissées jusqu'à prendre appui sur la marche inférieure, tandis que dans le second cas elles sont directement hissées au-dessus du nez de la marche supérieure puis déposée sur cette dernière. Pour que ces opérations de descente ou montée de l'escalier se déroulent en toute sécurité, il importe en premier lieu que les galets 28 prennent un appui sar, sans risque de ripage, sur le nez de chaque marche; c'est pourquoi ils sont montés fixes en rotation sur les ergots 27 et de surcroît pourvus d'un revietement anti-dérapant. il importe en second lieu que ces galets prennent appui en bonne position sur le nez de chaque marche, et donc que le diable soit correctement positionné par rapport à ltescalier, en direction comme en inclinaison : à cet effet, l'ensemble ascenseur/descenseur 20 comporte, de part et d'autre des chaînes motrices 26, deux courroies sans fin 29 suivant un parcours sensiblement concentrique et dont le brin inférieur porté par des rouleaux à la manière d'une chenille fait saillie sous les longerons Il sensiblement au niveau des roues 15 pour prendre appui sur le nez des marches et faciliter leur franchissement par lesdites roues. Ces dispositions ne suffisent toutefois pas à assurer la parfaite sé curité d'emploi du diable motorisé sur un escalier, notamment lorsqu'il est courbe et/ou lorsque la charge dissimule les roues aux yeux de l'opérateur il se peut en effet que les galets 28 de la channe intérieure au virage manquent d'accrocher la marche supérieure à la montée ou viennent s'accrocher contre le nez de la marche d'appui des roues, voire sur la contremache inférieure 33 à la descente, en provoquant dans les deux cas un déséquilibre dangereux du diable; il se peut encore que la roue interne soit amenée au-delà du nez de la marche sur laquelle elle aurait du astre déposée à la descente de l'escalier, et de même pour la roue externe à la montée, et qu'il s'ensuive la chute du diable et de sa charge; il se peut enfin et surtout que les manoeuvres de pivotement sur une marche visant à supprimer ces risques par une orientation convenable du diable par rapport au nez de la marche suivante conduisent - en l'absence d'une visi bilié suffisante - à faire perdre son appui à l'une des roues et donc provoquer une chute incontrôlablE. Or, si la présence des courroies 29 utilisées comme guides permet dans une certaine mesure de prévenir les deux premiers risques à la montée de l'escalier, elles ne sont d'aucun secours à la descente et dans le dernier cas. Le dispositif de sécurité 40 selon l'invention, illustré en partie par les Figures 3 i 5, est conçu notamment pour permettre au conducteur d'effectuer sans risque de telles opérations d'orientation du diable à la descente d'un escalier courbe, m8me si la charge transportée cache à sa vue les roues et la marche sur laquelle elles reposent. Ce dispositif peut aussi bien assurer d'autres fonctions de sécurité, et par exemple arrêter automatiquement le diable à bonne distance du rebord d'un trottoir pour en permettre la descente sans risque. Ce dispositif 40 est essentiellement constitué par deux équipements indépendants, identiques ou symétriques à un détail près (le sens d'un filetage), dont chacun est monté "flottant" sur l'axe 14 de l'une des roues 15 du diable, entre la roue et le longeron correspondant 11 du châssis, comme le montre la Figure 5. Chacun de ces équipements est formé par l'assemblage tte-bche de deux flasques semblables 41,42 à corps annulaire plan pourvus de moyeux respectifs 43,44 disposés concentriquement et solidarisés par un filetage à grand Pas, de préférence à plusieurs filets trapézoïdaux, comme une vis de transformation de mouvement. Le moyeu intérieur 44 est monté flottant sur une portée cylindrique de l'axe de roue 14 par l'intermédiaire d'un roulement à aiguilles 45 sans cage, les portées correspondantes de l'axe et du moyeu étant dument traitées dans ce cas.L'ensemble ainsi monté libre en rotation et en translation sur l'axe 14 est maintenu centre entre les flancs en regard de la roue 15 et du longeron 11 per des empilages de rondelles coniques élastiques du type elleville 45 dispo- sés autour de l'axe de part et d'autre du moyeu 44. On remarquera que l'axe 14 est monté fixe sur le longeron Il et que la roue 15 est montée sur cet axe à l' aide de roulements à billes à gorges profondes (ou de roulements à rouleaux coniques contrariés j, de telle manière que la distance axiale entre les flancs an regard du longeron et de la roue reste invariable. Les flasques annulaires 41,42 portent respectivement, en disposition symétrique par rapport à un plan radial vertical, d'une part des bras supérieurs 47,48 reliés par un ressort de traction 49 et d'autre part des bras inférieurs diamètralement opposés aux précédents et conformés pour constituer, de part et d'autre du point d'appui 50 de la roue 15 sur sa surface de roulement, des nrga- nes palpeurs 51,52. il résulte de cet agencement que le ressort 49 tend à fermer le "compas" constitué par les bras opposés des flasques 41,42, et donc à replus ser vers le bas les organes palpeurs 51,52. Comme le montre la Figure 3, lorsque la surface de roulement est plane, au moins sur une distance o de part et d'autre du point d'appui 50 de la roue 15 déterminée par la géométrie des organes palpeurs 51,52, ces derniers sont pressés sur le sol par l'action du ressort 49 mais restent dans le même plan que le point 5D, de sorte que les flasques 41,42 sont maintenus dans une position angulaire relative bien déterminée, quelles que soient la pente du sol et l'inclinaison du châssis du diable, par l'alignement des trois points de contact avec le sol. Le filetage des moyeux 43,44 est réalisé de manière que lorsque les flasques 41, 42 se trouvent dans cette position angulaire relative bien déterminée, leurs faces externes soient écartées des flancs en regard du longeron Il et de la roue 15, et donc que cette dernière tourne librement sur son axe 14. Comme le montre la Figure 4, si par contre le point d'appui 50 de la roue 15 s'approche d'une discontinuité de sa surface de roulement - par exemple le nez 32 d'une marche 31 - plus près que la distance de référence D, le palpeur antérieur par rapport au sens de roulement se trouve depourvu d'appui et tombe au-dessous du plan de reférence défini par la roue et l'autre palpeur, sous 1' action du ressort 49 tendant à fermer le "compas". Le sens du filetage des moyeux 43,44 est choisi de manière que cette rotation relative des flasques 41, 42 provoque leur écartement axial et presse leurs faces externes sur les flancs en regard du longeron 11 et de la roue 15, dont la rotation se trouve ainsi bloquée ou au moins freinée.Si besoin est, des garnitures de friction 53,E4 sont rapportées sur les zones de contact pour un meilleur contre du freinage, comme montré sur la Figure 5. Cette Figure 5 illustre en outre la manière dont est obtenu l'effet d' auto-serrage unidirectionnel déjà evoqué. La fraction du diable représentee est supposée être vue de l'arrière et avançant vers une discontinuité de la surface de roulement. La partie supérieure de la roue 15 s'éloigne donc de l'observateur - comme indiqué par un cercle traversé d'une croix - et tend à entratner le flasque 41 supposé à son contact dans le mtme sens, en concordance avec la traction exercée sur son bras supérieur 47 par le ressort 49, qui comme on le sait déjà tend à provoquer le freinage de la roue.C'est dire que lorsque l'organe palpeur antérieur 51 arrive au droit de la discontinuité et tombe au-dessous du plan de référence défini par le point d'appui 50 de la roue et 1' organe palpeur poste rieur 52, non seulement la rotation relative des flasques 41,42 les presse contre le longeron Il et la roue 15 qui est en conséquence freinée, mais encore que toute tentative de poursuite de l'avance de cette roue vers la discontinuité n' aboutit qugà en accentuer le freinage, en proportion de l'effort développé. Cet effet d'auto-serrage garantit donc le respect de la distance de sécurité D. Par contre, cet effet jouant en sens inverse provoque la libération immédiate de la roue dès que le conducteur tente de la reculer en l'écartant de la disconti nuité, assurant ainsi l'action unidirectionnelle déjà évoquée. Au total, le dispositif selon l1invention permet donc toute évolution de la roue en deça de la distance de sécurité, mais crée à cette distance une limite virtuelle infranchissable dans le sens dangereux en dépit des efforts déployés. Le dispositif de sécurité qui vient d'être décrit peut faire l'objet de nombreux perfectionnements visant à accroître sa commodité d'emploi ou sa fiabilité : Ainsi et par exemple, son escamotage lors de l'usage du diable sur une surface de roulement plane peut être assuré au moyen d'une simple timonerie 55 rapprochant l'organe palpeur 52 du bras supérieur 47 par pivotement relatif dans le sens du desserrage du frein. Cette timonerie peut être simplement constituée par un câble ancré sur l'organe palpeur 52 puis traversant successivement un oeil percé à l'extrémité du bras 47 et un guide agencé sur le chassies du diable, pour aboutir à une tirette à portée de main de l'opérateur. Pour un choix judicieux de l'emplacement de ce guide, les deux organes palpeurs peuvent être maintenus hors de contact avec le sol.Enfin, une disposition convenable de la timonerie peut permettre d'escamoter simultanément les dispositifs équipant les deux roues du diable. Par ailleurs, les organes palpeurs pourraient être montés angulairement mobiles sur les flasques mais normalement maintenus dans une position relative déterminée par des moyens élastiques développant un couple supérieur à celui exercé par le ressort 49. Cette disposition permettrait d'éviter que les organes palpeurs soient fausses en cas de manoeuvre malheureuse du diable alors que ses roues seraient bloquées, par exemple par redressement du châssis à la verticale. Cette disposition permettrait encore, par adjonction d'une timonerie antagoniste des moyens élastiques précités, de provoquer le blocage volontaire des roues en simulant la présence- d'une discontinuité par pivotement relatif des organes palpeurs sur leurs flasques respectifs. Enfin et bien entendu, les garnitures de friction 53,54 pourraient entre coniques, voire même remplacées par des crabots ou des structures équivalentes, si les effets de freinage et d'auto-serrage devaient entre accentués. Les garnitures annulaires planes restent toutefois préférables, dans la mesure où elles permettent une meilleure répartition des efforts sans exiger une grande précision mécanique du montage du dispositif. On va maintenant décrire an se référant aux Figures 6 à 9 un autre mode de réalisation du dispositif de sécurité conforme à l'invention Dans cette seconde version, chaque roue 15 est pourvus d' un équipement indépendant 60 constitué par un simple bras ou levier 61 dont une extrémité forme un moyeu 62 pivotant librement sur -l'axe 14 de la roue entre cette der fière et le longeron correspondant Il du chassies. L'extremite libre de ce bras porte un patin 63 dont la face inférieure plane, striée ou.pourvue d'une garniture d'adherence 64, s'inscrit dans un plan tangent à la périphérie de la roue mais est an tout point éloignée de l'axe 14 de ladite roue d' une- distance sup*- rieure à son rayon, et donc n'est normale à aucun de ses rayons. Sur son rebord antérieur, c'est & dire le plus éloigné de l'axe de la roue, le patin 63 porte un ergot 65 faisant saillie au-dessous de sa face plane pour former un organe palpeur, éventuellement pourvu d'une roulette 66; que le poids du bras 61 et du patin 63 ou l'action d'un ressort (non représenté) tend à plaquer sur la surface de roulement. Lorsque cette surface est plane, comme montre sur les Figures 6 et 7, la roulette 66 maintient ie bras 61 dans une position angulaire telle que la garniture d'adhérence 64 du patin 63 soit hors d'engagement avec ladite surface. Dans ce cas, la roue 15 peut donc avancer ou reculer sans entrave. Par contre et comme montre sur les Figures 8 et 9, à l'approche d'une discontinuité de la surface de roulement, telle que le nez 32 d'une marche 31, dès que la roulette 66 franchit cette discontinuité et donc se trouve dépourvue d'appui, la garniture d'adhérence 64 du patin 63 vient en contact avec le sol par pivotement du bras 61 sous l'effet de son poids ou de l'action de son ressort de rappel, Dls lors, en raison de la géomètre particulière du bras et du patin ce dernier s'arcboute sur la surface de roulement et interdit toute autre avance de la roue 15 vers la discontinuité, qui impliquerait le report sur le dispositif 60 du poids du diable et de sa charge et leur soulèvement. Dans cette version comme dans la précédente, le dispositif de sécurité selon l'invention crée donc une limite virtuelle infranchissable par la roue dans le sens dangereux en dépit des efforts déployés, mais par contre autorise le recul de cette roue sans entrave En outre et comme dans le cas précédent, le dispositif peut astre escematé par relèvement du bras 61 au moyen d'une simple timonerie lorsque le diable est utilisé dans des conditions normales. Bien entendu, l'invention n'est nullement limite aux modes de réalisation décrits et illustrés non plus qu'd l'application spécifique indiquée. C'est dire que Ilinvention comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques de ceux ici mis en oeuvre, et peut Store appliquée à d'autres appareils que le diable mentionne. REVENDICATIONS i. Appareil pour la manutention de charges lourdes sur une surface de roulement présentant des discontinuités de niveau, et notamment diable motorisé pourvu d'un ensemble ascenseur/descenseur d'escalier, caractérisé an ce que chacune de ses roues est équipée d'un dispositif de sécurité autonome de nature purement mécanique, comprenant au moins un organe palpeur et des moyens de freinage associés, qui agit automatiquement pour bloquer l'avance de ladite roue lorsqu'elle arrive à une distance prédéterminée d'une discontinuité de la surface de roulement. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de sécurité equipant chaque roue comprend deux organes palpeurs pressés sur la surface de roulement de part et d'autre de son point d'appui, dont l'un- défi- nit avec la roue un plan de référence, et dont l'autre - lorsqu'lu tombe au-dessous de ce plan à l'approche d'une discontinuité de la surface de roulement actionne au serrage des moyens de freinage de la rotation de la roue. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les organes palpeurs précités sont agencés à l1 extrémité libre de leviers respectifs pivotant librement sur l'axe de la roue. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que des moyens de rappel élastique interposés entre les leviers précités tendent à rapprocher les organes palpeurs precités. 5. Appareil selon la revendication 3 ou la revendication 4, caractérisé en ce que les leviers précités sont respectivement portes par deux flasques annulaires pourvus de moyeux concentriques solidarisés par un filetage de transformation de mouvement de sens tel que le rapprochement des organes palpeurs assure l'écartement des flasques, l'ensemble étant monté libre en-rotation sur l'axe de la roue, entre cette derniere et le châssis de l'appareil. d. Appareil selon la revendication 5, caractérisé an ce que les faces externes des flasques précités sont pourvues de garnitures de friction ou crs- bots annulaires coopérant avec des structures complémentaires agencées sur les flancs en regard de la roue et du châssis. 7. Appareil selon la revendication 5 ou la revendication 6, caractérisé en ce que les leviers précités sont montés angulairement mobiles sur leur flasque respectif, mais maintenu dans une position relative détenninée par rappel élastique. B. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de sécurité équipant chaque roue comprend un bras articulé sur son axe et portant à son extrémité libre un patin dont la face radialement extérieure est plane et inscrite dans un plan tangent à la périphérie de la roue mais en tout point éloignée de son axe d'une distance supérieure à son rayon, et dont le rebord antérieur porte une saillie formant organe palpeur par laquelle ledit patin est normalement écarte de la surface de roulement. 9, Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que la face plane du patin précité est striée ou pourvue d'une garniture d'adherence 10. Appareil selon la revendication 8 ou la revendication 92 caractérisé en ce que le patin précite est presse sur la surface de roulement par des moyens de rappel élastique. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une timonerie permettant d'escaioter l'en ble des dispositifs de sécurité équipant ses roues.