La présente invention concerne un composé formé d'une molécule renfermant l'ion uranyle et un procédé de séparation des isotopes de l'uranium qui utilise des composés de ce type. Pour faciliter la compréhension de la présente invention il est utile d'examiner les connaissances acquises en matière de séparation photochimique des isotopes. Le brevet des Etats Unis d'Amérique N 2 713 025 et le brevet britannique N 1 237 474 donnent de bons exemples de procédés qui.permet- tent la séparation photochimique des isotopes du mercure. Une séparation photochimique d'isotopes impose en pre mier lieu de trouver des conditions telles que des atomes ou des molécules d'un isotope d'un élément donné absorbent la lumière plus fortement que ne le font des atomes ou des molécules d'un autre isotope du même élément. Le mercure est un métal volatil prompt à former une vapeur atomique. Les ato es de cette vapeur absorbent la lumière ultraviolette à 2537 A La raie d#absorption de Hg202 est décalée d'environ 0,01 200 par rapport à la raie d'absorption de Hg . Attendu que les raies d'absorption sont extrêmement étroites, on peut exciter 200 soit 202 soit Hg , soit Hg en utilisant une lumière comprise dans une plage de longueurs d'onde d'une étroitesse critique. La seconde condition requise pour une séparation photochimique d'isotopes est que les atomes ou les molécules qui sont excités par la lumière subissent un certain processus que les atomes ou molécules qui n'ont pas été excités ne subissent pas, ou tout au moins ne le subissent pas aussi rapidement. Un quantum de lumière ultraviolette à 2537 A imprime une excitation de 112,7 kzalXmole à 1'atome de mercure qui l'absorbe. Le nombre d'atomes de mercure qui, à la température ambiante, sont excités thermiquement à cette énergie est de plus en plus faible, attendu que les atomes excités par la lumière ne sont pas dilués par des atomes excités par des moyens thermiques.Des atomes aussi fortement excités sont prompts à subir des réactions avec l'eau (comme l'enseigne le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 2 713 025 précité) ou avec l'oxygène moléculaire, HCl ou le butadiène (comme l'enseigne le brevet britannique N 1 237 474 précité), ces réactions n'ayant pas lieu à la température ambiante avec le mercure non excité. Toutefois, l'uranium est un métal très réfractaire qui ne bout qu'à des températures extrêmement élevées. Par conséquent, l'utilisation du processus décrit ci-dessus avec remplacement du mercure par des atomes d'uranium réserve des difficultés évidentes.Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 772 519 par exemple, indique le fait que l'uranium métallique présente un déplacement isotopique et que ses isotopes peuvent être séparés en utilisant de la vapeur d'uranium. Toutefois, des températures extrêmement hautes sont nécessaires dans un tel procédé, ce qui le rend donc pratiquement irréalisable. L'intérêt général des lasers pour la séparation des - isotopes a été démontré. Deux travaux récents / Ambartzumian et Collaborateurs, dans un article paru dans Soviet Physica" JETP 21, 375 (1975) et Lyman et Collaborateurs, dans un article paru dans "Applied- Physics Letters" 27, 87 (1975)7, ont trait à des expériences dans lesquelles le composé SF6 sous la forme gazeuse a été irradié à la température ambiante par un laser à l'anhydride carbonique. La longueur d'onde du laser à l'anhydride carbonique correspond à une bande fondamentale d'absorption des molécules SF6 contenant un isotope du soufre, à l'exclusion des molécules de SF6 contenant l'autre isotope. Ainsi le laser à l'anhydride carbonique offre une excitation sélect. e du point de vue isotopique de SF6. Attendu que cette excitation est effectuée à une très forte densité d'énergie, les molécules qui ont absorbé un photon sont plus susceptibles d'absorber un second photon et d'acquérir une double excitation que de perdre l'énergie du premier photon et de passer à l'état désexcité. Les molécules doublement excitées sont plus susceptibles d'absorber un troisième photon, etc. Ainsi, l'excitation sélective du point de vue isotopique peut avoir lieu à un degré tel que les molécules excitées acquièrent suffisamment d'énergie pour se dissocier, en remplissant ainsi la seconde condition pour la réalisation d'une séparation isotopique comme indiqué ci-dessus. Ensuite, les molécules dissociées sont rapidement séparées des molécules non dissociées. Un aspect important du procédé décrit dans les références précitées est à remarquer ; il s'agit du fait que l'excitation sélective du point de vue isotopique est effectuée au moyen d'un laser à l'anhydride carbonique. Un tel laser est très efficace, relativement peu coûteux et pratique à réaliser avec les dimensions nécessaires pour des applications à l'échelle industrielle. S'il peut être utilisé dans un procédé de-séparation isotopique, c'est manifestement le laser de choix. Si l'on tente d'utiliser un laser à l'anhydride carbonique pour séparer les isotopes de l'uranium, on se heurte à de grandes difficultés. On s'est attaché à utiliser l'hexa- fluorure d'uranium UF6 pour la séparation de l'uranium à l'aide d'un laser, attendu qu'il s'agit d'un composé très volatil Toutefois, UF6 présente deux bandes fondamentales d'absorption 6 qui se situent à 626 et 189 cm , y et qui présentent un cer- tain déplacement isotopique, en sorte qu'une séparation des isotopes peut être effectuée Bien que l'homme de l'art soit capable de réaliser des lasers qui fonctionnent à l'une ou l'autre de ces longueurs d'onde , de tels lasers sont à l'heure actuelle moins avantageux que le laser à l'anhydride carbonique, tant du point de vue de la puissance que de celui du prix de revient. Le radical U02 présente dans son spectre infrarouge des bandes qui absorbent la lumière émise par les lasers à l'anhydride carbonique' disponibles dans le commerce. Ces bandes d'absorption du radical U02 ont un déplacement suffisant pour qu'elles puissent être utiles dans la séparation isotopique. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 951 768 enseigne l'utilisation d'un laser à l'anhydride carbonique pour la séparation d'isotopes. L'un des composés mentionnés parmi d'autres qui peuvent être utilisés pour la séparation des composés de l'uranium est U02(N03)2.6H20. Par conséquent, ce dernier brevet semble suggérer l'utilisation d'un composé d'uranyle avec un laser à l'anhydride carbonique pour la séparation isotopique. Attendu que ce composé est énuméré avec d'autres composés, y compris UF6, qui n'absorbent pas la lumière du laser à l'anhydride carbonique, l'enseignement que lton doit en tirer n'est pas évident. Néanmoins, un composé d'uranyle est mentionné. Le composé particulier d'uranyle indiqué ci-dessus, qui est compris dans l'énumération du brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 951 768 précité, n'est cependant pas volatil en ce sens qu'il se décompose et qu'il ne peut donc pas être utilisé en phase vapeur pour la-séparation d'isotopes. En fait, la plupart des composés d'uranyle se décomposent sans vaporisation lorsqu'on les chauffe. Il existe un article de Bloom et Collaborateurs ("Canadian Journal of Chemistry", 42, 22012208) qui enseigne l'existence d'un composé appelé uranylphtalocyanine, qui est capable de se sublimer sous un vide "inférieur à une pression de 0,01 mm à 400-450OC". Toutefois, là encore, ces conditions sont inacceptables dans des procédés de séparation d'isotopes.Les spectres infrarouges de l'uranylphtalocyanine solide ont été étudiés en suspension dans le Nujol et un pic d'absorption "dans la région de 900 à 950 cm n a été observé et attribué expérimentalement au groupe uranyle. Cette valeur entre dans la plage du lasér à l'anhydride carbonique. Des composés renfermant le groupe uranyle ont aussi été mentionnés par Schlessinger et Collaborateurs dans le "Journal of the American Chemical Societys', 75, pages 2446--8 (1953). Toutefois, Schlessinger et Collaborateurs n'enseignent pas l'utilisation de ces composés dans des procédés de séparation isotopique. En fait, la tension de vapeur du composé de Schlessinger nta été évaluée qu'à 0,0027,""' de mercure à une température de 1300C. De plus, Belford et Collaborateurs décrivent dans le Journal of Inorganic and Nuclear Chemistry" volume 14, pages 169-178,(1960), la préparation et les propriétés du tétrahydrate de bis-hexafluoracétylacétone-uranyle. Toutefois, cette substance ne semble pas non plus être vaporisable, attendu qu'elle se décompose par chauffage à 580C seulement. Ainsi, cette substance n'est pas intéressante dans le procédé de separation isotopique décrit ci-dessous. Pour être intéressant à utiliser conformément à la présente invention, le composé d'uranyle doit donc former une vapeur stable et avoir une tension de vapeur importante à une température relativement basse. La présence du composé à vapeur stable- est un point nécessaire dans tout procédé qui cherche à exploiter une excitation sélective pour produire un déséquilibre d'une manière spécifique du point de vue isotopique et qui cherche à ne déstabiliser que la substance excitée sélectivement.La seconde condition, qui cherche à minimiser la température à laquelle la haute tension de vapeur requise est obtenue, est requise pour minimiser l'ensemble des bandes spectrales "chaudes" pouvant entraîner une réduction de la sélectivité dans toutes les étapes du procédé, c'est-à-dire que non seulement la sélectivité du processus d'excitation est réduite, mais il en est de même de celle de l'étape subséquente de differenciation conduisant au rassemblement du produit désiré. L'utilisation dans un procédé de séparation isotopes sous l'action d'un laser exige également d'autres propriétés de la molécule contenant le groupe uranyle. Ces autresproprié- tés comprennent la transparence spectrale aux longueurs d'onde d'excitation infrarouge et aux longueurs d'onde d'excitation éventuelle UV-lumière visible. La substance en phase vapeur doit être un monomère, pour minimiser l'éventualité d'un brouillage de l'énergie sélectivement absorbée. Si possible, une molécule doit avoir une structure telle que par excitation infrarouge ou ultraviolette, on obtienne une transposition chimique interne aboutissant à des produits finals stables pouvant être séparés de la matière première. Enfin, l'énergie déployée dans le processus de vaporisation de la substance contenant de l'uranium doit être minimisée. Une autre application qui requiert des composés volatils d'uranyle, comme décrit, réside dans la séparation des métaux lourds par chromatographie en phase gazeuse ou par sublimation fractionnée. De telles séparations sont importantes dans le traitement de substances minérales et dans le traitement du combustible irradié dans lequel l'uranium (présent sous la forme de l'ion uranyle doit être séparé d'autres ions des métaux des terres rares ou d'autres ions métalliques L'invention décrit un composé qui a les propriétés mentionnées ci-dessus, à savoir l'hexafluoracétylacétonate d'uranyle (hfacac) complexe avec certains monocoordinats neutres. Il y a très peu de littérature sur l'hexafluoracétyl-. acétonate d'uranyle (hfacac) de formule ou ses complexes. Le composé hfacac, qui est un anion de chélation, est connu pour son aptitude à stabliser les sels métalliques et à donner des substances volatiles (voirKutal, n. Chem. Ed." 52, 319 (1975)). En outre, cet anion ne présente -1 pas de bandes dans la-région infrarouge de 900 à 1000 cm +2 c'est-à-dire la région dans laquelle le groupe U02 2 a un mode d'élongation antisymétrique prononcé, qui présente un intérêt pour toute irradiation sélective du point de vue isotopique avec un laser à l'anhydride carbonique. En général, les composés d'uranyle ont préférentiellement 5 atomes en coordination avec l'ion U central Len plus des atomes d'oxygène de l'uranyle) ; voir par exemple U. Casellato et Collaborateurs, "Inorganica Chemica Acta" 18, 17 (1976). Etant donné que chaque groupe hfacac utilise deux sites de coordination, il reste ainsi un site libre pour un coordinat neutre, qui est nécessaire pour produire une vapeur stable contenant l'ion uranyle. En l'absence d'une forme convenable de coordinat neutre stabilisant, il est impossible d'engendrer la vapeur monomère stable de l'uranyle (hfacac)2 qui serait nécessaire pour un processus de séparation isotopique indiqué ci-dessus. L'article précité de Belford et Collaborateurs montre que des molécules d'eau ne conviennent pas pour former des coordinats neutres, attendu que le composé ne se volatilise pas en restant intact de manière à former la phase vapeur stable en question. S'il n'y a pas d'autres molécules, le composé U02 (hfacac)2 se dimérise en partageant deux des atomes d'oxygène et par conséquent, chaque ion U02 2 est entouré des 5 atomes requis d'oxygène. Ce dimère n'est pas intéressant pour des séparations isotopiques par un laser (les monomères sont préférables), parce que sa volatilité est trop faible et parce qu'il tient compte du brouillage de l'énergie absorbée et de la perte de sélectivité. L'énergie absorbée par le groupe U02+2 excité sélectivement est diluée par suite de l'amélioration du transfert au second groupe U02+2 qui est en liaison intime avec lui sous la forme d'un dimère ou d'un oligomère. Par conséquent, un choix judicieux doit être fait pour trouver une molg, cule neutre de base de Lewis qui stabilise l'hexafluoracétyl- acétonate d'uranyle en tant que monomère, qui confère une grande volatilité et qui ne présente pas de bandes infrarouges capables d'interférer avec l'absorption de l'ion U02 2. En outre, la présence de ce coordinat neutre peut également favoriser toute réaction photochimique subséquente désirable dans un processus isotopique sélectif. On connaît des composés de formule UO2 (hfacac)2.L dans laquelle L désigne des oxydes d'amines aromatiques (voir Subramanian et Collaborateurs, "J. Inorg. Nucl. Chez. 33, 3001 (1970)), des oxydes de phosphine et des sulfoxydes (voir Sieck, "Gas Chromatography of Mixed-Ligand Complexes of the Lanthanides and Related Elements", Thèse de doctorat, Iowa State, Univers 1971). Par suite des tensions de vapeur relativement basses, ces substances ne peuvent pas être utilisées avantageusement dans des procédés de séparation d'isotopes. Mitchell, dans sa thèse de doctorat de l'Université de l'Etat de Iowa (1970) portant sur des études d'extraction synergique au solvant et des études thermiques de complexes fluorés de produits d'addition bêta-dicétoniques organophosphorés de lanthanides et d'éléments apparentés, a préparé le complexe de phosphate tributylique de U02(hfacac)2 et a montré que ce complexe se sublimait à environ 150 C. Toutefois, comme indiqué ci-dessus, des tensions de vapeur importantes à de basses températures sont désirables pour toute capacité utile dans un procédé de séparation isotopique. Une température de sublimation de l'ordre de 1000C ou moins est très préférable. Très récemment, une révision d'ensemble de la chimie des complexes des actinides a été publiée, et a permis de constater la pauvreté des travaux sur U02(hfacac)2 et ses complexes (Cassellato et Collaborateurs, "Inorg. Chimica Acte, 18, 77 (1976)). Un fait intéressant dans cette révision (page 87) est que dans tous les complexes neutres de coordination de l'acétylacétonate d'uranyle qui ont été étudiés, le coordinat se dissocie avant la sublimation. Au contraire, les composés destinés à -être utilisés dans la présente invention doivent être stables à ltétat de vapeur après la sublimation. La molécule en phase vapeur doit rester inchangée au cours du processus de volatil sation. Les travaux de recherche ont donc été poursuivis en vue de trouver un composé qui puisse être utilisé dans de tels procédés de séparation isotopique. De tels composés doivent donc permettre la conduite d'une séparation isotopique en utili sant un laser à l'anhydride carbonique, d'une manière acceptable du point de vue industriel. Conformément à la présente invention, on a découvert un composé renfermant l'ion uranyle qui peut être utilisé dans des procédés de séparation d'isotopes de l'uranium. Les composés contenant l'ion uranyle qui ont ainsi été trouvés ont de fortes tensions de vapeur à des températures relativement basses, et ils sont doués de transparence spectrale aux longueurs d'onde d'excitation du radical uranyle, en sorte qu'il est à présent possible d'exciter sélectivement learadical uranyle dans des conditions acceptables du point de vue industriel.De plus, il est donc également possible d'utiliser un laser à l'anhydride carbonique à de telles fins, avec tous les avantages précités que cela comporte On peut donc à présent atteindre le but recherché en vaporisant de tels composés renfermant l'ion uranyle de manière que ce composé se trouve en phase vapeur à une tension de vapeur d'au moins environ 0,1 min de mercure, en irradiant le composé vaporisé contenant l'ion uranyle d'une manière sélect il ve du point de vue isotopique à une longueur d'onde de 810 à 1116 cm 1 de manière qu'une portion sélectivement excitée du composé contenant l'ion uranyle soit enrichie en l'un des isotopes d'uranium, puis en séparant le produit enrichi. Les composés destinés à être utilisés dans le procédé de -l'invention répondent à la formule dans laquelle L peut être l'un des composés suivants : éthanol, isobutanol, tertiobutanol, méthanol, tétrahydrofuranne, acétone, acétate d'éthyle, 'n-propanol, isopropanol et diméthylformamide. Il est évident pour l'homme de l'artt que le moyen le plus avantageux de produire un rayonnement infrarouge d'une manière sélective du point de vue isotopique dans la gamme de longueurs d'onde indiquée ci-dessus, consiste à utiliser le laser à l'anhydride carbonique. L'irradiation est conduite à une température inférieure à 200 C, de préférence inférieure à 1300C et notamment comprise entre environ 50 et 130 C, danszdes conditions dans lesquelles le composé d'uranyle existe en phase gazeuse. Plus particulièrement, l'opération est mise en oeuvre dans des conditions dans lesquelles le composé d'uranyle a une tension de vapeui/d'au moins 0,1 mm de mercure,aux températures indiquées. On conduit l'irradiation de manière que l'un des iso topes de l'uranium, à savoir l'isotope u235 ou l'isotope U 38, soit excité sélectivement et adsorbe au moins un photon d'éner- gie, et de préférence plus d'un photon d'énergie. Etant donné que l'irradiation est essentiellement un moyen de chauffer le composé d'uranyle irradié, lorsqu'on effectue cette irradiation dans les conditions de la présente invention, d'une manière sélective du point de vue isotopique, les isotopes excités sélectivement peuvent être amenés à prendre une forme chimiquement différente, par tous moyens dont la vitesse d'action est sensible à la température.Ainsi, l'étape d'excitation peut être conduite dans une telle mesure que les molécules sélectivement excitées se dissocient, ou bien on peut la con diredans une mesure insuffisante pour entraîner la dissociation et au contraire, les molécules excitées peuvent être transfo mées dans une seconde étape par photolyse avec la lumière visible ou ultraviolette ou par réaction chimique avec un réactif gazeux. On vient de découvrir, à titre de composés nouveaux, des sels hexafluoracétylacétoniques de U02 qui sont complexés ovec un coordinat neutre (L) en sorte que les produits - U02(hfacac) 2.L - sont stables et volatils et peuvent être utilisés dans des procédés de séparation d'isotopes de l'uranium de la manière décrite ci-dessus. Les composés les plus avantageux peuvent être représente tés par la formule générale U02(hfacac)2.L dans laquelle hfacac est l'anion hexafluoracétylacétonate et L représente l'isopropanol, l'éthanol, l'isobutanol, le tertiobutanol, l'acétate d'éthyle, le n-propanol, le méthanol, le tétrahydrofuranne, l'acétone et le diméthylformamide. Les tensions de vapeur sont comprises dans la gamme de 0,1 à 10 mm lorsque la température est comprise entre 30 et 1500C. En outre, le composé U02(hfacac).L n'a pas d'autre absorption dans la région infrarouge 900-975 cm que I'élonga- tion asymétrique de U02 qui peut être excitée sélectivement du point de vue isotopique avec la lumière d'un laser à l'anhydride carbonique. Tous ces composés se subliment en restant intacts à des températures inférieures à environ 1000C et satisfont au critère infrarouge défini ci-dessus. Dans tous ces composés, il existe une "f enetre11 infrarouge des composants hfacac et L qui tient compte de l'irradiation par un laser à l'anhydride carbonique du groupe U02, et le coordinat L constitue un corps réactionnel probable pour toute décomposition subséquente due à la lumière, de manière à séparer finalement un groupe U02 excité d'un groupe U02 non excité. En contraste avec tous les composés d'uranyle décrits ci-dessus, ces composés ont des tensions de vapeur d'au moins 10 1 mm de mercure à 1300C Lorsque le composé a été formé, on peut le vaporiser par chauffage entre 50 et 130 C de manière à former une vapeur dont la prossion partielle est supérieure à 0,1 mm de mercure. Ces composés peuvent être préparés d'une manière décrite r' après. Dans les préparations qui suivent, le composé U02 Le mode opératoire est exactement le même pour la préparation des autres composés, en remplaçant le tétrahydrofuranne par le méthanol, 1'méthanol, l'isopropanol, l'isobutanol, le tertio butanol, le n-propanol, le dimethylformamide, l'acétate éthylique et l'acétone. Lorsque l'un quelconque des composés a été préparé, on peut préparer tout autre composé à partir de celui qui a été obtenu, par échange des coordinats, c'est-à-dire en traitant le premier composé avec un excès (plus d'environ 50 moles) du coordinat à substituer, et en chassant par évaporation le coordinat en excès et le coordinat remplacé. Ces différents procédés de préparation de U02 (hfacac)2. THF s'effectuent d'après le schéma suivant Du chlorure d'uranyle anhydre est combiné avec environ 2 équivalents molaires d'hexafluoracétylacétonate de sodium en solution dans du tétrahydrofuranne, qui joue le rôle du solvant et du coordinat neutre. Un solvant, en l'occurrence le tétrahydrofuranne, en une quantité d'au moins 1 mole, est utilisé pour chaque mole de chlorure d'uranyle. On peut utiliser plus d'une mole pour amé-- liorer la dissolution. La concentration du chlorure d'uranyle dans le solvant peut varier de 0,01 à 14 moles/litreo Une gamme avantageuse de concentrations va de 0,1 à 3 moles par litre. Le mélange réactionnel peut être chauffé au reflux au point d'ébullition du tétrahydrofuranne pendant une période suffisante pour accroître la vitesse de réaction (moins de 24 heures). Le produit désiré qui est formé est soluble dans le solvant et le produit et le solvant peuvent être isolés par filtration du chlorure de sodium qui est insoluble dans la solution. Le solvant en excès est évaporé (sous atmosphère d'azote) en laissant le produit. B) U02(N03)2.6H20+2 Hhfacac+excès de (hfacac)2 .THF Un sel d'uranyle tel que linitrate 'uranyle est dissous dans une quantité suffisante d'eau à la température ambiante. Le pH doit être maintenu entre 0 et 7 et on peut l'ajuster par l'addition d'acides minéraux tels que HCl ou HN03. La concentration du sel d'uranyle- peut être comprise dans la gamme de 0,001 à 10,0 moles par litre. Dans une ampoule à brome, on ajoute cette solution à une solution de benzène contenant au moins 2 équivalents molaires d'hexafluoracétylacétone et au moins un équivalent molaire du coordinat neutre THF. On utilise un volume de benzène appro ximativement égal au volume de l'eau. Après agitation des liquides par secousses, et après séparation de la phase aqueuse inférieure, ce qui élimine la majeure partie de l'eau et des autres produits formés en même temps, on déshydrate la solution benzénique résultante qui contient le produit désiré, sur du sulfate anhydre de sodium. Le sulfate de sodium est enlevé et la solution benzénique est évaporée pour chasser toute eau en excès, en laissant le produit.Le solvant peut être éliminé par distillation classique sous vide dans des conditions am biantes ou par entraînement à l'aide d'un courant d'azote. Le produit final doit de préférence être conservé dans une atmosphère inerte et à l'abri de la lumière. L'hexafluoracétylacétonate d'uranyle non complexé est tout d'abord préparé par réaction du chlorure d'uranyle avec au moins 2 moles de benzène faisant refluer la dicétone Ces opérations sont conduites de préférence à l'abri de l'air. La concentration du chlorure d'uranyle qui est sous la forme d'une suspension, va de 0,001 à 10 moles/litre et on fait réagir cette suspension avec au moins 2 équivalents molaires de la dicétone. L'acide chlorhydrique engendré au cours de la réaction est éliminé. Le produit obtenu, à savoir JU02 (hfacac)2~/2, est recueilli après élimination du benzène utilisé comme solvant. Ce produit est facile à transformer en complexe de tétrahydrofuranne par dissolution dans au moins un équivalent molaire du solvant, et on peut le recueillir comme- indiqué dans l'exemple 1. Exemple 1 Préparation de U02 (hfacac).THF par le Procédé A On dissout 3,4 g (10 millimoles) de chlorure d'uranyle anhydre dans 25 ml de THF et on ajoute à cette solution 25 mi d'une solution de 4,6 g (20 millimoles) de sel de sodium d'hexafluoracétylacétone. On fait refluer le mélange réactionnel pendant 1 heure, on enlève le chlorure de sodium par filtration et on évapore le filtrat pour obtenir environ 7,5 g d'une substance solide jaune fondant à 85-860C. Exemple 2 Préparation de U02 (bfacac).L par le Procédé B On dissout 5,0 g de nitrate d'uranyle (10 millimoles) dans 100 mi d'eau maintenue à un pH égal à 3. On ajoute cette solution, dans une ampoule à brome, à 100 mi d'une solution benzénique contenant 4,2 g d'hexafluoracétylacétone et 5 mi de THF. Après agitation des liquides par secousses et séparation de la phase aqueuse inférieure, la solution benzénique résultante est déshydratée sur du sulfate anhydre de sodium et évaporée en laissant 3,0 g d'une substance solide jaurie fondantà900C. Exemple 3 Préparation de U02 (hfacac).L par le Procédé C On prépare l'hexafluoracétylacétonate en faisant refluer 3,4 g (10 millimoles de chlorure d'uranyle dans 50 ml de benzène avec 8,3 g (40 mmoles) d'hexafluoracétylacétone. Le produit est soluble dans le benzène et il est aisément recristallisé à partir de ce solvant Par dissolution dans le tétrahydrofuranne et évaporation à sec, on obtient une substance solide jaune fondant à 85-87"C. Tous les produits bruts obtenus ci-dessus sont essentiellement identiques. En vue de leur application envisagée, les composés peuvent être purifiés par l'un de deux procédés généraux, à savoir par sublimation sous un vide d'environ 0,1 mm de mercure (températures de 50 à 70 C) ou par recristallisation dans du benzène ou dans des hydrocarbures tels que l'hexane. Dans les deux cas, on obtient des cristaux d'un beau jaune, fondant à 92-92,5C L'analyse élémentaire pour U02 (hfacac)2.THF (poids moléculaire 756) donne les résultats suivants Calculé Trouvé C 22,2 22,5 H lg 3 11, F 30,1 28,6 Le poids moléculaire déterminé par spectrométrie de masse est égal à 756 et, par cryoscopie dans le benzène, on le trouve égal à 752 Après des sublimations répétées, la composition du composé reste constante. Le coordinat neutre reste attaché au groupe UO2+2 pendant et après la vaporisation (contrairement aux autres bêta-dicétonates de U02 +2 comme décrit par Castellato, loc. cit.). Les composés décrits ci-dessus ont été caractérisés (outre l'analyse élémentaire) par spectrométrie de masse, spectroscopie infrarouge et spectroscopie ultraviolette, et par spectroscopie de résonance magnétique nucléaire Les points de fusion et les températures de sublimation, de même que la bande d'élongation asymétrique dans l'infrarouge, sont indiqués sur le tableau suivant. TABLEAU Récapitulation des complexes UO2(hfacac)2.L L P.F.( C) Température de Absorption infrarouge de sublimation UO2+2 (cm-1, en solution benzénique) THF 92-92.8 70 C 950 CH3OH 117-120 50 C 947 C2H5OH 110-115 40 C 947 i-C3H7OH 128-129 45 C 948 i-C4H9OH 51-55 80 C 948 t-C4H9OH 105-177 60 C 948 CH3COCH3 89-92 55 C 948 acétate d'éthyle 58-83 100 C 948 *Tous les composés ont des tensions de vapeur d'au moins 0,1 mm de mercure à 100 C. Il y a lieu de remarquer que des réglages de la longueur d'onde de fonctionnement du laser à l'anhydride carbonique peuvent être effectués à un certain degré par variation de la distribution des isotopes d'oxygène de C02. Ainsi, il n'est pas absolument interdit d'utiliser des combinaisons de hfacac et de L qui absorbent la radiation dans la région de 810 à 1116 cm il importe seulement que l'absorption de hfacac et de L dans la région dans laquelle le laser fonctionne soit évitée Le nouveau composé représenté par la formule par suite de sa stabilité dans les conditions dans lesquelles le procédé de la présente invention est mis en oeuvre, ainsi que de sa grande volatilité, constitue le composé le plus avantageuxà utiliser dans le procédé de l'invention.La volatilité de ce composé est assez grande pour permettre la mise en oeuvre du procédé de l'invention dans des conditions de subsaturation. En fait, la pression partielle des molécules gazeuses qui sont irradiées peut être inférieure à la tension de vapeur de saturation. Excepté les conditions selon lesquelles l'irradiation doit être conduite dans la gamme de 810 à 1095 cm 1 et le composé isotopique volatil irradié renferme le groupe uranyle, le procédé de la présente invention peut être mis en oeuvre en utilisant les modes opératoires des procédés antérieurs de séparation des isotopes (voir par exemple le brevet des Etats Unis d'Amérique N 3 937 956 précité).Toutefois, lorsque le procédé de la présente invention est mis en oeuvre par irradiation avec de la lumière visible et/ou de la lumière ultraviolette, en association avec l'irradiation dans la gamme de 810 à 1116 cm comme décrit ci-dessus, la longueur d'onde, la largeur de bande de chaque radiation, la largeur d'impulsion, l'énergie dans chaque longueur d'onde d'irradiation, l'intervalle entre des impulsions, la caractéristique de temps de chaque longueur d'onde de radiation, sont réglés de manière à optimiser l'enrichissement isotopique et/ou le rendement et/ou le travail de séparation, pour l'énergie dépensée. Lorsque le procédé de la présente invention est mis en oeuvre par irradiation dans la gamme de 810 à 1116 Cm 1 seulement, la longueur d'onde-, la largeur de bande, énergie, la largeur d'impulsion, le caractère temporel des impulsions doivent être réglés de manière à donner le rendement maximal, pour l'optimum de séparation isotopique. Cela peut nécessiter l'utilisation d'un second laser infrarouge, fonctionnant en désaccord avec la bande d'absorption de niveau fondamental ou la bande thermique, ou une association des deux. Les caractéristiques de ce laser à l'anhydride carbonique doivent être ajustées de la même manière que ci-dessus Bour ltobtention des paramètres optimaux. Exemple 4 Le complexe de tétrahydrofuranne de l1hexafluoracétyl- acétonate d'uranyle est vaporisé pour obtenir une pression supérieure à 0,1 mm de mercure, à une température inférieure à environ 1300C. La vapeur est irradiée à l'aide d'un laser à l'anhydride carbonique pouvant être accordé sur la transition de 10,6 pin à un niveau d'énergie supérieur à 104 watts (W)/cm2 mais inférieur à 106W/cm2, avec une largeur d;impulsion comprise entre 10 9 et 10 6 secondes. Pendant la même largeur d'impul- sion, l'échantillon est également irradié avec un laser à l'anhydride carbonique fonctionnant à la transition de 9,6 m avec un niveau d'énergie de pointe supérieur à 106 W/cm2 mais inférieur à 109 W/cm2.Par suite de cette irradiation, l'échantillon est transformé d'une manière sélective du point de vue isotopique en un composé nouveau qui est moins volatil et/ou moins stable. Le nouveau composé formé est recueilli et séparé des molécules non transformées, par des moyens connus dans lapratique. La longueur d'onde, la largeur d'impulsion, le recouvrement des impulsions, l'énergie et la température de travail sont ajustés de manière à optimiser ltenrichissement ou le ren demént. Dans une autre forme de réalisatiopn, la radiation au régime de 5300 # 300 peut être utilisée à la place de la radiation produite par le laser à l'anhydride carbonique à transition de 9,6 llm décrit ci-dessus. Dans une autre variante, une radiation au régime de 3700 + 300 A est utilisée à la place de la radiation offerte par le laser à l'anhydride carbonique à transition de 9,6 um décrit ci-dessus. RXVENDICATIONS 1. Composé, caractérisé par le fait qu'il répond à la formule dans laquelle L est un coordinat choisi entre l'isopropanol, l'éthanol, l'isobutanol, le tertiobutanol, le méthanol, le tétrahydrofuranne, l'acétone, le diméthylformamide, le n-propanol et l'acétate d'éthyle. 2. Composé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que X est le tétrahydrofuranne. 3. Application du composé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 à la séparation d'isotopes de l'uranium, par irradiation de ce composé d'uranium à une longueur d'onde de 810 à 1116 cm 1 pour former une portion sélectivement excitée dudit composé d'uranium qui est enrichie en l'un des isotopes d'uranium et à séparer ladite portion enrichie, caractérisée par le fait que l'étape de préparation dudit composé d'uranium consiste à vaporiser ce composé d'uranyle renfermant au moins deux isotopes d'uranium de manière que ce composé soit en phase vapeur à une tension de vapeur d'au moins environ 0,1 mm de mercure. 4. Application suivant la revendication 3s caractérisée par le fait que l'irradiation du composé d'uranyle vaporisé est effectuée au moyen d'un laser à l'anhydride carbonique. 5. Application suivant l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que le composé d'uranyle est en phase vapeur à une température inférieure à environ 20000. 6. Application suivant l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que le composé d'uranyle vaporisé est en phase vapeur à une température inférieure à environ 13000. 7. Application suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisée en outre par le fait qu'elle consiste à transformer la portion sélectivement excitée du composé d'uranyle enrichie en l'un des isotopes de l'uranium en un produit séparable enrichi en ledit isotope d'uranium par radiation visible ou radiation ultraviolette. 8. Application suivant la revendication 7, caractérisée en ce que l'étape de transformation avec la radiation visible ou la radiation ultraviolette est mise en oeuvre à l'aide d'un second laser. 9. Application suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé-e en ce qu'elle consiste à transformer la portion sélectivement excitée du composé d'uranyle enrichie en l'un des isotopes d'uranium en un produit séparable enrichi en ledit isotope d'uranium au moyen d'un laser à infrarouge.