La présente invention se rapporte d'une manière générale à la fabrication de stratifiés décoratifs texturés. Depuis de nombreuses années, on utilise des stratifiés décoratifs comme matériau de surface dans des installations d'habitation et commerciales chaque fois que l'on recherche des effets esthétiques en combinaison avec des propriétés pratiques, telles que la résistance à l'usure, à la chaleur et aux taches.Ces stratifiés sont couramment utilisés en surface sur des murs, des parois de séparation, des dessus de tables, des dessus de comptoirs, des meubles, des portes et des supports analogues On prépare en général des stratifiés décoratifs à partir d'un élément de support, consistant habituellement en un panneau de particules ou en plusieurs feuilles de noyau imprégnées de résine, en général des feuilles de papier kraft imprégnées au préalable d'une résine thermodurcissable et, plus particulièrement, d'une résine phénolique thermodurcissable soluble ou insoluble dans l'eau, et une feuille décorative. Lorsque le papier kraft a été imprégné de la résine thermodurcissable, les feuilles sont séchées et coupées aux dimensions appropriées. On empile ensuite plusieurs feuilles imprégnées de résine en superposition.Le nombre de feuilles dans l'empilage dépend de l'application finale envisagée pour le stratifié. Pour la plupart des applications, le nombre de ces feuilles de noyau est d'environ 6 à 9, mais peut aller jusqu'à 12 ou meme 15. Les panneaux de particules consistent de préférence en copeaux de bois imprégnés d'une résine thermodurcissable qu'on convertit par application de chaleur et ae pression en une structure composite consolidée. Ces panneaux de particules sont également connus sous le nom de panneaux de copeaux et d'autres désignations, mais constituent des articles industriels t0ut à fait courants. On place ensuite sur l'empilage des feuilles de noyau ou sur le panneau de particules une feuille décorative consistant en général en une feuille de papier d'a-cellulose portant un dessin imprimé ou présentant une coloration claire, qu'on imprègne d'une résine thermodurcissable de haute qualité, résistant à tout brunissement appréciable à l'application de la chaleur. Les résines qui conviennent pour les feuilles décoratives sont les résines d'aminotriazine et, plus particulièrement, les résines de mélarnine- formaldéhyde, les résines de benzoguanamine-formaldéhyde, les résines de polyesters insaturés et les résines analogues.Par ailleurs, à la fabrication de ces stratifiés décoratifs, spécialement lorsqu'ils contiennent des feuilles de noyau en papier kraft, il est en général souhaitable de placer sur la feuille décorative une feuille de couverture protectrice, en général, exempte de tout dessin, mais qui, dans le stratifié final, est transparente. Les composants du stratifié, superposés, sont ensuite placés sous la presse à stratifiés dans laquelle ils sont consolidés à la chaleur et sous pression en une structure unitaire. Au cours de cette opération de consolidation, les résines sont thermodurcies et on obtient un produit stratifié extremement dur, résistant et d'aspect agréable.Pour des raisons économiques évidentes, il est d'une pratique courante, spécialement dans le cas des stratifiés à aupport de papier kraft, de consolider plusieurs de ces assemblages stratifiés individueis sous forme d'un plus grand assemblage ou d'un empilage de presse dans lequel chacun des empilages individuels est séparé des voisins par une feuille antiadhérence appelée également feuille transfert ; c'est l'ensemble de ces empilages qui est soumis à la consolidation à la chaleur et sous pression. Lorsqu'on consolide les composants du stratifié selon les tech.niques d'origine les plus courantes, chacun des assemblages individuels est placé avec sa surface de couverture décorative contre une plaque de presse en acier inoxydable parfaitement polie. La plaque de presse a une double fonction. En prenier lieu, elle confère à l'une des faces du stratifié une surface lisse et exempte de tout défaut. En second lieu, dans le cas des stratifiés à support de papier kraft, elle sert à séparer des paires d'assemblage dos à dos, permettant de consolider plusieurs de ces assemblages en stratifié en une seule opération, habituellement en position dos à dos.Dans l'industrie, les stratifiés à support de papier kraft sont désignés sous le nom de stratifiés "haute pression", évidemment en raison de l'importance de la pression appliquée à la consolidation. Les surfaces des stratifiés produits de cette manière sont en général très brillantes et il s'est avéré au cours du temps que le consommateur recherchait des surfaces moins brillantes. Au début de l'évolution de la technique des stratifiés sous haute pression, on transformait la surface lisse et brillante obtenue à la presse en une surface mate ou moins brillante en procédant à un frottement de la surface à l'aide de ponces, à l'origine en dispersion huileuse et, plus récemment en dispersion aqueuse. Dans toute la présente demande, une telle surface plane, lisse, mais polie, sera désignée sous le nom de surface de "classe I". On peut obtenir une surface légèrement texturée en pressant la surface du stratifié contre une feuille d'un complexe d'aluminium et de papier, comme on l'expliquera plus en détail ci-après.Une telle surface sera désignée dans la présente demande sous le nom de surface de "classe II" et considérée comme "mini-texturée" parce que la profondeur du relief de ces textures va d'environ 12 à 25 /u. On peut obtenir des textures légèrement plus grossières, quelquefois appelées "à bas relief", par un procédé d'impression connu sous le nom de "procédé à l'encre lourde" et décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 373 068. Dans ces textures, la profondeur du relief va d'environ 75 à 125 /u. Ce type de surface sera désigné ci-après sous le nom de surface de "classe III". Finalement, on peut obtenir des surfaces très fortement texturées par les procédés décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 3 860 470 et 3 718 496.Dans ces textures, la profondeur du relief est de l'ordre de 500 p . Ces surfaces seront désignées ci-après sous le nom de surfaces de "classe IV". Pour récapituler ce qu'on vient d'expliquer Profondeur du relief Classe Mode de préparation Rugosité (P) ~~~~~~~~~~~ cp (f) I ponçage 0,20-0,90 II complexe d'aluminium 1,25-3,0 12 à 25 III encre lourde - 75 à 125 IV complexe de substitu- - environ 500 tion (brevets E.U.A. n" 3 860 470 et 3 718 496) Les surfaces de classe Il se sont avérées particulièrement importantes parce qu'elles sont agréables au toucher, bien qu'elles aient un relief suffisant pour empocher une reproduction visible des joints, des lignes de collage, des grains grossiers et autres discontinuités susceptibles d'etre rencontrées dans les meubles modernes, spécialement les meubles à construction creuse, par opposition aux meubles à panneaux pleins, par exemple dans un dessus de table. La reproduction indésirable dont il est question est celle dans laquelle une feuille de matière plastique reproduit sur sa surface supérieure la texture éventuelle du support sur lequel elle repose. Ainsi, pendant de nombreuses années, la pratique la plus avantageuse pour le montage de stratifiés haute pression consistait à utiliser du contre-plaqué à surfaces lisses et à faces de bois dur, habituellement en bouleau ou en érable. Lorsqu'on a utilisé connne supports de stratifiés des panneaux de particules de bois reconstitués, on en est venu à une construction en trois couches dans laquelle les surfaces de liaison étaient formées par des couches extérieures minces à grain fin, légèrement sablées, empêchant la reproduction indésirable des irrégularités dont on a parlé plus haut. Les fabricants de meubles ont constaté que les surfaces de classe II décrites ci-dessus toléraient pour le support une surface de collage beaucoup plus irrégulière sans que le phénomène de reproduction apparaisse. La raison en est que les surfaces de classe II ne sont pas parfaitement planes, mais ont une légère texture qui cache les effets de reproduction en question au point que l'on ne peut plus les déceler à l'examen direct. On notera, cependant, qu'une surface de classe Il ne présente qu'une texture légère et que l'utilisateur des meubles ne supportera pas dtinconvénients résultant de la profondeur de la texture. Ainsi, par exemple, un tel stratifié texturé constitue, en dessus de.bureau, une surface qui permet d'écrire sans inconvénient. Les surfaces des classes III et IV ne donnent pas lieu non plus au défaut de reproduction indésirable dont il a été question ci-dessus, mais elles s'écartent de la planéité, meme approximative, au point que les exigences esthétiques ne sont plus satisfaites et que l'on ne peut plus en attendre l'utilité d'une surface plane, même approximativement. En raison de leurs propriétés particulières de surface, à savoir une irrégularité suffisante pour dissimuler une reproduction éventuelle des discontinuités sous-jacentes, mais une planéité acceptable, les stratifiés à surface "mini-texturée" ont acquis une grande popularité et représentent actuellement plus de 50 7 de tous les stratifiés produits industriellement aux Etats-Unis d'Amérique. Pour la fabrication de ces stratifiés décoratifs, on a utilisé antérieurement, directement, des plaques de presse métalliques bosselées, usinées ou dépolies, à trois dimensions. Les plaques bosselées exigent la fabrication d'une matrice ou d'un cylindre de bosselage, fabrication qui- est en soi déjà conteuse de plus, les dessins en relief formés sur la matrice ou le cylindre doivent avoir une profondeur d'au moins 50 p pour compenser l'usure de la matrice, sinon, le dessin sur les stratifiés se modifierait dans le temps (avec l'usure). Les plaques formées par usinage sont habituellement limitées à des dessins géométriques. L'opération d'usinage est lente et coûteuse et ne convient pas bien à la préparation d'une grande quantité de plaques ; les plaques ou matrices usinées sont habituellement faites en petit nombre, mais utilisées pour de nombreux pressages, habituellement de 11 ordre de millions.Les plaques obtenues par attaque chimique sont bien connues, mais le cotit des bains d'attaque, de l'équipement photographique, etc., exige des investissements importants. En outre, le procédé est sensible et demande des opérateurs très expérimentés. Pour toutes ces raisons, tous ces procédés sont déjà coûteux au départ, mais sont encore plus coûteux du point de vue de l'entretien de la plaque finie. Ces plaques subissent inévitablement des dommages aux manipulations normales.Ces dommages sont dus non seulement à des facteurs inévitables, tels que l'usure, la corrosion, la fatigue, etc., mais à des accidents, tels que des éraflures, des ployages, des brunissages, et des accidents analogues, lorsque la plaque vient en contact accidentel avec d'autres objets durs, acérés ou abrasifs. tYne petite éraflure de 25 ou 50 mm de longueur peut rendre inutilisable une plaque de presse entière de 150 x 365 cm. I1 est donc de la plus grande importance que ces plaques puissent etre réparées facilement. Or, cela n'est pas le cas pour les plaques bosselées, usinées ou attaquées chimiquement, qui na peuvent pas être remises en état par un nouveau passage par le processus utilisé pour leur production.Par contre, le processus de grenaillage décrit dans la présente demande pour la production des plaques selon l'invention peut hêtre répété sur la meme plaque en vue de réaliser une texture identique à très bas prix. D'autres techniciens ont proposé de produire des plaques ayant la texture voulue à partir de matériaux autres que des métaux, mais ces matériaux n'ont pas donné satisfaction car, d'une manière ou d'une autre, ils ne résistent pas aux fortes températures et pressions utilisées pour la fabrication des stratifiés. Comme on l'a dit précédemment, on a utilisé pendant les dix dernières années environ un complexe d'aluminium, c' est-à-dire une feuille d'aluminium liée à du papier comme agent de texturation dans la fabrication de stratifiés texturés, spécialement de stratifiés haute pression. Cette combinaison papier-feuille d'aluminium est insérée entre la feuille de protection extérieure et la plaque de presse, la feuille d'aluminium face à la feuille de protection extérieure ; on peut consulter à cet égard Ingrat O. Robertson, Jr, "Use of Aluminiura Foil Release Sheets in Decorative Laminates", TAPPI Plastics-Paper Conference, Chicago, 1971, ou TAPPI Journal, volume 55, pages 1341-1344, 1972. En choisissant correctement le finissage de la feuille et la texture du papier de support, on pet produire des textures variées. Deux combinaisons particulières de feuille d'aluminium et de papier ont acquis une grande popularité. Les deux combinaisons contiennent de la feuille en alliage d'aluminium n" 1235, finissage mat, de 12 /u Dans un cas, la feuille est laminée sur du papier naturel de 65 g/m, satiné à la machine. Dans l'autre cas, la feuille est laminée sur du papier litho revetu ayant à peu près le méme poids. Malheureusement, ces complexes d'aluminium sont relativement coftteux et, au cours des dernieres années, on a tenté de trouver des substituants à meilleur marché. L'un des produits de remplacement les plus courants consiste en un papier cristal revetu d'une couche lisse de matière polymère contenant un agent antiadhérence ou de transfert. Ce produit est moins coûteux que le complexe d'aluminium et de papier, mais donne des stratifiés qui se nettoient moins bien et qui ont une plus grande tendance à une irrégularité particulière de surface commune aux stratifiés à haute pression et à basse pression, qu'on désigne sous le nom de "marbrure" et qui est causée par le papier utilisé dans la feuille cristal antiadhérence.Apparemment, avec le complexe papier-aluminium, la structure du papier est bien dissimulée et- les marbrures sont amoindries, mais pas entièrement éliminées, alors que ce n'est pas le cas avec le papier cristal. Cette feuille cristal est aussi beaucoup plus flexible que le complexe papier-aluminium et, par suite, elle se froisse fréquemment au cours de l'opération d'assemblage du stratifié, conduisant-à des rejets de produits. En outre, le produit à base de papier cristal porte un revetement antiadhérence de polymère dont le brillant manque d'uniformité, conduisant à des surfaces d'aspect variable sur les stratifiés. Les tentatives de réutilisation de la matière composite papier-aluminium après un pressage se sont avérées vaines en raison de la nécessité de nettoyer avec soin le complexe entre les utilisations et en raison d'une détérioration rapide due à des froissages, etc. Lorsqu'on tente d'utiliser une feuille plus dure, on ne fait que retarder le début de degradation. D'autres études relatives aux plaques de presse etvisant à supprimer l'utilisation de la matière composite papier-aluminium se sont également soldées par des échecs. Avec des plaques d'acier bosselées du commerce, on s'est heurté à des échecs parce que les bosselages étaient trop profonds ; on ne pouvait pas realiser des bosselages moins profonds parce que le cylindre utilisé pour bosseler les plaques ne permettait plus d'obtenir un nombre de plaques suffisant pour que l'opération soit rentable. On a également envisagé une technique de projection à la flamme, applicable industriellement et devant donner des plaques de presse ayant la rugosité et le brillant nécessaires pour la production des stratifiés. Dans ce procédé, des plaques d'acier inoxydable sont revetues de métal et d'oxydes métalliques par projection à la flamme ; elles sont alors recouvertes de milliers de petites particules sphériques et possèdent l'apparence du papier de verre. Ces plaques ont donné apparemment satisfaction pour ce qui concerne la rugosité, mais, lorsqu'on a tenté de modifier le braillant, on n'a pas pu leur donner un aspect uniforme à la fois sur les parties en relief et sur les parties en creux. Les stratifiés fabriqués avec ces plaques avaient une mauvaise qualité de surface. La demanderesse a maintenant découvert que l'on peut utiliser, dans la fabrication de stratifiés à qualité de surface supérieure, des plaques de presse dures en acier inoxydable dont la surface a été texturée par grenaillage avec de la grenaille d'acier pratiquement sphérique et dont le brillant peut etre modifié indépendamment, lorsque c'est nécessaire, par un nouveau grenaillage ou surgrenaillage de la texture initiale. Le grenaillage des plaques de presse est effectué à l'aide de grenaille de grandes dimensions, conférant à la surface la texture et la brillance essentielles ; lorsque c'est nécessaire, on peut encore diminuer la brillance en procédant à un second grenaillage à l'aide de petites grenailles ou à un léger sablage. Les stratifiés fabriqués à l'aide de ces plaques ont une excellente qualité de surface et de texture ; le grisaillement rencontré lorsqu'on utilise le complexe papier-aluminium, spécialement avec les stratifiés massifs de couleur sombre, est considérablement amoindri et les marbrures rencontrées normalement sont supprimées. En raison de la dureté des plaques, elles résistent aux dommages provoqués éventuellement par les manipulations à ltopération de fabrication L'invention concerne donc un procédé nouveau pour fabriquer des stratifiés texturés au moyen de plaques de presse préparées convenablement ; elle comprend également, à titre de produits industriels nouveaux, les stratifiés texturés obtenus par ce procédé.Ces stratifiés sont supérieurs à ceux produits antérieurement, car ils sont pratiquement exempts de grisaillement, ctest-A-dire qu'ils sont exempts de grisaillement en proportion d'au moins 90 Z environ et s'approchant de 100 %. En outre, ils ne présentent pas de marbrures indésirables et ont une résistance améliorée aux taches, car le brillant de surface recherché peut entre obtenu directement à la presse sans traitement ultérieur de la surface, tel qu'un ponçage qui provoque nécessairement des ruptures de la surface protectrice de résine amoindrissant la résistance aux taches. L'invention permet de résoudre également le problème posé par les rejets et la destruction des feuilles antiadhérence de texturation (papieraluminium ou papier-revetu) et supprime les dépenses en feuille antiadhérence. On suppose que le grisaillement des stratifiés texturés est dt au traitement de la surface du stratifié, après passage à la presse, en vue de parvenir à un brillant plus esthétique. Un stratifié pressé avec une plaque lisse et polie a une surface nette, à coloration intense, celle de la couche imprimée sous-jacente. Lorsqu'on ponce un tel stratifié comme décrit ci-dessus afin de réduire sa brillance'et, par conséquent, la réflexion et de le rendre plus esthétique pour certaines applications, on forme des milliers de petites éraflures en surface. Chacune de ces eraflures diffracte une petite quantité de lumière à la surface. La lumière diffractée est habituellement de la lumière blanche.Par conséquent, l'observateur aperçoit la couleur de fond au travers d'un voile de lumière blanche et la surface semble présenter une nuance grise ou ombre au travers de laquelle la coloration du fond semble avoir changé. En fait, la lumière blanche diffractée se mélange avec la lumière provenant du fond coloré qui apparat alors dans une nuance plus claire que la nuance originale. Si l'on tente de produire un stratifié peu brillant en ponçant d'abord la plaque d'acier polie, on obtient un stratifié qui présente aussi un effet de grisaillement. Ce phénomène est dO au fait que les milliers d'éraflures pratiquées sur la plaque de presse par le ponçage sont reproduites avec une très haute fidélité à la surface de résine du stratifié. L'attaque chimique de la plaque polie conduit également à des stratifiés grisâtres, car une surface attaquée chimiquement diffracte la lumière encore plus fortement. Le sablage de la surface de la plaque avec des particules de silice, d'alumine, etc., dotdesd'angles vifs, produit une diffraction de la lumière telle que la brillance de la plaque et/ou du stratifié ne peut être diminuée que dans une mesure très limitée si l'on ne veut pas voir apparaitre une nuance grise indésirable. Une diminution sévère de la brillance de la plaque par sablage peut conduire à une diffraction de la lumière intense au point que le dessin sous-jacent du papier imprimé peut en être totalement occulté. Le sablage peut être effectué à l'air comprimé, à l'aide d'une turbine, par gravité ou par tout autre moyen. Le résultat final est le meme parce que les particules abrasives ont des aretes vives ou pointues. La demanderesse a trouvé, conformément à l'invention, qu'on peut pratiquement éliminer le grisaillement dans les surfaces de stratifiés en grenaillant la surface de la plaque de presse métallique avec des particules pratiquement lisses et arrondies, telles que de la grenaille oa des billes métalliques, etc., ayant des rayons de courbure d:environ 75 P à 1,25 mm. Les particules sphériques lisses déforment la surface de la plaque, donnant le contour exigé sous la forme de cratères, mais sans provoquer d'éraflure. I1 n'y a donc pas de diffraction de la lumière. Comme la surface de la plaque n'est plus plane, la lumière est réfléchie des cratères hémisphériques à de nombreux angles différents et la brillance semble avoir été diminuée, car l'observateur ne peut plus être atteint par la totalité de la lumière réfléchie à partir d'un seul angle de vision. Les plaques grenaillées qu'on utilise conformément à l'invention ont la surface recouverte de myriades de petits cratères ayant des rayons de courbure identiques à ceux des particules utilisées pour le grenaillage ; les surfaces intérieures de ces cratères étant courbes ne donnent plus les réflexions spéculaires, mais sont néanmoins suffisamment lisses pour qu'il n'y ait pas de grisaillement dans les stratifiés fabriqués à l'aide de ces plaques. Les marbrures sont par ailleurs dues à une légère variation dans la brillance superficielle sur la surface d'un stratifié ; pour ltobser- vateur examinant la surface du stratifié, il apparat des zones plus claires et des zones plus sombres. On pense que la cause fondamentale des marbrures réside dans le papier de la feuille antiadhérence provoquant la texture, par exemple du complexe papier-aluminium. La quantité des fibres de papier présentes dans chacune des petites sections transversales de la feuille varie d'une région à l'autre au cours de sa production, de sorte que la force de compression transmise par chacune des sections varie également. Les sections de stratifié qui ont placées au-dessous d'une plus forte masse de fibres cellulosiques reçoivent toute la pression, alors que, sous les régions où les fibres sont moins abondantes, la pression est moins forte. Plus précisément, la force de compression totale utilisée dans la production du stratifié tend à être transnx par les points les plus hauts du papier, avec des "vides" dans la transmission de la force entre les points hauts. La variation de pression qui en résulte provoque elle-ru8ne une variation dans la brillance superficielle ; c'est cette variation -de brillance qui provoque les marbrures.Dans le cas de papier antiadhérence revetu de polymère, les marbrures sort accrues en raison de la tendant du revêtement polymère à s'écouler plus rapidement dans les régions à haute ou basse pression créées par la formation du papier antiadhérence. Ainsi, le contraste dans la brillance est accru et les marbrures semblent plus accentuées parce qu'on les aperçoit mieux.La matière composite papier-aluminium amoindrit le contraste parce qu'elle se comporte pratiquement de la meme manière dsns les régions à haute pression et dans les régions à basse pression, mais elle conduit néanmoins à des zones marbrées indésirables Les plaques de presse texturées par grenaillage qu'on utilise dans l'invention donnent des stratifiés entièrement exempts de marbrures parce qu'elles sont incompressibles relativement aux composants du stratifié, Elles obligent en conséquence les stratifiés à une compression uniforme sur toute leur surface, donnant une brillance uniforme sans marbrure. Le grenaillage est connu de puis longtemps dans l'industrie en tant que technique de traitement des surfaces métalliques. C'est un procédé de travail à froid dans lequel on induit des contraintes de compression dans les couches superficielles exposées d'un objet métallique par projection d'un jet de grenaille dirigé à haute vitesse et dans des conditions contrtlées sur la surface du métal ; on pourra consulter à cet égard "Shot Peening", The ASM Committee on Shot Peening, Metals Handbook, 8e édition, volume 2, pages 398-405, 1964, American Society for Metals, Metals Park, Ohio. Il apparaîtra clairement aux techniciens en matière de travail des métaux qu'il existe de nombreux moyens permettant de créer des plaques métalliques recouvertes de myriades de cratères sphériques dont les surfaces intérieures sont relativement lisses et qui ne diffractent pas la lumière dans l'intervalle des microdimensions de ces surfaces sphériques. Certains de ces procédés sont énumérés ci-après 1. Le martelage à l'aide d'un marteau à main ou d'un outil similaire, en vue de produire des cratères sphériques, dont les dimensions sont plus grandes, pour une force déterminée, au fur et à mesure que le métal est plus mou. On produit de cette manière du cuivre, du laiton, de l'étain et de l'aluminium "martelétt 2. Le bosselage à l'aide d'un cylindre ou d'une matrice. Si la texture de la matrice de bosselage est elle-mame lisse et arrondie, le métal prendra la même configuration (image an creux). Des tales d'acier doux et d'aluminium sont couramment produites par ce procédé. 3. La production d'un électrotype à l'aide d'une surface qui peut etre non métallique, et qui est lisse, mais ondulée. Ainsi, par exemple, on peut produire un électrotype à la surface d'un stratifié lui-même produit avec la matière composite aluminium--papier, garnir l'électrotype de métal pour caractères d'imprimerie, en formant une plaque d'environ 2,5 mm d'épaisseur qu'on utilise pour 13 production d'autres stratifiés par un pressage classique. Le stratifié produit dans ces conditions ne peut pas être distingué de celui utilisé pour la préparation de l'électrotype. 4. Le grenaillage par la projection de grenaille, de billes de verre ou autres projectiles de forme arrondie contre la surface d'une plaque de métal. Le principe de ce procédé est décrit dans la publication ASM, Metals Handbook, précitée. 5. Le criblage à l'aide d'une roue batteuse contenant des particules sphéroSdales, tel que décrit dans le brevet des Etats-lDnis d'Amérique nO 3 857 750. On peut utiliser de nombreuses autres techniques pour créer des empreintes creuses sphérotdales dans des métaux en projetant à la surface du métal, en frappant la surface du métal ou en faisant tomber sur la surface du métal des objets de forme arrondie. Pour le choix de la technique la plus avantageuse pour la production des plaques selon l'invention, il faudra tenir compte du fait que la pratique courante, depuis de nombreuses années, dans l'industrie des stratifiés à haute pression consiste à utiliser des plaques de presse en acier inoxydable de nuance 410, lequel est si dur (la dureté à l'échelle Rockwell "C" est d'environ 35 à 45) qutil ne peut être travaillé que par des chocs à haute énergie.La technique de projection de grenaille mentionnée ci-dessus sous 4 convient tout spécialement à cet effet et, en fait, elle consLitue la technique préférée parce qu'elle conduit à des textures qui ont une profondeur considérable, avec des rugosités de surface qui peuvent aller jusqu'à environ 5 lu. Bien que le criblage par roue batteuse mentionné ci-dessus sous 5 puisse être utilisé dans des cas limités, il exige habituellement des traitements répétés pour donner sur l'acier inoxydable 410 des textures correspondant à une rugosité de surface d'environ 0,4 à 0,55 p seulement. Pour mieux faire comprendre la nature de la plaque selon l'invention, on décrit ci-après certaines techniques d'abrasion et de texturation de plaques qui sont essentiellement inutilisables. 1. Comme on l'a dit précédemment, le bosselage par cylindre ou matrice ne convient pas parce que des plaques de métal aussi dures que les plaques d'acier inoxydable 410 ne peuvent pratiquement pas être bosselées ainsi . le cylindre. ou la matrice est détérioré. 2. Le procédé à l'êlectrotype est extrêmement coûteux, limité à des surfaces relativement petites (quelques décimètres carrés) et n'est pas applicable à l'acier inoxydable dur. 3. Le ponçage, consistant à faire passer le stratifié au-dessous de brosses rotatives raides qui frottent une dispersion sur le stratifié, provoque des milliers de petites éraflures trop petites pour être résolues par l'oeil humain. La force appliquée sur les brosses, la dimension des particules, la concentration et la dureté de l'abrasif, etc., peuvent faire l'objet de variations conduisant à des brillances allant de 60 à 70 jusqu'à 3 à 5 selon l'effet recherché. Bien que ces surfaces soient planes, elles ne sont pas lisses à l'échelle microscopique et, par conséquent, elles diffractent et diffusent la lumière, de sorte que la surface du stratifié apparaît de plus en plus grise au fur et à mesure que l'intensité de l'éraflure diminue la brillance. 4 L'abrasion de la surface de la plaque de presse conduit à un effet analogue. Mais la surface du stratifié est encore plus grise que dans le cas d'une abrasion directe. Cela est du probablement à des fractures minuscules de la surface du stratifié au moment où on le décolle de la plaque de presse. Pour reproduire les marques d'abrasion dans la plaque, la mélamine doit s'écouler sur tous les détails de ces crevasses. Mais, comme la résine est précisément en cours de thermodurcissement, il se produit une certaine quantité de fractures au moment où l'on extrait la surface du stratifié. Ces fractures supplémentaires provoquent une diffraction encore plus forte de la lumière et accroissent le grisaillement. 5. Un mode opératoire très efficace pour produire un métal peu brillant consiste à sabler sa surface a ve c du sable ou des particules abrasives analogues. Le sable se caractérise par des arêtes vives et coupante dues à la forme cristalline naturelle du minéral ou à des fractures de la masse d'origine d'où l'on a produit les particules. De toute manière, le sablage donne une surface qui n'est pas lisse à l'échelle microscopique à moins de prendre des précautions pour réaliser une attaque extrêmement légère. Ainsi, par exemple, une plaque d'acier inoxydable 410 poli-miroir a une rugosité de surface de 25 à 50 millionième de millimètre et donne un stratifié à 80 unités de brillance avec à peu près la meme rugosité de surface. Le stratifié apparaît poli et clair.Si, maintenant, on procède à un léger sablage de la plaque polie-miroir, la rugosité de surface est légèrement accrue, à environ 75-100 miliionièmesde millimètre et le brillant de la plaque est d'environ 78 unités. Si, avec cette plaque, on presse un stratifié, son brillant sera d'environ 20 unités et il aura une coloration plus grise que le stratifié pressé avec la plaque polie. Ce degré de grisaillement était toléré antérieurement dans des applications industrielles, car on ne connaissait pas de moyen de le supprimer. En poursuivant le sablage, on peut porter la rugosité de surface à environ 125 millionièmes dc millimètre et diminuer la brillance jusqu'à 10 unités environ. A ce moment le stratifié pressé avec la plaque a une rugosité de surface analogue, mais une brillance d'environ 2 unités seulement.Cependant, le grisaillement est inacceptable : on constate une modification nette de coloration et, s'il y a un dessin imprimé, la netteté et la clarté de ce dessin sont nettement amoindries. Le sable ne constitue donc pas un produit approprié pour accroître la texture d'une plaque ou d'un stratifié si l'on veut conserver la clarté et la fidélité optiques à la brillance normale recherchée. L'utilisation de particules de fonte fracturée, d'acier coulé broyé ou de particules métalliques angulaires et coupantes analogues (cf. Metals llandbook, page 364), donne les mêmes résultats que le sable pour les mêmes raisons. 6. On peut soumettre les métaux à une attaque chimique en vue de diminuer leur brillant, mais ce traitement conduit également à un état de surface qui n'est plus lisse à l'échelle microscopique en raison des vitesses variées avec lesquelles le métal réagit localement, ces vitesses étant encore influencées par la structure cristalline et la pureté. On ne peut pas abaisser considérablement le brillant de stratifiés traités avec des plaques attaquées chimiquement sans provoquer simultanément un grisaillement ou un trouble optique sévère. Pour agir sur la brillance et la texture de stratifiés fabriqués avec des plaques de presse en réduisant simultanément au minimum le grisaillement et les marbrures du stratifié, il est nécessaire de connaître la relation entre la rugosité de surface et la brillance de la plaque, d'une part, 1 a ru gosité de surface et la brillance du stratifié, d'autre part. On a constaté que les stratifiés de mélamine à haute pression reproduisaient la surface contre laquelle on les avait moulés avec une très haute fidélité. Ainsi, par exemple, l'examen microscopique de stratifiés fabriqués avec des plaques polies révèle la reproduction de très petites éraflures restant dans la plaque de presse même après polissage. Robertson, dans la publication citée ci-dessus, présente des microphotographies d'une telle surface reproduite par le stratifié décoratif. La demanderesse a également'constat8 qu'une plaque de presse texturée déterminée et le stratifié fabriqué avec cette plaque avaient à peu près la même rugosité. La demanderesse a également découvert que la brillance du stratifié pouvait être prévue à partir de la brillance de la plaque de presse. On trouvera dans le tableau I ci-après les résultats de mesures effectuées sur une série de plaques de presse texturées et sur les stratifiés fabriqués avec ces plaques. TABLEAU I Brillance Gardner à 60 de plaques d'acier inoxydable 410 et de stratifiés pressés avec ces plaques Stratifié Plaque 1,1 4,5 1,2 6,5 1,8 6,0 1,6 6,5 2,5 9,5 2,6 12,0 5,9 28,0 8,2 38,0 8,4 42,0 10,3 50,2 10,8 50,0 11,1 54,0 12,4 58,0 14,8 67,0 17,0 74,0 19,0 86,0 On peut constater que la corrélation entre la brillance de la plaque et la brillance du stratifie est très fidèle. Dans ce cas, le coefficient de corrélation ("Handbook of Industrial Statistics", Bowker & Lieberman, Prentice-Hall, Inc., Englewood Cliffs, N.J, (1955), page 895) est supérieur à 0,99, indiquant une significante statistique au niveau de 0,001. On notera que ces résultats ont été obtenus avec des plaques de presse préparées par des moyens variés et non seulement par gre na illag e.Ainsi, la relation entre la brillance de la plaque de presse et la brillance du stratifié est indépendante de la topographie de la surface. Certaines des plaques qui n'ont pas été préparées avec des empreintes arrondies donnent des stratifiés qui sont trop gris. Par conséquent, les moyens utilisés pour produire l'impact sont importants pour ce qui concerne 1'élimination du grisaillement, mais ils n'ont pas d'influence sur la bonne corrélation entre la brillance de la plaque et la brillance du stratifié. Pour mesurer la brillance de la plaque, il est nécessaire que la surface soit propre et exempte de (l) la poussière formée au cours de l'opération de texturation, (2) d'une pellicule d'oxyde ou (3) d'autres impuretés éventuelles. La demanderesse a constaté que le nettoyage de la surface à l'aide de produits ménagers pour le nettoyage des métaux permettait de parvenir à des mesures de brillance parfaitement reproductibles sur des plaques d'acier inoxydable 410 texturées.On citera deux produits de nettoyage du commerce qui conviennent : le produit "PNNYBRITE de la firme North American Chemical Organization, Camby, Indiana 461t3 ec le produit "TWINKlE de la société Drackett Products Coflpany, Cincinnati, 0hie. Pour le nettoyage de la plaque, la surface doit être inondée d'eau de manière à permettre une bonne dissolution de la pate de nettoyage et un bon nettoyage chimique. La brillance de la plaque est mesurée à l'appareil Gardner à 600. Sur des plaques très brillantes, la lecture peut sortir de l'échelle. On peut alors compenser en réglant la jauge à un point plus bas que celui indiqué pour la plaque de céramique d'étalonnage. Ainsi, par exemple, on a réglé le point "60" sur l'échelle pour une lecture étalon "92". On peut ainsi mesurer, lorsque c'est nécessaire, des brillances de plaques supérieures à 100. Mais ces chiffres ne sont pas courants pour des plaques ; la rugosité de surface est contenue dans l'intervalle qui est envisagé ici. La brillance du stratifié est également en relation avec la rugosité de surface de la plaque de presse, comme le montrent les résultats dans le tableau II ci-après. TABLEAU II Rugosité de surface (g) de plaques d'acier inoxydable 410 grencillées en-relation avec la brillance Gardner a-50Ode stratifiés pressés avec ces plaques Brillance du stratifié, Rugosité de surface de la plaque, degrés Gardner microns (p) 4,3 3,24 4,7 3,3 4,7 3,02 4,8 2,96 4,8 3,34 5,1 2,97 5,1 . 2,C8 5,5 3,00 5,5 2,87 6,0 2,85 7,1 2,15 7,3 2,21 On voit que le degré de corrélation trouvé est de nouveau élevé. Le coefficient de corrélation est de -0,89 (ce coefficient étant négatif parce que le brillant diminue à mesure que la rugosité augmente). La rugosité des plaques et des stratifiés est mesurée par un profilomètre de Gould de la marque "Surfanalyser", type 150. La rugosité donnée par cet appareil est la rugosité arithmétique moyenne (mua), qui est la moyenne généralement donnée par les profilomètres employés actuellement. Dans la littérature antérieure, il est souvent question de la racine de la moyenne des carrés, qui est une valeur environ 11 % plus élevée que la valeur M4 (voir également "Surface Texture", (ASA B46.1-1962) Am. Soc. of Mechanical Engineers, New York, N.Y. page 16). I1 ressort -des tableaux I et II que le brillant de la plaque et la rugosité de la plaque sont des fonctions linéaires du brillant des stratifiés. Ces trois grandeurs peuvent donc etre représentées par une ligne droite dans un espace tridimensionnel, I1 ressort de ce qui précède que le processus préféré pour préparer les plaques de presse utilisables pour la mise en oeuvre de l'invention consiste à grenailler des plaques d'acier inoxydable 410 ; ces plaques ont de préférence une rugosité superficielle de départ (piu) d'environ 0,05 à environ 0,5p et le grenaillage est effectué de préférence avec de la grenaille de fonte ou d'acier et au moyen de machines à grenailler disponibles dans le commerce, de manière à produire une surface formée de cratères approximativement sphérotdaux et intérieurement lisses, une telle plaque ayant une rugosité superficielle (mua) allant d'environ 0,75 à environ 5 p et un brillant allant d'environ 20 à environ 100 unités Garder.Il est préférable de choisir une grenaille dans la gamme des grenailles du commerce allant d'environ S-70 jusqu'à S-780 (ce qui correspond à des grains ayant des rayons de courbure allant d'environ 0,075 à environ 1 mm). Il est cependant possible d'utiliser tout métal dur pour donner la surface désirée aux plaques, tel que l'acier au carbone, le fer, et ainsi de suite. On constatera parfois que, bien que l'échelle du dessin texturé, c'est-à-dire la rugosité, soit celle qui avait été désirée, le brillant des stratifiés est plus grand que celui désiré. En se reportant au tableau indiquant le rapport entre le brillant des plaques et le brillant des stratifiés, on peut déterminer le brillant que doivent avoir les plaques pour obtenir le brillant désiré sur les stratifiés,- On peut ensuite réduire le brillant de la plaque grenaillée, de préférence en la grenaillant de nouveau prudemment avec des grains ayant un diamètre bien plus petit que les grains utilisés pour le premier grenaillage.Par exemple, une plaque grenaillée avec de la grenaille S-380 peut être surgrenaillée avec de la grenaille S-70 ou S-110 de manière à réduire son brillant sans modifier l'échelle de la texture ou la rugosité. Il est possible aussi de réduire le brillant par un très léger sursablage avec du sable ou un matériau analogue formé de grains ayant des arêtes aussi vives. Cependant, si cette opération n'est pas effectuée avec une extrême prudence, on sera de nouveau confronté avec le problème du grisaillement propre aux particules acérées. I1 est à noter que cette technique supprime une limitation critique signalée dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 526 558, où il est indiqué que des plaques dont la rugosité dépasse environ 3,8 p (valeur correspondant à la racine de la moyenne des carrés et équivalant à peu près à 3,38 ju en valeur MA) ne se détachent pas proprement de stratifiés.La demanderesse a constaté que des plaques de presse grenaillées dont la rugosité atteint 5 p (en valeur MA, ce qui correspond à peu près à 5,6 p d'après la valeur correspondant à la racine de la moyenne des carrés) sur pratiquement toute la surface de la plaque se détachent facilement lorsqu'elles sont utilisées avec des agents antiadhérence courants tels que de la poudre de stéarate de zinc et des produits analogues. Ceux qui sont familiarisés avec les techniques de fabrication des stratifiés admettront que, contrairement à l'impression donnée dans le brevet cité en dernier, toute plaque métallique doit porter à sa surface un agent antiadhérence ou agent de transfert d'un type quelconque sinon le stratifié collera à la surface métallique propre. L'agent antiadhérence peut être d'un type quasi permanent, comme c'est le cas avec certains silicones ou fluoropolymores, ou alors d'un type dont l'action est plus limitée dans le temps, tel que le stéarate de zinc, lequel est renouvelé chaque fois après quelques pressages. Les plaques dont il est question dans le brevet cité en dernier doivent avoir une surface dont une partie importante n'est pratiquement pas rugueuse, ce qui revient à dire que de telles plaques ont une surface avec des parties brillantes et des parties rugueuses. Les stratifiés à haute pression selon l'invention comprennent d'environ 6 à 9, ou davantage, de feuilles cellulosiques imprégnées de résine ohénol/formaldéhyde, telles que des feuilles de papier kraft, des feuilles d'amiante et des mélanges de ces matériaux comme élément de support de base, sur lequel est appliquée une feuille décorative ou imprimée, comme décrit ci-dessus, et, de préférence, une feuille extérieure de protection ou de recouvrement, laquelle est également imprégnée d'une résine mélamine/formaldéhyde. Les stratifiés basse pression comprennent un substrat ou support sous forme d'un panneau de particules plutôt que les feuilles de noyau cellulosiques des stratifiés à haute pression, une feuille imprimée et, facultativement, une feuille protectrice. Les stratifiés sont produits par l'action de la chaleur et de la pression, lesquelles transforment les composants superposés en un ensemble solide avec l'aide de la plaque de presse grenaillée, dont la surface texturée de faible relief est située du côté de la feuille décorative de l'élément support de base. Les températures et les pressions utilisées sont connues dans l'art 145 à 1650C et 14 à 24,5 kg/cm pour les stratifiés basse pression et 130 à 1500C et 70 à 120 kg/cm pour les stratifiés haute pression. Les stratifiés fabriqués conformément au procédé selon l'invention peuvent être utilisés tels quels à des fins décoratives, par exemple comme dessus de bureau, panneaux de revêtement muraux, de meubles, et ainsi de suite, mais il est possible aussi de les utiliser comme "pères!' (par analogie avec le pressage de disques phonographiques), éléments de reproduction, etc. dans la'reproduction d'autres stratifiés décoratifs, afin de ménager ainsi la plaque de presse en limitant son usure et les risques de son endomagement accidentel. Les stratifiés utilisés comme pères donnent également des stratifiés décoratifs d'apparence excellente, avec une fidélité très stricte de la couleur etdu brillant, qui sont exempts de grisaillement et de marbrures. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. Dans ces exemples, les parties et pourcentages s'entendent en poids, sauf indicaLion contraire. EXEMPLE 1 Une tôle d'acier inoxydable 410, d'une épaisseur d'environ 1,8 mm, est soumise à une opération de grenaillage industriel avec de la grenaille d'acier S-330 (rayon de courbure 0,4 min) pour produire une rugosité (wi) de 2,8 Xu, uniformément sur toute sa surface. I1 avait été établi précédemment, d'après des mesures effectuées sur des stratifiés fabriqués avec un complexe fait d'une feuille d'aluminium et de papier kraft, que la plaque de presse ainsi réalisée devait avoir une rugosité de 2,3 /u +0,5 ppour pouvoir conférer au stratifié la texture nécessaire pour pouvoir être accepté commercialement. La plaque est utilisée pour fabriquer un stratifié conventionnel haute pression par la disposition de couches appropriées de papier contre la plaque, de la manière indiquée ci-après 1. La plaque de presse est tournée avec sa surface texturée vers le bas. Sur la plaque est pulvérisé tout d'abord du "Releaseagen" H-15, un agent antiadherence qui n'est pas à base de silicone et qui est produit et commercialisé par General Mills, Minneapolis, Minnesota. La plaque est ensuite essuyée puis saupoudrée legèrement avec de la poudre de stéarate de zinc. 2. Un papier protecteur conventionnel, sous forme d'une feuille a-cellulosique pure d'un poids de base de 45 g/m imprégnée jusqu'à une teneur d'environ 64 % d'une résine mélamine industrielle pour stratifiés ayant le rapport moléculaire d'environ 2 formaldéhyde:l mélamine. La teneur de ce papier protecteur en matières volatiles est d'environ 5 %. 3. Un papier décoratif conventionnel pigmenté, portant une impression reproduisant le bois, le côté imprimé étant dirigé vers le haut, et imprégnée jusqu'à une teneur d'environ 40 % d'une résine industrielle pour stratifiés semblable à celle contenue dans le papier protecteur. La teneur en matières volatiles de cette feuille est également d'environ-5 eL. 4. Cinq couches d'un papier kraft de saturation de type courant, d'un poids d'environ 186 g/m2 > contenant environ 25 % d'une résine conventionneile phénol/formaldéhyde pour stratifiés ayant un rapport d'environ 1 phénol:1,5 formaldéhyde. La teneur en matières volatiles est d'environ 5 %. 5. Une couche de papier cristal pour agir comme feuille antiadhérence ou transfert. Un tel empilage est réalisé une deuxième fois mais dans le sens inverse pour produire un ensemble dit "dos à dos" et cet ensemble est pourvu de couches conventionnelles de papier amortisseur sur les faces extérieures des plaques de presse en acier inoxydable, tout cet ensemble étant ensuite disposé en sandwich entre des tôles d'acier laminées à froid et mis en place avec ces dernières dans une presse conventionnelle pour stratifiés haute pression. Une pression d'environ 100 kg/cm est appliquée à l'ensemble. Il est chauffé à 1420C en 25 min environ et il est maintenu à cette température pendant 12 min. Tout l'ensemble est ensuite refroidi à la température ambiante puis retiré de la presse, les stratifiés étant à leur tour retirés de l'ensemble. On constate que le brillant de la plaque est de 54 unités sur un appareil de mesure de brillance Gardner à 60 , alors que le brillant du stratifie pressé avec cette plaque est de 10,5 unités. Ces résultats correspondent sensiblement au rapport qui ressort du tableau I. Toutes les autres propriétés du stratifié sont excellentes. Le stratifié est exempt de grisaillement et de marbrures. EXEMPLE 2 Une autre tôle est grenaillee avec de la grenaille S-330 comme dans l'exemple 1 pour produire une plaque de presse de même nature : c'est-àdire une rugosité de 2,8 /u et un brillant de 54. Cette plaque est ensuite envoyée à travers une machine à sabler du commerce qui utilise une turbine de projection semblable à celle utilisée dans la machine à grenailler pour projeter la grenaille S-330. Autrement dit, la plaque de presse est "sablée" en douceur avec des grains de sable à la place de la grenaille arrondie.Les particules de sable, étant acérées et non pas arrondies comme la grenaille, produiront un "grisaillement" sur un stratifié pressé avec une plaque ayant subi un deuxième traitement sous forme d'un sablage trop intensif avec des grains de sable ou des particules métalliques acérées. GrEce à un réglage de la machine effectué avec soin, le brillant de la plaque de presse est ramené à 29 unités. Lorsqu'on utilise ensuite la plaque ainsi traitée pour presser un laminé, ce dernier présente une brillance de 5,9 unités. La rugosité de la plaque n'a pas été modifiée de façon mesurable par le sablage effectué à la suite du grenaillage. Le stratifié est exempt de marbrures et de grisaillement. La rugosité du stratifié est d'environ 2,74 p Cette rugosité est suffisamment proche de celle de stratifiés pressés sur des complexes aluminium-papier kraft pour être acceptable commercialement. EXEMPIE 3 (de comparaison) La plaque de presse de exemple 2 est soumise à un nouveau sablage, toujours avec du sable, jusqu'à ce que sa brillance soit réduite à environ 7. Un stratifié pressé avec cette plaque possède un brillant Gardner à 60C de 0,5 à 1. Un tel stratifié présente un fini "complètement mat", un grisaillement prononcé et une nette diminution dans la netteté de l'impression sur la feuille décorative. La rugosité de la plaque est d'environ 2,73 /u. Ce résultat montre que le brillant d'une plaque (et le brillant d'un stratifié pressé avec une telle plaque) peut être changé considérablement sans changer matériellement la texture (c'est- -dire sans changer la rugosité grossière moyenne) et que les plaques à faible brillant ne produisent pas de stratifiés satisfaisants. EXEMPLE 4 On presse un stratifié comme dans l'exemple 1 en utilisant une plaque de presse d'acier inoxydable 410 qui avait à l'origine un fini poli-miroir et qui avait été soumise à un grenaillage dans un dispositif de grenaillage du commerce, avec de la grenaille d'acier S-70 (dont le rayon de courbure n'est que de 8,9 p environ), pour conférer à la plaque de presse un brillant de 79 et une rugosité (mua) d'environ 0,91 lu. te stratifié obtenu avec cette plaque a un brillant de 8 et une rugosité (MA) d'environ 0,9 lu. Ce stratifié ressemble fortement à ceux qui sont pressés avec un complexe aluminium-papier litho.Plus précisément, si l'on utilise de la feuille d'aluminium ayant un fini mat et une épaisseur d'environ 12 1ll qui est liée à un papier litho enduit, le stratifié obtenu aura un brillant de 10 à 11 unités et une rugosité (mua) de 1 à 1,15 p EXEMPLE 5 Des tôles d'acier inoxydable 410 mesurant environ 45,5 x 51 cm et ayant une épaisseur d'environ 1,8 mn sont grenaillées avec de la grenaille de fer des numéros S-110, S-230, S-390 et S-550 (ayant respectivement des rayons de courbure de 0,0125, 0,292, 0,495 et 0,7 mm) pour produire une texture uniforme sur toute la surface de chaque tôle. Les plaques de presse ainsi produites sont employées pour fabriquer des stratifiés d'une couleur noire unie profonde de la manière décrite dans l'exemple 1. Pour obtenir une couleur unie profonde, les éléments de décoration, comprenant la feuille de papier protecteur et la feuille de papier imprimé imitant le bois de l'exemple 1, sont remplacés par une seule feuille de papier décoratif noir d'environ 146- g/m, imprégné avec une résine mélamine/formaîdéhyde jusqu'à environ une teneur de 45 % de résine ; le processus est par ailleurs inchangé. Les mesures effectuées sur les plaques et les stratifiés donnent3 suivant le numéro de la grenaille utilisée, les rugosités et les brillances suivantes Numéro de la Rugosité (MA) Brillance Gardner à 600 grenaille p plaque stratifié S-110 2,31 21,5 4,0 S-230 3,28 23,4 4,7 S-390 4,00 29,5 5,7 S-550 4,75 29,0 6,0 Les stratifiés ont une apparence noir velours qui change très peu avec l'angle d'observation. Il n'y a pas de traces de marbrures. Lorsqu'on observe les plaques à travers un microscope stéréoscopique avec des grossissements d'environ 10 fois à environ 60 fois, on voit que la surface est formée de cratères qui sont des segments sphériques dont le rayon est comparable à celui de la grenaille utilisée. Les intersections de ces segments sphériques sont arrondies et ne sont donc pas constituées par des arêtes vives. La topographie ressemble à celle d'un terrain vallonné ondoyant. On ne perçoit pas de fragments du papier décoratif à la surface de la plaque. EXEMPLE 6 (de comparaison) A partir des analyses granulométriques utilisées pour classer de la grenaille de fer et de la grenaille métallique acérées, il est possible de sélectionner quelques grenailles de chaque type ayant approximativement la même dimension de particule. Lorsqu'on se rapporte aux numéros de grenaille utilisés dans l'exemple 5, on peut noter les équivalerres approximatives suivantes SAE Tous les grains passent SAE Tous les grains grenaille par une ouverture (mm) grenaille acérée passent par une de numéro ouverture (un) de numéro S-110 0,59 G-50 0,71 S-230 1,00 G-40 1,00 S-390 1,68 G-16 1,68 S-550 2,00 G14 2,00 Des tôles d'acier inoxydable 410 sont grenaillées avec des grenailles acérées C-50, G-40 et G-16.diune manière semblable à celle décrite dans l'exemple 5 et en utilisant une machine à grenailler semblable, avec réglage des paramètres ajustables pour appliquer la même énergie aux particules à leur sortie de la turbine de projection. La seule différence importante réside donc dans la forme des particules abrasives, tous les autres facteurs étant sensiblement les mêmes. On produit de nouveau des stratifiés de couleur noir uni. Les mesures effectuées donnent les résultats suivants SAE Stratifié Brillance Gardner à 600 grenaille acérée rugosité (mua) n0 )1 plaque stratifié G-50 5 2,9 0,6 G-40 5,65 3,0 0,5 G-16 5,63 5,8 1,1 Lorsqu'on compare ces résultats avec ceux de l'exemple 5, on voit que les particules acérées dont la taille correspond à des particules de grenaille arrondie donnent des rugosités et des brillances très différentes. Par exemple, la grenaille S-110 donne une rugosité de 2,31 P alors que la particule acérée correspondante (G-50) donne une rugosité de 5 p ; de façon analogue, la grenaille S-230 donne une rugosité de 3,28 P et la grenaille acérée correspondante (G-40) donne une rugosité de 5,65 /u ; la grenaille 5-390 donne une rugosité de 4,75 p et la grenaille acérée G-16 donne une rugosité de 6,63 71. Comme prévu, les brillances mesurées sur la plaque et le stratifié ont des valeurs faibles correspondantes. En fait, les lectures de la brillance du stratifié sont essentiellement en dehors de la plage dans laquelle l'appareil de mesure de la brillance peut être lu de façon fiable. Lorsqu'on observe ie stratifié suivant une direction perpendiculaire au plan du stratifié, sa couleur semble raisonnablement noire, mais, lorsqu'on change l'angle d'observation, la couleur change, en passant par de nombreuses nuances de gris, jusqu'8 ce que l'angle de vision soit d'environ 30' par rapport au plan du stratifié. A ce momeat, le stratifié semble avoir une couleur d'un gris très clair qui ne peut vraiment plus être considéré comme du noir On constaterait bien entendu des décolorations ou des changements de couleur analogues si le stratifié était utilisé sur le dessus de meubles, avec le résultat que les fabricants et les utilisateurs de tels meubles ne voudraient pas d'un tel stratifié. Lorsqu'on examine les plaques sous le microscope stéréoscopique, on constate que les creux sont irréguliers et variés. Ils peuvent cependant être considérés raisonnablement comme des impressions en creux de parties de pyramides, d'angles de cubes ou de parties de tétraèdres, toutes ces impressions étant caractérisées par des arêtes vives aux intersections des plans approximatifs des faces de ces impressions. Ce résultat est facilement compréhensible lorsqu'on examine les grains d'une grosse grenaille acérée, comme celle dzsignée par G-10 ou G-12, sur lesquels ces arêtes vives sont visibles à l'oeil nu.Les grains arrondis de grosseur correspondante, da la grenaille S-780 oa S-660 yant un rayon de courbure de 1 mm, respectivement 0,84 mm), apparaissent comme des sphères plus oj moins uniformes et ressemblent à la grenaille de plomb utilisée dans les cartouches pour fusils de chasse et des éléments sphériques analogues. La plaque contient en outre de nombreux fragments de la couche superficielle noire, fragments qui sont enfoncés à tel point dans chaque fissure de la topographie de la plaque qu'il est plus facile d'en casser des portions saillantes que de les extraire intacts des fissures. Ces fragments changent bien entendu la topographie de la plaque puisque de nombreuses "vallées" sont ainsi comblées et n'apparaissent plus sur les stratifiés pressés ensuite. Une partie de ces fragments risque en outre d'être détachée lors -de pressages subséquents et d'abîmer des stratifiés d'une couleur différente. Par exemple, des fragments d'un stratifié de couleur noir uni risquent de gacher un stratifié de couleur jaune uni pressé ensuite. Enfin, on constate que la plaque n'est pas attaquée par abrasion sur la totalité de sa surface, à l'échelle microscopique, mais que certaines portions de la surface originale de la plaque sont restées telles quelles. Par exemple, une particule ou grain de grenaille acérée ayant à peu près la forme d'un tétraèdre régulier produira des creux dont la projection sur le plan de la plaque d'origine sera un triangle. La plaque grenaillée avec la grenaille G-16 présente ainsi des triangles dont les cotés varient entre environ 0,125 et environ 0,375 mm. A côté du creux se trouve une zone non attaquée de forme irrégulière mais environ deux fois plus grande que le triangle correspondant à la projection du creux dans le plan de la plaque. Cette zone non attaquée conserve le brillant de spart élevé de la tôle. A mesure que la grosseur de la grenaille augmente, les zones non attaquées occupent également une fraction plus grande de l'aire de surface totale de la plaque. Cela explique l'anomalie apparente qui existe dans la relation entre le brillant des stratifiés et la rugosité de la plaque de presse et qui peut être définie par ce qui suit. A mesure que la grosseur de la grenaille acérée augmente, passant de G-50 à G-40 puis à G-16, la rugosité des stratifiés (donc aussi celle de la plaque) devient plus grande. Ce résultat était attendu. Cependant, le brillant de la plaque et le brillant des stratifiés deviennent également plus élevés or, on pourrait s'attendre à ce que le brillant diminuée à mesure que la rugosité augmente. L'explication est apparemment que la rugosité augmente à mesure que les grains plus grands de la grenaille acérée produisent des creux plus grands et plus profonds dans la plaque, ce qui aurait tendance à faire diminuer le brillant. Cependant, la fraction totale de l'aire qui n'est pas attaquée devient plus grande du fait que les grains plus gros produisent un dessin plus grossier par leur projection contre la plaque. Les surfaces non attaquées ou restées telles quelles ont un brillant local élevé (celui de la tôle d'origine) et renvoient donc davantage de lumière vers le capteur de l'appareil de mesure du brillant. L'effet de l'augmentation de l'aire non attaquée est légèrement plus grand que celui de l'augmentation de la profondeur des impressions, si bien que le brillant augmente lentement à mesure que la grosseur de la grenaille croit.Cette conséquence peut être éliminée par un plus longue durée d'abrasion ou par l'application d'une énergie de projection plus élevée, afin de réduire davantage l'aire non attaquée cumulée. Le brillant devient alors extrêmement faible et le grisaillement devient encore plus prononcé. EXEMPLE 7 Deux plaques grenailées de 120 x 240 cm, préparées comme décrit dans l'exemple 2, sont serrées dans une presse hydraulique Siempeîkamp à fermeture rapide, équipée de plateaux à vapeur et conçue pour des stratifiés de 120 x 300 cm. La presse est chauffée jusqu'à ce que -les plateaux aient une température de 1600C, température à laquelle les plateaux sont maintenus en équilibre thermique.On forme un empilage comprenant une feuille imprimée sèche imprégnée d'une résine basse pression mélamine/formaldéhyde pour stratifiés et un panneau de particules d'une épaisseur de 19,05 mm, d'une densité de 0,72 et à trois couches, la feuille imprimée étant posée avec le côté imprimé vers le haut sur ce panneau, ainsi qu'une feuille imprimée semblable disposée avec la face imprimée vers le bas sous le panneau de particules. Cet ensemble est introduit dans la presse chauffée, chacune des faces imprimées de l'empilage venant en contact avec l'une des plaques de presse grenaillées. La presse est fermée et une pression de 24,5 kg/cm est maintenue sur toute la surface de l'ensemble pendant 60 s. La presse est ensuite ouverte. L'assemblage ou empilage transformé en stratifié se détache facilement des plaques de presse. tes deux faces imprimées, sous lesquelles se trouve la surface du panneau de particules, ont à peu près la même rugosité et le )meme brillant que le stratifié de l'exemple 2. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fabrication d'un stratifié décoratif texturé qui est sensiblement exempt de grisaillement et de marbrures, caractérisé en ce qu'il consiste à consolider, par la chaleur et la pression, un ensemble comprenant, l'un au-dessus de l'autre, un élément de base porteur, une feuille cellulosique décorative imprégnée de résine de mélamine-formaldéhyde et une plaque de presse métallique grenaillée ayant une texture sur sensiblement toute sa surface, la surface texturée de cette plaque étant tournée vers la feuille décorative et cette surface possédant une rugosité allant d'environ 0,75 à environ 5 microns (moyennes arithmétiques) et une brillance allant d'environ 20 unités à environ 100 unités sur l'appareil de mesure de brillance Gardner à 600 et présentant des myriades de cratères avec des rayons de courbure compris entre environ 75 microns et environ 1,25 nnn. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la plaque de presse est en acier inoxydable. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la plaque de presse a tout d'abord été grenaillée avec de la grosse grenaille puis avec de la grenaille plus fine. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la plaque de presse a tout d'abord été grenaillée et a ensuite été sablée prudern ment avec des particules, non métalliques ou métalliques, ayant des arêtes vives. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'élément de base porteur est formé par ou contient un panneau de particules 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 5, caractérisé en ce que l'élément de base porteur est formé par ou contient des feuilles cellulosiques imprégnées de résine.