i La présente invention concerne un dispositif qui est destiné à détecter les conditions climatiques qui favorisent le développement de péronosporales, par exemple sur les feuilles de vigne, et à indiquer le moment optimal pour effectuer un traitement fongicide. L'invention porte plus particulièrement sur un dispositif d'un type comprenant: - un capteur qui est destiné à détecter des conditions cor- respondant à une saturation ou une humidité superficielle des feuilles des plantes suffisante pour permettre le développement de zoospores; - un temporisateur qui est branché au capteur et qui présente en sortie un signal "d'infestation" indiquant l'existence d'une infesta- tion de péronosporales si ces conditions de saturation ou d'humidité de surface des feuilles persistent pendant une durée suffisante pour que les zoospores pénètrent dans les stomates des feuilles; et - des moyens de surveillance qui réagissent au signal d'infes- tation en surveillant la vitesse de progression de l'infestation indi- quée de péronosporales, en fonction de la température et de l'humidité de l'air, ces moyens de surveillance comprenant un capteur de tempéra- ture qui fournit un signal de sortie qui indique la température de l'air ambiant, un capteur d'humidité qui fournit une indication de l'humidité ambiante, un générateur de signal sous forme d'impulsions qui est con- necté aux capteurs de température et d'humidité et qui engendre un signal électrique sous forme d'impulsions dont la fréquence dépend de la température et de l'humidité ambiante, un compteur de surveillance qui est conçu de façon à compter les impulsions qui sont émises par le géné- rateur de signal sous forme d'impulsions, sous l'effet de la réception du signal d'infestation par les moyens de surveillance, et des moyens d'affichage qu'on peut actionner de façon qu'ils fournissent une indica- tion visuelle de la valeur de comptage courante qui est contenue dans le compteur de surveillance. - On sait que les infestations de péronosporales (qui sont une forme de mildiou) sont dues aux zoospores qu'on trouve sur les feuilles reposant sur le sol. Les zoospores germent comme des graines et, lorsque la germination a eu lieu, mais avant tout développement ultérieur, on qualifie l'infestation de péronosporales de "primaire". A chaque nouvelle pluie, les zoospores sont dispersées et transportées par la circulation de l'eau sur les feuilles et leurs tiges. Les conditions nécessaires à un développement ultérieur de l'infestation n sont les suivantes: il doit y avoir une pluie ou une rosée atteignant au moins 0,1 mnu (c'est-à-dire que les feuilles doivent être imbibées avec au moins 0,1 mm de pluie ou de rosée), et l'humidité qui en résulte doit demeurer sur les feuilles pendant une durée suffisante pour per- mettre la pénétration des zoospores dans les stomates des feuilles (cette durée est au moins d'une heure). Une fois que la pénétration des zoospores a eu lieu, on qualifie l'infestation de "secondaire". La demande de brevet IT 68565-A/78, déposée au nom de FIAT S.p.A., puis transférée ultérieurement à la demanderesse, décrit un dispositif du type décrit de façon générale ci-dessus qui est capable de détecter les conditions favorisant le commencement de l'infesta- tion primaire et de l'infestation secondaire. Après avoir détecté l'apparition de conditions favorables au commencement de l'infestation secondaire, ce dispositif connu fournit une indication visuelle de la progression de cette infestation, ainsi qu'une indication du moment optimal pour effectuer un traitement fongicide. On entend par "optimal" le moment auquel le traitement sera le plus efficace en considérant le nombre de traitements ultérieurs nécessaires, la réduction du nombre de traitements entraînant une économie considérable et une diminution de la pollution atmosphérique. a On sait que la vitesse de progression d'une infestation secon- daire dépend de la température ambiante et, de ce fait, le moment optimal pour effectuer le traitement fongicide peut varier de façon notable, environ entre le 5ème jour et le 14ème jour, à partir du commen- cement de l'infestation. Pendant cette période, il est possible que les conditions climatiques favorisant le commencement d'une nouvelle infes- tation secondaire réapparaissent une ou plusieurs fois, conduisant à la superposition de nouvelles infestations sur celle qui a déjà eu lieu. Le dispositif qui est décrit dans la demande de brevet précitée ne permet que de surveiller une seule infestation secondaire à la fois. Ce dispositif connu présente également un autre inconvénient. Comme on l'a indiqué précédemment, le commencement d'une infestation secondaire nécessite qu'il y ait une pluie ou une rosée d'au moins 0,1 mm, et que l'humidité de surface résultante des feuilles dure pendant au moins une heure. Plus précisément, on sait qu'il est nécessaire que cette humidité de surface se prolonge pendant une durée qui varie d'un minimum d'une heure à un maxhi"1,m de quatre heures, en fonction de la température ambiante. En fait, il faut environ une heure aux zoospores pour pénétrer dans les stomates des feuilles, si la température am- biante est élevée, et il leur faut une durée beaucoup plus grande dans le cas de valeurs plus faibles de la température ambiante. Cependant, le dispositif qui est décrit dans la demande de brevet précitée est conçu de façon à indiquer le commencement d'une infestation secondaire si l'humidité de surface des feuilles se prolonge pendant une durée fixée à l'avance qui est indépendante de la température ambiante et qui a une valeur intermédiaire entre les valeurs extrêmes indiquées. De ce fait, on ne peut pas considérer que ce dispositif est fiable, du fait qu'il existe un risque important qu'il indique le commencement d'une infestation secondaire alors qu'en réalité elle n'a pas eu lieu; et inversement, le dispositif peut ne pas indiquer le commencement d'une infestation qui a effectivement eu lieu. L'invention a pour but de réaliser un dispositif qui supprime les inconvénients mentionnés ci-dessus du dispositif de l'art anté- rieur, en offrant: - la possibilité de détecter l'apparition de conditions qui favorisent le commencement d'une ou plusieurs infestations secondaires ultérieures lorsqu'une infestation secondaire précédente est déjà en développement; et - la possibilité d'estimer la durée de pénétration des zoospores dans les stomates des feuilles en fonction de la température ambiante, de façon à fournir une indication plus fiable du commencement d'une infestation secondaire. L'invention porte donc sur un dispositif du type mentionné précé- demment, dans lequel le temporisateur est conçu de façon que la durée qu'il définit soit fonction de la température ambiante, ce dispositif comprenant en outre: - un temporisateur auxiliaire qui est interconnecté au temporisa- teur et qui réagit à la génération du signal d'infestation en définissant une durée de retard pendant laquelle l'émission d'un nouveau signal d'infestation est bloquée, le temporisateur étant conçu de façon à se trouver, à la fin de cette durée de retard, dans un état dans lequel il est prêt à répéter sa fonction de temporisation pour une nouvelle infes- tation de péronosporales; - plusieurs compteurs de surveillance supplémentaires; 2 46144 6 - des moyens de commande qui réagissent a des signaux d'in- festation qui sont engendrés successivement par le temporisateur en faisant en sorte que les compteurs de surveillance commencent à compter les imirpulsions qui apparaissent en sortie du générateur de signal sous 5 forme d'impulsions, les comptes de chaque compteur de surveillance en cours de comptage indiquant la progression d'une infestation correspon- dante qui a été détectée par le dispositif; et - des moyens de sortie qu'on peut actionner pour obtenir sur les moyens d'affichage une indication visuelle des comptes des compteurs de surveillance. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de réalisation, et en se référant aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 est un graphique qui illustre la relation entre la température ambiante T (en degrés centigrades) et le temps t (exprimé en jours) nécessaire pour qu'une infestation secondaire de péronospora- les atteigne le moment optimal pour le traitement, les courbes A et B montrant respectivement cette relation pour des valeurs d'humidité atmosphérique inférieure et supérieure à 60 %; et la figure 2 est un schéma synoptique du dispositif. Le dispositif qu'on va maintenant décrire est conçu de façon a fournir une indication de la progression d'une infestation secondaire de péronosporales, dans des feuilles de vigne, en fonction des condi- tions climatiques existantes. On notera que le dispositif n'est pas destiné au diagnostic des infestations primaires, du fait que l'opéra- teur peut facilement identifier ces infestations. Comme le montre la figure 2, le dispositif comprend un capteur 1 qui est destiné à détecter un état de saturation ou d'humidité de surface suffisant pour permettre le développement de zoospores sur les feuilles de vigne. Ce capteur 1 est constitué par exemple par un circuit imprimé recouvert par une feuille de papier filtre (par exemple du type Whatman) qu'on peut facilement remplacer. Lorsqu'on utilise le disposi- tif, ce circuit imprimé est placé parmi les vignes de façon à être exposé à la pluie ou à la rosée de la même manière que les feuilles des vignes. Le circuit imprimé comporte de façon caractéristique deux ensem- bles de bandes conductrices, les bandes de l'un des ensembles étant intercalées entre celles de l'autre ensemble, et espacées par rapport à 2 46 14 46 ces dernières. Les bandes du même ensemble sont connectées a une piste de connexion commune. La valeur de l'isolement électrique entre les deux pistes de connexion fournit une indication de l'humidité de la sur- face du capteur, et on peut mesurer cette valeur d'isolement d'une manière classique en utilisant un circuit qui comprend un amplificateur opérationnel. Selon une variante, au lieu de recouvrir le circuit imprimé d'une feuille de papier filtre, on peut le recouvrir d'une couche de chlorure de lithium ou d'une autre substance hygroscopique. Le dispositif comprend en outre un capteur de température 2 qui est destiné à mesurer la température ambiante dans le vignoble. Ce cap- teur 2 peut être constitué par exemple par une résistance thermosensible à coefficient de température négatif qui a une valeur de 45 k.t à 250C. Le dispositif comporte en outre un capteur d'humidité qui se présente sous la forme d'un hygrostat à seuil réglable 3, Or exemple du type comportant une paire de contacts ouverts au repos qui se ferment lorsque l'humidité de l'air dépasse la valeur de seuil qui a été fixée. Le capteur de température 2 est connecté à l'entrée d'amplifica- tion d'un amplificateur 4 qui est par exemple constitué par un amplifi- cateur non inverseur qui comprend un amplificateur opérationnel. L'hygro- stat est également connecté à l'amplificateur 4 et il est conçu de façon à modifier la fonction de transfert de cet amplificateur au moment de la fermeture de ses contacts. La sortie de l'amplificateur 4 est connectée à un convertisseur tensionfréquence 5. Ce convertisseur 5 est conçu de façon à fournir sur sa sortie un signal sous forme d'impulsions dont la fréquence varie en fonction de l'amplitude du signal de tension qui provient de l'amplifi- cateur 4. La sortie du convertisseur tension-fréquence 5 est connectée à une première entrée 6a d'un circuit de comparaison logique 6 qui est constitué par exemple par une porte ET à deux entrées. Une seconde entrée 6b du circuit logique 6 est connectée à la sortie du capteur 1. La sortie du circuit logique 6 est connectée à l'entrée d'un compteur binaire 7 qui est conçu de façon à compter les impulsions qui proviennent du convertis- seur tension-fréquence 5. Les impulsions qui apparaissent en sortie du convertisseur 5 ne peuvent franchir le circuit logique 6 pour être appli- quées au compteur 7 que si le capteur 1 applique un signal de validation sur l'entrée 6b du circuit 6, et le capteur 1 n'engendre ce signal de validation qu'en présence de conditions de saturation ou d'humidité de surface des feuilles de vigne suffisantes pour permettre le déclenche- nient d'une infestation secondaire de péronosporales. Lorsque le comptage qui est effectué par le compteur 7 atteint une valeur prédéterminée, ce compteur applique un signal sur une entrée "positionnement" 8b d'une mémoire 8. La mémoire 8 a pour fonction de conserver ce signal en mémoire jusqu'à ce qu'elle soit res- taurée par l'intermédiaire de son entrée "restauration" 8a. La mémoire 8 est constituée par exemple par une bascule bistable du type R-S. Dans son état "positionné", la mémoire 8 fournit en sortie un signal "d'infestation" qui indique l'existence d'une infestation secon- daire. Ce signal d'infestation déclenche un temporisateur 9. La sortie d'un second facteur de température 10 est connectée au temporisateur 9 et ce capteur applique au temporisateur 9 des signaux de tension dont l'amplitude est proportionnelle à la température ambian- te. Lorsque le temporisateur 9 est déclenché, il produit une impulsion de restauration au bout d'une durée de retard qui est commandée par le capteur de température 10, et cette impulsion de restauration est ap- pliquée sur des entrées de restauration respectives 7a et 8a du compteur 7 et de la mémoire 8, de façon à restaurer ces éléments, dans des buts qui ressortiront de la description qui suit. La sortie de signal d'infestation de la mémoire 8 est également connectée à un circuit différentiateur Il dont la sortie est connectée a l'entrée d'un compteur 12. Ce circuit différentiateur 11 fournit une impulsion de courte durée sur sa sortie chaque fois que la sortie de la mémoire 8 passe dans son état positionné. Le compteur 12 compte les impulsions qui apparaissent sur la sortie du circuit différentiateur 11 et, dans l'exemple considéré, il est constitué par un compteur en anneau à quatre étages. Le compteur 12 comporte quatre sorties 12a, 12b, 12c et 12d qui sont respectivement connectées aux entrées "positionnement" 13a, 14a, 15a et 16a de quatre mémoires 13,14,15 et 16. Dans l'exemple considéré, cha- que mémoire 13 à 16 est conçue de façon à être placée dans un état positionné par le front avant d'un signal de commande qui est appliqué sur son entrée "positionnement". Les sorties 13b, 14b, l5b et 16b des 2 4 6 14 46 mémoires 13 à 16 sont respectivement connectées aux entrées "validation" 17a. l8a. l9a et 20a de quatre compteurs 17 à 20. Ces compteurs 17 à 20 comportent des entrées de comptage res- pectives 17b, l8b, 19b et 20b, et toutes ces entrées sont connectées à la sortie du convertisseur tension-fréquence 5. Comme on le décrira ultérieurement de façon plus détaillée, au déclenchement de chaque infestation secondaire la mémoire 8 reçoit une impulsion sur son entrée "positionnement" 8b. De ce fait, la sortie de la mémoire 8 change d'état et le circuit différentiateur 1l produit une impulsion qui fait avancer d'une unité le compteur 12. De ce fait, le compteur 12 applique une impulsion sur l'entrée "positionnement" de l'une des mémoires 13 à 16. Cette impulsion est mise en mémoire par la mémoire qui la reçoit et qui applique maintenant un signal de validation sur l'entrée de validation du compteur correspondant parmi les compteurs 17 à 20. Lorsque ce compteur est validé, il commence à compter les impul- sions qui apparaissent en sortie du convertisseur tension-fréquence 5. Les sorties 17c, 18c, 19c et 20c des compteurs 17 à 20 sont respectivement connectées aux entrées 21a, 21b, 21c et 21d d'un sélec- teur de canaux (multiplexeur) 21. Ce sélecteur de canaux 21 comporte une sortie 21e qui est connectée à un décodeur 22 qui est lui-même connecté à un dispositif d'affichage 23. Par exemple, le décodeur 22 est du type "DCB-7 segments"et le dispositif d'affichage 23 est un dispositif d'affi- chage à sept segments. Le sélecteur de canaux 21 comporte une entrée de commande 21f qui est connectée à un compteur 24. Le compteur 24 est con- çu de façon à être incrémenté par un bouton-poussoir de commande 25 qui est intercalé entre une entrée 24a du compteur 24 et la source d'alimen- tation électrique Vcc. Un bouton-poussoir de commande 26 est intercalé entre une entrée 23a du dispositif d'affichage à sept segments et la source d'alimentation électrique Vcc. Le sélecteur de canaux 21 est conçu de façon à fournir sur sa sortie 21e les signaux qui sont présentés par les compteurs 17 à sur une entrée sélectionnée parmi ses entrées 21a à 21d, l'entrée particulière qui est sélectionnée étant déterminée par le signal de sortie du compteur 24. Pour changer l'entrée sélectionnée, le compteur 24 est incrémenté par la manoeuvre du bouton-poussoir 25. Le décodeur 22 convertit les signaux reçus à partir de l'un des compteurs 17 à 20 par l'intermédiaire du sélecteur de canaux 21, pour leur donner une forme appropriée pour le dispositif d'affichage 23. Lorsque le dispositif d'affichage 23 est mis en Fonction par l'appui sur le bouton-poussoir 26, les segments d'affichage s'éclairent pour fournir une indication visuelle du contenu du compteur qui est sélectionné par le sélecteur de canaux 21 parmi les quatre compteurs 17 à 20. Cette indication visuelle est maintenue aussi longtemps que le bouton-poussoir 26 est maintenu enfoncé. La sortie du compteur 24 est également connectée à une entrée 27a d'un circuit décodeur 27. Une seconde entrée 27b du circuit 27 est connectée par l'intermédiaire d'un bouton-poussoir 28 à la source d'ali- mentation électrique Vcc. Le circuit décodeur 27 comporte quatre sorties 27c, 27d, 27e et 27f qui sont connectées dans cet ordre aux entrées "restauration" 13c, 14c, 15c et 16c des mémoires respectives 13 à 16. Chaque fois qu'on appuie sur le bouton-poussoir de commande 28, le cir- cuit décodeur 27 restaure la mémoire particulière parmi les mémoires 13 à 16 qui correspond au contenu instantané du compteur 24. On peut commodément remplacer les boutons-poussoirs de commande et 28 par un seul commutateur à deux positions qui est capable de connecter la source d'alimentation électrique Vcc à l'entrée 24a du compteur 24 lorsqu'il est dans sa première position, et à l'entrée 27b du circuit décodeur 27 lorsqu'il est dans sa seconde position. On va maintenant décrire le fonctionnement du dispositif. Le convertisseur tension-fréquence 5 reçoit à partir du capteur de température 2 (par l'intermédiaire de l'amplificateur 4) un signal de tension dont l'amplitude est liée à la valeur instantanée de la tempéra- ture ambiante. De ce fait, le convertisseur tension-fréquence 5 émet un signal sous forme d'impulsions dont la fréquence est liée à la valeur instantanée de la température ambiante. Comme le montre la figure 1, la relation (courbes A et B) entre la vitesse de progression d'une infestation (exprimée en jours t jusqu'au moment optimal pour le traitement fongicide des vignes)et la température ambiante T est non linéaire. Pour tenir compte de ce fait, la relation entre la fréquence des signaux de sortie du convertisseur et la tempéra- ture ambiante que détecte le capteur de température 2 doit présenter une non linéarité correspondante. Dans ce but, l'amplificateur 4 peut être conçu de façon à présenter une caractéristique de gain non linéaire, en 246144 6 utilisant par exemple un amplificateur opérationnel muni d'un réseau de réaction approprié. Selon une variante, ou en plus, on peut obtenir la non linéarité désirée en utilisant des parties non linéaires de la cara- ctéristique de transfert du convertisseur tension-fréquence 5. L'effet de l'humidité ambiante sur la vitesse de progression d'une infestation secondaire ressort de la figure 1 sur laquelle les courbes A et B correspondent à deux valeurs différentes de l'humidité ambiante. Le changement d'humidité entre les courbes A et B se mani- feste pratiquement par une translation de la courbe d'infestation dans une direction parallèle à l'axe des temps (t). Le dispositif de la figure 2 tient compte de cet effet à l'aide de l'hygrostat 3 qui est conçu de façon à faire varier le gain de l'amplificateur 4 en fonction de la va- leur de l'humidité ambiante. Lorsque les feuilles de vigne sont saturées par au moins 0,1 mm de pluie ou de rosée, le capteur 1 applique un signal de validation sur l'entrée 6b du circuit logique 6. De ce fait, les impulsions de sortie qui proviennent du convertisseur tension-fréquence 5 sont transmises au compteur 7 qui est conçu de façon à compter en sens croissant jusqu'à un nombre prédéterminé avant de produire une impulsion de sortie.Il est clair que plus la température ambiante est élevée, plus ce nombre prédéterminé sera atteint rapidement. La génération d'une impulsion de sortie par le compteur 7 indique le déclenchement d'une infestation secondaire. Avec un étalonnage simple du capteur de température 2 et de l'hygrostat 3, et un gain approprié pour l'amplificateur 4, il est possi- ble de faire en sorte que le compteur 7 atteigne la fin de son comptage en une durée variable entre une heure (si par exemple la température ambiante se maintient aux environs de 23OC-240C) et quatre heures (si la température se maintient aux environs de 13'C-14'C). Sous l'effet de l'impulsion de sortie que produit le compteur 7, la mémoire 8 change d'état et présente en sortie un signal "d'infesta- tion" qui a pour fonction d'actionner le temporisateur 9 qui est commandé par le capteur de température 10. Au bout d'une durée de retard qui varie entre trois et quatre jours en fonction de la température ambiante, le temporisateur 9 restaure le compteur 7 et la mémoire 8. Ainsi, si pendant la durée de retard qui précède la restauration du compteur 7 et de la mémoire 8, les conditions climatiques favorisant le déclenchement d'une nouvelle infestation secondaire viennent à réapparaître, cette infestation 1 0 sera ignorée par le dispositif qui fonctionne selon le critère pratique qui consiste à considérer comme une seule infestation secondaire toutes les infestations qui sont susceptibles de se déclencher pendant une période qui commence au moment de la détection d'une première infesta- tion et se prolonge ensuite pendant trois à quatre Jours (en fonction de la température ambiante). Après cette période, le dispositif est à nouveau validé de façon à détecter les conditions climatiques qui favo- risent le déclenchement d'une nouvelle infestation secondaire. Chaque fois que la mémoire 8 se passe de son état "restauré" à son état "positionné", le changement correspondant du signal de sortie de la mémoire 8 fait en sorte que le circuit différentiateur produise une nouvelle impulsion qui indique que l'appareil a détecté la présence de conditions qui favorisent le commencement d'une nouvelle infestation. Le compteur 12 compte les impulsions que produit le circuit différentia- teur 11. Sous l'effet de la première infestation que détecte le disposi- tif, le circuit différentiateur 11 émet une impulsion vers le compteur 12, ce qui positionne la mémoire 13 de façon à valider le compteur 17 pour qu'il compte les impulsions qui apparaissent sur la sortie du convertisseur tension-fréquence 5. Si au bout d'une durée d'au moins trois a quatre Jours, les conditions qui favorisent une nouvelle infestation réapparaissent, le circuit différentiateur 11 produit une autre impulsion sous l'effet de laquelle le compteur 12 positionne la mémoire 14 dans un état dans lequel le compteur 18 commence à compter les impulsions qui apparaissent sur la sortie du convertisseur tension-fréquence 5. Du fait de l'existence de la mémoire 13, le compteur 17 demeure validé et il continue à compter les impulsions de sortie du convertisseur 5. De façon similaire, les compteurs 19 et 20 sont validés respecti- vement au début d'une troisième et d'une quatrième infestation, sans interrompre le comptage des compteurs 17 et 18. Du fait que le moment optimal pour effectuer un traitement fongi- cide d'une infestation secondaire ne dépasse pas le quatorzième jour, environaprès le début de l'infestation (même si la température ambiante demeure constamment basse), et du fait également que toute infestation qui se développe dans une période de trois à quatre jours après la détec- tion d'une nouvelle infestatic-ûi est considérée comme faisant partie de 246144 6 il cette nouvelle infestation, il est évident que l'utilisation de quatre compteurs 17 à 20 suffit pour surveiller toutes les infestations secon- daires qui sont susceptibles de se développer dans une période comprise entre la détection et le traitement d'une infestation secondaire parti- culière. Le sélecteur de canaux 21 étant positionné sur le compteur 17- qui surveille l'infestation la plus avancée, le fait d'appuyer sur le bouton-poussoir de commande 26 fait apparaître sur le dispositif d'affichage 23 un chiffre compris entre "1" et "9" (si le dispositif d'affichage 23 est par exemple du type à sept segments)qui fournit une indication de la vitesse de progression de l'infestation. Lorsque le chiffre "9" apparaît sur le dispositif d'affichage 23, le moment optimal pour effectuer le traitement fongicide est arrivé. Après avoir effectué ce traitement, le cultivateur actionne le bouton-poussoir de commande 28 pour mettre hors fonction le compteur du groupe de compteurs 17 à 20 qui surveillait l'infestation qui vient d'être traitée. Le cultivateur appuie ensuite sur le bouton-poussoir 25 pour incrémenter le compteur 24. Le sélecteur de canaux 21 est maintenant positionné de façon à commander l'affichage de l'information concernant l'infestation la plus avancée immédiatement suivante, si une telle infestation a eu lieu au cours de l'infestation précédente. Si aucune nouvelle infestation n'a eu lieu, le dispositif d'affichage 23 présente un zéro au moment de l'appui sur le bouton-poussoir 26. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art atx dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATI NS 1. Dispositif destiné à détecter les conditions climatiques favo- rables au développement de péronosporales sur des feuilles de plantes et à inciquer le moment optimal pour effectuer un traitement fongicide de ces feuilles, ce dispositif comprenant: un capteur qui détecte les conditions qui correspondent à une saturation ou à une humidité superfi- cielle des feuilles de plantes suffisante pour permettre le développe- ment de zoospores; un temporisateur qui est connecté au capteur et qui fournit un signal "d'infestation" indiquant qu'une infestation de pérono- spti-ales a eu lieu, si ces conditions de saturation ou d'humidité de surface des feuilles se prolongent pendant une durée suffisante-pour per- mettre la pénétration des zoospores dans les stomates des feuilles; et. des moyens de surveillance qui réagissent au signal d'infestation de façon à surveiller la vitesse d'avance de l'infestation de péronosporales qui est indiquée par ce signal, en fonction de la température et de l'hu- midité de l'air, ces moyens de surveillance comprenant un capteur de tem- pérature qui produit un signal de sortie qui indique la température de l'air ambiant, un capteur d'humidité qui fournit une indication de l'humi- dité ambiante, un générateur de signal sous forme d'impulsions qui est connecté aux capteurs de température et d'humidité et qui engendre un signal électrique sous forme d'impulsions dont la fréquence dépend de la température et de l'humidité ambiantes, un compteur de surveillance qui est conçu de façon à compter les impulsions qui sont émises par le géné- rateur de signal sous forme d'impulsions, lorsque les moyens de surveil- lance reçoivent le signal d'infestation, et des moyens d'affichage qu'on peut actionner pour obtenir une indication visuelle de la valeur de comptage courante qui est contenue dans le compteur de surveillance; caractérisé en ce que le temporisateur (2 à 8) est conçu de façon que la durée de la période qu'il définit soit fonction de la température ambiante; et en ce qu'il comporte en outre: un temporisateur auxiliaire (9) qui est interconnecté au temporisateur (2 à 8) et qui réagit à la génération du signal d'infestation en définissant une durée de retard au cours de laquelle l'émission d'un nouveau signal d'infestation est bloquée, le temporisateur (2 à 8) étant conçu de façon à se trouver, à la fin de la durée de retard, dans un état dans lequel il est prêt à répéter sa - fonction de temporisation pour une nouvelle infestation de péronosporales; plusieurs autres compteurs de surveillance (18,19,20); des moyens de commande (11 à 16) qui réagissent aux signaux d'infestation qui sont engendrés successivement par le temporisateur (2 à 8) en faisant en sorte que des compteurs successifs parmi les compteurs de surveillance (17 à 20) commencent à compter les impulsions qui apparaissent à la sortie du générateur de signal sous forme d'impulsions (4,5), les comp- tes de chaque compteur de surveillance (17 à 20) en cours de comptage indiquant la progression d'une infestation correspondante qui a été détectée par le dispositif; et des moyens de sortie (21,22,24, 25) qu'on peut actionner pour que les moyens d'affichage (22.23) fournissent une indication visuelle des comptes des compteurs de surveillance (17 à 20). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un second capteur de température (10) qui est connecté au tem- porisateur auxiliaire (9) et qui fait varier la durée de retard de ce temporisateur en fonction de la température. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comporte au total 4 compteurs de surveillance (17 à 20), et en ce qu'il comprend en outre un dispositif de commande à manoeuvre manuelle (24 à 28) qu'on peut actionner pour arrêter le comptage qu'effectue n'importe quel compteur de surveillance choisi (17 à ). 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le temporisateur comprend: un capteur de tempéra- ture (2) qui fournit un signal de sortie électrique dont l'amplitude est proportionnelle à la température de l'air; un convertisseur tension- fréquence (5) qui est connecté au capteur de température (2) et qu'on peut actionner de façon qu'il fournisse un signal de sortie sous forme d'impulsions dont la fréquence dépend de l'amplitude du signal que lui applique le capteur de température (2); et un compteur (7) qui compte les impulsions qu'émet le convertisseur tension-fréquence (5). 5. Dispositif selon la revendication 4 caractérisé en ce que le capteur de température (2) et le convertisseur tension-fréquence (5) qui sont utilisés dans le temporisateur sont également utilisés dans les moyens de surveillance, le convertisseur tension-fréquence (5) faisant partie du générateur de signal sous forme d'impulsions qui comprend en outre un amplificateur (4) qui est branché entre le capteur de tempéra- ture (2) et l'entrée du convertisseur (5), le gain de cet amplificateur 2 46144 6 étant comnandë par le capteur d'humidité (3). 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que le compteur (7) du temporisateur (2 à 8) est conçu de façon à fournir un signal de sortie lorsqu'il atteint une valeur de comptage prédéterminée; le temporisateur (2 à 8) comprend en outre une mémoire (8) qui peut être positionnée respectivement dans des premier et second états par le signal de sortie du compteur et par un signal de restauration qui est émis par le temporisateur auxiliaire (9) à l'achève- ment de la durée de retard, ce signal de restauration ayant également pour fonction de restaurer le compteur (7) du temporisateur (2 à 8) dans son état dans lequel il est prêt à répéter sa fonction de temporisation; et l'unité de mémoire (8) émet le signal d'infestation lorsqu'elle est placée dans son premier état. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de commande comprennent: un différentiateur (11) qui est branché de façon à recevoir le signal d'infestation afin de produire une impul- sion chaque fois que la mémoire (8) passe dans son premier état; plu- sieurs mémoires (13 à 16), comportant chacune une sortie qui est con- nectée à un compteur de surveillance respectif (17 à 20), chacune de ces mémoires pouvant être placée dans des premier et second états par des signaux de commande qui sont respectivement appliqués sur les entrées "positionnement" et "restauration" de ces mémoires, chacune des mémoires (13 à 16) étant conçue de façon à émettre un signal de validation vers le compteur de surveillance auquel elle est connectée, lorsqu'elle est placée dans son premier état; et un compteur (12) qui est conçu de façon à compter les impulsions que produit le différentiateur (11) et à émettre l'un desdits signaux de commande vers l'entrée de positionnement de l'une des quatre mémoires (13 à 16) en fonction du compte courant du compteur (12). 8. Dispositif selon la revendication 7, considérée comme dépendante de la revendication 3, caractérisé en ce que le dispositif de commande à manoeuvre manuelle comprend un compteur (24) et une commande à manoeuvre manuelle (25) associée qui est destinée à incrémenter le compteur (24),et un circuit décodeur (27) qui comporte une première entrée (27a) qui est connectée à la sortie du compteur (24) et plusieurs sorties (27c, 27d, 27e, 27f) qui sont connectées aux entrées de restauration (13c, 14c, 15c, 16c) 2 4 6 14 4 6 des mémoires (13 à 16) qui font partie des moyens de commande (l1,12; 13 à 16); le dispositif de commande à manoeuvre manuelle comprenant en outre une seconde commande à manoeuvre manuelle (28) qui est connectée à une seconde entrée (27b) du circuit décodeur (27), cette seconde com- mande (28) étant conçue de façon à commander le circuit décodeur (27) afin qu'il applique un signal de commande sur l'entrée de restauration de l'une particulière des mémoires qui est identifiée par le compte courant du compteur(24) qui est connecté au circuit décodeur (27). 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que les moyens de sortie comprennent un sélecteur de canaux (21) qui comporte une sortie (21e) qui est connectée aux moyens d'affichage (22,23) et plusieurs entrées (21a, 21b, 21c. 21d) qui sont connectées aux compteurs de surveillance respectifs (17 à 20) et un dis- positif de commande à manoeuvre manuelle (24,25) qu'on peut actionner pour faire en sorte que le sélecteur de canaux (21) mette en communica- tion un compteur de surveillance sélectionné (17 à 20) avec les moyens d'affichage (22,23). 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le dispositif de commande à manoeuvre manuelle des moyens de sortie comprend un compteur (24) dont la sortie est connectée à une entrée de commande (21f) du sélecteur de canaux (21), et une commande à manoeuvre manuelle qu'on peut actionner pour incrémenter le compteur (24).