• 2126402 la présente invention concerne un appareil de moulage et -son mode d'utilisation. Plus particulièrement, elle concerne un appareil de moulage perfectionné et son mode d'utilisation particulier pour la réalisation d'épissures sur des câbles 5 électriques à haute tension, d'une manière "fiable èt efficace. Un câble électrique à tension relativement basse comprend en général une ou plusieurs âmes ou.fils conducteurs centraux, entourés par une couche d'une matière isolante, de l'électricité. • la fonction, principale de la matière isolante est 10 la protection contre les chocs électriques et^ contre les courts-circuits. A certains moments, il peut devenir ^nécessaire de relier, un autre segment de câble électrique à un câble existant. Ce-tte • opération est appelée couramment une "épissure" 0 Pour un câble à basse tension, l'épissure consiste souvent à joindre 15 simplement les âmes conductrices les unes aux autres et à les recouvrir de matière isolante, par exemple à l'aide d'une bande isolante - _ „ Les besoins sans cesse croissants d'énergie imposent la transmission de tensions.de plus en plus élevées le long des 20 câbles électriques. Parmi ceux-ci, les câbles souterrains nécessitent un isolement fiable. Pendant de nombreuses années, l'isolement des câbles isolés à l'huile a répondu aux besoins. Cependant, les câbles isolés à l'huile sont coûteux à fabriquer, à installer et à entretenir. Au cours de ces dernières 25 années, on a produit des câbles à haute tension comportant des matières diélectriques solides. De telles matières comprennent le polyéthylène, le polyéthylène rétifié et du caoutchouc éthylène-propylène. A l'aide de ces matières, on a conçu certains câbles qui sont susceptibles de transmettre des tensions 50 pouvant atteindre 158 kV. Cependant, les câbles à haute tension posent certains problèmes difficiles à résoudre en comparaison des câbles à basse tension, car ils sont beaucoup plus susceptibles de claquer par court-circuit. S'il existe un défaut dans l'âme conductrice d'un câble à haute tension, une 55 charge excessive s'accumule à l'endroit du défaut et provoque une décharge par effluves, c'est-à-dire une décharge à travers la matière isolante, dans 1*environnement0. Un tel défaut est appelé plus généralement'une "discontinuité". Par exemple, si l'âme conductrice est un fil de cuivre, toute bavure ou rayure 4-0 de sa surface constitue une discontinuité qui provoque une dé- COPV 72 06331 2 2126402 charge par effluves» Une telle décharge est d'habitude fatale pour le câble, car elle entraîne une tension diélectrique progressivement croissante dans la matière isolante, jusqu'à ce qu'il se produise un claquage. me posé par les décharges par effluves consiste à disposer une couche de matière semi-conductrice autour de l'âme conductrice» La couche semi-conductrice peut être partiellement en une résine synthétique qui peut être moulée autour de l'âme conduc-10 trice de manière à présenter une surface extérieure relativement lisse, le long de laquelle se déplace la charge à haute tension. Cependant, les épissures ou les jonctions des câbles à haute tension sont très difficiles à réaliser, car toute discontinuité produite par le procédé de jonction peut provoquer 15 une décharge par effluves. L'une des difficultés courantes réside dans l'introduction d'air emprisonné qui forme une discontinuité et qui peut provoquer une décharge. L'une des exigences de base à laquelle doit satisfaire une épissure à haute tension est. le fait que la matière isolante ajoutée doit être 20 compatible du point de vue liaison et'que sa constante diélectrique doit être semblable à celle de la matière isolante qui existe déjà sur le câble. Si une telle exigence n'est pas satisfaite, on risque la formation d*une discontinuité ou"d'une surface de séparation électrique" le long de laquelle il peut 25 se produire une ionisation ou qui peut permettre l'introduction de l'eau. Bans les épissures à haute tension réalisées à lfai-de d'une bande enroulée à la main, on essaie de réduire cet effet par le prolongement de la matière isolante du câble ou son "effilage" avant la jonction, afin d*aecroître la longueur 30 du trajet d'ionisation possible. En plus des problèmes techniques posés, tout dispositif destiné à éviter la formation de discontinuités pendant la réalisation d*une épissure doit être relativement économique. Par exemple, un dispositif qui impose des frais de main-d'oeuvre 35 excessifs tels que ceux qui sont entraînés par la nécessité d'un personnel habile et très spécialisé pour manoeuvrer le dispositif, ou bien tout dispositif qui n'est pas portatif et ne peut être mis en oeuvre sur place, ne répondent pas aux exigences qui sont estimées nécessaires. 40 Bans un procédé traditionnel de réalisation d*une épis- 5 L'un des procédés qui permettent la résolution du problè- 72 06331 3 2126402 sure sur des câbles à basse tension à l'aide d'un moule, il faut que l'élément sur lequel l'épissure est réalisée soit recouvert d'une quantité excessive de matière isolante non vulcanisée, d'habitude sous la forme d'une bande. Le moule est • 5 ensuite placé autour de la zone de l'épissure à laquelle on applique chaleur et pression. Cependant, du fait d'un bourrage excessif, l'appareil de moulage ne se ferme pas complètement, de sorte que la matière non vulcanisée peut s'écouler vers l'extérieur, entre les moitiés du moule. Un tel déplace- 10 ment de la matière d'une région à haute pression vers une ré- \ gion à basse pression produit une force de teftsion s'exerçant sur l'âme conductrice qui est contrainte de se déplacer» Un dé faut d'alignement dû à ce déplacement n'entraîne que peu de difficulté-'pour les câbles à basse tension, mais il peut soûle 15 ver des difficultés graves pour des câbles à haute tension par la formation de discontinuités. Dans certains cas, il peut empêcher l'âme conductrice d'être recouverte complètement par la matière isolante» L'air qui se trouve inévitablement dans chaque spire de la bande isolante non vulcanisée a tendance à 20 être emprisonné dans l'appareil de moulage» Il n'y a aucun ori fice de sortie par lequel cet air emprisonné peut s'échapper. A nouveau, l'air emprisonné a un ëffet très différent sur les câbles à haute tension et sur les câbles à basse tension» En conséquence, un tel appareil de moulage ne convient pas pour 25 %les épissures à haute tension. Une autre technique de réalisation des épissures des câbles à basse tension consiste simplement à enrouler à la main une bande de matière isolante autour de l'âme conductrice. Bien qu'un tel procédé donne des résultats satisfaisants pour 30 les câbles à basse tension, il pose des problèmes et augmente les frais lorsqu'il est appliqué à des câbles à haute tension. Il faut d'abord réaliser des "fuseaux" allongés ou des cônes avant la jonction afin d'accroître le trajet d'ionisation possible et de réduire le risque de formation d'un tel trajet. ■35 Secondement, le procédé d'enroulement d'une bande prend du temps, il est laborieux et il donne des résultats peu fiables. Un procédé plus récent, destiné à des câblés à tension plus élevée, consiste à mettre en oeuvre un moule en matière plastique disposé autour de la région où est réalisée l'épissure, 40 afin de constituer un récipient contenant une matière- isolante 72 06331 4 2126402 liquide qui est ensuite coulée dans le moule„ Du fait que dans ce cas on n'applique ni chaleur ni pression suffisantes, la liaison manque complètement de fiabilité, de sorte que les fuites d'eau sont facilitées et que le risque de formation de 5 discontinuités par des bulles d'air est considérable. Comme on l'a indiqué plus haut, des fuites d'eau et des bulles d'air provoquent un court-circuit et un claquage du câble. Un autre procédé mis au point pour les câbles à haute tension consiste à enrouler une bande isolante autour de l'épis-10 sure, à recouvrir' cette bande avec une bande de "Mylar" et à entourer l'épissure avec des bandes d'acier. Des couvertures chauffantes sont appliquées ensuite sur l'épissure afin d'essayer de faire fondre la bande isolante0 Les difficultés que soulève ce procédé résident dans la longue période nécessaire 15 pour la réalisation d'une épissure, qui est de l'ordre de 12 heures, les dépenses considérables, l'inclusion inévitable de bulles d'air et l'impossibilité de réaliser de telles épissures avec certains types de matières isolantes, telles que des élas-tomères. 20 La présente invention supprime les difficultés indiquées ci-desscrs par un procédé économique qui met en oeuvre un appareil de moulage comprenant des premier et second éléments mobiles entre des positions d'ouverture et de fermeture et qui forment une cavité de moulage. Des dispositifs portent contre 25 les premier et second éléments du moule afin de les maintenir dans leur position .de fermeture, des organes en communication thermique avec les éléments du moule chauffent la cavité de moulage et d'autres dispositifs réalisés dans.lesdits éléments du moule mettent la cavité de moulage en communication avec 30 l'environnement. La présente invention comporte, de plus, un appareil d'injection monté sur l'équipement de moulage, comprenant une enveloppe contenant un espace intérieur et comportant des première et seconde extrémités ouvertes 72 06331 5 2126402 dénuder les éléments conducteurs des câbles, à les réunir et à les recouvrir, lorsqu'ils sont réunis, par une matière lisse et semi-conductrice, puis à recouvrir celle-ci à l'aide d'une matière isolante, à placer le câble dans une cavité de moulage 5 formée par des éléments de moule, à chauffer laditè cavité et à laisser sélectivement la matière isolante chauffée s'échapper de celle-ci. L'invention concerne donc un procédé et un appareil de moulage destinés à être mis en oeuvre pour la réalisation râ- 10 pide, simple et relativement peu coûteuse, d'épissures effica- \ ces et fiables sur des eâbles électriques. .L'appareil de moulage selon l'invention permet l'introduction d'une quantité supplémentaire de matière de moulage dans la cavité du moule lorsque celui-ci a été fermé et il permet à l'air ou aux au-15 très gaz de s'échapper de la cavité du moule afin de réaliser une épissure fiable» L'appareil est de construction simple et de manoeuvre, facile„ Sa souplesse lui permet de s'adapter à de nombreux éléments de moules de dimensions différentes0 II est ouvert et fermé facilement, sans que l'alignement des éléments 20 du moule soit dérangé» L'appareil de moulage est suffisamment petit pour pouvoir être portatif, mais cependant, il n'impose pas d'effort exagéré à ses plateaux lorsqu'ils exercent une pression sur les éléments du moule. Il permet sélectivement aux gaz de s'échapper de la cavité du moule dans l'environnement 25 et à la matière de moulage chauffée de s'échapper afin d'indiquer la progression du processus de moulage. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif, et sur lesquels : 50 la figure la est une vue en plan de deux éléments de câ ble qui ont été préparés en vue de leur épissure ; la figure l'b est une vue en plan des éléments de câble de la figure la après que leur épissure a été réalisée ; la figure 2 est une vue en perspective d'un mode de réa-35 lisation de l'appareil de moulage selon l'invention, dans sa position de fermeture ; la figure 3 est une vue en perspective de l'appareil de moulage dans sa position d'ouverture ; la figure 4 est une vue en plan, à grande échelle, du 40 plateau supérieur de l'appareil de moulage ; 72 06à31 6 2126402 la figure 5 est une coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 4 ; la figure 6 est une élévation, à grande échelle et en partie en coupe, d'une tige filetée vissée ou appliquée sur 5 les plateaux supérieur et inférieur de l'appareil de moulage ; la figure 7 est une élévation à grande échelle, en partie en coupe, suivant la ligne 7-7 de la figure 2 ; la figure 8 est une vue en plan partielle, à grande échelle, du plateau supérieur, semblable à la vue de la figure 4 et 10 représentant ses ouvertures réglables ; la figure 9 est une coupe à grande échelle des éléments du moule, suivant la ligne 9-9 de la figure 2 ; et la figure 10 est une vue en perspective éclatée d'un câble protégé par un.e bande enroulée, et d'une enveloppe moulée 15 au préalable. Bien que la présente invention puisse subir de nombreuses modifications ou variantes, les dessins représentent l'un de ses modes de réalisation qui sera décrit en détail dans le présent mémoire» Cependant9 il va de soi que le mode de réali-20 sation décrit n'est pas destiné à limiter l'invention à la forme particulière représentée, mais qu'il est donné simplement à titre d'exemple. Les figures la et 1b représentent un premier segment ou élément 10 de câble électrique qui doit être réuni à un second 25 élément 12 de câble» D'une façon générale, un câble électrique à haute tension comprend une âme centrale conductrice, telle qu'un toron de fil conducteur 14, 14', autour de laquelle est disposée une matière semi-conductrice, telle que-du caoutchouc éthylène-propylène contenant du noir de fumée 16, 16'. 30 La matière semi-conductrice est entourée par une couche 18 de matière isolante telle que du polyéthylène, du polyéthylène rétifié ou du caoutchouc éthylène-propylène. Un blindage électrique 20, 20' entoure la couche de matière isolante 18. De préférence,.l'épissure est réalisée par la jonction des fils 35 conducteurs toronnés 14, 14' de n'importe quelle manière commode, par exemple par sertissage à l'intérieur d'un manchon de jonction, ou à l'aide d'une-matière qui, lorsqu'elle est enflammée, produit une chaleur considérable. Le joint est ensuite limé afin de le rendre lisse. Une matière semi-conduc-4° trice est disposée, ensuite, autour des fils conducteurs et 72 06331 7 2126402 elle est enroulée ou moulée de façon à offrir une surface extérieure 22 suffisamment lisse. Finalement, la région de l'épissure est enveloppée dans une matière isolante, telle que du caoutchouc éthylène-propylène non vulcanisé. Un segment de 5 blindage est disposé à l'intérieur de l'enveloppe et il est relié aux blindages 20, 20' afin de constituer un seul blindage 20". Le câble enveloppé est disposé ensuite dans la cavité d'un moule où on lui applique chaleur et pression de façon à produire, dans ladite région, une épissure lisse et liée rigi-10 dement«, Il va de soi qu'il est possible de mettre en oeuvre diverses matières isolantes avec l'appareil de moulage qui sera décrit et que les opérations du procédé de moulage dépendent-, de la matière mise en oeuvre„ Par exemple, lorsque du polyéthylène est moulé, il s'écoule simplement et il prend la forme 15 du moule. Le polyéthylène rétifié se régénéré et subit une modification chimique lorsqu'il est chauffé, comme le fait également le caoutchouc éthylène-propylène. Dans tous les cas, la matière isolante est appliquée d'habitude au câble sous la forme d'une bande0 II est souhaitable que la matière isolante 20 ainsi ajoutée soit liée rigidement après le moulage à la ma-, tière isolante initiale et qu'elle offre les caractéristiques mécaniques et électriques nécessaires. Comme on l'a indiqué plus haut, lorsqu'on réalise une épissure sur un câble à haute tension à l'aide d'un appareil 25 de moulage, il faut qu*initialement, les couches des éléments de câble qui sont situées au-dessus des fils conducteurs aient une forme conique ou une forme progressive de fuseau. Les matières ajoutées peuvent alors être enroulées soigneusement à la main d'une façon lente et soigneuse afin de réaliser une 30 liaison ou une jonction aussi bonne que possible avec l'âme conductrice et les couches existantes, de manière à réduire la quantité d'air emprisonnée. De plus, la bande doit s'adapter étroitement à la cavité du moule- qui doit être mis en oeuvre. Il est avantageux que la bande soit enroulée sur une 35 épaisseur légèrement exagérée, de façon à expulser l'air ou les autres gaz de l'intérieur de l'épissure lorsque le moule est chauffé et qu'il est comprimé. Cependant, lorsque le câble est trop gros, le moule ne peut pas être fermé complètement, de sorte qu'il se produit une différence de pression dans l'ou-40 verture qui sépare les deux moitiés du moule. On est ainsi 72 06331 8 2126402 confronté à un dilemne inhérent, à savoir emprisonner de l'air ou provoquer des difficultés par défaut d'alignement. Un moulage approprié nécessite une grande habileté, car lorsque la matière située autour des fils conducteurs est chauffée et est 5 comprimée, elle a tendance à s'écouler vers l'extérieur par l'ouverture qui sépare les moitiés du moule, à exercer des efforts de tension sur les fils conducteurs et à provoquer des défauts d'alignement entre ceux-ci0 Comme on l'a indiqué'plus haut, une telle tension augmente le risque de dégâts aux fils 10 conducteurs, le risque de formation d'une discontinuité et le risque d'un claquage final du câble, qui nécessite alors une nouvelle épissure. Tout effort destiné à éviter cette difficulté par une quantité moindre de matière isolante enroulée autour du câble a tendance à augmenter le risque d'emprisonnement de 15 l'air qui a également pour effet de produire une discontinuité et un claquage final du câble» La réalisation d*un équilibre entre ces conditions nécessite une grande habileté et beaucoup de temps qui, de ce fait, augmente les frais. L'appareil de moulage selon la présente invention est de 20 construction simple et de manoeuvre facile. Il supprime la nécessité d'une main-d'oeuvre extrêmement habile et-il réduit le temps nécessaire pour la réalisation d'une épissure. L'appareil est portatif et il peut être utilisé commodément sur place. Comme on le voit sur les figures 2 et 3, l'appareil de moulage 25 selon l'invention comprend un plateau supérieur 40, un plateau inférieur 42 et des éléments de moule supérieur et inférieur, 44 et 46» Le plateau supérieur 40 est articulé par deux charnières 48 et 50 qui permettent à l'une de ses parties de tourner autour des charnières sans que le plateau supérieur cesse 30 d'être aligné sur le plateau inférieur. Deux broches de guidage 52 et 54 permettent un déplacement vertical précis du plateau supérieur par rapport au plateau inférieur. Le déplacement vertical est commandé par une tige filetée 56 vissée dans une ouverture taraudée -58 du plateau supérieur et qui peut 35 être manoeuvrée par une poignée amovible 60. La tige filetée est également rotative dans le plateau inférieur 42. Une poignée 72, montée sur la surface périphérique avant 70 du plateau supérieur, permet d'imprimer commodément un mouvement de rotation à ce dernier„ Deux éléments de fixation fi- • 40 letés et rotatifs 76 et 78 sont montés dans deux évidements 80 72 06331 9 2126402 et 82 de la surface périphérique avant 74 du plateau inférieur, les éléments de fixation peuvent tourner d'une position dans laquelle ils sont parallèles, d'une façon générale, au plateau inférieur et qu'on voit sur la figure 3 jusqu'à une position 5 dans laquelle ils sont perpendiculaires au plateau' inférieur et qu'on voit sur la figure 2» Ils sont disposés dans des évi-dements 84 et 86 de la surface périphérique avant 70» Une boîte de commande 86, disposée à l'arrière de l'appareil de moulage, contient un commutateur de commande 90 et deux lampes indica- 10 trices 92 et 94 destinées à indiquer à un opérateur le moment \ où le courant est transmis d'une source 95 aux plateaux supérieur et inférieur. Des cordons d'alimentation 96 et 98 partent de la boîte de commande 86 vers les plateaux supérieur et inférieur et ils sont connectés à des cartouches chauffantes 97 15 et 99 (figure 4) -disposées à l'intérieur des plateaux supérieur et inférieur. En variante, on ;peut utiliser des bandes chauffantes. La température de chaque plateau est réglée par des boutons de réglage 100 et 102 des plateaux supérieur et inférieur. Ces boutons sont manoeuvres en fonction des indications 20 de température données par des thermomètres 104 et- 106. La boîte de commande 86 est amovible et elle peut pivoter de manière à permettre la mise en oeuvre de l'appareil dans des espaces resserrés, par exemple à l'intérieur de trous d'homme. Lorsque la boîte de commande est^ détachée, la largeur de l'ap-25 pareil est plus faible. Un appareil d'injection 108 monté au sommet du plateau supérieur est en communication avec la cavité de moulage formée par les deux éléments 44 et 46. Il est particulièrement important, dans la présente invention, que l'appareil de moulage soit facile à ouvrir et à fer-30 mer sans qu'il soit nécessaire de déranger l'alignement précis entre les plateaux supérieur et inférieur et entre les éléments du moule. De plus, un avantage'important de la présente inven- • tion réside dans l'ouverture et la fermeture faciles du moule qui n'entraîne pas de concentration d'efforts excessifs dans 35 les plateaux, lorsque ceux-ci sont en position de fermeture. De plus, l'appareil de moulage selon la présente invention permet la mise en oeuvre de divers éléments de moule, dont les cavités de moulage ont des dimensions différentes. Les figures 4, 5', 6 et 7 représentent plus en détail le 40 plateau supérieur 40 qui est articulé et qui comprend une lï 06331 2126402 partie avant rotative 110 et une partie arrière 112 mobile verticalement par un mouvement de translation. la partie arrière 112 comporte trois ouvertures, à savoir les ouvertures 114 et 116 qui logent les broches de guidage 52 et 54 et une ouvertu-5 re taraudée 58 dans laquelle est vissée la tige filetée 56. Les broches de guidage sont fixées sur le plateau inférieur, de sorte que le plateau supérieur peut se déplacer verticalement sans changer de position dans un plan horizontal par rapport au plateau inférieur. Le ce fait, l'introduction ou l'enlève-10 ment d'un câble ne nécessite aucun réglage d'alignement. L'introduction et l'enlèvement des câbles sont facilités par le fait que la partie avant 110 du plateau supérieur peut tourner sélectivement par rapport à sa partie arrière 112, entre des positions d'ouverture et de fermeture. Un tel mouvement de ro-15 tation est permis par les charnières ou articulations relativement simples, 48 et 50. La charnière 50 comprend, par exemple, un arbre 117 disposé dans une ouverture 118 d'une branche 120 de la partie arrière du plateau. L'arbre 117 pénètre également dans la partie avant du plateau» La partie avant peut 20 tourner par rapport à la partie arrière, d'une manière limitée, du fait de la forme de la surface extérieure de la branche 120 (figure 4) qui comporte une partie supérieure arrondie 122 (figure 5) et une butée plane 124. La butée porte contre une surface arrière 126 de la partie avant du plateau, 25 afin de limiter le mouvement de celle-ci jusqu'à une position d'alignement et de fermeture représentée en trait plein sur la figure 5, tandis que la partie arrondie 122 permet à la partie avant du plateau de tourner jusqu'à une position perpendiculaire d'ouverture, représentée en traits mixtes sur la 30 figure 5* La partie avant du plateau supérieur comporte également deux rangées parallèles d'ouvertures, par exemple une rangée comprenant les ouvertures 130 et une rangée comprenant les ouvertures 132o Ces ouvertures sont alignées sur des ouvertures 35 de l'élément 44 du moule, telles que les ouvertures 130a et 134 qu'on voit sur la figure 7, et elles logent des éléments de fixation filetés, tels que des vis 136 qui fixent rigidement l'élément supérieur du moule au plateau supérieur. De même, des ouvertures, telles que les ouvertures 138, sont réali-40 sées sur le plateau inférieur et sont alignées sur des ouver 72 06331 ii 2126402 tures telles que les ouvertures 140 de 1'élément inférieur 46 du moule, afin de loger des éléments de fixation, par exemple des vis 142, qui fixent rigidement l'élément inférieur du moule sur le plateau inférieur, le plateau inférieur et l'élément 5 inférieur du moule qui y est fixé sont immobiles, tandis que le plateau supérieur et l'élément supérieur du moule qui y est fixé, sont mobiles entre des positions d'ouverture et de fermeture, représentées sur la figure 5. La figure 3 représente les plateaux et les éléments du moule dans la position d'ou-10 verture qui permet le logement d'une épissurex enveloppée de bande et l'enlèvement de l'épissure moulée, tandis que la figure 2 les représente en position de fermeture pendant le pro- -, cessus de moulage. Comme on l'a indiqué précédemment, pour fermer les pla-15 teaux et les éléments du moule, il suffit de faire tourner la partie avant 110 jusqu'à sa position d'alignement sur là partie arrière 112o On fait ensuite tourner la poignée 60 (figure l) fixée à la tige filetée 56, pour que l'élément supérieur du moule porte contre l'élément inférieur. Pour éviter tout dé-20 gât au câble par déformation du fil conducteur, il est extrêmement avantageux qu'il existe un ajustage serré et un alignement précis entre les éléments supérieur et inférieur du moule afin que, pendant le processus de moulage, il n'y ait aucune fuite dans la région où les éléments sont appliqués l'un contre 25 l'autre et qui est appelée couramment la ligne de séparation et également qu'il n'y ait aucun déplacement du câble dans la cavité du moule. La force qui provoque le mouvement de montée et de descente du plateau supérieur s'exerce dans l'ouverture ' taraudée 58 située à proximité d'un bord périphérique arrière 30 150 (figure 4), et en conséquence on évife des concentrations d'efforts excessives dans le plateau supérieur, par le fait que les éléments filetés 76 et 78 portent contre la partie avant du plateau supérieur. Des écrous 152 et 154 fixés aux éléments filetés peuvent être serrés de manière à porter contre des ron-35 delles 156, 158. Des forces orientées vers le bas s'exercent ainsi sur le plateau supérieur en trois emplacements disposés en trianglej-à proximité de la tige filetée 58 et des éléments filetés 76 et 78, de façon à permettre une répartition plus régulière des forces. La répartition régulière des forces qui 40 s'exercent- sur le plateau, réduit considérablement ou supprime 72 06331 12 2126402 le risque de rupture de ce dernier et permet un contact étroit entre les éléments supérieur et inférieur du moule. Un autre avantage important de la présente invention est le fait qu'il est possible d'injecter une quantité supplémen-5 taire de matière dans la cavité du moule lorsque les éléments de ce dernier ont été ferméso l'un des principaux inconvénients de la technique antérieure est supprimé de ce fait, car il n'est plus nécessaire de "bourrer" la cavité du moule. I)e plus, l'appareil qui permet l'injection d'une quantité supplémentaire 10 de matière permet au gaz, d'habitude de l'air, qui a été emprisonné, de s'échapper. Un autre avantage de l'invention est le fait que l'appareil d'injection permet un accroissement de pression réglé à l'intérieur de la cavité du moule. Les figures 4 et 7 représentent un appareil d'injection 160 comprenant une 15 enveloppe de forme cylindrique 162 contenant un espace intérieur 164, à lfintérieur duquel peut se déplacer verticalement un piston 166, du fait de la rotation d'une tige filetée 168 reliée au piston et qui est supportée par un écrou à chapeau 170 comportant une ouverture taraudée 171 dans laquelle passe 20 la tige filetée et un évidement taraudé 173 dans lequel est vissée la partie supérieure filetée 175 de l'enveloppe. Une ouverture 174 de la partie supérieure de la tige filetée loge une tige transversale 176 qui facilite le mouvement de rotation imprimé à la main à la tige 168 et, de ce fait, le mouvement 25 vertical du piston. Un prolongement fileté 178 fait partie intégrante de l'enveloppe 162 et pénètre dans une ouverture 180 du plateau supérieur afin de permettre une communication directe entre l'espace intérieur 164 et la cavité 144 du moule, par une ouverture centrale 182 du prolongement 178 et une ouver-30 ture 186 de l'élément supérieur 44 du moule„ Un bloc 188 de matière isolante est placé dans 1'--espace intérieur 164 et il est poussé dans la cavité du moule autour du câble enveloppé 190. Lorsque les plateaux sont chauffés, la matière qui se 35 trouve dans la cavité du moule et dans l'appareil d'injection 160, commence à se ramollir, de sorte qu'il suffit à l'opérateur de saisir la tige transversale 176 et de la faire tourner pour injecter une quantité supplémentaire de matière dans la cavité du moule. Il convient de noter que le diamètre du 40 piston 166 est plus petit que le diamètre de la paroi inté- 72 06331 13 2126402 rleure 192 de l'enveloppe. En conséquence, l'air qui peut être emprisonné dans la quantité supplémentaire de matière 188 peut s'élever et s'échapper par un canal annulaire 193 situé entre le piston et la paroi intérieure et par une ouverture 194 de 5 l'écrou 170o En plus des possibilités d'échappement offertes à l'air par l'appareil d'injection, l'air peut également sortir .par plusieurs ouvertures du plateau supérieur, telles que l'ouverture 200 et par plusieurs ouvertures alignées de l'élément supérieur du moule, par exemple l'ouverture 202, qui 10 mettent la cavité du moule en communication ^.vec l'environnement» Les ouvertures sont espacées, d'une manière générale, le long de l'épissure, comme on le voit sur la figure 4, de manière à offrir des trajets de fuite commodes pour l'air. Lorsque l'opérateur fait tourner le piston pour le des-15 cendre, il perçoit une "réaction" à mesure que le processus de moulage se poursuit, car la résistance au mouvement de descente du piston est une fonction de la chaleur introduite dans la cavité du moule. Gomme on le voit sur la figure 8, les ouvertures alignées du plateau supérieur et de l'élément supé-20 rieur du moule constituent également un dispositif de réaction qui permet à un opérateur de déterminer le moment où une quantité de chaleur et une. pression suffisantes ont été appliquées à l'épissure» Par exemple, lorsque la plus grande partie du gaz qui a été emprisonné dans la cavité du moule a été expul— 25 sée, une certaine quantité de matière chauffée et ramollie de la cavité du moule commence à crépiter et à sourdre par les ouvertures, telle que la matière représentée en liaison avec l'ouverture 200b, qui forme des morceaux 201 et 203 et un filament de forme sinueuse 204 de matière. Ces filaments contien-30 nent également de l'air emprisonné. Un réglage encore .plus précis de l'opération de moulage est permis par de petites pattes rotatives, telles que la patte 206 située à proximité de l'ouverture 200a, qui bloquent partiellement ou en totalité les ouvertures correspondantes, de 35 façon à permettre des accroissements de pression localisés le long de l'épissure, pendant le moulage. Par exemple, la patte 206b représentée recouvre, partiellement l'ouverture 200c, tandis que la patte 206c recouvre totalement l'ouverture 200d. Chaque patte est articulée autour d'une broche, par exemple la 40 broche 208 de la patte 206, et elles peuvent être tournées fa 72 06331 14 2126402 cilement à la main par l'opérateur. On voit qu'une épissure liée d'une façon appropriée peut être réalisée sans crainte d'air emprisonné, sans qu'il soit nécessaire de passer beaucoup de temps pour effiler soigneusement les câbles et ensuite 5 enrouler l'épissure avec une bande, sans qu'il soit nécessaire de craindre que l'épissure soit déformée par suite d'une fuite le long de la ligne de séparation des éléments du moule et sans qu'il soit nécessaire qu'un personnel extrêmement expérimenté manoeuvre l'appareil de moulage. 10 Lorsque, comme on le voit sur la figure 2, les éléments du moule sont plus longs que les plateaux correspondants,il est avantageux que leurs extrémités .soient serrées de manière que leur contact soit encore plus étroit que le contact produit par les plateaux le long de leurs parties centrales. L'un 15 des modes de serrage consiste à relier les extrémités des éléments du moule" par deux boulons allongés 210 et 212, figure 9, sur lesquels sont fixés des écrous 214 et 216. De plus, ces boulons ont pour effet de réduire les efforts qui s'exercent sur les plateaux ainsi que leurs éléments de support et qui 20 sont provoqués par la pression régnant à l'intérieur du moule. Pour.faire fonctionner l'appareil, l'opérateur supporte une petite partie des fils conducteurs des câbles qui doivent être réunis, il soude ensemble les fils conducteurs, puis il les recouvre d'une matière isolante, par exemple à l'aide d'une 25 bande d'une matière identique à la couche isolante du câble ou compatible avec la matière de cette couche, de façon à permettre une liaison rigide. La matière est disposée autour de la région de l'épissure de façon à recouvrir complètement les éléments conducteurs et de manière que ses dimensions soient lé-30 gèrement inférieures aux dimensions de la cavité du moule qui doit être mis en oeuvre„ On prépare 1*appareil de moulage par la détermination préalable des dimensions des éléments du moule qui doivent être mis en oeuvre et par la fixation serrée de' chaque élément sur le plateau correspondant» Les plateaux et 35 les éléments du moule sont alors mis en position d'ouverture de façon à introduire le câble enveloppé et à faire commencer l'opération de moulage. Il convient de noter que, comme on le voit sur la figure 3» les extrémités des éléments du moule peuvent comporter des stries internes 220 afin de serrer plus 40 étroitement le câble et de l'empêcher de bouger pendant l'opé 72 06331 15 2126402 ration de moulage à condition que la surface extérieure de la matière isolante utilisée redevienne lisse lorsqu'elle est enlevée de l'appareil de moulage.Il est avantageux d'enrouler une couche de bande de toile autour des éléments du câble qui sont en contact avec les éléments du moule, afin de permettre au câble de se dilater pendant le moulage sans être abîmé, de permettre le maintien de la pression à l'intérieur de la cavité du moule et d'empêcher cependant la matière isolante'de s'échapper par suintement, de protéger la gaine isolante existante et de la mettre à l'abri d'une chaleur excessive et de \ ménager au début de l'opération de moulage unè ouverture poreuse qui constitue un autre trajet d'échappement pour les gaz emprisonnés quelconques. Les plateaux et les éléments du moule sont alors fermés et un mouvement de rotation est imprimé à la ti'ge filetée 56 pour appliquer étroitement les éléments supérieur et inférieur du moule, l'un contre l'autre. Les éléments filetés 76 et 78 sont alors mis en place (comme on le voit sur la figure 2) et les rondelles 156 et 158 portent contre la surface supérieure du plateau supérieur de manière à produire une répartition assez régulière des forces exercées sur le plateau supérieur et à fermer étroitement les éléments du moule. Si les éléments du moule dépassent les plateaux, leurs extrémités peuvent être serrées, par exemple par des boulons et des écrous combinés comme on le voit sur la figure 9° Le commutateur de commande 90 est fermé ensuite de manière à alimenter les éléments chauffants situés à l'intérieur des plateaux. Le bloc 188 de matière supplémentaire est déposé dans l'appareil d'injection 160 en attente de son chauffage. Le réglage de la température des plateaux est effectué par un réglage approprié des boutons 100 et 102, tandis que les thermomètres 104 et 106 constituent des éléments de réaction vers l'opérateur. Lorsque la matière isolante de la bande non moulée a été chauffée suffisamment à l'intérieur de la cavité du moule et à l'intérieur de l'appareil d'injection pour s'écouler, l'opérateur peut commencer à abaisser le piston 166 pour introduire une quantité supplémentaire de matière isolante dans là cavité du moule. Comme on l'a expliqué précédemment, les gaz emprisonnés peuvent s'échapper par l'appareil d'injection, par les ouvertures, alignées de l'élément 72 06331 16 2126402 supérieur du moule et du plateau supérieur, et longitudinale-ment par les extrémités des éléments du moule» En même temps, la pression provoquée par le chauffage et la pression exercée par l'opérateur refoulent une quantité supplémentaire de ma-5 tière de l'appareil d'injection dans la cavité du moule» A titre d'exemple, lorsque la matière isolante est du caoutchouc éthylène-propylène, (EPR), le câble est chauffé à une température d'environ 120°C pour permettre au caoutchouc éthylène-propylène de s'écouler et de prendre la forme de la cavité du 10 moule, l'appareil d'injection peut alors être enlevé et être remplacé par un bouchon fileté (non représenté) ou bien être maintenu en place pendant que la température du câble est élevée jusqu'à une valeur d'environ 150°C pour mûrir la matière, la durée du mûrissage est comprise entre 5 et 30 minutes sui-15 vant la matière utilisée, la température réelle des plateaux dépend des dimensions du câble, des éléments du moule et de l'âme conductrice.- l'opérateur peut évaluer la progression de l'opération de moulage par la résistance offerte à l'injection de la ma-20 tière supplémentaire et par l'observation des ouvertures 200. La longueur des filaments qui sortent par les ouvertures du plateau supérieur indique également s'il est souhaitable d'augmenter localement la pression le long de l'épissure par le recouvrement de l'ouverture correspondante par sa patte, comme 25 on le voit sur la figure 8. Une restriction de l'ouverture provoque un accroissement de pression dans la région de la cavité du moule qui est proche de l'ouverture, de sorte que l'opérateur dispose d'une grande souplesse pour la réalisation d'une liaison fiable. 30 Si une matière semi-conductrice est disposée autour des fils conducteurs, il peut être nécessaire d'exécuter l'opération de moulage en deux fois. L'opération consiste d'abord à lier la matière semi-conductrice à l'âme conductrice et, ensuite, à lier la matière isolante à la matière, semi-conductri-35 ce. En variante, au lieu d'enrouler complètement la matière isolante autour du câble, on peut utiliser une "enveloppe" moulée au préalable. Les enveloppes sont simplement de la matière isolante moulée au préalable en fonction des dimensions 40 et de ia forme de la cavité du moule, la figure 10 représente 72 06331 17 2126402 un câble 300 qui est enveloppé partiellement d'une bande isolante 302 enroulée autour de lui» Une enveloppe 306, 308 comportant une fente longitudinale 310 est disposée autour de la partie enveloppée. Les éléments conducteurs ne sont envelop-5 pés que par la quantité juste suffisante de matière non vulcanisée pour s'ajuster étroitement à l'intérieur de 11 enveloppe » La fente est placée en position haute dans la cavité du moule, de sorte que la matière qui y est ajoutée, et qui est introduite par l'appareil d'injection s'écoule dans la fente 10 et remplit l'intérieur de l'enveloppe» L'enveloppe' offre l'avantage d'économiser le 'temps nécessaire pour "l'enveloppement et elle a également pour avantage important de maintenir l'âme conductrice à une position concentrique, car elle constitue une entretoise précise. 15 On voit que l'appareil et le procédé de moulage selon la présente invention sont très supérieurs aux appareils-et aux procédés existant jusqu'à présent. Non seulement, ils suppriment la nécessité de techniciens extrêmement expérimentés, mais encore ils permettent la réalisation d'épissures extrê-20 mement fiables en des périodes de durées relativement courtes de sorte que l'invention offre des avantages économiques considérables. A titre d'illustration," l'appareil de moulage décrit peut être mis en oeuvre avec de nombreuses matières, dont cel-25 les qui sont indiquées ci-après ne constituent que quelques exemples : le néoprène, le caoutchouc, le caoutchouc éthylène-propylène, le chlorure de polyvinyle, le polyuréthanne, le polyéthylène rétifié, les silicones et le polyéthylène. En plus des épissures des câbles électriques, l'appareil de mou-30 lage permet la jonction de tuyaux pneumatiques souples, comportant des éléments en caoutchouc moulés, et d'éléments électriques enrobés. Un mode de réalisation particulier d'appareil de moulage comportant une surface de moulage disponible de 50 cm sur 18 cm nécessite une puissance maximale de 1600 watts 35 à 115/230 volts et 50 Hz. La température des plateaux est comprise entre 66 et 216°C, et la durée de préchauffage approximative est de 13 minutes» A titre de comparaison et afin de montrer l'avantage de la présente invention, une épissure par bande classique type d'un câble de 69 kV a un diamètre de 13 cm 40 et une longueur d'environ 1,20 mètre. Une épissure du même 72 06331 2126402 câble, réalisée à l'aide de la présente invention, aurait un diamètre de 8 cm et une longueur d'environ 32, 5 cm. De préférence, les plateaux et les. éléments du moule sont en un alliage d'aluminium, de sorte que le poids de l'ensemble dé-5 crit est d'environ 18 kg. Il va de soi, bien entendu, qu'il est possible de réaliser des appareils-de moulage plus petits dont le poids peut descendre jusqu'à 5,4 kg. Il va également de soi que des épissures fiables peuvent être réalisées avec l'appareil décrit sur- des câbles à basse tension et que la matière 10 isolante peut"être en forme de bande, d'enveloppe ou de feuille, par exemple. De plus, des épissures en "Y" et en "T" peuvent être effectuées - facilement à l'aide d'éléments de moulage appropriés. Dans le passé, de telles'épissures n'étaient pas réalisées par suite de.l'impossibilité"d'enrouler à la main 15 une bande constituant un enveloppement lisse et étanche à l'.eau, aux coins des "Y" et des "I" Il va de.soi que jle- nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. 72 06331 19 2126402 REVENDICATIONS 1. Appareil de moulage à plateaux disposés de part et d'autre et reliés aux éléments du moule pour constituer une cavité de moulage, ledit appareil comprenant un dispositif 5 de fermeture hermétique des éléments du moule et un dispositif de réglage de la température des plateaux et étant caractérisé en ce qu'un dispositif d'injection dont l'enveloppe est reliée à l'appareil de moulage et dont le volume intérieur communique avec la cavité de moulage, comprend un piston mobile dans son 10 volume intérieur et destiné à refouler dans la\ cavité de moulage la matière se trouvant dans ce volume, ce piston étant réalisé de manière à permettre aux gaz de s'échapper dudit volume intérieur vers l'atmosphère, par exemple, ayant un diamètre inférieur à celui dudit volume intérieur. 15 2. Appareil de moulage suivant la revendication 1, carac térisé en ce que'ledit volume interne comporte des première et seconde extrémités ouvertes, des dispositifs de retenue comprenant lesdits premier et second plateaux, une broche de guidage, alignant les premier et second éléments du moule 20 lorsqu'ils sont fermés, une tige filetée fixée au second plateau étant vissée sur le premier dans une ouverture taraudée afin d'appliquer étroitement lés éléments du moule l'un contre l'autre, des éléments de fixation filetés, montés sur le second plateau, portant contre le premier le long d'une partie 25 espacée de la partie de ce dernier dans laquelle est engagée la tige filetée. 3. Appareil de moulage selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'une charnière divise le premier plateau en deux parties dont la première est mobile entre des po-30 sitions d'ouverture et de fermeture qui correspondent aux positions d'ouverture et de fermeture des éléments du moule, des ouvertures des premier et second plateaux correspondant chacune à une ouverture des premier et second éléments du moule et permettant le logement- d'éléments de fixation destinés à 35 fixer les plateaux et les éléments du moule. COP* 72 06331 20 2126402 4. Appareil de moulage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que des ouvertures supplémentaires du premier plateau et des ouvertures supplémentaires alignées du premier élément du moule permettent aux gaz se 5 trouvant dans la cavité de moulage de s'échapper, des dispositifs montés sur le premier plateau obturant sélectivement les ouvertures supplémentaires de ce dernier. 5. Appareil de moulage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le dispositif 10 d'injection est calculé pour provoquer une surpression dans la cavité de moulage, de manière que la matière se trouvant dans cette dernière soit comprimée et que les gaz occlus s'en échappent. 6. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 15 1 à 5, caractérisé en ce que ledit volume intérieur est de forme générale cylindrique, le piston est relié à une tige filetée supportée par une ouverture taraudée d'un chapeau fixé à la second extrémité de l'enveloppe, le diamètre du piston étant inférieur au diamètre de l'espace intérieur de manière 20 à ménager un canal annulaire permettant aux gaz de s'échapper. 7. Procédé pour la réalisation d'une épissure sur un câble électrique à haute tension, caractérisé en ce qu'il consiste à réunir des éléments conducteurs dénudés, à recouvrir les éléments réunis par une matière semi-conductrice lisse, 25 à recouvrir ladite matière semi-conductrice par une matière isolante, à placer le câble dans une cavité de moulage d'un appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, à chauffer ledit câble et à permettre sélectivement à la matière isolante chauffée de s'échapper de ladite cavité de moulage. 30 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'opération consistant à recouvrir la matière semi-conductrice consiste à la recouvrir suivant des dimensions inférieures aux dimensions de la- cavité de moulage et à exercer une pression sur le câble par l'introduction d'une quantité 35 supplémentaire de matière isolante dans ladite cavité. 9. Procédé suivant la revendication 22, caractérisé en ce que des forces réparties en triangle sont exercées sur le 72 06331 21 2126402 plateau supérieur, de manière que les éléments du moule portent étroitement l'un contre l'autre lorsque le câble a été placé à l'intérieur de ladite cavité de moulage. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce qu'une partie du câble est préalablement recouverte d'une matière isolante formée par exemple d'une enveloppe moulée au préalable et placée autour de ladite partie du câble.