On sait qu'il est souvent nécessaire de provoquer chez un patient, dans un but thérapeutique, esthétique ou hygiénique, une production abondante de sueur en le plaçant dans une atmosphère chaude. C'est notamment le cas, lorsque le corps du patient est enveloppé dans des produits de traitement esthétique ayant une action à chaud, que l'on favorise en créant sur le corps du patient une importante sudation. A cet effet, la présente invention se propose de réaliser un ensemble matelas-couverture, à l'intérieur duquel sont noyés des câbles électriques de chauffage, aptes à assurer un dégagement de chaleur uniformément réparti et réglable à volonté, que ce soit pour la couverture ou pour le matelas. Un premier but de la présente invention est de mettre en oeuvre un procédé de fabrication de l'ensemble chauffant précité, qui soit d'un faible prix de revient et permette simultanément d' opérer, sans difficulté, le cablage des résistances électriques que l'on agence à ltintérieur de la garniture du matelas et de la couverture. I1 est bien entendu que le traitement esthétique mis en oeuvre à partir de l'ensemble chauffant selon l'invention doit être aussi peu désagréable que possible pour le patient, et ceci est en grande partie réalisée, malgré la présence indispensable des câbles électriques, par un choix judicieux de matériaux de garnissage qui confèrent au matelas et à la couverture la souplesse et le confort requis. Néanmoins, il a été constaté par la demanderesse, que l'utilisateur était susceptible d'éprouver, en cours de traitement, des sensations désagréables au niveau des pieds, en raison de l'appui de la couverture chauffante sur les pieds.Pour améliorer le confort de l'utilisateur, la présente invention se propose donc de réaliser un dispositif mécanique coopérant avec l'ensemble chauffant de façon, notamment, à ménager à l'emplacement des pieds du patient, un certain espace entre la couverture rabattue et le matelas. I1 s'est avéré que le dispositif mécanique proposé, conçu pour s'adapter sans difficulté quel que soit le châssis utilisé pour supporter l'ensemble chauffant, facilite la tâche du personnel en autorisant des manoeuvres aisées de rabattement de la couverture sur le corps du patient et, inversement, de dégagement de la couverture hors du matelas, tout en empêchant que le rebord de la couverture, pour des questions de propreté et d'hygiène, ne vienne toucher le sol.Etant donné que ce dispositif mécanique est démon table, le personnel peut commodêment le désolidariser de l'ensemble couverture-matelas. La présente invention a tout d'abord pour objet un nouveau procédé de fabrication d'un ensemble couverture-matelas à l'inte- rieur de la garniture desquels sont noyés des câbles électriques de chauffage, ledit ensemble étant utilisable pour provoquer une sudation, caractérisé par le fait que l'on met en place sur le fond d'un moule ayant sensiblement la forme et les dimensions de la couverture ou du matelas constitutifs de l'ensemble que l'on désire réaliser; des clous en attente faisant saillie à l'intérieur dudit moule; que l'on applique sur le fond du moule une couche sousjacente de matériau souple, sur laquelle sont destinés à être fixés les câbles électriques, de façon que les clous en attente précités viennent en saillie au-dessus de ladite couche; que l'on tend, entre les clous en attente et sur la couche ainsi disposée, les câbles électriques; et que l'on effectue une application localisée de colle le long des câbles électriques tendus pour les coller sur ladite couche. Dans une première mise en oeuvre relative à la réalisation du matelas, on effectue également un dépôt de colle sur la surface des câbles tendus et de la couche sous-jacente, puis on applique sur la surface ainsi revêtue de colle un tissu de fibres de verre, de façon à coller entre eux la couche sous-jacente, les câbles tendus et le tissu de verre, le matériau composite ainsi obtenu étant alors retiré du moule; après enlèvement du moule, on entoure le matériau composite en plaçant d'une part, une épaisseur de tissu non-tissé sur le tissu de fibres de verre collé et d'autre part, une épaisseur de mousse de polyuréthane sur la couche sousjacente, la garniture de matelas ainsi réalisée étant alors introduite à l'intérieur d'une enveloppe pour constituer le matelas; la couche sous-jacente est constituée d'une épaisseur de toile textile, par exemple de jute, recouverte d'une épaisseur de toile amiantée qui, sur celle de ses faces qui est disposée en vis-à-vis des câbles électriques, a été préalablement silicatée et ensuite aluminisée. Dans une seconde mise en oeuvre relative à la réalisation de la couverture, on procède, après collage des câbles électriques tendus sur la couche sous-jacente, à un nouveau dépôt de colle sur les câbles et ladite couche, pour coller sur ceux-ci une épaisseur de tissu non-tissé, la garniture de couverture ainsi réalisée étant alors retirée du moule pour être introduite à l'intérieur d'une enveloppe; la couche sous-jacente est avantageusement constituée d'une épaisseur de tissu doublé d'ouatine, par exemple, de nylon ouatiné. Dans tous les cas, la colle utilisée peut avantageusement être une thermocolle. La présente invention a également pour objet le produit industriel nouveau que constitue un ensemble couverture-matelas obtenu par le procédé de fabrication ci-dessus défini, utilisable notamment pour provoquer une sudation, le matelas étant, de préférence, soli darisé de la couverture et relié électriquement à celle-ci, l'ensemble comportant, en outre, un organe de réglage du courant de chauffage, caractérisé par le fait que le matelas comporte, à l'intérieur d'une enveloppe réalisée, par exemple, en un matériau synthétique connu sous la dénomination commerciale de "Skai", une garniture se composant, à partir de la face inférieure du matelas destinée à être placée en vis-à-vis d'un plateau en premier lieu, d'une couche de mousse de polyuréthane; en second lieu, d'une épaisseur de toile textile, par exemple, de jute; en troisième lieu, d'une toile amiantée, de préférence silicatée et aluminisée, sur laquelle sont collés les câbles électriques de chauffage; en quatrième lieu, d'une épaisseur de tissu de fibres de verre, et enfin d'une couche de tissu non-tissé réalisé, de préférence, à partir de fibres synthétiques. Dans un mode préféré de réalisation de l'ensemble chauffant couverture-matelas, la couverture comporte, à l'intérieur d'une enveloppe réalisée, par exemple, en un matériau synthétique, tel que celui connu sous la dénomination commerciale de "Skal", une garniture se composant, en partant de la face inférieure de l'enveloppe destinée à venir en vis-à-vis du matelas, d'une couche de tissu doublé d'ouatine, par exemple, de nylon ouatiné sur l'une des faces de laquelle sont collés d'une part, les câbles électriques et d'autre part, une épaisseur de tissu non-tissé réalisé, de préférence, à partir de fibres synthétiques; le matelas et la couverture sont solidaires et leurs câbles électriques sont reliés en parallèle à un organe de réglage logé dans le matelas, de préférence en bordure de celui-ci et dans la zone opposée à celle où il se raccorde à la couverture. La présente invention a enfin pour objet un dispositif mécanique coopérant avec l'ensemble chauffant couverture-matelas ci-dessus défini, au moment de sa mise en oeuvre, lorsque le matelas est disposé sur un plateau et maintenu sur celui-ci par des attaches telles que des sangles, caractérisé par le fait qu'il se compose en premier lieu, d'au moins une latte que l'on positionne entre le matelas chauffant et le plateau; en second lieu, d'un cadre-entretoise destiné à être fixé, de façon amovible, sur l'extrémité en saillie de la (ou des) latte(s) précitée(s), le cadre-entretoise étant sensiblement perpendiculaire au plan du matelas, la couverture étant attachée, par des moyens appropriés, à la partie supérieure dudit cadre-entretoise; et en troisième lieu, d'un cadre-support destiné à être fixé, de façon amovible, sur le cadre-entretoise précité, sensiblement dans le prolongement de celui-ci, la partie supérieure du cadre-support servant à supporter la couverture, lorsque celle-ci est écartée du matelas. Dans un mode préféré de réalisation, le dispositif mécanique comporte deux lattes que l'on introduit dans deux goussets ménagés sur la face inférieure du matelas venant en contact avec le châssis de lit; chacune des lattes comporte une partie extrême en forme de crochet, lesdits crochets pouvant servir au soutien du cadresupport lorsque celui-ci ntest pas utilisé; la fixation du cadreentretoise sur les lattes s'effectue par engagement de la partie saillante d'un montant du cadre-support à l'intérieur d'un tronçon de tube creux se raccordant en équerre à ladite latte; le cadreentretoise présente une hauteur telle que sa partie supérieure, sur laquelle est attachée la couverture, soit située à vingt centimètres environ au-dessus du matelas; la fixation du cadre-support sur le cadre-entretoise, s'effectue par engagement de la partie saillante de deux montants du cadre-support à l'intérieur d'un logement tubulaire ménagé dans les deux montants du cadre-entretoise, la partie supérieure du cadre-entretoise venant alors au voisinage de la partie inférieure du cadre-support. La mise en place du dispositif mécanique selon l'invention peut s'effectuer aisément, indépendamment de la structure du plateau sur lequel on a placé l'ensemble chauffant couverture-matelas; on positionne les deux lattes dans leurs goussets sous le matelas; ensuite, on fixe le cadre entretoise sur les parties saillantes des lattes et on attache la couverture sur la partie supérieure dudit cadre; on met enfin en place le cadre-support sur le cadreentretoise. Avantletraitement que l'on désire faire subir au patient en provoquant chez ce dernier une importante sudation, on écarte la couverture chauffante du matelas pour la faire reposer sur la partie supérieure du cadre-entretoise, l'extrémité libre de la couverture étant ainsi maintenue légèrement au-dessus du niveau du sol. Après avoir fait allonger le patient sur le matelas, on rabat la couverture chauffante sur le matelas en vue de commencer le traitement; à ce moment, le cadre-support ne présente plus aucune utilité; il peut être facilement démonte et suspendu au-dessous du plateau, au moyen des crochets qui équipent les parties extrêmes des lattes. I1 est à noter que le cadre-entretoise du dispositif contribue au confort de l'usager, puisqu'il permet de ménager, entre la couverture et le matelas, un certain espace correspondant sensiblement à la hauteur des pieds du patient couché sur le dos, lui évitant ainsi une sensation pénible au niveau des pieds. En fin de traitement, on remet en place le cadre-support audessus du cadre-entretoise, en vue d'écarter la couverture loin du matelas pour dégager le patient à la fin du traitement et de supporter la couverture ainsi écartée. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire ci-après, à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de réalisation représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin la figure 1 représente en perspective, une table de traitement utilisée pour provoquer, par chauffage, une sudation du corps du patient, la couverture étant rabattue sur le matelas (traitement en cours); la figure 2 représente en perspective la table de la figure 1 lorsque la couverture solidaire du matelas est écartée du matelas (traitement terminé); la figure 3 représente, en perspective, une latte du dispositif mécanique coopérant avec l'ensemble chauffant couverture-matelas; la figure 4 représente schématiquement, en perspective, et en couple, un moule de fabrication du matelas dans lequel sont plantés des clous en attente, servant à tendre les câbles électriques de chauffage, que l'on désire fixer dans la garniture dudit matelas;; la figure 5 représente, en coupe, le détail de la constitution du matelas de l'ensemble chauffant couverture-matelas; la figure 6 représente, en coupe, le détail de la constitution de la couverture de l'ensemble couverture-matelas; la figure 7 représente le schéma de câblage électrique de 1' ensemble couverture-matelas. En se référant au dessin, et notamment aux figures 1 à 3, on voit que l'on a désigné par 1 dans son ensemble, une table de traitement servant à supporter un ensemble (matelas 2-couverture 3) à l'intérieur de la garniture desquels est incorporé un réseau de câbles électriques de chauffage. Le matelas 2 de forme générale parallélépipédique, mesure 185 cm de longueur, 65 cm de largeur et 5 cm d'épaisseur. Sur ses deux rebords longitudinaux, le matelas 2 comporte des sangles de type usuel, utilisées pour assurer sa fixation sur la table 1. En tète de lit, le matelas incorpore un boitier de commande 4, commun à la couverture 3 et au matelas 2. Sur sa bordure transversale située en pied de lit, le matelas 2 est solidarisé de la couverture 3. Sur la face du matelas venant au contact de la table 1 sont ménagés deux goussets identiques et parallèles dont l'ouverture débouche sur la bordure transversale du matelas, en pied de lit. A l'intérieur de ces deux goussets disposés longitudinalement par rapport au matelas sont positionnées deux lattes 5, 6 de structure identique. Chaque latte comporte une bande plate mince et étroite 7, de 60 cm de longueur, se terminant par une partie recourbée définissant un crochet 8. A l'extérieur du matelas et au voisinage du crochet, un tronçon de tube creux 9 se raccorde en équerre sur la bande 7. Les deux lattes 5, 6 sont positionnées à l'intérieur de leur gousset respectif, de façon que leur crochet 8 et leur tronçon de tube 9 soient disposés verticalement et tournés vers le haut. Sur les parties saillantes des deux lattes 5, 6 est fixé, de façon amovible, un cadre-entretoise désigné par 10 dans son ensemble. Ce cadre 10, réalisé en tubes soudés, comporte un châssis plan 11 sensiblement rectangulaire, à angles arrondis, de 60 cm de longueur et de 25 cm de largeur. A l'intérieur du châssis se raccordent en équerre trois montants et une traverse. Les deux montants 12, qui sont disposés de part et d'autre du montant central, sont écartés ltun de l'autre d'une distance correspondant à celle qui sépare les deux lattes 5, 6 lorsqu'elles sont enfilées dans leur gousset respectif. Les deux montants 12 se prolongent à l'extérieur du châssis-plan 11, par deux tiges de 5 cm de longueur, de forme complémentaire à celle de l'alésage que définit chacun des deux tronçons de tube creux 9 des lattes 5, 6. La fixation du cadreentretoise 10 sur les deux lattes 5, 6 s'effectue en engageant ces deux tiges à l'intérieur des deux tronçons de tube creux 9. Dans cette position, le cadre-entretoise 10 est disposé perpendiculairement au plan du matelas, la barre longitudinale supérieure 13 du châssis 11 étant située environ vingt centimètres au-dessus du matelas 2. Le long de cette barre 13, on a fixé, par une attache 14, de type "Velcro", le dos de la couverture 3. Ainsi, la couverture 3, lorsqu'elle recouvre le matelas 2, définit par rapport à celuici, au voisinage du cadre-entretoise 10, un espace d'environ 20 cm de hauteur, que l'on prévoit pour l'emplacement des pieds du patient allongé sur le dos. Cet agencement permet d'éviter toute sensation désagréable due à l'appui de la couverture 3 sur les pieds du patient. Pour supporter la couverture 3 en position de repos, c'est-àdire lorsqu'elle se trouve écartée du matelas 2, on dispose d'un cadre-support désigné par 15 dans son ensemble, destiné à être placé au-dessus du cadre-entretoise 10. Le cadre-support 15 comporte un châssis-plan rectangulaire 16, de 70 cm de longueur et de 45 cm de largeur. A l'intérieur du châssis 16, se raccordent en équerre trois montants et deux traverses. Les deux montants 17, agencés de part et d'autre du montant central, sont écartés l'un de l'autre d'une distance égale à celle des deux montants 12 afférents au cadre-entretoise 10.Les deux montants 17 se prolongent, à l'extérieur du châssis 16, par deux tiges susceptibles de s'engager dans deux logements tubulaires 19 disposés à la partie supérieure des montants 12 du cadre 10; les logements 19 débouchent sensiblement au niveau de la barre d'attache 13. La mise en place du cadre-support 15 est effectuée en introduisant les deux tiges du châssis 16 dans les logements correspondants 19 du cadre-entretoise 10, la barre longitudinale inférieure du châssis 16 prenant alors appui sur la barre d'attache 13 du cadre-entretoise 10. Comme il est bien visible sur la figure 2 du dessin, la couverture, lorsqu'elle est écartée du matelas 2, repose sur la barre longitudinale supérieure 18 du cadre-support 15 monte sur le cadre-entretoise 10; l'extrémité libre de la couverture vient, dans ce cas, sensiblement au niveau du sol sur lequel est disposée la table 1. En cours de fonctionnement, la couverture 3 étant rabattue sur le corps du patient, le cadre-support 15 peut être désolidarisé du cadre 10 et suspendu, par sa barre 18, aux deux crochets 8 des deux lattes 5, 6, comme il est représenté sur la figure 1. En se référant maintenant à la figure 4, on voit que l'on a représenté partiellement un moule rectangulaire 40 servant à la fabrication du matelas 2. Le moule 40 a sensiblement la forme et les dimensions du matelas à réaliser et présente la particularité de comporter sur son fond des clous 22 en attente dont la pointe fait saillie à l'intérieur du moule. Les clous sont plantés à des intervalles réguliers suivant un tracé en créneaux rectangulaires correspondant au schéma du câblage que l'on désire effectuer. Pour fabriquer le matelas 2, on applique sur le fond du moule une toile de jute 20 que l'on recouvre d'une toile amiantée, silicatée et aluminisée désignée par 21. Les clous 22 en attente traversent les toiles 20 et 21 et viennent faire saillie au-dessus de cellesci.Les deux toiles 20 et 21 constituent une couche sous-jacente de matériau souple sur la surface aluminisée de laquelle sont places les câbles électriques 23 de chauffage. Pour ce faire, on tend, entre les clous 22 en attente, les câbles 23 selon un tracé en créneaux dont les clous forment les sommets; cette opération de câblage étant achevée, on badigeonne la surface de la couche sous-jacente supportant les câbles ainsi que la périphérie desdits câbles avec une thermocolle. On applique sur la surface enduite de thermocolle une feuille 24 de tissu de fibres de verre qui épouse le contour des câbles électriques; puis on soumet le moule 40 à un chauffage modéré de façon à coller, entre eux, les câbles 23, le tissu de fibres de verre 24 et la toile amiantée 21. Cette opération étant achevée, on sort du moule, le matériau composite ainsi réalisé, en laissant en place les clous 22. Pour achever le garnissage du matelas 3, on applique d'une part, sur la surface de tissu de fibres de verre 24, 2 à 3 cm de tissu nontissé 25 en fibres synthétiques et d'autre part, sous la toile de jute 20, une couche 26 de mousse de polyuréthane. La garniture de matelas ainsi obtenue est introduite dans une enveloppe 27 réalisée en un produit connu sous la dénomination commerciale de "skai"", pour constituer le matelas. La partie de la garniture, qui comporte la couche 26 de mousse de polyruéthane, est destinée à être placée en vis-à-vis de la table 1. La constitution du matelas 3 une fois terminée est représentée sur la figure 6.Les câbles électriques 23 comportent de façon classique, pour ce genre d'utilisation, un fil conducteur 28 protégé par une première enveloppe isolante 29 de silicone qu'entoure une gaine 30 en matière plastique. La fabrication de la couverture chauffante 3 est réalisée sensiblement selon le même processus, à ceci près, que les constituants sont différents, afin de conférer à la couverture une plus grande souplesse. Le moule utilisé est sensiblement identique à celui représenté à la figure 4 à ceci près qu'il est adapté aux dimensions de la couverture 3 à réaliser. Le fond de ce moule est également garni de clous en attente, régulièrement espacés, servant à assurer la mise en place des câbles électriques 23 de chauffage.On recouvre le fond du moule d'un tissu 31 de fibres connu sous la dénomination commerciale "Nylon" doublé d'ouatine, de 1 à 2 mm d'épaisseur de façon que les clous en attente traver sent le tissu et fassent saillie au-dessus de celui-ci; entre les clous, on tend les câbles 23, puis on effectue une application localisée de thermocolle le long des câbles électriques tendus pour les coller à chaud sur le tissu 31. On applique ensuite de la thermocolle légèrement plus diluée à la fois sur le tissu 31 et les câbles 23 afin de coller à chaud, sur l'ensemble, un tissu non-tissé 32 réalisé à partir de fibres synthétiques, de 1 cm d'épaisseur. Après collage à chaud, on retire, sans difficulté, du moule,la garniture de couverture ainsi obtenue. I1 est à noter que les clous, au cours de l'enlèvement de la garniture, restent en place dans le moule et peuvent par conséquent servir à la réalisation du câblage d'une nouvelle couverture. La figure 5 représente la constitution de la couverture 3 fabriquée à partir du procédé ci-dessus décrit. La garniture de couverture est gainée à l'intérieur d'une enveloppe 33 réalisée en un matériau connu sous la dénomination commerciale de "SkaT". La face de l'enveloppe 33 contre laquelle se trouve le tissu 31 est celle qui est destinée à venir en contact avec le corps du patient. On a représenté sur la figure 7 le schéma du câblage de l'en semble (couverture 3-matelas 2). La couverture 3 et le matelas 2 sont liés mécaniquement par leurs deux bordures transversales, cette liaison étant traversée par les câbles électriques qui relient le câblage 34 de la couverture au boîtier de commande 4 incorporé au matelas. Les deux câblages 34 et 35 de la couverture et du matelas sont indépendants et branchés en parallèle à un régulateur électronique 36 logé dans le boîtier de commande 4. On fait en sorte que le chauffage de la couverture, qui est de plus grande dimension que le matelas pour déborder des deux côtés, soit sensiblement deux fois plus important que celui du matelas, ce qui permet d'obtenir un dégagement de chaleur par unité de surface sensiblement constant. A l'entrée du régulateur 36 se raccorde une prise d'alimentation de courant, un interrupteur 37 à commande manuelle étant interposé sur le fil de branchement de la prise de courant. Un témoin lumineux 38 permet de signaler l'alimentation en courant de l'ensemble couverture-matelas. Le régulateur électronique 36 de type usuel, est utilisé pour régler l'intensité du courant d'alimentation et par conséquent, le dégagement de chaleur dans l'ensemble matelas-couverture. La commande du régulateur électronique s'effectue en agissant sur un bouton 39 qui pivote par rapport à un repère gradué. I1 est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit pourra donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'un ensemble couverture-matelas à lTintérieur de la garniture desquels sont noyés des câbles électriques de chauffage, ledit ensemble étant utilisable pour provoquer une sudation, caractérisé par le fait que l'on met en place sur le fond d'un moule ayant sensiblement la forme et les dimensions de la couverture ou du matelas constitutifs de l'ensemble que l'on désire réaliser, des clous en attente faisant saillie à l'intérieur dudit moule; que l'on applique sur le fond du moule une couche sous-jacente de matériau souple, sur laquelle sont destinés à être fixés les câbles électriques, de façon que les clous en attente précités viennent en saillie au-dessus de ladite couche; que l'on tend, entre les clous en attente et sur la couche ainsi disposée, les câbles électriques; et que l'on effectue une application localisée de colle le long des câbles électriques tendus pour les coller sur ladite couche. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que pour réaliser le matelas, on effectue également un dépôt de colle sur la surface des câbles tendus et de la couche sous-jacente; que l'on applique sur la surface ainsi revêtue de colle un tissu de fibres de verre de façon à coller entre eux la couche sous-jacente, les câbles tendus et le tissu de verre, le matériau composite ainsi obtenu étant alors retiré du moule. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'après enlèvement du moule, on entoure le matériau composite en plaçant d'une part, une épaisseur de tissu non-tissé sur le tissu de fibres de verre collé et d'autre part, une épaisseur de mousse polyuréthane sur la couche sous-jacente, la garniture de matelas ainsi réalisée étant alors introduite à l'intérieur d'une enveloppe pour constituer le matelas. 4.- Procédé selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que la couche sous-jacente est constituée d'une epais- seur de toile textile, par exemple, de jute recouverte d'une épaisseur toile amiantée qui, sur celle de ses faces qui est disposée en vis-à-vis des câbles électriques, a été préalablement silicatée et ensuite aluminisée. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que pour réaliser la couverture, on procède, une fois que les câbles tendus sont collés sur la couche sous-jacente, à un nouveau dépôt de colle sur les câbles et ladite couche, pour coller sur ceux-ci une épaisseur de tissu non-tissé, la garniture de couverture ainsi réalisée étant alors retirée du moule pour être introduite à l'intérieur d'une enveloppe. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la couche sous-jacente est constituée d'une épaisseur de tissu doublé d'ouatine, par exemple, de nylon ouatiné. 7.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la colle utilisée est une thermocolle. 8.- Ensemble couverture-matelas obtenu par le procédé de fabrication selon l'une des revendications 1 à 7, le matelas étant, de préférence, solidarisé de la couverture et relié élec triquement à celle-ci, l'ensemble comportant, en outre, un organe de réglage du courant de chauffage, caractérisé par le fait que le matelas comporte, à l'intérieur d'une enveloppe réalisée, par exemple en un materiau synthétique connu sous la dénomination commerciale de "Skal", une garniture se composant, à partir de la face intérieure du matelas destiné à être placé en vis-à-vis d'un plateau, en premier lieu, d'une couche de mousse de poly uréthane; en second lieu, d'une épaisseur de toile textile, par exemple de jute; en troisième lieu, d'une toile amiantée, de préférence silicatée et aluminisée, sur laquelle sont collés les câbles électriques de chauffage; en quatrième lieu, d'une épais seur de tissu de fibres de verre; et enfin, d'une couche de non tissé réalisé, de préférence, à partir de fibres synthétiques. 9.- Ensemble selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la couverture comporte, à l'intérieur d'une enveloppe réalisée, par exemple, en un matériau synthétique tel que celui connu sous la dénomination commerciale de "skaï", une garniture se composant, en partant de la face inférieure de l'enveloppe destinée à venir en vis-à-vis du matelas, d'une couche de tissu doublé d'ouatine, par exemple de nylon ouatiné, sur l'une des faces de laquelle sont collés d'une part, les câbles électriques de chauffage et d'autre part, une épaisseur de tissu non-tissé réalisé, de préférence, à partir de fibres synthétiques. 10.- Dispositif mécanique coopérant avec l'ensemble chauffant couverture-matelas selon l'une des revendications 8 et 9, le matelas étant disposé sur un plateau et maintenu sur celui-ci par des attaches telles que des sangles, caractérisé par le fait qu'il se compose en premier lieu, d'au moins une latte que l'on positionne entre le matelas et le plateau; en second lieu, d'un cadre-entretoise destiné à être fixé, de façon amovible, sur la partie extrême en saillie de la (ou les) latte(s) précitée(s), le cadre-entretoise étant sensiblement perpendiculaire au plan du matelas, la couverture étant attachée, par des moyens appropriés, à la partie supé rieur dudit cadre-entretoise; et en troisième lieu, d'un cadresupport destiné à être fixé, de façon amovible, sur le cadreentretoise précité, sensiblement dans le prolongement de celui-ci, la partie supérieure du cadre-support servant à supporter la couverture chauffante lorsque celle-ci est écartée du matelas. 11.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait qu'il comporte deux lattes que l'on introduit dans deux goussets ménagés sur la face inférieure du matelas venant en contact avec le châssis de lit. 12.- Dispositif selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé par le fait que chaque latte comporte une partie extrême en forme de crochet, lesdits crochets pouvant servir au soutien du cadre-support lorsque celui-ci n'est pas utilisé. 13.- Dispositif selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé par le fait que la fixation du cadre-entretoise sur les lattes, s'effectue par engagement de la partie saillante d'un montant du cadre-support à l'intérieur d'un tronçon de tube creux se raccordant en équerre à ladite latte. 14.- Dispositif selon l'une des revendications 10 à 13, carac térisé par le fait que le cadre-entretoise présente une hauteur telle que sa partie supérieure, sur laquelle est attachée la couverture, soit située à vingt centimètres environ au-dessus du matelas. 15.- Dispositif selon l'une des revendications 10 à 14, carac terse par le fait que la fixation du cadre-support sur le cadreentretoise, s'effectue par engagement de la partie saillante de deux montants du cadre-support à l'intérieur d'un logement tubula ire correspondant ménagé dans les deux montants du cadre-entretoise, la partie supérieure du cadre-entretoise venant alors au voisinage de la partie inférieure du cadre-support.