L'invention concerne un dispositif de retenue à utiliser dans une stalle d'étable pour retenir la litiere dans les limites de la stalle tout en permettant à l'urine et autres matières liquides de s'évacuer hors de la stalle en passant par le caniveau voisin. Pour l'élevage, on utilise de plus en plus, particulièrement dans les étables modernes, des dispositifs de retenue pour litière tels que celui décrit dans le brevet canadien ne 787.677 du 18 juin 1968 au nom de William T.Langdon en vue d'empêcher la paille et la litière de glisser hors de la stalle pour atteindre le caniveau où elles sont rendues impropres à une utilisation ultérieure. On a constaté que de tels dispositifs de retenue remplissent efficacement cette fonction car ils constituent une barrière sur toute la longueur par laquelle la stalle s'ouvre dans le caniveau. On a constaté toutefois que, si de l'eau est répandue dans la stalle ou si l'animal urine dans celle-ci plutôt-que dans le caniveau, un tel dispositif de retenue forme, le long de l'ouverture de la stalle, un joint d'étanchéité qui empêche les liquides prélents sur le sol de la stalle de s'évacuer vers le caniveau. Il en résulte que ces liquides s'accumulent dans la stalle, ce qui rend la litière humide et l'abtme. Pour les applications aux fermes laitières, certaines cenis- sions d'hygiène et de santé publique de l'AsFrique du Nord, Od les dispositifs de retenue de litière connues tels que ceux de Langdon avaient été homologués, refusent maintenant d'autoriser leur installation dans les étables et ont même dans certains cas exigé l'enlèvement des dispositifs déjà installés étant donné l'accurula- tion de matières humides et de déjection animales qui se produit dans la stalle. Ceci permet d l'infection et aux maladies d'y prendre naissance avec force ou en favorise le développement.En outre, une telle ambiance ne conduit pas un cheptel sain ni & une prodiction laitière de bonne qualité car on sait que, dans des circonstances exceptionnelles, le lait fourni par des vaches infectés peut etre lui-mOrne contaminé et devenir ainsi porteur de germes de leur maladie et de bactéries, en particulier lorsque l'animal considéré est exposé à des conditions d' insalubrité pendant une période prolongée. Ceci est particulièrement vrai avec la tuberculose. L'invention a donc pour but de fournir des conditions d'les vage saines au bétail, par utilisation d'un dispositif de conception simplifiée qui retienne la litière dans une stalle tout en permettant à n1 importe quel liquide présent dans la stalle de traverser ce dispositif en vue d'8tre évacué par intermédiaire du caniveau voisin. L'invention a également pour but de fournir un dispositif, de construction simple bien que rigide, qui permette aux liquides de le traverser. L'invention offre donc un dispositif de retenue pour litière qui a la possibilité d'être traversé par les liquides pour permet- tre à ceux-ci d'atteindre le caniveau mais qui retienne dans la stalle les matériaux de la litière. A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif à utiliser pour retenir la litière dans une stalle d'étable tout en permettant aux liquides de s'évacuer hors de la stalle dont. le sol est limité par un caniveau, lequel dispositif comprend une partie de- bout allongée horizontalement, un rebord faisant corps avec la partie debout et '6tendant latéralement à partir de celle-ci et une jupe prolongeant vers le bas la partie debout jusqu'en-dessous du plan du rebord, lequel dispositif est caractérisé en ce qu'au moins un passage traverse la partie debout pour permettre aux liquides de s'écouler à travers cette partie debout. En particulier, le susdit passage est constitué par une série d'orifices traversant le dispositif de retenue de la litibre à la jonction du rebord et de la partie debout. Lorsque le dispositif de retenue est forme d'une seule feuille de matière rigide, ce qui est préférable, la partie debout du dispositif a la forme d'un U renversé en section transversale le rebord part de l'une des branches verticales de la partie debout tandis que la jupe part de l'autre de ses branches verticales et le passage comprend, le long de la jupe, des moyens capables d'as surer aussi l'évacuation des liquides-hors du dessous de la partie debout en U renversé. L'invention va autre maintenant décrite à titre d'exemple à l'aide des dessins annexés. La fig. 1 montre, en perspective, un dispositif de retenue de litibre qui est conforme à l'invention et qui est fixé au sol d'une étable. La fig, 2 montre, en perspective, à plus grande échelle, une partie d'tri premier mode de réalisation de l'invention, à l'emplacement qu'il occupe dans la stalle. Les fig 3 et 4 montrent, semblablement à la fig. 2, une partie d'un deuxième et d'un troisième modes de réalisation de l'invention Les fig. 5 et 6 illustrent d'autres types de dispositifs de retenue qui sont agencés selon l'invention. La fig. 7 montre encore un nouveau mode de réalisation où ont été supprimés les canaux verticaux des modes de réalisation précédents. Tel qu'il est montré sur les dessins, le dispositif de retenue de litière, désigné dans son ensemble par 10, est construit en un matériau rigide en feuille, par exemple en t81e d'acier gal- vanisé, et comprend une partie debout 11 farrkE por pliage de-la feuille sous la forme d'un U renversé, avec deux branches descendantes 12 et 13 réunies par un sommet courbe 14. L'extrémité libre de la branche 12 est repliée latéralement à angle droit pour former un rebord extérieur 15, perpendiculairement à la partie debout 11. L'autre branche 13 se prolonge vers le bas, au-delà du plan du rebord 15, par une jupe 16 qui se termine par un bord horizontal 17. Le dispositif de retenue 10 est fixé au sol 18 de la stalle au voisinage du caniveau 19 et s'étend tout le long de l'ouverture de la stalle. Il est fixé à l'une des parois verticales 20 du caniveau à l'aide de boulons 21 qui traversent la jupe 16 par des trous 22 disposEs au voisinage du bord horizontal 17 de celle-ci. De mimez le rebord 15 est fixé au sol 18 de la stalle par des boulons (non montrés) ou autres dispositifs de fixation qui le traversent par des ouvertures 23 disposées le long du rebord 15. Afin d'assurer l'évacuation des liquides hors de la stalle, de façon qu'ils puissent quitter le sol 18 de celle-ci en traversant le dispositif de retenue 10 pour atteindre le caniveau 19, un passage, constitué par une série d'orifices d'évacuation 26, est prévu soit près du coude reliant le rebord 15 à la branche 12 de façon à couper celle-ci, soit de préférence au niveau méme de ce coude. La jupe 16 peut comporter une série de creux ou canaux verticaux 27 (voir fig. 5 et 6) qui franchissent le plan du rebord 15. Ces canaux 27 permettent aux liquides, qui-pourraient s' accumuler dans la région située au-dessous du sommet courbe 14, de s'échapper de façon continue vers le caniveau 19 et empêchent ces liquides de refluer vers la stalle par les orifices d'évacuation 26, ce qui pourrait arriver si les canaux d'évacuation secondaires 27 n'étaient pas prévus. Dans certaines applications, il n'est pas nécessaire de prévoir les canaux d'évacuation secondaires 27 (canaux verticaux) puisque, en raison des irrégularités de la paroi du caniveau 19, il existe suffisamment de jeu, entre la jupe 16 et la paroi de caniveau 20, pour permettre aux liquides de s'échapper effectivement et de quitter le sol de la stalle 18 par les passages traversant le rebord 15, tels que les orifices 26, afin d'atteindre le caniveau 19. Un tel mode de réalisation est représenté à la fig. 7. Dans certaines circonstances, les dimensions, l'espacement et la forme des orifices 26 peuvent avoir de l'importance. Il a été constaté que des orifices allongés, mesurant 4,5 cm sur 0,5 cm environ et écartés de 30 à 45 cm l'un de l'autre, sont capables de permettre aux liquides de s'échapper de la stalle tout en empêchant la litière et autres matières de boucher ces orifices 26 sans réduire de façon significative la rigidité du dispositif lorsque celui-ci est fait des matériaux rigides préférés tels que tale d'acier galvanisé de 3 mm environ d'épaisseur. Les orifices d'évacuation allongés 26 peuvent être disposés soit horizontalement comme à la fig. 2, soit verticalement comme à la fig. 3, chacune de ces dispositions géométriques présentant ses avantages. Lorsqu'ils sont orientés verticalement, les orifices allongés 26 permettent d'évacuer efficacement les liquides lorsqu'il s'en accumule en excès dans la stalle et facilitent le drainage de la litière aussi bien dans ses couches supérieures que dans ses couches inférieures. I1 a toutefois été constaté que lorsqu'il n'est besoin d'évacuer que de faibles quantités de liquide de façon continue, il est préférable d'orienter horizontalement les orifices allongés, corne dans le mode de réalisation de -la fig. 2, en raison de la plus grande surface d'évacuation qui est offerte au niveau du coude entre le rebord 15 et la branche verticale 12. Si l'on se reporte à la fig. 4, les orifices d'évacuation allongés 26 y ont été orientés alternativement à la verticale et à l'horizontale le long du coude entre le rebord 15 et la branche 12, pour conserver une bonne résistance mécanique au dispositif de retenue 10 tout en assurant le maximum de section transversale pour l'évacuation sur toute la largeur et la profondeur de la litière. Un tel agencement des orifices 26 assure une évacuation satisfaisante des liquides dans les conditions les plus difficiles tout en conservant sa résistance mécanique au dispositif de retenue 10. Dans de telles réalisations, les orifices allongés 26 ont les dimensions définies ci-dessus mais sont espacés de 30 cm entre centres, bien que des espacements de 45 cm entre centres puissent convenir également. Si l'on se reporte à la fig. 3, on y voit que les canaux verticaux 27 des fig. 5 et 6 qui assurent 11 évacuation secondaire, du dessous de la partie debout en U renversé tl au caniveau 19, peuvent etre remplacés par des orifices 28 qui traversent la jupe 16, de préférence à cheval sur les projections du plan du rebord 15, de sorte que ces orifices s'étendent légèrement au-dessus et au-dessous de cette projection. Ceci assure une évacuation efficace des liquides présents sous le sommet courbe 14 et les empéche de s'accumuler au-dessous de ce sommet et, par conséquent, de refluer vers la stalle d'où ils sont venus. Si l'on se reporte maintenant aux fig. 5 et 6, le systèns d'évacuation peut aussi étre prévu avec des dispositifs de retenue 10 construits un peu différement, et ceci avec d'aussi bons résultats. Il est à noter que les dimensions des orifices d'évacuation 28 ou de la section transversale des canaux 27 ne sont pas critiques car chacun d'eux peut être assez petit, en section transversale d'évacuation hors du dessous du sommet courbe 14, à condition de permettre un départ continu des liquides de cette région, si les canaux sont espacés (entre centres) de 30 cm environ. Les dimensions suivantes conviennent bien au dispositif de retenue 10 hauteur de la partie debout 11 7,5 cm largeur entre branches 12 et 13 2,5 an rayon de courbure du sommet 14 1,2 cm largeur du rebord 15 10 cm largeur de la jupe 16 4,7 an. REVENDICATIONS 1 - Dispositif à utiliser pour retenir la litière dans une stalle d'étable tout en permettant aux liquides de s'évacuer hors de la stalle dont le sol est limité par un caniveau, lequel dispositif comprend une partie debout allongée horizontalement, un rebord faisant corps avec la partie debout et s ' étendant latéralement à partir de celle-ci et une jupe prolongeant vers le bas la partie debout jusqu'en dessous du plan du rebord, caractérisé en ce qu'au moins un passage (26) traverse la partie debout (11) pour permettre aux liquides de s'écouler à travers cette partie debout. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le passage comprend une série d'orifices (26) traversant la partie debout ( au voisinage du rebord (in), 3 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une première branche (12) et une seconde branche (13) forment la partie debout ( 11 ), la première branche 12 étant repliée lat*- ralement pour constituer le rebord (05) et la deuxième branche (13j étant prolongée vers le bas pour former la jupe (16), le passage comprenant plusieurs orifices (26) qui traversent la prendre branche (12) au voisinage du rebord (15) 4 - Dispositif selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le rebord (15) est situe dans un plan qui coupe les orifices (26). 5 - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en oe que les orifices (26) sont allongés. 6 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les orifices allongés (26) sont orientés alternativement à l'horizontale et à la verticale. 7 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que la jupe (16) possède des canaux verticaux S27) qui communiquent avec la région comprise entre les branches parallèles (12, 13), de façon à constituer un trajet d'écoulement continu pour les liquides, par les orifices (26) jusqu'à cette région et de là jusqu'au caniveau (19) par l'intermédiaire de ces canaux (27). 8 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 ê 7, caractérisé en ce qu'une deuxième série d'orifices (28) traversent la deuxième branche parallèle (13) pour constituer un trajet d'écoulement pour les liquides, à travers les orifices (26, 28) des deux branches (12, 13), jusqu'au caniveau (19). 9 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la partie debout (11) fait saillie audessus du sol (18) de la stalle