L'invention concerne un lance-roquettes adapté à une installation de tir fixe ou mobile, eS notamment, un tel lance-roquettes perfectionné susceptible d'etre monté à la place des lanceroquettes actuels, sans nécessiter la modification des installations de tir existantes, et possédant des caractéristiques améliorées en poids, puissance de feu et possibilités de télécommande. Actuellement un lance-roquettes est constitué de plusieurs tubes, généralement en alliage léger, réunis entre eux par des entretoises, et constituant un faisceau placé à l'intérieur d'une enveloppe. Ce faisceau de tubes est fixé, généralement, par un dispositif à échappement, à une installation de tir qui peut être située soit à terre soit sur un aéronef ou autre engin mobile. lies moyens de liaison nécessaires à la mise à feu, et à la télécommande des roquettes sont constitués par des cables électriques réunissant, au moyen de prises mobiles, d'une part les installations de tir au lance-roquettes et,d'autre parties tubes aux roquettes. lies installations de tir comportent essentiellement un dispositif de mise à feu et un boitier de programmation ayant la double fonction d'effectuer le chois du ou des tubes où s'effec- tuera la misa à feu, et de transmettre à chaque roquette un programme se résumant souvent en une durée de temporisation. Ce type de lance-roquettes présente un certain nombre d'inconvénients parmi lesquels on peut citer: d 'abord,un poids excessif, en effet les tubes, qui théoriquement ne devraient servir qu'au guidage des roquettes sans avoir à subir de pression élevée, doivent pouvoir supporter des surpressions accidentelles dues par exemple à un défaut de combustion de la charge propulsive; ensuite l'encombrement, pour limiter le poids des tubes, on admet qu'en cas de surpression ils puissent se déformer légèrement, mais ceci implique d'écarter les tubes les uns des autres de manière que la déformation de l'un d'eux ne risque pas de déformer le ou les tubes voisins en endommageant, ou en coinyant,les roquettes qui s'y trouveraient; enfin les câbles de liaison et les prises doivent être adaptés au modèle de roquettes tirées et aux caractéristiques des installations de tir : tout changement entratne la mise en place d'un autre lance-roquettes spécialement adapté. L'objet de l'invention est un lance-roquettes qui ne pré ente pas les inconvénients cités. Selon une caractéristique de l'invention, ceci est obtenu en réalisant les tubes en matière isolante synthétique et en les plaçant dans une enveloppe å l'intérieur de laquelle est coulée une résine polymérisable de faible densité. Par e moyen or obtient une très bonne répartition des efforts lors d'une surpression accidentelle dans un des tubes qui prend appui sur les tubes adjacents. Ceux-ci ne sont pas déformés, ce qui permet de réduire leur entre-axe. On diminue ainsi le poids et l'encombre- ment frontal du lance-roquettes. De plus, le fait d'utiliser des tubes en matière isolante, facilite la mise en place d'un bobinage d'induction autour de chaque tube, par lequel il est possible de transmettre, sans l'intermédiaire de prise supplémentaire, les s anaux (et 11 énergie) nécessaires à la programmation et éventuellement la mise à feu de la roquette. Selon une autre caractéristique de l'invention un enroulement d'induction est placé autour de chaque tube. La structure moulée du lance-roquettes, spécialement rigide, permet de ménager entre les tubes, sans diminuer outre mesure la solidité de l'ensemble, des profilés de calage et d'allègement à l'intérieur desquels on place un circuit électronique, dit boitier d'interface, destiné à recevoir, traiter et distribuer aux roquettes, les signaux émis par l'installation de tir selon les instructions reçues. -Selon encore une autre caractéristique le lance- roquettes est muni de profilés de calage et d'allègement situés entre les tubes, à l'intérieur desquels est placé un circuit électronique, dit boitier d'interface, relié par des conducteurs, d'une part, à l'installation de tir et, d'autre part, aux enroulements d'induction, et éventuellement aux prises placées sur chaque tube. On voit que cette disposition permet une grande souplesse d'utilisation, le même lance-roquettes pouvant être utilisé, sans modification importante avec plusieurs types de roquettes pourvu que les installations de tir possèdent les caractéristiques adaptées au genrede roquettes utilisées. D'autres caractéristiques apparaîtront au cours de la description de réalisations, donnée ci-après avec l'aide des figures qui représentent : Les figures 1 et 2, les coupes longitudinale et transversale d'un lance-roquettes selon l'invention, La figure 3, le schéma des circuits concernant un premier type de réalisation, la figure 4, le schéma d'un boitier dtinterface, La figure 5, un schéma indiquant la forme des signaux émis et recule par le boitier d'interface, et La figure 6, le schéma des circuits d'un autre type de réalisation. On voit sur les figures 1 et 2 un ensemble de sept tubes 1 en tissus de verre enroulé retenu par une résine époxy. Autour de ces tubes sont enroulés-en 2 les bobinages primaires d'induction dont les secondaires sont situés dans les roquettes. Ces tubes sont maintenus dans leur position en faisceau,d'abord,par une poutre supérieure allégée 3 munie des accessoires habituels de filiation et notamment d'anneaux 4, ensuite, par des profilés 5 dits de calage et d'allègement délimitant des volumes creux, et enfin, par des colliers de calage 6. Poutre, profilés et colliers sont en alliage léger. Des tirants 7 relient la partie avant 8 en forme de pointe à la partie arrière 11, ces deux parties étant également en alliage léger moulé.L'ensemble, constitué par:le faisceau des tubes 1, les poutre 3, profilés 5 et colliers 6, est maintenu par des bobinages 12 de mêche de fils de verre imprégné de résine. Une virole mince 13 enveloppe cet ensemble. La partie arrière il supporte la prise 14 reliant le lance-roquettes à l'installation de tir, et les prisesdemiseàfeu 16 relient le lance-roquettes à chacune des roquettes. A l'intérieur de certains profilés creux 5 sont placés des circuits électroniques, dont un boitier d'interface 17, destinés à élaborer et transmettre aux roquettes les signaux. de programmation et de mise à feu, en réponse aux signaux émis par l'installation de tir. lie cablage nécessaire aux liaisons entre les tubes de lancement (prise et bobinage d'induction) et les profilés de calage contenant les circuits électroniques, se trouvent entre les tubes. lies espaces vides 18 laissés à l'intérieur de la virole 13 entre les tubes 1 et les profilés 5 sont remplis par une résine de faible densité. La résine d'imprégnation des bobinages 12 en tissus de verre, et la résine de faible densité templissant le vides 18 sont polymérisées à une temp4- rature adéquate donnant à l'ensemble une très grande résistance. La figure 3 représente le schéma des circuits d'un premier type de réalisation de lance-roquettes. La partie de la figure située à gauche de la ligne pointillée représente l'installation de tir, le rectangle14,situé sur la ligne pointillée, correspond à la prise 14 de liaison entre ance-roquettes et installation de tir. L'installation de tir comporte essentiellement un boitier de programmation 21, un répartiteur 22 et un organe de mise à feu 23. Le boitier de programmation reçoit de commandes 24, les éléments de programmation des roquettes,élaborés manuellement ou en provenance d'un calculateur utilisant les informations nécessaires diverses, telles que distance du but, altitude, vitesse du but etc ... Le répartiteur 22 sélectionne le ou les tubes à commander et leur séquence. Il transmet le signal provenant de l'organe de mise à feu 23. Dans le lance-roquettes est situé le boitier d'interface 17 relié par la prise multiple 14 au boitier de programmation 21 et au répartiteur 22.Ce circuit est relié d'autre part à chaque bobine d'induction 2 de chaque tube 1 et à chaque prise 16 de mise à feu. Chaque roquette contient une fusée électronique 26 reliée à une bobine secondaire 28 correspondant à la bobine d'induction primaire 2. Un boitier d'interface 17 est représenté schématiquement figure 4. Il comprend essentiellement un circuit de sélection de tube 29 relié, d'une part,à un circuit d'aiguillage 31 et,d'autre part, à un circuit de commande de bobinage 32 et à un circuit de commande de mise à feu 33. lie circuit d'aiguillage 31 est par ailleurs relié au circuit de charge 34, au circuit de programma- tion 36 et au circuit de mise à feu 37. Les circuits de charge 34 et de programmation 36 sont également reliés au circuit de commande de bobinage 32, tandis que le circuit de mise à feu 37 est relié au circuit de commande de mise à feu 33. Les circuit de commande de bobinage 32 et de mise à feu 33 sont respectivement reliés à la bobine d'induction de tube 2 et à la prise de mise à feu I6.Par l'intermédiaire de la prise multiple14, le circuit de sélection de tube 29 est relié au-répartiteur 22 transmettant l'ordre de mise à feu émanant de l'organe 23, et le circuit d'aiguillage 31 est relié au boitier de programmation 21. Le fonctionnement de ce dispositif est expliqué ci-après, mais on remarquera,d'abord,qu'aucun élément de programmation, aucune instruction pour l'ordre dans lequel les tubes seront mis à feu, ne sont envoyés au boitier dtinterface avant l'envoi du signal-de mise à feu. L'envoi de ce dernier par le répartiteur 22 au circuit de sélection 29 provoque l'envoi d'un signal, d'une part, au circuit d'aiguillage 31 et, d'autre part,au circuit de commande de bobinage 32 et au boitier de commande de mise à feu 33. lie circuit d'aiguillage 31, au reçu de ce signal, envoie un signal auboitier de programmation 21 par l'intermédiaire du fil de liaison entre circuits 21 et 17, dit "bus de liaison" traversant la prise multiple 14. Ce signal à la forme d'une simple impulsion carrée de la forme 38 indiquée sur la figure 5. Au reçu de ce signal, leboitier de programmation 21 élabore et transmet en retour par le même bus de liaison un signal, en trois parties,au boitier d'interface 17. Ce dernier. transmet - la partie 39 (Figure 5) au circuit de charge 34, - la partie 41 au circuit de programmation 36, et - la partie 42 au circuit de mise à feu 33. La forme de ces signaux est une série d'impulsions émises à une fréquence adéquate,d'une manière connue. lies signaux de la première partie sont destinés à transmettre de l'énergie à la fusée électronique 26 de la roquette par l'intermédiaire des bobinages 2,28. Ceux de la seconde partie transmettent une programmation de cette fusée. S'il s'agit simplement d'une durée celJe-ci est représentée proportionnellement par la durée d'une impulsion égale à la durée de la partie 42. Cette impulsion donne naissance dans-le bobinage 28 à deux impulsions, au début et à la fin du signal, dont le décalage représente la durée de emporisation à transmettre à la fusée.Les signaux de la troisième partie 42 du signal émis par le boitier de programmation 21 sont destinés à assurer la mise à feu de la roquette. lie circuit de charge 34 génère et transmet au circuit de commande de bobinage 32 l'énergie nécessaire à la fusée 26, sous la forme voulue. lie circuit de programmation 36 qui a reçu les signaux de la 2e partie 41, met en forme les signaux de programmation et les envoie au circuit de commande de bobinage 32. Dans une forme de réalisation préférée, les deux parties du signal 39 et 41 (figure 5) sont confondues, e'est à dire que le signal de charge 41, reçu également par le circuit de charge 34, déclenche chez ce dernier la génération de l'énergie nécessaire et son envoi au circuit de commande de bobinage 32. le circuit de mise à feu 37 qui reçoit la troisième partie 42 du signal émis par le boitier de programmation 215 génère et envoie au circuit da commande de mise à feu 33 le signal nécessaire pour la mise à feu. le circuit de commande de bobinage 32 a reçu du circuit de sélection de tube 29 le signal émanant du boitier de répartition 22, et sélectionne le tube indiqué auquel il transmet l'énergie de charge reçue du circuit de charge 34, et le signal de programmation reçu du circuit de programmation 36. lie circuit de commande de mise à feu 33 qui a reçu du circuit de sélection de tube 29 le signal émanant du boitier de répartition 22, sélectionne le tube indiqué et transmet à la prise de mise à feu correspondante 16 lrénergie nécessaire à la mise à feu provenant du circuit de mise à feu 37. Tous ces circuits constituant le boitier d'interface sont suffisamment compacts pour tenir place à l'intérieur d'un volume 5. La figure 6 représente une variante de la réalisation décrite figure 3. Elle diffère de la précédente essentiellement en ce que le répartiteur 22 au lieu de se trouver dans l'installation de tir, est situé dans le lance-roquettes, il est logé à l'intérieur soit du même volume 5 que le boitier d'interface 17, soit d'un autre volume 5. le fonctionnement de cette variante est le mdme que le précédent avec cette seule différence que le signal de mise à feu émanant de l'organe 23 est envoyé au circuit d'interface 17 par l'intermédiaire du boitier de progra2mation 21 et par la liaison entre circuits 21 et 17 dite bus de liaison. le passage de l'une à l'autre variante ne demande que des modifications minimes. De plus gracie à l'installation à l'inté-- rieur du lance-roquettes du boitier d'interface ne nécessitant qu'un nombre très faible de conducteurs de liaison avec l'installation de tir, il est possible de changer les caractéristiques de ces installations de tir sans entrainer le changement et le déve loppemsnt des prises de liaison. Enfin,l'envoi des programmes aux fusées des roquettes par l'intermédiaire de bobines d'induction permet de changer de type de roquette sans modification des prises. REVENDICATIONS 1. Lance roquettes fixé à une installation de tir et composé de plusieurs tubes constituant un faisceau placé à l'intérieur dtune enveloppe, lance-roquettes caractérisé en ce que les tubes sont en matière isolante synthétique, et qu'une résine de faible densité est coulée entre les tubes et 1' enveloppe. 2. lance-roquettes selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière isolante synthétique est un tissu de verre enroulé en cylindre-et maintenu par une résine époxy. 3. Lance-roquettes selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' un enroulement d'induction est placé autour de chaque tube. 4. Lance-roquettes selon la revendication 1, caractérisé en ce que des profilés de calage et d'allègement sont placés entre les tubes. 5. Lance-roquettes selon les revendications 9 et 4 caractérisé en ce qu' un circuit électronique dit boitier d'interface est placé à l'intérieur d'au moins un profilé de calage et d'allègemment, le dit circuit étant relié, d'une part, par au moins un conducteur à l'installation de tir et d'autre part,à chaque enroulenent d'inductioil, le dit circuit d'interface assurant, en fonction des signaux reçus de l'installation de tir: la sélection des tubes à commander, leur programmation et leur mise à feu. 6. Lance-roquettes selon la revendication 5, caractérisé en ce que le circuit d'interface est relié,d'une part,à chaque enroulement d'induction et, d'autre part, par une prise multiple à un boitier de programmation et à un circuit répartiteur, le dit circuit répartiteur étant placé avec le boitier de programmation dans l'installation de tir. .7. Lance-roquettes selon la revendication 5, caractérisé en ce que le boitier d'interface est relié, d'une part,à chaque enroulement d'induction, et, d'autre part, à un boitier de programmation et à un circuit répartiteur, le dit circuit répartiteur étant situé dans le lance-roquettes, et le dit boitier de programmation dans l'installation de tir.