La présente invention concerne une fixation de sécurité pour ski. On connaît déjà une fixation de sécurité comportant une mâchoire monobloc dans laquelle s'engage et est maintenue une extrémité de la semelle d'une chaussure de ski, cette mâchoire ou le support de la mâchoire étant plaqué,sous l'action d'un mécanisme élastique, contre deux lignes d'appui laté- rales disposées respectivement de part et d'autre du plan de symétrie longitu- dinale perpendiculaire au ski et convergeant en un point situé au-dessus du ski. Ces deux lignes d'appui sont formées sur une pièce d'appui fixée au ski et s'étendant sensiblement verticalement à l'intérieur d'un logement formé dans un ensemble monobloc constitué par la mâchoire et un boîtier de la fixation. Les faces transversales en regard de la mâchoire et de la pièce d'appui présentent l'une des parties en creux et l'autre des organes en saillie qui sont logés dans lesdites parties en creux et qui matérialisent ainsi les lignes d'appui qui, vues dans l'axe du ski, convergent vers un point situé au-dessus de ce ski. De cette façon la mâchoire peut pivoter tantôt sur l'une des lignes d'appui tantôt sur l'autre. Dans une fixation de ce genre, la mâchoire ou une pièce intermédiaire est s tuée d'un dôté de la èce d'arpui et est appliquée contre la face postérieure de cette dernière, tandis que le mécanisme élastique est logé de l'autre c8té de la pièce d'appui, dans le boîtier de la fixation solidaire de la mâchoire. Ce mécanisme élastique mobile comprend un organe/appliqué sous pression contre la face antérieure de la pièce d'appui, sous l'action d'un organe élastique prenant par ailleurs appui sur le boîtier, de manière à plaquer élastiquement la mâchoire sur la pièce d'appui. Dans une forme d'exécution particulière d'une telle fixation de sécurité, laquelle fait l'objet de la demande de certificat d'addition français N0 78 08342 déposée le 22 Mars 1978, la pièce d'appui fixe présente, sur sa face antérieure, au moins deux lignes de réaction convergeant vers le ski et sur lesquelles est appliqué sous pression, au cours d'un mouvement de déclen- chement, l'organe sollicité élastiquement. Les deux lignes de réaction sont disposées de telle façon que, pour une position de la fixation écartée de la position centrale de retenue ou de repos, la ligne d'appui de l'ensemble mono- bloc constitué par la mâchoire et le boîtier de la fixation et la ligne de réaction sur laquelle est appliqué sous pression l'organe sollicité élastique- ment sont situées de part et d'autre du plan de symétrie longitudinal perpen- diculaire au ski. Une telle fixation de sécurité connue, si elle présente des caractéristiques particulièrement avantageuses en ce qui concerne le maintien de la chaussure pendant le mouvement de déclenchement latéral, présente toute- fois l'inconvénient que la pièce d'appui, qui est l'élément de résistance de la fixation, doit être moulée ou usinée de manière à présenter sur sa face antérieure les deux lignes de réaction convergentes. Il en résulte que le prix de revient d'une telle pièce d'appui et par conséquent de la fixation est relativement élevé. Par ailleurs, au cours d'un mouvement de déclenchement latéral, le bras de levier de l'effort exercé par l'organe sollicité élastique- ment diminue régulièrement si bien que le moment de rappel de la fixation dû à cet effort diminue très sensiblement après une certaine course de déclenche- ment. Il en résulte que le retour de la mâchoire de la chaussure en position normale ou de repos s'effectue difficilement du fait que le moment de rappel est relativement faible. La présente invention vise essentiellement à remédier à ces incon- vénients en procurant une fixation de sécurité de conception particulièrement simple et permettant d'obtenir un rappel énergique en position de repos, quelle que soit la position atteinte au cours d'un mouvement de déclenchement latéral, avant la libération totale de la chaussure. A cet effet cette fixation de sécurité pour ski comportant une pièce d'appui fixée au ski et s'étendant sensiblement perpendiculairement à ce ski, un ensemble constitué par une mâchoire solidaire d'un bottier et dans la- quelle s'engage et est maintenue une extrémité de la semelle d'une chaussure de ski, cet ensemble mâchoire-boitier présentant un logement à l'inté- rieur duquel s'étend la pièce d'appui et étant plaqué, sous l'action au moins d'un mécanisme élastique, contre/deux lignes d'appui latérales prévues sur la face postérieure de la pièce d'appui, disposées respectivement de part et d'autre du plan de symétrie longitudinal du ski et qui, vues dans l'axe du ski, convergent en un point situé au-dessus du ski, ces deux lignes d'appui étant matérialisées par des parties en creux et en saillie, prévues sur les faces transversales en regard de l'ensemble mâchoire-bottier et de la pièce d'appui, de manière que cet ensemble puisse pivoter tantôt sur l'une des lignes d'appui, tantôt sur l'autre, le mécanisme élastique comprenant un organe. mobile appliqué sous la pression - d'un ressort contre la face antérieure de la pièce d'appui est caractériséeen ce que l'organe du mécanisme élastique qui est appliqué sous pression contre la face antérieure de la pièce d'appui présente à son extrémité postérieure au moins deux lignes de réaction convergeant vers le ski, symétriques par rapport au plan de symétrie longitudinal de la fixation, chacune de ces lignes de réaction étant parallèle à la ligne d'appui corres- pondante, prévue sur la pièce d'appui,qui lui est opposée par rapport au plan de symétrie longitudinal,et pour une position de la fixation écartée de la position centrale de retenue, la ligne d'appui de l'ensemble consti- tué par la mâchoire et le bottier de la fixation et la ligne de réaction par laquelle l'organe du mécanisme élastique est appliqué sous pression sur la pièce d'appui,sont situés de part et d'autre du plan de symétrie longitudinal de la fixation. La fixation de sécurité suivant l'invention offre l'avantage que la pièce d'appui peut être réalisée d'une manière très simple, par exemple au avec une presse, moyen d'un morceau de t8le formé/ sa face antérieure sur laquelle glisse l'or- gane sollicité Plastiquement ayant une forme géométrique simple,par exemple rec- ta4iai:mPar ailleurs, gràce à la prévision des lignes de réaction sur l'organe sollicité élastiquement, on obtient, au cours du mouvement de déclenchement, une croissance progressive et régulière du moment de rappel si bien que l'éner- gie accumulée par le ressort sollicitant l'organe du mécanisme élastique permet d'assurer dans tous les cas un retour de la chaussure et de la fixation en posi- tion de repos ou de retenue, si la libération de la chaussure n'a pas eu lieu. Enfin un autre avantage qu'offre l'invention est que les lignes de réactionont une longueur constantequelle qesoitlaposition Enhauteûr du piston, du fait qu'elles sont constituées par des arêtes prévuessur la fa positft n. de lrbgane é&st*iue,ces arêtes glissant sur la face antérieure de la pièce d'appui. On décrira ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, diverses formes d'exécution de la présente invention en référence au dessin annexé sur lequel La figure 1 est une vue en coupe verticale et axiale d'une fixation de sécurité suivant l'invention, en position de repos. La figure 2 est une vue en coupe horizontale faite suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe horizontale partielle faite suivant la ligne III-III de la figure 1. La figure 4 est une vue en coupe horizontale partielle faite suivant la ligne IV-IV de la figure 1. La figure 5 est une vue en perspective montrant les faces posté- rieures de la pièce d'appui et du piston. La figure 6 est une vue de la face frontale postérieure triangulaire du piston. La figure 7 est une vue en coupe horizontale semblable à celle de la figure 2, la fixation étant représentée au début d'un mouvement de déclen- chement latéral. La figure 8 est une vue en coupe horizontale semblable à celle de la figure 2, la fixation étant représentée à la fin du mouvement de déclenche- ment latéral. La figure 9 est un diagramme illustrant la variation de l'effort s'exerçant au bout de la chaussure en fonction du déplacement transversal de ce bout, dans le cas de la fixation suivant l'invention et d'une fixation con- nue antérieurement. La figure 10 est une vue d'une face frontale postérieure du piston en forme de trapèze isocèle. La figure 11 est une vue en perspective d'une variante d'exécu- tion du piston. La figure 12 est une vue en plan du piston illustré sur la figure 11. La fixation de sécurité suivant l'invention qui est représentée sur le dessin constitue une butée pour l'avant d'une chaussure de ski 13. Elle comprend un corps ou bottier 1 qui est monté mobile sur une pièce fixe 2 sur laquelle il est maintenu en appui élastiquement. Cette pièce d'appui 2 est soli- daire d'une plaque de base 3 qui est fixée sur la surface supérieure d'un. ski 4, par exemple au moyen de vis 5. Le corps 1 est maintenu élastiquement en appui sur la pièce fixe 2 grâce à un dispositif élastique comprenant un piston 6 solli- et cité par un ressort de compression 7/qui est appliqué en permanence sous pres- sion par ce ressort-contre la face antérieure 2b de la pièce d'appui 2. Le ressort de compression 7 qui s'étend axialement à l'intérieur du corps 1, prend par ailleurs appui, à son extrémité antérieure, sur le fond 8 d'un bouchon de réglage 9 vissé à l'avant du corps. Le piston 6 est monté coulissant dans un alésage 10 disposé dans la partie antérieure du corps 1, suivant l'axe longitu- dinal de celui-ci. Il faut noter que toutes les réalisations représentent un ensemble bottier plusnmchoire réalisé en une seule pièce, mais il peut en être autrement,pourvuqtela mâchoire et le bottier, s'ils sont réalisés en plusieurs éléments, soient solidaires eil dépl34cement lors d'un déclenchement. Le piston 6 est de préférence constitué par une douille cylindrique de révolution comprenant une face postérieure d'appui 11 qui est appliquée - contre la face antérieure 2b de la pièce d'appui 2. Une mâchoire 12 qui est solidaire du corps 1 et constitue en fait la partie postérieure de ce dernier, maintient l'avant de la chaussure de ski 13. Le maintien de la chaussure est réalisé latéralement grâce aux faces sen- siblement verticales14 et 15 des ailes de la mâchoire 12 et verticalement grâce à un rebord horizontal 16 de cette mâchoire. Comme on peut le voir sur les figures 1 et 2, le corps 1 comprend un évidement central 17 dans lequel est engagée la pièce d'appui 2. Cet évi- dement 17 est de forme sensiblement parallélépipèdique et il est ouvert vers le bas, c'est-à-dire en direction du ski 4. Les dimensions de cet évidement 17 sont telles que le basculement du corps 1 est possible des deux côtés, comme on peut le voir notamment sur les figures 7 et 8. La face intérieure et postérieure 17' de l'évidement 17, c'est-à- dire celle qui se trouve du côté de la mâchoire 12,présente deux profils 18 et 19 en saillie vers l'avant (figures 3 et 4). Ces deux profils en saillie constituent deux nervures qui concourent en un point situé au-dessus du ski. Quand le corps 1 est en position normale d'utilisation ou de repos, les deux nervures (profils en saillie) 18 et 19 prennent place dans _ deux gorges ou profils en creux correspondants 20 et 21 prévus dans la face postérieure 2a de la pièce d'appui 2 et qui convergent en un point A situé au- dessus du ski (figure 5), point o convergent donc également les deux nervures 18 et 19. Les deux nervures 18 et 19 ainsi engagéesdans les deux gorges 20 et 21 définissent ainsi deux lignes d'appui X-X' et Y-Y' convergeant au point A. Un espace suffisant est prévu entre la face postérieure 17' de l'évidement 17 et la face postérieure 2a de la pièce d'.appui 2, pour permettre le mouvement de basculement des nervures 18, 19. Le maintien du corps 1 en appui sur la face postérieure 2a de la pièce d'appui 2 se fait grâce au dispositif élastique qui est disposé vers l'avant par rapport à la pièce d'appui fixe 2 et qui comprend le piston 6 solli- cité vers l'arrière par le ressort 7. Ce piston 6 est ainsi en permanence en appui élastique contre la face transversale antérieure 2b de la pièce d'appui 2, face qui est plane et de forme rectangulaire par exemple. Cette face antérieure transversale 2b est comprise dans un plan parallèle au plan transversal défini par les lignes d'appui X-X' et Y-Y'. Sur cette face prend appui la face transversale postérieure 11 du piston 6 qui a la forme d'un triangle ou trapèze isocèle à pointe dirigée vers le bas, (figures 5 6 et 10),et dont le sommets sont indiqués par 23, 24, 25. Selon l'invention, l'arête 35 qui est comprise entre un sommet supérieur 24 et le sommet inférieur 23 de la face postérieure triangulaire 11, est parallèle à la ligne d'appui Y-Y', tandis que l'autre arête 36, comprise entre l'autre sommet supérieur 25 et le sommet inférieur 23, est parallèle à la ligne d'appui X-X'. Il est à noter que la ligne d'appui X-X' et l'arête 36 se trouvent de part et d'autre du plan longitudinal de symétrie a-b perpendiculaire au ski et qu'il en est de même pour l'autre ligne d'appui Y-Y' et l'arête 35. Le piston 6 peut être monté libre en rotation autour de son axe, dans l'alésage 10. Toutefois il est préférable qu'il soit guidé longitudinale- ment de manière à être toujours maintenu en position correcte, pendant son mouvement de coulissement longitudinal dans l'alésage l0.A-cet effet on peut prévoir, sur la surface latérale du piston 6 des organes de guidage coopérant avec d'autres organes s'étendant longitudinalement dans l'alésage 10. Ces organes de guidage peuvent être constitués par exemple par des nervures longi- tudinales 6a prévues sur la surface latérale du piston 6 et coulissant dans des rainures correspondantes ménagées dans la paroi de l'alésage 10. La position des nervures 6a et des rainures de guidage correspondantes est déterminée de façon que les deux arêtes 35, 36 de la face postérieure d'appui ll soient symétriques par rapport à un plan vertical et longitudinal. La retenue verticale du corps 1 par rapport à la pièce d'appui fixe 2 est réalisée au moyen d'une saillie 26, qui s'étend vers l'avant à à partir de la face postérieure 17' de l'évidement 17, et qui est engagée dans un logement correspondant 27 réalisé dans la face postérieure 2a de la pièce d'appui 2. La saillie 26 comprend en fait deux profils en saillie correspon- dant respectivement aux nervures 18 et 19. Ces profils en saillie s'étendent sensiblement perpendiculairement aux axes des nervures 18 et 19, c'est-à-dire aux lignes d'appui X-X' et Y-Y', si bien que la saillie 26 a dans son ensemble la forme d'un V très largement ouvert vers le haut. La saillie 26 définit des rebords supérieurs de retenue situés dans des plans respectivement perpendiculaires aux axes des nervures 18 et 19. Le profil en creux 27 ménagé dans la face postérieure 2a de la pièce d'appui 2, et avec lequel coopère la saillie 26, définit deux rebords supérieurs 33 et 34 de retenue verticale, le rebord supérieur 33 étant perpendiculaire à la ligne d'appui X-X' et le rebord 34 étant perpendiculaire à l'autre ligne d'appui Y-Y'. Lors d'un déclenchement latéral, l'ensemble mâchoire 12 et boîtier ou corps 1 pivote tantôt sur l'une des lignes d'appui X-X', tantôt sur l'autre Y-Y', selon le sens du déclenchement. Ce pivotement s'effectue de façon élas- tique à l'encontre de l'action du dispositif élastique agissant par action du piston 6 contre la faceantérieure 2b de la pièce d'appui 2, suivant une ligne de réaction. Les figures 7 et 8 illustrent un déclenchement latéral vers la droite, dans le sens de la flèche-f (sens inverse des aiguilles d'une montre). Au cours de ce mouvement l'ensemble formé par la mâchoire 12 et le corps 1 pivote autour de la ligne d'appui X-X'. En position de repos ou de dé- part le piston 6 est plaqué contre la face antérieure 2b de la pièce d'appui 2 par sa face postérieure triangulaire 11. Dès le début du mouvement de bascule- ment autour de la ligne d'appui X-X', le piston 6 pivote par rapport à la pièce d'appui 2 si bien qu'il ne porte plus sur cette dernière que par son arête 36 définissant une ligne de réaction.Cette arête se trouve alors dans la position 361 indiquée sur la figure 7 et dans cette position le piston 6 exerce sur la face antérieure 2b de la pièce d'appui 2 un effort F1 perpendiculaire à la face 2b suivant un axe situé à une distance dl de la ligne d'appui de pivotement X-X'. L'ensemble de la mâchoire 12 et du corps 1 est donc soumis,dans la posi- tion illustrée à lafigure 7,à un moment de rappel, dans le sens des aiguilles d'une montre, de valeur F1 x dl. Lorsque le mouvement de pivotement correspondant au déclenchement latéral se poursuit, la fixation peut atteindre une position telle que celle illustrée sur la figure-8 dans laquelle elle se trouve davantage basculée vers l'extérieur. Dans ce cas l'arête 36 du piston 6 est déplacée davantage vers l'extérieur et se trouve dans la position 362 sur la face antérieure 2b de la pièce d'appui 2. Dans cette position, du fait du mouvement de basculement, le piston 6 a été repoussé davantage dans l'alésage 10, entraînant une compres- sion additionnelle du ressort de rappel 7, si bien que le piston 6 exerce sur la pièce d'appui 2 un effort F2 supérieur à l'effort F Par ailleurs le point d'application de cet effort est plus éloigné vers l'extérieur si bien que le bras de levier d2 de l'effort F2 est supérieur au bras de levier d de l'effort F1. Il en résulte que le moment de rappel de la fixation F2 x d2 lorsqu'elle se trouve dans la position illustrée sur la figure 8 est bien supérieur au moment de rappel F x d 1 1' approximative La figure 9 illustre la variation/de l'effort P devant être Exemé au bout de la chaussure en fonction du déplacement latéralúA de ce bout. La courbe A représentée en trait. plein représente la variation de l'effort P obtenu avec une fixation suivant l'invention, pendant le mouvement de déclenchement latéral et la courbe A1 correspond à la variation de cet effort pendant le retour de la fixation à sa position de repos. Sur la figure 9 est tracé en tirets une autre courbe B donnant la variation de l'effort P au cours du déclenchement d'une fixation d'un type connu antérieurement et dans laquelle le piston 6 présente une face postérieure Il circulaire appliquée contre une face antérieure 2b de la pièce d'appui 2 présentant une forme triangulaire à pointe dirigée vers le bas. La courbe B1 indique la variation de l'effort pendant le retour de la fixation connue en position de repos. On voit d'après les courbes de la figure 9 que la fixation suivant l'invention offre l'avantage que l'effort.s'exerçant sur le bout de la chaus- sure se maintient à un niveau élevé, m8me pour un déplacement latéral t assez important, ce qui donne beaucoup plus d'énergie pour le retour de la chaussure et de la fixation en position de repos que dans le cas de la fixation connue antérieurement. En effet la courbe B montre qu'avec une fixation de ce genre l'effort s'exerçant sur le bout de la chaussure s'il croit progressivement au début du déclenchement latéral, diminue ensuite très sensiblement, ceci étant dû à une réduction notable du moment de rappel elle-même provoquée par une réduction importante du bras de levier. Ceci n'est pas le cas avec la fixation suivant l'invention puisque, comme on l'a vu précédemment, l'effort exercé par le piston 6 augmente ainsi que le bras de levier au fur et à mesure que se déroule le mouvement de déclenchement latéral. La figure 10 illustre une variante de réalisation du piston 6 dans laquelle la face d'appui postérieure 11 de ce dernier a la forme d'un trapèze isocèle. La petite base 37 et la grande base 38 de ce trapèze isocèle sont respectivement situées à la partie inférieure et à la partie supérieure de la face d'appui 11 et elles sont reliées par deux arêtes 39 et 40 symétri- ques par rapport au plan vertical et longitudinal et constituant des lignes de réaction venant en contact avec la face antérieure 2b de la pièce d'appui 2 au cours du mouvement de déclenchement latéral. Les figures 11 et 12 représentent une autre variante d'exécution du piston 6. Dans les formes d'exécution qui ont été précédemment décrites les arêtes 35, 36 (figure 6) ou 39, 40 (Figure 10) du piston 6 sont fixes par rapport à ce piston mais elles constituent par rapport à la face antérieure 2b de la pièce d'appui 2 des lignes de réaction qui se déplacent sur cette face antérieure 2b au cours d'un mouvement de déclenchement latéral. Dans la variante de réalisation illustrée sur les figures 11 et 12 les lignes de réaction au cours d'un mouvement de déclenchement se déplacent sur le piston 6. A cet effet ce piston 6 présente deux surfaces de réaction 41 et 42 qui sont symétriques par rapport au plan de symétrie vertical et longitudinal. Ces surfaces de réaction 41 et 42 relient la face transversale postérieure plane 11, en forme de triangle ou de trapèze isocèle à pointe dirigée vers le bas, et la surface latérale cylindrique du piston 6. La surface de réaction 41 est une surface cylindrique qui est engendrée par une ligne de réaction se déplaçant sur une courbe, par exemple la courbe 43, en restant parallèle à la ligne d'appui X-X'. De la même façon la sur- face de réaction 42 est également une surface cylindrique engendrée par une ligne de réaction se déplaçant sur une courbe 44 en restant parallèle à la ligne d'appui Y-Y'. Avec une telle disposition, au cours d'un déclenchement, le piston 6 est en appui sur la face antérieure 2b de la pièce d'appui 2 suivant une ligne de réaction, constituant une génératrice des surfaces cylindriques 41 et 42, cette ligne de réaction se déplaçant, au cours du mouvement de déclenchement, sur la surface cylindrique 41 ou 42 tout en restant toujours parallèle à la ligne d'appui correspondante X-X' ou Y-Y'. Dans une fixation de ce type il est à noter que les lignes de réaction qui sont constituées par les arêtes 35, 36 ou 39, 40 ou bien encore par des géné- ratrices des surfaces de réaction 41, 42 ont une longueur constante utilisée quelle que soit la hauteur du piston par rapport au plan du ski. Autrement dit le piston 6 est appliqué sur la face antérieure plane 2b de la pièce d'appui 2 toujours suivant un tronçon de droite de longueur inva- riablé quelque soit le réglageenhalrdelafixatcn. Ceci constitue un avantage notable par rapport à la fixation connue dans laquelle les lignes de réaction convergentes sont fixées sur la pièce d'appui. Dans ce dernier cas la longueur de la portion de ligne de réaction formée sur la pièce d'appui fixe va en diminuant au fur et à mesure du déplacement vertical du piston. Il faut noter que les caractéristiques de l'invention peuvent être utilisées dans une fixation du type de celle décrite dans la demande de brevet français N079 14484 du 6 Juin 1979 et dans laquelle l'appui supérieur se fait sur une vis de réglage en hauteur déplaçant l'ensemble constitué par la mâchoire et le bottier par rapport à la pièce d'appui. On ne sortirait bien entendu pas du cadre de l'invention si la pièce d'appui était réalisée en plusieurs éléments indépendants. Par exemple la pièce d'appui pourrait comprendre un élément antérieur fixé au ski et com- prenant la face d'appui pour le piston, et un autre élément extérieur indé- S pendant fixé lui aussi au ski et comprenant les lignes d'appui. Il faut noter aussi que les lignes d'appui sont au nombre d'au moins deux, mais il pour- rait en être autrement, comme cela est décrit dans la demande de brevet françai N0 78 08342 du 22 Mars 1978. REVENDICATIONS 1. Fixation de sécurité pour ski comportant une pièce d'appui fixée au ski et s'étendant sensiblement perpendiculairement à ce ski, un ensemble constitué par une mâchoire solidaire d'un boîtier, et dans laquelle s'engageet est maintenue une extrémité de la semelle d'une chaussure de ski, cet ensem- ble mâchoire-boltier présentant un logement à l'intérieur duquel s'étend la pièce d'appui, et étant plaqué, sous l'action d'un mécanisme élastique, contre au moins deux lignes d'appui latérales prévues sur la face postérieure de la pièce d'appui, disposées respectivement de part et d'autre du plan de symétrie longitudinal du ski et qui, vues dans l'axe du ski,convergent en un point situé au-dessus du ski, ces deux lignes d'appui étant matérialisées par des parties en creux et en saillie, prévues sur les faces transversales en regard de l'ensemble mâchoire-bottier et de la pièce d'appui, de manière que cet ensemble puisse pivoter tantôt sur l'une des lignes d'appui, tan- tôt sur l'autre, le mécanisme élastique comprenant un organe mobile appli- -qué sous la pression d'un ressort contre la face antérieure - de la pièce d'appui, carac- térisée en ce que l'organe. (6) du mécanisme élastique qui est appliqué sous pression contre la face antérieure (2b) de la pièce d'appui (2) présente à son extrémité-postérieure au moins deux lignes de réaction (35, 36) conver- geant vers le ski, symétriques par rapport au plan de symétrie longitudinal (ab) de la fixation, chacune de ces lignes de réaction (35, 36) étant paral- lèle à la ligne d'appui (YY', XX') correspondante, prévue sur la pièce d'ap- pui (2), qui lui est opposée par rapport au plan de symétrie longitudinal (ab), et pour une position de la fixation écartée de la position centrale de retenue, la ligne d'appui (XX', YY') de l'ensemble constitué par la mAchoire (12) et le bottier (1) de la fixation et la ligne de réaction (36, ) par laquelle l'organe (6) du mécanisme élastique est appliqué sous pres- sion sur la pièce d'appui (2), sont situés de part et d'autre du plan de symétrie longitudinal (ab) de la fixation. 2. Fixation de sécurité suivant la revendication 1, caractérisée en ce que mobile l'organe/ou piston (6) sollicité élastiquement présente une face transver- sale postérieure en forme de triangle isocèle à pointe tournée vers le ski, les deux côtés (35, 36) s'étendant entre le sommet inférieur (23) de la face triangulaire (11) et les deux sommets supérieurs (24, 25) étant symé- triques par rapport au plan vertical et longitudinal de symétrie et consti- tuant des arêtes de réaction. 3. Fixation de sécurité suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'organe ou piston (6) sollicité élastiquement présente une face posté- il rieure transversale (11) ayant la forme d'un trapèze isocèle dont les petite base (37) et grande base (38) sont situées respectivement à la partie inférieure et à la partie supérieure de la face d'appui (11) et sont reliées par deux arêtes de réaction (39, 40) symétriques par rapport au plan vertical et longitudinal de symétrie. 4. Fixation de sécurité suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'organe ou piston (6) sollicité élastiquement pré- sente, à sa partie extrême postérieure voisine de la pièce d'appui (2), deux surfaces latérales cylindriques de réaction (41, 42) symétriques par rapport au plan vertical et longitudinal de symétrie (a-b) de la fixation, chacune de ces surfaces de réaction (41, 42) étant engendrée par une droite parallèle à celle des lignes d'appui(XX', YY') qui est située de l'autre côté du plan de symétrie longitudinal (a-b) de la fixation et qui prend appui sur une courbe (43, 44). 5. Fixation de sécurité suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'organe ou piston (6) sollicité élastiquement est monté libre en rotation autour de son axe dans l'alésage (10) dans lequel il coulisse. 6. Fixation de sécurité suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, carac- térisée en ce que des organes de guidage (6a) sont prévus sur l'organe ou piston (6) sollicité élastiquement afin d'immobiliser cet organe (6) en rota- tion autour de son axe.