L'hydropulseur intVresse le secteur de la technique qui a pour objet la production de énergie autrement que par utilisation d'un combustible tel que charbon, pétrole, matière fissile. L'industrie énergétique est dominée par l'emploi des combustibles. Aussi vit-elle en économie de stock, ses réserves étant à la fois épuisables et inégalement réparties A la surface du globe. Elle est désormais engagée dans un processus de pénurie croissante dont elle ne pourra se libérer que gce à des procédés radicalement nouveaux. L'bydropulseur substitue aux matibres premières l'utilisation combinée de lois physiques élémentaires : poussée d'Archimède, loi de Pascal, force d'inertie, pesanteur, permettant une propulsion verticale indéfiniment répétée d'une nasse dont la chute fournit de l'énergie cinétique, la quantité de travail produit étant plusieurs fois supérieure b la quantité de travail dépensé pour le fonctionnement du système. Devenue indépendante de tous approvi sionnements la quantité énergie susceptible d'être produite est illimitée.Le système est aussi généralisable que les lois qu'il met en oeuvre : il peut être exploité n' importe où. Le prix de revient d'un procédé qui ne consomme rien ne peut être qu'infime. Les moyens mis en oeuvre sont présentés en deux chapitres 10) la description du système d'appareils; 20) le fonctionnement. CHAPITRE PREMIER DESCRIPXION DU SYSTEME D'APPAREIIS La description du système d'appareils est divisée en huit sections. Les différents facteurs lis enoande sont chiffrés pour fa- ciliter leur examen et servir d'exemple numérique. I1 existe d'ailleurs une corrélation entre ces facteurs : il n'est pas possible de modifier l'un sans modifier tous les autres. I.- LE SAPITEUR - Construisons un cylindre droit (fig.l,l) en acier, terminé à sa partie inférieure par un cône proposé droit. I1 est muni latéralement de galets (fig.l,2) tournant dans des coffres étanches et lui permettant de se déplacer verticalement sur des glissières. I1 est armé intérieurement de manière à pouvoir supporter les pressions auxquelles il est soumis. I1 est muni d'un appareillage de suspension (fig.l,3-fig.15) sur lequel sont fixés des câbles de traction (fig.l, 4). onnons-lui le nom de "salteur". Le diamètre du cylindre est fixé à 6,20 m. La surface de la section droite est donc de 30,2 m2. la hauteur de la partie droite est de 74,30 m, celle du cône est de 12 m, soit une hauteur totale de 86,3 m. Le volume est de 30,2 x 74,3 + (30,2 x 12)= 2364 m3. Il est admis que le poids, tous équipements compri, est, après lestage de 361,6 tonnes. Le salteur flotte dans un bassin (fig.1,5-fig.5). 1Be volume immergé est donc de 361,6 m3, soit : c8ne 30,2 x 12 = 120 m3 3 section droite 361,6 - 120 = 8 m. 30,2 La hauteur de l'immersion est de 12 + 8 = 20 m. La hauteur non immergée est de 66,3 m. II.- LE DUCTEUR - Le ducteur est up cylindre droit ouvert aux deux extrémités (fiv.1,6). I1 s'appuie, verticalement, sur la paroi supérieure du bassin. Son diamètre est très légèrement plus grand que celui 'du sapiteur, soit de deux centimètres par exemple. Sa hauteur, 66,30 m. est égale à celle de la section droite non immergée du salteur. I1 est équipé de glissières dans lesquelles s'engagent les galets du salteur et qui se prolongent jusqu'à la limite supérieure de l'hydropulseur (fig.16,47). Le salteur, placé concentriquement, peut donc coulisser à l'intérieur du cylindre. III.- LA COURONNE - I1 existe donc autour du salteur une couronne libre (fig.1,7) dont la surface est égale à 30,385 - 30,19 = 0,19 m2 IV.- LE BASSIN DE FLOTTAISON t STRUCTURE - Le bassin de flottaison est un bassin circulaire dans lequel flotte le salteur (fig.1,5 fig.5) I1 est maçonné. Sa paroi supérieure, ou plafond, est scellée sur le ducteur qui en constitue l'ouverture centrale. Sa profondeur est égale à la hauteur de l'immersion augmentée d'une revanche, au total 22 m. Son volume est calculé en fonction du volume de la section droite immergée du salteur. Le rapport entre ces deux volumes peut varier à partir d'un minimum selon le degré de facilité recherché pour les opérations. Le bassin comprend verticalement deux zones concentriques séparées partiellement par deux cloisons circulaires placées l'une sur la surface inférieure (fig.5-12) et de même hauteur que la revanche, 2 m, l'autre fixée sur le plafond (fig.5-13) et ayant mdme hauteur que la cuvette Zrfi entàtion (2 m 50). La zone intérieure (fig.5-14) a un diamètre de 11,4 m. Pour une hauteur de 20 m (la revanche étant neutre), le volume est de 102 x 20 = 2040 m3; il est égal à-huit-fois le volume de la section droite immergée, ce produit étant augmenté du volume du cône (240 x 8) + 120 = 2040 m3. Le plus grand diamètre de la zone extérieure (fig. 5-15) est de 16,40 m. Le, couronne ainsi formée est large de 2-,50 m. A la partie supérieure du bassin est aménagé un réservoir dit cuvette d'alimentation (fig.5-16). Son plus grand diamètre mesure 21 m 40. Sa largeur, comptée à partir de la paroi circulaire interne est de 5 m. Sa surface est égale à 360 - 102 = 268 m2. Sa hauteur est de 3 m. Par conséquent 81m de profondeur son volume est légèrement supérieur à celui de la section droite immergée. V.- LES AMENAGEMENTS DU BASSIN - Quatre dispositifs principaux concourent à l'emploi du bassin de flottaison. 10) - Des aérateurs à flotteur conique livrent passage à l'air dès que le niveau de l'eau du bassin ssabaisse,(fig.5-17). Ils sont placés à la périphérie de la cuvette d'alimentation (fig.38). 20) - Un dispositif de pompage (fig.l-9,fig.3-9) remonte l'eau dans les bassins circulaires ménagés autour du ducteur (fig. 1,10-fig.2,10) Cés bassins débouchent sur la couronne par des tuyaux munis de van- nes automatiques qui se déclenchent au fur et à mesure du remplissage. Leur capacité totale est au moins égale au volume de la couronne, soit 12,60 m3. 30 - Des tuyères à turbine sont disposées à l'intérieur du bassin, (fig.5-18). Elles aspirent et refoulent l'eau pour lui imprimer un mouvement de rotation. On peut en répartir plusieurs verticalement pour obtenir une uniformité suffisante de la vitesse de l'eau à ses différentes profondeurs (fig.5,18). 40) - Le bassin est équipé de vannes courbes (fig.5,19-fig.6-fig.7 fig.8) montées sur deux axes dont l'un, à l'arrière, dans le sens du courant (fig.6,20-fig.8,20) est fixe, et l'autre est mobile (fig.6, 21-fig.8,21) de sorte qu'elles peuvent pivoter comme une porte sur ses gonds. Leur hauteur est égale à l'espace libre entre les cloisons circulaires (17 m.) (fig.5,19). Chaque vanne comprend plusieurs panneaux, ou ventelles (fig.6, 22-fig.8),qui pivotent sur l'axe avant et qui sont maintenues dans des cadres (fig.6,27-fig.8,27) par des verrous mobiles (fig.7,23 fig.8,23-fig.14,23) commandés de l'extérieur (fig.6,24) et butant contre un cylindre d'appui (fig.6,26-fig.7,26-fig.8,26-fig.14,26). Les vannes sont disposées symétriquement en cercles concentriques à raison, dans l'exemple proposé, de quatre cercles et de quatre vannes par cerele, chacune formant un arc correspondant à un angle de 300 (fig.lO,A). Le cercle intérieur est à 1 m. du salteur. la distance entre cercles est de O m 85. Les deux derniers cercles se situent donc dans la zone extérieure du bassin. Les vannes sont dites ouvertes quand elles. sont dans la direction du courant (fig.lO,A). Pour les fermer on les rabat les unes sur les autres, la-tête 'appuyant sur l'extrémité de la précédente. Elles forment ainsi des parois continues qui créent quatre conduites forcées (fig,lO-B). Les mouvements des vannes sont commandés par des anneaux de manoeuvre placés au-dessus du bassin (fig.11,28) en deux rangs superposés (fig.11,30) agissant sur des pignons dentés (fig.12,24 et 32-fig.12,31). Le pignon de l'axe mobile est double et à cliquet de maniere à ntagir que dans un seul sens (fig.12,32-fig.13,32). 'axe de ces pignons porte des roues (fig.6,33-fig.13,33) s'engrenant sur les bras articulés du pivot mobile (fig.9,39-fig.13,34). Pour ramener les vannes à leur position de départ, on déverrouille les panneaux (fig.14,35,36). Ceux-ci, sous la poussée de l'eau, pivotent sur l'axe avant et se placent dans la direction du courant (fig.7,25). L'eau reprend donc sa rotation normale et libre. Les anneaux dé manoeuvre agissent sur le pivot mobile et ramènent les cadres sur la ligne de leur cercle. L'angle entre le cadre et les panneaux se ferment. Les panneaux viennent s'appliquer sur les cadres où les verrous les immobilisent. VI.- LES APPAREILS DE SUSPENSION - L'hydropulseur est pourvu d'un appareillage de suspension qui a pour but d'utiliser le travail p duit par le salteur (fig. 13). Cet appareillage peut être très diversement conçu. Dans tous les cas, il comprend deux ensembles dtorgaF nes. L'un est fixé à la surface supérieure du salteur. Il est cons titué par un pont métallique (fig.15,37) où sont ménagés des dispositifs d'attelage (fig. 15,38). Selon le schéma proposé, ce pont a double travée et porte six postes d'attelage. A ces postes correspondent symétriquement six autres postes (fig.15,39) fixés sur des poutrelles (fig.15,40) coulissant dans des rails latéraux et reposant sur des butées d'arrêt (fig.15,4). Ces poutrelles sont reliées par des câbles à des tambours (fig.15,42) tournant sur des axes supportés par un pont fixe (fig. 15,43) et agissant sur des volants (fig.15,49). Quand le salteur atteint le sommet de sa course, les attelages s'enclenchent. Lorsqu'il redescend, les cibles se déroulent en faisant tourner les tambours (fig.16,48). Au moment où le salteur flotte à nouveau, les attelages sont libérés et un moteur (fig.15, 44) enroule les cabales sur les tambours. VIII.- LE BÂTI - Ensemble est aménagé dans le sol (fig. 16,45). L'architecture doit être conçue de manière à permettre les accès (fig.16,46) et l'étayage (fig.5,11-fig.5,11-fig.16,11). La profondeur totale est égale à celle du bassinet du ducteur augmentée de la distance verticale parcourue par le salteur. Le bâti est doté de quatre équipements. 1) Des glissières prolongent celles du-bac (fig.16,47). g) A la hauteur atteinte par le salteur en flottaison sont disposées des butées d'arrêt qui immobilisent le salteur et l'em- pêchent de s'élever (fig.1,12-fig.16,12). Ces butées sont mobiles et à commande automatique. En se retizant-blles libèrent le passa. 3) Des butées semblables, mais à effet contraire, sont placées à la limite supérieure de l'hydropuîseur (fig. 15,41 fig.l6, 41). Elles immobilisent le salteur parvenu au sommet de sa course; celui-ci ne peut redescendre que lorsqutelles sont débloquées. 4) Des freins, placés aux deux extrémités de la course, réduisent progressivement la vitesse résiduelle du salteur jusqutà immobilisation lorsqu'il atteint les butées de suspension ou qu'il plonge dans le bassin de flottaison. VIII.- APPAREILS DE COORDINATION - Ia coordination des mouvements des divers organes de lthydropulseur doit être rigoureuse. Elle est obtenue à l'aide d'appareillages appropriés fournis par l'industrie spécialisée. CHAPITRE II FONCTIONNEPIENT Chacune des opérations principales que comporte le fonctionnement de l'hydropulseur est une application pratique d'une loi physique élémentaire. Elles sont analysées en neuf sections. 10) La flottaison - On remplit d'eau le bassin de flottaison. Cette eau est fournie une seule fois et servira indéfiniment. Le diamètre du cylindre, la hauteur et le volume du c8ne, le poids du salteur doivent être exactement calculés pour que soit exactement déterminée la hauteur d'immersion de la section droite du cylindre. Cette hauteur est un des facteurs qui entrent dans. 1' é- quation de la propulsion. Dans l'exemple, l'extrémité inférieure de la quille se trouve à 20 mètres au-dessous du niveau de l'eau et la hauteur de la section droite immergée est de 8 m. 20) Ia pression : loi de Pascal - L'extrémité supérieure du salteur se situe à 66,30 m. au-dessus du niveau de flottaison. On bloque alors les butées dtarrêt et on remplit d'eau la couronne formée par l'espace qui sépare le salteur du ducteur. La quantité d'eau nécessaire est de : 0,19 x 66,3 = 12,60 m3. Ia pression obtenue à la base du salteur est de 8,6 bar. 30) La poussée d'Archimède - La poussée d'Archimede exercée sur le salteur est égale au volume total immerge, soit 2.364 m3. I1 faut en déduire la fraction de cette poussée qui est neutralisée par le poids du salteur : 2.364 - 362 = 2.002. Le salteur se trouve ainsi soumis à une force de direction verticale s'exerçant de bas en haut égale 2,002 x 106 x 9,8 = 19.619.600 N Ia loi de Pascal joue quelle que soit l'épaisseur de la couronne. A la limite théorique, cette largeur pourra être extrêmement petite et la surface de la couronne tendrait à se rapprocher de la circonférence du salteur. Par conséquent, et en simplifiant, pour une hauteur h du salteur, l'énergie dépensée pour établir cette couronne varie comme le rayon du cylindre alors que la force acquise varie comme le carré de ce rayon. 40) Durée de l'action de la poussée d'Archimède - Dès que le salteur s'élève, le niveau de l'eau baisse dans le bassin. I1 se produit en outre une aspiration dont la force stajoute au poids de l'eau de la couronne. Celle-ci va donc s1 effondrer très rapidement. La pression d'Archimède disparaîtra avec elle. C'est pour éviter la chute instantanée de la couronne que le bassin a été conçu et équi pé comme il est exposé plus haut. Le résultat cherché est le suivant : maintenir la couronne pendant le temps mis par le salteur pour franchir la distance égale à la hauteur d'immersion de la section droite du cylindre. Dans l'exemple proposé cette distance est de 8 m. On y parvieçt : a) en provoquant la rotation de l'eau du bassin. b) en captant le courant, grâce à la force d'inertie, pour le diriger vers le centre. o) en assurant la simultanéité de l'élévation du salteur et du remplissage de l'espace évacué. a) rotation de l'eau du bassin - Les tuyères agissent sans discontinuité. Au bout d'un certain temps, le mouvement rotatif de l'eau atteindra une vitesse maximale qu'il est facile de régler à partir de la vitesse de rotation des turbines. Cherchons une vitesse angulaire de 1 radian seconde. 2)2R = 1 rd/s. la vitesse des filets d'eau le long de la paroi du bassin sera de 2t 8920 = 8,6 ms, soit à peu près 31 km/heure. A la tangente du salteur les filets d'eau auront une vitesse : 2 3 5.1 = 3,25 ms. Ia rotation stopéraZt en milieu fermé, le liquide ne se creusera pas au droit de la couronne dont la hauteur ne variera pas. b) captage du courant - Pour capter le courant, il suffit de rabattre les vannes les unes sur les autres. Ainsi disposées, elles forment 4 conduites forcées courbes dans lesquelles va s'engager-l'ean entraînée par la force d'inertie. Ia masse d'eau va donc être dirigée de la périp hérie vers le centre. Les deux premières vannes, dans le sens du courant, sont rabattues dans la zone extérieure du bassin. Comme leur hauteur est égale à la distance qui sépare les cloisons ctrculaires, le passage forcé pour l'eau qui se trouve dans cette zone est le rectangle for mé par les vannes et le bord de chacune des cloisons. Il en résulte que l'eau de la cuvette d'alimentation n'est pas directement conduite vers le centre du bassin; elle descend dans la zone extérieu au fur et à mesure que l'eau de cette zone est captée. c) simultanéité de l'élévation et du remplissage - L'élévation du salteur et l'arrivée de l'eau dans l'espace ainsi libéré par le cylindre doivent être simultanées. Au moment où sont levées les butées d'arrêt on fait pivoter les vannes. Admettons, pour l'instant, que la vitesse du salteur et la vitesse de l'eau soient dans un rapport tel que les deux opérations, élévation et remplissage, soient parfaitement simultanées. Deux résultats vont être obtenus. 10) Dans l'espace du bassin compris entre les vannes et les cloisons circulaires, il ne se produit aucun vide. Ia couronne ne peut donc s'écouler. I1 ne pourrait en être autrement que si le poids de la couronne refoulait l'eau du bassin. le poids de la couronne est de 12.600 kg à raison de 6,63 kg au cm2, soit 123.480 N. Pour calculer la force agissante de 11 eau en rotation, assimilons cette masse d'eau à un volant cylindrique creux. Son moment d'inertie est la somme des moments d'inertie de 2 volants pleins qui auraient m8me masse que lui et l'un son diamètre extérieur, l'autre son diamètre intérieur. Pour simplifier les calculs, le cylindre immergé est supposé droit. Vitesse angulaire n n 1 3.620.000 x 8,202 x 1 = 243.408.800 j 3.620.000 x 3,102 x 1 = 34.788.20 j 278.197.000 j la force cinétique de l'eau en rotation est substituée à la force statique de la pression obtenue en récipient clos. 20) Le deuxième résultat est relatif à llaspiration. l'eau captée par les conduites forcées accompagne le déplacement du salteur. I1 ne se produit aucune aspiration à la verticale du salteur. Staspiration se produit dans la cuvette d'alimentation. l'eau de la zone extérieure est captée par les vannes; son évacuation provoque la chute de l'eau de la cuvette dont les aérateurs s'ouvrent, livrant le passage à l'air. Etant donné que la couronne est maintenue exclusivement durant le franchissement des hou mètres de section droite, la quantité d'eau à fournir simultanément est égale à : 30,2 x 8 à 242 m3. Cette eau est fournie par la cuvette d'alimentation dont le niveau baisse de 242 = 0,90 m. 268 I1 est capital d'observer que le volume du cône, 120 m3, ntest pas remplacé. 'eau captée ne montera donc pas à l'intérieur du ducteur et le niveau dans le bassin se stabilisera, après élévation du salteur, à 1 mètre environ au-dessous du plafond 362 m 360 mu 50) Ia Propulsion - la propulsion est obtenue grâce à la poussée d'Archimède s'exerçant pendant un temps égal à la durée du parcours de la hauteur immergée de la section droite, 8 mètres. I1 n1 est pas tenu compte du c8ne, parce que la couronne s'élargit dès que la base atteint la paroi supérieure du bassin. Pour simplifier, il sera admis que la poussée dtArchimède est constante, bien qu'elle décroisse en passant de 19.619.600 N à 17.254.460 N. Accélération : F = m&gamma; et &gamma;= F mg = 2002 x 106 x 9,8 = = 19.619.600 = 5,53 g = 54,19 ms 362.000 x 9,8 3.547.600 Vitesse : v2 = 2 &gamma;1 1 = 8 m Propulsé avec cette vitesse, le salteur atteindra une hauteur h. Hauteur de la propulsion : h = 1 go + 2 Lleffet de lapesanteur s'analyse comme une chute libre avec une vitesse initiale v. On a v' = go + v v = 0 à l'instant = - i g (g est de sens opposé à v) g = -9,8 ms h = 1 g v2 - v2 = 1 v2 - v2 = v2 2 2g 2 g g - 2g h = 2 x 54.2 x 8 = 44,24 + 8 = 52,25 2 x 9,8 6 ) Rapport entre les vitesses axiales et radiales - la siRultané- ité de l'élévation du salteur et du remplissage exigent le synchronisme des opérations et un rapport entre la vitesse du salteur et 1 la vitesse de l'eau. Le synchronisme entre la fermeture des vannes et la levée des butées d'arrêt doit être réglé de telle sorte que l'eau soit dirigée vers le centre quand commence la propulsion. La vitesse atteinte par le salteur après avoir franchi les 8 m de l'immersion est de 30 ms. Le cône étant supposé droit, le rapport entre la distance horizontale d que parcourt l'eau pour emplir 11 espace libéré et la distance D parcourue par le salteur est égale au rapport entre le rayon de la base et la hauteur du cane (fig.4) d = r = 3 = 1 En réalité, le mouvement de l'eau étant curviligne, la distance parcourue par elle sera d'autant plus grande que l'angle formé par la dernière vanne avec la normale à la trajectoire sera plus faible. Sous réserve de ce correctif, la vitesse maximale de l'eau sera de 30 ms = 7,5 ms - (27kmh) . Cest un peu moins que la vitesse de rotation de l'eau.En outre, le rapport entre la section de sortie et la section d'entrée des conduites forcées étant grossièrement de 1, l'étranglement provoquera une accélération du mouvement de liteau2 On aura : v > X I1 suffit que l'afflux de l'eau dure autant que le franchiisement de la hauteur de flottaison de la section droite (8 m), soit 0,55 seconde. I1 se prolongera quelque peu en raison de la force d'inertie de l'eau. 70) Alternance des opérations - les tuyères à turbine agissent sans discontinuité. le cycle des opérations se décompose en quatre temps. 1) le salteur flotte dans le bassin. les butées d'arrêt sont en place. les réservoirs de pompage sont pleins. On ouvre les vannes des réservoirs. la couronne se remplit d'eau. Le salteurjX immobiles sé, est soumis à la poussée dlArchimède. 2) En synchronisme, on ferme les vannes et on libère les butées d'arrêt. Le salteur est projeté. Le niveau de l'eau baisse dans la cuvette d'alimentation provoquant l'ouverture des aérateurs. Au sommet de sa coursé, le salteur est immobilisé par l'attelage et les cales de retenues. 3) le salteur reste suspendu pendant le temps nécessaire aux opérations suivantes - les vannes sont ramenées à leur position de départ et les panneaux verrouillés sur lueur cadre. - liteau de la couronne est pompée dans les réservoirs. 4) On dégage les cales de retenue. Le salteur descend, tirant sur les câbles qui font tourner les tambours, lesquels actionnent un arbre de couche. Quand le salteur flotte à nouveau, l'attelage se détache et les câbles sont enroulés sur les tambours. 80) Production - Par cycle, la production de l'hydropulseur est égale à la différence entre l'énergie captée et le travail dépensé pour effectuer les différentes opérations. a) Energie consommée - la mise en mouvement de l'eau du bassin exigera un travail important; mais l'entretien de la vitesse de rotation ne consommera qu'une quantité d'énergie relativement faible malgré les pertes de charge et le freinage résultant de ltétrangle- ment des conduites forcées. En effet, quand l'eau est dirigée vers le centre, elle ne cesse pas de tourner. Comme elle ne produit aucun travail et que cette opération ne dure qu'une ou deux secondes, la force centrifuge l'étale dans l'ensemble du bassin dès que les panneaux sont ouverts. Le calcul de l'énergie ainsi dépensée ne peut être fait que par un hydraulicien. Le pompage de l'eau concerne le remplissage d'un récipient annulaire de 1 cm de large et de 66,30 m de hauteur Par mètre, il faut fournir 190 litres (190 kg). Calculé par mètre, le travail croit comme une progression arithmétique de raison 1 (n = 68). T =-68 (2 i 1 + (68-1) 1) 190 kg = 445.740 kgm. Equipé de cinq bassins placés 15 en 15 m. et de 6 m. pour le plus élevé, le travail est de 505.020 kgm ou 4.950.000 j. la remontée de l'attelage, d'un poids fixé arbitrairement-à 2 tonnes, exigera : 2000 X 50 x 9,8 = 980.000 j. La fermeture des vannes se rabattant les unes sur les autres s'opère dans le sens du courant. L'opération bénéficie de la force fournie par la masse d'eau en mouvement. Le travail dépensé pour vaincre les résistances sera faible. Au-retour, les panneaux étant parallèles à la direction du courant, interviendront essentiellement le poids des vannes et les frottements. I1 faut ajouter la manoeuvre des butées, des vannes du réservoir, les résistances, les pertes de charge, etc.. b) Compensation du travail dépensé - la somme des énergies dépensées n'est pas calculée. Pour tourner cette difficulté on peut reprendre le problème selon une autre méthode. Admettons que le volume de flottaison soit constant : 362 m3. I1 est néanmoins possible d'augmenter la hauteur non immergée du salteur en compensant le poids des tôles par un délestage du poids mort. Si on ajoute 5 m 7B à la hauteur du salteur, le travail de pompage augmente de 190'x 5,7 x (68 + 5,70) X 9,8 = 782.207 j. la remontée de l'attelage exigera-en plus 2.000 x 4 x 9,8 = 78.400 j. (les 4 m. correspondent à l'augmentation de la hauteur de propulsion Les autres dépenses d'énergie ne varieront pratiquement pas. l'accroissement du travail sera égal à 782.207 + 78.400 = 860.607 j. Corrélativement, la poussée d'Archimede augmentera de 30,2x 5,7 x 9,8 = 1.686.972 N La poussée non compensée devient : 19.610.600 + 1.686.972 = 21.306.000 N 21.306.000 x 9,8 = 6 g = 58,8 ms 362.000 x 9,8 Hauteur de propulsion : h = 2 x 58.8 x 8 = 48 m + 8 = 564 m 2 x 9,8 Le gain de hauteur est de 4 m. Travail supplémentaire fourni : 782.207 + 78.400 = 860.607 j. Le gain sera : 362.000 x 4 X 9,8 = 14.190.400 j - 860.607 j. 13.329.793 j. Il sera donc toujours possible de compenser 11 énergie absorbée par les manoeuvres de l'hydropulseur par une modification de ses proportions. Corrélativement, il sera toujours possible d'atteindre en chiffres absolus le gain net d'énergie voulu. c) Anergie Potentielle - La masse du salteur propulsé à 52 m de hauteur représente une énergie potentielle égale au produit du poids par la hauteur de la chute. La hauteur de la chute totalement utilisable est la distance qui sépare la pointe du c8ne de la surface de l'eau (laquelle a baissé de 1 m.), soit : (52-20)+ 1= 33 m. L'énergie potentielle est de : 362.000 x 33 = 11.946.000 kgm 11.946.000 x 9,8 = 117.070.800 j. d) Puissance - Si la descente s'effectue en 60 secondes, on a 117 .070.800 = 1.951.180 w la Comme la descente se produit 1 fois par cycles, il se produira des temps morts si la durée totale des opérations est plus grande que le temps de chute. Il faudra donc disposer plusieurs hydropulseurs en série en synchronisant l'alternance de leurs mouvements de manière à aboutir à une rotation régulière et continue. Si par exemple l'ensemble des opérations demande quatre minutes pour une descente de 60 secondes, il faudra construire quatre hydropulseurs. Un arbre à volants reçoit le mouvement continu et le transmet à des alternateurs. Selon l'exemple choisi, la puissance totale de cette installation atteindrait, compte non tenu dn travail dépensé : 1.950.200 x 60 x 60 = 7 x 109 kwh 90) Fonctionnement en circuit fermé - I1 n'est que le corollaire de ce qui précède, llhydropulseur pouvant fournir, outre un gain d'énergie déterminé, la quantité supplémentaire d'énergie nécessaire à son fonctionnement. L'INDUSTRIALISATION Lthydropulseur est utilisable dans tous les cas où il peut être pourvu aux besoins en énergie sous la forme de l'énergie électrique. Dans cette mesure, il est substituable aux combustibles actuellement employés : charbon, pétrole, gaz naturel, matières fissiles. Les installations seront de préférence du type centrales thermiques ou thermo-nucléaires dont elles peuvent aisément égaler ou surclasser la puissance. Comme elles sont sans nuisance aucune, le choix du site ne dépend que des seules exigences de la consommation. La quantité d'énergie susceptible d'être produite est illimitée. Le prix de revient prévisible d'un procédé qui ne consomme rien ne peut être qu'infime. A cet égard, aucune autre technique n'est, et de très loin, en mesure de le concurrencer. Ia production d'énergie est indépendante de tous approvisionnements. Ia différenee entre pays producteurs et pays consommateurs se trouve supprimée. I1 a été observé que ces hausses de prix du pétrole et le recours à l'énergie nucléaire aggraveraient la distorsion entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement. L'hydropulseur renverserait cette tendance, accessible qu'il est aux peuples les plus démunis, par la relative simplicité-de sa technique et le bas prix de l'énergie qutil procure. REVEIEDICATION Llhydropulseur est un système d'appareils utilisant en corrélation la poussée dtArchimède, la loi de Pascal, la force d'inertie et la pesanteur, et permettant une propulsion verticale indéfiniment répétée d'une masse dont la chute fournit de l'énergie cinétique, la quantité de travail produit étant plusieurs fois supérieure à la quantité de travail dépensé pour le fonctionnement dudit système. I1 est caractérisé - 1 - par un bassin couvert muni d'aérateurs divisé en deux zones concentriques par des cloisons partlel- les, supérieure et inférieure, enserrant -203 des vannes pivotantes formant, en se rabattant, des conduites forcées -30- dans lequel flotte un cylindre droit terminé en cône -40- se déplaçant verticalement à l'intérieur d'un autre cylindre droit ouvert, d'un diamètre très légèrement plus grand, scellé sur le bassin -50- par un appareil de pompage remontant l'eau dans la couronne séparant les deux cylindres -6 - des butées d'arrêt immobilisant le cylindre intérieur durant le'remplissage de la couronne et réglant les propulsions -70- un appareillage de suspension retenant le cylindre intérieur parvenu au sommet de sa course et réglant les temps de chute 80- des tuyères à turbine imprimant à l'eau du bassin un mouvement continu de rotation, les vannes utilisant la force d'inertie pour diriger l'eau vers le centre et maintenir la couronne quand le cylindre intérieur est propulsé -90- un ensemble de treuils reliés par des cibles au cylindre intérieur qui les fait tourner quand il redescend, le mouvement étant transmis par les tambours à un volant actionnant des alternateurs -10 - un ensemble d'hydropulseurs disposés en série et à mouvements synchronisés.