La présente invention se rapporte à la technique d'amplification des sons et son application à la correction des déficiences auditives résultant de dommages à la structure neuro-sensorielle de oreille humaine, et elle concerne plus particulièrement la correction des insuffisances de perception et de compréhension du langage parlé par une personne. La présente invention est basée sur des principes en rapport avec ceux décrits dans la demande de brevet français nO 72 12 620 du 11 avril 1972 au nom de la Demanderesse. La présente invention est également apparentée à la demande de brevet français NO 73 06707 et à la demande de brevet français N" 73 06708, toutes deux du 26 février 1973 et au nom de la Demanderesse. Toutes les demandes précitées sont incorporées au présent mémoire à titre de référence. La perte d'audition neuro-sensorielle est généralement considérée comme le type le plus fréquent d'handicap auditif observé aux Etats-Unis dTAmérique ainsi que dans d'autres pays civilisés. Elle constitue une entrave importante à une communication suffisante pour 5 % à 10 % de la population totale des Etats-Unis et pour plus de 50 X de la population Sgée de plus de 60 ans. Par tailleurs, on s'attend à ce que ces proportions augmentent en liaison avec les augmentations continues des niveaux de bruit ambiant et de I'espérànce de vie dans notre sociSté. Les altérations neuro-sensorielles peuvent provenir d'une ou plusieurs causes, comprenant - mais sans que cette énumération soit limitative - les facteurs génétiques et héréditaires, les maladies virales, des produits toxiques déterminés, des troubles circulatoires, des traumatismes physiques particuliers et une exposition excessive aux bruits. Toutefois, quelle que soit la cause principale, les cellules sensorielles à l'intérieur des organes d'audition ou de leurs unités neurales associées sont endommagées dans une certaine mesure et sont rendues partiellement ou totalement incapables de jouer leur rôle respectif dans le traitement de l'information auditive. On ne peut remédier à cette forme de dommage par les techniques médicales ou chirurgicales actuellement connues et la probabilité de découverte de techniques efficaces dans un avenir prévisible apparat assez réduite.Par conséquent, dans pratiquement tous les cas de pertes de l'audition d'origine neuro-sensorielle, l'amplification des sons incidents représente le seul procédé possible de rétablissement d'une audition suffisante. La diminution de l'audition résultant de dommages neuro-sensoriels est en général variable irré gulièrement en fonction de la fréquence, étant plus importante pour des régions particulières de la gamme des fréquences audibles. L'audition de sons dans la région supérieure a 1 000 Hz est souvent plus altérée que l'audition des sons audessous de 1 000 Hz, bien que cela ne soit en aucun cas une observation universelle. La conséquence finale d'une sensibilité irrégulière de oreille pour diverses parties du spectre des fréquences auditives est une distorsion affectant la perception de sons complexes, c'est-à-dire de sons constitués par un certain nombre de fréquences différentes. Un certain taux de distorsion des sons complexes est tolérable, mais les informations connues ne permettent pas de donner des indications précises sur le taux maximal pour chaque type de distorsion qui peut exister sans gêner sensiblement une reconnaissance exacte des sons. Un grand nombre de sons complexes, par exemple, ne demandent pas une grande puissance d'analyse au'système d'audition, si bien que me me un tel système assez gravement altéré peut donner une interprétation suffisante de ces sons. En langage audiologique, le mot "discrimi nation désigne l'aptitude de l'oreille a analyser des ensembles de sons incidents et d les interpréter convenablement. La capacité d'analyse peut baisser a un stade quelconque du phénomène d'audition, en général dans les organes d'audition, ou les neurones du premier ordre, à cause de dommages occa sionnés à ces structures. Etant donné que l'oreille doit pouvoir atteindre divers degrés de discrimination, variant d'une discrimination très grossière a une discrimination très précise, sa capacité d'analyse peut être mesurée par des essais qui demandent des discriminations auditives de difficulté progressivement croissante jusqu'à ce qu'une insuffisance apparaisse. Parmi les discriminations les plus difficiles demandées à l'oreille humaine, on peut citer celles nécessaires a une interprétation exacte de la parole, en particulier de la parole en présence de bruit. Etant donné l'importance fondamentale de la communication parlée, il est évident quine inaptitude chronique à comprendre ce que les autres hommes disent peut influer profondément sur le bien-être social, économique et culturel d'un individu. Des essais de discrimination de la parole sont couramment utilisés, par conséquent, pour obtenir une évaluation réaliste de la capacité fonctionnelle d'audition quotidienne d'une personne. Chacun des phénomènes d'un mot parlé est un son complexe constitué par plusieurs fréquences groupées dans une région plus ou moins bien définie. Si la sensibilité de l'oreille a été altérée sélectivement dans une bande particulière de fréquences, les sons de la parole ou leurs composantes situes dans cette bande sbnt entendus avec une intensité réduite ou même pas du tout. Une altération dans plusieurs bandes de fréquences aggrave cette difficulté et est probablement responsable dans une large mesure des principaux sujets de plainte des individus atteints d'une perte d'audition neuro-sensorielle, à savoir qu'ils peuvent entendre la voix d'une personne qui parle mais ne peuvent comprendre ce qu'elle dit.Le mécanisme qui inhibe cette compréhension peut être constitué par des réponses non linéaires qui créent des produits d'intermodulation et des harmoniques qui peuvent provoquer des interactions avec les composantes spectrales désirées de la parole. Sur la base de l'information ci-dessus, il semblerait parfaitement raisonnable de traiter la perte d'audition neuro-sensorielle par une amplification sélective du spectre acoustique, c'est-à-dire de réaliser une amplification seulement dans les bandes de fréquences dans lesquelles l'audition est déficiente et seulement en fonction de cette déficience. Par conséquent, la valeur finale d'une amplification sélective du spectre repose sur l'utilisation de procédés appropriés pour mesurer le degré de déficience auditive dans les diverses bandes de fréquences et, par ailleurs, sur la réalisation d'un appareil portable qui soit parfaitement capable de réaliser une amplification destinée à corriger les déficiences mesurées.Etant donné les insuffisances existantes à ces deux points de vue, le principe de l'amplification sélective a acquis une mauvaise réputation eS c'est pour cela que l'industrie des prothèses auditives a adopté les audiogrammes de seuil établis en relevant le seuild'audi- tion des sons purs (fréquence unique) comme critère de mesure et a produit des prothèses auditives incapables de réaliser une émission acoustique appropriée dans chaque partie du spectre des fréquences auditibles. Actuellement, un audiogramme est une courbe établie en relevant le seuil absolu d'audition d'un individu pour une série de sons purs, en général dans la bande 250 Hz-8 000 Hz, échantillonnés à intervalles d'une octave en admettant que les seuils des sons dans une octave sont placés sur la courbe d'ensemble constituant l'audiogramme. Cependant, on peut démontrer que des écarts très marqués de cette courbe d'ensemble peuvent exister aux fréquences intermédiaires, c'est-à-dire aux fréquences entre des sons purs séparés par un intervalle d'une octave. La raison d'être de l'utilisation de mesures de seuil se perd dans le passé, mais il est très in téressant de noter qu'un procédé analogue de mesure des seuils visuels pour les lumières monochromatiques (d'une seule couleur) n'est jamais mis en oeuvre pour mesurer l'acuité visuelle de l'oeil ou pour prescrire des verres de lunettes. En fait, une étude minutieuse des types de mesures qui contribue-nt véritablement à guider l'étude des caractéristiques d'une prothèse auditive particulière suggère que la courbe des seuils pour les sons purs est pratiquement inutilisable pour diverses raisons A) Dans la vie quotidienne, certains individus réagissent seulement aux sons d'intensité supérieure au seuil étant donné que ce sont les sons les plus importants.Pour les applications pratiques, les sons correspondant au seuil sont negligeables. B) La forme d'une courbe de seuil d'un individu est nettement différente de la forme de ses courbes d'intensité sonore égale au-dessus du seuil ou des courbes de niveau d'audition confortable. C) La reconnaissance par un individu de phénomènes complexes ou de leurs combinaisons sous forme de mots parlés est quasiment sans aucune relation avec sa sensibilité auditive pour les sons purs isoles. Le réglage de l'émission des sons dans les prothèses auditives actuelles est habituellement réalisé en agissant sur la réponse en fréquence, qui se rapporte à l'émission des sons par un système de transmission acoustique pour chacune des fréquences comprises dans sa bande passante quand le niveau d'entrée est maintenu constant pour toutes les fréquences. Une représentation graphique de la réponse en fréquence d'un ensemble est dénommée caractéristique, ou courbe, de réponse. Les constructeurs prétendent en général qu'ils sont capables de réaliser des prothèses auditives donnant toute réponse en fréquence demandée ; mais cela ne semble pas etre le cas en pratique étant donné qu'il existe des limitations bien définies aux largeurs de bandes et aux courbes de réponse des prothèses auditives actuelles. En pratique, les constructeurs utilisent des ensembles de composants qui conduisent à un choix limité des courbes de réponse et choisissent simplement la courbe nul rrespond le mieux au critère choisi qui, Comme on l'a indiqué ci-dessus, est en général un audiogramme établi en relevant le seuil d'audition. Un commentaire additionnel est à considérer comme une préface à des idées inventives particulières sur lesquelles repose la présente invention. On reconnait en général qu'une oreille avec une perte d'audition neurosensorielle est très sensible aux surcharges, c'est-à-dire que, bien qu'elle puisse être relativement insensible aux sons d'intensité faible ou modérée, elle est hypersensible aux sons d'intensité plus grande(c'est-à-dire a une caractéristique de réponse non linéaire).Cet état de choses limite la gamme de fonctionnement utile de 1'orseille, dénommée "dynamique" de l'oreille, autrement dit, ltecart en décibels entre l'intensité minimale pour laquelle un son est perçu à coup sùr (seuil abso-lu) et la limite supérieure d'intensité correspondant à l'audition confortable de ce son (seuil de sensation douloureuse). Alors que la dynamique d'une oreille normale est de l'ordre de 100 dB, celle d'une oreille avec altération neuro-sensorielle peut être de 10 ou 15 dB seulement, en général dans une portion limitée du spectre de fréquences. Par conséquent, pour qu'une oreille altérée fonctionne de façon satisfaisante, la gamme entière d'intensités des sons du monde extérieur doit être limitée d'une manière quelconque pour l'adapter à une fenêtre d'intensité acoustique anormalement étroite, et cette limitation doit conduire à une réduction au minimum des produits d'intermodulations, harmoniques, etc... qui produiraient une distorsion. Sans cette limitation, l'oreille est facilement surchargée, ce qui conduit à des désagréments psychologiques ou physiques et à une déformation de l'ensemble des sons incidents. Les conséquences d'une surcharge sont connues depuis de nombreuses années, et des dispositifs de compression des signaux émis sont largement utilisés sur les prothèses auditives actuelles. Toutfoia, ces dispositifs fonctionnent sans exception sur une large bande de fréquences, si bien que lorsqu'une fréquence composante d'un signal atteint un niveau critique prédéterminé, la totalité de la bande passante de la prothèse auditive est comprimée. Par conséquent, les composantes d'intensités inférieures à l'intensité critique sont inutilement affaiblies. L'évaluation des facteurs applicables a conduit à I'évolution dè-ieurs idées inventives intéressant des appareils et des procédés perfectiS pour mesurer et décrire les déficiences auditives dans le but de prescrire une amplification corrective avec des procédés et des appareils perfectionnés pour réaliser cette amplification corrective sous une forme pratique et portable. On a signalé ci-dessus que des tentatives de corriger la diminution d'audition d'un sujet en ajustant la réponse en fréquence d'un système d'amplification acoustique de manière que cette réponse soit le reflet du seuil d'audition absolue du sujet sont le plus souvent vaines, tout simplement parce que les êtres humains ne prêtent pas attention aux excitations de niveau correspondant au seuil dans les cas d'écoute de la vie réelle.Seules les excitations de niveau supérieur au seuil ont de 11 importance pour le sujet, et il est bien connu que la réponse en fréquence de l'oreille aux excitations de niveau supérieur au seuil est nettement différente de sa réponse aux excitations de niveau correspon dant au seuil. Théoriquement,un système d'amplification acoustique destiné à corriger la diminution d'audition doit avoir une réponse en fréquence qui varie de telle manière qu'elle convienne pour les excitations de faible amplitude quand des excitations de faible amplitude sont présentes et pour les excitations de grande amplitude quand des excitations de grande amplitude sont présentes.En ce qui concerne ces ap plications pratiques, la présente invention est destinée principalement, mais non exclusivement, aux personnes qui ont une perte d'audition relativement faible dans les bandes de fréquences inférieures et moyennes, et une perte d'audi tion relativement importante dans la région des fréquences plus élevées. Ce schéma est le plus répandu parmi tous les types connus de diminution d'audition et, étant donné la diminution relativement importante de sensibilité aux fré quences élevées, la dynamique est necesiremenb réduite ont fréquences élevées. Ceci signifie qu'il y a une gamme plus restreinte d'intensités utilisables pour l'amplification entre le seuil absolu et le seuil de sensation douloureuse. Le mémoire descriptif ci-après décrit, en référence au dessin annexé, une forme de réalisation de Itinvention comprenant un système de correction électronique avec les possibilités ci-après a) Fractionnement du spectre des fréquences ~audibles en deux ou plusieurs bandes de fréquence adjacentes par l'utilisation de circuits de filtrage. La largeur et l'em- placement de ces bandes sont réglables. Leurs caractéristiques peuvent être réglées-de façon à les adapter étroitement à la courbe de réponse nécessaire pour le sujet. Cette courbe peut etre déterminée par le procédé décrit dans la demande de brevet français N 73 06708 précitée. b) Réglage spécial et individuel de l'in tensité, ou commande de volume, associé à chacune des bandes de fréquences d-éfinies en a) ci-dessus. c) Compression spéciale et ajustable séparément d'amplitude à la sortie associée à chacune des bandes définies en a) ci-dessus. d) Conversion électromécanique de signaux traités électroniquement en signaux acoustiques, cette conversion étant réalisée dans le canal d'audition extérieur du sujet étudié. e) Préamplification et mélange des signaux d'entrée pour un réglage d'amplitude dans une bande large. On décrit par ailleurs un procédé d'ajustement d'une prothèse pour corriger les déficiences auditives de personnes ayant une audition insuffisante, à mettre en oeuvre par des techniques électroniques. Les figures ci-apres du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut etre réalisée. La figure 1 est un schéma fonctionnel représentant un appareil selon l'invention pour réaliser une amplification correctrice. La figure 2 est un exemple de schéma des circuits de l'appareil de la figure 1. La figure 3 est un schéma d'un filtre passehaut. La figure 4 est un schéma d'un filtre passebande. La figure 5 est un schéma des circuits pour un type d'amplificateur-sommateur. La figure 6 représente des courbes de réponse de filtres passe-haut. La figure 7 représente des courbes de réponse de filtres passe-bas. La figure 8 représente un schéma d'ensemble d'un-appareil pour la mise en oeuvre d'une méthode d'essai selon l'invention. La figure 9 est un schéma d'ensemble d'un appareil pour mettre en oeuvre cette méthode d'essai et représente plus en détail une prothèse auditive "maitre" faisant partie de l'ensemble représenté sur la figure 8. La figure 1 représente le principe d'une prothèse auditive qui peut être utilisée pour reproduire la courbe de réponse nécessaire à un sujet. La prothèse auditive ainsi réalisée doit être portable et elle peut être aussi petite que possible et facilement adaptable à la construction sous une forme miniaturisée portable. Les composants de base d'une telle prothèse auditive comprennent un transducteur, par exemple un microphone céramique miniature 11, associé à un amplificateur à transistor à effet de champ et faible bruit incorporé. Un ensemble semblable à l'appareil "Knowles BL-1617" peut être utilisé sans difficulté comme étage transducteur approprié. Cet ensemble a une réponse en fréquence acceptable de moins de 100 Hz à plus de 8 000 Hz, mesurée par les procédés normalisés concernant les microphones de prothèse auditive.Le microphone 11 est de ce type et son amplificateur associé à transistor à effet de champ (TEC) est alimenté par une source de courant continu de 1,3 V. La sortie du microphone 11 est raccordée à une entrée d'une commande automatique de gain (CAG) 12 à large bande. La sortie de la CAG à large bande est raccordée à ltentrée d'un préamplificateur 13. Ce préamplificateur 13, comme connu, peut comporter un circuit intérieur compensé, par exemple un amplificateur opérationnel intégré semblable à l'amplificateur "Fairchild 776". Le préamplificateur 13 peut précéder la CAG 12 à large bande sans modifier les résultats obtenus. Le préamplificateur 13 peut être aussi une partie intégrante de la CAG 12 à large bande. La sortie du préamplificateur 13 est reliée à l'entrée d'une commande 14 de gain uniforme et à l'entrée d'une CAG 15 de filtre. La sortie de la CAG 15 de filtre est reliée à entrée d'un réseau de filtres 16 qui est de préférence un réseau de filtres actifs. Ledit réseau 16 comprend un ensemble de filtres, par exemple un filtre passe-haut (voir figure 3) ou un filtre passe-bande (voir figure 4) et est constitué de préférence par plusieurs filtres ou types de filtres de manière à obtenir une souplesse suffisante pour réaliser une compensation ou correction individualisée de l'audition. La CAG 12 à large bande réalise une compression dans l'ensemble du spectre acoustique (pour empêcher les signaux sonores intenses de produire une sensation douloureuse et/ou une saturation de l'amplificateur), et la CAG 15 de filtre réalise un réglage additionnel de la compression dans une partie prédéterminée du spectre acoustique qui est fonction du filtre 16 choisi.Par conséquent, l'ensemble des deux CAG 12 et 15 accomplit deux fonctions : 1) il évite une sensation douloureuse et/ou une saturation de l'amplificateur et 2) il diminue l'amplification aux fréquences élevées pour les sons très intenses. Les demandes de brevet français os 73 06707 et 73 06708 précitées indiquent l'importance de l'adaptation de la courbe du filtre à la courbe d'intensité sonore correspondant au niveau de la conversation d'un sujet et non à sa courbe de niveau de seuil. Par conséquent, la CAG 15 permet de réaliser en même temps l'adaptation à ces deux courbes. La CAG 15 et le réseau de filtres 16 peuvent être interchangés sans modifier le comportement. La sortie de la commande 14 de gain uniforme est raccordée à une première entrée d'un amplificateur sommateur 17. La sortie du réseau de filtres 16 est raccordée à une seconde entrée de l'amplificateur sommateur 17. Les signaux appliqués aux première et seconde entrées de l'amplifi- cateur sommateur 17 sont ajoutés linéairement dans l'amplifica- teur sommateur 17. La sortie de l'amplificateur sommateur 17 est reliée à une entrée d'une commande 18 de volume qui atténue les signaux de sortie de l'amplificateur sommateur 17 avant d'appliquer les signaux à un écouteur magnétique miniature 19.La sortie de l'amplificateur sommateur 17 est aussi raccordée à une entrée d'un détecteur régulateur automatique de gain 60, dont la sortie est elle-même reliée à une seconde entrée de la commande de gain automatique 12 à large bande et à une seconde entrée de la commande automatique de gain 15 du filtre. Lorsque l'appareil fonctionne, une source de- courant continu, constituée par une batterie rechargeable ou de longue durée, permet d'appliquer les signaux d'entrée acoustiques provenant du microphone 11 à la CAG 12 à large bande. Le préamplificateur 13, et la commande automatique de gain 12 à large bande associée, amplifient et compriment l'amplitude des signaux provenant du microphone 11 et attaquent la commande automatique de gain CAG 15 et la commande 14 de gain uniforme 14. La commande automatique de gain 15 comprime les amplitudes des signaux filtrés dans une proportion déterminée par le détecteur régulateur automatique de gain 60. Le réseau de filtres 16 est conformé en un filtre passe-bas ou passe-haut actif, suivant les difficultés d'audition du sujet, qui est déterminé par un procédé décrit plus loin. Les deux signaux provenant de la commande 14 de gain uniforme et du reseau de filtres 16 sont tous deux appliqués à l'amplificateur sommateur 17 pour être ajoutés et attaquent l'écouteur 19 en passant par la commande 18 de volume. Le détecteur 60 régulateur automatique de gain échantillonne la sortie de l'amplificateur sommateur 17 afin d'appliquer des signaux de commande à la commande automatique de gain 12 à large bande et à la commande automatique de gain 15 du filtre pour commander la compression elobale et la compresion par le filtre. La prothèse auditive portable décrite dans le présent mémoire permet une considérable réduction des dimensions. La facilité de réparation, la robustesse et l'isolement vis-ss-vis de l'eau des circuits électroniques peuvent être réalisés facilement. Un bloc attrayant et compact destiné à être placé derrière l'oreille peut etre réalisé de telle manière que l'ensemble des circuits étudiés dans le présent mémoire soit facile à adapter aux techniques connues des circuits intégres. En référence à une étude plus précise des circuits électroniques utilisés, la figure 2 représente l'en- semble miniature à microphone céramique qui comprend un amplificateur incorporé à transistor à effet de champ à faible bruit et qui est utilisé comme transducteur d'entrée. Les signaux d'entrée reçus par le microphone 11 sont transmis par la commande automatique de ain 12 à large bande à une entrée d'un amplificateur opérationnel qui joue le rôle du préamplificateur 13. Le signal de sortie du préamplificateur 13 est transmis par la commande automatique de gain 15 du filtre à l'entrée d'un circuit d'attaquel6A de ce filtre. La sortie du préamplificateur 13 est également reliée à la commande 14 de gain uniforme.Le signal d'entrée du réseau de filtres 16 provient du circuit d'attaque l6Adu filtre et ce filtre est relié à son tour à l'entrée d'un amplificateur opérationnel jouant le rôle de l'amplificateur sommateur 17. Une seconde entrée de l'amplificateur sommateur 17 est reliée à la commande 14 de gain uniforme. La sortie de l'amplificateur sommateur 17 est reliée à la commande de volume 18 qui est reliée à son tour au récepteur 19. La sortie de l'amplificateur sommateur 17 est également reliée d l'entrée d'un potentiomètre 60A faisant partie de la commande automatique de gain qui est reliée à l'entrée d'un circuit 60B détecteur de crête, l'ensemble de ces deux circuits constituant le détecteur régulateur automatique 60 de gain. Les aCplificateurs opérationnels de la figure 2 peuvent être des appareils connus tels que le "Fairchild 776", qui est alimenté sous 2,7V ; ou bien des appareils qui sont alimentés par un seul élément de pile sous 1,3V ou bien un nombre quelconque d'éléments semblables. Le circuit de la figure 2 comporte de préférence un écouteur magnétique miniature 19 à la sortie de l'amplificateur sommateur 17. Divers écouteurs magnétiques miniatures peuvent être reliés à un circuit d'attaque d'une prothèse auditive, suivant les besoins du sujet, c'est-à-dire que pour des personnes nécessitant des sons plus intenses, on peut utiliser des écouteurs avec une plus grande membrane. Les étages d'attaque décrits peuvent également attaquer des écouteurs plus petits capables d'être placés entièrement dans le tuyau de l'oreille. Sur la figure 2, l'entrée négative de l'amplificateur 17 est utilisée pour sommer les deux signaux provenant respectivement de la commande de gain uniforme 14 du réseau de filtres 16. On réalise ainsi une sommation avec la même polarité, ou addition. Si l'on utilise un amplificateur opérationnel avec des entrées différentielles, il est également possible de sommer l'entrée du réseau de filtres 16 par l'entrée négative (avec inversion) et entrée de la commande 14 de gain uniforme par l'entrée positive (sans inversion) de manière à réaliser une sommation à polarité inverse (soustraction) comme l'indique la figure 5. Le mode de sommation utilisé est fonction des caractéristiques du filtre. Sur la figure 5, le signal d'entrée provenant de la commande à gain uniforme est appliqué à l'entrée positive (sans inversion) de l'amplificateur sommateur 17 et le signal d'entrée (ou les signaux d'entrée) provenant du filtre (ou des filtres) est transmis (sont transmis) à l'entrée négative (avec inversion) de cet amplificateur. Ceci permet d'obtenir une réponse en fréquence plus régulière quand on utilise certains types de filtres. La figure 3 représente un filtre passe-haut à six pôles, comprenant trois amplificateurs opérationnels 25, 26 et 27 et constituant un filtre actif. Dans un filtre approprié, la fréquence de coupure doit pouvoir etre placée n'importe où entre 200 et 10 000 Hz. La fréquence de coupure est déterminée avec précision par l'ajustement des résistances appropriées (28, 29 et 30) et le coefficient de surtension Q de chaque dipôle est déterminé en ajustant les résistances appropriées (31, 32 et 33). La sortie du filtre passe-haut est sommée, linéairement à la sortie de la commande à gain uniforme dans l'amplificateur sommateur, comme on l'a indiqué ci-dessus. La figure 4 représente un filtre passe-bande à six pôles comportant trois amplificateurs opérationnels 34, 35 et 36, qui est donc un filtre actif. Comme pour la figure 3, chaque filtre peut être réalisé de façon que sa fréquence médiane puisse etre placée entre 200 et 10 000 Hz. Cette fréquence médiane est déterminée avec précision par ajustement des résistances appropriées (37 > 38 et 39) et le coefficient de surtension Q de chaque élément à deux pôles (ou dipôle) est déterminé par ajustement des résistances appropriées (40, 41 et 42). La sortie du filtre passe-bande et la sortie de la commande à gain uniforme Cont sommées linéairement dans l'amplificateur-sommateur, de la manière décrite ci-dessus. Comme sur la figure 3, les filtres utilisés peuvent avoir un gain de O dB à 40 dB ou plus. Un gain type serait de 30 dB. Les figures 6 et 7 représentent respectivement les courbes de réponse des filtres passe-haut et passebas. De plus, les figures 6 et 7 représentent la manière dont le gain uniforme peut être réglé en fonction du gain du filtre. Une fois que le filtre a été réglé, on obtient une réponse en fréquence bien définie. La commande à gain uniforme constitue un procédé commode pour élever ou abaisser la partie à gain uniforme des courbes des figures 6 et 7 en fonction de la valeur du gain du filtre. Les figures 6 et 7 représentent respectivement deux réglages différents de la commande à gain uniforme. Les réglages de cette commande correspondent à des gains voisins de 30 et 40 dB. Le réseau de filtres 16 de la figure 2 peut être constitué par des éléments à deux pôles, trois pôles, quatre pôles, cinq pôles, six pôles ou plus, par des filtres passe-haut ou passe-bande ou des combinaisons de ceux-ci pour obtenir la réponse souhaitée. Le nombre de pôles est d'autant plus grand que la pente des courbes caractéristiques du filtre est plus élevée. En référence au schéma fonctionnel du système (figure 8), dans le mode fonctionnement (OPR) > une source 40 de sons purs (par exemple du type "Wavetek 135" est raccordée par un commutateur 51 à une entrée d'un générateur d'impulsions 41 dont la sortie est elle-même reliée à l'entrée d'un modulateur en amplitude 42. Le générateur d'impulsions 41 découpe le son provenant de la source 40 à une fréquence voisine de 2 Hz, avec un cycle de travail de 50 %. Le modulateur d'amplitude 42 fait varier l'amplitude du son pur, provenant du générateur d'impulsions 41, exponentiellement en fonction du temps (ou avec une tension de commande continue) à raison d'environ 2 dB/s, en croissant si un interrupteur à main associé 43 n'est pas enfoncé. Le modulateur en amplitude 42 a une dynamique de 120 dB dans le but de parcourir la quasi-totalité de la gamme d'audition de l'oreille humaine (qui correspond en énéral à une différence de pression sonore de 134 à 140 dB entre 0 et 1 kHz). Le modulateur en amplitude 42 est relié à une première entrée d'un amplificateur sommateur 44, dont la sortie est reliée à l'écouteur 45 d'un sujet. Une tension continue qui est proportionnelle au logarithme de l'amplitude du son pur est appliquée à l'entrée Y d'un enregistreur XY 46, dans le mode fonctionnement (OPR), par un commutateur 61. Un enregistreur XY 46 approprié est l'enregistreur "Esterline Angus XY 8511". Une seconde sortie de la source 40 de sons purs, d'où sort un signal proportionnel au logarithme de la fréquence du son pur, est raccordée à l'entrée X de l'enregistreur XY 46. La source 40 de son pur est réalisée de façon à balayer automatiquement et exponentiellement l'intervalle de fréquence 100 Hz - 10 000 Hz à une vitesse de balayage d'environ une octave par minute. Dans le mode calibrage (CAL), le signal de sortie de la source 40 de son pur est transmis par le commutateur 51 à une entrée d'un atténuateur 47 qui atténue le son à transmettre à une entrée de la prothèse auditive maître 49, par un commutateur 52 (avec un mode "champ acoustique et un mode "son d'essai"). La sortie de la prothèse auditive maître 49 est reliée dans les modes "calibrage" et "son d'essai", par un commutateur 62 (avec un mode champ acoustique et un mode "son dtessaitt) à une entrée du convertisseur logarithmique 50.Ce convertisseur logarithmique 50 applique, en passant par le commutateur 61, à entrée Y de l'enregistreur XY 46 une tension continue correspondant au logarithme de l'amplitude du son pur émis par la prothèse auditive maître 49. Si la source 40 de son pur est réglée sur "balayage", la réponse au signaux provenant de la prothèse auditive maître 49 est tracée sur l'en- registreur XY 46. La figure 9 représente des détails de la prothèse auditive maître 49. Un microphone céramique 48 qui comprend un transistor à effet de champ incorporé est relié à l'en- trée d'un preamplificateur 53 de microphone faisant partie de la prothèse auditive maître 49 quand le commutateur 52 est dans la position correspondant au mode "champ acoustique". Le préamplificateur 53 amplifie les signaux avant qu'ils n'atteignent un réseau de filtres. Les signaux provenant de la sortie du préamplificateur 53 suivent deux itinéraires, l'un passant par le circuit constitué par les filtres 54, 55 et 56 et l'autre passant par un atténuateur 59 à gain uniforme. Les sorties des filtres 54, 55 et 56 (trois filtres sont choisis pour la commodité. de la représentation) sont reliées aux entrées d'un ensemble 57 sélecteur de filtre et/ou atténuateur(s). Pour l'ensemble 57 faisant partie de la prothèse auditive maître 49, on peut choisir un filtre unique ou, sur une autre prothèse auditive maître, on peut affaiblir séparément les signaux de sortie de chaque filtre faisant partie d'un groupe. La sortie (ou les sorties) de l'ensemble 57 est (sont)reliée(s) à une première entrée d'un amplificateursommateur 58, et une sortie de l'atténuateur 59 à gain uniforme est reliée à une seconde entrée de l'amplificateur sommateur 58. Les signaux ayant suivi les deux itinéraires mentionnés cidessus parviennent à l'amplificateur sommateur 58 et, à la sortie de celui-ci, sont transmis par le commutateur 62, suivant le mode "champ acoustique", et par un amplificateur sommateur 44 à un écouteur associé, tel que l'écouteur 45 du sujet, le tout de la manière représentée sur la figure 8. En fonctionnement, et en référence à la figure 8 pour le mode "fonct-ionnement", dans le but d'obtenir une courbe de seuil absolu d'audition, l'excitation d'essai provenant de la source 40 de son pur est un son pur de fréquence croissant graduellement à partir d'environ 200 Hz jusqu'à 10 000 Hz, pulsé à raison de 2 impulsions par seconde par le générateur d'impulsions 41. Le sujet règle l'intensité du son à l'aide de l'interrupteur 43 à main ou d'un appareil analogue. Le sujet fait diminuer l'intensité du son jusqu'à ce qu il devienne juste inaudible et, immédiatement après, il augmente l'intensité de ce son jusqu'au niveau où il est tout juste audible, et recommence continuellement ces opérations à mesure que la fréquence du son augmente progressivement. Les résultats sont facilement enregistrés à l'encre sur un papier semi-logarithmique et fournissent des informations concernant le seuil absolu pour un son pur en fonction de la fréquence dans l'enregistreur XY 46. Pour obtenir des informations concernant le niveau de sensation douloureuse de l'auditeur pour les sons purs, on utilise les myomes excitations d'essai que pour obtenir l'information concernant le seuil absolu d'audition. Le sujet utilise à nouveau (voir figure 8, mode fonctionnement) l'interrupteur 43 à main pour régler l'intensité du son. Le sujet fait croître l'intensité du son jusqu a niveau de sensation nettement douloureuse et, immédiatement après, il diminue l'intensité de ce son jusqu a un niveau qui est supportable, et recommence continuellement ces opérations à mesure que la fréquence du son augmente graduellement. Les résultats sont enregistrés à l'encre sur du papier semilogarithmique avec l'enregistreur XY 46 et fournissent des informations concernant l'intensité,en fonction de la fréquence, qui produit une sensation douloureuse pour l'auditeur. D'après les résultats observés constitués par les courbes de seuil absolu et de sensation douloureuse pour l'auditeur, obtenus de la manière indiquée ci-dessus, un régleur de prothèse auditive choisit un réseau de filtres dont le type (par exemple passe-bande ou passe-bas) et la bande de fréquences correspondent à l'ensemble de la bande d'audition déficiente. Ce filtre (par exemple 54, 55 ou 56 sur la figure 9), ou une combinaison de filtres, est choisi au- départ pour réaliser dans l'ensemble une amplification correctrice par échelons dans la bande d'ensemble de fréquencoequi nécessite une'amplification. Pour déterminer plus précisément la bande de fréquences et procéder au choix du type, en ce qui concerne les filtres, on peut utiliser les deux courbes sus-mentionnées pour déterminer la courbe de réponse nécessaire pour le sujet, d'une manière décrite dans la demande de brevet français nO 73.06 708 précitée. En référence à la figure 9, pour le mode champ acoustique, l'écouteur est couplé à l'oreille du sujet par un moulage d'oreille réalisé sur commande, ou analogue. L'excitation appliquée au microphone 48 est un assemblage de mots continus enregistré, de préférence un court paragraphe qui est répété. On demande au sujet de formuler un jugement entralnant un choix, alors que le régleur présente par paires les paramètres de la prothèse auditive maître. Les filtres individuels (par exemple 54, 55 et 56) peuvent être en nombre quelconque possible, de manière à subdiviser la large bande de fréquence choisie en bandes plus étroites. Par exemple, le sujet écoute pendant un bref intervalle de temps l'ensemble de mots continus avec la prothèse auditive maître équipée d'un filtre passe-haut 54, 55 ou 56, et ensiii, pondallt un court intervalle semblable, un assemblage de mots continus avec la prothèse auditive maître équipé d'un autre filtre passe-haut 54,55 ou 56. Le sujet doit ensuite choisir quel état de choses était le meilleur. En utilisant une comparaison par paire semblable entraînant un choix, on détermine l'état de choses optimal pour chaque paramètre. La prothèse auditive maître 49 est alors réglée, et on a recours au mode calibrage de la figure 8 pour enregistrer sur l'appareil 46 la prescription finale ou les courbes finales à partir desquelles le régleur détermine la combinaison de filtres, de gain des filtres et de gain uniforme qui donnera les résultats qualitatifs optimaux et qui sera mise en place dans un système semblable à celui de la figure 1 sous la forme d'un seul réseau de filtres. On relie ensuite le sujet à une prothèse auditive appropriée, telle que la prothèse auditive maître 49 dont les paramètres ont été ajustés de la manière décrite ci-dessus. Un essai comportant des mots formés enregistrés, tel que l'essai d'audition 'tCID W 22" est ensuite effectué à un niveau sonore correspondant à la conversation, par exemple une pression sonore de 65 dB, et on note 'les résultats obtenus par le sujet pour cet essai. Si les résultats obtenus pour l'essai comportant des mots n'est pas satisfaisant, c'est-à-dire correspond à une compréhension inférieure à 80 , les essais cidessus peuvent être facilement recommencés en ce qui concerne la comparaison par paire entraînant un choix. D'autres perfectionnements peuvent être réalisés grâce à l'analyse de l'information obtenue à l'aide d'un questionnaire annexé, qui fournira des données concernant l'évaluation qualitative par le sujet de la prothèse auditive dans des conditions d'écoute correspondant à la vie réelle. Ce procédé permet d'obtenir l'information concernant les seuils d'audition et de sensation douloureuse absolus dans une gamme de fréquences acoustiques prédéterminée. Le sujet est ensuite relié à une prothèse auditive maître qui comporte un réseau de filtrage choisi de manière à englober l'ensemble de la bande de déficience de l'audition déterminée grâce à l'information ci-dessus. Après une comparaison par paire entraînant un choix entre divers filtres faisant partie du réseau de filtres choisi, on détermine les paramètres appropriés de façon à obtenir, avec un seul réseau de filtres, une amplification correctrice dans une prothèse réalisée sous une forme pratique portable. On prévoit des circuits électriques qui reçoivent des signaux d'entrée et les transmettent par un préamplificateur, et suivent ensuite deux itinéraires, l'un passant par un réseau de filtres choisi de manière à corriger une déficience auditive, et l'autre par une commande a gain uniforme. Ensuite, ces deux signaux sont sommés par un amplificateur sommateur qui attaque par ailleurs un ecouteur pour réaliser une amplification correctrice dans une prothèse sous forme pratique et portable. Il convient de noter en particulier qu'une commande automatique de gain est associée au réseau de filtres et qu'une commande automatique de gain séparée est associée au préamplificateur à large bande. On a indiqué ci-dessus que des tentatives de corriger les déficiences auditives d'un sujet en ajustant la réponse en fréquence d'un système de transmission acoustique de manière que cette réponse reflète le seuil d'audition absolu du sujet sont en général vaines, tout simplement parce que les eAtres humains ne réagissent pas aux excitations correspondant au seuil d'audition dans les conditions d'écoute de la vie réelle. Seules les excitations de niveau supérieur au seuil ont de l'importance pour le sujet, et il est bien connu que la réponse en fréquence de l'oreille à des excitations au-dessus du seuil est nettement différente de sa réponse aux excitations de niveau correspondant au seuil. Par conséquent, un système de transmission acoustique destiné à corriger les déficiences d'audition doit théoriquement avoir une réponse en fréquence qui varie de telle manière qu'elle convienne pour les excitations de faible niveau quand des excitations de faible niveau sont présentes, et pour les excitations de grande intensité quand des excitations de grande intensité sont présentes. I1 va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de- la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Appareil destiné à réaliser une amplification correctrice pour les personnes ayant une audition déficiente, caractérisé en ce qu il comprend un circuit d'éntrete ptur a recevoir les signaux à amplifier par un premier et un second filtre passe-bande choisi ; une commande à gain uniforme couplée audit circuit d'entrée pour agir sur l'amplitude des signaux provenant dudit circuit d'entrée traversant le premier filtre passe-bande ; un ensemble unique de filtrage raccordé audit circuit entrée pour agir.sur l'amplitude des signaux provenant dudit circuit d'entrée traversant le second filtre passe-bande; des moyens sommateurs couplés aux sorties de ladite commande à gain uniforme et dudit ensemble de filtrage unique pour combiner les signaux provenant des sorties dudit ensemble de filtrage unique et de ladite commande à gain uniforme ; une double commande automatique de gain couplée à la sortie desdits moyens de sommation pour commander la compression d'ensemble des signaux et la compression des signaux franchissant le second filtre passe-bande ; et un circuit de sortie couplé auxdits moyens sommateurs pour recevoir les signaux combinés. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérise en ce que ladite double commande automatique de gain comprend un circuit large bande couplé audit circuit d'entrée pour commander la compression de 1 'ensemble des signaux. 3.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite double commande automatique de gain comprend un circuit à bande étroite couplé audit ensemble de filtrage pour commander la compression des signaux franchissantole second filtre passe-bande. 4.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite double commande automatique de gain comprend un circuit à bande étroite couplé audit ensemble de filtrage pour commander la compression des signaux franchissant le second filtre passe-bande. 5.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la fréquence de coupure dudit ensemble de filtrage unique est réglable. 6. - Appareil selon la revenlication 5, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour réaliser une commande de gain couplée audit ensemble de filtrage unique à fréquence réglable. 7.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une commande automatique de gain réglable est couplée audit ensemble de filtrage unique. 8.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit circuit d'entrée comprend un microphone couplé à un amplificateur, ledit amplificateur étant couplé électriquement à l'entrée de ladite commande à gain uniforme et à l'entrée dudit ensemble de filtrage unique. 9. - Appareil selon la revendication 8, caractérisé er ce que ledit ensemble de filtrage unique est réglable et comprend des moyens pour réaliser une commande de gain couplée audit ensemble de filtrage ajustable, 10.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit ensemble de filtrage unique actif est formé de circuits intégrés. 11.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un préamplificateur couplé à la sortie dudit circuit d'entrée pour amplifier les signaux provenant de la sortie dudit circuit d'entrée. 12.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une commande de volume branchée entre la sortie desdits moyens sommateurs et l'entrée dudit circuit de sortie, commandant le volume des signaux combinés en provenance de la commande à gain uniforme et des filtres. 13.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit circuit de sortie comprend un écouteur qui lui est couplé pour convertir les signaux combinés en signaux acoustiques. 14. - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit ensemble de filtrage unique comprend un filtre passe-haut. 15.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce nue ledit ensemble de filtrage unique comprend un filtre pass-bas 16. - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens sommateurs comprennent un amplificateur opérationnel avec une entrée positive et une entrée négative, la sortie de ladite commande à gain uniforme étant reliée à ladite entrée positive et la sortie dudit ensemble de filtrage unique étant reliée à ladite entrée négative. 17.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens sommateurs comprennent un amplificeteur opérationnel avec une entrée positive et une entrée négative, ladite entrée positive étant reliée 'à la masse et les sorties de ladite commande à gain uniforme et dudit ensemble de filtrage unique étant reliées à ladite entre négative. 18.- Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend une commande de gain automatique branchée entre la sortie desdits moyens sommateurs et ledit préamplificateur afin de commander le gain dudit préamplificateur. 19. - Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'une commande automatique de gain est couplée audit préamplificateur, 20.- Procédé de réglage d'une prothèse destinée à corriger les déficiences auditives d'un suJet ayant une insuffisance auditive, caractérisé en ce qutil~comprend les opérations ci-après 1) obtention d'information concernant le seuil d'audition absolu en fonction de la fréquence dans une gamme de fréquences acoustiques prédéterminée, pour un son pur ; 2) obtention d'information dans une bande de fréquences acoustiques prédéterminée concernant le niveau de sensation douloureuse d'un son pur, en fonction de la fréquence ;; 3) transmission au sujet des signaux de sortie d'une prothèse maître comprenant un réseau de filtrage couvrant la totalité de la bande de déficience auditive du sujet déterminé par les résultats des opérations 1) et 2), ledit réseau de filtrage comprenant plusieurs réseaux de filtres sépares 4) obligation faite au sujet de choisir le meilleure perception d'un assemblage continu de mots, entre les assemblages de mots entendus à la sortie de la prothèse maître, quand cette dernière est réglée sur différents réseaux de filtres individuels 9 et 5) détermination du réseau unique optimal de filtres pour corriger les déficiences auditives d'un sujet handicapé du point de vue audition, en réponse aux résultats de l'opéra- tion 4). 21.- Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'opération 1) comprend par ailleurs les opérations ci-après : a) génération d'un signal de fréquence graduellement croissante de 200 Hz à 10 000 Hz, constitué par un son pur ; b) découpage du signal par un nombre suffisant dtimpulsions par seconde de manière à former une excitation d'essai ; et c) réglage de l'intensité du son de l'excitation d'essai pour obtenir une information concernant le seuil absolu. 22.- Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que l'opération c) comprend de plus les opérations ciaprès aa) diminution de l'intensité du son 3usqu'au voisinage du niveau inaudible ; bb) augmentation de l'intensité du son Jusqu'à un niveau tel qu'il soit tout Juste audible ; et cc) répétition des opérations aa) et bb) de manière continue alors que la fréquence du son augmente graduellement. 23.- Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'opération 2) comprend les opérations additionnelles ci-après : a) génération d'un signal constitué par un son pur de fréquence croissant graduellement de 200 Hz à 10 000 Hz ; b) découpage du signal à raison de deux à dix impulsions par seconde de manière à former une excitation d'essai ; et c) réglage de l'intensité du son de l'excitation d'essai de manière à obtenir une information concernant le seuil d'information douloureuse pour l'auditeur. 24.- Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que l'opération c) comprend les opérations additionnelles ci-après : aa) augmentation de l'intensité du son Jusqu'au niveau de sensation douloureuse nette ; bb) diminution de l'intensité du son Jusqu a un niveau supportable ; et cc) répétition continue des opérations aa) et bb) alors que la fréquence du son augmente graduellement. 25.- Procédé de réglage d'une prothèse pour réaliser des corrections des déficiences auditives d'un sujet ayant une insuffisance auditive, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après 1) génération d'un signal constitué par un son pur de fréquence graduellement croissante de 200 Hz à 10 000 Hz ; 2) découpage du signal à raison de deux impulsions par seconde de manière à former une excitation dressai ; 3) diminution de l'intensité du son jusqu'à un niveau quasiment inaudible ; 4) augmentation de l'intensité du son jusqu'à un niveau où il est tout juste audible ; 5) répétition continue des opérations 3) et 4) alors que la fréquence du son augmente graduellement ; 6) génération dlun signal constitué par un son pur de fréquence croissant graduellement de 100 à 10 000 Hz;; 7) découpage du signal à raison de deux à dix impulsions/s de manière à former une excitation d'essai ; 8) augmentation de l'intensit.é du son jusqu'à un un niveau provoquant une sensation douloureuse nette ; 9) diminution de l'intensité du son jusqu'à un niveau tolérable ; 10) répétition continue des opérations 8) et 9) alors que la fréquence du son augmente graduellement ; 11) transmission au sujet d'un signal de sortie provenant d'une prothèse maître comportant un réseau général de filtrage pour toute la région de déficience auditive du sujet, déterminée par les résultats des opérations ci-dessus, ledit réseau général de filtrage comportant plusieurs réseaux de-filtrage individuels;; 12) obligation faite au sujet de choisir la meilleure perception d'un assemblage continu de mots à la sortie de la prothèse maître, entre plusieurs assemblages entendus quand cette dernière est équipée de plusieurs réseaux de filtrage individuels ; et 13) détermination du meilleur réseau de filtrage individuel pour corriger les déficiences auditives d'un sujet ayant une insuffisance auditive, à partir des résultats de l'opération 12) 26. - Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'opération 1) comprend une opération d'enregistrement d'information concernant le seuil absolu d'audition pour un son pur, en fonction de la fréquence. 27.- Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'opération 2) comprend une opération d'enregistrement d'information concernant le seuil de sensation douloureuse pour l'auditeur,en fonction de la fréquence, pour un son pur. 28.- Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'opération 1) comprend une opération d'enregistrement d'information concernant le seuil absolu pour un son pur, en fonction de la fréquence, et l'opération 2) comprend l'enre gistrement d'information concernant le seuil de sensation douloureuse pour l'auditeur, pour un son pur, en fonction de la fréquence. 29.- Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce qu'il comprend l'opération additionnelle ci-après 6) réaliser un essai concernant des mots formés enregistrés à un niveau sonore correspondant à celui d'une conversation. 30.- Procédé de réglage d'une prothèse pour corriger les déficiences d'audition d'un suJet ayant une audition insuffisante dans lequel on obtient l'information concernant le seuil absolu d'audition d'un son pur, dans une gamme déterminée de fréquences acoustiques, en fonction de la fréquence, et l'information concernant le seuil de sensation douloureuse dans une gamme de fréquences audibles prédéterminée, pour un son pur, en fonction de la fréquence, ce procédé comprenant les opérations ci-après 1) transmission au sujet d'un signal de sortie provenant d'une prothèse maître ladite prothèse maître comprenant un réseau général de filtrage couvrant la totalité de la bande d'audition déficiente du sujet déterminée à partir de l'information de seuil d'audition et de l'information de seuil de sensation douloureuse, ledit réseau général de filtrage comprenant plusieurs réseaux de filtrage séparés. 2) obligation faite au sujet de choisir la meilleure per ception d'assemblage de mots continus à la sortie de la prothèse maître alors que cette dernière est équipée d'un premier réseau de filtrage séparé et ensuite équipée d'un second réseau de filtrage séparé ; et 3) détermination du réseau de filtrage séparé destiné à corriger les déficiences auditives d'un sujet ayant une audition insuffisante en réponse aux résultats de l'opération 2). 31.- Procédé selon la revendication 30 > caractérisé en ce que l'opération 3) comporte en plus une opération de détermination de la meilleure combinaison de réseaux de filtrage séparés pour corriger les déficiences d'audition d'un sujet ayant une audition insuffisante. 32.- Procédé selon la revendication 31, caractérisé en ce que l'opération 2) comporte de plus une opération consistant à obliger le sujet à choisir la meilleure perception d'assemblage de mots à le sortie de la prothèse maître équipée alternativement de paires de réseaux de filtrage séparés jusqu'a ce que le meilleur réseau de filtrage séparé soit déterminé. 33.- Procédé selon la revendication 32, caractérisé en ce que l'opération 3) comprend une opération additionnelle de détermination de la meilleure combinaison de réseaux de filtrage séparés pour réaliser une correction des déficiences d'audition d'un sujet ayant une insuffisance auditive. 34.- Procédé de réalisation d'une prothèse auditive, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-aprèst 1) mise en oeuvre des opérations d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 20 à 33, pour déterminer les corrections auditives nécessaires à un sujet ; et 2) réglage de la réponse d'une prothèse auditive de manière qu'elle corresponde à la correction ainsi déterminée.