Pour chauffer des bigoudis, on peut les enfiler sur des tiges métalliques, elles-memes chauffées électriquement, et portées par un support. Mais, pour que ce chauffage soit efficace, il faut que le bigoudi soit muni d'un perçage axial dont le diamètre soit sensiblement égal à celui de la tige, de façon que les calories de celle-ci puissent entre transmises aux bigoudis par conductibilité. Or, dans la pratique, on est amené à utiliser des bigoudis de diamètres extérieurs différents ; les perçages de ces bigoudis ont un diamètre qui est sensiblement proportionnel au diamètre extérieur du bigoudi et varie donc suivant ce diamètre Pour pouvoir chauffer des bigoudis de différents diamètres, le support comporte des tiges dont les diamètres sont également différents. Ceci entrain des difficultés. En effet, si l'on désire n'utiliser que des bigoudis de petit diamètre extérieur, on ne peut les enfiler sur les tiges de grand diamètre. Inversement, si l'on n'utilise que des bigoudis de grand diamètre, on peut les enfiler sur les tiges de petit diamètre ; mais l'échange thermique est alors mauvais. D'un autre cté, il ne faut pas que les bigoudis dépassent une certaine température. Généralement, un thermostat maintient les tiges à une température donnée. Mais, cette solution ne donne pas entière satisfaction car il n'y a pas une corrélation étroite entre la température de la tige et celle du bigoudi. En particulier, un bigoudi qui vient d'être enfilé sur une tige peut n'être pas assez chaud alors que, si l'on règle le thermostat de façon que le bigoudi utilisé en premier soit suffisamment chaud, le bigoudi utilisé en dernier sera vraisemblablement porté à une température trop élevée. La présente invention a pour objet un bigoudi chauffant qui remédie à ces inconvénients. Le bigoudi selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte intérieurement un élément de chauffage par résistance relié deux fiches ou douilles de connexion. L'élément de chauffage peut être constitué par deux radiateurs métalliques dont la section est en forme de segment de cercle et qui sont appliqués de part et d'autre d'une résistance de chauffage. La résistance de chauffage est avantageusement constituée par une thermistance à coefficient de température positif. On sait qu'une telle thermistance, réalisée par frittage d'une matière cé- ramique, par exemple à base d'oxydes de titane et de baryum, a un coefficient de température négatif aux faibles températures mais qui, au-dessus du point de Curie, devient positif et prend une valeur élevée ; la valeur de la résistivité augmente brutalement et peut titre multipliée par 10 ou 10 pour une faible élévation de température.L'utilisation d'une telle thermistance, rendue possible par la constitution de la résistance chauffante du bigoudi, permet à celui-ci d'être porté rapidement à sa température d'utilisation sans que cette température soit notablement dépassée meme si la résistance chauffante reste branchée ; en effet, l'élévation de la résistivité de la thermistance est telle que sa température n'augmente pas au-delà de son point de Curie. Par ailleurs, un même bigoudi selon l'invention peut être utilisé aussi bien dans le cas où la tension d'alimentation est de 110 volts que lorsqu'elle est de 220 volts. Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, le bigoudi présente, à l'une de ses extrémités, un logement intérieur dans lequel les fiches ou douilles de connexion font saillie et est associé à un support présentant une série de bossages de forme et de dimensions correspondant sensiblement à celles du logement du bigoudi, chacun de ces bossages contenant une paire de douilles ou de fiches propres à coopérer avec les fiches ou douilles du bigoudi et connectés à des conducteurs d'alimentation. I1 suffit alors, pour utiliser un bigoudi, de l'enfiler sur un bossage du support. Un jeu éventuel entre le bossage et le logement du bigoudi ne présente aucun inconvénient. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation du bigoudi selon l'invention, avec référence au dessin annexé dans lequel La Figure 1 est une vue en élévation du bigoudi La Figure 2 est une vue en élévation de l'élément de chauffage; La Figure 3 en est une coupe suivant III - III de la figure 2; La Figure 4 est une vue en perspective d'un plateau de support pour le bigoudi. Tel qu'il est représenté au dessin, le bigoudi selon l'invention qui est désigné au dessin d'une façon générale par la référence 1, comprend un élément chauffant cylindrique 2 qui est entouré d'une enveloppe contenant de la paraffine, cette enveloppe étant elle-même entourée d'un manchon 3 en matière plastique muni de pointes 4 sur toute sa périphérie. L'élément chauffant 2 est constitué de deux radiateurs métalliques 5 dont la section est en forme de segment de cercle et qui sont réunis l'un à l'autre par une thermistance 6, à coefficient de température positif, dite C.T.P., cette thermistance ayant ici la forme d'une pastille cylindrique. Chacun des radiateurs 5 est prolongé par une fiche de connexion 7. Le bigoudi 1 comporte, à l'une de ses extrémités, un logement cylindrique 8 dans lequel les fiches 7 font saillie, sans dépasser du bigoudi ; l'utilisateur ne risque ainsi pas de se briller. Les bigoudis 1 sont destinés à être utilisés avec un plateausupport 9 dont la face supérieure est munie de bossages 10 de forme et de dimensions correspondant à celles du logement 8. Chacun de ces bossages contient une paire de douilles de contact 11 destinées à recevoir les fiches 7 du bigoudi emmanché sur le bossage et qui sont connectées à des conducteurs d'alimentation 12. Pour utiliser le bigoudi selon l'invention, il suffit de l'emmancher sur un bossage 10 après avoir relié les conducteurs 12 au réseau. La thermistance 6 est ainsi connectée au réseau et s'échauffe et chauffe le manchon 3 par l'intermédaire des radiateurs 5. Quand la thermistance 6 et, par voie de conséquence, le manchon 3 atteignent une température donnée, la résistance de la thermi tance 6 augmente de manière importante de sorte que la púis- sance consommée pour le chauffage du bigoudi, qui est inversement proportionnelle à cette résistance, diminue très rapidement. La température du bigoudi se stabilise et aucune surchauffe du bigou di n'est à craindre. On peut monter sur un même plateau-support 9 des bigoudis de diamètres extérieurs différents. I1 suffit que les fiches 7 soient placées de manière semblable Il va de soi que l'invention ne oit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. Revendications 1. Bigoudi chauffant caractérisé en ce qu'il comporte intérieurement un élément de chauffage par résistance relié à deux fiches ou douilles de connexion. 2. Bigoudi selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de chauffage est constitué par deux radiateurs métalliques dont la section est en forme de segment de cercle et qui sont appliqués de part et d'autre d'une résistance de chauffage. 3. Bigoudi selon la revendication 2, caractérisé en ce que la résistance de chauffage est constituée par une thermistance à coefficient de température positif. 4. Bigoudi selon la revendication 3, caractérisé en ce que la thermistance a la forme d'une pastille cylindrique. 5. Bigoudi selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il présente, à l'une de ses extrémités, un logement intérieur dans lequel des fiches ou douilles de connexion font saillie et est associé à un support présentant une série de bossage de forme et de dimensions correspondant sensiblement à celles du logement du bigoudi, chacun de ces bossages contenant une paire de douilles ou de fiches propres à coopérer avec les fiches ou douilles du bigoudi et connectés à des conducteurs d'alimentation.