L'invention concerne une clôture constituée de lisses portées par des potelets. Elle concerne plus particulibrement un dispositif de potelets applicable la réalisation simple et rapide d'une clôture du type de celles qui sont utilisées pour délimiter des terrains, notamment sur des lotissements a usage d'habitation ou encore sur les routes, par exemple, comme barrières de sécurité. On sait que les clôtures sont constituées essentiellement de traverses ou de treillis de fils, portés de place en place par des potelets. Or, si l'on sait actuellement fabriquer pour un prix de revient avantageux des traverses, des treillis et des potelets, grâce à l'application en atelier de processus adaptés a des séquences d'opérations en série industrielle, leur pose et leur assemblage ne peuvent cependant pas être assurés sur un terrain dans des conditions comparables a celles d'un atelier, ce qui est évidemment contraire à un coût acceptable. En effet, pour réaliser une clôture, on doit aménager dans des fouilles des massifs en maçonnerie ou en béton, puis positionner et sceller des potelets dans ces massifs, avant de pouvoir assembler, par exemple, des traverses ou lisses sur ces potelets pour constituer une clôture. En outre, la prise de matériaux pour le scellement de potelets exige un délai pendant lequel la position correcte du potelet est aléatoire par le fait qu'un incident (choc ou poussée fortuits ) peut entraîner le potelet en dehors de son alignement. Au surplus, ces opérations de scellement imposent une main-d'oeuvre appréciable et l'utilisation sur le terrain de matériels "ad hoc" pour la mise en oeuvre de matériaux de scellement. L'invention pallie ces inconvénients. Elle a pour but principal de réduire le délai global de réalisation d'une clôture. Elle a également pour but une réduction de la maind'oeuvre nécessaire a la réalisation d'une clôture en assurant une réduction du temps de pose des potelets. Un autre but de l'invention est d'éviter sur un terrain l'utilisation de matériel et la mise en oeuvre de matériaux pour le scellement de potelets. Enfin, l'invention a pour but une pose rapide de potelets évitant toute possibilité d'incidents nuisibles a la position et à l'alignement corrects de ces potelets. Elle a pour objet une clôture, comportant des potelets, relativement peu onéreuse grâce a une fabrication en série industrielle en atelier. Selon l'invention, chaque potelet est solidaire d'une semelle située à l'une de ses parties extrêmes et destinée a être encastrée dans une fouille de terrain ; un moyen classique, au moins, pour le positionnement et la fixation d'une lisse par exemple, étant prévu à sa partie opposée. On conçoit qu'une telle semelle n'exige qu'une simple opération de fouille dans un terrain et peut assurer :immé- diatement, par une seule opération de remblai, une bonne stabilité de son potelet qui se trouve ainsi prêt a recevoir des traverses ou éléments similaires. La forme et les dimensions de cette semelle, de meme que sa position sur une partie extrême de son potelet, peuvent être facilement adaptées à des contingences relatives à la nature d'un terrain de sorte qu'il suffit de poser cette semelle en un point convenable du fond de sa fouille pour que le potelet occupe pratiquement sa position définitive. En outre, les dimensions et formes du dispositif constitué d'un tel potelet et d'une telle semelle peuvent être adaptées facilement aux particularités de montage et de charge des éléments (treillis, traverses ....) que ce dispositif doit porter. En particulier, dans un mode de réalisation bien approprié au montage de traverses, une telle semelle de stabilité est solidaire de deux potelets espacés et disposés parallèlement entre eux. Des dispositifs de potelets conformes a cette variante, qui se présentent sous la forme générale d'un "U" par le jumelage de deux potelets, facilitent en effet le positionnement et la fixation de traverses qui se trouvent indépendantes les unes des autres ; ces traverses pouvant, de ce fait, être alignées a la queue leu leu, sans difficulté, a un même niveau. L'invention concerne également un dispositif de potelets du type de ceux destinés à porter des lisses, tels que décrits plus haut, et avantageusement réalisable en atelier par la mise en oeuvre classique de béton dans un moule ; le prix de revient de tels potelets étant relativement petit. Elle concerne enfin une lisse, notamment en béton et remarquable en ce qu'elle est équipée d'un système de fixations sur un potelet ; ce système permettant de larges tolérances de positionnement de potelets sur un terrain et par conséquent une excellente rapidité de pose de ces derniers. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés, lesquels description et dessins ne sont donnés qui titre d'exemples non limitatifs. Sur ces dessins - la figure 1 represente en perspective un potelet conforme à l'invention, - la figure 2 représente également en perspective un dispositif de deux potelets, conforme a l'invention, - la figure 3 représente à une échelle relativement petite une clôture réalisable à l'aide de potelets analogues a ceux des figures 1 et 2, - les figures 4 et 5 sont des coupe et élévation verticales qui permettent d'expliquer comment on peut réaliser une clôture analogue a celle de la figure 3, - la figure 6 est un schéma relatif la pose d'un potelet sur un terrain. Sur la figure 1, on peut voir un élément 1 se présentant, dans cet exemple, sous la forme générale d'un "L" inversé et constitué, principalement, de deux éléments profilés lp, 1s disposés d'équerre l'un par rapport à l'autre , les sections transversales de ces profils lp, is étant rectangulaires et leurs parties adjacentes formant un "conge" 1c pour le renforcement de la résistance mécanique de leur assemblage. La partie extrême qui correspond a l'extrémité libre de l'élément lp présente une face composite 2. Cette face composite pourrait être droite, mais dans l'exemple représenté, elle est inclinée par rapport a la direction de la largeur de cet élément 1p et formée de deux faces de chanfrein, parallèles et reliées entre elles, par une facette de redent 2b, visible en coupe sur la figure 4. Enfin, la face d'extrémité du chanfrein 2 présente un trou 3t qui est formé par l'extrémité d'un élément de tube 3 -engagé dans l'élément 1p et sur lequel on reviendra plus loin. Sur la figure 2, on peut voir un autre élément 4, présentant la forme générale d'un "U" dont les deux branches 4p,t4q sont respectivement raccordées aux extrémités correspondantes d'une âme 4s par deux congés de renforcement 4c. On précisera que ces branches 4p, 4q et congés 4c sont respectivement identiques à l'élément lp et congé 1c et que la section transversale de l'amie 4s est identique à celle de l'élément 1s ; la longueur "L" de cette âme 4s étant à peine plus grande que le double de la longueur "1" de cet élément 1s. On indiquera que ces éléments 1 et 4 peuvent être fabriqués d'une façon économique en atelier, par mise en oeuvre usuelle de béton dans un moule "ad hoc" ; ce béton étant armé de barres 5 convenablement disposées dans le moule pour être enrobées par ce béton. De plus, les éléments de tube 3, également enrobés par ce béton, sont disposés perpendiculairement à leurs chanfreins 2 et présentent une longueur suffisante pour transpercer ces parties extrêmes d'éléments lp, 4p ou 4q. Enfin chaque élément 3 est soudé aux extrémités de certaines barres 5 pour constituer un dispositif d'armatures bien adapté à une fabrication en série industrielle. A l'aide d'éléments analogues à ces éléments 1 et 4 et de traverses usuelles 6, on peut réaliser une clôture telle que la clôture représentée sur la figure 3. Des profilés îp sont, en effet, utilisés comme potelets d'extrémité de clôture alors que les deux profilés 4p, 4q d'un élément 4 sont utilisés comme potelets jumelés pour porter respectivement les parties extrêmes de deux traverses voisines 6a, 6b. Ces potelets simples lp ou jumelés 4p, 4q, sont disposés de place en place de façon traditionnelle, suivant une ligne prédéterminée par des considérations de limites de parcelles de terrain, par exemple, en ménageant entre eux des écarts appropriés aux longueurs des traverses 6, nommées communément lisses. Pour obtenir un potelet simple ou deux potelets jumelés puis pour réaliser cette clôture, il suffit d'effectuer, successivement sur le terrain, les opérations classiques en elles-memes qui sont énumérées ci-après a) effectuer une fouille dont les dimensions et forme sont appropriées à celles d'un élément îs (ou 4s) ; sa profondeur correspondant à la hauteur He de la partie de profilé lp (ou 4p, 4q) qui sera encastrée dans cette fouille (figure 6), comme il est expliqué ci-dessous ; b) engager dans cette fouille l'élément ls (ou 4s) d'un élément 1 (ou 4) puis l'appliquer, à la façon d'une "semelle", sur le fond de cette fouille ; éventuel- lement, appliquer cette semelle îs (ou 4s) sur un lit de terre ameublie dans le fond de la fouille pour assurer un aplomb et un niveau convenable au potelet Ip (ou 4p, 4q) c) monter des lisses 6, en "position d'attente" entre leurs potelets lp et 4p ou 4q et 4p ..... grâce à un serrage partiel de "tirefonds" 7 engagés dans les tubes 3 ; ces lisses étant alors en bois d) parfaire, si besoin est, l'alignement des potelets pour obtenir un bon alignement des lisses e) remblayer les fouilles, tasser la terre à l'aide d'une dame qui serrer à "fond", de proche en proche les tirefonds 7. Evidemment les potelets jumelés 4p, 4q évitent un chevauchement des extrémités de lisses 6 qui se trouvent ainsi alignées à la queue leu leu ; cette disposition permettant en outre des applications de cette clôture comme barrière de sécurité sur les bords de routes ou autoroutes. Au sujet du montage des lisses sur les potelets, on peut également utiliser des lisses en béton coulé dans un moule et munies (figure 5) d'éléments 7a ayant une section en "U" à ailes rabattues pour former une coulisse longitudinale pour un écrou (flèches f1 f2). Ce dispositif de montage d'une lisse en béton (à l'aide de boulons au lieu de tirefonds) évite des tolérances trop petites pour le positionnement des potelets. Ainsi, grâce aux semelles ls, 4s, une clôture est réalisée sans autres opérations que celles mentionnées plus haut, ce qui procure une économie de main-d'oeuvre sur le terrain . assure une simplification de la pose et une plus grande rapidité de réalisation d'une clôture evite l'utilisation de matériel autre que les outils de fouille (pioche, tarière ...) de remblai (pelle, dame ...) et de montage de lisses (clé de serrage de tirefonds ou boulons) . evite des mises en oeuvre de matériaux (béton, mortier ....) exigeant un délai de prise pendant lequel une clôture présente une certaine "fragilitée. Au surplus cette clôture est récupérable ; les lisses et les potelets peuvent être déposés pour être posés, à nouveau, sur un autre terrain. Evdemment, les dimensions et la forme de la semelle îs (ou 4s) sont adaptées aux dimensions de son potelet et aux charges que ce dernier doit porter de façon à assurer une stabilité immédiate par une seule opération de remblai. De plus, on indiquera qu'on obtient d'excellents résultats de prix de revient global et de stabilité d'une clôture par l'emploi d'éléments 1, 4 et 6 à base de béton ; la hauteur d'encastrement dans le sol He étant (dans l'exemple des figures 1 à 3) de l'ordre de cinquante centimètres alors que la hauteur Hc au-dessus du sol peut être comprise entre trente trois et quarante cinq centimètres. Enfin, on conçoit que l'on pourrait utiliser des dispositifs de potelets à semelles, fabriqués industriellement en atelier à partir d'éléments profilés classiques ou de bandes de tôles convenablement conformées à la "plieuse" ou sur un banc de galets. De même, on pourrait réaliser des éléments similaires aux éléments 1 et 4 a partir de matière plastique convenablement armée, par exemple, de fibres de verre. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, la demanderesse s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ciaprès. REVENDICATIONS 1. Clôture à base d'éléments tels que treillis, traverses ou éléments similaires, portés par des potelets, chacun de ces derniers étant muni à l'une de ses ex trémités d'une semelle appropriée à sa stabilité sur le fond d'une fouille de terrain et à son encastrement dans ce dernier par un simple remblai alors que l'outre partie extreme du potelet présente des moyens de positionnement d'un élément de clôture et des moyens d'engagement d'un élément de fixation de ce dernier, caractérisée en ce que chaque semelle de potelet s'étend à partir de ce dernier dans la direction de la clôture. 2. Clôture selon la revendication 1, comportant des traverses, caractérisée en ce que les potelets d'extrémité de la clôture constituent, avec leur semelle, des éléments en forme de Lu alors que les autres potelets sont jumelés par deux sur une semelle commune consfltuant, ainsi, des éléments en forme de "U". 3. Clôture selon la revendication 2, caractérisée en ce que chaque potelet et sa semelle se présentent sous la forme d'un élément en béton coulé dans un moule; la longueur de la semelle d'un élément en forme de "L" étant un peu plus pe tite que la moitié de celle d'une semelle d'un élément en forme de "U". 4. Clôture selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce que chaque extrémité de chacune des traverses comporte une coulisse longitudinale pour un écrou de montage sur un potelet à I'aide d'un boulon. 5. Clôture selon les revendications 3 et 4 prises ensemble, caractérisée en ce que les moyens d'engagement d'un élément de fixation d'une traverse compor tent un tube solidaire d'armatures de renforcement de béton. 6. Clôture selon la revendication 5, caractérisée en ce que chaque tube solidaire d'armature de béton est disposé en biais suivant une pente correspondant à celle d'une face de positionnement de l'extrémité d'une traverse.