PROCEDE DE REFRIGERATION, POUR LA RECUPERATION OU LE FRACTIONNEMENT D'UN MELANGE COMPOSE PRINCIPALEMENT DE BUTANE ET PROPANE, CONTENU DANS UN GAZ BRUT, PAR UTILISATION D'UN CYCLE MECANIQUE EXTERIEUR. L'invention concerne un procédé de réfrigération pour la récupé- ration et/ou le fractionnement d'un mélange composé principalement de butane et de propane, désigné généralement sous le nom de NGL ("Natural Gas Liquid"), contenu dans un gaz brut tel qu'un gaz associé à du pétro- le, un gaz naturel ou un gaz à condensat, procédé faisant usage d'un cycle mécanique extérieur parcouru par un fluide frigorigène, Le mélange NGL est susceptible de contenir, outre du butane et du propane, également des composants plus légers comme l'éthane et des com- posants plus lourds comme le pentane et même l'hexane. Le fractionnement du mélange NGL fournit des gaz de pétrole connus sous le nom de LPG ("Liquefied Petroleum Gases"), tels que le propane commercial et le butane commercial. On a jusqu'ici utilisé pour la récupération et pour le fraction- nement d'un mélange NGL contenu dans un gaz brut, avec cycle de réfrigé- ration mécanique extérieur, un fluide frigorigène pur tel que, par exemple, le Fréon - 12, l'ammoniac ou le propane. De tels cycles, décrits par exemple dans l'édition 1972 de la publication NGPSA ("Natu- ral Gas Processors Suppliers Association") section 5, figures 5-14 et -15 et dans "World Oil" de Septembre 1961, pages 83 à 96, ont j'incon- vénient de limiter les possibilités de récupération ou de fractionnement des gaz à traiter, du fait de la nature même du fluide frigorigène uti- lisé, le propane par exemple ne permettant pas de descendre au dessous de - 35 C. Ces cycles manquent donc de souplesse et s'adaptent diffici- lement dès que les conditions réelles du gaz à traiter tendent à s'écar- ter des conditions de base. On peut certes améliorer la quantité de mélange NGL produite en installant un second cycle de réfrigération parcouru par un fluide fri- gorigène plus volatil que le premier et permettant d'abaisser encore la température du gaz à traiter. Mais il en résulte une multiplication coûteuse des équipements installés. De plus, dans le cas o l'usine de récupération et/ou de frac- tionnement du mélange NGL est située en région désertique ou éloignée de tout marché de fourniture de fluide frigorigène pur, il peut en résulter re 479846 des problèmes d'approvisionnement en réfrigérant, et par là une réduc- tion, voire même un arrêt de la production de l'usine. Une méthode pouvant éventuellement remplacer l'utilisation d'un cycle de réfrigération mécanique extérieur, consiste à installer une turbine de détente sur le gaz dont on veut extraire le mélange NGL ou les LPG. Mais cette méthode n'est industriellement praticable que si la pression du gaz à traiter est suffisamment élevée et que si la qualité du gaz à traiter ne varie pas ou varie peu pendant toute la durée de l'exploitation de l'usine. Si ce n'est pas le cas, on est conduit à ajouter un cycle de réfrigération mécanique extérieur. L'invention se rapporte à une réfrigération à cycle mécanique extérieur parcouru par un fluide frigorigène, pour récupérer et/ou frac- tionner un mélange NGL contenu dans un gaz brut, et elle se propose de donner à ce cycle une grande souplesse d'utilisation, tant par la gamme des températures atteintes que par l'indépendance de son fonctionnement relativement à des sources d'approvisionnement extérieures. Elle prévoit à cet effet que le mélange composé principalement de butane et propane, dit NGL, extrait d'un gaz brut, constitue lui-même le fluide frigorigène du cycle mécanique extérieur qui est nécessaire à la production et/ou au fractionnement de ce mélange NGL. Le mélange NGL produit à partir d'un gaz brut contient, ainsi qu'on l'a dit précédemment, de l'éthane, du propane, du butane et quel- ques hydro-carbures un peu plus lourds tels que du pentane et même de l'hexane. Cette teneur en éthane assure au mélange NGL une température de bulle à pression atmosphérique, généralement inférieure à celles des fluides frigorigènes ordinairement utilisés (propane pur par exemple). Cela a pour principal avantage de permettre un abaissement plus impor- tant de la température des gaz à traiter. De plus, le cycle de réfrigération mécanique parcouru par un tel fluide ne requiert pas d'appoint extérieur à l'usine de production de NGL et/ou LPG pour compenser les pertes pendant la marche normale de l'usine. Si, comme c'est le cas général, l'usine est équipée d'un sto- ckage de mélange NGL, on dispose alors immédiatement d'un fluide frigo- rigène adéquat pour faire redémarrer l'usine après un arrêt normal ou accidentel. Seul, le premier démarrage d'une usine de production de NGL nécessite un approvisionnement extérieur soit en mélange NGL de qualité voisine de celle du mélange NGL à produire soit en propane auquel on ajoute du gaz brut à condition qu'il soit traité pour en supprimer l'humidité et les composants corrosifs. 1 Il faut aussi noter la souplesse supplémentaire dans le fonction- nement d'une usine de production de mélange NGL, qui est procurée par l'utilisation d'un tel fluide frigorigène dans un cycle de réfrigération mécanique extérieur: en effet, le taux de récupération dans le gaz brut du mélange NGL produit par l'usine est directement lié à la température obtenue à l'aide du cycle de réfrigération; or, avec le procédé selon l'invention, cette température est caractéristique de la qualité du mélange NGL produit et, par là même, de la récupération. Le procédé selon l'invention permet d'améliorer les performances d'une usine existante de récupération de mélange NGL, dont on désire augmenter la production en récupérant du mélange NGL supplémentaire encore contenu dans le gaz déjà traité sortant de l'usine. Le cycle de réfrigération mécanique extérieur existant ne permettant pas une telle augmentation de production par suite de la limitation en basse tempéra- ture du fluide frigorigène pur qui parcourt ce cycle existant, on est amené à installer un second cycle mécanique qui utilise un fluide frigo- rigène pur plus volatil que celui déjà en service. Sauf dans des cas exceptionnels o il sera possible de faire parcourir le cycle existant par le mélange NGL produit, l'invention n'évitera pas l'installation de ce second cycle, mais elle apportera des avantages importants à celui-ci en le faisant parcourir par le mélange NGL produit par l'usine au lieu que ce soit par un fluide frigorigène pur. D'une part, le fluide frigori- gène du second cycle est ainsi immédiatement disponible sur place sans qu'il soit nécessaire de s'approvisionner à l'extérieur en un fluide fri- gorigène pur tel que de l'éthane par exemple. D'autre part, le fluide utilisé pour la condensation du mélange NGL dans le second cycle mécani- que sera le même que celui utilisé pour la condensation du fluide frigo- rigène pur du cycle existant, c'est-à-dire de l'air ou de l'eau. Il n'y a donc plus l'interdépendance qui existe entre les deux cycles d'une cascade du type propane-éthane par exemple, o l'éthane doit être conden- sé avec du propane. Il en résulte une réduction des coûts d'installation, des charges financières ainsi que de l'importance des matériels à instal- ler. Si l'on prévoit des branchements adéquats sur les échangeurs de chaleur du gaz à traiter, les deux cycles de réfrigération peuvent, de plus, servir de secours l'un par rapport à l'autre. L'invention s'applique également à une production de gaz naturel liquéfié (GNL) avec mise en oeuvre de plusieurs cycles de réfrigération mécaniques extérieurs (cycle propane, cycle éthane ou éthylène, cycle méthane, dans le cas d'un système dit en cascade classique). On pourra par exemple remplacer le cycle propane ou l'ensemble du cycle propane et du cycle éthane ou éthylène par un cycle NGL selon l'invention. De nombreuses particularités de l'invention, relatives notamment à des apports, des sous-refroidissements et des prélèvements effectués dans le cycle NGL pour en augmenter la souplesse d'utilisation ressorti- ront de la description d'exemples de réalisation qui vont être donnés en se référant aux dessins schématiques ci-joints dans lesquels: la Fig. 1 est un schéma d'un circuit de réfrigération conforme à l'invention o le mélange NGL produit par l'usine et compensant les pertes du cycle de réfrigération arrive sous forme gazeuse, et la Fig. 2 est un schéma ana- logue, dans le cas de condensation totale du mélange NGL du cycle dans le condenseur de celui-ci. Les Fig. 3 et 4 représentent des diagrammes pression/température du cycle de réfrigération mécanique, correspondant respectivement au cas o la condensation du NGL dans le condenseur est partielle et au cas o elle est totale. La. Fig. 5 représente un diagramme pression/température pour un mélange NGL particulier parcourant le cycle de la Fig. 2. La Fig. 6 est un schéma d'un circuit de réfrigération conforme à l'invention o le mélange NGL produit par l'usine et compensant les pertes du cycle de réfrigération arrive sous forme liquide. La Fig. 7 représente un diagramme pression/température pour un mélange NGL particulier disponible sous forme liquide. La Fig. 8 est un schéma d'application de l'invention à une usine de récupération d'un mélange NGL à partir d'un gaz brut. Sur la Fig. 1, les besoins en réfrigération d'une usine non repré- sentée de récupération de mélange NGL dans un gaz brut et/ou de fraction- nement de ce mélange pour produire des gaz liquéfiés LPG ont été figurés par un faisceau de tubes I parcourus par un fluide à réfrigérer entrant en 2 et sortant en 3. En réalité, il peut s'agir, suivant les besoins, de plusieurs faisceaux ou passages parcourus par des fluides distincts tels que des fluides à traiter ou des fluides auxiliaires d'absorption, par exemple. Ce faisceau I constitue un élément d'un échangeur de chaleur 4 du type à contact indirect par surface par exemple du type T.E.M.A., du type bobiné ou du type à plaques. L'enceinte interne à l'enveloppe 5 de cet échangeur est parcourue par un fluide frigorigène qui est du mélange NGL produit par l'usine, donc disponible dans celle-ci, et qui se vapo- rise dans cette enceinte. Ce mélange NGL sort en 6 de l'échangeur de chaleur 4 et arrive par une canalisation 7 dans un compresseur 8 à deux étages: un étage amont 9 et un étage aval 10, d'o il sort par une canalisation Il pour se condenser partiellement ou totalement dans un condenseur 12 à contact indirect par surface, refroidi par un courant d'air ou d'eau 13. Une canalisation 14 relie la sortie du condenseur 12 à l'entrée du ballon accumulateur 15 d'o une sortie de liquide 16 revient à l'échangeur de chaleur 4 pour s'y vaporiser. Le conduit d'entrée du mélange NGL dans l'échangeur de chaleur 4 est figuré en 17. On voit que la sortie 16 n'est pas reliée à cette entrée directement, mais seulement par l'intermédiaire d'un faisceau de tubes ou passage 18 et d'une vanne de contrôle calorifu- gée 19 o il se détend. Ce faisceau de tubes 18 permet de sous-refroidir le mélange NGL avant qu'il entre en 17 dans l'enceinte interne à l'enve- loppe 4 pour y jouer le rôle de réfrigérant en s'y vaporisant. Si le fluide frigorigène sortant en 6 de l'échangeur de chaleur 4 n'est pas entièrement vaporisé, il peut, avant d'être envoyé à l'entrée de l'étage 9 du compresseur 8, assurer en se vaporisant une partie de la réfrigération qui peut être prévue entre les étages 9 et 10 du compres- seur 8 et/ou de la désurchauffe finale du fluide sortant du compresseur 8. Cette réfrigération entre étages et cette désurchauffe finale n'ont pas été représentées sur la Fig. 1. Sur la Fig. 2, elles sont effectuées uniquement par des aéro-ré- frigérants 20 et 21 recevant un courant d'air 13, mais elles pourraient aussi bien être assurées en partie par le fluide sortant en 6 de l'échan- geur 4 et en partie par une circulation d'air ou d'eau. La Fig. 6 montre en 38 une réfrigération entre étages effectuée par le fluide NGL du cycle. La réfrigération entre étages ne devra pas engendrer une conden- sation partielle du mélange NGL à la pression o il se trouve. Le mélange NGL sera donc refroidi à une température supérieure de quelques degrés centigrades à sa température de rosée hydrocarbure à la pression de sortie de l'étage amont. L'étage 10 du compresseur 8 comprime le mélange NGL à une pression comprise entre 13 et 27 bars absolus. Dans l'exemple de la Fig. 1, le mélange NGL produit par l'usine est disponible sous forme vapeur, provenant par exemple d'un traitement d'un gaz brut par absorption à l'huile. Il est donc introduit dans le cycle de réfrigération, composé du compresseur 8, du condenseur 12, de l'accumulateur 15 et de l'échangeur 4, en amont du condenseur 12 et, comme sa pression est inférieure à la pression de refoulement du compres- seur 8, il entre par le conduit d'entrée 22 dans l'étage aval 10 du, compresseur 8, le premier étage 9 de celui-ci amenant le mélange NGL du cycle provenant de la canalisation 7 à-une pression sensiblement égale à celle de l'apport de mélange NGL par la conduite 22. Si la pression de condensation de mélange NGL qui est compatible avec le fluide de conden- sation (air ou eau) utilisé dans le condenseur.2 n'est pas supérieure à la pression du mélange NGL disponible dans le conduit d'entrée 22, le compresseur 8 est parcouru uniquement par le mélange NGL provenant de la canalisation 7 et il peut se réduire à un seul étage, le conduit d'entrée 22 débouchant entre le compresseur 8 et le condenseur 12. Le conduit d'entrée 22 permet de compenser les pertes de mélange NGL qui se produisent dans le cycle de fluide frigorigène 8, 12, 15, 4. On peut aussi prévoir d'utiliser une partie de ce cycle pour faire subir au mélange NGL produit par l'usine, la condensation préalable nécessaire à son stockage et/ou à son fractionnement. On installe alors sur la sor- tie de liquide 16 une dérivation 23 allant vers des dispositifs de sto- ckage non réfrigéré et/ou-des installations de fractionnement, disposi- tifs et installations non représentés. On véhicule ainsi, dans la portion de cycle 10, 12 et 15, à la fois un mélange NGL frigorigène parcourant le reste du cycle et un mélange NGL constituant la production de l'usine, retiré en 23 à des fins de stockage et/ou de fractionnement. La condensation du mélange NGL est partielle ou totale selon la pression de l'accumulateur 15 (ou la pression de refoulement du com- presseur 8), compte tenu du fait que l'on ne peut agir sur la température de condensation dans le condenseur 12. Augmenter la pression de refoule- ment du compresseur 8 revient à diminuer la quantité de vapeur de l'accu- mulateur 15 àacondenseur et à sous refroidir dans l'échangeur 4, donc diminuer le débit de fluide frigorigène du cycle; d'un autre côté, cela tend à augmenter le rapport de compression du compresseur d'o sa puis- sance. Cette pression est donc à optimiser en fonction de la qualité du NGL souhaité et des moyens de réfrigération ambiant (air ou eau) dont l'usine dispose. Si la condensation est totale, le cycle de réfrigération est simplifié et peut être limité aux éléments décrits précédemment, comme le représente la Fig. 2. Dans le cas o le ballon accumulateur 15 accueille un mélange NGL partiellement condensé, il est avantageux de prévoir une purge 25 des composants volatils contenus dans le mélange NGL. On évite ainsilde concentrer le circuit de réfrigération en composants légers et on débar- rasse le mélange NGL sortant en 23 d'une bonne part des composants vola- tils qu'il contenait, ce qui soulage les éventuelles installations de fractionnement auxquelles est reliée la dérivation 23. Le dispositif permet aussi d'alourdir la qualité du fluide frigorigène et par là de modifier la qualité et la quantité de mélange NGL produit par l'usine (réduction de sa teneur en éthane par exemple). La purge 25 peut aller vers l'entrée de l'usine ou vers une colonne de fractionnement telle qu'un déméthaniseur ou un dééthaniseur par exemple. On a prévu une sortie de composants volatils qui bifurque sur cette purge 25 et sur une conduite 26 rejoignant le conduit d'entrée 17 dans l'échangeur 4 après parcours d'un faisceau de tubes ou passage 27, ménagé dans l'échangeur 4, o les composants volatils du mélange NGL se condensent et se sous- refroidissent, et d'une vanne de contrôle calorifugée 28 o ils se détendent. La température finale des flux sortant en 29 et 30 respectivement des faisceaux 18 et 27 est sensiblement la même et elle est adaptée pour que, après détente dans les vannes 19 et 28 et mélange des flux sortant de celles-ci, se trouve reconstitué dans le conduit d'entrée 17 un mélange NGL voisin de son point de bulle à la pression régnant dans le conduit d'entrée 17. La température du flux du conduit d'entrée 17 devra être inférieure d'au moins 4 C à celles des flux aux sorties 29 et 30. Il est clair que la pression du mélange NGL du cycle dans le conduit d'entrée 17 est adaptée aux besoins en frigories de l'usine schématisés par le faisceau de tubes 1, le mélange NGL du cycle, pratiquement condensé dans le conduit 17, se vaporisant dans l'échangeur de chaleur 4 pour assurer à la fois les besoins en réfrigération de l'usine (1) et les besoins en réfrigération du mélange NGL dans les faisceaux 18 et 27. Les températures du ou des flux à la sortie 3 sont au moins égales aux températures des flux aux sorties 29 et 30. Il est possible de soutirer du mélange NGL produit à basse tempé- rature sur les sorties 29 et 30, au moyen de dérivations 31 et 32 abou- tissant dans un conduit de sortie 33 qui est relié par exemple à un stockage de mélange NGL réfrigéré, non représenté. La température des flux circulant dans les sorties 29 et 30 est telle que le mélange NGL produit circulant dans le conduit de sortie 33 et devant etre détendu dans le stockage se retrouvera à son point de bulle à la pression de stockage, pression voisine de la pression régnant dans le conduit d'en- tree 17. On a déjà dit que les pertes de mélange NGL se produisant dans le cycle de réfrigération 8, 12, 15, 4, pertes qui sont au maximum de l'ordre de 0, 01 % du débit de mélange NGL circulant dans le cycle en marche normale, pouvaient 9tre compensées par un appoint en fluide fri- gorigène introduit dans le conduit d'entrée 22. Il est également possi- ble d'introduire dans le ballon accumulateur 15, par un conduit d'entrée 34, du mélange NGL produit sous-pression et prélevé sur un stockage sous pression non réfrigéré, s'il existe un tel stockage. De même, un conduit d'entrée 35 relié à la canalisation 16 de sortie de l'accumulateur per- met d'introduire un appoint de mélange NGL prélevé sur un stockage à basse pression réfrigéré, s'il existe un tel stockage. En cas de redémarrage de l'usine après arrêt normal ou accidentel, un mélange NGL produit et stocké précédemment permet le remplissage du cycle de réfrigération par-les conduits 34 et/ou 35 selon les caracté- ristiques des stockages de l'usine. On peut, en outre,- modifier la qualité du mélange NGL parcourant le cycle en introduisant des composants légers par un conduit 36 d'entrée dans le ballon accumulateur 15. Ces composants légers sont notamment disponibles lorsque l'usine comporte, comme c'est le cas d'une usine de récupération de mélange NGL par absorption à l'huile réfrigérée des unités générant des composants légers à partir du gaz brut. En mo- difiant la qualité du mélange NGL parcourant le cycle, on fait évoluer le cycle frigorigène et on fait, ainsi, varier les qualité et quantité de mélange NGL produit. Cette possibilité d'introduction de composants légers est particulièrement importante dans le cas de condensation totale du mélange NGL dans le ballon accumulateur 15. Il est clair que, dans le cas d'une condensation partielle du mélange NGL du cycle dans l'accumulateur 15, cette possibilité s'ajoute à celle de variation de la qualité du fluide frigorigène par action sur la purge 25. Compte tenu des variations possibles de qualité et de pression du fluide frigorigène sortant en 6 de l'échangeur 4, le compresseur 8 est muni de dispositifs permettant d'accepter ces variations (aubages fixes d'aspiration orientables, systèmes de recyclages, ou tout système de conception classique). On a représenté sur la Fig. 1 un certain nombre de vannes, mais on comprendra que la détermination des divers paramètres, et notamment des températures et des pressions du cycle frigorigène, nécessite tout un système de régulation. Ce système n'a pas été représenté ici car il est de conception classique et ne fait pas partie de l'invention propre- ment dite. Sur les Fig. 3 et 4, on a tracé le diagramme du cycle de réfrigé- ration mécanique en portant les pressions P en ordonnée et les tempéra- tures t0 en abscisse. On a, en outre, fait apparaître, sur le diagramme de la Fig. 3 qui correspond au cas d'une condensation partielle en 12, la courbe de rosée hydrocarbure Il R du mélange circulant dans la cana- lisation Il à la sortie du compresseur; la courbe de bulle 16 B et la courbe de rosée en hydrocarbure 26 R du mélange sortant par la canalisa- tion 26, de l'accumulateur 15; la courbe de bulle 16 B du mélange sor- tant en 16 de l'accumulateur 15. Entre les courbes de bulle et de rosée d'un même mélange, celui-ci se trouve sous un état diphasique: liquide et vapeur. Sur la Fig. 4, qui correspond au cas d'une condensation totale en 12, cas du cycle de la Fig. 2, on a fait apparaître sur le diagramme les seules courbes de bulle Il B et de rosée en hydrocarbures Il R du mélange circulant dans la canalisation 11. On peut facilement suivre le cycle de réfrigération mécanique sur ces diagrammes, o l'on a indiqué la référence de l'appareil o se produit une transformation et la référence des points atteints: en partant de la sortie 6,compressions 9 et 10 avec refroidissement inter- médiaire 20 pour atteindre la canalisation Il; condensation partielle ou totale 12, pour atteindre la canalisation 14; sous refroidissement 18 ou 18 et 27 pour atteindre la sortie 29 du faisceau 18 ou les sorties 29 et 30 des faisceaux 18 et 27; détente 19 ou 19 et 28 pour atteindre le conduit d'entrée 17; vaporisation 4 pour revenir à la sortie 6. On voit que le flux dans la canalisation 14 se trouve en zone diphasique sur la Fig. 3 alors que sur la Fig. 4 il correspond à une condensation complète. La qualité d'un mélange NGL produit par récupération à partir d'un gaz brut refroidi à - 380C par un fluide frigorigène de même qualité que celle du mélange NGL produit, dans un procédé basé sur l'absorption par une huile stabilisée, pourra être par exemple la suivante éthane 5,27 % mole propane 81,22 % mole butanes 11,00 % mole pentanes 2,51 % mole La Fig.-5 représente un diagramme correspondant à un tel mélange, et on y a fait figurer des valeurs de températures en degrés celsius et de pression en bars absolus. Un procédé tel que la simple réfrigération mécanique d'un gaz peut conduire à l'obtention d'un mélange NGL sous forme liquide, disponible à la sortie d'un séparateur froid par exemple. La qualité d'un NGL obte- nu à partir d'un tel procédé comprend un éventail de composants plus grand (concentration plus élevée en éthane) que zelui obtenu par un procédé du type à absorption à l'huile. La Fig. 6 illustre un exemple de cycle dans lequel l'alimentation du cycle en mélange NGL produit ou disponible dans l'usine est effectuée sous forme de liquide. Le mélange NGL introduit n'a donc pas à être d'abord condensé; il peut notamment être introduit directement dans le conduit d'entrée 17 de l'échangeur 4 par une canalisation 37 et il sert simplement d'appoint pour compenser les pertes du fluide frigorigène dans le cycle ou d'approvisionnement lors du redémarrage de l'usine après un arrêt normal ou accidentel. Le mélange NGL introduit par la canalisation 37 est pris par exemple sur l'effluent liquide d'un séparateur froid de l'usine, qui est un appareillage recueillant le mélange NGL récupéré sur-le gaz brut de l'usine, ou de tout autre séparateur situé en aval de celui désigné cidessus, mais, en tout cas, avant une éventuelle stabilisation ou dééthanisation du mélange NGL (qui aurait pour objet d'étêter le mélan- ge NGL, c'est-à-dire d'en séparer les composants légers qu'il conte- nait). On a conservé sur la Fig. 6 les mêmes références que précédemment pour désigner des organes analogues à ceux des Fig. I et 2. On a suppose dans l'exemple représenté que le mélange NGL du cycle n'est pas complètement vaporisé lorsqu'il sort en 6 de l'échangeur 4 et on a prévu d'en vaporiser le reliquat liquide en le faisant passer dans un appareil 38 de réfrigération du flux de fluide frigorigène s'écoulant entre les étages 9 et 10 du compresseur 8. La qualité d'un mélange NGL produit par simple réfrigération d'un gaz brut à - 28 C au moyen d'un cycle mécanique extérieur parcouru par le mélange NGL peut &tre la suivante: méthane 6,3 % mole éthane 13,61 % mole propane 29,27 % mole butanes 29,71 % mole pentanes 13,89 % mole hexanes 6, 15 % mole composants inertes 1,00 % mole On a représenté sur la Fig. 7 le diagramme des phases d'un tel produit, B étant la courbe de bulle et R celle de rosée hydrocarbure, les températures t' étant exprimées en degrés celsius et les pressions en bars absolus. L'allure de la courbe de bulle B montre que le mélange NGL constitue un excellent fluide frigorigène. On peut par exemple relever - 350 C sous 7 bars absolus et 450 C sous 26 bars absolus, ce qui permet de définir les pressions de fonctionnement d'un cycle éventuel de réfri- gération. La Fig. 8 représente un schéma simplifié d'application de l'inven- tion à une usine de récupération d'un mélange NGL à partir d'un gaz brut arrivant par une conduite 39. On retrouve sur cette figure la plupart des éléments du schéma de la Fig. 2, avec les mêmes références, mais le faisceau de tubes 1, qui ne constituait qu'une illustration très schématique, a été remplacé par deux faisceaux de tubes 40 et 41. Le gaz brut arrivant par la conduite 39 est tout d'abord refroidi dans le faisceau de tubes 40 avant d'entrer par la conduite 42 dans un absorbeur à huile 43. Le gaz non absorbé sort en 44 tandis que le mélan- ge huile-gaz absorbé sort en 45, pour passer, après détente dans une vanne 46, dans un régénérateur d'huile 47, d'o l'huile régénérée sortant en 48passe dans le faisceau de tubes 41 avant d'être réintroduite en 49 dans l'absorbeur à huile 43, par l'intermédiaire d'une pompe 50. Le mélange sortant en 51 de la tête de colonne du régénérateur 47 passe dans un échangeur de chaleur 52 qui peut être un aéroréfrigérant ou un réfri- gérant à eau, puis dans un ballon de reflux 53 d'o un mélange NGL sort en 54 pour entrer dans l'étage aval 10 du compresseur 8. Une très faible partie de ce mélange NGL sert à compenser les pertes du cycle mécanique 8, 12, 15, 4, tandis que la presque totalité de ce mélange, disponible en 23, constitue la production de l'usine et va à des installations de stockage non représentées. Bien entendu, on pourrait aussi prévoir une production et un stockage de mélange NGL réfrigéré, les diverses dispositions décrites précédemment pouvant être reprises en totalité ou en partie, et une sortie telle que 33 pouvant notamment etre prévue. La disposition consistant en ce que le mélange NGL récupéré en 54 parcourt ensuite une portion (10, 12, 15 ou 10, 12, 15, 18, 27 par exemple) du cycle mécanique extérieur, dont l'ensemble est utilisé à des réfrigérations nécessaires à cette récupération, pour rendre ce mélange NGL récupéré disponible sous une forme convenable (23 ou 33 par exemple), notamment à des fins de stockage ou de fractionnement, constitue une particularité importante de l'invention. Tous les exemples de réalisation de l'invention qui ont été donnés ne le sont évidemment pas à titre limitatif, de multiples variantes per- mettant d'adapter au mieux le cycle de réfrigération aux diverses parti- cularités des cas d'application. REVENDICATIONS 1. Procédé de réfrigération, pour la récupération ou le fraction- nement d'un mélange composé principalement de butane et de propane et contenu dans un gaz brut, par utilisation d'un cycle mécanique extérieur parcouru par un fluide frigorigène, caractérisé en ce que ce mélange (22, 37, 51) constitue lui-même ledit fluide frigorigène. 2. Procédé de réfrigération selon la revendication 1, dans lequel le cycle mécanique extérieur comprend au moins le parcours successif d'un compresseur, d'un condenseur, d'un accumulateur à sortie de liquide et d'un échangeur de chaleur, caractérisé en ce qu'un apport (22) dudit mélange sous forme gazeuse est effectué en amont du condenseur (12). 3. Procédé de réfrigération selon la revendication 2, dans lequel le compresseur comprend un étage amont et un étage aval, caractérisé en ce que l'apport (22) dudit mélange est effectué dans l'étage aval (10) du compresseur (8). 4. Procédé de réfrigération selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'un prélèvement (23) est effectué sur la sortie de liquide (16) de l'accumulateur (15). 5. Procédé de réfrigération selon la revendication 1, dans lequel le cycle mécanique extérieur comprend au moins le parcours successif d'un compresseur, d'un condenseur, d'un accumulateur à sortie de liquide et d'un échangeur de chaleur, caractérisé en ce qu'un apport (37) dudit mélange, sous forme liquide est effectué à l'entrée (17) dans l'échangeur de chaleur (4). 6. Procédé de réfrigération selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce qu'avant d'entrer (17) dans l'échangeur de chaleur (4) pour y jouer le r8le de réfrigérant, ledit mélange se sous- refroidit dans un passage (18) ménagé dans l'échangeur de chaleur (4). 7. Procédé de réfrigération selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'après ledit passage (18) et avant de jouer le rôle de réfrigérant ledit mélange se détend dans une vanne de contrôle (19). 8. Procédé de réfrigération selon l'une des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que ledit mélange venant de l'échangeur (4) passe, avant d'entrer dans le compresseur (8), dans un appareil (38) agissant en désurchauffeur pour ledit mélange sortant d'au moins une partie (9) du compresseur (8). 9. Procédé de réfrigération selon l'une caractérisé en ce qu'une entrée (35) liquide est prévue dans le cycle sur l'accumulateur (15). 10. Procédé de réfrigération selon l'une caractérisé en ce qu'une entrée (34) l'accumulateur (15). 11. Procédé de réfrigération selon l'une caractérisé en ce qu'une entrée (36) prévue dans l'accumulateur (15). 12. Procédé de réfrigération selon l'une des revendications 2 à 4, dudit mélange sous forme la sortie de liquide (16) de des revendications précédentes dudit mélange est prévue dans des revendications précédentes de composants légers est des revendications précédentes caractérisé en ce qu'une purge (25) des composants volatils est prévue sur l'accumulateur (15). 13. Procédé de réfrigération selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'une sortie (24) de composants volatils prévue sur l'accumulateur (15), est reliée (26) à un passage (27) ménagé dans l'échangeur de chaleur (4) et servant à condenser et sous- refroidir lesdits composants volatils avant de les envoyer (17) comme réfrigérants dans l'échangeur (4). 14. Procédé de réfrigération selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'après avoir parcouru le passage (27) servant à les condenser et les sous-refroidir et avant de jouer le rôle de réfrigérants dans l'échangeur (4), lesdits composants volatils se détendent dans une vanne de contr8le (28), 15. Procédé de réfrigération selon la combinaison de la revendication 7 et de la revendication 14, caractérisé en ce que les flux dudit mélange et desdits composants volatils sont mélanges après leur détente (19, 28) et avant leur entrée (17) comme réfrigérants dans l'échangeur (4). 16. Procédé de réfrigération selon la combinaison de la revendication 6 et de la revendication 13, caractérisé en ce qu'une portion (31, 32) dudit mélange (29) et desdits composants volatils (30) est pré- levée (33), après le sous-refroidissement (18, 27) dans l'échangeur de chaleur (41), à des fins de stockage réfrigéré. e