La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour introduire dans des ouvertures des organes de fixation métalliques à emmanchement serré ; elle se rapporte, plus particulièrement, à un procédé et à un dispositif pour transformer de l'énergie électromagnétique en une onde de contrainte qui est mise en forme concentrée et appliquée à un organe de fixation pour introduire par emmanchement serré cet organe dans une ouverture réceptrice. On entend, dans la présente invention par "organe de fixation", un élément permettant de relier deux organes par exemple un goujon.L'expression T1 emmanchement serré" est utilisé pour indiquer qu'il existe une différence de diamètre entre l'ouverture qui reçoit l'organe de fixation et cet organe lui-même, cet organe de fixation présentant un diamètre plus grand que celui de l'ouverture. Il existe de nombreuses structures métalliques qui nécessitent d'être réunies avec des organes de fixation du type cidessus. En général, l'introduction de tels organes de fixation est effectuée avec divers outils à percussion. On utilise, également, de grands mandrins en liaison avec des vérins hydrauliques à pression élevée. Ces techniques présentent les inconvénients suivants 1. L'organe de fixation peut se dilater si bien qu'il ne peut pas être complètement introduit dans la pièce usinée ou, quand il est introduit de cette faon, il peut provoquer des arrachements et des rayures. 2. Pour les organes de fixation métalliques pour lesquels un emmanchement très serré est nécessaire, par exemple, de 0,127 mm à 0,203 mm dans des ouvertures d'un diamètre de 19 mm, les procédés à percussion sont inefficaces et dangereux. On peut utiliser un grand appareil à vérin hydraulique si on dispose de suffisamment de place- pour le support de l'appareil et sa manoeuvre. LliL2- vention est nécessaire pour des constructions métalliques qui ne peuvent pas supporter la charge extrêmement élevée qui est appliquée par un vérin hydraulique (14CG bars-4200 bars). 3. De nombreuses applications nécessitent un raccord dans la partie médiane d'une grande structure quand on ne peut utiliser ni un dispositif à percussion, ni un vérin hydraulique. 4. Il existe également de nombreuses applications qui nécessitent une insertion temporaire d'organes de fixation et où il est nécessaire, par la suite, de les retirer sans détériorer les ouvertures. Ceci est extrêmement difficile et soutent impossable à réaliser avec un dispositif à percussion ou un appareil a verin hydraulique. 5. Il est souvent nécessaire de fixer un élément > un autre élément à l'aide d'un organe de fixation à emmanchement serré, par exemple un arbre et un palier et ceci est difficile avec les outils de fixation actuels. La présente invention cree - un procédé et un dispositif pour introduire dans des ou vertures des organes de fixation par emmanchement serre et cui supprimant les inconvénients de la technique antnrieu-e - un procédé et un dispositif qui utilisent des ondes de contrainte pour placer des organes de fixation par emmanchement serré - un procédé et un dispositif pour introduire dans des ouvertures ces organes de fixation par emmanchement serré sans les déformer - un procédé et un dispositif sûrs pour introduire dams des ouvertures des organes de fixation par emmanchement serré - un ensemble peu encombrant et portatif pour introduire dans des ouvertures des organes de fixation par emmanchement serré, Divers avantages et caractéristiques de la présente invention ressortent de la description détaillée ci-après. Le procédé selon la présente invention consiste à engendrer par voie électromagnétique une onde de contrainte, à conformer celle-ci en transformant son amplitude et sa forme et à la faire ensuite passer à travers un organe de fixation par emmanchement serré, ce qui proauit une réflexion de l'onde de contrainte à l'extrémité libre éloignée de l'organe de fixation en imprimant une vitesse suffisante à l'extrémité libre éloignée pour contrecarrer les forces de friction et entraîner l'organe de fixation en position dans son ouverture de réception de manière à reunir deux organes à assembler. Le dispositif selon la présente invention comprend une source d'énergie reliée à une bobine plate, un conducteur en aluminium en forme de disque disposé près de la bobine, un dispositif de mise en forme ou de concentration placé près du conducteur en aluminium et un mécanisme d'absorption des chocs placé à l'arrière de la bobine. La décharge provenant de la source d'énergie établit un champ magnétique autour de la bobine, ce champ magnétique indult à son tour un courant dans le conducteur en aluminium. Le courant induit établit un champ magnétique dans le conducteur en aluminium et l'interaction des deux champs magnétiques provoque la naissance dune onde de contrainte qui est ensuite propagée à travers le dispositif de conformation ou de mise en forme et par l'organe de fixation à emmanchement serré. L'onde de contrainte engendrée par la répulsion électromagnétique des deux champs magnétiques de forte intensité imprime une vitesse élevée de particules dans le sens de propagation de l'onde et augmente simultanément la contrainte dans l'organe de fixation. Cependant, par opposition aux enseignements de la technique antérieure, l'organe de fixation à emmanchement serré (pièce de travail) ne subit pas une déformation plastique mais plutôt une déformation élastique, comme expliqué de façon plus détaillée ci-après. Le moment axial de la pièce produit par la propagation de l'onde de contrainte provoque un allongement à la traction dans le sens de propagation et une contraction dans le sens perpendiculaire au sens de propagation.Cet allongement à la traction ou dilatation est régi par le coefficient de Poisson qui est le rapport entre la contrainte latérale et la contrainte de traction directe. L'onde de contrainte réfléchie depuis ltextré- mité libre ou éloignée de l'organe de fixation est une onde correspondant à une force de tension, et la vitesse vers l'extérieur de l'extrémité libre est doublée pour entraîner l'organe de fixation et l'in'roduire dans l'ouverture de réception. Il convient de noter que, contrairement aux techniques usuelles d'emmanchement de goujons, la présente invention ne nécessite pas l'emploi d'une barre de maintien ou d'une masse à l'extémité libre du goujon dans la position de maintien. Un mode de réalisation de la présente invention est illustré de façon non limitative, aux dessins annexés. La fig. 1 est une vue schématique partielle et en élévation latérale du dispositif selon la présente invention. La fig. 2 est me vue agrandie d'un organe de fixation à emmanchement serréet d'une pièce montrant comment l'organe de fixation est introduit dans l'ouverture de réception de la pièce. Les fig. 3a, 3b et 3c sont respectivement des graphiques illustrant une onde de contrainte originelle avant sa conformation dans le dispositif de mise en forme, l'onde de contrainte apyres conformation par le dispositif de mise en forme, et l'onde de containffi.e incidente et réfléchie par l'extrémité éloignée de l'organe de fixation à emmanchement serré . Dans ces figures OI signifie onde Incidente, OC onde de compression, R réflexion, PR période de réflexion lorsque la vitesse est 2V, T Tension et C compression. k la fig. 1 le dispositif de la présente invention comprend une source d'énergie 8, un générateur 6 d'ondes de contrainte, un dispositif de conformation ou de concentration 16 des ondes de contrainte et un dispositif 10 d'absorption des chocs. La source d'alimentation 8 comprend une source de courant alternatif 32, un redresseur 20 et un commutateur 30 qui sont tous reliés en série avec une batterie de condensateurs 28, dont seulement un a été illustré, et cet ensemble est relié électriquement par un second commutateur 26 au générateur d'ondes de contrainte 6. lie générateur d'ondes de contrainte 6 comprend une bobine plate 12 et un conducteur en aluminium 14 disposés cate-à-ctte selon une relation-coaxiale. L'onde de contrainte engendrée dans le conducteur en aluminium 14 traverse le dispositif de conformation ou de concentration lo passe par l'intermédiaire de son embout solidaire 24 et arrive à l'organe de fixation à emmanchement serré représenté par un goujon 18 devant être placé dans l'ouverture 23 formée dans les éléments 25 et 27. Initialement, la batterie de condensateurs 28 est chargée par l'intermédiaire de la source d'énergie 32 quand le commutateur 30 est fermé. Après que la batterie de condensateurs ait été chargée on ouvre le commutateur 30, et on ferme le commutateur 26 afin de transmettre une impulsion de courant à forte intensité et de courte durée à travers la bobine plate 12. La dirée de l'impulsion de courant est de l'ordre d'environ-100 microsecondes. Un champ magnétique élevé est établi autour de la bobine 12 et ce champ coupe le conducteur en aluminium 14 qui agit comme un enroulement secondaire à une seuls spire d'un transformateur de sorte à y induire un courant. Le courant induit s'écoulant à la surface du conducteur 14 établit un champ magnétique important à 1' inté- rieur de celui-ci.La répulsion électromagnétique fournie par l'interaction des deux champs magnétiques à forte intensité en gendre une onde de eontrainte dans le conducteur en aluminium 14, laquelle est propagse å travers le dispositif de conformation 16 et l'embont 24 dans le goujon 18. Le dispositif décrit ci-dessus a été utilisé avec succès our entrer des goujons en acier inoxydable et er titane. Le dispositif selon la présente invention peut être monté sur un châssis sur lequel un goujon est amené, ou encore il peut être portatif et maintenu par un utilisateur.La seule différence de structure impliqués par les deux utilisations réside en ce que dans un appareil portatif une tige est insérée au centre de la partie de base d1l dispositif de conformation 16 et se prolonge à travers le dispositif d'absorption de chocs 10, cette tige comprenant un ecrou 19 or maintenir serrés les divers éléments quand l'appareil est utilisé dans un châssis, une tige traverse le dispositif d'absorption de chocs 10 et le dispositif de conformation 16 afin de maintenir le dispositif bien centré. Lors d'un essai, on a monté le dispositif selon la présente invention sur un châssis et on l'a utilisé pour une opération d'entraînement de goujons, et des goujon en acier inoxydable NAS (National Aeronautical Standard) ont été entraînés avec succès. La batterie de condensateurs 28 présente une faible inductance et quand la bobine 12 est reliée et couplée par voie électno- magnétique au conducteur en aluminium 14, le dispositif a une fréquence de fonctionnement de 5,0 kHz. Un courant électrique de f@rte intensité est délivré à la bobine 12 par l'internédiaire de la batterie de condensateurs 28. la bobine 12 comprend 18 spires d'un élément en cuivre de forme rectangulaire de 12,27 mm x 2,03 mm. La bobine 12 se trouve dans un élément en polyuréthane à r'mqde élasticité et équivalent à lin caoutchouc dont la valeur au duro- mètre est 60, les dimensions de la bobine étant de 38,1 mm dlé paisseur pour un diamètre de 152,4 mm et la bobine présentant un trou central circulaire d'un diamètre de 25,4 mm. Le conducteur 14 est réalisé en aluminium 6061-T4, il a une épaisseur de 6,35 mm un diamètre de 152,4 min et un trou central d'un diamètre de 25,4mm. L'aluminium 6061-T4 est utilisé car il a une bonne conductibilité et une résistance suffisante aux forces produites. lie dispositif de conformation ou de concentration 16 qui est réalisé en acier trempé 4340 présente une section de base cylindrique de 12,7 mm par 152,4 mm de diamètre ce qui conduit à un tronc de cône d'une longueur de 152,4 mm et d'un diamètre à la partie supérieure de 19,C5 mm auquel est fixée une section cylindrique d'une longueur de 12,7 mm. L'embout 24 du dispositif de conformation 16 est pla cé en contact avec le goujon 18.Le goujon 18 est en acier ou en titane et présente l'une des dimensions sliivantes : diamètre 5,4 mm x @ougueur 25,4 mm, diamètre 19,05 mm x longueur 88,9 mm et diamètre 28,58 mm x longueur 76,2 mm. Le dispositif d'absorption des chocs 10 se compose d'une série de garnitures en caoutchouc fixée à la bobine 12. Une tige de centrage d'un diamètre de 25,4 mm est insérée dans les trous circulaires des divers élé- ments et dans un trou d'un diamètre de 25,4 mm et de 25,4 mm de profondeur pratiqué dans la base du dispositif de concentration 16. La tension nécessaire pour entraîner ces goujons de différentes dimensions est respectivement de 7 kV, 8 kv et 9 kV. Dans un autre essai qui est une simple variante de celui indiqué plus haut, ce dispositif est portatif au lieu d'être monté sur un chassis pour l'opération d'entraînement et d'introduction d'un goujon. Les seules différences avec l'exemple indiqué ci-dessus résident an une modification dimensionnelle des divers éléments Le diamètre de la bobine 12 est accru à 228,6 mm ainsi que le diamètre du conducteur en aluminium 14. Toutes les autrc-s dimensions, y compris celles du dispositif de corcertration 16, restent les mêmes.De même, à la place d'une tige de certrage, on a adapté une tige filetée dans la partie de base du dispositif de concentration 16, ladite tige étant fixée par im êorou 19 et une rondelle (non représentée) à l'extrémité du dispositif d'absorption des chocs 10. Pour déterminer les dimensions, la matière et les autres paramètres du dispositif de concentration on utilise les relations existant entre le moment, la continuité et l'effort de contrainte dans la propagation axiale d'impulsions d'ondes de contrainte dans des barreaux solides. On considère ainsi un élément de conformation ou de concentration dans lequel dx@ = ltépaisseur initiale de l'élément = = l'épaisseur finale de 11 élément et équivaut à A = la surface de la section transversale de l'élément " = la contrainte dans le sens de mouvement e = l'effort dans le sens de mouvement, et = = la distance par rapport à l'extrémité gauche de l'élément. Par définition, l'effort équivaut à 11 épaisseur finale moins l'épaisseur initiale divisée par l'épaisseur initiale soit : En différenciant partiellement l'équation (1) par rapport au t@mps, on obtient la vitesse de particules. Etent donné que # = E - # , l'équation (2) peut être écrite sous la forme où E = module d'élasticité dl Young b'aprôs la première loi de Newtcn on a où 5? est la masse spécifique de la matière. L'équation de continuité de masse peut tre écrite sous la forme p @ la masse spécifique initiale de la matière A@ = la surface de la section transversale initiale de l'élément et pour Al A, En remplaçant dx dans l'équation (4), on obtient D'après l'équation (5) on a On considère, d'une façon specitique, deux configurations pour le dispositif de conformation ou de concentration bien. qu' on puisse également employer d'autres configurations (a) une forme exponentielle ré r-?r la formule (b) une forme conique régie par la formule dans laquelle :: A0 = la surface de l'extrémité la plus grande ou extrémité gauche du dispositif de conformation fl = une constante à driner R0 = le rayon de la plus grande extrémité du dispositif de conformation X@ = = la longueur du dispositif de conformation et K = la tangente de l'angle décrit pur le bord du cane et la base du cône. A partir de résultats expérimentaux, on a également la re où m est une constante. En combinant les équations (6), (3), (7) et (9), on peut obtenir l'équation suivante pour le dispositif de conformation de forme exponentielle : la vitesse du son dans la matière 40= la contrainte à la plus grande extrémité du dispositif de conformation qui est fonction de l'entrée d'énergie en ce point = la contrainte à la plus petite extrémité du dispositif de conformation A = la surface de la section transversale à la plus petite extrémité du dispositif de conformation et = la durée nécessaire pour que la vitesse de particules atteigne une valeur maximale-. En combinant les équations (6), (3), (8) et (9), on peut obtenir l'équation ci-après pour le dispositif de conformation de forme conique On considère le cas dans lequel = 50SG m/s = 20 x 70-6 seconde = 11,8 = 10,16 cm et =1,89 En utilisant l'équation (10),on obtient une multiplication de la contrainte = 15,9. En utilisant l'équation (11), on obtient une multiplication de la contrainte A partir de mesures, on a determine que la pression engendree dans la bobine électromagnétique 12 varie entne environ 350 bars et 630 bars et, par conséquent, on utilise une moyenne de 490 bars. Lors de l'emplei d'une forme conique, la contrainte théorique sur la goujon 18 est déterminée comme étant de 17 x 490 bars soit 8330 bars. En utilisant la photo raphie à vitesse élevée, on a trouvé que la vitesse de particules àlapetite extrémité du dispositif de con formation 16 est approximativement de 16,25 m/s. En connaissant cette vitesse et en utilisant l'équation du moment on peut calculer la contraste existant à la petite extrémité du dispositif de conformation 16 par conséquent # = 7000 bars. Cette contrainte résultant du calcul se compare bien à la contrainte théorique de 8330 bars. La présente invention utilise les ondes de contrainte pour entraîner des goujons. Par conséquent, sans être lié par une quelconque théorie, on suppose qu'il se produit dans le dispositif de la présente invention le phénomène ci-apres. Une appréciation de la théorie des ondes de contrainte semble nécessaire car une grande confusion existe actuéllement du fait de l'emploi occasionnel de l'expression onde de contrainte selon une façon imprécise et inappropriée. Tout d'abord, il convient de comprendre que les ondes de contrainte sont un phénomene distinct séparé d'autres formes d'énergie que l'on confond couramment avec les ondes de contrainte. Les ondes de contrainte sont une forme de transfert d'énergie qui provoque un mouvement dans un solide. Si une petite perturbation arbitraire est engendrée dans une partie réduite d'un milieu solide élastique, les parties voisines sont très vite mises en mouvement et projetées dans des états de contrainte. La partie du milieu qui est perturbée à un instant subséquent n'est pas la même que celle qui a été perturbée initialement (cf. A Treatise on the Mathematical Theory of Elasticity A.G.H. Love, Dover Publications (1944). Le phénomène d'ondes de contrainte se différencie nettement de la dynamique des sordides. Comme H. Kolsky l'a mentionné dans Stress Waves in Solids, Dover, 486-61098-5 (introduction) "Dans la dynamique des solides, on suppose que lorsqu'une force est appliquée en un quelconque point d'un corps, les contraintes résultantes mettent en mouvement instantanément tous les autres points et on peut considérer que la force produit une accélération linéaire de tout le corps avec une accélération angulaire autour de son centre de gravité.D'autre part, dans la théorie de l'élasticité, le corps est considéré comne an équilibre sous l'action des forces appliquées et on suppose que les déformations élastiques ont atteint leurs valeurs statiques. Ces traitements sont suffisamment précis pour les problèmes dans lesquels le temps existant entrel'application d'une force et l'établis- sement d'un équilibre efficace est bref comparativement au temps au cours duquel les observations sont effectuées. Cependant, quand on considère les effets des forces qui sont appliquées pour des périodes de temps très brèves ou qui changent rapidement, les effets doivent être considérés en terme de propagation des ondes de contrainte". Avec les dispositifs à percussion, un corps est accéléré près d'un champ magnétique variable dans le temps. Ainsi, de l'énergie cinétique (1/2 mv2) est emmagasinée. Ensuite, le corps cogne la pièce de travail en transférant son énergie cinétique en une énergie de déformation, ce qui déforme la pièce. Avec l'application de forces du type dynamique des solides, la force produite par le champ magnétique est appliquée à la pièce de travail par l'intermédiaire d'un milieu qui possède une certaine fluidité (aptitude à s'écouler sous une pression hydrostatique). Ainsi, la pression magnétique agit sur la surface de la pièce de travail comme s'il s'agissait d'un fluide. La pièce de travail reçoit instantanément la pression à mesure qu'elle se déplace selon la loi de Newton (force = masse x accélération). L'effet du changement de surface sur l'impulsion de contrainte est différent de la simple augmentation de pression fournie pour des conditions astatiques et de dynamique des solides. lia longueur, la forme et les constantes de la matière jonent des rôles impor- tants pour l'onde émergeante qui se propage à travers le goujon. Une différence dans le comportement réside, par exemple, en ce que l'intensification de l'impulsion n'est pas égale, en général, au rapport des surfaces. Ainsi Contrainte de sortie Surface d'entrée # Contrainte d'entrée Surface de sortie L'onde de contrainte concentrée représentée a la figure 3b présente un rapport de contrainte de cre par rapport à l'ondé de contrainte de la figure 3a, ce rapport étant conditionné par l'application particulière envisagée y compris la composition du goujon 18. Cependant, le rapport ne doit pas être supérieur à la contrainte d'élasticité #y du goujon 18 autrement il en résulterait une déformation plastique indésirable. L'onde de contrainte de la figure 3b (voir également une partie de l'onde de contrainte de la figure 3c) se propage de la gauche vers la droite en tant qu' onde de-compression dans le gou jon 18 avec une vitesse V, atteint l'extrémité libre ou éloignée 22 du goujon 18 et se réfléchit en tant qu'onde de tension avec une vitesse 2V vers l'extérieur dans le sens axial (voir figure 2). Si la durée de l'impulsIon est suffisante, ctest-à-dire supérieure à la longueur du goujon 18, tout le goujon 18 est mis en mouvement avec une vitesse 2V. Ce moment imprimé à l'extrémité éloignée 22 du goujon 18 est suffisant pour contrecarrer les forces statiques de friction existant entre l'ouverture de réception 23 et le goujon 18 et entraîner le goujon 18 et l'introduire dans l'ouverture 23. Après chaque décharge de la batterie de condensateurs 28, le goujon 18 est partiellement entraîné dans l'ouverture 23 en surmontant les forces de friction. Les décharges répétées entraînent le goujon 18 à la profondeur désirée (position appropriée). On indique, ci-après, une analyse d'une théorie dimensionnelle de la propagation et de la réflexion des ondes. On suppose que la section transversale plane reste plane pendant la charge, que la répartition de la contrainte est uniforme au niveau de la section transversale planeet que l'inertie radiale peut être négligée. La solution de 11 équation des moments et la relation contrainte-effort élastique résultent de l'équation suivante où : # = contrainte v = la masse spécifique de la matière C0 = la vitesse du son dans la matière V = la vitesse de particules de l'onde de contrainte dans la matière. Quand une onde de contrainte transitoire rencontre une discontinuité de surface ou une modification de masse spécifique, comme à l'extrémité libre éloignée 22 du goujon 18, l'onde de contrainte initiale se divise en des ondes de transmission et de réflexion. L'intensité des ondes transmises et réfléchies dépend du rapport des surfaces et/ou des masses spécifiques au niveau de la discontinuité. Pour obtenir les équations de vitesse et de contrainte pour les ondes transmises et réfléchies, on considère l'équation (î)(-C0V)et les équations de compatibilité au niveau d'une quelconque discontinuité. Equations de compatibilité les vitesses sont les mêmes (2) les forces sont égales (3) Etant donné que et en utilisant l'équation (1), on peut obtenir A partir de l'équation (3), on a En combinant les équations (4) et (5), on obtient donc: par conséquent:: si (air et acier) (air et acier) c'est-à-dire alors -en remplaçant dans l'équation (7), on obtient et d'après 11 équation 4, donc D'après l'équation (2), on a alors lies équations (8) et (10) montrent que l'onde incidente est réfléchie avec une contrainte égale et opposée et une vitesse égale La contrainte de l'onde incidente est compressive. Par conséquent, la contrainte de l'onde réfléchie est une force de traction (tension) En outre, la vitesse totale de particules pendant la réflexion est 2 V1 (le double de la vitesse de particules de l'onde incidente). L'énergie cinétique résultante de l'onde de contrainte transmise surmonte les forces de friction existant entre le goujon 18 et les parois de l'ouverture pour entraîner celui-ci dans I'ouverture réceptrice 25 et réaliser le raccord. Si la vitesse de crête des particules pour l'onde de contrainte incidente est approximativement de 508 cm , lors de la s réflexion, la vitesse de crête des particules slélève à 1016 cm. tant donné que l'onde de contrainte conformée dans le dispositif de concentration 16 est de lone durée, par exemple. une milliseconde et maintient un niveau de contrainte élevé At sensiblement constant pendant une partie importante de la durée de l'onde de contrainte, la réflexion fournit une énergie cine- tique suffisante pour surmonter les forces de friction des parois de l'ouverture et mettre en place le goujon 18 dans l'ouverture 23. C'est cette vitesse relative élevée entre le goujon 18 et les parois de l'ouverture 23 qui, en fait, engendre une couche de liaison, de forces de friction réduites, permettant au goujon 18 d'être amené dans l'ouverture 23 pour fixer le raccord 34 entre les éléments 25 et 27. L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation représentés et docrits en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé pour introduire un organe de fixation à emmanchement serré dans une ouverture réceptrice de diamètre légèrement plus faible que celui de l'organe de fixation, caractérisé en ce qu'il consiste (a) à former, par voie électromagnétique, une onde de contrainte ayant une vitesse élevée de particules (b) a' conformer tonde de contrainte à vitesse élevée pour régler son intensité et sa durée afin au obtenir une onde de contrainte de sortie qui mainttent un niveau de contrainte élevé pendit une partie importante de la-durée de l'onde de contrainte (c) à appliquer l'onde de contrainte à vitesse élevée aussi conforme a l'organe de fixation en une extrémité de celui-ci en provoquant un allongement à la traction dans le sens de propagation et une contraction à angle droit par rapport au sens de pro pagation, 7'onde de contrainte à vitesse élevée confortée se réfléchissant depuis l'extrémité libre éloignée de l'organe de-fixation pour imprimer une vitesse élevée à à extrémité libre éloi gnee de l'organe de fixation de sorte que les forces de friction sont surmontées et que l'organe de fixation est entraîné dans l'ouverture réceptrice. 2. Procédé pour introduire un organe de fixation à emmanchement serré suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la formation par voie électromagnétique d'une onde de contrainte est établie au moyen de la répulsion électromagnétique par interaction d'un premier champ magnétique produit par une bobine excitée par une batterie de condensateurs et d'un deuxième chans magnétique créé dans un conducteur en matière appropriée placé près de la bobine. 3. Procédé pour entraîner un organe de fixation à emmanchement serré suivant la revendication 2,caractérisé en ce que le champ magnétique créé dans le conducteur est induit par le champ magné- tique produit par la bobine. 4. Procédé pour entraîner un organe de fixation à emmanchement serré suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend l'absorption des forces de réaction résultant de la formation de l'onde de contrainte. 5. Dispositif pour introduire un organe de fixation à emmanchement serré dans une ouverture d'un diamètre légèrement plus faible que celui de l'organe de fixation, caractérisé en ce qu'il comprend (a) un noyen pour former , par voie électromagnétique, onde de contrainte a vitesse élevée de particules (b) un moyen de concentration pour régler l'intensite et la durée ae ceste orde de contrainte a' vitesse élevée afin d'obtenir une onde de contra@nte de sortie qui maintient un niveau de contraintel élevé pendant une partie imprtante de la dur@e de l'onde de contrainte (c) -l'organe de fixation comprenant une première extrémité pour venir en contact avec le dispositif de concentration et une extrémité libre éloignée pour venir en contact avec l'ouverture réceptrice, l'onde de contrainte conforme provoquant un allongement à la traction dans le sens de propagation et une contraction à angle droit par rapport an sens de propagation et se réfléchis- sant depuis l'extrémité libre éloignée de l'organe de fixation pour imprimer une vitesse élevée à cette extrémité libre éloignée de sorte que les forces de friction sont surmontées et que ltor- gane de fixation est entraîné dans l'ouverture de réception. 6. Dispositif pour introduire un organe de fixation à emmanchement serré suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le moyen pour former par voie élc-ctromagnétique une onde de contrainte à vitesse élevée de Particules comprend (a) une bobine électromagnétique (b) un dispositif d'emmagasinement d'énergie susceptible d'être déchargé à travers cette bobine en fournissant une impulsion de durée limitée (c) un conducteur couplé à la bobine et (d) des moyens pour établir un champ électromagnétique dans le conducteur de sorte ou'une onde de contrainte est forméepar répulsion électromagnétique entre la bobine et le conducteur. 7. Dispositif pour introduire un organe de fixation à emmanchement serré suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens pour établir un champ électromagnétique dans le conducteur comportent un couplage électromagnétique du conducteur à la bobine. 8. Dispositif pour introduire un organe de fixation à emmanchement serré suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le moyen de confprmation ou de concentration consiste en une masse de forme exponentielle couplée au conducteur et aux divers éléments du dispositifs sont selon l'équation : # = = la contrainte fournie à l'organe de fixation en la plus petite extrémité du moyen de concentration #o = la contrainte formée à la plus grande extrémité du moyen de concentration par la répulsion électromagnétique existant entre la bobine et l'entraîneur C = la vitesse du son dans le moyen de concentration. tA = la durée nécessaire pour que la vitesse de particules atteigne une valeur maximale Ao = la surface de la section transversale de la plus grande extrémité du mpyen de concentration A = la surface de la section transversale de la plus petite extrémité du moyen de concentration; n = le nombre apparaissant dans l'exposant de inéquation qui régit la forme du moyen de concentration, c'est-à-dire, formule dans laquelle Xg est la longueur du moyen de concentration. 9. Dispositif pour introduire un organe de fixation à emmanchement serré suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le moyen due concentration consiste en une masse de forme conique couplée au conducteur et les. divers éléments du dispositif sont selon l'équation où 6 = la contrainte fournie à l'organe de fixation en la plus petîi.te extrémité du moyen de concentration la la contrainte formée à la plus grande extrémité du moyen de concentration par la répulsion électromagnétique existant entre la bobine et ltentraîneur Ro le rayon de la grande extrémité du moyen de concentration K = = la tangente de l'angle inscrit par le bord de la masse de forme conique et la base de la masse de forme conique C = la vitesse du son dans le moyen de concentration ; la. durée nécessaire pour que la vitesse de particules atteigne une valeur maximale 40= la surface de la section transversale de la plus grande extrémit@ du moyen de concentration, c'est-à-dire la base de la masse e forme conique A = la section transversale de la plus petite extrémité du moyen - 3 concentration Xo=la logueur du moyen de concentration.; 10. Dispositif pour introduire un organe de fixation à emmanchement serré suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de réaction couplé mécaniquement au moyen de concentration. 11. Dispositif pour conduire un organe de fixation à emmanchement serré suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le moyen d'emmagasinement d'énergie consiste en une batterie de condensateurs susceptibles d'être déchargés électrinuement à travers la bobine.