L'invention concerne un nouveau pesticide, particuliè- rement efficace, comme antifongique, dans le traitement de l'of- dium, du mildiou, et d'autres champignons attaquant les cultures. Il existe un grand nombre de fongicides de compositions chimiques très diverses; chacun d'entre eux a généralement un domaine d'applications bien déterminé, mais aucun ne convient à une gamme étendue de parasites; la plupart des fongicides ont d'ailleurs un spectre d'action très restreint. Ainsi, pour le traitement de l'ozdium, on est obligé de choisir l'agent fongicide selon l'espèce végétale atteinte; les dérivés de la quinoxaline (nChinométhio- nate"), par exemple, agissent assez bien contre l'oïdium du pommier, mais n'enrayent pas pratiquement celui dru rosier; il en est de même en ce qui concerne le dinitrophényl-crotonate ("Karathane") qui, d'ailleurs, ne peut être appliqué que pendant des périodes relativement fraiches.Un autre exemple typique est celui du mildiou, contre lequel on a proposé un grand nombre de substances, dont les plus employées sont des compositions à base d'oxysulfate,d'oxychlorure, de sulfate et d'hydroxyde de cuivre. Si ces produits rendent de grands services, lorsqu'il s'agit de protéger la vigne, ils restent souvent inefficaces vis-à-vis du mildiou de certaines autres espèces etd'autres champignons, ce qui oblige à avoir recours à des produits du type phtalimide ou sulfonyldiamide(respectivement "Captane" ou "Folpel" et "Dichlofluamiden) ;quand il s'agit du mildiou de la pomme de terre ou de la laitue, ce sont les éthylènebis-dithiocarbamates de zinc ou/et de manganese qui semblent convenir mieux que les précédents.Le choix du fongicide approprié n' est donc pas chose -facile et il exige une expérimentation préalable, souvent coûteuse. D'autre part, certains des produits sur le marche doivent être appliqués assez fréquemment, ce qui augmente le prix de reviant du traitement.En ce qui concerne en particulier les fongicides à base de cuivre, employés somme toute avec succès depuis plus de 80 ans, surtout amour la vigne. leur généralisation à d'autres cultures fût gênée non seulement par une efficacité moins bonne, ou même nulle sur certaines espèces, - comme mention- né tlus haut - mais egalement par le mauvais aspect des feuilles après le traitement; on sait en effet que les bonnes compositions base de cuivre lassent une pellicule blanche ou bleuâtre, nui neut subsister même Après de nombreuses pluies Comme consuence ce mauvais asnect emnêche l'emploi du cuivre nour-les cultures florales même lorsque le cuivre est efficace. La présente invention remédie aux inconvénients sus in.diauns, en ce au'elle aorte un fongicide à larve spectre d'ac t'on, n'exigeant qu'un petit nombre d'applications au cours de l'année, et ne laissant aucune trace visible sur le feuillage des plantes traitées. Le nouveau fongicide non seulement n'abime ni tache les parties aériennes des plantes, mais peut même améliorer leur aspect et aviver leur teinte. D'autre part, les produits suivant l'inventionexercent une action bactéricidé et insecticide, ce qui permet une protection très complète des espèces végétales ou des surfaces, telles que sols, murs, charpentes, planchers,etc., suscentibles d'être infestés par divers microorganismes, insectes, mollusques, nématodes,etc. L'invention résulte de la constatation que l'action fongicide du cuivre, bien connue, peut être considérablement renfor cée, lorsque le cuivre est mis sous la forme d'un complexe azo t, soluble dans l'eau. Sous cette forme, le cuivre, devenu beaucoup plus efficace que dans les compositions connues, peut être appliqué en des quantités bien-plus faibles que jusqu'à présent. Le nouveau fongicide suivant l'invention comprend, en tant que matière- active, un complexe du cuivre avec un composé azoté à fonction amine. Bien que,pratiquement, toutes les amines soient susceptibles d'entrer dans la composition du fongicide, après leur complexation avec le cuivre, il est préférable d'employer des amines à poids moléculaire relativement élevé ou des polyamines. Plus particulièrement, conviennent, avec avantage, les amines aliphatiques. Comme il existe des amines , qui exercent elles-mêmes une action fongicide plus ou moins prononcée, il est recommandable de les utiliser pour la réalisation de la présente invention: on constate alors un accroissement considérable du pouvoir fongicide. A titre d'exemple non limitatif, on peut citer des amines telles que butylamine, tert-butylamine, amylamine, hexylamines, octylamines,etc. De meilleurs résultats sont obtenus avec des amines de poids moléculaire plus élevé, notamment en C12 à C24, telles qu'oléylamine, stéaryl-amine, ricinoléyl-amine,etc., et, d'une façon générale des amines dérivées des corps gras; comme elles sont généralement peu solubles dans l'eau, il convient, de les employer en Drésence d'un solubilisant ou en émulsion; pour cette raison aussi, il est préférable de se servir d'amines grasses portant des groupes lyophiles, tels que OH, S03H,etc. Une classe d'amines particulièrement avantageuses est constituée par les polyamines aliphatiques, pouvant éventuellement porter des substituants aryliques, cycloaliphatiques, hydroxy,halogénés,sulfonés,etc. Dans cette classe rentrent les composés tels qu' éthylène-diamine, diéthylène-triamine, propylène-diamine, hexa- méthylène-diamine, pentaméthylène-t étramine, triméthylène-tétramine,etc., et, d'une façon générale, les alkylène-polyamines du type NH2(CnH2nNH)mH où n est généralement de 2 à 8, la étant 1 à 4. Peuvent également convenir des amines cycliques de ce même type, comme par exemple pipérazine, c'est-à-dire diéthylène-diamine, la pipéridine ou l'hexazane,etc. D'autre part, les propriétés tensio-actives et pesticides peuvent eAtre améliorées, lorsqu'un ou plusieurs des atomes d'azote de la polyamine porte un substituant hydrocarboné, linéaire, pouvant d'ailleurs, lui-même, être substitué par des groupes lyophiles, surtout OH ou S03R. Il s'agit là d'amines en général corresnondant à la formule indiquée ci-dessus, dans laquelle le premier N, ou un ou plusieurs autres N de la molécule, porte uh alkyle, de préférence en C4 à C16, ou mieux en C6 à C12. Telles sont en particulier les N-hexyl-diéthylène-triamine; N,N'-dîhexyl- diéthylène-triamine; N,N',N"-trihexyl-diéthylène-triamine; N,N'dioctyl-diéthylène-triamine; N-lauryl-diéthylène-triamine,etc.Au fur et à mesure que l'alkyle sur l'azote s'alourdit, l'amine devient de moins en moins soluble dans l'eau, alors que ses propriétés tensto-actives et pesticides s'intensifient; un moyen, pour obtenir tout de même leur dissolution, consiste à introduire dans le substituant alkyle un ou plusieurs groupes tels que OH ou SO3H; une autre solution réside dans l'adjonction d'un dérivé d'ammonium quaternaire approprié, qui permet de faire passer en snlution aqueuse la polyamine à longue chaîne alkylique. ainsi, dans la N-lauryl-diéthylènetriamine, par exemple, sus-mentionnée, un groupe SO3H fixé en oméga de l'azote, sur la chaîne laurioue, vermet d'avoir une solubilité suffisarte, le groupe sulfonique étant neutralisé par du sodium, potassium, ammonium,etc. Quant à l'utilisation d'un dérivé d'ammonium quaternaire, elle permet. par exemple, de solubiliser les di- et trioctyl-diéthylène-triamines citées tolus hauts des trialkyl-benzyl-ammonium, notamment sous forme d'un sel. par exemple chlorure, bromure, sulfate, phosphate,etc , conviennent à cette opération. La solubilité dans l'eau peut également etre obtenue par l'adjonction d'un-solvant tiers, par exemple -un sulfoxyde dialkylique, d'un polyol, d'un dialkyl-amide aliphatique ou autre composé non nuisible pour les plantes. Comme indiqué plus haut, il peut être bon d'employer une amine portant un ou plusieurs hydroxyles; des amino-alcools peuvent ainsi être utilisés, par exemple éthanolamines, isopropanolamines, aminopropane-diols,etc.,les amino-alcools à plusieurs fonctions amines et channe assez longue, surtout en O6 à C16, sont particulièrement avantageux. Les composés d'ammonium quaternaire, mentionnés plus haut, sont, comme on le sait, des composés du tY e R@ @ où R1 et R2 sont généralement des alkyles inférieurs, surtout des méthyles ou des éthyles, R est un alkyle plus lourd, de préférence en C8 à C18, R3 étant un groupe alkylique, en général en C1 à C8, contenant éventuallement un groupe arylique ou/et une autre substitution, tandis que X est un anion monovalent.Les dérivés de l'ammonium quaternaire tensio-actifs et éventuellement fongicides' sont bien connus dans l'art, il n'y a donc pas lieu de les décrire en détail ici, Suivant une forme d'exécution particulière, qui donne d'excellents résultats, le pesticide de l'invention contient à la fois un complexe du cuivre d'amine et un dérivé de l'ammonium quaternaire. Les complexes suivant l'invention peuvent être cuivri- ques-ou cuivreux; étant donné la plus grande stabilité des complexes cuivriques, qui ne s'oxydent pas, il est en général plus pratique de les employer plutôt que les complexes cuivreux.Néan- moins, ces derniers ne manquent pas d'efficacité. Un procédé pour la préperation des complexes du cuivre, suivant l'invention. consiste à faire réagir dire@tement l'amine sur un composé cuivriaue ou cuivreux. Ce composé peut être un sel soluble, tel que, par exemple. sulfate, chlorure, acétate,etc., ou bien de l'hydroxvde de cuivre; l'hydroxyde est préférable, jorsque la présence d'anion. dans le pesticide est n éviter ou à réduire au minimum vaut mieux en général, ne pas distribuer trop d'ions sulfate, chlorure ou autre @nion inorganique sur le feuill@@@. Comme, d'autre n2rt 1e pH des liquides. plicu4s sur les plantes, doit être compris entre des limites assez voisines de 7, la préparation des compositions suivent l'invention est conduite de façon à ce que le pH de la solut'on obtenue soit de 5,5 à 8,5 et. de préférence, de 6 à 8. Cet siustement peut être réalisé au moyen d'un acide orvoninue, en particulier acétiaue, citrique, tartrique, glycocolle ou autre, a' la fin de la préparation. Donc, bien que différents sels de cuivre Duissent être employés, les formes d'exécution préférées consistent à faire réagir de l'hydroxyde de cuivre, -en poudre ou en bouillie aqueuse, ou de l'acétate de cuivre avec la ou les amines choisies. Comme il existe plusieurs sortes de complexes amminés du cuivre, le nombre des atomes d'azote par atome de cuivre peut varier entre des limites s'échelonnant généralement de 1 à 6 N pour 1 Cu. Un mode opératoire pratique consiste à prendre une quantité d'amine correspondant à 2 à 4, et surtout 3, atomes d'azote pour 1 atome de cuivre. L'amine peut être employée pure ou en solution aqueuse plus ou moins concentrée, en particulier à environ 5 à 90f en poids. La formation du complexe, dans le cas de l'hydroxyde cuivrique, est caractérisée par l'apparition de la couleur intense bleu, semblable à celle des complexes cuivre ammoniaque, ou bien violette.La solution ainsi obtenue, éventuel- lement additionnée de certains adjuvants, constitue le concentré que l'on utilise, par la suite, dilué dans l'eau, pour les pulvérisations sur les plantes. Il est usuel d'adjoindre au fongicide un ou plusieurs insecticides; cette pratique peut également être appliquée au produit suivant l'invention, bien qu'il soit lui-même assez actif contre un certain nombre d'insectes. Lorsque le complexe suivant l'invention a été préparé à partir d'amines non tensio-aetives, il convient de lui ajouter un mouillant approprié. Par contre, si la préparation a été effectuée à partir des produits eux-mêmes tensio-actifs, comme expliqué plus haut, il n'y a lieu d'introduire aucun autre axent mouillant, car le complexe conserve les propriétés tensio-actives des matières premières, surtout si ces dernières ont été employées en un excès suffisant. Pour l'application sur les plantes, il suffit, en géné- ral, d'une concentration correspondant à environ 0,01 à 0 > 1 et, plus particulièrement, 0,03 à 0.08% en poids exprimé en cuivre métallique. Ces concentrations sont plus efficaces que les 0,1 à 0,5 Cu que l'on est généralement obligé d'employer avec les différentes bouillies cupriques connues jusqu'à présent. Les solutions de traitement, suivant l'invention, sont généralement formées par dilutions de concentrés titrant 10 à 300 R Cu/litre et, le plus souvent, 50 à 150 g Cu/l, ces concentrés étant obtenus par le procédé décrit plus haut. Les solutions aqueuses,suivant l'invention,permettent d'agir très efficacement contre l'oldium des différentes plantes, notamment rosiers, chênes, bulbeux, phlox et autres plantes vivaces, de la vigne,etc. Elles sont cependant actives en même temps contre d'autres atteintes, telles que mildiou, tavelure, coryneum, blackrot, pourriture grise, rouille, cloques. Etant donné leur proportion de cuivre plus faible que dans les bouillies cupriques, les solutions suivant l'invention apportent à la surface de la plante une toxicité beaucoup moindre. Ainsi, on peut considérer que les traitements avec le produit suivant l'invention ne sont pratiquement pas nocifs pour l'homme et les animaux domestiques. L'invention est illustrée non limitativement par les exemples qui suivent. EXEMPLE li A 500 ml d'une bouillie aqueuse de 97,6 g de correspondant à 63,5 g de cuivre métal (1 atome gramme) on ajoute progressivement, en agitant, 90 g d'éthylène-diamine(1,5 mole). Le mélange est agité durant une demi heure a' environ 200 C. Après ce temps, tout l'hydroxyde de cuivre est dissous. A la solution violet foncé obtenue on ajoute de l'acide acétique jusqu'à pH 7; la solution devint alors bleu foncé. 0,7 g de tensio-actif à base de phénol éthenoxylé est également ajouté. La solution du complexe éthylène-diamine/cuivre, ainsi obtenue, titre 160 g d'éthylène-diamine, 113 g de cuivre et 1,25g d'agent tensio-actif par litre. Pour les traitements de plantes, cette solution concentrée est diluée 200 fois avec de l'eau ordinaire; le liquide, pulvérisé sur les cultures, renferme donc environ 0,o55' de cuivre. EXEMPLE 2 A une solution de 250 g de CuSo4.5H20 dans un litre, on ajoute 103 g d'éthylène-diamine,soit 1,72 mole d'aminevpar atome de Cu. La solution bleu violet formée présente un pH voisin de 7. En vue des applications agricoles, cette solution est additionnée d'1 g d'agent tensio-actif et diluée dans 100 litres d'eau. EXEMPLE 3 200 g d'acétate de cuivre: Cu(CH3COO)2.H2O, en poudre fine,(c'est-à-dire 1 mole),sont mis dans I litre d'eau que l'on agi te continuellement; toujours sous agitation, en 2 heures, on ajoute progressivement 111 g de propylène-diamine. Après cette addition, X milieu est encore agité pendant 2 heures, à la température ordinair@, Jusqu'à dissolution complets de l'acétate de cuivre et obtention d'une solution violet très foncé. Le pH du liquide est ajusté à 7,6 avec un peu d'acide acétique. On ajoute alors 1 g d'agent tensio-actif (sec.alkyl-sulfate de sodium) connu dans le commerce sous la dénomination de Teepol. La solution titre 58 g de Cu par litre. Pour le traitement de plant tes, on la dilue au 1/looè. EXEMPLE 4 Â 500 ml d'une bouillie contenant 100 g de Cu(OH)2, soit 1,02 atome gramme de Cu, on ajoute 150 g d'hexaméthylène-diamine, soit 1,3 mole. Après une heures d'agitation à la température ordinaire et un repos de 6 heures,la solution bleu foncé, obtenue, est neutralisee jus- qu'à pH 7,5 environ avec de l'acide acétique. Après filtration, elle est additionnée de 0,5 g de dodécyl-benzène@ sulfonate de butylamine comme agent tensio-actif. Le concentré, ainsi préparé, contient 108 g de Ou par litre; pour le traitement des plantes, on le dilue au 1/400è avec de l'eau ordinaire. EXEMPLE S Dans l'exemple 4, l'hexaméthylène-diamine est remplacée par 92 g (1,5 mole) de mono-éthanolamine; la solution bleu violet formée est traitée de la même manière que dans l'exemple précédent. Après neutralisation, on ajoute, en outre, 5 g de diméthyl-sulfoxyde. La composition contient 116 g Cu/1; pour ses utilisations, on la dilue 400 fois avec de l'eau. EXEMPLE 6 La préparation est semblable à celle de l'exemple 2, à partir d'une solution de sulfate de cuivre, mais avec 1C7 g de mono-éthanolamine (1,76 mole) à la place de l'éthylene-diamSne. La solution violette présente un pH d'environ 7,7 et contient 59 g Cu/l. On lui ajoute 0,6 g de tensio-actif octyl-phénoxyéthoxyéthyl-sulfonate de sodium. EXEMPLE 7 A 500 mi d'une bouillie contenant 97,6 g de Cu(OH)2,soit 1 atome gramme Ou, on ajoute 450 g de triéthanolamine(c'est-7-dire 3 moles) et l'on agite le mélange pendant 6 heures à 250C; à ce moment, la majeure partie de l'hydroxyde de cuivre est dissoute. Après 24 heures de repos, pratiquement tout l'hydroxyde est dissous. La solution bleu foncé, ainsi obtenue, est filtrée et neutralisée avec de l'acide acétique, jusqu' pH 7,3 environ, puis- on ajoute 0,5 g de st éaryl -diméthyl -benzyl -ammonium, en tant qu'agent tensio-actif. Pour l'aspersion des plantes, on utilise 100 ml de cette solution diluée dans 30 1 d'eau. EXEMPLE 8 La triéthanolamine est employée à la place de la mono éthanolamine, dans une préparation analogue à celle -de l'exemple 6, partant d'une solution de sulfate de cuivre. Avec 1,7 mole de triéthanolamine par atome de cuivre, on obtient une solution bleue de pli 7. EXEMPLE 9 A 500 mi de la même bouillie de Cu(OH)2 qu'à l'exemple on ajoute progressivement, sus agitation,500 ml d'une solution aqueuse de 200 g de tétraéthylène-pentamine. L'agitation est poursuivie pendant 4 heures à la température ordinaire, après nuoi, le liouide est filtré et neutralisé à l'acide phosphorique. On aoute ensuite 3 g de chlorure de stear-dimethyl-benzyl-ammonium, en tant qu'agent tensio-actif. La solution finale, contenant le complexe du cuivre avec la tétraéthylène-pentamine, titre 58 g Cu/l: elle est diluée à saison de 100 fois avec de l'eau en vue des pulvérisations sur plantes; le liquide de traitement titre ainsi 0,058% de Ou. EXEMPLE 10 La solution aqueuse d'amine, employée, contient par litre: 80 g de NN'-dioctyl-diéthylène-triamine 50 g de NN'N"-trioctyl-diéthylène-triamine 110 g de chlorure de lauryl-diméthyl-bonzyl-ammonium 40 g d'acide acétique (tour amener la solution à pF 7,5) A 1 l de cette solution, on aioute 177 ml d'une bouillie d'hydroxyde cuivrique, correspondant à 29,4 P de cuivre métal.La suspension est agitée à 300C tendant 3 heurs: auras 24 heures de repos, on sépare, par décantation, la solution limpide bleu fnncé, qui eontient 19 g Cu/l. Cette solution présente de fortes propriétés mouillantes. En vue des applications sur plantes, elle est diluée 24 fois avec de l'eau, pour titrer 0,08% Cu. EXEMPLE Il La préparation est celle de l'exemple 10, mais au liquide obtenu: on ajoute 1% en poids de surf oxyde diméthylique qui fa cilite la pénétration du fongicide dans les feuilles. EXEMPLE 12 Application d'un produit suivant l'invention à la destruction de l'oidium. Sur la moitié d'un arbuste de lilas, on a pulvérisé 4 fois, à des intervalles de 15 jours, à partir du 1er Août, la solution aqueuse de complexe suivant l'exemple 11. Dès la fin d'août, sur le côté non traité de l'arbuste, commençaient à apparaître des taches blanches de l'oïdium, alors que rien n'était perceptible sur le côté traite. Entre le 1er et le 15 septembre, l'atteinte de l'oïdium est devenue extrêmement forte: toutes les feuilles non traitées étaient recouvertes d'une pellicule blanche. Aucune trace, par contre, de ce champignon n'apparaissait sur les feuilles du côté traité. Bien qu'aucun traitement n'était plus appliqué après le 15 septembre, la partie traitée du lilas a conservé de très belles feuilles vertes~et vigoureuses jusqu'à leur chute en novembre. EXEMPLE 13 Sur 30 pieds de roseurs de diverses variétés,remontants, grimpants, polyantas, on appliquait, par pulvérisation, le produit de l'exemple 10, tous les 10 jours, à partir de juillet jus qu'à la mi-septembre. Les rosiers, ainsi traités, sont restés sains, à tous points de vue, et exempts de pucerons, jusqu'à la fin de La saison. Par contre, des rosiers semblables, dans le meme jardin, voisinant avec les précédents, qui ont subi seulement des traitements classiques à la Karathane,ont présenté de nombreuses atteintes de blanc et de rouille ainsi qu'une prolifération moyenne de nuce- ronds. EXEMPLE 14 Sur des Phlox situés à proximité d'un chêne fortement atteint de blanc et d'un lilas souffrant de la même maladie, on a pratiqué, tous les 15 jours, une pulvérisation de la solution dilue, décrite à la fin de l'exemple 7. Quelques pieds de phlox ont été laissés sans traitement: ils étaient complètement recouverts d'oldium, dès la fin juillet, tandis que les feuilles des phlox traités n'ont présenté aucune maladie jusqu' la fin de la saison et ont même donné des pousses nouvelles fin septembre. EXEMPLE 15 Sur une branche d'un chêne, qui subit,tous les ans,une forte atteinte d'oïdium, on a pulvérisé quatre fois, de fin juillet à septembre, la solution diluée, finale, de l'exemple 2,préalablement additionnée de 0,2N de diméthyl-sulfoxyde. Les feuilles de cette branche sont restéès vertes Jusqu'à la fin de la saison, alors que sur les branches voisines lé blanc s'est étendu tres intensément à partir de la seconde moitié d'août. EXEMPLE 16 Sur une plate-bande de bégonias nains, sur lesquels commençaient à apparaitre des champignons, on a pulvérisé deux fois, dans un intervalle d'une semaine, la solution diluée, finale, de l'exemple 5. Il était intéressant de constater que non seulement l'atteinte fongique n'a pas continué, mais les taches initiales ont disparu peu à peu, alors que sur une touffe de mêmes bagonias non traités, de la même plate-bande, il y a eu un développement extrêmement intense de parasites. REVENDICATI0NS 1. Pesticide constitué par un composé du cuivre, caractérisé en ce que ce composé est un complexe d'une amine avec le cuivre. 2. Pesticide suivant la revendication 1,caractérisé en ce que l'amine est aliphatique et peut comporter plusieurs fonctions amine 3. Pesticide suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'amine contient dans sa molécule un groupe -OH, en particu lier mono-di-ou trialcanolamîne, notamment monowdi-ou tri dthanolamine. 4.Pesticide suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'amine est une alkylène polyamine,du type NH2(CnH2nNH)mH, ou n est 2 à 8 et m 1 à 4. 5.Pesticide suivant la revendication 4, caractérisé en ce que un ou plusieurs allyles en C4 à C16, et de préférence en C6 à C12, remplacent un ou plusieurs atomes d'hydrogène sur des azotes de ladite alkylène polyamine. 6.Pesticide suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ladite amine est: N ou N,N' ou N,N',N" hexyl-,dihexyl-,ou tri hexyl-diéthylène-trîamine; N ou N,N' ou N,N',N11 octyl-dioctyl ou trioctyl-diéthylene-triamine ou/et N ou N,N' ou N,N',Nn lauryl-dilauryl ou trilauryl-diéthylène-triamine. 7.Pesticide suivant une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que sa teneur en azote est de 1 à 6 atomes par atome de cuivre,plus particulièrement 2 à 4 et surtout 3 atomes d'azo- te par atome de cuivre. 8.Composition contenant un pesticide suivant une des revendica tions 1 à 7, caractérisé en ce que ledit complexe est en so lution aqueuse et peut contenir un adjuvant le solubilisant, notamment un dérivé de l'ammonium quaternaire, un sulfoxyde ors ganique, un polyol ou un dialkyl-amide aliphatique. 9.Composition suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'el, le contient 10 à 300, et le plus souvent 50 à 150g,de cuivre par litre, le pH de cette solution étant de préférence 5,5 à 8,5,ou mieux 6 à 8. 10.Nouveau produit chimique utilisé dans les pesticides et compo- sitions suivant les revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il est constitué per un complexe du cuivre, renfermant. par atome de cuivre, 2 à 4 atomes d'azote pris sous la forme d'une amine portant des groupes -OE ou bien d'une alkylène-amine7du type NH2(CnH2nNH)mH o@ n est 2 à 8 et m 1 7 4,dont un ou plusieurs atomes d'azote peuvent porter des substituants alkyliques. 11. Produit chimique suivant la revendication 10, caractérisé en ce que un ou plusieurs des atomes d'azote de l'alkylène polyamine portent un substituant alkyle en C4 à C16 et surtout en C6 à C12, de tels produits étant en particulier les complexes cuivriques de mono-, di-, ou tri-hexyl@oct@l et lauryl diét@yl-triamine.