L'invention concerne un dispositif anticonceptionnel du type intra-ut#in. Les dispositifs anticonceptionnels mécaniques connus à utiliser par des femmes présentent tous certains inconvénients. Ainsi, les dispositifs anticonceptionnels intra-utérins connus, qui sont longtemps conservés dans l'utérus, provoquent souvent une augmentation des pertes menstruelles de sang. En outre, ils peuvent appliquer une pression sur les parois de l'utérus et provoquer des modifications du tissu utérin. le brevet Suède n0 335.779 décrit un dispositif anticonceptionnel intra-utérin qui, après insertion, est prisent uniquement dans 1 t utérus. Le but de ce dispositif intra-utérin est de masquer une partie des portions en forme d'entonnoir de l'utérus, dans lesquelles débouchent les oviductes (trompes de Fallope) afin de les pré- server d'un contact avec des autres portions de la cavité utérine. Son efficacité dépend davantage de la présence d'un corps étranger, relativement gros, placé dans ltutérus que d'une occultation incomplète des cornes de l'utérus. On a maintenant découvert que la conception et une grossesse non désirée de la femme peuvent être empêchées au moyen d'un principe entièrement nouveau. L'invention a pour objet un dispositif anticonceptionnel destiné à dtre inséré dans les orifices de l'utérus. Ce dispositif anticonceptionnel est caractérisé en ce qu'il comprend un élément allongé sensiblement circulaire à insérer dans l'orifice de l'oviducte débouchant dans l'utérus, et de préférence des moyens flexibles du type pont reliant les éléments allongés inse rés dans les deux orifices des oviductes. La portée de l'invention s'étend aussi à l'utilisation d'un élément allongé sensiblement circulaire comme dispositif anticonceptionnel à insérer dans l'orifice de l'oviducte débouchant dans l'utérus. Le nouveau dispositif anticonceptionnel en question ne présente pas les inconvénients des dispositifs intra-utérins connus ; ainsi, il permet une menstruation normale et ne perturbe pas non plus les phénomènes hormonaux. Le dispositif anticonceptionnel selon-l'in- vent ion présente aussi un autre important avantage :jamais un ovule n'est fécondé, et il est interdit aux spermatozoides d'atteindre l'ovule dans les oviductes. Le nouveau dispositif anticonceptionnel agit de façon telle que le passage des oviductes se trouve complètement obstrué. Aucune fécondation ne peut donc intervenir. La présence éventuelle, dans l'utérus, d'un mince élément en forme de pont ne peut pas empêcher l'implantation d'un ovule fécondé dans le cas où une- fécondation serait intervenue. Par conséquent, le présent dispositif anticonceptionnel n'exerce pas une fonction anticonceptionnelle associée à la cavité utérine elle-même. Le dispositif anticonceptionnel faisant l'objet de l'invention peut Qtre construit de plusieurs manières différentes. Le dispositif est inséré dans les orifices des oviductes au moyen d'un hystéroscope en pratiquant de préférence une anesthésie locale. On commence pas insérer le dispositif anticonceptionnel d'abord dans l'o- rifice d'un oviducte, et ensuite dans l'orifice de l'autre. Le dispositif est facile à enlever, le passage des oviductes étant libéré et les possibilités de fécondation étant rétablies. Le dispositif anticonceptionnel peut comprendre un élément allongé à section sensiblement circulaire, à insérer dans chacun des orifices d'oviductes un par un. Toutefois, ces deux éléments allongés sont facultativement reliés par des moyens flexibles du type pont. Le pont en question est aussi de préférence fléchi de façon telle que les éléments allongés puissent être insérés dans les Ovi ductes sans tension. Un angle adéquat entre les éléments allongés est compris entre 800 et 1700, et de préférence entre 1200 et 1600. Les éléments allongés et l'élément servant de pont sont de préféren- ce construits en un filament métallique élastique revêtu d'une matière inoffensive à l'égard des tissus. L'élément constituant un pont possède de préférence, en coupe transversale, des dimensions plus petites que celles des éléments allongés, et la forme en coupe trans versale peut être quelconque, par exemple circulaire ou elliptique, mais elle est de préférence sans arêtes vives. les éléments allongés à section circulaire destinés à être insérés dans l'orifice de chaque oviducte possède de préférence un diamètre en coupe transversale de 1,0 à 2,5 mm et une longueur de 20 à 50 mm, de préférence 20 à 30 mm. L'élément facultatif que constitue le pont possède une longueur correspondant approximativement à la distance entre les orifices des oviductes dans l'utérus, c'est-à-dire de 20 à 30 mm. Le pont fonctionne aussi de façon telle qu'une expulsion du dispositif anticonceptionnel jusque dans l'utérus se trouve empêchée, car les contractions dans les deux oviductes steffeebuentselon des ondes dirigées dans le même sens, soit vers l'utérus, soit à partir de l'utérus. Les éléments allongés à section circulaire peuvent aussi entre légèrement renflés à leur extrémité distale de façon telle que leur insertion dans l'oviducte soit simplifiée- en même temps que leur expulsion est rendue plus difficile.Le dispositif antic#oncep- tionnel est aussi pourvu, de préférence, d'un filament indicateur qui, de la manière bien connue pour les dispositifs anticonceptionnels intra-utérins, sort par son extrémité hors de l'orifice de l'utérus afin de permettre de contrôler que le dispositif anticonceptionnel est encore en place et afin d'en rendre plus facile l'enlèvement. Il n'est pas nécessaire que le dispositif anticonceptionnel soit construit sur un filament métallique ou analogue. Il peut aus Si etre établi entièrement en un matériau flexible inoffensif à lté- gard des tissus, et il peut éventuellement contenir des substances faisant apparattre un contraste lors d'un examen aux rayons X. Les éléments allongés à section circulaire peuvent être construits d'une manière homogène ou bien ils peuvent avoir la forme de tubes qui sont de préférence soudés à leurs extrémités qui sont ainsi scellées. Dans un mode de réalisation adéquat, ces éléments allongés sont tubulaires et divisés et sont insérés l'un dans l'au- tre de manière à former ensemble un dispositif télescopiquement élastique au moyen de ressorts hélicoïdaux insérés dans les tubes, ces ressorts servant aussi de noyau.Selon un autre mode de réalisation adéquat, les éléments allongés sont tubulaires et scellés à leurs extrémités ; Si on le désire, les cavités ainsi formées sont raccordées l'une à l'autre par une cavité ménagée dans les moyens constituant un pont ; la (ou les) cavité(s) est (ou sont) de préférence maintenue(s) sous pression au moyen d'un fluide, c'est-à-dire d'un gaz ou d'un liquide, la pression ainsi établie étant telle que les éléments allongés non seulement acquièrent un degré de rigidité suffisant pour faciliter leur insertion dans les oviductes, mais aussi reçoivent un degré de distension suffisant pour réaliser une obturation plus complète des oviductes Une vessie indicatrice peut de préférence être mise en place dans la portion médiane du pont et sert alors à contrôler la surpression. Le dessin ci-annexé montre en détail la structure de dispositifs anticonceptionnels réalisés conformément à l'invention. La fig. 1 représente schématiquement un mode de réalisation du dispositif anticonceptionnel en question, et la fig. 2 représente un autre mode de réalisation d'une portion extrême d'un dispositif anticonceptionnel selon l'invention. Sur la fig. 1, on a représenté en 1 et 2 des éléments allongés, à section transversale sensiblement circulaire, à insérer dans l'o- rifice correspondant de chacun des deux oviductes. Les éléments 1 et 2 sont raccordés par des moyens 3 constituant un pont qui est-, dans le mode de réalisation représenté, de section transversale circulaire et d'un diamètre plus petit que celui des portions extrêmes 1 et 2. Un filament indicateur 4 est attaché au pont 3. Le dispositif anticonceptionnel 1, 2, 3 est établi sur un filament métallique 5. Dans un mode de réalisation adéquat, les portions extrêmes 1 et 2 s'étendent sous la forme de massues 6, comme le montre la fig. 2. Le filament métallique 5 peut être remplacé par un produit polymère ; pour obtenir une rigidité suffisante, il est bien entendu possible aussi d'utiliser un matériau de base possédant des valeurs adéquates d'élasticité et de résistance à la flexion. I1 va de soi que le dispositif anticonceptionnel en question peut autre combiné à des dispositifs anticonceptionnels connus, les moyens 3 constituant un pont étant agrandis et agissant en tant que moyens intra-utérins proprement dits. Revendications 1. Dispositif anticonceptionnel,destiné à être inséré dans les orifices par lesquels les oviductes débouchent dans l'utérus, comprenant des éléments allongés à section transversale sensiblement circulaire destinés à être insérés dans les orifices par lesquels les oviductes débouchent dans l'utérus, et comprenant de préférence des moyens constituant un pont flexible raccordant lesdits éléments allongés. 2. Dispositif anticonceptionnel, destiné à être inséré dans les orifices par lesquels les oviductes débouchent dans 11 utérus, comprenant un élément allongé à section transversale sensiblement circulaire, à l'extrémité libre duquel est fixé un filament indicateur. 3. Dispositif anticonceptionnel comprenant deux éléments allon- gés à section transversale sensiblement circulaire destinés à être insérés dans les orifices par lesquels les oviductes débouchent dans l'utérus et des moyens constituant un pont flexible raccordant les extrémités, faisant face à l'utérus, des deux éléments allongés. 4. Dispositif anticonceptionnel selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'au moins un desdits éléments allongés est creux et comprend au moins une cellule 5. Dispositif anticonceptionnel selon la revendication 4 caractérisé en ce qu'au moins une cellule est sous pression au moyen d'un fluide afin d'accrottre la rigidité et le calibre de 11 élément correspondant.