Za présente invention concerne une pince de contre d'un corps élastique travaillant en traction Elle concerne également un procédé de mesure mettant en oeuvre ladite pince Un exemple de tels corps travaillant en traction est celui des courroies de transmission. lia puissance transmise dépend de la ten son de la courroie ; il s'agit donc là d un paramètre important qui intervient directement sur le rendement. Pour optimiser celuici il convient de faire fonctionner en permanence la courroie à la bonne tension. Ainsi les courroies doivent être montées avec une tension initiale dite de pose qui dépend du type de la courroie et de la puissance à transmettre. Cette tension de pose doit pouvoir être mesurée correctement afin qu'elle corresponde à celle qui a été préalablement calculée ou même simplement recommandée par le fabri- cant, afin d'assurer la durée de fonctionnement escomptée. Pendait l'exploitation, la courroie a tendance à s'allonger et donc la tension à varier. Il est nécessaire de contrôler celle-ci périodi qiiement et de la ramener à une valeur correcte à 1 aide de tendeurs ou autres moyens.Toutefois, en pratique, du fait de l'absence de dispositif de mesures adéquates, simple et pratique, le réglage de la tension se fait presque exclusivement au jugé. il en résulte que i. grande majorité des courroies de transmission ne fonctionne pas ccrrectement, ce qui aboutit à toute une suite d'ennuis pour les organes de transmission et pour les courroies elles-même. Il en résulte, par exemple des contraintes excessives ou des glissements et des usures prématuré ~F. . la presente invention a pour but de pallier ces inconvénients et concerne -me pince de contrôle de la tension d'un corps élastique travaillant en traction, du type comportant deux chapes solidaires respectivement d'un premier et d'un second bras de leviers reli.és entre eux au mayen d'un système d'articulation assurant le rappro-chement desdites chapes Lorqu'intervient un serrage des bras de leviers l'un vers l'autre, pince caractérisée en ce que chacune des deux chapes comprend une mâchoire formée d'un couple de mors entre lesquels ledit corps est pincé grâce à des moyens assurant le rapprochement desdits mors et un organe de liaison destiné à relier la chape concernée à l'une des bornes d'un dispositif mesureur de force, l'une de ces chapes comportant en outre -un moyen de rattrapage de jeu coopérant avec lesdits organes de liaisons, en annulant le jeu qui se produit entre le dispositif mesureur de force et lesdites chapes lors du serrage des bras de leviers. L'invention sera mieux comprise à l'aide des explications qui vont suivre et des figures jointes parmi lesquelles : - la figure 1 représente schématiquement une pince conforme à l'invention et illustre son mode d'application - les figures 2, 3 et 4 représentent une forme de réalisation d'-une pince conforme à l'invention - la figure 5 représente -un abaque destiné à l'exploitation des indications obtenues lors de l'opération de contre de la tension d'une courroie au moyen d'une pince selon l'invention - la figure 6 représente schématiquement un dispositif permettant l'établissement de l'abaque représenté sur la figure 5. L'exemple décrit se rapporte plus précisément à une pince destinée à contrôler la tension d'une courroie de transmission, mais il s'agit là d'un exemple nullement limitatif. La tension est la résultante des forces élastiques équilibrant, dans un corps travaillant en traction, l'effort extérieur tendant à l'allonger. Dans le cas où un contrôle destructif est possible, on sectionne le corps entre deux points A et B sans que la position relative de ces poins varie, et entre ces points on monte une anneau dynamométrique capable d'indiquer directement la valeur de la tension Dans le cas d'une courroie de transmission, un tel essai n'est pas envisageable.Une pince conforme à l'invention permet d'obtenir le meme résultat sans qu'il en résulte le, moindre dommage pour la courroie testée Conformément à l'invention, le corps élastique 1 dont on veutrmesu- rer la tension est serré entre deux limites A et B, à l'aide de deux mâchoires respectivement référencées 2 et 3. Elles constituent un des éléments d'une pince 100, et se terminent respectivement par un premier et un second bras de levier 7 et 8 reliés entre eux par un système d'articulation 12.A un rapprochement, par serrage dans le sens des flèches 9, de ces deux bras de leviers l'un vers l'autre, correspond un rapprochement des mâchoires 2 et 3. I1 y a création entre deux limites A et B d'un segment dudit corps soustrait à l'influence de la résultante des forces tendant à l'allonger, celles-ci étant alors, supportée par les mâchoires avi sont reliées, gråce aux organes de liaison 44 et 55 aux deux extrémités 4 et 5 d'un dispositif capable de mesurer des forces tel qu'un mBne > .u dmamométrique 6 parexeNp1e Quand les måchoires 2 et 7 sont en position rapprochée un jeu se crée au niveau de l'organe de liaison 55. L'anneau dynamométrique est désolidarisé des mâchoires et ne subit alors aucune déformation. Sur le cadran de lecture, l'aiguille occupe la position zéro. le jeu ainsi créé est rattrapé par un moyen de rattrapage de jeu 10 jusqu'à ce que l'anneau 6 soit rendu à nouveau solidaire des mâchoires. Une déformation apparait, l'aiguille quitte la position zéro. I1 suffit alors de libérer les deux bras de leviers pour obtenir la déformation totale de l'anneau correspondant à 11 effort supporté par les mâchoires et qui, comme cela a été dit précédemment, est égale à celle que supporterait la courroie au niveau du segment compris entre A et B, en l'absence de pince. Pour etre certain que les måchoires restent touJours dans l'alignement de la courroie lors du serrage des leviers, cellesci peuvent être munies de moyens assurant un autoréglage de l'alignement, non.visibles sur la figure 1. les figures 2, 3 et 4 représentent, selon plusieurs coupes, une forme de réalisation d'une pince selon ltinvention. Dans un but de simplification, les mimes éléments portent les mêmes références dans toutes les figures. La figure 2 représente la pince 100 vue de face. Elle est constituée de deux branches comportant chacune une chape 50 et 51. Celles-ci portent les mâchoires dont la structure et le fonctionnement seront décrits ultérieurement. Elles portent également un moyen de rattrapage de jeu 10, les organes de liaison 44 et 55 reliant respectivement les bornes 4 et 5 d'un dispositif mesureur de force tel qu'un dynamomètre 6, par exemple. lies organes de liaison 44 et 55 sont constitués par deux chapes auxiliaires auxquelles sont fixées les bornes du dynamomètre avec, en ce qui concerne 11 organe de liaison 55, un certain débattement, provoquant un jeu que le moyen de rattrapage 10 permet d'annuler. Ces chapes 50 et 51 se prolongent par deux bras de leviers référencés 7 et 8 articulés au moyen du système d'articulation 12 et agissant en ciseaux. Un organe de blocage 60 formé d'une vis de pression 61 et dlun contre écrou 62 permet de limiter les déplacements des bras de leviers. Un ressort 63 facilite leur retour à la position initiale quand le serrage est arrêté. La figure 3 représente la même pince 100 de la figure 2 vue en coupe selon aa et illustre une forme de structure d'une première mâchoire 2 formée d'un premier couple de mors 2a et 2b et faisant partie de la chape 51. lie mors 2 est fixe et est porté par un étrier 64 tandis que le mors 2b est mobile. il est actionné au moyen d'un poussoir 65 lui-même commandé par une vis de réglage 66 qui est manipulée à l'aide dlun bouton moleté 67. Un ressort 68 est prévu pour permettre un retour plus facile des mâchoires à leur position initiale. La courroie non représentée sur la figure 3 est pincée,. en ce qui concerne la mâchoire 2, dans l'espace 69 compris entre le mors fixe 2a et le mors mobile 2b dont le déplacement sous l'action du poussoir 65 applique la courroie contre le mors fixe et la rend solidaire de la chape 51 concernée. La.seconde mâchoire 3 appartenant à l'autre chape 50 présente la meAme structure et remplit la même fonction. Elle n'est pas représentée sur la figure. Un fourreau 70 portant une bague 71 constitue un organe assurant l'autoréglage de llali- gnement de la courroie lors du serrage des bras de leviers. Un jeu d'axes 72 et 77 constitue le système d1articulation reliant les première et la seconde branches de la pince. La figure 4 montre plus particulièrement la combinaison des moyens de pincement de la courroie, des organes de liaisons des mâchoires qui sont elles-mEmes solidaires des chapes, aux bornes de l'anneau dynamométrique, et des moyens de rattrapage du jeu créé lors du serrage de la pince au niveau des bornes de cet anneau. il s'agit plus précisément des mors 2a et 2b de la mâchoire 2 entre lesquels la courroie est pincée gracie aux moyens de pincement essentiellement constituées d'un poussoir lié au mors mobile et actionné par le bouton moleté 67. lies e--vSrémités ou bornes 4 et 5 de l'anneau dynamométrique 6 sont respectivement rendues solidaires des mâchoires, eIlesmeAmes solidaires des chapes par les organes de liaison 44 et 55. 'organe de liaison 55 permet un certain débatement et est relié à un moyen de rattrapage de jeu 10 constitué par une vis capable d'agir sur cet organe 55 pour rendre à nouveau solidaire l'anneau 6 des mâchoires, lorsqu'il en a été désolidarisé, sous l'action du manipulateur de la pince comme cela a été expliqué précédemment. lies indications de la déformation de l'anneau dynamométrique, après l'annulation du serrage manuel des leviers, sont lisibles sur le cadran de celui-ci. Etant donné que le petit segment de courroie situé entre les deux mtchoires, même s'il n'est plus sous tension, exerce cependant une certaine influence sur les indications de l'anneau dynamométrique, à cause de sa rigidité relative qui dépend du type et de la largeur de la courroie, il est utile d'avoir recours à -un abaque qui pour chaque type et dimension de courroie fournit une courbe résultant d'un tarage pratique de celle-ci. Un exemple d'un tel abaque est représenté sur la figure 5.Pour chaque type de courroie, une courbe C, C2...Cn est tracée en portant en abcisse les indications D lues sur le cadran du dynamomètre et en ordonnées la valeur de la force réelle p qui est appliquée à la courroie con- sidérée, durant l'opération de tarage. Celle-ci peut entre réalisée de la manière qui est schématisée sur la figure 6.Elle consiste à appliquer un poids 91 de valeur connue à un élément de la courroie à tarer, cet élément étant maintenu fixement en 90. Une pince 100 selon l'invention très schématiquement représentée sur la figure 6 est actionnée comme cela a été expliqué précédemment libérant de toute tension le segment Il de la courroie pincée dans les mors entre les points A et B. En annulant le veu par le moyen de rattrapage de jeu 10, on peut relever sur le dynamomètre une indication (portée en abscisse sur la figure 5) correspondant au poids appliqué 91. il s'agit là d'un procédé de tarage nullement limitatif. Une pince selon l'invention peut être utilisée pour mesurer la tension de courroies plates et crantées jusqu a une largeur de 60mm. Pour les courroies plus larges, une pince comportant la même combinaison de moyens agencés de la même manière peut etre réalisée mais dans ce cas, les opérations de serrage au lieu d'être manuelles sont réalisées mécaniquement. lies applications d'une telle pince sont nombreuses. Elle peut ètre utilisée chaque fois que dans une installation, mettant en oeuvre une courroie de transmission telles que les convoyeurs par exemple, la mesure de la tension s'avère nécessaire soit au moment de la pose de la courroie, soit au cours du fonctionnement de l'installation. REVENDICATIONS 1. Pince de contrôle de la tension d'un corps élastique travaillant en traction, du type comportant deux chapes solidaires respectivement d'un premier et d'un second bras de leviers reliés entre eux au moyen d'un système d'articulation ass-urant le rapprochement desdites chapes lorqu'intervient un serrage des bras de leviers l'un vers l'autre, pince caractérisée en ce que chacune des deux chapes comprend une mâchoire formée d'un couple de mors entre lesquels ledit corps est pincé grace à des moyens assurant le rapprochement desdits mors et un organe de liaison destiné à relier la chape concernée à l'une des bornes d'un dispositif mesureur de force ;; l'une de ces chapes comportant en outre un moyen ee rattrapage de jeu coopérant avec lesdits organes de liaisons, en annulant le jeu qui se produit entre le dispositif mesureur de force et lesdites chapes lors dudit serrage des bras de leviers. 2. Pince de contrôle selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdites chapes comportent en outre un organe assurant l'autoréglage de l'alignement dudit corps élastique lors dudit serrage. 3. Pince de contrôle selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la forme (lesdites mâchoires et des mors les constituant est adaptée au pincement d'une courroie de transmission entre deux limites A et B. 4. Pince de contrôle selon la revendication 3, caractérisée en ce que chacune desdites måchoires est constituée par un premier mors fixe, porté par un étrier solidaire de la chape concernée, et un second mors actionné par un poussoir qui applique ladite courroie contre ledit mors fixe pinçant ainsi ladite courroie, en la rendant solidaire de ladite chape concernée. 5. Procédé de contrôle de la tension d'un corps élastique travaillant en traction mettant en oeuvre une pince selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte les principales étapes suivantes - pincement dudit corps élastique dans les deux mâchoires de ladite pince, entre deux limites A et B ; - serrage des deux bras de leviers l'un vers l'autre entraînant le rapprochement des deux mâchoires et création entre les deux limites A et B d'un segment dudit corps soustrait à l'influence de la résultante des forces élastiques équilibrant dans ledit corps l'effort extérieur tendant à l'allonger, lesdites forces étant alors appliquées auxdites mâchoires ; ; rattrapage du jeu créé par le rapprochement desdites mâchoires au niveau de la liaison des bornes dudit dispositif mesureur de forces - suppression du serrage des deux bras de leviers ; - lecture de l'indication fournie par ledit dispositif mesureur - comparaison avec un système d'abaques obtenue par tarage initial 6. Procédé de contrôle selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit corps est une courroie de transmission