La présente invention concerne d'une manière générale les chaudières à brûleur, qu'il s'agisse de chaudières à combustible liquide ou de chaudières à combustible gazeux. Le corps de telles chaudières est usuellement équipé d'une prise d'air, pour le passage, en période de fonctionnement, de l'air nécessaire au balayage et à la combustion. En période de veille, cette prise d'air est à l'origine d' une déperdition calorifique non négligeable, l'air entrant alors entraînant inévitablement un refroidissement inutile du volume gazeux présent dans le corps de la chaudière, et donc de celui-ci. Pour pallier cet inconvénient, il a déjà été proposé des dispositifs propres à un contrôle automatique du flux d'air traversant le corps d'une chaudière à brûleur, suivant l'état de veille ou de fonctionnement de ce brûleur. Un dispositif de ce type se trouve par exemple décrit dans la demande de brevet français déposée le ler août 197i sous le NO 7.24O84 et publiée sous le NO 2 3,9 848. Le dispositif correspondant comporte un volet d'obturation piloté par un organe de commande dont l'alimentation est asservie à celle du brûleur: lorsque ce brûleur se met en route, l'organe de commande pilotant le volet d'obturation se trouve également sous tension, -il s'agit en pratique d'un électro-aimant-, et ce volet d'obturation se trouve donc automatiquement commandé en ouverture; par contre, lorsque le brûleur s'arrête, l'organe de commande du volet d'obturation ne se trouve plus sous tension, et ce volet d'obturation revient à sa position initiale, pour laquelle il s'oppose à toute évacuation de gaz chauds vers l'extérieur0 Mais dans le dispositif en question, le volet d'obturation est interposé sur le conduit d'évacuation des gaz sortant de la chaudière, en sorte qu'il est soumis à une température non négligeable, et qu'il en est de même pour l'organe de commande qui lui est associé, ce qui est préjudiciable à la longévité de celui-ci. En outre, rien ne s'oppose à ce que le brûleur soit réellement mis en route malgré un défaut éventuel d'ouverture du volet d'obturation. La présente invention a d'une manière générale pour objet un dispositif, propre au contrôle automatique du flux d'air traversant le corps d'une chaudière à brûleur, et exempt de ces inconvénients. Le dispositif de contrôle suivant l'invention, qui est du genre comportant nn volet d'obturation piloté par un organe de commande dont l'alimentation est asservie à celle d brûleur concerné, est caractérisé en ce que, pour contrôle du flux d'air entrant dans le corps de la chaudière, II est appliqué à l'entrée d'air associée au brûleur, et par exemple à l'entrée d'air que comporte lui-même ce brûleur. C'est donc au niveau même de la prise d'air du brûleur que le dispositif de contrôle suivant l'invention est inrlanté; ce dispositif de contrôle n'est en pratique ainsi soumis qu'à la seule température de l'air entrant, toujours relativement modérée. En outre, sur l'alimentation du brûleur concerné est de préférence interposé un contact interrupteur asservi mécaniquement au volet d'obturation0 Ainsi la mise en route du brûleur ne peut se faire que si ce volet d'obturation est effectivement en position d'ouverture. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en réréfence aux dessins schématiques annexés sur lesquels: - la figure 1 est une vue en plan d'un dispositif de contrôle suivant l'invention, dont le capot de façade a été supposé enlevé; - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale de ce dispositif, suivant la ligne brisée Il-Il de la figure 1, pour la position de fermeture du volet d'obturation; - la figure 3 est un schéma de l'alimentation électrique de ce dispositif; - la figure 4 reprend une partie de la figure 2, pour la position d'ouverture du volet d'obturation. Conformément à la forme de réalisation représentée sur ces figures, le dispositif de contrôle suivant l'invention comporte un châssis 10 formé globalement d'une ceinture 11, d'une plaque de fond 12 rapportée sur l'une des tranches de cette ceinture, et d'un capot de façade 13 rapporté sur l'autre des tranches de ladite ceinture. Dans ses zones d'angle, le châssis 10 comporte des perçages 14 par lesquels il est susceptible d'être rapporté, à l'aide par exemple de vis, sur la boute, non représentée, dans laquelle se trouve le brûleur d'une chaudière, autour d'une ouverture formant prise d'air de cette botte. La plaque de fond 12 et le capot de façade 13 présentent euxmêmes chacun, en correspondance, une ouverture, respectivement 16 pour la plaque de fond 12 et 17 pour le capot de façade 13. Dans le châssis 10 est disposé un volet d'obturation 18, interposé sur le flux d'air susceptible de traverser ce châssis par ses ouvertures 17, 16. Dans l'exemple de réalisation représenté, ce volet d' obturation 18 comporte deux plaques parallèles ajourées, dont l'une, référence 19, est montée mobile par rapport à l'autre, référence 20. La plaque mobile 19 est engagée par ses tranches supérieure et inférieure dans des glissières 22, dont l'un des flancs est formé, en continu d'une de ces glissières à l'autre, par une plaque fixe 20, en sorte que cette plaque mobile 19 est au contact de cette plaque fixe 20. Transversalement, c'est-à-dire perpendiculairement aux gliss res 22, la plaque mobile 18 présente un réseau d'ouvertures parallèles 23, à pas régulier, et de même, la plaque fixe 20 présente un réseau semblable d'ouvertures 24. La plaque mobile 18 est attelée à un organe de commande dont l'alimentation est asservie à celle du brûleur de la chaudière concernée Dans l'exemple de réalisation représenté, cet organe de commande est constitué par un électro-aimant 25, qui est logé dans le châssis 10, et au noyau plongeur 26 duquel la plaque mobile 18 ést attelée par un axe 27o De l'autre côté de l'électro-aimant 25 vis-à-vis de la plaque mobile 18, le noyau plongeur 26 de cet électro-aimant est soumis è un ressort 28, qui prend appui sur la partie correspondante de la ceinture 11 du châssis 10, et qui porte sur une bague 29 calée sur le noyau plongeur 26. Ainsi, la plaque mobile 18 est en permanence sollicitée en direction d'une position de fermeture pour laquelle ses ouvertures 23 se trouvent en regard des parties pleines de la plaque fixe 20, tel que représenté à la figure 2. En pratique, cette position de fermeture est déterminée par une butée de fin de course réglable. Dans l'exemple de réalisation représenté, le noyau plongeur 26 traverse à cet effet la ceinture Il du châssis 10 et présente au-delà de celle-ci un tronçon d'extrémité filetée sur lequel est engagé à vissage un écrou de butée 30. De même, la position d'ouverture de la plaque mobile 19, représentée à la figure 4, est de préférence déterminée par une butée de fin de course réglable. Dans l'exemple de réalisation représenté, il s'agit d'une vis 31 qui traverse la ceinture 11 du châssis 10 en regard de la plaque 29, et dont l'extrémité est interposée sur le trajet de celle-ci Enfin suivant l'invention, sur l'alimentation du brûleur de la chaudière concernée est interposé un contact interrupteur 33 asservi mécaniquement au volet d'obturation 18. Dans l'exemple de réalisation représenté, il s'agit d'un interrupteur à relâchement, à lame souple, dont le bouton poussoir de commande 34 est lui aussi interposé sur la plaque 29 portée par le noyau plongeur 26 de l'électro-aimant 25. Pour la connexion électrique de l'ensemble, un bornier 35 est prévu, auquel se raccordent, d'une part un câble d'entrée 36, en provenance d'une source d'alimentation non représentée, et d'autre part un câble de sortie 37, à destination du brûleur de la chaudière concernée. Ainsi que l'illustre le schéma de la figure 3, l'interrupteur 33 est interposé en série entre le conducteur d'entrée 36 et le conducteur de sortie 37, et il s'agit de préférence d'un interrupteur à deux positions, à savoir une position pour laquelle, comme décrit ci-dessus, il contrôle l'alimentation du brûleur de la chaudière concernée, et une position pour laquelle il contrôle l'alimentation d'un voyant lumineux de défaut 40 branché en parallèle, par l'intermédiaire de l'interrupteur 33, sur le conducteur d'entrée 36. Quant à l'électro-aimant 25 il est directement branché en parallèle sur le conducteur d'entrée 36. En l'absence de tension sur le conducteur d'entrée 36, 1' électro-aimant 25 n'est pas alimenté, et, sous la sollicitation du ressort 28, la plaque mobile 19 du volet d'obturation 18 est en position de fermeture, tel que représenté à la figure 2. Conjointement, le voyant lumineux 40 n'est pas lui non plus sous tension, et est donc éteint. Lorsque, en réponse à un dispositif de pilotage usuel non représenté, le conducteur d'entrée 36 est mis sous tension, 1' électro-aimant 25 se trouve alimenté et, par son noyau plongeur 26, il provoque le passage de la plaque mobile 19 du volet d'obturation 18 de sa position de fermeture à sa position d'ouverture, figure 4, pour laquelle les ouvertures 23, 24 des plaques 19, 20 du volet d'obturation 18 se trouvent au moins en partie en concordance. Lors de sa course, le noyau plongeur 26 de cet électro-aimant 25, actionne, par la bague 29 qu'il porte, l'interrupteur 33, qui passe de la première de ses positions décrites ci-desus à la deuxième de celles-ci. Par suite, d'une part le conducteur de sortie 37 se trouve lui-meme sous tension, ce qui autorise la mise en route du brûleur, et d'autre part l'alimentation du voyant lumineux de défaut 40 se trouve empêchée. Par contre, si, pour une raison quelconque, la plaque mobile 18 du volet d'obturation 19 se trouvait bloquée en position de fermeture, l'interrupteur 33, qui reste alors dans la première de ses positions précisées ci-dessus, assurerait l'alimentation du voyant de défaut 40, et celui-ci, ainsi allumé, signalerait ce défaut de fonctionnement. Bien entendu la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représentée, mais englobe toute variante d'exécution. Par exemple, l'électro-aimant 25 pourrait être piloté par un thermostat de l'ensemble de chauffage auquel appartient le brûleur concerné, et par exemple par le thermostat qui pilote ce brûleur, parallèlement à celui-ci; dans ce cas, l'alimentation de cet électro-aimant reste avantageusement sur un circuit de faible puissance, celui du thermostat concerné, l'alimentation du brûleur demeurant, elle, pilotée à puissance normale. Dans tous les cas, par le biais d'un tel thermostat, l'alimentation de l'électro-aimant 25 demeure "asservie" à celle du brûleur, De plus cet électro-aimant peut être remplacé par un quelconque autre organe de commande, moteur par exemple. En outre, un dispositif de temporisation peut être associé à un tel organe de commande, pour en retarder l'intervention, à l'ouverture et/ou à la fermeture. Enfin, et ainsi qu'on l'aura compris, c'est par simple cono- dité que, s'agissant de chaudière à gaz, il a été fait mention d'un brûleur, comme pour les chaudières à mazout; en réalité, 1' élément concerné est plus communément appelé accélérateur0 BER DI CATI ONS 1.- Dispositif pour le contrôle automatique du flux d'air traversant le corps d'une chaudière à brûleur suivant l'état de veille ou de fonctionnement dudit brûleur, du genre comportant un volet d'obturation piloté par un organe de commande dont l'alimentation est asservie à celle dudit brûleur, caractérisé en ce que, pour contrôle du flux d'air entrant dans le corps de la chaudière, il est appliqué à l'entrée d'air associée au brûleur, et par exemple à l'entrée d'air que comporte lui-même ce brûleur. 2.- Dispositif suivant la revenaication 1, caractérisé en ce qu'il comporte deux plaques parallèles ajourées dort l'ure, attelée à l'organe de commande, est montée mobile par rapport à 1' autre. 3.- Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la plaque mobile est sollicitée en position de fermeture par un ressort. 4.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendIcatIons 1 à 3, caractérisé en ce que sur l'alimentation du brûleur est interposé un contact interrupteur asservi mécaniquement au volet d' obturation. 5.- Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit contact interrupteur est à deux positions, une pour laquelle il contrôle l'alimentation du brûleur, l'autre pour laquelle il contrôle l'alimentation d'un voyant lumineux de défaut. 6.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendIcatIons 1 à 5, caractérisé en ce que l'une au moins des positions d'ouverture et de fermeture du volet d'obturation est déterminée par une butée de fin de course réglable.