L'invention concerne les clapets coupe-feu destinés à obturer automatiquement en cas d'incendie une bouche de ventilation sur laquelle il est monté. On connaît déjà de tels clapets coupe-feu qui sont constitués généralement par un disque obturateur, le plus souvent à bord tronconique se déplaçant axialement dans le conduit à la manière d'une soupape pour venir obturer la bouche de ventilation en portant sur un siège correspondant Il en resulte nécessairement que le clapet en position ouverte obture toujours au moins la moitié de la section de passage pour ltair ce qui gene par suite la ventilation et est une source de création de bruit et de perte d'énergie On pourrait songer à utiliser des clapets du type papillon, mais ceux-ci nécessitent un siège complexe en deux parties décalées avec de grandes difficultés d'étanchéité.On a réalisé également des clapets en forme de disque flexible qui est replié par déformation élastique, mais la necessité de ne pas dépasser les limites élastiques oblige à courber ce disque selon un grand rayon de courbure, ce qui continue a produire une grande réduction de section de l'écoulement D'autre part, ce type de clapet nécessite un siège courbe faute de quoi le disque n'exercerait qu'une pression nulle sur le siège. Le but de l'invention est de remédier aux inconvénients précédents en réalisant un clapet coupe-feu qui soit d'une fabrication extrêmement simple, d'un fonctionnement absolument efficace et qui en outre ne réduise pratiquement pas la section de passage du conduit sur lequel il est monté L'invention-consiste, dans un conduit de section quelconque par exemple circulaire, à monter un premier axe de pivotement selon un diamètre d'une section droite et un axe d'appui de plus petite section parallèle au précédent et à une certaine distance de celui-ci, et à monter deux demidisques en tôle de manière à pivoter à la manière d'une charnière autour de l'axe de pivotement, un ressort à boudin travaillant en torsion étant monté également sur cet axe de pivotement de manière à produire l'ouverture des deux demidisques et leur rabattement sur un siège de faible largeur situé selon une section droite du conduit à proximité immé- diate de l'axe de pivotement, les deux demi-disques pouvant se replier dans le sens opposé à l'action du ressort de manière à enserrer entre eux l'axe d'appui, position dans laquelle ils sont maintenus à l'aide d'un cavalier en matériau fusible. Naturellement la face des demi-disques située du côté du feu est garnie d'une épaisseur convenable d'un matériau pare-feu tel que de l'amiante. D'autres particularités de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé, sur lequel: la fig. 1 est une coupe horizontale axiale du dispositif en position ouverte; la fig. 2 est une coupe verticale selon II-II de la fig. 1; la fig. 3 est une coupe transversale selon III-III de la fig. 4 du dispositif en position fermée; la fig. 4 est une coupe horizontale axiale correspondant à la fig. 1 mais pour le dispositif fermé. Comme on le voit sur les figures, le corps de l'appareil est constitué par une virole en tôle 1 de faible épaisseur destiné à être inséré dans le conduit de la bouche de ventilation ou à constituer ce conduit par elle-meme. Cette virole comporte un siège 2 constitué de préférence d'une manière très économique par un refoulage torique intérieur de la paroi de la virole 1. En effet ce siège n'a pas besoin d'une grande largeur et il est disposé selon une section droite de la virole donc parfaitement de révolution ce qui facilite son exécution. Ce siège 2 est exécuté du côté de la virole orientée vers le local, c'est-à-dire du côté d'où est sensé parvenir le feu s'il s'agit d'une gaine d'extraction, ce qui correspond au côté gauche des fig. 1, 2 et 4. A proximité immédiate du siège 2, et du côté opposé au feu c'est-à-dire à la droite du siège sur les figures, se trouve un axe de pivotement rectiligne et cylindrique 3 disposé selon le diamètre de la section droite, comme on le voit sur la fig. 3, et s'étendant d'un bord à l'autre de la virole dont il traverse la paroi par deux orifices non référencés dans lesquels il se fixe de manière appropriée. Un outre axe 4 de plus petit diamètre parallèle au précédent est fixé de la même manière à une certaine distance du précédent inférieure au rayon de la virole. Il est destiné à servir d'appui pour les deux parties du.clapet comme on le voit sur la fig. 1. Autour de l'axe 3 sont montés deux demi-disques en tôle 5 et 6 prolongés chacun par deux parties roulées respectivement 7 et 8 pour le demi-disque 5 et 9 et 10 pour le -demi-disque 6, ces parties roulées s'enchevetrant de la façon représentée sur la fig. 3 en étant traversées par l'axe 3 de manière à constituer une sorte de charnière permettant leur pivotement. Autour de la partie centrale de l'axe 3 est disposé en outre un ressort à boudin il travail- lant en torsion dont les deux branches d'extrémité 12 et 13 s'appuient respectivement sur les faces des demi-disques 5 et 6 opposées au siège 2. De cette manière, en position de repos comme représenté sur la fig. 4, les deux demi-disques se déploient pour reconstituer un disque complet qui vient porter sur le siège 2.Pour assurer tout à la fois l'étan- chéité et une bonne protection d'une durée suffisante contre le feu, la face de ce disque complet orientée du côté du siège 2, ctest-à-dire du feu, se trouve revetue, par exemple par collage, au moyen d'une garniture 14 à la fois résistante au feu et flexible, par exemple du feutre d'amiante d'une épaisseur appropriée à la durée de résistance au feu désirée. Cette flexibilité permet ainsi à l'usager situé du côté du local, c'est-à-dire du côté gauche des figures, de passer la main et de replier l'ensemble des deux demi-disques à la manière d'un livre de façon à enserrer entre eux l'axe d'appui 4 comme représenté sur la fig. 1. Ils sont alors maintenus dans cette position au moyen d'un cavalier fusible 15, visible seulement sur les fig. 1 et 2, et qui est cons titué par exemple par deux pièces en équerre 16 et 17, par exemple en laiton > dont les deux branches perpendiculaires qui se recouvrent sont soudées entre elles à l'aide d'une soudure à bas point de fusion. De cette manière on voit clairement sur la fig 1 que le clapet coupe-feu suivant l'invention ne réduit pratiquement pas la section de passage de l'air à travers la virole 1, et sa disposition bien parallèle à la paroi de cette virole est parfaitement aerodynámique et ne crée aucune turbulence donc aucun bruit ni aucune perte d'énergie. D'autre part, en cas d'incendie le cavalier fusible 15 libère les deux demi-disques qui se déploient de la manière représentée sur les fig. 3 et 4 et viennent instantanément obturer le conduit d'une manière parfaitement étanche grâce à la souplesse de la garniture 14 et à la force du ressort il qui est déterminée en conséquence. D'autre part, tout le mécanisme, en particulier l'axe 3 et le ressort 11 ainsi que les demi-disques 5 et 6, -se trouve parfaitement protégé de la flamme par la garniture 14 ce qui assure une grande durée de résistance au feu. D'autre part, il est clair que l'on peut augmenter à volonté cette résistance au feu en disposant si on le désire dans une même virole plusieurs clapets similaires à la suite les uns des autres. REVENDICATIONS 1. Clapet coupe-feu pour bouche de ventilation caractérisé par le fait qu'il comporte un corps formé d'une virole de section quelconque, par exemple circulaire, comportant du côté du feu un rebord intérieur formant siège et à proximité immédiate de ce siège un axe de pivotement s'étendant diamétralement d'un bord à l'autre de la virole en se fixant la parois et deux demi-disques starticulant autour de cet axe à la manière d'une charnière en étant constamment repousse vers ledit siège par un ressort approprié tandis qu'un cavalier fusible les maintient en position repliée l'un contre l'autre. 2 Clapet coupe-feu selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le ressort de rappel des demi-disques est constitué par un ressort à boudin unique disposé autour de la partie centrale de l'axe de pivotement et travaillant en torsion pour exercer un couple directement entre les deux demi-disques. 3. Clapet coupe-feu selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la virole comporte un axe d'appui de faible diamètre s'étendant également d'un bord à l'autre de la virole parallèlement à l'axe de pivotement et à une distance de celui-ci inférieure au rayon de la virole de manière à servir d'appui central pour les deux demi-disques en position repliée 4. Disp-ositif selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la face du disque complet située du côté du siège est revêtue par une garniture souple et résistante au feu, tel qu'un feutre d'amiante. 5. Clapet coupe-feu selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le cavalier fusible est constitué par deux pièce métalliques en équerre dont les deux branches se recouvrant sont soudées entre elles à l'aide d'une soudure à faible point de fusion.