La présente invention concerne d'une manière générale les appareils de coupure, tels que interrupteurs ou disjoncteurs par exemple1 destinés & être interposés sur les conducteurs électriques d'un quelconque réseau d'alimentation en vue du contrôle de celui-ci, et vise plus particulièrement les relais différentiels de déclenchement à haute sensibilité usuellement associés à de tels appareils de coupure pour constituer conjointement avec ceux-ci des dispositifs, couramment appelés interrupteurs ou dis joncteurs différentiels, propres à assurer la protection de tout utilisateur & l'égard des risques d'électrocution par contact di- rect ou indirect avec lesdits conducteurs. Ainsi qu'on le sait, un disjoncteur est un interrupteur présentant un certain pouvoir de coupure et équipé d'un mécanisme de déclenchement sensible à une quelconque grandeur physique du réseau à contr8ler pour ouverture automatique dudit interrupteur lorsque cette grandeur physique dépasse un seuil déterminé, indépendamment d'une quelconque éventuelle commande en fermeture de cet interrupteur. De manière usuelle, cette grandeur physique est l'intensité du courant à contrôler et le mécanisme de déclenchement correspondant comporte, d'une part, une bilame sensible aux surcharges d'intensité relativement faibles mais prolongées et d'autre part, un circuit électromagnétique sensible aux surcharges d'intensité relativement fortes telles qu'il s'en produit notamment lors d'un court- circuit. Or il peut se produire, aux abords d'un quelconque appareild'utilisation, un défaut de masse sur l'un quelconque des conducteurs électriques assurant l'alimentation de cet appareil, suffisamment faible pour se situer en dessous du seuil de déclenchement du circuit électromagnétique du disjoncteur correspondant, et suffisamment fort cependant pour qu'il en résulte un risque réel d'électrocution pour l'utilisateur intéressé si ce dernier vient à toucher la masse de l'appareil d'utilisation en question. On estime en effet actuellement qu'un courant de 30 à 50 milliampères peut suffire à provoquer l'électrocution d'un individu, alors que le seuil de déclenchement d'un disjoncteur se situe usuellement au-delà de 200 à 300 milliampères. C'est pourquoi, il a été proposé d'associer a' de tels dis joncteurs des relais différentiels de déclenchement à haute sensibilité sensibles è la somme vectorielle, normalement nulle en l'absence de défaut, des courants circulant dans les divers conducteurs du réseau à contrôler, et aptes dès l'apparition d'un courant résiduel dû à un quelconque défaut, à provoquer l'entrée en action du mécanisme de déclenchement de l'un au moins des disjoncteurs équipant le réseau en question. Un tel relais dittérentil comporte donc usuellement un organe d'entrée sensible à la somme vectorielle des courants à contrôler, un organe de déclenchement mobile asservi audit organe d'entrée, et un organe de sortie contrôlé par ledit organe de déclenchement et propre à agir sur le mécanisme de déclenchement d'un disjoncteur, ou plus généralement d'un appareil de coupure. Le plus souvent, l'organe de déclenchement d'un tel relais différentiel est constitué par l'armature mobile d'un électroaimant dont la bobine appartient à l'organe d'entrée associé, cette bobine étant reliée en série avec un enroulement établi autour d'un tore magnétique autour duquel sont également établis des enroulements appartenant aux conducteurs dont les courants sont à contrôler. L'armature mobile constituant l'organe de déclenchement est normalement maintenue dans une position déterminée de repos par le flux magnétique d'un aimant permanent, et se trouve librée lorsque à ce flux vient s'opposer le flux antagoniste développé par la bobine de 1' électro-aimant associé lorsque la somme vectorielle des courants à contrôler n'est plus nulle. L'organe de déclenchement que constitue cette armature mobile, ainsi libérée, provoque alors sous la sollicitation de moyens élastiques, l'entrée en action de l'organe de sortie qui lui est associé, et celui-ci provoque à son tour l'entrée en action du mécanisme de déclenchement du disjoncteur ou appareil de coupure intéressé. De grandes difficultés se présentent dans la réalisation des relais différentiels de ce type, qui sont dues pour l'essentiel à la faible énergie disponible au niveau de leur organe d' entrée vis-à-vis de l'énergie dont doit disposer leur organe de sortie pour être à même d'agir effectivement sur le mécanisme de déclenchement d'un disjoncteur. Pour minimiser cet inconvénient il est usuel d'interposer une transmission d'amplification entre, d'une part, l'organe de déclenchement contrôlé par l'organe d'entrée et, d'autre part, 1' organe de sortie commandé par cet organe de déclenchement. Mais en pratique, dans les relais différentiels de déclenchement connus à ce jour, la position de repos de 11 armature mobile constituant 11 organe de déclenchement de ces relais doit nécessairement, 9malgré la présence d'une transmission d'amplification, être définie de manière particulièrement rigoureuse, et, dès lors, toute irrégularité de surface ou toute poussière, est susceptible de perturber le bon fonctionnement d'un tel relais. En pratique, dans ces relais différenteils, l'entrefer résiduel entre l'armature mobile constituant l'organe de déclenchement et la culasse fixe à laquelle celle-ci est associée doit être réalisé à quelques microns près. L'usinage de ces pièces nécessite donc dès équipements spéciaux propres à assurer une précision et une définition très pous- sées de celles-ci. Il en est de même pour la réalisation de la transmission d' amplification mise en oeuvre pour les raisons exposées ci-dessus, cette transmission d'amplification étant usuellement constituée d'une cascade de pièces en crochet qui sont successivement en prise les unes avec les autres et dont chacune nécessite pour sa réalisation un usinage poussé. En outre, pour mettre un tel relais différentiel à l'abri d'un défaut de fonctionnement dû à une éventuelle poussière, il est usuellement nécessaire, d'une part, d'assurer la fabrication des pièces constitutives d'un tel relais, ainsi que leur montage, dans des ateliers spéciaux convenablement pressurisés, et d'autre part, d'enfermer de tels relais dans des boîtiers étanches. En raison même de leurs complications de fabrication et de réalisation, les relais différentiels de déclenchement à haute sensibilité connus à ce jour sont donc d'un prix de revient relativement élevé. La présente invention a pour objet un relais différentiel de déclenchement à haute sensibilité susceptible d'un bon fonctionnement et d'un prix de revient relativement modéré, et présentant en outre d'autres avantages. Le relais différentiel de déclenchement suivant l'invention, est du genre comportant un organe d'entrée sensible à la somme vectorielle des courants circulant dans les divers conducteurs d'un réseau d'alimentation électrique sur l'un au moins desquels est interposé un appareil de coupure tel que interrupteur ou disjoncteur, un organe de déclenchement mobile asservi audit organe d'entrée, un organe de sortie propre à agir sur le mécanisme de déclenchement que comporte usuellement un tel appareil de coupure, et une transmission d'amplification interposée entre ledit organe de déclenchement et ledit organe de sortie, et est d'une manière générale caractérisé en ce que ladite transmission d'amplification comporte un jeu de pignons engrenant successivement deux à deux dudit organe de déclenchement audit organe de sortie. Une telle transmission d'amplification, dont la réalisation relève d'une technique usuelle en horlogerie, est par elle-même susceptible d'un prix de revient relativement modéré. En outre, le bon rendement d'ensemble qu'elle autorise, chaque étage à pignons étant usuellement susceptible d'un rendement avantageusement compris entre 0,90 et 0,95, permet d'accepter, entre 1' armature mobile constituant l'organe de déclenchement et la culasse fixe à laquelle cette armature mobile est associée, pour la position de repos de celle-ci, une valeur d'entrefer résiduelle relativement importante, de l'ordre par exemple d'un dixième de millimètre, suffisante en tout cas pour, d'une part ne pas nécessiter un usinage trop poussé des pièces correspondantes, et d'autre part rendre sans conséquence la présence éventuelle d'une quelconque poussière dans cet entrefer. Il en résulte que l'on peut se satisfaire de conditions de réalisation relativement simples et donc relativement peut cofi- tueuses. I1 en résulte également qu'il n'est pas nécessaire d'enfermer dans un boitier étanche un tel relais différentiel de déclenchement à haute sensibilité. En outre, toutes les pièces en mouvement d'un tel relais sont avantageusement des pièces rotatives et peuvent aisément être équilibrées dynamiquement autour de leur axe de rotation. I1 en résulte qu'un tel relais présente avantageusement une insensibilité absolue aux chocs et vibrations. De plus, le temps de réponse de ce relais peut aisément être ajusté à une quelconque valeur choisie, par action sur le moment d'inertie d'une ou plusieurs des pièces rotatives qu'il comporte, par exemple par un choix convenable de la matière constitutive de ces pièces et/ou par adjonction à celles-ci de masselotte ; dans le cas notamment oU, une action retardée d'un tel relais est nécessaire dans le cadre d'une intervention sélective programmée de divers relais de ce type, il peut aisément être adjoint aux pièces rotatives de ce relais un quelconque volant d'inertie. Enfin, la transmission d' amplification à pignons équipant suivant l'invention un tel relais différentiel de déclenchement à haute sensibilité se prête avantageusement soit à une réalisation relativement compacte, par empilage sur un ou deux axes com- muns des divers pignons concernés, soit à des réalisations relativement minces, par étalement à plat de ces pignons chacun autour d'un are individuel. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exem- ple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en élévation d'un relais différentiel suivant l'invention, en position enclenchée, le boiter de ce relais différentiel ayant été supposé enlevé pour moitié, et certains de ces éléments, notamment des axes, pivots ou broches, ayant été supposés coupés et/ou enlevés pour partie la figure 2 est, à échelle supérieure, une vue partielle en plan de ce relais suivant la ligne II-II de la figure 1 la figure 3 est une autre vue partielle en plan de ce relais suivant la ligne brisée III-III de la figure 1 les figures 4 et 5 en sont, à échelle différente, des vues partielles en coupe suivant respectivement les lignes IV-IV et V-V de la figure 1 ; la figure 6 est un bloc diagramme illustrant 1' association de ce relais différentiel avec deux disjoncteurs la figure 7 est une vue en plan du montage global de ce relais différentiel avec les deux disjoncteurs auxquels il est associé ; la figure 8 est une vue en élévation de ce montage suivant la flèche VIII de la figure 7 la figure 9 est une vue analogue à la figure 1 pour la position déclenchée du relais différentiel suivant l'invention la figure 10 est une vue partielle analogue à celle de la figure 1 et concernant une variante de réalisation. Ces figures illustrent à titre d'exemple l'application de 1' invention au contrôle d'un circuit ou réseau d'alimentation électrique biphasé, étant entendu cependant qu'elle peut aisément s' étendre au contrôle d'un quelconque circuit ou réseau polyphasé. A la figure 6, le relais différentiel suivant l'invention, qui est désigné par la référence générale 10, est ainsi associé à deux disjoncteurs llÂ, 11B respectivement interposés sur les conducteurs 12A, 12B du circuit ou réseau à contrôler. De manière usuelle, de tels disjoncteurs, qui peuvent par exemple autre du type de celui décrit dans le brevet français No 75 34575 du 13 novembre 1975, comportent chacun un contact fixe 13s, 13B et un contact mobile 14A, 14B, et celui-ci est soumis en ouverture à un mécanisme de déclenchement 15A, 15B schématisé par un trait interrompu sur la figure 6, et asservi d'une part à la bobine 16A, 16B d'un circuit électromagnétique de déclenchement, et d'autre part à une bilame 17A, 173. Ces dispositions ne faisant pas partie de la présente invention elles ne seront pas décrites en détail ici. I1 suffira de préciser, pour des raisons qui apparaitront ci-après, qu'un tel mécanisme de déclenchement 15Â, 153 est susceptible d'entrer en action sous la commande d'une pièce rotative. De manière usuelle, le relais différentiel suivant l'invention 10 est logé dans un boitier 19, figure 1, et ce boîtier peut par exemple être constitué de deux coquilles affrontées l'une à 1' autre suivant un plan longitudinal médian commun et convenablement solidarisées l'une à l'autre, par exemple par des broches ou rivets 20. Sur la figure 1 l'une de ces coquilles a été enlevée. De préférence, et tel qu'il est mieux visible sur les figures 7 et 8, ce bottier 19 a en élévation un contour s'inscrivant avantageusement dans le contour en élévation correspondant des boîtiers des disjoncteurs llA, 11B, et, comme ceux-ci, est adapté à être monté sur un rail usuel de support en oméga (non représenté). De manière usuelle, le relais différentiel suivant l'invention 10 comporte un organe d'entrée sensible à la somme vectorielle des courants circulant dans les conducteurs 12A, 12B du réseau à contrôler. Cet organe d'entrée comporte un tore de mesure 22, figures 1 et 16, en matériau magnétique, autour duquel sont passés deux enroulements 23A, 23B susceptibles, par des bornes 24A, 24B, d' être chacun respectivement inserrés sur les conducteurs 12A, 12B du réseau à contrôler. Sur le tore 22 est également passé, figure 1, un enroulement 25 relié en série avec la bobine 26 d'un électro-aimant 27 dont la culasse est essentiellement constituée par un noyau en fer doux 28 autour duquel la bobine 26, qui appartient à l'orga- ne d'entrée du relais différentiel suivant l'invention, est établie. Ce noyau 28 est porté par un flasque transversal 29 disposé au contact de ltune des faces transversales de la bobine 26, et ce flasque 29 est lui-m8me solidaire, par exemple par collage ou rivetage, d'un aimant permanent 30 dont la ligne de piles s1 étend suivant l'are de la bobine 26. Par collage ou tout autre moyen d'assemblage l'aimant 30 est lui-même fixé à la partie médiane 31 d'une pièce en U 32 for niant latéralement des ailes 33, de part et d'autre de l'électroaimant 27 et de 1' aimant permanent 30. Par l'une de ses ailes 33 cette pièce de support en U 32 est fixée au boitier 19 de l'ensemble, figure 2, par exemple par collage ou à l'aide de vis (non détaillé sur la figure). Par son autre aile 33 la pièce de support 32 porte un flasque en laiton 34, qui est solidarisé à ladite aile par tout moyen approprié, et par exemple par des vis 35, tel que représenté figures 1 et 4. A ce flasque 34 est associé un flasque en laiton identique 36, qui s'étend parallèlement au flasque 34, à distance de celuici, au voisinage de l'autre aile 33 de la pièce de support 32. Les flasques en laiton 34 et 36 sont convenablement entretoisés, par exemple par des broches qui s'étendent transversalement d'un de ces flasques à l'autre, tel que représenté en 38 à la figure 1. Entre les flasques 34 et 36 sont disposées toutes les pièces mobiles du relais différentiel suivant l'-nvention 10, qui sont toutes des pièces rotatives calées sur des axes de rotation s' étendant transversalement entre les flasques 34 et 36, et qui sont toutes équilibrées dynamiquement autour de leur axe de rotation respectif. I1 y a globalement ainsi un organe de déclenchement 38 asservi à l'organe d'entrée que constituent conjointement le tore de mesure 22 et la bobine 26 de l'électro-aimant 27, un organe de sortie 39 susceptible d'être commandé par l'organe de declenchement 38, et, interposée entre cet organe de déclenchement 38 et cet organe de sortie 39, une transmission i'amplification 40. En pratique, l'organe de déclenchement 38 est constitué par une armature mobile associée à la culasse fixe 28 de ltélectro- aimant 27. Cette armature mobile 38 est calée sur un axe de rotation 41 et, dans l'exemple représenté, présente deux bras 42,42' qui s'étendent symétriquement de part et d'autre de 1 axe de rotation 41. Une butée 44 est associée à cette armature mobile 38, et cette butée est en pratique interposée sur le trajet de rotation du premier 42 des bras de cette armature mobile. Tel qu'il est mieux visible sur les figures 1 et 4, la butée 44 est portée par une vis 45 dont la tête 46 prend appui sur la face opposée du flasque en laiton 34 correspondant, à la faveur d'une ouverture 47 ménagée à cet effet dans l'aile 33 correspondante de la pièce de support en U 32, et dont le corps fileté 48, sur lequel est rapportée par vissage la butée 44, traverse avec jeu une boutonnière 50 prévue à cet effet dans ledit flasque en laiton 34. La boutonnière 50 est allongée circulairement en étant centrée sur l'axe de rotation 41 de l'armature mobile constituant l'organe de déclenchement 38, figure 1. Ainsi qu'il est aisé de le comprendre, elle permet un regla- ge en position de la butée 44 vis-à-vis de cette armature mobile. Sur celles de ses faces qui regardent dans la direction de la butée 44 le deuxième bras 42' de l'armature mobile 38 présente une encoche 52' propre à en permettre le passage avec jeu sur la butée 44 lors d'une rotation de l'armature mobile 38. Pour que soit respecté l'équilibrage dynamique de cette armature mobile, le premier bras 42 de celle-ci présente, sur sa face opposée à la butée 44, une encoche 52 semblable à l'encoche 52' que comporte le deuxième bras *2' de cette armature mobile et disposée à une meme distance que celle-ci de l'axe de rotation 41 de ladite armature mobile. Suivant l'invention, la transmission d'amplification 40 interposée entre l'organe de déclenchement que constituent l'arma- ture mobile 38 et l'organe de sortie 39 comporte un jeu de pignons engrenant successivement deux à deux dudit organe de déclenchement audit organe de sortie. L'armature mobile 38 est ainsi calée en rotation avec un premier pignon 53, qui appartient à la transmission d'amplification 49 et qui présente un diamètre nominal relativement petit. Ce premier pignon 53 est en pratique porté par l'axe de ro tation 41 de l'armature mobile 38, et il engrène avec un deuxième pignon 54 présentant un diamètre nominal relativement grand. Ce deuxième pignon 54 est, conJointement avec un troisième pignon 55 de diamètre nominal relativement petit, porté par un axe de rotation 56. Dans exemple représenté, la transmission d'amplification 40 présente ainsi successivement trois pignons, et chacun de ceux-ci est avantageusement équilibré dynamiquement autour de son axe de rotation. Pour des raisons qui apparaitront ci-après, le deuxième 54 de ces pignons présente une boutonnière 58 allongée circulairement, à la faveur de laquelle il est traversé transversalement par un ergot 59 qui traverse également une boutonnière 60 ménagée à cet effet dans le flasque 34 et qui, au-delà de ce flasque, est porté transversalement en saillie par une pièce 62 montée rotative entre le flasque 34 et la paroi longitudinale correspondante du boîtier 19, figure 2, ou plus précisément par un prolongemment radial 63 de cette pièce rotative 62, laquelle fait saillie au-delà de ladite paroi du boitier 19 et est ainsi susceptible, suivant des modalités qui ne seront pas décrites en détail ici, d'erre accouplée en rotation à une pièce rotative complémentaire appartenant au mécanisme de déclenchement 15B du disjoncteur 11B immédiatement accolé au relais différentiel 10 suivant l'invention. Pour que soit respecté son équilibrage dynamique, le pignon 54 présente une deuxième boutonnière 58', symétrique de sa boutonnière 58 par rapport à son axe de rotation 56. L'organe de sorte 39 est, dans l'exemple représenté, un secteur denté rotatifs, qui est calé sur un axe de rotation 64, et qui, pour son équilibrage dynamique autour de cet axe, comporte une configuration symétrique vis-à-vis de ce dernier* Par sa périphérie ce secteur denté 39 engrène avec le troisième pignon 55 de la transmission d'amplification 40, et par l'une 65 de ses tranches radiales il forme un épaulement propre à coopérer en entratement avec l'ergot 59 traversant le deuxième pignon 54 de ladite transmission. Au secteur denté constituant l'organe de sortie 39 est attelé un ressort d'accumulation 67 dont l'autre extrémité est attelée à un ergot fixe 68 solidaire du boîtier 19. En outre, à l'organe de sortie constitué par ce secteur den té est associée une bielle d'enclenchement 68, des moyens d'accouplement unidirectionnels à jeu étant prévus entre cette bielle d'enclenchement 68 et ledit organe de sortie. Dans l'exemple représenté, la bielle d'enclenchement 68 est constituée par une pièce en fil rond globalement pliée en V et est engagée par sa partie médiane 69 dans une boutonnière 70 ménagée à cet effet dans le secteur denté constituant l'organe de sortie 39, tandis que ses ailes 71 présentent en regard l'une de l'autre des retours d'extrémité 72 par lesquels elle est attelée à des prolongements radiaux 73, formant manivelle, d'un manchon 74 qui est calé sur un axe 75, entre les flasques en laiton 34 et 36. Au-delà du flasque 34, entre celui-ci et la paroi longitudinale correspondante du bottier 19, cet axe 75 est solidaire d' un manchon 76 sur lequel est calé une manette radiale d'enclenchement 77. Par ailleurs, et ainsi qu'il est visible sur les figures 1 et 6, une résistance de shunt 80 est établie en dérivation entre la borne d'entrée 24A associée à l'enroulement 23A et la borne de sortie 24B associée à l'enroulement 23B, sous le contrôle d'un bouton poussoir 82 accessible de l'extérieur du boîtier 19, figure 7. Ainsi qu'il est mieux visible à la figure 5, ce bouton poussoir 82 est monté mobile à l'encontre d'un ressort 83 qui prend appui sur une coupelle en matière isolante 84 établie de part et d'autre de plots métalliques 85A,85B reliés chacun respectivement aux bornes 24A,24B correspondantes, par l'intermédiaire de la résistance de shunt 80. Le bouton poussoir 82 porte sur sa face interne une coupelle métallique 86 dont deux prolongements axiaux 87A,87B sont susceptibles de venir au contact des plots correspondants 85A,85B lorsque le bouton poussoir 82 est enfoncé à l'encontre du ressort 83. En l'absence de défaut de masse sur les conducteurs 12A,12B les courants circulant dans-ceux-ci sont égaux et les flux développés dans le tore de mesure 22 par les enroulements 23A,23B de ces conducteurs sont égaux et de sens opposés. Aucune tension n'apparaît donc normalement aux bornes de 1' enroulement 25 et aucun courant ne circule dans la bobine 26 de l'électro-aimant 27 dans ce cas. Par suite, l'aimant permanent 30 est seul à définir la posi tion de repos de l'armature mobile 38 associée à cet électroaimant, par 1' intermédiaire de la culasse fixe 28 qui forme un prolongement de cet aimant permanent. Dans 11 exemple de réalisation représenté sur les figures 1 à 9, un entrefer résiduel libre est laissé entre l'armature mobile 38 et la culasse fixe 28 pour la position de repos de cette armature mobile, et celle-ci n'est donc pas au contact dans ce cas de la culasse fixe 28 pour sa position de repos. Compte tenu de 11 action exercée par le ressort d'accumulation 67 sur 1' armature mobile 38 à travers la transmission d'am- plification 40, la position de repos 38 de cette armature mobile est légèrement oblique vis-à-vis de la ligne de piles de l'aimant permanent 30, qui est confondue avec l'axe de la bobine 26 de 1' électro-aimant 27. Si l'un quelconque des conducteurs 12A,12B est par contre l'objet d'un défaut de masse, il y a un déséquilibre entre les courants circulant dans ces conducteurs, et donc entre les flux développés par les enroulements 23A,23B correspondants au sein du tore de mesure 22, celui-ci assurant ainsi en quelque sorte la somme vectorielle des courants en question, par le biais des flux correspondant s. I1 en résulte l'apparition d'une tension aux bornes de l'enroulement 25, et donc la circulâtion d'un courant résiduel dans la bobine 26 de 1' électro-aimant 27. Le flux magnétique développé par la bobine 26 à raison de ce courant résiduel se superpose au flux magnétique dû à l'aimant permanent 30, et alternativement s'additionne à ce dernier et s'en retranche. Dès que le courant résiduel circulant dans la bobine 26 atteint une valeur déterminée, de l'ordre en pratique 30 milliampères, le flux développé par la bobine 26 est suffisant pour, lors d'une alternance d'opposition, provoquer la libération de 1' armature mobile 38 constituant l'organe de déclenchement. Sous la sollicitation du ressort d'accumulation 67 cette armature mobile 38 abandonne alors sa position de repos, et commence à tourner suivant le sens de la flèche Fl de la figure 1. Dans la forme de réalisation représentée, l'armature mobile 38 fait alors globalement un peu moins d'un tour de rotation . au cours de ce tour, le bras 42' de cette armature mobile 38 passe au-dessus de la butée 44 associée à celle-ci, grâce à l'encoche 52' qu'il comporte à cet effet, cependant, qu'à l'issue de ce tour, cette butée 44, interposée qu'elle est sur le trajet correspondant du bras 42 de l'armature mobile 38, interrompt la rotation de celle-ci. Conjointement, le secteur denté constituant l'organe de sortie 39 tourne d'un angle déterminé autour de son axe de rotation 64, et, au cours de sa rotation, il vient porter par son épaulement 65 sur l'ergot 69 solidaire de la pièce rotative 62 et donc provoquer une rotation de celle-ci de nature, par la rotation égale qu'elle imprime alors à la pièce complémentaire appartenant au mécanisme de déclenchement du disjoncteur 11B à laquelle elle est accouplée, à assurer l'entrée en action de ce dernier. Le retour en position initiale de repos de l'ensemble des pièces mobiles du relais différentiel suivant l'invention 10 peut se faire en agissant en conséquence sur la manette d'enclenchement 77 de ce relais, suivant la flèche F2 de la figure 9. En effet, les manivelles 73 qui sont solidaires en rotation de la manette d'enclenchement 77 assurent alors, par l'intermédiaire de la bielle 68 qui leur est attelée, le retour en position initiale du secteur denté 39 constituant l'organe de sortie de l'ensemble, et, par l'intermédiaire de la transmission d'amplification 40, le retour en position normale de repos de l'armature mobile 38. Mais ce réarmé peut également se faire sous la commande des manettes d'enclenchement et de déclenchement 85",853 des disjoncteurs lia,113, par l'intermédiaire de la pièce rotative 62 et de l'ergot 69 porté latéralement en saillie par celle-ci, cet ergot venant alors agir sur l'épaulement 65 du secteur denté 39 constituant l'organe de sortie de l'ensemble. Les manettes d'enclenchement 77 et 85A,85B peuvent d'ailleurs être accouplées les unes aux autres par une entretoise commune. Suivant une autre disposition, non représentée sur les figures, le réarmé du relais différentiel suivant l'invention se fait automatiquement à l'issue du passage en position d'ouverture du contact mobile du disjoncteur actionné, sous le contrôle de ce contact mobile. Suivant la variante de réalisation illustrée par la figure 10, l'armature mobile 38 constituant l'organe de déclenchement du relais différentiel suivant l'invention est, pour sa position de repos, en butée contre la culasse fixe 28 de l'électro-aimant 27 à laquelle elle est associée. Quoi qu'il en soit, le bouton poussoir 82 permet de vérifier le bon fonctionnement de l'ensemble, en dehors de tout défaut sur les conducteurs 12A,12B. En effet, la résistance de shunt 80 qu'il permet de mettre en service, dérive une partie du courant destiné au tore de mesure 22 et crée donc dans celui-ci des conditions de déséquilibre analogues à celles susceptibles d'entraîner la libération de l'armature mobile 38 suivant le processus décrit cl-dessus. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas aux formes de réalisation décrites et représentées mais englobe toute variante d'exécution. En particulier, la rotation de l'armature mobile 38 peut être limitée à une fraction de tour, ou au contraire s'étendre sur plus d'un tour, par une implantation convenable de la butée associée à l'armature mobile 38, cette butée pouvant aussi bien intervenir sur l'une quelconque des pièces en mouvement également associées à cette armature plutôt que directement sur celle-ci. Ainsi qu'on l'aura compris, cette butée a d'ailleurs un dou ble rôle : au déclenchement elle limite la rotation dans un sens de l'armature mobile 38, et au réarmé elle limite la rotation dans ltautre sens de cette même armature mobile pour que celle-ci puisse alors reprendre aisément et librement sa position normale de repos. Par ailleurs, le ressort d'accumulatior. 67 peut lui aussi être attelé à un quelconque des pignons de la transmission d'am- plification 40 plutôt qu'au secteur denté 39 constituant l'organe de sortie de 1' ensemble. En outre suivant une disposition non représentée, l'armature mobile 38 et la culasse 28 à laquelle elle est associée sont montées réglables en position l'une par rapport à l'autre ; par exemple, l'ensemble constitué par l'aimant permanent 30 et 1' éleetro-aimant 27 est monté réglable en position sur une glissière solidaire de la pièce de support en U 32, parallèlement à ltaxe de la bobine de cet électro-aimant, et sous le contrôle d'un excen- trique. S'agissant de la forme de réalisation illustrée par les figures 1 à 9, cette disposition permet un réglage convenable de l'entrefer résiduel entre l'armature mobile 38 et la culasse 28, cet entrefer résiduel étant de préférence fait suffisamment élevé pour que la présence éventuelle de poussière à ce niveau ne perturbe pas le fonctionnement de l'ensemble et qu'il soit ainsi possible de s'affranchir de la nécessité d'assurer l'étan- chéité du boîtier 19, et suffisamment faible pour que la retenue en position de repos de l'armature 38 soit possible compte tenu de la transmission de démultiplication interposée entre celle-ci et le ressort d'accumulation auquel elle est soumise à traverse cette transmission. Par ailleurs, ainsi qu'on l'aura compris, non seulement la pièce de support en U 32 assure le maintien mécanique de l'aimant permanent 30 et de l'électro-aimant 2?, mais encore elle constitue un blindage à l'égard de la culasse fixe 28 de cet électro-aimant, en soustrayant celle-ci des effets d'éventuels parasites magnétiques. Les flasques 34 et 36 quant à eux sont en laiton pour ne pas intervenir dans le champ magnétique auquel est soumise cette culasse fixe 28, et, par elle, l'armature mobile 38. Enfin, au lieu d'être constitué sous forme d'une unité distincte susceptible d'être accolé à un appareil de coupure, le relais différentiel à haute sensibilité suivant l'invention peut être incorporé à un tel appareil de coupure, au sein même du boîtier de celui-ci. Ioe\rI CATIONS 1. Relais différentiel de déclenchement à haute sensibilité pour appareil de coupure tel que interrupteur ou disjoncteur par exemple, du genre comportant, un organe d'entrée sensible à la somme vectorielle des courants circulant dans les divers conducteurs dtun réseau d'alimentation électrique sur l'un au moins desquels est interposé un tel appareil de coupure, un organe de déclenchement mobile asservi audit organe d'entrée, un organe de sortie commandé par ledit organe de déclenchement et propre à agir sur le mécanisme de déclenchement que comporte usuellement un tel appareil de coupure, et une transmission d'amplification interposée entre ledit organe de déclenchement et ledit organe de sortie, un- tel relais différentiel caractérisé en ce que ladite transmission d'amplification comporte un jeu de pignons engrenant successivement deux à deux dudit organe de déclenchement audit organe de sortie. 2. Relais différentiel suivant la revendication I, dans lequel l'organe de déclenchement est constitué par 1' armature mobile d'un électro-aimant dont la bobine appartient à l'organe d' entrée sensible à la somme vectorielle des courants circulant dans les conducteurs du réseau à contrôler, caractérisé en ce que ladite armature mobile est calée en rotation avec un pignon appartenant à la transmission d'amplification associée. 3. Relais différentiel suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ladite armature est équilibrée dgnamiquement autour de son axe de rotation. 4. Relais différentiel suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ladite armature mobile présente deux bras qui s' étendent symétriquement de part et d'autre de son axe de rotation. 5. Relais différentiel suivant l'une quelconque des revendications 3, 4, caractérisé en ce que une butée est associée à ladite armature mobile. 6. Relais différentiel suivant les revendications 4 et 5 prises conjointement caractérisé en ce que, ladite butée étant interposée sur le trajet d'un premier des bras de l'armature mobile, le deuxième bras de celle-ci présente une encoche propre à en permettre le passage avec jeu sur ladite butée. 7. Relais différentiel suivant les revendications 3 et 6, prises conjointement caractérisé en ce que sur sa face opposée à la butée le premier bras de l'armature mobile présente une encoche semblable à celle que comporte le deuxième bras et disposée à une même distance que celle-ci de l'axe de rotation de ladite armature mobile. 8. Relais différentiel suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que la butée associée à l'armature mobile est réglable en position vis-à-vis de celle-ci. 9. Relais différentiel suivant l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que, au repos1 un entrefer libre subsiste entre l'armature mobile et la culasse fixe à laquelle celle-ci est associée. 10. Relais différentiel suivant l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que, au repos, l'armature mobile est en butée contre la culasse fixe à laquelle elle est associée. Il. Relais différentiel suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'armature mobile et la culasse fixe à laquelle celle-ci est associée sont réglable en position l'une par rapport à l'autre. 12. Relais différentiel suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que chaque pignon de la transmission d'amplification est équilibré dynamiquement autour de son axe de rotation. 13. Relais différentiel suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'organe de sortie est constitué par un secteur denté rotatif qui engrène périphériquement avec l'un des pignons de la transmission d'amplification et dont une tranche radiale forme un épaulement propre à coopérer en entraînement avec un ergot qui est porté en saillie par une pièce rotative susceptible d'être accouplée en rotation à une pièce rotative appartenant au mécanisme de déclenchement de l'appareil de coupure concerné, et qui est interposé sur le trajet dudit secteur denté. 14. Relais différentiel suivant la revendication 13, caractérisé en ce que l'organe de sortie est équilibré dynamiquement autour de son axe de rotation. 15. Relais différentiel suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que à l'organe de sortie est attelé un ressort d'accumulation. 16. Relais différentiel suivant l'une quelconque des revendi cations 1 à 15, caractérisé en ce que à l'organe de sortie est associée une bielle d'enclenchement attelée à une manivelle elle meme calée en rotation sur un levier d'enclenchement, des moyens d'accouplement unidirectionnels à jeu du type boutonnière étant prévus entre ledit organe de sortie et ladite bielle d1enclenche- ment.