L'invention se rapporte aux organes susceptibles d'entre soumis à une traction brutale ou une pression résultant d'un choc, et elle s'applique plus particulièrement aux ceintures de sécurité pour les usagers des véhicules terrestres, aériens, ou nautiques. Elle a, en autre', pour objet un dispositif amortisseur hydro-mécanique pour de tels organes. Le dispositif amortisseur selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comporte un premier piston, tendant, sous l'action de la trac tion, à amortir, à se déplacer dans une première chambre à l'encontre de moyens mécaniques de rappel contenus dans ladite chambre, des moyens pour solidariser les deux pistons lorsque le déplacement du premier piston a atteint une amplitude déterminée, et des moyens pour permettre alors l'écoulement, par un orifice calibré, du liquide de la deuxième chambre vers l'arrière du piston dans la première chambre. Lorsqu'un tel dispositif est utilisé en liaison avec une ceinture de sécurité, il est disposé en série avec celle-ci, par exemple entre une extrémité de ladite ceinture et le point d'attache de celle-ci sur le véhicule auquel elle est adaptée.Il peut donc être utilisé avec des ceintures de tout type existant, sans modification de celles-ci. Plus précisément, le dispositif mécanique de rappel agissant sur le premier piston est constitué par un ressort d'extension disposé autour de la tige dudit piston, tandis que la deuxième chambre a un diamètre plus grand que celui de la première chambre, et le piston contenu dans ladite deuxième chambre est annulaire de façon à permettre le coulissement de la tige du premier piston, le deuxième piston venant au repos en butée sur l'épaulement entre les deux chambres) tandis que le ressort de la première chambre est maintenu entre la tête du premier piston et la face postérieure du deuxième piston. Les figures ci-annexées représentent X à titre d'exemple non limitatif, une forme possible de réalisation d'un dispositif selon lwinven tion adapté à une ceinture de sécurité. Les figures 1 et 2 sont des vues en coupe longitudinale de ce dispositif, respectivement en position normale de repos et en position d'extension à la suite, par exemple, d'un accident. Sur ces figures, 1 désigne le corps cylindrique du dispositif, fermé à son extrémité postérieure par un fond 2, et lié par une boucle 3 à un étrier 4 fixé en un point quelconque d'un véhicule. Ce corps cylindrique comporte une première chambre, ou chambre postérieure 5, et une seconde chambre, ou chambre antérieure 6, de plus grand diamètre que la chambre 5 ; il se forme donc un épaulement annulaire 7 à la jonction entre les deux chambres. Dans la première chambre est disposé un piston 8, prolongé par une tige 10 qui traverse, dans un joint d'étanchéité 11, la paroi antérieure 12 de la seconde chambre 6. En dehors de cette chambre, la tige de pistor 10 est terminée par une boucle 13 à laquelle est accrochée la ceinture 14 par un dispositif de verrouillage 15. Dans la chambre antérieure 6 est disposé un second piston annulaire 16 qui peut coulisser le long de ladite chambre par un joint d'étanché- té 17, et le long de la tige 10, par un joint d'étanchété 18. Ce piston comporte un dispositif de verrouillage constitué par un ergot 19, muni avantageusement d'une bille 20, et poussé vers la tige 10 par un ressort 21. La chambre antérieure 6 comporte encore un orifice, fermé par un bouchon 22, permettant de l'emplir d'un liquide tel que de l'eau ou de l'huile. Dans la chambre postérieure 5 est disposé un ressort d'extension 23 qui vient prendre appui d'une part sur la face antérieure du premier piston 8 et d'autre part sur la face postérieure du second piston annulaire 16. Enfin, la tige 10 du piston 8 comporte d'une part une gorge annulaire 24, et d'autre part un canal axial 25 débouchant d'une part en 26 sur la périphérie de ladite tige, et d'autre part en 27 sur la face postérieure du piston 8. On va maintenant exposer le fonctionnement de ce dispositif. Dans la position de repos, illustrée sur la figure 1, le piston annulaire 16 est au fond de la chambre 10, appliqué contre l'épavlement 7 par la pression du liquide dans la chambre 6. Le ressort 23 est en posi tion d'extension dans la chambre 5. Si l'usager exerce une traction modérée sur la ceinture, la tige de piston 10 se déplace vers la gauche, mois le piston 16 ne peut pas bouger, parce que le liquide contenu dans la chambre 6 ne trouve aucune issue pour s'écouler ; le ressort 23, butant contre le piston 16, est donc, comprimé par le piston 8, ce qui amortit le mouvement de la ceinture ; quand la traction exercée par l'usager cesse, le ressort se détend, et ramène en arrière le piston 8 dans sa position initiale à proximité du fond de la chambre 5. Si par contre, il se produit un accident, la ceinture subit une traction violente et de grande amplitude, comme le montre la figure 2. La tige du piston 10 se déplace vers la gouche jusqu'à ce que sa gorge 24 vienne se trouver en regard de l'ergot 19 du piston annulaire 16 cet ergot, poussé par le ressort 21, va venir au fond de la gorge 24, rendant ainsi le piston 16 solidaire de la tige du piston 10. En même temps, l'ouverture 26 du canal 25 va se trouver en avant du piston 16 et débouchera donc dans la chambre 6. Le liquide contenu dans cette chambre pourra donc s'écouler, par ledit canal, dans la chambre 5, en arrière du piston 8, sur la face postérieure duquel le canal 25 débouche en 27. Si la traction continue à s'exercer sur la ceinture, l'ensemble de la tige 10 et du piston annulaire 16, maintenant solidaires, pourra continuer à se déplacer d'un seul bloc vers la gauche, puisque le liquide de la chambre 6 peut maintenant s'écouler. Mais ce mouvement sera fermé et amorti en raison de la faible section du canal 25. On peut bien entendu régler cet amortissement par un choix convenable de cette section. L'invention a encore pour objet un dispositif de contact électrique ne fermant le circuit d'allumage du moteur que lorsqu'une légère traction est exercée sur la ceinture du fait qu'elle est correctement mise en place sur l'usager, et coupant ledit circuit en ces de traction violente résultant d'un accident, ce qui élimine ainsi les risques dtin- cendie. Selon l'invention, ce dispositif est constitué par deux plaques de contact 29, 30 (fig. 1 et 2) isolées entre elles et disposées sur la pc roi interne de la chambre 5 du corps cylindrique 1, ces deux plaques de contact étant insérées dans le circuit d'allumage du moiteur. Par ailleurs le piston 8 comporte, à sa périphérie, un bourrelet conducteur 31. Au repos (fig. 1), ce bourrelet n'est pas en contact avec les plaques 29, 30 et le moteur ne peut donc être mis en marche. Si la ceinture est serrée sur le corps de l'usager, le piston est tiré légèrement vers la gauche, et le bourrelet 31 vient alors assurer le contoct entre les plaques 29, 30, fermant ainsi le circuit d'allumage, et permettant la aise en marche du moteur. En cas d'accident (fig. 2), le piston 8 dépasse vers la gauche les plaques 29, 30, qui sont ainsi de pouveau isolées l'une de l'autre, et le circuit d'allumage est coupé. Des dispositions peuvent être prévues pour actionner le dispositif de verrouillage électrique de la ceinture du passager lorsque le siège de de celui-ci n'est pas occupé, ce dispositif étant éliminé automatique- ment lorsque le passager occupe son siège, par exemple du fait de l'enfoncement de ce siège qui se produit alors. Dans le cos où il est nécessaire d'utiliser le dispositif amortir seur non pour absorber une traction-mois une pression résultant d'un choc, on intercalera de tels dispositifs entre la carrosserieet les pare-chocs. REVENDICATIONS 1. Perfectionnement aux organes susceptibles d'être soumis à une traction, en particulier aux ceintures de sécurité pour usagers de véhicules, caractérisé par le fait que ledit organe comporte un dispositif amortisseur fonctionnant en deux temps, constitué par un amortisseur mé- canique qui agit pour une traction d'amplitude modérée, et par un amortisseur hydraulique qui agit au-delà de cette amplitude et s'oppose également au retour brutal, après cessation de la traction de l'organe ayant subi cette dernière. 2. Dispositif amortisseur selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il comporte un premier piston, tendant, sous l'action de la traction à amortir, à se déplacer dans une première chambre à l'encontre de moyens de rappel mécaniques contenus dans ladite chambre, un second piston contenu dans une deuxième chambre emplie de liquide, des moyens pour solidariser les deux pistons lorsque le déplacement du premier piston a atteint une amplitude déterminée, et des moyens pour permettre alors l'écoulement, par un orifice calibré, du liquide de la deuxième chambre vers la face postérieure du piston dans la première cham- bre. 3. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé par le fait que la seconde chambre a un diamètre supérieur à celui de la première chambre, et que le piston contenu dans ladite seconde chambre a une forme annulaire de façon à permettre le coulissement axial de la tige du premier piston. 4. Dispositif selon les revendications 2 et 3, prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait que la tige du premier piston comporte au moins un alvéole et que le deuxième piston comporte au moins un ergot élastique qui vient se loger dans ledit alvéole lorsque ce dernier vient se placer en regard dudit ergot, rendant ainsi solidaires les deux pistons. 5. Dispositif selon les revendications 2, 3 et 4, prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait que la iige du premier piston comporte un canal axial débouchant d'une part à la périphérie de ladite tige, et d'autre part sur la face postérieure dudit piston, le débouché antérieur dudit canal étant situé de telle sorte qu'il vient stouvrir dans la deuxième chambre lorsque l'ergot du second piston se trouve dans l'alvéole de la tige du premier piston. 6. Dispositif selon la revendication 2, appliqué à une ceinture de sécurité, caractérisé par le fait qu'il comporte dans le corps cylindrique deux plaques conductrices isolées l'une de l'autre et insérées dans le circuit d'allumage du moteur du véhicule, et des moyens de contact portés par le premier piston, lesdites plaques ayant une position et une longueur telles que lesdits moyens de contact ne les touchent pas lorsque le piston n'est pas légèrement tiré du fait de l'assujettissement de la ceinture sur le corps de l'usoger, et cessent de les toucher en cas de déplacement de grande amplitude dudit piston consécutive à un choc. 7. Dispositif selon la revendication 8 caractérisé par le fait qu'il est également prévu pour le siège du passager avant, des moyens pour ne le mettre en service que lors de l'occupation de ce siège, en particulier par l'affaissement dudit siège qui se produit alors. 8. Dispositif selon la revendication 2, appliqué à-des ceintures de sécurité, caractérisé par le fait qu'il existe un tel dispositif pour chacune des ceintures d'un même véhicule.