L'invention a pour objet un procédé pour le traitement préventif ou curatif de la maladie dénommée cancer d'une façon générale et qui est essentiellement caractérisée par une prolifération anarchique de cellules anormales entraînant la mort à plus ou moins longue échéance. L'invention a également pour objet les produits utilisés pour ce traitement et leur préparation. Cette invention est le résultat de nombreuses années de réflexion sur un certain nombre de faits qui ont été observés et décrits relativement au cancer. Parmi ces faits, un certain nombre qui comportaient une part d'inexplicable ont suscité de ma part une recherche d'explication qui m'a conduit à formuler une hypothèse résultant d'une déduction logique malgré les contradictions apparentes qu'elle présente avec certaines notions considérées comme acquises. Le plus important de ces faits est celui - relaté à diverses reprises au cours des dernières décennies - suivant lequel des femmes enceintes, atteintes d'un cancer à un stade avancé, qui avaient courageusement refus toute opération et tout traitement susceptible de nuire à leur grossesse et qui sont mortes de leur mal plus ou moins longtemps après leur accouchement, ont cependant mis au monde des enfants ne présentant aucune atteinte cancéreuse.Etant donné la préservation assez extraordinaire - et à ce moment inexpliquée - dont le foetus avait été l'objet pendant tout son développement, ainsi d'ailleurs que l'enfant lui-même après sa naissance, il m'est apparu sinon évident, du moins logique de penser qu'il devait exister dans l'embryon, et probablement pendant tout le temps de la gestation, des "éléments de défense qui assurent sa protection contre toute atteinte du cancer. Partant de cette idée, je me suis demandé si ces "éléments de défense - à supposer qu'on puisse les isoler - ne seraient pas susceptibles de fournir un moyen de lutte et - pourquoi pas - un remède peut-etre absolu contre le cancer en général. La première objection qui vient à ltesprit contre cette hypothèse est que le sang de la mère qui irrigue à la fois son organisme et celui de l'embryon devrait apporter à la première les principes de sa guérison ou tout au moins d'une stabilisation de son mal. Nais on pourrait aussi bien rétorquer que les "éléments de défense", s'ils sont propres à ltempryon, se trouvent vraisemblablement dans ses organes et dans ses tissus et qu'ils ne se diffusent peut-être pas dans le sang maternel, ou bien qu'ils ne peuvent pas être véhiculés à travers les "liaisons" qui rattachent l'embryon à sa mère, ou encore qu ils voient leur activité neutralisée par cette dernière. Comme il aurait été très laborieux de chercher à isoler ces "éléments de défense" et que peut-être alors ils auraient perdu tout ou partie de leurs propriétés, J'ai pensé qu on aurait le maximum de chances de les recueillir sans trop diminuer leur activité en préparant un complexe total contenant intégralement la matière vivante de l'embryon. Mais, en tenant compte des connaissances actuellement acquises, l'inoculation à un organisme vivant d'un tel "complexe total embryonnaire" - à supposer qu'il ne possède pas de toxicité et ne provoque pas d'intolérance - devrait se heurter inévitablement aux mécanismes de rejet par l'organisme receveur. Devant cet obstacle difficilement surmontable à priori, d'autres observations m'ont conduit à une seconde hypothèse, en réponse aux questions suivantes que je me suis posées. Comment se fait-il que, dans certains cas de fausses couches répétées, l'embryon soit systématiquement rejeté par l'organisme maternel avant sa complète maturation, alors qu'en général il est toléré et se développe normalement jusqu'à maturité ? Et pourquoi, lorsque cette maturité est atteinte, est-il rejeté lors de l'accouchement ? N'existerait-il pas, dans l'embryon en cours de développement, des"éléments anti-rejet" qui le rendent tolérable par l'organisme maternel et qui, lorsqu'ils sont absents ou simplement insuffisants, deviennent par carence la cause des fausses couches rététées ? De même, ne serait-ce pas leur disparition, au terme de la gestation et du développement de l'embryon, ou leur neutralisation, ou encore leur destruction, qui provoqueraient l'accouchement ? Et en allant encore plus loin dans cette hypothèse, ne pourrait-on penser que si un organe isolé (dans le cas d'une greffe, par exemple) est normalement rejeté par le "receveu-r", au contrairewun organisme complet peut être accepté, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un organisme embryonnaire ? A supposer qu'en dépit de leur hardiesse, les deux hypothèses précédentes puissent etre soumises au contrôle de l'expérience et qu'elles se révèlent exactes, il est évident que des voies nouvelles seraient ouvertes à la conception et à la découverte de moyens d'une efficacité exceptionnelle et peut-être absolue, aussi bien en ce qui concerne la lutte contre le cancer que la solution des problèmes de rejet posés par les greffes d'organes. Devant l'importance de l'enjeu, poussé par une conviction intuitive malgré la conscience objective de ma témérité, il m'est apparu qu'une vérification parfaitement probante et surtout immédiate des hypothèses formulées ci-dessus pourrait être tentée expérimentalement, à condition de préparer d'abord ce "complexe total embryonnaire" susceptible de contenir tous les'ëléments de défense" de l'embryon. J'ai donc entrepris de réaliser cette préparation avec les moyens dont je disposais. Avant tout, il était nécessaire de se procurer la "matière première" J'y suis parvenu sans difficulté grâce à un docteur vétérinaire qui m'a fourni des embryons frais d'animaux variés, à divers stades de développement. Ces embryons, je les ai soumis à un traitement mécanique progressif pour arriver finalement à les microniser" avec la plus grande finesse possible, la totalité de leur matière constitutive se trouvant alors dans un état aussi voisin que possible de l'état colloïdal. Les opérations étaient effectuées en milieu hydroalcoolique pour éviter toute contamination microbienne et assurer la conservation de la préparation. J'ai ainsi obtenu une suspension colloïdale homogène de complexe total embryonnaire en milieu hydroalcoolique. Restait alors à déterminer sous quelle forme et dans quelles conditions elle devrait être utilisée. Dans ce but, j'ai successivement essayé d'obtenir - l'extrait sec, par évaporation en couche mince du milieu hydroalcoolique. I1 y a formation d'un film plastique susceptible d'être remis en dispersion dans du sérum physiologique, éventuellement après pulvérisation; - l'extrait sec finement divisé, par "atomisation"; - un concentré, par évaporation de l'alcool, sous vide et à froid afin d'éviter toute action éventuellement néfaste de la chaleur. Ce concentré, redilué dans du sérum physiologique ou du Quinto. forme à nouveau une suspension colloidale homogène qui semble plus stable dans le temps que la suspension colloldale hydroalcoolique initiale. - Des extraits hydroalcooliques limpides, par centrifugation, ou filtration sous pression, de la suspension colloldale hydroalcoolique initiale. Finalement, pour procéder à l'expérimentation thérapeutique, j' ai choisi d'utiliser la suspension colloidale hydroalcoolique telle que je l'avais obtenue par traitement mécanique des embryons. Cette décision était justifiée par le souci primordial d'écarter radicalement toute possibilité de contamination de la préparation ainsi que toute éventualité de perte d'éléments actifs ou de diminution de leur activité dans des manipulations compliquées pour lesquelles je n'étais pas parfaitement équipé. Tous les échantillons de complexe embryonnaire total qui, à ce jour, ont donné lieu à des expérimentations cliniques demeurées confidentielles, se présentaient en conséquence sous la forme de suspensions colloldales hydroalcooliques préparées suivant la méthode et utilises conformément au mode d'emploi décrits ci-après. Les embryons animaux, recueillis à divers stades de dévFlop- pement correspondant en général à un temps de gestation de une à huit semaines (pour des raisons pratiques de collecte dans les abattoirs, mais sans que ce temps de gestation ait été considéré comme primordial pourvu qu'il se situe dans la période d'activiité intense de division et de différenciation cellulaire de l'embryon) sont collectés aussitot après l'abattage et placés dans une solution hydroalcoolique contenant de 50 à 70 % d'alcool éthylique (en général 70 %, cette proportion correspondant à l'alcool utilisé en chirurgie et dans les soins hospitaliers). Après la collecte, on procède d'abord à une fragmentation par tronçonnage des embryons, puis à un premier broyage, toujours en milieu hydroalcoolique, de façon à obtenir une pâte fluide qui ne contienne plus de fragmeents solides importants.Ensuite, on affine le broyage au cours de plusieurs opérations successives effectuées dans le même milieu aseptique, au moyen d'appareils de plus en plus appropriés à diviser la matière organique avec le maximum de finesse, jusqu'à obtenir celle-ci à l'état quasi colloïdal. La préparation se présente alors sous forme d'une suspension hydroalcoolique homogène de complexe embryonnaire total susceptible d'être injectée sans difficulté. Pour l'expérimentation thérapeutique, cette suspension collot- dale (après homogénéisation par agitation, s'il s'est produit une décantation au stockage) est diluée avec du sérum physiologique au moment de l'emploi. On aspire d'abord, avec la seringué, i cc de suspension colloidale de complexe total embryonnaire, puis 9 cc de sérum physiologique et l'on agite la seringue pour obtenir une dilution parfaitement homogène. L'injection est alors pratiquée, de préférence lentement, dans la région choisie. Après plus d'un an d'expérimentations effectuées dans des conditions de secret scrupuleusement observées par les vétérinaires traitants (principalement pour éviter toute publicité prématurée) et en respectant les prescriptions données par moi, et qui sont consignées dans les plis cachetés que j'avais préalablement déposés à la Société Chimique de France dont je suis membre,de longue date, les résultats expérimentaux suivantf peuvent être considérés maintenant comme acquis du point de vue scientifique le plus rigoureux 1'- Le complexe embryonnaire total en suspension hydroalcoolique, obtenu suivant ma méthode de préparation à partir d'embryons frais d'animaux divers (bovins, ovins, porcins) prélevés sur place dans lea abattoirs et conservés dans l'alcool éthylique à 70 % qui restera présent dans la préparation, dilué à la concentration de 10 % dans du sérum physiologique ou du Quinton immédiatement avant l'injection, n'a montré aucune toxicité pour les animaux traités (canins, félins, bovins et ovins). 2 - Aucun trouble général ni aucune réaction focale n'ont été décelés à la suite de l'injection, que ce soit à court ou à long terme. Ce n'est que lorsqu'on augmente fortement la concentration du complexe embryonnaire total en suspension hydroalcoolique > en diminuant la proportion du sérum physiologique diluant, qu'on observe chez certains animaux (des chiens en particulier) certaines manifestations de désagrément sans qu'on puisse parler vraiment de réaction douloureuse. Ceci semble provoqué par l'augmentation de la concentration de l'alcool. 30- Dans tous les cas de cancer caractérisé parvenu à un stade tres avancé et considété comme fatal à brève échéance, on a constaté, après une à quatre semaines de traitement à raison d'une injection quotidienne de complexe embryonnaire total (lec de suspension colloldale hydroalcoolique dilué avec 9cc de sérum physiologique) non seulement une amélioration considérable de l'état général de l'animal mais encore et surtout, particulièrement lorsqu'il était porteur de tumeurs visibles, une évolution progressive de ces tumeurs caractérisée par un ramollissement bientôt accompagné de suppuration, comme si elles s'ouvraient et se vidaient puis se sicatrisaient, même lorsque les injections étaient effectuées par voie sous-cutanée et à des endroits très éloignés des tumeurs.En outre, dans les cas où les injections ont été effectuées dans les tumeurs elles-mêmes ou à proximité immédiate, on a régulièrement constaté, en outre des suppurations, une "pédonculisation" des tumeurs - selon le terme employé par le vétérinaire qui en a fait l'observation gour la première fois - ctest à dire qu'elles tendaient, sous l'action du traitement, à se séparer des tissus sains sous-jacents et avoisinants, de telle façon que l'ablation chirurgicale de celles de ces tumeurs qui étaient tenues préalablement pour inopérables pouvait être réalisée avec une facilité inhabituelle. 4- Le choix de la partie du corps où l'on effectue l'injection ne semble pas avoir une influence prépondérente sur l'activité du traitement, même lorsque cette partie est éloignée de la tumeur. De même, le choix de la voie sous-cutanée ou de la voie intramusculaire pour effectuer les injections n'est pas susceptible de changer fondamentalement le résultat obtenu. I1 est apparu, cependant, comme on l'a indiqué au 3 , que le fait de pratiquer les injections par voie intramusculaire profonde très près des tumeurs, ou mieux encore dans les tumeurs elles-mêmes, provoque,plus ou moins rapidementoune modification importante de la base de ces tumeurs qui facilite considérablement leur ablation par le chirurgien vétérinaire. 5 - En vue d'éviter des récidives éventuelles de la maladie, le traitement doit être continué après l'ablation ou la résorption des tumeurs. Quant aux questions de tolérance relatives à cette prolongation du traitement, il y a lieu de tenir compte des observations expérimentales. On a constaté à ce sujet que lorsque l'on pratique une injection quotidienne ou biquotidienne de 10 cc de dilution à 10 % de la suspension hydroalcoolique de complexe total embryonnaire dans du sérum physiologique, les animaux traités montrent,en général au bout d'un mois de traitement, une certaine fatigue. Dès que cette fatigue apparait, il y a lieu d'espacer les injections mais le traitement ne doit pas être interrompu brusquement. w - Lorsque les animaux sont porteurs de tumeurs non cancéreuses, le traitement peut améliorer leur état général mais il n'a pas d'action sur les tumeurs elles-mêmes et celles-ci ne se résorbent pas. Pour illustrer l'exposé ci-dessus, je citerai maintenant quelques exemples de traitements effectués par des vétérinaires qui ont accepté d'expérimenter mon complexe total embryonnaire sur des animaux atteints de cancers parvenus à un statde très avancé et dont la mort était certaine à très brève échéance. Exemple 1.- Un chien d'une vingtaine de kilos était atteint d'un cancer de la thyroide avec métastases dans tous les ganglions du cou. L'enflure était telle que l'animal ne pouvait plus déglutir et se trouvait en conséquence dans l'impossibilité de s'alimenter. Son espérance de vie était estimée par le vétérinaire traitant deux ou trois semaines au maximum. Ce cas, d'une gravité extrême, ne comportait pas de risques puisque, de toute façon, l'issue aurait été fatale à très brève échéance. Dans ces conditions, j' ai pensé, d'accord avec le vétérinaire, que toute amélioration éventuelle devrait apparaître avec une évidence incontestable et serait par conséquent susceptible de fournir une indication précise quant à l'inocuité et à l'efficacité de ma léthode de traitement par le complexe total embryonnaire préparé et administré comme il a été indiqué ci-dessus.La décision fut donc prise d'entreprendre ce traitement en opérant par injections sous-cutanées d'une préparation de complexe total embryonnaire en suspension colloldale hydroalcoolique diluée à 10 % dans du sérum physiologique afin d'atténuer autant que possible tout effet de choc. Cette préparation avait été effectuée par m@@@s environ un mois aaravant à partir d'embryons de bovins, ovins et porcins prélevés immédiatement après l'abattage et conservés peu de temps dans l'alcool à 700. La dimension des embryons variait de 3 cm à 15 cm dans leur plus grande dimension. Les injections sous-cutanées ont été effectuées à raison de 10 cc de dilution à 10 % toutes les 48 heures. Dès la première semaine, une diminution importante de l'enflure a été observée et a disparition était presque totale au terme de la deuxième quinzaine après la première injection. En outre, les tumeurs visibles se sont progressivement ramollies puis elles se sont ouvertes et, après avoir laissé échapper une supuration assez abondante, elles se sont sicatrisées. Dès que l'enflure a diminué, l'animal qui auparavant demeurait prostré a recommencé à s'alimenter et a semblé "reprendre goût à la vie".Dès que j'ai été informé de ce premier résultat pi,;r le moins spectaculaire, j'ai recommandé au vétérinaire de contiquer le traitement, sinon dune façon continueJdu moins en effectuant périodiquement une série d'injections dans les mêmes conditions,malgré le retour apparent de l'animal à un état de santé normal. Au bout de trois mois, cet état paraissait stable. Elalheu- reusement, les maitres de l'animal, croyant ce dernier définitivement guéri ne l'ont plus représenté au vétérinaire, de sorte que l'expérience a été interrompue. J'ai néanmoins pu Savoir ultérieurement qu'après une période de-vie normale de plusieurs mois, ce chien avait fait une rechute dont l'issue, en l'abscence de toute A t0; +om-Ant -riait été fatale. exemple 2.- Un autre vétérinaire spécialisé dans la chirurgie animale, après avoir été mis au courant des résultats relatés dans l'exemple 1, m'a déclaré qu'il était disposé à entreprendre lui aussi l'essai de mon complexe total embryonnaire pour le traitement d animaux (en particulier de chiens et de chats) très gravement atteints par le cancer. Dans une première tentative, une chienne d'une quinzaine de kilos atteinte de deux tumeurs memmaires cancéreuses de la dimension d'une orange et qui était considérée comme inopérable et condamnée à brève échéance a été soumise à un traitement comportant une injection quotidienne profonde,dans la masse meme des tumeurs, de 10 cc de dilution de suspension colloidale hydroalcoolique de complexe total embryonnaire à 10 jO dans du sérum physiologique.Au bout de quatre à cinq semaines, les tumeurs montraient une suppuration comparable à celle relatée dans l'exemple précédent et semblaient se ramollir et se vider. On observait en outre une sorte de pédonculisation de ces tumeurs dont l'adhérence aux tissus sains diminuait de façon importante, comme si elles tendaient à se détacher de ces tissus. A ce stade, l'ablation de ces tumeurs considérées avant le traitement comme inopérables a pu être réaliseé chirurgicalement sans difficulté. Le traitement par injections dans les memes conditions au voisinage des zônes cicatricielles a été poursuivi après l'opération pendant quinze jours chaque mois. Six mois après l'opération, l'animal est toujours en vie et apparemment en bonne santé. Exemple 3.- Une chatte dont l'état était jugé désespéré a été traitée comme la chienne de l'exemple 2, par le même vétérinaire. Les mêmes phénomènes ont été observés et l'ablation des tumeurs a été réalisée sans difficulté. L'animal est toujours en vie et le traitement est poursuivi par intermittences. Exemple 4.- Une chienne porteuse de plusieurs tumeurs cancéreuses de diverses dimensions était soignée sans succès suivant d'autres méthodes. A la suite de l'utilisation d'hormones dans l'un de ces ttaitements, on avait observé l'apparition de très nombreuses métastases et l'animal était condamné à brève échéance. Le traitement par injections sous-cutanées de complexe total embryonnaire, de la même façon que dans l'exemple 1,a été entrepris en désespoir de cause. Les mêmes phénomènes ont été observés. Les tumeurs de petite dimension et de formation récente ont pu être rapidement opérées et le traitement a été poursuivi en vue d'observer ltévolution des tumeurs les plus importantes qui n'avaient pas encore été opérées. Exemple 5.- Une chienne boxer était atteinte depuis plusieurs mois d'une tumeur mammaire assez volumineuse de nature cancéreuse. Son état s'étant aggravé (hyperthermie et difficultés respiratoires croissantes), l'examen radiographique a révélé d'importantes métastases pulmonaires. Le vétérinaire traitant qui avait déja expérimenté mon complexe embryonnaire total dans un cas antérieur, avec un résultat nettement positif au terme de son intervention,a décidé de tenter de nouveau l'expérience, dépourvu qu'il se trouvait alors de tout autre moyen d'intervenir avec quelque chance d'efficacité. Après trois semaines de traitement par injections sous-cutanées de complexe total embryonnaire en suspension colloldale hydroalcoolique diluée à 10 En conclusion, la concordance des résultats obtenus dans les essais d'expérimentation thérapeutique effectués jusqu'à présent - et dont seulement quelques exemples sélectionnés parmi les plus significatifs ont été relatés ci-dessus - fournit une première série de vérifications positives de la première hypothèse que j'ai formulée au début de la description. Et ces résultats permettent de conclure objectivement à l'activité du complexe total embryonnaire (qu'on pourrait désigner pour simplifier par labréviation C.T.f.) en tant que moyen de lutte contre le cancer, ce complexe étant préparé comme il a été décrit ci-dessus et utilisé dans les conditions qui ont été précisées. Pour cette expérimentation, j'ai du, n'étant pas médecin moi-mêmeorecourir à la collaboration de vétérinaires qui ont accepté de me faire confiance mais qui ne pouvaient eux-mêmes que procéder au traitement d'animaux - le plus souvent domestiques pour des raisons de facilité dsintervention et de contrôle des résultats. zizis s'il m'était pratiquement impossible de pratiquer autrement pour commencer l'expérimentation, il n'en reste pas moins que le but final de l'invention demeure son application au traitement des cancers humains. I1 sera donc indispensable de poursuivre cette expérimentation sur l'homme. Celle-ci ne pourra être entreprise qu'avec la collaboration du corps médical. Dans cette perspective, il est logique de se demander s'il n'y aurait pas, pour des raisons biologiques, intérêt à effectuer la même préparation à partir d'embryons humains. A priori cette question ne serait pas sans soulever des difficultés en ce qui concerne la collecte desdits embryons et, à ces difficultés, se superposeraient inévitablement des problèmes moraux. Cependant, à supposer que, pour l'application à l'homme, de telles préparations obtenues à partir d'embryons humains révèlent d'importants avantages par rapport aux préparations utilisant des embryons d'animaux, ces difficultés devraient pouvoir être surmontées du fait que l'avortement est autorisé dans des conditions définies par la loi.Quant au problème moral, on devrait prendre en considération le fait que la vie volontairement sacrifiée par la femme qui consent à l'avortement servirait à la défense d'autres vies menacées par le cancer. En d'autres termes, chaque unité de vie détruite par l'avortement serait un moyen de sauvetage pour d'autres vies humaines prématurément vouées à la mort par une maladie très souvent encore implacable. Mais il est fort possible que des préparations effectuées à partir d'embryons d'animaux ( en particulier d'anthropoides ) puissent être utilisées sans inconvénient pour le traitement des cancers humains puisque l'expérience a prouvé que le C.T.A. préparé à partir d'embryons de certaines espèces animales se montre effiCace et dépourvu de toxicité vis à vis d'espèces différentes. La question alors ne se poserait plus. Je dois encore ajouter que la forme sous laquelle est actuellement obtenu et utilisé le C.T.t. peut ne pas être définitive. I1 est possible, en effet,que l'on parvienne dans l'avenir à séparer les principes actifs de ce complexe et même à les synthétiser. Mais pour le présent, si l'on considère le fléau que représente le cancer, il serait certainement préférable d'utiliser le C.T.s. sous la forme de suspension colloidale délite ci-dessus,du moment que la preuve serait faite de son innocuité et de son efficacité, plutôt que d'attendre les résultats de recherches qui pourraient être longues.Cependant, dans ces perspectives de perfectionnement, j'ai pour ma part, comme je l'ai dit au début, cherché à obtenir le C.T.A. sous forme de solutions limpides, par filtration ou cer'trifugtion de la suspension colloidale. J'en ai également extrait l'alcool qui a été remplacé par du sérum physiologique. plais il n1 est pas certain, dans l'état actuel des choses, que ces solutions limpides soient aussi efficaces que les suspensions colloidales expérimentées dans les exemples cités.J'ai également, en vue d'éviter l'emploi d'alcool pour la préservation des préparations, essayé d'obtenir que la récolte des embryons soit effectuée dans les conditions de l'aseptise chirurgicale et que ces embryons soient aussitôt placés dans du sérum physiologique maintenu entre zéro et +5 C., le traitement mécanique pour réduire la substance de ces embryons à l'état colloï- dal étant effectué dans un appareil convenablement désinfecté et la suspension colloïdale aqueuse obtenue étant conservée sous vide. Quant au mécanisme d'action du C.T.E., on peut se demander s 'il agit par une action spécifique directe de certains de ses composants sur des éléments vitaux particuliers de la cellule cancéreuse qui fait que-cette cellule anormale est mise hors d'état de vivre et de se reproduire, ou s'il agit en suscitant l'activité de défenses immunitaires qui seraient en sommeil vis à vis du cancer dans les organismes atteints ou susceptibles d'être atteints par ce mal. Le fait que des animaux qui semblaient guéris après un traitement par le C.T.E. ont fait des rechutes et que celles-ci ont été fatales en l'abscence de toute reprise du traitement, laisse un doute quant à la possibilité d'obtenir, au moyen du C.T.E., une immunité acquise contre le cancer.Bien qu'on ne puisse conclure avec certitude dans l'état actuel de l'expérimentation, il semble plus vraisemblable que le C.T.D. agisse comme un sérum apportant des "éléments de défense" contre le cancer qui se trouvaient dans les embryons mais faisaient défaut dans les organismes atteints par la maladie cancéreuse. Ces éléments de défense détruiraient les cellules malignes en les empêchant de subsister et de se reproduire. Peut-etre aussi rétabliraient-ils le code normal porté par 1'ADN des cellules saines lorsque celui-ci a été perturbé par un ADN viral ou une molécule chimique qui ont réussi à pénétrer dans cette cellule.A moins encore que le C.T.E n1 agisse à la fois , d'une part en mettant rapidement les cellules cancéreuses hors d'état de vivre et de se multiplier et, d'autre part, à plus long terme, en suscitant des défenses immunitaires et en rétablissant le plan directeur de l'ADN normal, peut-être par répétition du traitement. I1 convient d'ajouter encore que si la vérification de la première hypothèse formule au début de la description parait acquise, meme dans 1 état actuel de l'expérimentation relativement restreinte qui a été effectuée, il y aurait lieu de vérifier aussi la seconde hypothèse selon laquelle les embryons contiendraient également des éléments anti-rejet. Il faudrait pour cela essayer de déterminer l'action que peut avoir le C.T.E. dans les greffes d'organes en l'utilisant dans la technique de ces transplantations et en commen çant d'abord par les cas les plus simples, par exemple des greffes de peau chez les brûlés. En ce qui concerne cette application prévue du C.T.E., il ne faudrait surtout pas, pour les raisons que j'ai exposées au début, effectuer les préparations à partir d'embryons parvenus à un stade de développement proche du terme de la gestation. Les résultats des expériences qui pourront être entreprises dans ce sens feront l'objet d'additions à la présente invention. REEENDICATIONS : L'invention vise I. - Un procédé pour le traitement lJrés-entif ou curatif du cancer qui consiste à effectuer des injections d'un complexe total embryonnaire - désigné en abrégé par C.T.E. - contenant les éléments de défense des embryons vivants contre le cancer et préparé comme suit :Des embryons frais,prélevés sur des animaux vivants, ou le plus rapidement possible après la mort, et de préférence à un stade de développement correspondant à une période active de division cellulaire et de différenciation des organes, sont soumis à un traitement mécanique pour diviser la matière totale des embryons jusqu'à un état de très grande finesse qui sera finalement aussi proche que possible de l'état colloïdal, ce traitement étant effectué dans des conditions parfaites d'aseptie,ou en milieu hydroalcoolique, pour éviter toute contamination.Les suspensions colloldales ainsi obtenues sont de préférence diluées avec des solutions aqueuses isotoniques telles que du sérum physiologique ou du quinto, de façon à obtenir, pour les dilutions à injecter, une concentration correspondant au maximum d'efficacité et au minimum de risques de réactions,focales ou générales, des organismes vivants soumis à l'action du C.T.E. 2. - Les suspensions colloldales de C.T.E. suivant 1a revendication 1, contenant de 25 à 75 cp d'alcool éthylique dilué avec 30 à 50 SE d'eau. 3. - Les suspensions colloïdales de C.T.E. suivant la revendication 1 > contenant 25 à 75 o;f d'une solution aqueuse isotonique telle que le sérum physiologique ou le Quinton. 4. - Les suspensions colloidales concentrées de C.T.E. suivant la revendication 1, non diluées. 5. - Les solutions limpides obtenues par filtration ou centrifugation des suspensions colloïdales selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4. 6. - Les extraits secs obtenus par évaporation ou atomisation des suspensions colloïdales selon l'une quelconque des revendications 1,2, 3, 4, et des solutions suivant la revendication 5. 7. - Les principes actifs extraits des suspensions suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, des solutions suivant la revendication 5 et des extraits secs suivant la revendication 6. 8. - Les principes actifs contenus dans les suspensions, les solutions et les extraits secs selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 4 5 6, 7, préparés synthétiquement. 9. - L'utilisation du C.T.E. en association avec d'autres traitements du cancer. 10. - L'utilisation du C.T.E. suivant l'une quelconque des revendications I, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, comme agent anti-rejet dans les greffes d'organes ou les transplantations d'organes. 11. - L'utilisation du C.T.E. selon la revendication 10, en association avec d'autres produits.