La présente invention, à la réalisation de laquelle ont collaboré Messieurs Alain GRANGE et André SAUSSE, concerne un perfectionnement apporté aux reins artificiels. Ce perfectionnement concerne plus précisément un appareil amélioré de contrôle volumétrique de l'ultrafiltration destiné à relier des moyens de production de liquide de dialyse de type connu en soi à un hémodialyseur également de type connu, muni d'une membrane permseective permettant la dialyse et l'ultrafiltration du sang. Cet appareil comporte tous les éléments nécessaire pour 1' extraction régulière de quantités d'ultrafiltrat prédéterminées. Le rein artificiel décrit dans le brevet français n0 2.163.906 permet déjà de prélever au patient des quantités d'ultrafiltrat exactement prévues avant la séance dthémodialyse, sans qutil soit nécessaire d'ajuster la pression du liquide de dialyse dans lthémodialyseur. Mais il nécessite ltemploi d'un circuit fermé de liquide de dialyse qui comprend tous les organes nécessaires à un fonctionnement autonome. Dans le certificat d'addition n0 2.193.624 au brevet précité, on décrit un rein artificiel pouvant fonctionner périodiquement en circuit ouvert donc l'hemodiaîyseur peut être relié simultanément à des moyens de production de liquide de dialyse frais et à des moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé et il ntest ainsi plus nécessaire de disposer d'un appareillage autonome de production et de contrôle de liquide de dialyse.Mais il faut faire fonctionner périodiquement et temporairement l'hemodialyseur en circuit fermé, règler le débit de liquide de dialyse soutiré à la valeur du débit d' ultrafiltrat désiré, noter la dépression existant dans le circuit à proximité de lthémodialyseur et rétablir le fonctionnement en circuit ouvert en réglant la dépression à la valeur notée. Aussi la présente invention a-t-elle pour but de proposer un appareil de contrôle volumétrique de l'ultrafiltration que l'on puisse insérer entre d'une part les moyens de productionde contrôle et d'évacuation de liquide de dialyse de types connus, déjà en service en milieu hospitalier ou à domicile et d'autre part un hémodialyseur de type connu sans qu'il soit nécessaire d'ajuster la pression du liquide de dialyse dans l'hemodialyseur. Elle a donc pour but de proposer un dispositif qui combine les avantages des techniques décrites dans le brevet et le certificat d'addition précités. Elle a également pour but de proposer un appareil de construction économique et dont le fonctionnement soit simple, sur et puisse être aisément rendu automatique. La présente invention a pour objet un appareil de contrôle de l'ultrafiltration pour rein artificiel à hémodialyse comportant un hémodialyseur de type connu, un système de production et de contrôle de liquide de dialyse frais et des moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé, caractérisé en ce qu'il comprend a) un circuit de liquide de dialyse comportant au moins un réservoir relié au premier compartiment d'un hémodialyseur dont le second compartiment, séparé du précédent par une membrane permsélective, est relié au système vasculaire d'un patient, ledit circuit offrant au liquide de dialyse un volume interne constant. b) des moyens pour déplacer le liquide de dialyse au contact de ladite membrane, c)-des moyens pour extraire à partir d'une zone d'extraction dudit circuit des quantités de liquide égales aux quantités prévues d'ultrafiltrat, d) des m#oyens pour relier périodiquement, temporairement et simultanément ledit circuit, d'une part aux moyens de production de liquide de dialyse frais et d'autre part aux moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé. e) des moyens pour isoler périodiquement et temporairement le liquide usagé contenu dans la partie dudit circuit traversant ladite zone d'extraction et l'hemodialyseur de la partie du circuit reliée aux dits moyens de production et d'évacuation de liquide de dialyse usagé, pendant le renouvellement du liquide de dialyse usagé par du liquide de dialyse frais. Selon la présente invention, on fait circuler un volume limité de liquide de dialyse frais dans un hémodialyseur, ce liquide étant contenu dans un circuit fermé vis-à-vis de l'exterieur qui offre à ce liquide de dialyse un volume constant. On extrait de ce circuit une quantité de liquide égale à la quantité d'ultrafiltrat que l'on désire prélever au patient selon la technique décrite dans le brevet français n0 2.163.906. Le liquide de dialyse qui a traversé l'hémodialyseur se charge par hémodialyse d'une partie des éléments contenus dans le sang et désignés par la suite comme impuretés (urée, créatinine, acide urique,...). Lorsque la totalité du liquide de dialyse frais contenu dans le circuit fermé a traversé l'hémodialyseur, et est donc usagé, on peut soit l'éliminer et le remplacer par du liquide de dialyse frais, soit le recycler à nouveau une ou plusieurs fois pour qu'il se charge de nouvelles impuretés prises au sang. Mais le liquide de dialyse se sature en impuretés et ceci d'autant plus vite que le sang s'appauvrit en mêmes impuretés. I1 est donc généralement nécessaire d'éliminer périodiquement le liquide de dialyse usagé et de le remplacer par du liquide frais. Pour cela il est nécessaire de mettre en communication le circuit de dialyse périodiquement avec d'une part des moyens de production et de contrôle de liquide de dialyse frais et d'autre part simultanément des moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé, comme cela a déjà été décrit dans le certificat d'addition nb 2.193.624 précité. il est bien sur nécessaire d'éviter toute entrée d'air dans le circuit, qui est souvent au moins en partie sous dépression, pour éviter notamment tout risque de désamorçage du circuit ou toute entrée d'air dans le sang susceptible de causer une embolie. En outre, d'un côté, il faut remplacer le liquide de dialyse usagé contenu dans un circuit fermé par du liquide de dialyse frais et de l'autre, pour maitriser l'ultrafiltrat, il est indispensable de ne prélever du liquide que sur un volume constant de liquide de dialyse. Selon la présente invention, on parvient à satisfaire toutes ces conditions si l'on isole momentanément la partie du circuit de liquide de dialyse contenant notamment l'hémodialyseur et la zone d'extraction de liquide du reste du circuit. Cet isolement dure juste le temps nécessaire au renouvellement du liquide de dialyse usagé par du liquide de dialyse frais dans le reste du circuit. On rétablit ensuite la communication entre les deux parties du circuit. Ainsi le contrôle de l'ultrafiltrat n'est nullement affecté par l'opération de renouvellement d'une partie du liquide de dialyse. Quant à l'hémodialyse, elle peut dans certains cas être momentanément interrompue quleques instants, sans inconvénient sensible, après arrêt de la circulation du liquide de dialyse dans lthémodialyseur. Mais d'une part on peut compenser largement cet arrêt momentané par une vitesse de circulation plus grande du liquide de dialyse au contact de la membrane. D'autre part, on peut aussi créer une circulation permanente de liquide de dialyse à l'aide d'un by-pass muni d'une pompe auxiliaire, ce qui présente en outre l'avantage d'homogénéiser rapidement le liquide de dialyse frais avec le liquide de dialyse usagé. La présente invention peut faire l'objet de nombreux modes de réalisation à la portée du technicien. Elle sera mieux comprise à l'aide des figures ci-jointes qui illustrent schématiquement et sans échelle déterminée, des modes de réalisation particuliers, donnés à titre d'exemples. La figure 1 est le schéma d'un premier mode de réalisation d'un appareil selon l'invention. Les figures 2 et 3 sont les schémas d'un second mode de réalisation, concernant un circuit fermé non bouclé sur lui-même, représenté au cours de deux phases successives. La figure 4 est le schéma d'un troisième mode de réalisation d'un appareil selon l'invention. Les éléments homologues des quatre figures sont désignés par les mêmes numéros. Si l'on se réfère à la figure 1, le patient, représenté schématiquement par le cercle (10), est relié par les lignes (11) et (12) d'un circuit extracorporel au compartiement (13) d'un hémodialyseur (14) de type connu en soi, traversé par le sang dans le sens indiqué par la flèche f. Le compartiment (15) de l'hémodialyseur traversé par le liquide de dialyse est séparé du compartiment (13) par la membrane permsélective (16). Précisons que par compartiment (13), on entend l'ensemble des zones de l'hé dialyseur accessibles au sang et par compartiment (15), l'ensemble des zones de l'hémodiaîyseur accessibles au liquide de dialyse. Aussi la membrane (16) qui sépare les compartiments (13) et (15) peut en réalité être constituée, selon le type d'hémodialyseur utilisé (par exemple à fibres creuses ou à empilement de membranes planes et d'intercalaires) par plusieurs éléments disposés en parallèle. Comme membrane permsélective, on emploie généralement des membranes d'hémodialyse se prètant en outre à l'ultrafiltration du sang. Par exemple les membranes décrites dans le brevet français 2.105.502 conviennent bien. On a constaté que, dans la plupart des hémodialyseurs connus, les éventuelles petites variations de volume interne du compartiment (15) dues aux déformations de la membrane, intégrées au cours d'une opération d'hémodialyse, peuvent être considérées comme négligeables devant le volume d' ultrafiltrat. Généralement, le liquide de dialyse circule dans l'bémodialyseur selon le sens indiqué par la flèche F, c'est-à-dire à contre courant du sang ; il pénètre par l'orifice (17) et en sort par l'orifice (18). Le liquide de dialyse circule dans un circuit essentiellement fermé vis-à-vis de l'extérieur et bouclé sur lui-même. La boucle (22) constituant ce circuit comprend essentiellement le compartiment (15) de l'hémodialyseur et un réservoir (23) reliés par deux canalisations. Le réservoir (23) a notamment pour fonction de donner au circuit (22) un volume interne déterminé. Ce volume est souvent inférieur à 6 litres et il est de préférence inférieur à 3 litres. Le réservoir (23) a en outre pour fonction, comme on le verra par la suite, de ralentir et de limiter le mélange de liquides de dialyse frais et usagé. Pour celà il peut comporter des chicanes ou bien avoir une forme tubulaire très allongée, le tube ayant alors avantageusement la forme d'un serpentin. Le volume interne de ce circuit est invariable, notamment quelle que soit la pression - positive ou négative vis-à-vis de l'atmosphère - à l'intérieur de ce circuit dans les limites de la résistance mécanique de la membrane. Pour celà les différents éléments constituant ce circuit sont conçus pour supporter les pressions et dépressions imposées sans déformation sensible ces éléments ont des parois épaisses ou nervurées. Des matériaux tels que le verre, l'acier inoxydable et les polymères supportant la stérilisation conviennent pour leur fabrication. Par exemple, les canalisations, qui peuvent être flexibles longitudinalement, sont à parois épaisses du type "tube à vide". Le circuit (22) comporte des moyens pour déplacer le liquide de dialyse au contact de la membrane de l'hémodialyseur. Comme moyen, on emploie généralement une pompe (28), par exemple une pompe centrifuge pouvant fournir des débits de l'ordre du litre à la minute, permettant d'obtenir de bonnes vitesses de circulation du liquide de dialyse au contact des membranes, conduisant ainsi à de bonnes conditions d'hémodialyse. Le circuit (22) comporte également, avantageusement en un point haut, une zone d'extraction où l'on dispose de moyens pour extraire hors du circuit des quantités de liquide égales aux quantités prédéterminées d'ultrafiltrat. Comme moyens, on peut disposer par exemple un piège à bulles (29) muni d'un regard transparent (30). On relie un tube plongeur-~ (31) à l'orifice d'aspiration d'une pompe d'extraction (32), d'un type connu en soi, de préférence volumétrique et à débit réglable capable de déplacer des gaz et des liquides. On relie orifice de refoulement de cette pompe à un tube (33) qui s'ouvre sur un flacon gradué (34). Le circuit (22) comporte en outre des moyens pour le relier périodiquement et temporairement à des moyens de production de liquide de dialyse frais de type connu en soi. Ces moyens de production sont schématisés par le rectangle (19). Ils peuvent etre constitués par un ensemble générateur de liquide de dialyse comprenant un moniteur pour le contrôle et la distribution de ce liquide de dialyse. Ils peuvent également être constitués par une centrale collective de préparation de liquide de dialyse alimentant simultanément plusieurs postes de dialyse. Ils peuvent encore etre constitués par une simple cuve contenant la dose diluée pour tout un traitement. Entre les moyens (19) de production de liquide de dialyse frais et le circuit bouclé (22) il est généralement avantageux de disposer un réservoir relais (36) respirant à lratmosphère par un conduit (39) et dont la capacité est généralement comprise entre celle du réservoir (23) et celle du circuit bouclé (22). Ce réservoir (36)-peut être alimenté en liquide de dialyse frais de manière continue à faible débit par le dispositif (19). Il se remplit progressivement et un conduit de trop-plein (37) permet au liquide de dialyse non utilisé, en excédant, de retourner au dispositif (19).Naturellement ce réservoir peut etre muni de tous moyens équivalents assurant les mêmes fonctions tels que contact de niveau haut commandant, soit l'arrêt de la pompe d'alimentation du dispositif (19), soit le renouvellement du liquide de dialyse par ouverture notamment des vannes 21 et 26. Le réservoir relais (36) est relié au circuit bouclé (22) par un conduit (38) de large section, commandé par la vanne (21). Avantageusement, le réservoir relais (36) comporte en outre un contact de niveau bas qui commande notamment la fermeture des vannes 821) et (26). Le circuit (22) est également relié à des moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé. Ces moyens peuvent être constitués par une vanne (26) s'ouvrant sur un conduit (27) menant a'à 1égout. Avantssgeusement la commande des vannes (21) et (26) peut être synchronisée par tous moyens connus en soi. Selon la présente invention, le circuit (22) est muni de moyens permettant d'isoler périodiquement et temporairement le liquide de dialyse usagé contenu dans la partie du circuit traversant la zone d'extraction et lthémodialyseur de la partie du circuit qui est reliée aux moyens de production et d'évacuation de liquide de dialyse. Cet isolement n'est effectué que pendant le renouvellement du liquide de dialyse usagé par du liquide de dialyse frais. Ces moyens d'isolement peuvent être constitués par deux vannes de sectionnement (40) et (41) ou par tous moyens équivalents. Ainsi deux robinets à trois voies peuvent remplacer d'une part les vannes (21) et (40) et d'autre part les vannes (26) et (41). Préférentiellement le réservoir (23) et la pompe (28) sont disposés en série entre les vannes (21) et (26), donc sur le circuit (22) du même côté que celles-ci par rapport aux vannes (40) et (41). Pour pouvoir effectuer rapidement le renouvellement du liquide de dialyse usagé et son déplacement par du liquide frais, il peut être avantageux que la portion de circuit (22) comprise entre la vanne (21) et la pompe (28) et correspondant au réservoir (23) présente une section relativement grosse (double trait sur la figure). En outre la pompe (28) peut avoir pour fonction d'accélérer l'évacuation du liquide de dialyse usagé. Enfin pour le cas où les moyens (19) de production de liquide de dialyse frais n'auraient pas un débit instantané suffisant on préfère utiliser un réservoir-relais (36). Le fonctionnement du rein artificiel représenté sur la figure est le suivant : le réservoir 36 étant plein de liquide de dialyse frais,on ouvre la vanne (21), la vanne (26) étant fermée, le circuit (22) se remplit de liquide de dialyse frais. L'air contenu dans le circuit se rassemble en un point haut du circuit d'où il peut.être purgé par exemple par la pompe (32) ou par un robinet (non représenté). On ferme la, vanne (21) et l'on contrôle par le regard (30) que le liquide de dialyse atteint dans le circuit bouclé l'extrémité inférieure du tube 31. On peut en effet sans inconvénient conserver au point haut du circuit (22) une petite quantité d'air. On a ainsi isolé de l'extérieur un volume déterminé de liquide de dialyse frais qui circule en circuit fermé dans le sens de la flèche F, selon le débit souhaité. Aussitôt la vanne (21) fermée, le liquide de dialyse frais remplit à nouveau lentement le réservoir-relais (36) jusqu'à atteindre le niveau du trop-lein. Le liquide en excès revient par la canalisation (37) vers le dispositif (19). Par ailleurs on relie le système vasculaire du patient à l'hémo- dialyseur par les lignes (11) et (12), le sang traversant le compartiment (13) selon la flèche f. Le sang est alors purifié par dialyse à travers la membrane. Cependant, le circuit bouclé (22) ayant généralement un volume interne faible, le liquide de dialyse se charge progressivement en impuretés retirées du sang. Il doit donc être remplacé, au moins en partie, périodiquement, dès que les échanges par dialyse deviennent insuffisants, ce qui survient au bout d'un laps de temps qui peut avoir été déterminé expérimentalement. La fréquence des renouvellements du liquide de dialyse dans le circuit bouclé (22) est d'autant plus élevée que le volume du circuit est plus faible et inversement. Cette fréquence est déterminée par le technicien en tenant compte du taux maximum d'impuretés #toléré dans le liquide de dialyse, permettant un traitement selon la durée habituelle. Par exemple, pour un volume de liquide de dialyse renouvelé périodiquement de 3 litres, une fréquence comprise entre 3 et 6 cycles à l'heure convient généralement bien. Pour renouveler partiellement le liquide de dialyse contenu dans le circuit bouclé (22) on ferme simultanément les vannes (40) et (41) puis, après un court instant, on ouvre les vannes (21) et (26), de préférence simultanément. Le liquide de dialyse usagé contenu dans la partie du circuit limitée par les vannes (40) et (41) et contenant le compartiment (15) de l'hémodialyseur et la zone d'extraction est pratiquement immobilisé pendant l'opération de renouvellement partiel du liquide de dialyse. Il en résulte que l'hémodialyse est pratiquement momentanément interrompue tandis que l'extraction de l'ultrafiltrat peut se poursuivre régulièrement. Simultanément le liquide de dialyse usagé contenu dans la partie du circuit limitée par les vannes (40) et (41) et comprenant le réservoir (23), la pompe (28) et les conduits la reliant aux vannes (21) et (26) est expulsé hors de ce circuit a travers la vanne (26) vers l'égout (27). Ce liquide de dialyse usagé est poussé comme par~un piston par le liquide de dialyse frais en provenance du dispostif (19) et généralement d'un réservoir relais (36). Cette partie du circuit reste donc en permanence pleine de liquide. Lorsque le liquide de dialyse frais atteint et traverse la vanne (26) au bout d'un laps de temps déterminé au préalable expérimentalement et généralement inférieur à 30 secondes, on ferme à nouveau les vannes (21) et (26) isolant dans le circuit (22) un volume de liquide de dialyse frais égal au volume de liquide de dialyse usagé ainsi éliminé. Puis on ouvre simultanément les vannes (40) et (41), mettant ainsi en circulation le liquide de dialyse frais et usagé contenu dans l'ensemble du circuit (22), sous l'action de la pompe (28). Pour remplacer la majeure partie du liquide de dialyse usagé contenu dans le circuit (22) par du liquide frais, il est en général avantageux de donner à la portion du circuit comprise entre les vannes (21) et (26) comprenant le réservoir (23) des sections de canalisation et un volume interne plus importants que ceux des éléments homologues de la portion de circuit complémentaire. On opère ainsi par cycles successifs pendant toute la durée de la séance d'hémodialyse. Naturellement ces cycles peuvent être programmés- et on peut commander les vannes selon un programme prédéterminé à l'aide de tous moyens connus en soi tels que programmateur et électrovannes. Comme le volume de liquide dans le circuit (22) reste invariable, les quantités de liquide de dialyse frais étant égales aux quantités de liquide usagé déplacé, il reste que le volume de liquide extrait hors du circuit bouclé (22) par la pompe d'extraction (32) et recueilli dans l'éprouvette graduée (34) correspond précisément dans ces conditions au volume du liquide soutiré au sang par ultrafiltration à travers la membrane (16). On connait ainsi à tout moment et directement par simple lecture à l'aide de l'éprouvette graduée (34), la quantité d'ultrafiltrat exactement soutirée au patient. En variante, on peut associer aux moyens de production de liquide de dialyse des moyens de régénération de tous types connus en soi (42), représentés en traits mixtes figure 1. Ces moyens de régénération sont reliés respectivement à la vanne (26) et au dispositif (19) par une ligne de retour comportant des canalisations (43) et (44). Avantageusement les moyens (42) comprennent une capacité semblable au réservoir relais (36) se remplissant en discontinu et se vidant en continu. En variante, on peut également créer un by-pass, représenté en pointillés sur la figure 1, reliant directement les orifices (17) et (18) de l'hémodialyseur lorsque les vannes (40) et (41) sont fermées. On peut ainsi, à 11 aide d'une pompe auxiliaire de circulation (46) maintenir une circulation permanente du liquide de dialyse dans l'hémodialyseur, y compris pendant les vidanges périodiques du circuit bouclé (35), ce qui permet de maintenir permanente lthémodialyse. L'appareil selon l'invention peut encore faire l'objet de divers autres perfectionnements et variantes de réalisation à la portée du technicien. Le réservoir (23), formant de préférence un serpentin, peut avantageusement, soit entourer le réservoir relais (36), soit être disposé à l'intérieur de celui-ci. Ce dernier peut comporter éventuellement, en dehors du serpentin (23), un corps mort (non représenté) de façon à présenter un volume interne approprié, compte tenu de sa forme extérieure. D'une part l'encombrement de ces deux réservoirs est ainsi sensiblement réduit, d'autre part le liquide de dialyse circulant dans le réservoir (23) est alors réchauffé et maintenu à la température voulue par le liquide de dialyse fourni par le dispositif (19). Le cas échéant, l'ensemble de ces deux réservoirs peut être calorifugé. Si nécessaire, on peut également utiliser des moyens de chauffage complémentaires de tous types connus et contrôler la température du liquide dans le circuit bouclé (22) par tous moyens habituels. Si désiré, les différents éléments du circuit bouclé en contact avec le liquide de dialyse usagé peuvent être à usage unique. Les pompes (28) et (46) peuvent avantageusement être du type péristaltique et les différentes vannes du type a écrasement de tuyau. On peut aussi, afin d'espacer les renouvellements de liquide de dialyse, utiliser sur le circuit bouclé (22) un dispositif d'épuration partiel (non représenté) du liquide de dialyse ; ce dispositif peut être constitué par une ou plusieurs cartouches de charbon actif. L'appareil selon l'invention comporte naturellement les organes de sécurité jugés nécessaires et les organes de commande et de contrôle qui peuvent être avantageusement groupés sur un même pupitre. Les figures 2 et 3 représentent un second mode de réalisation d'un appareil selon l'invention. Il comporte un circuit de liquide de dialyse fermé vis-a#-vis de l'extérieur, mais non bouclé sur lui-ireme. Selon la figure 2, le liquide de dialyse frais provenant du dispositif (19) de production et de contrôle de liquide de dialyse est envoyé par un robinet à trois voies (47) dans le compartiment (48) d'un réservoir cylindrique (49). Ce réservoir comporte deux compartiments (48) et (50) séparés de manière étanche par un piston mobile (51). Le piston (51) est mû à vitesse relativement faible par exemple par un dispositif classique (52) à bielle et manivelle entrainé par un moteur.Le liquide de dialyse frais contenu dans le compartiment (50) est déplacé par le piston (51) à travers le robinet à trois voies (53) vers le compartiment (15) de l'hémodiaîyseur, puis vers la zone d'extraction comportant le piège à bulles (29), à travers le robinet à trois voies (54) et dans le compartiment (55) d'un second réservoir (56), homologue du réservoir (49). Ce réservoir (56) est également séparé en deux compartiments (55) et (57) de volumes variables, par exemple par un diaphragme souple et étanche (58) en caoutchouc. Le remplissage progressif du compartiment (55) par le liquide de dialyse usagé entraine le déplacement du diaphragme (58) et l'évacuation du liquide. de dialyse usagé contenu dans le compartiment (57). Ce liquide traverse le robinet à trois voies (60) et s' écoule vers l'égout (27). Le mouvement du liquide de dialyse se poursuit régulièrement jusqu'à ce que le piston (51) arrive à fin de course. A ce moment un dispositif de commande approprié, de type connu en soi, actionne simultanément les robinets à trois voies (47), (53), (54) et (60). Ces robinets prennent alors dans les positions représentées figure 3. On constate que dans chaque réservoir (49) et (56), le rôle des deux compartiments a été inversé et que le liquide de dialyse frais traverse l'hémodialyseur toujours dans le même sens. Pendant la manoeuvre des robinets à trois voies (53) et (54), le circuit de liquide-de. dialyse traversant notamment l'hémodialyseur, a bien été isolé un instant des dispositifs constituant le reste du circuit.Les moyens pour déplacer le liquide de dialyse dans l'hémodialyseur sont constitués dans ce cas par le déplacement alternatif d'un piston. La figure 4 représente, toujours à titre d'exemple, un troisième mode de réalisation de l'appareil selon l'invention. Cet appareil comporte un circuit de liquide de dialyse formant une boucle (22) fermée sur elle-même. Le liquide de dialyse frais, provenant du dispositif (19) de production et de contrôle de liquide de dialyse est envoyé (par pompe ou par aspiration) dans le réservoir (61). Simultanément le liquide de dialyse usagé contenu dans le réservoir (62) est évacué ver l'dégoût (27). Les réservoirs (61) et (62), ainsi que la boucle (22), sont maintenus en permanence sous une pression commune grâce à des conduits d'équilibrage# (63), (64) et (65). Le liquide de dialyse contenu dans le circuit bouclé (22) traverse le réservoir (66) et circule sous l'action de la pompe (28). Avantageusement les trois réservoirs (61), (62) et (66) sont semblables, groupés ensemble et solidaires les uns des autres. Ils peuvent être disposés autour d'un axe commun- autour duquel on peut les entrainer en rotation, par exemple par un moteur (67) agissant sur des moyens de transmission mécanique (68) de tout type connu (chaine et pignons, courroie et poulies, etc...). Dans l'axe des réservoirs, de part et d'autre de ceux-ci, on dispose deux dispositifs distributeurs de type rotatifs. Chaque distributeur est constitué par deux plateaux, l'un fixe, l'autre mobile. Les plateaux (69) et (70) sont fixes et les plateaux mobiles (71) et (72) sont solidaires des réservoirs (61), (62) et (66). La représentation des distributeurs donnée figure 4 ne correspond pas à une coupe réelle, mais à une vue schématique, simplifiée afin de faciliter la compréhension de 11 invention. Par exemple des distributeurs rotatifs å six voies de types connus, conviennent bien. Lorsqu'on estime que le liquide de dialyse circulant dans le circuit bouclé (22) doit être en partie renouvelé, on fait subir à ensemble mobile comprenant les réservoirs et les plateaux mobiles des distributeurs une rotation d'un tiers de tour, les réservoirs sont donc soumis à une permutation circulaire. Ainsi, après un tiers de tour, le réservoir (66) se vide, le réservoir (62) se remplit de liquide de dialyse frais et le réservoir (61) est relié au circuit (22) bouclé sur l'hémodialyseur. Après deux nouvelles permutations les trois réservoirs retrouvent leurs positions initiales et le cycle recommence. Le volume total du circuit bouclé (22) et des trois réservoirs est avantageusement inférieur à 10 litres. L'appareil selon l'invention possède de nombreux et importants avantages Grâce à la grande vitesse de circulation du liquide de dialyse dans l'hémodialyseur et au renouvellement fréquent du liquide de dialyse, l'hémodia- lyse s'effectue dans des conditions conduisant généralement à d'excellents résultats. En outre on a la maitrise précise, directe et permanente des quantités d'ultrafiltrat soutirées au patient. Ces quantités d'ultrafiltrat peuvent être déterminées avant la séance d'hémodialyse, en fonction de l'état du patient. De plus la conduite d'une séance d'hémodiaîyse est simple et sûre et offre une très grande souplesse, puisque le programme de l'ultrafiltration peut être déterminé à volonté. Des programmateurs peuvent commander automatiquement aussi bien les cycles de renouvellement de liquide de dialyse que l'extraction de quantités déterminées de liquide de dialyse hors du circuit bouclé. En cas de perforation accidentelle de la membrane, le sang, qui circule à une pression supérieure à celle du liquide de dialyse, ne peut généralement s'échapper avec un débit supérieur à celui de la pompe d'extraction et sa fuite est aussitôt signalée par la coloration du liquide de dialyse soit à travers le regard (30), soit à travers un colorimètre susceptible d'actionner tout dispositif d'alarme sonore et/ou visuelle. L'intérêt de l'appareil selon l'invention est qu'il offre tous ces avantages en pouvant se raccorder simplement d'une part aux moyens déjà existants de fabrication de liquide de dialyse frais et d'évacuation ou de régénération de liquide de dialyse usagé, et d'autre part à des hémodialyseurs de types connus. Le matériel spécifique à mettre en oeuvre est simple, économique, fiable et peu encombrant. Il est d'autant plus limité que l'on peut faire appel à des organes de commande et de contrôle qui existent généralement sur les moniteurs associés aux divers moyens de production de liquide de dialyse, tels que pompe de circulation, débIhnètre, thermomètre, conductivimètre... En outre, on a constaté que les formes chicanées ou tubulaires du réservoir (23) permettaient au liquide de dialyse frais de chasser le liquide usagé rapidement, pratiquement sans se mélanger à lui. Le renouvellement du liquide de dialyse est ainsi effectué d'une manière nette et rapide et le traitement par hémodialyse peut pratiquement ne pas être interrompu. REVENDICATIONS 1) Appareil de controle de l'ultrafiltration pour rein artificiel à hémodialyse comportant un hémodialyseur de type connu, un système de production et de controle de liquide de dialyse frais et des moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé, caractérisé en ce qu'il comprend ai un circuit de liquide de dialyse comportant au moins un réservoir relié au premier compartiment d'un hémodialyseur dont le second cauparti- ment, séparé du précédent par une membrane permsélective, est relié au système vasculaire d'un patient, ledit circuit offrant au liquide de dialyse un volume interne constant, b/ Ses moyens pour déplacer le liquide de dialyse au contact de la membrane, ci des moyens-pour extraire à partir d'une zone d'extraction du dit circuit des quantités de liquide égales aux quantités prévues d'ultrafiltrat, d/ des moyens pour relier périodiquement, temporairement et simultanément ledit circuit d'une part aux moyens de production de liquide de dialyse frais et d'autre part aux moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé, e/ des moyens pour isoler périodiquement et temporairement le liquide usagé contenu dans la partie dudit circuit traversant ladite zone d'extraction et l'bémodialyseur de la partie du circuit reliée auxdits moyens de production et d'évacuation deliquide de dialyse usagé, pendant le-renouvellement du liquide de dialyse usagé par du liquide de dialyse frais. 2) Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit circuit de liquide de dialyse est un circuit bouclé sur lui-même. 3) Appareil selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits moyens selon dZ etfou e/ sont constitués -par deux vannes etlou deux robinets à trois voies. h) Appareil selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits moyens selon d/ et e/ sont constitués par deux distributeurs à voies multiples de type connu en soi, coulissant et/ou rotatif. 5) Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits distributeurs sont du type rotatif à six voies. 6) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit circuit comporte deux réservoirs en parallèle, dont l'un est relié audit circuit, tandis que l'autre est simultanément relié, d'une part auxdits moyens de production de liquide de dialyse frais et d'autre part aux dits moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé, lesdits réservoirs étant permutés périodiquement. 7) Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que chacun desdits réservoirs comporte des moyens le divisant en deux compartiments de manière étanche pour séparer le liquide de dialyse frais du liquide de dialyse usagé. 8) Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués par un piston mobile à l'intérieur d'un réservoir de forme cylindrique et/ou par un diaphragme souple, partageant ledit réservoir en deux compartiments de volumes variables. 9) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit circuit comporte trois réservoirs en parallèle qui sont, le premier relié audit circuit, le second relié auxdits moyens de production de liquide de dialyse frais et le troisième relié auxdits moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé, les liaisons desdits réservoirs étant permutées périodiquement. 10) Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que lesdits réservoirs sont mobiles autour d'un axe et leurs liaisons sont permutées périodiquement par rotation desdits réservoirs drun tiers de tour autour dudit axe. 11) Appareil selon les revendications 5 et 10, caractérisé en ce que lesdits réservoirs sont solidaires des plateaux mobiles de deux distributeurs à six voies, les plateaux complémentaires desdits distributeurs étant fixes. 12) Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit circuit est muni de moyens pour ralentir le mélange du liquide de dialyse frais avec le liquide de dialyse usagé lors du renouvellement du liquide de dialyse. 13) Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués par une forme tubulaire dudit réservoir. 14) Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que ledit réservoir a la forme d'un tube hélicoidal. 15) Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués par au moins une chicane à l'intérieur dudit réservoir. 16) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le volume interne total dudit circuit est inférieur à 10 litres. 17) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens pour renouveler le liquide de dialyse et déplacer le liquide usagé par du liquide frais comportent un réservoir-relais d'une capacité comprise entre celle de chacun desdits réservoirs et celle dudit circuit, le réservoir-relais étant relié d'une part auxdits moyens de production de liquide de dialyse et d'autre part, périodiquement à l'un desdits réservoirs. 18) Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que ledit réservoir-relais entoure ou est entouré par lesdits réservoirs. 19) Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens permettant de déplacer sans interruption le liquide de dialyse au contact de la membrane de l'hémodialyseur. 20) Appareil selon la revendication 19, caractérisé en ce que ces moyens sont constitués par une pompe reliant directement la sortie de la zone d'extraction à l'orifice d'entrée du compartiment de l'bémodialyseur parcouru par le liquide de dialyse. 21) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour débarrasser le liquide de dialyse d'au moins une partie de##s gaz dissous en sursaturation. 22) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un dispositif de dégazage du liquide de dialyse contenu dans ledit circuit. 23) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits moyens d'évacuation de liquide de dialyse usagé sont reliés auxdits moyens de production de liquide de dialyse par l'intermédiaire d'une ligne de retour comportant un dispositif de régénération d'un type connu en soi. 24) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il possède des moyens pour limiter les fuites éventuelles de sang vers le liquide de dialyse à une valeur au plus égale a celle du débit d'ultrafiltrat. 25) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les différents éléments constituant ledit circuit sont à usage unique.