La présente invention concerne une machine de revêtement de surfaces, notamment de routes, conçue pour se mouvoir le long d'une chaussée à revêtir. La machine dite, par simplification, de revêtement routier est en fait apte à poser des couches de matériaux divers, par exemple sous-couches, fondements, assises, couches d'usure, fondations, soubassements, revêtements superficiels ou surfaces anti-dérapantes par exemple sur des routes, trottoirs, voies carrossables, parcs de voitures, terrains de jeux et de sports, fonds de réservoirs ou planchers d'installations industrielles et c'est ce sens large qu'il faut donner à l'expression "revêtement routier" dans l'ensemble du présent mémoire. Des machines de revêtement routier connues comportent un support antérieur qui parcourt le- soubassement routier irrégu- lier et une lame niveleuse disposée, dans le sens du mouvement, derrière le support antérieur En fonctionnement, le support an térieur parcourt la surface irrégulière du soubassement routier, dont les irrégularités se transmettent à la lame niveleuse, qu'il faut donc rajuster en continu pour compenser à 100 % les irrégularités En outre, dans ces machines, la lame niveleuse ne peut etre décalée latéralement par rapport au reste de la machine pendant le travail, de sorte qu'elle ne peut éviter les obstacles ni servir à compenser des écarts latéraux décrits par la machine par rapport à son trajet théorique.Enfin, les machines connues ne comportent pas de moyen de compactage, de sorte-qu'il faut leur associer un engin de compactage séparé. La présente invention a pour but de réaliser une machine de revêtement routier de nature à supprimer, en partie autmoins, les inconvénients précités des machines connues. L'invention propose une machine de revêtement routier conçue pour se déplacer le long de la route, ou analogue, à revêtir, comportant une caisse avec une trémie d'emmagasinage du matériau à déposer et un moyen de sortie permettant à ce matériau de se déverser de la trémie, des supports antérieur et pos térieur, la caisse reposant sur ces supports, un moyen doseur situé entre les supports antérieur et postérieur pour déposer en une couche d'épaisseur et de forme sélectées le matériau de revêtement déversé par le moyen de sortie, et des moyens d'articulation permettant de libres déplacements angulaires entre le support antérieur et l'ensemble du moyen doseur et du support postérieur autour d'un axe longitudinal qui s'étend dans le plan ou parallèlement au plan vertical de symétrie de la machine, et autour d'un axe transversal perpendiculaire à ce plan de symétrie. On va maintenant décrire, à titre d'exemple, une réalisation de l'invention en se référant aux dessins schématiques annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue de profil avec coupe d'une machine de revêtement routier dont le châssis repose sur des roues la figure 2 est une vue de détail d'un chassies reposant sur des chenilles la figure 3 est une vue de détail en plan avec coupe la figure 4 est une vue de devant avec coupe la figure 5 est une vue de derrière avec coupe montrant un porte-cylindre arrière en position droite la figure 6 est une vue en coupe suivant la ligne A-A de la figure 3, montrant une lame niveleuse en position droite la figure 7 est une vue de derrière, analogue à la figure 5, montrant le porte-cylindre arrière en position coudée la figure 8 est une vue en coupe montrant la lame niveleuse en position coudée la figure 9 est une vue de profil avec coupe montrant un rouleau cannelé interposé entre la lame niveleuse et la sortie de la trémie ; la figure 10 est une vue de derrière avec coupe illustrant deux variantes de supports arrière la figure 11 représente schématiquement un moyen de profilage monté sur le support arrière la figure 12 montre une échelle graduée associée avec un niveau à bulle d'air la figure 13 montre comment on règle le moyen de profil ge pour déposer une couche à surface inclinée sur un soubassement routier horizontal la figure 14 indique comment on regle le moyen de profilage pour déposer une couche à surface inclinée sur un soubassement routier incliné ; la figure 15 indique comment on règle le moyen de profilage pour déposer une couche à surface en dos d'une sur une fondation de route horizontale la figure 16 indique comment on règle le moyen de profilage pour déposer une couche à surface inclinée sur une fondation de route horizontale et obtenir simultanément une surface horizontale sur une fondation de trottoir horizontale ; la figure 17 illustre un principe de fonctionnement d'une machine selon l'invention. La machine représentée à titre d'exemple comprend un chassies, représenté sur les figures 1 à 4, comportant une traverse 1 formée d'un fer en U orienté de façon que son âme soit horizontale et ses ailes, verticales. Le châssis est porté par un support avant qui, dans l'exemple illustre par les figures 1, 3 et 4, comporte deux ensembles de roues. Chaque ensemble de roues comporte un organe de support vertical 2 sur lequel sont articulées, par un axe transversal 3, deux plaques de support verticales parallèles sur lesquelles sont montées les quatre roues 5 de l'ensemble. Comme le montre la figure 4, chaque ensemble de roues est faiblement espacé de l'une des extrémités de la traverse 1. Dans les deux plaques de support 4 sont ménagés des alésages coaxiaux 6. On peut faire pivoter l-'ensemble de roues autour de l'axe transversal 3 pour soulever du spl les roues avant de l'ensemble, ce qui amène les alésages 6 derrière l'organe de support 2, de sorte qu'on peut insérer une goupille dans ces alésages pour verrouiller l'ensemble en position de soulèvement des roues avant 5. Chaque organe de support 2 est formé de deux organes tubulaires coaxiaux, à section circulaire, qui s'étendent l'un dans autre. I1 est ainsi possible de faire tourner les ensembles de roues autour d'axes verticaux. Pour permettre de diriger la machine, chaque ensemble de roues présente un bras dirigé vers l'avant, les deux bras etant inter-accouplés par une timonerie manoeuvràble au moyen d'une barre d'attelage médiane (figure 1), par exemple à commande hydraulique. La figure 2 représente un support avant formé en variante de deux groupes à chenille. Chacun de ces groupes peut aussi être articulé autour d'un axe transversal 3. Les groupes à chenille sont inter-accouplés et présentent un organe de support vertical commun~2 qui leur permet de tourner autour d'un axe vertical commun. Dans Itexemple illustré, l'organe 2 présente, dans sa partie basse, un bras latéral manoeuvre par un vérin, ce qui permet d'orienter les groupes à chenille pour assurer la direction. La machine comprend encore une caisse reposant l'arriè- re sur un support arrière qu'on décrira plus loin et, à l'avant, sur le châssis porté par le support avant. Pour sa fixation sur le châssis, la caisse est munie d'un groupe de support 7 formé de deux fers cornières parallèles entre eux qui s'étendent en travers de la partie avant de la caisse. Ces fers cornières présentent des branches verticales situées en regard et des branches horizontales dirigées à l'opposé. Les ailes de la traverse en U 1 pénètrent dans les espaces définis par les ailes horizontales du groupe de support 7, ce groupe 7 étant articulé sur la traverse 1 par un axe longitudinal 8 qui traverse des trous coaxiaux ménagés dans lesdites ailes.Cet agencement permet au châssis et à la caisse d'osciller transversalement l'un par rapport à l'autre. Des guides verticaux 9 prévus sur le groupe de support 7 guident les extrémités de la traverse 1 pendant ce mouvement oscillant. La machine selon l'invention peut être soit tractée, soit auto-motrice. La figure 1 illustre un exemple de dispositif d'attelage convenable formé de deux ensembles d'accouplement avec les roues du tracteur, disposés chacun d'un côté de la machine. Chacun de ces ensembles comporte un bras 10 qui pénètre, sur le côté de la machine, dans une enveloppe tubulaire 11, les extrémités intérieures des deux bras 10 étant reliées par des chapes articulées à un vérin 12. Chaque ensemble comporte encore un bras 13 portant un manchon 14 de contact avec un pneumatique, tourillonnant autour de l'axe du bras 13, et un galet 15 de contact avec la jante de roue, tourillonnant autour d'un axe perpendiculaire à celui du bras 13. On peut déplacer le manchon 14 et le galet 15 le long du bras 13 et les verrouiller dans la position choisie. On peut encore prévoir un galet additionnel, non représenté, semblable au galet 15, qu'on peut aussi déplacer et verrouiller sur le bras 13 et qui sert pour la marche arrière. Pour atteler la machine, on commence par écarter l'un de l'autre les deux ensembles d'accouplement pour permettre à un camion, non représenté, de reculer jusque devant la machine, puis on agit sur le vérin 12 pour déplacer les deux ensembles l'un vers l'autre de façon que le galet 15 de chaque ensemble rencontre le rebord de jante de la roue arrière du camion, tandis que le manchon 14 associé rencontre le pneumatique de cette roue. De cette manière, le camion peut tirer l'ensemble de la machine. La caisse comporte encore une trémie 20, agencée pour recevoir le matériau à répandre à partir du camion tirant la machine. La trémie 20 présente un fond 21, deux parois latérales 22 et une paroi avant 23. La paroi arrière est formée par un caisson. Le fond 21 présente une partie avant sensiblement horizontale et une partie arrière inclinée. Les parois avant, latera- les et arrière peuvent se déployer sous l'effet d'un dispositif connu en soi. La paroi avant 23 est commandée par des manettes 24 articulées sur les parois latérales 22, de façon à pouvoir reposer sur la partie horizontale du fond 21 ou prendre une position inclinée telle qu'indiquée sur la figure 1. La trémie 20 présente une ouverture de sortie représentée fermée par une plaque de fermeture 25, commandée par un vérin 26 disposé sous la partie inclinée du fond 21.La plaque 25 peut n'être que partiellement fermée. A l'arrière de la trémie 20 est placé un groupe transporteur à vis constitué par deux transporteurs 30 en ligne. Chaque transporteur 30 comprend un arbre 31 mu par un moteur hydraulique réversible 32 placé à l'extrémité intérieure de l'arbre. L'arbre 31 porte une vis d'Archimède 33, mobile en translation sur l'arbre 31 et tournant avec ce dernier. La vis 33 est montée dans un palier 34 fixé sur la paroi latérale 22 de la trémie 20, de sorte que la longueur du groupe transporteur est usuellement égale à la largeur de la trémie 20. On peut prévoir deux transporteurs de prolongement- 35, dont chacun est accouplé de manière amovible par son arbre avec l'un des arbres 31 pour tourner avec lui. Les figures 3 et 5 représentent l'un de ces transporteurs de prolongement 35. Chaque transporteur 35 est articulé sur la machine par un axe longitudinal 36 permettant, si besoin est, de le relever à partir de la position représentée sans le désaccoupler de la machine. Le matériau de revêtement passe de la trémie 20 dans le transporteur, qui le répartit uniformément sur toute la largeur de la machine, et éventuellement dans le ou les transporteurs de prolongements 35. Chaque transporteur 35 est muni à l'arrière d'une lame régulatrice de niveau qu'on peut ajuster en hauteur pour régler l'epais- seur de la couche de matériau répandue par ce transporteur. En l'absence de transporteur de prolongement, le matériau de revêtement est entraîné transversalement jusqu'au-del des parois latérales 22 et étalé par un prolongement de la lame niveleuse qu'on va décrire. La machine comporte un moyen doseur qui peut être cons titué par une lame niveleuse 40 réglable en hauteur (figures 1, 6 et 8). La lame niveleuse 40 représentée à titre d'exemple a une section sensiblement en L, et comporte une première partie 41 sensiblement verticale et une seconde partie 42 sensiblement perpendiculaire à la première partie. L'arête transversale, située en bas et à l'avant de l seconde partie 42, constitue le bord menant de la plaque niveleuse 40, dont le bord arrière est constitué par le bord postérieur de la seconde partie, parralèle au bord menant. La lame 40 est suspendue, à l'avant, à des vérins antérieurs 43 et, à l'arrière, à des vérins postérieurs 44. Les vérins 43 et 44 peuvent être réglés et mis en action indépendamment, bien qu'usuellement seuls les vérins 43 soient commandés indépendamment l'un de l'autre, tandis que les vérins 44, une fois ajustés au niveau voulu, demeurent fixes en leurs positions de réglage. Les vérins 43 et 44 sont inter-accouplés par un bdti 49 qu'un vérin 50 peut déplacer transversalement, par rapport au reste de la caisse, au moyen de galets 46 (figure 6) mobiles dans un chemin de roulement antérieur 45 et de galets 48 mobiles dans un chemin de roulement postérieur 47. Grâce à cet agencement, la lame 40 peut aussi être déportée transversalement pour éviter des obstacles éventuels et subir les ajustements nécessaires. Près de chaque extrémité de la lame niveleuse 40, une biellette 51 (figure 1) est articulée par des tourillons longitudinaux sur la partie de lame verticale 41 et sur un prolongement vertical surmontant le bord arrière de cette lame. Sur les biellettes 51 sont articulées, par l'intermédiaire de montures antivibratoires 52, les extrémités inférieures des vérins 43 et 44. La partie 42 de la lame 40 porte des vibrateurs 53. La lame niveleuse 40, creuse, contient à chaque extrémité un bâti de prolongement 54 (figure 6) qu'on peut extraire latéralement, puis immobiliser. En bas de la partie extensible de chaque bati 54 est fixée une lame inférieure 55. Des plaques latérales 57, réglables en hauteur, peuvent être fixées aux extrémités extérieures des bâtis 54 pour délimiter la largeur sur laquelle le transporteur à vis répand le matériau de revêtement. Des tubes de chauffage perforés traversent la lame 40 pour la chauffer, par exemple pendant le dépôt de matériau bitumeux. Les extrémités d'admission de ces tubes sont indiquées en 56 sur la figure 6. Les plaques latérales 22 sont prolongées jusqu'à une cloison arrière en caisson 60 (figure 3) qui joue le tôle de guide facilitant la mise en extension d'organes en porte-à-faux 61 reliés aux plaques 22. Ces organes 61 peuvent reposer dans le caisson 60 sur des galets non représentés. Des guides et organes en porte-à-faux analogues pour le guidage des plaques 22 sont prévus en d'autres endroits. Tous les organes 61 peuvent être verrouillés en place. Sur le caisson 60 (figure 1) est fixé, près de chacune de ses extrémités, un tube extérieur 62 assurant le guidage télescopique d'un tube intérieur 63. Chaque tube intérieur 63 contient un vérin 64 pour le réglage en hauteur du support arrière. Les vérins 64 sont réglables et manoeuvrables indépendamment l'un de l'autre. Sur la base de chaque tube intérieur 63 est articulée, par un tourillon longitudinal 65, une cage de cylindre extérieure 66. Les cages extérieures 66 (figures 1 et 5) sont reliées entre elles par quatre traverses parallèles 67 qui portent des cages de cylindre 68 décalées vers l'intérieur. Dans les cages 66, 68 sont montés des rouleaux 69 assurant le montage tourillonnant de deux cylindres de support arrière 70.Des cylindres de prolongement, non représentés, peuvent etre fixés sur les extrémités extérieures des cylindres 70. Un réservoir 71 fixé au caisson 60 contient de l'eau dont on peut asperger les cylindres 70 pour éviter que le matériau répandu n'adhère à leurs surfaces. Des gouttières de réception du hayon arrière du camion tracteur peuvent être ménagées dans la partie supérieure de la machine. Un générateur de force motrice, tel que moteur à combustion interne ou moteur électrique alimenté par une batterie, entraîne une pompe hydraulique, non représentée, qui envoie, sous l'action de commande 78, du liquide sous pression aux divers vérins et organes moteurs hydrauliques. En variante, ou en outre, les divers vérins et organes moteurs peuvent être à commande par air comprimé. Certains de ces vérins peuvent aussi être de type mécanique, par exemple à vis. Comme on le voit d'après les figures 5 et 7, les traverses supérieures 67 avant et arrière sont articulées sur un axe commun 72 et chacune des traverses inférieures arrière 67 est articulée par un tourillon 73 sur une lanterne de serrage 74. Les traverses avant inférieures 67 présentent le même mode de raccordement. Grâce à cet agencement et aux tourillons 65, on peut incliner à l'opposé, comme représenté sur la figure 7, les cages 66, 68 et les cylindres 70 qu'elles contiennent. On peut aussi prévoir des inclinaisons opposées de sens inverses ou une inclinaison d'un seul côté. Comme représenté sur les figures 6 et 8, la lame niveleuse 40 est formée de deux moitiés reliées par des tourillons 75 à une lanterne de serrage 76, tant à l'arrière (figure 8) qu'à lI 'avant, non représentée ; les deux moitiés sont aussi reliées par une plaque de fond 77. Gracie à cet agencement et aux tourillons prévus en bas des biellettes 51, on peut incliner les deux moitiés de la lame 40 l'une par rapport à l'autre, comme représenté sur la figure 8. On peut aussi inverser ces inclinaisons et incliner une seule moitié. Une plaque 78 recouvre l'interstice ménagé entre les deux moitiés inclinées pour empêcher le matériau répandu d'y pénétrer. La figure 9 montre la machine représentée sur la figure 1 dans l'état voulu pour répandre une mince couche de matériau. A cette fin, un rouleau 80 est monté dans des paliers convenables, non représentés, et mû par un ou plus d'un moteur hydraulique 32. La surface du rouleau 80 peut, par exemple, présenter des gorges axiales ou hélicoldales ou être recouverte d'une toile métallique, afin de présenter une multiplicité d'évidements ou cavités relativement peu profonds qui se remplissent du matériau à répandre quand le rouleau 80 tourne. Dans cette réalisation, la plaque de fermeture 25 ou une plaque analogue, ainsi qu'une autre plaque maintenue par la lame niveleuse 40, agissent à la manière de racles sur le rouleau 80. Le rouleau 80 peut aussi assurer l'amenée de substance Iiquide pour l'obtention de surfacesantidérapantes. En général, lorsqu'il est en service, le rouleau 80 joue le rôle de moyen doseur, bien qu'il puisse dans certains cas agir conjointement avec la lame 40 qui constitue un autre moyen doseur. La figure 10 illustre deux variantes du support arrière. Au lieu des cylindres de support arrière 70, on peut prévoir soit des patins 81 parcourant la surface revêtue, soit des rouleaux latéraux 82 roulant sur des pierres de parement ou sur des rebords de coffrage. Sur cette figure, la lame 40 est en position de relevage. Une machine selon l'invention comporte, de préférence, des moyens de profilage destinés à maintenir la lame 40 et le support arrière, formé par exemple par les cylindres 70, à la hauteur voulue et en positions d'inclinaison voulues sur la fondation à revêtir. Les moyens de profilage représentés à titre d'exemple comportent deux groupes séparés, situés chacun au niveau ou au voisinage d'un côté de la machine. L'un et/ou l'autre groupe peut comporter, par exemple, un montage de niveau à bulle d'air 85 ou un montage d'index 86. On peut prévoir soit deux montages 85, soit deux montages 86, soit un montage 85 et un montage 86 sur une partie convenable de la structure de la lame 40 ou de la structure de support arrière, ou encore un desdits montages sur'l'une de ces structures et l'autre montage sur i'autre structure. Des exemples sont illustrés par les figures 6 et 11. Le montage d'index représente sur la figure 11 comporte un bras vertical percé d'une série d'orifices pour sa fixation au niveau voulu sur la machine, et un bras transversal qu'on peut ajuster de façon qu'il porte légèrement contre les pierres de parement servant de ligne de référence. La ligne de référence peut aussi être définie par d'autres moyens, par exemple par un faisceau de laser. On peut, par exemple, utiliser aux fins de réglage automatique la variation de la pression exercée par l'index sur les pierres de pavement ou le décalage de l'index par rapport à ces pierres ou au faisceau de laser. Le montage de niveau 85 représenté sur la figure 12 comprend un niveau à bulle d'air qui comporte un corps creux 87, à section rectangulaire, contenant un disque 88 dans chacune de ses extrémités. Chaque disque 88 présente un taraudage radial recevant une vis 89 guidée entre deux montants parallèles 90, ce qui permet soit de déposer le corps 87, soit de lui conférer l'inclinaison souhaitée. Derrière le corps 87 sont tracées une série de parallèles 91 servant d'échelle pour mesurer l'inclinaison du corps 87 et donc du niveau à bulle. I1 va sans dire qu'on peut utiliser d'autres échelles. Les inclinaisons sont indiquées, de manière courante en génie civil, en degrés de pente permettant de determiner le profil en travers de la route. En variante ou en outre, on peut prévoir des montages 85 et/ou 86 sur le groupe transporteur de prolongement 35. Pour effectuer le réglage illustré par les figures 13 et 14, on donne au montage de niveau 85 la pente désirée et on place le montage d'index 86 au niveau voulu au-dessus de la fondation de route. Comme le montrent les figures 5 à 8, toute la machine, et notamment la lame niveleuse 40 et le cylindre de support arrière 70, sont sensiblement symétriques par rapport au plan longitudinal médian de la machine. En conséquence, pour le réglage illustré par la figure 15, on ajuste le montage de niveau 85 de façon que seule la moitié associée de la lame 40 ou du cylindre 70 prenne la pente souhaitée, tandis qu'on ajuste le montage d'index 86 à la hauteur voulue. La figure 16 représente le montage de niveau à bulle 85 posé sur un prolongement de la lame niveleuse 40 ou du cylindre 70 pour permettre de régler l'inclinaison de cette lame ou de ce cylindre par rapport au transporteur de prolongement 35, et l'on fait alors l'ajustement, avec le seul montage 85, de la manière décrite à propos des figures 13 et 14 pour la chaussée, ce qui assure automatiquement et simultanément, le réglage adéquat pour le trottoir. Sur la figure 17, on voit le support avant en mouvement sur la fondation routière à revêtir d'une couche de matériau, et le support arrière en mouvement sur la surface de la couche déposée par la machine, qui a été nivelée par le bord menant et précompactée par le bord arrière de la lame 40, puis compactée par le cylindre 70. Du fait que le cylindre 70 se meut sur la surface du revêtement fini, qui est régulière, les irrégularités de la fondation routière parcourue par le support avant ne sont que partiellement transmises à la lame niveleuse 40, comme indiqué en traits interrompus. En outre, la transmission des irrégularités de la fondation routière est limitée de manière analogue grâce au raccordement articulé assuré entre le châssis et la caisse par l'axe longitudinal 8, comme représenté sur la figure 4. Théoriquement du moins, du fait que l'axe d'articulation 8 est situé à mi-chemin entre les deux ensembles de roues, les mouvements verticaux relatifs décrits par les ensembles de roues situés de part et d'autre du fait des irrégularités de la fondation de route, ne se transmettent qu'à 50 % à l'axe 8 et ainsi à l'avant de la caisse, et seulement la moitié de ces 50 %, soit environ 25 % du total, est transmise au bord menant de la lame 40, situé à peu près à mi-chemin entre les supports avant et arrière. I1 va sans dire que, plus le bord menant de cette lame est voisin du support arrière 70 et plus est limitée la transmission d'irrégularités à la lame 40. Pour le réglage de la machine, on affecte, à chacun des vérins avant 43 et arrière 44 de la lame 40 et des vérins 64 du cylindre de support arrière 70, une échelle de réglage individuel, avec établissement d'une relation préfixée entre ces échelles. Cette relation peut être, par exemple, telle que si les bords menant et arrière de la lame 40 et le cylindre 70 sont contenus dans un même plan horizontal, tous les index sont en regard du zéro sur les graduations respectives. En pratique, on ajuste la.lame 40 de façon que son bord menant soit situé plus haut que son bord arrière et le cylindre 70, situé plus bas que ledit bord arrière. Avec ce réglage, le bord menant assure un dosage, le bord arrière un pré-compactage et le cylindre 70 un compactage. Bien qu'usuellement, le réglage du bord arrière et du cylindre 70 demeure constant pendant que la machine avance, les deux côtés du bord menant subissent constamment des rajustements indépendants, effectués manuellement ou automatiquement pour compenser les effets exercés par, les irrégularités de la fondation sur le support avant qui les parcourt, et partiellement transmis à la lame 40. Le cylindre 70 peut décrire un mouvement vibratoire ou être agencé pour etre rempli d'eau. La lame niveleuse 40 peut être profilée transversalement et le cylindre 70 avoir un profil correspondant. La trémie 20 peut être subdivisée en compartiments ou pressurisée pour refouler à l'extérieur le matériau de revêtement. Au lieu du montage 85, on peut utiliser un autre dispositif de mise à l'horizontale ou de mise d'aplomb, par exemple tube contenant une bille ou niveau d'eau sensiblement en U à flotteurs, ce dispositif agissant, lorsqu'il s'écarté de la position correcte, sur des moyens détecteurs tels que micro-contacts ou photocellules qui provoquent, par l'intermédiaire de moyens de réglage automatique connus, le retour en position correcte de l'élément intéressé, par exemple bord menant de la lame. REVENDICATIONS 1. Machine de revêtement de surface, notamment de route, conçue pour se déplacer le long de la surface à revêtir, comprenant une caisse qui comporte une trémie d'emmagasinage de matériau de revêtement,et un moyen de sortie permettant à ce matériau de se déverser de la trémie, un support antérieur et un moyen doseur destiné à répartir en couche le matériau déversé par le moyen de sortie, caractérisée par un support arrière (66-70) agencé pour coopérer avec le support antérieur (1-6) afin de supporter la caisse, le moyen doseur (40) étant situé entre les supports antérieur et postérieur (1-6 ; 66-70) pour former ladite couche de façon qu'elle ait l'épaisseur et la forme sélectées, et par des moyens d'articulation (3, 8) permettant de libres déplacements angulaires entre le support antérieur (1-6) et l'ensemble du moyen doseur (40) et du support postérieur (66-70) autour d'un axe longitudinal qui s'étend dans le plan ou parallèlement au plan vertical de symétrie de la machine et autour d'un axe transversal perpendiculaire à ce plan de symétrie. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens (62-64) pour le réglage de la hauteur du support arrière (66-70). 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens (62-64 ; 72-74) pour le réglage de l'inclinaison transversale du support arrière (66-70). 4. Machine selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que le support arrière (66-70) comporte au moins un cylindre transversal (70) placé de manière à parcourir la surface du revêtement déposé par la machine. 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que le support arrière (66-70) comporte deux cylindres transversaux (70) réglables indépendamment. 6. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le support arrière comporte au moins un rouleau (82) ou patin (81) destiné à prendre appui sur des pierres de parement. 7. Machine selon une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisée en ce que le moyen doseur comporte une lame niveleuse (40) et des moyens (43 ; 44 ; 75-78) pour le réglage de la hauteur et l'inclinaison tant en travers qu'en long du moyen doseur ou lame niveleuse. 8. Machine selon la revendication 7, caractérisé en ce que la lame niveleuse (40) est formée de pièces dont la hauteur et les inclinaisons sont réglables indépendamment par lesdits moyens de réglage (43 ;-44 ; 75-78). 9. Machine selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un agencement permettant de décaler transversalement le moyen doseur par rapport au reste de la machine. 10, Machine selon une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée en ce qu'un rouleau (80), dirigé transversalement, est disposé de façon à recevoir du matériau de revêtement de la trémie (20) et présentedans sa surface une multiplicité d'évidements qui peuvent se remplir dudit matériau, ce rouleau (80) coopérant avec au moins une racle (25) pour déposer une couche de revêtement. 11. Machine selon une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un transporteur à vis (30-34) dirigé transversalement pour récevoir du matériau de la trémie (20) et le répartir transversalement. 12. Machine selon une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée en ce que la trémie présente des parois pouvant se déployer (21, 22, 23). 13. Machine selpn une quelconque des revendications pré édentes, caractérisée en ce que la sortie comporte des moyens de réglage de la section de passage (25, 26). 14. Machine selon une quelconque des revendications pré cédentes, caracterisee en ce que les axes longitudinal et transversal précités sont des axes d'articulation (.3, 8). 15. Machine selon une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que le support avant (1-6) comporte deux groupes de support (4, 5) transversalement espacés, orientables par un moyen de direction qui comporte un bras manoeuvré par un vérin. 16. Machine selon une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de profilage comportant des moyens. d'indication de hauteur (86) et des moyens (85 d'indication de l'inclinaison du moyen doseur (40) et/ou du support arrière (70). 17. Machine de revêtement de surface, notamment de routes agencée pour se mouvoir le long de la surface-ou route à revêtir comportant un support avant, une trémie et un moyen doseur réglable, caractérisée par des moyens de profilage comportant des moyens (86) d'indication de hauteur et des moyens (85) d'indication de l'inclinaison du moyen doseur. 18. Machine selon la revendication 16 ou 17, caractérisée en ce que les moyens d'indication d'inclinaison (85) sont constitués par un montage de réglage (85) de mise à l'horizontale ou de mise d'aplomb. 19. Machine selon la revendication 16, 17 ou 18, caractérisée par des détecteurs destinés à constater si les moyens (85) d'indication d'inclinaison et/ou les moyens (86) d'indication de hauteur s'écartent de la position correcte, ce qui provoque, par l'intermédiaire de moyens de réglage automatique, la remise du moyen doseur (40) et/ou du support arrière (70) en position correcte.