Le présent brevet d'invention concerne des perfectionnements apportés à la fabrication de tuyaux d'arrosage textiles et grâce auxquels on obtient plusieurs avantages pratiques importants par rapport aux réalisations courantes. Au nombre desdits avantages, il y a lieu de citer : a) une grande résistance à l'abrasion et aux agents chimiques ;b) la facilité de nettoyage ; c) une plus longue durée d'emploi ; d) la possibilité de donner audit tuyau d'arrosage n'importe quelle couleur ; e) le glissement plus facile sur le sol du tuyau d'arrosage grâce aux caractéristiques de sa surface ; f) une complète imperméabilité ; g) une grande souplesse et h) la possibilité de supporter de fortes pressions. En outre, les matières employées permettent de former des reliefs de tous genres sans que ceux-ci influencent ou affaiblissent la résistance de la paroi, qui est armée par le composant textile. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue schématique illustrant la mise en oeuvre du procédé de fabrication du tuyau d'arrosage ; la figure 2 montre le tuyau fini en section transversale et à plus grande échelle t et la figure 3 illustre le comportement mécanique des parties qui constituent ledit tuyau d'arrosage pendant l'une des phases de la fabrication. Pour mettre en oeuvre les perfectionnements objets de la demande, on part d'un tuyau textile 1, fait en une fibre quelconque, fourni par un métier à tisser circulaire, tuyau 1 que l'on fait passer par un train de galets 2 qui l'entraînent et le livrent à un séchoir 3 dans lequel la fibre perd toute l'humidité qu'elle pourrait contenir. Après le séchoir 3, le tuyau textile (jusqu'alors aplati) reprend sa forme cylindrique grâce au mandrin 4 en entrant par la me me occasion dans une machine à caoutchouter 5 qui lui applique une couche de caoutchouc synthétique non vulcanisé 6 pénétrant dans tous les interstices du tissu. A la sortie de la machine à caoutchouter 5, le tuyau 1-6 pénètre dans un refroidisseur à eau 7, puis il est soumis, à l'intérieur d'un appareil 8, à un traitement de sa surface caoutchoutée destiné à permettre à celle-ci de laisser passer les gaz qui seront produits dans une des autres phases du procédé. Après l'appareil de traitement 8, il y a entraînement à l'aide de bandes sans fin ou d'un système analogue 9 et enroulement du tuyau sur le tambour 10. A partir de ce tambour, le tuyau en question 1-6 est coupé à la longueur voulue et on y fait pénétrer un autre tuyau en caoutchouc non vulcanisé ou partiellement vulcanisé 11 ; à l'intérieur de l'ensemble, on injecte de la vapeur d'eau qui provoque la vulcanisation à la fois de la couche extérieure de caoutchouc 6 et du tuyau intérieur 11, le tuyau textile 1 étant pris entre les deux, comme on le voit sur la figure 2. Le détail de la figure 3 montre que , grâce au traitement que le tuyau subit en passant dans l'appareil 8, la couche 6 acquiert une perméabilité telle que, quand a lieu l'injection de vapeur d'eau, les gaz sortent vers l'extérieur (voir les flèches de cette figure 3), ce qui évite l'éclate- ment ou la déformation du tuyau d'arrosage pendant cette opération. On obtient par conséquent une transpiration forcée dans la matière 6, ce qui rend possible le transfert de chaleur vers l'extérieur et garantit donc l'indéformabilité du tuyau d'arrosage. Il va de soi que le mode de réalisation décrit n'est qu'un exemple et qu'il serait possible de le modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de fabrication de tuyaux d'arrosage textiles, caractérisé par le fait qu'on part d'un tuyau textile - dont les dimensions et la fibre peuvent varier - qui, convenablement guidé par un système d'entraînement, est introduit dans un séchoir qui élimine l'éventuelle humidité des fibres qu'à la sortie de ce séchoir, le tuyau passe par une machine à caoutchouter qui dépose sur tout le pourtour dudit tuyau une couche d'élastomère ou de plastique à base d'élastomère non vulcanisé adapté à cet emploi, le tuyau ainsi recouveru étant dirigé ensuite vers un refroidisseur ; qutà la sortie de ce dernier, on le fait pénétrer dans un appareil qui en traite la surface pour qu'elle puisse transpirer, le tuyau en question étant ensuite entraîné par des bandes sans fin qui l'amènent jusqu'à un tambour de réception ; qu'à partir de ce dernier, le tuyau est coupé à la longueur voulue et intérieurement recouvert d'un autre tuyau en élastomère ou en plastique à base d'élastomère non vulcanisé où partiellement vulcanisé et que le procédé s'achève par l'injection, à l'intérieur des deux tuyaux, de vapeur d'eau qui provoque la vulcanisation des composants extérieur et intérieur et en rend le tuyau textile parfaitement prisonnier, le traitement superficiel appliqué en cours de fabrication agissant à ce stade comme moyen d'échappement des gaz contenus dans la couche périphérique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'interaction de la couche extérieure en élastomère ou en plastique à base d'élastomère et du tuyau intérieur de même nature à travers les interstices du tissu fait que ce dernier se transforme en une armature complète qui donne de la souplesse au tuyau d'arrosage mais lui évite toute distension longitudinale ou transversale, le tuyau étant éventuellement complété du côté extérieur par des reliefs qui, vu leur orientation, en facilitent le glissement sur le sol. 3. Tuyau caractérisé en ce qu'll a été fabriqué par le procédé selon l'une des revendications 1 ou 2. 4. Appareillage de fabrication de tuyaux, caractérisé en ce qu'il comporte les éléments énumérés dans l'une ou l'autre des revendications 1 et 2.