La présente invention se rapporte aux structures flottantes pour systèmes générateurs d'énergie et, en particulier, a pour objet une colonne articulée en épine dorsale pour un système destiné à produire de l'énergie à partir des mouvéments des vagues de la mer. Il est connu d'utiliser une pluralité d'éléments annulaires pour former une épine dorsale destinée à supporter des flotteurs oscillants en profil de canard pour la production d'énergie à partir du mouvement oscillant de ces flotteurs ou "canards", lorsque l'ensemble flotte sur la mer. Ces "canards" sont des moteurs primaires, ainsi désignés car ils sont seulement libres d'osciller autour -d'un axe défini et exécutent ainsi un mouvement vertical de balancier dont on récupère l'énergie Ci-après, le terme "canard" désigne chaque--fois un tel moteur primaire. Des exemples de construction de tels canards" sont présentés-dans le brevet britannique N 1.482.085. A l'heure mutuelle, des unités experimentales utilisant de tels "canards" ont été construites et testées. Schématiquement, chacune de ces unités est pourvue d'un "canard" présentant un lobe frontal ou appendice nasal qui affronte les vagues montantes et, à l'arrière, du coté "sous le vent" des vagues le "canard" est conformé de maniere à ne provoquer qu'un déplacement minimal ou aucun déplacement d'eau lorsque le "canard' oscille. Dans l'agencement décrit dans ce brevet britannique NO 1.482.085, les "canards" sont montés sur une épine dorsale qui peut être rigide ou, au contraire, constituée d'anneaux mutuellement articulés. Cette disposition vise à réduire les tensions exerces sur l'épine dorsale dont la longueur peut ainsi être accrue.Si en effet on utilisait une longue épine dorsale rigide, les tensions qui s'exerceraient sur elle pourraient devenir intolérablement élevées. Il est cependant nécessaire que l'épine dorsale, bien qu'é- tant constituée d'éléments mutuellement orientables, puisse être relativement stable, afin que les "canards" restent présentés aux vagues montantes dé manière satisfaisante, et la présente invention vise l'obtention d'une epine dorsale qui, entre autres choses, constitue un progrès par rapport au contenu du brevet britannique susmentionné et qui est conçue pour améliorer le fonctionnement d'un système générateur d'énergie auquel elle est incorporée, en absorbant l'energie fournie par les vagues à cette epine dorsale et en convertissant une-telle énergie en une énergie de sortie qui peut être extraite du système. Selon une caractéristique de la présente invention, il est prévu une colonne articulée en epine dorsale pour un système destiné à produire de l'énergie à partir des mouvements des vagues de la mer et qui, en fonctionnement, flotte sur la mer; cette colonne en épine dorsale étant caractérisée par le fait qu'elle comprend des éléments annulaires sur lesquels des flotteurs en"canards" ou d'au-tres moteurs primaires sont montés mobiles, oscillants ou rotatifs, ces éléments annulaires ou au moins certains d'entre eux étant lestés afin qu'enflottaisonils adoptent une positionprédéterminée,et étant reliés au moyen de joints qui permettent et favorisent le pivotement des éléments adjacents autour dgun axe ou d'axes, autres que verticaux, quand la colonne se trouve dans ladite position, de ma nière que lorsque l'épine dorsale est, en fonctionnement, soumise aux forces des vagues, il se produise une élévation et un abaisse- ment mutuels des extrémités desdits éléments et que, grâce à leur lestage, lesdits eléments annulaires soient sollicités en rappel vers une position initiale prédéterminée Ladite position prédéterminée est de préférence une position dans laquelle les éléments annulaires se trouvent alignés Selon un agencement préféré de la présente invention, au moins certains desdits éléments annulaires sont reliés par des jointures pourvues d'un paquetage de matériau élastique d'élasticité non uniforme permettant de réduire l'amplitude d'inclinaison mutuelle de ces éléments, au niveau desdites jointures, davantageautourd'unaxe vertical que, oupasdutout, autours'un second axe, transversal par rapport audit axe vertical. De préférence, les éléments annulaires de l'épine dorsale sont lestés d'une manière telle que, flottant sur l'eau, dans ladite position prédéterminée, le paquetage de matériau élastique soit disposé de façon telle que ledit second axe, eu égard aux jointures, soit orienté vers le haut par rapport aux directions des vagues, et que ledit premier axe soit orthogonal à ce second axe. L'avantage de cet agencement réside dans le fait que si l'e- pine dorsale, lorsqu'on l'utilise, subit des forces de la houle qui, horizontalement, tendent à incliner mutuellement les éléments de cette épine dorsale, en arrière et en avant (par rapportau sens de la houle), les moyens prévus pour réduire l'amplitude de cette inclinaison tendent à s'opposer à un tel pivotement desdits élé- ments en arrière et en avant et le pivotement s'effectue vers le haut et vers le bas.Ceci signifie que les extrémités des éléments de l'épine dorsale sont au moins élevées ou abaissées, ce qui est avantageux car l'élévation ou l'abaissement de ces éléments ou de leurs extrémités engendre de l'énergie potentielle qui peut être transmise aux "canards" ou autres mobiles primaires entraînés par épine dorsale et qui peut être récupérée par des moyens de transformation d'énergie appropriés, lorsque lesdits elements de l'épine dorsale reviennent à leurs positions initiales. Le lestage de ces éléments favorise leur retour à une telle position initiale. Cette position initiale peut être définie comme étant celle de-l'épine dorsale en eau calme. Les moyens prévus pour réduire l'amplitude d'inclinaison mutuelle des éléments de l'épine dorsale peuvent être constitués de blocs de caoutchouc ou analogue disposés entre les extrémités cré nelées,à encastrement mutuel, des éléments adjacents, et des câ- bles tendeurs peuvent maintenir ensemble ces éléments annulaires de l'épine dorsale. En variante, les joints disposés entre ces éléments sont des joints universels et lesdits moyens prévus pour réduire. l'amplitu- de d'inclinaison mutuelle des éléments de l'épine dorsale peuvent être des bandes de caoutchouc. Un système générateur d'énergie incluant une telle épine dorsale et ses "canards" comprend des moyens producteurs de cette énergie, tels que des pompes, -des générateurs.d'électricité et/ou une transmission mécanique, par lesquels cette énergie est émise lorsque ces "canards" oscillent ou tournent par rapport aux élé- ments de l'épine dorsale sur lesquels ils sont montés. Lorsque les forces des vagues sont insuffisantes à provoquer une inclinaison mutuelle entre les éléments annulaires de l'épine dorsale, ces forces des vagues peuvent encore faire osciller les "canards" de la manière décrite dans ledit brevet britannique sus-mentionné NO 1.482.085. L-'invention s'étend également au système générateur d'énergie évoqué et l'energie électrique produite par un tel système, lorsque ce système est agencé pour produire une telle énergie éiectri- que de sortie. Des formes de réalisation de la présente invention vont maintenant être décrites, à titre d'exemples, en référence au dessin annexé dans lequel, schématiquement - la figure l est une sue en perspective éclatée d'une par tie de l'épine dorsale d'un appareillage selon l'invention, - la figure 2 est une vue en coupe transversale qui montre de quelle manière le module de puissance est relié à l'épine dorsale, - la figure 3 est une vue en coupe longitudinale qui montre l'entraînement du module de puissance, - la figure 4 est une vue développée d'un joint disposé-entre deux éléments successifs de l'épine dorsale représentée à la figure 1, - la figure 5 est une vue de côté montrant comment les éléments de i'épine dorsale réagissent aux forces de la houle, - la figure 6 montre en perspective effet reproduit à la figure 5, - la figure 7 est une vue schématique en perspective montrant une partie d'une épine dorsale selon une autre forme de réalisation de l'invention, cette épine dorsale étant représentée pourvue de plusieurs "canards" qui oscillent sur elle, - la figure 8 est une élévation schématique en coupe de la partie d'épine dorsale représentée à la figure 7, qui, en outre, montre un exemple de la manière dont plusieurs éléments annulaires de l'épine dorsale peuvent s'incliner mutuellement lorsqu'on utilise cette épine dorsale, et, - les figures 9 et 10 sont respectivement une vue de côté et une section d'extrémité de la jointure entre éléments d'une épine dorsale selon une autre forme de réalisation de l'invention. En se référant au dessin, la figure 1 représente un appareillage selon l'invention utilisé pour la production d'énergie utile à partir de l'énergie des vagues d'une masse liquide, telle que la mer ou l'océan. L'appareillage, qui est une structure flottante, comprend une épine dorsale longitudinale 10 formée d'un certain nombre d'éléments annulaires 12 qui ne sont pas rigoureusement cy lindriques, comme cela sera expliqué par la suite, mais qui se rapprochent de la forme cylindrique. Ces- éléments 12 sont pourvus d'extrémités crénelées 14 telles que représentées, et les crénaux des extrémités d'éléments 12 adjacents s'encastrent mutuellement comme le montre la figure 1.La périphérie de chaque. élément 12 est percée axialement de conduits 16 dans lesquels sont placés-des câbles tendeurs qui servent à maintenir ensemble-les éléments 12. En outre, dans la partie basse de chaque élément 12 (figure 1) est prévu un lest 18 pour maintenir ces éléments et l'épine dorsale dans une position particulière. En un certain nombre d'endroits, espacés le long de l'épine dorsale, sont prévus des modules de puissance, dont l'un est représenté à la figure 1, module dont l'ensemble est désigné par la référence 20. Ce module est essentiellement formé de deux portions en demi-coque 22 et 24 qui sont bridées ensemble autour de l'épine dorsale, et la forme intérieure -du collier formé par ces deux portions 22 et 24 épouse celle de la périphérie extérieure de cette épine dorsale, de sorte que le module 20 ne peut tourner autour de l'épine dorsale. Comme le montre mieux la figure 3, les deux portions en demicoque 22 et 24 sont pourvues de-galets fous de guidage 26 destinés à supporter rotativement des bagues de couplage 28 qui actionnent ~les organes d'entraînement 30 et 32. L'organe 30 représenté à la figure 3 est en fait un pneu d'entraînement en caoutchouc, et l'organe 32, un autre système d'entraînement constitué par une roue dentée dont les dents engrènent avec celles dont est pourvue la bague de couplage 28 correspondante.Les surfaces portéuses 34 des bagues de couplage s'étendent à l'extérieur des faces latérales du boîtier 36 du module 20 et servent à recevoir les lobes du "canard" 38 (figure 1), de telle sorte que ce "canard 38 soit à cheval sur le module (double) 20, parsupport et fixation de ses deux lobes sur les bagues adjacentes de couplage 28. On notera qu'ainsi monté, le "canard" 38 est libre de tourner avec les bagues de couplage 28 auxquelles il est fixé. Revenant encore à la figure 3, chacun des organes d'entre nement 30 et 32 est relié à une unité de pompage 40 qui pompe un liquide, de manière adéquate :- le même liquide que celui sur lequel flotte l'appareillage, à traverses conduites de distribution 42 portées par le module 20. Si l'on se réfère à la figure 3, on voit que ces conduites de distribution 42 (haute et basse pression) sont disposées sous la portion en demi-coque 24, mais dégagées de la surface adjacente de l'épine dorsale 10. Ceci est rendu possible en donnant aux éléments annulaires 12 une forme qui s'écarte quelque peu de la forme circulaire pour ménager un espace 44 en croissant, dans lequel ces conduites 42 peuvent être logées. On doit relever que chaque module de puissance comprend plusieurs unites de pompage 40, comme cela ressort clairement de la figure 3, chacune connectée à l'une des conduites de distribution 42. Dans une installation complète, il est prévu une pluralité de modules 20 et de "canards" 38 à bagues de couplage associées 28, et lorsque l'appareillage est placé dans le liquide et subit I'ac- tion des vagues, les "canards" 38 se trouvent forcés d'osciller ou de se balancer en phase avec les forces des vagues, et ce mouvement d'oscillation ou de balancement est converti en énergie de pression par les unités de pompage 40. L'avantage de cette disposition réside dans le fait que le module de puissance 20 peut immédiatement être séparé de l'épine dorsale 10 en vue d'être réparé ou remplacé. Les différentes conduites 42 des modules seront évidemment interconnectées au moyen de conduits souples de raccordement adéquats. Les forces des vagues que l'épine dorsale 10 rencontrera lors de son fonctionnement peuvent être régulières ou aléatoires selon les conditions qui prévaudront, mais, fondamentalement, une vague qui heurte l'appareillage lui applique à la fois une force de pous sée et une force de houle. Ces forces sont cycliques, et la force de poussée tend à élever l'appareillage tandis que la force de houle tend à le déplacer horizontalement, vers l'avant et vers l'arrière. I1 est souhaitable que l'épine dorsale puisse être quelque peu flexible sous l'action de ces forces, en particulier si celles-ci sont très élevées, comme cela peut se produire dans les mers très fortes, afin que cette épine dorsale ne soit pas soumise à des moments de flexion exagérés L'épine dorsale, telle que représentée à la ligure 1, est adaptée à un type prédétermine de flexion, de sorte que la tendance naturelle de cette épine dorsale à la flexion se traduise par une inclinaison mutuelle limité des éléments annulaires ad-jacents 12 tendant à grever les jointures de raccordement entre ces éléments adjacents A cette fin, il est prévu, entre les crénaux 14 et selon chacune des jointures disposées entre lesdits éléments 12, des blocs de caoutchouc ou d'un autre matériau élastique, de profil approprié. Ainsi, si l'on se réfère à la figure 4, on voit qu'un certain nombre de blocs de caoutchouc 46,48,80 sont disposés entre les créneaux 14A d'un des éléments 12 et les crénaux 143 d'un autre élément 12, qui s'encastrent dans les crénaux 14A. La partie gauche de la figure 4 montre une portion de jointure dont la position est décalée de 900 d'arc par rapport à la position de la portion de cette jointure représentée à la partie droite de cette figure 4, car les blocs de caoutchouc 48et80 sont conçus pour être plus rigides que ceux, tels que 46, décalés de 900 par rapport auxdits blocs 48 et 80.Les blocs 48 et 80 sont en effet prévus d'un degré de résistance à la compression qui est supé-rieur à celui,-moindre, des blocs 46. En disposant ainsi alternativement, de 900 en 9Q9, des blocs "durs" et "mous", on peut déterminer à l'avance, la direction selon laquelle les- éléments annulaires de l'épine dorsale auront tendance à s'incliner mutuellement sous l'action des forces de houl-e et de poussée. En se référant maintenant à la figure 5, les zones de caoutchouc "dur" y sont désignées par la référence 52, alors que les zones de caoutchouc "mou" y sont désignées par la référence 54. On voit que chacune de ces zones occupe un quadrant annulaire. Les dits quadrants sont disposés en fonction de la position du lest 18 de manière que les deux parties de caoutchouc "dur" 52 définissent un axe 56 qui peut, par exemple, être incliné de 30Q par rapport à l'horizontale et selon une direction relevée par rapport à- celle 58 selon laquelle les vagues affrontent l'épine dorsale , tandis que les deux autres parties 54 définissent un axe 60 perpendiculaire à l'axe 56.La conséquence d'une telle répartition des blocsde caoutchouc est que si la force de houle affronte l'épine dorsale dans la direction de la flèche 58, les éléments annulaires adjacents de l'épine dorsale auront tendance à s'incliner mutuellement, mais que les zones de matériau élastique plus "dur" s'opposeront davantage à une inclinaison autour de l'axe 60 qu'à une inclinaison autour de l'axe 56, avec comme résultat que lesdits éléments annulaires de l'épine dorsale tendront a s'incliner mutuellement davantage autour de l'axe 56 et s'élèveront de la ma nière montrée en tiretets aux figures 5 et 6.Il en résulte l'em magasinage d d'énergie potentielle par lesditsélements, parl'éléva- tion de leurs extrémités, et cette énergie potentielle est libérée par l'intermédiaire des "canards" 38 lorsque, la force de lavague cessant, ces éléments reviennent leur position initiale. Ainsi, les forces de houle sont au moins partiellement converties en énergie utile grâce à cet agencement particulier des jointures de l'épine dorsale. A la figure 6, les deux éléments 1-2 assemblés par la jointure représentée à la figure 5 sont représentés schématiquement en perspective. La direction 58 de la force de la vague y est précisée et la verticaleetl'horizontale sont respectivement repré- sentées par les lignes 62 et 64. La variation de la dureté du matériau élastique autour de la circonférence de la jointure peut être déterminée pour produi re l'effet désiré. Par exemple, cet effet peut être produit en utilisant des blocs de deux duretés différentes, ou en faisant varier progressivement la dureté le long de chaque arc de 900, du bloc le plus dur au bloc le plus mou. Le seul fait de donner aux éléments annulaires del'épine dorsale une section autre que circulaire permet aussi de définir un axe (horizontal) autour duquel ils peuvent s'incliner mutuellement de la même manière que celle précédemment décrite, et, sous une forme de réalisation très simplifiée, ont peut s'abstenir d'utiliser des blocs élastiques. En se référant maintenant aux figures 7 et 8 du dessin, la figure 7 montre une partie de l'épine dorsale constituée d'un certain nombre d'éléments annulaires tels que 100, qui peuvent, cha -cun, présenter une configuration idoine telle que celle représentée à la figure 1, mais qui sont représentés à cette figure sous la forme de simples cylindres dans un but de simplicité. Chaque élément 100 est conçu pour supporter,.disposés jointivement côte A-côte, un certain nombre de "canards" oscillants 112, chacun d'entre eux pouvant osciller on se balancer selon la flèche 114 (figure 7).Chaque 'canard" 112 est pourvu d'un collier cylindrique dans lequel est placée l'épine dorsale 100 et ce "canard" 112 est monté d'une manière appropriée lui permettant d'effectuer un mouvement oscillant qui résulte de la rotationd'éléments rotatifs, rotation qui est transformée en puissance électrique, par exemple par les moyens auxquels se réfèrent les figures 1 à 6. A la figure 8, l'élément annulaire 100 est représenté en traits pleins dans la position qulil occupera en flottaison sur de l'eau calme et la moitié inférieure de cet élément 100 est lestée en 100A, de sorte que cette moitié inférieure de l'élément 100 est plus lourde que sa moitié supérieure et que ledit élément s'étant déplacé pendant le fonctionnement dé l'ensemble, tendra à revenir à la position représentée. Les éléments annulaires adjacents 100 sont reliés entre eux par des joints flexibles qui, dans cet exemple, sont des joints en crochets dont les deux axes de pivotement, au lieu d'être orthogonaux, font entre eux un angle aigu. Cet angle peut par exemple être compris entre 300 et 600. L'un des axes de chaque joint est disposé horizontalement lorsque l'épine dorsale est en fonctionnement, l'autre axe étant décalé d'un certain angle par rapport à l'horizontale. I1 s'ensuit que l'on est sûr, lorsqu'un élément an nulaire de l'épine dorsale pivote par rapport à son environnement, que les extrémités adjacentes vont s'élever ou s'abaisser verticalement autour des axes horizontaux des joints en crochets, ou que ces extrémités s'élèveront ou s'abaisseront dans un plan qui est décalé d'un certain angle par rapport au plan horizontal contenant lesdits axes horizontaux, ou qu'il se produira une combinaison de ces mouvements. Dans tous les cas, un pivotement mutuel entre les éléments annulaires de l'épine dorsale, qui se produit inévitablement lors du fonctionnement de celle-ci, se traduit pour ces éléments ou pour leurs extrémités par une élévation et un abaissement, et ces éléments 100 peuvent donc bien être mûs rotativement autour de leurs axes longitudinaux, en sorte que la moitié lestée de chaque élément se balancera ou oscillera comme un pendule.Cet effet se produit en particulier lorsque l'épine dorsale est orientée, dans son ensemble, selon un certain angle par rapport à la direction de-propagation des vagues dans l'eau. Il est avantageux que les éléments annulaires de cette épine dorsale puissent s'élever et s'abaisser sous l'actin -des vagues, car ils constituent en eux-mêmes, lorsqu'ils sont élevés, une source d'énergie potentielle qui est libérée par l'intermédiaire des moyens d'entraînement des "canards", puis convertie, à partir de ces derniers, en puissance électrique, et l'efficacité de l'épine dorsale se trouve accrue grâce à cet effet. A la figure 7 sont représentés les axes des joints en crochets qui- relient les éléments annulaires respectifs de l'épine dorsale : les axes horizontaux y portent la référence 118, tandis que les axes inclinés par rapport à l'horizontale y portent la référence 120. L'élément de liaison de chaque joint peut inclure des moyens de transmission en caoutchouc, de sorte que lorsque le joint est sous tension le caoutchouc est soumis à une torsion. On notera, comme le montre la figure 7, que l'inclinaison des axes 120 s'alterne, par rapport à l'horizontale, le long de l'épine dorsale. Ceci permet d'être sûr que, lorsque les forces exercées sur l'épine dorsale sont suffisantes, l'inclinaison mutuelle entre les éléments s'effectuera d'une manière qui peut être qualifiée de "tri-dimensionnelle", et que les oscillations mutuel- les des éléments se modifieront continuellement puisqu'il est établi que les forcesdesvagues sont cycliques Dans tous les cas, le lestage 100A, qui est de préférence prévu sur chaque élément annulaire de l'-épine dorsale, va tendre à ramener les éléments à la position alignée initiale qui est la leur en eau calme. -Le mouvement de retour d'un de ces éléments à cette position initiale, depuis une position élevée correspondant à 11 emmagasinage d'énergie potentielle, entraîne une réaction de l'eau sur les '!canards" 112 de cet élément, réaction qui provoque une rotationrelativedesdits "canards" par rapport à l'élément. Cette rotation relative peut être convertie, par les moyens de transmission, en une énergie de sortie qui peut être extraite du système. La figure 8 montre en traits discontinus de quelle manière deux éléments peuvent être inclinés par rapport à leur position initiale en eau calme, représentée en traits continus. Ces deux élêmentsysont désignés par les références A et B, respectivement. Ces éléments sont censés être assemblés sur une épine dorsale comprenant une pluralité de tels éléments et les déplacements qui vont être décrits peuvent être considérés comme étant caractéristiques de ceux qui se produisent tout l-e long de l'épine dorsale. A 9a figure 8, on suppose qU'existent les forces de vagues F1 et F2 et que ces forces agissent sur les éléments A et B en provoquant un déplacement vers le haut et en arrière de ltextrémité plus éloignée de l'élément A, par rapport à son extrémité plus pro che, cette extrémité plus éloignée étant ainsi soulevée d'une hau- teur D1 par rapport à sa position en eau calme, tandisquel'extré- mite plus éloignée de lvelemen-E B est déplacée vers le haut et en avant par rapport à son extrémité plus proche, comme représenté, de sorte que cette extrémité plus éloignée est soulevée d'une hauteur D2 par rapport à sa position en eau calme. Les forces des vagues étant cycliques et les éléments annulaires de l'épine dorsale étant lestés en 100A, ces éléments tendent à revenir à la position initiale qul est la leur en eau calme et, ce faisant, libèrent l'énergie potentielle qu'ils ont emmagasinée du fait de leur soulèvement par les vagues, comme décrit, en provoquant une rotation relative des l'canardsl' 112 par rapport à l'épine dorsale, une telle rotation relative étant convertie en énergie de sortie par les moyens de transmission. Le couplage mutuel des éléments a par conséquent un effet bénéfique. On doit prendre en considération le fait que les forces des vagues agissant sur l'épine dorsale seront en fait des forces combinées, quelesmouvements d'inclinaison mutuelle seront en fait complexes et variés lorsque l'appareillage sera utilisé en mer et que la figure 8 ne fait qu'indiquer une situation instantanffie pos sible. De préférence, les axes inclinés des joints consécutifs sont, sur l'épine dorsale, prévus en opposition par rapport à llhorizon- tale. Cette disposition, associée au lestage des élements annulaires de cette épine dorsale, confere à cette dernière une forte propension à s'opposer aux forces qui tendent à l'écarter, par distorsion, de sa position en alignement de ses éléments, et lui permet, lorsqu'elle s'en trouve écartez, de tendre fortement à y revenir. Il n'est pas nécessaire que chaque joint présente deux axes de pivotement inclinés l'un par rapport à l'autre. On peut utiliser un unique axe de pivotement, horizontal ou incliné par rapport à l'horizontale, pour autant qu'il ne soit pas vertical. Lorsque lesdits axes uniques sont prévus inclinés par rapport à l'horizontale, il est préférable que, le long de épine dorsale, les axes consécutifs- soient d'égale inclinaison mais orientés en opposition par rapport à l'horizontale. Les figures 9 et 10 montrent un autre exemple de joint pouvant être disposé entre éléments annulaires adjacents de l'épine dorsale. Schématiquement, deux éléments annulaires 210 et 212 de l'épine dorsale sont reliés par un joint universel (joint de Cardan) qui donne à ces deux éléments 210 et 212 tous les degrés possibles de liberté pour leur permettre de s'incliner mutuellement l'un par rapport à l'autre. Le joint universel représenté est du type cruciforme et son noyau 214 définit deux axes de pivotement 216 et 218, ce noyau étant monté fonctionnellemententrelesoreil- les 210A et 212A dont sont pourvues les extrémités respectives des éléments reliés 210 et 212. En outre, le joint est pourvu de moyens destinés à restreindre l'inclinaison mutuelle des éléments 210 et 212 selonunedirection particulière. Pour faire comprendre l'agencement de cette forme de réalisation, on doit d'abord préciser que, dans celle-ci, les -éléments 210 et 212 sont lestés, chacun par un poids de lestage 220 le long d'une de ses génératrices. Dans cet exemple, les lests 220 sont disposés de maniere que lorsque l'épine dorsale flotte dans une masse d'eau 222, ils tendent naturellement à maintenir ces éléments 210 et 212 dans une position pour laquelle ils se trouvent disposés le long du bas de cette épine dorsale. Danscetteposition, les axes 216 et 218 forment entre eux un angle droit et forment chacun un angle de 450 par rapport à la verticale, mais chacun de part et d'autre de.celle-ci. Cette disposition est -la meilleure eu égard au type particulier de moyens destinés à restreindre l'inclinaison mutuelle des éléments, que l'on désire utiliser dans cette forme de réalisation de l'invention. Ces moyens destinés à restreindre l'inclinaison mutuelle des éléments 210 et 212 comprennent en fait un système à bandes de tension 224 tendant mutuellement ceux-ci, axialement, selon leurs bords diamétralement opposés par rapport à l'intersection des axes 216 et 218 et qui sont disposées dans un plan horizontal commun auxdits éléments lorsque l'épine dorsale flotte sur la masse d'eau 222. Il est essentiel que ces moyens destinés à restreindre l'inclinaison mutuelle des éléments soient disposés de manière a restreindre, en fonctionnement, l'inclinaison mutuelle de ces éléments 210 eut 212 selon un plan horizontal. Le pivotement selon un plan horizontal doit être attribué aux forces de houle développées par les déplacements des vagues, alors que le pivotement selon un plan vertical doit être attribué aux forces de poussée développées dans et par la masse d'eau. Comme on l'a déjà expliqué, si, lors du fonctionnement de l'appareillage pour la production d 'énergie-, 11 action des forces de houle auxquelles sont soumis les éléments 210 et 212 est, pour partie, responsable de l'élévation et de l'abaissement de ces éléments 210 et 212, l'énergie extraite du système se trouve accrue. Les moyens 224 susvisés permettent dans cet exemple d'atteindre ce but Ainsi, lorsque le joint de l'agencement représenté aux ilgu- res 9 et 10 subit une force de houle, représentée à la figure 1D par la double flèche 226, les éléments 210 et 212 tendent à pivo- ter mutuellement autour du joint représenté, dans un plan hXorizon- tal. Les moyens 224 destinés à restreindre ce pivotement tendent à s'y opposer, quelque soit la dire::tion selon laquelle pivotent mutuellement ces éléments, et du fait que le joint est moins ou pas du tout empêché de pivoter selon un plan vertical, même lorsque c'est une force de houle 226 qui agit sur le joint, au moins les extrémités des éléments 210 et 212 tendront à s'éleveur ou à s'abaisser comme l'indique en traits discontinus la figure 10, et, la force de houle étant elle-même une force cyclique lorsqu'elle cesse, ces éléments reviendront à nouveau dans leur position initiale, essentiellement sous l'effet du lestage 220, et, lors dece mouvement de retour, les "canards", tels que le "canard" 228 représenté à la figure 10, tendront- à osciller davantage par rapport à ces éléments 210 et 212, fournissant ainsi davantage d'énergie de sortie par ltintermédiaire de moyens convertisseurs d'énergie idoines. On peut utiliser d'autres formes de joint universel entre lesdits éléments. Par exemple, des joints à bille et à rotule peuvent fonctionner aussi bien. Les moyens 224 destinés à restreindre l'inclinaison mutuelle des éléments 210 et 212 et représentés aux figures 9 et 10 du dessin peuvent inclure des cordelettes tendues autour de tétons 224A dont sont alors pourvus les éIéments 210 et 212. D'autres formes d'agencements de moyens destinés à restreindre l'inclinaison mutuelle des éléments 210 et 212 peuvent aussi être utilisées. Enfin, les formes de réalisation de l'invention qui viennent d'être décrites en référence au dessin annexé, n'ayant été citées qu'à titre d'exemples non-limitatifs, l'homme de l'art pourra y apporter toutes modifications de forme ou de detail qu'il jugera utiles ou en remplacer tout ou partie des éléments constitutifs par des équivalents, sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Colonne articulée en épine dorsale pour un système destiné à produire de l'énergie à partir des mouvements des vagues dela mer et qui, en fonctionnement, flotte sur la mer, caractérisée par le fait qu'elle comprend des éléments annulaires sur lesquels des flotteurs en "canards" ou d d'autres moteurs primaires sont montés oscil- lants ou rotatifs, ces éléments annulaires ou aumoins certains d'entre eux étant lestés afin qu'en flottaison ils adoptent uneposition pré déterminée,etétant reliés au moyen de joints qui permettent et favorisent le pivotement des éléments adjacents autour d'un axe ou d'axes, autres que verticaux, quand la colonne se trouve dans ladite position, de manière que lorsque l'épine dorsale est, en fonctionnement, soumise aux forces des vagues, il se produise une élévation et un abaissement mutuels des extrémités desdits éléments et que, grâce à leur lestage, lesdits éléments annulaires soient sollicités en rappel vers une position initiale prédéterminée. 2 Colonne articulée en épine dorsale selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ladite position prédéterminée est une position dans laquelle les éléments annulaires se trouvent a gnés 3. Colonne articulée en épine dorsale selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée par le fait que lesdits joints sont pourvus de moyens définissant des axes de pivotement qui font un certain angle par rapport à la verticale lorsque l'épine dorsale le se trouve placée dans-ladite position prédéterminée. 4. Colonne articulée en épine dorsale selon la revendication 3, caractérisée par le fait que lesdits axes orientés selon un certain angle par rapport à la verticale sont, en ce qui concerne les joints successifs disposés le long de l'épine dorsale, également inclinés par rapport à la verticale mais selon des directions opposées par rapport à celle-ci lorsque l'épine dorsale se trouve placée dans ladite position prédéterminée. 5. Colonne articulée en épine dorsale selon la revendication 1 et l'une des revendications 2,3 ou 4, caractérisée par le fait que ledit lestage est obtenu par la disposition d'un matériau lourd selon une génératrice de chacun des éléments annulaires de l'épine dorsale. 6. Colonne articulée en épine dorsale selon la revendication 3 ou la revendication 4, caractérisée par le fait que lesdits moyens comprennent un paquetage de matériau élastique d'élasticité non uniforme permettant de réduire l'amplitude d'inclinaisonmutuel- le desdits éléments annulaires, au niveau desdits joints ou jointures, davantage autour d'un axe vertical que, ou pas du tout, autour d'un second axe, transversal par rapport audit axe vertical. 7. Colonne articulée en épine dorsale selon la revendication 6, caractérisée par le fait que les moyens destinésàréduireî'am- plitude d'inclinaison-mutuelle desdits éléments annulaires comprennent des blocs de caoutchouc ou analogues disposés entre les extré mités crénelées, r encastrant mutuellement, des éléments annulaires adjacents, des câbles tendeurs maintenant assemblés les éléments annulaires de l'épine dorsale. 8. Colonne articulée en opine dorsale selon l'une des revendications 3, 4 ou 5, caractérisée par le fait que les joints disposés entre lesdits éléments sont des joints universels (joints de Cardan) et que lesdits moyens destinés à réduire l'amplitude d'inclinaison mutuelle de ces éléments comprennent des bandes élastiques ou analogues. 9. Système générateur d'energie destiné à produire de l'éner- gie à partir des mouvements des vagues de-la mer et qui, en fonctionnement, flotte sur la mer, caractérisé par le fait quil com prend- d'une part une colonne articulée en épine dorsale selon l'une des revendications précédentes, d'autre part une pluralite d'organes générateurs d'énergie qui sont montés oscillants ou rotatifs sur les éléments annulaires de cette épine dorsale afin d'être entraînes en oscillations ou rotativement par les forces des vagues, enfin, des moyens de transmissindisposés fonctionnellement entre épine dorsale et lesdits organes générateurs d'énergie afin dé délivrer une énergie de sortie utilisable, engendrée par les mouvements d'oscillation ou de rotation desdits organes. 10. Système générateur d'énergie selon la revendication 9, ca racterisé par le fait que lesdits organes générateurs d- > energie sont des "canards" montés, oscillants, sur l'épine dorsale et qui présentent la forme décrite dans le brevet britannique NO 1.482.085-. 11. Système générateur d'énergie selon la revendication 9 ou la revendication 10, caract-isé par le fait que lesdits moyens de transmission sont adaptés à la production d'une énergie électrique de sortie. 12. Energie électrique produite par le système selon la revendication 11.