Il est connu d'utiliser pour la pose de parquets des plaques préfabriquées constituées par des lattes ou lamelles de bois juxtaposées. Ces lamelles, qui forment la plupart du temps un dessin en échiquier, sont juxtaposées sans collage latéral et sont maintenues solidaires par une couche de papier, un tissu, un filet ou un dispositif analogue, La condition pour poser ces plaques de façon satisfaisante est que le sol situé en-dessous soit complètement plan. C'est pourquoi on pose la plupart du temps sur la surface brute une couche intermédiaire. La réalisation de cette couche prend du temps et est onéreuse.En outre, cette couche présente, après avoir été posée, un certain degré d'humidité, de sorte qu'on ne peut pas, immédiatement après avoir déposé la couche, poser. sur elle un parquet en bois, parce que l'humidité absorbée- par le bois ferait gonfler celui-ci et que par suite le parquet gauchirait. Pour économiser la dépense de réalisation de la couche inter médiaire et le temps nécessaire pour le séchage, on s'est efforcé de réaliser les plaques préfabriquées de façon qu'une couche inférieure complètement plane ne soit pas nécessaire pour le parquet. Les plaques doivent autant que possible être posées immé diatoient sur la surface brute du bâtiment, c' est-à-dire sans la présence d'une couche intermédiairee Pour poser des parquets en bois sans une couche intermédiaire, il est déià connu de poser en plusieurs couches collées des lattes individuelles de parquet sur le sol.Les parquets ainsi obtenus sont constitués par une couche supérieure mince en bois noble et possèdent plusieurs couches inférieures collées0 On a également déjà utilisé, pour fabriquer des parquets,des plaques constituées par trois couches ou davantage mais la réalisation de ces plaques n'est pas économique comparativement aux parquets à lattes à plusieurs couches, On a également déjà proposé de coller des lamelles de parquets sur un support, par exemple sur une plaque à plusieurs couches en copeaux de bois; ces plaques doivent btre posées de façon à former une liaison rigide en soi, de sorte qu'un sol complète- ment plat n'est pas nécessaire. Mais jusqu'à présent on ntest pas encore parvenu à réaliser de telles plaques composites de façon qu'une déformation des plaques soit exclue.La raison en est que les lamelles de bois d'une part et la couche inférieure servant de couche de support d'autre part se gonflent différemment quand elles absorbent de l'humidité0 La modification différente qui en résulte de la grandeur de la couche de lamelles de bois d'une part et du support d'autre part conduit à des gauchissements de la plaque composite. Les influences de l'humidité ne pouvaient pas jusqu'alors être évitées,même dans la fabrication des plaques composites,parce que les adhésifs utilisés contenaient de lteau. Pour éviter des tensions qui peuvent apparaître à la suite du gonflement des lattes de parquet, on a déjà proposé, dans le collage de la couche de parquet avec la couche de support, de disposer les lattes de parquet de façon qu'elles se trouvent espacées l'une de l'autre pour une humidité du bois comprise entre 8 et 10% o Indépendamment des mesures mécaniques, ceci doit pouvoir titre obtenu en traitant,soit du bois avec davantage d'humidité. soit des plaques de support ayant une humidité inférieure, de sorte que, pendant l'égalisation de l'humidité, pendant l'entreposage faisant suite au traitement, des intervalles entre les lamelles de bois se forment à cause du retrait du bois ou du gonflement des plaques de support. Nais le résultat désiré, à ;avoir des lamelles de bois situées sur la plaque de support avec un fn- tervalle entre elles, ne peut pas être obtenu de façon satisfai- sante par ces mesures. Le travail de bois ayant une humidité choisie supérieure à celle usuelle pour le travail, peut entraîner que les lamelles de bois se déforment ou gauchissent dans le sg- chage qui suit.D'autre part, l'utilisation de plaques de support ayant une humidité inférieure ne peut conduire au résultat désiré que lorsque les plaques gonflent effectivement plus que le bois dans l'entreposage qui fait suite; en outre ce gonflement doit Btre très régulier et ne doit pas dépasser une valeur déterminée. Ce procédé est donc limité au choix d'une matière tout à fait déterminée pour les plaques de support et ne peut conduire au succès que lorsqu'on dispose effectivement d'une telle matière. L'invention a pour but de fournir une plaque composite pour parquets constituée par des lamelles de bois disposées l'une à ctté de l'autre et maintenues solidaires par un support rigide, de façon que la plaque soit complètement plane, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de la travailler complémentairement lors de sa pose, De telles plaques composites pour'parquets prêtes à être posées peuvent également l'8tre sans poser sur le sol une couche intermédiaire. On peut les livrer travaillées jusqu'à terminaison complète, panéxemple déjà scellées, de sorte que le temps de pose peut être considérablement abrégé. Suivant l'invention, on maintient les lamelles de bois sur le support au moyen d'une couche d'un liant insoluble à l'eau. En raison de l'utilisation d'un tel liant on évite un gauchissement des plaques déjà dans leur fabrication0 I1 est apparu particulièrement indiqué d'utiliser comme liant une laque, de préférence une laque polyester0 De telles laques n'ont jusqu'à présent été connues que comme revêtement protecteur ou pour améliorer la surface du bois, L'invention repose sur la découverte que de telles laques,en partïculier les laques au polyester, conviennent particulièrement bien comme liant au lieu de la colle soluble dans l'eau jusqu'à présent utilisée de façon usuelle. Elles durcissent très vite et ne cèdent pas d'humidité au bois. Le support est de préférence une plaque à une seule couche en copeaux de bois0 La fabrication de telles plaques est connue.0n peut coller les copeaux au moyen d'adhésifs usuels, par exemple de la résine phénolique0 Une plaque en copeaux de bois a une seule couche, dont la structure correspond sensiblement à la couche centrale des plaques traditionnelles en copeaux à plusieurs couches, présente l'avantage qu'il n'apparaît pas des zones de tension qui sont souvent présentes dans les plaques en copeaux de bois à plusieurs couches à cause des couches de recouvrement. Pour faciliter la pose des -plaques compostes suivant l'invention à l'état d'un ensemble résistant à aa--flexion, les bords des plaques peuvent présenter des rainures parallèles à la surface de la plaque, On colle alors à l'intérieur de ces rainures sur leur longueur des languettes qui constituent des languettes de bois de bout, Pour faciliter le travail de pose, le support peut présenter une ou plusieurs entailles, de préférence parallèles aux bords de la plaque. On peut facilement séparer l'une de l'autre les plaques par rupture le long de ces entailles, de sorte qu'il se forme de plus petites unités qu'on peut poser le long des bords du parquet, l'entaille étant tournée vers le mur, Pour pouvoir équilibrer les gonflements du bois produits par l'absorption ultérieure d'humidité, et éviter ainsi que la plaque composite pour parquet, constituée par des lamelles de bois dis posées l'une à coté de l'autre et maintenues ensemble par un support rigide, se déforme ou gauchisse, on crée, suivant l'invention, entre toutes les lamelles de bois voisines les unes des autres des intervalles produits par le gonflement du bois Les intervalles sont donc- dimensionnés tels qu'ils puissent précisément absorber les changements de dimension des lamelles de bois dûs à l'humidité qui apparaitront ultérieurement0 Comme le liant situé entre les lamelles de bois et le-support est suffisamment élastique, les lamelles-de bois peuvent se déplacer sur le support des valeurs nécessaires très minimes. L'invention concerne en outre un procédé de fabrication de plaques composites pour parquets dans lequel les lamelles de bois sont rassemblées pour former des plaques et sont fixées par un liant sur un support à la façon d'une plaque. Le procédé suivant l'invention résoud le problème de former entre les différentes lamelles de bois des intervalles qui soient presque invisibles et soient cependant suffisamment larges pour pouvoir absorber des gonflements ultérieurs du bois. Suivant l'invention les plaques de bois constituées par des lamelles de bois sont humidifiées pendant peu de temps sur une face et fixées sur le support dans l'état de gonflement ainsi produit Le procédé suivant l'invention permet de réaliser les intervalles très simplement et cependant avec une grande précision.Des dispositifs mécaniques spéciaux ne sont pas nécessaires pour rassembler les lamelles de bois parce que celles-ci sont tout d'abord rassemblées de façon usuelle sans intervalles. Les lamelles de bois possèdent le degré usuel de siccité et ne sont donc humidifiées que d'un seul côté et pendant un temps suffisamment court pour qu'une déformation ou un gauchissement des lamelles dû au séchage ultérieur soit exclu. On colle de préférence sur la face supérieure une couche de papier qui recouvre la totalité de cette face. La colle sur le papier est une colle soluble dans l'eau. lie papier se plie à la dilatation par le gonflement qui en résulte, sans- que les lamelles se séparent de l'ensemble. En outre la plaque est fortement cohérente, ce qui est important pour son collage ultérieur avec la plaque de support. L'apposition du papier humide fait automatiquement apparaitre un processus de gonflement qui suffit pour rendre -les lamelles indépendantes les unes des autres après l'inversion du processus de gonflement. Après que les lamelles aient été liées au support et que le liant entre les lamelles de bois et le support ait durci,on peut retirer la couche de papier ou l'enlever par meulage dans la suite du traitement. Suivant l'invention, on réunit les plaques constituées de lattes de bois, à leur support par compression à froid, en utilisant un liant insoluble à lteau, de préférence une laque de polyester0 Â cet effet, on peut utiliser une presse ayant une pression d1au moins 3 kg par cm2. Dans la compression à froid, seule agit la température ambiante normale sur les plaques et non une chaleur supplémentaire, qui pourrait produire des zones de tension. On peut régler la durée de collage de la colle en ajoutant des agents d'accélération et/ou de durcissement de façon qu'on puisse fabriquer les plaques dans de courtes périodes. L'invention va maintenant être expliquée plus en détail en se reportant au dessin annexé dans lequel : la figure 1 est une vue d'une plaque composite pour parquet en représentation schématique perspective; les figures 2 à 4 illustrent différents stades du procédé de fabrication des plaques; la figure 5 est une vue schématique de dessous de la plaque; la figure 6 est une vue de la plaque dans le sens de la flèche VI de la figure 5. La plaque composite 1 est constituée par des lamelles de bois 2 assemblées à la façon d'un échiquier et liées rigidement à une sous-couche ou support 3.Celui-ci est une plaque en copeaux de bois à une seule couche, constituée par des copeaux en bois dur collés avec de la résine phénolique. Son épaisseur est comprise entre environ 12 et 16 mm. On fabrique de telles plaques en copeaux dans des presses pour plaques en copeaux et on les sépare pour leur donner le format désiré. Les lamelles de bois 2 sont maintenues sur la plaque 3 par une-couche 4 d'un liant insoluble à l'eau, par exemple de la laque polyester. Sur les bords latéraux de la plaque composite sont fraisées des rainures 6 qui, lorsqu'on pose les plaques, servent à recevoir des languettes, par exemple des languettes de bois de bout. On travaille la plaque composite 1 de manière à la rendre prête à être posée, c'est-à-dire qu'on la coupe et la scelle. La face inférieure de la plaque composite I présente des entailles 7, de sorte qui on peut briser la plaque le long de ces rainures (figures 5 et 6). La représentation schématique des figures 2, 3 et 4 montre les stades du procédé de fabrication de la plaque composite selon l'invention0 On rassemble tout d'abord les lamelles de bois 2 dans un cadre (non représenté) de sorte quielles sont juxtaposées sans intervalles. On colle sur la plaque ainsi formée du papier 8 encollé humidifié avec de l'eau0 La figure 2 montre que les lamelles de bois 2 ont un peu gonflé dans leur région supérieure à cause de l'humidité du papier, de sorte qu'elles se sont éloignées l'une de l'autre et que des intervalles 5 se sont formés. On comprime alors la plaque en lamelles de bois encore collées avec du papier sur la plaque 3 en copeaux de bois au moyen d'un liant 4 durcissant rapidement. Cette opération a lieu à la température ambiante normale et sous une pression d'au moins 5 kg/cm2.Le gonflement des lattes de bois dans leur région supérieure diminue à la température ambiante normale, de sorte que les lamelles de bois 2 se dressent maintenant libres sur la plaque de support 3 (figure 4) . On peut enlever le papier 8, déjà avant le séchage, mais également après. La couche 4 de liant forme également un isolement contre l'hu- midité entre les lamelles de bois et la plaque de support 3 à poser sur le sol. La quantité du liant à utiliser dépend de la nature du bois des lamelles. On empile les plaques composites à la température ambiante normale pendant au moins 24 heures après le durcissement de la couche de liant. Pour cette opération on pose avantageusement de minces lattes de bois entre les plaques. On travaille ensuite les plaques composites pour les termi ner. On polit et scelle la surface supérieure constituée par les lamelles de bois. On travaille également les bords de la plaque et on y ménage les rainures 6. On colle de préférence des languettes en bois de bout dans deux rainures 6 se coupant à angle droit. On peut également sceller la plaque sur sa face inférieure. On relie ensemble les plaques composites de parquet,quand on les pose, au moyen des languettes introduites dans les rainures 6 de façon qu'elles constituent un ensemble résistant à la flexion0 Elles n'ont pas besoin d'être collées sur le sous-parquet. -REVENDICATIONS- 1.- Plaque composite pour parquet constituée par des lamelles de bois juxtaposées et maintenues assemblées par un support rigide, caractérisée en ce que les lamelles de bois sont maintenues sur le support au moyen d'une couche d'un liant insoluble dans l'eau. 2.- Plaque composite suivant la revendication l,caractérisée en ce que le liant est une laque, de préférence une laque polyester qui, afin de compenser les imprécisions de la fabrication du côté du collage, comprend une charge 3c Plaque composite suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que le support est une plaque en copeaux de bois de préférence en une seule couche et présente une ou plusieurs entailles de préférence parallèles aux bords de la plaque. 4.- Plaque composite suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la plaque composite est scellée prête à être posée. 5.- Plaque composite suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les bords de la plaque présentent des rainures parallèles à la surface de la plaque. 6.- Plaque composite suivant la revendication 5, caractérisée en ce qu'une languette, de préférence en bois de bout,est introduite dans chacune de deux rainures, faisant entre elles un angle droit et y est colle. 7.- Plaque composite, constituée par des lamelles de bois juxtaposées et maintenues réunies par un support rigide,en particulier suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'il existe des intervalles produits par le gonflement du bois entre toutes les lamelles de bois, voisines les unes des autres0 8.- Procédé de fabrication de plaques composites pour parquets suivant la revendication 1, dans lequel des lamelles de bois sont assemblées pour former des plaques et sont fixées par un liant sur un support à la façon d'une plaque, caractérisé en ce que les plaques de bois constituées par des lamelles de bois sont humidifiées pendant un court moment sur une face et sont fixées sur le support dans l'état de gonflement ainsi produit. 9.- Procédé suivant la revendication 8 ,caractérisé en ce qu'en utilisant un adhésif insoluble dans 11 eau, on colle sur les plaques constituées par des lamelles de bois du papier une feuille ou un élément analogue et en ce qu'après la liaison des lamelles avec le support et après le durcissement du liant situé entre les lamelles de bois et le support, on enlève la couche de papier, les plaques composées de lamelles de bois étant fixées sur le support par leur face opposée à la face humidifiée. 10.- Procédé de fabrication de plaques composites pour parquets, en particulier suivant la revendication 8 ou la revendication 9, caractérisé en ce qu'en utilisant un liant insoluble dans 11 eau, de préférence une laque polyester, on réunit les plaques constituées de lattes de bois à leur support par compression à froid, la durée de collage du liant pouvant être rendue brève par l'addition d'agents d'accélération et/ou de durcissement lolo~ Procédé suivant la revendication 9 ou la revendication 10, caractérisé en ce que dans un stade du procédé suivant la liaison des lamelles de bois avec le support, on ménage dans les plaques composites des rainures latérales, une ianguette de-bois pouvant être encollée dans chacune de deux rainures faisant entre elles un angle droit 12.- Procédé suivant la revendication 8 , caractérisé en ce qu'on empile les plaques, après le durcissement du liant,pendant au moins 24 heures, de préférence avec interposition de lattes de bois ou de pièces analogues. 130- Procédé suivant la revendication 8 ,caractérisé en ce qu'après durcissement du liant, on polit les plaques composites sur la surface des lamelles de bois et en ce qu'on les scelle de préférence après le polissage. 14.- Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'on utilise comme support une plaque en copeaux de bois à une seule couche, de préférence en copeaux collés d'un bois dur,