La présente invention concerne un dispositif de surveillance comportant un poste central connecté à un certain nombre de terminaux locaux par l'intermédiaire de voies de télécommunication permettant la transmission d'informations concernant des changements d'état des capteurs connectés aux terminaux locaux. Les dispositifs de ce type sont connus et permettent de surveiller économiquement différentes zones dans chacune desquelles est placé un terminal connecté à des capteurs. Ces capteurs sont normalement de deux types. Les capteurs du premier type doivent pouvoir transmettre en permanence au poste central, par l'intermédiaire du terminal, une information concernant un changement d'état qui nécessite le déclenchement d'une alarme, et ce type correspond par exemple aux détecteurs d'incendie. Dans les capteurs du second type, un changement d'état ne doit déclencher une alarme qu'au cours de certaines périodes, par exemple pendant les heures de fermetures dans le cas d'un dispositif antivol. Les dispositifs du genre de ceux décrits ci-dessus utilisent souvent des voies de télécommunication entre le poste central et les terminaux constituées par des lignes demeurant en place en permanence, comme par exemple des lignes d'un réseau téléphonique public affectées spécialement à cet usage. On connait cependant des dispositifs de transfert d'informations entre un poste central et plusieurs terminaux qui n'utilisent le réseau téléphonique public que lorsque des informations doivent être transmises. Dans ce cas, chaque terminal peut comporter un organe d'appel automatique qui établit automatiquement la communication avec le poste central, grâce au réseau téléphonique lorsqu'un capteur quelconque change d'état. Ceci évite qu'une coupure survenant sur une seule ligne de télécommunication reliant le terminal au poste central n'empeche complètement le fonctionnement d'une zone locale de surveillance, tout en évitant la solution conteuse consistant à utiliser plusieurs lignes de télécommunication branchées en permanence entre le poste central et chaque terminal. L'invention a pour objet un dispositif de surveillance du type indiqué ci-dessus, ce dispositif utilisant un organe d'appel automatique à chaque terminal, et étant conçu de façon à ce que le fonctionnement des lignes de télécommunication reliant les terminaux au poste central soit contrlé par l'établissement répété de ces lignes. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est un schéma synoptique d'un dispositif de surveillance correspondant à l'invention ; - la figure 2 est un schéma synoptique d'un mode de réalisation d'un terminal d'un dispositif de surveillance selon l'invention ;et - les figures 3, 3a, 3b, 3c et 3d sont des schémas synoptiques d'un dispositif de centrale de communication faisant partie des terminaux correspondant à un mode de réalisation du dispositif de surveillance selon l'invention. Le dispositif de surveillance représenté de façon schématique sur la figure 1 comporte un certain nombre de terminaux la, lb, ...lx qui sont connectés à un poste central 3 par l'intermédiaire d'une voie de télécommunication 2. La figure 1 montre que le poste central 3 peut comporter, à partir de la voie de télécommunication 2, un émetteur-récepteur 102 servant à l'émission d'informations vers les terminaux et à la réception d'informations à partir de ceux-ci, un registre 103 servant de mémoire temporaire pour les informations émises et/ou reçues, un calculateur 105, et enfin un organe de connexion 104 placé entre le registre et le calculateur. L'émetteur-récepteur est constitué par un certain nombre de filtres associés à des amplificateurs opérationnels, par exemple du type MC 1458 de la firme Motorola. L'émetteur-récepteur comporte également un convertisseur série-parallèle et parallèlesérie, par exemple du type TMS 6011 de la firme Texas Instruments ainsi qu'un certain nombre de circuits logiques réalisés à l'aide de circuits intégrés TTL de la série 74. Le registre comporte un microcalculateur du type Intel 8080, possédant une mémoire morte (par exemple Intel 702R), et une mémoire vive à accès direct (par exemple Intel 4002-1), ainsi que différents circuits logiques réalisés a partir de circuits intégrés logiques de la série 74. Le calculateur est un minicalculateur, par exemple du type Datasaab D15, avec une mémoire à disque, par exemple du type Datasaab 4801. Le calculateur peut être connecté de façon classique à un enregistreur 4, une console de visualisation 5 et un clavier 6, pouvant être par exemple du type Datasaab 4553, Datasaab 4405, et Datasaab 4626, respectivement. L'organe de connexion utilise des circuits logiques (série 74). Le dispositif de surveillance de l'invention est con çu pour fonctionner de la manière suivante. Les informations transmises à partir des terminaux la-lx, par l'intermédiaire de la voie de télécommunication 2, sont reçues par l'émetteurrécepteur du poste central 3, et mises en mémoire dans le registrede ce poste central. Le registre cherche alors à entrer en contact avec le calculateur par l'intermédiaire de l'organe de connexion, de façon à transmettre au calculateur les informations enregistrées de façon temporaire dans le registre. Une fois que le registre est entré en contact avec le calculateur et que les informations conservées temporairement dans le registre ont été transférées au calculateur, ces informations sont traitées dans le calculateur conformément au programme enregistré dans ce dernier. Le résultat de ce traitement se traduit par une information de réponse renvoyée vers le terminal considéré, par l'intermédiaire de la voie de télécommunication. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 2, chaque terminal la-lx comporte plusieurs capteurs 7a,7b...7m, 7n,... 7y, connectés à un circuit logique 100. Ce circuit logique est également connecté à un organe d'appel automatique 8, à un émetteur-récepteur 9, à un indicateur 10 indiquant, par exemple, la réception d'une réponse émise par le poste central, et à un clavier 11 permettant de communiquer avec le calculateur du poste central 3. Sur une instruction reçue du circuit logique, l'organe d'appel automatique 8 établit une liaison, par exemple par la voie de télécommunication 2, entre ltémetteur-récepteur 9 du terminal et l'émetteur-récepteur 102 du poste central 3, cette liaison faisant intervenir l'organe de connexion 101 et le réseau téléphonique. L'organe d'appel automatique 8, l'Emetteur-récepteur 9, l'organe de connexion 101, l'indicateur 10 et le clavier 11 du terminal sont des éléments bien connus de l'homme de l'art qui ne seront donc pas décrits en détail ici. On peut toutefois mentionner que le circuit logique est constitué par un microcalculateur du type Intel MCS4, comportant une mémoire morte (par exemple Intel 1702A) et une mémoire vive à accès direct (par exemple Intel 4002-1), ainsi que différents circuits intétrés de la série 74. L'organe d'appel automatique 8 comprend des circuits intégrés logiques de la série 74 et des relais (par exemple des relais du type Clare MRME). L'émetteur-récepteur 9 est identique à l'émetteur-récepteur 102 du poste centram 3. L'indicateur 10 peut être constitué par exemple par un indicateur numérique du type Fugi 3015F, et le clavier ll peut être du type Eklôv HEC-H-3ZA: L'organe de connexion 101 est constitué par un transformateur, un relais (par exemple du type Siemens V23154), et un câble et une fiche téléphonique permettant le raccordement au réseau téléphonique. Les capteurs 7a-7y peuvent être constitues par différents détecteurs connus, par exemple des détecteurs micro-onde du typeSecuritas HVD2, ces détecteurs possédant deux états pouvant être communiqués au circuit logique 100 par des signaux électriques. Lorsqu'il se produit un changement d'état de l'un quelconque des capteurs, le circuit logique déclenche le fonctionnement de l'organe d'appel automatique 8, de façon à ce qu'il établisse une communication entre l'émetteur-récepteur 9 du terminal et l'emetteur- récepteur 102 du poste central 3. Lorsque la communication est établie (ce qui est confinné par un signal de réponse transmis par l'émetteur-récepteur du poste central 3 au circuit logique du terminal, par l'intermédiaire de son émetteur-récepteur 9) le circuit logique transfère vers le poste central les informations concernant l'état de tous les capteurs. Ces informations sont transférées par l'émetteur-récepteur 9 vers l'émetteurrécepteur du poste central 3, et atteignent le registre de ce poste central, dans lequel elles sont provisoirement enregistrées La communication établie est maintenue jusqu'à ce que l'information conservée provisoirement dans le registre 103 ait été transférée au calculateur et traitée par celui-ci, et jusqu'3 ce que l'information de réponse résultant de ce traitement ait été retournée au circuit logique du terminal. Ce retour s'effectue par le registre de mémoire temporaire 103, l'émetteur-récepteur 102, la voie de télécommunication 2 du réseau téléphonique, et l'émetteur-récepteur 9 du terminal. La réponse renvoyée au terminal contient normalement des instructions provoquant l'interruption de la liaison, et peut contenir des instructions déclenchant un dispositif d'alarme 12 connecté au circuit logique, au cas où le changement d'état ayant déclenché le transfert d'information est de nature à nécessiter le déclenchement d'une alarme. L'appareil représenté sur la figure 3 permet de contrôler la connexion entre un terminal la-lx et le poste central 3, et cet appareil comporte un registre 24 enregistrant l'instant d'appel, et un compteur 25 enregistrant la durée qui s'est écoulée, connectés tous deux à l'organe d'appel automatique 8 par l'intermédiaire d'un comparateur 26. Le registre 24 et le compteur 25 sont de plus connectés à un organe de détermination de l'instant d'appel 27, qui est conçu de façon à transmettre des données numériques au registre 24 et à remettre à zéro le compteur 25, simultanément. Le compteur 25 peut recevoir des impulsations de comptage provenant d'une horloge 28, et, lorsque le contenu du compteur 25 coïncide avec celui du registre 24, le comparateur 26 transmet à l'organe d'appel automatique 8 le signal commandant l'établissement de la liaison avec le poste central 3. On accomplit ainsi des contrôles périodiques de la liaison entre les terminaux la-lx et le poste central 3, l'intervalle séparant des contrôles consécutifs étant défini par l'organe 27, définissant les instants d'appel. L'organe 27 est conçu de façon à transmettre au registre 24 des données indiquant l'instant d'appel suivant, après chaque communication, que cette communication ait été établie par le comparateur 26, ou par un changement d'état d'un capteur. Dans un autre mode de réalisation, on peut omettre le comparateur 26 et le compteur 25, et le registre 24 peut entre constitué par un compteur qui, après avoir été chargé par l'organe 27 avec les données de l'instant d'appel suivant, est attaqué par l'horloge 28 de façon à compter jusqu'à zéro. L'organe d'appel automatique 8 est alors déclenché lorsque le contenu du registre 24 arrive à zéro. L'organe 27 déterminant les instants d'appel peut etre réalisé de diverses façons, et quelques-uns de ces modes de réalisation sont représentés sur les figures 3a-3b. Dans'le mode de réalisation de la figure 3a, l'instant d'établissement de la communication suivante est déterminé par le poste central 3 chaque fois qu'une communication est établie entre les terminaux la-lx et le poste central 3. Dans ce cas, l'information relative à l'instant d'établissement de la communication suivante est transférée au terminal considéré dans la réponse donnée à ce terminal par le poste central. Dans ce but, chaque terminal comporte un registre 29 dans lequel est enregistrée l'information concernant l'instant d'appel suivant, transmise par le poste central 3 par l'intermédiaire de l'émetteur-récepteur 9. Cette information contient d'une part l'ordre d'enregistrement de l'instant d'appel suivant dans le registre 24, et d'autre part des données numériques indiquant l'instant d'appel suivant. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 3b, l'organe 27 déterminant l'instant d'appel suivant comporte un générateur de nombres aléatoires, 30, appartenant au terminal et commandé par un organe 31 fixant la limite maximale de cet instant. Le générateur de nombre aléatoires engendre différentes indications numériques inférieures a une valeur maximale et présentant une certaine distribution. La ligne 32 montre que le générateur de nombres aléatoires 30 est commandé par l'organe d'appel automatique 8 de façon à fournir l'indication numérique mentionnée ci-dessus chaque fois que l'organe d'appel 8 est actionné pour établir une communication avec le poste central 3. Cette indication numérique est introduite dans le registre 24 et, simultanément, le compteur 25 est remis à zéro. Sur le schéma de la figure 3b, la durée maxinale pouvant s'écouler entre deux appels consécutifs peut être déterminée de l'une des manières représentées sur les figures 3c et 3d. Selon le schéma de la figure 3c, la durée maximale est déterminée au poste central puisque l'information définissant cette durée est extraite d'une réponse du poste central 8 et est introduite par l'intermédiaire de l'émetteur-récepteur 9 dans un registre 33 appartenant au terminal. Le contenu du registre 33 définit la durée maximale que peut engendrer le générateur de nombres aléatoires 30. Selon le schéma de la figure 3d, le terminal détermine indépendamment la durée maximale, à l'aide d'une horloge 34, d'un compteur 35 et d'un décodeur 36. Les dispositifs décrits ci-dessus, servant à contrôler la liaison entre les terminaux la-lx et le poste central 3 permettent tout d'abord de découvrir les défauts pouvant apparaître dans la liaison, et permettent ensuite de découvrir les défauts pouvant apparaitre par exemple dans l'organe d'appel 8 et dans l!émetteur-récepteur 9. Dans chacun des modes de réalisation décrits ci-dessus des dispositifs de contrôle, le poste central 3 contient des informations indiquant la durée maximale au bout de laquelle les différents terminaux la-lx doivent établir une communication avec le poste central. Ce poste central peut ainsi déclencher une alarme si un terminal n'a pas établi la communication à l'instant prévu. Les intervalles entre les contrôles de liaisons peuvent de plus être modifiées, en particulier dans le mode de réalisation préféré correspondant aux figures 3 et 3a, en fonction du niveau de fiabilité avec lequel les communications entre les terminaux la-lx et le poste central 3 doivent être établies lorsqu'il apparait un changement d'état dans l'un quelconque des capteurs 7a-7y. Ceci présente un aspect économique favorable et réduit considérablement les risques de sabotage. Le microcalculateur du circuit logique du terminal accomplit les fonctions du registre 24, du compteur 25, du comparateur 26, de l'organe 27, du registre 29, du générateur de nombres aléatoires 30, de l'organe 31, du registre 33, du compteur 35 et du décodeur 36. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs. - REVENDICATIONS 1. Dispositif de surveillance comprenant un poste central connecté par l'intermédiaire d'un réseau téléphonique à plusieurs terminaux locaux, de manière à recevoir å partir de ces terminaux des informations concernant les changements d'état de capteurs connectés auxdits terminaux, chaque terminal comportant un organe d'appel téléphonique automatique établissant une communication entre le terminal considéré et le poste central, par l'intermédiaire du réseau téléphonique, de façon à transmettre lesdites informations, caractérisé en ce que chaque terminal comporte un registre servant à établir une communication entre le terminal et le poste central, dans un but de contrôle, ces communications étant établies en actionnant ledit organe d'appel automatique à un instant déterminé par des données contenues dans ledit registre, chaque terminal comportant en outre un organe introduisant dans ce registre des données déterminant un nouvel instant d'appel, chaque fois qu'une communication a été établie. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérise en ce que ledit registre est constitué par un compteur qui, après un chargement de données, est attaqué par une source d'impulsions d'horloge de façon à compter jusqu'd zéro, ce compteur actionnant ledit organe d'appel automatique lorsque son contenu atteint zéro. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un compteur attaqué par une source d'impulsions d'horloge, et un comparateur comparant les contenus dudit registre et dudit compteur, et actionnant ledit organe d'appel automatique lorsque ces deux contenus sont égaux, ledit organe d'introduction de données opérant de plus une remise à zéro dudit compteur lorsqu'il introduit des donnees dans ledit registre. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendication 1 à 3, caractérisé en ce que ledit organe d'introduction de données est conçu de façon à recevoir du poste central les données déterminant un nouvel instant d'appel, chaque fois qu'une communication est établie. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit organe d'introduction de connées comporte un générateur de nombres aléatoires qui est commandé de façon à engendrer un nombre qui constitue les nouvelles données introduites dans ledit registre, chaque fois que ledit dispositif automatique d'appel est actionné. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les nombres engendrés par ledit générateur de nombres aléatoires ont une valeur maximale déterminée par ledit poste central. 7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les nombres engendrés par ledit générateur de nombres aléatoires ont une valeur maximale déterminée par le décodage, à l'aide d'un décodeur, du contenu d'un compteur attaqué par une horloge.