La présente invention concerne un nouveau produit à propriétés thérapeutiques extrait de la moelle osseuse d'animaux, et, en particulier, un produit a propriétés cicatrisantes. On sait que la moelle osseuse renferme trois classes de substances. une classe de substance inhibitrice de la croissance des cellules, une classe de substance accélératrice de la croissance des cellules et une classe de substances oncogènes. Dans le brevet spécial de médicament français 4 070 M, on a développé les propriétés thérapeutiques des substances inhi oitrices et on a simplement signalé que les substances accélératrices peuvent être utilisées par exemple en vue de la guérison de plaies externes. Toutefois, on n'y a considéré simplement l'extraction des trois substances en vue d'obtenir celles-ci sous forme de poudres injectables ou administrées par voie perorale. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un produit à base des substances accélératrices de la croissance des cellules Pxtraites de la moelle osseuse, qui soit directement appliqué sur des plaies saines pour accélérer leur cicatrisation. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu lm produit cicatrisant préparé à partir de la moelle complet, a laquelle on ajoute de l'eau en quantité suffisante, le mélange obtenu étant homogénéisé par action mécanique ou autre, la phase aqueuse dudit mélange homogéneisé étant séparée par un procédé convenable, la phase aqueuse obtenue étant additionnée d'éther en quantité volumétrique égale, puis agitée pendant environ 30 minutes, avant d'être centrifugée pour obtenir, entre la phase aqueuse et la phase du solvant, les substances que l'on recueille qui forme un gel constituant ledit produit cicatrisant. D'après ce qui précède, il apparat qu'il n'a pas été indispensable de purifier, ni de sécher le produit. I1 en résulte que le produit peut être fabriqué facilement d'une manière industrielle et que son coût est nettement plus faible. Suivant une autre caractéristique de l'invention, ledit gel constituant le produit cicatrisant peut être mélangé avec un produit imperméable à l'air notamment pour des applications sur des plaies enflammées, telles que des plaies eczémateuses. Suivant une autre caractéristique, le produit imperméable à l'air est un produit gras compatible avec le gel. Suivant une autre caractéristique, le produit gras est de la graisse de moelle osseuse. Pour mettre les propriété cicatrisantes du produit suivant l'invention en évidence, on R procédé à un certain nombre d'expériences dont on va décrire maintenant les modalités d'exécution et les résultats, après avoir précisé plus en détail un exemple de préparation du produit. Préparation du produit utilisé dans les expériences On prend de la moelle osseuse fraîche provenant d'os de boeuf. On ajoute à la , moelle osseuse de l'eau en quantité suffisante et on homogénéise le mélange en utilisant un mixeur de manière à séparer la phase aqueuse d'elle même. On termine cette séparation de la phase aqueuse en utilisant une élévation de pression. Puis, on ajoute à la phase queue restante de l'éther en quantité égale et on agite le mélange pendant 30 minutes.Ensuite, on passe le mélange dans une centrifugeuse afin d'obtenir, en suspension entre la phase aqueuse et la phase du solvant, le produit que l'on recueille qui est lavé rapidement pour en éliminer les restes de la phase non soluble dans l'éther. Le produit recueilli a la consistance d'un gel qui constitue un cicatrisant. On a pu vérifier par électrophorèse que ce gel contient les albumines de la classe des substances accélératrices de la croissance des cellules. I1 contient également bien entendu de l'éther qui constitue, comme on le sait, un antiseptique. Modalités d'exécution des expériences Les expériences ont été menées sur des rats WISTAR. On pratique, zeste derrière la tête de chaque rat, une incision pour extraire un morceau 2 de peau de 1 cm . En pratique, on enlève toute la peau, y compris l'aponé- vrose attenante, en laiss3nt l'aponévrose inférieure. Le choix de l'incision derrière la tête s'explique par le souci d'éviter que l'animal ne baratte la crotte croissant sur la plai- et ne fausse ainsi les résultats. Le produit de l'invention est appliqué tous les jours, ainsi que les autres médications utilises pour établir des comparaisons. Premières séries d'expériences On utilise 2G rats de 250 g, agés de â semaines. Sur cinq rats, on a appliqué le produit défini ci-dessus et préparé comme indiqué. Sur cinq autres rats, on a a ppliqué de l'éther éthylique pur. Encore, sur cinq autres rats, on a utilisé du solucire. Enfin, sur les cinq derniers rats, on n'a appliqué aucune médication. L'application de l'éther pur avait pour but de vérifier si l'éther contenu dans le produit de l'invention n'était pas le seul élément cicatrisant de celui-ci. L'application de solucire avait pour but de vérifier si la cicatrisation provoquée par le produit de l'invention n'était pas due au fait qu'il abrite la plaie de l'action de l'air. Après deux jours, pour les rats traités par le produit de l'invention, un bourrelet apparaît autour de la plaie soignée, alors que rien ne se produit pour les trois autres séries de rats. Le milieu de la plaie traitée par le produit est durci et il n'y a ni suintement, ni cassure de la plaie. Les plaies traitées à l'éther sont plus grandes, suintantes et cassées par endroits. Les plaies traitées au solucire sont suintantes et très grandes. Les plaies des témoins sont plus grandes que celles traitées par le produit. Après 8 jours, les plaies traitées par le produit sont guéries, c'st a dire que tout l'épiderme est net et lisse. Les plaies traitées à l'éther 2 ont encore une croûte d'environ 3/4 cm qui se détache. Les plaies traitées au solucire sont encore très grandes. Les plaies des rats témoins ont sensiblement la même apparence que celles des rats traités à l'éther. D'une manière plus détaillée pour les plaies traitées par le produit de l'invention, il apparat au 2ème jour un bourrelet autour de la plaie, ce bourrelet étant constitué par un grossissement important de la partie interne des bords de la peau. Au 4ème jour, environ, il se forme une croûte qui se soulève au 7ème jour en laissant apparaître une région très cicatrisée dans la région périphérique autour d'une partie centrale beaucoup plus petite que la surface de l'ancienne croûte, cette partie centrale étant plus rouge, sans que ce rouge soit vif. Cette partie centrale diminue ensuite et laisse seulement une toute petite croûte d'un demi-millimètre carré environ au 8ème jour, ce qui indique pratiquement la fin de la cicatrisation.La région cicatrisée apparat différente des régions voisines par la petitesse de ses pores qui grossissent jusqutà la dimension normale après encore 8 à 10 jours. La peau de cette région est alors lisse et nette, sans aucun kelloîde. Sur les rats traités par le produit, il n'a jamais été constate de présence de kelloEde. Les poils repoussent de la même couleur que les anciens, très rapidement. Secondes séries d'expériences On utilise encore 20 rats de quelques semaines. Cinq rats ont été traités avec le produit de l'invention, cinq avec un produit à base de vitamine -A connue-mus le nom de "Avibon", cinq autres avec du Baume du Pérou pur, et, enfin, les cinq derniers rats servent de témoins. Après 3 jours, pour les rats traités par le produit, les croûtes sont plus petites; pour les rats traités avec l'Avibon, comme avec le Solucire précédemment, les plaies sont très grandes; pour les rats traités au Baume du Pérou, le Baume se refait, mais en suintant, l'ouverture de l'épiderme ne paraissant pas s'être réduite; pour les rats témoins, les plaies sont grandes qu'avec le produit de l'invention. Après 7 jours, pour les rats traités par le produit, les croûtes se décollent, toutes dont 3/4 cm, une croûte est décollée et n'occupent que trois millimètres carrés, le rat correspondant se gratte; pour les rats 2 traités avec l'Avibon, les plaies font toutes environ 1 cm ; il en est de même pour les rats traités avec le Baume du Pérou; pour les rats témoins, les croûtes font 1 dm2, mais rme est décollée. Après 8 jours, pour les rats traités par le produit, les croates ont toutes disparues, deux rats sont cicatrisés, deux autres le sont pratiquement; pour les rats traités avec l'Avibon, les croûtes ont disparues, mais les plaies font encore 1/2 à 1 cm; pour les rats traités avec le Baume du Pérou, il n'y a pas d'amélioration, si ce n'est qu'une légère diminution de diamètre; pour les témoins, les croates ont diminué, mais font encore de 0,5 à 1 cm2. Après 9 jours, tous les rats traités par le produit sont guéris. Après 11 jours, un rat traité au Baume du Pérou est guéri. Après 12 jours, un rat témoin est guéri. Après 15 jours, un second rat traité au Baume du Pérou est guéri, les trois derniers ont encore une croûte de 2 mm. Deux rats traités avec l'Avibon 2 sont guéris, les trois autres ont encore une petite plaie de 2 mm . Les quatre derniers rats témoins ne sont pas encore guéris, trois ont une croûte 2 2 de 3 mm et un de 2 mm Troisièmes séries d'expériences On utilise 9 rats de 30 mois, c'est à dire de vieux rats. Trois rats ont été traités avec le produit de l'invention, trois avec un produit connu sous le nom de "Madécassol", et enfin, trois rats servent de témoins. Après 4 jours, les rats traités avec le produit se grattent, mais les croates sont tout de même en relief, c'est a dire sur une sorte de promontoire, ce qui ne se produit pas sur les rats traités différemment. Pour les rats traités avec le Madécassol, les croûtes sont beaucoup plus grandes et ne sont pas en relief. Pour les rats témoins, les croûtes sont de la même taille que celles des rats traités avec le produit, mais ne sont pas en relief. Après 8 jours, pour les rats traités avec le produit, 3 croûtes exis- tent encore, mais sont décollées aux trois quarts, chaque croûte est très épaisse, beaucoup plus épaisse que sur de jeirnes rats. Pour les rats traités avec le Madécassol, les trois croates sont de même taille que celles des rats traités avec 1e produit, mais ne sont pas décollées; sous les croates les plaies sont suintantes; les plaies sont aussi grandes que les croates alors que pour les plaies traitées par le produit, la cicatrisation a rendu les plaies restantes plus petites que les croûtes. Pour les rats témoins, les trois croûtes sont à vif et complètement collées. Après 10 jours, les trois rats traités par le produit n'ont plus du tout de croûte et leurs plaies sont cicatrisées. Pour les rats traités par le Madécassol, un rat a sa croûte décollée, les autres non. Pour les rats témoins, une croate est décollée, mais la plaie n'est pas guérie, et les deux autres croûtes sont collées. Après 12 jours, un rat traité au Madécassol est guéri, les témoins ne sont pas encore guéris. Après 16 jours, les deux derniers rats traités au Madécassol ont 2 encore des croûtes de 2 mm-; aucun: des témoins n'est guéri, leurs croûtes font de 3 à 2 mm. Conclusions es résultats d'expériences mentionnes ci-dessus, il apparaît que le produit suivant l'invention a des propriétés cicatrisantes nettement améliores par rapport à celles des meilleurs cicatrisants cormunément utilisés. Il faut noter également que l'éther, outre les faits qu il soit antiseptique et utilisés dans la fabrication comme solvant, oue également un certain rôle dans la conservation du produit. Quand on utilise un autre solvant que l'éther pour extraire le produit, et meme en utilisant de 1 éther, il peut être Intéressant d'ajouter au produit un antiinflammatoire et un conservateur. Par ailleurs le solvant utilisé doit titre de préférence antiseptique. Enfin, il est également possible de recueillir les substances constituant le produit et se trouvant après 1 opération de centrifugation entre la phase aqueuse et la phase du solvant sous la forme d'un disque, en aspirant ces substances au moyen d'un pipette dont l'entrée est plongée dans le disque. On peut alors eviter la dernière opératIon de lavage, destinée plus particulièrement à éliminer les traces sanguines subsistant sur une face du disque. REVENDICATIONS 1, Produit cicatrisant comportant des substances accélératrices de la roissance des cellules, ces substances existant naturellement dans la moelle osseuse, caractérisé an ce qu'il est préparé à partir de la moelle sseuse complete, à laquelle on ajoute de l'eau en quantité suffisante, le mélange obtenu étant homogénéisé ?ar une action mécanique ou autre, la phase aqueuse dudit mélange homogénéisé étant isolée par un procédé convenable, puis etant additionnée d'un solvant en quantité convenable, puis gitée pendant un certain temps avant d'être soumise à une opération de séparation pour obtenir entre la phase aqueuse et la phase au solvant les substances formant un gel et constituant ledit produit cicatrisant. 2) Produit cIcatrIsant suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit solvant est un antiseptique. Produit cicatrisant suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce zue le solvant est de l'éther. 4) Produit cicatrisant suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce ce l'opération de séparation est une centrifugation. 5) Produit cicatrisant suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit gel est lavé rapidement pour éliminer des traces de sang. 6) Produit cicatrIsant suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit gel constituant ledit produit est mélangé avec un produit imperméable à l'air. 7) Produit cicatrisant suivant la revendication, caractérisé an ce que ledit produit imperméable est un produit gras compatible avec ledit gel. 8) Produit cicatrisant suivant la revendication 7, caractérisé en ce que ledit produit gras est de la graisse de moelle osseuse. 9) Produit cicazrisant suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé an ce qu'il est additionné d'un conservateur.