i 2080668 L'invention concerne une méthode améliorée destinée à fixer des éléments auto-perçants à de la tôle, et une combinaison d'une tôle ou similaire avec un élément de fixation fixé à cette tôle en déformant des parties de l'élément de fixation et du 5 matériau. A des fins d'illustration, on décrira cette invention comme concernant l'application de parties de métal présentant un taraudage, des écrous par exemple, à de la tôle, bien qu'il faille parfaitement comprendre qu'on peut aussi bien appliquer cette invention à la fixation d'autres dispositifs tels que vis, 10 à tête fendue ou à tête carrée ou hexagonales, et goujons à une telle tôle. Lorsqu'on parle d'éléments de fixation auto-perçants, on se réfère aux éléments de fixation qui sont employés comme poinçons pour former l'ouverture par laquelle ils traverseront la tôle et 15 dans laquelle ils devront être fixés sans pouvoir effectuer de mouvement de rotation. Il y a actuellement deux méthodes générales pour percer un panneau de tôle au moyen d'un élément de fixation et fixer 1'élément de fixation opérant le perçage à la tôle. Le premier et le plus couramment employé de ces moyens demande que 20 l'élément de fixation soit formé de façon que la partie voisine du nez ou partie pilote pénétrant dans la tôle présente une partie de section droite réduite par dégagement, détalonnage, mortaisage ou similaire. La matière de la tôle voisine de la partie de surface réduite est alors introduite à force par un procédé d'estampage, 25 d'emboutissage ou de formage par matrice afin de se déplacer latéralement dans la zone de surface réduite et former un blocage entre l'élément de fixation et la tôle. Cette méthode demande une force et une ductilité de niveau prédéterminé de la part de la tôle et un ajustement très serré de la position finale du mécanisme 30 employé pour faire pénétrer le métal à force dans la zone de section réduite. Une force de valeur insuffisante aura comme résultat un déplacement insuffisant de la matière de la tôle et un serrage de faiblesse correspondante entre l'élément de fixation et la matière, une force de valeur exagérée affaiblira la matière 35 elle-même. En outre, la formation de la section de surface réduite sur l'élément de fixation est difficile à réaliser sur l'équipement prévu pour une production de masse d'éléments de fixation formés soit à froid,soit à chaud. 40 La seconde méthode n'exige pas que l'élément de fixation 71 05758 2 2080668 présènte une partie de section droite réduite, mais elle demande à la place que le pilote de l'élément de fixation, c'est-à-dire la partie de l'élément de fixation utilisée comme un poinçon pour percer la tôle, se déforme après avoir passé à travers la tôle afin 5 de s'étaler sur la matière voisine de façon à former avec celle-ci le serrage ou l'assemblage nécessaires, cette méthode présente plusieurs difficultés. L'une de ces difficultés réside dans le fait que la déformation ne peut être réalisée qu'à l'aide d'un épaulement pratiqué sur la matrice de support avec laquelle le 10 pilote de l'élément de fixation vient en contact. Le pilote dans son ensemble est alors soumis à une contrainte de compression. Si on a prévu un jeu relativement grand entre la périphérie du pilote et l'arête tranchante de la matrice, la plus grande partie de la contrainte de compression se dissipera par l'expansion du 15 pilote dans l'espace disponible en raison du jeu, et il en restera très peu pour assurer la déformation du pilote sur le matériau lui-même afin de former le serrage. Si ce serrage n'est pas ferme, une très faible force sera nécessaire pour retirer l'écrou de la tôle et la durée de vie générale de la construction finale 20 sera médiocre. Dans la majorité des cas, il n'y a pas de serrage du tout, le pilote se dilatant simplement ou pénétrant par refoulement dans l'orifice percé dans la tôle en donnant une prise par frottement plutôt qu'un serrage par assemblage mécanique, il y a une autre difficulté : si le ;jeu de la matrice a été pris 25 maximal, ou si la course de l'outil qui pousse le pilote à travers la matière n'est pas contrôlée avec soin, l'élément de fixation peut se dilater et se loger dans la matrice. H ne reste ainsi que peu ou pas du tout d'espace résiduel dans lequel le volume du matériau déformé peut s'écouler. Une autre difficulté encore 30 inhérente à cette méthode est constituée par le fait que les chutes ou morceaux de tôle coupés par le pilote tendent à se loger ou à s'empiler entre 1'épaulement pratiqué sur la matrice de support et le pilote de 1'élément de fixation lorsque le pilote traverse la tôle. 35 La présente invention fournit la méthode de fixation d'une pièce de métal relativement épaisse à une tôle relativement mince. Elle comprend la réalisation d'un talon s'étendant latéralement sur la pièce épaisse, le perçage de la pièce mince par la pièce épaisse jusqu'à ce que le talon porte contre la pièce mince et, 40 simultanément,le perçage de la pièce mince, le déplacement de 71 05758 3 2080668 matériau de la pièce épaisse latéralement sur la face de la pièce mince opposée à la face contre laquelle le talon porte, et également le déplacement d'une partie du métal mince latéralement par le matériau déplacé de la pièce épaisse, tous lesdits matériaux 5 déplacés étant sensiblement non retenus latéralement. La présente invention fournit également un panneau de tôle et une pièce de métal d'épaisseur supérieure à celle du panneau de tôle rigidement fixé = audit panneau, ladite pièce de métal comportant un talon surmontant une face dudit panneau, ladite 10 pièce de métal s'étendant à travers ledit panneau, et lesdits panneau et pièce de métal comportant chacun des parties de recouvrement s'étendant latéralement à la pièce de métal sur l'autre face du panneau. Les objets de cette invention seront plus évidents après la 15 lecture de la description détaillée ci-après de l'invention si on effectue cette lecture en consultant 1 s dessins annexés dans lesquels : La Figure 1 est une vue de dessus éclatée en perspective d'un élément de fixation et d'une matrice réalisés suivant cette 20 invention, l'élément de fixation remplissant la fonction d'un poinçon relativement à la tôle placée sur la matrice; La Figure 2 est une vue de dessus en perspective d'un élément de fixation et d'une tôle assemblés; La Figure 3 est une vue de dessous en perspective de l'élément 25 de fixation et de la tôle de la Figure 2 assemblés; La Figure 4 et la Figure 5 sont respectivement des vues en élévation de face et de côté de 1'ensemble de la Figure 2 ; La Figure 6 est une élévation diagonale en coupe de l'ensemble de la Figure 2 prise le long de la ligne générale 6-6 sur cette 30 Figure; La Figure 7 est une vue à grande échelle d'une partie de la coupe de la Figure 6; La Figure 8 est une vue de dessus partielle de la matrice représentée sur la Figure 1; 35 Les Figures S et 10 sont des vues en élévation en coupe de la matrice représentée sur la Figure 8, les coupes étant effectuées le long des lignes générales 9-9 et 10-10, respectivement, de la Figure 8? Les Figures 11, 12, 13 et 14 sont des coupes en élévation de 40 la matrice similaires à ce qu'on voit sur la Figure lo, représentant 71 05758 2080668 les opérations progressives de la formation d'un assemblage élément de fixation-tôle; La Figure 15 est une vue de dessous de l'élément de fixation et de la tôle assemblés; et 5 Les Figures 16, 17 et 18 sont respectivement des vues de dessus, de côté et de dessus représentant des modifications de l'élément de fixation de la Figure 1. L'invention comprend d'une façon générale le formage de l'élément de fixation de façon à ce qu'il présente un talon latéral 10 pouvant prendre la forme d'un talon s'étendant partiellement ou entièrement autour de l'élément de fixation, ceci dépendant de la configuration de l'élément de fixation. Une partie adjacente axialement de l'élément de fixation qui ne comporte pas de talon est employée comme pilote de façon à être amenée et abaissée sur 15 la tôle et de manière à la traverser (tôle à laquelle l'élément de fixation est fixé). une matrice de support placée sous le matériau comporte un orifice destiné à recevoir le pilote. L'orifice a une configuration qui correspond à cslle du pilote, sauf pour l.es zones de faible surface qui s'étendent dans l'orifice 20 sur le passage du pilote. Les parties supérieures de ces zones sont dégagées afin de former des épaulements dont les faces supérieures sont concaves. Les arêtes internes de ces faces forment des arêtes tranchantes qui déplacent le métal sur les côtés du pilote. Le métal déplacé continue à aller vers le bas et latérale-25 ment le lonç, des faces concaves entraînant avec lui les parties voisines de la matière de la tôle, ces parties voisines se soudant au métal déplacé et servant à augmenter la dimension et la résistance du métal déplacé. Reportons-nous maintenant aux dessins pour une description 30 détaillée du mode de réalisation préféré décrit ici. On représente sur les Figures 2 et 3 un écrou 10 qui a été fixé à une partie de tôle 11 suivant la méthode de cette invention. Comme représenté sur la Figure 1, 1'écrou 10 a, à des fins d'illustration, une coupe rectangulaire et, à sa partie supérieure, sont formées deux 35 talons 12 et 13 placés en opposition et s'étendant latéralement. Il faut bien comprendre que 1'écrou 10 peut comporter un nombre quelconque de côtés, et il peut en fait être un cylindre, mais dans la forme choisie pour illustrer cette invention 1'écrou 10 comporte quatre côtés 14, 15,-16 et 17, et les talons 12 et 13 40 s'étendent latéralement à .partir des côtés opposés 14 et 16. 71 05758 5 2080668 L'écrou 10 est formé avec un orifice taraudé 18 adapté pour recevoir un élément de fixation fileté tel qu'une vis à tête carrée ou hexagonale ou une vis à tête fraisée. On considère que 1'écrou 10 ne sera pas fixé à la tôle 11 5 de façon à pouvoir décrire un mouvement de rotation. Ladite tôle 11 est une tôle métallique et comprend un panneau ou paroi d'une structure, récipient ou similaire. Ainsi, 1'écrou 10 est logé dans un orifice 19 formé dans la tôle 11 par 1'écrou lui-même au cours d'une opération de perçage que l'on décrit en détail ci-après. 10 Par conséquent, 1'écrou 10 s'ajuste facilement dans l'orifice 19 et il est assuré contre tout mouvement de rotation relativement à la tôle 11. il est également assuré contre une extraction de l'orifice 19 par des déformations 20 pratiquées à la fois sur 1'écrou et sur la tôle. Lesdites déformations, suivant cette inven-15 tion, sont formées au moyen d'un coup unique avec l'aide de la matrice de support 21, les déformations étant formées sur la face de la tôle 11 opposée à celle contre laquelle les talons 12 et 13 portent. Dans la forme de l'invention choisie ici à des fins d'illustration, les déformations 20 sont placées aux angles de 20 1'écrou et prennent la forme, suivant la vue de dessus, de ce qu'on pourrait considérer comme des bossettes ayant la forme de segments sphériques dont la matière a été prise en évidant les angles de façon à laisser les rainures 22, 23, 24 et 25 apparaître auxdits angles Comme représenté sur les Figures 4-7 incluses, chacune 25 des bossettes est formée de matière 26 ayant pour origine 1'écrou 10,et de matière 27 ayant pour origine la tôle 11. Comme représenté de façon plus claire sur la Figure 7, le matériau 26 de 1'écrou 10 et le matériau 27 de la tôle 11 sont comprimés ensemble dans une direction axiale de façon à ce qu'ils soient tous deux réunis 3C ensemble afin de former une bossette 20 sensiblement intégrale. Il peut ressortir de la description que nous avons donnée jusqu'ici que les bossettes 20 et les talons 12 et 13 enserrent la tôle 11 entre eux afin d'assurer 1'écrou 10 contre tout déplacement axial pouvant le faire sortir de l'orifice 19 pratiqué dans 35 la tôle 11. Reportons-nous maintenant aux Figures 8, 9 et 10. La matrice de support 21 comporte un orifice 28 qui a la même configuration que la partie d'écrou 10 sous les talons 12 et 13 et dont la profondeur est suffisante pour donner à la matrice la résistance 40 nécessaire afin qu'elle puisse résister à la déformation sous 71 05758 6 2080668 l'effet des contraintes de cisaillement exigées pour percer la tôle 11. On a constaté qu'il était suffisant de prévoir une profondeur égale à environ cinq fois l'épaisseur de la tôle 11 dans ce but. La matrice 21 comporte un orifice agrandi 29 situé immédiate-5 ment sous l'orifice 28 et destiné à recevoir la matière expulsée par poinçonnage de la tôle 11 par 1'écrou 10. Des évidements circulaires 30 sont formés aux angles de l'orifice 28, ladite matrice 21 comportant des épaulements 31 qui s'étendent intérieurement à chaque angle complétant généralement le profil circulaire 10 des évidements 30, La surface 32 de chaque évidement 30 est concave et se termine en une arête quelque peu arrondie 33 où la surface 32 coupe la surface de 1'épaulement 31 faisant saillie vers l'intérieur. Les déformations ou bossettes 20 sont formées dans les évidements 15 circulaires 30 de la manière suivante : Reportons-nous aux Figures 11-14 : la matrice de support 21 est représentée, la tôle 11 étant placée sur elle et un écrou 10 étant placé sur la tôle 11 en alignement axial avec l'orifice 28 pratiqué dans la matrice 21. La vue sur les Figures 11-14 est 20 prise suivant une diagonale au travers de l'orifice 28 et cecte vue est la même que ce qui est représenté sur la Figure 10. L'écrou 10 a pour mission de former son propre orifice dans la tôle 11 et, à cette fin, il suffit seulement que les arêtes 34 à la base de 1'écrou 10, arêtes qui forment collectivement la périphérie du 25 dit écrou sur la tôle 11, soient raisonnablement tranchantes et que les côtés 14, 15, 16 et 17 de 1'écrou soient parallèles à l'axe de 1'écrou ou perpendiculaires à la face supérieure 35 de la tôle 11. on suppose, au stade représenté sur la Figure 11, que plusieurs écrous ont été appliqués auparavant à la tôle à l'aide 30 de la matrice 21 si bien qu'un certain nombre de chutes 36 se trouvent dans l'orifice 28 et sont retenues par frottement à l'intérieur de cet orifice, chaque chute ayant été progressivement poussée vers le bas à travers l'orifice 28 par la chute immédiatement précédente. 35 On représente sur la Figure lo le premier stade du déplacement de 1'écrou 10 dans l'orifice 28 pratiqué dans la matrice 21. A ce stade, les arêtes 34 de 1'écrou 10, agissant en tant qu'arêtes de cisaillement, ont partiellement cisaillé une chute 37 de la tôle 11, les parties de la tôle 11 au-dessus d'évidements circulaires 30 40 étant cependant simplement déplacées axialement vers le bas dans 71 05758 7 2080668 lesdits évidements 30. Au stade représenté sur la Figure 12, la chute 37 est en contact par ses angles avec les arêtes arrondies 33 aux extrémités internes des épaulements 31. Le prochain stade dans le déplacement de 1'écrou 10 dans 5 l'orifice 25 est représenté sur la Figure 13 et, à ce stade, la surface inférieure 38 de 1'écrou 10 est entrée en contact avec les arêtes arrondies 33 et avec la tôle 11 qui a été disposée au-dessus des évidements 30 et a été déplacée vers le bas et latéralement vers l'extérieur dans lesdits évidements 30. 10 La quantité de matière de la tôle 11 déplacée dans les évidements 30, toutefois, ne suffit pas pour remplir lesdits évidements. On peut noter que la chute 37 complètement détachée a maintenant poussé la chute précédente 36 dans le trou de débourrage 29 et que la chute 36 située à la partie la plus 15 inférieure est sensiblement à mi-chemin hors de l'orifice 28. Le stade final dans le déplacement de 1'écrou 10 dans l'orifice 28 est représenté sur la Figure 14. A ce stade, les arêtes 33 des extrémités internes des faces concaves 32 ont déjà taillé dans les angles de la face inférieure 38 de 1'écrou 10 et, en 20 raison de la nature concave de ces faces 32, la matière aux angles de 1'écrou 10 a été déplacée latéralement vers l'extérieur en s'appliquant contre la matière déplacée auparavant et provenant de la tôle 10 se trouvant dans ces évidements 30 de façon à faire continuer le déplacement de ladite matière déplacée de la tôle 25 dans les évidements 30. On peut noter que, même à la base de la course de 1'écrou 10, les évidements 30 ne sont toujours pas complètement remplis, si bien qu'il n'y a pas eu d'effet d'assemblage créé entre 1'écrou et la matrice du fait de la matière déplacée. La matière de la tôle 11 déplacée par 1'écrou 10 dans 30 les évidements 30 est représentée en 39 sur les Figures 13 et 14 et la matière de 1'écrou 10 déplacée par la matrice est représentée en 40 sur la Figure 14. Comme représenté sur la Figure 13, la matière de 1'écrou est forcée sur la surface concave 32 et comprimée contre- et partiellement sous- la matière déplacée 35 précédemment 39 de la tôle 11. La pression est suffisante pour former une bossette intégrale 20 dans laquelle à la fois la matière de 1'écrou et de la tôle ont, en fait, été soudées à froid ensemble. Le déplacement de 1'écrou 10 jusqu'à son stade final dans l'orifice 28 a entraîné l'éjection de la chute la plus inférieure 40 36 dans l'espace de débourrage 29 pratiqué sur la matrice 21. 71 05758 8 2080668 On. peut ittairrfcenarxfc dégager la tôle 11 de la matrice 21 en la soulevant, et 1'écrou 10 reste fermement fixé par serrage sur la tôle 11 au moyen des talons 12 et 13 sur une face et au moyen des bossettes 20 sur l'autre. 5 Etant donné que 1'écrou 10 agit comme un poinçon vis-à-vis des chutes 36 provenant de la tôle 11, il doit être d'une épaisseur suffisante pour résister aux forces de compression exercées sur lui au cours de l'opération de perçage afin que ces forces de compression ne dépassent pas sa résistance maximale à la 10 compression. Les évidements 30 sont représentés avec un contour généralement circulaire, ils peuvent prendre toute autre forme désirée, la forme circulaire étant la plus simple et la plus économique à réaliser. De façon similaire, les épaulements 31 faisant saillie 15 vers l'intérieur ne demandent pas à être la continuation du contour des évidements 30 mais il est seulement nécessaire que leur relation aux évidements soit- telle que le volume de matière déplacée de la tôle 11 et de 1'écrou 10 ne dépasse pas le volume de l'espace.compris dans ledit évidement 30. 20 L'orifice 28 pratiqué dans la matrice 21 et les épaulements 31 faisant saillie vers l'intérieur peuvent facilement être formés au cours d'une opération unique à l'aide d'un alésoir. Les évidements 30 peuvent également être formés avec la même facilité à l'aide d'une fraise à queue de foiie appropriée. 25 On peut noter,en considérant la Figure 12,que 1'écrou 10 s'est déplacé d'environ une demi-épaisseur du matériau 11 vers la matrice 21. On peut donc prendre comme un des critères, lorsqu'on réalisera la matrice 21, qu'au stade de la Figure 12, 1'écrou se déplacera d'une demi-épaisseur de la matière vers la matrice 21 30 de façon à ce que la matière 11 soit complètement cisaillée par la matrice 21 autour de la périphérie de l'orifice situé entre les évidements 30. A l'endroit des évidements, cependant, la matière placée au-dessus desdits évidements est refoulée plutôt que cisaillée, si bien que les évidements font toujours partie 35 de la tôle 11, quelle que soit la matière qui pénètre, cependant, la ductilité de la matière de la tôle 11 aura une certaine influence sur l'emplacement auquel le cisaillement prendra fin et: où. la refoulement de la matière commencera. Généralement, ce dêîrtïfc cte procède de refoulement se produit à 1'endroit où 1'arête 40 rectiligae de 1* orifice 2 8 coupe l'arête arrondie 33, mais il est 71 05758 9 2080668 possible de constater qu'une fois que le cisaillement s'est transmis dans une tôle très cassante, il est très possible qu'il continue le long du bord de cisaillement jusqu'à atteindre les évidements 30 où il se termine en rencontrant le cisaillement 5 transmis à angles droits à partir de l'arête adjacente. Toutefois, vin cisaillement complet de la matière dans les dépressions 30 n'aura pas d'influence sur la bonne formation des bossettes 20. En effet, les contraintes de compression appliquées au matériau dans les bossettes entraînent la réunion du matériau avec la tôle 10 à la fin de la course de 1'écrou 10. Bien qu'on ait représenté sur les dessins une ligne de démarcation entre la matière de la tôle 11 et la matière de 1'écrou 10 dans les évidements 30, on ne peut en réalité distinguer cette ligne dans la structure finale car les deux matériaux ont été 15 comprimés ensemble par la matrice et 1'écrou et ils ont été * assemblés. Ainsi, grâce à un coup de poinçon unique, 1*écrou 10 a percé un orifice dans la tôle 11 et a été rivé à la tôle des deux côtés de l'orifice. On a réalisé une action de serrage plus forte de 20 façon que 1'écrou résiste à une traction axiale plus grande tout en évitant, simultanément, tout effet d'adhérence de 1'écrou enserré dans la matrice de support. La Figure 16 représente la méthode de cette invention appliquée à un écrou hexagonal 41. Dans ce cas, un talon continu 42 25 (représenté en pointillé) peut être employé lorsqu'on désire avoir une résistance maximale. Les bossettes formées à l'aide de cette méthode sont représentées en 43. Lesdites bossettes sont au nombre de six, nombre qui correspond aux six angles que l'on trouve sur un écrou hexagonal. La matrice de support (non représentée),par 30 laquelle les bossettes 43 sont formées,est fabriquée conformément au principe exposé relativement à la matrice 21. On représente sur la Figure 18 un élément de fixation cylindrique taraudé 44 qui a également été appliqué à une tôle 45 par la méthode de cette invention. Dans ce cas, un talon continu 35 46 (représenté en pointillé) peut également être utilisé, et le nombre de bossettes 47 peut être choisi pour fournir la résistance nécessaire au retrait de l'ouverture poinçonnée dans la tôle 45 par l'élément de fixation 44. Il est préférable, quel que soit le nombre de bossettes choisi, qu'elles soient équidistantes l'une 40 de l'autre afin de fournir une résistance uniforme contre le 71 05758 10 2080668 retrait du canon de la tôle 45. Etant donné que l'orifice taraudé rencontré sur tous les éléments de fixation mentionnés plus haut (10, 41 et 44) n'est pas employé dans le procédé de cette invention, il peut apparaître 5 que ledit procédé peut être employé pour fixer les têtes de vis à tête fraisée ou de vis à tête carrée ou hexagonale à une tôle ou à un panneau, ou pour fixer des goujons ou des arbres à un panneau lorsque de tels goujons et de tels arbres sont fournis avec une tête appropriée. 10 On comprendra ainsi que cette invention n'est pas limitée dans son cadre à la méthode et à la construction décrite ci-dessus qui en résulte mais son étendue est déterminée,au contraire,par les revendications annexées. 71 05758 ii 2080668 REVEHDICATIOHS 1. Une méthode destinée à fixer une pièce de métal à une tôle, comprenant les opérations consistant à réaliser un épaulement s'étendant latéralement sur la pièce de métal, caractérisée par le perçage de la tôle par la pièce de métal jusqu'à ce que 5 1*épaulement porte contre la tôle, simultanément par le perçage de la tôle en déplaçant de la matière de la pièce de métal latéralement sur la face de la tôle opposée à la face contre laquelle porte 11épaulement, et également en déplaçant une partie de la tôle latéralement par la matière déplacée de la pièce de métal, la 10 totalité de ladite matière déplacée étant sensiblement non retenue latéralement. 2. La méthode suivant la revendication 1, caractérisée par les opérations de déplacement de la partie de la tôle transversalement par la pièce de métal avant son déplacement latéral par 15 la matière déplacée de la pièce de métal. 3. La méthode suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée par la particularité selon laquelle la partie déplacée de la tôle surmonte une partie de la partie déplacée de la pièce de métal. 4. La méthode suivant la revendication 1 ou 2, dans laquelle 20 une partie de la partie déplacée de la tôle surmonte la partie déplacée de la pièce de métal, et caractérisée par l'opération consistant à comprimer ensemble dans une matrice le métal déplacé à la fois de la pièce de métal et de la tôle. 5. La méthode suivant la revendication 1, 2, 3 ou 4, dans 25 laquelle la pièce de métal a un profil polygonal, et caractérisée par l'opération consistant à déplacer du métal de la pièce de métal, effectuée à un angle du profil polygonal. 6. La méthode suivant la revendication 1, 2, 3 ou 4, dans laquelle la pièce de métal a un contour rectangulaire, et carac- 30 térisée par l'opération consistant à réaliser un épaulement s'étendant latéralement, comprenant un talon sur la pièce de métal rectangulaire, ledit talon étant de même étendue que le côté du rectangle, et comprenant l'opération consistant à déplacer du métal de la pièce de métal, effectuée simultanément aux angles 35 de la pièce épaisse aux extrémités du côté du rectangle. 7. La méthode suivant la revendication 1, 2, 3 ou 4, dans laquelle la pièce de métal a un contour rectangulaire, et caractérisée par l'opération de réalisation d'un épaulement s'étendant latéralement, comprenant un talon sur la pièce de métal 71 05758 12 2080668 rectangulaire, sur- ou de même étendue que- un côté dudit rectangle, et comprenant l'opération complémentaire de réalisation d'un épaulement sur la pièce de métal, sur- et de même étendue que-le côté du rectangle opposé audit premier talon, et comprenant 5 l'opération consistant à déplacer du métal de la pièce de métal, effectuée simultanément à tous les quatre angles de la pièce de métal. 8. Un panneau de tôle et une pièce de métal fixée rigidement au panneau, caractérisé par la particularité selon laquelle ladite 10 pièce de métal comporte un épaulement surmontant une face du panneau, ladite pièce de métal traversant le panneau et lesdits panneau et pièce de métal comportant chacun des parties de recouvrement s'étendant latéralement à la pièce de métal sur l'autre face du panneau. 15 9. La combinaison suivant la revendication 8, caractérisée par la particularité selon laquelle la pièce de métal est un élément de fixation. 10. La combinaison suivant la revendication 8 ou S, caractérisée par la particularité selon laquelle la pièce de métal comprend 20 un écrou. 11. La combinaison suivant la revendication 8 ou 9, caractérisée par la particularité selon laquelle la pièce de métal comprend un écrou polygonal comportant un second épaulement diamétralement opposé audit premier épaulement, et selon laquelle les parties 25 du panneau t-t de la pièce métallique qui se recouvrent sont disposées aux angles de 1'écrou polygonal. 12. La combinaison suivant la revendication 8, 9, 10 ou 11, caractérisée par la particularité selon laquelle les parties de recouvrement et 1'épaulement enserrent le panneau entre elles. 30 13. La combinaison suivant la revendication 8, 9, 10, 11 ou 12, caractérisée par la particularité selon laquelle les parties de recouvrement et de la pièce de métal sont réunies de façon à former une bossette intégrale.