La présente invention est relative aux bottillons ou chaussures. Le barreur d'un voilier se met parfois en position de rappel. Le corps du barreur, alourdi par un gilet de poids ou un ballast, est en dehors du bâtiment de navigation, tandis que le barreur est retenu par des sangles amarrées au fond du bateau et le serrant aux coups de pied. La sangle applique une force à la face dorsale du pied. Le barreur réagit pour maintenir l'équilibre en appliquant une force de-même intensité, mais de sens opposé, à la sangle par la face dorsale du pied. Le jambier antérieur est un muscle qui permet certes de rapprocher la pointe du pied ou les orteils de la jambe, mais qui n'est pas à même de fournir un effort long et important dans le sens souhaité la contraction permanente au rappel du jambier antérieur et des muscles extenseurs des orteils de la loge antérieure de la jambe entraîne une fatigue excessive des muscles et une tétanisation rapide. L'invention repose sur la prise de conscience de ce phénomène empiriquement et par une étude électromyogra phique en laboratoire et propose d'y remédier par un bottillon muni d'un chausson confortable au pied, assurant une circulation sanguine normale au niveau des orteils, une bonne répartition des pressions de la sangle, sans provoquer de douleur locale, une décontraction musculaire des muscles de la face antérieure de la jambe et une excellente retenue de la sangle qui ne peut pas glisser et s'échapper du bottillon, tout en conservant cependant aux pieds les possibilités normales d'extension et de flexion qui permettent de se déplacer normalement notamment lors d'un virement de bord ou d'un empannage. L'invention a donc pour objet un bottillon, comprenant un chausson, caractérisé par des moyens permettant à celui qui le porte de réagir à une force extérieure appliquée à la face dorsale du pied par un-effort musculaire autre que ceux rapprochant la pointe du pied de la jambe. On peut faire appel à de nombreux muscles du corps, autres que le jambier antérieur. Mais, pour conserver au bottillon une forme aussi ramassée que possible, on préfère mettre en oeuvre les muscles proches du pied, y compris d'ailleurs le cas échéant le jambier antérieur, mais en le faisant alors travailler en relâchement. Suivant une variante, le bottillon comprend un chausson et une coque rigide, articulée au chausson et ayant une partie en forme d'arceau recouvrant l'endroit du chausson où applique la force extérieure et lesdits moyens sont constitués par le fait que la coque présente une demijambière arrière rigide, appliquée sur l'arrière de la jambe et dont une partie au moins est, par rapport à un plan imaginaire passant par l'axe de l'articulation et parallèle à la direction de la force extérieure appliquée à la face antérieure du pied, de l'autre côté de l'arceau.L'articulation de la coque permet de fléchir le pied sur la jambe lors du déplacement du barreur dans le bateau et aussi de transférer la pression de la sangle du cou de pied à la face postérieure de la jambe, de surface plus importante et où la force à appliquer est mieux dirigée et peut être exercée par des muscles plus puissants. Comme le pied se met de lui-même en extension passive, la coque rigide n'est pas en contact avec la face dorsale du pied en position de rappel du barreur. De préférence, la distance entre l'arceau et le plan est inférieure à celle entre l'arrière de la demi-jambière et le plan, ce qui donne un bras de levier favorable aux muscles de la face postérieure de la jambe. Au déssin annexé, donné uniquement à titre d'exemple - la figure 1 est une vue en perspective d'un bottillon suivant llinvention ; et - la figure 2 représente une variante. Le bottillon de la figure 1 se compose d'un chausson 1 destiné à être porté par le pied, à l'entourer et à le protéger. Le chausson 1 comprend un corps 2 en une matière souple solidaire d'une tige 3 arrière en matière rigide, la semelle étant elle aussi constituée d'une partie avant 4 souple collée à un talon 5 rigide Une lanière 6 permet de chausser et de déchausser facilement. De la tige 3 postérieure part une douille 7 rigide taraudée dans laquelle se visse une vis 8 rigide en saillie de la douille 7 vers le haut. Dans le talon 5 sont ménagés latéralement deux logements 9 s'étendant suivant la direction de la longueur du pied et accessibles par arrière par l'intermédiaire d'un tournevis permettant de modifier l'emplacement d'une butée 10 pour un ressort 11 dont l'autre extrémité repousse un axe 12. En déplaçant la butée 10, on peut régler l'emplacement des axes 12. Le chausson est entouré d'une coque 13 rigide articulée par les axes 12. I1 comprend une partie 14 en forme d'arceau venant au-dessus de l'endroit du chausson ou s' ap- piquerait la force F extérieure due à une sangle S. La coque 13 a une jambière dont la partie 15 arrière, dite demi-jambière arrière, rigide, comporte une patte 16 aussi rigide que la vis 8 et que la douille 10 et coopérant avec elles de manière à limiter la course de pivotement de la coque 13 vers l'arrière. Le bas de la demi-jambière 15 peut aussi venir directement en appui sur la tige 3. Le demi-jambière 15 et l'arceau 14 se trouvent de part et d'autre du plan XX' imaginaire, passant par les axes 12 et parallèle à la direction de la force F extérieure appliquée par la sangle S à la face dorsale du pied. I1 vaut mieux que les axes 12 soient proches de l'avant du bottillon pour que le bras de levier des muscles postérieurs de la jambe soit plus grand que celui de la force F. L'arceau 14 se termine en une corne 16 retenant la sangle S. De l'autre côté de l'arceau 14 part une languette 17 rigide s'étendant le long du cou de pied et permettant à l'utilisateur de faire pivoter la coque dans le sens des aiguilles d'une montre par une flexion de la jambe sur le pied. Lorsqu'une force F est appliquée par la sangle S à l'arceau 14, le barreur applique une force, dirigée vers le bas, sur la demi-jambière 15, qui tend à faire pivoter la coque 13 dans le sens trigonométrique. Lorsque cesse la position de rappel, le barreur ramène la coque 13 vers l'avant à l'aide de la languette 17. A la figure 2, les axes 12 ont été reportés au niveau des malléoles, tandis que le bas 19 de la coque 13 est guidé dans des guides ménagés dans le talon 5. R E V E N D I C A T I O N S 1. Bottillon comprenant un chausson, caractérisé par des moyens permettant à celui qui le porte de réagir à une force extérieure appliquée à la face dorsale du pied par un effort musculaire autre que ceux rapprochant la pointe du pied de la jambe. 2. Bottillon, suivant la revendication 1, comprenant un chausson et une coque rigide, articulée au chausson et ayant une partie en forme d'arceau recouvrant l'endroit du chausson où s'appliquerait la force extérieure, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués par le fait que la coque présente une demi-jambière arrière rigide, appliquée sur l'arrière de la jambe et dont une partie au moins est, par rapport à un plan imaginaire passant par l'axe de l'articulation et parallèle à la direction de la force extérieure, appliquée à la face dorsale du pied, de l'autre côté que l'arceau. 3. Bottillon suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la distance entre l'arceau et le plan est inférieure à celle entre l'arrière de la demi-ambière et le plan. 4. Bottillon suivant la revendication 2 ou 3, caractérisé par un mécanisme pour limiter le pivotement de la coque vers l'arrière du bottillon, avec de préférence, un moyen pour régler la limite de pivotement. 5. Bottillon suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le mécanisme comprend une tige arrière rigide du chausson sur laquelle le bas de la demi-jambière arrière, de même rigidité, vient en butée. 6. Bottillon suivant l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que l'arceau de la coque où s'applique la force extérieure forme, lorsque la limite de pivotement vers l'arrière est atteinte, un angle avec la face avant du chausson de manière à être plus horizontal que celle-ci. 7. Bottillon suivant l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que l'extrémité avant de l'arceau de la coque se termine par une corne. 8. Bottillon suivant l'une des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que la coque présente une languette rigide s'étendant à partir de l'arceau le long du cou de pied. 9. Bottillon suivant l'une des revendications 2 à 8, caractérisé par un mécanisme pour régler l'emplacement du point d'articulation de la coque au chausson.