La présente invention concerne un filet en matière plastique ultraléger et un procédé pour le produire. L'extrusion continue des filets en matière plastique a démarré en 1956 environ avec le brevet des Etats-Unis d'Amériqle n, 2 919 467 de Mercer. Ce procédé comporte l'utilisation de deux éléments formant des filières rotatives. Essentiellement, il existe une filière rotative extérieure sous la forme d'une plaque circulaire horizontale plane ayant des ouvertures dans la partie centrale et une filière rotative intérieure sous la forme d'une plaque circulaire plane logée dans l'ouverture de la filière extérieure. Un contact glissant entre les deux filières établit un joint pour le liquide. Chaque filière comporte des orifices espacés sous la forme de rainures ouvertes dans les surfaces en contact entre les deux filières Des brins de matière plastique sont extrudés continuellement dans une direction verticale en cercle å travers les orifices formés par les rainures ouvertes et les filières sont de préférence entraînées en rotation dans des sens opposés de façon quq chaque fois qu'un orifice en rainure ouverte de la filière rotative extérieure se trouve dans l'alignement d'un orifice en rainure ouverte de la filière intérieure, une jonction intégrale soit formée entre les brins adjacents. Le produit résultant est un tube extrudé en filet de matière plastique ayant en général des ouvertures en losange s'étendant sur la longueur du tube.Le procédé Mercer est actuellement largement utilisé, et il existe des licenciés utilisant le procédé dans les pays industriels les plus importants. Les licenciés des Etats-Unis d'Amérique et de Trace du procédé Mercer ont chacun apporté individuellement un perfectionnement suivant lequel la filière extérieure est maintenue fixe, tandis que la filière intérieure reçoit un mouvement alternatif vertical pour séparer les surfaces en contact des deux filières. Dans la structure préférée, il n'y a pas d'orifices en rainures ouvertes dans la surface de contact de la filière intérieure. Un certain nombre de brins espacés en matière plastique sont extrudés de façon continue verticalement sur un cercle, à travers des orifices espacés de rainures ouvertes de la filière extérieure fixe.La filière intérieure est périodiquement séparée de la filière extérieure pour séparer les surfaces en contact et pour extruder un brin circulaire transversal formant des joints intégraux connectant le brin circulaire transversal è tous les brins verticaux espacés. De cette façon, un tube en filet en matière plastique est extrudé avec, en général, des ouvertures de forme carrée s'étendant le long du tube Cette extrusion continue d'un filet AZ mailles carrées est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 252 181 de Hureau et dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 384 692 de Galet ainsi que dans Le brevet des Etats-Unis ?'Amérique n0 28 600 de Lemelson.Le filet à mailles carrées est aussi extrudé commercialement dans tous les pays industriels les plus importants. Il existe aussi un certain nombre de formes modifiées du procédé Mercer de base. Sous l'une des formes, des brins en matière plastique sont extrudés de façon continue à travers des orifices espacés disposés en ligne droite dans une filière fixe. Tl existe des ajutages espacés coopérant avec les ouvertures et ayant des orifices déplacés suivant un mouvement de va-et-vient entre deux orifices voisins de la filière stationnaire.Des brins de matière plastique sont extrudés de façon continua à travers les orifices des ajutages et, chaque fois qu'un orifice d'aíutage viens en contact avec un orifice de la filière fie les deux brins sont soudés l1un à l'autre et, quand les ajutages sont écartés# les brins se séparent biusqu' ce que l'orifice de l'ajutage arrive en contact avec l'brin fice immédiatement suivant de la filière fixe, ces deux brins étant alors soudés l'un à l'autre. De cette façon, il est formé un filet en matière plastique avec des ouvertures du type en losange sur la longueur du filet extrudé.Le filet peut être extrudé sous la forme d'une feuille plate ou d'un tube en utilisant une matrice fixe circulaire. Cette modification du procécé Mercer de base est décrite dans le brevet de Etats-Unis d'Amérique 3 127 298 de Nulle. Il n1 est pas nécessaire d'utiliser les orifices des ajutages de palie Par exemple, des orifices en rainures ouvertes espacées peuvent être arrangés dans les surfaces venant en contact de deux filières en fonde de plaques planes.Au moins l'une des plaques est montée pour pouvoir glisser suivant un mouvement de va-et-vient afin qu'un orifice quelconque de rainure de la plaque mobile vienne en contact avec deux orifices de rainyres voisines et soit déplacé avec ces deux orifices de la plaque fixe pendant que les brins en matière plastique sont extrudés de façon continue à travers les orifices. De cette façon, le brin provenant de n importe quel orifice de rainure de la plaque mobile forme continuellement des liaisons entre deux brins adjacents extrudés par la plaque fixe pour former une structure en filet. Cette forme modifiée de l'appareil est repré- sentée sur la figure 8 du brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 319 467 précité de Mercer.Au lieu de provoquer le mouvement coulissant de la plaque mobile, cette plaque peut etre déplacée périodiquement par rapport à la plaque fixe pour séparer les deux surfaces en contact. Dans ce cas, la surface de contact de la plaque mobile peut être lisse, sans aucun orifice de rainure. Quand les surfaces des plaques sont en contact, une première série de brins espacés est extrudée à partir de la plaque fixe et, quand les surfaces en contact sont séparées périodiquement, un brin transversal est extrudé pour connecter tous les premiers brins espacés pour former une structure de filet avec des joints intégrés. Cette modification est représentée sur la figure 21 du brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 252 181 de Hureau. Avec une autre forme modifiée de l'appareil, la matière plastique est extrudée continuellement à travers un orifice en fente ouverte qui peut être disposé en cercle ou en ligne droite dans une première filière fixe. Une seconde filière mobile est utilise pour arrêter l'écoulement de la matière plastique dans une ou plusieurs zones espacées le long de l'orifice fixe de la filière fixe. Sous la forme la plus simple de la structure, la seconde matrice mobile est sous la forme d'un peigne glissant suivant un mouvement de va-et-vient transversalement à la fente de la matrice fixe. Quand les dents du peigne sont écartées de la fente, un brin continu de matière plastique est extrudé et, quand les dents du peigne interrompent la fente, des brins espacés sont extrudés transversalement au brin continu de la fente.Tous les brins sont unis de façon intégrante les uns aux autres dans la structure en filet résultante. Cette modification est montrée sur la figure 1 du brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 252 181 de Hureau. A la place d'un peigne, la matrice mobile peut être sous la forme d'une plaque plate comportant une fente ouverte ayant la forme d'un peigne ou n'importe quelle autre configuration désirée. La fente de la plaque mobile interrompt périodiquement l'ouverture en fente de la filière fixe pour former une structure en filet. Cette modification est montrée sur la figure 10 du brevet des Etats-Unis d'bmériqua n0 3 252 181 précité. Les brevets mentionnés ci-dessus sont donnés dans le présent texte8 titre de référence. Par tous les procédés considérés ci-dessus, le filet est formé par extrusion d'un premier groupe de brins individuels espacés qui sont soudés à un second groupe de brins individuels espacés pour établir des liaisons entre les deux groupes ou jeux de brins individuels aux points de croisement, et au moins l'un des groupes de brins est extrudé à travers plusieurs orifices espacés. Le filet en matière plastique en forme de feu Se plane ou en forme de tube est refroidi pour le durcissement de la matière plastique des brins, par exemple dans un bain d'eau et le filet est tiré à partir des orifices d'extrusion par des cylindres d'entrainemant ou d'autres moyens d'étirage convenables. Pour de nombreuses utilisations, il est désirable d'orienter les brins du filet et cela peut etre fait, par exemple, quand le filet avec des ouvertures en losanges, dans le cas d'un tube, est chauffé et est étiré longitudinalement pour allonger et orienter les brins i la façon d'une corde L'étirage du tube provoque son resserrement quand il est étiré en forme de corde. Un filet à mailles carrées est orienté en deux étapes. Dans ce cas, une feuille a plat en filet extrudé est chauffée et les brins d'un jeu sont étirés et sont allongés dans une direction, et, dans une seconde étape séparée, le second jeu de brins est étiré pour allonger les brins dans une seconde direction. Ce traitement d'orientation en deux étapes est décrit dans le brevet britannique n0 1 235 901 de Ronald Larsen. Certains filets en matière plastique peuvent etre orientés à la température ambiante mais, dans la pratique, le filet est chauffé pour accélérer et pour faciliter l'étirage du filet. En général, les filets extrudés en matière plastique sont classés en fonction du nombre de brins par centimètre linéaire et du poids du filet. Le nombre de brins est le nombre de brins par centimètre dans chaque groupe de brins. Le nombre de brins d'un filet ayant des ouvertures carrées ou en losange peut être facilement déterminé en comptant le nombre d'ouvertures et de fractions d'une ouverture par centimètre de filet. La mesure est faite å angle droit de l'un des jeux de brins transversalement aux ouvertures et une seconde mesure est faite à angle droit des brins du second jeu transversalement aux ouvertures de la structure de filet.Ainsi, s'il existe 1,76 ouverture par centimètre de filet pour un jeu de brins et 2,16 ouvertures pour le second jeu de brins par centimètre de structure de filet, il y aura 1,76 brin par centimètre pour un jeu de brins et 2,16 brins par centimètre pour le second jeu de brins. Par convenance, ce filet est dit à nombre de brins 1,76 x 2,16 ou 2,16 x 1,76. Un filet à nombre de brins 2,36 x 2,36 comporte 2,36 brins (ou ouvertures) par centimètre pour chaque jeu de brins, c'est- -dire dans les deux directions. Les expressions 1,575 x 1,97, 2,36 x 2,36, etc. sont utilisées pour désigner les nombres de brins par centimètre dans les deux jeux de brins par centimètre carré de filet. Le poids du filet est habituellement donné en grammes par mètre carré de filet. Un filet satisfaisant du point de vue commercial peut etre produit en extrudant un filet d'une densité de 3,15 x 3,15 pesant 196 g/m . Quand le filet est entièrement orienté, il peut avoir une densité de 0,79 x 0,79 et un poids de 12,25 g/m . Cependant, il est de plus en plus demande des filets orientés de poids de plus en plus faible, par exemple pour renforcer des stratifiés de papier. Toutefois, du point de vue pratique, les fabricants ont été incapables jusqu'ici de produire d'une façon régulière un filet extrudé de poids ultraléger pour l'orientation, et les filets couramment disponibles sont limités à des nombres de brins de 5,52 x 5,52 ou moins pesant environ 147 g/m ou plus. Une difficulté rencontrée pour extruder de façon continue un filet ultraléger est la cassure des brins qui a tendance b arriver quand le tube en filet est tiré a partir des orifices d'extrusion. Le problème de la cassure des brins devient plus marqué quand la vitesse d'extrusion est augmentée jusqu'S des valeurs acceptables commercialement et, de ce fait, des filets ultralégers sont pas été produits jusqutici par les fabricants de filets en matière plastique extrudée. La présente invention a pour objet un filet extrudé ultraléger en matière plastique et un procédé pour le former. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante, donnée à titre d'exemple, et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels - les figures 1 a 3 sont des microphotographies montrant la rupture des brins pendant ltextrusion d'un filet en matière plastique ultraléger - la figure 4 est une coupe d'un dispositif pour L'extrusion d'un filet en matière plastique selon un mode de mise en oeuvre de l'invention ;; - la figure 5 montre des courbes de la relation du gonflement à la sortie de la filière en fonction de 11 indice de cisaillement dans le cas du polypropylène ~ - la figure 6 représente schématiquement en élévation latérale un appareil d'orientation selon un mode de mise en oeuvre de l'invention - la figure 7 représente schématiquement en plan l'appareil de la figure 5 ; et - la figure 8 représente une jonction d'un filet en matière plastique extrudée et orientée ayant subi un aplatissement. Conformément à l'invention, il est maintenant possible d'extruder un filet ultraléger formé de deux jeux de brins croisés, l'un des jeux étant extrudé travers un certain nombre d'orifices espacés, pour former un filet ayant des brins individuels espacés. Le nombre de brins ou densité des brins du filet peut varier d'après la destination du filet et, conformément à l'invention; il est possible de produire un filet à nombre de brins de 5,52 x 5,52 ou même plus avec un poids de 141,5 g/m2 ou moins ou un filet à nombre de brins de 4,75 x 4,75 ou même plus pesant 122,5 g/m2 ou moins, ce qui n'a pas été possible jusqu'ici à une vitesse d'extrusion acceptable commercialement d'au moins 13,6 kg de polypropylène à l'heure.Le filet de poids ultraléger selon l'invention dans le cas du polypropylène est plus particulièrement caractérisé par la formule L 16 W > 11,5 w Dans cette formule, L est la longueur des brins par mètre carré de filet ou la longueur totale des brins dans les deux directions. Dans le cas d'un filet de 4,75 x 4,75, L est égal a 87,8 m; W est le poids en g/m2 de filet qui, dans le cas d'un filet de 4,75 x 4,75, est de 123 g/m2 ou moins. Comme il a été indiqué ci-dessus, dans le cas du polypropylène, t est supérieur à 11,5. La même formule peut être utilisée pour d'autres matières plastiques en l'adaptant au changement de la densité résultant du changement de matière plastique, d'après la formule D est la densité de-la nouvelle matière plastique, n et D est la densité du polypropylène.La valeur de L peut entre facilement p mesurée indépendamment de la disposition particulière des brins dans le filet mais, cependant, dans un filet à mailles carrées, le total des nombres de fils dans les deux directions est un moyen convenable pour déterminer la valeur de L. Le filet extrudé peut être orienté par étirage, par exemple, d'un filet de 4,75 x 4,75 pesant 122,6 g/m pour obtenir un filet de 1,18 x 1,18 pesant seulement 7,8 g/m environ. Ce filet ultraléger est devenu possible du fait de la découverte du phénomène imprévu que la rupture des brins peut être réduite a des valeurs acceptables commercialement ou être complètement éliminée en augmentant le gonflement du brin en matière plastique quand il sort de l'orifice de la filière. Au cours des premiers essais pour extruder un filet ultraléger, il a été découvert que, dans quelques cas, une charge de polypropylène peut former un filet extrudé ultraléger avec très peu de cassures de brins. L'étude de cette question a montré que la rupture des brins était provoquée par la contamination de la résine, par exemple par de la poussière, des agglomérats de gel ou d'autres matières étrangères. Des microphotographies des brins cassés ont montré l'inclusion de particules étrangères ou d'agglomérats de résine au point de rupture comme il apparaît sur les figures 1 a 3. Les photographies des figures 1 a 3 représentent un filet mailles carrées en polypropylène extrudé avec une densité de brins de 5,9 x 4,32 et d'un poids d'environ 122,75 g/m à une vitesse d'environ 34 kg/h. Les ruptures de brins ont été plus prononcées dans le jeu de brins espacés s'étendant dans la direction de la machine, extrudés å travers les orifices espacés de l'élément de filière fixe extérieur. Les trois cassures ont eu lieu aux endroits où de la matière étrangère ou des agglomérats de résine apparaissent dans le brin ou à la jonction entre deux brins du filet. il a par suite été pensé que la résine utilisée pour l'extrusion d'un filet ultraléger avec peu de cassures de brins était une résine propre exempte de matières étrangères. Cela a conduit à essayer de supprimer par tamisage les corps étrangers en utilisant de meilleurs garnissages de tamis, mais cela n'a pas donné de résultat et il en a été conclu que la résine donnant un filet extrudé ultraléger avec peu de cassures de brins n'était pas plus propre que les autres résines de polypropylène. Des études rhéologiques ont montré que l'une des caractéristiques de la résine utilisée pour produire un filet ultraléger à peu de brins cassés était celle ayant des caractéristiques de gonflement relativement important à la sortie de la filière. Cela a finalement conduit à admettre que laamatière étrangère présente dans la résine pendant le passage travers les orifices de la filière appauvrit temporairement le brin de résine et provoque un point faible entraînant la cassure quand le tube de filet est tiré partir de la tête de filière.Cela a conduit à la conception qu'il doit être possible d'éviter le point faible en augmentant le gonflement de la résine a sa sortie des bords de l'orifice de la filière, afin que la résine ait la possibilité d'emprisonner la matière étrangère et de préserver ainsi la résistance du brin. L'augmentation du gonflement de la résine à sa sortie des becs des orifices de la filière est apparue comme étant une solution efficace au problème de la rupture des brins, et un filet ultraléger a été maintenant produit selon l'invention des vitesses d'extrusion acceptables commercialement sans aucune rupture de brins ou avec un taux très faible de rupture de brins permettant d'obtenir un filet en matière plastique ultraléger acceptable commercialement. Une vitesse d'extrusion acceptable commercialement pour un filet en matière plastique ultraléger demande l'extrusion d'au moins 13,5 kg/h de polypropylène, ou l'équivalent de cette quantité pour d'autres résines en tenant compte du changement de densité par rapport au polypropylène. Conformément 3k l'invention, un filet ultraléger en polypropylène a été extrudé a des vitesses de 64 kg/h et même plus. L'extrusion a été faite en utilisant le procédé du type décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 2 252 181 et 3 384 692 précités pour la production de filets a mailles carrées. La figure 4 représente en coupe les détails d'une partie d'un appareil choisi a titre d'exemple pour la mise en oeuvre de l'in Invention, La tête de filière d'extrusion comporte un élément fixe extérieur annulaire 24 ayant une ouverture intérieure circulaire 26. Des orifices formés par des rainures circulaires espacées 28 sont formées dans la face de l'ouverture intérieure. Un piston mouvement alternatif 30, de préférence ne comportant aucun orifice, est logé dans l'ouverture 26 et, comme le montre la figure 4, la surface lisse au nez du piston 30 forme un joint avec les portées de la filière fixe extérieure, de la façon montrée en 32, quand le piston est en position inférieure de la façon représentée.Les rainures 28 restent ouvertes a tout moment pour l'extrusion continue d'un certain nombre de brins 34 espacés en cercle. La matière plastique est envoyée de façon continue dans des orifices 28 b travers un canal d'alimentation annulaire 36. Le piston 30 coulisse avec des joints d'étanchéité contre la surface inférieure d'un mandrin annulaire fixe 38 et la surface extérieure du mandrin annulaire fixe 38 forme la surface annulaire intérieure du canal d'alimentation 36. Le piston 30 est fixé å une tige de commande 40 qui provoque des mouvements alternatifs du piston pour l'appliquer sur les portées de la filière fixe 24 et l'éloigner de ces portées. Chaque fois que le piston est éloigné de la filière fixe, un brin annulaire 42 en matière plas- tique est extrudé périodiquement pour former un second jeu de brins transversaux 42 qui sont connectés au jeu de brins 34 s'étendant dans la direction de la machine A chaque point de croisement des brins.Le tube résultant en filet est tiré vers le bas de la tête de filière d'extrusion a travers un bain d'eau, de préférence par une paire de cylindres d'entrainement (non représentés). Dans la fabrication d'un filet ultraléger selon l'invention, la feuille de filet est le plus Souvent orientée consécutivement par étirage d'au moins un jeu de brins et, de préférence, des deux jeux, L'étirage des brins élargit les ouvertures du filet et réduit le nombre de fils par centimètre. Par exemple, pour l'extrusion d'un filet ultraléger selon l'invention, l'ouverture de la filière fixe annulaire extérieure utilisée avait un diamètre de 630 mm, mesuré aux lèvres des orifices en rainures ouvertes 28. Les orifices 28 en forme de rainures avaient une largeur de 0,38 mm et une profondeur de 0,38 mm. Le filet ultraléger extrudé avait avait des nombres de brins de 5,52 x 4,32 et pesait 98 g/m . ta vitesse d'extrusion a été de 31,8 kg/h avec une température de la masse en fusion de 246 C. La pression statique était de 294 kg/cm . Le tube en filet de matière plastique ultraléger a été coupé pcur obtenir une feuille plane qui a été orientée par le procédé décrit dans le brevet britannique n0 1 235 901 précité en deux étages.Le filet ultraléger orienté résultant avait des nombres de brins d'environ 1,18 x 1,18 et un poids d'environ 4,87 g/m Le diamètre du tube extrudé en filet ultraléger et les dimensions et le nombre de brins par centimètre linéaire peuvent être modifiés d'une façon courante en changeant les éléments de la filière, mais le filet en matière plastique ultraléger selon l'invention satisfera dans tous les cas a la limitation 16 W > 11,5 n D specifiée ci-dessus. te filet p ultraléger selon l'invention est extrudé a une vitesse de 13,5 kg/h de résine, ce qui est acceptable pour une vitesse d'extrusion sur le plan commercial. Le gonflement des brins extrudés de matière plastique sortis de l'orifice de la filière est un phénomène extrêmement complexe quiimplique un certain nombre de paramètres en relation mutuelle. Cependant, ce gonflement peut être augmenté d'une façon empirique en réglant les conditions d'extrusion ou le profil de l'orifice utilisé pour l'extrusion. Après l'ajustement convenable des conditions d'extrusion ou du profil de l'orifice, l'examen du filet extrudé montre si l'ajustement est suffisant pour provoquer l'accroissement nécessaire du gonflement de la résine a sa sortie de l'orifice, afin d'emprisonner la matière étrangère et de supprimer ou de réduire la rupture de brins à un niveau acceptable commercialement. La température de la matière plastique aux becs des orifices de la filière influe sur le gonflement et une diminution de la température augmente le gonflement des brins de résine. Par exemple, dans le cas de polypropylène extrudé à travers la tête de filière de la figure 4 a une température voisine d'environ 20SOC ou plus, l'ab3issement d'environ 10C de la température de la résine aux becs des orifices provoque une augmentation du gonflement d'environ 1 %. Une augmentation de 10C environ provoque une reductioi gonflement d'environ 1 %. Cependant, en général, pour n'importe quelle résine donnée, il y a une limité inférieure de température en dessous de laquelle les brins ne sont pas extrudés de façon acceptable. Dans le cas de la filière de la figure 4, la température du polypropylène a l'orifice ne doit pas être inférieure à 1800C et, en général, elle est maintenue entre environ 190 et 260 C. La pression sous laquelle les brins sont extrudés est un autre facteur influant sur le gonflement à la sortie des orifices. Une augnen- tation de la pression augmente le gonflement à la sortie des orifices. Il existe des limites pratiques entre lesquelles la pression doit être maintenue pour l'extrusion d'un filet satisfaisant å une vitesse d'extrusion acceptable commercialement. Ces limites doivent être déterminées empiriquement pour chaque appareil de production et pour chaque produit. Le réglage de la température et de la pression pour augmenter le gonflement peut éviter la cassure des brins si cette cassure n'est pas très sévère. La vitesse d'extrusion de la résine influe sur le gonflement des brins à la sortie des orifices. Une augmentation de la vitesse d'extrusion augmente le gonflement. Celui-ci dépend aussi de l'appareil de production et doit être déterminé pour chaque appareil. Le changement d'un ou plusieurs des paramètres ci-dessus, c'est-à-dire de la température, de la pression, de la vitesse d'extrusion et de la forme de l'orifice, peut être utilisé pour augmenter le gonflement des brins pour éviter leur rupture.L'importance de la rupture de brins est facilement déterminée en examinant le filet tel qu'il-est tiré à partir de la tête de filière, et, bien qu'un ou plusieurs des paramètres ci-dessus puissent aider à éviter la rupture des brins, si la rupture des brins continue, les caractéristiques de la résine peuvent être changées pour supprimer le défaut Il est bien connu que l'indice de fusion de la résine et l'indice de cisaillement ont un effet important sur le gonflement des brins de résine à la sortie des orifices. L'utilisation d'une résine ayant un indice de fusion supérieur ou l'augmentation de l'indice de cisaillement permet une augmentation appréciable du gonflement des brins de résine. Parmi ces deux paramètres, l'indice de cisaillement est apparu être le facteur le plus important pour augmenter le gonflement des brins de résine. L'indice de cisaillement est fonction du débit de résine à travers un orifice et de la viscosité de la résine. Le gonflement à la sortie de l'orifice est fonction de la distribution des poids moléculaires. En général, quand l'étalement de la distribution des poids moléculaires augmente dans la résine, le gonflement dos brins augmente à la sortie de l'orifice de la filière. L'indice de fusion et l'indice de cisaillement de n'importe quelle résine donnée peuvent être déterminés d'une façon classique d'après la pratique recommandée pour la présentation des données d'écoulement capillaire des matières thermoplastiques fondues suivant la norme ASTM D 1703-62. N'importe quel rhéomètre dans lequel la matière thermoplastique fondue peut être forcée a partir d'un réservoir à travers une filière capillaire, et dans lequel la température, la pression, le débit et les dimensions de la filière peuvent être mesurés, peut être utilisé. Les résultats peuvent ne pas pouvoir être directement utilisés pour l'appareil d'extrusion disponible mais, dans ce cas, des corrélations e#mpiriques sont tirées des résultats des essais pour l'appareil disponible. Conformément à la norme ASRI indiquée ci-dessus, les résultats rhéologiques pour le polypropylène ont été déterminés sur un Monsanto Automatic Capillary Rheometerss de préférence muni d'une filière à orifice sans plat (tranchant de couteau) ayant une ouverture d'un diamètre de 0,585 in. Le réservoir avait un volume constant de 1,18 cm3. La résine sous la forme de -pastilles, de perles, de poudre, de feuilles ou de brins coupés est placée dans le cylindre du rhéomètre maintenu a la température choisie, aussi rapidement que possible, et elle est tassée pendant l'introduction pour éliminer les poches d'air relativement importantes. La pression choisie pour l'extrusion, exercée sur le piston pour forcer la résine h travers l'orifice, est exercée après que la résine a atteint la température d'essai sélectionnée, et le temps nécessaire pour l'extrusion d'un volume constant sélectionné est enregistré automatiquement après l'établissement de l'équilibre d'écoulement. Le diamètre du brin extrudé est mesuré aussi, de préférence pour plusieurs échantillons, en un point situé environ 62 mm en aval de l'orifice d'extrusion. Le gonflement à la sortie de la filière de la résine essayée est calculé sous la forme du rapport Do D 100 = gonflement % Do est le diamètre moyen du brin extrudé et D est le diamètre de l'orifice choisi. Un brin de résine soumis à l'essai avec un gonflement de 100 % ne se dilate pas du tout pendant sonextrusion à travers l'orifice. Une matière étrangère dans la résine provoque la rupture de brins pendant l'extrusion d'un filet ultraléger auquel se rapporte l'invention. Un brin essayé de résine ayant un gonflement à la sortie de la filière de 200 % s'est dilaté de deux fois le diamètre de l'orifice, ce qui est une étape dans le sens voulu vers l'élimination de la rupture du brin pendant l'extrusion sur le plan commercial d'un filet ultraléger selon l'invention. Aucune valeur minimale déterminée du gonflement du brin ne peut être spécifiée, parce qu'elle doit être déterminée empiriquement pour l'appareil particulier disponible, la résine choisie et les conditions dans lesquelles a lieu l'extrusion. Le gonflement du brin de résine dans l'appareil d'essai ne sera en général pas le mêne que le gonflement des brins extrudés dans l'appareil commercial, mais le réglage de l'appareil commercial par rapport aux conditions d'essai d'après un certain nombre d'essais sur une résine donnée établira une corrélation entre les résultats d'essais et le fonctionnement de l'extrudeuse commerciale.Cependant, en général, le gonflement du brin est maintenu au-dessus d'environ 150 % et, pour les meilleurs résultats, le gonflement est d'au moins 195 % quand il est mesuré avec le -l Nonsanto Rheometer décrit ci-dessus å un indice de cisaillement de 500 s Il a eté déterminé que l'indice de fusion de la résine, pour l'apparei#l de la figure 4, doit être maintenu entre environ 0,2 et environ 10,0 et, de préférence, entre environ 0,5 et environ 8,0 pour l'extrusion d'un filet ultraléger selon l'invention.Les valeurs de l'indice de fusion sont celles fournies par les fabricants de polypropylène et ont été déterminées en utilisant un rhéomètre capillaire a filière orifice section plane de 8 mm avec une ouverture d'un diamètre de 2 mm. Des essais ont été effectués -a 2300C sous une pression d'environ 3 kg/cm d'après la méthode d'essai ASTM D 1238-65T.L'indice de fusion est donné en grammes de résine extrudée pendant 10 mn d'écoulement. t'augmentation de l'indice de fusion augmente en-général le gonflement pour l'extrusion a des viscosités similaires et réduit ou élimine la rupture des brins, mais l'augmentation de l'indice de fusion è une valeur maximale n'augmente pas nécessairement le gonflement des brins suffisanuent pour réduire la rupture des brins à un niveau acceptable commercialement. Comme dans le cas de la température et de la pression, il existe une limite pratique au-de îa de laquelle une augmentation de l'indice de fusion de la résine ne représente pas un progrès pour la production du filet ultraléger. Par exemple, quand l'indice de fusion du polypropylène est d'environ 15,0 (15,0 g par 10-mn), la fluidité relativement importante de la résine rend son extrusion difficile et la résistance la traction de la résine est abaissée. Un indice de fusion de 10,0 pour les propylènes est une valeur maximale pratique ne devant pas être dépassée pour l'extrusion d'un filet ultraléger selon l'invention et l'indice de fusion ne doit pas être inférieur a 0,2. L'indice de cisaillement d'une résine est défini par la formule 4Q tr3 dans laquelle Y est l'indice de cisaillement en s > Q est le débit en cl /5 à partir du rhéomètre et r est le rayon de l'orifice en cm. Dans le cas du rhéomètre automatique Monsanto, la valeur de Q est réglée constante pour tous les essais et, par suite, un relevé des temps d'extrusion en fonction de l'indice de cisaillement donne une détermination graphique rapide de l'indice de cisaillement pour une résine donnée. La figure 5 donne des courbes typiques pour différentes résines de polypropylène, comparant le gonflage % a l'indice de cisaillement. Pour faciliter la comparaison, les courbes sont tracées sur du papier semi-logarithmique et les courbes ont été normalisées pour une extrudeuse courante commerciale fonctionnant a une température de 2600C pour du propylène ayant un indice de fusion de 0,7 et 2300C pour du polypropylène ayant un indice de fusion d'environ 5.Quand la température d'essai a été supérieure A la température de fonctionnement dans un appareil commercial, le gonflement a augmenté de 1 Z par 10C de diminution de la température par rapport à la température de fonctionnement de l'appareil commercial et, quand la température d'essai a été inférieure à la température de fonctionnement dans un appareil commercial, le gonflement-a diminué de I 7. par 10C d'augmentation de la température de fonctionnement de l'appareil commercial sur les courbes de la figure 3. Les données pour les courbes de la figure 5 ont été obtenues par des essais avec un rhéomètre automatique Monsanto avec une filière å extrémité sans plat (en lame de couteau) et un orifice d'un diamètre de 0,58 mm, les conditions d'essai et les résultats étant les suivants : Indice Indice de fusion Température Indice de cisail- Gonflement Courbe nominal normalisée lement g/10 mn 0C s -l A 5 230 300 198 605 245 B 5 230 300 184 710 239 C 0,7 260 300 180 500 206 630 216 D 5 230 300 170 800 227 E 0,7 260 300 170 500 192 630 202 F 5 230 300 161 850 222 G 0,7 260 400 159 700 182 915 193 Le gonflement % et l'indice de cisaillement ont été déterminés de la façon indiquée ci-dessus. Les indices de fusion sont ceux indiqués par le fabricant.L'examen des courbes de la figure 5 montre que le gônfle- ment des brins de résine augmente avec l'indice de cisaillement. Les résines des courbes A à D ont été extrudées dans l'appareil de la figure 4 en obtenant d'excellents filets ultralégers selon l'invention sans rupture pouvant donner lieu b des objections, tandis que les résines des courbes E, F et G ont été extrudées dans l'appareil de la figure 4 sans donner de filets ultralégers acceptables commercialement en raison de brins cassés, D'après les essais spécifiques dans des conditions similaires a celles de ltextrusion dans l'appareil de la figure 4, la résine doit avoir un gonflement % à l'essai d'au moins environ 195 avec un indice de -l cisaillement essayé d'environ 500 s pour la résine de polypropylène ayant un indice de fusion compris environ entre 0,6 et 6,0 quand les résultats des essais sont normalisés å des températures d'extrusion d'environ 230du à environ 260 C. Cela ne signifie pas que les résines de polypropylène des courbes E A G ne puissent pas être utilisées pour l'extrusion de filets ultralégers avec peu ou pas de ruptures de brins, parce qu'un changement des conditions d'extrusion, en particulier la température, la pression, la forme de l'orifice et la dimension de l'orifice peut être utilisé pour augmenter le gonflement %, afin de réduire la rupture des brins. Comme il a été indiqué ci-dessus, les paramètres les plus importants pour commander le gonflement des brins de la résine utilisée pour produire le filet ultraléger selon l'invention sans des ruptures de brins pouvant être l'objet d'objections sont la température, la pression et la forme de l'orifice pour 1'extrusion du filet, l'indice de fusion et l'indice de cisaillement de la résine choisie. Pour n'importe quelle résine donnée, la température et la pression peuvent d'abord être ajustées pour obtenir le gonflement maximal afin d'éviter la rupture indésirable de brins dans l'extrusion du filet ultraléger, mais, si ces réglages ne permettent pas de supprimer le défaut, l'indice de fusion et l'indice de cisaillement de la résine doivent être contrôlés et doivent être changés de la façon indiquée ci-dessus pour obtenir le gonflement voulu des brins, afin d'éviter la rupture des brins.En général, le choix des résines disponibles et de la machine, ainsi que les changements décrits ci-dessus, permettent d'obtenir le gonflement nécessaire dans des conditions courantes d'extrusion. Les spécialistes de l'extrusion des filets en matière plastique comprendront que les différents paramètres ont des relations mutuelles et reconnaitront les relations mutuelles des paramètres et l'effet du changement d'un paramètre sur les autres paramètres associés. Un filet ultraléger obtenu par extrusion d'au moins 13,5 kg/h de matière plastique, avec des ruptures de brins ne dépassant pas environ trois 2 brins par 93 m de filet extrudé est un produit acceptable comnercialement qui, jusqu'ici, n'a pas été obtenu régulièrement dans l'industrie. Les matières plastiques pouvant être utilisées pour extruder un filet ultraléger selon l'invention sont les matières plastiques pouvant être extrudées à l'état fondu à travers un orifice de filière aveus ensuite, durcissement desdrins par un milieu réfrigérant. Ces matières plastiques comprennent les polyoléfines, les polyamides et les polyesters, en tant qu'exemples préférés de matières plastiques. Les expressions gonflement % et indice de cisaillement utilisées dans le présent texte sont destinées à désigner le gonflement % et l'indice de cisaillement déterminés par les essais décrits ci-dessus avec un rhéomètre-Monsanto ayant une filière à extrémité en lame de couteau 3 avec un orifice de 0,58 m et un cylindre a volume constant de 1,18 cm les mesures étant faites aux températures et avec les pressions spécifiées ci-dessus. Un appareil d'une forme convenable pour orienter la feuille extrudée selon l'invention est utilisé avec des étapes successives d'orientation d'un filet classique commercial, de la façon représentée sur les figures 6 et 7 et décrite ci-après. La figure 6 représente schématiquement un appareil d'orientation qui comporte un support de bobine 110 pour porter une bobine d'alimentation 122 de filet extrudé 120. En allant de droite gauche sur la figure 6, le support de bobine 110 est suivi d'un mécanisme d'étirage longitudinal 112, d'un four avec un mécanisme d'étirage transversal 114, d'un-dispositif de refroidissement 116 et d'un mécanisme de renvidage 118. La bobine de filet 122 est montée de façon amovible en 124 sur un bâti 126 qui supporte aussi différents rouleaux fous 128. Le filet 120 est tiré de la bobine 122 pour passer autour des rouleaux fous 128 vers le mécanisme d'étirage longitudinal 112 qui comporte un bflti supportant différents rouleaux fous 132 et trois cylindres ou rouleaux de grand diamètre chauffés 134, 136 et 138.Entre les deux cylindres chauffés 136 et 138 est situé un groupe de quatre rouleaux formés de deux rouleaux fous 142 et 144 et de deux rouleaux d'étirage longitudinal 146 et 148. En sortant de la section d'étirage longitudinal 112 et des différents rouleaux et cylindres de cette section, le filet est entraîné à travers un mécanisme d'étirage transversal 114 comportant un four 140 et deux chaînes sans fin horizontales espacées 150 et 152 (figure 7). Les chaînes sans fin 150 et 152 comportent des-griffes (non représentées) pour saisir les bords 154 et 156 du filet 120, afin de l'entraîner travers le four l40 et d'étirer le filet transversalement de la façon décrite ci-après. A la sortie du mécanisme d'étirage 114, le filet est entraîné par les chaînes sans fin 150 et 152 au-dessus d'une section de refroidissement 116 comportant un ou plusieurs ventilateurs 158 qui soufflent de l'air de refroidissement à travers le filet 120. Après la section de refroidissement 116, le filet 120 passe sur des rouleaux fous représentés, par exemple, par les rouleaux 162 et 164, et il est renvidé sur la bobine 160 de la section de renvidage 118. La bobine 160 est formée sur un arbre 166 qui est entraîné par un mécanisme non représenté. Dans une fabrication classique, les deux bords de la feuille en filet sont rognés et sont supprimés avant le bobinage. Il doit être noté que différents rouleaux fous sont utilisés et que ceux représentés-sont indiqués a titre d'exemples seulement parce que les conditions d'espace et l'équipement peuvent demander différents trajets pour la circulation du filet 120. En général, les cylindres '3w, 136, 138 et les rouleaux 146 et 148 ainsi que l'arbre 166 sont entraînés à des vitesses convenables de la façon décrite ci-après pour transporter le filet 120 à travers la machine. Les chaînes sans fin 150 et 152 sont entraidées dans le sens indiqué par les flèches en passant sur les roues dentées 158 et 172. Les autres rouleaux représentés sont en général des rouleaux fous et n'ont pas besoin d'être entraînés sauf en ce qui concerne la suppression des tensions et des frottements résultant du filet, et, s'ils sont entraînés, ils le sont à la vitesse du filet au point où le filet vient en contact avec le rouleau correspondant. Cependant, la vitesse linéaire du filet 120 à travers la machine n'est pas constante comme il est expliqué ci-après. Les cylindres 134, 136 et le rouleau 148 sont entraînés à des vitesses de rotation telles que leurs vitesses périphériques soient environ les mêmes. Par contre, le cylindre 138 et le rouleau 346 sont entraînés à une vitesse périphérique supérieure à celle des cylindres 134, 136 et du rouleau 148. D'une façon générale, la vitesse périphérique des cylindres 134, 136 et du rouleau 148 est la même que la vitesse linéaire du filet 120 à sa sortie de la bobine 122 et pendant son passage sur les différents rouleaux fous ou cylindres 134, 136 et 148. Le cylindre 138 et le rouleau 146 sont entraînés a la même vitesse périphérique, cette vitesse étant celle du filet 120 à son passage sur ces éléments et à travers le reste de l'appareil comprenant le mécanisme d'étirage transversal 140, le mécanisme de refroidissement 116 et le mécanisme d'enroulement 118 Il sera remarqué que, comme le rouleau 146 et le cylindre 138 tournent à une vitesse périphérique supérieure à celle des cylindres 134, 136 et du rouleau 148, si le filet 120 est convenablement chauffé, il sera étiré longitudinalement dans l'espace compris entre les rouleaux 146 et 148 en raison de la différence des vitesses de ces deux rouleaux.Les rouleaux 142 et 144 peuvent aussi être entraînés, si désiré, le rouleau 142 étant entraîné a la même vitesse périphérique que le-cylindre 138 et le rouleau 146, et le rouleau 144 étant entraîné à la même vitesse périphérique que les cylindres 134, 136 et le rouleau 148. Les cylindres 134 et 136 sont chauffés à la température nécessitée par les conditions dans le mécanisme d'orientation particulier et par la composition de la résine particulière formant le filet 120. Pour certaines résines de polypropylène, il a été trouvé qu'une température convenable pour ces cylindres est comprise entre 930C et 1500C Ces rouleaux ou cylindres peuvent être chauffés au moyen d'eau, d'huile ou autre liquide chauffé et pompé à revers les rouleaux , ces disposi-ifs n'étant pas représentés parce qu'ils sont connus. te cylindre 138 est chauffé aussi, mais à une température inférieure à cell des cylindres 134 et 136 pour le durcisser.C > . de la résine ou filet 120 afin de permettre a manipulation et son passage à partir du cylindre 138 à travers la zone indiquée en 170 et à travers le mécanisme d'étirage transversal 114 dans lequel le filet 120 est saisi par les chaînes sans fin 150 et 152. il sera remarqué que, dans la zone 170, le filet 120 n est pratiquement pas supporté et, de ce fait, doit avoir une certaine résistance pour qu'il se supporte de lui-même.Par suite, le cylindre 138 n est pas aussi chaud que les cylindres 134 et 136. afin que le filet 120 soit légèrement refroidi pour durcir la résine et permettre son passage à travers l'espace 170. Comme il a été indiqué ci-dessus, le filet 120 est allonge et, par suite, orienté par étirage à son passage à travers le inécanisrr d'étirage longitudinal 112, cet étirage ayant lieu entre les rouleaux 146 et 145 du faíc de la différence des vitesses périphériques de ces ro; ieaux e9- parce que le filet est chaud pendant son passage sur et entre ces rouleaux.Cela est montré schématiquement sur la figure 7 sur laquelle le filet 120 est représenté formé de brins transversaux 180 et de brins longitudinaux 190. Comme il apparaît dans la zone située entre le mécanisme d'alimentation 110 et le mécanisme d'étirage longitudinal 112 sur la figure 7, les brins transversaux 180 et les brins longitudinaux 190 forment des mailles ouvertes dans le filet 120, ces mailles étant sensiblement carrées suivant l'exemple représente. Après le passage à travers le mécanisme d'étirage 112, les brins longitudinaux 190 ont été étirés substantiellement, par exemple de deux ou trois fois leur longueur initiale, mais les brins transversaux 180 ont conservé leur longueur initiale de la façon représentée dans la zone 170 de la figure 7. Le mécanisme d'étirage transversal 114 comporte le four 140 comprenant trois sections 174, 175 et 178. Ces sections du four 140 sont chauffées de n'importe quelle façon convenable, par exemple par un système soufflant un gaz chaud de la façon représentée schématiquement en 182. En général, la section 174 est une section de préchauffage, la section 176 une section d'étirage transversal et la section 178 une section de durcissement à chaud pouvant être portée à une température supérieure. Pour une résine de polypropylène typique, les sections 174, 176 et 178 sont maintenues à des températures comprises entre 1200C et 163qu. te réglage de la température de ces trois sections est connu des spécialistes. A son entrée dans le mécanisme d'étirage transversal 114, les bords 154 et 156 du filet 120 sont saisis par-des pinces ou des griffes (non représentées) des chaînes sans fin 150 et 152. Les chaînes sans fin 150 et 152 passent dans des rails convenables (non représentés) qui guident les chaînes 150 et 152 d'abord sur deux trajets droits parallèles dans la section 174 du four et ensuite le long de trajets divergents dans la section 176 du four, de la façon représentée sur la figure 7, et ensuite a nouveau le long de trajets droits parallèles dans la section 178 du four. Dans la section 178, les chaînes 150 et 152 sont plus écartées que dans la section 174. Les chaînes sans fin 150 et 152 entraînent le filet 120 hors du four 140 et ensuite au-dessus des ventilateurs de refroidissement 158 qui soufflent de l'air A la température ambiante a travers le filet pour le refroidir z cette température ou près de cette température. Au point ou près du point où les chaînes 150 et 152 passent autour des roues dentées #184 et 186, les griffes des chaînes 150 et 152 lâchent le filet 120 qui est ensuite enroulé sur le rouleau 160 entraîné par l'arbre d'entraînement 166. En considérant la figure 7, il apparaît que, pendant le passage du filet 120 a travers la section 176 du four, les brins transversaux 180 sont allongés parce qu'à cet endroit les chaînes 150 et 152 divergent. Suivant l'exemple représenté, les brins 180 sont allongés A environ trois fois leur longueur initiale. Pendant ce temps, les brins longitudinaux 190 ne sont pas allongés et conservent la longueur reçue pendant le passage à travers le mécanisme d'étirage longitudinal 112. Cela est évident sur la figure 7 quand on compare le filet 120 tel qu'il est représenté dans la zone 170 au filet tel que représenté après son passage à travers la section 176 du four. Dans la zone 170, les brins transversaux et longitudinaux 180 et 190 forment des rectangles relativement longs dans la direction de circulation du filet.Par contre, après leur sortie de la section 176 du four, les brins 180 et 190 sont représentés formant dans le filet 120 des ouvertures carrées relativement grandes, ayant la même forme mais une dimension différente par comparaison au filet initial 120 sortant du rouleau 122. Bien entendu, il n'est pas nécessaire que le filet 120 parte avec des ouvertures carrées transformées ensuite en rectangles allongés et finalement en ouvertures carrées plus grandes, cette combinaison ayant été reprevsentEe seulement pour la clarté du dessin. Bien entendu. le passage du filet à travers la machine est tel qu'il y ait une traction et un étirage des brins du filet d'abord dans une direction rectiligne dans le mécanisme étirage longitudinal 112 et ensuite dans une direction transversale à angle droit dans le mécanisme d'étirage transversal 114. Bien que la description ci-dessus ait été faite en considérant l'orientation d'un filet classique, la feuille extrudée selon l'invention peut être orientée par les deux étapes successives du traitement décrit ci-dessus, En général, pour la résistance maximale des brins d'une structure orientée selon l'invention, l'étirage est de préférence effectué pour éviter un aplatissement substantiel nuisible à l'intersection et la jonction entre les brins. L'aplatissement nuisible est évité en ajustant le taux d'étirage de la structure pour son allongement et en réglant les températures auxquelles la structure est étirée dans la direction longitudinale et la direction transversale. La vitesse d'étirage et la température pour éviter l'aplatissement nuisible seront différentes pour des matières plastiques différentes ainsi que pour différentes grosseurs des brins et différents nombres de brins au centimètre. En général, pour éviter l'aplatissement aux jonctions, un jeu de brins orientés ne doit pas être soumis, pendant le reste des étapes du traitement, å des températures appréciablement supérieures à la température laquelle les brins particuliers ont été orientés. Quand un brin est étiré pour être orienté, des contraintes sont établies dans le brin allongé pendant que la matière plastique du joint reste sensiblement non orientée ou que l'orientation dans le joint est inférieure à celle dans le brin à caté du joint.Si le brin orienté est soumis pendant qu'il reste tenu dans l'appareil d'orientation à des températures appréciablement supérieures à celle à laquelle le brin a été orienté, le brin aura tendance à rétrécir en longueur et, de ce fait, il formera une partie aplatie visible à l'intersection du brin et du joint. Par exemple, en utilisant l'appareil de la figure 6, le filet ultraléger selon l'invention peut être orienté en maintenant la température des rouleaux chauffés de la section d'étirage longitudinal 112 à environ 1320C et en maintenant le four 114 enfermant la section d'étirage transversal à environ 144 C. Le filet résultant orienté n'aura pas l'aplatissement visible au joint. La figure 8 montre le joint d'un filet en matière plastique ayant un aplatissement visible au joint, aplatissement qui tend à affaiblir le joint du filet.En considérant le joint 200 de la figure 8, il apparaît que les joints 202 et 204 ont diminué de longueur du fait de l'utilisation de temperatures appréciablement supérieures (par exemple d'environ 177 C) dans les étapes consécutives par rapport à la température à laquelle les brins ont été orientés, de sorte que la matière plastique a été tirée à partir du joint pratiquement non orienté pour former des plats 206 et 208. Les conditions de fonctionnement pour un équipement spécifique dans lequel ltorientation est effectuée sont déterminées empiriquement pour éviter les plats nuisibles aux joints.Il est évident que l'aplatissement aux joints peut être évité en permettant le rétrécissement de la structure de filet sans retenue pour compenser le rétrécissement provoqué par la libération des contraintes dans les brins. Pour certaines applications commerciales, le filet orienté peut être soumis a des températures approchant celles auxquelles le filet a été orienté. De ce fait, le filet aura un rétrécissement moins qu'il ne soit durci thermiquement pendant la fabrication. Conformément à l'invention, le filet orienté peut être fixé thermiquement en étant soumis à une température supérieure à celle utilisée pour l'orientation tout en commandant le rétrécissement net provoqué par la libération des contraintes dans les brins à la température la plus élevée.Par exemple, après l'orientation, le filet peut être durci thermiquement à une température de 1700 C, le filet étant maintenu sous une retenue partielle pour limiter le rétrécissement des brins transversaux b moins d'environ 10 % de leur longueur a l'état orienté. Cela libère les contraintes des brins orientés de sorte que, quand le filet est ultérieurement soumis à des températures approchant celle de l'orientation dans une application commerciale, le rétrécissement du filet se trouve réduit à un niveau acceptable commercialement. Bien qu'il soit préférable de permettre le rétrécissement du filet de moins d'environ 8 % pendant le durcissement thermique, cela n'est pas nécessaire, et le filet peut être maintenu pour la conservation des dimensions du filet orienté. Bien entendu, la description qui précède n'est pas limitative et l'invention peut être mise en oeuvre suivant d'autres variantes, sans que l'on sorte de son-cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé pour extruder un filet en matière plastique à travers une filière pour former au moins deux jeux de brins individuels en matière plastique dans la structure de filet dans laquelle les brins individuels sont disposés suivant un angle les uns par rapport aux autres, au moins l'un des jeux de brins étant extrudé à travers plusieurs orifices individuels espacés et séparés, caractérisé par l'extrusion de la matière plastique à une vitesse d'au moins 13,5 kg/h, la commande de la vitesse d'extrusion, de la dimension des brins, de la température et de la pression d'extrusion pour produire un filet ayant un rapport de la longueur des brins au poids répondant à la formule dans laquelle L est la longueur totale des brins en mètres par mètre carry de filet, W est le poids en grammes par mètre carré de filet, D est la densité n de la matière des brins du filet et D est la densité de la matière des brins p d'un filet en polypropylène. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par l'extrusion de la matière plastique à une température approximativement d'au moins 1800C et sous une pression statique d'au moins 70 kg/cm et par cette extrusion à des vitesse d'extrusion, température et pression provcquant le gonflement de la matière plastique sortant de l'orifice de la filière pour emprisonner une matière étrangère-dans la matière plastique, afin de réduire la rupture de brins, puis par le refroidissement- des brins pour le durcissement de la matière plastique. 3. Procédé selon la-revendication 1 ou 2, caractérisé par l'utilisation d'une matière plastique ayant un gonflement à la sortie de la filière d'au moins 150 %. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par l'utilisation d'une matière plastique ayant un indice de fusion compris environ entre 0,2 et 10,0 pour l'extrusion du filet. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par l'utilisation d'un orifice de filière ayant un profil tel qu'il assure le gonflement maximal du brin de matière plastique à sa sortie de l'orifice de la filière. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractjrisé par le choix d'une ouverture d'orifice dont la plus grande dimension n'est pas supérieure à 0,88 mm pour l'extrusion d'au moins un jeu de brins, et par le choix d'une matière plastique d'extrusion ayant un indice de fusion d'environ 0,2 à 10,0 et un gonflement & sortie de la filière d'au moins 150 % environ. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par une opération séparée consécutive d'orientation de la feuille plate de filet par étirage d'un jeu de brins suivant leur longueur dans une direction et l'étirage du second jeu de brins suivant leur longueur dans une seconde direction. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite opération séparée est réalisée pour obtenir une feuille de filet dans laquelle le rapport de la longueur des brins au poids répond A la formule 16 44 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'extrusion de la matière plastique est effectuée A une température d'environ 1760c A 345 C etsous une pres- sion d'environ 70 kg/cm à 560 kg/cm, et en ce que cette matière plastique d'extrusion a un indice de fusion d'environ 0,6 A 6,0 et un gonflement des brins la sortie de la filière d'au moins 195 Z avec un indice de -l cisaillement de 500 s 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par l'étirage du filet pour orienter. les brins sans provoquer d'aplatissement visible aux joints du filet orienté. Il. Pilet ultraléger obtenu selon le procédé de l'une quelconque des revendications précédentes.