La présente invention concerne d'une manière générale les connecteurs de dérivation susceptibles d'être mis en place à distance sur les conducteurs d'un quelconque réseau électrique de distribution en vue du raccordement à ces conducteurs d'un câble de branchement propre à la desserte d'un quelconque abonné ; elle vis. plus particulièrement, mais non exclusivement, le cas où, s'agissant d'un réseau basse tension, les conducteurs de ce réseau, dits ci-aprè conducteurs principaux, sont des câbles nus en cuivre tandis que, pour des raisons d'économie, les conducteurs du câble de branchement à raccorder à ce réseau ont une métallique conductrice en aluminium pur. Les connecteurs de dérivation de ce type comportent usuellement un corps régide en forme générale de U propre è être engagé par son évidement sur un conducteur principal, une première vis de serrage qui est montée à vissage dans un perçage du dit corps débouchant dans ledit évidement et qui est ainsi propre 9 assujettir ce corps au conducteur principal en question, par pincement de ce dernier, une cavité formée dans ledit corps pour introduction de l'extrémité du conducteur dérivé, et une deuxième vis de serrage qui est montée à vissage dans un perçage dudit corps débouchant dans ladite cavité et qui est ainsi elle aussi susceptible d'assujettir à ce dernier le conducteur dérivé, par pincement de celui-ci. -4- Un tel conducteur se trouve par exemple décrit dans le bre- vet français No 74 03903 du 6 février 1974. Â l'aide d'une perche isolante ce connecteur de dérivation peut 8tre mis en place sur l'un des conducteurs du réseau de dis- tributios concerné, alors m8me que celui-ci reste sous tension. savant sa mise en place sur un tel conducteur principal, le connecteur de dérivation a reçu un conducteur dérivé, par engagée ment de l'extrémité de celui-ci dans la cavité qu'il comporte è cet effet et serrage de cette extrémité par la vis de serrage cor respoidante, et, à distance du connecteur de dérivation, ce conducteur dérivé se trouve pris en charge par une pince d'ancrage, qui est commune à l'ensemble des conducteurs dérivés formant con jointement le câble de branchement concerné, et qui est généralement attelée à la ferrure portant l'isolateur d'un des conducteurs principaux correspondants. Alors que la partie de ce câble de branchement qui se trouve en aval de la pince d'ancrage peut être soumise à une traction et être ainsi convenablement maintenue, il n'en est pas de même de la partie des conducteurs de ce câble de branchement qui se trouve en amont de cette pince d'ancrage, entre celle-ci et les connecteurs de dérivation correspondants, le monteur procédant à la mise en place de ceux-ci n'ayant pas accès à la nappe des conducteurs principaux sur lesquels il les pose et ne pouvant de ce fait assujettir de quelque manière que ce soit au support de 1' ensemble la partie en question de ces conducteurs dérivés. Ces dispositions donnent toutefois satisfaction dans la plupart des cas. Cependant, elles se trouvent en défaut dans les zones ventées, et plus particulièrement dans les régions où règne une atoosphère agressive, par exemple saline, tel que c'est le cas no-- tamment sur les bords de mer etdans le sillon rhodanien. La raison en est que le brin mou que constitue chaque conducteur dérivé entre la pince d'ancrage dont il est issu et le connecteur de dérivation auquel il est assuJetti offre une prise au vent considérable, et que, dans les régions ventées, il est de ce fait constamment soumis à des flexions alternées dont l'amplitude à ses deux extrémités peut atteindre des valeurs importantes, en raison de la force relative des vents correspondants, de la direction de ceux-ci, ou de leur régime tourbillonnaire. Du côt de la pince d'ancrage, le problème ne soulève en général pas de difficultés particulières, parce que de telles piu- ces d'ancrage ne comportent le plus souvent pas d'organes agressifs à l'égard des conducteurs dérivés concernés, et qu'elle est au contraire fréquemment dotée d'une fourrure élastique susceptible d'amortir les vibrations auxquelles ces conducteurs dérivés sont soumis. Il n'en.est pas da'même du côté des connecteurs de dérivation. En effet, tous les connecteurs de dérivation du type succinctement rappelé ci-dessus connus à ce jour nécessitent pour que leur soit assujetti un conducteur dérivé, le dénudage préalable de l'extrémité correspondante d'un tel conducteur dérivé, cette extrémité ainsi dénudée devant ensuite être serrée d'une manière quelconque entre un organe de pression, le plus souvent l'extrémité de la vis de serrage correspondante, et la paroi de la cavité dans laquelle le conducteur dérivé est engagé opposée à ladite vis de serrage. Il en résulte notamment que, au droit de cet organe de pres sion, le moment d'inertie transversal du conducteur dérivé change brusquement de valeur, du fait qu'en amont son âme conductrice est ceinturée par une gaine isolante et qu'en aval elle ne 1' est plus ;- cette discontinuité dans le moment transversal d' inertie du conducteur dérivé crée inopportunément pour celui-ci un point faible dans la zone critique où il est précisément soumis à des flexions alternées accentuées, et ce défaut malencontreux se trouve aggravé du fait que l'aie conductrice de ce conducteur dérivé est en aluminium, c'est-à-dire eu un métal présentant des performances mécaniques relativement très médiocres. lu dénudage de l'extrémité du conducteur dérivé, il résulte également que l'aie conductrice de celui-ci est inévitablement l'obetd'une détérioration ; en effet, le monteur pratiquant ce dénudage utilise à cet effet un couteau spécial propre à sec tiofler la gaine isolante du conducteur dérivé perpendiculaire- ment à l'axe général de celui-ci, et l'expérience montre qu'il est pratiquement impossible d'effectuer une telle opération sans blesser, même légèrement, les brins constitutifs de l'aie aom- ductrice entourée par cette gaine, cet inconvénient étant d'-autant plus grave que la blessure ainsi apportée à un tel brin s' étend perpendiculairement à l'axe de celui-ci et constitue donc pour ce brin une amorce de crique propre à en provoquer la rupture lors de flexions alternées ultérieures, et que le nombre de brins ainsi constitutifs de l'aie conductrice d'un tel conducteur est réduit, toute rupture d'un tel brin étant dès lors susceptible, par réaction en chaine, de provoquer rapidement la destruction totale de 'e conductrice à laquelle il participe. Le dénudage total de l'extrémité du conducteur dérivé est enfin de nature à favoriser une corrosion rapide de l'aie conductrice de ce conducteur, par effet électro-chimique de pile entre l'aluminium constitutif de cette aie et l'alliage cuivreux dont est obligatoirement constitué le corps du connecteur puisque celui-ci doit être posé sur un conducteur principal en cuivre et que cette pose se faisant à distance il n'est pas possible de protéger de quelque manière que oe soit le contact s'établissant alors entre le connecteur et le câble principal en question, et cette corrosion électro-chimique a d'autant plus de chance de se développer que 11 atmosphère ambiante est chargée en sel ; les moyens usuellement mis en oeuvre pour protéger d'une telle cor rosion le contact entre l'extrémité dénudée du conducteur dérivé et le connecteur dans lequel elle est engagée, tels que capot protecteur rapporté sur ce connecteur ou bourrage de graisse dans la cavité correspondante de ce dernier, ne constituent à cet égard que des palliatifs, et il en est de même si la cavité on question est orientée vers le bas, l'eau atmosphérique étant toujours susceptible d'y pénétrer, notamment par capillarité, ou Si cette eau se trouve à l'état insidieux de brouillard. Pour toutes ces raisons il n'est pas rare d'observer, dans les zones ventées à atmosphère agressive, la rupture d'un conducteur dérivé au ras du connecteur de dérivation auquel il est assujetti. C' est pourquoi il est proposé actuellement, pour ces régions soit de renoncer à un montage à distance de tels connecteurs de dérivation, pour permettre d'assujettir convenablement les conducteurs dérivés au support de l'ensemble, ce qui suppose la mi- se hors tension des conducteurs principaux correspondants, avec les inconvénients qui en découlent pour les abonnés intéressés, soit de mettre en oeuvre des conducteurs dérivé me conductrice en cuivre présentant une meilleure tenue mécanique et non susceptible de donner lieu à un effet de pile avec le corps des connecteurs de dérivation correspondants, avec une augmentation iné- vitable du coft de l'ensemble. La présente invention a pour objet un connecteur de dérivation propre à éviter les inconvénients succinctement exposés cidessus, en assurant une fixation mécanique et étanche du conducteur dérivé qui lui est assuJetti de nature & permettre à ce dernier de résister aussi bien à la traction qu'aux flexions alternées auxquelles il peut être soumis, et présentant en outre d'autres avantage-s. Le connecteur de dérivation suivant l'invention est du genre comportant un corps rigide en forme générale de U propre à être engagé par son évidement sur le conducteur principal concerné, une première vis de serrage qii est montée à vissage dans un per çage dudit corps débouchant dans ledit évidement et qui est ainsi propre à assujettir ce corps au conducteur principal par pincement de ce dernie une cavité formée dans ledit corps pour introduction de ltextrémité du conducteur dérivé à assujettir à ce connecteur, et une deuxième vis de serrage qui est montée à vissage dans un perçage dudit corps débouchant dans ladite cavité et qui est ainsi susceptible d'assujettir à ce dernier ce conducteur dérivé, par pincement de celui-ci, et est d'une manière générale caractérisé en ce que, dans ladite cavité, se trouvent disposés, en regard l'un de l'autre, pour action sur le conducteur dérivé, deux sabots de maintien, dont un au moins est en matériau conducteur, et qui présentent chacun des saillies ae perforation telles que lames ou dents, propres, sous l'action de la deuxième vis de serrage, à traverser la gaine isolante du conducteur dérivé, pour contact avec l'aise conductrice de celui-ci. L'un de ces sabots de maintien est associé à la vis de serrage correspondante, qu'il s'agisse de l'extrémité convenablement conformée à cet effet d'une telle vis, celle-ci constituant alors une vis du type vis fraiseuse, ou qu'il s'agisse d'un sabot de maintien distinct rapporté sur cette vis de serrage suivant un montage tournant, tandis que l'autre de ces sabots de maintien est convenablement assuJetti au corps du connecteur, en regard du premier. Quoi qu'il en soit, il est possible d'introduire entre ces sabots de maintien l'extrémité concernée du conducteur dérivé sans dénudage préalable de cette extrémité, et après vissage de la vis de serrage correspondante, le maintien mécanique axial de ladite extrémité du conducteur dérivé se trouve solidement et rigidement assuré par les saillies de perforation que présentent ces sabots de maintien, ces saillies venant après perforations de la gaine isolante dudit conducteur prendre mécaniquement appui sur l'âne métallique de celui-ci et ainsi enserrer directement, de manière rigide et définitive cette rame, sans interposition de la gaine isolante dont le Suage pourrait provoquer un relâchement dans le temps d'un tel serrage si celui-ci se faisait à travers cette gaine. a outre, le maintien mécanique axial de l'extrémité du conducteur dérivé se trouve considérablement renforcé du fait que la gaine isolante de ce conducteur, conservée partiquement intacte abstraction faite des perforations ou incisions locales dont elle est l'objet, continue à participer à la résistance de ce conducteur dérivé, notamment à l'égard des sollicitations mécaniques de flexion en tout sens dont il est l'objet à l'extérieur des sa- bots de maintien qui l'enserrent. D'ailleurs, suivant un développement de l'invention, il est en outre prévu que, au moins au droit des perforations qu'il por te, l'un au moins des deux sabots de maintien ménage un espace libre avec le fond de la cavité dans laquelle ces sabots de maintien sont logés, en sorte que ceux-ci laissent en bout du conducteur dérivé qu'ils enserrent une garde pour laquelle la gaine isolante de ce conducteur demeure dépourvue de toute incision. I1 en résulte que le conducteur dérivé présente à son extrémité un anneau de gaine isolante rigoureusement intact, et que cet anneau forme efficacement une frette propre à empêcher la dislocation des brins constitutifs de l'me conductrice de ce conducteur. Outre que par le maintien en position normale de ces brins qu'il assure ainsi, l'anneau de gaine isolante terminal demeuré intact est favorable à la qualité du contact électrique entre les brins en question et les saillies de perforation des sabots de maintien qui viennent en appui contre eux, en s'opposant à un mouvement relatif de ces brins, cet anneau est également favorable à la résistance à l'arrachement de conducteur dérivé vis-à-vis du connecteur auquel il est assujetti, notamment dans le cas où lesdites saillies de perforation sont des lames parallèles à 1' axe de ce conducteur. En effet, ces saillies sont alors en butée sur l'anneau de gaine isolante terminal demeuré intact ce qui rend tout arrachement par glissement du conducteur dérivé entre les sabots de maintien qui l'enserrent quasiment impossible. Par ailleurs, si l'appui des saillies de perforation contre les brins constitutifs de l'âme conductrice du conducteur dérivé peut dans une certaine mesure venir blesser superficiellement ces brins, il ne s'agit en aucun cas, si les deux sabots de maintien forment des pièces distinctes de la vis de serrage associée, de blessures transversales susceptibles de constituer des amorces de rupture ; il s'agit au contraire soit de blessures longitudinales lorsque les saillies de perforation de ces sabots de maintien sont des lames parallèles, soit de blessures ponctuelles lorsque ces saillies de perforation sont des dents. SnSin, que les saillies de perforation en question soient des lames ou des dents, leurs flancs sont de préférence inclinés, et, de ce fait, elles assurent pratiquement à elles seules 1' étanchéité du conducteur dérivé vis-à-vis de l'extérieur au fur et à mesure de leur enfoncement dans la gaine isolante de ce conducteur, même si, pour des raisons de sécurité, il est prévu sui vant l'invention de mettre en oeuvre de manière complémentaire un bourrage de graisse et un capot protecteur pour s' opposer de manière connue en soi à toute remontée d'eau dans la cavité dans laquelle est engagé le conducteur dérivé. En bref, le connecteur de dérivation suivant Ilinvention facilite la mise en place du conducteur dérivé en évitant le dénudage de l'extrémité de celui-ci, maintient l'intégralité des qualités de résistance mécanique à la flexion de ce conducteur, 1' enserre énergiquement de manière rigide à son extrémité libre, et assure toute l'étanchéité souhaitée pour le contact électrique correspondant Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exem- ple, en réiérence aux dessins schéiatiques annexés sur lesquels :: la figure 1 est une vue en perspective dtun poteau porteur de conducteurs au droit duquel est établi un câble de branchement propre à la desserte d'un abonné ; la figure 2 est une vue partielle en élévation, avec arrachement et coupe locale, d'un connecteur de dérivation suivant l'invention propre à l'établissement d'un tel cible de branche ment.; la figure 3 est une vue partielle en plan de ce connecteur de dérivation, suivant la flècheIII de la figure 2 la figure 4 est une vue analogue à la figure 2, le connecteur de dérivation étant supposé en place sur un conducteur principal, et un conducteur dérivé étant supposé entre assuJetti à ce connecteur ;; la figure 5 est une vue analogue à la figure 3 illustrant l'assuJettissement du conducteur dérivé au connecteur ; la figure 6 est une vue en élévation latérale du connecteur de dérivation suivant l'invention selon la flèche VI de la figure 4. La figure 1 illustre l'application de l'invention 4 l'éta- blissement d'un cible de dérivation 10 sur un réseau de distribution polyphasé dont les conducteurs 11, dits ci-après conducteurs principaux, sont ind-ividuellement portés par des isolateurs 12 fixés en bout de ferrures 13 elles-mêmes assujetties à un même poteau de support commun 14. le câble de branchement 10 est assujetti à une pince d1an- crage 15, attelée à l'une quelconque des ferrures 13, et au-delà de cette pince d'ancrage 15, chacun des conducteurs 17 qui le constituent, dits ci-aprAs conducteurs dérivés, est individuellement assujetti à un connecteur de dérivation 18 serré sur l'un des conducteurs principaux 11 du réseau concerné. Ces dispositions sont bien connues par elles-mêmes et elles ne seront pas données plus en détail ici. I1 en sera de même en ce qui concerne les caractéristiquess constructives d'un tel connecteur de dérivation 18, celui-ci pouvant par exemple, tel que représenté, être du type du connecteur de dérivation décrit dans le brevet français No 74 03903 du 6 février 1974. I1 suffira de rappeler ici qu'un tel connecteur de dérivation 18 comporte globalement un corps rigide 19, en forme générale de U, propre à 8tre engagé par son évidement 20 sur un conducteur principal 11, une première vis de serrage 21 qui est montée à vissage dans un perçage 22 formé dans la branche inférieure 23 du corps 19 et débouchant dans l'évidement 20 de celui-ci, et qui est ainsi propre à assujettir ce corps 19 à un conducteur principal 11 par pincement de ce dernier entre son extrémité, en général munie d'un sabot de pression 24, et la brahche supérieure 25 du corps 19, tel qu'illustré à la figure 4, une cavité 26 formée dans le corps 19 pour introduction de l'extrémité d'un conducteur dérivé 17, et une deuxième vis de serrage 27 qui est montée à vissage dans un perçage 28 du corps 19 débouchant dans la cavité 26 transversalement vis-à-vis de l'axe général de celle-ci, et qui est ainsi susceptible d'assujettir au corps 19 le conducteur dérivé concerné, par pincement de ce dernier. Suivant des modalités qui sont connues en elîes-mSmes, et qui, ne faisant pas partie de la présente invention, ne seront pas décrites en détail ici, un volet 30 est articulé sur la branche supérieure 25 du corps 19 du connecteur de dérivation 18 pour fermeture de l'évidement 20 de celui-ci après sa mise en place sur un conducteur principal 11, et pour cette mise en place, un tel connecteur de dérivation 18 est placé en bout d'une perche isolante permettant, d'une part d'effectuer à distance cette mise en place, et d'autre part de commander en rotation la vis de serrage 21 après cette mise en place, jusqu'à serrage du conducteur principal 11 concerné et fermeture concomitante du volet 30. Suivant l'invention, dans cavité 26 destinée à recevoir l'extrémité d'un conducteur dérivé 17, se trouvent disposés, en regard l'un de l'autre, deux sabots de maintien 32, 33. Le sabot de maintien 32 est associé à la vis de serrage 27, et le sabot de maintien 33 est assujetti au corps 19 du connecteur de dérivation 18. Dans l'exemple représenté, le sabot de maintien 32 associé à la vis de serrage 27 forme une pièce distincte de celle-ci et est porté en bout de cette vis de serrage, suivant un montage tournant ; par exemple, et tel que représenté, l'extrémité de la vis de serrage 27 forme un prolongement par lequel le sabot de maintien 32 est serti à rotation sur cette vis. De préférence, et tel que représenté, le sabot de maintien 32 ne descend pas jusqu'au fond 34 de la cavité 26 dans lequel il est logé, ou, autrement dit, il ménage avec le fond de cette cavité un espace libre formant une garde G. Sur sa face en regard du sabot de maintien 33, le sabot de maintien 32 porte des saillies de perforation. Dans l'exemple représenté, il s'agit de deux lames parallèles 35, à flancs inclinés, qui s' étendent sensiblement parallèlement à l'are de la cavité 26. Dans l'exemple représenté, c'est par un montage du type en queue d'aronde que le sabot de maintien 33 est assujetti au corps 19 du connecteur de dérivation 18 suivant l'invention. Â cet effet, ce corps 19 présente une rainure 36, parallèlement à l'axe de la cavité 26, et conjointement, le sabot de maintien 33 est porteur d'une semelle à section trapézoidale 37 propre à être engagée dans la rainure 36 en question. Une goupille 39, convenablement mâtée, assure le maintien de ce montage. Dans ltexemple représenté, le sabot de maintien 33 descend jusqu'au fond 34 de la cavité 26. Sur sa face en regard du sabot de maintien 32 il porte lui aussi des saillies de perforation. Dans l'exemple représenté, il s'agit comme pour le sabot de maintien 32, de lames parallèles à flancs inclinés 40, au nombre de quatre dans l'exemple représenté, qui s'étendent parallèlement à l'axe de la cavité 26. Mais, ces saillies de perforation 40 s'arrStent à distance G du fond 34 de la cavité 26, en sorte que, au droit desrrtillies de perforation 40 qu'il porte, le sabot de maintien 33 ménage lui aussi une garde G avec le fond 34 de la cavité 26. De manière usuelle, le conducteur principal 11 visible à la figure 4 a été représenté comme étant un conducteur nu. C'est en effet ce qui se produit dans la plus grande majori- té des cas. Par contre, chaque conducteur dérivé 17 est un conducteur isolé, c'est-à-dire qu'un tel conducteur 17 comporte, autour d' une âme conductrice 42 formée de brins individuels 43, une gaine isolante 44. Suivant l'invention, l'extrémité convenablement tronçonnée d'un tel conducteur dérivé 17 est introduite telle quelle dans la cavité 26 du corps 19, sans dénudage préalable de son âme conductrice 42. Par rotation de la vis de serrage 27, le sabot de maintien 32 est amené à appliquer l'extrémité du conducteur dérivé 17 contre le sabot de maintien 33, et la rotation de la vis de serrage 27 est poursuivie jusqu'à ce que, pénétrant la gaine isolante 44 du conducteur dérivé 17 et traversant celle-ci, les saillies de perforation 35 et 40 portées respectivement par les sabots de maintien 32 et 33 viennent en appui contre l'âme conductrice 42 du conducteur dérivé 17, figure 5. Le conducteur dérivé 17 est dès lors énergiquement maintenu entre les sabots de maintien 32, 33, dont l'un au moins est en matériau conducteur et établit conjointement un contact électrique entre l'âme conductrice 42 de ce conducteur dérivé et le corps 19 du connecteur de dérivation 18 auquel ce conducteur dérivé est ainsi assujetti. Le conducteur dérivé 17 ayant été introduit dans la cavité 26 du connecteur 18 jusqu'à venir buter en bout contre le fond 34 de cette cavité, un anneau terminal 50 de sa gaine isolante 44 demeure entièrement libre de toute incision ou perforation, du fait de la garde G ménagée à cet effet entre les saillies de perforation 35 et 40 des sabots de maintien 32 et 33 et le fond 34 de la cavité 26. De manière usuelle, un bourrage de graisse neutre est forcé ensuite dans cette cavité 26, et s'y trouve retenu par un capot protecteur 45 au travers duquel le conducteur dérivé 17 a été passé avant son engagement dans ladite cavité 26. Le connecteur de dérivation 18 est ensuite, suivant les modalités succinctement rappelées ci-dessus, mis en place sur le conducteur principal 11 correspondant. Suivant une caractéristique coiplémentaire de l'invention qui apparaît mieux à la figure 3, la cavité 26 dans laquelle doit être engagé un conducteur dérivé 17 est formée par la conjonction d'au moins deux perçages cylindriques d'axes parallèles se recoupant l'un l'autre. En pratique, dans l'exemple représenté, cette cavité est en fait formée par la conjonction de trois perçages cylindriques dont les axes sont parallèles et coplanaires, et qui se recoupent successivement deux à deux. Le perçage médian 46 forme l'essentiel de la cavité 26. L'un des perçages extrêmes 47 permet le débattement du sabot de serrage 32 lors du vissage de la vis de serrage 27 correspondante. Quant à l'autre perçage extrême, il constitue avantageusement directement par lui-même la rainure 36 nécessaire ai montage à queue d'aronde du sabot de maintien 33. En effet, le secteur circulaire suivant lequel il est intercepté par le perçage médian 46 est inférieur à 1800 ou, autrement dit, son contour se referme au-delà de 1800 et peut ainsi enserrer la semelle à section trapézoidale 37 du sabot de maintien 33. Outre que cette disposition permet ainsi très simplement le montage du sabot de maintien 33, ellé correspond également à un usinage plus simple de la cavité 26 que celui résultant de la descente d'une fraise et d'un déplacement relatif vis-à-vis de celle- ci de la pièce travaillée en vue d'obtenir le contour oblong recherché pour cette cavité; il suffit en effet, suivant l'invention, d'utiliser trois forets, dont les deux extrêmes peuvent être descendus simultanément, après ou avant descente et remontée du foret central, sans déplacement transversal de ces forets et/ou de la pièce travaillée. Bien entendu la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représentée mais englobe toute variante d' exécution. En particulier, le sabot de maintien 32 associé à la vis de serrage 27 pourrait être constitué par l'extrémité même de celleci, cette vis de serrage étant alors du type vis fraiseuse. REVENDICAEIONS 1. Connecteur de dérivation pour mise en place à distance d'un conducteur dérivé isolé sur un conducteur principal éventuellement nu, du genre comportant un corps rigide en forme générale de U propre à être engagé par son évidement sur le conducteur principal, une première vis de serrage qui est montée à vissage dans un perçage dudit corps débouchant dans ledit évidement et qui est ainsi propre à assujettir ce corps au conducteur principal par pincement de ce dernier, une cavité formée dans ledit corps pour introduction de l'extrémité du conducteur dérivé et une deuxième vis de serrage qui est montée à vissage dans un per çage dudit corps débouchant dans ladite cavité et qui est ainsi susceptible d'assujettir à ce dernier le conducteur dérivé, par pincement de celui-ci, un tel conducteur caractérisé en ce que, dans ladite cavité se trouvent disposés, en regard l'un de l'autre, pour action sur le conducteur dérivé, deux sabots de maintien, dont un au moins est en matériau conducteur, et qui présentent chacun des saillies de perforation, telles que lames ou dents, propres, sous l'action de la deuxième vis de serrage, à traverser la gaine isolante du conducteur dérivé, pour contact avec l'âme conductrice de celui-ci, en sorte que, d'une part, il est possible d'introduire l'extrémité concernée du conducteur dérivé dans la cavité dudit corps sans dénudage préalable de cette extrémité, et que d'autre part, après vissage de la vis de serrage concernée, le maintien mécanique axial de ladite extrémité du conducteur dérivé se trouve solidement assuré dans ladite cavité par lesdites saillies et considérablement renforcé du fait de la participation de la gaine, conservée pratiquement intacte, à la résistance du câble dérivé sollicité mécaniquement constamment et en tous sens à l'extérieur de ladite cavité. 2. Connecteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des sabots de maintien est porté par la deuxième vis de serrage, suivant un montage tournant. 3. Connecteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des sabots de maintien est formé par l'extrémité de la deuxième vis de serrage. 4. Connecteur suivant l'une quelconque des revendications 2, 3, caractérisé en ce que le deuxième sabot de maintien est as sujette au corps du connecteur. 5. Connecteur suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le deuxième sabot de maintien est assujetti au corps du connecteur par un montage du type en queue d'aronde parallèlement à l'axe de la cavité concernée dudit corps. 6. Connecteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, au moins au droit des saillies de perforation qu'il porte, l'un au moins des deux sabots de maintien ménage en espace libre avec le fond de la cavité dans laquelle ces sabots de maintien sont logés, pour laisser en bout du conducteur dérivé une garde pour laquelle sa gaine isolante demeure dépourvue de toute incision ou perforation. 7. Connecteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la cavité dans laquelle est engagé le conducteur dérivé est formée par la conjonction d'au moins deux perçages cylindriques d'axes parallèles se recoupant l'un l'autre. 8. Connecteur suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la cavité dans laquelle est engagé le conducteur dérivé est formée par la conjonction de trois perçages cylindriques d'axes parallèles et coplanaires se recoupant successivement deux à deun 9. Connecteur suivant les revendications 5 et 8 prises conjointement, caractérisé en ce que le secteur circulaire suivant lequel l'un au moins des perçages extr8mes est intercepté par le perçage médian est inférieur à 1800 en sorte que ce perçage extrême peut ainsi servir directement par lui-m8me au montage à queue d'aronde du sabot de maintien correspondant. 10. Connecteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, & l'exclusion de la revendication 3, caractérisé en ce que les saillies de perforation portées par l'un au moins des sabots de maintien sont des lames parallèles à l'axe de la cavité dans laquelle sont logés ces sabots de maintien. 11. Connecteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les saillies de perforation portées par l'un au moins des sabots de maintien sont des dents.