La présente invention concerne le montage des "cloisons légères rigides", cette expression désignant une cloison d'un 2 poids inférieur à 200 kg/m2 présentant une fréquence critique dans les médiums, dans les graves ou dans les infra-sons et rayonnante dans la gamme des fréquences légales (100 Hertz à 5000 Hertz). L'invention s'applique aux cloisons construites en blocs réguliers assemblés par un liant, ce liant étant du type liant hydraulique (ciment, mortier, plgtre) ou étant du type colle. L'invention n'est pas limitée à une grosseur particulière de blocs, ceux-ci pouvant étire plus ou moins épais, plus ou moins longs et plus ou moins hauts selon les desiderata. Le but de l'invention est d'assurer à la fois la solidarisation mécanique et la désolidarisation acoustique de la cloison et d'une structure contre laquelle la cloison s'appuie. On y parvient, selon l'invention, paf. un procédé dans lequel on réalise une solidarisation mécanique discrète au moyen de pattes qui sont fixées de place en place à la structure et qui s'étendent perpendiculairement à la structure et sont échelonnées dans la longueur de l'étendue d'appui, ces pattes étant enrobées d'un matériau souple de désolidarisation acoustique lui-mdme recouvert d'un matériau permettant l'accrochage du liant de la maçonnerie, et dans lequel on réalise une désolidarisation acoustique continue en interposant sur tout l'étendue d'appui de la cloison, entre la cloison et la structure, un patin souple de désolidarisation acoustique. On décrira ci-après une application de l'invention à la solidarisation mécanique et à la désolidarisation acoustique d'une cloison en briques plâtrières et d'un plafond. La description sera faite en référence aux figures du dessin Joint sur lequel la figure 1 est une perspective d'une patte de fixation convenablement préparée, et la figure 2 est une coupe verticale de la cloison en cours de construction. Sur la figure 1, on a représenté une cornière 1 en L dont une branche la est plate et nue et dont l'autre branche lb, en forme de tube creux ou plein est enveloppée d'un matériau souple 2 lui-même recouvert de l'enveloppe métallique 3. Cette branche 1b constitue une "patte" telle que définie plus haut. La branche nue la est destinée à être fixée à plat contre le plafond, par tout moyen approprié et, par exemple, par des goujons. A cette fin, cette branche présente des perforations 4 pour le passage des goujons. Le matériau souple 2 est une enveloppe continue qui entoure complètement la branche cylindrique 7b de la cornière. Ce matériau a une très faible rigidité dynamique, étant par exemple en fibres, en élastomères ou en polymères, mais est toutefois capable (par exemple du fait d'une pré-compression) de s'opposer à de grands déplacements statiques. L'enveloppe 3 qui recouvre le matériau est une enveloppe continue qui entoure complètement le matériau souple. Pour mettre en oeuvre l'invention, l'opérateur fixe de place en place au plafond, le long de la future ligne d'appui de la cloison, les cornières telles que décrites ci-dessus. Sur la figure 2, on a représenté deux cornières désignées dans leur ensemble par les références 5 et 6. Les goujons de fixation n'ont pas été représentés mais l'on a indiqué par des lignes de traits interrompus 7 à 10 les emplacements des goujons. D'autre part, l'opérateur colle le long de la ligne d'appui, entre les cornières, des patins souples 11 dont le matériau répond à la définition donnée plus haut. On remarque, sur la figure 2, que ces patins viennent buter contre la partie enrobée des-branches verticales des cornières. On remarque d'autre part que les patins recouvrent la face nue des branches horizontales des cornières. L'opérateur monte la cloison de façon classique, les blocs du rang supérieur étant disposés de façon que les pattes se trouvent entre les blocs. Les blocs adjacents à la patte sont graissés de liant et serrés fortement contre la patte. L'espace libre entre les blocs et le patin est bourré de liant. La cornière qui a été décrite dans l'exemple de réalisation est susceptible de modifications. Par exemple la branche cylinirpeà laquelle on donne la préférence peut être remplacée en variante par une branche ayant une autre forme et, par exemple, une forme parallélépipédique. REVENDICATIONS 1. Procédé pour assurer à la fois la solidarisation mécanique et la désolidarisation acoustique d'une cloison légère rigide construite en blocs réguliers assemblés par un liant et d'une structure contre laquelle s'appuie la cloison, caractérisé en ce qu'on réalise une solidarisation mécanique discrète au moyen de pattes qui sont fixées de place en place à la structure et qui s'étendent perpendiculairement à la structure et sont échelonnées dans la longueur de l'étendue d'appui, lesdites pattes étant enrobées d'un matériau souple de désolidarisation acoustique lui-m8me recouvert d'un matériau permettant l'accrochage du liant de la maçonnerie et en ce qu'on réalise une désolidarisation acoustique continue en interposant sur toute l'étendue d'appui de la cloison entre la cloison et ladite structure un patin souple de désolidarisation acoustique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau souple qui enrobe les pattes a mêmes caractéristiques de souplesse que le patin. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le matériau ~souple qui enrobe les pattes est constitué de patins en même matière que le patin continu qui sont appliqués contre les deux faces des pattes. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend des cornières en L dont l'une des branches est cylindd4peet enrobée d'un matériau souple placé dans un manchon métallique. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'un espace libre est réservé à la naissance des branches enrobées et en ce que le dispositif comprend des patins souples aptes à être appliqués contre les autres branches des cornières et à pénétrer dans ces espaces libres en recouvrant la tranche des enrobages souples et des manchons métalliques. 6. Application d'un procédé selon ltune des revendications 1 à 3 ou d'un dispositif selon la revendication 4 ou 5 à la solidarisation d'une cloison et d'un plafond.