Perfectionnements aux dissositifs de commande des serrures électriques. L'invention est relative aux serrures électriques comprenant au moins un pêne coulissant propre à coagir, en sa position "sortie", avec une gache en regard aux fins de blocage ou de "fermeture" d'un panneau mobile portant ce pene ou cette gâche, ledit panneau étant généralement une porte montée pivotante autour d'un axe vertical et étant désigné par le mot "porte" dans ce qui suit, et deux électro-aimants agencés de façon à commander respectivement les sorties et les rentrées du pene. Elle concerne plus particulièrement les dispositifs de commande de ces serrures. Elle a pour but, surtout, de rendre les dispositifs de commande en question tels qu'ils assurent une commande sure de la serrure dans toutes les circonstances, et ce avec des moyens particulièrement simples et fiables. Les dispositifs de commande du genre en question sont essentiellement caractérisés à cet effet en ce qu'ils comprennent - une source de courant continu, - un condensateur dont une électrode est reliée d'une part à un pôle de la source et d'autre part à une extrémité de chacun des enroulements des deux électroaimants, - deux interrupteurs électroniques branchés en série respectivement avec les deux enroulements ci-dessus de façon à monter respectivement ces enroulements en parallèle sur le condensateur lors de leurs fermetures, - un interrupteur électrique, à commande de préférence manuelle, propre à fermer, après un retard prédéter né, l'interrupteur électronique associé à l'électrode aimant de commande de la rentrée du pêne, - un premier capteur sensible à la position du pene par rapport à la gâche, c'est-à-dire à la position de la porte, - un deuxième capteur sensible à la position sortie ou rentrée du pene, - et des moyens de temporisation asservis aux informations élaborées par les deux capteurs et agencés de façon à fermer 11 interrupteur électronique associé à l'électro-aimant de commande de la sortie du pêne, soit après un court retard consécutif à chaque fermeture de la porte, soit après un retard un peu plus long que le précédent consécutif à chaque rentrée du pene non suivie par une ouverture de la porte. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes - des moyens, comportant de préférence un interrupteur électrique à commande manuelle, sont prévus pour commander la rentrée du pene s'il est sorti et interdire ensuire en permanence l'excitation de l'électro-aimant de commande de la sortie de ce pene, - des moyens sont prévus pour commander une alarme, de préférence visuelle, lorsque le pêne est sorti et que la porte est ouverte ou lorsque le pêne demeure rentré au-delà d'un retard prédéterminé consécutif à chaque fermeture de la porte, - des moyens sont prévus pour afficher l'état sorti ou rentré du pêne, - l'ensemble des composants électroniques des capteurs et des moyens d'actionnement du pêne sont montés dans la portion de la serrure qui porte le pene,l'autre portion de la serrure,qui porte la gache,étant dépourvue de tout composant ou conducteur électrique. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en meme temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit, l'on va décrire un mode de réalisation préféré de l'invention en se référant au dessin ci-annexé d'une manière bien entendu non limitative. La figure unique, de ce dessin, est un schéma électrique d'un dispositif de commande de serrure électrique établi selon l'invention. D'une façon connue en soi, la serrure électrique considérée comprend - un coffre 1 monté sur une porte et évidée par une lumière 2 dans laquelle est monté coulissant un pêne 3, notamment un pêne dormant, - une gâche 4, propre à recevoir le pêne 3 pour la position, de ce dernier, sortie hors du coffre, position dite "position sortie" dans la suite, ladite gache étant montée dans le cadre fixe de la porte, - deux électro-aimants 5 et 6, - et des moyens qui ont été schématisés par le trait mixte 7, pour transformer les coulissements respectifs des noyaux des deux électro-aimants 5 et 6 en coulissements de rentrée et de sortie du pene. Lorsque le pene 3 à l'état sorti est introduit dans la gache 4, la porte est fermée. Au contraire, lorsque le pêne 3 est dans sa position rentrée à l'intérieur du coffre 1, la porte est libre à l'ouverture, que cette ouverture soit effective ou non. Dans les modes de réalisation préférés qui seront considérés dans la description qui suit, l'ouver ture de la porte - qui est par exemple une porte d'immeuble - à partir de son état verrouillé nécessite successivement l'appui d'un doigt sur un boutonpoussoir P, ce qui commande électriquement la rentrée du pêne, puis l'exercice d'une poussée sur la porte, de préférence à l'encontre d'un ressort de rappel la fermeture verrouillée de cette porte est ensuite assurée par le retour de celle-ci en sa position initiale de fermeture sous l'impulsion du ressort de rappel, s'il en est prévu un, puis par la sortie auto matique du pêne peu de temps après ce retour. Pour exciter chacun des électro-aimants 5 et 6, on prévoit ici - une source de courant continu 8, - un condensateur 9 dont une borne est reliée a l'un des pôles de la source 8 ainsi au'à une extrémité A de chacun des enroulements 10 et il des deux électroaimants 5 et 6 et dont l'autre borne est mise à la masse, - et des moyens, décrits ei après; pour brancher à tour de rôle chacun des deux enroulements 10 et il aux bornes du condensateur 9. Ces moyens comprennent essentiellement, associés à chaque enroulement - un interrupteur électronique (12,13) monté entre la masse et llextrémité (B, C), de l'enroulement correspondant, opposée à son extrémité A, - et un ensemble pour commander les fermetures et ouvertures de cet interrupteur électronique. Les interrupteurs électroniques 12 et 13 sont ici constitués par des transistors dont le collecteur est relié à l'enroulement à exciter et dont l'émetteur est mis à la masse. Pour le transistor 12 associé à l'électro- aimant 5 de commande des rentrées du pêne 3, l'ensemble de commande comprend un circuit 14 d'excitation électrique de ce transistor, circuit connecté à la base dudit transistor 12, un interrupteur électrique monté sur ce circuit 14 et actionnable manuellement par le bouton-poussoir P, et un circuit de temporisation 15 de durée tl. Le rôle de ce circuit 15 est de délivrer, pour commander la conduction du transistor 12, une impulsion électrique dont la durée t1 est constante et en particulier indépendante de la durée d'enfoncement du bouton-poussoir P. Cette disposition empêche qu'un appui prolongé sur ledit bouton ne se traduise par un débit également prolongé de la source 8 dans l'enroulement 10 alors connecté à cette source. Chaque appui sur le bouton-poussoir P se traduit alors par la conduction du transistor 12 pendant Juste le temps t1 nécessaire à la décharge du condensateur 9 dans l'enroulement 10, ce qui fait rentrer le pêne 3 dans le coffre 1 de la serrure et libère la porte. Pour le transistor 13, l'ensemble de commande comprend - un premier capteur 16 sensible à la position ouverte du fermée de la porte, - un second capteur 17 sensible à la position rentrée ou sortie du pêne, - et des circuits de temporisation 18 à 20. Le circuit de temporisation 18, de durée t2, relie le premier capteur 16 à un second circuit de temporisation 19, de durée t1,lui-même relié à la base du transistor 13. Le rôle du circuit 19 est absolument identique à celui du circuit 15 ci-dessus, mais appliqué au transistor 13 au lieu de l'être au transistor 12 : ce rôle consiste à délivrer audit transistor 13 une impulsion de commande de durée tl. Le rôle du circuit 18 est de différer le début de l'émission de cette impulsion d'un retard t2 à compter de la détection de la fermeture de la porte, afin de tenir compte des éventuels rebonds de cette porte lorsqu'elle parvient en sa position de fermeture : bien entendu l'émission retardée-en question de l'impulsion de commande n'est ensuite assurée que si, à la fin du retard t2, la porte se trouve encore en a position fermée. Le circuit de temporisation 20 relie 1 second capteur 17 au circuit de temporisation 19 et est agence de façon telle que la rentree du pêne 3 se traduise par une nouvelle sortie de ce pêne après un retard relativement long (par exemple de l'ordre de 10 à 30 secondes) si cette rentrée du pêne n'est pas suivie entre-temps par une ouverture effective de la porte. Chacun des capteurs 16 et 17 est constitué de toute manière désirable. C'est ainsi que le premier capteur 16, sensible à la position de la porte, peut être constitué à l'aide de moyens magnétiques ou optiques. Dans le premier cas, ledit capteur 16 comprend notamment un aimant disposé dans la gache 4 et un interrupteur électrique disposé dans le coffre 1 et actionnable par le champ magnétique créé par ledit aimant. Dans le second cas, le capteur 16 peut comprendre, monté dans le coffre 1, un organe émetteur d'un rayon lumineux et un organe récepteur d'un tel rayon lumineux, des moyens de réflexion de ce rayon lumineux étant alors prévus sur la portion de serrure qui comprend la gâche de façon à renvoyer ledit rayon lumineux de l'émetteur au récepteur : la réception du rayon par ce dernier organe n'intervient que pour la position fermée de la porte et est alors exploitée de toute manière désirable. Le second capteur 17, sensible à la position rentrée ou sortie du pene, peut également être constitué à l'aide de moyens magnétiques ou optiques ou meme, tout simplement par un micro-rupteur actionnable par le pêne ou par une pièce liée mécaniquement à ce pêne. On'voit encore sur la figure - un bouton-poussoir 21 associé à un circuit 22 agencé de façon d'abord à provoquer la conduction du transistor 12 - et donc la rentrée du pêne 3 s'il est sorti - puis à interdire toute conduction du transistor 13, c'est-à-dire toute sortie du pêne 3, au cours des périodes pour lesquelles on désire pouvoir ouvrir la porte à volonté sans faire manoeuvrer le pêne, - deux organes de protection 23, 24 des transistors 12 et 13 montés en parallèle sur ceux-ci et destinés à éviter que les surtensions éventuellement mises en Jeu lors des décharges du condensateur 9 dans l'un des enroulements 10, 11 ne viennent détériorer lesdits transistors, ces organes étant constitués par exemple par des résistances variables (varistances) ou des diodes Zener, - une résistance R disposée entre la source 8 et le condensateur 9 pour limiter l'intensité du courant de charge de ce condensateur. Dans des modes de réalisation préférés, mais non indispensables, on prévoit en outre un circuit d'alarme 25 recevant les informations électriques prélevées respectivement aux entrées des circuits 15 et 20 et aux sorties des capteurs 16 et 17, circuit propre à déclencher une alarme, - de préférence visuelle et se traduisant par l'allumage d'un voyant 26 -, soit lorsque le pêne est sorti et que la porte est ouverte, soit lorsque le pêne demeure rentré alors qu'il devrait être sorti, c'est-à-dire en particulier au-delà d'un retard prédéterminé consécutif à chaque fermeture de la porte. On peut également prévoir dans certains cas que la commande de la serrure soit effectuée à l'aide d'une clé introduite dans nn mécanisme de sûreté approprié 27, l'information. correspondent à cette opération étant avantageusement transmise au circuit d'alarme 25, dans le cas où un tel circuit est prévu, de façon par exemple à neutraliser cette alarme dans certaines circonstances. Des voyants lumineux 28, 29 et 30 peuvent être prévus pour signaler respectivement la position rentrée ou sortie du pêne, la position ouverte ou fermée de la porte et l'intervention d'une clé. Dans des modes de réalisation particulièrement avantageux, on monte l'essentiel des organes électriques de détection et d'actionnement dans le coffre 1, aucun composant électrique n'étant alors disposé dans la portion de la serrure qui comprend sa gâche 4 : lorsque le coffre est monté sur la porte, cette formule exige la prévision d'un contact électrique mobile au niveau de la charnière de la porte, mais simplifie la constitution et le montage de la gâche fixe, pour laquelle souvent la place disponible est très limitée. En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient finalement un dispositif de commande de serrure électrique assurant une commande sûre de cette serrure en toutes circonstances et faisant appel à des moyens simples et fiables. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment - celles où les interrupteurs électroniques 12 et 13 seraient constitués par d'autres organes que des transistors, - celles où le nombre des pênes serait supérieur à un, et notamment égal à deux, ces pênes étant alors avantageusement solidarisés entre eux. REVENDICATIONS 1. Dispositif de commande d'une serrure électrique comprenant au moins un pêne coulissant propre à coagir en sa position sortie avec une gache en regard aux fins de fermeture verrouillée d'une porte portant ce pêne ou cette gâche et deux électro-aimants agencés de façon à commander respectivement les sorties et les rentrées du pêne, caractérisé en ce qu'il comprend en outre une source de courant continu (8), un condensateur (9) dont une électrode est reliée d'une part à un pôle de la source et d'autre part a une extrémité de chacun des enroulements (10,11) des deux électroaimants (5,6), deux interrupteurs électroniques (12,13) branchés en série respectivement avec les deux enroulements ci-dessus de façon à monter respectivement ces enroulements en parallèle sur le condensateur lors de leurs fermetures, un interrupteur électrique (P), à commande de préférence manuelle, propre à fermer, après un retard prédéterminé, l'interrupteur électronique (12) associé à l'électro-aimant (5) de commande de la rentrée du pêne, un premier capteur (16) sensible à la position du pêne (3) par rapport à la-gâche (4), c'est-à-dire à la position de la porte, un deuxième capteur (178 sensio ble à la position sortie ou rentrée du pene et des moyens de temporisation (18,19) asservis aux informations élaborées par les deux capteurs et agencés de façon à fermer l'interrupteur électronique (13) associé à l'électro- aimant (6) de commande de la sortie du pêne, soit après un court retard consécutif à chaque fermeture de la porte, soit après un retard un peu plus long que le précédent, consécutif à chaque rentrée du pêne non suivie par une ouverture de la porte. 2. Dispositif de commande selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens (21) pour interdire en permanence l'excitation de l'électro-aimant (6) de commande de la sortie du pêne (3). 3. Dispositif de commande selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens (24) pour commander une alarme (25), de préférence visuelle, lorsque le pêne est sorti et que la porte est ouverte ou lorsque le pêne demeure rentré au-delà d'un retard prédéterminé consécutif à chaque fermeture de la porte. 4. Dispositif de commande selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens (27) pour afficher l'état rentré ou sorti du pêne. 5. Dispositif de commande selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que l'essentiel des composants électroniques des capteurs (16,17) et des-moyens d'actionnement du pêne (3) sont montés dans la portion de la serrure (1) qui porte le pêne, l'autre portion de serrure, qui porte la gache (4), étant dépourvue de tout composant ou conducteur électrique. 6. Dispositif de commande selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens (27) autorisant l'actionnement mécanique du pêne à l'aide d'une clé, et de préférence en outre des moyens (30) pour signaler un tel actionnement.