L'invention concerne la protection des rateliers d'armes contre le vol. La protection contre le vol de fusils dans un entrepôt ou un magasin peut etre- assurée de façon classique en équipant soit des armoires, soit toutes les issues du local considéré, de dé tecteurs d'effraction relies à un dispositif d'alarme. Il n'en est pas de même dans le commerce de L'armurerie où les divers-modèles de fusils offerts a' la vente doivent être exposes à la vue des acheteurs éventuels. Afin d'éviter au moins le risque d'un vol massif, après 'neutralisation du personnel vendeur, il a été imagine de ne permettre d'extraire les fusils d'un ratelier d'exposition qu ' a l'unité. Le moyen le plus repandu actuellement connu consiste à "en- chainer11 les fusils sur leur ratelier.-A cet effet, une chaine, solidement fixée par ses extrémités aux parois extrêmes du ra telier, l'une au moins de ces fixations était réalisée par 1' intermédiaire d'un cadenas de sûreté, est passée à travers les pontets de tous les fusils. L'armurier est alors tenu, après avoir ouvert le cadenas pour libérer la chaine et désengager cette dernière des pontets nécessaires pour accéder au fusil à extraire, de refaire l'opération inverse et de refermer le ca denas pendant toute la démonstration. Cette double opération est a. recommencer pour remettre le fusil en place. Il est clair qu'une telle manoeuvre, répétée plusieurs fois J pour un même client, entraine un ralentissem nt considérable de la vente et une amélioration a été recherchée par l'instal lation d'un dispositif de verrouillage à clef, fusil par fusil. Malheureusement de tels dispositifs sont encombrants ( diminu tion du nombre de fusils exposés pour un même emplacement) et fort onéreux. De toute façon ces divers moyens connus sont peu efficaces. Les dispositifs de verrouillage peuvent être forces, les chaines peuvent etre aisément cisailles et les rateliers peuvent être alors vidés sans qu'aucune alarme ne soit donnée. C'est pourquoi l'invention prévoit un dispositif antivol avec lequel l'extraction d'un fusil de son ratelier est al solument libre mais déclenche un signal d'alarme à distance si une manoeuvre de neutralisation n'a pas éte effectuée avant cette extraction. Selon l'invention le ratelier comporte à. sa base, pour chaque emplacement de fusil, un socle détecteur de présence muni d'une part, d'un contact à. poussoir a'- rappel elastique intercalé sur une ligne reliée a une centrale d'alarme sonore a'. alimentation autonome, de manière telle que l'alarme est déclenchée lorsque le poussoir est en position haute, ledit poussoir étant disposé de façon a' etre enfonce par la tranche de la crosse du fusil sous l'effet de la pesanteur et, d'autre part, un contact a. clef ou a combinaison disposé de manière à. neutraliser dans l'une de ses positions l'action du contact à. poussoir. De préférence, la centrale comporte une double alimentation et pour éviter le sabotage de l'installation la ligne reliée à. la centrale est auto-protégée c'est-à.-dire qu'elle comporte trois conducteurs dont les deux premiers forment une boucle, le troisième étant isolé des deux premiers et le montage étant, de façon connue,aménagé de manière telle que le déclenchement de l'alarme est obtenu aussi bien par la rupture du circuit de la boucle que par un contact entre le conducteur isolé et la boucle, tandis que le contact à. poussoir est un rupteur disposé sur un pont reliant ledit conducteur isolé à. l'une des branches de la boucle et que le contact a'- clef ou à. combinaison est un interrupteur fermé en position de repos et placé sur ledit pont en série avec le rupteur. Avantageusement, tous les socles d'un même ratelier au moins sont disposés en série sur une m8me ligne à. trois conducteurs reliée à. la centrale grâce a des allonges enfichables reliant une prise de sortie d'un socle à. une prise d'entrée du socle suivant, la prise de sortie du dernier socle recevant un bouchon de fin de ligne fermant la boucle des deux premiers conducteurs. Le déclenchement de l'alarme étant commandé par la rupture de la boucle ou par un contact entre la boucle et le troisième conducteur, il est clair que tout court-circuit a'- l'intérieur d'un câble ou-entre deux câbles ou toute coupure du câble reliant la centrale au premier socle ou toute suppression d'une ou plusieurs allonges ou.retrait du bouchon de fin de ligne entraine ce déclenchement. Bien entendu, une clef de sûreté, différente de celle permettant d'actionner les contacteurs à- clef des socles, est prévue pour manoeuvrer sur la centrale un interrupteur de mise hors service de toute l'installation lorsqu'il est nécessaire de modifier l'agencement ( extension ou réduction d'un ratelier par exemple) ou simplement de procéder au nettoiement des rateliers, ou encore lorsque l'alarme a été déclenchée involontairement par le personnel de l'armurerie, mais cette clef doit être soigneusement dissimulée ou enfermée dans un coffre de sureté. En variante la centrale peut etre logée à- l'intérieur d' un coffre muni d'un système de protection et d'alarme à distance selon le brevet 76 08253 déposé au nom du meme inventeur. Pour éviter qu'une plaque ou autre outil puisse être glissé sous la crosse d'un fusil afin de maintenir le poussoir enfoncé lorsqu'on soulève lendit fusil, l'invention prévoit encore que chacun des socles porte sur sa face supérieure un entourage rigide qui délimite un espace correspondant au moins à. la sec- tion de la plus importante des crosses des divers fusils et que cet entourage présente une hauteur au moins égale a'. la course utile du poussoir du contact à. poussoir, ledit poussoir étant disposé vers l'arrière dudit espace délimité. Il est possible de rendre l'accès au poussoir encore plus difficile en disposant sur la face supérieure de chacun des socles1 dans l'axe de cette dernière et devant le poussoir du rupteur, un bouton ou une plaquette élastiquement escamotable par pression verticale, destiné a' prendre élastiquement appui sur la partie médiane de la plaque de couche de la crosse du fusil. Pour visualiser les socles neutralises afin de ne pas omettre leur remise en surveillance chacun des socles est muni d'un voyant lumineux alimenté par le sec-teur par une ligne enfermée dans le même cable et les mêmes allonges que la ligne à boucle reliée à la centrale d'alarme et dont la mise sous tension est commandée par le contact & clef ou & combinaison. Lorsque la neutralisation de chacun des socles est obtenue par un interrupteur à combinaison, par exemple à. trois touches permettant mille combinaisons dont une seule est valable, plus une touche de remise en surveillance qui peut d'ailleurs être constituée par le bouton ou la plaquette élastiquement escamotable, ce qui assure une remise en surveillance automatique et peut rendre inutile le voyant lumineux, la sécurité est à peu peu près totale. Mais lorsque la neutralisation est obtenue par un contact & clef1 il faut encore craindre la prise de possession de ladite clef par la force pu après réduction du personnel à. l'impuissance.Pour éviter un vol massif dans ce cas, l'invention prévoit encore que l'alarme sonore est déclenchée lorsqu' un nombre prédéterminé N de socles sont neutralises par leurs contacts à clef respectifs, ce déclenchement étant commandé de façon connue, par exemple par le dépassement d'un seuil donné pour la consommation de courant des voyants lumineux. Pour éviter dans ce cas une alarme intempestive lors d'un afflux de clients, on peut prévoir que le déclenchement de l'alarme par neutralisation d'un nombre N de socles est précédé d'une pré- alarme émettant un signal lumineux ou sonore de faible puissance dès que le nombre de socles neutralisés atteint N - 1 ce qui indique qu'aucun autre fusil ne doit être retiré avant remise en place d'un ou plusieurs autres. L'invention sera mieux comprise à. la lecture de la description qui va suivre et à. l'examen du dessin annexé dans lequel la figure 1 est le schéma d'une installation de protection de trois rateliers d'armes, la figure 2 est un exemple du schéma de montage électrique de la centrale et d'un socle, la figure 3 représente en perspective un socle détecteur de présence. Sur le dessin, une centrale d'alarme 10 à. sirène incorporées et à. double alimentation autonome, connue en.elle-même, assure la surveillance contre le vol d'une armurerie dont le magasin de vente comporte trois rateliers d'armes il, 12 et 13. Dans l'exemple représenté, la centrale d'alarme actionne également une sirène extérieure 14 ou tout autre appareil d' alerte & distance. Dans cet exemple la centrale est également reliée à. un appareil scripteur de bande 15 parfois imposé par les contrats d'assurance et permettant de contrôler que l'installation était bien en position de surveillance à. un instant donné. Dans chaque ratelier, chaque emplacement de fusiltcomporte à. sa base un socle 16 détecteur de présence. Chaque socle comporte une prise d'entrée telle cue 17 et une prise de sortie telle que 18. Le signal d'alarme de la centrale 10 est déclenché de façon connue et tous les socles d'un même ratelier sont disposés en série sur une même ligne auto-proté gée comportant deux conducteurs formant une boucle et un troisieme conducteur isolé des deux premiers.Le montage en série est réalisé gracie à. des allonges enfichables 19 reliant la prise de sortie drun socle à. la prise d'entrée du socle suivant, la prise de sortie du dernier socle recevant un bouchon 20 de fin de ligne fermant la boucle des premiers conducteurs, l'allonge branchée sur la prise d'entre du premier socle étant connectee sur une fiche conjuguée d'extrémité d'un câble ( en un ou plusieurs tronçons 21 standards) relié à. la centrale par l'intermédiaire d'une boite de dérivation 22 commune aux divers rateliers.Si chaque socle est équipé d'un voyant lumineux, comme il sera dit ci-après, tous les voyants sont disposés en paral- lèle entre les deux conducteurs d'une ligne secteur et cette ligne est enfermée dans les memes tronçons 21 de cable et les memes allonges 19 que la ligne en boucle de la centrale. Sur le schéma du montage électrique représenté à. la figure 2, des cadres en traits interrompus entourent les montages de la centrale 10, d'un socle 16 avec ses prises 17 et 18 d'entrée et de sortie et du bouchon 20 de fin de ligne. La double alimentation de la centrale n'est pas représentée, seuls figurent pour la centrale la sirène d'alarme S, deux relais d'actionnement LI et L2 et le départ de la ligne raz trois conducteurs 1-, 2 et 3. Les conducteurs 1 et 2 forment une boucle fermée par le bouchon 20 et reliée à. une première borne de la source électrique d'alimentation, le conducteur 3 est isolé des deux autres Un relais LI est connecté, d'une part a. l'autre borne de la source d'ali- mentatlon et, d'autre part, au conducteur 3. Un relais L2 est disposé entre ladite seconde borne et la source et le conducteur I formant la branche de retour de la boucle. La sirène d'alarme S est reliée à-la la première borne de la source et & la seconde borne, soit par le- contact repos du relais L2, soit par le contact travail du relais L1. Dans le socle 16 un pont 4 relie les conducteurs 1 et 3 et sur ce pont sont disposés en série un rupteur 5 à poussoir 23 a. rappel élastique et un interrupteur 6 commandé par une clef et fermé en position de repos. Le fonctionnement est clair. En position '1socle chargé" le rupteur 5 est enfoncé9 Le relais LI est au repos et n'alimente pas la sirène S. En outre, le circuit de relais L2 est fermé, ce relais est excité et tire sa lame médiane. Les deux relais sont dans la position représentée à la figure 2 et la sirène n'est pas alimentée. Si la ligne en boucle vient a. être coupée (rupture de ligne par cisaillement ou déconnexion d'un socle), le relais L2 décolle et le contact repos de ce dernier assure l'alimentation de la sirène. La ligne en boucle étant intacte et l'interrupteur 6 ôtant fermé, l'enlèvement du fusil correspondant au socle représenté dégage le rupteur 5, le contact est établi par le pont 4 entre les conducteurs 1 et 3, le relais L1 est alors excité et sa lame médiane assure l'alimentation de la sirène.Toutefois, la mise en liaison des conducteurs I et 3 peut etre évitée en ouvrant l'interrupteur 6 de neutralisation préalablement à. l'enlèvement du fusil. A la figure 3, sur la.face supérieure de chacun des socles est disposé1 vers la partie arrière 7 le poussoir 23 à rappel élasti- que du rupteur 5 destiné à.etre enfoncé par gravité par la tranche de la crosse du fusil, ledit rupteur étant intercalé comme il vient d'être dit sur un pont reliant le troisième conducteur à. l'une des branches de la ligne en boucle. Sur la face avant du socle est disposée l'entrée de serrure 24 de l'interrupteur 6 à. clef placé sur le pont en série avec le rupteur a. poussoir. L1 est clair que lorsque cet interrupteur å. clef est mis en position active, le retrait du fusil qui détermine la fermeture du rupteur poussoir n'entraine pas la mise en contact du troisième conducteur avec la ligne en boucle et par conséquent le relais Li reste ouvert. La manoeuvre de l'interrupteur à. clef commande en meme temps la mise sous tension d'un voyant lumineux 25 disposé coté de l'entre de serrure 24. Ainsi, tant que la fonction detectrice du socle est neutralisée par 1' interrupteur à. clef, le voyant reste allumé et l'utilisateur est ainsi prévenu qu'il doit remettre le socle en position de surveillance lorsque le fusil a eté remis en place. Sur la face supérieure du socle l'emplacement de la crosse est encadré par un entourage rigide 26 dont la hauteur est au moins égale a la course utile du poussoir 23 afin que ce dernier ne puisse pas être retenu par malveillance & laide d'un outil plat Iissé sous la crosse pendant le soulèvement du fusil. Pour rendre-l'accès au poussoir 23 encore plus difficile un bouton 27 ou une plaquette ou similaire effaçable élastiquement par pression verticale est disposé dans l'axe de la face supérieure du socle devant ledit poussoir 23 pour venir s'appliquer élastiquement sur la partie médiane de la plaque de couche de la crosse du fusil, plaque de couche éventuellemet cintrée.Bien entendu l'espace délimité par l'entourage 26 correspond & la plus grande possible des empreintes des crosses. Le contact à clef peut etre remplacé par un contact commandé par un dispositif combinatoire à touches fugitives avec une touche supplémentaire de remise en surveillance. Cette dernière touche peut être constituée par le bouton 27 ou similaire et dans ce eas la remise en surveillance est obtenue automatiquement par le placement du fusil sur son socle. Enfin une sécurité supplémentaire peut être obtenue en pré- voyant le déclenchement automatique de l'alarme dès que les socles neutralisés atteignent un nombre N prédéterminé. Cette disposition peut résulter, de façon connue, de la consommation de courant pour l'alimentation des voyants lumineux. Le déclenchement peut être précédé d'une pré-alarme avec signal permanent lumineux ou sonore de faible puissance ( sonnerie) dès que le nombre de socles neutralisés atteint N - 1 afin d'indiquer au personnel habilité qu'aucun retrait supplémentaire ne doit être effectué avant remise en place d'au moins un fusil. Le déclenchement automatique de l'alarme pour un nombre déterminé de socles neutralisés peut être obtenu par d'autres moyens et notamment lorsqu'il n'y a pas de voyants gnterrupteurs de neutralisation à combinaison avec remise en surveillance automatique} grâce par exemple aux boutons 27 ou similaires reliés a un compteur binaire émettant de façon connue un signal de déclenchement à partir d'une position prédeterminée. REVENDI CATI ONS 1 - Dispositif antivol pour ratelier d'armes, caractérisé en ce que le ratelier comporte à. sa base, pour chaque emplacement de fusil, un socle détecteur de présence muni, d'une part, d'un contact à. poussoir à. rappel élastique intercalé sur une ligne reliée a une centrale d'alarme sonore à. alimentation autonome, de manière telle que l'alarme est déclenchée lorsque le poussoir est en position haute, ledit poussoir étant disposé de façon a être enfoncé par la tranche de la crosse du fusil sous l'effet de la pesanteur et, d'autre part, un contact à. clef ou à. combinaison disposé de manière & neutraliser dans l'une de ses positions l'action du contact à. poussoir. 2 - Dispositif antivol selon la revendication 1, caractérisé en ce que la ligne reliée & la centrale comporte trois conducteurs dont les deux premiers forment une boucle, le troisième étant isolé des deux premiers et le montage étant, de façon connue, aménagé de manière telle que le déclenchement de l'alarme est obtenu aussi bien par la rupture du circuit de la boucle que par un contact entre le conducteur isolé et la boucle, tandis que le contact & poussoir est un rupteur disposé sur un pont reliant ledit conducteur isolé à'une des branches de la boucle et que le contact à. clef ou à combinaison est un interrupteur fermé en position de repos et placé sur ledit pont en série avec le rupteur. 3 - Dispositif antivol selon la revendication 2, caractérise en ce que tous lesvsocles d'un même ratelier au moins sont disposés en série sur une meme ligne à trois conducteurs reliée à. la centrale grâce à. des allonges enfichables reliant une prise de sortie d'un socle à une prise denturée du socle suivant, la prise de sortie du dernier socle recevant un bouchon de fin de ligne fermant la boucle des deux premiers conducteurs. 4 - Dispositif antivol selon l'une des revendications 1 å. 3, caractérisé en ce que chacun des socles porte sur sa face supérieure un entourage rigide qui délimite un espace correspondant au moins à. la section de la plus importante des crosses des divers fusils et que cet entourage présente une hauteur au moins égale à la course utile du poussoir du contact à. poussoir, ledit poussoir étant disposé vers l'arrière dudit espace délimité. 5 - Dispositif antivol selon la revendication 4, caractôrisô en ce que chacun des socles porte sur sa face supérieure, dans l'axe de cette dernière et devant le poussoir du rupteur, un bouton ou une plaquette élastiquement escamotable par pression verticale1 destine & prendre élastiquement appui sur la partie môdiane de la plaque de couche de la crosse du fusil. 6 - Dispositif antivol selon lune quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que chacun des socles est muni d'un voyant lumineux a8àmenté par le secteur par une ligne enfer mée dans le même câble et les mômes allonges que la ligne à boucle reliée à la centrale d'alarme et dont la mise sous tenson est commandée par le contact à clef ou à combinaison. 7 - Dispositif antivol selon la revendication 6, caractôrisô en ce que l'alarme sonore est déclenchée lorsqu'un nombre pré- déterminé N de socles sont neutralisés par leurs contacts à clef respeetifs, ce déclenchement étant commandé de façon connue par exemple par le dépassement d'un seuil donné pour la consommation du courant des voyants lumineux. 8 - Dispositif antivol selon la revendication 7, caractérisé en ce que le déclenchement de l'alarme par neutralisation d'un nombre donne N de socles est précédé d'une pré alarme émettant un signal lumineux ou sonore de faible puissance dès que le nombre de socles neutralisés atteint N - 1.