La crosse roubaisienne est une extrémité de scion de forme courbe indispensable à tous les pêcheurs de compétition. Elle sert à fixer la ligne de pêche, un amortisseur en fil de caoutchouc étant intercalé entre le fil de la ligne et l'extrémité du scion en forme particulière de crosse, nécessaire pour éviter l'embrouil- lage de l'amortisseur élastique en caoutchouc autour de l'extrémité du scion. Les modèles de crosse roubaisienne actuellement connus sont en métal ou en matière plastique pleine ioulée et, de ce fait, ils sont lourds, trop rigides et épais. Or, dans une canne de compétition, il est d'une importance capitale, peur l'équilibre de la canne et pour sa rigidité générale, que l'extrémité du scion soit la plus légère et la plus fine possible. Le gain de poids est d'une extrême importance. L'autre part, il est intéressant d'accroître l'action du fil de caoutchouc par la nervosité de la crosse. Les procédés connue pour la fabrication d'éléments creux de cannes à puche en fibre de verre par moulage sur des mandrins rectilignes rigides et démoulage des éléieats après noulage ne sont pas applicables à la fabrication d'une crosse de forme incurvée et c'est la raison pour laquelle on n'avait pas encore proposé de croises roubaisiennes creuses en fibre de verre dans le i8M matériau que les autres éléments d'une canne à pêche, de sorte que les diverses structures de remplacement proposés jusqu'à présent ne constituaient pas des solutions satisfaisantes. L'invention a pour but de remédier à cet inconvénient en proposant au contraire line crosse roubaisienne moulée en fibre de Terre creuse. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication d'une telle crosse roubaisienne consistant à effectuer son moulage sur un mince mandrin métallique flexible dont la flexibilité permet d'effectuer le démoulage par traction du mandrin après mou sage. Ainsi, le procédé de fabrication de la crosse roubaisienne selon l'invention consiste par exemple à enrouler, autour d'un mandrin métallique flexible dont la forme naturelle correspond à celle de la crosse à obtenir, un tissu de verre imprégné de résine synthétique durcissable dont la solidification donne à la crosse une semi-rigidité qui ne s'oppose pas au démoulage par traction du mandrin à travers la base de la crosse, du fait que la flexibilité de ce mandrin lui permet de suivre la variation de courbure de la crosse au cours de son extraction pour le démoulage. Pour bien faire comprendre l'invention, on en a représenté schématiquement un exemple d'exécution au dessin annexé dans lequel: la figure 1 est une vue en élévation de la crosse roubaisienne selon l'invention la figure 2 est une coupe transversale fortement agrandie de la crosse en cours de moulage sur un mandrin métallique flexible ; et la figure 3 est une coupe analogue à ocelle de la figure 2 après enlèvement du mandrin de soulage. La crosse roubaisienne Il représentée sur la figure 1 est en fibre de verre creuse s'amincissant progressivement de sa base 2 à son extrémité 3. La base 2 constitue un embout pour sa fixation à la tête de scion de la canne à pêche ou reçoit un embout rapporté, tandis que l'extrémité 3 reçoit une boucle 4 en fil mince de métal pour attache du caoutchouc intercalé entre le scion et le fil de ligne. La figure 2 montre que la fabrication est effectuée par moulage autour d'un mandrin métallique flexible 5 qui présente une forme naturelle correspondant à celle de la crosse et qui est enlevé après moulage par traction à travers la base 2 de la crosse ioulée, de serte que la section finale de la crosse ioulée 1 est creuse comme le montre la figure 3. On constate qu'une crosse roubaisienne selon l'invention est par exemple, à longueur égale, quatre fois plus légère qu'une crosse pleine, que tout en gardant une bonne rigidité elle permet d'assurer par sa nervosité une action complémentaire d'amortisseur et qu'enfin son extrême finesse offre le minimum de prise au vent. Â titre d'exemple sans caractère limitatif, on indiquera que la crosse roubaisienne selon l'invention peut présenter une longueur de l'ordre de 25 cm et un diamètre extérieur allant d'un diamètre de l'ordre de 4 mm vers sa base à un diamètre de l'ordre de 2 mm à son extrémité l'épaisseur de sa paroi tubulaire étant une fraction de mm. L'amélioration extrêmement importante ainsi obtenue pour la crosse roubaisienne permet 1) de diminuer considérablement le poids appsrent des longues cannes de compétition de 7 à 10 m en allégeant sensiblement leur extrémité 2) de gagner plusieurs dizaines de centimètres sur la longueur de la canne sans en affecter la rigidité générale t 3) d'ajouter à l'élasticité du caoutchouc amortisseur la nervosité de la fibre de Verre, On peut encore remarquer qne l'accrochage de la ligne en bout de crosse peut autre rendu beaucoup plus aisé, rapide et sûr que sur les modèles pleins existants en métal ou en matière plastique. R E V E N D I C A T I O N S. 1. Crosse roubaisienne pour scion de canne à pêche, caractérisée par le fait qu'elle est en fibre de verre creuse comme les autres éléments de la canne. 2. Procédé pour la fabrication d'une crosse roubaisienne selon la revendication 1, consistant à enrouler, sur un mandrin métallique flexible dont la forme naturelle correspond à celle de la crosse à obtenir, un tissu de verre imprégné de résine synthétique durcissable, puis à démouler la crosse ainsi formée par extraction du mandrin métallique flexible à travers la base de la crosse.