La présente invention concerne les structures de stores à lames multiples d'inclinaison variable et de préféronce agrafables les unes aux autres. Dans le brevet 72 25083 déposé le 11 Juillet 1972 au nom de Monsieur Paul PLOM, on a déjà proposé une structure de store du type comportant un ensemble d'éléments minces profilés similaires associés chacun à pivotement et coulissement par un de leurs bords rectilignes opposés à au moins deux glissières latérales parallèles, un système d'attache reliant l'un à l'autre les bords rectilignes associés aux glissières des différents éléments minces de manière à autoriser le déploiement régulier de ces derniers à partir d'une position de stockage où ils sont disposés les uns à côté des autres, un système de ma oeuvre pour la commande du déploiement et du stockage des éléments minces, et un système de réglage associé à chacun des bords rectilignes demeurés libres des différents éléments pour commander l'inclinaison de ces derniers et/ou leur agrafage réciproque quand ces éléments sont pourvus le long de leurs bords rectilignes de deux ailes rabattues dans des directions opposées. Si ce type de structure donne en général satisfaction, on a constaté cependant que dans certaines conditions (et notamment avec des stores de grandes dimensions), l'agrafage mutuel complet des éléments minces (lames), soit le verrouillage du store, s'effectuait avec difficulté. La présente invention vise un nouveau système de réglage permettant d'assurer à la fois une commande douce et continue de l'inclinaison des éléments minces et un agrafage mutuel complet de ces derniers quelles que soient les dimensions et/ou les conditions d'utilisation de la structure de store. Plus précisément, la structure de l'invention est caractérisée en ce que son système de réglage comporte au moins un ensemble d'éléments de retenue rigides montés chacun à pivotement autour d'un axe prolongeant le bord rectiligne associé aux glissières d'un élément mince pour coopérer avec une pièce de butée prolongeant le bord libre de l'élément mince ad inférieur jacent/et un moyen de liaison reliant l'une à l'autre les extremités libres de ces éléments de retenue pour commander simulta nuent leur pivotement et, par là, l'inclinaison et/ou l'agrafage réciproque des éléments minces une fois ceux-ci en position de déploiement. Selon une disposition préférée, les éléments de retenue sont constitués chacun par une tige qui est enroulée à pivotement à une de ses extrémités sur l'axe correspondant et qui est pourvue à son autre extrémité, demeurée libre, d'un coude auquel est relié le moyen de liaison. Dans une variante, le coude est orienté vers l'extérieur dans une direction sensiblement parallèle aux bords rectilignes des éléments minces, pour coopérer avec un retour prolongeant la pièce de butée et s'étendant sensiblement dans le plan général de l'élément mince correspondant, de manière à permettre de modifier l'inclinaison des éléments minces sur une gamme de plus de 900. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et des dessins ci-annexes donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels - La Fig. 1 est une vue en bout schématique illustrant le déploiement d'une structure de store selon l'in- vention dans la position de "jalousie" des lames, et, - la Fig. 2 est une vue similaire à la Fig. 1 illustrant le déploiement d'une structure de store selon l'invention dans la position de verrouillage des lames. Sur les figures, la référence 10 désigne généralement une structure de store destinée à fermer une baie ou ouverture analogue (non représentée) prévue dans une maçonnerie ou un ouvrage similaire. La structure 10 se compose pour l'essentiel d'une pluralité d'éléments minces profilés similaires 12a, 12b, 12c... tels que des lames en bois, alliage léger ou matière synthétique rigide qui sont destinées à être déployées le long d'un certain nombre de glissières latérales parallèles 14 convenablement fixées aux montants de l'ouverture qu'il s'agit de fermer (ou éventuellement sur un montant intermédiaire mobile dans le cas d'ouvertures de grandes dimensions). En position de stockage, les lames sont empilées les unes sur les autres,(comme représenté dans le bas des figures 1 et 2t et disposées de préférence dans un coffrage prévu à cet/d0ans le haut ou dans le bas de l'ouverture. En vue de leur déploiement à partir de cette position de stockage, chaque lame 12 est montée à coulissement avec possibilité de pivotement par un de ses bords rectilignes, soit le bord externe 16, sur les glissières 14. On peut ainsi proposer, dans le cas où il n'est prévu que deux glissières latérales 14 de prolonger chacune des extrémités du bord 16 de chaque lame d'un tourillon ou axe analogue 18 apte à coopérer en glissement et pivotement avec la glissière 14 correspondante. On peut aussinota=ment quand le nombre des glissières 14 est supérieur à 2, équiper le bord 16 de chaque lame 12 du nombre voulu de coulisseaux correspondants,fixe's de place en place à pivotement sur la lame en question et disposés en coulissement sur les glissières latérales associées. Par ailleurs, les lames 12a, 12b, 12c... sont reliées l'une à l'autre par leur bord 16 au moyen d'un système d'attache convenable 20 apte à permettre d'une part le stockage des lames les unes sur les autres avec un intervale entre lames aussi faible que possible et à maintenir d'autre part une distance constante prédéterminée entre les bords 16 des lames successives 12a 12b, 12c.. lors du déploiement de ces dernières, en conservant de plus la possibilité de pivotement de chaque lame autour PLOM. On se réfèrera à ce brevet pour tout détail de structure et de fonctionnement de la chaine de maillons 22. Il suffit pour la compréhension de la présente description de savoir que chacun des maillons 22a, 22b, 22c de forme générale en L de la chaine est articulé par sa grande branche 24 sur l'extrémité du bord 16 de la lame 12 associée (ou mieux sur l'axe 18 qui prolonge ce bord) et coopère en glissement par sa petite branche 26 avec la grande branche 24 du maillon précédent. Un dispositif de manoeuvre (non représenté) d'un quelconque type connu approprié tel qu'une chaînette mue par un treuil à commande manuelle ou assistée, est prévu pour effectuer les manoeuvres de déploiement et de stockage de la structure 10. Ces manoeuvres reviennent à commander la descente ou la montée soit de la lame la plus basse 12a de la structure (stockage en haut de l'ouverture) soit de la lame la plus haute (stockage en bas de 1 ' ouverture). En vue de commander l'inclinaison de chaque lame 12 autour de son bord 16 associé aux glissières 14, l'invention propose un système de réglage 28 destiné à agir sur l'ensemble des bords demeurés libres, soit 30, des lames 12 dans la direction générale des glissières de manière à commander le pivotement de ces lames 12a, 12b, 12c... par rapport à ces dernières. Ce système 28 se compose essentiellement d'une part d'une pluralité d'éléments de retenue rigides tels que des tiges métalliques 32 enroulées chacune à pivotement en 34 autour d'un axe, tel que l'axe 18 envisagé plus haut, prolongeant le bord 16 d'une lame correspondante pour coopérer avec une pièce de butée telle inférieure qu'un axe 36 prolongeant le bord libre 30 de la lame suivante. Le système de réglage se complète d'autre part d'un moyen de liaison et d'entraînement 38 apte à relier l'une à l'autre avec l'espacement déterminé d les extrémités libres en forme de coude 40 des tiges 32. Le moyen de liaison 38, comme le système d'attache 20 doit assurer à la fois la possibilité de stockage des lames et des tiges 32 associées et le déploiement de la structure en maintenant, entre les extrémités coudées 40 de deux tiges voisines, un écartement d égal à celui des bords 16 de deux lames voisines. Il peut par exemple être constitué d'un lien souple tel qu'une sangle fixée de point en point aux extrémités 40 des tiges 32. Il peut aussi être constitué, comme représenté, d'une chaine de maillons glissante articulés 42 du type décrit dans le brevet précité dans lequel chaque maillon 42 est articulé sur l'extré- mité 40 correspondante et coopère en glissement avec le maillon précédent. Il est avantageux de disposer un système de réglage tel que 28 à chaque extrémité des lames 12, étant entendu que la manoeuvre des deux systèmes 28 est alors effectuée par un organe de commande commun (non représenté). Le fonctionnement du (ou des) système(s) de réglage 28 est le suivant. Si l'on suppose que les lames sont déployées en position de "jalousie" comme illustré pour les lames 12f, 12g, 12h de 11 apparait que l'inclinaison des tiges 32 sur lesquelles viennent en appui les axes de butée 36 commande l'inclinaison des lames par rapport aux glissières. Ainsi donc, si l'on tire vers le haut les extrémités 40, à l'aide du moyen de liaison 38, les lames déployées pivotent autour de leurs bords 16, de manière à occulter davantage l'ouverture de la maçonnerie.Les lames 12e et 12f de la Fig. 2 illustrent deux positions intermédiaires entre la position de "jalou sie" des lames déployées de la Fig. 1 et la position de pleine occultation des lames 12g et 12h de la Fig. 2. Si, comme représenté, les lames 12 sont avantageusement agrafables et comportent à cette fin des ailes 11 et 13 rabattues dans des directions opposées, il est clair que le pivotement des tiges 32 permet le soulèvement des lames nécessaire à leur agrafage réciproque. Cet agrafage s'effectue d'ailleurs de haut en bas, les lames les plus hautes ayant une inclinaison sur les glissières 14 supérieure à celles des lames inférieures. Il apparaît que les tiges 32 sont aptes dans leur position te" sensiblement parallèle aux glissières 14 à maintenir les lames 12 en position d'agrafage, soit à verrouiller le volet 10 ainsi constitué,en empêchant notamment ses lames de vibrer. Cette remarque est également valable dans le cas de lames simples, non agrafables. Il faut également observer que le guidage des pièces 36 par les tiges 32 permet d'éviter tout glissement d'une lame sur l'autre au niveau de leurs ailes rabattues coopérantes Il et 13, respectivement, lors de l'agrafage. Pour permettre le déverrouillage des lames agrafées, il suffit de relacher le moyen de liaison 38 de manière à faire pivoter les tiges 32 vers leur position "basse" représentée dans la partie haute de la Fig. 1. Le déverrouillage des lames s'effectue alors automatiquement du haut vers le bas. En effet, le pivotement en position de "jalousie" de la lame la plus haute permet le déverrouillage de la lame suivante qui pivote à son tour, etc... De même, lorsque les lames sont en position de jalousie, il suffit de faire pivoter les tiges 32 vers le haut pour verrouiller les lames en position d'agrafage. Bien entendu, le vérrouillage des lames 12 peut être effectué automatiquement au moment du déploiement de la structure 10 à partir de sa position de stockage, comme cela apparaît à la Fig. 2. Dans la disposition décrite ci-dessus, les extrémités coudées 40 des tiges 32 sont dirigées vers les lames, soit vers l'intérieur de la structure 10, pour être associées au moyen de liaison 38. Le pivotement des lames 12 est ainsi limité par la longueur des tubes 32, la position "d'ouverture" maximum des lames étant obtenue lorsque chaque pièce de butée 36 a parcouru toute la longueur de la tige 32 associée. L'angle de pivotement des lames 12 dans l'exemple représenté est dès lors limité à une valeur légèrement supérieure à 900. Dans une variante (non représentée), les extrémités coudées 40 des tiges 32 sont orientées vers l'extérieur de la structure 10 et les axes 36 comportent chacun un prolongement coudé qui forme un retour s'étendant sensiblement dans le plan de la lame 12 correspondante vers l'axe de pivotement 18 de cette dernière. La coopération en glissement de la partie coudée vers ltextérieur 40 et du retour permet, en relachant davantage vers le bas le moyen de liaison 38, d'augmenter le pivotement maximum des lames 12 par rapport aux glissières 14. Il est possible de prévoir pour les bords libres 30 des lames 12 un système d'attache auxiliaire similaire au système 20. Ce système supplémentaire permettrait de solidariser les lames en leur conférant une m'illeure tenue au vent notamment. Il est entendu que l'invention nbst pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté. De nombreuses modifications peuvent y être apportées. En particulier, le nombre et la forme des glissières 14, la structure particulière des systèmes d'attache 20 et de liaison 38, la forme et la réalisation des éléments de retenue rigides 32 et des pièces de butée 36 ainsi que la constitution des lames 12, peuvent être différents de ceux qui ont été décrits plus haut, de manière à adapter la structure à tel ou tel cas particulier de fermeture, sans sortir du cadre de l'invention. On comprendra également que les coulisses latérales 14 pourraient n'être ni verticales (soit inclinées sur le plan horizontal) ni mêmes rectilignes (soit en présentant des parties courbes) de manière à se prêter à telle ou telle forme d'ouverture ou de baie. REVENDICATIONS 1. Structure de store du type comportant un ensemble d'éléments minces profilés similaires associés chacun à pivotement et coulissement par un de leurs bords rectilignes opposés à au moins deux glissières latérales parallèles, un système d'aFta- che reliant l'un à l'autre les bords rectilignes associés aux glissières des différents éléments minces de manière à autoriser le déploiement régulier de ces derniers à partir d'une position de stockage où ils sont disposés les uns à côté des autres, un système de manoeuvre pour la commande du déploiement et du stockage des éléments minces, et un système de réglage associé à chacun des bords rectilignes demeurés libres des différents éléments pour commander l'inclinaison de ces derniers et/ou leur agrafago réciproque quand ces éléments sont pourvus le long de leurs bords rectilignes de deux ailes rabattues dans des directions opposées, caractérisée en ce que le système de réglage comporte au moins un ensemble d'éléments de retenue rigides montés cha- cun à pivotement autour d'un axe situé sensiblement dans le prolongement du bord rectiligne associé aux glissières d'un élément mince correspondant pour coopérer avec une pièce de butée prolongeant sensiblement le bord libre de 'élément mince adjacent inférieur, et un moyen de liaison rdiant l'une à l'autre les extrémités libres de ces éléments de retenue pour commander simultanément leur pivotement et, par là, l'inclinaison et/ou l'agra fage réciproque des éléments minces une fois ceux-ci en positon de déploiement. 2. Structure de store selon S revendication 1, caracté- riseé en ce que les éléments de retenue sont constitués chacun par une tige qui est enroulée à pivotement à une de ses extrémités sur l'axe correspondant et qui est pourvue à son autre extrémité, demeurée libre, d'un coude auquel est relié le moyen do liaison. 3. Structure de store salon lirevendication 2, caractérisée en ce que le coude est orienté vers l'extérieur dans une direction sensiblement parallèle aux bords rectilignes des éléments minces pour coopérer avec un retour prolongeant la pièce de butée et s'étendant sensiblement dans le plan général de l'é- liment mince correspondant de manière à parmettre de modifier l'inclinaison des éléments minces sur une gamme de plus de 900. 4. - Structure de store selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le moyen de liaison est constitué par un lien souple. 5. - Structure de store selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le moyen de liaison est constitué par une chaine de maillons glissants articulés, chaque maillon reliant l'élément de retenue d'un élément mince au maillon correspondant à 11 élément de retenue de ltélément mince précédent. 6. - Structure de store selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le système d'attache comporte essen tellement deux dispositifs de liaison reliant chacun l'un à l'autre les axes précités situés d'un même côté des éléments minces. 7. - Structure de store selon la revendication 6, caractérisée en ce que chaque dispositif de liaison est constitué par un lien souple. 8. - Structure de store selon la revendication 6, caractérisée en ce que chaque dispositif de liaison est constitué par une chaîne de maillons glissants articulés, chaque maillon reliant l'aie d'un élément mince au maillon correspondant a l'axe de l'élément mince précédent.