La présente invention concerne une soupape à action proportionnelle pour la commande ou le contrale de la pression de freinage de l'essieu avant dans des installations de freinage pneumatiques pour véhicules à pression de freinage de l'essieu arrière en fonction de la charge, du type comportant un piston à gradins dont la petite face est chargée par la pression du robinet de frein du mécanicien, une chambre voisine de la grande face du piston et reliée aux cylindres de frein de l'essieu avant, une surface de piston agissant sur le piston à gradins et chargée par la pression de freinage de l'essieu arrière, ainsi qu'une soupape double actionnée par le piston à gradins et reliant ladite chambre à l'atmosphère ou à la pression de freinage ou à la pression de réserve. Il est connu de régler la force de freinage agissant sur les roues arrière à l'aide d'un régulateur automatique de l'effort de freinage, en fonction de l'état de la charge. Le régulateur de la force de freinage est influencé par la distance variable entre l'essieu et le chassis du véhicule, résultant de la compression des ressorts de suspension du véhicule. À la place d'un second régulateur de la force de freinage pour l'essieu avant, et dont l'incorporation est à déconseiller d'une part pour des raisons d'économie et d'autre part pour des raisons de construction, notamment d'un manque de place dans le voisinage de l'essieu avant, on a déjà proposé (voir notamment le brevet délivré en République Fédérale d'Allemagne sous le numéro 1 270 429), d'utiliser une soupape à action proportionnelle qui commande, en fonction de la pression réglée dans les cylindres de frein de l'essieu arrière, la pression des cylindres de frein de l'essieu avant. Le rapport de transmission de la soupape à action proportionnelle peut être choisi de telle façon que le rapport des pressions réglées soit égal au rapport des charges différentes qui s'exercent sur l'essieu arrière et sur l'essieu avant. À l'aide de cette soupape à action proportionnelle, et lorsqu'on n'utilise qu'un seul régulateur de la force de freinage en fonction de la charge, il est possible d'appliquer au frein de l'essieu et au frein de l'essieu arrière des pressions de freinage qui croissent proportionnellement avec la charge qui s'exerce sur l'essieu. Toutefois, la soupape à action proportionnelle du type connu présente un certain nombre d'inconvénients. Lors d'une défection du circuit de freinage de l'essieu arrière, les cylindres de frein du circuit de freinage de l'essieu avant sont chargés, indépendamment de la charge du véhicule, avec une pression qui est inférieure à la pression de freinage qui est prévue pour la charge à vide. Ceci est dû au fait que la surface différentielle du piston à gradins utilisée dans la soupape à action proportionnelle est normalement chargée par la pression de freinage de l'essieu arrière. Si cette pression fait défaut, la petite surface de piston , chargée par la pression du robinet de freinage du mécanicien, n'est plus suffisante pour qu'une pression suffisante soit amenée au circuit de freinage de l'essieu avant. Un autre inconvénient de la soupape connue réside dans le fait que le circuit de freinage de l'essieu avant est séparé du circuit de freinage arrière uniquement par un seul-moyen d'étanchéité prévu sur la périphérie du piston à gradins. Un manque d'étanchéité qui peut s'établir progressivement n'est pas décelable, en sorte qat la défaillance subite d'un circuit, l'autre circuit peut présenter des fuites par les emplacements présentant un manque d'étanchéité. De ce fait, la soupape connue n'est pas susceptible d'hêtre utilisée pour des installations de freinage possédant des circuits de freinage distincts pour l'essieu avant et pour l'essieu arrière. Un autre inconvénient de la soupape connue se manifeste lors de la mise en oeuvre d'un régulateur dynamique de la force de freinage. Lors de la décélération du véhicule, la pression de freinage de l'essieu arrière baisse par suite de la diminution de la charge qui s'exerce sur l'axe arrière, ce qui conduit également à une chute de la pression qui agit sur une partie du piston à gradins, ou piston différentiel. De ce fait, la pression qui a été réglée par exemple pour un freinage à fond, n'est pas transmise totalement aux cylindres de freinage de l'essieu avant. On ne peut remédier à cet inconvénient que par un dimensionnement correspondant plus important des cylindres de frein ou par un accrctssament du rapport de transmission de la force de freinage.Toutefois, ces mesures sont à déconseiller d'une part en raison de l'emplacement plus important qu'implique leur mise en oeuvre et d'autre part en raison d'une consommation plus importante en air comprimé. La présente invention a pour objet une soupape à action proportionnelle permettant de maintenir la valeur de la pression dans le circuit de freinage de l'essieu avant lors d'une défaillance du circuit de freinage de l'essieu arrière. Par ailleurs, cette soupape permet de séparer de telle manière les deux circuits de freinage qu'une liaison entre les deux circuits ne peut s'établir sans être remarquée. Enfin, la soupape à action proportionnelle selon l'invention est constituée de telle façon que si l'on utilise un régulateur dynamique de la force de freinage, et même dans le cas d'une décélération du véhicule, la pression maximale continue à être transmise aux cylindres de freinage de ltessieu avant lors d'un freinage à fond. À cet effet, la soupape à action proportionnelle selon l'invention est essentiellement caractérisée par le fait qu'elle comporte un piston auxiliaire adjacent au piston différentiel et possédant une course limitée, le quel piston auxiliaire possède la surface de piston chargée par la pression de freinage de l'essieu arrière et contrôle ou commande une soupape à l'aide de laquelle la surface différentielle du piston différentiel -est, lors d'une défaillance de la pression de freinage de l'essieu arrière, susceptible d'ê tre chargée par la pression du robinet de frein du mécanicien. Dans ce cas, la pression totale du robinet de frein du mécanicien est à la disposition du circuit de freinage de l'essieu avant.Le piston auxiliaire qui est séparé du piston différentiel auquel il peut se relier, empêche l'imperceptibilité d'un manque d'étanchéité qui peut apparaître au niveau des moyens d'étanchéité du piston. Finalement, ledit piston auxiliaire peut être dimensionné de telle façon que même dans le cas d'une pression de freinage de l'essieu arrière, di minuant lors d'une décélération du véhicule, on puisse obtenir la pression de freinage complète de l'essieu avant; a cet effet, il doit être plus grand que la surface différentielle du piston à gradins. Suivant une forme de réalisation particulière de l'invention, le piston différentiel est constitué par deux pistons distincts fixés sur une tige de piston creuse, et la partie intérieure de celle-ci est reliée, par l'intermédiaire d'un perçage, avec l'espace situé entre des pistons et par l'intermédiaire d'une ouverture avec l'espace qui est imité par le piston de plus pe tit que surface.Sur la tige de piston creuse est mobile une douille solidai re du piston supplémentaire, douille qui traverse avec étanchéité le fond du piston différentiel et mène vers l'atmosphère, ladite douille portant un anneau d'étanchéité dont la face qui est éloignée du piston comporte une ouverture alors que la bague d'étanchéité est disposée de telle manière que lorsque le piston supplémentaire est chargé par la pression et accouplée au piston diffé rentiel, elle se situe entre le perçage et l'ouverture, et se situe, lorsque le piston supplémentaire n'est pas chargé par la pression, de l'autre côté du perçage. Grâce à cette réalisation, et lors du fonctionnement normal du pis ton supplémentaire, l'espace situé entre les deux pistons est relié à l'atmos phère, par l'intermédiaire du perçage ménagé dans la tige creuse et par l'ou verture ménagée dans la douille. Si toutefois la pression de freinage de ltessieu arrière baisse, la douille se déplace avec l'anneau de la bague d'é tanchéité de manière que l'espace situé entre les pistons communique, par l'intermédiaire du perçage dans la paroi de la tige creuse et par l'autre ou verture, avec l'espace qui est limité par le piston de plus petite surface et dans lequel règne la pression du robinet de frein du mécanicien. Dans le cas le plus défavorable on dispose donc de ce fait de la totalité de la pression du robinet de frein du mécanicien pour le freinage de l'essieu avant.Lors de la défaillance du circuit de freinage de l'essieu arrière, il n' est pas gênant que le circuit de.freinage de l'essieu avant soit chargé avec une pression de freinage qui est supérieure à celle qui est normalement prévue. De.pré- férence, la douille est solidaire de la tige de piston du piston supplémentaire, et à ltextrémité de la tige de piston creuse du piston différentiel est ménagée une butée double qui limite le déplacement du piston supplémentaire. De ce fait, un désaccouplement des deux circuits de freinage est résolu de façon particulièrement avantageuse du point de vue de la construction. Suivant une variante, le piston supplémentaire qui est chargé par la pression de freinage de l'essieu arrière sur la surface de piston qui est située du côté opposé au piston- différentiel, est chargé par un ressort de pression dans le sens de son écartement. Par ailleurs, la bague d'étanchéité peut présenter deux lèvres situées axialement l'une derrière l'autre. Ceci permet d'éviter que dans le cas du passage sur le perçage ménagé dans la paroi de la tige creuse, la chambre qui est limitée par le piston de plus petit que surface puisse communiquer avec l'atmosphère. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et représenté au dessin annexé une forme de réalisation de l'objet de l'invention. La figure 1 représente un schéma de montage d'une installation de freinage pneumatique, avec la disposition de la soupape à action proportionnelle. La figure 2 est une coupe schématique de la soupape à action proportionnelle. Le régulateur automatique de la force de freinage en fonction de la charge, désigné par la référence 1, est influencé de manière connue, par l'essieu arrière 2, par l'intermédiaire d'un élément élastique 4 et une tringlerie 6. Par la conduite 8, le régulateur de la force de freinage 1 est relié au réservoir d'air comprimé de réserve 10, alors que par l'intermédiaire de la conduite 12, ledit régulateur 1 est relié au robinet de frein du mécanicien 14 et par l'intermédiaire de la conduite 16 aux cylindres de freinage 18 de ltessieu rrière. La conduite 20 raccorde le robinet de frein du mécanicien 14 au réservoir de réserve 10. Du robinet de frein du mécanicien 14, une conduite 12 mène à la soupape à action proportionnelle 24. De celle-ci, des conduites 30 mènent aux deux cylindres de frein 28 de l'essieu avant. Ce montage, en lui-même connu, peut être modifié en reliant la soupape à action proportionnelle 24 au réservoir de réserve 10 par l'intermédiaire d'une conduite supplémentaire, non représentée en figure 1. Le circuit de freinage de l'essieu avant est alimenté dans ce cas directement par le réservoir de réserve 10, alors que la pression du robinet de frein du mécanicien n'agit que comme pression de contrôle ou de commande. Il en résulte pour la soupape à action proportionnelle 24 un effet de relais. La soupape à action proportionnelle représentée avec davantage de détails dans la figure 2 est chargée avec la pression du robinet du mécanicien par une conduite 22, avec la pression de freinage de l'essieu arrière par l'intermédiaire d'une- conduite 26 et par la pression qui règne dans les cylindres de frein 28 de l'essieu avant par la conduite 30. Une autre liaison 32 mène à l'atmosphère. Un plateau de double soupape 34, complètement déchargé, et du type connu, est appliqué par le ressort 36 sur le siège de soupape d'admission 38 solidaire du boitier ou carter, et maintient ce siège dans son état fermé. Avec ledit plateau 34 coagit un siège de soupape d'évacuation 39 qui est relié rigidement avec un système de piston qui sera décrit plus en détail. Ce système de piston est appliqué dans sa position de repos par un ressort 40 contre une butée 42, de manière que le siège de la soupape d'évacuation 39 communique avec l'atmosphère par l'intermédiaire de la conduite 32. La soupape d'évacuation 34, 39 contrôle une chambre 44 qui est reliée, par l'intermédiaire de la conduite 30, aux cylindres de freinage 28 de l'essieu avant. Cette chambre est limitée par un piston 46 mobile avec étanchéité dans le boîtier ou carter de la soupape à action proportionnelle et portant la surface de piston la plus grande du piston différentiel ou à gradins. À partir du piston 46 s'étend une tige creuse 48 à laquelle est fixé , à une certaine distance du premier piston 46, un second piston plus petit 50 qui est également mobile avec étanchéité dans le boîtier ou carter. Entre le premier piston 46 et le second piston plus petit 50 se situe un espace 52 qui est relié à l'espace intérieur de la tige de piston creuse par l'intermédiaire d'un perçage 54 ménagé dans la paroi de cette dernière. Les deux pistons 46 et 50 qui sont reliés entre eux seront désignés, dans ce qui suit, par le terme général de piston différentiel ou à gradins. Le piston différentiel limite, par sa petite face, c'est-à-dire par le piston 50, un second espace 56 alimenté, par la conduite 22, à la pression du robinet de frein du mécanicien. Près du piston 46, la tige de piston creuse 48 est pourvue d'une ouverture 58 par l'intermédiaire de laquelle l'intérieur de ladite tige 48 est relié à l'espace 56. À l'intérieur de la tige de piston 48 est guidée une douille 60 qui traverse, avec étanchéité le fond du piston 46 dans lequel elle est mobile. Sur la douille 60 est prévue une bague ou un anneau d'étanchéité 62 présentant deux lèvres d'étanchéité 64, 66. En dessous de l'anneau d'étanchéité 62, la douille 60 présente une ouverture 68. La douille 60 représente le prolongement de la tige de piston 70 à l'extrémité inférieure de laquelle est fixé un piston supplémentaire 72. Le piston supplémentaire 72 limite un espace ou une chambre 74 relié , par l'intermédiaire de la conduite 26, à la pression qui règne dans les cylindres de frein de l'essieu arrière. La tige de piston creuse 48 du piston différentiel 46, 50 passe, avec étanchéité, à travers une paroi de la chambre 56, et se termine par un flasque annulaire qui se situe à une distance déterminée au-dessus du piston supplémentaire 72. Ce flasque que l'on peut également désigner par collerette représente une butée 76 que contourne une contre butée 78 portée par le piston supplémentaire 72. Le mouvement rotatif du piston supplémentaire 72 avec la tige 70 et la douille 60 par rapport au piston différentiel 46, 50 et la tige creuse 48, se trouve donc limité dans les deux directions. Le ressort 40 charge le piston supplémentaire 72 dans le sens qui l'écarte du piston différentiel 46, 50. La chambre 80, située de l'autre côté du piston supplémentaire 72, communique en permanence avec l'atmosphère, par l'intermédiaire d'une ouverture 82 et de l'ouverture 68 ménagée dans la douille 60. La bague d'étanchéité 62 montée sur la douille 60 y est fixée à une hauteur telle qu'au repos, c'est-à-dire dans la position la plus basse du piston supplémentaire 72 qui se règle sous l'action de la force du ressort 40, le perçage 54 communique avec l'ouverture 58. L'écartement entre la contre butée 78 et le piston supplémentaire 72 est calculé de telle façon que dans l'autre position extrême du piston supplémentaire 72, les deux lèvres d'étanchéité 64, 66 sont passées au-delà de l'ouverture 54, en sorte que la liaison entre la chambre 52 et la chambre 56 est interrompue et que la chambre 52 est reliée à l'atmosphère par l'intermédiaire de l'ouverture 68. La soupape qui vient d'être décrite fonctionne comme suit pans la position de desserrage de l'installation de freinage, toutes les chambres sont reliées à l'atmosphère. Le plateau 34 de la double soupape assume la position représentée dans la figure 2, ce qui revient à dire que ce plateau obture le siège de la soupape d'admission 38 alors que le siège de la soupape d'évacuation 39 est dégagée. De ce fait, la chambre 44, et par l'intermédiaire des conduites 30, les cylindres de frein 28 de ltessieu avant sont reliés à l'atmosphère.Le système de piston est appliqué par le -ressort 40 contre la butée 42 et se situe dans sa position de repos la plus basse alors qu'en même temps la contre butée 78 du piston supplémentaire ou auxiliaire 72 également chargée par le ressort 40, est fixée dans sa position inférieure, ce qui signifie que la bague d'étanchéité 62 se situe en-dessous du perçage 54 et que la chambre 52 est reliée à la chambre 56 par l1interme- diaire du perçage 54 et de l'ouverture 58. La chambre 80 est reliée à l'atmosphère par l'intermédiaire de l'ouverture 82 ménagée dans la tige de piston 48 et par l'ouverture 68 ménagée dans la douille 60. Lors dtun freinage, la pression de l'essieu arrière, ajustée par le régulateur de la force de freinage, charge le piston auxilaire 72, alors qu'en même temps la pression du robinet de frein du mécanicien charge, par l'intermédiaire de la conduite 22, les deux piston 50 et 46. Lorsque la force du ressort de pression 40 est surmontée, le piston auxiliaire ou supplémentaire 72 vient porter contre la butée 76. Le perçage 54 est balayé par les deux lèvres d'étanchéité 64 et 66, et dégage une voie menant de la chambre 52 à l'atmosphère. Grâce à la disposition double des lèvres d'étanchéité 64 et 66, on évite, lors du passage de ces dernières sur le perçage 52, une liaison de la chambre 56 et de la pression qui y règne avec l'atmosphère.L'ensemble du système de piston se déplace vers le haut, en sorte que le siège de la soupape d'évacuation 39 est fermé alors que le siège de la soupape d'admission 38 est passagèrement ouvert. Pendant le freinage et le desserrage un dosage s'opère entre la pression des cylindres de frein de l'essieu arrière agissant sur la surface du piston auxiliaire 72 et la pression du robinet de frein du mécanicien agissant sur le piston 50, d'une part et, la pression de freinage des cylindres de l'essieu avant, agissant sur la face opposée du piston 46, d'autre part. Lorsque le circuit de freinage de l'essieu arrière est défaillant, le ressort de pression 40 applique la contre butée 78 contre la butée 76, en sorte qu'une liaison se trouve rétablie, par l'intermédiaire du perçage 54, entre la chambre 56 et la chambre 52, et la pression réglée par le robinet de frein du mécanicien charge également le piston 46 par sa face inférieure. linsi, lors d'un freinage et d'un desserrage, et indépendamment de l'état de la charge, on provoque un dosage de 1 : 1 avec la pression qui règne dans les cy- lindres de frein de l'essieu avant. Lors d'un manque d'étanchéité au droit du piston auxiliaire 72, ce défaut est immédiatement remarqué lors d'un serrage, par suite d'une chute de la pression dans les cylindres de frein de l'essieu arrière et par conséquent dans l'ensemble du circuit de frein de l'essieu arrière. Par contre, le circuit de frein de l'essieu avant reste intact. Si l'on utilise un régulateur dynamique de la force de freinage au niveau de l'essieu arrière, la surface de piston du piston auxiliaire 72 doit être choisie de telle manière que l'on ait, avec la surface du piston 50, une surface agissante plus grande que la surface de réaction , ctest-à-dire la surface du piston 46. Si l'on donne à la surface du piston auxiliaire une dimension correspondante plus grande, la pression qui règne dans les cylindres de frein de l'essieu arrière et qui a baissé par suite du déplacement dynamique de la charge sur les essieux, peut suffire pour assurer une commande complète de la pression du robinet de frein du mécanicien vers les cylindres de frein de l'essieu avant. Cela sera explicité à l'aide de l'exemple de calcul qui suit.Dans celui-ci, les références suivantes désignent les éléments mentionnés en face d'elles À a Surface du piston 46 À. Surface du piston 50 À Surface du piston auxiliaire 72 z Pression maximale au robinet de frein du mécanicien Pression statique du cylindre de frein de l'essieu arrière, à pleine charge et lors d'un freinage à fond Pression statique aux cylindres de frein de l'essieu arrière, lors d'une charge à vide et d'un freinage à fond Pression statique des cylindres de frein de l'essieu avant, en pleine charge et pour un serrage ou freinage à fond Pression statique des cylindres de frein de l'essieu avant, pour une charge à vide et lors d'un freinage à fond. Une pression qui est caractérisée de plus par un trait, dénote la pression dynamique dans les cylindres de frein Exemple Le diamètre extérieur du piston différentiel 46 est supposé être égal 2 à 65 mm, ce qui donne pour la surface de réaction A 33,18 cm . La pression de a calcul ou la pression de freinage à fond FX est supposée être égale à 6,0 bar. il en résulte une pression statique aux cylindres de frein de l'essieu arrière, pour une pleine charge et un serrage à fond PVEA = 6,0 bar. Le régulateur de la force de freinage est réglé ou ajusté de telle manière que la pression statique aux cylindres de frein, en charge à vide et pour un serrage à fond, est réglée à la valeur PTgA = 1,5 bar. Si l'on suppose que la pression dynamique dans les cylindres de frein de l'essieu arrière est réduite de 1 $, on a une pression dynamique dans les cylindres de frein qui est de PVHA, = 5,4 bar en pleine charge et pour un serrage à fond et PLHA. = 1,35 bar, pour une charge à vide et un serrage à fond. Le cylindre auxiliaire doit être calculé de telle façon que la pression dynamique dans les cylindres de frein de l'essieu avant soit de 6,0 bar en pleine charge et pour un serrage à fond et de 3,0 en charge à vide et freinage à fond. L'équilibre des forces permet de déduire la surface effective du piston 50 par 2 Ai = Aa a pLVA - pLHA = 11,05 cm pM - pLHA En supposant que la pression au niveau de l'essieu arrière diminue de 10 et que lion doive malgré tout atteindre la pression de freinage complète au niveau de l'essieu avant, on a pour la surface du piston auxiliaire la relation suivante Az = (a - Ai) 100 = 24,6 cm 100-10 On peut dès lors calculer les pressions statiques et dynamiques de freinage en charge à vide et en pleine charge pour une pression de serrage à fond ou réglée dans le robinet de frein du mécanicien de 6 bar. On a alors, suivant l'équilibre des forces, les relations suivantes : A . pM + pLHA' = 3,0 bar Aa PLAV = Ai . pM + AZ . pLHA = 3,12 bar À a pVVA'= Ai. pM . Az . pVHA' = 6,0 bar Aa PVVA = Ai . PX + À . PVHA = 6,45 bar Àa Le freinage légèrement excessif qui apparait lorsque le véhicule est arrenté, ne doit pas être considéré comme constituant un inconvénient. La soupape à action proportionnelle qui a été décrite peut également être réalisée de telle façon que la pression du réservoir de réserve 10 apparait au niveau du siège 38 de la soupape d'admission et que la chambre 56 soit chargée avec le milieu sous pression servant au serrage, par l'intermé diaire d'une conduite distincte. La conduite de liaison représentée dans la figure 2 entre la conduite 22 et la chambre 56 doit alors être supprimée. La chambre 80 qui est reliée à l'atmosphère par l'intermédiaire de l'ouverture 82 et de la douille 60 peut évidemment être désaérée directement, sans que cela change quoi que ce soit au principe même de la soupape à action proportionnelle selon l'invention. REVENI?ICÀTl0NS 1. Soupape à action proportionnelle pour la commande de la pression de freinage de l'essieu avant dans des installations de freinage pneumatique pour véhicules à pression de freinage de l'essieu arrière en fonction de la charge, du type comportant un piston à gradins ou piston différentiel dont la petite face est chargée par la pression du robinet de frein du mécanicien, une chambre voisine de la grande face du piston et reliée aux cylindres de frein de l'essieu avant, une surface de piston agissant sur le piston différentiel et chargée par la pression de freinage de l'essieu arrière, ainsi qu'une soupape double actionnée par le piston à gradins et reliant ladite chambre à l'atmosphère ou à la pression de freinage ou la pression de réserve, caractérisée par le fait qu'elle comporte un piston auxiliaire (72) adjacent au piston différentiel (46, 50) et possédant une course limitée, lequel piston auxiliaire possède la surface de piston chargée par la pression de freinage de l'essieu arrière et contrôle ou commande une soupape (54, 64, 66) à l'aide de laquelle la surface différentielle du piston différentiel (46, 56) est, lors d'une défaillance de la pression de freinage de l'essieu arrière, susceptible d'entre chargée par la pression du robinet de frein du mécanicien 2.Soupape à action proportionnelle selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le piston différentiel est constitué par deux pistons distincts (46, 50) fixés sur une tige de piston creuse (48) dont la partie intérieure est reliée, par l'intermédiaire d'un perçage (54X avec la chambre (52) située entre les pistons et par l'intermédiaire d'une ouverture (58) avec la chambre (56) limitée par le piston (50) de plus petite surface, et que dans la tige de piston creuse (48) est disposée, de façon à pouvoir y être déplacée, une douille (60) solidaire du piston auxiliaire (72), ladite douille passant avec étanchéité dans le fond du piston différentiel et menant à l'atmosphère, et portant une bague d'étanchéité (62) et présentant sur le côté éloigné des pistons (46, 50) une ouverture (68), ladite bague d'étanchéité (62j étant disposée de telle façon que lorsque le piston auxiliaire (72), lorsqutil est chargé en pression, est accouplée au piston différentielle (46, 50), elle se situe entre le perçage (54) et l'ouverture (58) et de l'autre côté du perçage (54) lorsque le piston auxiliaire (72) n'est pas chargé par la pression. 3. Soupape à action proportionnelle selon l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que la douille (60) est reliée rigidement à la tige de piston (70) du piston auxiliaire ou supplémentaire (72), et qu'à l'extrémité de la tige de piston creuse (48) du piston différentiel est prévue une double butée (76, 78)limitant le déplacement du piston auxiliaire (72). 4. Soupape à action proportionnelle selon la revendication 3, caractérisée par le fait que le piston auxiliaire (72)dont la surface qui est éloignée du piston différentiel (46, 50) est chargé par la pression de freinage de l'essieu arrière,eStchargé par un ressort de pression (40) qui tend à l'éloigner du piston différentiel. 5. Soupape à action proportionnelle selon l'une quelconque des revendications 2, 3 ou 4, caractérisée par le fait que la bague d'étanchéité (62) présente deux lèvres (64, 66) situées axialement l'une derrière l'autre.