L'invention se rapporte à un procédé d'exécution de contrôles courants des réactions de formation d'une mousse de polymère et elle concerne plus particulièrement un procédé de détermination de la vitesse de gonflement ou de levée de mélanges de formation d'une mousse de polymère. Un procédé utilisé couramment pour déterminer la réactivité d'un ou de plusieurs composants d'un mélange d'agents réactionnels de formation d'une mousse de polymère consiste à déterminer la vitesse de levée ou de gonflement de la mousse produite par réaction chimique de ces agents réactionnels. Cette détermination est utilisée couramment en procédé de vérification, c'est-à-dire de contrôle de la variation possible de la réactivité d'un lot a' un autre des différentes matières utilisées dans la préparation de ces mousses. Celles-ci sont par exemple des mousses de polyuréthanne, de polyisocyanurate, de polycarbodiimide et analogues, dont les matières principales sont des polyisocyanates, des polyols et des catalyseurs, ainsi que des mousses produites par réaction de phénols avec le formaldéhyde et analogues.Il est très important que ce contrôle de la réactivité de ces composants puisse s' effectuer par des moyens simples, aussi bien pour le fabricantdes'com- posants en question pour garantir l'uniformité des propriétés d'un lot au suivant, que pour l'utiIisateurfinal auquel import de connaitre la manière dont se comportentces composants lors de la préparation commerciale des produits finals. Le procédé utilisé jusqu'à présent dans cedomaine pour déterminer la vitesse de gonflement ou de levée est celui portant la référence d'essai ASTM D 2237-70 (réapprouvée en 1975) ; voir le manuel annuel des normes ASTM, Chapitre 36, page 310, de 1977, American Society fàr Testing . Materials, Philadelphie, Pennsylvanie, Etats-Unis d'Amérique. Suivant ce procédé, la mousse de polymère devant être contrôlée est placée dans un récipient cylindrique ouvert de section transversale constante. Un flotteur relié à un dispositif de mesure de.ni- veau est placé sur la surface supérieure de la mousse et la courbe de la hauteur de la mousse en fonction du temps est tracée par l'observation directe à l'oeil.Ce procédé nécessite une main-d'oeuvre importante et prend beaucoup de temps et il se prête mal à l'automatisation ou à des systèmes dont les réactions sont rapides. Par ailleurs, les résultats obtenus sont difficiles à reproduire d'un laboratoire à un autre. Un procédé d'automatisation de la détermination de la vitesse de gonflement ou de levée a été décrit par Kühne et collaborateurs dans la revue Plaste und Kautschuk, 17ème année, 1970, H9, pus s 660-662. Le récipient dans lequel on laisse lever la mousse laisse passer la lumière. Une source lumineuse est placée d'un côté du récipient et des cellules photo-électriques réceptrices montées en série sont disposées en ligne verticale du côté opposé du récipient. Au fur et à mesure qu'elle lève, la mousse intercepte les rayons lumineux reçus par chacune des cellules photo-électriques successives. L'interception des rayons lumineux reçus par chaque cellule est enregistrée de son côté automatiquement et portée en fonction du temps écoulé depuis le début de la levée de la mousse. Ce procédé a de nombreux inconvénients dont le principal est que la courbe des signaux de sortie produite par le montage mentionné des cellules photo-électriques n'est pas linéaire, car il existe un intervalle de temps fini entre les signaux reçus par chacune des cellules photo-électriques successives à l'instant auquel elle cesse de recevoir la lumière émise par ladite source. Même lorsque le nombre des cellules photo-électriques utilisées est très grand afin de réduire dans la mesure du possible la distance que la surface montante de la mousse doit parcourir pour éliminer chaque cellule à son tour, il n'est pas possible d'obtenir un signal continu. Ce procédé a de plus l'inconvénient d'exiger une mise de fond initiale élevée, en particulier lorsque le nombre des cellules photo-électriques installées est grand afin d'éliminer le problème mentionné. L'invention se rapporte à un procédé de détermination de la vitesse de gonflement ou de levée d'une mousse qui peut être automatisé de manière satisfaisante à l'aide d'un transducteur à ultrasons de manière relativement simple mais élégante qui va être décrite. L'utilisation de transducteurs à ultrasons pour contrôler le niveau de liquides ainsi que le niveau de matières en particules solides dans des silos d'emmagasinage en vrac est bien connu dans cette technologie : voir, par exemple, les brevets des Etats-Unis d'Amérique N" 3 223 964, N" 3 486 377, N" 3 985 030 et 4 000 650. il nta pas été imaginé dans l'art antérieur qu'il est possible d'utiliser cette technologie pour suivre et enregistrer le taux rapide et changeant de variation du niveau d'un fluide dans un petit récipient tel que celui qui se produit pendant le gonflement d'un échantillon d'analyse d'un mélange de formation d'une mousse de polymère. Conformément à l'invention, un transducteur à ultrasons est utilisé pour contrôler et enregistrer la vitesse de gonflement ou de levée de mélanges de formation de mousse de polymère. L'invention concerne essentiellement un procédé et un appareil de mesure et d'enregistrement automatiques de la vitesse de gonflement de tels mélanges de formation d'une mousse sans avoir recours à des manipulations telles que celles qui sont en général nécessaires pour la mise en oeuvre des procédés et appareils qui ont été utilisés jusqu'à présent. Le procédé conforme à l'invention de mesure de la vitesse de gonflement ou de levée d'une mousse de polymère en expansion se caractérise essentiellement par les étapes suivantes consistant à déverser une quantité prédéterminée d'un mélange réactionnel de formation d'une mousse de polymère dans un récipient dont les parois latérales sont sensiblement verticales, à placer un transducteur à émetteur et à récepteur d'impulsions d'énergie ultrasonore verticalement au-dessus dudit mélange réactionnel en un emplacement qui est situé audessus du niveau maximal que doit atteindre ledit mélange réactionnel de formation d'une mousse, à envoyer un train continu d'impulsions d'énergie ultrasonore de l'émetteur vers le bas sur la surface dudit mélange réactionnel de formation d'une mousse, à mesurer pour chaque impulsion l'intervalle de temps compris entre l'instant auquel ladite impulsion est émise par l'émetteur et l'instant auquel le premier écho direct de ladite impulsion renvoyé par la surface de la mousse est ddtecté par ledit récepteur, à produire des signaux électriques de sortie représentant la valeur de chacun des intervalles de temps, et à utiliser lesdits signaux de sortie pour déterminer la vitesse à laquelle la surface du mélange réactionnel de formation de la mousse s'élève dans ledit recipient. L'invention se rapporte également à un appareil de détermination de la vitesse de levée d'une mousse de polymère en expansion, caractérisé en ce qu'il.comprend en combinaison un récipient comportant des parois latérales sensiblement verticales et destiné à recevoir un mélange réactionnel de formation d'une mousse de polymère, un transducteur à ultrasons placé en position prédéterminée au-dessus du sommet ouvert dudit récipient, ledit transducteur comprenant un générateur d'un train continu d'impulsions d'énergie ultrasonore dirigées vers le bas dans ledit récipient, un détecteur-de l'écho renvoyé de l'intérieur du récipient et produit par lesdites impulsions d'énergie ultrasonore, un dispositif de chronométrage destiné à la détermination de l'intervalle de temps compris entre l'émission d'une impulsion d'énergie ultrasonore et l'instant auquel l'écho de ladite impulsion est reçu par ledit détecteur, et un circuit associé audit dispositif de chronométrage et destiné à émettre des signaux électriques de sortie qui sont proportionnels à la valeur desdits intervalles de temps déterminés par ce dispositif de chronométrage, ainsi qu'un circuit d'enregistrement destiné à mettre en corrélation chacun desdits signaux de sortie ou une fonction de ces signaux avec le temps écoulé à partir de l'introduction du mélange réactionnel de formation d'une mousse dans ledit récipient ouvert. L'invention va être décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel : la figure I est un schéma représentant un mode de réalisation particulier de l'appareil et du procédé de l'invention ; et la figure 2 est un exemple d'un graphique représentant l'enregistrement d'une courbe de l'information imprimée produite par l'appareil pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Le procédé et l'appareil de l'invention sont utilisables pour la détermination du profil de levée d'une mousse et de la vitesse de levée d'une mousse de polymère produite par association d'agents réactionnels convenables qui, après mélange, donnent spontanément lieu à la formation d'une mousse sans autre intervention de la part du manipulateur. Des exemples de ces mousses de polymère sont celles basées sur des polyisocyanates tels que le polyuréthanne, le polyisocyanurate, le polycarbodiimide et analogues.Les agents réactionnels qui sont associés pour la préparation de ces mousses comprennent le polyisocyanate, un catalyseur convenable, un polyol (au moins dans le cas des mousses de polyuréthanne et de polyisocyanurate) et un agent gonflant (à moins que la réaction soit du genre impliquantledégagement d'anhydride carbonique comme dans le cas des mousses de polycarbodiimide). Les agents réactionnels peuvent être associés sous forme de flux séparés ou, en variante, deux agents réactionnels ou davantage qui ne réagissent pas les uns avec les autres peuvent faire l'objet d'un prémélange afin de réduire le nombre total de flux qui doivent être déversés dans l'appareil mélangeur de préparation de la mousse. Le contrôle de la vitesse de levée est important pour plusieurs raisons et représente en particulier un outil de contrôle de qualité et un outil de recherche du type de mousse de polymère. Ainsi, une formulation donnée de production d'une mousse de polymère suit une courbe particulière et reproductible de vitesse de levée lorsqu'elle est soumise à un essai dans des conditions standardisées. La reproductibilité de la réactivité d'un lot à un autre d'un ou de plusieurs composants de la formulation peut ainsi être contrôlée par comparaisonde la courbe de la vitesse de levée produite par un lot standard de la formulation avec la courbe de la vitesse de levée produite dans des conditions identiques par un foraulation- dans laquelle un échantillon d'un nouveau lot d'un composant a remplacé le lot initial.Cette utilisation particulière de l'essai est utile pour permettre au fabricant d'un ou de plusieurs composants d'une mousse de polymère d'effectuei des vérifications et elle est aussi utile au fabricant de la mousse de polymère qui désire s t assurer que le mode d'action des formulations de la mousse demeure constant lorsqu'il passe d'un lot d'agents réactionnels à un autre. Par ailleurs, lorsqu'un spécialiste conçoit de nouvelles formulations qui doivent satisfaire à des caractéristiques particulières de levée de la mousse, l'essai de levée de cette mousse est utilisé dans la recherche et représente un outil de vérification donnant l'information sur le mode probable d'action des nouvelles formulations dans les conditions de production industrielles. Etant donné que le contrôle de la vitesse de levée est très généralement répandu dans l'industrie des mousses de polymère, il est extrêmement souhaitable de trouver des procédés perfectionnés permettant d'effectuer ces contrôles en évitant les problèmes qui sont inhérents aux essais couramment utilisés et tels que spécifiés plus haut. Ces essais de l'art antérieur impliquent un contact physique réel entre un élément de l'appareil de contrôle et la surface de la mousse qui lève et aussi que toutes les informations proviennent de l'observation visuelle (avec introduction possible d'erreurs subjectives).L'information ainsi obtenue doit être transposée à la main sur un formulaire de graphique ou analogue permettant de calculer la durée de levée et l'instant de déclenchement de la réaction ar extrapolation au cours du processus de contrôle effectué de la manière décrite. Le procédé et l'appareil conformes à l'invention éliminent les problèmes soulevés par les procédés de l'art antérieur et représentent un perfectionnement important qui est apporté dans la technique particulière en question. Ainsi, comme il apparaîtra d'après la description qui va suivre, le procédé et l'appareil de l'invention n'exigent aucun contact physique entre l'appareil, ou une pièce de ce dernier, et la surface ascendante de la mousse. Par ailleurs, le procédé ne repose aucunement sur des observations visuelles effectuées par un manipulateur. L'information obtenue par le contrôle est produite sous une forme qui permet de la traiter par des techniques de traitement de l'information afin de donner les indications voulues concernant la vitesse de levée et/ou d'obtenir ces indications sous forme imprimée pouvant être lues.Suivant une autre particularité avantageuse, il est aussi possible de comparer l'information ainsi produite sous l'une ou l'autre des différentes formes avec une information correspondante provenant de contrôles antérieurs des mêmes formuLations. Cette comparaison peut aussi être effectuée par observation visuelle ou par calculatrice. La figure 1 représente sous forme schématique l'appareil nécessaire à la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Les différentes matières de la formulation donnant la mousse de polymère devant être contrôlée sont déversées dans un récipient 2-qui comprend de préférence des parois latérales verticales et qui peut avoir une contenance convenable. Le récipient utilisé est avantageusement une boîte de carton d'une contenance de 30 litres, mais des récipients en autres matières et ayant d'autres contenances peuvent aussi être utilisés de manière satisfaisante. Quels que soient le type et la forme du récipient choisi pour la mise en oeuvre du procédé, il est hautement souhaitable que les mêmes type et forme de récipient soient conservés pour toutes les déterminations de la vitesse de levée afin que les résultats puissent être obtenus dans des conditions standardisées et soient donc strictement comparables. Les quantités totales des différentes matières ainsi déversées sont choisies de préférence de manière que la quantité de mousse ainsi produite au cours du contrôle soit suffisante à remplir pratiquement le récipient 2, mais à ne pas déborder. Immédiatement après déversement des différents agents réactionnels de formation de la mousse de polymère dans le récipient 2, ces agents subissent une agitation mécanique à grande vitesse à l'aide d'un appareillage convenable (non représenté) pendant un temps très bref, en général de l'ordre de 5 à 10 secondes. En variante, les matières de formation de la mousse de polymère peuvent être mélangées à l'aide d'une tête mélangeuse mécanique classique et être déversées ensuite dans le récipient 2, aucun mélange complémen taire n'étant nécessaire dans ce cas à l'intérieur du récipient lui-même. Le récipient 2 contenant le mélange 4 de prépara- tion de la mousse de polymère est ensuite placé directement sous un transducteur à ultrasons 6 qui est monté sur le bras 8 d'un socle convenable 10. La hauteur et l'emplacement du transducteur 6 par rapport au récipient 2 peuvent être modifiés par réglage convenable de la position du bras 8 sur la tige verticale du socle 10, le bras 8 étant-retenu en toute position voulue au moyen d'une vis d'arrêt 12. Le transducteur 6 comprend en combinaison (a) un générateur d'impulsions d'énergie ultrasonore, (b) un récepteur de détection des échos des impulsions qui sont réfléchis par la surface du mélange de formation de la mousse de polymère, (c) un dispositif de chronométrage qui mesure l'intervalle de temps compris entre l'instant auquel une impulsion donnée d'énergie ultrasonore est émise et l'instant auquel le premier écho de cette impulsion réfléchi par la surface du mélange de formation de la mousse de polymère est détecté par le récepteur et (d) un générateur d'un signal électrique qui est directement proportionnel à l'intervalle de temps déterminé par le trajet suivi par chaque impulsion entre le générateur et la surface de la mousse et par le trajet de réflexion, puis sa détection par le récepteur.Comme indiqué plus en détail par la suite, le temps de parcours aller et retour de chaque impulsion est inversement --proportionnel au niveau que la mousse a atteint au-dessus de la base 5 à l'instant particulier d'émission de l'impulsion. Ces différents composants du transducteur à ultrasons 6 et les circuits correspondants ne sont pas représentés, car ils sont bien connus dans cette technique : voir, par exemple, l'appareillage et le circuit décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N" 3 486 377 cité plus haut. A titre d'exemple de transducteurs à ultrasons de ce type qui comprennent les différents composants décrits ci-dessus, on peut mentionner celui qui est disponible dans le commerce et qui est vendu par la Société Endress und Hauser Gmbh., Baden, R.F.A., sous la désignation ECHO DU 210/211. La fréquence de l'énergie ultrasonore émise par le transducteur 6 représente une caractéristique importante du procédé et de l'appareil de l'invention. I1 a pu être observé en effet qu'une fréquence minimale d'environ 18 KHz est nécessaire pour obtenir les résultats recherchés. Il ne faut pas utiliser des fréquences inférieures au minimum mentionné cidessus lorsque la mousse ascendante 4 tend à absorber ces fréquences avec, pour conséquence, que l'énergie acoustique réfléchie n'est pas suffisante pour produire un signal utilisable par le récepteur du transducteur.De plus, lorsque la fréquence de l'énergie acoustique est inférieure au minimum mentionné ci-dessus et qu'elle est absorbée par la mousse, il est possible que les échos reçus soient réfléchis par la base du récipient 2 et cette énergie réfléchie peut donner naissance à des signaux déformés ou des échos "secondaires" qui ne sont pas représentatifs du paramètre qui est mesuré. La limite supérieure de la fréquence de l'énergie acoustique qui est utilisée dans le cadre de l'invention n'a pas une importance déterminante et il est possible d'utiliser des fréquences pouvant atteindre 500 KHz. Une plage particu lièrement utile de fréquence est comprise entre environ 22 et environ 44 KHz, mais cette dernière plage est indiquée uniquement parce qu'elle convient bien en pratique et ne doit pas être considérée comme un facteur de limitation du procédé de l'invention. Le transducteur 6 est orienté au-dessus de la surface de la mousse 4 de telle manière que les impulsions d'énergie ultrasonore qutil émet soient dirigées à peu près verticalement vers le bas, c'est-à-dire qutelles suivent la direction représentée par la ligne 14 et l'écho réfléchi par la surface du mélange 4 de formation de la mousse est renvoyé le longd'un trajet sensiblement vertical qui est représenté par la ligne 16. En variante de mise en oeuvre de l'invention, le transducteur 6 est équipé d'un élément tubulaire 18 dont l'axe de symétrie longitudinal est dans un plan sensiblement perpendiculaire. L'élément tubulaire 18 est destiné à éliminer la transmission des impulsions d'énergie ultrasonore dans toute direction sauf à peu près verticalement vers le bas. Cet élément est aussi destiné de manière analogue à éliminer le retour vers le transducteur des échos reçus par la surface du mélange de formation de la mousse 4 dans toute direction sauf à peu près verticalement vers le haut. Il est possible de faire varier à volonté le nombre des impulsions d'énergie ultrasonore émises par le transducteur v 6 dans tout intervalle de temps donné. Toutefois, il est évi- dent pour l'homme de l'art que l'intervalle de temps compris entre toute impulsion donnée et l'impulsion suivante est plus long que le temps maximal compris entre l'instant d'émission d'une impulsion donnée et l'instant auquel le premier écho de cette impulsion réfléchi par la surface du mélange de formation de la mousse 4 est reçu par le transducteur. Comme décrit plus haut, un signal électrique est émis par le transducteur 6 pour chaque impulsion d'énergie ultrasonore produite par ce dernier, ce signal étant proportionnel à l'intervalle de temps qu'il faut à l'impulsion en question pour se propager vers la surface du mélange de formation de la mousse 4 et pour la réflexion de l'écho renvoyé par cette surface et devant être reçu par le transducteur. Conformément au procédé de l'invention, chacun de ces signaux est envoyé à un amplificateur A et le signal amplifié, qui représente le niveau de la mousse à l'instant particulier d'émission du signal, peut ensuite etre utilisé d1une ou de plusieurs manières soit séparément, soit simultanément. Ainsi, le signal, portant par la suite la désignation de signal du niveau de la mousse, peut être dirigé sur un dispositif d'affichage de l'informationtel qu'un appareil R d'enregistrement d'un diagramme linéaire qui produit un tracé directement visible du niveau de la mousse en fonction du temps qui s'est écoulé à partir du mélange initial des différents agents réactionnels de formulation de la mousse. Le tracé ainsi obtenu est représenté à titre d'exemple sous forme de la courbe X sur la figure 2. Le tracé illustre le résultat obtenu à l'aide d'un signal amplifié qui est émis par le transducteur et qui est directement proportionnel au temps de parcours aller et retour de l'énergie acoustique et qui est donc inversement proportionnel au niveau atteint par la mousse au-dessus de la ligne de base 5. Il est donc évident au spécialiste qu'il est possible d'utiliser le signal émis par le transducteur et de le transformer de manière qu'il soit directement proportionnel au niveau atteint par la mousse et dans ce cas1 le tracé représente directement la vitesse de levée telle que représentée par la courbe Y de la manière spécifiée plus bas. La phase initiale représentée par la courbe X sur la figure 2 correspond à une ligne sensiblement horizontale qui indique l'intervalle de temps qui fait suite au mélange des agents réactionnels de formation de la mousse et pendant lequel aucune expansion n'a lieu. Pendant cette période, l'intervalle de temps détecté par le transducteur pour la période comprise entre l'émission d'une impulsion et la réception de l'écho demeure sensiblement constant. Lorsque la levée de la mousse débute à l'instant indiqué sur la figure 2 par une ligne brisée verticale, la surface de la mousse 4 commence de monter et la durée du trajet aller et retour de l'impulsion qui est enregistrée par le transducteur 6 commence de diminuer. La courbe X est l'inverse de la courbe usuelle de la vitesse de levée qui est illustrée en Y sur la figure 2. La transformation d'un type de courbe à l'autre peut être effectuée faci liement par réglage convenable de l'appareil enregistreur du diagramme ou par d'autres moyens bien connus du spécialiste et tels que décrits plus haut et destinés à transformer le "signal de niveau de la mousse" qui est amplifié en un signal directement proportionnel au niveau de la mousse. La variation de la courbe de levée ainsi obtenue peut ensuite être utilisée pour obtenir le facteur dit "temps de levée extrapolé " que doit donner l'essai effectué suivant la norme ASTM D 2237. Au lieu d'utiliser le signal amplifié représentatif du niveau de la mousse pour réaliser un enregistrement visuel ou en plus de cet enregistrement, il est possible d'envoyer le signal amplifié dans un intégrateur 1 qui a été programmé de manière à convertir le signal d'indication du niveau de la mousse en un signal représentatif de la vitesse de levée du mélange de formation de la mousse en cours de contrôle. Il est possible aussi d'utiliser une calculatrice convenable qui compare dans un circuit C l'information ainsi délivrée par l'intégrateur avec un signal de référence représentatif de la vitesse de levée de la mousse et produit dans des conditions identiques par une mousse selon une formule standardisée, ce signal étant émis par une source S. L'appareil enregistreur R' peut permettre d'observer les résultats de la comparaison. Il va de soi que le procédé et l'appareil de l'invention n'ont été décrits-qu'à titre d'exemple nullement limitatif et que différentes modifications peuvent leur être apportées sans sortir du domaine de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de détermination de la vitesse de gon flement ou de levée d'une mousse de polymère en expansion, caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement les étapes consistant à déverser une quantité prédéterminée d'un mélange réactionnel de formation d'une mousse de polymère dans un récipient ayant des parois latérales sensiblement verticales, à placer un transducteur comprenant un émetteur et un récepteur d'impulsions d'énergie ultrasonore verticalement au-dessus dudit mélange réactionnel en un emplacement situé au-dessus du niveau maximal devant être atteint par ledit mélange réactionnel de formation d'une mousse en expansion, à envoyer un train continu d'impulsions d'énergie ultrasonore de l'émetteur vers le bas sur la surface dudit mélange réactionnel de formation de la mousse, à mesurer pour chacune de ces impulsions l'intervalle de temps compris entre l'instant auquel ladite impulsion est envoyée par l'émetteur et l'instant auquel le premier écho direct de cette impulsion renvoyé par la surface de la mousse est détecté par ledit récepteur, à produire des signaux électriques de sortie qui sont proportionnels à la valeur de chacun desdits intervalles de temps et à utiliser lesdits signaux de sortie pour déterminer la vitesse à laquelle la surface dudit mélange réactionnel de formation de la mousse s'élève dans ledit récipient ouvert. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite énergie ultrasonore est à une fréquence d'au moins environ 18 KHz. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits signaux de sortie sont utilisés pour faire marcher un appareil d'enregistrement linéaire afin d'obtenir un enregistrement graphique de la variation de levée de la mousse. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à renvoyer lesdits signaux de sortie dans un intégrateur destiné à effectuer -la détermination directe de la vitesse de levée dudit mélange réactionnel de formation de la mousse. 5. Appareil de détermination de la vitesse de levée d'une mousse de polymère en expansion, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un récipient (2) à parois latérales sensiblement verticales qui est destiné à recevoir ledit mélange réactionnel de formation d'une mousse de polymère (4), un transducteur à ultrasons (6) placé en position prédéterminée au-dessus du sommet dudit récipient, ledit transducteur comprenant un générateur d'un train continu d'impulsions d'énergie ultrasonore dirigé vers le bas dans ledit récipient (2), un détecteur de l'écho reçu de l'intérieur du récipient et produit par lesdites impulsions, un dispositif de chronométrage destiné à déterminer pour chacune des dites impulsions l'intervalle de temps compris entre l'instant auquel ladite impulsion est émise et l'instant auquel l'écho de ladite impulsion est reçu par ledit détecteur, et un circuit associé audit dispositif de chronométrage et destiné à émettre des signaux électriques de sortie qui sont proportionnels à la valeur de chacun desdits intervalles- de temps déterminés par ledit dispositif de chronométrage, ledit appareil comprenant par ailleurs un dispositif d'enregistrement (R) destiné à mettre en corrélation chacun desdits signaux de sortie ou une fonction de ces signaux avec le temps écoulé à partir de l'in- troduction dudit mélange réactionnel de formation de la mousse dans ledit récipient ouvert. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit dispositif d'enregistrement comprend un circuit destiné à envoyer lesdits signaux de sortie dans un appareil enregistreur linéaire (R). 7. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit dispositif d'enregistrement comprend un intégrateur (I) et un comparateur (C) destinés à mettre en corrélation les signaux de sortie représentatifs de l'information de la vitesse de levée avec des signaux de référence correspondant à l'information standardisée connue de la vitesse de levée.