La présente invention est relative à la distillation extractive et à la séparation d'hydrocarbures aromatiques à partir d'un mé- lange d'hydrocarbures aromatiques et non aromatiques. Plus particulièrement, la présente invention est relative à un procédé permettant d'agir sur la quantité de composés aromatiques perdus dans le produit de raffinat non aromatique retiré d'une colonne de distillation extractive, particulibrement lorsqu'on utilise du sulfolane. Les procédés classiques de séparation d'hydrocarbures aromatiques très purs tels que le benzène, le toluène et les xylènes (BTX) à partir de diverses charges hydrocarbonées englobant des produits de réformation catalytique, des essences de pyrolyse hydrogénées et diverses fractions sélectives de ces sources de composés aromatiques font appel à un solvant pour séparer les hydrocarbures aromatiques des hydrocarbures non aromatiques.Notamment, une charge hydrocarbonée est tout d'abord mise en contact, dans une zone d'extraction au solvant, avec un solvant,qui peut contenir de l'eau pour améliorer sa sélectivité, qui dissout les constituants aromatiques de la charge, formant ainsi une phase de raffinat (comprenant un ou plusieurs hydrocarbures an somatupes et une quantité mineure dthydrocarbures aromatiques) et une phase d'extrait (comprenant du solvant dans lequel un hydrocarbure aromatique est en solution). Les composés aromatiques contenus dans l'extrait peuvent être recueillis par distillation, en donnant en tête un distillat contenant des composés aromatiques, ainsi qu'une fraction de queues de solvant qui peut être réutilisé dans la zone d'extraction au solvant.La phase d'extrait est souvent soumise à une distillation extractive (c'est-k-dire à une rectification extractive)pour éliminer de l'extrait les quantités d'hydrocarbures non aromatiques qui he souillent. Lorsuton traite un mélange d'hydrocarbures aromatiques et nonaromatiques ayant une gamme d'ébullition étroite ou une gamme étroite de teneur en atomes de carbone, on peut recueillir les hydrocarbures aromatiques en faisant passer la charge de composés aromatiques directement vers une zone de distillation extractive. C'est ainsi que le stade préliminaire d'extraction au solvant en phase liquide est élimihé. Dans ce mode opératoire, une charge hydrocarbonée et un solvant sont mis en contact afin de former un courant d'extrait riche en composés aromatiques et,en tette, un courant de raffinat. Pour maximaliser la séparation des composés aromatiques, il est nécessaire de minimali ser la perte d'hydrocarbures aromatiques dans le raffinat recueilli dans le courant sortant en tête de la colonne.Lorsqu'on utilise un solvant sélectif vis-k-vis des composés aromatiques contenant de 1' eau, du solvant sélectif vis-à-vis des composés aromatiques est souvent séparé en tête, en mélange avec le raffinat. Ces pertes en solvant sont réduites en lavant le raffinat à l'eau, afin de recueillir le solvant sous forme de solution aqueuse. Le solvant est ultérieurement recueilli dans une zone d'élimination de l'eau, en débarrassant le solvant de liteau. Le solvant contenu dans l'extrait est recueilli en faisant passer le mélange de composés aromatiques et de solvant vers une colonne de fractionnement servant à séparer le solvant,dans laquelle le solvant pauvre est recueilli et recyclé vers la zone de distillation extractive. Le solvant retiré en tête dans le courant de raffinat non aromatique produit dans la zone de distillation extractive peut être recueilli. Toutefois, comme les hydrocarbures aromatiques et non aromatiques sont miscibles et ne peuvent être séparés par lavage à l'eau, les hydrocarbures aromatiques retirés en tête en même temps que le raffinat sont perdus. Cette perte en composés aromatiques abaisse 1' efficacité globale d'un procédé donné de distillation extractive. L'invention a pour but de fournir un procédé permettant d'agir sur la quantité d'hydrocarbures aromatiques séparés dans le raffinat non aromatique recueilli à partir d'une zone de distillation extractive, en particulier lorsqu'on utilise comme solvant un solvant de type sulfolane. En conséquence, la présente invention a pour objet un procédé de distillation extractive pour la séparation d'hydrocarbures aromatiques d'un mélange d'hydrocarbures aromatiques et non aromatiques dans lequel un solvant chaud est mis en contact avec ce mélange dans une zone de distillation extractive pour produire un courant d'extrait riche en composés aromatiques et , en tête, un raffinat non aromatique, et dans lequel est prévue une zone de séparation de l'eau maintenue à une pression prédéterminée dans laquelle l'eau est séparée d'un courant aqueux dilué contenant du solvant, procédé caractérisé en ce qu' on agit sur la quantité d'hydrocarbures aromatiques retirée en tête dans le raffinat non aromatique (1) en faisant passer au moins une partie du solvant chaud vers un rebouilleur,dans la zone de séparation de l'eau, afin de vaporiser au moins une partie du courant aqueux dilué contenant duso ] ant et de refroidir le solvant chaud et (2) en faisant passer au moins une partie du solvant refroidi produit au stade (i) vers une partie supérieure de la zone de distillation extractive. Selon un mode de mise en oeuvre plus L#itt > -# i & 'inat non aromatique comprenant des hydrocarbures, du solvant et de l'eau est séparé en une phase vapeur et condensé, et une partie au moins de 1' eau condensée passe comme reflux dans une partie supérieure de la zone de distillation extractive. Il est préférable de n'utiliser ce reflux d'eau que lorsque la quantité d'hydrocarbures aromatiques retirée dans le raffinat dépasse une proportion prédéterminée. D'autres buts, avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront dans la description détaillée qui va suivre. Les charges utilisables pour la mise en oeuvre de l'invention énglobent des mélanges de fluides hydrocarbonés contenant au moins 15% et, de préférence, au moins 25% en poids d'hydrocarbures aromatiques, cette proportion pouvant atteindre 95% en poids. Il convient que la charge contienne de 6 à 20 atomes de carbone environ par molécule, et de préférence d'environ 6 à 10 atomes de carbone par molécule. Les produits de réformation catalytique constituent une source de charges préférée. Une autre charge satisfaisante est constituée par le sous-produit liquide d'une installation de production d'essence de pyrolyse qui a été hydrotraité pour saturer les oléfines et dioléfines.Un produit de réformation catalytique représentatif contient des hydrocarbures aromatiques k noyau unique, tels que benzène, to luène et xylènes en mélange avec les paraffines et naphtènes présentant la gamme d'ébullition correspondante. Les hydrocarbures aromatiques à noyau unique doivent être recueillis à partir du produit de réformation. Les solvants entrant dans le cadre de la présente invention sont les solvants qui présentent une tendance k sélectivement dissoudre les hydrocarbures aromatiques lorsque des hydrocarbures aromatiques sont contenus dans un mélange comprenant des composés non aromatiques. Ce solvant est un produit commercial connu et possède notamment un noyau k 5 chaînons contenant i atome de soufre et 4 atomes de carbone avec 2 atomes d'oxygène fixés sur l'atome de soufre du noyau. Comme autres solvants ayant une sélectivité élevée du point ce vue de la séparation des hydrocarbures aromatiques d'hydrocarbures non aromatiques selon l'invention, on citera des sulfolènes tels que le 2-sulfolène et le 3-sulfolène, le 2-méthyl-su#lfolane, le 2,4 diméthylsulfolane, l'éther méthyl-2-sylfonylique, des n-aryl-3-sulf o- nylamines, l'acétate de 2-sulfonyle, le -diéthylène glycol, divers polyét-hYléne glyc-ols, le dipropylene glycol, divers polypropylène glycols, le diméthyl sulfoxyde, la -N-méthyîpyrrolîdone, des glycol amines, la N-méthyl-2-pyrrolid#one, un mélange N-méthyl-2-pyrrolidoneéthylène glycol ainsi que divers mélanges des solvants précités. Comme indiqué, le solvant particulièrement préférable pour la mise en oeuvre de la présente invention est le sulfolane. Un mélange à base de N-méthyl-2-pyrrolidone est également préférable. Comme la sélectivité d'un solvant vis-k-vis des composés aromatiques peut être améliorée par l'addition d'eau au solvant, le solvant préféré utilisé dans la mise en oeuvre de l'invention contient de petites quantités d'eau afin d'accroire sa sélectivité vis-à-vis des hydrocarbures aromatiques sans sensiblement réduire sa capacite vis-k-vis des composés aromatiques. La présence d'eau, dans la composition à base de solvant, fournit également une substance relativement volatile qui est séparée du solvant par distillation dans la zone de distillation extractive pour aider à débarrasser le solvant des dernières traces d'hydrocarbures non aromatiques.La composition selon la présente invention contient de préférence d'environ 0,5 à 20% d'eau, en poids, et de préférence d'environ 2 à 1O##o, en poids, suivant le solvant particulier utilisé et suivant les conditions opératoires de la distillation extractive. La distillation extractive est bien connue. Pour plus de brièveté, on limitera d'une façon générale la description à un solvant de type sulfolane, en particulier le sulfolane, étant bien entendu que l'invention n'est nullement limitée aux solvants de cette espèce. D'une façon générale, les conditions de distillation extractive, pour séparer des hydrocarbures aromatiques d'hydrocarbures non aromatiques, comprennent une pression basse et une température élevée pour vaporiser les hydrocarbures non aromatiques, fournissant ainsi une fraction principalement non aromatique contenant des composés non aromatiques, une proportion mineure d'hYdrocarbures aromatiques, du solvant et de lleau.La présente invention a tout particulièrement pour but de limiter la quantité d'hydrocarbures aromatiques séparée dans la fraction non aromatique recueillie dans la colonne de distillation extractive. On obtient également une fraction de queues relativement exempte de composés non aromatiques contenantdes hydrocarbures aromatiques et du solvant.Notamment, cette fraction de queues contient moins de 1000 ppm (parties pour un million) et de préférence moins de 500 ppm en poids d'hydrocarbures non aromatiques. Les conditions opératoires, dans la colonne de distillation extractive, lorsqu'on utilise un solvant de type sulfolane, comprennent notamment une pression comprise entre environ 90 mm de Hg abs. et 3,7 atmosphères, une température de tête d'environ 54 à 1660C et une température de queues d'environ 77 à 1800C. Les rapports sulfolane/charge peuvent varier entre 1/1 et 20/1 environ, suivant la pression, la température et la composition de la charge. Le rapport, lorsqu'on traite une charge de C6 à C8 est compris entre 2/1 et 6/1 environ.On trouvera une description plus détaillée d'un procédé de distillation extractive utilisant un solvant de type sulfolane dans Petroleum Refiner, Septembre 1959, Vol. 38, No. 9, pages 185 à 192.La distillation extractive fournit un courant d'extrait liquide "riche", ou contenant des composés aromatiques, relativement exempt d'hydrocarbures non aromatiques, comprenant du sulfolane et des hydrocarbures aromatiques dissous. Est également produit un courant de raffinat en phase vapeur comprenant des hydrocarbures non aromatiques, de l'eau (vapeur) ainsi qu'une quantité mineure de sulfolane. L'eau est présente parce que le sulfolane utilisé comme solvant contenait de l'eau. Le produit de tête en phase vapeur contient également une quantité mineure d'hydrocarbures aromatiques qui sont retirés en tête et qui représentent une perte en-hydrocarbures aromatiques pour le procédé. La présente invention repose essentiellement sur le fait qu'on agit sur la quantité de composés aromatiques perdus dans ce courant de tête.La perte permise est généralement régie pffldesconsiérations d'ordre économique concernant chaque installation et la charge. D'une façon générale, il est souhaitable de recueillir plus de 95% des composés aromatiques de la charge. La réduction des pertes en composés aromatiques réduira également la quantité de sulfolane séparée avec le raffinat. Le raffinat en phase vapeur est refroidi et condensé. Par condensation, deux phases liquides se forment: une phase hydrocarbonée contenant des quantités mineures de sulfolane et une première phase aqueuse, contenant également une quantité mineure de sulfolane.Le sulfolane contenu dans la phase hydrocarbonée est séparé en lavant le raffinat à l'eau, k l'aide de dispositifs classiques, par exemple à 1' aide d'une colonne à remplissage ou d'un contacteur à disque rotatif. Il est préférable que l'eau de lavage soit de l'eau exempte de sulfolane recueillie à partir d'une colonne de récupération du solvant décrite ci-après. Le lavage à l'eau donne un produit de raffinat exempt de sulfolane (c'est-k-dire contenant moins de 10 ppm de solvant) et un second courant aqueux comprenant de l'eau et du sulfolane. Le sulfolane contenu dans les premier et second courants aqueux décrits est recueilli dans une zone de séparation de l'eau décrite ci-après. Les composés aromatiques contenus dans l'extrait provenant de la colonne de distillation extractive sont recueillis dans une colonne de récupération du solvant. La colonne utilise une rectification à la vapeur d'eau pour aider à séparer les composés aromatiques du solvant. La pression et la température sont fixées de manière à faire distiller les hydrocarbures aromatiques en tete. On utilise une pression en tête d'environ 100 à 400 mm de Hg abs. et une température de queues d'environ 121 à 2600C lorsque le solvant est du sulfolane. On obtient en tête une fraction contenant de l'eau et des composés aromatiques, exempte de solvant, qui, par condensation, donne un produit d'extrait final. L'eau est recueillie et est notamment utilisée dans la colonne de lavage du raffinat. La perte en composés aromatiques subie dans une colonne de distillation extractive qu'on a décrite est un problème connu depuis longtemps dans la technique. La proportion exacte de cette perte est déterminée par les dimensions de la colonne de distillation extractive, les conditions de traitement utilisées, ainsi que par le rendement et la pureté du produit désirés. Le problème posé par les pertes en composés aromatiques dans le courant de tête d'installations utilisant un solvant du type sulfolane est particulièrement difficile à résoudre lorsqu'on traite des charges hydrocarbonées contenant des quantités importantes de composés aromatiques, par exemple de 8Nfo en poids, ou plus. Les pertes en composés aromatiques proviennent du fait qu'on essaie de réaliser une miscibilité complète du solvant sur tous les plateaux de la zone de distillation extractive. Dans les procédés de distillation classiques, les pertes en constituants de point d'ébullition élevé sous forme de phase vapeur passant en tête sont facilement réduites en renvoyant une partie de la fraction de tête comme reflux, après refroidissement et condensation.Toutefois, dans les distillations extractives telles celles de type au sulfolane, le reflux du raffinat hydrocarboné a tendance à provoquer la formation de phases (deux phases liquides) au sein de la colonne de distillation extractive, bouleversant ainsi le bilan thermique et le fonctionnement de la colonne Ce problème se pose tout particulièrement lorsqu'on traite des charges k teneur élevée en composés aromatiques. On a maintenant découvert un moyen permettant de résoudre le problème posé par la perte de composés aromatiques. La solution réside en un réglage très précis de la température du solvant pauvre qu' on fait passer vers la section supérieure de la colonne de distillation extractive. En choisissant une température appropriée, le solvant pauvre entrant agit comme dissipateur de chaleur , provoquant ainsi un reflux interne. Toutefois, on doit régler la température du solvant dans une gamme relativement étroite afin d'empêcher une contamination de l'extrait par des composés non aromatiques ou la formation de phases liquides différentes au sein de la colonne de distillation extractive. En pratique, on recueille le solvant pauvre à partir de la partie inférieure d'une colonne de récupération du solvant, à une température élevée, notamment d'environ 121 à 2D40C. Le solvant chaud doit être refroidi avant d'entrer dans la colonne de distillation extractive. L'échange de chaleur entre le solvant et de l'air ou de l'eau de refroidissement peut, par suite de variations dans les conditions atmosphériques, provoquer des fluctuations importantes dans la température du solvant entrant dans la colonne. Ainsi, on ne pourrait agir efficacement sur les pertes en composés aromatiques subies par la colonne. Selon la présente invention, on agit sur la température du solvant pauvre qu'on fait passer vers la colonne de distillation extractive en utilisant du solvant chaud comme milieu de chauffage pour faire rebouillir la colonne qui recueille le sulfolane à partir d'un courant aqueux dilué. En particulier, une partie au moins du solvant pauvre chaud provenant de la colonne de récupération du solvant fait rebouillir une colonne d'élimination de l'eau dans laquelle une partie au moins de l'eau de la colonne de lavage du raffinat et une partie au moins de l'eau du courant de tête de raf-finat condensé provenant de la colonne de distillation extractive sont vaporisées afin de recueillir le sulfolane. Plus particulièrement, l'eau est transformée en vapeur d'eau et est utilisée comme vapeur servant de milieu de rectification dans la colonne de récupération du -solvant. Les conditions, dans la colonne -d'élimination de l'eau, sont classiques et comprennent une température et une press-ion suffisantes pour vaporiser au moins une partie de l'eau. Il est préférable de maintenir, dans la section inférieure de la colonne d'élimination de l'eau, une pression inférieure à la pression amtosphérique, d'environ 300 ~au 760 mm de Hg abs., et une température d'environ 82 à 1210 C. Pour encore réduire la perte en composés aromatiques passant en tête dans le raffinat, une partie de l'eau recueillie en tête de la colonne de distillation extractive peut être renvoyée vers cette colonne à titre de reflux. Bien que la quantité exacte d'eau puisse varier, suivant la charge et le rendement cherché, il est préférable que d'environ 25 à 75% de liteau condensée soient renvoyés à titre de reflux. En particulier, il est préférable qu'on ne commence à faire passer ce reflux que lorsque les pertes en composés aromatiques dépassent une proportion prédéterminée. Une solution aqueuse diluée de sulfolane fournit un mélange ayant un point d'ébullition relativement constant qui, lorsqu'il échange de la chaleur avec du solvant pauvre chaud, permet d'agir de façon homogène sur la température du solvant pauvre qu'on fait passer de la colonne de récupération du solvant vers la colonne de distillation extractive. On dispose ainsi d'une technique de régulation de la température indépendante des fluctuations de la température ambiante car la température au sein de la colonne d'élimination de l'eau est aisément maintenue dans des limites très étroites en agissant simplement sur la pression de la colonne. En outre, les solutions de solvant diluées ne sont pas très sensibles aux modifications de composition. En conséquence, on agit sur la température du courant de solvant pauvre envoyé vers la colonne de distillation extractive en refroidissant au moins une partie du solvant chaud dans le rebouilleur de la colonne d1élimination de l'eau. On maintient aisément le degré de refroidissement exact soit en sur-refroidissant-le solvant chaud, le réglage exact étant réalisé en mélangeant une quantité supplémentaire de solvant chaud avec du solvant refroidi, soit en faisant varier la pression dans la colonne d'élimination de l'eau, soit en associant ces deux manières de faire lorsque les pertes en composés aromatiques dans le raffinat passant en tête dépassent une proportion prédéterminée. On décrira maintenant l'invention en se référant au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, dans lequel la Fig. unique représente schématiquement la séparation dthydrocarbures aromatiques à partir d'un produit de réformation catalytique. Un courant de charge hydrocarbonée en C8 provenant d'un produit de réformation catalytique contenant environ 10% d'hydrocarbures non aromatiques (paraffines et naphtènes) et environ 90 d'hydrocarbures aromatiques, dont plus de 90% sont en C8, entre par un conduit 1 et est mélangé à du solvant d'appoint ou humide entrant pas un conduit 2 et passe, par un conduit 3, vers une colonne de distillation extractive 4. La colonne de distillation extractive 4 est classique. Du sulfolane, à une température particulière, entre dans la partie supérieure de la colonne de distillation extractive 4, par un conduit 5, et vient en contact avec la charge hydrocarbonée entrant par le conduit 3.On retire en tête de la colonne de distillation extractive 4, par un conduit 6, un courant de raffinat en phase vapeur contenant la presque totalité des hydrocarbures non aromatiques qui sont entrés dans la colonne 4 ainsi que des quantités mineures d'hydrocarbures aromatiques et dusulfolane. Les composés aromatiques retirés en tête de la colonne 4 abaissent le rendement en hydrocarbures aromatiques séparés. La présente invention agit sur l'importance des pertes en composés aromatiques en commandant soigneusement la température du solvant pauvre dans le conduit 5, en réponse à la proportion de composés aromatiques retirée en tête. Le raffinat retiré en tête par le conduit 6 est condensé dans un dispositif d'échange thermique 7 et passe vers un séparateur 8 dans lequel un courant hydrocarboné contenant du sulfolane est séparé et retiré par un conduit 9 et un courant aqueux, contenant également du sulfolane, est retiré par un conduit 11. On a représenté un courant de reflux 10 qu'on utilise dans la technique pour réduire les pertes en composés aromatiques au sein de la colonne de distillation extractive 4. Conformément au procédé selon l'invention, les hydrocarbures non aromatiques retirés du collecteur du séparateur 8 sont rarement, sinon jamais, renvoyés comme reflux vers la colonne 4 car leur passage vers celle-ci peut conduire à la formation de phases liquides séparées dans la colonne. Toutefois, une partie du courant aqueux 11 peut être retirée par un conduit 12 et passer, par le conduit 10, vers la partie supérieure de la colonne de distillation extractive 4, pour aider k agir sur les pertes en composés aromatiques dans le courant passant en tête. Il est préférable de ne faire passer ce reflux vers la colonne 4 que lorsque les pertes en composés aromatiques dépassent une proportion prédéterminée. Le raffinat d'hydrocarbures non aromatiques passe, par le conduit 9, vers la partie inférieure de la colonne de lavage à l'eau 24 dans laquelle l'hydrocarbure est lavé par de l'eau entrant par un conduit 23, dont la source sera décrite ci-après. Au sein de la colonne de lavage 24, l'eau qui entre et l'hydrocarbure sont mis en contact l'un avec l'autre à contre-courants et le sulfolane contenu dans l'hydrocarbure est séparé, à titre de milieu aqueux dilué (c' est-à-dire contenant environ 1 mole fio de sulfolane) par un conduit 26. Un raf-finat essentiellement exempt de sulfolane est retiré par un conduit 25. Le sulfolane contenu dans les conduits 26 et 11, sous forme de solution aqueuse dilue est réuni et passe, par un conduit 27, vers une zone d'élimination de l'eau 28, pour recueillir le sulfolane. On retire à la partie inférieure de la colonne 4, par un conduit 13, dusolvant relativement exempt d'hydrocarbures non aromatiques. On fait passer l'extrait vers une colonne de séparation 14, afin de séparer les hydrocarbures aromatiques du sulfolane. On fait reboui; lir la colonne de séparation 14 par un rebouilleur à huile chaude 15 contenu au sein d'un plateau collecteur de liquide 16 , à l'aide de vapeur d'eau de rectification provenant d'une source qui sera décrite ci-après, entrant par un conduit 37. On retire en tête de la colonne de séparation 14, par un conduit 17, un courant de composés aromatiques relativement exempt de sulfolane. Ce courant est mélangé avec de l'eau d'appoint entrant par un conduit 18 et condensé dans un échangeur thermique 19.On fait passer le liquide résultant vers un séparateur 20 dans lequel on recueille un courant aqueux exempt de sulfolane, courant qu'on retire par le conduit 23 et fait passer vers la colonne de lavage du raffinat 24 å titre du milieu de lavage aqueux décrit. On retire l'hydrocarbure par le conduit 21 et on en fait passer une partie par un conduit 22, à titre de reflux, vers la partie supérieure de la colonne de séparation 14. Les hydrocarbures retirés du procédé par le conduit 21 représentent au moins 98,5cl des hydrocarbures aromatiques qui sont initialement passés vers la colonne de distillation extractive 4, par le conduit 1. Lorsqu'on fait fonctionner la colonne de séparation, la pression en tête est, de façon représentative, de 100 mm de Hg abs. et la pression en queue est d'environ 440 mm de Hg abs. On utilise un rebouilleur b huile chaude afin que la température de la pellicule de sulfolane ne dépasse jamais 2320C, pour empêcher la décomposition du sulfolane au sein de la colonne de séparation. On retire du sulfo lane-pauvre de la colonne de séparation 14 par un conduit 29, une petite partie de celui-ci étant retirée par un conduit 30, passant dans une vanne 31 et étant mélangée avec du sulfolane refroidi dans le conduit 5, pour des raisons décrites ci-après.La majeure partie du solvant, c'est-k-dire de l'ordre de 90%, retiré de la colonne de séparation 14 est envoyée par le conduit 29 vers un rebouilleur 32. On fait passer le courant aqueux dilué du conduit 27 vers un séparateur d'eau 28 afin de recueillir le sulfolane retiré en tête de la colonne 4. Le séparateur d'eau est habituellement maintenu à une température de tête d'environ 960CI à une pression de tête de 670 mm de Hg abs., à une température de queue d'environ 000C et à une pression de queue à peu près égale à la pression atmosphérique. De l'eau diluée contenant du sulfolane est retirée d'une partie inférieure de la colonne 28, par un conduit 34, et envoyée vers le rebouilleur 32 aux fins d' échange thermique indirect avec le solvant chaud.C'est ainsi que les circuit d'écoulement du rebouilleur se fait du séparateur 28, par les conduits 34 et 35, vers le rebouilleur 32 et, du rebouilleur 32, revient au séparateur 28 par le conduit 34. Une autre partie de l'eau provenant de la colonne 28 passe, par les conduits 34 et 35, vers un vaporiseur 33. La colonne de séparation d'eau 28 et le vaporiseur 33 sont maintenus à une température relativement constante à cause des solutions aqueuses diluées qui sty trouvent. Cela fournit un dissipat r cle chaleur à twrabare constante servant à refroidir le solvant chaud provenant de la colonne de séparation 14.Dans ce cas, 90% du solvant retiré par le conduit 29 à une température d'environ 1770C sont refroidis dans le rebouilleur 32 à une température d'environ 1590C avant leur passage vers le vaporiseur 33. Dans le vaporiseur 33, le solvant est encore refroidi jusqu'à une température d'environ 1210C, vaporisant ainsi la majeure partie de l'eau et du sulfolane prvdnt du séparateur d'eau 28. Le solvant refroidi passe ensuite par le conduit 29 et est mélangé avec les 10% restants du solvant chaud, ce qui fait que le courant de sulfolane est à une température finale de 1270C.Lorsqu'on traite une chargehraromatique ayant la composition décrite, on peut, de manière économique, obtenir un rendement an composés aromatiques de 9825% en maintenant la température du solvant pauvre à f27 C. L'eau et le sulfelane chauffés et/ou vaporisés dans le séparateur d'eau 28 sont retirés par un -conduit 36 et mélangés à l'effluent du vaporiseur 33 pr-ovenant du conduit 35, fournissant ainsi la vapeur d'eau de rectification dans le c#onduit 37 permettant le fonctionnement efficace de la colonne de séparation 14. On retire en tête du séparateur d'eau 28 , par un conduit' 38, une fraction aqueuse en phase vapeur qu'on mélange au raffinat en phase vapeur du conduit 6. On peut mesurer la quantité~ d'hydrocarbures aromatiques retirée en tête de la colonne de distillation extractive 4 en installant un dispositif d'analyse, non représenté, dans le conduit 6, 9 ou 25. Lorsque les pertes en composés aromatiques dépassent une proportion prédéterminée nécessaire k un rendement de 98,5 en composés aromatiques, on peut renvoyer une partie du courant aqueux recueilli å partir du raffinat de tête condensé, comme reflux, vers la partie supérieure de la colonne de distillation extractive 4 En outre, on peut encore refroidir le courant de solvant pauvre à une température inférieure aux 1270C indiqués.Ce refroidissement supplémentaire, lorsque les pertes en composés aromatiques dépassent la proportion prédéterminée, peut être réalisé soit en refroidissant une plus grande proportion du solvant chaud, soit en abaissant la pression sous laquelle est le séparateur d'eau 28 et/ou la pression dans le vaporiseur 33, ce qui provoque la vaporisation d'une proportion plus élevée de l'eau avec pour résultat d'encore refroidir le solvant pauvre de type sulfolane. Comme le mélange dilué contenant du #sulfolane traité dans le sépara~ teur d'eau 28 et le vaporiseur 33 a une température- d'ébullition relativement constante, ce mode d'action sur la température du courant de solvant pauvre qu'on fait passer vers la colonne de distillation ex~ tractive est bien plus sûr qu'un refroidissement à l'air ou à l'eau qui sont susceptibles de présenter des fluctuations de température par suite de variations dans les conditions ambiantes. REVEDICATIONS 1. Procédé de distillation extractive pour la séparation dthy drocarbures aromatiques d'un mélange d'hydrocarbures aromatiques et non aromatiques dans lequel un solvant chaud est mis en contact avec ce mélange dans une zone de distillation extractive pour produire un courant dtextrait riche en composés aromatiques et, en tête, un raffinat non aromatique, et dans lequel est prévue une zone de séparation de l'eau maintenue à une pression prédéterminée dans laquelle 1' eau est séparée d'un courant aqueux dilué contenant du solvant, caractérisé en ce qu'on agit sur la quantité d'hydrocarbures arana t es retire en tete dans le raffinat non aromatique (1) en faisant passer au mains une partie du solvant chaud vers un rebouilleur, dans la zone de séparation de liteau, afin de vaporiser au moins une partie du courant aqueux dilué contenant du solvant et de refroidir le solvant chaud et (2) en faisant passer au moins une partie du solvant refroidi produit au stade (1) vers une partie supérieure de la zone de distillation extractive. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on abaisse la pression maintenue dans la zone de séparation de 11 eau lorsque la proportion d'hydrocarbures aromatiques retirés en tête dans la zone de distillation extractive dépasse une valeur prédéterminée, ce qui a pour effet d'encore refroidir le solvant chaud et de réduire la proportion d'hydrocarbures aromatiques retirés en tête lors de la distillation extractive. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on mélange avec le solvant refroidi obtenu au stade (1) au moins une partie du solvant chaud qu'on n'a pas fait passer vers le rebouilleur du stade (1) et qu'on fait passer le mélange de solvant chaud et de solvant refroidi vers une partie supérieure de la zone de distillation extractive. 4. Procédé suivant lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le raffinat non aromatique retiré en tête contient des hydrocarbures, du solvant et de l'eau en phase vapeur, qu'on condense ce courant de tête, recueille une phase aqueuse et fait passer au moins une partie de cette phase aqueuse, à titre de reflux, vers une partie supérieure de la zone de distillation ex extractive. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'on n'utilise ce reflux aue lorsque la proportion d'hydrocarbures aromatiques retirés dans le raffinat non aromatique de tête dépasse une valeur prédéterminée. 6 Procédé suivant llune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce aux le solvant comprend un solvant de type sulfolane. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce oue le solvant comprend du sulfolane. 2. Procédé suivant 1'une auelconnue des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le solvant comprend de la N-méthyl 9-pyrrolidone. 9. Procédé suivant l'une auelconoue des revendications précédentes, caractérisé en ce aue le solvant chaud est à une température d'environ 121 à ?04 C.