i 2110413 La présente invention se rapporte aux appareils pour le contrôle des radiations et concerne plus particulièrement un appareil permettant de contrôler continuellement les rayonnements alpha et bêta émis par des matières radioactives présentes dans 5 l'atmosphère environnante. La concentration maximale permise pour les matières radioactives pouvant être émises dans le milieu ambiant par des installations à possibilités nucléaires, telles que des centrales nucléaires, des établissements de recherches, des installations 10 de retraitement pour les combustibles nucléaires, des usines de fabrication, des établissements médicaux et des installations similaires, est habituellement régie par la loi. De telles matières radioactives indésirables comprennent des nuclides radioactifs dont la décroissance ou radioactivité est accompagnée d'une émis-15 sion de particules alpha et bêta. Par exemple, les radionuclides décroissant selon l'émission de particules alpha sont biologique-ment dangereux du fait qu'ils se fixent sur les os et, par conséquent, la concentration d'isotopes de ce type pouvant provenir d'installations nucléaires est sévèrement contrôlée par la loi. 20 Pour vérifier le niveau des contaminants radioactifs présents dans l'atmosphère entourant une installation nucléaire, des échantillons ou quantités d'air données ont été filtrées à proximité de l'installation de manière à déterminer la concentration des matières radioactives présentes dans les particules de matière en 25 suspension dans chaque échantillon d'air donné. Cependant, les composants radioactifs gazeux ne sont pas détectés par ce procédé, et une mesure directe et continuelle du niveau de contamination n'est pas possible. Une autre technique, utilisée dans les centrales nucléaires, 30 a consisté à mesurer des échantillons ou quantités de matières radioactives présentes dans une partie des gaz effluents avant de les évacuer dans l'atmosphère environnante. Ces échantillons sont alors considérés comme devant être dilués par une quantité donnée d'air située à proximité immédiate de la centrale nucléaire. Ce-35 pendant, ce procédé n'est pas entièrement satisfaisant du fait qu'il n'existe aucune certitude pour qu'un échantillon représentatif du gaz effluent et des contaminants s'y trouvant ait "été mesuré. De plus, la dilution complète ou suffisante des contaminants lors de leur libération dans l'atmosphère est simplement présumée 71 36716 2 2110413 alors qu'en pratique une telle dilution ne s'effectue pas toujours. En plus des inconvénients précités présentés par les techniques antérieures de mesure des radiations, la présence de matières radioactives d'origine naturelle et les fluctuations apparaissant 5 dans leurs quantités, affectent défavorablement les mesures réalisées selon ces techniques antérieures. Par conséquent, il est souhaitable de pouvoir faire la distinction entre les matières radioactives naturelles et les matières radioactives produites artificiellement et provenant des installations nucléaires. Sous 10 ce rapport, une augmentation apparaissant dans le niveau d'activité pourrait être due à une augmentation de la concentration de matières radioactives naturelles et pourrait n'être provoquée par aucune augmentation apparaissant dans la concentration des matières radioactives produites artificiellement. Les composants radio-15 actifs apparaissant naturellement dans la troposphère sont habituellement régis par des chaînes de décroissance radioactives des gaz inertes radon et thoron, qui sont des produits de la décroissance radioactive naturelle dans le sol et qui s'échappent de la terre par diffusion et deviennent une partie de l'atmosphère. Ces 20 chaînes de décroissance contiennent à la fois des émetteurs de particules alpha et des émetteurs de particules bêta. Les conditions météorologiques affectent énormément les concentrations de ces radionuclides naturels présents dans l'atmosphère et provoquent des variations de ces concentrations. L'activité résultante 25 diminue après la pluie ou lorsque le vent dominant vient d'une région non émergée, telle qu'un océan, ou d'une masse de terre recouverte de neige. Par conséquent, il est particulièrement souhaitable d'avoir à sa disposition un appareil de contrôle des radiations qui mesure de façon directe et continuelle la concentra-30 tion des matières radioactives se présentant sous forme gazeuse et sous forme de particules dans l'atmosphère environnante, et qui tienne compte des fluctuations de la radioactivité naturelle provoquées par les variations des conditions météorologiques. Egalement, il est souhaitable d'avoir un appareil de ce type qui 35 contienne un nombre minimal de pièces mobiles et qui soit conçu de manière à fonctionner de façon efficace et sans surveillance pendant dé longues périodes de temps, tout en ne nécessitant qu'un entretien faible'ou nul. -C ^ .ii 't ^ 71 36716 3 2110413 Par conséquent, l'invention a essentiellement pour but de permettre la réalisation d'un appareil de contrôle des radiations qui mesure de façon continuelle et directe la concentration des matières radioactives se présentant sous forme de gaz et de par-5 ticules dans l'atmosphère environnante, et qui tienne compte des fluctuations de la radioactivité naturelle provoquées par des variations apparaissant dans les conditions météorologiques ou autrement. En bref, l'invention atteint les buts fixés du fait qu'il est 10 prévu un appareil comprenant un détecteur de rayonnement alpha et un détecteur de rayonnement bêta dont les sorties sont reliées à un circuit de rapport ou de proportion. Le circuit de proportion produit un signal de rapport indiquant le rapport existant entre la radiation alpha détectée et la radiation bêta détectée. Lors-15 qu'il n'apparaît aucune variation dans la quantité des matières radioactives produites artificiellement et présentes dans l'atmosphère environnante, les fluctuations de la radioactivité naturelle ne modifient pas le signal de sortie du circuit de rapport qui reste alors constant, du fait que le rapport entre les 20 radiations alpha apparaissant naturellement et les radiations bêta apparaissant naturellement reste constant. Par conséquent, toute variation apparaissant dans le signal de sortie provenant du circuit de rapport indique une variation dans le niveau des radiations artificielles existant dans l'atmosphère environnante. 25 Egalement, on obtient une plus grande sensibilité pour la détection d'une activité de niveau faible en utilisant le circuit de rapport par comparaison avec la mesure et ^enregistrement directs du nombre des particules alpha et bêta. Pour empêcher le détecteur de particules bêta de fonctionner 30 en réponse à des rayonnements cosmiques ou à des rayonnements gamma de haute énergie provenant de matières radioactives présentes dans le milieu ambiant, une série de détecteurs de radiations est prévue au-dessus et en partie autour du détecteur de radiation bêta. Le signal obtenu à partir du détecteur de rayons cos-35 miques est utilisé en anti-coïncidence avec le signal provenant du détecteur de rayonnement bêta, cfest-à-dire qu'il est prévu un circuit logique à coïncidence dont la sortie est connectée au circuit de rapport et qui fonctionne en réponse à la présence d'un signal de sortie provenant du détecteur de rayonnement bêta 71 36716 4 2110413 et à l'absence d'un signal de sortie provenant d'un détecteur de rayons cosmiques qui est logé dans une chambre êtanche, de sorte que le circuit à coïncidence inhibe ou bloque le circuit de rapport en ltempêchant de fonctionner en réponse au détecteur de 5 rayonnement bêta lorsque ce dernier détecte des rayons cosmiques. L'invention est matérialisée dans un appareil de contrôle des radiations destiné à détecter les radiations existant dans l'atmosphère environnante et à produire des signaux indiquant les radiations détectées pour qu'ils puissent être emmagasinés dans 10 un dispositif d'enregistrement, caractérisé en ce qu'il comprend un détecteur de radiation alpha destiné à produire des signaux indiquant la présence de rayonnements alpha, un détecteur de radiation bêta destiné à produire des signaux indiquant la présence de rayonnements bêta, un dispositif de proportion ou de 15 rapport fonctionnant en réponse aux signaux indiquant la présence de particules alpha et provenant du détecteur alpha et aux signaux indiquant la présence de particules bêta et provenant du détecteur bêta de manière â produire des signaux de rapport ou de proportion indiquant le rapport existant entre les radiations 20 alpha détectées et les radiations bêta détectées de sorte que ce signal de rapport peut être transféré au dispositif d'enregistrement. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple et en 25 se référant au dessin annexé dont la figure unique est une représentation schématique sous forme de blocs d'un appareil de contrôle de radiations selon l'invention. Si l'on se réfère maintenant à la figure, l'appareil de contrôle de radiations selon l'invention comprend d'une manière gé-20 nérale un détecteur de radiations alpha 12, un détecteur de radiations bêta 14, un circuit de proportion ou de rapport 16 qui fonctionne en réponse au détecteur alpha 12 et au détecteur bêta 14 de manière à produire un signal indiquant le rapport existant entre les radiations alpha détectées et les radiations bêta dé-35 tectées, et un détecteur de rayons cosmiques 18 qui est logé dans une chambre êtanche 20 destinée à empêcher ce détecteur 18 de fonctionner en réponse à des radiations bêta extérieures et qui bloque le signal de sortie du détecteur de radiations bêta 14 en inhibant un conditionneur d'intersection ou à coïncidence 71 36716 5 2110413 logique 22 dénommé généralement porte ET et interposé entre le détecteur de radiations bêta 14 et le circuit de rapport 16. Une unité de mémoire et d'enregistrement 24 reçoit les informations provenant du détecteur de particules alpha 12, du dé-5 tecteur de particules bêta 14, du détecteur de rayons cosmiques 18 et du circuit du rapport 16 afin dé les emmagasiner et de les enregistrer. Lors du fonctionnement, le détecteur de radiations alpha 12 et le détecteur de radiations bêta 14 détectent les radiations 10 et produisent des signaux électriques qui sont enregistrés par l'unité de mémoire et d'enregistrement 24, et le circuit de rapport 16 produit un signal de sortie électrique qui indique le rapport existant entre la radiation alpha détectée et la radiation bêta détectée pour qu'il soit emmagasiné et enregistré 15 dans l'unité 24. Ce rapport reste constant pendant les fluctuations des radiations naturelles, mais lorsque le signal de rapport qui est produit par le circuit de rapport ou de proportion 16 indique que le rapport a changé, la variation de ce rapport est provoquée par les matières radioactives produites artificiel-20 lement et introduites dans l'atmosphère environnante. Le circuit de rapport 16 produit un signal de rapport ou de proportion qui peut être un signal à' codage numérique ou un signal analogique et qui indique le rapport existant entre le nombre de signaux reçus à partir du détecteur alpha 12 et le nombre de signaux re-25 çus à partir du détecteur bêta 14 pendant un intervalle de temps prédéterminé. Pour empêcher le détecteur bêta de fonctionner de façon erronée en réponse à des rayons cosmiques au lieu de fonctionner en réponse à des rayonnements bêta, la porte ET 22 fonctionne en réponse à l'existence d'un signal de sortie provenant 30 du détecteur bêta 14 et à l'absence d'un signal de sortie provenant du détecteur de rayons cosmiques 18. Par conséquent, lorsque le détecteur de rayons cosmiques 18 détecte des rayonnements cosmiques, la porte ET 22 est bloquée ou inhibée de manière à empêcher le détecteur bêta 14 de fournir un signal de 35 sortie en réponse aux rayons cosmiques. Si l'on étudie maintenant l'appareil plus en détail, le détecteur alpha 12 comprend un scintillateur électrostatique 25, qui produit des impulsions lumineuses lorsque des particules contenant une matière qui présente une décroissance ou 71 36716 6 2110413 radioactivité accompagnée d'une émission de radiations alpha sont attirées par le scintillateur électrostatique 25 et le frappent, un tube photomultiplicateur 26 qui détecte les impulsions lumineuses et les convertit en des impulsions de sortie électriques, 5 et une source de tension 28 qui alimente le tube photomultiplicateur 26. La sortie du tube photomultiplicateur 26 est connectée à;l'une des entrées du circuit de rapport 16 par l'intermédiaire d'un conducteur 31, et cette sortie du tube photomultiplicateur 26 est également connectée, par l'intermédiaire 10 d'un conducteur 33, à l'unité de mémoire et d'enregistrement 24. Le scintillateur électrostatique 25 se présente sous la forme d'un élément hémisphérique constitué par line matière telle que de l'alt&glas et revêtu, sur sa face inférieure, d'une mince couche de sulfure de zinc activé. Pour rendre cette couche con-15 ductrice de l'électricité, un élément conducteur (non représenté) se présentant sous la forme d'un réactif inorganique et conducteur, tel que du perchlorate de magnésium, ou se présentant sous la forme d'un mince tamis de cuivre, est noyé dans le sulfure de zinc de sorte que lorsque cet élément conducteur est excité sous 20 une tension d'environ -2 kV, il attire les particules vers le sulfure de zinc. Des impulsions lumineuses sont émises lorsque des particules alpha entrent en contact avec le sulfure de zinc du scintillateur électrostatique 25. Le tube photomultiplicateur 26 peut être un tube photomultiplicateur convenable quelconque, 25 mais les recherches qui ont conduit à l'invention ont montré qu'un tube photomultiplicateur convenant parfaitement était le tube photomultiplicateur fabriqué par la société américaine "Amperex Electronic Corporation" (Hicksville, Etat de New York) et vendu sous la dénomination commerciale "Amperex XP-1000" et 30 excité par une tension de 1500 volts. Pour permettre d'effectuer la distinction entre une impulsion lumineuse produite par des particules alpha entrant en contact avec l'écran au sulfure de zinc et une impulsion produite par le tube photomultipliaateur et due au bruit électronique, à l&cti-35 vité de radiations bêta, ou à des rayons cosmiques, le tube photomultiplicateur 26 peut être polarisé de manière à ne détecter que les signaux les plus importants produits en réponse aux radiations alpha et à rejeter les autres signaux présentant 1 -i •■ï f\h *; . 71 36716 7 2110413 lin niveau plus faible. A titre de variante, un circuit limiteur (non représenté) peut être utilisé pour masquer les impulsions indésirables selon des techniques connues. A cet égard, le bruit électronique est la source des impulsions indésirables et est 5 généralement provoqué par des courants d'obscurité apparaissant dans le tube photomultiplicateur, par des impulsions de bruit produites par une alimentation en énergie instable,1 ou par des éléments de circuit bruyants. Il est à noter qu'il est également possible d'utiliser d'autres types de détecteurs alpha, tels que 10 des ensembles à bandes ou ceintures de filtrage mobiles, à la place du scintillateur électrostatique 25 et selon les principes de l'invention. Le détecteur bêta 14 comprend d'une manière générale un réseau d'ensembles à tige scintillatrice représentés schémati-15 quement sur la figure par les blocs 35 et 37, et une paire de sources de tension 39 et 40. Les ensembles à tige scintillatrice 35 et 37 sont identiques et il est à noter qu'il est possible d'utiliser un seul ensemble à tige scintillatrice ou d'en utiliser trois ou plus selon les principes de l'invention. 20 L'ensemble à tige scintillatrice 35 comprend une tige scintillatrice en matière plastique 42 et une paire de tubes photomultiplicateurs 44 pt 46 montés au niveau des extrémités opposées de la tige scintillatrice 42 de manière à détecter les impulsions lumineuses produites par la tige scintillatrice 25 42 lorsque cette dernière est excitée par une radiation. La tige scintillatrice 42 est une tige en matière plastique solide constituée par une matière plastique telle que le p-terphényle + 1,1', 4-4' g-phénylbutadiène dans un solvant tel que le polyvinyltoluène ou le polystyrène. Il est également 30 possible de se procurer auprès de la société américaine "Amperex Electronic Corporation" déjà citée une tige scintillatrice en matière plastique solide de ce type dénommée commercialement "SPF fluorescent plastic scintillator". Des tiges mesurant de 12,7 à 38,1 mm de diamètre pour une longueur d'environ 203,2 mm 35 ont été utilisées avec succès, mais il est à noter que d'autres dimensions et d'autres formes peuvent également être utilisées. En outre, le nombre des tiges varie en fonction de la sensibilité et du volume d'air devant être contrôlé. Il est à noter que 71 36716 s 2110413 d'autres types de matières scintillatrices, telles qu'un tube scintillateur en matière plastique associé à un noyau en poly-mêthacrylate de méthyle transparent selon un couplage optique, à une matière scintillatrice liquide, ou à une tige solide en 5 iodure de sodium activé au thalium, peut également être utilisé à la place du scintillateur â tige en matière plastique solide selon l'invention. Les tubes photomultiplicateurs 44 et 46 détectent les impulsions lumineuses produites par la tige en matière plastique 10 42 lorsque des radiations ionisantes ont une interaction avec cette tige 42. Les sorties 48 et 50 des tubes photomultiplicateurs respectifs 44 et 46 sont connectées en parallèle aux sorties respectives 51 et 53 des tubes photomultiplicateurs 55 et 57, qui font respectivement partie de l'ensemble 15 à tige scintillatrice 37, et les sorties 48 et 51 sont connectées par l'intermédiaire d'un conducteur 59 à l'une des entrées de la porte ET 22 tandis que les sorties 50 et 53 sont connectées par l'intermédiaire d'un conducteur 60 à une autre des entrées de la porte ET 22. D'une manière similaire, 20 si des ensembles supplémentaires à tige scintillatrice sont utilisés, leurs sorties sont connectées en parallèle aux sorties des ensembles à tige scintillatrice 35 et 37. Les tubes photomultiplicateurs sont polarisés de manière à rejeter les impulsions de bruit, telles que les impulsions dues aux courants 25 d'obscurité. Egalement, des circuits limiteurs classiques peuvent être utilisés pour déterminer la réjection des impulsions indésirables. Lors du fonctionnement, lorsqu'une paire de tubes photomultiplicateurs, tels que les tubes photomultiplicateurs 44 et 46, 30 détectent une impulsion lumineuse au niveau de leur tige scintillatrice associée, en l'absence d'un signal de sortie provenant du détecteur de rayons cosmiques 18, la porte ET 22 est excitée de manière à appliquer un signal à l'unité de mémoire et d'enregistrement 24 par l'intermédiaire d'un conducteur 62 et de 35 manière à appliquer ce signal au circuit de rapport 16 par l'intermédiaire d'un conducteur 64. En utilisant une paire de tubes photomultiplicateurs et en produisant un signal.en réponse à la coïncidence de l'excitation des deux tubes photomultiplicateurs, les bruits électroniques tels que les courants d'obscurité 71 36716 9 2110413 apparaissant dans l'un des tubes photomultiplicateurs ne sont pas enregistrés. Cependant, la radiation naturelle est détectée, du fait qu'il est souhaitable d'enregistrer ce type d'information. Il en résulte 5 que l'appareil selon]1'invention effectue la distinction entre le bruit électronique et la radiation. Egalement, en utilisant une paire de tubes photomultiplicateurs pour chaque tigè scintillatrice et en utilisant un circuit à coïncidence, on obtient une réduction du bruit supplémentaire. A cet égard, du fait que la 10 constante de temps de la fluorescence de la tige scintillatrice et que la constante de décroissance ou de radioactivité correspondant à l'impulsion lumineuse produite par la tige, sont faibles, de l'ordre de quelques nano-secondes, une porte à coïncidence logique et à fonctionnement extrêmement rapide, présentant un 15 temps de commutation mesuré en nanosecondes, peut être utilisée en prévoyant une paire de tubes photomultiplicateurs montés sur les extrémités opposées de la tige. En utilisant une source de tension séparée, telle que la source de tension 39 pour chacun des tubes photomultiplicateurs, tels que le tube photomultiplica-20 teur 44, et pour un ensemble à tige scintillatrice, aucun bruit électronique produit par la source de tension n'est enregistré du fait que la porte -ET 22 ne répond qu'à la coïncidence d'une paire de signaux reçus à partir d'une paire de tubes photomultiplicateurs. 25 Si l'on étudie maintenant le détecteur de rayons cosmiques 18, ce détecteur 18 comprend d'une manière générale un réseau multiple d'ensembles à bloc scintillateur, tels que ceux désignés respectivement par 66 et 68, et une paire de sources de tension 71 et 73. L'ensemble à bloc scintillateur 66 est identique à 30 l'ensemble à bloc scintillateur 68 et comprend un bloc scintillateur 75 comportant une paire de tubes photomultiplicateurs 77 et 79 montés au niveau de ses côtés opposés de manière à détecter les impulsions lumineuses produites par le bloc scintillateur 75 en réponse au rayonnement cosmique. Les blocs ecintil-35 lateurs, tels que le bloc scintillateur 75, sont constitués par une matière plastique scintillatrice qui est la même que celle utilisée dans les tiges scintillatrices des ensembles à tige scintillatrice 35 et 37. 71 36716 io 2110413 Une sortie 80 du tube photomultiplicateur 79 de l'ensemble à bloc scintillateur 66 et une sortie 82 du tube photomultiplicateur 84 de l'ensemble à bloc scintillateur 68 sont connectées en parallèle et à l'une des entrées d'un conditionneur j i 5 d'intersection ou porte ET 86 par l'intermédiaire d'un conducteur 88. D'une manière similaire, une sortie 90 du tube photomultiplicateur 77 est connectée en parallèle avec une sortie 92 d'un tube photomultiplicateur 94, et ces deux sorties sont connectées à l'autre des entrées de la porte ET 86 par l'in-10 termédiaire d'un conducteur 96. La sortie de la porte ET 86 est connectée à l'unité de mémoire et d'enregistrement 24 par l'intermédiaire d'un conducteur 98 de manière à enregistrer les mesures des radiations cosmiques, et cette sortie de la porte ET 86 est également connectée à l'entrée d'une porte ou 15 circuit d'inversion logique 99 par l'intermédiaire d'un conducteur 101, la sortie de ce circuit d'inversion 99 étant connectée à l'une des entrées de la porte ET 22. Il en résulte que lorsque le détecteur de rayons cosmiques ! 18 détecte la présence de rayons cosmiques, le circuit d'inver- j 20 sion 99 est excité de manière à bloquer ou inhiber la porte j i ET 22, de sorte que si la radiation cosmique est détectée de manière erronée par le détecteur bêta 14, cette éventualité n'est pas enregistrée de façon erronée par l'unité de mémoire et d'enregistrement 24 comme étant une radiation bêta. Par 25 conséquent, le détecteur de rayons cosmiques 18 sert d'écran pour le détecteur bêta 14 à la place d'un écran de plomb encombrant qui devrait nécessairement présenter une épaisseur de l'ordre de 20 cm pour déterminer l'atténuation d'une cascade protons-électrons résultant d'une gerbe de radiations apparais-30 sant naturellement et provenant de l'atmosphère environnante. Dans une installation de détection typique utilisant .l'appareil de contrôle des radiations selon l'invention, le détecteur de radiations alpha et le détecteur de radiations bêta sont de préférence montés à l'intérieur d'une chambre pour l'air présen-35 tant une enveloppe convenable comportant un orifice d'admission et un orifice d'évacuation de sorte qu'un dispositif d'entraînement de l'air tel qu'un ventilateur peut déplacer continuellement l'air provenant de l'orifice d'admission pour le refouler jusqu'à l'orifice d'évacuation, avec une vitesse ou un débit connu, COPY /I 16/16 " 211UH1J et au niveau des deux détecteurs de sorte que ces détecteurs peuvent mesurer continuellement les radiations existant dans l'air faisant partie de l'atmosphère environnante. A la place du dispositif d'entraînement de l'air, une installation à circulation 5 naturelle peut également être utilisée. Le détecteur de rayons cosmiques est logé dans une chambre êtanche disposée au-dessus de la chambre pour llair contenant les détecteurs alpha' et bêta de sorte qu'elle protège la chambre pour l'air contre de l'air à gerbes de radiations cosmiques venant d'en haut. A titre de va-10 riante, en utilisant un plus grand nombre d'ensembles à bloc scintillateur, la chambre êtanche contenant le détecteur de rayons cosmiques peut entourer totalement ou au moins partiellement la chambre pour l'air. A cet égard, il est à noter qu'un nombre plus élevé ou moins élevé d'ensembles à bloc scintilla-15 teur peut être utilisé par le détecteur de rayons cosmiques, et si un nombre plus élevé d'ensembles à bloc scintillateur est utilisé, ces derniers doivent être connectés en parallèle avec les ensembles 66 et 68. Les tubes photomultiplicateurs de chacun des ensembles à 20 blocs scintillateurs sont excités chacun par une source de tension séparée de sorte que les signaux de bruit provenant de la source de tension ne sont pas enregistrés de manière erronée par l'unité de mémoire et d'enregistrement 24, du fait que la porte ET 86 n'est excitée que par la coïncidence d'une paire de si-25 gnaux produits par les deux tubes photomultiplicateurs. Bien que des paires séparées de sources de tension soient utilisées pour le détecteur alpha 12, le détecteur bêta 14 et le détecteur de rayons cosmiques 18, une paire commune de sources de tension peut être utilisée pour la totalité de ces 30 trois détecteurs pour autant que deux sources de tension différentes soient utilisées pour les deux tubes photomultiplicateurs associés à un seul ensemble scintillateur. On a utilisé avec succès douze tiges scintillatrices disposées selon un réseau rectangulaire pour contrôler de l'air contenant 35 des concentrations de 10~10 microcuries par centimètre cube de matières radioactives émettant des rayons bêta. L'intervalle séparant les tiges du réseau dépend du rendement de la détection pour les radionuclides ou produits de fission émettant des particules bêta. Une distance de 30 cm séparant les axes des tiges- CÔPY 71 36716 12 2110413 dans une configuration rectangulaire aboutit à un volume d'air 3 contenu de l'ordre de 0,266 m selon un mode de réalisation de l'invention. En ce qui concerne le fonctionnement de l'appareil, une partie 5 de l'atmosphère environnante est aspirée, par l'intermédiaire d'un conduit d'admission convenable, dans un ensemble à scintillateur électrostatique pour particules alpha, dans lequel les particules sont déposées électrostatiquement et l'activité alpha déterminée. L'air et les gaz radioactifs et autres qui y sont contenus, sont 10 alors introduits dans la chambre de détection des particules bêta qui contient le détecteur à scintillation pour particules bêta. De préférence, on utilise une plaque de diffusion convenable comportant des orifices qui sont séparés les uns des autres, présentent des dimensions étudiées et sont munis de vannes de guidage, 15 de façon à assurer un écoulement uniforme de l'air à travers la chambre. L'air passe ensuite à travers une autre plaque de diffusion pour pénétrer dans une chambre à surpression à partir de laquelle il est évacué dans le milieu environnant extérieur à travers un orifice d'échappement convenable. 20 Le réseau de détecteurs bêta fonctionne en réponse aux compo sants gazeux subissant une décroissance radioactive accompagnée d'émission de particules bêta ou de photons à faible énergie. Le fonctionnement de l'écran pour les rayons cosmiques 20, du détecteur bêta 14, et du détecteur alpha à scintillateur électro-25 statique 12 ainsi que leurs relations mutuelles ont été décrits précédemment. Par conséquent, il est évident que les informations provenant de chaque détecteur et de l'écran pour les rayons cosmiques constituent des signaux d'entrée appliqués à l'unité de mémoire et d'enregistrement, à partir de laquelle un ensemble à 30 conducteurs convenable peut être utilisé pour transmettre le signal à un dispositif de lecture placé à distance. Bien que l'invention ait été décrite en se référant à l'un de ses modes de réalisation particuliers, il est évident que des modifications peuvent lui être apportées dans le domaine des 35 équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. 71 36716 13 2110413 REVENDICATIONS 1. Appareil de contrôle des radiations, destiné à détecter les radiations existant dans l'atmosphère environnante et à produire des signaux indiquant les radiations détectées pour qu'ils puissent être emmagasinés dans un dispositif d'enregistrement, caractérisé en ce qu1 il comprend un détecteur de radiation alpha destiné à produire des signaux indiquant la présence de rayonnements alpha, un détecteur de radiation bêta destiné à produire des signaux indiquant la présence de rayonnements bêta, un dispositif de rapport ou de proportion fonctionnant en réponse aux signaux indiquant la présence de particules alpha et provenant du détecteur alpha et aux signaux indiquant la présence de particules bêta et provenant du détecteur bêta de manière à produire des signaux de rapport ou de proportion indiquant le rapport existant entre la radiation alpha détectée et la radiation bêta détectée de sorte que ce signal de rapport peut être transféré au dispositif d'enregistrement. 2. Appareil de contrôle des radiations suivant la revendication 1, caractérisé en ce que'il comprend un détecteur de rayons cosmiques destiné à produire des signaux indiquant la présence de rayons cosmiques, un dispositif d'inhibition ou de blocage fonctionnant en réponse aux signaux indiquant la présence de rayons cosmiques et aux signaux indiquant la présence de particules bêta de manière à inhiber ou bloquer les signaux indiquant la présence de particules bêta lors de la coïncidence de l'un des signaux indiquant la présence de rayons cosmiques et de l'un des signaux indiquant la présence de particules bêta de manière à empêcher le dispositif de rapport ou de proportion de fonctionner en réponse au signal indiquant la présence de particules bêta et mentionné en dernier lieu, de sorte que ce dispositif de rapport ou de proportion est empêché de fonctionner en réponse au détecteur de particules bêta lorsque ce dernier détecte d es rayons cosmiques. 3. Système de contrôle des radiations suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le détecteur bêta comprend un détecteur à scintillation et une paire de tubes photomultiplicateurs associés fonctionnellement au détecteur à scintillation, ces tubes fonctionnant en réponse à des impulsions lumineuses produites par le détecteur à scintillation, et comprend également une paire de sources de tension qui sont connectées individuellement aux tubes 71 36716 U 2110413 de manière à les exciter, le dispositif d'inhibition ou de blocage comprenant un dispositif à coïncidence fonctionnant en réponse aux signaux de sortie des tubes photomultiplicateurs pour produire des signaux indiquant la présence de particules bêta lors de l'ap-5 parition dline coïncidence entre les signaux de ces tubes fonctionnant en réponse au détecteur à scintillation lorsqu'il détecte des radiations bêta. 4. Appareil de contrôle des radiations suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le détecteur alpha comprend un écran 10 au sulfure de zinc activé comportant un dispositif conducteur pouvant être excité électriquement et noyé dans l'écran de manière à former un scintillateur électrostatique, et un tube photomultiplicateur fonctionnant en réponse aux impulsions lumineuses produites par l'écran lorsqu'il existe des interactions entre ce dernier et 15 les radiations alpha de manière à produire des signaux indiquant la présence de particules alpha. 5. Appareil de contrôle des radiations suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le détecteur bêta comprend également plusieurs ensembles à scintillateurs comportant des paires de sor- 20 ties, les sorties correspondantes de ces paires de sorties étant connectées ensemble en parallèle et â une entrée correspondante d'une paire d'entrées du dispositif de blocage, chacun des ensembles comprenant un détecteur à scintillation et une paire de tubes photomultiplicateurs associés fonctionnellement au détecteur à 25 scintillation de manière à fonctionner en réponse aux impulsions lumineuses produites par le détecteur à scintillation de façon à produire des signaux indiquant la présence de particules bêta. 6. Appareil de contrôle des radiations suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le dispositif de blocage ou d'inhi- 30 bition comprend le dispositif à coïncidence et une porte ou circuit d'inversion logique fonctionnant en réponse aux signaux indiquant la présence de rayons cosmiques de manière à inhiber ou bloquer le dispositif à coïncidence. 7. Appareil de contrôle des radiations suivant la revendica-35 tion 3, caractérisé en ce qu'il comprend également un dispositif à coïncidence associé au détecteur de rayons cosmiques et une chambre êtanche, le détecteur de rayons cosmiques éjfant logé à l'intérieur de la chambre êtanche et le détecteur alpha ainsi que le détecteur bêta étant placés à 1'extérieur de cette chambre 71 36716 2110413 êtanche, le détecteur de rayons cosmiques comprenant plusieurs en sembles à scintillateurs pour rayons cosmiques comportant des pai res de sorties, les sorties correspondantes parmi ces paires de sorties étant connectées ensemble en parallèle et à une entrée 5 correspondante d'une paire d'entrées du dispositif à coïncidence mentionné en dernier lieu, chacun des ensembles pour rayons cosmiques comprenant un détecteur à scintillation pour»rayons cosmiques et une paire de tubes photomultiplicateurs associés fonctionnellement au détecteur à scintillation pour rayons cosmiques 10 de manière à produire les signaux indiquant la présence de rayons cosmiques. 8. Appareil de contrôle des radiations suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'ensemble à scintillation pour rayons cosmiques comprend un détecteur à scintillation pour 15 rayons cosmiques et une paire de tubes photomultiplicateurs associés fonctionnellement au détecteur à scintillation pour rayons cosmiques de manière à fonctionner en réponse aux impulsions lumineuses produites par le détecteur à scintillation pour rayons cosmiques de façon ,à produire les signaux indiquant la présence 20 de rayons cosmiques. 9. Appareil de contrôle des radiations suivant la revendication 8, caractérisé e^ ce que le détecteur à scintillation pour rayons cosmiques comprend des organes allongés en matière plastique solide.