Sa présente invention se rapporte à un mécanisme agrippant pour le transport de corps creux de façon plus précise, le transport de rouleaux d'une matière sous la forme d'une bande. La tendance à stocker verticalement les rouleaux d'une matière sous la forme d'une bande pour augmenter la capacité de stockage des planchers existants a exigé de développer des tech niques permettant de transporter et de manipuler ces rouleaux dans une position verticale. Quand en outre la matière sous la forme d'une bande est une pellicule photographique, on doit prendre-des mesures de pré caution pour ne pas endommager l'émulsion sensible à la lumière, très vulnérable, qui est déposée sur la bande Unremier-procédé--ccnsiste a-pacer les rouleaux sur--zme palette qu'on peut facilement transporter à l'aide d'un chariot élévateur à fourche. Mais ce système exige une surface consi dérable de planchers de stockage, car il est limité à la hauteur à laquelle le chariot est capable de soulever la palette. Dans les réalisations modernes de chambres de stockage, on utilise une sorte de tours gracie auxquelles on peut stocker les rouleaux à des positions très élevées. On l'exécute au moyen de ponts roulants qu'on peut commander à distance. On peut ainsi automatiser le chargement et le stockage, et on peut compléter la gestion de la chambre de stockage par des systèmes qui permettent de disposer à chaque instant d'un inventaire à åour- du stock Un système de stockage tel qu'il vient d'être indiqué exige d'utiliser des mécanismes plus ou moins compliqués de chargement et de transport qui permettent de mettre en place un rouleau à des hauteurs relativement grandes. Une première possibilité comprend l'utilisation d'une palette pourvue en son centre d'une barre verticale, qui possède elle meme à son extrémité libre un oeil permettant le passage d'un crochet, qui est par exemple suspendu à un pont roulant. On peut ainsi facilement soulever la palette et la déposer à l'emplacement choisi. Mais la nécessité d'utiliser des palettes possédant une barre pourvue d'un oeil à son extrémité augmente le coût de l'équipement. Il faut d'autre part soulever le rouleau d'une hauteur égale à toute sa longueur pour pouvoir l'abaisser le long de la barre, après quoi on transfère le tout, se composant de la palette, de la barre et du rouleau, à un poste de stockage. La nécessité d'exécuter deux opérations séparées (le chargement et le stockage) diminue la vitesse de l'opération. D'autres procédés sont basés sur le principe qui consiste à disposer une sorte de mécanisme agrippant à l'intérieur du noyau. Be mécanisme agrippant est lui-m8me suspendu à un pont roulant qui permet de transférer le rouleau à un emplacement arbitraire pendant la période où de 1' énergie est fournie au mécanisme. Bes-systèmes agrippants n'exigent qu'une seule action, a' savoir introduire le mécanisme dans le noyau et lui apporter de l'énergie, après quoi on peut exécuter le transport. Une première sorte de système agrippant-utilise un corps gonflable qu'on gonfle- après l'avoir introduit dans le noyau en le faisant glisser.- D'avantage d'un tel système est que sa réalisation est extr8mement simple. Nais si la source de fluide sous pression qui l'alimente est mise hors circuit accidentellement ou ne fonctionne pas, l'adhérence entre le dispositif agrippant et le noyau n'est plus-assurée. Une autre sorte de système agrippant comprend l'utilisation de mtchoires dilatables qu'on peut alimenter en énergie par une source hydraulique, pneumatique ou mécanique. Â la périphérie des mâchoires sont disposées des projections qui s'appuient contre, et pénètrent-dans, la paroi de la périphérie intérieure du noyau, paroi qui est en une matière déformable, telle que par exemple du carton. Grâce a' la présence des projections, qui sont entraées dans la matière du noyau, la liaison entre le dispositif agrippant et le noyau est maintenue, si la source d'énergie qui alimente les mâchoires ne fonctionne pas ou est mise hors circuit.L'inconvénient de ce procédé est qu'il faut faire usage de noyaux qui sont susceptibles de se déformer. Des objets de l'invention sont les suivants : proposer un mécanisme agrippant qui n'exige pas une source extérieure d'énergie; proposer un mécanisme agrippant qu'on peut utiliser aussi bien avec des noyaux déformables, par exemple carton, qu'en combinaison avec des noyaux indéformables, par exemple en acier; proposer un mécanisme agrippant dont on puisse appliquer les principes à la réalisation d'une connexion à la fois avec des noyaux creux et avec des barres. D'autres avantages d'un mécanisme agrippant suivant l'inven- tion apparattront dans le cours de la description qui suit. Le mécanisme agrippant suivant l'invention pour transmettre une force à un corps comprend une pièce de transmission de force ayant une surface conique et un moyen permettant de retenir un certain nombre d'éléments de pression autour de cette surface de manière que, lorsqu1on applique au corps le mécanisme agrip pant et que la force est transmise, le mouvement axial initial de la surface conique dans un sens donné amènera les éléments de pression ëntrer- en= contact--fewse-avec, et a tre-coiés---- entre, la surface conique et le corps, pour empêcher que, dans ce sens donné, la surface conique se déplace davantage par rapport au corps. Le moyen de retenue comprend de préférence une seconde pièce par rapport à laquelle la surface conique peut se déplacer axialement, et cette seconde pièce présente un certain nombre de trous disposés de façon que, lorsque les éléments de pression sedéplacent radialement par suite du déplacement axial de la surface conique dans le sens donné par rapport à la seconde pièce, chacun des éléments de pression s'avance à travers un des trous. La portée et l'esprit de l'invention apparattront le mieux à la lumière de la description d'un exemple d'exécution repré- senté par les figures, dans lesquelles La figure 1 est une coupe longitudinale d'une forme d'exécution d'un appareil suivant l'invention, La figure 2 est une coupe de l'appareil suivant la ligne 2-2' de la figure 1, et La figure 3 montre une variante de la forme d'exécution suivant la figure 2. Bes figures 1 et 2 représentent un appareil 10 destiné à etre suspendu à un crochet (non représenté), afin d'agripper et de soulever un rouleau 20 d'une matière en forme de bande, par exemple une bande de papier photographique qui est enroulée sur un noyau 21. Le noyau 21 est creux et est de préférence en une matière indéformable ou seulement légèrement déformable. L'appareil 10 comprend une tige Il à laquelle est reliée rigidement une pièce 15 de transmission de force ayant une surface conique. La tige 11 et la pièce 15 peuvent & re d'une seule pièce ou etre fixées l'une à l'autre par un mécanisme à vis et filet ou un autre système connu dans la technique. La pièce 15 sert à supporter un certain nombre,d'éléments de pression 18 qui sont capables de rouler sur elle Ainsi, dans le cas où la coupe horizontale de la pièce 15 est un cercle (Fig. 2), lesdits éléments seront des billes, mais, dans le cas (Fig. 3) où cette coupe a une forme polygonale, telle qu'une forme carrée 25, les éléments de pression 28 ont de préférence la forme de p-etits cylindres. Suivant les figures 1 et 2, qui représentent la forme d'exécution préférée de l'appareil suivant l'invention, celui-ci comprend une seconde pièce 16, qui est fixée par les petites tiges de liaison 17 au corps tubulaire 14, qui entoure avec un intervalle constant la tige 11, munie d'une pièce 12 en forme d'oeil dans laquelle s'engage par exemple un crochet.. Comme il n'existe aucune liaison entre la tige Il et le corps tubulaire 14, ni entre les pièces 15 et 16, ces parties peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres. Une première limitation sous la forme d'une bague 13 située autour de la tige Il limite ce déplacement. Une seconde limitation existe sous la forme des éléments 18 qui sont situés en face de trous 19, dont les dimensions sont légèrement inférieures à-celles des éléments 18. Si l'on amène la tige 11 à se déplacer de bas en haut en direction axiale, les éléments 18 amorcent un déplacement à travers les trous 19, mais ils sont retenus par lofait que les diamètres diffèrent. On obtient à ce moment la seconde limitation du déplacement relatif entre les deux pièces 15 et 16. Si maintenant on introduit tout l'appareil 10 à l'intérieur du noyau creux 21 d'un rouleau 20 sur lequel est enroulée une matière en forme de bande et si le diamètre intérieur du noyau est inférieur à celui du cercle tangent imaginaire qui touche le point le plus extérieur des éléments 18, c'est le noyau lui même qui assurera l'arrêt du déplacement relatif entre les pièces 15 et 16. Ce faisant, les éléments 18 sont capables d'exercer sur le noyau 21 une force qui est directement proportionnelle au poids du rouleau 20. Si maintenant un crochet ou un autre dispositif exerce une force de soulèvement, le rouleau est étroitement serré et est soulevé. Comme une alimentation du mécanisme agrippant en énergie n'est pas nécessaire, le risque d'une mise hors circuit ou d'une panne n'existe pas, et, plus le poids de la charge est grand, meilleur est le contact entre les éléments 18 et la surface du noyau. Quand le rouleau est arrivé à destination, un cylindres air ou un autre mécanisme connu dans la technique peut servir à soulever le corps tubulaire, libérant ainsi le système agrippant l'e soulèvement de la pièce 16 a en effet pour résultat que les éléments 18 roulent vers le haut sur la pièce 15, de sorte qu'il n'y a plus aucun contact entre le noyau 21 et les éléments 18. Comme on peut le voir sur la figure 3, on peut déduire de la première forme d'exécution un mécanisme agrippant analogue pour les pièces dont la section n'est pas circulaire On a représenté sur cette figure un mécanisme agrippant ayant une section carrée qui comprend la première pièce 25, la seconde pièce 26 et les éléments 28 sous la forme de petits cylindres, mais on comprendra qu'on peut également réaliser éventuellement des dispositifs ayant une section polygonale. L'utilisation d'un dispositif agrippant ayant une fente carrée est avantageuse quand il s'agit de soulever des corps présentant une fente de section rectangulaire. Le mécanisme agrippant peut, sans s'écarter de la portée et de l'esprit de l'invention, etre adapté de façon à agripper par exemple une barre à sa périphérie extérieure. Le mécanisme agrippant peut ainsi convenir pour transporter des rouleaux d'une matière en bande qui sont placés sur une palette munie d'une barre traversant le noyau. L'ensemble du dispositif doit alors avoir une sorte de forme inversée par rapport à celle représentée sur les figures ci-jointes. C'est ainsi que la surface conique de la première pièce sera constituée par une cavité conique dans un corps cylindrique contenant une tige. Le fond de ce corps présente un trou suffisamment grand pour permettre le passage de la seconde pièce et de la barre à saisir. A-- la place des petites tiges de connexion 17 de la figure 1, on utilise un manchon placé sur la circonférence de la première pièce, mais relié d'un côté à la seconde pièce et de l'autre c8té à une pièce tubulaire entourant circonférentiellement la tige. En procédant ainsi on peut obtenir une forme inversè de celle du dispositif de la figure. Pans ce cas, les éléments qui roulent au contact de la surface de forme conique sont disposésà l'intérieur de la première pièce et sont capables autre arr8tés par une barre disposée à l'intérieur de la cavité. il apparat de ce qui précède que la demanderesse a développé un appareil nouveau et utile qui peut être utilisé pour de nombreuses applications. Bes formes d'exécution représentées peuvent être munies d'éléments supplémentaires, tels que des moteurs hydrauliques permettant de commander le mélanisme à distanc-e, de sorte que l'appareil peut constituer une partie d'un système automatisé de stockage. L'invention n'est pas limitée aux formes d'exécution représentées, mais est définie dans les revendications qui suivent. REVENDICAGI0NS 1. Mécanisme agrippant pour transmettre une force à un corps, comprenant une pièce de transmission de force ayant une surface conique et un moyen permettant de retenir un certain nombre d'éléments de pression autour de cette surface de manière que, lorsqu'on applique au corps le mécanisme agrippant et que la force est transmise, le mouvement axial initial de la surface conique dans un sens donné amenera les éléments de pression à entrer en contact ferme avec, et à betre coincés entre, la surface conique et le corps, pour empêcher que, dans ce sens donné, la surface conique se déplace davantage par rapport au corps. 2. Mécanisme agrippant suivant la revendication 1, dans lequel le moyen de retendue comprend une seconde pièce par rapport laquelle la surface conique peut se déplacer axialement, et cette seconde pièce présente un certain nombre de trous disposés de façon que, lorsque les éléments de pression se déplacent radialement par suite du déplacement axial de la surface conique dans le sens donné par rapport à la seconde pièce, chacun des éléments de pression s' avance à travers un des trous. 3. Mécanisme agrippant suivant la revendication 2, dans le- quel les trous ont une dimension telle, que les éléments de pression ne peuvent pas passer complètement à travers eux. 4. Mécanisme agrippant suivant une des revendications précédentes dans lequel la surface conique a une section transversale circulaire et les éléments de pression sont sensiblement sphériques. 5. Mécanisme agrippant suivant une des revendications 1 à 3, dans lequel la surface conique a une section transversale polygonale, et les éléments de pression sont sensiblement cylindriques. 6. Mécanisme agrippant suivant une des revendications précédentes pour transmettre une force au noyau d'un corps creux, dans lequel les éléments de pression entourent la surface conique. 7. Mécanisme agrippant suivant une des revendications 2 à 6, dans lequel le déplacement axial relatif entre la pièce de transmission de force et la seconde pièce est limité par un moyen de limitation.