L'invention concerne un mode de réalisation de paumelles réglables en trois directions sans dégondage de l'ouvrant, porte,fenêtre ou autres. Les paumelles connues ne permettent généralement pas d'obtenir un réglage simple et rapide en trois directions. Elles presentent pour le poseur un certain nombre d'inconvénients qui l'obligent à prendre des précautions de précision et de réglage mal commodes sinon impossibles à effectuer parfaitement. En effet, les paumelles doivent être mises en place de telle sorte que l'axe de pivotement de chacune d'elles soit exactement aligne et disposé convenablement, aussi bien par rapport à la porte qu'à l'huisserie ou au support de porte dans le cas de meubles, faute de quoi la porte sera dure à manoeuvrer et engendrera des efforts importants s'exerçant sur l'axe des paumelles et sur leur fixation'côté porte et côté huisserie. Les portes doivent pouvoir être situées avec une bonne précision dans leur huisserie, quelles soient encastrées ou en saillie.Pour cela, trois réglages sont nécessaires si l'on veut éviter les tolérances de pose trop precises: 1 - calage en hauteur, 2 - calage latéral haut et bas, 3 - calage en épaisseur, important pour l'esthétique et tout particulièrement lorsque l'huisserie comporte des joints d'étanchéité aux courants d'air, bruit etc... Les tolérances actuelles de pose varient dans l'ameublement et le bâtiment de 3 à 5mm, alors qu'elles devraient être situées en dessous de trois mm. Ces tolérances s'accroissent encore dans le cas d'une porte mal posée et qui doit être rabotée pour pouvoir tout de même être utilisable. Lorsque les portes se déforment et brident après mise en place, il n'est plus possible de les regler convenablement, même parfois en rabotant, opération qui ne peut être faite correctement que par un spécialiste.Certains types de paumelles permettent un réglage latéral et en épaisseur, pour le réglage en hauteur, il faut demonter la porte et rajouter des rondelles. Ces trois types de réglage sont tres peu commodes avec les paumelles connues. Il existe cependant des paumelles réglables en trois directions qui sont utilisées par deux, elles s'engondent axialement, ce qui nécessite d'aligner simultanément les rotules des deux paumelles, ce qui est délicat compte tenu de l'écartement important de celles-ci et du poids de la porte. Les paumelles selon l'invention ont pour objet d'éviter ces incon venients et de permettre les réglages souhaités de façon très aisée et rapide sans avoir à démonter la porte et sans prendre de precaution particulière pour la mise en place des paumelles. Cet objet est atteint selon l'invention de la façon suivante - par l'engondage radial paumelle par paumelle, - par auto-alignement des axes des sièges supports, - par le réglage en hauteur au moyen d'unevis très facile d'accès, - par le vissage ou le dévissage d'une vis à rotule pour le réglage de pincement, - par le vissage ou le vissage du corps de paumelle pour le réglage lateral dans l'huisserie, ceci en ouvrant la porte d'environ 90"- pour acceder facilement aux paumelles. L'ouverture inesthétique du corps de paumelle qui etait nécessaire pour l'engondage axial et qui le fragilisait, est supprimeeainsi que les cabochons supérieur et inférieur. Au moment de la pose, on/2 plus que deux sous-ensembles, l'un à poser sur l'huisserie, l'autre sur la porte. Ce mode de reglage permet un gain de temps considérable dans la pose des portes, fenêtres ou autres. Les paumelles peuvent être réalisées soit en fonderie, soit en usinage, tour et frai sage, soit en tôle découpee et roulée. D'autres caractéristiques et avantages de la presente invention seront mieux compris à la lecture de la description qui suit, faite en référence aux dessins annexés donnes à titre d'exemples et dans lesquels - la figure 1 montre un exemple de paumelle en vue extérieure, - la figure 2 montre une paumelle en coupe en élévation, - la figure 3 montre une variante de réglage en hauteur, - la figure 4 montre un exemple de flan découpé d'un corps de paumelle avant l'opération de roulage, - la figure 5 montre le goujon de vissage du corps de paumelle soudé électriquement, - les figures 6,7,8 et 9 montrent un exemple de corps de paumelle comportant des ailettes d'implantation du goujon, - la figure 10 montre la pièce tubulaire pivotante en vue extérieure, - la figure 11 montre la pièce tubulaire pivotante en coupe suivant A de la figure 10, - la figure 12 montre un exemple de montage de porte à recouvrement. -- les fig. 13 et 14 montrent une variante de réglage en hauteur. Telle qu'elle est représentée sur la figure 1, la paumelle est constituée du corps tubulaire 1, ouvert à sa base et comportant un dégagement 2 et un trou 3 de passage de lu'outil de réglage en hauteur, il reçoit en outre un goujon solidarise fileté 4/ à mi-hauteur du corps, une pièce tubulaire pivotante 5 recevant la vis 6 équipée d'une rotule 7. La base du corps tubulaire 1 est fermee par un bouchon 8 en matière plastique par exemple. La figure 2 montre la paumelle en coupe en élévation. Les n de repérage désignant les mêmes pièces que sur la figure 1 ont été utilisés. On voit la vis de réglage en hauteur 9 dont la tête sphérique 10 est en appui sur le fond Il du corps 1 formant siège, on voit bien le trou d'accès 3 de la tête de vis pour assurer le réglage en hauteur consistant à faire varier la distance 12 entre les axes XX du goujon 4 et YY de la vis à rotule 6. La vis 6 est vissée dans l'huisserie et le goujon 4 dans la porte. Le poids de la porte est supporté par la vis 6lsur laquelle s'appuie le bord de la rainure d'entraînement 13 de la piece pivotante 5. Le pincement de la porte dans son huisserie est réglé au moyen de la vis 6 gracie aux plats pour clé 14. La porte est réglée dans son huisserie en vissant ou devissant le goujon 4 en tournant le corps 1 dans le sens approprié.Le réglage en hauteur est effectué par la vis 9 qui prend appui sur le corps 1; en cours de pivotement de la porte cette vis reçoit un léger couple de serrage ou de desserrage, aussi par exemple pour éviter son déréglage elle est/préalablement téflonnée soit au trempé, soit à l'aide d'un morceau de ruban téflon pour la rendre dure dans son taraudage. La figure 3 montre partiellement en coupe, une variante de réglage en hauteur. Le corps 15 comporte un siège 16 sur lequel s'appuie la piece pivotante tubulaire 17 taraudée et recevant la vis de réglage 18 en appui sur la rotule 7 de la vis 6. Le trou de degagement 19 du corps 1 est suffisamment long pour cacher la vis de réglage 18, la rainure d'entraînement 20 dans laquelle est engagee la partie cylindrique de la vis 6 est très nettement plus longue que dans le cas de réglage en appui sur la tête de la vis, ce qui oblige à allonger la paumelle. La figure 4 montre un exemple de flan de paumelle réalisé en tôle decoupee roulée comportant l'ouverture 2, les dents 21 permettant le roulage et le bouchonnage formant le siège 11 fig.2. On a représenté en 22 et 23 des parties servant à rigidifier l'implantation du goujon 4. Sur la figure 5 est montre un corps de paumelle en tôle roulee 24 fermé pr le goujon 4 soudé électriquement à cheval sur le raccord des bords du flan, presentant en coupe le dégagement 24a de pivotement superieur à 1800. Sur la figure 6 on voit les parties 22,23 fig.4 repliées pour former l'implantation du goujon 4 tel que représenté sur les fig.7,8 et 9. Le goujon peut être rainuré en 25 et engagé sur les ailettes 22,23 puis soudé electrique- ment. Le goujon 4 peut encore recevoir un usinage 26 retirant la moitie de son diamètre sur la longueur des ailettes pour effectuer la soudure électrique ou autre sur les ailettes 22,23. Sur la figure 9, les ailes 22,23 ont été roulées pour former un trou dans lequel on enfonce l'extrémité du goujon qui est ensuite soudé électriquement. Ces divers modes d'implantation du goujon sur le corps 1 visent à accroître la résistance de l'assemblage, qu'il soit effectué par soudure électrique ou autre ou par d'autres moyens connus. Les figures 10 et 11 montrent un exemple de piece tubulaire pivotante 5 sur laquelle l'usinage de la rainure d'entraînement 13 est court, du fait que la vis 6 est en appui sur le bord 28 de cette rainure 13 qui débouche dans l'ouverture d'engondage 29. Dans le cas où cette pièce pivotante est réalisée en tôle roulee et bouchonnée, la partie supérieure 27 qui est bouchonnée, est plus épaisse de façon à ce que la longueur de filetage 30 soit suffisante pour supporter le poids de la porte. La figure 12 montre un exemple d'implantation de paumelle selon l'invention sur une porte à recouvrement 31 montée dans une huisserie 32. Le réglage de pincement 33 (sens de la flèche 34)) s'effectue en vissant ou dévissant la vis 6 dans le sens approprié (fleche 35). Le calage lateral 36 (sens flèche 37) s'effectue en vissant ou dévissant (sens fleche 38) dans le sens approprie. Le reglage en hauteur s'effectue en agissant dans le sens convenable sur la vis 39. Les figures 13 et 14 montrent une variante de réglage en hauteur obtenu au moyen d'une piece cylindrique intermédiaire 40 munie d'un moyen d'entraînement en rotation, fente de tournevis ou autre et d'au moins un ergot 41. Cette piece peut être réalisée soit en tôle roulee bouchonnée, soit usinée au tour avec au moins un ergot 41 constitué par un pion emmanché au lieu d'un semi-découpage non débouchant réalisable au moment de la preparation du flan de roulage; elle est centrée par l'extérieur dans l'alésage de la pièce pivotante 42 dont l'extrémité supérieure est en forme de rampe munie de crans sur toute sa longueur. Ces crans 43 coopèrent avec l'ergot pour immobiliser en rotation la pièce de réglage en hauteur à la position choisie. Pour une meilleure stabilité de cette piece 40,il est préférable de prévoir deux ergots 41 disposés de chaque côté de la pièce 40 aux niveaux correspondants aux crans de la rampe pour s'appuyer sur ceux-ci. Le réglage en hauteur.de la porte dans son huisserie s'effectue en tournant la pièce 40 dans le sens approprié. REVENDICATIONS 1 - Paumelle de porte, fenêtres et autres, caractériseeen ce qu'elle est rendue réglable en trois directions après mise en place au moyen d'un corps tubulaire (1) vissé sur l'ouvrant à l'aide d'un goujon (4) assemble au milieu dudit corps et perpendiculaire à son axe longitudinal, ledit corps est muni, à sa partie supérieure, d'un trou de passage de l'coutil de réglage en hauteur ,d'une vis rotule/C)appui sur un siège (11) ménage dans 1 'extré- mite supérieure interne du corps (1) et visse dans un taraudage ménagé dans l'extrémité superieure d'une partie tubulaire pivotante (5) comportant un dégagement de mise en place (29) de la vis à rotule (7) vissée dans l'huisserie et supportant le poids de la porte et une rainure d'entrainement (13) de ladite vis (6),l'extrémité inférieure du corps (1) peut être fermée par un bouchon (8) emmanché à force 2 - Paumelle selon la revendication 1, caractérisée en ce que la vis d'appui (9) comporte une tête du genre sphérique (10) correspondant à la forme du siège (11) du corps (1) et munie d'un moyen d'entraînement en rotation, fente simple ou en croix ou six pans interieurs. 3 - Paumelle selon la revendication 1, caractérisée en ce que le oorps de paumelle comporte un dégagement (2) prévu pour permettre d'une part le pivotement de la vis support (6) latéralement suivant un angle (24a) supérieur à 1800 et d'autre part le réglage en hauteur par déplacement de la pièce (5) pivotante par rapport au corps (1). 4 - Paumelle selon les revendications 1 et 3, caractérisée en ce que le corps de paumelle est usiné au tour et à la fraiseuse. 5 - Paumelle selon les revendications 1 et 3, caractérisée en ce que le corps (1) est réalisé en tôle préalablement découpée comportant le dégagement (2) et les découpes (21) formant,après roulage et bouchonnage, le siège (11) coopérant avec la vis support. 6 - Paumelle selon les revendications 1,3 et 5, caractérisée en ce que le flan de découpe du corps (1) comporte en outre les parties (22,23) qui se trouveront accolées après roulage du corps pour recevoir la tige filetee (4),laquelle comportera soit une rainure axiale (25), soit un degagement (26) jusqu'à son diamètre pour être soudée sur les parties (22,23). 7 - Paumelle selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pièce tubulaire pivotante (5) comporte une rainure d'entraînement (13) située au voisinage de l'extrémité supérieure et se terminant par un rayon correspondant à celui de la vis à rotule, ledit rayon coopere avec un siège (27) menagé à l'intérieur de ladite pièce et dans lequel débouche le trou taraudé (30) recevant la vis siege (9). 8 - Paumelle selon les revendications 1 et 7, caractérisée en ce que la pièce tubulaire pivotante est réalisée par roulage dans le sens axial, la partie recevant le taraudage (30) peut être obtenue par bouchonnage ou être rapportée soudée electriquement. 9 - Paumelle selon la revendication 1, caractérisée en ce que le reglage en hauteur est obtenu par vissage ou dévissage d'une vis (18) directement en appui sur la rotule (7) de la vis support (6), la pièce tubulaire pivotante (17) est en appui sur le fond du corps de paumelle (16),lequel présente une epaisseur plus grande que la longueur de la vis de réglage (18) pour éviter qu'elle n'émerge du corps. 10 - Paumelle selon la revendication 1, caracteriseen ce que le réglage en hauteur est obtenu par rotation d'une pièce intermédiaire (40) en tôle roulée et bouchonnée ou usinée au tour, centrée dans la piece tubulaire pivotante (42) et coopérant avec celle-ci au moyen d'au moins un ergot (41) s'engageant dans un des crans correspondants(43) d'une rampe ménagée à la partie supérieure de la pièce pivotante (42).