La présente invention concerne un diépoxyde cyclo- aliphatique, en l'espèce le diméthyl-l,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane, un procédé pour le préparer et son application. Par le brevet GB 793 150 on sait qu'il est possi- ble d'époxyder avec de bons rendements le cyclo-octadiène-1,5 au moyen d'acide peracétique anhydre, dans un solvant organi- que Mais si l'on utilise, au lieu du cyclo-octadiène-l,5, le diméthyl-1,5 cyclo-octadiène-1,5 et qu'on essaie de l'époxyder par le procédé décrit dans ce brevet GB on n'obtient le compo- sé diépoxydique correspondant qu'avec un rendement d'environ % et le composé voulu est souille par plusieurs produits se- condaires, principalement par l'époxyde en 5,6 du diméthyl-1,5 hydroxyacétyl-cyclo-octane. Cela étant, les présents inventeurs ont trouvé que le diméthyl-1,5 diépoxy 1,2; 5,6 cyclo-octane peut être prêpa- ré par époxydation du diméthyl-1,5 cyclo-octadiène-l,5 avec de meilleurs rendements si l'on effectue l'époxydation avec de l'acide peracétique ou perpropionique aqueux et dans un in- tervalle de p H bien déterminé. En comparaison du diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane con- nu, qui est un composé à haut point de fusion et qui est rela- tivement réactif à l'égard de durcisseurs de résines époxydi- ques, le diméthyl-l,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane conforme a l'invention est peu visqueux et moins réactif Non seulement il se conserve mieux mais encore il a l'avantage de constituer, pour des résines époxydiques, un excellent diluant réactif la- tent Comme on le sait on peut ajouter aux résines époxydiques, pour abaisser leur viscosité, des plastifiants non réactifs ou des diluants réactifs, tels que des mono-époxydes, mais alors on porte généralement atteinte aux propriétés mécaniques des résines époxydiques durcies. La présente invention a donc pour objet le dimêthyl- 1,5 di époxy-1,2; 5,6 cyclo-octane, corps qui répond à la formule suivante: Ans c H 3 C 35\ 3 CJ\ ainsi qu'un procédé pour le préparer, lequel est caractérisé en ce qu'on époxyde le diméthyl-1,5 cyclo-octadiène-l,5 avec de l'acide peracétique ou de l'acide perpropionique aqueux, à une température d'au plus 50 C, de préférence dans un interval- le de température allant de O à 40 C, et dans un intervalle de p H allant de 1,5 à 5,5, de préférence de 2 à 4. Pour époxyder le diméthyl-1,5 cyclo-octadiène-l,5 on utilise de préférence une solution aqueuse d'acide peracé- tique ou d'acide perpropionique d'une concentration comprise entre 20 et 50 %. L'acide peracétique ou l'acide perpropionique n'a pas besoin d'être utilisé en excès pour époxyder le diméthyl- 1,5 cyclo-octadiène-l,5 Pour maintenir à un niveau aussi fai- ble que possible la formation de produits secondaires il est conseillé de mettre en jeu le diméthyl-1,5 cyclo-octadiène-1,5 et l'acide percarboxylique correspondant dans un rapport mo- laire de 1:2. Le réglage du p H de la solution réactionnelle se fait au moyen d'une base, de préférence d'une solution d'hy- droxyde de sodium ou d'hydroxyde de potassium. Dans un autre mode d'exécution, très apprécié, on place d'abord dans le récipient réactionnel le diméthyl-1,5 cyclo-octadiène dissous dans un solvant aprotique, puis on ajoute goutte à goutte à cette solution organique la solution aqueuse du peracide L'avantage de ce mode d'exécution est que l'acide acétique ou l'acide propionique formé au cours de l'époxydation peut être éliminé plus facilement de la phase organique par lavage à l'eau. Comme solvants aprotiques on utilise les solvants usuels, par cemple, comme solvants apolaires,le chloroforme, le chlorobenzène ou le benzène, et, comme solvants aprotiques polaires, le diméthylformamide, le diméthylacétamide, la N- méthyl-pyrrolidone, l'hexaméthylphosphorotriamide ou le Sul- folan. Le diméthyl-1,5 cyclo-octadiène-1,5 utilisé dans le procédé de l'invention est connu Il peut être préparé par le procédé décrit dans "Journal of appl Chem Biotechnol, 23, 131 ", par dimérisation de l'isoprène avec le naphthénate de nickel. Le diméthyl-1,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane peut être durci avec les durcisseurs usuels pour résines époxydi- ques et il donne alors des matières insolubles et infusi- bles qui ont de précieuses propriétés techniques Etant donné que le diméthyl-1,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane a une faible viscosité il est utilisé de préférence comme diluant réactif latent ou comme résine de coulée, mais il peut aussi trouver des applications comme résine pour stratifiés, pour des revê- tements de surfaces, comme résine de trempage, dans des matiè- res à mouler, comme résine isolante pour l'industrie électri- que, comme matière d'étanchéité ou comme colle. Le diméthyl-1,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane peut également être durci, si on le désire, en mélange avec d'au- tres résines époxydiques. La présente invention a donc aussi pour objet des mélanges durcissables contenant du diméthyl-1,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane et un durcisseur pour résines époxydiques, et éventuellement encore une autre résine époxydique. Les durcisseurs qui conviennent sont notamment ceux auxquels on a ordinairement recours pour des résines époxydi- ques, entre autres des amines aliphatiques, cyclo-aliphatiques, aromatiques et hétérocycliques, telles que le bis-(amino-4 phényl)-méthane, des résines aniline-formaldéhyde, la bis- (amino-4 phényl)-sulfone, l'éthylène-diamine, la propane- diamine-1,2, la propane-diamine-1,3, l'hexaméthylène-diamine, la diéthylène-triamine, la triéthylène-tétramine, la triméthyl- 2,2,4 hexane-diamine-1,6, la triméthyl-2,3,3 hexane-diamine- 1,6, la m-xylylène-diamine, le bis-(amino-4 cyclohexyl)-méthane, le bis(amino-4 cyclohexyl)-2,2 propane, le bis-(amino-4 méthyl-3 cyclohexyl)-2,2 propane et l'aminométhyl-3 triméthyl- 3,5,5 cyclohexylamine (ou isophorone-diamine); des poly- amino-amides, tels que ceux qui dérivent de polyamines ali- phatiques et d'acides gras dimérisés ou trimérisés; des poly- phénols, tels que le résorcinol, l'hydroquinone et le bis- (hydroxy-4 phényl)-2,2 propane; des résines phénol-aldéhyde et des résines phénol-aldéhyde modifiées aux huiles; l'acide phosphorique; des polythiols, tels que ceux que l'on trouve dans le commerce sous le nom de "Thiokol"; des acides poly- carboxyliques et leurs anhydrides, par exemple l'anhydride phtalique, l'anhydride tétrahydrophtalique, l'anhydride méthy- lène-endométhylène-tétrahydrophtalique, l'anhydride nonényl- succinique, l'anhydride dodécényl-succinique, l'anhydride hexahydrophtalique, l'anhydride hexachloro-endométhylène- tétrahydrophtalique, l'anhydride endométhylène-tétrahydro- phtalique et leurs mélanges, l'anhydride maléique, l'anhydride succinique, l'anhydride pyromellitique, le dianhydride de l'acide benzophénone-tétracarboxylique3,3 ',4,4 ', l'anhydride polysébacique, l'anhydride poly-azélaique, les acides corres- pondants aux anhydrides qui viennent d'être cités, ainsi que l'acide isophtalique, l'acide téréphtalique, l'acide citrique et l'acide mellitique Comme acides polycarboxyliques ou anhy- drides de ces acides on apprécie surtout ceux qui sont liqui- des au-dessous de 60 C On peut aussi utiliser des durcis- seurs à action catalytique, notamment des amines tertiaires, par exemple le tris-(diméthylaminoéthyl)-2,4,6 phénol et d'autres bases de Mannich, la N-benzyl-diméthylamine et la triéthanolamine; des alcoolates de métaux alcalins, par exem- ple l'alcoolate de sodium dérivant du dihydroxy-2,4 hydroxy- méthyl-3 pentane; des sels d'étain d'acides alcanoiques, par exemple l'octanoate d'étain; des catalyseurs de Friedel et Crafts, tels que le trifluorure de bore, le trichlorure de bore et leurs complexes et chélate St, que l'on obtient par exemple en faisant réagir le trifluorure de bore avec des di-cétones-1,3. Avec les durcisseurs on peut aussi mettre en jeu les accélérateurs de durcissement qui conviennent Lorsqu'on se sert de poly-(amino-amides), de polythiols ou d'anhydrides d'acides polycarboxyliques on peut utiliser, comme accéléra- teurs, des amines tertiaires ou leurs sels, des composés d'am- moniums quaternaires ou des alcoolates de métaux alcalins. Voici des exemples d'accélérateurs: la N-benzyl-diméthylamine, le tris(diméthylaminométhyl)-2,4,6 phénol, des imidazoles et le phénolate de tripentylammonium. Comme autres accélérateurs utilisables on citera en particulier le nitrate de magnésium et le nitrate de manganèse, des acides carboxyliques fluorés et chlorés ainsi 4001 que leurs sels, tels que le trifluoractate de magnésium, le trifluoracétate de sodium, le trichloracétate de magnésium, le trichloracétate de sodium, l'acide trifluorométhane- sulfonique et ses sels, par exemple les sels de manganèse, de zinc, de nickel et de cobalt, le perchlorate de magnésium et le perchlorate de calcium. La quantité de durcisseur mise en jeu dépend de la nature chimique de celui-ci et des propriétés que l'on désire conférer au mélange durcissable et au produit durci La quantité optimale peut être déterminée sans difficulté. Lorsque le durcisseur est une amine on utilise normalement de 0,75 à 1,25 équivalent d'hydrogène aminé par équivalent d'époxyde Lorsqu'on a recours à des acides polycarboxyliques ou à leurs anhydrides on utilise ordinairement de 0,4 à 1,1 équivalent de groupe carboxy ou anhydride par équivalent de groupe époxyde Lorsqu'on utilise des polyphénols comme dur- cisseurs on met en jeu de 0,75 à 1,25 groupe hydroxy phénoli- que par équivalent d'époxyde Les durcisseurs à action ca- talytique sont généralement mis en jeu en des quantités de 1 à 40 parties en poids pour 100 parties en poids de la rési- ne époxydique. Suivant la nature du durcisseur utilisé le dur- cissement peut être effectué à la température ambiante ou à des températures plus élevées. Si on le désire on peut également effectuer le durcissement en deux étapes, ceci en interrompant le processus de durcissement ou, lorsqu'on utilise un durcisseur pour tem- pératures élevées, en ne laissant durcir que partiellement, à des températures peu élevées, le mélange durcissable Les produits ainsi obtenus sont des précondensats encore fusibles et solubles ("résines du stade B") qui conviennent pour des matières à mouler, des poudres à fritter ou des produits pré- imprégnés. Parmi les résines époxydiques qui peuvent être utilisées en mélange avec le diméthyl-l,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclooctane les meilleurs sont les résines époxydiques cyclo- aliphatiques, par exemple le dioxyde de vinyl cyclohexène, le dioxyde de limonène, le dioxyde de dicyclopentadiène, l'o- xyde de glycidyle et d'époxy-3,4 dihydro-dicyclopentadiényle, l'éther bis(époxy-3,4 dihydrodicyclopentadiénylique) de l'éthylène-glycol, l'époxy-3,4 cyclohexane-carboxylate d'époxy- 3,4 cyclohexylméthyle et son dérivé diméthylé en 6,6 ', le bis-(époxy-3,4 cyclohexane-carboxylate) de l'éthylène-glycol, l'acétal formé à partir de l'époxy-3,4 cyclohexane-carbaldé- hyde et du bis-(hydroxyméthyl)-l,1 époxy-3,4 cyclohexane, ainsi que l'oxyde de bis-(époxy-2,3 cyclopentyle). Conviennent en outre, pour la préparation de mé- langes de résines époxydiques, les esters polyglycidyliques et poly-(Pméthylglycidyliques) qui peuvent être obtenus par réaction d'acides polycarboxyliques avec l'épichlorhydrine, la dichlorhydrine du glycérol ou la C -méthyl-épichlorhydrine, en présence d'un alcali Les esters polyglycidyliques peuvent dériver d'acides carboxyliques aliphatiques, tels que l'acide oxalique, l'acide succinique, l'acide adipique, l'acide séba- cique ou l'acide linoléique dimérisé ou trimérisé, d'acides carboxyliques cyclo-aliphatiques, tels que l'acide d'hexa- hydrophtalique, l'acide méthyl-4 hexahydrophtalique, l'acide tétrahydrophtalique et l'acide méthyl-4 tétrahydrophtalique, ou d'acides carboxyliques aromatiques, tels que l'acide phtalique, l'acide isophtalique et l'acide téréphtalique. Parmi les autres résines époxydiques qui peuvent être utilisées avec le diméthyl-l,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo- octane figurent notamment les éthers polyglycidyliques et poly-( méthylglycidyliques) qui sont obtenus par réaction de composés contenant plus d'un groupe hydroxy alcoolique ou phénolique avec l'épichlorhydrine, la dichlorhydrine du glycérol ou la 9-méthyl-épichlorhydrine dans des conditions alcalines ou en présence d'un catalyseur acide, puis traite- ment alcalin Ces éthers polyglycidyliques peuvent dériver d'alcools aliphatiques, tels que l'éthylène-glycol, des poly- (oxy-éthylène)-glycols comme par exemple le diéthylène-glycol et le triéthylène-glycol, le propylène-glycol, des poly-(oxy- propylène)-glycols, le propane-diol-1,3, le butane-diol-1,4, le pentane-diol-1,5, l'hexane-diol-1,6, l'hexane- triol-2,4,5, le glycérol, le triméthylol-1,1,1 propane et le pentaérythritol, d'alcools cyclo-aliphatiques, tels que le quinitol, le bis-(hydroxyméthyl)-l,1 cyclohexène-3, le bis-(hydroxy-4 cyclohexyl)-méthane et le bis-(hydroxy-4 cyclo- hexyl)-2,2 propane, ou d'alcools contenant un noyau aromati- que, tel que la N,N-bis-(hydroxy-2 éthyl)-aniline et le bis- (hydroxy-2 éthylamino)-4,4 ' diphénylméthane On préfère les éthers polyglycidyliques qui dérivent de composés contenant 2 ou plus de 2 groupes hydroxy-phénoliquespar molécule, tels que le résorcinol,le pyrocatéchôl, l'hydroquinone, le bis-(hydro- xy-4 phényl)-méthane, le tétrakis-(hydroxy-4 phényl)-méthane, le tétrakis-(hydroxy-4 phényl)-1,1,2,2 éthane, le dihydroxy- 4,4 ' biphényle, la bis-(hydroxy-4 phényl)-sulfone et, surtout, des résines novolaques phénol-formaldehyde ou crésol-formaldé- hyde, le bis-(hydroxy-4 phényl)-2,2 propane (ou bis-phénol A) et le bis-(dibromo-3,5 hydroxy-4 phényl)-2,2 propane. Pour préparer les mélanges de résines époxydiques on peut également envisager des composés poly-(N-glycidyliques) obtenus par déshydrochloration de produits de réaction de l'épichlorhydrine et d'amines à au moins 2 atomes d'hydrogène aminés, telles que l'aniline, la n-butylamine, le bis-(amino- 4 phényl)-méthane, la bis-(amino-4 phényl)-sulfone et le bis- (méthylamino-4 phényl)-méthane Comme autres composés poly- (N-glycidyliques) on peut utiliser l'isocyanurate de tri- glycidyle, des dérivés N, N'-diglycidyliques d'alkylène-urées cycliques, telles que l'éthylène-urée et la propylène-1,3 urée, et des dérivés N,N'diglycidyliques d'hydantoines telles que la diméthyl-5,5 hydantoine. Les mélanges durcissables conformes à l'invention peuvent en outre contenir des plastifiants, tels que le phta- late de dibutyle, le phtalate de dioctyle et le phosphate de tricrésyle, ou des additifs tels que des charges, des agents de renforcement, des colorants, des agents d'écoulement, des ignifugeants et des agents de démoulage Parmi les diluants, charges et agents de renforcement qui conviennent on citera par exemple l'amiante, l'asphalte, le bitume, les fibres de verre, les fibres textiles, les fibres de carbone ou de bore, le mica, l'alumine, le sulfate de calcium, le dioxyde de titane, la craie, la farine de quartz, la cellulose, le Kaolin, la dolomite broyée, la wollastonite, les silices à grande surface spécifique (que l'on trouve dans le commerce sous le nom d"'Aerosil"), l'alumine modifiée par des amines à longues chaînes (que l'on trouve dans le commerce sous le nom de "Bentone"), le poly-(chlorure de vinyle) pulvérisé, des polyoléfines ou des aminoplastes, des poudres métalliques, telles que la poudre d'aluminium ou la poudre de fer Des ignifugeants, tels que le trioxyde d'antimoine, peuvent éga- lement être ajoutés aux mélanges durcissables. Les exemples suivants illustrent la présente invention Sauf indication contraire les parties dont il est question dans ces exemples s'entendent en poids. EXEMPLE 1 Dans un ballon de sulfonation de 350 ml, équipé d'un agitateur, d'un thermomètre, d'un réfrigérant, d'un p H-mètre à électrode et d'une ampoule à brome on place 20,44 g ( 0,15 mole) de diméthyl-1,5 cyclo- octadiène-1,5 et 90 ml de chloroforme On chauffe le mélange à environ 50 C et on y ajoute goutte à goutte, à peu près en 2 h 1/2, 115,71 g ( 0,31 mole) d'acide perpropionique aqueux à 28 %, tout en main- tenant le p H à 4,0 au moyen d'une solution de Na OH à 20 %. Cela fait, on conserve le mélange réactionnel à cette température pendant 1 heure, puis on lave la phase or- ganique une fois avec environ -100 ml d'une lessive de soude caustique 1 N et plusieurs fois à l'eau, on la sèche sur sulfa- te de sodium et on la concentre sous pression réduite On obtient 22,98 g ( 91,07 % de la quantité théorique) d'un li- quide incolore qui, d'après les résultats de la chromato- graphie en phase gazeuse, renferme 76,96 % de diméthyl-1,5 diépoxy-1,2; 5, 6 cyclo-octane On chromatographie 15,0 g du produit brut sur à peu près 100 g de gel de silice: avec un mélange d'éther de pétrole et d'éther au rapport 60:40 on élue 6,35 g du diépoxy pur, qui distille à 52-55 C sous 106,6 Pa. Spectre infra-rouge (pellicule):2980-2960, 1470 1390, 1070 cm-1 Spectre de RMN (CDC 13): 1,30 ppm S 6 H (méthyl); 1,8-2,0 ppm s large 8 H (-CH 2 dans le cycle); 3,6-3,8 ppm m 2 H (-CH dans le cycle). Analyse élémentaire: C 10 H 1602 ( 168,24) Calculé; C 71,39 % Trouvé; C 71,7 % H 9,59 % H 9,8 % O 26,41 % O 26,30 %. EXEMPLE 2 Dans un ballon de sulfonation de 200 ml, équipé d'un agitateur, d'un thermomètre, d'un réfrigérant, d'un p H- mètre à électrode et d'une ampoule a brome, on place 10,22 g ( 0,075 mole) de diméthyl-1,5 cyclo-octadiène-1,5 et 45 ml de chloroforme On conserve le mélange à 25 C et on y ajoute goutte à goutte en 2 heures 1/2 30,4 g au total (soit 0,16 mole) d'acide peracétique aqueux à 40 %, tout en maintenant le p H à 4,0 à l'aide d'une solution d'hydroxyde de sodium à 20 %. Cela fait, on conserve le mélange à cette tempéra- ture pendant encore 30 minutes, puis on lave la phase organi- que une fois avec environ 150 ml d'une solution normale d'hy- droxyde de sodium et plusieurs fois à l'eau, on la sèche sur sulfate de sodium et on la concentre sous pression réduite. On obtient 10,32 g ( 81 % de la quantité théorique) d'un liqui- de incolore, légèrement visqueux, qui, d'après l'analyse par chromatographie en phase gazeuse, contient 82,63 % de diméthyl- 1,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane On obtient ce composé à l'é- tat pur par distillation, comme à l'exemple 1. EXEMPLE 3 Dans un ballon de sulfonation de 100 ml, équipé d'un agitateur, d'un thermomètre, d'un réfrigérant, d'un p H- mètre à électrode, d'une ampoule à brome et d'un dispositif Dosimat avec Impulsomat (de la société METRON) pour l'addition de Na O Hi, on place 6,80 g ( 0,05 mole) de diméthyl-l,5 cyclo- octadiène-1,5 dans 20 ml de chloroforme et 40 ml d'eau A 22- 250 C on ajoute goutte à goutte en 3 heures environ, à un p H déterminé, 20,27 g au total (soit 0,107 mole) d'acide per- acétique aqueux à 40 %: au cours de cette opération on prélève périodiquement des échantillons que l'on analyse par chroma- tographie en phase gazeuse Après la fin de l'addition goutte à goutte, on agite le mélange réactionnel pendant encore 45 minutes, puis on le transvase dans une ampoule à décantation et on extrait la phase aqueuse 3 fois par du chloroforme, après quoi on effectue le même traitement complémentaire qu'à l'exemple 2 Le produit est analysé par chromatographie en phase gazeuse: on constate ainsi que le rendement en diméthyl-1,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane brut varie avec le p H de la façon suivante: PH rendement 2 79 % 3 82 % 4 76 % 76 % EXEMPLES RELATIFS AUX APPLICATIONS Exemple I A chaque fois on mélange 100 parties de diméthyl- 1,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo-octane et 100 parties de diépoxy- 1,2; 5,6 cyclo-octane avec 10 parties de BF 3-monoéthylamine comme durcisseur Sur chacun des mélanges obtenus on détermi- ne d'une part la réactivité par thermoanalyse différentielle et, d'autre part, la température de transition vitreuse des produits durcis. a) Thermoanalyse: Pour déterminer la réactivité on a recours à la thermoanalyse différentielle (TAD) On chauffe environ 20 mg du mélange résine-durcisseur à étudier dans un petit creuset d'Al placé dans la chambre de mesure d'un appareil TAD (TA- 2000 de la Société METTLER-Instrumente AG, Greifensee CH) à une vitesse de chauffage de 4 C par minute et on enregistre continuellement la différence de température par rapport à un creuset vide qui est chauffé de la même façon que le premier. Sur la courbe ainsi obtenue on lit, comme grandeurs caracté- risant la réactivitéila température du début de la réaction (TC), la température correspondant à la plus grande vitesse de réaction (TVR max) et la température correspondant à la fin de la réaction (TF) Les résultats des mesures sont don- nées dans le tableau 1. b) Détermination des températures de transition vitreuse (TTV) On coule 4 g du mélange résine-durcisseur dans un creuset d'Al à parois minces et d'un diamètre d'environ 5 cm et on durcit ce mélange dans ce creuset Dans le disque ainsi obtenu on prélève un échantillon pour déterminer la température de transition vitreuse du polymère réticulé, cela par thermo- analyse différentielle Au point de transformation la chaleur spécifique subit une variation; cette variation se traduit par un point d'inflexion sur la courbe enregistrée par la l'appareil de DTA (TA-200 de la Société METTLER Instrumente AG, Greifensee CH) La température de transition vitreuse renseigne sur la stabilité dimensionnelle à chaud du poly- mère obtenu Les valeurs obtenues sont rassemblées dans le tableau 1. T A B L E A U 1 Exemple II On mélange 100 parties de diméthyl-1,5 diépoxy-1,2; ,6 cyclo-octane avec 182 parties d'anhydride phtalique Sur ce mélange on détermine la réactivité et la température de tran- sition vitreuse (TTV) de l'objet moulé durci, comme décrit à l'exemple I. Thermoanalyse *T O ( C) TC ( à) TVR max TF ( C) Durcissement: 6 heures TTV ( C) à 120 C et 6 heures à 180 C. 123. Mélange 100 parties de diméthyl 100 parties de 1,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclo diépoxy-1,2; 5,6 octane cyclo-octane parties de BF 3-mono 10 parties de thylamine BF 3-monoéthyl- amine Thermoanalyse T (OC) 74 48 TVR max(OC) 123 113 TVR max T ( O C) 239 184 Durcissement 6 heures à 120 C et 6 heures à 180 C TTV ( C) 139 88 REVEND I C A T I ON S 1) Diépoxyde cyclo-aliphatique, en l'espèce le diméthyl-1,5 diépoxy-l,2; 5,6 cyclo-octane. 2) Procédé de préparation du diméthyl-1,5 diépoxy- 1,2; 5,6 cyclo-octane selon la revendication 1, procédé carac- térisé en ce qu'on époxyde le diméthyl-1,5 cyclo-octadiène-1,5 avec de l'acide peracétique ou perpropionique aqueux,à une température d'au plus 50 C et à un p H compris entre 1,5 et 5,5. 3) Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'on utilise une solution aqueuse d'acide peracétique ou d'acide perpropionique d'une concentration de 20 à 50 %. 4) Procédé selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le rapport molaire du diméthyl-1,5 cyclo- octadiène-1,5 à l'acide peracétique ou perpropionique est de 1:2. ) Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 2 à 4, caractérisé en ce qu'on effectue l'époxydation du diméthyl-1,5 cyclo-octadiène-1,5 dans l'intervalle de p H allant de 2 à 4. 6) Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 2 à 5, caractérisé en ce qu'on effectue l'époxydation du diméthyl-l,5 cyclo-octadiène-1,5 dans l'intervalle de tempé- rature allant de O à 40 C. 7) Mélange durcissable contenant du diméthyl-1,5 diépoxy-1,2; 5,6 cyclooctane selon la revendication 1 et un durcisseur pour résines époxydiques, ainsi qu'éventuellement encore une autre résine époxydique.