La présente invention a trait a un élément de roulement d'installation de manutention tel que pont roulant, monorail ou voie de convoyeur, ainsi que les installations et notamment les ponts roulants, mono rails convoyeurs comprenant de tels éléments. Par éléments de roulement on doit entendre notamment les chemins ou voies aériennes de roulement ainsi que les poutres roulantes ou éléments roulants transversaux de ponts roulants. Les éléments selon l'invention sont du type ouvert vers le bas c'est-à-dire dans lesquels 1 'organe roulant, chariot ou autre, se déplace a l'intérieur de l'élément en présentant des moyens d'accrochage émergeant vers le bas. Il est bien connu qu'il existe des ponts roulants, notamment du type flottant suspendu, comprenant deux chemins de roulement sensiblement parallèles composé chacun d'un élément allongé engénéral creux, c'est-à-dire de type tubulaire avec une ouverture à la partie. inférieure pour laisser dépasser la partie inférieure des chariots ou bissels et/ou des sommiers qui roulent dans cet élément. D'une façon générale, a ces bissels se trouve suspendue une poutre transversale composée également d'un élément tubulaire ouvert à sa partie inférieure pour laisser dépasser la partie inférieure du chariot qui comporte notamment le treuil du pont. Ces éléments de roulement creux sont généralement formés d'un profilé tubulaire en forme de C dont la section présente une âme supérieure horizontale, deux ailes sensiblement verticales lesquelles se terminent par deux rebords a nouveau sznsiblement horizontaux laissant entre eux une fente pour le passage de la partie de suspension ou d'accrochage du chariot ou du sommier dont les galets roulent sur les deux rebords ou sur des rails solidaires de ces rebords. I1 est également connu de former de tels éléments de roulement avec l'aide de deux profilés présentant chacun une âme verticale avec une aile horizontale supérieure se terminant par un rebord vertical et une aile horizonbale inférieure moins large que l'aile supérieure, les deux rebords verticaux supérieurs des deux profils étant réunis l'un contre l'autre. Dans la pratique, la charge utile admissible pour de telles installations, se trouve limitée a des charges faibles inférieures a trois tonnes, car la réalisation par profilage, pliage ou emboutissage de tels profilés spéciaux pour constituer les éléments de roulement devient rapidement onéreuse lorsque l'épaisseur et les dimensions des profiles augmentent. I1 en résulte que, pour réaliser de telles installations, telles que par exemple des ponts roulants suspendus, adaptés à une charge plus élevée, il serait nécessaire de réaliser les éléments creux par soudage de tôles épaisses préalablement découpées de façon convenable et une telle fabrication serait évidemment lente et peu économique.De plus, en raison de sa compoFition complexe, un tel élément risquerait de présenter des défauts de soudures ou de construction. I1 en résulte que dans la pratique, on réalise ces ponts flottants suspendus de forte capacité a l'aide d'éléments tels que des I, ce qui fait évidemment perdre les avantages inhérents aux profils creux. La présente invention se propose de résoudre ces problèmes et de permettre la fabrication d'éléments creux de roulement pour installations de manutention, et notamment monorails, ponts ou voies de convoyeurs de très grande puissance, en utilisant des profils largement disponibles sur le marche, permettant ainsi de résoudre les problèmes de fabrication, de prix flt de stockage, s'opposant à la dEfusion de ponts roulants au type flottant suspendu de forte capacité. I1 est à noter que la recherche de cette solution dans l'utilisation de profilés courants va à l'encontre des habitudes de cette technique qui, jusqu a présent, a toujours cherché à réaliser des profilés spécialement adaptés aux diverses exigences que posent les chemins de roulement. L'invention a pour objet un élément creux de roulement d'installation de manutention, notamment pont roulant monorail, convoyer par exemple dg type flottant suspendu et à forte capacité, notamment supérieure à trois tonnes, élément constitué d'au moins deux profils assemblés formant une section tubulaire ouverte à sa partie inférieure et recevant intérieurement un ou plusieurs sommiers ou chariots, caractérisé par le fait qu'il comporte deux palplanches disposées, avec leurs concavités se faisant face, de part et d'autre d'un plan vertical, les bords inférieurs desdites pil- planches étant écartés l'un de l'autre pour former une ouverture allongée inférieure, tandis que les bords supérieurs sont rigidement fixés de part et d'autre d'au-moins un élément d'écartement. Par palplanches, on entend des profilés en acier obtenus par profilage ayant un plan de symétrie et dont la section est constituée principalement d'une âme, de deux ailes de mêmes dimensions s'étendant du même cté de ladite Sme selon un angle important, de préférence supérieur 45 , et pouvant être égal à 900, lesdites ailes se terminant par des bords dont la direction se rapproche de celle de l' & e, lesdits bords étant recourbés exterieure- ment en forme de crochet. Ces palplanches présentent une largeur entre bords d'au moins 300 inm et une hauteur d'au moins 80 mm; et leur épaisseur étant d'au moins 4 mm et pouvant aller au-delà de 20 mm. L'élément d'écartement inséré entre les bords supérieurs des palplanches peut être un élément ou profil longitudinal continu ou au contraire on peut prévoir plusieurs éléments d'écartement courts et espacés les uns des autres le long de l'élément de roulement. -De préférence, l'élément d'écartement présente une section en T renversé dont le pied est en contact avec les deux bords des palplanches et dont les ailes, convenablement inclinées, sont en contact avec la surface intérieure des ailes supérieures des palplanches. La fixation des palplanches contre l'élément d' écartement peut être avantageusement effectuée par soudure bouchon. On peut cependant également prévoir d'autres sections pour l'élément d'écartement, par exemple des sections rectangulaires ou en V. Dans une forme de réalisation particuliere, on peut prévoir des nervures transversales de renforcement disposées de place en place sur les palplanches et s'étendant sur au moins une partie de la périphérie extérieure de chaque palplanche de façon à augmenter le raidissement de l'élément. Les galets des bissels ou chariots peuvent rouler directement sur la surface intérieure des ailes inférieures des palplanches, mais dans une forme de réalisation préférée, en raison de l'usure importante due aux galets, résultant des fortes charges, on peut disposer, à la manière connue, des rails sur ces surfaces. L'invention a également pour objet les installations et notamment ponts roulants flottants ou non et comprenant des chemins de roulement et/ou une poutre transversale selon l'invention, ou encore des installations telles que des monorails convoyeurs. D'autres avantages et caractéristiques de-l'invention apparaitront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif, et se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente une vue en coupe transversale d'un élément selon l'invention, - la figure 2 représente une vue en perspective de cet élément, - les Fulgures 3 et 4 représentent des vues en coupe transversale d'éléments selon des variantes de l'invention, - la figure 5 représente une vue schématique en perspective d'un pont roulant selon l'invention. On se réfère aux figures 1 et 2. L'élément représenté sur ces figures est un chemin de roulement destiné à ètre suspendu pour faire partie d'un pont roulant flottant. Cet élément 1 comporte deux palplanches 2 et 3 disposées face à face avec leurs concavités. Chaque palplanche comprend une âme verticale 2a, 3a et deux ailes, à savoir deux ailes inférieures 2b, 3b et deux ailes supérieures 2c, 3c se terminant chacune par des rebords recourbés en crochet 2d, 2e, et 3d, 3e. On voit que chaque palplanche possède un plan de symétrie disposé horizontalement en l'occurrence. En d'autres termes, les deux ailes d'une même palplanche inclinées par rapport la verticale d'un angle légèrement inférieur à 900, possèdent une même longueur. Les deux palplanches 2 et 3 sont fixées à leur partie supe- rieure sur des éléments d'écartement 4 régulièrement espacés le long de l'élément 1. On voit que l'élément d'écartement 4 présente une forme de T renversé dont le pied présente deux faces parallèles contre lesquelles sont appliquées les faces internes parallèles des deux rebords supérieurs 2e, 3e. Les ailes-du T sont légèrement inclinées vers le bas selon un angle correspondant à 1' angle d'inclinaison des ailes 2c, 3c des palplanches. On voit qu'une partie des surfaces intérieures desdites ailes 2c, 3c est au contact des ailes 4a, 4b, du T. La fixation des rebords -2e, 3e et des ailes 2c, 3c contre l'élément d'écartement 4 s'effectue par exemple à l'aide de soudures du type bouchon dont certaines ont été représentées en 5. De cette manière les deux rebords inférieurs 2d, 3d sont écartés l'un de l'autre d'une distance égale à l'épaisseur du pied de l'élément 4, déterminant ainsi une fente inférieure 6. Sur les surfaces intérieures des deux ailes inférieures 2b, 3b, sont disposés des rails 7 sur lesquels roulent les galets 8 de chariots 9 constitutifs d'un sommier de pont roulant. On voit que sur la face inférieure des éléments en T, 4, courent des conducteurs destinés à l'alimentation du moteur du chariot 9. Ce chariot 9, représenté de façon très schématique, présente une partie inférieure 10 qui émerge à travers la fente 6 et qui est destinée à l'accrochage, par des moyens convenables non représentés, d'une poutre transversale de pont roulant. On voit que les-surfaces intérieures des rebords inférieurs 2d, 3d, permettent, si on le désire, d'assurer également un guidage de la partie inférieure 10. L'expérience montre que. les éléments de roulement ainsi réalisés présentent une grande rigidité et une capacité de charge extrêmement élevées On se réfère à la figure 3. On voit, sur cette figure, un élément de roulement 11 comprenant deux palplanches 2 et 3 identiques aux palplanches précédentes. Les aines 2a, 3a des palplanches ne sont pas verticales et parallèles, mais au contraire, convergent vers le bas de sorte que ltouverture entre les bords supérieurs 2e, et 3e est plus grande que l'ogverture 12 entre les bords inférieurs 2d, 3d. La pièce d'écartement 13 présente une forme de T plus large que la pièce 4, et l'on voit que les deux faces latérales du pied, en contact avec les faces intérieures des rebords 2e et -3e sont disposées de façon à converger vers le bas. Dans certains cas, si l'on veut augmenter encore la rigidité de l'élément 11, il est possible de disposer des nervures de raidissement 14. Dans l'exemple représenté, ces nervures de raidissement sont disposées à la partie inférieure des palplanches 2 et 3 en étant insérées, grâce à une découpe convenable, dans le crochet des bords inférieurs 2d et 3d. Les nervures de raidissement s'étendent jusque vers la partie supérieure de l'amie 2a. I1 serait également possible de prévoir des nervures de raidissement du c6té supérieur de la palplanche, partant des bords 2e, et 3e, ou même des nervures de raidissement passant par-dessus la partie 13 et reliant l'une à l'autre les ames 2a et 3a.Bien entendu, les nervures de raidissement telles que 14 représentées sur les dessins pourraient également s'étendre soit jusque vers les rebords 2e et 3e, ou même elles pourraient se prolonger par-dessus la pince 13 pour former une seule nervure enserrant l'élément 1. On se réfère la figure 4. Dans cette forme de réalisation, deux palplanches 2 et 3 sont également prévues mais en étant disposées de façon telle que leurs âmes 2a et 3a divergent vers le bas. On voit que dans ces conditions, les deux faces latérales du pied de la pièce en T inversé 15 divergent également vers le bas de façon à correspondre à l'inclinaison des rebords 2e, 3e. On obtient de ce fait une fente inférieure 16 plus large que la distance séparant les rebords supérieurs 2e et 3e. On comprend donc qu'il est possible, avec des palplanches de dimensions données, de diminuer ou d'augmenter la largeur de la fente inférieure selon les exigences d'utilisation particulière et ceci soit en diminuant, soit en augmentant la largeur de l'espace disponible à la partie supérieure de l'élément. Ainsi, dans l'exemple de la figure 3 on voit que la partie supérieure de l'élément, située sous la pièce 13, est plus large que la partie inférieure de l'élément. Ceci permet éventuellement le logement d'un plus grand nombre de conducteurs ou d'autres éléments à l'intérieur de l'élément. Par contre, dans la forme de réalisation de la figure 4, tout en conservant une partie supérieure relativement peu large, on a augmenté la largeur de la partie inférieure, ce qui permet notamment d'utiliser les chariots plus larges. On se réfère à la figure 5. Sur cette figure, on a représenté un pont roulant selon 11 invention dont la voie est formée de deux éléments 1 s'étendant parallèlement et étant suspendus par des moyens d'accrochage 17 à une structure ou ossature non représentée. Cette suspension peut être rigide, c'est-à-dire que les éléments 1 sont rigidement maintenus- contre la structure de support, mais elle peut aussi être avantageusement flottante. On voit les parties inférieures 10 des deux sommiers supportés sous les chemins de roulement par chaque fois deux chariots mobiles dans les chemins de roulement. Grâce à des moyens d'accrochage 18, une poutre transversale de pont roulant 19, formée également d'un tronçon d'élément 1 se trouve suspendue aux deux sommiers roulants 10. A -l'intérieur de la poutre 19 se déplace un chariot dont on voit dépasser la partie inférieure20 munie d'un treuil 21 avec son crochet 22. On comprend que l'invention permet de réaliser des installations ayant une portée entre appuis considérable, pour des charges extrêmement lourdes. Bien que l'invention ait été décrite, à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qulelle n'y est nullement limitée qu'on peut lui apporter diverses modifications de forme sans pour cela s'éloigner ni de son cadre ni de son esprit. R E V E N D I C A T I O N S 1. Elément creux de roulement d'installation de manutention, constitué d'au moins deux profils assemblés formant une section tubulaire ouverte à sa partie inférieure et recevant intérieurement un ou plusieurs bissels ou chariots, caractérisé par le fait qu'il comporte deux palplanches disposées, avec leurs concavités se faisant face, de part et d'autre d'un plan vertical, les bords inférieurs desdites palplanches étant écartés l'un de l'autre pour former une ouverture allongée inférieure, tandis que les bords supérieurs sont rigidement fixés de part et d'autre d'au moins un élément d'écartement. 2. Elément selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'élément d'écartement est constitue d'un profil continu. 3. Elément selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les éléments d'écartement sont constitués chacun d'une section courte, les différents éléments étant espacés les uns des autres. 4. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'élément d'écartement présente une section en T renversé, dont les faces du pied sont en contact avec les bords supérieurs des palplanches et dont les ailes sont en contact avec la surface intérieure des ailessupérieures des palplanches. 5. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les âmes des deux palplanches sont sensiblement~parallèles et que les deux faces de l'élément d'écartement qui sont en contact avec les bords supérieurs des palplanches sont sensiblement parallèles. 6. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les ames des deux palplanches convergent vers le bas, les faces de l'élément d'écartement en contact -- avec les bords supérieurs des deux palplanches convergeant également vers le bas. 7. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les âmes des deux palplanches convergent vers le haut, les faces de l'élément d'écartement en contact avec les deux bords supérieurs des deux palplanches convergeant également vers le haut. 8. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il comprend, de place en place, des nervures transversales de renforcement disposées contre la surface extérieure des paîplanches. 9. élément selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que les galets des bissels ou chariots roulent sur des rails fixés sur les surfaces intérieures des ailes inférieures des deux palplanches. 10. Installation de manutention et notamment monorails, convoyeurs ou ponts roulants notamment flottants suspendus1 comprenant des chemins de roulement et/ou une poutre transversale selon l'une quelconque des revendications 1 d 9.