L'invention concerne un laminoir à froid à pas de pèlerin comportant une cage à va-et-vient, un entraînement principal de la cage, deux chariots d'avancement équipés chacun d'un fourreau de serrage, disposés itun derrière l'autre dans la direction de laminage dans le banc de chariots et pouvant être déplacés dans le sens de laminage grâce à des tiges d'avancement pouvant être raccordées à l'entrainement principal, au moins un mécanisme de manoeuvre pour l'entrainement des tiges d'avancement et deux appuis de mandrin tournants dont celui d'arrière est disposé à l'extrémité de la tige du mandrin, l'appui de mandrin intérieur étant séparé de l'appui de mandrin postérieur par une distance supérieure à la longueur maximale des loupes. L'invention part des laminoirs à froid à pas de pèlerin connus par la demande de brevet allemande mise à l'inspection du public 1 129 440 (demande de brevet allemande publiée 2 116 604). Ces laminoirs connus sont ce qu'on appelle des laminoirs à froid continus à pas de pèlerin dans lesquels les chariots d'avancement assurent alternativement l'avancement des loupessde même que les appuis de mandrin maintiennent et font tourner alternativement la tige de mandrin. Un fonctionnement continu est ainsi possible. En outre, on connait par la demande de brevet allemande publiée 2 449 862 des laminoirs à froid à pas de pèlerin à fonctionnement discontinu qu'il faut arrêter pendant la mise en place d'une nouvelle loupe.On utilise principalement les laminoirs à froid discontinus à pas de pèlerin pour le laminage à froid de tubes à partir de matières de laminage de qualités les plus diverses, par exemple pour le laminage d'aciers fortement et faiblement alliés, d'aciers pour roulements à billes, d'aciers au carbone, d'alliagesde cuivre, d'alliages pour tubes de condenseur, etc... Etant donné que le temps d'arrêt, ne lorsque le processus de mise en place des loupes est automatisé, ne peut pas titre inférieur à 35 à 60 secondes selon la longueur des loupes, 1 t inconvénient de laminoirs à froid à pas de pèlerin à fonctionnement continu est qu'il existe un certain taux de temps mort représenté par la mise en place des loupes.La grandeur de ce temps mort relativement au rendement horaire du laminoir dépend de différents paramètres du laminage, à savoir a) la longueur des loupes. Les longueurs normales sont de 6 à 9 m et des longueurs extrêmes, supérieures à 10 m, diminuent le taux de temps mort b) l'avancement de la loupe par course du laminoir ; en effet, avec l'adoption des laminoirs à froid à pas de pèlerin à longue course, les grandeurs effectives d'avancement sont notablement accrues, de sorte que le taux de temps mort augmente notablement c) la fréquence de la course de travail du laminoir ; les grandes vitesses des laminoirs rapides augmentent notablement aussi le taux de temps mort d) le temps effectif de mise en place des loupes. Ainsi, le perfectionnement et l'aug entation de puissance des laminoirs modernes à froid à pas de pèlerin a aussi entraîné une augmentation notable du taux de temps mort. Dans les cas pratiques, il est de 12 à 22* environ. Or > on obtiendra une augmentation notable de la productivité si l'on peut éliminer le taux de temps mort, c'est-à-dire si le laminoir fonctionne en continu. Comme on l'a déjà dit, les laminoirs à froid à pas de pèlerin ne sont pas arrêtés lors de la mise en place des loupes. Par suite, contrairement aux laminoirs à froid à pas de pèlerin à fonctionnement discontinu, ils comportent deux appuis de mandrin et deux chariots d'avancement. La distance entre les appuis de mandrin est si grande qu'une nouvelle loupe trouve place entre ceux-ci lors de la mise en place. Cependant, l'inconvénient de ces laminoirs continus est qu'ils ne peuvent fonctionner de façon satisfaisante que si l'on dispose, pour le fonctionnement continu, de loupes dont la longueur est supérieure à la longueur minimale de loupe nécessaire dans le laminoir à froid continu à pas de pèlerin. Cette longueur minimale de loupe est notablement plues grande pour le laminoir continu que pour le laminoir discontinu. Ainsi, la longueur minimale est d'environ 5 m pour un laminoir continu et d'environ 2 m pour un laminoir discontinu. Un autre inconvénient du laminoir à froid à pas de pèlerin à fonctionnement continu est outil faut enserrer les loupes de l'extérieur pour engendrer l'avancement,tandis que dans le laminoir discon tinu, les loupes subissent l'avancement sur leur section, à l'extrémité postérieure, grâce au chariot d'avanceent. Cet enser remuent par l'extérieur donne lieu à des difficultés lorsque l'épaisseur de paroi des loupes est très petite ou lorsque la qualité de surface voulue du tube laminé exige une surface parti culièreoent bonne de la loupe. L'invention a pour but de fournir un laminoir à froid à pas de pèlerin dans lequel on profite à la fois des avantages du laminoir continu et de ceux du laminoir discontinu. A cet effet, on propose un laminoir caractérisé par le fait que le banc de chariot est subdivisé par un premier mécanisme de manoeuvre en un premier banc adjoint au premier chariot d'avancement et un deuxième banc adjoint au deuxième chariot d'avancement, que le deuxième banc de chariot est terminé par un deuxième mécanisme de manoeuvre dans la région duquel est situé l'appui postérieur de mandrin, que l'appui intérieur du mandrin est disposé entre les deux chariots d'avancement, que le premier mécanisme de manoeuvre est relié au premier chariot d'avancement par l'intermédiaire d'une première tige d'avancement et que le deuxième mécanisme de manoeuvre est relié au deuxième chariot d'avancement par l'intermédiaire d'une deuxième tige d'avancement et que les deux chariots d'avancement peuvent être raccordés indépendamment l'un de l'autre à l'entrainément principal. On obtient ainsi une combinaison de laminoir continu et discontinu à froid à pas de pèlerin, avec lequel on peut travailler au choix de façon continue ou discontinue. Ce laminoir peut travailler des ébauches de tubes aussi bien courtes que longues. Il faut aussi souligner que l'on n'a pas besoin de moyens particuliers de construction, car on peut dans une large mesure avoir recours à des éléments structuraux qui ont fait leurs preuves. On décrit ci-après des exemples d'exécution de l'invention, représentés schématiquement par les dessins sur lesquels La figure 1 montre un laminoir à froid à pas de pèlerin en fonctionnement continu La figure 2 est une vue correspondante dans le cas du fonctionnement discontinu La figure 3 est une vue schématique de 1'entratnement du chariot d'avancement. Le laminoir représenté par les figures 1 et 2 comporte une cage à va-et-vient 1 munie de cannelures 2, un entrainement principal 3 destiné à la cage 2 et comprenant un moteur 4, une transmission à courroie 3, une bielle 6 et des masses d'équilibrage 7 et 8, deux chariots d'avancement 9, 10 et deux mécanismes de manoeuvre 15, 1 6. Le banc destiné aux chariots d'avancement 9, 10 est subdivisé, par le premier mécanisme de manoeuvre 15, en un premier banc 13 adjoint au premier chariot d'avancement 9 et un deuxième banc 14 adjoint au deuxième chariot 10. Le deuxième chariot 14 est terminé par le deuxième mécanisme de manoeuvre 16. Les mécanismes de manoeuvre 15, 16 et les appuis de mandrin 17 et 18 qui leur sont directement adjoints sont reliés à l'entratnement principal 3 par la transmission 25 (figure 3). Le premier mécanise de manoeuvre 15 est relié au premier chariot 9 par l'intermédiaire d'une première tige d'avancement 20 et le deuxième mécanisme de manoeuvre 16 au deuxième chariot 10 par l'intermédiaire d'une deuxième tige d'avancement 21. Au lieu d'une seule tige d'avancement, on peut bien entendu en prévoir chaque fois dieux. On décrit ci-après le fonctionnement continu à propos de la figure 1. Dans le laminoir se trouve une loupe 22 dont ltavance- ment est assuré par le chariot 9. L'appui intérieur de mandrin 17 est ouvert pour permettre un passage libre de la loupe 22. Après l'ouverture de l'appui postérieur de mandrin 18, on introduit une nouvelle loupe 22a et on l'amène à s'appliquer contre l'extrémité postérieure de la loupe 22 qui se trouve déjà dans le laminoir. Ensuite, le fourreau de serrage du deuxième chariot et l'appui postérieur de mandrin se ferment et le deuxième chariot 10 assume l'avancement, tandis que le fourreau de serrage du premier chariot 9 s'ouvre et que le chariot recule. Les mouvements des chariots 9 et 10 sont indiqués par des flèches 11 et 12. Sur la figure 2, deux loupes 23, 23a se trouvent déjà dans le laminoir. Le premier chariot 9 est dans la position represen- tée et y reste. Ses fourreaux de serrage sont ouverts, de sorte qu'il ne gane pas le travail de laminage. De xeme, l'appui de butée intérieur 17 est ouvert et le mécanisme de manoeuvre 15 est désaccouplé de lentratnement principal. L'avancement est uniquement assuré par le deuxième chariot d'avancement 10 dont les mouvements sont indiqués par une flèche double 24. Pour mettre en place une nouvelle loupe 23b, il faut arrêter le laminoir. La figure 3 montre schématiquement l'entrainement des chariots 9 et 10. Ici, le chariot 9 assume l'avancement et le chariot 10 amène une nouvelle loupe, en marche rapide, contre la loupe qui se trouve dans le laminoir. A cet effet, l'appui de mandrin 17 est ouvert, tandis que quand l'appui 18 est fermé, la nouvelle loupe est amenée par le chariot 10. Les moteurs 26, 27 d'avancement rapide peuvent étre reliés aux chariots par des accouplements 28, 29. Quand l'accouplement 29 est débrayé, le moteur 27 entraine le chariot 10 en marche rapide, de sorte que la nouvelle loupe 22a peut entre amenée en très peu de temps contre l'ancienne loupe 22. Par la figure 3, on voit en outre que lorsque la loupe 22 avance sous l'faction du chariot 9, l'accouplement 28 est embrayé, de sorte que par l'intermédiaire de la transmission 25, le moteur 26 est entraîné à vide. Dans le fonctionnement discontinu (figure 2), l'accouplement 28 et l'accouplement supplémentaire 30 du mécanisme de manoeuvre t5 sont débrayés, de sorte que le chariot d'avancement 9 reste arrêté dans la position représentée par la figure 2. REVENDICATIONS 1.- Laminoir à froid à pas de pèlerin comportant une cage à va-et-vient, un entrainement principal de la cage, deux chariots d'avancement équipés chacun d'un fourreau de serrage, disposés l'un derrière l'autre dans la direction de laminage dans le banc de chariots et pouvant titre déplacés dans le sens de laminage grace à des tiges d'avancement pouvant être raccordées à l'entraînement principal, au moins un mécanisme de manoeuvre pour ltentratnement des tiges d'avanceuent et deux appuis de mandrin tournants dont celui d'arrière est disposé à l'extrémité de la tige du mandrin, l'appui du mandrin intérieur étant séparé de l'appui de mandrin postérieur par une distance supérieure à la longueur maximale des loupes, laminoir caractérisé par le fait que le banc de chariot est subdivisé par un premier mécanisme de manoeuvre en un premier banc adjoint au premier chariot d'avancement et un deuxième banc adjoint au deuxième chariot d'avancement, que le deuxième banc de chariot est terminé par un deuxième mécanisme de manoeuvre dans la région duquel est situé l'appui postérieur de mandrin, que l'appui intérieur de mandrin est disposé entre les deux chariots d'avancement, que le premier mécanisme de manoeuvre est relié au premier chariot d'avancement par l'in termédiaire d'une première tige d'avancement et que le deuxième mécanisme de manoeuvre est relié au deuxième chariot d'avancemen* par l'intermédiaire d'une deuxième tige d'avancement et que les deux chariots d'avancement peuvent etre raccordés indépendamment l'un de l'autre à l'entratnenent principal. 2.- Laminoir selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'à chaque tige d'avancement est adjoint un entrainement de recul rapide, indépendant et pouvant étre mis en action quand l'entrainement principal est désaccouplé. 3.-- Laminoir selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le deuxième chariot présente, outre le fourreau de serrage, un dispositif d'entralnement pouvant être mis en action en remplacement et s'appliquant derrière une loupe qu'il s'agit de pousser.