D'invention concerne la démolition de dalles de béton, e murs de maçonneris et autres panneaux de construction. la plupart des machines antérieures destinées à casser les dalles de baron travaillent par percussions. Des machines classiques de ce type comportent un élément ou outil de grande dureté, appliqué violemment sur la surface du béton pour le casser. Bien qu'elles donnent satisfaction, ces machines présentent deux défauts importants. Le premier d'entre eux concerne le bruit produit lors du fonctionnement. En effet, ce bruit est désagréable pour le personnel commandant la machine et il -provoque également une certaine gne à proximité de la zone de travail.Dans certains cas, par exemple lorsque le travail est effectué à proximité d 'un hEpital ou alune clinique, un bruit important est peu souhaitable. le second défaut provient des per crussions effectuées par ltoutil sur le béton et qui produisent des ondes de choc se propageant dans le béton en cours de démolition et risquant d'endommager les constructions voisines, des installations sensibles aux vibrations ou des conduites enterrées au-dessous des éléments de béton en cours de démolition. D'invention concerne une machine pour casser les dalles de béton ou autres, dans laquelle les défauts décrits ci-dessus sont éliminés ou réduits. La machine selon " invention comprend un corps, et des premier et second éléments destinés à etre disposés de palt et autre dtune épaisseur de béton, d'un mur de maçonnerie ou de tout autre panneau de construction. Itextrémité libre du premier élémen peut prendre une position dans laquelle son éloignement du corps de la machine est supérieur à la distance comprise entre lrextrémité libre du second élément et le meme corps. Un dispositif extensible commande le fonctionnement de la machine pour que les premier et second éléments pincent le panneau de construction et se dégagent de ce dernier.Lorsque les è'léments occupent la première ae ces deux positions, leur extrémité libre porte sure panneau ou applique sur ce dernier un outil par lequel ils pincent également le panneau. Il est nécessaire que l'extrémité libre du premier élément soit plus éloignée du bord libre du panneau de construction que lrextrémité libre du second élément pour que la machine puisse appliquer au panneau les contraintes entrafnant sa rupture. Dans une forme de réalisation selon l'invention, les éléments pivotent sur le corps de la machine et le dispositif extensible mentionné ci-dessus comprend deux organes extensibles qui font pivoter les deux éléments l'un par rapport à l'autre pour que ces derniers exercent un moment de flexion sur le panneau qu'ils pincent. le premier et/ou le second organegextensibles peuvent être des vérins mécaniques et/ou fluidiques, par exemple des vérins hydrauliquesou pneumatiques. La machine comporte également et avantageusement un mécanisme destiné à déplacer l'extrémité libre du premier élément par rapport au second élément et à la rapprocher ou à l'éloigner du corps. Dans l'une de ses formes avantageuses, la machine selon l'invention est destinée à la démolition de panneaux appro ximativement horizontaux et plans. le second élément de cette machine comporte deux pieds conçus pour porter sur la surface inférieure du panneau, dans des emplacements espacés l'un de l'autre le long d'un bord-de ce panneau. le premier élément est disposé de manière qu'il porte sur l'autre face du panneau, en un point situé approximativement à égale distance des deux pieds. TXinventi-on concerne également un ensemble de dé- molition de dalles de béton, de murs de maçonnerie et autres panneaux de construction, comprenant la machine décrite ci-dessus associée à un excavateur ou autre engin la supportant. Lorsque le dispositif extensible de la machine de l'invention est un vérin hydraulique et que l'engin sur lequel elle est montée est commandé hydrauliquement au moins en partie, le vérin hydraulique de la machine est relié au-circuit hydraulique de 11 engin. Itinvention sera decrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une élévation d'une machine selon l'invention montée sur un excavateur classique à commande hydraulique la figure 2 est une vue en perspective, à échelle agrandie, de la machine représentée sur la figure 1 la figue 7 est une vue en perspective d'une variante de la machine représentée sur les figures 1 et 2 ; la figure 4 est une vue en perspective d'une autre variante de la machine selon l'invention ; et la figure 5 est une élévation, à échelle réduite, de la machine représentée sur la figure 4 et montée sur une grue classique. les figures 1 et 2 représentent une machine 10 destinée à casser un panneau 12 de béton et comprenant un corps 13 et deux pieds 14 situés aux extrémités inférieures de bras 16. Dans une forme modifiée de réalisation selon ltinvention (non représentée), 11 éloignement des deux pieds peut astre réglé. les extrémités des bras 16,opposées aux pieds 14,pivotent en 50 sur le bras 51 de godet dun excavateur classique 52. Un vérin 54 fait tourner le levier. 56 de cavage de l'excavateur sur un axe 58 pour commander llorientation de la machine selon l1invention en exerçant une force sur une biellette 60 qui relie le levier 56 à la machine 10. T'extrémité supérieure d'un vérin hydraulique 19 à double effet pivote entre les-bras 16, sur un axe 20. Des orifices (non représentés) permettent à ce vérin d'entre relié directement au circuit hydraulique de commande de ltexcavateur. En variante, ces orifices sont reliés à une conduite hydraulique convenable aboutissant à une pompe classique. B'estrémité inférieure de la tige du piston du vérin supporte un outil 24 qui constitue le "premier élément" de la machine, les pieds 14 constituant le "second élément". Un vérin hydraulique 80 de réglage, à double effet, pivote en 82 et 84 sur l'extrémité supérieure du vérin 19 et sur le corps 13 de la machine 10. L'extension et le retrait de ce vérin ô0 font pivoter le vérin 19 sur 1 axe 20 pour modifier l'éloignement entre 11 outil 24 et le corps 13 de la machine. Cet outil 24 peut donc toujours prendre une position dans laquelle son éloignement du corps 13 est supérieur à la distance comprise entre les pieds 14 et ce meme corps 13. Dans une forme de réalisation de la machine selon l'invention, destinée à casser une dalle 12 de béton de 25 cm d'épaisseur, la surface de la tête du piston du vérin 19 est de 103 cm2, la pression du fluide de commande du vérin 19 est de 420 bars, la distance comprise entre les pieds 14 et le pivot 50 est de 81- cm et celle comprise entre l'outil (en position debout) et le pivot 50 est de 104 cm. Cette machine peut casser des dalles de béton pouvant atteindra 30 cm environ d'épaisseur. Pour des dalles plus épaisses, les dimensions de la machine dol- vent etre augmentées en conséquence. Lorsque la machine représentée est mise en oeuvre, l'excavateur est mis en position et la machine est abaissée au niveau du sol par un mouvement convènable de la flèche 62 de l'excavateur (commandée par un vérin 64) et du bras 51 de godet (commandé par un vérin 66). le vérin 54 de cavage oriente alors convenablement la machine et le vérin 66 fait pivoter le bras de godet sur son axe 67 afin que les pieds 14 basculent avec une énergie cinétique suffisante pour passer à force sous le bord d'une dalle 12 sans nécessiter d'excavation préalable. Dorant toute cette période, le vérin 19 reste contracté et aligné sur le corps 13 pour que l'outil 24 ne porte pas sur la surface supérieure de la dalle 12.Cependant, à présent que les pieds sont mis en place, le vérin 80 fait tourner le vérin 19 pour le placer au-dessus de la dalle 12, environ à 40 cm de son bord. le vérin -19 est ensuite allongé pour que la dalle soit pincée entre l'outil 24 et les pieds 14. L'extension du vérin 54 de cavage provoque l'application d'un moment de flexion sur la région voisine du bord delta dalle et entraine la rupture d'un-morceau de béton de cette dalle 12. Un moment convenable de flexion ne peut etre obtenu que si l'outil 24 est plus éloignédu corps 13 que ne le sont-les pieds 14. Si, par exemple, l'outil et les pieds étaient alignés de part et d'autre de la dalle, l'allongement du vérin 54 de cavage provoquerait un écrasement pautet qu'une flexion de la dalle. Si cela est souhaité, le morceau brisé peut etre maintenu en ramenant le vérin 19, en le faisant tourner sur l'axe 20 à l'aide du vérin 80 et en appliquant de nouveau l'outil à un emplacement voisin des pieds 14. En variante, des plaques 70 de traction peuvent etre fixées en arrière des pieds 14. Ainsi, lorsque la dalle est brisée comme décrit ci-dessus, la machine peut etre passée au-dessus du morceau isolé, abaissée sur ce dernier et ramenée en arrière de manière à s'éloigner suffisamment de la partie restante de la dalle pour pouvoir etre remise en place sur le nouveau bord. Il n'est pas nécessaire que la machine selon l'in- vention soit montée sur un excavateur et,- par exemple, une grue ou un chariot élévateur à fourche convient. le montage de la machine, dont la forme peut rester approximativement inchangée, ne nécessite alors que la mise en oeuvre de vérins hydrauliques supplémentaires. Les morceaux brises peuvent être laissés à proximité de la partie restante de la dalle ou retirés (parune manoeuvre convenable de ltexcavateur) pour que la machine puisse castre mise en place sur le .nouveau bord ou sur un tronçon voisin et intact du bord de la dalle. Dans une variante du mode de fonctionnement de la machine selon l'invention, le moment de flexion est appliqué à la dalle par la poursuite de l'extension du vérin 19 après son entrée en contact avec la face supérieure de cette dalle 12 et jusqulà la rupture d'un morceau de cette derniere. Il est évidemment important que,lorsque le moment de flexion est appliqué à la dalle, le vérin 19 ne se comprime pas, car le serrage de la machine sur la dalle serait alors diminué et le fonctionnement ne serait pas satisfaisant. Par conséquent, une conduite hydrat-;Sique 200, aboutissant à l'extrémité supérieure du vérin 19, comprend un clapet anti-retour et piloté 202. Lorsque la conduite 200 est sous pression, le clapet 202 empoche le liquide de sortir du vérin 19 par son extrémité supérieure et verrouille donc ce vérin conte toute compression non voulue. Cependant, lorsqu'il est souhaité de ramener le vérin 19 et que la pression est appliquée à une conduite 206, un signal de pilotage, communiqué au clapet 202 par un conduit 207, commande 11 ouverture automatique de ce clapet et permet l'élévation du piston du vérin 19. Un distributeur 204 à quatre voies dirige l'applica- tion de la pression dSun circuit hydraulique 216 de l'excavateur vers l'une ou l'autre des conduites 200 et 206., ou prend une position neutre dans laquelle les deux conduites sont isolées du circuit hydraulique. A la différence du vérin 19, le vérin 80 doit pouvoir s'étirer ou se comprimer librement en fonction des charges latérales appliqués au vérin 19. Par conséquent, les conduites 208 et 210 d'alimentation du vérin 80 comprennent chacune un ensemble 212 ou 214 à soupape de décharge et réservoir. Le circuit hydraulique de l'excavateur comprend un distributeur convenable à quatre voies (non représenté) commandant l'application du fluide de commande au vérin 80. La figure -3 représente la machine selon l'invention utilisée séparément. Le moment de flexion peut être exercé par l'extension du vérin 69 ou, après que l'outil a porté étroitement sur la dalle -de béton, par ltextension de vérins 68 montés sur deux supports.-Le béton se rompt au-dessous de l'outil 24. la figure 3 représente également le treillis de fer de 6 mm d1armature, généralement présent dans les constructions en béton de ce type. Les figures 4 et 5 représentent une machine 110 destinée à briser, morceau par morceau, une dalle 112 de plafond. Cette machine comporte deux pieds 114 destinés à porter sur la surface inférieure de la dalle 112 et qui constituent le "second élément de cette forme de réalisation. Ces pieds sont situés aux extrémités inférieures de bras 116 qui pivotent par un axe 120 sur un corps 118 de la machine. Dans une forme modifiée de cette dernière (non représentée), la distance comprise entre les detx pieds peut être réglée. Le corps 118 comporte un bras 128 de potence qui dépasse au-delà des extrémités libres des pieds 114. tin vérin hydraulique 130 de serrage, à double effet; est fixé à deux bras 132 qui pivotent en 174 sur le bras 128 du corps 118. 11 extrémité inférieure de la tige 135 du piston de ce vérin supporte un outil 136 (qui constitue le "premier élément't de cette forme de réalisation) pour le faire porter sur la surface supérieure de la dalle 112. Le piston et l'outil sont situés approximativement à égale distance des deux pieds 114. L'extension du vérin 130 fait porter l'outil 136 sur la surface supérieure de la dalle 112, alors que sa contraction l'en éloigne. La tige 135 est plus éloignée que les pieds 114 du corps 118. Un vérin hydraulique 138 de réglage, à double effets pivote par des axes 140 et 142 sur le corps 11 & t sur les extrémités libres des bras 132. Son extension et sa contraction font pivoter le vérin 170 sur l'axe 134 et modifient la distance comprise entre l'outil 136 et les pieds 114. Un vérin hydraulique 42 de rupture, à double effet, pivote par des axes 144 et 446 sur le corps 118 de la machine et sur les extrémités des bras 116 opposées à celles comportant les pieds 114. Après que le vérin 130 a été mis en oeuvre pour que la dalle 112 soit pincée entre l'outil 136 et les pieds 114, l'extension ou la contraction du vérin 142 provoque un déplacement entre le corps 118 et les bra16 autour de l'axe 120 et, l'applicatlon par conséquent d'un morent de rupture sur la dalle 112. La figure 4 représente, à titre exemple, une dalle dtenviron 150 mm d'épaisseur et dont un morceau est brisé. Dans une machine selon l'invention destinée à briser une dalle 112 de béton de 150 mm d'épaisseur, les surfaces des testes de piston des vérins 130, 138 et 142 sont respective- ment de 103 cm, 25 cm et 180 cm , et la pression du fluide de commande dans chaque cas est dterriron 140 bars. La figure 5 représente à l'échelle 1j20 les proportions entre les différents éléments de la machine. Cette dernière convient pour casser des dalles d'épaisseur pouvant atteinre 25 cm. Cependant, dans le cas de dalles plus épaisses les dimensions des éléments de la machine doivent entre augmentées. Torsqutelle est utilisée, la machine 110 peut & re fixée à une poutre 148 à autoalignement (figure 5) suspendue à la flèche 150 d'une grue. Un cible 152 de traction est fixé à ltextrémité arrière de la machine. Les figures 4 et 5 représentent cette dernière pinçant la dalle 112 d'un plafond d'un bâtiment. Comme représenté sur la figure 4, la grue fait pivoter les pieds 114 au-dessous de la dalle 112 (le vérin 130 étant comprimé), et le vérin 138 est mis en oeuvre, le cas échéant, pour placer ltoutil 136 à la distance souhaitée des pieds 114. Le vérin 130 de serrage est ensuite allongé pour pincer la dalle 112 entre l'outil 136 et les pieds 114. L'extension du vérin de rupture est ensuite commandée pour appliquer une flexion sur la dalle 112, entre l'outil 136 et les pieds 114. Il en résulte la rupture d'un morceau de cette dalle et sa chute sur le sol. la figure 4 représente I'ouvert-;re réalisée dans le béton (audessous de lloutil 136) immédiatement avant la chute du morceau brisé. Le circuit hydraulique de commande des vérins 170 et 138 est semblable à celui commandant les vérins 19 et 80 de la première forme de réalisation selon l'invention, sauf qu'une source 300 d'énergie hydraulique (débitant sous une pression de 140 bars) remplace le circuit hydraulique de l'excavateur utilisé avec la première forme de réalisation. Un distributeur 302 à quatrgboies doit astre mis en oeuvre pour commander le vérin 138, alors qutun distributeur 704, également à quatre voies et alimenté directement par la source 300 d'énergie, commande le vérin 142. les mêmes éléments du circuit hydraulique représenté sur les figures 1 et 4- portent les mêmes références numériques. Il n'est pas nécessaire que la machine représentée sur les figures 4 et 5 soit montée sur une grue et, par exemple, un excavateur ou un chariot élévateur à fourche convient. variante, la machine peut titre réalisée avec son propre support et utilisée indépendamment. 3ien que les figures représentent l'utilisation de la machine avec des dalles horizontales, il est évident quelle convient également pour briser des parois verticales, par exemple des murs de maçonnerie, ou bien des panneaux inclinés. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent etre apportées à la machine décrite et représentée sans sortir du cadre de l'invention. XEVEfJDICATIONS 1. Machine de démolition, caractérisée en ce quelle c-omporte un corps, des premier et second éléments destinés à etre placés sur les faces opposées d'une dalle de béton, d'un mur de maçonnerie ou de tout autre panneau de construction, ltextrémité libre du premier élément pouvant prendre une position dont l 'éloi- gnement du corps de la machine est supérieur à la distance comprise entre 11 extrémité libre du second élément et ce m8me corps, un dispositif d'extension commandant la machine pour que les premier et second éléments pincent le panneau de construction et s'en éloignent. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments pivotent sur le corps et en ce que le dispositif d'extension comprend un premier organe extensible et un second organe également extensible - et qui, lorsque la machine fonctionne, fait pivoter les deux éléments l'un par rapport à l'autre pour exercer un moment de flexion sur le panneau de construction que ces~éléments pincent. 3. Machine selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le- premier ou le- second organe extensible et, le cas échéant, les premier et second organes extensibles sont commandés par des vérins mécaniques ou hydrauliques, ou, le cas échéant, par des vérins mécaniques et hydrauliques. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes,. caractérisée en ce qutun mécanisme est destiné à déplacer l'extrémité libre du premier élément par- rapport au second élément pour la rapprocher et ltéloigner du corps de la machine. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes destinée à Qtre utilisée avec un panneau. de construction approximativement horizontal, caractérisé en ce que le second élément comprend ltun de deux pieds- conçus pour porter sur la surface inférieure du panneau, dans des axes positions espacées le long dtun bord libre de ce panneau, le premier élément étant disposé pour porter sur la surface du panneau opposée à la précédente, dans une position approximativement équidistante de celle de chacun des pieds. 6. Engin pour casser des dalles de béton, des murs de maçonnerie ou d'autres panneaux de construction, caractérisé en ce que la machine de démolition selon l'une quelconque des revendications précédentes, travaillant par compression, est montée sur une grwle, un excavateur, un chariot élévateur à fourche ou tout autre support. 7. Engin selon la revendication 6, dans lequel le dispositif d'extension est un vérin hydraulique et le support est commandé hydrauliquement au moins en partie, cet engin étant caractérisé en ce que le fluide de commande du vérin hydraulique provient du circuit hydraulique du support.