La présente invention, due à la collaboration de hlM. MOCELLIN Emile et LEPU Bernard, se rapporte à un porte-outil perfectionné pour machines d'usinage automatiques et, en particulier, à un dispositif de sécurité destiné à provoquer l'arrêt d'une machine automatique d'usinage en cas d'usure trop importante ou de bris d'un outil de coupe ainsi qu a éviter la formation de copeaux trop importants risquant de bloquer les outils ou les mécanismes. L'usure d'un outil de coupe, qui varie lentement lorsqu'il est neuf et correctement affûté, s'accélère de façon exponentielle lorsqu'elle atteint sa limite. Il est donc essentiel de raffuter l'outil assez tt pour que les caractéristiques géométriques de la pièce à obtenir soient respectées et également pour que ltechauffement excessif de l'outil n1 entraîne pas sa destruction totale ou partielle. Sur machines automatiques notamment, ce point revêt une importance particulière. En effet, les opérations ou parties d'operations d'usinage se succèdent à chaque séquence du cycle de la machine et une mauvaise géométrie de la pièce à l'une de ces séquences, due à une usure trop avancée ou au bris de l'outil correspondant, entraîne en chaîne la destruction des outils suivants, voire même la détérioration de certains éléments de la machine. Le porte-outil, objet de l'invention, a pour premier but de pallier cet inconvénient en provoquant automatiquement l'arrêt de la machine si un tel cas se produit. Cette première fonction du porte-outil est basée sur le fait que la puissance nécessaire à l'usinage, et donc pour une avance fixe connue l'effort nécessaire pour provoquer cette avance, augmente avec l'usure de l'outil. Il est donc possible, par la mesure de cet effort, de déterminer le seuil d'usure au-delà duquel l'outil doit être remplacé ou raffûté et d'émettre un signal au cas de dépassement de ce seuil, commandant l'arrêt de la machine, ou la mise en mémoire d'un signal en vue d'agir, par une commande logique, sur la séquence d'opérations. De la même façon, l'absence d'effort, si l'outil est cassé, pourra provoquer l'émission du même signal et agir sur le programme d'opérations de la machine, notamment en déclenchant une alarme. L'appareil permet également de détecter un manque d'homogénéité de la matière usinée, que le défaut soit local ou généralisé, puisque l'effort de coupe varie avec les caractéristiques mécaniques du métal. A cet effet, il se caractérise en ce que l'outil est monté en appui élastique réglable dans le sens de la poussée de réaction de la part de la pièce qu'il usine et en butée dans le sens #inverse, en position de travail, cet appui élastique cédant et décollant l'outil en recul de sa butée d'appui de travail lorsque la poussée de réaction excède la force d'appui élastique. L'appui élastique étant réglé sans précontrainte, l'outil n'est jamais en appui pendant la phase de travail normal. Il n'y revient qu'en fin d'opération, du fait de la position "maintenue" de la came. Suivant un perfectionnement de l'invention, l'outil peut être maintenu en appui élastique et soumis à un mouvement alternatif d'avance et de recul assurant la fragmentation des copeaux. Suivant un mode préféré de réalisation de l'invention, l'effort d'avance est communiqué à l'outil par l'intermédiaire d'un élément élastique de caractéristiques connues qui fléchit de la valeur correspondante. Ce fléchissement est annulé en totalité ou partie périodiquement grâce à un vérin pneumatique agissant directement sur l'outil. L'outil est aussi soumis à un effort variable et donc à un mouvement de va-et-vient autour d'une position moyenne, entre 2 positions élastiques. Ce mouvement, commandé de façon non positive, lui laisse donc un degré de liberté qui lui permet de s'adapter de lui-même aux conditions de coupe, lui conférant ainsi une meilleure efficacité et assurant la fragmentation du copeau. La progressivité du dispositif évite, par ailleurs, les chocs sur outil préjudiciables à son usure. La fragmentation des copeaux est destinée à faciliter l'évacuation de ceux-ci et à améliorer de ce fait les conditions d'usinage. L'évacuation des copeaux sur les machines d'usinage et notamment les machines automatiques est un élément important de la bonne marche de la machine. En effet, lorsque le copeau forme un ruban ininterrompu, il s'enchevêtre avec les outils et certains éléments de la machine et peut provoquer des dommages aux outils eux-mêmes, à la pièce en cours d'usinage ou à la machine. Son évacuation doit être effectuée manuellement à l'aide de crochets par exemple, ce qui représente un réel danger pour l'opérateur si la machine est en fonctionnement, ou ce qui nécessite l'arrêt de la machine pour y procéder périodiquement, d'où des pertes de temps importantes. Dans le cas, par exemple, d'un perçage ou d'un alésage, il peut se produire des bourrages dans l'alésage de la pièce, le frottement du copeau contre l'outil et la pièce elle-même provoquant des échauffements excessifs et la détérioration de l'outil. Dans tous les cas, sur machines automatiques notamment, la présence d'amas de copeaux nuit à la bonne lubrification en huile de coupe des outils, d'où une usure rapide de ceux-ci. L'utilisation d'un dispositif de fragmentation permet de simplifier l'affûtage des outils, d'où une économie appréciable et une diminution de leur usure. On connaît des dispositifs imprimant mécaniquement et de façon positive, par l'intermédiaire d'une came par exemple, un mouvement de va-et-vient à l'outil de façon que le copeau, d'épaisseur inégale, ait tendance à se fragmenter. Ces dispositifs sont d'un réglage malaisé et en tous cas délicat, différent pour chaque condition d'usinage. L'amplitude du mouvement de va-et-vient ne peut être modifiée sans remplacer la came de commande par une came de levée différente. Des chocs peuvent également se produire sur l'outil dans certains cas de réglage du fait de la commande positive du mouvement. Le présent dispositif permet d'obtenir la fragmentation du copeau dans de meilleures conditions, le réglage en étant plus simple et plus indépendant des conditions de coupe, tout en contrôlant simultanément ces conditions. Le dispositif est décrit ci-dessous préférentiellement en référence aux dessins annexés dans le cas d'un perçage par foret hélicoldal sur tour automatique. Il va sans dire que ce cas n'est pas limitatif, le même principe pouvant être étendu avec des adaptations a tous les outils de coupe :alésoir, lame à saigner, lame a profiler, molette, etc., ainsi qu' toutes machines automatiques. - La figure I représente, en coupe axiale, un porte-outil pour machine automa tique de décolletage, équipé du contrôle de poussée axiale selon l'invention. - Les figures 2a et b montrent, d'une part, une séquence d'usinage et, d'autre part, la courbe d'application de l'effort de coupe sur l'outil pour cette même séquence. - La figure 3 montre, en meme coupe axiale, le porte-outil équipé également du système briseur de copeaux. - Les figures 4 et 5 montrent un exemple de montage oscillant commandant ce sys tème. - La figure 6 représente le diagramme des mouvements de l'outil résultant de ce dispositif. Le porte-outil pour machines automatiques d'usinage, objet de l'invention, est, d'une façon générale, caractérisé en ce que l'outil est monté en appui élastique en opposition à la poussée de réaction d'usinage de la pièce sur l'outil. L'appui élastique équilibre pendant l'usinage la force de réaction d'usinage, la position de recul de l'outil contre l'appui élastique étant con tôlée par des moyens de mesure de type connu en soi commandant l'arrêt de la machine en cas de sortie des limites fixées de cette position de recul équilibrée. Ces moyens de mesure peuvent comporter une commande logique à mémoire assurant l'arrêt de la machine en position neutre à la fin de la séquence d'usinage, les outils étant dégagés des pièces, et l'interdiction d'une nouvelle séquence d'usinage si une sortie des limites de position de recul a été enregistrée pendant l'usinage précédent. De tels systèmes de commande logique séquentielle sont connus, comme par exemple celui décrit dans le brevet fran çais 74/20 759 Régie RENAULT pour une application voisine. Selon une réalisation de l'invention, l'outil, monté dans une douille-support mobile en translation axiale dans un corps cylindrique, prend appui sur un empilage de rondelles élastiques calées sur une butée réglable. L'appui de la douille porte-outil sur les moyens élastiques s'effectue à travers un poussoir prolongé vers l'arrière par une tige axiale traversant la butée réglable et recevant les moyens de mesure de la position de recul. La tige axiale est creuse et colncide vers l'avant avec un orifice dans la douille porte-outil facilitant le démontage de l'outil. Lorsque le type d'usinage ou d'alliage usiné rend souhaitable une fragmentation des copeaux, des mouvements d'avance et recul alternatifs réglables sont appliqués à l'ensemble porte-outil en appui élastique pendant l'opération d'usinage pour provoquer la fragmentation des copeaux. Les mouvements d'avance et recul alternatifs réglables sont assurés, par exemple, par un vérin à simple effet actionné en régime intermittent et dont la tige de piston vient en appui sur l'extrémité de la tige du poussoir, le rappel du piston étant assuré par la réaction d'usinage F. Une butée réglable de la tige du piston s'engagera dans le trou central de la tige du poussoir et permettra, par l'intermédiaire d'un poussoir, d'assurer le dégagement de l'outil de sa douille. En une construction simple, le couvercle du vérin sera vissé sur l'extrémité arrière du corps. Sur la figure 1, le corps (2) du dispositif est monté par des moyens connus solidaires du palier de tourelle (1) de la machine qui lui communique le mouvement d'avance. Le foret (3) est emmanché dans la douille (4) faisant office de cône morse. Il est à noter que la douille (4) peut également être prévue pour recevoir un foret à queue cylindrique par exemple. La douille (4) peut coulisser dans le corps (2) mais est immobilisée en rotation par la clavette (5) fixée sur la douille (4) par la vis (7) coopérant avec la rainure (6) du corps (2). Le foret et la douille #4), solidaires, sont soumis à l'effort de coupe se traduisant par une poussée axiale F. La douille (4) transmet cet effort par contact à la partie formant piston (8) de la pièce (9) dont la tige (10) dépasse à l'arrière de l'appareil.La face (11) du piston (8) prend appui sur un élément élastique de flexibilité connue (12). Dans une solution préférée, cet élément élastique est figuré sur la figure 1 par un empilage de rondelles Belleville. A l'opposé de (8), les rondelles Belleville sont en appui sur le bouchon (13), obturant le corps (2) à sa partie arrière. Le bouchon (13) est percé en son centre pour laisser le passage à la tige (10) de la pièce (9). Un capteur de position (14) représenté sur la figure 1 sous la forme d'un comparateur est monté solidaire de la tige (10) grâce à un élément de fixation (15), le palpeur (16) du comparateur (14) étant en contact avec la face (17) du bouchon (13), de façon à enregistrer les mouvements relatifs de (9) par rapport à (13), et donc la valeur de l'écrasement de l'élément élastique (12).Le capteur de position, de réalisation connue est conçu de façon à provoquer la fermeture d'un contact électrique Cl (non représenté) dans la plage de mesure (21) comprise entre 2 repères (19) et (20) réglables en position et en écartement et l'ouverture de ce même contact de part et d'autre de cette plage. On voit donc qu'il est possible de permettre le passage d'un courant électrique dans une zone comprise entre un mini et un maxi d'écrasement de l'élément élastique (12) et, par conséquent, entre un mini et un maxi prédéterminés de l'effort d'avance, respectivement désignés dans la suite du texte et sur le diagramme Zb par F mini et F maxi. Le capteur de position (14) est réglé de façon que, l'appareil n'étant pas sollicité, il se trouve en début de déviation. il est à noter que ce capteur est muni de façon préférentielle d'un cadran à lecture directe facilitant son réglage. Pour la clarté de l'expose, il convient de rappeler les phases habituelles d'une séquence d'usinage sur machine automatique. Celles-ci sont représentées sur la figure 2a sous forme d'un diagramme dans lequel le temps est en abscisse, la durée de la séquence étant représentée par 00' et la position de l'outil en ordonnée, 0 représentant la position de recul maxi. La zone OA représente la phase d'avance rapide ou avance d'approche de l'outil. La zone AB représente la zone d'avance lente ou avance de travail, B'C la phase de recul rapide et C0' la phase d'évolution de la machine pendant laquelle les outils sont à leur position de recul maxi. Dans la zone BB', la position du porte-outil de la machine, et donc du corps (2), est maintenue fixe pour permettre à l'élément élastique (12) de se décomprimer de façon que la cote à obtenir soit respectée. Le point M représente le point où l'outil entre en contact avec la pièce, la zone de travail dudit outil étant représentée par MB, soit nb en prosection sur l'axe des ordonnées. Sur une machine automatique commandée par came circulaire par exemple, la courbe OABB'CO' représente le profil développé de la came dans un autre axe de coordonnées, les abscisses représentant l'angle de rotation de la came (00' = 360 ) et les ordonnées la levée de la came (Ob = levée maxi). Lorsque l'outil entre en contact avec la pièce, l'effort F s'applique progressivement du fait de la présence de l'élément élastique qui fléchit de la valeur correspondant à l'effort de coupe. il est à noter que cet effet d'amortisseur, en évitant le choc brutal de l'outil contre la pièce à usiner, est un facteur de diminution de l'usure de l'outil. Cet effet d'amortisseur est illustré par le diagramme de la figure 2b représenté en correspondance dans le temps avec 2a et donnant de façon indica tive la forme de la courbe d'application de l'effort de coupe F sur l'outil, M1 M'1 représentant la phase d'écrasement des rondelles élastiques, M'l M'2 la phase de stabilisation de l'effort, M'2 B1 la phase de travail au cours de laquelle l'effort de coupe se stabilise à une valeur Fn pratiquement fixe. Au-delà de Bl, l'effort de coupe s'annule progressivement, l'élément élastique (12) ramenant la douille (4) en appui sur la face (18) du corps (2) avant le recul rapide du dispositif. On sait par expérience que l'effort Fn ne subit que des variations d'amplitude faible dans la zone M'2 B1 et, en tous cas, négligeable par rapport à sa valeur nominale moyenne Fn dans des conditions d'affûtage normales de ltou- til. On notera, par ailleurs, que le temps d'application et de stabilisation de l'effort représenté sur le diagramme 2b par M1 m'2 est toujours faible par rapport au temps total de travail de l'outil Mlbl, la flexibilité de l'élément élastique (12) étant choisie dans ce but. En effet, il apparaît clairement que le contrôle de l'effort F ne peut s'effectuer qu'a l'intérieur de la période d'effort stabilisé M'2b1 qui doit avantageusement être la plus longue possible. Dans le cas d'une commande par came par exemple, dont le profil est donné par le diagramme 2a, on pourra disposer 2 repères en M2 et B commandant la fermeture d'un contact électrique C2 dans l'intervalle M2 B et l'ouverture du même contact de part et d'autre de cet intervalle. Cette disposition n'est donnée qu'à titre d'exemple, tous moyens connus adaptés à la cinématique ou au système de commande de la machine, et permettant comme pour le contact Cl d'autoriser ou d'interdire le passage d'un courant électrique, étant utilisables. Les contacts Cl et C2 peuvent être remplacés chacun par la combinaison de 2 contacts jouant le même rôle, les sens d'ouverture et de fermeture de C1 et C2 peuvent être inversés sans que le principe de l'invention en soit modifié. il est cependant à noter que les sens d'ouverture et fermeture décrits ci-dessus assurent une plus grande fiabilité, un système de sécurité devant fonctionner même en cas de manque de courant électrique. il est en effet recommandé, dans le fonctionnement d'une sécurité, que le courant soit établi en fonctionnement normal et coupé par l'action de la sécurité, de façon que cette dernière agisse stil y a coupure de courant accidentel (dans le cas contraire, la sécurité ne jouerait plus son rôle). C'est ce qu'on appelle un fonctionnement "par manque de courant On voit donc que, tant que les conditions de coupe de l'outil sont correctes, on a dans l'intervalle de temps M'2B, pendant lequel se fait le con trôle de l'effort F, concomitance de fermeture des contacts C1 et C2 et donc, ces 2 contacts coopérant entre eux, possibilité de transmettre un signal électrique par leur intermédiaire. Par contre, si du fait d'une usure trop importante de l'outil Fn dépasse la valeur F maxi ou si, du fait du bris de cet ou til Fn, s'annule ou prend une valeur inférieure à F mini, le courant Cl ouvert interdira la transmission du signal. L'arrêt dtune machine automatique ne devant se faire qu'en position neutre, les outils étant dégagés pour éviter leur détérioration, l'existence ou l'absence de signal électrique est mise en mémoire par un moyen connu (contacteur auxiliaire auto-alimenté ou cellule logique par exemple) de façon à permettre ou à interdire suivant le cas l1évo- lution de la machine ou le redémarrage de la séquence suivante, toutes formes de commande adaptées à la conception de la machine pouvant être utilisées. Le dispositif est décrit préférentiellement dans le cas d'un perçage par foret hélicoïdal sur tour automatique. il va sans dire que ce cas n'est pas limitatif, le même principe pouvant être étendu avec des adaptations à tous les outils de coupe : alésoir, lame à saigner, lame a profiler, molette, etc., ainsi qu'à toutes machines automatiques. il peut également assurer une fonction de brise-copeaux si celle-ci s'avère nécessaire. La figure 3 représente une coupe de l'appareil adaptée à ce cas. Le corps (2) du dispositif est monté par des moyens connus, solidaires du palier de tourelle (1) de la machine qui lui communique le mouvement d'avance. Le foret (3) est emmanché dans la douille (4) faisant office de cône morse. il est à noter que la douille (4) peut également être prévue pour recevoir un foret à queue cylindrique par exemple. La douille (4) peut coulisser dans le corps (2) mais est immobilisée en rotation par la clavette (5) fixée sur la douille (4) par la vis (7), coopérant avec la rainure (6) du corps (2). Le foret (3) et la douille (4), solidaires, sont soumis à l'effort de coupe se traduisant par une poussée axiale F. La douille (4) transmet cet effort par contact à la partie formant piston (8) de la pièce (9) dont la tige (10) dépasse à l'arrière du corps (2). La face (11) du piston (8) prend appui sur un élé- ment élastique de flexibilité connue (12). Dans une solution préférée, cet élément élastique est figuré sur la figure 1 par un empilage de rondelles Belleville.A l'opposé de (8)., les rondelles Belleville sont en appui sur le bouchon (13) obturant le corps (2) à sa partie arrière. Le bouchon (13) est percé en son centre pour laisser le passage à la tige (10) de la pièce (9). -A l'arrière du corps (2), un vérin composé dans la forme de réalisation représentée sur la figure 3 d'un bouchon (35) vissé sur le corps (2) et d'un corps (36) fixé à (35) par les vis (37) est solidaire de l'ensemble. Ce vérin est équipé d'un piston (38) guidé par son moyeu (39) dans les alésages (40) et (41) pratiqués respectivement dans le bouchon (35) et le corps (36). L'air comprimé nécessaire au fonctionnement est admis dans la chambre (24) du vérin par l'orifice (22) dans lequel est vissé le raccord Un orifice (27) pratiqué dans le bouchon (35) assure l'échappement de l'air con tenu dans la chambre (34) lors du déplacement du vérin. La vis (28) vissée dans le piston (38) permet de chasser le foret (3) hors de la douille (4) par l'intermédiaire du poussoir (29), sans démontage de l'appareil. En fonctionnement, lorsque le vérin n'est pas alimenté, l'effort de réaction d'avance F appliqué à l'outil provoque un fléchissement de l'élément élastique (12) et donc un déplacement vers l'arrière de l'appareil du foret (3) de la douille (4) et de la pièce (9), l'écartement (30) prévu entre la pièce (9) et le moyeu (19) du piston (18) permettant dans tous les cas ce déplacement. Lorsqu'on admet l'air comprimé dans la chambre (24) du vérin, le piston (18) se déplace vers l'avant de l'appareil, son moyeu (39) prend appui sur l'extrémité (10) de (9) qui repousse la douille (4). Celle-ci peut venir jusqu'à être en appui sur la face interne (31) de (2), annulant ainsi le fléchissement de l'élément élastique (12). Le foret va donc être soumis, suivant le réglage choisi, à un mouvement de va-et-vient par rapport au corps (2) et donc par rapport à l'organe de commande (1) de la machine, d'une amplitude correspondant à tout ou partie du fléchissement de l'élément élastique (12). La commande de ce mouvement alternatif est obtenue par des moyens connus dont les figures 4 et 5 donnent, à titre d'exemple, une forme de réalisation préférée non limitative d'un montage oscillant pour illustrer le principe du système. Les figures 4 et 5 donnent l'état du circuit pneumatique de commande pour les 2 positions extrêmes du vérin qui peut être assimilé à un vérin simple effet dont la tige est ramenée automatiquement en position rentrée sous l'effet de l'effort de coupe F. Figure 4 : position alimentation : tige sortie Figure 5 : position échappement : tige rentrée Le mouvement oscillant est communique au vérin par l'intermédiaire de 2 distributeurs (43) et (42) et de 2 limiteurs de débit (45) et (44), installés sur chacun des circuits de pilotage du distributeur (43). L'alimentation en air comprimé se fait en A. Dans la position "alimentation" représentée sur la figure 4, le distributeur (43) se trouve dans la position représentée, partie (2a) active. Le distributeur (42) piloté par le circuit ABC est dans la position représentée, partie (la) active et l'air est admis par le circuit ADE dans le vérin. Parallèlement, 11 air est admis dans le limiteur de débit (45) par le circuit ADF. Le limiteur (45), réglable, permet de retarder à volonté le pilotage du distributeur (43). Lorsque ce pilotage a lieu, le distributeur (43) passe dans la position représentée sur la figure 5, partie (2b) active. Le distributeur (42) piloté par le circuit ABG passe dans la position représentée sur la figure 5, partie (lb) active. L'échappement du vérin a lieu par le circuit EH. Parallèlement, l'air est admis dans le limiteur (44) par le circuit ADI. Le limiteur (44) réglable permet de retarder à volonté le pilotage du distributeur (43). Lorsque ce pilotage a lieu, le circuit se retrouve dans les conditions de la figure 4. Comme il apparaît sur les figures 4 et 5, les échappements des pilotages des distributeurs (42) et (43) se font respectivement par J et H. On voit donc que la période de l'oscillation de l'outil est facilement réglable par action sur les limiteurs (44) et (45), chaque demi-période pouvant être réglée indépendamment de l'autre. L'amplitude de l'oscillation est donnée, comme déjà décrit dans le texte, par les caractéristiques de l'élément élastique (12) (figure 3). Le circuit est en outre équipé d'un appareil (46), détendeur par exemple, permettant de régler la pression de l'air admis dans le vérin et apportant au systeme une possibilité complémentaire d'adaptation aux conditions de coupe. La progressivité du mouvement est donc obtenue automatiquement, puisque la sortie de tige du vérin est commandée par un matelas d'air compressible de pression réglable et la rentrée de tige sous l'effet de l'effort d'avance F est amortie par l'élément élastique (12). Par ailleurs, dans un but d'économie de consommation d'air comprimé et de moindre usure des éléments constitutifs du circuit, on n'alimentera le circuit oscillant que pendant la période de travail effectif de l'outil, à l'exclusion, sur machine automatique par exemple,#les périodes d'avance d'approche et de recul rapide de l'outil et d'évolution de la machine. Dans la pratique, l'outil sera animé d'un mouvement ayant l'allure représentée à titre indicatif sur la figure 6 représentant le #diagramme du mouvement de l'outil. La droite DI représentant le mouvement du porte-outil, l'outil décrira autour de Dl une courbe D2 de forme sinusoïdale, les zones Al, A2, A3 correspondant aux périodes d'alimentation du vérin, les zones B1, B2, B3 correspondant aux périodes d'échappement du vérin. On voit clairement qu'en jouant sur la période du mouvement, on joue sur son amplitude et donc directement sur la variation d'épaisseur du copeau formé, le choix judicieux du réglage permettant dans tous les cas la fragmentation correcte. On notera que, en fin de zone d'avance de travail, l'organe de commande, came d'avance par exemplejeomporte une position maintenue pour permettre, selon la figure 3, à la douille (4) d'être en butée contre la face (18) du corps (2), afin d'assurer dans tous les cas le respect de la cote à obtenir. REVENDICATIONS 1 - Porte-outil pour machines automatiques d'usinage caractérisé en ce que outil est monté en appui élastique (12) en opposition à la poussée de réaction d'usinage (F) de la pièce sur l'outil (3). 2 - Porte-outil, selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'appui élas tique (12) équilibre pendant l'usinage la force de réaction d'usinage (F), la position de recul de l'outil (3) contre l'appui élastique (12) étant con tôlée par des moyens de mesure (14) commandant l'arrêt de la machine en cas de sortie des limites fixées de cette position de recul équilibrée. 3 - Porte-outil, selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de mesure (14) comportent une commande logique à mémoire assurant l'arrêt de la machine en position neutre à la fin de la séquence d'usinage, les outils étant dégagés des pièces, et l'interdiction d'une nouvelle séquence d'usi nage si une sortie des limites de position de recul a été enregistrée pen dant l'usinage précédent. 4 - Porte-outil, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caracté risé en ce que l'outil (3), monté dans une douille-support (4) mobile en translation axiale dans un corps cylindrique (2), prend appui sur un empi lage de rondelles élastiques (12) calées sur une butée réglable (13). 5 - Porte-outil, selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'appui de la douille porte-outil sur les moyens élastiques (12) s'effectue à travers un poussoir (8) prolongé vers l'arrière par une tige axiale (9) traversant la butée réglable (13) et recevant les moyens de mesure de la position de recul. 6 - Porte-outil, selon la revendication 5, caractérisé en ce que la tige axiale (9) est creuse et coïncide vers l'avant avec un orifice dans la douille porte-outil (4) facilitant le démontage de l'outil. 7 - Porte-outil, selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce que des mouvements d'avance et recul alternatifs réglables sont appliqués à l'ensemble porte-outil (3, 4, 8, 9) en appui élastique (12) pen dant l'opération d'usinage pour provoquer la fragmentation des copeaux. 8 - Porte-outil, selon la revendication 7, caractérisé en ce que les mouvements d'avance et recul alternatifs réglables sont assurés par un vérin à simple effet (35, 36, 37, 38) actionné en régime intermittent et dont la tige (39) de piston (38) vient en appui sur l'extrémité (10) de la tige (9) du pous soir (8), le rappel du piston étant assuré par la réaction d'usinage (F). 9 - Porte-outil, selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'une butée régla ble (28) de la tige (39) du piston (38) s'engage dans le trou central de la tige (9) du poussoir (8) et permet, par l'intermédiaire d'un poussoir (29), d'assurer le dégagement de l'outil (3) de sa douille (4). 10 - Porte-outil, selon les revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que le cou vercle (35) du vérin (36) est vissé sur l'extrémité arrière du corps (2).