La présente invention est relative aux couvercles de récipients et notamment aux couvercles en tôle emboutie destinés à boucher hermétiquement des bidons à peinture. Généralement, ces couvercles comportent une portion emboutie de forme cylindrique, destinée à être engagée dans le corps du récipient ou son goulot et une collerette transversale raccordée à l'extrémité supérieure de l'embouti. On s1 est efforcé de conformer ces couvercles de manière à pouvoir les gerber et les désempiler un par un à l'aide d'une machine automatique. C'est ainsi que le brevet français n0 1 294 953 décrit un couvercle illustré aux Fig. la et 2a > dont l'embouti comporte de part et d'autre d'une portion Sa cylindrique de diamètre externe correspondant au diamètre nominal de bouchage, d'une part, entre cette portion 5a et la collerette la supérieure une moulure 3a en relief vers l'axe XaXa du couvercle et, d'autre part, entre ladite portion 5a et le fond 8a une feuillure formée d'un épaulement 6a suivi d'une deuxième portion 7a cylindrique dont le diamètre externe est légèrement inférieur au diamètre interne de la moulure da. Grâce à cet agencement, lorsque des couvercles sont superposés, chacun d'eux pénètre par la partie de son embouti ménageant la feuillure dans la partie supérieure de l'embouti du couvercle immédiatement inférieur (la moulure en relief servant de guide), et vient prendre appui par l'épaulement 6a sur la moulure Da. Ces couvercles s'empilent d'une manière satisfaisante. Mais leur fabrication est compliquée et entralne un nombre de mises au rebut non négligeable. La complexité de la fabrication provient du fait qu'il faut modifier cinq fois la direction de la tôle, de la collerette la au fond 8aJ par les congés 2ass 4a > 9a et 10a et par la courbure de la moulure na Cette courbure est nécessairement prononcée pour les raisons suivantes - la longueur comprise entre les congés 2a et 4a ne peut être allongée à volonté, parce que cela nécessite corrélativement l'allongement de la portion 7a cylindrique avec une diminution correspondante de la capacité utile du bidon et une augmentation sensible du coût du couvercle et de l'espace qu'il occupe dans une pile. - le diamètre interne h a de la moulure 3a ne peut pas être augmenté puisqu'il doit rester inférieur au diamètre Dna de la portion cylindrique 7a Quant à une augmentation simultanée de D3a et de D2a, elle aboutirait à un glissement du congé 9a qui serait à peine marqué du couvercle supérieur sur un renflement 3a également estompé du couvercle inférieur, de sorte que les positions d'appui des couvercles empilés ne seraient plus définies, ce qui donnerait lieu à des coincements et empêcherait un désempilage par machine automatique. Or, la déformation importante de la tôle emboutie au voisinage de la portion 5a de bouchage, détériore souvent cette dernière rendant ainsi inutilisable un grand nombre de couvercles. L'invention se propose de remédier à ces inconvénients. Elle vise un couvercle empilable sur un couvercle de même type avec une assise horizontale excellente et un centrage réciproque précis, qui est cependant facile à fabriquer, sans nécessiter de nombreuses mises au rebut. L'invention a pour objet un couvercle de récipient du type à embouti dont la portion cylindrique de bouchage est raccordée à un bord roulé supérieur, caractérisé en ce que le raccord est convexe vers ltextérieur du couvercle et son plus petit diamètre intérieur est légèrement supérieur au diamètre extérieur de la portion de bouchage. Cet agencement permet de réaliser le couvercle sans effectuer une courbure importante de la tale après emboutissage au voisinage de la portion de bouchage. On peut fabriquer le couvercle en emboutissant une tôle 'aulx dimensions convenables de manière à ménager successivement à partir du fond de l'embouti une portion de bouchage de moindre diamètre, une portion de plus grand diamètre destinée à former le raccord et une collerette destinée à former le roulé. On roule la collerette pour former le roulé et on repousse vers l'intérieur de l'embouti ladite portion de plus grand diamètre, la partie proche du roulé étant repoussée davantage que celle proche de la portion de bouchage. Il est commode de fabriquer un tel couvercle sur une machine à rouler à mandrin et à molette, caractérisée en ce que le plus grand diamètre du mandrin est. inférieur au plus petit diamètre du raccord et l'axe du mandrin est décentré par rapport à l'axe du couvercle en cours de fabrication. Il est ainsi aisé de déchausser le couvercle du mandrin après que la moulure a été formée. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparat tront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple: la Fig. 1 est une vue en coupe diamétrale partielle d'un couvercle perfectionné suivant l'invention, l'ébauche du couvercle avant le roulage étant représentée en traits tiretés. la Fig. 2 est une vue en coupe analogue à celle de la Fig. 1 montrant l'empilage de deux couvercles suivant l'invention. la Fig. 3 est une vue analogue montrant un récipient bouché,et la Fig. 4 est une vue schématique en coupe diamétrale d'une machine à rouler suivant l'invention. On a vu ci-dessus que les Fig. la et 2a sont des vues en coupe diamétrale d'un couvercle suivant la technique antérieure. Suivant l'exemple d'exécution représenté au dessin, l'invention a pour objet un couvercle B destiné au bouchage d'un récipient A dont la partie supérieure est munie d'une bague dite hermétique C. La surface interne de cette bague est cylindrique et de diamètre D1, correspondant au diamètre nominal de bouchage. Elle peut ne s'étendre qu'en deçà du trajet d'embottage des récipients euxmêmes, trajet défini par la paroi intérieure du corps du récipient qui a une forme conique évasée vers le haut, comme décrit plus en détail dans la demande de brevet français P.V. NO 6932724 déposée par la Demanderesse le 25 Septembre I969 sous le titre "Récipient perfectionné". Ceci posé, le couvercle en tôle embouti comporte de haut en bas Un bord 1 roulé vers l'extérieur, dont le sommet 2 est convexe vers le haut et dont la zone la plus rapprochée de l'axe XX du couvercle en est distante d'une longueur correspondant à un diamètre D2. Une portion 3 inclinée, par rapport à l'axe XX, vers l'exté- rieur du couvercle du sommet 2 vers un épaulement 4 de diamètre extérieur D3. L'épaulement 4 est suivi de deux congés 5,6 convexe et concave (par rapport à l'axe du couvercle). La portion 7 cylindrique de bouchage de diamètre extérieur D1. Un congé 8 convexe qui raccorde le fond 9 du couvercle à la portion 7 de bouchage. Le fond comporte un contre-embouti IO destiné à donner une plus grande rigidité au couvercle et utile pour le centrage des récipients bouchés empilés. La portion 3 et l'épaulement 4 forment donc un raccord convexe vers l'extérieur du couvercle entre le roulé 1 et la portion 7 de bouchage. Le plus petit diamètre intérieur D2 du roulé 1 est légèrement supérieur au diamètre extérieur D1 de la portion de bouchage. On entend par là que cette dernière peut être introduite dans la partie supérieure (du sommet 2 à l'épaulement 4) d'un couvercle de même type sans coincement, ni jeu latéral. A titre indicatif, les diamètres D1, D2 et D3 peuvent être tels que 1 D3 3 4 mm D2 = D1 + 0,3 mm. Il est avantageux que la longueur de la partie supérieure du couvercle soit telle que le congé 8 d'un couvercle supérieur repose sur le congé 6 d'un couvercle inférieur quand les deux couvercles sont empilés l'un sur l'autre. te couvercle supérieur est ainsi guidé et supporté par deux zones 2 et 6 du couvercle inférieur et sa position est parfaitement délimitée. On remarquera en outre que les portions 7 de bouchage ne peuvent se détériorer par frottement lors de l'empilage. La longueur précitée peut varier suivant la forme des congés 6 et 8. D'une manière générale, la portion de bouchage et la partie supérieure peuvent être de longueur sensiblement égales, comme représenté au dessin. La fabrication du couvercle est obtenue en effectuant les opérations suivantes: On découpe et emboutit un flan de tôle de manière à ménager successivement à partir du fond de l'embouti, une portion de bouchage de moindre diamètre,un épaulement, une portion de plus grand diamètre destinée à former le raccord et une collerette destinée à former le roulé, on roule cette dernière pour former le roulé, et on repousse vers l'intérieur de l'embouti ladite portion de plus grand diamètre, la partie proche du roulé étant repoussée davantage que celle proche de l'épaulement. On comprend que la portion 7 de bouchage ne subisse pratiquement aucune altération après l'emboutissage, puisque la portion repoussée en est relativement éloignée et est relativement peu déformée après emboutissage, l'essentiel d#e la déformation nécessaire étant obtenu au préalable par l'épaulement 4. La déformation consiste simplement à incliner la portion 3' (Fig. 1) d'un angle a relativement faible. On effectue avantageusement le procédé de fabrication ci-dessus, à l'aide d'une machine à rouler (Fig. 4) à mandrin 11 et roulette I2, le plus grand diamètre D4 du mandrin étant inférieur au plus petit diamètre D2 du raccord et l'axe YY du mandrin étant décentré par rapport à l'axe du couvercle B en cours de fabrication. La rotation du mandrin I2 lui permet de coopérer avec la roulette 12. Le couvercle B terminé est facilement déchaussé du mandrin par déplacement de 1'axe YY de ce dernier en direction de l'axe XX. REVENDICATIONS 1 - Couvercle de récipient du type -à embouti dont la portion cylindrique de bouchage est raccordée à un bord roulé supérieur, caractérisé en ce que le raccord est convexe vers l'extérieur du couvercle et son plus petit diamètre intérieur est légèrement supérieur au diamètre extérieur de la portion de bouchage. 2 - Couvercle suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le raccord est formé par un épaulement venu d'emboutissage et par une portion inclinée qui s'étend de l'épaulement au roulé. 3 - Couvercle suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la partie supérieure du couvercle s'étendant de l'épaulement au sommet du roulé et la portion de bouchage ont des longueurs telles qu'un congé raccordant le fond et la portion de bouchage d'un couvercle supérieur repose sur un congé raccordant ladite por tion et le raccord d'un couvercle supérieur, quand les deux couvercles sont empilés l'un sur l'autre. 4 - Couvercle suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ladite partie supérieure et la portion de bouchage ont des longueurs sensiblement égales. 5 - Procédé de fabrication d'un couvercle suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on'emboutit une tôle de manière à ménager successivement à partir du- fond de embouti, une portion de bouchage de moindre diamètre, un épaulement, une portion de plus grand diamètre destinée à former le raccord et une collerette destinée à former le roulé, on roule cette dernière pour former le roulé, et où- repousse vers ntérieur de l'embouti ladite portion de plus grand diamètre. 6 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'on repousse davantåge la partie proche du roulé que celle proche de l'épaulement. 7 - Machine à rouler à mandrin et à molette pour fabriquer un couvercle suivant la revendication 1, caractériséeen ce que le plus grand diamètre du mandrin est inférieur au plus petit diamètre du raccord et l'axe du mandrin est décentré par rapport à l'axe du couvercle en cours de fabrication.