Dans les machines modernes à confectionner les cigarettes, la vitesse atteinte par ces dernières à la sortie de la couperie qui tronçonne le boudin continu en éléments individuels est devenue considérable, de l'ordre de cinq Mètres par seconde. Pourtant, cette vitesse de sortie, parallèle à l'axe longi-5 tudinal des cigarettes, doit être rapidement absorbée puisque, aussitôt après, que ce soit pour être collectées ou munies d'un bout filtre, celles-ci sont ensuite entraînées perpendiculairement à cet axe longitudinal. Dans les machines en service jusqu'à ce jour, on a procédé en bloquant uu, par la suite, en freinant les cigarettes avant ou pendant leur changement de 10 direction. Cette façon de faire entraîne des chocs ou des décélérations d'autant plus brusques que la vitesse du boudin continu devient importante : pour une distance d'arrêt donnée, et dans le cas favorable d'une décélération uniforme, celle-ci est fonction du carré de la vitesse initiale. Sous la même condition, une augmentation de la distance d'arrêt ne permet de réduire la dé-15 célération nécessaire pour absorber une vitesse donnée queen proportion directe de l'augmentation de la distance parcourue. On arrive donc vite à des dispositifs très, encombrants qui n'éliminent cependant pas la tendance des cigarettes à perdre du tabac par leur extrémité antérieure. Par ailleurs, les dispositifs de freinage connus sont imprécis et les cigarettes doivent ensuite être réali-20 gnées par un artifice quelconque. On a proposé plus récemment des dispositifs pour transformer progressivement le mouvement de translation suivant leur axe des cigarettes en un mouvement de translation perpendiculaire à cet axe en solidarisant chaque cigarette (ou même deux cigarettes successives à la fois) avec un support (appelé aussi 25 ci-dessous "élément préhenseur") qui tout en restant parallèle à lui-même suit une courbe fermée contenue dans un plan passant par l'axe de défilement des cigarettes. La courbe décrite par les supports, régulièrement espacés, est définie par des organes rotatifs tournant en synchronisme avec la machine à confectionner et plus particulièrement avec la couperie. La solidarisation d'une ci-30 garette avec son support est effectuée par aspiration à travers la partie de celui-ci qui vient au contact de l'enveloppe. Cette aspiration est ensuite coupée à l'endroit où la vitesse du support, sur la courbe fermée qu'il décrit, devient perpendiculaire à l'axe des cigarettes. Un tambour alvéolé classique, tournant autour d'un axe parallèle à celui des cigarettes (axe qui conserve la 35 même orientation pendant tout le transfert) et dont la vitesse périphérique est égale à celle du support, peut alors reprendre les tronçons de boudin successifs. Les conditions de transfert sur un tel tambour sont assez connues pour qu'il n'y ait pas d'indications supplémentaires à donner. Une caractéristique commune à tous les dispositifs de ce genre nuit cer-40 tainement à leur efficacité : les courbes fermées décrites par chaque poijnt 71 04614 2 2125115 actif d'un support (on entend par là ceux qui viennent au contact de l'enveloppe) ne font que tangenter la trajectoire extérieure du boudin coupé en cigarettes. Le support s'écartant ensuite rapicteent de cette trajectoire, on conçoit que la solidarisation (par aspiration) du support et de la cigarette soit incertaine, 5 d'autant plus que le vecteur vitesse de l'un et le vecteur vitesse initiale de l'autre, quoique sensiblement égaux au moment de la prise, divergent de plus en plus. C'est un premier objet de l'invention de prévoir un dispositif de transfert» appartenant à la catégorie ci-dessus, dans lequel la solidarisation des supports et des cigarettes puisse s'effectuer de manière absolument sure. On y parvient en prévoyant qu'au moment de la prise, le vecteur vitesse du support possède une composante perpendiculaire au vecteur vitesse de la cigarette. En d'autres termes, chaque support traverse donc, pendant un intervalle de temps non négligeable, la trajectoire du boudin divisé en éléments de cigarette, ce qui 15 lui permet de s'appliquer sur celle-ci et assure la solidarisation de l'un et de l'autre, par aspiration par exemple, avant que l'élément de cigarette ne soit soumis à une décélération importante. Un autre inconvénient commun aux dispositifs déjà mentionnés tient en ce que la vitesse périphérique absolue du support étant parallèle à l'axe du bou-20 din de cigarettes fractionnées au moment exact de la prise, sa composante dams cette direction ést alors évidemment maximale. Ainsi, on ne peut pas utiliser le dispositif pour créer entre les éléments de cigarettes successifs l'intervalle nécessaire à leur différenciation,sauf à donner à cette vitesse périphérique une valeur en grandeur nettement plus forte que celle de la vitesse du 25 boudin de cigarettes. On retrouve alors le défaut constaté avec les différents dispositifs de séparation longitudinale des cigarettes qu'on groupe sous le nom de "cames d'accélération" ; ce défaut vient de ce qu'on applique une impulsion brutale pour accroître la vitesse de la cigarette de tête en agissant essentiellement sur son enveloppe, c'est-à-dire sur le papier lui-même plus que 30 sur le tabac. On comprend que cette façon de procéder amorce le vidage de la cigarette par ses extrémités, vidage qui aura tendance à se poursuivre sous l'effet d'autres contraintes. Le glissement relatif de la cigarette et de son support au moment du contact peut aussi entraîner, comme pour les cames d'accélération, une imprécision quand à la localisation exacte de la cigarette à 35 un instant donné. Le dispositif de l'invention a également pour objet dfe pallier ces imperfections. A cet effet, on fait en sorte que les supports de cigarette soient d'abord entraînés avec une composante de vitesse croissante relativement à la vitesse initiale de la cigarette qui vient d'être prise. On "décolle" ainsi 40 assez progressivement la cigarette (o* le groupe de cigarettes) de tête, de la 71 04614 3 2125115 (ondes) suivante , sans à-coup et sans accélération excessive. Ce résultat, ainsi que le précédent, sont obtenus simuïanément en anticipant le moment du contact support-cigarette sur celui auquel le support passe au point haut (ou au point bas) de sa course, dans le cas le plus courant o-5 la trajectoire initiale du boudin de cigarettes est horizontale et dans le cas où les supports tournent autour d'axes horizontaux. Cette notion de point haut (ou de point bas) pourrait naturellement disparaître dans d'autres configurations, mais on peut cependant, dans chaque cas, déterminer un angle "d'avance à la prise" par rapport au point où la vitesse du boudin et la vitesse péri-10 phérique absolue du support sont rigoureusement parallèles. De la valeur de cet angle d'avance à la prise dépendront tout à la fois la durée d'application forcée du support sur la cigarette (effet de balayage transversal) et l'importance de l'accroissement initial de vitesse par rapport à celle du boudin (effet de séparation longitudinale des différents tronçons de boudin). On remarquera que, dans la presque totalité des brevets antérieurs, les supports prennent les cigarettes (ou les groupes de cigarettes) en passant au poiat bas.de leur trajectoire. Il s'en suit que l'effet de succion solidarisant supports et cigarettes s'exerce à l'encontre de l'action de la pesanteur. Pour pallier cet inconvénient, le régleur d'une telle machins aura toujours -tendance 20 à faire descendre chaque support un petit peu en-dessous du niveav. supérieur nominal de la cigarette à prendre, ce qui conduit à écrastr "légèrement celle-ci sur son guide de transport. Dans une version préférée de l'invention, on rend absolument inutile cette précaution néfaste en choisissant le sens de rotation de sorte que l'angle d'avance à la prise parte du point haut de la trajectoire 25 fermée suivie par le support. De cette façon, succion et pesanteur travaillent dans la même direction alors que les cigarettes sont soulevées sans dommage de leur guide de transport. On peut encore apporter d'autres critiques pertinentes aux dispositifs décrits dans les dispositifs connus : en particulier, ils ne permettent pas, du 30 fait de l'encombrement des éléments préhenseurs et de leur mécanisme d'entraînement,un guidage transversal des tronçons de boudin(perpendiculairement à l'axe de celui-ci) dans la zone où ils sont repris par le dispositif de transfert (appelée ci-dessous "zone d'alimentation"). Dans le dispositif de l'invention, on assure parfaitement ce guidage en prévoyant deux glissières latérales 35 qui se prolongent dans la zone d'alimentation et qui ménagent entre elles une fente de largeur inférieure au diamètre des cigarettes. Les éléments préhenseurs proprement dit ont une forme de lame et passent à travers cette fente pour venir en contact avec les tronçons successifs de boudin, les soulever de ce support et, une fois le point haut des supports franchi, les faire redescendre au-delà de 40 l'extrémité en porte-à-faux des glissières. Le guidage latéral est don 71 04614 4 2125115 lent jusqu'à ce qu'une prise ferme soit assurée par la succion exercée à travers le support. Une grande hauteur des lames de préhension (perpendiculairement à l'axe du boudin) permet un angle d'avance à la prise importante sans risque de heurt avec les réglettes de guidage. Dans la plupart des dispositifs connus l'entraînement et le maintien parallèle à eux-mêmes des supports dans leur trajectoire fermée sur elle-même est assurée par des engrenages épi- ou hypo-cycloïdaux. Ceci conduit à une réalisation coûteuse et d'un entretien difficile. Un des objets de l'invention étant de réaliser un dispositif de transfert d'articles à la fois économique et robuste, on propose, dans une version préférée de l'invention, d'assurer le guidage des supports de cigarettes par articulation sur deux organes rotatifs de même rayon utile, entre lesquels des éléments réliés aux supports proprement dit font office de bielles d'accouplement. Cette réalisation s'apparente à une modalité connue. Cependant, dans l'agencement préconisé, on arrive à une solution encore plus économique en prévoyant que ce soit la base elle-même des éléments préhenseurs en forme de lame qui joue ce rôle de bielle d'accouplement. Ces bases sont articulées sur les organes rotatifs par des axes droits. Ces derniers sont pleins ou creux suivant le trajet qu'on fait suivre à l'air déprimé servant à maintenir les cigarettes sur leur support. Ces bases passent entre les faces internes de deux organes rotatifs, dont l'Un est ajouré en forme de croix ou d'étoile pour permettre une reprise plus facile des tronçons de boudin par un autre élément rotatif, muni par exeifle d'organes d'aspiration. On réalise ainsi une construction économique, d'accès facile et d'entretien réduit. On peut enfin reprocher aux dispositifs décrits dans les brevets publiés un autre inconvénient inhérent au parti choisi pour la prise, au point bas ou au point haut de la trajectoire des éléments préhenseurs. La vitesse périphérique de ceux-ci et la vitesse du boudin doit en effet être dans un rapport 0 sensiblement constant, en général légèrement supérieur à l'unité. La vitesse maximale admissible du boudin est une caractéristique de construction de la machine à fabriquer les cigarettes. Cependant, pour conserver constant le rapport 0 défini ci-dessus, on serait tenté, avec un dispositif donné fonctionnant suivant le principe des brevets cités, d'augmenter ou de diminuer la vitesse du boudin suivant que les cigarettes à fabriquer sont plus longues ou plus courtes. En effet, dans un intervalle de temps donné, une augmentation du nombre des tronçons fabriqués à vitesse de boudin constante nécessiterait de faire tourner un plus grand nombre de fois les éléments préhenseurs pour évacuer les articles produits, ce qui entraînerait une augmentation de la vitesse périphérique de ceux-là. On serait donc conduit à diminuer la vitesse du boudin pour conserver sensiblement constant le nombre des tronçons fabriqués par 71 04614 5 2125115 péril,hérl- que/des supports resterait égale à la vitesse initiale. Ceci montre que les dispositifs construits suivent les principes antérieurs ne correspondent vraiment qiô une longueur de cigarettes, déterminée par le dimensions géométriques 5 de ces dispositifs. Au contraire, les dispositifs suivant l'invention s'accommodent de toute les longueurs usuelles de cigarettes tout en conservant à la machine de fabrication une vitesse de boudin voisine du maximum admissible et 'me différence sensiblement constante entre la vitesse du boudin et la composante horizontale 10 de la vitesse des éléments péhenseurs au moment du transfert (Éacîs'entendant pour un trajet du boudin horizontal comme il est habituel de le trouver). Cette différence caractérise la tendance au glissement relatif des cigarettes et de leurs supports à l'instant de la prise. On verra, dans l'exemple ci-dessous, qu'on parvient facilement à ce résultat en faisant varier l'angle d*avance à 15 la prise entre un minimum correspondant aux cigarettes les plus longues à fabriquer et un maximum convenant aux cigarettes les plus courtes. L'invention concerne donc également un procédé d'utilisation des mécanismes de transfert du- type défini ci-dessus, dans lequel on frit toujours fonctionner la machine de fabrication au voisinage de sa vitesse de défilement 20 aasimm du boudin et pour lequel on modifie l'angle d'avance à la prise suivant la longueur des cigarettes à fabriquer, de telle sorte que le glissement relatif des cigarettes et des éléments préhenseurs au moment" de la prise '•«te darr des limites très admissibles. Dans tout ce qui précède et ce qui suit, il faut ccawrendre sv.e le terrn* 25 "cigarette" est employé pour tout objet similaire en forme de tige, quelque soit sa longueur, sa nature ou son état de finition. Il peut donc s'agir indif féremment de cigarettes de simple)double ou triple longueur* de bâtonnets dans lesquels sont coupés les filtres à cigarettes, de cigares ou d'ébauches (poupées) non façonnées pour la fabrication de ceux-ci, etc s. De même les éléments 30 de l'invention sont applicables à des objets non cylindriques teïs que des paquets réguliers chaque fois que la vitesse de sortie de ceux-ci est suffisamment grande et stable pour relever des principes de l'invention. Un exemple de mise en oeuvre de l'invention pour la réception des cigarettes à la sortie de la couperie de la machine qui les fabrique va maintenant 35 être donné en référence aux figures annexées et qui sont ; La figure 1 une élévation partielle du dispositif suivant l'invention vue suivant la ligne I-I de la figure 2. La figure 2 une coupe de détail suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 est un diagramme d» fonctionnement théorique du dispositif. 40 Les cigarettes de double longueur C sortent de la couperie de la machina, 71 04614 6 2125115 dont on voit en 10 un prolongement du bâti, animées d'une vitesse sensiblement égale à celle du boudin continu fabriqué par la machine. Cette vitesse est représentée en grandeur et en direction par le vecteur horizontal B. Elles glissent alors sur un support parfaitement lisse qui se termine par deux réglet-5 tes en console 11 et 11'. Ces réglettes ménagent entre elles une fente 12 de largeur nettement inférieure au diamètre des cigarettes dans la partie basse des réglettes. Au dessus, cette fente s'élargit progressivement, de manière à former un support et un guide qui amène les cigarettes dans la zone où elles seront reprises, qui est la zone d'alimentation de dispositif de transfert, 10 sans pratiquement les ralentir avec line orientation parfaitement définie. Ce dispositif de transfert proprement dit est repéré par le numéro 20. Il comprend, dans cette feinne de réalisation, quatre éléments préhenseurs ou supports,dimensionnés pour des cigarettes de double longueur, repérés en 21, 22» 23 et 24. Ces éléments se composent d'une partie haute, creuse et en forme de 15 lame telle que 25 et d'une base de section renforcée telle que 26. La partie supérieure de la lame (27)f»rme un berceau ajouré pour le repos de la partie médiane des cigarettes denbles et la largeur de la lame est inférieure à celle de la fente 12 entre les réglettes 11 et 11'. Les supports 21 à 24 sont entraînés en rotation tout en restant parallèles à eux-mêmes (et leur partie supé-20 rieure 27 restant parallèle à l'axe des cigarettes) par l'intermédiaire de deux organes œtatifs 30 et 40. Les organes 30 et 40 sont reliés aux bases 26 des éléments préhenseurs par des axes pleins 31, 32, 33, 34 »u creux 41, 42, 43, pivotant dans des bagues telles que 35 ou des roulements 45. L'organe rotatif 30 est pourvu de quatre branches, en forme de croix, 25 rayonnant autour d'un moyen central 36, claveté sur un arbre menant 37. L'organe 40, en forme de disque est claveté sur l'arbre menant 47. Les arbres 37 et 47 sont entraînés à la même vitesse, suivant les flèches curvilignes de la figuré 1, à partir des organes généraux de la machine à fabriquer les cigarettes, de façon à faire un tour sur eux-mêmes chaque fois que quatre ciga-30 rettes de longueur double sont tronçonnées par la couperie. Le disque 40 reste pendant toute sa rotation intimement appliqué contre un flasque fixe 50 en pressant des garnitures d'étahchéité lubrifiées telles que 51. Le flasque 50 est pourvu d'une gorge curviligne 52 avec laquelle peuvent communiquer pendant une partie de leur parcours les axes creux 41 à 35 44 reliant 40 et les éléments préhenseurs 21 à 24. Le flasque 50 est en outre pourvu de deux alésages 53 et 54. Le premier communique avec une ouverture oblongue 61, percé dans une patte 60,servant à la suspension du flasque 50. Un large canal 62, dans la patte 60 est en communication avec line pompe à vide non représentée. Par l'intermédiaire de la buse 55, l'alésage 54 est 40 en communication avec l'atmosphère (ou, facultativement, une source d'air 71 04614 7 2125115 légèrement surpressé) pour casser le vide existant dans un tube tel que 42 et une lame telle que 25 arrivant à la position où la cigarette double C2 va être transférée au dispositif de réception 70. Des boulons tels que 63 et 64 assurent le maintien du flasque 50 sur la patte 60 tout en permettant de 5 déplacer légèrement celle-ci autour de l'axe de l'arbre 47 pour régler au mieux le lâchage de la cigarette en position C2. Le dispositif de réception des cigarettes 70 est un dispositif à aspiration classique à ceci près qu'il comporte, comme 30, quatre bras (71, 72, 73,.»}. L'extrémité de ces bras (75) tourne à la même vitesse pêriphérique(dans le sens 10 de la flèche curviligne de la figure 2) que la partie supérieure 27 des lames 21 à 24 ce qui permet un transfert sans difficulté au dispositif 70 qui alimente un tapis d'évacuation ou une assembleuse de filtres.Les cigarettes de double longueur sont, bien entendu, recoupées par la suite en deux tronçons ce qui n'offre aucune difficulté puisqu'elles sont déjà parfaitement alignées longitu-15 dinalement dès leur transfert. Le fonctionnement du dispositif de transfert proprement dit est facile à comprendre d'après ce qui précède.Les éléments préhenseurs 21 à 24 tournent en synchronisme avec la couperie de la machine de fabrication. Leur rayon de giration est dimensionné, par construction, de façon à ce que, lorsqu'ils 20 passent entre les réglettes 11 et 11', la composante heriïùDtalc ci.: leur vitesHe (V„) soit du même ordre (mais de préférence î.égèr3Tsr," par excès) qu-; n la vitesse propre du boudin de cigarettes V . Quelle nue soit la longueur B des tronçons qu'on veut produire, tout au moins dans la gamme des fabrications classiques, on peut conserver à la machine une vitesse de défilement très 25 proche du maximum autorisé par le constructeur en faisant varier l'angle d'avance à la prise A. La vitesse périphérique des berceaux 27 est en effet directement proportionnelle au nombre de cigarettes doubles produites par unité de temps (donc, à vitesse de boudin donnée Vn, inversement proportionnelle à la longueur des tronçons fabriqués). Mais la composante horizontale V„ de V_ H T 30 est égale à VT cos A. Si un angle d'avance # la prise Am moyen correspond à une cigarette de longueur moyenne et qu'en passant à une fabrication de cigarettes longues, on doive effectuer un ralentissement de la vitesse périphérique des éléments préhenseurs, on déplacera l'ensemHe du mécanisme 20 vers le bas et en direction de la machine à.fabriquer. On diminuera ainsi l'angle A et on 35 augmentera par là cos A de façon à ce que V„ = V cos A redevienne voisin de n 1 la vitesse du boudin V_. A l'inverse, une fabrication de cigarettes plus courtes ne nécessitera comme réglage que de réhausser par rapport aux réglettes 11 - 11' et d'éloigner de la machine l'ensemble du dispositif 20. On ouvrira ainsi l'angle A (diminuant cos A) et, malgré la plus grande vitesse périphérique VT, 40 on gardera constant l'écart entre la vitesse horizontale à la prise V et la , il 71 04614 8 2125115 vitesse du boudin inchangée V . B Bien entendu, ce réglage, en général très peu fréquent, peut être facilité en cas de nécessité, par des organes de guidage faciles à définir, puisqu'il demeure une relation constante entre la taille des cigarettes à fabriquer et 5 la position relative entre dispositif 20 et la machine de production. Remarquons qu'en faisant passer l'angle A de 20° à 60° on peut pratiquement s'accommoder d'une variation de longueur de cigarettes allant du simple au double ce qui, en tenant compte des possibilités de recoupe ultérieure, excède nettement les contraintes de fabrication. 10 Une fois réalisée la compatibilité des vitesses V„ et V » mécanisme il D de transfert peut fonctionner sans autre problème, puisque la mise en phase de celui-ci et de la couperie est tin réglage classique,sur ce genre de machines Les berceaux 27 viendront en contact avec une cigarette telle que C^, parfaitement centrée axialement et transversalement. Ils la soutiennent jusqu'à la 15 position C^ et la dépression régnant dans les conduits des arbres creux (tels que 43) et les canaux 52-53-61 - 62 (l'aspiration suivant les flèches en tirets de la figure 2) l'assoiera fortement sur le berceau 27 de l'élément préhenseur (23). Fendant le quart de tour suivant de celui-ci, qui correspond à la phase d'amortissement du mouvement longitudinal du tronçon de boudin (en 20 direction de son axe) et de sa transformation en mouvement transversal de même vitesse, la cigarette double sera solidaire du support jusqu'au moment où l'aspiration sera coupée par la discontinuité entre 52 et 54. La mise en conutrunication du tube 42 avec l'atmosphère par l'alésage 54 permettra à la cigarette en d'être prise par le suceur du bras 72, grâce à la dépression 25 régnant à l'intérieur de l'organe 70. On procède ainsi au transfert continu des éléments de cigarette successifs en absorbant progressivement leur vitesse axiale, sans aucune décélération par trop brutale risquent de provoquer le vidage de ces éléments par leur extrémité antérieure. Bien entendu, de nombreuses modifications peuvent être apportées 30 à l'appareil décrit ci-dessus sans sortir du cadre de l'invention. C'est ainsi qu'on peut transférer en même temps plusieurs cigarettes déjà coupées et, en agissant sur le point ou cesse l'aspiration à travers leur élément préhenseur, diviser celles-ci en deux flux différents, repris l'un au niveau supérieur de l'élément 22 (figure 1) l'autre en position symétrique sur l'élément 24. Une 35 application à d'autres articles que des cigarettes ne présenterait pas plus de difficultés. 71 04614 9 2125115 REVENDICATIONS 1/ Dispositif pour transférer des articles de forme régulière alimentés en un flux continu suivant une première direction fixe vers une voie de sortie sur laquelle lesdits articles sont évacués suivant une deuxième direc-5 tion transverse à la direction d'alimentation, du type dans lequel on utilise pour ce transfert une série d'éléments préhenseurs pour un nombre déterminé d'articles avec des moyens pour entraîner lesdits éléments en circuit fermé sur un parcours passant dans la zone d'alimentation des articles et par l'extrémité amont de la voie de sortie, ces éléments étant dans la zone d'alimenta-10 tion entraînés suivant cette première direction avec une vitesse linéaire du même ordre de grandeur que la vitesse de défilement des articles caractérisé en ce que, dans la zone d'alimentation, lesdits éléments sont également animés d'une vitesse perpendiculaire à ladite première direction. 2/ Dispositif comme à la revendication 1 caractérisé en ce que, au-delà '5 de la zone d'alimentation, les éléments préhenseurs sont d'abord entraînés avec une accél'ération positive Suivant la direction d'alimentation. 3/ Dispositif comme à la revendication 1 ou la revendication 2 dans lequel la direction d'alimentation des articles est voisine de l'horizontale, caractérisé en ce que, dans la zone d'alimentation, la composante de la vitesse de 20 déplacement des éléments préhenseurs perpendiculaire à la direction d'alimentation est dirigée dans le sens ascendant. 4/ Dispositif comme à la revendication 2 ou 3 dans lequel chaque point actif des éléments préhenseurs est animé d'un mouvement circulaire, dans un plan parallèle à la direction d'alimentation caractérisé en ce que la zone 25 d'alimentation des articles est située à une distance de la ligne des centres de rotation desdits points, inférieure au rayon du mouvement circulaire qui les anime. 5/ Dispositif comme à la revendication 4 dans lequel la distance entre la ligne des centres de rotation des éléments préhenseurs et la zone d'alimenta-30 tion des articles est modifiable en fonction de la longueur des articles à transférer. 6/ Dispositif comme à la revendication 1, 2, 3 ou 4 dans lequel les articles sont jusqu'à la zone d'alimentation supportés sur une voie matérielle, caractérisé en ce que dans cette zone d'alimentation, cette voie est composée 35 de deux glissières, parallèles à la direction d'alimentation et espacées d'une distance inférieure à la dimension transversale des articles, entre lesquelles peut passer la partie des éléments préhenseurs qui vient en contact avec les articles. 7/ Procédé d'utilisation des dispositifs faisant l'objet d'une quelconque 71 04614 10 2125115 des revendications ci-dessus accouplés à une machine à confectionner les cigarettes, pour faire fonctionner cette machine au voishage de la vitesse maximum de défilement du boudin quelque soit la longueur des cigarettes à fabriquer, caractérisé en ce qu'on modifie l'angle d'avance à la prise des cigarettes en raison inverse de cette longueur.