La présente invention a pour objet un panneau composite stratit destiné à la réalisation d'une paroi à la fois calorifuge, légère bien que rigide et bon marché, ce panneau se présentant sous la forme d'une superposition de couches à cloisonnage de surface gauche, éventuellement associées à des feuilles planes constituant des cloisons intermédiaires et/ou des faces terminales, à la manière des panneaux préfabriqués dits "sandwiches't utilisés couramment dans l'industrie du bâ- timent. Conformément à une particularité essentielle de la présente invention, la couche à cloisonnage de surface gauche est une feuille gaufrée dont la conformation s'analyse en une mosaSque de cases juxtaposées à empreintes alternativement en creux et en relief de meme configuration géométrique, chaque case en creux ou alvéole étant entourée de cases en relief ou bossages qui en sont la reproduction à l'envers et réciproquement, une meme case vue d'un ctté de la feuille étant alvéole et de l'autre caté bossage.Les empreintes seront avantageusement conformées en pointe de diamant à facettes multiples et à contour polygonal, étant par exemple de configuration pyramidale, chaque alvéole ayant, avec chacun des bossages qui lui sont contigus, une facette commune coplanaire d'allure rhombique. Selon un mode d'exécution de la présente invention, faisant appel à l'association envisagée plus haut de feuilles planes, on utilisera pour ces-ci des feuilles réfléchissantes d'aluminium ou analogue propres à accrottre les propriétés cabri- fuges du panneau composite, notamment par réflexion du rayonnement infrarouge, les feuilles gaufrées pouvant entre en matériau synthétique, en cartoon ou en-amiante et éventuellement revêtues d'une pellicule réfléchissante. En variante, on peut se dispenser de telles feuilles d'aluminium et avoir recours, pour la confection des feuilles su nerposées,à un matériau transparent ou du moins translucide, le panneau ainsi réalisé constituant alors un substitut aux vitres de serres, châssis et autres enceintes botaniques, cette application de l'invention bien que particulièrement intéressante n'étant toutefois pas limitative.Des résultats fort satisfaisants ont été obtenus en confectionnant les feuilles gaufrées en matière plastique rigide ou semi-rigide telle que le panneau ainsi fait soi:Ltelativement opaque aux rayons infrarouges de longueur d'onde de l'ordre de 10 microns et relativement résistant aux rayons ultraviolets, la description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut dtre réalisée. La figure i est une vue schématique partielle en perspective dtune feuille gaufrée à empreintes pyramidales selon un mode de réalisation de la présente invention. La figure 2 en est une vue en plan de dessus. les figures 3 et 4 sont des vues en coupe partielle suivant les lignes III-III et IV-IV de la figure 2. la figure 5 est un croquis coté semblable à la figure 3. la figure 6 montre schématiquement en perspective deux intercalaires gaufrés cloisonnant les espaces délimités par trois feuilles d'aluminium planes. La figure 7 montre schématiquement l'empilage à emboitement des feuilles gaufrées pour le transport. La figure 8 montre une feuille d'aluminium à laquelle sont assujettis des intercalaires gaufrés, par collage, soudure ou brasage. La figure 9 illustre l'assemblage d'intercalaires gaufrés par boutons à pression, les boutons traversant une feuille a'aluminiun, la figure 10 est une vue analogue à la figure 3, représentant schématiquement une partie du panneau calorifuge selon l'invention, avec assemblage par boutons à pression. La figure il montre un mode d'assemblage selon l'invention. la figure 12 montre en perspective une partie de feuille gaufrée comportant des nervures suivant une diagonale de la facette commune à un alvéole et à un bossage contigus, les nervures concourant au sommet du bossage et au fond de l'alvéole. Les figures 13 et 14, analogues à la précédente, montrent des variantes où les nervures forment dans le premier cases polygones entourant soit les sommets des bossages soit les fonds des alvéoles, et s'étendent dans le second cas selon les deux diagonales des facettes communes à un bossage et à un alvéole contigus. La figure 15 est une vue analogue à la figure 1, montrant une variante de feuille gaufrée à empreintes délimitées par des surfaces gauches. La feuille gaufrée désignée par le chiffre de référence 1 sur les dessins est, dans l'exemple illustré, à empreintes pyramidales à base carrée faisant alternativement saillie d'un cbté et de l'autre du plan médian de la feuille0 On trouve ainsi des empreintes en relief ou bossages 2 à sommet 5 et des empreintes en creux ou alvéoles 3 à fond 6, étant entendu qutune même empreinte est en relief d'un côté et en creux de l'autre et qu'un sommet 5 est en même temps un fond 6 selon la position de l'observateur.Chaque empreinte pyramidale d'un signe est entourée de quatre empreintes pyramidales de signe contraire, compte tenu que le polygone de base est un quadrilatère. les empreintes ont mêmes forme et dimension et sont en succession la reprôduction en sens inverse les unes des autres, Afin d'éviter la présence d'arêtes d'inflexion démarquant les empreintes contiguës, qui seraient susceptibles de constituer des axes de charnières eu égard à un couple de contrainte par exemple de flexion, ou encore des amorces d'écrasement des empreintes sous la charge, on établit une continuité coplanaire des facettes 4 communes à des empreintes contiguës ces facettes étant en forme de losanges bordés d'une part de deux arêtes pyramidales de bossage 2 (représentées d'autre part en trait fort) et/de deux-arêtes pyramidales alvéole 3 (représentées en trait fin). la trace de l'intersection de la feuille gaufrée 1 par son plan médian est un damier à cases carrées ( représentées en trait mixte). La conformation mosaSquée à empreintes identiques mais de signes contraires, permet.un empilage étroit de feuilles gaufrées 1 comme illustré sur la figure 7, par embottement des bossages des uns dans les alvéoles des autres. il en résulte une économie appréciable d'encombrement au stockage et au transport, avec garantie de pérennité des configurations gdo- métriques. Comme on le voit sur les figures 3 à 6, les feuilles gaufrées 1 servent d'intercalaires entretoisant des feuilles planes d'aluminium 7 et cloisonnant l'espace entre celles-ci. Ces feuilles d'aluiinium 7 peuvent outre très minces, par exemple de 8 à 20 microns d'épaisseur, et éventuellement renforcées par une pellicule de matière plastique sur laquelle elles sont collées ou déposées par métallisation, tandis que les feuilles gaufrées 1 peuvent être en matière synthétique, carton ou amiante et éventuellement elles aussi revêtues d'une pellicule d'aluminium. Les feuilles en cause 1 et 7 sont assujetties les unes aux autres au niveau des sommets 5 ou fonds 6 des empreintes, par collage, soudure ou brasage dans le mode a'exécution illustré sur la figure 8. Selon la variante de la figure 9, cette fixation se fait d'un intercalaire 1 dans l'autre, situé de l'autre côté dune feuille d'aluminium 7 par des boutons à pression 9-I 0, à travers des ouvertures 8 pratiquées dans la feuille 7 soit par usinage préalable soit par l'action d'emboutissage des boutons à pression 9-10 du fait môme de leur interpénétration. Sur la figure 10, on a représenté une couche de platre 11 et une paroi de parement ou résistante 12 contiguS à cette couche. Sur la figure 11, on peut voir schématiquement l'assemblage du panneau composite selon l'invention par une machine. On n'a pas représenté le dispositif connu munissant de colle les sommets 5 ou fonds 6 de l'intercalaire gaufré 1. Au moins une paire de rouleaux 20-21 presse ensemble un faisceau d'intercalaires gaufrés 1 et de feuilles d'aluminium 7 et aumoins une paire de rouleaur22-23 enserre l'ensemble ainsi obtenu entre deux couches de plate 11. Le panneau composite ainsi constitué par 11 assemblage des feuilles d'aluminium 7 et des intercalaires gaufrés 1, est rigide et conserve durablement sa forme après montage à pied d'oeuvre. Pour l'obtention d'une paroi calorifuge de bonnes performances thermiques et dlun coflt acceptable, on choisira avantageusement un pas d'empreintes l (voir figure 5) d'au moins 100 mm et un intervalle d entre feuilles d'aluminium 7 compris entre 20 et 40 mm. Selon les variantes des figures 12 à 14, la raideur des intercalaires gaufrés 1 peut être accrue par des nervures obtenues à titre d'exemple par moulage ou emboutissage en môme temps que la gaufrure. la figure 12 montre des nervures telles que 13 sui vant une diagonale de la facette 4 commune à un bossage 2 et à un alvéole 3 contigus, les nervures 13 concourant au sommet 5 au bossage 2 et au fond 6 de l'alvéole 3. Dans le mode de réalisation de la figure 13 les ner vures 14 ferrent des polygones qui entourent des sommets tels que 1U. Sur la figure 14, les nervures concourent aux sommets de la facette commune 4. tes nervures telles que 13 et 15 sui vent les deux diagonales de ces facettes communes 4, et concourent au sommet 5 d1un bossage ou au fond 6 d'un alvéole en se crsisaKt au milieu des facettes 4. La figure 15 illustre des bossages 2 à sommets 5 et des aivéoles 7 à fonds 6 d'allure pyrenidale mais à surfaces gauches. Ces surfaces peuvent appartenir à des cônes de révolution et les facettes communes 4 être en forme de losange plan ou gauche dont les sommets sont en 5 et 6 et aux points de base 16 et 17 des empreintes correspondantes. II va de soi que les modes de réalisation décrits ne sont que des exemples et qu'il serait possible de les mo difier,notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. On peut en particulier s'écarter de ces modes de réalisation décrits en supprimant les feuilles d'aluninium 7 et en utilisant pour les feuilles superposées une matière transparente ou translucide à la lumière, afin de constituer une paroi pouvant avantageusement remplacer les vitres simples ou doubles des serres, chassies, etc. tes parois peuvent entre planes, les feuilles gaufrées étant dans ce as toutes identiques Mais elles peuvent aussi autre semi-cyliridriaues, les feuilles gaufrées étant alors solidaires suivant un pas décroissant.provoquant au repos une courbure de la paroi. REVENDICATIONS 1. Panneau composite stratifié destiné à la réalisa- tion d'une paroi calorifuge et se présentant sous la forme d'une superposition de couches à cloisonnage de surface gauche, éventuellement associées à des feuilles planes constituant des cloisons intermédiaires et/ou des faces terminales, caractérisé en ce que ladite couche à cloisonnage de surface gauche est une feuille gaufrée dont la conformation s'analyse en une mosaïque de cases juxtaposées à empreintes alternativement en creux et en relief de m8me configuration géométrique chaque case en creux ou alvéole étant entourée de cases en relief ou bossages qui en sont la reproduction à ltenvers et réciproquement, une néme case vue d'un etté de la feuille étant alvéole et de l'autre côté bossage. 2. Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites empreintes sont conformées en pointe de diamant à facettes multiples et à contour polygonal, étant par exemple de configuration pyramidale, chaque alvéole ayant, avec chacun des bossages qui lui sont contigus, une facette commune coplanaire d'allure rhombique. 3. Panneau selon la revendication 1 ou 2, comportant des feuilles planes en association avec les couches à cloisons nage de surface gauche, caractérisé en ce que lesdites feuilles planes sont des feuilles réfléchissantes d'aluminium ou analogue propres à accroître les propriétés calorifuges du panneau composite, notamment par réflexion du rayonnement infrarouge. 4. Panneau selon la revendication i, 2 ou 7, caractérisé en ce que lesdites feuilles gaufrées sont en matériau synthétique, en carton ou en amiante et éventuellement revê tues d'une pellicule réfléchissante d'alur.inium ou autre. 5. Panneau selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite feuille gaufrée ou plané est confectionnée en un maté- riau transparent ou du moins translucide, le panneau ainsi réalisé constituant un substitut aux vitres notamment pour serres, chassis et autres enceintes botaniques, 6. Panneau selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit matériau est une llatière plastique rigide ou semirigide telle que le panneau ainsi fait soit relativement opaque auxrayons infrarouges de longueur d'onde de l'ordre de 10 microns et relativement résistant aux rayons ultraviolets. 7. Panneau selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'assemblage des feuilles entre elles se fait au niveau du fond ou du sommet des empreintes soit par collage, soudure ou brasage, soit au moyen de boutons à pression. 8. Panneau selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les empreintes de la feuille gaufrée comportent des nervures de raidissement pouvant étre formées en méme temps que la gaufrure.