La présente invention concerne un tuyau souple renforce pour pressions élevées, fabriqué à partir de matériaux synthétiques polymères et comprenant, de la façon habituelle, un tube interne, au moins un élément de renforcement en un fil synthétique à haute résistance et une couche externe protégeant lgélément de renforcement. L'invention concerne également des procédas et dispositifs pour la fabrication de ces tuyaux, et en particulier des procédés de mise en liaison utilisant des solvants pour la réunion entre eux des divers éléments constituant le tuyau. On a déjà reconnu dans les techniques antérieures combien il est important, pour l'obtention de tuyaux renforcés de haute qualité pour pressions élevées à partir de matériaux synthétiques polymères, de réaliser une liaison entre les divers éléments du tuyau. On sait qu'une telle liaison améliore certaines propriétés du tuyau comme la résistance à la déformation et la solidité de fixation des joints sous pression, sans que cette liaison si elle est convenablement réglée affecte notablement dans un sens défavorable, d'autres propriétés du tuyau. Un certain lien entre les éléments empêche également ces éléments de jouer les uns par rapport aux autres ou de se dissocier lorsque le tuyau est coupé à longueur pour la fixation des joints. Une liaison suffisante entre les divers éléments d'un tuyau est également importante pour une autre raison, moins évidente. le poids total des matériaux employés dans la confection du tuyau peut être diminué lorsqu'une liaison convenable est réalisée entre les éléments. En effet, si les éléments sont solidement liés les uns aux autres, l'ensemble se comporte comme une structure monolithique, et certaines propriétés physiques favorables de chaque élément s'additionnent aux memes propriétés des autres éléments. Â l'opposé, si les liaisons sont insuffisantes, certaines des propriétés physiques favorables ne s'additionneront pas, et les éléments auront tendance à se comporter, en ce qui concerne lesdites propriétés, comme des éléments indépendants et sans liaisons. L'importance de ce qui précède peut être appréciée en considérant, d'une part la liaison entre l'enveloppe et l'élément extérieur de renforcement, et d'autre part la liaison entre l'élément intérieur de renforcement et le tube interne. Ces facteurs vont être étudiés séparément ci-après. Un tuyau souple est par définition un conduit flexible, et il est important qu'il puisse être plié suivant un rayon relativement faible sans déformation, c 'est-à-aire sans que le diamètre interne du tuyau s'affaisse en formant un étranglement. De façon générale, la résistance à la déformation est fonction de 11 épaisseur de la paroi et, pour accroître cette résistance, on augmente l'épaisseur de l'enveloppe externe. Si possible, le fabricant évitera généralement d'augmenter l'épaisseur de l'enveloppe, ce qui, non seulement élève le prix de revient, mais réduit la flexibilité du tuyau. Aussi est-il important d'accroître au maximum la part prise par l'enveloppe dans l'augmentation de la résistance du tuyau à la déformation.Il a maintenant été trouvé que ce résultat peut entre obtenu en assurant une liaison solide entre l'enveloppe et l'élément de renforcement. Lorsque cette solide liaison est obtenue, les contributions de chacun des éléments à la résistance à la déformation sont additives alors que, en l'absence d'une telle liaison, aucun des éléments ne contribue notablement à la résistance de l'autre. L'importance d'une liaison solide peut aussi être mise en relief dans les rapports entre l'élément de renforcement et le tube interne. Si l'on considère par exemple le problème de la fixation de raccords ou joints amovibles à un tuyau à structure renforcée, la solution classique consiste à utiliser un joint comportant un fourreau externe et un mandrin interne. Le fourreau est enfilé par dessus le tuyau et le mandrin, légèrement conique, est introduit à l'intérieur du tuyau. Des filetages correspondants, portés par le fourreau etle mandrin, sont mis en prise et vissés ce qui fait pénétrer l'extrémité conique du mandrin dans le tuyau, en formant un joint étanche.On peut Wemarquer que, lorsque le mandrin est inséré à force dans le tuyau, la portion de celui-ci pincée entre le fourreau et le mandrin est soumise à un effort de cisaillement et que, si les forces de torsion deviennent excessives, le tuyau peut céder dans la région correspondante. Mais en outre, lorsque la liaison entre les divers élé- ments du tuyau est solide (ici essentiellement entre le tube interne et l'élément de renforcement), les résistances au cisaillement s'additionnent, et les divers éléments opposent chacun une plus grande résistance aux forces de torsion du joint que lorsqu'il n'existe pas de liaison entre les éléments, ceux-ci étant indépendants et libres de tourner les uns par rapport aux autres. Plusieurs procédés ont déjà été employés pour obtenir u ne bonne adhérence entre les divers éléments d'un tuyau renforcé pour pressions élevées. Le plus répandu, en raison de sa relative simplicité d'emploi, est peut être l'utilisation d'un produit adhésif pour la liaison entre des éléments adjacents. Cependant, l'emploi d'adhésifs ne donne généralement pas les caractéristiques de liaison indispensables dans la construction de tuyaux souples pour pressions élevées, en matériaux polymères à haute résistance comme les polyamides. En pareil cas, bien que cela rende les opérations plus difficiles, il a été trouvé préférable d'utiliser, pour un résultat satisfaisant, la mise en liaison par solvant.Dans les techniques correspondantes, les composants polymères sont mis en contact avec un ou plusieurs solvants, qui "solvatent" les surfaces des composants, et permettent leur mise en liaison pendant qu'ils se trouvent à l'état "solvaté", c'està-dire ramolli. c'est ce genre de mise en liaison par solvant qu'utilise la présente invention. Comme il a été indiqué, les procédés de mise en liaison par solvant sont délicats à mettre en oeuvre, et il est difficile d'obtenir en fabrication des résultats homogènes et constants. Si par exemple les conditions opératoires sont telles que les éléments restent en contact trop prolongé avec le solvant, ils sont solvatés trop profondément, d'où des modifications indésirables de leurs propriétés physiques. c'est ainsi qu'une solvatation trop poussée d'un fil synthétique à haute résistance peut amener une diminution notable de cette résistance, et l'excès de solvatation du tube interne peut causer un relèvement de la température à laquelle il devient fragile pour les basses températures. A l'opposé, si l'on emploie trop peu de solvant, la surface des éléments peut ne pas être solvatée suffisamment pour permettre l'assemblage de ces éléments. Aussi peut-on dire de fa çon générale que, pour ltobtention des meilleurs résultats, le degré de solvatation de la surface d'un élément à réunir doit être limitée au minimum suffisant pour obtenir la solidité de liaison recherchée. Dans la pratique, cet objectif a rarement été atteint avec régularité en fabrication. Les problèmes ci-dessus, soulevés par le procédé de mise en liaison par solvant, sont peut-être encore plus délicats lorsqu'ils concernent un élément de renforcement constitué par des fils à haute résistance, non pas tressés, mais enroulés en spirale par dessus un tube interne. Le renforcement par fils spiralés présente certains avantages sur le renforcement tressé. Il est par exemple plus économique à réaliser, l'enroulement spiralé pouvant être mis en place environ dix fois plus vite à longueur égale, De plus, dans certaines conditions favorables, la même quantité de fil, utilisée en renforcement spiral, peut donner une résistance à l'éclatement plus élevée que le tressage.Bien que le phénomène soit moins marque qu'avec un renforcement par fils métalliques, il semble que les fils textiles soient moins exposes à l'usure par frottement mutuel à la flexion, lorsqu'ils sont utilisés en enroulements spiraux plutôt qu'en tressages. Le réglage du degré de solvatation peut être plus délicat dans la mise en liaison d'un élément renforçateur spiralé avec un tube interne que lorsque cet élément est tressé. Pour cette raison, certaines techniques connues pour la mise en place de renforts tressés sur un tube interne ne donnent pas entièrement satisfaction avec un revêtement de fils spiraux. Un procédé de mise en liaison déjà en application pratique est décrit dans le brevet français N0 1.251.457. Suivant ce procédé, le tube interne circule dans un bac allongé rempli de solvant. Un tressage est appliqué sur la surface du tube mouillée par le solvant, et l'ensemble est immédiatement plongé dans un bain liquide enlevant le solvant en excès sur le tressage, pour empocher une solvatation trop poussée Dans ce procédé comme dans d'autres procédés connus, on obtient l'adhérence en appliquant un excédent de solvant à l'un des éléments puis, dès que les éléments à réunir ont été mis en contact et que la liaison est réalisée, l'excédent de solvant est enlevé-par lavage afin d'emp8- cher une solvatation excessive.Dans le cas d'un renforcement tressé, le procédé s'est montré industriellement acceptable, bien que parfois incertain dans ses résultats. Il est possible de mettre à profit les portions libres dans les intervalles du tressage pour faciliter l'élimination par lavage de l'excès de solvant. Mais dans le cas d'un renfort spiralé, comme les fils voisins sont pratiquement en contact direct, il devient plus difficile d'évacuer radialement l'excès de solvant présent sur le tube interne, et le procédé devient encore plus incertain quant à la régularité des résultats. Un premier objet de l'invention est donc la fabrication de tuyaux souples renforcés, constitués par un matériau polymère, dans lequel les divers éléments sont assemblés avec emploi d'un solvant. Un second objet de l'invention est constitué par des procédés et appareillages perfectionnés pour la mise en liaison par un solvant de divers éléments de tuyaux couples renforcés, en polymères synthétiques. Un autre objet de l'invention est la fabrication de tu yaux renforcés perfectionnés en matériaux polymères, dans lesquels au moins un élément de renforcement est un il à saute résistance enroulé en spirale et lié à un élément du tuyau, interne par rapport audit élément de renforcement, Un autre objet de l'invention est d'assurer une qualité plus régulière et un contrôle plus facile des opérations dans la fabrication de tuyaux souples renforcés dont les éléments sont liés au moyen de solvants, en matériaux polymères synthétiques. Un autre objet de l'inventior est constitué par des mém thodes et des appareils améliorés pour la mise en iaison par solvant d'enroulements spiraux en fils à haute résistance sur un tube interne, dans la fabrication de tuyaux souples pour pressions élevées, en polymères synthétiques Ces objets de l'invention sont réalisés, ainsi que dtan- tres, par la mise en contact d'un élément du tuyau, par exemple le tube interne, avec seulement la quantité mrLmale de solvant nécessaire pour obtenir une adhérence convenable entre les divers éléments.Dans ces conditions, on évite une solvatatien excessve, et aussi la nécessité d'une opération de lavage pour l'élimi- nation de l'excédent de solvant. Etant donné que l'on n'utilise que la quantité minimale de solvant, la marge des erreurs possi- bles est limitée, et un réglage précis des divers paramètres du procédé devient possible, ces paramètres comprenant la composi- tion du bain solvant (y compris les impuretés), sa concentration, sa température, sa viscosité, sa densité, le temps de séjour de l'élément dans le bain solvant, l'intervalle de temps séparant le moment où l'élément quitte le bain solvant et celui où il est mis en contact avec l'autre élément à réunir, ainsi que d'autres facteurs qui seront exposés ci-après plus en détail. L'invention va être plus complètement décrite avec référence aux dessins annexés, dans lesquels La Figure 1 représente partiellement en coupe un tuyau souple renforcé en un matériau polymère. La Figure 2 représente schématiquement un appareil pour solvatation de la surface extérieure du tube interne, et l'application sur ce tube d'un revêtement en un fil à haute résistance. La Figure 3 est une vue en coupe deun dispositif d'essorage devant être monté à l'extrémité de sortie des bacs de solvatation des Figures 2, 3 et 4. La Figure 4 est une représentation schématique d'une forme modifiée de l'appareillage de la Figure 2. La Figure 5 est une représentation schématique d'un dispositif de réglage de la solvatation d'un tube interne en polyamide, sur lequel un fil à haute résistance doit être appliqué au moyen d'un dispositif tournant autour d'un axe horizontal de rotation. La Figure I représente un tuyau souple du type décrit. Ce tuyau 2 comprend un tube central 4 en un polymère à haute résistance. Une première couche spiralée d'un fil à haute résistance est enroulée autour du tube central 4, avec lequel elle est mise en liaison. Un second enroulement 7, également en fil à haute résistance, est bobiné en sens contraire par dessus le premier enroulement 6. Le tout est complété par un revêtement mince protecteur 8 en un matériau polymère, qui est mis en liaison avec l'enroulement extérieur 7. Bien que ce ne soit pas le cas sur les dessins annexés, le tube interne peut porter un nombre quelconque d'enroulements, qui sont de préférence, pour éviter un déséquilibre des tensions, en nombre pair et en sens alternativement opposés. La Figure 2 représente un type d'appareil pour la solvatation de la surface d'un tube interne 4 et sa mise en liaison avec un élément 6 de renforcement. L'appareil comprend un bac 14 de solvatation contenant un bain liquide 15 de solvant pour la solvatation du tube 4. Un joint 16 à l'entrée empêche le solvant 15 de s'échapper du bac 14. Celui-ci comporte un bras horizontal reoevant le tube 4 venant de la roue débitrice 12, et un bras vertical dirigeant le tube après solvatation vers le dispositif de gainage par fils tressés ou d'enroulement 25. Un organe de guidage 17 est monté au point d'intersection des deux bras, l'un horizontal et l'autre #vertical,du bac 14. Le solvant circule en continu à travers le bac 142 d'un orifice d'entrée 20 à un orifice de sortie par trop-plein 21. Celui-ci communique par un conduit avec la partie supérieure d'une cuve d'alimentation 22. Dans celle-ci, un orifice de sortie noyé communique par un conduit avec une pompe 23, ramenant le solvant par un orifice 20 à la partie inférieure du bac 14. La cuve d'alimentation peut porter divers organes accessoires, comme une tubulure d'arrivée 24 pour le solvant d'appoint, un orifice de sortie 26 à vanne pour la sortie du solvant épuisé ou la prise d'échantillon, et un regard de verre 27 permettant de voir le niveau du solvant dans la -cuve. Comme il sera expliqué plus en détail ci-après, il est important de régler avec précision la température du bain solvant dans le système. La cuve 22 est munie à cet effet d'un échangeur de chaleur 28 et d'une sonde de température 29 pour la surveillance dega température dans la cuve, L'échar.geur 28, figuré schén,-- tiquement sur le dessin, peut entre un simple serpentin dans lequel on fait circuler de l'eau. Suivant l'ambiance extérieure et la température du bain, on peut faire passer de l'eau chaude ou froide de l'échangeur pour maintenir la température da solvant à la valeur désirée.Quoique ne figurant pas sur les dessins, d'autres organes auxiliaires peuvent utilement être ajoutés à la cuve 22, par exemple pour le contrôle de la densité et de la viscosité du solvant dans le dispositif 0 L'appareil étant en fonctionnement, un tube interne 4 est dévidé de la roue 12 et introduit dans le bac de solvatation 14 en traversant le joint d'étanchéité 16. Le tube passe sur le guide 17 et sort de la cuve 14 après être passé par l'organe d'essorage 18. Comme il sera expliqué à propos de la Figure 3, 1'organe 18 élimine l'excès de solvant entraîné par le tube 4 à sa sortie du bac de solvatation 14. Immédiatement après, le tube solvaté 4 est enveloppé par un élément de renforcement 6 à haute résistance à la traction, par une machine classique de gainage par fils tressés ou d'enroulement 25.Le tube ainsi renforcé est enw roulé sur la roue réceptrice 26. La Figure 3 montre le détail de construction d'un type préféré d'organe d'essorage. Cet organe comprend une base 30, montée sur le bac 14 par un moyen classique (filetages, boulons, etc.). La base 30 porte une douille de guidage d'entrée 31 à parois tronconiques. Elle comporte aussi une partie 32 évidée dans laquelle est logée une garniture d'essorage 34 portant une ouverture centrale 36 circulaire. La garniture 34 est en un matériau flexible élastique, par exemple un caoutchouc synthétique tel que le produit dit "VISON11. Bien que l'on puisse utiliser d'autres matériaux, ce caoutchouc synthétique est particulièrement intéressant par ses propriétés de solidité, de flexibilité, d'élasticité, de résistance à l'usure et de résistance chimique aux solvants utilisés pour la'mise en liaison.Un couvercle 38 est fixé à à la base 30 par des organes appropriés comme des tiges filetées 42, et porte une ouverture centrale 40. La Figure 3 montre que la garniture d'essorage 34 est maintenue entre la base 30 et le couvercle 38, par exemple en donnant à la garniture d'essorage 34 une épaisseur un peu supérieure à la profondeur de la partie évidée 32. Dans ces conditions, quand le couvercle 38 est fixé sur la base 30, la garniture 34 est solidement maintenue par sa compression entre ces deux éléments. Les ouvertures 36 et 40 sont sensiblement coaxiales, le diamètre de l'ouverture 40 étant un peu supérieur à celui de 1'ouverture 36. Ceci permet aux portions centrales de la garniture 34, s'étendant radialement dans l'ouverture 40, de s'infléchir vers le haut lorsqu'un tube est introduit de bas en haut dans 1'ouverture 36. La douille de guidage 31 est coaxiale avec les ouvertures 36 et 40. Elle assure ainsi le centrage d'un tube interne 4 qui la traverse, par rapport à l'ouverture 36 de la garniture 34. Le calibre de la douille 31 est variable avec le diamètre extérieur d'un tube 4 qui la traverse. On doit donc prévoir une série de douilles de diamètre différent, afin de choisir celle convenant à un tube d'un diamètre donné. En cours d'opération, la quantité de solvant enlevée à la surface extérieure du tube 4 dépend de la compression exercée sur cette surface par les bords de l'ouverture 36. Cette compression dépend elle-m8me de plusieurs facteurs parmi lesquels le rapport entre le diamètre du tube 4 et celui de l'ouverture 36 par laquelle le tube doit passer, ainsi que la flexibilité, l'épaisseur, la souplesse et l'élasticité de la garniture 34. Si par exemple l'ouverture 36 est relativement petite par rapport au diamètre du tube 4, les bords de l'ouverture presseront plus fortement le tube, et lui enlèveront davantage de solvant que si le tube est moins comprimé.On comprend aussi immédiatement qu'une garniture en un matériau plus flexible et plus souple ne retiendra pas autant de solvant de la surface du tube 4 qu'une garniture en un matériau relativement non flexible et rigide. La Figure 4 représente une autre forme de réalisation d'un dispositif pour la solvatation conrôlée du tube 4. Dans cette forme, un bac vertical peu profond 14a contient un bain de solvant 15 en circulation continue. Le bac comporte un point d'- entrée 16a et une garniture a1 essorage 18a, la oonstruction géné- raie étant analogue à celle de L Figure 3. La solvatation contrôlée du tube 4 s'effectue dans le bac 14a comme dans la réalisation de la Figure 2. Le dispositif de la Figure 4 comprend de plus un tube de guidage recourbé 44 et une buse de projection 46, formant un dispositif de sécurité : si du solvant passe le long du joint 16a, il sera dilué par un n cor rant d'un diluant approprié, par exemple de 1' eau, le long du tub be interne, ce qui diminue le risque de détérioration de la pan- tie du tube passant de bas en haut à travers le joint 16a. L'eau s écoulant vers le fond du récipient 44 est recueillie etévacuée, par exemple par un conduit 48. La Figure 5 représente une 3ème forme d'un dispositif pour la solvatation du tube interne 4. Dans cette forme de réali- sation, le bac 14b présente une forme générale allongée horizon talement. Le tube 4 se déroule à partir d'un rouleau débiteur #--b et entre dans le bain de solvant 15 en traversant le joint 16b du bac 14b.Comme dans la réalisation précédente, la garniture d'est sorage 18b est construite comme dans la ligure 3, et joue le m#Le r#le. Cette forme de dispositif de solvatation correspond aux ap- pareils de gainage par fils tressés ou d'enroulement dont les organes supportant les fils tournont autour d'un axe horizontal, contrairement aux appareils dans lesquels ces supports sont montés sur un axe vertical, comme dans la Figure 2. F0NCTIONNEMENT DU DISPOSITIF DE MISE =T LIAISON PJ#R SOLVANT. 1. Réglage de la température, et temps de sé;j'our dans le bain. L'action du solvant sur le composé polymère passant dans le bain dépend du temps de séjour et de la température. Si l'on augmente l'un ou l'autre de ces facteurs, l'attaque du polymère par le solvant augmente également. Dans les procédés antérieurs, on considérait comme important de réduire au minimum le temps d'action, et on opérait en conséquence souvent avec des bains à des températures élevées. C'est ainsi que pour la mise en liaison de polyamides par solvant, les températures indiquées allaient souvent de 650 à 950C environ, avec des temps de séjour ne dépassant parfois pas 1,5 seconde. Il a été constaté qu'il devient difficile de contrôler correctement la marche du procédé et la qualité des produits quand la vitesse d'attaque du polymère par le solvant devient trop élevée. Pour cette raison, afin de réduire la vitesse d'attaque, et conserver une marge de tolérance plus grande, il a été trouvé préférable, contrairement aux principes admis précédemment, d'opérer à des températures relativement basses, et d'augmenter en compensation le temps de séjour dans le bain de solvant. Dans le cas particulier de la mise en liaison d'un fil de renforcement avec un tube interne en polyamide, il a été trouvé commode d'opérer dans un bain au résorcinol à une température relativement basse, plus facile à maintenir. Par exemple, une température de 200 à 300C, généralement un peu inférieure à la température ambiante, est facile à maintenir par passage d'un faible courant d'eau de refroidissement dans des serpentins d'échange calorifique plongés dans le bain de. solvant. S'il devient nécessaire d'augmenter la vitesse de solvatation, la température du bain peut être élevée au-dessus de l'ambiance en faisant circuler de l'eau chaude dans les serpentins. Au voisinage de la température ambiante, le temps normal de séjour est normalement compris entre 20 et 90 secondes environ. Bien qu'en général le bain au résorcinol doive, dans le cas d'un polyamide, être maintenu au voisinage de la température ambiante, la vitesse de solvatation doit dans certains cas être accrue. Pour des raisons non encore entièrement éclaircies, on a parfois à traiter certains lots de tubes internes de polyamide qui se solvatent plus lentement, et nécessitent par suite un chauffage du système solvant au-dessus des températures ambiantes. La vitesse de solvatation des polyamides par le résorcinol, par exemple, dépend, non seulement du type de polyamide employé mais aussi de sa formulation, de la quantité de plastifiants qu'il contient, de son poids moléculaire moyen, de la distribution de ce poids moléculaire et de la cristallinité du polyamide. A ce dernier point de vue, il semble que le résorcinol attaque de préférence les régions amorphes du polyamide, d'où un relèvement du caractère cristallin de la surface du tube interne, ayant pour conséquence une réduction de la vitesse de solvatation. 2. Le solvant. Comme il a été dit précédemment, l'invention est essentiellement basée sur le fait qu'une très faible quantité de sol vant suffit pour l'obtention de liaisons de qualité excellente et régulière, si les paramètres principaux sont maintenus suffisamment constants. A cet égard, il est moins important de choisir un solvant à propriétés physiques et chimiques particulières que de maintenir celles-ci constantes une fois qu'elles ont été adoptées. Aussi l'étude qui va suivre ne portera pas tellement sur les propriétés physiques et chimiques précises qui doivent être choisies, mais plutôt sur l'effet de leurs variations sur le procédé, lors qu'dles ne sont pas maintenues avec précision. Parmi les propriétés physiques les plus importantes affectant la vitesse de solvatation, on peut citer la tension superficielle et la viscosité du solvant. Ces propriétés peuvent e- tre réglées par divers procédés comme l'emploi d'agents surfactifs, des modifications de la température ou de la composition du solvant, par exemple par dilution. La concentration du solvant est, bien entendu, un facteur important, et dans le cas d'un bain au résorcinol pour la solvatation d'un polyamide, on a jusqu ici admis que le contrôle de la concentration pouvait s'effectuer par surveillance de la densité du bain solvant. Bien que ceci soit exact au moment de la préparation d'un bain de départ constitué par une solution aqueuse de résorcinol, on n'a pas tenu compte en général du fait que la densité de la solution est également modifiée par le polyamide qui passe en solution quand le tube traverse le bain. Trois facteurs principaux affectent en permanence la densité de la solution. Tout d'abord, c'est le solvant qui est preférentiellement éliminé du bain, ce qui tend à abaisser la densité de la solution. EQsui- te, une quantité plus faible d'eau est aussi entraînée hors du bain, ce qui tend à relever la densité. Enfin une quantité indéterminée de polyamide entre en solution, d'où également un relèvement de la densité. Par suite, la densité du bain solvant n'est pas nécessairement par elle-même un critère valable de l'efficacité ou de la vitesse de solvatation d'un matériau polymère. La concentration en solvant doit être réglée en fonction du matériau polymère à solvater. Si par exemple le tube est en un copolymère plastifié de Nylon 6 et de Nylon 66, on obtient une solution satisfaisante par mélange d'une partie (en poids) de résorcinol avec deux parties d'eau, Si l'on emploie un polyamide moins soluble, par exemple un Nylon 6, on relève la concentration de la solution en utilisant un mélange à parties égales de résor cinol et d'eau. Dans le premier cas, la densité devra etre maintenue entre 1,053 et 1,073 environ, et dans le second cas entre 1,095 et 1,117. 3. Valeur du "délai" gou intervalle de temps. On a précédemment fait allusion à ce facteur, qui désigne l'intervalle de temps s'écoulant entre le moment où le tube cesse d'être en contact avec le solvant et celui où il est mis en contact avec un autre élément du tuyau. Dans le cas particulier de l'appareillage représenté par les dessins, cet intervalle est le délai qui s'écoule entre l'instant où le tube quitte l'élément essoreur 18 et celui où il entre en contact avec le fil à haute résistance. L'importance de ce délai réside dans le fait que, plus il se prolonge, plus le solvant peut pénétrer dans le tube. A mesure de cette pénétration, il reste de moins en moins de solvant en surface pour la mise en liaison avec les fils de renfor cernent. En d'autres termes, plus ce délai est long, plus la quan- tité de solvant à déposer sur le tube dans le bain de solvant doit être élevée pour qu'il en reste à la surface du tube une quantité suffisante pour assurer la liaison.Etant donné qu'un des buts essentiels de l'invention est de réduire la quantité de solvant à déposer, ce délai doit être ramené au minimum. À cet effet, les bacs de solvatation 14, 14a et 14b figurés sur les dessins sont conçus de façon à pouvoir entre placés au voisinage direct de l'entrée du dispositif de gainage par fils tressés ou d'enroulement, de façon que le délai soit réduit à quelques secondes. Dans la forme préférée de mise en oeuvre de l'invention, le délai doit être inférieur à 30 secondes, et de préférence à 20 secondes. 4. Réglage de la quantité de solvant enlevée au bain. En dehors du réglage de la solvatation du tube passant dans le bain par ajustage de la température, du temps de séjour, de la concentration en solvant et autres paramètres, la quantité de solvant enlevée au bain est aussi fonction de la quantité retenue à la surface du tube quand celui-ci sort du bac de solvatation. Le dispositif représenté par la Figure 3 est conçu de façon à réduire au minimum la quantité de solvant extraite du bac, grss- ce à une garniture étanche et flexible enlevant par essorage tout le liquide excédentaire de la surface du tube à la sortie du bac de solvatation.Il a été constaté que, dans le cas d'un tube de polyamide et d'un bain de résorcinol, les meilleurs résultats sont obtenus quand 11 organe d'essorage est suffisamment efficace pour que la surface du tube soit sèche au toucher0 EXEMPLE On utilise un appareillage comme celui représenté schématiquement par la Figure 2 pour la mise en liaison d'un élément de renforcement constitué par un fil à haute résistance, avec un tube interne 4. Celui-ci est obtenu par extrusion de Nylon 6, de la marque "Plaskon 8215" de la Société Bipied Chemical Corp. Le tube est entraîné à travers un bac de solvatation 14 rempli d'une solution d'un agent solvant, obtenue par mélange à poids égaux de résorcinol et d'eau.Une pompe 23 fait circuler en continu la so- lution entre le bac 14 et la cuve de réserve 22. La somation est amenée et maintenue à une température de 260C au moyen du serpen tin réfrigérant 28 placé dans la cuve de réserve 22. Le tube sortant du bac 14 de solvatation est engagé dans une machine de gar- nage par fils tressés 25, et fixé par son extrémité à la bobine réceptrice 26. La machine de gainage est mise en marche, et la vitesse d'avance du tube à travers l'appareillage est réglée de façon que le temps d'immersion du tube 4 dans le bac de solvatation 14 soit compris entre 40 et 60 secondes.Lorsque les conditions opératoires sont stabilisées, l'excédent de solvant est enlevé du tube par la garniture d'essorage 18, de façon que le tube soit sensiblement sec au toucher. Le tube passe directement à la machine de gainage par fils tressés. En raison de la proximité de la sortie du bac de solvatation et de la machine de gainage, la durée de ce passage est inférieure à 20 secondes. Sur la machine de gainage, on utilise un fil de Nylon 66 à haute résistance de grosseur pouvant aller, environ, de 2000 à 8000 d. Pendant toute l'opération, la solution de solvant contenue dans la cuve de réserve 22 est surveillée, et sa densité est maintenue sensiblement entre 1,100 et 1,112. Le tuyau renforcé obtenu par le procédé décrit possède des propriétés uniformes et constantes. En dehors de sa haute résistance à l'éclatement et de son allongement relativement faible sous pression, le tuyau obtenu par le procédé de l'invention possède un taux de résistance du gainage à l'arrachement de plus de 8 kg par cm de circonférence. Le tuyau est ensuite achevé par application, par dessus le gainage de renforcement, d'une enveloppe extérieure en nylon, conformément aux indications de l'addition 84.293 au brevet fran çais 1.231.457 déjà mentionné. EYSYPIE Il. On reproduit le procédé de l'Exemple I, en remplaçant le matériau indiqué pour le tube par un copolymère plastifié formé de Nylon 6 et de Nylon 66, vendu sous la marque "Zytil 91A" de la Société Dupent de Nemours. Pour compenser la solvatation du matériau, plus rapide que celle du Nylon 6 utilisé dans l'Exemple I, la solution de solvant est préparée en prenant une partie en poids de résorcinol pour deux parties d'eau. Pendant l'opération, la solution de solvant est maintenue à une température de 260C, mais la densité est réglée à une valeur comprise entre 1,057 et 1,068 environ. On obtient un tuyau présentant les mêmes caractéristiques de résistance que celui de l'Exemple I, avec la même constance. REVENDICATIONS e 1. Procédé de fabrication d'un tuyau souple renforcé pour hautes pressions, formé de composants polymères synthétiques et dans lequel le premier composant est un tube interne en matériau polymère, et le second composant est constitué par au moins une couche de renforcement en fil synthétique à haute résistance et est, au moins à sa surface commune avec ledit tube, mis en liaison avec ce tube au moyen d'un solvant, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend les opérations suivantes :: a) mise en contact de la surface du tube avec un liquide sol vant pour le tube pendant un temps suffisant O'sEr SO1 veter seule- ment la surface extérieure du tube; b) cessation du contact entre le tube et le solvant et éli- mination de tout l'excès de solvant restant à la surface du tube; ci application de la couche de renforcement en fil syntheti- que sur la surface du tube immédiatement après la cessation du contact entre le tube et le solvant; d) mise en liaison du fil et du tube dans des conditions pet- mettant au solvant présent dans le bain solvant de se fixer dans la structure du tuyau. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'un troisième composant comprenant une couche protectrice reRa- tivement mince est mis en liaison avec le second composant. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le second composant est un élément de renforcement formé d'un fil enroulé en spirale. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le second composant est formé d'un fil tressé. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le tuyau comprend au moins un composant en polyemidoO 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en e que le composant de renforcement est au moins en partie formé da un polyamide. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le liquide solvant est une solution formée d'eau et de résorcinol. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le liquide solvant est maintenu dans des conditions sensiblement ambiantes. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le tube séjourne dans le bain solvant pendant un temps compris environ entre 20 secondes et 90 secondes, et plus particulièrement entre 30 secondes et 60 secondes. 10. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le matériau du tube est un copolymère plastifié formé de Nylon 6 et de "Nylon" 66, et en ce que la densité du bain solvant est maintenue environ entre 1,053 et 1,075. 11. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le matériau du tube est un "Nylon" du type 6, la densité du bain solvant étant maintenue environ entre 1,095 et 1,117 e 12. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le délai entre la sortie du tube du bain solvant et l'application de la couche de renforcement est inférieur à 30 secondes, et de préférence à 20 secondes. 13. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'excès de solvant est éliminé de la surface du tube à sa sortie du bain de solvant, par une garniture flexible. 14. Tuyau souple renforcé à couches multiples pour pressions élevées, formé de polymères synthétiques, caractérisé en ce qu'il comprend un tube interne, un élément de renforcement constitué par un fil textile synthétique à haute résistance enroulé en spirale autour du tube et mis en liaison avec lui au moyen d'un solvant, et une gaine protectrice, mise en liaison au moyen d'un solvant avec la surface externe de l'élément de renforcement. 15. Tuyau souple suivant la revendication 14, caractérisé en ce que le tube interne, le fil à haute résistance et la gaine protectrice sont tous constitués par des polyamides. 16. Appareillage pour la fabrication d'un tuyau souple -renforcé à couches multiples pour pressions élevées, comprenant un tube interne et au moins un élément de renforcement constitué par un fil textile synthétique à haute résistance et en liaison avec le tube interne, cet appareillage étant caractérisé en ce qu'il comprend a) un récipient allongé contenant un liquide solvant et disposé de façon à permettre le passage axial d'un tube à travers le récipient; b) des organes pour la mise en circulation continue du liquide solvant à travers le récipient; c) une garniture flexible disposée au voisinage de la sortie du récipient et à travers lequel peut passer le tube, de façon à enlever tout l'excédent de liquide présent à la surface du tube;; d) un dispositif au voisinage immédiat et en aval de la garniture flexible, pour l'application d'un élément de renforcement à la surface, solvatée, du tube. 17. Appareillage suivant la revendication 16, caractérisé en ce que le dispositif appliquant ltélément de renforcement est une machine de gainage par fils tressés. 18. Appareillage suivant la revendication 16, caractérisé en ce que le dispositif appliquant ltélément de renforcement est une machine enroulant un fil en spirale. 19. Appareillage suivant la revendication 16, caractérisé en ce que les organes pour la mise en circulation du liquide solvant à travers le récipient comprennent une cuve de réserve pour le liquide, un système échangeur de chaleur pour le réglage de la température du liquide solvant, monté dans ladite cuve de réserve, une conduite de trop-plein faisant communiquer une par tie élevée du récipient et la cuve de réserve, et une conduite pour le passage du liquide solvant de la cuve de réserve à une partie basse dudit récipient.