La présente invention se rapporte à une agrafe destinée à attacher par leurs bords du papier ou quelque autre matériau pliable mais possédant une certaine rigidité, l'agrafe elle-même étant en matière rigide. L'agrafe selon l'invention a été principalement prévue pour attacher par leurs bords des revêtements protecteurs en papier, ou l'équivalent, utilisées par exemple pour protéger les marchandises durant le stockage à l'extérieur, ou le transport. Un exemple spécifique est l'usage de papier perdu pour couvrir la cellulose pendant le transport par rail, auquel cas la bâche doit être serrée et amarrée par ses bords d'une manière sûre au wagon. I1 est cependant évident qu'une telle agrafe peut être utilisée dans des buts très variés. Une méthode connue consiste à percer des trous au niveau des bords d'une bâche, les trous étant habituellement renforcés par des oeillets de métal et à effectuer l'amarrage par des longueurs de cordereliéesà ces trous. On connais également le moyen de coudre des bandes de fixation aux bâches ; dans ce cas le bord de la bâche est habituellement plié au préalable au moins en deux pour le renforcement. Le désavantage de ces méthodes connues de fixation est que d'une part elles entrainent des dépenses additionnelles pour la fabrication de la bâche, et cette dépense est particulièrement importante dans le cas de bâches perdues, et d'autre part la sûreté de la fixation laisse beaucoup à désirer. Les trous en bordure de la bâche peuvent sous une certaine tension diminuer sa résistance. Si des bandes d'attache ont été cousues à la bâche, la couture elle-même est habituellement la zone la plus faible de la fixation. L'objet de la présente invention est de fournir une attache appropriée pour lesdits usages, qui peut être fixée avec sûreté au bord d'une bâche ou de quelque autre matériel convenable sans point d'attache prévu d'origine, de plus, l'agrafe peut toujours être fixée au point désiré, le cas échéant, et en cas de besoin, un autre but est de fournir une attache aussi simple et bon marché que possible, sans parties mobiles et sans moyens augmentant son coût de fabrication. De façon à réaliser les buts de l'invention, llat- tache selon l'invention est caractérisée principalement par ce qui est spéficié dans la revendication première ci-jointe. L'invention et ses autres caractéristiques et avantages sont décrits ci-dessous avec plus de détails à titre d'exemple en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente une attache selon l'invention en gran deur nature, - la figure 2 est une vue en coupe transversale de l'agrafe selon l'invention suivant la ligne A-A de la figure 1, - la figure 3 est une vue en coupe transversale selon la ligne B-B de la figure 1 et, - les figures de 4 à 6 illustrent des représentations d'une autre réalisation de l'agrafe selon l'invention correspondant à celles des figures 1-3. L'agrafe illustrée dans les figures de 1 à 3 peut être convenablement moulée en une seule pièce à partir de matières plastiques renforcées avec des fibres si nécessaire. Bien entendu, le matériau peut également être du métal. L'agrafe possède une forme générale en arc à extrémité pourvue d'un trou 4, ou en quelque autre point approprié pour attacher une longueur de ficelle ou de corde. A l'extrémité opposée de l'agrafe se trouve une languette rigide 1, à section transversale courbe, tel que représenté plus précisément en figure 2. Les bras 2 de l'arc s'allongent dans leur partie principale parallèlement à la languette incurvée 1, de telle manière que les espaces 3 qui s'étendent jusqu'à une profondeur limitée soient laissés libres de part et d'autre. Ainsi le bord dirigé vers l'intérieur de la partie incurvée 1 reste libre. Le matériau à attacher par l'intermédiaire de ses bords, présumé ci-dessous être du papier, se fixe de façon sûre à l'agrafe comme suit. L'extrémité du papier est d'abord passée sur la partie incurvée 1 de telle sorte que le papier demeure contre le côte convexe de ladite partie et s'étende au travers des espaces libres 3. Le papier est poussé aussi profond que les espaces libres le permettent et, si nécessaire, on plie le bord du papier en double avant même cette phase dans le but d'augmenter sa force. Quand le papier a été poussé au fond des espaces libres 3, il est plié sur l'extrémité libre de la partie 1, de telle manière que le papier se poursuive dans cette direction en s'éloignant de la boucle 4. Ainsi la direction du papier amarré et serré en figure 1 se trouve vers le bas, et la direction de la corde d'amarrage vers le haut, ou vice versa. I1 est clair que s'il s'agit par exemple, du bord inférieur d'une bâche de papier, on facilite l'amarrage de l'agrafe en soulevant tout d'abord l'agrafe de manière que le papier se termine en haut des espaces libres 3 comme décrit cidessus, et on tourne ensuite l'agrafe de façon que la boucle 4 vienne vers le bas pendant que le bord du papier s'incruve autour de la partie courbe 1. L'agrafe représentée en figures 4 à 6 a été fabriquée avec un unique fil de métal, d'environ 5 mm d'épais- seur par exemple ; ses extrémités ont été réunies à l'aide d'une soudure par points en 4, formant par exemple un point d'attache pour la ficelle d'amarrage. La partie courbe 1 a été obtenue en pliant la partie médiane vers l'intérieur, partie en forme d'U déviée du plan principal de l'agrafe en forme d'arc, comme montré dans les figures 5 et 6. Opérationnellement une agrafe ainsi fabriquée est complètement similaire à celle montree dans les figures de 1 à 3. Des expériences pratiques ont montré que la fixation selon ledit procédé est très sûre quand le matériau à amarre n'est ni trop doux ni trop résistant. I1 est évident que les modes de réalisation repré sentés peuvent varier de diverses manières sans s'écarter de l'idée principale de l'invention. Par exemple, une agrafe peut posséder des incurvations multiples au lieu d'une seule partie incurvée comme décrit. L'essentiel étant que, en plus de l'incurvation dans la direction du bord du papier, le papier soit forcé également de se courber ou de s'incurver de quelque manière que ce soit dans une direction perpendiculaire à la première courbure Finalement, il est naturel que la forme de la partie incurvée et la largeur des espaces libres ou des membres qui 51y rapportent, etc... puissent être dans chaque cas ajustées selon les propriétés du matériau à amarrer telles que sa rigidité et son épaisseur. REVENDICATIONS 1. Agrafe destinée à maintenir par ses bords, du papier ou quelque autre matériau pliable mais possédant une certaine rigidité, l'agrafe elle-même étant en matériau rigide, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une partie 1 incurvée dans la direction du bord du papier devant être maintenu et autour de laquelle la bordure du papier peut être pliée et sur les côtés de ladite partie incurvée des membres 2 tenant la surface du papier, adjacente au côté convexe de ladite partie 1 vers le bas sur ces côtés, de telle manière que cette surface de papier soit forcée de prendre une forme courbe. 2. Agrafe selon la revendication 1 caractérisée en ce que ladite partie courbe 1 possède le profil réel d'un segment de cylindre. 3. Agrafe selon les revendications 1 ou 2 caractérisée en ce que la partie courbe (1) est rattachée à un corps en forme d'arc de telle manière que les bras (2) de ce dernier s'étendent a faible distance à lLextérieur des côtés de la partie incurvée et dans la direction de ceux-ci, dans ce cas on passe le papier sur la partie incurvée à l'intérieur des espaces libres (3) entre cette partie et les bras de l'arc, et lesdits bras (2) constituent les membres maintenant le papier vers le bas. 4. Agrafe selon la revendication 3, caractérisée en ce que la partie courbe 1 est rattachée à une extrémité de l'arc de telle manière que le bord libre de la partie incurvée soit dirigé vers l'intérieur de l-'arc et qu'à l'autre extrémité de l'arc se trouvent les membres 4 destinés à attacher la ficelle ou la corde d'amarrage. 5. Agrafe selon l'une des revendications ci-dessus, caractérisée en ce que l'agrafe est en plastique et est coulée d'une pièce. 6. Agrafe selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est formée à partir d'un fil de métal sous la forme d'un arc, et qu'une extrémité de l'arc possède une courbure dirigée vers l'intérieur dont une partie en forme d'U, dont les bras constituent avec les bras adjacents extérieurs de l'arc les membres maintenant le papier, et en ce que la partie médiane est conformée de façon à dévier à partir du plan de l'arc en prenant