La présente invention se rapporte à un appareil électrique pour le lavage des vitres. Il existe à l'heure actuelle un certain nombre d'appareils destinés au lavage des vitres, et qui pour la plupart comportent une étoffe ou un tampon permettant d'étendre ou de vaporiser un liquide sur la surface à nettoyer. Certains de ces appareils permettent uniquement d'étendre le liquide, tandis que d'autres, plus perfectionnés, comportent une plaque chauffante électrique accolée à l'étoffe, ce qui permet la vaporisation du liquide et assure un nettoyage plus efficace. Ces appareils à plaque chauffante présentent cependant un certain nombre d'inconvénients qui rendent leur utilisation peu commode. Ils ne possèdent pas de réserve de liquide, et l'étoffe doit être très fréquemment imbibée de liquide. Cette étoffe se salit vite et il est nécessaire de la remplacer souvent, ce qui est peu pratique et présente, pour l'utilisateur de l'appareil, des risques de se brûler au contact de la plaque chauffante. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, elle fournit- un appareil du type précité dans lequel la plaque chauffante comprend, en combinaison, une résistance électrique de chauffage avec thermostat, un serpentin parcouru par un liquide à vaporiser provenant d'un réservoir extérieur, un matériau spongieux et incombustible enrobant le serpentin et apte à absorber le liquide sortant par des trous de ce dernier, et une griffe permettant le passage du liquide vaporisé sur l'étoffe qui est elle-même constituée par une bande enroulée sur deux bobines. lie réservoir contient une réserve de liquide permettant une utilisation prolongée; grâce au matériau souple et incombustible absorbant le liquide, l'appareil peut être manipulé, et notamment incliné dans toutes les directions, sans risque d'échappement du liquide. lies deux bobines permettent de dérouler peu à peu la bande d'étoffe, pour ne jamais utiliser une partie salie. Dans une forme particulière d'exécution de l'invention, le réservoir de liquide est réalisé à l'intérieur du manche, et relié à la plaque chauffante par une canalisation souple contrôlée par un robinet. Cette solution est esthétique et n1 augmente pas l'encombrement de l'appareil. Avantageusement, le matériaux spongieux et incombustible de la plaque chauffante est constitué par de la laine de verre0 On peut évidemment utiliser aussi tout matériau équivalent0 Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'une des bobines est liée en permanence à l'appareil et comporte des moyens d'accrochage d'une extrémité de la bande d'étoffe, tandis que la seconde bobine, sur laquelle est fixée l'autre extrémité de la bande d'étoffe, est amovible, l'une au moins de ces deux bobines comportant des moyens, tels qu'une roue moletée, permettant de tendre étoffe et de la faire défiler au fur et à mesure qu'elle se salit. Cette roue à molette permet de faire avancer la bande selon les besoins et, grâce à la disposition adoptée pour les bobines, il est aisé de remplacer une bande usagée par une bande propre. Ces différentes opérations peuvent être effectuées sans risque de brûlure pour l'utilisateur. Grâce à son réservoir et à ses bobines d'étoffe, cet appareil est d'utilisation commode puisqu'il permet de nettoyer une grande surface vitrée sans manipulations importantes. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence à l'unique figure du dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cet appareil pour le lavage des titres, vu en coupe transversale. L'appareil selon l'invention comporte un manche 2, pouvant être muni d'une rallonge, et le dispositif de lavage proprement dit. Le manche 2 se termine par une fourche 3 à laquelle ce dispositif est articulé, autour d'un axe 4. Le dispositif de lavage comprend notamment, disposée sous un carter 5, une plaque chauffante avec une résistance électrique de chauffage 6. Cette résistance, alimentée en courant électrique par un câble 2, est associée à un thermostat 8, et à un voyant lumineux 9, qui permet de contrôler les périodes de chauffage. Sous la résistance 6, et isolée de cette dernière, est disposé un serpentin 10 qui comporte de petits trous sur toute sa longueur. Le restant de la cavité est rempli d'un matériau spongieux et incombustible 12, tel que de la laine de verre, qui enrobe le serpentin 10 La partie inférieure de la cavité précitée est fermée par une grille, qui en fait est constituée par une véritable grille 1 munie de perforations très fines, et par une plaque de tôle 14 trésentant des perforations plus grandes. Se serpentin 10 est mis en communication, par une canalisation 15, avec un réservoir extérieur 16 réalisé par une cavité ménagée à l'intérieur du manche 2 Ce réservoir 16 comporte un orifice d'entre 17, situé à l'extrémité libre du manche 2, et obturé par un bouchon vissable 18, ainsi qu'un orifice de sortie 2, situé à l'extrémité du manche 2 proche de la fourche 3. L'orifice de sortie 19 est nuni d'un robinet 20 qui contrôle l'entrée de la canalisation 15, réalisée en un matériau souple en raison de l'articulation du manche au restant de l'appareil. La plaque chauffante est accolée à une étoffe humide 22 qui se présente sous la forme d'une bande se déroulant d'une première bobine 23, passant contre la tôle perforée 14, et s'enroulant sur une seconde bobine 24. Les axes respectifs 25 et 26 des deux bobines sont retenus par deux flasques 27 disposés sur les côtés de l'appareil L'une 24 des bobines est liée en permanence à l'appareil. Sur son axe 26 sont prévus des moyens pour accrocher une extrémité de la bande d'étoffe 20. En outre, une roue moletée 28 est calée sur l'axe 26, à l'extérieur de la partie recouverte par l'étoffe 20. La seconde bobine 23, sur l'axe 25 de laquelle est fixée l'autre extrémité de la bande d'étoffe 20, est rendue amovible, à une encoche 29 réalisée dans l'un des flasques 27 et permettant de sortir l'axe axe Des ressorts 30 et 32 permettent d'exercer une pression sur les deux rouleaux d'étoffe enroulés autour des axes respectifs 25 et 26. Pour utiliser l'appareil, on remplit au préalable le réservoir 16, par son orifice 17, d'un liquide pouvant être de l'eau ou un produit spécial de nettoyage. Ce liquide s'écoule hors du réservoir 16 par l'orifice 19 et la canalisation 15; il parvient ainsi dans le serpentin 10 et, sortant par les trous de ce dernier, est absorbé par la laine de verre 12. Chauffé par la résistance électrique 6, le liquide commence à être vaporisé à travers la grille, et humidifie l'étoffe 20. Grâce à la laine de verre 12, on peut donner à l'appareil toute inclinaison; le liquide reste fixé dans la laine et ne risque pas de s'échapper accidentellement lie nettoyage d'une surface vitrée s'effectue en passant l'étoffe 20 sur cette surface. Le manche 2 étant allongeable à volonté, on peut atteindre toute hauteur de fenêtre, Aucune manipulation manuelle importante n'est à effectuer pendant un nettoyage, puisque le réservoir 16 contient une réserve de liquide, et que la roue moletée 28 permet de faire avancer l'étoffe 20 pour remplacer les parties salies par des sections propres. Cette roue moletée 28 permet également de tendre convenablement étoffe. Le remplacement d'une bande d'étoffe 20, rendue inutilisable parce qu'elle est salie sur toute sa longueur, est facile à effectuer puisque l'une 23 des bobines est amovible. L'utilisateur a tout intérêt à posséder une ou plusieurs bobines propres en réserve. Bien entendu, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cet appareil pour le lavage des vitres décrite ci-dessus à titre d'exemple non limitatif; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. REVENDICATIONS 1.-Appareil électrique pour le lavage des vitres, du type de ceux comportant une plaque chauffante accolée à une étoffe humide, caractérisé en ce que la plaque chauffante comprend, encombinaison, une résistance électrique de chauffage avec thermostat, un serpentin parcouru par un liquide à vaporiser provenant d'un réservoir extérieur, un matériau spongieux et incombustible enrobant le serpentin et apte à absorber le liquide sortant par des trous de ce dernier, et une grille permettant le passage du liquide vaporisé sur l'étoffe qui est elle-même constituée par une bande enroulée sur deux bobines. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réservoir de liquide est réalisé à l'intérieur du manche, et relié à la plaque chauffante par une canalisation souple contrôlée par un robinet. 3.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le matériau spongieux et incombustible de la plaque chauffante est constitué par de la laine de verre. 4.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractéisé en ce que l'une des bobines est liée en permanence à l'appareil et comporte des moyens d'accrochage d'une extrémité de la bande d'étoffe, tandis que la seconde bobine, sur laquelle est fixée l'autre extrémité de la bande d'étoffe, est amovible, l'une au moins de ces deux bobines comportant des moyens, tels qu'une roue moletée,permettant de tendre l'étoffe et de la faire défiler au fur et à mesure qu'elle se salit.