L'invention est relative à un fermoir pour lien souple ou articulé, notamment pour bracelet. Pour les liens non extensibles ou non suffisamment extensibles employés comme ceintures, brides ou bracelets, se pose le problème de la réunion des deux extrémités libres pour fermer et maintenir les-liens après leur mise' en place. Dans la plupart des cas, il est-d'autre part nécessaire que le système de fermeture permette de varier à loisir la longueur du lien fermé. Bien que le problème ne soit pas confiné à ce domaine, il revêt une très grande importance dans les bracelets pour, montre, notamment du fait des exigences relatives à la sûreté de l'attache, à son réglage, sa simplicité, sa robustesse, sa longévité et son esthétique. La solution bien connue à boucle et ardillon coopérant avec une extrémité de lien perforée, si elle est encore. souvent utilisée pour les liens en cuir ou matériau souple, est loin de satisfaire à toutes ces exigences, et est inutilisable avec des bracelets métalliques, aussi s'est-on tourné vers des fermoirs métalliques robustes, présentant un certain caractère de continuité avec le bracelet, surtout si ce dernier est métallique. Ainsi, les fermoirs de ce type permettant de régler la longueur du bracelet sont en général constitués de trois plaquettes incurvées reliées entre elles, et à chacune des extrémités du lien, par des articulations à goupille dont l'une, pour le réglage de la longueur est constituée par une barrette à ressort qui peut être déplace par pas successifs le long d'une des plaquettes d'extrémité qui a une forme en auge et dans les parois latérales de laquelle sont aménagées des paires de trous destinés à recevoir les extrémités de la barette. La fermeture s'opère en repliant en Z les plaquettes l'une sur l'autre et en écrasant ce Z jusqu'à ce que l'articula.tion entre la plaquette médiane et la plaquette en auge viennent staccrocher dans une griffe portée par la deuxième plaquette d'extrémité. Ces fermoirs sont de construction assez compliquée, lourde, et d'un prix de revient élevé par le nombre des plaquettes et des articulations entre plaquettes et entre les plaquettes et les brins du bracelet, ces derniers devant parfois être des charnières à deux axes distincts. Par ailleurs, les griffes ou mâchoires de verrouillage sont constituées par une zone partiellement découpée au milieu de I'extrémité d'une des plaquettes. En outre, les plaquettes viennent se superposer avec au moins une partie du bracelet, ce qui a pour résultat de donner au fermoir une surépaisseur importante par rapport à l'ensemble du bracelet, d'où un encombrement gênant, une usure rapide des poignets des manches des vêtements et un aspect esthétique qui laisse à désirer. Une solution à deux plaquettes,donc en principe plus simple, a eté proposée dans le brevet CH 353 567. Mas l'une de ces plaquettes doit nécessairement être élastique pour permettre le réglage de la longueur et elle présente une fente longitudinale dans laquelle peuvent être déplacés deux tenons qui viennent s'engager dans une ouverture ménagée dans la seconde plaquette. Ce système de réglage de longueur et de verrouillage est par trop complexe, peu fiable, et par ailleurs, l'ensemble du fermoir verrouillé est encore très volumineux car on ne peut éviter la superposition de ltépaisseur du bracelet à celle des deux plaquettes et des tenons. L'invention est le résultat de la recherche d'un nouveau fermoir qui ne présenterait pas les inconvénients énumérés ci-dessus, donc qui soit de construction simple tout en restant robuste, d'un prix de revient allégé, dont la sureté de l'attache soit garantie et le réglage à la longueur aisé, et qui en plus, par sa construction même, atteigne un haut niveau esthétique. Selon l'invention, le fermoir, au lieu des trois plaquettes habituelles, comprend deux éléments de jonction articulés entre eux comme les plaquettes mais ayant la forme de cadresde sorte que les deux extrémités du lien auxquelles ils sont reliés y soient entièrement contenues, en position de fermeture. Cette disposition permet de réduire considérablement l'épaisseur du fermoir en la ramenant approximativement à deux fois celle du lien car on évite ainsi complètement la superposition des brins du lien et des éléments de jonction. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description détaillée qui suit et pour l'intelligence de laquelle on se référera aux dessins parmi lesquels - la fig. I représente en perspective un fermoir ouvert conforme à l'invention et utilisé pour un bracelet de montre, - la fig. 2 représente le même fermoir en vue latérale juste avant son verrouillage. L'exemple de réalisation de l'invention représenté sur les figures est appliqué à un bracelet pour montre. C'est en effet dans ce domaine que l'invention semble vouloir présenter le plus d'avantages, aussi la description sera-t-elle limitée à ce cas bien qu'un fermoir conforme à l'invention puisse être utilisé pour d'autres applications, telles que colliers, ceintures, brides de chaussures, etc...chaque fois que deux extrémités d'un lien doivent être réunies. Le bracelet de la fig. 1 est composé de deux brins 1, 2 atta chés de façon classique à une montre. Les extrémités des brins 1, 2 sont reliées entre elles par un fermoir. Celui-ci comporte deux éléments de jonction 3,4 reliés l'un à l'autre et chacun à un brin 1, 2 du bracelet. Les deux éléments de jonction 3, 4 présentent la forme générale de cadres rectangulaires 3, 4 de mêmes longueur et largeur. Ils sont contigus le long d'un côté commun par lequel ils sont réunis par une articulation 5. Cette articulation 5 est telle que les deux cadres 3, 4 peuvent être soumis à une rotation relative de 1800 de sorte que, entièrement déplié, l'ensemble du bracelet et de son fermoir ait une longueur maximale, et entièrement replié les deux cadres 3, 4 viennent se superposer l'un à l'autre en position de fermeture. De préférence, les deux cadres 3, 4 sont constitués par trois côtés seulement, deux longitudinaux et un transversal, et leurs extrémités ouvertes sont réunies par un axe 5 rapporté, autour duquel elles sont libres en rotation, et qui constitue le côté commun - le quatrième - de chacun des deux cadres 3, 4. Pour des raisons de robustesse, mais aussi de confort et d'esthétique les cadres 3, 4 qui peuvent être plans, sont avantageusement préformés de manière à épouser la forme d'une surface cylindrique de rayon de courbure approximativement égal à celui que doit présenter le lien fermé, donc en l'occurrence une courbure correspondant à celle d'un poignet normal. Les deux cadres présentent la même courbure de sorte qu'ils sont superposables parfaitement sans laisser entre eux de vide disgracieux. Le premier cadre 3 porte, à l'intérieur, et au voisinage de son côté (partiellement caché par l'extrémité du brin l sur la fig. 1) opposé au côté commun 5, un axe 6 auquel est attachée ltextrémité du lien 1. Cet axe se présente avantageusement sous la forme d'une barrette à ressort conventionnelle et autorise une libre rotation du brin 1. L'axe commun 5 est déporté d'une distance à peu près égale à l'épaisseur du cadre 3 par rapport à la ligne générale de celuici, de sorte non seulement que les deux cadres 31 4 puissent se superposer parfaitement mais également que, en position fermée, ou presque fermée comme sur la fig. 2, l'extrémité du brin 1 soit complètement renfermée, y compris en épaisseur, entre les côtés longitudinaux du cadre 3 (comme l'illustre la fig. 2). De manière à peu près analogue, le deuxième cadre 4 présente, à l'intérieur, le long de ses côtés longitudinaux, des paires de trous borgnes 7 régulièrement espacées destinées à recevoir les extrémités d'un axe 8 (occulté par le brin 2) constitué avantageusement par une barrette à ressort et auquel est fixée, de façon conventionnelle et libre en rotation, l'extrémité du brin 2. L'axe 8 peut ainsi être déplacé par pas successifs correspondant aux intervalles séparant les paires de trous 7 pour le réglage de la longueur du bracelet. Le côté transversal 9 opposé au côté commun 5 du cadre 4 a une épaisseur moindre que celle des côtés longitudinaux, si bien que, en position fermée, ou presque comme sur la fig. 2, l'extrémité du brin 2 soit complètement renfermée, y compris en épaisseur, entre les côtés longitudinaux du cadre 4. Du fait que les trous 7 sont borgnes, ils restent absolument invisibles de l'extérieur lorsque le bracelet est fermé et ne nuisent donc pas à l'esthétique du fermoir comme c est malheureusement le cas pour tous les fermoirs à trois plaquettes en Z connus. Pour assurer le verrouillage du fermoir en position de fermeture, le deuxième cadre 4 porte sur son côté 9 au moins une griffe 10 mais de préférence deux griffes lO destinées à s'accrocher sur le côté correspondant du premier cadre 3 et de préférence dans de petites encoches 11. Le fermoir qui vient d'être décrit est évidemment utilisable aussi bien avec des liens en matériau souple (comme sur les-des sins) comme le cuir, qu'avec des liens métalliques, alors que les dispositifs connus à trois plaquettes ne sont guère utilisables qu'avec des bracelets métalliques car ils rompraient complètement la continuité et l'harmonie des bracelets du type cuir, ce qui n'est pas le cas grâce aux formes en cadre selon l'invention. En outre, le fermoir selon l'invention permet l'utilisation de brins de bracelet absolument identiques et non plus assortis par paires de brins complémentaires. On peut donc en cas de besoin remplacer un brin seulement et non nécessairement les deux. En outre, le grave problème que pose la mise à la longueur correcte des bracelets en métal précieux est, grâce à l'invention, parfaitement résolu, celle-ci permettant sans aucun problème une plage de réglage de plus de 3 cm. Le fermoir fermé ne présente qu'une faible épaisseur totale (deux fois celle d'un brin de bracelet), il est peu encombrant, il ne comporte aucune partie saillante et ne rompt pas la continuité du bracelet, ce qui rend son usage agréable et son aspect particulièrement esthétique. D'autre part, l'utilisation de cadres et non plus de plaquettes pleines permet une économie considérable de matière, ce qui est d'importance particulière Si on fait appel à des métaux précieux. REVENDICATIONS 1. Fermoir pour lien, notamment bracelet de montre, comprenant deux éléments de jonction reliés respectivement l'un à l'autre et chacun à une des extrémités du lien, caractérisé par le fait que les deux éléments ont la forme générale de cadres rectangulaires de mêmes longueur et largeur, contigus le long d'un côté commun, ce côté commun présentant une articulation autorisant une rotation relative des deux cadres de 180 de sorte qu'ils viennent se superposer en position de fermeture. 2. Fermoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux cadres épousent la forme d'une surface cylindrique de rayon de courbure correspondant à celui du lien fermé, de manière à ne pas présenter en position de fermeture de discontinuité avec celui-ci. 3. Fermoir selon la revendication l ou la revendication 2, caractérisé par le fait que les cadres sont formés par trois côtés seulement et réunis à leur extrémité ouverte par un axe qui constitue le quatrième côté commun et autour duquel peut s'opérer la rotation relative de 1800. 4. Fermoir selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le premier cadre présente au voisinage du côté opposé au côté commun un axe auquel est attachée une des extrémités du lien, cet axe étant fixé a l'intérieur et dans l'épais- seur du cadre de sorte que, en position de fermeture, l'extrémité du lien est entièrement contenue, y compris en épaisseur,dans le cadre. 5. Fermoir selon l'une quelconque des revendications î à 4, caractérisé par le fait que le deuxième cadre présente le long de ses côtés longitudinaux des paires de trous susceptibles de recevoir les extrémités d'un axe auquel est fixée la deuxième extrémité du lien, de sorte que, en position de fermeture cette extrémité est entièrement contenue, y compris en épaisseur, dans le cadre, l'axe pouvant être déplacé par pas successifs pour le réglage de la longueur du lien fermé. 6. Fermoir selon la revendication 5, caractérisé par le fait qae les trous sont borgnes, donc, en position de fermeture, invisibles de l'extérieur. 7. Fermoir selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que 'un des cadres présente sur son côté opposé au côté commun au moins une griffe qui,en position de fermeture, vient coopérer avec une partie du côté correspondant de l'autre cadre de manière à assurer le verrouillage du fermoir. 8. Fermoir selon la revendication 7, caractérisé par le fait que les griffes sont au nombre de deux. 9. Fermoir selon la revendication 7 ou'la revendication 8, caractérisé par le fait que les griffes coopérent avec des encoches ménagées dans l'épaisseur du côté de l'autre cadre.