La présente invention concerne une fixation assurant la liaison entre une chaussure de ski de fond et le ski du même nom pour la pratique de ce sport. Actuellement, le système le plus connu séra compréhensible en référence à la figure 2. C'est celui d'une fixation totalement solidaire du ski de fond. Elle est constituée d'un étrier 16 en forme de U aux bords 17 légèrement relevés de quelques centimètres, la base du U affectant la forme d'un trapèze dont les cotés non parallèles sont délimités par les bords de ce U. La chaussure de ski dont la pointe de la semelle épouse la forme du trapèze vient se loger dans cet étrier.et y est maintenue latéralement par les flancs du U. En regard de la plus petite base du trapèze sont fixées deux ou trois ou quatre pointes 18 venant se loger dans des trous pratiqués dans la semelle afin de cramponner la chaussure dans l'étrier. On achève la tenue de la chaussure par un moyen de pression sur le bout de la semelle, juste en regard des crampons. Ce moyen de pression est en général une tige 19 coudée dont les extrémités pivotent dans deux trous 20 pratiqués sur les flancs de l'étrier. Cette tige est bloquée, en fin de serrage de la pointe de la chaussure, dans une crémaillère réglable 21, indépendante de l'étrier, et placée devant celuici sur la face supérieure du ski. Un tel système présente des inconvénients. Comme il ressort de ce qui précède, la chaussure doit être munie de deux ou trois ou quatre trous suivant le nombre de pointes 18 ou crampons que possède la fixation rendant ainsi difficile la banalisation d'un tel équipement. D'autre part la tige de pression arti- culée sur les flancs de la fixation meurtrit les pieds et use au cours des pliages successifs de la chaussure, ltenveloppe totale du pied, allant jusqu'à la déchirure totale de la semelle et de la matière composant la chaussure. Un autre inconvénient est celui de la dégradation rapide de la chaussure, tout d'abord à l'endroit des pointes ou crampons qui y pénètrent et ont tendance à agrandir exagérément les trous, ce qui supprime tout effet de cramponnage, puis au niveau de l'orteil, car la chaussure peut se vriller librement à partir de la pointe vers l'arrière. La fixation maintenue sur le ski de fond par l'intermédiaire de vis 22 est soumise à des efforts violents, répétés, d'arrachement si bien que les vis finissent par jouer librement dans leur logement, détruisant le taraudage pratiqué sur la face supérieure 23 du ski, et obligeant à refaire un peu plus loin les trous pour une nouvelle fixation: il en résulte une dégradation, donc un affaiblissement de la résistance du ski. En ce qui concerne le mouvement du sportif, cette fixation l'oblige à chacun de ses pas à lever l'arrière du ski risquant ainsi de le faire sortir du sillon de neige, donc de réduire son efficacité. Un mauvais positionnement de la fixation sur le ski porte préjudice au sportif dans son effort. La présente invention vise à supprimer tous ces inconvénients. A cet effet, la fixation qu'elle concerne est articulée, permet une utilisation banale de la chaussure, ceci sans l'abfmer dans son serrage, maintient la chaussure, guide le ski et le conserve toujours équilibré au cours des mou vements dans la compétition. De toutes façons, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence à la figure 1 du dessin annexé représentant à titre d'exemple non limitatif une forme d' exécution de la fixation selon l'invention représentée en vue perspective éclatée. La fixation est constituée d'une platine 1 de forme trapézoidale dont les côtés non parallèles 4 sont relevés et recourbés de telle sorte que l'épaisseur de la semelle de la chaussure vient se loger en glissant dans les cornières en U ainsi réalisées. La forme de cette platine permet ainsi le blocage primaire de la chaussure dans celle-ci suivant le principe du coin. Les bords relevés présentent au niveau de la plus petite base du trapèze deux petites aspérités 5 qui viennent recevoir un cylindre excentrique 7 articulé dans les logements 6 par un axe 8. Cet excentrique peut effectuer une rotation au moins égale à 90. autour de son axe8 et est manoeuvré par un systeme quelconque 15. L'excentrique a pour effet de venir presser, après sa rotation, la pointe de la semelle de la chaussure sur la platine 1 en assurant un deuxième blocage. Ainsi la chaussure peut être positionnée sans risquer de dégradation de sa semelle ou de son enveloppe La platine 1 elle-même est munie à sa partie inférieure de deux cornières 2 en U à ailes inégales, ces deux cornières étant opposées face pour face. Elles sont fixées sur la platine par des rivets 9 ou un autre moyen quelconque. Ces deux cornières 2 dépassent légèrement de la pointe'de la platine et sont munies chacune d'un alésage 3 destiné à recevoir un axe 13. L'espacement des deux cornières est égal à la largeur du ski 14 sur lequel elles vont être positionnées et en etre rendues solidaires par l'intermédiaire de l'axe 13 quivtraversera le dit ski en un trou 12 situé au niveau du plan des fibres neutres du ski. Ce trou sera protégé de l'ovnlisation sur ses flancs par deux inserts 10 montés en opposition à ses orifices. Ces deux inserts 10 permettront le passage de l'axe 13 qui viendra recevoir à son extrémité filetée un écrou 11. L'autre extrémité ou tete de l'axe aura été insérée de telle sorte que l'axe ne puisse pas tourner sur lul-meme quand il sera totalement engagé au travers des cornières. Ainsi un tel système de fixation permet par un seul trou 12 pratiqué dans le ski et dans sa zone la moins délicate, d'obtenir une rotation de la fixation autour de cet axe dans un plan P perpendiculaire à celui-ci suivant un angle a supérieur à 90". En effet au cours de effort du skieur, le ski doit être, dès le début de la poussée sur un pied, maintenu totalement plaqué dans le sillon de neige ou "trace".Si nous avons vu plus haut avec le système de fixation différent de la présente invention, que le ski était collé à la semelle du skieur et avait tendance à se relever de l'arrière, il-n'en est pas du tout de meme avec la présente invention, car le ski tout au long de l'avance du skieur reste dans la trace, permettant au skieurdlallonger sensiblement son mouvement et de décoler son pied du ski tout en maintenant une pression sur celui-ci pour plaquer le ski dans la trace par l'intermédiaire de l'axe 13, meme en fin de mouvement n en résulte donc un gain dans le mouvement et une meilleure concentration dans l'effort du skieur. Quand le pied du skieur revient pour donner une nouvelle impulsion, la fixation revient également se placer sur le ski, guidée par les deux cornières, latéralement sur les deux flancs du ski. Un quelconque effort latéral ou axial fera mouvoir le ski respectivement sur ses flancs ou en avant, l'effort étant retransmis uniquement par I'axe dans le cas d'une poussée axiale ou par les cornières dans le cas d'une poussée latérale. n est important de noter les ameliorations dues à cette invention. Les bords recourbés de la platine maintiennent l'extrémité de la chaussure sur ses trois bords, intérieur, frontal, extérieur et l'empechent de vriller, donc de se dégrader et de meurtrir les pieds du sportif. Les cornières latérales au ski le maintiennent droit et permettent un meilleur guidage de celui-ci une négociation de virages sans risque de torsion du pied par rapport au siki. Enfin l'axe pratiqué dans la fixation au niveau de la fibre neutre eii ski permet un développement plus important du mouvement du skieur, donc accroit son efficacité car ainsi son ski reste dans la trace tout au long de l'effort En outre ce même système de fixation peut etre utilisé en fixation de ski pour randonnée par addition d'un axe supplémentaire 24 parallèle à l'axe 13 précité et en retrait de celui-ci et traversant, comme lui, au niveau du plan des fibres neutres du ski l'ensemble cornières 2 et ski 14. REVENDICATIONS 1 - Fixation de ski de fond caractérisée, d'une part par son axe de rotation passant par la fibre neutre du ski, d'autre part par ses flancs relevés permettant un calage de la semelle de la chaussure. 2 - Fixation de ski de fond selon la revendication 1 caractérisée par son axe de rotation en ce sens que celui cri pénètre dans le ski dans le plan des fibres neutres. 3 - Fixation de ski de fond selon les revendications 1 et 2 caractérisée par deux cornières opposées face pour face, destinées à guider le ski latéra lement et à tenir également son axe de rotation. 4 - Fixation de ski de fond selon la revendication I en ce sens que les flancs de cette fixation sont rabattus sur la semelle de la chaussure, l'empe chant de se relever par rapport à la fixation. 5 - Fixation de ski de fond caractérisée en ce sens que le serrage de la poin te de la semelle s'effectue par un cylindre excentrique venant presser celle-ci par une simple rotation axiale. 6 - Fixation de ski de fond selon les revendications 1, 2 et 3 caractérisée en ce que les cornières viennent guider la fixation dans son retour sur le ski. 7 - Fixation de ski de fond caractérisée en ce sens qu'elle permet la banalisa tion des semelles de chaussures par l'absence de logements destinés à recevoir les crampons de la fixation. 8 - Fixation de ski de fond selon les revendications I et 2, caractérisée par un ensemble unique lié au ski par un axe de rotation sans le secours d'un ensemble complémentaire de serrage distinct et séparé de la fixation. 9 - Fixation de ski de fond pouvant etre utilisée en fixation de ski de randon née par addition d'un axe supplémentaire de blocage situé en retrait de l'axe de rotation.