L'invention concerne un montage pour vidéophone, destiné à éliminer les parasites sur l'écran d'image, provenant de différences entre une fréquence d'images et la fréquence du courant de la lumière présente dans la pièce où à lieu la prise 5 de vue, fréquences qui ne sont nullement dans un rapport entier entre elles. Pour le vidéophone, on utilise en règle générale, de même que pour la télévision commerciale, une fréquence d'images de 25 Hz, ce qui correspond à la demi-fréquence du secteur. 10 Lorsqu'on veut réduire nettement le papillotement de l'image et le scintillement des lignes en cas de forte brillance de l'image, il convient de passer à une fréquence d'images plus élevée, par exemple à 30 Hz, ce qui correspond à 60 demi-images par seconde en cas de balayage cathodique entrelacé. 15 On rencontre alors des difficultés avec l'éclairage artificiel de la pièce où se trouve le vidéophone, en particulier avec les tubes fluorescents. En effet, les appareils d'éclairage sont coupés et remis en circuit à chaque passage par zéro de la fréquence du secteur, laquelle est de 50 Hz, c'est-à-dire cent 20 fois par seconde. Ces oscillations de luminosité sont imperceptibles à l'oeil humain ou ne sont perçues que d'une façon minime, mais en revanche elles sont captées par les tubes de prise de vue, et ce d'autant plus que leur inertie est faible, comme cela est le cas par exemple du Plumbicon. De ce fait, il apparaît sur 25 l'écran d'image une modulation indésirable qui se manifeste sous la forme d'une oscillation locale de brillance (scintillement) à 20 Hz ou sous la forme d'une passage de la brillance par des minima et des maxima dans le sens du balayage (de haut en bas) à 10 Hz. Certes, une modulation semblable existe également pour 30 une fréquence d'images de 25 Hz, mais elle n'a aucun effet perturbateur, puisqu'elle reste en phase avec la fréquence d'image et qu'en conséquence elle ne parcourt pas l'image. Le but de l'invention est d'éliminer les oscillations perturbatrices de brillance qui proviennent d'un écart 35 entre la fréquence d'images et la fréquencede la lumière. Une solution connue pour éliminer la cause de cette modulation consiste à subdiviser en trois groupes les lampes fluorescentes de la pièce dans laquelle le vidéophone est installé et de connecter chaque groupe à une phase différente du 40 secteur triphasé. Une telle disposition est coûteuse et n'est 71 37981 2 2111786 donc applicable que rarement dans les pièces d'habitation. Pour éliminer l'effet perturbateur dans le signal d'image, il est également possible de faire passer par un simple filtre coupe-bande le signal de télévision modulé par exemple 5 à 100 Hz par les oscillations de l'éclairage de la pièce, ce filtre coupe-bande étant accordé sur la fréquence perturbatrice. Mais étant donné que cette perturbation par la lumière produit une véritable modulation d'amplitude, celle-ci ne saurait être supprimée par un simple filtrage. 10 L'invention propose d'éliminer les perturbations en question avec un montage d'après lequel il monté, du côté émission de chaque vidéophone, un circuit de filtre composé essentiellement d'un élément logarithmeur, d'un filtre coupe-bande accordé sur le double de la fréquence lumineuse, d'un 15 liraiteur et d'un élément élévateur à la puissance, à travers lesquels passe successivement le signal d'image modulé au double de la fréquence lumineuse (fréquence perturbatrice) et préalablement verrouillé dans un clampingj tel qu'il se présente dans l'amplificateur vidéo du côté émission avant le mélange d'im-20 pulsions, signal auquel sont ajoutés, à la sortie du circuit de filtre, dans un additionneur, les autres signaux nécessaires pour la reproduction de l'image, par"exemple les impulsions des suppression d'image, de suppression de lignes et de synchronisation (signal complet de télévision). 25 Du fait que le signal d'image est traité dans une série de dispositifs, la fréquence perturbatrice est complètement éliminée par filtrage et n'est plus présente dans le signal de sortie du circuit de filtre. Si, conformément à l'invention, ce n'est qu'en ce point que sont intercalées les impulsions de 30 suppression et de synchronisation, non influençables par l'éclairage de la pièce, on évite des frais de circuit qui seraient autrement nécessaires pour débarrasser ces impulsions des perturbations . Selon une autre caractéristique de l'invention, 35 le circuit de filtre contient additionnellement un élément soustracteur dans lequel les signaux d'image captés en aval de l'élément logarithmeur et en aval du coupe-bande sont comparés entre eux, ainsi qu'un interrupteur, de préférence électronique, qui met hors service le circuit de filtre en présence, à la 40 sortie de l'élément soustracteur, d'une amplitude supérieure à 71 37981 3 2111786 celle que l'on peut attendre avec la fréquence perturbatrice. Cela offre l'avantage que les signaux contenus parfois dans l'image, qui ont été enregistrés par la caméra dans certaines conditions de mouvement, sont conservés et ne sont pas supprimés 5 en même temps que la fréquence perturbatrice. Ce montage exige un filtre de bande (coupe-bande) très sélectif, afin de maintenir à un faible niveau les distorsions indésirables des impulsions de cadence des images dues à des effets transitoires. Etant donné que le signal d'image propre-10 ment dit, avec une grande largeur de bande de 1 MHz par exemple, est dirigé à travers le coupe-bande et doit traverser celui-ci sans altération, des exigences sévères sont imposées quant au comportement à la transmission au cas où le filtre est réalisé avec des amplificateurs opérationnels. C'est pourquoi il est 15 proposé, selon une autre caractéristique de l'invention, de modifier ce montage en disposant, à la place du coupe-bande, un filtre de bande (passe-bande) qui ne laisse passer que la fréquence perturbatrice (100 Hz), en intercalant,entre le filtre de bande et l'élément élévateur à la puissance, un amplificateur 20 inverseur de phase et un élément additionneur, et en shuntant le filtre de bande et l'amplificateur inverseur de phase par un trajet parallèle, par lequel le signal d'image présent à la sortie de l'élément logarithmeur parvient à l'élément additionneur, en même temps que la fréquence lumineuse doublée (fréquence per-25 turbatrice, 100 Hz) obtenue dans le filtre de bande et convertie dans l'amplificateur inverseur de phase. Cela offre cet avantage additionnel que le signal d'image, en contournant le filtre de bande et quelques autres appareils du circuit de filtre, parvient par la voie la plus courte à la sortie du montage. Les dispositifs 30 pour l'obtention des signaux qui compensent la fréquence perturbatrice se trouvent dans une branche parallèle, si bien qu'ils n'altèrent pas le signal d'image. Selon une autre caractéristique de l'invention, on peut même supprimer l'élément logarithmeur à l'entrée du cir-35 cuit de filtre et l'élément élévateur à la puissance à sa sortie. De cette manière, deux autres éléments du circuit, par lesquels le signal d'image pourrait être lésé en cas de réglage inexact, peuvent encore être exclus. Selon une autre caractéristique de l'invention, 40 l'addition de la fréquence perturbatrice pure, obtenue dans le 71 37981 4 2111786 trajet parallèle, au signal d'image perturbé de la voie directe peut aussi s'effectuer dans un diviseur. Cela offre l'avantage que trois éléments de circuit, à savoir l'élément logarithmeur, l'élément additionneur et l'élément élévateur à la puissance, sont 5 remplacés par un seul élément, c'est-à-dire par un diviseur. Outre une simplification de l'ensemble du montage, il en résulte encore cet avantage qu'on évite les altérations possibles du signal d'i-aage du fait que des opérations successives consistant à former le logarithme puis à effectuer l'opération inverse sont évitées 10 et que le montage est moins sensible aux tolérances. Selon une autre caractéristique de l'invention, le signal d'image perturbé est prélevé, pour l'obtention de la fréquence perturbatrice pure, à la sortie du limiteur monté à la suite du diviseur et, en fonction de la grandeur de la per-15 turbation, il est utilisé dans le diviseur pour la régulation de la grandeur (amplitude) de la fréquence perturbatrice pure à ajouter. L'avantage en est qu'avec cette disposition, il n'est aucunement nécessaire de procéder à un équilibrage d'amplitude de la fréquence perturbatrice pure à ajouter, puisque cette ampli-20 tude se règle d'elle-même sur la base de la fréquence perturbatrice encore présente dans le signal d'image à la sortie du montage. Selon une autre caractéristique de l'invention, la fréquence perturbatrice pure est dérivée directement du sec-25 teur et la fréquence perturbatrice obtenue dans le trajet parallèle ne sert qu'à la commande de la grandeur (amplitude) de la fréquence perturbatrice pure à ajouter. L'avantage en est qu'aucune condition rigoureuse ne doit être imposée quant à la constance de phase du filtre de bande accordé sur la fréquence per-30 turbatrice. L'invention va être expliquée de façon plus détaillée en référence aux dessins annexés. Tandis que des exemples de réalisation de l'invention sont représentés sur les figures 1, 4, 5 et 7 à 12, les courbes des figures 2, 6 et les courbes 35 tracées au-dessus de la figure 7 représentent les signaux d'image existant aux différents points du montage. D'après la figure 1, le circuit de filtre F est composé d'un élément logarithmeur L, d'un coupe-bande S, d'un limiteur B et d'un élément élévateur à la puissance P. Un clam-40 ping K. est monté en amont du circuit de filtre F et un addition- 71 37981 5 2111786 neur A en aval. Les courbes désignées par les mêmes références sur la figure 2 montrent comment le signal d'image est transformé au cours de son passage à travers les différents éléments du circuit et l'allure qu'il présente en conséquence aux points a à 5 f • Pour la description, on supposera maintenant que la fréquence du secteur est de 50 Hz et que le vidéophone enregistre, transmet et reproduit sur l'écran une demi-image 60 fois par seconde. En conséquence, la fréquence perturbatrice de la 10 lumière, sur laquelle est accordé le coupe-bande S, s'élève à 100 Hz. Pour d'autres fréquences du courant de lumière, les dimensions du coupe-bande seront modifiées en conséquence, par exemple pour 120 Hz avec une fréquence du courant de lumière 15 de 60 Hz. De préférence, le circuit de filtre F est disposé du côté émission, car le signal d'image y est disponible avant l'adjonction des impulsions de suppression et de synchronisation, et car les perturbations survenant à travers les voies de trans-20 mission ne sont pas encore présentes. A l'entrée du circuit de filtre F, le clamping K est prévu pour que les signaux d'image soient verrouillés sur le niveau inférieur de la synchronisation, c'est-à-dire sur le niveau du noir. Ce verrouillage est nécessaire afin qu'il soit possible de procéder à la limitation suivante en 25 un point exactement défini. A la .sortie du clamping est par exemple présent un signal d'image de lignes, tel que représenté sur la figure 2a. La courbe se compose de plusieurs signaux d'image enregistrés à partir de la même ligne, mais l'objet de l'image est exposé à une 30 variation d'éclairement due à la fréquence du secteur. T andis que le niveau du noir s est enregistré sous la forme d'une ligne droite nette, les valeurs de l'échelle de gris et le niveau du blanc sont formés de plusieurs lignes superposées. Dans ces conditions, les écarts entre les différentes lignes sont proportionnels à l'ampli-35 tude d'image à l'instant considéré, en fonction de la caractéristique du tube de prise de vue. Pour rendre cette variation différentielle indépendante du contenu instantané de l'image, le signal d'image est mis sous forme logarithmique dans l'élément suivant L. Il en résulte 40 une courbe têlle que reproduite sur la figure 2b. Comme on peut 71 379.81 6 2111786 le voir, les écarts entre les différentes lignes qui correspondent à une valeur déterminée de l'échelle de gris sont toujours les mêmes. Il est vrai qu'avec ce formage, le signal a encore subi une distorsion des amplitudes des valeurs individuelles de 5 l'échelle de gris, mais elle disparaît lors de la suppression de la forme logarithmique (élévation à la puissance) dans l'élément P élévateur à la puissance. A partir de l'élément logarithmeur L, le signal d'image parvient dans le coupe-bande S qui, comme on l'a déjà 10 indiqué, est accordé sur 100 Hz. Comme on peut le voir sur la figure 2c, la fréquence perturbatrice de 100 Hz n'apparaît plus aux sommets des impulsions, mais aux bas de celles-ci. La fréquen ce perturbatrice est donc déphasée de 180°. A tous les niveaux de gris, il se produit un décalage uniforme de ce genre, étant 15 donné que l'oscillation à 100 Hz de la lumière est égale pour toute amplitude d'image. Au coupe- bande S fait suite un limiteur B. Etant donné que le signal d'image est désormais" dépourvu de perturbation à tous les niveaux de gris, comme le montre la figure 20 2c, et que la modulation à 100 Hz n'est plus présente qu'au niveau du noir s; (ligne de tirets) ainsi que dans les intervalles de suppression d'image v qui apparaissent au-dessous de ce niveau le signal d'image est limité vers le bas un peu au-dessus du niveau du noir. 25 La figure 3 montre à quel endroit le seuil du limiteur doit se situer.'La fréquence perturbatrice 100 Hz oscille de 2 q = p autour du niveau de noir s. Le seuil du limiteur B, au-dessous duquel tous les signaux sont supprimés, doit donc se situer au-dessus du niveau du noir s,, à une distance légèrement 30 supérieure à la grandeur q. Le fait qu'avec cette limitation, l'intervalle de suppression de ligne v est également supprimé n'a guère d'importance, étant donné que cet intervalle de suppression est de nouveau ajouté au signal d'image dans l'additionneur A. De cette manière, il apparaît un signal qui est représenté sur 35 la figure 2d. Puis, comme on l'a déjà indiqué, le signal d'image est "délogarithmé" dans l'élément P élévateur à la puissance et, de la sorte, amené dans le rapport corrèct des valeurs de l'échel le du gris les unes par rapport aux autres. Comme on peut le voir 40 sur la figure 2e, le ton de gçis le plus foncé n'est pas le même 71 37981 7 2111786 que la valeur du noir primitive. Cette perte d'information, qui se situera au-dessous de 5% dans la plupart des cas, est suffisamment petite pour qu'il soit possible de la négliger. Puis les impulsions w de suppression d'image, de sup-5 pression de ligne et de synchronisation sont ajoutées au signal d'image dans l'additionneur A, si bien qu'il apparaît alors un signal complexe dépourvu de perturbation, prêt à la transmission. Au cas où la fréquence perturbatrice avec laquelle le signal d'image est modulé n'est pas elle-même une oscillation 10 sinusoïdale, mais contient des ondes harmoniques, comme tel est en particulier le cas avec la lumière des lampes fluorescentes, toutes les bandes latérales d'harmoniques de la fréquence de lignes apparaissent. Toutefois, l'onde fondamentale de 100 Hz forme en général de loin la majeure partie dans le spectre des 15 variations de brillance, de sorte qu'il suffit que cette onde fondamentale soit éliminée, selon ce qui a été indiqué. Etant donné que dans certaines conditions de mouvement, des parties à 100 Hz peuvent aussi apparaître dans le signal d'image à titre d'harmoniques, celles-ci seraient également sup-20 primées par le circuit de la figure 1 et le signal serait déformé. Tant que ces parties réelles à 100 Hz ne sont pas supérieures, quant à leur amplitude, aux parties correspondant à la modulation par la lumière, leur exclusion par filtrage ne se fait guère remarquer. En cas de variation d'amplitude plus grande, par exemple 25 dans le cas de deux barres en noir et blanc qui se déplacent à 10 Hz perpendiculairement à la direction de balayage sur l'image, 11 convient de mettre hors service le circuit de filtre F pendant la durée d'un tel contenu d'image. Cela peut être obtenu avec le circuit de la figure 4. 30 A cette fin, le signal d'image (figure 2b) en aval de l'élément logarithmeur L et le signal d'image (figure 2c) à la suite du coupe-bande S sont prélevés et dirigés vers un élément soustracteur M. Là, les deux signaux sont soustraits l'un de l'autre, si bien que l'on obtient l'oscillation pure à 100 Hz du signal 35 d'image. Cette fréquence est amplifiée dans l'amplificateur V et dirigée vers le commutateur électronique E. Ce commutateur E contient un interrupteur à seuil qui, lorsqu'un seuil déterminé est dépassé, court-circuite le coupe-bande S et, de cette manière, met hors service le circuit de filtre F. De préférence, la remise 40 en service s'effectue avec un retard. 71 37981 8 2111786 Pour éviter des perturbations dans le circuit de filtre F, il est intercalé, dans la ligne entre l'élément logarithmeur L et le commutateur électronique E, un élément séparateur T qui n'est toutefois pas nécessaire pour la compréhension 5 de l'invention et qui ne sera donc pas considéré en détail. Le circuit de compensation représenté sur la figure 5 est-composé d'un élément logarithmeur L, d'un élément additionneur SG, d'un limiteur B, d'un élément élévateur à la puissance P, ainsi que d'un trajet parallèle pw entre l'élément logarithmeur L et l'élément additionneur SG, dans lequel sont 10 montés un passe-bande BP, un amplificateur inverseur de phase V et un second limiteur BG. L'élément logarithmeur L, l'élément P élévateur à la puissance et le second limiteur sont indiqués en trait interrompu, ce qui veut dire que, dans une forme de réalisation 15 simplifiée du circuit de filtre F, ces éléments peuvent aussi être supprimés. On a indiqué sur la figure 6, par les courbes désignéts par les mêmes caractères en minuscule, comment le signal d'image en provenance de la caméra de prise de vues est 20 transformé au cours de son passage à travers les différents éléments du circuit. Pour cet exemple encore, on supposera que la fréquence perturbatrice de lumière, sur laquelle le passe-bande est accordé, est de 100 Hz. 25 A l'entrée du circuit de compensation, le clamping K a pour rôle de verrouiller les signaux d'image sur la valeur du noir dans les intervalles de suppression. A la sortie du clamping, un signal d'image, tel quereprésenté sur la figure 6a, est par exemple présent pendant plusieurs changements d'image. La courbe 30 se compose donc de plusieurs signaux d 'image enregistrés à partir de la même ligne, l'objet de l'image étant toutefois soumis à une oscillation d'éclairage due à la fréquence du secteur. Tandis que la valeur du noir apparaît sous forme d'une ligne droite nette sur la figure 6a, les valeurs de l'échelle du gris et la 35 valeur du blanc sont constituées par plusieurs lignes qui se superposent. Dans l'élément logarithmeur suivant L,'le signal d'image est mis sous forme de logarithme, de sorte qu'il apparaît 40 au point b une courbe correspondant à la figure 6b de la même ligne 71 37981 9 2111786 d'image. A partir de la sortie de l'élément logarithmeur L, le signal parvient d'une part directement à l'élément additionneur SG et, d'autre part, il est dérivé vers le passe-bande BP. 5 Ce passe-bande, accordé sur 100 Hz, doit être aussi sélectif que possible, pour maintenir à un minimum les phénomènes transitoires indésirables du fait des impulsions de suppression à 60 Hz du signal d'image. A la sortie du passe-bande BP apparaît l'oscillation à 100 Hz représentée sur la figure 6c, provenant de la modu-10 lation par la lumière et perçue par la caméra de prise de vues. Au passe-bande BP fait suite un amplificateur inverseur de phase V. Dans celui-ci, il est procédé à un déphasage de 180° du signal perturbé, ainsi qu'à une amplification de ce signal, dans une mesure telle que, dans l'élément additionneur SG, 15 il ait exactement la même amplitude que la fréquence perturbatrice qui, à partir de l'élément logarithmeur, atteint l'élément additionneur SG par la voie directe. Le second limiteur BG à la suite de l'amplificateur V sert à éviter une surcompensation dans certaines conditions de mouvement qui donnent lieu à des parties à 20 100 Hz dans le signal d'image. Dans l'élément additionneur SG s'effectue alors une sommation de la fréquence perturbatrice pure déphasée et du signal d'image perturbé ; les courbes des figures 6b et 6c sont donc additionnées. En conséquence, une courbe telle que représentée 25 sur la figure 6f est présente à la sortie de l'élément additionneur SG. Dans ces conditions, la fréquence perturbatrice à 100 Hz est compensée dans le contenu de l'image (valeurs de l'échelle de gris), mais dans l'intervalle de suppression et sur le ressaut du noir, où aucune oscillation perturbatrice n'était présente précédemment, 30 de telles oscillations sont maintenant ajoutées. Elles sont coupées dans le limiteur B suivant, de sorte que le signal d'image est dépourvu de perturbation à tous les niveaux de brillance, comme le montre la figure 6h. Etant donné que le seuil du limiteur .est situé un peu au-dessus de l'amplitude 35 de lafréquence perturbatrice, le ton gris le plus foncé n'est pas le même que la valeur de noir primitive. C. ette perte d'information, qui se situera au-dessous de 5%' dans la plupart des cas, est toutefois suffisamment faible pour pouvoir être négligée. Après quoi, le signal d'image est délogarithmé 40 dans l'élément P élévateur à la puissance et dirigé vers l'addi 71 37931 10 2111786 tionneur A, dans lequel les impulsions de suppression d'image, de suppression de ligne et de synchronisation sont ajoutées au signal d'image dans l'intervalle de suppression de ligne w. Le signal complet ainsi obtenu (figure 6i) ne contient maintenant 5 plus aucune perturbation provenant de la différence entre la fréquence d'image et la fréquence de la lumière. Il est indiqué sur la figure 5 qu'à la suite de l'élément additionneur, le signal d'image passe tout d'abord par le limiteur, pour ne passer qu'ensuite à travers l'élément P 10 élévateur à la puissance. Mais il est également possible d'intervertir ces deux éléments. En outre, il est possible de réunir le limiteur B à l'additionneur A, de sorte qu'il s'effectue en même temps une limitation et une introduction des impulsions nécessaires dans les intervalles de suppression dé ligne. 15 D'après la figure 7, le signal d'image perturbé, à l'état verrouillé, parvient au montage par l'entrée y. Ce signal a par exemple la forme qui est visible sur le diagramme reproduit au-dessus de la ligne d'entrée. La courbe se compose de plusieurs signaux d'image enregistrés à partir de la même 20 ligne, l'objet de l'image étant toutefois soumis à une fluctuation d'éclairage due à la fréquence du secteur. Tandis que la valeur du noir est enregistrée sous forme d'une ligne nette, les valeurs de l'échelle du gris et la valeur du blanc sont composées de plusieurs lignes gui se superposent. 25 Ce signal d'image parvient par la voie directe dw à l'une des deux entrées du diviseur D. Mais en même temps, il parvient, sur la voie parallèle gw, à un élément logarithmeur L qui est de préférence exécuté sous forme d'amplificateur logarithmique. Dans cet élément logarithmeur, le signal d'image est 30 maintenu constant, proportionnellement à l'oscillation lumineuse relative est indépendamment de l'amplitude d'image instantanée. A partir de l'élément logarithmeur L, le signal parvient à un passe-bande BP. Si l'on suppose que la fréquence du secteur est de 50 Hz, il se produit une oscillation de bril-35 lance de 100 Hz (fréquence perturbatrice), sur laquelle le passe-bande BP est accordé. L'oscillation à 100 Hz, filtrée par ce passe-bande, est dirigée, avec une amplitude correspondant à la ■partie fréquence pertubatrice du signal d'image perturbé, à la seconde entrée du diviseur D. 40 Dans un montage complété, il peut être encore 71 37981 ii 2111786 intercalé, à la suite du filtre de bande BF, un limiteur BG qui s'oppose à une surcompensation en présence d'oscillations vraies à 100 Hz qui proviennent de phénomènes de mouvement dans l'image. Dans le diviseur D, le signal d'image perturbé est transformé, par division des deux signaux, selon ce qui est indiqué par la courbe reproduite au-dessus du diviseur D. Comme on peut le voir, les oscillations n'apparaissent plus que dans l'intervalle de suppression de ligne. Au diviseur fait suite un limiteur B qui coupe l'intervalle de suppression de ligne, selon ce qui est représenté par la courbe reproduite au-dessus du limiteur B. A la suite de quoi, le signal dépourvu de perturbations est disponible à la sortie z pour l'addition d'impulsions L'intervalle de suppression de ligne est alors réintroduit, ainsi que les signaux nécessaires pour la commande du récepteur. Sur la figure 8, les mêmes éléments fonctionnels que sur la figure 7 sont prévus. Ici toutefois, le signal d'image perturbé n'est pas prélevé à l'entrée y, mais en aval du limiteur B à la sortie z. Ce signal est ramené, par l'intermédiaire d'un logarithmeur L, d'un passe-bande BP et, le cas échéant, d'un limiteur BG, à la seconde entrée du diviseur. Mais ce trajet parallèle pw revêt ici la forme d'un circuit régulateur, c'est-à-dire qu'une fréquence perturbatrice, encore présente à la sortie z, réduit ou augmente en conséquence l'amplitude de la fréquence perturbatrice à ajouter par la seconde entrée du diviseur, jusqu'à ce que le signal de sortie soit dépourvu de perturbations Le montage de la figure 9 est réalisé de la même manière que celui de la figure 7. Par le logarithmeur L, le passe bande BP, un limiteur BG éventuellement présent et un étage redresseur G, qui amène la fréquence perturbatrice jusqu'ici obtenue à sa valeur maximale ou sa valeur moyenne, on obtient une tension de réglage qui commande le coefficient d'amplification d'un amplificateur régulateur automatique RV. Cependant, par l'entrée n, la fréquence du secteur à 50 Hz parvient en même temps à un doubleur de fréquence F, à la sortie duquel la fréquence perturbatrice pure est disponible pour un traitement additionnel. Cette fréquence ne peut toutefois pas être ajoutée directement au diviseur D, car le courant d'écla rage d'une lampe à incandescence présente en général un déphasage de 60° environ par rapport à la phase du secteur. C'est pour 71 37981 12 2111786 cette raison qu'il est prévu un déphaseur PH qui provoque une rotation de la phase de la fréquence perturbatrice, de telle sorte que celle-ci puisse être appliquée à la seconde entrée du diviseur D, après une amplification appropriée dans l'amplifi-5 cateur de réglage automatique RV. Etant donné qu'ici la fréquence perturbatrice pure, qui est ajoutée au signal d'image, ne parcourt pas le trajet parallèle £w avec les éléments de circuit contenus dans celui-ci, elle ne peut pas subir une distorsion du fait du passe-bande et 10 des autres éléments. En conséquence, aucune condition rigoureuse n'a besoin d'être imposée à ces éléments en ce qui concerne la constance de phase. Sur la figure 10, on a représenté une variante du montage de la figure 9. Toutefois, là encore, comme on l'a 15 décrit à propos de la figure 8, le signal d'image perturbé est prélevé à la sortie z et la fréquence perturbatrice est utilisée pour la commande de l'amplificateur RV de réglage automatique. De cette manière, l'amplitude de la fréquence perturbatrice est également amenée automatiquement, dans l'amplificateur de réglage 20 RV, à une grandeur nécessaire pour la compensation de la fréquence perturbatrice. Sur les figures 4 à 10 jusqu'ici décrites, il a été indiqué que le signal d'image perturbé est prélevé par voie électrique pour le trajet parallèle £w. Mais il est aussi possifcte 25 de prélever ce signal par voie optique, selon ce qui est représenté sur les figures 11 et 12. D'après la figure 11, la lumière modulée frappe par la gauche le tube de prise de vues R en traversant un système optique OS. Entre le système optique OS et le tube R se trouve 30 un miroir semi-transparent Sp, placé obliquement, qui dévie vers une cellule photoélectrique FZ une partie de la lumière modulée - le cas échéant par l'intermédiaire d'un autre système optique. Cette cellule photoélectrique convertit les fluctuations de lumière en oscillations électriques qui, comme on l'a déjà décrit, 35 sont dirigées à travers un logarithmeur L, un passe-bande BP et éventuellement d'autres éléments fonctionnels, vers un modulateur électro-optique Mod. Ce modulateur est interposé dans le trajet des rayons entre le miroir Sp et le tube R et il remplit donc la fonction du diviseur. Sa perméabilité à la lumière est 40 commandée électriquement de tel.le sorte que les fluctuations de 71 37981 13 2111786 brillance soient compensées et qu'un signal optique dépourvu de perturbations parvienne au tube de prise de vues R. Si la position du miroir semi-transparent Sp et celle du modulateur Mod sont interverties, il en résulte un 5 circuit de réglage automatique, tel que décrit à propos des figures 8 et 10. A la place du modulateur électro-optique Mod relativement coûteux, on peut aussi utiliser une grille de commande du tube R, comme le montre la figure 12. La fréquence perturba-10 trice pure, présente à la sortie du passe-bande BP, est appliquée, à titre de tension de grille Ug à cette grille de commande du tube R, laquelle sera éventuellement prévue à titre additionnel. Les figures 7 et 9 peuvent aussi être modifiées de sorte que le signal d'image perturbé, tel que décrit, parvienne 15 dans le trajet parallèle pw par voie optique, mais qu'alors la fréquence perturbatrice pure soit appliquée électriquement a la seconde entrée du diviseur. Un tel montage est particulièrement avantageux par le fait que le signal optique ne contient plus aucune fréquence de balayage et qu'en conséquence, il n'y 20 a pas besoin de prendre ces fréquences en considération. L'invention a été décrite à propos de son application à des vidéophones. Mais elle peut être mise en oeuvre avec le même succès dans la télévision commerciale, au cas où l'on utilise, pour l'enregistrement de l'image, une caméra de prise 25 de vues à temps bref de mémorisation, par exemple un Plumbicon ou un vidicon à diodes au Si, et où l'éclairage est effectué avec des appareils à forte profondeur de la modulation, par exemple avec des lampes à fluorescence. 71 37981 14 2111786 REVENDICATIONS 1. Montage pour vidéophone, destiné à éliminer les parasites sur l'écran d'image, provenant de différences entre une fréquence d'images et la fréquence du courant de lumière présente dans la pièce de prise de vues, fréquences qui ne sont pas dans un rapport entier entre elles, caractérisé par le fait qu'il est monté, du côté émission de chaque vidéophone, un circuit de filtre (F) composé essentiellement d'un élément logarithmeur (L), d'un filtre coupe-bande (S) accordé sur le double de la fréquence de la lumière (100 Hz), d'un limiteur (B) et d'un élément élévateur à la puissance (P), à travers lequel passe successivement le signal d'image modulé au double de la fréquence de la lumière (fréquence perturbatrice 100 Hz) et préalablement verrouillé dans un clamping (K) (figure 2a), tel qu'il se présente dans l'amplificateur vidéo du côté émission avant le mélange d'impulsions, signal auquel-sont ajoutés, à la sortie du circuit de filtre (F), dans un additionneur (A), les autres signaux nécessaires pour la reproduction de l'image, par exemple les impulsions de suppression d'image, de suppression de lignes et de synchronisation (w) (signal complet de télévision, figure 2f. ) 2. Montage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le circuit de filtre (F) contient additionnellement un élément soustracteur (M) dans lequel les signaux d'image captés en avâl de l'élément logarithmeur (L, figure 2b) et en aval du coupe-bande (S, figure 2c) sont comparés entre eux, ainsi qu'un interrupteur (E), de préférence électronique, qui met hors service le circuit de filtre (F) en présence (>p), à la sortie de l'élément soustracteur (M),d'une amplitude supérieure à celle que l'on peut attendre avec la fréquence perturbatrice (p) (figure 4). 3. Montage selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'en présence d'une amplitude (>p) supérieure à celle à laquelle on peut s'attendre'avec la fréquence perturbatrice, le commutateur (E) court-circuite le coupe-bande(S). 4. Montage selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le limiteur (B.) est réglé à une valeur * qui se situe au-dessus du niveau du noir (s) au moins de la valeur de l'amplitude d'une demi-onde (q). 5. Montage selon la revendication 1, caractérisé 71 37981 2111786 par le fait qu'il est prévu, à la place du coupe-bande (S), un filtre de bande (passe-bande BP) qui ne laisse passer que la fréquence perturbatrice (100 Hz), par le fait qu'un amplificateur inverseur de phase (V) et un élément additionneur (SG) sont 5 intercalés, entre le filtre de bande (BP) et l'élément élévateur à la puissance (P), et que le filtre de bande (BP) et l'amplificateur inverseur de phase (V) sont shuntés par un trajet parallèle (pw) par lequel le signal d'image (figure 6b) présent à la sortie de l'élément logarithmeur (L) parvient à l'élément additionneur 10 (SG) en même temps que la fréquence perturbatrice pure (100 Hz) formée dans l'amplificateur inverseur de phase (V), obtenue dans le filtre de bande (BP) (figure 5). 6. Montage selon l'une des revendications 1, 2 ou 5 caractérisé par le fait qu'un circuit de filtre (F) simplifié est 15 réalisé sans élément logarithmeur (L) et sans élément élévateur à la puissance (P). 7. Montage selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'un second limiteur (BG) est intercalé entre l'amplificateur inverseur de phase (V) et l'élément additionneur. 2o 8. Montage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le limiteur (B) est disposé entre l'élément élévateur à la puissance (P) et l'additionneur (A) ou est réuni en un seul appareil avec l'additionneur (A). 9. Montage selon la revendication 5, caractérisé 25 par le fait que l'addition de la fréquence perturbatrice pure (100 Hz) obtenue dans le trajet parallèle (pw) au signal d'image perturbé du trajet direct (dw) est effectuée dans un diviseur (D) (figures 7 à 12). 10. Montage selon la revendication 5, caractérisé 30 par le fait qu'un élément logarithmeur (L) est monté dans le trajet parallèle (pw) en amont du filtre de bande (passe-bande BP) 11. Montage selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le signal d'image perturbé est prélevé,, pour l'obtention de la fréquence perturbatrice pure (100 Hz), à la sortie 35 (z) du limiteur (B) monté à la suite du diviseur (D) (figures 8 et 10). 12. Montage selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la fréquence perturbatrice pure (100 Hz) obtenue dans le trajet parallèle (pw) est appliquée à un amplificateur de 40 réglage automatique (RV) où elle est utilisée pour la commande 16 2111786 71 37931 de la grandeur (amplitude) de la fréquence perturbatrice (100 Hz) qui doit être ajoutée dans le diviseur (D) au signal d'image (dw) pour supprimer la perturbation, et qui est dérivée directement du secteur d'éclairage (50 Hz) (figures 9 et 10). par le fait que la fréquence perturbatrice pure (100 Hz) obtenue à partir du secteur d'éclairage (50 Hz) est amenée dans la position de phase correcte par rapport à la fréquence perturbatrice contenue dans le signal d'image perturbé (dw), au moyen d'un 10 déphaseur (Ph). 14. Montage selon la revendication 5 ou 9, caractérisé par le fait que le signal de brillance de l'image, modulé par la fréquence perturbatrice (100 Hz), est prélevé, pour le trajet parallèle (pw), dans le trajet optique des rayons de la 15 caméra de prise de vues (R) (figures 11 et 12). 15. Montage selon la revendication 14, caractérisé par le fait qu'une partie de la lumière modulée est prélevée au moyen d'un miroir semi-transparent (Sp) disposé en amont du tube de prise de vues (R) et est dirigée vers le trajet parallèle 20 (pw) par l'intermédiaire d'une cellule photoélectrique (FZ). 16. Montage selon la revendication 15, caractérisé par le fait que la fréquence perturbatrice pure (100 Hz) du trajet parallèle (pw) commande un modulateur électro-optique(Mod) intercalé dans le trajet des rayons, ce modulateur servant de 25 diviseur (D) (figure 11). 17. Montage selon la revendication 15, caractérisé par le fait que la fréquence perturbatrice pure (100 Hz) du trajet parallèle (pw) est appliquée à une grille de commande (Ug) du tube de prise de vues (R) (Figure 12). 5 13. Montage selon la revendication 12, caractérisé