FR 2460359 A3 19810123 FR 7917406 A 19790628 L'invention concerne un procédé de fabrication de revêtements isolants à effets matelassés et les revêtements isolants obtenus. On connaît déjà des éléments décoratifs à aspect matelassé en relief. I1 s'agit en général d'éléments complexes multicouches dans lesquels deux techniques différentes sont utilisées pour réaliser la liaison des couches en même temps que la formation d'un effet de relief ou de matelassage. Selon une de ces techniques, les différentes couches sont assemblées par piqûre. Alternativement, et plus spécialement dans le cas où les dif férentes couches du complexe sont constituées au moins en partie de matériaux thermo-soudables, on réalise simultanément la fixation des dites couches et l'apparition d'effet de relief, par application de chaleur et de pression, par exemple au moyen de rouleaux à relief chauffé (technique de gaufrage), ou par application d'ultra-sons, ou par tout autre moyen prévu à cet effet. Il est déjà connu d'autre part, d'apporter à des nappes fibreuses pré-aiguilletées, certains effets tridimensionnels par aiguilletage au moyen d'aiguilles à fourches, de section ronde, qui, traversant toute l'épaisseur de la nappe font apparaître de l'autre côté de celle-ci un dessin dont les caractéristiques sont prédéterminées par programmation de la machine. La figure 1 du dessin schématique annexé explicite le mode d'action des aiguilles à fourche pour l'obtention classique d'un aiguilleté à relief, 2 désignant la nappe de fibres ayant e été soumise à un préaiguilletage et 3 les aiguilles à fourche.On obtient ainsi, sur la face opposée à l'entrée des aiguilles, c'est-à-dire en 4, un effet de boucles et c'est la variation de la hauteur de ces boucles, déterminée par la variation de la pénétration des dites aiguilles, qui détermine la structure de l'effet de relief obtenu, en général sous forme de velours bouclé, comme représenté à la figure 2 qui est une vue en perspective d'un aiguilleté à relief classique. Dans ce procédé, on travaille donc sur l'envers de la nappe pour obtenir à l'endroit l'effet de relief recherché. La présente invention s'est donnée pour but de réaliser des revêtements à effets matelassés présentant entre autres de bonnes propriétés dtisolation tant thermiques qu'acoustiques. C'est ainsi qu'elle a pour objet un procédé de fabrication de revêtements isolants matelassés par application de la tech nique d'alguilLetage selon lequel une couche de surface de faible épaisseur est liée, selon un dessin de matelassage préalablement programmé, å au moins une sous-couche isolante plus épaisse par action, sur ladite couche de surface constituant l'endroit du complexe, d'aiguilles à feutrer. Selon une caractéristique particulière de l'invention, la couche de surface est constituée d'une nappe préaiguilletée relativement mince de fibres peu sensibles à la chaleur et choisies parmi les fibres naturelles ou les fibres synthétiques du type polyester ou polyamide et la sous-couche est constituée d'une nappe épaisse comportant un pourcentage minimum de fibres thermorétractables telles que, entre autres , des fibres de polypropylène.L'opération de matelassage par action d'aiguilles à feutrer peut être suivie facultativement d'une opération de traitement thermique entre 1500 et 2000C et de préference autour de 1800C (la temp6rature choisie dépendant de la fibre rétractable utilisée) au cours de laquelle se produit une rétraction des fibres de la sous-couche accentuant ainsi l'effet de relief obtenu par matelassage : cette rétraction peut s'exercer librement ou avec un contrôle de la surface résiduelle. On dispose ainsi de revêtements présentant d'excellentes propriétés d'isolation aussi bien thermiques que phoniques et dont les domaines d'application sont très variés, qu'il s'vagisse de revêtements muraux isolants, de panneaux, de plaques utilisées dans l'industrie et plus particulièrement dans l'industrie automobile (comme dans ce dernier domaine pour la décoration de pavillons). L'invention concerne également ces revêtements. La présente invention sera mieux comprise d'ailleurs et ses avantages ressortiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé dans lequel Figure 3 représente un montage d'aiguilles permettant la mise en oeuvre du procédé de fabrication de revêtements isolants selon l'invention. Figure 4 est une vue du revêtement de figure 3 après aiguilletage. Figures 5 et 6 sont des vues schématiques en perspective du revêtement obtenu, respectivement avant et après application du traitement thermique. Sur les figures, 5 est la couche de surface, 6 la sous-couche isolante et 7 les aiguilles à feutrer. Sur une machine à aiguilleter dont les aiguilles 7 sont cons tituées par des aiguilles à feutrer de gros format, telles que 15-18-25 et disposant d'une installation de programmation du dessin, on dispose une première couche épaisse 6 qui est un feutre aiguilleté d'un poids au m2 de 700 grs et d'épaisseur de 2 cm. Ce feutre est constitué d'un mélange de fibres diverses comprenant au moins 60 % de fibres de polypropylène. Le feutre aiguilleté pourrait bien entendu, sans nuire à l'invention, être remplacé par un feutre classique ou un nontissé obtenu par d'autres techniques ; ltépaisseur de cette sous-couche pouvant varier de 5 mm à 3 cms et son poids au m2 de 350 à 1500 grs. Sur cette couche 6 est disposée une couche de surface 5 de 2,5 mm d'épaisseur et pesant 300 grs/m2. il s'agit d'un aiguilleté plat en fibres de polyester. Sans nuire à l'invention, ltépaisseur de cette couche de surface peut varier entre 2 et 3 mm et son poids au m2 entre 200 et 400 grs. il est bien évident que l'on peut utiliser des ai guilletés, plats ou bouclés, à base d'autres fibres que le polyester, par exemple à base de polyamide ; la seule exigence à respecter est que les fibres constituant cette couche de surface 5 ne soient pas rétractables à une température de 1800C, L'ensemble sous-couche 6 et couche de surface 5 est soumis à l'action des aiguilles à feutrer 7 qui effectuent, selon le dessin programmé, la liaison de la couche de surface 5 à la souscouche 6. Le programme d'aiguilletage affiché permet de réaliser un dessin dont le relief 8 apparaît sur la couche de surface (figures 4 et 5) à la manière des matelassages classiquement obtenus par piquage-couture. Le revêtement ainsi obtenu est ensuite soumis à un traitement thermique sur une installation classique, (non représentée). Ce traitement thermique, au cours duquel le complexe obtenu est porté à une température d'environ 1800C a pour résultat une rétraction de la sous-couche 6 tandis que la couche de surface 5 qui ne renferme pas de fibres rétractables thermiquement, est bloquée aux points d'aiguilletage et fronce hors des points d'aiguilletage, renforçant ainsi l'effet de matelassage préalablement communiqué par les aiguilles à feutrer (figure 6). Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, la présente invention ne se limite pas au seul mode de réalisation du revêtement décrit ci-dessus, à titre d'exemple. Elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation, quels que soient notamment le dessin de matelassage, la nature des fibres constituant la couche de surface et la sous-couche ainsi que le poids au m2 et l'épaisseur de chacune de ces couches. Le complexe matelassé ainsi obtenu peut, bien entendu, comporter autres couches de surface et/ou de renforcement appliquées par tout procédé connu en soi et destinées à augmenter sa capacité d'isolation ou son aspect décoratif. - REVENDICATIONS 1 - Procédé de fabrication de revêtements isolants matelassés par application de la technique d'aiguilletage, caractérise en ce qu'unie couche de surface de faible épaisseur est liée, selon un dessin de matelassage préalablement programmé, a au moins une sous-couche isolante plus épaisse par action, sur ladite couche de surface constituant l'endroit du complexe, d'aiguilles a feutrer. 2 - Procédé selon la revendication i, caractérisé en ce que la couche de surface est constituée d'une nappe préalguilletée relativement mince de fibres relativement peu sensibles à la chaleur et choisies parmi les fibres naturelles ou les fibres synthétiques du type poster ou polyamide, que la sous-couche est constituée d'une nappe épaisse comportant un pourcentage minimum de fibres susceptibles de se rétracter thermiquement telles que des fibres de polypropylène et que l'opération de matelassage par action d'aiguilles à feutrer est suivie d'une opération de traitement thermique entre 1500 et 2000C et de préférence autour de 1800C. 3 - Revêtements isolants matelassés obtenus par mise en oeuvre du procédé selon les revendications 1 et 2.