L'invention concerne une façade de bâtiment constituée de plaques en céramique qui, sur leur face arrière, comportent des parties saillantes détalonnées. On connaît le principe qui consiste à recouvrir les façades de plaques fendues qui, sur leur face arrière, comportent des nervures en forme de queue d'aronde s'étendant sur toute la lar- geur. Ces nervures sont noyées dans une couche de mortier. En vue de réduire l'épaisseur de cette couche de mortier, les nervu- res ont été réduites en conséquence pour ne plus représenter fi- nalement que des rudiments de nervures d'assemblage des deux pla- ques fendues, posées dos-à-dos. La pose de telles plaques en céramique sur la façade exté- rieure d'un bAtiment est assortie de difficultés non négligeables. L'une de ces difficultés réside dans le fait que les dilatations thermiques, inévitables sur de telles façades extérieures, pro- voquent le descellement et la chute de ces plaques fendues, scel- lées dans le mortier. Par ailleurs, lors de la pose de ces pla- ques fendues sur la couche de mortier, il subsiste inévitablement des cavités plus ou moins grandes dans lesquelles s'amasse l'hu- midité extérieure s'infiltrant par les jointures. En cas de gel, cette humidité se transforme en glace, augmente de volume et provoque ainsi le descellement, voire l'éclatement des plaques. Il en est de même pour ce qui concerne l'humidité intérieure qui peut également s'infiltrer dans ces cavités et y produire les mêmes effets. Lorsqu'il s'agit de poser des plaques en céramique de grande surface, l'on a d'ores et déjà franchi un pas important en fi- xant ces plaques à l'aide de crochets, tout en les maintenant à une certaine distance du mur. Ainsi ces plaques cessent d'être exposées au comportement du mur et l'aération de leur face ar- rière se trouve assurée dans de bonnes conditions. Une proposition récente tend à ménager des trous dans les plaques en céramique. Des clous ou des vis passés par ces trous permettent de fixer les plaques en céramique sur un treillis et notamment sur un treillis en bois. Il incombe à l'invention de fixer d'une manière simple une telle façade sur une paroi existante en supprimant la couche de mortier ainsi que les éléments de fixation, tels que les clous et les vis qui exigent une perforation des éléments constitutifs 2 2473597 de cette façade. L'invention résoud la question ainsi posée par le fait que partant de plaques en céramique qui, sur leur face arrière, com- portent des parties saillantes détalonnées, l'on fixe sur cette partie détalonnée des dispositifs de fixation qui s'accrochent à un cadre porteur en forme de treillis. En l'occurence, ce treillis peut être réalisé à l'aide de barres d'aluminium en vue de garantir une grande précision des dimensions. Les parties saillantes peuvent être des nervures telles qu'il en existe, sur les plaques fendues, c'est-à-dire des ner- vures en forme de queue d'aronde, émergeant de la face arrière de ces plaques. Selon une autre forme de réalisation de l'invention et dans le but de compenser les tolérances inévitables sur les matériaux en céramique, la face arrière de telles plaques est recouverte d'une matière synthétique de manière que, tout en maintenant la distance d'une nervure à l'autre, ces parties détalonnées, c'est à dire ces nervures, deviennent égales entre elles. Ainsi, non seulement l'on facilite grandement la fixation de telles plaques, mais de plus et pour éviter le "cliquetis" des plaques mises en place, il n'est plus nécessaire de prévoir un élément de blocage approprié dans le dispositif de fixation. Le revêtement en ma- tière synthétique peut être renforcé de manière telle que l'on puisse y aménager un profil spécifique en y incorporant des ap- pendices, des moulures etc... L'invention permet ainsi, malgré les tolérances relative- ment importantes et inévitables sur les plaques en céramique, de réaliser un revêtement de façade qui soit aéré sur sa face ar- rière et qui, par l'assemblage des plaques entre elles présente une image d'une grande homogénéité. Par ailleurs, la nature du dispositif de fixation confère un raidissement supplémentaire au treillis porteur. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description ci-après, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif, en référence au dessin annexé. Sur ce dessin: - la figure 1 représente en perspective une partie d'une plaque fendue équipée d'un dispositif de fixation et - la figure 2 est une vue en bout du dispositif de fixation. La plaque fendue 1 d; la figure 1 comporte des nervures 2 en forme de queue d'aronde. Ces parties saillantes en forme de queue d'aronde sont réalisées,au moment du moulage sous pression de la plaque et sont reliées, à une partie saillante en forme de queue d'aronde opposée, à l'aide d'une fine nervure. Cette ner- vure est brisée au moment de la séparation des deux plaques sou- dées dos-à-dos. Normalement ces parties saillantes permettent de sceller les plaques dans une couche de mortier. Or, en application de l'invention, ces mêmes parties saillantes sont appelées à main- tenir le dispositif de fixation 3. Ce dispositif de fixation, schématisé sur la figure 2, comporte des appendices 4 et 5 qui sont maintenus dans les trous ovales appropriés ménagés dans le dispositif de fixation 3 et qui peuvent être déplacés l'un par rapport à l'autre et immobilisés en fonction des besoins. Ainsi ces appendices s'adaptent à l'écartement des parties saillantes 2 au dos de la plaque fendue. Sur l'une de ses extrémités, le dispositif de fixation 3 présente la forme d'un crochet qui permet son accrochage au treillis porteur. Bien entendu, la forme du crochet peut être différente et varier en fonction de la forme et de la nature du treillis por- teur. En vue d'augmenter encore la stabilité de l'ensemble des éléments constitutifs, on peut supprimer la mobilité, c'est-à-dire la possibilité de réglage des appendices 4 et 5 du dispositif de fixation dans lequel cas l'on procède à l'enrobage de la face arrière de la plaque fendue 1 à l'aide d'une matière synthétique de manière telle que l'intervalle entre les parties saillantes, en forme de queue d'aronde, soit rendu régulier, c'est-à-dire sans aucune tolérance. La matière synthétique peut être une ma- tière plastique autolubrifiante en vue de permettre aux appen- dices 4 et 5 du dispositif de fixation 3 de coulisser plus faci- lement dans les rainures constituées par les parties détalonnées en forme de queue d'aronde. Selon une autre forme de réalisation de l'invention, l'on peut également, en l'occurrence après la suppression, par abat- tage par exemple, des parties saillantes en forme de queue d'aronde, revêtir entièrement la face arrière de la plaque à 4 2473597 l'aide-d'une matière plastique formant elle-même sur sa face libre les parties saillantes appropriées. De préférence les dis- positifs de fixation 3 sont constitués par des éléments métal- liques, mais peuvent également être réalisés dans un matériau synthétique. La structure des plaques de céramique proprement dites n'est soumise à aucune règle spécifique. Ces plaques peuvent, par exemple, comporter des bords étagés ce qui permet une pose par emboîtement ou par recouvrement de ces bords. Bien entendu, l'invention ne se limite pas aux plaques ou aux carreaux de di- mensions traditionnelles. Elle s'applique aux plaques de toutes dimensions, c'est-à-dire aux plaques de dimensions inférieures à la normale, mais aussi et surtout aux plaques de dimensions supérieures à la normale. Dans le cas o l'on procède à l'application d'une couche de matière plastique sur la face arrière de la plaque à poser, on peut laisser déborder latéralement cette matière plastique sous forme d'une rainure étagée. Bien entendu, rien ne s'oppose à ce que pour le revêtement de cette face arrièrel'on remplace la matière plastique par un métal ou par tout autre matériau approprié. Selon une autre forme de réalisation de l'invention, l'on équipe le treillis porteur de pièces saillantes, telles que des boules, des barrettes etc... en matière synthétique compressible ou en tout autre matériau déformable et susceptible de consti- tuer une composante d'un dispositif du type bouton-poussoir, ce qui fait que les plaques de céramique se fixent, c'est-à-dire viennent en prise sous l'effet d'une simple pression et par l'intermédiaire des parties saillantes en forme de queue d'aronde dans les éléments saillants déformables et compressibles qui équipent le treillis porteur. Il apparaît ainsi que la façade définie par l'invention peut être réalisée soit en faisant coulis- ser les plaques sur le dispositif de fixation, soit en les fixant par pression, c'est-à-dire en les encliquetant dans le disposi- tif de fixation correspondant. La partie détalonnée ne doit pas obligatoirement comporter des arêtes saillantes, c'est-à-dire an- gulaires, elle peut également présenter une forme arrondie. REVENDICATIONS 1.- Façade constituée de plaques en céramique comportant sur la face arrière des parties saillantes détalonnées, carac- térisée en ce que sur les parties saillantes détalonnées l'on fixe des dispositifs de fixation (3) qui s'accrochent à un cadre porteur en forme de treillis. 2.- Façade selon la revendication 1, caractérisée en ce que les dispositifs de fixation comportent des éléments saillants en forme de queue d'aronde (4 - 5) qui peuvent *tre déplacés l'un par rapport à l'autre. 3.- Façade selon l'une des revendications 1 ou 2, caracté- risé en ce que la face arrière des plaques en céramique (1) porte un revêtement en matière synthétique. 4.- Façade selon la revendication 3, caractérisée en ce que le revêtement en matière synthétique comporte des parties détalonnées en forme de queue d'aronde, obtenues par moulage. 5.- Façade selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la face arrière des plaques en céramique porte un revetement en métal ou en tout autre matériau approprié. 6.- Façade selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le revetement de la face arrière déborde latéralement pour constituer une rainure étagée. 7.- Façade selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la plaque en céramique comporte une rai- nure étagée sur l'un de ses bords au moins. 8.- Façade selon l'une quelconque des revendications ci - dessus, caractérisée en ce que le treillis porteur est équipé d'éléments porteurs sous forme de boules ou de barrettes sail- lantes et compressibles par exemple permettant d'y encliqueter directement la plaque par l'intermédiaire de sa partie détalonnée en forme de queue d'aronde.