L’invention concerne une méthode de sélection combinant quantification de la biomasse du microbiote cutané, et analyse de sa biodiversité pour sélectionner les substances ou compositions, écobiologiques, qui permettent d’augmenter la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité, pour leur aptitude à maintenir et/ou rétablir un microbiote cutané sain. L’invention permet en particulier de renforcer efficacement la peau face à des agressions, notamment répétées, de son microbiote cutané, en particulier par des produits topiques virucides ou bactéricides, d’hygiène ou de soin. [Titre] METHODE DE SELECTION D’INGREDIENTS ET DE COMPOSITIONS TOPIQUES ECOBIOLOGIQUES APTES A RESTAURER OU RENFORCER LE MICROBIOTE CUTANE Domaine technique de l’invention La présente invention concerne l’étude du microbiote cutané et son utilisation pour le rétablissement et/ou le maintien d’un microbiote cutané sain. Etat de la technique La peau, plus grand organe humain, est colonisée par des milliards de microorganismes tels que bactéries, levures, champignons ou virus collectivement appelés microbiote ou microflore. Ces microorganismes habitent l’épiderme, et se retrouvent principalement dans les couches supérieures du stratum corneum ainsi que dans les conduits des glandes sudoripares et des follicules pilo-sébacés (Kong et al. , 2012a). Historiquement, l’étude du microbiote humain s’est focalisée d’abord sur la microflore intestinale, dont le rôle crucial dans le maintien de l’équilibre physiologique humain est désormais reconnu de façon indiscutable. Le microbiote cutané, beaucoup moins abondant, a dû attendre le développement et la mise au point de méthodes métagénomiques permettant sa caractérisation détaillée. Ces techniques, maintenant disponibles, permettent l’amplification et le séquençage du matériel génétique des communautés microbiennes de la peau. A ce jour, la composition de la flore cutanée n’est que partiellement connue. Seule la composition bactérienne de la peau est étudiée en détail. Le nombre de bactéries présentes sur la peau, que ce soit à sa surface, au niveau des glandes ou sur les phanères , peut atteindre près d’1 milliard par cm 2 (Kong et al ., 2012a). La flore cutanée humaine peut être subdivisée en deux groupes : - La flore résidente est composée de germes commensaux, c’est-à-dire vivant aux dépens de leur hôte, sans leur causer de dommage. La flore résidente humaine est dominée par les Proteobacteria, notamment une dizaine de types de bactéries aérobies à Gram positif telles que Staphylococcus epidermidis et Staphylococcus hominis (Otto, 2010). La flore résidente est aussi composée de bactéries anaérobies à Gram positif appartenant à la division des Actinobactéries (genres Cutibacterium , Corynebacterium , Dermabacter et Micrococcus ) (Kligman et al ., 1976). Parmi, les microorganismes des autres règnes, Malassezia est l’espèce fongique la plus fréquemment retrouvée sur la peau. Enfin, les acariens Demodex folliculorum et Demodex brevis , ou « acariens des cils », sont aussi considérés comme des membres de la flore résidente humaine. - La flore transitoire est composée de champignons, virus et bactéries pour la plupart inoffensifs, dites saprophytes, c’est-à-dire qui se nourrissent de matières organiques en décomposition provenant de l’environnement. Cette flore peut aussi être constituée de bactéries pathogènes opportunistes pouvant entraîner des maladies chez l’hôte. La flore transitoire ne s’établit pas de façon permanente à la surface de la peau, variant dans la journée, selon les activités réalisées et les conditions environnantes. Elle peut néanmoins persister des heures voire des jours. Sa densité est faible sur les zones sèches et particulièrement élevée sur les zones poilues, les plis et des zones sujettes à transpiration. Les espèces transitoires les plus communes sont Staphylococcus aureus, Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa et plusieurs espèces du genre Bacillus . Plusieurs études ont montré que le microbiote cutané présente des différences considérables entre sexes, groupes ethniques et même individus et que la répartition des résidents microbiens dans les différentes zones du corps est également très variable (Grice et al., 2009). Malgré ces différences interpersonnelles et biogéographiques marquées, il est solidement établi que l’ensemble de la microflore résidente joue un rôle important dans la santé de la peau, notamment au niveau de ses défenses immunitaires et de sa résistance à la colonisation par des microorganismes pathogènes, impliquant par ailleurs des déséquilibres dans le microbiote et l’apparition ou l’aggravation de conditions dermatologiques comme la dermatite atopique ou le psoriasis (Nakatsuji et al ., 2017 ; Gao et al., 2008 ; Kong et al., 2012b). En effet, tout comme dans les écosystèmes à large échelle, une perte de diversité du microbiote s’accompagne d’une dérégulation parfois irréversible de ses équilibres, dans lesquels un nombre limité d’espèces opportunistes prolifèrent de façon incontrôlée aux dépens des autres. Dans le cas du microbiote cutané, il est par exemple possible de citer en particulier les espèces responsables d’infections graves, souvent d’origine nosocomiale, Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa . Il est délicat de traiter les infections cutanées causées par ces souches qui ont parfois acquis au cours de leur évolution, une ou plusieurs résistances aux antibiotiques classiques, en particulier les beta-lactames. Par exemple, le staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM) représente à ce jour un risque concret pour la santé publique, ayant été en 2020 responsable de plus d'un tiers de toutes les infections communautaires et hospitalières associées à une mortalité et une morbidité élevée. La prise en charge du SARM requiert l’utilisation de nouveaux antibiotiques, qui peuvent cependant déstabiliser encore davantage l’ensemble du microbiote humain en ralentissant le rétablissement de sa diversité. Plusieurs indices permettant d’évaluer la diversité du microbiote sont développés, parmi lesquels on peut citer les indices de Shannon ou de Simpson, le plus employé étant l’indice de Shannon qui permet à la fois d’évaluer le nombre d'espèces de ce milieu (richesse spécifique) et la répartition des individus au sein de ces espèces (équitabilité spécifique ; Lemos et al., 2011). Il est connu que l’utilisation de produits topiques peut avoir un impact important sur la composition et les équilibres des communautés microbiennes cutanées (Kong, 2011 ; Kong et al., 2012a). Les produits antiseptiques (c’est-à-dire fongicides, bactéricides et/ou virucides) en particulier, parmi lesquels figure notamment l’éthanol, appauvrissent non seulement la quantité, mais aussi la diversité du microbiote cutané et ce potentiellement plus durablement (San Miguel et al., 2018). L’application de biocides à la surface de la peau était relativement rare et limitée au contexte hospitalier jusqu’en 2020. Cependant, depuis la pandémie planétaire de COVID-19, l’utilisation de cette catégorie de produits est banalisée et s’est répandue jusqu’à des niveaux jamais atteints auparavant. Pour les produits à base d’alcool, l’inhibition indiscriminée de la croissance de l’ensemble du microbiote s’additionne à son effet de destruction du film hydrolipidique, ce qui entraine une altération de son effet barrière, avec une pénétration accrue d’allergènes et d’irritants. La réduction de la qualité du microbiote cutané, notamment causée par les produits biocides et par les traitements antibiotiques, requiert le développement d’une nouvelle classe de soins topiques écobiologiques permettant de maintenir et/ou rétablir rapidement un microbiote cutané sain et diversifié. Il subsiste donc un besoin évident de mise au point de méthodes permettant la sélection d’ingrédients, voire de compositions topiques, aptes à maintenir et/ou rétablir, préférentiellement rapidement, un microbiote sain. Description de l’invention La présente invention repose sur la mise en évidence de l’intérêt, dans des conditions non pathologiques, de favoriser l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané (multiplication du microbiote), sans réduction de sa diversité globale (conservation ou augmentation de la diversité dudit microbiote). Le microbiote cutané sain et son équilibre sont alors renforcés et/ou remis en condition de mieux résister aux dérégulations et colonisations opportunistes potentielles. De façon surprenante, la demanderesse a ainsi trouvé une façon simple, efficace, abordable et utilisable à l’échelle industrielle, notamment en cosmétique ou dermatologie, de sélection d’ingrédient(s) et/ou de composition(s) apte(s) à restaurer et/ou renforcer le microbiote cutané sain, en recherchant l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans réduction de sa diversité globale. Pour cela, dans un mode de réalisation de l’invention, deux méthodes sont combinées : une méthode de mesure de la biomasse sur une zone cutanée et une méthode de mesure de la diversité microbienne sur cette même zone. Selon l’invention, le « microbiote » concerne l’ensemble de la flore microbienne, dont les microbes, bactéries, levures, champignons et virus. Selon l’invention, par « microbiote cutané » ou de(s) « matière(s) kératinique(s) », on entend le microbiote de la peau, des semi-muqueuses (en particulier les lèvres), des muqueuses et des annexes dont les phanères. Selon l’invention, le « microbiome » concerne l'ensemble des gènes ou génomes présents dans le microbiote. Selon l’invention, par « biodiversité » ou « diversité » ou « diversité du microbiote » ou « diversité du microbiome » ou « diversité bactérienne », on entend l’ensemble des populations ou espèces bactériennes présentes dans le microbiote cutané. Cette biodiversité peut être caractérisée notamment par le nombre de séquences génétiques bactériennes différentes au sein dudit microbiome (noté également OTU, pour « Operational Taxonomic Unit ») et/ou leur abondance relative. Plusieurs indices permettant d’évaluer la diversité du microbiote sont développés et bien connus de l’homme du métier, parmi lesquels on peut citer les indices de Shannon ou de Simpson. Selon l’invention, par « biomasse du microbiote cutané » ou « biomasse » ou « charge bactérienne », on entend le nombre ou la quantité de bactéries sur une zone de peau. Cette biomasse peut être caractérisée notamment par la quantité de matériel génétique bactérien, en particulier d’ADNr 16S, issu dudit microbiote. Les niveaux de biomasse et de diversité d'un microbiote peuvent être mesurés par toutes techniques appropriées bien connues de l'homme du métier, telles que l'amplification quantitative et le séquençage de l’ADNr 16S. Selon l’invention, par « sain », on entend non pathologique. Selon l’invention, par « zone cutanée saine », on entend une zone cutanée ne présentant pas de dermatose. Selon l’invention, par « microbiote cutané sain » ou « microbiote de la peau saine », on entend un microbiote cutané stable et diversifié sur une zone cutanée donnée, tel que sur une même zone cutanée saine non soumises à des conditions de stress ou d’agression particulières (telles que, mais non limité à, des traitements ou soins ou environnements non écobiologiques, notamment dermatologiques, cosmétiques, d’hygiène, de pollution …). Le microbiote de la peau saine protège notamment des pathogènes invasifs, mais également d’un dessèchement de la peau. Selon l’invention, par « stress » ou « agression », on entend tout événement, de quelque nature que ce soit, unique ou répété, notamment d’origine externe, pouvant être à l’origine d’une déstabilisation ou d’une modification d’un système. Au niveau cutané, une telle agression peut notamment entrainer une diminution de la biomasse et/ou de la diversité du microbiote cutanée. En particulier, elle peut être liée à des traitements ou soins ou environnements non écobiologiques, notamment dermatologiques, cosmétiques, d’hygiène, de pollution etc, et, plus particulièrement, à l’action de bactéricides ou de virucides ou de fongicides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote. Par « écobiologique », on entend respectueux de la personne, de ses interactions avec le monde et de la planète. La présente invention concerne une méthode de sélection ou criblage d’ingrédients et de compositions, de préférence écobiologiques, cosmétiques ou dermopharmaceutiques ou dermatologiques, avantageusement applicables par voie topique, en fonction de leur effet sur le microbiote cutané, notamment de leur aptitude à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans réduire sa biodiversité. La présente invention concerne également une méthode de préparation d’une composition, de préférence topique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, ainsi que son utilisation pour la préparation de compositions de soins, de préférence topiques, avantageusement écobiologiques et de méthodes de soin écobiologique, de préférence par voie topique, basées sur l’utilisation des compositions ou ingrédients susmentionnés. La présente invention vise encore une composition pour son utilisation pour maintenir et/ou restaurer un microbiote cutané sain via une augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Autrement dit, l’invention vise pour la première fois à analyser et quantifier la biomasse du microbiote cutané, ainsi que, le cas échéant, sa biodiversité et à sélectionner les substances et compositions qui permettent d’augmenter la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. La présente invention concerne donc une méthode de sélection ou criblage d’ingrédients, de substances ou de compositions topiques permettant de maintenir et/ou rétablir, de préférence rapidement, un microbiote sain. La présente invention concerne notamment une méthode de criblage dont l’objectif est de sélectionner des ingrédients, préférentiellement topiquement acceptables, individuellement et/ou des compositions comprenant un mélange de plusieurs ingrédients précités, éventuellement associés à des excipients, préférentiellement topiquement acceptables, capables d’augmenter la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. La présente invention concerne par ailleurs une composition, de préférence topique, sélectionnée par la méthode de criblage. La présente invention concerne également un ou des ingrédients, éventuellement sous forme d’une composition, de préférence topique, à utiliser pour la fabrication d’une composition, de préférence topique, pour le soin de la peau, des muqueuses ou des phanères capables d’augmenter la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité, pour maintenir et/ou restaurer le caractère sain de la peau, des muqueuses ou des phanères. La présente invention concerne enfin une méthode de soin, de préférence par voie topique, utilisant un ou des ingrédients, avantageusement topiquement acceptables, capables d’augmenter la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité, pour maintenir et/ou restaurer le caractère sain de la peau, des muqueuses ou des phanères. Ainsi, selon un premier aspect, l’invention concerne une méthode, préférentiellement in vitro , de sélection d'un ingrédient ou composition, de préférence écobiologique, avantageusement applicable par voie topique, en particulier cosmétique ou dermatologique, utile dans le maintien ou/et la restauration d’un microbiote cutané sain, comprenant les étapes consistant à : a) mettre un ingrédient ou composition à tester en contact avec des bactéries d'un microbiote de référence, b) analyser la quantité de biomasse et, avantageusement la biodiversité du microbiote après la mise en contact, et c) sélectionner en tant qu’ingrédient ou composition utile dans le maintien et/ou la restauration d’un microbiote cutané sain, un ingrédient ou une composition capable d'augmenter la biomasse du microbiote cutané, avantageusement sans en diminuer la biodiversité, par rapport à la quantification de la biomasse et, le cas échéant, la biodiversité du microbiote de référence. Selon un mode de réalisation particulier, la méthode selon l’invention est personnalisée, basée sur les conditions, les spécificités et la réactivité du microbiote cutané d’un individu donné. Selon un mode de réalisation particulier, l’étape a est réalisée de façon unique ou répétée et / ou l’étape b est réalisée de 1 h à 31 jours, préférentiellement 4 jours, après l’étape a. Selon une variante de réalisation, l’invention concerne une méthode, préférentiellement in vitro , de criblage ou d’évaluation ou de sélection de l’activité d’au moins un ingrédient ou composition, préférentiellement applicable par voie topique, en particulier un ingrédient ou composition cosmétique et/ou dermatologique, éventuellement formulé sous forme de composition topique, caractérisée en ce que la méthode comprend les étapes, préférentiellement in vitro , suivantes : i) avant l’application de l’ingrédient ou de la composition, éventuellement formulé sous forme de composition topique, sur au moins une zone cutanée à étudier présentant un microbiote dit de référence, à partir d’un premier prélèvement réalisé sur ladite zone cutanée, les analyses de la quantité de biomasse du microbiote cutané et, le cas échéant de sa biodiversité, en obtenant ainsi une première mesure dite de référence, de quantification de la biomasse et, le cas échéant, une première mesure dite de référence, de la biodiversité des bactéries dudit microbiote de référence ; et ii) après au moins une application de l’ingrédient ou de la composition, éventuellement formulé sous forme de composition topique, sur ladite zone cutanée, et après un temps prédéterminé d’action de l’ingrédient ou de la composition, à partir d’un deuxième prélèvement réalisé sur ladite zone cutanée, les analyses de la quantité de biomasse du microbiote cutané et, le cas échéant, de sa biodiversité, en obtenant ainsi une deuxième mesure dite d’activité de quantification de la biomasse et, le cas échéant, une deuxième mesure dite d’activité de la biodiversité ; et iii) à comparer la ou les deuxième(s) mesure(s) d’activité avec la ou les première(s) mesure(s) de référence, et à sélectionner l’ingrédient ou la composition, éventuellement formulé sous forme de composition topique, augmentant la biomasse du microbiote cutané, avantageusement sans diminuer sa biodiversité. Autrement dit, l’invention concerne une méthode, préférentiellement in vitro , de criblage ou sélection d’au moins un ingrédient ou composition, éventuellement formulé sous forme de composition topique, pour induire une augmentation de la biomasse d’un microbiote cutané, avantageusement sans réduire sa biodiversité comprenant les étapes suivantes: i) quantifier la biomasse du microbiote cutané et éventuellement mesurer la biodiversité d’un premier échantillon provenant d’une zone cutanée permettant d’obtenir ainsi une première mesure de quantification de la biomasse et le cas échéant une première mesure de la biodiversité d’un microbiote cutané dit de référence; et ii) quantifier la biomasse du microbiote cutané et éventuellement mesurer la biodiversité d’un deuxième échantillon provenant de ladite zone cutanée sur laquelle le au moins un ingrédient ou composition, éventuellement formulé sous forme de composition topique a été appliqué, permettant d’obtenir ainsi une deuxième mesure de quantification de la biomasse et le cas échéant une deuxième mesure de la biodiversité ; et iii) comparer la deuxième mesure de quantification de la biomasse avec la première mesure de quantification de la biomasse, et le cas échéant la deuxième mesure de la biodiversité avec la première mesure de la biodiversité et sélectionner le au moins un ingrédient ou composition, éventuellement formulé sous forme de composition topique, apte à augmenter la biomasse du microbiote cutané, le cas échéant sans diminuer sa biodiversité. Selon un mode de réalisation préféré, le temps prédéterminé d’action de l’ingrédient peut varier entre 1h et plusieurs jours, en particulier 31 jours, avantageusement 4 jours. Selon l'invention, un « microbiote cutané de référence » ou « microbiote cutané dit de référence » ou « microbiote de référence » ou « microbiote dit de référence » est par exemple un microbiote caractéristique d'une zone cutanée à étudier. Un microbiote de référence peut également être un milieu comprenant différentes bactéries dans diverses proportions qui correspond ou non à un microbiote existant dans la nature. Le microbiote de référence peut être obtenu notamment à partir d'un échantillon d'une zone cutanée d'un individu ou en préparant un milieu comprenant les différentes bactéries dans les proportions correspondant audit microbiote de référence. Par « milieu », on entend un milieu apte à la croissance des bactéries. Il peut s'agir d'un milieu solide ou liquide. Selon un mode de réalisation particulier, les niveaux de biomasse et de diversité d'un microbiote de référence caractéristique d'une zone cutanée est une moyenne des niveaux de biomasse et diversité et/ou de profil de diversité de microbiote mesurés sur des échantillons provenant de ladite zone de peau chez plusieurs individus. Selon un mode de réalisation préféré de l’invention, ledit microbiote de référence est celui d’une zone cutanée saine et/ou est appauvri, avantageusement suite à un stress ou une agression cutanée, plus avantageusement suite à l’action de bactéricides ou de virucides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, on fournit une méthode de criblage ou de sélection ou d’évaluation de l’activité d’au moins un ingrédient préférentiellement applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, éventuellement formulé sous forme de composition topique, caractérisée en ce que la méthode comprend : a) avant toute opération, la sélection d’une zone cutanée à étudier d’un ou plusieurs êtres humains, b) la réalisation d’au moins un premier prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone sélectionnée, d’un ou plusieurs êtres-humains, constituant un microbiote dit de référence, suivi par l’analyse de la quantité de biomasse et de la biodiversité du microbiote cutané, en obtenant ainsi des premières mesures dites de référence respectivement de quantification de la biomasse du microbiote cutané et de biodiversité du microbiote cutané, c) l’application d’au moins un ingrédient ou une composition sur cette zone, de façon unique ou répétée, d) après une durée de 1 h à 31 jours, avantageusement 4 jours, après l’application unique ou les applications répétées, à nouveau la réalisation d’au moins un deuxième prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone sélectionnée, d’un ou plusieurs êtres-humains, e) l’utilisation d’au moins une méthode permettant de quantifier la biomasse présente dans chacun des premiers et deuxièmes prélèvements précités en obtenant ainsi respectivement une première mesure, dite de référence, de quantification de la biomasse du microbiote cutané et une deuxième mesure, dite d’activité, de quantification de la biomasse du microbiote cutané, f) l’utilisation d’au moins une méthode permettant de mesurer la biodiversité microbienne présente dans chacun des premiers et deuxièmes prélèvements précités en obtenant ainsi respectivement une première mesure, dite de référence, de la biodiversité du microbiote cutané et une deuxième mesure, dite d’activité, de la biodiversité du microbiote cutané, g) l’évaluation de l’activité de l’ingrédient, ou éventuellement de la composition, appliqué par voie topique, sur la biomasse et la biodiversité du microbiote prélevé par comparaison de la biomasse et de biodiversité du microbiote entre lesdites premières mesures obtenues à partir du premier prélèvement et lesdites deuxièmes mesures obtenues à partir du deuxième prélèvement, et h) la sélection de l’ingrédient, éventuellement formulé sous forme de composition topique, qui augmente la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Selon un mode réalisation particulier, ledit ingrédient ou ladite composition à tester dans la méthode de sélection ou criblage selon l’invention est choisi parmi le groupe comprenant : a) au moins une source de carbone qui est susceptible d’être utilisée par les bactéries comme substrat de croissance et de multiplication, et préférentiellement choisie parmi : - les protéines hydrolysées partiellement ou totalement, issues de céréales (blé, maïs, orge, seigle, avoine), de légumineuses (soja, féverole, fève, pois), de lait (caséines, albumines), de levure, ainsi que les peptides et les acides aminés seuls ou en mélange ; - les oligosaccharides ou les polysaccharides à courte chaine, tels que les fructo oligosaccharides ou FOS ; les acides hyaluroniques, le pullulane, le chitosane, le dextran sulfate, le galactoarabinan, le carraghennane, l’alginate, la cellulose, avantageusement la cellulose microcristalline, l’amylose, l’amylopectine et leurs hydrolysats respectifs ; b) au moins un antioxydant qui présente une activité sur les espèces réactives de l'oxygène (ERO), avantageusement les radicaux libres, en particulier choisi dans le groupe constitué d’octadecyl di-t-butyl-4-hydroxyhydrocinnamate ; pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate ; 2,6-Bis(1,1-dimethylethyl)-4-methylphenol ; bis-ethylhexyl hydroxydimethoxy benzylmalonate ; tert-butylhydroquinone ; tetrabutyl ethylidenebisphenol ; thioglycolic acid ; thiotaurine ; thioctic acid ; dilauryl thiodipropionate ; sodium erythorbate ; sorbityl furfural ; erythorbic acid ; perillyl alcohol ; pyridyloxide t-butylnitrone ; ergothioneine ; melatonin ; acetyl cysteine ; cysteine ; lysine hydrochloride ; carnosic acid ; tyrosyl histidine HCl ; histidine hydrochloride ; pyridoxine serinate ; superoxide dismutase ; aminopropyl ascorbyl phosphate ; ascorbic acid ; ascorbyl dipalmitate ; ascorbyl glucoside ; ascorbyl linoleate ; ascorbyl methylsilanol pectinate ; ascorbyl palmitate ; ascorbyl tetraisopalmitate ; ascorbyl tocopheryl maleate ; trisodium ascorbyl palmitate phosphate ; disodium ascorbyl sulfate ; calcium ascorbate ; methylsilanol ascorbate ; sodium ascorbate ; sodium ascorbyl phosphate ; sodium ascorbyl/cholesteryl phosphate ; tetrahexyldecyl ascorbate ; magnesium ascorbyl phosphate ; tocopherol ; tocopheryl acetate ; tocopheryl linoleate ; tocopheryl oleate ; tocopheryl nicotinate ; tocopheryl retinoate ; sodium tocopheryl phosphate ; dioleyltocopheryl methylsilanol ; potassium ascorbyl tocopheryl 5 phosphate ; dodecyl gallate ; propyl gallate ; octyl gallate ; epigallocatechin gallate (EGCG) ; propyl gallate ; ethyl ferulate ; ethylhexyl ferulate ; chitosan ascorbate ; chitosan glycolate ; apigenin ; tiliroside ; alpha-arbutin ; arbutin ; baicalin ; quercetin ; quercetin caprylate ; isoquercetin ; diethylhexyl syringylidenemalonate ; dihydroxymethylchromone ; dimethoxy di-p-cresol ; dimethylmethoxy chromanol ; ethylbisiminomethylguaiacol manganese chloride ; hesperidin methyl chalcone ; kojic acid ; kojic dipalmitate ; madecassoside ; asiaticoside ; magnolol (5,5’-diallyl-2,2’-dihydroxybiphenyl) ; nordihydroguaiaretic acid ; phenylethyl resorcinol ; resveratrol ; troxerutin ; glucosylrutin,rutin (4H-1-benzopyran-4-one) ; disodium rutinyl disulfate ; tetrahydrobisdemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodiferuloylmethane ; tococysteamide ; totarol ; hydroxydecyl ubiquinone ; ubiquinone ; caroténoïdes ; niacinamide ou l’un de ses dérivés ; créatine ; créatinine, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, et rhamnose ; plus particulièrement, dans le groupe comprenant tocophérol, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, rhamnose ; encore plus particulièrement la carnosine ; c) au moins un sel minéral ou organique topiquement acceptable, avantageusement choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, en particulier le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc, plus particulièrement le citrate de sodium. Selon un autre aspect, l’invention concerne également une méthode de préparation d’une composition, avantageusement topique, en particulier cosmétique ou dermatologique, préférentiellement écobiologique, caractérisée en ce qu’elle comprend (i) la mise en œuvre d’une méthode de sélection ou criblage selon l’invention (ii) la sélection d’au moins une composition, avantageusement topique, en particulier une composition cosmétique et/ou dermatologique, comprenant au moins un ingrédient sélectionné par la méthode de sélection ou criblage selon l’invention et apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité et (iii) le conditionnement de ladite composition. Selon un autre aspect, l’invention concerne une composition, avantageusement topique, préférentiellement écobiologique, en particulier cosmétique et/ou dermatologique, comprenant au moins un ingrédient ou une composition, sélectionné par la méthode de sélection ou criblage selon l’invention, pour son utilisation pour son utilisation pour maintenir et/ou rétablir un microbiote cutané sain. Avantageusement, la composition pour son utilisation selon l’invention comprend au moins une source de carbone, un antioxydant et un sel minéral ou organique, plus avantageusement ladite source de carbone, ledit antioxydant et/ou le dit sel étant sélectionné(s) par la méthode de sélection ou criblage selon l’invention. Selon un mode de réalisation préférentiel : a) la au moins une source de carbone est susceptible d’être utilisée par les bactéries comme substrat de croissance et de multiplication, et, préférentiellement, est choisi parmi : - les protéines hydrolysées partiellement ou totalement, issues de céréales (blé, maïs, orge, seigle, avoine), de légumineuses (soja, féverole, fève, pois), de lait (caséines, albumines), de levure, ainsi que les peptides et les acides aminés seuls ou en mélange ; - les oligosaccharides ou les polysaccharides à courte chaine, tels que les fructo oligosaccharides ou FOS ; les acides hyaluroniques, le pullulane, le chitosane, le dextran sulfate, le galactoarabinan, le carraghennane, l’alginate, la cellulose, avantageusement la cellulose microcristalline, l’amylose, l’amylopectine et leurs hydrolysats respectifs ; b) Le au moins un antioxydant présente une activité sur les espèces réactives de l'oxygène (ERO), avantageusement les radicaux libres, et, en particulier, est choisi dans le groupe constitué d’octadecyl di-t-butyl-4-hydroxyhydrocinnamate ; pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate ; 2,6-Bis(1,1-dimethylethyl)-4-methylphenol ; bis-ethylhexyl hydroxydimethoxy benzylmalonate ; tert-butylhydroquinone ; tetrabutyl ethylidenebisphenol ; thioglycolic acid ; thiotaurine ; thioctic acid ; dilauryl thiodipropionate ; sodium erythorbate ; sorbityl furfural ; erythorbic acid ; perillyl alcohol ; pyridyloxide t-butylnitrone ; ergothioneine ; melatonin ; acetyl cysteine ; cysteine ; lysine hydrochloride ; carnosic acid ; tyrosyl histidine HCl ; histidine hydrochloride ; pyridoxine serinate ; superoxide dismutase ; aminopropyl ascorbyl phosphate ; ascorbic acid ; ascorbyl dipalmitate ; ascorbyl glucoside ; ascorbyl linoleate ; ascorbyl methylsilanol pectinate ; ascorbyl palmitate ; ascorbyl tetraisopalmitate ; ascorbyl tocopheryl maleate ; trisodium ascorbyl palmitate phosphate ; disodium ascorbyl sulfate ; calcium ascorbate ; methylsilanol ascorbate ; sodium ascorbate ; sodium ascorbyl phosphate ; sodium ascorbyl/cholesteryl phosphate ; tetrahexyldecyl ascorbate ; magnesium ascorbyl phosphate ; tocopherol ; tocopheryl acetate ; tocopheryl linoleate ; tocopheryl oleate ; tocopheryl nicotinate ; tocopheryl retinoate ; sodium tocopheryl phosphate ; dioleyltocopheryl methylsilanol ; potassium ascorbyl tocopheryl 5 phosphate ; dodecyl gallate ; propyl gallate ; octyl gallate ; epigallocatechin gallate (EGCG) ; propyl gallate ; ethyl ferulate ; ethylhexyl ferulate ; chitosan ascorbate ; chitosan glycolate ; apigenin ; tiliroside ; alpha-arbutin ; arbutin ; baicalin ; quercetin ; quercetin caprylate ; isoquercetin ; diethylhexyl syringylidenemalonate ; dihydroxymethylchromone ; dimethoxy di-p-cresol ; dimethylmethoxy chromanol ; ethylbisiminomethylguaiacol manganese chloride ; hesperidin methyl chalcone ; kojic acid ; kojic dipalmitate ; madecassoside ; asiaticoside ; magnolol (5,5’-diallyl-2,2’-dihydroxybiphenyl) ; nordihydroguaiaretic acid ; phenylethyl resorcinol ; resveratrol ; troxerutin ; glucosylrutin,rutin (4H-1-benzopyran-4-one) ; disodium rutinyl disulfate ; tetrahydrobisdemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodiferuloylmethane ; tococysteamide ; totarol ; hydroxydecyl ubiquinone ; ubiquinone ; caroténoïdes ; niacinamide ou l’un de ses dérivés ; créatine ; créatinine, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, et rhamnose ; plus particulièrement, dans le groupe comprenant tocophérol, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, rhamnose ; encore plus particulièrement, la carnosine ; c) Le au moins un sel minéral ou organique est topiquement acceptable et, avantageusement, est choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, en particulier le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc, plus particulièrement le citrate de sodium. Selon un mode de réalisation préféré, la composition pour son utilisation selon l’invention comprend du citrate de sodium et de la carnosine. Selon un mode de réalisation particulier, la composition pour son utilisation selon l’invention est une composition aqueuse, comprenant au moins 60% en poids de la composition totale d’eau, en particulier au moins 60%, mieux au moins 70%, ou au moins 80% ou au moins 90% ou au moins 95%. Préférentiellement, la phase aqueuse représente au moins 60% en poids de la composition totale, mieux au moins 70%, ou au moins 80% ou au moins 90% ou au moins 95%. Avantageusement, la phase aqueuse est caractérisée par : - une résistivité, à température ambiante, comprise entre 12,5 et 12 500 Ohms.cm, en particulier entre 80 et 8 000 Ohms.cm; et/ou - une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l et en particulier entre 100 et 800 mOsmol/l ainsi qu’un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Selon un mode de réalisation particulier, la composition pour son utilisation selon l’invention présente un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Selon un mode de réalisation particulier, la composition pour son utilisation selon l’invention est appliquée sur une zone cutanée saine, avant ou suite à une agression cutanée, avantageusement l’action de bactéricides ou de virucides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote. Selon un mode de réalisation particulier, ladite agression cutanée selon l’invention peut être unique ou répétée, préférentiellement répétée. Selon un mode de réalisation particulier, la composition pour son utilisation selon l’invention est pour son utilisation pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine, en stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour augmenter la quantité de cette biomasse dudit microbiote afin d’éviter l’arrivée et/ou l’installation de nouvelles souches microbiennes liées à l’environnement. Selon un mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention est pour son utilisation pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine en stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour restaurer la quantité de cette biomasse dudit microbiote, fortement diminuée lors d’une agression cutanée et par exemple après l’action de bactéricides ou de virucides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote. Selon un autre aspect, l’invention concerne un procédé de traitement, avantageusement topique, en particulier cosmétique non thérapeutique ou dermatologique, préférentiellement écobiologique, pour maintenir et/ou rétablir un microbiote cutané sain, caractérisé par l’utilisation d’une composition telle que précédemment décrite permettant l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité., Selon un autre aspect, l’invention concerne l’utilisation d’au moins un ingrédient, ou au moins une substance, ou d’au moins une composition, sélectionnée par la méthode de sélection ou criblage selon l’invention pour la préparation d’une composition, préférentiellement topique, en particulier écobiologique, pour maintenir et/ou rétablir un microbiote cutané sain. Selon un autre aspect, l’invention concerne une méthode de soin topique, en particulier écobiologique, avantageusement cosmétique ou dermatologique, pour soigner la peau nécessitant un maintien ou une restauration de son microbiote sain, par l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité, caractérisée en ce qu’on sélectionne au moins une zone de la peau nécessitant ce soin, et on applique sur au moins cette zone de la peau un ingrédient, avantageusement formulé dans une composition, ou une composition sélectionnée à travers la méthode de sélection ou criblage décrite auparavant ou dans la description suivante. Selon un mode de réalisation particulier, l’invention concerne également une méthode de soin topique, de préférence écobiologique, caractérisée en ce qu’elle comprend (i) la mise en œuvre d’une méthode de sélection ou criblage définie auparavant ou dans la description suivante, et la sélection d’au moins un ingrédient ou une composition, en particulier un ingrédient ou une composition cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané décrite auparavant, en particulier sans réduire sa biodiversité (ii) la formulation des ingrédients ou compositions ainsi sélectionnés dans une formule à usage cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané sans réduire sa diversité (iii) le conditionnement de ladite formule (iv) l’application topique de ladite formulation sur une zone de peau ou une surface des annexes sélectionnées. Selon encore un autre aspect, l’invention concerne une méthode de soin, avantageusement topique, de préférence cosmétique ou dermatologique, en particulier écobiologique, pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine, caractérisée en ce qu’on sélectionne au moins une zone de la peau nécessitant ce soin et on réalise l’administration, préférentiellement par application topique, d’au moins un ingrédient ou composition, avantageusement applicable par voie topique, en particulier un ingrédient ou composition cosmétique et/ou dermatologique, en particulier formulé sous forme de composition topique, sélectionné par la méthode de criblage ou sélection décrite auparavant ou dans la description suivante, stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour augmenter la quantité de cette biomasse dudit microbiote afin d’éviter l’arrivée de nouvelles souches microbiennes liées à l’environnement. Selon un autre aspect, l’invention concerne une méthode de soin, avantageusement topique, de préférence cosmétique ou dermatologique, en particulier écobiologique, pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine, caractérisée en ce qu’on sélectionne au moins une zone de la peau nécessitant ce soin et on réalise l’application, de préférence topique, d’au moins un ingrédient applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, de préférence formulé sous forme de composition topique, sélectionné par la méthode de sélection ou criblage décrite auparavant ou dans la description suivante, stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour restaurer la quantité de cette biomasse dudit microbiote contre sa diminution en quantité par une agression cutanée et par exemple après l’action de bactéricides ou de virucides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote. Sauf définition contraire, tous les termes techniques utilisés dans la présente invention ont la même signification que celle couramment comprise par un spécialiste ordinaire du domaine auquel se réfèrent les procédés et les compositions décrits. Les définitions générales peuvent être trouvées dans des ouvrages techniques relatifs au domaine de la biologie moléculaire, par exemple, Dictionary of Microbiology and Molecular Biology, 2e édition. (Singleton et al. , 1994) ou The Harper Collins Dictionary of Biology (Hale et al., 1991). Tels qu'utilisés dans la présente invention, les termes et expressions suivants ont la signification qui leur est attribuée, sauf indication contraire. Par « matières kératiniques », on entend selon l'invention la peau, les semi-muqueuses (en particulier les lèvres), les muqueuses et les annexes dont les phanères. Par « méthode de quantification de la biomasse du microbiote », on entend selon l’invention, l’utilisation d’une méthode quantitative ou semi quantitative qui repose par exemple : - sur des techniques PCR quantitatives (ou qPCR), ou - sur de la cytométrie en flux, ou - sur des méthodes de dénombrement sur gélose, ou - sur toute méthode apparentée. Par « méthode de mesure de la biodiversité du microbiote », on entend selon l’invention, l’utilisation : - d’une méthode qui repose sur l’analyse d’une partie du gène hypervariable du ribosome 16S des bactéries après leur amplification ciblée, ou - d’une méthode utilisant la technique de shotgun métagénomique (sur ADN du microbiome), ou - d’une méthode dite de séquençage dit « shotgun » métatranscriptomique (sur ARN du microbiome), ou - de toute méthode apparentée, suivie par une méthode de calcul de la diversité microbienne à partir des données de la méthode précédente utilisée, telle que le calcul : - de l’indice de Shannon, - de l’indice de Simpson, - de l’indice de Inverse-Simpson, - du nombre d’espèces ou d’OTU, - de l’Evenness ou l’indice de Pielou, - de l’indice de Hurlbert, - de l’indice de Hill. Ces méthodes de calculs et indices sont bien décrits dans la littérature et connus par l’Homme de l’art. On les retrouvera par exemple dans le document de Eric Marcon, « Mesure de la Biodiversité, Kourou, France, ffcel-01205813v5ff ». Le prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote peut se faire selon les méthodes connues de l’Homme de métier. Typiquement, le matériel biologique ou génétique est récupéré à l’aide d’un écouvillon qui permet de récolter les bactéries, en effectuant toujours la même manipulation pour standardiser le plus possible les quantités prélevées. A titre d’exemple l’écouvillon Sigma Trans Swab liquide Maies peut être utilisé. Dans un mode de réalisation préféré, le prélèvement est réalisé en effectuant 10 allers-retours en Z en exécutant une légère pression sur l’écouvillon. A ce stade, il est possible de congeler les écouvillons, qui peuvent être conservées à -80°C. A partir des écouvillons, les culots bactériens peuvent être récupérés par centrifugation. L'extraction d'ADN génomique (ADNg) peut être réalisée selon les méthodes connues à l’Homme de l’art comme par exemple avec le kit Nucleospin Microbial DNA kit (Macherey Nagel, France). Les prélèvements peuvent être effectués sur plusieurs zones du corps humain, comme par exemple, joue, front, avant-bras, afin d’étudier la réponse du microbiote des différentes zones biogéographiques aux ingrédients ou compositions applicables par voie topique. Dans un mode de réalisation préféré, le prélèvement est effectué à partir du visage ce qui permet de tester les ingrédients ou les compositions sur une zone réaliste et exposée à l’environnement, ou sur le dos ce qui permet de tester un ensemble de conditions différentes sur un microbiote relativement homogène (Grice et al., 2009). Selon un mode de réalisation préféré, l’aire intéressée peut être marquée par un cache, avantageusement délimitant une surface de prélèvement comprise entre 10 et 20 cm 2 , avantageusement de 15 cm 2 . Dans une mode de réalisation préféré, cette biomasse est évaluée en partant du matériel biologique ou génétique récupéré sur les matières kératiniques, mais elle peut être également quantifiée directement selon les méthodes connues à l’Homme du métier, par exemple par immunomarquage ou cytométrie de flux sur bactéries marquées. Par « standardisation » au sens de l’invention, on entend la normalisation de la quantité de biomasse prélevée. Par « amplification » au sens de l’invention on entend toute procédure in vitro qui produit des copies multiples d'une séquence d'acides nucléiques cible, ou de sa séquence complémentaire, ou des fragments de celle-ci (c'est-à-dire une séquence amplifiée contenant moins que l'acide nucléique cible complet). Avantageusement, cette amplification est effectuée par réaction de polymérisation en chaîne ou polymerase chain reaction (PCR), mais d’autres méthodes connues à l’Homme du métier, comme l’amplification isotherme, peuvent également être employées. Par « amplification quantitative » on entend au sens de l’invention toute procédure in vitro qui produit des copies multiples d'une séquence d'acides nucléiques cible et qui permet au même temps de déterminer la concentration de séquence cible initialement présente dans le mélange réactionnel. Plusieurs types de réactions d'amplification quantitatives sont décrits. On peut distinguer les amplifications quantitatives basées sur l'emploi d'un standard externe, les amplifications compétitives, utilisant un standard interne, et enfin les amplifications cinétiques, qui consistent à mesurer en temps réel, l'augmentation de la quantité de la séquence cible. Avantageusement, l’amplification quantitative est une amplification cinétique effectuée par PCR et correspond à la technique connue à l’Homme du métier sous le nom de PCR quantitative (qPCR) ou encore PCR en temps réel. Les réactions de PCR, que ce soit quantitative ou non-quantitative peuvent être réalisées avec le système « Light Cycler » (Roche Molecular Systems Inc.) et selon les procédures recommandées par le fournisseur. Le terme « séquence cible », tel qu'utilisé dans la présente invention, désigne la séquence nucléotidique particulière de l'acide nucléique cible qui doit être amplifiée et/ou détectée. La « séquence cible » comprend les séquences de complexation auxquelles des oligonucléotides (par exemple, les oligonucléotides d'amorçage et/ou les oligonucléotides promoteurs) se complexent au cours de processus d'amplification (par exemple, PCR). Lorsque l'acide nucléique cible est à l'origine simple brin, le terme « séquence cible » désignera également la séquence complémentaire de la « séquence cible » telle que présente dans l'acide nucléique cible. Lorsque l'acide nucléique cible est à l'origine double brin, le terme « séquence cible » désigne à la fois les brins sens (+) et antisens (-). Le terme « région », tel qu'utilisé dans la présente invention, désigne une portion d'un acide nucléique, ladite partie étant plus petite que l'acide nucléique entier. En particulier, avec « régions V1, V2, V3, V4 » on désigne des régions hypervariables de l’ADN ribosomal (ADNr) 16S bactérien définie par exemple dans Gray et al., 1984, qui constitue une portion de l’ADNg et qui permette l’identification des espèces auxquelles elles appartiennent lors du séquençage. Par « amplicon » ou « produit d'amplification », on entend une molécule d'acide nucléique générée dans une réaction d'amplification, que ce soit quantitative ou pas, d'acide nucléique et qui est dérivée d'un acide nucléique cible. Un amplicon ou un produit d'amplification contient une séquence d'acides nucléiques cible qui peut être du même sens ou d'un sens opposé à l'acide nucléique cible. Par « séquençage » au sens de l’invention on entend le décodage d’au moins un brin d’une séquence cible, et la lecture de la suite des nucléotides la composant dans leur ordre. Plusieurs méthodes de séquençages et assemblages des séquences lues sont connues à l’Homme du métier. Avantageusement le séquençage est effectué en utilisant la plateforme Illumina Miseq™. Par exemple, les documents WO03048387A2, WO2005024010A1 WO2006064199A1 et WO2007123744A1 ou encore WO2012096703A1 et les références citées dans ces documents décrivent des méthodes de préparation de échantillons et de séquençage adaptées à la présente invention. Le séquençage peut s’effectuer directement sur les amplicons, ou alternativement sur des banques d’amplicons. Selon un mode de réalisation préféré, le séquençage s’effectué à partir de banque d’amplicons, avantageusement les banques d’amplicons obtenues selon la solution Metabiote™ décrite dans Guillaume et al., 2014. Une « amorce » est un oligomère qui s'hybride à un acide nucléique et possède une extrémité 3' qui est étendue par polymérisation. Une amorce peut être éventuellement modifiée, par exemple en incluant une région 5' non complémentaire de la séquence cible. Une telle modification peut comprendre des additions fonctionnelles, telles que des étiquettes, des promoteurs ou d'autres séquences sans cible spécifique, utilisées ou utiles pour manipuler ou amplifier l'amorce ou l'oligonucléotide cible. Les amorces peuvent être « dégénérées ». Au sens de l’invention, « amorce dégénérée » désigne des amorces permettant incorporation des nucléotides différents à des positions déterminées. Les amorces dégénérées sont connues à l’Homme du métier ; le code suivant est utilisé universellement pour noter la dégénérescence des amorces à une position nucléotidique déterminée : I = Inosine (Nichols et al., 1994) ; R = G ou A ; K= G ou T ; S = G ou C ; W = A ou T ; M = A ou C ; Y = T ou C ; D = G ou A ou T ; V = G ou A ou C ; B = G ou T ou C ; H = A ou T ou C ; N = G ou A ou T ou C. Par « amorces universelles 16S » au sens de l’invention, on entend des oligonucléotides permettant l’amplification de régions hautement conservées de l’ADNr 16S. Selon une mode de réalisation particulier, il s’agit des amorces correspondant aux SEQ ID. 1 8F (5′-AGAGTTTGATCCTGGCTCAG-3′) and SEQ ID. 2 1391R (5′-GACGGGCGGTGWGTRCA-3′). (Kong et al., 2012b). Selon un mode de réalisation alternatif, il s’agit des amorces correspondant aux SEQ ID. 3 533F (5′-GTGCCAGCAGCCGCGGTAA-3′) et SEQ ID. 4 902R (5′-GTCAATTCITTTGAGTTTYARYC-3′) (San Miguel et al., 2018). Par « amorces spécifiques 16S » au sens de l’invention on entend des oligonucléotides permettant l’amplification de régions hypervariables de l’ADNr 16S. Avantageusement, il s’agit des régions V1-V4 de l’ADNr 16S, de préférence les régions V1-V3 et/ou V3-V4, avantageusement les régions V3-V4. Avantageusement, les amorces spécifiques 16S permettent l’obtention d’amplicons de taille comprise entre 100 et 500 paires de base, avantageusement entre 200 et 400 paires de base. Selon un mode de réalisation, il s’agit des amorces pour les régions V1-V3 correspondant aux SEQ. ID 5 27F (5’-AGAGTTTGATCCTGGCTCAG-3’) et SEQ. ID 6 534R (5-ATTACCGCGGCTGCTGG-3) (San Miguel et al., 2018). Selon un mode de réalisation préféré, il s’agit des amorces pour les régions V3-V4 correspondant aux SEQ ID, 7 338F (ACTCCTACGGGAGGCAGCAG) and SEQ ID. 8 806R (GGACTACHVGGGTWTCTAAT) (Li et al., 2020). Les expressions « banque(s) » ou « librairie(s) » seront utilisées indifféremment dans la présente description, ces deux expressions ayant le même sens. Au sens de l’invention, on entend par « banque » une collection de séquences nucléotidiques bactériennes issues de préférence de l’amplification de l’ADNr 16S et qui sont susceptibles d’être séquencées ou détectées de façon individuelle. La constitution de banque d’ADN peut se faire selon les méthodes connues à l’Homme du métier, par exemple en utilisant de kits comme le NEBNext™ Ultra™ DNA Library Prep Kit. Selon un mode de réalisation particulier, il est considéré dans le cadre de l’invention que l’ingrédient ou composition applicable par voie topique sélectionné a un effet significatif sur l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, si la biomasse augmente de façon statistiquement significative entre deux prélèvements, en particulier entre le premier prélèvement et le deuxième prélèvement précités, en particulier après de 1h à 31 jours de traitement. Selon l’invention, l’évaluation de l’activité de l’ingrédient ou composition applicable par voie topique sur la biomasse du microbiote prélevé peut être réalisée en comparant le matériel génétique bactérien total présent sur la zone prélevée avant et après le traitement avec l’ingrédient ou la composition par le biais de l’amplification quantitative avec les amorces universelle 16S, ce qui permet d’estimer le matériel génétique présent au moment du prélèvement avant et après le traitement. Dans un mode de réalisation particulier, l’au moins une amplification des quantités standardisées de matériel génétique est une amplification quantitative effectuée en utilisant les amorces universelles 16S. Pour cela, une lyse bactérienne suivie par une étape d’extraction d’ADN génomique avec le PureLink Mini kit (Life Technologies, Grand Island, NY) sont réalisées. La qPCR ciblée sur le gène de l'ARNr 16S est réalisée à l'aide d'amorces spécifiques (Bact-8F : AGAGTTTGATCCT GGCTCAG, Bacte338R : CTGCTGCCTCCCGTAGGAGT) avec une détection SYBR Green (Applied Biosystems, Foster City, CA) sur un équipement Mx300P (Agilent Technology). Les courbes standard sont préparées en amplifiant des quantités connues d’ADN d’ E. coli . En comparant le nombre de cycles à la courbe standard il est possible de calculer le nombre de copies du gène ARN16S par microlitre d’échantillon. Dans un autre mode de réalisation particulier, l’évaluation de la biomasse du microbiote cutané est réalisée par quantification en cytométrie de flux. Pour cela, l’écouvillon est déchargé dans 1 mL de liquide Amies puis la suspension bactérienne est marquée avec du SYBRGreen, incubée 15 min à 37°C à l’abri de la lumière et analysée par un cytomètre de flux BD Accuri C6 (cytomètre BD Accuri, Belgique) équipé d'un laser de 50 mW émettant à une longueur d'onde fixe de 488 nm. L'intensité de la fluorescence est mesurée à Fl1 = 533 +/- 30 nm, Fl3> 670 nm. Les données sont traitées avec le logiciel BD Accuri CFlow. Un nombre de bactéries est ainsi obtenu par mL d’échantillon. Dans un autre mode de réalisation particulier, l’évaluation de la biomasse du microbiote cutané est réalisée par quantification par dénombrement sur gélose. Pour cela, après déchargement des écouvillons dans le liquide Amies, les suspensions bactériennes sont déposées sur gélose nutritive en boite de Pétri, et sont incubées pendant 48h à 35°C. Une numération des colonies bactériennes permet d’obtenir la concentration bactérienne en multipliant le nombre d’UFC par le facteur de dilution, et est exprimée en UFC/ml. Dans encore un autre mode de réalisation particulier, l’évaluation de la biomasse du microbiote cutané est réalisée par quantification par dénombrement direct au microscope. Pour cela les suspensions bactériennes sont ensemencées dans un bouillon nutritif tels que Mueller-Hinton ou Brain Heart Infusion. Après incubation, un dénombrement direct au microscope peut être réalisé sur une cellule de Thoma. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, Il est considéré qu’il n’y a pas eu de réduction de diversité bactérienne du microbiote cutané si les variations ne sont pas statistiquement significatives. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, l’évaluation de l’activité de l’ingrédient ou composition applicable par voie topique sur la diversité du microbiote prélevé peut être réalisée en comparant les espèces bactériennes présentes dans les différentes conditions expérimentales par le biais de l’amplification avec les amorces spécifiques 16S et le séquençage des amplicons obtenus. Plusieurs indices permettant d’estimer la diversité d’un matériel génétique constitué de mélanges d’espèces différentes sont connus à l’Homme du métier. Selon un mode de réalisation particulier, l’indice est celui dit de Shannon, qui est calculé en suivant la méthode décrite dans Lemos et al., 2011. L’indice de Shannon intègre deux paramètres distincts : le nombre d’unités taxonomiques opérationnelles (Operational Taxonomic Units ou OTUs) et la distribution de ces OTUs dans chaque échantillon. Ce dernier paramètre peut être calculé en prenant en compte l’abondance des 15 genres bactériens les plus représentés, ou alternativement, représentant le 90% des amplicons obtenus dans l’amplification avec les amorces spécifiques 16S. Les traitement bio-informatiques des séquences cibles peuvent être effectués selon les méthodes connues à l’Homme du métier, par exemple en utilisant un script PERL. Selon un autre mode de réalisation particulier, l’analyse par amplification avec les amorces spécifiques 16S puis, éventuellement, séquençage est effectuée seulement pour les échantillons de matériel génétique issu d’un prélèvement permettant l’obtention, lors de l’amplification quantitative avec les amorces universelles 16S dans un volume réactionnel de 4,38 µl, d’au moins 400 copies d’amplicon d’ADNr 16S/µL au bout de 30 cycles d’amplification et/ou d’au moins 500 copies d’amplicon d’ADNr 16S/µL au bout de 35 cycles d’amplification. Selon encore un mode de réalisation particulier, l’analyse de la diversité du microbiote cutané est réalisée par métagénomique de la façon suivante : après extraction de l’ADNg, la diversité microbienne est déterminée pour chaque échantillon par amplification ciblée d'une partie du gène ribosomal. Un fragment du gène d'ARNr 16S comprenant les régions hypervariables V3 à V4 (ou V1-V3) est amplifié avec les amorces 338F (ACTCCTACGGGAGGCAGCAG) et 806R (GGACTACHVGGGTWTCTAAT) (Munyaka et al. , 2015). L'amplification est réalisée et les produits issus de PCR sont purifiés et normalisés en utilisant des billes magnétiques Agencourt AMPure XP (Beckman Coulter). Une fois purifié, les amplicons sont regroupés pour le séquençage Illumina, effectué en 2x300 pb sur une plate-forme Illumina MiSeq en utilisant MiSeq Reagent Kit v3 (600 cycles). Les séquences sont regroupées en unités taxonomiques opérationnelles (OTUs) avec un seuil d'identité de 97%. L’attribution taxonomique est réalisée en utilisant la classification Ribosomal Database Project (RDP) sur la base de données Greengenes V13_8. L'analyse est réalisée avec le logiciel R. L'indice de Shannon-Weaver, le nombre d'OTU observés et l’indice de dissimilarité de Bray-Curtis sont calculés avec les packages Phyloseq et Vegan. La significativité statistique est déterminée à l'aide du Test de Wilcoxon. Une valeur p Selon un autre mode de réalisation, l’analyse de la diversité du microbiote cutané est réalisée par Shotgun : après extraction de l’ADNg, la diversité microbienne est déterminée pour chaque échantillon par Whole metagenome sequencing/WMS ou Shotgun metagenome sequencing c’est-à-dire un séquençage complet de tout le génome bactérien. Les librairies sont préparées en utilisant le kit de préparation NexteraXT (Illumina). Le séquençage est effectué au Penn Next Generation Sequencing Core sur la chimie Illumina MiSeq pour obtenir des lectures finales appariées de 150 pb. Les données de séquençage sont obtenues au format fastq. Les séquences dont la longueur est inférieure à 80 nucléotides sont retirées de l’analyse. DeconSeq est utilisé pour filtrer les fichiers fastq et l'un des reads appariés (SE1) est entré dans MetaPhlAn version 1.7.7 pour la classification taxonomique. L'une des extrémités appariées (SE1) de l'échantillon MCC est utilisé pour réaliser un BLAST contre une base de données personnalisée de génomes parmi les 20 espèces bactériennes attendues (blastn, max_target_seqs 1, e 50) afin de déterminer la composition des communautés bactériennes. L’indice de diversité alpha est ensuite calculé à l’aide du logiciel R et des packages Phyloseq et Vegan en utilisant l’indice de Shannon. Selon un autre mode de réalisation, l’analyse de la diversité du microbiote cutané est réalisée par Metatranscriptomic shotgun sequencing (MTS) : pour cela l'ARN total est extrait du prélèvement bactérien. Les ARNm polyadénylés sont séparés des non-polyadénylés (ARNr, ARN mitochondriaux, et ARNt) par affinité sur colonne poly-dT (Kit Dynabeads Oligo (dT), Dynal). L'ARNm enrichi est fragmenté mécaniquement à une gamme de taille de +/- 200 pb avec un ultrasonicator. La fragmentation de l'ARNm est évaluée à l'aide du kit Agilent RNA 6000 Pico sur un instrument 2100 Bioanalyzer (Agilent Technologies, Inc.). Les librairies de métatranscriptomes sont préparées en utilisant le NEBNext Ultra RNA Library Prep Kit for Illumina (New England BioLabs Inc). La qualité et la quantité de toutes les librairies finales sont analysées avec un kit Agilent DNA 1000 sur l'instrument 2100 Bioanalyzer et Qubit et sont quantifiées et validées par un dosage en qPCR en utilisant le kit de quantification de bibliothèque PerfeCTa NGS pour Illumina (Quanta Biosciences, Inc.) en utilisant le système de détection par PCR en temps réel CFX Connect (Rad Laboratories, Inc.). Le séquençage de l'une des bibliothèques MT est effectué sur un Illumina HiSeq 2000 à l'aide du réactif TruSeq SBS v3 pour une longueur de lecture de 100 paires (BGI Americas) (étiquetée HS100) et sur Illumina MiSeq à l'aide du kit de cycle v3-600 pour les paires 301 bases (étiquetées MS301). Un autre ensemble de douze bibliothèques est séquencé sur Illumina MiSeq en utilisant 151 « paired-end chemistry » (marquée MS151). Le protocole recommandé par le fabricant est utilisé pour effectuer la réaction de séquençage sur les plates-formes HiSeq et MiSeq. Pour les séquences ribosomales 16S amplifiées par PCR, des recherches BLASTN (paramètres par défaut, sauf taille de mot fixée à 7) sont effectuées contre la base de données de nucléotides GenBank nr (http : //www.ncbi.nlm.nih.gov/). Les séquences 16S sont ensuite attribuées à des phylums majeurs pour effectuer des analyses phylogénétiques (BioNJ et PhyM) en utilisant l’algorithme Best Blast Hit (BBH) et un ensemble de séquences de références pour chacun des différents phylums. Les analyses (alignements de séquence et analyses phylogénétiques) sont réalisées en utilisant SeaView. En utilisant les fichiers de sortie BLASTX, les ADNc sont taxonomiquement attribués à l'aide de MEGAN V 3.5 (www-ab.informatik.uni-tuebingen.de/software/megan). Selon encore un mode de réalisation particulier, la méthode selon l’invention comprend au moins deux prélèvements de matériel biologique ou génétique du microbiote : - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique dudit être humain, ledit prélèvement étant effectué dans une zone non-traitée avant le traitement, - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique dudit être humain ledit prélèvement étant effectué dans une zone traitée avec l’ingrédient ou composition, préférentiellement applicable par voie topique, après le traitement. Selon un autre mode de réalisation particulier, la méthode selon l’invention comprend au moins quatre prélèvements de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, d’un ou plusieurs êtres-humains : - Un prélèvement effectué dans une zone à traiter avec l’ingrédient ou composition, préférentiellement applicable par voie topique, avant le traitement ; - Un prélèvement effectué dans une zone non-traitée avant le traitement ; - Un prélèvement effectué dans une zone traitée avec l’ingrédient ou composition, préférentiellement applicable par voie topique, après le traitement ; - Un prélèvement effectué dans une zone non-traitée après la période de traitement. Avantageusement, la « zone non-traitée » selon l’invention est une zone cutanée équivalente ou proche, fonctionnellement et/ou en composition microbienne, de ladite « zone à traiter ». Ainsi, selon un autre mode de réalisation particulier, l’invention concerne une méthode de sélection ou criblage ou d’évaluation de l’activité d’au moins un ingrédient ou composition, de préférence applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, éventuellement formulé sous forme de composition topique, caractérisée en ce que la méthode comprend les étapes suivantes : - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, d’un ou plusieurs êtres-humains, ledit prélèvement étant effectué dans une zone à traiter avec l’ingrédient ou composition applicable par voie topique avant le traitement ; - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, d’un ou plusieurs êtres-humains, ledit prélèvement étant effectué dans une zone non-traitée avant le traitement ; - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, d’un ou plusieurs êtres humains ledit prélèvement étant effectué dans une zone traitée avec l’ingrédient ou composition applicable par voie topique après le traitement ; - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, d’un ou plusieurs êtres-humains ledit prélèvement étant effectué dans une zone non-traitée après le traitement ; - une analyse de la biomasse, par exemple par amplification quantitative des quantités standardisées de matériel génétique effectuée en utilisant les amorces universelles 16S ; - une analyse de la biodiversité du microbiote prélevé, par exemple par amplification des quantités standardisées de matériel génétique prélevés, puis séquençage des amplicons ainsi produits en utilisant les amorces spécifiques 16S, puis calcul d’un indice de diversité permettant cette analyse. La durée du soin avec l’ingrédient ou la composition est variable. L’application du produit peut se faire quotidiennement ou plusieurs fois par jour ou sur la période de test. Selon un mode de réalisation, plusieurs prélèvements peuvent être effectués dans la zone traitée, à, par exemple, 5 minutes, 1h, 24h, 2j, 4j, 7j et 31j depuis le début du traitement. Selon un mode de réalisation particulier, le prélèvement à partir de la zone traitée est réalisé après 2 à 7 jours de traitement quotidien. Selon un mode de réalisation, l’application du produit se fait en raison d’un volume compris entre 0,1 et 100 µL/cm 2 , avantageusement entre 1 et 10 µl/cm 2 , en standardisant le plus possible l’application, par exemple en utilisant un bras robotique. Dans un mode de réalisation particulier, au moins un prélèvement est effectué sur plusieurs êtres humains. Cela offre l’avantage d’étayer la significativité statistique des données obtenues. Selon un mode de réalisation particulier, le groupe de sujets particulier à l’origine des prélèvements peuvent partager des caractéristiques (appartenance ethnique, âge, phototype, conditions dermatologiques chroniques, type de peau, diète, hygiène de vie, taux d’hydratation de la peau, géolocalisation et d’autres paramètres similaires) qui permettent la mise au point de méthode de soin, préférentiellement cosmétique et/ou dermatologique, ciblant spécifiquement lesdits groupes de sujets particuliers, également appelés « populations ». Selon un mode de réalisation avantageux et préféré, la population à l’origine des prélèvements est caractérisée par un microbiote cutané appauvri au moment des prélèvements. Par « microbiote cutané appauvri » au sens de l’invention on désigne tout déclin dans la biomasse du microbiote cutanée. En particulier, l’appauvrissement peut être lié à une agression cutanée selon l’invention, plus particulièrement à l’action de bactéricides ou de virucides ou de fongicides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote. Dans un mode réalisation particulier, l’appauvrissement du microbiote cutané est causé par un traitement topique avec un agent antiseptique (c’est-à-dire fongicide, bactéricide et/ou virucide), avantageusement une composition comprenant un alcool C1-C8 choisi parmi l’éthanol, l’isopropanol, le propanol, le butanol, le pentanol, l’hexanol, l’heptanol, l’octanol, l’alcool benzylique et leur mélanges ; et/ou un agent antiseptique autre qu’un alcool, comme par exemple le chlorure de benzalkonium, le gluconate de chlorhexidine, l’hypochlorite de sodium, un savon réalisé par saponification d’un acide gras ; et/ou encore une composition comprenant un acide tel que l’acide lactique, malique, tartrique, glycolique ; dans un mode de réalisation alternatif, l’appauvrissement du microbiote cutané est causé par un traitement avec un agent virucide et/ou antifongique et/ou bactéricide et/ou antibiotique, administré par voie topique ou systémique. Selon un mode de réalisation particulier, le prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, est effectué sur un seul être humain. Cette méthode permet de mettre au point des méthodes de soin, avantageusement cosmétique et/ou dermatologique, de préférence écobiologiques, personnalisées, basées sur les conditions, les spécificités et la réactivité au soin, du microbiote cutané de chaque individu. Ainsi, selon un autre mode de réalisation particulier, l’invention concerne encore une méthode personnalisée de sélection ou criblage ou d’évaluation, préférentiellement in vitro , de l’activité d’au moins un ingrédient ou composition, préférentiellement applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, éventuellement formulé sous forme de composition, avantageusement topique, caractérisée en ce que la méthode comprend les étapes suivantes : - la sélection d’une zone cutanée ou des phanères à étudier, - au moins un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone, d’un seul être-humain, - l’application d’au moins un ingrédient ou une composition sur cette zone, de façon unique ou répétée, - après une durée de 1 h à 7 jours, au moins un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone, d’un seul être-humain, - au moins une méthode permettant de quantifier la biomasse présente dans les prélèvements, - au moins une méthode permettant de mesurer la diversité microbienne présente dans les prélèvements, - l’évaluation de l’activité de l’ingrédient ou composition applicable par voie topique sur la biomasse et la biodiversité du microbiote prélevé, - la sélection de l’ingrédient ou composition écobiologique applicable par voie topique permettant l’augmentation de la biomasse, en particulier sans réduire la diversité du microbiote cutané. Selon un mode de réalisation particulier, la méthode personnalisée selon l’invention peut être accompagnée par une analyse du profil dermatologique du seul être humain à l’origine de l’au moins un prélèvement sur la base de son appartenance ethnique, âge, phototype, conditions dermatologiques chroniques, type de peau, diète, hygiène de vie, taux d’hydratation de la peau, géolocalisation et d’autres paramètres similaires. Ces informations peuvent être récoltées par analyse directe ou par le biais d’un formulaire. Par exemple, les méthodes de pondération des caractéristiques cutanées, capillaires, ou unguéales et le programme d’ordinateur décrits dans le document FR 2 983 328 peuvent être combinées avec les résultats de la méthode de criblage personnalisée mentionnée auparavant pour sélectionner un traitement dermatologique écobiologique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée d’un individu, en particulier sans réduire sa diversité, et conforme aux besoins dermatologiques globaux dudit individu. L’invention concerne également une méthode de préparation d’une composition de préférence topique, caractérisée en ce qu’elle comprend (i) la mise en œuvre d’une méthode de criblage ou sélection définie auparavant et la sélection d’au moins un ingrédient ou une composition, en particulier un ingrédient ou une composition cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané en particulier sans diminuer sa biodiversité (ii) la formulation des ingrédients ou compositions ainsi sélectionnés dans une formule à usage cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans réduire sa biodiversité (iii) le conditionnement de ladite formule. L’invention concerne également une méthode de soin topique, préférentiellement cosmétique ou dermatologique, avantageusement écobiologique, caractérisée en ce qu’elle comprend (i) la mise en œuvre d’une méthode de criblage définie auparavant ou dans la description suivante et la sélection d’au moins un ingrédient ou une composition, en particulier un ingrédient ou une composition cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané décrite auparavant, en particulier sans diminuer sa biodiversité (ii) la formulation des ingrédients ou compositions ainsi sélectionnés dans une composition à usage cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité (iii) le conditionnement de ladite formule (iv) l’application topique de ladite composition sur une zone de peau ou une surface des annexes sélectionnées. Comme mentionné auparavant pour la méthode de criblage ou sélection, la méthode de soin topique avantageusement écobiologique peut cibler des populations spécifiques, ou bien être personnalisée et adaptée aux microbiotes propres à chaque individu. Selon un mode de réalisation particulier, la population à soigner est caractérisée par un microbiote cutané appauvri. Selon un mode de réalisation alternatif, il s’agit d’une méthode personnalisée apte à soigner un individu caractérisé par un microbiote cutané appauvri. Ainsi, selon un autre aspect de l’invention, l’invention concerne une méthode de soin topique avantageusement cosmétique ou dermatologique, de préférence écobiologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée, en particulier sans impact ou diminution sur sa biodiversité, caractérisée en ce qu’on applique sur la peau une composition sélectionnée à travers la méthode de sélection ou criblage mentionnée auparavant ou décrite ci-après. Au sens de l’invention, par augmentation de la biomasse on désigne une augmentation statistiquement significative. A titre d’exemple, il peut s’agir d’une augmentation d’au moins 50% de la biomasse par rapport à une valeur de référence, c’est-à-dire avant application de l’ingrédient ou de la composition de l’invention. Dans un mode de réalisation alternatif, l’invention concerne une méthode de soin, de préférence cosmétique ou dermatologique, pour lutter contre une agression cutanée (par exemple contre une action bactéricide et/ou virucide et/ou fongicide), et/ou maintenir et/ou rétablir un microbiote sain, caractérisée en ce que la méthode comprend l’application topique d’au moins une composition topique sélectionnée dans la méthode de criblage ou sélection décrite auparavant ou dans la description suivante, ladite composition étant apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans réduire sa biodiversité, sur la peau ou sur une matière kératinique. Selon encore un mode de réalisation particulier, la composition sélectionnée à travers la méthode de criblage ou sélection mentionnée auparavant ou dans la description suivante et apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité, est associée à l’action de maintenir et/ou rétablir un microbiote cutané sain. Selon un autre mode de réalisation particulier, la composition à utiliser en particulier dans la mise en œuvre de la méthode de soin topique de préférence écobiologique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée, en particulier sans diminuer sa diversité, selon l’invention, est une composition aqueuse, comprenant en particulier au moins 60%, mieux au moins 70%, ou au moins 80%, ou au moins 90%, voire au moins 95% d’eau. Ainsi, l’invention concerne une méthode de soin topique de préférence écobiologique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané en particulier sans réduire sa diversité, selon l’invention, avec une composition aqueuse, comprenant avantageusement au moins 60% d’eau, de préférence 70%, 80%, 90%, voire au moins 95% d’eau. Un mode de réalisation particulier, la composition aqueuse à utiliser en particulier dans la méthode de soin mentionnée auparavant ou dans la description suivante, comprend une eau qui est caractérisée par une résistivité comprise entre 12,5 et 12 500 Ohms.cm, en particulier entre 80 et 8 000 Ohms.cm, à température ambiante De préférence, la composition à utiliser en particulier dans la méthode de soin mentionnée auparavant ou dans la description suivante présente une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l, et en particulier entre 100 et 800 mOsmol/l. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, la composition à utiliser en particulier dans la mise en œuvre de la méthode de soin topique de préférence écobiologique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée, en particulier sans diminuer sa biodiversité, comprend au moins un antioxydant et au moins un sel minéral ou organique, chacun ou au moins un de ces composants ou ingrédients ayant, avantageusement, été au préalable sélectionné par la méthode de criblage décrite auparavant ou dans la description suivante. Par « antioxydant », on entend un composé qui présente une activité antiradicalaire, en particulier sur les espèces réactives de l'oxygène (ERO), des carbonyles (RCS) ou de l’azote (RNS). Selon un mode de réalisation particulier, l’au moins un antioxydant est choisi dans le groupe comprenant l’octadecyl di-t-butyl-4-hydroxyhydrocinnamate ; pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate ; 2,6-Bis(1,1-dimethylethyl)-4-methylphenol ; bis-ethylhexyl hydroxydimethoxy benzylmalonate ; tert-butylhydroquinone ; tetrabutyl ethylidenebisphenol ; thioglycolic acid ; thiotaurine ; thioctic acid ; dilauryl thiodipropionate ; sodium erythorbate ; sorbityl furfural ; erythorbic acid ; perillyl alcohol ; pyridyloxide t-butylnitrone ; ergothioneine ; melatonin ; acetyl cysteine ; cysteine ; lysine hydrochloride ; carnosic acid ; tyrosyl histidine HCl ; histidine hydrochloride ; pyridoxine serinate ; superoxide dismutase ; aminopropyl ascorbyl phosphate ; ascorbic acid ; ascorbyl dipalmitate ; ascorbyl glucoside ; ascorbyl linoleate ; ascorbyl methylsilanol pectinate ; ascorbyl palmitate ; ascorbyl tetraisopalmitate ; ascorbyl tocopheryl maleate ; trisodium ascorbyl palmitate phosphate ; disodium ascorbyl sulfate ; calcium ascorbate ; methylsilanol ascorbate ; sodium ascorbate ; sodium ascorbyl phosphate ; sodium ascorbyl/cholesteryl phosphate ; tetrahexyldecyl ascorbate ; magnesium ascorbyl phosphate ; tocopherol ; tocopheryl acetate ; tocopheryl linoleate ; tocopheryl oleate ; tocopheryl nicotinate ; tocopheryl retinoate ; sodium tocopheryl phosphate ; dioleyltocopheryl methylsilanol ; potassium ascorbyl tocopheryl 5 phosphate ; dodecyl gallate ; propyl gallate ; octyl gallate ; epigallocatechin gallate (EGCG) ; propyl gallate ; ethyl ferulate ; ethylhexyl ferulate ; chitosan ascorbate ; chitosan glycolate ; apigenin ; tiliroside ; alpha-arbutin ; arbutin ; baicalin ; quercetin ; quercetin caprylate ; isoquercetin ; diethylhexyl syringylidenemalonate ; dihydroxymethylchromone ; dimethoxy di-p-cresol ; dimethylmethoxy chromanol ; ethylbisiminomethylguaiacol manganese chloride ; hesperidin methyl chalcone ; kojic acid ; kojic dipalmitate ; madecassoside ; asiaticoside ; magnolol (5,5’-diallyl-2,2’-dihydroxybiphenyl) ; nordihydroguaiaretic acid ; phenylethyl resorcinol ; resveratrol ; troxerutin ; glucosylrutin, rutin (4H-1-benzopyran-4-one) ; disodium rutinyl disulfate ; tetrahydrobisdemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodiferuloylmethane ; tococysteamide ; totarol ; hydroxydecyl ubiquinone ; ubiquinone ; caroténoïdes ; niacinamide ou l’un de ses dérivés ; créatine ; créatinine, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, rhamnose. Plus particulièrement, l’au moins un antioxydant est choisi dans le groupe comprenant tocophérol, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, rhamnose. Selon un mode de réalisation encore plus particulier, l’au moins un antioxydant selon l’invention est la carnosine. Selon un mode de réalisation particulier, l’invention concerne une composition comprenant : - au moins un sel minéral ou organique choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, en particulier le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc, du chlorure de sodium, de l’hydrogénocarbonate de sodium, de l’hydrogénophosphate de sodium, du citrate de sodium, du gluconate de magnésium, - de la carnosine. Selon un autre mode de réalisation particulier, l’invention concerne une composition comprenant : - au moins un sel minéral ou organique choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, en particulier le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc, du chlorure de sodium, de l’hydrogénocarbonate de sodium, de l’hydrogénophosphate de sodium, du citrate de sodium, du gluconate de magnésium, - de la carnosine pour son utilisation pour maintenir et/ou rétablir un microbiote cutané sain. Selon un autre mode de réalisation particulier, l’invention concerne une composition comprenant : - du citrate de sodium, - de la carnosine. Selon un autre mode de réalisation particulier, l’invention concerne une composition comprenant : - du citrate de sodium, - de la carnosine pour son utilisation pour maintenir et/ou rétablir un microbiote cutané sain. Selon un mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention, ou pour son utilisation selon l’invention, comprend en outre au moins une source de carbone. Par « source de carbone », on entend un composé susceptible d’être utilisé par les bactéries comme substrat de croissance et de multiplication, telles que : - les protéines hydrolysées partiellement ou totalement, issues de céréales (blé, maïs, orge, seigle, avoine), de légumineuses (soja, fèverole, fève, pois), de lait (caséines, albumines), de levure, ainsi que les peptides et les acides aminés et leurs dérivés seuls ou en mélange ; - les oligosaccharides ou les polysaccharides, avantageusement à courte chaine, tels que les fructooligosaccharides, l’acide hyaluronique, le pullulane, l’alginate, la cellulose, avantageusement la cellulose microcristalline, le carraghénane, le chitosane, le dextrane et le dextrane sulfate, le galactoarabinane, l’amylose, l’amylopectine, les maltodextrines, les pectines, et leurs hydrolysats respectifs, ainsi que les sucres, oses, osides et leurs dérivés tels que glucose, galactose, fructose, xylose, mannose, glucosamine, lactose, ribose, rhamnose et leurs dérivés phosphates et acétylés en particulier. Les fructo oligosaccharides ou FOS peuvent être issu de matières végétales comme la betterave, l’artichaut ou le maïs. La matière première correspondant à la désignation INCI fructooligosaccharides peut être utilisée dans le cadre de la présente invention comme par exemple le produit commercialisé par la société Shaanxi Bolin Biotechnology Co sous le nom de FRUCTOOLIGOSACCHARIDES. Avantageusement, les FOS représentent de 0,001% à 20 % en poids total de la composition, avantageusement de 0,01% à 10 %, encore plus avantageusement de 0,1% à 5 %. Selon un mode de réalisation particulier, l’invention concerne une composition comprenant : - au moins un sel minéral ou organique choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, en particulier le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc, du chlorure de sodium, de l’hydrogénocarbonate de sodium, de l’hydrogénophosphate de sodium, du citrate de sodium, du gluconate de magnésium, - de la carnosine - au moins une source de carbone choisi parmi l’acide hyaluronique, et la cellulose, avantageusement la cellulose microcristalline. Selon un mode de réalisation particulier, l’invention concerne une composition comprenant : - au moins un sel minéral ou organique choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, en particulier le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc, du chlorure de sodium, de l’hydrogénocarbonate de sodium, de l’hydrogénophosphate de sodium, du citrate de sodium, du gluconate de magnésium, - de la carnosine ; - au moins une source de carbone choisi parmi l’acide hyaluronique, et la cellulose, avantageusement la cellulose microcristalline pour son utilisation pour maintenir et/ou rétablir un microbiote cutané sain. Selon un autre mode de réalisation particulier, l’invention concerne une composition comprenant : - du citrate de sodium, - de la carnosine. - au moins une source de carbone choisi parmi l’acide hyaluronique, et la cellulose, avantageusement la cellulose microcristalline Selon un autre mode de réalisation particulier, l’invention concerne une composition comprenant : - du citrate de sodium, - de la carnosine - au moins une source de carbone choisi parmi l’acide hyaluronique, et la cellulose, avantageusement la cellulose microcristalline pour son utilisation pour maintenir et/ou rétablir un microbiote cutané sain. Selon un mode de réalisation particulier, on utilise une forme pure ou hautement purifiée de carnosine dans la composition selon l’invention. Selon une variante, la carnosine est obtenue par synthèse chimique. A titre d’exemple, on peut citer la matière cosmétique L-Carnosine correspondant à la dénomination INCI carnosine et commercialisée par l’entreprise MERCK KgaA. Selon un autre mode de réalisation de l’invention, la carnosine représente entre 0,0001% et 5% en poids total de la composition, avantageusement entre 0,001% et 2%. En pratique, dans la composition selon l’invention on peut utiliser une forme pure ou hautement purifiée d’hypotaurine. Selon une variante, l’hypotaurine est obtenue par synthèse chimique. A titre d’exemple, on peut citer la matière première cosmétique hypotaurine correspondant à la dénomination INCI aminoethanesulfinic acid et commercialisée par l’entreprise DKSH. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, l’hypotaurine représente entre 0,0001% et 5% en poids total de la composition, avantageusement entre 0,001% et 2%. Selon un autre mode de réalisation particulier, le tocophérol utilisé est un mélange de tocophérols naturels purifiés, en particulier d'α-tocophérol, de β-tocophérol, de γ-tocophérol, et de δ-tocophérol ; ce mélange peut être utilisé notamment dans une huile choisie parmi les huiles végétales, minérales, siliconées, et de préférence végétales. Comme mélange de tocophérols naturels utilisable selon l'invention, on peut citer le mélange vendu par la Société Nisshin OilliO Group, Ltd sous la dénomination Tocopherol 80 et correspondant à la dénomination INCI « Tocopherol ». Selon un autre mode de réalisation particulier de l’invention, le tocophérol représente entre 0,0001% et 5% en poids total de la composition, avantageusement entre 0,001% et 2%. La bétaïne est un osmolyte et un antioxydant qu’on retrouve notamment dans le règne végétal. La bétaïne peut être d’origine végétale ou obtenue par biotechnologie. Avantageusement une forme hautement purifiée de bétaïne, d’une pureté d’au moins 95%, est utilisée dans les compositions selon l’invention. Comme source de bétaïne utilisable selon l'invention, on peut citer la matière première vendue par la société Evonik Nutrition & Care GmbH sous la dénomination de Tego Natural Bétaïne (Evonik Nutrition & Care GmbH) et correspondant à la dénomination INCI « Betaine ». Selon un autre mode de réalisation particulier de l’invention, la bétaïne représente entre 0,0001% et 5% en poids total de la composition, avantageusement entre 0,001% et 2%. Le xylitol peut être du xylitol en poudre, par exemple d'origine végétale, notamment obtenu à partir du bois par hydrogénation des xyloses, présentant en particulier une pureté supérieure à 95%. A titre d'exemple, la société Orient Star LCC commercialise le produit OriStar XLT correspondant à la dénomination INCI « Xylitol » pouvant être mis en œuvre dans le cadre de l'invention. De manière adaptée, le xylitol représente de 0,001% à 5% en poids total de la composition, avantageusement de 0,1% à 2%. Le mannitol peut par exemple être du mannitol en poudre, d'origine végétale (maïs, pomme de terre, blé), de préférence présentant une pureté supérieure à 98%. A titre d'exemple, la société American Biochemicals, Inc. commercialise le produit D-mannitol correspondant à la dénomination INCI mannitol pouvant être mis en œuvre dans le cadre de l'invention. De manière adaptée, le mannitol représente de 0,001% à 5% en poids total de la composition, avantageusement de 0,1% à 2%. L’inositol est un composé cyclique dérivé du cyclohexane et porteur de six fonctions alcool secondaire. Conformément à un mode de réalisation particulier de l'invention, on utilise de l'inositol d'origine végétale, synthétisé naturellement à partir du glucose-6-phosphate (G6P), issu de la photosynthèse ou de l'hydrolyse des réserves carbonées de la plante. De préférence, on utilise de l'inositol extrait du riz par les techniques connues de l'Homme du métier. On peut également utiliser de l'inositol préparé par synthèse chimique ou enzymatique. A titre d'exemple, la société Dupont Industrial Biosciences commercialise le produit Genencare OSMS MI correspondant à la dénomination INCI inositol pouvant être mis en œuvre dans le cadre de l'invention. De manière adaptée, l’inositol représente de 0,001% à 5% en poids total de la composition, avantageusement de 0,1% à 2%. Tous les sels minéraux ou organiques cosmétiquement ou pharmaceutiquement acceptables sont adaptés à l’utilisation dans la composition selon l’invention ou pour son utilisation selon l’invention. Avantageusement, il s’agit d’au moins un sel minéral ou organique choisi dans le groupe constitué par un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, en particulier le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc, et leurs mélanges, plus particulièrement le citrate de sodium. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, l’au moins un sel minéral ou organique est choisi dans le groupe comprenant le chlorure de calcium ; le chlorure de potassium ; le phosphate de potassium ; le sulfate de magnésium ; le chlorure de sodium ; l’hydrogénocarbonate de sodium ; l’hydrogénophosphate de sodium ; le citrate de sodium ; le gluconate de magnésium. Ces sels minéraux sont disponibles auprès plusieurs fournisseurs de matières premières cosmétiques comme par exemple, COOPER INDUSTRIE ou BRENNTAG FRANCE. Dans un mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention comprend au moins l’un des sels minéraux suivants, en pourcentage en poids : - De 0,000001% à 0,1% en poids total de la composition de chlorure de calcium, en particulier de 0,0001% à 0,1% ; - De 0,0001% à 0,1% en poids total de la composition de chlorure de potassium, en particulier de 0,001% à 0,1% ; - De 0,00001% à 0,1% en poids total de la composition de phosphate de potassium, en particulier de 0,0001% à 0,1% ; - De 0,0001% à 0,1% en poids total de la composition de sulfate de magnésium, en particulier de 0,001% à 0,1% ; - De 0,001 à 4% en poids total de la composition de chlorure de sodium, en particulier de 0,1 à 4% ; - De 0,0001 à 0,1% en poids total de la composition d’hydrogénocarbonate de sodium ; - De 0,0001% à 0,1% en poids total de la composition d’hydrogénophosphate de sodium ; - De 0,0001% à 1% en poids total de la composition d’acide citrique, en particulier de 0,001% à 1% ; - De 0,001% à 4% en poids total de la composition de citrate de sodium ; - De 0,001% à 4% en poids total de la composition de gluconate de magnésium. Selon un autre mode de réalisation particulier de l’invention, le poids total des sels minéraux et/ou organiques est inférieur ou égal à 1% en poids, en particulier est inférieur ou égal à 0,1% en poids du poids total de la composition. En particulier les sels minéraux et organiques sont utilisés à une concentration qui permet de se situer dans la fourchette de pression osmotique recherchée. Selon un mode de réalisation particulier, le citrate de sodium représente de 0,001 à 4% en poids total de la composition et la carnosine représente de 0,0001% à 5% en poids total de la composition, avantageusement de 0,001% à 2%. Plusieurs sources cosmétiques d’acide hyaluronique sont connues. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, l’acide hyaluronique a un poids moléculaire compris entre compris entre 20 et 50 kDa. A titre d’exemple, les matières premières PRIMALHYAL™ 50 ou HyaCare 50 commercialisées respectivement par les sociétés SOLIANCE et EVONIK et correspondantes à l’acide hyaluronique de poids moléculaire (Mw) compris entre 20 et 50 kDa (INCI : hyaluronic acid) peuvent être utilisées dans le cadre de la présente invention. Selon un mode de réalisation particulier, l’acide hyaluronique représente de 0,001 à 4% en poids total de la composition, avantageusement de 0,001% à 2%. Toute source commerciale de cellulose microcristalline adaptée à l’application topique et cosmétique peut être mis en œuvre dans les compositions selon l’invention. A titre d’exemple on peut citer Avicel PH-101 NF commercialisé par la société FMC Corporation et correspondant à a désignation INCI microcrystalline cellulose. Selon un mode de réalisation particulier, la cellulose microcristalline représente de 0,001 à 5% en poids total de la composition, avantageusement de 0,001% à 3%. Selon un autre mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention ou pour son utilisation selon l’invention ou à utiliser en particulier dans la méthode de soin mentionnée auparavant ou dans la description suivante est destinée aux populations caractérisées par un microbiote cutané appauvri. La manière dont l’invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent, donnés à titre indicatif et non limitatif, à l’appui des figures annexées. Dans les exemples les pourcentages sont donnés en poids, la pression est la pression atmosphérique et la température est la température ambiante habituellement comprise entre environ 18°C et environ 30°C, sauf indication contraire. et montrent l’effet des ingrédients purs vaseline ( ) et du silicone ( ) après 4 jours de contact versus zone non traitée (ZNT), sur la biomasse bactérienne du microbiote cutané, mesurée par le nombre de copies d’ADNg 16S chez les volontaires pris en compte dans l’analyse. La significativité statistique est déterminée par un test de Wilcoxon. (ns, non significatif : p>0.05 ; significatif * : p≤0.05 ; significatif ** : p≤0.01 ; significatif *** : p≤0.001). et montrent l’effet de la formule 1 (fle 1 ; ) et de la formule 2 (fle 2 ; ) après 4 jours de contact versus zone non traitée (ZNT), sur la biomasse bactérienne du microbiote cutané, mesurée par le nombre de copies d’ADNg 16S chez les volontaires pris en compte dans l’analyse. La significativité statistique est déterminée par un test de Wilcoxon. (ns, non significatif : p>0.05 ; significatif * : p≤0.05 ; significatif ** : p≤0.01 ; significatif *** : p≤0.001). et montrent l’effet des ingrédients purs vaseline et silicone après 4 jours de contact versus zone non traitée (ZNT), sur la diversité bactérienne du microbiote cutané, mesurée par l’indice de Shannon, chez les volontaires pris en compte pour l’analyse. La significativité statistique est déterminée par un test apparié Wilcoxon. (ns, non significatif : p>0.05 ; significatif * : p≤0.05 ; significatif ** : p≤0.01 ; significatif *** : p≤0.001). et montrent l’effet de la formule 1 (fle 1 ; ) et de la formule 2 (fle 2 ; ) après 4 jours de contact versus zone non traitée (ZNT), sur la diversité bactérienne du microbiote cutané, mesurée par l’indice de Shannon, chez les volontaires pris en compte pour l’analyse. La significativité statistique est déterminée par un test apparié Wilcoxon. (ns, non significatif : p>0.05 ; significatif * : p≤0.05 ; significatif ** : p≤0.01 ; significatif *** : p≤0.001). Exemples 1 de réalisation de l’Evaluation de l’effet de deux compositions cosmétiques et de deux ingrédients purs sur le microbiote cutané de volontaires sains L’objectif de l’étude est d’évaluer l’effet à 4 jours de 2 ingrédients cosmétiques (vaseline et silicone) et de 2 produits finis (formule 1 et formule 2) sur le microbiote cutané en examinant leur impact sur la biomasse prélevée ainsi que sur la diversité du microbiote cutané. Les produits suivants sont testés simultanément dans l’étude clinique : [Tableau 1] – produits testés [Tableau 2] - Formule 1 (fle 1) – émulsion H/E [Tableau 3] - Formule 2 (fle 2) – lotion aqueuse Une application standardisée (1,5µL/cm 2 ) de chacun des produits à tester est réalisée sur le dos de 19 volontaires pendant 4 jours à raison de 1 application par jour. Le jour du prélèvement, les volontaires ont pour consigne de ne pas se doucher au minimum 12 heures avant les prélèvements. Le prélèvement est réalisé à l’aide d’un écouvillon (Sigma Trans Swab liquide Amies réf MW176S d’Elitech) en réalisant 10 allers-retours en Z sur une surface de 15 cm 2 et en exerçant une légère pression sur l’écouvillon. L’écouvillon est ensuite maintenu dans la glace et analysé. Afin de mesurer l’effet de l’ingrédient ou de la composition (produit fini) sur la biomasse et sur la diversité du microbiote cutané, l’approche méthodologique repose sur un procédé constitué des étapes suivantes: a) Extraction de l’ADNg (ADN génomique) à partir des écouvillons b) Analyse de la quantité de biomasse par une approche qPCR c) L’analyse de la diversité microbienne qui s’appuie sur : - la préparation des librairies d’amplicons selon la solution Metabiote®, limitant les biais d’amplifications entre échantillons et incluant un contrôle positif (communauté bactérienne artificielle « ABC control », ainsi qu’un contrôle négatif (bruit de fond de PCR du processus total de préparation des librairies). - le séquençage des librairies d’amplicons sur un « run » unique (ou cycle unique) Illumina MiSeq « paired-end » en chimie 2x300 bases et le tri des séquences par échantillon et le réassemblage des lectures « paired-end » permettant d’obtenir des lectures ADNr 16S (ADN ribosomique 16S) pleine longueur. En détail, l’étape a) d’extraction de l’ADN génomique à partir des écouvillons consiste en une étape de récupération optimisée des bactéries (consistant en un essorage de l'écouvillon et une récupération des culots bactériens par centrifugation) qui est réalisée avant l'étape d'extraction. L'extraction d'ADN génomique a ensuite été réalisée avec le kit Nucleospin Microbial DNA kit (Macherey Nagel, France). Les ADNg extraits ne sont pas « dosables », une quantification de la biomasse et un contrôle de qualité a donc été réalisé par qPCR 16S. En détail, l’étape b) d’analyse de la biomasse et de contrôle qualité par qPCR16S consiste en la réalisation d’une gamme standard dans les conditions expérimentales standardisées. Sur l’ensemble des points de dilution de la gamme, l’utilisation de 4 points permet d’obtenir une efficacité proche de 94%, sachant qu’il est communément considéré que l’efficacité de qPCR est optimale entre 90 et 110 %. Il est considéré que cette zone de nombre de copies 16S de la communauté artificielle présentait les caractéristiques nécessaires pour être utilisée en gamme standard de quantification. Les échantillons d’ADN extraits n’étant pas quantifiables car trop faiblement concentrés, les qPCR sont réalisées, en triplicat, à partir d’un volume fixe de 4,38 μL correspondant au volume maximum qu’il est possible d’intégrer dans le volume réactionnel de la qPCR. Le témoin négatif nommé « Tneg » est le témoin négatif de qPCR réalisé avec de l’eau stérile. À partir des courbes standard et de leur équation sur la zone d’efficacité, il est possible de calculer le nombre de copies ADNr 16S bactérien contenu au sein de chaque échantillon. Les amplifications quantitatives (qPCR) sont effectuées avec des amorces universelles 16S [SEQ ID. 1 8F (5′-AGAGTTTGATCCTGGCTCAG-3′) and SEQ ID. 2 1391R (5′-GACGGGCGGTGWGTRCA-3′)] (Kong et al. 2012b). Les conditions de l’amplification et équipement était conforme à ce qui est décrit dans SanMiguel et al. 2018. En détail, et concernant l’étape c) d’analyse de la diversité du microbiome cutané, il est à noter que pour ce type d’échantillons à biomasse rare, une quantité maximale de matériel est utilisée pour la création des librairies spécifiques Illumina MiSeq. L’étape d’amplification est effectué avec les amorces pour les régions V1-V3 correspondant aux SEQ. ID 5 27F (5’-AGAGTTTGATCCTGGCTCAG-3’) et SEQ. ID 6 534R (5-ATTACCGCGGCTGCTGG-3) conformément à San Miguel et al. 2018, avec les modifications qui suivent. Deux contrôles supplémentaires sont intégrés au cours de la préparation des librairies Metabiote®. Un contrôle interne positif, nommé « ABCv2 » pour « Artificial Bacterial Community ». Il s’agit d’une communauté artificielle réalisée à partir d’un mélange d’ADNg de différentes souches bactériennes. Le second contrôle est un témoin négatif appelé « BF », celui-ci est également intégré au processus de préparation et permet d’évaluer le bruit de fond inhérent aux réactifs utilisés après l’étape d’extraction. Le contrôle quantitatif des librairies finales est réalisé par une méthode fluorométrique. Ensuite, la communauté contrôle ABC dont la composition est connue (17 bactéries dont 2 archaebactéries) est introduite dans le séquençage ; elle sert de contrôle positif au cours de notre procédé MetaBiote®, mais également de contrôle positif lors de la réalisation de l’affiliation taxonomique des séquences. Le témoin négatif de création des librairies (BF.V1V3) sert à identifier ce qui peut être obtenu comme profil si l’on n’introduit pas de biomasse initiale et que l’on pousse le procédé de préparation MetaBiote®. Ce témoin permet de distinguer les échantillons à exclure des comparaisons. Les indices de diversité alpha des échantillons ainsi que les mesures de raréfaction sont définis, permettant ainsi d’observer la diversité taxonomique (en nombre d’OTUs) des échantillons. L’analyse bio-informatique effectuée a permis d’éliminer les échantillons qui ont présenté un séquençage de mauvaise qualité. Résultats : Les résultats sont présentés dans les figures 1 à 4. L’analyse sur la biomasse, réalisée par le biais des amplifications quantitatives avec les amorces universelles 16S, montre que la vaseline et la silicone induisent une légère diminution de la biomasse après 4 jours d’application journalière (respectivement, une diminution moyenne de 4,5% et 2% ; figures 1 et 2). Ces deux ingrédients ne sont donc pas adaptés, du moins sous forme pure, à la mise en œuvre d’une composition pour son utilisation selon l’invention. Ils sont donc écartés. En revanche, la formule 1 (fle 1) induit une augmentation moyenne de la biomasse de 134% au bout de 4 jours d’application ( ) chez les volontaires pris en compte pour l’analyse, tandis que formule 2 (fle 2) induit une augmentation moyenne de 150% ( ). La différence entre la zone non-traitée (ZNT) et la zone traitée (ZT) est significative dans les deux cas (test de Wilcoxon). Les formules, sélectionnées grâce au procédé de criblage décrit dans la présente demande, sont donc adaptées pour la mise en œuvre d’une composition pour son utilisation selon l’invention, à savoir pour induire une augmentation de la biomasse du microbiote cutanée. L’amplification avec les amorces spécifiques 16S puis le séquençage des amplicons obtenus montre que la vaseline et la silicone n’ont, en pratique, aucun effet sur la diversité du microbiote cutané (figures 5 et 6 ; p>0,05 dans les deux cas donc différence non significative ; voir les tableaux 4 et 5). Cette observation est conforme avec les résultats de l’analyse de la biomasse et indique que ces ingrédients sont substantiellement inertes vis-à-vis du microbiote cutané. [Tableau 4] – Indice Shannon et OTUs et pourcentages relatifs au traitement avec la vaseline [Tableau 5] – Indice Shannon et OTUs et pourcentages relatifs au traitement avec la silicone L’étude des formules 1 et 2 (fle 1 et fle 2) montre que dans les deux cas les variations observées dans l’indice de Shannon en comparant la zone non-traité aux zones traitées avec les compositions à l’étude est non-significative (p = 0,054 et p= 0,76 ; voir également tableaux 6 et 7 pour la variation de l’indice de Shannon et le pourcentage OTUs). [Tableau 6] - Indice Shannon et OTUs et pourcentages relatifs au traitement avec la fle 1 [Tableau 7] - Indice Shannon et OTUs et pourcentages relatifs au traitement avec la fle 2 Dans les deux cas, il peut être observé que : - l’indice de Shannon ne varie pas significativement, - le nombre d’OTUs ne varie pas significativement. L’impact négligeable des formules fle 1 et fle 2 sur les équilibres du microbiote cutanée est confirmée également par l’analyse fine de modification de l’abondance relative de 15 genres bactériens plus représentés entre ZNT et ZT - fle 1 et - fle 2 (tableaux 8 et 9). [Tableau 8] - Comparaison de l’abondance relative de 15 genres bactériens plus représentés entre ZNT et ZT avec la fle 1 [Tableau 9] - Comparaison de l’abondance relative de 15 genres bactériens plus représentés entre ZNT et ZT avec la fle 2 Il est possible de décrire les résultats des essais réalisés dans l’exemple 1, sous forme d’un tableau de synthèse (Voir le tableau 10) : [Tableau 10] – Présentation des résultats de façon synthétique Légende : pas de variation significative (=), augmentation significative (+), diminution significative (-) Il peut donc être conclu que l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée observée en réponse à l’application des deux formules fle 1 et fle 2, qui contiennent un sel organique (citrate de sodium), un antioxydant (carnosine) et deux sources de carbone selon l’invention (acide hyaluronique et cellulose microcristalline) n’a pas été accompagnée par une diminution de diversité des genres bactériens, notamment les plus représentés. Les deux formules, sélectionnées grâce à la méthode de criblage décrite auparavant, sont adaptées pour l’utilisation, notamment dans le contexte d’un traitement visant à augmenter la biomasse globale du microbiote cutané, tout en respectant les proportions entre ses constituants. Exemple 2 – Etude d’ingrédients et de compositions Les techniques décrites dans l’exemple 1 sont reproduites à l’identique. Les ingrédients listés au Tableau 11 sont placés à un pourcentage indiqué en gramme pour 100 grammes (qsp 100 g d’eau), les compositions sont appliquées pures. Leur pH est ajusté entre 5 et 9, et leur pression osmotique est ajustée pour obtenir une valeur comprise entre 100 et 800 mOsm.l -1 . Les produits sont appliqués dans le dos de séries de 10 volontaires. Les applications sont quotidiennes pendant 4 jours et les prélèvements de matériel biologique cutané sont effectués avant la première application et après le 4 ème jour. L’analyse de la biomasse est effectuée par qPCR (amorces universelles 16S) et l’analyse de la diversité microbienne par amplification avec des amorces spécifiques 16S, puis analyse des résultats par mesure de l’indice de Shannon. Les résultats synthétiques sont regroupés dans le tableau 11 suivant : On note « = » l’absence de variation significative, « + » une augmentation significative et « - » une réduction significative. [Tableau 11] – Synthèse Légende : pas de variation significative (=), augmentation significative (+), diminution significative (-) Exemple 3 : Etude sur une zone cutanée caractérisée par une biomasse du microbiote cutané réduite après l’action d’une solution éthanolique Composition testée L’étude est réalisée sur le front de 5 volontaires. Un prélèvement de la biomasse est réalisé à T0 sur le front des volontaires. Puis, une désinfection de la totalité du front avec une compresse imbibée de 5 mL d’alcool 70° (alcool modifié de Cooper, lot 013199) est réalisée en frottant pendant 30 sec et en laissant poser 3 min supplémentaires. Après 5 min de séchage, 2 prélèvements sont réalisés : T5min à gauche (G) et T5min à droite (D). Puis une compresse imbibée de 5 mL de la composition ci-dessus est déposée sur la moitié droite du front pendant 3 min. Après 2h, une brumisation de 2 sec de la composition ci-dessus est réalisée sur la moitié droite du front. Après 2h supplémentaires, 2 prélèvements sont réalisés : T4h côté alcool et T4h côté composition à tester. Les prélèvements sont réalisés à l’aide d’écouvillons (Sigma Trans Swab liquide Amies ref MW176S d’Elitech) aux temps T0, T5min, T2h et T4h, en réalisant 10 allers-retours en Z sur une surface de 3,75 cm 2 et en exerçant une légère pression sur l’écouvillon de manière standardisée. L’écouvillon est ensuite maintenu dans la glace. Effet sur la biomasse : Cette suspension est ensuite diluée au 1/2, 1/10 et 1/50 dans du bouillon nutritif. Un ensemencement de 1 mL de chaque dilution est ensuite réalisé sur gélose TSA en boite de Pétri et incubé à 30-35°C pendant 48h. Après 48h d’incubation les colonies (UFC) sont comptées en totalité sur les boites. La biomasse bactérienne est obtenue en multipliant le nombre d’UFC comptées par son facteur de dilution et est exprimée en UFC/mL. La désinfection avec l’alcool 70° a induit une forte diminution de la quantité de biomasse des bactéries cultivables de 99,8 %, 5 min après application de l’alcool. L’application du produit à tester après 4h de contact sur le microbiote appauvri augmente cette biomasse de 160% par rapport au témoin alcool 70° seul. Effet sur la diversité : Les tests réalisés selon le protocole décrit dans l’exemple 1 montrent que la diversité du microbiome cutané n’est pas réduite après application du produit évalué. On note « = » l’absence de variation significative, « + » une augmentation significative et « - » une réduction significative. Les résultats sont regroupés dans le tableau 13 suivant. [Tableau 13] – Synthèse Légende : pas de variation significative (=), augmentation significative (+), diminution significative (-) Exemple 4 : Etude sur une zone cutanée caractérisée par une biomasse du microbiote cutané réduite après l’action d’un produit d’hygiène à base de savon de Marseille Composition testée : L’étude est réalisée sur le front de 5 volontaires. Un prélèvement de la biomasse est réalisé à T0 sur le front des volontaires. Puis, un lavage de la totalité du front avec une compresse imbibée de 5 mL d’une solution de savon de Marseille à 2% en poids (savon de Marseille, Persavon) est réalisé en frottant pendant 30 sec. Deux rinçages sont ensuite réalisés avec des compresses imbibées d’eau. Après 5 min de séchage, un prélèvement est réalisé : T5min. Puis une compresse imbibée de 5 mL de la composition ci-dessus est déposée sur la moitié droite du front pendant 3 min. Après 2h, une brumisation de 2 sec de la composition ci-dessus est réalisée sur la moitié droite du front. Après 2h supplémentaires, 2 prélèvements sont réalisés : T4h côté savon de Marseille et T4h côté composition à tester. Les prélèvements sont réalisés à l’aide d’écouvillons (Sigma Trans Swab liquide Amies ref MW176S d’Elitech) aux temps T0, T5min, T2h et T4h, en réalisant 10 allers-retours en Z sur une surface de 3,75 cm 2 et en exerçant une légère pression sur l’écouvillon de manière standardisée. L’écouvillon est ensuite maintenu dans la glace. Effet sur la biomasse : Cette suspension est ensuite diluée au 1/2, 1/10 et 1/50 dans du bouillon nutritif. Un ensemencement de 1 mL de chaque dilution est ensuite réalisé sur gélose TSA en boite de Pétri et incubé à 30-35°C pendant 48h. Après 48h d’incubation les colonies (UFC) sont comptées en totalité sur les boites. La biomasse bactérienne est obtenue en multipliant le nombre d’UFC comptées par son facteur de dilution et est exprimée en UFC/ml. Le nettoyage avec la solution de savon de Marseille a induit une forte diminution de la quantité de biomasse des bactéries cultivables de 78%, 5 min après application de la solution de savon de Marseille. L’application du produit à tester après 4h de contact sur le microbiote appauvri augmente cette biomasse de 3 fois par rapport au témoin savon de Marseille. Effet sur la diversité : Les tests réalisés selon le protocole décrit dans l’exemple 1 montrent que la diversité du microbiome cutané n’est pas réduite après application du produit évalué. On note « = » l’absence de variation significative, « + » une augmentation significative et « - » une réduction significative. Les résultats sont regroupés dans le tableau 15 suivant. [Tableau 15] – Synthèse Légende : pas de variation significative (=), augmentation significative (+), diminution significative (-) Bibliographie Curtis Jamison, D. (2003) Perl Programming for Biologists (2003). Hoboken, NJ : John Wiley & Sons, Inc., 2003. Guillaume M. et Ferreira, S,. (2014) Metabiote®: integrated solution for analyses of bacterial microbiota. Poster presented at the 2nd World Congress on Targeting Microbiota, Paris, France. Gray MW, Sankoff D, Cedergren RJ (1984). On the evolutionary descent of organisms and organelles: a global phylogeny based on a highly conserved structural core in small subunit ribosomal RNA. Nucleic Acids Research. 12 (14): 5837–52. Grice EA, Kong HH, Conlan S, Deming CB, Davis J, Young AC; NISC Comparative Sequencing Program, Bouffard GG, Blakesley RW, Murray PR, Green ED, Turner ML, Segre JA. (2009) Topographical and temporal diversity of the human skin microbiome. Science 324 : 1190–2 Hale, WG et Margham, J. P. 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Singleton P (1994) Dictionary of Microbiology and Molecular Biology, 2e édition. John Wiley and Sons Ltd, Londres, R.-U. Méthode de sélection d'un ingrédient ou composition, de préférence écobiologique, avantageusement applicable par voie topique, en particulier cosmétique ou dermatologique, utile dans le maintien ou/et la restauration d’un microbiote cutané sain, comprenant les étapes consistant à : a/ mettre un ingrédient ou composition à tester en contact avec des bactéries d'un microbiote de référence, b/ analyser la quantité de biomasse et, avantageusement la biodiversité du microbiote après la mise en contact, et c/ sélectionner en tant qu’ingrédient ou composition utile dans le maintien et/ou la restauration d’un microbiote cutané sain, un ingrédient ou une composition capable d'augmenter la biomasse du microbiote cutané, avantageusement sans en diminuer la biodiversité, par rapport à la quantification de la biomasse et, le cas échéant, la biodiversité du microbiote de référence. Méthode de sélection selon la revendication 1, comprenant les étapes consistant à : a/ mettre un ingrédient ou composition à tester en contact avec des bactéries d'un microbiote de référence, b/ analyser la quantité de biomasse et la biodiversité du microbiote après la mise en contact, et c/ sélectionner en tant qu’ingrédient ou composition utile dans le maintien et/ou la restauration d’un microbiote cutané sain, un ingrédient ou une composition capable d'augmenter la biomasse du microbiote cutané sans en diminuer la biodiversité, par rapport à la quantification de la biomasse et la biodiversité du microbiote de référence. Méthode de sélection selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que ledit microbiote de référence est celui d’une zone cutanée saine. Méthode de sélection selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit microbiote de référence est appauvri, avantageusement suite à une agression cutanée, plus avantageusement suite à l’action de bactéricides ou de virucides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote. Méthode de sélection selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l’étape b est réalisée de 1 h à 31 jours, préférentiellement 4 jours, après l’étape a. Méthode de sélection selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend les étapes in vitro suivantes : i) avant l’application dudit ingrédient ou composition, éventuellement formulé sous forme de composition topique, sur au moins une zone cutanée à étudier, à partir d’un premier prélèvement réalisé sur ladite zone cutanée, les analyses de la quantité de biomasse du microbiote cutané, ainsi que de sa biodiversité, en obtenant ainsi une première mesure dite de référence de quantification de la biomasse et une première mesure dite de référence de la biodiversité des bactéries dudit microbiote de référence ; et ii) après au moins une application dudit ingrédient ou de ladite composition, éventuellement formulé sous forme de composition topique, sur ladite zone cutanée, et après un temps prédéterminé d’action de l’ingrédient ou de la composition, à partir d’un deuxième prélèvement réalisé sur ladite zone cutanée, les analyses de la quantité de biomasse du microbiote cutané, ainsi que de sa biodiversité, en obtenant ainsi une deuxième mesure dite d’activité de quantification de la biomasse et une deuxième mesure dite d’activité de la biodiversité ; et iii) à comparer les deuxièmes mesures d’activité avec les premières mesures de référence, et à sélectionner l’ingrédient ou la composition, éventuellement formulé sous forme de composition topique, augmentant la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Méthode de sélection selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’on utilise au moins une méthode permettant de quantifier la biomasse du microbiote choisie parmi les méthodes quantitative ou semi quantitative suivantes : - PCR quantitatives (ou qPCR), - cytométrie en flux, - méthodes de dénombrement sur gélose. Méthode de sélection selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’on utilise au moins une méthode permettant de mesurer la biodiversité du microbiote choisie parmi les méthodes suivantes : - analyse d’une partie du gène hypervariable du ribosome 16S des bactéries après leur amplification ciblée, - technique de shot gun métagénomique, - technique de séquençage shotgun métatranscriptomique, suivie par une méthode de calcul de la diversité microbienne à partir des données de la méthode précédente utilisée, telle que le calcul : - de l’indice de Shannon, - de l’indice de Simpson, - de l’indice de Inverse-Simpson, - du nombre d’espèces ou d’OTU, - de l’Evenness ou l’indice de Pielou, - de l’indice de Hurlbert, - de l’indice de Hill. Méthode de sélection selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend au moins deux étapes d’amplification des quantités standardisée de matériel génétique : - une amplification quantitative effectuée en utilisant les amorces universelles 16S afin de mesurer la biomasse, - une amplification effectuée en utilisant les amorces spécifiques 16S afin de mesurer la biodiversité du microbiote, - la mesure de l’indice de Shannon. Méthode de sélection selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit ingrédient ou ladite composition à tester est choisi parmi le groupe comprenant : a) au moins une source de carbone qui est susceptible d’être utilisée par les bactéries comme substrat de croissance et de multiplication, et préférentiellement choisie parmi : - les protéines hydrolysées partiellement ou totalement, issues de céréales (blé, maïs, orge, seigle, avoine), de légumineuses (soja, féverolle, fève, pois), de lait (caséines, albumines), de levure, ainsi que les peptides et les acides aminés seuls ou en mélange ; - les oligosaccharides ou les polysaccharides à courte chaine, tels que les fructo oligosaccharides ou FOS ; les acides hyaluroniques, le pullulan, le chitosane, le dextran sulfate, le galactoarabinan, le carraghennane, l’alginate, la cellulose, avantageusement la cellulose microcristalline, l’amylose, l’amylopectine et leurs hydrolysats respectifs ; b) au moins un antioxydant qui présente une activité sur les espèces réactives de l'oxygène (ERO), avantageusement les radicaux libres, en particulier choisi dans le groupe constitué d’octadecyl di-t-butyl-4-hydroxyhydrocinnamate ; pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate ; 2,6-Bis(1,1-dimethylethyl)-4-methylphenol ; bis-ethylhexyl hydroxydimethoxy benzylmalonate ; tert-butylhydroquinone ; tetrabutyl ethylidenebisphenol ; thioglycolic acid ; thiotaurine ; thioctic acid ; dilauryl thiodipropionate ; sodium erythorbate ; sorbityl furfural ; erythorbic acid ; perillyl alcohol ; pyridyloxide t-butylnitrone ; ergothioneine ; melatonin ; acetyl cysteine ; cysteine ; lysine hydrochloride ; carnosic acid ; tyrosyl histidine HCl ; histidine hydrochloride ; pyridoxine serinate ; superoxide dismutase ; aminopropyl ascorbyl phosphate ; ascorbic acid ; ascorbyl dipalmitate ; ascorbyl glucoside ; ascorbyl linoleate ; ascorbyl methylsilanol pectinate ; ascorbyl palmitate ; ascorbyl tetraisopalmitate ; ascorbyl tocopheryl maleate ; trisodium ascorbyl palmitate phosphate ; disodium ascorbyl sulfate ; calcium ascorbate ; methylsilanol ascorbate ; sodium ascorbate ; sodium ascorbyl phosphate ; sodium ascorbyl/cholesteryl phosphate ; tetrahexyldecyl ascorbate ; magnesium ascorbyl phosphate ; tocopherol ; tocopheryl acetate ; tocopheryl linoleate ; tocopheryl oleate ; tocopheryl nicotinate ; tocopheryl retinoate ; sodium tocopheryl phosphate ; dioleyltocopheryl methylsilanol ; potassium ascorbyl tocopheryl 5 phosphate ; dodecyl gallate ; propyl gallate ; octyl gallate ; epigallocatechin gallate (EGCG) ; propyl gallate ; ethyl ferulate ; ethylhexyl ferulate ; chitosan ascorbate ; chitosan glycolate ; apigenin ; tiliroside ; alpha-arbutin ; arbutin ; baicalin ; quercetin ; quercetin caprylate ; isoquercetin ; diethylhexyl syringylidenemalonate ; dihydroxymethylchromone ; dimethoxy di-p-cresol ; dimethylmethoxy chromanol ; ethylbisiminomethylguaiacol manganese chloride ; hesperidin methyl chalcone ; kojic acid ; kojic dipalmitate ; madecassoside ; asiaticoside ; magnolol (5,5’-diallyl-2,2’-dihydroxybiphenyl) ; nordihydroguaiaretic acid ; phenylethyl resorcinol ; resveratrol ; troxerutin ; glucosylrutin,rutin (4H-1-benzopyran-4-one) ; disodium rutinyl disulfate ; tetrahydrobisdemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodiferuloylmethane ; tococysteamide ; totarol ; hydroxydecyl ubiquinone ; ubiquinone ; caroténoïdes ; niacinamide ou l’un de ses dérivés ; créatine ; créatinine, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, et rhamnose ; c) au moins un sel minéral ou organique topiquement acceptable, avantageusement choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, en particulier le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc. Composition , avantageusement écobiologique, en particulier cosmétique et/ou dermatologique, comprenant au moins un ingrédient ou une composition, sélectionné par la méthode de sélection selon l’une des revendications précédentes, pour son utilisation pour maintenir et/ou restaurer un microbiote cutané sain. Composition pour son utilisation selon la revendication 11, caractérisée en ce qu’elle comprend au moins une source de carbone, un antioxydant et un sel minéral ou organique, avantageusement ladite source de carbone, ledit antioxydant et/ou le dit sel étant sélectionné par la méthode de sélection selon l’une des revendications 1 à 10. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 11 ou 12, caractérisée en ce qu’il s’agit d’une composition aqueuse, comprenant au moins 60% en poids de la composition totale d’eau, en particulier au moins 60%, mieux au moins 70%, ou au moins 80% ou au moins 90% ou au moins 95%. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 11 à 13, caractérisée en ce qu’elle comprend une phase aqueuse qui est caractérisée par une résistivité, à température ambiante, comprise entre 12,5 et 12 500 Ohms.cm, en particulier entre 80 et 8 000 Ohms.cm. Composition pour son utilisation, selon l’une des revendications 11 à 14, caractérisée en ce que la phase aqueuse présente une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l et en particulier entre 100 et 800 mOsmol/l ainsi qu’un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 11 à 15, caractérisée en ce que la composition présente un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 12 à 16, caractérisée en ce que : a) la au moins une source de carbone est susceptible d’être utilisée par les bactéries comme substrat de croissance et de multiplication, et, préférentiellement,est choisie parmi : - les protéines hydrolysées partiellement ou totalement, issues de céréales (blé, maïs, orge, seigle, avoine), de légumineuses (soja, féverolle, fève, pois), de lait (caséines, albumines), de levure, ainsi que les peptides et les acides aminés seuls ou en mélange ; - les oligosaccharides ou les polysaccharides à courte chaine, tels que les fructo oligosaccharides ou FOS ; les acides hyaluroniques, le pullulan, le chitosane, le dextran sulfate, le galactoarabinan, le carraghennane, l’alginate, la cellulose, avantageusement la cellulose microcristalline, l’amylose, l’amylopectine et leurs hydrolysats respectifs ; b) Le au moins un antioxydant présente une activité sur les espèces réactives de l'oxygène (ERO), avantageusement les radicaux libres, et, en particulier, est choisi dans le groupe constitué d’octadecyl di-t-butyl-4-hydroxyhydrocinnamate ; pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate ; 2,6-Bis(1,1-dimethylethyl)-4-methylphenol ; bis-ethylhexyl hydroxydimethoxy benzylmalonate ; tert-butylhydroquinone ; tetrabutyl ethylidenebisphenol ; thioglycolic acid ; thiotaurine ; thioctic acid ; dilauryl thiodipropionate ; sodium erythorbate ; sorbityl furfural ; erythorbic acid ; perillyl alcohol ; pyridyloxide t-butylnitrone ; ergothioneine ; melatonin ; acetyl cysteine ; cysteine ; lysine hydrochloride ; carnosic acid ; tyrosyl histidine HCl ; histidine hydrochloride ; pyridoxine serinate ; superoxide dismutase ; aminopropyl ascorbyl phosphate ; ascorbic acid ; ascorbyl dipalmitate ; ascorbyl glucoside ; ascorbyl linoleate ; ascorbyl methylsilanol pectinate ; ascorbyl palmitate ; ascorbyl tetraisopalmitate ; ascorbyl tocopheryl maleate ; trisodium ascorbyl palmitate phosphate ; disodium ascorbyl sulfate ; calcium ascorbate ; methylsilanol ascorbate ; sodium ascorbate ; sodium ascorbyl phosphate ; sodium ascorbyl/cholesteryl phosphate ; tetrahexyldecyl ascorbate ; magnesium ascorbyl phosphate ; tocopherol ; tocopheryl acetate ; tocopheryl linoleate ; tocopheryl oleate ; tocopheryl nicotinate ; tocopheryl retinoate ; sodium tocopheryl phosphate ; dioleyltocopheryl methylsilanol ; potassium ascorbyl tocopheryl 5 phosphate ; dodecyl gallate ; propyl gallate ; octyl gallate ; epigallocatechin gallate (EGCG) ; propyl gallate ; ethyl ferulate ; ethylhexyl ferulate ; chitosan ascorbate ; chitosan glycolate ; apigenin ; tiliroside ; alpha-arbutin ; arbutin ; baicalin ; quercetin ; quercetin caprylate ; isoquercetin ; diethylhexyl syringylidenemalonate ; dihydroxymethylchromone ; dimethoxy di-p-cresol ; dimethylmethoxy chromanol ; ethylbisiminomethylguaiacol manganese chloride ; hesperidin methyl chalcone ; kojic acid ; kojic dipalmitate ; madecassoside ; asiaticoside ; magnolol (5,5’-diallyl-2,2’-dihydroxybiphenyl) ; nordihydroguaiaretic acid ; phenylethyl resorcinol ; resveratrol ; troxerutin ; glucosylrutin,rutin (4H-1-benzopyran-4-one) ; disodium rutinyl disulfate ; tetrahydrobisdemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodiferuloylmethane ; tococysteamide ; totarol ; hydroxydecyl ubiquinone ; ubiquinone ; caroténoïdes ; niacinamide ou l’un de ses dérivés ; créatine ; créatinine, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, et rhamnose ; c) Le au moins un sel minéral ou organique est topiquement acceptable et, avantageusement, est choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, en particulier le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 12 à 17, caractérisée en ce ledit au moins un antioxydant est choisi dans le groupe comprenant tocophérol, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, rhamnose. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 12 à 18, caractérisée en ce qu’elle comprend du citrate de sodium et de la carnosine. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 12 à 19, caractérisée en ce que la composition est appliquée sur une zone cutanée saine, avant ou suite à une agression cutanée, avantageusement l’action de bactéricides ou de virucides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote.