246O268 1 CAS 1 La présente invention a pour objet un cylindre collec- teur destiné à former des piles d'articles plats isolés qui lui sont amenés sensiblement tangentiellement; ce cylindre collecteur comporte un porte-aiguilles disposé dans le voisi- nage de la surface latérale du cylindre, dont les aiguilles font saillie au delà de la surface latérale du cylindre le long d'une génératrice, une butée d'appui pour les aiguilles, qui est disposée du côté opposé à l'article à épingler, et une tôle arracheuse disposée dans une fente de la surface la- térale du cylindre, passant dans les intervalles de la rangée d'aiguilles, qui, après épinglage d'une pile comprenant un nombre d'articles pré-déterminé, pivote sous l'action de dis- positifs de commande en sortant au delà de la surface inter- rompue du cylindre de façon à retirer des aiguilles la pile d'articles qui y est épinglée. Dans un cylindre collecteur de ce genre connu, décrit par le DE-OS 25 00 964, le porte-aiguilles est muni d'un nom- bre d'aiguilles suffisante pour que les articles épinglés soient maintenus solidement sur ces aiguilles pendant la for- mation de la pile. Mais, lors du traitement ultérieur des ar- ticles, ou bien sur le produit fini, par exemple un sachet, les trous d'aiguilles qui se trouvent dans la partie margina- le d'un article épinglé peuvent présenter des inconvénients. Si, par exemple, les trous d'aiguille se trouvent dans la par- tie qui formera ultérieurement la poignée du sac, ils peuvent former des entailles qui, par la suite se prolongeront par des déchirures. C'est donc un but de l'invention de créer un cylindre collecteur du type indiqué au début dans lequel le nombre d' aiguilles destinées à épingler les articles est notablement diminué sans que pour autant les articles rassemblés sur le cylindre collecteur y soient maintenus de façon moins sûre. Ce résultat est obtenu par l'invention grâce au fait qu' il est prévu un arbre porte-griffes monté pivotant dans le cylindre parallèlement à l'arbre portant la tôle d'arrachage, sur lequel sont fixées des griffes en matériau formant ressort qui traversent la tôle d'arrachage dans des fentes oblongues et dont les extrémités recourbées en arc de cercle sont diri- gées vers le côté extérieur de la tôle d'arrachage, que les extrémités des griffes sont sollicitées par un ressort en di- rection de la tôle d'arrachage et que l'arbre porte-griffes est muni d'une commande qui, pendant l'épinglage, soulève les extrémités des griffes et les écartes de la tôle d'arrachage. Avec le cylindre collecteur selon l'invention, les extrémités avant des articles épinglés sont maintenues en tenaille entre la surface latérale du cylindre collecteur et les pointes des griffes, de sorte quependant leur empilage, les articles sont maintenus principalement par les griffes et que les ai- guilles n'ont plus comme rôle essentiel que de soulever les articles du convoyeur qui les amène et de les fixer sur la surface latérale du cylindre pour qu'elles ne puissent pas se déplacer. Etant donné qu'en dehors de la zone d'épinglage proprement dite les aiguilles ne servent plus à maintenir par frottement sur la périphérie du cylindre les extrémités avant des articles épinglés, on peut en ramener le nombre à quelques aiguilles seulement. Les quelques trous d'aiguille qui subsis- tent sont sans importance pour le traitement ultérieur des ar- ticles et ne sont pas gênants pour l'article fini. Si, par exemple, on rassemble sur le cylindre collecteur des segments tubulaires fermés en bout par des soudures que l'on échancrera ensuite pour fabriquer des sachets du type dit chemisette, on peut disposer les aiguilles de façon telle que les parties qui seront plus tard celles des poignées du sachet ne présentent pas de trous d'aiguille de sorte que ceux-ci ne risquent pas d'affaiblir les poignées. Non seulement le cylindre collecteur selon l'invention permet de diminuer le nombre d'aiguilles nécessaires à l'épin- glage, mais, dans l'ensemble, les articles empilés sur le cylindre collecteur y sont mieux maintenus et fixés. Selon un mode de réalisation avantageux, la commande est formée par un levier fixé sur une extrémité de l'arbre porte- griffes, sur l'extrémité libre duquel est monté un galet à ca- me qui roule sur une came de commande solidaire du bâti. La came de commande peut comporter dans la zone d'épinglage un secteur en surélévation grâce auquel les griffes pivotent suf- fisamment loin pour que les aiguilles puissent épingler sans obstacle dans la zone de bord avant l'article amené sensible- ment tangentiellement par un convoyeur, avant que les griffes ne se reposent à nouveau sur cette zone de bord avant de 1' article et ne l'appliquent en le serrant contre la surface latérale du cylindre, seul ou avec les articles qui se trou- vent en dessous. Selon un mode de réalisation particulièrement apte, il est prévu pour serrer les extrémités de griffes contre la tôle d'arrachage, aussi bien sur l'arbre de la tôle d'arracha- ge que sur l'arbre porte-griffes, des crochets auxquels est fixé un ressort de traction maintenu tendu. L'arbre de la tôle d'arrachage est avantageusement relié en bout à des leviers dans lesquels est monté l'arbre porte- griffes. Les griffes sont avantageusement faites en fil d'acier à ressort. Les aiguilles et les griffes peuvent traverser la tôle d'arrachage en passant dans les mêmes fentes, les griffes recouvrant alors par leur partie courbée en arc de cercle les aiguilles. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressor- tiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel: - la figure 1 est une vue en coupe transversale du cy- lindre collecteur; - la figure 2 représente une coupe longitudinale partiel- le du cylindre collecteur suivant la figure 1, représenté rabattu dans un plan. Dans les parois frontales du cylindre collecteur 1, dont seule la paroi frontale gauche 2 est représentée à la figure 2, sont montés les bouts d'arbre 3 de l'arbre carré 4 auquel est fixée la tôle d'arrachage 5. Sur la partie du bout d'arbre 3 dépassant la paroi frontale 2 est calé à l'aide de la vis de blocage 6 un levier 7 dans la partie supérieure duquel le bout d'arbre 8 de l'arbre carré porte-griffes 9 est monté tournant. Le bout d'arbre 8 traverse la paroi frontale 2 dans une fente oblongue concentrique à l'arbre 3, 4 de la tôle d'arrachage pour que, lorsque la tôle d'arrachage pivote, l'arbre porte- griffes puisse lui aussi pivoter sans être gêné. Sur la partie du bout d'arbre 8 de l'arbre porte-griffes 9 dépassant le levier 7 est fixé un levier 11 à l'extrémité supérieure duquel est monté un galet à-came 12 constitué par un palier sphérique. Le galet à came 12 roule sur une courbe de guidage 13 solidaire du bâti. Sur l'arbre 4 de la tôle d'arrachage 5 sont fixés à une certaine distance les uns des autres des crochets 14 et, sur l'arbre porte-griffes 9, des crochets 15, dans les extrémités desquels est accroché un ressort de traction 16 qui tend à faire pivoter les crochets l'un vers l'autre. Sur l'arbre porte-griffes sont fixées à une certaine distance les unes des autres des griffes 17 faites en fil d'acier à ressort qui, comme le montre la figure 1, ont une extrémité courbée en arc de cercle. Les griffes sont introduites dans des trous de 1' arbre porte-griffes 9 et y sont fixées en place par des vis 18. Les griffes 17 passent dans des trous oblongs 19 de la tôle d'arrachage 5 et leurs extrémités recourbées 20 sont di- rigées vers la surface latérale du cylindre et vers la tôle d'arrachage 5 comme le montre également la figure 1. Les aiguilles 21 inclinées dans le sens de rotation A du cylindre 1, qui sont fixées sur un support non représenté, traversent la tôle d'arrachage 5 en passant elles aussi dans les trous oblongs 19. Les aiguilles 21 peuvent être fixées sur un arbre porte- aiguilles, l'arbre porte-aiguilles en question et l'arbre de la tôle d'arrachage 5 pouvant être en liaison d'entraînement par des segments dentés fixés sur ces arbres et engrenant 1' un avec l'autre comme il a été décrit dans le brevet portant le même titre. Le levier 7 supportant l'arbre porte-griffes 9 peut être constitué par un tel segment denté. A chaque tour de l'article ou dela pile d'articles 22, la griffe 17 recule dans la zone d'épinglage de sorte que les aiguilles peuvent épingler sans obstacle le dernier article venant d'être amené. La came de commande 13 solidaire du bâti comporte dans la zone d'épinglage une surélévation 23 sous l'effet de laquelle l'arbre porte-griffes 20 pivote dans le sens des aiguilles d'une montre en accentuant la tension du ressort 16 de façon que les extrémités de griffes 20 s'écar- tent en pivotant suffisamment pour ne pas gêner l'épinglage de l'article. Etant donné que ce sont principalement les griffes 17 qui maintiennent la pile d'articles 22 sur la surface latéra- le du cylindre 1, il suffit d'un petit nombre d'aiguilles 21 pour épingler les articles amenés. On peut se contenter de deux ou trois aiguilles. REVENDICATIONS 1. Cylindre collecteur pour former des piles d'articles plats isolés qui lui sont amenés sensiblement tangentielle- ment, comportant un porte-aiguilles disposé dans la zone de la surface latérale du cylindre, dont les aiguilles font saillie à l'extérieur au-delà de la surface latérale du cy- lindre le long d'une génératrice, comportant également une butée pour lesdites aiguilles participant au mouvement sur toute la zone d'épinglage, qui est disposée du côté opposé de l'article à épingler, et comportant enfin une tôle d'ar- rachage disposée dans une fente de la surface latérale du cylindre, passant à travers la rangée d'aiguilles qui, après l'épinglage d'une pile d'un nombre d'articles pré-déterminé, pivote sous l'action de dispositifs de commande en sortant au-delà de la surface cylindrique interrompue pour chasser des aiguilles la pile qui y est épinglée, caractérisé en ce qu'il est prévu un arbre porte-griffes (8,9), monté pivotant dans le cylindre (1) parallèlement à l'arbre (3,4) portant la tôle d'arrachage (5), sur lequel sont fixées des griffes (17) faites en matériau faisant ressort, qui traversent la tôle d'arrachage (5) dans des fentes oblongues (19) et dont les extrémités (20) courbées en arc de cercle sont dirigées vers le côté extérieur de la tôle d'arrachage (5), en ce que les extrémités (20) des griffes (17) sont sollicitées par un ressort (16) en direction de la tôle d'arrachage (5) et en ce que l'arbre porte-griffes (8,9) est muni d'une comman- de qui soulève et écarte de la tôle d'arrachage (5) les ex- trémités (20) des griffes (17) pendant l'épinglage. 2. Cylindre collecteur selon la revendication 1, carac- térisé en ce que la commande est constituée par un levier (11) fixé sur l'arbre porte-griffes (8,9) à une extrémité sur l'extrémité libre duquel est monté un galet à came (12) qui roule sur une came de commande (13) solidaire du bâti. 3. Cylindre collecteur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, pour appliquer et serrer les extrémi- tés (20) de griffes contre la tôle d'arrachage (5), il est prévu des crochets (14,15) fixés sur l'arbre (3,4) de la tô- le d'arrachage (5) ainsi que sur l'arbre porte-griffes (8,9), auxquels est fixé un ressort (16) mis sous pré-tension. 4. Cylindre collecteur selon une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisé en ce que l'arbre (3,4) de la tôle d'arrachage (5) est relié en bout à des leviers (7) dans lesquels est monté l'arbre porte-griffes (8,9). 5. Cylindre collecteur selon une quelconque des reven- dications 1 à 4, caractérisé en ce que les griffes (17) sont faites en fil de fer à ressort. 6. Cylindre collecteur selon une quelconque des reven- dications 1 à 5, caractérisé en ce que les aiguilles (21) et les griffes (17) traversent la tôle d'arrachage (5) en pas- sant dans les mêmes fentes (19) et en ce que les griffes recouvrent les aiguilles par leur partie recourbée en arc de cercle.