Lors de l'aménagement de pelouses, on répand en général des graines d'herbes à la machine ou à la main sur un terrain aplani et on arrose plusieurs fois ces pelouses. Cependant, avec ces procédés connus, les graines d'herbes sont souvent dispersées par le vent et il est difficile, en particulier pour les amateurs, de répartir uniformément les graines d'herbes sur le sol en quantité correcte. On a déjà appliqué lors de l'aménagement de pelouses, afin d'accélérer l'opération de gazonnement, du "gazon en rouleaux" sur le sol. Il s'agit en général, dans ces conditions, de couches de gazon d'environ 5 cm d'épaisseur, fabriquées de manière continue mais dont la production et le transport sont relativement coûtÛux. Cela étant, la présente invention concerne un procédé simple de gazonnement de surfaces de terrains préalablement aplanis, dans lequel les graines d'herbes sont réparties uniformément - le cas échéant par des amateurs - sur le sol de manière qu'elles ne puissent être dispersées tout simplement par le vent au cours de l'en- semencement et, ensuite, jusqu'à la germination. Un autre objet de l'invention est la fabrication de produits pour la mise en oeuvre de ce procédé. Or on a trouvé que du papier dans lequel sont incorporées des graines d'herbes convient remarquablement pour la réalisation de pelouses. Ce papier doit en général contenir 15 à 80, de préférence 40 à 60 gr de graines par m2, en général il doit être absorbant et -de préférence- non encollé, ou tout au moins peu encollé, et avoir, en général, à l'état fini un poids de 30 à 250, de préférence 50 à 100 g/m2. Par conséquent, ce papier doit contenir en général 15 à 170, de préférence 25 à 50 g/m2 de pite à papier transformée. Il peut de plus contenir, en quantités moindres également, des fibres de cellulose de bois ou d'autres fibres susceptibles de se dégrader et en particulier des fils, en particulier de coton, incrustés en direction longitudinale. On peut utiliser pour la fabrication du papier contenant des graines d'herbes toute pâte convenant pour la fabrication du papier ou de nappes non tissées humides, par exemple de la pâte au bisulfite ou au sulfate provenant de bois résineux ou feuillus, qui peut être broyée de la manière habituelle. Du point de vue éco- nomique, l'utilisation de vieux papiers comme source de pâte est particulièrement intéressante. On peut utiliser des graines d'herbes de variétés courantes, éventuellement sous forme de mélanges, pour l'aménagement de pelouses d'ornement et de jardins : on peut utiliser par exemple un mélange pour pelouses de jardins contenant 4 %0 d'Agrostis penuis, environ,27 ,o" de Festuca rubra fallox, environ 60 % de lolium perenne, 4 fe de Foa pratennsis et environ 5 ? de Cynosurus cristatus (99/92). Bes graines d'herbes, dont les conditions de germination sont Particulièrement peu sensibles à l'action de courte durée de la chaleur, sont particulièrement intéressantes pour la fabrication du papier contenant des graines d'herbes. le papier contenant des graines d'herbes peut être avantageusement imprégné d'agents destructeurs des mauvaises herbes courants, par exemple d'acide -indolylacétique ou même d'engrais, tel que l'urée et les dérivés de l'urée et/ou des phosphates, en utilisant les quantités habituelles par mètre carré pour la destruction des mauvaises herbes ou pour l'amendement. Dans chaque feuille du papier contenant les graines herbes sont aménagés, de préférence, des évidements dont la forme peut varier et qui sont en général répartis uniformément sur ce papier. On peut envisager, à titre d'exemples, des évidements circulaires, rectangulaires ou carrés, la distance minimale entre les bords des évidements placés cote à côte étant en général comprise entre 0,5 et 5, de préférence entre 1 et 3 cm. Ces évidements ont en général une aire comprise entre 0,5 et 50, de préférence entre 5 et 15 cm2. lors de la fabrication des papiers ou des nappes non tissées en cellulose contenant les graines d'herbes, la matière première est désintégrée de la manière habituelle dans une pile hollandaise~, une raffineuse ou un triturateur et les graines d'herbes sont ajoutées, le cas échéant, après dilution de la ovate à papier, de préférence dans la cuve tout en agitant. On peut aussi ajouter dans la cuve, de manière connue par elle-meme, des fibres textiles ainsi que- le cas échéant - d'autres adjuvants, par exemple les substances courantes utilisées pour augmenter la résistance à la traction du papier. les mélanges de fibres de cellulose désintégrées et les graines d'herbes sont ensuite mis en place de manière connue sur la table de fabrication d'une machine à papier ou d'une machine pour nappes humides non tissées.De plus, il est préférable que le filtre soit recouvert, ou rendu imperméable, par endroits pour ménager des évidements dans la feuille de papier, ce qui peut être obtenu, par exemple, par application d'un vernis en des endroits choisis. On peut réaliser, par exemple, dans ces conditions, des taches circulaires, rectangulaires ou carrées de vernis, réparties en files ou en quinconce sur le tamis, ces taches de vernis pouvant avoir les dimensions et écartements indiqués ci-dessus pour les évidements du papier contenant les graines d'herbes. les bandes de papier ont de préférence des côtés continus, qui ne sont pas interrompus par des évidements et les bords les plus proches des côtés des évidements voisins de ces côtés doivent de préférence être éloignés de 0,5 à 5, en particulier de 1 à 7 cm de ces côtés. Après la formation de feuilles sur le tamis de la machine à papier ou de la machine à nappes humides non tissées, on peut faire sécher le papier humide contenant les graines d'herbes dans les appareils couramment utilisés pour le séchage ultérieur du papier. De plus, ni la température du papier lors du séchage, ni la durée de ce séchage à la température maximale ne doivent dépasser sensiblement la température, ni la durée pour lesquelles les graines d'herbes perdent leurs facultés de germination. Si l'on utilise, par exemple lors de la fabrication, un mélange de graines d'herbes pour jardins ayant la composition indiquée ci-dessus et si la feuille contenant les graines d'herbes retirées de la table de fabrication est séchée dans un séchoir cylindrique à bande tamis, une température de l'air dans ce séchoir cylindrique à bande tamis comprise entre 120 et 1300 C a donné de bons résultats, ce qui signifie que, à cette température, on n'a observe, aucune altération appréciable de la faculté de germination des graines d'herbes. Par contre, l'aptitude à la germination de ces graines d'herbes diminue, lors d'un séchage du papier dans un séchoir cylindrique à bande tamis, d'environ 50 % lorsque la température de l'air atteint, au cours du séchage, 140 à 1600 C. Si le papier contenant les graines d'herbes doit être imprégné d'agents de destruction des mauvaises herbes et/ou d'engrais artificiels, ces matières peuvent être introduites par exemple dans la cuve, ou mieux, après le premier tiers du parcours de séchage. Si le papier doit contenir des fils, ceux-cl peuvent être introduits facilement et sans complications sur la table de fabrication de la machine à papier lors de la formation des feuilles, en particulier dans la direction longitudinale de la bande de papier. Enfin il est possible, lors de la fabrication du papier contenant les graines herbes, d'ajouter des liants naturels ou synthétiques pour le papier, mais ces liants sont en général inutiles et, si on les juge nécessaires, ils ne doivent être ajoutés ou'en quantité très faible.Si l'on ajoute de ces liants, ils ne doivent contenir aucun poison pour les graines tel que le formaldéhyde et autant que possible être biodégradables, comme l'amidon, et/ou la caséine ou la carboxyméthylcellulose. les bandes de papier contenant les graines d'herbes, qui ont en général une largeur comprise entre 50 cm et 2 m peuvent etre facilement déroulées sur des terrains préalablement aplanis. Un arrosage immédiatement après donne de bons résultats, car il assure un contact impeccable avec le sol et par conséquent une croissance rapide et régulière de l'herbe. L'herbe qui germe peut pousser vers le haut à -travers les évidements du papier, sans soulever le papier au-dessus du sol.Si ces évidements n'existaient pas, il pourrait se produire, dans les cas défavorables, un soulèvement de points particuliers de la bande de papier, ce qui pourrait conduire à une pelouse irrégulière et tachetée. les papiers avec des graines d'herbes, qui contiennent dans le sens longitudinal. des fils espacés d'environ 5 à 10 cm, en particulier des fils de coton ou de cellulose de bois, ont donné des résultats particulièrement satisfaisants pour le gazonnement des talus et des berges. le papier contenant des graines d'herbes permet meme aux amateurs de réaliser en pratique, rapidement et uniformément, des surfaces gazonnées d'aires quelconques sans que les graines d'herbes risquent d'etre dispersées accidentellement ; de plus, les bandes de papier arrosées consciencieusement après leur mise en place sur le sol adhèrent en général bien au sol préalablement aplani. De plus, ce mode opératoire présente l'avantage particulier que les pelouses réalisées de cette manière ont des contours net RBVLNDT CTI0NS 111111111111 1 1.- Papier caractérisé par le fait qu'il contient des graines dherbes. 2.- Procédé de fabrication d'un papier convenant pour l'amé- nagement des pelouses, dans lequel on ajoute lors de la fabrication, connue par elle-même, de papier à partir des matières servant à sa fabrication (pâte) avec les machines à papier ou les machines pour nappes humides non tissées connues, après désintégration de la matière première et -le cas échéant- dilution de la pâte, des graines d'herbes et éventuellement de la cellulose de bois et on transforme le mélange contenant les graines d'herbes, mis en place, de manière connue par elle-meme, sur la table de fabrication des machines à papier ou des machines pour nappes humides non tissées, dont ladite table comporte de préférence des groupes de parties non perméables, en une feuille qui est séchée dans les conditions choisies de manière à éviter de porter le papier à des températures qui pourraient provoquer une diminution appréciable de la capacité de germination des graines d'herbes.