La présente invention concerne des produits cellulosiques, et plus particulièrement la préparation de produits cellulosiques légers, utilisables pour des tissus et serviettes caractérisés par une association désirable de propriétés de solidite, d'absorption et de toucher. Classiquement, on formait des tissus et des serviettes à jeter après usage sur un appareillage de papeterie, en déposant avec de lteau une feuille de fibres de pâte de bois, ét en éliminant ensuite l'eau par séchage ou en combinant la compression et le séchage. Pendant ltélimination de l'eau, une vive force de tension superficielle capillaire se développe entre les fibres, et il en résulte nécessairement un degré de cohesion globale. A cause de ce phénomène de cohésion globale, les feuilles préparées par des procédés de dépose par voie humide présentent de façon inhérente des propriétés de toucher médiocres (par exemple, des propriétés de rudesse au toucher de rigidité, de faible gonflant et de douceur globale médiocre) et une faible absorption.Pour améliorer ces dernières propriétés, on crêpe classiquement les feuilles formées avec de l'eau, ce qui améliore artificiellement les propriétés de toucher et d'absorption en rompant l'adhérence excessive entre les fibres. Cependant, le crêpage presente des limites, notamment par le fait que les effets fâcheux de l'adhérence globale initiale ne sont pas complètement compensés. De plus, dans un procédé de formation par l'eau, il existe typiquement une orientation préférentielle des fibres dans le sens machine, et, de ce fait, larésistance dans ce sens est toujours supérieure a la résistance dans le sens transversal. C'est pourquoi, on ne peut obtenir des propriétés tactiles optimales. Lorsque des produits sont destinés à être utilisés en contact avec llhumidité, comme des tissus éponges et des tissus pour le visage, il est courant de les traiter par des résines conférant de la résistance à 1'état humide. L'addition de telles résines peut aller à l'encontre de l'amélioration des propriétés de toucher des produits. On forme par l'air des feuilles de fibres de pâte de bois depuis de nombreuses années; cependant, on nta utilise- les nappes obtenues que pour des applications où l'on demande peu de solidité (par exemple, pour des produits absorbants) ou bien pour des applications où lton demande une certaine solidité minimale, mais où les propriétés de toucher et d'absorption ne sont pas importantes (comme, par exemple, dans le cas de différents papiers spéciaux). Les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 2.447.161 et 2.810.940 et le brevet anglais n01.088991 illustrent des techniques de formation par air pour de telles applications. Les documents précités décrivent un procédé(et le produit qui en résulte) de formation par l'air d'une nappe cellulosique, pour produire une nappe cellulosique d'aspect esthétique agréable, caractérisée par une association désirable de propriétés de résistance, d'absorption et de toucher. On fabri- que ces nappes en déposant par l'air un continuum de fibres de bois pratiquement non liées et en formant une structure cohérente en liant les fibres entre elles au niveau de zones du continuum disposées suivant une configuration régulière. Ces nappes présentent une nouvelle association de propriétés qui les rend intéressantes comme produits de remplacement de produits de papier formés par l'eau, dans une série d'applications à des produits à jeter après usage. Bien que les propriétés de ces nappes les fassent très bien convenir pour des applications telles que des linges et des serviettes hygiéniques, l'extension de leur utilisation dépend de la possibilité de fabriquer ces nappes de façon économique. Il faut donc former le produit à des vitesses éle uvées, de préférence supérieures à 305 mètres par minute. Le fonctionnement à des vitesses aussi élevées est cependant la source d'une grande variété de problèmes. Un problème particu lièrement difficile provient du fait que le continuum formé par l'air présente une faible cohésion et doit cependant atteindre un état de liaison qui permette de retirer la matière sans consistance de la grille sur laquelle elle a été formée.La liaison à grande vitesse pour donner au produit le degré de résistance et la cohésion désirés est également une source de difficultés. Un procédé de fabrication de nappes formées par l'air a grande vitesse est décrit dans le brevet des Etats-Unis dtAmé- rique n -3.692.622 intitulé "Apparatus for Forming Airlaid Webst' Le procédé décrit dans ce brevet prévoit l'humidification d'un continuum formé par l'air pendant qu'il est sur la grille métallique sur laquelle il a été formé, pour le transférer ensuite dans une station de liaison et lten évacuer. La présence de cette humidité nécessite le séchage subséquent de la nappe formée. Le procédé de formation d'une nappe déposée par l'air selon l'invention consiste à déposer par l'air des fibres de bois sur un support foraminé mobile pour former un continuum de fibres déposées au hasard, pratiquement sèches et non agglomérées, à mettre la surface du continuum opposée au support en contact avec un élément de transfert se déplaçant pra typiquement à la même vitesse que le support et sur la surface duquel est appliqué suivant une configuration prédéterminée de taches distinctes séparées par un intervalle inférieur a la longueur moyenne des fibres, un adhésif contenu dans un liquide, et à effectuer ainsi le transfert par l'humidification rapide du continuum par le.liquide dans ces taches distinctes correspondant à la configuration prédéterminée et à lier ledit continuum avec ledit adhésif dans les taches distinctes de la configuration prédéterminée en éliminant le liquide. Une nappe selon l'invention comprend un continuum tridimensionnel déposé par l'air de fibres de bois, dans leur état de dépose par l'air pratiquement non lié, interrompu par une configuration de zones de liaison agglomérées par adhésif, séparées par des intervalles inférieurs à la longueur moyenne des fibres et agglomérés et liées au moyen d'un adhésif appliqué de l'extérieur dans les limites desdites zones, l'épaisseur des zones de fibres non liées étant au moins plusieurs fois supérieures à celle de la zone liée. L'un des avantages de l'invention est de fournir un procédé rapide de formation de nappes cellulosiques -présentant des propriétés désirables de résistance, d'absorption et de toucher et ne nécessitant pas un séchage à fond de la nappe après préparation. En outre, l'invention fournit un procédé rapide permettant d'effectuer le transfert d'un continuum de fibres de pate de bois déposé par l'air, de sa grille de formation à une station de liaison, sans humidifier la nappe sur la grille de formation. Les nappes de fibres de bois légères, déposées par l'air, selon l'invention, présentent des propriétés désirable d'absorption et de toucher, tout en ayant une résistance exceptionnellement élevée. Les nappes peuvent être des nappes de fibres de pâte de bois déposées par l'air, liées par un adhésif réparti suivant des taches, que l'on peut préparer à des cadences élevées, et de façon qu'il n'y ait pas lieu d'humidifier la nappe avant de lui appliquer l'adhésif. La description détaillée qui suit et les dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Dans les dessins annexés : La figure 1 est une vue latérale représentant un agencement d'appareil pouvant être utilisé pour mettre en oeuvre l'invention; la figure 2 est une coupe d'un produit préparé au moyen de l'appareil représenté à la figure 1, et la figure 3 et la figure 4 sont des vues latérales en élévation d'autres modes d'exécution d'un appareil pouvant être utilisé pour mettre en oeuyre le procédé selon l'invention. il va de soi que l'on peut apporter à la description détaillée qui suit et aux figures du dessin annexé, de nombreuses modifications de détail sans, pour cela, sortir du cadre de 1 'invention. Brièvement, l'invention consiste à former une nappe légère de fibres de bois déposée par l'air, sur un-support foraminé, puis à mettre la nappe en contact avec un élément de transfert se déplaçant à peu près à la même vitesse que le support. Unadhésif contenu dans un liquide est appliqué àla surface de l'élément de transfert suivant une configuration prédéterminée. Lorsque la nappe et l'élément de transfert mobile entrent en contact, le liquide pénètre rapidement dans la nappe et mouille les fibres déposées par l'air dans les régions localisées-qui correspondent à la configuration prédéterminée. Cette humidification rapide unit provisoirement les fibres de la nappe entre elles, ce qui permet de transférer la nappe sur l'élément de transfert sans rupture notable de celle-ci.Une fois le transfert effectués on peut faire adhérer les fibres de la nappe suivant la configuration prédéterminée pour former un article utilisable en éliminant simplement le liquide, en général par la chaleur, lorsque le liquide est de l'eau ou un fluide se vaporisant facilement. Lorsqu'on prépare les nappes de la façon décrite cidessus, il est important que la configuration prédéterminée de liquide renfermant l'adhésif soit appliquée à l'élément de transfert en des emplacements distincts séparés entre eux par des intervalles inférieurs à la longueur moyenne des fibres de la nappe cellulosique. Non seulement cette configuration garantit que la nappe aura une cohésion suffisante au cours du transfert, mais elle assure aussi que le produit à fibres liées par adhésif obtenu sera suffisamment-résistant pour la plupart des utilisations finales visées.Une configuration appropriée peut comprendre une série de taches distinctes agencées sur l'élément de transfert, de façon que la nappe à fibres liées obtenue ait des zones à fibres liées à une fréquence d'environ 1,55 à 6,2 liaisons par centimètre carré, sur les deux dimensions de la nappe, et telles que l'aire à fibres liées totale de la nappe représente une proportion d'environ 10 à 40%. Non seulement les nappes ainsi liées ont une solidité suffisante, mais elles se caracterisent, en outre, par des propriétés d'absorption et de toucher fort avantageuses, des principalement aux zones étendues de fibres non liées existant entre les zones à fibres liées particulières. En plus du choix d'une configuration de zones de liaison appropriées, il est également important que la nappe cellulosique soit dans l'état où elle a été formée, lors du contact avec l'élément de transfert sur lequel est appliqué de l'adhésif et, en particulier, qu'elle ne soit pratiquement pas agglomérée. L'utilisation de nappes déposées par l'air non agglomérées garantit que le liquide appliqué sur l'élément de transfert pénètre rapidement dans la nappe au moment où celuici entre en contact avec elle, ce qui donne à la nappe une cohérence structurale presqu'instantanée, bien que quelque peu provisoire. La nature de l'adhésif particulier utilisé pour mettre en oeuvre l'invention n'est pas importante dans la mesure où l'on peut l'appliquer en combinaison avec un liquide agissant de façon à effectuer le transfert décrit ci-dessus, et où, à l'état solide, il lie de façon adéquate les fibres de la nappe cellulosique sans rendre la nappe trop poisseuse. il est en général très désirable d'utiliser dans le cadre de l'invention des adhésifs que l'on peut déposer à partir d'un milieu liquide à l'état solide, non collant, à une températureinférieure ou égale à la température nécessaire pour éliminer le liquide. Les adhésifs pouvant être appliqués sous forme de dispersions ou solutions aqueuses conviennent en général dans le cadre de l'invention. Comme exemple de telles matières, il y a lieu de citer différents amidons, des polymères solubles dans l'eau et des résines dispersables dans l'eau, telles que diverses résines vinyliques (par exemple l'acétate de polyvinyle et deys copolymères acétates de vinyle/éthylène) et acryliques. On peut aussi utiliser des matières adhésives telles que les résines vinyliques dissoutes dans des solvants organiques appropriés.En outre, on peut aussi utiliser des plastisols, c'est-à-dire des matières polymères comme des polymères vinyliques (par exemple le chlorure de polyvinyle) et des copolymères vinyliques dispersés dans des plastifiants fluides, tels que le dioctyl-phtalate, et des matières analogues, à des viscosités d'une faiblesse appropriée. En ce qui concerne ces plastisols, on élimine le plastifiant liquide par une absorption de ce plastifiant dans des particules de polymère, qui a lieu lors du durcissement du plastisol. En outre, on peut utiliser des adhésifs fondus à chaud. On applique ces adhésifs sous forme de liquide. En refroidissant, ils perdent leur caractère liquide, en restant à l'état d'adhésifs solidifiés. En se référant à présent aux figures du dessin annexé, la figure 1 représente un mode d'exécution de l'invention. Comme le montre cette figure, on forme une nappe cellulosique 10 en séparant initialement une feuille de pate de bois 12 en ses fibres individuelles 14, en déroulant la feuille 12 d'un rouleau 16 et en faisant avancer la feuille au moyen des rouleaux entraînés 18, 20, vers un dispositif d'effilochage tel qu'un rouleau effilocheur 22, entraîné par des moyens non représentés. Les fibres individuelles 14 sont transportées à travers une conduite de formation 24, pour parvenir sur une grille perforée mobile 26. De l'air provenant d'une source 28, en combinaison avec un bottier d'aspiration 30, engendre un courant d'air descendant contribuant à la réception de la nappe 10 formée par l'air sur la grille foraminée. Bien que l'on puisse utiliser des techniques de formation par 1 ' air courantes pour former la nappe t la conduite de formation 24 représentée a la figure 1 est efficace pour obtenir une nappe particulièrement appropriée, en particulier à grande vitesse. La conduite représentée a une largeur sensiblement égale à la hauteur des dents d'effilochage du rouleau 22, et elle est placée de façon à recevoir les fibres tangentiellement, lorsqu'elles quittent le rouleau effilocheur. En utilisant une conduite de cette largeur, on peut maintenir la vitesse des fibres sensiblement constante sur toue la longueur de la conduite. Les nappes ainsi formées présentent une uniformité exceptionnelle et elles sont pratiquement dépourvues de flocage de fibres. Le poids de la nappe formée par l'air de la façon représentée dépend de l'utilisation finale désirée du produit préparé. Pour la plupart des applications, cependant, il coaiazt drutiliser desrappes ayant un poids de base d'environ 85 à 850 g/m2, et de préférence de 170 à 425 g/m2. Le type particulier de fibres cellulosiques utilisées pour préparer la nappe n'est pas essentiel, non plus, et le type choisi dépendra en général de la texture superficielle désirée.Par exemple, on obtient en général des nappes à texture molle et duveteuse å partir de fibres de cèdre, tandis que l'on peut obtenir une texture un peu plus laineuse au toucher, avec un corps accru, à partir de fibres de pins du midi En revenant à la figure l, après formation sur la grille foraminée 26, la surface de la nappe opposée à la grille 26 est amenée au contact du rouleau de transfert chauffé 32 qui tourne (d'après la figure 1) dans le sens sinistrorsum et se déplace pratiquement a la même vitesse que la grille. On peut assurer un léger degré d'enveloppement de la grille 26 autour du rouleau de transfert 32, pour contribuer au transfert sur le rouleau 32. Dans le mode d'exécution représenté, le rouleau de transfert 32 comporte plusieurs points en saillie' à sa surface, auxquels on applique un adhésif tel que ceux précités contenu dans un liquide à partir de la cuve 36, par 1'intermédiaire des rouleaux de transfert d'adhésif 38 et 40. La dimension des points en saillie du rouleau de transfert 32 leur donne un relief désirable, avec des hauteurs d'environ 0,38 à 0,76 mm. Après transfert sur le rouleau 32, la nappe passe sur sa surface chauffée pendant une durée suffisante pour élimi- ner le liquide, en laissant ainsi I'adésif solidifié. On peut alors retirer la nappe du rouleau 32 en la faisant passer sur le rouleau 42. Pour faciliter ce retrait, il est désirable que la surface du rouleau de transfert 32 soit constitué par une matière facilement détachable, comme le tétrafluoréthylène. De meme, pour contribuer au transfert initial de la nappe sur le rouleau 32, on peut aussi fabriquer la grille foraminée 26 en une matière facilement détachable. La figure 2 représente une coupe transversale d'une nappe préparée de la façon décrite pour la figure 1. Comme le montre cette figure, la nappe se caractérise par un continuum de fibres i4 interrompu suivant une configuration de liaisons adhésives 46. Comme le montre la figure1 les liaisons adhésives sont très tassées, par rapport aux régions comprises entre les liaisons et typiquement l'épaisseur des régions non liées sera au moins plusieurs fois supérieure à l'épaisseur des zones de liaison. En se référant à présent à la figure 3, cette figure représente un autre mode d'exécution de l'invention. Comme le montre cette figure, une nappe déposée par l'air 48, formée d'une façon semblable à celle décrite à propos de la nappe 10 de la figure 1, est transportée sur la grille de formation 50 vers l'intervalle compris entre le rouleau 52 et le rouleau de transfert chauffé 54. La surface du rouleau 54 est, dans ce mode d'exécution, lisse, et elle comporte une configuration d'adhésif à support liquide. Comme le montre la figure, on peut appliquer l'adhésif sur le rouleau 54 en appuyant avec une légère pression la surface du rouleau 54 sur un rouleau à surfa çe façonnée en creux en caoutchouc 56 comportant à sa surface des creux correspondant a la configuration d'adhésif prédéterminée désirée.On transfere par pompage ou autrement de l'adhé- sif à l'état liquide d'une cuve d'alimentation 5 & à à un réservoir se trouvant juste au-dessus d'une racle inclinée 60, le réservoir étant délimité en partie par la surface supérieure de la racle inclinée et la portion adjacente de la périphérie rotative de la surface du rouleau gravé en creux 56. A mesure que le rouleau d'impression gravé en creux 56 tourne (dans le sens dextrorsum, sur la figure 3), la surface à dessin en creux se remplit du liquide supportant l'adhésif, le liquide en excès est éliminé par la racle 60 et une quantité dosée de liquide est transférée sur le rouleau de transfert 54. Lorsque le liquide qui se trouve à la surface du rouleau de transfert 54 entre en contact avec la nappe 48 au niveau de l'intervalle de transfert, l'adhésif pénètre immédiatement dans la nappe, suivant la configuration prédéterminée. Cette pénétration, avec l'effet de liaison provisoire sur la nappe 48 corrélatif, en combinaison avec l'attraction préférentielle du liquide pour le rouleau de transfert 54, provoque le transfert pratiquement intact de la nappe 48 de la grille 50 au rouleau de transfert 54. En ce qui concerne la réalisation de ce transfert, le jeu dans l'intervalle de transfert doit permettre à la nappe 48 d'entrer en contact avec l'adhésif liquide appliqué, mais ne doit pas entre suffisamment petit pour provoquer le refoulement du liquide sur la grille 50 à travers la nappe.Si du liquide est refoulé à travers la nappe, il peut apparaître une certaine adhérence de la nappe à la grille 50, pouvant avoir des effets fâcheux sur le transfert de la nappe sur le rouleau 54 Après le transfert de la nappe sur le rouleau chauffé 54 de la façon indiquée, on maintient la nappe en contact avec le rouleau pendant une durée suffisante pour solidifier l'adhésif et éliminer le liquide qui l'accompagne. Ensuite, on peut faire passer la nappe agglomérée du rouleau 54 sur le rouleau 62. Il est préférable, ce qui est vrai pour le mode d'exécution précédent, que la surface du rouleau 54 ait, de façon désirable, un caractère détachable, de façon que l'on puisse facilement en retirer la nappe à fibres liées. En variante, si le rouleau 54a une surface, par exemple en acier, de laquelle on ne peut détacher facilement la nappe, on peut en retirer ladite nappe par des techniques de crêpage classiques. En se référant à présent à la figure 4, le mode de préparation d'une nappe à fibres liées qui y est illustré est fort semblable à celui qui est illustré à la figure 3, sinon que l'on utilise une courroie sans fin 70, comme élément de transfert pour la nappe'66, le transfert ayant lieu dans l'intervalle de pincement 68 compris entre la grille de formation de la nappe déposée par l'air 64 et la courroie 70. On peut appliquer l'adhésif sur la courroie 70 à la station d'impression 72, de la façon décrite précédemment pour la figure 3.Comme il est difficile de' maintenir la courroie 70 à l'état chauffé suffisamment pour solidifier l'adhésif et en retirer le liquide, lanappe stabilisée provisoirement qui a été transférée à la courroie 70 au niveau de l'intervalle de transfert 68 peut être de nouveau transférée au rouleau chauffé 74, pour solidifier l'adhésif et éliminer le liquide. Pour effectuer le transfert au rouleau 74, la surface de la courroie 70 doit comprendre un revêtement détachable et la nappe doit être tirée au contact du rouleau 74 par rotation dudit rouleau 74 à une vitesse légèrement supérieure à la vitesse de la courroie 70. A 'cause de la nature provisoirement stabilisée de la nappe 66 se trouvant sur la courroie 70, la traction nécessaire pour effectuer le transfert n'a pas d'effet fâcheux sur l'intégrité de la nappe 66.Après solidification et élimination du liquide sur le rouleau 74, on peut en retirer la nappe à fibres liées en utilisant une lame de crêpage 96. En variante, on peut retirer la nappe de la façon représentée à la figure 3. Pour ce faire, comme on l'a expliqué précédemment à propos d'autres modes d'exécution, il est préférable que le rouleau 74 soit constitué par une matière ou enduite d'une matière dont on peut facilement détacher la nappe. Le mode d'exécution représenté à la figure 4 est fort utile, lorsqu'on emploie des adhésifs chauds fondus. Dans ce cas, on applique l'adhésif dans un état chauffé liquide à la courroie 70. En utilisant un rouleau refroidi 74, on supprime les caractéristiques liquides de l'adhésif pendant le déplacement de la nappe au contact du rouleau refroidi 74, après transfert sur celui-ci. Comme on l'a décrit, on dispose ainsi d'un procédé de formation d'un produit cellulosique léger, utilisable pour des tissus et serviettes. Le produit est formé sans qu'il y ait lieu d'appliquer une humidité globale1 ni de sécher à fond. A cause du caractère particulier de la nappe déposée par l'air où sont ménagées des zones de fibres non liées étendues, le produit a des propriétés de toucher et d'absorption très avantageuses. En outre, grâce à la nature adhésive extérieure de la liaison des fibres de la nappe, celle-ci présente un degré de solidité surprenant. Comme on l'a décrit pour la figure 2, les produits selon l'invention contiennent des zones à fibres non liées, interrompues par une configuration de zones a fibres liées. Lorsquton utilise un élément de transfert comprenant des points en saillie, tel que celui qui est représenté a la figure 1, les zones à fibres liées sont tassées, de sorte que l'épaisseur des zones à fibres non liées est plusieurs fois supérieure a celle des zones liées. Ce caractère particulier peut aussi être obtenu par d'autres moyens. Parmi ceux-ci, il y a lieu de citer l'utilisation d'une légère pression pour effectuer le transfert de la nappe sur un élément de transfert lisse. Cette pression tasse initialement la nappe sur la totalité de son étendue superficielle; cependant, lorsqu'on relâche la pression, les régions n'ayant pas reçu de fluide reviennent brusquement dans leur état pratiquement non tassé, les régions ayant reçu du fluide restant tassées. On obtient également ce caractère particulier lorsque le liquide dans lequel se trouve l'adhésif est capable de ramollir les fibres de pâte de bois de la nappe. L'eau est l'exemple le plus remarquable de tels liquides. Les forces de tension superficielle accompagnant l'élimination de lteau tassent la nappe dans les régions d'application prédéterminées, ce qui produit une nappe liée par adhésif renfermant les régions tassées et liées particulières décrites précédemment. REVENDICATIONS 1. Procédé de formation d'une nappe légère de fibres de pâte de bois déposée par l'air en un continuum tridimensionnel interrompu par une configuration de zones de fibres liées convenant pour des applications aux tissus et aux serviettes; caractérisé en ce que l'on dépose par l'air des fibres de bois sur un support foraminé mobile pour former un continuum de fibres pratiquement sèches et non agglomérées, déposées auhasard, on amène la surface du continuum opposée au support au contact d'un élément de transfert se déplaçant à peu près à la même vitesse que le support et sur la surface duquel est appliqué, suivant une configuration prédéterminée de taches distinctes séparées par des intervalles inférieurs à la longueur moyenne des fibres1 un adhésif contenu dans liquide, de façon à effectuer le transfert par le mouillage rapide du continuum par le liquide dans ces taches distinctes correspondant à la configuration-prédéterminée, et on lie ledit continuum avec ledit adhésif aux emplacements distincts de la configuration prédéterminée, en éliminant le liquide. 2. Nappe solide et légère convenant pour des applica tisons aux tissus et aux serviettes, caractérisée en ce qu'elle comprend uncuntinuum tridimensionnel déposé par l'air de fibres de bois dans l'état pratiquement non lié où elles sont après le dépôt par l'air, interrompu par une configuration de zones de liaison agglomérées par adhésif, séparées par des intervalles inférieurs à la longueur moyenne des fibres, et agglomérées et liées au moyen-d'un adhésif appliqué de l'extérieur dans les limites desdites zones, l'épaisseur des zones de fibres non liées étant au moins plusieurs fois supérieure à celle de la zone à fibres liées. 3. Nappe solide et légère convenant pour des applications aux tissus et aux serviettes, caractérisée en ce qu'elle comprend un continuum tridimensionnel déposé par l'air de fibres de bois dans ltétat pratiquement non lié où elles sont après le dépôt par l'air, interrompu par une configuration de zones de liaison agglomérées par adhésif, séparées par des intervalles inférieurs àla longueur des fibres, et agglomérées et liées au moyen d'un adhésif dans les limites desdites zones, ledit adhésif appliquE étant contenu dans un liquide d'amollissement des fibres de bois et l'agglomération de la nappe dans lesdites zones ayant lieu par l'intermédiaire de forces de tension superficielle accompagnant l'élimination dudit liquide de la nappe. 4. Nappe selon la revendication 3, caractérisée en ce que le liquide est l'eau. 5. Nappe selon la revendication 2, caractérisée en ce que son poids de base est compris entre 170 et 425 grammes par mètre carré