L'invention concerne un procédé d'élillination de fines particules de matière plastique contenues dans des eaux résiduaires provenant de la fabrication de matières plastiques, en particulier de chlorure de polyvinyle. ta fabrication de matières plastiques, notamment de chlorure de polyvinyle brut, donne lieu à la formation d'eaux résiduaires, provenant de la déshydratation du produit et contenant de fines particules de matière plastique, de 11 ordre du micron. En raison de leur faible grosseur et de leum propriétés hydrophobes, ces particules ne peuvent pratiquement pas être éliminées, par exemple par une sédimentation dans des bassins de décantation, même additionnées de floculants. L'invention se propose de fournir un procédé permettant d'élilliner ces fines particules de matière plastique en mélange. Conformément à l'invention, ce but est atteint grâce au fait que les eaux résiduaires sont d'abord mélangées à des produits tensio-actifs servant d'agents rioussants, puis soumises à l'action d'un courant de gaz en bulles fines, la mousse enrichie en particules de matière plastique se rassemblant sur la surface du bain, d'où elle est enlevée par raclage. Des eaux résiduaires de cette nature, par exemple dont la teneur en matières solides est si élevée qu'elle présentent un aspect laiteux, peuvent être épurées pratiquement complètement par ce procédé et être évacuées dans une dérivation sans aucun autre traitement ultérieur.Un avantage primordial du procédé selon l'invention réside en ce qu'une addition extrêmement faible de produits tensio-actifs suffit pour séparer du bain par flottation les matières plastiques qui y son contenues, l'essentiel étant que la mousse dans laquelle sont fixées les particules de matière plastique soit stable bu égard à la consomlation réduite de produits tensio-actifs utilisés, qui sont de préférence des produits tensio-actifs biologiquement décomposables tels que des huiles de pin, l'eau résiduaire clarifiée peut être évacuée dans la dérivation sans autre opération d'épuration. Un mode de réalisation de l'invention prévoit que la mousse enlevée par raclage est sounise au aoins encore une fois à l'action d'un courant de bulles de gaz, ce qui permet de réduire le volume de mousse et, par suite, d'atteindre un enrichissement plus poussé, de sorte qu'une déshydratation mécanique est possible. Dans une forme de mise en oeuvre avantageuse du procédé de l'invention, la mousse enrichie est déshydratée au moyen d'une centrifugeuse. Une variante de réalisation du procédé selon l'invention consiste à dé#shydrater par filtration la mousse enrichie, de préférence au moyen d'un tambour filtrant, sur la surface filtrante duquel est appliquée une couche de préfiltration. Le procédé conforme à l t invention sera expliqué de façon plus détaillée à titre d'exemple en référence au traitement d'eaux résiduaires contenant du chlorure de polyvinyle. L'eau résiduaire provenant d'ateliers de fabrication de chlorure de polyvinyle est d'abord additionnée d'un produit tensioactif, par exemple d'huile de pin, à raison d'environ 0,01 g/l. d'eau chargée, et est de préférence brassée énergiquement dans une citerne avec agitateur. Le liquide chargé mélangé au produit tensio-actif est alors amené, selon la quantité d'eau résiduaire recueillie, à un ou plusieurs réservoirs juxtaposés en parallèle, dans lesquels l'eau résiduaire est soumise à l'action d'un courant de bulles fines. L'aération peut être effectuée, par exemple, à l'aide de cellules de flottation classiques avec ou sans agitateurs. La mousse se rassemblant dans les divers réservoirs sur la surface du bain est enlevée par raclage mécanique, tandis que l'eau clarifiée qui ne contient plus au maxiMum que de 10 à 20 mg. de matière solide par litre, est évacuée de la cellule. Suivant le taux d'enrichissement, la mousse enlevée par raclage à la surface du bain est amenée à au moins un autre réservoir, où elle est soumise de nouveau à l'action d'un courant de bulles. Il-en résulte une réduction supplémentaire d'environ 9/10 du volume de la mousse et un enrichissement correspondant en matières solides de la mousse surnageant dans la deuxième cellule. Dans le cas où le taux d'enrichissement au cours du traitement ultérieur n'est pas suffisant, on peut brancher à la suite une ou plusieurs cellules de traitement ultérieur en vue d'un enrichissement de la mousse. La mousse obtenue de cette manière est enrichie si fortement en particules fines de matière plastique qu'elle peut être déshydratée par voie ecanique. Il est particulièrement avantageux d'utiliser à cet effet une centrifugeuse à bol plein, dans laquelle la mousse enrichie est déshydratée jusqu'à une humidité résiduelle de l'ordre de 35 à 5~,. L'eau clarifiée, pratiquement débarrassée de matière solide, qui est recueillie dans les cellules de traitement ultérieur et dans la centrifugeuse, est envoyée à la dérivation d'évacuation. Oui des parti- cules de matière plastique très fines, il est judicieux de remplacer la déshydratation dans une centrifugeuse à bol plein par une filtration de la mousse, par exemple au moyen de tambours filtrants, sur la surface filtrante desquels est appliquée une couche de préfiltration. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'élimination de fines particules de matière plastique contenues dans des eaux résiduaires provenant de la fabrication de matières plastiques, en particulier de chlorure de polyvinyle, caractérisé en ce que les eaux résiduaires sont d'abord nélangées à des produits tensio-actifs servant d'agents moussants, puis souLlises à l'action d'un courant de gaz en bulles fines, la mousse enrichie en particules de matière plastique se rassemblant sur la surface du bain, d'où elle est enlevée par raclage. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mousse enlevée par raclage est sou#iise au moins encore une fois à l'action d'un courant de bulles de gaz. 3.- Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la mousse enrichie est déshydratée, de préférence au moyen d'une centrifugeuse. 4.- Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la mousse enrichie est déshydratée par filtration, de préférence au moyen d'un tambour filtrant, sur la surface filtrante duquel est appliquée une couche de préfiltration.