L'invention a peur objet un procédé pour la production d"n ruban de fibres teint et stabilisé, sans torsion, par lequel n asseablage de fibres sans torsion est imprégné dsun liquide apte & lier les fibres entre elles, et contenant un colorant.L'invention concerne également un ruban de fibres teint, stabilisé et sans torsion produit selon le procédé ainsi qu'une installation pour la lise en oeuvre du procédé0 On connaît, d'après les demandes de brevets allemands publiés sous les n DT-AS 1 510 377 et DT-OS 2 443 694, un procédé consistant A produire en filature des rubans teints et stabilisés, sans torsion, c'est-à-dire des rabans stabilisés et teints dont les fibres individuelles sont teintes et liées les unes aux autres.Dans ces procédés connus, un assemblage continu de fibres sans torsion est imprégné, au passage dans un bain, d'un liquide contenant a la fois un composé chimique liant les fibres entre elles et un colorant Ensuite, le liquide en excédent est exprimé sous l'effet de la pression et les fibres sont serrées dans touts les directions pour obtenir un ruban compact. Sous l'action de la chaleur, c'est-à-dire par une élévation de la température, on lie ensemble et on teint les fibres individuelles du ruban compact, pais le ruban compact est séché pour obtenir le ruban de fibres teint et stabilisé. Dans l'étant de la technique cité en premier lieu, les fibres individuelles sont réunies par un adhésif0 Dans la seconde technique citée, c'est la matière fibreuse qui se trouve activée par un composé chimique lors de ltélévation de la tem- pérature, de sorte que les fibres se trouvent liées entre elles par la matière fibreuse0 On connaît, par les brevets suisses n 559 780 et 559 788, dans un procédé consistant, après serrage, dans la production en continu d'un ruban stabilisé ou d'un filé sans torsion dont les fibres individuelles sont liées entre elles, à introduire dans une atmosphère de vapeur le ruban compact, ou la mèche, à l'état humide.Lors de ce processus, on provoque d'abord, sur le ruban ainsi introduit, une condensation de liquide provenant de l'atmosphère de vapeur, puis on le fait sécher, les fibres se liant alors entre elles, en faisant évaporer le liquide introduit et le liquide condensé. Le traitement par condensation peut y être exécuté de la manière décrite dans le brevet suisse n 561 318. Bien que, avec les imprégnations connues, on paisse ob- tenir une répartition régulière du liquide dans l'assemblege de fibres, et par conséquent une liaison régulière des fibres entre elles après le séchage, il se peut que, dans la teinture des fibres, c'est-à-dire si le liquide d'imprégnation contient un colorant, la qualité "grand teint", ou solidité de la matiè- re fibreuse et/ou le taux d'utilisation du colorant, cesst- & dire le rendement tinctorial, soient insuffisants, de sorte que les spécifications applicables à la teinture de la matière fibreuse, ae soient pas remplies dans la mesure souhaitée. Par suite de l'insuffisance de stabilité du ruban de fibres humids après qu'il a été serré, c'est-à-dire condensé, il est indispensable de réaliser au sein de celui-ci, sans dépôt intermédiaire en plis et aussi rapidement que possible, la liaison des fibres entre elles, soit en élevant la température, soit par un séchage rapide, ou en d'autres termes de stabiliser le ruban ou le filé sans torsion. Nais cette façon de procéder, trop rapide, pour obtenir une liaison régulière entre les fibres est contraire aux conditions qui président à la fixation souhaitée du colorant.On peut, il est vrai, améliorer la qualité de solidité de la teinture et le rendement tinctorial grâce ai traitement par condensation évoqué ci-dessus, puisque la fixation du colorant s'effectue dans une atmosphère de vapeur humide. Nais, en raison de la sensibilité mécanique du ruban humide, il est toutefois impossible d'isoler, de façon étanche par rapport à l'air ambiant, l'orifice par lequel le ruban pénètre dans la chambre de traitement. Le pourcent de vapeur est donc limité, dans une certaine mesure, à l'intérieur de la chambre de traitement dans ce procédé, et lsatmosphère de vapeur n'est pas suffisamment active pour fixer le colorant, la teinture restant, de ce fait, insuffisante, d'autant que, conte il a été indiqué précédemment, un séchage rapide du ruban est indispensable pour des raisons tenant à la technique du liage. La pratique a montré que l'insuffisance de la solidité de la teinture et du rendement tinctorial dans les procédés connus est due à une répartition irrégulière, -par exemple de façon localisée, par points-, du colorant à la surface des fibres. Qa sait qu'une teinture est d'autant meilleure que toute la surface des fibres est recouverte de façon plus régulière par le colorant. Lorsque, par exemple, le colorant est réparti ponctuellement à la surface des fibres, la teinture obtenu. paraît plus claire pour une même quantité de colorant utilisée. Donc, la qualité "grand teint", ou solidité de la teinture, sera de autant plus mauvaise que le rendement tinctorial est plas faible. L'invention a a donc pour bit de proposer un procédé et un dispositif permettant de produire un ruban de fibres teint, stabilisé et sans torsion, en obtenant simultanément les caractéristiques voulues quant & la technique du liage et une dis tribution optimale du colorant, telle qu'on l'obtint dans le procédé par épuisement, c'est-à-dire que le colorant recouvre régulièrement et complètement chacune des fibres, au moins en surface. Ce but est atteint, selon l'invention, par un procédé de production dJun ruban de fibres teint et stabilisé, sans torsien, caractérisé en ce que le ruban de fibres compact portant une partie de colorant fixée et une partie non fixée, est vaporisé après le séchage dans une atmosphère chaude contenant; de la vapeur d'eau, un séjour dune durée déterminée à une température donnée permettant alors de distribuer complètement, régulièrement et de façon continue, sur toute la surface de chaque fibre, la partie préalablement non fixée du colorant, qui était concentrée localement et de façon discontinue. Gracie au procédé selon l'invention, on peut, dune manière avantageuse, stabiliser aussi rapidement que possible le ruban de fibres encore humide qui vient d'être serré, ce qui lui donne une résistance mécanique suffisante pour l'opération suivante, à savoir le vaporisage. Grâce à l'obtention rapide de la stabilité du ruban, on peut parvenir & une régularité optimale de la liaison réciproque entre les fibres, et plus particulièrement une stabilité optimale de celles-ci dans le sens longitudinal comme dans le sens transversal. Ainsi la répartition optimale du liquide qui existe immédiatement après l'exprimage du ruban de fibres peut être conservée pratiquement sans changement car, grâce au séchage rapide qui s'ensuit, on évite ou on minimise, par exemple, une migration dans le ruban du liquide assurant la liaison entre les fibres. Belon une forme d'exécution du procédé selon l'invention, l'assemblage de fibres peut être soumis en continu, c'est-à-dire dans un passage interrompu, aux processus d'imprégnation, de séchage et de vaporisage subséquent, Jusqu'à la fixation pra tiquement complète du colorant. Mais le procédé peut aussi entre mis en oeuvre selon un mode discontinu, c'est-à-dire que le passage de l'assemblage de fibres est interrompu après le s6- chage et est repris au cours dune autre phase opératoire pour le vaporisage. Selon un autre mode d'exécution, le vaporisage peut avoir lieu lorsque le.ruban de fibres se trouve à à l'état détendu. Le ruban de fibres produit selon l'invention, teint et stabilisé, sans torsion, contient des fibres individuelles teintes dans lesquelles le colorant est réparti pratiquement dans sa totalité, de façon régulière et ininterrompue, sur toute la surface des fibres et est fixé. Le ruban peint présenter une stabilité appropriée à un étirage sur un système étireur mais il peut aussi présenter la stabilité nécessaire pour la poursuite directe des opérations de transformation en produit textile fini, par exemple en tissu. L'installation pour la mise en oeuvre du procédé compor- te, d'une part, un dispositif d'imprégnation du ruban de fibres, pourvu d'un agencement d'introduction du liquide et des rouleaux d'exprimage et de condensation du ruban, avec des plaques lat6- ralles de recouvrement et, d'autre part, un séchoir contenant une atmosphère de gaz dessicante, l'entrée dudit séchoir ne comportant pas d'organe d'étanchéité pour le ruban qui y pénètre, installation caractérisée en ce quelle comporte, en aval du séchoir, un vaporis-eur traversé en continu, par l'assemblage de fibres ou le ruban de fibres et contenant une atmosphère chargée de vapeur d'eau, et en ce que le vaporiseur est pourri d'organes d'étanchéité à l'entrée comme à la sortie de manière à laisser passer le ruban de fibres, tout en interdisant l'é- change entre l'atmosphère chargée de vapeur d'eau et l'air ambiant. La succession du dispositif d'imprégnation, du séchoir et du vaporiseur présente l'avantage de pouvoir, au cours d'un processus opératoire continu, fixer sur les fibres, d'une façon pratiquement totale, la partie du colorant qui n'avait pas encore été fixée pendant le séchage précédent, en égalisant sa répartition spatiale à la superficie de chaque fibre, itmédia- tement après la phase de séchage. L'invention va maintenant être expliquée de façon plus détaillée à laide des exemples d'exécution, dépourvus de tout caractère limitatif, qui seront-décrits en se référant aux dessins annexés, dans lesquels: Fig.1 est une représentation schématique d'une installation comportant un dispositif d'imprégnation, un séchoir et un vaporiseur; Fig.2 est une représentation schématique analogue dune variante d'installation comportant également un dispositif d'imprégnation, un séchoir et un vaporiseur d'un type différent de celui de la figure 2. Pigea est une reproduction photographique d'une fibre peinte suivant l'état antérieur de la technique, à l'agrandis- sement 250; et Pig,3b est une reproduction photographique d'une fibre peinte et vaporisée après séchage, au même agrandissement qu'à la fig.3a. On part d'un assemblage sans torsion de fibres discontinues, livré par une machine de préparation appropriée, par exemple une carde, et l'on introduit dans cet assemblage de fibres, de façon connue en elle-même, un liquide en excès contenant un composé chimique pour lier les fibres entre elles ainsi qutun colorant. Eh outre, ce liquide peut contenir dtautres produits chimiques, entre autres des substances favorisant la fixation du colorant ou le liage des fibres entre elles sous l'éffet dune élévation de température. Il convient dtobserver que ce liage des fibres entre elles peut être effectué soit par collage au moyen d'un adhésif proprement dit, soit par une liaison entre fibres par la matière fibreuse elle-même. L'imprégnation de l'assemblage de fibres par le liquide est suivi de l'exprimage du liquide en excès et par un serrage général des fibres dans toutes les directions en exerçant une pression qui produit un ruban de fibres compact. Le ruban de fibres sans torsion ainsi obtenu, encore à l'état humide, est composé de fibres essentiellement parallèles entre elles, sa solidité, ou en d'autres termes sa stabilité longitudinale et transversale, étant déterminée par les forces dtadhérence existant entre les fibres à l'état humide. La nature de la matière traitée, (substrat, frisure, finesse, etc...), ainsi que les propriétés du liquide utilisé, (et en premier lieu sa viscosité), ont une importance considérable pour la détermination des valeurs possibles de cette solidité ou résistance à l'état humide.L'expérience montre que le ruban de fibres humide, ainsi produit, présente une distribution du liquide pouvant être considérée comme optimale. Ce ruban de fibres humide est soumis en premier lieu à un traitement thermique par légation de température, qui a pour effet de lier les fibres entre elles et de les teindre et le ruban est séché. Un tel traitement thermique par élévation de température, qui a entre autres pour but de sécher la matière fibreuse, s'effectue en atmosphè- re gazeuse dessiccante. On peut, par exemple, utiliser à cet effet un gaz chaud, tel que l'air chaud ou une atmosphère gazvapeur mais, dans ce dernier cas, cela suppose pour une telle atmosphère, une capacité suffisante d'absorption, avant saturation de la vapeur du liquide d'imprégnation à vaporiser. Comme solution particulièrement avantageuse, ou peut citer l'emploi d'air chaud et de vapeur d'eau surchauffée, et leurs mélanges, car il s'agit là de fluides peu coûteux. Nais, en principe, rien ne s'oppose à une utilisation d'autres gaz et/ou vapeurs. La liaison des fibres peut alors s'effectuer soit par vaporisation du liquide dans lequel l'adhésif est dissous, ce dernier devenant alors actif, soit encore par l'effet d'une élévation de température qui active un composé chimique dit latent.On sait que tout traitement thermique qui comporte une élévation de température produit obligatoirament un certain fixage du colorant et lon peut, de ce fait, parler dune teinture des fibres des cette opération, puisqu'après le séchage une partie du colorant reste fixée à demeure sur les fibres. Le ruban de fibres ainsi produit, qui correspond à l'état an térieur de la technique, présente dès lors, comme l'expérience la montré les propriétés suivantes, qui dépendent, dans une large mesure, de la nature de la matière fibreuse et du méca- nisme de liaison des fibres entre elles, ainsi que du mécanisme de teinture utilisé:: a) Une stabilité longitudinale et transversale très élevée, présentant, grâce à un séchage largement exempt de migra- tions, une grande régularité ainsi que de très bonnes condi tions pour une transformation directe du ruban de fibres en un filé sans torsion, -au cas où la liaion des fibres entre elles aurait été effectuée dans ce but,- ou pour une transformation en brisant les liaisons des fibres par l'étirage du ruban si tel est le but de la liaison des fibres. Un tel ruban de fibres est donc extrêmement robuste et résistant aux contraintes mécaniques et peut être soumis, sans appréhension, à d'au- tres traitements, aussi bien mécaniques que thermiques. b) Une partie du colorant est fixée sur les fibres, c'est-à-dire qu'elle est liée avec celles-ci de façon permanente. Par contre, le reste du colorant n'est pas encore fixé. On peut donc parler ici d'un "pré-fixage" du colorant0 ainsi, dans cet état du ruban, la teinture n'est donc pas terminée, puisque le rendement tinctorial n1 est pas encore acceptable. c) La distribution du colorant à la superficie des fibres est plis ou Poins ponctuelle, c'est-à-dire que le colorants'est plus ou moins concentré en certains points. Ouest, entre autres, cette mauvaise répartition du colorant qui est responsable de la fixation incomplète du colorant, visée en "b)" ci-dessus. Dans l'ensemble, à ce stade du processus de fabrication, le raban de fibres est donc très bien approprié à la transfor station, car il possède des propriétés mécaniques optimales. Par contre, en ce qui concerne la technique de teinture, il présente encore des défauts tels qu'on doit le considérer conte inutilisable par suite d'une solidité insuffisante de la couleur. Le ruban de fibres séché et pré-fixé, est alors soumis à un vaporisage dans une atmosphère chaude, contenant de la vapeur d'eau. Ce vaporisage a pour effet de répartir et de fixer le long des fibres la partie non encore fixée du colorant dune façon pratiquement complète, régulièrement et sans discontinuité, la température du fluide vaporisé et la durée du vaporisage devant être choisies, entre autres, selon la nature des fibres, du colorant, ainsi que de la profondeur de pénétration du colorant et de la qualité de solidité de la teinture que l'on recherche.Grâce au fait que le ruban de fibres séché peut résister à toutes les contraintes mécaniques possibles, il rexiste pas, en principe, de limitations, du c8té mécanique, à la durée ni à l'efficacité de ce vaporisage. Les seules limites à ne pas dépasser au cours de ce vaporisage sont constituées par l'aptitude thermique du matériau et du colorant à supporter la charge thermique Inaction du vaporisage s'explique par le fait que cette opération, liée à un gonflement des fibres, (cf. "Handwörterbuch der gesamten Technik" -manuel de technologie générale,- édité par Deutsche Verlagsanstalt, Stuttgart et Berlin, édition 1935, vol. 1, p. 228, au mot "Dampfen"- vaporiser), a pour effet de dissoudre à nouveau la partie non encore fixée du colorant, lui permettant ainsi de changer de position dans l'espace, dans le sens d'une égalisation de sa distribution sur la surface des fibres. En principe, le procédé décrit ci-dessus peut être utilisé pour produire un ruban de fibres teint et stabilisé, sans torsion, pour tout genre de fibres et de colorants, les conditions du vaporisage (température, durée, teneur du fluide vaporiseur en vapeur d'eau) devant, bien entendu, être adaptées au cas intéressé. De même, les résultats qu'on peut obtenir par l'application de ce procédé, entre autres, avant tout, la soli- dits de la teinture, dépendent du substrat et du colorante Ces résultats correspondent, d'ailleurs, à ceux qu'on peut obtenir avec la teinture classique par épuisement du bain.Ils correspondent assurément, par leur caractère, à ceux que lC.n peut obtenir avec une technique classique de teinture par épuisement du bain. Par le procédé de ltinvention on réussit à allier les avantages cennus de la technique d'imprégnation utilisée en l'occurrence à ceux dune teinture impeccable des rubans de fibres. En particulier, il devient possible, dans un grand nombre de cas, de fabriquer des rubans de fibres ou des filés pouvant être mis en oeuvre, pratiquement sans aucune opération de lavage, pour la réalisation de structures textiles à trois dimen- suions Dans un mode opératoire discontinu, les rubans de fibres séchés sont d'abord rassemblés en conditionnements adéquats, (pots, bobines etc...), ces derniers étant ensuite passés au vaporisage de façon discontinue, par exemple dans un autoclave ou dans un sséchoir-tunnel. Toutefois, il est facile et, d'ail- leurs, plus intéressant du point de vue de la technique du travail, d'effectuer toutes les phases opératoires en séquence continue, en d'autres termes, d'effectuer le vaporisage du ruban de fibres dans la même phase que l'imprégnation et le séchage da ruban. Une installation pour l'exécution du procédé selon lin- vention est illustrée schématiquement, à titre d'exemple, à la fig.1. L'assemblage de fibres 1, constitué par des rubans de fibres préparés de façon appropriée, par exemple des rubans de carde, est amené dans un dispositif d'imprégnation 2 qui com- prend un agencement d'introduction du liquide et des rouleaux d'exprimage et de serrage avec des plaques latérales de recou virement, et où les fibres sont imbibées, puis débarrassées par exprimage de leur liquide en excès et serrées de tous c8tés, devenant ainsi un ruban de fibres 3, compact et humide.Un tel dispositif d'imprégnation a déjà été décrit, par exemple, dans le brevet suisse n 426 7040 Ce ruban de-fibres humide et compact est ensuite introduit dans une chambre de séchage dans laquelle règne une atmosphare dessiccante de gazO Une telle chambre de séchage, propre à assurer le traitement thermique des rubans de fibres qui sont mécaniquement très fragiles avant leur séchage, a été décrite de façon approfondie par exemple dans la demande de brevet allemand publiée sous le n DT-OB 2 229 890, ce qui dispense de donner ici une description détaillée d'un tel appareillage.Pour les motifs évoqués ci-dessus, c'est sans contact que le ruban humide doit franchir un orifice de entrée 4 du carter 5 du sé- choir, de telle sorte qu'il n'est pas possible d'isoler la chambre de séchage de l'atmosphère ambiante de façon étanche0 A l'intérieur du carter 5 tourne, sur deux paliers 6 et 7, un panier récepteur 8 dont la surface est animée d'un mouvement de translation longitudinal et sur lequel le ruban de fibres sfen- roule en une hélice 9e Cet enroulement hélicoidal est déplacé de gauche à droite selon la fig.1, de sorte que le ruban de fibres paisse quitter la chambre-par un orifice de sortie 10 après la fin du traitement thermique. Ce dernier provoque la liaison des fibres entre elles et le séchage du ruban sous lwac- tion de l'élévation de température, une partie du colorant se trouvant fixée du même coup. La durée de ce traitement, ainsi que l'intensité de Iteffet produit, peuvent être réglées, dansce dispositif, en premier lieu grâce au choix approprié des dimen- sions de la chambre de séchage, ensuite en faisant varier le pas do l'hélice 9 d'enroulement du ruban de fibres sur le panier 8 qui les reçoit. Il est évident que la température du fluide de séchage et la composition de celui-ci douent aussi un rôle considérable.On les choisit de telle manière que le traitement thermique visé puisse se dérouler dans un espace de temps allant de quelques secondes à environ 10 minutes, la préférence allant à une durée d'environ 2 minutes qui s'est avérée optimale. Le ruban de fibres est alors introduit, pour la suite de la séquen- ce continue du traitement, dans un second appareil de traitement 11 dans lequel règne une atmosphère contenant de la vapeur d'eau et qui a, comme le montre la fig.1, une configuration de principe analogue à celle de la chambre de séchage précédemment décrite, La différence essentielle réside toutefois en ce que l'orifice d'entrée 13 donnant accès au ruban de fibres, tout comme l'orifice de sortie 14, sont munis, dans cet appareil 11, de Joints étanches permettant le passage du ruban, mais seoppo- sant à l'échange de l'atmosphère intérieure, chargée de vapeur d'eau, avec ltair ambiant. L'isolement, pratiquement total, réalisé entre l'air ambiant et la chambre de traitement de l'appareil Il permet de réaliser, à l'intérieur de cette dernière, une atmosphère à très forte teneur de vapeur d'eau, atteignant la saturation, ce qui constitue un élément très important pour le résultat possible de la vaporisation. Après son vaporisage, le ruban de fibres teint et sans torsion sort de l'appareil Il par l'orifice 14 pour être enroulé sur une bobine 15. Les conditions de vaporisage peuvent être adaptées aux conditions données, -c'est-à-dire au premier chef à la nature du matériau traité et au mécanisme de teinture em- ployE,- grâce à une sélection appropriée des dimensions de appareil 11, de la vitesse de passage du matériau, de la température, de la pression et de la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère de vaporisage. La fig.2 illustre, également en représentation schémati- que, une variante de l'installation selon la fig.1. Cette variante ne se distingue de celle de la fig.1 que par l'emploi, pour le vaporisage, d'un appareil tel qu'il est décrit par exemple dans le texte du modèle d'utilité Japonais publié sous le n 36-4913. Un tel appareil consiste en un dispositif en U, 16, pour le dépôt du ruban; ses deux extrémités comportent des orifices d'entrée 17 et de sortie 18, respectivement, pour le passage étanche du-ruban de fibres. Ce dernier est déposé dans le réservoir 16 sous la forme de plis ou de boucles et acheminé sous la forme d'une colonne de l'entrée à la sortie de appareil. Dans ce dispositif, également, une atmosphère appropriée de vaporisage est crée et maintenue dans le réservoir 16 par des moyens non représentés.L'avantage de ce dispesitif réside ci ce que le vaporisage peut alors se pro diire lorsque le ruban de fibres se trouve dans un état détendu, ce qui permet audit ruban d'effectuer pendant cette opération an retrait sans contrainte qui lui confère une plus grande volu- minosité. Ce dispositif permet donc de produire des fils ayant le caractère d'un filé, à fort gonflant. En outre, l'appareil offre l'avantage de permettre d'empiler une longueur considEra- ble de ruban, ce qui rend possible des durées de traitement relativement longues (de l'ordre d'environ 30 min pour une production de 500 m/min de ruban). C'est à l'aide d'un exemple représentatif que les avan- tages considérables résultant de l'invention seront explicités ci-après en comparant un ruban de fibres produit selon l'état antérieur de la technique et un ruban de fibres exécuté selon le procédé de l'invention. Exemple: Un échantillon de fibres de nylon PA 6 dont les fibres titrent 6 deniers et ont une longueur de coupe de 150 mm, est transformé par une opération préparatoire adéquate en un ruban de fibres de 333 tex. Ce ruban de fibres a été introduit dans une installation d'imprégnation pour y être imbibé ainsi qu'il est prévu, par exemple, dans le brevet suisse n 426 704 précédemment évoqué, puis soumis directement, dans une installation appropriée, à un traitement thermique de séchage dans des conditions indiquées plus loin de façon plus détaillée. Le dispositif pour effectuer ce traitement thermique était en l'occurrence un séchoir dont la construction correspondait à celle du dispositif déjà mentionné de la DT-OS 2 229 890. Pour effectuer la comparaison, on a confectionné, en premier lieu, un ruban de fibres stabilisé dont les fibres indi viduelles étaient liées entre elles par le matériau fibrenx. Pour ce qui concerne la manière dont une telle liaison peut être réalisée, il convient de se reporter à la DT-OS 2 443 694 qui contient des descriptions détaillées de tels exemples. L'imprégnation a été effectuée à l'aide d'une flotte de teinture aqueuse et acide, contenant par litre d'eau, outre les corps chimiques indispensables pour l'agglomération des fibres, mais dépourvus d'intérêt pour la présente invention et non cités pour cette raison, les colorants suivants: - 39 g de colorant NYIOSAN orange E-GNS; - 16 g de colorant NYLOSAN bleu F-GBL 180%; produits par l'Entreprise SANDOZ A.G., Bâle, Suisse. L'imprégnation par cette flotte fut suivie de lexprima- ge de l'assemblage de fibres, ramenant la teneur en liquide dans ledit assemblage à environ 40%, sous une pression superficielle spécifique d'environ 200 kg/cm2. Le ruban de fibres compact et encore humide a été introduit ensuite dans le séchoir précité, où il a été exposé pendant un temps de transit de 51.secondes à l'action d'un mélange fortement dessiccant composé d'air et de vapeur d'eau, à environ 30% de vapeur d'eau et sous une température de 140 C. La vitesse de production était de 500 m/min. Au cours de ce traitement, les fibres ont Et es entre elles, le ruban de fibres a été séché et une partie du ce- lorant s'est trouvée f fixée sur les fibres. De ruban de fibres stabilisé, ainsi obtenu et envidé en bobines, correspondait à l'état antérieur de la technique et servait de ce fait d'élément de comparaison pour apprécier les avantages que le procédé selon leinvention rend possibles. Une partie desdites bobines a été soumise ensuite A un vaporisage selon l'invention. Ce dernier était exécuté on l'occurrence sous la forme d'une opération discontinue dans un vaporiseur à vide. Après évacuation de l'air, on a fait péné- trer dans le vaporiseur de la vapeur d'eau à 98 C. Le traitement a duré 30 minutes. Les solidités de teinture des rubans témoins avec et sans vaporisage ont été ensuite comparées (cf. tableau 1). Les valeurs obtenues furent les suivantes: TABLEAU 1 Essai de Normes Estimation Sans Avec solidité utili- pour vaporisage vaporisage de la sées teinture Solidité SNV 195831 au de 1957 Sec 3-4 5 frottement Solidité SNV 195831 au de 1957 Humide 1-2 4-5 frottement Solidité SNV 195818 Altération à l1eai de 1959 du ton de 4 5 Essai d@ux la ooileur Perte de couleur 2-3 4 Solidité SNV 195819 Altération à l'eau du ton de 4 5 Essai fort la couleur de 1957 Perte de couleur 2-3 3-4 Solidité SNV 195811 Altération à l'eau du ton de 2 4 la couleur Test à 140 C de 1961 Perte de couleur 3-4 3-4 Solidité & SNV 195809 la lumière de 1966 2 5 Lampe au Xenon Normes SIT = Normes de l'Association suisse de normalisation. La comparaison des valeurs obtenues pour la solidité de la couleur montre que le procédé selon l'invention a pu améliorer notablement la qualité de la teinture. Le ruban de fibre de 333 tex, tel qu'il est cité dans cet exemple, peut être utilisé de façon avantageuse directement conte filé déjà teint pour tapis ou, en d'autres termes, il peut être travaillé. Or, ceci n'est possible qu'avec un ruban de fibres vaporisé selon l'invention, car dans le ruban témoin classique, la solidité de la teinture notait pas suffisante pour un tel emploi. Par ailleurs, les deux rubans se différen- cient en ce que, bien que la recette de la teinture soit identique, le ruban vaporisé a un aspect indubitablement plus soi- bre, c'est-à-dire qu'il correspond à un meilleur rendement tinctorial. Ceci tient à la meilleure répartition dudit colorant. Les fig.3a et 3b montrent des sections fortement agrandies (250 fois) des rubans à comparer, la fig.3a illustrant le ruban de fibres classique et la fig.3b le ruban obtenu selon l'invention. Ainsi quaon le voit nettement, dans le cas 3a, le colorant est encore, dans une large mesure, concentré de façon très discontinue sur des zones isolées de la surface des fibres, (teinture par points), tandis qu'en fib, les fibres sent teintes sur toute leur superficie. Ces figures montrent que, grâce au vaporisage préconisé par l'invention, le colorant, auparavant mal réparti comme à la fig.3a, se trouve distribué désormais de façon régulière sur les fibres, la teinte obtenue ayant alors les caractéristiques souhaitées d'un textile teint par épuise- ment du bain selon les méthodes classiques. Des résultats très voisins peuvent être obtenue avec d'autres matières fibreuses et d'autres colorants grâce & la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, que l'opération de vaporisage soit discontinue, par exemple en autoclave, ou bien continue à la suite des phases d'imprégnation et de séchage. REVENDICATIONS 1.- Procédé de production d'un ruban de fibres teint et stabilisé, sans torsion, dans lequel un assemblage de fibres sans torsion est imprégné d'un liquide contenant un agent chi nique apte à lier les fibres entre elles et un colorant, l'ex- cès de liquide étant ensuite exprimé par l'effet de la pression, et dans lequel les fibres subissent un serrage dans toutes les directions pour se condenser en un ruban compact, une élévation de la température provoquant ensuite la liaison entre elles des fibres individuelles de ce ruban compact et leur teinture, et le ruban étant séché, procédé caractérisé en ce qu'après son séchage, le ruban de fibres compact, portant une partie de colorant fixée et une autre partie non fixée, est vaporisé dans une atncsphère chaude contenant de la vapeur d'veau de sorte qu'à une température et une durée de séjour donnes, la partie de colorant non encore fixée, qui se trouvait concentrée localement et de Saçon discontinue, se répartisse sur les fibres, pratiquement en totalité, en recouvrant leur surface de façon régulière et continue, et est ainsi fixée. 2.- Ruban de fibres teint et stabilisé, sans torsion, composé de fibres individuelles sur lesquelles le colorant est distribué, à leur surface, pratiquement en totalité, régulière- ment et aans discontinuité et y est fixé, ledit ruban étant caractérisé en ce qu'il est produit selon le procédé de la re vendication 1. 3.- Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, comportant, d'une part, un dispositif d'im- prégnation du ruban de fibres pourvu dan agencement dtintroduction du liquide et de rouleaux d'exprimage et de condensatien du ruban, avec des plaques latérales de recouvrement et, d'autre part, un séchoir contenant une atmosphère gazeuse dessiccante, et dont l'orifice d'entrée par lequel le ruban y pénètre ne comporte pas d'organe d'étanchéité, installation caractérisée en ce quelle comporte, en aval du séchoir, un va poriseur traversé en continu par le ruban de fibres et conte nant une atmosphère chargée de vapeur eau, et en ce que le vaporiseur est pourri d'organes d'étanchéité à l'entrée comme à la sortie di ruban, de manière à laisser passer ce dernier, tout en interdisant l'échange de l'atmosphère chargée de vapeur d'eau avec l'air ambiant. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que'ltassemblage de fibres est vaporisé dais en passage en continu, après son séchage, 50- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le passage de l'assemblage de fibres est interrompu après le séchage, et le ruban de fibres est vaporisé, dans une phase opératoire séparée. 60- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le vaporisage est effectué lorsque le ruban de fibres se trouve à l'état détendu. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'atmosphère chargée de vapeur d'eau se compose de vapeur saturée 8.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé entre que, pendant le vaporisage, le ruban de fibres sans tension se rétrécit. 9.- Ruban de fibres selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il possède la stabilité voulue pour subir 10 étirage dans un système étireur. 10.- Ruban de fibres selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il possède la stabilité voulue pour subir une transformation directe en produit textile tridimensionnel. 11.- Ruban de fibres selon l'une des revendications 2 et 10, caractérise en ce qu'il présente la caractéristique d'un textile à forte wvoluminosité". 12.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le séchoir et le vaporiseur consistent chacun en une chambre contenant un panier récepteur tournant dont la superficie est animée d'un mouvement de translation longitudinal. 13.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le vaporiseur consiste en un dispositif de stockage en U, dans lequel s'accumule le ruban de fibres.