L'invention concerne les tables à dessiner sur console, réglables en inclinaison et en hauteur par rapport au sol, particulibrement un dispositif de blocage d'un plan de travail d'une table à dessiner, supporté par une colonne centrale coulissant dans un piétement comportant des moyens de guidage et reposant sur une plaque de base. Les tables à dessiner connues comportent, dans la majorité des cas, deux colonnes supportant le plan de travail, et, les moyens de blocage sont épaulés par un équilibrage, le plus souvent avec des ressorts prenant appui, d'une part sur le piétement, d'autre part reliés à la base de la colonne par un câble frappé sur une poulie fixée à bonne hauteur sur le piétement. Afin d'obtenir un effort sensiblement constant du ressort sur le câble, la poulie employée est du type escargot avec une gorge hélicoïdale. Dans les tables les plus modernes, le ou les ressorts sont remplacés par des vérins à gaz d'un type couramment utilisé pour les portes dites hayons des automobiles. Les inconvénients communs aux réalisations existantes consistent dans le fait que les dispositifs de blocage ne sont pas commandés par un dispositif de sécurité agissant instantanément en cas de rupture du câble d'équilibrage. Le but de l'invention consiste à mettre en place, dans la ou les colonnes supportant le plan de travail, des moyens de blocage permettant le réglage en hauteur de celui-ci, suffisamment simples et efficaces pour être mis en oeuvre instantanément par un dispositif de sécurité dont l'action est commandée par la rupture du ou des câbles d'équilibrage. A cette fin, le dispositif de blocage selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il est constitué d'au moins deux patins de frein, diamétralement opposés par rapport à l'axe géométrique de la colonne coulissante, contre la surface intérieure de laquelle ils sont constamment appuyés par des moyens mécaniques, et par le fait que les moyens de commande desdits patins agissent par suppression temporaire de l'action desdits moyens mécaniques. Les principaux avantages apportés par un tel dispositif résident dans le fait que, les freins étant constamment bloqués, il est nécessaire de les débloquer temporairement pour régler la hauteur du plan de travail, et que si, pendant la courte période de ce réglage, le câble d'un dispositif d'équilibrage vient à se rompre, l'action d'un dispositif de sécurité palpant ledit câble en permanence, consistera à rétablir immédiatement le blocage normal des freins. D'autres avantages ressortiront de la description faite à titre d'exemple d'une forme de réalisation, préférentielle mais non limitative, et du dessin dans lequel La figure 1 est un schéma d'ensemble du dispositif de blocage, la figure 2 est une vue schématique des freins et des moyens mécaniques de blocage permanent, la figure 3 est une vue schématique d'un dispositif d'équilibrage par un vérin à gaz et d'un dispositif de sécurité qui lui est adjoint, la figure 4 est une variante de la figure 2, la figure 5 est une variante de la figure 3. Le dispositif selon l'invention, schématise sur la figure 1, s'adapte sur les tables à dessiner dont le plan de travail, réglable en hauteur, est supporté par une colonne 1 centrale, coulissant dans un piétement 2 muni de moyens de guidage 3. A l'intérieur de la colonne 1, un support 4 du dispositif de blocage prend appui sur la base 5 du piétement 2. Le dispositif de blocage est constitué par au moins deux patins de frein 6, diamétralement opposés, dont la surface de contact, revêtue d'une couche 6a de matière résistante et agrippante, est exactement complémentaire de la surface intérieure de la colonne 1. Les patins 6 sont maintenus dans un plan parallèle à la surface intérieure de la colonne 1 au moyen d'un trapèze isocèle déformable, dont les quatre coins sont constitués par des pivots 7,8,9,10 autour desquels pivotent des biellettes 11,12 de longueur égale. Les pivots 7 et 8 sont fixés sur le patin 6, dans un plan parallèle à la surface intérieure de la colonne 1. Le pivot 9 est fixé sur le support 4 dans un plan parallèle au précédent, ainsi que le pivot 10 lequel coulisse dans ledit plan de façon à rapprocher ou à eloigner le patin 6 de la surface de freinage par dé formation du trapèze isocèle. Le pivot 10 de chaque biellette 11 est fixe sur une pièce 13, concentrique au support 4 et coulissant à l'intérieur de celui-ci. Le déplacement longitudinal de la pièce 13, dans le support 4 est commandé par une tige 14 reliée à une pédale 15 extérieure au piétement 2. La figure 2 représente les patins 6 en position de blocage de la colonne 1. Le pivot 10, coulissant, est maintenu rapproché du pivot 9, fixe, par la traction qu'exerce sur lui un ressort 16 prenant appui sur le pivot 9. Le déblocage de la colonne 1 est assuré par une pression sur la pédale 15 qui, pivotant autour d'un point fixe 15a, fait coulisser la pièce 13 au moyen de la tige 14, en éloignant ladite pièce de la base 5. Le pivot 10 s'éloignant ainsi du pivot 9, écarte les patins 6 par les biellettes 11. Dès que cesse la pression exercée sur la pédale 15, la traction du ressort 16 rapproche le pivot 10 du pivot 9 en bloquant à nouveau la colonne 1. La figure 3 représente un dispositif d'équilibrage du poids du plan de travail et un dispositif de sécurité dudit équilibrage. La compensation du poids du plan de travail et de la colonne 1 qui le soutient est assurée par un vérin à gaz 17 prenant appui sur la base 5, muni à son extrémité opposée d'une poulie à gorge 18 dans laquelle passe un cible 19, attaché, d'un c8té A, à ladite base 5, de l'autre B, à l'extrémité de la colonne 1 opposée à celle qui porte le plan de travail. Le câble 19 supporte en conséquence tout le poids de la partie mobile de la table à dessiner. Un dispositif de sécurité agit instantanément sur le dispositif de blocage en cas de rupture du câble 19. Cette sécurité est constituée par un palpeur 20, placé sur le support 4, poussé contre le cible 19, sur lequel il prend appui à la manière d'un tendeur, par un ressort 21. Le corps du palpeur 20 est traversé par la tige 14 de déblocage qui y coulisse librement. En cas de rupture du câble, le palpeur 20, poussé par son ressort 21 entraine la tige 14 selon la flèche C, celle-ci s'échappe de son logement et libère la pièce coulissante 13. Les ressorts 16 rapprochent les pivots 10 des pivots 9 écartant ainsi les patins 6 qui bloquent la colonne 1 par action sur les biellettes 11. Les figures 4 et 5 représentent une variante d'exécution du dispositif de sécurité dans laquelle le palpeur 20' est articulé sur une charnière 22 fixee sur le support 4 du dispositif de blocage. Un ressort 21' prenant appui sur le support 4, à distance convenable de la charnière 22, exerce une certaine pression sur le palpeur 20', créant ainsi un moment de rotation autour de cette charnière. Le câble 19 s'opposant à ce moment, représsnté sur la figure 5 par la flèche B, en cas de rupture dudit câble, le palpeur 20' bascule autour de la charnière 22 et entraîne la tige 14 dans le sens indiqué par la flèche C, ce qui a pour effet de bloquer les freins 6 contre la colonne 1. Les avantages de cette variante du dispositif de sécurité résident dans le fait qu'il réagit instantanément à la rupture du câble car les frottements sont éliminés, son encombrement est réduit et le prix de revient de sa fabrication est particulLère- ment bas. REVENDICATIONS 1. Dispositif de blocage d'un plan de travail d'une table à dessiner supporté par une colonne centrale coulissant dans un piétement comportant des moyens de guidage et reposant sur une plaque de base, caractérisé par le fait qu'il est constitué d'au moins deux patins de frein, diamétralement opposés par rapport à l'axe géométrique de la colonne coulissante, contre la surface intérieure de laquelle ils sont constamment appuyés par des moyens mécaniques, et par le fait que les moyens de commande desdits patins agissent par suppression temporaire de l'action desdits moyens mécaniques. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est placé sur un support disposé à l'intérieur de la colonne et prenant appui sur la plaque de base du piétement. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les patins de frein sont supportés par au moins une biellette pivotant autour d'un point d'appui du support. 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que chaque patin est supporté par une seconde biellette (11) dont un des pivots d'articulation (10) coulisse selon un axe parallèle à celui de la colonne. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'un ressort (16) est accroché au pivot coulissant (10) et prend appui sur un pivot fixe (9) pour exercer une force de rapprochement entre les deux pivots. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le que le pivot coulissant est placé sur une pièce (13) mobile à l'intérieur du support (4). 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le déplacement de la pièce (13) est commandé par une pédale (15) agissant sur une tige t14) reliée à ladite pièce. 8. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'un vérin à gaz prend appui sur la plaque de base par une de ses extrémités, 11 extrémité opposée supportant une poulie dans laquelle passe un câble relié d'une part à la plaque de base et d'autre part à l'extrémité de la colonne opposée à celle qui supporte le plan de travail de façon à équilibrer le poids des parties mobiles de la table à dessiner. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'un palpeur (20) fixé sur le support (4) est appuyé contre le câble (19) par un ressort (21), ledit palpeur étant traversé par la tige (14) qui commande le déplacement de la pièce (13) supportant les pivots (10). 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'un palpeur (20') fixé sur le support (4) par une charnière (22) est maintenu au contact du câble (19) par un moment de rotation (B) engendré par un ressort (21') prenant appui sur le support (4) à une distance appropriée de la charnière (22).