L'invention se rapporte aux dispositifs antivols et d'alarme et, plus particulièrement à ceux qui coupent la liaison entre la batterie d'un véhicule et l'installation électrique de bord, y compris le relais du démarreur et déclenchent une alarme lorsqu'une personne non autorisée essaie de manoeuvrer le démarreur, d'ouvrir le coffre ou les portes du véhicule. Ces dispositifs, n'agissant pas sur la bobine d'allumage, s'appliquent aussi bien aux véhicules à moteur diésel qu'aux véhicules à moteurs ayant un dispositif d'allumage. On a imaginé, pour remplir la fonction de coupure de la batterie, diverses solutions, faisant par exemple appel à des relais. Ces dispositifs connus sont généralement relativement complexes et onéreux. L'invention se propose de réaliser un dispositif particulièrement simple, bon marché et fiable. Le dispositif suivant l'invention est principalement caractérisé en ce que la liaison entre la batterie et l'installation électrique de bord comporte un organe commutateur statique commandé ; des moyens, connectés à son électrode de commande, d'en provoquer l'allumage par la brève mise en service d'un contact ; et une liaison de court-circuit entre ses deux électrodes principales, comportant un contact associé. Suivant un mode d'exécution préféré, ledit organe commutateur est un thyristor et un organe de commande d'un relais d'alarme, connecté entre l'anode et la cathode du thyristor, à une résistance notablement supérieure à celle des organes de l'installation électrique de bord. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après. La figure unique du dessin annexé représente un mode d'exécution préféré du circuit antivol et d'alarme conforme à l'inveKtion. Ce circuit comprend un thyristor 1 en série entre la borne B de la batterie qui n'est pas à la masse et la borne d'alimentation I de l'installation électrique de bord (éclairage, relais du démarreur, etc.). La gâchette de ce thyristor est reliée à l'anode par une résistance 2 en série avec un interrupteur 3. La cathode est reliée à l'anode, d'une part, par un fil muni d'un interrupteur 4 et d'autre part, par un fil muni d'une bobine de relais 5, éventuellement en série avec une résistance 6. Un contact normalement ouvert 7, commandé per ce relais, relie la borne B à un dispositif d'alarme 8 avantageuSesent constitué par les phares et l'avertisseur sonore du véhicule. Une résistance 9 relie la cathode du thyristor à la masse afin de faciliter son amorçage. Les interrupteurs 3 et 4 sont ouverts en permanence et peuvent être fermés temporairement pendant un temps bref. Ils sont avantageusement constitués par un organe électronique ou par un ILS (contact commandé par un aimant) et commandés par l'introduction ou le retrait de la clé de contact, ou par tout autre moyen. Lorsque le véhicule est en service normal, le thyristor 1 est passant. A cet effet l'interrupteur 3 a été fermé pendant la durée d'une impulsion brève. La borne I est donc reliée à la batterie à travers le thyristor. Lorsque le conducteur veut quitter le véhicule, il provoque la fermeture temporaire du contact 4. Ceci a pour effet de court-circuiter le thyristor, donc de l'éteindre. La borne I cesse alors d'être alimentée, la résistance de la bobine 5, éventuellement augmentée de la valeur de la résistance 6, étant beaucoup plus élevée que celle des organes de l'installation branchée en I. On a donc réalisé la fonction d'antivol, puisque le relais du démarreur n'est pas excité. En outre, toute action qui se traduirait normalement par la mise en service de l'unes organes de l'installation électrique reliée à la borne I (ouverture du coffre ou des portes, manoeuvre du démarreur, etc) provoque l'appel d'un faible courant dans la bobine 5. Cet appel de courant est suffisant pour actionner le relais 7 et déclencher l'alarme. Pour remettre le véhicule en service normal, il suffit de remettre le thyristor en conduction en provoquant la fermeture du contact fugitif 3. La résistance 2 sert à limiter le courant. Ce montage est facile à réaliser et peu onéreux. Son fonctionnement est parfaitement fiable. I1 va de soi que diverses modifications pourront lui être apportées, sans s'écarter de l'esprit de l'invention. On pourrait, en particulier, envisager de remplacer le thyristor par d'autres composants électroniques remplissant la même fonction. On pourrait aussi obtenir l'alarme au moyen d'un relais statique ou de tout autre dispositif commandé par un organe d'impédance approprié, branché entre l'anode et la cathode du thyristor. REVENDICATIONS. 1. Dispositif antivol destiné à la coupure de la liaison entre la batterie d'un véhicule et l'installation électrique de bord, caractérisé en ce que ladite liaison comporte un organe commutateur statique commandé ; des moyens, connectes à son électrode de commande, d'en provoquer l'allumage par la brève mise .en service d'un-contact fugitif et des moyens de provoquer ltextinc- tion dudit organe commutateur statique commandé. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de provoquer ltextinction sont constitués par une liaison de court-circuit entre les deux électrodes principales de l'organe commutateur statique commandé, ladite liaison comportant un contact fugitif. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par un organe de commande d'un relais alarme, connecté aux bornes desdites électrodes principales et ayant une résistance notablement supérieure à celle des organes de ladite installation électrique. 4. Dispositif selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que ledit organe commutateur statique commandé est un thyristor.