L'invention a pour objet système de fixation démontable de doigts souples dans leurs supports, applicable en particulier aux tambours des machines à plumer les volailles, ainsi que les doigts, les supports, les tambours exécutés selon ce système. L'objet de l'invention se rapporte notamment au secteur technique des dispositifs d'assemblage en général, ainsi que du traitement des volailles après abattage. Dans certaines applications industrielles, on utilise des doigts ou tiges souples, généralement en caoutchouc, qui sont fixés à la périphérie ou dans des supports tournants ou autrement mobiles, afin de nettoyer, de décaper, d'arracher par contact et friction... C'est en particulier le cas des machines destinées à plumer les volailles ou autres animaux à plumer. Ces machines comportent principalement des alignements parallèles de tambours dont l'écartement est règlable, et sur lesquels sont fixés les doigts D je~40 n 'une manière courante, chacun des tambours alignés peut porter périphériquement en saillies 18 doigts souples et une machine peut présenter jusqu'à environ 500 doigts. Il faut remplacer ces doigts d'une manière assez fréquente selon l'utilisation de la machine et les animaux plumés. On a illustré aux figures 1 et 2 des dessins annexés, en particulier à la figure 1 qui est une demi-vue en coupe de tambours A alignés, le mode de montage et d'assemblage des doigts B sur les dits tambours, qui est généralement utilisé ; les tambours sont constitués le plus souvent en trois parties comme représenté, à savoir : deux demi-tambuurs symétriques G1 - A2) entre lesquels est fixée une couronne dentée (A3'. Les trois éléments sont assemblés par exemple au moyen deboubnStR)comme illustré.Les demitambours (Ai - A2) sont évides latéralement en formant une chambre (A4) et une cloison périphérique mince .(A5), Les cloisons (A5), comme on le voit bien dans la vue en plan partielle de la figure 2, présentent des trous (A6) qui ne sont généralement pas alignés circulairement, mais formés avec des décalages calculés dans la largeur des cloisons. Ces trous correspondent à des gorges circulaires (Bi) formées par les doigts, entre une base (B2) qui a une forme carrée par exemple, et une portée conique progressive (B3) qui s' étend entre la partie cannelée active (B4) et la gorge (B1), en formant la dite gorge.On comprend que, selon cette construction, les doigts (B) doivent être introduits par leurs parties cannelées (B4) dans les trous (A6) par l'intérieur des tambours, c'est-à-dire par les chambres (A4). Pour cela, on doit former dans les cloi- sons (A5) et en bordure, de larges ouvertures de passage (A7) qui permettent d'engager les doigts (B) dans les chambres (A4) et les parties cannelées (B4) dans les trous (A6), de façon à tirer fortement les doigts par l'extérieur des tambours jusqu'à ce que les portées coniques (B3) traversent d'une manière forcée les trous (A6), et jusqu'à l'adaptation des gorges (B1) dans les trous (A6). Cette construction et ce mode d'assemblage présentent de trés sérieux inconvénients parce que les gorges (B1) des doigts sont des parties faibles fréquemment àl1origine de ruptures lors du montage qui implique des efferts de traction et d'engagement relativement élevés. Le remplacement des doigts qui nécessite un engagement par l'intérieur des tambours ou supports, est particuliére- ment malaisé et relativement long, avec des iYobilisations correspondantes des machines.Les ouvertures de passage (A7) dans les cloisons périphériques des tambours, laissent pénétrer facilement, dans les chambres intérieures, des plumes, du sang, des déchets animaux divers de l'eau... Il en résulte une accumulation de dd- chets qu'il est difficile de nettoyer et qo'on pe peut jamais nettoyer complètement, ce qui appelle de sérieuses réserves notamment au plan sanitaire, et ne correspond pas aux efforts qui sont fait actuellenrnt à cet égard dans les installations industrielles de préparation des volailles.D'autre part, ces déchets mélangés b l' eau ont un effet acide et ils provoquent la corrosion et la destruction des tambours (en particulier des cloisons minces (A5) ) qu'il faut changer, ce qui est coûteux et immobilise les machines. Le système de fixation qui fait l'objet de l'invention, élimine efficacement ces inconvénients, et il est caractérisé en ce que, d'une part, les doigts souples présentent directement, à leur base fixation, une portée de retenue et d'assemblage et une portée cylindrique suivie d'une partie de raccordement avec 1o longueur avec SüppressTn de fa so-rse sl active cannelée ou autrement agencée pour leur fonction,/tanais que, d'autre part, le support présente des chambres à fond fermé, correspondant aux portées de retenue et d'assemblage d la base des doigts, la partie supérieure des dites chambres présentant un alésage fileté de plus grand diamètre pour recevoir des écrous eux-mêes alésés afin d'être engagés autour des portées cylindriques à la base des doigts. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la description qui suit. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter, dans les dessins annexés La figure 1 est une demi-vue en coupe illustrant trois tambours alignés sur le même arbre d'une machine à plumer les volailles, selon une réalisation connue. La figure 2 est une vue en plan partielle considérée suivant la flèche F de la figure 1. La figure 3 est une vue de face illustrant séparément les éléments composant le système d'assemblage et de fixation selon 1' invention La figure 4 est une vue semblable montrant les trois éléments assemblés. La figure 5 est une vue en perspective illustrant un tambour selon l'invention équipé des doigts selon les figures 3 et 4. La figure 6 est une vue en coupe montrant trois tambours équipés selon l'invention, alignés sur le même arbre d'une machine à plumer les volailles. La figure 7 est une vue en coupe partielle montrant une variante d'implantation des doigts sur le tambour. La figure 8 est une vue en perspective illustrant une clé de pontage et de démontage des doigts selon l'invention. La figure 9 est une vue en coupe partielle montrant la clé selon figure 8, en place sur un doigt à démonter. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant sous des formes non limitatives de réalisation illustrées aux figures 3 à 9 des dessins. On voit à la figure 3, le système selon l'invention, comprenant essentiellement : un doigt souple (1), un support de doigt (2) et un écrou de fixation (3). Le doigt souple (1), wnéralement en caoutchouc, présente successivement une portée (la) de retenue et d'assemblage, de diamètre (d1) et de hauteur (hl), suivie d'une portée cylindrique (ib) de diamètre (d2) inférieur au diamètre (di), et d'une portée conique (lc) de raccordement avec la partie active (ld) cannelée par exemple (ou rormant des boudins) et de diamètre extérieur (d3) égal ou inférieur au diamètre (d2) de la portée (lob). Le doigt (i) présente encore un orifice axial conique (le) engendré au moulage. Le support (2) présente une chambre (2a) à fond fermé et de préférence plat, de diamètre (d4) légèrement supérieur au diamètre (dol) du doigt. La chambre (2a) s'étend sur une profondeur (pl) supérieure à la hauteur (hl) de la portée (la) du doigt et est taraudée en (2b) sur une profondeur (p2), pour recevoir l'écrou (3) de hauteur (h2) un peu inférieure à la profondeur (p2) et qui est alésé en (3a) à un diamètre (d5) égal ou légèrement supérieur au diamètre (d2) du doigt. Comme on le voit bien à la figure 4, le montage du doigt sur le support s'opère commodément de la manière suivante La portée (la) du doigt est placée au fond de la chambre (2a) du support et l'écrou (3) est engagé sur la portée (lob) du doigt puis vissé dans le trou taraudé (2b) du support, jusqu'à ce qu'il soit en affleurement de la surface (2c) du dit support. A cet instant, la portée (la) du doigt est fortement comprimée élastique ment entre la face inférieure de l'écrou et le fond de la chambre (2a) , du fait que la hauteur (h3) séparant ces deux faces est nettement inférieure à la hauteur (hl) de la portée (la) du doigt. L'écrasement élastique de cette portée constitue naturellement un frein d'écrou empêchant le dévissage inopiné de celui-ci. Le vissage et le dévissage de l'écrou (3) s'opère par une clé (4) constituée par un tube (4a) de longueur au moins égale à la longueur du doigt et de diamètre intérieur (d6) légèrement supérieur au diamètre (d2) du doigt (figure 8). A une extrémité, la clé pré sente un moyen de manoeuvre (4c) et à l'extrémité engagée autour du doigt, la clé présente des empreintes (4b) en creux ou en relief, destinées à coopérer avec lès empreintes complémentaires (3b) de 1' écrou (figure 9. Ces empreintes peuvent être des encoches et des tenons ou des doigts et des trous diamétralement opposés, ou encore d'autres moyens équivalents. A noter que l'écrou (3) peut être en tout maté riau tel que métal, matière plastique... Dans l'application particulièrement visée, quoique non limi tative, le système de fixation ainsi réalisé est utilisé, comme on l'a vu plus haut, dans les tambours des machines à plumer les vo lailles. A cet effet, comme illustré aux figures 5 et 6, chaque tambour (5) selon l'invention, réalisé de préférence par moulage, présente sur son enveloppe périphérique (Sa) une pluralité de chambres (5b) -taraudées pour recevoir des doigts (1) par l'intermédiaire des écrous (3). D'un manière connue, les implantations des doigts sont Irégulièrement réparties sur la circonférence en deux lignes latéra les en quinconce. Sur la partie centrale du tambour est formée, de préférence d'une seule pièce, une denture (Sc) destinée à 1' entraînement de chaque tambour. Un moyeu en une ou deux parties (5d) présente un orifice axial (5e) avec chamtrages d'extrémité (5f) pour le montage serré de bagues de roulement épaulées (6) portées par un xbre (7). Entre le moyeu et l'enveloppe périphérique, des joues latérales pleines (5g) ferment les côtés du tambour qui ne présente plus de cavités dans lesquelles peuvent pénétrer les déchets d'animaux, l'eau ou autres éléments destructeurs. A noter que, à cet effet, le contact entre chaque tambour s' opère par les épaulements des bagues (6) ; l'espace minime entre chaque joue ne permettant pas d'accumuler des salissures du fait de la force centrifuge. Comme on l'a illustré à la figure 7 on peut laisser l'enveloppe "''4lrclue (Sa) du tambour, brute de moulage, c'est-à-dire avec ses deux conicités inversées par rapport au plan de joint cet-?l, et réaliser les implantations de doigts sur cette périphérie conique. Ainsi, les doigts seront inclinés vers l'extérieur ce qui permet d'éviter leur coincement éventuel dans les dents centrales d'entraînement (5c) lorsque les doigts largement fléchis au contact de la volaille, reviennent élastiquement el-. position. Les avantages ressortent bien de la description, on souligne notamment - Le remplacement rapide et aisé des doigts détériorés, sens immobilisation importante de la machine. - L'assemblage sûr et solide, sans risque de cisaillement sur une portée faible, comme cela était le cas avec les doigts à gorge de clipsage dans le tambour. - La disposition rationnelle des doigts sur le tambour, en particulier avec l'implantation inclinée de manière inverse. - Les conditions d'hygiène grandement améliorées, du fait que les tambours ne présentent plus de cavités accessibles aux déchets. - La longévité des tambours fermés qui restent propres. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d' application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus sécialement été indiquées ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS -1- Système de fixation démontable/de doigts souples dans leurs supports, applicable en particulier aux tambours des machines à plumer les volailles, ainsi que les doigts, les supports, les tam- bours exécutés selon ce système qui est caractérisé en ce que, d' une part, les doigts souples (1) P E tne portu cy nirA ue %i ) une~porirec cylmangue de fixation, une portée de retenue et d'assemblage (1a)#suivie (1b) une partie (tic) de raccordement avec une longueur active (id) cen- nelée ou autrement agencée pour leur fonction, tandis que, d'autre part, les supports (2) présentent des chambres (2a) à fond fermé, correspondant en section aux portées de retenue et d'assemblage (1a) à la base des doigts (1), la partie supérieure (2b) des dites cham- bres présentant un alésage fileté de plus grand diamètre pour recevoir des écrous (3) eux-mêmes alésés afin d'être engagés autour de la portée cylindrique (1b) des doigts. -2- Doigts souples (1) selon le système de fixation de la revendicaution 1, caractérises en ce qu'ils présentent à une extrémité, une portée (1a) cylindrique de préférence, de retenue et d'assemblage dans les supports, une portée cylindrique de plus petit diamètre (lb) pour l'engagement des écrous (3), une partie conique (ic) de raccordement avec la longueur active (id) des doigts. -3- Supports outambours (2) selon le système de fixation de la revendication 1, caractérisésen ce qu'ils présentent des chambres (2a) à fond fermé correspondant en section aux portées de retenue et d'assemblage (1a) des doigts, et dont la partie supérieure (2b) de plus grand diamètre est taraudée pour recevoir les écrous (3). -4- Système de fixation suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la hauteur (hi) de la portée (la) des doigts est très supérieure à la hauteur (h3) constituée entre le fond des chambres (2a) du support et la face inférieure des écrous (3), an position serrée des doigts sur les supports, de manière à obtenir un écrasement élastique de la portée (la) empêchant le desserrage inopiné des doigts. -5- Tambour (S) de machine à plumer les volailles équipé du système de fixation des doigts selon la revendication 12 caractérisé en ce qu'il est de type fermé, c'est-à-dire dont l'enveloppe péri phérique (5a) sur laquelle sont réparties ré ulièrement et an alignement ou de manière décalée, les multiples chambres (5b) d' implantation des doigts (1), est reliée au moyeu (5d) de montage sir l'arbre moteur (7) par l'intermédiaire des bagues de roulement (6), par l'intermédiaire de joues latérales pleines (su). -6- Tambour (5) suivant les revendications 1 et 5 ensemble, caractérisé en ce qu'il est réalisé de préférence par moulage, et forme directement une couronne dentée centrale (5c) d'entrainement en rotation ; les chambres (5b) d'implantation des doigts (1) étant exécutées de part et d'autre de la couronne sur au moins une ligne. -7- Tambour (5) suivant les revendications 1 5 et 6 ensemble, ca caractérisé en ce que l'enveloppe périphérique (5a) est conservée brute de moulage, c'est-à-dire avec des conicités inverses par rapport à la couronne dentée (5c), de manière à ce que les doigts souples (1) soient inclinées vers l'extérieur de chaque tambour, ce qui évite leur coincement éventuel par élasticité en retour, dans les dentures. -Q- Système de fixation suivant la revendication I, caractérisé en ce que à la fin du vissage, les écrous (3) affleurent sur la face périphérique (Sa) du tambour (5) ou sur la face (2c) du support (2). -9- Système de fixation suivant la revendication 1 caractérisé en ce que les écrous (3) présentent sur leur face extérieure lorsqu' ils sont vissés dans leur support (2), des empreintes en creux ou en relief (3b) destinées à coopérer avec des empreintes complémentaires (4b) formées à l'extrémité d'une clé tubulaire (4) engagée autour des doigts et équipée d'un organe de manoeuvre (4c), en vue du vissage ou du dévissage des écrous.