Pour la plongée sous-marine notamment, ou encore pour la pratique de la planche à voile, on a déjà réalisé des combinaisons ou vêtements en caoutchouc cellulaire étan- che ou en mousse souple à cellules fermées du type Néoprène ou dérivés similaires ou équivalents, qui ont pour avantage à la fois une certaine flottabilité et un effet isotherme qui protège l'utilisateur contre le refroidissement. La plupart des gilets de sauvetage actuellement en usage assurent une grande flottabilité, mais ne sont pas isothermes. L'idée de réaliser des gilets de sauvetage à la manière de combinaisons de plongées se heurte à un certain nombre de difficultés parmi lesquelles on citera les suivantes: Le caractère relativement étanche de la combinai- son de plongée conduit à la formation de poches d'air au moment de ltimmersions ces poches d'air se regroupant der- rière la tête et tendant à placer l'utilisateur sur le ventre, la face immergée. On conçoit qu'une telle éventua- lité doit être absolument écartée dans le cas d'un gilet de sauvetage. La combinaison de plongée pour être efficace sur le plan de l'isothermie, doit s'adapter au corps. Elle est de ce fait difficile à enfiler. Or, un gilet de sauvetage doit pouvoir être endossé rapidement et souvent dans des conditions d'affolement incompatibles avec la moindre dif- ficulté. La combinaison de plongée ne résout pas le problème d'obtenir un surcroit de flottabilité et de protection contre le refroidissement au niveau de la nuque. La présente invention a pour objet un gilet de sau- vetage résolvant ces différents problèmes. Le gilet de sauvetage selon l'invention est carac- térisé en ce qu'il a la forme d'une tunique courte, à man- ches courtes, réalisées en mousse plastique souple à cellules fermées, cette tunique étant fendue jusqu'au bas sur les deux côtés, lesdites fentes étant munies de moyens de fer- meture rapide, cette tunique étant munie de au moins un flotteur ventral fixé à distance de plusieurs centimètres par des moyens de fixation souple et comportant une cagoule enserrant la tête, laquelle est munie d'un flotteur placé au niveau de la nuque. L'invention vise également les dispositions préfé- réntielles ci-après: JO) Les manches sont elles-mêmes munies de fentes par- tant du dessus de l'épaule et allant jusqu'à l'extrémité des manches. 20) Les fentes sont munies intérieurement de jupes ou soufflets et/ou extérieurement de jupes ou rabats se fixant par simple contact au moyen de fermetures par tissus à bouclettes. ) Les fermetures à glissières sont montées sur des bandes de tissus élastiques rattachées à la tunique. ) A l'intérieur de la cagoule et dans la zone de le nuque est fixée une couche de coton cardé d'épaisseur de l'ordre de 2 à 5 cm. ) Le flotteur de nuque a la forme d'un fer à cheval entourant la cagoule et rattaché au col de cette dernière par une liaison souple à une distance de plusieurs centi- mètres dudit col. ) Les flotteurs ventraux sont fixés sur la tunique à distance plus grande dans leur partie inférieure que dans leur partie supérieure. ) Une sangle sous-cutale à attache rapide est prévue à la partie inférieure de la tunique. L'invention est illustrée par le dessin annexé sur lequel: La figure 1 est un croquis schématique d'un exemple de réalisation du gilet selon l'invention; La figure 2 illustre en coupe horizontale certains détails de réalisation; La figure 3 illustre schématiquement la constitution de la cagoule en coupe substantiellement horizontale; La figure 4 illustre en vue latérale un flotteur ventral et son montage. En se reportant à la figure 1, on voit que le gilet de sauvetage de l'invention est fait d'une tunique courte 1, à manches courtes 2 et 3, réalisée en caoutchouc cellu- laire étanche (du type feuille de Néoprène ou similaires d'une épaisseur de l'ordre du centimètre), cette tunique comportant une fente latérale 4 sur chaque c8té, s'étendant depuis le dessous des aisselles jusqu'en bas de la tunique les fentes 4 sont munies de moyen de fermetures rapides-5 du type fermeture à glissière; la tunique 1 est en outre munie de flotteurs ventraux 6 fixés à distance de plusieurs centi- mètres par des moyens de fixation souple 7; elle comporte enfin une cagoule 8 enserrant la tête, laquelle cagoule est munie deun flotteur 9 placé au niveau de la nuque. Par tunique courte il faut entendre une tunique couvrant le ventre et l'aine ainsi que la naissance des cuisses, mais non les jambes, les genoux ou la partie infé- rieure des cuisses. Par manches courtes, il faut entendre des manches couvrant les épaules et les aisselles, mais s'arrêtant au- dessus du coude. Une telle tunique est facile et rapide à enfiler du fait qu'elle ne couvre ni les jambes, ni les bras et grâce aux fentes 4 -comme elle n'a pas à être fermée par une fer- meture allant de la cagoule au bas de la tunique- elle couvre le corps automatiquement sans risque dé difficulté de manoeu- vre due à une fermeture dont l'utilisateur ne parvient pas à associer les extrémités initiales, par exemple du fait de la panique. Les fermetures 5 -sont en effet enclenchées dès le départ et il suffit de les abaisser pour serrer la tunique sans avoir à enclencher leurs extrémités initiales. Les flotteurs 6bétant montés à distance du corps par-les liens souples 7, si leutilisateur vient à se trou- ver sur le ventre, dans l'eau, ils prennent aussitôt une po- sition latérale qui entraîne automatiquement le retournement de leutilisateur sur le dos. Toute éventuelle poche deair qui resterait logée dans la tunique au niveau de la nuque s0éohappe alors par louverture de la cagoule. Celle-ci est d'une seule pièce avec la tunique et pourvue d9un flotteur 9 qui assure le maintien de la tête hors de l'eau. Conformément aux dispositions préférentielles de l'invention: a) Le flotteur 9 a la forme d'un fer à cheval et est monté, lui aussi, à distance de la cagoule, rattaché au col de cette dernière, par le moyen de la liaison souple 10. De cette façon, il tend à prendre une position sous la tête qui relève cette dernière. La distance, ou largeur de la liaison 10, sera de préférence de l'ordre de 4 à 5 cm. b) Les flotteurs 6 sont fixés sur la tunique 1 à distan- ce plus grande dans la partie inférieure que dans la partie. supérieure. De préférence, cette distance sera de l'ordre de 2 cm pour la partie supérieure, pour 8 à 10 cm à la partie inférieure (figure 4). Cette disposition a pour effet de placer le corps dans l'eau, en position inclinée, les jambes plus basses que la tête. c) Les manches 2 sont munies de fentes 11 munies de fer- meture à glissières 12. Cette disposition facilite l'enfilage du gilet tout en permettant une bonne adaptation des manches aux bras. C'est en effet un des avantages du gilet de l'inven- tion d'assurer une protection isotherme sous les bras, les aisselles constituant un point faible en ce qui concerne le refroidissement. Pour obtenir cet avantage sans fermeture centrale, il faut cependant que le gilet soit facile à enfi- ler. Le jeu des fentes 5 et il y pourvoit, et le gilet est en- filé très facilement, les aisselles restant protégées même si l'utilisateur ne réalise qu'imparfaitement la fermeture des fentes il et 4 par les fermetures 5 et 12. d) Les fentes 4 et il sont complétées par tout ou partie des dispositions illustrées figure 2 savoir, une jupe interne ou encore un soufflet 13 et une jupe externe 14 qui se rabat sur la tunique et se fixe sur celle-ci par simple contact, au moyen de bandes dé tissu à crochets ou fermetures à bouclettes 15. e) Les fermetures à glissières 5 et 12 ne sont pas mon- tées directement sur la tunique 1, mais par l'intermédiaire de bandes de tissu élastique 16. Ceci permet une meilleure adaptation et un meilleur serrage de la tunique 1 sur le corps de l'utilisateur sans que soit nécessaire de multiplier trop les tailles des gilets de sauvetage. f) A lintérieur de la cagoule 8, dans la zone de la nu- que est fixée une épaisseur de coton cardé 17. Ceci peut être obtenu en fixant du coton cardé sur un tissu 18 qui est fixé dans la cagoule 8 (figure 3). Le coton cardé à la propriété deêtre hydrofuge et il assure un isolement thermique particulièrement efficace de la nuque, c'est-à-dire du bulbe rachidien, ce qui constitue une mesure de survie essentielle. L'épaisseur de la couche de coton cardé sera de l'ordre de 2 à 5 cm. g) Le gilet est complété par une sangle sous-cutale 19, qui de préférence se fixe par son extrémité avant sur le ventre de la tunique au moyen d'une fermeture 20, 21 en tissu à bouclettes, tandis que l'extrémité arrière est fixée au dos de la tunique. h) Une sangle 22 munie d'une fermeture à enclenchement automatique 23 du type de celles utilisées sur les sièges d'avion ou les ceintures de sécurité d'automobile, vient complé- ter le gilet en partie basse et permettre son serrage au ni- veau des hanches. On notera que, de préférence, la mise en place de la sangle sous-cutale 19 est indépendante de la sangle 22 de façon que cette mise en place ne dépende pas de la bonne manoeuvre de la fermeture 23. i) Les flotteurs 6 sont réalisés en plusieurs pièces (figure 4) afin de mieux épouser la courbe du corps. Les flotteurs 6 pourront, par exemple, être des masses de mousse plastique rigide ou non à cellules fermées enfermées dans des enveloppes de tissu assurant les liaisons souples 7 et 10. Tout autre matériau ou volume de faible densité, cellulaire ou non, peut-servir à la constitution des flotteurs. De plus, la partie supérieure des flotteurs 6 est de section plus faible que leur partie inférieure, ce qui leur donne une réserve de flottabilité plus grande en bas qu'en haut. Le même résultat pourrait être atteint en uti- lisant des matériaux de moindre densité dans la partie basse des flotteurs que dans leur partie haute. Le gilet de sauvetage, selon l'invention, sera de préférence muni de dispositions annexes, telles que poches contenant sifflet, glace etc. et notamment le dispositif de repérage à réflecteur radar décrit dans la demande de bre- vet française no 79.28433 déposée le 19 novembre 1979, au nom du demandeur. Dans l'exemple de la figure 4, on a logé la bouteille de gaz léger de ce dernier dispositif dans l'un des flotteurs. ventraux. Le matériau constitutif de la tunique pourra varier avec les découvertes de la technologie. Le caoutchouc cellu- laire étanche, type Néoprène, convient parfaitement; d'autres produits souples cellulaires, par exemple, certaines mousses plastiques peuvent lui être substituées. L'invention n'est pas limité au choix des matériaux constitutifs. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Gilet de sauvetage isotherme, caractérisé en ce qu'il a la forme d'une tunique courte (l) à manches courtes (2, 3), réalisée en caoutchouc cellulaire étanche ou en mousse plastique souple à cellules fermées, du type Néoprène ou similaires, cette tunique étant fendue jusquOau bas sur les deux c8tés, lesdites fentes (4) étant munies de moyens (5) de fermeture rapide, cette tunique étant munie d'au moins un flotteur ventral (6) fixé à distance de plusieurs centimètres par des moyens de fixation souple (7) et comportant une cagoule (8) entourant la tête, laquelle est munie d'un flotteur (9) placé au niveau de la nuque. 2.- Gilet selon la revendication 1, caractérisé en ce que les manches sont elles-mêmes munies de fentes partant du dessus de l'épaule et allant jusqu'à l'extrémité des manches. 3,= Gilet selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les fentes sont munies intérieurement de jupes ou soufflets et/ou extérieurement de jupes ou rabats se fixant par simple contact au moyen de fer- metures par tissus à bouclettes - les fermetures à glissières sont montées sur des bandes de tissus élastiques rattachées à la tunique. 4.- Gilet selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'à l'intérieur de la cagoule et dans la zone de la nuque est fiaée une couche de coton cardé d'épaisseur de l'ordre de 2 à 5 cm0 ,- Gilet selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le flotteur de nuque a la forme d'un fer à cheval entourant la cagoule et rattaché au col de cette dernière par une liaison souple à une distance de plusieurs centimètres dudit col. 6.- Gilet selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les flotteurs ventraux sont fixés sur la tunique à distance plus grande dans leur partie inférieure que dans leur partie supérieure. 7,- Gilet selon 1'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la distance de liaison des flotteurs ventraux à la tunique est de l'ordre de 2 cm en partie haute et de 8 à 10 cm en partie basse. 8.- Gilet selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qutil comporte en partie infé- rieure une sangle sous-cutale qui se fixe par son extrémité antérieure sur le ventre de la tunique au moyen d'une ferme- ture 20, 21 en tissus à bouclettes, tandis que l'extrémité arrière est fixée au dos de la tunique. 9.- Gilet selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une sangle 22, munie d'une fermeture à enclenchement automatique 23 du type de celles utilisées sur les sièges d'avion ou les ceintures de sécurité d'automobile, qui complète le gilet en partie basse et permet son serrage au niveau des hanches. 10.- Gilet selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les flotteurs ventraux sont réalisés en plusieurs pièces. 11.- Gilet selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les flotteurs ventraux sont d'une flottabilité plus grande dans leur partie inférieure que dans leur partie supérieure.