L'invention a pour but de réaliser, sur un support tel qu'une croûte" de peau, un revêtement superficiel ayant les caractères de fine rugosité, de transparence et de brillance propres à la peau naturelle traitée à l'aniline. Elle a pour objet un procédé discontinu, utilisant, comme poinçon d'estampage, une matrice montée sur un panneau déplaçable le long d'un circuit, procédé caractérisé par une succession de phases de pression du panneau sur la matrice consistant à appliquer une première couche de matière apte à former, après séchage un film de polyuréthane transparent coloré, puis une seconde couche de matière, comprenant un pigment, apte à former, après séchage, un film de polyuréthane, coloré, pigmenté, non transparent, faire adhérer cette seconde couche sur le support, traiter au four et finalement détacher du poinçon d'estampage, l'article ainsi formé. L'invention s'étend également aux articles produits par ce procédé. Dans ce domaine du façonnage des peaux, il serait assez avantageux de pouvoir utiliser pour la fabrication d'articles manufacturés, même des sous produits de l'affinage de peau naturelle, en premier lieu la croûte", qui sont par eux-mêmes privés de valeur marchande. L'aspect d'une peau naturelle affinée à l'aniline est caractérisé principalement par la fine rugosité, et la teinte luisante et transparente, caractéristiques dont est évidemment totalement privée une croûte" de peau. La présente invention a pour but de produire, à partir de sous-produits dépourvus du prestige de la peau, tels que la croûte ou autres supports de ce genre, des articles qui se présentent cependant avec des caractéristiques esthétiques assez semblables et comparables avec celles de la véritable peau naturelle affinée à pleine fleur avec effet produit par l'aniline. Dans ce but, l'invention propose de former sur un support, tel qu'une croûte de peau, un revêtement superficiel ayant des caractéristiques de rugosité, de transparence et de brillance propres à celles de la peau naturelle affinée à l'aniline et non pigmentée, et cela par un procédé de traitement en discontinu, utilisant, comme poinçon d'estampage, une matrice montée sur un panneau transformable, procédé caractérisé par les phases successives d'étendre par pulvérisation sur la matrice une première couche de matière apte à former, après séchage, un film de polyuréthane, transparent, coloré, ensuite une seconde couche de matière comprenant un pigment, apte à former, après séchage, un film de polyuréthane, pigmenté, non transparent, faire adhérer cette seconde couche au support, puis trtiter au four, et finalement détacherdu poinçon d'estampage. l'article manufacturé ainsi formé. La description ci-après se rapporte à un exemple de réalisation pratique non limitatif, du procédé de l'invention, avec référence aux dessins annexés - la figure 1 est une représentation schématique par blocs d'une installation pour l'application du procédé de l'invention. - la figure 2 est une vue en élévation et en coupe d'un poinçon d'estampage, et d'un article manufacturé formé par celui-ci. - la figure 3 montre la phase de détachement de l'article du poinçon. L'installation représentée dans la figure 1 consiste en un ensemble automatique compact comprenant essentiellement une cabine de pulvérisation indiquée par la ligne de pourtour en traits-points 15, et un four constitué par un tunnel de séchage 25, occupant inférieurement la totalité de la longueur de l'appareillage de l'installation. L'installation est traversée intérieurement par un circuit 11 à cycle fermé, destiné à être périodiquement parcouru par au moins un poinçon d'estampage mobile 17,- comprenant un panneau 10 pourvu d'une matrice de formage 14 (figure 2). Le panneau, pour effectuer ce parcours, est relié à un système de traction qui provoque une translation continue le long du circuit 11. Ce système comprend essentiellement un organe de traction, par exemple une chaîne ou courroie transporteuse schématiquement indiquée en 13, actionnée par un moteur. Le panneau 10 est pourvu latéralement de dents 12 qui engrènent avec l'organe de traction. Sur le panneau est montée une matrice 14 négative en caoutchouc siliconé dont la face supérieure a été formée, par estampage, avec une rugosité assez fine, déterminée par une série de petites cavités réparties avec une certaine uniformité. Le poinçon d'estampage 17 dont la position initiale de repos est en 9, sur le parcours 9, sous l'action du système de traction, commence un déplacement le long du tracé, et il pénètre dans la cabine de pulvérisation correspondante dans trois groupes de pulvérisation successifs espacés munis de pistolets. Dans le premier groupe, indiqué en 16, est disposée sur la matrice une couche mince de finition préalable, ou couche barrière, constituée en un produit réalisateur de film, ayant pour fonction de protéger la matrice et de faciliter la séparation de l'article fini de l'organe d'estampage à la fin du cycle. Au cours de la suite du parcours sous l'action du dispositif de traction, le panneau parvient au second groupe de pulvérisation 18 dans lequel est projetée une première couche de solution d'un mélange réactif apte à former un film plastique transparent coloré sur l'organe d'estampage. Il s'agit plus particulièrement d'une solution, dans un solvant volatil tel que le toluène ou le méthyl-éthylcétone, de composés aptes à former,par réaction, une liaison entre polyuréthane (dénommé pré-polymère > , un catalyseur de polymérisation avec présence également d'un colorant d'aniline. Un tel mélange convient pour former, après polymérisation et séchage, un film 19 de polyuréthane, coloré, mais transparent, d'une épaisseur moyenne d'environ un dixième de millimètre. La pulvérisation de cette première couche est réalisée en éventail, avec un soufflage d'air important avec organes de dispersion. A la sortie du groupe de pulvérisation 18, le panneau poursuit son déplacement le long du parcours 11 et il pénètre dans un groupe de pulvérisation finale 20. La vitesse de progression du panneau le long du parcours est de préférence réglée de telle sorte qu'il parvienne au groupe 20 lorsque le film 19, formé de la couche pulvérisée en 18, n'est pas encore complètement polymérisé et consolidé dans sa forme. Le groupe de pulvérisation 20, toujours avec un pistolet alimenté avec de ldr, projette en éventail une seconde de couche d'une solution, dans un solvant volatil, d'un mélange réactif apte à former un film 21 plastique, coloré, pigmenté et non transparent qui adhère au premier film 19 qui le supporte. Un tel mélange comprend essentiellement le même prépolymère d'uréthane, avec catalyseur de polymérisation, employé pour former le film 19, mais qui, dans ce cas, contient également un colorant d'aniline, et un pigment qui confère au film 21, la caractéristique de non transparence. Le film 21possède également une épaisseur d'environ un dixième de millimètre. Poursuivant sa course, le panneau sort des groupes de pulvérisation 15, et, avant séchage complet de la couche déposée en 20, il parvient à l'étape de traitement 22 dans laquelle on fait adhérer au film 21, non encore consolidé, une croûte de peau 23 (figure 2). Dans l'exemple -représenté, l'adhérence de la croûte est réalisée manuellement par enduction de colle. A une distance variable de cette étape 22, le panneau poursuivant sa course, passe en 24 sous un cylindre en caoutchouc qui exerce sur la croûte 23 une légère pression qui rend stable et uniforme l'adhérence des films à cette croûte. Poursuivant son parcours sous l'action du système de traction mécanique, le panneau pénètre dans le tunnel de séchage 25. Sous l'action de la chaleur, se produit le séchage définitif et la consolidation des films de polyuréthane, complétant la fabrication de l'article. A la sortie du tunnel de séchage, le panneau et l'article manufacturé fini se présentent comme représenté dans la figure 2. Avant que l'organe d'estampage se présente à nouveau à l'entrée du groupe de pulvérisation 15, on procède manuellement au détachement de l'article fini 30 du poinçon 17 comme le montre la figure 3. La croûte 23 ainsi séparée du poinçon est maintenue en adhérence parfaite aux deux films de polyurathane. Le poinçon ou panneau 17 poursuit son déplacement sur le circuit 11 jusqu'au tracé initial 9 pour être soumis à un nouveau cycle de traitement. En dépendance des exigences de productivité de l'installation, on prévoit le déplacement, le long du circuit, de plusieurs organes d'estampage se succédant à espacement optimal. Le revêtement superficiel de l'article manufacturé par le procédé de l'invention se présente comme une fine et mince rugosité de surface et avec une transparence et une brillance qui rendent l'article esthétiquement assez semblable à une peau naturelle affinée à l'aniline. De tels effets peuvent être attribués à la combinaison de l'emploi d'une matrice dans laquelle le modèle est incrusté et bien défini, et principalement à la formation du revêtement par pulvérisation avec accouplement de deux films de polyuréthane, le film extérieur coloré et transparent étant superposé au film inférieur fortement coloré et rendu non transparent par la présence du pigment qu'il contient. En particulier, on peut constater qu'un rôle déterminant dans la production de l'effet de transparence est dévolu à la pénétration de la première couche de solution, qui contient le colorant anilinique, dans les minces cavités de la surface rugueuse de la matrice, pénétration facilitée par le fait que la couche est étendue par pulvérisation en éventail sous une forte pression d'air.En réalité, le film transparent coloré qui se forme à la fin d'une telle application de couche est conformé suivant une série ininterrompue de reliefs minces, obtenus par le négatif de la matrice, distribué avec la coloration et la transparence d'une peau affinée à aniline. L'accouplement d'un film transparent de cette conformation avec le film pigmenté qui adhère à la croûte est déterminant pour la production de l'effet esthétique brillant lumineux et à transparence de surface du côté intérieur de l'article manufacturé. De nombreuses variantes peuvent être apportées au procédé et à l'appareillage de l'invention, sans réduire le domaine de protection de l'invention. Par exemple, le circuit de parcours du panneau peut être prévu différent du circuit fermé décrit dans l'exemple. On peut de même prévoir une série de circuits parallèles le long desquels se déplacent plusieurs panneaux. Le dessin de rugosité prévu sur la matrice peut évidemment varier selon les exigences de l'article à produire. De même la composition des mélanges réactifs aptes à former les films de polyuréthane peut varier, ainsi que l'épaisseur des couches apportées par pulvérisation. A titre indicatif, on peut dire que l'épaisseur totale des films accouplés est comprise entre 1,8 et 2,6 dixièmes de millimètre, l'épaisseur de chacun des films étant presque la même. R E V E N D I C A T I-O N S 10) Procédé pour la formation, sur un support tel qu'une ~croûte1 de peau-d'uWrevetement superficiel ayant les caractéristiques de rugdsité, de transparence et de brillance, de la peau-naturelle affinée à l'aniline, dans un traitement discontinu, utilisant, comme organe d'estampage, une matrice (14) montée sur un panneau déplaçable (10), procédé caractérisé en ce qu'il comprend les étapes successives consistant à étendre (18), par pulvérisation, sur la matrice une première couche de matière réactive apte à former, après séchage, un film de polyuréthane transparent, coloré (19), puis à étendre (20) une seconde couche de matière réactive contenant un pigment, apte à former, après séchage, un film de polyuréthane coloré, non transparent (21), qu'on fait adhérer au support (17), traiter ensuite au four (15), et finalement séparer (26) du panneau porte matrice l'article manufacturé fini. 20) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le panneau est déplaçable le long d'un circuit fermé (11), et la phase (26) de détachement de l'article fini est réalisée avant que le panneau soit réintroduit dans la phase de pulvérisation (15). 30) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matrice est constituée d'une couche de caoutchouc au silicone à rugosité de surface négative estampée. 40) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matrice pour former la première couche et la seconde couche comprend des prépolymères pour la formation du composé uréthane, un catalyseur de polymérisation, dissous dans un solvant volatil. 50) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière pour la formation de la première couche contient un colorant d'aniline. 60) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on étend sur la matrice une couche formant barrière et de pré-finition, avant de procéder à la pulvérisation des couches pour la formation des films. 70) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on exerce une pression (24) du support sur l'organe d'estampage avant le traitement au four. 80) Installation pour l'application du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle comprend essentiellement une cabine de pulvérisation (15) contenant au moins deux groupes de pulvérisation (18 et 20) pour étendre les deux couches aptes à former les films de polyuréthane (19 et 21), et un four tunnel (25) pour compléter le formage et le séchage des films. 90) Article manufacturé obtenu par le procédé suivant l'une quelconquedes revendications 1 à 7, caractérisé par un aspect esthétique similaire de celui de la peau naturelle traitée à l'aniline.