La présente invention se rapporte d'une manière générale aux bijoux et autres petits objets de parure corporelle ou vestimentaire, dont par exemple les bagues, bracelets et boucles d'oreille ou bien les broches et épingles de cravate, respectivement. Ces bijoux et autres petits objets de parure, précieux par leur matière etjou leur travail, ont un rôle essentiel certes purement ornemental, mais ont aussi pour fonction de souligner et mettre en valeur la personnalité de celle ou celui qui les porte, en témoignant de son bon goût et voire même de sa for tune. Mais en raison de leur nature matérielle, le message de ces bijoux et objets similaires reste purement visuel et de ce fait "froid" ou "minéral", puisque fondé sur des critères de beauté ou valeur intrinseque. L'invention a pour but essentiel de pallier cette limitation en conférant aux bijoux et objets de parure similaires une capacité expressive supplémentaire, s'imposant à distance sans qu'il soit besoin d'y porter le regard et permettant d'en personnaliser l'attrait, rendu plus sensuel et de ce fait plus '^vivant", comme pourrait le faire sentir la différence entre un bouquet de fleurs fraîchement coupées et un bouquet sec. L'invention a encore pour but d'ajouter à la fonction ornementale des bijoux et autres objets de parure concernés un rôle pouvant être qualifié d' "utilitaire", puisque permettant de s'affranchir du port d'accessoires encom öPants et d'emploi peu discret, tout en respectant le confort du voisinage par exemple dans la foule d'une réception ou lors d'un déplacement par des moyens de transport en commun surchargés. L'invention a enfin pour but de renouveler l'agrément tiré du port d'un bijou ou objet de parure similaire en permettant d'en adapter précisément 1' attrait en fonction des circonstances ou à l'égard de chaque personne à rencontrer. A ces effets, un bijou ou petit objet de parure similaire conforme à l' invention est essentiellement caractérisé en ce qu'il comporte une cavité agencée pour recevoir une charge renouvelable de parfum ou autre substance odorante et en permettre la lente diffusion dans l'atmosphère. Selon un mode de réalisation préféré, cette cavité communique librement avec l'atmosphère à travers des pores ou évents de très faible diamètre, capables de rétention capillaire pour éviter l'écoulement incontrôlé du parfum à 1' extérieur, et par ailleurs suffisamment discrets pour ne pas détériorer l'aspect du bijou. Eventuellement, un organe mobile tel qu'un volet peut être prévu pour obturer sélectivement le débouché des pores ou évents précités, par exemple jusqu'à l'heure d'une réception ou pendant la durée d'un déplacement dans un véhicule privé. La cavité précitée peut être un simple logement fermé par un couvercle permettant l'insertion et la maintien d'une charge de substance odorante se présentant sous une forme solide ou pâteuse, ou bien liquide mais alors enfer renée dans une capsule perméable ou imprègnant un tampon. Cette cavité peut aussi bien constituer un réservoir pourvu d'un orifice de remplissage obturé par un bouchon ou une soupape permettant l'injection d' d'une charge de substance odorante fluide. Dans les deux cas, le couvercle ou bouchon est de préférence situé en un emplacement non-apparent lorsque le bijou est porté. A titre complémentaire, l'invention comprend les accessoires tels que canules ou seringues propres à faciliter le remplissage de la cavité. Il ressort avec évidence des dispositions qui précèdent que l'invention permet effectivement de personnaliser ou "animer" un bijou en ajoutant à son aspect esthétique propre un attrait complémentaire de nature plus sensuelle, permettant d'attirer l'attention du voisinage par voie olfactive et susceptible d'être spécifiquement adapté à chaque cas d'emploi. On remarquera en outre que le parfum enfermé dans le bijou et ainsi tenu à l'écart de la peau et donc de la sueur est par là-même protégé contre tout risque d'altération. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit de plusieurs exenples de mise en oeuvre nullement limitatifs illustrés par les dessins annexés, sur lesquels La Figure 1 montre en coupe schématique l'agencement d'un bijou selon l'invention; Les Figures 2 et 3 représentent deux variantes de réalisation d'une bague conforme à l'invention; La Figure 4 est une vue avec arrachement partiel d'une alliance ou d' un bracelet aménagé selon l'invention; et La Figure 5 illustre un accessoire pour le remplissage de bijoux selon l'invention. Le bijou 10 montré en coupe schématique sur la Figure 1 peut être par exemple une broche, une boucle d'oreille ou un bouton de manchette comportant une monture métallique Il pourvue de moyens appropriés de fixation ou d'accru chage (non représentés) sur son revers, et dont la face apparente porte une garniture sertie 12 telle qu'une pierre semi-précieuse, une perle irrégulière ou un camée. Conformément à l'invention, cette garniture 12 est creusée d'une cavité dans laquelle est agencé un récipient 13 destiné à recevoir une charge renouvelable de parfum ou autre substance odorante liquide. Lors du port du bijou 10, le parfum contenu dans le récipient 1o et ainsi protégé contre toute altération par réaction avec la peau ou par l'action de la lumière, est lentement diffusé dans l'atmosphère à travers des évents capillaires 14 débouchant sur la face apparente de la garniture 12. Lorsque la charge de parfum est épuisée, le récipient 13 peut être rechargé par un orifice de remplissage situé sur le revers du bijou et normalement obturé de manière étanche par un bouchon 15, par exemple fait d'une résine polyamide ou autre matière élastique inerte vis à vis du parfum et de la peau. L'attrait visuel du bijou 10 ainsi agencé reste intégralement préservé, puisque les débouchés des évents capillaires 14 sont en tous cas très discrets et peuvent de surcroît être dissimulés au fond de creux ou sillons gravés sur la face apparente de la garniture 12 dans un but ornemental. En outre, par la mise en oeuvre de l'invention, le bijou 10 se trouve doué d'un pouvoir d'attraction supplémentaire de caractère plus sensuel et donc plus "vivant", du fait du parfum qu'il diffuse alentour et qui attire l'atten tison des personnes se trouvant au voisinage avant même qu'elles aient porté le regard sur le bijou. La Figure 2 représente schématiquement une bague 20 dont le chaton 21 porte une pierre taillée 22 en jais, agathe ou autre matière précieuse opaque, dans laquelle est creusée une cavité 23 débouchant par des évents 24 sur la face apparente de la pierre et pouvant être emplie d'une substance odorante liquide ou-pâteuse à travers un orifice de remplissage percé dans le chaton 21 et normalement obturé par une vis 25. Pour l'emploi d'un parfum liquide, la cavité 23 pourrait éventuellement être comblée par un tampon de matériau poreux ou spongieux destiné à retarder l'écoulement du parfum à travers les évents 24, dont le débouché est en tous cas de très faible diamètre, pour des raisons tant fonctionnelles qu'esthétiques. La Figure 3 illustre une variante de réalisation de l'invention, appliquée à une bague ou boucle d'oreille 30 dont la garniture 32 en matière poreuse, par exemple en biscuit, renferme une cavité 33 pouvant être emplie de parfum à travers une soupape 34 schématiquement représentée. La Figure 4 montre une alliance ou un bracelet 40 en forme d'anneau creux, au moins localement, dont la paroi tubulaire 41 délimitant la cavité 42 destinée à recevoir le parfum est percée d'une part de petits trous 43 en pe mettant la lente évaporation dans l'atmosphère, et d'autre part d'un orifice de remplissage obturé par un bouchon 44. Dans une variante de réalisation, cet orifice pourrait être de plus large diamètre - sensiblement égal à celui de la cavité 42 - et être utilisé pour l'introduction de petites billes de substance odorante ou de capsules sphériques à paroi perméable renfermant un parfum liquide. La Figure 5 enfin représente schématiquement un accessoire nouer faciliter la recharge périodique d'un bijou selon l'invention, à savoir une miniseringue 50 dont le corps cylindrique se termine par une canule 51 conformée oour s'encastrer dans l'orifice ou la soupape de remplissage d'un bijou, et renferme un piston 52 pouvant être actionné à l'aide d'un poussoir 53. La canule 51 peut être pourvue d'un couvercle ou bouchon, ou bien 1' ensemble peut être enfermé dans un étui étanche, de façon à permettre ie transport en tous lieux d'une réserve de parfum pour la recharge des bijoux. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples de mise en oeuvre décrits et illustrés, mais au contraire comprend toutes les variantes de réalisation ou adaptations requises par la nature, la forme etjou la destination des bijoux concernés et le choix du parfum adopté, qui pourraient être imaginées par l'homme de l'art et entreraient dans le cadre des revendications qui suivent. R E V E N D T C A T I O k S 1. Bijou ou autre petit objet de parure corporelle ou vestimentaire, caractérisé en ce qu'il comporte une cavité agencée pour recevoir une charge renouvelable de parfum ou autre substance odorante et en permettre la lente diffusion dans l'atmosphère. 2. Bijou selon la revendication 1, caractérisé en ce que la cavité précitée communique librement avec l'atmosphère à travers des pores ou évents de très faible diamètre, capables de rétention capillaire. 3. Bijou selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte un organe mobile permettant d'obturer sêlectivement le débouché des pores ou évents précités. 4. Bijou selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la cavité précitée est un logement fermé par un couvercle permettant l'insertion et le maintien d'une charge de substance odorante solide ou pâteuse, ou bien fluide mais encapsulée. 5. Bijou selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la cavité précitée est un réservoir pourvu d'un orifice de remplissage fermé par un bouchon ou une soupape permettant l'injection d'une charge de substance odorante fluide. 6. Bijou selon la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisé en ce que le couvercle ou l'orifice précité est situé en un emplacement nonapparent lorsque le bijou est porté.