La présente invention concerne un agent correcteur pour recouvrir des signes, constitué d'une dispersion aqueuse d'un pigment couvrant et d'un agent liant. Sous le terme de "signe, on entend, dans le cadre de la présente invention, de façon générale, les fausses frappes de caractères, de mots ou de phrases tout entières. L'invention est également appropriée pour des marquages manuels a l'encre, au stylo à bille ou analogue, de même que pour les caractères imprimés. Auparavant, l'on était obligé pour éliminer des signes erronés de les gratter ou de les effacer mécaniquement. Ces procédés exigeaient non seulement beaucoup de temps, mais le plus souvent la surface du papier support pouvait être endommagée ou détruite. On en est venu à recouvrir les signes et à réécrire au même endroit. On a développé à cet effet une série de procédés reposant sur l'application à cet endroit d'une composition de base solide ou d'un fluide couvrant. On a créé des feuillets correcteurs constitués par un mince support sur lequel on a appliqué une composition couvrante. La composition couvrante contient jusqu'à environ 90 à 95% de pigment couvrant, le reste étant un agent liant. On cite comme exemples de pigments appropriés : le dioxyde de titane, le silicate de magnésium ou d'autres pigments blancs non-organiques. I1 va sans dire que ces feuillets correcteurs ont pour inconvénient de conduire à une composition couvrante qui s'effrite ou se détache provoquant des salissures indésirables aussi bien sur les mains que sur la machine à écrire. On utilise les feuillets correcteurs en les appliquant à l'endroit à corriger de la feuille, puis on retape sur les caractères erronés. On obtient bien ainsi un recouvrement suivant exactement les contours des signes erronés, mais on ne peut corriger des marquages à surfaces importantes. On a de même créé un stylo correcteur à base solide qui est constitué à la fois d'une partie importante de pigments couvrants et d'un agent de liaison. De plus, on doit ajouter un matériau de garnissage pour réaliser une tige ayant de la tenue. La composition de l'agent correcteur doit être étudiée de sorte que d'une part l'épaisseur de recouvrement soit suffisante, c'est-à-dire que le caractère corrigé ne transparaisse pas à nouveau, et d'autre part que la nouvelle frappe soit bonne et enfin que la couche de correction ne se détache pas de l'endroit corrigé. On a essayé de résoudre ces problèmes par une série d'expé- dients. Par exemple, on a appliqué sur la couche couvrante une couche d'adhésif, ou l'on a recherché une catégorie particulière d'agents liants. Une autre proposition consiste à faire varier le solvant pour que l'agent liant ne soit pas dissous, mais seule ment légèrement mouillé pour obtenir un ramollissement de la couche couvrante. On voulait ainsi améliorer l'application du matériau correcteur sur le support à corriger. Aujourd'hui des fluides de recouvrement divers trouvent une utilisation comme moyen de correction. Ainsi, on a créé un agent de correction constitué par une solution de polymères dans des solvants organiques,-dans lesquels sont dispersés les pigments. L'utilisation d'un solvant organique entrain cependant le grand inconvénient que lors de la correction de signes ou d'inscriptions, qui sont rendus visibles par des pigments organiques ou des colorants solubles, se produit une migration du colorant, car le solvant organique dissout le pigment organique ou le matériau colorant. De tels fluides de correction ne peuvent pratiquement pas être utilisés, lorsqu'on marque avec un ruban ou des instruments à écrire, des crayons à dessin et analogues, dont le constituant coloré est un pigment organique ou un colorant soluble. Un autre inconvénient de ce fluide de correction qui contient un solvant organique est le danger non négligeable d'inflammabilité. Il en résulte des difficultés importantes lors de l'emmagasinement et du transport du fluide de correction. On a essayé de réaliser des solutions aqueuses, cependant on ne peut obtenir une concentration suffisante du pigment couvrant et de l'agent liant, du fait des propriétés de solubilité. Pour cette raison, les fluides de correction de ce type n'ont pas une capacité couvrante suffisante. Un autre inconvénient réside dans le fait que les temps de séchage sont trop élevés. Il est possible de réaliser des dispersions de résines synthétiques dans l'eau avec une teneur élevée en dioxyde de titane ou autres pigments blancs et en agent liant.Les mélanges connus jusqu'à présent ont cependant l'inconvénient que les dispersions ne sont pas stables,car la résine synthétique a tendance à se coaguler, à sédimenter au fond du conteneur et a ne plus pouvoir en être ensuite déplacée, Ainsi les fluides de correction deviennent après un temps relativement court inutilisables.Si l'on met ces dispersions dans de petites bouteilles et adapte un pinceau au système de fermeture, les poils du pinceau se fichent dans le dépôt de sediments et perdent leur fonction. On a essayé d'apporter des améliorations en ajoutant des stabilisateurs, toutefois jusqu'à présent aucun résultat satisfaisant n'a été obtenu. Dans le cadre de la présente invention, il a été possible,gr ce au choix d'un agent liant particulier d'enregistrer des succès qui vont bien au-delà de ce qui était connu jusqu'à présent. Grâce à la présente invention, on obtient un pouvoir couvrant remarquable tout en conservant la possibilité d'impression en surcharge à l'endroit corrigé. Les corrections restent stables dans le temps et ne montrent aucune tendance à migrer, du fait que l'on n'utilise pas de solvant organique. Grâce à la présence d'une dispersion, qui peut être obtenue en concentrations plus élevées qu'une solution, les temps de séchage sont réduits à des limites acceptables. Selon l'invention, la dispersion contient comme agent liant un copolymère d'acétate de vinyle. Comme copolymères conviennent notamment les copolymères d'acétate de polyvinyle/ester di-butylique de l'acide maléique. On peut ajouter à la dispersion de l'invention des agents mouillants, par exemple à base de polyphosphates et/ou d'acrylates faiblement polymérisés, des agents stabilisants usuels et/ou des colorants destinés à améliorer l'aspect. En outre, on ajoute de préférence un colloide protecteur, par exemple à base de dérivés de la cellulose. Ces agents présentent l'avantage qu'ils montrent une bonne affinité pour le papier ce qui permet d'améliorer les propriétés d'adhérence de l'agent correcteur selon l'invention. Selon l'invention, on réalise des dispersions qui contiennent l'agent liant à raison de 3 à 40% en poids, et de préférence de 5 à 20% en poids. La proportion d'ester di-butylique de placide maléique dans le copolymère peut s'élever jusqu'à 40% mais est de préférence comprise entre 5 à 30% en poids. La composition de l'agent correcteur de l'invention montre une bonne affinité pour le papier. Après séchage elle forme un film homogène sur le support de papier. Le pouvoir couvrant est excellent et stable dans le temps. Un avantage particulier de la présente invention se révèle lors du stockage de l'agent correcteur qui, grâce au choix de l'agent liant, donne des dispersions stables, et il n'est pas nécessaire d'ajouter un agent dispersant supplémentaire. Cela empêche que l'agent liant coagulé se dépose au fond du conteneur et que le fluide correcteur soit rendu inutilisable, comme c 'était le cas avec les produits connus. La proportion d'eau dans la dispersion est relativement faible et ne dépasse en aucun cas 50% en poids, de sorte que l'on obtient des temps de séchage courts. Les propriétés d'étalement donnant une couche de revêtement lisse sont excellentes. Il suffit d'une seule application sur le papier, ce qui présente en outre l'avantage de donner une bonne possibilité d'impression en surcharge. I1 est également important de noter que l'agent correcteur de l'invention adhère pratiquement sur toutes les surfaces et convient pour des corrections sur du papier d'emballage, sur du papier à écrire à base de bois, sur du papier mince pour doubles, ainsi que sur du papier chimique et du papier mécanique pour copie directe. L'agent correcteur de l'invention peut être présenté dans des flacons fermés à l'aide d'un capuchon muni d'un pinceau. Comme déjà indiqué, aucun dépôt ne se produit dans le fond et aucune incrustation ne se produit sur le bord du flacon. L'agent correcteur de l'invention peut également être utilisé pour remplir des sortes de crayons construits sur un principe qui est sensiblement celui des stylos à bille. On peut également utiliser l'agent correcteur de l'invention selon le principe des crayons feutres ou des crayons à fibres. Comme la dispersion selon l'invention conserve sa stabilité sans limite, on n'observe aucune obstruction contrairement à ce qui se produit avec les dispersions aqueuses connues jusqu'à présent. L'agent correcteur de l'invention présente encore par rapport aux dispersions et solutions à base de solvants organiques l'avantage d'être inodore. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois la limiter. EXEMPLE 1 On a préparé une dispersion aqueuse ayant la composition suivante Copolymère d'acétate de polyvinyle-ester di-butylique de l'acide maléique (proportion d'ester di-butylique de l'acide maléique dans le copolymère 28% en poids).. 6% en poids, Dioxyde de titane ................. 34% " Méthylcellulose ................... 0,12% " Polyphosphate ........................0,3% " Eau q.s.p. , 100% La dispersion est distribuée dans des flacons correcteurs. EXEMPLE 2 On a préparé une dispersion aqueuse ayant la composition suivante Copolymère d'acétate de polyvinyle-ester di-butylique de l'acide maléique (proportion d'ester di-butylique de l'acide maléique dans le copolymère 25% en poids) 5% en poids Dioxyde de titane.............................. 29% " Acrylate faiblement polymérisé .......... 0,2% Polyphosphate ................................ 0,7% " Eau q.s.p. , ..s.p ..............................100% " On emplit un tube-réservoir de stylobille à 11 aide de ce mélange. EXEMPLE 3 On a préparé une dispersion aqueuse ayant la composition suivante Copolymère utilisé selon l'exemple 2 .................... 5*en poids Dioxyde de titane .................................................. 30% " Ethylcellulose ................. 0,02% Polyphosphate ............................................... 0,8%" Eau q.s.p. ...................................................... 100%" On distribue cet agent correcteur dans des flacons. REVENDICATIONS 1. Agent correcteur permettant de recouvrir des signes, constitué par une dispersion aqueuse d'un pigment couvrant et d'un agent liant, caractérisé par le fait que la dispersion contient comme agent liant un copolymère d' acétate de vinyle. 2. Agent correcteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la dispersion contient comme agent liant un copolymère d'acétate de polyvinyle-ester di-butylique de l'acide maléique. 3. Agent correcteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ladite dispersion contient également des agents mouillants, par exemple à base de polyphosphates, et/ou d'acrylates faiblement polymérisés, des stabilisants et/ou des colorants destinés à améliorer l'aspect. 4. Agent correcteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la dispersion contient un colloide protecteur, par exemple un dérivé de la cellulose. 5. Agent correcteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la dispersion contient l'agent liant à raison de 3 à 408 en poids, et de préférence de 5 à 20% en poids. 6. Agent correcteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la proportion d'ester di-butylique de l'acide maléfique dans le copolymère peut s'élever jusqu'à 40% en poids, mais est de préférence comprise entre 5 à 30% en poids.