-1- 2083312 Des dispersions suralca^inisées de métaux sont bien connues. Le terme "suralcalinisé" sert à décrire des dispersions contenant un excès de métal par rapport à la quantité nécessaire pour neutraliser l'agent de dispersion (habituellement un acide sulfonique). 5 En plus du terme suralcalinisé, d'autres termes comme superalcali-nisé et hyperalcalinisé ont servi à décrire ces types de matières. En général, ces matières se caractérisent comme étant relativement non visqueuses, c'est-à-dire qu'elles sont fluides et versables. Elles ne se caractérisent pas comme ayant des propriétés analogues 10 à celles d'une graisse ou des propriétés thixotropiques. Le -brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 242 079 enseigne que l'on peut transformer certaines matières suralcalinisées (par exemple celles contenant du carbonate de calcium dispersé) en une composition épaissie ayant les propriétés physiques d'une 15 graisse. On transforme la composition suralcalinisée, contenant le carbonate de calcium dispersé, en la composition analogue à une graisse en traitant cette composition par un composé contenant de l'hydrogène actif (par exemple de l'eau, des mélanges eau-alcool(s) ou un acide carboxylique inférieur). 20 La Demanderesse a découvert que l'addition d'une quantité mineure d'un polymère, ayant certaines caractéristiques, à une composition thixotrope analogue à une graisse procure une amélioration des propriétés physiques de cette composition."La composition thixotrope analogue à une graisse comprend une huile 25 diluante non volatile, un agent dispersant soluble dans les huiles et un carbonate alcalino-terreux. Les compositions améliorées selon la présente invention sont particulièrement utiles comme graisses lubrifiantes et également comme inhibiteurs de rouille. La Demanderesse pense que la"technique américaine antérieure 30 la plus intéressante à ce propos est représentée par les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 3 384 586 et n° 3 372 114. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 384 586 précité enseigne l'addition d'une composition thixotrope analogue à une graisse à un polymère. Plus, particulièrement, ce brevet décrit une composition comprenant une 35 proportion majeure d'un polymère et une proportion mineure de la composition thixotrope analogue à une graisse. C'est le contraire de la composition de la présente invention, laquelle comprend une 71 09000 -2- 2083312 proportion majeure de composition thixotrope analogue à une graisse et une proportion mineure de polymère. Les compositions de la présente invention ont des propriétés qui sont entièrement différentes de celles des compositions du brevet des Etats-Unis 5 d'Amérique n° 3 384 586 précité. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 372 114 précité enseigne que l'on prépare des matières gélifiées, utiles comme additifs lubrifiants pour des graisses, en mettant en contact (A) une solution fluide, dans une huile minérale,d'un complexe basique car-10 bonaté d'un métal alcalino-terreux et d'un acide organique carbo-xylique ou sulfonique, de son sel, ou d'un ester carboxylique contenant au moins 12 atomes de carbone aliphatique, le complexe étant caractérisé par un taux de métal d'au moins 4,5 environ, avec (B) de l'oxygène à une température d'environ 150°C à envi-15 ron 3Q0°C..Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 372 114 précité déclare en outre que, dans certains cas, le produit est-une graisse et que l'on peut ajouter au produit de faibles quantités de résines hydrocarbonées compatibles. La composition selon la présente Invention diffère de 20 celle décrite par le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 372 114 -précité au moins par les points suivants. Les polymères utilisés dans la composition de la présente'invention sont des polymères "vrais" et ils appartiennent à un type différent. En outre, la composition de la présente invention, avant l'addition des poly-25 mères, diffère de la composition produite par le procédé du brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 372 114 précité. En gros, la présente invention concerne des compositions thixotropes améliorées, analogues à des graisses, comprenant : (1) environ 75 à environ 99,9 parties en poids d'une composition 30 thixotrope, analogue à une graisse, consistant essentiellement en : , (a) environ 2 à environ 80 parties en poids d'une huile diluante non volatile, (b) environ 5 à environ 55 parties en poids d'un agent 35 dispersant soluble dans les huiles, et (c) environ 1 à environ 45 parties en poids de carbonate de métal alcalino-terreux, et 71 09000 -3- 2083312 (2) environ 0,1 à environ 25 parties en poids de polymère. De préférence, le polymère de la composition décrite ci-dessus a les propriétés suivantes : (a) un faible degré de cristallinité, 5 (b) un poids moléculaire compris entre environ 3000 et environ î 000 000, et • (c) une solubilité élevée dans des solvants hydrocarbonés dont la nature est, de façon prédominante, aliphatique. Selon un de ses aspects, la présente invention concerne 10 l'utilisation de la composition décrite ci-dessus comme graisse lubrifiante. Selon un autre de ses aspects, la présente invention concerne l'utilisation de la composition décrite ci-dessus comme inhibiteur de rouille. 15 La composition thixotrope analogue à une graisse : La composition thixotrope, analogue à «ne graisse, qui est un constituant de la composition de la présente invention, consiste essentiellement en les matières suivantes présentes selon les quantités indiquées : 20 Proportions (parties en poids) convenables préférées Huile diluante non volatile* 2 - 80 30 - 70 Agent dispersant soluble dans les "huiles* ' 5 - 55 6 - 35 25 Carbonate alcalino-terreux* 1'- 45 5-30 * La nature spécifique de ces matières va être décrite ci-après à propos de la préparation de cette composition. la composition thixotrope analogue à une graisse a les propriétés suivantes : 30 Un "indice d'alcalinité en milieu acétique" d'au moins 50, et de préférence au moins 135 ; Un point de goutte ASTM d'au moins 254aC j. Ne coule pas à 98r9°C ** ** Une autre façon de décrire cette propriété est d'indiquer que la composition ne possède pas de viscosité apparente 35 à 98,9°C, c'est-à-dire que cette viscosité ne peut être mesurée. 2083312 Afin de décrire plus amplement la nature de la composition thixotrope analogue à une graisse, on va maintenant décrire des procédés pour préparer la composition. Ce faisant, on décrira la nature des matières présentes dans la composition. 5 Fondamentalement, il existe deux procédés généraux pour préparer la composition thixotrope analogue à une graisse. Le premier procédé est appelé simplement un procédé "en deux stades". Selon ce procédé, on forme tout d'abord une dispersion colloïdale d'un carbonate alcalino-terreux. On traite ensuite la dispersion, K de préférence, par une faible quantité d'eau en présence d'une faible quantité d'alcool. Le second procédé est appelé simplement un procédé "à un seul stade". Selon ce procédé, on forme un mélange d'agent dispersant soluble dans les huiles, de diluant non volatil, de composé de métal alcalino-terreux,d'alcool et d'eau.Après avoir 15 traité le mélange par C0o, on enlève par distillation les matières C- volatiles. On va décrire tout d'abord en détail le procédé en deux stadesî La matière de charge (ou de départ) pour ce procédé de préparation de la composition thixotrope analogue à une graisse est une 20 dispersion colloïdale d'un carbonate alcalino-terreux dans un diluant approprié et ayant un "indice d'alcalinité en milieu acétique" d'au moins 50. L'expression "(métal)alcalino-terreux", telle qu'utilisée ici, ne concerne que les métaux de ce groupe qui sont les plus communément disponibles, à savoir le magnésium, le cal-25 cium, le strontium et le baryum. Parmi ceux-ci, le calcium et le baryum sont les plus appropriés, et l'on préfère le calcium. La Demanderesse a utilisé l'expression "carbonate alcalino-terreux". Il peut cependant être utile de mentionner que, bien que le carbonate soit l'anïon prédominant, il peut y avoir pré-"5C sence de traces d'autres anions, par exemple des anions hydroxyde, oxyde et alcoolate. Cela est dû au faix que de nombreux procédés d'obtention de dispersions de carbonatesalcalino-terreux préparent le carbonate par carbonatation d'un hydroxyde, oxyde ou alcoolate • de métal alcalino-terreux. 35 On connaît de nombreux procédés pour préparer des disper sions colloïdales de carbonates alcalino-terreux. De même, on connaît plusieurs procédés tout préparer des dispersions colloïdales 71 09000 -5- 2083312 de carbonates alcalino-terreux, selon lesquels on forme le carbonate de métal in situ en présence de l'agent dispersant. Il est caractéristique pour les produits préparés par le procédé in situ d'avoir une dimension particulaire uniforme et petite (c'est-à-5 dire égale ou inférieure à 0,25 micron, et habituellement égale ou inférieure à 0,10 micron). les brevets suivants des Etats-Unis d'Amérique concernent la préparation de dispersions colloïdales, avec formation in situ du composé alcalino-terreux : n° 3 150 089 ; n° 3 150 088 ; 10 n° 2 956 018 ; n° 2 937 991 ; et n° 2 895 913- Lès dispersions colloïdales qui servent de matière de départ consistent essentiellement en un diluant non volatil, un agent dispersant soluble dans les huiles, et un carbonate alcalino-terreux. Ces matières sont présentes selon la gamme suivante des 15 proportions : Proportions (parties en poids) convenables préférées Diluant non volatil 2-80 30 - 70 Agent dispersant 5-55 6-35 20 Carbonate alcalino-terreux 1 — 45 5-30 En plus du diluant non volatil, de l'agent dispersant soluble dans les huiles, et "du composé de métal basique, les dispersions colloïdales peuvent contenir des quantités mineures de 1'alcool qui sert à fabriquer la dispersion colloïdale, 25 et de l'intermédiaire contenant du métal qui peut avoir servi à fabriquer la(dispersion colloïdale. Une grande variété de diluants non volatils conviennent dans les dispersions colloïdales'servant de matière de départ. La principale caractéristique souhaitée pour le diluant non vola-30 til est qu'il agisse comme solvant de l'agent dispersant que l'on utilise. Des exemples de diluants non volatils que l'on peut utiliser comprennent des huiles lubrifiantes minérales obtenues par l'un quelconque des modes opératoires classiques de raffinage ; . des huiles lubrifiantes synthétiques liquides ; des huiles végé-35 taies, comme l'huile de maïs, l'huile de graines de coton et l'huile de ricin ; des huiles animales, comme l'huile de lard et l'huile de spermacéti. Parmi les huiles des exemples précédents, 71 090,00 -6- 2083 312 on préfère les huiles lubrifiantes minérales. Divers agents dispersants solubles dans les huiles conviennent dans les dispersions colloïdales que l'on utilise pour préparer le produit servant dans la présente invention. Des exem-5 pies génériques des agents dispersants appropriés comprennent les acides sulfoniques et les acides carboxyliques solubles dans les huiles, et leurs sels métalliques. Les agents dispersants préférés pour préparer le produit analogue à une graisse selon la présente invention sont les acides.sulfoniques solubles dans 10 les huiles et les sulfonates de métaux. Le terme "métaux" que l'on utilise dans "sulfonates de métaux", concerne les métaux que l'on utilise de façon classique pour préparër les sulfonates de métaux du commerce. Cela comprend les sulfonates de. métaux dont le métal est 'le sodium, le potassium, 15 le magnésium,.le calcium et/ou le baryum. Les sulfonates les plus appropriés sont ceux dans lesquels le métal est le calcium ou le baryum. De préférence, le métal, du sulfonate de. métal est le même que le métal"du composé de métal basique. . L'expression "sulfonates solubles dans les huiles", telle 20 qu'utilisée ici, concerne les sulfonàteè dans lesquels la portion hydrocarbonée de la molécule a un poids moléculaire compris entre -environ 300.et environ 1000. De préférence, ce poids moléculaire se situe entre environ 370 et environ 700. Ces sulfonates solubles dans les huiles peuvent être des sulfonates synthétiques ou bien 25 les sulfonates dits "acajous" ou naturels. On pense que l'expression "sulfonates acajous" est bien comprise, puisqu'-elle est amplement décrite dans la littérature. L'expression "sulfonates synthétiques" concerne les sulfonates qui proviennent de la sulfonation de charges d'alimentation qui sont préparées par voie 30 synthétique. Les sulfonates synthétiques comprennent des alkyl-sulfonates et dés alkarylsulfonates. Le radical alkaryle peut, provenir du benzène, du toluène, de 1'éthylbenzènè, des isomères xyléniques, ou du naphtalène. De préférence, les groupes alkyle ont une chaîne ramifiée. . 35 Conviennent particulièrement bien des'mélanges de sulfona tes provenant d'hydrocarbures alkaryliques ayant des groupes alkyle linéaires et d'hydrocarbures alkaryliques ayant des groupes COPY 71 Û9000 -7- 2083312 alkyliques ramifiés, mélanges dans lesquels la quantité de sulfonates provenant d'hydrocarbures alkaryliques ramifiés représente au moins 40 % en poids. De préférence, la quantité ou proportion de suifonate provenant d'alkaryles ramifiés est d'au 5 moins 60 # en poids. Un exemple d'un alkarylsuifonate soluble dans les huiles (un suifonate synthétique) qui est particulièrement utile pour préparer des dispersions colloïdales est la matière connue sous le nom de post-dodécylbenzène-sulfonate. le post-dodécylbenzène 10 est un produit de queue de la fabrication du dodécylbenzène. Les groupes alkyle du post-dodécylbenzène sont des groupes ramifiés. Le post-dodécylbenzène consiste en des mono-alkylbenzènes et en des di-alkylbenzènes présents selon le rapport molaire approximatif de 2:3, et il a les propriétés typiques suivantes : 15 Densité à 38°.C 0,8649 Poids moléculaire moyen 385 Pourcentage apte à la sulfonation 88 Distillation selon la norme A.S.T.M. D-158 Engler : 20 . 'point initial d'ébullition, °C 341" : 5 f°, . °C 361 ' 50 i°, °C 379 ; 90 1°, °C _ " ' 404 • .95 fo, °C ' • ' 413 25 point final d'ébullition, °C 415 Indice de réfraction à 23°C 1,4900 Viscosité à : _ - 10°C,;centipoises 2800 20°C " - 280 30 40°C 11 - 78 80°C " 18 Point.d'aniline, °C . 69 ~ Point de. goutte, °C -31 ,7. Un exemple d'un autre alkarylsulfonate synthétique, soluble 35 dans les huiles,.qui esb particulièrement utile pour préparer des dispersions colloïdales, est le suifonate dérivé d'une charge destinée à la sulfonation et connue sous le nom de "produit dimère d'alkylation". Le "produit dimère d5 alkylation"-a des groupes • COPY BAD ORIGINAL 71 09000 -8- 2083312 alkyle ramifiés comme le post-dodécylbenzène. En bref, on prépare un produit dimère d'alkylation par les stades opératoires suivants : (1) dimérisation d'une charge appropriée d'alimentation, 5 comme une essence de polymérisation catalytique, (2) alkylation d'un hydrocarbure aromatique à l'aide du dimère formé dans le stade (1). De préférence, le stade de dimérisation utilise comme catalyseur une boue d'alkylation de Friedel et Crafts. Ce procé-10 dé, ainsi que le produit résultant, sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 410 925. Un exemple encore d'un autre alkarylsulfonate synthétique soluble dans les huiles, et qui est particulièrement utile pour préparer des dispersions colloïdales, est le sulfonate provenant 15 d'une charge destinée à la sulfonation et que l'on désigne par l'expression "queues NAB". l'expression "queues NAB" concerne le produit de queues résultant de 1'alkylation d'un composé ary-lique (de préférence le benzène) par une paraffine chlorée contenant 8 à 18 atomes de carbone et qui est, de façon prédominante, 20 mono-chlorée. Ces queues NAB sont, de façon prédominante, un produit di-n-alkarylique, dont les groupes alkyle contiennent 8 à 18 atomes de carbone. Ces queues se distinguent principalement des charges précédentes de sulfonation en ce qu'elles sont linéaires et contiennent une grande quantité de matière disubstituée. Le procédé 25 pour préparer ces matières, et le produit résultant, sont décrits dans le brevet français n° 1 474 545- Un autre procédé pour préparer un produit di-n-alkarylique est décrit dans le brevet français n° 1 474 457. Des mélanges de sulfonates provenant d'un "produit dimère 30 d'alkylation" et de "queues NAB" conviennent pour préparer les compositions analogues à des graisses utilisées dans la présente invention. Pour compléter encore davantage le présent exposé, on pourra se référer au brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 410 925 35 ainsi qu'aux brevets français n° 1 474 545 et n° 1 474 457 précités. D'autres sulfonates utilisables dans la dispersion colloïdale servant de matière première comprennent, par exemple, des 71 09000 -9- 2083312 napthalène-sulfonates portant comme substituants un ou plusieurs groupes paraffiniques, des dinonylnaphtalène-sulfonates, des (éther de diphényle)-sulfonates, des (disulfure de naphtalène)-sulfonates, des diphénylamine-sulfonates, des dicétylthianthrène-5 sulfonates, des dilauryl-bêta-naphtolsulfonates, des dicapryl-nitro-naphtalène-sulfonates, des sulfonates dérivés de cires pa-raffiniques non saturées, des sulfonates dérivés de cires paraf-finiques hydroxy-substituées,des tétraamylène-sulfonates, des sulfonates dérivés de cires paraffiniques mono- et polychlorées, 10 des sulfonates dérivés de cires nitrosoparaffiniques ; des sulfonates cyclo-aliphatiques, comme les laurylcyclohexylsulfonates, les cyclohexylsulfonates portant un ou plusieurs substituants du type cire, etc. En outre, on doit comprendre que les sulfonates métalliques 15 précédents sont des sels pouvant être formés in situ, au cours de la préparation de la dispersion colloïdale, par neutralisation de l'acide sulfonique correspondant. Des acides carboxyliques appropriés, que lron peut utiliser pour préparer la dispersion colloïdale servant de matières premiè-20 rës, comprennent les acides naphténiques, comme les acides cyclo-pentane-monocarboxyliques substitués, les acides cyclohexane monocarboxyliques substitués et les acides polycycloaliphatique-monocarboxyliques substitués contenant au moins 15 atomes de carbone. Des exemples particuliers comprennent les acides cétylcyclo-25 hexanecarboxyliques,les acides dioctylcyclopentanecarboxyliques, les acides dilauryldécahydronaphtalène- et stéaryloctahydroindène-carboxyliques, etc., et leurs sels solubles dans les huiles. Des acides gras solubles dans les huiles et appropriés sont ceux contenant au moins 8 atomes de carbone. Pour produire la disper-30 sion colloïdale sous forme liquide, la Demanderesse préfère les acides gras qui sont liquides aux températures ambiantes jusqu'à une température inférieure égale à Î5°C environ.Des .exemples particuliers comprennent l'acide 2-éthylhexanoïque, l'acide pélargonique, l'acide oléique, l'acide palmjtoléique, l'acide linoléique, et 35 l'acide ricinoléique. Des mélanges naturels d'acides gras qui sont de façon prédominante non saturés, comme les acides gras du tall-oil, conviennent particulièrement bien. 71 09000 -10- 2083312 En outre, on doit comprendre que les sels métalliques des acides carboxyliques précédents peuvent être formés in situ, au cours de la préparation de la dispersion colloïdale, par neutralisation de l'acide carboxylique correspondant.' 5 On peut préparer la composition thixotrope, analogue à une graisse et servant à préparer la composition de la présente invention, en traitant la dispersion colloïdale par une faible quantité d'eau en présence d'une faible quantité d'un alcool. D'un point de vue pratique, la quantité d'eau utilisée doit représenter 10 au moins 3 environ, et de préférence environ 7 du poids de la dispersion colloïdale. De préférence,il vaut mieux que la quantité d'eau n'excède pas 12 $, et habituellement qu'elle n'excède.pas 20 fo du poids de la dispersion colloïdale. (On peut concevoir d'utiliser de plus fortes proportions, mais il n'en résulte aucun 15 avantage. Dé même, si l'on peut tolérer une durée de réaction extrêmement longue, on pourrait utiliser une quantité d'eau inférieure à 3 i°). Il convient de noter qu'en augmentant la proportion d'eau et en la faisant passer de 4 ou 5 i° à 7 ou 8 % environ, on assure une augmentation prononcée de la vitesse de réaction. 20 La quantité d'alcool que l'on utilise se situe entre envi ron 0,5 i° et environ 10 $, et de préférence entre environ 2 et environ 5 i° du poids de la dispersion colloïdale. Les quantités précitées d'alcool comprennent l'alcool résiduel présent dans la dispersion colloïdale et qui représente habituellement environ 25 0,5 i° à environ 3 ia en poids. Il ressort de ce qui précède que certaines dispersions colloïdales comportent suffisamment d'alcool résiduel i:our qu'il ne soit pas nécessaire de prévoir un alcool supplémentaire. Parfois, l'utilisation d'alcool supplémentaire va accélérer la vitesse 30 de réaction. De même, la Demanderesse a trouvé que In quantité selon d'alcool nécessaire varie/le type d'agent dispersant, du fait que certains agents dispersants nécessitent plus d'alcool que d'autres. En outre, il n'est pas nécessaire que l'alcool que l'on ajoute appartienne au même type que l'alcool qui est présent comme 35 alcool résiduel. On peut utiliser une large variété d'alcools dans la transformation de la dispersion colloïdale en la composition thi- 71 09000 -11- 2083312 xotrope, analogue à une graisse, servant dans la présente invention. Des exemples d'alcools appropriés comprennent les alcanols en à les mono-éther-alcools dérivant de 1'éthylène-glycol et contenant jusqu'à 8 atomes de carbone, et les mono-éther-alcools 5 dérivant des diéthylène-gïycols et contenant jusqu'à 8 atomes de carbone. De préférence, les alcools ont des points d'ébullition au moins approximativement égaux à celui de l'eau. Des exemples d'alcools appropriés comprennent le méthanol, l'éthanol, le pro-panol, l'isobutanol, le pentanol, l'hexanol, l'octanol, le décanol, 10 le 2-méthoxyéthanol, et le 2-éthoxyéthanol. Parmi ces alcools, on préfère l'isobutanol et le 2-méthoxyéthanol. Ainsi qu'il ressort de l'exposé précédent,une caractéristique importante du procédé pour préparer la composition analogue à une graisse est l'utilisation d'une combinaison d'eau et d'un 15 alcool pour effectuer une réaction de modification. Par "une réaction de modification", on entend la modification transformant . une dispersion colloïdale fluide et limpide en une matière collante et visqueuse. Pour préparer la composition, on applique un chauffage au 20 mélange contenant la dispersion colloïdale, l'eau, l'alcool (et, éventuellement, du solvant volatil ou une huile diluante non volatile). On applique le chauffage jusqu'à ce. que se produise la réaction de modification qui se traduit par une variation rapide de la viscosité du mélange réactionnel. La réaction de modification 25 se produit à une température légèrement supérieure à76,5°C. Habituellement, une température de 88°-99°C suffit pour faire'aller rapidement la réaction à son terme. Lorsque la composition de la présente invention doit servir d'inhibiteur de la rouille, il est souvent commode d'utiliser 30 une solution de la composition dans un solvant volatil. Lorsque l'on doit ainsi utiliser la composition, il est souvent commode de préparer la composition thixotrope, analogue à une graisse, en présence du solvant volatil. On aj-oute ensuite le polymère à la solution. Lorsque l'on conduit la "réaction de modification" 35 en présence du solvant volatil, l'apparition de la réaction est encore visible du fait que la viscosité varie et que la solution . se transforme en partant d'une solution limpide et claire pour 71 09000 -12- 2083312 devenir une solution trouble ou voilée, la température utilisée et la quantité totale de chaleur appliquée ne sont pas fondamentales dans le procédé en deux stades. Le tableau suivant montre la nature et les quantités 5 des matières de départ servant à préparer, dans le procédé de préparation en un seul stade, la composition thixotrope, analogue à une graisse, que l'on utilise dans les compositions de la présente invention : Matière Gamme (parties en poids) 10 appropriée préférée Diluant non volatil 2-80 5-30 Agent dispersant 2-65 5-30 Métal alcalino-terreux (présent sous forme de carbonate de métal al-15 calino-terreux) 2-40 10-30 Eau 1-6 2-4 Alcool 10-40 20-30 Solvant volatil (facultatif*) 0-60 25—45 * Dans l'étude exposée ci-dessus des conditions opéra-20 toires pour le procédé en deux stades, il a été indiqué qu'un. solvant volatil, servant à appliquer la composition comme inhibiteur de rouille, peut être présent au cours de la préparation. De préférence, cependant, dans le procédé en deux stades on prépare tout d'abord la composition analogue à une graisse et on 25 la dissout dans le solvant volatil. Dans le procédé à un seul stade, la Demanderesse n'a trouvé aucun avantage a préparer tout d'abord la composition analogue à une graisse et à la dissoudre ensuite. C'est pourquoi la présence du solvant volatil au cours de la préparation de la composition est une affaire de 30 choix qui dépend d'autres facteurs. La nature du solvant volatil est décrite ci-après. Il convient de souligner que les gammes précitées s'appliquent seulement au procédé à un seul stade pour préparer la composition analogue à une graisse. Les gammes diffèrent de celles don-35 nées ci-après pour la composition analogue à une graisse elle-même principalement en raison de l'inclusion de matières volatiles. C'est pourquoi les gammes ne son* indiquées que pour illustrer le 71 09000 -13- 2083312 procédé. Du fait que les gammes précitées diffèrent de celles indiquées pour la composition analogue à une graisse elle-même, la présente invention n'est limitée qu'aux gammes indiquées pour la composition. 5 La nature et les proportions appropriées et préférées pour le diluant non volatil, l'agent dispersant et le métal alcalino-terreux sont les mêmes que celles décrites antérieurement à propos du procédé en deux stades. On utilise dans le procédé un carbonate de métal alcalino-10 terreux qui est formé in situ. Poiîr former le carbonate de métal alcalino-terreux, on prépare un mélange d'un composé basique de métal alcalino-terreux, choisi dans le groupe constitué par- les oxydes, les hydroxydes et les alcoolates, avec ion agent dispersant, un diluant non volatil et un alcool. On traite ensuite le 15 mélange par CO2 pour former le carbonate. En variante et de préférence, on forme le carbonate de métal alcalino-terreux en ajoutant une suspension alcoolique du composé basique de métal alcalino-terreux à un mélange des autres matières. On traite alors le mélange total par CO^ pour former le carbonate. 20 Des alcools appropriés pour servir dans le procédé "à un seul stade" comprennent lés alcanols en à C^,les mono-éther-alcools dérivant de l'éthyl'ène-glycol et contenant 'jusqu'à 8 atomes d§6arbone, et les mono-éther-alcools dérivant du diéthylène-glycol et contenant jusqu'à 8 atomes de carbone. Des exemples 25 d'alcools appropriés comprennent leméthanol, l'ethamol, le pro-panol, l'isobutanol, le pentanol, l'hexanol, l'octanol, le décanol, le 2-méthoxyéthanol, et le 2-éthoxyéthanol. Les alcools préférés sont les alcanols en C^ à C^q, et l'on préfère encore davantage les alcanols en à C^. 30 Pour mettre en oeuvre le procédé à un seul stade, on mélange intimement en vue de la carbonatation l'agent dispersant soluble dans les huiles (qu'il soit préformé ou forme in situ), le diluant' non volatil et la suspension alcoolique de composé basique de métal alcalino-terreiix. On peut ajouter l'eau devant faire partie 35 du mélange à n'importe quel moment avant le stade final de chauffage réglé, et on peut l'ajouter à des moments différents en deux ou trois portions, si on le désire. Cela est également vrai pour 71 09000 -14- 2083312 n'importe quel alcool que l'on ajoute en plus de celui introduit avec la suspension. Dans le cas de l'eau, cependant, on préfère ajouter la quantité totale d'eau au début et avant la carbonatation,puisqu'il semble que l'on obtient des produits 5 plus épais lorsqu'on suit ce mode opératoire. Pour effectuer la carbonatation du mélange afin de former le carbonate, on doit introduire dans le mélange au moins 1,5 mole d'anhydride carbonique pour chaque mole de métal alcalino-terreux présent. En outre, on doit introduire dans le 10 mélange le gaz nécessaire pour achever la carbonatation (comme décrit) dans les 75 minutes afin d'obtenir le produit analogue à une graisse de haute viscosité que l'on souhaite obtenir, et l'on préfère introduire cette- quantité à une vitesse suffisante pour réaliser en 20 à 40 minutes l'achèvement de la carbonata-15 tion et la formation du complexe. On peut introduire l'anhydride carbonique nécessaire dans le mélange par insufflation ou en faisant barboter le gaz dans le mélange, ou bien en immergeant de-la neigne carbonique (ou "glace sèche") dans le mélange. La réaction est exothermique, et l'on peut 20 suivre sa progression on observant la variation de température du mélange réactionnel. On préfère maintenir la température à une valeur inférieure à 50°C environ au cours de la carbonatation. Après achèvement de la carbonatation, on soumet le mélange, qui contient alors l'agent dispersant soluble dans lés huiles, 25 le support ou véhicule non" volatil, et le complexe de .carbonate de métal alcalino-terreux 'résultant de la carbonatation, à un " stade de chauffage réglé. Entre le processus de carbonatation et lë stade de chauffage, on peut"ajouter au mélange de l'eau et/ou de l'alcool afin de porter la teneur totale en ces deux consti-30 tuants du mélange à la valeur qui a été décrite ci-dessus comme correspondant aux nécessités opératoires à cet égard. Le stade de chauffage qui constitue la fin du procédé à un seul stade est très important, et la façon dont on le conduit détermine l'obtention des compositions "voulues,analogues à des graisses, ayant une 35 consistance élevée et un faible indice de pénétration, ou bien la formation d'une dispersion fluide du type général décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 2 956 018 et n° 3 150 088 précités et également dans les brevets des Etats-Unis 71 09000 -15- 2083312 d'Amérique n° 2 861 951 et n° 3 027 325. Dans le stade de chauffage final du procédé, on cherche à atteindre deux objectifs par ce chauffage. En premier lieu, il faut éliminer du mélange les solvants légers, à l'exception, 5 peut-être, de faibles quantités d'eau et d'alcool et de la matière hydrocarbonée légère que l'on souhaite voir rester dans le produit final pour en améliorer la facilité de traitement. Ainsi,le chauffage va enlever la quasi-totalité de l'alcool et de l'eau qui ne sont pas consommés dans la réaction productrice de la graisse, 10 et tous les solvants hydrocarbonés, très légers,comme l'hexane, qui sont incorporés dans le mélange afin de faciliter la carbonatation du composé basique de métal alcalino-terreux. Le second rôle du chafffage consiste à fournir la chaleur nécessaire à la réaction pour effectuer la transformation du mélange 15 en une composition analogue à une graisse de haute consistance. Pour décrire maintenant les paramètres particuliers qui sont déterminants pour le chauffage du mélange hétérogène,qui existe après la carbonatation, afin de former les compositions décrites analogues à des graisses, on doit indiquer qu'il est nécessaire 20 de chauffer le mélange jusqu'à une température supérieure à 50°C environ. Une fois atteinte la température d'environ 50°C qui constitue le seuil pour effectuer la réaction de transformation, il est souhaitable d'augmenter ensuite progressivement la températu-25 re du mélange réactionnel pour la porter à une valeur supérieure à 100°C, et de préférence finalement jusqu'à 160°C environ. La raison en est que l'eau du mélange commence à être éliminée ou chassée à 100°C, et que la durée totale de traitement devient excessivement longue lorsque des températures excédant ce niveau 30 ne sont jamais atteintes au cours du stade final de chauffage. Par ailleurs, il est fondamental pour la formation des produits voulus du type graisse de ne pas traverser trop rapidement la zone des températures de 50°C à 100°0. L'effet de l'augmentation de la température du mélange à une vitesse excessive est d'éliminer 35 du mélange une quantité excessive d'eau avant qu'elle n'ait eu une chance de participer à la réaction nécessaire pour transformer le mélange en une graisse. Il s'ensuit que plus le mélange contient 71 09000 -16- 2083312 d'eau, dans la gamme d'une teneur en eau décrite ci-dessus»et plus vite on peut élever la température de 50°C à 100°C. Il existe une relation nette entre la quantité d'eau contenue dans le mélange chauffé et le temps nécessaire pour tra-5 verser la zone des températures de 50°C à 100°C. Par exemple, lorsqu'il y a présence dans le mélange de la quantité opératoire minimale d'eau au début du stade final de chauffage,(c'est-à-dire 0,25 mole d'eau par mole de-métal alcalino-terreux de suralcalini-sation présent), la période de temps au cours de laquelle on doit 10 maintenir le mélange entre 50°C et 100°C est d'au moins 4 heures et demie. Cette période de temps diminue de façon assez régulière et uniforme à mesure qu'augmente la quantité d'eau présente dans le mélange par rapport à la quantité de métal alcalino-terreux présent. Ainsi, lorsqu'on atteint un niveau d'eau d'environ 2,5 mo-15 les d'eau par mole de métal alcalino-terreux, il faut demeurer dans la gamme des températures de 50°C à 100°C pendant une période de temps qui n'est que de 45 minutes environ pour effectuer la transformation voulue en produit analogue à une graisse. A cette teneur en eau et pour des teneurs supérieures,le temps nécessaire 20 pour effectuer la transformation voulue diminue très.'fortement de sorte que l'on peu-fykhatfffer aussi vite qu'on le désiré ïe mélange réactionnel de 50°C à 100°C. La relation indiquant le temps nécessaire pour faire passer la température de la masse réactionnelle de 50°C à 100°C, lorsque la -teneur en eau du mélange réactionnel 25 se situe entre environ 0,25 mole d'eau par mole de métal alcalino-terreux (présent à titre de métal ou de composant jouant un rôle de suralcalinisation) et environ 2,5 moles d'eau par mole du métal, peut être approximativement fournie par l'expression : t = 0,75 + 1,7 x (2,5 - m) 30 où t indique le temps, en heures, pendant lequel on doit maintenir lë mélange dans la gamme des températures entre *50°C et 100°C, et m est le nombre de moles d'eau présentes dans le mélange par mole de métal alcalino-terreux présent dans le mélange à titre de métal ou de composé ayant une action de suralcalinisation. 35 Lorsque l'on chauffe trop rapidement le mélange réactionnel jusqu'à une température supérieure à 100°C, l'eau semble être éliminée 71 09000 -17- 2083312 du mélange trop rapidement pour permettre l'achèvement de la réaction. Il en résulte alors la formation d'une dispersion homogène de carbonate de métal alcalino-terreuz, qui est tout-à-fait fluide et semblable aux additifs pour huiles lubrifian-5 tes que l'on obtient par les procédés décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 2 956 018, n° 2 861 951 et n° 3 150 088 précités. La formation du produit voulu, analogue à une graisse, est nettement mise en évidence par la modification marquée et 10 rapide des propriétés physiques observables du mélange. La modification la plus frappante est, peut être, celle de la viscosité du mélange, qui augmente rapidement à mesure que se réalise la transformation en un produit analogue à une graisse. Le produit analogue à une graisse est collant et opaque, et il est macros-15 copiquement homogène. Il est fortement basique si l'on se réfère à son indice d'alcalinité en milieu acétique (cette expression bien connue en pratique a été décrite par ex«emple. dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 150 088 précité.[Le procédé de titrage de l'indice" d'alcalinité en milieu acétique uti-20 lise l'acide, acétique glacial eu cristallisable comme solvant et une solution d'acide perchlorique dans l'acide acétique cristallisable comme agent de titrage. Le procédé convient particulièrement bien pour des détermination^&e. ce type, puisque l'on obtient rapidement les équilibres. Les modes opératoires 25 pour la réalisation des titrages en milieu acide acétique sont* décrits dans leur généralité dans Analytical Chemistry, volume 23, n° 2, Février 1951» page 331 et volume 24,-n° 3, Mars 1952, page 519. Tel qu'utilisé ici, l'indice d'alcalinité indique des milligrammes d'hydroxyde de potassium par gramme d'échantillon], 30 A mesure que le mélange de départ subit une transformation ou une modification pour donner le produit analogue à une graisse, il va souvent être souhaitable d'ajouter un solvant volatil au mélange afin d'en maintenir la viscosité dans une gamme permet-• tant le traitement de ce mélange. 35 Au cours du stade de chauffage, il n'est pas nécessaire d'enlever du mélange la totalité de l'eau et de l'alcool, en parti culier si l'on doit utiliser le produit comme inhibiteur de rouille 71 09Q00 -18- 2083312 On doit comprendre que le procédé à un stade pour préparer la composition analogue à une graisse ne fait pas partie de la présente invention.Ce procédé est décrit et revendiqué dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 727 719 déposée 5 le 8 Mai 1968 par Mack W. Hunt. Le polymère . . Le terme "polymère", tel qu'utilisé ici, comprend certains copolymères qui répondent aux spécifications indiquées. Des polymères appropriés pour servir dans la présente invention ont les 10 propriétés suivantes : (a) un faible degré de cristallinité, c'est-à-dire moins de 50 °fo, et de préférence moins de 25 de cristallinité; (b) un poids moléculaire compris entre environ 3000 et environ 1 000 000 ; . - 15 (c) une solubilité élevée dans les solvants hydrocarbonés 'qui sont de façon prédominante aliphatiques, comme l'he-xane, le n-décane, le solvant Stoddard, le kérosène et les huiles lubrifiantes dérivées du pétrole. . Les polymères répondant à la description ci-dessus sont sou-20 vent qualifiés d'atactiques ou-d'amorphes. Des exemples de types appropriés de polymères comprennent le polyéthylène à bas poids moléculaire ou.à.faible densité, le _ polypropylène amorphe, le polyisobutylène, les polyterpènes ; des copolymères des précédents avec des monomères vinyliques, . 25 : comme le chlorure de vinyle, et des esters vinyliques, comme l'acétate de vinyle ; des acides polyacryliques, et des acides polyméthacryliques,. Des exemples particuliers de polymères appropriés comprennent les suivants : . - Marque commerciale Type de polymère "Zetafax". Ethylène-acrylate d'iso- butyle . "Elvax" • Ethylène-acétate de vinyle- "Alathon" Polyéthylène à bas poids moléculaire "Eastobond" Adhésif polyoléfinique -fondu à chaud "Epolene" Polyéthylène amorphe "Wing Tack" Polyterpène COPY 30 Fournisseur. Dow DuPont . DuPont 35 Eastman Eastman Goodyear 71 09000 -19- 2083312 Des polymères particulièrement appropriés comprennent les polyterpènes, les copolymères de l'éthylène et de l'acétate de vinyle, et les copolymères de l'éthylène et de l'acrylate d'isobutyle. Les polymères préférés sont les copolymères de 5 . l'éthylène et de l'acétate de vinyle et les copolymères de l'éthylène et de l'acrylate d'isobutyle. Il existe de nombreux brevets publiés qui décrivent la préparation et les propriétés des polymères décrits ci-dessus. Il ne semble donc pas nécessaire d'inclure ici de tels détails. 10 II en est particulièrement ainsi pour les copolymères de l'éthylène et de l'acétate de vinyle et pour les copolymères de l'éthylène et de l'acrylate d'isobutyle. Voici les quantités relatives de polymère et de composition thixotrope, analogue à une graisse, dans la composition selon la 15 présente invention. Parties en poids Polymère Composition „ thixotrope Gamme appropriée - 0,1 - 25 75 - 99,9 20 Gamme préférée •• • • • 0,5 - 5 95 - 99,5 Aucune technique particulière n'est nécessaire pour préparer le mélange de polymère et de compcsi tion thixotrope analogue à une.graisse. Cela est particulièrement vrai du fait que la quantité de polymère uti.lisée est habituellement relativement faible. 25 Après avoir ajouté la quantité requise de polymère à la composition thixotrope analogue à une graisse, ce qu'on effectue de préférence lentement et par petites quantités, on agite le mélange suffisamment pour obtenir une composition homogène. Afin de mieux décrire la nature-de la présente invention, 30 on va donner les exemples suivants, qui sont illustratifs aussi bien que comparatifs. On doit cependant comprendre que l'invention ne se limite pas aux conditions ou détails spécifiques indiqués dans ces exemples. Les parties sont des parties en poids. Exemple 1 35 Cet exemple illustre l'amélioration en consistance que l'on obtient en ajoutant une faible quantité de polymère^à la composition thixotrope analogue à une graisse. 71 09000 _m_ 2083312 A-. la dispersion colloïdale de carbonate de calcium utilisée dans cet exemple a la composition suivante : 30 fo de sulfonate de calcium 43 % d'huile diluante non volatile (huile pâle 170} 5 27 fo de carbonate de calcium* * La matière a un indice d'alcalinité en milieu acétique égal à 300 environ. On chauffe jusqu'à 82°C 100 parties de la dispersion colloïdale de carbonate de calcium dans un malaxeur en ajoutant 10 10 parties d'eau et 0,5 partie de méthoxyéthanol. On agite le mélange et le chauffe durant 30 minutes environ à une température de 99° à 104,5°C, après quoi on enlève les solvants volatils en chauffant jusqu'à 154°C. le produit résultant est une composition thixotrope, analogue à une graisse, ayant une pénétration ASTM 15 de 131. B-. En utilisant les matières décrites ci-dessus, on répète les opérations du processus sauf qu'après l'enlèvement des solvants, on ajoute 1 partie de polyéthylène à forte densité ("Alathon" 7516 de DuPont), et l'on chauffe le mélange total 20 jusqu'à 260°C pour effectuer une dissolution du polymère. Le produit résultant est une composition thixotrope, analogue à une graisse, ayant un indice ASTM de pénétration de 89, ce qui représente une amélioration de consistance de 32 f> par Rapport au produit de l'exemple 1-A. 25 Bien entendu, on peut ajouter une quantité supplémentaire d'huile diluante non volatile pour produire line graisse ayant une plus faible consistance,. Le résultat net est que l'utilisation du polymère permet d'obtenir une- quantité accrue de graisse. Exemple 2 30 Cet exemple illustre l'amélioration obtenue grâce à l'ad dition de divers copolymères "Elvax" à la composition thixotrope analogue à une graisse. En utilisant le mode opératoire et les matières indiquées à l'exemple 1, sauf que l'on utilise une quantité supplémentaire 35 d'huile diluante non volatile, on prépare une composition thixotrope, analogue à une graisse. Cette composition est présentée sous le n° 1 au Tableau I qui suit. A la composition de base, on ajoute 1 fo en poids de divers copolymères "Elvax" de DuPont. Ces compositions sont p remonté a? so;is les n° 2, 3 et 4 ,Tableau I. TABLEAU I n° de la composition Dispersion colloïdale de OaOO ,g Huile diluante non volatile (1 ), .g copolymère DuPont "Elvax" N° 460(2) .EP3652(3) 40(4) Pénétration ASTMD217 1 2 3 4 (0 (2) (3) (4) 54,8 54,8 54,8 54,8 45,2 45,2 45,2 45,2 1,0 1,0 1>0 275' 185 . 189 195 l'huile lubrifiante paraffinique de base à haute viscosité, raffinée aux solvants. contient 17 à 19 # d'acétate de vinyle et présente un indice d'écoulement à l'état fondu de 2,1-2,9. contient 28 fo d'acétate de vinyle. contient 39 à 42 fo d'acétate de vinyle et présente à l'état fondu un indice d'écoulement de 45-65. 71 09000 _22_ 2083312 Exemple 3 Cet exemple illustre l'amélioration que l'on obtient pour les propriétés de comportement sous des pressions extrêmes lorsqu'on ajoute divers polymères à la composition thixotrope analo-5 gue à une graisse. La méthode d'essai servant à mesurer les.propriétés de comportement sous des pressions extrêmes est l'essai à quatre billes (méthode ÂSTM D-2596). Le tableau II ci-après montre les résultats obtenus dans l'essai à quatre billes ainsi que les diverses mesures réalisées, avec le sens de chacune. 10 Usure : mesure de la marque d'usure en millimètres ; des nombres faibles indiquent une amélioration. Soudage de quatre billes : c'est une mesure du point de soudage ou de l'aptitude du lubrifiant à éviter le grippage des métaux. Un . point de soudage plus élevé indique une amélioration. ^c CMH : abréviation pour charge moyenne en hertz, qui est un indice ou une classification relative attribué à des lubrifiants. Les lubrifiants ayant des valeurs élevées de CMH sont considérés comme supérieurs à des lubrifiants ayant de faibles valeurs de CMH. On prépare à l'aide du mode opératoire et des matières indiqués dans l'exemple 1 les graisses utilisées dans le présent 20 exemple. Comme à l'exemple 2, on ajoute de l'huile diluante non volatile additionnelle pour ajuster la consistance. Voici les compositions soumises à l'essai de soudage des quatre billes : 1 - La même que celle désignée par le n° 1 à l'exemple 2. 25 2 - La même que celle désignée sous le n° 3 de l'exemple 2, mais contenant 0,8 de "Elvax" EP-3652. On ajoute de l'huile diluante non volatile additionnelle pour porter à 275 l'indice de pénétration, ce qui est la même valeur que celle de la composition n° 1 de cet exemple. La composition con-30 tient les constituants suivants (en parties en poids) ; 43,4 % de dispersion colloïdale de CaCO^ 55,8 fo d'huile diluante non volatile 0,8 1° de "Elvax" EP-3652. 3 - Cette composition contient les constituants suivants, en 35 parties en poids : 45,7 de dispersion colloïdale de CaCO^ 50,3 f° d'huile diluante non volatile - similaire à celle 71 09000 -23- 2j>$33"1 2; utilisée dans 1*exemple 2, mais contenant, des résidus cireux et goudronneux.En d'autres termes c'est un résidu de lubrification brut et non raffiné. 2,3 de naphténate de plomb 1,1 fo de "Paratac"' (un polyisobutylène) 0,3 i° de "Ortholeum" 300 (inhibiteur d'oxydation). 4 - Cette composition contient les constituants suivants (en parties en poids) 45,7 °f° d*e dispersion colloïdale de CaCO^ 50,3 i° d'huile diluante non^volatile (la même qu'en 3) 1.0 io de "Alathon" de DuPont (polyéthylène à haute densit 2,3 i° de naphténate de plomb 1.1 fo de "Paratac" 0,3 1° de "Ortholeum" 300. 5 - Cette composition contient les constituants suivants (en parties en poids) 45,7 i° de dispersion colloïdaledsp-SaCO^ 50,3 d'huile diluante non volatile - 1.0 fo de "Elvax" EP-3652 2,3 io de naphténate de plomb 1.1 io de "Paratac" 0,3. i° de "Ortholeum" 300. Le tableau ci-après montre les résultats de l'essai sur quatre billes. ' - : Graisse n° Pénétration ASTM D-217 TABLEAU II Soudure d,e Usure (a) quatre billes (b) CMH 3 4 5 o A 275 275 350 255 255 0,76 0,42 0,5 0,57 0,46 340 500 400 560 560 52,3 43,0 46,9 65,5 57,7 (a) marque d'usure en mm (b) charge en kg. 71 C 9 0 0 0 -24- 2083312 Cet exemple illustre le procédé à un seul stade pour préparer la dispersion colloïdale de carbonate de calcium que l'on utilise pour obtenir la composition thixotrope analogue à une 5 graisse. On prépare la solution méthoxyéthanolique de méthoxyétha-nolate de Ga selon le mode opératoire décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 150 088 précité. La solution d'acide sulfonique que l'on utilise dans cet 10 exemple contient 27 i en poids d'acides sulfoniques mixtes, 60 io en poids de n-hexane et 13 % en poids d'huile minérale non-volatile (huile pâle). Les acides sulfoniques mixtes ou mélangés contiennent 60 % en poids d'acides sulfoniques solubles dans les huiles et dérivant d'un "produit dimère d'alkylation" et 40 io 15 (en poids) d'acides sulfoniques solubles dans les huiles et dérivant de queues "NAB", Le "produit dimère d'alkylation" comme les queues "NAB" ont été décrits dans ce qui précède. Dans un ballon d'un litre, on introduit : 150 g de solution d'acide sulfonique 20 49 g d'huile pâle 100 On chauffe le mélange jusqu'à 35°C, et l'on neutralise l'acide sulfonique en ajoutant 31 g d'une solution méthoxyéthanolique de méthoxyéthanolate-carbonate de calcium, contenant 6,95 i° de calcium. On ajuste la température à 40°C, et l'on ajoute si-_ 25 multanément à des vitesses constantes les solutions suivantes : 252 g : solution méthoxyéthanolique de méthoxyéthanolate- carbonate de calcium (contenant 6,95 i° de Ca) 59,4 g: solution contenant : 29,3 i° de méthoxyéthanol 30 14,2 % de méthanol 56,5 i° d'eau. Après l'addition, on chauffe le mélange à la température du reflux durant 5 heures. On ajoute ensuite 170 g de solvant Stoddard et l'on enlève la majeure partie du solvant par chauffage 35 jusqu'à 150°C. L'enlèvement du solvant Stoddard d'une partie du produit aboutit à l'obtention d'une composition thixotrope analogue à une 71 09000 -25- 2083312 graisse ayant un indice ASTM de pénétration de 187. La demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 20 038 déposée le 16 Mars 1970 par la Société dite "Continental Oil Company" contient des données montrant les propriétés physiques 5 des compositions suivantes : la composition de la présente invention, qui contient une quantité majeure de composition thixotrope analogue à une graisse et une quantité mineure de polymère ; et la composition décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3. 384 586 précité et qui contient une quantité majeure de 1O polymère et une quantité mineure de composition thixotrope analogue à une graisse. 71 09000 -26- 2083312 REVENDICATIONS 1. Composition de graisse améliorée, caractérisée en ce qu'elle comprend d'une part environ 75 à environ 99,9 parties en poids d'une composition thixotrope, analogue à une graisse, 5 consistant essentiellement en environ 30 à environ 70 parties en poids d'une huile diluante non volatile, environ 6 à environ 35 parties en poids d'un agent dispersant soluble dans les huiles, et environ 5 à environ 30 parties en poids de carbonate de métal alcalino-terreux j et d'autre part, environ 0,1 à environ 25 par-10 ties en poids d'un polymère qui présente un faible degré de cristallinité, un poids moléculaire compris entre environ 5000 et environ 1 000 000, et une solubilité élevée dans les solvants hydrocarbonés de nature aliphatique prédominante. 2. Composition de graisse selon la revendication 1, carac-15 térisée en ce qu'on choisit l'huile diluante non volatile dans le groupe constitué par les huiles lubrifiantes synthétiques et les huiles lubrifiantes minérales. 3. Composition de graissé selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'on choisit l'agent dispersant, soluble dans 20 les huiles, dans le groupe constitué par les sulfonates de métaux alcalino-terreux et les carboxylates de métaux alcalino-terreux. 4. Composition de graisse selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'agent dispersant, soluble dans les huiles,est un suifonate de métal alcalino-terreux. 25 5. Composition de graisse selon la revendication 4, carac térisée en ce qu'elle contient environ 95 à. environ 99»5 parties de composition thixotrope, analogue à une graisse, et environ 0,5 à environ 5 parties de polymère. 6. Composition de graisse selon l'une quelconque des reven-30 dications 3» 4 ou 5, caractérisée en ce qu'on choisit le polymère dans le groupe constitué par les polyterpènes, les copolymères de l'éthylène et d'acétate de vinyle, et les copolymères de l'éthylène et de l'acrylate d'isobutyle. 7. Composition de graisse améliorée, caractérisée en ce 55 qu'elle comprend d'une part environ 75 à environ 99,9 parties en poids d'une composition thixotrope, analogue à une graisse, consistant essentiellement en environ 30 à environ 70 parties en poids 71 09000 -27- 2003312 d'une huile lubrifiante minérale, -environ 6 à environ 35 parties en poids d'un sel de calcium d'un acide sulfonique soluble dans les huiles et environ 5 à environ 30 parties en poids de carbonate de calcium ; et d'autre part, environ 0,1 à environ 5 25 parties d'un polymère" qui a un faible degré de cristallinité, un poids moléculaire compris entre environ 3000 et environ 1 000 000, et une solubilité élevée dans les solvants hydrocarbonés de nature surtout aliphatique. 8. Composition de graisse selon la revendication 7, ca-10 ractérisée en ce qu'on choisit le polymère dans le groupe constitué par les polyterpènes, les copolymères de l'éthylène et de l'acétate de vinyle et les copolymères de l'éthylène et de l'acrylate d'isobutyle. 9. Composition de graisse selon la revendication 8, ca-15 ractérisée en ce qu'elle contient environ 95 à environ 99,5 parties d'une composition thixotrope analogue à une graisse et environ 0,5 à environ 5 parties de polymère.