L'invention concerne un procédé pour la fabrication de portes type connu sous la dénomination de portes planes, panneaux composites et éléments équivalents, ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. Dans les modes actuels de fabrication artisanale et même de fabrication en série des portes planes, on procède à la préparation préliminaire des éléments constitutifs de ces portes comme indiqué sur la figure 1. Plus précisément, ces éléments sont deux montants 1 et deux traverses 1 qui, ensemble, forment l'ossature brute de la porte, un noyau alvéolaire 2 constituant l'àme, et deux panneaux ou feuilles de contre-plaqué 3 qui constituent les deux faces de la porte, l'ensemble étant couronné par deux montants 4 et deux traverses 4 en bois précieux qui constituent la bordure entourant l'ossature initiale de la porte. Après avoir placé les divers éléments en position, on procéde à la construction qui se résume essentiellement à assembler tous ces éléments par collage pour en former un ensemble d'un seul tenant.De manière plus détaillée, on commence par étaler la colle sur les faces des deux feuilles de contre-plaqué 3 qui seront opposées dans la porte finie, on superpose ensuite à l'une de ces feuilles les deux montants 1 et les deux traverses 1 qui constituent l'ossature brute de la porte, en prenant soin de placer ces éléments aussi perpendiculairement entre eux que possible; en général, on laisse une certaine marge de contreplaqué 3 en plus, on dispose les pièces de l'ossature le long des bords du contre-plaqué. Ensuite, on introduit dans l'ossature ainsi formée le noyau alvéolaire 2 dont Iïépaisseur doit être égale à celle de l'ossature de manière à obtenir une section uniforme sur toute la porte aprés avoir superposé l'autre contre-plaqué. L'ensemble, ainsi obtenu est ensuite placé dans une presse, qui, à une température d'environ 800, développe une pression normale ou perpendiculaire calculée de manière à assurer l'adhérence de la colle préalablement étalée sur les divers éléments de la porte. Au bout d'environ 7 minutes, c'est-à-dire le temps nécessaire pour le parfait collage de la porte, on extrait la porte de la presse et on procède à un fraisage latéral qui permet de donner à la porte les cotes prédéterminées et, en particulier, d'assurer la parfaite perpendicularité de ses côtés. Par un deuxième fraisage on forme sur toute la périphérie extérieure du châssis 1,1, une rainure dans laquelle on encastrera ensuite, sur les quatre côtés, quatre alaises 4 à languettes pour former la bordure définitive de la porte. Ces alaises, préalablement enduites de colle, sont pressées contre l'ossature 1 au moyen de serre-joints ou autres outils. C'est selon ce mode de travail que l'on procède actuellement à la fabrication des portes planes et également des panneaux composites ou éléments équivalents, et ce procédé exige l'emploi d'au moins cinq personnes pour une production d'environ une porte toutes les dix minutes. L'invention révolutionne totalement le procédé de fabrication traditionnel, en réduisant à deux le nombre des personnes employées par une production non supérieure à une porte toutes les sept minutes, ce temps de sept minutes étant celui qui est de toute façon nécessaire pour assurer l'adhérence de la colle, et pendant lequel les employés peuvent commodément préparer les éléments de la porte suivante. Pour obtenir les résultats indiqués ci-dessus, le procédé suivant l'invention comprend un pressage simultané perpendiculaire sur les deux grandes faces opposées, entre deux plateaux d'une presse, et périphérique de l'extérieur vers l'intérieur, sur les quatre côtés du paquet constitué par les éléments constitutifs de la porte plane, du panneau composite ou ouvrage équivalent, qui ont été préalablement ajustés et uniformément encollés sur les faces et les bords correspondants, tandis que les quatrecôtés du paquet sont solidement en même temps maintenus perpendiculaires entre eux à l'équerre, c'est-àdire en formant un angle de 900 entre les deux côtés adjacents à chaque sommet. La simultanéité du pressage perpendiculaire et du pressage périphérique, combinée au maintien obligatoire à l'équer- re du paquet des éléments consécutifs a pour résultat de donner un produit fini d'une structure homogène et dont les côtés sont parfaitement perpendiculaires entre eux à tous les sommets. Pour utiliser au maximum la pression périphérique une variante du procédé décrit prévoit de partir d'un paquet dont les côtés sont déjà perpendiculaires entre eux, et, dans lequel chaque latte de l'ossature de la porte est d'une seule pièce avec la bordure extérieure correspondante et on place les quatre lattes à l'équerre en encastrant une feuille ou un panneau préalablement exactement mis à l'équerre dans chacune de deux feuillures d'angle, qui sont pratiquées le long de deux arêtes adjacentes de chaque pièce avant l'incorporation des lattes dans le paquet. Pour accélérer la fabrication des lattes, c'est-àdire des montants et des traverses et suivant un autre mode de mise en oeuvre du procédé, on exécute pour chaque latte, avant son incorporation dans le paquet et au moyen d'une machine combinée(toupie à plusieurs arbres notamment une machine quatre faces"), les deux fraisures d'angle destinées à recevoir les feuilles ou les panneaux et, limitativement à la traverse superieure et aux deux montants de la porte, le profilage des feuillures correspondantes. Pour faciliter le séchage de la porte et l'aération interne de cette dernière après sa mise en oeuvre, et suivant une autre caractéristique du procédé, on pratique des trous traversants perpendiculaires dans la traverse inférieure de la porte, avant son intégration dans le paquet. Pour accélérer et faciliter le montage de la porte, et suivant une dernière caractéristique du procédé, on munit par construction chacun des montants, avant son intégration dans le paquet, d'un tasseau qui fait saillie à l'intérieur, au niveau où la serrure sera montée ultérieurement. Le dispositif suivant l'invention prévu pour la mise en oeuvre de ce procédé est constitué par un châssis rectangulaire rigide, dont les côtés sont parfaitement perpendiculaires entre eux, qui est convenablement calculé pour supporter des contraintes dynamiques et de fatigue, et qui présente une épaisseur légèrement inférieure à celle du produit fini, ce châssis étant muni sur chacun de deux côtés adjacents, d'au moins deux pistons parallèles exerçant, perpendiculairement au côté qui les porte, une pression qui est dirigée vers l'intérieur du châssis et s'exerce sur une lame commune ou étrier de répartition de la pression parallèle au côté qui porte des pistons, le paquet étant placé dans ce châssis de manière que deux de ses côtés adjacents soient en contact avec les côtés du châssis qui ne sont pas munis de pistons et puis soient pressés contre ces côtés au moyen des deux barres ou étriers de répartition de la pression actionnés par les pistons. il ressort de ce qui précède que le maintien oDligatoire à l'équerre du paquet d'éléments au cours de son pressage périphérique de l'extérieur vers l'intérieur avec une pression uniformémerlt répartie par les barres ou étriers est assuré par la coopération de deux barres, perpendiculaires entre elles et de côtés opposés du châssis, qui sont également perpendiculaires entre eux. Suivant une première caractéristique de ce dispositif, la position de départ des pistons peut être réglée axialement par rapport au côté du châssis qui les porte et ceci pour des raisons qui seront expliquées dans le cours de la description qui va suivre. Suivant une autre caractéristique de ce dispositif, et toujours pour des raisons qui seront expliquées plus bas, la pcsition des pistons portés par le petit côté du châssis peut être réglable sur la longueur de ce côté. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le châssis qui sera dénommé dans la suite cadreuse à pression latérale présente sur ses bords intérieurs des feuillures d'appui qui définissent sa position sur la table de presse sous-jacente, car autrement la pression ernendiculaire de cette presse risquerait de déplacer la cadreuse sur la table. Les feuillures font de préférence partie des supports des pistons. L'invention sera décrite dans la suite avec plus de détails et à titre non limitatif en regard des dessins annexés sur lesquels La figure 1 est une vue en perspective éclatée des éléments d'une porte plane suivant la technique antérieure; la figure a est une vue de dessus d'une cadreuse à pression latérale suivant l'invention. la figure 3 est une vue en perpective montrant les parties constitutives d'une porte plane suivant l'invention; la figure 3a est une coupe transversale d'un côté (montant ou traverse) de l'ossature de la porte suivant la figure j; les fiTues 4#t Ga représentent des variantes de la porte de la flgure-3; la figure 5 est une vue en perspectivepartielle d'une cadreuse à pression latérale munie d'un piston réglable le long d'un petit côté; la figure 6 représente une variante du dispositif de la figure 5; la figure 7 représente une variante de réalisation de la cadreuse suivant l'invention. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 2, la cadreuse à pression latérale suivant l'invention, désignée dans son ensemble par la référence 2, est essentiellement composée d'un châssis rectangulaire rig#ide, 6,6 12,12', dont les côtés sont parfaitement perpendiculaires entre eux et qui est convenablement calculée pour supporter des efforts dynamiques et des contraintes de fatigue. Les dimensions de ce châssis peuvent varier suivant les exigences de la production des portes normales, et, en général pour l'emploi artisanal courant; ces dimensions correspondent environ au plan de travail de la presse sur laquelle la cadreuse sera utilisée L'épaisseur du châssis doit être légèrement inférieure à celle de la porte traitée dans la presse. Sur deux côtés contigus 6 du châssis sont fixés des vérins 11 et Il', montés d'une manière qui permet de régler leur position axiale sur des supports appropriés à console 8 ou à glissière 9, de manière que les pistons 13 de ces vérins puissent décrire une course de longueur appropriée en direction des côtés opposés 12,12' du châssis. Le contreventement constitué par le hauban 21 réglable par une vis, supprime tout risque de flexion du côté 12 sous la poussée de la barre 14. L'extrémité de chaque piston 13 est reliée par une barre 14,14' aux autres pistons du même côté 6 de la cadreuse de manière que sous la poussée de ses pistons, cette barre se déplace uniformément et en restant parallèle à elle-même, en direction du côté opposé 12,12' de la cadreuse 2. Cette cadreuse est placée sur le plan de travail de la presse et elle y est fixée au moyen de butées10 qui font saillie vers le bas et qui butent contre les bords extérieurs du plan de travail de cette presse. Ces butées font parties des supports des vérins 11', A et sont constituées par des embases de ces supports ou par des cornières. On a quelquefois à presser des portes d'une largeur nettement différente de celle des portes normales, qui est de 80 cm, par exemple des portes de salles de bain, de 60 cm ou des portes d'entrée de 90 cm de largeur. Pour répondre à ce besoin et, suivant une caractéristique de l'invention la position des vérins du petit côté du châssis, ainsi que celle de la barre de ces vérins, sont réglables le long de ce côté, La figure 5 représente en perspeotive et suivant la direction indiquée par la -flèche A de la figure 2, un angle d'une cadreuse munie d'un dispositif de réglage permettant de régler la position d'un vérin 11' le long d'un petit côté 6 suivant une première forme de réalisation. Ce petit côté est composé de deux cornières 6',6' entre lesquelles se trouve pratiquée une fente 43. Les ailes extérieures des cornières se raccordent, par des échancrures 44, 44, à des segments terminaux plus étroits, destinés à établir la liaisor avec le grand côté contigu 6 de la cadreuse.Le long de cet élément à double cornière 6',6', coulisse et se bloque un chariot 42 comportant deux branches qui embrassent respectivement les deux ailes extérieures de la double cornière 6',6'. La face intérieure de la branche inférieure du chariot 42 joue ici le rôle de butée 10 pour s'appuyer contre le bord de la table de la presse. Le dispositif de blocage du chariot 42 sur la double cornière 6',6' n'offre aucune difficulté de réalisation et il n'est donc pas représenté sur le dessin. Le piston du vérin 11' peut ainsi coulisser librement dans la fente 43 pendant le réglage de la position de ce vérin le long du petit côté du châssis.Pour éviter que la barre de pression du grand côté (non représenté) ne constitue un obstacle pour la barre de pression du petit côté, cette dernière est raccourcie comme indiqué par la forme d'exécution 14''. Les extrémités échancrées du côté à double cornière sont prévues pour permettre de démonter et de remplacer éventuellement le groupe 11',22. Dans la variante du dispositif de la figure 5 qui est représentée sur la figure 6, le vérin 11' coulisse le long de deux profilés de guidage 6"," au moyen de deux brides 31 qui sont elles-memes guidées sur les profilés par des butées intérieures. Les brides 31 sont maintenues assemblées et peuvent être serrées l'une en direction de l'autre à l'aide de boulons traversants 32. Le point de vue utilisé pour la figure 3 est inversé comparativement à celui de la figure 5. La mise en oeuvre est extrêmement simple ; au début de la production, on pose la cadreuse sur le plateau de la presse, en plaçant ses butées 10 contre les bords extérieurs de cette table. Compte tenu des dimensions des portes ou panneaux à réaliser, on dispose les vérins Il à course courte dans la position voulue, en les fixant sur les consoles 8 ou les glissières 9 qui sont soudées sur la face extérieure des côtés 6 de la cadreuse 2. On relie ensuite les vérins 11,11' au collecteur d'air comprimé prévu sur la presse, et muni d'une vanne de commande pour chaque groupe de cylindres d'un côté du châssis 2. Dans le cas des vérins 11' à course longue, ce réglage n'est pas nécessaire. Lesdits vérins 11' sont donc directement fixés au châssis par des embases 10. Il convient de remarquer que, en remplacement des vérins pneumatiques qui ont été prévus pour la commodité de l'illustration, il est possible d'utiliser n'importe quel autre dispositif en mesure d'assurer l'avance et, par conséquent, la pression des deux barres en mouvement; à titre indicatif, on peut indiquer, par exemple, qu'on peut utiliser des vérins hydrauliques, bien que l'on puisse également prévoir n'importe quel autre dispositif, par exemple de nature mécanique, notamment à pantographe ou à crémaillère, ou, finalement, de nature électromagnétique. Pour utiliser au maximum la pression latérale périphérique exercée par la cadreuse suivant l'invention, il est nécessaire de partir d'un paquet d'éléments dont les côtés sont déjà orthogonaux. Sur la figure 3, on voit qu'à cet effet, chaque côté de l'ossature de la porte est d'une seule pièce avec la bordure correspondante et que les quatre côtés de cette ossature sont mis à l'équerre entre eux par appui sur deux panneaux qui ont été précédemment découpés avec des côtés exactement perpendi- culaires. Comme indiqué sur les figures 3, 3a l'ossature et la bordure de la porte sont donc réalisées au moyen d'une pièce unique pour chaque côté.La section de cette pièce, dans laquelle on tire les montants 2 et les traverses 7 de la porte est constituée par un rectangle ou un carré comportant deux feuillures 15 à angle vif taillées dans deux côtés opposés. Ces feuillures sont de profondeur égale à l'épaisseur des feuilles de contre-plaqué 3' qui y seront collées et elles laissent subsister une zone non fraisée 16, 17 d'épaisseur égale à la section de la bordure de la porte. Des tasseaux 19, d'é,aisseur égale à celle du noyau alvéolaire 2', sont appliqués contre la face intérieure des deux montants 7 de manière à permettre de monter ensuite la serrure de l'un ou de l'autre côté de la porte. Ainsi qu'on la déjà indiqué, les feuilles ' de contre-plaqué doivent être découpées et équerrées avec précision puisque, mises en oeuvre, elles devront buter contre le fond de la feuillure 15 et mettre les quatre lattes 2 du bâti parfaitement à l'équerre. On forme sur les extrémités des montants 2 et des traverses 2, des échancrures d'angles 18 qui contribuent elles-aussi à la mise à l'équerre des montants et des traverses. ìnalem?nt, on fraise les feuillures sur les deux montants et sur la traverse supérieure tandis que, dans la traverse inférieure, qui nta pas de feuillure, on pratique des trous traversants 20, qui laisseront s'échapper la vapeur dse la colle pendant le pressage de la porte à chaud, et qui assureront ensuite une ventilation continue de l'intérieur de la porte après sa mise en oeuvre. Sur les figures 4, 4a on a représenté une porte munie de lattes obtenues en une seule passe dans une machine combinée ( notamment une machine quatre-faces ). La latta 7' présente la double feuillure 15, 15 et une face extérieure comportant un chanfrein 16' et une feuillure 21. Suivant l'invention,pour le pressagede paquets dont les bords sont profilés de cette facon, la section transversale des faces internes des barres 14, 14', 14" correspond à la section transversale des faces externes des bords du paquet, c'est-àdire au profil 16', 21. Après avoir préalablement disposés les divers éléments de chaque porte, on étale la colle sur les feuilles de contre-plaqué 3' puis on encadre l'une de ces feuilles au moyen de montants 2 et des traverses 7 de manière que ces montants et traverses présentent une feuillure ffî vers la feuille et puis on dispose le noyau alvéolaire 2' dans la cavité de l'ossature et on place ensuite la deuxième feuille 3'. Le paquet ainsi constitué est prêt pour le pressage. A ce stade, après avoir disposé la cadreuse 5 sur un plateau de presse, en plaçant ses butées 10 en contact avec les bords extérieurs de cette table, on dispose la porte dans la cadreuse. La fermeture de la presse commence ensuite : lorsque les plateaux de la presse exercent une légère pression surle paquet, on interrompt le pressage perpendiculaire. A ce stade, au moyen de la barre longue 14, on applique le grand côté de la porte contre le grand côté 12' de la cadreuse. On supprime ensuite la pression sur cette barre. Au moyen de la petite barre 14', on applique la porte contre le petit côté 12 de la cadreuse. On rétablit ensuite la pression sur la grande barre 14 et on maintient la pression sur la petite barre 14'.Maintenant, le paquet étant parfaitement à l'équerre on laisse la cadreuse en pression et on établit la pression normale de fermeture sur la presse. A ce stade, commence le pressage simultané des faces 3' ( dans le sens perpendiculaire au plan de la porte ) et le pressage périphérique des bords 7,7' de la porte, qui s'effectuent à température pré-établie, et pendant la durée nécessaire, qui est généralement d'environ 7 minutes, pour permettre à la colle de développer sa force de liaison. Finalement, on retire les barres puis on ouvre la presse se : la porte est alors prête, sans aucune autre phase de travail consécutive. Pendant les 7 minutes, les deux servants de la machine peuvent préparer une deuxième porte On voit donc qu'il s'agit d'un outillage extrêmement simple qui permet de réaliser une économie de matière et de travail puisqu'il élimine le châssis de la technique antérieure comprenant des côtés en deux parties et que, notamment, on élimine plusieurs phases du travail telles que l'application des bordures 4 sur les pièces 1, ainsi que l'opération de serrage au moyen de serre-j oints, toutes opérations qui exigent de la maind'oeuvre et qui ont donc une forte incidence, sur le prix commercial. Finalement, ce qui constitue l'avantage principal, on obtient un produit d'une structure plus homogène, grâce à la simultanéité de la pression sur les faces et de la pression sur les côtés. il convient encore de remarquer que, dans la fabrication des portes planes réalisées au moyen de presses à plusieurs plateaux, on peut monter sur chaque plateau de la presse un dispositif 2 suivant l'invention qui, grâce à sa facilité de manipulation et sa simplicité, ne gêne pas le fonctionnement de la presse tout en apportant les avantages décrits plus haut. La figure 7 représente une autre forme possible d'exécution de la cadreuse à pression latérale suivant l'invention. il s'agit d'une cadreuse comportant deux côtés qu'on peut faire coulisser à la main et qui remplacent les barres de pression 14, 14'de la réalisation de la figure 2. Ces côtés coulissants peu vent être serrés sur la porte au moyen d'écrous à oreilles ou à broches que l'on visse sur des tirants filetés qui émergent sur les côtés coulissants. Une équerre rigide 22 présente à ses deux extrémités, des fentes 22a, 22b ; la fente 22a reçoit une tête du tirant fileté 30 qui supporte le petit côté 24, de sorte que ce dernier peut coulisser dans les deux sens 24a, 24b ; la fente 22b reçoit un tirant fileté 33 qui prolonge le grand côté 23 et qui coulisse dans les deux sens 23b, 23c. A son extrémité qui est à l'opposé du tirant, le grand côté 23 présente une fente 23a dans laquelle se loge la deuxième extrémité du tirant fileté 30 du petit côté 24.Le tirant fileté au du côté 24 présente à chacune de ses extrémités un anneau 25 dans lequel coulisse un tirant fileté 28, 29. Un tirant fileté 26 coulisse, d'une part, dans un anneau qui fait saillie sur l'angle de l'équerre rigide 22 et, d'autre part, dans un anneau d'extrémité 25 du tirant du grand côté coulissant 23. Des écrous à oreilles ou à broches 27 sont vissés sur des tirants 26, 28, 29 et 30, à l'extérieur des anneaux Le fonctionnement de cette cadreuse est le suivant. Après avoir placé la porte dans la cadreuse, on fait coulisser les côtés mobiles 23, 24 jusqu'à ce qu'ils entrent en contact avec la porte puis qu'ils pressent cette dernière dans l'angle intérieur de l'équerre rigide 22 ; on visse maintenant à fond les écrous à oreilles 27, de sorte que la porte reste fortement serrée entre les quatre côtés de la cadreuse. Les mouvements de coulissement réciproque des côtés de la cadreuse sont visibles sur le dessin. il va de soi que l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et que l'on pourra y appurter diverses variantes sans pour cela sortir du domaine de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de portes planes, panneaux composites et ouvrages équivalents, caractérisé en ce que le paquet composé des éléments constitutifs de l'ouvrage, préalablement mis en position et encollés sur leurs faces et bords correspondants, est soumis simultanément à une pression perpendiculaire exercée sur les deux grandes faces opposées, entre deux plateaux d'une presse, et à une pression périphérique exercée sur les quatre côtés et vers l'intérieur, pendant que les quatre côtés de ce paquet sont forcément maintenus perpendiculaires entre eux. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on part d'un paquet dont les côtés sont déjà perpendiculaires entre eux et dans lequel chaque pièce 7 de l'ossature de la porte ou ouvrage équivalent est d'une seule pièce avec la bordure extérieure correspondante 16, 17, et en ce que les quatre pièces sont mises à l'équerre par encastrement d'un panneau 31 précédemmenD exactement découpé à bords rectangulaires dans chacune de deux feuillures d'angle longitudinales 15,15 qui sont pratiquées dans les pièces avant leur incorporation dans le paquet. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'on exécute simultanément sur une pièce 7', avant son incorporation dans le paquet, les deux feuillures d'angle 15,15, ainsi que le profilage de la surface extérieure, ce dernier étant limité à la traverse supérieure et aux deux montants de la porte, au moyen d'une toupie à plusieurs arbres. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on pratique des trous perpendiculaires traversants 20 dans la traverse inférieure de la porte, avant son incorporation dans le paquet. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, avant de l'incorporer dans le paquet, on munit chaque montant 7, 7' d'un tasseau 20 en saillie vers l'intérieur, au niveau où la serrure sera montée ultérieurement. 6. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une cadreuse à pression latérale formé d'un robuste châssis rectangulaire rigide 6,6 , 12', dont les côtés sont parfaitement perpendiculaires entre eux et qui est d'épaiseur inférieure à celle du produit fini, ce châssis étant muni, sur chacun de deux côtés contigus, d'au moins deux pistons parallèles 13 que des vérins 11, 11' poussent vers l'intérieur du châssis, perpendiculairement au côté correspondant, pour exercer une pression sur une barre 14 de répartition de la pre-ssion parallèle audit côté, les barres 14, 14' pressant le paquet placé dans le châssis contre les deux côtés de ce dernier qui ne sont pas équipés de vérins. 7. Cadreuse suivant la revendication 6, caractérisée en ce que la position de départ des pistons mî actionnés par les vérins Il montés sur l'un des côtés du châssis et qui sont de préférence à faible course, est réglable dans le sens axial par rapport à ce côté. 8. Cadreuse suivant l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que la position des vérins 111montés sur le petit côté du chassis est réglable le long de ce côté 6',6' ou 6#,6ll, sur lequel les vérins sont montés de faucon amovible. 9. Cadreuse suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisée en ce qu'elle comporte, sur ses bords intérieurs, des butées d'appui 10 qui font saillie vers le bas pour définir la position du dispositif sur le plateaude presse sur lequel il est posé. 10. Cadreuse suivant l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisée en ce que la section transversale des faces internes des barres 14, 14', 14" correspond à la section transversale des faces externes des bords du paquet à presser. 11. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à Z, caractérisé en ce qu'il est composé d'un châssis formé d'une équerre rigide 22 et de deux côtés 23, 24 qui peuvent coulisser pour se rapprocher des côtés de l'équerre qui leur sont opposés, ces côtés étant munis d'organes de serrage à vis et écrous.