L'invention a trait à une fixation de skis de fond comprenant un étrier de serrage articulé par les extrémités libres de ses branches dans les joues. latérales d'un élément de base et étant appliqué contre la surface supérieure de la semelle de la chaussure de ski à fixer par la surface de contact d'un excentrique articulé autour d'un axe disposé au-dessus de l'étrier de serrage. Une fixation, présentant ces éléments et décrits dans le brevet français n 998.771, prévoit que l'excentrique est entraîné depuis sa position de repos à sa position d'action par un levier solidaire de l'excentrique. Toutefois, cette disposition oblige le skieur à effectuer simultanément deux mouvements, à savoir, d'une part, se baisser pour actionner à la main le levier commandant l'excentrique et, d'autre part, soit positionner correctement sa chaussure dans l1élément de base de la fixation lorsqu'il désire chausser ses skis, soit retirer la chaussure encore engagée dans l'élément de base de la fixation lorsqu'il veut déchausser ses skis. Cette flexion du corps est d'autant plus difficilement exécutable par le skieur qu'il a déjà ou qu'il a encore chaussé au moins un de ses skis. La fixation, décrite dans la demande de brevet français n0 77.01024, publiée sous le nO 2.338.059, cherche à remédier à ces inconvénients en prévoyant un levier à deux branches dont l'une commande la rotation de l'excentrique en position d'action t dont l'autre commande sa rotation en position de repos. Des évidements, prévus à la face supérieure de chaque branche du levier, permettent l'actionnement de celui-ci pay le skieur en position debout à l'aide de ses bâtons. Cependant, cette fixation ne peut s'utiliser que pour des chaussures dont la semelle présente une même épaisseur.Du fait que l'excentrique doit, pour pouvoir.fonctionner lorsqu'il est tourné dans sa position d'action, dépasser le point mort constitué par le point de la surface de contact qui est le plus éloigné de l'axe d'articulation de l'excentrique, cette fixation ne peut fournir qu'une force constante de pression sur la surface supérieure de la semelle de la chaussure de ski. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et vise à concevoir une fixation de skis de fond permettant le verrouillage et le déverrouillage de la fixation par le skieur en position debout à l'aide de l'un de ses bâtons, tout en permettant une fixation correcte quelle que soit l'épaisseur de la semelle des chaussures et/ ou un dosage de la pression de l'étrier de serrage sur la semelle. A cet effet, l'invention concerne une fixation de skis de fond comprenant un étrier de serrage articulé par les extrémités libres de ses branches dans les joues latérales d'un élément de base et étant appliqué contre la surface supérieure de la semelle de la chaussure de ski à fixer par la surface de contact d'un excentrique articulé autour d'un axe disposé au-dessus de l'étrier de serrage, caractérisée en ce que l'étrier de serrage et ltexcentrique comportent à leur surface supé- rieure et à un emplacement éloigné de leur axe d'articulation un evide- ment pour l'introduction de la pointe d'un bâton de ski, qu'un élément élastique tend à pousser l'excentrique dans une position d'action, et qu'une butée délimitant la rotation de l'excentrique définit sa position de repos. Par ces aménagements, il devient dorénavant possible que la position de repos de l'excentrique soit identique à sa position d'action extrême. De plus, ces aménagements permettent de réduire le volume de l'excentrique et de prévoir que l'excentrique est un cliquet comportant à son extrémité libre une surface de contact excentrée. L'invention prévoit, en outre, que la surface de contact excentrée comporte des encoches disposées transversalement par rapport à la direction de rotation de l'excentrique. Par cette conception particulière conférée à la fixation, l'invention permet de concevoir au moins deux variantes du mode de réalisation de ces encoches. La première variante se caractérise en ce que les encoches présentent une forme de "V" ou de "U" à cheval sur un rayon de l'excentrique passant par le centre de l'axe d'articulation de l'excentrique. Elle permet un encliquetage sur l'étrier de serrage dans plusieurs positions de serrage. La deuxième variante se caractérise en ce que les encoches sont disposées en escalier. La première branche de chaque encoche est située sur un arc de cercle concentrique à l'axe d'articulation alors que la seconde branche de chaque encoche se superpose à un rayon passant par le centre de l'axe d'articulation. Cette disposition particulière permet de donner à la surface de contact excentrée une très forte pente et de conférer à l'étrier de serrage une grande plage de serrage. La combinaison de ces deux variantes permet d'obtenir simultanément un encliquetage et une grande plage de serrage pour l'étrier de serrage. A cet effet, l'invention préconise que l'extrémité libre de la première branche de chaque encoche est légèrement plus éloignée du centre de l'axe d'articulation du cliquet que l'intersection entre les deux branches de l'encoche en "V". L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin ci-annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en élévation en coupe de la fixation de skis de fond conforme à l'invention, la fixation étant en position ouverte, - la figure 2 est une vue en élévation en coupe de la fixation en position ferme, - la figure 3 est une vue en plan de la fixation en position fermée, - la figure 4 est une vue de détail de l'excentrique dont les encoches sont à cheval sur un rayon ayant pour centre le centre de l'axe d'articulation de l'excentrique, - la figure.5 est une vue de détail de l'excentrique dont les encoches sont disposées en escalier, - la figure 6 est une vue de détail de ltexcentrique dont l'extrémité libre de la première branche de chaque encoche est légèrement plus éloignée de l'axe d'articulation que l'intersection entre les deux branches de l'encoche. On se réfère aux figures 1 2 et 3. La fixation 1 comporte un élément de base 2 composé d'une semelle 3 et de deux joues latérales 4,5 de guidage permettant d'obtenir un logement 6 destiné à recevoir l'extrémité avant de la chaussure du skieur. La semelle 3 est prolongée vers l'avant 7 par une embase 8 de largeur plus faible que la largeur de la semelle 3. L'embase 8 présente sur ses cotés 9, 10 un support vertical 11, 12. La semelle 3 ainsi que l'embase 8 comportent des trous 13, 14, 15 permettant le passage d'éléments assurant la fixation de l'élément de base 2 sur le dessus du ski de fond. Pour positionner correctement la chaussure dans le logement 6, la semelle 3 est pourvue de tétons 16, 17, 18 faisant saillie par rapport au dessus 19 de la semelle 3 et venant se placer dans des trous prévus à cet effet dans la face inférieure de l'extrémité avant de la semelle de la chaussure. La fixation 1 comporte également un étrier de serrage 20 monté à pivotement sur les deux joues latérales 4, 5 de l'élément de base 2. Cet étrier de serrage 20 présente une anse 21 dont la surface supé rieure 22 est pourvue d'un évidement 23 dans lequel le skieur peut engager la pointe de l'un des bâtons de ski pour actionner l'étrier de serrage 20. Les deux longerons 24, 25 de l'anse 21 parallèles à l'axe longitudinal 26 de la fixation 1, aboutent à une branche coudée 27, 28 dont une aile 29, 30 est approximativement perpendiculaire au longeron 24, 25 et dont l'autre aile 31, 32 longe la face interne 33, 34 de la joue latérale 4, 5. Les extrémités libres 35, 36 des branches coudées 27, 28 traversent lesdites joues latérales 4, 5 et constituent l'axe d'articulation 37 de l'étrier de serrage 20.Ainsi, l'évidement 23 est situé à l'emplacement le plus éloigné de l'axe d'articulation etan obtient un bras de levier relativement important. De ce fait, le skieur n'est pas obligé d'exercer une forte poussée sur son bâton pour obtenir, soit le verrouillage, soit le déverrouillage de la fixation 1. L'étrier de serrage 20 comporte un pêne de verrouillage 38 solidaire des deux longerons 24, 25 et disposé à proximité des branches coudées 27 > 28 venant s'appliquer lors du verrouillage de la fixation 1 sur le dessus de la partie avant de la semelle de la chaussure. Le chant actif 39 de ce pêne de verrouillage 38 coopère avec une des encoches 40, 41 42... réalisée sur une surface de contact 43 d'un excentrique 44. Cet excentrique 44 est un cliquet comportant à son extrémité libre 45 la surface de contact excentrée 43. Cet excentrique 44 peut pivoter autour d'un axe d'articulation 46 dont les extrémités 47, 48 traversent des trous 49, 50 réalisés dans les supports verticaux 11* 12 de l'embase 8 de l'élément de base 2. Les encoches 40, 41, 42 sont disposées transversalement par rapport à la direction de rotation de l'excentrique 44. La surface supérieure 51 de l'excentrique 44 comporte également un évidement 52 dans lequel le skieur peut engager la pointe de son bâton de ski. Sur l'axe d'articulation 46 est enfilé un élément élastique 53 dont une des branches 54 est solidaire de la face interne de l'un des supports verticaux 11 > 12 et dont l'autre branche 55 agit contre la face avant 56 de l'excentrique 44 pour pousser ce dernier dans une position d'action. Toutefois, la rotation de l'excentrique 44 est limitée par au moins une butée 57, 58 solidaire du chant arrière 59 des supports verticaux 11, 12 et coopérant avec l'une des encoches 40 de l'excentrique 44. La forme et la disposition des encoches 40, 41, 42... peuvent être variables. On se réfère à la figure 4. Les encoches 140, 141, 142... présentent une forme de "V" ou de "U", et sont disposées sur la surface de contact 143 de l'excentrique 144, à cheval sur un rayon 160 passant par le centre 161 de l'axe d'articulation 146. On peut ainsi réaliser un encliquetage de l'étrier de serrage 20 dans plusieurs positions de serrage, ce qui permet de doser la pression des branches coudées 27, 28 de l'étrier de serrage 20 sur l'avant de la semelle de la chaussure et d'obtenir un serrage correct. On se réfère à la figure 5-representant un autre mode de réalisation des encoches 240, 241, 242.... Selon ce mode de réalisation, les encoches 240, 241, 242 de l'excentrique 244 sont disposées en escalier pour couvrir une plus grande plage de serrage et obtenir un serrage correct quel que soit l'é- paisseur de ladite semelle. La première branche 262 des encoches 240, 241, 242 est un arc de cercle 263, 264, 265 concentrique au centre 261 de l'axe d'articulation 246. La seconde branche 266 de ces encoches 240, 241, 242 se superpose à un rayon 267, 268, 269 passant par le centre 261 de l'axe d'articulation 246. Selon un autre mode de réalisation, représenté dans la figure 6, l'extrémité libre 370 de la première branche 362 des encoches 340, 341, 342 de l'excentrique 344 est légèrement plus éloignée du centre 361 de l'axe d'articulation 346 que l'intersection 371 des deux branches 362 et 366 de l'encoche en "V" 340, 341, 342. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons de ces divers éléments, sans pour cela s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications 1. Fixation de skis de fond comprenant un étrier de serrage articulé par les extrémités libres de ses branches dans les joues latérales d'un élément de base et étant appliqué contre la surface supérieure de la semelle de la chaussure de ski à fixer par la surface de contact d'un excentrique articulé autour d'un axe disposé au-dessus de l'étrier de serrage, caractérisée en ce que l'étrier de serrage (20) et ltexcen- trique (44) comportent à leur surface supérieure (22 et 51) à un emplacement éloigné de leur axe d'articulation (37 et 46) un évidement (23 et 52) pour l'introduction de la pointe d'un bâton de ski, qu'un élément élastique (53) tend à pousser l'excentrique (44) dans une position d'action et qu'une butée (57,58) délimitant la rotation de l'excentrique (44) définit sa position de repos. 2. Fixation de skis de fond selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'excentrique (44) comporte une position de repos identique à sa position d'action extrême. 3. Fixation de ski de fond selon la revendication 1, caractéri sée en ce que l'excentrique (44) est un cliquet comportant à son extrémité libre (45) une surface de contact excentrée (43). 4. Fixation de skis de fond selon la revendication 3, caractérisée en ce que la surface de contact excentrée (43) comporte des enco ches (41,42,43) disposées transversalement par rapport à la direction de rotation de l'excentrique (44). 5. Fixation de skis de fond selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément élastique (53) enfilé sur l'axe d'articulation (46) de l'excentrique (44) comporte une branche (54) fixe et une branche (55) agissant contre la face avant (56) de l'excentrique (44) pour pousser ce dernier dans sa position d'action. 6. Fixation de skis de fond selon la revendication 4, caractérisée en ce que les encoches (-141, 142, 143) comportent une forme en "V" et sont disposées sur un rayon (160) de l'excentrique (144) passant par le centre (161) de l'axe d'articulation (146) de l'excentrique (144). 7. Fixation de skis de fond selon la revendication 4, caractérisée en ce que les encoches (141,142, 143) comportent une forme en et sont disposées sur un rayon (160) de l'excentrique (144) passant par le centre (161) de l'axe d'articulation (146) de l'excentrique (144). 8. Fixation de skis de fond selon la revendication 4, caractéri sée en ce que les encoches (241, 242, 243) sont disposées en escalier. 9. Fixation de skis de fond selon la revendication-8, caractérisée en ce que la première branche (262) de chaque encoche (241, 242, 243) disposé en escalier est un arc de cercle (263, 264, 265) concentrique au centre (261) de l'axe d'articulation (246) de l'excentrique (244). 10. Fixation de skis de fond selon la revendication 8, caractérisée en ce que la seconde branche (266) de chaque encoche (241, 242, 243) se superpose à un rayon (267, 268, 269) passant par le centre (261) de l'axe d'articulation (246) de l'excentråque (244). 11. Fixation de skis de fond selon les revendications 4 e.t 8, caractérisée en ce que l'extrémité libre (370) de la première branche (362) de chaque encoche en "V" (340,341,342) est légerement plus éloignée du centre (361) de l'axe d'articulation (346) de l'excentrique (344) que l'intersection (371) des deux branches (362) et (366) de l'encoche en "V" (340 > 341 342).