L'invention est relative aux appareils irrigateurs pour l'hygiene et/ou le traitement des cavités naturelles, notamment des cavités naturelles de la face. Les appareils irrigateurs connus à ce jour comportent une réserve de liquide, une pompe généralement à pression de refoulement réglable et un conduit souple reliant la sortie de cette pompe à un embout destiné à être introduit dans la cavité choisie pour les soins d'hygiène et/ou de traitement. On a déjà proposé, se fixant sur un meme appareil, des embouts de forme et d'agencement adaptés à différentes cavités naturelles. Il est alors nécessaire, une fois choisi l'embout pour une cavité naturelle, d'agir sur le réglage de la pression délivrée par la pompe pour que cette pression soit compatible avec la cavité naturelle choisie. On sait, en effet, que pour les soins par irrigation des fosses nasales ou de l'arrière nez, il faut une basse pression (inférieure à 0,5 kg/cm2), pour des soins par irrigation du conduit auditif externe ou de la gorge, il faut une moyenne pression (de l'ordre de 2 à 3 kg/cm2) et pour des soins par irrigation des gencives ou des dents,il faut une haute pression (de l'ordre de 3 à 5 kg/cm2). On conçoit alors qu'avec les appareils existant à ce jour, il arrive que l'utilisateur choisisse un embout pour les soins des -fosses nasales ou de l'arrière nez (basse pression) ou pour les soins du conduit auditif externe ou de la gorge (moyenne pression) et oublie d'agir sur le réglage de la pompe pour sélectionner une basse ou une moyenne pression de refoulement ; dans ces conditions, l'irrigation des fosses nasales, de l'arrière nez, du conduit auditif externe ou de la gorge risque de s'opérer avec une pression trop élevée. Il s'ensuit donc un risque de mauvaise utilisation de l'appareil pouvant entrainer des conséquences douloureuses. L'appareil irrigateur conforme à l'invention est caractérisé par le fait qu'il comporte en combinaison : un réservoir de liquide d'irrigation ; une pompe à pression de refoulement constante ; une vanne de retour tarée à une pression maximum et faisant communiquer le refoulement de ladite pompe avec ledit réservoir ; une tubulure souple reliant le refoulement de la pompe à une poignée porte-embout comportant un organe de vannage manuel actionné par l'utilisateur et une pluralité d'embouts, se fixant sur le porte-embout, destinés chacun à une cavité particulière, et munis chacun de moyens de limitation de la pression pour limiter la pression du liquide d'irrigation à la pression correspondant à la cavité à irriguer. Selon une disposition avantageuse de l'invention ces moyens de limitation de la pression sont constitués par au moins un orifice d'irrigation disposé dans l'embout de manière à diriger du liquide d'irrigation dans la cavité considérée, et par au moins un orifice de décharge disposé dans l'embout de manière à diriger du liquide d'irrigation hors de ladite cavité, la valeur des sections respectives des orifices d'irrigation et de décharge étant telle que la pression du liquide d'irrigation délivré par l'orifice d'irrigation est adaptée à la susdite cavité. Selon une variante de l'invention, ces moyens de limitation de la pression peuvent être constitués par une vanne tarée à la pression correspondant à la cavité à irriguer et agencée de sorte que, dès que cette pression est atteinte, soit elle ferme le conduit dans lequel circule le liquide d'irrigation, soit elle ouvre un orifice de décharge. De préférence et pour une meilleure commodité d'utilisation de l'appareil, l'extrémité du porte-embout comporte une partie orientable sur laquelle vient se fixer l'embout proprement dit. En ce qui concerne l'organe de vannage manuel, il est, de préférence, agencé pour revenir en position fermée, sous l'action de moyens de rappel élastiques, lorsque l'uti- lisateur cesse son action. L'invention consiste, mises à part les dispositions dont il vient d'être question, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont relatifs à un mode de réalisation préféré de l'invention et ne comportent, bien entendu, aucun caractère limitatif; La fig. 1, de ces dessins, montre une vue schématique d'un appareil irrigateur conforme à l'invention. La fig. 2 montre un embout spécialement agencé pour les soins du conduit auditif externe. La fig. 3 est une vue selon la flèche III fig. 2. La fig. 4 montre un embout spécialement agencé pour les soins de-la gorge. La fig. 5, enfin, illustre une variante de l'invention. Comme montré sur la fig. 1, l'appareil irrigateur comporte un réservoir de liquide d'irrigation 1 muni d'un bouchon de remplissage 2 et avantageusement équipé d'une fente transparente 3 permettant de contrôler le niveau du liquide d'irrigation dans le réservoir 1. Ce réservoir peut avoir une capacité de 2 à 3 litres environ. Une pompe à pression de refoulement constante 4 est prévue ainsi qu'une vanne de retour 5 tarée à une pression maximum et faisant communiquer le refoulement de la pompe 4 avec le réservoir 1 ; cette-pompe 4 et la vanne antiretour 5 sont abritées dans un carter 6 de l'appareil, ce carter pouvant être solidaire du réservoir 1 ; cette pompe 4 peut avoir une puissance de 40 watts. Une tubulure souple 7 relie le refoulement de la pompe 4 à une poignée porte-embout 8 ; cette tubulure souple 7 peut avoir une longueur de 1 à 2 m et présenter un diamètre intérieur de 4 à 5 mm. Cette tubulure souple 7 peut avantageusement être constituée par une tubulure à spires élastiques. La poignée porte-embout 8 comporte un organe de vannage mobile 9 actionné par l'utilisateur. Cet organe de vannage 9 peut être constitué par un boisseau 10, muni d'un passage 11, coulissant dans un cylindre 12 et sollicité, dans sa position de fermeture, par des moyens de rappel élastiques 13 tels qu'un ressort. Ce boisseau 10 fait saillie, sur la surface du porte-embout 8, et il est équipé, au niveau de cette saillie, d'un poussoir de commande 14 actionné manuelleent par l'utilisateur de l'appareil. Ce porte-embout 8 comporte une partie orientable 8a sur laquelle peuvent venir se fixer une pluralité d'embouts désignés d'une façon générale par le chiffre de référence 15 (fig. 1, fig. 2, fig. 4 et fig. 5) et destinés chacun à une cavité particulière. L'embout 15, montré sur la fig. 1, est d'un type utilisé pour les soins des fosses nasales ou de l'arrière nez. L'embout 15, montré sur les fig. 2 et 3, est d'un type utilisé pour les soins du conduit auditif externe. L'embout 15, montré sur la fig. 4, est d'un type utilisé pour les soins de la gorge. Pour conserver une orientation constante par rapport au porte-embout, la fixation de l'embout sur le porteembout se fait avantageusement par emboitement. De préférence, les embouts 15 peuvent être réalisés de manière à présenter des formes extérieures interdisant leur introduction dans certaines cavités. Ceci étant, chaque embout 15 est muni de moyens de limitation de la pression pour limiter la pression du liquide d'irrigation à la pression correspondant à la cavité à irriguer. Selon la disposition de l'invention illustrée sur les fig. 1 à 4, ces moyens de limitation de pression sont constitués par, - au moins un orifice d'irrigation 16 disposé dans l'embout 15 de manière à diriger du liquide d'irrigation dans la cavité considérée, - et au moins un orifice de décharge 17 disposé dans l'embout 15 de manière à diriger du liquide d'irrigation hors de ladite cavité. La valeur des sections respectives des orifices d'irrigation 16 et de décharge 17 est telle que la pression -du liquide d'irrigation délivré par l'orifice d'irrigation 16 est adaptée à la susdite cavité. Le ou les orifices d'irrigation 16 présentent une inclinaison telle que les jets de liquide d'irrigation qu'ils délivrent ne sont pas dirigés vers les organes sensibles ou fragiles de la cavité à irriguer. L'embout 15, montré sur la fig. 1, présente une forme cylindrique et comporte une pluralité d'orifices d'irrigation 16 disposés radialement au niveau de l'extrémité de l'embout et un orifice de décharge 17 disposé en arrière et orienté de manière à diriger le jet de liquide d'irrigation vers le porte-embout 8. L'embout 16, montré sur les fig. 2 et 3-, présente une forme en olive et comporte un orifice d'irrigation 16 disposé obliquement au niveau de l'extrémité de l'embout et un orifice de décharge 17 disposé en arrière et orienté de manière à diriger le jet de liquide d'irrigation vers le porte-embout 8. Cet embout 15 comporte deux protubérances en forme d'ailes 18 qui, d'une part, limitent son enfoncement dans la cavité considérée, et d'autre part, dirigent vers le bas le jet de liqui#de d'irrigation s'échappant de l'orifice de décharge 17. Ces protubérances 18 sont également agencées pour ménager un passage par lequel pourra s'écouler le liquide d'irrigation sortant de la cavité considérée, ce qui évite toute surpression dans ladite cavité. Ces protubérances évitent également l'introduction de cet embout dans d'autres types de cavité que celle pour laquelle il est destiné. L'embout, montré sur la fig. 4, présente une forme tubulaire et comporte un orifice d'irrigation 16 disposé axialement au niveau de ltextrémite de l'embout et un orifice de décharge 17 disposé en arrière et orienté de manière à diriger le let de liquide d'irrigation vers le porte-embout 8. Cet embout 15 #comporte une pluralité de protubérances 19 orientées radialement et régulièrement disposées autour de l'embout, ces protubérances 19 empêchant l'introduction de l'embout dans une cavité autre que celle pour laquelle il est destiné. Selon la variante de l'invention illustrée sur la fig. 5, les moyens de limitation de la pression sont constitués par une vanne tarée 20, tarée à la pression correspondant à la cavité à irriguer et disposée de sorte que, dès que cette pression est atteinte, elle ferme en amont du ou des orifices d'irrigation 16 le conduit 21 de l'embout 15 dans lequel circule le liquide d'irrigation. Cette vanne tarée 20 peut être constituée par un organe obturateur 22 solidaire d'un piston 23 sollicité par des moyens de r#appel élastiques 24 tels qu'un ressort dans sa position d'ouverture. Ces moyens de rappel élastiques 24 sont tarés de sorte que, dès qu'une pression qui s'exerce sur le piston 23 devient supérieure à la pression pour la cavité à irriguer considérée, ce piston 23 s'enfonce contre l'action des moyens de rappel élastiques 24 et amène l'organe obturateur 22 dans sa position de fermeture. Suivant une variante, non représentée, de l'invention la vanne tarée peut ouvrir un orifice de décharge dès que la pression correspondant à la cavité à irriguer est atteinte. Il convient également de signaler que les embouts peuvent présenter des dimensions différentes pour tenir compte de l'âge de la personne sur laquelle doivent être procédés les soins. En particulier pour les enfants, il pourra etre prévu un jeu d'embouts de plus petite taille. Enfin, pour les nourrissons, l'embout destiné à l'irrigation des cavités du nez pourra être équipé d'une petite trompe à eau permettant d'aspirer des mucosités nasales. Ceci étant et quel que soit le mode de réalisåtion adopté, on dispose d'un appareil irrigateur à usages multiples qui présente une sécurité d'utilisation totale en raison, - de l'agencement des embouts en ce qui concerne la limitation de la pression d'irrigation, - de l'agencement des embouts en ce qui concerne l'impossibilité d'une pénétration trop grande de ces embouts, - de l'agencement des embouts en ce qui concerne l'impossibilité pour c#ertains d'entre eux de pénétrer dans des cavités autres que celle pour laquelle ils ont été prévus, - et de l'agencement de l'organe de vannage de la poignée porte-embout, organe de vannage qui n'autorise le passage du liquide que lorsqu'il est actionné par l'utilisateur. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus particulièrement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Appareil irrigateur pour l'hygiène ou le traitement des cavités naturelles, notamment des cavités naturelles de la face, caractérisé par le fait qu'il comporte en combinaison : un réservoir de liquide d'irrigation ; une pompe de refoulement ; une tubulure souple reliant le refoulement de la pompe à une poignée porte-embout ; et une pluralité d'embouts, se fixant sur le porte-embout, destinés chacun à une cavité particulière, et munis chacun de moyens de limitation de la pression pour limiter la pression du liquide d'irrigation à la pression correspondant à la cavité à irriguer. 2. Appareil irrigateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la pompe est une pompe à pression de refoulement constante, une vanne de retour tarée à une pression maximum étant prévue pour faire communiquer le refoulement de la pompe avec le réservoir, et un organe de vannage manuel actionné par l'utilisateur étant prévu dans la poignée porte-embout. 3. Appareil irrigateur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que les moyens de limitation de pression sont constitués par au moins un orifice d'irrigation disposé dans l'embout de manière à diriger du liquide d'irrigation dans la cavité considérée, et-par au moins un orifice de décharge disposé dans l'embout de manière à diriger du liquide d'irrigation hors de ladite cavité, la valeur des sections respectives des orifices d'irrigation et de décharge étant telle que la pression du liquide d'irrigation délivré par l'orifice d'irrigation est adaptée à la susdite cavité. 4. Appareil irrigateur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que les moyens de limitation de pression sont constitués par une vanne tarée à la pression correspondant à-la cavité à irriguer et agencée de sorte que, dès que cette pression est atteinte, soit elle ferme le conduit dans lequ#el circule le liquide d'irrigation, soit elle ouvre un orifice de décharge. 5. Appareil irrigateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'extrémité du porte-embout comporte une partie orientable sur laquelle vient se fixer l'embout. 6. Appareil irrigateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'organe de vannage manuel est agencé pour revenir en position fermée sous l'action de moyens de rappel élastiques lorsque l'utilisateur cesse#son action. 7. Appareil irrigateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les embouts sont réalisés de manière à présenter des formes extérieures interdisant leur introduction dans certaines cavités. 8. Appareil irrigateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que les embouts comportent des moyens pour limiter leur enfoncement dans la cavité pour laquelle ils sont destinés 9. Appareil irrigateur selon la revendication 8, caractérisé par le fait que ces moyens sont réalisés par des protubérances. 10. Appareil irrigateur selon la revendication 9, caractérisé par le fait que ces protubérances sont agencées, d'une part, pour diriger vers le bas le jet de liquide d'irrigation stéchappant de l'orifice de décharge, et, d'autre part, pour ménager un passage par lequel peut s'écouler le liquide d'irrigation sortant de la cavité irriguée. 11. Appareil irrigateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que le ou les orifices d'irrigation sont agencés, notamment en ce qui concerne leur inclinaison, de sorte que le liquide d'irrigation sorte de l'embout sous forme de jets qui ne sont pas dirigés vers les organes sensibles ou fragiles de la cavité à irriguer.