La présente invention est relative à un nouveau procédé de traitement d'eaux contenant des sulfites et à une installation nouvelle pour la mise en oeuvre de ce procédé. L'on sait en effet que certaines législations, en partìcu- lier la législation française, n'admettent pas le remet à l'éçoût d'eaux résiduaires contenant des sulfites, en raison de l'action polluante des sulfites, notamment de leur grande réactivit chimi- que, vis--vis de la faune et des végétaux par exemple, qui a un effet néfaste sur ltécologie. Or, il est de fait que certaines industries ont lieu à des fumées contenant des sulfites, telles que celles cul résul- tent de la fabrication de l'acide sulfurique, ou à des eaux résl- duaires contenant des sulfites, que ceux-ci soient Présents dans le milieu réactionnel, dans certaines fabrications (l'industrie papetière, par exemple), ou qu'Ils résultent de la transformation de l'anhydride sulfureux qui sort des cuves de réaction (comme c'est le cas, par exemple, lors des opérations de sulfonation à l'aide d'anhydride sulfurique gazeux contenant de l'anhydride sulfureux à titre d'impureté, ou lors de certains traitements des vins) et qui, en raison de son action polluante et de sa toxicité, ne peut être envoyé dans 1 t atmosphère tel quel. L'on se trouve donc confronté au problème de l'élimination des sulfites présents dans certaines eaux résiduaires. Conrae la législation française autorise une teneur maximale de 250 mg d'ions SO @ par litre d'eaux résiduaires, soit 370 ppm de Na2SO4/litre d'eaux résiduaires, en raison du fait que les sulfates ne sont pas réducteurs et n'ont, de ce fait, pratiquement pas d'action nocive sur le milieu environnant et, partant, pratiquement pas d'effet polluant, contrairement à ce qui est le cas pour les sulfites, il est apparu que le problême de la présence de sulfites dans les eaux residuaires pouvait être résolu en traitant ces eaux rési- duaires de manière à transformer les sulfites qu'elles contiennent en sulfates. Il a, par suite, été proposé, conformément à 1 'Art antérieur, d'oxyder les sulfites présents dans des eau: résiduaires, en svl- fates, à l'aide d'hypoclilorite de soi 1 toutefois, un tel processus d'oxydation est coûteux. Il a ggalement et proposé de transformer les sulfites pre- sents dans des eau résiduaires, en sulfates, par oxydation à l'a de d'oxygène, en particulier d'oxygène de l'air, en présence de catalyseurs tels que des sels de auvre,ac de cobalt ou de fer toutefois, les sels de cuivre et de cobalt sont des catalyseurs relativement coûtewu, en sorte que le prix de revient de la transformation des sulfites en sulfates est trop élevé pour permettre l'application industrielle de ces procédés ; quant aux sels ferriques, ils donnent lieu à des boues d'hydroxyde de fer qui posent un problème supplémentaire de traitement des eaux résiduaires, et font que l'utilisation de sels ferriques comme catalyseurs d'o:ydation de sulfites en sulfates, dans les eaux résiduaires, est G déconseiller. De plus, lorsque les sulfites présente dans les eaux résidualres résultent d'un traitement de Sulrona- tion d'hydrocarbures, les eaux résiduaires contiennent également d'autres impuretés, en particulier des fractions non sulfonables de l'hydrocarbure, connues sous le nom d'alkylats, qui e ercen. sur la réaction d'oxydation des sulfites en sulfates, par l'oxy- ozène de land, une action inhibitrice qui ralentlt considérablement la réaction d'oxydation jusqu'à lui ôter toute efficacité et toute rentabiiité. La présente invention a pour but de pourvoir à un nouveau procédé de traitement d'eaux contenant des sulfites et à une ins tallation pour la mIse en oeuvre de ce procédé, qui répondent mieux aux nécessités de la pratique que les procédés et Installa- tas visant au même but antérieurement connus, notamment en ce qu'ils permettent d'oer les sulfites présents dans les eaux à traiter, en sulfates, en utilisant des moyens peu coûteux, efficaces, dont le rendement chimique et économique est très satisfaisant, et qui donnent lieu à des eaux pratiquement dépourvues de sulfites. La présente invention a pour objet un procédé de traitement d'eaux contenant des sulfites par transformation de ces derniers en sulfates par oxydation, caractérisé en ce que l'on réalise l'oxydation des sulfites - éventuellement obtenus dans les eaux à traiter, par transformation de l'anhydride sulfureux présent dans le milieu réactionnel -, à l'aide d'oxygène, en présence d'un catalyseur constitué par du fer métallique, à une température avantageusement comprise entre 200C et 80 C, et à un pH légèrement alcalin. Selon un mode de réalisation avantageux du procédé qui fait l'objet de la présente invention, la réaction d'oxydation entre les sulfites et l'oxygène est réalisée en assurant une surface de contact importante entre l'air et le liquide contenant 125 sulfites. Selon une disposition préférée de ce mode de réalisation, l'on réalise une surface de contact importante entre l'oxygène et le liquide, grâce à une répartition fine de l'oxygène dans le li- quide. Selon un autre mode de réalisation avantageux du procédé qui fait ltobjet de la présente invention, le catalyseur constitué par du fer métallique est réparti dans le milieu réactionnel de manière à présenter une grande surface au contact du mélange de liquide et d'oxygène. Selon une disposition avantageuse de ce mode de réalisation, le catalyseur constitué par du fer métallique est présent dans les cuves de traitement des sulfites sous forme de tiges, barres, grillages ou analogues, disposés suivant les génératrices de ces cuves, dans lesquelles ils sont immergés . Conformément à un autre mode de réalisation préféré du procédé qui fait l'objet de la présente invention, la réaction d'oxydation des sulfites en sulfates a lieu à un pH qui est avantageusement amené à 8,5-9. Conformément à encore un autre mode de réalisation avantageux du procédé qui fait l'objet de la présente invention, la teneur des eaux à traiter, en sulfites, est réglée par tous moyens appropriés de manière à obtenir dans les eaux traitées, rejetées à l'égoût, une teneur maximale en sulfates qui est inférieure à 370 ppm environ de Na2S04 par litre d'eaux traitées. Selon une disposition préférée de ce mode de réalisation, lorsque les sulfites présents dans les eaux à traiter résultent de la transformation de l'anhydride sulfureux qui sort des cuves de réaction - comme c'est le cas, par exemple, dans certaines opérations de sulfonation-, l'on règle la teneur en sulfites des eaux à traiter, en faisant réagir l'anhydride sulfureux avec une quantité exactement dosée d'hydroxyde alcalin, d'hydroxyde de sodium en particulier. Conformément à un cinquième mode de réalisation avantageux du procédé qui fait l'objet de la présente invention, l'oxygène mis en oeuvre pour réaliser l'oxydation des sulfites en sulfates, est apporté sous forme d'air, d'air enrichi en oxygène, ou d'oyez gène pur. Selon un mode de réalisation préféré du procédé qu fait l'objet de la présente Invention, la température à laquelle est réalisée la réaction d'oxydation des sulfites en sulfate, est comprise entre 400C et GOOC. Selon un autre mode de réalisation proféré du procédé qui fait l'objet de la présente Invention, la teneur en sulfites des eaux à traiter est préalablement réglée de manière à être comprise entre 80 et 220 g/litre. La présente invention a également pour objet une installation pour le traitement d'eaux contenant des sulfites, en vue de la transformation de ceux-ci en sulfates, caractérisée en ce qu'elle comprend, en combinaison, des moyens de réglage de la teneur en sulfites des eaux à traiter, des moyens de répartition fine de l'oxygène qui réalise l'oxydation des sulfites en sulfates, associés à au moins une cuve dans laquelle sont IntroduItes les eaux à traiter, à des moyens de réglage et de maintien de la température du milieu réactionnel, et à un catalyseur offrant une grande surface de contact au milieu réactionnel et essentiellement constitué par du fer métallique sous forme de panneaux, barres, tiges ou grillages. Conformément à un mode de réalisation avantageux de l'installation qui fait l'objet de la présente invention, lorsque les eaux à traiter contiennent des sulfites qui résultent directement des réactions de fabrication, les moyens de réglage de la teneur en sulfites des eaux à traiter sont constitués par des concentrateurs. Conformément à un autre mode de réalisation avantageux de l'installation qui fait l'objet de la présente inven-. tion, lorsque les sulfites présents dans les eaux à traiter sont obtenus à partir d'anhydride sulfureux présent à titre d'impureté à l'issue d'une réaction de sulfonation par exemple, notamment de sulfonation d'aîkylats, les moyens de réglage de la teneur en sulfites des eaux à traiter sont constitués, en combinaison ; - par un bac ou analogue contenant une solution aqueuse d'hydroxyde alcalin dont la concentration est comprise entre 50 g/litre et 140 g/litre ; - par des moyens de diffusion de l'anhydride sulfureux gazeux dans ledit bac et - par des moyens de circulation en cycle fermé dans ledit bac, du milieu réactionnel. Conformément à un troisième mode de réalisation avantseux de l'installatIon GUI fait l'objet de la présente invention, les moyens de diffusion de l'oxygène dans les eaux contenant des sulfites, lorsqu'il est introduit dans le milieu réactionnel sous forme d'air, sont constitués par des tuyauteries perforées disposées de manière appropriée dans la cuve de traitement des eaux, à travers lesquelles l'air est débité à raison, par exemple, de 1800 à 4000 1 d'air/minute sous une pression de 2 à b bars. Conformément à un quatrième mode de réalisation avantagez; de l'installation qui fait l'objet de la présente invention, les moyens de réglage de la température dans la cuve de traitement des eaux, sont constitués par de la vapeur d'eau amenée dans la cuve de traitement par une tuyauterie munie d'un thermostat de réglage du débit de vapeur pour maintenir la température dans des limites prédéterminées, de préférence entre 40 0C et 80 C. Outre les dispositIons qui précédent, l'invention comprend encore d'autres dispositions, qui ressortiront de la description qui va suivre. L'invention vise plus particulièrement les procédés et les installations de traitement d'eaux sulfitées conformes aux dispositions qui précèdent, ainsi que les moyens propres à la mise en oeuvre de ces procédés et à la réalisation de ces installations. Elle vise également les procédés et les installations d'ensemble dans lesquels sont inclus les procédés et les installations de traitement d'eaux contenant des sulfites, conformes à la présente invention. L'invention pourra être mieux comprise à 1 'aide du co:plément de description qui va suivre, qui se réfère aux dessIns annexés, dans lesquels - la figure 1 est un schéma de l'installation de traitement d'eaux sulfitées, conforme à la présente invention - la figure 2 est un schéma d'un mode de réalisation des moyens de réglage de la concentration en sulfites des eaux à traiter - la figure 3 est une vue de détail de la partie inférieure d'une cuve de traitement des eaux sulfitées, conformément à la pré- sente invention, et - la figure 4 est une vue en coupe transversale d'une cuve de traitem.ent d'eaux sulfitées, suivant IV-IV de la fig. 1, dans laquelle est représentée la répartition des diffuseurs dans la cuve. Il doit être bien entendu toutefois sue ces sss et les parties descriptives correspondantes sont donnés uniquement d titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. L'installation qui sera décrite ci-après a été utilisée pour le traitement d'eaux résiduaires résultant de la sulfonation d'hydrocarbures, tels qu'alkylats par exemple. Bien que cette installation soit décrite en liaison avec cet exemple spécifique d'utilisation, l'on comprendra aisément qu'elle s'applique au traitement d'eaux sulfitées contenant des quantités très diverses de sulfites, soit plus faibles, soit plus importantes que celles qui seront mentionnées plus loin à titre d'exemples non limitatifs. Une telle sulfonation a été réalisée à l'aide d'anhydride sulfurique (S03) gazeux, dans des conditions stoechiométriques. Toutefois, le 803 contient parfois une certaine quantité d'anhydride sulfureux (S02) présent à titre d'impureté, dans une proportion qui peut être de l'ordre de 8 % environ en volume, par exemple. Une fois la réaction de fixation du 803 sur l'hydrocarbure réalisée, le S02 sort des cuves de réaction ; toutefois, en raison de sa toxicité, de son caractère corrosif et de sa réactivité, il est exclu d'envoyer le gaz S02 dans l'atmosphère, du fait de son caractère très polluant. L'on est donc dans l'obli- gation de reprendre le S02 par lavage, généralement dans une solution sodique, ce qui donne lieu à des eaux résiduaires contenant du sulfite de sodium. Conformément à l'invention, ltappareilláge représenté à la figure 2 permet de régler la concentration en sulfites des eaux résiduaires qui sont soumises au traitement d'oxydation conforme à l'invention dans l'installation représentée à la Figure 1 d'une façon générale. L'air contenant du S02, provenant de l'installation de sulfonation (qui n'a pas été représentée attendu qu'elle ne constitue qu'un exemple de provenance du S02, mais n'entre pas dans le cadre de l'objet de l'invention), est envoyé par l'intermédiaire d'un système de diffusion 2, dans une cuve 1 dans laquelle ont été introduits de l'hydroxyde de sodium à 28-35 0/ et de l'eau. La quantité d'air contenant du S02 introduite dans le bac 1 est, dans l'exemple considéré,de 2200 m3/heure. L'on tend à réaliser la saturation de l'hydroxyde de sodium par le S02 jusqu'à épuisement du NaOH et obtention de sulfite de sodium de façon prépondérante. Llon Darvient à ce résultat en recyclant le mélange réaction nel à l'aide d'un système de pompage 3, jusqu'à obtention d'une solution de sulfite de sodium présentant la concentration recher chée. L'admission de l'hydroxyde de sodium et de l'ego dans la cuve 1 est réglée de telle manière que la teneur en sulfites des eaux résiduaires obtenues, que l'on soumet ensuite au traitement d'oxydation conforme à la présente invention, est comprise entre 80 et 220 g/litre, étant entendu que plus la concentration en sulfites des eaux résiduaires est élevée, plus le traitement d'oxydation conforme à la présente invention, des sulfites en sulfates, se déroule rapidement. Dans le cas où les eaux sulfitées Drovionnent d'autres traitements (papeterie, par exemple) et contiennent des sulfites qui résultent directement de ces traitements, l'appareillage de la figure 2 n'est bien entendu pas nécessaire. Toutefois, comme la réaction d'oxydation ultérieure des sulfites en sulfates se déroule d'autant plus rapidement que les eaux à traiter sont plus concentrées en sulfites, l'on a intérêt à prévoIr, dans ce dernIer cas, des concentrateurs qui élèvent, en cas de besoin, la teneur en sulfites des eaux à traiter. Les eaux sulfitées de toutes provenances, qutelles proviennent d'une installation de traitement chimique, d'un concentrateur, comme il vient d'être indiqué, ou de 11 appareillage représenté à la figure 2, sont introduites dans la cuve 6 de l1instal- lation de traitement d'eaux sulfitées conforme à la présente invention. Dans le cas où lton a transformé le S02 en sulfite dans une installation du type de celle représentée à la figure 2 ou dans toute autre installation équivalente appropriée, l'on fait passer le contenu de la cuve 1, une fois l'opération de sulfitation terminée dans cette dernière, dans la cuve 6, par l'intermédiaire de la canalisation 4 et éventuellement d'un bac tampon 5, et par l'intermédiaire des canalisations 21 et 22. Peu après le début de l'introduction des eaux sulfitées dans la cuve 6, l'on commence l'introduction dans la cuve de l'o- xygène qui réalise l'oxydation des sulfites en sulfates, par la canalisation 7-8. L'on maintient dans la cuve une température de ltcrdre de 40 à 600C par injection de vapeur dans le milieu réactionnel, par les canalisations 9-10 ; la canalisation 10 porte un thermostat il à son xtrGmitC ; le réglasse de ce tlaermostat à la tePÈrature voulue rèyle l'introduction de vapeur dans le milieu réactionnel selon les besoins. Dans l'exemple décrit et reprêsenté,l'on utilise pour réaliser l'oxydatIon des sulfites en sulfates,l'oxygène de l'air. L'air introduit dans la cuve 6 par la canalisation 8 est diffusé dans le milieu réactionnel par l'intermédiaire de diffuseurs d'air 12 qui sont essentiellement constitués par des tubulures 13 percées d'orifices 14 de faibles dimensions. La réaction d'oxydation des sulfites en sulfates est catalysée par du fer métallique, présent sous forme de barres de fer 15 disposées dans la cuve 6, avantageusement suivant les génératrices de cette dernière, et immergées dans les eaux résiduaires sur au moins les 3/4 de leur hauteur. L'oxydation des sulfites en sulfates réalisée conformément aux dIspositions de la présente invention est totale et les eaux résiduaires traitées, contenant des sulfates, sont évacuées à l'égoût, de préférence après avoir été diluées à l'aide d'effluents provenant d'autres postes de fabrication, afin que la teneur en sulfates des eaux qui parviennent à ltégoût soit inférieure à 250 ppm. Le fonctionnement de l'installation conforme à la présente invention sera décrit de façon détaillée ci-après, en se référant à un exemple d'application pratique qui est donné à titre dtillZH tration de l'objet de l'invention sans que les modalités d'application décrites ci-après aient un caractère limitatif. Dans l'installation qui est à présent décrite, la cuve 1 utilisée pour transformer le 5 2 en sulfite, a une contenance de 500 litres, en sorte que la cuve 6 de traitement d'oxydation des eaux résiduaires, dont la contenance,dans l'exemple présentemment décrit et représenté, est de 20 tonnes, est remplie par passes successives de 500 litres environ. En conséquence, le remplissage de la cuve 6 est réalisé, dans une telle installation, en ltespa- ce de trois à quatre jours. Pour assurer un traitement rapide des eaux résiduaires, la cuve 6 est jumelée avec une deuxième cuve, désignée par la référence 16, dont on réalise le remplissage dès que le remplissage de la cuve 6 est terminé, en sorte que l'on obtient un traitement d'oxydation des sulfites en sulfates qui est mené en semi-continu. Il va de soi qu'une installation conforme aux dispositions de la présente invention peut comporter une pluralité de cuves de traitement de capacité moindre, montées en série, et permettant de mener le traitement conforme à l'invention, en continu. Dans exemple de réalisation auquel on se réfère présent tement, les cuves 6 et 16 sont réalIsées en matière plastique, mais il va de soi qu'elles peuvent être réalisées en tout autre matériau approprié, dans la mesure où il est stable abv températures mises en oeuvre et aux réactifs, et où il ne donne pas lieu à des réactions secondaires. Conformément à l'exemple de réalisation décrit, l'hydroxyde de sodium, par exemple du NaOH à 31 ,', est introduit dans la cuve 1 à un débit de 500 1/heure pendant il minutes, en même temps que l'on introduit de l'eau dans la cuve 1 pendant 2 minutes et demies. Au bout de quelques minutes, 3 par exemple, l'on introduit le S02 dans la cuve 1 par l'intermédiaire du système de diffusion 2, par recyclage à l'aide de la pompe 3. Au bout de cinq heures environ de barbotage du S02 en cycle fermé, à l'aide de la pompe 3, le pH du milieu s'établit à 8,5 environ, l'obtention de ce DH indiquant que la totalité de l'hy- droxyde de sodium présent s'est transformé, par réaction avec le S02, en sulfite de sodium. La cuve 1 est alors totalement évacuée et la solution ainsi obtenue est envoyée dans la cuve 6, avantageusement par l'intermédiaire du bac tampon 5 dans lequel les eaux sulfitées sont homogénéisées, avantageusement par agitation. Dès que la cuve 1 est vidangée, l'on recommence l'opération de remplissage comme indiqué plus haut, afin d'obtenir rapidement une nouvelle passe de 500 litres d'eaux sulfitées. On commence à envoyer l'oxygène nécessaire à l'oxydatIon des sulfites en sulfates, dans la cuve 6, peu après le début de l'opération de remplissage de cette dernière. Dans l'exemple de réalisation présentemment décrit, l'oxy- gène est envoyé dans les eaux résiduaires à traiter, sous forme d'air comprimé admis à raison de 1800 litres par minute, environ, à 2 kg/cm de pression, ou de 2900 litres par minute, environ à 4 kg/cm de pression, ou encore de 4000 litres par minute, environ à 6 kg/cm de pression. Dans l'exemple considéré, la pression d'air a été de 2 bars sur chaque cuve. L'arrivée d'eau est assurée par l'intermédiaire des canalisations 21 et 22. L'air est introduit dans la cuve 6 par le système de diffu sion d'air 12-13-14 disposé à la base de ladite cuve. L'on réalise, grâce à la perforation fine des tubulures 13, une répartition fine de l'air sous forme de bulles, assurant ainsi une surface de contact importante entre l'air et les eaux résiduaires à oxyder. L'oxydation de la solution de sulfites en sulfates par ltoxy- gène de l'air est réalise en présence d'un catalyseur constitué par des panneaux, barres, tiges, grillages ou analogues 15, de fer métallIque, avantageusement disposés dans la cuve 6 suivant les génératrices de cette dernière, étant bien entendu que toute autre disposition permettant aux panneaux de fer de jouer efficacement leur rôle de catalyseur, est également susceptible de convenir. Dans l'exemple représent'?, les panneaux sont fixés à la partie supérieure de la cuve, à la paroi latérale de cette dernière, sen siblement au niveau de l'arrivée de vapeur. La ten?rature à laquelle le traitement d'oxydation conforme à la présente invention est réalisé, est avantageusement comprise entre 400C et 700C. Pour obtenir cette température, l'on introduit de la vapeur, sous une pression de 2 kg/cm2 par exemple, dans la cuve 6, par les canalisations 9 et 10, lorsque le niveau de la solution présente dans la cuve 6 a atteint une hauteur suffisante. La température est maintenue constante par un thermostat 11 qui règle l'admissIon de valeur dont la quantité introduite et condensée dans les cuves - 6 et 16 - est, bien entendu, fonction de la température exté rieure. La quantité de vapeur condensée ne dépasse ramais 1 m3, en règle générale. Au bout de trois à quatre jours, le remplissage de la cuve 5 de 20 tonnes est terminé, et il s'avère que 70 à 90 % des sulfites ont été oxydés en sulfates. Pour parfaIre le traitement d'oxydation dans la cuve 6, on laisse barboter de l'air dans les conditions de pression et de température qui ont été précisées plus haut, dans la solution présente dans la cuve 6, pendant un telips qui est avantageusement compris entre 1 et 2 jours. La durée totale de l'oxydation est donc supérieure, en moyenne, de 24 à 4 heures, à 1 a dure de remplissage de la cuve. Il en résulte que la vitesse d'oxydation est de l'ordre de 10 kgXheure de sulfites. L'oxydation obtenue à la suite du traitement conforme aux dispositions de la présente invention, est totale et la teneur en sulfites, contrôlée par lodoméfrie, est nulle au moment de la vidange. La vidange des eaux résiduaires traitées se rai par la canalisation 17, éventuellement après avoir dilué les eaux rési duaires traitées par des effluents provenant d'autres postes de fabrication, afin d'avoir dans les ea-ix envoyées È; 'égeût une teneur en sulfates qui ne soit pas supérieure à 250 ppr. Pendant les 24 à 48 heures qui suivent la fin du remplissage de la cuve 6, et au cours desquelles se termine dans cette derni- re, le traitement d'oxydation, l'on branche l'arrive des eaux sulfitées sur la cuve 16, dans laquelle on effectue les merles opérations que celles qui viennent d'être décrites en relation avec la cuve 6, l'arrivée desdites eaux se falsantpar la canalisation 23 c'est-à-dire que peu après le début du remplissage de la cuve 16, on commence l'introduction d'air comprimé par les diffuseurs 19, placés à la base de la cuve 16, puis au mordent voulu, l'on introduit dans la cuve 15, par les canalisations 9 et 1S, de la vapeur dont l'arrivée et le débit sont réglés à l'aide du thermostat 20 disposé à l'extrémité de la canalisation 19, 7'évacuation à l'égoût des eaux résiduaires sulfatées traitées se faisant éval-ement par la canalisation 17, après un temps de barbotage de l'air dans la solution présente dans la cuve 16, compris entre 24 et 48 heures après la fin du remplissage de cette dernière. Il résulte de la description qui précède, que quels que soient les modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application adoptés, l'on obtient un nouveau procédé et une nouvelle installation de traitement d'eaux résiduaires contenant des sulfites, qui présentent par rapport aux procédés et aui:: installations visant au même but antérieurement connus, des avantages importants dont un certain nombre a été mentionné dans ce qui précède, et au nombre desquels lXon compte également l'avantage de permettre une transformation quantitative des sulfites contenus dans les eaux, en sulfates, quelle que soit la concentration initiale des sulfites dans les eaux à traiter, et l'avantage de fournir des moyens de traitement des eaux sulfitées qui, à leur efficacité, aillent un prix de revient très bas. Ainsi que cela ressort de la description ci-dessus, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de Sa- çon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprIt du technicien en la matière sans s'écarter du cadre ni de la portée de la présente invention. REVENKICATIONS 1,,' Procédé de traitement 'eaux contenant des sulfites par trans- formation dc ces derniers on sulfates par oxydation, coeactC- risc en Ce que 1 ton réalise l'oxydation des sulfites - vcn tuellement obtenus dans les eaux à traiter par transformation de l'anhydride sulfureux présent dans le mil eu réactionnel à I 'aido d'oxygène, en présente d'un catalyseur constitué par du fer métallique, à une température avantageusement comprise entre 200C et 80 C, et à un pH légèrement alcalin. 2/ Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que la réac- tion d'oxydation entre les sulfites et l'oxygène est réalisée en assurant une surface de contact importante entre l'air et le liquide contenant les sulfites. 3/ Procédé selon la Revendication 2, caractérisé en ce que l'on réalise une surface de contact importante entre l'oxygène et le liquide, grâce à une répartition fine de l'oxygène dans le liquide. 4/ Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que le cata lyseur constitué par du fer métallique est réparti dans le mi lieu réactionnel de manière à présenter une grande surface. au contact du mélange de liquide et d'oxygène. 5/ Procédé selon la Revendication 4, caractérisé en ce que le cata lyseur constitué par du fer métallique est présent dans les cu ves de traitement des sulfites sous forme. de tiges, barres, grillages ou analogues, disposés dans les cuves, dans lesquelles ils sont immergés 6/ Procédé selon la Revendication 1, caractérise en ce que la réaction d'oxydation des sulfites en sulfates a lieu à un pH qui est avantageusement amené à 8,5-9. 7/ Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que la te neur en sulfites des des eaux à traiter, est réglée par tous moyens appropriés de manière à obtenir dans les eaux traitées, rejetées à l'égoût, une teneur maximale èn sulfates qui est intérieure à 370 ppm de Na2 S04 par litre d'eaux résiduaires traitées. 8/ Procédé selon la Revendication 7, caractérisé en ce que, lors que les sulfites présents dans les eaux résultent de la trans- formation de itanhyåride sulfureux qui sort des cuves de rçac- tion --omme c'est le cas, par exemple, dans les processus de sulfonation à l'aide d'anhydrde sulfurique gazeux- ,l 'on règle la teneur en sulfites des caux à traiter, en faisant réagir l'anhydride sulfureux avec une quantité exactement dosé-c d 'hy- droxyde alcalin, d'hydroxyde dc sodiuw en Particulier. 9/ Procédé selon la Revendication 7, caraco se en ce que la tc neur en sulfites des eaux à traiter est r gène pa- concentra- tion. 10/ Procédé selon la Reve-lldication 1, caractérisé en ce que l'oxy- gène mis en oeuvre pour réaliser oxydation des sulfites en sulfates, est apporté sous forme d'air, a'air enrichi en oxy-- gène, ou d'oxygène pur. 11/ Installation pour le traitement d'eaux contenant des sulfffles en vue de la transformation de ceu-x-ci en sulfates, caractéri sée en ce qu'elle comprend, en combinaison : - des moyens de réglage de la teneur en sulfites des eaux à traiter : - des moyens de répartition fine de l'oxygène qui réalise l'oxyda tion des sulfites en sulfates, - associés à au moins une cuve dans laquelle sont introduites les eaux à traiter : - à des moyens de réglage et de maintien de la température du milieu réactionnel, - et à un catalyseur offrant une grande surface de contact au milieu réactionnel et essentiellement Constitué par du fer métallique sous forme de panneaux, barres, tiges ou grillages. 12/ Installation selon la Revendication 11, caractérisée en ce que lorsque les eaux contiennent des sulfites qui résultent direc tement de réactions de fabrication, les moyens de réglage de la teneur en sulfites des eaux à traiter sont constitués par des concentrateurs. 13/ Installation selon la Revendication il, caractérisée en ce que lorsque les sulfites présents dans les eaux à traiter sont obtenus à partir d'anhydride sulfureux présent à titre dtimpu- reté, à l'issue d'une réaction de sulfonation par exemple, no tamment de sulfonation d'alkylats, les moyens de réglage de la teneur en sulfites des eaux à traiter sont constitués, en com binaison ; - par un bac ou analogue contenant une solution aqueuse d'hydroxyde alcalin dont la concentration est comprise entre 50 litre et 140 g/litre ; - par des moyens de diffusion de l'anhydride sulfureux gazeux dans ledit bac, et - par des moyens de circulation en cycle fermé dans ledit bac, du milieu réactionnel. 14/ Installation selon la Revendication 11, caractérisée en ce que les moyens de réglage de la température dans la cuve de traiter ment des eaux, sont constitués par de la vapeur d'eau amenée dans la cuve de traitement par une tuyauterie munie d'un thermostat de réglage du débit de vapeur pour maintenir la température dans des limites prédéterminées, de préférence entre 40 C et 80 C.