La présente invention córcerfe les éléments réfrac- tares basiques frittés à température élevée et sans liant externe, formés à partir de minerais de magnésie et de chrome, souvent appelés magnésite-chrome, ainsi que leur procédé de réalisation. Plus précisément, les éléments réfractaires réalisés selon l'invention ont une durée d'utilisation très prolonge dans les zones des fours industriels qui sont soumises à une usure sévère, par rapport aux propriétés de diverses compositions et divers produits réfractaires disponibles dans le commerce actuellement. Les éléments réfractaires basiques frittés sans liant externe en magnésite-chrome représentent une catégorie importante de réfractaires utilisés pour le revetement des fours, sinon la plus importante. La technologie classique utilisée par l'industrie pour la réalisation des éléments réfractaires classiques frittés sans liant externe est très utilisée aux Etats-Unis d'Amérique. l'introduction des éléments réfractaires sans liant externe au début des années 60 a été rendue possible pour la disponibilité de matières brutes de pureté relativement élevée, notamment de minerais de chrome concentrés ou lavés dans lesquels la teneur en SiO2 a été réduite de 4 à 6 % environ jusqu'a moins de 2 ss et parfois 1 % dans le cas du minerai d'origine africaine tel que les concentrés du Transvaal. De manière analogue, on a pu disposer de minerais enrichis de chrome ayant une teneur en SiO2 de 1,5 à 3 % et provenant des Philippines. On peut mettre sous forme d'éléments réfractaires de manière classique ces minerais combinés à du périclase synthétique ou de la magnésite très pure, calcinée à mort et contenant moins de 1,5 % et de préférence moins de l 0 de Si02, et on peut cuire ces éléments à des températures supérieures à 16500C sans que les collages ou affaissements soient excessifs. La littérature indique que la liaison directe ainsi formée, c'est-à-dire sans liant externe, est le résultat d'interactions à température élevée entre la chromite et la magnésie, mettant en oeuvre des réactions à l'état solide, des réactions de précipitation et de dissolution et-une redistribution des silicates présents dans les matières brutes sous forme de-phases minérales accessoires. Les cristaux de périclase sont très avantageusement directement frittés sur le minerai de chrome, le périclase étant lié au périclase et des spinelles secondaires liant les cristaux de périclase. En outre, il peut aussi exister une liaison entre des silicates. Lors de la fabrication d'éléments réfractaires frittés sans liant externe, on mélange de la magnésie et du minerai de chrome classés avec des liants temporaires et on les comprime à des pressions dépassant 350 bars, par exemple pouvant atteindre 1120 bars, puis on les sèche et on les cuit à des températures supérieures à 16500C. Le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 7 180 744 décrit ainsi les matières utilisées ainsi que leur classement et leur traitement. Au cours des années 1950, les réfractaires importants, tels que les briques de silice et les briques basiques à liant chimique, ont été remplacés en grande partie par des briques cuites à température élevée, ne comportant pas de liant externe et contenant 50,60 et 70 % de MgO, dans les voûtes, les parols et les cheminées-des fours à sole, dans les parois des fours à arc électrique et dans les revetements des convertisseurs de cuivre. tes ensembles spéciaux de traitement qui sont plus récents, par exemple les cuves de dégazage sous vide et de décarburation par l'oxygène et l'argon, sont habituellement revêtus de façon très importante par des briques sans liant externe. La catégorie des réfractaires contenant 60 % de MgO prédomine car elle représente un équilibre souhaitable entre le prix, la résistance chimique et les propriétés physiques. La productivité ou la durée d'utilisation ont en général été améliorées dans de nombreux fours comprenant des briques frittées sans liant externe, si bien qu'on a dû consacrer de nouveaux efforts afin de compenser l'usure du four par utilisation de produits perfectionnés dans des zones particulières. On a essayé d'utiliser de nombreuses matières, notamment des briques en granulés basiques fondus et moulés, des briques en granulés fondus puis liés à nouveau, et des briques sans liant externe, des catégories contenant des concentrations élevées de MgO, mais, dans la plupart des cas, on a constaté la présence d'inconvénients. les briques basiques coulées à l'état fondu qui son coûteuses, bien qu'elles aient une composition chimique analogue à celle des briques basiques classiques sans liant externe, sont très denses et pratiquement dépourvues ne micro- pores. Bien que ce produit résiste très bien à l'érosion par le laitier, il cède souvent car il fait apparattre des fwssura- tions ou des épauffrures et une perte de matière dues aux contraintes imposées par les chocs thermiques.Ces caractéristiques empêchent l'utilisation de ces briques dans les parois arrière et les parties centrales de la voûte d'un four Marin moderne à grand rendement, ainsi cue dans les carsllsatiors à tuyère des unités de décarburation war l'oxygène et l'argon, et analogues. Les produits formés de granulés fondus puis liés, sont encore plus coûteux que les éléments coulés et à l'état fondu de meilleure qualité, dans la plupart des applications classiques. Bien qu'ils résistent moins bien au laitier que les briques fondues, ces réfractaires ne présentent pas d'épauffrures mais sont peu rentables étant donné que leur prix est presque deux fois supérieur à celui des briques classiques frittées sans liant externe. Un autre procédé connu dans l'industrie réfractaire pour la réalisation de briques basiques ayant une longue durée d'utilisation, comprend la réaction préalable ou le frittage préalable du périclase ou de la source de MgO, qui peut être de l'hydroxyde de magnésium, du carbonate de magnésium ou de la magnésie caustique, avec du minerai de chrome broyé et classé, à température élevée, par exemple supérieure à 17000C, afin qu'il se forme dans les grains une liaison directe solide-solide avant classement de l'agrégat en vue de la formation des briques. Dans la plupart des cas, 11 élément est cuit à une température supérieure à 16000C. le brevet autrichien nO 189 113 et le brevet correspondant des Etats-Unis d'Amérique nO 3 429 723 décrivent le procédé de fabrication et les propriétés de briques basiques formées de granulés ayant préalablement réagi. Malheureusement, la production industrielle de briques à partir de granulés ayant préalablement réagi est difficile au point de vue industriel étant donné qu'il est souvant indé sirable de contaminer une installation de production de granulés de périclase par introduction de minerai de chrome. Dans une installation classique de réfractaires, l'utilisation de granulés ayant préalablement réagi impose souvent une l ne supplémentaire de traitement qui est coûteuse afin que l'installation de broyage et de composition de périclase ne soit pas contaminée par le chrome.Dans tous les cas, bien que les briques ayant préalablement réagi possèdent une résistance mécanique et une résistance au laitier qui sont convenables, elles résistent moins aux chocs thermiques que les briques classiques sans liant externe et en conséquence, elles ne se sont pas révélées satisfaisantes dans certaines zones dont l'usure est très importante, notamment lorsque la formation d'épauffrures est un facteur important. On a déjà proposé d'augmenter la résistance mécanique et de réduire la porosité des produits réfractaires comprenant des granulés magnésite-chrome ayant préalablement réagi par addition de 3 à 6 ffi d'oxyde chromique à la composition réfractaire avant la mise en forme et la cuisson. le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 7 594 199 décrit le procédé de fabrication et les excellentes propriétés de ces briques réfractaIres basiques formées de granulés ayant préalablement réagi. Bien que la résistance mécanique soit nettement accrue et la porosité réduite lors de la mise en oeuvre d'un tel procédé, les briques préparées sont moins résistantes à l'écaillage ou aux épauffrures ou aux chocs thermiques que les briques classiques sans liant externe.En outre, étant donné la cuisson préalable de presque toutes les matières brutes et la nouvelle cuisson sous forme d'une brique, et l'addition d'oxyde chromique pur, le prix de vente qui doit être pratiqué afin qu'il comprenne les coûts et un profit raisonnables,est nécessairement élevé, et même aussi élevé que celui des briques basiques à grains fondus et liés à nouveau. Une telle brique contenant de l'oxyde chromique a été utilisée de façon convenable dans des applica tlons bien limitées seulement, dans lesquelles les chocs thermiques importants ou les arrêts du four sont absents. On sait de plus dans la technique que l'oxyde chromique ajouté à une composition réfractaire constitue un lubri fiant ou un additif de compression. qui -acero^' le poids scci- fique après compression et le poids spécifique après frittage de nombreuses catégories de réfractaires, nsta-er+ de la magnésie, de la Lagnésie-chrome, de l'alumine et de la zircone. Une partie de l'augmentation de poids spécifique est due au remplacement d'ingrédients de faible densité par l'oxyde chromique. La densité ae Cr203 est comprise entre 5,1 et 5,2 alors que celle du périclsse est comprise entre 3,5 et 3,5. Dans tous les cas, le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 7 192 058 qui décrit le procédé de fabrication indique des améliorations correspondantes de la porosité. Cependant, l'utilisation de l'oxyde chromique doit astre limitée à des domaines très particuliers de composition afin que l'amélioration des résultats en cours d'utilisation corresponde à l'aux mentation des coûts de fabrication. On doit obtenir des avantages autres que les effets dut un poids spécifique accru et d'une porosité réduite afin d'améliorer notamment la durée d'utilisation d'un revêtement de four réfractaire.En consé- quence, on n'a pas utilisé industriellement l'oxyde chromique de façon aussi importante que pourrait le faire croirA. e la lit- térature. L'invention corcerne un élément réfractaire basique sans liant externe et cuit à température élevée, combinant à la fois une résistance accrue à la pénétration du laitier et une résistance aux chocs thermique, à l'écaillage ou aux épauffrures qui sont égales ou supérieures à celles d'éléments classiques frittés sans liant externe. Elle concerne aussi un procédé de fabrication de tels éléments réfractaires basiques sans liant externe, frittés à température élevée. Elle concerne l'amélioration de la microstructure d'éléments réfractaires basiques sans liant externe, ayant d'excellentes propriétés physiques et de résistance au laitier. Elle concerne aussi des briques réfractaires basiques cuites à température élevée et sans liant externe, ayant une très longue durée d'utilisation, ainsi que son procédé de réalisation. Plus précisément, l'invention concerne des éléments réfractaires tels que des briques et a alogues, en chrome- magnésite basique fritté sans liant externe et cuits à température élevée, utiles industriellement et ne présentant pas la plupart des inconvénients des éléments réfractaires basiques classiques sans liant externe. Plus précisément, l'invention concerne un élément réfractaire basique magnésite-chrome sans liant externe et cuit à température élevée, caractérisé par la présence de-structures de spinelles enrichis de chrome réparties par le liant des cristaux de périclase.L'élément réfractaire est préparé par addition de poudre d'oxyde chromique au périclase de la magnésite et à du minerai de chrome, l'ensemble formant un mélange qui est comprimé à la configuration voulue et qui est cuit à une température au moins égale à 17000C. le mélange comprend (1) 40à 75 % environ en poids de périclase de magnésite contenant au moins 94 % de MgO environ, (2) 25 à 60 % en poids environ de minerai de chrome, et (3) 0,5 à 10 % environ en poids de poudre d'oxyde chromique. le mélange contient avantageusement (1) 55 à 65 % en poids environ de périclase (magnésite) contenant au moins 94 %0 environ en poids de MgO, et notamment 96 à 99 % environ en poids de MgO, (2) 35 à 45 % environ en poids de minerai de chrome, et (3) 2 à 7 % environ de poudre d'oxyde chromique ayant essentiellement.au moins 90 % des particules de dimension inférieure à 43 microns, le mélange ayant un rapport calcaire/ silice qui ne dépasse pas 1/1 et de préférence 0,5/1, et une teneur totale en silice inférieure à 3 % environ, avantageusement inférieure à 2 % environ. Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, une brique réfractaire basique magnésite-chrome cuite à température élevée et sans liant externe est préparée par cuisson de la brique à une température d'environ 17600C pendant 4 h environ au moins. Selon le procédé de l'invention, un élément réfractaire basique magnésite-chrome sans liant externe est préparé par addition d'environ 0,5 à 10 % en poids de poudre d'oxyde chromique à un mélange classique de minerai de chrome et de magnésite très pur afin que le mélange ait les proportions indiquées précédemment, le mélange étar comprimé sous forme d'ur. élément réfractaire puis cuit à une température élevée au moins égale à 17000C. L'élément est avantageusement cuit à une température au moins égale à 17000C pendant 2 h environ au moins. Cette cuisson est avantageusement réalisée à 176000 environ tendant 4 h au moins environ. Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne un procédé de préparation de briques réfractaires basiques sans liant externe, à partir d'un mélange comprenant (1) 55 à 65 ss environ en poids de pérlclase ayant une teneur en MgO comprise entre environ 96 et 99 ffi en poids, (2) 35 à 45 ffi en poids environ de minerai de chrome, et (3) 2 à 7 ffi environ de poudre d'oxyde chromique contenant essentiellement des particules de dimension inférieure à 47 microns, le mélange ayant un rapport calcaire/silice qui ne dépasse pas 1/1 et une teneur totale en silice inférieure à 3 ffi environ.Le mélange est comprimé à la configuration de la brique réfractaire puis cuit à une température environ 17600C pendant 4 h environ au moins. Les produits réfractaires selon l'invention, cuits à une température au moins égale à 17000C, présentent une combinaison globale de propriétés qui est supérieure à celle des éléments basiques magnésite-chrome classiques sans liant externe préparés de manière analogue à partir de périclase et de minerai de chrome vierge ou non cuit, et ne contenant pas de quantités importantes de matières magnésite-chrome fondues ou ayant préalablement réagi, mais sans addition de poudre d'oxyde chromique. les produits cuits à température élevée selon l'invention ont une excellente résistance à l'érosion par le laitier et à la pénétration de celui-ci, une résistance aux chocs thermiques et à l'écaillage ou aux épauffrures égale ou suoé- rieure, une durée d'utilisation prolongée sous forme de revête- mentsde four industriel, par rapport aux propriétés correspondantes des matières classiques précitées, et ils conviernent auxpointsde vue fonctionnel et économique dans les conditions sévères d'utilisation des réfractaires industriels à température élevée. L'inffention convient à la production de divers éléments réfractaires basiques, notamment des briques, en magnésite chrome sans liant externe et cuits à température élevée. On décrit maintenant des modes de réalisation particuliers en référence à la fabrication de telles briques réfractaires basiques magnésite-chrome cuites à température élevée et frittées sans liant externe. Selon l'invention, on peut préparer une brique réfractaire basique magnésite-chrome cuite à température élevée sans liant externe par addition d'environ 0,5 à 10 % en poids de poudre d'oxyde chromique à un mélange classique périclase-minerai de chrome, afin que le mélange formé soit comprimé à la configuration voulue pour une brique réfractaire puis cuit à une température au moins égale à 17000C. le rapport chaux/silice de la brique classique est habituellement de 1/1 ou moins, et il est de préférence inférieur à 0,5/1- si bien que les silicates natifs de la brique réfractaire sont essentiellement la forsterite, le silicate de magnésium et la monticellite. On constate que le rapport chaux/silice des briques classiques en pérlclase-minerai de chrome convient particulièrement bien aux briques selon l'invention. En outre, la combinaison du périclase et du minerai de chrome doit contenir moins de 3 %0 et de préférence moins de 2 % de SiO2 afin que la cuisson soit facilité3 à 17000C et au-dessus. Selon l'invention, le rapport magnésite-chrome peut beaucoup varier dans les briques réfractaires basiques selon l'invention. La plage couramment utilisée comprend 40 à 75 % de périclase pour 25 à 60 , de minerai de chrome, afin que le compromis entre les coûts, la résistance mécanique et la résistance à l'écaillage soit convenable. La plage la plus avantageuse, donnant des propriétés optimales, est de 55 à 65 ffi de périclase et 35 à 45 0 de minerai de chrome. Les compositions selon l'invention contiennent essentiellement 20 à 50 % de minerai de chrome. La composition chimique finale comprend 45 à 75 0 de MgO lors d'utilisation de périclase très pur à 96-99 fo et de petites quantités d'oxyde chromlque. Toutes les matières sont classées avant réalisation des briques, et comprennent des fractions dont les particules sont comprises entre 6,65 et de préférence 3,33 mm et 43 si^rlus. Le périclase peut être de la magnésite calcinée mort, mais on le choisit presque toujours dans le périclase ou la magnésite synthétique disponible qui est un agrégat dense et calciné à mort de granulés de cristaux de MgO ayant des phases accessoires et des impuretés. Par exemple, on utilise le périclase dans la composition sous forme d'une fraction grossière de dimension particulaire comprise entre 0,295 et 3,33 mm, une fraction intermédiaire de dimension particulaire comprise entre 0,074 et 0,295 mm et une fraction Tie de dimen- sion particulaire inférieure à 43 microns. Un périclase qui convient selon l'invention peut avoir une composition chimique qui contient 94 à 99 % environ et plus en poids de MgO, 2 % en poids de SiO2 au maximum, 1 % en poids de Fe203 au maximum, I 0 en poids de A1203 au maximum, 1,5 % en poids de CaO au maximum et 0,3 % en poids de 3203 au maximum. Un exemple de périclase utile selon l'invention contient 97,4 % de MgO, 0,9 % de SiO2, 0,3 % de Fe2O3, 0,3 % de A1203, 0,8 % de CaO et 0,2 % de 3203. On obtient les minerais de chrome à partir de gisements naturels. le minerai de chrome de qualité pour réfractaire est essentiellement une solution solide de matières minérales du type spinelle contenant des oxydes de chrome, de magnésium, d'aluminium et de fer accompagnés par une gangue minérale siliceuse. La composition chimique varie avec l'emplacement du gisement et la dimension particulaire du minerai choisie après concassage. La teneur en SiO2 peut varier entre 2 et 7 zou la teneur en Cr203 peut varier entre 30 et plus de 50, le reste étant formé de BeO, MgO et A1203 suivant la nature du minerai et son pays d'origine. Le minerai concentré comprenant des particules lavées et classées contenant 1 à 2,5 % de silice est couramment utilisé pour la production des briques classiques sans liant externe. le minerai de chrome est éventuellement concassé afin qu'il ait des dimensions partlculaires inférieures à 1,65 et 2,36 mm, et il est classé avant son utilisation dans la composition. Selon l'invention, la poudre 'oxyde chromique est ajoutée à raison de 0,5 à 10 fo en poid environ. Une plage particulièrement avantageuse de quantités de poudre d'oxyde chromique ajoutées est comprise entre environ 2 et 7 % en poids, 4 0 environ étant particulièrement souhaitable. La poudre d'oxyde chromique utile selon l'invention est une poudre finement divisée qui contient essentiellement plus de 90 % de particules de dimension inférieure à 43 microns. Dans une forme finement divisée disponible dans le commerce et utilisée comme pigment, la dimension particulaire moyenne des particules individuelles d'oxyde chromique ne dépasse pas 10 microns environ, sous forme du diamètre. Cette poudre très fine convient selon l'invention. La poudre d'oxyde de chrome qui possède habituellement une riche couleur verte, est insoluble dans l'eau. La plupart des qualités disponibles d'oxyde chromique sont très pures, c'est-à-dire contiennent plus de 97 % de Cr203, et ce degré de pureté est souhaitable selon l'invention. L'invention concerne donc d'excellents éléments réfractaires basiques magnésite-chrome sans liant externe et cuits à température élevée, notamment des briques, formés à partir d'un mélange de (1) 40 à 75 fo environ, de préférence 55 à 65 ffi environ, notamment 60 % environ en poids de périclase contenant au moins 94 % environ et de préférence 96 à 99 % environ en poids de MgO, (2) 25 à 60 et de préférence 35 à 45 % en poids environ de minerai de chrome, et (3) 0,5 à 10 % environ, avantageusement 2 à 7 %0 et notamment 4 % environ en poids de poudre d'oxyde chromique ayant essentiellement des particules de dimension inférieure à 43 microns, cette poudre étant avantageusement très pure, c'est-à-dire contenant au moins 97 % en poids de Cr203 environ, le mélange périclase-minerai de chrome-poudre d'oxyde chromique ayant de préférence un rapport chaux/silice ne dépassant pas 1/i et de préférence 0,5/1, et une teneur totale en silice inférieure à 3 %, avantageusement à 2 %. Selon le procédé de l'invention, la composition réfractaire contenant essentiellement le minerai de chrome, le périclase et l'oxyde chromique comme décrit précédemment, est soigneusement mélangée afin que les fines soient dispersées. Un liant temporaire ou ttcrut et un liquide d'imprégnation, par exemple une solution aqueuse de lignosulfonate, sont mélangés à la composition jusqu'à ce que la masse soit uniforme et puisse être comprimée. Cette opération est réalisée avec un appareIllage classique selon les procédés connus utilisés de façon classique dans l'industrie des réfractaires. Les éléments formés peuvent être séchés, mais, dans tous les cas, ils sont cuits dans un four à une température minimale de 17000C pendant au moins 2 h environ puis refroidis à une vitesse ne dépassant pas 100 C/h afin qu'il ne se forme pas de microfissures. Une température de cuisson au moins égale à 17000C est importante pour l'obtention de la microstructure voulue. Un produit particulièrement excellent est obtenu lorsque l'élément réfractaire est cuit à une température d'environ 17600C. Il est avantageux que cette cuisson à 17600C environ dure pendant 4 h au moins. Par rapport à une composition classique de briques sans liant externe ne contenant pas d'oxyde chromique, la brique de l'invention a uh poids spécifique accru, une meilleure résistance à la flexion à température très élevée (16000C) et une meilleure résIstance à la compression sous charge à f7000C, alors que la porosité est faible. les exemples qui suivent indiquent les propriétés physiques de compositions sans liant externe, contenant ou non de l'oxyde chromique Une caractéristique importante des briques sans liant externe selon l'invention est que, bien que les compositions contenant l'oxyde chromique aient un poids spécifique accru et une porosité réduite après cuisson i température élevée, le réfractaire conserve sa résistance aux chocs thermiques ou aux épauffrures. On pense que la caractéristique responsable de l'excel- lente résistance au laitier et les excellentes propriétés en cours d'utilisation, est la formation de cristaux de spinelle richesen chrome et très répartis dans la microstructure de périclase, ces cristaux empêchant la pénétration du laitier et des silicates étrangers. le laitier et les silicates étrangers pénètrent plus profondément dans la microstructure des briques classiques sans liant externe ne présentant pas la caractéristique de liaison selon l'invention.En conséquence, les cristaux individuels de périclase des briques classiques sans liant externe sont retirés, par exemple par flottement dans des zones contenant une grande quantité de liquide. la pénétration profonde du laitier est aussi nuisible à la durée d'utilisation étant donné que la zone modifiée a des propriétés thermiques et mécaniques différentes. La limite entre la structure modifiée et la strucutre originale est l'emplacement d'une concentration de contraintes et de fracture ultérieure, de propagation de fissures et d'écaillage éventuel, ce mécanisme étant courant dans l'usure des réfractaires. Les exemples qui suivent illustrent simplement la mise en oeuvre de l'invention à titre non limitatif. D'autres compositions, modes de réalisation, etc. sont évidents pour les spécialistes. les pourcentages des parties indiquées sont exprimés en poids sauf indication contraire. Les dimensions particulaireset granulométries indiquées correspondent à la dimension des orifices des tamis utilisés pour le classement. EXEMPLE 1 On prépare au laboratoire une série de compositions magnésite-chrome sans liant externe, cuites à température élevée, et contenant environ 60 % de MgO. On comprime les compositions préparées à 1050 bars sous forme de barreaux de 154 x 25 x 25 mm dans une presse hydraulique. Après séchage, on cuit les éléments à 1760oC dans un four à température élevée et on maintie cette température pendant 4 h au moins avant début du cycle de refroidissement.La composition des matières de départ est la suivante Périclase de pureté élevée MgO 97,6 0 SiO2 0,7 % Fie203 0,2 % Al203 0,3 % CaO 1,0 % B203 0,2 % Minerai oe chrome SiO 2,8 % 2,2 % Cr203 35,5 do 36,t % FeO 15,2 % 15,9 % Al2O3 29,8 % 30,2 % CaO 0,3 % 0,2 % MgO 16,4 % 15,4 % le tableau I donne la composition des divers mélanges, en pourcentage en poids. TABLEAU 1 Granulométrie (Mélange) A B N D E Périclasse 0,589-2,36 mm 26 26 26 26 26 de broyeur à boulets 22 22 22 22 22 (au moins 60 % 43L) Minerai de Rebut de 0,589-2,36 mm 5,5 5,5 5,5 5,5 5,5 briques cuites 40,295 mm 5,5 5,5 5,5 5,5 5,5 à haute température 60 % MgO Oxyde chromique o 0,5 1,5 5,0 10,0 ajoute Liant de ligno- 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 sulfonate ajouté Poids spécifique 3,01 3,06 3,05 3,15 .3,25 apparent après séchage à 149 C, g/cm3 D'après la composition chimique des matières brutes, la composition chimique du mélange témoin A est la suivante SiO2 1,7 % Fe203 7,2 % Al2O3 13,8 % CaO 0,7 % MgO 60,3 % Cr203 16,3 % les mélanges B, N, D et E ont une teneur en Cr203 qui correspond aux additions de poudre d'oxyde chromique indiqués dans le tableau I. On mesure chacun des échantillons avant et après cuisson afin de déterminer les changements dimensionnels des réactions entre les matières brutes. On évalue les propriétés par détermination de la porosité ouverte ou apparente, du poids spécifique apparent, du module de rupture à 1482 C et de la résistance à l'écrasement à 15380C. Les propriétés physiques sont indiquées dans le tableau II. TABLEAU II Mélange A 3 N D E Changement linéaire +0,07 -0,02 -0,07 -0,05 +0,03 à la cuisson, 0 Poids spécifique 2,96 3,01 3,01 3,10 3,13 apparent après cuisson, g/cm3 Porosité apparente, % 17,8 17,8 16,7 16,3 15,1 Module de rupture 35,4 27,7 29,1 36,4 44,8 à 14820C, bars Résistance à l'écrase- 54,6 52,2 61,3 65,1 89,6 ment à 153800, bars On peut noter que, lorsque la quantité d'oxyde chromique ajouté augmente, le poids spécifique apparent et la résistance à l'écrasement augmentent alors que la porosité dininue. EXEMPLE 2 On traite au laboratoire des compositions expérimentales supplémentaires sans liant direct de la classe 60 fo de MgO, avec des quantités plus importantes que celles de l'exemple 1 On comprime des briques rectangulaires de 229 x 114 x 64 mm à une pression de 840 bars, on sèche à 104 C et on cuit dans un four tunnel industriel à température élevée ayant une température maximale de 1760 C environ, pendant 6 h au minimum.La composition chimique du périclase utilisé dans les expériences est la suivante Périclase très pur MgO 97,8 % Si02 0,6 ss Fe203 0,3 0 Al2O3 0,5 fio CaO 0,8 % B203 0,2 ffi le lierai de chrome utilisé est celui de l'exempte 1, ayant une dimension particulaire inférieure à 1,65 mm. l'analyse des compositions figure dans le tableau III. TABLEAU III Granulométrie (Mélange) F G H I Périclase 2,36-4,70 mm 19,5 19,5 19,5 19,5 0,589-2,36 mm 6,5 6,5 6,5 6,5 de broyeur à boulets (minimum 60 % 30,C 30,0 30,0 30,0 Minerai de 0,589-1,65 mm 21,5 21,5 21,5 21,5 chrome cE0,589 mm 12,0 12,0 12,0 12,0 broyé 40,104 mm 5,0 5,0 5,0 5,0 Rebut de Oxyde chromique lignosulfonate (solution) 3,5 3,5 3,5 3,5 ajoute Poids spécifique 3,10 3,15 3,17 ),24 apparent après séchage à 10400 Les essais sont les mêmes que ceux qu'on a utilisés pour les matières de l'exemple 1, et comprennent en plus la détermination du module de rupture à température plus élevée et un essai de résistance à la compression sous charge. On note comme dans l'exemple 1 l'augmentation du poids spécifique à l'état cuit et la réduction de la porosité. En outre, les propriétés à haute température, c'est-à-dire 1593 et 1704 C, sont nettement améliorées étant donné la liaison supplémentaire due à la formation du spinelle de chromite de magnésium dans la matière. Les résultats figurent dans le tableau IV. TABLEAU IV Mélange F G H I Poids spécifique apparent 3,03 3,11 3,15 3,18 après cuisson Porosité apparente, % 18,0 15,5 14,0 13,5 Module de rupture, bars à 1482 C 43,1 35,7 44,1 52,5 à 1538 C 38,9 24,9 31,9 32,2 à 159300 10,2 10,9 14,7 14,7 TABLEAU IV (suite) Mélange F G H I Résistance à l'écrasement, 44,8 62,3 75,6 54,6 bars, à 15380C Résistance à la compression de 3,5 bars à 17040C Temps écoulé avant 0,1 0,75 0,75 pas de dédéfaillance, h faillance après 2 h EXEMPLE 3 On peut aussi obtenir 11 amélioration des propriétés à température élevée de l'exemple 2 avec une brique sans liant externe, cuite à température élevée1 ayant une faible porosité, par utilisation de périclase très dense ayant un rapport calcaire/silice élevé. Ce périclase, lorsqu'il est combine au minerai de chrome de très faible teneur en silice, donne une composition sans liant externe ayant un rapport global chaux/ silice supérieur à 1,3/1 et qui peut atteindre 2/1 ou qui est réglé par diverses additions de source de chaux. Une telle brique peut être comprimée à un poids spécifique élevé, elle a moins tendance à se dilater à la cuisson, et dans de nombreux cas elle peut même présenter un retrait. le produit est disponible dans le commerce et les spécialistes le connaissent bien. On traite des compositions expérimentales et on les met sous forme de briques puis on les cuit et on évalue leurs propriétés comme décrit dans l'exemple 2. ta composition chimique des matières de départ est la suivante Périclase à teneur élevée en chaux MgO 96,2 % Si 1,2 % Fe203 0,2 % Al203 0,2 % CaO 2,2 % B203 0,02 % Minerai de chrome à faible teneur en silice sio2 0,9 % Fe203 26,0 % Al203 15,9 do Cr203 46,5 % MgO 10,5 % CaO 0,2 % le tableau V -rdEque les comXcsitions et les propriétés des matières utilisées pour les expériences TABLEAU V Granulométrle (mélange) J E Périclase 2,36-4,70 ma 5,5 5,5 0,589-2,36 mm 37,0 37,0 Fines de broyeur à 15,0 15,0 boulets (minimum 60 ffi Minerai de chrome C,589 mm 42,5 42,5 Oxyde chromique Lignosulfonate (solution) 3,5 3,5 ajouté Poids spécifique après cuisson, g/cm 3,29 3,36 Porosité apparente, % 14,0 13,6 (méthode au kérosène) Module de rupture, bars à 1482 C 39,6 38,5 à 159300 18,2 22,8 Rapport CaO/silice 1,4/1 1,4/1 Les résultats des essais Indiquent que l'addition de 4,0 % d'acide chromique au réfractaire à faible porosité et sans liant externe ayant un rapport élevé chaux/silice n'améliore que peu la résistance mécanique à température très élevée. D'autres essais d'études de composition de ce type indiquent que les spinelles riches en chrome conservent un certain rôle dans les zones de liaison de la face chaude utilisée, mais inhibent moins la pénétration du laitier dans les compositions ayant un rapport élevé chaux/silice. L'augmentation de la résistance à la pénétration du laitier ne peut pas notre détectée par rapport au même mélange de base ne contenant pas d'acide chromique ajouté. Ainsi, on préfère donc les compositions ayant de faibles rapports CaO/SiO2. les compositions sans liant externe correspondant aux mélanges J et K, sont comparées à une composition, le mélange C, dans laquelle oxyde chromlque est ajouté à raison de 4,0 6, au cours d'un essai de pénétration de laitier par rotation, réalisé industriellement dans un four et connu sous le nom Valley Dolomite Slag Test. La composition de base du mélange C est identique celle du mélange A du tableau I.On choisit un laitier siliceux de four électrique M-1 et un laitier de cuve de décarburation par l'argon et l'oxygène pour la comparaison du mélange C auxmélanges J et K, étant donné leur nature réac- tive vis-à-vis des réfractaires basiques et car on pense qu'ils participent à la détermination de la vitesse d'usure des revêtements réfractaires dans de telles cuves. Les compositions des laitiers sont les suivantes. Composition chimique des laitiers synthétiques (%) L-5 M-1 CaO 27 33 Si 2 54 33 Fie287 5 20 Al203 4 4 MnO 5 5 MgO 5 5 le diamètre interne original (orifice) du four à laitier revêtu de réfractaire est d'environ 7,6 cm. On introduit dans le four 4,54 kg de laitier synthétique sous forme de pastilles d'environ 25 mm de diamètre, à raison de 1,82 kg pendant la première heure et 0,91 kg/h pendant les trois heures suivantes. La face chaude du réfractaire est maintenue à 1677 17320C. Après refroidissement, on retire les éléments érodés et on les coupe pour exposer la structure interne de la face chaude à la face froide.On estime la profondeur de pénétration du laitier d'après la densification physique et le changement de coloration, et on confirme le résultat par examen pétrographique. On donne arbitrairement un indice 1 au mélange C contenant 4,0 ffi d'oxyde de chrome. Les indices supérieurs à 1 indiquent une pénétration plus importante, c'est-à-dire plus profonde. les résultats figurent dans le tableau VI. TABLEAU VI Pénétration relative du laitier Laitier Mélange J mélange K Mélange C Connu (1) L-5 1,49 1,63 1,00 1,18 M-l 1,09 1,11 1,00 1,02 (1) réfractaires sans liant externe de la catégorie à 60 ffi de MgO ne contenant pas d'oxyde chromique, analogue au mélange A. Pour la composition utilisée dans les essais du tableau VI, les mélanges J et K, bien qu'ils possèdent des caractéristlques souhaitables de faible porosité et de poids spécifique élevé, résistent moins à la pénétration des laitiers siliceux que le mélange C. Il est encore plus surprenant de noter les mauvais résultats relatifs du mélange K contenant de 11 oxyde chromique par rapport auxmélangesJ et C. Ces résultats imprévus peuvent être expliqués par le fait ttue les silicates natifs du mélange C, dus au rapport particulier de la chaux à la silice, sont plus compatibles et moins réacv fs vis-à-vis des silicates du laitier dont les phases sont divers minées par le rapport chaux/silice.Si on considère le mélange C et les laitiers 1-5 et M-1, on note que les rapports chaux, silice sont d'environ 1/1 ou moins de 1/1. Les spinelles enrichis en chrome du mélange K ne sont pas aussi stables dans le milieu à teneur élevée en chaux de la composition basique de la brique et ne sont donc pas aussi disponibles sous forme d'inhioiteurs d'attaque par le laitier que les spinelles de chromite du mélange C qui a un plus faible rapport chaux/silice. Cette caractéristique indique à nouveau l'avantage des falbles rapports CaO/Si02. L'importance de la liaison des spinelles riches en chrome et de la faible porosité, combinées aux faibles rapports avantageux chaux/silice ou à la faible basicité des silicates natifs pour la résistance à la pénétration du laitier apparaît de façon encore plus nette lors de l'examen des microstructures des réfractaires préparés d'après les exemples qui suivent. EXEMPlE 4 L'optimisation des propriétés mécaniques, notamment la résistance thermique à l'écaillage, est également importante pour l'augmentation de la résistance au laitier. On prépare des compositions sans liant externe analogues au mélange A de l'exemple 1, l'une sans oxyde chromique et une autre modifiée par addition de 4 % d'oxyde chromique. Après cuisson dans un fcur tunnel industriel à une température supérieure à 17000C pendant 4 h au moins, on éprouve la brique afin de déterminer sa résistance à I'écaillage ou aux épauffrures, avec celle des classes disponibles dans le commerce de briques réfractaires magnésite-chrome. L'essai utilisé pour l'évaluation de la résistance aux chocs thermiques est appelé essai d'épauffrures de prisme. On découpe des prismes de 76 x 51 x 51 mm dans chaque échantillon de brique. On place les prismes dans un four électrique d'essai préchauffé jusqu a ce qu'ils atteignent 12050C. Après maintien pendant 20 mnà cette température, on retire les échantillons et on les refroidit dans l'air calme pendant 10 mn. On répète l'opération pendant 40 cycles au maximum ou on arrête l'opéra- tion lorsque les échantillons sont fracturés par propagation importante des fissures. Les échantillons capables de supporter un grand nombre de cycles sont plus résistants aux chocs thermiques que ceux qui supportent un plus petit nombre de cycles. On compare les diverses catégories suivantes de briques réfractaires. Classe des réfrac- Comcosition chimique (ffi0) Cycles taires basiques SiO2 Be2 A1203 Cr203 r O CaO MgO Sans liant externe, 2,0 7,0 13,7 15,9 0,9 60,5 35-40 connu Sans liant externe 1,6 6,8 13,1 19,0 0,9 58,6 38+ + 4 0 d'oxyde chromique Granulés fondus, 1,5 vît,2 6,9 17,8 0,7 62,0 23 cuits à température élevée, puis refrittés Magnésie-chrome 2,9 9,5 6,6 22,7 1,2 57,1 15 fritté ayant préalablement réagi et cuits à température élevée, sans liant externe Bloc fondu et coulé 2,5 10,5 8,0 20,0 0,5 56,5 2 (FeO) Les résultats d'écaillage des prismes indiquent que, bien que la brique selon l'invention, sans liant externe, cuite à température élevée et contenant de l'oxyde chromique, ait une faible porosité et une bonne résistance au laitier, sa résistance à l'écaillage thermique est aussi bonne ou même meilleure que celle des briques classiques sans liant externe. La brique cuite à température élevée et contenant l'oxyde chromique a une meilleure résistance aux chocs thermiques que les produits réfractaires à base de granulés ayant préalablement réagi, à base, de granulés fondus puis frittés, ou de briques fondues et coulées, de la classe comprenant 60 ffi de MgO. EXEMPlE 5 ê On modifie une brique classique sans liant externe du mélange A de l'exemple 1, par addition de 4 % d'oxyde chromique afin de former le mélange C et, après cuisson, on soumet des échantillons à des essais d'attaque par le laitier et à un examen pétrographique. Gn utilise à nouveau l'essai dynamique au four rotatif, cité antérieurement. L'attacue par le laitier est réalisée à 1677-1704 C avec 4,54 kg de laitiers synthétiques introduits pendant une période de 4 h. La composi- tion du laitier est la suivante Composition du laitier (%) CaO 37,5 SiO2 37,5 FeO 18,0 Al2 3 2,0 MrO 3,0 P205 1,0 CaF2 1,0 On choisit les facteurs d'érosion et de pénétration à 1,0 pour la composition qui contient l'oxyde chromique.Des valeurs supérieures à 1 indiquent une pénétration et une perte par érosion plus importante. Les produits sont ceux de l'exemple 4. Les résultats sont les suivants. Classe de produit cuit érosion par Pénétration à température élevée le laitier du laitier Connu (mélange A) 1,3 1,1 Mélange A + 4 ffi d'oxyde 1,0 1,0 chromique (mélange C) Brique à granulés fondus 0,6 1,0 refrittés Brique à granulés ayant 0,9 40 préalablement réagi Coulée à l'état fondu 0,5 0,7 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui vas suivre, faite en référence auxmicrographiesdes dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une photomicrographie avec un grossis- sement de 75, de la microstructure d'une brique attaquée par un laitier, formée par le mélange C selon I1 invention la figure 2 est une photomicrographie avec un grossissement de 35 représentant la micrographie d'une brique attaquée par le laitier et formée du mélange classique A la figure 3 est une photomicrographie avec un grossissement de 130 représentant la microstructure d'une brique attaquée par un laitier et formée par le mélange C selon l'invention, derrière la région de la face chaude de la brique la figure 4 est une photomicrographie avec un grossissement de 150 de la microstructure d'une brique attaquée par un laitier et formée du mélange C selon l'invention, dans la région de la face chaude de la brique la figure 5 est une photomicrographie avec un grossissement de 130 représentant la microstructure d'une brique attaquée par le laitier et formée par le mélange classique A dans la région de la face chaude de la brique la figure 6 est une photomicrographie avec un grossissement de 130 de la microstructure d'une brique classique à 50 Xo de MgO sans liant externe, après utilisation la figure 7 est une photomicrographie avec un gros sissement. de 35, représentant la microstructure d'une brique formée par le mélange C selon l'invention, dans la région de la face chaude de la brique après utilisation ; et la figure 8 est une photomicrographie avec un grossissement de 140, représentant la microstructure d'une brique formée par le mélange C selon l'invention, à 1-2 mm derrière la face chaude après utilisation. Bes figures 1 à 5 représentent les différences de microstructures entre une brique sans liant externe, attaquée par le laitier et préparée selon l'invention et une brique classique sans liant externe, attaquée par le laitier et préparée d'une autre manière. La figure 1 représente la microstructure avec un faible grossissement, de la brique formée par le mélange C selon l'invention et attaquée comme décrit dans les exemples 4 et 5. La figure 2 représente la microstructure, au même gros pissement, d'une brique formée par le mélange classique A et attaquée de la meme manière par le laitier. le laitier para à la partie supérieure des deux photomicrographies. le mécanisme de la pénétration du laitier dans les briques classiques et selon l'invention comprend la pénétration à travers les limites des cristaux individuels de périclase et de chromite. Une caractéristique essentielle selon 1' inventIon, visible sur la microstructure du mélange C, même aux faibles grossissements des figures 1 et 2, est l'excellente liaison périclase-chromite de la brique de mélange C, par rapport à celle de la brique classique de mélange A. La quantité de laitier liquide, en fonction de la profondeur derrière la face chaude, diminue plus rapidement dans la brique du mélange C que dans la brique du mélange A. La brique du mélange C présente aussi plus de spinelles secondaires à faible profondeur derrière la face chaude. Comme représenté sur la figure 3, des saillies recristallisées de - spinelles ou "ancres" dépassent des cristaux de chromite (repérés "Cr") dans la matière de la brique du mélange C. Ces "ancres" de spinelles contribuent sans doute beaucoup à la résistance mécanique de la brique. Bes détails de la microstructure de la région des face chaudes des briques en mélanges et A apparaissent sur les figures 4 et 5 respectivement. Comme indiqué précédemment, la liaison entre le périclase P et la chromite Cr est une caractéristique essentielle de l'invention. La microstructure de la région de la face chaude d'une brique classique (mélange A) représentée sur la figure 5, indique une plus grande pénétration intragranulaire du laitier que dans la brique du mélange C. L'aspect spongieux des particules de chromite après attaque par le laitier semble caractéristique de l'attaque par un laitier ayant la composition chimique indiquée dans l'exemple 5. Bes photomicrographies indiquent qu'une brique réalisée selon l'invention retient la liaison par les spinelles plus près de la région de la face chaude que la brique classique sans liant externe. Cette caractéristique explique l'excellente résistance à la pénétration de laitier et l'excellente résistance à l'érosion par le laitier ainsi que les excellentes propriétés à température élevée d'une brique selon l'invention, par rapport à une brique classique sans liant externe.En outre, la brique réalisée selon l'invention est plus utile que d'autres produits disponibles résistant au laitier, par exemple les briques de granulés fondus et refrittés, les briques de granulés ayant préalablement réagi et les briques coulées à l'état fondu des exemples 4 et 5, étant donné son excellente résls- tance aux chocs thermiques. Les figures 6 à 8 représentent des détails de la microstructure d'une brique après utilisation dans une cuve de décarburation à l'argon et à l'oxygène de 100 tonnes. la figure 6 représente la microstructure d'une brique sans liant externe de la classe 50 96 de MgO dans la région de la face chaude, audessus du niveau du métal. Dans cette brique utilisée de façon classique, les silicates S ont rompu la plus grande partie de la liaison entre les cristaux arrondis P de périclase. Les phases silicates de la face chaude sont la merwinite et la monticellite qui sont aussi présentes dans la composition du laitier d'un cycle de réduction. Des échantillons de briques sans liant externe selon l'invention de la catégorie 60 96 de MgO sont examinés après les excellents résultats obtenus au cours d'essais de décarburation par l'argon et l'oxygène, et comparés à d'autres produits sans liant externe. La figure 7 représente les détails de la microstructure de la brique selon l'invention dans la région de la face chaude. La pénétration intercristalline des silicates n' apparaît que tout près de la face chaude. La photomicrographie de la figure 8, réalisée à 1-2 mm derrière la face chaude, indique la présence de structure spinelle SP qui joue apparemment un rôle essentiel dans le maintien de l'intégrité de la brique près de la face de travail. Ce maintien de la liaison explique l'augmentation de la durée d'utilisation des briques sans liant externe réalisées selon l'invention. L'intégrité de la structure due à la liaison par les spinelles stables thermiquement près de la face chaude, combinée à une bonne résistance aux chocs thermiques, explique les excellentes résistances de cette brique sans liant externe dans les parois arrière et les voûtes des fours à soufflage d'oxygène, ainsi que dans les cuves de décarburatlon par l'argon et l'cxy- gène et dans les parois des fours électrIques. Il est bien entendu que I'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments consil- tutifs sans pour autant sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexes. RE7tDICATIONS 1. Elêment réfractaire basique en magnésite-chrome, fritté sans liant externe et cuit à température élevée, caractérisé par la présence de structures spinelles enrichies en chrome, reparties dans la matière qui lie les cristaux individuels de périclase, ledit élément réfractaire étant préparé au cours d'une première phase de formation d'un mélange compre- nant (1) 40 à 75 96 en poids environ de périclase qui contient au moins 94 96 environ de MgO, (2) 25 à 60 96 en poids environ de minerai de chrome, et (3) 0,5 à 10 96 en poids environ de poudre d'oxyde chromique, une seconde phase de compression du mélange sous forme d'un élément réfractaire, et une troisième phase de cuisson de 11 élément réfractaire à une température au moins égale à 17000C. 2. Elémént selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange a un rapport chaux-silice qui ne dépasse pas 1/1 et une teneur totale en silice inférieure à 3 96 environ. 3. Elément selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est cuit à une température d'environ 17600C. 4. Elémént réfractaire basique en magnésite-chrome cuit à température élevée et fritté sans liant externe, caractérisé par la présence de structuresspinelles enrichies en chrome, réparties dans la matière qui lie les cristaux individuels de périclase, l'élément étant réalisé au cours d'une première phase de formation d'un mélange contenant (1) 55 à 65 96 environ en poids de périclase contenant au moins 94 96 en poids environ de MgO, (2) 35 à 45 fo en poids environ de minerai de chrome, et (3) 2 à 7 96 en poids environ de poudre d'oxyde chromique, le mélange ayant un rapport chaux-silice qui ne dépasse pas 1/1 et une teneur totale en silice inférieure à 3 96 environ, une seconde phase de compression du mélange sous forme d'un élément réfractaire, et une troisième phase de cuisson de l'élément réfractaire à une température au moins égale à 17000C. 5. Elément selon la revendication 4, caractérisé en ce que la poudre d'oxyde chromique comprend essentiellement des particules de dimension inférieure à 43 microns. 6. Elément selon la revendication 5, caractérisé en ce que les particules de la poudre d'oxyde chromique ont une dimen sion particulaire moyenne qui n'est pa supérieure à celle qui correspond à un diamètre de 10 microns environ 7. Elément selon la revendication 4, caractérisé en ce que le mélange formé au cours de la première phase contient environ 4 96 en poids de poudre d'oxyde chromique. 8. Elément selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'élément réfractaire est cuit à une température d'environ 176000 pendant 4 h environ au moins. 9. Elément selon la revendication 4, caractérisé en ce que la teneur en MgO du périclase est comprise entre environ 96 et 99 96 en poids. 10. Elément selon la revendication 4, aractéris en ce que le mélange a un rapport chaux/silice qui ne dépasse pas 0,5/1 environ et une teneur totale en silice inférieure à 2 96 environ. 11. Brique réfractaire basique en magnésite-chrome frittée sans liant externe et cuite à température élevée, caractérisée par la présence de structures spinelles enrichies de chrome, réparties dans la matière qui lie les cristaux individuels de périclase, la brique étant préparée au cours d'une première phase de formation d'un mélange contenant (1) 55 à 65 96 en poids environ de périclase ayant une teneur en MgO comprise entre environ 96 et 99 96 en poids, (2) 35 à 45 96 en poids environ de minerai de chrome, et (3) 2 à 7 96 en poids environ de poudre d'oxyde chromique contenant essentiellement des particules de dimension inférieure à 43 microns, le mélange ayant un rapport chaux/silice qui ne dépasse pas 1/1 et une teneur totale en silice inférieure à 3 96 environ, une seconde phase de compression du mélange sous forme d'une brique réfractaire, et une troisième phase de cuisson de la brique réfractaire à une température d'environ 176000 pendant 4 h environ au moins. 12. Procédé de réalisation d'un élément réfractaire basique sans liant externe, caractérisé en ce qu'vil comprend une première phase de formation d'un mélange contenant (1) 40 à 75 96 en poids environ de périclase contenant au moins 94 ss en poids environ de MgO, (2) 25 à 60 96 environ en poids de minerai de chrome, et (3) 0,5 à 10 96 environ en poids de poudre d'oxyde chromique, une seconde phase de compression du mélange sous forme d'un élément réfractaire, et une troisième phase de uisson de l'élément réfractaire à ur.e température au moins égale à 170COC. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le mélange a un rapport chaux/silice qui ne dépasse pas 1/i et une teneur totale en silice inférieure à 3 96 environ. 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'élément réfractaire est cuit à une température de 17600C environ. 15. Procédé de réalisation d'un élément réfractaire basique fritté sans liant externe, caractérisé en ce qu'il comprend une première étape de formation d'un mélange contenant (1) 55 à 65 96 en poids environ de périclase contenant au moins 94 96 environ en poids de MgO, (2) 35 à 45 96 en poids environ de minerai de chrome, et (3) 2 à 7 96 environ de poudre d'oxyde chromique, le mélange ayant un rapport chaux/silice qui ne dépasse pas l/i et une teneur totale en silice inférieure à 3 96 environ, une seconde phase de compression du mélange sous forme d'un élément réfractaire, et une troisième phase de cuisson de l'élément réfractaire à une température au moins égale à 17000C. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que la poudre d'oxyde chromique contient essentiellement des particules de dimension inférieure à 43 microns. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que les particules de la poudre d'oxyde chromique ont une dimension particulaire moyenne qui ne dépasse pas celle qui correspond à un diamètre de 10 microns environ. 18. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que le mélange formé dans la première phase contient environ 4 96 en poids de poudre d'oxyde chromique. 19. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'élément réfractaire est cuit à une température d'environ 17600C pendant 4 h environ au moins. 20. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que la teneur en MgO du périclase est comprise entre environ 96 et 99 96 en poids. 21. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que le'rapport chaux/silice du mélange ne dépasse pas 0,5/1 environ, et la teneur totale en silice est inférieureà 2 . 22. Procédé de réalisation d'une brique réfractaire basique frittée sans liant externe, caractérisé en ce qu'il comprend une première phase comprenant la formation d'un mélange contenant (i) 55 à 65 96 en poids environ de périclase ayant une teneur en MgO comprise entre environ 96 et 99 96 en poids, (2) 35 à 45 96 en poids environ de minerai de chrome, et (3) 2 à 7 96 environ de poudre d'oxyde chromique contenant essentiellement des particules de dimension inférieure à 43 microns, le mélange ayant un rapport chaux/silice qui ne dépasse pas l/i et une teneur totale en silice inférieure à 3 d'une brique réfractaire, et une troisième phase de cuisson de la brique réfractaire à une température d'environ 1760 C pendant au moins 4 h environ.