L'invention concerne un cylindre dont la surface est susceptible d'être réchauffée ou refroidie au moyen d'un fluide, avec un dispositif échangeur de chaleur qui comporte pour le fluide au moins une chambre contiguë à la surface du cylindre et ouverte vers celle-ci, les faces des parois de la chambre situées du côté de la surface du cylindre formant une fente avec la sur- face du cylindre, avec une adduction de fluide pour la chambre et avec des moyens de retenue pour le maintien de la chambre dans la direction circonférentielle du cylindre. Un tel cylindre est déjà connu, par exemple d'après le mémoire du brevet américain nO 4 149 379. D'après ce document, les surfaces cylindriques des cylindres de travail sont soumises à l'influence thermique de dispositifs extérieurs de soutien hydrostatique. Le fluide sous pression du dispositif de soutien hydrostatique, utilisé dans ce document comme agent de refroidis- - sement, est dirigé à travers des forures d'étranglement vers des poches de montage hydrostatique, en forme de chambre, ouvertes en direction de la surface de cylindre à refroidir, poches à par- tir desquelles il s'écoule à travers la fente entre les surfaces frontales des parois des chambres et la surface du cylindre en formant une pellicule hydrostatique approximativement constante d'agent de refroidissement, un transfert de chaleur particulière- ment favorable, eu égard à la quantité nécessaire d'agent de refroidissement, se produisant dans le volume de la fente. Ce système connu est extrêmement sensible au plus petites variations de pression du fluide sous pression ou de refroidisse- ment qui l'alimente. C'est ainsi par exemple qu'un encrassement ou même une obturation des adductions à étranglement exerce déjà une énorme influence sur l'effet de refroidissement dans le sens défavorable. En outre, la variation du fluide sous pression d'alimentation en ce qui concerne la température, dans le trajet entre la source de fluide sous pression et le point de transmis- sion de chaleur sur la surface du cylindre, est suffisamment importante pour qu'il ne soit guère possible de calculer au préa- lable une température finale voulue du fluide sous pression qui cède sa chaleur au niveau de la surface du cylindre. D'autres systèmes connus, dans lesquels des fluides de refroidissement ou de chauffage sont projetés contre la surface de cylindres ou contre la paroi interne d'un bandage de cylindre, sont connus par exemple d'après le brevet Suisse n0 577 598, figure 4, d'après le brevet des Etats-Unis n0 3 802 044 ou d'après le brevet des Etats-Unis n0 3 885 283. Le mode d'influence ther- mique sur des cylindres, connu d'après ces documents, est large- ment répandu et est généralement insensible aux variations de pression du fluide sous pression ou d'échange de chaleur alimen- tant le système. Mais dans toutes les formes de réalisation de ce genre, il faut envoyer de grandes quantités de fluide sous pres- sion et pour ce faire, surtout en cas de températures assez éle- vées du fluide d'échange de chaleur, il faut prévoir des pompes de capacité inadmissible eu égard à l'effet obtenu. De plus, l'élimination ou le recyclage du fluide d'échange de chaleur pose des problèmes avec de telles quantités. L'invention a pour but de proposer un dispositif échan- geur de chaleur économiquement favorable, utilisable avec tout cylindre dont la surface doit être réchauffée ou refroidie, dis- positif qui soit à la fois relativement insensible aux variations de pression et qui nécessite une faible capacité de pompage, en dépit d'une plus grande efficacité. Dans le cas d'un cylindre équipé d'un dispositif échan- geur de chaleur qui comporte au moins une chambre, ce but est atteint d'après l'invention par le fait qu'en vue de la forma- tion d'une turbulence, la chambre présente une section intérieure approximativement carrée en une vue en coupe perpendiculaire à l'axe du cylindre, par le fait qu'afin de renforcer la formation de la turbulence, l'orifice de la conduite d'adduction de fluide 2-474356 est situé avant les orifices de sortie principaux du système d'évacuation du fluide dans le sens de rotation de la surface du cylindre, par le fait que la pression dans la chambre est inférieure à 5 bars et par le fait que la chute de pression dans la conduite d'adduction de fluide est inférieure au total à bars. Dans ces conditions, il est particulièrement avantageux que lorsque le cylindre tourne, les surfaces des parois de la chambre situées du côté du cylindre prennent appui sur la sur- face du cylindre par l'intermédiaire d'une pellicule lubrifiante hydrodynamique. En munissant les parois de la chambre de patins de glissement hydrodynamiques, on parvient à une forme de réali- sation satisfaisante et fiable. Pour des modèles de petites dimensiorn il est avantageux que l'ensemble de la chambre soit pressé en direction radiale contre la surface du cylindre par des moyens élastiques pré- tendus,tandis qu'avec des modèles de plus grandes dimensions de la chambre suivant l'invention, les patins de glissement hydrodynamiques sont mobiles en direction radiale, par rapport à l'axe du cylindre, en raison de la présence d'éléments élas- tiques et/ou du fait de l'élasticité des parois de la chambre. Avec des cylindres dont la surface est très élastique, une forme de construction réalisable de manière particulièrement simple consiste à fixer rigidement la chambre, aussi bien en direction circonférentielle qu'en direction radiale, par des moyens de retenue. Des exemples de réalisation de l'objet de l'invention sont représentés sous forme simplifiée sur les dessins ci-annexés qui sont destinés à illustrer l'invention. La figure 1 est une vue en coupe d'un cylindre, avec deux exemples de réalisation différents en ce qui concerne le disposi- tif d'échange de chaleur suivant l'invention. La figure 2 est une vue en coupe de l'exemple de réalisa- tion d'un dispositif d'échange de chaleur suivant l'invention, représenté à droite sur la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe de l'une des parois de chambre qui délimitent les chambres du dispositif d'échange de chaleur représenté sur la figure 2. La figure 4 est une représentation en vue oblique de l'exemple de réalisation du dispositif d'échange de chaleur, tel qu'il est représenté en coupe à droite sur la figure 1. La figure -5 est une vue en coupe d'un cylindre avec un autre exemple de réalisation d'un dispositif d'échange de chaleur suivant l'invention. La figure 6 est une vue en coupe d'un cylindre à compen- sation de flexion, avec des exemples schématisés de dispositifs d'échange de chaleur suivant l'invention à l'intérieur et à l'extérieur du cylindre. La figure 7 reproduit à plus grande échelle un détail de la partie d'un cylindre à compensation de flexion qui apparaît à droite sur la figure 6, l'exemple de dispositifs d'échange de chaleur se trouvant à l'intérieur du cylindre. La figure 8 est une vue en coupe d'un cylindre comportant un élément de soutien extérieur qui est muni d'un exemple de réalisation du dispositif d'échange de chaleur suivant l'inven- tion. La figure 9 représente un autre mode de réalisation du dispositif d'échange de chaleur suivant l'invention dans le cas d'un cylindre muni d'un élément de soutien-extérieur. Les figures 10 et Il illustrent des exemples d'utilisa- tion de cylindres équipés de dispositifs d'échange de chaleur suivant l'invention, dans des cages de laminoir. Dans les formes de réalisation qui vont être maintenant décrites, lesmtnes éléments sont désignés par les mêmes numéros de référence. Les figures 1 à 3 représentent un cylindre 1 avec des dispositifs d'échange de chaleur 2 et 3. Le dispositif d'échange de chaleur 2, représenté à gauche sur la figure 1, se compo- se d'une plaque 4 qui s'étend parallèlement à l'axe du cylindre et qui porte une chambre 5. La chambre 5 présente un côté o'uvert vers la surface 6 du cylindre à réchauffer ou à refroidir. La plaque 4 qui porte la chambre 5 est disposée latéralement par rapport au cylindre 1 de telle sorte que les parois latérales de la chambre 5 forment une fente avec la surface 6 du cylindre.Dans. la plaque 4 est prévue une conduite d'adduction 7. Le fluide pré- vu en tant qu'agent d'échange de chaleur est introduit dans la chambre 5 par cette conduite d'adduction 7. En service, la surface 6 du cylindre tourne, par exemple dans le sens indiqué par la flèche 8. La surface 6 du cylindre en rotation communique, au fluide qui se trouve au voisinage de cette surface 6, une accélération qui, en raison de la section intérieure approximativement carrée de la chambre 5, a pour conséquence la formation d'une turbulence dans cette chambre. Par section intérieure approximativement carrée de la chambre - qui est une caractéristique essentielle de la présente invention - il y a lieu d'entendre que les dimensions du volume intérieur de la chambre sont approximativement égales, tant en direction radiale qu'en direction circonférentielle du cylindre 1. Avec le sens de rotation du cylindre, indiqué par la flèche 8 sur la figure 1, l'orifice 9 de la conduite d'adduction de fluide 7 se trouve, dans le sens de mouvement de la surface 6 du cylindre, avant le point de sortie 10 de la conduite d'é5va- cuation du fluide 12. Cette formation de turbulence est renforcée en plus par le jet de fluide qui pénètre par la condui- te d'adduction 7. Afin de ne pas surcharger la chambre 5 et la conduite d'adduction de fluide 7 par des pressions défavorables, la pression dans la chambre 5 est inférieure à 5 bars. La chute de pression dans la conduite 7 d'adduction de fluide est infé- rieure au total à 5 bars, afin que la capacité de refoulement de la pompe à fluide soit limitée dans une mesure techniquement raisonnable. La formation de turbulence rend possible une durée de séjour prolongée du fluide d'alimentation dans la chambre 5. De la sorte, il est possible d'obtenir un échange de chaleur accru par unité de volume du fluide d'alimentation. Ainsi, dans le cas par exemple du laminage de métaux, le fluide d'alimentation, servant d'agent de refroidissement, est en mesure d'évacuer plus de chaleur de la surface chaude 6 du cylindre. A l'inverse, si la surface 6 du cylindre doit être réchauffée, par exemple pour la fixation de textiles non tissés, la durée de séjour du fluide utilisé comme véhicule de chaleur, prolongée grâce à la formation de turbulence, permet au fluide de céder une plus grande quantité de chaleur à la surface 6 du cylindre. a474356 Dans le cas du dispositif échangeur de chaleur 2 à une seule chambre 5, représenté à gauche sur la figure 1, la conduite d'évacuation 12 sert, comme on l'a mentionné, au déchargement du fluide. Une autre partie du fluide est évacuée à travers la fente au niveau du point de sortie 11. Pour le contrôle de la quantité de fluide à évacuer à partir de la chambre 5, la section de la conduite d'évacuation 12 peut être augmentée ou diminuée par des obturateurs agencés de façon appropriée (non représentés sur la figure 1). En plus, une pompe qui aspire le fluide en excès se trouvant dans la chambre de turbulence 5 peut être raccordée à la conduite d'évacuation 12; Une conduite d'adduction 13 pour un fluide gazeux sert àinfluencer la formation de turbulence dans la chambre 5 sans modification du débit de fluide liquide. Avec une telle conduite d'adduction supplémentaire 13, on peut produire par exemple un refroidissement par un courant à deux phases. Pour le refroidisse- ment de laminoirs de métaux, on peut utiliser avantageusement un mélange d'huile de laminage et d'air, l'air étant introduit par la conduite d'adduction 13 et l'huile de laminage, utilisée comme fluide liquide, étant introduite par la conduite d'adduc- tion 7.Les avantages d'un tel refroidissement par un courant à deux phases sont les suivants: pas de pression à créer dans la chambre 5, car en cas d'utilisation de deux phases la chambre 5 peut être remplie principalement avec la phase gazeuse, c!est-à- dire avec l'air, et possibilité de doser avec précision l'effet -de refroidissement en agissant sur le rapport de mélange entre les phases liquide et gazeuse. Le dispositif échangeur de chaleur 3 à droite sur la figure 1 comporte plusieurs chambres 14, 15, 16 qui sont toutes fixées sur une plaque 18. Là encore, les chambres 14, 15, 16 doivent présenter chacune une section approximativement carrée, afin de garantir une formation de turbulence impeccable du fluide d'alimentation. Les chambres 14, 15, 16 sont avantageusement alimentées par des conduites individuelles 19, 20, 21 d'adduction de fluide. Etant donné que dans toutes les applications pratiques, et notamment dans le cas par exemple du laminage de métaux, le ruban de matière qui est laminé entre le cylindre 1 et le contre-cylin- 2-474356 dre 26 ne tolère en général aucune contamination par le fluide, une chambre d'aspiration spéciale 22 avec une conduite d'aspira- tion 23 sert, dans l'exemple représenté à droite sur la figure., à aspirer le fluide qui s'échappe éventuellement des chambres 14, 15, 16 par les points de sortie 242, 243, 25. A cet effet, la pression dans une telle chambre d'aspiration 22 est constamment maintenue au-dessous de la pression atmosphérique en cours de service. Le fluide qui s'échappe par le point de sortie 241 ne peut pas refluer dans la chambre 14 en raison de la rotation du cylindre 1. Dans l'exemple représenté à droite sur la figure 1, l'alimentation s'effectue individuellement pour chaque chambre. D'autres détails d'un dispositif échangeur de chaleur du genre représenté à droite sur la figure 1 apparaissent sur les figures 2 et 3. Comme on peut le voir d'après les figures 2 et 3, les parois 27 des chambres sont munies de patins de glissement hydrodynamique 28. Dans le cas o le cylindre 1 présente une surface de laminage 6 rigide, l'ensemble du dispositif échangeur de chaleur 3 peut être pressé radialement contre la surface 6 du cylindre, comme le montre la figure 2, par des moyens élastiques 29 pré-tendus. Dans ces conditions, le maintien dans la direction circonférentielle est assuré par des moyens de retenue 30. Les moyens élastiques 29 pré-tendus et les moyens de retenue 30 pnt - pour effet que les chambres 14, 15, 16 et la chambre d'aspiration 22 suivent d'éventuelles modifications de position de la surface rigide 6.du cylindre. Les chambres 14, 15, 16 et la chambre d'aspiration 22 peuvent être également maintenues par les moyens de retenue 30, aussi bien en direction circonférentielle qu'en direction radiale, comme on l'a indiqué à titre d'exemple sur la figure 2 par des vis 31. Mais il faut alors, au moins dans le cas o le cylindre 1 présente une surface de laminage 6 rigide, qu'une mobilité ra- diale des patins de glissement hydrodynamiques 28 par rapport à la surface 6 du cylindre soit assurée par d'autres éléments élastiques. Comme on l'a représenté sur la figure 3, on peut parvenir à une telle mobilité en plaçant un élément élastique 32 dans une cavité du patin de glissement 28, élément élastique 32 sur lequel prennent appui les extrémités élargies 33 des parois 27 des chambres, des vis 34 et des éléments d'adaptation 35 em- pêchant les parois des chambres de sortir du patin de glissement 28. Une pré-tension, qui presse le patin de glissement 28 contre la surface 6 du cylindre, est produite sur la figure 3 par un ressort 36. Le cas échéant, la souplesse élastique des parois des chambres suffit même à elle seule à assurer la mobilité radiale en question des patins de glissement 28. Avec des surfaces de laminage 6 très élastiques, le dispositif échangeur de chaleur peut même-être maintenu sans sou- plesse élastique, aussi bien dans la direction circonférentielle que radiale du cylindre 1, auquel cas les parois des chambres ne sont pas en contact intime avec la surface 6 du cylindre. Mais dans ces conditions,il faut que le dispositif échangeur soit placé et maintenu à une distance exacte du cylindre 1. En effet, dès que la fente entre la surface 6 du cylindre et une paroi de chambre devient trop grande, la pression de la chambre devient insuffisante à cet endroit.La conséquence en est que le fluide qui vient de quitter la chambre reflue dans celle-ci, ce qui donne facilement lieu à une température qui s'écarte de la tempé- rature voulue à cet endroit. Comme on peut le voir sur la figure 4, les chambres 14, , 16 et la chambre d'aspiration 22 peuvent être en outre subdivisées par des cloisons 37, 38, 39. De la sorte, les chambres 14, 15, 16 et la chambre d'aspiration 22 sont subdivisées-en com- partiments 40 dans la direction axiale du cylindre. Les comparti- -ments 40 peuvent être alimentés individuellement en fluide par des conduites indépendantes supplémentaires d'adduction et d'évacuation. L'effet de refroidissement ou de réchauffement peut être ainsi contrôlé sur toute la largeur du cylindre, c'est-à- dire dans la direction de l'axe du cylindre. La pression d'ali- mentation est maintenue avantageusement par une pompe de circula- tion volumétrique qui est accouplée direction au mécanisme de commande du cylindre. Cela signifie que la quantité d'apport de fluide va croître ou décroître en fonction de la vitesse de laminage ou du nombre de tours du cylindre 1. La disposition de soupapes sur ces conduites d'alimentation et d'évacuation permet de refroidir et/ou de réchauffer différemment ou même pas du tout certaines zones réparties le long de l'axe du cylindre. Les compartiments 40 sont reliés entre eux par des ouvertures de passage 41 pour le fluide, ouvertures dont la section est va- riable. Ces ouvertures de passage rendent possible une réduction du nombre des conduites d'adduction dans les différentes chambres 14, 15, 16 dans la direction circonférentielle du cylindre 1. La variante d'un dispositif échangeur de chaleur 3, illustrée par la figure 5, contient un corps de déplacement 42 dans chaque chambre. Le corps de déplacement 42 peut présenter, en un point approprié, un évidement circulaire 43 dans lequel le fluide arrive, par exemple par les conduites d'adduction 44. Avec ce mode d'adduction du fluide, on peut obtenir une arrivée de fluide qui se répand uniformément dans la direction axiale du cylindre. Comme le montre la figure 5, le fluide parcourt la conduite d'adduction 44 qui s'étend jusqu'au centre de l'évidement circulaire 43. En sortant de l'orifice 45 de la conduite d'adduc- tion 44, qui se trouve au contre de l'évidement 43, le fluide ne quitte cet évidement 43 qu'après s'y être réparti. On obtient ain- si la distribution précédemment mentionnée du fluide d'alimenta- tion dans la direction axiale du cylindre, sur toute l'étendue de la chambre. La figure 6 illustre l'application de l'invention dans le cas d'un cylindre à compensation de flexion. Dans l'exemple de la figure 6, le cylindre à compensation de flexion se compose d'un support fixe 46 et d'une enveloppe de cylindre 47 qui tourne -autour du support fixe 46 et qui présente des surfaces cylindri- ques 6 intérieure et extérieure. D'après l'invention, des dis- positifs échangeurs de chaleur sont disposés aussi bien à l'inté- rieur, entre le support 46 et l'enveloppe de cylindre 47, qu'à l'extérieur, comme dans le cas par exemple des cylindres massifs représentés sur les figures 1 à 3. Comme on peut le voir sur la figure 6, dans le cas d'un dispositif échangeur de chaleur placé à l'intérieur du cylindre, les chambres 14, 15, 16 sont fixées par groupes sur le support fixe 46. Dans le support fixe 46 sont pratiquées des forures centrales 48 pour l'adduction du fluide et des forures centrales 49 pour l'évacuation du fluide. De ces forures centrales 48, 49 se détachent les conduites d'adduction de fluide 19, 20 qui aboutissent aux différentes chambres, ainsi que les conduites d'évacuation 12, 23 qui repartent des chambres. Les chambres peuvent être équipées individuellement ou par groupes de condui- tes d'adduction ou d'évacuation. Comme le montre la figure 7, dans le cas des chambres qui agissent à l'intérieur d'un cylindre à compensation de flexion, les parois de ces chambres peuvent être constituées par des lames analogues à des balais. En combinaison avec les éléments de soutien 51, prévus comme le montre la figure 6 dans le cas de cylindres à compensation de flexion, le renouvellement de l'an- neau hydrodynamique de fluide sous pression, qui se forme en service sur la face interne de l'enveloppe du cylindre, peut s'effectuer de manière particulièrement efficace. Comme on l'a représenté sur les figures 8 et 9, les chambres 14, 15, 16 peuvent être également disposées par exemple à proximité d'un organe de soutien extérieur 52. Cet organe de soutien extérieur 52 se compose alors d'un-élément de soutien formé par les poches d'appui hydrostatiques 53, 54, et d'un élément échangeur de chaleur constitué par les chambres 14, 15, 16, ces éléments pouvant être raccordés aux mêmes sources de fluide ou des sources différentes. Les chambres 14, 15, 16 qui se trouvent dans le patin de glissement 55-de l'organe de soutien 52, sont alimentées par des conduites d'adduction 19, 20, 21i Le fluide repart par la conduite d'évacuation 12. Les figures 10 et il illustrent des exemples de cages de laminoirqui comportent des cylindres équipés des dispositifs échangeurs de chaleur suivant l'invention. Chacune des cages de laminoir représentées se compose de deux cylindres de travail 56, 57 qui agissent sur le ruban à laminer, et de deux cylindres d'appui 58, 59 qui soutiennent les cylindres de travail 56, 57. De préférence, on fait agir un dispositif échangeur de chaleur, utilisé en tant que dispositif de refroidissement, sur la partie de la surface 6 du cylindre qui vient de quitter la fente de laminage. En effet, dans cette région de la surface 6 du cylindre, la chaleur produite dans la fente de laminage 60 se trouve encore plus ou moins à la surface. La chaleur peut donc être évacuée plus efficacement de ces parties de la surface du cylindre. Dans les exemples représentés de cages de laminoir, les 2-474356 l1 dispositifs échangeurs de chaleur 61, 62 sur la figure 10 et les dispositifs échangeurs de chaleur 63, 614 sur la figure il sont en mesure d'évacuer la plus grande partie de la chaleur à dissi- per. Comme on l'a représenté sur la figure 11, d'autres disposi- tifs échangeurs de chaleur 65, 66 peuvent être prévus au niveau des cylindres d'appui à des fins de refroidissement. Par contre, si la surface du cylindre devait être réchauf- fée, les dispositifs échangeurs de chaleur seraient prévus de préférence aux points 67, 68 sur la figure 10 par exemple. Comme il va de soi et comme il résulté d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant été plus spécialement indiqués: elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 12 - REVENIDICATIONS 1. Cylindre dont la surface doit être réchauffée ou re- froidie au moyen d'un fluide, avec un dispositif échangeur de chaleur qui comporte pour le fluide au moins une chambre contiguë à la surface du cylindre et ouverte vers celle-ci, les faces des parois de la chambre situées du côté de la surface du cylindre formant une fente avec la surface du cylindre, avec une adduction de fluide pour la chambre et avec des moyens de retenue pour le maintien de la chambre dans la direction circonférentielle du cylindre, caractérisé en ce qu'en vue de la formation d'une turbulence, la chambre (5, 14, 15, 16) présente une section inté- rieure approximativement carrée suivant une vue en coupe perpen- diculaire à l'axe du cylindre, en ce qu'afin de renforcer la. formation de la turbulence, l'orifice de la conduite d'adduction de fluide (7, 13, 19, 20, 21) est situé avant les points de sor- tie (10,.11, 241, 242, 243) du système d'évacuation du fluide dans le sens de rotation de la surface (6) du cylindre, en ce que la pression dans la chambre (5, 14, 15, 16) est inférieure à 5 bars, et en ce que la chute de pression dans la conduite d'adduc- tion de fluide (7, 13, 19, 20, 21) est inférieure au total à 5 bars. 2. Cylindre selon la revendication 1, caractérisé en ce que les faces des parois de la chambre (27) situées du côté du cylindre (1) prennent appui, lorsque!e cylindre (1) est en rotation, sur la surface (6) du cylindre par l'intermédiaire d'une pellicule lubrifiante hydrodynamique. 3. Cylindre selon la revendication 2, caractérisé en que les parois (27) de la chambre sont munies de patins de glis- sement hydrodynamiques (28). 4. Cylindr'e selon la revendication 3, caractérisé en ce que les chambres (14, 15, 16) sont pressées en direction radiale contre la surface (6) du cylindre par.des moyens élastiques pré- tendus (29). 5. Cylindre selon la revendication 3, caractérisé en ce que les patins de glissement hydrodynamiques (28) sont mobiles en direction radiale, par rapport à l'axe du cylindre, en raison de la présence d'éléments élastiques (32, 36) et/ou du fait de l'élasticité des parois (27) des chambres. 6. Cylindre selon la revendication.1 présentant une sur- face très élastique, caractérisé en ce que les chambres (14, 15, 16) sont fixées rigidement, aussi bien en direction circonféren- tielle qu'en direction radiale, par des moyens de retenue (30, 31). 7. Cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'afin d'éviter un encrassement du ruban de matière laminé par le fluide, une chambre d'aspiration (22), dans laquelle la pression est inférieure à la pression atmosphérique, est prévue du côté sortie du ruban de produit laminé, sur la paroi de chambre qui, s'étendant parallèlement à l'axe du cylindre, est la plus voisine de la fente de laminage. 8. Cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les chambres (5, 16) comportent une conduite d'adduction (7, 44) pour un fluide liquide et une conduite d'adduction (13) pour un fluide gazeux. 9. Cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les chambres (14, 15, 16) sont dis- posées à proximité de la fente de laminage (60). 10. Cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les chambres (14, 15, 16) sont subdivisées dans la direction axiale du cylindre (1) par des cloisons (37, 38, 39) en compartiments (40) qui peuvent être alimentés en fluide de manière différente par des conduites individuelles d'adduction et d'évacuation. 11. Cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 caractérisé en ce que les compartiments (40) sont reliés entre eux par des ouvertures de passage (41) pour le fluide, ouvertures dont la section est variable. 12. Cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'un corps de déplacement (42) est disposé dans la chambre (15). 13. Cylindre selon la revendication 12, caractérisé en ce que le corps de déplacement (42) prévu dans la chambre (15) présente, en vue d'une répartition uniforme du fluide dans la direction axiale du cylindre (1), un évidement circulaire (43) dans lequel débouche l'adduction de fluide (44). 14. Cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, comportant une enveloppe de cylindre qui peut tourner autour d'un support fixe, caractérisé en ce que les chambres (14, 15, 16) sont fixées au support fixe (46). 15. Cylindre selon la revendication 14, caractérisé en ce que les parois des chambres sont munies de lames formant balai (50), s'étendant en direction de la surface (6) du cylindre. 16. Cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, avec un élément de soutien extérieur qui agit sur sa surface, caractérisé en ce qu'outre les poches d'appui hydrosta- tiques (53, 54), l'élément de soutien (52) comporte des chambres (14, 15, 16). 17. Cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que la pompe pour l'adduction de fluide est accouplée, en ce qui concerne sa vitesse de rotation, au mécanisme d'tentraînement du cylindre. 18. Utilisation de cylindres selon l'une quelconque des revendications 1 à 17 dans une cage de laminoir, caractérisée en ce qu'au moins les cylindres de travail (56, 57) qui forment la fente de laminage (60) sont équipés d'au moins une chambre (5, 14, 15, 16). 19. Utilisation de cylindres selon la revendication 18 dans une cage de laminoir, caractérisée en ce que les cylindres de travail (56, 57) comme les cylindres d'appui (58, 59) sont équipés d'au moins une chambre (5, 14, 15, 16).