l'invention concerne des mousses de silicone, leur préparation, et des compositions à partir desquelles on puisse les préparer. Des mousses de silicone sont déjà connues dans la technique et comprennent généralement des compositions du type silicone classique contenant un agent porogène (ainsi dénommé parce qu'il engendre des pores caractérisant la structure cellulaire des mousses) classique du genre de ceux utilisi pour former des mousses de caoutchouc et tel que lta, '-azo-diisobutyronitrile qui se décompose en azote et autres produits quand il est chauffé. Sien que ce mode de préparation de mousses de silicone donne des résultats satisfaisants pour des mousses préparées dans des moules clos, ce système s'est révélé défectueux quand on a voulu l'utiliser dans le cas de mousses se développant librement.Une composition qui a été utilisée pour former des mousses se développant librement contient des radicaux hydrogène liés au silicium qui, en présence d'eau et d'un catalyseur adéquat, se composent en hydrogène servant d'agent porogène. Toutefois, le dég gement d'hydrogène soulève les problèmes de sécurité associés à la manipulation de ce gaz. L'invention est basée sur la découverte du fait qu'un nouveau système de mousse de silicone permet de former aussi bien des mousses se développant librement que des mousses se développant en moules clos, un tel système, en outre, ne libérant aucun produit qui puisse soulever un problème de sécurité. En particulier, les mousses comprises dans la portée de l'invention impliquent le dégagement de bioxyde de carbone ou gaz carbonique (C02) comme agent porogène. Les mousses comprises dans la portée de l'invention sont préparées en formant un mélange d'un carboxyalcoylpolysiloxane, d'un diisocyanate, et d'un catalyseur du type amine tertiaire. Plus particulièrement, les compositions utilisées pour produire la mousse comprennent (A) un carboxyalcoylpolysiloxane ayant pour formule (H00CCnH2n)a(R)b3i04-a-b 2 (B) un diisocyanate ayant pour formule O=C=IAR r N =o (2) et (C) une amine tertiaire, où R est un radical hydrocarburo monovalent ; I' est un radical hydrocarburo divalent exempt de non-saturation aliphatique et comportant au moins 3 atomes de carbone ; a a ure valeur de 0,Ot à 0,5 inclusivement ; b a une valeur de 1,48 à 2,00 inclusivement ; la somme a + b a une valeur de t,98 à 2,01 inclusivement ; et n a une valeur de 2 à 4 inclusivement. Comme on le décrit plus en détail ci-après, les mousses comprises dans la portée de l'invention sont préparées en mélangeant intimement le carboxyalcoylpolysiloxane correspondant à la formule (1), le diisocyanate correspondant à la formule (2) et l'amine tertiaire, en laissant le mélange résultant se transformer en une mousse, et en durcissant ensuite cette mousse. La formation de la mousse intervient spontanément à la température ambiante ordinaire, mais elle peut etre accélérée en élevant légèrement la température. le durcissement peut aussi intervenir à la température ambiante ordinaire mais peut lui aussi être accéléré par chauffage. Les carboxyalcoylpolysiloxanes utilisés lors de la mise en oeuvre de l'invention sont des substances bien connues des spécialistes ; ce sont généralement des substances liquides ayant des viscosités comprises entre environ 50 et 100.000 centistokes. Ainsi que cela apparaît à l'examen de la formule (1), ces composés sont principalement difonctionnels, car ils contiennent à peu près 2 radicaux R liés au silicium et des radicaux carboxyalcoyle par atome de silicium. Toutefois, la susdite formule montre que les compositions peuvent aussi contenir un peu moins de 2 radicaux par atome de silicium ou un peu plus de 2 tels radicaux par atome de silicium. les radicaux hydrocarburo monovalents représentés par R dans la formule (l) du carboxyalcoylpolysiloxane peuvent varier, d'une manière connue, dans de larges limites. Comme exemples de tels radicaux hydrocarburo monovalents, on peut notamment citer : des radicaux alcoyle tels que des radicaux méthyle, éthyle, propyle, butyle, octyle, octadécyle, etc. ; des radicaux aryle tels que des radicaux phényle, naphtyle, tolyle, xylyle, etc. ; des radicaux aralcoyle tels que des radicaux phényléthyle, benzyle, etc. ; et des radicaux alcényle tels que des radicaux vinyle, allyle, etc. ; des radicaux cycloaliphatiques tels que des radicaux cyclohexyle, cycloheptyle, cyclohexényle, etc.Bien que le radical R ait été décrit comme étant un radical hydrocarburo monovalent, il convient de comprendre que la portée de ce terme s'étend à des radicaux hydrocarburo monovalents substitués dans lesquels le substituant est généralement inerte à l'égard des réactifs dans les conditions de réaction. Parmi de tels substituants figurent des halogènes, des radicaux nitrile, nitro, et analogues. Comme exemples de tels radicaux hydrocarburo monovalents substitués, on peut citer notamment des radicaux chloroéthyle, trifluo rométhyléthyle, chlorophényle, dibromophényle, R-cyanoéthyle, Y-cya- nopropyle, para-cyanophényle, para-nitrophényle, etc. Les carboxyalcoylpolysiloxanes compris dans la portée de la formule (1) sont de préférence des polydiorganosiloxanes à chaînes arrêtées par des radicaux triorganosilyle dans lesquels les diverses unités siloxane peuvent comprendre des unités (R)2SiO, (R)3bi00,5, (HOOCCnH2n)(R)2Ei00,5 et (HOOCCnH2n)(R)SiO. Ces diverses unités sont choisies dans des proportions telles quelles permettent de placer le carboxyalcoylpolysiloxane dans la portée de la formule (1) désirée.En plus des organosiloxanes difonctionnels et des unités triorganosiloxane servant à arreter les chaines, les matières polymères comprises dans la portée de l'invention peuvent aussi comporter des unités siloxane trifonctionnelles ayant pour formules (HOOCCnH2n)SiO1 5 et RSiOl Les proportions des unités monoorganosiloxane, des unités diorganosiloxane et des unités triorganosiloxane sont ici encore choisies de manière à tomber dans la portée de la formule (1). Il est, bien entendu, possible d'inclure quelques unités ;3i02 dans la composition polysiloxane carboxyalcoylpolysiloxane, mais on ne tire pas d'avantage particulier à agir ainsi. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, le carboxyalcoylpolysiloxane correspondant à la formule (1) est un polydiorganosiloxane à-chaînes arrêtées par des radicaux triorganosilyle et il contient au moins 3 radicaux carboxyalcoyle liés au silicium par atome de silicium. Dans le mode de réalisation préféré de l'-nvention, le radical carboxyalcoyle est un radical ss-carboxyethyle, mais il ne faut pas perdre de vue que le radical carboxyalcoyle peut aussi être carboxypropyle ou carboxybutyle. Le radical carboxy est de préférer ce attaché à un atome de carbone autre qu'un atome de carbone attaché à un silicium du carboxyalcoylpolysiloxane. Il a été mentionné ci-dessus que la valeur de a dans la formule (1) peut varier d'environ 0,01 à 0,5. Cela signifie que le carboxyalcoylpolysiloxane peut contenir depuis 1 radical carboxyalcoyle pour 100 atomes de silicium jusqu'à 1 radical carboxyalcoyle pour 2 atomes de silicium. La différence entre la composition obtenue à une extrémité de cet intervalle et la composition obtenue à ltautre extrémité de ce même intervalle apparaît lorsqu'on examine des produits compris dans la portée de l'invention formés à partir de substances correspondant à ces deux extrémités dudit intervalle. Par exemple, avec des compositions dans lesquelles la valeur de a est approximativement de 0,01, les produits du type mousse selon l'invention sont des matières élastiques du type caoutchouc de silicone. Dlautre part, avec des compositions dans lesquelles a est proche de 0,5, les produits selon l'invention sont des mousses de silicone rigides, peu flexibles. On pense que ces caractéristiques des compositions en question sont le résultat d'un mécanisme impliquant la réaction indiquée ciaprès et dans laquelle le diisocyanate correspondant à la formule (2) réagit avec 2 radicaux carboxyalcoyle liés au silicium, et ce sous l'influence d'un catalyseur aminé pour former un produit intermédiaire qui se décompose en un diamide avec dégagement de bioxyde de carbone ou gaz carbonique = SiCnH2nCOOH + O=C-NR'N=C=O + HOOCCnH2ni -= o o o o Catalyseur Il Il Il (amine) E SiC H2 COCNHR'NHCOCC H2 Si E La formation du diamide sert à réaliser la réticulation transversale des compositions du type organopolysiloxane et, étant donné que cetU réticulation transversale ne s'effectue que par l'intermédiaire des radicaux carboxyalcoyle, le degré de réticulation transversale est fonction du nombre de radicaux carboxyalcoyle dans le carboxyalcoylpolysiloxane. Aux valeurs inférieures de a dans la formule (1), les sites dotés de réactivité sont de l'ordre général désirable pour former des matériaux flexibles du type caoutchouc de silicone, tandis qu'à l'extrémité supérieure de l'intervalle de a les sites dotés de réactivité sont en nombre suffisamment grand pour réaliser un haut degré de réticulation transversale. Le C02 dégagé au cours de la réaction fait mousser le produit au cours de la réaction de durcissement ; on aboutit donc finalement à la formation de la mousse. Cette description du mécanisme proposé pour expliquer la formation de mousse selon l'invention illustre aussi le rapport de composants qu'il est désirable de prévoir dans le mélange réactionnel. Une molécule du diisocyanate correspondant à la formule (2) réagit avec deux radicaux carboxyalcoyle pour former finalement le maillon amide, et ceci est le rapport dans lequel les composants sont utilisés lors de la mise en oeuvre de l'invention étant donné qu'il n'est pas nécessaire de prévoir un excès ni de radicaux carboxyalcoyle liés au silicium, ni de radicaux isocyanate dans le produit final.- Bien que le rapport général soit le rapport stoechiométrique correspondant à un radical isocyanate par radical carboxyalcoyle, il apparaît qu'il n'y a aucun danger particulier à utiliser un léger excès, par exemple un excès de 10 ,;;, de l'un ou de l'autre composant. Toutefa quand on utilise un excès de l'un des réactifs, il est considéré comme préférable que ce réactif en excès soit le carboxyalcoylpolysiloxane. Les diisocyanates utilisables lors de la mise en oeuvre de la présente invention sort bien conrus dans la technique. Ces diisocyanates contiennent deux radicaux isocyanate par molécule, les susdits deux radicaux étant espacés l'un de l'autre par au moins trois atomes de carbone. Ces diisocyanates peuvent être aromatiques ou aliphatiques, et leur nature est illustrée par le radical ' qui est de préférence uniquement constitué par des atomes de carbone et d'hydrogène, mais qui peut aussi comporter des atomes d'oxygène. De préférence, aussi, le radical R' est un radical aromatique mononucléaire. Comme exemples des divers diisocyanates utilisables lors de la mise en oeuvre de l'invention, on peut notamment citer : 2,4-toluène-diisocyanate ; méta-phénylène-diisocyanate ; méthylène-bis-(4-phénylisocyanate) ; 4-méthoxy-méta-phénylène-diisocyanate ; 1,6-hexaméthy- lène-diisocyanate ; 2,6-toluène-diisocyanate ; 3,3 '-bitolylène-4,4'- diisocyanate ; diphénylméthane-4,4'-diisocyanate ; 3,3'-diméthyldi- phénylméthane-4,4'-diisocyanate ; dianisidine-diisocyanate, etc. En plus de l'utilisation de seulement un diisocyanate en vue de la production des mousses selon l'invention, il est aussi compris dans la portée de ladite invention d'utiliser des mélanges d'au moins deux diisocyanates.En fait, le diisocyanate préféré utilisé lors de la mise en oeuvre de l'invention est le mélange de toluène-diisocyanates du commerce qui contient en poids 80 56 de 2,4-toluène-diisocyanate et 20 % de 2,6-toluène-diisocyanate. Les catalyseurs du type amine tertiaire utilisés lors de la mise en oeuvre de l'invention sont généralement des amines hydrocarburées contenant seulement du carbone, de l'hydrogène et de l'azote. Comme amines adéquates on peut citer notamment : des trialcoylamines telles que triéthylamine, tributylamine, diméthyléthylamine, dimé tnylcyclohexylamine ; des triarylamines telles que triphénylamine, Qritolylamone, trinabhtylamine ; des aicarylamines telles que dimé thylph-nylamine, benzyldiméthylamine, butyldiphénylamine, etc. ; des amines hétérocycliques telles que pyridine, quinoléine ; une pipéridine A-substituée telle que -méthylpipéridine ; des diamines telles que N,N,N',N'-tetraméthyléthylènediamine, N,N, N', N'-t étraméthylbuta- nediamine, tétraméthylguanidine, etc.De plus, parmi les amines tertiaires utilisables lors de la mise en oeuvre de l'invention, on peut citer des amines contenant des atomes autres que des atomes de carbone, d'hydrogène et d'azote, lorsque les autres atomes n'affectent pas les caractéristiques de l'amine. Un exemple de ce type d' amine est la N-éthylmorpholine, ou l'hétéro-atome est un atome d'oxygène. L'amine tertiaire est un catalyseur vrai lors de la mise en oeuvre de l'invention ; il suffit donc qu'elle soit présente en proportions catalytiques. L'expérience a prouvé qu'il est possible de produire des mousses de silicone satisfaisantes en utilisant des proportion de catalyseur du type amine comprises entre environ 0,1 et 1 % en poids, sur la base du poids du mélange réactionnel. On peut obtenir des résultats convenables en utilisant des proportions inférieures à 0,1 r, telles que 0,05 %, et en utilisant des proportions de l'amine supérieures à 1 %, par exemple atteignant jusqu'à environ 5 zou Toutefois, on n'observe aucun avantage particulier en utilisant moins de 0,1 ffi en poids, ni plus de 1 ffi en poids. Pour préparer les moussés selon l'invention, le carboxyalcoylpolysiloxane correspondant à la formule (1), le diisocyanate correspondant à la formule (2) et le catalyseur du type amine tertiaire sont simplement mélangés d'une manière classique. Etant donné que la réaction entre le carboxyalcoylpolysiloxane et le diisocyanate est une réaction rapide, il est désirable de mélanger les composants aussi rapidement que possible. Une fois que les composants sont mélangés, la réaction entre le carboxyalcoylpolysiloxane et le diisocyanate commence, et le dégagement de C02 sous forme de bulles commence aussi. Les bulles font mousser la substance, et la réaction de réticulation transversale entre la silicone et l'isocyanate provoque un durcissement au moins partiel du mélange réactionnel après environ 30 minutes, la réaction est complètement terminée. Ultérieurement, on procède au durcissement de la mousse. La réaction de formation de la mousse intervient d'une manière satisfaisante à la température ambiante ordinaire, bien que l'on puisse utiliser des températures plus élevées même si l'on n'en tire pas d'avantage particulier. D'une manière analogue, le durcissement final de la mousse peut aussi intervenir à la température ambiante ordinaire. Touts fois, pour un durcissement complet à la température ambiante ordinal re, plusieurs jours sont nécessaires. Au contraire, un chauffage dans une étuve à circulation d'air à une température comprise entre environ 100 et 1200C a pour résultat l'obtention d'un produit durci à peu près aussitôt que le produit a atteint la température de durcissement. Les caractéristiques de la mousse sont, ainsi qu'on l'a mention né ci-dessus, fonction du pourcentage d'atomes de silicium qui comportent un radical carboxyalcoyle lié au silicium. A de bas pourcentages, le produit est élastique ; à des pourcentages plus élevés, le produit devient une mousse rigide. En tout cas, le volume de la mousse est multiplié par un facteur compris entre environ 3 et 10 par la réaction de formation de la mousse. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs, ayant pour but d'illustrer la mise en oeuvre de l'invention. Toutes les quantités spécifiées en "parties" (en abrégé : p.) doivent s'entendreen poids. Exemple 1.- Le carboxyalcoylpolysiloxane utilisé selon l'invention est un copolymère linéaire, à chaînes arrêtées par des radicaux triméthylsilyle, d'unités diméthylsiloxane et d'unités méthyl ss-carboxyéthylsiloxane contenant en moyenne environ 25 atomes de silicium par molécule, 10 % des atomes de silicium étant dans des unités méthyl-B-carboxyéthyIsiloxane et le reste des unités, autres que qu les unités arrêtant les channes, étant des unités diméthylsilo- xane.Cette substance a une viscosité d'environ 600 centistokes à 250C, On prépare des compositions transformables en mousse en mélangeant 100 p. du méthyl-ss-carboxyéthylpolysiloxane sus-spécifié, 8,66 p. de toluène-diisocyanate (qualité du commerce) de façon à amener un radical isocyanate par radical carboxyle, 0,1 p d'un catalyseur du type amine. Comme catalyseurs, on s'est servi de tétraméthylbutanediamine, de N-éthylmorpholine, de triéthylamine, et de tétraméthylguanidine. Dans chaque cas, on ajoute 0,1 p. du catalyseur à 100 .Qu oiysiloxane et 8,66 p. de toluènediisocyanate, on agite r;aplaement lemélange, et on le laisse mousser dans une capsule ouverue. vans cnaque cas, la Iorma- tion de mousse commence immédiatement et, en l'espace d'environ 30 minutes, il s'est formé une mousse dont le volume représente de 4 à 5 fois le volume du mélange initial avant qu'il ait commencé à mous ser. Dès que la formation de mousse est complètement terminée, on examine la mousse et on constate qu'elle se présente sous la forme d'un matériau collant, partiellement durci.Chacun des échantillons de mousse est ensuite placé dans une étuve à circulation d'air à une température de 1000C et, après 20 minutes, la mousse a durci complè tement et a acquis la forme d'une mousse en élastomère de silicone qui est hautement élastique et conserve sa flexibilité à des tempe ratures aussi basses que des températures comprises entre environ -400C et -500C, et qui manifeste une stabilité thermique illimitée à des températures aussi élevées que 2000C. Exemple 2.- Dans le présent exemple, le fluide du type carboxyalcoylpolysiloxane est un copolymère, à chaînes arrêtées par des radicaux triméthylsilyle, d'unités diméthylsiloxane et d'unités méthyl ss-carboxyéthylsilosane, contenant en moyenne environ 24 atomes de si- licium par molécule, dont environ 20 % sont des unités méthyl-ss-carb- oxyéthylsiloxane, et a une viscosité à 25OC d'environ 2700 centistokes.Par mise en oeuvre du mode opératoire décrit dans l'exemple 1, on prépare un certain nombre de compositions transformables en mousse et contenant chacune 100 p. du polysiloxane, 16,7 p. de toluènediisocyanate (qualité du commerce) et 0,12 p. de soit de la N,N,N',BL tétraméthylbutanediamine, soit de la N-éthylmorpholine, soit de la triéthylamine, soit de la tétraméthylguanidine. Dans chaque cas, la composition commence à mousser aussitôt que les composants sont mélangés et, dans chaque cas, le produit que constitue la mousse a un volume représentant environ de 6 à 7 fois le volume de la matière liquide initiale. Aussitôt que la formation de mousse est complètement terminée, on examine la mousse produite et on constate qu'elle est moins collante que le produit de l'exemple 1.Chacun de ces échantillons de mousse est durci dans une étuve à circulation d'air à 1000C pendant 20 minutes, et on obtient ainsi finalement un produit durci qui est une mousse de silicone rigide. Exemple 3.- le fluide de carboxypolysiloxane utilisé dans le présent exemple est un fluide de méthyl-Y-carboxypropylpolysiloxane ayant une viscosité d'environ 140 centistokes à 250C et comprenant, dans une molécule moyenne, une unité monométhylsiloxane, 20 unités iiméthylsiloxane et 3 unités diméthyl--carboxypropylsiloxane. On mélange 100 p. de ce fluide avec 18,1 p. de toluène-diisocyanate du commerce et 0,12 p. de triéthylamine, puis on laisse au repos dans un récipient ouvert.Après 30 minutes, le contenu du récipient s'est transformé en une mousse dont le volume est environ 3,5 fois le volu me de la matière initiale ; après 30 minutes de durcissement à 1000C dans une étuve à circulation d'air, ce matériau est une mousse flexible de caoutchouc de silicone ayant une plus grande flexibilité que la mousse de l'exemple 1. Exemple 4.- Dans le présent exemple, le fluide de carboxyalco- ylpolysiloxane a une viscosité supérieure à 5.000 centistokes à 250C et la molécule moyenne contient 10 unités méthylphénylsiloxane, 10 u nités méthyléthylsiloxane, 10 unités diméthylsiloxane, 3 unités 6carboxybutylsiloxane et 5 unités triméthylsiloxane. A 100 p. de ce fluide, on ajoute 7,34 p. d'hexaméthylène-diisocyanate et 0,10 p. de pyridine. Ce mélange réactionnel est rapidement agité pendant quelques secondes, puis on le laisse reposer pendant qutil mousse jusqu' à environ ie triple de son volume initial en environ 50 minutes. Après durcissement de ce matériau dans une étuve à 100C pendant 2 heures, on obtient une mousse de silicone durcie, flexible. Exemple 5.- ans le présent exemple, le fluide de carboxyalcoylpolysiloxane est un copolymère, à chaînes arrêtées par des radicaux triméthylsilyle, d'unités diméthylsiloxane et d'unités méthyl -carboxyéthylsiloxane dont la molécule moyenne contient 2 unités triméthylsiloxane, 8 unités diméthylsiloxane, et 10 unités méthyl-B- carboxyéthylsiloxane. il a une viscosité d'environ 3500 centistokes à 250C. Quand on mélange 100 p. de ce fluide de silicone avec 112 p. de toluène-diisocyanate et 0,2 p. de tétraméthylguanidine, le matériau résultant mousse jusqu a un volume environ 10 fois plus grand que le volume initial en environ 15 minutes. Quand ce matériau est durci, il se trouve sous la forme d'une mousse de silicone rigide, hautement réticulée transversalement. Bien que les exemples précédents illustrent un assez grand nombre de modes de réalisation de l'invention, il ne faut pas perdre de vue que la portée de l'invention englobe plus largement un procédé pour la préparation de mousses d'organopolysiloxane pouvant varier depuis des mousses élastiques flexibles jusqu a des mousses rigides, à haut degré de réticulation transversale, selon la nature des organopolysiloxanes et des diisocyanates utilisés. La portée de l'invention s'étend aussi à d'intéressantes mousses obtenues par mise en oeuvre d'un tel procédé. Ces mousses se prêtent à des applications où la combinaison d'une densité apparente relativement faible, avec ou sans flexibilité, est requise dans un large intervalle de température. Far exemple, les mousses flexibles comprises dans la portée de l'invention sont utilisables dans des montages amortisseurs de chocs pour des appareils ayant à supporter des températures extrêmes. Les mousses rigides se prêtent elles aussi à d'intéressantes applica tions où les qualités isolantes d'une pellicule sont recherchées dans un large intervalle de température, avec éventuellement de fortes différences de température. Revendications 1. Procédé pour former une mousse d'organopolysiloxane, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : à mélanger (A) un carboxyalcoylpolysiloxane ayant pour formule (HOOCCnH2n) a (R) bSO4ab 2 (B) un diisocyanate ayant pour formule O=C=RR'N=C=O de façon que le mélange contienne environ un rapport stoechiométrique d'un radical isocyanate par radical carboxyle, et (C) de 0,05 % à 5 % en poids, sur la base du poids du mélange réactionnel, d'une amine tertiaire ; à laisser mousser mélange ; et à durcir la mou4 se ; dans lesquelles formules R est un radical hydrocarburo monovalent ;R' est un radical hydrocarburo divalent exempt de non-saturation aliphatique et comportant au moins 3 atomes de carbone ; a a une valeur de 0,01 à 0,5 inclusivement ; b a une valeur de 1,48 à 2,00 inclusivement ; la somme a+b a une valeur de 1,98 à 2,01 inclusivement ; et n a une valeur de 2 à 4 inclusivement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que R est un radical méthyle. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise, comme diisocyanate, du toluène-diisocyanate. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la valeur de n est égale à 2. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que R est méthyle, le diisocyanate est du toluène-diisocyanate, et n = 2. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l's mine tertiaire est uniquement composée de carbone, d'hydrogène et d'azote. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le diisocyanate est présent en une proportion suffisante pour apporter environ un radical isocyanate par radical carboxyalcoyle dans ledit carboxyalcoylpolysiloxane, et en ce que l'amine tertiaire est présente en une proportion catalytique. 8. Mousse d'organopolysiloxane, caractérisée en ce qu'elle est préparée par mise en oeuvre d'un procédé selon la revendication 1 ou selon la revendication 5. 9. Article caractérisé en ce qu'il est obtenu en le constituant au moins en partie à l'aide d'une mousse d'organopolysiloxane selon la revendication 8.