La présente invention concerne de nouvelles compositions de vaccins contenant un immunostimulant. On connaît en biologie le rôle que jouent les immunostimulants. Ceux-ci peuvent appartenir à des familles chimiques différentes. On citera en particulier la famille des benzimidazoles, et des imidazothiazoles. En ce qui concerne par exemple cette dernière famille, on sait que le Tétramisole, à savoir le 2,3, 5, 6tétrahydro-6-phénylimidazo (2, l-b) thiazole et son isomère levogyre (Lévamisole) ainsi que leurs sels, sont utilisés en particulier comme anthelmintiques chez différentes espèces animales domestiques (les mammifères de l'espèce bovine, ovine, caprine et porcine et les volailles). Or, il a été découvert que le 2,3, 5,6-tétrahydro- 6-phénylimidazo (2, l-b) thiazole racémique, son isomère lévogyre ainsi que leurs sels, possèdent la propriété d'augmenter la résistance de l'organisme à l'infection. Sans que cela soit lié à une théorie particulière de l'action de ces composés, il apparaît que le Tétramisole et notamment son isomère lévogyre agissent sur la réponse immunitaire par la stimulation des cellules non spécifiques (macrophages) et des cellules spécifiques (lymphocytes : lymphocytes T, lymphocytes B ou lymphocytes neutres). Toutefois, et sans pour autant en cela lui conférer un caractère limitatif, il s'avère que l'isomère lévogyre du 2,3, 5, 6-tétrahydro-6-phényl-imidazol (2, 1b) thiazole possède une meilleure activité immunostimulante que le composé racémique. Or, la présente invention vise d'une part un procédé pour augmenter l'efficacité des vaccins en associant 1 à leur formulation un immunostimulant et d'autre part des compositions de vaccins contenant dans leur formulation un immunostimulant. On a en effet constaté qu'en mettant en oeuvre l'invention, on augmentait de façon remarquable la défense des animaux vis-à-vis des maladies contre lesquelles ils sont vaccinésf on permettair aux animaux immunodéficients de répondre aux sollicitations externes et de plus selon la propriété spécifique de l'immunostimulant, on pouvait, par une opération simple, réaliser en même temps un traitement prophylactique et un traitement antiparasitaire. Comme indiqué précédemment, les immunostimulants pouvant être utilisés dans le cadre de l'invention peuvent appartenir à des familles chimiques différentes parmi lesquelles on peut citer en particulier la famille des benzimidazoles, et des imidazothiazoles et en particulier les différentes formes du 2,3, 5,6-tétrahydro-6-phénylimidazo (2, 1-b) thiazole et plus spécialement sa forme lévogyre ainsi que les sels de ces composés. Suivant un mode de réalisation de l'invention, l'association du vaccin et de l'immunostimulant peut se réaliser dans le même flacon ou bien vaccin et immuno- stimulant peuvent se trouver dans des flacons séparés que l'on combine au moment de l'emploi. Suivant une caractéristique intéressante, le solvant de l'immunostimulant et contenant ce dernier peut servir de milieu solvant pour le vaccin. Suivant une autre caractéristique, on utilise l'immunostimulant à la dose de 0,2 à 500 mg/kg de poids vif du sujet à traiter et de préférence de 1 à 25 mg/kg. L'exemple suivant est donné à titre illustratif et nullement limitatif de l'invention. EXEMPLE Deux lots de brebis ont reçu une vaccination dirigée contre l'enterotoxémie et notamment celle due à Clostridium Perfringens A, C et D. Dans le lot I, le vaccin est administré seul alors que dans le lot II du 2,3, 5,6-tétrahydro-6-phénylimidazo (2, 1-b) thiazole (forme lévogyre) est additionné au vaccin de façon à apporter 10 mg/kg de poids vif. Le taux d'anticorps dans les échantillons de sang des animaux du lot II, anticorps vis-à-vis de Clostridium Perfringens A, C et D, sont nettement plus élevés que ceux du lot I (+ 50 %, + 70 % et + 100 % respectivement). La formulation des compositions de vaccins selon l'invention s'effectue en veillant à ce que l'immunostimulant choisi y soit intimement mélangé. Pour ce faire, on réalise ce mélange intime dans un véhicule pharmaceutiquement acceptable bien connu de l'homme de l'art tel que l'eau formolée, quinosolée ; eau formolée additionnée d'alumine. Ce mélange peut se faire dans le même milieu solvant que celui servant au vaccin en cause ou bien l'immunostimulant est mélangé séparément avec son véhicule approprié pour servir ultérieurement, au moment de l'emploi comme milieu solvant au vaccin à administrer. C'est ainsi que l'on peut citer comme formulations possibles les suivantes : Anaculture 1 litre Bruschite 120 ml Levamisole 18 g Eau formolée, quinosolée q. s. 2 litres Anaculture 1 litre Benzimidazol 2 g Eau formolée + alumine q. s. 2 litres L'administration des compositions de vaccins selon l'invention peut se faire par toutes les voies du moment qu'elles permettent une concentration sanguine d'immunostimulants suffisante. Il va du reste de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre purement explicatif et nullement limitatif et que toute modification utile pourra y être apportée sans sortir de son cadre tel que défini par les revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Procédé pour augmenter l'efficacité d'un vaccin dans le domaine vétérinaire, caractérisé par le fait qu'on associe à ce vaccin un immunostimulant choisi dans la famille des benzimidazoles et des imidazothiazoles. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'immunostimulant est la 2,3, 5, 6-tétrahydro-6- phénylimidazo (2,1-b) thiazole racémique et en particulier son isomère lévogyre ou leurs sels. 3. Composition de vaccin utile dans le domaine vétérinaire, mettant en oeuvre le procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait qu'elle renferme, dans un véhicule pharmaceutiquement acceptable, un vaccin connu comme tel et un immunostimulant tel que défini dans ces revendications.