La présente invention se rapporte aux matières textiles cohérentes non tissées et à des procédés perfectionnés pour les fabricuer. Les procédés utilisés industriellement pour fabriquer des matières textiles non tissées comprennent, nis à part les procédés traditionnels de feutrage, le dépôt sur un support d'une nasse libre de fibres coupées, par des moyens mecaciiques (par exemple le cardage avec carde ordinaire ou carde en dents de scie) cu par dépôt pneumatique, puis la liaison de la nasse libre par un ou plusieurs des moyens suivants : chaleur, pression, adhésif et poin çonnage par des aiguilles. On a également proposé de déposer sur un support des filaments continus soit en croix soit au hasard, puis à soumettre le produit obtenu au poinçonnage pour obtenir une matière épaisse mécaniquerent enchevêtrée. Ce procédé qui, apparemment, ne rompt pas beaucoup de fibres au cours du poinçonnage ne stabilise ni ne retient les filaments continus durant le poinçonnage.Il tend donc à fournir une matière qui présente une densité et une structure non uniformes et, à la connaissance de la Demanderesse, n'est pas d'application industrielle. Il est également connu d'étaler un câ- ble de filaments continus en des feuilles minces anelorues à des nappes, puis à les croiser et à lier les feuilles par des moyens connus. Les produits de ce type sont utilisés pour le rembourrage des coussins et usages analogues. Les possibilités des tissus non tissés ont été limitées Jusqu'à présent par les procédés qui perniettaient de les obtenir. Les procédés connus pour la confection de tissus non tissés tels que cardage, cardage à la carde en dents de scie et dépôt pneurba- ticue des fibres coupées sont susceptibles de fournir des tissus à un prix plus bas que le tissage et le tricotage, mais une comparaison directe est impossible à cause des différences significatifes qui se présentent entre les tissus non tissés et les tissus proprement dits ou les tricots. Des différences typiques (et des déficiences des tissus non tissés en concurrence avec les tricots ou les tissus) sont le toucher et le drapé (les non-tissés sont -ené- ralement durs coe du carton ou élastiques comble du caoutchouc), la ténacité et la résistance au déchirement, l'aspect, la stabili- té des dimensions et l'extensiFllité. Les non-tissés ont trouvé leur propre marché et en général n'entrent pas en concurrence avec les tissus et les tricots. On a constaté que l'avantage de prix des procédés non tissés disparaît lorsqu'on tente d'éliminer l'une ou l'autre de ces déficiences. Sur la base de la structure du tissu seulement et sans fils élastiques, la plupart des tissus classierues apprêtés peuvent être allongés en biais par rapport à la trame et à la chaîne mais pas dans le sens de la trame ou de la. chaîne. les tricots sont extensib'es dans tous les sens ou dans un sens seulerent. les termes "allongement" et "extension" expriment ici que le tissu ou le tricot peut être, sus l'effet d'une traction dans un sens, allongé de façon significative dans ce sens et, lorsque l'action de traction est supprimée, aue le tissu reprend essentiellement sa forme de départ, c'est-à-dire essentiellement sa longueur initiale dans le sens de la traction. Cette caractéristique d'extensibilité est très importante dans certains domines. Les tissus extensibles sont utilisés dans des vêtements où les flexions et les tcrslons du corps exigent que le tissu possède la capacité de s'allonger en réponse à ces actions sans déformation permanente. Les tissus non tissés à volume élevé et à faible densité du type fabriqué en liant à la résine des nappes formées de mèches cardées ou ouvertes, cardées aux dents de scie ou déposées pneura- tiquement ont tous des capacités d'allongement linitées. Comme ces produits sont formés en liant les fibres en leurs points d'intersection, ils ne peuvent etre allonges que jusqu'à un point qui éga- le la distance cumulative à laquelle les fibres individuelles peuvent être désorganisées dans la structure sans rompre les intersections liées. Des matières non tissées plus denses, telles que celles qui ont été saturées de liant ou qui ont été poinçonnées à l'ai- de d'aiguilles à partir de mèches sans organisation et non retenues de la façon habituelle possèdent une très faible capacité d'allongement due aux points très proches d'intersection et de liaison des fibres. La faible longueur des fibres contribue également à limiter l'allongement dans ces matières. Le but de l'invention est de procurer un procédé nouveau pour la fabrication de matières textiles non tissées qui puisse faire appliqué à grande vitesse pour fournir un produit nouveau d'uni formité régulière qui, quant à ses dimensions et propriétés, telles que la texture, le toucher, le drapé, la résistance physique et l'aspect, se rapproche au noins de très près des matières textiles tissées et tricotées des mêmes dimensions et du meme poids. Un autre but de l'invention est de procurer des tissus non tissés et matières non tissées dont les caractéristiques d'extensibilité varient d'un degré d'allongement relativement élevé en biais par rapport à la crolsure des fils, comme dans les tissus, à une absence totale d'allongement, désirable pour les tapis et l'équivalent, cette dernière qualité étant obtenue sans tomber dans l'espect du carton, caractéristique des matières non tissées saturées classiques. L'invention procure donc un procédé de fabrication le matières textiles non tissées de structure pratiquement uniforme suivant lequel on dispose des matières de fil ou câble suivant un motif déterminé comrenant au moins deux c @es, les mèches d'une chouce croisant les mèches de l'autre, entre deux rangées de moyens de retenue, puis on ncevêtre mécaniquement au moins certaines des mèches d'une couche avec au moins certaines des mèches de l'autre cruche tandis que ces mèches sont retenues. L'invention procure également une matière textiel cohérente non tissée à structure et épaisseur pratiquement uniformes obtenue en disposant des mèches de fil ou câble suivant un motif déterminé comprenant au moins deux couches, les mèches d'une couche croisant les mèches de l'autre entre deux rangées de moyens de retenue, puis En enchevrêtrant mécaniquement au moins une partie des meches d'une couche avec au moins une partie des mèches de l'autre tandis que ces mèches sont soumises à l'action des moyens de retenue. Une caractéristique essentielle Cu procédé de l'invention est le poinçonnage à l'aide d'aiguilles d'une feuille continue de couches croisées de mèches de fil ou câble ou l'équivalent tandis que cette feuille est retenue le lonF de ses bords par des moyens tels que des rangées opposées de crochets, de tenons, de pinces ou l'équivalent. Ce poinçonnage du fil ou du câble retenu par ses bords le lie en une matière textile cohérente. Par croisés on entend que le fil ou le câble est disposé l latéralement par rapport à la rangée de moyens de retenue, par exemple de crochets et, par conséquent, latéralement par rapport au sens de la machine. Le sens de la machine est le sens de déplacement de la nappe ie fils ou câbles croisés passant dans l'appareil ou machine de poinçonnage aux aiguilles. Les rangées de dispositifs de retenue sont parallè- les l'une à l'autre et au sens de la machine. L'angle des brins ou des fils ou câbles ou analogues avec le sens de la machine peut varier entre 0 et 900 . L'angle inclus des brins qui se croisent, angle qui est recoupé par une ligne perpendiculaire au sens de la machine, doit être d'au moins 50 et peut atteindra 1200, bien nue des angles de 90 ou moins soient généralement préférés. Bien que deux couches seulement de matière croisée soient nécessaires, des couches supplémentaires croisées peuvent être ajoutées. Du fil ou du câble peut être également disposé dans le sens de la chaine ou de la machine 2U moins d'un côté de la matière croisée, soit rivant le poinçonnage soit entre des poinçonnages repété. Des fils, câbles ou l'équivalent supplémentaires peuvent être disposés dans le sens de la trame avec ou sans retenue au moins d'un côté de la matière croisée, à nouveau avant le poinçonnage ou entre des poinçonnages successifs. Pour la facilité, le terme "disposés dans le sens de la chaîne" indique les fils, câbles ou l'équivalent disposés parallèlement aux rangées de moyens de retenue, tels que des crochets, c'est-à-dire dans le sens de la machine par analogie à la channe d'un tissu proprement dit. Par une analogie semblable, la disposition dans le sens de la trame indique une matière disposée transversalement à la channe. L'invention utilise différentes structures filamentatres, y compris des fils et des cables. Dans le sens qu'on lui accorde ici, le terme tfils" désigne tant des fils filamentaires continus que des fils formés de fibres coupées. Le fil filamentaire est formé d'un grand nombre de filaments synthétiques continus organiques ou inorganiques disposés en un faisceau de mèches ou filaments, tordus ou non tordus, variant en poids total de 1 à 5000 deniers environ, chaque filament du fil pouvant attein-re 100 deniers environ. "Câble" désigne une matière analogue dans laquelle les faisceaux de filaments continus généralement non tordus ont un poids supérieur à 5000 deniers. Le cable se distingue du fil sur la base du denier total, le denier étant le poids en grammes de 9000 mètres de fil ou de câble. Il n'existe pas un denier précis pour faire la différence entre le fil et le câble et on comprendra donc que la distinction de 5000 deniers est une distinction arbitraire utilisée pour la facilité de la description. Les'fils filamentaires continus et les ca- bles peuvent être constitués de filaments crêpés ou non crêpées, toutefois, les filaments crêpés sont plus facilement poinçonnés et, par conséquent, préférables pour la plupart des applications. Le fil de fibres coupées est une mèche continue tordue de fibres textiles constituée d'un assemblage de fibres relativement courtes, crêpées de préférence. Ces fils peuvent être obtenus en coupant des filaments synthétiques continus à une longueur déter minée avec ou sans crêpage avant la coupe, puis en transformant les fibres coupées obtenues en un fil continu par des opérations classiques de formation de fils textiles. Ces fils peuvent être également obtenus à partir de fifres naturelles file en continuos. La dimension ùe ces fils formés (ie fibres coupées peut varier entre des matières volumineuses relativement grossières d'un numéro coton de 1 environ (c'est-à-dire le nombre d'écheveaux de 840 yardspar livre de fil) ou moins, jusqu'à une finesse d'un numéro ccton de 40 ou plus. Des fibres synthétiques qui peuvent etre utilises pour fabriquer des fils filamentaires continus, des cabales ou l'équiva- lent comprennent des fibres de verre et de graphite et celles ob- tenues à partIr de rayonne, acétate de cellulose, triacétate de cellulose, polyéthylène, polypropylène, polybutadiène, polystyrène isotactique, polychlorure de vinyle, copolymères de chlorure de vinyle et de chlorure de vinylidène, copolymères de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle, copolymères de chlorure de vinyle et d'acrylonitrile, copolymères de chlorure de vinyle-acétate de vinyle-acrylonitrile, polyacrylonitrile, Nylon (tel que polynexame- thylène-adipamide et poly-epsilon caprolactame), polyesters (tels que téréphtalate de polyéthylène, poly-1,4-cyclohexylènetéréphta- late), polyuréthannes, alcool polyvinylique, copolymères d'acétate de vinyle-alcool vinylique-chlorure de vinyle, copolymères de 1,4- butadiène-acrylonitrile, fibres élastomères Spandex obtenues par réaction d'un polymère à terminaison dihyflroxy et à bas point de fusion avec un diisocyanate, suivie du prolongement des chaînes par un diol ou par un composé diarino, et l'équivalent. Dans le cas de fibres Spandex, il est préférable cue celles-ci soient utilisées en mélange avec d'autres fibres pour obtenir la matière textile cohérente non tissée. Ces fibres synthétiques coupées en longueurs déterminées peuvent être utilisées pour obtenir des fils formés de fibres coupées. Des fibres naturelles qui peuvent être utilisees à l'état de fibres individuelles comprennent des fibres d'alpaga, amiante, coton, soie de porc, jute,sisal, vigogne, la ne, zéine, etc. Dans le cas du coton, il est préférable de l'utiliser en combinaison avec une autre fibre. Une forme importante de l'invention comprend l'utilisation d'un fil ou d'un câble enroulé en hélice ou tordu avec un autre fil et/ou câble. Le tissu poinçonné aux aiguilles qui en résulte possède un toucher et un drapé remarquables, quel que soit le poids du tissu. Par exemple, deux câbles modacryliques ayant chacun un total de 180.000 deniers, l'un d'un denier par filament de 3 et 1' utre d'un denier par filament e 4, sont tortus ensem- ble avec une torsion d'environ un demi-tour par 25 mm. Le câble tordu obtenu est disposé pour forger une feuille constitue de brins croisées écartés de 25 mm et fortement poinçonnés. On obtient un tissu pesant 1326 g/m possédant un drapé et un toucher remarquables pour un tissu de ce poids. Le tissu possèle égaiement une résistance mécanique exceptionnelle même lorsque les conditions de poinçonnage ont été choisies arbitrairement. Un grand avantage de cette forme réside dans les effets décoratifs qu'on peut obtenir. Si les câbles ou les fils sont de couleur différente, on peut obtenir des tissus qui présentent des motifs de rands chevrons, pied de poule, petits chevrons, mouchetures, bandes, poivre et sel, tweed etc. Dans la mise en pratique de cette forme, on peut tordre ou envelopper ensemble deux ou plusieurs cabales, un câble et un ou plusieurs fils, deux ou plusieurs fils, plusieurs câbles et un ou plusieurs fils ainsi que d'autres combinaisons évidentes. De plus, chaque cible et/ou fil de la combinaison tordue ou enveloppée peut etre constitué d'une même fibre ou de fibres différentes. C'est là une caractéristique importante parce qu'elle permet de choisir des mélanges de fibres qui procurent les propriétés physiques et esthétiques désirées. Par exemple, on peut tordre ou envelopper ensemble un câble ou un fil de Nylon avec un cabale ou un fil acrylique pour obtenir un produit fortement poin çonné cui possède la ténacité du Nylon et l'aspect laineux de la fibre acrylique. Certaines fibres, telles que les modacryliques, qui ne possèdent pas les caractéristiques désirées d'enchevêtre- ment par poinçonnage, peuvent être mélangées avec de petites quan- titis de fibres qui possèdent les caractéristiques d'enchevêtre- ment désirables apyres poinçonnage, telles que le Nylon et le polypropylène. Bien entendu, les mélanges dans le but d'obtenir des propriétés physiaue et esthétiques particulières peuvent être exécutés par des comélonges ou des doublages de fils et de câbles sans torsion ou enveloppement. L'opération de croisure du fil ou du câble peut, bien entendu, être effectuée à la main sur une simple rame ou sur un gabarit. Des vitesses de production élevées peuvent être obtenues en utilisant des machines connues qui peuvent êtrc facilement adaptées pour manipuler les fils et les câbles de denier quelconque. Ces machines sont décrites, par exemple, dans les brevets américains 2.812.797, 1.211.851, 3.345.231 et 3.345.232. Les fils ou câbles disposés dans le sens de la chaîne et les fils ou câbles disposés dans le sens de la trze peuvent être également disposés à la main mais peuvent russi être disposés à l'aide d'un appareil simple à la porte du dessinateur de machines textiles. L'opération de poinçonnage peut être également effectue à la Pain mais indus- triellement on utilise une machine adaptée à partir d'une des machines de poinçonnage industrielles connues dont plusieurs t- es existent sur le marché. Des effets spéciaux peuvent être obtenus en utilisant des couleurs contrastantes pour certaines mèches de fil ou câble utilises dans l'une ou l'autre des feuilles croisées ou dans le fil ou le câble disposé dans le sens de la chaine. D'autres effets spéciaux peuvent être obtenus en disposant dans le sens de la trame des fils sur les câbles disposés dans le sens de la chacune en introduisant des fils ou des câbles de composition différente, ou qui sont ouverts ou filés sur âme ou présentent des boucles ou qui sont tordus ou détordus pour leur donner des duretés différentes, le tout comme décrit en détail plus loin. Dans les dessins annexes : Fig. 1 est une vue schématique partiellement arrachée d'un appareil pour poinçonner des mèches croisées de fil ou de câble suivant le procédé de l'invention ; Fig. 2 est une vue schématique partiellement arrachée d'un appareil pour poinçonner des mèches croisées de fil ou de câ- ble avec des mèches de fil ou de câble disposées dans le sens de la channe suIvant le procédé de l'invention ; Fig. 3 est une coupe de fil non poinçonné croisé suivant la ligne 3-3 de la fig. 1 ; Fig. 4 est une vue en coupe d'un produit de fil croisé poinçonné suivant la li line 4-4 de la Fig. 1 Fig. 4A est une vue agrandie en partie arrachée d'une partie du produit de fil croisé poinçonné dans la région désignée à la Fig. 1 ; Fig. 5 est une coupe d'un produit de fil croisé et dis- posé dans le sens de la channe poinçonné suivront la ligne 5-5 de la Fig. 2 ; Fig. 5A est une vue du dessous partiellement arrachée d'un produit de fils ou de cibles croisés et disposés en chaîne poinçonnés avec le fil ou le câble de chaîne au-dessus du fil ou câble croisé ; Fig. 6 est une vue de dessus partiellement arrachée d'un fil ou d'un câble croisé et poinçonné avec un angle inclus important et une couche de latex mousse en dessous du produit poinçonné; ki. 7 est une vue de dessus partiellement arrachée d'un fil ou cible croisé poinçonné à faible angle inclus avec un tissu proprement 1it poinçonné ou traité d'une autre manière pour le faire adhérer à la face inférieure du produit poinçonne ; Fi. 8 est une vue de dessus d'un fil croisé poinçonné en différentes couleurs pour obtenir un effet de carreau ; Fig. 9 est une vue de dessus d'une feuille de câbles non tordus croisés et poinçonnés ; Fig. 10 est une vue de dessus en partie arrachée d'un produit de fils ou de câbles croisés et disposés en chaine, poinçonnés, les fils ou les câDles de chaine se trouvant au-dessus et en dessous des fils ou des câbles croisés, Fig. 11 est une vue de dessus d'un fil croisé poinçonné disposé en grille avec des espaces ouverts clairement définis entre les mèches Fig. 12 est une vue de dessus partiellement arrachée d'un matelas non tissé connu poinçonne sur un oôté d'une structure de fils ou câbles croisés suivant l'invention ; Fig. 13 est une vue de dessus partiellement en coupe d'un matelas non tissé poinçonné sur les deux côtés d'une structure de fils croisés ; Fig. 14 est une vue d'une -tructure de câbles croisés dans laquelle différentes couleurs ont été utilisées pour les mè- ches qui se croisent afin d'obtenir un effet mélangé dans le produit final. Dans la forme de l'invention représentée à la Fig. 1, des mèches de fil ou celle 11 sont passées autour des tenons de retenue 12, tenons cui sont montés sur des rails mobiles 13. Une vue en coupe du fil croisé 11 sur les tenons 12 avant le poin çonnage est représentée à la FiA. 3. Les rails 13 portant le fil ou le câble croisé 11 sont déplacés dans le sens O indiqué par la flèche de façon que le fil ou le câble 11 passe entre une plaque de dégarnissage 14 et une plaque de fond 15. Un panneau d'aiguille les 16 monte et descend perpendiculairement au plan du fil ou du câble croisé 11, faisant ainsi passer les aiguilles barbelées 17 par les trous 18 de la plaque de dégarnissage 14 et de la plaque de fond 15. Les aiguilles 17 sont donc pressées dans la nappe de fils ou de câbles croisés 1 1 et enchevêtrent mécaniquement le produit poinçonné 19. Ce produit poinçonné 19 est visible cn détail à la vue en coupe de la Fig. 4 et à la partie agrandie représentée à la Fig. 4A. Dans la forme de l'invention représentée à la Fig 2, des brins de fil ou câble 11 sont passés autour de tenons de retenue 12 qui sont montés sur des rails mobiles 13, le tout de la même manière que dans la forme représentée à la Fig. 1. Au-dessus des mèches croisées de fil ou câble 11 sont disposées des mèches de chaîne 21 qui sont retenues en place par le peigne 22 et maintenues contre les mèches croisées 11 par la barre de guidage 23. Les rails 13 portant le fil ou le câble croisé 11 avec le fil ou le câble de chaste 21 à sa face supérieure se déplacent dans le sens D'' indiqué par la flèche de façon que les mèches de fil ou de câble 11 et 21 passent entre une plaque de dégarnissage 14 et la plaque de fond 15. Un panneau d'aiguilles 16 monte et descend perpendiculairement au plan des fils ou câbles croisés 11 faisant ainsi passer des aiguilles barbelées 17 par les trous 18 de la plaque 14 et de la plaque 15. tes aiguilles 17 sont donc pressées dans le fil ou câble croisé 11 et le fil ou câble de chaîne 21 et fournissent un produit mécaniquement enchevêtré, poinçonné 24. Ce produit poinçonné 24 peut être vu en détail dans la partie en coupe de la Fig. 5 et la partie partiellement arrachée de la Fig. 5A. Dans une forme voisine de linvention, un second Jeu de mèches de channe formées de fil ou de câble peut être placé b la face inférieure du fil ou câble croisé. On peut exécuter cette opération en utilisant l'appareil représenté à la Fig. 2 et en ajoutant un second peigne 22 et une barre de guidage 23 à la partie inférieure du fil ou câble croisé. te produit de cette forme est représenté à la Fig 10. On discerne dans le produit poinçonné les mèches croisées 101 et 102 de fil ou de câble et les mèches des chaînes inférieure et supérieure 104 et 103. Dans le procédé de l'invention, il est essentiel que les mèches croisées constituant la nappe soient retenues sur les bords de la nappe pendant le poinçonnage. Cette retenue maintient la densité. uniforme de la matière croisee et conserve la régula rité de la structure croisee au cours du poinçonnage et après poin çonnage. Sons cette retenue, les aiguilles barbelées ont tendance à accrocher des mèches continues de fil ou de câble ou des fibres tordues de fil de fi. bres coupees et transmettent une tractlon ou une tension à une partie importante do. la matière croisée déformont ainsi la structure de la matière et affectant indésirablement l'aspect et la qualité du produit, particulièrement lorscue la déformrtion est à la surface ou voisine de celle-ci. La retenue imposée au cours du poinçonnage par le procédé de l'invention permet aux aiguilles barbelées $d'enchevêtrer mécaniquement les fibres suivant un votif déterminé. Dans une forme principale de l'invention, des mèches multiples d'un fil ou câble particulier sont croises en retenant leurs bords, puis poinçonnées à l'état retenu pour obtenir une feuille homogène stable de matière non tissée dans laquelle toutes les mèches de fil ou de câble ont une composition et une couleur identiques. Il est évidemment possible d'utiliser des fils chinés présentant différentes couleurs sur leur longueur, ou un fil ou cible dans lequel les filaments individuels diFfèrent par leurs effets colorés dans le produit achevé. Des effets spéciaux de texture et d'aspect semblables peuvent être obtenus en utilisant des fils fantaisie ainsi que des fils tantôt épais tantôt minces. Des motif s colorés continus spécifiques et uniformes peuvent être obtenus en utilisant différentes mèches colorées dans la matière croisée, comme représenté à la Fig. 8 du dessin. Différents tissus à carreaux et analogues peuvent etre ainsi obtenus. Dans le tissu à carreaux représenté à la Fig. 8, les mèches croi- sées 81 et 82 sont rouges, les mèches 83 et 84 jaunes ou dorées et. les mèches 85 et 86 sont grises ou argent. N'importe quelle combinai son de couleurs désirée peut 6videmment entre employée. Les différentes mèches de fil ou câble disposées dans le motif de croi- sure peuvent différer par leur composition ainsi que par leur couleur et, de cette manière, différents tissus non tisses spéciaux peuvent être fabriqués. Non seulement différents t Tes de fils peuvent être combinés dans le même tissu mais encore les fils et les câbles peuvent être ainsi poinçonnés ensemble. Les mèches de fil ou de câble croisés ou les fibres cu filaments et ces mèches peuvent être @approchés @ -ur que le tissu non tissé obtenu ait un. aspect dense, sans espaces ouverts appa raissant à l'examen superficiel, comme représenté à la Fig. 4A. Par opposition, les mèches peuvent être suffisamment écartées pour que le produit obtenu soit à mailles ouvertes avec des ouvertures blen visibles entre les mèches, comme représenté à la Fig. 11 des dessins. Dans un cas comme dans l'autre, le poinçonnage fournit un produit de -sîmension stable et d'une bonne tfnactté. Les variations possibles dans l'angle inclus des mèches qui se croisent sont représentées aux rie. 6 et 7. A la Fig c, les mèches croisées 61 et 62 forment un angle inclus imporant 64. Cette figure montre également l'application d'une couche de latex mousse 63 appliaude à la structure poinçonnée et croisée. A la Fig. 7, les mèches croisées 71 et 72 forment un faible angle inclus 74. Dans cette firure, on peut également voir un tissu classique appliqué aux mèches croisées. Lorsqu'on croise des câbles non tordus ou légèrement tordus en choisissant des couleurs contrastantes, puis qu'on poinçonne suivent l'invention, il est possible d'obtenir des tissus non tissés particuliers d'un aspect qu'on ne pouvait obtenir jusqu'à présent que dans des tissus classiques spéciaux. La Fig. 14 illustre un tissu formé de mèches non tissées de ce type. Ce tissu est poin çonné à partir du côte caché à la vue à la Fig. 14 sauf pour la partie qui est rabattue. Dans cette partie rabattue, on peut voir les mèches foncées 145 et les mèches claires 146 utilisées dans le tissu. Le poinçonnage a produit différents effets à la face supé- rieure sur la Fig. 14. C'est ainsi qu'aux endroits où le câble clair 146 croise le câble clair 146, le poinçonnage produit un carré entièrement clair 141. De même, lorsqu'un câble foncé 145 croi se un câble foncé 145, on obtient un carré entièrement foncé 144. Lorsqu'un câble foncé 145 passe sur un cible clair 146, le poinçonnage produit un carré mixte 143 avec des fibres claires poingon- nées dans les fibres principalement foncees. De neume, lorsqu'un câble clair 146 passe sur un câble foncé 145, le poinçonnage produit un carré de couleur mixte 142 où les fibres foncées sont poin çonnées dans des fibres principalement blanches. Dans la mise en pratique de l'invention, on toit reconnaître l'importance du rapport entre la torsion du câble 'u fil et le denier par filament (ou d'une manière plus larre, le diamè- tre de la section transv-rsale de la fibre). Lorsqu 'on transforme en une feuille croisée un câble ou un fil non tordu de filaments continus ou de fibres coupées et qu'on poinçonne suivant l'inven- tion, l'action de poinçonnement étale les fibres ou filaments sur toute la surface de la feuille. Ce principe est représenté à la Fig. 9, bien que les espaces ouverts aient été exagérés pour illustrer la structure des celles non torius. La ig. 14 '.ontre les constructions de câbles avec les fibres bien étalées par le poinçonnage. Le degré d'étalement dépend de la quantité de fibres ou de filaments dans la nappe, de l'écarterent entre les câbles et/ou les fils adjacents disposés dans le même sens ou un sens semblable et de la quantité et du degré de poinçonnage utilisés. Par exemple, on peut disposer en grille un câble non tordu ayant un denier total de 180.000 et un denier par filament de 3 avec des tenons écartés de 40 mm de façon que les cabales adjacents parallèles soiont écartés de 13 = environ. Un poinçonnage énergique rompt certains filaments et les enchevêtre pour former une feuille continue analogue à du feutre sans aucun espace intermé- diaire. En outre, lorsque la feuille est présentée à une lumière intense, elle apparait entièrement uniforme sans les régions sombres et claires caractéristiques d'un produit non uniforme. Cependant, lors que le câble ou le fil est rendu compact par torsion, les fibres ne peuvent s'étaler, quel que soit le denier des fibres (ou le diamètre de leur section transversale) et on obtient un tissu à mailles ouvertes à moins que les fils ou les câbles soient très serrés. Cependant, le denier ou le diamètre de la section transversale peut être important pour fabriquer un tissu poinçonné serré. Dans un tel tissu, les fibres remplissent pratiquement toute la surface et on ne constate qpas la présence de trous importants, à la différence des canevas à mailles ouvertes. Ces produits peuvent être fabriqués à un poids quelconque par unité de surface à condition que le denier par filament ou le diamètre de la section transversale de la fibre convienne. Par exemple, si I'n fabrique un tissu pesant 136 g/m2, des fils filamentaires continus ayant un denier par filament supérieur à 8 environ produisent normale- ment un tissu à mailles ouvertes tandis que ces fibres sous forme non tordue caractérisées par un denier inférieur à 8 environ, de préférence inférieur à 3,5 environ et le plus avantageusement inférieur à 2, par exemple entre 1 et 2 deniers par fil ment donnent un tissu serré. La base de ce phénomène est le rapport de surface plus important obtenu en utilisant un poids égal de flores à faible denier. Parce que le fil n'est pas tordu, les fibres ou filaments individuels peuvent être répartis sur toutesles régions ouvertes de la feuille pour former une feuille serrée d'aspect agréable. La feuille peut être traitée par de; résines thermopla- stiques ou thermodurcissables ou du latex de caoutchouc et vulcanisées à la calandre pour obtenir un tissu à surface lisse pré- sentant l'aspect de la popeline. Le procédé de l'invention peut ttre appliqué à la confection de tissu non tissés possédant des caractéristiques d'extensibilité comparables à celles des tissus proprement dits. Ainsi, lorsque deux coucnes simples de fil formé ae filaments continus ou de fibres coupées croisées sont poinçonnées on étant retenues sur leurs bords suivant l'invention, le résultat est un tissu non tissé qui possède une extensibilité considérable en biais par rapport aux mèches croisées de fil. Cette extensibilité est comparable à celle des tissus proprement dits. Une nappe de poids équivalent de fibres traitées à la carde, à la carde en dents de scie ou déposées pneumatiquement, ou des filaments continus sans limite et sans agence; t déterminés ne procurent pas une extensibilité équi- valente après poinçonnage pour les transformer en un tissu non tissé. On pense que les caractéristiques d'extensibilité qui peuvent être obtenues par le procédé de l'invention sont le résultat au moins en partie du fait que le tissu ccntient ces fibres retenues d'une longueur moyenne supérieure à celles qui sont présentes dans une nappe obtenue par cardage ou dépôt pneumatique. Le procédé de l'invention est caractérisé par une pus grande diversité des longueurs des fibres dans la structure du tissu après le poinçonnage provenant de la présence initiale de nombreux filaments "continus" ou longs suivie de la casse d'un nombre important de filaments au cours du poinçonnage ou au cours de l'enchevêtrement. I1 existe, toutefois, des limites au degré de poinçonnage qui produit un tissu extensible. Un tissu soumis à un poinçonnage excessif compte tant de fibres cassées et raccourcies par le poinçon- nage que la structure obtenue a des caractéristiques d'extensibi- lité qui se rapprochent de celles qu'on obtient en poinçonnant à l'aide d'aiguilles une nappe classique formée par cardage, cardage à dents de scie ou dépôt pneumaticue. Pour obtenir un tissu exten- sigle suivent l'invention, le degré de poinçonnacj ne doit pas entre supérieur à celui cui est nécessaire pour obtenir un tissu se pas- sant de support. La quantité réelle de poinçoiinage nécessaire pour atteinre ce résultat dépend de divers facteurs, y compris le dia- mètre des aiguilles, les barbes éventuelles, le denier des fibres, la torsion des fibres, la densité des aiguilles, la pénétration des aiguilles etc. Il est du domaine des spécialistes d'arriver au degré désiré de poinçonnage sans essais inutiles. L'extensibilité maximum dans un tissu suivant l'invention est obtenue avec des couches individuelles croisées de fil ou de carle ; en ajoutant des fils de channe, des fils de trame ou des fils croisés supplémentaires présentant cn angle inclus différent, on réduit progressivement l'extensibilité. Le degré d'extensibilité peut être réglé de la manière désirée en ajoutant des couches supplémentaires de la façon décrite Dans une forme de l'invention, des mèches de chaîne formées de fil ou de câble sont disposes sur la structure croisée et poinçonnées pour les associer à cette structure. La matière croisée peut être poinçonnée d'abord et les fils de chaine appliqués et assujettis par un poinçonnage ultérieur ou bien les fils de channe peuvent être ajoutés avant le poinçonnage initial qui fixe alors les mèches croisées l'une sur l'autre et aux mèches de chacune en une seule opération. Les mèches de chaîne peuvent etre de la même composition et de la même couleur que les mèches croisées ou peuvent différer de celles-ci. Les mèches de chaîne peuvent être de couleur variée ou de structure fantaisie comme indiqué pour les mèches croisées. Toutes les mèches de chatne peuvent avoir la même couleur et la même composition ou bien des mélanges peuvent être utilisés pour obtenir les effets désirés. Les mèches de chaîne peuvent avoir une composition autre que celle des fils et des câbles classiques, telle que des bandes de pellicule de polypropylène refendues. Les mèches de chaîne sont appliquées à partir d'un enroulement ou d'une cantre et sont donc fixées au cours de l'opération de poinçonnage par la tension dans la mèche de la cantre jusqu'à la régIon de poinçonnage. Cette fixation assure un produit uniforme. Bien qu'une structure croisée unique suffise pour la plupart des applications, il est possible de superposer une ou plusieurs structures croisées supplémentaires à la première et de poinçonner le tout ensemble pour former un produit cohérent On peut y arriver en appliquant simplement une seconde série de mèches croisées sur les mêmes crochets, puis en poinçonnant. Si on le désire, une couche de mèches de channe p Dals une autre forme encore de l'invention, les mèches de fil ou de câble sont d'abord croisées de la façon décrite comme ci-dessus puis, avant ou après le poinçonnage initial, un matelas non tissu du type facilement formé par applicatIon pneumatique ou cardage à la carde en dents de scie est déposé à la partie supérieure de la matière croisée. S'il est dépose après le poinçonnage initial de la structure croisée, le matelas y est fixé par un poin çonnage supplémentaire. La structure composite ainsi obtenue representée à la Fig. 12 a une ténacité beaucoup plus grande que le ma- tel as sans support. Les mèches croisées 121 et 122 sont poinçonnées pour les associer au matelas 123. Si on le 'désIre, le matelas peut être ainsi applicué sur les deux côtés d'une structure croisée comme à la Fig. 13. Le matelas 133 se trouve d'un côté des mèches croisées 131 et 132 et le matelas 134 de l'autre. Le matelas peut être constitué de n'importe quelle fibre naturele ou synthétique susceptible d'être cardée ou déposée pneumatlauemcnt, telles cue les fibres énumérées plus haut convenant pour la confection de fils en fibres coupes. Le poinçonnage requis dans le procédé de l'invention peut être effectué à l'aide de l'un des métiers à aiguilles de l'indus trie ou machines à feutrer du type fourni par @ames Hunter Machine Company de North Adams, Massachusetts ou Wm Bywater, Limited de Leeds, Angleterre. Ces machines doivent, bien entendu, être adaptées pour traiter ies fils ou cycles disposés sur des moyens de retenue tels que des crémaillères ou équivalent qui passent dans le métier à poinçonner ou le lone de celui-ci tout en retenant le fil ou le câble. Dans le procédé de poinçonnage, différentes conditions et différents réglages de la machine sont coor ionn-'s pour obtenir le nombre total de pénétrations d'aiguilles par unité de surface. Dans le procédé rie l'invention, de 108,5 à 620 p.'nétra- tions par cm carré sont généralement utilisées mais 46,5 pénétrations par cm carré seulement peuvent être utilisées pour certaines matières. Bien qu'il n'y ait pas de limite supérieure absolue, plus de 620 pénétrations par cm carré ne procurent généralement pas d'avantage supplémentaire et peuvent entraîner une casse exa gérée des fibres. Des panneaux d'aiguilles du commerce constitués d'aiguil les à feutrer barbelées comptent généralement de 136 à 468 atruil- les par dm d largeur. Un nombre mons grand d'aiguilles est préféré pour les matièress les plus lourdes tanels qu'un nombre plus grand d'aiguilles donne satisfactino pour des matières plus légères. Des aiguilles de feutrage barbelées existent dans un certain nombre de jauges ou dimensions. Pour les matières légères inférieures 'a 408 g pa mètre carré, des aiguilles de jauge 32, 36, 40 et 46 sont généralement préférées tandis nue pour des matières plus lourdes, des aiguilles de jauge 19, 25 et 32 sont utiles. La longueur standard des aiguilles pour ce type d'aiguille est de 89 mm et l'aiguille est triangulaire en section transversale, avec trois rangées de trois barbes sur chaque sommet du triangle. Dans certa ns cas, une seule barbe par aiguille peut suffire. Les barbes sont écartées de 6,4 mm sur des aiguilles présentant un écartement normal de barbes et de 3,2 mm sur les aiguilles à barbes rapprochées. L'écartement entre les rangées de barbes est de 2, 11 mm pour les barbes normales et 1,07 m pour les barbes serrées. Bien que la matière passe avantageusement dans le métier à aiguilles une fois seulement dans la plupart des procédés indus triels, il est évidemment possible d'utiliser des passages multi- ples pour obtenir des effets particuliers et, par exemple, pour incorporer des couches supplémentaires de fils ou l'équivalent. I1 est également possible de retourner une pièce de matière poin çonnée et de la faire passer à l'envers dans le métier à aiguilles, obtenant ainsi un aspect et une texture particuliers. Des machines à poinçonner du commerce peuvent être fournies pour poinçonner les deux côtés de la matière en un seul passage et sont très utiles. Pour la facilité, l'invention a été décrite en ternes de poinçonnage à l'aide d'aiguilles et particulièrement le poinçon- nage à l'aide d'aiguilles de feutrage et d'appareils de feutrage classiques. 3ien que cette forme soit une forme préférée de l'invention, celle-ci n'est en aucun cas limitée à l'emploi de ces aiguilles. Le "poinçonnage à l'aide d'aiguilles", terme utilisé pour décrire l'invention, exprime l'obtention de l 'enchevêtrement mécanique nécessaire de fibres croisées retenues par des aiguilles de feutrage animées d'un mouvement alternatif ou pxr un dis- positif équivalent. De tels dispositifs peuvent comprendre en plus Ilu poinçonnage perpendiculaire ou oblique par des aiguilles barbelées, l'emploi d'aiguilles sans barbes, ainsi que l'emploi de machines de couture utilisées sans fils, telles que les machine nes Arabeva et Malimo et analogues. Bien qeu le produit de l'invention soit utilisable pour de nombreuses applications dans l'état où il quitte le métier à poinçonner, il peut, si on le désire, être soumis après poinçonnage à un ou plusieurs traitements textiles ordinaires couramment applinués aux tissu ou aux tricots, tels sue la teinture à la pièce, le lainaEe, la tonte, le pressage à la vapeur etc. Différents types de matières peuvent être appliques par pulvérisa- tion ou par enduction sur la matière poinçonnée, y compris la plupart des latex de polymère thern:odurcissables et thermoplastiques ou leurs combinaisons. La fusion par la chaleur est également un traitement efficace pour les matières poinçonnées constituées de fibres thermoplastiques et peut être également utilisée pour stratifier des nappes non tissées et d'autres structures, telles que des tissus proprement dits ou des feuilles tricotées, sur la matière poin çonnée. On a trouvé également pratique de stratifier le produit poinçonné sur diverses matières telles que les tissus ou tricots classinues, les pellicules de matière plastinue ou de caoutchouc ou l'équivalent en utilisant des procédés de collage classiques. On peut également stratifier par pionçonnare supplémentaire et, dans ce cas, attacher un renforcement de mousse ou analogue. On peut égalelnent former la mousse sur place sur la surface poinçonnée. Les exemples qui suivent illustrent l'invention sans limiter sa portée aucunement. Dans tous les exemples qui suivent, à l'exception des exemples 7 et 13, un appareil de poinçonnage à aiguilles classicue a été utilisé qu'on a modifié de la manière suivant : (1) le rouleau tendeur et le rouleau pinceur qui lui est associé ont été remplacés par des roues dentes écartées de 292 mm ; (2) la plaque de fond a été rendue plus étroite pour assurer un espace libre de 3 mm de part et d'autre de la plaque de fond ; (3) une cornière métallique a été fixée dans chaque espace libre, et (4) la largeur du panneau d'aiguilles a été réduite pour correspondre à la largeur de la plaque de fond. Ls sont de roues dentées correspondent à des dents à la partie inférieure de barres parallèles contenant 'les tenons qui glissent dons les profilés mé- talliques. Le poinçonnage est effectué en plant l'extrémité antérieure du châssis dans la poinçonneuse à aiguilles de façon que chacune de ses barres correspondent à une dent d'engrenage. Les engrenages qui font avancer le châssis dans la machine sont synchronises avec le déplacement riu panneau d'aiguilles pour faire avancer le châssis entre les courses de poinçonnage. De cette manière, le châssis complet contenant les fils est entraîné à travers la poinçonneuse. EXEMPLE 1. On forme un tissu non tissé en utilisant un mélange 50/50 en poids de fil à tricoter de laine et de fibres coupées de Nylon dans trois nuances de vert. Chaque fil a un numéro laine totale de 0,7 et est quadruplé avec 8 torsion Z par pouce dans les brins individuels et 8 torsions S par pouce dans le fil doublé. On utilise 104 mèches de fil, 26 de chaque nuance de vert. On utilise un chassis qui est constitué de deux rangées parallèles en tenons fixés chacun dans une barre d'acier de 12,7 irirr de largeur présentant ies dents à sa partie inférieure. Les rangées sont initialement écartées de 327 mm et les tenons sont écartés de 6,4 nun de chaque rangée. Chaque rangée a 1,83 rn ce longueur. Les mèches de chaque nuance de fil sont appliquées sur le châssis en attachant chacune des mèches à un tenon unique d'une rangée de tenons. Les tenons dans la rangée auxquels les extrémités du fil sont initialement attachées sont les premiers tenons de la rangée. L'agencement du fil est tel que chaque bande de couleur est constituée de quatre mèches de fil disposées à côté de quatre mè- ches d'une autre nuance. Un motif unitaire complet comprend donc douze mèches de fil avec trois nuances de quatre mèches chacune. Chaque fil ainsi attaché est tenu sur la surface du châssis jusqu'à l'autre rangée de tenons et chaque mèc e de fil tourne autour d'un tenon de l'autre rangée dans la même disposition successive. L'angle de chaque mèche par rapport a la rangée de tenons est de 450 Chaque fil appliqué autour des tenons est à nouveau tendu dans l'autre sens sur le châssis et les fils sont à nouveau passes autour de tenons de la première rangée située en arrière des tenons sur lesquels les mèches avaient été initialement attachées, ce façor que l'angle interne ou angle inclus formé par chaque mèche de fil est de 90 . Ce processus d'application est répété trois fois sur le châssis, chacun des changements de direction créant un angle interne ou inclus de 900. Le poinçonnage est effectué avec des aiguilles barbelées normales de 15 x 13 x 36 de jauge x 3,5 pouces de longueur avec une densité de 96 aiguilles par pouce de largeur. La pénétration des pointes d'aiguille atteint 15,9 mm en dessous de le surface supérieure de la plaque d fond et on effectuer 159 pénétrations par cm carré au cours de chacun de deux passages, donc un total de 318 pénétrations par cm carré. L'appareil avance de 2,4 mm par course à raison de 240 courses par minute. Le poinçonnage au cours du premier passage s'effectue à la face supérieure. La matière passe ensuite sur un second châssis, les rangées de tenons étant écartées de 30 cm, puis est poinçonnée à nouveau, cette ols à partir de la face inférieure, toutes les autres conditions du poinçonna se étant les mêmes. Le poids du produit final est de 235 g par mètre carré. Le produit extensible a un toucher doux et l'aspect agréa- ble d'un tissu apprêté. Les mèches Individuelles de fil sont très apparentes t serrées. On obtent donc un bon pouvoir couvrant et les petites ouvertures du tissu ne peuvent être décelées que lorsque la matière est présentée à la lumière. Les mèches adhèrent bien l'une à l'autre, la plus grande partie Jes enchevêtrements se présentant aux points de croisure de couches adjacentes. EXEMPLE 2. On fabrique un tissu non tissé en utilisant le morne fil et le même motif' à trois nuances de l'exemple 1 mais on forme deux couches, I'une appliquez au-dessus de l'autre et le tout est poin çonné en une fois. Toutes les conditions sont identiques à celles de l'exemple 1. Le produit final a un poids de 442 g/cm. Le produit extensible est très semblable à celui de l'e- xemple 1 mais, bien entendu, est plus épais. On décèle moins d'ou- vertures entre les mèches lorsque le tissu est présenté à la lumiè- re. Les mèches et les couches adjacentes adhèrent bien les unes aux autres. EXEMPLE 3. On fabrique un tissu non tissé en utilisant un mélange 50/50 en poids e fil à tricoter de laine et de fibres de Nylon en trois couleurs - noir, rouge et jaune. Chaque fil a un numéro laine totale de 0,6 et est quadruplé avec quatre torsions 7 par pouce dans les fils indiviuels et 8 torsions S par pouce dans le fil doublé. On utilise 99 mèches de fil, 48 noires, 49 rouges et 3 jaunes. On emploie un châssis constitué par deux rangées pa rallèles de tenons fixés chacun dans une barre d'acier (le 12,7 mm de largeur présentant des dents à sa face inférieure. Les rangées sont écartées de 30 cm et lcs tenons écartés de 6,4 mm dans chaque rangée. Chaque rangée a 1,83 m de longueur. Les mèches de chaque. couleur ie fil sont disposées sur le châssis en attachant chaque extrémité à un tenon unique d'une des rangées de tenons. Les tenons de la rangée à laquelle les mè- ches sont initialement attachées sont les premiers tenons de la rangée dans la meme série. Les agencements des fils sont tels qu les mèches de fil forment un motif. tartan. Chaque fil ainsi attaché est tendu sur le châssis jusqu'à l'autre rangée de tenons et chaque ma tissu est présenté à la lumière, contiennent de nombrcuscs fibrcs. Les mèches adhèrent bien les unes aux autres. EXEMPLE 4. On fabrique un tissu non tissé en utilisant 100 % en poids de fil de laine, teint par endroits de sa longueur en nuances rare, rouge et marron. Le fil a un numéro de laine total de 0,6. Le fil est un fil quadruple dont les brins individuels ont 5 tours par pouce (Z), le fil quadruplé final présentant 10 tours de torsion (S) par 25 nim. On utilise un châssis constitué de deux rangées parallèles de tenons, chacun fixé dans une barre d'acier de 12,7 mm présentant des dents à sa face inférieure. Les rangées sont écartées de 30 cm et les tenons écartés de 12,7 mm dans craque rangée. Chaque rangée a 1,83 m de longueur. Les mèches se fil sont appli- quées sur le châssis en attachant chacune d'entre elles à un tenon unique d'une des rangées. Les tenons de la rangée à laquelle les extrémites du fil sont attachées initialement sont les premiers tenons de la rangée. Chaque fil ainsi attaché est tendu sur le châssis jusqu'à l'autre rangée de tenons et chaque mèche de fil tourne autour d'un tenon de l'autre rangée suivant le même acence- ment successif. L'angle de chaque mèche par rapport à la rangée de tenons est de 45 . Chaque fil ayant tourne autour lu tenon est à nouveau tendu sur le châssis dans l'autre sens et les fils tournent alors autour des tenons de la première rangée, chacun de ces tenons se trouvant en arrière de ceux auxquels les mèches avaient étD initialement attachées de façon que l'angle interne formé par chaque mèche de fil soit de 900. Le procédé d'application. est répété à trois reprises sur le châssis créant chaque fois, par changement de direction, un anrle interne de 900. Le poinçonnage s'effectue avec des aiguilles à barbes ordinaires de 15 x 18 x 32 de jauge x 89 mm de longueur avec une densité d'aiguilles de 384 aiguilles par dm de largeur. La pénétorsion des pointes d'aiguille est de 15,9 mm en dessous de la surface de la plaque de fond lors du premier passare et 12,7 mm lors du second passge. On applique 114 pénétrations par cm carré au cours de chacun des deux passages, donc un total de 228 pénétrations par cm carré. La machine à poinçonncer avance de 1,6 m par course à raison de 240 courses par minute. Le poinçonnage du premier passage s'effecute à partir de la surface supérieure de la matière sur le châssis. La matière est ensuite retirée du châssis pour le second poinçonnage qui s'effectue à partir de sa sur face inférieure. Le poids du produIt est de 133 g par mètre carré. Le produit extensible obtenu est d'aspect agréable, les différentes nuances de rouge et de rose donnant un effet miÀlticolore intérossant. les mèches sont suffisamment écartées avec des espaces clairement visibles entre elles pour donner un effet de mailles ouvertes. Les mèches adhèrent bien aux couches adjacentes. EXEMPLE 5. On fabrique un tissu non tissé en utilisant un il à tricoter bouclette m mite 68/32 en poids laine mohair en une seule nuance de rouge orange. Chaque fil a un numéro peigné total de 2,3 et est surali mente on deux brins pour obtenir des boucles avec des torsions 8Z par douce dans le fil doublé et des torsions lôS par pouce dans les brins. On utilise un châssis constitué de deux rangées parallèles de tenons, chacun fixé dans une barre d'acier de 12,7 mm de largeur présentant des dents à sa face inférieure. lies rangées sont ecartées de 30 cm et les tenons de 6,4 mm dans chaque rangée. Chaque rangée à 1,83 m de longueur. Les mèches de fil sont appliquée sur le châssis en attachant chaque extrémité à un tenon unique d'une des rangées de tenons. Les tenons dans la rangée à laquelle les buts du fil sont initialement attachés sont les premiers tenons de cette rangée. Chaque fil ainsi attaché est tenau sur le châssis jusqu'à l'autre rangée de tenons et chaque mèche de fil tourne autour d'un tendon de l'autre rangée dans la même agencement en série. L'angle de chaque mèche par rapport à la rangée de tenons est de 450. Chaque fil ayant formé une boucle est à nouveau tenu sur le chassis dans l' autre sens et les fils tournent autour des tenons de la première rangée en arrière des tenons auxquels les mèches ont été attachées initialement de façon que l'angle Interne formé par chaque mèche de fil soit de 90 . Ce processus d'application est répété trois fois sur le châssis en créant chaque fois, ;ors des changements de direction, un angle interne de 900. le poinçoinnage s'effectue avec des aiguilles à barbes cerrées de 15 x 18 x 32 de jauge x 89 mm de longueur avec une densité d'aiguille de 384 aiguilles par dm de largeur. La pénétration @es pointes des aiguilles est de 12,7 mm en dessous de la surface supérieure de de la plaque de fond et on applique 238 coups d'aiguil le par cm carré au cours de chacun des deux passages soit un total de 476 pénétrations par cm carré. La machine à poinçonner avance e 1, n mc nar course à raison de 240 courses par minute. Le poin çonnage au cours de deux passages s'effectue à partir de la face supérieure du châssis. Le poids du produit final est de 170 g/m. Ce produit extensible d'aspect agréable a des tailles relativement ouvertes avec certaines fibres qui remplissent les espaces entre le mèches. Les boucles présentes sur les mèches de fil cornent au produit une texture particulière. Les mèches ad- hèrent bien les unes aux autres. EXEMPLE 6. On fabrique un tissu non tissé en utilisant un fil de Nylon filamentaire blanc rendu volurireux. Le denier par filament est de 19 et le denier total du fil, 2@00. On utilise un châssis constitué de deux rangées parallèles de tenons, chacun fixe dans une barre d'acier de 12,? rt. de largeur présentant des dents à sa face Inférieure. Les rangées sont écartées de 30 cm et les tenons écartés de 6,4 mm dans chaque rangée. Chaque rangée 2 1,83 mètre de longueur. Les mèches de fil sont appliquées sur le châssis en attachant chaque extrémité à un tenon unique d'une des rangées de tenons. Les tenons de la rangée à laquelle les extrémités du fil sont initialement attachées sont les premiers tenons de cette rangée. Chaque fil ainsi attaché est tendu sur le châssis jusqu'à l'autre rangée de tenons et chaque mèche de fil tourne autour d'un tenon de l'autre rangée. L'angle de chaque mèche par rapport à la rangée de tenons est de 45 . Chaque fil lors avoir passé autour des tenons est à nouveau tendu sur le châssis dans l'autre sens et les fils forent des boucles autour des tenons de la première rangée oui sont situés en arrière des tenons auxquels les mèches ont été initialement attachées, de telle sorte que l'angle interne formé par chaque moche de fil soit de 900. Ce processus d'application est répété à trois reprises sur le châssis en créant chaque fois, lors des changements de direction, un angle interne de 900. Le poinçonnage est effectué avec des aiguilles à barbes normales de 15 x 18 x 32 de jauge x 89 mm de longueur avec une densité d'aiguilles de 384 aiguilles par dm de largeur. La pénétration des pointes des aiguilles atteint 17,4 mm en dessous de la surface supérieure de la plaque de fond et on exécute 119 pénétrations par cm2 au cours du passage unique, la poinçonnage s'ef fectuant à partir de la surface supérieure. La ma machine à poinçon- ner avance de 3,2 mm par course à raison de 240 courses par minute. Le poids du produit final est de 204 g/m. Le produit est doux avec un toucher et un aspect agréables. La structure de fils croisés n'apparaît pas à l'examen de la surface qui semble relativement uniforme. Les mèches de fil adhèrrni bien l'une à l'autre et on constate un enchevêtrement Cie fibres qui contribue à l'aspect uniforme du produit. EXEMPLE 7. On for un échantillon non tissé en utilisant une machine à poinçonner classique. Plusieurs châssis de bois sont utilisés, des tenons étant introduits ans cnacun de deux châssis parallèles à la fréquence de 38,1 mm. L'écartement entre ces chs- sis est de 30 cm et les châssis avancent par Intermittence dans la machine à raison d'environ 3,2 mn pr course. Chaque rangée a environ 45,7 cm de longueur. On alterne des câbles de fibres modacryliques Dynel crêpées de 180.000 deniers en nuances brun et blanc. Les mèches de câble sont disposées sur le châssis co'rwe précédemment. Le poinçonnage est effectue avec des aiguilles à barbes normales de 15 x lo x 32 de jauge x 89 mm de longueur à une densité de 184 coups d'aiguille par décimètre de largeur. La pénétration des aiguilles est de 19 mn en dessous de la surface supérieure de la plaque de fond au cours de chacun des deux passages à partir de la surface supérieure. Le second passage est effectué hors du châssis. On applique approximativement 28,5 coups d'aiguille par cm et par passage et, par conséquent un total de 57 coups d'aiguille par cm. Le châssis est avancé à la main à raison de 6,4 mn par course et à la vitesse de 240 courses par minute. Le poids du produit final est de 544 g/m. Le produit obtenu illustre l'effet nouveau qui peut être atteint par un choix approprié des couleurs. Dans cet exemple, les câbles alternés bruns et blancs oui se croisent sous un angle interne de 900 donnent un motif à carreaux à la face inférieure par enchevêtrement de différentes combinaisons de couleur sous l'effet du poinçonnage. On constate un excellent enchevêtrement entre câbles voisins. EXEMPLE 8. On fabrique un tissu non tisse en utilisant un fil mixte contenant 50 % en poids de laine et 5G % en poids de fibres coupées de Nylon fixées par crêpage. Le fil a un numéro laine total de 2,0 et est quadruplé. Les brins individuels sont tordus à 8 tours par pouce et le fil est tordu à 8 tours o par pouce. On utilise un châssis constitué de deux rangées parallèles de tenons, chacun fixé dans une oarre d'acier de 12,7 mm de largeur pressentant des dents à sa partie inférieure. Les rengées sont écartées de 3@ cm et les tenons séparés de 12,7 m dans chaque rangée. Chaque rangée a 1,83 mètre de longueur. Les mèches de fil sont appliquées sur le châssis en attachant chaque extrémité à un tenon d'une des rangées de tenons. Les tenons dons la rangee à laquelle les fils sont initialement attachés sont les premiers tenons Je cette rangée. Chaque fil est attaché, puis tendu sur le châssis jusqu'à l'autre rangée de tenons et chaque mèche tourne autour d'un tenon de l'autre rangée. L'angle de chaque mèche avec la rangée de tenons est do 73,5 . Chacue fil est à nouveau tendu sur le châssis dans feutre sens et les fils passent autour des tenons de la première rangée, chaque tenon étant en arrière de celui auquel les mèches ont été initia- lenent attachées de façon que l'angle interne foré par chaque fil soit de 330. Le procédé d'application est répété à huit reprises sur le châssis en créant à chaque fois, par changement de direction, un angle interne de 330. Des mèches de chaîne (dans le sens de la machine) du même fil sont disposées côte à côte et se touchant à peine sur les mèches croisées avant le poinçonnage. Le poinçonnage est effectué avec des aiguilles à barbes rapprochées de 15 x 18 x 32 de jauce x 89 mm de longueur avec une densité de 384 aiguilles par dm de largeur. La pénétration des extrémités des aiguilles est de 12,7 mm en dessous de la surface de la plaque de fond et on applique 238 coups d'aiguille par cm2 au cours de chacun des deux passa ses, soit un total de 476 coups d' aiguille par cm. Le métier à poin çonner avance de 1,6 mm par course à raison de 240 courses par minute. Le poinçonnage, lors du premier passaee, est effectué par la surface supérieure tandis que la mat ère se trouve sur le châs- sis. La matière est ensuite retirée clu châssis pour le second poin çonnage par la face inférieure. Le poids du produit est de 370 g/m Le produit final a la stabilité et l'aspect d'ensemble d'un tissu classique mais l'inspection révèle que les mèches de chine ne sont pas entrelacées comme dans un tissu classicue. Les mèches de chaîne adhèrent cependant bien les unes sur autres et aux mèches croisées. EXEMPLE 9. On fabrique un tissu non tissé en utilisant un cable de fibres modacryliques Dynel crêpées non tordues d'environ 60.000 de denier total avec un denier par filament de 2,0. On utilise un châssis constitué de deux rangés parallèles le tenons fixés cha cun dans une barre d'@cler le 12,7 mm de largeur présentant des dents à sa partie inférieure. @@ sont écaaartées de 30 cm et les tenons sont séparés les un des autres de 12,7 mm dans chaque rangée. Chaque rangée a 1,83 mètre de longueur. Les mèches de câble sont disposées sur le châssis en attachant chaque extrémité à seul tenon d'une des rangées de tenons. tes tenons de la rangée à laquelle les extrémités du câble sont attachées initialement sont les premiers tenons de cette ran gee. Chaque câble ainsi attache est tendu sur le chrssis jusqu'à l'autre rangée de tenons et chaque mèche de câble tourne autour d'un tenon de l'autre rangée. L'angle ne chaque mèche avec la ran gée ce tenons est de 45 . Chaque câble ayant changé de direction est à nouveau tendu sur le châssis dans l'autre sens et les câbles tournent autour des tenons de la première rangée situés en arrière des tenons auxquels les mèches ont @ initialement attachées de façon que l'angle interne formé par chaque mèche soit de 900 . Ce processus d'application est répété trois fois sur le châssis en créant chaque fois, lors des changements de direction, un angle interne de 90 . Le poinçonnage s'effectue avec des aiguilles à barbes serres de 15 x 17 x 25 de Jauge x 89 rnm de longueur avec une densité de 384 aiguilles par décimètre de largeur. la pénétration des pointes des aiguilles est de 17,3 non en dessous de la surface supérieure de la plaque de fond et on applique 119 coups d'aiguille par cm2 au cours de chacun des deux passages, soit un total de 238 pénétrations par cm. Le métier à poinçonner avance de 3,2 mm par course à raison de 240 courses par minute. Le poinçonnage au cours du premier passage s'effectue par la surface supérieure. On retourne ensuite la matière sur l châssi, on la poinçonne à nouveau, cette fois à partir de la surface inférieure, toutes les autres conditions étant les mêmes. Le poids du produit final est de 697 g/m. Le produit a l'aspect et le toucher d'un feutre, est ép@is, lourd et très solide et le poinçonnage a formé une strucutre parfeitement enchvêtrée. Cette matière est relativement rigide et la structure croisée n'est plus apparente. EXEMPLE 10. On fabricue une matière non tissée en poinçonnant une nappe classique déposée pneumatiquement sur un fil de Nylon croisé sur un dispositif de retenue. Le fil est un fil de Nylon filamentaire continu volumineux de 3900 deniers. La nappe nn tissée est préparée sur une machine pneumatique classique à partir de polyester kodel de 15 deniers, fibres de 32 fl.T t pèse 340 g/m . On utilise un châssis constitué de deux rangées parallèles de tenons, chacun fixé dans une barre d'acier de 12,7 mm présentant des dents à sa ace inférieure. Les rangée longues de 1,3 mètre sont écartées de 30 cl et les tenons sont écartés de E, s: oans chaque rangée. Les mèches de fil sont disposées sur le châssis en attachant chaque extrémité à un tenon unique d'une des rangées de tenons. Les tenons de la rangée à laquelle les extrémités du fil sont initialement attachées sont les premiers tenons de cette rangée. Chaque fil ainsi attaché est tendu sur le châssis jusqu'à l'autre rangée de tenons et chaque mèche de fil tourne autour d'un tenon de l'autre rangée. L'angle de chaque mèche par rapport à la rangée des tenons est de 45 . Chaque fil ayant changé de direction est à nouveau tendu sur le châssis dans l'autre sens et les fils tournent autour de tenons de la première rangée situés en arrière ces tenons auxquels les mèches ont été initialement attachées de façon que l'angle interne formé par chaque mèche soit de 900. Le procédé d'application est répété à trois reprises sur le châssis en créant chaque fois,par changement de direction, un angle interne de 900. La nappe disposée penumatiquement ou matelas non tissé de fibres est ensuite plecé sur la structure de fils croisés et l'ensemple est poinçonné deux fois à partir de la surface supé- rieure. Le poinçonnage est exécuté avec des aiguilles barbelées normales de 15 x 18 x 36 de Jauge x 89 mm de longueur avec une densité de 384 aiguilles par décimètre de largeur. La pénétration des extrémités des aiguilles atteint 12,7 mm en dessous de la surface de la plaque de fond au cours du premier passage et 17,3 au cours du second. On applique 64 coups d'aiguille par cm au cours de chacun des deux passages, soit un total de 128 pénétrations par cm. Le métier à ponçonner avance de 6 mm par course à raison de 240 courses par minute. Le produit final pèse 524 g/m. Il est flexible et extensible avec une surface laineuse à sa partie supérieure tandis que les fils de support croisés sont apparents à la face inférieure. ;e produit est très stable, les fils croisés adhérant bien les uns aux autres et à la nappe de fibres non tissée. Une excellente stabilité de la nappe est la contribution principale du support ec Nylon croise. EXEMPLE 11. On applique une garniture de mousse sur un échantillon de la matière non tissée décrite dans l'exemple 4 à l'aide d'une mousse de latex acrylique de façon à augmenter les caractéristiques d'isolation e le corps du tissu de cette structure relativement légère et à mailles ouvertes. On pourrait également, plutôt que de former chimiquement la mousse sur l'envers de la structure poinçonnée, stratifier de façon connue une matière cellulaire (polyuréthanne, polyester ou autre) sur l'envers par des adhésifs connus et prévus à cette fic. Ce tissu serait utile pour des draperies et d'autres tissus d'ameublement. EXEMPLE 12. On fabrique une matière non tissée convenant pour des tapis en poinçonnant des câbles disposés dans le sens de la chaîne dans des fils croisés et retenus. Les fils croisés sont doublés mais non tordus et constitués de deux brins de Nylon filamentaire continus volumineux d'un denier total de 3900, chaque fil comptant approximatIvement 204 filaments, soit un total de 4C8 filaments par faisceau. Le câble de chaîne est constitué de 7 fils formés de filaments continus de Nylon d'un denier total de 100.000 (18 deniers par filament). On utilise un châssis constitué de deux ranes parallèles de tenons, chacun fixé dans une barre d'acier de 12,7 mm contenant des dents à sa partie inférieure. Les rangées sont écartées de 305 = et les tenons de 12,7 mm dans chaque rangée. Cnaqlic rangée a i ,83 mètre de longueur. Les mèches de cible de Nylon sont disposées sur le châssis en attachant chacune de ces mèches à un tenon unique d'une des rangées de tenons. Les tenons de la rangée à laquelle les extrémités du fil sont Initialement attachées sont les premiers tenons de cette rangée. Chaque extrémité de fil ainsi attachée est tendue sur le châssis vers l'autre rangée Go tenons et craque extrémité ou mèche de fil est passée autour d'un tenon de l'autre rangée. L'angle formé entre chaque con et a rangée de tenons est de 600. Chaque mèche est ensuite nouveau tendue o-.'-r le châssis dans l'autre sens et les fils tour- cm autour des tenons de la première rangée chaque fois en arrière des tenons auxquels les/mèches ont été initialement attachées de façon que l'angle interne forme par chaque mèche e fil soit de 600. Ce processus est répété à trois reprises sur le chassis en créant chaque fois, par changeffient de direction, un an lue interne de 60 . Au total, 7 câbles de Nylon sont ainsi disposés dans le sens de la chaîne sur le câble de Nylon croisé, c'est-à-dire disposés parallèlement aux rangées de tenons et entre celles-ci et régulèrement écartés l'un de l'autre sur la largeur de la matière croisée. Ces câbles disposés en chaîne ne seront guère retenus au cours du poinçonnage. Le poinçonnage est effectué en deux passas es avec des airuilles barbelées ordinaires de 15 x 18 x 32 de jaune x 89 mm de long avec une densité de 184 aiguilles per décimètre de largeur. La pénétration des pointes des aiguilles atteint 15,9 mm en dessous de la surface de la plaque de fond au pre-Ê-ior passage et 12,7 mm au cours du second passage et on effectue 114 pénétrations par cm dans chacun des deux passages, soit un total de 228 pénétrations par cm. Le métier à poinçonner avance de 1,6 mm par course à chaque passage à raison de 240 courses par minute. Le poinçonnage des deux passages s'effectue par la surface supérieure tandis que la matière se trouve sur le châssis. Finalement, après teinture à la pièce du produit en bleu foncé, on pulvérise un liant de latex acrylique sur l'envers du produit. Ie poids du produit atteint g/m2. de fibres plus 306 g/m2 de liant, soit un total de 1303 g/m. Le produit bleu lourd à dimensions stables a un aspect agréable. Le motif des fils croisés n'est pas apparent parce qu'il est entièrement recouvert par les câbles de chaîne. Les filaments sont maintenus relativement serrés et le produit n'est cue peu laineux ou duveteux. Une surface agréable est crée par l'effet de stries ou décorce d'arbre créé par lo poinçonnage qui subsiste après la teinture à la pièce. EXEMPLE 13. On forme une structure non tissée semblable à un tapis en utilisant un métier à poinçonner classique et en poinçonnant des câbles retenus. On construit un châssis de bois semblable à celui décrit dans l'exemple 7 mais l'écartement des tenons est de 51 ma au lieu de 39 mm. On forme un faisceau de câbles doublés en t@rdant deux câbles crêpés en Dynel de 180.000 deniers, l'un constitué de filaments de 3 deniers par filament (rouges) et l'autre, 40 deniers par filament (blancs). La fréquence de torsion est approximative- ment 10 tours par 30 cm et des brins de torsion S et de torsion Z sont disposés alternativement sur le châssis de la manière habituelle. Le poinçonnage est effectué avec des aiguilles de 15 x 18 x 32 de jauge x 89 mm de longueur, barbes normales, avec une denslt de 14 coups par décimètre de larreur. La pénétration de la pointe des aiguilles atteint 19 mm n dessous de la surface supé rieure de la plaque de fond lors des trois passages en altern Ceci assure ne résistance maximum à l'usage pour le tapi par oppo sition aux tapis non tissés connues qui exigent l'utilisation d'un canevas de renforcement non homogène entre les deux surfaces du tapis et limite ainsi l'usure à une face du tapis e ce point intermédiaire. Les longueurs relativement contiunes des fibres contenues dans les éléments de poil du tapis fabriqué par le procédé de l'invention, réduisent au minimum la formation du duvet et l'apparition de bouloches. Ces tapis peuvent être facilement teints à la pièce en toutes nuances par les procédés de teinture classiques pour matières textiles. Un essai d'usure sur sol a été effectué sur des échantillons de tapis fabriqués suivant l'invention, y compris ceux fabriqués suivant l'exemple 12. A titre de comparaison, un échantillon de tapis non tissé du commerce type "intérieur-extérieur" a été également soumis à l'essai. Les différents échantillons ont été disposés dans un couloir de bâtiment à circulation intense et un compteur à oe-l électrique a été utilisé pour enregistrer le nombre de cycles auxquels les échan- tillons ont été soumis, un cycle correspondant au passage d'une personne sur la surface garnie de tapis. L'essai est constitué par deux périodes de 20.000 cycles avec un nettoyage industriel classique de tapis après chaque période de 20.000 cycles. On ne constate aucun chann- gement sous l'effet de cette circulation intense sur les échantillons de tapis après les premiers 20.000 cycles. Bien qu'on constate un certain duvet à la surface et un tassement de l'ensemble de l'échantillon au cours de l'essai, les échantillons d'essai utilisant différentes fibres de poil (Nylon, polyester (Xodel), Dynel et polypropylène) ne pro sentent que peu ae différence et tous sont comparables au point de témoin vue résistance à l'usure à l'échantillon/ de tapis "intérieur-extérieur". En faisant appel à la technologie actuelle, des feuilles à dimensions stables de nappes ou matelas sont confectionnées en formant d'abord un canevas tissé par de procédés de tissage classiques, puis en poinçonnant un voile lâche sur le canevas pour former un matelas. L'invention procure un procédé à une seule opération pour la confection d'un matelas stable avec une résistance suffisante sans canevas de support séparé. L'emploi de longueurs continues de fil ou de câble donne également une variété particulière aux propriétés des matières non tissées qu'on peut obtenir. Le réglage de l'orientation structurelle des fibres permis par le procédé de l'invention est un avantage imporant dans la fabrication de matières non tissées pour certaines applications, par exemple pour filtres, ou pour des applications où la ténacité a une importance particulière. Pour des structures textiles convenant pour les vêtements et analogues, le procédé procure des tissus non tisses dont les propriétés sont égales ou supérieures aux matières textiles tissées dans certaines applications. Ainsi, les structures de l'invention présentent une excellente résistance au glissement des fils pour des densités relativement faibles qui ne peuvent normalement pas être obtenues dans une matière tissée de la même géométrie. In outre les produits présentent des caractéristiques d'extensibilité inhérentes aux structures tricotées mais absentes des matières tissées classiques. Des effets créés au cours du poinçonnage simulent ce qu'on peut obtenir par les opérations habituelles de lainaffie des matières textiles pour redresser le poil ou lainer la surface du tissu. Les matières de l'invention conviennent comme triplures de vêtements lorsque des apprêtages appropriés sont appliqués à chaud avec ou sans liant. Les matières de l'invention présentent une grande ténacité vu les longueurs continues des fibres utilises et, en outre, ne s'effilochent pas au cours de la coupe du vêtement, comme les structures tissées coeparables. REVENDICATIONS 1.- Procédé dc fabrication d'une matière textile non tis- sée à structure pratiquement uniforme, caractérisé en ce qu'on dispose des sèches ùe fil ou de câble en un motif étermine constitué d'au moins deux couches, les mèches d'une couche croisant les mèches de l'autre entre deux rangées de dispositifs de retenue, puis on enchevêtre mécaniquement au soins une partie des sèches d'une couche avec au ncins une partie des mèches de l'autre tandis que ces mèches sont retenues. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on dispose, en outre, en les retenant, en plus des couches croisées, au moins une couche de mèches de chaîne formées de fil ou de cible d'un côt au moins des couches croises, puis on enchevêtre mécaniquement au moins une partie des mèches des couches croisées adjacentes les unes avec les autres et au moins une partie des mèches de la channe avec au moins une partie des mèches des couches croisées tandis oue ces mèches sont retenues. 3.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on dispose en outre, en plus d'au moins deux couches initiales dans lesquelles les mèches se croisent sous un premier angle inclus, des mèches supplémentaires de fil suivant un motif déterminé en au moins deux couches supplémentaires, les mèches d'une de ces couches supplémentaires croisant les mèches de l'autre couche supplémentaire pour former un second angle inclus différent du premier angle inclus entre les ranées de dispositifs de retenue, puis on enchevêtre mécaniquement au moins une partie des mèches des premières couches entre elles et avec au moins une partie des mèches des couches supplémentaires, au moins deux des mèches des couches supplémentaires étant également mécaniquement enchevêtrzes l'une avec l'autre, le tout pendant que les àites mèches sont retenues. 4.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1, 2, ou 3, caractérisé en ce qu'on place en outre au moins une couche secondaire de fibres à proximité d'au moins un coté des couches croisées, pllis on enchevêtre mécaniquement au moins une partie des mèches d'une couche croisée avec au coins une partie des mèches de l'autre couche croisée tandis que ces mèches sont retenues, et on enchevetre mrcaniquement au moins une tartie des mèches des couches croisées avec au moins une partie des fibres de la couche secondaire. 5.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1, 2, 3 ct 4, caractérisé en ce cue l'enchevetrement mécanique est effectué par poinçonnage à l'aide d'aiguilles barbelées ou sans barbe s. 6.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendicatfons 1, 2, 3, 4 et 5, caractérisé en ce que des mèches multiples sont retenues par chaque moyen de retenue. 7.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1, 2, 3, 4, 5 et 6, caractérisé en ce que les mèches comprennent des fils filamentaires continus. 8.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1,2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8, caractérisé en ce que les mèches comprennent un câble de filaments continus d'un denier supérieur à 5000 environ. 10.- Matière textile cohérente non tissée dont la structure et l'épaisseur sont pratiquement uniformes formée en disposant des mèches de fil ou de câble suivant un motif déterminé ou au moin: deux couches, les mèches d'une couche croisant les mèches de l'autre entre deux rangées de dispositifs de retenue, puis en enchevetrar mécanlquement au moins une partie des mèches d'une couche avec au moins une partie des mèches de l'autre tandis que ces mèches sont retenues. 11.- Matière textile cohérente non tissée suivant la revendication 10, particulièrement caractérisée par la présence d'au moins trois couches de mèches de fil ou câble, les mèches dans une certaine couche étant parallèles entre elles, constituées en disposant au moins deux couches croisées, les mèches d'une couche croisant les mèches de l'autre entre deux rangées de dispositifs de retenue, en disposant sous retenue au moins une couche de mèches de chalne de fil ou cible sur au moins un coté des couches croisées, puis en enchevêtrant mécaniquement au moins une partie des mèches de la couche croisée adjacente les unes avec les autres et au moins une partie des mèches de la channe avec au moins une partie des sèches des couchés croisées tandis que ces moches sont retenues. 12.- Matière textile cohérente non tissée, caractérisée particulièrenent par la présence d'au moins quatre couches de mèches de fil ou câble, les mèches dans une certaine couche étant parallèles entre elles, obtenues en disposant des mèches de fil ou câble suivant un motif déterminé formé de deux couches initiales, les mèches d'une couche croisant les sèches de l'autre pour former un premier angle inclus, entre deux rangées de dispositifs de retenue, en disposant des mèches supplémentaires de fil ou câble suivant un motif déterminé formé d'au moins deux couches sunpl-mentaires, les mèches d'une de ces couches suppl-mentaires croisant les mèches de l'autre couche supplémentaire pour former un second angle inclus différant du premier entre les rsn.---es e dispositifs de retenue, puis en enchevetrs-rnt mécaniquement au moins une partie des mèches des couches initiales les une avec les autres et avec au moins une partie des mèches des couches supplé- mentaires, au moins deux de ces mèches des couches supplémentai res étant également enchevêtrées entre elles, le tout tandis que les mèches sont retenues. 13.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, 11 et 12, caractérisée en ce qu'au moins une des couches est constituée de fils et au moins une autre des couches est constituée de câbles. 14.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, 11 et 12, caractérisée en ce que les sèches de câble voisines dans chaque couche ont des couleurs contrastantes de façon à obtenir un effet de carreaux dans le produit. 15.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, 11 et 12, caractérisée en ce que des mèches individuelles dans une couche particulière présentent plusieurs couleurs disposées de façon à créer un effet de carreaux ou de chevron dans le produit. 16.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, 11, et 12, caractérisée en ce qu'au moins une partie des mèches comprend des fils bouclette. 17.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, 11 et 12, caractérisée en ce qu'au moins une partie des mèches comprend des fils de fibres coupées. 18. Matière textile cohérente non tissée suivant l'lune ou l'autre des revenuications 10, 11 et 12, caractérisée en ce qu'au moins une partie e-es rr.eches comprend des fils filés sur âme. 19.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, 11 et 12, caractérisée en ce qu'au moins une partie des mèches comprend des fils filamentaires continus. 20.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, 11 et 12, caractérisée en ce qu'au moins une partie des mèches comprend des câbles de filaments continus d'un denier supérieur à 5000. 21.- Matière textile pour tapis cohérente non tissée suivant l'une cu l'autre des revendications 10, 11 et 12, carac térisée en ce qu'au oins une partie des sèches de chacune des couches comprend des câbles de filaments continus d'un denier supérieur à 5000 et la matière textile est imprégnée d'une teinture. 22.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, ]1 et 12, caractérisée en ce que la matière textile est liée à un support en tissu tissé. 23.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, -11 et 12, caractérisée en ce que la matière textile est liée à un support en matière plastique mousse 24.- Matière textile cohérente non tissée suivant l'une ou l'autre des revendications 10, 11 et 12 > caractérisée en ce que les mèches sont poinçonnées sur un matelas non tissé.