La présente invention se rapporte à un élément de construction composite en forme de voilure, en matière synthétique renforcée de fibres, en particulier à une pale de rotor pour des aéronefs à voilure tournante, composé d'une coquille extérieure 5 formée de tissus imprégnés de résine (stratifié), qui entoure des éléments intérieurs renforcés de fibres, rigides à la torsion ainsi que d'autres éléments par exemple d'appui et qui comporte une bride de raccordement servant à la fixation de l'élément de construction composite à un support® L'invention a trait, en outre, à un 10 procédé ainsi qu'à des dispositifs de fabrication d'un tel élément de construction composite, avec utilisation d'un outil de moulage formé de plusieurs pièces, dans les creux du moule duquel les composants de l'élément de construction composite sont introduits et sont comprimés pendant le durcissement de la matière synthétiqueo 15 Pour la fabrication d'éléments de construction composites du type en question, on moule jusqu'ici les couches de revêtement manuellement suivant le procédé de moulage par contact dans les creux du moule, après quoi on produit et on moule des éléments de renforcement, par exemple un longeron qu un élément analogue, 20 par collage mouillé sur mouillé à partir de ^rovings" séparés dans le creux du moule, également manuellement suivant le procédé de moulage par contact, à l'aide d'une spatule suivant un gabarit» L'expérience a permis de constater que ces travaux ne peuvent être réalisés d'une manière satisfaisante que par des équipes composées 25 d'ouvriers spécialisés habitués à travailler ensemble et que l'absence imprévue d'un membre d'une telle équipe entraîne régulièrement des retards ou des perturbations analogues dans le déroulement correct du travail* Cependant, même dans le cas d'une excellente collaboration de tous les membres de l'équipe, des écarts défavo-30 rables quant au poids ou à d'autres caractéristiques des différents éléments de construction sont inévitables lors de la fabrication d'une série d'éléments de construction de mêmes dimensions du type décrit ci-dessus» La raison de ces écarts réside dans le fait que le travail humain est soumis à des variations permanentes pro-35 voquées par des influences extérieures ou par des effets incon-trôlableso Bn outre, le temps nécessaire pour la fabrication de tels éléments de construction en matière synthétique renforcée de fibres est généralement très long; en particulier le chargement du moule est très lent» Ainsi, par exemple, la fabrication des éléments 40 de renforcement ou du longeron à partir de "rovings" séparés de 69 27311 2 2030036 mande beaucoup de temps pendant lequel le moule de compression onéreux est occupé et ne peut pas être utilisé pour d'autres usages» Tout cela s'oppose à une production économique, surtout lors de la fabrication en série* 5 La présente invention vise à dégager la fabrication d'é léments de construction composites du type décrit de la sujétion du travail humain variable auquel elle est soumise jusqu'ici dans une large mesure et de réduire le temps nécessaire pour la production de la "peau" de revêtement et des autres parties an matières 10 synthétiques renforcées* En même temps, l'invention visa, tout an assurant une qualité constante, à permettre une bonne possibilité de maniement de stratifiés mouillés, fabriqués à l'extérieur du moule à partir de tissus imprégnés de résina et ayant an partie des surfaces étendues* 15 Selon l'invention, on obtient ce résultat par la fait que les couches de tissus servant à la formation de la coquille et des éléments intérieurs renforcés da fibres sont bobinées} suivant l'invention, on préfabrique les différants composants an matière synthétique renforcée da fibres da l'élément da eanstme-20 tion composite suivant un procédé de bobinage connu en soi (appelé "filament winding" dans la littérature anglo-saxonne) sur des mandrins da bobinage garnis d'une couche de séparation (feuille), les fils de renforcement étant conduits de manière que l'orientation des fibres ou des éléments de renforcement . soit le cas éché-25 ant différente, selon la direction des sollicitations principales apparaissant pendant le fonctionnement* Après leur enlèvement des mandrins de bobinage, on place les stratifiés, en utilisant la couche de séparation (feuille) comme support, dans les creux du moule de compression en ajoutant 30 une autre résine de remplissage durcissable à l'état mouillé ou prédurci, et on les comprime dans le moule de façon connue jusqu'au durcissement complet. Pour retirer la couche de séparation avec le stratifié adhérant à cette dernière, on peut subdiviser de façon connue le 35 cyclindre creux bobiné par une ou plusieurs coupes de séparation parallèles à l'axe en un ou plusieurs "mâts" de tissu et l'enlever ainsi du mandrino On utilise ensuite les parties ainsi enlevées, par exemple comme peau de revêtement pour l'élément de construction composite conforme à l'invention* Le rapport des grandeurs 40 entre ces parties de peau de revêtement et le mandrin de bobinage 69 27311 3 2030036 n'est que d'une importance secondaireo Suivant le procédé conforme à l'invention, on peut produire à l'aide d'un bobinage une ou plusieurs peaux de revêtement et les couper ensuite pour leur donner la configuration recherchéeo 5 On connaît déjà une voilure portante ou propulsive formée de coquilles de matièr^synthérique renforcée de fibre s^. dans laquelle une coquille portante se compose de faisceaux placés côte à côte en direction longitudinale de la voilure et réalisés à partir de fibres noyées dans une matière synthétique* Cet élément 10 de construction connu est produit de façon conventionnelle dans un moule de compression (brevet de la République Fédérale d'Allemagne n® 1.045.810). Les inconvénients de ce procédé ont déjà été décrits ci-dessus* Les avantages que procure le procédé conforme à l'in— 15 vention résident surtout dans le fait que les composants élémentaires bobinés sont les mêmes pour toute une série d'éléments de construction. La fabrication des stratifiés n'est plus influencée par des facteurs difficilement contrôlables et variables, tels que le travail humain, mais a lieu sur machine, c'est-à-dire que cette 20 fabrication peut être commandée et être réglée avec grande précision* Cela conduit à une diminution sensible des temps de fabrication et à line réduction de la main d'oeuvre spécialisée, dont le coût est élevéo II est également possible ainsi de préfabriquer 25 les composants indépendamment de l'instant de leur incorporation dans l'élément de construction et, dans la mesure où. il s'agit de stratifiés, ces derniers peuvent être stockés pendant une courte durée à l'état déjà partiellement duei ou également pendant des périodes prolongées sous la forme de tissus de fibres préimprégnés, 30 imbibés de matière synthétique appelés "prepegsuo L'utilisation conforme à l'invention de la couche de séparation (feuille) appliquée sur les mandrins de bobinage facilite non seulement l'enlèvement du stratifié du mandrin, mais permet également le transport des tissus bobinés mouillés, sensi-35 bles aux sollicitations mécaniques et elle sert finalement à l'application par le vide ou sous pression de ces tissus aussi bien contre les parois du creux du moule que contre d'autres parties de l'élément de construction, par exemple contre un noyau d'appui formé de matière synthétique expansée durcie » 40 Le procédé conforme à l'invention suivant lequel les 69 27311 4 2030036 fibres eu faisceaux sont bobinés dans des directions différentes, selon 1q3 sollicitations apparaissant en cours de fonctionnement» présente encore d'autres avantages essentiels* Ainsi, «ne pale de rotor est soumise non seulement aux forces centrifuges» mais 5 surtout à des efforts de torsion qui sont supportés essentiellement par la peau de la pale et à des effets de flexion qui sollicitent surtout la structure du longeron; ces différentes sollicitations ne sont pas égales dans tou3 les plans transversaux d'nne pale de rotor, mais varient, entre autres, avec leur distance de la 10 suspension de la pale eu avec la largeur ou l'épaisseur de la pale ou du longeron. Le mode de oonstruction conforme à l'invention suivant lequel les fibres ou faisceaux peuvent être bobinés suivant des directions différentes susceptibles d'être choisies permet de faire efficacement la part de ces sollicitations différentes 15 «t en particulier de tenir oempte suffisamment de la direction des sollicitations principales. Un autre avantage réside dans le fait que dans le cas où ils doivent ttre utilisés, par exemple9 pour la fabrication du longeron, des faisceaux de renforcement bobinés en matière synthétique renforcée de fibres sont sans soudurev ce 20 qui fait qu'une soudure à faible limite de rupture ne peut pas se présenter dans la direction des sollicitations principales qui agissent essentiellement dans le sens des faisceaux ou des fibres de renforcement. Suivant une autre caractéristique de lfinvention on 2-* applique la couche de séparation (feuille) après l'avoir enlevée du mandrin de bebinage et après l'avoir coupée à la configuration recherchée, lors de la fabrication de la peau de la pale par le vide contre la paroi du meule de compression, conjointement avec le stratifié qui y adhère et qui forme la peau de revêtement et cette couche de séparation se réunit de façon inamovible au stratifié pendant le durcissement de la pièce moulée* Cette couche de sgaration qui forme ainsi la couche de protection extérieure et qui remplace une couche de peinture subsiste sur la peau de revêtement* On peut cependant séparer également cette couche de ^ séparation (feuille) du stratifié formant la peau de revêtement dans le cas où l'on place^ensemble stratifié -feuille dans le creux du moule, la feuille étant tournée vers le plan de séparation du moule de compression, et où l'on procède ensœ&te à l'application sous pression ou par le vide du stratifié directement 40 contre la paroi du creux du moule. 69 27311 5 2030036 Suivant les deux variantes du procédé conforme à 1*invention, des inclusions d'air indésirables entre la paroi du creux du moule et le stratifié sont éliminées et on utilise avantageusement dans les deux £as la feuille servant de support au stratifié 5 en vue de 1*application uniforme du stratifié centre la paroi du creux du moule. Suivant l'invention, on opère le bobinage de la peau de revêtement et de l'élément de renforcement (longeron suivant un procédé connu de bebinage de fil (appelé "filament vinding" dans la iiO littérature angle-saxonne), à savoir avec des angles de bobinage égaux •« différents dans le sens de l*axe de bsbinage* Sans certains cas, il est avantageux de procéder au bobinage avec des fils ou fibres de renforcement de types différents, aussi bien aveo des fibres de verre de types différents qu'avec d'autres matières 15 de renforcement, par exemple de3 fils métalliques ou des éléments analogues» les angles de bebinage pouvant également être choisis différents» en fonction du type de fibre chaque fois utilisé* On peut également choisir différentes et faire varier le3 longueurs •coupées par les parties des bobinages ayant des pentes différentes 20 sur toute la longueur du corps de bebinage* ^ préférable de fabriquer tout d'abord les parties du csrps de bebinage, proches de l'axe de rotation de la pale de rotor* 11 est par exemple possible, en posant un point d'inversion provisoire sur le mandrin de bobinage, de produire le bobi-25 nag* d'abord sur une partie de la longueur de bobinage et de le séparer ensuite, par exemple au moyen d'une lame circulaire* En déplaçant ensuite le point d'inversion sur la longueur du mandrin» en peut agrandir une eu plusieurs fois cette partie de la longueur de bobinage, ce qui permet d'obtenir finalement un corps de bo-30 binage ayant une épaisseur de paroi diminuant graduellement, cette épaisseur de paroi étant variable en fonction des sollicitations maximales sur la longueur du bobinage* Le procédé conforme à l'invention se distingue également en particulier pour la fabrication du longeron» par le fait que 35 par introduction d'un fluide approprié» liquide ou gazeux, par exemple d'air comprimé, entre la surface du mandrin de bobinage et la couche de séparation (feuille), en dilate le stratifié, ce qui facilite l'enlèvement du corps de bobinage de son mandrin* Cela est particulièrement avantageux dans le cas de corps de bobi-40 nage de grande longueur et de diamètre relativement faible* Il 69 27311 6 2030036 est possible de tenir compte déjà 1ers du choix do l*angle do bobinage de la faible dilatation du stratifié* résultant du gonflement, c'est-à-dire que l'on doit choisir l*anglo de bobinage inférieur à la pente dans l'élément de construction entièrement durei. 5 Suivant une autre caractéristique de l*invention» en remplit ltensemble stratifié-couche de séparation en forme de cylindre creux des éléments de renforcement bobinés (longeron)» après introduction dans le moule de compression» par exemple à l'aide d'un fluide sous pression» le cas échéant chauffé» on 10 le dilate et on applique ainsi le stratifié obérant à son support centre le3 parties voisines• 1 cet effet» on utilise mm dispositif qui est caractérisé» selon l*invention» par un mandrin de bebinage creux comportant dans sa surface latérale des trous en forme de buse par lesquels on peut envoyer sous pression mm fluide liquide ou gazeux entre la surface du mandrin de bobinage et la oeuohe de séparation appliquée contre cette dernière. Cela permet de remédier à des difficultés considérables qui apparaissent jusqu'ici lorsqu'on veut appliquer sous pression les éléments de renforcement en matière synthétique renforcée de fibres» destinés à ttre 20 incorporés dans le corps de la coquille» contre les peaux de re« vttement et les autres parties voisines de manière qu'ils épousent la ferme de ces dernières. La pression de gonflement de la feuille tubulaire doit ttre accordée à la pression de fermeture dm meule de compression. 25 Une autre caractéristique de l'invention se rapporte à la réalisation de la zone de raccordement en vue de la fixation de l'élément de construction composite durci à un support. On bobine l'organe de raccordement essentiellement sous la forme d*mme hémisphère comportant à son sommet une ouverture entourée d'un 30 bord plus épais en forme de bourrelet on vue du passage» par exemple d'un organe d'ancrage métallique. Cet agencement supprime d'une manière avantageuse l'utilisation d'organes de fixation en forme de boucle, réalisé à partir de "rovings" et utilisés jusqu'ici dont la pose entraîne mne perte de temps sensible. 35 SaLvant une autre caractéristique de l*invention» on en toure le bourrelet bobiné de l'organe de raccordement en matière synthétique renforcée de fibres par un anneau d'appui appliqué contre la face extérieure de ce bourrelet et fixé à l'organe d'ancrage métallique. 40 Finalement» l'invention a trait également à une machine 69 27311 7 2030036 peur le bobinage de faisceaux de matière synthétique renforcée de fibres sur un mandrin tournant» une tête de bobinage étant déplacée en va-et-vient parallèlement à l'axe de rotation du mandrin. Cette machine est caractérisée par un dispositif permettant de 5 faire varier la vitesse du mouvement de va-efc-vient de la t%te de bobinage et/ou la vitesse de rotation du mandrin» ce qui permet de faire varier la pente des bobinages, de préférence entre des limites comprises entre 0 et 45°» L'utilisation d'un tel dispositif permet par exemple lors de la fabrication du longeron de pla-10 cer les faisceaux de renforcement sur toute leur longueur de pose avec des pentes différentes qui correspondent essentiellement aux sollicitations principales auxquelles l'élément de construction duroi est exposé pendant le fonctionnement. Le dessin annexé met en évidence, à titre d'exemples non 15 limitatifs, le procédé conforme à l'invention et le dispositif servant à sa mise en oeuvre, ainsi qu'une pale de rotor pour aéronefs à voilure tournante, fabriquée suivant ce procédé! sur ce dessin : la fig. 1 représente schématiquement le bobinage du 20 stratifié formant la couche de revêtement pour une pale de rotor; la figo 2 représente un creux de moule dans lequel est appliquée la peau de revêtement bobinée à lafuelle adhère la feuille; la fig« 3 représente un creux de moule dans lequel l*en-25 semble stratifié-feuille est placé en sens inverse comparativement à la fig. 2; la fig. 4 est une coupe schématique d'un noyau de bobinage pour la fabrication du longeron; la fig. 5 est une coupe du pied de la pale et du rac-30 cord de la pale; les figo 6 et 7 représentent des cou^pes transversales suivant VI-VI et TII-VII de la figo 5; la figo 8 est une ocnpe transversale de la pale de rotor terminée ; 35 la fig. 9 est une vue en plan, à plus petite échelle, de la pale de rotor terminée» Sur un mandrin de bobinage tournant 1» on applique une feuille 2. Sur cette dernière, on pose le faisceau de bobinage 3 qui est guide par une t$te de bobinage non représentée, par dé-^0 placement continu en va-et-vient de la tête de bobinage suivant 69 27311 8 2030036 le principe de bobinage "diamond*. On subdivise de façon, connue le stratifié 4 ainsi produit, avec la feuille qui adhère, à la fin de l'opération de bobinage par une ou plusieurs caupes de séparation en direction axiale a en un ou plusieurs "â&ts" formant 5 peau de revêtement, que l'on introduit dans les creux du moule 5* Les figures 2 et 3 représentent chacune une moitié de moule. Les autres moitiés symétriques à ces deraièrbs ne sont pas représentées. Le bord supérieur b, de la moitié de moule représentée constitue le plan de séparation de3 deux moitiés de moule» 10 La feuille 2 sert de support au stratifié 4 qui y adhère. Comme la figure 2, on peut placer cette feuille 2 dan3 le oreux du moule de manière que le stratifié 4 vienne s'appliquer contre la paroi du creux du moule 5« On applique le stratifié contre la paroi du creux du moule, soit par un dispositif de pression non représenté, 15 fonctionnant par exemple par voie hydraulique ou pneumatique, soit par le vide en créant une dépression, dans le sens des flèches ç, (fig* 2)» Dans ce dernier cas, la dépression traverse le stratifié 4 poreux, perméable au gaz et attire la feuille étroitement contre la paroi du creux du moule* De ce fait, des inclusions 20 d'air indésirables sont éliminées par aspiration. Gomme le montre la fig. 3» il est nécessaire, en cas d'utilisation du vide, de placer un joint 6 dans la zone du bord du creux du moule 5» joint qui assure l'étanchéité à l'air entre l'ensemble stratifié-feuille 2,4 placé dans le moule et la surface 25 du creux du moule 5* Dans cet exemple de réalisation, le vide agit directement sur la feuille 2 et applique cette dernière avec le stratifié 4 qui y adhère contre la paroi du creux du moule* Le mode d'introduction représenté sur cette figure, suivant lequel le stratifié est tourné vers le plan médian b du moule de compression 30 doit être choisi chaque fois que la feuille est destinée à servir de couche de protection extérieure et subsiste, après durcissement de la pale du rotor, sur la peau de revêtement de cette dernière » La figure 4 est une coupe du mandrin de bobinage pour le 35 longeron de la pale de rotor. Ce mandrin se compose d'un cylindre métallique creux 7, avec un raccord 8 permettant d'exercer la pression intérieure £<> Le mandrin de bobinage comporte dans sa surface latérale 9 des trous 10 par lesquels le fluide sous pression s'engage entre la feuille 2 appliquée sur le mandrin .et la surface latérale 9 de ce derniero Sur la feuille 2 appliquée sur 69 27311 9 2030036 la surface latérale du mandrin» on pose suivant un procétf de bû«» binage, après avoir monté» par exemple» des flasques d'inversion provisoires 11» 12 sur le mandrin de bobinage» un certain nombre de eouch.es de bobinage 13» 14» 15 étagées» et cela de telle ma-5 niire que les couches de l'étage 15» qui sont appliquées sur toute la longueur f du longeron» recouvrent les couches de bobinage 14 qui ne s'étendent que sur une partie je de la longueur du longeron* Les deux bobinages recouvrent les couches 13 qui ne s'éten» dent que sur le petit tronçon d de la longueur du mandrin de 10 bobinage* La succession des bobinages est indiquée par les lettres cl» e.» f de sorte que les gradins dus aux plus courtes longueurs de bobinage» soient arrondis par suite des couehes de bobinage qui les recouvrent et qui sont plus longues en direction axiale» Les différents tronçons de bobinage sont bobinés aveo des pentes 15 différentes» le tronçon çL ayant» par exemple urne pente de 45°« le tronçon e, une pente de 30e et le tronçon f qui s'étend sur toute la longueur du longeron une pente de 15°. Par des moyens simples» on peut donner au corps de bobinage une épaisseur de paroi adaptée aux sollicitations auxquelles 1* longeron est oxposé 20 pendant le fonctionnement» avec des fibres ayant une orientation optimale» Il peut ttre avantageux du point de vue de la qualité d*~ un oorps de bobinage» de choisir dos fibres de renforcement différentes, par exemple cbs fibres de verre de types différents o« des fibres ou fils métalliques différents pour l'un ou l'autre 25 des tronçons» par exemple pour le tronçon d, e, ou £ ou également pour les différentes couches de bobinage» par exemple pour la eouche inférieure* Le procédé de bebinage décrit ci-dessus offre ces possibilités de variations* La fig* 5 ost une coupe de l'organe de raccordement 16 30 de la pale du rotor» réalisée également sous la forme d'un corps de bobinage* Cet organe de raccordement est produit sur un mandrin non représenté» suivant un procédé de bobinage polaire connu en soi* Il e3t formé d'une pièce terminale essentiellement hémisphérique» faisant suite au longeron et présentant une section droite 35 qui va en augmentant à la manière d'une massue. Cette pièce ter» minale comporte une ouverture de passage 25 pour l'organe d'ancrage métallique 18f cette ouverture étant délimitée par un bord 17 on forme de bourrelet* L'organe d'ancrage 18 est raccordé à l'aide d'un support 19 à la ttte de rotor non représentée* Sur le bord 40 17 on forme de bourrelet de l'organe de raccordement 16 est engagé 69 27311 2030036 «a anneau de retenus 20 qui est, d'une pazt» fixé à l'organe d'an» erage 18 et qui passe, d'autre part, sur le renflement 17 en fermé de bourrelet de l'organe de raccordement 16. Les fig* 6 et 7 sent des coupes transversales suivant 5 VI-VI et VII—711 de la fig. 5 et représentent, entre autres, qm« la section droite circulaire selon la fig* 6 se transforme en «me section transversale ovale selon la fig». 7* La feuille 21 sur la fig* 7 est utilisés en tant que vessie peur appliquer le stratifié 13-15 avec une pression contre le stratifié formant la p«au de revttement* Cette feuille reste à l'intérieur de la pale après le duroissement des résines synthétiques* La fig* 8 est une coupe traarrersale de la pale de roter terminée. L'ensemble feuille-stratifié 2,4 forme, après durcissement , une coquille dure qui entoure le longeron réalisé sous la f*rae d'un oorps bobiné avec les bobinages 1? à 15 **r la feuille 21 et un corps d'appui 22 en matière synthétique expansée dure, ainsi que d'autres éléments nom représentés, par exemple des poids rectifiant la position de l'axe de gravité de la pale et des éléments analogues* Les bord3 23 de l'ensemble feuille-stratifié 2,4 20 dépassant le bord du moule, sont sectionnés après le durcissement de la pale* La fig# 9 représente une pale de roter 24 ten&née, aveo les organes de raccordement de la pale, décrits en détafi. on rapport avec la fig* 5* Comme le montre cette figure ••kimàtiqme, la 25 peau de la pale avec la feuille extérieure 2 est formée de couches de bobinage ayant des pentes différentes. 69 27311 ii 2030036 REVENDICATIONS 1°) Elément de construction composite en forms de voilure, en matière synthétique renforcée de fibres, en particulier pale de rotor pour aéronefs à voilure tournante, composé d'une 5 coquille extérieure formée de tissus imprégnés de résine (stratifié) qui entoure des éléments intérieurs renforcés de fibres» rigides à la torsion ainsi que d'autres éléments, par exemple d'appui et qui comporte une bride de raccordement en vue de la fixation de l'élément de construction composite à un support, caractérisé 10 par le fait que le3 couches de tissus servant à la formation de la coquille et d'éléments intérieurs renforcés de fibres sont réalisées par bobinage» 2°) Procédé de fabrication d'un élément de construction composite suivant la revendication 1, avec utilisation d'un ou— 15 til de moulage en plusieurs pièces dans l«s creux duquel on introduit les peaux de revêtement extérieur, les éléments de renforcement (longeron), des éléments.intérieurs d'appui» des brides de raccordement en vue de la fixation de l'élément de constnction 20 à un support et d'autres éléments analogues» caractérisé par le fait que l'on préfabriqué les différents composants de l'élément de construction composite, à partir de matière synthétique renforcée de fibres, suivant un procédé de bobinage connu en soi sur des mandrins de bobinage garnis d'une couche de séparation, par exemple d'une feuille, en conduisant le fil de renforcement de manière que l'orientation des fibres ou faisceaux soit différente selon la direction des sollicitations apparaissant en cours de fonctionnement et par le fait qu'après enlèvement des composants de leurs mandrins de bobinage, avec utilisation de la couche de 50 séparation (feuille) comme support, en les introduit dans les CBax du moule en ajoutant d'autres résines durcissables de remplissage» à l'état mouillé ou prédurci» 3°) Procédé suivant la revendication 2, caractétisé par le fait que l'on applique la peau de revêtement (stratifié) bobinée, 55 retirée du noyau de bobinage et coupée à la configuration recherchée, avec la couche de séparation qui y adhère » par le vide contre la paroi du moulejet qu'après durcissement, on laisse cette couche de séparation subsister comme couche extérieure de protection sur la peau de revêtement (fig» 2)o 40 4°) Procé dé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on place le stratifié bobiné formant la peau de 69 27311 12 2030036 revêtement, retiré du noyau de bobinage et coupé à la configuration recherchée,dans le creux du moule de manière que la couche de séparation qui y adhère soit tournée vers le plan de séparation du moule et qu'après application contre la paroi du moule, par 5 compression ou par le vide, on retire cette couche de séparation du stratifié (fig. 3)• 5*) Procédé suivant les revendications 2, 3» ^ prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait que l'on procède au bobinage sur des mandrins de bobinage ou des noyaux de révolution, 10 plusieurs couches et avec des angles de bobinage différents, et que l'on donne au corps à bobines des épaisseurs de paroi différentes sur la longueur de l'axe de bobinage. 6#) Procédé suivant les revendications 2, 3, 5 prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait que l'on procède au 15 bobinage avec des fils ou fibres de renforcement de types différents aussi bien avec des fibres de verre de types différents qu'avec, par exemple, des fils métalliques ou analogues, les aigles de bobinage pouvant être choisis différents en fonction du type de fibres utilisé. 20 7°) Procédé suivant les revendications 2,3, ^,5, 6 prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait que l'on dilate le strar-tifié en introduisant un fluide liquide ou gazeux, par exemple de l'air comprimé, entre la surface de mandrin de bobinage et la couche de séparation, ce qui facilite l'enlèvement du corps bobiné 25 de son mandrin de bobinage. 8") Procédé suivant les revendications 2, 3» 5, 6, 7 prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait que l'on dilate l'ensemble stratifié-couche de séparation en forme de cylindre creux, après l'introduction dans le moule, par exemple au moyen 30 d'un fluide sous pression , le cas échéant chauffé, et que l'on applique le stratifié contre les parties voisines. 9*) Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant les revendications 2,4, 5, 6, 7, 8 prises dans leur ensemble, caractérisé par ùn mandrin de bobinage creux comportant dans sa surface 35 latérale des trous en forme de buse par lesquels un fluide liquide ou gazeux peut être envoyé sous pression entre la surface du mandrin de bobinage et la couche de séparation appliquée sur cette dernière. 10®) Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant 40 les revendications 2,3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 prises dans leur ensemble, 69 27311 13 2030036 caractérisé par le fait que la zone de raccordement pour la fixation de l'élément de construction composite durci à un support est bobiné essentiellement sous la forme d'une hémisphère comportant à son sommet pour le passage de l'organe d'ancrage, une ou-5 verture entourée par un bord en forme de bourrelet. 11*) Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 10, caractérisé par le fait que le bourrelet bobiné en matière synthétique renforcée de fibres et s'étendant autour de l'organe d'ancrage est entouré d'un anneau d'appui appliqué 10 contre la face extérieure de ce bourrelet et fixé à l'organe d'ancrage . 12*) Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant les revendications 2, 3» 4,5, 6, 7» 8, 9 prises dans leur ensemble, avec une machine pour le bobinage de faisceaux de matière 15 synthétique renforcée de fibres sur un mandrin tournant, une tête de bobinage étant déplacée en va-et-vient parallèlement à l'axe de rotation du mandrin, caractérisé par un dispositif servant à faire varier la vitesse du mouvement de va-et-vient de la tête de bobinage et/ou de la vitesse de rotation du mandrin, de telle maniè-20 re que la pente des bobinages puisse varier notamment entre des limites comprises entre 0 et 45*.