La présente invention est relative à la production de lingots ou de pièces de fonderie métalliques ; et elle concerne, plus particulièrement, l'utilisation de matériaux à proximité de la masselotte ou dans la masselotte afin d'établir un plus haut degré d'isolement thermique dans la région où du métal est en fusion dans la masselotte, de sorte que l'allure de refroidissement du métal en fusion dans la masselotte soit plus lente que l'allure de refroidissement de la masse principalede métal en fusion dans le moule de coulée servant à produire des pièces de fonderie ou des lingots ; la portée de l'invention s'étend bien éntendu aux matériaux isolants perfectionnés en question. Il est bien connu, dans la technique de production des lingots et des pièces de fonderie métalliques, que, si on laisse le métal coulé se refroidir librement, le métal de la surface se solidifie le premier ; il en résulte donc qu'un libre écoulement de métal en fusion tendant à compenser le retrait du métal par refroidissement dans la portion inférieure du moule se trouve gêné ou empêché. I1 en résulte que le lingot ou la pièce de fonderie résultante contient des cavités ou fissures : c'est le phénomène connu sous la dénomination de retassure. On sait que ce phénomène peut être combattu en incorporant, aux parois du moule au niveau de la masselotte, un revêtement d'une composition dont la combustion exothermique puisse être provoquée par le métal en fusion ou bien, à titre de variante, que ce phénomène peut être minimisé ou éliminé en utilisant, au niveau de la masselotte, un revêtement de matériau dit matériau isolant ou calorifuge parce qu'il a une conductibilité spécifique de la chaleur inférieure à celle du moule lui-même. Dans les deux cas, la solidification du métal en fusion dans la masselotte s'en trouve retardée. Des compositions exothermiques sont habituellement coû- teuses car, pour leur action, elles dépendent de combustibles qui sont relativement chers, et d'autre part, un grand nombre de matériaux isolants sont déficients du point de vue de leurs possibilités de manipulation et manutention, et cela en raison du fait que l'effet de la plupart des isolants dépend de la présence, au sein de leur masse, de très nombreux trous ou pores. Un but essentiel de la présente invention est de réaliser un procédé, pour la production de lingots ou de pièces de fonderie métalliques, qui ne présente aucun des deux principaux inconvénients sus-mentionnés jusqu'au degré où les deux solutions connues sont sujettes à présenter individuellement de tels inconvénients. La présente invention a pour objet un procédé, pour la production de lingots et de pièces de fonderie métalliques, ca ractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à refroidir le métal en fusion et à agencer, au-dessus de. la surface supérieure du métal en fusion au cours du refroidissement de ce métal en fusion, un matériau isolant comprenant une laine organique ou minérale et un agent liant minéral qui soit capable de supporter la température du métal en fusion. Bien que le matériau isolant puisse être constitué par d'assez nombreux granules placés sur le dessus du métal en fusion ou supportés de toute autre manière immédiatement au-dessus de la surface du métal en fusion, par exemple placés au-dessus d'autres matériaux présents sur le dessus de la surface du métal en fusion, on considère comme préférable de prévoir le matériau isolant sous la forme d'au moins un tampon, de préférence à base de laine de bois. Par ailleurs, les agents liants minéraux préférés sont des matériaux pouvant généralement se classer parmi les ciments ou des agents adhésifs minéraux. Selon un de ses modes de réalisation plus particulièrement préféré, la présente invention a donc pour objet un procédé, pour la production de lingots ou de pièces de fonderie métalliques, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à verser du métal en fusion dans une lingotière ou un moule et à permettre le refroidissement du métal en fusion dans le moule pendant que l'on maintient, au-dessus de la surface horizontale supérieure du métal en fusion dans le moule, au moins un tampon de matériau isolant comprenant de la laine de bois et un agent adhésif minéral. Il convient que le matériau isolant présent au-dessus de la surface horizontale supérieure du métal en fusion pendant le refroidissement conformément à la présente invention soit essentiellement constitué par une laine, de préférence une laine de bois, et l'agent liant ou adhésif minéral. Toutefois, de petites quantités (jusqu'à 3% en poids) d'une résine naturelle ou synthétique peuvent aussi être présentes afin de conférer au matériau isolant ce que l'on appelle couramment de la "résistance mécanique à vert". Une telle résistance mécanique à vert peut être convenablement conférée en utilisant une gomme, par exemple une les sive sulfitique ou de la gomme arabique, ou en utilisant un produit de condensation organique tel qu'une résine phénolformaldéhyde. En outre, le matériau isolant peut comporter une charge réfractaire inerte ; par exemple, jusqu'à 20%, ou même 30%, en poids du matériau isolant peuvent être constitués par une charge réfractaire inerte, et si l'on utilise un accélérateur (tel par exemple que du chlorure de calcium) pour améliorer le temps de prise du ciment, cet accélérateur peut aussi être présent dans le matériau isolant. L'agent liant minéral peut être du ciment Portland, qui est un excellent liant hydraulique et qui confère à la laine de bois un faible degré d'ignifugation, ou bien ce peut être un ciment à prise rapide tel que le produit couramment dénommé "ciment fondu" ; une association des deux susdits types de ciments donne aussi de bons résultats. A titre de variante, l'agent liant minéral peut être un ciment magnésien. On peut aussi utiliser, comme agent liant minéral, un ciment hautement réfractaire, par exemple le produit vendu dans le commerce sous la marque "Secar 250". Il est avantageux qu'il se trouve, dans le matériau isolant, de 40 à 75 X en poids de l'agent liant minéral, la proportion dudit agent liant minéral étant de préférence de l'ordre de 65% en poids quand on l'utilise conjointement avec de la laine de bois. Des matériaux isolants essentiellement constitués par de la laine de bois et un agent liant minéral se trouvent dans le commerce où on les dénomme couramment plaques ou panneaux de laine de bois. Il n'a toutefois jamais été envisagé jusqu'à présent d'utiliser des plaques de laine de bois comme matériau isolant pour la masselotte d'une lingotière, ni pour influencer de toute autre manière le refroidissement d'une surface de métal en fusion. La raison de ce fait est probablement parce que l'on s' attendait à ce que les plaques de laine de bois se trouvent en grande partie détruites par la chaleur émise par le métal en fusion. Avec surprise, on a toutefois constaté que des plaques de laine de bois conservent leur forme et leurs propriétés isolantes même quand une partie des fibres de la laine de bois a été détruite, et des expériences ont prouvé que le procédé faisant l'oh- jet de la présente invention met à la disposition de la technique un mode opératoire commode et économique pour la production de lingots et de pièces de fonderie métalliques pratiquement exempts de retassure. Les plaques classiques de laine de bois peuvent, si cela apparaît nécessaire, être mieux ignifugées en y appliquant, par pulvérisation ou par immersion, une solution de "verre soluble" (silicate de potasse ou de soude) ou d'un agent liant minéral similaire. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, il est possible aussi que des substances réfractaires ou d'autres agrégats soient avantageusement présents dans des plaques de laine de bois servant de matériaux isolants conformément à la présente invention. Des formes particulières de plaque de laine de bois qui se sont révélées capables de donner de très bons résultats quand on les utilise conformément à la présente invention sont les matériaux disponibles dans l'industrie du bâtiment sous forme de panneaux pour la constitution de plafonds ou de revêtements sous toits. De tels matériaux sont généralement dénommés panneaux pour plafonds". Le matériau isolant, tel que du panneau pour plafonds, peut être placé directement en contact avec la surface supérieure du métal en fusion dans la lingotière ou dans le moule pour pièce de fonderie après que l'on y a versé le métal en fusion ou bien, à titre de variante, on peut projeter ou placer un flux ou fondant sur la surface supérieure du métal en fusion, puis placer directement le matériau isolant (tel que du panneau pour plafonds) sur le flux ou fondant. Selon encore une autre variante, quand le moule (ou la lingotière) est rempli à peu près jusqu'à la bouche de la masselotte avec du métal en fusion, on peut placer1 sur la bouche de la masselotte du moule, un tampon de matériau isolant. Un autre agencement consiste à suspendre un tampon de matériau isolant dans le moule ou dans le logement de la masselotte avant de commencer la coulée, de sorte que, lorsque le métal en fusion coulant dans le moule s'élève jusqu'au tampon, il le fait monter avec lui jusqu'en une position finale désirée. Il ne faut pas perdre de vue que, lorsqu'on spécifie la mise en place d'un tampon dans tous ces agencements, le matériau isolant peut en fait comporter au moins deux tampons placés côte à côte. A titre de variante, ou additionnellement, on peut prévoir des tampons superposés les uns sur les autres pour aboutir à des epaisseurs supplémentaires de matériau isolant.Dans les diverses variantes d'agencement le(s) tampons de matériau isolant et Qou peuvent) etre mis en place à laide dCun disposi tif applicateur adéquate Selon le mode de mise an oeuvre préféré du procédé faisant l'objet de la présente invention, le matériau isolant est supporté directement sur la surface du métal en fusion ou sur une couche flottante de flux ou de fondant recouvrant elle-même la susdite surface.L'émission de gaz à partir de la surface supérieure du matériau isolant utilisé de cette manière conformément à la présente invention peut etre entièrement ou partiellement supprimée en appliquant, à la surface supérieure du matériau isolant avant de l'utiliser, une écume (généralement légère, mais il n'est pas nécessaire qu'il en soit ainsi) d'un matériau moins perméable, par exemple à base de ciment Portland et de sable. L'émission de gaz et la rentrée d'air par les bords du tampon peuvent être similairement supprimées. En plus de l'agencement d'au moins un tampon de matériau isolant au-dessus de la surface supérieure du métal en fusion pendant le refroidissement de ce métal, du matériau isolant peut aussi se trouver placé sous forme d'un revêtement à l'intérieur du logement de la masselotte du moule ou de la lingotière. L'utilisation du matériau isolant comprenant une laine organique ou minérale et un agent liant minéral, et plus particulièrement l'utilisation d'un matériau isolant comprenant de la laine de bois et un agent liant minéral, ayant des dimensions co; rectes pour constituer un tampon isolant pour la surface supérieure (horizontale) du métal en fusion (aussi bien que pour les autres surfaces de la masselotte) est entièrement nouvelle. Si des feuilles normales de panneaux pour plafonds ne sont pas disponibles exactement à la dimension correcte, il est facile de découper ces feuilles aux dimensions voulues. La forme générale des faces latérales du tampon doit être telle que le tampon s'adapte dans le logement de la masselotte avec des jeux raisonnables lorsque cela apparaît nécessaire.Fréquemment, la forme générale du tampon nécessaire pour qu'il puisse ainsi s'adapter convenablement au logement de la masselotte implique la suppression de tous coins à angles vifs. La portée de la présente invention s'étend aussi, bien entendu, à un tampon de matériau isolant utilisable en vue de la mise en oeuvre d'un procédé, tel que spécifié ci-dessus, pour la production de lingots et pièces de fonderie métalliques, ledit tampon comprenant une laine organique ou minérale et un agent liant minéral capable de supporter la température du métal en fusion, et le tampon ayant quatre faces latérales principales sensiblement perpendiculaires mutuellement, mais les arêtes entre deux faces adjacentes perpendiculaires étant émoussées plutôt qu'à angle vif. Un tel tampon peut lui-même former un couvercle en matériau isolant obturant l'embouchure supérieure d'une lingotière ou d'un moule pour pièces de fonderie métalliques. Bien que la laine de bois soit la laine préférée pour constituer le matériau isolant, on peut aussi utiliser de la laine de paille ou de la laine de foin à la place de la laine de bois, tout en conservant les avantages du faible prix de revient. D'autres laines utilisables, mais qui sont plus coûteuses et par conséquent ne permettent pas de tirer le plein avantage de léco- nomie réalisable grâce à la mise en oeuvre du procédé préféré conformément à la présente invention, sont les laines d'amiante et de verre. Parmi les laines de bois, on considère comme préférable la laine de bois de pin. Un tampon de matériau isolant établi conformément à la présente invention a une forme distinctive comme on l'a déjà indiqué ci-dessus et, dans deux cas particuliers, le tampon est d' une dimension telle que les prolongements des quatre faces latérales principales jusqu intersection formerait soit un carré ayant des côtés de 584 millimètres de longueur, soit un rectangle ayant des côtés adjacents mesurant respectivement environ 520 et 508 mm de longueur. Le matériau isolant faisant l'objet de la présente invention a généralement une densité apparente comprise entre environ 160 et 640 kilogrammes par mètre cube quand la laine utilisée est de la laine de bois. Les deux limites de l'intervalle sus-spécifié de densité apparente sont toutes les deux moindres quand on se sert de laine de paille ou de foin. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs, de mise en oeuvre de l'invention. Exemple 1,- On utilise des panneaux pour plafonds, tels qu'ils sont obtenus directement des fabricants, au cours d'opérations d'élaboration de lingots d'acier pesant environ 3,5 tonnes et ayant une haute teneur en carbone. Selon le procédé en question, on coule l'acier dans un moule à 1525"C et on découpe un panneau pour plafonds de 50,8 mm d'épaisseur à une forme telle qu'il soit ainsi formé un tampon s'adaptant dans le logement de la masselotte du moule et reposant sur le dessus de la surface supérieure de l'acier en fusion et au-dessus de la composition protectrice chaude que l'on projette normalement sur la surface supérieure du métal en fusion. On n'observe la formation d'aucune fumée déplaisante.En outre, effet isolant de la mise en place d'un tel tampon de panneau pour plafonds est tel qu'une heure après la mise en place de ce tampon sur la surface de l'acier en fusion, un homme peut placer sa main et la maintenir sur la surface supérieure du tampon. Quand on enlève le tampon à la fin de l'opération de coulée, on constate que, bien que celles des fibres de laine de bois contenues dans le panneau pour plafonds, qui ont été placées dans la plus étroite proximité du métal en fusion, se soient décomposées, les cendres et le ciment restant dans cette portion du tampon n'ont pas fait perdre à ce tampon sa forme ni sa structure cellulaire, de sorte que l'épaisseur initiale du tampon stest conservée en permettant ainsi au tampon de continuer à réaliser un bon isolement thermique. Quand on conduit l'opération expérimentale décrite cidessus en même temps qu'une opération similaire de coulée d'un lingot-témoin, cette dernière opération s'effectuant sans utiliser un matériau isolant sur la surface du métal en fusion conformément à la présente invention, on constante, en enlevant le tampon à partir de la lingotière où l'on a coulé le lingot conformément à l'invention, que le métal situé immédiatement sous le tampon et le sommet du lingot sont visiblement considérablement plus chauds que le métal correspondant du lingot-témoin. On obtient des résultats similaires en utilisant des tampons de panneau pour plafonds ayant des surfaces sur lesquelles on a constitué un revêtement protecteur en y appliquant un coulis de ciment réfractaire. On constate que l'utilisation d'au moins un tampon de matériau isolant conformément à la présente invention permet de diminuer considérablement la quantité de composition protectrice à projeter sur la surface supérieure du métal en fusion dans le moule. Exemple 2.- La première partie de la description du pré sent exemple concerne la fabrication du matériau isolant lui-même. On mouille complètement des fibres de laine de bois de pin en les plongeant dans de l'eau, à laquelle on a ajouté du chlorure de calcium jusqu'à ce que la solution aqueuse ait une densité de 1,021. Après leur sortie de l'eau, on presse légèrement les fibres pour en enlever le surplus de l'eau et on les saupoudre avec suffisamment de poudre de ciment Portland sec pour que ce ciment forme un revêtement uniforme sur la totalité de la surface des fibres malaxées dans un "moulin à doigts" spécial. On presse ensuite légèrement la masse de fibres dans un moule plat de 38 mm de profondeur, et on place sur le dessus du moule une plaque plane. Après la prise du ciment, on obtient par démoulage une plaque rigide de matériau isolant à base de laine de bois et dont les surfaces principales sont planes ; on laisse cette plaque au repos pendant un laps de temps d'une durée suffisante pour que le ciment durcisse complètement. Etant donné que la plaque résultante est passablement poreuse, on en enduit une des surfaces principales avec un coulis de ciment réfractaire ; ultérieurement, quand on place le tampon isolant sur la surface horizontale supérieure de métal en fusion, on place la surface ainsi enduite de ciment réfractaire face en haut, afin de supprimer pratiquement tout accès à l'air et toute possibilité d'échappement aux produits de combustion de la laine de bois. La durée de service utile du tampon se trouve ainsi prolongée. Des expériences conduites de cette manière produisent des résultats analogues à ceux obtenus et décrits dans l'exemple 1. Exemple 3.- On utilise la plaque de l'exemple 2, ayant une surface revêtue de ciment réfractaire, pour former les parois latérales du logement de masselotte d'une lingotière, la surface enduite de ciment réfractaire étant présentée au métal en fusion afin de limiter la pénétration de métal en fusion dans le tampon. On utilise une autre portion de plaque pour constituer un tampon isolant recouvrant la surface supérieure du métal en fusion, en opérant de la manière décrite dans l'exemple 2. Bien que, lors de la formation du lingot métallique produit par mise en oeuvre de ce mode opératoire, le métal en fusion de la masselotte se soit refroidi comparativement lentement, la partie résiduelle du lingot constituant la masselotte a une surface médiocre en raison de la pénétration du métal en fusion au travers du revêtement réfractaire et jusque dans la masse poreuse du tampon de matériau isolant. Il est donc clair qu'il convient de prendre des précautions pour empêcher pratiquement toute pénétration indésirable de métal en fusion jusque dans le matériau isolant quand on utilise un tel matériau isolant pour constituer les parois latérales du logement de la masselotte. Exemple 4.- On prépare une plaque à base de fibres de laine de bois de pin par mise en oeuvre d'un mode opératoire essentiellement analogue à celui décrit dans l'exemple 2, à ltex- ception du fait que les fibres et le ciment contenus dans le moule plat sont soumis à une pression supplémentaire. On obtient ainsi une plaque moins poreuse et qui n'a pas besoin de recevoir sur sa surface un revêtement réfractaire obturant en vue de son utilisation comme couvercle supérieur servant à diminuer la perte de chaleur à partir de la surface supérieure du métal en fusion.Le tampon isolant obtenu à partir d'une plaque obtenue de la manière décrite dans le présent exemple donne une meilleure surface a la masselotte résiduelle du lingot métallique quand on utilise un tel tampon pour revêtir l'intérieur du logement de masselotte de la lingotière ; il convient toutefois de souligner que ltétat de surface de la masselotte n'est pas aussi ion/lors- qu'on utilise d'autres matériaux de revêtement des parois du logement de masselotte. exemple 5.- On prépare encore une autre plaque analogue à celle décrite dans l'exemple 2, mais en augmentant la proportion de ciment. On constate aussi que la porosité du tampon final s'en trouve diminuée ; on obtient des résultats analogues à ceux décrits dans l'exemple 4, mais sans application d'un revêtement à partir d'un coulis de ciment réfractaire. Exemple 6.- Quand on désire utiliser un revêtement intérieur de logement de masselotte, ce revêtement étant constitué à l'aide du matériau isolant comprenant de la laine de bois et un agent liant minéral, tout en utilisant aussi ce matériau isolant comme tampon au-dessus de la surface supérieure du métal en fusion, il est convenable de réaliser ledit revêtement intérieur de logement de masselotte en une seule pièce produite dans un moule ayant les dimensions et la forme voulues. Pour fabriquer ce revêtement intérieur de logement de masselotte, on prépare un coulis thixotrope de ciment Portland en ajoutant du ciment sec à de l'eau et en tamisant le coulis résultant au travers d'un tamis à ouvertures carrées mesurant 0,59 mm de côté. On établit un moule permettant d'élaborer une forme yant intérieurement environ 152 mm au carré, environ 25 mm de @@ roi et 152 mm de hauteur. On earde de la laine de bois de pin pour en faire v sorte de câble grossier d'environ 38 mm de diamètre que l'on plonge dans le susdit coulis de ciment Portland. En le retirant c bain de coulis, on tord modérément le câble pour en expulser le surplus de coulis et on le tasse dans la cavité du moule où on le laisse jusqu'à prise et durcissement. Quand le ciment a suffisamment bien durci, on démoule, et on abandonne la pièce cII ..e- pos pour permettre au ciment de durcir complètement. On sèche en suite la pièce dans un four afin d'en éliminer toute l'eau en surplus. Du point de vue isolement, la pièce élaborée de la manière décrite ci-dessus constitue un excellent revêtement f+a, rieur de logement de masselotte, et on constate qu'en faisant varier le degré d'expression par torsion du câble avant de le tPsv ser dans le moule, il est possible de réaliser à volonté un revêtement de logements de masselotte plus ou moins dense. On cons- tate aussi que la pression appliquée, quand on presse le câble dans le moule, affecte matériellement la densité et la résistal-lce à la pénétration du métal à partir de la masselotte lors de @@@ pération ultérieure de coulée. On a découvert que les tampons de matériau isolant dé crits dans les exemples précédents sont constitués par un riau léger qui est suffisamment poreux pour être relativement hautement isolant quand on le compare aux matériaux isolants connus et couramment utilisés pour constituer des logements de Wti selotte dans des moules de coulée ou dans des lingotières. Le matériau isolant faisant l'objet de la présente invention est cependant mécaniquement assez résistant pour pouvoir être manipulé facilement, notamment en vue de sa mise en pîacc sur le dessus de la masse de métal en fusion dans le logement de masselotte. On a constaté que l'utilisation du matériau isolant selon la présente invention de la manière décrite ci-dessus est remarquablement avantageuse : en effet, elle permet d'augmenter le rendement en métal sain et, à moindres frais, permet d'éviter la formation de retassures. Une telle économie résulte d'abord sim plement du fait que le matériau faisant l'objet de l'invention est lui-même considérablement meilleur marché que les matériaux isolants antérieurement utilisés,et, dans d'autres cas, du fait que l'utilisation du matériau isolant en question conjointement avec une composition exothermique permet de diminuer considérablement la quantité d'une telle composition à mettre en oeuvre. Les agents liants minéraux préférés ou ciments sont ceux à base de calcium, magnésium et aluminium. L'utilisation d'un panneau destiné au bâtiment, panneau de faible densité à base de laine de bois liée avec un ciment à base de magnésie, tel que disponible dans le commerce sous la marque déposée "Heraklith", est aussi très adéquate. Le ciment à base de magnésie est un agent liant minéral comprenant essentiellement de la magnésie caustique calcinée et une solution d'un sel de magnésium, par exemple une solution de sulfate de magnésium. Dans la coulée d'acier, ce matériau n'exerce pas d'effet défavorable parce que le soufre contenu dans le sulfate de magnésium ne se trouve pas libéré dans les conditions opératoires mises en oeuvre. En outre, la teneur en soufre est si basse que la proportion susceptible d'être captée par la pièce coulée en acier est inférieure à 0,001% du poids d'un lingot de dix tonnes quand on utilise par exemple une plaque de 50 x 50 cm, épaisse de 5 cm. Enfin, il convient à nouveau d'insister sur le fait que le spécialiste peut facilement imaginer et utiliser encore bien d'autres variantes et modifications, tant des compositions que des modes opératoires sus-spécifiés, et ce sans s'écarteur pour autant de l'esprit ni de la portée de la présente invention. R E V E N D I- C A T I O N S 1. Procédé, pour la production de lingots et de pièces de fonderie métalliques, caractérisé en ce qu'il consiste essentiel > - lement à refroidir le métal en fusion et à agencer, au-dessus d6 la surface supérieure du métal en fusion au cours du refroidissec ment de ce métal en fusion, un matériau isolant comprenant une laine organique ou minérale et un agent liant minéral qui soit capable de supporter la température du métal en fusion. 2. Procédé, pour la production de lingots et de pièces d fonderie métalliques, caractérisé en ce qu'il consiste essentiolc lement à verser le métal en fusion dans une lingotière ou dans un moule pour pièces de fonderie et à permettre le refroidissement du métal en fusion dans la lingotière ou dans le moule pendant que l'on maintient, au-dessus de la surface horizontale supérieure du métal en fusion dans la lingotière ou le moule, au moins t tampon de matériau isolant comprenant de la laine de bois et r agent liant minéral. 3. Procédé selon la revendication i ou 2, caractérisé en ce que l'on incorpore en outre, au matériau isolant, une résine naturelle ou synthétique. 4. Procédé selon lune quelconque des revendications prece- dentes, caractérisé en ce que l'on incorpore en outre, au mater riau isolant, une charge réfractaire inerte. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on utilise du ciment Portland comme agent liant minéral. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que l'on utilise du ciment fondu comme agent liant minéral. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4p caractérisé en ce que l'on utilise un ciment hautement réfractaire comme agent liant minéral. 8. Procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on utilise un ciment à la magnésie comme agent liant minéral. 9. Procédé selon la revendication 2 ou selon l'une quelconD que des revendications qui en dépendent, caractérisé en ce que l'on utilise comme laine de bois des fibres de bois de pin. 10. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l1on utilise du panneau pour plafonds pour constituer un tampon de matériau isolant. 11. Procédé selon 1une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on place le matériau isolant directement en contact avec la surface supérieure du métal en fusion dans le moule après avoir versé ce métal en fusion dans ce moule. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'on place une substance servant de flux ou fondant à chaud sur la surface supérieure du métal en fusion, et on place le matériau isolant directement sur ladite substance servant de flux ou fondant. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à caractérisé en ce que lton place un tampon de matériau isolant sur la bouche du logement de masselotte du moule ou de la lingo- tière. 14. Tampon de matériau isolant utilisable en vue de la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes et caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement une laine organique ou minérale et un agent liant minéral capable de supporter la température du métal en fusion, le panneau ayant quatre faces latérales principales sensiblement perpendiculaires mutuellement mais avec les arêtes de raccordement entre lesdites faces plutôt émoussées qu'à angle vif. 15. Tampon de matériau isolant, utilisable en vue de la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il est tel que spécifié dans la revendication 14 et comprend de la laine de bois comme laine organique. 16. Tampon de matériau isolant selon la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce qu'il comprend du verre soluble (silicate de potasse ou de soude). 17. Tampon de matériau isolant selon la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce qu'il comprend du ciment de magnésie comme agent liant minéral. 18. Tampon selon l'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé en ce qu'il est de dimensions telles que les prolongements des quatre faces latérales principales jusqu'à intersection formeraient un carré ayant des côtés d'environ 584 millimètres. 19. Tampon selon i'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé en ce qu'il est de dimensions telles que les prolongements des quatre faces laterales principales jusqu'à intersection formeraient un rectangle ayant des côtés adjacents mesurant respectivement environ 520 et 508 mm de longueur. 20. Tampon selon ltune quelconque des revendications 14 à 19, caractérisé en ce qu'au moins une de ses deux surfaces principales est revêtue d'un enduit réalisé à partir d'un ciment réfractaire.