La présente invention concerne dans son ensemble un appareil et un procédé pour l'étirage de tubes de verre et, plus particulièrement, pour l'étirage de tubes réalisés dans un verre aisément dévitrifiable, comme par exemple du ver-5 re gui se trouve transformé ultérieurement par un traitement thermique en vitrocéramique, lesdits tubes pouvant être utilisés pour les réseaux de tuyauterie dans l'industrie de traitement chimique, etc.., étant commercialisés par la demanderesse sous la marque déposée de "CERVIT". 10 Les tubes de verre, et plus particulièrement ceux présentant un grand diamètre et une forte épaisseur, du type utilisé pour les réseaux de tuyauterie dans l'industrie de traitement chimique et l'industrie alimentaire, sont actuellement fabriqués suivant un procédé d'étirage par le haut. Le 15 verre à l'état fondu servant à l'étirage du tube s'écoule à partir d'un four de fusion pour aboutir dans une cuvette d'avant-corps fixe qui est équipée d'un mandrin conique central autour duquel se forme le tube» Un anneau refroidisseur à circulation d'eau est abaissé dans la cuvette d'avant-corps, étant 20 positionné centralement au-dessus du verre. Le verre fondu s'introduit par l'un des côtés de la cuvette d'avant-corps, cependant que des brûleurs commandés dans des quadrants occupent les trois autres côtés» Un cylindre réfractaire rotatif qui est entraîné par un mécanisme situé au-dessus de la cuvette d'avant-25 corps s'étend vers le bas à l'intérieur du verre, entre les brûleurs et l'anneau refroidisseur. Ledit cylindre réfractaire empêche tout contact direct de la flamme et du rayonnement de chaleur avec l'anneau refroidisseur ainsi qu'avec le verre à l'endroit de l'amorçage du tube, ledit cylindre contribuant éga-30 lement à agiter le verre afin d'obtenir une température plus ou moins uniforme. Le cylindre réfractaire peut être entraîné en rotation dans l'un et l'autre sens et suivant des vitesses variables, afin de faciliter le processus de fabrication des tubes. 35 Bien que des aménagements puissent être appor tés pour ce qui concerne la vitesse de traction, les brûleurs, la position de 1' anneau refroidisseur à circulation d'eau et la vitesse de rotation du cylindre réfractaire, le procédé en question demeure relativement lent et donne lieu assez souvent 4-0 à des déboires : dimensions impropres, défauts de concentricité, 72 17476 2 2137963 irrégularités d'épaisseur de la paroi du tube et autres défauts tant intérieurs qu'extérieurs» Un tel procédé s'avère par ailleurs inapte à la fabrication de tubes de verre à partir de compositions de 5 verre directement dévitrifiables0 Si on le réduit à sa plus simple expression, le procédé d'étirage par le haut dépend essentiellement de la température et de la vitesse de dissipation de la chaleur hors du verre. Idéalement, le verre doit pénétrer dans la cuvette d'avant-corps à une température se situant 10 juste au-dessus de la température de liquidus, température qui est maintenue en tous points, sauf lorsqu'il se déplace à la base du tube entourant le mandrin ou cône central. Dans le procédé actuel d*étirage par le haut, le gradient de chaleur est en fait inversé durant une grande partie du processus. La cha-15 leur est appliquée à la surface supérieure du verre par les brûleurs disposés autour de la cuvette d'avant-corps, à l'extérieur du cylindre rotatif, la chaleur étant dissipée par le fond et sur les côtés de ladite cuvette» C'est ainsi que, grâce à la circulation de la chaleur du haut vers le bas, la partie 20 supérieure doit se maintenir à une température se situant bien au-dessus du point de liquidus, de manière à empêcher la dévitrification du fond. Une chaleur suffisante doit être appliquée par les brûleurs à la partie supérieure, de telle façon que lorsque le verre s'écoule le long du fond de la cuvette 25 d'avant-corps en direction du mandrin conique elle ne tombe ja-mais au-dessous du point de liquidus. Toutefois, la surface supérieure du verre à l'intérieur du cylindre réfractaire rotatif doit être rapidement amenée au-dessous de la température de liquidus, et ce par déperdition de chaleur dans l'anneau re-30 froidisseur ainsi que dans l'air circulant dans ladite zone. Dans les procédés d'étirage par le haut des verres du type classique, la température du bain tout entier hors duquel le tube ou la baguette est étiré se trouve tout simplement abaissée à un niveau proche mais non supérieur à la 35 température de viscosité correspondant à log. 4, une chaleur suffisante étant dissipée au moment de l'étirage pour ramener la température du verre au Iok. 4- de la viscosité. Dans les verres directement dévitrifiables, la dévitrification se produit à la viscosité normale de l'étirage du tube, à savoir le 40 log. 4 de la viscosité, et toute tentative visant à maintenir 72 17476 3 2137963 le "bain hors duquel le tube est étiré à une température de viscosité coïncidant ou avoisinant le log. 4 se traduit par la dévitrification du verre dans le bain avant qu'on ne puisse effectuer son étirage. Le problème de l'étirage du tube à partir de 5 compositions de verre dont la température de liquidus correspond au log. 4 ne peut être résolu en suivant les procédés propres à la technique antérieure. La masse de verre initialement étirée vers le haut affecte la forme d'une "trompette" ou "pavillon" dont 10 l'ouverture centrale est maintenue par soufflage d'air à travers la buse. L'air de refroidissement passant à travers les orifices décalés vers le bas d'un anneau refroidisseur se trouve normalement soufflé en continu sur le tube en voie de formation» à proximité de l'extrémité supérieure du verre étiré 15 sous forme de "trompette". L'on s'efforce ainsi de contrôler l'épaisseur de la paroi du tube. Toutefois, la buse et l'anneau refroidisseur requièrent tous deux des réglages d'air extrêmement précis en vue de pouvoir maintenir les dimensions nominales requises. Le tube de verre solidifié et refroidi se trou-20 ve étiré vers le haut en continu par une paire de rouleaux qui sont disposés au-dessus de la cuvette d'avant-corps réfractaire fixe. De façon classique, le procédé d'étirage par le haut débute par l'abaissement d'une calotte d'amorçage 25 d'étirage dite "amorce" d'étirage circulaire sur la surface supérieure du mandrin conique d'étirage, permettant à ladite amorce d'adhérer au verre fondu, après quoi l'on retire lentement ladite amorce avec un tube grossièrement formé qui s'y trouve attaché. Ledit tube de verre grossièrement formé est 30 ensuite inséré entre des rouleaux opposés de traction vers le haut qui maintiennent une vitesse de traction uniforme mais réglable. Dans n'importe quel appareil d'étirage par le haut d'une baguette ou tube de verre, ce dernier, après avoir 35 été étiré, est ensuite amené finalement à la cote et à la forme voulues, et l'on s'efforce d'établir un état d'équilibre qui fasse correspondre la vitesse d'étirage avec les conditions de température et d'écoulement *du système. La dimension du tube de verre, son épaisseur de paroi et les autres tolérances dimen-40 sionnelles sont toutes soumises aux conditions affectant 72 17476 4 2137963 1'équilibre, comme les variations de la vitesse de traction des rouleaux d'étirage vers le haut, la température du verre d'admission, le niveau et la température du verre dans le bassin, la température de l'air et le débit d'écoulement d'air à tra-5 vers la partie centrale du mandrin conique, la température et l'intensité thermique des brûleurs environnants, ainsi que la position et le niveau de l'anneau refroidisseur par rapport au mandrin d'étirage du verre et du bouclier ou écran réfractaire. Toutefois, la qualité et la cadence de fabrication des tubes de 10 verre obtenus selon ledit procédé sont essentiellement fonction de l'habileté de l'opérateur. Toute modification de l'une quelconque des variables du procédé décrit ci-dessus est susceptible d'affecter considérablement la qualité et les dimensions de la baguette ou tube de verre étiré. 15 II ressort de la description qui précède que de sérieuses difficultés ont été rencontrées dans la fabrication de tubes de verre de dimensions -uniformes avec les procédés et l'appareil propres à la technique antérieure pour le formage de tubes de verre par étirage vers le haut. En outre, les procédés 20 et l'appareil propres à la technique antérieure s'avèrent incapables de produire des baguettes ou tubes de verre à partir de compositions de verre directement dévitrifiables. La présente invention pourvoit, en conséquence, à un procédé et à un appareil y afférent qui sont susceptibles de produire des baguettes 25 ou tubes de verre de meilleure qualité à partir de n'importe quelle composition de verre, et plus particulièrement des baguettes ou tubes de verre à partir de compositions de verre directement dévitrifiables. Bien que la présente invention porte sur la modification de plusieurs aspects spécifiques de l'ap-30 pareil existant d'étirage par le haut,' le résultat le plus significatif est l'obtention d'un appareil unitaire et d'un procédé y afférent pour la fabrication de produits de verre étirés dans des conditions thermiques perfectionnées qui garantissent des améliorations correspondantes et substantielles pour ce qui 35 concerne le contrôle des dimensions ainsi que de la manoeuvra-bilité de l'ensemble, par exemple dans le cas des compositions de verre directement dévitrifiables» Pour les verres directement dévitrifiables qui présentent une gamme extrêmement réduite de températures de 40 travail, il s'est avéré souhaitable d'inverser effectivement le 72 17476 5 2137963 sens du flux de chaleur dans le réservoir de remplissage du verre, à Rencontre des procédés classiques d*étirage par le haut. Ce résultat est obtenu par l'installation de sources de chaleur sur les côtés et dans le fond pour le dispositif de 5 "bassin rotatif, de façon que la chaleur se propage vers le verre dans tous les sens, à la réserve de sa surface supérieure où la chaleur est dissipée par le refroidisseur à circulation d'eau et par convection d'air à la base du tube entourant le cône central, 10 Les problèmes inhérents à l'étirage de tubes à partir d'une composition de verre ayant une température de log. 4 de la viscosité concordant avec la température de dévitrification sont résolus ci-contre en maintenant un volume limité de verre fondu à une température moyenne se situant au-dessus du 15 point de liquidus, en réduisant localement la température d'une partie dudit volume de verre fondu à une température qui n'est pas supérieure au point de liquidus, et en étirant un tube vers le haut à partir du vèrre fondu et localement refroidi à une vitesse suffisante que pour empêcher la dévitrification, malgré 20 le fait que le verre se dévitrifierait à la température d'étirage s'il était à l'état stagnant ou statique. L'une des caractéristiques les plus remarquables de la présente invention réside dans l'utilisation d'un bain de verre fondu qui présente (!) un volume limité, (2) un 25 passé thermique uniforme et (3) un niveau constant. Ledit volume limité de verre permet son déplacement dans la zone de génération du tube à une vitesse uniforme prédéterminée et sans aucun temps de séjour prolongé risquant de promouvoir le phénomène de dévitrification. Le passé thermique uniforme du verre 30 signifie que le bain de verre à partir duquel est formé le tube ne comporte aucun point chaud ou froid, qu'il n'existe aucun courant thermique significatif entraînant un écoulement irrégulier vers la zone de formation du tube, de sorte qu'aucune partie du verre n'est sujette à un début de dévitrification en 35 raison d'un refroidissement prématuré. Le réglage extrêmement précis du niveau du verre assure son écoulement homogène vers la zone de formation du tube, maintenant en outre un niveau ou "colonne" de verre constant à l'endroit du cône de génération du tube, éliminant de la sorte les à-coups qui entraînent nor-40 malement des variations dans 1* épaisseur de paroi du tube en 72 17476 6 2137963 voie d'étirage. Pour mettre en pratique les avantages précités, le bain de verre peu profond est disposé dans un bassin métallique en platine ou analogue, lequel se trouve supporté et sou-5 tenu par un bloc réfractaire constituant un support rotatif pour ledit bassin. Le bassin est entraîné en rotation au-delà d'une source d'alimentation de verre, telle que 1'avant-corps d'ion four de fusion du verre, à partir de laquelle s'échappe un flux plus ou moins régulier de verre. En permettant au verre 10 fondu de déborder au-dessus du bord délimité par le pourtour extérieur du bassin, le niveau du verre dans ce dernier peut être maintenu à une valeur constante. L'on peut bien entendu utiliser tout autre dispositif ou appareil de régulation du niveau. Le bassin étant de nature métallique est réchauffé au 15 moyen de brûleurs qui, de préférence, viennent le toucher directement de façon tangentielle. En munissant le bassin d'une jupe ou bordure s'étendant axialement par rapport à l'axe de rotation du bassin, ce dernier se trouve directement réchauffé, de sorte que la conductibilité thermique du bassin lui-même con-20 tribue au réchauffage du bain de verre y contenu à partir de la surface sous-jacente. Alternativement, le bassin peut être plongé dans les flammes d'une série de brûleurs supérieurs et inférieurs en vue de réchauffer de façon homogène le verre fondu qui s'y trouve contenu. Le bloc réfractaire fait office d'éli-25 minateur de chaleur, servant à compenser toute variation de température dans le bassin et dans le verre. Le tube de verre est étiré vers le haut à partir du cône du bassin à travers un manchon de refroidissement, un écran ou bouclier thermique fixe entourant le refroidisseur, 30 afin de protéger ce dernier et la "trompette" à l'endroit d'étirage du tube vis-à-vis des flammes qui enveloppent le bassin et le verre y contenu. L'un des aspects préférentiels dans l'étirage de compositions de verre directement dévitrifiables réside dans l'installation d'une mince bordure métallique de 35 contact avec le verre sur le bouclier thermique, afin d'obtenir un dispositif d'étanchéité exempt de tout refroidissement. La combinaison du bouclier thermique et du refroidisseur avec l'écoulement rapide du verre à travers le bassin peu profond rend possible la mise en oeuvre du procédé dans les étroites limites 40 de température requises par la plage de travail restreinte des 72 17476 7 2137963 verres directement dévitrifiables, garantissant le refroidissement du verre à une température se situant au-dessous de la température de liquidus au moment de la formation du tube, ce qui minimise les risques de dévitrification. 5 Etant donné que le bassin est soumis à une ro tation, la "trompette" ou"pavillon" formé à l'endroit du cône du bassin tourne également, de sorte que lors de sa solidification progressive au-dessus du pavillon le tube est également amené à tourner. Les rouleaux de traction qui sont disposés au-10 dessus du bassin et dans l'alignement de l'axe de rotation dudit baasin sont également amenés à tourner en synchronisme avec ce dernier, de telle façon qu'aucun écoulement en hélice ou "vril-lage" ne s'exerce à 1'encontre du tube formé. L'on évite ainsi toutes contraintes mécaniques dans le tube formé, en supprimant 15 également toutes les irrégularités qui pourraient se produire en ^ raison des variations thermiques dans le tube partiellement for- mé, lequel risquerait alors de céder sous l'application de n'importe quelle charge rotative. En faisant tourner conjointement le bassin et les rouleaux de traction, l'on obtient des 20 conditions mécaniques et thermiques d'une grande régularité. Bien que les avantages afférents à la régularité thermique et à la stabilité dimensionnelle peuvent être obtenus par la mise en pratique de la présente invention dans l'étirage de baguettes ou de tubes à partir de verres de n'im-25 porte quelle composition, l'avantage le plus remarquable de la présente invention réside dans la formation de produits étirés à partir de compositions de verre directement dévitrifiables. En l'espèce, le procédé et l'appareil y afférent de la-présente invention constituent des données cruciales, du fait qu'elles JO permettent d'éviter toute dévitrification. La présente invention vise en conséquence à pourvoir à un procédé propre à la fabrication de produits étirés à partir d'une charge de verre, par étirage du produit hors d'un bain peu profond de verre fondu ayant des propriétés thermiques 35 homogènes et un niveau constant. La présente invention vise également à pourvoir à un appareil perfectionné pour l'étirage de produits de verre, dans lequel le produit est étiré hors d'un bassin rotatif rempli de verre fondu au moyen d'une paire de rouleaux d'étirage supé-40 rieurs tournant en synchronisme avec ledit bassin. 72 17476 8 2137963 La présente invention vise en outre à pourvoir à un procédé perfectionné pour la fabrication de tubes ou analogues à partir de compositions de verre directement dévitrifiables, suivant lequel le tube est étiré hors d'un bain de verre 5 à l'état fondu qui est disposé dans un bassin pouvant tourner autour d'un axe vertical, ledit bassin étant plongé au milieu des flammes, le bain de verre étant protégé contre les flammes au cours de l'étirage par un écran ou bouclier non refroidi, cependant que le bain de verre est retenu au-dessus de sa tem-10 pérature de dévitrification par le bassin plongé dans les flammes, jusqu'au démarrage de l'opération de façonnage. La présente invention vise enfin à pourvoir à un appareil pour l'étirage de tubes de verre ou analogues, lequel comporte un bassin peu profond pouvant tourner autour d'un 15 axe vertical, un dispositif destiné à l'introduction du verre fondu à l'intérieur de bassin, en un point adjacent à son pourtour, le verre en excédent s'y coulant radialement vers l'extérieur au-dessus du bord dudit bassin, ainsi que plusieurs rouleaux d'étirage situés au-dessus du bassin pour pouvoir opé-20 rer l'étirage de tubes, lesdits rouleaux étant disposés autour de l'axe de rotation du bassin et tournant conjointement avec ce dernier autour de l'axe précité. Les autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement au cours de la 25 description détaillée qui suit, laquelle est faite en référence aux dessins ci-annexés, sur lesquels : la figure 1 est une vue latérale en élévation de l'installation d'étirage par le haut conforme aux principes de la présente invention ; 30 la figure 2 est une vue de face de l'installa» tion faite par 2-2 d'après la figure 1 et représentant le mécanisme des rouleaux d'étirage situés au-dessus du dispositif de bassin rotatif ; la figure 3 est une coupe transversale faite 35 par 3-3 d'après la partie supérieure de l'installation représentée sur la figure 2 ; la figure 3a est une vue en coupe, à une é-chelle agrandie, du dispositif de bague collectrice et de palier de support du mécanisme d'entraînement des rouleaux d'étirage 40 tel que représenté sur la figure 4 ; 72 17476 9 2137963 la figure 4 est une vue latérale, à une échelle agrandie, du mécanisme d'entraînement rotatif des rouleaux, avec arrachement partiel et des parties vues en coupe pour plus de clarté 5 5 la figure 5 est une vue en coupe dans le sens vertical du dispositif de chambre d'étirage par le haut de l'installation d'étirage du verre de la présente invention et illustrant de façon plus détaillée le bassin tournant et le système de réchauffage et de refroidissement ; 10 la figure 5a est une vue agrandie et partiel lement en coupe du "nez" ou section d'étranglement du cône central représentant l'amorce d'étirage en place en vue de l'étirage initial du tube ; la figure 6 est line vue du dessus en élévation 15 coupe faite par 6-6 d'après la figure 1 du dispositif d'alimentation de verre pour le bassin représenté sur la figure 5 » la figure 7 est une vue schématique du système de commande électrique établissant l'interaction rotative de la plate-forme tournante du bassin et des rouleaux d'étirage 20 par le haut ; la figure 8 est une vue en coupe, à une échelle agrandie, du bassin tournant, du cône central et de l'extrémité inférieure de l'écran de chaleur et du refroidisseur à circulation d'eau, lesquels illustrent plus clairement une varian-25 te du procédé de réchauffage, de refroidissement et d'étirage du tube. En référence tout d'abord à la figure 1 se trouve représenté un four de fusion du verre 10 qui est supporté au-dessus du sol 12 au moyen d'un bâti 14. 30 A l'extrémité de déchargement du four de fu sion 10 se trouve disposée une installation classique d'avant-corps/avant-bassin 16 qui est également supportée au-dessus du sol 12 au moyen d'un bâti 18. L'installation d'avant-corps 16 comporte un canal de distribution 20 du verre, lequel est re-35 présenté plus clairement sur la figure 6, ledit canal étant destiné à acheminer le verre fondu par l'intermédiaire d'une conduite 22 dans l'installation de bassin tournant 24 de la chambre d'étirage par le haut 26. Ladite chambre 26 est également supportée au-dessus du sol 12 par une armature ou bâti 28 s'ap-40 puyant sur une plate-forme. 72 17476 10 2137963 En référence à la figure 2, l'on peut voir que le bâti 28 est destiné à supporter une autre plate-forme 32 au-dessus de la chambre d'étirage 26. La plate-forme supérieure 32 supporte le mécanisme des rouleaux d'étirage par le haut 34, 5 lequel est destiné à étirer par le haùt les tubes de verre formés à partir de la chambre 26. L'on va tout d'abord passer à la description détaillée de l'installation de la chambre d'étirage par le haut 26. 10 En référence plus particulièrement à la figure 5» l'on peut voir que ladite installation de chambre d'étirage par le haut 26 comporte un four de réchauffage 36 de configuration cylindrique, leauel comprend une paroi inférieure composite 38 , une paroi latérale composite 40 et -une partie supérieure 15 composite 42. Lesdites sections de parois composites du four de réchauffage 36 sont constituées par divers éléments réalisés dans un matériau isolant et réfractaire, ce qui est de pratique courante, ne nécessitant de ce fait aucune description détaillée. À proximité de la section de paroi inférieure 38 du four 36 20 se trouvent disposés plusieurs brûleurs mutuellement espacés, lesquels sont destinés à réchauffer la face sous-jacente de l'installation de bassin 24, l'un desdits brûleurs étant représenté en 45, les brûleurs en question pouvant par ailleurs fonctionner au gaz ou de toute autre façon appropriée. De façon i-25 dentique, les brûleurs 44 réchauffent la partie supérieure de l'installation de bassin tournant 24. Les brûleurs sont destinés à réchauffer l'intérieur du four 36, afin de le porter à une température de l'ordre de 160°C. Les brûleurs 44 sont disposés de telle façon que les produits de combustion y afférent res-30 sortent de façon tangentielle. A. l'intérieur et au centre même du four de réchauffage 36 se trouve disposée une installation de bassin tournant 24 qui est supportée sur -un arbre central vertical 48 se prolongeant vers le bas à travers la section de paroi inférieure 35 38 du four 36, ledit arbre étant supporté de façon appropriée dans des paliers 50 sur le bâti 28 et la plate-forme 30» respectivement . L'arbre 48 est pourvu, directement au-dessous de la plate-forme 30, d'un pignon 52 qui est destiné à être en-40 traîné par une chaîne d'entraînement 54» En référence à nouveau 72 17476 ii 2137963 à la figure 1, l'on peut voir que la chaîne d'entraînement 54 se trouve commandée au moyen d'un moteur 56 par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse 58, de manière à pouvoir faire tourner l'installation de "bassin 24 à une vitesse relativement ré-5 duite de l'ordre de 1 à 10 tr/mn. L'installation de "bassin 24 affecte dans son ensemble la forme d'un corps cylindrique réalisé dans un matériau réfractaire, comme par exemple du "MONOERAX H" ou analogue. Le matériau réfractaire 60 du "bassin tournant 24 est re-10 couvert sur ses parois périphériques et sa surface supérieure avec une feuille de platine 62 ou tout autre matériau résistant à la chaleur et à l'érosion. L'ensemble combiné du matériau réfractaire 60 et du revêtement métallique 62 fait office de récupérateur de chaleur en vue de répartir uniformément la cha-15 leur de combustion dans le bain de verre fondu contenu dans la cuvette 64* La surface supérieure de l'installation de bassin tournant 24 se trouve évidée dans le sens axial de manière à ménager une cuvette relativement peu profonde 64 comportant 20 un rebord extérieur circulaire 66 et une partie conique centrale ou cône d'étirage 68. Le bassin tournant 24 constitue m réceptacle pour l'admission du verre fondu en provenance de la conduite 22 qui est reliée au four de fusion 10, ainsi qu'on peut- le voir sur les figures 1 et 6. Le verre fondu pénètre dans 25 la cuvette 64 du bassin tournant 24 par l'intermédiaire de la paroi réfractaire de la chambre du four de réchauffage 36 à une température de l'ordre de 150°C Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 5» le revêtement de platine 62 disposé autour du matériau réfractaire 30 60 du bassin tournant 24 recouvre entièrement les côtés inclinés du rebord 66 et de la partie conique 68, ainsi que la surface supérieure horizontale de la cuvette 64. La paroi supérieure composite 42 du four 36 est pourvue d'une grande ouverture centrale 70 à travers laquelle 35 un élément cylindrique 72 qui est réalisé dans un matériau réfractaire se prolonge vers le bas, en direction du bassin tournant 24. L'élément cylindrique 72 est supporté à demeure sur ■une plaque ou rebord 76 qui est disposé au-dessus de la partie supérieure composite 42 du four 36. L'extrémité inférieure de 40 l'élément cylindrique 72 aboutit au-dessus de la partie supérieu 72 17476 12 2137963 re du bassin tournant 24, cependant qu'un déflecteur ou écran antichaleur 78, lequel est réalisé de préférence dans du platine ou tout autre matériau analogue, est assujetti à l'extrémité inférieure 73 dudit élément cylindrique 72 au moyen de disposi-5 tifs de fixation 80. L'écran antichaleur en platine 78 s'étend au-delà de l'extrémité inférieure 73 de l'élément cylindrique 72 et à l'intérieur de la cuvette 64 du bassin tournant 24,pour aboutir tout juste au-dessous du bord supérieur 57 du rebord extérieur 66 du bassin 24. 10 Lorsque la cuvette 64 est remplie avec du ver re fondu qui s'y trouve introduit par l'intermédiaire du canal d'alimentation de l'avant-corps et de la conduite 22, le niveau du verre dans ladite cuvette est déterminé par le niveau du boid supérieur 67 sur le pourtour extérieur de la cuvette. Ledit ni-15 veau se situe légèrement au-dessus du niveau de la surface supérieure 69 du cône d'étirage 68, de telle façon qu'une "colonne" de verre fondu ait tendance à promouvoir l'écoulement de la matière à l'état fondu à partir du pourtour de la cuvette jusqu'en son centre. Le niveau de l'extrémité inférieure ou lèvre 79 de 20 l'écran de chaleur 78 se situe au-dessous du niveau du pourtour extérieur 67 et de la partie centrale 69 de la cuvette, de telle façon que la lèvre 79 soit immergée dans le corps de verre fondu. Un refroidisseur à circulation d'eau 82 se 25 trouve disposé au centre et dans l'alignement axial de l'élément cylindrique 72, ledit refroidisseur comportant une enveloppe cylindrique 84 constituée par une paroi périphérique intérieure 86 et une paroi périphérique extérieure 88 qui sont réalisées dans un matériau métallique, à savoir de préférence-de l'acier ino-30 xydable. Entre les parois 86 et 88 de l'enveloppe cylindrique 84 se trouve interposé un double serpentin hélicoïdal 90 s'étendant du haut en bas de l'enveloppe 84, pour revenir ensuite dans la partie supérieure de l'enveloppe 84. Ledit serpentin tubu-laire intérieur 90 est relié à -une conduite d'admission 92 et 35 à une conduite d'évacuation 9^ qui est disposée à l'opposé. Des conduites d'admission et d'évacuation 96a et 96b sont reliées à une plaque de support supérieure 96, se prolongeant à l'intérieur de cette dernière, la conduite d'admission 96a étant reliée à une source d'eau de refroidissement (non représentée). 40 La conduite d'admission 92 communique avec la conduite d'admis 72 17476 15 2137963 sion 96a et avec le serpentin hélicoïdal 90, cependant que la conduite d'évacuation 94 communique avec la conduite d'évacuation 96b et avec l'extrémité opposée du serpentin 90. C'est ainsi qu'en cours de fonctionnement de l'appareil l'eau de refroi-5 dissement est amenée à circuler de façon continue à travers le serpentin 90 du refroidisseur 82. Les extrémités extérieures de la plaque de support 96 sont retenues sur des paires antagonistes de tiges filetées 97 qui sont assujetties à un couvercle 98 situé au-dessus 10 du four 56, chevauchant par ailleurs l'élément cylindrique 72. Lors de la rotation des tiges filetées 97, le refroidisseur à circulation d'eau 82 peut être réglé dans le sens vertical à l'intérieur de l'élément cylindrique 72, de manière à pouvoir rapprocher ou éloigner l'enveloppe 84 du cône d'étirage 68 du 15 bassin tournant 24. L'enveloppe cylindrique 84 du refroidisseur à circulation d'eau 82 se trouve alignée dans le sens axial et vertical avec l'axe central vertical du cône d'étirage 68 et, lors du fonctionnement de l'appareil, ladite enveloppe cylindrique 84 est abaissée à travers 1'élément cylindrique 72 de ma-20 nière à se situer légèrement au-dessus de la face supérieure 69 du cône d'étirage 68. Le refroidisseur 82 ressort à travers un couvercle 91 qui recouvre l'élément cylindrique 72, ledit couvercle étant de configuration annulaire pour pouvoir recevoir l'extré-25 mité supérieure 85 de l'enveloppe cylindrique 84. Le couvercle 91 comporte une chambre de pression intérieure 93 débouchant à tra- . vers des ouvertures 95 dans l'espace annulaire 99 ménagé entre l'enveloppe 84 et l'élément 72» Ladite chambre de pression 99 peut être vidée par l'intermédiaire d'une conduite d'échappe-30 ment 99a qui est reliée à un ventilateur d'aspiration (non représenté) de manière à accroître le débit d'air au-dessus du cône d'étirage 68, ainsi qu'il est indiqué par les flèches 101. Le bassin tournant 24 est pourvu d'un alésage central 100 s'étendant vers le haut et débôuchant sur le cône 35 drétirage 68 à l'emplacement de la surface supérieure horizontale 69. L'alésage central 100 se trouve relié à une tubulure 106 qui est disposée à l'intérieur de l'arbre de support 48 du bassin tournant, ladite tubulure s*étendant vers le bas à travers l'arbre et ressortant hors de ce dernier en vue d'être raccor-40 dée à une conduite d'admission d'air 108 (voir figure 1) qui est 72 17476 14 2137963 elle-même reliée à une source d'air sous pression ou à uiie source de vide (non représentée). C'est ainsi qu'en cours de fonctionnement de l'air de refroidissement soumis à une pression élevée peut être 5 injecté, si on le désire, à partir de la conduite d'admission 108 dans la tubulure 106 en vue d'être aspiré vers le haut à travers l'installation de bassin tournant, pour ressortir dans le sens vertical et à l'intérieur du tube de verre qui est façonné autour du cône d'étirage 68. L'air de refroidissement 10 forcé ainsi fourni contribue à dissiper la chaleur sxu? les surfaces intérieures du tube de verre en voie de façonnage, pouvant également servir à élargir le tube dans le sens radial. Alternativement , la conduite 106 peut tout simplement déboucher à l'atmosphère, ou aboutir à une source de vide. Lorsque la con-15 duite 106 est ouverte, la chaleur du tube à l'emplacement de la partie supérieure horizontale ou "nez" 69 induit un courant d'air de refroidissement ascendant à travers le tube en cours de formage. Lorsque la conduite 106 est reliée à une source de vide, le flux d'air est dirigé vers le bas, le vide ayant ten-20 dance à réduire la dimension du tube. De même, l'air se trouve réchauffé avant d'atteindre le pourtour du nez 69 du cône d'étirage. Pour certains types de verre, ceci constitue un facteur important du fait que le refroidissement du verre dans ladite zone au moyen d'un flux d'air ascendant peut entraîner la dévi-25 trification du verre sur le pourtour du nez 69. Ainsi qu'il est représenté sur la figure l,les gaz de combustion de la chambre de réchauffage du four 36 sont aspirés de façon continue à travers un dispositif de cheminée d'évacuation 110. 30 En référence plus particulièrement aux figures 2 à 4, l'on peut voir que le mécanisme d'étirage vers le haut 34-comporte deux platesrformes ou armatures espacées dans le sens. vertical 112 et 114, respectivement, lesquelles sont reliées ensemble au moyen d'entretoises verticales 116. Les plates-formes 35 112, 114 sont de configuration essentiellement carrée, ainsi qu'on peut le voir sur la figure 3> étant disposées dans le sens latéral entre quatre montants verticaux 118 s'étendant à partir de la plate-forme 32. La plate-forme de support principale inférieu-40 re 112 est supportée par ses quatre angles sur des tiges filetées 72 17476 15 2137963 120 b'étendant vers le haut le long des montants 118, puis au-delà des angles en retrait 115 de la plate-forme supérieure 114, jusqu'à vm tablier supérieur fixe 122 qui est disposé au-dessus des montants 118. Les extrémités inférieures des tiges filetées 5 120 sont supportées dans des embases 124 qui sont assujetties à la plate-forme 32, étant par ailleurs pourvues de paliers appropriés (non représentés) destinés à permettre la rotation des tiges filetées 120. Le tablier supérieur 122 supporte un mécanisme d'entraînement 126 qui est commandé par un moteur 128, de 10 manière à pouvoir faire tourner simultanément les quatre tiges filetées 120. En référence à la figure 3, l'on peut voir que deux montants verticaux 118 au moins, lesquels sont disposés en diagonale, sont pourvus de guides longitudinaux 130 destinés à 15 coopérer avec des rouleaux 132 qui sont assujettis aux angles opposés et disposés en diagonale sur la plate-forme inférieure 112, étant fixés au moyen de supports 134. Ledit mode d'agencement stabilise l'installation dans le sens latéral lors du relevage et de l'abaissement du mécanisme d'étirage par le haut 34 20 le long des tiges filetées 120, tout en maintenant les plates-formes 112 et 114 dans m alignement parallèle horizontal entre les montants 118, de façon que les tiges filetées 120 ne soient soumises à aucun effort de flexion. C'est ainsi que le mécanisme d'étirage par le. 25 haut 34 peut être relevé ou abaissé le long des montants 118 par rapport à la chambre d'étirage 26 lors de la rotation des tiges filetées 120. Sur les figures 2 et 4, ledit mécanisme d'étirage par le haut 34 est représenté dans sa position fonctionnelle. Ainsi qu'il est illustré de façon plus détail-30 lée sur la figure 4, la plate-forme inférieure 112 du mécanisme d'étirage 34 supporte de façon rotative me bague collectrice 136 de configuration tubulaire. Le tube étiré par le haut s'étend axialement à travers ladite bague collectrice 136, lorsqu'il se trouve étiré à partir du bassin tournant 24 dans le 35 four de réchauffage 36. La bague collectrice 136, laquelle sera décrite de façon plus détaillée ci-après, est supportée en vue de sa rotation sur un plateau annulaire fixe 138 qui est rigidement assujetti à la plate-forme 112. 40 En référence plus particulièrement à la figure 72 17476 16 2137963 3a, l'on peut voir que la bague collectrice 136 est suspendue à un plateau fixe, y étant supportée en vue de sa rotation par un roulement antifriction 1428 La bague extérieure dutfit roulement 142 est retenue dans un évidement radial 139 du pla-5 teau fixe 138, cependant que la bague intérieure dudit palier 142 se trouve supportée à l'intérieur d'évidements radiaux antagonistes d'une paire de colliers de serrage supérieur et inférieur 143 et 144, respectivement» Les surfaces intérieures adjacentes antagonistes desdits colliers de serrage 143 et 144 10 se trouvent séparées par une bague d'isolation 146. La plate-forme tournante 148 destinée à tourner avec la bague collectrice 136 se trouve supportée par le collier de serrage supérieur 143. Au-dessous et de façon directement adjacente au collier de serrage inférieur 144 se trouve 15 disposé un pignon de chaîne 150, ainsi qu'il est illustré sur la figure 4. Les colliers de serrage 143 et 144, la plate-forme tournante 148 et le pignon de chaîne 150 se trouvent fermement assujettis ensemble contre la bague intérieure du roulement 142 au moyen de plusieurs raccords tubulaires 152 (seul l'un d'entre 20 eux étant représenté sur la figure 3a), lesdits raccords étant espacés autour des colliers de serrage 143 et 144 formant la partie de support supérieure de la bague collectrice 136. Le plateau fixe 138 ne retient que la partie inférieure de la bague extérieure du roulement antifriction 142, 25 de manière à ménager un espace pour l'insertion d'un dispositif de retenue 154, lequel sert à maintenir la partie supérieure de la bague extérieure du roulement 142 à l'intérieur d'un évidement radial 155» Le dispositif de retenue 154 est disposé au-dessus et de façnn contiguë au plateau fixe 138. 30 Les colliers de serrage antagonistes supérieur et inférieur 143 et 144 sont pourvus chacun de rebords s'étendant radialement vers l'extérieur 143a et 145, respectivement, lesquels débordent le diamètre extérieur du roulement anti-friction 142. 35 Les rebords 143a, 145 des colliers de serrage respectifs 143 et 144 sont destinés à venir s'appuyer de façon étanche contre des éléments d'étanchéité 156 et 158, respectivement, lesquels sont disposés dans des gorges appropriées ménagées dans le plateau fixe 138 et le dispositif de retenue 40 154, respectivement. Le rebord supérieur 143a du collier de 72 17476 17 2137963 serrage supérieur 14-3 est situé de façon adjacente et en superposition par rapport à la partie supérieure du dispositif de retenue 154, étant espacé vis-à-vis de ce dernier par l'élément d'étanchéité 156 qui est destiné à assurer l'étanchéité de 5 l'espace ménagé entre les surfaces contiguës du rebord 143a et du dispositif de retenue 154. De même, le rebord inférieur 145 du collier de serrage inférieur 144 est disposé de façon adjacente et en superposition au-dessous du plateau fixe 138, étant espacé vis-à-vis de ce dernier par l'élément d'étanchéité 158 10 qui est destiné à assurer l'étanchéité dans l'espace ménagé entre les interfaces contigus du rebord 145 et du plateau 138. Afin de pouvoir faire tourner la bague collectrice supérieure 136 et la table tournante 148, une chaîne d'entraînement 160, passant autour du pignon de chaîne 150, se 15 trouve reliée fonctionnellement à un pignon de chaîne d'entraînement 162 qui est commandé par un moteur 164 et un réducteur de vitesse 166 situés au-dessus de la plate-forme 112. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 4, la table tournante 148 supporte un mécanisme d'entraînement à rou-20 leaux d'étirage qui est désigné dans son ensemble par la référence 168, ledit mécanisme étant situé entre la plate-forme inférieure 112 et la plate-forme supérieure 114. Une armature de support 170 supporte le mécanisme d'entraînement 168 sur une plaque verticale 172 qui se 25 trouve soudée ou assujettie de toute autre façon appropriée à la table tournante 148. La plaque verticale 172 supporte une plaque horizontale 174 qui est pourvue d'un rebord 176 s'étendant vers le haut et vers l'arrière. Le rebord vertical arrière 176 est destiné à 30 supporter un réducteur de vitesse 180 qui est entraîné par un moteur 182. Le réducteur de vitesse 180 comporte un arbre de sortie 184 qui est supporté de façon rotative dans un palier 186, lequel est assujetti à un support de fixation 178. L'arbre de sortie 184 supporte un engrenage 188 qui est destiné à 35 demeurer constamment en prise avec un engrenage similaire (non représenté) qui lui est adjacent dans le même plan vertical. L'arbre de sortie 184 est relié à un arbre de commande de rouleau 190. Un arbre de commande de rouleau identique 192 (voir figure 3) est disposé de façon adjacente et dans l'alignement 40 parallèle horizontal vis-à-vis de l'arbre de commande 190, étant 72 17476 18 2137963 destiné à être entraîné par ion engrenage similaire à l'engrenage 188 avec lequel il est en prise» C'est ainsi que lors de la rotation de l'arbre de sortie du réducteur 184 l'arbre de commande 190 est amené à tourner dans un sens lorsque l'engrenage 188 5 fait tourner l'arbre de commande antagoniste 192 en sens opposé. En référence toujours aux figures 3 et 4-, l'on peut voir que les extrémités avant des deux arbres de commande 190 et 192 sont supportées en vue de leur rotation dans des blocs de palier mutuellement espacés 194 qui se trouvent assu-10 jettis aux plaques verticales antagonistes 196 et 198, respectivement» Chacune desdites plaques antagonistes 196 et 198 est fixée à l'extrémité supérieure de bras articulés ou pivotants s'étendant vers le bas 200 et 202, respectivement, aiasi qu'il est plus clairement illustré sur la figure 4. Chacune des ex-15 trémités inférieures des bras pivotants 200 et 202 se trouve supportée sur un axe pivotant 204, chacune d'entre elles étant montée en vue de sa rotation dans un bloc de palier 206 qui est fixé à la surface sous-jacente de la plaque de support horizontale 174o 20 Les arbres de commande 190 et 192 sont pourvus chacun, en un point intermédiaire entre leurs extrémités,d'un double joint universel 208 destiné à permettre la remise en place élastique des arbres de commande 190 et 192 l'un par rapport à l'autre, ainsi qu'un mode de liaison d'entraînement universel 25 et angulaire par rapport aux plaques de support du palier 196 et 198, lesquelles sont disposées à un niveau supérieur par rapport à celui de l'arbre de sortie du réducteur 184. C'est ainsi que grâce au mode d'agencement des bras de support pivotants 200 et 202, les arbres de commande pa-30 rallèles et antagonistes 190 et 192 sont susceptibles d'être détachés, grâce aux joints -universels 208, l'un par rapport à l'autre dans un plan horizontal, ce qui permet d'accroître ou de diminuer leur écartement mutuel, et ce à des fins qui seront explicitées ci-après. 35 A l'extérieur des plaques de support verticales 196 et 198, respectivement, chacun des arbres de commande 190 et 192 est pourvu d'un dispositif à rouleau d'étirage 110, mais du fait qu'ils sont identiques la description de l'un d'entre eux pourra tout aussi bien s'appliquer à l'autre. 40 Ainsi qu'il est indiqué sur les figures 3 et 4, 72 17476 19 2137963 les dispositifs à rouleaux d'étirage antagonistes 210 sont situés de façon adjacente à l'axe central vertical "X" de l'appareil le long duquel le tube de verre tel qu'indiqué par la lettre "T" se trouve étiré par le haut à partir de la chambre 5 26. Le dispositif à rouleau d'étirage 210 se compose d'un moyeu (non représenté) qui est claveté ou fixé de toute autre façon appropriée à l'arbre de commande 190 étant par ailleurs pourvu d'un flasque 212 à son extrémité arrière ou 10 postérieure. Ledit moyeu non représenté est destiné au montage d'une série de plaques alternées 214 a, b, qui sont réalisées de préférence dans un matériau doux résistant à la chaleur, lesdites plaques ayant un diamètre allant en se rétrécissant en sens opposé vers le centre du dispositif à rouleau d'étirage. 15 Les plaques 214 ont un diamètre qui alterne à partir des deux extrémités du dispositif à rouleau, de telle façon que les plaques 214 de plus grand diamètre soient disposées aux extrémités opposées du rouleau, les deux plaques suivantes 214a ayant un diamètre moyen et, finalement, deux pla-20 ques 214 de petit diamètre étant disposées face à face au centre du dispositif à rouleau 210. Les deux dispositifs à rouleau 210 sont disposés de telle façon que l'axe central "X" du tube de verre "T" soit centré entre les deux plaques intérieures adjacentes de petit diamètre 214b. Les plaques 214 a, b, se trou-25 vent séparées par des entretoises appropriées 216, le dispositif étant serré dans son ensemble sur l'arbre 190 au moyen d'un collier de serrage rotatif 218 qui se trouve vissé sur le moyeu (ncn représenté). Chaque dispositif à rouleau d'étirage 210 est retenu dans le sens axial sur le bout d'arbre de l'arbre 190 au mo-$0 yen d'un contre-écrou 220. C'est ainsi que grâce à l'appoint de plaques de différents diamètres qui sont décalées intérieurement et extérieurement il est possible de former des tubes de divers diamètres entre les rouleaux d'étirage 210. Ainsi qu'il est plus clairement illustré sur la 35 figure 3, la distance entre les dispositifs à rouleaux d'étirage 210 peut être modifiée au moyen des bras pivotants 200 et 202, ce qui peirmet d'accroître ou de réduire le contact de frottement des dispositifs à rouleaux d'étirage 210 avec le tube de verre "T" en vue de faire varier l'épaisseur de paroi et le 40 diamètre global dudit tube, lequel est étiré et façonné en 72 17476 20 2137963 continu à travers la "bague collectrice 136. Les "bras pivotants peuvent être actionnés par l'énergie d'un fluide, ou au moyen par exemple de vérins hydrauliques (non représentés) à commande automatique, ainsi qu'il sera décrit ci-après. En un point se situant le long du tube de verre "T", à savoir au-dessus du mécanisme d'étirage par le haut 34, la "baguette ou tube étiré se trouve coupé à des intervalles prédéterminés, ladite opération de sectionnement pouvant s'effectuer au moyen de n'importe quel dispositif mécanique ou manuel du type classique. En référence plus particulièrement à la figure 7,. laquelle représente schématiquement le système de commande électrique pour l'installation de bassin tournant, la mise en rotation de la table tournante et des rouleaux d'étirage par le haut, l'on peut constater que tous les moteurs 56, 164 et 182 sont commandés à partir d'un seul tableau de commande 230. Le tableau de commande 230 comporte un premier bouton 232 qui commande le fonctionnement du moteur 182 par l'intermédiaire d'un conducteur 234. Le moteur 182 actionne le mécanisme d'entraînement des rouleaux d'étirage 168, étant par ailleurs relié à un tachymètre 236. Un autre bouton de commande 238 est relié é-lectriquement, au moyen d'un conducteur 240, au moteur 56 qui commande le fonctionnement de l'installation de bassin tournant 24. Le moteur 56 est également relié, au moyen d'un générateur de tachymètre 242 et d'un conducteur 244, à un tachymètre 246. Un troisième bouton de commande 248 est relié électriquement au moteur 164 par l'intermédiaire d'un conducteur 250. Le moteur 164 actionne la chaîne d'entraînement 160, 162 pour déterminer la rotation de la bague collectrice 136 et de la table tournante 148, ledit moteur étant en outre également relié, par l'intermédiaire d'un générateur de tachymètre 252 et d'un conducteur 254, à un tachymètre 256. Le tableau de commande 230 est en outre pourvu d'un bouton de commande à double effet 258, lequel est destiné à accoupler sélectivement les mécanismes d'entraînement pour l'installation de bassin tournant 24 et pour la rotation conjointe des rouleaux d'étirage 210, commandant également la synchronisation de la rotation dudit bassin tournant avec 72 17476 21 2137963 lesâits rouleaux d'étirage. Les cadrans de lecture de l'ensemble des tachymètre s 256, 246 et 236 sont disposés sur le tableau de commande 230, afin d'y être mis en corrélation. 5 C'est ainsi que la commande électrique corré lative des sous-ensembles tournants de l'appareil d'étirage par le haut conforme à la présente invention assure l'obtention d'un moyen pour le réglage de la vitesse des rouleaux d'étirage par 1'actionnement simultané du mécanisme d'entraîne-10 ment pour lesdits rouleaux d'étirage en vue de leur rotation autouï* des axes du tube de verre en cours de formage et qui sont étirés à travers lesdits rouleaux, assurant par ailleurs l'obtention d'un moyen destiné à régler la pression des rouleaux d'étirage lors de leur rotation. 15 En outre, le système de commande électrique unitaire permet de commander, et ce simultanément, le dispositif à rouleau d'étirage et l'installation de bassin tournant au moyen d'une seule commande. Les moteurs sont du type réversible, de manière 20 à pouvoir faire tourner la table tournante supportant le dispositif à rouleau d'étirage et le bassin tournant soit dans le sens des aiguilles d'une montre, soit dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre, selon les besoins. Par ailleurs, le système de commande électrique 25 unitaire permet d'actionner ou de faire tourner l'un ou l'autre des sous-ensembles tournants indépendamment de l'autre. La vitesse de rotation entre les sous-ensembles tournants peut être variée selon les besoins, c'est-à-dire que l'un des sous-ensembles peut être amené à tourner à une vitesse 30 différente de celle de l'autre sous-ensemble. Inversement, tous les sous-ensembles tournants peuvent être entraînés en rotation à une vitesse synchronisée. Lorsque les vitesses sont synchronisées, l'on supprime effectivement tout tayage et vrillage des tubes de verre par suite de la rotation de l'installation de 35 bassin tournant. Pour l'amorçage du procédé d'étirage par le haut l'on utilise l'appareil représenté sur la figure 5a. Une calotte d'amorçage d'étirage dite "amorce" 222 est disposée au-dessus du nez 69 du cône central 68 de l'installation de bassin tour-40 nant 24. L'amorce 222 est constituée par un élément plan inversé 72 17^76 22 2137963 en forme de saucière 224 qui est superposé au nez 69 du cône 68, étant par ailleurs pourvu d'un rebord cylindrique orienté vers le bas 226 qui enveloppe le nez 69» L'amorce d'étirage 222 est pourvue à sa partie supérieure de crochets 228 lui permet-5 tant d'être abaissée sur le cône central 68 et, inversement, d'être détachée du cône 68 à travers le refroidisseur cylindrique à circulation d'eau 84, et ce au moyen d'un mécanisme de levage (non représenté) qui est disposé sur la plate-forme supérieure 114. Le verre à l'état fondu pénétrant dans l'espace 10 annulaire entre l'amorce d'étirage 222 et le nez 69 s'y trouve emprisonné et adhère au rebord 226. Le relevage de l'amorce d'étirage 222 détermine le démarrage du procédé d'étirage proprement dit. En référence plus particulièrement à la figure 15 8 (et conjointement avec la figure 5) se trouve illustrée en coupe, et à une échelle agrandie, l'installation de bassin tournant et la partie inférieure du refroidisseur à circulation d'eau et l'écran antichaleur, afin d'illustrer plus clairement le procédé perfectionné d'étirage de tubes de verre de la pré-20 sente invention. Les brûleurs 44 (voir figure 5)» lesquels fonctionnent de préférence avec des éléments de combustion, réchauffent la chambre du four de fusion dans laquelle est installé le bassin tournant 24 à une température de l'ordre de 160°0, cette 25 donnée s'appliquant à un exemple particulier d'une composition de verre spécifique. La chaleur émise par les brûleurs 44 vient frapper de façon tangentielle la paroi extérieure métallique du bassin tournant 24, afin de maintenir le revêtement de platine du fond de la cuvette 64 bien au-dessus de la température de 30 liquidus de la composition de verre particulière utilisée dans l'exemple présent. L'installation de bassin tournant 24 se trouve complètement plongée dans les flammes issues des brûleurs, de façon que le complexe métal/réfractaire conduise la chaleur au bain de verre contenu dans le bassin. 35 II convient de préciser que le terme "liquidus" désigne la température maximale à laquelle s'établit l'équilibre entre le verre à l'état fondu et sa phase cristalline primaire . Inversement, ainsi qu'il est indiqué sur la 40 figure 8, il peut s'avérer souhaitable pour certaines composi 72 17476 23 2137963 tions de verre d'utiliser un mode de réchauffage interne direct de la surface de la cuvette 64 et du c8ne 68. lesquels peuvent comporter une série d'éléments de réchauffage à résistance é~ lectrique 260 qui sont disposés au-dessous du revêtement en platine de la surface antérieure de la cuvette 64 et du cône 68 lesdits éléments de réchauffage étant insérés dans une couche de quelque matériau isolant. Les éléments de réchauffage 260 se trouvent connectés à des sources d'énergie électrique (non représentées), de manière à pouvoir réchauffer effectivement en continu le fond de la cuvette 64 et la surface extérieure du cône 68 à une température pré-réglée qui soit compatible avec la composition de verre particulière à partir de laquelle est étiré le tube de verre. Le verre fondu "G" se trouve introduit dans la cuvette tournante 64 de l'installation de bassin tournant 24 à partir du four de fusion 10, à travers le dispositif d'avant-corps ou avant-bassin 16 (voir figure 1) et le canal de distribution 22, l'introduction du verre fondu se produisant le long de la surface intérieure inclinée revêtue de platine du rebord 66 du bassin tournant 24, ainsi qu'il est représenté. La cuvette 64 est entraînée en rotation de façon continue à une vitesse relativement faible de l'ordre de 1 à 10 tr/mn. Le verre fondu de la composition de verre il-lustrative a une température de l'ordre de 150°C à 1lors de son introduction dans la cuvette tournante 64. Le verre fondu s'écoule sous le bord inférieur du déflecteur ou écran antiflammes 78, en direction du cône central 68. Du fait de sa nature métallique et de son épaisseur minimale, l'écran antiflammes 78 prend la température du verre fondu, si bien qu'aucune chute de température appréciable n'intervient dans le verre fondu en raison de la présence dudit écran. Lorsque la partie en forme de cuvette du bassin tournant 24 se trouve remplie, le verre fondu qui flue vers le sommet du cône 68 est amené à adhérer à la face sous-jacente de la plaque inversée en forme de saucière 224 de l'amorce d'étirage 222, laquelle est ensuite séparée du cône 68 et lentement soulevée à travers le refroidisseur à circulation d'eau 84, tout en entraînant un tube grossièrement formé. Lorsque l'amorce d'étirage 222 à laquelle adhère le tube grossièrement formé se trouve entraînée verticalement vers le haut par rapport au cône 72 17476 24 2137963 d'étirage central 68, une structure de verre fondu en forme de "trompette" ou "pavillon" se constitue autour du cône d'étirage 68, ladite structure formant la base ou fond "R" du tube en cours de formage, lequel se trouve renouvelé de façon 5 continue à partir de la cuvette 64, du fait que le tube se trouve étiré vers le haut. Si on le désire, de l'air de refroidissement est ensuite introduit à travers la conduite 106 (voir figure 5)» soit à la pression atmosphérique, soit à une pression supé-10 rieure, en vue de s'écouler à travers le passage central 100 puis vers le haut à travers l'intérieur du tube façonné "T". Le courant d'air incline et coule vers le bas à travers le refroidisseur à circulation d'eau 84, en direction de la cuvette tournante 64, le long de la surface extérieure du tube de ver-15 re "T" qui se trouve étiré vers le haut à travers ledit refroidisseur à circulation d'eau. Ledit courant d'air s'écoule ensuite, ainsi qu'il est indiqué par les flèches, le long de la surface extérieure du fond "R" du tube de verre et au-dessus de la partie supérieure du verre fondu contenu dans la cuvette 20 tournante 64, puis vers le haut à l'atmosphère, l'air s'échappant entre le refroidisseur à circulation d'eau 84 et la surface intérieure de l'écran cylindrique anti-chaleur 72. Grâce à un tel courant d'air, l'air de refroidissement Circule à l'intérieur et à l'extérieur tout autour et 25 au-dessus de la partie supérieure du verre fondu contenu dans la cuvette tournante 64,1a température à la surface du verre fondu étant ramenée entre environ 140°C et 145°C, étant réduite encore à mi-chemin du fond "R" du tube de verre "T" (soit à l'endroit où le tube pénètre dans le refroidisseur à circula-30 tion d'eau 84) pour atteindre approximativement 130°C à 135°C. Ainsi qu'il a été mentionné précédemment, le succès du procédé d'étirage par le haut dépend dans une bonne mesure de la température et de la vitesse de dissipation de la chaleur du verre fondu contenu dans la cuvette tournante 64 et 35 du fond "R" formé autour du cône d'étirage central 68 lors de l'étirage vers le haut du tube. Théoriquement, toutes les surfaces avec lesquelles le verre fondu entre en contact, à savoir le fond et les côtés de la cuvette 64 ainsi que la surface extérieure du cône d'étirage 68, constituent des surfaces de 40 transmission de la chaleur à travers lesquelles des déperditions 72 17476 25 2137963 de chaleur peuvent se produire dans le verre fondu, lesdites déperditions de chaleur devant être nécessairement compensées* Idéalement, le verre fondu doit être introduit dans le bassin à une température se situant au-dessus du point de liquidus auquel 5 le logarithme de la viscosité exprimée,en poises, est de l'ordre de 3,1, devant être maintenu à ladite température en tous points, sauf au moment où ilpénètre à l'intérieur du fond "Rn du tube entourant le cône d'étirage central. Il s'ensuit qu'une chaleur suffisante doit être appliquée au fond du bassin, de fa-10 çon que lorsque le verre s'écoule le long dudit fond en direction du cône d'étirage central il soit constamment maintenu au-dessus de la température de liquidus, afin d'empêcher la dévitrification du verre fondu dans le fond du bassin et autour de la surface du cône d'étirage central. 15 Toutefois, la surface supérieure du verre à l'intérieur de l'écran cylindrique anti-chaleur, directement au-dessous du refroidisseur à circulation d'eau et au moment où le tube étiré pénètre dans ce dernier doit être rapidement ramenée à une température se situant au-dessous du point de li-20 quidus, ce qui s'effectue par perte de chaleur vers le refroidisseur à circulation d'eau, cependant que le courant d'air circule à travers et tout autour du refroidisseur et au-dessus de la surface supérieure du verre fondu, dans les limites de l'écran anti-chaleur. 25 De même, l'intérieur du tube dans le fond "R" qui se trouve formé autour du cône d'étirage central, là où le verre se détache du nez 69 du cône 68, doit être rapidement ramené au-dessous du point de liquidus, à une température de préférence inférieure à celle de la partie extérieure du 30 fond "R". Dans le cas particulier de la composition de verre illustrative, la température autour du nez 69 du cône 68, là où le verre se sépare de la surface du cône, doit être ramenée entre environ 120°C et 130°C. La rotation du bassin 24 sert à égaliser les 35 effets de température des courants d'air dans la zone du fond "R" du cône d'étirage. Dans l'appareil perfectionné de la présente invention, le mode d'agencement des brûleurs 44 et des cléments de chauffage à résistance électrique 260 (en cas d'utilisation 40 de ces derniers) assure le réchauffage effectif du verre fondu 72 17476 26 2137963 et ce exclusivement aux endroits requis, de manière à obtenir une transmission de chaleur plus efficace à la surface supérieure du verre. En outre, en déversant le verre fondu tout autour du pourtour du bassin tournant, ledit verre s'écoule 5 intérieurement en direction du cône d'étirage central afin de former la base ou fond du tube de verre, lui conférant une con-centricité quasi parfaite ainsi que des propriétés isothermi-ques. Tout le verre arrivant au fond du tube a été soumis à un même processus thermique, étant continuellement et complète-10 ment mélangé grâce à l'action d'atténuation du flux de verre fondu, lorsque ce dernier pénètre dans le bassin tournant, tout autour du rebord 66. En référence à nouveau aux figures 2 et 4, l'on peut voir que le tube de verre "T", lequel se trouve 15 continuellement entraîné en rotation grâce à la rotation du bassin 24, est étiré à travers le refroidisseur de circulation d'eau 84. Le tube de verre, dont l'extrémité supérieure est toujours attachée à l'amorce d'étirage 222 (voir figure 5a) est étiré à travers le refroidisseur à circulation d'eau, puis 20 à travers la bague collectrice 136 qui est abaissée en position fonctionnelle par suite de l'abaissement des plates-formes 112 et 114 le long des tiges filetées 120. L'amorce 222 est détachée du tube et écartée, après quoi l'extrémité du tube est insérée entre les rouleaux d'étirage 210 qui tournent en 25 sens opposés à une vitesse synchronisée, de manière à assurer à son tour le déplacement vers le haut du tube de verre "T". Les rouleaux d'étirage 210 sont amenés à tourner à la vitesse de traction requise, étant par ailleurs réglés ou ajustés l'un par rapport à l'autre afin d'empêcher tout patinage entre les $0 dits rouleaux d'étirage et le tube de verre. Ainsi qu'il a été décrit précédemment, le mécanisme d'entraînement 168 des rouleaux d'étirage (voir figure 4) est supporté sur une table tournante 148, laquelle est entraînée continuellement en rotation de manière à faire tourner 35 les rouleaux d'étirage 210 autour du tube étiré par le haut "T", lequel se trouve lui-même entraîné en rotation ainsi qu'il a été décrit précédemment. La vitesse de rotation de la table tournante 148 est synchronisée avec celle du bassin tournant 24. En référence aux figures 2, 3a, 4 et 8, la ba-40 gue collectrice 136 qui tourne avec la table tournante 148 au 72 17476 27 2137963 moyen du pignon de chaîne 150 y associé, est. destinée à fournir 1* énergie requise au moteur 182 pour entraîner les rouleaux d'étirage 210, afin de les écarter pour pouvoir accommoder les diverses dimensions de tubes et pour serrer lesdits rouleaux 5 sur le tube en voie de formage. Ainsi qu'il est plus clairement illustré sur la figure 4, la bague collectrice 136 est constituée par plusieurs éléments 270 qui sont disposés dans un rapport mutuel axial et vertical, des entretoises appropriées 272 étant interposées en-10 tre les éléments adjacents 270. Le dispositif est maintenu dans son ensemble par des moyens de fixation tels que des boulons ou des vis (non représentés) traversant les éléments 270 et les entretoises 272. Au-dessous de la plaque de support fixe 138 se trouve fixée une monture 274 qui. s'étend axialement vers l'ex-15 térieur sur toute la longueur de la bague collectrice. La monture 274 est pourvue de plusieurs balais 276 qui sont espacés le long de la bague collectrice 136 sur une tige 278 qui est fixée aux extrémités supérieure et inférieure de la monture 274. Le nombre des balais peut varier en fonction du type de l'ins-20 tallation et des besoins de puissance, et l'on peut faire appel à plus d'une monture fixe pour supporter les balais. Chacun des balais 276 entre en contact de frottement avec un élément rotatif sélectionné 270 de la bague collectrice. Il ressort de la description qui précède que la 25 présente invention pourvoit à un procédé et à un appareil y afférent perfectionné pour la fabrication de baguettes ou tubes de verre suivant un processus d'étirage par le haut, le procédé en question étant plus particulièrement désigné pour la fabrication des tubes de verre à paroi épaisse tels qu'utilisés pour les ré-30 seaux de tuyauterie dans l'industrie chimique de traitement. La présente invention permet de fabriquer des baguettes ou tubes de verre de qualité supérieure et ceci à des cadences de production beaucoup plus élevées que ne le permettent les appareils et les procédés d'étirage par le haut actuellement utilisés.La présente 35 invention permet en outre de fabriquer des baguettes ou tubes de verre à partir de compositions de verre qui, normalement, sont extrêmement difficiles ou même impossibles à traiter par les procédés classiques, comme par exemple les tubes réalisés dans des compositions,de verre aisément dévitrifiables. 40 Bien que le procédé et l'appareil y afférent 72 17476 28 2137963 décrits ci-contre puissent être utilisés pour l'étirage de baguettes ou tubes de verre à partir de n'importe quelle composition de verre voulue, la présente invention est plus spécifiquement adaptée à l'utilisation des compositions de verre di-5 rectement dévitrifiables, telles que les "vitrocéramiques" . Les compositions de verre pouvant être utilisées dans le procédé et l'appareil propres à la présente invention incluent celles décrites dans le brevet US N° 3.380.818, dans les brevets britanniques n° 1 124 001 et 1 124 002, ainsi que dans le 10 brevet néerlandais n° 6 805 259. Il doit être bien entendu que la description qui précède n'est donnée qu'à titre illustratif et non limitatif, et que toutes variantes ou modifications peuvent y être introduites sans sortir pour autant du cadre général de la 15 présente invention. 72 17476 29 2137963 REVENDICATIONS 1. Appareil pour l'étirage de tubes de verre ou analogues dans le sens vertical ascendant à partir d'un bain de verre à l'état fondu, caractérisé par le fait qu'il comporte 5 un bloc réfractaire dont la surface supérieure est profilée de manière à ménager un bassin destiné à contenir le bain de verre fondu, ledit bassin étant pourvu d'un cône d'étirage central orienté vers le haut, d'une cuvette annulaire peu profonde qui est concentrique audit cône d'étirage et d'un rebord périphéri-10 que, une installation de brûleurs qui est dirigée vers ledit bloc réfractaire afin de l'envelopper dans ses produits de combustion afin de transmettre la chaleur au verre contenu dans la dite cuvette, ainsi qu'un pare-flamme qui est interposé entre la dite installation de brûleurs et le cône d'étirage, ledit pareil flamme comportant un bord qui est immergé dans ledit bain de verre fondu afin d'assurer une protection efficace contre la chaleur sans aucunement refroidir ledit verre à l'état fondu. , 2. Appareil,suivant la revendication 1, lequel comporte un couvercle métallique qui est superposé au bloc ré-20 fractaire précité, ledit couvercle assurant l'obtention d'une surface de contact avec le verre et avec les produits de combustion qui résiste à l'usure. 3. Appareil, suivant la revendication 1, lequel comporte aine source d'alimentation de verre à l'état fon- 25 du, un canal de distribution partant de ladite source d'alimentation et surplombant le rebord du bassin précité, ainsi qu'un moyen propre à faire tourner ledit bassin au-dessous du canal de distribution en vue de répartir le verre fondu sur le pourtour du bassin, de manière qu'il s'écoule radialement dans 30 ledit bassin en direction du cône d'étirage précité. 4. Appareil, suivant la revendication 1, lequel comporte un support rotatif qui est espacé au-dessus du bassin précité et qui est disposé dans l'alignement axial du cône d'étirage, plusieurs rouleaux d'étirage étant montés sur 35 ledit support et pouvant tourner par rapport à ce dernier pour saisir le tube qui est étiré à partir du cône d'étirage afin de soulever ledit tube hors du bain de verre fondu, ainsi qu'un moyen propre à faire tourner ledit support et les rouleaux y associép autour de l'axe commun dudit cône d étirage et du tube 40 en cours d'étirage. 72 17476 50 2137963 5« Appareil suivant la revendication 1, lequel comporte tin refroidisseur cylindrique à circulation d'eau qui est aligné axialement avec le cône d'étirage, étant disposé à l'intérieur du pare-flamme précité, le tube étiré à par-5 tir du cône d'étirage faisant saillie à travers ledit refroidisseur en direction des rouleaux d'étirage précités. 6. Appareil suivant la revendication 5» dans lequel ledit refroidisseur est susceptible d'être réglé ou a-justé dans le sens vertical par rapport au cône d'étirage pré-10 cité afin de faire varier le degré de refroidissement exercé sur le tube étiré à partir dudit cône d'étirage. 7* Appareil suivant la revendication 4, dans lequel le support précité est susceptible d'être réglé ou ajusté dans le sens vertical par rapport audit bain de verre fondu 15 en vue de faire varier le point de contact desdits rouleaux d'étirage avec les tubes en cours d'étirage. 8. Appareil suivant la revendication 4, lequel comporte en outre m moyen propre à synchroniser la rotation dudit bassin et dudit support, afin d'empêcher l'applica-, 20 tion de toute déformation due à la rotation sur le tube en cours d'étirage. 9« Appareil suivant la revendication 1, lequel comporte un dispositif de réchauffage à résistance électrique qui est disposé suivant un rapport d'échange de chaleur 25 directement au-dessous de la cuvette de retenue du bain de verre fondu du bassin précité, en vue d'assurer une source de réchauffage complémentaire à l'installation de brûleurs précités pour le verre fondu contenu dans ledit bassin. 10. Procédé d'étirage de tubes de verre ou 30 analogues dans le sens vertical ascendant à partir de la partie centrale d'-un bain de verre directement dévitrifiable et à l'état fondu, caractérisé par le fait qi'on introduit le verre fondu dans un bassin tournant à partir d'une source d'alimentation adjacente au pourtour dudit bassin, ce dernier comportant par ail-35 leurs une cuvette ouverte vers le haut, et qui est destinée à retenir le bain de verre fondu, qu'on fait tourner ledit bassin par rapport à ladite source d'alimentation de verre fondu afin de répartir uniformément le verre sur tout le pourtour dudit bassin, qu'on enveloppe ledit bassin dans les flammes issues 40 de plusieurs brûleurs afin de réchauffer le bassin et le verre 72 17476 31 2137963 y oontenu.,. qu * on immerge un, mirtc e b ord d'un pare-flamme, ou é-cran anti-ohaleur.enveloppant dans ledit bain de verre fondu afin de protéger la partie centrale' dudit bain vis-à-vis de la ahaleun produite- p^r : les flammes des brûleurs précités, sans 5 refroidir sensiblement ledit bain de verre fondu, et, finalement» qu'on étire un tube vers le haut à partir de ladite partie centrale protégée du bain de verre précité. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé par le fait que le verre fondu contenu dans le bassin 10 précité est maintenu à un niveau constant, ce qui assure une hauteur constante de verrè à la base ou dans le fond du tube en cours de formage, de manière à réduire au minimum les à-coups et empêcher ainsi toutes variations de l'épaisseur de paroi du tube en cours d'étirage. 15 12. Procédé suivant la revendication 10, dans lequel le tube étiré à partir de la partie centrale dudit bain de verre fondu est entraîné vers le haut à travers un dispositif d'échange de chaleur cylindrique qui est refroidi à l'eau en vue de refroidir le tube directement après son étirage hors de 20 la partie centrale du bain précité, un prolongement orienté vers le haut du mince bord précité du pare-flamme étant interposé entre l'échangeur de chaleur et les flammes enveloppantes issues des brûleurs. 13. Procédé suivant la revendication 12, dans 25 lequel le tube de verre est amené à passer, suivant un écarte- ment donné par rapport audit bain de verre fondu, dans plusieurs rouleaux d'étirage, lesquels sont actionnés de manière à tirer ledit tube vers le haut par rapport audit bain de verre, les dits rouleaux d'étirage étant amenés à tourner autour de l'axe 30 du tube en synchronisme avec la rotation du bassin précité, afin d'éviter tout phénomène de vrillage périphérique du tube en cours de formage. 14. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé par le fait qu'on induit un flux d'air de refroidis- 35 sement vers le bas à travers l'échangeur de chaleur précité, au-dessus de la surface du bain de verre précité et à l'intérieur du pare-flamme, puis vers le haut à partir dudit bain de verre, en vue de contribuer au refroidissement du tube lors des phases initiales de formation dudit tube par étirage. 40 15. Procédé suivant la revendication 10, dans 72 17476 32 2137963 lequel le verre fondu contenu dans le "bassin précité est soumis à l'application d'une source de chaleur complémentaire au moyen de réchauffeurs à résistance électrique qui se trouvent noyés dans ledit bassin. lequel le "bassin précité est constitué par un "bloc massif de matière réfractaire qui est pourvu extérieurement d'un revêtement métallique, ledit "bloc de matière réfractaire étant utilisé en tant qu'éliminateur de chaleur afin de répartir unifor-10 mément la chaleur de combustion à la charge de verre fondu du bain précité. 17. Procédé d'étirage de tubes de verre ou analogues dans le sens vertical ascendant à partir de la partie centrale d'un bain de verre directement dévitrifiable qui est à 15 l'état fondu, caractérisé par le fait qu'on introduit le verre fondu dans un bassin tournant à partir d'une source d'alimentation adjacente au pourtour dudit bassin, ce dernier comportant une cuvette ouverte vers le haut et qui est destinée à retenir ledit bain de Terre fondu, qu'on fait tourner ledit bassin 20 par rapport à ladite source d'alimentation de verre fondu afin de répartir uniformément le verre sur tout le pourtour dudit bassin, qu'on maintient le verre contenu dans le bassin à une température moyenne se situant au-dessus de la température de liquidus, qu'on abaisse localement la température du verre fon-25 du à proximité de la partie centrale du bassin précité, sur le pourtour extérieur de la base ou fond du tube en voie de formation continue, à un degré ne dépassant pas celui de la température de liquidus, et, finalement, qu'on étire un tube par le haut à partir du verre localement refroidi à proximité de la 30 partie centrale du bassin précité, et ce à une vitesse suffisante que pour éviter la dévitrification dudit verre refroidi localement. 5 16. Procédé suivant la revendication 10, dans