L'invention se rapporte au domaine des sources lumineuses a semiconducteur, lasers à semiconducteur ou diodes émettrices de lumière LED, et a plus particulièrement pour objet un dispositif d'alimentation de source lumineuse à semiconducteur et un générateur de lumière comportant un tel dispositif. L'alimentation des sources lumineuses à semiconducteur pose un certain nombre de problèmes occasionnés par la forme de la caractéristique d'émission de ces sources en fonction du courant de commande et par la forte dérive de cette caractéristique en fonction de la température, particulièrement pour les lasers. I1 est connu d'asservir le courant de commande appliqué au laser à la puissance émise désirée, ce qui est facile car il suffit de prélever une fraction du rayonnement émis proportionnelle au rayonnement utile pour effectuer cette régulation. I1 est également connu d'utiliser un dispositif de régulation thermioue du laser, agissant sur sa température au moyen d'un frigatron par exemple. Mais en plus de ces dispositifs de régulation qui fonctionnent en régime établi, il est nécessaire de maîtriser parfaitement le régime transitoire du laser à l'établissement et à la coupure des tensions d'alimentation, car toute surintensité dans le circuit d'alimentation conduit à un dépassement de la puissance maximale tolérable par le laser et entraine sa destruction. L'invention a pour objet un dispositif d'alimentation de source lumineuse à semiconducteur permettant d'arriver à ce résul tat,pendant le régime transitoire,quel que soit l'ordre dans lequel les tensions d'alimentation apparaissent ou disparaissent dans le circuit et qui,en régime établi, permet de protéger le laser contre les surintensités. Pour un fonctionnement en impulsions le laser est protégé lors du branchement des tensions d'alimentation ou lors de leur coupure ; de plus l'établissement du courant de prépolarisation et l'établissement du courant de modulation sont contrôlés pour qu'il n'y ait pas de dépassement de la puissance maximale. Suivant l'invention le dispositif d'alimentation de source lumineuse à semiconducteur comportant une boucle de régulation de puissance commandée par un signal caractéristique de la puissance lumineuse émise par la source est caractérisé en ce que, la source étant alimentée par un circuit branché à une première source de polarisation, la boucle de régulation est alimentée par une seconde source de polarisation découplée de la première par un transistor monté en base commune fonctionnant en générateur de courant de commande de telle manière que, si une seule source de polarisation est branchée, aucun courant de commandene soit appliqué à la source lumineuse. L'invention a également pour objet un générateur de lumière comportant un tel dispositif d'alimentation. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à l'aide de la description qui suit en référence aux figures annexées. La figure 1 représente la caractéristique puissance émise en -fonction du courant de commande appliqué à la source à deux températures différentes. La figure 2 représente un premier mode de réalisation du générateur de lumière comportant un dispositif d'alimentation selon l'invention, fonctionnant en continu. La figure 3 représente un second mode de réalisation du générateur de lumière, comportant une boucle de stabilisation de la puissance minimale et une boucle de stabilisation de la puissance crête, pour un fonctionnement en impulsions. Pour comprendre l'intérêt et la nécessité d'un dispositif d'alimentation de source lumineuse comportant un circuit de temporisation et des moyens pour établir le régime transitoire, il est nécessaire d'effectuer une analyse de la caractéristique P = f(I) d'un laser. La figure 1 représente cette caractéristique P = f(I) légèrement idéalisée. I est le courant de commande du laser et P est la puissance optique délivrée par le laser. On peut remarquer sur ces courbes que tant que le courant de commande injecté dans le laser reste inférieur à une valeur de seuil, cette valeur de seuil augmentant avec la température, aucune puissance optique n'est disponible à la sortie du laser. Pour un courant I supérieur à la valeur de seuil Is, la puissance optique disponible en sortie du laser devient une fonction sensiblement linéaire du courant de commande I.De plus, le laser est caractérisé par une puissance maximale Pmax qu'il est impérativement déconseillé de dépasser. Comme le montrent les courbes représentées pour deux températures différentes T1 et T2, ou T1 est inférieur à T2, la valeur du courant de seuil Is (Is1 et Ils2) est grandement liée à la température de fonctionnement Il est évident que seul un asservissement de la composante continue Io (ici, Io2) à la température de fonctionnement du laser peut rendre ce dernier exploitable. Une telle solution, satisfaisante pour un laser dont on connait le réseau de caractéristiques, ne lest plus lorsque l'on remplace ce laser par un autre laser.En effet, les lasers présentent entre eux une dispersion assez importante des caractéristiques de telle manière qutun courant moyen optimal 101 pour un premier laser, à une température de fonctionnement T1, peut être insuffisant pour un second laser à la même température, ou au contraire supérieur au courant correspondant à la puissance maximale pour un troisième laser à la même température. Pour résoudre cette difficulté,la contreréaction est effectuée à partir de la puissance émise par le laser. La réalisation de cette contre-réaction est grandement facilitée par le fait que le laser émet sur deux faces opposées. En conséquence il suffit de placer en regard de la face arrière du laser une photodiode, dite photodiode de contre-réaction, pour disposer d'un courant moyen fonction de la puissance moyenne émise par le laser. La comparaison de ce courant moyen avec un courant moyen de référence permet d'élaborer un signal utilisé pour commander le courant de commande appliqué au laser. Le dispositif d'alimen- tation de source lumineuse à semiconducteur selon l'invention comporte des circuits de protection associés à la boucle d'asservissement de telle manière que la réponse de cette boucle lors de la mise en route ou de la coupure des sources d'alimentation n'entraine jamais de dépassement de la puissance maximale susceptible d'être émise par le laser. Sur la figure 2, représentant le dispositif selon l'invention, la source lumineuse a été représentée sous forme d'une diode, 13 branchée entre la masse et un point d'alimentation. Cette diode fournit en régime établi une puissance lumineuse dont une partie est captée par une photodiode polarisée par une source de polarisation V délivrant un courant Id. Ce courant est comparé à un courant de référence IR établi dans une résistance R7 branchée entre une source d'alimentation VA et l'autre borne de la photodiode. Le point commun la photodiode et à la résistance de référence R7 est relié à la masse par un condensateur C7.La tension apparaissant en ce point commun, V#, est donc fonction de la différence entre le courant IR et le courant Id fourni par la photodiode. Les variations av traduisent donc les variations de puissance lumineuse émise par la source. Ces variations doivent se traduire par des variations A lo du courant de commande 1o appliqué à la source laser 1. Pour cela, V# est appliqué à l'entrée "+" d'un amplificateur opérationnel A1. L'entrée "-" de cet amplificateur est reliée à la masse par une résistance R5. La sortie de cet amplificateur est reliée à un circuit à constante de temps beaucoup plus élevée que la constante de temps caractérisant la vitesse de réponse de la boucle de réaction en l'absence de ce circuit.Ce circuit est formé d'une résistance Rî et d'un condensateur C1 relié à la masse. La sortie de ce circuit à résistance et condensateur,R1 C1, est relié à la base d'un transistor Q3. Le collecteur de ce transistor est relié à la source d'alimentation V+ et son émetteur est bouclé sur 11 entrée "-" de l'amplificateur A1 par l'intermédiaire d'une résistance Rq. Le transistor Q3, qui est donc monté en émetteur-suiveur, fournit sur son émetteur une tension qui suit les variations de la tension d'erreur V en régime établi. En pratique le courant dans la résistance R7 n'est pas complétement fixé.Ce courant IR est en effet tel que : V+ - V# (1) IR = R7 La tension V#, fonction du gain de l'amplificateur bouclé, est telle que V3 (2) V# = , V3 étant la tension présente sur l'émetteur G1 R4 + R5 du transistor Q3 et G1 étant sensiblement égal à . Si ce R5 gain G1 est grand, la variation du courant de référence reste faible, VE étant très inférieur à V+. Un transistor Q13 de type PNP, a sa base reliée à la masse, son émetteur relié au potentiel V+ par l'intermédiaire d'une résistance R2, son émetteur étant également relié à 11 émetteur du transistor Q3 par l'intermédiaire d'une résistance R3. Le transistor Q1 a son collecteur relié à la tension d'alimentation V par l'intermédiaire d'une résistance R6 ; ce transistor monté en base commune joue donc le rôle de sommateur de courant vis-à-vis des courants I2 et 13 circulant respectivement dans les résistances R2 et R3. Le collecteur du transistor Q1 est par ailleurs relié à la base d'un transistor Q2 dont l'émetteur est relié à la source d'alimentation V par l'intermédiaire d'une résistance R0. Le collecteur de ce transistor Q2 est relié à la diode laser.Le courant de commande de cette diode, Ioss circulant dans le transistor Q23 est égal à R6 I1 x R0, I1 étant lui-même égal à la somme d'une composante I2 constante, et d'une composante I3 variable avec la tension d'erreur VE. La résistance R2, fixant la valeur du courant constant 12, est choisie pour que la composante correspondante du courant d'alimentation du laser, I2 x R6, reste inférieure au courant de R0 seuil minimal à la température la plus faible de la gamme de fonctionnement. Comme il est possible de le constater à partir du schéma du circuit, le transistor Q1 monté en base commune sépare les parties haute et basse des tensions d'alimentation, le laser étant alimenté en tension basse.Aucun courant de commande n'est appliqué au laser si une seule des sources d'alimentation et et V est connectée. Le circuit comporte en outre un transistor à effet de champ, formant circuit de protection. Ce transistor Qg, est tel que la source est reliée à la masse, le drain étant relié à la base du transistor Q3 et la porte étant reliée à la tension d'alimentation V . Lors de la mise en circuit des sources d'alimentation V+ et V-, le circuit R1 C1 et le transistor à effet de champ Q4 coopérent pour la protection du laser de la manière suivante. Si les deux tensions d'alimentation Vs et V sont branchées simultanément à l'instant t = t0, le transistor à effet de champ Q4 a sa porte portée à V et est alors bloqué. Il se comporte donc comme un interrupteur ouvert. La tension aux bornes du condensateur C13 nulle à avant t03 reste nulle. Le potentiel sur l'émetteur de Q13 VEB(Q1) est égal à 0,7 V. Le potentiel sur la base du transistor Q3 étant nul, le potentiel sur l'émetteur de ce même transistor est VBE(Q3), soit 0,7 V.En conséquence I3 = O et I1 = 12 = (V+ - VBE)/R2, cette valeur de courant correspondant à un courant de commande 1o inférieur au courant de seuil minimal3 comme indiqué ci-dessus, à l'instant t03 aucune puissance optique n'est donc émise par le laser. Le potentiel V étant appliqué à une borne de la résistance R7, le condensateur C7 se charge progressivement à travers cette résistance. La tension de sortie V1 de l'amplificateur A1 tend donc vers V+ et la tension sur la base du transistor Q3 tend lentement vers V+, avec la constante de temps t1 = R1 x C1.La tension sur l'émetteur de Q3 recopiant cette-tension, à la tension VBE(Q3) près, le courant I3 injecté vers Q1 est égal à V1 - VBE(Q3) - VEB(Qî) R3 ce courant augmentant lentement comme la tension V1. Lorsque la somme des courants I2 et I3 correspond à un courant de commande 1o supérieur au courant de seuil du laser à la température de fonctionnement, le laser émet une puissance optique, P, fonction de ce courant de commande. La photodiode 2 délivre un courant Id augmentant progressivement comme la puissance optique émise, ce qui a pour conséquence de diminuer progressivement le courant de charge du condensateur C7 et de l'annuler lorsque le courant Id est égal au courant de référence. Si la tension V+ est appliquée sans que la tension V le soit, le transistor à effet de champ Q4 n'a pas de tension appliquée sur sa porte et se comporte alors comme un interrupteur fermé qui maintient la tension V1 nulle bien que la tension sur l'entrée + de l'amplificateur A1 augmente progressivement jusqu'à V+, de plus la diode laser 1 n'étant pas alimentée par la tension basse V t aucun courant de commande ne peut lui être appliquée. Lorsque cette tension V est appliquée, le dispositif fonctionne comme indiqué ci-dessus. Si la tension V est appliquée la première, le transistor à effet de champ est bloqué et se comporte comme un interrupteur ouvert. La tension V+ n'étant pas appliquée, V1= O. Dans la partie basse du circuit, V+ ntétant pas appliquée, I2 et 13 sont nuls et donc Il est nul. Le courant de commande 10 est alors nul. Le rôle du circuit R1 C1 est, comme indiqué ci-dessus, d'augmenter le temps de réponse de la boucle. Lors de la coupure des tensions d'alimentation, il est nécessaire de décharger le condensateur C1, afin qu'il puisse jouer son rôle lors de la mise en marche suivante. Cette réinitialisation est effectuée par le transistor à effet de champ Q4. Lorsque la tension V disparait alors que la tension V+ reste appliquée3 le courant de commande 1o de la source s'annule en même temps que sa tension d'alimentation V. De plus la tension porte - source s'annule, donc la tension V1 devient nulle par décharge du condensateur C1 ; une nouvelle mise sous tension est donc envisageable sans risque même lorsque la tension V+ n' a pas été coupée.Lorsque la tension V+ disparait alors que la tension V reste appliquée3 le courant I1 s'annule du fait que la partie haute du circuit n'est plus alimentée. La tension V1 s'annule elle aussi progressivement. Après le temps nécessaire à la décharge du condensateur, la tension V+ peut être de nouveau appliquée sans risque. Le circuit décrit permet donc de protéger le laser tant lors de la mise sous tension que lors de la coupure des tensions d'alimentation. Le circuit précisement décrit correspond à un laser émettant en continu une puissance optique constante Po. Mais un dispositif de modulation du laser commandé par un signal de modulation peut être inclu dans ce circuit pour permettre une émission de lumière modulée par le laser.Une première solution consiste à ajouter directement au courant de commande 10 une composante de modulation hI. Mais la composante de modulation peut également être introduite en amont du circuit en tenant compte du gain introduit par Q23 par exemple sur la base du transistor Q23 ou est alors présent un courant I1 + hI, ou sur l'émetteur du transistor Q1 ou est alors présent un courant I2 + I3 + AI. Sous réserve dans tous les cas que la valeur crête supérieure du courant de commande appliqué n' entraine pas de dépassement de la puissance maximale tolérable par le laser3 et que la valeur crête inférieure du courant de commande ne soit pas inférieure à la valeur de seuil, l'adjonction de AI ne perturbe pas le fonctionnement du circuit de protection. La boucle d'asservissement opto-électronique décrite ci-dessus stabilise la valeur de la puissance optique moyenne émise par le laser. Lorsque le signal modulant à une composante moyenne non nulle3 il faut tenir compte de cette composante moyenne pour fixer la valeur de la résistance de référence R7 qui fixe le courant de référence IR. Pour un signal modulant binaire ayant une composante continue constante3 la photodiode de contre réaction délivre des impulsions de courant qui sont intégrées par le condensateur C7. La valeur moyenne du courant détecté est la valeur du courant crête multiplié par k, k étant le rapport cyclique équivalent du signal binaire. Pour stabiliser par la boucle de contre-réaction la puissance émise par le laser3 c'est en fait la puissance moyenne qui est stabilisée, la résistance de référence R7 ayant la valeur de la tension d'alimentation positive divisée par le courant moyen détecte Il est également possible de stabiliser directement la puissance crête émise par le laser ainsi que sa puissance minimale. En effet, dans une chaine de transmission optoélectronique destinée à la transmission de données binaires, la stabilisation de la puissance crête permet de réaliser une transmission présentant un taux d'erreurs en ligne indépendant de l'évolution de la caractéristique du laser dûe au vieillissement ou à la température dans la plage de régulation choisie, et la stabilisation de la puissance minimale permet de maintenir la puissance optique issue du laser au-dessus du seuil de l'émission laser quelle que soit cette meme évolution ; cette dernière stabilisation permet de minimiser le temps de réponse du laser à une impulsion électrique. Ces deux stabilisations permettent globalement de travailler avec une excursion en puissance optique constante.Cette double stabilisation fait appel à deux boucles de contre-réaction, l'une fixant le courant de prépolarisation I à une valeur supérieure au courant p de seuil, l'autre fixant l'amplitude des impulsions de modulation #I de telle manière que Ip + bI soit inférieur au courant maximal, le courant de seuil et le courant maximal variant en même temps lors du vieillisement et des variations de température, de façon que les puissances optiques émises pour les deux états du signal binaire restent sensiblement constantes. Dans chacune des boucles de contre-réaction,un circuit de protection formé d'un circuit à résistance et condensateur et d'un transistor à effet de champ convenablement polarisé permettent de protéger le laser lors de la mise sous tension ou de la coupure des tensions d'alimentation. Le générateur représenté sur la figure 3 fonctionne en impulsions. Sur cette figure, -les éléments jouant le même rôle que les éléments correspondant sur la figure 2 ont été désignés par les mêmes repères. La puissance minimale Pm et la puissance maximale PM correspondant aux deux états du signal binaire sont stabilisées pour être constantes indépendament des variations de température et du vieillissement du laser. Pour cela, la puissance émise par la diode 1 est en partie captée par la photodiode 2, le signal de sortie de cette photodiode étant appliqué à l'entrée d'un amplificateur A2 à large bande fournissant le signal appliqué aux deux boucles de contre-réaction. Cet amplificateur A2 a une très grande sensibilité. La première boucle de contre-réaction 100, destinée à fournir le courant de commande de prépolarisation 1p correspondant à la puissance minimale émise par le laser, comporte un circuit de détection de la composante du signal de sortie de l'amplificateur A2 correspondant à cette puissance minimale. Ce circuit est formé d'une diode 10, dont la sortie est reliée à l'entrée + de l'amplificateur A1. Cette entrée + est également reliée à la tension d'alimentation V par l'intermédiaire de la résistance R7 et à la masse par l'intermédiaire du condensateur C7, comme précedemment. Le potentiel sur l'entrée - de l'amplificateur A1, bouclé par la résistance R4, est fixé par l'intermédiaire d'un pont de résistances et dtune diode à une valeur de référence VR1 correspondant à la valeur minimale désirée du signal de sortie de l'amplificateur A2. Comme la boucle de régulation représentée sur le dispositif de la figure 2, la boucle d'asservissement comporte les éléments R1 C1 Q4, Q3, R3 R23 et le transistor monté en base commune Q1 dont le collecteur est relié à la base du transistor Q2 Le courant sur le collecteur du transistor Q2 est le courant de polarisation I destiné à maintenir constante la puissance minimale Pm p émise par le laser. La seconde boucle de contre-réaction, 200, est destinée à fixer l'amplitude des impulsions de courant appliquées à la diode laser de façon que la puissance maximale émise par le laser soit constante. Comme la boucle 100, la boucle 200 reçoit le signal de sortie de l'amplificateur à large bande A2. Ce signal est appliqué à un circuit de détection formé d'une diode 20 destinée à détecter la composante maximale du signal de sortie de cet amplificateur. La sortie de cette diode 20 est reliée à l'entrée + d'un amplificateur A1. De la même manière que précédemment la boucle comporte en outre une résistance R7 et un condensateur C7 mais à l'inverse des deux cas précédents la résistance R7 est polarisée par la tension V+. Le potentiel sur l'cintrée - de l'amplificateur A1 est fixé par l'intermédiaire d'un pont à résistances et diode destiné à fixer cette tension à une valeur de référence VR2 ; ce potentiel correspond à la valeur de crête désirée du signal de sortie de l'amplificateur à large bande A2,soit donc à la valeur de la puissance crête désirée.De la même manière que précédemment la boucle de régulation 200 comporte la résistance R4 destinée au bouclage de l'amplificateur A1 le circuit à résistance et condensateur R1 C1, le transistor à effet de champ Q4, le transistor monté en émetteur suiveur Q3 délivrant un courant I3 variable en fonction des variations de tensions sur l'entrée "±" de l'ampli- ficateur A1, le transistor monté en base commune Q13 et le transistor Q2 dont l'émetteur est relié à la tension V~ par la résistance Ro et qui délivre sur son collecteur un courant dI d'amplitude correspondant à l'amplitude des impulsions à fournir par le laser. La boucle de régulation 200 fournit un signal d'amplitude sensiblement constante qui est appliqué à l'entrée d'un circuit formé de deux transistors Q5 et Q63 les émetteurs de ces deux transistors étant reliés entre eux et reliés à la tension de polarisation V par l'intermédiaire d'une résistance 30, le collecteur de l'un de ces transistors étant relié à la masse et le collecteur de l'autre transistor étant relié à la diode laser. Ainsi, la diode laser reçoit des impulsions de courant, d'amplitude hI fixée par l'intermédiaire de la boucle de régulation 200, le rythme de ces impulsions étant fixé par des signaux binaires appliqués sur les bases des transistors Q5 et Q6.Un tel générateur permet de stabiliser la puissance crête émise par le laser et l'excursion de puissance optique émise par ce laser à environ 2 g de leurs valeurs mominales, cette stabilisation étant garantie dans une gamme de température comprise entre 150 C et 450 C. L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation du dispositif d'alimentation et du générateur correspondant qui ont été précisément décrits et réalisés. En particulier l'utilisation de composants équivalents est du domaine de l'invention. Par exemple le transistor Q3 peut etre un transistor de type VMOS qui a une impédance d'entrée et une pente plus grandes qu'un transistor de type classique et fonctionne avec un courant d'entrée quasi nul. Une telle structure permet de diminuer la valeur du condensateur C1. De plus le dispositif décrit comporte, dans la boucle de contre-réaction un amplificateur opérationnel A1 monté en amplificateur différentiel et suivi d'un réseau R1 C1 intégrateur. Il est également possible de monter l'amplificateur opérationnel directement en intégrateur, l'amplificateur A1 est alors bouclé par un réseau à résistance et capacité en parallèle. Dans ce cas le transistor à effet de champ Q4 destiné à décharger le condensateur est branché en parallèle sur ce circuit, sa porte étant reliée comme précédemment à la source de polarisation V. Dans ce cas, l'entrée " + " de l'amplificateur est reliée à la masse et c'est la tension de sortie de cet amplificateur qui suit les variations de la puissance émise par le laser avec un retard correspondant au temps de reponse de l'intégrateur. Il est aussi possible de fixer le temps de réponse du circuit par le condensateur C7 branché à l'entrée " + " de l'amplificateur A1 monté en amplificateur différentiel. Dans ce cas le transistor à effet de champ est-monté en parallèle sur le condensateur C7. Dans les deux cas précédents, le réseau intégrateur R1 C1 et le transistor Q3 sont supprimés, la sortie de l'amplificatelr A étant reliée directement à la résistance R3. De plus des circuits annexes peuvent etre prévus, par exemple un circuit permettant de détecter l'absence d'information3 un tel circuit permettant de mettre le circuit générateur en position de veille, ce qui permet d'éviter la divergence des boucles de stabilisation. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'alimentation de source lumineuse à semiconducteur comportant une boucle de régulation de la puissance émise commandée par un potocourant qui suit les variations de la puissance émise et destinée à fournir un courant de commande variable, caractérisé en ce que la boucle de régulation est destinée à être alimentée par une première source de polarisation, et la source lumineuse par une seconde source de polarisation de signe contraire de la première, la source lumineuse étant montée en série avec un transistor de commande aux bornes de cette seconde source de polarisation, et un transistor étant monté en base commune entre les deux sources de polarisation pour transmettre au transistor de commande le courant de commande issu de la boucle de régulation, l'entrée du transistor monté en base commune étant reliée à la sortie de la boucle de régulation et la sortie de ce transistor étant reliée à l'entrée de commande du transistor de commande. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la boucle de régulation comporte un circuit de protection comportant un circuit temporisateur de constante temps beaucoup plus élevée que le temps de réponse de la boucle elle-même en l'absence de ce circuit. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le circuit de protection comporte en outre un circuit de remise à zéro commandé par la seconde source de polarisation et destiné à remettre à zéro le circuit temporisateur lors de la mise hors circuit de cette seconde source de polarisation. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le circuit de remise à zéro est un transistor à effet de champ dont la porte et la source sont reliées aux bornes de la seconde source de polarisation. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que, en amont du transistor monté en base commune un noeud de courant est nrévu pour l'application d'un courant de prépolarisation constant égal au courant de seuil minimal à la température minimale de fonctionnement du laser, et du courant variable permettant la régulation établi par la boucle de régulation 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, pour une source fonctionnant en impulsions, le dispositif d'alimentation comporte une boucle de régulation de la puissance minimale émise par asservissement de l'état bas du signal de commande et une boucle de régulation de la puissance maximale émise par asservissement de l'état haut du signal de commande, l'alimentation de ces deux boucles étant effectuée par la première source de polarisation, et l'alimentation du laser par la seconde source de polarisation, chacune des boucles comportant un circuit de protection. 7. Générateur de lumière comportant une source lumineuse à semi-conducteur et un dispositif d'alimentation selon l'une quelconque des revendications précédentes. 8. Générateur selon la revendication 7, caractérisé en ce que la source lumineuse est un laser à semi-conducteur.