MOTEUR ELECTRIQUE Â RELUCTANCE VARIABLE POUR LA TRANSLATION DES BARRES DE COMMANDE DANS UN RECTEUR NUCLEAIRE La présente invention concerne un moteur électrique à réluctance variable et à flux transversal engendrant un mouvement de translation. Un tel moteur est notamment destiné à assurer la translation des barres de commande à l'intérieur d'une enceinte sous pression dans un réacteur nucléaire. On sait qu'en réglant l'immersion, dans le coeur d'un réacteur nucléaire, de barres ayant la propriété d'absorber des neutrons, par exemple des barres en carbure de bore, la puissance développée par le réacteur peut être aisément commandée. Dans ce but, les barres sont généralement solidaires d'une tige mobile se déplaçant dans une chemise étanche fixée au réacteur, chemise dans laquelle règnent des conditions de température et de pression identiques à celles qui règnent dans la cuve du réacteur. Selon le brevet français 1 371 802, un élément de trans fert de charge mécanique pourvu de mâchoires à trois positions et commandées à l'aide de solénoldes, est mis en oeuvre pour imprimer un mouvement de translation à la barre. Ce dispositif, fonctionnant à la manière d'un électroaimant, présente l'inconvénient d'imprimeur un mouvement brusque à ses éléments mobiles. Il en résulte la nécessité de disposer localement des amortisseurs ou tampons comme par exemple décrits dans le brevet belge 753 529. Toutefois, malgré la présence de tels amortisseurs, les mécanismes des mâchoires subissent de fortes contraintes génératrices d'usure. Pour obvier à cet inconvénient, il a été proposé par exemple dans le brevet français 1 455 472, d'utiliser un moteur électromagnétique dont l'élément mobile est constitué par la tige elle-même qui porte alors des saillies annulaires disposées de manière à réaliser un moteur à réluctance variable de type vernier, engendrant un mouvement de translation exempt de tout mouvement de rotation, Toutefois, un tel moteur n'a pas pu être valablement mis en oeuvre, d'une part à cause du fait qu'il nécessite un trop grand nombre de bobines constituant la partie statorique du moteur et, d'autre part, à cause d'un mauvais rendement consécutif à une saturation de la tige, dûe à la concentration axiale du flux magnétique. La présente invention a pour objet d'obvier à à ces inconvénients. Dans ce but, le moteur électrique destiné à la translation des barres de commande dans un réacteur nucléaire comporte : une partie mobile constituée par une tige en matériau magnétique, munie-de saillies annulaires régulièrement espacées le long de l'axe de ladite tige ; au moins trois stators multipolaires entourant consécutivement ladite tige, chaque noyau polaire présentant, côté tige, des évidements annulaires, de manière à constituer des saillies de meme largeur et écartement que colles de la tige, ltespacement entre stators étant tel que les saillies de la tige et celles des noyaux polaires ne se trouvent en regard que pour l'un des stators. Selon ltinvention, une chemise étancheanagnétique est disposée en intersection du circuit magnétique statorique, des pièces magnétiques prolongeant les noyaux polaires à l'intérieur de la chemise L'invention sera mieux comprise et dtautres buts, caractéristiques et avantages apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit, à laquelle une planche de dessins est annexée, d!un mode de réalisation de l'invention. Les figures 1 et 2 représentent schématiquement un moteur électrique appliqué à la commande de barre dans un réacteur nucléaire, respectivement en coupe transversale et en coupe axiale dans le plan BB, selon un mode de réalisation conforme à la présente invention. Dans l'application du moteur à la translation des barres de commande d'un réacteur nucléaire, la partie mobile du moteur, c'est-à-dire la tige 1, est disposée coaxialement dans une chemise étanche tubulaireamagnétique 2. La tige 1, réalisée dans un matériau magnétique, est munie de saillies annulaires 3, régulièrement espacées le long de l'axe de la tige. La partie statorique du moteur est constituée par un ensemble de forme générale tubulaire de meme axe xx' que la tige comprenant au moins trois stators multipolaires. Ces derniers sont constitués chacun par une paire de bobines 8,9 et 10,11, disposées en selle autour du noyau polaire. Une culasse magnétique 12 de forme annulaire entoure chaque paire de bobines. La chemise étanche 2 est disposée en intersection du circuit magnétique statorique. Chaque noyau polaire qui se prolonge à ltintérieur de la chemise 2 à l'aide d'un élément magnétique 21 présente, sur sa paroi interne, des évidements annulaires 74, de manière R constituer des saillies 13 en forme de secteur, dans chaque fenêtre ménagée par les bobines, et disposées dans des plans transversaux différents, ces saillies 13 étant de même largeur et de même écartement que les saillies annulaires 3 dont est pourvue la tige 1. De façon à réaliser une structure du type vernier, les stators multipolaires consécutifs sont espacés le long de ltaxe xx' du moteur, de telle manière que les saillies annulaires 3 de la tige 1 ne se trouvent en regard que des saillies 13 du noyau polaire de l'un seulement des stators, comme représenté sur les figures. Ainsi, en prenant l'exemple représente, la paire de bobines 8,9 entant alimentée, la tige mobile 1 se positionne de telle façon que la réluctance opposée au flux magnétique soit minimale. Ceci se produit lorsque les saillies annulaires 3 de la tige 1 sont précisément en regard des saillies correspondantes 13 du noyau polaire correspondant. il faut noter que sur la figure, seules deux paires de bobines ont été représentées bien qu'il en faille trois pour assurer un mouvement bidirectionnel, Le flux engendré se referme selon un trajet transversal, c'est-à-dire perpendiculaire à l'axe xx' de la tige 1, comme représenté par les fléchettes 19 et 20. Par la suite, cette tige ne subit aucune saturation magnétique axiale. Pour déplacer la tige, par exemple d'un mouvement ascendant, il suffit de couper l'alimentation de la paire de bobines 8,9 et d'alimenter la paire de bobines 10,11. A ce moment-là, le champ magnétique engendre une force dedirection axiale tendant à positionner la tige, de telle manière que la réluctance s'opposant au flux magnétique .soit minimale. Les saillies annulaires 3 de la tige magnétique 1 vont, de ce fait, se positionner en regard des saillies 13 du noyau polaire correspondant aux bobines 10 et 11. De façon à assurer un bon positionnement de ces éléments magnétiques 21 et, également, à servir de guide pour la tige 1, des bourrages en matériau amagnétique 22 et 23 sont prévus à l'intérieur de la chemise étanche 2, entre les éléments magnétiques 21 des différents noyaux polaires. L'entrefer actif, c'est-à-dire entre les saillies annulaires 3 de la tige 1 et les saillies 13 des noyaux.po- laires, est réduit, tandis qu'un entrefer parasite du à la présence de la chemise étanche 2 est créé dans le circuit magnétique statorique. Cependant, cet entrefer parasite est créé entre deux pièces magnétiques fixes disposées face à face, et par suite, la dispersion du flux magnétique dans cet entrefer est très réduite ; en outre, les surfaces des pièces magnétiques en regard sont maximales et il en résulte un rendement magnétique optimal. Selon un mode préféré de réalisation de l'invention, les saillies annulaires 13 sont moins haùtes que les évidements correspondants 14 et le rapport de leurs longueurs respectives est égal à 3/5. La profondeur de chaque évidement 14 est trois fois plus grande que la largeur de entrefer actif. Dans un exemple de réalisation, ltenceinte étanche 2, en acier inoxydable, avait une épaisseur de 10 mm et un diamètre extérieur de 100 mm. La largeur de entrefer actif était de 1 mm environ. Les dents avaient un pas de 8 mm, les évidements une profondeur de 3 mm. Avec une tige magnétique 1 de 78 mm de diamètre, les bobines inductrices de 468spireschacune avec un noyau principal de 230 mm de hauteur et 110 mm de largeur, la force atteinte a eté égale à 3000 newtons pour un c-ourant de 27 ampères. Bien évidemment, toute modification apportée par l'Homme de l'Art dans l'esprit de l'invention ne sortirait pas du cadre de la présente invention. Par exemple, il est évident que, pour obtenir une plus grande précision du positionnement de la tige et une plus grande amplitude possible de son mouvement, il est préférable de mettre en oeuvre plus de trois stators multipolaires puisque leur nombre ttest pas limité par une éventuelle saturation magnétique axiale de la tige, le trajet du flux magnétique ne prenant jamais une direction parallèle à l'axe dans la tige. Toutefois, -on peut également augmenter la précision du mouvement et la force nominale transmise avec un moteur à trois stators en alimentant successivement un premier stator, punis un premier et un deuxième stators, puis le deuxième seul,puis le deuxième et le troisième simultanément, puis le troisième seul, puis le troisième et le premier simultanément, et ainsi de suite. Quand deux stators sont alimentés simultanément, 12intensité du courant peut être réduite en gardant une position stable, ce qui amène une réduction dela-consommation électrique. REVENDICATIONS 1. Moteur électrique à réluctance variable et à flux transversal engendrant un mouvement de translation exempt de tout mouvement de rotation, notamment prévu pour assurer la translation des barres de commande d'un réacteur nucléaire à l'intérieur dtune enceinte sous pression limitée par une chemise étanche ledit moteur étant caractérisé en ce qu?il comporte : une partie mobile constituée par une tige (1) en matériau magnétique munie de saillies annulaires (3) régulièrement espacées le long de l'axe de ladite tige, et au moins trois stators multipolaires entourant consécutivement ladite tige, chaque noyau polaire présentant, côté tige, des évide- ments annulaires (14), de manière à constituer des saillies (13) de même largeur et écartement que celles de la tige, l'espacement entre stators étant tel que les sail- lies de la tige et celles des noyaux polaires ne se trouvent en regard que pour l'un des stators, ladite chemise étanche (2)- en matériau amagnetique étant disposée en intersection du circuit magnétique statorique , des pièces magnétiques (2i) prolongeant lesdits noyaux polaires à l'intérieur de ladite chemise (2). 2. Moteur selon la revendication, caractérisé en ce que un bourrage (22,23) en matériau amagnétique est disposé entre les pièces magnétiques de ladite partie statorique dudit moteur à l'intérieur de ladite chemise (2) afin d'améliorer le positionnement et le guidage de la tige (î). 3. Moteur selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que la hauteur des dites saillies (13) et la hauteur des dits évidements (14) sont sensiblement dans le rapport 3/5. 4. Moteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que la profondeur de chaque évidement (14) est sensiblement trois fois plus grande que 'la largeur de l'entrefer actif. 5. Moteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que ladite tige (1) est déplacée en alimentant successivement un premier stators puis le premier et le deuxième stators.ensemble, puis le deuxième seul, puis le deuxième et le troisième simultanément, puis le troisième seul, puis le troisième et le premier simultanément, et ainsi de suite.