Les étoffes non tissées ont obtenu un accueil largement favorable pour servir dans des produits à jeter après usage, en raison de leur prix de fabrication relativement bas en comparaison de celui des étoffes plus classiques prcduites par des processus de tissage ou de tricotage Elles ont des utilisations très variées comme des pansements pour la chirurgie, des tampons en cas ,tincontinence, des langes, des filtres pour cigarettes, le capitonnage ou le rembourrage, des matériaux pour le nettoyage, etc. De telles étoffes non tissées sont couramment disponibles dans le commerce en un large intervalle de poids de étoffe 2 -allant d'une valeur'aussi faible qu'environ 1t g au m jusqutà g/m2. une valeur égale ou supérieure à environ 200 Ces articles doivent nécessairement posséder une solidité plus ou moins grande à sec et à 12 état mouillé, selon l'uti- lisation pour laquelle ils sont prévus. On exige souvent que des matières à solidité mécanique extraement faible, comme celles servant pour des serviettes de nettoyage du visage ou de démaquillage, ne présentent sensiblement pas de solidité mécanique au mouillé. D'autres articles, comme des bandages, doivent avoir une solidité relativement -élevée à sec et à l'étant mouillé, pour permettre l'utilisation sur une certaine période de temps en présence des fluides de l'organisme ou en présence d'eau. De nombreuses tentatives ont été faites ppur fournir des articles sanitaires ou hygiéniques à jeter après usage comme des serviettes hygiéniques, et ces tentatives ont obtenu un certain degré de succès industriel ou commercial. Ainsi, les brevets des Etats-Unis d'Améique N 3 636 952, N0 3 480 016, NO 3 070 095, N0 3 214 323, NO 3 406 688, ainsue d'autres, ont décrit des dispositifs et ce que l'on peut appeler des produits hygiéniques ou sanitaires à jeter après usage. Diverses étoffes non tissées ont été conçues pour servir dans des produits hygiéniques absorbants comme des couches et serviettes hygiéniques, etc., et ces produits sont prévus pour se désagréger ou se disperser lorsque le produit est mis dans de liteau, comme dans les toilettes ou cabinets. Pour tenter de pouvoir proposer des étoffes non tissées qui conservent leur inté gralité en présence de quantités de fluides aqueux qui soient plus que des quantités limitées, tout en permettant la dispersion des fibres de la nappe lorsque celle-ci est placée dans de l'eau, on a proposé un certain nombre de procédés de liaison. Des formes ou répartitions intermittentes ou au hasard d'une résine adhésive ou liante pour lier les fibres sont décrites dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N 2 039 312 et N0 3 616 797 et dans d'autres.brevets ; l'utilisation de pitres ou coutures est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 2 010 433 ; l'utilisation de liants hydrosolubles est décrite notamment dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N 2 999 038, N0 3 310 454, N 3 370 590, N0 3 546 716 et N0 3 554 788 et peut titre dans d'autres brevets ; et l'utilisation de fibres qui sont par elles-mEmes hydrosolubles est décrite par exemple dans les brevets-des Etats-Unis d'Âmérique N 3 347 236 et N 3 550 592. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 480 016, précité on décrit un produit absorbant qui peut se disperser dans de l'eau lorsque l'on ajoute une substance acide ou alcaline à liteau. Ce produit absorbant comporte un voile de fibres non tissées qui sont liées au hasard à laide doun liant sensible aux acides ou aux substances alcalines. Les produits dispersables dans l'eau selon la technique antérieure, comme décrit dans les brevets précités, ne sont pas entièrement satisfaisants poux-les buts visés. Certains de ces produits peuvent de façon inhérente se désagréger en présence d'eau, et ils ne maintiennent ainsi leur intégralité qu'en présence de quantités limitées de fluides aqueux. Les produits non tissés du brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 480 016-précité semblent stables dans de l'eau seule, mais ils sont apparemment instables dans une certaine mesure dans les systèmes aqueux acides ou basiques qui ont un pH se situant dans l'intervalle du pH des fluides physiologiques du corps ou de l'organisme.En tout cas, il apparat qu'il faut utiliser une addition d'acide ou de base aux systèmes d'élimination pour obtenir une dispersion efficace de ces nappes. L'utilisation de liants, sensibles aux acides ou aux base, pour des voiles non tissés, qui permet une élimination après désagrégation à l'aide d'un réactif acide ou basique, semble présenter la meilleure solution avancée jusqu'à présent au problème des matières absorbantes à jeter après usage On ne pense cependant pas encore que cette approche est pratique. On pense que I'utilisation répétée dtacidffl ou de substances alca- lines, que ces produits soient dilués ou concentrés, est nuisible à la longue pour les systèmes du tout à l'égout qui dépendent de micro-organismes naturels pour la dégradation et l'élimina- tion des eaux d'égout.En outre, si un très grand -nombre de personnes devait utiliser de telles matières et se servir des sys tèmes:municipauz d'égout impliquant une grande station centrale de traitement, on pense que des problèmes surgiraient en liaison avec l'accumulation de matières acides ou basiques en un point quelconque du système ou du réseau des canalisations d'égout. En outre, la manutention d'acides forts ou de bases fortes en train des risques pour les personnes venant au contact de matières de ce genre, en particulier les enfants, et bien entendu l'association de telles matières avec lfutilisatWon de couches pour de tous jeunes enfants doit entre considérée comme un inconvénient distinct. La présente invention envisage de proposer des couches, des serviettes hygiéniques et autres produits sanitaires ou hygiéniques qui sont peu onéreux et que l'on peut jeter après une seule utilisation, qui possèdent une bonne solidité mécanique à ltétat mouillé de faucon à présenter une bonne intégralité de leur structure pendant leur service sans nécessiter l'incorporation d'une armature de renforcement constituée par des étoffes tissées, mais que l'on peut jeter facilement et sûrement dans des systèmes et réseaux-domestiques d'égout à l'aide de matières qui ne zonent pas l'efficacité de ces systèmes du tout à l'égout ou qui ne lui-portent pas préjudice. Un but de l'invention est de proposer des étoffes non tissées qui sont peu onéreuses, qui possèdent suffisamment de solidité à l'état humide pour conserver leur intégralité dans toutes les conditions d'utilisation, mais que l'on peut jeter rapidement, facilement et strement dans un système aqueux. Un autre but consiste à proposer un voile composite non tissé qui pcut rapidement se disperser dans un milieu aqueux contenant des enzymes. Ce voile consiste essentiellement en un voile de courtes fibres non tissées ayant des surfaces qui ne confèrent au voile, en l'absence d'un liant, qu'une faible solidité mécanique à 12 état mouillé maiefqui, selon l'invèntion, sont combinées à un liant normalement solide, insoluble dans liteau, pouvant ttre désagrégé par des enzymes et qui suffit à conférer au voile non tissé, dans de l'eau en l'absence d'enzyme -mes, une solidité mécanique d'environ 0,7 à 10 kg/cm. le composite liant/voile non tissé peut se disperser en une période comprise entre environ 5 et environ 30 minutes dans un milieu aqueux contenant des enzymes capables de désagréger le liant. De préférence, les voiles composites selon l'invention peuvent , dans de 11 eau sans enzymes, résister à la dispersion pendant des périodes supérieures à 30 minutes environ. La solidité mécanique de ces matières à sec est généralement supérieure à leur solidité à l'état humide, et lton choisit de préférence ces solidités de façon à ce quelles soient bien com patibles avec ltutilisation auxquelles on désigne ces articles. On choisit cependant au préalable la solidité de l'article à l'état mouillé de façon à-ce que cette solidité se situe entre environ 0,7 et environ 10 kg/cm2, car cet intervalle englobe la quasi-totalité des usages auxquels il est probable que seront mis en application les articles selon l'invention. Les voiles non tissés utiles dans la pratique de l'invention se préparent par cardage, utilisation de garnettes, dépit pneumatique, dépôt par voie humide ou par n'importe laquelle des techniques variées connues en pratique à cette fin. Les fibres peuvent être orientées de façon prédominante dans un sens, comme dans un voile cardé ou dans un stratifié de voile cardé, si on le désire. En variante, les fibres peuvent être sensiblement iso- tropes, ctest-à-dire qu'elles peuvent avoir une solidité mécanique équivalente dans toutes les directions. Des fibres utiles dans ce but sont les fibres de rayonne viscose, de coton, de laine, de soie, ies fibres cellulosiques, le lin, le chanvre, les fi-. bres de bois, etc., ou des fibres purement synthétiques comme la cellulose régénérée, le "Nylon" le polyester, etc. Des fibres que lton préfère aux fins de l'invention sont les fibres naturelles qui sont finalement biodégradables. La longueur de fibres que l'on peut utiliser n'est pas fo4amen- tale, mais l'on préfixe utiliser des fibres relativement courtes, c'est-à-dire celles ayant une longueur comprise-entre environ 3 et environ 12 mm. Les voiles non tissés que l'on produit ainsi peuvent avoir un poids égal ou supérieur à environ 10 à 100 g/m, selon l'utilisation finale. Par exemple, on préfère un poids d'environ 20 à 60 goïm2 pour un article destiné à servir de coiffe ou doublure pour couches ou serviettes hygiéniques. Un procédé convenable pour produire les voiles non tissés consiste à utiliser l'une quelconque des diverses techniques connues en pratique comme le cardage, l'utilisation de garnettes, un dép8t pneumatique, un dép8tpar voie humide (eau) et le pro-. cédé Fourdrinier comme dans la fabrication du papier. Si on le désire, on peut calandrer le voile pour obtenir un fini lisse et dur. Le liant que l'on utilise dans l'invention est un polymère insoluble dans l'eau et qui dérive d'au moins un monomère à insaturation éthylénique, lié par covalence avec une matière ~copolymère naturelle hydrosoluble et dégradable par des enzymes. Des exemples en sont les produits de la réaction avec la gélatine qui sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 507 661. Les polymères que l'on trouve dans ces liants après leur réaction avec la gélatine ont une masse moléculaire au moins égale à 10,000 et présentent un degré de polymérisation dtau moins 50,et ce sont de préférence des polymères ayant une masse moléculaire telle que les polymères ont une température de transition vitreuse (Dv) qui est sensiblement indépendante de la masse moléculaire du polymère. Le polymère à insaturation éthylénique peut également titre appelé un -polymère vinylique. Il-faut que les polymères que l'on utilise possèdent des groupes de substituants, pendants ou terminaux, qui peuvent réagir avec les- polymères naturels hydrosolubles. De tels polymères vinyliques sont des polymères et copolymères de monomères vinyliques capables -de polymériser par addition et qui comportent des groupes de substituants pouvant réagir avec des composés ayant de l'hydrogène actif. l'expression flhydrogène actif' que l'on utilise dans le présent mémoire est bien connue et sert couramment en pratique. Elle désigne de l'hydrogène actif -comme on le mesure et le détermine par le procédé décrit par Zerewitinoff, J. Am. Chem. Soc. 49 3181 -(1927). Pour illustrer les polymères et copolymères à insaturation éthylénique (vinyliques) de monomères vinyliques polymérisables par addition et qui sont utiles dans la pratique de la présente invention, on peut citer les polymères ayant des motifs vinyle ou vinylidène répétés, et dont au moins une mole ffi et de préférence 5 à 30 moles % contiennent un ou plusieurs groupes capables de réagir avec des atomes d'hydrogène actif. La masse moléculaire de ces polymères peu;t -varier dans un large intervalle mais l'on peut indiquer en général qu'ils ont une masse moléculaire comprise entre environ 1000'et plusieurs millions, voire meme une masse moléculaire plus élevée. Une classe préférée de copolymères est celle des copolymères qui ont une masse moléculaire telle que la température de transition vitreuse (tu) est sensiblement indépendante de la masse moléculaire, comme décrit dans J. Poly. Sci. 3A, 3579 (1965). Ces polymères vinyliques peuvent titre des homopolymères ou des copolymères dans lesquels des monomères vinyliques, ayant des groupes de substituants réactifs, sont copolymérisés avec des monomères vinyliques qui ne comportent pas de groupe. de substituant réactif .Des exemples de monomères fournissant des groupes de substituants réactifs aux fins de la présente invention sont notamment des monomères comprenant des radicaux époxyde , comme par exemple, l'acrylate de glycidyle, le méthacrylate de glycidyle et le 5,4-époxybutène-1 ; des monomères de type Nméthylolamide comme le N-mébhylolacrylamide, le N-méthylolmétha crylamide ; des monomères contenant des groupes aldéhyde comme l'acroléine, la méthacroléine ou des acétals ou leurs produits d'addition bisulfitiques et la methyl-vinyl-cétone ; des esters alpha-halogénés comme l'alpha-chloracétate de viny'2, et des monomères contenant de l'aziridine, par exemple, la N-allylaziridine et une acryloxyalkylazirîdine ; et les anhydrides comme par exemple l'anhydride maléfique. Des monomères vinyliques, que l'on peut utiliser pour la préparation de copolymères avec des monomères contenant un groupe de substituant réactif sont notamment des esters acryliques, par exemple, l'acrylate de méthyle, l'acrylate .d'éthyle, le méthacrylate de méthyle, l'acrylate de butyle et i'acrylate de 2-éthylhexyle ; des esters vinyliques comme par exemple l'acétate de vinyle, le propionate de vinyle ; des oléfines, par exemple ltéthylène, le propylène, le styrène, le vinylcyclohexène; des diènes, par exemple le 1,7- butadiène, l'isoprène, le chloroprène ; des éthers vinyliques, par exemple l'éther de méthyle et de vinyle, l'éther de butyle et de vinyle,et ltéther d'octadécyle et de vinyle ; des amides comme l'acrylamide, le méthacrylamide, la vinylpyrrolidone et I'acrylonitrile,- Puisque la préparation de polymères et copo lymères des monomères ci-dessus est abondamment décrite dans la littérature, il n'est pas nécessaire d'y revenir de façon plus poussée pour une compréhension complète de la présente invention. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 242 123, par exemple, fournit une illustration de la préparation de copolymères utiles dans la pratique de la présenté invention. On prépare généralement les polymères réactifs en solution dans un solvant organique ou en émulsion, et on les utilise tels quels pour la préparation des liants, dégradables par des enzymes et que lton utilise dans la pratique de la présente invention. Les polymères hydrosolubles naturels, pouvant entre dégradés par-des enzymes et que lton fait réagir avec les polymères vinyliques ci-dessus (ou que l'on lie par covalence avec ces polymères vinyliques) pour former le liant capable d'une désagrégation par des enzymes et destinés à servir avec le voile non tissé, contiennent dans leur structure des groupes contenant de lthydrogène actif et pouvant réagir par covalence avec les polymères vinyliques car ils comportent dans leur structure un ou plusieurs groupes imide, amide, amino, hydroxyle ou carboxyle. Ils peuvent entre solubles dans lteal pour former une splution vraie, mats dans certains cas, ils forment un sol ou une solution colloïdale. En utilisant dans le présent mémoire lsexpres-- sion "hydrosolublet à propos de ces polymères naturels, on en-tend désigner aussi bien des solutions vraies que des solutions colloMdales. Ces polymères sont couramment capables de former, par évaporation des solutions aqueuses du polymère, des pellicules pouvant se supporter d'elles-memes. Des exemples de tels polymères naturels, qui sont utiles pour la préparation du liant servant dans le composite de voile non tissé selon ltinvention, comprennent des protéines naturelles ou végétales comme, par exemple, des alumines et par exemple la sérum-albumine, l'albumine d'oeuf, le ricin, la leu. cosine et la léguméline ; des globulines, par exemple de la sérum-globuline, la myosine et du myogène du muscle, ltédestine du chanvre et des globulines de graines ; des prolamines, par exemple la zéine, lthardéine de ltorge et la gliadine du blé des glutélines, par exemple la gluténine du blé et du maSs et l'oryzéine du riz ; des protamines, par exemple la saline et la culpéine ; des scléroprotéines, par exemple, le collagène, la gélatine, la colle animale, l'élastine et la fibrolne ; des phosphoprotéines, par exemple, la caséine et la vitelline ; et des glycoprotéines, par exemple, les mucines, les mucoïdes et ltovalbumine. Parmi les exemples de polysaccharides filmogènes que lton peut utiliser comme constituants polymères, dégradables par les enzymes, du liant (pouvant titre désagrégé par les enzymes) des fibres de 12 étoffe non tissée selon l'invention, il y a l'amidon, le glycogène, l'inuline, l'amylose ; l'amylopectine les polysaccharides des plantes marines, par exemple, l'algine, de l'alginate de propylène et d'autres dérivés des algines, ia carraghenine,le fucoidane,le luminaron et la gélose ou agaragar ; les gommes d'exsudation comme la gomme arabicue,la gomme gnattl, la gomme de karaya, la gomme de tamarinier et la gOmnie adragante ; et d'autres gommes comme la gomme de caroube, la gomme guar et la pectine. Pour préparer le produit de réaction constituant les liants, pouvant titre dispersés sous l'influence des enzymes et que l'on utilise dans la présente invention, on prépare tout d'abord une formulation de formation du liant. On prépare la formulation de formation du liant en mélangeant une solution, dispersion ou émulsion (aqueuse ou organique) du polymère comportant comme substituant au moins un groupe réactif avec une solution ou dispersion du polymère pouvant entre dégradé par les enzymes.On applique ensuite la formulation de formation du liant sur un voile non tissé et l'on enlève les solvants ; la réaction entre le polymère comportant au moins comme substituant un groupe réactif et- le polymère dégradable par des enzymes se - produit alors pour former in situ le produit de la réaction qui constitue le liant pouvant entre dispersé par des enzymes. Par exemple, on prépare une formulation formant un liant dispersable par des enzymes et qui convient pour servir de liant pour les voiles non tissés, dispersables par des enzymes selon la présente invention, - en mélangeant 8 parties en poids d'une émulsion aqueuse à 15 ffi d'un copolymère (selon un rapport molaire de 80/20) d'acrylate d'éthyle et de méthacrylate de glycidyle [copolymère préparé comme décrit dans l'exemple i du brevet des Etats-Unis d'Amérique N0- 3 507 661 précité3 avec 92 parties d'une solution aqueuse à 1D,5 % de collagène. On utilise ensuite la formulation aqueuse du polymère comportant comme substituant au moins un groupe réactif et du polymère dégradable par les enzymes pour préparer les étoffes non tissées et pouvant entre dispersées par des enzymes selon l'invention. Pour appliquer sur le voile non tissé laformulation formant du liant désagrégeable par les enzymes, afin de préparer lestétoffes selon l'invention, on fait appel à divers procédés connus en pratique comme, par exemple, la projection par pulvérisation d'une solution, d'une- émulsion ou dispersion du liant (dispersable par les enzymes) sur le voile non tissé ; l'immersion du voile non tissé dans une solution, une émulsion ou une dispersion du liant dispersable sous l'action des enzymes ou le transfert, à%'aide de rouleaux, de la solution, de l'émul- sion ou de la dispersion sur le voile.On peut également appliquer au voile la formulation formant le liant présent le dépit par voie aqueuse des fibres, comme dans le procédé Fourdrinier, et l'on ajoute alors l'émulsion ou dispersion de liant à l'eau servant à effectuer le dépit. Après l'application du liant au voile, on laisse ce voile se cher etune réaction des groupes réactifs du polymère comportant comme substituants des groupes réactifs, d'une part, et du polymère dégradable sous l'action des enzymes, d'autre part, se produit avec formation de liaisorsde covalence. On peut accélérer cette réaction en séchant le voile humide à des températures élevées, par exemple entre 400 ert'700C, pendant une courte période de temps.En général, on ajuste la concentration du liant (désagrégeable par les enzymes) dans la solution, l'émulsion ou la dispersion en ajoutant un fluide, par exemple un solvant organique, de lteau ou des solutions aqueuses, de façon que,après application au voile non tissé et séchage, il reste sur le voile environ 0,3 à environ 100 %, de préférence I à environ 15 % en poids de liant (désagrégeable par les enzymes) par rapport au poids du voile sec. Les voiles non tissés que l'on forme ainsi peuvent avoir, Si on le désire, des résistances assez élevées à une traction à sec. Il n'est pas inhabituel que ces voiles présentent à Itétat sec une résistance à la traction de l'ordre de 100 à 150 kg/cm2. Cependant, une résistance à sec excédant 35 kg/cm2 n'est généralement pas nécessaire pour la plupart des fins auxquelles on doit appliquer les matières absorbantes selon l'invention.La résistance à sec n2 est donc relativement pas importante pour les voiles selon l'invention. Cependant, lorsqutils sont immergés dans l'eau, les voiles selon l'invention font preuve d'une résistance mécanique à ltétat mouillé qui peut se situer entre 0,5 et 10 kg/cm2 ou mEme être plus élevée, selon le liant particulier que l'on utilise, et selon la quantité de liant que l'on place sur le voile. On augmente également la soli dité à l'état mouillé lorsque l'on sèche le voile mouillé et le liant à des températures élevées,comme indiqué ci-dessus.De préférence, la solidité mécanique à l'état mouillé se situe entre 2 et 10 kgZcm2. Lorsque la solidité mécanicle à l'état mouillé est très faible, les étoffes non tissées peuvent se désagréger dans de l'eau seule après une période de 30 minutes à 1 heure. Cependant, lorsque la solidité mécanique à l'état mouillé est plus grande, on note couramment que même après l'immersion dans liteau pendant des périodes de plusieurs heures ou mme de plusieurs jours, il y a peu de variation de la résis tance à la traction. Pour les utiliser à diverses fins, on soumet les voiles de llinvention à un découpage,à uneteinture ou à un façonnage d'une autre façon pour: les obtenir sous la forme voulue. On peut les plier en des couches multiples, etc. De cette façon, on les utilise commodément pour la fabrication de divers produits utiles comme des couches, des serviettes hygiéniques, des bandages pour la chirurgie, des essuie-mains et serviettes à jeter après usage, etc; Pour 'en débarrasser, on les disperse facilement en des fibres simplement en plaçant une certaine quantité d'enzymes dans l'eau dans laquelle on doit les jeter. De préférence, on utilise de la cellulose ou des fibres cellulosiques pour produire les structures à plisou couches multiples de l'invention. On produit les dispositifs absorbants à plis multiples selon l'invention à partir de feuilles de matières non tissées que l'on précoupe selon une forme ou des dimensions choisies à l'avance, selon le but pour lequel on désire ces dispositifs. Habituellement, on prépare la matière non tissée sous la forme d'un rouleau et l'on associe un ou plusieurs rouleaux de la matière avec des poinçons ou des dispositifs de découpage, de ma nière à faciliter une fabrication continue selon laquelle on tire continuellement les voiles des rouleaux, on les met ensemble de façon à mettre en contact de superposition deux ou plusieurs couches et l'on découpe ensuite selon la dimension et la forme choisies à l'avance et qui conviennent. On peut appliquer un sif pour maintenir les couches ou strates ensemble, ou bien l'on peut comprimer ensemble, dans ce but, si on le désire, des portions du produit à plis multiples, par exemple des bords ou des coins.Ensuite, (n peut plier, couler ou emballer de n'importe quelle façon voulue les feuilles à plis multiples en vue d'une manutention et d'une vente commodes. Un tampon à plis multiples selon l'invention, donb on peut facilement se débarrasser, consiste essentiellement en (a) une couche intérieure, capable d'absorber l'eau, se suppor tant d'elle-meme et et entrant au contact de ltorganisme, cette couche étant composée d'un voile composite non tissé consistant essentiellement en des fibres relativement courtes nsayant, en l'absence d'un liant, pratiquement pas de solidité mécanique à l'état humide et, en combinaison avec ce voile, un liant normalement solide, insoluble dans l'eau et dégradable par des enzymes, qui consiste en un polymère d'au moins un monomère à insaturation éthylénique lié par covalence avec une matière polymère naturelle, hydrosoluble et dégradable parles enzymes (le polymère ayant une masse moléculaire au moins égale à 10 000 environ et présentant un degré de polymérisation au moins égal à 50 environ ; et le liant étant présent en une quantité efficace, comprise entre environ 0,-3 ffi et des quantités approximativement égale du poids des fibres dans le voile non tissé et suffisantes pour conférer à ce voile non tissé une solidité, dans un milieu aqueux en l'absence d'enzyme , d'environ 0,7 à environ 50 kg/cm2 et pour permettre la dispersion du voile non tissé en une période comprise entre environ 5 et environ 30 minutes dans un milieu aqueux contenant de l'enzyme capable de dégrader cette matière polymère hydrosoluble pour désagréger le liant et rendre le voile facile à disperser) ; (b) une ou plusieurs couches intermédiaires de fibres non tissées, capables d'absorbeur fortement de l'humi- dité, ne contenant pas de liant et ntayant sensiblement pas de résistance mécanique à l'état humide ; et (c) une couche externe d'un voile composite non tissé, se supportant de lui-mme, d'une matiere qui est identique à celle du voile entrant au contact de l'organisme ayant, sur pas plus d'une de ces surfaces formant support, un revêtement adhérent d'une matière hydrophobe fragile, les couches étant contiguës et les couches interne et externe ayant une surface approximativement égale et étant plus grandes que la ou les couches intermédiaires.Il apparattra que la structure à plis multiples est disposée lorsqu'on l'utilise de façon que la couche la plus interne entre au contact de l'organisme et que les liquides constituant des déchets de l'organisme sont absorbésçdans cette couche et la traversent pour atteindre la ou les couches intérieures oU ces liquides sont absorbés. La matitre hydrophobe empoche que lthumidité ne traverse totalement le tampon.Après utilisation, on place la totalité du tampon à plis multiples, par exemple, dans la cuvette comportant une chasse d'eau d1un cabinet domestique et l'on ajoute à l'eau qui y est contenue une certaine quantité d'enzymes. Les plis non tissés se désagrègent rapidement et peuvent être entratnés dans la cuve du cabinet de la façon usuelle, sans que l'on ait à craindre de bouchage. Les enzymes ne gênent pas le fonctionne- ment pu l'efficacité du système d'élimination des eaux usées domestiques, meme en cas d'utilisation répétée. En général, les voiles non tissés de la présente invention, que l'on utilise ici à titre de couches ou de plis dans le produit à plis multiples de la présente invention, consistent en des voiles nontissés de courtes fibres cellulosiques ou de courtes fibres synthétiques, etc.,par exemple de a rayonne viscose, du coton, de la laine, de la soie, des matières cellulosi joues, du lin, du chanvre, des fibres de bois, de la cellulose régénérée, du "Nylon", des polyesters, etc. De préférence, ce sont des fibres naturelles qui sont finalement biodégradables. On les combine avec un liant insoluble dans l'eau, normalement solide, que les enzymes peuvent désagréger et qui suffit à con férer au voile non tissé une résistance ou solidité mécanique, dans de l'eau et en l'absence d'enzymes, d'environ 0,7 à 50 kg/cm2. Des Des exemples de liants de ce genre sont des produits de réaction avec la gélatine qui sont décrits dans le brevet précité des Etats-Unis d'Amérique NO 7 507 661. Les polymères à insaturation éthylénique que l'on fait réagir avec la gélatine dans ces liants ont une masse moléculaire au moins égale à 10 000 en viron et présentent un degré de Dolzvérisation au n oins égal à 50, et ils ont de préférence une masse moléculaire telle qu'ils ont une température de transition vitreuse (Tv) qui est sensi blement indépendante de la masse moléculaire du plymère. Dans ces liants, le polymère à insaturation éthylénique peut également entre appelé un polymère vinylique, et il doit avoir des groupes de substituants, pendantu terminaux, qui sont capables de réagir avec les polymères naturels hydrosolubles. Ces poly mères vinyliques peuvent également titre appelés des polymères et copolymères de monomères vinyliques polymérisables par addi tion, qui ont des groupes de substituants capables de réagir avec des composés contenant de ithydrogène actif. On effectue la dispersion des voiles non tissés selon l'invention, pour sten débarrasser, en mouillant simplement l'étoffe par de l'eau contenant une enzyme convenable ou, ce qui est éventuellement plus commode, en plaçant l'étoffe dans de l'eau et en y ajoutant une enzyme convenable pour la désagréga tion du liant.La concentration de enzyme qui sera la plus efficace variera naturellement selon enzyme que l'on utilise et selon son activité particulière sur le liant. Il' enzyme par ticulière que lton utilise peut nécessiter des conditions d'un milieu tamponné, et lton peut y parvenir, par exemple, en incor porant dans la préparation sèche d'enzymes une certaine quantité d'un agent sec servant de tampon Les enzymes que lton utilise pour se débarrasser des divers produits de la présente invention peuvent appartenir à n'importe laquelle des classes bien connues d'enzymes comme les hydrolases, les oxydases, les réductases, les transférases et les isomérases, qui catalysent les processus chimiques d'hydro lyse, d'oxydation, de réduction, de transfert de groupe, d'iso mérisation, etc. Il peut s'avérer nécessaire de tamponner le milieu aqueux dans lequel on les utilise pour obtenir 11 effet catalytique maximal. La présence d'eau est nécessaire dans la plupart des cas pour que la catalyse par les enzymes puisse bien fonctionner. Les conditions de pH, de force ionique, de température, etc., ainsi que la présence de substances chimiques supplémentaires comme des cofacteurs, peuvent également entre importantes pour l'obtention des effets catalytiques maximaux, selon la nature de 11 enzyme ind-viduelle et selon la réaction ou le processus chimique que enzyme catalyse. Des descriptions plus complètes des enzymes, de leur structure et de leur action catalytique sont facilement disponibles. Voir, par exemple, la série des publications "The Enzymes, qu'édite Paul D.Boyer, Academic Press, New York ou le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 786 441 qui décrit diverses enzymes protéolytiques, mucolytiquesou amylolytiques que l'on peut appliquer à des tampons absorbants pour les règles. Les enzymes que lton préfère pour la pratique de la présente invention sont les hydrolases qui catalysent lrhydro lyse d'un large spectre de substances macromoléculaires pour l'obtention de matières, fragments ou motifs à plus faible masse moléculaire. Les hydrolases sont des matières relativement inoffensives que l'on utilise dans des produits domestiques, courants comme des agents d'attendrissement de la viande.Des exemples d'hydrolases convenables sont les protéases qui catalysent l'hydrolyse des protéines en des peptides ou des acides aminés individuels, comme par exemple "Protease-62" (disponible chez Rohm and Haas Company, société que l'on désigne parfois ciaprès par l'abréviation "R et H"), la papaSne, la ficine et la broréline (disponibles chez Miles Laboratories), la trypsine et la chymotrypsine (disponibles chez Sigma Chemical Company), des hydrolases de polysaccharides comme les cellulases,qui catalysent l'hydrolyse de la cellulose et de nombreux dérivés de substitution de la cellulosn des saccharides de faible masse moléculaire, par exemple "Cellulase-4000" (disponible chez Utiles laboratories) ; les pentosanases-hexosanases, qui catalysent l'hydrolyse de gommes et mucilages en des polysaccharides de plus faible masse moléculaire et/ou des sucres, par exemple HP-150 (R et H ; et les diastases qu catalysent l'hydrolyse de l'amidon en les hydrates de carbone de plus petites dimensions et de complexité moindre (comme par exemple "Rhozyme-S", "Rhozyme -53" et "H-39 (R et H). Lorsque l'on utilise, par exemple, une préparation d'enzyme un peu brute, connue et disponible à ltéchelle commerciale sous la marque "Protease-62" (qui est une protéase catalysant l'hydrolyse des protéines en des peptides ou en des acides aminés individuels), la- concentration utile de l'enzyme dans liteau peut vai-ier entre environ 0,1 et environ 0,5 %, ou peut newme aller à une valeur plus élevée si on le désire. De préférence, les concentrations que l'on utilise sont zou et la désagrégation et la dispersion des voiles sont alors assez rapides du point de vue pratique.Ainsi, une quantité environ 1,5 à 3 g dtenzyme suffit pour servir avec la cuvette d'un cabinet domestique moyen (environ 3 litres d'eau) pour chaque élimination d'une couchc ou une serviette hygiénique, par exemple. 3ien évidemment, l'utilisation d'une trop grande quantité d'enzyme constitue un gaspillage car l'augmentation correspondante de la dispersion du voile n'est pas directement proportionnelle à la quantité d'enzyme que l'on utilise. De cette façon, on peut utiliser des articles, formé des voiles composites selon l'invention, à diverses fins hygiéniques et sanitaires et on peut les jeter dans les réseaux-domes- tiques ordinaires d'élimination des eaux usées du type cuve septique, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser de substances dangereuses et irritantes et sans provoquer d'effets nuisibles sur ces systèmes et réseaux. Une utilisation fréquemment répétée ne provoque pas une accumulation de matières inopportunes dans ces systèmes et réseaux d'évacuation. En même temps, les enzymes que l'on utilise peuvent avoir un effet de désodorisation ou de désintégration sur les déchets et produits d'élimination provenant des entres humains et qui sont absorbés, ce qui est également avantageux. On associe de façon utile une préparation d'enzymes, sous forme de poudre sèche, à l'article sanitaire ou hygiénique, par exemple en plaçant cette préparation dans un pli ou une poche de l'article qui ne se mouille pas pendant son utilisation. Ainsi, le rejet en milieu aqueux ne nécessite commodément pas d'addition séparée d'enzyme. D'autres combinaisons de ce genre d'enz'ies avec les articles produits à partir des voiles non tissées selon l'invention se suggéreront facilement d'elles-memes. Les exemples non limitatifs suivants serviront à illustrer la production de quelques modes particuliers de réalisation de l'invention. Les parties sont en poids sauf indication contraire. Exemple On produit un voile non tissé dans une machine de formation d'une feuille de papier, modèle laboratoire de 20cmx20cm en utilisant 4 litres d'eau et 100 ml d'une dispersion préparée en mélangeant dans un mélangeur à grande vitesse 49 parties de fibres de rayonne viscose "RD101" de 6 mm (disponible chez American Viscose aompany) et 1900 parties d'eau contenant 0,4 partie de "Triton X-100't (surfactif qui est un polyétheralcool alkylarylique disponible chez Rohm and Haas Company). Après élimination de lteau, on retire la feuille qui s'est formée sur la toile du classeur , on la place sur un morceau de 20 x 20 cm de papier buvard et l'on sèche à 800C. La feuille obtenue présente un poids de 24 g au m2. On prépare une dispersion aqueuse d'un liant que les enzymes peuvent désagréger en mélangeant 5 parties d'une émulsion à 15 % d'un copolymère (selon un rapport molaire de 90/10) acrylate dtéthyle/méthacrylate de glycidyle (préparé comme décrit dans l'exemple 1 du brevet précité des Etats-Unis d'Amérique N 7 507 661) avec 0,75 partie de collagène (par exemple du "Technical Protein Colloid N 5-V", disponible chez Swift and Company) dissous dans 55 parties dteau chaude distillée dont le pH a été ajusté à 7,0-7,2 à l'aide d'une solution 0,1 N dthydroxyde de sodium. Sur le voile non tissé de 20 x 20 cm, préparé comme cidessus, on projette par pulvérisation 20 ml de la dispersion aqueuse, on laisse le voile sécher à la température ambiante durant 1 heure puis on le durcit à chaud à 700G durant 2 heures. L'étoffe non tissée et séchée que l'on obtient présente une résistance à la traction d'environ 263 kg/cm2-. la solidité mécani que à l'état humide est de tordre de 4,7 kg/cm2. Lorsqu'on place des échantillons du voile dans une solution à 0,1 % de "Protease62" (une enzyme bactérienne disponible chez Rohm and Haas Company) tamponnée à pH 8 et agite par un moavescnt de va-et-vient à la température ambiante dans une secoueuse mécanique, ces échantillons sont complètement dispersés en 10 à 15 minutes. Lorsque on agite des échantillons du voile dans une solution aqueuse a pH 8 et à la température ambiante, mais qui ne contient pas l'enzyme, il faut 45 à 75 minutes pour la dispersion. Avant l'application du liant pouvant être désagrégé par l'enzyme, le voile non tissé présente une résistance à la traction d'environ 80 kg/cm2 lorsque ce voile est sec et, lorsqu'il est mouillé dans l'eau, le voile se désagrège complètement. Lorsque l'on agite des échantillons dé l'étoffe préparée comme dans l'exemple 1 dans une solution à 0,1 % de "Enzyme 56lot 5" (protéase Rohm and Haas), tamponnée à un pH de 10, le voile se disperse complètement en 10 minutes à la température ambiante. On obtient également des temps comparables lorsque l'on utilise "Enzyme P-53" et "Enzyme B-6" (qui sont tous deux des protéases produites par Rhom and Haas). Exemple 2 On prépare un voile non tissé à partir d'un papier de récupération (provenant d'une mise au pilon),- en opérant selon le mode opératoire décrit dans l'exemple 1. le voile non tissé présente un-poids ou consistance de 40 g au-m2 et il se disperse immédiatement au contact de l'eau. On prépare une dispersion d'un liant que les enzymes peuvent disperser en mélangeant une émulsion contenant 3,19 g d'un copolymère acrylate d'éthyle/méthacrylate de glycidyle (selon un rapport molaire de 90/10, préparé comme décrit dans exemple 1 du brevet précité des Etats-Unis d'Amérique NO 3 507 661) dans 500 ml d'eau avec une solution de 3,0 g de gélatine dans 500 ml d'eau ajustée à pH 7,5. Sur le voile non tissé provenant de papier de récupé- ration, on projette par pulvérisation, jusqutà saturation, le liant décrit ci-dessus et que des enzymes peuvent disperser, et sèche le tout à l'air. Après son séchage, on chauffe le voile ainsi traité dans une étuve à 4O0C durant 3 heures.Le gain de poids est inférieur à 1 % L'étoffe non tissée et liée que l'on obtient présente une résistance à la traction à sec d'environ 137 kg au cm la solidité à l'état humide est d'environ 2,8 à 3,5 kg/cm2. Lorsque l'on prend des échantillons de étoffe traitée par un liant que les enzymes peuvent disperser et qu'on place ces échantillons dans une solution à O,1 % de "enzyme 56-lot 1" à pH 10 et à la température ambiante et que lion agite sur une secoueuse mécanique, ces échantillons sont complètement dispersés en 10 minutes. On obtient également des durées comparables de dispersion lorsque l'on utilise "Enzyme P53U et "Enzyme B-6". Exemple 3 On répète l'exemple 1 en utilisant comme liant pouvant titre dispersé par des enzymes une dispersion aqueuse préparée en mélangeant 500 ml d'une émulsion aqueuse, ajustée à pH 7,5 et contenant 2,85 g d'un copolymère (selon le rapport molaire 90:-10) d'acrylate d'éthyle/acroléine avec 500 ml d'une solution aqueuse contenant 3,1 g de gomme d'acacia (gomme arabique) et qui a été ajustée à pH 7,5. On prépare le copolymère acrylate d'éthyle/acroléine, que l'on utilise ci-dessus, par un procédé analogue à celui utilisé pour la préparation du copolymère acrylate d'éthyle/métha crylate de glycidyle, décrit dans l'exemple 1 du brevet précité des Etats-Unis d'Amérique N0 -3 507 661, en utilisant à la place du méthacrylate de glycidyle une quantité équivalente d'acroléine. L'étoffe non tissée, préparée selon le présent exemple, se désagrège -complèteeent en 15 minutes environ lorsqu'on l'agite dans une secoueuse mécanique dans une solution à 0,1 % de "HP- 150", mélange 144 (qui est une diastase fournie par Rhom et Haas). Exemple 4 Sur un voile de 20-x 20 cm, en fibres de viscose non tissées, que l'on obtient comme décrit dans l'exemple 1, on projette par pulvérisation 20 mi d'une émulsion préparée en mélangeant une solution de 0,75 g de colle animale dans 55 ml d'eau avec 5 mi d'un latex (à 15 % de solides)d'un copolymère 90/10 acrylatc d'éthyle/méthacrylate de glycidyle, comme décrit dans l'exemple 1. On sèche à la température ambiante durant 18 heures, l'étoffe ainsi traitée et on la fa ensuite durcir en la chauffant à 75 0C durant 1 heure. Des échantillons de l'étoffe non tissée que l'on obtient ainsi se désagrègent complètement en 12 à 1 6 minutes sur une secoueuse mécanique dans une solution à Q,1 % de "Protease 62" qui est tamponnée à pH 9.-Lorsque l'on agite l'étoffe dans de l'eau à pH 9 en l'absence de l'enzyme, il faut 60 à 90 minutes pour désagréger étoffe. Exemple 5 Sur un voile de 20 x 20 cm en fibres de viscose non tissées, que l'on prépare cpmme décrit dans l'exemple -1, on projet par pulvérisation 10 ml d'une solution à 1 ffi de gélatine (qualité convenant pour les milieux de culture) dans de l'eau ajustée à pH 7. On sèche à l'air le voile traité par la gélatine et l'on chauffe ensuite ce voile à 6O0-650C durant une heure. On soumet ensuite le voile ainsi séché à une seconde pulvérisation par 5 ml d'une solution à 1 % d'un polymère ternaire ou terpolymère 65/25/10 méthacrylate de méthyleZacrylate d'éthyle/ méthacrylate de glycidyle (préparé par polymérisation en suspension selon des modes opératoires bien connus en pratique) dans un solvant. On sèche à itair le voile traité par le polymère ternaire et on fait ensuite durcir par chauffagé avec un fer chaud à 100 C durant 60 secondes L'étoffe non tissée et liée que l'on prépare comme cidessus présente une résistance à la traction de 187 kg/cm. La résistance de l'étoffe humide à la traction est d'environ 2 5,2 kg/cm2. Lorsqu'on les agite dans une solution à 0,1 % de 11Protease-62" dans de lteau du robinet, des échantillons de l'étoffe se dispersent en 3 à 6 minutes. Lorsqu'on les agite dans de l'eau sans enzymes, le temps nécessaire à la dispersion des échantillons est d'environ 70 minutes. Exemple 6 - On prépare des voiles non tissés et liés, en opérant selon le mode opératoire décrit dans l'exemple 5, sauf que pour la seconde pulvérisation, on utilise 5 ml d'une solution à 1 % (dans de l'acétone) d'un copolymère styrène/anhydride maléique (ayant une masse moléculaire de 1000 environ) à la place de la solution du polymère ternaire. On sèche ensuite le voile à l'air et l'on fait durcir par chauffage avec un fer chaud à 1O00C durant 60 secondes. L'étoffe non tissée et liée que l'on obtient ainsi présente à sec une résistance à la traction de 237 kg/cm et presente 2 à l'état humide une résistance à la traction de 8,4 kg/cm . Dans des solutions à 0,1 % de ''Protease-62'l dans de l'eau du robinet, des échantillons de l'étoffe se dispersent en 6 à 10 minutes. Dans de l'eau sans enzymes, le temps nécessaire à la dispersion est de 2 à 6 heures. Temple 7 Lorsque l'on répète l'exemple 6 en utilisant une solution à 1 % (dans de l'acétone) d'un copolymère éther-oxyde de méthyle et de vinyle/anhydriae manique ("Gantrez AN-i 19") à la place de la solution acétonique à 1 % du copolymère de styrène/ anhydride maléique, l'étoffe non tissée que l'on obtient se disperse en 11 à 20 minutes lorsqu'on l'agite dans une solution à 0,1 % de "Protease-62". Lorsqu'on agite cette étoffe dans de lleau sans enzymes, le temps nécessaire à la dispersion est de 2 à 3 heures. Exemple8 Préparat ion d'un copolymère 90/10 vinylpyrrolidone/méthacryla"te de glycidyle Dans un ballon tricol à fond rond, muni d'un agitateur mécanique, d'un moyen pour maintenir une atmosphère inerte et d'un thermomètre, on introduit 395 ml d'eau distillée, 22,2 g (0,2 mole) de N-vinylpyrrolidone et 3,10 g (0,022 mole) de méthacrylate de glycidyle. On balaie le ballon à l'-azote, et l'on en maintient le contenu sous azote pendant la réaction. On agite le mélange, on fait passer la température à 50 -55 C et l'gon maintient le mélange à cette température, puis lton ajoute 0,2 g d'acide 4,4'-azobiscyanopentanoique comme catalyseur de la polymérisation.Comme de la matière solide se sépare de la solution pendant la réaction, on ajoute de l'acétone (125 ml en tout) pour maintenir la matière en solution. On maintient l'agitation et le chauffage pendant une durée totale d'environ 3 heures. Au bout de cette période de temps, on refroidit le mélange et l'on filtre la solution sirupeuse et incolore pour enlever une faible quantité de matière insoluble. La solution obtenue contient environ 5 ffi de copolymère. On peut l'utiliser telle- quelle ou bien on peut isoler le polymère par séchage par pulvérisation ou atomisation ou par séchage sur un tambour. Exemple 9 Sur un voile non tissé , préparé comme dans l'exemple 1, on projette par pulvérisation 20 ml d'une solution aqueuse, ajustée à pH 7, de I g de colle animale et 1 g d'uni copolymère 90/10 N-vinylpyrrolidone/méthacrylate de glycidyle (preparé comme décrit dans l'exemple 8) dans 200 ml d'eau. On sèche à l'air le voile ainsi traité et l'on fait durcir par chauffage avec un fer chaud à 1000C durant 30 secondes. Lorsqu'on agite ce voile dans des solutions à 0,1 de "Protease-62" dans de l'eau, le temps nécessaire à la dispersion est de 12 à 14 minutes. Lorsque l'agitation s'effectue dans de l'eau sans enzymes, le temps nécessaire à la dispersion est de 50 à 65 minutes. Exemple 10 Préparation d'un copolymère 90/10 vinvlpyrrolidone/acroléine Dans un ballon tricol à fond rond, muni d'un agitateur mécanique, d'un moyen pour maintenir une atmosphère inerte dans le ballon et d'un thermomètre, on introduit 368 ml d'eau distil lée, 22,2g(0,2 mole) de-N-vinylpyrrolidone et 1,3 g (0,02 mole) d'acroléine. On balaie le ballon à l'azote et l'on maintient le contenu de ce ballon sous azote au cours de la réaction. On agite le mélange, on fait passer la température à 50 -55 C et l'on maintient le mélange à cette température, puis l'on ajoute 0,2 g d'acide 4,4'-azobiscyanopentanoïque.Après 2 heures de réaction, on ajoute un supplément de 0,2 g d'acide 4,4'-azobiscyanopentanoi- que, et on laisse la réaction se poursuivre pendant 3 heures supplémentaires. Au bout de cette période de temps, on filtre le mélange pour enlever une faible quantité de matière insoluble. Le filtrat obtenu contient environ 6 ffi en poids de copolymère On peut util-ser la solution telle quelle ou bien l'on peut isoler le copolymère par séchage par atomisation ou séchage sur tambour. Exerrple" il On répète l'exemple 7 en utilisant 1 g d'un copolymère 90/10 de N-vinylpyrrolidone7acroléirie (préparé comme décrit dans l'exemple 10) à la place de 1 g du copolymère 90/10 de N-vinylpyrrolidone/méthacrylate de glycidyle. L'étoffe non tissée' que l'on obtient présente un temps de dispersion, dans une solution aqueuse à 1 % de "Protease-62't, de 4 à 5 minutes. En l'absence de "Protease-62", le temps de dispersion dans de l'eau est supérieur à 6 heures. Exemple 12 Sur un voile non tissé, préparé comme dans l'exemple 1, on projette par pulvérisation 20 ml d'une solution aqueuse pré- parée en dissolvant 1 g d'amidon de mais, de qualité comestible, dans de l'veau chaude, en refroidissant jusqu'à la température ambiante, en ajoutant 1 g d'un copolymère 90/10 de N-vinylpyrrolidone/acroléine (préparé comme décrit dans l'exemple 10) et en diluant jusqu'à 200 ml la solution mélangée. L'étoffe non tissée que l'on obtient présente un temps de dispersion, par agitation dans une solution aqueuse à 0,1 % de 'Protease-62", de de 30 à 40 minutes. ("Protease-62", qui est une préparation d'enzyme bactérienne ne contient ou'une faible activité de diastase ou de liquéfaction de l'amidon). Lorsque l'on agite des échantillons de l'étoffe dans une solution à 0,1 % de "Rhozyme-S" (qui est une diastase-enzyme), le temps de dispersion est d'environ 12 à 15 minutes. En l'absence des enzymes, le temps de dispersion de l'étoffe est d'environ 60 à 65 minutes. On peut construire de la façon suivante un tampon hygiénique ou une couche ayant la propriété de pouvoir se disperser dans une solution d'enzymes: On prépare tout d'abord une solution de liant à partir de 21 parties de colle animale, 7,5 parties d'un latex (contenant 30 %0 de solides en poids) d'un copolymère de 90 parties d'acrylate d'éthyle pour 10 parties de méthacrylate de glycidyle (que l'on prépare comme décrit dans le brevet précité des Etats-Unis d'Amérique NO 3 507 661) et 400 parties d'eau distillée. On sature par la solution, et on laisse sécher à l'air, plusieurs feuilles non tissées, analogues à du papier, de 46 cm x 36 cm, de fibres 2 de rayonne de viscose ayant une force ou consistance de 24 g/cm2. On fait ensuitc dnrcir ces feuilles à 1000C durant 3 à 5 minutes dans une étuve. Après leur durcissement, il est souhaitable de traiter les feuille s par un agent de ramollissement comme-du glycérol. Dans ce but, on les sature d'un mélange de 120 parties de glycérol et 100 parties d'eau en poids, et l'on seche sur un sécheur à papier à 650C. Si on le désire, on peut ajouter à l'agent de ramollissement une faible quantité d'amidon, par exemple 10 g. On revêt ensuite à la brosse la moitié des feuilles à l'aide d'une cire microcristalline fondue de couchage (disponible sous la marque 'tShellmaM 5po") à une température de 630-650C pour former un revêtement mince, souple et hydrofuge ou qui repousse l'eau.La température doit être assez élevée pour rendre la cire capable d'être enduite,mais cette température doit être assez faible pour éviter une pénétration importante de la cire dans le voile. On place une feuille de la matière revêtue de cire, avec le côté comportant la cire sur le dessus, sur une surface plane et l'on étale environ 25 9 35 g de flocons de pate de bois régu lièrement sur la totalité de la feuille, sauf une bordure de 6 cm le long des bords. On place ensuite sur cette feuille l'une des feuilles non garnies de cire, et l'on colle à chaud les bords à l'aide d'un fer chaud. Le tampon absorbant ou hygiénique que l'on produit ainsi est un produit à couches ou plis multiples. On peut encore le décrire comme suit : A plat et en position dépliée, dans l'état où se trouvent approximativement tous les plis, le tampon comporte trois plis ou couches. La matière non tissée de ces couches est molle ; elle présente une faible élasticité et une surface non 'calandrée de façon que les plis respectifs collent ensemble lors qu'on les presse suffisamment le long des bords pour résister, sans se séparer, à dès opérations normales de manutention et depliage.Le pl ou la couche la plus interne qui sera au contact du corps se compose d'un voile non tissé de fibres cellulosiques relativement courtes n'ayant, en l'absence de liant, sensiblement pas de résistance mécanique à l'état humide et comportant un liant normalement solide, dégradable par les enzymes et insoluble dans l'eau, ce liant consistant en un polymère d'au moins un monomère à insaturation éthylénique lié par covalence avec une matière polymère naturelle, hydrosoluble et dégradable par les enzymes, qui possède une masse moléculaire au moins égalé à 10 000 environ et présente un degré de polymérisation au moins égal à 50 environ. Ce liant est présent en une quantité efficace, comprise entre environ 0,3 % et environ une quantité pondérale égale au poids des fibres dans le-voile non tissé. On utilise assez de liant pour que, en l'absence d'enzymes, le voile non tissé présente une résistance mécanique dans de l'eau d'environ 0,7 à 50 kg/cm2. Il est souhaitable que le voile puisse se disperser dans un milieu aqueux contenant de 11 enzyme en environ 5 à 30 minutes. Le pli ou la couche intermédiaire consiste en un voile non tissé qui n'a sensiblement pas de solidité mécanique à l'état mouillé ou bien qui comporte du liant comme décrit pour le pli ou la couche se trouvant le plus à l'intérieur. Ce pli a de préférence une plus faible densité, ou une plus grande hauteur, et il peut fortement absorber les fluides de l'organisme lorsqu'on l'utilise, c'est-à-dire qu1il a une action d'absorption capillaire comme celle d'une mèche et qu'il a le pouvoir d'absorber et de retenir 100 à 300 ml de fluide. La taille de ce pli intermédiaire est de préférence inférieure dans toutes ses dimensions à celle des plis interne et externe , de façon à être entièrement recouverte de tous côtés par le pli intérieur et le pli extérieur. Un matériau utile dans ce but est du papier de-soie crêpé ou une nappe semblable de fibres cellulosiques. Le pli le plus externe est constitué de la même matière que le pli le plus interne qui sera au contact du corps et il comporte sur sa surface un revêtement souple, d'environ 25 à 125 microns d'épaisseur, de cire ayant une résistance à la trac 2 tion d'environ 0,5 à 25 kg par cm . Les cires typiques utiles dans ce but sont notamment de la cire microcristalline, de l'ozokérite, de la cire, de paraffine, de la cire d'abeilles, du suif et des esters polyvinyliques cireux d'acides gras qui ont été modifiés par l'incorporation d'une proportion (maximum 25 %) d'un modificateur souple afin de conférer à la cire une souplesse convenable et une bonne résistance à la traction.Des modificateurs typiques pour conférer de la flexibilité sont notamment du pétrolatum et des polymères et copolymères à faible masse moléculaire comme de l'acétate de polyvinyle, du polyéthylène et un copolymère éthylène/méthacrylate. De fines pellicules et revête- ments de telles matirez cireuses ont peu de solidité mécanique ou peu de prcpriétés filmog-'nas orsqua ces matières ne sont pas sur un support. Le rôle de ce revêtement est d'évider le passage des fluides de l'organisme à travers la couche la plus externe tout en supportant un degré raisonnable de pliage et de courbure. Le revêtement est mince de façon à ne pas s'écailler. Le revêtement ne pénètre pas de façon appréciable dans l'épaisseur du pli, de sorte que,/La surface non revêtue du pli externe est au contact d'une solution aqueuse d'enzyme, le voile se désagrège et se disperse de ce côté, ce qui laisse sans support le revêtement hydrofuge. Dans cet état, il se fracture et se disperse facilement lorsque l'on applique une légère agitation. On préfère de tels revêtements "fragiles". il apparaîtra bien entendu que l'on peut, en variante, placer le revêtement hydrofuge de l'autre côt le plus ex- terne eut l'on obtiendra des résultats semblables. On soumet de préférence l'assemblage des plis à une compression de ces plis ou couches ensemble sur leurs bords pour provoquer une adhérence suffisante des couches entre elles afin de supporter à l'état sec une manutension normale. Voici une épaisseur typique pour chaque pli : pli intérieur, 0,1 mm pli absorbant, 5 mm ; pli externe,-O,t5 mm, ce qui comprend le revêtement de la matière cireuse. Bien évidemment, ces plis peuvent être plus épais ou plus minces selon ce qui est nécessaire pour toute utilisation particulière. On peut plier approximstivement et fier autour d'un enfant une couche ainsi forée, en utilisant des énin- gles de sûreté ou d'autres moyens de fixation. Lorsqu'alla est en service, la couche absorbe les liquides constituant des déchets de l'oranisme sans permettra la pénétration de ces liquides à travers la couche externe. Une fois la couche salie, on la place, avec 2 à 3 g d'une enzyme protéolytique (par exemple celle disponible sous la marque commerciale "Protease-62") dans la cuvette d'un cabinet de toiletta domestique ordinaire à chas se d'èau. kprs 5 à 10 minutas, la couche n'a essentiellement plus aucune solidité mécanique à l'état humide et elle peut se disperser complètement et peut etre ccmplètement balayée sans risquer de boucher le réseau des canalisations d'égout. REVENDICATIONS 1. Voile composite non tissé, se supportant lui-même et pouvant être jeté après usage,cqui résiste à liteau, qui peut facilement se disperser dans un milieu aqueux contenant un moyen pouvant dégrader le liant, ce voile consistant essentiellement en un voile non tissé de fibres relativement courtes ayant en l'absence du liant une faible solidité mécanique à l'état mouil lé, ainsi qu'un liant pour ses fibres, ce voile composite étant caractérisé en ce que le liant est insoluble-dans l'eau, il est normalement solide et peut se désagréger sous l'influence des enzymes ; ce liant consiste en un polymère d'au moins un monomère à insaturation éthylénique lié par covalence à une matière poly mère naturelle, hydrosoluble et pouvant être dégradée par des enzymes ; ce liant étant présent en une quantité efficace, com prise entre environ 0,) % du poids de ces fibres et un poids à peu près égal à celui des fibres, dans le voile non tissé, pour conférer à ce voile non tissé, dans un milieu aqueux en l'absence 2 d'enzymes, une résistance mécanique d'environ 0,5 à 10 kg/cm2 et une résistance à la dispersIon d'au moins 30 minutes ; ce voile composite comportant éventuellement une certaine quantité de préparation sèche d'enzymes capable de dégrader le liant, cette préparation étant placée en un endroit tel quelle ne de vient pas mouillée par du fluide aqueux pendant l'utilisation normale du voile. - 2. Tampon à plis ou couches multiples, facile à éliminer, pour entrer au contact des liquides résiduaires de l'organisme, etc., et pour les absorber, ce tampon comprenant une couche in térieure entrant au contact du corps et une couche externe,for méesde couches se supportant d'elles-mêmes, capables d'absorber l'eau et composées d'un voile composite non tissé (consistant essentiellement en des fibres relativement courtes n'ayant, en l'ab ence d'un liant, pratiquement pas de solidité mécanique a' l'état hunide)et d'un liant pour ces fibres, ainsi qu'une cou che intermédiaire capable'a'absorber du liquide, ce tampon étant caractérisé en ce que lettiant que comporte le voile de la cou che interne et de la couche externe est un liant normalement soli de, insoluble dans l'eau, pouvant être dégradé sous l'action des enzymes, et qui consiste en un polymère d'au moins un-monomère à insaturation éthylénique, lié par covalence à une matière polymère naturelle, hydrosoluble et dégradable sous l'action des enzymes, ce polymère ayant une masse moléculaire au moins égale à environ 10 000 et un degré de polymérisation au moins égal à 50 environ, et le liant étant présent en une quantité efficace (comprise entre environ 0,3 % du poids des fibres et un poids à peu près 6gal à celui des fibres)dans le voile non tissé et qui suffit à conférer à ce voile non tissé,dans un milieu aquEuret en l'absence d'enzymes, une solidité mécanique d'environ 0,7 à 50 kg 2 par cm ; la couche intermédiaire de fibres non tissées et pou- vant fortement absorber l'humidité ne contenant éventuellement pas de liant et n'ayant sensiblement pas de résistance mécanique à l'état humide ; et la couche externe comportant, de préférence sur pas plus dtune de ses surfaces constituant un support pour ce revêtement, un mince revêtement, flexible et adhérent, en une matière hydrofuge qui est "frangible" ou fragile lorsque la matière de ce revêtement ne se trouve plus sur un support.