La nrésente invention concerne les sondes oesopha- giennes. Il a été proposé diverses formes de sondes oeso- phagiennes à introduire dans l'oesophage d'un patient pour contrôler des fonctions corporelles de ce dernier. Cependant, dans le passé, ou bien la sonde complète était considérée comme jetable et était donc coûteuse, ou bien la sonde complète était considérée comme réutilisable, avec l'incommodité résultante liée au nettoyage et à la stérilisation de la sonde entre ses utilisations sur dif- férents patients. L'invention offre une sonde oesophagienne compor- tant une structure de tige qui comprend une tige conte- nant un milieu conducteur du son, qui s'étend depuis l'extrémité distale de la structure de tige jusqu'à son extrémité proximale, un premier connecteur fixé à l'ex- trémité proximale de la tige, et un second connecteur fixé de façon amovible au premier connecteur et conte- nant un dispositif de détection de vibrations adjacent a la partie proximale du milieu conducteur du son, pour détecter les sons transmis par ce milieu. Du fait que le dispositif de détection de vibra- tions est placé dans le second connecteur et non dans la tige, on peut employer un diamètre réduit pour la tige destinée à être introduite dans le patient. En outre, on peut jeter la structure de tige après l'avoir utilisée sur le patient, après quoi on peut fixer le second connec- teur à une autre structure de tige, pour l'utiliser sur un patient suivant. Le second connecteur comprenant le dispositif de détection de vibrations peut donc être utilisé avec plu- sieurs structures de tige, dans différents patients, ce qui évite de jeter le dispositif de détection de vibra- tions, relativement coûteux, tout en permettant de jeter la structure de tige, qui est consommable ou jetable. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est une représentation partielle de la sonde, en élévation, - la figure 2 est une coupe longitudinale de la sonde représentée sur la figure 1, - les figures 3 et 4 sont des coupes selon la li- gne 3,4-3,4 de la figure 2, et elles montrent des conduc- teurs s'étendant dans des canaux formés dans la sonde, avant et après la fermeture des gorges, - la figure 5 est une coupe selon la ligne 5-5 de la figure 1. La sonde oesophagienne 10 qui est représentée sur les figures 1 et 2 comprend une structure de tige 12 com- portant une tige allongée 14, et un connecteur 16. Comme on le voit, la tige 14 comporte un conduit de gonflage 20, fermé par un bouchon 24 à l'extrémité distale 22 de la tige, et un autre conduit 26. La structure de tige 12- comporte également un ballon gonflable 28, en matière élastique, ayaht des parties d'extrémité opposées 30 et 32 qui sont fixées à la surface extérieure de la tige 14, dans des zones circonférentielles, de façon que le ballon 28 définisse une cavité 34 qui communique avec le conduit de gonflage 20 par une ouverture'36 de la paroi de la ti- ge 14. Le connecteur 16 comporte une cavité 38 destinée à recevoir l'extrémité proximale 40 de la tige 14, et il est fixé à la tige 14 par des moyens appropriés, comme un adhésif. Le connecteur 16 comporte un trou 42 qui coin- cide avec le conduit de gonflage 20 et un prolongement tubulaire 44 qui s'étend à partir de la face proximale 46 de ce connecteur. Le connecteur 16 comprend une mem- brane 48 en une matière élastique et flexible, comme du caoutchouc, qui est accouplée au prolongement 44 et qui s'étend sur la section du trou 42, à l'extrémité proximale du prolongement 44, afin de fermer-l'extrémité proximale du conduit de gonflage 20. Le connecteur 16 comprend éga- lement une valve 50 de type connu communiquant avec le conduit de gonflage 20 par un canal latéral 52. Lorsqu'on fixe une seringue à la valve 50, cette dernière laisse passer le liquide venant de la seringue, afin d'emplir le conduit de gonflage 20 et la cavité 34 avec le liquide et de gonfler le ballon 20. Le liquide contenu dans le conduit de gonflage 20 peut également être extrait par la valve 50, au moyen de la seringue. La structure de tige 12 comporte des électrodes d'électrocardiographe 54 et 56, conductrices et distantes, qui s'étendent sur la circonférence du ballon 28, sur la surface extérieure de ce dernier, et un conducteur 58 s'étend de l'électrode proximale 54 jusqu'à l'extrémité proximale du ballon 28, tandis qu'un conducteur 60, asso- cié à l'électrode distale 56, s'étend de cette électrode jusqu'à l'extrémité distale du ballon 28. Les électrodes 54 et 56 et les conducteurs 58 et 60 peuvent être consti- tués par une peinture métallique placée sur la surface extérieure du ballon 28. La face proximale 46 du connec- teur 16 comporte une paire de cavités qui-reçoivent des réceptacles ou douilles 62 et 64 en une matière conduc- trice, comme du métal. Un conducteur 66 connecté au ré- ceptacle 62 traverse le connecteur 1.6 et la paroi de la tige 14 et s'étend jusqu'à l'extrémité distale du conducteur 60, afin d'établir une connexion électrique entre le réceptacle 62 et l'électrode 56. Un autre con- ducteur 68 connecté au réceptacle 64 traverse le connec- teur 16 et la paroi de la tige 14 et s'étend jusqu'à l'extrémité proximale du conducteur 58, afin d'établir une connexion électrique entre l'électrode 54 et le ré- ceptacle 64. Un capteur de température 70 est placé dans le conduit 26, au voisinage de l'extrémité distale 22 de la tige 14. La face proximale 46 du connecteur 16 com- porte une autre paire de cavités qui reçoivent une paire de réceptacles ou douilles 72 et 74 en une matière con- ductrice, comme du métal, qui sont connectés au capteur de température 70 par des conducteurs respectifs 76 et 78. Co!mme le montre la figure 3, la tige 14 comporte un certain nombre de gorges 80 qui s'étendent longitudinale- ment sur toute la longueur de la tige, et les conducteurs 66, 68, 76 et 78 sont placés dans ces gorges, après quoi les gorges 80 sont fermées par un adhésif, comme il est représenté sur la figure 4, out par un thermosondage. La tige 14 peut être en matière plastique, comme en chlorure de polyvinyle. Le connecteur 16 et un autre connecteur 18 peuvent également être en matière plastique, comme en chlorure de polyvinyle. Le connecteur 18 comporte une cavité centrale 82 et un dispositif de détection de vibrations 84, comme un microphone ou un hydrophone, qu'on appellera ci-après un microphone. Le connecteur 18 comporte également une cavi- té 86, s'étendant du microphone 84 jusqu'à la face dista- le 88 de ce connecteur, qui reçoit le prolongement tubu- laire 44. Le connecteur 18 comporte une paire de broches conductrices 90 et 92 qui partent de sa face distale 88 de façon à pénétrer dans les réceptacles respectifs 62 et 64, et une paire de conducteurs 94 et 96, partant respec- tivement des broches 90 et 92, qui traversent le connec- teur 18 jusqu'à son extrémité proximale. Le connecteur 18 comporte une autre paire de broches conductrices 98 et , partant de sa face distale 88, de façon à pénétrer respectivement dans les réceptacles 72 et 74, et une maire de conducteurs 102 et 104, partant respectivement des broches 98 et 100, qui traversent le connecteur 18 jusqu'à son extrémité proximale. Le connecteur 18 com- porte également une paire de conducteurs 106 et 108 qui partent du microphone 84 et traversent ce connecteur jusqu'à son extrémité proximale. Les extrémités proxima- les des conducteurs 94, 96, 102, 104, 106 et 108 peuvent former un câble relié à l'extrémité proximale du connec- teur 18. Lorsque le connecteur 18 est fixé au connecteur 16, les broches 90, 92, 98 et 100 sont respectivement lo- gées avec friction dans les réceptacles respectifs 62, 64, 72 et 74, afin d'établir un contact électrique entre les broches et les réceptacles et de fixer de façon amo- vible le second connecteur 18 au premier connecteur 16. Lorsque les connecteurs sont ainsi fixés, les broches et les réceptacles établissent une connexion électrique entre le conducteur 94 et l'électrode 56, par l'intermé- diaire des conducteurs 66 et 60, entre le conducteur 96 et l'électrode 54, par l'intermédiaire des conducteurs 68 et 58, et entre les conducteurs 102 et 104 et le cap- teur de température 70, par l'intermédiaire des conduc- teurs 76 et 78. De plus, comme le montre la figure 2, lorsque le connecteur 18 est fixé au connecteur 16, la membrane 48 qui ferme l'extrémité proximale du conduit de gonflage 20 est placée contre le microphone 84. Ainsi, les sons qui se produisent au voisinage du ballon 28 sont transmis jusqu'à la membrane 48 et au microphone 84 par le liquide présent dans la cavité 34 et le con- duit de gonflage 20, de façon que le microphone 84 puisse détecter les sons lorsque la sonde se trouve dans le corps du patient. Pour utiliser la sonde 10, on introduit la tige de cette sonde dans l'oesophage d'un patient} avec le ballon à l'état dégonflé. On fixe ensuite une seringue à la valve et on pompe un liquide de la seringue vers le conduit de gonflage 20, en passant par la valve 50, afin d'emplir - le conduit de gonflage 20 et la cavité 34 et de gonfler le ballon 28. Les conducteurs 106 et 108 associés au mi- crophone 84 peuvent être connectés à un matériel électri- que destiné à contrôler les sons transmis par le milieu conducteur du son qui est constitué par le liquide conte- nu dans la cavité 34 et le conduit de gonflage 20, afin de contrôler les sons du coeur et des noumons qui se pro- duisent à proximité du ballon gonflable 28. De plus, les conducteurs 94 et 96, qui sont connectés aux électrodes 54 et 56, peuvent être connectés à du matériel électrique d'électrocardiographie. De façon similaire, les conduc- teurs 102 et 104, qui sont connectés au capteur de tempé- rature 70, peuvent être connectés à du matériel électrique destiné à indiquer la température dans le corps du patient. Après utilisation de la sonde 10 dans le corps du Datient, on peut retirer la tige 14 de l'oesophage et on peut séparer du connecteur 18 le connecteur 16 de la structure de tige 12, après quoi on peut jeter la struc- ture de tige 12 qui a été utilisée. On peut alors fixer le connecteur 18 sur une autre structure de tige 12 du même type, afin d'utiliser la sonde oesophagienne 10 sur un autre patient. La structure de tige 12 est ainsi consommable, tandis que le microphone 84 relativement coûteux qui se trouve dans le connecteur 18 peut être utilisé avec plusieurs structures de tige 12 sur diffé- rents patients. De plus, la disposition du microphone 84 dans le connecteur 18 permet d'utiliser pour l'introduc- tion dans le corps du patient une tige 14 de dimensions externes réduites, en comparaison du cas dans lequel le microphone est placé dans la tige elle-même. Il va de soi que de nombreuses modifications peu- vent être apportées au dispositif décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Sonde oesophagienne (10), caractérisée en ce qu'elle comprend: une structure de tige (12) comprenant une tige (14) qui contient un milieu conducteur du son et qui s'étend depuis l'extrémité distale de la structure de tige jusqu'à son extrémité proximale, un premier connec- teur (16) fixé à l'extrémité proximale de la tige, et un second connecteur (18) fixé de façon amovible au premier connecteur et contenant un dispositif de détection de vi- brations (84) qui est adjacent à la partie proximale dudit milieu pour détecter les sons qui sont transmis par ce milieu. 2. Sonde selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de détection de vibrations est un microphone. 3. Sonde selon la revendication 1, caractérisée en ce que le milieu conducteur du son est constitué par un liquide contenu dans un conduit (20) qui s'étend de l'ex- trémité distale de la tige jusqu'à l'extrémité proximale 2- du premier connecteur. 4. Sonde selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comprend une membrane flexible (48) qui couvre l'extrémité proximale du conduit, et en ce que le disposi- tif de détection de vibrations est placé contre la mem- brane. 5. Sonde selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend une paire d'électrodes (54, 56) à l'extrémité distale de la structure de tige, des contacts (62, 64, 90, 92) qui établissent une connexion électrique entre les deux connecteurs, et des conducteurs (58, 60, 66, 68) qui relient les électrodes aux contacts. 6. Sonde selon la revendication 5, caractérisée en ce que les contacts sont constitués par des réceptacles conducteurs (62, 64) dans l'un des connecteurs et par des broches conductrices associées (90, 92) qui partent de l'autre connecteur et qui sont logées dans les récepta- cles lorsque les connecteurs sont fixés ensemble. 7. Sonde selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisée en ce qu'elle comprend un ballon gonflable (28) à l'extrémité distale de la structure de tige, ce ballon communiquant avec le conduit. 8. Sonde selon les revendications 5 et 7 prises ensemble, caractérisée en ce que les électrodes se trou- vent à la surface extérieure du ballon. 9. Sonde selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comprend une valve (50) placée sur la struc- ture de tige et qui communique avec le conduit pour per- mettre le passage du liquide par la valve pour gonfler le ballon. 10. Sonde selon la revendication 4, caractérisée en ce que le premier connecteur comprend un prolongement tubulaire (44) qui s'étend à partir de l'extrémité proxi- male de ce premier connecteur et qui constitue l'extré- mité proximale du conduit de gonflage; et en ce que le second connecteur comprend une cavité (82) destinée à re- cevoir le prolongement tubulaire lorsque le second con- necteur est fixé au premier connecteur, le dispositif de détection de vibrations (84) étant placé à l'extrémité intérieure de la cavité. 11. Sonde selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un capteur de température (70), placé à l'extrémité distale de la tige, qui est connecté électriquement à des contacts (72, 74, 98, 100) qui éta- blissent une connexion électrique entre les deux connec- teurs.