la présente invention concerne la destruction des infor mations contenues dans les documents filmés Dans le présent contexte, on entend par "documents fil mués" les documents sur support cellulosique (en particulier sur support d'acétate de cellulose) ou non-cellulosique constitués par des microfiches, des microfilms, des films ou mêne de simples photographies (qu'il s'agisse d'un négatif ou non) ou les tirages de celles-ci sur papier, voire, par assimilation, les photocopies. De nos jours, les microfilms et les microfiches sont des supports de plus en plus utilisés pour la transmission, le traitement et l'archivage des informations. Cette utilisation accrue se manifeste dans les secteurs les plus divers, tels que les bureaux d'études, les services techniques de tous ordres, les services d'archivage, les banques, et autres. Il en résulte, maintenant de plus en plus, un problème aigu qui a trait à la nécessaire destruction, une fois leur exploitation terminée, de ces documents filmés qui sont souvent confidentiels, voire ultra-confidentiels. Surtout en ce qui concerne les microfilms et les microfiches, la petitesse des caractères, des chiffres ou des figures inscrits sur ces documents filmés rend totalement impropre la destruction classique, à laquelle on pourrait penser de prime abord, par des machines déchiqueteuses. De plus, ces machines déchiqueteuses, actuellement utilisées pour la destruction des documents sur papier, sont très peu efficaces pour détruire des documents filmés, qui sont constitués usuellement d'un ester de cellulose excessivement rigide pour ces machines et ne se découpant que de façon fort irrégulière. Or, l'usure rapide des maciiines qu'on voudrait consacrer à la destruction de documents filmés, et surtout les risques, totalement inacceptables, de voir des morceaux entiers de documents microfilmés demeurer intacts, rendent ces machines inappropriées pour un tel usage. Par ailleurs, la simple incinération en l'état des documents filmés n'est pas non plus une solution viable, car les supports modernes pour documents filmés, qu'ils soient cellulosiques (comme les esters de cellulose) ou non-cellulosiques (comme le téréphtalate de polyéthylène ou les films de polyester), brûlent mal et dégagent des éléments polluants, tels que des gaz et des fumées toxiques. D'autre part, quand bien meme on se satisferait de ces modes traditionnels de destruction de documents, cela impliquerait une lourde contrainte, qui est celle d'une nécessaire centralisation vers un lieu déterminé des documents filmés à détruire; or, de tels documents peuvent émaner en pratique d'un point central mais se retrouvent, au moment précisément où la décision de les détruire sera prise, disséminés dans un grand nombre de services, de bureaux ou d'unités de traitement, souvent géographiquement éloignés et où on n'aura souvent que peu de documents filmés à détruire à chaque fois.Il en résulte actuellement une obligation d'effectuer des transferts, onéreux et hasardeux du fait de la confidentialité qu'ont souvent les documents filmés qu'on souhaite précisément détruire, depuis chacun des lieux de détention desdits documents jusqu'à une unité centrale ou l'opération de destruction peut être faite dans des conditions qu'on estime actuellement etre les meilleures. On a maintenant mis au point un dispositif non-polluant pour la destruction des informations contenues dans les documents filmés. Ce dispositif selon l'invention comprend essentiellement un bottier étanche, muni d'une fente pour l'introduction des documents à détruire et contenant une quantité appropriée d'une solution active pour la destruction du ngraphismeW des documents à détruire, et un organe pour l'obturation de ladite fente. Dans la suite du présent contexte, on entend par gra- phisme" l'ensemble des informations que portent les documents fil més concernés. Des exemples illustratifs de bottiers selon l'invention sont donnés dans les figures 1 et 2 des dessins annexés, qui représentent des vues en perspective de tels bottiers. Be bolier selon 11 invention peut, en fait, avoir une forme quelconque, pour autant que celle-ci soit adaptée à l'usage auquel on destine le boîtier. Ce peut être en particulier un pa rallélépipède rectangle comportant une fente, soit sur l'une des faces latérales, soit de préférence sur l'une des faces principales. Avantageusement, ladite fente est fortement décalée vers un des bords de ladite face dans laquelle elle est ménagée. En variante, le boiter peut avoir la forme d'un cylindre, la fente susdite étant une fente, courbe ou linéaire, ménagée dans l'une des faces circulaires dudit cylindre. L'homme de l'art sera à même de concevoir ou de déterminer aisément les dimensions les plus appropriées, en tenant comp te, éventuellement dans chaque cas d'espèce, essentiellement : - des dimensions des documents filmés à détruire, - de leur épaisseur, et - du nombre de documents filmés qu'on désire détruire pour un seul et m#me boîtier, Une variante intéressante du dispositif selon 1' inven- tion est donc celle ayant la forme générale alun parallelépipède restangle, ayant une fente ménagée vers l'extrémité supérieure de l'une des faces frontales principales et près du bord de celleci, et dont tout ou partie de cette même face frontale comportant la fente susdite est rendue concave, la concavité étant faible et ayant son axe parallèle à ladite fente. Un dispositif préféré répondant à cette définition est celui qui est illustré dans la figure 1 des dessins annexés, à laquelle on se référera utilement, Cette figure 1 est une vue en perspective d'un boîtier préféré selon l'invention, dans lequel ladite concavité 1 est ménagée sur une partie de la face frontale 2 et sur la plus grande partie de la portion de cette face, en dessous de la fente 3 par laquelle on introduit les documents fil més. La concavité susdite a pour but d'éviter un affaissement des documents en cours de destruction et, partant, une perte de lo geabilité du bottier. A titre subsidiaire, le boîtier selon l'invention peut comporter un embout obturable 4, solidUre de l'une des faces, de préférence une face latérale, dudit bottier, et par lequel on introduit dans le boîtier la solution active 5. Une autre variante encore, plus particulièrement préféré rée à maints égards, consiste en un bolier ayant sensiblement la forme indiquée à la figure 2; ce boîtier, de forme principalement ,parallélépipédique dans une première approche, peut (comme le montre la figure 2) comporter des faces latérales Il à 14 quelque peu concaves, mais-aussi et surtout comporte sur sa face supérieure une partie inclinée 15, par exemple à environ 300 sur l'horizontale, elle-même porteuse d'un orifice circulaire 16 (et de son système d'obturation) de larges dimensionsj et, partant de 1 'extrémi- té supérieure de ladite partie inclinée, une nervure centrale en relief 17, dont l'angle d'inclinaison sur l'horizontale est opposé en sens, mais non nécessairement égal à celui que fait ladite partie inclinée 15 avec l'horizontale. L'orifice 16 susdit est de préférence muni d'une lèvre circulaire avec filetage externe 18, d'un opercule circulaire 19, porteur d'une fente diamétrale et horizontale 20, appropriée pour l'introduction des documents filnés et lui-m#me rendu solidaire par un moyen convenable de la partie supérieure de ladite lèvre filetée 18, ainsi que d'une capsule circulaire de bouchage 21, agencée de manière à se visser sur le filetage de la lèvre 18. Avant sa première utilisation, un tel boîtier contenant la solution active pour la destruction des documents filmés peut entre muni en outre d'un ruban adhésif de sécurité, destiné à recouvrir la fente 20 d'introduction des documents. Le bottier selon l'invention peut être réalisé en des matières quelconques appropriées, qui doivent seulement être étanches et résister aux solutions actives contenues dans le boitier; ce peuvent être, par exemple, des matières plastiques appropriées et/ou un métal ou alliage convenable, de préférence revêtu par une matière protectrice telle que du caoutchouc chloré ou autre. Pour des raisons pratiques, on préfère réaliser le bot- tier en une matière unique, avantageusement une matière plastique moulable ou #inJectable, qui doit être étanche et résistante visà-vis des solutions actives (qu' on détaillera plus loin), et en particulier étanche aux solvants chlorés et résistante vis-à-vis de ceux-ci, ainsi que vis-à-vis d'une solution sulfo-chromique et de l'hypochlorite de sodium. À cette fin, on peut utiliser du po lyétbylène haute pression de poids moléculaire élevé, mais on préfère utiliser du polgpropylène ou surtout du polyacrylonitrile (par exemple du polyacrylonitrile PAN A-425 commercialisé sous cette dénomination par Solvay), qui a sur les autres matières I'avantage supplémentaire de permettre de réaliser des boîtiers transparents. Dans le cas du mode de réalisation conforme à la figure 1, l'embout (éventuellement rapporté) pour permettre l'introduction de la solution active dans le bottier peut être réalisé en toute matière appropriée, de préférence en une matière thermosoudable, par exemple également en polyacrylonitrile Dans le cas où le bottier est en polyacrylonitrile et comporte un embout également en polyacrylonitrile, cet embout peut être solidaire du boitier et obtenu avec celui-ci dès le moulage ou l'injection. ledit embout peut également être constitué par une bague filetée rapportée, étanche et inviolable.Ledit bottier comporte alors en outre une pièce en forme pour l'obturation de la fente; cette pièce en forme est de préférence moulée en caoutchouc nitrile, notamment en "Hypalonn (polyéthylèneschlorosulfonés commercialisés sous cette dénomination par E.I. du Pont de Nemours & Co) et elle permet, entre deux introductions de documents filmés dans le bottier, d'obturer celui-ci de façon parfaitement étanche. Sa forme est avantageusement adaptée pour en faciliter la préhension. Selon la forme de mise en oeuvre conforme cette fois à la figure 2, la solution active peut dextre d'abord introduite dans le boftier et alors celui-ci est ensuite seulement muni du Joint 19, dont la fente 20 peut être recouverte d'un ruban adhésif de sécurité et bouché hermétiquement par vissage de la capsule 21. En variante, on préfère fixer le Joint 19 et visser la capsule 21, et ='introduire qu'ensuite la solution active, au moyen d'un embout comme susdit, de préférence une bague filetée rapportée, étanche et inviolable (non représentée sur la figure 2). Pour étudier plus en détail les types de solutions actives susceptibles d'être utilisées selon l'invention, il convient de distinguer : I - d'une part, le cas général de tous les documents filmés (pellicules photo, diapositives, films, microfilms et microfiches, essentiellement, mais aussi tirages papier et, par assimilation, photocopies), qu'on dénommera dans la suite "document o original", et il - d'autre part, les cas, plus particuliers au domaine des microfilms et des microfiches, 1) d'une copie diazo (obtenue à l'aide d'un sel de diazonium photosensible et d'un formateur de colorant, couchés sur un support cellulosique ou un téréphtalate de polyethylène, et révélés par le gaz ammoniac) et 2) d'une copie dite "vésiculaire" (résultant de la mise en oeuvre d'un procédé thermographique utilisant une source in frarouge agissant sur une surface sensible, couchée également sur le même type de support que la copie diapo; Quant à leur importance respective, on peut dire que 1'essentiel des documents filmés a' détruire est en pratique, en ce qui concerne les microfiches, beaucoup plus souvent constitué par des copies (diazo ou vésiculaires) que par des originaux. Les solutions actives qu'il est avantageux de mettre en oeuvre dans les bottiers, selon l'invention, sont de préférence choisies parmi les suivantes : I - dans le cas où on prévoit de détruire tout graphisme sur des documents filmés originaux, on peut utiliser toute solution classiquement utilisée comme solution dissolvante de l'argent métal formant l'image négative sur le film; une telle solution est courament qualifiée de "bain d'inversion" ou encore de "bain d'affaiblissement" en photographie. Pour la description de ces bains on peut citer l'ouvrage de P. Giafkidès intitulé "Chimie et Physique Photographiques, Publications Photo-Cinéma Paul montez, 4ème édition (1976) auquel on pourra se référer utilement. Tes solutions de ce type sont notamment - les solutions de permanganate de potassium + acide sul furiquef qui donnent avec l'argent métal la réaction - les solutions de bichromate de potassium + acide sul furigue, qui donnent avec l'argent métal la réaction s - les solutions de sulfate de cérium + acide sulfurique, qui donnent avec l'argent métal la réaction : Pour chacune de ces solutions, qui sont classiques et même disponibles commercialement, l'homme de l'art est à même soit de préparer, soit de se procurer, celle dont la composition est la plus appropriée pour la présente invention. Parmi les solutions ainsi utilisables, il convient de citer, à titre de solution particulièrement préférée, une solution comprenant, par litre d'eau de dilution, 30 g de bichromate de po tassili et 25 ce3 d'acide sulfurique de densité 1,87. En variante, toujours dans le cas des documents filmés originaux7 on peut réaliser un tiégélatinngen desdits documents filmés, au moyen, par exemple, d'une solution d'hypochlorite de sodium (eau de Javel) ou d'un traitement par une enzyme protéoly tique en solution légèrement alcaline, entre autres, Les quantités et concentrations des solutions alors mises en oeuvre dépendent essentiellement de la vitesse à laquelle on souhaite que disparaisse le graphisme des documents filmés et surtout du nombre de ces documents qu'on désire traiter dans un même bottier. Avec les solutions susdites contenant une enzyme protéolytique, la destruction du graphisme des documents filmés n'est pas immédiate. Cette destruction est, par contre, pratiquement immédiate lorsqu'on utilise une solution sulfurique de bichromate de potassium ou d'hypochlorite de sodium. il - - dans le cas où il s'agit de détruire tout gra- phisme d'une copie diazo de document filmé, on peut, s'agissant de détruire la couche sensible et le substratum, qui est la couche intermédiaire entre la surface photosensible et le support cellulosique, utiliser selon l'invention une solution comprenant un solvant des esters de cellulose et le cas échéant un acide, ainsi qu'éventuellement un alcool. Ledit substratum est constitué de mélanges assez comple- xes à base soit de gélatine, soit d'un ester de cellulose, l'un et l'autre partiellement hydrolysés. Aussi, pour être utiles avec les 2 types de substratum, ladite solution doit comprendre de préférence un solvant des esters de cellulose et un acide qui ne forme pas de combinat dangereux avec les esters de cellulose, ainsi qu'éventuellement un al- cool. A titre de solvant des esters de cellulose, on préfère un solvant chloré ou un solvant choisi parmi l'alcool benzylique, le diacétone-alcool, le furfurol, les solvants chioro-fluorés, et leurs mélanges. Les solutions les mieux appropriées à cette fin se sont révélées être des solutions de solvant chloré et éventuellement d'acide formique, notamment des solutions de chlorure de méthylèl ne, ou de 12 trichloroéthane et d'acide formique, et plus précisément une solution constituée de 950 cm3 de chlorure de méthylène et 50 cm3 d'acide formique ou une solution constituée de 50 cm3 d'acide formique pour 950 cm3 de 1,1,1-trichloroéthane. A titre subsidiaire, on peut incorporer dans lesdites solutions, en des concentrations que l'homme de l'art est à m#me de déterminer par des essais de routine en fonction des résultats souhaités dans chaque cas d'espèce, et par exemple à raison d'environ 5 à 10 % en volume d'acide dans ces solutions, un non-solvant, tel qu'un alcool, notamment l'alcool amylique. Selon cette variante avantageuse de l'invention, on favorise la formation d'un gel au fur et à mesure que le nombre de copies diazo de documents filmés traitées en vue de la destruction de leur graphisme augmente pour une quantité donnée de solution de traitement. Il - 2 - dans le cas où il s'agit de détruire tout graphisme d'une copie vésiculaire de document filmé, on a trouvé que les mimes solutions que celles décrites sous II-1- sont efficaces. Ces solutions procurent,m#me dans ce cas,une destruction du graphisme plus rapide que la même solution appliquée à des copies diazo de documents filmés, à concentration égale. flans chacun des cas traités ci-dessus, la quantité de solution dissolvante mise en oeuvre par bottier dépend essentiellement du nombre et de la dimension des documents filmés, y compris les tirages papier et, par assimilation, les photocopies, qu'on enyisage de pouvoir détruire par bottier; dans la pratique, si l'on désire détruire convenablement dans un même boîtier le graphisme d'environ 50 microfiches 105 mm, il importe de prévoir dans ledit bottier, dans tous les cas, une quantité de l'une des solutions mentionnées plus haut sous les rubriques I, II-1 ou II-2, respectivement, telle que les documents introduits baignent dans ladite solution en totalité et en permanence. Un boîtier selon l'invention, rempli de son lot de documents filmés détruits, réduits à l'état de support transparent a anonyme, peut êtré assimilé en son état à un déchet dit ménager; il possède en effet un faible encombrement, est étanche et ininflammable, et ne comprend que très peu de produit actif, du reste réduit à l'état de gel; de plus, la fréquence avec laquelle on devra en pratique rejeter de tels boitiers utilisés Jusqu'aux limites de leurs possibilités est très faible et bien en deçà des faits de pollution encore actuellement couramment perpétrés. L'invention est décrite plus en détail dans les exemples ci-après, qui ne la limitent aucunement. EXEMPLE 1. On a réalisé de façon classique, par injection sous haute pression, des bottiers en polyéthylène de forme parallélépipédique, dontXles cotes hors-tout étaient : 160 mm pour la longueur, 110 mm pour la largeur et 25 mm pour la hauteur. Dans la face su périeure de 160 x 110 mm du boîtier posé à plat, et près de l'un des petits côtés de celle-ci, on a ménagé une fente de 105 mm de longueur et de 1,5 mm de largeur; cette fente présentait en outre sur toute sa longueur un relief destiné à en permettre l'obturation parfaitement étanche par une pièce en forme, moulée en caoutchouc nitrile, et était destinée elle-même à l'introduction des documents filmés dans le boîtier, De plus, on a prévu le moulage en creux d'une concavité de 50 mm de large (conforme au dessin de la figure 1 annexée) sur la surface du bottier comportant la fente susdite, pour faciliter l'introduction régulière des documents filmés et leur empilement successif; la concavité était d'une courbure telle qu'il restait 10 mm de hauteur libre entre son point le plus bas et le fond proprement dit du bottier, afin de permettre l'insertion dans la boitier d'un nombre de documents filmés exactement superposés pouvant aller Jusqu a 50 et plus. Les boîtiers portaient en outre, pour l'introduction de la solution active, une bague filetée rapportée, étanche et inviolable. Pour obturer la fente susdite, on a également prévu une pièce en forme, moulée en caoutchouc nitrile, de dimensions appropriées et apte à être enlevée et remise en place lors de chaque introduction de nouveaux documents filmés à détruire. On a rempli ces bottiers de liquide Jusqu'à une hauteur calculée, telle que 50 microfiches pouvaient y baigner largement, mais pas excessive au point que le liquide remonte jusqu'à l'orifice d'introduction lorsqu'on introduit la 50ème microfiche. En pratique, on munit les boîtiers de repères très visibles, avantageusement de repères colorés, destinés à préciser et à permettre de reconnaitre le type de document filmé que chaque bottier est destiné à détruire, et cela en rapport avec la solution active contenue dans ledit bottier. Pour le remplissage des bottiers, on a utilisé un dispositif doseur comportant un orifice à bague filetée standard de 15 mini, muni d'une cape de sécurité et d'un bouchon de type inviolable. Lorsqu'on voulait détruire un document filmé dans un tel boStier selon l'invention, il suffisait d'ôter du bottier la pièce obturant la fente ménagée dans ledit bottier et d'introduire le document à détruire par cette fente. Entre chaque introduction de documents filmés, on a refermé la fente au moyen de la pièce d'obturation. La solution active étant une solution sulfurique de bichromate de potassium, on a obtenu une disparition totale et pratiquement immédiate de l'image visible portée par des microfiches 105 mm. On a pu traiter de mimez mais cette fois dans une solution d'hypothlorite de sodium, avec des résultats semblables, des mi crofilms classiques 16 mm, coupés en morceaux dont la longueur n'excédait pas 160 mm. EXEMPLE 2. On a réalisé des bottiers comme décrit dans l'exemple 1, mais en polypropylène au lieu de polyéthylène, et avec une pièce d'obturation en "Hypalon" (polyéthylènes chlorosulfonés commercialisés sous cette dénomination par E.I. Du Pont de Nemours & Co., Inc.). La solution active qu'on avait introduite dans lesdits bottiers étant constituée d'un mélange dans la proportion de 19:1 en volume de chlorure de méthylène et d'acide formique, on a aiu, si pu obtenir une dissolution pratiquement instantanée de la couche sensible de copies diazo de documents microfilmés, en pratique de copies diazo de microfiches. EXEEPIE 3. On a réalisé des boStiers conformément à l'ex#le I, mais en polyacrylonitrile PAN A-425 (dénomination commerciale de Solvay) au lieu de polyéthylène et avec une pièce d'obturation en Rypalon. Avec un volume approprié d'une solution active constituée d'un mélange dans la proportion de 19:1 en volume de 1,1,1-tri- chloroéthane et d'acide formique contenue dans ces boîtiers selon l'invention, on a obtenu la destruction instantanée et totale du graphisme de 50 copies vésiculaires tirées à partir de microfiches (105 miii originales). EXEMPLE 4. On a réalisé, par une technique classique d'inJection sous haute pression, des bottiers en polypropylène conformes à celui de la figure 2; les cotes hors-tout de ces bottiers étaient d'environ 190 mm pour la longueur, 120 mm pour la largeur et 30 n pour la hauteur, du volume logeable. L'orifice 16 avait un diamètre intérieur de 110,5 mm et la fente 20 une longueur légèrement supérieure à 105 mm. L'opercule 19 répondant aux caractéristiques voulues était réalisé en polyéthylène haute pression, tandis que la capsule de bouchage 21 était faite en polypropylène. On a introduit dans le boitier nu environ 200 à 500 cm3 d'une solution sulfurique de bichromate de potassium et on a a ajusté l'opercule 19 convenablement sur la lèvre 18 de l'orifice 16, puis on a fermé le tout au moyen de la capsule 21. A chaque utilisation, on dévissait la capsule 21 et on introduisait le ou les documents filmés (ou tirages sur papier, ou même photocopies) à détruire par la fente 20. On a pu obtenir ainsi la destruction totale et pratiquement immédiate des informations portées par environ 100 microfiches 105 ma. REVENDICADIORIS 1. Dispositif pour la destruction des informations contenues dans les documents filmés, notamment dans les microfiches, les microfilms, les films, les photographies, ainsi que les tirages sur papier et les photocopies, caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement un bottier étanche muni d'une fente pour 1'introduction des documents à détruire et d'un organe pour l'obturation de ladite fente, et contenant une quantité appropriée d'une solution active pour la destruction du graphisme des documents à détruire, ledit boiter étant en outre éventuellement muni d'un embout approprié pour l'introduction de ladite solution active. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qulil consiste en un bolier cylindrique, muni d'une fente, courbe ou linéaire, ménagée dans l'une des faces circulaires dudit cylindre, et d'un organe d'obturation approprié pour ladite fente. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste en un bottier étanche posé à plat et dont au moins une partie de la surface supérieure est inclinée sur l'ho- rizontale et comprend un orifice circulaire de larges dimensions, muni d'une lèvre circulaire avec filetage externe, d'un opercule circulaire porteur d'une fente diamétrale et horizontale appropriée pour l'introduction des documents filmés, ledit opercule étant rendu solidaire de la partie supérieure de ladite lèvre fi letée, ainsi que d'une capsule circulaire de bouchage agencée de manière à se visser sur le filetage de ladite lèvre. 4. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il consiste en un boîtier parallélépipédique rectangle comportant, sur l'une de ses faces principales, une fente fortement décalée vers un des bords de ladite face dans laquelle elle est ménagée et parallèle audit bord. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il consiste en un boiter parallélépipédique rectangle, a yant une fente ménagée vers l'extrémité supérieure de l'une des faces frontales principales, près du bord de celle-ci et parallèlement à elle, tandis que tout ou partie de cette même face frontale comportant ladite fente est rendue concave, la concavité étant faible et ayant son axe parallèle à ladite fente. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce qu'il est réalisé en des matériaux étanches et résistants aux solutions actives contenues dans ledit boiter. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisé en ce que le boîtier et ses divers organes sont réalisés en polyéthylène haute pression de poids moléculaire élevé, en polypropylène et/ou en polyacrylonitrile, 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit boiter comporte en outre un embout, notamment un embout thermosoudable ou une bague filetée rapportée, étanche et inviolable, pour l'introduction de ladite solution active. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu il comporte une quantité efficace d'r une solution active choisie parmi 1) une solution dissolvant l'argent métal formant l'image négative sur les films, ou bain d'inversion ou d'affaiblissement, et notamment a) une solution de permanganate de potassium et d'acide sulfurique; b) une solution de bichromate de potassium et d'acide sul~u- rique, ou d'hypochlorite de sodium, ou c) une solution de sulfate de cérium et d'acide sulfurique, 2) une solution assurant un "dégélatinage" des documents filmés, et notamment :: a') une solution d'hypochlorite de sodium, ou b') une solution légèrement alcaline contenant une enzyme protéolytique, et 3) une solution comprenant un solvant des esters de cellulose et le cas échéant un acide, ainsi qu' éventuellement un al- cool. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite solution active est du type 3) et comprend un solvant des esters de cellulose, notamment un solvant chloré, et un acide qui ne forme pas de combinat dangereux avec les esters de cellulose, ainsi qu'éventuellement un alcool. Il. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que ladite solution est une solution de solvant chloré et d'acide formique, et notamment une solution de chlorure de méthylène ou de 1,1,1-trichloroéthane et d'acide formique. 12. Dispositif selon la revendication Il, caractérisé en ce que ladite solution est constituée, pour 1000 cm3, d'environ 950 cm) de chlorure de méthylène et 50 cm3 d acide formique, ou d'environ 950 cm3 de 1,1,1-trichloroéthnne et 50 cm3 d'acide formique. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que ladite solution comprend à raison d'environ 5 à 10 * en volume, par rapport au volume d'acide dans ladite solution, un non-solvant, tel qu'un alcool, notamment de l'alcool amylique. 14. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite solution active est du type 1) et comprend, pour 1 litre d'eau de dilution, environ 30 g de bichromate de potassium et 25 cm3 d'acide sulfurique de densité 1,87.