La présente invention concerne un procédé pour la préparation d'enregistrements colorés visibles sur un matériau particulièrement approprié à cet effet, qui contient des colorants indicateurs sous une forme résistante à la diffusion. Les procédés les plus simples pour la préparation d'enregistrements visibles consistent à mettre en contact une matière colorante (encre, colorant d'imprimerie, graphite, craie etc.) suivant une image avec un support pouvant étre coloré,par exemple du papier. Ces procédés d'enregistrements sont en général irréversibles et les enregistrements sont plus ou moins durables. Un inconvénient consiste en ce que les matières colorantes peuvent aussi conduire,si on les utilise sans soin,à des colorations indé- sirables (par exemple des taches d'encre), dont ltélimination est difficile, sinon impossible. L'invention a pour objet un procédé pour la préparation d'enregistrements colorés visibles qui puissent autre à nouveau effacés de manière simple. La demanderesse a découvert selon l'invention un procédé pour la préparation d'enregistrements colorés visibles, caractérisé en ce que l'on produit une modification du pH ou rH dans une couche d'enregistrement comportant une distribution d'au moins un colorant indicateur non diffusible pour l'obtention d'un virage coloré suivant une image par un traitement uniforme ou suivant l'image au moyen d'une solution aqueuse, le traitement étant effectué suivant l'image lorsque le colorant indicateur est présent en distribution uniforme (et non pas suivant l'image) dans la couche d'enre gis trement. Selon le procédé de l'invention, on soumet donc une couche d'enregistrement, ayant une distribution suivant l'image ou uniforme d'un colorant indicateur non diffusible, à un traitement qui provoque dans les zones traitées de la couche d'enregistrement une modification des conditions de sorte qu'il se produise suivant l'image un virage coloré de l'indicateur. On entend par "conditions'1 dans ce contexte en particulier la valeur du pH (pour les colorants indicateurs acidimétriqueszet la valeur du rH(pour les colorants indicateurs d'oxydoréduction). Lorsque le colorant indicateur est distribué uniformément, il faut alors modifier les conditions suivant l'image pour la production d'une image visible. A cet effet, le mode opératoire le plus simple est le suivant : on peint ou on écrit par exemple sur une couche d'enregistrement qui contient en distribution uniforme un colorant indicateur acidimétrique, au moyen d'un pinceau ou d'un autre support temporaire de liquide qui est imprégné avec une solution aqueuse d'un acide ou d'une base. Il se produit alors suivant l'image un virage coloré et il se forme une reproduction colorée visible de l'inscription enregistrée.Par traitement avec une seconde solution aqueuse appropriée pour restituer la condition initiale et inverser le virage coloré, on peut à nouveau effacer cet enregistrement. Si le marquage a été effectué au moyen d'un acide, une base est nécessaire pour l'effacer, et inversement. De manière analogue, dans le cas de colorants indicateurs d'oxydoréduction, le virage coloré peut dtre provoqué au moyen de solutions aqueuses d'un agent réducteur ou oxydant. Selon un autre aspect de l'invention, l'informationà àvisualiser peut aussi être contenue dans la distribution du colorant indicateur. Dans ce cas, on produit un virage coloré dans les zones traitées où est présent le colorant indicateur dans une couche d'enregistrement qui contient un colorant indicateur non diffusible distribué suivant l'image, par un traitement au moyen d'fine solution aqueuse, qui n'a pas besoin d'être effectué suivant l'image. Comme colorants indicateurs appropriés pour le procédé selon l'invention,on peut citer tous les colorants qui peuvent être distribués dans une couche sous une forme résistante à la diffusion, avec lesquels on peut provoquer un virage coloré par modification des conditions dans la couche au moyen d'un traitement simple. Ces colorants sont connus,par exemple, comme indicateurs acidimétriques (colorants indicateurs de pH) et indicateurs d'oxydoréduction (colorants indicateurs de rH). Les premiers subissent un virage coloré par modification du pH et les seconds par modification du rH (valeur d'oxydoréduction3. Au sujet des deux types de colorants indicateurs, y compris la définition du rH, on pourra consulter par exemple le chapitre correspondant dans Ullmanns Enzykloplldie der technischen Chemie, Tome 8 (1957).On y trouvera un grand nombre de colorants indicateurs de pH,ainsi que de colorants indicateurs d'oxydoréduction,et on pourra se reporter à une série d'autres sources bibliographiques. Le grand nombre de colorants indicateurs connus permet le choix de colorants individuels déterminés qui sont particulièrement appropriés pour le procédé selon l'invention,à la fois en ce qui concerne la teinte désirée et aussi le point de virage du colorant. Les colorants indicateurs de pH particulièrement favorables sont,par exemple, ceux qui présentent dans un domaine de pH 2 à pH 12 un virage d'une couleur peu visible à une forte coloration. On citera,par exemple, les colorants du type du Rouge de Méthyle, lequel est jaune pâle en milieu faiblement alcalin et d'un rouge intense en milieu acide (par exemple,pH On peut influencer chaque fois par le type de subsitutants à la fois la nuance de couleur et le point de virage,plus important pour le procédé. On a une vue d'ensemble d'indicateurs de pH appropriés avec leurs points de virage et leurs couleurs dans les tableaux I et Il ci-après qui donnent en outre le maximum d'absorption pour la forme colorée plus intense. La résistance à la diffusion des colorants indicateurs est une exigence qui découle de la réversibilité du virage coloré et,par conséquent,du fait que les couches d'enregistrement appropriées pour le procédé selon l'invention doivent pouvoir être utilisées plusieurs fois de suite, l'information enregistrée étant chaque fois à nouveau effacée. Il faut dans chaque cas veiller à ce que les colorants restent dans la distribution initialement préparée et puissent supporter dans cette distribution plusieurs changements du pH ou du r11 dus au traitement correspondant par des solutions aqueuses, sans que l'on observe une diminution notable de la concentration ou #se une exsudation des colorants indicateurs.D'autre part la résistance à la diffusion n'est pas soumise aux exigences rigoureuses habituelles dans la photographie à cause du pouvoir séparateur élevé qui est recherché dans ce domaine. On cannait les mesures à prendre pour atteindre la résistance à la diffusion nécessaire. Les colorants indicateurs peuvent, par exemple, comporter des restes moléculaires qui empêchent efficacement la diffusion dans un liant, par exemple des restes alkyle ou alcoxy à longues charnels. Dans la mesure où la mésomérie du système chrosophore des colorants n'est pas influencée de manière notable, les colorants indicateurs portant des substituants à longue channe présentent un point de virage analogue avec des nuances qui ne sont que faiblement modifiées. On a déjà proposé pour d'autres applications ces colorants indicateurs portant des substituants à longue chaîne. Par exemple on citera à ce sujet la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne n0 DOS 2.127.818,dans laquelle est décrite une série de colorants de phtaléine portant des substituants à longue chaîne. Lorsque les colorants indicateurs portant des substituants à longue chatne contiennent des groupes hydrosolubilisants,par exemple des groupes carboxy ou sulfo,dans leurs molécules, on peut les ajouter à un liant,#ar exemple la gélatine, sous formes de solutions aqueuses. On peut aussi ajouter à un liant hydrophile des colorants indicateurs moins solubles dans 11eau sous forme d'une solution dans un solvant organique de bas point d'ébullition,tel que méthanol, acétone, nitrométhane ou carbonate de diéthyle, éventuellement avec utilisation simultanée d'un solvant organique de point d'ébullition élevé non miscible à l'eau, ou formateur d'huile, par exemple phtalate de dibutyle ou phosphate de tricrésyle.On peut couler des dispersions de ces colorants indicateurs dans un liant collordal hydrophile,par exemple la gélatine,sur n'importe quel support de couche,par exemple verre, papier ou feuilles de polyester ou de dérivés de cellulose; on obtient ainsi, éventuellement après un durcissement du liant, des couches d'enregistrement appropriées pour le procédé selon l'invention. Une autre possibilité pour obtenir la résistance à la diffusion nécessaire consiste à utiliser des colorants indicateurs dits réactifs. Ces colorants indicateurs réactifs présentent des groupes réactifs que l'on peut faire réagir avec les groupes hydroxy ou amino d'un substrat,par exemple un matériau de support en cellulose ou en cellulose régénérée sous forme d'un tissu de fibres ou d'une feuille,ou également avec un liant hydrophile tel que la gélatine, avec formation de liaisons covalentes entre le colorant indicateur et le support. Voir à ce sujet,par exemple,la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne na DOS 1.698.247,dans laquelle sont décrits un grand nombre de colorants indicateurs réactifs. Enfin, on peut aussi appliquer les colorants indicateurs par imprégnation sur une Eeulllerpar exemple une feuille de cellulose régénérée, sur laquelle à priori ils peuvent être retenus par des forces d'adsorption. On citera en particulier à ce sujet les indicateurs dits en feuilles, en particulier la "feuille de réactifs de Wulff" > qui a trouvé une certaine audience dans la pratique et qui doit probablement retenir le colorant. Les colorants indicateurs peuvent etre incorporés dans un liant, qui doit être gonflable par les solutions aqueuses, et être coulés sous cette forme sur un support de couches. On peut citer comme liants appropriés à cet effet les liants de couches collotdaux hydrophiles connus qui sont utilisés par exemple dans les matériaux photographiques, en particulier la gélatine et les dérivés de gélatine, ainsi également que les dérivés d'alcool polyvinylique. Ces couches de liants contenant des colorants indicateurs sont avantageusement durcies par voie physique ou chimique, en vue de les rendre plus appropriées à un usage prolongé. On obtient le virage coloré en traitant la couche d'enregistrement, uniformément ou seulement dans des zones choisies, avec une solution aqueuse appropriée. On met avantageusement en contact cette dernière avec la couche d'enregistrement au moyen d'un support temporaire de liquide,par exemple un pinceau, une pointe feutre, une éponge, etc. Dans le cas des indicateurs de pH, les solutions aqueuses sont des solutions aqueuses diluées d'un acide ou d'une base ou d'une solution tampon à un pH choisi. De manière analogue, dans le cas des colorants indicateurs d'oxydoréduction, les solutions contiennent un agent réducteur ou oxydant ou un couple oxydoréducteur ayant un r11 donné, que lton peut choisir dans les tableaux fournis par la littérature correspondante. Dans le cas de l'indicateur résistant à la diffusion du type bleu de méthylène de formule la solution réductrice appropriée est, par exemple, une solution à environ 2% de Na2S204 (dithionite de sodium) ou une solution acide de SnC12. On peut utiliser comme solutions oxydantes le peroxyde d'hydrogène à 2%, contenant une quantité catalytique de FeC13, ou bien aussi des solutions à 2% de peroxyde disulfate de potassium ou d'ammonium. On ajoute avantageusement aux solutions de traitement pour l'obtention du virage coloré un agent augmentant la viscosité,par exemple alcool polyvinylique, gélatine ou carboxyalkylcellulose,afin d'empêcher que la solution appliquée sur certaines zones de la couche d'enregistrement ne coule et que la formation de l'enregistrement à visualiser ne soit ainsi perdue. Ceci est particulièrement important lorsque l'on écrit sur des feuilles d'enregistrement maintenues verticalement. Les solutions de traitement peuvent être dans la plupart des cas incolores, du moins toujours lorsque l'on utilise exclusivement des colorants indicateurs de pH. Elles ne produisent par conséquent pas de taches colorées sur d'autres objets qui ne sont pas en rapport avec le procédé selon l'invention. Le procédé selon l'invention est approprié en premier lieu pour la préparation d'enregistrements colorés , par exemple pour la préparation de feuilles transparentes portant des inscriptions monochromes, qui sont appropriées pour la projection et peuvent titre utilisées comme matériel d'enseignement dans le cadre des méthodes modernes d'enseignement audiovisuel. Dans ce cas,il est particulièrement avantageux de pouvoir effacer les "fautes" rapidement et sans problème par simple traitement, par exemple au pinceau, avec une solution aqueuse (incolore). D'autres applications peuvent se trouver dans l'inscription sur des vitrines, des affiches et analogues.Dans ce cas, on peut écrire avec une solution aqueuse d'acide (ou de base) sur une feuille transparente qui contient un colorant indicateur de pH sous forme résistante à la diffusion : dans les zones mouillées avec la solution de traitement, les traits d'écriture deviennent visibles en cou en enune couleur qui est différente de la couleur initiale. L'écriture peut à volonté etre à nouveau effacée,par exemple par essuyage avec une éponge imprégnée d'une solution aqueuse d'une base (ou d'un acide). La feuille est alors à nouveau disponible pour une nouvelle inscription. D'autres applications consistent dans la possibilité de peindre des tapis de manière réversible. Une couche d'enregistrement contenant le colorant indicateur, non pas en distribution régulière,mais suivant une image, peut être utilisée pour la préparation d'images peintes qui changent de couleur,ou qui deviennent seulement visibles (images fantOmes),par traitement uniforme avec la solution de traitement. On peut obtenir une distribution suivant l'image des colorants indicateurs dans la couche d'enregistrement en déposant suivant l'image sur un support de couche une "couleur d'impression" qui contient un colorant indicateur dans un liant, selon l'un des procédés connus d'impression,par exemple par héliogravure, inscription ou peinture, éventuellement aussi avec utilisation de pochoirs. Ensuite, le liant est avantageusement durci. Il est possible de préparer la distribution du colorant indicateur dans une couche d'enregistrement sur un support d'enregistre. ment par pulvérisation d'un aérosol contenant le colorant indicateur et un liant gonflable à l'eau dans un solvant organique et/ou un agent gonflant, sur un support de couche,par exemple du verre à vitre, du papier ou n'importe quel autre support, uniformément ou éventuellement au moyen de pochoirs, puis durcissement. Comme agents gonflants, on peut citer par exemple l'azote, le gaz hilarant, le dioxyde de carbone ou les substances organiques gazeuses dans les conditions normales,telles que propane, butane,ou hydrocarbures fluorés préférés en raison de leur incombustibilité > par exemple difluorodichlorométhane ou octafluorocyclobutane. Par combinaison de deux ou plusieurs colorants indicateurs dont les points de virage sont suffisamment éloignés on peut également préparer par le procédé de l'invention des enregistrements en plusieurs couleurs. Ceci est illustré plus en détail par l'exemple suivant. Un colorant I indicateur de pH (par exemple du type du Rouge de Méthyle) est jaune au-dessus de pH 5 et rouge intense au-dessous de ce point. Un second colorant Il indicateur de pH (par exemple du type de la phtaléine du phénol) est incolore au-dessous de pH 8 et bleu audessus. Une couche d'enregistrement qui contient les deux colorants indicateurs dans un rapport convenable de concentrations est rouge audessous de pH 5, vert olive (jaune + bleu = vert) au-dessus de pH 8 et jaune entre pH 5 et pH 8.Sur une telle couche, préalablement ajustée à un pH acide, on peut appliquer une première information en couleur jaune avec une solution tampon 5 8 en couleur verte, tandis que le fond est de couleur rouge. On entend par virage coloré,dans la présente description, un passage d'une première couleur à une seconde couleur, l'état incolore étant également considéré comme "couleur" (par exemple,la phtaléine du phénol). Selon l'invention, on peut aussi utiliser dans la couche d'enregistrement des colorants de fluorescence qui présentent au point de virage un changement de couleur de fluorescence. On citera également les colorants de fluorescence qui sont incolores dans les deux états, mais sont fluorescents en lumière ultraviolette avec des couleurs diffé- rentes (par exemple,colorants indicateurs de fluorescence du type acide ombelliféroneacétique).Si on utilise ces colorants de fluorescence, l'information enregistrée par traitement suivant l'image au moyen d'un acide ou d'une base aqueux peut,selon un mode de mise du procédé de l'invention, être d'abord invisible par observation en lumière faible en ultraviolet et ne devenir visible que par irradiation en lumière ultraviolette. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. Exemple 1. On introduit en agitant dans 450 ml de solution de gélatine à 5 % une solution de 0,9 g du colorant la (tableau I ci-après) dans 10 mi d'éthanol, 5 mi de solution aqueuse d'hydroxyde de lithium N, 50 mi de saponine à 5 % et 18 mi d'acide mucochlorique à 3 On ajuste à pH 6,5 par l'acide citrique. On coule la solution à une épaisseur de 80/u sur un matériau de support,par exemple du triacétate de cellulose pigmenté en blanc,selon le procédé d'immersion avec une vitesse d'environ 5-7 m/mn. La couche est complètement durcie après stockage pendant 6 jours. Pour abaisser le gonflement dans les solutions aqueuses, la couche peut encore être traitée avec une solution à 2 % de formal déhydea par exemple par trempage. La densité de couleur, mesurée derrière un filtre bleu, est comprise entre 2,6 et 2,75. Le point de virage de la feuille est voisin de pH 10. On utilise pour l'inscription une solution à 2 % d'acide acétique. Une solution de soude à 0,5 % convient pour l'effacement de l'information. On prépare le colorant la de la manière suivante A 10 g d'acide o-aminobenzoique dissous dans 200 mi d'éthanol, on ajoute goutte à goutte 40 mi d'acide chlorhydrique concentré à -5 C. On ajoute ensuite goutte à goutte à OOC une solution de 5 g de NaNO2 dans 10 mi d'eau. Ensuite, on agite pendant encore 30 mn sans refroidir. La température s'élève à 5-10 C. On ajoute goutte à goutte dans cette solution 22 g de N-méthyl N-tétradécyl aniline dissoute dans 70 mi d'acide acétique. On tamponne ensuite la solution par l'acétate de sodium jusqu'à ce que le colorant soit totalement précipité. On ajoute de l'eau, on essore, on lave encore à l'eau et on sèche. Rendement 30 g, F : 950C. On peut traiter de la manière suivante les colorants Ib å If. Les points de virage sont alors comme indiqué dans le tableau I, ci-après. ta préparation des colorants a lieu comme décrit pour le colorant la, mais avec utilisation des acides aminobenzoiques correspondants. Exemple 2. On dissout à chaud 0,18 g du colorant le dans 5 mi d'acétate dtéthyle. On disperse la solution au moyen d'un homogénéiseur Bühler dans 50 mi de solution à 5 Z de gélatine avec addition de 20 mi de solution à 5 % de la saponine. On ajoute encore 40 mi de solution de gélatine à 5 % et 3,6 mi de solution d'acide mucochlorique à 3 % et on coule la dispersion comme décrit à l'exemple 1 à environ 40 C sur un support approprié. On obtient une feuille ayant des nuances particulière- ment fortes, sur laquelle on peut tracer ou effacer des inscriptions avec les solutions indiquées à l'exemple 1. Exemple 3. On introduit en agitant une solution de 0,18 g du colorant IIb dans 5 mi méthanol, 1 mi de LiOH N, 20 mi de saponine à 5 % et 10 mi d'acide mucochiorique à 3 X dans 50 mi de solution de gélatine à 5 %. On ajuste à pH 6,5 par l'acide citrique et on coule comme indiqué à l'exemple 1. On obtient une feuille qui est incolore en milieu acide et sur laquelle on peut écrire en bleu profond avec des solutions à pH plus grand que 10,8. On prépare le colorant IIb comme décrit ci-dessous a) (Hydroxy-4 phényl)-3 phtalide On chauffe à 1250C en agitant 94 g de phénol, 150 g d'acide phtalaldéhydique et 172 g d'acide p-toluenesulfonique et on agite pendant 20 mn à cette température. On coule ensuite le mélange réactionnel dans 200 mi d'acide acétique. Par refroidissement il précipite une masse cristallisée que l'on recristallise dans le méthanol. Rendement 93 g, F : environ 1570 C. b) Hydroxy-3 (hydrox-4 phényl)-3 phtalide On dissout à chaud 19,1 g du composé obtenu sous a) dans 100 mi de dioxanne. On ajoute à la solution bouillante 17,05 g de dichloro-2,3 dicyano-5,6 benzoquinone-1,4 dissoute dans LOO mi de dioxanne. On fait bouillir au reflux pendant 3 h 30 mn. Après refroidissement, on sépare le précipité par filtration. On concentre le filtrat et on reprend le résidu par l'acide acétique. On sépare encore l'indissous par filtration. Par concentration du filtrat,il précipite le composé 1 sous forme de produit brut. On le recristallise dans l'acétonitrile et on obtient 3,2 g de cristaux, F : 205-2100C. c) Indicateur IIb#) On fait fondre ensemble à 15O0C, 0,75 g du composé obtenu sous b), 1,25 g d'hydroxy-2 (myristoylamido-4 phényl)-4 thiazole et 1,65 g d'acide p-toluènesulfonique et on maintient pendant 30 mn à cette température. On reprend la masse fondue avec un mélange solvant de 1 partie de méthanol et 4 parties de benzène eton le chromatographie sur une colonne remplie de gel de silice. L'identification et l'isolement de la fraction contenant l'indicateur s'effectuent sur la base de la réaction "bleue" du composé IIb. On obtient après concentration de la fraction environ 0,3 g du composé IIb, F : 200-210oC. Exemple 4. A la solution de coulage indiquée à l'exemple 2, on ajoute la dispersion d'une solution de 0,18 g du colorant IIb (tableau Il ci-après) dans 5 ml d'acétate d'éthyle dans 20 ml de solution de gélatine à 5 %, préparée dans un homogénéiseur Bühler avec addition de 8 ml de solution de saponine à 5 %. On homogénéise bien le mélange et on le coule comme à l'exemple 1. On obtient une feuille qui se colore en rouge profond avec des solutions acides à pH Exemple 5. On dissout 0,18 g du colorant III dans 5 ml d'acétate d'éthyle et on disperse cette solution dans un homogénéiseur Bùhler dans 50 ml de solution de gélatine à 5 % avec addition de 10 ml de solution de saponine à 5 %. Après addition de 4 ml de solution d'acide mucochlorique à 3 %, on coule la solution sur une feuille comme décrit à l'exemple 1. On obtient une feuille d'enregistrement bleue qui est décolorée avec des solutions de dithionite de sodium à 2 Z ou de SnC12 dans HCl N. La couche incolore peut à nouveau être colorée en bleu à l'aide de solutions oxydantes, par exemple une solution de peroxydisulfate de potassium à 2 %. On prépare le colorant III de la manière suivante On dissout 6 g de N-méthyl N-tétradécyl aniline dans 50 ml d'acide acétique. On ajoute goutte à goutte-à 200C une solution de 1,5 g de nitrite de sodium dans 6 ml d'eau en agitant. Après 2 h, on ajoute 3,5 g de poudre de zinc. Lorsque la réduction est terminée, on filtre. On acidifie cette solution en agitant avec 0,4 g d'acide sulfurique concentré et on ajoute 10 g de lessive de chlorure de zinc à 50 Z. On ajoute alors l'une après l'autre des solutions de 3,8 g de sulfate d'aluminium dans 6 ml d'eau, 5,25 g de thiosulfate de sodium cristallisé dans 10 ml d'eau et 1,9 g de bichromate de sodium dans 2 ml d'eau. On chauffe alors le mélange de réaction à 400C et on ajoute encore 6 g de N-méthyl N-tétradécyl aniline dans 10 ml d'acide acétique et 3,8 g de bichromate de sodium dans 4 ml d'eau. On chauffe jusqu'à 700C et on ajoute 2,5 g de dioxyde de manganèse délayé dans 3 ml d'eau. On agite encore le mélange de réaction pendant 30 mn à 850C. Après refroidissement à 500C, on ajoute 7 g d'acide sulfurique concentré. On reprend le précipité visqueux résultant dans un mélange méthanol-benzène 1:4 et on le purifie par chromatographie sur une colonne de gel de silice. On isole le produit désiré sous forme d'une substance huileuse bleu profond. Exemple 6. On imprime au pochoir la dispersion de l'exemple 3 sur un papier à dessin résistant à l'eau ou sur une feuille de cellulose régénéreeblanche. On obtient après durcissement des images qui se décolorent par traitement avec des solutions faiblement acides et apparaissent à nouveau par traitement de la feuille dans des solutions alcalines à un pH supérieur à 11. TABLEAU I Dérivés du Rouge de Méthyle Indicateur R Milieu pH du virage Milieu acide alcalin hmax (nom) la rouge 9,8-12 jaune clair 490 COOH Ib orange 4-4,5 jaune clair 418 C00H orange orange8-9,3 jaune le HOOC Zip clair 436 Id orange 4-4,5 jaune 427 Cl COOH clair le cî: :7\# rouge 7,6-8,6 jaune 512 COOH If rouge 9,2-10,1 jaune fui12 COOH TABLEAU II Phtaléines Indicateur | R | Milieu p11 du |Htlieu acide B virage alcalin acide (na) lia incolore 9 > 7-10,5 Mgenta 566 Cl51131 IIb IIb| K11#cO-cl31137 incolore 99,5-10 > 8 bleu 585 REVENDICATIONS 1. Procédé pour la production d'enregistrements colorés visibles, caractérisé en ce qu'on produit une modificatíon du pH ou du rH dans une couche d'enregistrement contenant une distribution d'au moins un colorant indicateur non diffusible pour l'obtention d'un virage coloré suivant une image, par traitement uniforme ou suivant l'vinage avec une solution aqueuse, le traitement s'effectuant suivant l'image si le colorant indicateur est présent dans la couche d'enregistrement suivant une distribution uniforme et non suivant l'image. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit traitement consiste à appliquer sur la couche d'enregistrement au moyen d'un support temporaire de liquide une solution aqueuse ayant un pH ou un rH approprié. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la solution aqueuse de traitement contient un agent augmentant la viscosité. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la solution aqueuse de traitement est incolore. 5. Feuille à dessin pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte dans le domaine de l'image une distribution d'un colorant indicateur non diffusible, ledit colorant indicateur donnant sous l'une de ses formes aux zones de l'image une couleur qui correspond à la couleur du fond.