CHAUSSURE DE SKI A SEMELLE NORMALISEE La présente invention concerne une chaussure de ski à semelle normalisée. On connait des chaussures de ski dont la semelle peut être adaptée à la fixation de ski. Dans le but de permettre l'adaptation à n'importe quel type de fixation, les chaussures de ski existant dans le commerce sont fabriquées avec une semelle normalisée, c'est-à-dire con- forme à des normes qui imposent une série de conditions au matériel constituant la semelle, à la forme de la semelle et à ses dimensions, en particulier dans les zo- nes de la pointe et du talon. Si la normalisation des semelles est une exigence essentielle pour permettre d'adapter n'importe quelle chaussure de ski à n'importe quelle fixation de ski. disponible sur le marché, elle est en même temps un obstacle à la marche, condition à laquelle on ne peut se soustraire, même pour une chaus- sure de ski. En particulier, la semelle normalisée - est plus longue que la semelle d'une chaussure correspondante à cause de la présence de parties qui dépassent antérieurement et postérieurement, ce qui entrave la marche et la rend peu sûre; ces parties provoquent aussi une certaine aug- mentation du poids de la chaussure, ce qui rend la marche plus difficile; - elle est plane, et sans relief ou cannelure, éléments qui, dans les chaussures normales, em- pêchent efficacement de glisser, - elle est dotée dans sa partie inférieure d'une zone dite "anti-friction" qui prend appui sur une - 2- plaque de glissement liée à la fixation anté- rieure du ski. Pendant la marche, la zone "anti- friction" peut s'aindommager et à son tour endom- mager la plaque de glissement ou empocher un assemblage correct; - elle faite dans une matière particulièrement dure. Une telle matière alourdit cependant la chaussure et rend la marche difficile. Elle favorise l'ac- cumulation de la neige sous la semelle ce qui empêche la fixation correcte de la chaussure sur le ski. En bref, la normalisation de la semelle de la chaussure de ski est un obstacle à la marche, qui res- te inévitable puisque la chaussure est portée par le skieur à des moments o elle nrest pas fixée au ski. La chaussure selon 11.invention concilie ces exi- gences opposées en ce qu'elle peut être appliquée à n'importe quel type de fixation tout en permettant une marche aisée. Cette chaussure, à semelle normalisée, est caract6risée en ce qu'elle comprend une coque per- mettant une marche facile et une semelle normalisée amovible, pouvant être fi:gde de façon rigide avec la - coque. Par coque, on entend désigner la partie horizon- tale de la chaussure, celle qui enveloppe le pied de l'utilisateur. La présente invention sera mieux expliquée, sous une forme aisément réalisable, en se référant au dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif o: - la figure 1 montre une vue en perspect4ve d'une chaussure de ski selon l'invention, - la figure 2 montre la chaussure selon une secti- on partielle longitudinale et - la figure 3 montre la chaussure selon une sec- 249590t - 3- tion transversale III-III de la figure 2. Sur le dessin, la chaussure selon l'invention est constituée par une chaussure de ski faite en ma- tière plastique par un procédé traditionnel d'injec- tion. La chaussure comprend une coque externe 1 et une doublure interne 2 qui dépasse au niveau de la tige. La coque présente une semelle 3 sans par- ties saillantes antérieurement et postérieurement. La semelle présente un relief et une cannelure transversale qui forment une surface extérieure anti-dérapante, ayant des caractéristiques particulières de tenue sur neige tassée ou sur verglas. La coque 1 est dotée dans sa partie postérieure d'une gorge horizontale 4 qui court tout le long de l'arc du talon 5. Celle-ci a une configuration exté- rieure en tronc de pyramide, pour des raisons exposées plus loin. La chaussure selon l'invention comprend en plus une semelle superposée et amovible 6, normalisée, c'est-à-dire une semelle fabriquée dans une matière et selon des formes et dimensions conformes aux normes en vigueur, afin de permettre l'adaptation à n'importe quelle fixation de ski. La semelle 6 présente un bord latéral 7 qui se prolonge vers le haut de façon à pou- voir recevoir la partie inférieure de la coque 1 et à permettre un blocage rigide. Dans ce but, le bord pos- térieur 8 de la semelle 6 présente une nervure 9, com- plémentaire de la gorge 4 ménagée dans la coque 1. Le bord antérieur de la semelle 6 est doté de deux courroies 10, 107 qui s'accrochent l'une à l'autre par l'intermé- diaire d'un crochet à levier 11, placé dans une gorge transversale 12 ménagée dans la partie antérieure de la coque 1. La surface intérieure de la semelle 6 est exac- -4- tement complémentaire à la face inférieure de la semelle 3 de la coque 1. De même, la partie interne du talon de la semelle 6 est en tronc de pyramide et est complémentaire au talon de la coque 1 afin d'obtenir un centrage correct. La chaussure selon l'invention s'utilise comme suit: Sans la semelle amovible 6, normalisée, la chaussure peut être facilement employée pour marcher, et dans de telles conditions, la marche est aisée, rapide et sûre. Pour skier, le skieur applique à la coque 1 la semelle normalisée 6 en connectant tout d'abord la gor- qe horizontale 4 et la nervure 9 et ensuite en bloquant la partie antérieure de la coque 1 par l'intermédiaire des deux courroies 10, 10'. La coque 1 a été fermement bloquée par rapport à la semelle 6. La chaussure de marche a été transformée en une chaussure de ski à se- melle normalisée et l'adaptation à n'importe quelle fixation de ski se fait de façon conventionnelle. Lorsque le skieur a cessé de skier et veut enle- ver ses skis, il lui suffit de débloquer les fixations et ensuite, en tirant le levier 11, de dégager la coque 1 de la semelle 6. Il est aussi possible d'actionner le crochet à levier 11 avant de débloquer les fixations et de dégager ainsi la coque 1 de la semelle 6, qui res- te fixée au ski. Il en résulte que la chaussure de ski selon l'in- vention offre, contrairement aux chaussures tradition- nelles, plusieurs avantages: - elle présente un degré de sûreté supérieur par le fait que la zone "anti-friction" de la semel- le 6 n'est jamais posé à terre et n'est pas fa- -5- cilement endommagée; - elle permet l'adaptation à n'importe quel type de fixation de ski; - elle permet une marche aisée par le fait que, pendant son utilisation, elle peut être détachée de la semelle normalisée 6. Par conséquent, la coque 1 ne présente par l'encombrement antérieur et postérieur de la semelle normalisée 6 et elle est dotée dans sa partie inférieure d'une semelle anti-dérapante; la chaussure est plus légère et plus douce par le fait qu'elle est fabriquée avec une matière nonnormalisée; - l'accumulation de la neige sous la semelle est évité; il est vrai qu'un bourrelet de neige pour- rait se former sous la semelle de la coque 1 pen- dant la marche, mais un tel inconvénient peut être éliminé, ou en tous cas réduit, par un choix ju- dicieux de la matière constituant la coque, ma- tière qui n'est plus soumise aux limites de la normalisation; - en cas d'endommagement, on peut remplacer la semel- le 6, entratnant un minimum de frais; - on a la liberté de choisir, pour la coque 1, une matière plastique de n'importe quel genre, sans être soumis à aucune norme, pouvant répondre sim- plement à des critères de commodité, fonctionna- lité, coût et esthétique. La présente invention a été illustrée et décrite sous une forme préférée de réalisation, mais il est évident que des variantes d'exécution peuvent être appliquées, sans pour autant sortir de l'idée inventive de l'invention. Ainsi par exemple, la fixation entre la coque 1 et la semelle 6 peut être obtenue par d'autres systèmes -2495902 -6 - mécaniques par assemblage à enchâssement ou à déclen- chement avec crochets à levier, tenons ou avec des systèmes électromagnétiques hydrauliques, pneumatiques ou adhésifs, pour autant qu'ils permettent un assem- blage rapide, rigide et amovible entre la coque 1 et la semelle 6. Dans l'exemple décrit, on s'est référé à une chaussure de ski alpin, mais l'invention s'applique également à d'autres chaussures (par exemple à des chaussures de ski de fond, chaussure de ski de randon- née) o il existe aussi le problème de la normalisa- tion de la semelle. -7- REVENDICATIONS 1. Chaussure de ski à semelle normalisée, caractérisée en qu'elle comprend une coque (1) permettant une marche facile et une semelle nor- malisée (6) amovible, pouvant être fixée de façon rigide avec la coque (1) . 2. Chaussure selon la revendication 1,caracté- risée en ce que la semelle normalisée (6) est do- tée d'un bord latéral (7) vers le haut pouvant re- cevoir la partie inférieure de la coque (1) et la fixer par rapport à la semelle (6). 3. Chaussure selon la revendication 1,caractéri- sée en ce que le bord latéral (7) de la semelle normalisée (6) et la partie inférieure de la coque (1) sont dotée de parties complémentaires qui peuvent s'embotter l'une dans l'autre. 4. Chaussure selon la revendication 1,caractéri- sée en ce que la coque (1) est dotée,dans sa partie postérieure, d'une gorge horizontale (4) tout le long de l'arc du talon (5), dans laquelle peut s'engager une nervure correspondante (9) formant saillie inté- rieurement depuis le bord postérieur (8) de la semel- le (6). 5. Chaussure selon la revendication 1, caractéri- sée en ce que le bord antérieur de la semelle (6) est doté de deux courroies (10,10') qui peuvent s'accrocher l'une à l'autre par l'intermédiaire d'un levier (11). Chaussure selon les revendications 1 et 5 carac- 6. - 8 - térisée en ce que les courroies (10,10') sont placées dans une gorge transversale (12) mé- nagée dans la partie antérieure de la coque (1). 7. Chaussure selon la revendication 1 ca- ractérisée en ce que la semelle (3) de la coque (1) est du type anti-dérapant. 8. Chaussure selon la revendication 1 ca- ractérisée en ce que la coque (1) est fabri- quée dans une matière différente de celle qui constitue la semelle normalisée (6). 9. Chaussure selon la revendication 1 ca- ractérisée par le fait que la surface infé- rieure externe de la coque (1) et la surface intérieure de la semelle normalisée (6) pré- sentent des parties complémentaires afin d'ob- tenir un positionnement correct.