La présente invention concerne, d'une façon générale, un dispositif de sécurité appelé à protéger les yeu7 des utilisateurs de machines tournantes dont le travail crée des projections de particules métalliques, ligneuses ou pierreuses éminement dangereuses pour le globe oculaire, même Si elles sont microscopiques. la protection la plus simple et la plus efficace est le port de lunettes de protection; mais il arrive fréquentent que, par insouciance ou lassitude, ou du fait de leur mauvais état, l'ouvrier néglige de mettre ses lunettes avant de commander le démarrage de sa machine. De plus, des raisons d'hygiène imposent généralement la fourniture d'une paire de lunettes - le plus souvent de basse qualité, par exemple en plastique - par individu, alors que la mêre nachine n'est utilisée que successivement par plusieurs ouvriers, au fur et à mesure des besoins de l'atelier, d'où une pléthore de lunettes inutilisées pendant une grande partie des heures de travail d'une équipe, mais se dégradant rapidement sous le constant impact des narticules projetées par la machine. Le corps inventif que tend à couvrir le présent brevet pallie les deux inconvénients précités, relatifs d'une nart a' la protection mécanique et hygiénique des yeux de l'usager, d'autre part à l'économie du nombre des lunettes, restreint dorénavant au nombre des machines et non à l'effectif du ?personnel utilisateur temporaire, ce qui permet d'employer des lunettes de qualité supérieure beaucoup plus résistantes aux bombardements microscopiques. Ces résultats sont obtenus, selon l'invention, par le moyen d'une botte aseptisante, fixe en principe par rapport à la machine1 et contenant un micro-rupteur commandé par la présence ou l'absence de la paire de lunettes et/ou par l'ouverture des branches de cette dernière, de façon que la machine ne puisse fonctionner tant que les lunettes ne sont pas retirées de la botte, c'est-à-dire tant que l'ouvrier ne s'en est pas muni. On verra plus loin qu'il est ainsi possible d'assurer une double sécurité quant à la mise en route de la machine. L'aseptisation prévue à l'intérieur de la bofte immunise chaque usager successif contre les dangers d'une contamination ophtalmique, en sorte qu'il suffit d'une seule paire de lunettes par machine, car cette paire unique est utilisée sans risoue par les ouvriers qui se succèdent au même poste de travail. L'aseptisation à l'intérieur de la botte est conservée par le mode de fermeture de celle-ci, d'où les lunettes sont extraites et où elles sont replacées par une fente à bavette du type "botte aux lettres", ou à injection du type "cassette" à tiroir. Le dessin annexé montre la structure de deux exemples non limitatifs selon l'invention, étant entendu que des variantes constructives pour rcnt y titre apportées sans sortir du cadre du présent brevet. On voit: Fig.1, la bofte de sécurité à bavette, en coupe verticale; Fig.2, la même, en élévation selon II de la Fig.t, la bavette étant supprimée pour la clarté du dessins Fig.3 et 3a, schémas perspectifs de la botte de sécurité à tiroir, dont la paroi frontale est supprimée pour la clarté du dessin. Dans l'exemple selon les Fig.1 et 2, la paire de lunettes de protection 1 à verres amovibles, est enfermée, lorsqu'elle n'est pas utilisée, dans la botte parallélipipédique rectangle 2 fermée de tous cestes, sauf sur une partie deXparoi frontale 3, dans une portion inférieure de la quelle est ménagée une fente 4 à bavette 5 dont la hauteur h est suffisante pour permettre le passage de la paire de lunettes 1 dans l'un ou l'autre sens. La fente 4 et la bavette 5 s'étendent sur la quasitotalité de la longueur L de la botte 2, encore qu'elles puissent titre légèrement plus courtes, selon les dimensions des lunettes elles-mêmes. Celles-ci peuvent titre dotées d'un fil de nylon à enrouleur (non représenté) empochant l'usager de les emporter avec lui. Les lunettes portent, à l'intérieur de la botte 2, sur une barrette 6 formant micro-rupteur à relais de proximité qui, du seul fait de la présence des lunettes, ouvre un autre relais (non représenté) lequel, en cet état, interdit à f l'alimentation-force l'accès de l'armoire élec- trique de la machine et la mise en route de celle-ci, m8me si l'utili sateur négligent ou distrait manoeuvre la commande de démarrage sans autre muni de ses lunettes protectrices. Si au contraire l'utilisateur extrait les lunettes par la fente 4, afin de les ajuster devant ses yeux, la barrette 6 ferme le relais d'aliment tation-force, et l'utilisateur peut commander sans risque la mise en marche de la machine. Les Fig. 3 et 3a montrent en perspective la variante constructive com portant un tiroir à rabattant rappelé: la bavette (5) est remplacée par le tiroir 7 formant, à l'intérieur de la botte 2, un logement auquel ses dimensions permettent de recevoir exactement la paire de lunettes, bran- ches repliées. Un ressort 9 travaillant à la traction rappelle ce tiroir à l'intérieur de la botte I des que l'usager en a retiré les lunettes ou les y a replacées. Un rabattant 10 à ressort presse normale ment les lunettes contre leur micro-rupteur 6a qui interdit'la mise en marche de la machine.Lorsque les lunettes en ont été retirées (Fig.3a) ce rabattant 10 se referme pour permettre l'escamotage du tiroir à l'intérieur de la botte; mais il n'exerce plus aucune action sur le micro-rupteur 6a, ce qui autorise la mise en marche de la machine. La sécurité électro-mécanique peut entre assurée, soit seule, soit en combinaison avec l'une de celles qui viennent d'erre décrites, à partir de l'ouverture des branches mêmes des lunettes. Cette variante consiste à relier ces dernières au micro-rupteur contenu dans la botte par un fil de nylon doublé d'un conducteur léger relié à lc monture des lunettes, dont les branches sont repliées en non-utilisation, et que l'ouvrier doit ouvrir pour les chausser. L'ouverture de ces branches seule a le pouvoir de commander le ricro-rupteur de la botte (ou son équivalent).La combinaison de cettecoimande et de la pré-commande du micro-rupteur par le retrait des lunettes hors de la botte où elles sont stockées, procure ainsi une sécurité à deux échelons: 1. le retrait des lunettes hors de leur botte de stockage; 2. l'ouverture de leurs branches en vue de leur mise en place de vant les yeux de l'ouvrier. La commande électro-mécanique des relais pourrait titre remplacée par un dispositif à cellule photoélectrique, oeil électronique ou autre système déjà connu permettant d'établir un contact par introduction d'un objet tel que des lunettes. L'aseptisation de l'atmosphère confinée à l'intérieur de la botte 2 est entretenue par tout moyen connu en soi (produit désinfectant, ozonisation, & ..) distribué par exemple par un diffuseur aérosol 8 placé, dans le premier exemple décrit, sous le plafond de la botte 2. VENDICA2IONS. 1. Dispositif de protection mécanique et hygiénique des yeux des utilisateurs de machines tournantes projetant des particules métalliques, ligneuses ou pierreuses, consistant en une boîte essentiellement caractérisée en ce que la paire de lunettes de protection qui s'y trouen dehors des périodes d'utilisation, interdit, par sa seule présence, la mise en marche de la machine, attelle autorise par contre lorsque l'utilisateur l'en a retirée pour s'en munir en vue de son travail; - caractérisée en outre1 et en combinaison avec ce qui précède, par une aseptisation intérieure constamment entretenue. 2. Dispositif selon 1, caractérisé en ce que la paire de lunettes stockée à l'intérieur de la botte porte contre un micro-rupteur qui interdit la mise en route de la machine tant que l'utilisateur ne Slest pas muni de ses lunettes de protection. 3. Dispositif selon 1, caractérisé en ce que les lunettes sont nor salement stockées dans un logement formant tiroir à rappel, et pressées contre leur micro-rupteur par un rabattant à ressort n'agissant plus sur ledit micro-rqseur lorsque les lunettes ont été enlevées par l'usager. 4. Dispositif selon 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les lunettes sont reliées au micro-rupteur par un fil conducteur léger de longueur convenable ne transmettant audit micro-rupteur l'autorisation de mise en marche de la machine que lorsque les branches des lunettes sont ouvertes pour leur mise en place devant les yeux de l'usager- 5. Dispositif selon 1, 2, 3 et 4, caractérisé en ce que l'aseptisation à l'intérieur de la bote de sécurité est entretenue par un diffuseur fixé contre l'une des parois intérieures de celle-ci.