L’invention concerne un disque (1) de frein comportant des première et deuxième plaques (1a, 1b) annulaires séparées par un intervalle (9), la première plaque (1a) présentant un évidement central dans lequel pénètre un bol central (2) raccordé par une piste intérieure (3) à la deuxième plaque (1b), une couronne entourant le bol central (2) étant laissée libre dans l’évidement central, des ailettes (4) de ventilation s’étendant au moins partiellement dans l’intervalle (9). Une portion (4a) d’au moins une partie des ailettes (4) débouche dans la couronne en pointant vers le bol central (2) et en étant visible d’un extérieur du disque du frein à l’opposé de la deuxième plaque (1b) annulaire, ladite portion débouchante (4a) d’au moins une partie des ailettes (4) étant revêtue d’une peinture la différenciant d’une peinture au moins du bol central (2). FIGURE 1 DISQUE DE FREIN A AILETTES DE VENTILATION Domaine technique de l'invention La présente invention concerne un disque de frein comportant des première et deuxième plaques annulaires séparées par un intervalle. La première plaque présente un évidement central dans lequel pénètre un bol central raccordé par une piste intérieure à la deuxième plaque. Une couronne entourant le bol central est laissée libre dans l’évidement central, des ailettes de ventilation s’étendant dans l’intervalle. Art antérieur Aujourd’hui, la majorité des constructeurs automobiles utilisent des disques de frein en fonte à graphite lamellaire. De par leur composition, ces fontes sont sensibles à l’oxydation, ce qui peut entraîner rapidement l’apparition de corrosion sur les portions du disque de frein non protégées. Seul un revêtement partiel ou total du disque de frein peut retarder cette oxydation. Pour ce faire, il peut être utilisé un revêtement barrière par une peinture, à base hydrosoluble ou à base solvantée. En alternative, il peut être utilisé un revêtement sacrificiel, pouvant consister en un revêtement à base de lamelles de zinc et/ou d’aluminium, appelé classiquement zinc lamellaire, ou à des peintures riches en zinc. Aujourd’hui, chez les constructeurs automobiles généralistes, la majorité des solutions existantes sont toutes monochromes sur un même disque de frein, par exemple du gris clair au noir en passant par du gris foncé, et ce quel que soit le design. La configuration des disques de frein répond à différentes exigences et performances définies par chaque constructeur automobile. Les disques ventilés peuvent être de deux natures différentes, soit par raccordement par piste extérieure ou disque RPE ou soit par raccordement par piste intérieure ou disque RPI. Seuls ces derniers disques ventilés sont objets de la présente invention. Un disque de frein présente aussi des ailettes de ventilation brutes et non usinées. Les disques de frein par raccordement par piste intérieure ou RPI présentent l’avantage d’une bonne maîtrise de la déformation axiale mais l’inconvénient d’une capacité de refroidissement inférieure à celle des disques de frein par raccordement par piste extérieure ou RPE. Dans les disques de frein par raccordement par piste intérieure ou RPI, les ailettes brutes de fonderie situées entre chaque piste peuvent déboucher en face de style visible de l’extérieur du disque de frein donc de l’extérieur du véhicule automobile muni d’un tel disque de frein. D’un point de vue de l’aspect, la couleur du revêtement du disque de frein fait partie intégrante de l’esthétique de la roue complète. Or, il n’est disponible sur le marché que des disques de frein gris ou noir, toujours monochromes quand ils sont tout en fonte, ceci quelle que soit la couleur de la jante de la roue et/ou des étriers de frein. D’autre part, d’un point de vue de la configuration, la configuration du disque de frein n’est jamais associée à la configuration de la jante, notamment quand la jante est en aluminium. En fait, la personnalisation d’aspect de l’ensemble de l’arche de roue n’intègre jamais une personnalisation des disques de frein. Il existe donc parfois des contrastes visuels, avec une mise en évidence du disque de frein, ce qui n’est pas forcément souhaitée comme le serait un étrier de frein ou un disque typé sport. Il en résulte que la personnalisation d’aspect d’un disque de frein, c’est-à-dire sa configuration et/ou ses teintes, semble inexistante chez les constructeurs généralistes. De plus, les ailettes sont rarement visibles et, quand elles le sont, elles ne sont nullement mises en valeur comme un atout de personnalisation. Aujourd’hui, le parc automobile mondial est majoritairement équipé de disques de frein, puisque ces derniers peuvent être positionnés à l’avant comme à l’arrière d’un véhicule automobile, contrairement aux tambours de frein qui ne sont présents qu’à l’arrière et principalement destinés à des véhicules légers et/ou d’entrée de gamme. Cependant, il n’existe actuellement aucun disque de frein ventilé à raccordement de piste intérieure ou RPI bicolore ou pouvant être personnalisé. Les revêtements ne sont appliqués que sur des parties usinées et non brutes comme les ailettes de ventilation. Un problème majeur est que les ailettes débouchantes brutes de fonderie d’un disque de frein sont sujettes à la corrosion en situation de vie et quand elles ne sont pas protégées, ces ailettes débouchantes peuvent facilement se corroder. Par exemple, le document EP-B-2 191 161 décrit un disque de frein avec un matériau de revêtement pouvant être déposé sur le disque de frein pour être visible lorsqu'il est installé sur le véhicule. Ce revêtement est déposé sur l'ensemble du disque de frein. Ce document ne traite pas le problème d’un revêtement différent pour des parties distinctes d’un disque de frein. Par conséquent, le problème à la base de l’invention est, pour un disque de frein du type à raccordement par une piste intérieure avec des ailettes de ventilation, d’améliorer l’esthétique du disque de frein tout en protégeant les ailettes de ventilation de la corrosion. A cet effet, la présente invention concerne un disque de frein comportant des première et deuxième plaques annulaires séparées par un intervalle, la première plaque présentant un évidement central dans lequel pénètre un bol central raccordé par une piste intérieure à la deuxième plaque, une couronne entourant le bol central étant laissée libre dans l’évidement central, des ailettes de ventilation s’étendant au moins partiellement dans l’intervalle, caractérisé en ce qu’une portion d’au moins une partie des ailettes débouche dans la couronne en pointant vers le bol central et en étant visible d’un extérieur du disque du frein à l’opposé de la deuxième plaque annulaire, ladite portion débouchante d’au moins une partie des ailettes étant revêtue d’une peinture la différenciant d’une peinture au moins du bol central. L’effet technique est de permettre une visibilité accrue des ailettes et une personnalisation d’un disque de frein du type à raccordement par piste intérieure. A l’heure actuelle, la personnalisation d’aspect d’un disque de frein semble inexistante chez les constructeurs automobiles généralistes. Par ailleurs le revêtement des portions débouchantes des ailettes peut les protéger de la corrosion et aussi masquer un début de corrosion. La présente invention présente l’avantage de personnaliser la face de style, c’est-à-dire la face extérieure de la première plaque d’un disque de frein ventilé par la réalisation d’ailettes de ventilation débouchantes à proximité de sa zone centrale, visibles d’un piéton passant devant la roue du véhicule automobile portant le disque de frein. La couleur du revêtement d’un disque de frein fait partie intégrante de l’esthétique de la roue complète, jante comprise. Sur le marché sont seulement proposés des disques de frein gris ou noir, toujours monochromes quand ils sont tout en fonte, ceci quelle que soit la couleur de la jante, avantageusement aluminium, et/ou des étriers de frein. La présente invention permet une meilleure harmonie, voire une personnalisation de l’arche de roue. La jante ou les étriers pour les véhicules sportifs ne serait donc plus la seule pièce de l’arche de roue à porter une personnalisation tant désirée par les propriétaires de véhicule automobile. De plus, la personnalisation du disque de frein proposée dans la présente invention se démarque du classicisme bi-ton déjà existant, c’est-à-dire un bol d’une couleur et le reste du disque de frein d’une autre couleur en y ajoutant un anneau bicolore bol et pied de bol formé par les portions débouchantes des ailettes. Selon l’état de la technique disponibles, pour les disques de frein à technologie RPI, les ailettes sont rarement visibles mais, quand elles le sont, elles ne sont nullement mises en valeur comme un atout de personnalisation. L’invention résout ce problème en utilisant les ailettes comme atout de personnalisation en réalisant premièrement des ailettes débouchantes et en peignant les portions débouchantes des ailettes d’une autre couleur que le bol, ou même de tout le reste du disque de frein, afin de rendre moins visibles les produits de corrosion rouille rouge bien plus visibles sur les revêtements de zinc lamellaires classiquement utilisés. Avantageusement, ladite portion débouchante d’au moins une partie des ailettes est, préalablement à la peinture, usinée ou laissée brute de fonderie. Avantageusement, ladite portion débouchante d’au moins une partie des ailettes est peinte en couleur noire ou en gris foncé, le bol étant peint de couleur gris clair. On obtient ainsi un fort contraste qui fait ressortir les portions débouchantes des ailettes et améliore l’esthétique des disques de frein. Un revêtement de couleur foncée sur les portions débouchantes est favorable au masquage de dégradations dues à la corrosion qui apparaîtront inéluctablement en situation de vie. Bien sûr, la peinture noire est une proposition non limitative dans le cadre de la présente invention et il existe bien d’autres peintures de couleurs différentes, par exemple des bases silicone. L’invention concerne aussi un procédé de peinture d’un disque de frein tel que décrit précédemment, caractérisé en ce qu’il est procédé au soufflage ou lavage du disque de frein avant son préchauffage à 50°C avec une marge de 20% autour de cette valeur, une application par un premier robot d’une première teinte de peinture sur au moins le bol central du disque de frein suivie d’une application par au moins un deuxième robot d’une deuxième teinte de peinture sur ladite portion débouchante d’au moins une partie des ailettes. Le procédé industriel pour la peinture de disques de frein dépend du fournisseur de revêtement. Toutefois, toutes les alternatives peuvent être réalisées sur une même ligne d’application avec une gestion des deux teintes de peinture par des robots distincts. Pour la réalisation d’un disque bicolore à ailettes débouchantes d’une autre couleur qu’au moins le bol central, la gestion des deux couleurs de revêtement par peinture peut se faire par un seul et même procédé d’application. Il est possible d’utiliser une peinture de zinc lamellaire série avec un aspect gris étincelle ou gris métallique brillant pour au moins le bol central et une peinture de zinc lamellaire de couleur gris foncé ou noir pour les portions débouchantes des ailettes. Avantageusement, après les applications des première et deuxième teintes de peinture, il est effectué un séchage et une cuisson du disque de frein par induction ou convection suivie d’un refroidissement lent du disque de frein. L’invention concerne un ensemble d’une jante de roue et d’un disque de frein, le disque de frein étant recouvert par la jante, caractérisé en ce que le disque de frein est tel que précédemment décrit, une portion centrale de la jante comportant au moins une ouverture centrale laissant visible au moins une partie des portions débouchantes d’au moins une partie des ailettes, une couleur d’au moins une portion de la jante étant sélectionnée pour être différente mais en harmonie avec une couleur des portions débouchantes d’au moins une partie des ailettes. Selon l’état de la technique disponible, la configuration picturale d’un disque de frein n’est jamais associée à la configuration d’une jante de roue, notamment en aluminium. En fait, la personnalisation d’aspect de l’ensemble de l’arche de roue n’intègre jamais une personnalisation des disques de frein. Il peut exister parfois des contrastes visuels, avec une mise en évidence du disque de frein, ce qui n’est pas forcément souhaitée. L’invention concerne le disque de frein fonte avec raccordement par piste intérieure qui met donc en évidence les ailettes de ventilation brutes débouchantes en zone proche du bol central du disque de frein. Depuis l’extérieur du véhicule, cette partie est visible d’une personne se tenant devant la roue, surtout lorsque la configuration de la jante est très ouverte. Avantageusement, les portions débouchantes d’au moins une partie des ailettes est de couleur gris foncé ou noir, ladite au moins une portion de la jante étant de couleur gris clair. Avantageusement, la jante est en aluminium comportant des bras délimitant entre eux des ouvertures, les bras se raccordant à un noyau central de dimension inférieure à l’évidement du disque de frein en laissant libre ladite au moins une ouverture centrale au niveau d’un raccordement des bras avec le noyau central de la jante. Avantageusement, les bras de la jante comprennent des facettes s’étendant dans une longueur du bras associé, une des facettes de chaque bras portant la couleur des portions débouchantes d’au moins une partie des ailettes tandis que la facette ou les facettes restantes de chaque bras portant la couleur de ladite au moins une portion de la jante. L’invention concerne enfin un véhicule automobile à roues, caractérisé en ce qu’il comprend un tel ensemble pour au moins une de ses roues. L’intérêt de la solution technique proposée par la présente invention est que le disque de frein devient personnalisable et permet une diversité supplémentaire dans la finition d’un véhicule automobile, en plus d’une amélioration de la qualité perçue et à l’usage. Brève description des figures D’autres caractéristiques, buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre et au regard des dessins annexés donnés à titre d’exemples non limitatifs et sur lesquels : - la est une vue schématique en coupe transversale d’une moitié d’un disque de frein agrandie par rapport aux autres figures selon un mode de réalisation de la présente invention, les ailettes débouchantes étant peintes en une autre teinte qu’au moins le bol central du disque de frein, - la est une vue schématique d’une vue de face en perspective d’un disque de frein à ailettes débouchantes pouvant former un mode de réalisation de la présente invention quand les ailettes débouchantes sont peintes en une autre teinte qu’au moins une partie du reste du disque de frein, - la est une vue schématique d’une vue en perspective sous un autre angle du disque de frein selon la , - la est une vue schématique avec une partie en coupe radiale du disque de frein selon la , - la est une vue schématique de face d’un ensemble d’une jante et d’un disque de frein selon la . Disque (1) de frein comportant des première et deuxième plaques (1a, 1b) annulaires séparées par un intervalle (9), la première plaque (1a) présentant un évidement central dans lequel pénètre un bol central (2) raccordé par une piste intérieure (3) à la deuxième plaque (1b), une couronne entourant le bol central (2) étant laissée libre dans l’évidement central, des ailettes (4) de ventilation s’étendant au moins partiellement dans l’intervalle (9), caractérisé en ce qu’une portion (4a) d’au moins une partie des ailettes (4) débouche dans la couronne en pointant vers le bol central (2) et en étant visible d’un extérieur du disque du frein à l’opposé de la deuxième plaque (1b) annulaire, ladite portion débouchante (4a) d’au moins une partie des ailettes (4) étant revêtue d’une peinture la différenciant d’une peinture au moins du bol central (2). Disque (1) de frein selon la revendication précédente, dans lequel ladite portion débouchante (4a) d’au moins une partie des ailettes (4) est, préalablement à la peinture, usinée ou laissée brute de fonderie. Disque (1) de frein selon l’une quelconque des deux revendications précédentes, dans lequel la peinture de ladite portion débouchante (4a) d’au moins une partie des ailettes (4) est une peinture de zinc lamellaire. Procédé de peinture d’un disque (1) de frein selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’il est procédé au soufflage ou lavage du disque (1) de frein avant son préchauffage à 50°C avec une marge de 20% autour de cette valeur, une application par un premier robot d’une première peinture sur au moins le bol central (2) du disque (1) de frein suivie d’une application par au moins un deuxième robot d’une deuxième peinture sur ladite portion débouchante (4a) d’au moins une partie des ailettes (4). Procédé selon la revendication précédente, dans lequel, après les applications des première et deuxième peintures, il est effectué un séchage et une cuisson du disque (1) de frein par induction ou convection suivie d’un refroidissement lent du disque (1) de frein. Ensemble d’une jante (5) de roue et d’un disque (1) de frein, le disque (1) de frein étant recouvert par la jante (5), caractérisé en ce que le disque (1) de frein est selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, une portion centrale de la jante (5) comportant au moins une ouverture centrale (6a) laissant visible au moins une partie des portions débouchantes (4a) d’au moins une partie des ailettes (4). Ensemble selon la revendication précédente, dans lequel la jante (5) est en aluminium comportant des bras (7) délimitant entre eux des ouvertures (6), les bras (7) se raccordant à un noyau central (8) de dimension inférieure à l’évidement du disque (1) de frein en laissant libre ladite au moins une ouverture centrale (6a) au niveau d’un raccordement des bras (7) avec le noyau central (8) de la jante (5). Ensemble selon la revendication précédente, dans lequel les bras (7) de la jante (5) comprennent des facettes (7a, 7b) s’étendant dans une longueur du bras (7) associé, une des facettes (7a, 7b) de chaque bras (7) portant la peinture des portions débouchantes (4a) d’au moins une partie des ailettes (4) tandis que la facette ou les facettes (7a, 7b) restantes de chaque bras (7) portant la peinture de ladite au moins une portion de la jante (5). Véhicule automobile à roues, caractérisé en ce qu’il comprend un ensemble selon l’une quelconque des trois revendications précédentes pour au moins une de ses roues.