L'invention a pour objet une machine automatique pour la préparation de liasses de plis, notamment de journaux en vue de leur distribution par l'Administration Postale. Pour pouvoir confier aux services postaux les quotidiens ou périodiques destines à leurs abonnes, les entreprises de presse doivent respecter certaines règles précises. Tout d'abord, les journaux doivent être pliés de manière à obtenir un format donné et chaque journal est fermé par une bande de papier appelée ! "bande adresse" ou "banderole" sur laquelle est inscrite notamment l'adres- se du destinataire. Mais d'autre part, pour faciliter la tâche de l'administration, les journaux doivent être tries et groupes par centre de tri ou centre de distribution desservant la destination. Lorsque le nombre de journaux destinés à un meme centre dépasse un nombre donné, généralement six, ils doivent être regroupés dans une liasse ficelée.En outre, du fait des impératifs de conditionnement et de manipulation, une liasse comprend un nombre maximal de journaux de telle sorte que lorsque les journaux destines à un mne centre sont en nombre très important, ils forment plusieurs liasses. Pour préparer les liasses de journaux et les ficeler, on utilise un certain nombre de machines connues. Tout d'abord, les bandes adresses sont imprimées dans l'ordre suivant lequel elles devront être utilisées toutes liasses confondues et sont placées dans un dispositif qui les achemine une par une. Un autre dispositif achemine les journaux un par un et procède à leur pliage. Le trajet des journaux et celui des bandes se rejoignent et chaque journal est entouré par une bande, cette opération étant appelée "banderolage". Les adresses ayant été préalablement triées et groupées par centre de tri, toutes les bandes destines à un même centre défilent l'une après l'autre, et la dernière bande du groupe porte une marque de repérage indiquant la fin de la liasse ou du groupe de journaux. Dans les machines classiques, les journaux entourés de leur bande sont amenés sur un tapis où ils sont disposés inclinés ou verticaux. Généralement, en arrivant en fin du tapis de stockage, ils sont arrêtés par une butée et, s'ils n'étaient pas verticaux, ils sqkedressent alors l'un contre l'autre. Un ope- rateur peut, sur le tapis, repérer le journal de fin de liasse grâce à sa marque et prendre le groupe de journaux pour le placer dans une ficeleuse. Si le groupe de journaux est trop important, I'opérateur fait lui-meme plusieurs liasses. Si, en revanche, le groupe de journaux est trop peu nombreux, il ne fait pas de liasse, les journaux étant acheminés séparément. Compte tenu des impératifs de distribution rapide des journaux, cette opération doit être réalisée le plus rapidement possible. Or, suivant le nombre de liasses et leur importance, la vitesse d'arrivée des journaux sur le tapis de stockage, qui dépend de la vitesse de la machine de banderolage, n'est pas obligatoirement en rapport avec la vitesse propre de l'opérateur et de la machine manuelle de ficelage. L'opérateur doit donc continuellement surveiller le fonctionnement de la machine de banderolage en essayant d'adapter sa vitesse mais il n'arrive pas toujours à obtenir la cadence optimale. L'invention a pour objet des perfectionnements permettant de rendre totalement automatique le fonctionnement d'une telle installation de préparation de liasses de journaux depuis le banderolage jusqu'au ficelage des liasses. Cependant, l'invention peut être également utilisée sous une forme sim plifiée, seulement pour la formation de liasses de plis dont le nombre peut être compris entre deux limites données. Dans sa forme la plus simple l'installation selon l'invention comprend des moyens de suivi permanent de la position d'un pli repere le long du circuit d'acheminement et des moyens de formation d'un intervalle sur le tapis de stockage entre le pli repéré et le pli suivant. Selon un mode de réalisation préférentiel, les moyens de formation d'un intervalle sur le tapis de stockage comprennent des moyens d'entrainement dudit tapis à deux vitesses, d'une part une vitesse normale correspondant à la vitesse d'acheminement des plis, pour le dépôt de ceux-ci côte à côte sur le tapis de stockage, et d'autre part une vitesse accélérée, et des moyens de commande du passage à vitesse accélerée après l'arrivée sur le tapis d'un pli repéré et du retour à vitesse normale avant l'arrivée du pli suivant. Mais les liasses doivent comporter généralement un nombre minimal de plis. C'est pourquoi, selon un perfectionnement important de l'invention, le dispositif d'acheminement comprend des moyens d'évacuation des groupes de plis de mime routage en nombre inférieur à une limite donné. D'autre part, l'une des caractéristiques essentielles de l'invention reside dans les moyens permettant de suivre en permanence chaque pli repéré tout le long de la machine et qui comportent un sytème de synchronisation des mouvements des différents organes de l'installation par asservissement des vitesses de déplacement desdits organes à la vitesse de rotation d'un arbre moteur principal de telle sorte que chaque tour de l'arbre moteur corresponde à la saisie d'un pli au début du dispositif d'acheminement, des moyens d'émission d'impul- sions en nombre correspondant au nombre de tours et de fractions de tours de l'arbre moteur et des moyens de comparaison, pour chaque position élémentaire le long du circuit des plis dans l'installation > du nombre de tours et de fractions de tours émis depuis le passage d'un pli repéré à une position de référence avec un nombre de tours et de fractions de tours mis en mémoire et correspondant à la distance entre la position de référence et la position élémentaire considérée. Bien que ces différentes dispositions puissent être utilisées séparement, objet essentiel de l'invention réside dans les perfectionnements permettant l'automatisation de tout le cycle de préparation des liasses de journaux. C'est pourquoi, les machines perfectionnées selon l'invention comporteront des moyens de saisie synchronisée de chaque bande et d'un journal correspondant, un dispositif de lecture des marques de fin de liasses, des moyens de formation d'intervalles sur le tapis de stockage à la fin de chaque groupe de routage ou après l'arrivée-sur le tapis d'un nombre de journaux égal à un nombre maximal donné, des moyens d'évacuation des journaux appartenant à un groupe de routage en nombre inférieur à un nombre minimal donné, des moyens de suivi permanent de chaque journal marqué depuis le dispositif de lecture jusqu'aux différents organes de la machine. Les organes mécaniques étant connus séparément et peu modifiés, les marques de repérage sont lues par des moyens électroniques et la lecture d'une marque de fin de liasse commande, lorsque le journal marqué arrive sur le tapis de stockage, une accélération de la vitesse de déroulement du tapis de stockage de fanon à former sur celui-ci un intervalle entre la liasse qui vient d'être formée et le journal suivant. Ainsi, les liasses sont formées automatiquement sur le tapis de stockage lui-même et un organe mécanique adéquat peut les pousser l'une après l'autre vers la machine de ficelage. I1 est possible grâce au système général de commande et de contrôle, de régler les vitesses respectives des différents organes de façon à obtenir la cadence optimale. Pour le fonctionnement de la machine, il est cependant nécessaire de commander au moment voulu les diverses opérations élémentaires du cycle de préparation lorsque les iournaux repérés se trouvent, au cours de leur circuit dans chasue la machine, dans / position où doit justement s'effectuer une opération élémentaire. Une autre caractéristique essentielle de l'invention réside donc dans la manière dont est effectué le suivi permanent des journaux tout le long de la machine. A cet effet, l'ensemble des organes mécaniques et, au moins, la machine de pliage-banderplage et le tapis de stockage constituent une machine synchrone. En effet, les éléments moteurs de tous les organes en mouvement sont asservis à la vitesse de rotation du moteur principal. De plus, le début d'un cycle c'est-à-dire la prise d'un journal correspond toujours à la même position angulaire de l'arbre moteur. I1 en résulte que le chemin parcouru par chaque journal pendant un temps donné est lié au nombre de tours et de fractions de tour effectués par l'arbre moteur pendant ce temps. De meme, toutes les opérations élémentaires : pliage, prise de bande dans le magasin, banderolage, collage, etc ... s'effec tuent toujours après un nombre fixe de tours et de fractions de tour après la saisie du journal. Par conséquent, la connaissance de la position de l'arbre moteur ou de l'un des arbres asservis permet de connaître la position d'un journal dans la machine et les opérations mécaniques en cours. On utilisera donc un dispositif permettant de connaître la position de l'arbre moteur avec une certaine précision, par exemple gracie à l'utilisation de deux capteurs générateurs dtimpulsions montés sur un élément entrainé en rotation par ltarbre et émettant l'un une impulsion par tour, l'autre une impulsion à chaque fraction de tour, le rapport de fractionnement dépendant de la précision qu'il est nécessaire d'obtenir. Ces impulsions seront émises vers un dispositif de commande associé à chaque organe élémentaire de la machine. Chaque dispositif de commande comportera un compteur recevant les impulsions émises par les deux capteurs de nombre de tours et de fractions de tour et qui, sur ordre d'un signal de validation, émettra un signal, correspondant au nombre de tours et de fractions de tours correspondant au temps séparant deux opérations élémentaires de organe considéré, Lorsque les deux nombres coincident, le comparateur émet un signal donnant audit organe tordre d'effectuer ltopération considérée. Ces opérations seront notamment - la détection des marques sur les bandes-adresses, - le comptage des exemplaires constituant une liasse, - l'évacuation des exemplaires constituant une liasse trop petite ouverture d'une trappe au passage du premier exemplaire fermeture de la trappe après évacuation du dernier journal - la commande de séparation des liasses sur le tapis de stockage, - le contre du bon fonctionnement de la machine contrale du bon fonctionnement de la trappe (fins de courses) . surveillance de la réserve de bandes (détecteur de lecture) . contrôle de la présence d'une bande en position de prise par le journal (dé tecteur photo-électrique) détection de double bandes (détecteur photo-électrique mesurant l'opacité de la bande extraite du magasin : faisceau coupé en cas d'extraction simultanée de deux bandes. - l'arrêt de la machine en cas d'incident, - la signalisation des états ou incidents sur un pupitre de contrôle. Ainsi, il sera possible, sans interven-tion manuelle, de former automatiquement les liasses de journaux en fonction des marques notées sur les bandesadresses et également d'évacuer les journaux en nombre trop peu important pour constituer une liasse ou bien de diviser un groupe trop important en un certain nombre de liasses. En dehors des systèmes électroniques permettant l'automatisation de la machine > celle-ci ne devra être que peu modifiée par l'adjonction de certains organes annexes, comme on le verra ci-après. . L'invention va maintenant être décrite en se référant à un mode de réalisation particulier, donné à titre d'exemple et représenté sur les dessins an nexés. La figure 1 est un schéma général de la machine et la figure la une vue de détail en plan du tapis de stockage. La figure 2 est un schéma particulier d'un dispositif de commande d'opération élémentaire. La figure 3 est un schéma synoptique des commandes de banderolage et de segmentation. La figure 4 est un schéma synoptique des commandes d'introduction dans la ficeleuse et de réglage de vitesse. La machine selon l'invention comprend les organes classiques des installations existantes, c'est-à-dire une machine de pliage-banderolage 1, un tapis de stockage 2 et une machine de ficelage 3. Tous ces organes connus ntont été représentés que très schématiquement. La machine de pliage-banderolage 1 comprend un magasin de stockage des journaux superposés 10 et un magasin de stockage des bandes 11. Les journaux sont pris en charge et acheminés l'un derrière l'autre par un tapis d'acheminement 12 vers deux dispositifs de pliage 13. Les bandes, qui ont été prises une par une par un secteur 14, tombent verticalement dans une poche à bandes 15 placée en aval du tapis d'acheminement des journaux pliés 121. La bande est alors enroulée sur le journal plié puis encollée par un dispositif 16, le journal banderolé et collé étant acheminé par un tapis 17 vers le tapis de stockage 2. Tous les organes qui viennent d'être décrits sont déjà connus et c'est pourquoi ils n'ont été représentés que très schématiquement. En revanche, selon une caractéristique de l'invention, le tapis d'acheminement 17 est séparé en deux parties 17 et 170 par une trappe 18 qui permet d'évacuer les journaux appartenant à un groupe en nombre insuffisant pour former une liasse. A l'aval du tapis 170 est placé un organe 21 qui prend les journaux et les pose verticalement sur le tapis de stockage 2. Ce dernier, qui a été représenté en vue de dessus sur la figure la, est encadré latéralement par deux tapis à brosse 22 qui permettent de maintenir les journaux en position verticale. Si l'on n'a pas automatisé l'introduction des liasses dans la ficeleuse, cette disposition permet à l'opérateur de repérer facilement les journaux de fin de liasse. En effet, les bandes étant groupées par centre de tri, la dernière bande de chaque groupe comporte une marque qui, généralement est constituée par une partie ombrée placée sur la bande de façon à se trouver sur la tranche du journal lorsque celui-ci est banderolé.De la sorte, les journaux étant accolés l'un contre l'autre en position verticale sur le tapis de stockage 2, ltopéra- teur peut repérer la bande munie d'une marque qui indique le dernier journal de la liasse. I1 saisit alors manuellement la liasse ainsi délimitée pour la placer dans la machine de ficelage 3. Hais l'inventionpermet d'automatiser entièrement l'installation et notamment l'opération d'introduction des liasses dans la ficeleuse. A cet effet, un dispositif qui sera décrit plus loin permet de laisser un intervalle entre les groupes de journaux destinés à des centres de tri différents et constituant ainsi des liasses. Chaque liasse arrivant à la fin du tapis de stockage 2 est poussée versa machine de ficelage 3 par une tige 23 qui est montée de façon mobile verticalement sur un chariot 24 déplaçable au-dessous du tapis 2 sur toute la longueur de celui-ci. Comme représenté sur les figures 1 et la, la tige éclipsable 23 peut venir s'interposer dans l'intervalle (i) entre deux liasses, le tapis 2 se composant par exemple de deux bandes écartées20. Comme on l'a déjà indiqué, un moteur d'entrainement 4 entraine en synchronisme, drune façon qui n'a pas été représentée, le dispositif de prise des journaux et le tapis d'acheminement 12 ainsi que tous les organes de la machine, tapis d'acheminement, dispositifs de pliage, dispositif de prise des bandes de banderolage et de collage, tapis de stockage, etc ... et les organes annexes. Cependant, la prise de chaque journal qui correspond au début du cycle de préparation correspond toujours à la méme position angulaire de l'arbre moteur 4. Un détecteur 40 de rotation angulaire de l'arbre d'entrainement 4 permet de repérer à chaque instant la position de cet arbre. Ce dispositif, représenté schématiquement sur la figure 2, comprend deux rouets~41 42 calées sur l'arbre 4, chacune devant un capteur inductif, respectivement 410, 420 (Fig 2). La roue 41 provoque une impulsion par tour, chaque impulsion correspondant au début du cycle de prise d'un journal. La roue 42 provoque n impulsions par tour, n étant un nombre entier qui dépend de la précision que l'on veut obtenir. Les deux capteurs 410 et 420 émettent des impulsions qui sont affichées aux entrées d'un certain nombre de dispositifs de commande correspondant chacun à un organe ou à une opération élémentaire du cycle de préparation. L'un de ces dispositifs de commande 5 a été représenté à titre d'exemple sur la figure 2. Ce dispositif se compose essentiellement de deux compteurs 51, 52 totalisant les impulsions émises respectivement par les capteurs 410 et 420 et correspondant par conséquent aux nombres de tours et de fractions de tour effectués depuis la remise à zéro. Bien entendu, le compteur de fractions de tour 52 est remis à zéro par un dispositif 53 chaque fois qu'une impulsion est émise par le capteur 410 de lecture du nombre de tours. Lorsque le dispositif de commande 5 reçoit une impulsion sur une entrée 54 d'un signal de validation, les compteurs 51 et 52 commencent à enregistrer les impulsions qui se présentent à leur entrée , les impulsions totalisées N et x se présentent à l'entrée d'un comparateur 55 dans lequel les deux nombres N et x sont comparés avec des valeurs Ni, xi qui sont affichées à l'autre entrée du comparateur et constituent une valeur de référence fixe pour laquelle doivent être déclenchées les opérations commandées par le dispositif 5. Ces valeurs de référence peuvent avoir été mises en mémoire ou- être données par un dispositif annexe. Lorsque les nombres N et x totalisés par les compteurs 51 et 52 correspondent aux valeurs de référence Ni, xi un signal de commande est émis sur la sortie 56 du comparateur. La remise à zéro des deux compteurs peut être déterminée par ce signal de commande ou par le signal de validation 54. L'installation fonctionne de la façon suivante Les journaux et les bandes ayant été placés dans les magasins 10 et 11, la machine est mise en toute, les journaux (j) étant pris l'un après l'autre. On a déjà indiqué que la machine est réglée de telle sorte qutun journal (j) soit pris à chaque tour de l'arbre 4. Une bande -(b) estégalement prise par le secteur 14 avec un certain décalage pour la première bande, de telle sorte que la bande (b) tombe dans la poche 15 juste avant l'arrivée du journal (j) qui a été plié sur son parcours par le dispositif 13. Divers dispositifs de sécurité vérifient la présence et le bon acheminement des journaux et des bandes depuis leur prise jusqu'à leur point de rencontre au niveau de la poche à bande et commandent, suivant le type d'incident détecté, soit l'arrêt de la machine soit ltévacuation par la trappe du produit défectueux, ce- lui-ci étant alors assimilé à un groupe comportant un seul journal. Devant la bande tombée dans la poche 15 se trouve un dispositif de lecture 6 destiné à vérifier l'existence de la marque de fin de liasse sur la bande (Fig 3). Pour que la lecture soit effectuée dans de bonnes conditions, la bande est plaquée contre la poche 15 par un organe 61, par exemple un petit vérin. Bien entendu, les opérations doivent être synchronisées et elles peuvent par exemple s'effectuer da la façon suivante : Une cellule 62 détecte l'arrivée de chaque bande (b) dans la poche 15 et émet un signal de validation de dispositifs 501, 502, 503 de commande, respectivement, du placage de la bande, de la lecture de la marque puis du lâcher de la bande. Ces dispositifs sont analogues au dispositif 5 représenté sur la figure 2 et décrit plus haut. Cependant, comme ces opérations ne se déroulent que sur un seul tour, chaque dispositif comporteuncompteur des fractions de tour Dès l'arrivée de la bande dans la poche, les impulsions sont totalisées dans les compteurs des dispositifs 501, 502, 503. Le placage, la lecture puis le 1â- cher de la bande sont effectués à des moments décalés correspondant à des nombres de fraction de tours xl, x2, x3 qui sont affichés aux entrées des comparateurs des dispositifs 501, 502, 503. A l'instant prévu, correspondant au nombre x2, le capteur 6 effectue la lecture et émet un signal qui est traité par un dispositif 63 permettant de déterminer si ce signal correspond ou non à la lecture d'une marque, par exemple par comparaison avec un signal de niveau constant Lorsque la bande ne comporte pas de marque, les signaux de lecture ont un niveau inférieur au niveau du signal constant et le dispositif 63 émet une impulsion sur sa sortie 631. Enlevanche, lorsque la bande lue comporte une marque de fin de liasse, les signaux de lecture ont un niveau supérieur ou égal au signal constant, et une impulsion est émise sur la sortie 632 du dispositif 63. Les impulsions sont envoyées à un compteur 7 qui totalise ainsi le nombre de journaux passés dans la poche 15 entre deux mises à zéro. Ce nombre est totalisé dans une mémoire 70 et affiché aux entrées de deux comparateurs 71 et 710 qui la comparent respectivement au nombre minimal nl et au nombre maximal n2 de journaux par liasse, ces nombres nl et n2 étant affichés en permanence aux entrées des comparateurs, respectivement 71 et 710. Selon que le nombre de journaux totalisés est inférieur ou supérieur au nombre minimal nl, la lecture de la bande marquée commande ltémission d'une impulsion sur Alune ou l'autre des bornes 711 et 712 du comparateur 71, selon le résultat de la comparaison. En outre, avec un retard, le compteur 7 est remis à zéro mais le nombre de journaux constituant la liasse est gardé en mémoire. Lorsque le nombre n de journaux de la liasse est inférieur au nombre minimum nl, une impulsion est émise sur la sortie 711 du comparateur 71 et cette impulsion commande successivement l'ouverture puis la fermeture de la trappe. Bien entendu, il est nécessaire que ltouverture de la trappe soit commandée avant l'arrivée à l'extrémité du tapis 17 du premier journal de la liasse en nombre insuffisant, mais après le passage sur la trappe du dernier journal de la liasse précédente. C'est pourquoi le nombre n de journaux enregistré dans le compteur 7 est multiplié dans un multiplicateur'72 par un nombre x4 de fractions de tour correspondant à la distance (el) séparant, sur le tapis 17, les bords antérieurs de deux journaux successifs, ctest-à-dire la la largeur d'un journal ajoutée à l'es- pacement entre deux journaux. De la sorte, le multiplicateur 72 fournit sur ses sorties 720 un nombre de tours et de fractions de tours correspondant à la distance El séparant le bord antérieur du premier journal de la poche contenant le dernier journal de la liasse correspondante au moment de la lecture de la marque. Le soustracteur 73 soustrait cette distance (El) de la longueur L entre la poche et la trappe, exprimée en nombre de tours et de fractions de tours N5 x5. Par conséquent, le nombre N6 x6 en résultant correspond à la distance E2 séparant de la trappe le premier journal de la liasse à l'instant où est lue la marque de fin de liasse. A cet instant, le signal émis sur la sortie 711 du comparateur 71 déclenche par validation le comptage d'impulsions dans deux dispositifs 504, 505 commandant respectivement I'ouverture- et la fermeture de la trappe, ainsi que dans deux dispositifs 506, 507 commandant l'art puis la remise en marche du tapis 2, L'ouverture de la trappe est donc commandée lorsque le nombre dtimpul- sions totalisées dans les compteurs du dispositif 504 est égal au nombre N6 x6 calculé précédemment et qui correspondait à la distance E2 à parcourir par le premier journal de la liasse en nombre insuffisant à l'instant où était lue la marque de fin de la liasse. La fermeture de la trappe sera commandée après le Passage du dernier mais journal à évacuer/avant l'arrivée du premier journal de la liasse suivante, c'est à dire à un moment N7 x7 qui correspond à une distance un peu supérieure à L, compte tenu de la longueur de l'intervalle. Comme la liasse insuffisante est évacuée, le tapis de stockage 2 est arrêté au moment où le premier journal évacué aurait dû se présenter, c'est à dire à un moment N8 x8 qui correspond à la distance E3 entre le premier journal evacile et le tanin cette distance étant caînnîpre de la fanon indintipe nîtis haut ,nombre -- ---- pour la distance E2, en soustrayant le s correspondant à El du nombre N9 x9 correspondant à la distance entre la poche et le début du tapis 2. De même, le tapis de stockage 2 est remis en marche au moment N9 x9 où il aurait dû recevoir le dernier journal évacué et qui correspond sensiblement à la distance entre la poche et le début du tapis. Cet arrêt du tapis évite de laisser un vide sur celui-ci. Lorsque le nombre n de journaux est supérieur ou égal au nombre minimal nl de journaux par liasse ficelable tout en restant inférieur au nombre maximal n2, une impulsion est émise sur la sortie 712 du comparateur 71. On a indiqué plus haut que la séparation des liasses sur le tapis de stockage est assurée en commandant une accélération de la vitesse du tapis juste après l'arrivée du dernier journal de la liasse due façon à déterminer la formation d'un vide sur le tapis, celui-ci reprenant ensuite sa vitesse normale. Le tapis étant entrainé à vitesse normale par un arbre 25 dont la vitesse est asservie à celle de l'organe moteur principal, l'accélération de vitesse est déterminée par un arbre 26 entrainé par un moteur auxiliaire et qui peut être embrayé ou débrayé suivant les cas, l'arbre 25 pouvant être muni d'une roue libre. L'embrayage et le débrayage de l'arbre 26 seront commandés par deux dispositifs, respectivement 508 et 509 analogues au dispositif 5 de la figure 2. L'impulsion émise sur la sortie 712 du comparateur 71 déclenche le comptage dans les dispositifs 508 et 509 du nombre-de tours et de fractions de tours effectués depuis la lecture de la marque sur le dernier journal de la liasse. Le dispositif 508 commande l'embrayage de l'arbre auxiliaire 26 pour accélérer le déroulement du tapis 2 juste après l'arrivée sur le tapis du dernier journal de la liasse. Cetembrayage est donc commandé lorsque le nombre d'impulsions totalisées dans les compteurs du dispositif 508 est égal au nombre N9 x9 correspondant sensiblement à la distance entre la poche et le début du tapis comme on l'a indiqué plus haut dans le cas d'une liasse trop petite. -Cette accélération de vitesse n'est effectuée que pendant le temps nécessaire pour déterminer la formation d'un vide suffisant et le retour à la vitesse normale, par débrayage de l'arbre 26, peut donc être commandé quelques fractions de tours après N9 x9 par une simple temporisation ou par un dispositif 509. Lorsque le nombre n de journaus dépasse le nombre maximal n2 affiché sur le comparateur 710, celui-ci émet une impulsion qui commande au moyen des dispositifs 508 et 509, la formation d'un intervalle suivant le processus qui vient d'être décrit pour le journal de fin de liasse. De la sortie, tout groupe important sera tout d'abord divisé en un certain nombre de liasses contenant n2 journaux et les journaux restant et comprenant le journal portant la marque de fin de liasse seront évacués par la trappe s'ils sont en nombre inférieur à n, ou formeront une liasse s'ils sont en nombre compris entre nl et n2. Bien entendu, pendant le temps où sont effectuées les opérations de formation ou d'évacuation des liasses, d'autres journaux et d'autres bandes sont acheminées. C'est pourquoi le dispositif réellement utilisé sera plus complet qe celui représenté sur la figure 3 et qui ne concerne que le traitement d'une liasse isolée. Chaque dispositif de commande 504, 505, 506, 507, 508 fera partie d'un ensemble de dispositifs analogues affectés respectivement aux liasses en cours de transit entre la poche et la trappe d'évacuation ou le tapis de stockage et fonctionnant en parallèle. Ainsi, après le passage d'-un journal de fin de liasse, on a vu que les dispositifs 504, 505, 506, 507, 508 commandent les opérations au moment voulu selon le nombre de journaux. Hais, pendant ce temps, d'autres journaux suivent et d'autres dispositifs de commande sont prêts à effectuer les mêmes opérations jusqu'à ce que les dispositifs en cours d'utilisation soient libérés , après avoir commandé tordre correspondant. Far conséquent, on disposera, pour la commande de la trappe, d'un nombre de dispositifs 504, 505, 506, 507 au moins égal au nombre de journaux pouvant se trouver entre la poche et l'organe commandé de façon à pouvoir évacuer le cas échéant une série de journaux isolés, mais le nombre de dispositifs utilisés dépendra de l'importance des liasses se trouvant sur le parcours à un instant donné.De meme, pour la commande de formation d'un intervalle, on disposera de plusieurs dispositifs 508 en nombre suffisant pour traiter successivement une série de petites liasses formées chacune d'un nombre minimal de journaux et dont on n'utilisera qu'une'partie selon les cas. La machine qui vient d'être décrite constitue donc un ensemble automatisé depuis la prise des journaux et des bandes jusqu'à la constitution des liasses sur le tapis de stockage 2. Les liasses ainsi formées peuvent être introduites dans la ficeleuse soit par un opérateur, soit au moyen d'un dispositif autonome représenté schématiquement sur la figure la et sur la figure 4. On a déjà indiqué que les liasses formées sur le tapis 2 étaient introduites l'une après l'autre dans la ficeleuse 3 par un chariot mobile 24 portant une tige éclipsable 23. Celle-ci est associée à des capteurs 28 montés sur le chariot et susceptibles de détecter la présence d'un vide entre deux liasses successives. Au démarrage de la machine, le chariot est placé en amont du tapis 2. La détection d'un intervalle par le capteur 28 commande l'introduction de la tige 23 dans cet intervalle et le déplacement du chariot vers l'aval du- tapis 2 pour introduire la liasse dans la ficeleuse. La tige 23 étant abaissée, le chariot 24 revient vers l'amont jusqu'à ce qu'il détecte un nouvel intervalle, ce qui commande de nouveau l'introduction de la tige 23 et le déplacement du chariot 24 vers l'aval, lorsque le cycle de ficelage de la liasse précédente est terminé, sur ordre d'un détecteur de fin de cycle. Le déroulement des diverses opérations est contrôlé par un système automatique de façon à s'effectuer à une vitesse optimale, selon le schéma de la figure 4. Le dispositif 508 de commande se segmentation émet une impulsion à chaque formation d'un intervalle vers un compteur 81 du nombre N1 de liasses formées. De même, chaque déplacement du chariot vers l'aval envoie une impulsion vers un compteur 82 du nombre N2 de liasses évacuées. Un soustracteur 83 donne donc en permanence le nombre N3 de liasses se trouvant sur le tapis qui est affiché à l'entrée d'un régulateur 9. D'autre part, on a indiqué que le déroulement du tapis de stockage 2 est arrêté pendant l'évacuation des journaux isolés. Le dispositif 507 de commande de la remise en marche du tapis 2 autorise à chaque tour de l'arbre moteur la prise en compte d'une impulsion dans un compteur 84 qui totalise ainsi le nom bre P1 de-journaux déposés sur le tapis 2. On a vu que le nombre-de journaux constituant une liasse est totalisé dans une mémoire 70 au moment de la-formation d'un intervalle soit à la lecture d'une marque de fin de liasse, soit sur ordre du comparateur 710 chaque fois que le nombre de journaux décomptés atteint le nombre maximal n2. Ce nombre est gardé en mémoire jusqu'à l'évacuation de la liasse correspondante et on disposera donc d'un nombre-de mémoires 70 égal au nombre maximal de petites liasses contenant (ni + 1) journaux et pouvant se trouver dans le circuit de préparation, Chaque fois qu'une liasse est évacuée, le nombre de journaux qui la constitue est additionné dans un compteur de journaux évacués 85 puis la mémoire 70 correspondante est remise à zéro et redevient disponible. Le contenu du compteur 85 qui est égal au nombre total P2 de journaux évacués depuis le démarrage de l'installation est soustrait en permanence, dans un soustracteur 86, du contenu du compteur 84 qui est égal au nombre total pu de journaux déposés sur le tapis 2. Le soustracteur 86 donne donc ainsi sur sa sortie le nombre P3 de journaux se trouvant à chaque instant sur le tapis 2. Ces deux nombres N3 et P3 sont affichés à ltentrée d'un régulateur 9. Celui-ci, en tenant compte du nombre maximal N de liasses et du nombre maximal p de journaux que-lton peut stocker sur le tapis 2 et de la cadence p/minute de la ficeleuse règlera la vitesse de rotation du moteur principal de la machine de banderolage en fonction des nombres réels N3 de journaux et p3 de liasses se trouvant sur le tapis 2 de façon à fonctionner dans les conditions optimales, ce réglage pouvant être effectué de toute manière comme, par exemple au moyen d'un potentiomètre motorisé. Bien entendu l'invention ne se limite pas aux détails du mode de réalisation qui vient prêtre décrit à titre d'exemple et pourrait faire l'objet de variantes ou de perfectionnements. Bien des moyens équivalents permettraient de réaliser les fonctions qui ont été décrites en appliquant les mêmes principes. De plus, on a déjà dit que la machine de banderolage et de segmentation des liasses présentait en elle-même un intérêt, même si le ficelage des liasses n'est pas automatise. Mais l'installation peut être utilisée également dans d'autres cas, par eLLe exemple pour ralre aes liasses de taille neterminee eti-peut traiter non seulement des journaux banderolés mains aussi des plis de toutes sortes tels que des imprimés, des tracts etc ... . C'est pourquoi il serait possible de n'utiliser qu'une partie des dispositifs décrits sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Installation de préparation automatique de liasses de plis en vue de leur routage, comprenant un dispositif d'acheminement des plis l'un derrière l'autre jusqu'à un tapis de stockage et des moyens de repérage du pli, placé à la fin de chaque liasse à former, caractérisé par le fait quelle comprend des moyens de suivi permanent de la position d'un pli repéré le long du circuit d'acheminement et des moyens de formation d'un intervalle sur le tapis de stockage entre le pli repéré et le pli suivant. 2. Installation de préparation de liasses selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'elle comprend des moyens de comptage des plis de même routage et que le dispositif d'acheminement comprend des moyens d'évacuation des groupes de plis de même routage en nombre inférieur à une limite donnée. 3.- Installation de préparation de liasses selon l'une des revendications précédentes caractérisée par le fait que les moyens de suivi permanent un de la position de chaque pli comportent /système de synchronisation des mouvements des différents organes de-l'installation par asservissement des vitesses de déplacement desdits organes à la vitesse de rotation d'un arbre moteur principal de telle sorte que chaque tour de l'arbre moteur corresponde à la saisie d'un pli au début du dispositif d'acheminement, des moyens d'émission d'impulsions en nombre correspondant au nombre de tours et de fractions de tours de l'arbre moteur et des moyens de comparaisoh pour chaque position élémentaire le long du circuit des plis dans l'installatioh du nombre de tours et de fractions de tours émis depuis le passage d'un pli repéré à une position de référence avec un nombre de tours et de fractions de tours mis en mémoire et correspondant à la distance entre la position de référence et la position élémentaire considérée. 4.- Installation de préparation de liasses selon la revendication 3, caractérisée par le fait que le moyen d'évacuation des petits groupes comprend une trappe placée sur le dispositif d'acheminement des plis en amont du tapis de stockage et des moyens d'ouverture et de fermeture de la trappe commandés dans le sens de l'ouverture après le passage sur la trappe du pli repéré de fin de la liasse précédant le petit groupe et avant l'arrivée du pli suivant et dans le sens de la fermeture après l'évacuation par la trappe du pli repéré de fin du petit groupe. 5.- Installation de préparation de liasses selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les différentes opérations élémentaires sont com mandées chacune par un dispositif de commande comprenant deux compteurs dtimpul- sions respectivement des nombres de tours et de fractions de tours de l'arbre moteur émis par deux capteurs de rotation, une entrée d'un signal de validation pour le démarrage du comptage des impulsions et un comparateur des nombres de tours et de fractions de tours totalisés par les compteurs avec des nombres affichés sur son entrée et correspondant au décalage entre la position de référence et la position où est effectuée l'opération élementaire considérée, ledit comparateur émettant sur sa sortie, en cas d'égalité, un signal de commande de ladite opération considérée. 6.- Installation de préparation de liasses selon la revendication 6, caractérisée par le fait quelle comprend, pour chaque opération élémentaire un nombre de dispositifs de commande égal au nombre maximal de plis sur lesquels peut êre effectuée l'opération considérée et pouvant se trouver au meme instant entre la position de référence et la position de l'organe effectuant l'opération considérée, chaque dispositif recevant un signal de validation au passage de l'un de ces plis à la position de référence. 7.- Installation de préparation de liasses selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait quelle comprend des moyens de comptage des plis appartenant à un meme groupe de routage et des moyens de commande de la formation d'un intervalle de fin de liasse après L'arrivée sur le tapis d'un nombre de plis égal à un nombre maximal donné. 8.- Installation de préparation de liasses pour le routage de journaux banderolés, comprenant un magasin de stockage des journaux empilés, un magasin de stockage des bandes préalablement triées et groupées par destination, la dernière bande de chaque groupe de routage portant une marque de repérage, des dispositifs d'acheminement séparé des journaux et des bandes, les uns derrière les autres jusqu'à un dispositif de banderolage, un tapis d'acheminement des journaux banderolés, l'un derrière l'autre jusqu'à un tapis de stockage, des moyens de saisie synchronisé de chaque bande et d'un journal correspondant, caractérisée par le fait qu'elle comprend un dispositif de lecture des marques de fin de liasses, des moyens de formations d'intervalles sur le tapis de stockage à la fin de chaque groupe de routage et après l'anivée sur le tapis d'un nombre de journaux égal à un nombre maximal donné, des moyens d'évacuation des journaux appartenant à un groupe de routage en nombre inférieur à un nombre minimal-donné, des moyens de suivi permanent de chaque journal marqué depuis le dispositif de lecture jusqu'aux différents organes de la machine. 9.- Installation de préparation de liasses selon l'une des revendications précédentes, associée à une machine de ficelage des-liasses, caractérisée par le fait qutelle comprend un moyen automatique dtintroductiom successives dans la ficeleuse des liasses formées sur le tapis. 10.- Installation de préparation de liasses selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'elle comporte un système d'optimisation de la vitesse de la machine de banderolage en fonction de la capacité du tapis de stockage et de la cadence de la ficeleuse comprenant des moyens de comptage du nombre de journaux et du nombre de liasses se trouvant chaque instant sur le tapis de stockage et un régulateur dé çontrôle de la vitesse de l'arbre moteur principal.