Les réservoirs mobiles doivent, comme les réservoirs qui font partie d'installations industrielles, être soumis périodiquement à des contrôles, révisions et/ou réparations. Il est évident que pour des raisons de sécurité et de santé, les personnes chargées de ces travaux ne doivent entrer dans ces réservoirs qu'après vidange et nettoyage complet de ceux-ci. Dans le cas de réservoirs appartenant à des installations industrielles, ces opérations ne posent pas de problèmes particuliers; par contre, la protection de l'environnement rend le dégazage et le nettoyage à l'atmosphère impratiquables lorsqu'il s'agit de produits nocifs. Jusqu'à présent en effet c'était de cette manière que les réservoirs mobiles étaient dégazés, ce qui présentait de multiples inconvénients et même de réels dangers pour le voisinage, même si l'on prenait la précaution d'opérer les jours de grand vent et si les ateliers qui se livraient à ces opérations étaient situés à quelques distances des habitations. Parmi les produits particulièrement nocifs on peut citer notamment ceux qui s'enflamment facilement à l'atmosphère et qui sont plus lourds que l'eau, comme le sulfure de carbone. De tels gaz sont particulièrement dangereux et la vidange et le nettoyage des réservoirs dans lesquels ils ont été transportés étaient selon la technique antérieure des opérations très dangereuses. Pour remédier à ces inconvénients, l'invention a maintenant pour objet un procédé de vidange et de nettoyage de réservoirs mobiles ayant contenu des produits toxiques facilement inflammables immiscibles à l'eau et plus lourds que celle-ci, caractérisé en ce que l'on fait passer au moyen d'un tube plongeur de liteau dans le réservoir pendant une période prolongée, de préférence pendant 24 h, que l'on recueille dans un décanteur, ensuite on porte le réservoir rempli d'eau à 60"C au moyen de vapeur à basse pression, on condense le mélange de vapeur et de CS2 sortant et on refroidit ensuite le réservoir par circulation d'eau que l'on soumet également à une décantation, et on vidange. L'invention concerne également une installation pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus défini, caractérisée en ce qu'elle comprend des dispositifs (2, 3) pour le remplissage et la vidange du réservoir mobile (1); un condenseur (5) relié au réservoir (1) et à un décanteur (7), et une pompe (4) pour alimenter le dispositif de vidange (2) en eau à partir du décanteur (7). Cette installation est représentée schématiquement dans la figure unique du dessin joint. L'invention sera décrite ci-après pour le traitement de wagon-citernes ou autres réservoirs tels que camion-citernes ou isoconteneurs, ayant contenu du CS2. En raison de son inflammabilité ce produit est à l'état liquide toujours gardé sous l'eau pour éviter le contact avec l'atmosphère. Selon l'invention, dans un premier temps on fait passer de l'eau dans le réservoir à travers le tube plongeur. L'eau est recueillie à la sortie "gaz" du réservoir et envoyée dans un séparateur. En effet, l'eau entraihe le CS2 à l'état vésiculaire et dans le séparateur il se réunit de nouveau et forme une couche au fond de la cuve. Cette opération dure assez longtemps, de préférence on la continue pendant 24 h. Ensuite, le réservoir restant rempli d'eau, on chauffe ce dernier par insufflage de vapeur à basse pression jusqu'à ce que le réservoir et l'eau qu'il contient atteignent la température de 60"C environ. A cette température le CS2 présent au fond du réservoir s'évapore et un mélange de vapeur d'eau et de CS2 gazeux est conduit dans un condenseur où seuls les composants non condensables ne sont pas récupérés dans le séparateur. Au bout de 24 h environ tout le CS2 est transféré dans le condenseur. On refroidit le réservoir en introduisant de l'eau froide. L'installation sera décrite plus en détail à l'aide du dessin joint. Le remplissage du réservoir (1) avec de l'eau se fait à l'aide de la tuyauterie souple 2 qui est reliée en passant par la pompe 4 et le conduit 9 au séparateur 7 qui est rempli d'eau. L'eau sortant du réservoir par la tuyauterie souple 3 est introduite dans le condenseur 5, qui est par exemple un condenseur par surface du type tubulaire.Acestadelecondenseurn'est pas refroidi et l'eau contenant le CS2 s'écoule dans le séparateur 7 où le CS2 se réunit au fond. Ce séparateur est une cuve placée sous le condenseur de façon que le condensat s'écoule par le tuyau 10 qui débouche dans la partie inférieure de la cuve. Cette dernière est à ce niveau également pourvue d'une vanne ll pour le soutirage du CS2. La vapeur à basse pression pour chauffer le réservoir entre dans celui-ci par le tuyau 8 et la tuyauterie souple 2 et est ensuite conduite dans le condenseur en passant par la tuyauterie 3. Le sommet du condenseur est relié à un pareflamme 6 donnant dans l'atmosphère dans laquelle sont rejetés les gaz incondensables. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la vidange et le nettoyage de réservoirs mobiles ayant contenu des produits toxiques facilement inflammables immiscibles à l'eau et plus lourds que celle-ci, caractérisé en ce que l'on fait passer au moyen d'un tube plongeur de l'eau dans le réservoir pendant une période prolongée, de préférence pendant 24 h, que l'on recueille dans un décanteur, ensuite on porte le réservoir rempli d'eau à 60"C au moyen de vapeur à basse pression, on condense le mélange de vapeur et de CS2 sortant et on refroidit ensuite le réservoir par circulation d'eau que l'on soumet également à une décantation et on vidange. 2. Installation pour la mise en oeuvre du procédé défini ci-dessus, caractéris ée en ce qu'elle comprend des dispositifs (2, 3) pour le remplissage et la vidange du réservoir mobile (1); un condenseur (5) relié au réservoir (1) et à un décanteur (7), et une pompe (4) pour alimenter le dispositif de vidange (2) en eau à partir du décanteur (7).