La présente invention est relative à la préparation de nouvelles planches d'impression lithographique. les procédés et produits lithographiques jouent un rôle de plus en plus important dans la reproductioh photomécanique. La demande et l'utilisation accrues de produits photographiques ont entraîné des contraintes commerciales d'un niveau que l'artisanat peut difficilement atteindre. La volonté de satisfaire les desiderate des clients et les exigences artiga- nales qui en résultent pour améliorer la qualité suivant un prix de revient raisonnable ont stimulé d'importante efforts de recherche pour trouver des planches à long usage, planche qui ne nécessitent que de courtes expositions et que l'on puisse préparer de façon simple, et que l'on puisse utiliser dans des conditions d'impression les plus variées. les efforts de recherche ont, par exemple, débouché sur des supports lithographiques qu'on peut utiliser avec efficacité pour l'impres- sion d'un grand nombre de copies. On a utilisé avec succès des supports métalliques, tels que des supports d'aluminium ou de zinc. On s'est beaucoup intéressé, ces derniers temps, aux supports lithographiques on aluminium à cause du prix, de la disponibilité, et de la légèreté de ce né tal .On a, cependant, rencontré beaucoup de difficultés pour utiliser des supports on aluminium avec des compositions photosensibles , dont la sensibilité soit analogue à celle des produits utilisés pour les prises de vues et qui nécessitent un miniums d'habileté pour le développement, par exemple des compositions sensibles aux gélatino-halogénures d'argent. Il est indispensable de prendre de sérieuses précautions pour éviter que l'aluminium du support ne réagisse avec les oompositions photosensibles. me pour des planches fabriquées aveo soin, il est souvent indispensable de les surexposer et il faut souvent faire appel à des artisans très qualifiés pour transforeer oes planches en planches d'impression utiles. On a beaucoup recherché l'utilisation des compositions aux gélatino-halogénures d'argent pour des planches destinées à un long usage au moins en partie à cause de la courte exposition et du traitement simpli- fi qu'elles exigent.Bien que les compositions aux halogénures d'argent soient particulièrement sensibles aux agents extérieurs, on est parvenu à les utiliser avec des supports en aluminium, par oxemple en plaçant une couche de matière plastique entre l'halogénure d'argent et l'aluminium ou en utilisant un procédé de transfert qui permet de transposer l'image de gélatine insensible à la lumière sur des supports métalliques.On a néanmoins rencontré des difficultés pour préparer des plaques offrant des images de gélatine qui soient oléophiles et qui présentent une très grande utilité avec diverses combinaisons d'encres lithographiques, de solutions de mouillage, etc. On a utilisé divers procédés pour accroitre le caract8rea clécphile (c'est-à-dire l'affinité pour les encres d'imprimeris grasses), mais on obtient habituellement des planches n' ayant pas une durée d'utilisation satisfaisante sur la presse 3 on a ainsi essayé d'utiliser des @ solutions lipophilisantes, ou des traitementa préalables qui peuvent alors devenir incompatibles avec les machines de développement automatique, ou d'exposer à une source de lumière d'intensité élevée. Suivant la présente invention, on prépare das planhes lithe graphiques, qui peuvent a'adapter à un grand nombre de conditions d'impres- sion et qui ont une longue durée, on réalisant une planche préliminaire constituée par un support do métal portant une couche de géatine qui contient une image. Pour colas on traite la couche de gélatine contenant l'image par une solution de traitement spécifique et on l'expose ensmits à la chaleur. La présente invention a dene notamment pour objets : - un nouveau procédé pour préparer des planches lithographiques constitu6es par des supperts métalliques, d'aluminium par exemple, pertant une image de gélatine et qui restent eléephuiles pendant des tirages. prolongés, ce procédé nj'impliquant que des étapes de conrtes durées et fasilement compatibles avec des appareils antomatiques et ne nécessitant que l'utilisation de solutions peu corrosives , - de nouvelles planches pour impression lithographique qu'on peut utiliser avec efficacité pour do nembraux tirages et dans dos conditions dk'impressien variées en partioulier avec un large échantillonnage d'encres lithographiques, c'est-à-dire d'encras d'impression grasses. La présente invention permet de préparer des planches lithographiques d'après le procédé suiant : a) o réalise une planche préliminaire constituée d'un support métal lique muni d'une couche de gélatine contenant une image E b) on traite l'image de gélatine par une solution dont le pH est compris entre environ 2 et 6 et comprenant des ions bichromates, des ions halogénures, et de l'acide aacétique ; o) on chauffe l'image traitée dans un milieu ayant une température de 122 C à 260 C environ, pendant une durée n'excédant pas 90 a environ et avantageusement d'au, moins 30 s environ. Pour fabriquer la planche préliminaire, on dépose sur un support métallique, avantageusement un support on aluminium, une image de gélatine par tout moyen approprié, par exemple en transposant une image do gélatine sur ce support d'aluminium, en utilisant une couche de gélatine - sensible à la lumière sur un support d'aluminium et en éliminant sélecti- vement le fond de l'image par blanchiment dégradant, dépouillement, etc. Pour convertir la planche préliminaire en une planche litho - graphique suivant la présente invention, on traite su moine les images de gélatine de la planche préliminaire avec une solution aqueuse dont le pE Ost compris entre environ 2 et 6, et de préférence égal à 3, et qui se compose :: 1- d'acide acétique et/ou de produits de réaction solubles de celui-ci 3 - 2r d'ons bichromate, qu'on peut incorporer à la solution en ajoutant des bichromates solubles, particulièrement des bichromates de métaux, avantageursement de métaux alcalins, et tels que le bichromate de sodium, le bichromate de potassiums etc, ou le bichromate d'ammonium; et 3- des ions halogénures, qu'on peut incorporer à la solution an ajoutant des halogénure solubles, d'ammonium ou de métaux alcalins tels que du chlorure de sodium, du bromure de sodium, du chlorure de potas- sium, et' et avantageusement du bromure de potassium. les proportions des divers ingrédients dans les mélanges que l'on treuve dans le commerce peuvent être tres varlables suivant l'usage auquel ils sont destines, leur solubilité, etc. da même, on a une cartine marge de liberté en ce qui concerne les propartions des divers composés dans la solution de traitement au moment de on utilisation Toutefois, il est généralement avantageux de traiter les images de gélatine par des solutions contenant, par litre des produits de réaction de 1- environ 20 à 50 ml d'acide acétique oristallisable;; 2- environ 20 g à 40 g de bichromte, par exemple de bichromate d'ammonimm ou d'un Èétal et avantageusement une quantité équivalente à celle obtenue avec 30 g de bichromate de potassium 3 3- environ 20 g à 150 g d'un halogénure d'un métal ou d'ammonium, de préférence, 20 g-à 120 g d'halogénure de métal alcalin ou d'ammonium et, avantageursement, une quantité d'halogénure de étal alcalin ou d'ammonium qui donnerait une concentration ionique en halogénure approximativement égale à celle obtenue avec environ 120 "g de bromure de potassium. La durée et la température nécessaires au traitement des images de gélatine aveo la solution varie, évidemment, suivant la manière dont on applique la solution, etc. On peut simplement passer, par exemple, la plaque dans un bain à la température ambiante à une vitesse telle que l'image reste eh-contact avec le bain pendant au moins 30 s environ. On peut adopter les durées plus longues, par exemple jusqu'à 2 mn, mais le plus suvent, elles ralentissent simplement la réaction totale. On peut diminuer la durée du traitement si on augmente la température du bain.On se rendra compte, naturellement, que pendant les phases initiales de 11 étape de chauffage les images de gélatine se sont imbibées de ou sont mises en contact avec la solution de traitement ou les résidus de celle-ci. On peut utiliser d'autres moyens pour appliquer la solution sur les images gélatineuses, par exemple, par vaporisation, avec un tampon, etc. les images traitées sont alors exposées à une source de chaleur par exemple en plaçant la planche préliminaire traitée initialement à l'humidité dans une étuve, pendant 30 à 90 s, à une température située entre 2600C et 12200 environ, avantageusement pendant environ 30 à 60 s à une température de 132-1350C environ. On peut, par exemple, chauffer la planche en la plaçant dans une ambiance gazeuse chaude pendant le tempo désiré ou la soumettant à un courant de gaz chaud. Les conditions -optimales du procédé dans les limites indiquées peuvent varier suivant de nombreux facteurs, par exemple suivant les paramètres définissant la géométrie de l'appareil de chauffage, tel que la géométrie du four, le temps nécessaire pour la fabrication de la planche, etc. On peut réaliser les images de gélatine, du type de celles mention- nées ci-dessu par les procédés convenables qui permettent d'obtenir une image de gélatine sur un support hydrophile Un procédé particulièrement avantageux pour former une image consiste à utiliser un support d'aluminium d'abord brossé, puis anodisé à l'acide phosphorique sur lequel on couche une émulsion photographique aux halogénures d'argent, qu'on expose à une image lumineuse, et qu'on développe dans un révélateur tel que le révélateur Kodak D-19 Après le développement , on plonge l'émulsion aux halogénures d'argent dans un bain de blanchiment dégradant tel qu'un bain de blanchiment dégradant Kodak EB-4 contenant du chlorure cuivrique, de l'acide citrique, de l'urée et/l'eau oxygén6s Ceci entraîne le blanchiment des grains d'argent et en mise temps la dé dégradation et le ramollissement de la gélatine de manière à ce qu'elle disparaisse des plages exposées. On traite alors la planche lithographique préliminaire ainsi obtenue de la manière voulue avec la solution de bichromate, on la chauffe comme on l'a indiqué ci-dessus et on l'utilise sur 1a presse. On a trouvé d'une manière inattendue que les solutions de traitement agissent avec beaucoup d'efficacité, quoi qu'il n'y ait pratiquement pas d'argent développé dans l'image de gélatine à traiter. Les émulsions photographiques aux halogénures d'argent qu'on peut utiliser suivant ce mode de réalisation avantageux de l'invention comprennent des émulsions aux halogénures d'argent telles que le chlorure d'arguent le bromure d'argent, l'iodure d'argent, le chlorobromure d'argent, le chloroiodure d'argent, le bromoidure d'argent, le chlorobromoiodure d'argent, etc. Une émulsion particulièrement utile est une émulsion au chlorobromure à contraste élevé comprenant une proportion molaire de chlorure au moins égale à 60/100. S'il est avantageux de n'utiliser que de la gélatine comme liant, on peut aussi bien utiliser d'autres colloïdes hydrophiles avec la gélatine pour donner une couche qu'on peut durcir jusqu'à un point tel qu'elle ait un point de fusion supérieur à 820C et généralement inférieur à 149 OC. Des colloïdes hydrophiles fconvenables comprennent l'albumine colloïdale, des dérivés cellulosiques, des résines synthétiques, particulièrement des composés polyvinyliques, etc. On peut également utiliser des composés vinyliques polymérisés insolubles dans 11 eau, par exemple des polymères d'acrylates ou de méthacrylates d'alcoyle. le titre de l'émulsion aux halogénures d'argent peut varier sui- vant l'usage auquel elle est destinée. Un intervalle utile se situe entre Il mg/dm2 et 86 mg/dm de gélatine, de préférence entre 11 mg/dm2 et 43 mg/dm et environ 5 mg/dm et 21 mg/dm d'argent sous forme d'halogénures d'argent, de préférence 5 mg/dm2 å 14 mg/dm2. On peut sensibiliser chimiquement les émulsions photographiques par exemple avec des composés du soufre, des sels de métaux nobles tels que des sels d'or, par réduction sensibilisée avec des réducteurs, des combinaisons de ceux-ci, etc.De plus, on peut durcir des couches d'émulsion avec des tannants appropriés tels que les aldéhydes tannants alkyd, les dérivés tannants d'aziridine, des dérivés tannants du dioxanne, dés oprpolysaccharidess tels que l'amidon oxydé, des gommes végétales oxydées, etc. Les émulsions photographiques aux halogénures d'argent peuvent également oontenir des adjuvants supplémentaires particulièrement ceux qui sont connus pour améliorer les émulsions photographiques c'est-à-dire, par exemple, des stabilisants ou des antivoiles, particulièrement les sels d'acides minéraux solubles dans l'eau, de cadmium, de cobalt, de manganèse et de zine tels que ceux décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 829 404, des triazaîndolines substituées telles que décrites aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 444 605 et 2 444 607, des produits augmentant la sensibilité, des plastifiants; des colorants filtres, etc. Des sensibilisateurs qui donnent des résultats particulièrement bons dans des émulsions caractéristiques utiles suivant l'invention sont les polymères d'oxyde d'alcoylène qu'on peut utiliser seuls ou en combinaison avec d'autres produits tels que des sels d'ammonium quaternaire, comme décrit au brevet français 1 170 223 ou avec des composés du mercure et des composés contenant de l'azote, tels que décrits au premier certificat d'addition 68 909 rattaché au brevet français 1 098 942. L'émulsion peut être sengi- biliée au bleu, orthochromatique, panchromatique, sensible aux infrarouges, eto. les types d'émulsions qu'on peut utiliser suivant l'invention comprennent, naturellement, des émulsions négatives et positives. On peut, dans quelques cas, utiliser avantageusement des émulsions inversibles, ou des émulsions positives directes, telles que des émulsions tannées aux halogénures d'argent agissant par solarisation et des émulsions aux halogénures d' argent - à image latente interne dont l'image latente se forme pour sa plus grande partie à l'intérieur des grains d'halogénures d'argent. Pour augmenter la définition, il peut être souhaitable d'inoorporer un pigment ou un colorant antihalo dans l'émulsion. On peut utiliser des colorants et des pigments typiques figurant dans des couches antihalo pourvu qu'ils soient inertes vis-à-vis de l'émulsion et, quand on utilise le procédé de décoloration par attaque d'acide, qu'ils n'affectent pas la réfaction de décoloration à l'acide. Suivant un mode de réalisation avantageux, on utilise un pigment de carbone à raison de 20 à 50 g par atome gramme d'argent. L'incorporation de pigment de carbone peut faciliter la protection dé la planche lithographique obtenue. On comprendra qu'on peut coucher l'émulsion en utilisant des procédés connus de l'home de l'art. Pour le procédé de biano-hisent dégradant permettant de former l'image de la planche, il faut suffisamment tanner l'émulsion pour qu'elle ait une température de fusion d'au moins 82 C, généralement supérieure à 930C environ et, de préférence, au-dessus de 110 C environ. On peut en outre utiliser, pour réaliser l'invention, n'importe quel développateur classique des halogénures d'argent. On incorpore ces développateurs à la oomposition contigue à l'halogénure d'argent, par exemple à la couche d'émulsion ou à une couche juxtaposée. Parmi les développateurs typiques figurent l'hydroquinone et les hydroquinones substituées telles que la bromohydroquinone, la chlorobydroquinone, la toluhydroquinone, la morpholinométhylhydroquinone, etc. On remarquera également qu'on peut utiliser un développateur auxiliaire suivant un taux de O à 20 % d'hydroquinone ou d'hydroquinone substituée pour améliorer la sensibilité sans affecter la réaction de développement. Parmi les agents auxiliaires typiques figurent la 3-pyrazolidone, des révélateurs connus de l'homme de l'art ainsi que le composé vendu sous la dénomination commerciale Elon (sulfate de N-méthyl-p-amin phénol); etc. Des agents auxiliaires particulièrement utiles sont la 1-phénp1-3-pyra- zolidone et la 1-phényl-4,4-diméthyl-3-pyrazlidone. On transforme avantageusement l'émulsion développée aux halogénures d'argent en pasche lithographique avec une solution de blanchiment dégradant. Ces solutions contiennent habituellement un oxydant, tel que l'eau oxygénée , un formateur de sel d'argent insoluble, tel que l'ion chlorure, et un catalyseur d'ion métallique, tel que l'ion cuivrique. On peut incorporer au bain de blanchiment dégradant un agent ramollissant la gélatine, tel que l'acide citrique et/ou l'urée. On peut appliquer la solution de blanchiment dégradant par vaporisation, plongée, immersion, tamponnage, etc, sur les plages où l'argent s'est formé par blanchiment de l'image d'argent, et en même temps par dégradation de la gélatine dans ces aSses s plages. L'application de la solution de blanchiment dégradant élimine normalement la gélatine dans les planches exposes. Cependant, on peut laver r l'émulsion pour éliminer la solution de blanchiment dégradant et tout colloïde ramolli restant.Si on le désire, on peut exposer à nouveau l'émulsion à la lumière ambiante normale et ensuite redévelopper pour avoir une image dans ces plages qui ne sont pas dégradées. Ceci donne une plage d'image sombre utilisable pour protéger la planche. Naturellement, on put tanner l'émulsion après le blanchiment dégradant, si on le désire, pour compenser tout ramollissement superficiel dû au blanchiment dégradant. Cependant, ceci n'eet pas nécessaire. On peut traiter la planche immédiatement après l'opération de blanchiment dégradant, la chauffer pour obtenir des images de gélatine qui soient oléophiles d'une manière durable et l'encrer pour obtenir une plage image sabre et pour l'utiliser sur la presse lithographique. La solution de blanchiment dégradant peut être une solution contenant du ohlorure cuivrique, de l'acide citrique et de l'eau oxygénée telle que le bain de blanchiment dégradant Kodak EB-3 ou EB-4, de composition auivante : Bain de blanchiment degradant Kodak EB-3 é 50 C 750 ml Chlorure ouivrique 10 g Acide citrique 10 g Eau q.s.p. 11 Bau oxygénée à 3 % i 1 Bain de blanchiment dégradant Kodak E2-4 Eau à 500C 600 ml Chlorure cuivrique 10 g Acide citrique 150 g Urée 150 g Eau q.s.p. 11 Eau oxygénée à 3 % Le bain de blanchiment dégradant Kodak EB-2 est un autre bain de blanchiment dégradant convenable contenant du sulfate de cuivre, de l'acide citrique, du bromure de potassium, et de l'eau oxygénée.Cependant, un bain de blanchiment dégradant contenant du chlorure cuivrique, de l'acide citrique, de l'urée, et l'eau oxygénée et dans lequel il y a au moins 20 g par litre de chlorure cuivrique, est particulièrement approprié pour éliminer probablement la gélatine dans les plages image en une durée ne dépassant pas 20 s. La demande de brevet français PV 156 372 déposée le 25 juin 19689 au nom de la demanderesse, décrit ces solutions de blanchiment dégradant. On peut utiliser divers autres oxydants à la place de l'eau oxygénée par exemple des dérivés libérant de l'eau oxygénée, etc. Cependant, les oxydants qu'on utilise à la place de l'eau oxygénée doivent agir sélectivement sur la plage image où l'image d'argent est localisée au lieu d'attaquer la couche d'émulsion dans sa totalité, ce qui serait le cas, par exemple, si on utilisait de l'acide nitrique. Quoique l'aluminium soit un support particulièrement utile pour réaliser l'invention, on verra qu'on peut utiliser d'autres supports comprenant des métaux tels que le cuivre, le zinc, l'acier, etc. quon a convenablement hydrophilisés ou dont on a rendu les surfaces hydrophiles. On anodise avantageusement l'aluminium au moins sur le côté qui doit recevoir l'émulsion sensible à la lumière, comme le décrit par exemple le brevet français 1 551 884. On peut cependant dépolir l'aluminium ou le brosser et éventuellement ensuite l'anodiser. On couche avantageusement l'émulsion directement sur le support, surtout quand le support est de l'aluminium anodisé. EXEMPLE 1 : On expose, développe, blanchit par dégradation et rince par des moyens classiques un support d'aluminium anodisé dans une solution d'acide phosphorique dont une surface porte une couche d'émulsion au gélatino-chlorobromure d'argent à contraste élevé et à grain fin dont la proportion molaire en chlorure est environ de 70/100, du type habituellement développé par un révélateur du type "lith" à l'hydroquinone, à faible teneur en sulfite. On place le produit blanchi par dégradation ainsi obtenu directement sur une presse lithographique normale. On essaie d'encrer la planche et les épreuves qu'on en tire ne sont pas satisfaisantes quelque soit la viscosité des encres utilisées. EXEMPLE 2 t On procède comme à ltexemple 1 sauf qu'avant d'encrer le produit blanchi par dégradation, on traite 11 image avec une substance qui rend la surface de l'image lipophile comme décrit à la demande de brevet français nO 157 124 déposée le 28 juin 1968. La planche donne de mauvaises teintes, meme avec des encres'à viscosité élevée, tellesque l'encre vendue sous la dénomination commerciale Speed King Jet Halftone Bleck , par l'Interchemical Corporation, Elizabeth, News Jersey. EXEMPLE 3 : On reprend le mode opératoire de l'eremple 2, sauf qu'avant d'utiliser la planche sur la presse, on la place dans une étuve à environ 204 0C, pendant à peu près 1 mn. La planche ne prend pas l'encre de façon satisfaisante si cette encre est de viscosité élevée comme l'encre de l'exemple précédent. EXEMPLE 4 On reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, excepté que avant la mise en place de la planche sur la presse, on la traite par un bain comprenant les composés suivants K2Cr207 30 g 120 120 g Acide acétique cristallisable 35 ml q.s.p. 11 et on la chauffe alors à une température d'environ 193 0C pendant à peu près 1 mn. La planche obtenue s'encre facilement.Quand on effectue un tirage, il apparat une image oléophile durable et on obtient 25 000 copies d'excellente qualité Le type d'encre utilisé aveo cette planche ne semble pas affecter d'une manière significative la qualité de la planche On obtient des épreuves de qualité élevée en utilisant ç des encres a viscosité élevée, telles que l'encre Speed King Jet Zalftone Black, vendue aux Etats-Unis d'Amérique pa l'Interchemical Corporation, des enores de viscosité moyenne, telles que l'encre Print Gloss Offset Black vendue aux Etats-Unis d'Amérique par Pope and Gray Company et des encres à faible viscosité, telles que l'encre Web Offset Black, vendue =x Etats-Unis d'Amérique par General Printing Ink Company. EXEMPLE 9 : On reprend le mode opératoire de l'exemple 4, sauf qu'on remplace le bromure de sodium par du bromure de potassium. On obtient des résultats identiques. EXEMPLE 6 : On suit le mode opératoire de l'exemple 5, sauf qu'on remplace le bichromate de potassium par du bichromate de sodium. On obtient des résultats identiques. EXEMPLE 7 t On suit le mode opératoire de l'exemple 4 sauf que l'on utilise du chlorure de potassium à la place du bromure de potassium. On obtient des résultats semblables. EXEMPLE 8 t On reprend le mode opératoire de l'exemple 4 sauf qu'on remplace le bichromate de potassium par du bichromate d'ammonium. Des résultats identiques sont obtenus. EXEMPLE 9 i On reprend le mode opératoire de l'exemple 4, sauf qu'on chauffe la planche jusqu'à 2600C pendant 30 s environ. On obtient des résultats identiques. EXEMPLE 10 : On suit le mode opératoire de l'exemple 4, sauf que l'on met la planche dans une étuve à une température de 1 160C, pendant 30 s environ. On obtient des résultats non satisfaisants. La planche n'imprime pratiquement plus après un tirage de 500 copies avec de l'encre Speed King Jet Ealftone Black. EXEMPLE 11 : On reprend le mode opératoire de ltexemple 4, sauf que l'on met la planche dans une étuve à une température de 163 OC pendant 1 mn envi on. La planche donne d'excellents résultats avec des encres à viscosités Faible et moyennes mais n'imprime pratiquement plus après un court tirage lorsqu'en utilise des encres à viscosité élevée. EXEMPLE 12 z On On reprend le mode opératoire de l'exemple 4 sauf qu'on place la planche dans une étuve à une température de 2160C environ pendant à peu près 1 mn. On obtient des résultats identiques à ceux de l'exemple 4. EXEMPLE 13 13 On reprend le mode opératoire de l'exemple 4 sauf qu'on place la planohe dans une étuve à une température de 121 C. La planche n'imprime pratiquement plus, après un court tirage avec des encres à viscosité élevée, mais donne de bons résultats avec des encres à faible viscosité, telles que l'encre Web Offset Block. EXEMPLE lA 3 On reprend le mode opératoire de l'exemple 4, sauf qu'on utilise de l'acide glycolique à la place de l'acide acétique dans la solution de traitement. L'affinité à l'encre de la plaque obtenue est notablement intérieure à celle de la planche de l'exemple 4. On remarque une meme affinité à l'encre réduite quand en substitue à l'acide acétique d'autres acides, tels que l'acide diglycolique, l'acide chlorhydrique, l'acide phosphorique et l'acide citrique. EXEMPLE 15 : On reprend le mode opératoire de l'exemple 4 sauf qu'on utilise un support d'aluminium grainé ou traité à la brosse à la place du support d'aluminium anodisé, On obtient des résultats identiques. EXEMPLE 16 0 On réalise sur un support d'aluminium chimiquement dépoli une image de gélatine par un transfert de gélatine suivant ce qui est décrit au brevet français 1 092 963. On traite ensuite la planche obtenue suivant le mode opératoire décrit à l'exemple 4. On obtient plus de 25 000 copies d'excellente qualité. On n'obtient aucune copie satisfaisante quand on utilise le même procédé sans étape de chauffage. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour préparer des planches d'impression lithographique, sui vant lequel on dépose sur un support métallique une image de gélatine, caractérisé en ce qu'on traite cette image de gélatine par une solu tion aqueuse dont le pH est compris entre 2 et 6 environ et qui dont tient des ions bichromate, des ions halogénure, et de l'acide acé- tique, et en ce qu'on soumet l'images ainsi traitée à une température comprise environ entre 1220C et 2600C pendant une durée ne dépassant pas 90 s. 2. - Procédé conforme à la revendication 1 caractérisé en ce qu'on soumet l'image traitée par la solution à une température située environ entre 1380C et 232 C. 3. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on incorpore les ions bichromate à la solution sous forme de bichromate d'ammoniux ou de métal alcalin, et d'halo- gémure sous forme d'halogénure de métal alcalin. 4. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3,carac térisé en ce que la solution aqueuse présente un pH d'environ 3 et continent eszentiellement de l'eau et le produit de réaction dissous de bichromate d'ammonium ou de métal alcalin, d'halogéznire d'ammonium, ou de métal alcalin, et d'acide acétique. 5. - Procédé conforme à la revendication 4 caractérisé en ce que le produit de réaction dissous provient de 20 ml à 50 ml environ d'acide acétique, de 20 g à 40 g environ de bichromate d'ammonium ou de métal alcalin, et de 20 g à 120 g environ d'halogénure d'ammonium ou de métal alcalin par litre de solution et au cours duquelles images traitées sont soumises à une température située entre 1220C et 2600C pendant une durée pouvant aller de 30 s à 90 s. 6. - Procédé conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que la solution aqueuse a un pH de 3 environ et contient essentiellement de l'eau et le produit de réaction dissous de 30 g environ de bichromate de potassium 120 g environ d'un halogénure soluble d'ammonium ou d'un autre métal et 35 ml environ d'acide acétique par litre. 7. - Planche lithographique caractérisée en ce qu'on l'obtient avec le procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1,2, 3, 4 et 5. 8. - Planche lithographique conforme à la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comprend un support métallique avec une image de gélatine obtenue t a) en réalisant un produit comprenant un support d'aluminium avec une émulsion photosensible aux gélatino-halgénures d'argent ; b) en exposant l'émulsion photosensible à une inage; c) en développant le pro duit exposé; d) en éliminant les plages contenant de l'argent développé par blanchiment dégradant.