La présente invention çoncerne un procédé de désinfection par évaporation d'une solution de produit antiseptique, suivie d'une neutralisation par évaporation d'une solution neutralisante, selon lequel on expose ces solutions à un courant d'air et on dirige l'air saturé des vapeurs de ces solutions sur le matériel ou les appareils à désinfecter. L'invention concerne également un appareil et/ou installation pour la mise en oeuvre du procédé. Quoique l'application de l'invention n'y soit pas limitée, on se référera, par la suite, plus particulièrement à la désinfection de respirateurs artificiels en raison des dangers que ceux-ci font courir aux malades par suite d'une mauvaise désinfection, ou par des gaz antiseptiques insuffisamment neutralisés et éliminés. La désinfection de ces appareils est, en effet, essentielle, car ltair éventuellement pollué, ou les gaz, sont introduits directement dans les voies respiratoires des malades. De ce fait, des accidents dus a la contamination sont fréquents, très graves et souvent mortels. I1 est important que non seulement la désinfection soit totale, mais aussi que tout effet irritant dû à des résidus soit éliminé completement. Les résidus lorsqu'ils constituent des dépôts sont également susceptibles de provoquer la mise hors service de certains organes essentiels clapets, soupapes, etc., ce qui représente un danger certain. Actuellement on utilise le plus souvent, comme agent antiseptique, du formol vaporisé à partir d'une solution, en raison de sa puissante action bactéricide. Pour la désinfection au formol, il est connu d'utiliser des appareils comprenant un évaporateur à formol qui est composé d'une cuve dans laquelle une solution formolée est chauffée, aux environs de 500 C et plus, par une résistance électrique. La solution est introduite dans la cuve, à partir d'un réservoir relié à celle-ci et disposé au-dessus lorsque la solution s'est écoulée dans la cuve, le réservoir est fermé au moyen d'un bouchon étanche. La cuve est reliée à une arrivée d'air comprimé dont le débit est réglé grâce à un débitmetre. Lorsque l'appareil est mis en marche, l'air pénetre dans la cuve et est dirigé directement sur la surface de la solution de formol, produisant un brassage de celle-ci afin de favoriser l'évaporation du formaldéhyde. L'air chargé de formaldéhyde circule dans les circuits internes des appareils à désinfecter. Vu que ce gaz émis est tres irritant, il est nécessaire d'e le neutraliser après la désinfection et jusqu'à présent, on utilise le plus souvent le gaz d'ammoniac. A cet effet, un deuxième évaporateur similaire à celui décrit est utilisé, toutefois, sans que la solution d'ammoniaque soit chauffée, car ce gaz est très volatil. Lorsque le temps de neutralisation est terminé, il est procédé à un rinçage à l'air comprimé. Ces trois phases, formolisation, neutralisation et rinçage à l'air, sont programmées automa- tiquement par des minuteries commandant l'ouverture et la fermeture des vannes magnétiques suivant le temps déterminé pour chaque cycle. Le problème qui restait à résoudre concernait la suppression totale des condensations. Jusqu'à présent, celles-ci n' ont pas été réduites suffi somment, malgré l'utilisation des condenseurs les mieux élaborés. En effet, lorsqu'il reste des gouttelettes d'eau chargées de formol dans les conduits des appareils, elles subsistent après la neutralisation et renferment de lthexaméthylène-tétramine et de l'ammoniaque qui sont responsables dtirri- tations très dangereuses des voies respiratoires du malade. D'autre part, au moment de la neutralisation, il se produit une réaction chimique entre les gouttelettes de formol et le gaz d'ammoniac qui aboutit à l'obtention d'une quantité plus ou moins importante d'hexaméthylène-tétramine qui est une poudre blanche.Or, il faut éviter la formation de cette poudre, car celle-ci peut se déposer dans les circuits tubulaires et les différents organes des appareillages, tels que clapets, soupapes, etc., entraînant des perturbations dans les appareils. De telles perturbations ne sont pas admissibles dans les appareils médicaux dont la fiabilité doit être excellente. Or, on a découvert que lors de l'évaporation du formol, au sujet duquel il faut rappeler qu'il se présente toujours sous forme d'une solution composée, entre autres, d'une certaine quantité d'eau et d'aldéhyde formique, de l'eau, généralement sous forme de vapeur était entraînée et que cette eau se condense dans l'appareillage à stériliser. Cette eau condensée retient à son tour une quantité relativement importante de formol qui engendre les inconvénients susmentionnés. Par conséquent, si on veut éviter les condensations du formol et plus particulièrement de l'aldéhyde formique, il faut d'abord éviter les condensations de l'eau dans les appareils à stériliser. I1 est à noter que les condensations des vapeurs d'eau peuvent engendrer un problème supplémentaire, à savoir celui de l'oxydation des surfaces métalliques des appareils à stériliser. Use des causes des incidents dus aux condensations est le dépassement du débit d'air maximum toléré. En effet, ces appareils de désinfection sont conçus pour un débit maximal de 8 à 10 litres d'air par minute et, passé ce débit, il se produit des condensations, malgré la présence des condenseurs qu'on a proposés pour y remédier. Cette limite de débit est due à la conception des évaporateurs. Si le débit de l > air en contact avec la solution dans l'évaporateur est trop élevé il se produit, en effet, une évaporation fractionnée de la solution de formol. C'est-à-dire que les constituants de celle-ci ne sont pas évaporés simultanément et suivant des proportions constantes.Cette évaporation fractionnée provoque d'abord une évaporation abondante de l'eau, ce qui entrain une augmentation de la concentration en aldéhyde formique qui reste sous forme d'hydrates dans la solution. L'évaporation initiale de l'eau augmente non seulement le risque de condensation de l'eau dans les appareils à désinfecter avec les inconvénients que celà entralne, mais également une perte de produit antiseptique, car, si la concentration en aldéhyde formique de la solution dépasse 50 %, cet aldéhyde se polymérise et forme un dépôt très important dans l'évaporateur. Le but de la présente invention est de prévoir un procédé et un appareil de stérilisation utilisant un nouveau procédé d'évaporation de la solution antiseptique qui permet un débit très élevé sans risque d'accident provoqué par des condensations d'eau ou de produit antiseptique et sans perte du produit antiseptique. Pour atteindre cet objectif, le procédé de désinfection selon l'invention est caractérisé en ce que l'on imbibe un élément en matière poreuse avec la solution de produit antiseptique dans une enceinte étanche, en ce que l'on -fait passer à travers cette enceinte un courant d'air que l'on dirige sur ledit élément pour entraîneur les vapeurs antiseptiques et en ce que l'on surveille continuellement la composition de la solution de produit antiseptique. Selon un mode de réalisation avantageux, l'air est préalablement réchauffé et comprimé avant d'être envoyé dans l'enceinte. Le procédé peut être appliqué avantageusement pour désinfecter simultanément les circuits externes et internes d'un ou plusieurs appareils comme, par exemple, un respirateur artificiel. Cet ensemble permettra de bénéficier d'un gain de temps représentant une économie considérable, et surtout une très grande sécurité, en particulier pour les malades traités par les respirateurs artificiels et autres matériels. Les débits importants permettront également de traiter dans ces chambres de désinfection tout matériel, tels que lits avec leurs literies, vêtements, chariots, etc. L'appareil pour la mise en oeuvre du procédé comporte, selon la présente invention, une enceinte étanche contenant une solution antiseptique et un élément en matière poreuse plongeant dans ladite solution, cette enceinte étant pourvue d'une conduite d'alimentation en produit antiseptique conçue pour maintenir un niveau constant, d'une conduite d'amenée d'air dirigée sur la surface de l'élément en matière poreuse, d'une conduite d'évacuation de l'air avec des vapeurs antiseptiques et d'un détecteur d'humidité plongeant dans ladite enceinte. Un contrôle horaire au moyen d'une minuterie qui enregistre le temps des différentes séquences de ventilation sur l'élément imbibé permet de suivre l'émission des produits désinfectants et neutralisants. Partant de là, on règle la minuterie sur le temps maximum à ne pas dépasser pour que celle-ci provoque l'arrêt de l'appareil et le déclenchement d'un signal d'alarme bien avant que le produit actif de la solution antiseptique soit épuisé. L'appareil ne pourra être remis en marche que lorsque la recharge aura été renouvelée. Ce contrôle peut être également obtenu par le détecteur d'humidité, composé de deux palpeurs en contact avec l'élément imbibé. Cette sonde sera réglée de telle sorte qu'elle provoquera l'arrêt de l'appareil et le signal d'alarme avant que le seuil d'humidité préalablement déterminé soit franchi, la remise en marche ne pouvant également se faire que lorsque la recharge aura été renouvelée. Ce contrôle permet d'obtenir le maximum de sécurité, car l'utilisation d'une solution antiseptique épuisée est très dangereuse en raison de l'inefficacité qu'elle engendre. Un oubli ou une négligence de la part de l'opérateur peut en effet engendrer des infections très graves des malades et la présente invention permet de réduire ce risque d'accident. Le procédé objet de la présente invention permet de propulser des gaz ou ce l'air à basse ou haute pression, notamment dans certains respirateurs artificiels fonctionnant à l'air comprimé pour lesquels une pression de 3 bars est nécessaire. Lorsqu'on ne disposera pas d'air comprimé, un compresseur peut être utilisé pour prélever les gaz dans la chambre de désinfection et les propulser à la pression recommandée dans ces respirateurs ou autre matériel. On peut également utiliser une machine soufflante annulaire, celle-ci ayant la propriété de réchauffer l'air et de l'assecher, ce qui permettra, le plus souvent, d'éviter l'utilisation de réchauffeurs d'air. Le procédé permet une évaporation non fractionnée ne nécessitant pas le chauffage de la solution, ce qui était également l'une des causes d'une production abondante de vapeurs d'eau dans l'ancien procédé. L'air peut etre insufflé dans la cuve de l'évaporateur à température ambiante ou légèrement réchauffé. Des écrans peuvent être disposés au fond des évaporateurs ; leur surface concave se trouve au-dessus du niveau de la solution afin de ltisoler de la ventilation, tandis que l'air prend contact avec l'élément absorbant, imprégné d'une solution antiseptique volatile, notamment d'aldéhyde formique ou autre. L'air se trouvant en contact avec un film de la solution dont il extrait les vapeurs selon la loi de Henry se charge ainsi de vapeur d'eau et d'aldéhyde formique qui ne se concentre plus dans la solution. Le procédé permet, en outre, une évaporation régulière et évite une surcharge de vapeur d'eau, les constituants de la solution antiseptique étant évaporés simultanément, en proportion constante, sous forme gazeuse invisible parfaitement stable. Il est à noter qu'avec le procédé objet de cette demande de brevet, on a la possibilité de supprimer totalement l'utilisation des condenseurs. Les expériences ont démontré quten utilisant des cuves de mêmes dimensions que celles qui sont utilisées sur les anciens appareils précédemment mentionnés, mais aménagés comme il a été décrit avec un élément absorbant, on peut atteindre des débits jusqu'à 100 litres/minute, au lieu de 10 litres/minute, sans constater aucune condensation.Selon un mode de réalisation avantageux, l'élément destiné à absorber la solution de formol est un élément cylindrique possédant de nombreux plis pour présenter le plus de surface possible en contact avec l'air en circulation. On obtient ainsi des débits très importants sans qu'il y ait de formations de microgouttelettes dans aucune partie des appareils. L'évaporation est directement proportionnelle au volume d'air en contact avec la matière poreuse imprègnée et inversement à son degré hygrométrique, d'où l'interet d'une déshydratation préalable éventuelle de l'air, dans certaines conditions climatiques, lorsque le degré hygrométrique est très elevé. D'autres particularités et caractéristiques ressortent de la description détaillée donnée ci-après, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 montre le schéma d'un appareil de désinfection selon la présente invention Les figures 2, 3 et 4 montrent les détails d'un évaporateur La figure 5 montre schématiquement l'utilisation d'un appareil de désinfection selon la présente invention en association avec une chambre de désinfection ; La figure 5a montre un détail de la figure 5. La figure 1 montre un évaporateur de formol 6 et d'ammoniaque 7 conçus conformément à la présente invention. L'évaporateur de formol 6 comporte essentiellement une cuve 8 associée à un couvercle 9 lequel est appliqué, d'une manière étanche, grâce à un joint 10 et un dispositif de serrage 11, sur le couvercle. Dans la cuve 8 se trouve un élément 12 en matière poreuse qui absorbe une solution de formol dans laquelle il baigne, un cache ou écran 13 évitant le contact direct de l'air avec la solution, pour empêcher l'éva- poration préférentielle de l'eau. L'alimentation en solution formolée contenue dans un réservoir 15 est réalisée au moyen d'une conduite 14 qui le relie à l'intérieur de la cuve 8 à travers le couvercle 9. Le liquide contenu dans la cuve 8 imbibe l'élément 12 à partir de sa base. Dans le réservoir 15 se trouve un flacon de formol 16 placé à l'envers sur l'extrémité de la conduite 14. Celle-ci est, de préférence, taillée en biseau de manière à transpercer automatiquement la capsule déchirable du flacon 16 lorsque celui-ci est placé sur la conduite 14 pour permettre l'écoulement de la solution, sans que l'introduction de cette charge risque d'incommoder l'opérateur par les gaz antiseptiques avant que le réservoir 15 soit fermé par un bouchon 17. La composition de la solution dans la cuve 8 est surveillée en permanence au moyen d'un detecteur d'humidité 19. L'élément absorbant 12 se présente, de préférence, sous forme d'un élément cylindrique plissé ( voir également les figures 2 et 3 ) à l'intérieur duquel l'air est dirigé par un conduit 18. L'évaporateur d'ammoniaque 7 est identique à l'évaporateur de formol 6 et on a représenté consécutivement ces éléments par les mêmes chiffres de référence que ceux des éléments correspondants de l'évaporateur 6, mais en les affectant d'un indice pour les distinguer de ces derniers. Par conséquent, l'évaporateur à ammoniaque ne sera pas décrit en détail L'air qui est envoyé dans les évaporateurs 6 et 7, mais à des moments différents, à travers une conduite commune 24 et des vannes 20 et 20', peut parvenir, conformément à la présente invention, soit d'une source d'air comprimé, soit d'une machine soufflante.La référence 25 désigne un raccord à brancher sur une source d'air comprimé ( non montrée ). Le débit de l'air est réglé au moyen d'un bouton 26 et visualisé par un débitmètre 27. L'air peut également provenir d'une machine soufflante 28, mais passe alors à travers un filtre 29. Ce circuit peut être branché automatiquement sur la conduite 24 juste avant un réchauffeur d'air 32 à température réglable par un thermostat ( non montré ). L'envoi d'air non traité dans le collecteur 23 est commandé par une vanne magnétique 30 et son débit est réglé par un bouton 31. On pourra également prevoir un réchauffeur d'air ( non montré ) à la sortie du collecteur 23 pour obtenir un asséchement plus intensif des circuits internes, et également réchauffer les gaz antiseptiques si on le juge utile. Une variante pouvant s'appliquer aussi bien sur les évaporateurs de formol que ceux d'ammoniaque est montrée sur la figure 4. Elle est caractérisée par le fait que l'imbibition est effectuée par la partie supérieure de l'élément 12. Cette imbibition est alors plus rapide, permettant l'utilisation immédiate de l'appareil. La conduite 14 dirige la solution sur un disque 36 et cette solution s'écoule du pourtour du disque sur la partie supérieure de l'élément Les références 37 et 38 représentent des palpeurs d'un détecteur électronique d'humidité en contact avec l'élément imbibé, l'un de ces palpeurs étant relié à la masse, l'autre au courant électrique et au dispositif électronique ( non montre ) de mesure. On va décrire maintenant les opérations préparatoires de l'appareil montré à la figure 1. Après avoir introduit les éléments absorbants 12 et 12' dans les évaporateurs 6 et 7, on dévisse les bouchons 17 et 17' pour introduire les doses de formol et d'ammoniaque contenues respectivement dans les flacons 16 et 16'. Cette opération terminée, on remet immédiatement les bouchons 17 et 17', les solutions de formol et d'ammoniaque s'écouleront dans les évaporateurs. Un niveau constant se maintiendra à la base des éléments, il sera déterminé par la distance de l'extrémité des conduits 14 et 14' avec le fond des cuves. Après avoir branché le raccord 25 sur une source dlair comprimé ou le dispositif de ventilation de la machine soufflante annulaire 28, on procède au réglage d'un programmateur ( non représenté ) et du débit d'air. Ce programmateur peut être constitué par des minuteries, ou dispositif électronique pour chronométrer le déroulement des différentes opérations. Ce réglage peut être effectué de la manière suivante Asséchage : 10 minutes pour lgasséchage des conduits par une circulation d'air chaud ou à température ambiante. Formolisation : 1 heure pour le traitement au formaldéhyde gazeux. Pré-rinçage : 10 minutes pour éliminer le formaldéhyde avec de l'air stérile chaud ou à température ambiante. Neutralisation : 15 minutes pour cette neutralisation par le gaz d'ammoniac. Rinçage définitif : 1 heure pour le rinçage à l'air stérile pour éliminer totalement les gaz résiduels. Au début du premier cycle, le programmateur ( non représenté ) provoque l'ouverture de la vanne magnétique 30, l'air chaud est envoyé dans la conduite collectrice 23 et dans les circuits internes des respirateurs artificiels pour les assécher afin d'éviter que le produit antiseptique ne se fixe sur de l'humidité et soit la cause des inconvénients précités. Durant le deuxième cycle, la vanne magnétique 30 est fermée, tandis que les vannes 20 et 22 sont ouvertes. L'air chaud ou à température ambiante, est forcé a travers la conduite 24 et la conduite 18 dans l'évaporateur a formol 6. L'air chargé de formaldéhyde est évacué de l'évaporateur par la conduite 21 et envoyé à travers la conduite collectrice 23 dans les circuits internes des respirateurs. Pendant le troisième cycle, les vannes magnétiques 20 et 22 sont fermées tandis que la vanne 30 est à nouveau ouverte, les gaz de formol sont chassés de la conduite 23 et des circuits internes des respirateurs par une circulation d'air stérile. La vanne magnétique 30 est ensuite refermée, tandis que les vannes 20' et 33 sont ouvertes, T air est forcé à travers la conduite 24 et la conduite 18' dans l'évaporateur d'ammoniaque 7, le gaz d'a ioniac étant propulsé à travers la conduite 21' et la conduite du collecteur 23 dans les circuits du respirateur. Durant le cinquième et dernier cycle, les vannes magnétiques 20' et 33 sont fermées tandis que la vanne 30 est à nouveau ouverte, cette phase représente le rinçage final à l'air stérile et le respirateur peut etre remis immédiatement en service sans danger à la fin de ce cycle, car il ne subsiste plus de gaz résiduels irritants dans l'appareil. La figure 5 montre schématiquement une installation complète représentant la chambre de désinfection 40 accouplée avec son appareil de désinfection 41 comme illustré sur la figure 1. Cet ensemble peut être utilisé pour la désinfection extérieure de tout matériel, lits, laiteries, vêtements, etc., ainsi que pour tout autre matériel nécessitant.en mème temps la désinfection des circuits internes non accessibles. La chambre 40 est munie d'une porte étanche 42 et est raccordée à une conduite d'admission d'air 43 munie d'un filtre 44. Ce filtre communique avec la chambre 40 à travers un clapet d'admission d'air 46 montré en détail sur la figure 5a. Ce clapet 46 comporte des orifices calibrés 47 destinés à ralentir la diffusion des gaz dans le filtre pour le désinfecter et maintenir une concentration efficace de ces gaz dans la chambre. I1 est prévu un ventilateur d'extraction 48 associé à un clapet 49 pour extraire les gaz ou vapeurs de la chambre de désinfection 40. Le clapet 49 comporte une soupape de retenue tarée de manière a ne s' ouvrir qu'au delà d'une pression déterminée permettant d'obtenir une diffusion préférentielle des gaz a travers le filtre, tout en maintenant également une concentration efficace des gaz antiseptiques dans la chambre. L'appareil de désinfection 41, destiné à engendrer les vapeurs de gaz antiseptiques, est relié par une conduite 61 et un raccord 62 à la chambre de désinfection 40. L'appareil de désinfection 41 comporte un panneau de contrôle 64 muni d'un programmateur et d'un bouton de réglage du débit d'air 65. A l'intérieur de l'appareil de désinfection 41 se trouve essentiellement un évaporateur 66 pour engendrer les gaz de formol et un évaporateur 67 pour engendrer le gaz ammoniac. L'admission d'air dans les évaporateurs peut être effectuée, soit à l'aide d'air sous pression à travers un raccord 68, soit à 11 aide d'une machine soufflante 69 à partir d'une vanne manuelle par une conduite 71 qui communique par une jonction 72 avec la conduite d'admission d'air 43.La soufflerie 69 est par ailleurs raccordée à la chambre de désinfection 40 par une conduite 73 et une vanne manuelle 74. Sur la figure 5 on a représenté, à titre d'illustration, un respirateur artificiel 75 se trouvant à l'intérieur de la chambre de désinfection 40. L'orifice d'admission d'air 76 communiquant avec le circuit interne du respirateur est branché au moyen d'un tuyau souple 77 sur le raccord d'arrivée d'air des gaz antiseptiques 78. Le respirateur 75 est par ailleurs branché sur une prise de courant moyennant un fil électrique 80. On va d'abord décrire le procédé de désinfection des parties internes et externes du respirateur artificiel 75 au moyen de l'installation représente par la figure 5. Après avoir préparé l'appareil de désinfection 41, son raccord 68 est branché sur une arrivée d'air comprimé. Le programmateur est réglé conformément à ce qui a été décrit ci-dessus en référence à la figure 1. Pour la désinfection des circuits internes et organes externes dans la chambre de désinfection 40, on branche le fil électrique 80 sur une prise de courant 79, on relie par le tuyau 77 le raccord 78 à l'orifice d'admission d'air 76 du respirateur. Après avoir fermé les vannes manuelles 70 et 74, le respirateur est mis en marche, la porte 42 est fermée et le bouton 65 est réglé sur un débit, par exemple, de 30 litres/minute. Lors du traitement au formol, les gaz traversent les circuits internes du respirateur artificiel 75 et ressortent de celui-ci en se répandant dans la chambre de désinfection 40 pour désinfecter les parties externes. Les gaz de formol pénètrent en outre dans le filtre 44 par les trous calibrés 47 du clapet 46 et assurent la désinfection automatique de ce filtre. La soupape calibrée du clapet 49 retient une certaine concentration de gaz dans la chambre de désinfection 40 pour assurer la désinfection des parties externes. La force de fermeture du clapet 49 est suffisante pour permettre également une désinfection totale du filtre en permettant aux vapeurs excédentaires de s'échapper préférentiellement par celui-ci à travers les orifices calibrés du clapet 47. Cette opération de traitement au formol est à la fois très rapide et très efficace, étant donné qu'elle assure une désinfection totale depuis l'intérieur du respirateur 75 jusque dans la conduite d'admission d'air 43 en passant à travers le filtre 44. Lorsque la phase de traitement au formol est arrêtée par le programmateur 64, le ventilateur d'extraction 48 est automatiquement mis en service et les vapeurs de formol sont évacuées, aussi bien des circuits internes du respirateur 75 que de l'intérieur de la chambre de désinfection 40 par l'action conjuguée du ventilateur 48 et de l'air comprimé admis par le raccord 68. La fin de cette phase d'évacuation de vapeurs de formol est égale- ment déterminée par le programmateur 64. Simultanément, le programmateur 64 déclenche la phase d'évaporation de l'ammoniaque pour la neutralisation des gaz irritants de formol. Le gaz d'ammoniac suit exactement le parcours suivi préalablement par les gaz de formol, et à la fin de ce cycle de neutralisation par l'ammoniac, le programmateur 64 déclenche le rinçage à l'air comprimé et l'extraction des gaz de la chambre, ce qui termine l'opération de désinfection. Le respirateur artificiel 75 peut dès lors être mis immédiatement en service. Pour faciliter la description qui vient d'être faite, on a décrit la désinfection d'un seul respirateur, mais lorsqu'il s'agit de désinfecter plusieurs appareils simultanément, une nourrice recevant les gaz est prevue dans la chambre et comporte plusieurs raccordements, le débit d'air étant augmenté en fonction du nombre d'appareils à traiter. Dans la chambre de désinfection 40, on peut également procéder à la désinfection de toute sorte d'objets, comme il a déjà été dit, des lits, literies, etc. Une telle désinfection peut en outre être effectuée en faisant fonctionner l'appareil de désinfection 41 à l'aide de la soufflerie 69. Dans ce cas, l'appareil de désinfection 41 sera'préparé et réglé comme décrit ci-dessus. On débranche le tuyau souple 77 du raccord 78 et l'on introduit le matériel à désinfecter dans la chambre de désinfection 40. On ferme la vanne 74 et on ouvre la vanne 70 qui relie la soufflerie 69 à la conduite d'admission d'air 43 et au filtre 44 au moyen des conduits 71 et 72. Les différentes phases de la désinfection peuvent dès lors se dérouler automatiquement et de la même façon que décrit ci-dessus.Lorsque les différents cycles sont terminés, le matériel désinfecté peut être immédiatement utilisé. Au lieu de faire fonctionner l'installation en circuit ouvert comme décrit ci-dessus pour les différents modes de fonctionnement, on peut également opérer en circuit fermé après avoir introduit les doses de formol et d'ammoniaque et effectué les réglages des programmations comme décrit cidessus. On ferme la vanne 70 et on met en service l'appareil de désinfection 41, le raccord d'air comprimé étant débranché, l'air contenu dans la chambre de désinfection 40 sera aspiré par la machine soufflante 69 à travers la conduite 73. Après avoir ouvert la vanne manuelle 74, l'air ainsi que les gaz seront introduits dans la chambre de désinfection par la conduite 61. Ce genre d'opération permet également la désinfection du filtre 44 par les gaz antiseptiques. Pour favoriser la pénétration de ceux-ci dans le filtre, il est intéressant d'ouvrir le clapet d'admission 47. On voit que l'installation selon la présente invention illustrée par la figure 5 permet différents modes d'opérations, à savoir Fonctionnement à air comprimé ou par l'intermédiaire de la soufflerie, fonctionnement en circuit ouvert ou en circuit fermé. Toutes ces opérations sont en outre programmées de manière à assurer un fonctionnement automatique, ce qui facilite énormément l'utilisation de 4'appareillage. I1 est à noter que la désinfection automatique du filtre 44 placé dans le circuit d'admission d'air 43 lors de la désinfection dans la chambre 40 constitue un avantage essentiel et une sécurité incomparable. L'utilisation de la soufflerie permet d'atteindre de grands débits et d'étendre son utilisation, non seulement pour de grandes chambres de désinfection, mais également dans certains locaux. Etant donné en outre que l'on peut opérer à différentes pressions et on peut envoyer des gaz antiseptiques sur de grandes distances à travers des tuyaux de petite section, notamment dans des gaines de ventilation. Dans la figure 5, on a montré un évaporateur de neutralisation 51, de forme différente, mais de conception semblable à ceux qui sont utilisés par l'appareil 41, tandis que la référence 52 représente un récipient ali menté en solution par un réservoir 55 et une conduite 56, le robinet 81 permettant de fermer la conduite lorsque l'on renouvelle la solution. Le réservoir est branché hermétiquement ce qui permet de maintenir un niveau constant détermine par la distance de l'extrémité du conduit avec le fond du récipient. La référence 53 représente un support ajouré sur lequel repose un élément plan en matière absorbante, notamment de buvard, dont les deux extrémités pliées baignent dans la solution. L'air est dirigé en surface de l'élément 53 par un déflecteur 57. Le passage de l'air sur la surface favorise l'évaporation des gaz.On a ainsi la possibilité de neutraliser les gaz de formol à la sortie de la chambre. Un filtre ( non montré ) pourra être adapté avantageusement sur la sortie 58 permettant de favoriser plus intimement l'échange des gaz pour les neutraliser, ou détruire les bactéries lorsque l'on utilisera un antiseptique. La programmation de l'appareil permet de répondre aux criteres de sécurité les plus sévères. Le réglage se fera notamment de manière qu'en aucun moment il n'y ait une concentration susceptible de conduire à un risque d'explosion ou d'éclatement. Il est encore à souligner que le procédé utilise toujours des gaz naissants et non des gaz recyclés, ce qui permet d'atteindre un degré d'efficacité très élevé. I1 est finalement à souligner que l'invention n'est pas limitée à l'utilisation de formol, mais convient tout aussi bien pour d'autres produits antiseptiques. De meme, on pourra remplacer l'ammoniac par d'autres produits neutralisants, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de désinfection par évaporation d'une solution de produit antiseptique suivie d'une neutralisation par évaporation d'une solution neutralisante selon lequel on imbibe un élément en matiere poreuse avec la solution de produit antiseptique, on expose cet élément à un courant d'air et on dirige l'air chargé de vapeurs de cette solution sur le matériel ou les appareils à désinfecter, caractérisé en ce que lgimbibition de l'élément poreux et l'expo- sition de celui-ci à un courant d'air sont réalisées dans une enceinte étanche renfermant le produit antiseptique et en ce que lton surveille continuellement la composition de celui-ci. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise de l'air préchauffé. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que lton utilise de l'air sous pression. 4. Procedé selon llune des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on évite le contact direct de l'air admis dans l'enceinte avec la surface de la solution antiseptique se trouvant dans celle-ci. 5. Procédé selon l1une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on aspire l'air à travers un filtre et en ce qu'en cours de désinfection on expose ce filtre aux vapeurs antiseptiques. 6. Procéde selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, carac térisé en ce qu'il comporte dans l'ordre les opérations de séchage des conduites par passage d'un courant d'air sec et chaud, la désinfection par évaporation de la solution de produit antiseptique et passage des vapeurs antiseptiques à travers les endroits à désinfecter, l'évacuation des vapeurs antiseptiques par passage d'un courant d'air sec et chaud, évaporation du produit neutralisant et passage de ces vapeurs à travers les endroits traites en vue de la neutralisation des restes de produit antiseptique et rinçage de toutes les conduites au moyen d'un courant d'air sec et chaud. 7. Appareil de désinfection pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, comprenant un ou plusieurs évaporateurs de liquides antiseptiques et/ou neutralisants, des conduites pour faire passer de l'air à travers ces évaporateurs et entraîner des vapeurs desdites solutions dans une conduite collectrice branchée sur une enceinte ou un appareil à désinfecter, caractérisé en ce que chaque évaporateur est constitué par une enceinte étanche contenant un élément absorbant en matière poreuse plongeant dans un liquide à évaporer et des moyens pour diriger l'air admis dans l'évaporateur sur la surface dudit élément et empêcher le contact de l'air avec la surface du liquide, et en ce qu'il est prévu une conduite d'alimentation en liquides conçue pour maintenir un niveau constant du liquide dans ladite enceinte, une conduite d'évacuation de l'air et des vapeurs de liquide, ainsi qu'un détecteur d'humidité plongeant dans ladite enceinte. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'élément absorbant est un cylindre creux à section étoilée. 9. Appareil selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués par un écran placé coaxialement dans la partie creuse à la base de l'élément absorbant. 10. Appareil selon 11 une des revendications 7 à 9, caractérisé par un disque de répartition disposé dans l'enceinte au-dessus dudit élément absorbant et en-dessous de la conduite d'alimentation en liquides le diamètre de ce disque étant approximativement égal au diamètre moyen de l'élément absorbant. 11. Appareil selon l'une des revendications 7 à 10, caractérise en ce que ledit détecteur est conçu pour déclencher un signal d'avertissement ou arrêter le ftctionnement de l'appareil lorsque la teneur en eau dans l'enceinte dépasse des limites prédéterminées. 12. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque évaporateur est branché sur une source d'air comprimé et un réchauffeur d'air. 13. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque évaporateur est branché sur une conduite d'admission d'air à travers un filtre à air, une soufflerie et un réchauffeur d'air. 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que le filtre à air communique avec la conduite collectrice. 15. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que les conduites d'air et de vapeurs en amont et en aval des évaporateurs sont pourvues de vannes magnétiques et en ce qu'il est prévu un programmateur associé à une minuterie pour la commande automatique du deroulement des différentes phases d'une opération de désinfection, notamment l'ouverture et la fermeture desdites vannes magnétiques. 16. Installation de désinfection comprenant un appareil de désinfection selon l'une des revendications 7 à 15, caractérisée en ce que l'appareil de désinfection est associé à une chambre de désinfection pourvue d'une porte étanche et d'un ventilateur d'évacuation des gaz et en ce que ladite chambre est branchée, d'une part, en série dans la conduite d'admission d'air entre le filtre à air et la soufflerie et, d'autre part, sur la conduite collectrice de 1? appareil de désinfection. 17. Installation selon la revendication 16, caractérisée par un clapet de retenue monté entre le ventilateur d'évacuation et la chambre de désinfection et pourvu d'une soupape calibrée de manière a s' ouvrir sous une pression prédéterminée. 18. Installation selon la revendication 16, caractérisée par un tuyau souple destiné à être branché, d'une part, sur un raccord de la conduite collectrice à l'intérieur de la chambre de désinfection et, d'autre part, sur des circuits internes d'un appareil à désinfecter placé dans la chambre de désinfection, de manière à désinfecter aussi bien et dans l'ordre les parties interieures que les parties extérieures de cet appareil. 19. Installation selon l'une des revendications 16 ou 17, caractérisée par un évaporateur de produits neutralisants monté en aval du ventilateur.