La présente invention a trait au domaine de la mise en forme et du traitement des matériaux textiles et notamment de l'opération de cardage. Elle concerne tout spécialement un procédé et un dispositif permettant de récupérer et de recycler au cardage les déchets tels que notamment fibres textiles et duvets dégagés par les cardes en fonctionnement. On sait que l'opération de cardage a pour but de nettoyer et de démêler la matière textile brute tout en assurant aux fibres un parallélisme qui facilitera les opérations ultérieures de filature. L'appareillage mis en oeuvre comporte généralement une série de trois cylindres dénommées : briseur, tambour et peigneur, tous munis de pointes, la partie supérieure du tambour étant surmontée d'un chapeau muni d tun chapelet de peignes. Ces organes rotatifs tournent à des vitesses différentes qui, dans les systèmes de cardage actuellement utilisés, sont de plus en plus élevées. Or, la rotation rapide des tambours engendre des tourbillons d'air et un dégagement d'importantes quantités de poussières, de duvets et de fibres qui s'accumulent dans les carters.Par ailleurs, la cadence rapide du peigne détacheur du voile formé au cardage provoque, elle aussi, des projections nuisibles de fibres. Dans la mise en oeuvre, connue jusqu'à ce Jour, des techniques de cardage, on assure, certes, un dépoussiérage des cardes par exemple à l'aide d'une hotte d'aspiration mais les poussières et déchets récupérés ne sont ni séparés ni réutilisés et se trouvent donc voués au rebut. Par ailleurs, de fréquentes interventions manuelles sont nécessaires pour procéder au nettoyage desdits organes et à l'élimination des bourrages de matière, notamment à la sortie du peigneur. Enfin l'aspiration généralement faite au-dessus de l'appareil de cardage, est rare ment d'une efficacité totale et l'atmosphère environnante de l'atelier est polluée par de nombreux déchets. L'invention a pour but de pallier l'ensemble des inconvénients ci-dessus en proposant une solution technique qui permet à la fois d'améliorer la qualité de la production de voile, d'assurer un nettoyage permanent des organes de la carde et d'assainir notablement l'atmosphère des ateliers de travail. Ces divers objectifs et d'autres qui apparaîtront au cours de la présente description sont atteints grâce à un nouveau procédé de récupération par aspiration des déchets libérés par les cardes en fonctionnement, selon lequel on capte de façon sélective, en au moins trois points de l'installation, toute la matière textile non retenue pour la réalisation du voile puis, après avoir collecté et filtré ces déchets, recycle ladite matière à l'alimentation de la carde. Selon une caractéristique du procédé, l'aspiration des fibres, torons, duvets et autres matières textiles est effectuée principalement : à la sortie et au-dessus du peigneur, entre le tambour et le peigneur et à l'arrière des chapeaux qui surmontent le tambour. L'invention n'est, certes, pas limitée à ce nombre de points de succion mais une telle mise en oeuvre permet d'obtenir déjà d'excellents résultats. En effet, à la sortie du pei- gneur, de courtes fibres se désolidarisent du voile et se dégagent des organes en mouvement en polluant l'atmosphère et en retombant en partie sur le voile. D'autre part, lorsque le voile se détache du tambour, un certain nombre de fibres sont projetées par la rotation de celui-ci et ont tendance à s'échapper sur les côtés et vers le bas sous forme de tourbillons pro pices à la formation de torons qui encrassent les tambours et/ou se retrouvent sur le voile en petites bandes.Enfin, au niveau de l'axe arrière de guidage des chapeaux de tambour, il se produit une forte accumulation de duvets qui, entraînés en rotation sur eus-mêmes, provoquent des bourrages fréquents qùi peuvent détériorer les chapelets de peignes. En pratique, le procédé susvisé est mis en oeuvre grâce à un dispositif incorporé à la machine de cardage et qui comporte essentiellement a) un capteur, disposé à la sortie du peigneur, englobant totalement le voile textile et comprenant un couvercle articulé et transparent muni d'une canalisation d'aspiration. b) au moins deux suceurs, de forme adaptée au type de carde utilisée et situés de chaque côté du cylindre jouxtant le peigneur. c) au niveau de l'axe arrière de guidage des chapeaux du tambour, une boite allongée de captage fonctionnant à chaque ouverture des chapeaux. L'ensemble des matières textiles récupérées par les organes a, b, c étant collecté le long du bâti de la machine de cardage puis envoyé, par ventilateur, dans un caisson filtrant d'où lesdites matières sont recyclées à l'alimentation de la carde. L'invention sera mieux comprise par la description plus détaillée d'une installation de récupération de déchets montée sur une machine à carder et représentée, à titre illustratif et schématique, sur les dessins annexés où - la figure 1 représente une vue en perspective des organes essentiels du dispositif selon l'invention incorporé à une machine à carder (non illustrée), - les figures 2 et 3 sont des vues, respectivement en plan et en élévation, d'une carde munie du système ue récupération selon la figure 1. Dans le mode de réalisation représenté, on a adapté sur une machine de cardage traditionnelle un ensemble de récupération de courtes fibres et duvets textiles par aspiration en trois zones principales de la carde - d'une part à la sortie du peigneur : à cet effet, ce dernier est surmonté par un carter ou couvercle 1 dans lequel débouche une canalisation 2 d'aspiration par l'air, de préférence située sur le haut du couvercle ; ce dernier est prévu de fa çon à recouvrir la majeure parte du peigneur et il est avantageusement réalisé en un matériau transparent tel que par exemple en matière plastique de façon que le voile reste visible et accessible.En outre, ce couvercle 1 est articulé en 3 pour permettre son dégagement, au moyen de la poignée 4, au-dessus du peigneur - d'autre part, sur les côtés entre le tambour et le peigneur 5 au-dessous de ce dernier ; à cet effet on a prévu de chaque côté des suceurs 6 dont la forme est adaptée à la carde utilisée ; - enfin, au niveau de l'axe arrière 7 de guidage des chapeaux 8 qui surmontent le tambour 9 ; pour cela, le dispositif selon ltinvention utilise un capteur allongé 10 en forme de boite dont les lèvres d'ouvertures ont un espacement et un profil convenablement étudiés pour permettre le dégagement et la récupération permanente des duvets entraînés par la rotation en sens inverse des chapeaux et du tambour, respectivement selon les flèches 11 et 12. Toutes les canalisations correspondant aux séries de capteurs précités (2, 6, 10) sont reliées à un collecteur 13, disposé le long du bâti de carde, qui conduit toutes les matières textiles à un ventilateur 14 qui projette ces dernières dans un caisson filtrant 15 de type connu en soi où les matières sont emmagasinées puis enlevées soit manuellement soit pneumatiquement par un réseau de reprise (non représenté) qui les conduit dans les casiers ou la salle de battage. Bien entendu, d'autres points d'aspiration peuvent être prévus si nécessaire au-dessus ou sur les côtés de la machine de cardage par exemple lorsque les organes rotatifs de cette dernière ont des vitesses très élevées. En outre, l'aspiration des poussières et déchets émis au cours du fonctionnement de la carde peut être effectuée en juxtaposition au dispositif selon l'invention et de façon connue en soi. Outre l'économie appréciable de matière première ainsi réalisée, l'installation selon l'invention prouve une série d'avantages majeurs et notamment : une amélioration de la qualité de production des voiles par suppression des torons et retombées de duvets flottants sur ces voiles ; un nettoyage automatique et continu de tous les organes de la carde habituellement encombrés de bourre, ceci sans aucune intervention manuelle ; un assainissement jusqutici inconnu de l'atmosphère des ateliers, du fait de l'efficacité de captation des matières volantes à leurs multiples points d'émission. REVENDICATIONS 10/ Procédé de récupération par aspiration des matières textiles libérées par une machine de cardage en fonctionnement, le procédé étant c a r a c t é r i s é en ce que lton capte de façon sélective, en au moins trois zones de la machine > toute la matière textile non retenue pour la réalisation du voile puis, après avoir collecté et filtré ces matières, en ce que l'on procède à un recyclage à l'alimentation de ladite machine. 20/ Procédé selon la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que les zones principales d'aspiration des fibrefs, torons, duvets et autres matières textiles sont situées principalement : à la sortie et au-dessus du peigneur, entre le tambour et le peigneur et au-dessus des chapeaux qui surmontent le tambour, les trois organes précités étant ceux habituellement constitutifs d'une machine à carder. 30/ Dispositif de mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, c a r a c t é r i s é en ce qui il comporte essentiellement a) un capteur, dsposé à la sortie du peigneur, englobant totalement le voile textile et comprenant un couvercle articulé et transparent muni d'une canalisation d'aspiration, b) au moins deux suceurs, de forme adaptée au type de carde utilisée et situés de chaque côté du cylindre jouxtant le peigneur, c) au niveau de l'axe arrière de guidage des chapeaux du tambour, une boite allongée de captage fonctionnant à chaque ouverture des chapeaux. L'ensemble des matières textiles récupérées par les organes assb,c, étant collecté le long du bati de la machine de cardage puis envoyé, par ventilateur, dans un caisson filtrant dtoù lesdites matières sont recyclées à ltalimentation de la car- de.