L'invention est relative à des fours à chambre à sole inclinée vers le coté défournement,disposés en batterie,chauffés au gaz, comportant des piédroits de chauffage,situés entre les chambres de fours,subdivisés en carneaux verticaux de chauffage ascendants et descendants,destinés à la distillation,la carbonisation de produits carbonés agglomérés tels que:boulets,briquettes en vue de la production de coke moulé etc....ou au traitement par chauffage indirect de tout produit ou matière,aggloméré ou en morceaux,chargé avec ou sans fines. L'intérêt des fours de ce type est qu'ils permettent le défournement des produits traités sans poussée mécanique extérieure et sans nécessiter une cohésion à la cuisson du produit chargé,comme c'est le cas par exemple dans un four à coke traditionnel. En outre,la sole inclinée permet la mise en oeuvre de modes de chargement réduisant au minimum la casse du produit cru, avantage qui se retrouve également au défournement du produit cuit. Depuis longtemps,et notamment dans la première moitié du siècle,on a proposé des fours de ce genre,dans lesquels la sole et la voute de la chambre sont parallèles. Cette disposition permet d'avoir des carneaux de chauffage tous identiques,donc faciles à rigler,mais elle a pour conséquence un volume de chambre limité par rapport à l'importance de la maçonnerie. Par consequent,on a cherché à construire des fours dont la voute de la chambre est horizontale alors que la sole est seule inclinée,si bien que la chambre a une forme trapézoidale. La demanderesse a cependant pu constater que de tels fours présentent de grandes difficultés de réalisation et de fonctionnement,difficultés qui s'aggravent considérablement lorsque la dimension unitaire des chambres augmente. Ces difficultés tiennent d'une part à la stabilité de la maçonnerie du four et d'autre part à la difficulté d'obtenir un traitement homogène du produit dans la chambre. Si on considère que la chambre constitue un volume à température homogène,et que les températures diminuent à peu près régulièrement à mesure qu'on s en écarte vers le haut ou vers le bas,il est clair que la répartition des températures n1 est pas symétrique,et que,pendant la montée en température et pendant la marche,les surfaces isothermes au-dessous de la chambre ont tendance à ne pas être horizontales mais parallèles à la sole de la chambre,d'où des tendances au basculement de l'en- semble de-la maçonnerie.Cette situation rend en outre très difficile la réalisation de fours en deux matériaux,les parties plus chaudes en briques de silices,plus réfractaires,et le reste en briques silico alumineusbplus résistantes aux chocs thermiques; en effet,les évolutions thermiques différentes de ces produits risquent d'entrainer une disloquation de l'ensemble. D'un autre côté,l'obtention d'une transmission de chaleur régulière au produit doit suivre la loi désirée sur toute la surface du piédroit chauffant. En effetXle profil de la chambre,de forme trapézoidale,conduit à la réalisation de carneaux de chauffage de hauteurs très différentes d'une façade à l'autre du four. Chaque carneau a donc des besoins calorifiques différents de ses voisins,ce qui pose un problème pour le réglage dans le sens transversal du four,auquel s'ajoute un problème de réglage de la combustion dans le sens vertical. Ces géométries différentes viennent ainsi ajouter,aux problèmes de la dynamique des fluides rencontrés dans les fours classiques,les complications supplémentaires dues aux différences de températures et de poids spécifiques desdits fluides,ce qui entralne des difficultés de répartition des fluides difficilement maîtrisables par les moyens habituels-busette,brique-registre- incorporés dans les circuits de distribution,et qui influent sur l'utilisation judicieuse du circuit airfumées de récupération de calories pour le réchauffage de l'air comburant. La demande DE-AS 2.559.131 propose un four qui apporte des solutions aux problèmes de transmission de chaleur exposés cidessus.Dans ce four,les carneaux de chauffage sont groupés par paires communiquant par leur sommet,les gaz montant alternativement par un carneau et descendant par l'autre,leurs soles sont disposées suivant une ligne inclinée,parallèle à la sole de la chambre,les sommets des carneaux sont disposés suivant une ligne inclinée de pente comprise entre l'horizontale et la pente de la sole,les carneaux comportant une buse d'injection des gaz au niveau de la sole et un nombre égal de buses d'injection d'air étagées en hauteur,ces buses étant disposées selon des lignes incli- nées de pente intermédiaire entre celle de la ligne des soles et celle de la ligne des sommets.Par ailleurs,les cellules de régénérateurs,disposées sous la chambre comportent une partie horizontale dont la longueur et la section sont différentes selon le carneau avec lequel elles correspondent,ce qui permet d'adapter leur capacité calorifique aux besoins du carneau,tout en occupant au mieux la place sous la chambre. Cette disposition ne permet cependant pas d'adapter au mieux la puissance de chauffe des différents carneaux à la forme de la chambre quand la hauteur de celle-ci varie dans des propor de tions très importantes,par exemple à 5. En effet, le nombre des flammes est le même dans les différents carneaux,et pour une section donnée, il est difficile de faire varier la hauteur des flammes dans des proportions analogues. D'un autre coté, la maçonnerie des cellules de régénérateur est compliquée,ce qui aggrave encore le fait que les problèmes dus à la répartition défavorable des températures dans cette maçonnerie ne sont pas résolus. La présente invention a pour but de fournir un four qui ne présente pas les inconvénients mentionnés plus haut,c'est-à-dire qui, d'une part assure une répartition améliorée des températures dans la maçonnerie autour et au-dessous de la chambre,et d'autre part, permette un réglage facile de la répartition horizontale et verticale du chauffage de la chambre suivant la loi désirée. L'invention fournit un four à chambre à sole inclinée et à A voute horizontale,comportant des carneaux de chauffage disposés en une rangée entre les chambres des fours et réunis en paires ou groupes de carneaux réunis entre eux par un canal de renversement situé à leur sommet,des cellules de régénérateur renfermant un garnissage et essentiellement verticales placées sous la chambre et communiquant chacuneseulement avec un ou des carneaux dtune paire ou un groupe par un canal débouchant en sole du carneau et/ouoe des points échelonnés dans la hauteur du carneau,et des canaux d'alimentation en gaz débouchant dans les carneaux et des moyens de commande de l'alimentation en gaz et en air des carneaux , ces moyens de commande étant indépendants pour chaque paire ou groupe de carneaux, qui présente la particularité que les cellules du générateur,de section droite variable selon le carneau avec lequel elles correspondent,sont pourvues de garnissage jusqu'à une hauteur sensiblement la même quelle que soit la cellule. Par"cellules de régénérateur essentiellement verticales',on entend des cellules dans lesquelles le trajet d'ensemble des gaz se fait dans un sens généralement vertical de bas en haut quand il stagit d'air et/haut en bas quand il s'agit de fumées,compte-tenu du fait que la présence du garnissage peut entraîner localement des trajets du gaz qui diffèrent notablement de la verticale. La longueur des cellules peut varier,selon l'invention,selon la hauteur du ou des carneaux avec lesquels elles sont associées, et il peut en résulter que des cellules ne se trouvent pas en alignement avec ce ou ces carneaux. On doit également considérer comme essentiellement verticales les cellules qui comportent à leur partie supérieure une partie oblique destinée à compenser ce défaut d'alignement. Lors de la construction du four,le sommet de garnissage dans les différentes cellules est en principe établi à une hauteur aussi uniforme que possible;toutefoisdans certains cas il est possible,sans sortir du cadre de l'invention,de tolérer certaines différences de hauteur entre les cellules,notamment pour les cellules d'extrémité qui sont soumises à des conditions thermiques différentes. Du fait que les cellules de régénérateur sont remplies de garnissage jusqu'à une hauteur sensiblement uniforme,il existe au sommet de chacune d'elles un espace vide de hauteur variable, en communication avec le ou les carneaux,et dans lequel la tempe- rature est à peu près uniforme d'une cellule à l'autre. I1 en résulte qutil existe dans le four en fonctionnement une surface isotherme coincidant à peu près avec le sommet des garnissages et qui est sensiblement horizontale. Les autres surfaces isothermes dans la maçonnerie sont également horizontales et tout risque de basculement de la maçonnerie est ainsi élimine,ce qui apporte une longévité accrue du four. Suivant une modalité intéressante de l'invention, le four est construit en deux types de matériaux,par exemple briques de silice et briques silico-alumineuses,dont il a été question,la surface de séparation de ces deux types de matériaux est horizontale et cette surface est au voisinage du niveau supérieur du garnissage. On met ainsi à profit le fait que, en marche,les gradients thermiques dans la zone entre ces deux niveaux sont faibles à cause de 11 existence des espaces vides au sommet des cellules pour y placer la surface de séparation,qui est une zone où les risques de détérioration sont plus grands en raison des évolutions dimensionnelles différentes des deux types de produits. On aura observé que le fait que les cellules de régénéra- teur soient. verticalespermet une construction simple et robuste; en effet, à part éventuellement à leur partie supérieure ,les parois des cellules sont,elles aussi, verticales. Pour profiter pleinement de cet avantage, la base des cellules n'est pas reliée à l'extérieur ou à la cheminée par des conduits horizontaux individuels,mais la base de chaque cellule communique avec un canal d'alimentation -évacuation longitudinal commun à toutes les cellules placées sous une même chambre par l'intermédiaire d'une grille,la grille de chaque cellule étant pourvue d'un dispositif individuel de réglage de sa section de passage des gaz. On évite ainsi l'existence de conduits maçonnés horizontaux reliant chaque cellule à la face extérieure du four,conduits qui sont normalement superposés. L'existence de tels conduits aboutissait à faire placer la sole des différentes cellules à des niveaux différents,donc à créer à la base du four une surface isotherme non horizontale. I1 est évidemment préférable pour la tenue de la maçonnerie que toutes les surfaces isothermes,même dans les régions à température moins élevée,soient horizontales,ce qui est obtenu par la disposition décrite ci-dessus. Comme on l'a dit plus haut,les carneaux de chauffage peuvent avoir des hauteurs qui varient dans des proportions importantes, telles que 1 à 5,et il est nécessaire d'obtenir cependant des répartitions uniformes de la température,non seulement pour une bonne tenue de la maçonnerie,comme indiqué plus haut,mais aussi pour un traitement convenable de la charge. Selon une modalité préférée de l'invention,il est prévu un four dans lequel au moins certains des carneaux de chauffage comportent plusieurs buses d'injection d'air espacées en hauteur,présentant la particularité que des carneaux de hauteur différente comportent des buses situées à la même hauteur au-dessus de leur sole respective,la différence de hauteur des carneaux étant compensée par la présence d'uneou plusieurs buses supplémentaires placées au-dessus des autres dans le carneau le plus haut. Ainsi,dans les carneaux,se forme un nombre de flammes variable selon leur hauteur. I1 serait possible de prévoir que ces flammes soient toutes équidistantes et égales entre elles.En que fait, il faut considérer/l'identité de deux flammes successives dans un carneau n'est pas possible. En particulier,la flamme qui se produit au niveau de la sole est alimentée en air et gaz "frais" alors que l'alimentation des flammes situées plus haut contient une proportion croissante de gaz brûlés. I1 est néanmoins possible,par la construction qu'on vient de décrire, d'obtenir une répartition remarquablement uniforme des flux thermiques selon l'art du constructeur et du conducteur du four. D'autres caractéristiques,avantages et possibilités de la présente invention ressortiront de la description détaillée ci-après d'un de ses modes de réalisation donné uniquement à titre d'exemple illustratif sans aucun caractère limitatif en se réf é- rant aux dessins annexés dans lesquels:: Fig.l est une coupe verticale,dans le sens transversal de la batterie,à travers une chambre et la cellule du régénérateur sous four suivant ligne de coupe II-II de la figure 3; Fig.2 est une coupe verticale,dans le sens transversal de la batterie,à travers un piédroit chauffant et la paroi longitudinale de cloisonnement des régénérateurs suivani Aigne de coupe III-III de la figure 3; Fig.3 est une coupe en plan sur plusieurs fours suivant la ligne brisée de coupe IV-IV des figures 1 et 2; Fig.4 est une coupe verticale partielle suivant le sens longitudinal de la batterie,suivant la ligne brisée de coupe V-V de/figure 3; Fig.5 est une coupe verticale partielle suivant le sens longitudinal de la batterie suivant une ligne de coupe VI-VI de la figure 2. Sur les figurestcertains repères d'organes sont affectés de l'indice a ou b qui ntont pour unique objet que de faciliter l'exposé du fonctionnement. Le four à chambre inclinée, dans la forme de réalisation considéréeest constitué par une chambre 10 délimitée par une voûte 11 présentant généralement des orifices de chargement 12 et des orifices pour évacuation du gaz de production 13,une sole inclinée 14 descendante dans le sens du défournement reliant le mur arrière 15 au mur de façade 16 muni d'un orifice de défournement 17 obturé par une porteXnon représentée sur les figures,les parois 18 des piédroits chauffants 19 communs avec les deux chambres mitoyennes. Sous la sole 14 de la chambre 10 est placé un alvéole de régénérateur 20,servant par alternance au réchauffage de l'air comburant. Chaque alvéole,formé par des cloisons longitudinales 21 et les murs 15 et 16,est divisé par des cloisons transversales 22 en autant de cellules indépendantes qu'il y a de paires de carneaux dans un piédroit chauffant. Pour le cas particulier représenté sur les figures,il y a 4 cellules 23-24 -25-26. Chaque cellule de régénérateur est fermée à sa base par une grille à perforation préférentielle d'écoulement 27 équipée d'un dispositif réglable 28 de la section de passage à travers la grille tels que plaquettes réfractaires ou obturateurs métalliques. La quantité d'empilage 29 qui garnit chaque cellule est adaptée au flux calorifique qui caractérise chaque paire de carneaux de chauffage desservie par ladite cellule. Le niveau supérieur de ce garnissage 29 est le même dans les quatre cellules,il est donc un peu au-dessous du point le plus bas de la sole 14 de la chambre. L'adaptation de la quantité de garnissage au flux calorifique du carneau correspondant est obtenue par la disposition convenable des cloisons transversales 22,qui définissent la longueur, suivant une direction parallèle à la chambre,de chaque cellule. I1 serait évidemment possible de faire varier la largeur de l'alvéole 20. On notera que l'adaptation est plus facile à obtenir du fait de la hauteur constante de garnissage:si la cellule 26, qui correspond au carneau le plus petit,avait été remplie entièrement de garnissage,sa section,qui est déjà la plus faible,aurait dû encore être réduite dans une proportion importante. De ce fait, la partie oblique qui se trouve au sommet de chaque cellule et qui vient à l'alignement du carneau correspondant,est très courte. On a porté sur la figure 1 une ligne AA horizontale,entre sommet du garnissage et la base. Au cas où le four comporte une partie supérieure en briques de silice,la base étant en briques silico-alumineuses,c'est sensiblement le long de cette ligne qu'est placée la limite entre les deux types de matériaux. Chaque piédroit chauffant 19 est constitué par des paires de carneaux de chauffage jumelés 30-31 à 36-37,ce nombre de paires pour un piédroit n'ayant pas un caractère limitatif. Les murs 18 constituent les cloisons latérales continues des carneaux de chauffage7 chacun d'eux étant délimité par une cloison transversa le Vkoúrvuedorifices calibrés,ou 39,dépourvuede tels orifices. Les carneaux de chauffage d'une même paire, par exemple 30 31sont mis en communication à la partie supérieure par un canal de renversement 40 muni d'un organe de freinage d'écoulement 41 pouvant être une plaquette réfractaire. Chaque paire de carneaux est uniquement en communication avec la section de même rang,par exemple 23,des cellules de régénérateur situées symétriquement à l'axe du piédroit chauffant par l'intermédiaire de canaux 42. Pour les carneaux de chauffage considérés de faible hauteur eu égard à la longueur de flamme du gaz utilisé,par exemple 36, chaque canal 42 s'arrête au niveau du fond de carneau. Pour les autres carneaux,par exemple 32,il est prolongé dans la forme de réalisation considérée par des boutisses creuses formant une partie de la cloison transversale de carneau de modèle 38,des orifices calibrés 43 dans ces boutisses à des niveaux judicieusement choisis mettant en communication ce canal 42 avec le carneau de chauffage correspondant. Sur la figure 2,on a représenté les carneaux les plus grands, 30,311avec cinq orifices calibrés 43,les carneaux voisins,32,33,avec quatre orifices seulement. Ces nombres ne sont donnés qu'à titre explicatif et les figures ont été simplifiées et déformées pour 1s rendre plus lisibles.I1 est cependant important de noter que les distances entre orifices calibrés successifs d'un même carneau sont les mêmes,et que ces distances sont aussi les mêmes d'un carneau à l'autre. Une telle disposition n'est cependant pas rigoureusement impérative,et il est possible de faire varier ces distances de façon limitée,à condition de prévoir des orifices calibrés 43 de section convenable pour obtenir un chauffage uniforme et/ou conforme à la loi choisie. Chaque carneau de chauffage est équipé d'une montée de gaz 44 suivant le système communément appelé par l'homme de l'art "underjet"1c'est-à-dire que la montée traverse une cloison longitudinale d'alvéole de régénérateur 21 pour arriver en fond de carneau au brûleur 45 constitué par une ou plusieurs pièces refrac- taires de dimensions adaptées aux conditions de service. Chaque montée de gatcomporte à sa partie inférieure un dispositif de réglage de débit 46,par exemple un diaphragme. Pour un même piédroit chauffant,les montées de gaz desservant les carneaux pairs 30-32 etc...sont raccordées à la rampe de distribution 47,celles desservant les carneaux impairs 31-33 etc..sont raccordées à la rampe 48. Les rampes 47 et 48 munies de robinets d'isolement 49 et 50 sont alimentées par le collecteur de distribution de gaz 51 qui longe la batterie. I Enfin7chaque canal 52, disposé sous les grilles 27 des cellules de régénérateur 23 à 26,est mis en communication par une botte 53 avec une tratnasse en dépression 54 d'évacuation des gaz brûlés. La boîte 53 comporte un clapet d'isolement 55 du canal 52 par rapport à la traînasse 54 et un clapet 56 de mise en communication dudit canal 52 avec l'atmosphère. Les organes d'isolement 49,50 ,55 et 56 sont mus par un dispositif d'inversion de chauffage dont la conception et le fonctionnement sont bien connus pour l'équipement des fours à coke à chambres horizontales. Le fonctionnement d'une portion de piédroit chauffant formée par une paire de carneaux jumelés,par exemple 30 et 3l,est décrit ci-après. Dans la première phase d'un cycle de chauffages l'indice a signifie que la circulation des fluides est ascendante, l'indice b qu'elle est descendante,les flèches 57,58 et 59 aidant à la compréhension. Cette première phase du cycle de chauffage étant supposée s'effectuer par les carneaux pairs,le dispositif d'inversion a mis en position d'ouverture les organes 49, 56 de la botte 53a,le clapet 55 de la botte 53blet en position de fermeture le robinet 50,le clapet de mise à l'atmosphère 56 de la botte 53b ,le clapet 55 de la botte 53a. Par la dépression de la traînasse 547 l'air comburant pénètre par le clapet 56 dans le canal 52a et se réchauffe en traversant les empilages 29a de la section du régénérateur 23a,son débit étant réglé par le dispositif 28 mis dans la position particulière correspondant à l'alimentation de la section de régénérateur 23a. Cet air passe dans les canaux 42a, suivant les flèches 57,débouche dans le carneau "ascendant" 30 par les orifices 43a et assure la combustion étagée du gaz admis dans ce carneau 30 par le brûleur 45a en communication avec le collecteur 51 par les organes de liaison 44,47 et le robinet ouvert 49 dont le débit particulier au carneau est réglé par le dispositif 46. Les gaz brûlés traversent le canal de renversement 40 suivant la flèche 58,puislen traversant le carneau de chauffage "descendant" 31, sont repris progressivement à travers les orifices 43b ,acheminés par les canaux 42b vers la cellule 23b du les régénérateur, suivant/flèches 59,et véhiculés vers la tradnasse 54 en passant successivement par les empilages 29b de la section 23b qui se trouvent ainsi réchauffés,par la grille 27,par le canal 52b et enfin par la boite 53b. Le cycle de chauffage s'effectue de façon semblable dans les paires de carneaux 32-33..,36-37 mais avec des régimes thermiques et dynamiques completement différents et indépendants,étant donné les circuits et réglages qui leur sont propres et qui les caractérisent,ce qui est bien l'objet de l'invention. La différence du système de distribution d'air aux brûleurs entre les portions d'un même piédroit,par exemple dans les carneaux 30 et 36,est bien dans le cadre de l'indépendance du mode de chauffage objet de l'invention. A la fin de la première partie du cycle de chauffage,le mécanisme d'inversion ferme les organes 49,56 de la boite 53a et 55 de la boite 53b et,s'il y a lieu,après une pause d'une durée nécessaire à la conservation du régime dynamique choisi pour les fluides pendant un cycle de chauffage,provoque l'ouverture des organes 50, 56 de la boite 53b et 55 de la boite 53a. La deuxième partie du cycle de chauffage s'effectue comme décrite précédemment la circulation des fluides se faisant en sens contraire des flèches 57-58-59,c'est-à-dire par exemple que le carneau 31 devient "ascendant" et celui 30 "descendant",les différences thermiques et dynamiques dues à la faible variation de la géométrie des carneaux d'une même paire étant facilement compensées par les organes 28-41 et 46. On remarquera que chaque paire de carneaux de même rang, par exemple 30-31,de deux piédroits chauffant 19 délimitant les chambres de la batterie de fours à sole inclinée, est desservie par des équipements et canaux de mêmes caractéristiques,disposés identiquement ou symétriquement à ladite paire de carneaux ce qui permet de réaliser l'homogénéité du flux calorifique de chauffage dans le sens longitudinal de la batterie par répétition pure et simple des réglages sur chaque sectionne chaque piédroit chauffant. On obtient ainsi une remarquable régularité de la répartition des températures aussi bien dans le sens longitudinal que dans le sens transversal,et les surfaces isothermes dans l'ensemble du four sont très proches de plans horizontaux,ce qui est un gage de longévité. Bien que la présente invention soit décrite en regard d'un exemple préféré de réalisation,il va de soi que l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés. En particulier,1'exemple est relatif à un four chauffé au gaz riche . Dans le cas d'un chauffage au gaz pauvre,les régénérateurs et la distribution du gaz seraient aménagés conformément aux principes bienkonnus pour les fours à coke chauffés de cette manière (dits "compound") principes qui peuvent être appliqués de façon très analogue dans les fours à sole inclinée. C'est ainsi par exemple que,dans ce cas,le gaz ne débouche pas nécessairement en sole des carneaux mais peut y pénétrer par des passages échelonnés. Parmi les autres variantes possibles: les positions relatives d'un équipement par rapport à un autre peuvent être différentes,et les amenées d'air dans un carneau de chauffage peuvent se faire soit dans la même paroi transversale pour deux carneaux soit dans des corps creux indépendants de ladite paroi, sans pour cela être considérées comme une nouveauté ou un perfectionnement sortant du cadre de l'invention. -REVENDICATIONS 1.Four à chambres à sole inclinée et à voûte horizontale, comportant des carneaux de chauffage disposés en une rangée entre les chambres des fours, et réunis en paires ou groupes de carneaux réunis entre eux par un canal de renversement situé à leur sommet, des cellules de régénérateur renfermant un garnissage et essentiellement verticales placées sous la chambre et communiquant chacuneseulement avec un ou des carneaux d'une paire ou d'un groupe par un canal débouchant en sole du carneau et/ou endes points échelonnés dans la hauteur du carneau,et des canaux d'alimentation en gaz débouchant dans lescarneauxet des moyens de commande de l'alimentation en gaz et en air des carneau* ces moyens de commande étant indépendants pour chaque paire ou groupe de carneaux,caractérisé en ce que les cellules de régénérateur,de section droite variable selon le carneau avec lequel elles correspondent,sont pourvues de garnissage jusqu'à une hauteur sensiblement la même quelle que soit la cellule. 2.Four selon la revendication 1 et construit en matériaux de deux types différents,la surface de séparation entre les deux types de matériau étant horizontale,caractérisé en ce que cette surface est à une hauteur comprise entre le niveau le plus bas de la sole des chambres et le niveau supérieur du garnissage des cellules de régénération. 3. Four selon l'une des revendications 1 ou 2,caractérisé en ce que la base de chaque cellule communique avec un canal d'alimentation-évacuation longitudinal commun à toutes les cellules placées sous une même chambre par l'intermédiaire d'une grille,la grille de chaque cellule étant pourvue d'un dispositif individuel de réglage de sa section de passage des gaz. 4. Four selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, et dans lequel au moins certains des carneaux de chauffage comportent plusieurs buses d'injection d'air espacées en hauteur,caractérisé en ce que des carneaux de hauteur différente comportent des buses situées à la même hauteur au-dessus de leur sole respective, la différence de hauteur des carneaux étant compensée par la présence d'ure ou plusieurs buses supplémentaires placées au-dessus des autres dans le carneau le plus haut.