Les parachutes, canots pneumatiques, paquetages de survie ou autres sont en règle générale emballés, surtout s'il stagit de charges largables, à l'aide d'un enveloppement souple qui peut être une bâche à pans repliés autour de la charge ou plus simplement encore des sangles entourant celle-ci. Les extrémités libres des pans de bâche ou celles des sangles sont réunies par un système de jonction qui assure la "ferme ture de l'emballage et qu'il faut défaire pour en libérer le contenu. La présente invention a pour objet un dispositif mécanique d'agrafage perfectionné à ouverture rapide par dé- clenche à goupille déclavetable. Conformément à la présente invention, les bouts de pans de biche ou de sangles sont raccordés à des pièces métalliques terminales respectives, minces et plates, conformées pour pouvoir venir s'adapter les unes aux autres par juxtaposition dans un mtme plan avec imbrication de segments périphériques adjacent- conformés de manière que l'ensemble des conformations imbriquées constitue un canal rectiligne dans lequel est engagée une goupille de solidarisation mutuelle des pièces juxtaposées, l'extraction de ladite goupille hors dudit canal libérant lesdites pièces par désolidarisation et permettant de la sorte le dégagement de la charge préalablement enveloppée. Selon un mode de réalisation préféré de la présente invention, la goupille de déclavetage présente une tête pour fixation d'un cordonnet de déclenchement par traction, cette tette étant décalée par rapport au corps ou tringle de la goupille, en dehors du plan des pièces plates juxtaposées. Ces pièces sont avantageusement au nombre de quatre pour permettre une jonction à 900 les unes des autres de quatre extrémités libres de pans de bâche ou de sangles. La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en plan d'un mode de réalisation du dispositif de jonction de la présente invention. Les figures 2 et 3 sont des vues à plus grande échelle de deux des quatre pièces constitutives de ce dispositif. La figure 4 est une vue en plan d'une variante de réalisation du dispositif. La figure 5 est une vue de profil de la goupille de déclavetage, prise selon la flèche F de la figure 4. La figure 6 est une vue en plan d'une autre variante de réalisation à goupille double de déclavetage. Les figures 7 et 8 sont respectivement des vues de profil et en plan de la goupille double de déclavetage. Le mode de réalisation du dispositif de jonction représenté sur la figure 1 est obtenu par la juxtaposition en carré, à 900 les unes des autres et dans leur plan, de quatre pièces métalliques minces et planes 1, 2, 3, 4 d'allure générale triangulaire, présentant chacune le long d'un cOté du triangle (le cOté externe dans la juxtaposition en carré) une boutonnière d'accrochage 5 pour la fixation de la pièce correspondante, à la manière usuelle, en bout d'une sangle ou d'un pan de bâche (non représentée). C'est par leurs deux autres cotés (les cOtés internes dans la juxtaposition) que se distinguent les configurations desdites pièces, étant précisé que les pièces 1, 3 ou 2, 4 qui occupent des emplacements opposés dans la juxtaposition ont des configurations identiques-. I-a configuration caractéristique des pièces 1, 3 est mieux illustrée par la figure 2. On y trouve d'une part, sur l'un des deux cOtés internes du triangle, un angle droit saillant 6 suivi d'un angle droit rentrant 7 et d'autre partt sur l'autre côté interne, deux dents trapézoldales semblables 8, 9 de faible largeur et une protubérance trapézordale plus large 10 séparées les unes des autres par des échancrures 11, 12 ayant même conformation trapézoidale que les dents 8, 9 mais inversée. Les dents 8, 9 ainsi que la protubérance 10 sont recourbées sur elles-mtmes pour former une succession de trois segments élémentaires de canal 13 alignés les uns sur les autres. La configuration caractéristique des deux autres pièces 2, 4 est illustrée sur la figure 3. On y trouve là aussi d'une part, sur l'un des deux côtés internes du triangle, un angle droit rentrant 14 suivi d'un angle droit saillant 15 et d'autre part, sur l'autre côté interne, une dent 16 de même conformation trapézoïdale que les dents 8, 9 ou que les échancrures 11, 12, cette dent 16 étant interposée entre deux portées rectilignes 17, 18 de longueurs inégales, la plus petite 17 correspondant à la faible largeur du sommet d'une dent telle que 9 et la plus grande 18 correspondant à la forte largeur du sommet d'une protubérance telle que 10. La dent 16 est elle aussi recourbée sur elle-même pour former un segment élémentaire de canal 19. L'assemblage par juxtaposition le long de leurs cOtés internes des quatre pièces 1, 2, 3, 4 ayant les configurations qui viennent autre définies, ressort clairement de la figure 1 : les pièces opposées 1 et 3 1,engrènent" tete- bêche l'une dans l'autre par la dent 8 de chacune d'elles s'engageant dans l'échancrure il de l'autre et réciproquement. Les pièces opposées 2 et 4 viennent se placer tête-bêche en s'encastrant entre les pièces 1 et 3, de part et d'autre de celles-ci, l'angle droit rentrant 14 des premières recevant l'angle droit saillant 6 des secondes tandis qutà l'inverse l'angle droit saillant 15 des premières s'engage dans l'angle droit rentrant 7 des secondes, Par ailleurs, la dent 16 des pièces 2 et 4 vient s'encastrer dans l'échancrure 12 des pièces 1 et 3 tandis qu'à l'inverse la dent 9 et la protubérance 10 de ces pièces 1 et 3 viennent se placer respectivement contre les portées rectilignes 17 et 18 des pièces 2 et 4. Les pièces 1, 2, 3, 4 étant ainsi assemblées par juxtaposition avec imbrication mutuelle, les segments élémentaires de canal 13 des pièces 1, 3 et le segment élémentaire de canal 19 des pièces 2, 4 viennent en coïncidence pour déterminer un canal rectiligne continu 20 stétendant en diagonale sur le dispositif assemblé. On peut alors engager une goupille telle que 21 dans ce canal 20, solidarisant les pièces 1, 2, 3, 4 les unes avec les autres et interdisant leur séparation. Inversement, l'extraction de la goupille 21 hors du canal 20 (par traction brusque exercée, par exemple à l'aide d'un cordonnet non représenté, sur la têtue ajourée 22 de la goupille 21) libère les pièces 1, 2, 3, 4 les unes des autres et permet leur séparation, chacune de son côté. Dans la variante de réalisation des figures 4 et 5 où l'on a ajouté l'indice A aux mêmes chiffres de réfé- rence que dans le mode de réalisation précédent pour désigner les organes comparables, on se trouve toujours en présence de quatre pièces plates 1A, 2A, 3A, 4A à boutonnière respective 5A, qui s'assemblent par juxtaposition dans leur plan avec imbrication mutuelle, mais ici le clavetage par goupille 21A au lieu autre diagonal comme précédemment, est axial comme visible sur la fi-gure 4.On notera (lue, si la tige de la goupille 21A est, comme dans le mode de réalisation précédent, dans le plan des pièces plates de jonction 18, 2A, 3A, 4A, et par conséquent aussi dans celui des sangles- (non représentée-s) passant dans les boutonnières 5A, la tette de manoeuvre 22A de la goupille 21A est décalée hors de ce plan, évitant ainsi un contact à frottement avec la sangle voisine, ce qui pourrait gêner sinon empêcher la manoeuvre d'extraction de la goupille en vue de la libération des pièces de jonction. Dans l'autre variante de réalisation des figures 6, 7 et 8, on a ajouté l'indice B aux mimes chiffres de référence pour désigner les organes comparables. La différence essentielle par rapport au mode de réalisation précédent réside dans le dédoublage de la goupille qui comporte deux tiges 213 parallèles à un axe du dispositif de jonction et réunies par une traverse ajourée 223 qui est décalée par rapport au plan de ce dernier et qui sert de têtue de manoeuvre pour l'extraction simultanée des deux tiges 213 hors de leur canal respectif 203. On notera que, à la différence des deux modes de réalisation précédents où le canal unique de clavetage intéresse toutes les quatre pièces du dispositif, chaque canal 20B n'est ici réalisé que par l'imbrication de trois des quatre pièces constitutives : 23-3B pour un canal et 13-43 pour l'autre. Il va d'ailleurs de soi que les modes de réalisation décrits ne sont que des exemples et qu'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif mécanique d'agrafage à ouverture rapide par déclenche à goupille déclavetable, pour la réunion des bouts de pans de bâche, de sangles ou analogues, caractérisé en ce qutà ces bouts sont raccordées des pièces métalliques terminales respectives, minces et plates, conformées pour pouvoir stadapter les unes aux autres par juxtaposition dans un mdme plan avec imbrication de segments périphériques adjacents conçus et agencés de manière que l'ensemble des conformations imbriquées constitue au moins un canal rectiligne dans lequel est engagée une goupille de solidarisation mutuelle des pièces juxtaposées, l'extraction de ladite goupille hors dudit canal libérant lesdites pièces par désolidarisation. 2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel la goupille de déclavetage présente une tête pour fixation d'un cordonnet de déclenchement par traction, caractérisé en ce que cette tête est décalée par rapport au corpsou tringle de la goupille, en dehors du plan des pièces plates juxtaposées. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les pièces sont au nombre de quatre pour permettre une jonction à 900 les unes des autres de quatre extrémités libres de pans-de bâche, de sangles ou analogues. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les pièces qui occupent des emplacements opposés dans la juxtaposition ont des configurations identiques, de sorte que le nombre de configurations différentes des pièces est limité à deux.