La présente invention concerne un procédé de préparation de capitonnages ayant de la mousse au dos pour des sièges ou des dossiers, suivant lequel on emboutit dans un moule une matière textile munie d'une couche de fermeture, ou recouverte d'une feuille au dos, et on forme de la mousse au dos tout en y ménageant des évidements, un moule pour exécuter ce procédé et qui comprend un corps de moule et un couvercle de moule ayant des nervures formant les évidements dans la matière mousse, ainsi qu'un capitonnage préparé par ce procédé et comprenant une couche de matière mousse munie d'évidements, une feuille recouvrant la face sur laquelle s'appuie la matière mousse et une couche en matière textile sur la feuille. Par la demande de brevet publiée en République Fédérale d'Allemagne sous le No. 24 04 551, il est connu de fabriquer des sièges et/ou des dossiers pour l'industrie automobile et pour l'industrie des meubles capitonnés, entre autresde la manière suivante - une matière textile, par exemple un velours tricoté extensible, est munie sur l'une des faces d'une feuille, puis est emboutie dans un moule, c'est-à-dire qu'elle est mise sur toute la surface en contact étroit avec la surface du moule lequel est pourvu de saillies et/ou d'évidements. A cet effet, on applique en général une dépression à l'intervalle compris entre la face du moule et la matière textile; comme l'air ne peut pas se rendre dans cet intervalle en traversant la feuille imperméable à l'air, le matériau composite constitué de la matière textile et de la feuille est pressé étroitement sur la surface du moule. Dans un autre stade de travail, on apporte au dôs de cette matière emboutie de la mousse, par exemple à l'aide d'une mousse de polyuréthanne mou, avec formation d'évidements, de manière à créer dans le capitonnage fini ce que l'on appelle des tuyauxqui facilitent la circulation de l'air dans l'inté- rieur du capitonnage et évite ainsi que, lorsque l'on est assis depuis assez longtemps, il se produise une accumulation d'air et, en raison de la chaleur du corps, une élévation forte de la température et donc une formation de sueur. Mais il s'est avéré que, même dans ces capitonnages, on ne peut empêcher cette formation de sueur lorsque l'on est assis assez longtemps, de sorte que le contact avec de tels sièges ou dossiers n'est pas agréable et peut même être néfaste 2 2477966 du point de vue-de la santé. L'invention vise un procédé de préparation de tels capi- tonnages, un moule pour exécuter le procédé, ainsi qu'un capiton- nage préparé par ce procédé, qui assure une circulation cons- tante de l'air et empêche ainsi toute élévation de température et de formation de sueur. Suivant l'invention, le procédé consiste à enlever, après emboutissage et formation de mousse au dos, la feuille dans la région des évidements de la mousse. Le moule suivant l'invention se caractérise en ce que, sous la surface des nervures, sont disposées des tiges de chauffage pouvant être mises en circuit après le moussage au dos, en vue d'enlever la feuille par fusion. Le capitonnage suivant l'invention se caractérise en ce que la feuille est enlevée dans la région des évidements de la matière mousse. Les avantages procurés par l'invention tiennent notam- ment en ce que, dans la zone des évidements de la matière mousse, la feuille imperméable à l'air a été enlevée, rendant ainsi possible un échange d'air libre et automatique dans la matière textile et empêchant toute accumulation d'air dans la zone com- prise entre le corps et la feuille. L'air qui se trouve dans les évidements de la matière mousse ainsi qu'entre les évidements et/ou les traversées, est échangé constamment par l'effet de membrane de la matière textile ainsi que les mouvements du corps ("effet de pompage") de sorte qu'en dépit de la chaleur du corps humain, dont la température est assez élevée, l'humidité relative de l'air reste toujours inférieure au point de rosée et il ne se forme donc pas de sueur. Un tel capitonnage ne se révèle pas désagréable, même après un usage assez long, et il ne se produit pratiquement pas les phénomènes de fatigue, sinon inévitables. Bien que la feuille puisse être enlevée en principe méca- niquement dans la région des évidements et/ou des traversées, par exemple par fraisage, perçage, ou rodage, il s'est révélé favorable d'enlever la feuille après le moussage au dos par fusion, puisque ce procédé coûte moins que le post-traitement mécanique. Pour réaliser la fusion de la feuille, on la chauffe par le moule à l'aide d'un dispositif de chauffage, des barres de chauffage étant avantageusement placées dans les nervures 3 2477966 du couvercle du moule, ces barres étant mises en circuit après le moussage au dos. Dans ce procédé d'élimination de la feuille, il faut bien entendu que le-point de fusion de la feuille soit inférieur à celui de la matière textile. Au dessin schématique annexé, donné uniquement à titre d'exemple, la figure unique est une vue en coupe du corps de moule d'un capitonnage fini et du couvercle de moule. Comme il ressort de la figure, la surface intérieure d'un corps 10 de moule présente des saillies 12 entre lesquelles se trouvent des évidements 14. Le couvercle 16 de moule correspondant est muni de ner- vures 18 en sailliedans lesquelles sont incorporées des barres de chauffage. Les nervures 18 sont en regard des saillies 12 du corps 10, de sorte que la distance entre les faces frontales des nervures 18 et celle des saillies 12 est relativement petite lorsque le moule est fermé. Pour la préparation d'un capitonnage, on place sur la face intérieure du corps 10 de moule une matière 28 textile, munie en surface d'une feuille 26 imperméable à l'air.de sorte que la matière 28 textile est en contact étroit avec le corps de moule sur toute la surface intérieure de celui-ci. A cet effet, on peut appliquer une dépression sur la surface intérieure du corps de moule par des ouvertures d'aspi- ration qui n'ont pas été représentées, ce qui conduit, en raison de l'imperméabilité à l'air de la feuille 26, à ce que le maté- riau compositeconstitué de la matière 28 textile et de la feuille 26, vient en contact étroit par toute la surface avec la surface intérieure du corps de moule. Après avoir embouti le matériau composite constitué de la matière 28 textile et de la feuille 26 de cette manière sur la surface intérieure du corps 10 de moule, on ferme celui-ci en appliquant le couvercle 16 de moule sur le corps 10 de moule et, le cas échéant, en y appliquant une pression. Ensuite on emplit à la manière classique la cavité du moule d'une mousse de poly- uréthanne mou qui emplit en particulier les régions qui se trouvent entre les saillies 12 ou les nervures 18 d'une part, et les évidements correspondants du corps 10 de moule ou du couvercle 16 de moule d'autre part. On obtient ainsi au dos du matériau compositeconstitué de la matière 28 textile et de la feuille 26, une mousse avec 4 2477966 une liaison étroite et adhérant bien entre la matière 28 textile et la mousse 22 en polyuréthanne. Après que le moussage a été effectué et que la mousse de polyuréthanne est essentiellement durcie, on met en circuit les barres 10 de chauffage de manière à enlever par fusion, lors du chauffage, la feuille 26 dans la région des faces frontales des nervures 18, et donc dans la région des évidements du capitonnage. -A cet effet, la feuille 26 doit, bien entendu, avoir un point de fusion inférieur à celui de la matière 28 textile, de manière à ce que celle-ci ne-soit pas endommagée lors du chauffage. Quand on ouvre alors le moule en soulevant le couvercle 16, et quand on en retire le capitonnage fini, on obtient un capitonnage tel que représenté au milieu de la figure. Ce capi- tonnage présente des régions 22 de mousse qui sont reliées les unes aux autres aux extrémités supérieure et inférieure du dossier ou du siège, tandis que dans les régions intermédiaires il y a des évidements qui s'étendent sur toute la surface de contact du capitonnage et qui permettent une circulation d'air perpendiculairement à cette surface. Ces évidements sont symbo- lisés à la figure par les numéros de référence 24 et sont sépa- rés les uns des autres par des parties 22 en matière mousse. Toute la surface de contact du capitonnage est munie de la matière 28 textile. La feuille 26 imperméable à l'air ne se trouve plus cependant que sur les faces latérales du capiton- nage ou dans les régions de la face de contact dans lesquelles il n'y a pas d'évidements et donc o il ne doit pas s'effectuer de circulation d'air. Dans la région des évidements 24, ceux-ci sont revêtus seulement par la matière 28 textile, ce qui rend possible une libre circulation de l'air et empêche toute apparition d'accu- mulation d'air. Le nombre, la forme et l'agencement dans l'espace des évidements 24 peuvent dépendre de divers paramètres, par exemple de l'utilisation visée, mais aussi des contraintes, du type de matériau choisi et d'autres paramètres. 2477966 C'est ainsi, par exemple; que les parties 22 en matière mousse et les évidements 24 n'ont pas à alterner d'une maniè- re régulière, mais qu'il peut y avoir aussi plusieurs évidements et plusieurs parties de capitonnage, tandis qu'une ou deux tra- versées seulement sont utilisées. 6 2477966 REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation de capitonnages ayant de la mousse au dos pour des sièges et des dossiers, suivant lequel on emboutit dans un moule une matière textilemunie d'une cou- che de fermeture ou recouverte d'une feuille au dos, et on forme de la mousse au dos tout en y ménageant des évidements, caractérisé en ce qu'il consiste à enleveraprès l'emboutissage et la formation de mousse au dos, la feuille dans la région des évidements de la mousse. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à réchauffer la feuille avec un dispositif de chauffage et à l'enlever par fusion. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à enlever la feuille par enlèvement mécanique. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il consiste à enlever la feuille par fraisage, par perçage ou par rodage. 5. Moule pour exécuter le procédé suivant la revendica- tion 1, comprenant un corps de moule et un couvercle de moule ayant des nervures formant les évidements dans la matière mousse, caractérisé en ce que sous la surface des nervures (18) sont disposées des tiges (20) de chauffage pouvant être mises en circuit après le moussage au dos, en vue d'enlever la feuille (26) par fusion. 6. Capitonnage ayant de la mousse au dos, préparé par le procédé suivant la revendication 1 pour des sièges ou des dossiers ayant une couche de matière mousse munie d'évidements, une feuille recouvrant la face sur laquelle s'appuie la matière mousse et une couche en matière textile sur la feuille, caracté- risé en ce que la feuille (26) est enlevée dans la région des évidements de la matière mousse (24). 7. Capitonnage suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le point de fusion de la feuille (26) est inférieur à celui de la matière (28) textile.