La présente invention concerne un procédé de traitement de produits laitiers en poudre contenant des matières grasses, traitement destiné à améliorer leurs propriétés de reconstitution, en particulier la mouillabilité et la disper-5 sabilité en eau froide et dans lequel on revêt des agglomérats de poudre présentant une diminution de particules de plus de 100H d'une couche de lécithine éventuellement dissoute dans de la matière grasse. Les produits laitiers en poudre contenant des corps 10 gras, par exemple la poudre de lait entier, les compositions en poudre pour la fabrication de crèmes glacées, les mélanges en poudre pour l'alimentation des nourrissons et les compositions en poudre pour l'alimentation des veaux, les produits cacaotés contenant du lait, présentent à la surface des particules indi-15 viduelles line couche de graisse dite graisse libre dont la quantité peut être déterminée à l'aide d'un solvant non miscible dans l'eau, par exemple du tétrachlorométhane. La quantité de graisse libre présente sur la surface des particules est déterminée, non seulement par les propriétés du matériau de base utilisé 20 pour la fabrication de la poudre, mais aussi par les conditions qui prévalent dans la production et la manipulation de la poudre car un traitement avec précautions lors de la production de la poudre et lors de sa manipulation ultérieure a pour résultat que la quantité de graisse libre à la surface devient 25 relativement faible tandis qu'un traitement avec moins de précautions a pour résultat qu'une part accrue du taux de graisse du produit se retrouve comme graisse libre à la surface. La graisse libre présente à la surface des particules ou des agglomérats de particules influe sur les propriétés de 30 reconstitution du produit laitier en poudre, c'est-à-dire sur l'aptitude par absorption d'eau à former un produit liquide dans lequel les particules individuelles,sont uniformément dispersées ou émulsionnées dans l'eau, et influe en particulier sur l'aptitude à se disperser rapidement dans l'eau, condition 35 essentielle pour la dissolution et l'émulsification consécutives. Ceci signifie que, par exemple dans la production de lait entier à partir de poudre de lait entier présentant un taux élevé de graisse libre, il faut longtemps et fortement agiter mécaniquement le mélange pour obtenir une dispersion adéquate de la poudre ^0 dans l'eau. 71 34473 2 2107989 La raison de ceci est que la graisse libre réduit la mouillabilité de la poudre et. peut de plus provoquer une agglutination des particules et agglomérats qui peut empêcher leur dispersion dans l'eau. 5 Pour éliminer ces inconvénients, on a proposé de revêtir le produit pulvérulent d'une couche de.lécithine éventuellement dissoute dans de la graisse. De plus, étant donné que c'est essentiellement la partie de graisse libre de surface dans la poudre, présente à l'état solide à la température 10 ambiante, qui réduit les propriétés de reconstitution de la poudre dans l'eau froide, on a suggéré de modifier la méthode de fabrication de poudre de lait entier de telle manière qu'avant le séchage du concentré de lait, on isole et sépare une partie de la matière grasse du lait, comme décrit par exemple dans le 15 brevet britannique N° 1 005 825. La fraction de matières grasses à.point de fusion élevé est retournée au concentré de lait avant son séchage par pulvérisation tandis que la fraction à point de fusion bas est appliquée à la poudre sèche pour la revêtir. On réduit ainsi l'effet de répulsion de la partie 20 solide de graisse libre vis-à-vis de l'eau. On a aussi proposé d'ajouter de la lécithine à ladite fraction de matière grasse liquide avant qu'elle soit ajoutée au lait. Cependant, l'isolement et la séparation d'une partie de la matière grasse du lait implique une complication 25 notable et une augmentation importante du coût de fabrication de la poudre de lait, et cela exige un appareillage qui normalement n'existe pas dans les entreprises produisant des produits laitiers. Il s'est avéré possible d'obtenir un produit laitier 30 du genre en question, pulvérulent et contenant des matières grasses et présentant des propriétés particulièrement bonnes de reconstitution en eau froide en s'assurant que le taux de graisse libre dans le produit est situé entre des valeurs bien définies et que la surface du produit contient en outre de la lécithine en 35 quantités bien définies qui dépendent de la quantité de la part de matière grasse à la surface du produit, liquide à la température ambiante. En accord avec ceci, le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que la quantité de lécithine, ainsi que la quantité aussi bien que la caractéristique de fusion de 4-0 matières grasses éventuelles que l'on applique sont proportion 71 34473 3 2107989 nées de telle manière que la quantité de ces matières grasses ajoutée à la quantité de graisse libre présente en surface sur le produit laitier avant le traitement représentent de 1 à 3 en poids du produit traité et que la quantité de lécithine 5 représente de 15 à 25 # en poids de la part, liquide à température ambiante, de la graisse libre présente en surface avant le traitement plus la part, liquide à température ambiante de matière grasse éventuellement ajoutée, la matière grasse ajoutée étant par ailleurs déterminée en tenant compte de 10 la surface spécifique du produit laitier si bien que l'on obtient une épaisseur calculée de plus de 0,1^ pour la fraction liquide présente à la surface, la température du produit étant de 35°C au moins et de préférence environ 50°C durant le traitement et/ou le produit étant réchauffé àune telle température 15 après le traitement. Une forme préférée de réalisation du procédé selon l'invention est caractérisée en ce que la lécithine est ajoutée à l'état dissous dans un corps gras fondu présentant la même composition que la matière grasse entrant dans la composition 20 du produit pulvérulent. Ceci implique que la composition de la poudre ne change en aucune manière pouvant enfreindre les lois en vigueur et, de plus, cela rend superflue la séparation compliquée en une part à point de fusion relativement élevé et une part à point de fusion relativement bas. 25 Lors du traitement, par exemple, de poudre de lait entier en accord avec cette forme préférée de réalisation selon l'invention, on ajoutera ainsi la lécithine dissoute dans de la matière grasse de lait complète. En fonction de l'époque de l'année, la matière grasse de lait complète contient 30 environ 40 % d'une fraction liquide à température ambiante, les 60 % qui restent formant une fraction dont le point de fusion est situé au-dessus de la température ambiante. L'utilisation d'une telle matière grasse complète dans le procédé selon l'invention assure le revêtement de la surface de la poudre d'une quantité 35 suffisante de matières grasses liquides à température ambiante, contenant de la lécithine, pour permettre d'obtenir des propriétés satisfaisantes de reconstitution car l'effet hydrophobe de la partie solide de la matière grasse, contrairement à ce que l'on pourrait attendre# permet, dans les circonstances données, de ne 40 modifier qu'à un très faible degré les propriétés de reconsti- 71 34*73 4 2107989 tution du produit. Les quantités de lécithine et, éventuellement de matière grasse sont choisies dans les intervalles donnés en fonction du degré d'agglomération de la poudre à traiter, ton 5 produit aggloméré à un degré particulièrement élevé exigeant des apports relativement faibles en raison du fait qu'un tel produit a une surface relativement faible. Les meilleurs résultats sont obtenus avec une épaisseur calculée pour la couche de surface de 0,1 à 0,3 H , raison pour laquelle il est 10 avantageux de mesurer ou calculer la grandeur de la surface de .la poudre agglomérée en vue de déterminer la quantité de matière grasse et de lécithine permettant l'obtention de cette épaisseur. Dans le traitement de poudre de lait entier pour la consommation humaine, on devrait, pour éviter d'en réduire 15 la saveur, ne pas utiliser plus de 0,4 % de lécithine calculée sur le poids de la poudre. Lors de la fabrication du produit à traiter il faut utiliser une méthode dont les précautions soient telles que la quantité de graisse libre ne dépasse pas 3 % en poids. 20 Pour de la poudre de lait entier, cela signifie que le séchage aussi bien que 1 ' agglomératiecn devront être effectués avec précautions sans effets mécaniques ou thermiques violents. De ce qui précède, il ressort que la matière première pour le procédé selon l'invention est un produit 25 laitier pulvérulent contenant de la matière grasse et présentant une dimension de particules de plus de 100 • Cette matière peut être produite de toute manière connue, par exemple par un processus de séchage par pulvérisation modifié ou par d'autres méthodes permettant la production de poudres d& 30 lait agglomérées contenant des matières grasses. Le traitement à la lécithine selon l'invention peut être effectué dans une installation qui est directement en liaison avec l'installation de séchage par pulvérisation. En variante, le traitement à la lécithine peut se faire sur 35 de la poudre produite dans une installation séparée et qui a pu être emmagasinée et/ou transportée longuement. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. . 71 34473 5 2107989 La figure 1 montre schématiquement une installation de type connu pour la production de poudre de lait entier de qualité convenable pour le procédé selon l'invention. La figure 2 montre une forme préférée de réalisais tion d'une installation complète comprenant une installation de production de poudre de lait entier séché par pulvérisation, identique à l'installation de la figure 1, et mise en liaison directe avec une installation de traitement consécutif à la lécithine • -jO La figure 3 montre une autre forme de réalisation d'une installation selon l'invention pour le traitement de poudre avec de la lécithine. La poudre à traiter peut être produite longtemps avant que le traitement n'ait lieu et à un autre endroit puis transportée jusqu'à l'installation de >15 traitement. Dans l'installation de la figure 1, le gaz de séchage pour un appareil de séchage par pulvérisation 1 est fourni par une soufflante 2 et passe à travers un organe de chauffage 3, puis -un conduit 4 vers un répartiteur d'air 5 en 20 haut de l'appareil de séchage 1. Le lait entier est concentré dans uir-évaporateur (non représenté) puis, à travers un conduit 7» pompé à l'aide d'une pompe 6 vers un atomiseur rotatif 8 au moment de 1' appareil de séchage 1. 25 La poudre de lait séchée, contenant encore une certaine humidité, quitte le fond de l'appareil de séchage 1 par une sortie 9 et tombe dans un appareil 10 à couche fluidi-sée. Cet appareil est divisé en trois zones de traitement, respectivement 11, 12 et 13» Chaque zone est reliée à des 30 filtres, respectivement 14, 15 et 16, des soufflantes, respectivement 17» 18 et 19, des organes de chauffage, respectivement 20, 21 et 22 et des conduits, respectivement 23, 24 et 25 pour l'apport d'air ou de gaz de séchage à température ambiante. 35 La poudre de lait quitte l'appareil 10 à couche fluidisée par une sortie 26 et tombe directement sur un tamis 27 qui peut être de type horizontal vibrant. Sur ce tamis, le produit est trié en deux fractions, le résidu, formé des grains les plus gros, formant le produit final sortant par 40 une sortie 28, tandis que le tamisat, formé des grains les plus 7134473 6 2107989 fins, sort par une sortie 29 pour un recyclage ultérieur comme il sera décrit plus loin. Le gaz de séchage quittant l'appareil de séchage 1 contient des particules fines du produit pulvérulent. Ce 5 gaz est dirigé, par une conduite 30., vers un cyclone 31 où les particules fines sont séparées et transférées vers une conduite 32 à travers une vanne rotative. Le gaz de séchage quitte le cyclone 31 à travers un ventilateur 33 et une cheminée 34-. Les particules fines 10 soufflées dans l'appareil 10 à couche fluidisée sont aussi transférées à la conduite 32. Un ventilateur 35 envoie de l'air à travers un filtre 36 et la conduite 32 pour permettre le transport pneumatique des particules fines vers un cyclone 37« Les particules fines séparées du gaz quittent le cyclone par 15 une vanne rotative 38 et sont amenées à -une autre conduite de transport pneumatique 40 par l'intermédiaire d'une conduite 39. L'air provenant du cyclone 37 passe à travers le ventilateur 35 vers la cheminée 34. 20 Une soufflante 41 et la conduite 40 permettent le transport pneumatique des particules fines depuis le tamis 27 et le cyclone 37* Les particules fines sont introduites, de manière connue,dans la zone d'atomisation de l'appareil de séchage. 25 L'installation montrée sur la figure 2 est tout à fait similaire à celle de la figure 1, mais une chambre 42 de traitement à la lécithine est insérée entre l'appareil fluidisant 10 et le tamis 27. A. l'aide d'une pompe 43 la solution de lécithine 30 est pompée à travers un compteur de débit 45 et une conduite 46 vers un injecteur à deux buses 47 placé centralement dans la chambre de traitement 42. La solution de lécithine est atomisée à l'aide d'un gaz comprimé admis à l'injecteur 47 par une conduite 48. 35 La poudre de lait quittant l'appareil 10 à couche fluidisée tombe sous forme d'une dispersion dans l'air autour de l'injecteur et se trouve alors revêtue de solution de lécithine. Partant de la chambre de traitement 42, la poudre tombe directement sur le tamis où il se produit une certaine 71 34473 7 2107989 égalisation de la solution de lécithine sur la poudre. Le produit est trié en deux fractions et la fraction grossière représentant le produit final est ensuite conditionnée dans des récipients appropriés. 5 Dans l'installation de la figure 3 la poudre prove nant d'un silo 49 comportant une vanne rotative 50 parvient, par l'intermédiaire d'une conduite 51, à un appareil 52 à couche fluidisée qui reçoit, par une conduite 53, de l'air chaud à travers un filtre 54, une soufflante 55 et un organe 10 de chauffage 56. En partant de l'appareil 52 à couche fluidisée la poudre est traitée dans une chambre 42 tout à fait semblable à celle de l'installation de la figure 2. Après le traitement à la lécithine, la poudre 15 tombe directement dans un autre appareil 57 à couche fluidisée dans lequel l'égalisation du revêtement a lieu et qui reçoit de l'air chaud à travers une conduite 58, un filtre 59, une soufflante 60 et un organe de chauffage 61. La poudre quitte l'appareil à couche fluidisée 57 20 et forme le produit final- Les particules fines provenant des deux appareils à couche fluidisée, respectivement 52 et 57» sont transférées, par l'intermédiaire de conduites 62 et 63, à un cyclone 64 où elles sont séparées de l'air. L'air est expulsé à l'aide 25 d'un ventilateur 65 et les particules fines quittent le cyclone à travers une vanne rotative 66. L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples ci-après donnés à titre non limitatif. EXEMPLE 1 : Dans cet exemple, on a procédé en tout à cinq essais sur le traitement de poudre de lait entier à l'aide d'une installation comme montrée sur la figure 2. Cette poudre a été produite à partir de lait entier présentant un taux de matière grasse de 3,3 % en poids et un taux de ma-35 tière sèche non grasse de 9,4 % en poids, ce lait avant séchage par pulvérisation étant chauffé à 86°C et condensé jusqu'à obtention d'un taux de matière sèche de 44 % en poids. Ce concentré est ensuite desséché par pulvérisation à l'aide d'un appareil de séchage de la société "Niro AtomizerH, et la poudre 71 34473 8 2107989 obtenue est ensuite traitée dans un appareil suivant de séchage à couche fluidisée en trois zones successives, ceci en liaison immédiate avec l'appareil de séchage. Dans l'appareil de séchage, on utilise une température d'entrée des gaz 5 de séchage de 182°C et une température de sortie de 87°C.Le taux d'humidité de la poudre était de 5,2 % à la sortie de l'appareil de • séchage par pulvérisation, 4,4 % à la sortie de la première zone de séchage , 2,8 % à la sortie de la deuxième zone de aéchage. Après passage dans la troisième zone de séchage, la 10 température de la poudre était de 35°0 et le taux d'humidité était de 2,6 % et la poudre de lait entier était ensuite revêtue par une solution de lécithine dans de la matière grasse de lait. Cette opération de revêtement s'effectue en lais-15 sant tomber la poudre dispersée dans l'air autour d'une buse d'où la solution est pulvérisée avec de l'air comprimé. Les cinq essais ont été effectués de telle manière que, dans tous les cas, il j avait dosage de la même quantité de lécithine tandis que la quantité de matière grasse de lait et sa compo-20 sition étaient modifiées. Dans les essais 1 à 4, on a utilisé de la matière grasse de lait non fractionnée, c'est-à-dire de la matière grasse de lait dont environ 40 % est liquide à la température ambiante, tandis que dans l'essai n° 5» on a utilisé de la matière grasse fractionnée liquide à température 25 ambiante. Le détail des essais et les résultats obtenus sont donnés dans le tableau que l'on trouvera plus loin. Il ressort de ce tableau que, en procédant au traitement en accord avec le procédé selon l'invention et comme indiqué pour l'essai 30 n° 4, on obtient des propriétés de reconstitution pratiquement aussi bonnes que celles obtenues en traitant la poudre par le procédé connu, beaucoup plus compliqué, utilisé dans l'essai n° 5 où l'on procède avant le traitement à une séparation de la matière grasse ajoutée. 35 On observera que les calculs dans le tableau sont effectués en supposant que la graisse libre en surface de la poudre non traitée consiste elle aussi pour environ 40 % en une fraction liquide à température ambiante. 71 34473 9 2107989 La poudre de lait entier traitée dans cet exemple présentait un taux relativement faible de matière grasse en surface et une surface relativement importante par unité de poids, et c'est pourquoi il était nécessaire d'ajouter une ^ quantité relativement importante de matière grasse de lait pour remplir les conditions posées par le procédé selon l'invention. La raison pour laquelle il n'a pas été obtenu de résultats satisfaisants dans l'essai n° 3 en ce qui concerne 10 les propriétés de reconstitution réside dans le fait que la fraction liquide dans la couclie superficielle n'était que juste suffisante poi_r former une couclie superficielle présentant une épaisseur calculée de 0,1 H , ce qui n'était pas tout à fait suffisant pour améliorer efficacement la mouillabilité de la 15 poudre. EXEMPLE 2 : Dans cet exemple, on a traité de la poudre de lait entier obtenue à partir de lait entier présentant un taux de matière grasse de 3,25 % en poids et un taux de matière sèche 20 non grasse de 8,90 %. Avant séchage par pulvérisation , ce lait entier a été préchauffé à 115°C et condensé jusqu'à obtention d'un taux de matière sèche de 50,8 % en poids. Ce concentré a été desséché par pulvérisation et ensuite séché dans le même appareillage que celui utilisé dans l'exemple n°1, 25 l'appareil de séchage utilisant pour les gaz de séchage une température d'entrée de 187°C et une température de sortie de 79°C. Les taux d'humidité étaient les suivants ! à la sortie de l'appareil de séchage 5»7 %, à la sortie de la première zone de fluidisation 4,5 % et à la sortië de la deuxième zone 30 de fluidisation 2,3 % et enfin à la sortie de la troisième zone 2,2 %. La température de la poudre quittant la troisième zone était supérieure à 35°C« La poudre fut traitée selon le procédé selon l'invention de même manière qu'indiqué dans l'exemple 1. Les 35 caractéristiques de la poudre et du traitement sont indiquées dans le tableau. Il ressort de ce tableau que le taux plus élevé de graisse libre en surface de la poudre non traitée, graisse qui jusqu'à maintenant avait été considérée comme nuisible aux pro-40 prietés de reconstitution de la poudre,permet, par le traitement selon l'invention et avec l'apport d'une relativement faible quantité de matière grasse de lait d'obtenir d'une couche super 7Î 34473 10 2107989 ficielle présentant une épaisseur convenable de fraction superficielle liquide et une concentration de lécithine convenable pour que soient obtenues des propriétés particulièrement satisfaisantes de reconstitution. TABLEAU . . _ > " ' Exemple 1 Exemple 2 Essai n° 2 5 5 1. Graisse libre en surface de la poudre non traitée,pourcentage 10 en poids. 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 2,1 2. Apport de lécithine, pourcentage en poids de poudre. 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 3- Apport de matière gras-15 se de lait .pourcenta- ge en poids de poudre. 0,2 0,5 1,0 2,0 0,8 ' 0,2 4. Fraction liquide de matière grasse de lait ajoutée,pourcentage en 20 poids de poudre. 0,08 0,2 0,4 0,8 0,8 0,08 5» Couche superficielle totale pourcentage en poids de poudre 2) 1,2 1,5 2,0 3,0 1,8 2,5 6. Fraction liquide de 25 couche superficielle, pourcentage en poids de poudre 3) 0,6 0,72 0,92 1,32 1,32 1,12 7- Lécithine,pourcentage en poids de la couche 30 superficielle totale 16,7 13,3 10,0 6,7 11,1 8,0 8. Lécithine,pourcentage en poids de la fraction liquide de la couche superficielle. 33,3 27,8 21,7 15,1 15,1 17,8 35 9- Superficie de surface de poudre m2/100g.4) 9,8 9,8 9,8 9,8 9,8 5^7 10. Fraction liquide dans couche superficielle par unité de 40 surf ace, g/m2 0,061 0,073.0,094 0,135 0,135 0,197 11. Epaisseur de fraction liquide de surface, H 5) 0,065 0,078 0,100 0,144 0,144 0,209 12. Mouillabilité,s/13g 45 poudre 6) 5 mn. 5 mn. 5 mn. 20 s 17 s 6 s 1) La matière grasse de lait utilisée dans l'essai 5 était la fraction liquide à température ambiante. 2) Calculé comme 1 +2+3. 3) Calculé comme 1 x 40/100 + 2 + 4. - 50 4) Déterminé à partir de mesures de la perméabilité de l'air. 5) Déterminé sur la base d'une densité de 0,948 g/cm5 6) Déterminé en versant avec précaution et de manière norma- 71 34473 « 2107989 lisée 13 g de poudre sur la surface au repos de 100 ml d'eau et en mesurant le temps qui s'écoule avant que la poudre ait pénétré sous la surface du liquide. EXEMPLE J : 5 Dans cet exemple, on produit de la poudre de lait entier dans une installation comme celle de la figure 1 en utilisant les mêmes conditions opératoires pour le séchage que dans l'exemple 2, sauf que l'organe de chauffage 22 n'était pas utilisé. Le taux d'humidité de la poudre quittant l'appareil 10 10 à couche fluidisée est alors de 2,7 % au lieu de 2,2 %. La poudre est alors conditionnée dans des containers de 500 kg et expédiée à une autre usine, dans un autre pays, à une distance géographique considérable de la première usine. Dix sept jours après sa production, la poudre de 15 lait est traitée selon l'invention dans une installation comme celle de la figure 3» La température du gaz entrant dans les appareils à couche fluidisée 52 et 57 est de 59°C et 43°C respectivement. Ceci signifie que les conditions de température du présent procédé sont remplies. Dans la chambre de traitement 42, 20 la poudre est traitée par application du procédé selon l'invention de la même façon que décrit dans l'exemple 1. La poudre recueillie dans le cyclone est ensachée dans des sacs en papier. La qualité de cette poudre correspond à celle de la poudre de lait entier non agglomérée ordinaire et 25 la quantité est de 5»5 % de la production totale. Le produit final sortant de l'appareil 57 à couche fluidisée est recueilli dans des containers de 200 kg et conditionné dans des boîtes de 250 g par une méthode classique de conditionnement sous azote. 30 II n'a pas été constaté de différence notable entre les propriétés de cette poudre et celles de l'exemple n° 2. La mouillabilité de la poudre est de 5 s et la dispersibilité, évaluée de façon visuelle, est un peu meilleure que celle de l'exemple n° 2. 35 Bien que le procédé selon l'invention soit ici décrit en relation avec le traitement de produits laitiers, il est bien évident pour un homme de l'art qu'il peut être utilisé pour le traitement d'autres produits pulvérulents comportant des. matières grasses et que l'on désire traiter pour leur donner 71 34473 12 2107989 ■une mouillabilité en eau froide telle qu'ils puissent plus facilement y être dispersés. Gomme exemples de tels produits, on peut citer les mélanges contenant du cacao et du lait en poudre. 71 34473 13 2107989 REVENDICATIONS 1.- Procédé de traitement de produits laitiers en poudre contenant des matières grasses en vue d'améliorer leurs propriétés de reconstitution en eau froide, traitement dans 5 lequel on revêt des agglomérats de poudre présentant une dimension de particule de plus de 100H d'une couche de lécithine éventuellement dissoute dans une matière grasse, caractérisé en ce que la quantité de lécithine, ainsi que la quantité aussi bien que la caractéristique de fusion de matières 10 grasses éventuelles que l'on applique sont proportionnées de telle manière que la quantité de ces matières grasses ajoutée à la quantité de graisse présente en surface sur le produit . laitier avant le traitement représentent de 1 à 3 % en poids du produit traité et que la quantité de lécithine représente 15 de 15 à 25 % en poids de la part, liquide à température ambiante, de la graisse libre présente en surface avant le traitement, plus la part, liquide à température ambiante, de matière grasse éventuellement ajoutée, la matière grasse ajoutée étant par ailleurs déterminée en tenant compte de la surface 20 spécifique du produit laitier, si bien que l'on obtient une épaisseur calculée de plus de 0,1H pour la fraction liquide présente à la surface, la température du produit étant d'au moins 35°C, de préférence d'environ 50°C, durant le traitement et/ou le produit étant chauffé à une telle température après 25 le traitement. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lécithine est ajoutée à l'état dissous dans une matière grasse présentant la même composition que la matière grasse entrant dans la composition du produit pulvérulent. 30 3*- Produit laitier pulvérulent contenant des ma tières grasses et présentant des propriétés synéliorées de reconstitution en eau froide et consistant en agglomérats de poudre présentant une dimension de particules de plus de 100 H , recouverts de lécithine et de graisse, oaractérisé en ce que 35 la quantité de lécithine, ainsi que la quantité aussi bien que la caractéristique de fusion de matières grasses éventuelles que l'on applique sont proportionnées de telle manière que la quantité de ces matières grasses ajoutée à la quantité de graisse présente en surface sur le produit laitier avant le 40 traitement représente de 1 à 3 % en poids du produit traité et 71 34473 « 2107989 que la quantité de lécithine représente de 15 à 25 # en poids de la part, liquide à température ambiante, de la graisse libre présente à la surface avant le traitement, plus la part, liquide à température ambiante, de matière grasse éventuellement 5 ajoutée, la matière grasse ajoutée étant par ailleur déterminée en tenant compte de la surface spécifique du produit laitier, si bien que l'on obtient -une épaisseur calculée de plus de 0,1 ^ pour la fraction liquide présente à la surface, la température du produit ayant été d'au moins 10 35°C» de préférence environ 50°C durant le traitement ou bien le produit ayant été chauffé à une telle température après le traitement. 4.- Produit laitier pulvérulent selon la revendication 3, caractérisé en ce que la lécithine a été ajoutée 15 à l'état dissous dans une matière grasse présentant la même composition que la matière grasse entrant dans la composition du produit pulvérulent.