La présente invention concerne un dispositif pour détecter ltorigine d'appels malicieux dans un système téléphonique à commande décentralisée des sélecteurs, par retraçage de ces appels. Le retraçage d'un appel malicieux peut steffectuer au moyen d'un dispositif d'interception préalablement connecté à un poste d'abonné particulier. Ce dispositif commande le blocage d'une liaison établie avec le poste qu'il contr6le quand l'abonné en fait la demande en envoyant un code d'interception déterminé. Un retraçage manuel ou automatique de appel est ensuite effectué jusqu'à l'ori- gine de la liaison pour déterminer le numéro de l'abonné qui a effectué l'appel malicieux. Le blocage d'une liaison peut encore avoir pour objet de permettre la localisation de défauts (Norme allemande NTG 0902 flvermittlungstecbnik, Begriffe der Systemtech- nik"). Un exemple connu de système téléphonique à commande décentralisée des sélecteurs est le système à commutateur rotatif à métal précieux EMD exploité par l'Administration des Télécommunications en Allemagne Fédérale (Deutsche Bundespost). Dans le système EMD, le retraçage des appels n'est possible que sur des liaisons téléphoniques établies sur une ligne ne comportant pas de répéteur. Ce cas ne se présente qu'avec les appels du réseau urbain, pour lesquels l'absence de répéteur sur la ligne est également une condition indispensable. Par ailleurs, le retraçage des appels dans ce système est particulier à chaque cas et coûteux en personnel et en heures de travail, car le personnel du central doit retracer l'acheminement de l'appel concerné en remontant d'étage de sélection en étage de sélection. On connaît cependant une méthode qui permet de retracer les appels établis sur des lignes interurbaines. Seion cette méthode, lorsqu'un sélecteur terminal effectue le test d'un poste d'abonné connecté à une unité d'interception d'appel,un code d'identification de durée prédéterminée est transmis vers l'amont jusqutau premier répéteur sortant et, par l'intermédiaire de ce répéteur, provoque le passage au travail d'un dispositif destiné à allouer au poste de l'abonné appelé (après que le poste appelant a transmis un signal de retour au repos) un intervalle de temps pendant lequel ce dernier pourra décider s'il désire que soit finalement établi l'état d'interception et, par conséquent, que soitclenchée.l'alar- me d'interception dans le central, selon la méthode connue de sélection du code d'interception (Brevet allemand 1 222 988). Selon cette méthode connue, l'appel intercepté doit aussi être retracé d'un étage de sélection à l'étage de sélection précédent par le personnel du central. Dans le but de réduire le temps nécessaire et le nombre de personnes devant intervenir dans l'opération de retraçage d'un appel, il a été proposé un système téléphonique automatique caractérisé par le fait que les sélecteurs de certains des étages de sélection, ou de tous, sont associés à un dispositif auxiliaire indiquant leur position respective, qu'il comporte une unité centrale de retraçage automatique capable de lire les indications relatives aux sélecteurs, que la disponibilité des sélecteurs résultant du cabrage est mise en mémoire dans l'unité centrale, et que, dans le but de reconnattre un trajet dans l'unité centrale, les sélecteurs précédant ou bien suivant un sélecteur donné sont identifiés à la fois à l'aide des informations en mémoire et de leur position momentanée (la demande de Brevet allemand P 26 57 880). Dans le cas de connexions établies par l'intermédiaire de plusieurs centraux, il faut encore avec cette méthode connue un trajet d'information supplémentaire permettant de demander aux centraux précédents d'identifier le circuit et ensuite de signaler en retour à l'unité de retraçage d'appel l'indicatif et le central de l'abonné appelant. L'objet de la présente invention est de prévoir un dispositif du type mentionné ci-dessus permettant, après envoi d'un code d'interception par l'abonné appelé, d'identifier plus rapidement l'abonné né appelant sans nécessiter pour cela un trajet supplémentaire d'information. L'invention inclut la possibilité de retracer les appels également par des lignes munies d'un répéteur, y compris les lignes interurbaines. La principale caractéristique de l'invention réside dans le fait que l'unité de retraçage des appels est associée à un émetteur qui, en cas de prise par un appel entrant, envoie vers l'amont un signal de fréquence vocale, que le premier étage de sélection est associé à un équipement auxiliaire comprenant un premier récepteur du signal de fréquence vocale envoyé en arrière (amont), que ce premier récepteur répond en mettant en circuit un deuxième émetteur qui transmettra le code de réseau ainsi que l'indicatif de l'abonné appelant reconnus au cours du-processus d'identification, sous la forme d'un code de fréquence vocale envoyé sur les fils de conversation vers l'unité de retraçage des appels, et que cette dernière comporte un deuxième récepteur destiné à recevoir ces code et indicatif et à les transmettre dans un dispositif de mémorisation. Il résulte de cette disposition que les informations relatives à l'abonné appelant sont déjà disponibles alors que l'abonné appelé est encore en position d'appel, de sorte que la communication peut être libérée immédiatement à la fin de la conversation. De cette manière, ni les étages de sélection ni les lignes ne sont inutilement occupés : ils restent disponibles pour l'écoulement des trafics. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite à titre d'exemple non limitatif, en se reportant à la figure annexée qui représente le diagramme général d'un système téléphonique à commande décentralisée des sélecteurs, ainsi que les équipements auxiliaires prévus par l'invention pour le retraçage des appels. Le système téléphonique à commande décentralisée des sélecteurs utilisé pour la présente description d'un exemple de réalisation du dispositif de l'invention est le système dit système EMD exploité par l'Administration des Télécommunications d'Allemagne Fédérale. On suppose pour la description que la réalisation, les circuits et le mode de fonctionnement de ce système téléphonique sont connus. Il n'en sera donc pas fait ici de description ni de représentation détaillée.Chaque fois que l'abonné appelant Tln A prend un premier sélecteur de groupe I.GW pour établir une connexion, un équipement auxiliaire ZE est mis en circuit par l'intermédiaire d'une matrice de commutation EF1, mais, à ce stade du fonctionnement, uniquement au niveau de son premier récepteur E1, afin de permettre la réception du signal en arrière de fréquence vocale. L'abonné appelant établit la liaison avec l'abonné appelé Tln B de la manière connue. Cette liaison peut être établie sur de longues distances et également sur des lignes comportant un répéteur. Si l'abonné appelé ne dispose pas de la faculté d'interception ou de retraçage des appels, le premier train de sonnerie est envoyé dès que le sélecteur terminal est mis sur la position de sélection de son poste, et une tonalité de 425 Hz est simultanément envoyée en retour. Dès le début de la conversation au plus tard, l'équipement auxiliaire ZE est libéré et se trouve ainsi disponible pour ltéta- plissement d'autres communications. Par contre, si l'abonné appelé Tln B dispose de la faculté de retraçage des appels, le sélecteur terminal LW est associé à une unité de retraçage des appels FB. Dès que le sélecteur terminal LW parvient sur la position correspondant au poste Tln B équipé pour permettre le retraçage des appels, l'unité de retraçage FE avec son dispositif d'appel RU empêchent que le premier train de sonnerie ne soit immédiatement envoyé. Simultanément, l'émetteur S1 de ltuni- té FE est mis en position de travail et, pendant environ 1,2 seconde, applique une combinaison de fréquences, soient une fréquence de 425 Hz et une autre de 3000 Hz, sur les fils de conversation.De cette manière, cette combinaison de fréquences parvient à l'abonné appelant Tln A ainsi que sur le récepteur El de l'équipement auxiliaire ZE. L'abonné appelant Tln A perçoit ce signal comme une tonalité de retour d'appel du fait qu'il contient lui aussi la fréquence de 425 Hz qui sert autrement pour cette tonalité. La fréquence de 3000 Hz transmise en plus peut entre considérée comme un bruit dtintermodulation (distorsion). Le récepteur El répond à cette combinaison de fréquences en commandant, à travers la matrice de commutation Kif1, l'excitation d'un relais supplémentaire F du sélecteur de groupe I.GW.Par son contact f, le relais F coupe ainsi le circuit des fils de conversation en direction de l'abonné appelant. En meme temps, le récepteur El provoque le passage au travail d'un émetteur S2 à travers la matrice de commutation KF2. Le code de réseau de l'abonné appelant est stocké dans une partie d'une mémoire Sp I associée à émetteur S2. Le reste de la mémoire Sp 1 est occupé par l'indicatif de l'abonné appelant reconnu par un circuit d'identification Id. Immédiatement après le passage au travail de l'émetteur SI, ce dernier commence à transmettre le premier chiffre du code de réseau mémorisé, en utilisant le codenultifréquence MFC bien connu. Dès que ce premier chiffre a été reçu dans l'unité de retraçage des appels par le récepteur E2, ce dernier en effectue le transfert vers la mémoire Sp2 par accusé de réception simultané. Le transfert des autres chiffres s'effectue selon la méthode connue de signalisation en code multifréquence asservi. L'identification de l'abonné appelant peut avoir lieu soit immédiatement à la prise du sélecteur de groupe I.GW, soit seulement à la réponse du récepteur El. Pour identifier l'abonné Tln A connecté à travers l'envoyeur d'appel AS il est possible, par exemple, d'utiliser le système décrit-dans la demande de brevet allemand P 26 57 880. Dès que l'indicatif de l'abonné appelant a été transmis en totalité, une combinaison spéciale servant de signal de fin de transmission est encore envoyée par l'émetteur S2. Ce signal informe l'unité de retraçage des appels que la transmission est terminée et que l'abonné Tln B peut maintenant être appelé. En outre, après l'envoi de cette combinaison, le relais F retombe, rétablissant la continuité des fils de ligne ; ensuite, l'équipement auxiliaire ZE est déconnecté du sélecteur de groupe I.GW. Dans l'unité de retraçage des appels FE, le dispositif d'appel RV commande alors l'envoi de l'appel immédiat, qui est suivi des autres trains de sonnerie. Les chiffres reçus dans la mémoire Sp 2 de l'unité de retra çage des appels FE peuvent être affichés sur un écran Anz ou bien enregistrés sur une imprimante Dr.L'affichage sur écran ou bien l'impression peuvent être effectués soit immédiatement, soit seulement après réception d'un code d'interception envoyé par 1'abonné appelé TlnB. Il est à noter qu'aucune disposition spéciale n'est nécessaire pour maintenir la liaison après la fin de la- conversation, car l'identité de l'abonné appelant est déjà stockée dans l'unité de retraçage des appels. La communication peut donc être libérée immédiatement. Il reste bien évident que la description qui précède n'a été faite qu'à titre d'exemple non limitatif et que d'autres variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de détection des appels malicieux dans un système téléphonique à commande décentralisée des sélecteurs, au moyen d'équipements de retraçage, caractérisé par le fait que 12unité de retraçage est associée à un émetteur qui, en cas de prise par un appel entrant, envoie en trière un signal de fréquence vocale, que le premier étage de sélection est asssocié à un équipement auxiliaire comportant un premier récepteur prévu pour la réception du signal de fréquence vocale envoyé enarrière, que ledit premier récepteur répond en mettant en circuit un deuxième émetteur qui transmet le code de réseau ainsi que ltindicatif de abonné appelant reconnus au cours du processus d'identification, sous la forme d'un code de fréquence vocale envoyé sur les fils de conversation vers l'unité de retraçage des appels, et que cette dernière comporte un deuxième récepteur destiné à recevoir ces code et indicatif et à les transmettre dans un dispositif de mémorisation. 2 - Dispositif de détection conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que le premier récepteur commande la coupure des fils de conversation reliant l'abonné appelant. 3 - Dispositif de détection conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que le deuxième émetteur transmet, après en voi de a totalité des chiffres, un signal spécial qui est évalué dans l'unité de retraçage des appels comme un signal de fin, et qui commande la connexion du courant d'appel immédiat. 4 - Dispositif de détection conforme à la revendication 3, caractérisé par le fait que le deuxième émetteur, après envoi dudit signal spécial, commande l'établissement de la continuité des fils de conversation vers l'abonné appelant. 5 - Dispositif de détection conforme à la revendication t, caractérisé par le fait que l'équipement auxiliaire est connecté au premier étage de sélection uniquement pendant l'établissement de la communication. 6 - Dispositif de détection conforme à la revendication 5, caractérisé par le fait que le deuxième émetteur n'est connecté à l'équipement auxiliaire qu'en cas de besoin. 7 - Dispositif de détection conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que les chiffres enregistrés dans la mémoire de l'unité de retraçage ne sont-affichés qu'après réception du code dtinterception. 8 - Dispositif de détection conforme à la revendication 7, caractérisé par le fait que les chiffres enregistrés dans la mémoire de l'unité de retraçage sont imprimés et non pas momentanément affichés. 9 - Dispositif de détection conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que la transmission des chiffres du code de réseau et de l'indicatif de l'abonné appelant dans l'unité de retraçage des appels est réalisée selon la méthode de signalisation en code multifréquence asservi. 10 - Dispositif de détection conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que le signal envoyé en arrière est un signal à deux fréquences vocales dont l'une est située au-dessous de la bande de fréquences vocales utilisée pour la numérotation au clavier, et l'autre au-dessus de cette même bande. 11 - Dispositif de détection conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que la fréquence de signalisation située au-dessous de la bande de fréquences utilisée pour la numérotation au clavier àfréquence vocale est identique à la fréquence de la tonalité de retour d'appel