L'invention concerne la localisation des câbles étendus en mer, tels que les flûtes sismiques marines, ou "streamers". Souvent longue d'un ou deux kilomètres, une flûte marine tractée par un navire prend une forme courbe, qui dépend notamment des courants, des vagues, et de la force de traction qui lui est appliquée. Au moment du tir sismique, il est souhaitable de connaître avec préci- sion la position des différents capteurs acoustiques le long de la flûte sismique. La précision demandée tend d'ailleurs actuellement à croître. A cet effet, on installe un ou plusieurs compas le long de la flûte sismique, ce qui permet d'en connaître sommairement la direction au niveau de chaque compas. Malheureusement l'imprécision des compas et leur défaut d'alignement par rapport à la référence de cap (une flûte marine est relativement souple) mènent cou- ramment ensemble à une erreur de + 10 degrés. Avec les compas, on ne connaît donc que la direction de la tangente en un ou plusieurs points de la flûte, et encore assez mal. Bien que ce problème soit vieux de plus de 20 ans, aucune solution meilleure n'a encore vu le jour. La présente invention apporte la possibilité de la mesure automatique et précise de la direction de la queue de la flûte. Cette mesure peut être utilisée seule avec connaissance de la longueur de la flûte ou bien associée avec l'observation des compas répartis à des dis- tances connues le long de la ligne sismique. L'élément essentiel de la localisation précise reste dans les deux cas la mesure précise de l'azimuth de la queue de la flûte. A cet effet, l'invention propose un procédé qui comporte les opérations suivantes: a) émettre en queue de la flQte marine de premiers signaux électromagnétiques comportant au moins une fréquence prédéterminée, b) émettre à la proue du navire de seconds signaux élec- tromagnétiques comportant au moins une autre fré- quence prédéterminée différente de la première, c) capter les signaux électromagnétiques qui en résultent au niveau de l'arrière du navire, d'un côté de celui-ci, d) capter également les signaux électromagnétiques qui en résultent au niveau de l'arrière du navire, de l'autre côté de celui-ci, e) faire battre les deux signaux captés d'un côté du navire, ce qui donne un premier signal de battement, f) faire battre les deux signaux captés de l'autre côté du navire, ce qui donne un second signal de battement, et g) déterminer l'écart de phase entre les deux signaux de battement, qui est relié à la direction de la queue de la flnte marine par rapport au navire. Très avantageusement, la différence entre les deux fréquences prédéterminées est une basse fré- quence. Dans un mode de réalisation préférentiel de l'invention, les opérations d'émission a) et b) font intervenir chacune une paire respective de fré- quences prédéterminées, les deux paires de fréquences étant alors reçues d'un côté et de l'autre du navire; les deux opérations de battement e) et f), s'effectuant aussi sur la seconde fréquence de chaque paire, donnent donc une première paire de signaux de battement pour un côté du navire, et une seconde paire de signaux de battement pour l'autre côté du navire; et l'opération g) consiste à déterminer deux écarts de phase (qi, q2) entre les signaux de battements des deux paires, pris deux à deux. Avantageusement, la différence entre les deux fréquences prédéterminées de chaque paire est la même. De préférence, les fréquences prédéterminées sont supérieures à environ 30 MHz. D'un autre côté, il est souhaitable que la différence entre les deux fré- quences de chaque paire soit inférieure à environ 10 MHz. L'invention concerne aussi un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, qui comporte 15. un émetteur de queue de flûte, un émetteur pour la proue du navire, un dispositif d'antenne de réception double suscep- tible d'être monté en saillie d'un bord et de l'autre du navire, 20. un dispositif récepteur proprement dit, et des moyens de calcul aptes à déterminer la direction de la queue de la flûte à partir des phases des signaux reçus. De préférence, l'émetteur pour la proue du navire a une puissance environ 100 fois plus faible que celle de l'émetteur de queue de flûte. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels: la figure 1 illustre un navire qui tracte une flûte marine, l'ensemble étant équipé pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention; la figure 2 illustre un schéema électrique de principe de l'émetteur EQ de la figure 1; la figure 3 illustre le schéma de principe de l'émetteur EP de la figure 1; la figure 4 illustre le schéma de principe du dispositif récepteur incorporé à la figure 1; et les figures 5 et 6 illustrent le schéma électrique similaire des dispositifs 50 et 51 de la figure 4. Bien que la présente invention puisse servir à la localisation d'autres cables étendus en mer, et flottant entre deux eaux, la description détaillée qui va suivre se place dans le cadre des flûtes sismiques marines. Sur la figure 1, on reconnaît une flûte sismique marine ou "st.rear-.", notée SM, et tirée par un navire NV. L'axe longitudinal du navire est désigné par OX, et on suppose qu'il est animé d'une vitesse V. Selon l'invention, on place en queue de la flûte marine SM, par exemple sur le flotteur de queue couramment associé à une telle flûte, un émetteur désigné par EQ. Cet émetteur EQ rayonne de premiers signaux iélectromagnétiques, qui comportent ici deux ondes pures notées Fq1 et Pu2. On appelle également F1 la fréquence de l'onde pure Fq1 et F2 la fréquence de l'onde pure Fq2. La puissance de l'émetteur EQ est par exemple de 50 mailliwatts. A l'avant et dans l'axe du navire NV est placé un autre émetteur, ou émetteur de proue, noté EP. Cet émetteur EP rayonne de seconds signaux électro- magnétiques comportant également deux ondes pures FP1 et Fp2. Les fréquences de ces ondes pures sont respective- ment f + 80 Hz et f2 + 80 Hz. Deux antennes de réception (fouets de 1,5 mètre environ), notées RB et RT, sont placées au voisinage de l'arrière du navire, et déportées du bord du navire de 2 à 3 mètres vers l'extérieur, par exemple sur un support pivotant escamotable. Ces antennes de réception sont avantageusement accompagnées d'un préamplificateur de réception, après quoi deux câbles coaxiaux transmettent les signaux vers un récepteur central, noté RG sur la figure 4 et suivi de préférence d'un dispositif calcu- lateur d'exploitation 52. Sur la figure 2, le dispositif émetteur EQ comprend tout d'abord un oscillateur pilote à quartz, noté 10, et dont la fréquence est par exemple 7689,117 kHz. La sortie de l'oscillateur 10 est appliquée à deux multiplicateurs de fréquences, l'un par 5 noté 11, et l'autre par 6 noté 12. La fréquence F1 disponible en sortie du multiplicateur 11 est appliquée à un ampli- ficateur d'émission 13 de puissance 100 milliwatts. De même, la fréquence F2 disponible en sortie du multi- plicateur 12 est appliquée à un amplificateur accordé d'émission 14, de puissance 100 milliwatts. Enfin, un circuit de couplage d'antennes 15 applique des signaux de sortie des deux amplificateurs à l'antenne 16. Celle-ci émet donc deux ondes Fq1 et Fq2 aux fréquences respec- tives F1 et F2, et de puissance environ 50 milliwatts compte tenu du rendement des amplificateurs et de l'adaptation à l'antenne. L'antenne des émetteurs peut être constituée par un fouet de 1,5 mètre environ. La figure 3 illustre l'émetteur de proue EP. Celui-ci comprend d'un côté un premier oscillateur pilote à quartz 20, par exemple de fréquence 7689,133 kHz. La sortie de l'oscillateur 20 est appliquée à un multipli- cateur de fréquence ar 5 noté 22 'jontla sortie est à son tour appliquée à un amplificateur accordé d'émission 24, de puissance 1 milliwatt. D'un outre côté, un second oscillateur pilote à quartz 21 produit par exemple une fréquence de 7689130,33 Hz. La sortie de l'oscillateur 21 est appliquée à un multiplica- teur de fréquence par 6, noté 23, dont la sortie vient à son tour exciter un amplificateur accordé d'émission noté 25, et de puissance 1 milliwatt. Les sorties des deux amplificateurs d'émission 24 et 25 sont appliquées à une antenne 27 par intermédiaire d'un circuit de couplage d'antennes 26. L'antenne 27 va donc émettre deux ondes pures Fpo et Fp2, dont on vérifiera aisément que les fréquences sont respectivement F + 80 Hz et F2 + 80 Hz, environ. Les ondes reçues à l'arrière du navire sont donc Fq1, Fq2, ainsi que Fpl, et Fp2. Ces ondes sont schématiquement illustrées en haut de la figure 4. On reconnaît sur cette figure en haut et à gauche l'antenne de réception 30 du récepteur bâbord, qui est suivie d'un amplificateur de réception 31, opérant dans la bande de 35 à 50 MHz, avec un gain de à 30 décibels. Symétriquement, une autre antenne 40 est disposée du côté tribord arrière du navire, et suivie d'un amplificateur de réception 41, de caractéristiques semblables à cellesde l'amplificateur 31. Des câbles coaxiaux, notés COAXT et COAXB, relient les deux éléments récepteurs RB et RT à un récepteur central RG. On notera en passant que l'alimen- tation électrique des deux amplificateurs 31 et 41 peut aisément être réalisée par ces mêmes câbles coaxiaux. A partir des quatre ondes précitées, on recevra des signaux différents à bâbord et à tribord les sianaux bâbord sont notés F bqà, F bal Fbq2, et Fbp2. On notera que l'écart de fréquence entre les deux premiers signaux est de 80 IHz, de même que l'écart- de fréquence entre les deux seconds. symétriquement, les signaux reçus côté tribord sont notés Ftq1, Ftplr Ftq2 et FtP2. Là encore, l'écart entre les deux premiers signaux d'une part et les deux derniers signaux d'autre part est toujours de 80 Hz. Les signaux bâbord sont appliqués à deux mélangeurs de fréquence 33 et 35. Le mélangeur 33 reçoit d'un oscillateur à quartz thermostaté 32 une fréquence F1 - f1, fl étant une fréquence nettement plus basse que F1, de l'ordre de 2 MHz. De son côté, le mélangeur 35 reçoit une fréquence F2 f3 d'un autre oscillateur pilote thermostats 34. Dans le mcntaqe ici utilisé, f3 peut être égal à fi. En sortie du mélangeur 33, les signaux Fbql et Fbp1 donnent respectivement deux signaux fbqil et fbpll, dont les fréquences sont de l'ordre de 2 MHz, c'est-à- dire de l'ordre de grandeur de la fréquence fl, ces deux fréquences différant toujours de 80 Hz. Les deux autres signaux bâbord donnent en sortie du mélangeur 33 des fréquences beaucoup plus grandes. De son côté, le mélangeur 35 à partir des signaux Fbq2 et Fbp2, va donner sur sa sortie deux signaux fbq21 et fbp21, dont la fréquence est aussi voisine de 2 MHz. Là en- core, les deux signaux fbq21 et fpb21 différentsentre eux de 80 Hz; et les deux premiers signaux bâbord Fbql et Fbpl donneront en sortie du mélangeur 35 des fréquences nettement plus grandes que 2 MHz. Un montage semblable est utilisé en partie droite de la figure 4, pour les signaux tribord. Sur cette figure, les éléments de droite et de gauche qui se correspondent ont une différence de 10 unités dans leur référence numérique. On reconnaît en 42 un oscillateur pilote thermostaté de fréquences F1 - f2' ainsi qu'en 44 un autre oscillateur pilote thermostaté de fréquences F2 - f4' f4 étant ici éga2 a F2. Comme précédemment, la fréquence f est de l'ordre de 2 MHz, et diffère de quelques centaines de Hz de la fréquence fl' On a en sortie du mélangeur 43 deux signaux de fréquence environ 2 MHz, notés ftql2 et ftp12, prove- nant respectivement des signaux tribord Ftql et Ftpl; les deux autres signaux tribord donnent des fréquences nettement plus grandes que 2 MHz. Enfin, en sortie du mélangeur 45, on a encore deux signaux dont la fréquence est de l'ordre de 2 MHz, ces deux signaux étant notés ftq22 et ftP22 et provenant des signaux tribord rtq2 et Ftp2, les deux autres signaux tribord donnant des fréquences nettement plus grandes. Dans le mode de réalisation représenté, les éléments 32 à 35 ainsi que 42 à 45 constituent un coffret de transposition, c'est-à-dire de changement de fréquences, qui est destiné à abaisser la fréquence des signaux reçus pour les admettre dans des récepteurs et 51, qui sont ici avantageusement des récepteurs du tyôe ORD- PX, construits et vendus par la Dranderesse. Plus précisément, un premier récepteur de ce type, noté 50, reçoit les signaux fbqllet fbpll du mélangeur 33 d'un côté, et les signaux ftql2 et ftpl2 du mélangeur 34 de l'autre côté. Un second récepteur du même type, noté 51, reçoit d'un côté les signaux fbq21 et fbp21 du mélangeur 35, et ce l'autre côté les signaux ftq22 et ftp22 du mélangeur 45. On se référera maintenant à la figure 5 pour une description du fonctionnement du récepteur 50, en référence à un schéma de principe de celui-ci. On voit sur cette figure 5 que le récepteur 50 comprend deux voies parallèles, 501 à 504, 506 à 509. Les éléments correspondants des deux voies diffèrent de 5 unités dans leur référence numérique. En partie gauche, les signaux fbqil et fbo sont appliqués tout d'abord à un filtre 501, accordé sur la fréquence f commune à ces deux signaux, à 80 Hz près; la largeur de bande de ce filtre est de l'ordre de 500 Hz. Le filtre 501 est suivi d'un amplificateur 502, puis d'un étage redresseur 503 qui réalise le mélange des signaux fbq11 et fbp11. On obtient donc en sortie du mélangeur 503 un signal de fréquence 80 Hz, qui est filtré à nouveau par un filtre 504 accordé sur cette même fréquence. La sortie du filtre 504 est notée h1l,et présente une phase q11. En partie droite de la figure 5, les signaux fq;12 et ft? 12 sont soumis au même traitement, étant observé que la fréquence d'accord du filtre 506 est f2. De la même manière, on obtient en sortie du filtre 509 un signal h12, dont la phase est notée q>12. Enfin, le récepteur 505 se complète d'un phasemètre, dont la sortie donne un signal numérique qp1 qui est égal à l'écart de phase entre q>11 et cp121c'est-à-dire entre les signaux hil et h12' L'homme de l'art comprendra que la phase p11 est liée à l'écart de phase entre les signaux reçus à bâbord du navire, d'une part de l'émetteur de queue à la fréquence F et d'autre part de l'émetteur de proue à la fréquence F + 80 Hz. De son côté, le signal q>12 est relié à l'écart de phases reçues entre les deux mêmes signaux, mais cette fois côté tribord. On notera que ces phases sont portées par des signaux hil et h12 dont la fréquence est 80 Hz, c'est-à-dire qu'il s'agit en fait de battement. Enfin, la phase >1 définit l'écart de phases entre les deux signaux de battement. Les choses se passent d'une manière similaire dans le récepteur TOPJ\U PX 51-, mais cette fois pour des signaux qui proviennent à la fréquence F2 de l'émetteur de queue, à la fréquence F2 + 80 Hz de l'émetteur de proue. La structure du récepteur 51 est la même que celle du récepteur 50, des références numériques des éléments qui se correspondent différents de 10 unités. A partir des signaux fbq21 et fbp21, après filtrage en 511, mélange en 512 et nouveau filtrage en 514, on obtient un signal h21 de fréquence 80 Hz de phase qp21. De même, à partir des signaux ftq22 et ftp22, filtrés en 516, mélangés en 518 et filtrés à nouveau en 519, on obtient un signal h22 de fréquence 80 Hz et de phase q>22 Comme précédemment, un phasemètre 515 fournit un signal numérique q)2 représentatif de la différence entre les phases 921 et q>22 des signaux h21 et h 22 Le signal numérique q>2 est représentatif de l'écart de phases entre les battements produits respec- tivement à bâbord et à tribord pour les émissions à F2 et F2 + 80 Hz provenant de la première de l'émetteur de queue et la seconde de l'émetteur de proue. Comme on le voit sur la figure 4, ces signaux P1et 2sont appliqués à un calculateur d'exploitation 52. Les fréquences nilotes des différents quartz des émetteurs de cet exemple sont choisies telles que la fréquence des battements hil, h12, h21 et h22 soit maintenue à 80 Hz + 2 Hz à long terme (un an ou plus). A cet effet, les stabilités des deux émetteurs sont de préférence de l'ordre de 5.10-8 par an. De leur côté, les pilotes à quartz 32, 34, 42 et 44 ont de préférence une stabilité relative et une précision de 2,5.10-6 par an. Dans ces conditions, il a été observé que chacune des valeurs numériques e1 et q2 est représen- tative de la direction de la queue de la flûte marine, et ce avec une précision angulaire de l'ordre de 1 degré; en revanche il existe une ambiguïté, c'est-à-dire que si l'on prend une seule de ces deux mesures, il existe plusieurs directions possibles pour l'extrémité du streamer, entre plus 90 degrés et moins 90 degrés par rapport à l'axe du navire. Cette ambiguïté peut être levée en partant d'autres données, telles que celles fournies par les détecteurs de cap déjà cités. Il suffirait alors pour la mise en oeuvre de l'invention d'utiliser une seule fréquence à chaque émetteur, et par conséquent une seule valeur numérique de phase qç La Demanderesse préfère actuellement utiliser deux fréquences d'émission pour chaque émetteur, de manière à obtenir finalement deux valeurs numériques de phases p1 et W2, et à pouvoir déterminer sans ambi- gulté la direction de la queue du streamer dans un éventail de moins 90 degrésà plus 90 degrés par rapport à l'axe du navire. 19 2 2497579 Pour les valeurs de fréquences utilisées, cela est possible avec deux signaux numériques de phases s1 et 92, les phases étant supposées exprimées en fraction de tour, par exemple de 0 à 99 centièmes de tour, ou centicycle. L'homme de l'art sait que pour lever l'ambiguîté à l'intérieur du domaine de mesures,il faut ajouter aux valeurs numériques de phases, exprimées en fraction de tour, des nombres entiers de tours. On notera respectivement D1 et D2 les valeurs numériques 1 et 2 accompagnées de leurs nombres entiers de tours Le processus effectué dans le calculateur d'exploitation 52 est alors de suivant: choix d'un nombre entier kl, compris entre moins 2 et plus 2, et tel que - 0,4 La première phase totale, ou mesure fine com- plète, s'écrit alors (1 = kl + 91 - symétriquement, on recherche un nombre entier k2 compris entre moins 2 et plus 2, et tel que: - 0,4 La seconde phase totale, ou mesure fine com- plète s'écrit alors 12 = k2 + q2' - On détermine alors les valeurs angulaires al et a2 selon les relations suivantes: ID1 (3) a, = arc sin BT (3) BT F1 c 'D2 a2 =arc sin BT F2 (4) BT F2 Dans ces relations, c désigne la vitesse de propagation des ondes électromagnétiques, et BT désigne la distance entre les deux points de réception iB et RT. Les deux valeurs a et a2 sont alors repré- sentatives l'une et l'autre de la direction de la queue de la flûte marine; cependant, compte tenu du bruit ainsi que des instabilités qui peuvent affecter les mesures fines, il est préférable de combiner statistiquement les deux valeurs angulaires finalement obtenues, en en faisant une moyenne simple, ou bien une moyenne pondé- rée. L'homme de l'art comprendra qu'on peut utiliser des techniques plus sophistiquées telles qu'un filtrage adaptatif et une modulation du gain respectif affectés aux mesures a1 et a2. De cette manière, on obtient finalement la direction de la queue de la flûte marine ou streamer avec une précision angulaire qui peut descendre jusqu'à 0,5 degré. L'homme de l'art comprendra que cela permet une bien meilleure détermination de la position de l'ensemble de la flûte sismique. En pratique, la position angulaire peut êt-e.;nterninëe ar ra3-rt a un point O Mui est situa au milieu Cu segnent qui joint le. noints 3 et T o. sont installées les antennes zOe réception 30 et 40. En pratique, il est donc avantageux de disposer ces deux points symétriquement par rapport à l'axe du navire. Les relations ci-dessus supposent que cette condition est réalisée. Loin de cette condi- tion, une triangulation plus élaborée permet tout de même d'accéder à la direction de la queue de la flûte sismique. Dans ce qui précède, on suppose encore que la distance BT entre les deux points de réception est faible par rapport à la longueur de la flûte sismique. Par ailleurs, selon un autre aspect très important de l'invention, l'usage de fréquencesporteuses F1 et F2 supérieures à 30 MHz permet d'éviter les réflexions ionosphériques des émissions puissantes nor- malement existantes dans les gammes décamétriques. En pratique, l'émetteur EQ embarqué sur le flotteur de queue de la flûte sismique sera avantageuse- ment muni d'une antenne fouet assez rigide faisant par exemple 1,5 mètre de hauteur, enrobée de plastique, et protégée de l'accumulation de l'eau par une couche d'agents anti-mouillants. De son côté, l'émetteur EP embarqué sur le navire est installé de préférence dans l'axe central du navire, en un point aussi dégagé que possible, et en évitant que des câbles bras de levage ou autres éléments métalliques susceptibles de mouvements au cours des opérations se situent sur les parcours reliant l'antenne de cet émetteur EP aux antennes de réception 30 et 40 disposées en RB et RP. Pour cela, on pourra avoir également avantage à déporter l'antenne de l'émetteur EP en surplomb hors du bord avant du navire. L'émetteur EQ, installé sur un flotteur de queue de formes généralement hydrodynamiques, peut avantageuse- ment être alimenté par une batterie tampon chargée en permanence par un générateur de très faible puissance entraîné par une petite hélice mise en rotation par l'écou- lement de l'eau résultant de la vitesse du câble en surface. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et s'étend à toutes variantes conformes à son esprit. REVENDICATIONS 1. Procédé pour aider à la localisation d'un câble étendu en mer, tel qu'une flûte sismique marine tractée par un navire, caractérisé par les opérations suivantes: a) émettre en queue (EQ) de la flûte marine de premiers signaux électromagnétiques comportant au moins une fréquence prédéterminée (Fql), b) émettre à la proue (EP) du navire de seconds signaux électromagnétiques comportant au moins une autre fré- quence prédéterminée (Fpl), différente de la première (Fq 1), c) capter les signaux électromagnétiques qui en résultent (Fbql, Fbpl) au niveau de l'arrière du navire, d'un côté de celui-ci (RB), d) capter également les signaux électromagnétiques qui en résultent (Ftq1, Ftpj) au niveau de l'arrière du navire, de l'autre côté de celui-ci (RT), e) faire battre les deux signaux captés d'un côté (RB) du navire, ce qui donne un premier signal de battement (hll)' f) faire battre les deux signaux captés de l'autre côté (RT) du navire, ce qui donne un second signal de battement (h12), et g) déterminer l'écart de phase (g)1) entre les deux signaux de battement, qui est relié à la direction de la queue de la flûte marine par rapport au navire. 2. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé par le fait que la différence entre les deux fréquences prédéterminées (Fql, Fpl) est une basse fréquence. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les opérations de battement sont effectuées après au moins un changement de fré- quence. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les opérations d'émission a) et b) font intervenir chacune une paire respective de fréquences prédéterminées (Fql, Fq2; Fpl, Fp2), les deux paires de fréquences étant alors reçues d'un côté (Fbql, Fbq2; Fbpl, Fbp2) et de l'autre (Ftql, Ftq2; Ftpl, Ftp2) du navire, que les deux opérations de batte- ment e) et f), s'effectuant aussi sur la seconde fré- quence de chaque paire, donnent donc une première paire de signaux de battement (hll, h21) pour un côté du navire, et une seconde paire de signaux de battement (h21, h22) pour l'autre côté du navire, et que l'opé- ration g) consiste à déterminer deux écarts de phase (91 2) entre les signaux de battements des deux paires, pris deux à deux. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les fréquences prédéterminées (Fql, Fq2; Fpl, Fp2) sont supérieures à environ 30 Mégahertz. 6. Procédé selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que la différence entre les deux fréquences de chaque paire (Fql, Fq2; Fp1, Fp2) est la même. 7. Procédé selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que la différence entre les deux fréquences de chaque paire (Fql - Fq2; Fp1 - Fp2) est inférieure à environ 10 MHz. 8. Procédé selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre une opération de calcul comportant un lever d'ambiguité entre les deux écarts de phase ( 1; 2), puis la déter- mination de la direction de la queue de la fûte sismique à partir des phases relatives non ambiguës (e14'92) par des relations telles que a = arc sin c__ BT F. o c désigne la vitesse de propagation des ondes, et BT la distance entre les deux points de réception (RB, RT), l'indice i ayant la valeur 1 pour b1 et la valeur 2 pour 1)2- 9. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'il comporte un émetteur de queue de flûte (EQ) un émetteur pour la proue du navire (EP) un dispositif d'antenne de réception double susceptible d'être monté en saillie d'un bord (RB) et de l'autre (RT) du navire un dispositif récepteur proprement dit (RG), et des moyens de calcul (52) aptes à déterminer la direction de la queue de la flûte à partir des phases des signaux reçus. 10. Dispositif selon la revendication 9, carac- térisé par le fait que l'émetteur pour la proue du navire (EP) a une puissance environ 100 fois plus faible que celle de l'émetteur de queue de flûte (EQ).