La présente invention est relative a des produits photegra- phiques,à la préparation et à l'utilisation de ces produits. Plus particulièrement, l'invention est relative à des produits photographiques positifs directs destinés à la lithographie. Dans le domaine des procédés photomécaniques, on doit souvent reproduire photographiquement des originaux au trait et des cliches tramés (appelés aussi clichés en demi-teinte) et, pour ce faire, on utilise des émulsions aux halogénures d'argent à très grand contraste. les émulsions les mieux adaptées à ce type d'utilisation sont en général des émulsions au ohlorobromure d'argent dont le pourcentage molaire en chlorure d'argent représente au moins environ 50 %. On expose ces émulsions d'une façon classique derrière un original au trait ou derrière un cliché négatif tramé ou encore derrière un original à traversa une trame par contact, après quoi on les développe par un révélateur contenant un polyhydroxybenzène et présentant une très faible concentration en sulfite. Un tel développement dont le mécanisme met en Jeu des phénomènes de catalyse est connu sous le nom de développement infectieux.Afin de régler la valeur de la concentration en sulfite dans le révélateur, on utilise du formaldéhyde-bisulfite de sodium. Cette combinaison bisulfitique libère progressivement de faibles quantités de sulfite dans la solution développatrice. Lorsqu'on désire reproiuire les originaux & modelé continu, on prépare habituellement un cliché dramé intermédiaire, dans lequel les variations de densité sont obtenues au moyen de pointede trame de tailles différentes mais d'une densité uniforme. La qualit6 de l'éprenve finale dépand étroitement de la forme, de la densité-et de l'uniformité des points de trame. Les films lithographiques, que l'on trouve dans le commerce, présentent l'inconvénient de tous travailler en négatif. Par suite, il est nécessaire d'introduire un négatif dans la caméra, de tirer une diapositive de ce négatif et ensuite de préparer la planche d'impression partir de cette diapositive. On conçoit donc qu'a I'aide d'un produit positif direct dont la sensibilité serait suffisante Four permettre une exposition dans un appareil de prise de vues classique, on puisse simplifier la technique de préparation des planches d'impression. La présente invention a pour objet un procédé de photographie suivant lequel on prépare des pruduits positifs directs sensibles au bleu, à contraste élevé, que l'on expose et que lton développe ensuite dans un révélateur contenant essentiellement un polyhydroxybenzène comme agent développateur. En outre, la présente invention a pour objet des produits photographiques positifs directs dont le contraste est élevé et dont la - sensibilité est suffisante pour obtenir directement des positifs tramés utilisables notamment pour préparer des planches d'impression lithographique. Le procédé suivant l'invention pour obtenir une image photographique, qui consiste à utiliser des émulsions sensibles au bleu, positives directes, à contraste élevé, et dont la proportion molaire en chlorure est au moins égale à 50/100, à les exposer et à les développer dans un révélateur contenant essentiellement un polyhydroxybenzène comme agent développateur, est caractérisé en ce qu'on utilise des élsions contenant à la fois un composé accepteur transitoire d'halogène et un composé accepteur d'électrons, et en ce qu'on utilise pour le dévelop pement un révélateur dont la teneur en sulfite est faible, en vue de réaliser les conditions- d'un développement infectieux. Suivant un premier mode de réalisation de l'invention, des émulsions positives directes sont constituées de grains -d'halogenures d'argent voilés, elles comprennent à la fois un composé organique accepteur d'électrons et un composé accepteur transitoire d'halogène et le pourcentage molaire en chlorure d'argent est au moins égal à 50 % de la quantité totale d'halogénures d'argent. Suivant une variante particulièrement avantageuse de ce premier mode de réalisation de l'invention, l'émulsion positive directe du produit photographique suivant l'invention est constituée de grains d'halogénures d'argent voilés sur iesquels se trouvent adsorbés à la fois un composé accepteur d'électrons et un composé accepteur -transitoire d'halogène dont le potentiel polarographique anodique demi-onde est > à l'anode,inférieur à 0,85 et à la cathode, négatif et degvaleur absolue supérieure à 1,0. De telles eulsions présentent de façon surprenante une sensibilité élevée.Si les valeurs du potentiel polarographique demi-onde tant anodique que cathodique, du composé accepteur tran8itoire d!halogène sont différentes de celles indiquées précédemmentJon constate que le produit photographique ne possède pas, dans ce cas-, une sensibilité par ticulièrement élevée. Suivant un deuxième mode de réalisation de la présente invention, les émulsions positives directes sont constituées de grains d'halogénures d'argent comprenant une région interne appelée coeur et une enveloppe externe appelée coque ; le coeur est pourvu de sites capables de favoriser le dépôt photolytique d'argent et ld coque est constituée d'halogénures d'argent voilés développables en argent sans exposition 3 ces évulsions comprennent à la fois un composé accepteur d'électrons et un composé accepteur tranaiteire d'halogène tel que celui défini ci-dessus et elles contiennent une quantité de chlorure représentant un pourcentage molaire au moins égal à 50 %. Les émulsions positives directes de ce type pré sentent le phénomène d'inversion lorsqu'on les expose photographiquement à une source de lumière dont la longueur d'onde appartient à la région bleue du -spectre visible puis lorsqu'on les traite suivant le procédé de la présente invention. Suivant une variante de oe deuxième mode de réalisation avantageux, l'émulsion constituant le coeur des grains peut entre traitée chimiquement ou physiquement suivant les techniques connues de façon y former les sites sur lesquels pourra ultérieurement s'ammorcer le déport d'argent photolytique ; on peut ensuite déposer sur ces coeurs un halogénure d'argent voilé. Un autre mode de réalisation de l'invention consiste à préparer, à exposer, et à développer des émulsions positives directes contenant, en combinaison avec les composés precités accepteurs d'électrons et accepteurs transitoires d'halogène, des composés de grande masse moléoulaire, en particulier des composés organiques sulfonés en vue d'améliorer la sensibilité photographique des dits produits. Suivant un mode préféré de réalisation de la présente invention on a trouvé que l'on pouvait obtenir des images utilisables pour préparer des planches lithographiques de bonne quallté avec ces produits positifs directs de haute sensibilité et de haut contraste. Les révélateurs photographiques utilisés pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention sont essentiellement caractérisés en ce qu'ils contiennent un agent développateur du type polyhydroxybenzène. Comme exemple d'agents développateurs de ce type, on peut citer l'hydroquinone, le pyrocatéchol, le pyrogallol, l'isopropylhydroquinone, la méthylhydroquinone, la 2,5-diséthylhydroquinone, l'o-chlorchydroquinone, 1' o-bromo- hydroquinone, le 4-phényl pyrocatéchol, le 4-phénéthyl pyrocatéchol, le 4-phénylpropyl pyrocatéohol,- le 4-t-buty-l pyrocatéchol, le 4-n-butyl pyro-gallol, le 4,5-dibromopyrocatéchol, etc, ainsi que les esters de ces composés, notamment les formates et les acétates. Une variante peut consister à incorporer le révélateur au produit ou à l'incorporer à une couche appliquée sur un support distinct de celui du produit traité. De préférence, on choisit comme agent développateur des dérivés de 1,4dibydroxybenzène. On utilise ces agents développateurs à raison de teneurs très variables, suivant le but poursuivi. Généralenent, on obtient des résultats satisfaisants avec un révélateur contenant de 12 i 20 g d'agent développateur par litre de solution. En outre, oe révélateur peut contenir différents adjuvants, par exemple des antioxydants, tels que le sulfite de sodium, des alcalis, de façon à porter le pH de la solution à envrion 9 tel que le carbonate de sodium, l'hydroxyde de sodium, etc des agents retardateurs, par exemple, du bromure de potassium, du bromure de sodium, des agents sequestrants, etc. Suivant l'invention, on peut en outre utiliser un révélateur contenant le produit de condensation d'une amine et d'une combinaison bisulfitique d'un dérivé carbonylé, cette solution contenant en outre environ 0,075 mole par litre d'amine libre en excès. Un tel révélateur est décrit au brevet français t 539 507. Un mode préféré de réalisation de l'invention consiste à développer des émulsions positives directes dans un révélateur contenant 1) du formaldéhyde bisulfite de sodium ou le produit de condensation d'une amine et d'Çne combinaison bisulfitique de dérivé- carbonylé. 2) environ de 0,01 à 0,05 mole de sulfite libre Le pH de ce révélateur est au moins égal à 9,0. La teneur en formaldéhydebisulfite de sodium est généralement comprise entre 40 et 80 g par litre et on ajoute de préférence à ce révélateur un sulfite de métal alcalin, à moins qu'on ne forme ce sulfite in situ à partir d'un mélange de formaldéhyde, ou de p-formaldébyde, et de sulfite de sodium. Suivant l'inventlon, on peut opérer en présence d'oxyde d'alooylène, notamment de polyéthylèneglycol, d'éther cléylique de polyéthylèneglycol, d'éther cotylique de polyéthylèneglycol, des dérivés d'oxyde de polyéthylène, de copolymères séquences, par exemple comprenant des séquences 15 polyoxypropylène, de polyoxyéthylène, etc ou encore de polymère, d'oxyde d'alooylène et d'organosilicones. Les émulsions positives directes aux halogénures d'argent suivant la présente invention sont sensibles au bleu ce qui signifie qu'elles permettent d'obtenir une image positive directe lorsqu'on les expose à une lumière dont la longueur l'onde est comprise entre 350 et 500 nm. Mais bien entendu, il est possible de sensibiliser spectralement de telles combinaisons sensibles aux halogénures d'argent de façon à pouvoir obtenir ies images pcsJtlves directes en les exposant à des lumières d'autres longueurs d'ondes du spectre visible, notamment des lumières vertes et rouges du spectre. Naturellement, les émulsions ainsi sensibilisées spectrale ment peuvent toujours fournir une image positive directe lorsqu'on les expose à- une lumière bleue. Les composés accepteurs d'électrons présents dans les émulsions traités suivant l'invention sont des composés capables de pièger des phetcélectrons, ou bien ce sont des colorants désensibilisateurs. Les composés de ce type sont bien connus et sont, par exemple, décrits au brevet anglais 723 019. Suivant un mode de réalisation , on a indiqué ci-dessus que le procédé de l'invention s'applique avantageusement à des émulsions positives directes aux halogénures d'argent dont le pourcentage solaire est au moins égal à 50 % et qui contiennent à la fois un composé organique accepteur d'électrons et un composé accepteur transitoire d'halogène.Ces émulsions possèdent la propriété suivante lorsqu'on les applique sur un support et qu'on les traite pendant 6 mn à 200C dans le Révélateur A, dont la composition est donnée ci-dessus, on obtient une densité maximum au moins égle à 1 t ceste densité maximum est supérieure d'au moins 30 % à la densité maximum d'une émulsion identique qui a été développée dans les même conditions,mais qui a été en outre avant le développement traitée pendant 5 on à 200C dans un bain le blanohiment constitué par une solution aqueuse à 3/1000 de ferricyanure de potassium. Les accepteurs d'électrons et les accepteurs transitoires d'halogène qui donnent des résultats particulièrement intéressants dans la mise en ceuvre de la présente invention peuvent être caractérisés par leurs potentiels de demionde polarographique, c'est-à-dire par leurs potentiels d'oxydoréduction déterminés par polarographie. Les accepteurs d'électrons utiles suivant l'inven- tion présentent un potentiel polarographique anodique et un potentiel polarogra- phique cathodique dont la somme forme unevaleur positive. Les accepteurs transitoires d'halogène utiles suivant l'invention présentent un potentiel polarographique anodique inférieur à C,Q5 V et un potentiel polarographique cathodique inférieur à -1,0 V.Les accepteurs transitoires d'halogène préférés suivant l'invention présentent un potentiel polarographique anodique inférieur à 0,^2 V et un potentiel polarographique cathodique qui est inférieur à -1,3 V. On peut faire des mesures de potentiel cathodique à partir d'une solution 1 x 10-4M de l'accepteur d'électrons dans un solvant tel que le méthanol contenant du chlorure de lithium (0,05 M), en uti'isant une électrode à gouttes de mercure, le potentiel de demi-onde polarographique correspondant à l'onde cathodique la plus positive étant désigné par Ec On peut faire des mesures de potentiel anodique à partir d'une solution d'un solvant aqueux 1 x 10 4 M, par exemple une solution méthanolique de l'accepteur d'électrons contenant de l'acétate de sodium (0,05 M) et de l'acide acétique (0,005 M), en utilisant comme électrode, une pastille de graphite pyrolytique, le potentie) de demi-onde voltamétrique correspondant à la réponse anodique la p1us négative étant désigné par U Pour chaque mesure, l'électrode de référence peut être une électrode argent-chlorure d'argent dans une solution aqueuse ou qaturée en chlorure de potassium, à 20 C.bes mesures électrochimiques de ce type sont bien connues, et l'on en trouve une description dans l'ouvrage "New Instrumental Methods in Electro-Chemistry", de P.Delahay, Interscience Publishers Inc., New York, 1954, dans l'ouvrage Polarography, de I.M. Kolthoff et j.I. Lingane, 2e édition, Interscience Publishers, New York, 1952 et dans des articles d'Elving publiés dans Analy- tical Chemistry, 36, 2425 (1954) et d'Adams publié dans Analytical Chemistry, 30, 1576 (1958). Les signes plus et moins sont corfermes aux normes IUPAG de la Convention de Stockholm 1953 (International Union of Pure and Applied Chemistry). Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, un premier mode de réalisation de l'invention concerne les émulsions positives directes cunstituées de grains d'halogénures d'argent sur lesquels se trouvent adsorbés, à la fois un composé accepteur transitoire d'halogène et un composé accepteur d'électrons. les composés que l'on peut utiliser comme accepteurs d'él ectrons utiles suivant l'invention, comprennent des composés organiques ayant un potentiel de demi-onde polaregraphique anodique (Ea) et un potentiel polarographique cathodique (Ec) dont la somme est positive.De préférence, on utilise de tels composés qui sensibilisent spectralement les émulsions photographiques aux halogénures d'argent aux rayonnements de longueur d'onde au moins égaie à environ 480 nn et avantageusement aux rayoslements compris entre 480 n et environ 300 ni. Avantageusement, ces composés permettent de chromatiser les émulsions photo- graphiques suivant l'invention de telle façon que le rapport de la sensibilité relative au minus bleu 3 la sensibilité relative au bleu est supérieur à 7 et, de préférence supérieur à 10, lorsqu'on expose les émulsions photographiques suivant l'invention à la radiation d'une lampe à filament de tungstène filtrée respectivement à travers les filtres Kod Wratten n 1 et 35 + 33 A, et on peut désigner ces composés sous le nom de "sensibilisateurs spectraux accepteurs d' électrons" Une classe particulièrement utile d'accepteurs d'électrons que l'on peut utiliser dans les émulsions photographiques positives directes aux halogénures d'argent suivant l'invention, est constituée par des cyanines, en particulier les colorants du type imidazoquinoxaline tels que décrits au brevet belge n 660 253. On obtient de très bons résultats avec les cyanines qui contiennent un noyau indole substitué en position 2 par un noyau aromatique.Une classe particulièrement utile de sensibilisateurs spectraux accepteurs d'électrons est constituée par les cyanines bis (1-alcoyl-2-phényl-3-indol)triméthiniques telles que décrites au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 930 694. Une autre classe utile de cyanines triméthiniques de ce type est décrite au brevet anglais n0 970 601. On peut utiliser les accepteurs d'électrons dans les émulsions photographi- ques positives directes aux halogénures d'argent suivant l'invention, à des concentrations très variées. Cependant, on utilise avantageusement ces composés à des concentrations comprises entre environ 100 mg et environ 2 g d'accepteur d'électrons par mole d'halogénures d'argent. Cbmme exemples typiques d'accepteurs d'électrons utiles suivant l'invention, on peut citer ceux décrits au brevet français 1 513 095, page 4. Parmi les autres composés accepteurs d'électrons, on peut citer ia phénosa- franine, le jaune pinacryptol, la 5-m-nitrobenzylidènerhedanine, la 5-m-nitro- benzylidène-3 -p hénylrtzodwine, la 3-éthyl-5-m-nitrobenzylidénerhodanine, la 3-éthyl-5-(2,4-dinitrobenzylidène)rhodanine, la 5-o-mitrobenzylidène-3-phénylrhodanine, l'iodure de l',3-diéthyl-6-nitrothia-2'-cyanine, le 4-nitro-6-chlorobenzotriazole, 1' odure de 3,3'-diéthyl-6,6'-dinitro-9-phénylthiacarbocyanine, l'éthoéthylsulfate de 2-(p-diméthylaminophényliminométhyl)-benzothiazele, le Violet cristal, l'éthylsulfate de 3,3'-diéthyl-6,6'-dinitrothiacarbocyanine, l'iodure de 1',3-di-éthyl-6-nitrothia-2'-cyanine, le chlorure de 1,3-diamino-5- méthylphénazinium, le 4-nitro-6-chlorobenzotriazole, le bromure de 3,3'-di p-nitrobenzylthiacarbocyanine, 1' iodure de 3,3' -di-E-nitrophénylthiacarbocya- nine, le perchlorate de 3,3'-di-o-nitrophénylthiacarbocyanine, l'iodure de 3,3'diméthyl-9-trifluorométhylthiacarbocyanine, l'iodure de 9-(2,4-dinitrophénylmercapto)-3,3'-diéthylthiacarbocyanine, le perchlorate de bis(4,6-diphénylpy- ryl -2) triméthinecyanine, l'anhydro hydroxyde de 2-P-diméthylaminophénylimino- éthyl-6-nitro-3-(4-sulfobutyl)benzothiazolium, l'iodure de 1-(2-benzothiazolyl) -2-(E-diméthylaminostyryl) -4, 6-diphénylpyridinium, l'acide 1, 3-diéthyl-5-Lt, 3- néopentylène-6-(1,3,3-triméthyl-2-indolinylidène)-2,4-hexadiénylidène]-2-thio barbiturique, le chlorure de 2,3,5-triphényl-2H-tétrazolium, le chlorure de 2-(4-iodophényl) 3-(4-nitrophényl) -5-phényl-tétrazolium, le méthylsulfate de 1-méthyl-8-nitroquinolinium, la 3,6-bis[4-(3-éthyl-2-benzothiazolinylidène)-2buténylidène]-1,2,4,5-cyclohexanetétrone, l'anhydro hydroxyde de 6,6'-dinitro 3,3'-di(3-sulfopropyl)thiacyanine (sel de sodium), l'ioduré de 1,3-diéthyl-1'- méthyl-2'-phénylimidazo[4,5-b]quinoxalino-3'-indolocarbocyanine, l'iodure de 1,3-diallyl-2-[2-(3,5-diméthyl-1-phényl-4-pyrazolyl)vinyl]imidazo-[4,5-b]quinoxalinium, l'iodure de 1,3-diéthyl-1'-méthyl-2'-phénylimidazo[4,5-b]quinoxolino-3'-indolocarbocyanine, le méthylsulfate de 3-éthyi-2-(2-néthyl-5- oxo-3-phényl-3-isoxazolin-4-yl)vinyl]-o-nitrobenzothiazolium, etc. On obtient des résultats satisfaisants avec des émulsions positives directes dont les grains ont un diamètre moyen compris entre environ 0,01 et 2 microns et, de préférence, entre 0,02 et 1 micron. Ces grains peuvent présenter une forme quelconque, notamment cubique ou octahédrique. Les grains d'halogénures d'argent des émulsions photographiques positives directes suivant l'invention sont voilés. On peut réaliser ce voile, chimiquement ou physiquement, en traitant les halogénures d'argent photographiques par des procédés bien connues On peut réaliser ce voile, par exemple en sensibilisant chimiquement les halogénures d'argent jusqu'au voile (formation de germes de voile) et on obtient des résultats particulièrement intéressants en utilisait les procédés décrits par Hautot et Sauvenier dans Sciences et Industries Photographiques, Vol. 28, janvier 1957, p. 57 à 65.On peut voiler les grains d'halogénures d'argent par une lumière de forte intensité, on peut les voiler par réduction avec un agent réducteur, tel que le bioxyde de thiourée ou le chlorure stanneux, ou bien on peut les voiler avec un composé de l'or ou d'un métal noble. On peut aussi utiliser des associations d'agents voilants réducteurs et de composés de l'or ou d'un autre métal plus électro-positif que l'argent, tel que le rhodium, le platine ou l'iridium, pour voiler les grains d'ha logénures d'argent. Les grains d'halogénures d'argent voilés des émulsions photographiques positives directes suivant l'invention donnent une densité d'au moins 0,5, lorsqu'on les développe, sans les exposer, pendant 5 mn dans le révé- lateur A décrit ci-dessous maintenu à 200C., ces émulsions positives directes étant appliquées sur un support approprié à un titre argentique compris entre environ 5 mg/dm2 et environ 100 mg/dm2 Révélateur A Sulfate de N-méthyl-p-aminophénol 2,59 g Acide ascorbique 10,09 g Métaborate de potassium 35,09 g Bromure de potassium 1,09 g Eau q.s.p. 1 1 pH 9,6 Lorsqu'on utilise une faible concentration d'un composé de l'or voilant et d'un agent réducteur dans une telle association d'agents voilants comme on l'a déjà décrit à propos de ce premier aspect de l'invention, les grains d'halogénures d'argent voilés ainsi obtenus sont caractérisés par une perte rapide de densité de voile lorsqu'on les traite dans un bain de blanchiment chimique, comme cela est indiqué dans la présente description. On sait qu'un équivalent-gramme d'un agent réducteur permet de réduire eu argent un équivalent-gramme d'un halogénure d'argent. On utilise, suivant 1 'in- vention par mole d'halogénure d'argent un nombre d'équivalent-gramme d'agent voilant réducteur très inférieur à l'unité. Ainsi, on utilise, pour voiler les grains d'halogénures d'argent des émulsions suivant l'invention, moins d'environ 0,06 milliéquivalent-gramme d'agent voilant réducteur par mole d'halogénures d'argent. On utilise généralement environ 0,0005 à environ 0,06 milliéquivalents et avantageusement environ 0,001 à environ 0,03 milliéquivalents d'agent voilant réducteur par mole d'halogénures d'argent.Les procédés de la technique antérieure qui utilisent une association d'un agent voilant réducteur et d'un composé de l'or voilant utilisent ces agents voilants à des concentrations nettement supérieures à celles qu'on utilise suivant l'invention, et ne permettent d'obtenir que des sensibilités photographiques très faibles. Parmi les agents voilants réducteurs utiles suivant l'invention, on peut citer notamment le bioxyde de thiourée utilisé avantageusement à une concentration comprise entre environ 0,05 mg et environ 3 mg et avantageusement à une concentration comprise entre environ 0,1 mg et environ 2 mg par mole dthalogé- nure d'argent ou environ 0,001 à environ 0,03 millimoles par mole d'halogénu- res d'argent Le chlorure stanneux est un autre agent réducteur approprié, et on peut l'utiliser à des concentrations - comprises entre environ 0,05 mg et environ 3 mg par mole d'halogénure d'argent. Lorsqu'on utilise des concentrations plus élevées en agent voilant réducteur tel que le bioxyde de thiourée ou le chlorure stanneux, on constate une diminution considérable de la sensibilité photographique.Comme exemples d'agents voilants réducteurs appropriés que l'on peut utiliser suivant l'invention, on peut citer l'hydrazine, des sels de phosphonium tels que le chlorure de tétra(hydroxyméthyl)phosphonium, le bioxyde de thiourée, tels que décrits au brevet français 1 221 407 et au brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2 983 609, des agents réducteurs tels que les sels stanneux, par exemple le chlorure stanneux comme décrit au brevet français 1 008 788, des polyamines, comme la diéthylènetriamine décrite au brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2 519-698, des polyamines comme la spermine décrite au brevet français n 1 006 813, le sulfure de bis-(ss-aminoéthyle) et ses sels solubles dans l'eau tels que décrits au brevet français n 1- 004 983, etc. On utilise un composé de l'or voilant en association avec l'agent voilant réducteur utilisé à faible concentration, pour obtenir- les grains d'halogénures d'argent voilés des émulsions suivant ce mole de réalisation de l'invention. Les composés de l'or utiles suivant l'invention peuvent ventre n'importe qnel sel d'or jouant le ralle d'agent voilant, tel que les sels d'or décrits aux brevets des Etats-Unis dtAmérique no 2 399 083 et 2 642 361. Comme exemples spécifiques d'agents voilants dérivés de l'or, on peut citer le chloroaurite de potassium, l'aurithiocyanate de potassium, le chloroaurate de potassium, le trichlorure aurique, le méthochlorure de 2-aurosulfobenzothiazole, etc. La concentration en composé de l'or utilisé suivant l'invention peut varier grandement, mais elle est généralement comprise entre environ 0,001 et environ 0,01 millimoles par mole d'halogénures d'argent. Le chloroaurate de potassium est l'un des composés de l'or voilants préféré suivant l'invention et on doit l'utiliser le plus souvent à des concentrations inférieures à environ 5 mg par mole dthalo- genures d'argent, et avantageusement à des concentrations comprises entre environ 0,5 mg et environ 4 mg par mole d'halogénures d'argent.Le composé de ltor voilant constitue souvent la majeure fraction de l'association d'agents voilants utile suivant l'invention, le rapport en masse du composé de l'or voilant à l'agent voilant réducteur étant généralement comprise entre environ 1:3 et environ 20:1 et avantageusement entre environ 2:1 et environ 20:1. On voile avantageusement les grains d'halogénures d'argent suivant l'invention en utilise sant d'abord l'agent voilant réducteur, puis le composé de l'or voilant. Toutefois, on peut utiliser les agents voilants dans l'ordre inverse, ou bien on peut utiliser simultanément l'agent voilant réducteur et le composé de l'or voilant. On peut voiler les grains d'halogénures d'argent suivant l'invention avant leur application sur un support, ou on peut les appliquer sur un support avant de les voiler. Les conditions de réaction pendant le voilage des grains d'halogénures d'argent peuvent varier grandement, bien que la valeur de pH soit gEné- ralement comprise entre environ 5 et environ 7, - la valeur de pAg entre environ 7 et environ 9 et la température entre environ 400C et environ 1000C, avantagea- sement entre environ 500C et environ 700C.Pendant la formation de voile, on peut mettre en suspension les grains d'halogénures d'argent dans un liant approprié tel que la gélatine, que l'on utilise généralement en quantité comprise entre environ 50 g et environ 200 g par atome-granine d'argent. Suivant un mode préféré de réalisation, on obtient de meilleurs résultats en ce qui concerne la sensibilité photographique en utilisant des émulsions positives directes comprenant des grains d'halogénures d'argent qui présentent des dimensions dont la répartition présente un écart-type faible, ces grains sont en outre voilés par des agents réducteurs ou par des agents réducteurs combinés avec des dérivés d'or, à raison de faibles concentrations. Les grains de ces émulsions perdent au moins environ 25/100 et généralement au moins environ 40/100 de leur densité de voile lorsqu'on les blanchit pendant 10 mn à 200C dans le bain de blanchiment décrit ci-dessous On peut illustrer cette densité de voile en appliquant les grains d'halogénures d'argent sur un support sous la forme d'une émulsion photographique de façon à obtenir une densité maximale d'au moins 1 par traitement, pendant 6 mn à environ 20 C,dans le révélateur A ci-dessus, et en comparant la densité de ce produit identique qui est traité pendant 6 mn à 200C dans le révélateur A après avoir été blanchi pendant environ 5 mn à 20 C dans une solution aqueuse à 3/1000 de ferricyanure de potassium.Comme on l'a mentionné précédemment, la densité maximale du produit photographique non blanchi sera au moins 30/100 supérieure, et en général 60/100 supérieure à la densité maximale d'un échantillon identique blanchi. Suivant l'invention, on utilise des émulsions contenant au moins 50% de chlorure 'argent De préférence, elles contiennent au moins 70% de chlorure, moins de 5% d'iodure, le pourcentage restant étant constitué de bromure. Toutefois, on a également obtenu des résultats avec des émulsions contenant uniquement du chlore d'argent. Suivant l'invention, les émulsions positives directes comprennent des grains d'halogénures d'argent voilés, avec, à la fois, un composé accepteur d'électrons et un composé accepteur transitoire d'halogène et cette combinaison permet d'amELiorer les propriétés photographiques des images obtenues; par exemple on observe ainsi une réduction de la densité de fond d'image. Ainsi mulon l'a déjà indiqué, les composés accepteurs transitoires d'halogène utilisables suivant l'invention sont caractérisés par leur potentiel de demi-onde polarographique de la même façon que les composés accepteurs d'électrons et on a indiqué cidessus les conditions dans lesquelles on faisait les mesures de potentiel cathodique et anodique. Parmi les composes les plus avantageux, se trouvent ceux correspondant aux mérocyanines de formule générale suivante où A représente les atomes nécessaires pour compléter un noyau hétérocyclique tel que les noyaux rhodanine, 2-thiohydantone, etc. ; B représente les atomes nécessaires pour compléter un noyau hétérocyclique contenant les noyaux benzothiazole, naphtothiazole, benzoxazole, etc. ; L représente une chatne méthinique telle que -CH=, n représente un nombre entier égal à 0, 1 ou 2. Des composés accepteurs d'halogène de ce type sont décrits au brevet belge 695 361, ou aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 493 747 et 2 493 748. Des exemples spécifiques des mérocyanincs correspondant à la formule générale cidessus sont rassemblés dans la liste suivante 3-carboxyméthyl -5-/(3-êthyl-2-benwthiazolinylidène) -éthyl idèn-rhodanine 3-éthyl-5-[-1-(4-sulfobutyl)-4(1H)-pyridylidène]-rhodanine (sel de sodium) ; 3-carboxyméthyl-5[(3-méthyl-2(3H)-thiazolinylidène)isopropylidène]rhodanine ; Sel de sodium de la 3-carboxyméthyl-5-[3-(sulfopropyl)-2-thiazolinylidène]. éthylidène rhodanine 3-carboxyméthyl-5-[3-éthyl-2-benzoxazolinylidène)-éthylidène]-2-thio-2,4 oxazolidinedione ; 1-carboxyméthyl-5-[(3-éthyl-2-benzothiazolinylidène)-éthylidène]-3-phényl-3 thiohydantoine ; 4-[(1-éthylnaphto]-1,2-d[thiazolin-2-ylidène)-1-méthyléthylidène]-3-méthyl-1 (4-sulfophényl)-2-pyrazolin-5-one ; 4-[(3-éthyl-6-nitro-2-benzothiazolinylidène)-éthylidène]-3-phényl-2-isoxazolin 5-one ; etc. Les composés accepteurs d'halogène peuvent être utilisés suivant l'invention à raison de concentrations très variables, de préférence comprises entre 25 mg et 2,0 g et mieux entre 150 mg et 1 g par atome-gramme d'argent. Ainsi qu'on l'a indiqué ci-dessus, le deuxième mode de réalisation de l'in vention concerne des émulsions positives directes constituées de grains dont le coeur contient des sites favorisant le dépit photolytique d'argent et dont la coque est faite d'un grain d'halogénure d'argent voilé spontanément développable. Par conséquent, ces grains d'halogénures d'argent à coque voilée sont développables en argent sans exposition. En utilisant des composés accepteurs d'électrons avec les composés accepteurs d'halogène décrits cidessus, on améliore ainsi les caractéristiques sensitométriques des produits photographiques notamment en ce qui concerne la sensi bilié. Parmi les composés accepteurs d'éléctrons permettant une mise en oeuvre avantageuse de la présente invention , on peut citer en particulier les colorants sensibilisateurs, et d'une façon générale les composés susceptibles de piéger les photoélectrons tels que ceux utilisés dans les systèmes photographiques inversibles, les exemples de tels composés sont décrits au brevet belge 695 364. Les émulsions positives directes que l'on traite suivant la présente invention peuvent contenir des composés accepteurs d'électrons à raison de concentrations très variables. Cependant on utilise de préférence des quantités représentant environ entre 100 mg et 2 g de composé accepteur d'électrons par atome-gramme d'argent Les exemples - représentatifs de cescomposéssont par exemple les azoles, les cyanines, et les mérocyanines, portant des substituants nitro, les indolocarbocyanines, la phénosafranine, le jaune pinacryptol. Une autre variante de ce deuxième mode de réalisation consiste à utiliser des grains d'halogénures d'argent à l'intérieur desquels se trouvent des sites suffisamment petits ou suffisamment enfouis pour être inaccessibles à la pa- tration d'un agent développateur; naturellement, ces grains comprennent èn outre une coque formée d'halogénures d'argent voilés développables sans exposition. On peut obtenir des sites sur lesquels sont amorcés les dépits photolytiques d'argent au moyen de techniques variées, par exemple du type de celles décrites par Antoine Hautot et Henri Saubenier dans Science et Industries Photographiques, Vol. XXVIII, janvier 1957, p. 57-65. L'une de ces techniques consiste en particulier à utiliser des agents réducteurs grâce auxquels on peut introduire une petite inclusion métallique à l'intérieur du cristal d'halogénure d'argent. Lorsqu'on sensibilise chimiquement l'émulsion, on procède de telle sorte qu'un échantillon de cette émulsion couché sur un support transparent, exposé travers une échelle sensitométrique pendant une durée comprise entre 0,1 et 1 s et développé pendant 6 inn à 200C dans le Révélateur A'décrit cidessous, présente une sensibilité (mesurée à une densité supérieure de 0,1 au voile) supérieure à celle d'un échantillon exposé de la mSme façon, puis plongé pendant 5 mn dans une solution aqueuse à 0,3% de ferricyanure de potassium à 180C et développé pendant 5 mn à 180C dans le Révélateur B décrit cidessous. Le Révélateur A' est un révélateur superficiel classique et le Révélateur B est un révélateur solvant pour halogénure d'argent à image interne. Révélateur A' Sulfate de N-méthyl-p-aminophénol 2,5 g Acide ascorbique 10,0 g Métaborate de potassium 35,0 g Bromure de potassium 1,0 g Eau q.s.p. 1 1 pH 9,6 Révélateur B Sulfate de N-méthyl-p-aminophénol 2,0 g Sulfite de sodium anhydre 90,0 g Hydroquinone 8,0 g Carbonate de sodium monohydraté 52,5 g Bromure de potassium 5,0 g Thiosulfate de sodium 10,0 g Eau q.s.p. i 1 Pour sensibiliser chimiquement ces émulsion on peut, par exemple, procéder à une digestion avec la gélatine naturelle active ou utiliser des composés sulfurés tels que ceux décrits aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 1 574 944, 1 623 499 et 2 410 689.On peut obtenir le mFme résultat avec les sels d'or comme cela est décrit aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 399 083 et 2 642 341. Parmi les composés appropriés de ce type, on peut citer en particulier le chloroaurite de potassium, l'aurithiocyanate de potassium; le chloroaurate de potassium, le trichlorure aurique et le chlorure de N-méthyl-2-sulfo- benzolium. Les autres techniques de sensibilisation chimique sont aussi utilisables, notamment celles décrites ci-dessus qui consistent à utiliser des agents réducteurs tels que des sels stanneux, comme cèLa est décrit au brevet des Etats Unis d'AmErique 2 487 850, des polyamines telles que la diéthylènediamine décrite au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 518 b98 et la spermine décrite au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 521 925, ou le sulfure de bis-bêta-aminoéthyle et Ses sels solubles dans l'eau,comme cela est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 521 926. On peut enfin exposer les émulsions à des sources de lumière d'intensités variables, de façon à provoquer la formation des sites précités. il faudra ensuite appliquer sur les grains ainsi exposés une coque d'halogénures d'argent voilés. Suivant ce mode de réalisation, on peut traiter des évulsions positives directes contenant des sensibilisateurs spectraux tels que les cyanines et les wérocyanines, les cyanines complexes (trinuclEaires), les dérivés styryliques et les henicyanines On choisit de préférence les mérocyanines décrites aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 493 747 et 2 493 748, notamment des mérocyanines portant des substituants csrboxy ou sulfo et des rhodacyanines. Pour former les sites favorisant le dépit photolytique d'argent, une technique consiste à ajouter un réactif approprié dans le récipient de précipitation, avant que celle-ci ait commencé, ou immédiatement après que les cristaux d'ha logénures d'argent aient commencé à se former. La concentration de ce réactif est abaissée considérablement, car il se trouve enfoui dans les grains de telle sorte que lorsque la précipitation se poursuit, il en reste très peu pour former des sites à la périphérie de ces grains. Suivant une variante avantageuse, on forme ainsi des sites suffisamment petits pour qu'ils ne soient pas développa- bles en argent lors de l'exposition à laquelle on soumet le produit pour obte nir une image par inversion.Suivant ce mode de réalisation, 1' l'émulsion posi- tive directe présente le phénomène d'inversion par exposition à la lumière bleue avec une durée d'exposition double de la normale, mais sans augmentation significative de la densité maximum lors du développement dans le Révélateur interne B. Suivant une variante de ce mode de réalisation de l'invention, on prépare, on expose et on traite des émulsions constituées de grains dont le coeur est une émulsion à gros grains et dont la coque est une émulsion à grains fins déposés sur le coeur suivant la technique de maturation d'Oswald. On peut de m2me utiliser des halogénures d'argent à gros grains pour former une avulsion qui servira de coque à un coeur constitué d'halogénures d'argent à grains plus fins, ceci, notamment, lorsque l'halogénure d'argent de la coque est plus soluble dans l'eau que celui du coeur.Suivant nne autre variante, on utilise des grains d'mulsion positive directe obtenus en formant la coque immédiatement après avoir formé le coeur, par précipitation continue Suivant cette variante, on utilise de 2 à 8 équivalents molaires d'halogénures d'argent dans le coeur. L'épaisseur de la coque est suffisante pour especher l'accès du révélateur jusqu'au coeur. Les halogénures d'argent utilisés pour former la coque des grains sont voilés de façon à les rendre développables en argent métallique par traitement dans un révélateur externe classique. Pratiquement, tous les grains d'halogénu- res d'argent sont voilés avant l'exposition ou le traitement, c'est-à-dire que les émulsions sont voilées de façon uniforme. Une technique pour obtenir ce voile consiste à utiliser des sensibilisateurs chimiques tels que les sels de métaux nobles ou les réducteurs utilisés pour sensibiliser chimiquement le coeur. Une autre technique consiste à exposer les halogénures d'argent à la lumière De cette façon, et à la différence du coeur, la coque des grains est sensibilisée par l'une de ces différentes techniques jusqu'au voile.On peut procéder, par exemple, avec un réducteur tel que le chlorure stanneux ou avec un sel de métal noble, avec une combinaison de ces deux derniers soyons, ou en opérant la précipitation d'halogénure d'argent à pH élevé ou à pAg faible. Le voile des grains d'halogénure d'argent suivant l'invention est suffisant pour produire une densité au moins égale à 0,5 lorsqu'on les développe sans exposition dans le révélateur A décrit cidessus; on réalise ce test avec une couche d'émulsion de ces grains contenant entre 5 et 100 mg d'argent par décimètre carré. Suivant l'invention, on traite des émulsions dont les grains se présentent sous forme d'une population dont les dimensions présentent un écart-type faible, ce qui n'est pas le cas des émulsions classiques. Suivant l'invention, les émulsions sont constituées de grains dont le diamètre moyen est compris entre 0,05 et 10 microns. En outre, ces émulsions sont généralement couchées à raison de 10 7 100 mg d'argent par décimètre carré et, de préférence, de 20 à 60 mg/ cm. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, on traite suivant l'invention des émulsions dont le pourcentage molaire en chlorune est égal à 50%;de préférence ces émulsions présentent mFme un pourcentage molaire de chlorure au moins égal à 70%, un pourcentage molaire en iodure au moins égal à 60%, le pourcentage restant étant constitué par du bromure. Cependant on peut aussi utiliser des émulsions constitubes uniquement de chlorure d'argent. Les émulsions de ce type exposées dans un sensitomètre et développées pendant 2 mn à 200C dans le Révélateur Kodak D-85 fournissent un contraste,mesuré entre les densités 0,3 et 3,0, au moins égal à 4. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, les composés accepteurs d'électrons et/ou les composés accepteurs transitoires d'halogène utilisés dans les émulsions décrites cidessus peuvent être additionnés de certains composes organiques de grande masse moléculaire en vue d'augmenter la sensibilité photographique des émulsions positives directes. A cet effet, on utilise des composés aromatiques polynucléaires sulfonés.Le terme aromatique polynucléaire signifie que ces composés contiennent au moins deux noyaux benzéniques condensésspar exemple comme dans le naphtalène ou le pyrène, ou au moins deux noyaux benzéniques ou aromatiques directement liés l'un à l'autre, par exemple comme dans le diphe'- nyle, le terphényle, le quaterphényle, etc.; enfin, le terme polynucléaire signifie que le composé contient au moins deux noyaux aromatiques reliés l'un à l'autre par un radical aliphatique. On peut représenter ces dérivés sulfonés par la formule générale suivante : R - SO3M où R représente un groupe aromatique polynucléaire tel qu'on le définit cidessus et M un atome d'hydrogène ou le cation de selsmétalliques solubles dans l'eaupar exemple un cation sodium, potassium, ammonium, triéthylammo nium, triéthanolammonium, pyridinium, ctc. Parmi les dérivés sulfonés de ce type on peut citer. Calcofluor White-MR - Dénonination commerciale d'un sel de sodium de l'acide bis(s-triazin-2-ylamino)stilbène-2,2'-disulfonique ; Leucophor B - Dénomination commerciale d'un sel de sodium de l'acide bis(s-triazin-2-ylamino)stilbàne-2,2'-disulfonique ; Sodium 6-(bnéthoxy-3-sulfo-w-phénylacryloyl) -pyrènei Dioxyde d /3t4-biSt4-méthoxy-3-sulfobenzamido)-dibenzo-thiophène (sel de sodium); 4' ,4"-bis(2,4-diméthoxy-5-sulfobenzamido)-p-terphényle (sel disodique); Acide chyrsène-6-sulfonique (sel de sodium); Acide 4,4'-bis[2-phénoxy-4-(2-hydroxyéthylamino)-1,3,5-triazin-6-ylamino] stilbène-2,2'-disulfonique sel disodique). On peut utiliser ces dérivés sulfonés à raison de teneurs variables dépendant généralement des conditions opératoires particulières, mais de préférence comprises entre 0,02 et 10 par atome-gramme d'argent; on peut utiliser les compo- sés accepteurs transitoires d'halogène et/ou les composés accepteurs d'électrons en combinaison avec les halogénures solubles dans l'eau,par exemple des bromure res comme cela est décrit au brevet belge 695 363. On peut utiliser divers collotdes comme liant des émulsions photographiques positives directes suivant l'invention. Des colloldes satisfaisants comprennent n'importe quel collotde hydrophile généralement utilisé en photographie, y compris, par exemple, la gélatine, l'albumine collotdale, des polysaccharides, des dérivés de la cellulose, des résines synthétiques telles que les compôsés polyvinyliques, y compris les dérivés de l'alcool polyvinylique, des polymères de l'acrylaide, etc.En plus des colloïdes hydrophiles mentionnés précédemment, le liant utilisé dans les émulsions photographiques positives directes suivant l'invention peut contenir aussi des dispersions de polymères winyliques, en par ticulier des polymères qui améliorent la stabilité dimensionnelle des produits photographiques. Des composés vinyliques appropriés utilisables dans l'eau, d'acrylates ou méthacrylates d'alcoyle, de l'acide acrylique d'acrylates ou méthacrylates de sulfoalcoyle, etc. On peut appliquer les émulsions photographiques suivant l'invention sur un grand nombre de supports pour préparer des produits photographiques suivant l'invention. On peut les appliquer sur une face du support ou sur ses deux faces. Le support est avantageusement transparent et/ou souple. Comme supports typiques suivant l'invention, on peut citer les films dc nitrate de cellulose, d'acétate de cellulose, d'acétal polyvinylique, de polystyrène, de polytéréphta- late d'éthylèneglycol et de tout autre polyester ainsi que les supports de verre, de papier, de métal, de bois, etc.Les supports tels que du papier revêtu d'une couche de polymère alpha-oléfinique, en particulier les polymères d'&alpha;-oléfines contenant deux ou plusieurs atomes de carbone, tels que le polypropylène, les copolymères d'éthylène et de butylène, etc. donnent des résultats particulièrement intéressants. Un mode de réalisation avantageux de l'invention consiste à développer des produits positifs directs à fort contraste dans une machine de traitement continu. De telles machincs sont décrites par exemple aux brevets des Etats-Unis d'arabique 3 025 779, 3 078 024, 3 122 086, 3 149 551, 3 156 173 et 3 224 356. Dans ces machines, le produit est déplacé de façon continue et passe ainsi dans les solutions de traitement successives; on obtient des résultats particulièrement satisfaisants en développant les produits dans une machine à rouleaux du type de celle décrite au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 025 779 précité. On peut en outre ajouter au produit photographique traité suivant 1 'in- vention certains sels d'ammonium quaternaire, des sels de sulfonium et des sels de phosphonium afin d'accroitre la vitesse de développement sans par ailleurs altérer le contraste. Ces composés sont, par exemple, décrits aux brevets des Etats-Unis d'Amérique n 2 271 623, 2 944 898, 2 944 900, 2 288 226, 2 275 727, 2 271 622 et 2 886 437 et au brevet anglais 1 067 958. On introduit des composés de ce type dans les produits photographiques à raison de teneurs comprises entre environ 0,01 et 2,0 g par atome-gramme d'argent. En ajoutant à l'émulsion de 0,005 à 2,0 g de 3-pyrazolidone par atome graine d'argent, on augmente la vitesse du développement. On peut par exemple utiliser les pyrazolidones décrites au brevet des Etats-Unis d'A érique 2 751 297, correspondant à la formule suivante X X représente un atome d'hydrogène ou un radical acétyle, R représente un radical hétérocyclique ou un radical aryle de la série benzénique ou naphtalénique, R représente un atome d'hydrogène, un groupe alcoyle ou un radical aryle de la série benzénique ou naphtalénique et R et R représentent chacun un atome d'hydrogène ou un radical alcoyle.Parmi les exemples de tels composés, on peut citer : la 1-phényl-3-pyrazolidone; la 3éthyl-3-pyrazolidone; la 1-phényl-5-phényl-3-pyrazolidone ; la 1-phényl-5-méthyl-3-pyazolidone ; la 1-phényl-4,4-diméthyl-3-pyrazolidone ; la 1-p-hydroxyphényl-4,4-dim6thyl-3pyrazolidone ; la 4-méthyl-1-phényl-3-pyrazolidone, etc. On peut incorporer les 3-pyrazolidones cidessas soit à la couche d'émulsion, soit à une couche adjacente à la couche d'émulsion. Enfin, les émulsions suivant l'invention peuvent contenir les adjuvants que l'on incorpore de façon classique aux émulsions c'est-à-dire, les plastifiants, les adjuvants de couchage, les antivoile tels que les azaindènes, les tannants tels que les aldéhydes, par exemple le glutaraldéhyde, l'acide mucochlorique, le formaldéhyde et les combinaisons bisulfitiques de ces aldéhydes. Les exemples suivants illustrent l'invention. EXEMPLE 1. On voile une pulsion photographique au chlorure d'argent en lui ajoutant 4 mg par atome-grannne d'argent de dioxyde de thiourée. On met de c8té un échantillon de cette émulsion comme témoin. On ajoute à un échantillon de cette émulsion un accepteur d'électrons I, qui est le chlorure de 1,1'-diéthyl-2,2'-cyanine, préalablement traité avec de la N-bromosuccinimide. On ajoute également un composé accepteur d'halogène Il, la 3-carboxyméthyl-5[(3-méthyl-2(3H)-thiazolinylidène)isopropylidène]rhoda nine. On couche 1 'émulsion sur un support en acétate de cellulose et l'on obtient un produit contenant 13 mg d'argent par décimètre carré. On expose cet échantillon dans un sensitomètre et on le développe pendant 1 mn 30 à 200C dans le Révélateur Kodak D-85. Révélateur Kodak D-85 Eau 500 ml Sulfite de sodium anhydre 30,9 g Paraformaldéhyde 7w59 g Bisulfite de sodium 2,29 g Acide borique cristallisé 2,59 g Hydroquinone 22,59 g Bromure de potassium 1,69 g Eau q.s.p. 1 l On obtient les résultats suivants: Composé ajouté Sensibilité relative Dmax Dmin Témoin Pas d'inversion I & II 229 1,32 0,06 L'échantillon d'émulsion contenant les composés I et II présente le phéno mène d'inversion lorsqu'on l'expose à la lumière bleue et qu'on le traite ensuite comme on l'a indiqué ci-dessus dans le Révélateur Kodak D-8 5. EXEMPLE 2. On voile une émulsion au chlorure d'argent en lui ajoutant, par atome grange d'argent, 0,125 mg de dioxyde de thiourée et 1 mg de chloroaurate de potassium On ajoute les colorants I et II de l'exemple 1 à des échantillons, à raison des quantités indiquées ci-dessous. On couche l'émulsion sur un film en acétate de cellulose à raison de 13 mg/dm, on l'expose et on la développe comme cela est décrit à l'exemple 1 et on obtient les résultats suivants Colorant mg colorant/ atome g.d'argent Sensibilité D D relative max ;in II 200 289 1,63 0,18 II 200 ) ) 795 1,48 0,05 I 100 ) I 100 100 1,44 0,18 EXEMPLE 3. On prépare une émulsion au chlorobromure d'argent en ajoutant en 50 mn 0,9 mole de chlorure de sodium, 1/10 de mole de Sure de potassium et 1 mole de nitrate d'argent, à 500C, dans une solution contenant 43 g de gélatine. On ajoute ensuite 37 g de gélatine puis on fige l'émulsion et on la lave. On voile cette émulsion en lui ajoutant 0,3 mg par atome-gramme d'argent de thiourée et en la chauffant pendant 20 mn à 65 C, puis en lui ajoutant 0,2 mg de chloroaurate de potassium par atome-gramme d'argent et en la chauffant pendant 50 mn à 650C. On continue le chauffage de façon à obtenir après exposition et développement, un contraste élevé et une densité maximum satisfaisante. Avant de procéder au couchage, on ajoute 15 mg par atome-gramme d'argent de 1-phényl-4-méthyl-3-pyrazolidone et 400 mg d'un composé accepteur d'électrons III, l'iodure de 1,3-diéthyl-1'-méthyl-2'-phénylimidazo[4,5-b]quinoxalino-3'- indolocarbocyanine. On couche 1 'émulsion sur un support de polytéréphtalate d'éthylèneglycol, on expose le produit ainsi obtenu et on le développe pendant 2 mn 45 s dans le Révélateur Kodak D-85.Après fixage, lavage et séchage on obtient une image positive directe dont les caractéristiques sont les suivantes : Dmax Dmin Contraste 3,68 0,29 4,40 On obtient les résultats analoques en utilisant des composés accepteurs d'électrons tels que l'anhydro hydroxyde de-6,6'-dinitro-3,3'-di(3-suifopropyl)thiacyanine (sel de sodium), l'iodure de 1 ,3-diéthyl-1 '-méthyl-2'-phénylimidazo[4,5-b]- quinoxalino-3 '-indolocarbocyanine, l'iodure de 1,3-diallyl-2-[2-(3,5-diméthyl- 1-phényl-4-pyrazolyl)vinyl]-imidazo-[4,5-b] quinoxalinium et 1 'iodure de 1,3diéthyl-1'-méthyl-2'-phénylimidazo-[4,5-b]-quinoxolino-3'-indolocarbocyanine. EXEMPLE 4. On reprend le mode opératoire de l'exemple 3 pour préparer une émulsion voilée. Avant de procéder an couchage, on ajoute les composés suivants, à raison des quantités indiquées, respectivement aux échantillons répcrtoriés au tableau ci dessous. Composé Il : 400 mg par atome-gramme d'argent Composé IV : diperchlorate de 1,1'-di-n-butyl-4,4'-di-pyridinium 50 mg par atome-gramme d'argent Composé III: 200 mg par atome-granne d'argent. On expose les échantillons, on les traite pendant 1 mn 45 s dans le RévEla- teur godas D-85 et on obtient des images positives directes dont les caractéristiques sont les suivantes Composés Sensibilité relative Contraste Dmax Dmin Il ioo 1,18 2,70 0,82 Il & III 100 5,50 2,72 0,04 Il & IV 138 4,90 2,74 0,06 On constate que l'addition d'un composé accepteur transitoire d'halogène permet d'obtenir une bonne sensibilité mais ne favorise pas l'inversion car la densité minimum est élevée. L'addition combinée d'un composé accepteur transi toire d'halogène et d'un composé accepteur d' électrons fournit des images pré- sentait un contraste élevé, une densité minimum faible et un pied de courbe étroit. On peut obtenir des résultats analogues en utilisant des composés accepteurs transitoires d'halogène, tel que le sel de sodium de la 3-carboxyméthyl- 5-[3(sulfopropyl)-2-thiazolinylidène]éthylidène rhodanine. EXEMPLE 5. On prépare les émulsions auivantes. E'fftilsion A à l'iridium : fabriquée par précipitation continue et voilée par réduction. On ajoute simultanément une mole de NaCl et une mole de AgN03 à une solu tion contenant 10 g de gélatine et 40 mg de chloroiridite de potassium; on procède à cette opération en 36 mn, durée pendant laquelle on maintient la température de la solution de gélatine à 700C. Après un rajout de 40 g de gélatine, on refroidit l'émmlsion jusque vers 400C, on ajoute encore 100 d'une solution à 10/100 de gélatine, on fige l'émulsion, et on la lave à l'eau froide. On voile cette émulsion en lui ajoutant 2 mg de dioxyde de thicurée par atome-gramme d'argent, puis en la chauffant pendant 30 mn à 65 C de façon à obtenir, après développement et sans exposition, une image de contraste élevé dont la densité maxintuin soit satisfaisante. émulsion B : fabriquée par précipitation fractionnée et voilée par réduction (il s'agit en outre d'une émulsion dont les grains ont un coeur traita par des composés sulfurés et des sels d'or). On ajoute simultanément 0,225 mole de NaCl, 0,23 mole de AgN03 et C,025 mole de KBr à une solution contenant 10 g de gélatine. On procède à cette opération en 5 mn en maintenant la température à 65 C. On ajoute ensuite à l'émulsion 1,78 mg de thiosulàte de sodium et 1,72 mg de chloroaurate de potassium,après quoi on laisse reposer l'émulsion pendant 10 mn. On ajoute alors, en 15 mn, 0,575 mole de NaCl, 0,75 mole de nitrate d'argent et 0,075 mole de bromure de potassium, en maintenant la température à 650C. Cn procè de à un rajout de 40 g de gélatine, on refroidit l'émulsion pour la figer, on lave et-enfin on la voile en la chauffant à 650C pendant 40 mn avec 0,75 mg de dioxyde de thiourée. Emulsion C à coeur de AgCl et à coque de chlorobromure d'argent; cette émulsion est fabriquée par précipitation fractionnée et telle est voilée par l'action simultanée d'un réducteur et d'un sel d'or. En 5 mn, on ajoute 0,25 mole de chlorure de sodium, et 0,25 mole de nitrate d'argent à une solution contenant 25 g de gélatine. Pendant la du rée de cette précipitation, on maintient la température à 70 C. On procède, en 1 mn à une addition de 0,65 mole de chlorure de sodium, de 0,0 mole de bromure de potassium et de 0,74 mole de nitrate d'argent, la température restant inchangée. Après un rajout de 25 g dc gélatine, on refroidit l'émul- sion pour la figer et on la lave conne l'émulsion A ci-dessus.On voile cette émulsion C en la chauffant à 650C successivement pendant 2Q mn avec 0,3 ig de dioxyde de thiourée par atome-gramme d'argent, et pentarn 50 m avec 0,2 ig par atome-gramme d'argent de chloroaurate e potassium. Qn poursuit le chauffage de façon à obtenir, après développement mais sans exposition, une image de contraste élevé dont la densité maximum est satis faisante. émulsion D (émulsion à coeur de chlorobromoiodure d'argent + iridium,à à coque de chlorure d'argent, préparée par précipitation discontinue et voilée à la fois par réduction et par des sels d'or. On ajoute simultanément 0,4875 mole de bromure de potassium, 0,0125 mole d'iodure de potassium et 0,50 mole de nitrate d'argent & une solution con tenant 21 g de gélatine et 52,5 g de chloroiridite de potassium. Après un rajout de 19 g de gélatine, on refroidit l'émulsion po',r la figer, et on la lave à l'eau froide. On ajoute encore 61,5 g de gélatine, on fond l'émul- sion à 600C et on ajoute 4,5 moles de chlorure de sodium et 4,5 moles de nitrate d'argent. On procède à cette deuxième précipitation en 24 mn, en maintenant la température à 500C. Après un rajout de 50 g de gélatine, on fige l'émulsion, on la lave et on ]a voile comme l'émulsion C. On sensibilise spectralement les émulsions cidessus avec un colorant mérocynnine du type carboxyméthyl thiazoline- rhodanine, tels que ceux décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 493 748. On applique cette émulsion sur un film en triacétate de cellulose de façon à obtenir des couches dont les titres en argent sont ceux indiqués ci-dessems.On expose ces échantillons de film, puis on les traite pendant 3 mn 45 s dans le Révélateur Kodak D-85. les caractéristiques des images positives directes obtenues - sont rassemblées au tableau suivant Emulsion Teneur mg/dm2 Sensibilité D min relative Ag Gélatine A 11,4 42,1 257 1,21 0,52 B 10,6 39,5 447 0,95 0,04 C 19,5 44,7 339 0,93 0,32 D 21,5 49,8 1141 1,96 0,08 Le Révélateur Kodak D-85 présente la composition suivante Sulfite de sodium 30 g Paraformaldéhyde 7,5 g Bisulfite de sodium 2,2 g le Acide borique 7,5 g Hydroquinone 22,5 g Bromure de potassium 1,6 g Eau q.s.p. 1 1 pH 10,1 EXEMPLE 6. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, les émulsions traitées suivant l'invention permettent d'obtenir des images dont les caractéristiques sensitemétriques sont améliorées par rapport à ce qu'cn peut obtenir avec des émulsions classiques inversibles fonctionnant par effet Herschel. On prépare les émulsions suivantes Emulsion E. Il s'agit d'une émulsion du type Herschel semblable à celle dé crite au brevet des Etats nis d'Amérique 2 541 472 excepté que l'on uti lise comme sensibilisateur le 4-nitro-6-chlorobenzotriazole. On applique cette émulsion sur un film en acétate de cellulose. émulsion F. On prépare une émulsion au chlorure d'argent en ajoutant simulta nément 0,5 mole de nitrate d'argent et 0,5 mole de chlorure de sodium à une solution contenant 10 g de gélatine. On procède à cette addition en 20 mn en maintenant cette température à 700C. On refroidit l'émulsion à 400C,on lui ajoute 50 mg de chloroiridite de potassium et on la laisse reposer pen dant 10 mn. On porte ensuite la température de l'émulsion à 700C et,comme précédemment,on ajoute de nouveau 0,5 mole de nitrate d'argent et de chloru re de sodium. On refroidit de nouveau à 400C, et après un rajout de 70 g de gélatine, on refroidit l'émulsion pour la figer et on la lave à l'eau froide pendant 2 h. On voile cette émulsion en la chauffant successivement pendant 20 mn à 60 C avec 0,3 mg de dioxyde de thiourée par atome-granme d'argent, puis pen dant 50 mn à 65 C avec 2,0 mg de chloroaurate de potassium par atome-gramme d'argent. On continue à chauffer de façon à obtenir une émulsion qui,sans exposition fournira au développement une densité maximum satisPaisante.On applique cette émulsion sur un film en acétate de cellulose. On expose une partie des échantillons à une lampe à filament de tungstène, et une autre partie des échantillons à une autre lampe à filament de tungstè ne mais cette fois modulée par un Filtre Kodak Wratten jaune. On traite ensuite les échantillons pendant 2 mn par un Révélateur Kodak D85. On ob tient les résultats suivants Emulsion Exposition en lumière blanche Exposition en lumière jaune Sensibilité Contraste D D Dmin Sensibilité Contraste Dmax D relative relative max min relative min E 46 - 1,9P trop 100 9,5 1,96 0,04 ra eu sensible F 1910 7,8 2,70 0,16 110 10,3 2,70 0,24 EXEMPLE 7.Ainsi qu'on l'a indiqué, on peut utiliser des colorants qui sont des composés accepteurs transitoires d'halogène afin d'améliorer les caractéristiques photographiques des produits. On prépare les émulsions suivantes Emulsion G. A un échantillon de l'émulsion F on ajoute 350 mg d'un composé accepteur transitoire d'halogène, la 3-carboxyméthyl-5-[3-méthyl-2(3)-thiazo- linylidène)-isopropylidène]-rhodanine. On applique cette émulsion sur un film en acétate de cellulose. On expose des échantillons d'émulsions F et C ?s la lumière blanche, puis on les traite pendant 1 mn 45 s dans le Révélateur Kodak D-85. On obtient les résultats suivants Sensibilité relative Contraste max min Emulsion F 100 7,8 2,42 0,20 Emulsion G 26 900 15,5 2,24 0,08 EXEMPLE 8 On peut utiliser pour développer les produits décrits ci-dessus un révélateur lithographique contenant une amine à l'état libre. On expose les échantillons de émulsions F et 5 ci-dessus à la lumière blanche, et on les traite ensuite pendant 1 mn 30 s dans le révélateur présentant la composition suivante Bis-(2-hydroxyéthyl)-aminométhane sulfonate de sodium * 82,0 g Bisulfite de sodium 3,0 g Acide borique 7,5 g Hydroquinone 22,5 g Bromure de potassium 1,6 g 2,2'-iminodi éthanol 39,0 g Eau q.s.p. 1 1 pH 9,5 On peut former ce composé in situ en mélangeant du formaldêhyde bisulfite de sodium et du 2,2'-iminodiéthanol. On expose des échantillons à une radiation de 365 mm de façon à évaluer la sensibilité propre de chaque émulsion, puis on traite les produits expo sés pendant 2 mn et 15 s dans le révélateur ci-dessus. On obtient les résultats suivants Lumière blanche Lmmiére de 365 mm Sensibilité Contraste Dmax D Dmin Sensibilité relative ntax min relative Emulsion F 100 8,3 3,0 0,09 200 lsion G 42 700 9,5 2,25 0,08 33 900 On obtient des résultats analogues en exposant des échantillons à des lumiè- res dont la longueur d'onde est comprise entre 350 et 500 ni. EXEMPLE 9.Suivant l'invention on prépare des émulsions positives directes contenant à la fois un composé accepteur d'électrons -et un composé accepteur transitoire d'halogène. On prépare les émulsions suivantes. Emulsion H.A un échantillon de cette émulsion F on ajoute,par atome-gramme d'argent,200 ml du composé accepteur transitoire d'halogène, de l'exemple 7. On applique l'émulsion sur un film en acétate de cellulose. émulsion I. A un échantillon de l'émulsion H, on ajoute par atome-gramme d'argent 100 mg d'un composé accepteur d'électrons, le chlorure de 1,1' diéthyl-2,2' -cyanine nréalab ement traité avec la N-bromosuccinimide. On applique cette émulsion sur un film d'acétate de cellulose. On expose ces échantillons, on les développe pendant 1 mn 30 s dans le Révélateur Kodak D-85 et on obtient les résultats suivants Sensibilité Contraste Dmax Dmin relative Emulsion H 100 2,90 1,56 0,08 émulsion I 159 '.,88 1,42 0,08 EXEMPLE 10. On peut utiliser d';utres composés accepteurs d'électrons dans les émulsions traitées suivant le procédé de l'invention. On prépare l'émulsion suivante Mulsion J. A un échantillon de l'mulsion H on ajoute par atome-gramme d'ar gent 200 mg d'un- composé accepteur d'électrons, la phényl imidazo-quinoxa line-indolo carbocyanine. nn applique cette émulsion sur un support en acétate de cellulose, on expose des échantillons d'émulsion H et J, on les développe pendant 3 mn 45 s dans le Révélateur Xodak D-85 et on obtient les résultats suivants Sensibilité relative Contraste Dmax Dmin Emulsion H 100 2,55 1,21 0,08 émulsion J 91 3,30 1,41 0,08 On constate que l'émulsion T permet d'obvenir une densité maximum et un contraste plus élevé et que le pied de la courbe de sensibilité est plus étroit. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour obtenir une liage photographique par exposition d'un produit photographique à couche d'éiiilsion sensible an bleu, positive directe à contraste élevé et à teneur molaire en chlorure an loins égale à 50/100 et le développement dans un révélateur contenant essentiellesent un polyhydroxybenzène, avantageusement l'hydroquinene, colle agent dév loppateur, caractérisé on ce qu'on utilise un produit dont la couche d'émulsion contient à la fois un composé accepteur transitoire d'halogène et un composé accepteur d'électrons et on ce qu'on le développe par un révélateur à faible teneur On sulfite en vu de réaliser les conditions d'un développement infectieux. 2. - Procédé confort à la revendication 1, caractérisé en ce que la teneur molaire en chlorure est au moins égale à 70/100. 3. Procédé conforte à l'une quelconque des revendications 1 ou 2, carac térisé on ce que le composé accepteur transitoire d'halogène a un potentiel de deni-onde polarographique inférieur à 0,85 à l'anode et inférieur à -1,0 à la cathode. 4. - Procédé conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que le composé accepteur transitoire d'halogène est un colorant du type des mérocyanines. 5. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la couche d'émulsion contient en outre, un composé. sulfoné de formule R-SO3M où R représente un radical polynucléaire et M un cation 6. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, carac térisé en ce que le révélateur contient le produit de condensation d'une in et du formaldéhyde bisulfite de sodium. 7. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, carac térisé en ce que le composé accepteur d'électrons est un colorant du type cyanine, avantageusement un colorant dérivé d'imiiazoquinoxaline. 8. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, carac térisé on ce que les grains des émulsions ont été voilés au moyen d'un réducteur associé à un sel d'or. 9. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, carac térisé en ce qu'on utilise pour le développement un révélateur con tenant du formaldéhyde bisulfite de sodium, et une quantité de sulfite libre représentant un titre-molaire-compris entre environ 0,01 et 0,05. 10.- Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, carac térisé e: ce que l'on utilise, expose et développe un produit Pn tegraphique dont ies grains ae ia couche d'émulsion comprennent des sites internes pour amorcer le dépôt photolytique de l'argent, et une coque constinuée d'haiogénures voilés se d veleptant sans exposition. 11.- Procédé conforme à a revendication id, caractérisé en ce que les grains conprennent un coeur contenant les sites internes pour amercer e dépôt phetolytlque de l'argent et une coque constituée d'halo génures voilés se développant sans exposition. 12.- Procédé conforme à la 1C ou 11, caractérisé en ce que l'on a formé les sites internes par un traitement chimique du coeur des grains, avantageusement avec un sel d'iridium. 13.- Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 12, carac térisé en ce que l'on utilise pour le développement des dites émulsions une machine automatique de traitement, avantageusement une machine à rouleaux. 14.-Emulsion photographique positive directe, en substance ou appliquée sur un support, pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce qu'elle est conforme aux émulsions utilisées dans le procédé défini à l'une quelcon que des revendications 1 à 12.