La présente invention concerne des organes composites de construction et notamment des poteaux de distribution ou de transmission électrique, ainsi qu'un procédé de construction de tels organes. Les poteaux de distribution et de transmission électrique couramment utilisés sont pour l'essentiel formés de bois plein, de tubes d'acier ou de béton, ce dernier type étant creux ou plein. Les poteaux de béton sont soit armés de façon classique, soit précontraints, soit sous contraintes postérieures soit sous précontraintes partielles. Les sections des poteaux sont rectangulaires ou circulaires. Les poteaux sont essentiellement effilés de raçon continue, ou, dans le cas des poteaux métalliques creux, des tronçons de tube télescopique de diamètre de plus en plus faible donnent une réduction progressive de section. Tous les poteaux utilisés de façon classique ont des inconvénients. Les poteaux de bois subissent l'attaque par les champignons qui forment des moisissures, par les insectes qui percent le bois, par les pics-verts, par le feu et analogues. Les poteaux d'acier ont de manière analogue un certain nombre d'inconvénients. Ceux qui sont utilisés ont en général des parois épaisses, sont lourds et coûteux car l'utilisation de parois minces dans des tubes peu coûteux en acier très résistant ne peuvent pas donner tous leurs avantages étant donné les restrictions d'épaisseur imposées par des considérations de flambage local. En outre, l'intérieur des poteaux d'acier est inaccessible d'où un risque de corrosion non détecté. On utilise souvent la galvanisation des poteaux mais un bon contrôle de qualité à l'intérieur est difficile et le risque de corrosion persiste.En outre, les poteaux d'acier sont souvent formés de tronçons qui sont soudés et il faut que la partie soudée présente toute la résistance mécanique du métal adjacent. La réalisation de soudures de qualité est cependant difficile, et les fractures cassantes provenant de pailles des soudures présentent toujours un danger. La restriction d'épaisseur imposée par des considérations de flambage local augmente aussi la difficulté de soudage puisque des parties épaisses doivent etre soudées. Comme les poteaux d'acier nécessitent des installations spéciales de fabrication ilszdoivent être entièrement montés à un petit nombre d'installations puis doivent être expédiés sur de longues distances si bien que leur coût augmente. Les poteaux de béton présentent aussi des inconvénients. Les poteaux classiques de béton armé d'acier doivent-etre ré alisés en vue d'un moment de flexion nettement inférieur au moment final de flexion de la section du poteau étant donné que le béton, du côté sous tension, se fissure pour des contraintes de traction relativement faibles. Ces fissures admettent l'eau qui, surtout en atmosphère marine, provoque la corrosion des organes d'armature ibrmés d'acier.En outre, les poteaux de béton armé d'acier de type classique, étant donné leur faible résistance mécanique nominale, sont habituellement lourds et d'utilisation peu rentable Les poteaux de béton précontraint ou contraint pos térieurement peuvent supprimer les problèmes de fissuration des poteaux classiques de béton armé étant donné que la mise des câbles sous tension ferme les fissures après la suppression de la surcharge sur le poteau Cependant, lorsque la surcharge et l'ouverture des fissures se répètent trop souvent, des particules de matière peuvent pénétrer dans les fissures et les maintenir ouvertes. Dans ce cas, la corrosion des organes d'acier peut être provoquée par l'eau pénétrant par les fissures. Les poteaux de béton précontraint ou contraint postérieurement sont habituellement effilés et leur section su périeure est réduite. Etant donné le nombre de câbles ou tendeurs qui est constant sur toute la longueur, la contrainte préalable ou postérieure de la partie inférieure est inférieure à celle de la partie supérieure. En conséquence, lorsque la partie inférieure est à la contrainte voulue, la partie su périeure est sous une contrainte excessive. D'autre part, si la partie supérieure est à la contrainte voulue, la partie inférieure est à une contrainte trop faible. La résistance mécanique supplémentaire nécessaire dans la partie inférieure peut etre obtenue par addition d'acier classique d'armature. Cependant, cette pratique peut augmenter considérablement le prix du poteau. Ainsi, étant donné que la section du poteau varie, la mise sous tension est déséquilibrée entre le haut et le bas et les poteaux sont peu rentables. Bien que les poteaux de béton nécessitent moins d'appareillages spécialisés que les poteaux métalliques pour leur fabrication, les moules utilisés sont encombrants et coûteux surtout lorsque les poteaux sont formés par coulée centrifuge. Ainsi, des investissements importants sont nécessaires pour les moules utilisés dans la production des poteaux de béton, afin que le débit de production rapporte des profits. En plus des moules coûteux, un appareillage spécial de cuisson à la vapeur est souvent nécessaire à la réduction du temps d'utilisation des moules par chaque poteau formé. Les poteaux classiques d'acier, de bois, de béton armé d'acier, de béton précontraint et de béton contraint postérieurement présentent aussi divers autres inconvénients bien connus des hommes du métier. L'invention supprime la plupart des inconvénients énumérés ainsi que d'autres. Plus précisément, dans divers modes de réalisation, elle concerne des enveloppes métalliques à parois minces et des ames d'une matière rigide non métallique et durcis sable, par exemple de béton, entourant des cables ou tendeurs d'acier précontraint. La possibilité de l'utilisation d'enveloppes à parois minces permet une réduction des coûts des matières, de fabrication et d'expédition. En outre, les enveloppes à parois minces éliminent l'utilisation de moules spéciaux et de techniques de durcissement rapide. L'enveloppe protège aussi l'âme de béton et ferme les fissures qui peuvent apparaître lorsque le poteau est sous une contrainte excessive et simultanément, l'amie protège l'intérieur de l'enveloppe d'acier contre la corrosion si bien que la galvanisation coûteuse de l'enveloppe est superflue. Les organes de construction selon l'invention réduisent aussi le danger de rupture à la suite d'une soudure et permettent aussi l'incorporation simple de tendeurs supplémentaires dans la partie inférieure afin que les organes aient des contraintes préalables équilibrées. En outre, les organes selon l'invention peuvent être réalisés dans une installation relativement simple de fabrication, placée près de la zone d'utilisation si bien que les investissements et les coûts d'expédition sont réduits par rapport aux coûts correspondants d'une usine complexe du type nécessaire à la fabrication des poteaux couramment utilisés par exemple. Divers autres avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre. L'invention concerne plus précisément un organecomposite de construction, par exemple un poteau de distribution ou de transmission électrique, et un procédé de construction d'un tel organe. Celui-ci , dans un mode de réalisa- tion avantageux, comporte une enveloppe métallique externe allongée, une masse de matière non métallique non durcissable, par exemple de béton, entourée par l'enveloppe et placée entre les extrémités de celle-ci, plusieurs organes allongés d'armature enrobés dans la masse de matière durcissable entre les extrémités de l'enveloppe et communiquant avec celle-ci, chaque organe d'armature ayant une contrainte appliquée prédéterminée et étant destiné à transmettre la contrainte préalable appliquée à la seule enveloppe, et un dispositif de fixation des organes d'armature à l'enveloppe et fixé à cette dernière afin que la contrainte préalable repose en permanence sur la seule enveloppe. Le procédé de construction d'un organe composite de construction selon l'invention comprend la fixation de l'une des extrémités de chaque organe d'armature au dispositif de fixation, et la disposition des autres extrémités de ces organes avec du jeu dans un autre dispositif de fixation l'application d'une contrainte prédéterminée aux organes d'armature par traction en direction opposée à celle des extrémités qui ont été fixées à l'origine, si bien que la contrainte appliquée aux organes se transmet à l'enveloppe, la -fixation des autres extrémités des organes d'armature dans l'autre dispositif de fixation, la coulée d'une matière non métallique fluide et durcissable telle que le béton dans l'enveloppe afin que les organes d'armature soient enrobés, et le durcissement naturel de la matière fluide afin que la contrainte transmise par les organes d'armature à l'enveloppe repose en permanence sur l'enveloppe seulement et ne soit pas transmise à la masse de matière durcie. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une coupe longitudinale d'un poteau de distribution ou de transmission électrique, constituant un organe composite de construction selon l'invention - la figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1 - la figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 1 - la figure 4 est une vue en plan d'un capuchon d'extrémité - la figure 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la figure 1 ; et - la figure 6 est une coupe schématique d'une enveloppe remplie de béton qui ne représente pas l'invention mais qui facilite l'explication des avantages d'un mode de réalisation selon l'invention. Le dessin représente un organe composite de construction selon l'invention, sous forme d'un poteau de distribution ou de transmission électrique allongé 10 ayant une enveloppe 11 comprenant une enveloppe inférieure 12 de section circulaire et une enveloppe supérieure 14 de section circulaire -aussi mais de diamètre externe inférieur à celui de l'enveloppe inférieure. On a représenté deux parties seulement d'enveloppe 12 et 14 mais leur nombre peut être plus grand. Les enveloppes 12 et 14 sont en acier relativement mince, par exemple de l'ordre de 3,2 à 6,4 mm, mais qui peut être plus épais pour les enveloppes de plus grand diamètre comme peuvent le noter les spécialistes. Les enveloppes 12 et 14 sont raccordées par un tronçon 16 de transition convenablement soudé à l'extrémité supérieure de l'enveloppe 12 et à l'extrémité inférieure de l'enveloppe 14.Plusieurs pinces 18 d'alignement formées par des tronçons plats d'acier repliés en des points intermédiaires suivant un angle correspondant sensiblement à celui du tronçon 16 de transition sont fixées par soudure vers l'extrémité inférieure du tronçon de transition afin que celui-ci soit convenablement aligné sur l'enveloppe 12. De manière analogue, des pinces 20 d'alignement de même configuration générale que les pinces 18 sont fixées a l'extrémité supérieure du tron çon 16. D'autres dispositifs d'alignement de différents types peuvent remplacer les pinces 18 et 20 comme peuvent le noter les hommes du métier. Le poteau 10 comprend une âme 22 d'une matière rigide non métallique et durcis sable, par exemple de béton armé de fibres d'acier ou classique ne présentant pas de retrait, de mousse de matière plastique ou analogue. Le type de matière utilisée pour la formation de l'âme 22 a de façon générale des caractéristiques de résistance et de rigidité comparables à celles de l'acier. Pour faciliter là description, on considère que l'âme 22 est formée de béton dans la suite du présent mémoire bien que cette matière ne soit pas limitée àcetexemple. L'âme de béton 22 est placée entre les extrémités dans la totale du poteau et enrobe plusieurs organes d'armature sous forme de câbles 24 d'acier disposés en cercle suivant un dessin circulaire, ces câbles étant equidistants des enveloppes supé- rieureet inférieure 12- et 14. Les extrémités supérieure et inférieure des câbles 24 sont fixées par des pinces 28 de type bien connu au capuchon supérieur 29 et au capuchon inférieur 30 qui sont logés étroitement à l'extrémité supérieure de l'enveloppe 14 et à l'extrémité inférieure de l'enveloppe 12 et sont fixés fermement. Un capuchon supérieur 29 a une partie centrale 31 formant une cavité et ayant une série d'orifices destinés au logement des extrémités des câbles 24, ainsi qu'un orifice 32 plus grand qui permet la coulée du béton fluide dans le poteau 10.Un capuchon inférieur 30 a aussi une partie centrale évidée 33 et un orifice 34 de grande dimension destiné au logement d'un mandrin qui permet la formation d'un corps de béton creux, et deux séries d'orifices concentriques destinées à loger les extrémités inférieures des câbles 24 et les extrémités inférieures d'autres câbles décrits dans la suite. Comme indiqué en détail dans la suite, les câbles 24 représentés sont mis sous une contrainte préalable avant la coulée du béton. I1 est avantageux pour la contrainte que les câbles 24 soient proches des enveloppes. Comme l'enveloppe 12 a un diamètre supérieur à celui de l'enveloppe 14, les câbles 24 doivent changer de direction entre les enveloppes afin qu'ils soient équidistants dans les enveloppes superieure et inférieure. Dans le cas contraire, l'espacement entre les câbles 24 et l'enveloppe inférieure 12 serait plus grand que celui des câbles 24 et de l'enveloppe 14. Si une telle disparité d'espacement pouvait exister, l'augmentation voulue de résistance mécanique du poteau 10 à la partie inférieure ne serait pas obtenue.L'espacement équidistant dès câbles 24 et des enveloppes 12 et 14 et du tronçon 16 est assuré par des guides 40 et 42 représentés clairement sur les figures 2 et 3. Le guide 40 a une partie annulaire centrale 44 coaxiàle à l'axe de l'enveloppe supérieure 14 et un guide annulaire 46 coaxial à la partie centrale mais fixé à celle-ci par quatre nervures 48 placées à 90" et soudées sur les tronçons 44 et 46 de guidage. Quatre nervures de support 50 également réparties sont fixées par soudage à la face externe de la partie 46 de guidage et dépassent radialement afin de coopérer avec la face supérieure de quatre pinces 20 d'alignement également réparties et qui sont fixées par soudage. Le diamètre interne de la partie 46 est choisi afin que l'espacement entre le câble 24 et l'enveloppe 14 ait la valeur voulue.Le guide 42 représenté clairement sur la figure 3 a une plaque plane 52 en forme générale de disque dont le diamètre externe est légèrement inférieur au diamètre interne de l'enveloppe 12. Des évidements 54 de forme courbe et également répartis sont formés dans la plaque 52 et ont une dimension et une configuration permettant le logement des câbles 24 et leur support à la même distance de l'enveloppe 12 que dans l'enveloppe 14. Le guide 42 est fixé aux extrémités inférieures des pinces 18 d'alignement par soudage. Le guide 42 a aussi un orifice central 54 et une série de petits orifices 56 formant un dessin circulaire comme représenté. L'orifice 54 est coaxial à l'axe de l'enveloppe inférieure 12 et aussi à celui de l'enveloppe 14 et à la partie annulaire 44 du guide 40 et, avec cette partie 44, il loge un mandrin lors de la coulée d'un corps de béton creux entre les enveloppes. Les orifices 56 logent les extrémités de câbles 60 qui sont enrobés dans la partie inférieure du corps 22 de béton et accroissent la résistance de la partie inférieure du poteau 10 comme décrit plus en détail dans la suite. Les extrémités supérieures des câbles 60 sont fixées par des pinces 62 au guide 42 alors que les extrémités inférieures sont fixées par les pinces 64 au capuchon 30. Lors de la formation du poteau 10, le capuchon supérieur 29 est place en position sur l'extrémité supérieure complémentaire de l'enveloppe 14. Le guide 40 est soudé avec une orientation fixe par rapport à la partie inférieure de l'enveloppe 14. Les câbles 24 sont fixés aux extrémités supérieures au capuchon 29. Le tronçon 16 de transition est mis sur les pinces 20 d'alignement et le guide inférieur 42 est fixé aux pinces 18 de l'enveloppe inférieure 12. Les câbles 24 sont déplacés dans l'enveloppe supérieure 14 et dans la partie 46 de guidage du guide 40 puis dans le tronçon 16. A ce momentr les câbles 60 sont placés dans l'enveloppe inférieure 12 et leurs extrémités supérieures sont serrées en place sur le guide 42. Les câbles 24 passent alors dans les évidements 54 du guide 42 et sortent à l'extrémité inférieure de l'enveloppe 12.Les extrémités inférieures des câbles 24 et 60 sont guidées par les orifices formés pour eux dans-le capuchon 30. Les capuchons 29 et 30 sont mis en place et quelques câbles 24 sont légèrement tendus afin que le capuchon 29, llenveloppe 14, le tronçon 16, l'enveloppe 12 et le capuchon 30 soient maintenus ensemble et ils sont ensuite fixés par soudure. L'étape suivante comprend la mise des câbles 24 et 60 sous contrainte préalable d'amplitude prédéterminée, et les câbles sont alors fixés dans le capuchon 30 afin que la contrainte préalable appliquée repose en permanence sur l'enveloppe 12. Un mandrin métallique est alors placé dans l'enveloppe 12, 14 par introduction par l'orifice 34 du capuchon 30.Le mandrin utilisé a:en général une forme cylindrique mais il peut être-- effilé dans le cas de poteaux de grand diamètre. Le mandrin est-placé au centre des enveloppes puisqu'il est introduit dans les orifices de la partie centrale 44 du guide 40 et l'orifice 54 du guide 42. Le béton est alors coulé dans les enveloppes par pompage par l'orifice 32 du capuchon 29. Des orifices convenablement disposés dans la paroi de l'enveloppe peuvent aussi être formés pour la coulée du béton. I1 faut noter que le mandrin peut être éliminé et qu'un corps creux de béton peut être forme par coulé dans les enveloppes et rotation de l'ensemble du poteau autour de son axe longitudiral. Quelle que soit la manipulation du béton, lorsque celuici durcit, il n'est pas sous contrainte et reste ainsi pendant toute ia durée d'utilisation du poteau. Le mandrin, lorsqu'il est utilisé, est ensuite retiré et les cavités des capuchons 29 et 30 sont remplies d'une matière convenable d'étachéité. Comme les câbles 24 et 60 sont mis sous une contrainte préalable à la coulée du béton, l'organe composite de construction formé a une contrainte de flexion et une rigidité supérieures à celles des poteaux réalisés. Ceci apparaîtra clairement aux spécialistes, à la lecture de l'explication mathématique qui suit, pour l'interaction des éléments. La figure 6 représente schématiquement la section d'une enveloppe 100 d'acier remplie de béton, ayant un diamètre D et une épaisseur t. L'enveloppe est remplie de béton et le tronçon est soumis à un moment de flexion si bien que le caté A est en compression et le coté B sous tension. La ligne a-a représente le centre diamétral de l'enveloppe. La partie du béton qui se trouve dans la région sous tension est cependant considérée comme fissurée et en conséquence l'axe neutre du tronçon composite se déplace vers le coté sous compression, vers la ligne b-b, d'une quantité-d, Le résultat du décalage est que la distance entre l'axe neutre b-b et la fibre en compression la plus éloignée est égale à D/2-d et la distance à la fibre sous tension la plus éloignée est D/2+d.Ainsi, le béton atteint la limite élastique en traction pour un moment de flexion de l'enveloppe d'acier qui estinférieur à celui qui est nécessaire au fléchissement d'une enveloppe creuse d'acier de même dimension sans âme de beton, ayant un axe neutre correspondant à la ligne a-a. Un calcul simple illustre mieux cette caractéristique et indique les avantages de l'invention. On suppose une enveloppe 100 d'acier dont le diamètre extérieur D est égal à 91,44 cm, dont l'épaisseùr de paroi est de 0,63 cm et dont la limite élastique est de 4,487 10 Pa.Les calculs classiques de re- sistance des matériaux bien connus indiquent que le moment d'inertie autour de l'axe a-a est Ia-a = 186717 cm4 L'équation bien connue de section d'une poutre indigue que le moment subi par la section pour la limite élastique de l'acier pour 4,487.108 Pa est égal à : 4,487.108 X 186717.10-8 M1 = = 1,83246.106 m.kg 0,4572 le dénominateur représentant la distance entre l'axe neutre a-a et la fibre extrême (la tension et la compression étant identiques dans ce cas).Cependant, lorsque par exemple l'axe neutre se déplace vers le côté en compression, vers la ligne b-b d'une distance égale à 10,16 cm étant donné la présence du béton qui est partiellement fissuré, le moment d'inertie de l'enveloppe d'acier augmente (depuis la valeur bien connue Ib-b = Ia-a + Ad2 dans laquelle A représente la section de l'acier) a la valeur Ib-b = 205431 cm4 Cependant, la distance à la fibre extrême en tension, à partir du nouvel axe neutre b-b est alors égale à 45,72 + 10,16 = 55,88 cm, et le moment de flexion nécessaire pour que le cette sous tension de la poutre atteigne la limite élastique de 4,487.108 Pa est alors 4,487.108 x 205431.10-8 M2 = = 1,64955.106 0,5588 Il faut noter que les moments M1 et M2 indiqués précédemment ne correspondent qu'à la résistance de l'enveloppe d'acier au moment de flexion. On note par comparaison de M1 et que la résistance au moment de flexion de l'enveloppe d'acier en présence d'une âme de béton est inférieure à la résistance de la même enveloppe en l'absence de béton. Le mode de réali- sation de L'invention décrit précédemment supprime cet effet nuisible. Le moment M2 décri t précédemment est celui qui provo- que la mise du côté B sous tension de l'enveloppe de la figure 6 à la limite élastique de 4,487.108 Pa. Simultanément, la contrainte du côté A en compression est S = -2,85536.108 Pa. Cependant, lorsque l'enveloppe d'acier est initialement (c'est-à-dire avant addition de béton) mise sous une contrainte préalable uniforme de compression de 9,664.107 Pa, à l'aide des câbles 24 et 60 décrits précédemment et placés N dans l'enveloppe en étant fixés à celle-ci aux extrémités éloignées, la contrainte du côté B sous tension après durcissement du béton placé à l'intérieur et application du moment M2 de flexion est : S3 = 3,521.108 Pa et la contrainte du côté A et la contrainte du côté A sous compression est S2 = = 3,882.108 Pa Le résultat de l'introduction d'une précontrainte de l'enveloppe est tel que les côtés B et A sous tension et sous compression de l'enveloppe ne sont pas encore à la limite élastique de 4,487.108 Pa lorsque l'enveloppe d'acier s'oppose au moment M2 de flexion.Si l'obtention de cette limite est le critère de capacité de flexion, un moment supplémentaire M3 peut être ajouté pour que le côté B sous tension atteigne 9,664.108 Pa, soit 4,487.108 Pa au total. On calcule le moment M3 à partir de l'équation de section d'une poutre et on obtient M3 = 3,55288.105 m.kg Le moment total auquel résiste l'enveloppe d'acier, étant donné les effets avantageux de la précontrainte, est M2 + M3 soit 2,00884.106 m.kgrcette valeur étant supérieure à celle qui est encaissée par l'enveloppe en l'absence de béton lorsque l'axe neutre est disposé symétriquement suivant l'axe a-a de la figure 6. I1 faut noter que le moment que peut supporter l'enveloppe composite, les câbles précontraints et l'âme de béton dépasse M3 étant donné que la résistance due à la section des câbles précontraints et à la section du béton doit être ajoutée. Cependant, l'augmentation de la précontrainte de l'enveloppe d'acier résout le problème de la flexion de l'acier pour un moment réduit étant donné l'emplacement excentré de l'axe neutre. Ce problème n'a pas été résolu jusqu'à présent dans le dessin des poteaux de distri bution et de transmission électrique, et les fabricants et réalisateurs ont en général évité le remplissage des poteaux par du béton, car ils savaient que la section de béton fis- suré provoque un décalage de l'axe neutre comme indiqué sur la figure 6. On a déjà noté que le diamètre de la structure qui diminue rend difficile l'application des contraintes lorsque les câbles sont continus d'une extrémité à l'autre de l'enveloppe. La difficulté est due au fait que, comme la force totale est constante mais comme la section de l'enveloppe varie, la contrainte est différente à une extrémité et à l'autre. L'utilisation des guides 42 comme indiqué précédemment assure la formation d'un ancrage intermédiaire de câbles supplémentaires 60 incorporés lorsque le diamètre du poteau a été augmenté. I1 faut que l'épaisseur du guide 42 suffise au transfert des forces supplémentaires des câbles précontraints à-la paroi de l'enveloppe inférieure 12. Quelle que soit la matière utilisée pour la formation de l'âme 22 qui peut être de béton classique, de béton expansé ou de beton armé de fibres d'acier, de mousse de matière plastique ou de n'importe quelle matière non métallique durcissable, il faut noter clairement que l'un des rôles de l'âme entourée, en plus de la suppression du flambage local de l'enveloppe d' acier et de l'augmentation de la rigidité et de la résistance mécanique à la section, est la suppression de la corrosion de la surface interne de l'enveloppe d'acier Ainsi, il faut que toute la matière durcissable non métallique utilisée contienne des additifs ou des compositions qui ne présentent pas de retrait ou qui présentent une légère dilatation.Si ce critère n'est pas satisfait, le léger retrait laisse un faible espace entre l'intérieur de l'enveloppe d'acier et l'âme et favorise la corrosion par l'humidité piégée. Le nombre de câbles 24 et 60 qui sont nécessaires dépend de la contrainte qui doit être appliquée. La force totale est égale à la contrainte dans l'enveloppe d'acier multipliée par sa section. La contrainte voulue dans l'enveloppe est connue, de même que les modules d'élasticité des enveloppes. Ainsi, la force totale nécessaire aux câbles peut être calculée simplement. Le nombre total de câbles nécessaires est déterminé par division de la force totale par la force qu peut supporter chaque câble et qui est aussi connue. Certains des avantages de l'organe composite selon l'invention ont été indiqués précédemment. On en considère certains plus en détail ainsi que d'autres qui n'ont pas été cités. Comme décrit précédemment, la structure selon l'invention ne présente pas les inconvénients des poteaux de bois, de métal et de béton. Les épaisseurs de parois des enveloppes métalliques sont bien inférieures à celles des poteaux métalliques creux classiques. Les épaisseurs peuvent être de l'ordre de 3,2 à 6,4 mm ou moins, aucune limite n'étant imposée par le flambage. Cette caractéristique est due au fait que l'enveloppe métallique est fixée radialement par la présence de l'âme de béton. Bien que le flambage local ne soit pas totalement supprimé, la sensibilité au phénomène de flambage est fortement réduite, L'épaisseur de l'enveloppe cylindrique choisie est imposée par la résStanarmécanique nécessaire localement aux accessoires tels que des traverses, et à la manipulation des enveloppes vides. La possibilité de l'utilisation d'enveloppes à parois minces permet une économie sur les matières, la fabrication et l'expédition. Une enveloppe à parois minces du type décrit précédemment,non seulement donne la résistance mécanique nécessaire à un poteau composite d'acier et de béton mais constitue aussi le moule de coulée si bien que des moules spéciaux et des techniques rapides de durcissement sont superflus. Les enveloppes peuvent être assemblées à tout emplacement commode, donnant accès à une pompe et un appareillage de mélange de béton.En outre, l'intérieur de l'enveloppe métallique est protégé contre la corrosion par la matière qui est coulée contre elle. Ainsi, l'intérieur de l'enveloppe n'a pas à être galvanisé. De plus, lrenveloppe protège l'âme en formant un revêtement protecteur étanche. Ainsi, la fissuration sous l'action de moments de flexion, à proximité de la limite de flexion de l'âme, ne pose pas de prcbimes considérables. Compte tenu des avantages indiqués, la possibilité de l'addition de câbles sous tensiqn préalable à des emplacements intermédiaires correspondant à des changements de section du poteau constitue un nouveau procédé de mise sous tens@on préalable de poteaux dont la section varie, d'une manière équilibrée D'autres avantages s'ajoutent à ceux qu'on a cités Les constituants séparés peuvent être normalisés afin que des poteaux de configuration et de résistance données puissent etre assemblés à partir d'un certain nombre de cylindres, de tron çons de transition et de câbles de tension de dimension nor malisée. Ainsi, il nrest pas nécessaire que le centre de fabri- cation soit une usine complexe mais il peut être facilement placé près de la zone d'installation des poteaux7 avec réduction des coûts d'expédition et des investissements. L'enveloppe métallique cylindrque délimite l'âme. Il s'agit d'un exemple de synergie due à cette conception originale. Ainsi, l'âme protège l'intérieur de l'enveloppe contre la corrosion et accroît sa résistance au flambage alors que lrenveloppe métallique assure la protection des fissures de l'âme.En outre7 les soudures qui raccordent les tronçons de l'enveloppe sont mises sous compression étant donné la précontrainte Lorsque les contraintes dues à la flexion du poteau se superposent à des contraintes initiales de compression, les soudures restent sous compression jusqu'â la compensation totale de la contrante initiale de compression. Ainsi, pour une partie importante de la résistance à la flexion à la rupture du poteau, aucune soudure n'est sous tension et la cassure des soudures est minimale. Il faut aussi noter que les organes d'armature (c'est à-dire les câbles 24) ne doivent pas être obligatoirement espacés uniformément - suivant un cercle comme décrit et-représenté Les hommes-du métier peuvent noter qu'un espacement non uniforme des câbles peut être utilisé lorsque le poteau peut fléchir surtout dans une direction. Dans ce cas, les câbles sont disposés afin que les contraintes de compression appliquées à l'enveloppe par précontrainte soient les plus élevées du côté qui doit supporter les contraintes de traction appliquées par une charge vive ou passive. En d'autres termes, l'espacement des câbles du côté sous tension du poteau est plus faible que du côté sous compression. I1 est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Organe composite de construction, caractérisé en ce qu'il comprend une enveloppe métallique externe allongée1 une masse d'une matière non métallique rigide et durcissable entourée par l'enveloppe et disposée entre les extrémités de celle-ci, plusieurs organes allongés d'armature enrobés dans la masse de matière non métallique et disposés entre les extrémités de l'enveloppe avec laquelle ils communiquent, chaque organe d'armature étant soumis à une prêcontrainte appliquée étant destiné à transmettre cette précontrainte à l'enveloppe seulement, et un dispositif de fixation fixé à l'enveloppe afin que les organes d'armature soient fixés à l'enveloppe et que la contrainte appliquée repose en permanence sur l'enveloppe uniquement. 2. Organe selon la revendication 1, caractérisé en ce que la masse est creuse sur toute sa longueur. 3. Organe selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de guidage placé dans l'enveloppe qui le supporte et destiné à guider les organes d'armature entre les extrémités de l'enveloppe afin que ces organes d'armature soient tous équidistants de la paroi interne de lten- veloppe sur toute leur longueur. 4. Organe selon la revendication 1, caractérisé en ce que la dimension transversale externe de l'enveloppe diminue entre ses extrémités 5. Organe selon la revendication 1, caractérisé en ce que la masse de matière durcis sable est formée de béton 6. Organe selon la reendication 1, caractérisé en ce que les organes d'armature sont des câbles. 7. Organe selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'une première partie au moins de l'enveloppe ayant une dimansion transversale externe supérieure à celle du reste de l'enveloppe a un plus grand nombre d'organes d'armature que le reste de ltenveloppe. 8. Organe selon la revendication 7, caractérisé en ce que la premiere partie et le reste de l'enveloppe ont une configuration sensiblement tronconique, et l'organe a un tronçon de transition reliant la première partie audit reste. 9. Organe selon la revendication 4, caracterisé en ce que l'enveloppe a plusieurs tronçons, et elle comprend un dispositif de raccordement des tronçons. 10. Organe selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'alignement des tronçons de l'enveloppe. 11. Procédé de construction d'un organe composite comprenant une enveloppe métallique externe allongée, une âme d'une matière non métallique rigide durcissable, des organes allongés d'armature enrobés dans l'âme, disposés entre les extrémités de l'enveloppe, et un dispositif fixé à l'enveloppe et destiné à fixer les extrémités des organes d'armature, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la fixation d'une des extrémités de chaque organe d'armatureaudispositif de fixation et la disposition des autres extrémités des organes d'armature avec du jeu dans un autre dispositif de fixation, l'application d'une contrainte prédéterminée aux organes d'armature par traction dans la direction opposée à celle des extrémités fixées à l'origine, si bien que la catrainte appliquée aux organes d'armature est transmise à l'enveloppe, la fixation des autre extrémités des organes d'armature dans l'autre dispositif de fixation, la coulée d'une matière non métallique fluide et durcissable dans l'enveloppe afin que les organes d'armature soient enrobés, et le durcissement naturel de la matière si bien que la contrainte transmise par les organes d'armature à l'enveloppe repose en permanence sur l'enveloppe uniquement et n'est pas transmise à la masse de matière durcie.