L'invention est relative aux accessoires dénommés blanchets pour cylindres utilisés dans des machines d'imprimerie. Dans une machine à imprimer rotative selon le procédé dit offset, par exemple, on se sert d'un cylindre à blanchet, dit aussi à décharge, pour transférer une image d'encre, à partir d'une plaque lithographique courbée montée sur un cylindre de presse, jusqu'à une feuille de papier. Un cylindre à blanchet classique comprend un corps cylindrique lisse et un blanchet élastique séparé qui recouvre la surface extérieure courbe du susdit corps cylindrique. Be blanchet est fixé dlune manière amovible au corps cylindrique de façon telle qu'il soit possible de le remplacer lorsque cela apparat nécessaire.D' une manière classique, le blanchet affecte la forme d'uB tapis en caoutchouc renforcé dont le renforcement est constitué par plusieurs épaisseurs d'étoffe stratifiées avec de minces couches de caoutchouc. I1 ne faut pas perdre de vue que la qualité de l'image transférée par le cylindre à blanchet dépend dans une large mesure de lté- lasticité du blanchet et de la nature du polymère appliqué sur la couche travaillante du blanchet. Par conséquent, on doit veiller soigneusement au nombre de couches dtétoffe, aux constituants du caoutchouc et à la méthode de fabrication du blanchet. Un étirement minimum et une stabilité dimensionnelle maximum sont des exigences essentielles si on veut éviter des déformations de l'image imprimée et si on peut maintenir un repérage précis des diverses couleurs. Un autre exemple d'un cylindre d'impression équipé d'un blanchet est le cas d'une machine à imprimer du type presse à lettres, où l'on se sert d1 un cylindre équipé d'un blanchet dit de garniture pour appliquer le papier à imprimer contre les caractères ou contre les plaques d'impression. Un but de l'invention est de réaliser un procédé perfectionné pour la fabrication d'un blanchet de façon telle qu'il soit possible d'ajuster vite et facilement les propriétés du blanchet. Un autre but de l'invention est de réaliser un blanchet perfectionné. Selon un premier de ses aspects, l'invention a pour objet un procédé pour la fabrication d'un blanchet par coulée centrifuge d'un corps cylindrique creux en se servant d'un matériau coulable choisi parmi le groupe comprenant des systèmes,polymères liquides et des systèmes prépolymères liquides capables de former des structures macromoléculaires possédant des propriétés de substances élastomères. On coupe le corps cylindrique résultant depuis l'une de ses extrémités jusqu'd l'autre et on obtient ainsi un blanchet naturel lement courbé pouvant facilement être enroulé autour de la surface, et fixé à la surface, courbe d'un cylindre d'impression. Il convient de bien comprendre que l'expression "système prépolymère" telle qu'elle est utilisée au cours de la présente description et dans les revendications suivantes doit s'entendre comme englobant dans sa portée des systèmes dits "quasi-" ou "semi-" prépolymères qui donnent des polymères de bas poids moléculaires. De tels systèmes se trouvent décrits, par exemple, dans l'ouvrage du Dr E. J. Saunders ayant pour titre "Organic Polymer Chemistry" (Chi- mie des polymères organiques) et publié en 1973 à Londres par Chapman and Hall. Dans le cas d'un blanchet pour un cylindre à décharge, il peut gtre souhaitable de prévoir un renforcement dans le blanchet. Dans ce mode de réalisation, la structure du blanchet peut être stratifiée ou à multiple couches, avec une couche intérieure et une couche extérieure. Une couche de matériau renforçant sera appliquée sur la surface intérieure de la couche extérieure après qu'elle a été partiellement durcie, et une couche intérieure cylindrique sera appliquée par coulée centrifuge sur le matériau renforçant afin de produire une structure cylindrique renforcée. L'ensemble sera alors coupé d'une extrémité à l'autre, comme on l'a déjà indiqué ci-dessus. La couche intérieure sera produite en utilisant un matériau coulable,choisi parmi le groupe susspécifié, et capable de se lier avec la couche extérieure.La couche intérieure peut être faite du même matériau que la couche extérieure ou d'un matériau différent. Tout spécialiste comprendra facilement que, si l'on utilise un matériau différent, il doit 4tre chimiquement compatible avec le matériau constitutif de la couche extérieure. Il ne faut pas perdre de vue que certaines des caractéristiques d'un blanchet produit par mise en oeuvre d'un procédé selon l'invention peuvent facilement être modifiées en changeant simplement la composition physique et chimique du matériau à partir duquel le blanchet est coulé. En outre, l'épaisseur de la (ou des) couche(s) coulée(s) peut être modifiée pour l'adapter aux résultats cherchés. Dans le cas d'un blanchet pour un cylindre à décharge, on peut aussi faire varier la proportion de matériau renforçant. Un autre avantage du procédé selon l'invention réside dans le fait que la couche ou chaque couche coulée est d'une épaisseur sensiblement uniforme, ceci parce que le matériau liquide s'écoule sous l'action de la force centrifuge au cours de l'opération de la coulée et est uniformément réparti par cette force. Encore un autre avantage reside dans le fait que le blanchet est coulé selon une conformation courbée telle qu'elle se prête facilement à la surface courbe d'un corps de cylindre auquel il est ensuite possible de le fixer sans qu'il s'y développe des contraintes. Et l'invention pourra, de toute façon, être bien comprise b l' aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ciannexés, lesquels complément et dessins concernent différents modes de réalisation de ladite invention choisis à titre d'exemples non limitatifs et sont, bien entendu, donnes surtout à titre d'indication. la fig. t représente schématiquement, en coupe verticale longitudinale, une partie d'une machine à imprimer rotative en offset qui comporte un cylindre fabriqué conformément à l'invention. la fig. 2 montre en perspective une partie du blanchet utilisé sur le cylindre à blanchet de la machine représentée fig. 1, le blanchet étant représenté avec une portion partiellement découpée et arrachée afin d'en montrer la structure. la fig. 3 est une coupe schématique verticale et transversale d'une machine servant à produire le blanchet représenté fig. 2. la fig. 4 est une coupe verticale et longitudinale pratiquée selon 4-4 fig. 3. La fig. 5, enfin, représente schématiquement une variante de la machine représentée fig. 3 et 4. Sur la fig. i, une feuille de papier 20 est représentée passant dans llespace de pincement ménagé entre un cylindre 22 à blanchet et un cylindre d'appui 24 dans une machine à tspriser rotative en offset. le cylindre 22 à blanchet tourne en contact périphérique avec un cylindre de presse 26 supportant une plaque d'impression lithographique courbée 28 montée sur la surface externe dudit cylindre 26. Les cylindres sont entraînés dans les directions indiquées par des flèches. Ainsi qu'on lta déjà mentionné ci-dessus, la fig. t est seuSe- ment une illustration schématique et il ne faut pas perdre de vue que, bien entendu, la machine comporte en outre un certain nombre d'autres agencements qui n'ont pas été représentés pour plus de clas; té et de simplicité. Par exemple, le cylindre-presse 26 tourne en contact avec des rouleaux encreurs qui appliquent de l'encre sur la plaque 28 lorsque le cylindre 26 tourné. L'image encrée sur la plaque 28 est transférée au cylindre 22 à blanchet lorsque les cylindres tournent lors du fonctionnement de la machine. Be cylindre 22, à son tour, applique l'image sur la feuille de papier 20. he cylindre 24 maintient la feuille de papier en contact avec le cylindre à blanchet. Le cylindre 22 à blanchet comporte un corps 30 de cylindre et un blanchet 32 qui est fixé à la surface courbe du corps de cylindre de manière à constituer un revêtement élastique. Be blanchet 32 est enroulé autour du cylindre, et ses extrémités opposées sont fixées dans un évidement 34 ménagé dans le sens des génératrices à la périphérie du cylindre, la fixation étant assurée par des pinces spécia- les 36 d'un type dit tiges à rouleaux. Be corps 30 de cylindre et les pinces sont d'une forme classique bien connue des spdoialistes, et par conséquent ne seront pas décrits plus en détail. Sur la fig. 2, le blanchet 32 est représenté formé par une natte tissée 38 en fibres de verre prise en sandwich entre deux couches 40, 42 de polyuréthanne. le blanchet est fabriqué par mise en oeuvre d'un procédé de coulée centrifuge que l'on décrit ci-après en détail en se référant aux fig. 3 et 4 qui illustrent des coupes verticales schématiques d'une machine à couler centrifuge utilisée pour produire le blanchet en question. 1a machine comprend un tambour cylindrique 44 ouvert à ses deux extrémités et qui est monté de façon à pouvoir tourner autour de son axe longitudinal à l'intérieur d'un carter 46. Be tambour est supporté, à proximité de ses extrémités, sur des jeux de galets 48 qui tournent librement. Un moteur électrique 50 sert à entraîner le tambour par l'intermédiaire d'une courroie 52 passant autour du tambour pour le faire tourner autour de son axe longitudinal.Comme le montre la fig. 4, le tambour comporte à chacune de ses extrémités des lèvres annulaires 54 faisant saillie vers l'intérieur de façon telle que tout matériau en excès introduit jusque dans le tambour s'en écoule en se déversant par dessus ces lèvres. Par conséquent, l'épaisseur du blanchet résultant est réglée par la hauteur des lé- vres. Be carter 46 est équipé d'une porte d'accès, montée sur char nières, montée en 56 à chacune des deux extrémités du tambour. Chaque porte 56 est percée d'une ouverture circulaire 58 et deux goulottes 60 passent au travers des deux ouvertures des deux portes et y sont fixées. Ces goulottes servent à introduire de la manière décrite ci-après, jusque dans le tambour, la composition liquide à ba se de polyuréthanne. 'les goulottes sont inclinées en pente descendante l'une vers l'autre, et leurs extrémités inférieures sont séparées par une distance égale approximativement au tiers de la longueur totale du tambour à partir des extrémités dudit tambour.Par conséquent, lorsque le mélange à base de résine de polyuréthanne est versé dans les goulottes et s'y écoule pendant que le tambour tourne, le mélange a tendance à s' écouler axialement dans les deux sens à partir du point où il s'échappe de la goulotte. On a constaté que la meilleure répartition du mélange tout le long du tambour s' observe lorsque les goulottes sont placées de cette manière. La distance axiale entre les lèvres 54 à l'intérieur du tambour 44 est égale à la longueur axiale du corps 30 du cylindre 22 à blanchet. 1e rayon intérieur du tambour 44 est aussi approximativement égal au rayon extérieur final du cylindre avec le blanchet fixé dessus. Par conséquent, le blanchet résultant possède une courbure qui s'adapte à celle du cylindre de façon telle qu'il ne se développe pas de contraintes dans le blanchet quand on le monte sur le cylindre. Dans le présent exemple, le diamètre extérieur du blanchet quand il est durci est de 391,67 mm et sa longueur est de 1092,2 mm. Outre le tambour et son moteur d'entrainement décrits ci-dessus, le carter 46 de la machine contient aussi des réchauffeurs éleo triques, schématiquement représentés en 62, capables de maintenir à I1 intérieur du tambour une température comprise entre environ 65 O et 1000C. Une température située vers la limite supérieure de cet intervalle est la température préférée pour assurer le durcissement du mélange particulier à base de polyuréthanne utilisé dans le présent exemple, et qui est spécifié après. A titre de variante en ce qui concerne les éléments chauffants 62, l'intérieur du carter peut être chauffé par de l'air chaud soufflé à partir d'un four d' un type domestique. le premier stade de la fabrication d'un blanchet selon l'invention consiste à couler une couche extérieure de polyuréthanne. Dans le présent exemple, ladite couche peut mesurer approximativement 0,6-0;15 mm d'épaisseur, et elle est formée par l'introduction de quantités égal du mélange résineux liquide jusque dans les extrémi tos opposées du tambour 44 par les goulottes 60. Le mélange résineux liquide est produit en mélangeant ensemble les composants résineux liquides appropriés. Deux portions égales du mélange résultant sont ensuite mesurées. Pendant que le tambour tourne à 1450 tours/minute, on verse alors chaque portion du mélange résineux dans une des goulotte 60 d'où il s'écoule jusque dans le tambour. La vitesse de rotation du tambour peut dépendre du diamètre du blanchet qu'il s'agit de produire, mais elle peut être aussi grande que 2000 tours/minute. La force centrifuge développée par la rotation du tambour étale le mélange sous la forme d'une couche uniforme sur la surface courbe intérieure du tambour. On laisse ensuite tourner le tambour à 1450 tours/minute pendant un temps d'une durée qui permette au mélange résineux de durcir partiellement. Cette durée du temps de durcissement partiel peut être de 10 minutes. A la fin de ce temps, on interrompt la rotation du tambour et on ouvre les portes d'accès 56 établies sur le carter 56. On presse une natte de fibres de verre dans la couche extérieure de polyuréthanne molle, partiellement durciede façon à recouvrir la surface intérieure de cette couche. On prépare alors un deuxième lot de mélange résineux à base de polyuréthanne et on le divise en deux portions, comme ci-dessus, afin d'établir la couche intérieure. Dans les deux cas, la quantité de mélange à utiliser dépend de l'épaisseur de couche nécessaire. L'épaisseur de la couche intérieure peut être de l'ordre de 0,94-1,07 mm, ce qui donne finalement un blanchet mesurant au total 1,7 mm d' épaisseur, soit la valeur normalisée utilisée en Amérique du Nord. On peut, bien entendu, produire des blanchets d'autres épaisseurs par exemple, une épaisseur de 1,016 mm représente la valeur normalisée dans certains autres pays. Pendant que le tambour tourne de nouveau à 1450 tours/minute, on introduit les deux portions du mélange au travers des extrémités opposées du tambour. De nouveau, le mélange s1 écoule jusque dans l'intérieur du tambour où il forme une couche uniforme qui couvre la natte en fibres de verre appliquée sur la première couche de polyuréthanne. On laisse tourner le tambour, cette fois pendant un laps de temps plus long afin de permettre à la résine de subir un durcissement plus poussé. Par exemple, un temps d'une durée de 30 minutes serait normalement suffisant. Après le durcissement du blanchet, on arrête la rotation du tambour et on ouvre les portes d'accès 56. Pour faciliter la sortie du produit, la surface intérieure du tambour 44 est de préférence enduite d'un agent chimique anti-adhérent destiné à faciliter le démoulage, que l'on y a appliqué avant le commencement des opérations de coulée. Pour enlever le blanchet, on le découpe le long d'une génératrice d la paroi cylindrique, puis on le décolle de la surface intérieure du tambour en partant de cette ligne de coupe.On laisse le blanchet durcir complètement à 1 1extérieur du tambour, après quoi on peut le découper aux mesures voulues avant de le mettre en place sur un corps de cylindre à blanchet La fig. 5 est une représentation schématique d'une variante de la machine décrite ci-dessus en se referont aux fig. 3 et 4 et Illus- tre une autre méthode pour l'introduction de la résine de poluuré- thanne jusque dans le tambour. Dans ce mode de réalisation, le tam, bour est représenté en 44' et est fondamentalement du même genre que le tambour 44 représenté fig. 3 et 4 ; il est monté de façon à tourner autour de son axe longitudinal de la même manière que le tambour 44.Par conséquent, les détails du montage du tambour, de ses moyens d'entrainement et du carter qui l'entoure ont été omis sur la fig. 5. Be tambour 44' représenté fig. 5 diffère du tambour 44 représenté fig. 4 par le fait qu'il ne comporte une ouverture centrale qu'à une seule extrémité. Un tube 64 fait saillie au travers de cette ouverture à partir d'une machine doseuse généralement repré sentée en 66 et grâce à laquelle la résine de polyuréthanne est introduite jusque dans le tambour. La machine doseuse est fondamentalement de construction classique et comporte un dispositif mélangeur 68 possédant une chambre de formation de mélange qui est raccordée au tube 64 le long duquel du matériau est pompé à partir de la chambre. Deux conduites d'entrée 70, 72 sont prévues pour alimenter la chambre de formation de mélange. La conduite 70 comporte un réservoir 74 contenant un premier composant du mélange résineux à base de polyuréthanne, et comporte aussi une chambre à vide 76 pour dégazer le matériau pendant qu'il s'écoule à partir du réservoir 74 vers la chambre de formation de mélange. La conduite 72 comporte semblablement une combinaison d'un réservoir 78 et d'une chambre à vide 80 pour l'autre composant du mélange résineux à base de polyuréthnnne.La machine doseuse 66 comporte aussi des pompes et un équipement auxiliaire de commande (non représentés) de la manière qui est classique dans des machines de ce genre. 'les chambres à vide 76, 80 sont raccordées au dispositif élan, geur 68 par des conduites souples, et le dispositif 68 est montd de manière à pouvoir exécuter un déplacement alternatif dans l'aie du tambour 44', ce déplacement étant commandé par un dispositif d'entraînement à crémaillère et pignon schématiquement représenté en 80. En cours d'utilisation, les deux composants du mélange résineux à base de polyuréthanne sont amenés jusque dans la ambre de forma tion de mélange, et le mélange résultant est déchargé à partir du tube 64 à un débit réglé. Le dispositif mélangeur 68 est placé dans une position telle que l'extrémité de sortie du tube 64 se trouve initialement dans le voisinage de l'extrémité de gauche du tambour 44' comme le montre la fig. 5.Pendant que le tambour tourne, le mélange résineux liquide à base de polyuréthanne sort de l'extrémité distale ouverte du tube 64 à un débit réglé, et le dispositif mélangeur 68 est déplacé de façon à s'éloigner du tambour 44' à une vitesse réglée qui dépend du débit d'écoulement du mélange résineux dans le tube 64. Be débit d'écoulement et la vitesse de déplacement du dispositif 68, et par conséquent la vitesse de retrait du tube 64, sont soigneusement choisis afin de permettre qu'une couche uniforme de matériau à base de polyuréthanne se trouve déposée sur la surface intérieure du tambour. Le mélange à base de polyuréthanne utilisé pour réaliser le blanchet représenté possède la composition générale suivante 1. Prépolymère d'uréthanne par exemple, prépolymère du type polyester à terminaisons isocyanate, prépolymère du type polyéther à terminaisons isocyanate. 2. Plastifiant ou diluant compatible avec l'uréthanne par exemple, dibenzoate de dipropylène glycol, phosphate de tricrésyle, phialate de di(2-méthoxy-éthyle). 3. Agent d'extension de channes et de réticulation transversale d'uréthanne par exemple, triméthylolpropane (triol), 1,4-butanediol (diol), 4,4 '-méthylène-bis (ortho-chloroaniline) (diamine). 4. Catalyseur par exemple, triéthylènediamine (type amine), dilaurate de dibutyl-étain (type sel métallique), octoate stanneux (type sel métallique), acide para-toluènesulfonique (type acide), triéthylènediamine/octoate stanneux (type synergi que). On utilise ce mélange pour constituer la couche extérieure. Dans le présent mode de réalisation, on se sert aussi de ce même mélange pour constituer la couche intérieure. A titre de variante, la couche intérieure peut être établie à partir d'un autre véhicule liquide chimiquement compatible, d'un type polymbre ou prépolymère, par exemple un polysulfure (liquide) ou un polymercaptan (liquide). La composition spécifique du mélange utilisé dans le mode de réalisation précédemment décrit est la suivante "Cyanaprene A-9"* (N=C=O = 4,2) 100 parties (prépolymère d'uré thane dibenzoate de dipropylène glycol 10 parties (plastifiant) triméthylolpropane 4,28 p. (durcisseur) triéthylènedisiaine 3 parties (catalyseur) pour 100 parties de triméthylolpropane. * Le "Cyanaprene A-9" est un prépolymère du type polyester à chapes terminées par des radicaux isocyanate, fabriqué par l'American Cysmamid Company, à Bound Brook, New Jersey, 08805, Etats-Unis d'Amérique. Il ne faut pas perdre de vue que d'autres polyuréthannes et résines liquides synthétiques formant des structures macromoléculaires du type élastomère peuvent être utilisés pour mettre en oeuvre le procédé selon l'invention. Comme exemples d'autres véhicules liquides possibles des types prépolymère et polymère, on peut notamment citer polysulfures liquides polymercaptans liquides nitriles liquides polybutadiènes halogénés liquides copolymères de butadiène et acrylonitrile liquides à chaînes terminées par des radicaux carboxyle copolymères de butadiène et acrylonitrile liquides à chaînes terminées par des radicaux mercaptan polybutadiènes liquides à chaînes terminées par des radicaux carboxyle polybutadiènes liquides à chaînes terminées par des radicaux hydroxyle copolymères de- butadiène et acrylonitrile liquides à chaînes terminées par des radicaux hydroxyle adducts de polysulfures et de polymercaptans liquides à fonctionnalité amino adducts liquides de dibromopolybutadiènes à fonctionna lité amino plastisols de poly(chlorure de vinyle) élastomères de silicone liquides Be matériau renforçant utilisé dans ce mode de réalisation est de la natte de fibres de verre. Comme exemples d'autres matériaux renforçants adéquats, on peut notamment citer : polyamide, polyester, viscose segmentée, amiante, étoffes en "Wigan", nattes métalliques souples. Revendications 1. Procédé pour la fabrication d'un blanchet utilisable sur un cylindre d'une machine à imprimer, ledit cylindre ayant un diamètre extérieur prédéterminé, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il comprend les opérations élémentaires consistant essentiellement à réaliser la coulée centrifuge d'un corps cylindrique creux en utilisant un matériau coulable choisi parmi le groupe comprenant des systèmes polymères liquides et des systèmes prépolymères liquides capables de former des structures macromoléculaires possédant des propriétés d'élastomères ; et, après que ledit matériau a formé la structure macromoléculaire, à couper le corps cylindrique d'une extrémité à l'autre pour former un blanchet naturellement courbé pouvant facilement être enroulé autour de la surface, et fixé à la surface, courbe d'un cylindre d'impression. 2. Procédé pour la fabrication d'un blanchet pour un cylindre à blanchet utilisable dans une machine à imprimer, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il comprend les opérations élémentaires consistant essentiellement : à réaliser la coulée centrifuge d'une couche extérieure cylindrique d'une épaisseur prédéterminée en utilisant un matériau coulable choisi parmi le groupe comprenant des systèmes polymères liquides et des systèmes prépolymères liquides capables de former des structures macromoléculaires possédant des propriétés d'élastomères ; après que ledit matériau a été partiellement durci, à appliquer une couche d'un matériau renforçant sur la surface intérieure de ladite couche extérieure ; à réaliser la coulée centrifuge, sur ledit matériau, d'une couche intérieure cylindrique en utilisant un matériau coulable choisi parmi le susdit groupe et qui soit capable de se lier avec la couche extérieure, ladite couche inférieure étant d'une épaisseur prédéterminée, pour produire un corps cylindrique renforcé ; à couper ultérieurement ledit corps cylindrique d'une extrémité à l'autre pour former un blanchet naturellement courbé pouvant facilement être enroulé autour de la surface, et fixé à la surface, courbe d'un corps de cylindre à blanchet pour former un cylindre à blanchet. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que le corps cylindrique coulé mesure approximativement 38 centimètres de diamètre extérieur, et en ce que l'opération de coulée est effectuée à une vitesse de rotation voisine de 14QO tours/minute. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que ledit matériau coulable contient les constituants suivants 1. Prépolymère d'uréthanne 2. Plastifiant ou diluant compatible avec 1' uréthanne 3. Agent d'extension de chaînes et de réticulation transversale de 1'uréthanne 4. Catalyseur 5. Procédé selon la revendication 4 caractérisé en ce que le matériau coulable possède approximativement la composition suivante: "Cyanaprene A-9" (ET=C=O = 4,2) 100 parties dibenzoate de dipropylène glycol 10 parties triméthylolpropane 4,28 parties triéthylènediamine 3 parties pour cent parties de triméthylol propane. 6. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que le matériau renforçant comprend des fibres de verre tissées. 7. Procédé selon la revendication 5 caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'opération consistant à régler la température à une valeur comprise entre environ 650C et 1000C. 8. Blanchet pouvant être fixé à la surface courbe d'un cylindre en vue de son utilisation dans une machine à imprimer, lequel blanchet est caractérisé en ce qu'il est constitué par une pièce coulée cylindrique creuse possédant un diamètre intérieur égal au diamètre extérieur du cylindre sur lequel il est destiné à être fixé, et en ce qu'il est produit à partir d'un matériau coulable choisi parmi le groupe comprenant des systèmes polymères liquides et des systèmes prépolymères liquides capables de former des structures macromoléculaires possédant des propriétés d'une substance élastomère. 9. Blanchet selon la revendication 8 caractérisé en ce que ledit matériau est un polyuréthanne produit à partir d'un mélange liquide possédant approximativement la composition spécifiée dans la revendication 5. 10. Blanchet selon la revendication 8 ou 9 caractérisé en ce que ladite pièce coulée cylindrique creuse comprend une couche extérieure dudit matériau coulable, une couche intermédiaire d'un matériau renforçant, et une couche intérieure d'un matériau coulable qui est choisi parmi le susdit groupe et qui est capable de se lier à la couche extérieure. 11. Blanchet selon la revendication 10 caractérisé en ce que le matériau renforçant comprend des fibres de verre tissées. 12. Blanchet selon la revendication 10 ou Il caractérisé en ce que ltépaisseur de la couche extérieure de polyuréthanne est comprise entre 0,635 et 0,889 mi et l'épaisseur totale du blanchet est de 1,702 mm.