La présente invention a pour objet un siege-couchette pour enfant. On connaît depuis longtemps des sièges d'enfants susceptibles d'être pliés. Dans son état d'utilisation, le siège forme un fauteuil et comporte un dossier fixe et un appuie-pied. Replié, il peut être adapté sur un landau de manière à permettre le transport simultané d'un bébé, couché ou assis dans ce landau, et d'un enfant en bas âge, assis sur le siège. On connaît également des sièges à dossiers inclinables, par exemple du type chaise-longue, dans lesquels le dossier peut être inclinédans certaines limites. L'invention a plus précisément pour objet un siège-couchette pour enfant comprenant au moins deux parties articulées entre elles dont l'une, inférieure, repose sur le sol et dont l'autre, supérieure, prolonge la première pour donner au siège toutes les configurations allant du siège jusqu'à la couchette, des moyens d'immobilisation étant prévus pour fixer toute position angulaire relative de ces deux parties. Dans ce domaine, on a déjà proposé dessièges-couchettes pour enfant présentant ces caractéristiques. Les moyens d'immobilisation prévus permettent de donner au siège-couchette plusieurs positions allant du fauteuil au lit. I1 s'agit par exemple d'un assemblage de deux disques ondulés coopérant l'un avec l'autre et venant s'engréner, lorsqu'ils sont serrés l'un contre l'autre, pour immobiliser les parties articulées sur l'axe de ces disques dans la position angulaire désirée. D'autres solutions prévoient une cré maillère droite, sur laquelle coulisse un organe de blocage. Plus simplement, on a pensé à percer des trous dans l'une des parties articulées pour y introduire sélectivement l'extrémité d'une barre reliée à l'autre partie. D'une manière générale, ces solutions limitent le nombre des positions que le siège-couchette peut prendre au nombre des encoches, dents ou trous disposés sur les moyens d'immobilisation. Une simple vis moletée venant serrer l'articulation elle-même des deux parties doit être exclue, car en cas de desserrage le dossier du siège peut s'affaisser brusquement et provoquer un choc pour l'enfant. La présente invention qui obvie à ces inconvénients est carac térisée par le fait que les moyens d'immobilisation des parties inférieure et supérieure articulées entre elles sont constitués par au moins une chape montée coulissante sur l'une des parties et des moyens de serrage de cette chape sur cette partie et au moins une barre articulée à Autre partie, d'une part, et à cette chape, d'autre part. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la présente invention. La figure 1 en est une vue latérale en élévation La figure 2 est une vue dorsale, en élévation, du siege-cou- chette représenté en figure 1, à échelle agrandie. La figure 3 montre, en coupe transversale, un détail selon III-III de la figure 2, à échelle agrandie. Seul le cadre support du siège-couchette a été représenté. On comprendra aisément que dans sa fonction utile il est recouvert de tissu, de parties moulées en matière plastique ou d'autres types d'appui pour le corps de l'enfant. Les parties inférieure 1 et supérieure 2 sont des éléments tubulaires en U dont les extrémités libres la et 2a sont aplaties et articulées sur des axes 3 (rivets, vis, barres de liaison etc). La partie supérieure 2 est en U renversé. Elle constitue le dossier du siège-couchette. Des protège-épaules 4 y sont soudés de part et d'autre sur les branches de 1'U. La partie inférieure 1 repose sur le sol. La base du U est formée d'une partie distincte 5 introduite dans les branches tubulaires 1 dans un montage télescopique. Il est ainsi possible d'allonger la surface d'appui sur le sol de la partie inférieure lorsque la position de la partie supérieure 2 rend un meilleur équilibre souhaitable. Bien entendu, cette partie distincte 5 peut etre supprimée pour simplifier la structure et la partie 1 est alors venue de fabrication d'une seule pièce. Ces branches de 1'U de la partie inférieure 1 sont repliées parallèlement vers le haut puis à l'horizontale vers l'arrière où, à leur extrémité aplatie, elles portent 11 articulation 3 de la partie supérieure 2. On a soudé sur la partie repliée à llhorizon- tale des branches I des bras 6. Lorsque le siège-couchette est dans la position d'un lit, en d'autres mots lorsque la surface d'appui de l'enfant forme un seul plan horizontal, les protèges-épaules 4 et les bras 6 forment des garde-fou pour empêcher que l'enfant tombe du lit. En figure 1, on a également représenté un appuie-pieds'7 monté sur les bras de la partie inférieure 1 au moyen de vis à ailettes 8 qui permettent de l'immobiliser dans une position quelconque. En se référant maintenant aux figures 2 et 3 on voit que le mécanisme d'immobilisation de la partie supérieure 2 par rapport à la partie inférieure 1 est constitué par une paire de chapes 9 montées coulissantes sur les branches tubulaires de la partie supérieure 2. La figure 3 indique comment est réalisé ce montage. Le corps ll d'une vis moletée 10 traverse les pattes 12 et 13 de la chape 9. Un écrou 14 est vissé à l'extérieur de la patte 13. En serrant la vis 10 les deux pattes 12 et 13 se rapprochent de sorte que la chape 9 est immobilisée sur la partie supérieure 2. Par ailleurs, une barre 15 relie la chape 9 et la partie inférieure 1. A l'endroit où cette dernière repose sur le sol, des pivots 16 sont soudés sur celle-ci dans l'axe parallèle à celui qui joint les axes 3. Une tige ronde 17 sur laquelle l'extrémité de la barre 15 est soudée comme on le voit en figure 2, tourne librement dans ces pivots. L'autre extrémité de la barre 15 est conformée en oeil et s'articule entre les pattes de la chape autour du corps de la vis 10. Comme représenté au dessin, l'ensemble de la chape et de la barre est monté symétriquement de part et d'autre du siège-couchette. Lorsque l'on veut régler l'inclinaison de la partie supérieure 2, il suffit de desserrer les vis 10 et de laisser coulisser les chapes. En figure 1 on a indiqué une position plus inclinée en pointillé. Comme indiqué au préambule, l'un des avantages de l'invention est que si, par megarde, on a oublié de serrer convenablement les vis 10 pour immobiliser parfaitement les chapes 9, il n'y a malgré tout pas de risque que l'enfant assis ou couché dans le siège couchette tombe brusquement : en effet, les mouvements de l'enfant feront coulisser les chapes doucement sur la partie tubulaire supérieure 2, car la friction exercée de part et d'autre entre les éléments est suffisante pour s'opposer largement au poids de l'enfant, la disposition des pivots 16 sur la partie inférieure 1 étant calculée pour répondre à ce besoin. Bien entendu, il est également concevable alternativement de fixer les pivots 16 sur la partie supérieure 2 et de faire coulisser les chapes 9 sur la partie inférieure 1. Dans une version simplifiée, on peut prévoir une seule chape à laquelle s'articule une seule barre, de l'un des côtés seulement du siège-couchette. REVENDICATIONS 1. Siège-couchette pour enfant, comprenant au moins deux parties articulées entre elles dont l'une inférieure repose sur. le sol et dont l'autre supérieure prolonge la première pour donner au siège-couchette toutes les configurations allant du siège jusqu'à la couchette, des moyens d'immobilisation étant prévus pour fixer toute position angulaire relative de ces deux parties, caractérisé par le fait que les moyens sont constitués par au moins une chape montée coulissante sur l'une des parties et des.moyens de serrage de cette chape sur cette partie et au moins une barre articulée à l'autre partie, d'une part, et à cette chape, d'autre part. 2. Siège-couchette selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens de serrage sont constitués par une vis moletée traversant perpendiculairement à l'axe de ladite partie, les pattes libres de la chappe et par un boulon à l'extérieur de la patte opposée à celle sur laquelle s'appuie la vis moletée, de manière qu'au serrage de la vis corresponde un rapprochement des pattes et, partant, le blocage de la chappe sur ladite partie, et par le fait que ladite barre est articulée sur le corps de ladite vis, entre lesdites pattes. 3. Siège-couchette selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la partie inférieure est tubulaire et par le fait qu'elle se termine par un élément d'allongement télescopique permettant d'augmenter la surface d'appui sur le sol de la partie inférieure lorsque dans certaines de ses configurations ou en fonction du sol l'équilibre du siège-couchette le rend souhaitable. 4. Siège-couchette selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le point d'articulation de ladite barre à ladite autre partie est fixé de manière telle qu'en cas de non blocage des moyens de serrage de la chape, l'angle formé par la barre avec le plan de la partie sur laquelle coulisse la chape soit toujours suffisamment grand pour que la résistance au frottement de la chape sur ladite partie l'empêche de tomber brusquement sous le poids de 1' enfant. 5. Siège-couchette selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'un repose-pieds est en outre articulé sur la partie inférieure, par des vis à ailettes qui en permettent l'immobilisation dans une position quelconque.