la présente invention a pour objet une fixation de sécurité pour ski. Il existe de nombreux types de fixations de sécurité pour ski, dont la plupart, à l'heure actuelle, sont constituées par une butée avant et une butée arrière ou talonnière, entre lesquelles la chaussure de ski est pincée. Ces organes sont étudiés de façon à pouvoir, sous l'effet d'une contrainte dangereuse pour une jambe du skieur, libérer le pied de celui-ci de l'emprise de la fixation.C'est ainsi qu'habituellement la butée avant permet la libération de la chaussure sous l'effet d'une torsion dont le couple dépasse une valeur prédéterminée, tandis que la talonnière libère la chaussure dans le cas d'une chute vers l'avant. Les butées avant et arrière de ces fixations ont chacune des fonctions bien déterminées et sont étudiées indépendamment l'une de l'autre afin de remplir ces fonctions, ce qui conduit souvent à des fixations relativement complexes. Or, la=complexité d'une fixation ne correspond pas généralement à un accroiseement de la sécurité, et lui procure même souvent une fiabilité médiocre. La présente invention vise à pallier ces inconvénients en fournissant une fixation, de constitution simple, du type de celle objet de la demande de brevet français NO ?3 39464, du 31 octobre 1973, au nom du Demandeur, dans laquelle la butée avant et la butée arrière coopèrent par l'intermédiaire de la chaussure, et d'organes solidaires de celle-ci. Dans cette fixation de sécurité, la chaussure est solidaire d'une part, à son extrémité avant, d'un élément profilé prenant appui sur deux surfaces cylindriques qui, appartenant à la butée avant, ont leurs génératrices sensiblement perpendiculaires au plan du ski, et d'autre part, à son extrémité arrière, d'un élément profilé prenant appui sur une surface cylindrique, appartenant à la butée arrière, de génératrices parallèles au plan du ski et transversales à ce dernier, présentant une gorge centrée sur l'axe longitudinal du ski, des moyens étant prévus pour déplacer manuellement au moins l'une des deux surfaces sur lesquelles la chaussure est en appui, afin de libérer celle-ci de l'emprise de la fixation sans avoir à exercer un effort. L'une au moins des surfaces sur lesquelles la chaussure est en appui est solidaire d'une extrémité d'un piston qui, parallèle à 1'axe longitudinal du ski, est soumis à l'action de forces élastiques règlables. Cette fixation de conception très simple assure une très bonne sécurité au skieur, en raison de la coopération des éléments profilés solidaires de la chaussure et des surfaces d'appui appartenant aux butées avant et arrière. C'est ainsi que les surfaces d'appui appartenant à la butée avantpermettent le dégagement latéral de la chaussure sous l'effet d'une tension dangereuse pour le skieur, alors que la surface d'appui appartenant à la butée arrière assure le dégagement du pied en cas de chute vers l'avant. Dans une forme préférée d'exécution, la surface d'appui de la chaussure, appartenant à la butée arrière, est solidaire d'un piston soumis à l'action de forces élastiques règlables, tandis que la butée avant est munie de moyens permettant de déplacer manuilement les surfaces servant d'appui à la chaussure. Il convient de remarquer la grande simplicité de cette fixation puisque, dans le cas de chute avant comme dans le cas de chute latérale, le dégagement de la chaussure est toujours obtenu par déplacement de celle-ci vers 11 arrière, à l'encontre des moyens élastiques agissant sur le piston dont est solidaire la surface d'appui de la talonnière. Avantageusement, afin de faciliter le dégagement de la chaussure, les surfaces cylindriques sur lesquelles les éléments profilés solidaires de la chaussure prennent appui, sont constituées par des galets, à savoir deux galets d'axes perpendiculaires ou sensiblement perpendiculaires au plan du ski pour la butée avant, et d'axe parallèle au plan du ski pour la butée arrière. Afin de permettre le déchaussage par déplacement manuel des surfaces de la butée avant sur lesquelles la chaussure est en appui, la butée avant est constituée par une chape qui, montée pivotante autour d'un axe horizontal et perpendiculaire à l'axe longitudinal du ski, porte les surfaces d'appui de la chaussure, et par un levier qui monté pivotant autour d'un axe parallèle à l'axe précité, est apte à venir en appui dans une encoche ménagée dans la chape, afin de la maintenir en position de fermeture. De cette façon, lorsqu'une extrémité du levier est engagée dans l'encoche ménagée dans la chape, celle-ci est verrouillée et le pied du skieur bloqué. Lorsque le skieur veut déchausser il lui suffit d'exercer sur l'autre extrémité du levier, une pression à l'encontre des moyens -élastiques maintenant le levier en position de fermeture, afin de provoquer son pivotement qui permet le dégagement de son extrémité de l'encoche ménagée dans la chape. La chape peut alors pivoter librement, ce qui permet la libération du pied. Avantageusement, la partie de la chape située au-dessus des surfaces servant de zones d'appui à-la chaussure est constituée par une surface inclinée de l'avant vers l'arrière et du bas vers le haut, si bien qu'en cas de chute vers l'arrière,ou en cas de torsion transversale ou semi-transversale, l'élément profilé solidaire de l'avant de la chaussure prenant appui sur cette rampe provoque le recul de la chaussure, et son dégagement. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant à titre d'exemple non limitatif une forme d'exécution de cette fixation de sécurité pour ski Figure 1 en est une vue en coupe longitudinale par un plan vertical; Figure 2 est une vue en coupe suivant 2-2 de figure 1; Figure 3 est une vue semblable à celle de figure 1, la bute avant étant en position de dégagement de la chaussure. La fixation de sécurité selon l'invention est constituée par une butée avant 1 et une butée arrière 2 dont les actions conjuguées sur l'avant et sur l'arrière de la chaussure 3 assurent sa fixation sur le ski. Dans la semelle de la chaussure 5 sont inclus deux éléments profilés coaxiaux 4 et 2, par l'intermédiaire desquels se fait l'appui de la chaussure respectivement sur les butées avant et arrière. Ces éléments 4 et 5 sont inclus dans la semelle de la chaussure de telle façon que lorsque le pied est fixé sur le ski, ces éléments se trouvent dans le plan médian longitudinal du ski. La butée avant 1 est constituée par un organe 6 formant chape, qui est monté pivotant autour d'un axe 2 horizontal, transversal au ski. Cette chape 6 supporte deux galets 8 d'axes perpendiculaires au plan du ski, en position de fermeture de la fixation et disposés symétriquement par rapport au plan médian longitudinal de celui-ci. L'élément profilé 4 solidaire de 1' avant de la chaussure prend appui sur ces deux galets 8. La partie de l'organe 6 située au-dessus des galets 8 est constituée par une rampe 9 inclinée de l'avant vers l'arrière et du bas vers le haut. Cette butée avant l comporte, en outre, un levier 7. L'extrémité postérieure 32 de ce levier 10, en forme de coin, est apte à venir s'engager dans une encoche 14 ménagée dans l'organe 6, afin d'immobiliser celui-ci en position de fermeture de la butée. Le levier est maintenu dans cette position par un ressort X .Pour placer la butée avant en position d'ouverture, il suffit d'exercer une pression sur l'extrémité du levier 10, qui provoque un pivotement de celui-ci à l'encontre de l'action exercée par le ressort 32 et par conséquent le dégagement de l'extrémité JI en forme de coin, hors de l'encoche 14. L'organe 6 portant les galets 8 peut alors pivoter librement autour de son axe 7 ce qui permet au skieur de dégager son pied. La butée arrière 2 est constituée par un corps 16 monté de façon connue sur un support 3g, solidaire du ski, de façon à pouvoir être déplacé sur ce support 3g, afin de permettre l'adaptation sur un même ski de chaussures de différentes longueurs. Ce corps 16 sert de logement à un piston 18 maintenu poussé élastiquement vers l'avant par l'intermédiaire d'un ressort hélicoïdal 3 , logé dans le corps de la butée parallèlement à l'axe longitudinal du ski, prenant appui d'une part sur le piston 18 et d'autre part sur un bouchon fileté 20, qui est actionnable de l'extérieur,et dont le vissage ou le dévissage permet de régler la tension du ressort, et par suite de contrôler le déchaussage. L'extrémité antérieure du piston 18 porte un galet 22 d'axe horizontal, et centré par rapport à l'axe longitudinal du ski, et présentant une gorge en son centre. Ce galet 22 sert d'appui pour l'élément profilé 5 solidaire de la -partie postérieure de la semelle de la chaussure. Lorsque la jambe du skieur est soumise à une torsion, l'élément profilé 4 prend appui non plus sur les deux galets 8 mais sur un seul de ces galets, ce qui provoque un recul de la chaussure 3, à l'encontre de l'action exercée par le ressort JI sur le piston 18. Si cette torsion cesse l'élément 4 revient en appui sur les deux galets 8, alors que si cette torsion atteint une valeur dangereuse pour la jambe du skieur, l'élément 4 échappe au galet sur lequel il est en appui, permettant ainsi le dégagement de la chaussure 3. Dans le cas d'une chute du skieur vers l'avant, une force verticale dirigée de bas en haut est exercée sur le talon de la chaussure, qui, par l'intermédiaire de l'élément 5 et du galet 22, provoque le recul du piston 18 à l'encontre de l'action du ressort 19, de façon à permettre le dégagement du pied du skieur. La forme de la rampe 9 située au-dessus des galets permet à cette fixation d'assurer la libération du pied du skieur en cas de chute vers l'arrière, ou-de torsion transversale ou semitransversale. En effet, si le skieur chute vers l'arrière, une force verticale dirigé-e de bas en haut est exercee à la partie avant de la chaussure. En conséquence, l'élément 4 prenant appui sur la rampe 9 provoque le recul de la chaussure et par suite le recul du piston 18 à l'encontre de l'action du ressort 2, jusqu'à ce que l'élément 4 échape à la rampe 9, position correspondant à la libération de la chaussure. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant une fixation pour ski d'une grande simplicité assurant une excellente sécurité au skieur, quelle que soit la chute que fasse celui-ci. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette fixation décrite ci-dessus à titre d'exemple; elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation; c'est ainsi notamment que l'organe supportant les galets avant pourrait être monté à l'extrémité d'un piston maintenu poussé élastiquement, sans modifier en rien la portée de l'invention. REVEWDICATIONS 1.- Fixation de sécurité pour ski, du type de celles dans lesquelles la butée avant et la butée arrière coopèrent avec de élément s complémentaires solidaires respectivement des parties avant et arrière de la chaussure, caractérisée en ce que la chaussure est solidaire d'une part, à son extrémité avant, d'un élément profilé prenant appui sur deux surfaces cylindriques qui, appartenant à la butée avant, ont leurs génératrices sensiblement perpendiculaires au plan du ski, et d'autre part, à son extrémité arrière, d'un élément profilé prenant appui sur une surface cylindrique, appartenant à la butée arrière, de génératrices parallèles au plan du ski et transversales à ce dernier, présentant une gorge centrée sur l'axe longitudinal du ski, des moyens étant prévus pour déplacer manuellement au moins l'une des deux surfaces sur lesquelles la chaussure est en appui, afin de libérer celle-ci de l'emprise de la fixation sans avoir à exercer un effort. 2.- Fixation de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que les deux éléments profilés solidaires de la chaussure sont situés dans le plan médian longitudinal du ski. 3.- Fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'une au moins des surfaces sur lesquelles la chaussure est en appui est solidaire d'une extrémité d'un piston qui, parallèle à l'axe longitudinal du ski, est soumis à l'action de forces élastiques règlables. 4.- Fixation de sécurité selon l'ensemble des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la surface d'appui de la chaussure, appartenant à la butée arrière, est solidaire d'un piston soumis à l'action de forces élastiques règlables, tandis que la butée avant est munie de moyens permettant de déplacer manuellement les surfaces servant d'appui à la chaussure. 5.- Fixation de sécurité selon la revendication 4, caractérisée en ce que la butée avant est constituée par une chape qui, montée pivotante autour d'un axe horizontal et perpendiculaire à l'axe longitudinal du ski, porte les surfaces d'appui de la chaussure, et par un levier qui monté pivotant autour d'un axe parallèle à l'axe précité, est apte à venir en appui dans une encoche ménagée dans la chape, afin de la maintenir en position de fermeture. 6.- Fixation de sécurité selon la revendication 5, caracté risée en ce que la partie de la chape située au-dessus des surfaces servant de zones d'appui à la chaussure est constituée par une surface inclinée de l'avant vers l'carrière et du bas vers le haut. 7.- Fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisée en ce que les surfaces cylindriques sur lesquelles les organes solidaires de la chauesure sont en appui sont constituées par des galets.