L'invention est relative à un dispositif coupe-barres faisant partie dtun ensemble d'étirage et redressage de barres à partir de fers de grande longueur livrés en spirales sensiblement plates et d'un poids de tordre de la centaine de kg. La barre, redressée et étirée par des dispositifs connus en soi, est effi lée à son extrémité pour permettre sa pénétration à travers la filière placée en tête de banc, et saisie dans un mors fixé à un chaript lui-même entratné par un crochet attache à un une chaîne de Galle en mouvement permanent, transmettant l'effort moteur nécessaire â l'étirage. Lorsque la barre atteint une longueur prévue, une cisaille doit sectionner cette barre. Selon un dispositif connu, la cisaille est commandée par un électroaimant de grande puissance au moment de la détection de la longueur prévue pour la barre. Comme l'action de la cisaille ne peut être instantanée, et que la barre avance d'un mouvement continu1 il est nécessaire que les lames de la cisaille prennent un mouvement de translation accompagnant le mouvement de la barre à couper. Dans les dispositifs connus tout le bloc portant les cisailles est momentané ment mis en mouvement, de telle manière que la barre soit au re- pos relativement à ce bloc accroché sur elle, et que les lames de la cisaille puissent agir normalement à la barre, resserrées entre deux cames.Dès que la section est faite, les lames s'out vrent à nouveau et le bloc de cisaillement retourne à sa position initiale prêt à recevoir un nouveau signal de coupe après défile ment d'une nouvelle longueur de barre, prévue et mesurée par des dispositifs étrangers au présent brevet. On voit l'inconvénient de ce dispositif classique. D'une part la complication d'un bloc de cisaille mis en translation et se décrochant, d'autre part la nécessité d'utiliser une force de cisaillement considérable, empruntée généralement à la force assurant l'étirage. La présente invention évite à la fois ces deux incon- vénients : il n'y a plus de bloc en translation accompagnant la barre, et il n'y a plus qu'un faible effort à fournir pour de- clencher automatiquement un cisaillement. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante et des dessins annexés . La figure 1 représente une vue latérale de l'appareil dans le sens d'avancement des barres les figures 2 et 3 représentent l'appareil vu transver- salement, de chaque coté, les barres défilant horizontalement parallèlement au papier. On voit sur les figures 19 2, 3, un pivot 1 vertical solidement fixé dans un banc non représenté. Ce pivot supporte un corps 2 sur lequel est fixé l'appareil comprenant un båti 3 supportant deux cylindres d'axes 4 et 5 portant deux couteaux 6 et 7, et tournant solidairement en sens opposés grâce à deux pignons 8 et 9 fixes par des clavettes 10 et 11. Sur les figures 2 et 3 on voit un levier 12 fixé dans une encoche du cylindre d'axe 4 par une vis 13. Ce levier s'appuye normalement sur une butée 14, rappelé par un ressort 22 agissant sur son extrémité 23 et fixé en 24 au bâti.Il comporte à son autre extrémité un galet 15 susceptible de coopérer avec une glissière 16 liée à un axe vertical 17 commandé par un électroaimant 18 relié rigidement au bâti par l'in- termédiaire d'un support 19. L'appareil comporte divers dispositifs de fixation et de réglage à la portée de l'homme de l'art et non décrits. Le fonctionnement est le suivant. Une barre 20 visible en coupe sur la figure 1 et transversalement sur la figure 2 est étirée dans le sensde la flèche F. Un signal émis par un détecteur de longueur de barre, étranger à l'invention, parvient à l'électroaimant qui attire vers le haut la tige 17. La glissière 16 entraîne le galet 15 et fait tourner solidairement la barre 12 et les cylindres d'axes 4-et 5 portant les couteaux 6 et 7. Ceuxci entrent en contact avec la barre 20 en cours d'étirage et y pénètrent entrain's par elle. Les arêtes des couteaux se rapprochent et avant que le cisaillement ne soit accompli la traction à laquelle est soumise la barre en provoque la rupture lorsque la section résiduelle de la barre correspond à la limite de rupture à la traction. Dans une application différente où la barre avancerait en poussée, le cisaillement pourrait être complet, mais une lé- gère traction en fin de cisaillement serait necessaire à cause du jeu nécessaire entre les couteaux au moment de leur contact thé'ou rique pour éviter d'abîmer les tranchants. Cette traction momentanée servirait aussi a séparer les barres à entreposer. On voit que ltélectro-aimant n'a besoin d'envoyer qu'une impulsion de faible durée amenant les couteaux au contact de la barre, l'effort de cisaillement étant fourni par la force de trac- tion provoquant ltétirage de la barre, ou par la force de poussée; après le cisaillement, le ressort 22 va ramener les couteaux en position d'attente. On peut maintenant achever la description avec celle d'un levier 21 fixé transversalement sur le bâti 3 et venant à son extrémité s'appuyer sur une butée solidement fixée au banc d'étirage, et non représentée. Ce levier 21 et sa butée supportent tout l'effort d'étirage pendant le cisaillement, et une très faible déformation emmagasine élastiquement une énergie pote" tielle importante. Au moment de la rupture de la barre cisaillée, cette énergie est libérée et provoque la rotation de tout le dispositif d'un quart de tour autour du pivot 1. On remet alors l'appareil sur sa butée et la barre suivante est mise à son tour en traction par des moyens connus, non représentés. L'invention englobe diverses variantes possibles, ca- ractérisée essentiellement par des porte-couteaux tournant en sens opposés et venant au contact de la barre ; l'effort de cie saillement étant fourni par la traction ou la poussée. REVENDICATIONS 1. Dispositif de cisaillement de barres à partir d'un fer enw trame' en continu, caractérisé par un bâti supportant deux portecouteaux tournant en sens opposés, symétriquement par rapport au plan moyen de la barre à cisailler entratnée entre eux, des moyens électromécaniques de commande de cisaillement amenant simul taeément les couteaux en contact avec la barre, l'entralnement de celle-ci entraînant les couteaux en rotation dans le sens où les arêtes desdits couteaux viennent sensiblement se toucher. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par un en tralnement du fer par traction, la rupture de la barre ayant lieu dès que la distance des arêtes des couteaux correspond â la lie mite de rupture -sous l'effort de traction de la barre. 3. Dispositif selon les revendications 1 ou 2, caractérisé par deux porte-couteaux dont les rotations opposées sont assurées par deux pignons respectivement fixés sur chacun d'eux. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par un levier fixé à l'un des porte-couteaux, ltextrémité dudit levier étant commandée par un électroaimant recevant le signal declen- chant le cisaillement. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par ledit levier portant à l'une de ses extrémités un galet mobile dans une glissière liée à une tige commandée par ltélectroaimants et à l'autre extrémité un ressort de rappel fixé audit bâti. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est monté sur un pivot vertical et muni d'un levier horizontal appuyé sur une butée, une rotation du dispositif l'écartant du fer entratné, après cisaillement. 7. Dispositif selon la revendication 1 et la revendication 6, caractérisé par des moyens électromagnétiques comportant un tem- porisateur laissant les couteaux en position écartée pendant le dégagement de l'appareil par rotation autour dudit pivot, les raw menant ensuite en position préparée pour un nouveau cisaillement.