Dans l'industrie du travail du bois, on utilise les colles et adhésifs les plus varies pour les collages de surfaces, l--s collages de constructions et la liaison de plaques de copeaux. Le groupe le plus Important de ces colles et adhésifs consiste en les résines de pliénoplastes et d'aminoplastes et éventuè@lement leurs condensats et mélanges de condensats. Les colles o bois et adhésifs à base de dispersions de résines synthétiques ont également une grande importance. On utilise par exemple des dispersions à base de polymères ou copolymères de l'acétate de vinyle, du propionate de vinyle, du chlorure de vinyle, d'esters acryliques, d'éthers vinyliques et du styrène. Toutes ces-colles sont appliquées sur les pièces de bos associer par des cylindres, des pistolets, des pinceaux, par coule, par centrifugation ou a la spatule. Lorsque les pIèces ont été mises à la forme voulue il faut les faire passer dans des presses de type quelconque. Les pressions nécessaires pour les différents travaux de collage se situent a peu près dans les domaines suivants Fabrication de plaques de copeaux : pression de 150. à plus de 300 N/cm2. Lorsqu'on a atteint l'épaisseur voulue, la pression est réduite, le plus souvent par paliers. Fabrication de contre-plaqués : bois durs 120 a 200 N/cm2 bois mous 70 à 130 N/cm2 plaques de- 2 menuiserie 60 à 90 N/cm2 Collages de portes : 20 à 60 N/cm2 Collage de bois de placage et de feuilles de résines synthéti- ques duroplastiques sur des plaques de copeaux, de menuiserie, de fibres et analogues : 30 a 70 N/cm Les pièces a associer doivent être maintenues sous les pressions indiquées jusqu a ce que les colles aient pris. Dans le cas des phénoplastes, des aminoplastes et des autres résines de polycondensation, il se produit une réaction chimique déclenchée dans ia plupart des cas par un durcisseur ajouté avant application de la colle. Simultanément, le solvant de la colle qui, dans la plupart des cas, est l'eau, doit migrer dans le bois et dans l'air. Pour les colles dispersees, dans la plupart des cas, le solvant ne peut migrer qu'à partir des joints de collage. La réticulation chimique des résines de polycondensation, comme ltelimination de l'eau et d'autres solvants à partir des joints de collage, sont raccourcies considérablement lorsque la température de la colle et la température de l'atelier augmentent. Le plus souvent, les colles sont préparées de telle manière, ou mélangées avec des durcisseurs à réaction si lente, que l'on ne peut parvenir à des- collages possédant la qualité voulue qu'à chaud. Dans des fabrications en série, les collages à chaud sont usuels. Les opérations de collage et d'adhésion sont, dans la plupart des cas, effectuées dans des presses hydrauliques à plateaux chauffés.Le cas échéant, on provoque les hautes températures accélérant la prise des colles et adhésifs directement dans le joint de collage en plaçant la piece sous pression dans un champ alternatif à haute fréquence. Habituellement, la durée qui s'écoule entre le collage des pièçes de bois et leur pressage à chaud est courte. Lorsqu'on colle des bois de placage ou des feuilles duroplastiques sur des plaques de copeaux ou analogues, cette durée est de quelques secondes à quelques minutes. Les durées sont du même ordre de grandeur dans le collage des portes. Dans le cas de la fabrication des contre-plaqués, les durées de conservation peuvent aller de quelques minutes à 45 mn environ. Les durées de conservation des copeaux collés se situent dans le même intervalle. On a mis au point récemment des procédés dans lesquels, entre le collage et le pressage à chaud, on exécute une opération de "fixation, pré-pressage" ou "pre-compression". Ce stade opératoire supplémentaire permet dans les collages de bois en couches une rationalisation considérable des courants de matières. En outre, on parvient à des collages possédant de meilleures stabilités. Après le pré-pressage ou la pr6-compression à froid, les pièces associées doivent adhérer les unes sur les autres de manière à pouvoir être transportées sur des tapis à bandes ou des chemins à rouleaux sans être supportées. En outre, sur ces chemins de transport, elles doivent pouvoir franchir librement des parties de jonction longues de plusieurs déci- mètres. Les pièces pré-pressées ou pré-comprimées à froid doivent être liées mutuellement avec une ténacité suffisante pour pouvoir être repoussées entre autres des supports de transport tels que les plaques de compression, les palettes, ou pour que ces supports puissent être retirés. Dans le cas des plaques de copeaux pre-comprimees, les copeaux en surface doivent en outre être liés entre eux avec une ténacité suffisante pour que l'air qui s'échappe entre les gâteaux de copeaux et les plateaux de presse qui se referment n'entraîne pas de copeaux, (c'est-à-dire qu'il ne se produise pas de "soufflage des surfaces"). Or, l'adhérence initiale "d froid" des colles utilisées habituellement pour le collage des bois en couches ou comme liants pour des plaques de copeaux ne suffit que sous certaines conditions pour associer les pièces entre elles, comme décrit ci-dessus, avec une ténacité suffisante : dans la fabrication du contre-plaqué par exemple, et selon la structure et l'épaisseur des plaques, il faut des durées de compression préalables de 25 à 40 mn. L'opération de pré-compres- - sion à froid peut alors constituer un goulot d'étranglement dans la ligne de fabrication. La rationalisation et l'accé- lération de la production qu'on recherchait par cette opération supplémentaire s'en trouvent en partie annulées. Les colles à base de résines d'urée et de mélamine convenant pour la pré-compression à froid doivent donc contenir des additifs qui accroissent leur adhérence à froid. On utilise à cet effet, comme charges, certaines farines et par exemple de la farine de blé. Mais souvent, ces farines sont plus coûteu- ses que les autres matières de charge pour colles.Dans la fabrication de marchandises collées de qualité supérieure, l'addition de farine de blé, en particulier au bain de colle, peut provoquer un amoindrissement de qualité. - Les colles à base de résines phénol-formaldéhyde présentent lors du prE-pressage à froid de bois plaqués, une meilleure adhérence que les colles à base de résines d'urée et mélamine, mais même dans leur cas, on souhaite raccourcir- la durée de pré-compression à froid. En particulier, l'adhérence initiale à froid des résines de polycondensation ne suffit pas pour exploiter la tèchnique de pré-compression à froid dans la fabrication de plaques de menuiserie et de portes, bien que l'industrie intéressée le souhaiterait, pour rationaliser le collage et accroitre la qualité des produits. L'industrie souhaiterait également pouvoir coller des papiers fabriqués avec des résines d'imprégnaton, des feuilles de couche de fond, des plaques de résines synthétiques ou même des feuilles de résines synthétiques duroplastiques sur des plaques de support enduites de colle (plaques de copeaux, contre-plaqués, etc.) ou même sur d'autres supports en bois ou matériaux à base de bois, selon une technique qui convient dans le cas des feuilles de résines synthétiques thermoplastiques en chlorure de polyvinyle avec les colles appropriées. On souhaiterait que ces travaux puissent être exécutés avec des résines de condensation durcissant à température ambiante et possédant une adhérence initiale à froid suffisamment forte. Dans de nombreux ateliers de fabrication de plaques de copeaux, pour former la masse brute qui servira à fabriquer la plaque (gâteaux de copeaux) on dépose les copeaux enduits de celle, en tas, sur des bandes sans fin. De là, les gâteaux de copeaux doivent passer sur d'autres bandes transporteuses, des tables, des chemins à rouleaux, les plaques de presse ou d'autres supports. Pour que ces transports puissent être effectués sans que les gâteaux de copeaux soient endommagés ou détruits, ceux-ci passent dans des presses préalables travaillant en continu et qui sont placées derrière les machines d'alimentation ; ces presses appliquent sur les copeaux, pendant une durée de 10 à 60 sec., des pressions spécifiques allant jusqu'à 400 N/cm2. Après cette compression, les gâteaux de copeaux doivent être suffisamment collés pour répondre aux exigences spécifiées ci-dessus.Ce collage préalable ne peut être réalisé qu'avec des résines d'urée relativement riches en formaldéhyde et certaines résines de mélamine mais non avec les résines phénoliques et les liants à base de résines d'urée pauvres en formaldéhyde qui sont usuels à présent. En outre, les concentrations en résine des bains de liantes, le dosage de résine sur les copeaux, l'humidification des copeaux collés et la forme des copeaux doivent être maintenus pratiquement constants. Il n'est pas rare que, pour parvenir au collage préalable à froid qui est nécessaire, on s'écarte des conditions de production qui seraient par ailleurs optimales du point de vue économique (et par exemple qu'on utilise des doses de résine plus fortes, qu'on prolonge les durées de compression en raison d'une humidité accrue des copeaux, etc.). La demanderesse a maintenant trouvé un additif qui permet d'améliorer considérablement l'adhérence initiale à froid des colles et adhésifs -duroplastiques durcissables tels que les résines de phénoplastes et d'aminoplastes et, également, des dispersions de polymères. Cet additif est bon marché , 1 est en général utilisé en faibles quantités par rapport à la quantité de colle et il ne présente pas d'effets secondaires gênants. I1 est également compatible avec la plupart des produits auxiliaires qu'on ajoute habituellement aux colles, par exemple les agents destinés à les protéger contre l'attaque des insectes, des moisissures ou l'action de l'eau. Sur certaines colles à bois, plus rarement utilisées et à base par exemple d'époxydes polyvalents ou d'isocyanates polyvalents, l'additif selon l'invention exerce en outre un effet de durcisseur. L'additif selon l'invention consiste essentiellement en une solution contenant éventuellement'de liteau, un acide carboxylique polybasique et/ou à insaturation oléfinique dans une mono- ou poly-amine miscible à l'eau, dont le pH, mesuré éventuellement après addition d'eau, se situe entre 6,5 et 11. La proportion d'acide carboxylique, par rapport à la proportion d'amine, doit au maximum être celle nécessaire pour une salification complète, c'est-à-dire au maximum la -- quantité théorique, si l'on veut maintenir le pH du mélange dans l'intervalle voulu De préférence, la solution contiendra moins de la quantité théorique d'acide carboxylique et en particulier de 0,35 à 0,95 fois la quantité théorique. L'additif doit de préférence être liquide à température ambiante, ce qui est le plus souvent le cas ; dans les autres cas, on parvient à l'état liquide recherché par une légère addition d'eau ou par une addition plus forte de l'amine. La viscosité de l'additif peut être réglée pratiquement à volonté par dilution à l'eau par exemple. La quantité de l'additif nécessaire pour parvenir à une adhérence à froid suffisante dépend en général très peu du type de la colle et se situe par exemple entre 0,05 et 10 %, plus spécialement entre 0,1 et 5 %. Cependant, la quantité optimale dans chaque cas particulier, qui dépend du type de la colle, de sa teneur en humidité, du type du bois, de la température ambiante, de la pression préalable et de sa durée, et du problème mécanique à résoudre, peut être déterminée facilement par un essai préalable simple. Les acides carboxyliques polybasiques au sens de l'invention sont par exemple des acides di- et tri-carboxylique; aliphatiques contenant de 2 à 30, plus spécialement de 2 à 10 atomes de carbone et par exemple les acides oxaliques, cyclohexadiène-(3,5)-1,3-dicarboxylique, cyclohexane hexacarboxylique, succinique, adipique, hexadécane dicarboxylique, tricarballylique ; des acides di- et tri-carboxyliques ou même à fonction nalité supérieure, de nature aromatique, comme les acides phtalique, hémiméllitique, naphtalique, mellitique ; les acides carboxyliques à insaturation oléfinique actifs dans l'invention peuvent être mono- ou poly-basiques et contenir par exemple de 3 à 30-et plus spécialement de 3 à 20 atomes de carbone ; on citera par exemple les acides acrylique, maléique et oléique. Naturellement, on peut utiliser des mélanges de ces acides carboxyliques. L'acide carboxylique peut également être ajoute par exemple à l'état d'anhydride lorsqu'il existe ou à l'état d'ester. Si l'on utilise des esters, on peut former des produits solides, qu'il faut éventuellement fluidifier par addition de petites quantités d'eau. Les amines au sens de l'invention sont entre autres des mono- ou poly-amines aliphatiques. Parmi les amines qui conviennent, on citera entre autres : la monoéthanolamine, la diéthanolamine, la triétha- nolamine, la monométhyléthanolamine, la méthyldiéthanolamine, l'éthylamine, la diéthylamine, la propylamine, la méthoxypropylamine, la diméthyléthanolamine, la 1,2-propylènediamine, la diéthylène triamine, la dipropylène triamine, la triéthylène tétramine, la tétrapropylène pentamine, la béta-hydroxyéthyîéthy- lène diamine, la cyclohexylamineE la diamino-dicyclohexylamine, la 5-amino-1,3,3-triméthylcyclohexylméthylamine, la pipérazine, la morpholine, la 2-aminométhyl-1,3-propane diol. La dissolution de l'acide carboxylique dans amine provoque en général un fort dégagement de chaleur et peut être accélérée dans de nombreux cas par un apport de chaleur supplémentaire. A la préparation de la solution, il peut se produire une cristallisation du sel stoechiométrique. Un simple chauffage permet de supprimer cet inconvénient. On a rapporté dans le tableau ci-après la composition de solutions appropriées selon l'invention, donnée uniquement à titre illustratif et non limitatif. Tableau Par- Par- Eau éven n Amine ties Acide carboxylique ties tuelle (parties) 1 diéthanolamine 50,0 acide phtalique 40,5 9,5 2 méthyldiéthanolamine 49,0 " 41, 10,0 3 triéthanolamine 52,0 " 38,5 9,5 4 diéthylène triamine 29,0 " 44,5 26,5 5 dipropylène triamine 29,0 " 44,5 26,5 6 tétraéthylène penta mine 34,0 " 44,5 21,5 7 2-aminométhyl-1,3-propane diol 65,0 " 44,5 40,5 8 monoéthanolamine 33,5 acide cyclohexane 3,5-diène-1,2-dicarbo xylique 50,0 16,5 9 triéthylène tétramine 27,0 " 50,0 23,0 Eau éven Par- Par- Eau éventuelle n Amine ties Acide carboxylique ties (parties) 10 diéthanolamine 41,0 acide cyclohexane-1,2,3,4, 45,5 13,5 5,6-hexacarboxylique '11 . monoéthanolamine 39,0 acide adipique 50,0 11,0 12 propylène diamine 26,5 acide maleique 33,5 40,0 13 diéthanolamine 37,5 acide acrylique 31,5 31,0 14 cyclohexylamine 40,0 acide acrylique 30,0 30,0 15 5-amino-1,3,3-triméthyl cyclohexylmethylamine 37,5 acide acrylique 31,5 31,5 16 @ dipropylène triamine 27,0 acide citrique anhydre 78,0 33,0 17 di8thylene triamine 25,0 acide d-tartrique cristal- 43,0 32,0 lisé 18 tétraéthylène pentamine 30,0 acide téréphtalique 40,0 30,0 19 morpholine 50,0 anhydride phtalique 40,0 10,0 20 dipropylene triamine 37,5 phtalate de @ diméthyle 62,5 - 21 dipropylène triamine | 37,5 phtalate de dimethyle 62,5 - 22 : diéthylène triamine 25,0 phtalate de méthyle 75,0 - 23 pipérazine 42,5 anhydride phtalique 42,5 15,Q 24 triethylene @ tétramine 30,0 acide @ tétrahydrophtalique 50,0 20,0 2 triéthylène tétramine 30,0 anhydride méthyl-hexahy drophtalique 50,0 20,0 2 propylène diamine 30,0 acide acrylique 50,0 70,0 2 diéthylène triamine 35,0 acide acrylique 50,0 65,0 28 cyclohexylamine 75,0 acide acrylique 50,0 50,0 2 diéthylène triamine 40,0 acide succinique 45,0 15,0 3 diéthylène triamine - 35,0 acide tartrique 40,0 25,0 31 dipropylène triamine 35,0 acide cyclohexane-1,2,3,4, 5,6-hexacarboxylique 50,0 15,0 3 diéthylene triamine 30,0 acide adipique 45,0 25,0 3 dipropylène triamine 35,0 acide maléique 35,0 30,0 34 monoéthanolamine 50,0 acide " 50,0 50,0 35 méthyldiéthanolamine 50,0 acide adipique 42,0 8,0 Par un choix des acides ou dérivés a d'acides appropriés et de la nature et de la quantité de l'amine ou polyamine, on peut préparer des solutions et/ou des produits de condensation possédant la compatibilité optimale avec un ou plusieurs des groupes de colles ou adhésifs mentionnés ci-dessus et qui n'affectent pas leur prise ou qui ne l'affectent que dans une mesure négligeable. La quantité de l'additif qu'on ajoute aux colles et adhésifs pour parvenir a un fort effet adhésif à froid dépend de la nature et de la concentration des solutions et/ou des produits de condensation. Dans le cas de colles liquides contenant-d'environ 40 à 70 % de résine, l'adhérence initiale à froid peut être accrue par une adjonction de 0,3 % seulement de l'un des produits de réaction d'amines ou de polyamines mentionnés. Lorsqu'on porte la proportion jusqu'à 5 e environ du poids de la colle, on renforce l'adherence initiale à peu près proportionnellement à la quantité ajoutée. Une nouvelle augmentation de la quantité des produits de réaction d'amines ou de polyamines ajoutée à la colle ne provoque plus qu'une augmentation négligeable de l'adhérence initiale.Ces observations faites au sujet des colles liquides se vérifient dans le cas de solutions aqueuses de colles en poudre. Les solutions accroissant l'adhérence à froid peuvent être mélangées aux colles et adhésifs immédiatement après leur préparation. Pour éviter des effets éventuels des solutions sur les durées de conservation, le comportement de viscosité et d'autres propriétés des colles et adhésifs, il peut être avantageux dans certains cas de ne mélanger les solutions aux colles et adhésifs qu'au moment de l'application. Les additifs selon l'invention aux colles et adhésifs synthétiques offrent les avantages et les nouvelles possibilités ci-après a) dans les collages de surfaces : raccourcissement des durées de compression préalables, la possibilité d'utiliser des matières de charge quelconques, la possibilité d'utiliser des colles quelconques, l'absence d'effet défavorable, sur les matières collées, de certaines charges pour colles dont l'utilisation conjointe est nécessaire, une possibilité d'application de la technique de compression préalable à froid, même dans le cas de collages de plaques de menuiserie et de portes, c'est-à-dire dans des travaux de collage dans lesquels, jusqu'à maintenant, cette technique ne pouvait pas être exploitée, la possibilité d'appliquer au cylindre des feuilles de matière plastique contenant du papier ou des pièces de cellulose sur des plaques de bois et de matériaux dérivés du bois. b)Dans la fabrication de plaques de copeaux un raccourcissement des durées de compression préalables, la possibilité d'utiliser des colles pauvres en formal- déhyde, la possibilité de travailler avec des dosages quelconques de résines collantes, une influence moins grande de l'humidité des copeaux collés, la possibilité de travailler avec des types et des qualités de colles quelconques (et en particulier avec des résines de phénol-formaldéhyde), la possibilité de travailler avec des formes et des qualités de copeaux quelconques (copeaux découpés à la hache), l'absence de"soufflage" des copeaux à la fermeture des presses à froid et à chaud. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois la limiter ; dans ces exemples, les indications de parties et de % s'entendent en poids sauf mention contraire. EXEMPLE 1 On enduit des portes dressées de 39 mm d'épaisseur, de construction usuelle en bois, au poids d'environ 100 g/m2, d'un bain de colle constitué de 100 parties d'une colle d'urée-formaldéhyde du commerce (de marque "Kaurit-Leim 285 fl"), 3 parties d'une solution d'anhydride phtalique dans une amine (nO 4 et 5 du tableau ci-dessus). On mouille par ailleurs légèrement sur toute la face arrière un doublage de matière plastique à base de papier (120/190), portant en impression un décor de bois madré, à l'aide d'une solution d'acide phosphorique à 16 % et on applique ce doublage sur les portes fraîchement encollées. Après passage dans une presse à cylindre, le doublage de matière plastique adhère fortement à la surface Les portes sont empilées étroitement les unes sur les autres. Au bout d'une heure environ de conservation, la colle a pris. Le doublage de matière plastique est fixé solidement sur toute la surface à la surface des portes. En plus de 1'accroissement de l'adhérence à froid, on a constaté que l'additif selon l'invention provoquait une diminution de la libération de formaldéhyde. Les exemples ci-après mettent en évidence l'ameliora- tion de l'adhérence initiale à froid de mélanges liants pour la fabrication du contre-plaque. On a pressé des plaques de bois pour contre-plaqué (structure : placage de hêtre de 3 x 3 mm) sous une pression de 15 bars à température ambiante en diminuant les durées de compression jusqu'à ce que les placages se séparent à l'ouvertu- re de la presse. On a ensuite pressé les paquets de placage à 1200C sous une pression de 20 bars. EXEMPLE 2 Fabrication de contre-plaqués du type IW 67 (norme allemande 68705). On a appliqué 170 g/m2 du bain de colle ci-après 60 parties de colle d'urée-formaldêhyde du commerce à 65 %, 5 parties de solution de durcisseur 12 parties de farine pour charge de colle et 8 parties d'eau. Additif à la colle Durée de pré-com- Essai de résistance liquide pression à froid | de liaison selon IW 67 néant 20 ion 223 N/cm2 1 % de l'additif n 5 du tableau ci-dessus 5 mn 347 N/cm2 5 % de l'additif n 5 2 mn 339 N/cm2 du tableau ci-dessus EXEMPLE 3 Préparation de contre-plaqués du type A 100 (norme allemande DIN 68 705) On a appliqué 180 g/m2 du bain de colle ci-après : 100 parties de résine .de mélamifle-formaldéhyde modifié (à 64 %), 10 parties de solution de durcisseur, 15 parties de farine pour charge de colle. Additif à la Durée de pré-compres- Essai de résistance colle liquide sion à froid de liaison selon A 100 néant 32 mn 177 N/cm2 1 % de l'additif @ n 4 du tableau 15 mn 169 N/cm2 4 % de l'additif n 4 du tableau 12 mn 184 N/cm EXEMPLE 4 Préparation de contre-plaqués du type AW 100 (norme allemande DIN 68 705) 2 On a appliqué 180 g/m du bain de colle ci-après 100 parties de résine de phénol-formaldéhyde à 48 %, 100 parties de durcisseur en poudre, 15 parties d'eau. Additif à la colle Durée de pré-com- Essai de résistance de liquide pression à froid liaison selon AW 100 néant 8 mn 150 N/cm2 1 % de l'additif n 4 du tableau 4 mn 170 N/cm2 3 % de l'additif n 4 du tableau 3 mn 164 N/cm2 EXEMPLE 5 Fabrication de plaques de copeaux du type V 20 (norme allemande : DIN 68 761) Dans une installation pour la fabrication de plaques de copeaux en trois couches, on comprime les copeaux dans une presse préalable discontinue travaillant à froid.Par adjonction de 1,5 % de la solution n 3 du tableau ci-dessus à la résine d'urée-formaldéhyde liquide pour la couche extérieure et la couche médiane, on peut raccourcir les durées de compression préalables de 25 à 12 sec. EXEMPLE 6 Fabrication de plaques de copeauxdu type V 100 (norme allemande : DIN 68 761). Dans une installation à fabriquer des plaques de copeaux avec machines de saupoudrage cribleuses et presse préalable continue à froid, il n'était pas possible jusqu'à maintenant d'obtenir à l'aide de liants de résines phénol-formaldéhyde des couches de copeaux présentant une résistance suffisante après la compression préalable. Par addition de 2 8 de la solution n 5 du tableau aux bains de colles consistant en Couche extérieure Couche médiane Résine de phénol-formaldéhyde à 48 % 100 100 Emulsion de paraffine à 50 % 8 10 Eau 5 Durcisseur liquide - 5 Teneur en résine solide du bain 42,5 % 41,7 % On a pu comprimer les gâteaux de copeaux en -15 sec. dans une mesure suffisante pour qu'ils puissent être transportés sans dommage dans la presse a chaud par des transporteurs à bande et à rouleaux. REVENDICATIONS 1.- Additifs pour améliorer l'adhérence initiale à froid de colles à bois, caractérisés en ce qu'ils consistent en une solution -contenant éventuellement de l'eau- d'un acide carboxylique polybasique et/ou à insaturation oléfinique dans une monoou poly-amine miscible à l'eau, solution dont le pH, éventuel- lement après adjonction d'eau, est de 6,5 à 11. 2.- Additifs selon la revendication 1, caractérisés en ce que la proportion de l'acide représente de 35 à 95 % de la quantité théorique correspondant à l'amine. 3.- Additif selon la revendication 1-, caractérisé en cequ' il est liquide à la température et la pression ambiantes. 4.- Utilisation d'un additif selon la revendication 1 pour améliorer l'adhérence initiale à froid des colles à bois, caractérisée en ce que l'additif est ajouté à la colle à bois avant son application ou appliqué sur les pièces à coller séparément de la colle à bois.