L'invention concerne les outils à main du type pinces dont les branches des poignées en matériau conducteur sont isolées électriquement par un revêtement plastique. Lorsqu'un outil à main est utilisé pour effectuer diverses opérations d'entretien ou de réparation sur des lignes ou des appareils électriques sous tension il est indispensable, pour assurer la sécurité de l'ouvrier tnême en l'absence de pl-ate- forme de travail spéciale, que les poignées des outils soient fortement isolées électriquement. Par ailleurs, afin d'assurer une bonne prise de l'outil et augmenter la sécurité en évitant que la main de l'ouvrier glisse accidentellement vers la partie non isolée de l'outil, il est connu de ménager sur au moins l'une des branches de la poignée des reliefs correspondant aux emplacements des doigts et, éven tuellement,sur chacune des branches, vers la tête de l'outil, un bourrelet destiné à former une garde aussi complète que possible. L'isolation est assurée généralement par un habillage en matière plastique de la branche considérée, mais la fragilité aux chocs des gaines rigides et la mauvaise adhérence des gaines souples ou rigides à conduitoitréaliser cet habillage par un revêtement plastique effectué par trempage à chaud et polymérisation au four. Dans ce cas, comme il n'est pas possible sans une élévation considérable du prix de revient de conformer, de fabrication, les branches de la poignée pour qu'elles présentent les reliefs désirés1 la solution actuelle consiste à emboiter sur chaque branche, avant trempage, une coquille rigide présentant une configuration semblable à celle qu'on désire faire prendre au revêtement terminé.Le revêtement assure alors à la fois l'isolation électrique recherchée et la solidarisation définitive des coquilles sur les branches de poignée. Cette disposition était, jusqu'a présenl , celle qui donnait les meilleurs résultats. Toutefois, des lignes de faiblesse prouvaient apparaitre le long des arêtes de la coquille et entrainer le claquage de la couche isolante lorsqu l'outil était utilisé sur un circuit à tension élevée. Comme les arêtes de la coquille s' étendent obligatoirement sur les faces latérales des branches, la main de l'utilisateur s'applique sur certaines portions au moins de ces lignes de faiblesse éventuelle, d'ou un risque important qui obligeait de procécer a un contrôle rigoureux aboutissant à un rebut non négligeable et/ou à une opération manuelle et individuelle de renforcement du revêtement à l'aide d'un fer à souder. Ces lignes de faiblesse sont probablement dues a une deperdi- tion plus rapide de la chaleur le long des arêtes de la coquille et à leur voisinage immédiat, lors du trempage, ainsi qu'a la différence entre l'inertie thermique de la coquille par rapport à celle de l'outil. Il se produit alors des tensions internes au sein du revêtement et l'amorce d'un retrait et d'une fissuration lors de la polymérisation. I1 a été constaté que cette amorce de fissuration ne se produisait pas lorsque l'arête de la pièce rapportée sur l'outil était une courbe fermée entourant une plage de surface relativement petite. C'est pourquoi la présente invention propose de remplacer la coquille traditionnelle par une gaine en matière synthétique thermoplastique, moulée séparément avec les reliefs désirés, dont la paroi est percée d'une pluralite d'ajours et qui est emmanchée à force sur la branche correspondante de la poignée après avoir été ramollie par la chaleur. L'on supprime ainsi le risque de fissuration tout en ménageant grâce aux ajours, une surface totale de contact suffisante entre le revêtement extérieur et la branche de l'outil. De préférence la gaine est fermée à celle de ses extrémités qui correspond à l'extrémité libre de la branche de la poignée et présente à cet endroit une surépaisseur donnant à ladite extrémité une forme globulaire. La gaine thermoplastique peut être constituée en toute matière synthétique appropriée. D'excellents résultats ont été obtenus avec une super polyamide du type de celle connue sous le nom commercial de "Nylon". L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel la figure i représente une pince classique d'électricien dont les branches de la poignée doivent être isolées, la figure 2 est une perspective à plus grande échelle d'une gaine moulée en Nylon destinée à être emmanchée sur l'une des branches de la poignée, la figure 3 est une vue analogue de la gaine destinée à 1' autre branche de la poignee, la figure 4 montre la pince de la figure 1 équipée des gaines des figures 2 et 3, la figure 5 montre la pince terminée garnie de son revêtement extérieur. Dans 1'exemple choisi, il s'agit de garnir les deux branches 1 et 2 de la poignée de la pince coupante en acier représentée à la figure 1, jusqu'au voisinage de l'axe 3 d'articulation de facon a assurer un isolement électrique aussi étendu que possible aiiisi qu'une bonne prise manuelle Pour ccla deux gaines 4 et 5 sont moulées séparément en matière synthétique thermoplastique, de préférence en Nylon.La gaine 4 présente sur sn face extérieure des reliefs 6 dessinant les emplacements des doigts de la nain de 1 'utilisateur et se termine vois la tête de 1 pince par un bourrelet 7 dont le plan est sen- siblement perpendiculaire à l'axe longitudinal de la pince lorsque la gaine est mise en place sur la branche de la poignée et que les mâchoires de la pince sont fermées.La gaine 5 présente à sa partie supérieure un bourrelet 8 destiné a venir en regards du bourrelet t pour constituer avec lui, en position de fermeture de la pince, une garde aussi complète que possible. Les deux gaines 4 et p sont fermées ù à leur extrémité inférieure et leur pa- roi présente, à cette extrémité et à son voisinage immédiat, une surépaisseur donnant à ladite extrémité une forme globulaire. La paroi de chacune des gaines Il et 5 porte des ajours 9. Dans l'exemple représenté, ces ajours au nombre de quatre par gaine, oiit une forme générale rectangulaire et sont répartis longitudinalement sur la face intérieure de la paroi. Cette disposition augmente la séeurité de l'isolation en mettant les bords des ajours hors des zones venant au contact de la main de l'utilisateur lorsque la pince est saisie normalement. Le garni-sage isolant est alors réalisé de la fuçon suivante : la pince est tout d'abord soigneusement dégraissée et, de préférence sablée pour obtenir des surfaces propres présentant une certaine rugosité. Les gaines 4 et 5 en Xylon sont étuvées afin d'obtenir un ramollisoment convenable de la matière, puis la gaine 't est emmanchée à force sur la branche 1 et la gaine 5 sur la branche 2. Après refroidissement le rétreint du Xylon et le galbe des branches 1 et 2 assurent l'immobilisation des gaines sur lesdites branches, immobilisation suffisante pour la poursuite des opérations. La pince munie des gaines (ligure @@ est alors @@@in@te @@ toute la longueur devant être recouverte par le revétement pla-tique, d'un vernis d'accrochage appelé prim@@ de stiné a assurer l'adhérence ferme du revêtement. Cette enduction de primer est effectuée à la température ambiante par un procédé @uelconque, par exemple par immersion partielle (jusqu'à environ un centimètre de l'axe 3 d'articulation). Puis l'évaporation du solant du primer est assurée par un séchage à l'air ou éventuellement en étuve. Bien entendu, la nature du primer dépend de la matière utilisée pour le revêtement, mais il dépend aussi de la nature du subjectile. Dans l'exemple décrit le revêtement plastique est réalisé avec une dispersion de résine vinylique dans un plastifiant telle que celle connue sous le nom commercial de "Plastisol" et, dans ce cas, un même primer peut assurer l'adhérence aussi bien sur l'acier des branches ( à l'intérieur des ajours des gaines ) que sur les gaines en Nylon; on peut choisir par exemple comme primer un produit tel que celui commercia- lisé sous l'appellation G.S. N. Toutefois, si la nature du revêtement et/ou de la matière constituant les gaines est changée, il est possible qu'il soit nécessaire de procéder à une première enduction de primer sur la pince nue, après dégraissage et à une seconde enduction après $mise cii place des gaines, cette seconde enduction étant réalisée avec un autre primer assurant l'adhérence du revêtement sur les gaines et sur les surfaces d1 acier enduites du premier primer. Après séchage du primer la pince munie des gaines est chauffée dans une étuve à une température convenable, dans l'exemple à environ 180 C. Cet étuvage réalise la cuisson du primer et le préchauffage de la pièce, l'épaisseur du revêtement déposé étant fonction de la température au moment du trempage La pi ccc est alors treinliée progressivement jusqu 'à la profondeur voulue dans un bain de "Plastisol". Ce dernier, liquide à froid, subit une transformation physique et devient un gel au contact de la pièce chauffée. Le temps de trempage est fonction de l'épaisseur désirée pour le revêtement. Enfin, aussitôt sortie du @ain, la pièce est portée, dans l'étuve, à une températuce d'environ 180 C. Le gel de Plastisol est aillai polymérisé et durcit tout en conservant une consistance relativement souple. La pièce, extraite de l'étuve, est refroidie naturellement, puis une incision, effectuée suivant le plan de asymétrie de la pince dans la partie ou les deux branches ont été enrobées en un seul bloc, donne naissance aux faces en regard 10 des parties supérieures desdites branches (figure 5). Les surépaisseurs des extrémités fermes des gaines, enrobées par le revêtement forment aux extrémités des branches de la pince isolée des boules il anti-chocs. Bien entendu cette disposition n'est pas impérative. L'expérience montre qu'aucune fissuration du revêtement n'apparait à la périphérie des ajours 9 et ces derniers pourraie être disposés en n'importe quel point de la gaine, c'est par souci d'éliminer même l'éventualité d'un risque que, dans ltexem- ple décrit, ils n1 affectent que les faces intérieures des gaines. REVENDICATIONS 1 - Outil à main à branches articulées, dont les branches de la poignée, sont électriquement isolées au moyen d'un revêtement plastique réalisé par trempage, l'une au moins comportant des reliefs formant arrêts de doigts et/ou garde main, et constitué par un outil standard du eommerce sur lequel lesdits reliefs sont dessinés par une pièce moulée séparément et rapportée sur la branche considérée avant le trempage de l'outil dans le bain plastique du revêtement, outil caractérisé en ce que ladite pièce rapportée est une gaine en matière synthétique thermoplastique dont la paroi est percée d'une pluralité d'ajours et qui est emmanchée à force sur la branche correspondante de la poignée après avoir été ramollie par apport de chaleur. 2 - Outil à main selon la revendication 1, caractérisé en ce que la gaine est fermée à celle de ses extrémités qui correspond à l'extrémité libre de la branche de la poignée et que, de préférence, sa paroi présente à cet endroit une surépaisseur donnant à ladite extrémité une forme globulaire. 3 - Outil à main selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les ajours de la gaine sont répartis longitudi-- nalement le long de la face intérieure de ladite gaine.