i 2002609 La présente invention se rapporte d'une manière générale au support et au transport d'une feuille continue ou ruban d'une matière souple et plus particulièrement à un moyen perfectionné servant à supporter une feuille ou un ruban de verre à un état 5 plastique lorsqu'il est extrêmement chauffé à mesure qu'il est tiré vers le haut depuis une masse de verre fondu et dévié dans un plan sensiblement horizontal pour passer à travers un four de recuit au cours d'un procédé dit procédé Colburn utilisé pour produire du verre en feuille ou verre à vitre. 10 Comme expliqué dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3-137-556, le verre "à vitre" ou "en feuille", qui est un verre plat, étiré, présentant des surfaces polies au feu réalisées pendant la formation du verre à la différence de la "glace" qui présente des surfaces meulées et polies mécaniquement, est produit 15 suivant un procédé bien connu en tirant une feuille ou un ruban vers le haut depuis une masse de verre fondu et en le faisant dévier en le faisant passer au-dessus de ce qu'on appelle un rouleau de déviation pendant qu'il est extrêmement chauffé et se trouve à un état plastique. Un inconvénient important du tirage 20 du verre en feuille de cette manière a été l'effet nuisible que le rouleau de déviation peut avoir sur la qualité de surface de la feuille. Lorsque la feuille très chauffée à l'état plastique vient directement en contact avec le rouleau, les légères imperfections de la surface du rouleau s'impriment sur la surface de 25 la feuille en produisant un état indésirable connu comme "saleté du fond" et la combinaison de ces imperfections et de la température du rouleau et de la feuille produit un état indésirable sur la surface de dessous de la feuille connu dans la technique comme le "reflet". La vitesse de production est également limitée par 30 la quantité de chaleur qui doit être éliminée de la feuille par son contact avec le rouleau de déviation. Pour éviter ce contact direct entre le rouleau de déviation et la feuille et de ce fait supprimer les effets indésirables qu'il produit sur la feuille, on a proposé dans le brevet des 35 Etats-Unis d'Amérique n° 3-137-556 précité de donner au rouleau une surface poreuse à travers laquelle on refoule un fluide gazeux pour produire une pellicule ou un coussin entre la feuille et la matière poreuse. De ce fait, le rouleau reste immobile tandis que la feuille est déplacée au-dessus dé lui sur la pellicule. 69 04752 2- 2002609 Cependant, ceci ne s'est pas avéré entièrement satisfaisant du fait qu'il est extrêmement difficile de maintenir une pellicule d'épaisseur uniforme sur tout un segment de la surface du rouleau autour duquel la feuille est déviée. De ce fait, la feuille peut 5 traîner en travers de la surface du rouleau dans certaines régions et se gonfler dans cfautres régions, ce qui y produit des défauts sérieux. Bien que ]a présente invention soit illustrée et décrite ici en se reportant particulièrement à la production du verre à vitre 10 suivant le procédé Colburn auquel elle est particulièrement bien adaptée, il va de soi qu'elle peut s'appliquer d'une manière générale au support ou au transport d'une feuille de matière souple flexible telle qu'une matière plastique, du papier,de l'acier ou de l'étoffe. Un domaine pour lequel elle peut être appliquée 15 particulièrement, par exemple, est l'enlèvement de la feuille de verre encore à l'état plastique du bain de métal fondu dans le procédé de flottement utilisé pour produire des glaces. Lorsqu'on l'utilise de cette manière, il est envisagé qu'un gaz semblable à l'atmosphère non oxydante du bain de flottation ou compatible 20 avec cette atmosphère soit utilisé comme fluide gazeux pour supporter la feuille. Suivant la présente invention, on tire d'une manière continue un ruban de verre vers le haut depuis un bain de verre fondu et on le fait dévier autour de la surface courbe d'un élément de 25 déviation fixe pour l'amener dans un plan sensiblement horizontal et le faire passer à travers un four de recuit. Une chambre en surpression peu profonde est formée en dessous de la feuille dans la partie de la surface de l'élément de déviation autour duquel la feuille est déviée. Un fluide gazeux est fourni sous pression 30 à ladite chambre par une fente s'étendant longitudinalement dans sa partie inférieure, et le ruban de verre flotte au-dessus de l'élément de déviation sans venir en contact avec lui sur le coussin de fluide ainsi formé. En conséquence, la présente invention a pour but : 35 - de supporter et de transporter une feuille de verre extrê mement chauffée sans la mettre directement en contact ëvec une surface de support avant qu'elle ne se soit refroidie suffisamment pour être transportée par un moyen à rouleaux classique sans abîmer sa surface ; 69 04752 3 2002609 - de supporter et de transporter une feuille de verre à un état ramolli lorsqu'elle est extrêmement chauffée par-dessus un dispositif de support sur un coussin de fluide sans faire traîner ni gonfler la feuille ; 5 - de supporter et de transporter une feuille en utilisant un débit minimal de fluide gazeux pour maintenir le coussin de fluide ; - de réduire le volume de fluide gazeux s'échappant entre la feuille et le dispositif de support dans la chambre de tirage de 10 la machine à fabriquer le verre à vitre. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront au cours de la description détaillée qui va suivre, faite en regard des dessins annexés qui donnent à titre explicatif, mais nullement limitatif, une forme de réalisation 15 conforme à l'invention. -Sur ces dessins, la figure 1 est une coupe verticale longitudinale à travers la région de formation d'un four de verre à vitre selon la présente invention ; 20 la figure 2 est une coupe transversale à grande échelle de l'élément de déviation représenté sur la figure 1 la figure 3 est une coupe transversale partielle à grande échelle de la partie chambre en surpression de l'élément de déviation, représentant les chicanes disposées à l'intérieur de la 25 fente d'alimentation en fluide ; la figure 4 est une vue latérale partielle de l'élément de déviation, partiellement en coupe ; la figure 5 est une vue en plan partiel de la zone en surpression de l'élément de déviation ; et 30 la.figure 6 est une coupe partielle à grande échelle suivant la ligne 6-6 de la figure, 5*. Selon la présente invention, un appareil servant à transporter une feuille de matière souple le long d'un trajet prédéterminé comprenant une surface de support immobile au-dessus de laquelle 35 passe la feuille, est caractérisé par un évidement peu profond formé sur cette surface et formant une chambre•en surpression au-dessous de la feuille-, un moyen, servant .à introduire un fluide gazeux sous, pression-dans cette chambre en surpression, de façon à supporter la feuille sur un coussin de -fluid^ : sans, la mettre.- en 69 04752 2002609 contact avec ladite surface de support. En se reportant maintenant aux dessins et en particulier à la figure 1, elle représente djune manière générale en 10 l'extrémité de sortie de la chambre de refroidissement d'un four à cuve 5 continu dans lequel une masse de verre fondu est produite, affi-. née et refroidie jusqu'à des températures de travail appropriées d'une manière continue. Le verre fondu, qui est indiqué en 11, s'écoule depuis une chambre de refroidissement 12 du four à travers une ouverture 13 formée en dessous d'une paroi d'extrémité 10 14 d'une chambre de refroidissement pour pénétrer dans un réceptacle de travail 15 et former une masse relativement peu profonde de verre fondu 16 d'où, est tiré d'une façon continue une feuille ou ruban 17- Des briques à lèvres avant et arrière 18 et 19, disposées au-dessus du verre fondu à l'extrémité d'entrée et à l'ar-15 rière, respectivement, du réceptacle de travail, produisent sur le verre fondu une zone calme à travers laquelle est tirée la feuille pendant son stade de formation. Des paires de rouleaux moletês "20 viennenten"prise~drfune ma-nière classique avec la feuille le long de l'un et l'autre bords 20 afin de la mettre et de la maintenir à sa largeur appropriée, et des dispositifs de refroidissement 21 sont disposés en face de l'une et l'autre surface, de la manière habituelle, pour absorber la chaleur provenant de la feuille par rayonnement lorsqu'elle est tirée vers le haut. La feuille 17 s'élève verticalement sur 25 une courte distance à l'intérieur de la chambre de tirage, laquelle est indiquée d'une manière générale en 22 et comprend la paroi d'extrémité 14, une voûte 23 et des parois latérales opposées 24, et ensuite elle est déviée autour d'un élément de déviation 25 pour la faire passer à travers un four de recuit voisin 30 26 sur une série de rouleaux alignés 27 du four ou de la machine. Du fait que la présente invention ne se rapporte qu'à la région dans laquelle la feuille est déviée et passe d'un plan vertical à un plan sensiblement horizontal autour de l'élément de déviation 25 pour pénétrer dans .le four de recuit et le traverser, on n'a 35 représenté et décrit que la partie du four qui est nécessaire pour comprendre d'une manière appropriée la présente invention. L'élément qe déviation 25 est monté dans des paliers de manière à tourner autour de son axe longitudinal et il est pourvu d'un mécanisme d'entraînement à- la manière des rouleaux de 69 04752 5 2002609 de déviation classiques, pour une raison qui sera décrite plus loin. Plus particulièrement, comme on le voit sur les figures 2 et 4, l'élément de déviation présente une forme générale cylindrique et comporte une section tubulaire centrale 28 de support 5 de la feuille sur laquelle sont fixées à ses extrémités.des sections de tourillons 29 servant à la monter en position de fonctionnement à l'intérieur des paliers. Pour faire flotter la feuille sur un coussin de fluide gazeux pendant qu'elle est déviée autour de l'élément de déviation de 10 telle sorte que sa surface ne soit pas abîmée, il est essentiel qu'elle soit supportée d'une façon uniforme afin d'éviter à la fois qu'elle ne traîne sur l'élément de déviation et qu'elle ne se gonfle. Le fluide gazeux qui s'échappe entre l'élément de déviation et la feuille pénètre dans la chambre de tirage et de ce 15 fait sa quantité doit être réduite afin d'éviter de former des courants d'air nuisibles dans la zone de formation de la feuille. Une telle turbulence peut nuire aux conditions de température à l'intérieur du verre fondu et à l'intérieur de la feuille venant d'être formée. Au cas où le fluide s'échappe à un débit relati-20 vement rapide, on peut éprouver des difficultés pour le réapprovisionner et maintenir le coussin de fluide. De ce fait, il y a certains avantages à se rapprocher au moins de conditions statiques à l'intérieur du coussin de fluide. Dans ce but, la section centrale tubulaire 28 de l'élément de 25 déviation 25 comporte un cylindre creux 30 présentant une chambre en surpression relativement peu profonde 31 formée sur le segment de sa surface extérieure autour de laquelle la feuille est déviée. 3ien que la section tubulaire 29 ait été représentée comme étant circulaire en section droite, on se rend compte que le principe 30 de la présente invention pourrait également s'appliquer à des éléments de déviation présentant d'autres configurations en section droite. Une ouverture ou fente 32 d'alimentation en fluide s'étendant longitudinalement à l'intérieur de la chambre en surpression communique avec l'intérieur creux 33 du cylindre. Un 35 fluide gazeux est fourni à l'intérieur creux 33 a une température et une pression appropriées par les extrémités des sections de tourillons au moyen de conduits 34, comme décrit plus loin. Le diamètre de la section tubulaire 2© dépend d'un certain nombre de facteurs tels que la matière particulière qui est 04752 6 2002609 transportée au-dessus de celle-ci, son épaisseur, son poids, sa température et sa plasticité. Cependant, pour produire du verre en feuille ou à vitre suivant la présente invention, on a trouvé approprié un diamètre extérieur compris entre 230 et 533 mm. L'épaisseur de paroi de l'élément tubulaire peut être de l'ordre de 25 mm et la fente peut présenter une largeur de 12,5 à 25mm. La fente 32 d'alimentation en fluide comporte un évidement supérieur continu 35 qui s'étend sur toute la longueur de l'élément tubulaire, et une série d'ouvertures espacées 36 assurant une communication entre 1'évidement et l'intérieur creux 33* Des nervures de renforcement 37 séparent les ouvertures voisines 36, bien qu'il soit envisagé qu'on puisse supprimer les nervures pour former une fente absolument sans obstacle, à volonté, afin d'améliorer les caractéristiques d'écoulement du fluide. On se rend compte que le verre est à une température élevée et que ses surfaces sont extrêmement susceptibles d'être abîmées lorsqu'il passe au-dessus de l'élément de déviation, de sorte que si on laisse des courants individuels de fluide venir le frapper avec une intensité suffisante, on peut détecter des lignes ou des rayures s'étendant longitudinalement sur le produit fini. On a également trouvé que si on laisse le fluide passer à travers la fente d'alimentation 32 sans être gêné, des variations de pression à l'intérieur de la chambre en surpression 31 dues à une agitation ou a des rebondissements de la feuille tendent à être transmises au fluide se trouvant à l'intérieur creux 33 de l'élément de déviation et à être amplifiées. Afin de diffuser le fluide de telle sorte qu'il ne vienne pas frapper la surface de dessous de la feuille par des courants directs, et pour produire une chute de pression entre l'intérieur creux 33 et la chambre en surpression 315 des chicanes peuvent être disposées à l'intérieur de la fente d'alimentation en fluide. On se rend compte que les chicanes peuvent prendre une diversité de formes. Une forme de ces chicanes, qu'on voit en particulier sur la figure 3, comporte des toiles métalliques espacées et superposées 38 et 39 ou d'autres éléments poreux ou perforés disposés à l'intérieur de 1'évidement continu 35 et dont les bords opposés se logent dans des paires supérieure et inférieure de gorges 4Q et 41, respectivement, formées sur les parois latérales de l^évidement. Un élément d'étanchéité 42, tel qu'un tronçon de fil métallique-, est eoîncé 69 04752 7 2002609 dans chacune des gorges afin de maintenir la toile métallique ai position et assurer que le fluide ne fuit pas autour des bords des toiles métalliques à l'intérieur des gorges pour venir frapper contre le dessous de la feuille par des courants directs. 5 Avec un agencement de ce type, la toile métallique de dessous est plus dense que la toile métallique de dessus, ou en d'autres termes la toile métallique de dessus présente une porosité qui est plus grande que celle de la toile métallique de dessous. Les toiles, métalliques produisent ainsi une chute de pression servant 10 à amortir les variations de pression du fluide entre l'intérieur de l'élément de pliage et la chambre en surpression 31. La toile métallique supérieure plus poreuse rompt les jets produits par la toile métallique inférieure. La porosité ou la densité des toiles, métalliques peut être définie en fonction du volume d'air 15 en mètres cubes par minute à line température et une pression standard qui traverse un échantillon d'un mètre carré de la toile métallique avec une chute de pression de 0,007 bar. En se basant sur cette définition, on a obtenu de bons résultats en utilisant une toile métallique inférieure de 7 nrVheure en combinaison 20 avec une toile métallique de dessus de 14, 21 ou 28 nrVheure. De même, on a obtenu de bons résultats en utilisant une toile métallique inférieure de 14 nvVheure en combinaison avec une toile métallique de dessus de 21 ou 28 m^/heure. Pour faciliter l'introduction des toiles métalliques ou d'au-25 très chicanes, l'évidement 35 et les gorges 40 et 4l s'étendent jusqu'aux extrémités du cylindre 30. De ce fait, les toiles métalliques peuvent être introduites longitudinalement depuis les extrémités des gorges. Après avoir mis en place les toiles métalliques, on ferme les extrémités de l'évidement à l'aide de bou-30 chons 43 qui y sont introduits par exemple en les y ajustant avec une légère pression. Au cas où il devient nécessaire de remplacer les toiles métalliques, on peut enlever les bouchons pour pouvoir y accéder. Comme on le voit sur les figures 5 et 6, la surface supérieure du bouchon est évidée en 44 pour s'adapter à la confi-35 guration de la chambre peu profonde 31. Cette chambre évidée s'arrête un peu avant les extrémités du cylindre 30, de sorte qu'une lèvre 45 entoure complètement la chambre en surpression à l'endroit où elle est évidée dans la surface supérieure du cylindre. Par suite, à mesure qu'une feuille 69 04752 8 2002609 de verre de largeur légèrement supérieure à la longueur du cylindre passe par-dessus celui-ci, il existe une chambre à peu près complètement fermée en dessous de la feuille. Comme on le voit sur les figures 1 et 2, l'élément de dëvia-5 tion 25 est élevé légèrement au-dessus des rouleaux 27 du four de telle sorte que la feuille 17 suit le contour de l'élément de déviation sur un arc quelque peu supérieur à 90 degrés sur sa surface extérieure. La hauteur de l'élément de déviation au-dessus de la surface de la masse de verre fondu 16 peut varier sui-10 vant l'épaisseur et la vitesse de la feuille qui est produite et la rapidité suivant laquelle elle se refroidit avant d'atteindre l'élément de déviation. Pour réduire les pertes de fluide qui en partent, la chambre en surpression présente une dimension telle que la feuille suit le contour du cylindre 30 pendant une courte 15 distance au delà des lèvres 45 à mesure qu'elle s'en rapproche et s'en écarte. Du fait que la feuille est supportée par la masse de fluide qui se trouve dans la chambre en surpression, une quantité de fluide suffisante s'échappe sur la lèvre 45 pour empêcher la feuille de venir en contact avec la lèvre et la surface voi-20 sine du rouleau à l'extérieur de la région de la chambre. On a trouvé que la chambre doit couvrir un arc compris entre 85 degrés et 95 degrés environ sur la surface du rouleau avec un agencement de four classique tel que celui représenté sur la figure 1 afin de supporter d'une manière appropriée la feuille en évitant 25 qu'elle ne vienne en contact avec l'élément de déviation. La profondeur de la chambre est comprise entre 0,6 et 2,3 mm environ ou plus. Par exemple, dans un élément de déviation dont la section cylindrique 30 présente un diamètre de 457 mm et qui est disposé de telle sorte que son sdmmet se trouve à 75 mm au-dessus 30 du premier rouleau 27 du four, une chambre 31 d'une profondeur d'environ 1,4 mm et couvrant un arc de 92 degrés de la surface cylindrique s'est avérée appropriée pour supporter une feuille de verre à vitre ordinaire. Dans l'une ou l'autre extrémité du cylindre creux est intro-35 duit un prolongement tubulaire 46 qui porte un manchon 47 tournant librement. Le manchon présente une surface moletée 48 sur laquelle les bords d'extrémité de la feuille passent en passant par-dessus l'élément de déviation. Les manchons sont tourillonnés d'une manière appropriée sur les prolongements tabulaires, par 69 04752 9 2002609 exemple en utilisant deux bagues concentriques en .stellite (non représentées) au voisinage de l'une et l'autre extrémité, la bague extérieure étant fixée sur le manchon et la bague intérieure étant fixée au prolongement tubulaire. Les manchons, qui peuvent tourner 5 librement sous l'action du passage de la feuille de verre au-dessus d'eux, sont entraînés par la feuille et le frottement entre les manchons et les bords d'extrémité de la feuille est suffisant pour stabiliser la feuille et l'empêcher de se rétrécir ou se contracter lorsqu'elle est déviée autour de l'élément de dévia-10 tion. La largeur du ruban est déterminée par les paires de rouleaux moletés 20, et cette largeur est maintenue et la feuille est guidée lorsqu'elle passe par-dessus l'élément de déviation, sur la pellicule de fluide, du fait que ses bordures passent sur les manchons 47. 15 Du fait que les parties de bordure de la feuille qui passent sur.les manchons moletés sont déformées et doivent être supprimées comme déchets, il est souhaitable de réduire la largeur des manchons et des régions de bordure de la feuille qui passent sur eux. Par exemple, on-a trouvé qu'avec une largeur de feuille de 20 l'ordre de 3s9 mètres, une bande de bordure de 125 à 150 mm passant sur le manchon moleté suffit pour maintenir la largeur et guider la feuille. Bien que le manchon moleté puisse présenter une largeur de l'ordre de 250 mm, on peut imaginer que les bords de la feuille puissent, â l'occasion, s'étendre vers l'extérieur 25 au delà du manchon moleté. Afin d'empêcher la feuille de se trouver encrassée dans le cas où ceci arriverait, un collier fixe 49 est fixé au prolongement tubulaire 46 à l'extérieur du manchon. De ce fait, au cas où la feuille s'étend au delà du manchon tournant 47, sa bordure glisse sur le collier fixe. 30 Les extrémités du prolongement tabulaire 47 pénètrent à une certaine distance à l'intérieur du cylindre creux 30 afin de former un joint de résistance appropriée, et de ce fait peuvent recouvrir les extrémités de la fente 32 d'alimentation en fluide. Un accès facile pour le fluide provenant de l'intérieur de l'élé-35 ment de déviation vers la fente dans la région du recouvrement est assuré par une série d'ouvertures 46' formées sur la paroi du prolongement tubulaire 46, en dessous de la fente. En fonctionnement normal, l'élément de déviation reste, .immobile, la feuille se déplaçant au-dessus de la chambre en ....._ 69 04752 10 2002609 surpression sur le coussin de fluide, comme expliqué plus loin. Cependant, il est envisagé que l'on puisse faire fonctionner-le dispositif à la manière d'un rouleau de déviation classique pendant la mise en place et la mise en route de la feuille et éga-5 lement à d'autres moments lorsqu'on rencontre des difficultés de fonctionnement. Dans ce but, l'élément de déviation est monté à une extrémité dans un système d'entraînement classique d'un rouleau de déviation avec un embrayage à roue libre, comme représenté d'une manière générale en pointillé en 50 sur la figure 1, et 10 son autre extrémité est tourillonnée et supportée de la manière habituelle (non représentée) pour les rouleaux de déviation. Plus particulièrement, les sections de tourillons 29 sont fixées aux prolongements tubulaires 46 et comportent des segments intermédiaires tubulaires de dimensions réduites 51 et 52 qui sont réu-15 nis à une section de support 53- La section de support se loge dans les paliers comme décrit plus haut à l'une et l'autre extrémités afin de supporter l'élément de déviation. Un prolongement de tuyau 54 est fixé à l'extrémité extérieure de chacune des sections de support, et des raccords rotatifs 55 montés sur les 20 prolongements de tuyaux à l'une et l'autre extrémités de l'élément de déviation sont reliés par les conduits précités 34 à une source (non représentée) d'air conditionné d'une manière appropriée ou d'un autre fluide gazeux sous pression. Pour passer brièvement en revue le fonctionnement de l'in-25 vention, l'élément de déviation est mis en place dans la machine et on le fait fonctionner initialement comme un rouleau de déviation classique. Lorsque la feuille est stabilisée, un fluide gazeux approprié tel que de l'air ordinaire préchauffé à une température comprise entre 260 et 760°C est admis dans l'intérieur 30 creux de l'élément de déviation, par ses extrémités, à l'aide des conduits 34. On fait cesser alors la rotation, la fente 32 d'alimentation en fluide étant disposée entre les points de tangence où la feuille se rapproche et s'écarte de l'élément de déviation, de sorte qu'une masse de fluide s'accumule dans la, chambre en 35 surpression afin de supporter la feuille en l'empêchant de venir en contact avec l'élément cylindrique 30. La température et la pression du fluide préchauffé ainsi que la position angulaire de la chambre en surpression sont alors réglées de manière à supporter la feuille avec un minimum de débit de fluide. 69 04752 2002609 Dans un mode de réalisation qui s'est avéré fonctionner d'une manière satisfaisante au cours d'essais de production, un élément de déviation comportant une partie cylindrique 30 d'un diamètre extérieur de 464 mm a été pourvu d'une fente d'alimentation en 5 fluide d'une largeur de 16 mm. La chambre en surpression avait une profondeur de 0,7 mm et couvrait un arc de 44 degrés de chaque côté de l'axe de la fente. Les chicanes disposées à l'intérieur de la fente étaient constituées par une toile métallique intérieure 39 d'un régime de 14 m^/minute et d'une toile métallique supé-10 rieure dont le régime était de 21 rn^ par minute. On a fait varier la hauteur de l'élément de déviation au-dessus des rouleaux du four entre 6,4 mm et 63,5 mm et on a fait varier la position de l'axe de la fente 32 entre 42° et 49° par rapport à la verticale. De l'air préchauffé à une température comprise entre 575 et 15 645° a été fourni à l'intérieur 33 de la partie cylindrique suivant un volume compris entre 2,3 et 3,6 m^ par minute. La hauteur du rouleau au-dessus du four et la position de la fente doivent être réglées de telle sorte que l'enroulement de la feuille autour de l'élément de déviation au delà de la lèvre 45 20 de la chambre en surpression donne les meilleurs résultats, ceci correspondant d'une manière générale à un arc de 1 à 4° environ sur la surface. Dans un autre mode de réalisation de l'invention présentant des dimensions semblables, la chambre en surpression avait une profondeur comprise entre 1,4 et 1,5 mm et s'étendait 25 sur un arc de 46° de chaque côté de l'axe de la fente d'alimentation en fluide. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre d'exemple préférentiel, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre qui est défini dans les 30 revendications annexées. 69 04752 12 2002609 REVENDICATIONS 1. Appareil servant à transporter une feuille de matière -souple le long d'un trajet prédéterminé et comprenant une surface de support immobile au-dessus de laquelle passe la feuille, appareil 5 caractérisé par le fait qu'il comporte un évidement peu profond formé sur la surface et formant une chambre en surpression au-dessous de la feuille, et un moyen introduisant un fluide gazeux sous pression dans ladite chambre, de façon à supporter la feuill-? sur un coussin de fluide en l'empêchant de venir en contact avec 10 la surface de support. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la surface de support est curviligne et que la feuille suit le contour de cette surface curviligne le long de la chambre en surpression. 15 3- Appareil suivant la revendication 1, comprenant un récep tacle de travail contenant une masse de verre fondu et un moyen servant à tirer d'une façon continue la feuille vers le haut de-puis la masse de verre fondu, le moyen de tirage comprenant un élément de déviation disposé au-dessus du réceptacle de travail et 20 présentant une surface courbe autour de laquelle est déviée la feuille pour venir dans un plan sensiblement horizontal, appareil caractérisé' en ce que l'évidement peu profond qui forme la chambre en surpression est formé sur la surface courbe au-dessous de la feuille. 25 4. Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce qû'il comporte une fente s'étendant longitudinalement, formée sur la surface courbe à l'intérieur de la chambre en surpression, à travers laquelle le fluide gazeux est admis dans ladite chambre. 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que 30 des chicanes sont disposées à l'intérieur de la fente pour diffuser le fluide gazeux et produire une chute de pression dans la fente lorsque le fluide la traverse. 6. Appareil suivant l'une quelconque des revendications de 3 à 5, caractérisé en ce que la chambre en surpression couvre un 35 arc compris entre 65° et 95° environ sur la surface courbe. 7. Appareil suivant la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisé en ce que l'élément de déviation est disposé de telle sorte que l'axe de la fente soit incliné entre 42° et 49° environ par rapport à la verticale, la feuille étant destinée à suivre la 69 04752 13 2002609 surface courbe depuis 1° ,à 4° environ au delà des extrémités de la chambre en surpression. 8. Appareil suivant l'une quelconque des revendications de 1 à 7 s caractérisé en ce que la chambre en surpression présente 5 une profondeur comprise entre 0,6 et 2,3 mm environ. 9. Appareil suivant l'une quelconque des revendications de 3 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte un manchon tournant disposé à chaque extrémité de la surface courbe et au-dessus desquels passent les bords extrêmes de la feuille lorsque celle-ci 10 est déviée autour de l'élément de déviation. 10. Appareil suivant la revendication 3* caractérisé en ce que l'élément de déviation est tubulaire en section droite et le moyen servant à introduire le fluide gazeux est constitué par une fente s'étendant longitudinalement formée sur l'élément tu- 15 bulaire à l'intérieur de la chambre en surpression, cette fente assurant une communication entre ladite chambre et l'intérieur de l'élément tubulaire et un moyen fournissant le fluide gazeux sous pression à l'intérieur de l'élément tubulaire. 11. Appareil suivant la revendication 10, caractérisé en ce 20 qu'il comporte un moyen destiné à faire tourner l'élément tubulaire à des moments choisis autour de son axe longitudinal.