La présente invention concerne d'une manière générale l'usinage d'une lentille ophtalmique et propose plus particulièrement une machine propre à assurer l'usinage d'une des deux faces d'une telle lentille. La présente invention a plus précisément pour objet une machine qui, répondant à ce but, est capable d'une cadence de production élevée, présente une grande sécurité de travail et de fonctionnement, et ne nécessite pour sa desserte qu'un personnel réduit ; une telle machine convient notamment tout particulièrement à la production de lentilles ophtalmiques sphériques de puissance moyenne. La machine suivant l'invention est du genre comportant au moins un poste de travail propre à assurer tout ou partie de l'usinage d'une des faces d'une telle lentille, ledit poste comportant d'une part un porte-outil propre à la commande d'un outil apte à assurer un tel usinage, et d'autre part un support de lentille propre à la réception d'une lentille à usiner, et, selon un premier aspect, est caractérisée en ce que ledit support de lentille est formé d'une cuvette montée à rotule en bout d'un axe desupport, une jupe élastiquement déformable reliant la périphérie externe de ladite cuvette à la périphérie externe d'une collerette de maintien sensiblement perpendiculaire audit axe de support De manière usuelle, le montage à rotule de la cuvette recevant une lentille permet de pallier les conséquences d'un éventuel décalage de l'axe de ladite cuvette vis-à-vis de l'axe de l'outil destiné à être appliqué à la lentille pour son usinage, et ainsi éviter les risques de casse d'une telle lentille, tandis que la jupe élastiquement déformable reliant selon l'invention cette cuvette à une collerette de maintien permet, d'une part de rappeler en permanence élastiquement cette cuvette dans une position sensiblement horizontale, et d'autre part, par absorption élastique, d'éviter, lors de l'usinage de la lentille, des vibrations parasites susceptibles de s'amplifier et de conduire à des irrégularités d'usinage, voire même à une rupture de la lentille travaillée. Ce support de lentille permet donc une grande sécurité de fonctionnement et favorise ainsi le maintien d'une cadence élevée de production pour la machine, toute casse de lentilles en cours de travail se faisant évidemment au préjudice d'une telle cadence. De préférence, le fond de la cuvette d'un tel support de lentille présente d'une part, dans sa zone centrale, au moins un aju tage d'aspiration en communication avec un canal d'aspiration prévu à cet effet dans l'axe de support de ladite cuvette, et d'autre part, dans sa zone périphérique, au moins un joint annulaire entourant ledit ajutage pour appui de la lentille travaillée. L'aspiration qu'il est ainsi possible d'assurer, affermit avantageusement le maintien de la lentille travaillée dans la cuvette qui la porte, ce qui est un facteur de sécurité. En outre, cette aspiration favorise l'adoption d'une disposition de sécurité complémentaire suivant laquelle la machine étant pilotée par un dispositif de commande programmé, celui-ci est asservi notamment à un détecteur de pression interposé sur une canalisation d'aspiration en liaison avec le support de lentille du poste de travail de la machine. Ainsi la machine suivant l'invention se trouve automatiquement stoppée si un tel poste de travail n'est pas correctement alimenté en lentille à usiner. Par ailleurs, selon un deuxième aspect de l'invention, un tel support de lentille est mobile verticalement entre une position basse de repos et une position haute de travail pour laquelle il applique avec pression la lentille qu'il porte contre l'outil porté par le porte-outil du poste de travail correspondant, et, conjointement, ce porte-outil est monté rotatif sur un flasque de support, ledit flasque de support est monté pivotant sur un bloc de support autour d'un axe sensiblement perpendiculaire à l'axe de rotation du porte-outil, et ledit bloc de support est lui-même articulé sur le châssis de la machine autour d'un axe sensiblement perpendiculaire à l'axe de pivotement du flasque de support, entre une position basse de travail et une position haute de repos. Les avantages de cette disposition ressortiront mieux si l'on rappelle qu'usuellement, le support de lentille est fixe verticalement tandis que le porte-outil est mobile verticalement. Selon l'invention, la position de l'outil en cours de travail est bien définie, ce qui minimise les vibrations dont il peut etre l'objet et est donc favorable à la régularité de son travail. De plus, la masse à soulever pour contact de la lentille à travailler avec l'outil de travail se réduit avantageusement à celle du support de lentille, qui est relativement faible. De préférence, la machine suivant l'invention comporte en série une batterie de postes de travail semblables et des moyens de transfert propres à assurer l'avance pas-à-pas.d'une lentille d'un poste de travail à un autre. Selon un troisième aspect de l'invention, le premier poste de travail de la machine suivant l'invention est précédé par un dispositif d'alimentation propre à présenter automatiquement une à une aux moyens de transfert associés les lentilles à travailler, ou plus exactement les ébauches ou moulages d'où sont progressivement tirées les lentilles recherchées ; dans le présent texte, on désigne d'ailleurs indifféremment les objets travaillés par lentilles, ébauches ou moulages. De cette disposition résulte une augmentation notable de la cadence de travail de la machine, ainsi qu'une réduction du personnel nécessaire à sa desserte, une même personne pouvant suffire à la desserte de plusieurs machines Selon un quatrième aspect, la machine suivant l'invention est encore caractérisée en ce que les moyens de transfert associés à la batterie de postes de travail constituant cette machine comportent autant de ventouses d'aspiration que ladite batterie comporte de postes de travail, chaque ventouse étant mobile en va-etvient, d'une part verticalement, d'autre part, horizontalement. En pratique et de préférence, les moyens de transfert associés à une telle batterie de postes de travail comportent autant de ventouses d'aspiration que ladite batterie comporte de postes de travail plus une, la ventouse d'aspiration supplémentaire premettant le prélèvement d'une lentille délivrée par le dispositif d' alimentation et sa mise en place au premier poste de travail. De tels moyens de transfert, qui peuvent aisément être commandés pneumatiquement ou hydrauliquement, sont à même d'assurer avec une grande sécurité et une grande rapidité la desserte des divers postes de travail, et donc de favoriser l'obtention et le maintien d'une cadence de production élevée. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés, sur lesquels la figure 1 est un bloc diagramme schématique en plan d'une machine suivant l'invention la figure 2 est une vue en perspective du seul dispositif d' alimentation que comporte cette machine la figure 3 reprend à échelle supérieure un détail de la figure 2 les figures 4A, 4B, 4C sont des vues partielles en coupes lon gitudinales suivant la ligne IV-IV de la figure 2 illustrant le fonctionnement de ce dispositif d'alimentation la figure 5 est une vue schématique en élévation, avec arrachement, d'un poste de travail de la machine suivant l'invention;; la figure 6 est une vue latérale de ce poste de travail suivant la flèche VI de la figure 5 la figure 7 est à échelle différente une vue en coupe axiale du support de lentille mis en oeuvre dans certains de ces postes de travail la figure 8 reprend pour cette partie la figure 7 et concerne le support de lentille mis en oeuvre dans d'autres postes de travail, cette figure 8 étant une vue en coupe axiale, suivant la ligne brisée VIII-VIII de la figure 9 la figure 9 est une vue partielle en plan du support de lentille représenté à la figure 8 la figure 10 est une vue partielle en perspective des moyens de transfert mis en oeuvre dans la machine suivant l'invention la figure 11 est, en perspective, le diagramme de déplacement de ces moyens de transfert. D'une manière générale, la machine suivant l'invention est destinée à assurer l'usinage d'une des faces d'une lentille ophtalmique à partir d'une ébauche M d'une telle lentille. Une telle ébauche M, visible sur les figures 2 et 4, est cons- tituée par un palet en verre brut de moulage, communément dit moulage ; un tel moulage a des faces concave et convexe géométriquement bien définies dont il convient d'assurer l'usinage, et cet usinage se fait le plus souvent en trois stades successifs, d'ébauchage, de doucissage et de polissage. Globalement, et tel que schématisé à la figure 1, la machine suivant l'invention comporte une batterie 10 de postes de travail 11 propres à assurer chacun une partie de l'usinage d'une des faces d'un moulage M ; on supposera d'abord dans ce qui suit que la face d'un tel moulage que les postes de travail 11 doivent usiner, est la face concave de celui-ci. Dans l'exemple représenté, il y a trois postes de travail successifs, le premier destiné à assurer l'ébauchage de la face de moulage travaillée, le deuxième le doucissage de cette face et le troisième son polissage. Il va de soi cependant que le nombre de ces postes, qui ont même structure, et/ou que leur travail pourraient être différents; par exemple il pourrait y avoir quatre postes de travail successifs, deux de ces postes étant affectés à un même travail, ce travail étant ainsi assuré en deux étapes successives. Dans l'exemple représenté, la batterie 10 est précédée d'un dispositif d'alimentation 13 et suivie d'un dispositif d'évacuation 14. En outre, à cette batterie 10 sont associés des moyens de transfert 15 propres à assurer l'avance pas-à-pas d'un moulage d'un poste de travail de cette batterie à un autre ; ces moyens de transfert 15 sont en outre de nature à permettre le prélèvement d'un moulage au dispositif d'alimentation 13 et sa mise en place sur le premier poste de travail de cette batterie, ainsi que le passage d'un moulage du dernier poste de cette batterie au dispositif d'évacuation 14. Le dispositif d'alimentation 13, représenté isolément à la figure 2, comporte un magasin 18 apte à recevoir un empilage vertical 19 de moulage M à travailler. Dans l'exemple représenté, le magasin 18 est formé de deux équerres 20 qui sont portées en porte-à-faux l'une en regard de 1' autre par des socles 21 solidaires d'un bâti 22, et dont les ailes verticales sont cintrées longitudinalement de manière à pouvoir conjointement envelopper pour partie le contour circulaire de 1' empilage 19 de moulages M qu'elles enserrent. De préférence, et tel que représenté, les équerres 20 sont montées réglables en position sur les socles 21 qui les portent et présentent à cet effet des lumières 23 pour passage de boulons 24 vissés dans lesdits socles. Le dispositif d'alimentation 13 comporte également un tiroir d'extraction 25 qui présente dans sa zone centrale une cuvette de réception 26 apte à servir de logement à un moulage M. L'usinage des moulages M concernant d'abord leur face concave, tel que précisé ci-dessus, le fond de la cuvette 26 est concave. Entre la cuvette 26 qu'il présente et le magasin 18 associé, le tiroir d'extraction 25 porte en saillie un bloc de soulèvement 28 et, ainsi qu'il est mieux visible à la figure 3, ce bloc de soulèvement 28 a une extrémité en biseau qui se termine au ras de la cuvette 26 et cette extrémité en biseau est fourchue. Le tiroir d'extraction 25 du dispositif d'alimentation 13 est mobile entre une première position, figure 4B, pour laquelle sa cuvette 26 est à l'aplomb du magasin 18 et une deuxième position, figures 2 et 4A, pour laquelle ladite cuvette 26 est à distance du magasin 18, pour prélèvement par les moyens de transfert 15A associés à la première batterie de postes de travail 10A du moulage M qui y est logé. En effet, et ainsi qu'il est aisé de le comprendre, lorsque le tiroir d'extraction 25 est dans sa première position représentée à la figure 4B, un moulage M vient par gravité se loger dans sa cuvette 26 et il y a conjointement une avance verticale vers le bas de l'empilage 19 correspondant à l'épaisseur d'un tel moulage. Dès lors lorsque le tiroir d'extraction 25 se déplace en direction de sa deuxième position, il entraîne avec lui le moulage qui s'est préalablement logé dans sa cuvette 26, alors que le reste de l'empilage 19 demeure retenu par les équerres 20 constitutives du magasin 18. Lors d'un tel mouvement, le bloc de soulèvement 28 que porte le tiroir d'extraction 25 vient avantageusement soulever par son extrémité en biseau l'empilage 19 de moulage M qui surplombe le moulage M entraîné par le tiroir d'extraction 25, ce qui facilite le dégagement de ce dernier du reste de l'empilage 19, et évite que le moulage M inférieur de cet empilage ne soit détérioré par le tiroir d'extraction 25 lors du mouvement de celui-ci. La commande en va-et-vient du tiroir d'extraction 25 entre ses deux positions est assurée de manière convenable appropriée, par exemple par un vérin pneumatique ou hydraulique double effet (non représenté) ainsi qu'il est usuel dans la technique de commande en va-et-vient de tiroir de ce genre, Ainsi qu'on l'a précisé ci-dessus, les postes de travail 11 de la batterie 10 sont globalement semblables entre eux. Un seul de ces postes sera décrit ci-après. Tel que schématisé sur les figures 5 et 6, un tel poste de travail comporte un porte-outil 30 monté rotatif sur un flasque de support 31 sous la commande d'un moteur 32 ; de manière usuelle 1' axe de rotation 33 du porte-outil 30 est de préférence incliné sur la verticale. Ainsi que le schématise la double flèche 34 de la figure 5,le flasque de support 31 est lui-même monté pivotant en va-et-vient sur un bloc de support 35 autour d'un axe 36 qui, sensiblement perpendiculaire à l'axe de rotation 33 du porte-outil 30, est sensiblement horizontal lorsque, tel que représenté en traits pleins à la figure 6, le bloc de support 35 est en position de travail. Pour ce faire, un ensemble bielle-manivelle 37, de préférence réglable, articule le flasque de support 31 à l'arbre de sortie d'un moteur 41 porté par le bloc de support 35 ; de préférence ce moteur 41 est réglable en position sur le bloc de support 35, perpendiculairement à l'axe de rotation 36 du flasque de support 31, sous la commande d'une manivelle 43. Le bloc de support 35 est lui-même articulé sur le châssis 38 de la machine autour d'un axe 39 sensiblement perpendiculaire à l'axe de pivotement 36 du flasque de support 31, entre une position basse de travail représentée en traits pleins à la figure 6 et une position haute de repos représentée en traits interrompus sur cette figure. Pour sa commande entre ces deux positions, le bloc de support 35 est articulé sur des colonnettes de soulèvément 40 mobiles verticalement en va-et-vient sous la commande de quelconques moyens appropriés, tels que vérins pneumatiques ou hydrauliques double effet (non représentés). Le bloc de support 35 porte sur sa face inférieure des talons d'appui 42 qui viennent porter sur le bâti 38 pour définir sa position basse de travail. Pour le premier poste de travail 11, le porte-outil 30 peut être muni soit d'une meule de forme diamantée à gros grains, soit d'une meule du type boisseau. Pour le deuxième poste de travail 11, le porte-outil 30 est muni d'un outil de forme propre au doucissage, par exemple un outil à pellets, Enfin, pour le troisième poste de travail 11, le porte-outil 30 est muni d'un outil de forme propre au polissage, par exemple un outil à garniture de polyntéthane ou autre matière synthétique appropriée à un tel travail de polissage. Pour l'un ou l'autre de ces postes de travail, et notamment pour le premier de ceux-ci, qui est destiné à l'ébauchage, le porte-outil 30 et le moteur 32 qui l'entraîne peuvent de manière connue constituer une unité du type moteur broche. Dans tous les cas le porte-outil 30 est de préférence entouré par une jupe de protection 44 destinée à retenir le fluide d'usinage dont il est usuel d'asperger les moulages au cours du travail de ceux-ci. Chaque poste de travail 11 comporte en outre un support de lentille 45 mobile verticalement en va-et-vient, par exemple sous la commande d'un vérin pneumatique ou hydraulique double effet (non représenté), entre une position basse de repos et une position haute de travail pour laquelle il est sollicité par ses moyens de commande en direction du porte-outil 30 correspondant. Selon l'invention, et tel qu'il est visible isolément à la figure 7, ce support de lentille 45 comporte une cuvette 46 destinée à recevoir un moulage M et montée à rotule en bout d'un axe de support 47, une jupe élastiquement déformable 48 reliant la périphérie externe de ladite cuvette à la périphérie externe d'une collerette de maintien 49 sensiblement perpendiculaire aI'axe de support 47. En pratique la jupe 48 présente intérieurement à son extrémité supérieure une gorge 50 par laquelle elle est engagée sur une lèvre 51 que présente à cet effet annulairement la cuvette 46,et, à son extrémité inférieure une gorge 52 par laquelle elle est engagée sur la collerette de maintien 49. La cuvette 46, la collerette de maintien 52 et la jupe élastiquement déformable 48 qui les relie forment conjointement un volume étanche, ce qui met à l'abri du fluide d'usinage utilisé les moyens de rotule interposés entre la cuvette 46 et l'axe de support 47 ainsi que les organes associés. Dans l'exemple représenté, ces moyens de rotule comportent une pièce 54, dite cimblot, que porte la cuvette 46 dans sa zone centrale ; ce cimblot présente sur sa face inférieure une cuvette sensiblement hémisphérique 55 par laquelle il porte sur l'extrémité de l'axe de support 47, laquelle a en correspondance une forme sensiblement hémisphérique complémentaire. L'axe de support 47 est porté par un manchon 57, avec interposition d'un roulement à double rangée 58, disposé à l'abri d'une cage étanche 59, en sorte que la cuvette 46 peut tourner librement autour de l'axe vertical. La collerette de maintien 49 est en butée contre un épaulement 60 de l'axe de support 47 et est convenablement assujettie à celui-ci (non représenté). Le manchon 57 présente un épaulement 61 pour fixation d'un capot de protection 62, destiné, comme la jupe 44 qui entoure le porte-outil 30, à retenir le fluide d'usinage utilisé ; en pratique ce capot de protection 62, qui est en forme de cuvette, a des dimensions suffisantes pour que la jupe de protection 44 puisse y pénétrer. Pour les raisons exposées ci-dessus, le fond 64 de la cuvette 46 est, pour les postes de travail lIA, concave. A sa périphérie, ce fond présente une gorge annulaire 65 pour logement d'un joint annulaire 66 en matériau élastiquement déformable destiné à servir d'appui au moulage M mis en place dans la cuvette 46 et ainsi éviter le contact de ce moulage avec du métal. Selon un aspect de l'invention, le fond de la cuvette 46 présente d'une part dans sa zone centrale, au moins un ajutage d'aspiration 68, et en pratique plusieurs, en communication avec un canal d'aspiration 69 prévu à cet effet dans l'axe de support 47 associé, et d'autre part, dans sa zone périphérique, au moins un joint d'étanchéité annulaire 70 entourant le ou les ajutages 68. En pratique et tel que représenté les ajutages d'aspiration 68 sont formés dans le cimblot 54 que porte dans sa zone centrale la cuvette 46, le canal d'aspiration 69 que présente l'axe de support 47 est susceptible d'être raccordé par un embout 71 à une quelconque source d'aspiration (non représentée), et le joint d'étanchéité 70 est réalisé en une matière élastiquement déformable plus souple que celle constitutive du joint d'appui 66 qui l'entoure. Dans ce qui précède, on a précisé que la cuvette 46 pouvait tourner librement sur l'axe de support 47 qui la porte. Ceci convient en général dans le cas des postes de doucissage et de polissage, ainsi que dans le cas des postes d'ébauchage lorsque l'outil correspondant est un outil de forme, car ainsi qu'on le sait, les outils mis en oeuvre sont alors de nature, du fait de leur rotation et de l'inclinaison de leur axe de rotation, à entraîner en rotation le moulage auquel ils sont appliqués, et donc le support portant de manière solidaire ce moulage. Il n'en est pas de même dans le cas d'outils du type boisseau tels que ceux susceptibles d'être mis en oeuvre au poste d'ébauchage. Dans ce cas la cuvette 46 du support de lentille 45 correspondant est entraînée en rotation par des moyens auxiliaires d'entraînement, non représentés. Les moyens de transfert 15 associés à la batterie 10 de postes de travail 11 comportent au moins autant de ventouses d'aspiration 75, figure 10, qu'il y a de postes de travail ll dans ladi te batterie, et en pratique, tel que représenté, autant de ventouses d'aspiration 75 qu'il y a de postes de travail 11 plus une. Il y a donc dans l'exemple représenté quatre ventouses d'aspiration 75 et chacune est portée par un bras.76 lui-même porté en porte-à-faux par une console de support 77 sensiblement perpendiculairement à l'alignement que forment conjointement les postes de travail 11, figure 1. Dans l'exemple représenté, et pour des commodités d'exécution et de montage, les ventouses d'aspiration 75 sont groupées par paires, les consoles 77 qui portent deux ventouses 75 d'une même paire étant fixées à un bloc commun 78. Ce bloc 78 est monté mobile verticalement en va-et-vient,sous la commande de moyens appropriés, tels que vérin pneumatique ou hydraulique double effet, non représenté, sur un socle 80 lui-même monté mobile horizontalement en va-et-vient, sous la commande de moyens semblables, non représentés. Au repos il y a une ventouse d'aspiration entre le dispositif d'alimentation 13 et le premier poste de travail 11 de la batterie 10, une ventouse d'aspiration 75 entre chacun des postes de travail 11 de cette batterie, et une ventouse d'aspiration 75 entre le troisième poste de travail 11 de ladite batterie et les moyens d' évacuation 14, tel que représenté à la figure 1. Le cycle d'intervention des ventouses 75 est tel que, compte tenu des commandes alternées en va-et-vient du bloc 78 et du socle 80 qui les portent, verticalement pour le bloc 78, horizontalement pour le socle 80, chaque ventouse a successivement, au cours d'un tel cycle, un déplacement horizontal 1 vers la gauche, un déplacement vertical vers le bas 2, un déplacement vertical vers le haut 3, un déplacement horizontal vers la droite 4 d'amplitude supérieure au déplacement horizontal vers la gauche 1 précédent, un déplacement vertical vers le bas 5, un déplacement vertical de retour vers le haut 6, et un déplacement horizontal de retour vers la gauche 7, ce dernier déplacement ramenant ladite ventouse à sa position de départ, tel que schématisé par le diagramme de la figure 11. Autrement dit, chaque ventouse est mobile en va-et-vient d' une part horizontalement de part et d'autre d'une position intermédiaire entre deux positions extrêmes et d'autre part verticalement à chacune desdites positions extrêmes. Le déplacement horizontal vers la gauche 1 est suffisant pour que chaque ventouse, à l'issue de ce déplacement, se trouve à l'a plomb, soit de la cuvette 26 du tiroir d'extraction 25 du dispositif d'alimentation 13, en ce qui concerne la ventouse initialement disposée entre ce dispositif d'alimentation et le premier poste de travail 11 de la batterie 10, soit à l'aplomb du support de lentille 45 du poste de travail 11 à la droite duquel elle se trouvait initialement, en ce qui concerne les autres ventouses d'aspiration 75 du dispositif de transfert 15 concerné. Le mouvement d'abaissement 2 a une amplitude suffisante pour faire passer les ventouses d'aspiration 75 d'une position haute à une position basse pour laquelle elles viennent s'appliquer sur les moulages présents au dispositif d'alimentation et au poste de travail correspondant. Le mouvement horizontal vers la droite 4 a une amplitude suffisante pour que les ventouses d'aspiration 75 viennent à l'aplomb soit des supports de lentille 45 des postes de travail 11 qui étaient initialement à leur droite, en ce qui concerne la ventouse qui au repos est entre le dispositif d'alimentation et le premier poste de travail, ainsi qu'en ce qui concerne les deux ventouses suivantes, soit à l'aplomb des moyens d'évacuation 14, en ce qui concerne la ventouse qui au repos est entre le troisième poste de travail 11 et ces moyens d'évacuation. Le mouvement d'abaissement 5 a une amplitude suffisante pour permettre aux ventouses 75, soit de mettre en place un moulage sur les supports de lentille 45 du poste de travail à la gauche duquel elles étaient initialement disposées, pour les trois premières ventouses, soit abandonner en chute libre un tel moulage à l'aplomb des moyens d'évacuation 14 pour la quatrième ventouse. Il n'est pas nécessaire de décrire par le détail les moyens de commande hydrauliques et pneumatiques permettant de contrôler de tels déplacements. En effet la réalisation de tels moyens de commande et leur contrôle programmé sont du domaine de l'homme de l'art, une fois définis les mouvements de déplacement à réaliser tels que précisés ci-dessus Par exemple la commande de ces déplacements peut être pilotée par des cames. On précisera cependant que, de préférence, ces déplacements sont successivement commandés en chaîne, l'un par l'autre, par des contacts de fin de course, ce qui permet d'assurer un meilleur contrôle de leur bonne exécution en temps utile au cours d'un cycle de travail. Le fonctionnement de la machine suivant l'invention ressort de la description ci-dessus. Au début d'un cycle, un moulage M est présent dans la cuvette 26 du tiroir d'extraction 25 du dispositif d'alimentation 13. Il en est de même pour chacun des supports de lentille 45 des postes de travail 11, et ceux-ci sont branchés sur la source d'aspiration associée. Il y a alors abaissement des blocs de support 35 des porteoutil 30 de tous les postes de travail 11, puis élévation des supports de lentille 45 correspondants, ce qui conduit les moulages portés par ces derniers à venir être appliqués avec pression contre les outils portés par les porte-outil 30. Il y a ensuite usinage de ces moulages, cet usinage étant un ébauchage pour le premier poste de travail, un doucissage pour le deuxième, et un polissage pour le troisième. Au cours de l'usinage, les flasques de support 31 portant les porte-outil 30 sont commandés en pivotement de va-et-vient autour des axes 36 correspondants, de part et d'autre d'une position moyenne, par les moteurs 41 portés par les blocs de support 35 ; pour chaque porte-outil, le réglage de cette position moyenne est assuré en agissant sur la manivelle 43 correspondante, et l'amplitude en pivotement autour de celle-ci est contrôlée en réglant en conséquence l'ensemble bielle-manivelle 37 correspondant. Au bout d'un temps déterminé suffisant à cet usinage les blocs de support 35 des porte-outil 30 se relèvent et les supports de lentille 45 reviennent en position basse. Les moyens de transfert 15 entrent alors en action, après coupure de l'aspiration appliquée aux supports de lentille 45. Ces moyens de transfert 15 viennent prélever simultanément un moulage tant sur le dispositif d'alimentation 13 que sur les postes de travail 11. Puis ces moyens de transfert viennent soit placer ces moulages sur les postes de travail 11 suivants, ce qui assure l'avance pas-à-pas de tels moulages d'un poste de travail à un autre, soit abandonner à l'aplomb des moyens d'évacuation 14 le moulage initialement en place sur le dernier poste de travail 11. Conjointement également le tiroir d'extraction 25 assure,comme décrit ci-dessus, le prélèvement d'un nouveau moulage M à la base de l'empilage 19 présent dans le magasin associé 18. Un nouveau cycle peut démarrer. A chaque cycle un moulage M a l'une de ses deux faces correctement usinée et est évacué ; dans ce qui précède on a supposé qu'il s'agissait de la face concave. Bien entendu, une telle machine est pilotée par un dispositif de commande programmé qui étant du domaine de l'homme de l'art, ne sera pas décrit en détail ici. Il suffira de préciser que de préférence de dispositif de commande programmé est asservi notamment à un détecteur de pression interposé sur une canalisation d'aspiration commune aux ajutages d'aspiration 47 des supports de lentille 45 des postes de travail 11. De la sorte, si par suite d'une fausse manoeuvre ou d'un bris il y a une absence de moulage à l'un quelconque de ces postes de travail le fonctionnement de la machine est interrompu ; après intervention, le cycle de la machine repart du début. La variante de réalisation illustrée par les figures 8, 9 montre l'application de l'invention au cas où la face à usiner des moulages M est la face convexe de ceux-ci. Seul le support de lentille des postes de travail 45 est dans ce cas à adapter ; la cuvette 46 d'un tel support de lentille 45 a un fond convexe 94, tel que représenté à la figure 8. De préférence et tel que représenté sur cette figure, ce fond convexe 94 porte, dans l'espace délimité intérieurement par le joint périphérique d'appui 66 qui lui est associé, un matelas 95 en matière élastiquement déformable, ledit matelas présentant un passage 96 en regard de l'ajutage d'aspiration 68 que comporte la cuvette 46 dans sa zone centrale. Autour du débouché de ce passage 96 rayonnent à la surface du matelas 95 des saignées 97 ménagées en creux dans ledit matelas. Un tel matelas peut par exemple être formé sur place, en une matière plus souple que celle constitutive du joint d'appui 66 associé. Pour le reste, la machine est identique à ce qui a été décrit ci-dessus. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas aux formes de réalisation décrites ci-dessus, mais englobe toute variante d'exécution, notamment en ce qui concerne les moyens de transfert dont les ventouses d'aspiration notamment ne sont pas obligatoirement groupées par paires. De plus, deux batteries de travail 10 peuvent être prévues, l'une pour l'usinage de la face concave des moulages à travailler, l'autre pour l'usinage de la face convexe de ces moulages, par exemple tel que décrit dans la demande de brevet déposée par la Demanderesse sous le n0 74.242S0 , le même jour que la présente demande, pour :"Machine pour l'usinage en série des deux faces d'une lentille ophtalmique". Enfin, les moyens d'évacuation 14 sont quelconques et peuvent par exemple être constitués d'une cuve de lavage montée rotative pour présentation des lentilles à un poste de conditionnement. REVENDICATIONS 1) Machine pour l'usinage d'une lentille ophtalmique, du genre comportant au moins un poste de travail propre à assurer tout ou partie de l'usinage d'une des faces d'une telle lentille, ledit poste comportant d'une part un porte-outil, propre à la commande d'un outil apte à assurer un tel usinage, et d'autre part un support de lentille propre à la réception d'une lentille à usiner,une telle machine caractérisée en ce que ledit support de lentille est formé d'une cuvette montée à rotule en bout d'un axe de support, une jupe élastiquement déformable reliant la périphérie externe de ladite cuvette à la périphérie externe d'une collerette de maintien sensiblement perpendiculaire audit axe de support. 2) Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que ladite cuvette, la collerette et la jupe qui les relie forment conjointement un volume étanche. 3) Machine suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisée en ce que le fond de la cuvette présente, d'une part, dans sa zone centrale, au moins un ajutage d'aspiration en communication avec un canal d'aspiration prévu à cet effet dans l'axe de support de ladite cuvette, et d'autre part, dans sa zone périphérique, au moins un joint annulaire entourant ledit ajutage pour appui de la lentille travaillée. 4) Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le fond de la cuvette est concave. 5) Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le fond de la cuvette est convexe et porte un matelas élastiquement déformable dans l'espace délimité intérieurement par le joint associé, ledit matelas présentant un passage en regard de l'ajutage d'aspiration que comporte ledit fond. 6) Machine suivant la revendication 5, caractérisée en ce que dudit passage rayonnent des saignées ménagées en creux dans ledit matelas. 7) Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la cuvette que comporte un support de lentille' est libre en rotation. 8) Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la cuvette que comporte un support de lentille est entraînée en rotation. 9) Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'un support de lentille est mobile verticale ment entre une position basse de repos et une position haute de travail. 10. Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que le porte-outil est monté rotatif sur un flasque de support, ledit flasque de support est monté pivotant sur un bloc de support autour d'un axe sensiblement perpendiculaire à l'axe de rotation du porte-outil, et ledit bloc de support est lui-même articulé sur le châssis de la machine autour d'un axe sensiblement perpendiculaire à l'axe de pivotement du flasque de support, entre ane position basse de travail et une position haute de repos. 11. Machine suivant la revendication 10, caractérisée en ce que le flasque de support est commandé en pivotement de va-etvient autour d'une position moyenne par un moteur porté par le bloc de support, un ensemble bielle-manivelle de préférence régla- ble articulant ledit flasque à l'arbre de sortie dudit moteur. 12. Machine suivant la revendication 11, caractérisée en ce que ledit moteur est réglable en position sur le bloc de support, perpendiculairement à l'axe de pivotement du flasque de support. 13. Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12 et du genre comportant en série une batterie de postes de travail semblables et des moyens de transfert propres à assurer l'avance pas-à-pas d'une lentille d'un poste de travail à un autre, caractérisée en ce que lesdits moyens de transfert comportent au moins autant de ventouses d'aspiration que la batterie comporte de postes de travail, chaque ventouse étant mobile en va-et-vient, d'une part horizontalement de part et d'autre d'une position intermédiaire entre deux positions extrêmes, et d'autre part verticalement à chacune desdites positions extrêmes. 14. Machine suivant la revendication 13, caractérisée en ce que lesdits moyens de transfert comportent autant de ventouses d'aspiration que la batterie comporte de postes de travail plus une. 15. Machine suivant la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle est pilotée par un dispositif de commande programmé asservi notamment à un détecteur de pression interposé sur une canalisation d'aspiration commune aux supports de lentille que comporte tent les postes de travail des deux batteries de postes de travail 16.Machine suivant l'une quelconque des revendications 13 â 15, et dans laquelle le premier poste de travail de la batterie est précédé par un dispositif d'alimentation propre à présenter automatiquement une à une aux moyens de transfert associés à ladite batterie les lentilles à travailler, ledit dispositif d'alimentation comportant un magasin apte à recevoir un empilage de lentilles à travailler et un tiroir d'extraction mobile, caractérisée en ce que ledit tiroir d'extraction présente une cuvette de réception apte à servir de logement à une telle lentille et en ce qu'il est mobile entre une première position pour laquelle ladite cuvette est à l'aplomb dudit magasin et une deuxième position pour laquelle ladite cuvette est à distance dudit magasin, pour prélèvement, par les moyens de transfert associés à la première batterie de postes de travail, de la lentille qui y est logée. 17. Machine suivant la revendication 16, caractérisée en ce qu'entre la cuvette qu'il présente et le magasin associé, le tiroir d'extraction porte en saillie un bloc de soulèvement se terminant en biseau au ras du bord de ladite cuvette. 18. Machine suivant la revendication 17, caractérisée en ce que l'extrémité en biseau du bloc de soulèvement est fourchue.