Bes fermetures à glissière classiques sont constituées de deux rubans quii fixés de chaque côté d'une fente ménagée dans un tissu, supportent chacun5 le long d'un de leurs bords longitudinaux, des saillies métalliques ou dents profilées de maniere à pouvoir slenclencher entre les dents que supporte l'autre ruban, cet enclenchement se faisant au moyen d'un curseur qui coulisse entre les deux rubans.Ces fermetures à glissière sont généralement coûteuses à fabriquer et deviennent inutilisables dès qu'une de leurs dents métalliques se sépare du ruban qui la supporte On a essayé de réaliser d'autres formes de fermetures à glissière, par exemple en attachant à un ruban, au lieu d'un chapelet de dents métalliques, un enroulement spiroldal continu qui, en s'emboîtant dans un enroulement complémentaire assujetti à un autre ruban, constitue un tendeur, ou encore au moyen d'un fil métallique continu recourbé sinusoidalement afin de former des dents s'enclenchant les unes dans les autres. Le bon fonctionnement des fermetures à glissière de ces deux types dépend de l'adresse de l'ouvrier qui assujettit au ruban le fil métallique spiroidal ou sinusoidalj car cette opération est essentielle. En outre, ces fils métalliques et enroulements comportent généralement de plus grosses dents destinées à enclencher les unes avec les autres, et il s' avère difficile de leur donner exactement les mêmes dimensions et de les placer convenablement les unes par rapport aux autres, aussi bien que par rapport au ruban. Si elles ne sont pas toutes pareilles,la fermeture à glissière a tendance à se bloquer, à se coincer ou à serpenter, de sorte qu'il est très difficile de déplacer le curseur vers ses positions d'ouverture et de fermeture.Il ressort de ce qui précède que l'opération consistant à assujettir l'enroulement ou le fil métallique au ruban est délicate si l'on veut obtenir une fermeture à glissière ayant une bonne fiabilité. On fixe généralement sur le ruban un cordon destiné à rendre la fermeture plus résistante, mais cela augmente la durée de la réalisation de la fermeture et exige de la part de l'opérateur une adresse encore plus grande. Bes brevets des Etats-Unis d'Amérique NO 3 732 601 et NO 3 770. 862 décrivent une ébauche perfectionnée d'un tendeur de fermeture à glissière, ainsi que son procédé de réalisation, tous deux constituant une amélioration sensible par rapport a' la technique antérieure. ébauche décrite par le premier de ces deux derniers brevets des Etats-Unis dssmérique consiste en un long profilé comportant sur une de ses faces deux nervures de gaidage qui, faisant saillie vers l'extérieur, sont transversalement espacées et longent les bords longitudinaux de ce profilé. Ire profilé comporte deux jeux de crans équidistants et longitudinalement espacés qui, allant de l'un à l'autre des bords longi tudinaux précités1 séparent les unes des autres un caapelet de nervures transversales et sensiblement parallèles comportant chacune une partie médiane plus large et deux butées transversalement espacées qui sont situées sur les faces opposées du profilé entre les deux nervures longitudinales de guidage. Les crans du.premier jeu entaillent un des bords longitudinaux du profilé et comportent une extrémité ouverte, tandis que ceux du second jeu entaillent le bord longitudinal opposé du profilé et comportent une extrémité ouverte à l'opposé de celles du premier jeu. Les crans du premier jeu sont décalés par rapport à ceux du second jeu. ébauche décrite par les brevets des Etats-Unis d'Amérique précités peut etre constituée d'une matière plastique résistant à la chaleur. La partie médiane plus large des nervures transversales peut aussi comporter un élément qui fait saillie vers l'extérieur et une cavité située de chaque coté et près de la base de cet élément. Bes brevets précités des Etats-Unis d'Amérique décrivent aussi un procédé de façonnage de l'ébauche outils décrivent par ailleurs. Ce procédé consiste à produire par extrudage un long profilé qui comporte d'un coté deux nervures longitudinales de guidage et de l'autre deux butées longitudinales. Au cours de l'opération d'extrusion, les nervures précitées sont séparées transversalement les unes des autres par des intervalles, chacune d'elles longeant un bord longitudinal du profilé. Des crans transversaux sont alors découpés dans ce dernier de manière à former une ébauche qui comporte plusieurs crans transversaux équidistants et longitu dinalement espacés qui séparent les unes des autres un chapelet de nervures transversales et sensiblement parallèles. Le procédé en-question consiste aussi à élargir la partie médiane de chacune des nervures transversales précitées et à former de chaque coté deux butées transversalement espacées. Simultanément, on entaille un bord longitudinal du profilé et la nervure de guidage correspondante au moment où sont exécutés les crans du premier aeu afin de dégager une extrémité de chacun de ces derniers. De même, on entaille l'autre bord longitudinal du profilé et la nervure de guidage correspondante au moment où sont exécutés les crans du second jeu afin de dégager 11 extrémité de chacun de ces derniers qui est opposée à l'extrémité dégagée de chacun des crans du premier jeu.Ces derniers sont longitudinalement décalés par rapport à ceux du second jeu afin de former des entailles décalées dans les bords longitudinaux du profilé. ébauche est ensuite repliée longitudinalement en deux, et les deux butées de chaque nervure sont amenées en contact l'une avec l'autre afin de former d'une part des saillies en forme de U dont la partie la plus large de chacune se trouve à son extrémité libre et, d'autre part, à son extrémIté opposée, une encoche ou rainure destinée au passage de l'étoffe. La présente invention concerne en général les fermetures à glissière et en particulier une crémaillère ou chaîne perfectionnée et assez souple de fermeture à glissière, chaîne initialement réalisée par extrusion sous forme d'un profilé en U. De la filière d'une boudineuse sort un long profilé assez rigide à section en U dont les extrémités libres des ailes forment latéralement les guides longitudinaux et transversalement espacés du curseur de la fermeture à glissière. après l'extrusion de ce profilé, on y découpe transversalement à la presse des crans longitudinalement espacés de manière à former un chapelet d'éléments parallèles dont la partie centrale constitue les dents de la crémaillère qui sont destinées à enclencher avec celles d'une autre crémail- lère identique. Le profilé forme aussi, entre son ame et ses ailes, une cavité dégagée destinée au passage d'un ruban ou dt une bande de tissu à laquelle la crémaillère est assujettie de façon classique. La présente invention concerne donc en premier lieu un procédé amélioré de façonnage de la chaîne ou la crémaillère d'une fermeture à glissière, procédé qui présente l'avantage de supprimer les inconvénients de la technique antérieure. L'invention concerne aussi la crémaillère ou chaine en question qui, réalisée suivant ce procédé, présente les avantages d'être facile à façonner-et à assujettir -à un ruban ou à une bande de tissu et de rester souple une fois cousue sur ce tissu ; ses dents sont séparées les unes des autres ainsi que du tissu par des intervalles constants-; son fonctionnement est cependant très sur et sa longévité assez grande. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 montre en perspective comment est réalisé par extrusion le profilé à partir duquel est façonnée la cré maiNlère ou chaîne de fermeture à glissière selon l'invention la figure 2 montre en perspective et partiellement en coupe une chaîne ou crémaillère de fermeture à glissière réalisée suivant le procédé qui fait l'objet de la présente invention la figure 3 représente en plan la face supérieure de la crémaillère de la figure 2 la figure 4 est un profil longitudinal partiel de la crémaillère en question cousue sur une bande de- tissu la figure 5 est une coupe selon la ligne 5-5 de la figure 4 la figure 6, analogue à la figure 4, montre une fermeture à glissière réalisée au moyen de deux crémaillères ou chaînes selon l'invention, ces deux chaînes étant assujetties à des bandes de tissu et partiellement enclenchées ; et la figure 7 est une coupe selon la ligne 7-7 de la figure 6. La figure 1 représente l'ébauche 10 de la chaîne ou crémaillère selon l'invention en train de sortir de la filière de boudineuse constituée par dieux matrices supérieure:8 et inférieure B. I1 est possible de donner la largeur désirée à cette ébauche 10 réalisée par extrusion ou de la découper à la longueur désirée pour la faire coopérer avec une bande de tissu donnée F (figures 4 à 7) et constituer ainsi une fermeture à glissière d'une ouverture prédéterminée. Cette ébauche 10 peut être constituée de verre, de styrène-, de "Nylon" ou de toute autre matière plastique convenable, c'est-à-dire assez rigide.Elle est de préférence constituée d'une matière résistant à la chaleur, par exemple de "selon", afin d'éviter sa détérioration au cours-d'opérations de nettoyage ou de repassage. En sortant de la filière de la boudineuse, cette ébauche 10 a la forme d'un profilé assez rigide en U dont les deux-ailes espacées 12 se raccordent à une âme 14. L'intervalle 16 séparant ces deux ailes 12-est destiné à contenir la bande de tissu -Au-dessus de cette fente 16, ces ailes 12 s'écartent davantage l'une de l'autre afin de former un conduit plus large 18 destiné à contenir les dents20 d'une crémaillère identique 10 constituant la seconde moitié d'une fermeture à glissière, comme on le décrira plus loin. Afin de réduire les dimensions de ces dents 20 pour les emboîter entre d'autres dents semblables, l'ébauche 10 forme latéralement et extérieurement des chanfreins longitudinaux 22 et 23, les deux premiers 22 au niveau de son âme 14, et les deux autres 23 à peu près au milieu de ses ailes 12.Les extrémités libres de ces dernières 12 forment aussi latéralement des nervures externes longitudinales 24, également chanfreinées lon- gitudinalement en 26. Comme le montrent les figures 2 et 3, le procédé de façonnage selon l'invention consiste ensuite à découper à la presse l'âme 14 et les ailes 12 du profilé 10 pour y former transversalement, d'une prit, des crans destinés à séparer lesdents 20 de la crémaillère et, d'autre part, un chapelet de pattes séparées longitudinalement les unes des autres et comportant des saillies 28 destinées å retenir les fils des coutures S (figures 4 à 7).Les crans transversaux précités, qui sont désignés par les références 30, sont délimités par des parois 32 et 34 qui convergent -enV de l'extérieur vers l'intérieur où elles se raccordent à des surfaces coudées 36 et 38 formant elles-mêmes des tenons 39 qui font saillie longitudi nalement à ltopposé l'un de l'autre. Les crans 30 séparent ainsi les uns des autres des éléments sensiblement parallèles qui, disposés en chapelet, forment chacun par leur sommet une dent 20. Les saillies 28 des pattes précitées sont séparées les unes des autres par des intervalles ou entailles 40 que délimitent des parois latérales opposées 42 et 44 se raccordant vers le haut à des surfaces inclinées et divergentes 46 et. 48 se raccordant elles-mêmes à des surfaces convergentes en V 50 et 52, ces dernières faisant respectivement face aux surfaces précitées 46 et 48. Comme le montre notamment la figure 2, les crans 30 sont longitudinalement décalés par rapport aux entailles 40, ce qui rend la crémaillère longitudinalement flexible dans un but qui apparaîtra plus loin, les pattes espacées. 12 de chaque dent 20 demeurant cependant à peu près immobiles Içune par rapport à l'autre. Gomme le montrent les figures 4 et 5, le montage de la fermeture à glissière se fait de la manière suivante : il faut d'abord introduire le ruban F dans la fente 16 et le coudre à la crémaillère 10 au moyen de piqûres S qui entourent les saillies 28. I1 est alors possible d'accoupler deux crémaillères identiques 10 avec leurs rubans respectifs F au moyen d'un curseur classique (non représenté). Gomme le montrent les figures 6 et 7, les crans 30 permettent de séparer ou d'écarter les unes des autres les dents 20, ce qui permet de les engager et de les bloquer dans le conduit ou les cavi tés 18. Les tenons 39 des dents voisines 20 viennent buter les uns contre les autres en maintenant ces dents en place dans les cavités 18 et en empêchant les crémaillères coopérantes de se séparer après leur accouplement. Les entailles 40 permettent aux pattes de chacune des crémaillères de se déplacer par rapport à. leurs voisines, ce qui permet de faire fléchir sans les briser les crémaillères, comme lemontre la figure 6. I1 ressort de ce qui précède que la présente invention concerne une chaîne ou crémaillère perfectionnée de fer meture à glissière ainsi que son procédé de façonnage. La matière utilisée ourla fabriquer est assez rigide pour permettre de la réaliser par extrusion initiale d'un profilé ayant en section droite la forme générale d'un U. Après cette extrusion, des entailles et crans longitudinalement espacés et décalés les uns par rapport aux autres sont découpés transversalement dans les extrémités libres des ailes et dans l'âme de ce profilé. Cette structure présente l'avantage de supprimer les difficultés précédemment rencontrées pour replier une crémaillère plate réalisée par extrusion. En effet, lorsqu'on replie les crémaillères-de la technique antérieure, l'élasticité intrinsèque de la matière dont elles sont constituées ne permet que- difficilement de maintenir la conformation et l'alignement convenables de leurs deux tronçons latéraux. De plus, comme la matière à partir de laquelle est réalisée par extrusion la crémaillère selon l'invention est. intrinsè- quement rigide, il est facile de maintenir l'alignement correct de ses dents et des saillies de ses pattues, ce qui évite la déformation provoquée par la flexion des crémaillères plates et réalisées-par extrusion de la technique antérieure. En outre, la crémaillère ou chaîne selon l'invention comporte de nouveaux organes incorporés qui retiennent les fils au moment où elle est cousue sur un ruban, de sorte que les boucles de ces coutures ne peuvent bouger. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être-apportées à la fermeture à glissière décrite et repré-. sentée sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICAGIONS 1. Procédé de façonnage d'une crémaillère ou chaîne de fermeture à glissière, caractérisé en ce qu'il consiste à produire par extrudage un long profilé ayant en section droite à peu près la forme d'un U, puis à cranter extérieurement et transversalement son âme afin d'y former un chapelet de dents longitudinalement espacées, puis à entailler trans versalement-les extrémités libres de chacune de ses ailes afin d'y former une file de.pattes qui, longitudinalement espacées, comportent des saillies destinées à retenir les piqûres exécutées lors de la couture de la crémaillère sur une étoffe. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé -en ce que le profilé réalisé par extrusion forme intérieurement, entre ses ailes et près de son âme, une cavité élargie destinée à contenir les dents d'une seconde crémaillère identique coopérant avec la première. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération de crantage se fait en partie par découpage à la presse 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lropération d'entaillage se fait en partie par découpage à la presse. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à décaler longitudinalement les crans et les entailles les uns par rapport aux autres. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière façonnée par extrusion est assez rigide pour que le profilé ne se déforme pas lorsqu'il est cousu sur l'étoffe. 7. Crémaillère ou chaîne de fermeutre à glissière, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'un long profilé ayant en section droite à peu près la forme d'un U, l'âme de ce profilé étant extérieurement et transversalement crantée de façon à former un chapelet de dents longitudinalement espacées et les extrémités libres de ses ailes étant transversalement entaillées de façon à former des files de pattes qui, longitudinalement espacées, comportent des saillies des tinées à retenir les piqûres exécutées lors de la couture de la crémaillère sur une étoffe. 8. Crémaillère selon la revendication 7, caractérisée en ce que les ailes du profilé en U, assez proches l'une de l'autre du côté de leurs extrémités libres, s écartent l'une de l'autre à proximité de lJame de ce profilé en formant ainsi une cavité destinée à contenir les dents d'une seconde crémaillère identique-à la première et coopérant avec elle. 9. Crémaillère selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdits crans et entailles sont longitudinalement décalés les uns par rapport aux autres. 10. Crémaillère selon la revendication 7, caractérisée en ce que chacun desdits crans est délimité par deux paires de parois convergeant vers l'intérieur à partir de la surface extérieure d'une des ailes du profilé en U, les parois de chaque paire formant ainsi un V dont une extrémité ouverte est proche de celle du V formé par les paroirs de l'autre paire. 11. Crémaillère selon la revendication 7, caractérisée en ce que chacune desdites entailles est délimitée par deux paires de parois convergeant vers l'intérieur à partir de la surface extérieure d'une des ailes du profilé en U, les parois de chaque paire formant ainsi un V dont une extrémité ouverte est proche de celle du V formé- par les parois de l'autre paire. 12. Grémaillère selon revendication 7, caractérisée encre que les dents comportent des tenons qui font long gitudinalement saillie dans les crans qui les séparent les unes des autres.