L'invention concerne un procédé de raccordement par soudure d'une pièce en acier austénitique au manganèse à une pièce en acier quelconque telle qu'un rail de chemin de fer, Il est difficile de raccorder par soudure, à une pièce en acier allié de nature quelconque, telle qu'un rail de chemin de fer, une pièce en acier austénitique au manganèse. C'est par exemple le cas des appareils de voie de chemin de fer réalisés en acier à 12 - 14 % de manganèse, à structure austénitique0 L'état austénitique de tels aciers est obtenu par trempe à haute température.La soudure d'un tel acier à un autre acier nécessite une élévation de température qui fragilise l'acier austénitique au manganèse au voisinage de la soudure, que cette soudure soit effectuée .pFr voie électrique ou aluminothermique. L'invention vise à éliminer tout risque d'une telle fragili station. s cet effet, le procédé selon l'invention est caractérisé par le fait qu T on soude à la pièce acier austénitîque au manganèse au moins unee pièce intermédiaire en un acier spécifique ne se fragilisant pas par élévation de température et par hypertrempe, la soudure étant effectuée avec un métal d'apport ne se fragilisant pas par hypertrempe, on soumet à une hypertrempe l'ensemble constitué par la pièce d'acier austénitique et les pièces intermédiaires soudées, puis on soude au moins une extrémité libre d'une pièce intermédiaire à une pièce à laquelle aoit ventre raccordée la pièce d'acier austénitique au manganèse. La pièce intermédiaire peut eflre, par exemple, en acier à faible teneur en carbone et à teneur en nickel comprise entre 15 et 25 46, La pièce d'acier austénitique au manganèse, qui peut entre une pièce de voie de chemin de fer, après soudure dtune ou plusieurs pièces intermédiaires selon l'invention, et après hypertrempe, peut entre raccordée aux pièces en acier quelconque, par exemple des rails, par une soudure de type quelconque, aluminothermique ou électrique, sans que l'élévation de température produite au cours de cette soudure risque de fragiliser la pièce en acier austénitique et les soudures aux pièces intermédiaires, car elles sont protégées par les pièces intermédiaires Celles-ci, du fait de leurs caractéristiques, ne sont pas elles-mmes fragilisées lors de leur soudure aux pièces en acier quelconque. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante faite en se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en plan d'un coeur de voie de chemin de fer raccordé aux rails par le procédé selon l'invention, et - la figure 2 en est une vue en élévation. L'invention est décrite à propos du raccordement aux rails à une pièce de voie de chemin de fer, telle qu'un coeur de voie. Dans l'exemple représenté, à chaque branche du coeur 1 est soudé un coupon 2 en acier à faible teneur en carbone Le coeur 1 est en acier austénitique à 12 - 14 % de manganèse, La soudure 3 est de préférence réalisée par soudure aluminotheriaique en utilisant un métal d'apport qui ne dénature pas la qualité de la soudure malgré le cheminement des éléments constitutifs de l'acier austénitique0 La longueur des coupons 2 est choisie suffisante pour que l'acier austénitique du coeur I ne subisse pas, lors de la soudure de raccordement à la voie, d'élévation de température pré åudiciable O Comme il a été indiqué, les coupons 2 sont constitués d'un acier à faible teneur en carbone et d'une teneur en nickel de 15 à 25 % et dont la dureté après trempe est sensiblement égale à celle de l'acier constitutif du coeur 1. L'ensemble constitué par le coeur 1 auquel ont été suidés les coupons 2 est ensuite soumis à une hypertrempe de sorte que cet ensemble possède toutes les qualités d'un appareil de voie. Cet ensemble est ensuite raccordé aux rails 4 de la voie par soudure des extrémités libres des coupons 2 à 1 'extrémité libre d'un rail 44 Ces soudures 5 sont effectuées par voie aluminothermique sans fragilisationdes coupons 2, du fait de leur composition, ni échauffement nuisible du coeur lo REVENDICATIONS 1.- Procédé de raccordement par soudure d'une pièce en acier-austénitique au manganèse à une pièce en acier quelconque, caractérisé par le fait qu'on soude à la pièce d'acier austénitique au manganèse au moins une pièce intermédiaire en un acier spécifique ne se fragilisant pas par élévation de température et par hypertrempe, la soudure étant effectuée avec un métal d'apport ne se fragilisant pas par hypertrempe, on soumet à une hgpertrempe l'ensemble constitué par la pièce d'acier austénitique et les pièces intermédiaires soudées, puis on soude au moins une extrémité libre d'une pièce intermédiaire à une pièce à laquelle doit entre raccordée la pièce d'acier austénitique au manganèse. 2.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel la pièce intermédiaire est en acier à faible teneur en carbone et à teneur en nickel comprise entre 15 et 25 %.