Botte de Pétri. La présente invention concerne une botte de Pétri. Plus particulièrement l'invention concerne une botte de Pétri pour la culture des micro-organismes comprenant un récipient inférieur circulaire sur lequel est déposé un couvercle, de façon lâche, plusieurs saillies étant disposées sur le pourtour de la surface interne du couvercle. Dans les techniques microbiologiques on utilise des bottes de Pétri de différentes tailles et de différents dia- mètres pour cultiver les micro-organismes Des bottes de Pétri avec des diamètres de 50 à 150 mm et des hauteurs du bord de 14 à 20 mm sont courantes Les matières utilisées pour fabriquer les bottes de Pétri sont le verre, les résines synthétiques et plus rarement les métaux résistant à la corrosion, les résines synthétiques transparentes étant utilisées de préférence. On connaît deux types de bottes de Pétri, à savoir celles dont les couvercles ont des saillies sur leur surface interne et celles dont les couvercles n'ont pas de saillies sur leur surface interne Généralement trois petites saillies en ergot d'environ 1 à 2 mm sont disposées sur le bord plat du récipient inférieur et empochent que le couver- cle repose étroitement sur le bord du récipient inférieur si bien qu'il existe une fente à travers laquelle un échange de gaz est possible avec l'espace intérieur de la botte de Pétri. Après la coulée d'un substrat nutritif, en parti- culier un substrat nutritif semblable à un gel, un échange de gaz est important dans le processus de culture pour sécher la surface, pour permettre l'échange gazeux gaz carbonique: oxygène ou d'autres produits métaboliques volatiles et, dans le cas des processus de culture en anaérobiose, pour éliminer l'oxygène ou l'atmosphère contenant de l'oxygène ou pour les remplacer. Dans le cas des bottes de Pétri qui n'ont pas de saillies si bien que le couvercle repose directement sur le bord du récipient inférieur et assure la fermeture étanche de la botte de Pétri, par suite de l'absence d'échange de gaz, la culture des micro-organismes pose souvent des difficultés. D'autre part lorsque le couvercle repose directement sur le bord du récipient inférieur, la dessiccation des substrats nutritifs ou de la matière étudiée est bien plus faible par rapport au cas des bottes de Pétri ayant des saillies, si bien qu'entre autres les substrats nutritifs contenus dans les bottes de Pétri peuvent être conservés plus longtemps et demeurent utilisables pendant des périodes plus longues. Dans la description qui suit on explique relative- ment au test de stabilité au stockage de la gélose-OSP, l'action des bottes de Pétri ayant ou non des saillies sur la partie inférieure du couvercle. La dessiccation de la gélose-OSP dans des bottes de Pétri a été étudiée dans diverses conditions avec des bottes de Pétri mesurant 90 x 20 mm faites de polystyrène et compor- tant ou non des saillies en ergot. On a coulé des portions de 18,5 g de gélose-OSP dans les bottes de pétri et on les a maintenues pendant 1 jour à la température ambiante avant de commencer l'expérience. Les bottes de Pétri avec et sans saillies ont été conservées pendant 13 jours dans diverses-conditions: 1) Non emballées à 400, 2000 et 3700; 2) Lots de 5 bottes enveloppées dans le produit d'emballage connu sous la dénomination de Prappan, puis emballés par lots de 10 bottes dans une botte en carton de type MD à 400, 2000 et 3700; 3) Lots de 5 bottes dans un sachet de Cellophane (non Commercial pour une cellulose pure régénérée de la viscose) puis à nouveau par lots de 10 bottes dans une boîte en carton- MD à 40 C, 2000 et 3700. Le poids de la gélose a été déterminé par pesée au début et à la fin de l'essai. Les résultats obtenus sont regroupés dans le tableau suivant: Tempé 6:,, Saillieà Emballage Diminution E Xtrapolation ratur e du poids de à 50 % de perte la gelose en 13 jours (jours) o de perte + -2,77 235 + Frappan + carton 0,69 942 + Cellophane + 2,58 252 carton 4 C 1,22 532 Frappan + carton 0,15 4333 Cellophane + 1,01 643 carton + 21 71 30 + Frappan + carton 6,33 103 + Cellophane + 7,40 88 carton C 11,61 56 Frappan + carton 2,22 293 Cellophane + 5 e 89 110 carton + 62,70 10 + Frappan + carton 8,32 78 + Cellophane + 28,59 23 carton 37 C 34,45 19 Frappan + carton 6,09 107 Cellophane + 16,61 39 carton Le tableau cidessus illustre la stabilité à la dessiccation lors du stockage d'un milieu nutritif gélosé (CSP) dans des bottes de Pétri standards avec ou sans saillies dans diverses conditions: températures de 400, 2000 et 3700, sans emballage et avec emballage dans du Frappan + botte en carton et de la Cellophane + botte en carton ("Cellophane" est une marque déposée). L'extrapolation des pertes par dessiccation à la concentration limite théorique d'emploi de 50 % donne comme on le voit des résultats comparables. Les conditions de température du stockage mais également l'emballage et la présence ou l'absence de saillies sur les bottes de P 6 tri ont un effet décisif sur l'importance de la dessiccation de la gélose. En ce qui concerne la température de stockage, la température basse de 400 assure les périodes de stabilité au stockage les plus longues Les bottes de P 6 tri non emballées ont une durée de stockage théorique de 235 jours à 400, de jours à 2000 et de 10 jours seulement à 37 o 0. Lorsqu'on supprime les saillies ces durées sont au plus approximativement doublées et portées respectivement à 532, 56 et 19 jours. L'emballage prolonge encore la stabilité au stockage. Cette stabilité est supérieure dans le cas des bottes de Pétri enveloppées dans du Frappan par rapport à celles emballées dans de la Cellophane. On a obtenu les meilleurs résultats, pour chaque groupe de températures, dans le cas de milieux nutritifs contenus dans des bottes de Pétri sans saillies enveloppées dans du Frappan et emballées dans une botte en carton-MD. Dans ce cas la période théorique de stabilité au stockage, même à 2000, était encore de 293 Jours. Il n'est pas apparu de quantité appréciable d'eau de condensation pendant la période expérimentale. Cette expérience montre que le stockage du milieu nutritif préparé est principalement rendu difficile par deux facteurs: la dessiccation de la gélose nutritive dans les boites de Pétri qui ne sont pas bien fermées et la formation d'eau de condensation. Ia dessiccation s'effectue principalement par échange d'air entre le récipient inférieur et le couvercle qui repose sur lui de façon lâche Cette possibilité d'échange d'air est favorisée par la présence des trois saillies en ergot sur la face inférieure du couvercle, qui servent d'éléments d'espacement et forment ainsi un intervalle d'air circulaire étroit Cet intervalle d'air permettant une meilleure aération des cultures pendant la culture et égale- ment une diminution de la formation d'eau de condensation sur la surface intérieure du couvercle est souvent très avantageux. Cependant, dans certains cas, par exemple lorsqu'une mauvaise croissance nécessite des durées de culture relative- ment lîngues, on ne peut utiliser que des bottes dont les couvercles ne portent pas de saillies car sinon la dessicca- tion aurait un effet indésirable. Les expériences décrites ci-dessus démontrent clai- rement l'influence des saillies agissant comme éléments d'espacement sur la dessiccation du substrat nutritif. Un des objets de l'invention est d'éviter l'emploi de deux types différents de boites de Pétri et de fournir une botte de Pétri unique qui permette non seulement l'écartement au moyen de saillies mais également si on le désire une fermeture étanche. Donc l'invention concerne une botte de Pétri conve nant particulièrement à la culture des micro-organismes, comprenant un récipient circulaire inférieur et un couvercle qui y est déposé de façon làche, plusieurs saillies étant disposées sur la périphérie de la surface intérieure du couvercle et le bord supérieur du récipient inférieur portant des dépressions ouvertes vers le haut qui sont espacées de façon correspondante aux saillies et leur sont adaptées avec un léger excès en ce qui concerne la forme et la taille. Une telle boite de Pétri convient également bien pour toutes les cultures Si le récipient inférieur et le couvercle sont disposés l'un par rapport à l'autre de telle sorte que les saillies du couvercle s'engagent dans les dépressions du récipient inférieur, le fond du couvercle s'adapte étroitement contre le bord du récipient inférieur et la fermeture de la botte de Pétri ainsi obtenue empoche l'échange des gaz D'autre part, si on désire un échange de gaz, en faisant tourner légèrement le couvercle par rapport au récipient inférieur on sort les saillies des dépressions si bien qu'elles reposent sur le bord supérieur du récipient inférieur et servent d'éléments d'espacement entre le couver- cle et le bord du récipient inférieur. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention les dépressions sont des encoches verticales dans la paroi verticale du récipient inférieur et les saillies sont consti- tuées de nervures radiales ou d'épaississements-semblables à des ergots Les nervures ou les épaississements en ergots et les encoches peuvent avoir une section anguleuse ou arrondie. Pour permettre un emboîtement de type bouton d pression, les nervures ou les épaississements en ergot et les encoches peuvent s'élargir vers le bas On obtient ainsi une fixation de type bouton à pression empochant le déplacement trop facile du couvercle, par exemple lorsque les bottes de Pétri contenant un milieu nutritif doivent 9 tre stockées avant l'emploi. Selon un autre mode de réalisation préféré de l'invention, la totalité du bord du récipient inférieur est découpée obliquement en dents de scie et le couvercle est muni, contre sa paroi latérale, d'un cercle de, dents de scie obliques correspondantes Le cercle de dents de scie obliques est de façon avantageuse disposé sur la face interne de la paroi verticale du couvercle si bien que la paroi verticale du couvercle peut être utilisée pour la préhension par l'extérieur et pour empocher le déplacement du couvercle. Les flancs obliques pratiquement horizontaux des dents de scie ont une légère pente et sont rendus rugueux ou dentelés sur leur surface supérieure Une telle structure du dispositif d'aération et de fermeture des bottes de Pétri permet de régler l'échange de gaz par la mise en place désirée quelcon- que de la taille des ouvertures entre les dents de scie du couvercle et le récipient inférieur que l'on déplace l'un par rapport à l'autre La bordure du récipient inférieur est de façon avantageuse munie d'une graduation sur le flanc oblique d'au moins une dent de scie Ceci simplifie l'ajustement de la taille désirée de l'ouverture. Les figures annexées illustrent plusieurs modes de réalisation de l'invention Sur les figures: la figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'une botte de Pétri avec le couvercle soulevé; la figure 2 est une coupe selon la ligne II-II de la figure 1; la figure 3 est une coupe selon la ligne III-III de la figure 2; la figure 4 est une coupe correspondant à la figure 3 mais avec le couvercle abaissé pour fermer la botte de Pétri; la figure 5 est une coupe d'une botte de Pétri avec une forme différente des saillies et des dépressions; et la figure 6 est une coupe d'une botte de Pétri avec une autre forme de saillies et de dépressions. Une boite de Pétri 1 faite d'une résine synthétique transparente ou similaire est constituée essentiellement d'un récipient inférieur cylindrique circulaire 2 et d'un couvercle 3 qui est également de forme circulaire cylindrique, ce couvercle 3 reposant de façon l Ache sur le récipient inférieur 2 et sa paroi verticale 4 recouvrant quelque peu la paroi verticale 5 du récipient inférieur 2 sur sa surface extérieure. Sur la surface intérieure du fond du couvercle 6 sont disposées trois saillies en ergot 7 équidistantes qui sont constituées de nervures radiales courtes de section arrondie présentes dans la région du bord du font du couvercle 6. De bord supéSrieur de la paroi verticale 5 du réci- pient inférieur 2 est muni d'encoches 8 qui sont reparties pour correspondre aux nervures 7 et qui leur sont adaptées avec un léger excès de forme et de taille pour que les nervua res 7 puissent s'engager dans les encoches 8 en s'y adaptant. Ia figure 4 montre les nervures 7 et les enooches 8 engagêes, en coupe, la surface inférieure du fond du couvercle 6 repos sant ainsi contre la face terminale plane du bord supérieur de la paroi verticale 5 du récipient inférieur 2 Gr Ace à une légère rotation du couvercle 3 par rapport au récipient inférieur 2, les nervures 7 sont soulevées des encoches 8 si bien qu'elles viennent reposer sur la face terminale du bord supérieur de la paroi verticale 5 du récipient inférieur 2 et qu'un intervalle 9 est créé entre le couvercle 3 et le réci- pient inférieur 2 ce qui permet un échange de gaz avec l'espace intérieur du récipient inférieur 2. Dans le mode de réalisation illustré par la figure les saillies sont des épaississements 10 en ergots renflés, et les encoches 11 comportent de façon correspondante un élargissement renflé Dans le cas d'un engagement des éléments et 11 il se produit une union de type bouton à pression qui empêche le déplacement accidentel du couvercle 3 sur le récipient inférieur 2. Alors que dans les exemples illustrés par les figures 1 à 5 les saillies et les dépressions adaptées les unes aux autres ne figurent qu'en quelques points, dans le mode de réalisation illustré par la figure 6 la totalité du bord du récipient inférieur 12 est munie de dents de scie obliques 13 et de façon correspondante la totalité de la région du bord du couvercle 14 porte un cercle de dents de scie obliques 15 Les flancs d'attaque obliques 16 des dents de scie 13 et 15 ont une légère pente et sont relativement longs De plus sur leur surface supérieure ils comportent des dentelures qui, par accrochage mutuel, assujettissent le couvercle 14 dans la position ajustée Par rotation du couver- cle 14 dans le sens direct ou indirect, on augmente ou diminue les trous 17 situés entre les flancs verticaux 18 des deux dents de scie 13 et 15 Lorsque les dents de scie reposent l'une contre l'autre, la botte de Pétri est complètement fermée le cercle des dents de scie 15 du couvercle est situé à l'intérieur de la paroi extérieure (non illustrée) du couvercle 14 qui sert de bord de préhension lorsqu'on déplace le couvercle. REVENDICATIONS 1 Botte de Pétri convenant particulièrement à la culture des micro-organismes, comprenant un récipient infé- rieur circulaire et un couvercle qui repose sur lui de façon lâche avec plusieurs saillies sur la périphérie de la surface intérieure du couvercle, caraotérisée en ce que le bord supérieur du récipient inférieur ( 2; 12), comporte des dépressions ( 8; 11; 17) ouvertes vers le haut qui sont espacées de façon h correspondre aux saillies ( 7; 10; 15) et qui leur sont adaptées avec un loger excès de taille et de forme. 2 Botte de Pétri selon la revendication 1, caractérisée en ce que les dépressions sont des encoches verticales ( 8) dans la paroi verticale du récipient inj Zrietr ( 2) etles saillies sont des nervures radiales ( 7) ou des épaississements en ergot. 3 Boite de Pétri selon la revendication 2, caractérisée en ce que les nervures ( 7) ou les êpaisissements en ergot et les encoches ( 8) ont une section anguleuse ou arrondie. 4 Botte de Pétri selon la revendication 2, caractérisée en ce que les nervures ou les épaississements en ergot ( 10) et les encoches ( 11) sont élargis vers le bas pour former des unions semblables à des boutons à pression o 5 Botte de Pétri selon la revendication 1, caractérisée en ce que la totalité du bord du récipient inférieur ( 12) est découpée obliquement en dents de scie et en ce que le couvercle ( 14) a, en une position adjacente à sa paroi latérale, un cercle de dents de scie obliques ( 15) correspondantes. 6 Boite de Pétri selon la revendication 5, caractérisée en ce que le cercle de dents de scie obliques ( 15) est situé sur le côté intérieur de la paroi latérale du couvercle. 7 Boite de Pétri selon la revendication 5 ou 6, caractérisée en ce que les flancs ( 16) obliques pratiquement horizontaux des dents de scie ( 15) ont une pente-douce et ont des surfaces rendues rugueuses ou dentelées. 8 Boite de Pétri selon la revendication 7, caractérisée en ce que le bord du récipient inférieur ( 12) est muni de graduations sur le flanc oblique ( 16) d'au moins une dent de scie ( 13).