î 2003154 Lorsque l'on conçoit les bateaux., on cherche en général à ce qu'ils aient une marche stable et sûre., en empêchant tous les mouvements parasites (tangage, roulis, gîte) pouvant leur être communiqués par l'élément dans lequel ils se déplacent. C'est ainsi 5 qu'il est de pratique de plus en plus courante de pourvoir ces bateaux de différentes sortes d'éléments stabilisateurs. Ces élé>-ments appelés panneaux correcteurs d'assiette ou ailerons correcteurs d'assiette, sont spécialement employés dans ce but. Ils peuvent être montés soit fixes, soit oscillants autour d'axes per-10 pendieulaires au plan longitudinal du bateau. Dans ce dernier cas, l'inclinaison de ces ailerons correcteurs d'assiette par rapport au plan horizontal est réglable soit manuellement, soit automatiquement. Normalement, c'est simplement le roulis, mouvement du bateau dans un plan perpendiculaire au plan longitudinal que l'on 15 empêche par de tels ailerons, bien que, de plus, un certain effet stabilisateur puisse être obtenu pour corriger le mouvement oscillant dans le plan longitudinal du bateau, c'est-à-dire le mouvement de tangage, en particulier si ce bateau est muni d'ailerons pouvant se mouvoir d'une façon indépendante tout en étant disposés symétri-20 quement par rapport au plan de symétrie du bateau. Les mouvements indésirables du bateau sont, entre autres choses, provoqués par des modifications de la marche. Lorsqu'en agissant sur le dispositif de conduite, on force le bateau à suivre une trajectoire courbe, il va rouler ou il va plus ou moins prendre 25 de la gîte vers le centre de courbure de la trajectoire. Ceci est particulièrement le cas lorsque le changement de trajectoire est réalisé en modifiant l'orientation de l'hélice comme cela se produit habituellement sur les bateaux à moteur hors-bord. Le bateau va également prendre de la gîte si une trajectoire faisant un an-30 gle quelconque avec la direction du vent et la direction du courant, doit être maintenue. L'effet de ces courants doit, par conséquent, être compensé par une augmentation plus ou moins importante de l'amplitude de déplacement du dispositif de conduite. La prise de gîte peut 35 être contrebalancée par un dispositif composé d'ailerons stabilisateurs disposés symétriquement et dans lequel l'aileron situé du coté du vent ou du courant prend une inclinaison plus forte par rapport au plan horizontal que l'inclinaison prise par l'autre aileron. Dans les disposition? du type conventionnel, cela implique 40 que chaque aileron doit être pour-:-■. " clisposit-:-f pouvant être 05624 2003154 actionné de l'intérieur du poste de pilotage du bateau pour régler l'inclinaison dés ailerons. A cet effet, des dispositifs commandés électriquement, hydrauliquement* ou pneumatiquemen t, ont été proposés et utilisés, raais^ pour des raisons évidentes, de tels dispositifs se sont révélés à la fois compliqués, coûteux et d'un fonctionnement délicat, du fait qu'ils étaient soumis à des contrainte des impacts et des vibrations importants en cours de marche. Par ailleurs, des ailerons correcteurs d'assiette rappelés par ressort et fonctionnant automatiquement, ont également été proposés, leur effet stabilisateur étant principalement basé sur la différence de vitesse existant au droit de l'aileron extérieur et de l'aileron intérieur lorsque le bateau s'inscrit dans une trajectoire courbe. Cependant, de telles différences sont si faibles que, dans la pratique, cette méthode ne peut pas empêcher d'une manière satisfaisante le bateau de rouler et de prendre de la gîte. D'un autre coté, lorsque le bateau se meut suivant une trajectoire rectiligne, ces différences font totalement défaut, d'où il résulte que lesdits ailerons ne sont d'aucune utilité pour compenser les mouvements indésirables provoqués par le vent ou les courants d'eau. La présente invention a donc pour objet de procurer un dispositif à ailerons correcteurs d'assiette empêchant les mouvements de tangage, de roulis et de gîte du bateau et en éliminant, de ce fait, les inconvénients signalés ci-dessus. Les carac téri s ti ques essentielles du dispositif selon l'invention sont exposées dans les revendications ci-annexées. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description ci-dessous et à l'examen des dessins ci-joints. Dans ces dessins : La figure I illustre le principe sur lequel 1'invention est basée. La figure 2S la figure 3 et la figure 4 montrent des réalisations pratiques de l'invention, les figures 2 et 3 montrant la-partie arrière d'un bateau pourvu d'un dispositif à ailerons stabilisateurs, respectivement dans un plan vertical et dans un plan horizontal, alors que la figure 4 est W*e vue perspective d'une autre réalisation conforme à la présente invention. Dans la figure Is le dispositif de conduite 1 d'un batea-peut otre soit un gouvernail classique^ soit une commande hors-fcor. -î? Ov- ■ v-.r- pivoter le-dispositif ds conduite au moyen d'un man 69 05624 2003154 che 2, autour d'un axe 3 qui est, de préférence, presque vertical, mais qui, dans tin but de simplification, est montré perpendiculaire au plan de la figure. Des ailerons correcteurs d'assiette sont désignés par 4a et 4b et sont convenablement disposés sur la traver-5 se de poupe 5* chacun d'eux pivotant autour d'un axe horizontal 6 et pouvant être réglé suivant différentes positions inclinées au moyen d'un système de leviers. Ce.système comprend deux tiges 7 et 8 articulées entre elles. La tige 7 est articulée à l'une de ses extrémités sur l'aileron. La tige 8 est articulée à l'une 10 de ses extrémités sur la traverse de poupe 5 du bateau, alors que son autre extrémité vient s'articuler sur l'une des extrémités d'une autre tige 9 dont l'autre extrémité pénètre à l'intérieur d'un tube ou manchon 10. Ce dernier est, à son tour, articulé au point II sur le dispositif de conduite I. Sur la tige 9 est pré-15 vue une butée 12 pouvant se déplacer sur la tige et pouvant y être fixée d'une façon positive en n'importe quelle position désirable. L'oscillation de 1'aileron dans l'un ou l'autre sens, peut être limitée par une butée 13 qui peut "être solidaire de la traverse de poupe du bateau, tout en étante si on le désire, ré-20 glable en position. Le dispositif à ailerons correcteurs dfassiette fonctionne comme suit; Lorsqu'on fait pivoter l'appareil à gouverner I au moyen du manche 2 dans le sens de la flèche A, le bateau va, en principe, s'orienter vers la gauche de la figure, ce qui va 25 entraîner normalement un mouvement de roulis du même côté, de sorte que l'aileron 4a situé de ce côté va prendre une position plus basse que l'aileron 4b du côté opposé. Selon la présente invention, ceci est empêché par le fait que le manchon 10 entraîné dans le déplacement du dispositif de conduite dans le 30 sens de la flèche A, vient buter sur la butée 12 et entraîne la tige 9 vers l'extérieur par rapport au plan axial du bateau. Les tiges 7 et 8 vont ainsi pivoter de sorte que la distance existant entre leurs extrémités terminales va croître. L'aileron 4a associé à ce mouvement va donc être forcé de pivoter vers le bas, 35 de sorte que le mouvement oscillant du bateau va être réduit sinon empêché totalement. Le manchon 10 situé du côté opposé va également être déplacé vers la gauche, mais va seulement coulisser sur la tige correspondante 9 sans affecter sa position de sorte que, dans ce sens, la tige 9 et le manchon 10 forment une 40 cionnexion à course folle. Ainsi, l'aileron 4b y associé a la 05624 4 2003154 possibilité de se mouvoir librement vers le haut jusqu'à ce que la butée 12 vienne en appui sur le manchon 10 ou, en tous cas, ne peut se déplacer plus loin que ne le permet la butée 13. La réalisation d'un dispositif pratique selon la présente invention est montrée dans les figures 2 et 3. Lrindice 20 désigne la partie arrière d'un bateau à moteur ayant un fond en forme de 7. Ce bateau est pourvu de deux ailerons correcteurs d'assiette 21 et 22 disposés symétriquement de part et d'autre 10 du plan central longitudinal, lesdits ailerons étant susceptibles de pivoter autour des. axes 23 et 24 situés sur la traverse de poupe 25. Le bateau est supposé être équipé d'un moteur hors-bord 26 supporté par un socle 27 fixé sur la traverse 25, avec son hélice 28 et son carter 29 renfermant les engrenages, l'ensemble 15 pouvant pivoter autour d'un axe de préférence vertical 30 par l'intermédiaire d'un volant de direction ou d'un organe similaire et des organes de transmission conventionnels non montrés dans la figure. Les ailerons stabilisateurs ou correcteurs d'assiette sont prévus pour être réglés suivant une inclinaison orientée à 20 la fois vers l'arrière et vers le bas, correspondant au type de bateau donné, de sorte que, dans des conditions normales de charge et de vitesse, la proue du bateau soit sollicitée vers le bas d'une façon convenable. Chaque aileron stabilisateur est maintenu dans la position désirée au moyen de deux biellettes 31, 32 arti-25 culées entre elles en un point 33 et formant un système articulé entre la traverse de poupe 25 et l'aileron dont l'inclinaison peut ainsi être modifiée en changeant l'angle des biellettes 31, 32. Ces biellettes 31, 32 peuvent être déplacées par suite du mouvement d'un manchon 34 et d'un plongeur 35 connectés à la 30 commande hors-bord 26 de manière que lorsque cette dernière pivote autour de l'axe JQ dans un sens donné, on obtient un déplacement angulaire entre les biellettes 31 et 32, entraînant une augmentation ou une diminution de l'inclinaison de lraileron de la manière décrite en faisant référence à la figure I» Les tiges ou plon-35 geurs 35 sont pourvus de butées 36 qui sont disposées de manière à venir en contact avec des bagues insérées dans les extrémités des manchons 34 et qui peuvent être réglées, par exemple au moyen de filetages, rendant ainsi possible l'ajustement du déplacement angulaire maximal des ailerons à une valeur voulue. 40 il peut être avantageux pour la sécurité de fonctionne 69 05624 2003154 ment du système de leviers, de monter les articulations des tiges de liaison JI et 32 avec les ailerons et la traverse de poupe du bateau, sur des joints à rotules agissant comme joints universels. De plus, afin d'améliorer encore le fonctionnement du système, les 3 tiges 35 peuvent à la fois tourner et coulisser dans les manchons 34. Il est évident que le mode de fonctionnement de la disposition illustrée dans les figures 2 et 3* correspond totalement à celui décrit ci-dessus en faisant référence à l'agencement 10 ce la figure I„ • L'invention peut également être appliquée à d'autres types d'ailerons correcteurs d'assiette parmi lesquels on peut citer celui qui se règle entièrement automatiquement* décrit dans le brevet français n° 1 «520 327» Dans ce cas, la réalisation de 15 la disposition des ailerons peut être la même que celle qui est illustrée dans la vue perspective de la figure 4. L'aileron stabilisateur est alors désigné par l'indice 40. Il est supporté par deux plaques de liaison 4l, 42 articulées sur ledit aileron alors qu'à leurs extrémités supérieures, ces plaques pivotent 20 autour de deux axes 43 et 44, lesquels sont reliés ensemble, à leurs extrémités, par deux bras de liaison 45, 46 de manière à former, avec ces -derniers, un cadre rigide qui pivote sur une platine 47 suivant l'axe 44, platine qui est prévue pour être fixée et supportée sur la traverse de poupe du bateau. Sur le bord supérieur 25 de la platine 47, se trouve un autre axe 48 sur lequel vient s'articuler une biellette de liaison par l'intermédiaire d'un joint universel ayant un croisillon 50 et un axe de pivotement 51 disposé à angle droit par rapport à l'axe 48. Un autre bras de liaison 52 est de la même manière articulé sur l'axe 43 par un croisillon 30 53 un axe de pivotement 54. Les biellettes de liaison 49 et 52 sont également articulées entre elles autour d'un pivot 55. La biellette 49 est également articulée sur une tige plongeuse 56 qui vient coulisser d'une manière télescopique dans un tube 57 correspondant en tous points au manchon 34 des figures 2 et 35 ledit 35 tube 57 étant, à son autre extrémité (non montrée), articulé sur le dispositif de conduite du bateau. La distance entre les axes 43 et 44 est plus grande que celle existant entre les axes reliant les plaques de liaison 4l et 42 à l'aileron 40* Aussi longtemps que l'angle forme par les biellettes de liaison 49 et 52 est maintenu ko constant-, le mode de foiietimnernsnt• dispc^i^jf g ailerons cor- recteurs est entieri^ent analogue â celui ûn dispositif à ailerons correcteurs déer.i . dans le brevet français ci-dessus menti né K® I 520 327= Au neyen du dispositif de conduite verner du bateau, on actionne le tube 57 et le plongeur 56 pour faire varier 5 i* angle formé par les biellettes de liaison lorsQUson fait tourn ledit dispositif auteur de son axe de la manière décrite ci-dessv: : en faisant référence au dispositif illustré dans les figures 2 et p. Il en résulte que les ailerons correcteurs,, lorsque le bateau se déplace sur une trajectoire courbej sont contraints de 10 prendre des incidences telles qu'ils contre-balancent ou annulenv totalement le mouvement de tangage du bateau..Dans le eas où dem-dispositifs à ailerons correcteurs du type montré dans la figure 4 sont utilisés et disposés symétriquement par rapport, au plan médian longitudinal du bateau, on obtient un contrôle entière» 15 ment automatique de tous les mouvements indésirables du bateau te r que le roulis ou la gîte, D'autres réalisations de 1'invention différentes de celles décrites ci-dessus, peuvent, évidemment, être obtenues. Ainsi, le système à leviers destiné à transférer le mouvement 20 entre le dispositif de conduite et les ailerons correcteurs d'assiette peut être disposé d'une autre manière. La disposition telle qu'elle a été décrite ci-dessus peut également être emploj'-en combinaison avec les moteurs hors-bord conventionnels, ainsi qu'avec les bateaux dont le moteur est disposé à l'intérieur du 25 bateau d'une façon habituelle. Dans ce dernier cas, le gouvernail doit être évidemment connecté au système à leviers, afin que ses mouvements puissent être communiqués audit système à leviers et aux ailerons correcteurs„ 05624 7 2003154 REVEHDIC/'-TIONS 1° Un dispositif à ailerons correcteurs d'assiette pour les bateaux, pour empêcher les mouvements indésirables tels que roulis, gîte, tangage, comprenant deux ailerons correcteurs d'assiette pivotants et disposes symétriquement par rapport à un appareil de conduite destiné à assurer la direction du bateau, appareil consistant par exemple en un gouvernail classique, en une commande hors-bord ou en tout autre dispositif similaire, caractérisé en ce qu'ion système de liaison est agencé entre l'appareil de conduite et chaque aileron correcteur de telle sorte que, lorsque l'appareil de conduite est déplacé dans un sens ou dans l'autre à partir de sa position neutre initiale, il agisse sur l'un ou sur l'autre des ailerons correcteurs d'assiette d'une manière telle que la tendance du bateau à pencher sur le cSté, tendance due à une modification de la direction, soit gênée ou même complètement empêchée. 2° Un dispositif à ailerons correcteurs d'assiette selon la revendication 1, dans lequel l'inclinaison des ailerons correcteurs est déterminée par des tiges formant un système articulé à leviers et disposées entre un aileron correcteur respectif et la coque, caractérisé en ce que les tiges sont connectées à l'appareil de conduite par un système de liaison à course folle de manière qu'elles soient seulement influencées par ledit appareil dans un sens de mouvement. J>° Un dispositif à ailerons correcteurs d'assiette selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque liaison à course folle consiste en un manchon et en un organe plongeur pouvant coulisser dans le manchon, l'un de ces deux organes étant connecté à l'aileron correcteur correspondant alors que l'autre est connecté à l'appareil de conduite.