L'invention due aux travaux de N. GILLET de la Société Générale de Constructions Electriques et Mécaniques Alsthom et de Français MOISSON-FRANCKHAUSER et Robert RAVELET des Laboratoires de Marcoussis, Centre de Recherches de la Compagnie Generale d'Electricite, concerne un élément de transition thermique pour arbre de rotor supraconducteur. On sait que loraqu'on veut utiliser le phénomène de supraconductivite, il est necessaire de porter un materiau supraconducteur à une temperature très basse, par exemple à 4CK a l'aide d'hélium liquide. I1 faut pour cela utiliser une machine frigorifique, par exemple un liquefacteur d'hélium. La puissance frigorifique necessaire pour maintenir la supraconductivite, c'est-a-dire la puissance qu'il faut fournir a la machine frigorifique, est d'autant plus grande que la temperature qu'il faut atteindre est plus basse, et, pour une temperature donne, elle est proportionnelle aux pertes calorifiques, c'est-à-dire a la puissance calorifique qu'il faut evacuer.Les pertes calorifiques dues a la difference de temperature entre la zone refroidie et la zone voisine non refroidie decroissent avec la resistance thermique entre ces deux zones. On entend ici par "resistance thermique" d'un élément ayant une extrenite froide et une extremite chaude, le rapport de la difference de temperature entre ces deux extrémités a la puissance calorifique allant de l'extremite chaude à l'extrémité froide a travers l'élement. Cette resistance thermique peut être mesure en degres kelvin par watt (K/W). Lorsque des températures très basses telles que 4K doivent être maintenues dans des volumes importants la puissance frigorifique nécessaire devient très couteuse et l'on cherche a augmenter la resistance thermique entre la zone refroidie et la zone non refroidie. On utilise pour cela des matériaux thermiquement isolants et le vide. Quant aux elements qui assurent la liaison mecanique entre ces zones on augmente leur resistance thermique en augmentant leur longueur et en diminuant leur section. Mais on ne peut atteindre ainsi une resistance thermique aussi grande qu'on le voudrait sans diminuer exagérément la resistance mecanique. Dans le cas ou une machine, par exemple un alternateur, comporte un rotor supraconducteur subissant des efforts mecaniques importants, il est particulière- ment difficile de realiser l'arbre du rotor pour qu'il presente à la fois les caracteristiques mecaniques nécessaires pour supporter et entraîner le rotor et une résistance thermique suffisamment élevée pour que la puissance frigorifique necessaire reste acceptable. I1 est connu de réaliser chaque extrémité d'tni tel arbre en deux elements consecutifs : un élément à température ordinaire et sensiblement uniforme, avec une faible résistance thermique, et un élément de transition présentant une forte résistance thermique et le long duquel la température décroit proessivement jusqu'au voisinage de celle du materiau supraconducteur, 40K par exemple. L'élément a temperature ordinaire comporte les paliers ou roulements permettant de soutenir le rotor pendant sa rotation. A l'une des extremites de l'arbre il est relié à la turbine qui entraîne le rotor en rotation. Il constitue, pour ltélement de transition et le rotor, un support tournant "chaud". Quant à l'element de transition il doit évidemment être capahle de resister a la totalite des efforts mécaniques transmis par l'arbre au rotor. Dans le but d'abaisser autant que possible la puissance frigorifique necessaire pour compenser l'apport de chaleur du support chaud jusqu'au rotor à travers l'element de transition, trois dispositions ont déjà été proposées Premièrement on a propose. de choisir lin materiau mauvais conducteur de la chaleur et presentant une bonne résistance mecanique.De tels materiaux déjà proposés sont l'acier, l'acier inoxydable, des alliages de nickel, des résines armées de fibres de verre. Deuxièmement il a été propose de donner à ltélement de transition la forme d'un tube ou d'un tronc de côme coaxial au rotor et dont le diamètre est relativement grand tout au moins à son extremite froide, c'est-à-dire pratiquement voisin du diamètre du rotor. Un grand diamètre permet en effet de diminuer la section totale de metal nécessaire pour supporter les efforts mécaniques appliques au rotor, et par consequent de diminuer la section totale de metal à travers laquelle la chaleur peut aller de l'extrénmité chaude de l'élément jusqu'à son extrémité froide. L'extremite. froide d'un tel tube ou tronc de ce est fixée à la partie centrale supraconductrice du rotor.Son extrémité chaude est fixée, par l'intermédiaire d'un flasque métallique circulaire à l'élément chaud de l'arbre qui présente un diametre plus petit et qui est supporte par des roulements ou paliers qui peuvent être réalises selon des techniques classiques car ils fonctionnent à temperature ambiante. Troisièmement il a etc propose de munir l'élément de transition d'un circuit de refr-oidissement allant de son extrémité froide à son extrémité chaude. Il est en effet évident que le refroidissement de cet éliment diminue la quantite de chaleur qu'il apporte au rotor, et il a été démontré que la puissance frigorifique ainsi économisée pour le refroidissement du rotor était supérieure a la puissance frigorifique necessaire pour assurer un refroidissement convenable de l'élément de transition. En pratique, le fluide utilisé pour ce refroidissement est une partie du fluide sortant du circuit de refroidissement de la partie centrale du rotor. Son débit est choisi de manière que la tempera- ture croisse progressivenent et régulièrement de l'extrémité froide de l'element de transition jusqu'à son extremite chaude en restant a chaque instant seulement un peu en dessous de celle de la partie de l'élément de transition qu'il traverse. L'économia de puissance de refrigeration ainsi obtenue est lice au fait que l'écart de temperature entre le matériau de ltelement de transition et le fluide de refroidissement reste faible tout le long de l'élément, de son extremite froide jusqu'à son extraite chaude. I1 convient donc de rendre la resistance thermique entre l'élément de transition et son circuit de refroidissement aussi faible que possible. C'est pourquoi il est connu de donner au circuit de refroidissement la forme d'un tuyau dispose en helice en bon contact thermique avec la face interne du tube de transition.Il est egalement connu de faire circuler le fluide de refroidissement dans l'espace annulaire situe entre ltelement de transition et un tube de gainage qui lui est coaxial. Des éléments deflecteurs sont disposes dans cet espace annulaire pour guider le fluide. Ces éléments deflecteurs ne participent pas de manière sensible à la résistance mecanique de l'élément de transition. Les clament s de transition connus comportant les dispositions qui viennent d'être decrites presentent divers inconvenients relatifs aux proprietes mecaniques et thermiques des materiaux utilises. Les materiaux metalliques présentent une resistance mecanique acceptable mais une resistance thermique plutôt trop faible. Les resines armees de fibres presentent une résistance thermique remarquablement élevée et certaines caracteristiques mecaniques excellentes, mais elles ne peuvent transmettre des couples importants, pour l'entraînement du rotor en rotation, qu'à la condition de disposer les fibres d'une manière complexe difficile à realiser correctement à l'heure actuelle. On connaît par ailleurs d'autres materiaux pressentant une resistance mecanique et une résistance thermique plus élevées mais ils n'ont pas ete proposés pour la réalisation d'élements de transition selon l'invention parce qu'ils provoquent de nouvelles difficultés telles que, par exemple, la réalisa- tion d'un bon contact thermique entre l'élément de transition et son circuit de refroidissement. Un tel bon contact thermique est classiquement réalisé par soudure ou brasure d'un tube sur la paroi de ltélement à refroidir, ce tube constituant un conduit de refroidissement. Malheureusement les proprictes mecaniques de nombreux matériaux sont altérées par l'echauffement nécessaire à la soudure ou a la brasure. La présente invention a pour but la realisation d'un élément de transition thermique pour arbre de rotor supraconducteur permettant une diminution de la puissance frigorifique necessaire pour maintenir un rotor à une température compatible avec la supraconductivité grâce au fait que le matériau de cet élément de transition présente une grande résistance mécanique et une grande résistance thermique tout en étant en bon contact thermique avec un circuit de refroidissement. Elle a pour objet un élément de transition thermique pour arbre de rotor supraconducteur comportant - une extrémité chaude destinée a être fixée à un support tournant à température ordinaire, - une extremité froide destine à être fixée a une partie centrale d'un rotor munie d'enroulements supraconducteurs de manière à ce que l'aliment de transition assure la liaison mécanique entre ce rotor et le support tournant, - une virole intérieure joignant ces deux extrénmités, - une virole extérieure joignant ces deux extrémités en entourant coaxialement la virole intérieure, - une conduite de refroidissement disposé dans l'intervalle entre ces deux viroles et permettant la circulation d'un fluide de refroidissement de l'extra- mité froide a l'extrémité chaude, caracterisé par le fait que la virole extérieure est serrée par frettage contre la virole intérieure de manière à ce que les viroles intérieure et exterieure soient soumises a des efforts antagonistes respectivement de compression et de tension dans des plans perpendiculaires à leur axe et à ce que l'ensemble des deux viroles, intérieure et extérieure, assure ladite liaison mécanique, l'une au moins des deux viroles etant creusée, sur sa face par laquelle elle s'appuie contre l'autre, pour former un canal s'étendant de l'extrémité froide à l'extra- mite chaude de l'élément et formant ledit conduit permettant la circulation d'un fluide de refroidissement. A l'aide des figuras schématinues 1 et 2 ci-jointes, on va décrire ci-aorès à titre non limitatif un mode de mise en oeuvre de l'invention. Les éléments qui se correspondent sur plusieurs de cas figures y sont désignes par les mêmes signes de référence. ta figure I représente une vue du rotor d'un cryoalternateur en coupe par un plan axial. La figure 2 représente une vue en coupe axiale partielle agrandie de l'clamant de transition représenté sur la figure I. Selon le mode de réalisation de l'invention décrit et représente, un cryoal- ternataur comporte une turbine non représentée et situee du côté droit de la figure 1, un rotor 2 comportant des enroulements supraconducteurs refroidis à Ak par de l'hélium, formant inducteur et tournant à 25 tours/s, et un stator non représenté formant induit autour du rotor 2, et constitue de conducteurs électriques normaux. La partie centrale 4 du rotor 2, longue de 2 à 8 8 mètres, est supporte et entraînée par deux arbres horizontaux : lm arbre côté turbina, comportant un clament chaud 6 de diamètre compris entre 30 et 100 cm, flasque exterieur 8 plan circulaire, et un élément de transition thermique tubulaire 10, de plus grand diamètre (compris entre le double et la triple de celui de l'élément 6) et long de 50 cm au moins, et un arbre côte "alimentation" comportant un elément chaud de petit diamètre 12, un flasque extérieur 14 et un élément de transition thermique tubulaire 16 respectivement de mêmes diametres. L'élément chaud 6 de l'arbre côté turbine est massif et supporté par un palier 18 à température ordinaire. Il est en continuité mécanique avec l'arbre de la turbine non représentee. L'elément chaud 12 de l'arbore côté alimentation est creux et comporte, dans un évidement axial, des conduits d'entrée et de sortie d'hélum, ces conduits étant raccordes par des Joints tournants a un liquéfacteur d'hélium non represente, de mani8re à permettre le refroidissement de la partie centrale 4 du rotor à une temperature de 40K. L'élément d'arbre 12 comporte d'autre part des dispositifs 20 d'alimentation électrique du rotor, et il est supportée par un palier 22 à temperature ordinaire. Les flasques exterieurs 8 et 14 sont réunies par une enceinte extérieure tubulaire metallique 24 de forte épaisseur qui entoure l'ensemble de la partie centrale 4 du rotor et des éléments de transition 10 et 14. Cette enceinte exterieur est a temperature ordinaire. Elle peut entre constituée d'un alliage de titane avec une epaisseur de 10 cm et recouverte extérieurement d'une couche de cuivre non representée. Elle assure la solidarisation mécanique des flasques 8 et 14 c'est-à-dire d'une part qu'elle maintient l'alignement des éléments d'arbre 6 et 12, et d'autre part tutelle peut transmettre au flasque extérieur 14 côte alimentation le couple de rotation applique par la turbine non représentée à l'élément d'arbre 6.Elle est d'autre part fixée de manière étanche aux flasques extérieurs 8 et 14 et l'espace intérieur est évacué de maniere a assurer une bonne isolation thermique par le vide entre cette enceinte externe 24 et la partie centrale 4 du rotor. Cette isolation thermique est améliorée par la présence d'un écran thermique péripherique 26 placé entre l'enceinte externe 24 et la partie centrale 4 du rotor, sans contact ni avec cette enceinte ni avec cette partie centrale. Cet écran est bon conducteur thermique et se raccorde mécaniquement et thermiquement par chacune de ses extrémités à une partie intermédiaire des éléments de transition 10 et 16, selon une disposition connue. Il est realisé de manière à ne pas être le siège de courants induits en présence de champs magnétiques variables pouvant apparattre pendant le fonctionnement du cryoalternateur. Il est refroidi par ses deux extrémités grâce au contact thermique avec les elements de transition 10 et 16, de sorte que sa température est intermédiaire entre celle de la partie centrale froide 4 du rotor et celle de l'enceinte externe chaude 24. Le vide est réalisé des deux côtes de cet écran. Il est également réalisé dans l'espace compris entre chacun des flasques extérieurs chauds 8 et 14 et deux flasques interieurs froids 28 et 30 placés respectivement en regard de ces deux flasques extérieurs et limitant de part et d'autre la partie centrale froide 4 du rotor.L'isolement thermique entre ces flasques extérieurs et intérieurs est amélioré par la présence d'ecrans thermiques d'extre-tnite- 32 et 34 en forme de couronnes circulaires planes coaxiales au rotor, bonnes conductrices thermiques et se raccordant mécaniquement et thermiquement aux éléments de transition 10 et 16 dans la meme région intermédiaire que l'écran 26. La partie centrale 4 du rotor et les écrans thermiques 26, 32 et 34 sont supportes par les éléments de transition 10 et 16, eux mêmes supportés par les flasques extérieurs 8 et 14. Ces éléments de transition ont en plus tous deux pour rôle de transmettre à la partie centrale du rotor une partie du couple de rotation applique par la turbine non représentée. Quoique ces deux éléments de transition soient constitues de maniere identique, L'élément 10 transmet une partie de ce couple plus grande que l'élément 16 en raison de la déformation élastique de l'enceinte externe 24 sous l'action du couple qu'elle transmet au flasque extérieur 8 au flasque extérieur 14. Les deux éléments de transition 10 et 16 sont constitués chacun par une virole intérieure 42 et 44 de 120 cm de diamètre extérieur et de I cm d'épaisseur, entourée par une virole extérieure 46 et 48 respectivement. Dans le mode de realisation décrit et représenté ces viroles ont la forme de tubes cylindriques, nais ils pourraient aussi avoir la forme d'un tronc-de cône, par exemple. Les deux viroles exterieures 46 et 48 sont constituées par les deux extrémités d'un tube cylindrique métallique de 120 cm de diamètre extérieur et de 1 cm d'épaisseur, dont laartie intermédiaire 50 constitue l'enveloppe cylindrique périphérique entourant et frêttant la partie centrale froide 4 du rotor. Les deux viroles interieures 42 et 44 forment chacune une partie d'une pièce métallique dont l'autre partie est constituée par le flasque intérieur 28 et 30 respectivement, limitant la partie centrale 4 du rotor du même côté. L'assemblage du tube 46, 48, 50 sur l'ensemble de la partie centrale 4 du rotor et des viroles interieures 42 et 44 se fait par frettage, c'est-à-dire par exemple que ce tube est porte à une température de l'ordre de 1000C, superieure à celle de cet ensemble (tempe-rature ordinaire) préalablement monté, et est amene coaxialement autour de cet ensemble. Les temperatures s'égalisant alors, et le tube serre l'ensemble qui entoure, clest-à-dire que le tube subit un effort de tension dans un plan perpendiculaire à l'axe et que l'ensemble subit un effort de compression antagoniste. Le frettage-peut egalement être réalisé par expansion radiale du tube sous l'action d'une pression hydraulique. On choisit l'effort de frettage de maniere à ce que le tube 46, 48, 50 reste serre à la fois sur la partie centrale du rotor et sur les viroles extérieures 42, 44 lorsque le rotor est à sa vitesse de rotation maximale et lorsque le vide est realisé à l'intérieur de l'enceinte externe 24, alors que de l'hélium sous pression de tordre de 10 bars circule dans des canaux de refroidissement à l'interface entre les viroles extérieures 46, 48. Ces canaux 52 sont visibles sur la figure 2 qui représente une vue agrandie de l'élément de transition 16. Ils sont creuses dans la face externe de la virole extérieure 44. Ils forment un trajet helicoldal unique pour l'helium allant de l'extrémité froide à l'extrémité chaude. Dans une premi8re partie de la longueur de ltelement de transition débutant à l'extrémité froide, ils ont une profondeur de 0,6 mm, une largeur de 10mm et forment 5 tours successifs avec un pas de 4 cm. Dans une deuxième partie de cette longueur, aboutissant à l'extrémité chaude ils ont une profondeur de 2 mm, une largeur de 20 mm et forment 10 tours successifs avec un pas de 5 cm. Ces largeurs et ces pas laissent des intervalles de 3 cm de large, parallèlement à l'axe, entre deux tours successifs. La profondeur des canaux au voisinage de lextrémité froide est choisie suffisamment faible pour eviter le risque de repartition inhomogene des vitesses de circulation de l'hélium dans la profondeur du canal. Ce risque n'esxiste qu'au voisinage de l'extrémité froide. il résulte de la force centrifuge qui tend à rassembler l'hélium le plus froid dans la partie de la profondeur du canal aituée le plus loin de l'axe, c'est-à-dire la virole extérieure 48. il peut entraîner une circulation de l'hélium dans deux sens opposés. Les canaux 52 réunissent un collecteur circulaire froid 54 à l'extrémité froide de l'élément de transition à un collecteur circulaire chaud 56 à l'extrémi- té chaude de cet élément. L'hélium provient du circuit de refroidissement des enroulements supraconducteurs de la partie centrale 4 du rotor. Son débit est de l'ordre de 1 g/s. Il passe d'une température de 4K, àune température de 250R en allant de l'un à l'autre des collecteurs 54 et 56. La virole intérieure 44 porte trois épaississements formant saillie sur sa face interne. Ce sont premierenent un épaississement chaud 58, présentant une largeur de 3 cm et une surépaisseur de 5 cm et permettant le logement du collecteur 56 et la fixation au flasque extérieur 14, deuxièment un épaississement froid qui permet le logement du collecteur 54 et la fixation à la partie centrale 4 du rotor. Cet épaississement froid pourrait être de dimensions analogues à l'épaissis- sement chaud 58, mais dans le mode de realisation décrit et representé, il est constitué par le flasque intérieur 30.Troisièmement, la virole intérieur 44 porte un épaississement intermédiaire 60 pressentant une largeur de 8 cm, une épaisseur de 3 cm et situé à une distance de 20 cm du flasque intérieur 30. il permet d'une part la fixation de l'écran thermique d'extrémité 34, et d'autre part de supporter effort de compression supplémentaire crée localement par l'écran thermique periphérique 26. Cet écran thermique est en effet serré sur la face extérieure de la virole extérieure 48. Les viroles 44 et 48 sont constituées d'un alliage de titane connu sous le nom de TASE comportant 5 Z d'aluminium et 2,5 % d'étain avec de très faibles concentrations d'impuretés telles que l'oxygène et l'hydrogène. D'autres alliages pourraient être utilisés mais il semble préférable qu'ils comportent au moins 85 % de titane et 4 % d'aluminium. La structure d'élément de transition qui vient d'être decrite permet d'assurer à la fois une bonne résistance mécanique pour une faible section totale de métal, et un bon contact thermique entre les canaux de refroidissements 52 et le matériau utilisé sans qutil soit nécessaire d'utiliser une soudure ou une brasure. Ceci permet d'utiliser un matériau tel que celui précédemment précise, qui pressente une résistance mécanique et une résistance thermique remarquablement bonnes, mais dont les qualités mécaniques seraient alterées par des soudures ou des brasures.Toutes ces particularites permettent de diminuer la puissance frigorifique totale nécessaire pour maintenir la partie centrale 4 du rotor a une température compatible avec la supraconductivité, L'hélium arrivant dans le collecteur chaud 56 peut être renvoyé, par un conduit creusé dans le flasque extérieur i4, vers l'axe du rotor de maniere a retourner vers le lique-facteur d'hélium non représenté. il peut aussi être envoyé par un conduit creusé dans ce même flasque 14 vers la périphérie et déhoucher à l'extérieur de l'enceinte externe 24, dans l'espace annulaire compris entre cette enceinte externe et le stator.Cette dernière disposition présente l'avantage d'utiliser l'hélium du collecteur chaud 56 pour le refroidissement de l'enceinte externe et du éventuellement stator. Elle ne semblecepen- dant intéressante pour le refroidissement du stator que dans le cas ou les tensions entre enroulements du stator sont relativement faibles car la rigidité diélec- trique de l'hélium est beaucoup plus faible que celle de l'hydrogene classiquement utilise pour assurer le refroidissement de l'espace annulaire compris entre le rotor et le stator d'un alternateur. Le document public suivant peut être utilisé pour aider à appliquer l'invention à la réalisation d'un cryoalternateur : Superconducting machines and devices edite par S. FONDER et B.B. SCHWARTZ chapitres 1-5 et 5 NATO Advanced Study Institutes Series B (Physies) vol. 1, Plénum Press, NY. REVEND ICATIONS li Element de transition thermique pour arbre de rotor supraconducteur comportant - une extrémité chaude destinée à être fixée à un support tournant à tempéra- ture ordinaire, - une extrémité froide destinée à être fixée à une partie centrale d'un rotor munie d'enroulements supraconducteurs de manière à ce que l'élément de transition assure la liaison mécanique entre ce rotor et le support tournant, - une virole joignant ces deux extrémités, - un conduit de refroidissement dispose au contact de cette virole et permettant la circulation d'un fluide de refroidissement allant vers l'extrémité chaude, caractérisé par le fait que ladite virole est constituée par une virole extérieure serrée par frettage contre une virole intérieure de manière à ce que les viroles intérieure et extérieure soient sounises à des efforts antagonistes respectivement de compression et de tension dans des plans perpendiculaires à leur axe et à ce que l'ensemble des deux viroles, intérieure et extérieure, assure ladite liaison mécanique, l'une au moins des deux viroles étant creusée, sur sa face par laquelle elle s'appuie contre autre, pour former un canal formant ledit conduit permettant la circulation d'un fluide de refroidissement la profondeur de ce canal au voisinage de l'extrémité froide étan choisie suff i- samment faible pour eviter une circulation dans deux sens opposes dans deux parties de la profondeur du canal. 2/ Elément selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit canal est creuse dans la face extérieure de la virole intérieure et tournent autour de cette virole interieure. 3/ Elément selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux dites viroles sont constituées d'un alliage de titane. 4/ Element selon la revendication 3, caractérise par le fait que ledit alliage de titane comporte au moins 85 % de titane et au moins 4 % d'aluminium. 5/ Elément selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ladite virole intérieur pressente trois épaississements en forme de couronnes coaxiales en saillie sur sa face intérieure, un epaississement froid à l'extrémité froide, un epaississement chaud à l'extrémité chaude, et un epaississement intermed-iaire à distance de ces deux extrémité cet epaississement intermédiaire supportant un effort de compression supplementaire localise applique à la virole intérieure par une extremite de l'écran thermique entourant la partie centrale du rotor, cette extrémité de l'écran thermique étant serrée sur la face extérieure de ladite virole exte-rieure. 6/ Element selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite extremite froide se raccorde de manière étanche à un flasque reliant cette extrémité audit support tournant, ce flasque se raccordant de manière étanche à une enceinte externe métallique entourant la partie active du rotor, ledit écran thermique et lesdites viroles intérieures et extérieures. 7/ Elément selon la revendication 6, caractérisé par le fait que ledit flasque comporte un conduit de comunication faisant communiquer l'extrémité chaude dudit conduit de refroidissement avec l'espace entourant ladite enceinte externe de maniere à permettre le refroidissement de cette enceinte externe par ledit fluide de refroidissement. 8/ Element selon la revendication 2, caractérise par le fait que ladite virole extérieure se prolonge au-delà de ladite extrémité froide de manière à constituer une enveloppe métallique entourant de façon étanche la partie centrale du rotor et la frettant. 9/ Elément selon la revendication 8, caractérisé par le fait que lesdites viroles sont cylindriques, deux viroles intérieures étant disposées aux deux extrémités d'un tube netallique contre la face interne de ce tube, de manière que les deux extrémités de ce tube constituent deux viroles extérieures coopérant chacune avec l'une des deux viroles intérieures pour former un élément de transition et que la partie intermédiaire de ce tube forme une enveloppe métallique pouvant entourer la partie centrale d'un rotor supporté à ses deux extrémités par les deux éléments de transition ainsi formés.