La présente invention concerne la réalisation de planchers par coulée d'une dalle en béton sur une tale présentant une série de nervures parallèles, destinées à servir d'armatures pour cette dalle. Ceci permet d'obtenir des planchers d'épaisseur uniforme sans poutres apparentes. les tales utilisées pour la réalisation de ces planchers servent-d'abord momentanément de coffrages pour la coulée des dalles en béton ; mais ensuite, les nervures de ces tales constituent des armatures principales des dalles correspondantes et elles participent finalement à la résistance d'ensemble des planchers ainsi constitués0 La théorie de l'équilibre des panneaux de tels planchers permet de définir, avec une précision satisfaisante, les zones dans lesquelles les moments de flexion qui les sollicitent sont maxima Ces zones sont d'une part les bandes centrales des panneaux correspondant au centre de ceux-ci et d'autre part, les bandes dites porteuses qui correspondent aux entrecolonnements d'appui des panneaux sur les poteaux correspondants.Or les moments fléchissants positifs en travée, intéressant les bandes centrales et les bandes porteuses, sont maxima dans ces dernières Dans ces conditions, on emploie généralement des tôles dont la section est calculée en fonction de la valeur maxima des moment fléchissants à l'endroit des bandes porteuses. Mais alors il en résulte une consommation inutile de métal p032x les parties centrales. Ceci est donc une cause de frais superflus. C'est pourquoi la présente invention a pour objet un procédé conçu de manière à éviter cet inconvénient. A cet effet, ce procédé est essentiellement caractérisé en ce que l'on emploie une tôle nervurée dont la section est déterminée en fonction des moments de flexion en travée les plus faibles, c'est-à-dire ceux intéressant la partie centrale du plancher, et l'on dispose des armatures supplémentaires de renfort, parallèlement aux nervures de la tolu, au-dessus des parties marginales porteuses de celles-ci qui s'étendent dans la direction des nervures et ce, en fonction des efforts de flexion accrus s'exerçant sur ces parties0 Par ailleurs, d'autres armatures sont placées sur les nervures de la tale dans une direction perpendiculaire à celles-ci, en déterminant la section et la répartition de ces armatures en fonction des moments fléchissants sollicitant respectivement la partie centrale du plancher et ses parties marginales. Bien entendu, l'invention a également pour objet les planchers réalises par mise en oeuvre de ce procédé, Du reste, d'autres particularités de l'objet de l'invention apparattront au cours de la description suivante. Celle-ci est donnée en référence au dessin annexé à simple titre indicatif et sur lequel les figures t et 2 sont des vues èn perspective d'un plancher tra ditionnel du type en cause, représenté respectivement après achèvement de sa fabrication et avant coulée du béton constituant la dalle supérieure ; La figure 3 est une vue en coupe transversale de ce plancher ; les figures 4 à 6 sont des vuesoen coupe de deux variantes de réa lisation. Sur la figure i les différentes parties du plancher corres- pondant ont été délimitées en fonction de l'importance et de la nature des efforts subis. Ainsi on peut distinguer une partie centrale A, deux parties marginales B porteuses dans un sens du panneau et deux autres parties marginales C porteuses dans une direction perpendiculaire0 Ainsi qu'il a déjà été indiqué, le présent plancher est réa lisé en coulant une dalle 1 en béton au-dessus Les moments fléchissants positifs intéressant les bandes porteuses B et C du plancher sont théoriquement une fois et demi plus importants que ceux concernant la partie centrale A. Or, suivant une caractéristique essentielle du procédé selon l'invention, on utilise une tôle nervurée 2 dont la section est déterminée en fonction des moments de flexion en travée qui sont les plus faibles, c'est-à-dire les moments de flexion intéressant la partie centrale A. La section ainsi retenue est sensiblement la même sur toute la largeur de la dalle correspondante. Dans ces conditions, il est prévu des armatures supplémentaires de renfort dans les zones qui sont sollicitées par des moments fléchissants plus élevés que dans la partie centrale. Ainsi dans les parties marginales, qui s'étendent dans la même direction B1 que les nervures de la tôle, il est prévu des fers d'armature 4 disposés parallèlement auxdites nervures, par exemple dans les intervalles entre celles-ci, (voir fig. 3 > , ces fers d'armature étant de longueur constante ou non. La largeur des bandes porteuses comportant lesdites armatures peut être égale au 1/4 de la largeur totale du plancher correspondant. Dans un tel cas, la largeur de la partie centrale A est égale à la moitié de la largeur de ce plancher, Mais ces indications ne sont en aucune façon impératives. La section et la répartition de ces armatures sont déterminées suivant l'importance des moments fléchissants sollicitant les bandes porteuses correspondantes de la dalle et ce, en tenant compte du renfort déjà constitué par les nervures 3 des parties correspondantes de la tôle 2. De plus, dans le sens perpendiculaire à la direction des nervures de la tôle, on place sur celles-ci des armatures déterminées suivant les moments fléchissants sollicitant la partie centrale A du plancher ainsi que ses parties marginales porteuses C dans cette nouvelle direction. Ces armatures sont constituées par des fers 5 placés sur le dessus des nervures des tôles. En raison des différences de valeur des moments fléchissants à équilibrer, l'espacement de ces armatures varie suivant les différentes parties du plancher. Ainsi, dans la partie centrale, ces armatures sont relativement espacées ; par contre, elles sont beaucoup plus serrées dans les parties marginales a. Leur écartement est constant ou non sur chaque bande. les différents fers d'armature ainsi prévus peuvent être constitués par des treillis dont les éléments constitutifs 4a et 5a sont soudés entre eux à l'avance et forment un ensemble d'un seul tenant, qui peut être mis en place aisément sur une tôle nervurée 2 avant coulée du béton. Dans ce cas, les fers transversaux Sa viennent reposer sur le dessus des nervures 3 de la tôle. Quant aux fers longitudinaux 4a, ils se trouvent maintenus automatiquement espacés par rapport au fond des rainures de la tôle 2 du fait même que ces fers sont solidaires des fers transversaux 5a. Bien entendu, ces treillis peuvent être en différentes parties. De même, la t81e utilisée pour servir de coffrage puis d'armature pour la dalle en béton, peut être en une ou plusieurs parties, suivant les dimensions à prévoir. La figure 4 représente une variante de réalisation d'un plancher selon llinvention. Dans celle-ci, il est prévu des armatures supplémentaires 4b disposées dans le sens longitudinal à ltendroit de la partie centrale A du plancher et ce, en plus des armatures des renforts 4 prévues dans les parties marginales. Par ailleurs les moments fléchissants négatifs, découlant de la théorie intéressant les bandes centrales-porteuses, sont équilibrés par des armatures dites ''en chapeau" qui sont disposées à la face supérieure des dalles (voir fig. 6 sur laquelle les aciers 4, 5, 4a, 5a ne sont pas représentés par simplification). Ces armatures 6 sont placées horisontalement, mais perpendiculairement aux nervures de la tôle. Cependant elles peuvent également être inclinées par rapport à ces nervures en étant, par exemple, disposées suivant les diagonales du panneau correspondant. La longueur de ces armatures est déterminée en fonction du diagramr me des moments fléchissants. De préférence, ces armatures comportent à leurs extrémités des retours d'équerre 6a dirigés vers le bas, qui reposent sur le fond des rainures de la tôle nervurée correspondante 2. Ainsi la partie horizontale de ces armatures 6 se trouve maintenue à la hauteur voulue dans la dalle sans que leurs extrémités apparaissent à la surface inférieure du plancher, comme ce serait le cas pour un plancher réalisé avec un coffrage traditionnel. Comme on peut le constater, la figure 6 représente une vue en coupe d'un plancher selon l'invention au droit d'un poteau P sur le quel ce plancher prend appui. Les armatures 7 situées au-dessous des armatures supérieures 6 sont également des armatures en chapeau" qui correspondent aux bandes porteuses représentées en coupe. Ces armatures s'étendent dans une direction perpendiculaire à celle des armatures 6, mais leur façonnage est semblable. En effet, ces armatures comportent des retours d'équerre. Cependant elles pourraient être dépourvues de tels éléments, à condition d'être attachées aux armatures 6 par tous moyens appropriés, afin de se trouver maintenues au niveau désiré avant la coulée du béton. Ainsi qu'il a déjà étéindiqué, ltinvention a également pour objet les planchers obtenus par mise en oeuvre du procédé- décrit précédemment. Ces planchers peuvent équiper tout type de bâtiment voulu. Par ailleurs il va de soi que le-procédé selon l'invention et les planchers correspondants ne sont pas limités aux quelques exemples qui ont été décrits ci-dessus. R B V E N D I C A-T I O N S 10. Procédé de réalisation d'un plancher par coulée d'une dalle en béton sur une telle présentant une série de nervures para; lèles, et qui est destinée à servir d'armatures pour cette dalle, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on emploie une tôle nervurée capable d'équilibrer les moments de flexion en travée les plus faibles qui s'exercent dans le sens de ses nervures, c'est-à-dire ceux intéressant la partie centrale du plancher, et en ce que l'on dispose des armatures supplémen taies de renfort, parallèlement aux nervures de la tôle, au dessus des parties marginales porteuses de celles-ci qui sté- tendent dans la direction des nervures et ce, en fonction des efforts de flexion accrus s'exerçant sur ces parties, d'au tres armatures étant placées sur les nervures de la tôle dans une direction perpendiculaire à celles-ci, en déterminant la section et la répartition de ces armatures en fonction des moments fléchissants sollicitant dans cette direction, res pectivement la partie centrale du plancher et ses parties marginales. 20.- Plancher constitué par une dalle en béton coulée sur une tôle présentant une série de nervures parallèles, ce plancher é tant caractérisé en ce qu'il a été réaliste grace au procédé selon la revendication 1, de sorte qu'il comporte une t81e dont les caractéristiques sont déterminées en fonction des moments de flexion en travée les plus faibles, c'est-a-dire ceux intéressant la partie centrale du plancher, et la dalle en béton renferme,dans ses parties marginales parallèles aux nervures, des armatures supplémentaires de renfort, cependant que d'autres armatures s'étendent dans la direction perpen diculaire pour résister aux moments fléchissants agissant dans cette direction.