La présente invention a pour objet une texte de bourrage pour bourreuse de voies ferrées, dont le châssis, mobile en hauteur, est é quipé d'outils vibrants, disposés par paires, qui plongent dans le ballast à côté des traverses, se déplacent en sens inverse l'un de l'autre dons chaque paire et sont reliés chacun par un bras à un excentrique commun de manière à ce que les deux outils de chaque paire vibrent en opposition de phases. La bourreuse décrite dans le brevet suisse NO 170 909, qui bourre le ballast sous les traverses des voies ferrées par pas successifs d'une traverse, est équipée de têtes de bourrage de ce genre. Dans le but d'une augmentation de rendement, on a proposé d'qui per les bourbeuses de deux de Ces têtes, l'une à la suite de l'autre, pour bourrer simultanément deux traverses directement voisines pour que la machine puisse toujours avancer régulièrement par pas de deux traverses. Mais la sevle duplication, illustrée et décrite dans le brevet suisse NO 429 800, posait des problèmes d'encombrement et d'adaptation aux variations d'écartement entre traverses pratiquement insolubles; à tel point qu'aucune tête de bourrage basée sur le seul principe de la duplicotion n'a été développée ni exploitée commercialement. Il a fallu en arriver, pour obtenir le resultat recherché, b des têtes de bourrage du genre de celles décrites dans les brevets suisses NO 470 5?6 et NO 445 542 dans lesquels une appropriation de formes et un agencement ingénieux des organes de travail permettaient d'effectuer un bourrage de qualité de deux traverses voisines à la fois, à chaque pas de la machine. Ce sont d'ailleurs les bourreuses équipées de ces têtes de bourrage qui sont actuellement les plus répandues dans le monde. Ces bourreuses travaillent selon le principe du bourrage par compression et vibrations forcées. Elles ont donné et donnent encore toutes satisfactions. Cependant, devant l'accroissement considérable du trafic ferroviaire, les temps morts alloués aux travaux dans lesquels il est procédé à des opérations de bourrage sont de plus en plus courts et le besoin de machines à plus grand rendement encore est impératif. Le problème serait simple à résoudre s'il suffisait à nouveau de multiplier sur les bourreuses le nombre des têtes de bourrage, les unes à la suite des autres, pour bourrer simultanément par exemple quatre traverses voisines à chaque pas, comme il est suggéré, toutefois sans être decrit,sur la figure l du brevet suisse N0457 528 où l'on voit deux totos de bourrage juxtaposées appropriée chacune à bourrer deux traverses.Mais on se heurterait a nouveau aux problèmes signalés précédemment inhéronts b l'encombrement, cettefois-ci, des têtes de bourrage doubles et à l'adaptation nécessaire aux variations d'écartement entre traverses, avec d'autant plus d'accuité que le nombre des traverses est doublé. On ne connaît d'ailleurs aucune tête de bourrage de ce genre qui ait été décrite, ou a plus forte raison commercialisée. A l'opposé de l'idée de la duplication, la présente invention propose une tête de bourrage simple et rationnelle, se présentant sous la forme d'une unité mécanique appropriée pour le bourrage, par pas successifs, de trois traverses directement voisines selon le principe du bourrage par compression et vibrations forcées qui assure la même quali- té du bourrage que celle que l'on a toujours obtenue par ce principe avec les machines précitées, mais avec une augmentation de rendement de 5. A cet effet, la tête de bourrage selon l'invention, du genre de celles décrites dans la partie générale de cette description, se carac- tdrise par le fait qu'elle comporte, dans chaque plan de travail parallèle aux rails, une première paire d'outils dont les deux outils sont disposés pour plonger dans les deux cases extérieures à un groupe de trois traverses directement voisines, et une deuxième paire dont les deux outils sont disposés pour plonger de part et d'autre de la traverse centrale du groupe des trois traverses considérées, lesquels deux outils de la seconde paire sont du type dit "outils ouvrants" constitués chacun de deux outils juxtaposés reliés ensemble à un même bras d'excentrique afin qu'ils vibrent en concordance de physes. Le dessin annexé montre un exemple de réalisation de la tête de bourrage selon l'invention. Sur l'unique figure de ce dessin on voit, partiellement représenté, le châssis 1 de la machine. Sur ce châssis et au dessus de chaque file de rails sont fixées deux colonnes de guidage 2 et 3 reliées à leurs bases par un longeron 4. Les plongées et les retraits-des outils de bourrage dans le ballast sont provoquées par la descente et la remontée du châssis 5 de la tête de bourrage qui se déplace le long des colonnes de guidage 2 et 3 sous la commande-d'un vérin hydraulique 6. Ces outils de bourrage sont disposés en deux groupes - Une paire d'outils doubles ouvrants 7, 7' et 8, 8', articulés à mi-hauteur sur des tourillons 9, 9' et 10, 10' solidaires de supports d' outils 11, ll' et 12, 12' sont mis en vibration par un excentrique 13 auquel ils sont reliés à leurs extrémités supérieures par deux bras 14 et 15. Les deux outils de chaque outil ouvrant sont eux-mêmes reliés à leurs extrémités supérieures par une biellette 16, 16' pour qu'ils vibrent en concordance de phase et pour permettre la libre transmission- des vibrations. Ces deux outils doubles ouvrant se terminent à leurs parties inférieures par des pioches 17, 17' et 18, 18' aussi rapprochées que possible dans leur position fermée pour en faciliter la pénétration dans le ballast. L'ouverture de ces outils est obtenue par écartement des supports d'outils Il, ll', respectivement 12, 12' qui coulissent le long de glissières 19 et 20, lequel écartement est commandé par deux vérins hy drauliques doubles 21, respectivement 22, dont les cylindres prennent appui sur le chassies 5 et les tiges des pistons sur les supports d'outils ll, 1l' et 12, 12'. - Deux outils simples 23, 24, articulés à mi-hauteur sur des supports d'outils 25, 26 sont également mis en vibrations par l'excentrique 13 auquel ils sont reliés à leurs extrémités supérieures par deux bras 21' et 22'. La fermeture de ces outils simples est obtenue par des vérins 27, 28, dont les cylindres prennent appui sur le châssis 5 et les tiges des pistons sur les supports d'outils 25 et 26. Ces deux outils simples se terminent à leurs parties inférieures, comme les outils owronts, par des pioches 31, 32. Les bros 21' et 22' reliant les outils 24 et 23 à l'excentrique 13 sont montés à excentricité opposée, ainsi que les bras 14 et 15 reliant les outils ouvrants au dit excentrique. De aeme les bras 15 et 21', respectivement 14 et 22' sont montés à excentricité opposée; ce montage ayant pour effet de faire vibrer les pioches en opposition de phases de part et d'autre de chacune des traverses. Le bourrage s'effectue ainsi - Après plongée de l'ensemble des outils dans le ballast, llouvertu- re des deux outils ouvrants a pour effet de bourrer le ballast à la fois sous la traverse centrale 35 par le rapprochement des pioches 17' et 18 et sous les deux traverses d'extrémités 34 et 36 sous lesquolles le ballast est bourré par l'effet combiné de la dite ouverture des outils ouw vrants avec la fermeture simultanée des pioches des deux outils simples 31 et 32. Il est bien entendu que ce mode de construction n'est donné qu'a titre d'exemple. Toutes variantes b la portée de l'homme du métier pourront être apportées sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi por exemple, dans le cas d'emploi sur une machine à grand empattement, il pourra être avantageux de monter les colonnes de guidage non plus rigidement sur le châssis de la machine, mais dans un châssis intermédiaire orienta ble ou pendulé, de manière connue, pour adapter la position de la tête de bourrage, par rapport au châssis de la machine, aux variations d'orientation des rails dans les courbes à faible rayon. De même les moyens de commande des divers mouvements pourront être remplacés par d'autres équivalents : par exemple les vérins hydrauliques de commande du déplacement des supports d'outils pourront être remplacés par des systèmes à vis et écrous. REVENDICATION Tête de bourrage pour bourreuse de voies ferrées dont le châssis, mobile en-hauteur, est équipé d'outils vibrants, disposés par paires, qui plongent dans le ballast à côté des traverses, se déplacent en sens inverse l'un de l'autre dans chaque paire et sont reliés chacun par un bras à un excentrique commun de manière à ce que les deux outils de chaque paire vibrent en opposition de phases, caractérisée en ce qu'elle comporte, dans chaque plan de travail parallèle aux rails, une première paire d'outils dont les outils sont disposés pour plonger dans les deux cases extérieures à un groupe de trois traverses directement voisines et une deuxième paire dont les deux outils sont disposés pour plonger de part et d'autre de la traverse centrale du groupe des trois traverses considérées, lesquels deux outils de la seconde paire sont du type dit "outils ouvrants" constitués chacun de deux outils juxtaposés reliés ensemble à un même bras d'excentrique afin qu'ils vibrent en concordance de phases.