Procédé à basse pression pour l'ignifugation de bois dur; préparation et dispositif utilisés dans ce procédé. L'ignifugation de bois dur, par exemple du bois d'eucalyptus, est effectuée en général en utilisant une pression effective élevée. Par exemple, B.A. Richardson à la page 105 du manuel "Ifood préservation", The construction Press (1978), décrit qu'une pression effective de 50 à 70 bars est utilisée lors de l'ignifugation des types de bois d'eucalyptus imperméables. Contrairement à cela, dans le procédé conforme à la présente invention, le bois dur est, d'une façon tout à fait inattendue, ignifugé en n'utilisant qu'une faible pression effectiverau maximum de 2,5 bars, tout en économisant les coûts d'énergie correspondants. L'objet de la présente invention est donc un procédé pour l'ignifugation de bois dur avec des préparations aqueuses contenant un agent ignifuge, procédé qui est caractérisé par le fait qu'on traite le bois dur sous une pression effective de 0,3 à 2,5 bars avec des préparations aqueuses qui contiennent: (a) au moins un agent ignifuge, (b) éventuellement au moins un agent f ixateuret éven- (c) tuellement au moins un agent gonflant. La préparation pour exécuter le procédé, dans la mesure o elle contient au moins deux des composants (a), (b) et (c), le bois dur ignifugé selon le procédé et son utilisation comme bois de mine dans 1' exploitation des mines constituent d'autres objets de la présente invention. La pression effective nécessaire dans ce procédé peut être obtenue soit dans un appareil fermé, par exemple dans un autoclave de construction classique, soit de préférence en immergeant le bois sous la surface de la préparation. Dans ce dernier cas, il se forme une pression effective statique qui s'exerce proportionnellement à la profondeur sous le niveau du liquide. Dans ce type de réalisation préféré du procédé de la présente invention, le bois est alors immergé dans la préparation contenant l'agent ignifuge à une profondeur de 3 à m, en particulier de 8 à 16 mètres, pour réaliser un traitement du bois sous une pression effective statique de 0,3 à 2,5 bars, en particulier de 0,8 à 1,6 bar. Dans la mesure o le procédé dans son type de réali- sation préféré s'effectue en immergeant le bois dans la pré- paration, un dispositif pour l'exécution du procédé qui,d'une façon continue, conduit le bois,à partir de la surfacejà la profondeur souhaitée sous le niveau et une fois l'imprégnation du bois terminée, ramène celui-ci à la surface de la prépara- tion, un tel dispositif représente un autre objet de la présente invention. Comme composant (a) de la préparation toujours utilisé pour la réalisation du procédé de la présente invention, on peut citer surtout tous les agents ignifuges du commerce pour le traitement du bois. En général, de tels agents ignifuges contiennent des sels minéraux comme les acides mono- ou tétra- boriques et leurs sels de sodium, les sels d'ammonium des acides ortho- et métaphosphoriques, le bromure, le sulfate, le bisulfate et le sulfamate d'ammonium, les chlorures et sulfates de calcium, de magnésium, d'étain et de zinc, le chromate et le bichromate de sodium, et l'hydroxyde d'alumi- nium. Sont préférés les sels minéraux solubles dans l'eau comme les chlorures de calcium et de magnésium, le borax, le sulfate, le sulfamate et le polyphosphate d'ammonium, le phosphate mono-ammonique et le phosphate bi-ammonique; le phosphate bi-ammonique et le phosphate monoammonique, qui présentent l'avantage de former des solutions aqueuses avec un pH de 4 à 7) qui n'endommagent pas le bois à traiter, étant les plus intéressants. Comme composants facultatifs (b) des préparations utilisées en vue de la réalisation du procédé de la présente invention, on peut citer les produits épaississants et les produits de réaction de l'urée ou des cyanamides avec le formaldéhyde, les produits épaississants pouvant être aussi bien d'origine naturelle que d'origine synthétique. Comme exemples de produits épaississants d'origine naturelle, on peut citer les amidons rétrogradés>éthérifiés, estérifiés ou modifiés d'une façon cationique ou anionique, de préférence les amidons de mais, de pomme de terre, de blé et de riz ou leurs produits de décomposition, par exemple dextrine; en particulier les amidons de mais, de pomme de terre, de blé et de riz, rétrogradés, c'est-à-dire au moins en partie décomposés par action de l'eau chaude, éventuellement en présence d'un acide minéral comme l'acide sulfurique et l'acide chlorhydrique, ou leurs dérivés hydroxyéthylés, la pectine et les farines de grains d'origine végétale, en particulier les farines de guar ou la farine de caroube, les colles d'origine animale, en particulier la gélatine d'os, les acides alginiques, leurs sels et leurs esters, en parti- culier un alginate de sodiumet les esters ou éthers cellulo- siques et leurs sels, en particulier une méthylcellulose ou carboxyéthylcellulose et ses sels de sodium. Les amidons rétrogradés et leurs dérivés sont particulièrement préférés. Comme exemples d'agents épaississants d'origine synthétique, il faut citer les acides polyacryliques, les dérivés polyvinyliques ou polyacryliques, en particulier les acides polyacryliques et les polyacrylates de sodium ou d'ammonium, et les alcools polyvinyliques. Les acides poly- acryliques ayant des poids moléculaires de 800 000 à 2 000 000 sont particulièrement préférés. Dans le cas des composants facultatifs (b),les produits de réaction du type mentionné sont utilisés, ces produits de réaction sont préparés à partir de: (b1) urée, cyanamide ou dicyandiamide, (b2) formaldéhyde ou un produit donnant du formaldéhyde, (b3) éventuellement un sel d'ammonium, et (b4) une alkylènepolyamine ou ses sels acides ayant au maximum 18 atomes de carbone, ces produits de réaction étant éventuellement présents sous forme de solutions dans l'eau et/ou dans un alcool comportant 1 à 4 atomes de carbone, surtout l'isopropanol, l'éthanol et en particulier le méthanol. Aussi bien les solutions aqueuses que les solutions alcooliques ou de préférence les solutions hydro-alcooliques, peuvent être utilisées. Comme composant (b1) pour la préparation des produits de réaction (b) la cyanamide est préférée à l'urée et au dicyandiamide. Pour les produits donnant du formaldéhyde en tant que composant (b2) pour la préparation des produits de réaction (b), il s'agit par exemple de l'hexaméthylolmélamine, du trioxanne, et en partbulier du paraformaldéhyde. Le formal- déhyde lui-même est le composant (b2) préféré par rapport aux produits donnant le formaldehyde. Les sels d'ammonium comme composant facultatif (b3) pour la préparation des produits de réaction (b) se confondent avec les sels utilisés comme composant (a), dans la mesure o comme sels préférés (b3) les sels monomères d'ammonium de l'acide métaphosphorique et en particulier de l'acide ortho- phosphorique, tels que le phosphate mono-ammonique et le phosphate biammonique, sont utilisés. Les sels d'ammonium présentant en particulier de l'intérêt comme composants facultatifs (b3) dérivent cependant des acides organiques tels que l'acide formique, l'acide acétique, ou des acides minéraux tels que l'acide nitrique, et en particulier l'acide chlorhydrique et sont donc différents des composants (a) utilisés comme agents ignifuges. Par consequent, comme composant (b3) on peut citer surtout le formiate d'ammonium, l'acétate d'ammonium, le nitrate d'ammonium et en particulier le phosphate bi-ammonique, le phosphate monoammoniqoeet le chlorure d'ammonium, le chlorure d'ammonium étant le plus intéressant. Comme polyamines pour le composant facultatif (b4) servant à 3apréparation des produits de réaction (b), on peut citer les alkylène-di- ,tri- ou tétra-amines ayant 2 à 6 atomes de carbone dans le reste alkylène. Comme alkylène -di-,tri- ou tétra-amines, on peut donc citer la trihexaméthylènetétra- mine, la tripentylènetétramine,la tributylènetétramine, la tri- propylènetétramine, la triéthylènetétramine, surtout la dihexaméthylènetriaiine, la dipentylènetriamine, la dibutylène- triamine, la dipropylènetriamine, la diéthylènetriamine, et en particulier l'hexaméthylènediamine, la pentylènediamine, la butylènediamine, la propylènediamine et l'éthylènediamine. L'éthylènediamine étant surtout la plus intéressante. Comme sels d'acide de ces polyamines, on peut citer surtout les halohydrates et en particulier le chlorhydrate. Les composants (b) facultatifs préférés sont donc par exemple les produits de réaction préparés à partir de: (b1) l'urée, la cyanamide ou le dicyandiamide, (b2) le formaldéhyde ou le paraformaldéhyde, (b3) éventuellement le chlorure, l'acétate, le formiate et le nitrate d'ammonium, le phosphate bi-ammonique ou le phosphate mono-ammonique;et (b4) éventuellement l'éthylènediamine ou son halohydrate,qui se présentent éventuellement sous forme de solutions hydrométhanolique, hydro-éthanolique ou hydro-isopro- panolique.. En particulier, sont intéressants les produits de ré- action préparés à partir de: (b) 2 moles de dicyandiamide (b2) 1 mole de paraformaldéhyde, et (b3) 1 mole de phosphate mono-ammonique ou 1 mole de nitrate d'ammonium, les produits de réaction préparés à partir de: (bl) 1 mole de dicyandiamide, (b2) 1 à 2,2 moles de formaldéhyde, et (b3) 0 à 0, 8 mole de chlorure d'ammonium, et (b4) 0,1 à 0,5 mole déthylènediamineou de dichlorhydrate d'éthylènediamine, et en particulier les produits de réaction obtenus à partir de: (b) 1 mole de dicyandiamide, (b) 2 à 2,3 moles de formaldéhyde, et (b3) 1 à 1,3 mole de chlorure d'ammonium, qui se présentent de préférence sous forme de solutions aqueuses ou hydro-méthanoliques. Les produits de réaction utilisés comme composants facultatifs (b) et leur préparation sont connus en soi et par exemple sont décrits dans la demande de brevet allemande à l'Inspection Publique n 2 729 276 et dans les brevets britan- niques n 1 146 484 et 1 409 460. L'utilisation d'un agent fixateur comme composant facultatif (b) à côté de l'agent ignifuge comme composant (a) est avantageuse pour lier fortement éventuellement l'agent ignifuge sur le substrat bois et par conséquent pour augmenter la résistance au rinçage, et à la pulvérisation ou la résis- tance aux intempériesjde l'ignifugation. Comme composants facultatifs (c) de la préparation utilisée pour la réalisation du procédé conforme à la présente invention, on peut citer les agents porogènes, de préférence les composés azotés solubles dans l'eau qui, sous l'action de la chaleur, se décomposent au moins en ammoniaque et en gaz carbonique. Dans ce cas, il s'agit entr'autre surtout de l'urée, de dérivés de l'urée, et de leurs sels. Comme exemples de dérivés de l'urée, on peut citer surtout le dicyandiamide, la guanidine, la guanylurée et la mélamine. Comme sels, on peut citer par exemple les phosphates, et en particulier les chlorhy- drates. L'urée et ses dérivés du type mentionné se décomposent à des températures allant d'environ 1200 à environ 2700C avec séparation d'ammoniac, de gaz carbonique, et d'eau. La guadinine, et surtout l'urée, sont particulièrement préférés à cause de leur basse température de décomposition (environ 1600C pour la guadinine et environ 130'C pour l'urée). En général, les porogènes ne sont utilisés comme compo- sants facultatifs (c) que si un agent fixateur est utilisé en même temps sous forme d'un produit épaississant comme compo- sant facultatif (b). Dans ce type de réalisation préféré du procédé conforme à la présente invention, dans lequel la préparation utilisée à côté de l'agent ignifuge comme composant (a) contient un produit épaississant comme composant (b)qui est en même temps l'agent fixateur, ainsi qu'un porogène comme composant (c), des colages gonflants à l'intérieur du bois (analogue à des revêtements gonflants sur les surfaces) sont obtenus qui, lors de l'action des flammes, s'opposent d'une façon particulièrement active à la propagation des flammes sous forme de masses visqueuses, foisonnantes, collantes, incom- bustibles, éventuellement charbonneuses. La préparation en vue de la réalisation du procédé conforme à la présente invention contient en général à 300 g/l de composant (a), 0 à 60 g, de préférence 0,5 à 30 g/l de composant (b), et 0 à 150 g, de préférence 10 à 100 g/î de composant (c). Dans le cas o le composant facultatif (b) est utilisé avec le composant (a), le rapport pondéral des composants (a): (b) s'élève de préférence de 1:0,02 à 1:0,3. Dans le cas o le composant facultatif (c) est utilisé avec les composants (a) et (b), le composant (b), un agelnt fixateurjest utilisé sous forme d'un produit épaississant, le rapport pondéral des composants (b): (c) s'élève de préférence de 1:0,03 à 1:0,6. Etant donné que les agents ignifuges préférés (a) sont îo solubles dans l'eau, la préparation se présente de préférence sous forme d'une solution aqueuse dont le pH est en général au moins 4, en particulier va de 4 à 6. Dans le procédé dela présente invention, le bois peut être traité avec la préparation aqueuse aussi bien à tempé- rature élevée qu'à la température ordinaire, c'est-à-dire d'environ 10'C à environ 900C. Les températures élevées sont recommandées surtout pour les préparations contenant l'agent fixateur, le type et la concentration de l'agent fixateur étant choisis de façon à ce que la préparation ne se présente sous forme de solutions aqueuses qu'à ces températures élevées, et pénètre telle quelle dans les pores du bois et après l'impré- gnation se solidifie à la température ordinaire dans les pores du bois en séchant. Cependant, on préfère traiter le bois à la température ordinaire avec des préparations sous forme de solutions aqueuses en choisissant des agents ignifuges solubles dans l'eau suffisamment actifs, afin de diminuer les coûts d'énergie et de se passer d'appareils chauffants pour les dispositifs utilisés pour réaliser le procédé. La durée du traitement et le rapport de bain pour l'imprégnation du bois varient dans de larges limites et dépendent du type, du stade de transformation, de la dureté et de la capacité d'absorption de l'eaudu bois utilisé. Le traitement du bois avec la préparation sous la pression ef- fective mentionnée est réalisé par exemple pendant 1 à 30 minutes, de préférence pendant 2 à 12 minutes. Le bois, qui est ignifugé selon le procédé de la présente invention, se présente dans les stades de transfor- mation les plus divers, par exemple sous forme de bardeaux de planches ou de poutres ou de ( bois de construction). Com- me bois dur on peut citer le bois de feuillu, par exemple, le bois de hêtre, de chêne ou le bois de triplochiton scléroxylon et en particulier le bois d'eucalyptus. A côté,entre autre, d'une utilisation dans l'ameublement, l'utilisation du bois ignifugé selon la présente invention en tant que bois de construction est particulièrement intéres- sante et en particulier comme bois de mine dans l'exploitation des mines. Pour le bois de mine, il s'agit en particulier du bois d'eucalyptus saligna et d'eucalyptus globulus. La teneur en humidité du bois à ignifuger varie dans de larges limites. Pour les madriers En eucalyptus préférés, elle s'élève par exemple de 10 à 50% en-poids. Plus la teneur en humidité est grande, plus faible est l'absorption du bain pendant l'imprégnation. L'avantage le plus important de la présente invention repose sur le fait que déjà pour de faibles absorptions de bain d'environ 5 à 25%, de préférence 10 à 20% en poids, la résis- tance au rinçage, c'est-à-dire l'ignifugation permanente, est déjà obtenue. Les propriétés ignifuges du bois traité sont jugées en se basant sur sa teneur en ignifuge qui, selon le type d'agent ignifuge utilisé, varie dans de larges limites. Si l'on suppose qu'on utilise les sels d'ammonium de l'acide phosphorique comme agents ignifuges préférés selon le rapport numéro 50 090 596 (86) de mai 1979 du CSIR (çouncil for Scientific and Industrial Research des National Building Research Institute in Johannesburg), une teneur en phosphore du bois traité d'environ 0,6 à 0,8 % en poids est considérée comme suffisante pour obtenir une bonne ignifugation dans des essais d'incendie proches de la réalité. Cette teneur nécessaire en agent ignifuqge est obtenue dans Le procédé conforme à la présente invention avec unefaible pression effective et avec une faible absorptica de bain correspondante, cette faible absorption de tain étant particulièrement avanta- geuse parce qu'elle rend superflux un séchage du bois dans la mine. En outre, par suite du pH du bain d'imprégnation, qui est en général au moins de 4, de préférence de 4 à 6, il ne se produit aucun dommage pour le bois ni aucune diminution des bonnes propriétés mécaniques tellesque par exemple la force portante du bois de construction ou du bois de mine. Sur les dessins des figures ci-annexées, est représentée une forme de réalisation préférée du dispositif utilisable pour réaliser le procédé conforme à la présente invention, oỷcomme mentionné au début, le bois est traité par immersion selon un mode opératoire continu. Sur ces dessins: la figure 1 est une vue latérale du dispsositif avec des coupes partielles; la figure 2 est une coupe verticale à travers le dispositif selon le plan II-II de la figure 1; la fiqure 3 est une coupe horizontale selon le plan III-III des figures 1 et 2; la figure 4 est une coupe en détail verticale agrandie selon la région IV de la figure 1 ou selon le plan de coupe désigné par IV-IV sur la figure 3; la figure 5 est une coupe le long d'une branche du dispositif selon le plan de coupe désigné par V-V sur les figures 1, 3 et 4. Comme le montre la figure 1, le dispositif consiste en un tube en U vertical 1, constitué par chacuredes branches 2 et 3, lesquelles possèdent de préférence une section trans- versale tubulaire rectangulaire avec des dimensions intérieures par exemple de 0,6 x 2 m. Les deux branches 2 et 3 du tube sont jointes d'une façon étanche aux liquides, à leur partie inférieure, par l'intermédiaire d'une partie coudée 4 formant la base ayant également une section transversale rectangulaire tubulaire. A leur partie supérieure, les deux branches 2 et 3 du tube sont liées entre elles par l'intermédiaire d'un pont 5. Le tube en U reconstitué par conséquent par les deux branches tubulaires 2 et 3 avec la partie coudée 4 formant la base, définit totalement le réceptable de la préparation aqueuse 14. Cette préparation aqueuse 14 possède un niveau 16 qui est défini par la hauteur h du niveau actif, lequel peut avoir une hauteur de 3 à 25 mètresce qui correspond à une pression effective de 0,3 à 2,5 bars. En vue de la traversée ou de la circulation du bois 8 à traiter, un dispositif transporteur sous forme de chaînes 6 disposées côte à côte est prévu et sur celles-ci sont fixées des gouttières transporteuses 7, dont la section trans- versale est en forme de C, en tôle perforée d'une façon régulière et serrée, comportant une ouverture supérieure.Les chaînes 6 et l'ensemble des gouttières transporteuses 7 sont mus dans la direction des flèches par un dispositif de commande 9. Ainsi, le bois à traiter 8 est transporté une ou plusieurs fois en traversant la préparation aqueuse 14 qui peut être constituée par exemple par les composants a, b et c décrits au début. En outre, les deux branches tubulaires 2 et 3 sont disposées selon l'invention inclinées vers l'intérieur par rapport à leurs extrémités supérieures, de sorte que les chaînes 6 viennent s'appliquer sur les parois intérieures des branches tubulaires 2 et 3. Le tube en U est placé sur des fondations 10 dans un bac récepteur 11. En cas de fuite éventuelle, le bac récepteur 11 a des dimensions tellesqu'il peut recevoir d'une façon sure la totalité de la préparation aqueuse-14. Le chargement du dispositif s'effectue par exemple à la main sur une plateforme 15. De plus, les pièces de bois à traiter 8 sont introduites dans la zone du pont 5 dans les gouttières transporteuses 7 à partir du côté et circulent alors dans la direction de la flèche dans l'entrée 17 du tube en U, donc sur le dessin dans la branche 2 du tube en U. Après cela, elles continuent toujours à descendre jusqu'à un premier galet de déviation 19. Alors, le bois à traiter 8 s'enfonce de plus en plus dans la préparation aqueuse 14, c'est-à-dire sous une pression effective statique qui est proportionnelle à la profondeur au-dessous du niveau 16 de la préparation aqueuse 14. Après la déviation du sens de circulation par le galet de déviation 19, le bois à traiter 8 arrive dans la partie coudée 4 formant la base du tube en U 1. Après avoir traversé ce coude, le bois est dévié par un deuxième galet de déviation 19 et remonte dans la branche 3 du tube en U et sort par la sortie 18 dans la zone du pont 5. Ici, le bois traité est soit enlevé, soit alors de nouveau traité en le laissant dans les gouttières transporteuses 7. Chaque côté du fond 12 du coude de base 4, est cons- truit oblique en-dessous en forme de flèche de sorte que les impuretés peuvent s'y rassembler et peuvent être enlevées par l'intermédiaire d'un robinet 13. Mais le robinet 13 est également prévu pour vidanger la préparation aqueuse 14 après usage, donc ensuite soit pour la renouveler,soit alors pour la modifier. La figure 2 montre le chargement manuel du bois 8 à traiter ou le déchargement manuel du bois 8' traité. Ce chargement et le déchargement peuvent s'effectuer toutefois également et avantageusementavec un dispositif mécanique. On peut déjà remarquer sur cette figure que par exemple sur deux châines 6 placées côte à côte, sont disposées une série de gouttières transporteuses 7 dont seulement quelques-unes sont montrées. En se référant aux figures 3,4 et 5, on décrit le dis- positif transporteur en forme de chaînes 6 et de gouttières transporteuses 7. Les gouttières transporteuses 7 ayant une section trans- versale en forme de C sont percées de part en part par des trous serrés et uniformes. Elles sont recourbées en gouttières formant un C pratiquement à partir d'une tôle perforée serrée à perméabilité élevée ou à grande ouverture. Toutefois, dans une zone 26, des fentes longitudinales libres continues sont ménagées pour permettre encore un meilleur mouillage du bois 8 à traiter par la préparation aqueuse 14. En outre, en ce qui concerne la largeur de cette zone 26,on s'arrange pour que cette zone soit inférieure à la plus petite hauteur 27 du bois 8 à traiter. Donc, on s'assure que les bois à traiter sont conduits d'une façon absolument sûre et inamovible par le dispositif transporteur à travers la préparation aqueuse 14. Les gouttières transporteuses 7 sont fixées sur les chaînes 6 au moyen de consoles 28 et de un ou plusieurs organes de fixation 29. Les chaînes 6 circulent sur des glissières 30 pour préserver de l'usure les parois intérieures des branches 2 et 3 du tube en U. De son côté, le dispositif transporteur 6 et 7 est guidé par des rails 31 dont la section transversale est en forme d'équerre. La présente invention est illustrée par les exemples descriptifs et non limitatifs ci-après o les pourcentages sont exprimés en poids. Exemple 1: Un madrier en eucalyptus saligna ayant une longueur de 60 cm, un diamètre de 15 cm et un taux d'humidité de 20,4% est immergé pendant 2 minutes 1/2 à 13,40 m sous la surface d'une solution aqueuse chauffée à 600C qui contient par litre g de phosphate mono-ammonique et a un pH de 4. Au bout de ce temps, le madrier est enlevé de la solution et laissé s'égoutter pendant 2 minutes. L'absorption de bain est de 22,4%. Le bois contient 0,90% de phosphore et d'après le rap- port no 50 090 596 (86) de mai 1969 du CSIR, est désigné comme étant ignifugé. En vue de vérifier la résistance au rinçage del'ignifugation, le madrier est placé dans l'eau de ville à 250C pendant 24 heures. Au bout de ce temps, le taux en phosphore du bois (déterminé par le dosage élémentaire du phosphore dans le bain de rinçage) s'élève encore à 0,68%. Le bois est par conséquent désigné comme rendu ignifuge en permanence. Exemple 2: On opère comme dans l'exemple 1, mais on traite un madrier en eucalyptus saligna dont le taux d'humidité est de 30,8% (u lieu de 20,4%) et on immerge le madrier pendant 3 minutes (au lieu de 2,5 minutes) à 20C (au lieu de 60C) à 13,60 m (au lieu de 13,40m) sous la surface d'une solution de phosphate mono-ammonique. L'absorption de bain est de 19,7%et la teneur en phosphore du bois traité est de 0,79% après l'immersion et encore de 0,64% après le rinçage dans l'eau de ville. Le bois est désigné comme rendu ignifuge en permanence. Exemple 3: On opère comme dans l'exemple 1, en traitant un madrier en eucalyptus saligna dont le taux d'humidité est de ,8% (au lieu de 20,4%) et on immerge le bois pendant 6 minutes (au lieu de 2,5 minutes) à 600C à 13,60 m (au lieu de 13,40 m) sous la surface d'une solution de phosphate mono-ammonique. L'absorption de bain est de 23,8% et le taux de phosphore du bois traité est de 0,95% après l'immersion et encore de 0,74% après le rinçage. Le bois est désigné comme rendu ignifuge en permanence. Exemple 4: Des madriers en eucalyptus saligna ayant une longueur de 60 cm, un diamètre de 15 cm, et un taux d'humidité de 20%, sont immergés à 250C pendant 10 minutes à 10 mètres sous la surface d'une solution aqueuse qui contient par litre g de phosphate mono-ammonique et 12 g d'amidon de mais rétrogradé et qui a un pH de 4,1. L'absorption de bain est de 19%. Ensuite, les madriers sont enlevés de la solution et climatisés pendant 10 jours. Le bois présente un taux de phosphore de 0,82%. Dans un essai pratique pour bois de mine, effectué dans un tunnel incliné chauffable, selon le rapport no 50 090 596 (86) de mai 1979 du CSIR, les madriers en eucalyptus saligna conformes à la présente invention présentent, contrairement aux madriers en eucalyptus saligna non traités, de très bonnes propriétés ignifuges. Après la climatisation, une partie des madriers en eucalyptus saligna traités est soumise à un essai de rinçage voisin de la pratique pour les mines d'or, en l'aspergeant 10 fois avec de l'eau provenant d'un tuyau de jardin sous pression par intervalles de 12 heures. Après l'essai de rinçage, les madriers en eucalyptus saligna traités présentent dans l'essai précédemment décrit du CSIR, encore de bonnes propriétés ignifuges. Des résultats analogues avant et après l'essai de rinçage sont obtenus en traitant les madriers en eucalyptus saligna dans les mêmes conditions mais en utilisant une solution aqueuse qui contient par litre 160 g de sulfate d' ammonium et 12 g d'amidon de mais rétrogradé et qui a un pH de 4,8. Exemple 5: On opère comme dans l'exemple 4, mais on utilise des madriers en eucalyptus saligna ayant un taux d'humidité de 25%, et une solution aqueuse qui contient par litre 213 g de phosphate mono-ammonique, 29 g d'amidon de mais rétrogradé et g d'urée et qui a un pH de 4,2. L'absorption de bain est de 15%0-. Le bois traité a un taux de phosphore de 0,86% et, contrairement au bois non traité, dans l'essai au tunnel mentionné du CSIR, il présente également de très bonnes pro- priétés ignifuges après l'essai de rinçage mentionné. REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'ignifugation du bois dur avec des préparations aqueuses contenant des agents ignifuges, caractérisé par le fait qu'on traite le bois dur sous une pression effective de 0,3 à 2,5 bars avec des préparations aqueuses qui contiennent: (a) au moins un agent ignifuge, (b) éventuellement au moins un agent fixateur, et (c) éventuellement au moins un agent porogène. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on immerge le bois dans la préparation à une profondeur de 3 à 25 mètres. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, carac- térisé par le fait que la préparation contient comme composant (a) les acides mono- ou tétraboriques ou leurs sels de sodium, un sel d'ammonium des acides orthophosphorique ou métaphos- phorique, le bromure, le sulfate, le bisulfate ou le sulfamate d'ammonium, les chlorures ou les sulfates de calcium, de magnésium, d'étain ou de zinc, le chromate ou le bichromate de sodium ou bien l'hydroxyde d'aluminium. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé parle fait que la préparation contient comme composant (b): un épaississant d'origine naturelle ou synthétique, ou bien un produit de la réaction obtenu à partir de (b1) l'urée, la cyanamide ou le dicyandiamide, (b2) le formaldéhyde ou un agent donnant du formaldéhyde, (b3) éventuellement un sel d'ammonium, et (b4) éventuellement une alkylènepolyamine, ou son sel acide, comportant au maximum 18 atomes de carbone, le produit de la réaction se présentant éventuellement sous forme de solution dans l'eau ou dans un alcanol comportant 1 à 4 atomes de carbone. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la préparation contient comme composant (b) un amidon ú467671 de mais, de pomme de terre, de blé ou de riz>rétrogradé, éthérifié, estérifié ou modifié ou bien ses produits de dégra- dation, une pectine ou une farine de graine d'origine végétale, une colle d'origine animale, des acides alginiques, leurs sels ou leurs esters, des esters ou des éthers de cellulose ou leurs sels, un acide polyacrylique ou un dérivé polyvinylique ou polyacrylique. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la préparation contient comme composant (c) le dicyandiamide, la guanidine, la guanylurée, la mélamine, ou l'urée ou leurs sels. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la préparation contient 20 à 300 g/l de composant (a) 0 à 60 g/l de composant (b) 0 à 150 g/l de composant (c). 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'on utilise comme bois dur le bois d'eucalyptus. 9. Préparation pour la réalisation du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait qu'elle contient les composants (a) et (b), les composants (a) et (c) ou bien les composants (a), (b) et (c). 10. Dispositif pour la réalisation du procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé par le fait qu'il est constitué par un tube en U conique, vertical qui contient la préparation aqueuse dont le niveau va de 3 à mètres de hauteur, le tube prévu pour la circulation du bois à traiter présentant un dispositif transporteur en tôles perforées perméetes pour la préparation, qui prennent le bois à l'entrée du tube en U et le conduisent à travers la prépa- ration jusqu'à la sortie du tube en U.