L'invention concerne un dispositif de filtration et d'aération, qui fait partie d'une chambre compte-gouttes pour appareils de perfusion et de transfusion et permet de débarrasser de germes pathogènes l'air atmosphérique admis pour la mise à l'air libre d'un réservoir rigide ou semi-rigide contenant des solutions de perfusion ou du sang, en même temps qu'il rend possible l'aération du réservoir. Pour instiller dans un organisme à traiter des liquides à action physiologique ou pharmaceutique et du sang, ou des constituants sanguins prélevés dans un réservoir, on utilise des appareils de perfusion et de transfusion. Afin que l'écoulement et surtout la vitesse d'écoulement des liquides puissent être observés et contrôlés, il est prévu une chambre compte-gouttes intercalée dans la conduite flexible servant à l'instillation. Sous sa forme la mieux appropriée en pratique, cette chambre compte-gouttes est munie à son extrémité supérieure d'une aiguille de perforation pour la vidange du liquide se trouvant dans le réservoir fermé. La vidange de réservoirs rigides nécessite le remplacement par de l'air du volume correspondant à la quantité de liquide prélevée, étant donné que, dans le cas contraire, il se formerait à l'intérieur du réservoir un vide interrompant le prélèvement. Pour des motifs d'liygiene,- il n1 est pas admissible que l'air prélevé dans l'atmosphère environnante soit introduit dans le réservoir sans être filtré, c'est-à-dire sans être débarrasse des germes qu'il contient. Les dispositifs servant à amener l'air et à le filtrer sont avantageusement combinés. Dans le cas le plus simple, il s'agit d'une canule comportant un filtre en fibres cellulosiques ou en une matière-mousse et pouvant être introduite par perforation dans 11 organe de fermeture du réservoir. Pour empêcher le liquide de s'échapper du réservoir plein à travers la canule et le filtre se trouvant dans celle-ci pendant l'application, on assujettit à l'intérieur du réservoir un tube d'aération, s'étendant de organe de fermeture jusqutau-dessus du niveau du liquide. Une fois perforée la canule d'aération, l'air admis pénètre ainsi dans le réservoir sans que le contenu ne puisse s'écouler par cette voie. Un autre moyen d'assurer la mise à l'air libre nécessaire du réservoir consiste à utiliser un tuyau souple, en communication avec le contenu du réservoir, mais se trouvant à l'extérieur de celui-ci, tuyau dont l'extrémité distale, munie d'un filtre, est située elle-même au-dessus du niveau du liquide dans le réservoir suspendu. Il ressort des exemples sus-mentionnés qu'on doit utiliser toujours, en plus de l'appareil d'instillation, un autre dispositif pour la mise à l'air libre. Pour plus de facilité, on a mis au point des appareils d'instillation réunissant le prélèvement du liquide hors du réservoir et l'admission de l'air dans le réservoir. Il en résulte que l'aiguille de perforation doit comporter obligatoirement deux perçages ou canaux. L'un de ces perçages sert à la distribution du liquide et l'autre à l'amenée de l'air. Dans l'une des formes de réalisation connues jusqu'à présent, l'extrémité du canal de mise à l'air libre située à l'extérieur du réservoir est pareillement munie d'un tuyau souple de longueur appropriée, qui reçoit le filtre à son extrémité.Des formes de réalisation sans tuyau souple se prolongeant jusqu'au-dessus du niveau du liquide ne sont pas à même de fonctionner, du fait qu'au cours des préparatifs de la perfusion ou de la transfusion, le liquide pénètre dans le canal de mise à l'air libre et imbibe le filtre qui sty trouve. Une aération parfaite ne peut donc pas être assurée et les germes contenus dans l'air aspiré peuvent parvenir dans la phase liquide à l'intérieur du réservoir et dans l'or ganisme avec le liquide instillé. On connait en outre des chambres compte-gouttes, dont l'aiguille de perforation comporte un canal de liquide débouchant dans la chambre compte-gouttes et un canal d'air qui met en communication l'intérieur du réservoir avec un dispositif d'aération pourvu d'un filtre. Le canal de liquide, le canal d'aération et la chambre d'aération sont disposés de telle sorte qu'un tuyau de mise à l'air libre est superflu. Le risque de contamination du filtre par du liquide revenant en arrière est ainsi évité dans une large mesure, mais peut encore exister. La présente invention concerne une chambre compte-gouttes à aération intégrale, dans laquelle les incon venients sus-décrits sont éliminés par un agencement particulièrement simple et qui permet un prélèvement facile et parfait du liquide, en même temps qu'une mise à l'air libre et stérile du réservoir. Un moyen connu pour empêcher l'air de pénétrer dans une conduite de liquide consiste à loger dans la section de la conduite un corps poreux formé d'un matériau polairement compatible avec le liquide utilisé. Lorsque ce corps poreux est saturé de liquide, il continue à laisser passer le liquide, tandis que le passage de l'air est empêché. Des appareils doseurs pour liquides parentéraux exécutés a'auprès ce principe excluent l'infiltration involontaire d'air pendant une perfusion ou une transfusion ou à la fin d'une telle opération. On a trouvé, de façon surprenante, qu'un corps poreux monté dans une conduite, par exemple sous la forme d'une membrane poreuse dont les pores possèdent un diamètre inférieur à 5 microns, de préférence compris entre 0,5 et 1,5 micron environ, à comportement non polaire vis-à-vis du liquide utilisé, ctest-à-dire à comportement hydrophobe vis-à-vis des liquides courarment utilisés à des fins de perfusion et de transfusion, a pour effet d'empêcher efficacement le passage du liquide arrivant d'un côté, de sorte que la colonne de liquide se trouvant d'un côté de la membrane peut être réaspirée et remplacée alors par de l'air.Si la membrane utilisée, exerçant la fonction d'une soupape sélective, possède des pores dont la grosseur est inférieure à celle des germes pathogènes existant dans l'air, savoir une grosseur de moins de 5 microrlsy elle agit en même temps comme filtre pour retenir les bermes de l'air. La présente invention est caractérisée en ce que, dans la chambre compte-gouttes d'un appareil de perfusion ou de transfusion, dont l'aiguille de perforation est munie d'un canal de liquide et d'un canal d'admission d'air, il est prévu, dans le parcours du canal d'air ou sur le débouché vers l'atmosphère dudit canal, un corps poreux, par exemple en forme de membrane-poreuse, dont les pores possèdent Zla grosseur indiquée plus haut et qui se comporte de façon non polaire vis-à-vis des liquides utilisés couramment pour des solutions de perfusion et de transfusion. Il est possible de ce fait de grouper en un seul élément les dispositifs usuels des chambres compte-gouttes connues, savoir un dispositif agissant en soupape et un filtre à air, pour réaliser ainsi une aération impeccable, facile à obtenir et en meme temps stérile, d'un réservoir. Cette chambre compte-gouttes d'agencement nouveau, qui peut trouver application dans des appareils d'instillation de type quelconque, est conformée de telle sorte que l'aiguille de perforation comporte un ou plusieurs perçages servant de canaux pour l'évacuation du liquide entrant par des ouvertures. Un perçage supplémentaire, dont ltouverture se trouve au voisinage de la pointe ou est pratiquée au-dessus de l'ouverture d'entrée du liquide, sert à l'admission de l'air. Ce perçage est orienté angulairement vers l'extérieur à l'extré- mité inférieure de l'aiguille de perforation. Dans la partie coudée, courte et évasée, du parcours de l'air, est disposée la membrane poreuse qui peut être réunie directement aux contours adjacents du parcours de l'air, ou être assemblée avec celui-ci en une unité de montage pour des motifs de construction et de fabrication. Des corps poreux, par exemple en forme de membranes du type décrit, peuvent être obtenus à partir de nitrocellulose rendue hydrophobe. Le nouveau dispositif offre les avantages suivants Le prélèvement du liquide ne nécessite qu'une seule perforation de l'organe de fermeture du réservoir. Le capillaire d'aération à l'intérieur du réservoir devient superflu, de même que le tuyau souple d'aération a ltextérieur du réservoir. Il est particulièrement important que la membrane poreuse constituant le seul dispositif qui se trouve dans le canal d'air, soit imperméable au liquide et aux germes de l'air, mais laisse passer l'air. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien compren dre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 montre une chambre compte-gouttes 1, qui se compose d'un élément supérieur et d'un élément inférieur et est munie d'une aiguille 2 destinée à la perforation d'un organe de fermeture du réservoir. Cette aiguille contient un canal longitudinal 3, dans lequel peut pénétrer, par une ouverture 4, du liquide prélevé dans un réservoir. La mise à l'air libre du réservoir est assurée par un canal d'aération 5 commençant au-dessus de l'ouverture d'entrée 4. Dans l'exemple de réalisation, la membrane poreuse 7 est logée dans le commencement 6 du canal d'aération. Un boîtier 9 protège la membrane 7 des actions mécaniques. Selon la forme de réalisation choisie, la membrane peut être réunie directement au canal d'aération, ou fixée par des moyens auxiliaires. La figure 2 représente un dispositif réalisé soZs la forme d'une unité de construction, la membrane 7 étant fixée à un support 8 et protégée par le boîtier 9. Cet ensemble peut être aisément utilisé comme organe d'obturation du canal d'aération 5. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de filtration et d'aération pour protéger des appareils de perfusion et de transfusion des germes de l'air et pour mettre ces appareils à l'air libre, caractérisé en ce que, dans le parcours d'aération de la chambre compte-gouttes de l'appareil, est logé un corps poreux, de préférence en forme de membrane (7), à comportement non polaire vis-à-vis des liquides utilisés et dont les pores ont un diamètre inférieur à 5 microns. 2. Dispositif de filtration et d'aération suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les pores du corps poreux ont un diamètre compris entre 0,5 et 1,5 micron environ. 3. Dispositif de filtration et d'aération suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le corps poreux est formé de nitrocellulose rendue hydrophobe.