L'invention concerne la saisie et le traitement de signaux et de données physiologiques enregistrés sur des patients ambulatoires. Plus précisément, elle concerne un appareil portatif et autonome de traitement, d'archivage et de visualisation de signaux et de données physiologiques enregis trés sur des patients ambulatoires. L'invention convient particulièrement bien à la surveillance de l'hypertension artérielle. La surveillance des patients hypertendus peut nécessiter la mesure périodique de paramètres physiologiques caractérisant la circulation sanguine du patient ; par exemple, les pressions systolique et diastolique constituent un ensemble de paramètres de première importance. Ces mesures peuvent aussi donner des signaux de pression artérielle, mais il peut aussi s'agir d'un signal d'activité et de fréquence cardiaques ou de tout autre signal fourni par un capteur. Cependant, dans le cas des patients ambulatoires, il est évident que ces mesures ne peuvent être effectuées que de façon épisodique dans l'état actuel de la technique, car chaque mesure nécessite la consultation d'un spécialiste. On connait déjà un appareil relativement lourd destiné à la mesure de paramètres physiologiques et plus précisément à la mesure de la pression artérielle. Cet appareil est relié à un capteur qui transmet un signal physiologique, et il visualise le résultat obtenu. Dans un autre domaine, celui de la surveillance du fonctionnement rénal, un appareil reçoit des signaux physiologiques et les conserve en vue d'une étude ultérieure. On connait aussi des appareils enregistrant des signaux de rythme cardiaque, sur une bande magnétique qui est étudiée après son enregistrement. Bien qu'ils présentent des avantages, ces appareils ont des inconvénients et notamment une mauvaise fiabilite et un manque de souplesse. Le défaut de fiabilitédesappareils connus est dû au fait que, même lorsque le signal physiologique est erroné, il est visualisé ou conservé tel quel si bien qu'il ne peut donner aucune information utile. Le manque de souplesse des appareils connus est dû au fait que leur programmation, lorsqu'elle est possible, est très rigide et ne peut pas être mo difiée lorsque les signaux physiologiques varient, c'est-a-dire lorsque l'état du patient se modifie. L'invention concerne un appareil portatif et autonome ne présentant pas les inconvénients précités. En particulier, cet appareil assure un archivage des signaux et des données mais ne conserve que ceux qui ont été validés. Ainsi, lorsqu'un signal est erroné, l'appareil commande immédiatement une nouvelle mesure destinée à former un signal de remplacement du signal erroné. De cette manière, seuls les signaux utiles sont conservés. Par ailleurs, l'appareil selon l'invention possède une grande souplesse car les mesures peuvent étre commandées automatiquement non seulement suivant une loi de récurrence qui peut etre prédéterminée, par exemple par un médecin, mais encore à une fréquence qui peut être modifiée automatiquement en fonction de la valeur ou de la nature des signaux physiologiques reçus. L'invention met en oeuvre à cet effet des mémoires à semi-conducteur et un circuit logique destiné à assurer un traitement des signaux reçus, avantageusement un microprocesseur. Plus précisément, l'invention concerne un appareil portatif et autonome de traitement et d'archivage de signaux physiologiques, comprenant une alimentation électrique, un circuit logique, une horloge destinée à transmettre des signaux au circuit logique, une mémoire passive destinée à contenir des instructions de commande du circuit logique, une mémoire active destinée à contenir des informations relatives aux signaux physiologiques, et un circuit d'entrée-sortie destiné d'une part à recevoir des signaux physiologiques d'une source extérieure à l'appareil et d'autre part à recevoir des signaux du circuit loiyu et des mémoires et à les transmettre à un dispositif utilisateur interne ou externe à l'appareil. La partie d'entrée du circuit d'entrée-sortie peut comprendre un ou plusieurs convertisseurs analogiques-numériques, destinés à recevoir des signaux physiologiques analogiques, par exemple un signal de pression artérielle, et à transmettre des signaux numériques au circuit logique. La partie de sortie du circuit d'entrée-sortie peut comprendre soit un convertisseur numérique-analogique, soit un dispositif de commande numérique permettant la commande de fonctions externes (par exemple la commande d'un infuseur, etc.). L'appareil peut comporter un dispositif d'entrée à clavier destiné à transmettre des informations d'identification et de programmation au circuit logique et aux mémoires. L'appareil peut aussi comprendre un dispositif utilisateur interne qui reçoit des informations provenant du circuit logique ou des mémoires au moins, par l'intermédiaire du circuit d'entrée-sortie ou non, ce dispositif incorporé comprenant un dispositif de visualisation et/ou une imprimante. L'appareil peut aussi comporter un modulateur-démodulateur destiné à recevoir des informations de la mémoire active au moins et à les transmettre à une ligne téléphonique à laquelle l'appareil peut être temporairement connecté. Un ou plusieurs capteurs de signaux physiologiques peuvent aussi être incorporés à l'appareil, ou ils peuvent être reliés à celui-cide manière permanente ou semi-permanente. Ainsi, le capteur peut être destiné à détecter les bruits de Korotkoff. Un capteur de pression donne une valeur de la pression au moment de la détection. Dans une variante, les fluctuations de la valeur de la pression permettent de connaitre la pression diastolique et la pression systolique sans utilisation d'un microphone. Le capteur peut aussi être un microphone qui détecte les bruits de Korotkoff. Dans une autre variante, une électrode cardiaque externe est associée à l'ensemble formé par un capteurde pression et un microphone. Cette électrode permet notamment la synchronisation et la mesure de la pression d'une part et la transmission d'informations complémentaires éventuelles sur le taux d'occurence d'extra-systoles, d'autre part. L'ensemble peut être associé à un brassard gonflable.Dans ce dernier cas, celui-ci peut être gonflé par le patient, à l'aide d'une poire, soit de son propre chef soit à la suite d'un avertissement transmis par l'appareil. Le brassard peut aussi être gonflé soit par une pompe incorporée à l'appareil et, dans ce cas, le poids de ce dernier est accru, soit par une cartouche de gaz comprimé à haute pression, commandée par une électrovanne. L'appareil selon l'invention présente de nombreux avantages. D'abord, comme indiqué précédemment, il permet la réalisation instantanée d'une nouvelle mesure lorsqu'une mesure antérieure n'a pas été validée. Ensuite, les mesures peuvent être programmées et, par exemple, un dispositif sonore ou visuel d'avertissement peut indiquer au patient qu'il doit gonfler un brassard par exemple et permettre ainsi le déclenchement d'une mesure. En outre, la fréquence des mesures peut être modifiée d'après les résultats obtenus. Enfin, l'appareil peut être relié à un système plus important, soit directement, soit par transmission téléphonique, comportant des mémoires de grande capacité qui permettent la mise en oeuvre de traitements statistiques relativement complexes par exemple. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est un diagramme synoptique représentant les principaux éléments d'un mode de réalisation relativement élaboré d'un appareil selon l'invention - la figure 2 est une perspective représentant l'aspect extérieur d'un premier mode de réalisation d'appareil selon l'invention - la figure 3 est une vue en plan de l'appareil de la figure 2 ; - la figure 4 représente l'arrière de l'appareil des figures 2 et 3 - la figure 5 est une pcrspective schématique éclatée représentant les principaux éléments de l'appareil des figures 2 à 4 - la figure 6 est une vue en plan d'un second mode de réalisation d'appareil selon l'invention ; ; - la figure 7 est une élévation de l'appareil de la figure 6 ; - les figures 8 et 9 sont respectivement une vue en plan et une élévation correspondant aux figures 6 et 7, mais indiquant, en pointillés, la position des principaux éléments à l'intérieur du boitier de l'appareil - la figure 10 est un diagramme synoptique en partie sous forme schématique, des principaux éléments d'un module de commande de capteur destiné à être associé à l'appareil des figures 6 à 9 - la figure 11 est une vue en plan d'un mode de réalisation de module de capteur, destiné à l'appareil du mode de réalisation des figures 6 à 9, indiquant l'emplacement des principaux éléments, en pointillés ; - les figures 12 à 15 sont des élévations du module représenté sur la figure 11 ;; - la figure 16 est un diagramme synoptique de l'une des deux cartes de circuit représentées sur la figure 5 pour le premier mode de réalisation et sur la figure 9, pour le second mode de réalisation ; et - la figure 17 est un diagramme synoptique de l'autre carte de circuit, représentée sur les figures 5 et 9 respectivement. On considère d'abord, en référence au diagramme synoptique de la figure 1, la disposition générale d'un appareil portatif automatique de traitement de validation et d'archivage de signaux physiologiques selon l'invention. L'appareil représenté comprend un certain nombre d'éléments dont la disposition n'est qu'éventuelle. Il reçoit des signaux sous forme analogique, à une ou plusieurs bornes 10, ou sous forme numérique, à une ou plusieurs bornes 12. On a indiqué sur la figure, à titre illustratif, que les signaux qui parviennent à l'une des bornes 10, proviennent d'un capteur 14 des bruits de Korotkoff, monté sur un brassard 16 bien fixé au bras d'un patient. Bien entendu, il ne s'agit que d'un exemple de capteur, car d'autres capteurs pavent transmettre d'autres signaux analogiques ou des signaux numériques aux bornes 10 et 12 respectivement.L'appareil peut évidemment recevoir simultanément des signaux des différents types. Les signaux analogiques parvenant aux bornes 10 sont transmis à un convertisseur analogique-numérique 18 qui peut être incorporé au circuit 20 d'entrée-sortie ou qui peut en être séparé. Le circuit 20 est relié par une ligne commune 22 de données à un microprocesseur 24, à une mémoire passive 26 et à une mémoire active 28. Le microprocesseur 24 reçoit des signaux d'une horloge 30. En outre, on a représenté une alimentation électrique 32 reliée au microprocesseur 24 mais destinée aussi à alimenter tous les éléments actifs de l'appareil. Le circuit 20 d'entrée-sortie peut aussi recevoir des signaux d'un clavier 34. L'appareil représenté comprend aussi des dispositifs de sortie représentés, à titre purement illustratif, sous forme d'un dispositif 36 de visualisation, d'une imprimante 38 et d'un modulateur-démodulateur 40. On a représenté ce dernier relié à un dispositif 42 destiné à être connecté à une ligne téléphonique. Le clavier 34 peut aussi être autonome et connecté a la ligne commune. De même, le dispositif de visualisation peut être un dispositif autonome connecté à la ligne commune et relié ainsi à la mémoire active 28 et au microprocesseur. L'imprimante 38 peut être reliée à un circuit de couplage série, connecté à un circuit de couplage série de télécommunication qui est alors représenté par le dispositif 42. Cependant, le modulateur-démodulateur peut ne pas être présent, une borne 46 permettant la connexion d'un tel modulateur-démodulateur au moment de la transmission à une ligne téléphonique. L'appareil comporte en outre un ronfleur 44 destiné à indiquer au patient ou au personnel médical qu'il doit procéder à une mesure et constituant aussi un dispositif d'alarme. On considère maintenant le fonctionnement de l'appareil de la figure 1. Une phase d'initialisation permet alors l'introduction, en mode conversationnel, des paramètres nécessaires à la mesure et au traitement. Par exemple, les données transmises, par l'intermédiaire du clavier, sont notamment l'identification du patient, la nature des signaux traités, la pression maximale de gonflement du brassard 16, la fréquence de récurrence des mesures, la durée du cycle de mesure, par exemple 6 h, etc.Lorsque l'appareil détermine que le moment d'une mesure est arrivé, le ronfleur 44 est commandé et un message apparait sur le dispositif de visualisation et indique au patient qu'il doit gonfler le brassard 16.Dans le cas d'un appareil automatique comprenant en outre un module permettant un gonflage automatique du brassard, décrit dans la suite en référence à un second mode de réalisation d'appareil selon l'invention, les signaux de commande d'une électrovanne d'un tel module, transmis par le circuit 20 d'entrée-sortie, provoquent la commande d'une électrovanne et le gonflement du brassard afin que le capteur 14 puisse transmettre des signaux au convertisseur 18 et au circuit 20 d'entrée-sortie. La pression augmente dans le brassard, jusqu'à la valeur qui a été indiquée dans la phase d'initialisation, et à ce moment une vanne s'ouvre automatiquement et permet le dégonflement du brassard par un trou calibré, de manière que la pression diminue linéairement. Le capteur qui est, à titre illustratif, un microphone qui reçoit les bruits cardiaques, détermine la systole par le premier son de Korotkoff, avec confirmation par le son suivant. La diastole est déterminée par le dernier son de Korotkoff qui n'est pas suivi d'un autre son pendant un intervalle de 2 secondes. Le convertisseur analogique-numérique fonctionne de façon continue, mais la mesure de la pression n est validée que lorsque certaines conditions sont satisfaites.Ces conditions peuvent être par exemple une valeur de variation de l'onde de pression ne dépassant pas un maximum, le fait que les signaux reçus ne diffèrent pas de plus d'une valeur déterminée des signaux reçus précédemment ou d'une moyenne de signaux reçus antérieurement, de la réception du signal dans une fenêtre de temps synchronisée par l'apparition de signaux cardiaques QRS, etc. Ces différentes conditions sont fixées essentiellement d'après les caractéristiques du capteur et notamment sa fiabilité, et d'après les #caractéristiques du patient. Les maxima des ondes de pression ou l'apparition des ondes cardiaques QRS permettent la détermination de la fréquence cardiaque et la présence éventuelle d'extra-systoles. Les signaux sont alors transmis par le microprocesseur 24 à la mémoire active 28, par l'intermédiaire de la ligne commune 22. Lorsque le microprocesseur 24 a déterminé que le signal était erroné ou incomplet car ne satisfaisant pas par exemple aux conditions précitées, il commande instantanément une nouvelle mesure s'il détermine que le capteur 14 présente toujours des signaux convenables, ou il commande un nouveau cycle de mesure, par l'intermédiaire du ronfleur 44 ou du module de gonflement de pression, si le capteur 14 n'est plus connecté. Lorsqu'il a été validé par le microprocesseur 24 et transmis à la mémoire 28, le signal est aussi transmis au dispositif 36 de visualisation qui indique la valeur du paramètre mesuré. Cette transmission s'effectue par l'intermédiaire du circuit 20 d'entrée-sortie, dans le mode de réalisation considéré, mais elle peut être aussi directe, lorsque le circuit a une autre configuration. Le dispositif 36 peut aussi indiquer qu'une mesure s'est révélée erronée afin que le patient connaisse la cause de l'erreur et puisse éventuellement y remédier lors de la mesure suivante. Les signaux validés sont ainsi conservés dans la mémoire active. Lorsqu'une période dont la durée est conservée dans la mémoire passive 26 s'est écoulée après une mesure, comme indiqué par l'horloge 30, le microprocesseur 24 provoque la commande du ronfleur 44 par l'intermédiaire du circuit 20 d'entréesortie et une nouvelle mesure peut commencer. Le microprocesseur peut assurer aussi un traitement plus élaboré des signaux reçus. Il peut ainsi comparer les valeurs des signaux qu'il a validés à des valeurs de référence conservées dans la mémoire passive 26 ou à une loi de variation conservée dans cette même mémoire. Lorsque la comparaison indique des écarts trop importants sur une valeur d'un paramètre, le microprocesseur 24 peut modifier la loi enregistrée dans la mémoire 26 ou peut passer à un autre programme. De cette manière, le résultat des mesures effectuées adapte la nature des mesures elles-mêmes et notamment leur fréquence à l'état actuel du patient.Cette caractéristique a une importance primor dale. En effet, dans le cas d'un malade hypertendu par exemple, le dépassement d'une valeur de la tension peut nécessiter l'augmentation de la fréquence des mesures ou même une intervention particulière qui peut alors être indiquée au patient par le dispositif 36 de visalisation, sous la commande du microprocesseur. Lorsqu'une série de mesures est terminée, le patient peut transmettre le résultat et des renseignements auxiliaires (identification, fréquence, accident, ...) à un centre éloigné, par l'intermédiaire du modulateur-démodulateur 40, incorporé ou non à l'appareil, et du dispositif 42 de connexion à une ligne téléphonique. A cet effet, le circuit d'entrée-sortie 20 représenté peut être en réalité double, comprenant un premier circuit parallèle qui transmet les signaux de commande de l'électrovanne du module de gonflement du brassard, les signaux de commande du ronfleur, etc., et un circuit série pour les télécommunications. Les informations qui parviennent à un centre de traitement, comportant des mémoires de grande capacité, peuvent alors subir des traitements plus élaborés, portant notamment sur plusieurs séries de mesures ou donnant des résultats statistiques. La mémoire passive 26 contient avantagusement un programme de commande du microprocesseur correspondant aux conditions normales. Ce programme peut par exemple provoquer la commande des mesures en fonction d'une loi enregistrée. La mémoire 26 peut aussi contenir des sous-programmes correspondant à des modifications qui doivent être apportées lorsque les mesures donnent certains résultats, ou d'autres programmes mis en oeuvre par le microprocesseur 24 dans des conditions particulibres. La mémoire 26 peut aussi être reprogrammée en fonction de l'évolution de l'état du patient ou lorsque l'appareil est confié à un autre patient. On considère maintenant de façon plus détaillée un premier mode de réalisation particulier d'appareil selon l'invention, ayant des dimensions d'environ 15 x 25 x 4,5 cm. L'appareil 48 a un boîtier 50 de matière plastique moulée, portant à sa face supérieure des fenêtres qui donnent accès à un clavier 52 et à un dispositif 54 d'affichage à diodes photoémissives. Des connecteurs 56, 58 et 60 peuvent être reliés a des prises correspondantes 56', 58' et 60' (figure 4) de l'arrière de l'appareil et permettent la connexion à un chargeur, à un modulateur-démodulateur et à un ensemble capteur. Dans ce mode de réalisation, l'appareil ne comprend donc pas le modulateurdémodulateur indiqué par la référence 40 sur la figure 1, mais le connecteur 58' joue le rôle de la borne 46 de la figure 1. En outre, le connecteur 60' joue le rôle de la borne 10. Le connecteur 56' permet la connexion à un chargeur qui remet en état l'alimentation électrique de l'appareil, repérée par la référence 32 sur la figure 1. La figure 4 indique que l'appareil comporte en outre un interrupteur 62 de mise en marche, un radiateur 64 destiné à dissiper la chaleur dégagée par le circuit et une lampe témoin 66 constituant un indicateur de charge des batteries. La figure 5 est une perspective éclatée représentant les principaux éléments de l'appareil dans ce mode de réalisation. Celui-ci comprend essentiellement deux cartes de circuit 68 et 70 et une alimentation 72 constituée par des accumulateurs, en plus du clavier 52, du dispositif 54 de visualisation et des connecteurs 56', 58' et 60' déjà décrits. C'est lacarte 68 qui porte le clavier 52. On considère maintenant un second mode de réalisation d'appareil selon l'invention, représenté sur les figures 6 a 9. Les éléments analogues à ceux du premier mode de réalisation portent les mêmes références précédées du chiffre 1 pour les centaines. Ainsi, l'appareil 148 a un boîtier 150 de matière plastique moulée portant à sa face supérieure des fenêtres qui donnent accès à un clavier 152 et à un dispositif 154 d'affichage à cristaux liquides. Des prises 156', 158', 160' (figures 8 et 9) permettent la connexion de l'appareil à un chargeur, par la prise 156', à un module capteur 173 décrit plus en détail dans la suite, etc. L'appareil comprend une lampe témoin 166 qui constitue un indicateur de charge des batteries d'accumulateurs de l'alimentation, une lampe témoin 166' indiquant l'activité du microprocesseur, et une autre lampe témoin 166". L'alimentation électrique de cet appareil est assurée par quatre accumulateurs cadmium-nickel de 1,35 V chacun et par quatre piles boutons 172' de 1,5 V. Elle comporte en outre un convertisseur continu-continu qui permet la transmission des tensions nécessaires aux modulateurs démodulateurs et dispositifs analogiques, sur commande de programme. L'appareil comporte en outre deux cartes de circuit 168 et 170, analogues aux cartes 68 et 70 de l'appareil selon le premier mode de réalisation. Les figures 6 et 7 représentent aussi un cadre 173 en traits interrompus indiquant l'emplacement d'un module cap teur de pression, représenté plus en détail sur les figures 10 à 15. Ce module 173 est destiné à être relié au brassard 16 (voir figure 1) afin qu'il gonfle celui-ci, au capteur 14 afin qu'il reçoive les signaux de celui-ci et à la borne 10 (figure 1). Ce module 173 comprend essentiellement une électrovanne 175 qui est commandée par les signaux d'un circuit électronique 177, par l'intermédiaire d'un relais 179. L'électrovanne 175 permet, selon sa position, la transmission d'un gaz sous pression au brassard 16, par une canalisation 181, et la réduction linéaire de la pression dans le brassard 16 par l'intermédiaire de la canalisation 183. Le gaz nécessaire au gonflement du brassard 16 est transmis à l'électrovanne 175 par une réserve 185 reliée par une canalisation 187. Lorsque le circuit 177 reçoit par le connecteur 189 des signaux indiquant qu'une mesure doit être réalisée, il commande l'électrovanne 175 par l'intermédiaire du relais 179 afin qu'elle relie la réserve 185 au brassard 16. Celui-ci est gonflé jusqu a une pression déterminée, indiquée par le capteur au circuit 177 qui, en fonction de la pression détectée dans le relais 179, interrompt le gonflement du brassard 16 et provoque instantanément le dégonflement par l'intermédiaire de la canalisation 183 qui comporte un orifice calibré. Les signaux du capteur 14 parviennent alors par le connecteur 191 et sont transmis par le circuit 177 à la borne 10 et au microprocesseur. Une soupape de décharge 196 empêche l'établissement d'une pression excessive dans le brassard 16. Les figures 12 à 15 représentent plus en détail un mode de réalisation du module 173 représenté sur la figure 10. li faut noter que ce module est particulièrement adapté à l'application d'un appareil selon l'invention à la surveillance des patients hypertendus. Cependant, l'appareil peut être utilisé dans d'autres applications ou avec d'autres modules. On considère maintenant, en référence au diagramme synoptique de la figure 16, la constitution de la première carte de circuit, portant la référence 68 dans le mode de réalisation des figures 2 à 5 et la référence 168 dans le mode de réalisation des figures 6 à 9. La carte 68 ou 168 porte le clavier 52, 152, les affi cheurs formant le dispositif 54, 154 de visualisation, le microprocesseur 74 et des circuits pilotes de ligne commune (driver") Un circuit 76 de couplage parallèle est monté entre le microprocesseur d'une part et, d'autre part, le clavier, les afficheurs et des adaptateurs 78 permettant la transmission de commandes et recevant desstimuli. Un circuit 80 d'interruption est relié au microprocesseur 74 et au circuit de couplage parallèle 76. La carte 68, 168 porte en outre différents circuits pilote de données 82, pilote d'adresse 84 et pilote de commande 86. En outre, un décodeur 88 d'adresse transmet les adresses au circuit 76 de couplage et à l'extérieur. Le clavier permet la phase d'initialisation et notamment l'introduction d'un code correspondant au patient, la mise à jour de l'heure et de la date et la transmission d'ordres particuliers, par exemple de transmission de recherche, etc. Il peut s'agir de l'un des nombreux types de claviers disponibles. Les afficheurs à 8 ou 16 chiffres peuvent être du type à 7 segments avec pointa Ils sont destinés à visualiser les données et les messages. Ils comportent un système de temporisation autonome permettant la réduction au minimum de l'utilisation des accumulateurs. Ils permettent aussi le rafratchissement des afficheurs malgré la mise en sommeil du microprocesseur. Lorsque l'appareil est transporté et n'estpas relié à un chargeur, les afficheurs peuvent ne pas être alimentés. Dans le circuit décrit précédemment, le microprocesseur peut être par exemple un composant MC 6800, MC 6801 ou MC 6802 de 'Motorola". Le circuit 76 de couplage parallèle peut être un circuit de technique CMOS. Les décodeurs d'adresse peuvent être du type MC 14028 de "Motorola". Le tout peut être monté sur un circuit imprimé d'un type disponible auprès de nombreux fournisseurs. Les circuits pilotes sont destinés à la transmission des signaux nécessaires a l'autre carte 70, 170 ou à éventuellement des cartes supplémentaires, et ils transmettent en particulier les adresses, les données et les signaux et permettent ainsi le cas échéant une extension des circuits. La carte 70 comporte plusieurs circuits. D'abord, la carte porte une horloge 90 à pilotage par quartz, transmet tant trois signaux d'horloge, le premier ayant par exemple une fréquence de 1,8342 MHz. Ce premier signal d'horloge n'est transmis que lorsque le microprocesseur est actif. Le second signal d'horloge, ayant une fréquence de 1200 Hz, constitue le signal d'horloge en temps réel et permet la formation des signaux destinés aux modulateurs-démodulateurs, incorporés par exemple à l'appareil du second mode de réalisation. Le troisième signal d'horloge a une fréquence de 1 Hz, obtenue par un circuit diviseur, et permet la remise à jour de l'heure en outre, un circuit interne de l'horloge fixe un certain délai correspondant au retard à l'allumage de l'afficheur.L'horloge peut être par exemple un circuit bien connu du type MC 14411 de"Motorola'! La carte 70, 170 a une zone de mémoire qui comporte une mémoire active 92, munie d'une mémoire intermédiaire de type scratchpad, dans le microprocesseur 94, et une mémoire de programme et de stockage de données 96. La mémoire 96 de programme est de type reprogrammable, par exemple sous forme du composant MC 68708 de '#Motorola" ou 2708 de'lntel'' Sa capacité est de 2000 octets de 8 bits car elle comprend 4 modules du type précité. La mémoire active, avec la mémoire auxiliaire, repérées par les références 92 et 94, comportent 256 octets de 8 bits réservés pour le programme et lk octets de 8 bits pour les données, permettant l'utilisation de 1000 données numériques ou 200 mesures à 8 chiffres. Il peut s'agir par exemple de mé moires"Intel"p 5101 L. La carte 70, 170 porte aussi l'alimentation de l'appareil. Celle-ci comprend essentiellement, dans le premier mode de réalisation, les accumulateurs 72 représenté sur la figure 5. Dans le second mode de réalisation, l'alimentation comprend les accumulateurs 172 représentés sur les figures 8 et 9, et les piles boutons 172'. L'appareil peut aussi fonctionner en étant directement relié à une source de courant. La charge des accumulateurs 72, 172 est contrôlée par un circuit 98 qui permet la connexion à un chargeur 100, placé en dehors de l'appareil, par l'intermédiaire du connecteur 56', 156'. Un circuit 102 contrôle les tensions dans l'appareil et est associé a la lampe témoin 66, 166. Ce circuit 102 contrôle une alimentation permanente 104 qui transmet une tension de + 5 V et un détecteur 106 de la tension des accumulateurs permet l'indication d'une trop faible tension. Un détecteur 108 indique une panne d'alimentation. Tous ces dispositifs d'alimentation sont bien connus dans la technique et on ne les décrit pas plus en détail. Il suffit de noter que l'alimentation a pour rôle d'assurer la charge des accumulateurs en phase de recharge, de transmettre les tensions nécessaires lors de la transmission et de contrôler les tensions d'alimentation de l'ensemble de l'appareil. Le contrôle des différents circuits d'alfnentation est assuré sous la commande du programme, à l'aide du détecteur 106 de trop faible tension des accumulateurs, sous le contrôle du programme de supervision qui inhibe la mise en oeuvre des fonctions en cours lorsque la tension détectée des batteries est trop faible. L'appareil comporte en outre un convertisseur analogique-numérique 110 qui peut traiter 16 signaux analogiques quasi simultanément, avec un multiplexeur incorporé qui transforme la valeur du signal analogique transmis par le connecteur 60', 160', par exemple représentatif d'une pression, en une donnée codée binaire à 8 bits qui est acquise par programme et stockée en mémoire. Ce convertisseur peut être du type ADC 0816 NS. On a considéré dans la description qui précède, que le capteur de signaux analogiques était d'un type destiné a détecter les bruits de Korotkoff, à l'aide d'un microphone. Ce type de capteur est bien connu et permet l'obtention de résultats significatifs. Cependant, les signaux prélevés ne sont pas fiables dans la mesure où ils peuvent être perturbés de nombreuses manières, par exemple par un mouvement brusque du patient. Pour cette raison, le fait que l'appareil selon l'invention assure une validation des signaux est particulièrement important, car les signaux erronés ne sont pas conservés. A cet effet, il est avantageux que le microprocesseur, lorsqu'il valide les signaux de pression, dispose en outre d'un signal représentatif des ondes cardiaques QRS, obtenues à partir d'une électrode fixée au contact de la peau du patient à proximité du coeur. De cette manière, les signaux des ondes cardiaques QRS ne permettent pas spécialement l'obtention de données plus fiables que le coeur de pression précité, mais la comparaison des signaux facilite la validation et permet la détermination éventuelle de la présence d'extra-systoles.Bien entendu, l'appareil décrit comporte un grand nombre d'entrées analogiques et numériques et permet ainsi le traitement de nombreux signaux, si bien que l'appareil n'est pas limité à la seule surveillance des patients hypertendus mais convient à de nombreuses autres applications de surveillance de l'état de divers patients En particulier, le brassard peut être remplacé par tout autre dispositif de mesure de pression non invasif ou invasif, dans le cas de l'archivage et du traitement de signaux de pression artérielle. Selon une caractéristique avantageuse de l'appareil selon l'invention, dans le cas d'une panne d'alimentation, les données sont conservées et la pression dans le brassard est annulée afin que la sécurité du patient soit assurée en cas d'anomalie de fonctionnement. Ainsi, l'invention concerne un appareil portatif qui assure non seulement la visualisation et ''archivage de signaux physiologiques mais encore leur validation et leur traitement. Un véritable dialogue peut être institué entre l'appareil d'une part et le patient ou le médecin d'autre-part. Ce dialogue s'effectue en clair si bien que patients et médecins n'ont à subir aucune formation particulière pour l'utilisation de l'appareil Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Appareil portatif et autonome de traitement et d'archivage de signaux et de données physiologiques, caractérisé en ce qu'il comprend une alimentation électrique, un circuit logique, une horloge destinée à transmettre des signaux d'horloge au circuit logique, une mémoire passive destinée à contenir des instructions de commande du circuit logique, une mémoire active destinée à contenir des informations relatives aux signaux et données physiologiques, et un circuit d'entréesortie destiné d'une part à recevoir des signaux et données physiologiques d'une source extérieure à l'appareil et à les transmettre au circuit logique, et d'autre part à recevoir des signaux du circuit logique et des mémoires et à les transmettre à un dispositif utilisateur interne ou externe à l'appareil. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit logique est un microprocesseur. 3. Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, ca caractérisé en ce que le circuit d'entrée-sortie comprend un convertisseur analogique-numérique destiné à recevoir des'signaux et données physiologiqued analogiques et à transmettre des signaux numériques au circuit logique. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un dispositif d'entrée à clavier destiné à transmettre des informations d'identification et de programmation au circuit logique et aux mémoires. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif utilisateur interne sous forme d'un dispositif de visualisation destiné a recevoir des informations provenant de la mémoire active au moins et à les afficher. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif utilisateur interne sous forme d'une imprimante destinée à former un enregistrement d'informations provenant de la mémoire active au moins. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif utilisateur interne sous forme d'un modulateur-démodulateur destiné à recevoir des informations des mémoires au moins et à les transmettre à une ligne téléphonique. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un capteur de signaux ou données physiologiques, relié au circuit d'entrée-sortie. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que le capteur est destiné à détecter les bruits de Korotkoff, et comprend un brassard gonflable. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un dispositif incorporé destiné à gonfler le brassard, sous forme d'une pompe ou d'un réservoir de gaz comprimé. 11. Appareil selon l'une des revendications 8 et 9, ca ractérisé en ce que le capteur comporte en outre une électrode de détection des ondes cardiaques QRS. 12. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractériséence qu'il comprend un dispositif avertisseur indiquant à une personne utilisatrice qu'elle doit effectuer une opération.