La présente invention est relative à un nouveau procédé de fabrication d'immeubles et s'étend aux immeubles construits selon ce procédé, par lequel il devient possible de réaliser des constructions à bon marché présentant des qualités d'isolement phonique ne pouvant normalement astre obtenues que par la mise en oeuvre de moyens de construction très comateux, De plus, le procédé de l'invention permet de réduire considérablement les temps de construction en rendant facile la préfabrication de nombreux éléments et, par ailleurs, un avantage considérable de l'invention réside dans le fait que les surfaces perdues pour les circulations collectives, dues à la présence nécessaire de paliers, escaliers, ascenseur et?couloirs divers sont considérablement réduites par rapport aux constructons traditionnelles. Conformément à l'invention on construit des cellules de forme générale parallélépipédique, lesdites cellules étant formées ou assemblées par groupe de quatre sur un nombre de niveaux quelconque, chaque cellule comportant deux niveaux d'habitation faisant partie d'un même local, et on construit au noeud d 'in- tersection de quatre cellules contiguës, un noyau médian formant enveloppe pour contenir un escalier, des paliers s'étendant seulement tous les deux niveaux des cellules et éventuellement un e cage d'ascenseur, ledit noyau pénétrant d'une mesure approximativement égale dans chacune desdites quatre cellules. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suite Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La fig. 1 est une perspective schématique illustrant le procédé de construction de l'invention. La fig. 2 est une coupe transversale schématique faisant apparaître une des caractéristiques importantes de l'invention. La fig. 3 est une coupe vue suivant la ligne III-III de la fig. 2. La fig. 4 est une coupe-élévation verticale d'un bâtiment construit selon l'invention. La fig. 5 est une perspective du même briment terminé. La fig. 6 est un plan illustrant un exemple d'aménagement d1un niveau d'habitation. Selon le procédé de construction d'immeubles de l'inven- tion et en se référant à la fig. 1, on constitue chaque local d'habitation sous la forme de cellules, désignées à cette figure par les références 1, 2, d'une part, et 3, 4 d'autre part, qui présentent chacune sensiblement la forme d'un parallélépipède comprenant deux niveaux d'habitation a et b. La fig. 4 montre que les cellules 1 et 2 sont disposées c8te à cotez un nombre quelconque de cellules pouvant être monté les unes au-dessus des autres comme cela est représenté à cette figure montrant trois cellules 1, 11, 12 et 2,2i, 220 Par ailleurs, les cellules 3 et 4 sont montées également les unes au-dessus des autres comme représenté à la fig. 1 ot l'on voit une cellule 31 en dessous de la cellule 3. De plus, les cellules 1 et 2 d'une part et 3 et 4 d'autre part sont placées les unes derrière les autres mais décalées de la hauteur d'un. niveau bien que ces cellules puissent aussi se trouver au même niveau que les cellules 1 et 2. Dans la suite de la description on considère cèpendant que les cellules 3,4 sont décalées en hauteur par rapport aux cellules 1 et 2 car cette disposition est généralement préférée et c'est celle qui présente le plus d'avantages. On voit bien à la droite de la fig. 1.que le niveau a de la cellule 3 correspond au niveau b de la cellule 2. Au noeud de Jonction des cellules 1, 2, d'une part, et 3, 4 d'autre part, on prévoit de construire un noyau médian, désigné dans son ensemble par 5, qui constitue une enveloppe dans laquelle sont construits des paliers successifs 6 (fig. 2), un escalier désigné dans son ensemble par 7 et une cage d'ascenseur 8 opposée 9 l'escalier 7. Les paliers 6, 6a (fig. 1 et 3) sont prévus seulement à un niveau sur deux, et l'escalier présente ainsi deux volées 7a, 7b dont chacune s'étend de part et d'autre du plan séparant les cellules 1, 2 des cellules 3, 4. La fig. 3 montre qu'un voile continu 9, Juste percé d'une ouverture 10, sépare les deux volées 7a, 7b s'étendant entre deux paliers 6 et 6a. Chaque volée 7a, 7b s'étendant sur une hauteur correspondant à celle de chaque niveau d'habitation de chaque cellule, il s'ensuit que le voile 9 délimite le mur de fond de l'un des niveaux d'habitation d'une cellule, tandis que c'est le mur 5a du noyau 5 qui délimite, dans le niveau d'habitation de la cel lule opposée, le mur de fond de cette cellule. La fig. 6 illustre bien ce fait en montrant que la plus grande partie de la volée d'escalier 7a peut se trouver en dessous du plancher du niveau b de la fig. 3, de sorte que ce niveau d'habitation se prolonge au-dessu.s de ladite volée sur la plus grande partie de celle-ci, tandis que seul le niveau de la cellule d'habitation contiguë est amputé sur une largeur correspondant à la largeur de la volée 7b. Les décrochements apparaissant à la fig. 6 et dus à la présence de l'escalier 7 sont mis à profit pour faire communiquer les deux niveaux d'habitation de chaque cellule par des escaliers intérieurs 10, par exemple en colimaçon. On voit par ce qui précède que le noyau 5, formé au noeud de Jonction des quatre Jeux de cellules, isole complètement l'escalier et les paliers successifs des locaux délimités dans chacune desdites cellules et que les paliers qui s'étendent seulement tous les deux niveaux permettent d'accéder à chacune desdites quatre cellules au moyen de portes palières Il dont la position est bien visible à la fig. 2. Par cette disposition, la surface de l'immeuble utilisée pour l'escalier, les paliers et la cage d'ascenseur 8 opposée à l'escalier 7 est extrSniement réduite par rapport à la surface restant disponible dans les cellules d'habitation.En effet, les paliers étant formés seulement un étage sur deux, la surface d'étendant entre deux paliers d'un niveau intermédiaire appartient ainsi aux différentes cellules en tant que surface habitable, la seule surface perdue étant alors celle propre à la cage d'ascenseur et à l'une des volées 7a ou 7b de l'escalier. Il est remarquable de constater que les décrochements dus à la présence d'une partie de l'escalier permettent, ainsi que le montre aussi la fig. 6, la mise en place facile de placards ou autres lieux de rangement 12 de grande dimension. La construction en cellules ayant chacune deux niveaux d'habitation pour chaque local permet de simplifier grandement la construction d'un immeuble. En effet, ainsi que cela est schématisé à la fig. 1 et à la fig. 4, seuls les murs porteurs et les planchers des niveaux a peuvent etre construits en béton ou autre matériau devant outre mis en oeuvre sur le chantier, tandis que les planchers des niveaux intermédiaires b de chaque cellule peuvent avantageusement 8tre préfabriquées si on le désire, par exemple être constitués par des planchers métalliques ou en bois simplement accrochés aux murs porteurs de chaque cellule.Cette disposition rend possible de réduire le prix de revient de l'immeuble, d'accélérer sa construction et, aussi, de limiter considérablement les transmissions phoniques entre les différentes cellules car il y a lieu de prendre soin seulement de prévoir un isolement phonique important dans les Joints 13 et 14 ou les murs en tenant lieu et séparant les cellules contiguës. La disposition en deux niveaux de chaque cellule d'habitation permet, aussi, des aménagements à la fois pratiques et éco- nomiques, ce qui est montré par la fig. 4. En effet, en ce qui concerne la cellule 1, sen niveau a peut être utilisé pour former des chambres comme celles désignées par 15 et 16 à la fig. 4, et une salle de bains, comme celle représentée en 17. Le niveau b de la cellule 1 est alors constitué sous la forme d'une pièce de séjour 18 Jouxtant une cuisine 19. Il est avan tageux, alors, que la dispositian de la cellule 1î seit enc la mOn, ce qui fait que les chambres 151, 161 et la salle de bains 171 se trouvent placées au-dessus de la pièce de séjour 18 et de la cuisine 19 de la cellule 1 et, par conséquent, la pièce de séjour 181 de la cellule 11 est séparée de la pièce de séjour 18 de la cellule 1 par toute l'épaisseur d'un niveau d'habitation. il en est évidemment de m8me des chambres des deux cellules 1 et 11 ci-dessus, ce qui fait que les occupants de ces deux cellules sont pratiquement toujours séparés par un niveau d'habitation inoccupé, puisque les heures de repos dans les chambres et d'occupation de cuisines et de pièces de séjour colncident approximativement pour les habitants de ces cellules. En prévoyant de disposer, comme cela est représenté, les cuisines et salles de bains les unes au-dessus des autres, alors, les canalisations diverses des sanitaires peuvent être groupées dans une disposition verticale, ce qui réduit encore les frais de construction. De plus, la fle. 4, montre qu'en ce qui con- cerne le second groupe de cellules 2, la disposition est avantageusement inverse par rapport à celle du groupe de cellules 1, le niveau a de la cellule 2 comprenant une salle de séjour au lieu de chambres et le niveau b des chambres au lieu d'une salle de séjour.De plus, à la salle de bains 17 de la cellule 1 correspond une cuisine dans la cellule 2, et à la cuisine 19 de la cellule 1 une salle de bains dans la cellule 2, ces pièces de travail étant séparées par le mur mitoyen pouvant être bien isolé comme expliqué ci-dessus et lesdites pièces de travail formant elles-mêmes des écrans phoniques évidemment consisérables pour les occupants des pièces de séjour ou des chambres des cellules 1, 2 et suivantes. On voit ainsi, que les bruits dus aux occupants de chaque cellule ne sont pratiquement pas transmissibles aux autres cellules. Le même avantage est obtenu du fait du procédé de construction selon l'invention en ce qui concerne la cellule 2 par rapport à la cellule 3, puisque ces deux cellules sont décalées en hauteur d'un niveau d'habitation. Il en est de mEme en ce qui concerne les cellules 9 et 4. La fig. 4 de meme que la fig. 5 montrent que, lorsqu'un immeuble doit s'étendre sur une grande longueur et comporter par exemple quatre cellules en façade, alors les cellules 1 et 2 sont au même niveau comme représenté et déjà décrit, tandis que les cellules 1a et 2a sont également décalées d'un niveau d'habitation pour les mêmes raisons qu'expliqué dans ce qui précède en ce qui concerne les cellules 3 et 4. La partie droite de la fig. 4 concernant les cellules la et 2a montre que les pièces de travail, c'est-à-dire les cuisines 19a et salles de bains î7a, peuvent, si on le désire, titre disposées à l'opposé de ce qui a été décrit en référence aux cellules 1 et 2, c'est-à-dire proches des murs extérieurs. Cette disposition est, toutefois, dans certains cas, moins avantageuse. La fig. 5 montre que le décalage en hauteur des cellules 1, 2, d'une part, et la, 2a, d'autre part, permet notamment en dessous de ces dernières de constituer sur un niveau désigné par 20 un ensemble de réception dans l'immeuble et, le cas échéant des chambres individuelles 21. A la partie haute de l'immeuble, le décalage peut encore être compensé par la construction d'une demi-cellule comportant seulement des chambres individuelles ou des studios comme indiqué schématiquement en 22. On peut ainsi réaliser un toit plat en terrasse désigné par 23. Il est avantageux de séparer les groupes de cellules 1,2 du groupe de cellules 1a, 2a par un mur en épi 24, ce qui permet d'accrocher des balcons, terrasses 25 aux différentes cellules, ces balcons, terrasses étant, comme le montre ladite fig.5, à chaque fois décalés d'un niveau d'habitation puisque lesdits balcons sont prévus un niveau sur deux pour que chaque cellule dispose d'un balcon. Sur la façade arrière de l'immeuble, les cellules étant également décalées en hauteur, les balcons 25 sont eux-mêmes décalés, ce qui conifère à l'ensemble de l'immeuble une disposition particulièrement attrayante. Si il est souhaité que tous les balcons s'étendent en regard des pièces de séjour de toùtes les cellules, alors il suffit dans ce cas, contrairement à ce qui est exposé dans ce qui précède, de faire en sorte que les pièces de séJour des groupes de cellules 1 se trouvant au même niveau que les pièces de séjour du groupe de cellules 2, ce qui amène seulement à prévoir un Joint d'isolation 13 renforcé pour éviter la t > snsmission des bruits. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation, représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICÂT IONS 1 - Procédé de construction d'immeubles et immeubles en résultant, caractérisé en ce qu'on construit des cellules de forme générale parallélépipédique, lesdites cellules étant for niées ou assemblées par groupe de quatre sur un nombre de niveaux quelconque, chaque cellule comportant deux niveaux d'habitation faisant partie d'un même local et en ce qu'on construit au noeud d'intersection de quatre cellules contiguës, un noyau médian formant enveloppe pour contenir un escalier, des paliers s'étendant seulement tous les deux niveaux des cellules et éven tuellement une cage d'ascenceur, ledit noyau pénétrant d'une mesure approximativement égale dans chacune desdites quatre cellules. 2 - Procédé, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que deux cellules accolées donnant sur une façade sont au même niveau, tandis que les deux autres cellules donnant sur la façade opposée sont décalées en hauteur d'une mesure correspondant à un niveau d'habitation. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'escalier contenu dans le noyau formé à l'intersection de quatre cellules est constitué pour présenter deux volées s'étendant respectivement sur la hauteur d'un niveau d'habitation, lesdites volées étant séparées par un voile médian qui forme à chaque niveau le mur de fond du niveau d'habitation correspondant de chaque cellule, les niveaux d'habitation de chaque cellule intéressant supplémentairement la surface laissée libre entre deux paliers successifs. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le niveau intermédiaire de chaque cellule comporte un plancher léger en métal ou bois pouvant astre préfabriqué. 5 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par un escalier intérieur prévu dans chaque cellule au voisinage d'un décrochement du mur de fond desdites cellules délimitées par le passage de l'escalier d'une volée à l'autre. 6 - Procédé suivant l'une des revendications 1 å 5, caractérisé en ce que l'un des niveaux de chaque cellule est cntière- ment utilisé pour la réalisation d'une pièce de séjour et d'une cuisine, tandis que l'autre niveau est utilisé pour la constitu tion de chambres, la même disposition se retrouvant dans celle des cellules qui sont disposées verticalement les unes au-dessus des autres, de sorte que les occupants d'une cellule sont aux mêmes heures à chaque fois séparés par un niveau d'habitation. 7 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les pièces de travail, cuisines, salles de bains et analogues sont disposées verticalement les unes au-dessus des autres du meme c8té de chacune des cellules, de sorte que les canalisations sanitaires diverses sont groupées en colonne verticale. 8 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que chaque cellule est munie d'un balcon vaillants 9 - Procédé suivant l'une des revendivations 1 à 8, carat térisé en ce que des groupes de deux ou plus de deux cellules d'une mEme façade sont séparés par un mur vertical en épi formant élément d'ancrage pour des balcons s'étendant le long d'un niveau seulement de chaque cellule, les groupes de cellules séparée par un mur vertical en épi étant décalés en hauteur d'une mea.ue cor- respondant à la hauteur d'un niveau d'habitation.