On utilise souvent, dans l'industrie textile, des filières non seulement pour le filage à sec, par exemple d'acétate de cellulose, mais également pour le filage au fondu due polymères tels que, par exemple, polyesters ou polyamides. Ces filières se colmatent au bout d'un certain temps de fonctionnement et doivent alors eAtre démontées et nettoyées pour être réutilisées après nettoyage. Lors de cette réutilisation, un contrôle est toujours nécessaire, pour savoir si le nettoyage a été réalisé de façon satisfaisante. Cette opération consistait jusqu'ici en un contrôle microscopique ou une projection sur écran de l'image des trous de la filière. Ces méthodes -présentent plusieurs inconvénients. Dtune part, elles ne permettent pas de déceler de fines impuretés telles que résidus transparents de polymères ou de faibles détériorations du contour des trous. En effet pour avoir un champ englobant un certain nombre de canaux de la filière, on ne peut choisir un grossissement très important.D'autre part, ces méthodes ne peuvent donner dtindi- cations sur la direction des trous. Or, il est, dans la plupart des cas, nécessaire que tous les trous d'une filière soient parallèles entre eux et parallèles à l'axe de la filière. Lors du contrtle au microscope de filières minces, les erreurs suivantes peuvent se produire : 1) Dans le cas d'un rebord 3 (voir figure 1) qui ntest pas absolument plan, il peut se produire un léger décalage de la position de la filière par rapport à la platine du microscope. 2) Par suite de la non planéité du fond de filière 1 (le fond est généralement légèrement bombé) le bord interne des trous de la filière, pour des canaux percés parallèlement à l'axe principal de la filière2 ntest pas parallèle à la surface du fond de la filière 1. Les canaux sont constitués de 2 parties, une partie interne conique 4 et le canal proprement dit 5 qui a une forme cylindrique. Au microscope ou par projection des trous de filières, on obtient deux contours qui n'apparaissent pas centrés, du fait d'une inclinaison non régulière du fond de la filière, mais sont décalés l'un par rapport a l'autre (figures 2 et 3). Si on voulait vérifier au microscope l'orientation de chaque trou de filière, il faudrait monter la filière sur un plateau goniométrique permettant un changement de direction pour chaque angle. A cet effet, chaque canal percé devrait être ajusté perpendiculairement à la surface de la platine du microscope, pour pouvoir constater, d'après le déplacement de la couronne limite, si les trous sont parfaits, puisque, pour un perçage non parallèle à l'axe, la couronne limite présente, en partant du centre, des écarts par rapport à la normale. Un tel dispositif occasionnerait une dépense excessive, et on a renoncé jusqutici à l'utiliser. Pour cette raison, dans l'industrie; dans le cas de filières neuves, on admettait toujours que les trous étaient'parallèles entre eux et parallèles à l'axe principal. Mais il n'en est pas toujours ainsi. Des filières à perçage défectueux, dans lesquelles les trous individuels forment un petit angle avec l'axe principal ou présentent de légères bavures, sont la cause de séparation ou d'agglomération de brins élémentaires. I1 en résulte une formation du fil irrégulière provoquant un écoulement goutte à goutte de la filière ou conduisant à l'obtention de brins minces, à la formation de crachats et à une obstruction totale de la filière. Ce n'est que lors de l'utilisation de la filière présentant de mauvaises caractéristiques d'écoulement que l'on peut éliminer les filières à perçage défectueux. Mais ceci demande des recherches statistiques sur les filières utilisées puisqu'il n'est pas établi à priori si la filière est percde de façon défectueuse ou si elle est mal nettoyée ou salie. I1 se produit surtout, dans le cas de filières mal percées, une iwportan- te perte de production, car ce n'est qu'après une marche irrégulière répété que l'on voit, d'après la statistique, s'il s'agit d'une filière à perçage défectueux. La présente invention a pour but de pallier les inconvénients cidessus. A cet effet,elle concerne un procédé pour le contrôle des filières caractérisé par le fait que l'on contrôle les filières en les faisant traverser par un liquide de faible viscosité sous pression. Elle concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé, dispositif caractérisé par la combinaison des éléments suivants t - un filtre composé d'éléments filtrants de seuil d'arrêt inférieur au diamètre des trous de la filière. - un plateau muni d'au moins une ouverture pour la filière. - un support d'organe d'admission pouvant coulisser parallèlement à l'axe de la filière. - un organe de liaison du filtre et du support d'organe d'admission. - un organe d'admission dont ltouverture est commandée automatiquement à une certaine distance du fond de la filière. - un bac de récupération du liquide de contrôle. - une pompe dont l'admission est reliée au bac de récupération, pompe permettant d'alimenter le dispositif en liquide de contrôle. Selon la présente invention, on utilise pour la vérification des trous de filière un jet de liquide de faible viscosité. D'après l'image de l'écoulement du liquide, on peut indiscutablement déterminer si la filière est percée correctement et bien nettoyée. On détecte ainsi très simplement les bavures ou les corps étrangers qui se sont déposés dans les trous de la filière et qui échappent au contrôle au microscope, par exemple parce outils sont à base de polymères transparents. De tels canaux provoquent un écoulement turbulent rugueux du liquide de contrtle contrairement aux canaux propres. D'autre part, d'après la convergence ou la divergence des jets de liquide, on peut déceler les trous ne donnant pas un écoulement parallèle. Par organe de liaison, on désigne tout dispositif tel que par exemple tuyau métallique flexible, pièce creuse rigide, permettant d'alimenter en liquide de centrale organe d'admission à partir du filtre. On désigne par organe d'adiission tout dispositif capable d'assurer ou d'empe'cher la circulation d'un liquide à travers une canalisation. Avantageusement, l'organe d'adoission sera composé d'un siège et d'un clapet guidé. Avantageusement encore, ledit organe d'admission sera une électro-vanne dont la commande sera déclenchée à une distance convenable de la filière. La figure 4 représente une forme de réalisation d'un dispositif de contrôle de filières selon la présente invention. Ce dispositif comprend un plateau-support 6 de filières sur lequel sont fixées 10 filières 1 dont deux seulement sont représentées. Au-dessus de ce plateau-support 6, disposé horizontalement, se trouve une pièce usinée 7 qui se déplace parallèlement à l'axe de la filière à l'aide d'un piston à double effet 9 pouvant dtre animé d'un mouvement vertical à l'intérieur d'un cylindre 10 sous ltaction d'air comprimé. La pièce usinée 7 est percée de 10 orifices 11 correspondants chacun à une filière 1, chacun des orifices étant muni d'un siège 12. Ce siège 12 reçoit un clapet guidé 13 dont le guide 14 se prolonge vers le bas hors du siège 12. Sur le siège 12 est montée une plaque perforée 15 servant à uniformiser la vitesses des filets fluides. La pièce usinée 7 est reliée par un tuyau d'alimentation métallique 16 à une arrivée du liquide de contrôle, liquide qui est réparti vers les différents sièges au moyen de la canalisation 17. Le tuyau 16 d'arrivée du liquide de contrôle est muni d'un filtre 18. Après l'introduction des filières 1 à contrôler sur la pièce-support 6, on abaisse la pièce usinée 7 pour amener le joint 19 en contact avec les filières 1. Au cours de ce mouvement, le guide 14 appuie sur le fond de la filière, ce qui provoque le soulèvement du clapet 13 de organe d'admission. De cette façon, le liquide de contrôle traverse la plaque perforée 15 et remplit la filière. Il est essentiel que le guide 14 ait des dimensions qui permettent de garantir un remplissage exempt d'air de la filière 1 par le liquide de contrôlez La pièce 7 descend jusqu'à ce que le joint 19 entre en contact avec le bord de la filière, et assure ltétanchéité. Le liquide en amont de la filière est alors pratiquement soumis à la pression à l'aval du filtre 18. A partir du jet de liquide en mouvement, que l'on rend plus visible en l'éclairant avec une lumière focalisée, on peut ainsi contrôler les propriétés d'écoulement de la filière par contraste avec un fond sombre. Ainsi un contrôle rapide des propriétés d'écoulement de la filière est visuellement possible, car on peut observer les déviations du jet par rapport à la normale. Le liquide de contrôle, pour des raisons d'économie, est recyclé vers le haut en un processus continu au moyen d'une pompe non représentée sur la figure 4 et est débarrassé de toutes particules étrangères au moyen du filtre 18. L'exemple qui précède a été décrit en référence à une filière du type "cupuSP.Mais il est bien évident que le contrôle décrit ci-dessus peut être aussi bien appliqué à des filières de tout autre type, filièresplaques par exemple. Bien entendu, on pourrait aussi bien utiliser un dispositif dans lequel le plateau serait mobile et le support d'organe d'admission fixe, sans pour autant sortir du cadre de la présente invention0 REVEND ICAT IONS 1. Procédé pour le contrôle des filières caractérisé par le fait que lton contrôle les filières en les faisant traverser par un liquide de faible viscosité sous pression. 2. Procédé selon 1 caractérisé par le fait que l'on effectue les opérations suivantes - on filtre le liquide de contrôle. - on introduit le liquide de centrale à l'amont de la filière et on établit ladite pression lorsque le liquide recouvre au moins la zone perforée de la filière. - on recycle le liquide de contrôle. 3. Procédé selon 1 caractérisé par le fait que le liquide de centrale est constitué par de l'eau ou de l'acétone. 4. Dispositif de contrôle de filières caractérisé par la combinaison des éléments suivants t - un filtre composé d'éléments filtrants de seuil d'arrêt inférieur au diamètre des trous de la filière. - un plateau muni d'au moins une ouverture pour la filière. - un support d'organe d'admission pouvant coulisser parallèlement à l'axe de la filière. - un organe de liaison du filtre et du support d'organe d'admission. - un organe d'admission dont l'ouverture est commandée automatiquement à une certaine distance du fond de la filière. - un bac de récupération du liquide de contrdle. - une pompe dont l'admission est reliée au bac de récupération, pompe permettant d'alimenter le dispositif en liquide de contrôle. 5. Dispositif selon 4 caractérisé par le fait que l'on contrôle simultanément plusieurs filières d'axes parallèles. 6. Dispositif selon 4 ou 5 caractérisé par le fait que le plateau se déplace par rapport au support fixe d'organe d'admission.