La présente invention concerne l'extrait sec d'une solution aqueuse extractive de la plante "Cirsium Arvense". La présente invention concerne également l'utilisation compo .médicament dudit extrait sec, ainsi que les formes d'administratio: dudit médicament à des doses pharmaceutiquement acceptables. Le chardon "Cirsium Arvensesldénommé couramment en Errance le Chardon des champs, Cirse des chaeps ou Chardon des vignes, est une plante très courante en Europe moyenne et septentrionale et se trouve jusqu a une altitude d'environ 2.000 mètres. La solution extractive est préparée de préférence à partir des parties aériennes d'échantillons jeunes de "Cirsium Arvense". Ces échantillons peuvent être séchés à l'air libre et être réduits en poudre grossière. La solution aqueuse extractive peut être préparée par tout noyen connu et notamment par tourbillonnement ou traitement d'une solution aqueuse dans laquelLe on a fait macérer la poudre. La préparation de l'extrait sec à partir de ladite solution extractive aqueuse peut être effectuée par tout moyen connu dont les tempéra tures de traitement q ont inférieures à 12S3C, tels que lyophilisation, extraction sous vide ou nébulisations. Selon une forme préférée, l'extrait sec de la plante Cirsium Arvense" selon l'invention se présente sous forme d'un nébulisat préparé à partir d'une solution aqueuse extractive de la plante "Cirsium Arvense" ladite solution étant de préférence un décocté aqueux de la plante dont on effectue par la suite la nébulisation. Ainsi, la présente invention concerne également un procédé de préparation d'un extrait sec sous forme de nébulisat, caractérisé en ce que l'on prépare un décocté aqueux de la plante "Cirsium Arvense en effectuant au noins une fob la digestion de poudre sèche de ladite plante pendant environ 1 heure dans de l'eau distillée à une température d'environ hO'C, en réunissant les solutions obtenues après décantation et en concentrant lesdites solutions à basse température, et en ce que l'on pulvérise et l'on sèche ledit décocté en vue d'obtenir ledit nébulisat. Conformément à l'invention, pour préparer les décoctés aqueux, on digère une certaine quantité de poudre de "Cirsium krvensenau bainmarie à 60 C environ dans de l'eau distillée pendant une heure, et, après décantation, on recommence de préférence la même opération à plusieurs reprises, les solutions obtenues sont réunies et concentrées à basse température. Pour préparer un nébulisat de la plante "CirsiumArvense" l'on pulvérise et l'on sèche ledit décocté aqueux. Les nébulisats des décoctés aqueux sont obtenus par exemple grâce à un séchoir à pulvérisation, on règle la température de la cuve à environ llO"C, on pulvérise le décocté à l'aide de l'atomiseur à à une pression voisine de 6kg/cm2 et l'on règle la température de sortie d'air à une température d'environ 80-85"C ; l'air de séchage entraîne le produit obtenu jusqu'au cyclone et le soluté extractif est soumis à une dessiccation totale. Le nébulisat obtenu est placé dans un pilulier à cape conservé dans un dessiccateur. Dans ces conditions classiques de conservation, le nébulisat se conserve parfaitement durant plusieurs années, alors que le décocté aqueux ou les autres solutions aqueuses extractives se conservent beaucoup moins facilement. Certaines des propriétés pharmacologiques des extraits secs selon l'invention seraient apparemment notamment dues à l'existence dans lesdits extraits de produits de famille des catécholamines. La bonne conservation des extraits secs à la température du laboratoire dans des flacons bien bouchés apparaît donc comme un phénomène surprenant compte tenu de la grande instabilité des produits de la famille des catécholamines. Les extraits secs conformes à l'invention présentent notamment des propriétés vasoconstrictriceset anti-inflammatoires et sont très utiles en thérapeutique, notamment comme anti-hémorroidaires. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture des exemples suivants donnés à titre illustratif nullement' limitatif. EXEMPLE 1 Obtentioa du décocté aqueux 20 g de poudre grossière de "Cirsium Arvense"préalablement séché sont digérés au bain-marie à 60"C dans de l'eau distillée pendant une heure et, après décantation, cette opération est recommencée à deux reprises. Les solutions obtenues sont réunies et concentrées à basse température jusqu a un volume de 100 ml. Le décocté aqueux ainsi obtenu est à 20 7. en plantes sèches et 1 g de plante sèche correspond donc à 5 5,1 de décocté aqueux. EXEMPLE 2 Obtention du nébulisat On introduit 100 ml du décocté aqueux de l'exemple 1 dans un séchoir à pulvérisation Niro-Atomizer type "Minorturnsportable" (marques déposées). La température de la cuve est de 1100C, l'atomiseur pulvérise 9 à une pression voisine de 6kg/cm et la température de sortie d'air est amenée à environ 80-85 C. L'air de séchage entraîne le produit obtenu jusqu'au cyclone et le soluté extractif est soumis à une dessiccation totale. Le nébulisat obtenu est placé dans un pilulier à cape conservé dans un dessicateur. Dans ces conditions le nébulisat peut entre conservé intact durant plusieurs années. Le poids du nébulisat obtenu est de 1,5g et 1 g de plante sèche correspond donc à 0,075g de nébulisat. EXEMPLE 3 Etude de la toxicité Les doses létales 50 sont déterminées par des essais réalisés sur le rat de souche Wiscar et sur la souris de souche Swiss. Les résultats obtenus sont mentionnés dans les tableaux I et II ci-dessous : TABLEAU I Toxicité aiguë chez le rat. Formes galéniques DL50 en g de plante sèche/kg VO VIP VIV Décocté aqueux supérieur à 40 20,40 1,57 Nébulisat supérieur à 100 18 2,13 VO : voie orale; VIP : Voie intrapéritonéale; VIV : voie intraveineuse. TABLEAU II Toxicité aigus chez la souris Formes galéniques DL50 en g de plante sèche/kg VO VIP VIV Décocté aqueux supérieur à 40 19,50 1,73 Nébulisat supérieur à 100 18,40 1,66 Les résultats, exprimés en grammes de plante sèche par kilogramme d'animal font apparaître une toxicité remarquablement faible des décoctés aqueux et de leurs nébulisats. En effet par voie orale, la DL50 n'a pu etre déterminée en raison de l'absence de mortalité memeaux doses limites administrables. De plus les DL50 par voie intrapéritonéale et par voie intraveineuse sont toujours supérieures à 1 g de plante sèche par kg d'animal EXEMPLE 4 Activité anti-inflammatoire L'activité anti-inflanmlueest mise en évidence par le test à la carragénine. On injecte, sous l'aponévrose plantaire de la patte postérieure du rat, 0,05 ml d'une solution de carragénine à 1% dans l'eau distillée, pour provoquer la formation d'un oedème dont le volume est mesuré à l'aide d'un plethysmomètre. On administre préventivement les formes galéniques par voie intrapéritonéale aux doses correspondant au 1/5 et au 1/95 de la DL50 déter- minée dans l'exemple 3 pour la voie intrapéritonéale. L'indométhacine sert d'étalon à la dose de 2,5 mgtkg par voie intrapéritonéale. Les résultats sont consignés dans le tableauiiL ci-dessous et l'on observe que le décocté aqueux et, plus particulièrement, le nébulisat, présentent une activité anti-inflammatoire remarquable. TABLEAU III 1 Formes Doses 1 heure 2 heures 3 heures 4 heures 5 heure 6 heures galéniques DL50 % % % % % % enflure enflure enflure enflure enflure enflure 1/25 15 25 32 38 44 52 Décocté aqueux lis 8 10 7 6 5 4 1/5 8 10 7 6 5 4 Nébulisat 1/25 10 7 5 8 6 9 1/5 7 4 2 2 4 sérum Témoin physio 30 42 48 57 64 logique Etalon 2,5mg/ Indométha- 12 8 9 6 5 7 cine kg EXEMPLE 5 Activité anti-héitiorroidaire On administre chaque jour par voie anale à l'aide d'une sonde 0,3 ml de toluène à des raLs maies de souche Wistar, durant une semaine. Le toluène provoque une irritation anale ainsi qu'unie vasodilatation intense. On administre en une seule fois. par voie intrapéritonéale, une dose de décocté aqueux et de nébulisat correspondant au 1/25 ou au 1/5 de la DL50 déterminée en intrapéritonéale. On sacrifie tous les rats une heure après ces injections et lton examine leur muqueuse anale sur une planche à dissection. Par comparaison avec les muqueuses anales d'un lot de rats non traités et d'un lot de rats uniquement traités au toluène, on constate que le décocté et le nébulisat font disparaitre très rapidement les effets provoqués par le toluène et sont donc utilisables comme antihémorroïdaires. EXEMPLE 6 Traitement des affections rhynopharyngées. On dissout 1 g de nébulisat sec dans 100 ml de sérum physiologique On obtient ainsi une solution active utilisable comme vasoconstricteui pour le traitement des affections rhynopharyngées par pulvérisation nasale, 3 à 4 fois par jour5 de ladite solution. EXEMPLE 7 Traitement des hémorroides et/ou varices. a) On prépare une pommade contenant lg de nébulisat pour 100 g d'excipient. Cette pommade est utilisable pour le traitement des hémorrotdes et des varices par application externe journalière. b) On prépare également des suppositoires hémorroîdaires, chaque suppositoire contenant 400 mg de nébulisat. La prise de 1 à 2 suppositoires par jour permet de traiter efficacement les hémorroides. L'extrait sec selon l'invention et en particulier le nébulisat, sont utilisables comme médicament, notamment comme vasoconstricteur. On peut utiliser le nébulisat notamment par pulvérisation nasale d'une solution active contenant environ 100 mg à 2 g de nébulisat sec pour 100 ml de sérum physiologique. On peut également utiliser le nébulisat sous forme d'une pomnxde, applicable par exemple sur les hémorrotdes et les varices, et contenant environ 100 mg à 2 g de nébulisat pour 100 g d'excipient. On peut également utiliser le nébulisat sous forme de suppositoires anti-hémorrqidaires contenant environ 300 à 600 mg de néi;ulisat à la dose journalière de 5à 10 mg de nébulisat par kg de poids du patient. REVENDICATIONS 1 Produit nouveau, caractérisé en ce qu'il est extrait sec d'une solution aqueuse extractive de la plante "cirsium Arvense". 2. Produit nouveau selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite solution aqueuse extractive est préparée à partir des parties aériennes d'échantillons jeunes de la plante "Cirsium Arvense" 3 Produit nouveau selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit extrait sec est un nébulisat d'une solution aqueuse extractive de la plante "Cirsium Arvense". 4. Procédé de préparation d'un nébulisat mentionné dans la revendication 3, caractérisé en ce que l'on prépare un décocté aqueux de la plante "Cirsium Arvense"en effectuant au moins une fois la digestion de poudre sèche de ladite plante pendant environ 1h dans de l'veau distillée à une température d'environ 60"C, on réunissant les solutions obtenues après décantation et en concentrant lesdites solutions à basse température, et en ce que l'on pulvérise et l'on sèche ledit décocté en vue d'obtenir ledit nébulisant. 5. Nébulisat obtenu par le procédé de la revendication 4. 6. A titre de médicament utilisable notamment comme vasoconstricteur, l'extrait sec défini selon l'une quelconque des rever.dications 1, 2, 3 et 5. 7. Formes d'administration à une dose pharmaceutiquement acceptable du médicament selon la revendication 6. 8. Forme d'administration selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle est une solution active contenant environ 100 mg à 2 g de nébulisat pour 100 ml de sérum physiologique. 9. Forme d'administration selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle est une pommade contenant environ 100 mg à 2 g de nébulisat pour 100 g d'excipient. 10. Forme d'administration selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle est un suppositoire contenant environ 303 à 600 600rsgde nébulisat, utilisable à la dose journalière de 5 à 10 mg de nébulisat par kg de poids de patient.