I1 est bien connu que le courant électrique, s'il présente de multiples avantages techniques et économiques, présente aussi des inconvenients du fait que son passage dans le corps humain est facile et peut provoquer des accidents mortels. Pour préserver les personnes contre les accidents électriques, il existe plusieurs moyens qui sont : - la protection des personnes elles-mêmes (gants isolants, outils non conducteurs, etc...), - la protection des installations (mises a la terre des masses conductrices, inaccessibilité des pièces sous tension, etc...). Dans la pratique, il faut egalement tenir compte d'un autre facteur, qui est celui de la permanence de fonctionnement des appareils électriques, aussi bien dans des locaux privés que dans des ateliers professionnels. En effet, la protection des personnes implique que l'alimentation en courant électrique doit être subitement interrompue en cas d'accident pour proteger une personne qu touche une masse conductrice accidentellement mise sous tension, par exemple. On comprend aisement que cette brusque interruption de l'alimenstation en courant électrique présente des inconvenients qu'il faut minimiser autant que faire se peut, afin d'éviter qu'un appartement, un bureau, un atelier ou une usine entiere soient prives de courant de manière intempestive pour un accident qui peut s'averer mineur. On voit déjà ici qu'il y a une sorte d'incompatibilité entre la protection du matériel et la protection des personnes. Cette incompatibilité vient du fait qu'une différence accidentelle de la valeur du courant (par exemple courant de fuite) equivaut a une véritable différence de nature S'il est possible de construire les appareils électriques de telle manière qu'ils ne subissent aucun dégât lorsque le courant qui les alimente présente des differences, même substantielles, quant à sa tension ou a sa valeur, il est impossible,en revanche, de modifier le corps humain et 1 'on doit considérer ses caracteris- tiques de conductivité, par exemple, comme un paramètre non modifiable. Or, l'expérience montre qu'il suffit d'un très faible courant pour faire courir aux personnes des dangers mortels et, dans la pratique, une installation électrique reste dangereuse, même lorsqu elle est exécutee conformement aux règles indiquées. En effet, les usagers peuvent encourir le risque très grave d'en- trer en contact avec des pièces sous-tension, soit actives (conducteurs), soit passives (batis des appareils). On peut penser que les personnes agissent avec suffisamment de prudence pour ne pas entrer au contact des conducteurs mais, en revanche, rien ne peut prévenir un usager qu'un bâti d'appareil, une poignée, une manette ou un bouton d'appareil ménager électrique par exemple, est accidentellement sous tension par suite d'un défaut d'isolement. La gravité des accidents dus à une telle électrocution est d'autant plus grande que les locaux sont humides ou que le sol et les parois sont eux-mêmes conducteurs (cuisines, salles de bain, etc..) Dans une installation correctement réalisée, il faudrait, en theorie, mettre hors de portée des usagers toutes les masses conductrices. Mais, dans la pratique, ceci est impossible, ne serait-ce qu'à l'égard des appareils ménagers qui doivent obligatoirement être manipules. Pour assurer, malgré tout, la protection des personnes, on utilise deux methodes differentes Selon la première methode, on relie toutes les masses conductrices (capots, carrosseries et organes de prehension des appareils) à la terre, c'est-à-dire, a la plus grande des masses possible, qui présente le moins de resistance possible. Dans cette situation, un courant de defaut accidentel peut emprunter deux circuits : celui de la connection de mise à la terre et celui du corps de l'usager qui, accidentellement, entre au contact de la masse protégée. Mais la valeur du courant passant dans le corps de l'usager est faible, par comparaison avec celui de la mise à la terre. Selon la deuxième méthode, on utilise un appareil qui coupe automatiquement le circuit d'alimentation lorsqu'une différence de valeur existe entre le courant d'entrée et le courant de sortie et que la valeur de cette difference est superieure à un seuil qui correspond à un réglage de l'appareil. Les inconvénients de ces méthodes sont que, dans le premier cas, la mise à la terre peut s'avérer defectueuse et, dans le second cas, le réglage de l'appareil ne peut pas être correct à la fois pour la protection des appareils et pour la protection des personnes. Les appareils qui mesurent la difference entre le courant d'entrée et le courant de sortie sont appelés "relais differentiels" et sont régles à une valeur qui est généralement voisine de 600 mA, ce qui demande une résistance de prise de terre de la masse mé talque de l'ordre de 40 Ohm, valeur qui est aisément réalisable. La tension par rapport au sol de cette masse metallique est 40 Q X 0,6 A = 24 V le courant passant à travers le corps de l'usager étant alors inferieur à 10 mA. On pourrait penser qu'un tel dispositif donne parfaitement satisfaction car les indications ci-dessus laissent entendre qu'un courant inférieur à 10 mA est supporté facilement par l'usager, ce qui n'est pas du tout le cas dans la réalité. Un tel appareil ne procure donc qu'une protection illusoire car le courant de fuite drainé par l'usager est nettement inferieur au courant de réglage du relais (600 mA) mais tres supérieur au courant mortel. En d'autres termes, ce dispositif ne protège pas les personnes puisqu'il ne provoque pas la coupure du courant lorsqu'une telle personne est soumise à un courant mortel. I1 est techniquement possible de réaliser des relais différentiels qui sont beaucoup plus sensibles et qui provoquent l'interruption de l'alimentation pour des courants de fuite de l'ordre de 1 à 3 mA par exemple. Mais la presence de courants de fuite de valeur aussi faible est extrêmement fréquente et, pourrait-on dire permanente, de sorte que toute installation qui serait munie de disjoncteurs aussi sensibles serait dans l'impossibilité pratique de fonctionner puisqu'elle serait interrompue à tout instant en raison des courants de fuite mineurs qui existent dans tous les appareils ménagers et toutes les installations privees par exemple. On est donc obligé, actuellement, de se contenter d'appareils de protection illusoires puisqu'ils sont inopérants ou, s'ils sont sensibles, délibérément rendus inopérants pour permettre aux installations de fonctionner. La présente invention remédie à tous ces inconvénients, grâce au fait qu'elle permet d'interrompre l'alimentation en courant pour des valeurs tres inférieures aux valeurs mortelles tout en permettant aux installations de fonctionner normalement, même s'il existe des courants de fuite importants. En d'autres termes l'invention permet de differencier un courant de fuite (peut être important mais inoffensif du fait que personne ne le subit) d'un courant de fuite de valeur très faible mais dangereux (du fait de la presence d'une personne). L'invention permet donc de différencier la situation ou une personne est en danger de la situation où une installation subit seulement des differences de courant inferieures au seuil de réglage des appareils de protection pour ce matériel. L'invention sera bien comprise par la description detaillée ciaprès faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. Les figures 1 à 4 sont des vues schématiques de plusieurs modes de realisation de l'invention. La figure 5 est un schéma montrant l'application de l'invention à plusieurs appareils ou locaux différents. En se reportant à la figure 1, on voit, un appareil A de tout type connu qui doit être alimente à partir de deux fils conducteurs B et dont la carrosserie C est mise à la terre D par un fil E, ainsi que cela est connu. Les deux fils B passent à l'intérieur d'un tore magnetique 1, dont les dimensions et les caractéristiques sont telles qu'il est le siège de courants induits lorsqu'il se produit un désé- quilibre dans les fils B, c'est-à-dire lorsque le courant de sortie est different du courant d'entrée. Lorsqu'au contraire, le courant d'entrée et le courant de sortie sont identiques, aucun courant n'est induit dans le tore. Selon la technique connue, on place autour du tore 1 un bobinage qui "capte" le courant induit dans le tore 1, de sorte que l'existence d'un courant induit dans le tore 1 provoque simul tanément l'ouverture d'un disjoncteur 2 intercallé sur les conducteurs d'alimentation B. Comme on l'a déjà amplement expliqué plus haut, on ne peut pas construire un tel dispositif avec un degré de sensibilité très grand car il faut éviter que le disjoncteur D soit ouvert à tout instant lorsqu'il se produit une faible difference entre le courant d'entrée et le courant de sortie, ou lorsque cette différence est fugace. Par ailleurs, pour que l'appareil A ou l'ensemble des appareils utilises, dans une usine par exemple, puissent fonctionner, il est normal que dans le fil de terre E passe un certain courant de fuite dont la valeur peut etre de 300 à 600 mA par exemple. L'existence d'un tel courant de fuite étant normale, il faut que le disjoncteur 2 reste fermé pour que l'appareil 1 continue d'être normalement alimente. Mais, alors, si une personne F entre au contact de la carrosserie C de l'appareil A, elle se met en parallèle avec le fil E et le courant de fuite qui existe dans ce fil passera en partie par le corps de la personne F et en partie par le fil E. Or, comme on l'a explique plus haut, la fraction de courant passant par la personne peut être mortelle. Conformément à l'invention, on prévirent tout accident en pre- voyant autour de la prise de terre proprement dite 3, un tore 4 qui est identique au tore 1 et autour duquel est place un bobinage 5, identique à un bobinage 6 placé sur le tore 1. Les bobinages 5 et 6 sont montes en opposition, c'est-à-dire que la sortie 5a du bobinage 5 est reliée à l'entrée 6a du bobinage 6, tandis que la sortie 6b du bobinage 6 est reliee à l'entrée 5b du bobinage 5. En revanche, dès que le moindre déséquilibre se produit entre le bobinage 5 et le bobinage 6, un courant, même minime, s'établit dans le circuit qui relie ces deux bobinages et l'on peut pré voir sur ce circuit un détecteur d'une très grande sensibilite pour qu'il puisse actionner le disjoncteur 2( éventuellement après amplification du signal que provoque ce courant) car l'existence d'un courant sur ce circuit est indépendante de l'existence elle même d'un courant dans le fil de terre E. Cela signifie egaleent que s'il existe un courant dans le cir cuit qui relie les deux bobinages 5 et 6, c'est qu'il existe un élément perturbateur dispose en parallèle par rapport au fil de terre E. Or, cet élément perturbateur peut en particulier être une per sonne qui etablit le circuit entre la carrosserie C et la terre D (figure 1). En établissant une liaison directe entre le tore 1 et le tore 4 par des bobinages 5 et 6 montés en opposition, on rend l'ensem ble sensible au moindre déséquilibre, ce qui revient à dire que ce montage donne 13image du courant de fuite qui traverse une personne F placée en parallele par rapport à la ligne E. Sur cette figure i, on a représenté schématiquement, par la ligne Z, le parcours du courant qui traverse la personne F lorsque, etant reliée à la terre, cette personne F touche la carrosserie C, de façon à bien faire ressortir le parallélisme entre le fil de terre E et le parcours Z. Ainsi, on comprend qu'il est possible d'accepter un courant de fuite "normal' passant par le fil de terre E et egal par exem ple à 300 mA, tout en provoquant llouverture du disjoncteur 2 lorsque le déséquilibre entre les bobines 5 et 6 atteint une valeur beaucoup plus faible et de l'ordre de grandeur de là 5mA. On voit qu'ainsi, grâce à l'invention, on différencie totalement un courant de fuite normal pour les appareils,(bien que dangere du courant de fuite dangereux pour les personnes(bien que tres faible), puisque l'appareil A continue d'étre alimenté normalement, meme s il y a un courant de fuite dans le fil de terre E, alors que le disjoncteur 2 est mis automatiquement en position ouverte lorsqu'une personne F draine un courant même tres faible. En se reportant à la figure 2, on voit un montage tout à fait analogue au précédent, mais selon lequel le tore 1 est remplace par un transformateur qui comprend une armature 10, deux enrouleurs primaires il et 12 correspondant chacun à l'un des deux conducteurs d'alimentation B. Comme dans le cas de la figure 1, on réalise ici un montage électrique tel que tout déséquilibre entre le courant d'entree et le courant de sortie sera perçu. Lorsque l'on utilise ce montage, on prévoit un enroulement 13 qui constitue le secondaire du transformateur et dans lequel un courant s'établit lorsqu'une différence se produit entre les enroulements primaires 11 et 12. Conformément à l'invention, on rétablit l'équilibre dans le trans formateur même lorsqu'il y a une différence entre les deux enroulements 11 et 12, puisque l'on met en opposition directe l'enroulement secondaire 13 et le bobinage 5 placé sur le tore 4. Qu'il s'agisse du montage de la figure 1 ou du montage de la figure 2, il apparait que le meilleur moyen pratique d'exploiter le courant, même minime, pouvant exister entre le bobinage 5 et l'élément associe au conducteur B, est de prevoir un élément sen sible à ce courant sur le circuit proprement dit qui relie le bo binage 5 et le bobinage 6 ou l'enroulement 13. C'est ainsi que dans les deux cas on a representé l'enroulement 20 d'un relai qui actionne le disjoncteur 2. L'essentiel de l'invention est d'effectuer un montage tel que le courant de fuite passant par le fil de terre E, soit considéré comme normal, même si sa valeur est relativement importante par rapport à la capacité du corps humain, afin de ne pas en tenir compte lorsque personne n'est en danger. Le fait de placer en opposition deux bobinages 5 et 6, ne doit donc pas être consideré comme le seul montage conforme à l'invention, mais bien seulement comme un exemple qui presente 1 'avanta- ge de la simplicité. On pourrait en effet obtenir le meme resultat par des moyens ma tériels quelque peu differents de ceux qui viennent d'être decrits en regard des figures 1 et 2. Ainsi, en se reportant à la figure 3, on voit que l'on peut utiliser des organes de mesure individuels tels que des ampèremètres 30 et 31 sur chacun des fils conducteurs B et 32 sur le fil de terre E. Ils sont tous trois relies à un même dispositif de mesure et de comparaison 33 grâce auquel le disjoncteur 2 est mis en position d'ouverture lorsque ce comparateur 33 détecte une tres faible différence entre les organes de mesure 30-31 des conducteurs B d'une part et l'organe de mesure 32 du fil E d'autre part. Avec ce montage, on effectue d'une part une mesure individuelle des courants d'entrée et de sortie par les ampèremètres 30 et 31 et d'autre part une mesure du courant de fuite qui existe eventuellement sur la liaisont E par l'emperemetre 32, puis l'on combine ces mesures pour obtenir un total qui doit être pratiquement constant,même s'il y a un courant de fuite. Le dispositif 33 détecte d'éventuelles différences de valeurs faibles prédétermi- nees par rapport à ce total et exploite ces differences pour provoquer l'ouverture du disjoncteur des qu'elles atteignent un maxi mum prédéterminé. Plus précisément, on voit que l'élément de contrôle 33 du disjonc teur 2 est susceptible d'une part d'effectuer la somme algébrique des valeurs des courants d'alimentation et de fuite à la terre et d'autre part, de détecter une différence prédéterminée entre la somme theorique et la somme réelle de ces valeurs. Sur la figure-4, on a représenté un mode de réalisation selon lequel on effectue la mesure de la difference eventuelle entre le courant d'entrée et le courant de sortie et l'on combine cette mesure avec celle du courant de fuite éventuel. Pour cela, on associe un tore 41 à un ampèremètre 42 qui sont reliés à un élément de contrôle 43 du disjoncteur 2. Le tore 41, comme cela a eté expliqué plus haut, est de type dif fêrentiel, c'est-à-dire qu'il révèle une difference éventuelîle de valeur entre le courant d'entrée et le courant de sortie et 1 'élement de contrôle 43 est susceptible de comparer la valeur de cette différence à la valeur du courant éventuel correspondant à la liaison avec la terre E. En se r portant maintenant à la figure 5, on voit un schéma d'ins tallationkconforme à l'invention selon lequel une pluralité d'ap pareilt relies à une seule alimentation générale et à une seule prise de terre. Cette installation correspond aussi à une pluralité de logements dans un immeuble collectif, de sorte que les repères 50 symbolisent indifferemment des apppareils, des machines ou des logements. Chacun d'eux est relié par des conducteurs BO,B1 et B2 aux câbles d'alimentation B3 et par des conducteurs B4, B5 et B6 à une liaison El aboutissant à une prise de terre E2. Les conducteurs B3 passent dans un tore 51 et la liaison El passe dans un tore 52 identique au tore 51. Des bobinages identiques 53 et 54 sont montés en opposition et sont reliés à un élément 55 qui est sensible à l'existence d'un courant dans le circuit 56 reliant ces bobinages 53 et 54 et qui est susceptible d'agir sur un disjoncteur 57. Ce montage correspond à celui des figures 1 et 2 qui mettent en oeuvre le procédé selon lequel on met en opposition la mesure de la différence entre le courant d'entrée et le courant de sortie d'une part et la mesure du courant de fuite d'autre part en les réunissant par un circuit, que l'on détecte l'existence d'un courant dans ce circuit et que l'on exploite ce courant éventuel par tout moyen connu pour provoquer l'ouverture du circuit d'alimentation de l'appareil dès que ce courant atteint un maximum predéterminé. Mais, en outre, on assure la protection de chaque appareil ou logement 50 afin de n'interrompre l'alimentation que de celui qui correspond à une personne en danger. Pour cela, les conducteurs d'alimentation individuelle BO, B1, B2 passent dans un tore 58 et les conducteurs B4, B5, B6 de mise à la terre passent dans un tore 59. Les tores 58 et 59 identiques, reçoivent des bobinages identiques 60 et 61 montes en opposition par un circuit 62 sur lequel un relai 63 est intercalé pour détecter l'existence d'un courant et agir en conséquence sur un disjoncteur 64. Chacun des appareils ou logements 50 est, de la sorte équipé d'un dispositif de protection grâce auquel son alimentation individuel le est interrompue par ouverture du disjoncteur 64 correspondant lorqu'une personne se trouve accidentellement en parallele avec la prise de terre B4, B5 ou B6, sans pour autant interrompre l'alimentation des autres appareils ou logements 50. En revanche, tout l'immeuble ou tout l'ensemble d'appareils est soumis au disjoncteur 57 lorsqu'une personne se trouve en danger sur l'installation générale et non sur l'un des circuits particuliers. il ressort de la description ci-dessus que grâce à l'invention on obtient la protection des personnes, meme si la prise de terre est defectueuse. En effet, on comprend qu'un danger couru par des personnes est d'autant plus grand que la prise de terre est plus mauvaise. Mais comme le courant de fuite du fil de terre E est réintégré à la me sure de courant d'entrée ou de sortie, quelle que soit la valeur de ce courant de fuite et quelles que soient ses variations, il ne reste toujours que le courant susceptible de mettre une personne en danger qui est pris en compte pour interrompre l'alimentation de l'appareil ou des appareils en cause. Par ailleurs l'invention permet de détecter immédiatément une interruption dans le circuit de terre, car si la liaison (E, El ou E2) vient à être rompue accidentellement, le disjoncteur (2, 57 ou 64) est aussi-tôt mis en position ouverte, puisque la détérioration de cette liaison provoque aussitôt un déséquilibre qui se traduit par une mise sous tension du bobinage du relai actionnant ce disjoncteur. L'invention est particulièrement simple à mettre en oeuvre puisque l'on peut soit construire des dispositifs spéciaux qui comprennentt ensemble ou séparément, les organes de mesure de courant correspondant respectivement aux conducteurs d'alimentation B et au fil de terre E, soit effectuer un montage particulier entre un disjonc teur différentiel préexistant et le fil de terre auquel doit correspondre l'organe de mesure devant être associe à 1 'élément detecteur du disjoncteur différentiel. On note que dans le cas où l'on utilise deux tores, ceux-ci doi vent être rigoureusement identiques, de même que les bobinages cor respondant doivent être identiques puisque leur montage en oppose tion doit conduire à un équilibre parfait du circuit. Au cas ou l'on serait contraint d'utiliser des éléments qui ne seraient pas rigoureusement identiques, il faudrait alors, effectuer leur compensation pour parvenir à cet équilibre, faute de quoi on ne pourrait pas atteindre le but de l'invention qui est de mettre en évidence l'image du courant susceptible de traverser une personne. A cet egard, il faut indiquer que l'on doit choisir les caracte- ristiques des tores en fonction de leur courbe d'hystérèsis pour que le courant de fuite traversant le corps humain puisse être détecté. En d'autres termes, il faut et il suffit de donner aux tores mag netiques des dimensions telles que, sans saturation, ils puissent admettre le courant de fuite maximum. Si llon se fixe le maximum de courant de fuite admissible, on en déduit les dimensions des tores correspondant pour qu'il ne soient pas saturés lorsqu'un tel courant se produit. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représentes mais en embrasse au contraire toutes les variantes R E Y E N D I C A T I O N S REVENDTCATiO NS 1- Procédé pour la protection des personnes contre une electro cution due à un contact avec une masse conductrice qui a une différence de potentiel par rapport à la terre du fait de sa liaison accidentelle avec un conducteur de courant, du type selon lequel on effectue une mesure des courants d'entrée et de sortie alimentant un appareil auquel la masse conductrice est associée, cette dernière ayant une liaison avec la terre, caraterisé en ce que l'on effectue une mesure du courant dit "de fuite" qui existe eventuellement sur la liaison entre la masse et la terre et que l'on combine ces mesures pour obte nir un total qui doit être pratiquement constant même s'il y a un courant de fuite, que l'on détecte d'éventuelles diffe rences de valeurs faibles prédéterminées par rapport à ce to tal et que l'on exploite ces différences pour provoquer 1 'ou- verture du circuit d'alimentation de l'appareil dès qu'elles atteignent un maximum prédéterminé. 2- Procedé selon la revendication 1, caracterise en ce que l'on effectue la mesure de la difference éventuelle entre le cou rant d'entrée et le courant de sortie et que l'on combine cet te mesure avec celle du courant de fuite éventuel. 3- Procedé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on met en opposition la mesure de la difference entre le courant d'entree et le courant de sortie d'une part et la mesure du courant de fuite d'autre part, en les reunissant par un cir cuit, que l'on détecte l'existence d'un courant dans ce cir cuit et que l'on exploite ce courant eventuel par tout moyen connu pour provoquer lJouverture du circuit d'alimentation de l'appareil des que ce courant atteint un maximum prédétermimé. 4- Dispositif pour la mise en oeuvre du procedé selon l'une quel conque des revendications 1 à 3 ci-dessus, caractérisé en ce qu'il comprend, d'une part deux organes de mesure de courant correspondant respectivement à des conducteurs d'alimentation d'au moins un appareil et à une liaison avec la terre dudit appareil et, d'autre part, un disjoncteur pour les conducteurs d'alimentation, ce disjoncteur etant contrôlé par un élément susceptible d'une part, d'effectuer la comparaison entre la mesure de courant éventuel correspondant à la liaison avec la terre et, d'autre part de constater une différence éventuelle entre ces mesures, cet élément comprenant des moyens d'action sur le disjoncteur afin que celui-ci soit en position de fer meture ou en position d'ouverture selon l'absence ou l'exis tence d'une différence sensible. 5- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'élément de contrôle du disjoncteur est susceptible d'une part d'effectuer la somme algébrique des valeurs des courants d'alimentation et de fuite à la terre et, d'autre part, de de tecter une différence prédéterminée entre la somme theorique et la somme réelle de ces valeurs. des conducteurs d'alimentation et la mesure de courant... 6- Dispositif selon la revendication 4, caracterisé en ce que l'organe de mesure de courant correspondant aux conducteurs d'alimentation est du type différentiel, c'est-à-dire qu'il révèle une différence éventuelle de valeur entre le courant d'entrée et le courant de sortie, l'élément de contrôle du disjoncteur étant susceptible de comparer la valeur de cette difference à la valeur du courant éventuel correspondant à la liaison avec la terre. 7- Dispositif selon la revendication 6, caracterisé en ce qu'il comprend un tore magnétique à l'intérieur duquel doit passer une liaison avec la terre et sur lequel est place un bobinage relie en opposition à un second bobinage identique placé sur un tore magnétique identique au précédent et à l'intérieur duU quel doivent passer des conducteurs d'alimentation, l'élément de contrôle du disjoncteur sensible au passage d'un courant étant intercalé entre les deux bobinages et etant associe au disjoncteur de telle manière que ce dernier soit fermé quand il ne passe aucun courant de valeur suffisante et qu'il soit ouvert des qu'il passe un tel courant. 8- Dispositif selon la revendication 6, caractérise en ce qu'il comprend une armature de transformateur sur laquelle deux en roulements primaires opposés sont prévus et correspondent cha cun a un conducteur d'alimentation tandisqu'un enroulement se condaire prevu sur cette armature est, par ailleurs, monte en opposition avec un bobinage placé sur un tore à l'intérieur duquel doit passer une liaison avec la terre, l'élément de contrôle du disjoncteur sensible au passage d'un courant etant intercalé entre l'enroulement secondaire et le bobinage et etant associé au disjoncteur de telle manière que ce dernier soit fermé quand il ne passe aucun courant de valeur suffisan te et qu'il soit ouvert dès qu'il passe un tel courant. 9- Installation complexe du type correspondant à un immeuble col lectif, une usine et analogue, caractérisée en ce qu'elle com prend un dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 8 ci-dessus pour l'alimentation et la prise de terre com mune ladite installation et un dispositif analogue pour cha que50Togement individuel, élément de 1' machine, appareil et analogue. installation tel que