La présente invention se rapporte à un procédé pour réaliser un mur de façade en bout d'un alvéole construit préalablement et comprenant, par conséquent, deux murs transversaux latéraux, reliés par un plancher inférieur et un plancher supérieur, ledit procédé, consistant à remplir de béton un intervalle formé entre une paroi intérieure et une paroi extérieure de coffrage qui sont reliées entre elles, puis à séparer les liaisons entre paroi intérieure et paroi extérieure pour pouvoir enlever celles-ci après durcissement du béton. Elle concerne aussi le coffrage permettant de mettre en oeuvre ledit procédé. Problème posé. I1 est classique de construire des murs de maison d'habitations et d'édifices avec deux banches reliées entre elles. Ce procédé, cependant, n'est pas applicable, en pratique, à la réalisation d'une façade entre deux murs transversaux, un plancher inférieur et un plancher supérieur d'un bâtiment, ce qui est classique dans la construction habituelle avec coffrage tunnel (brevet français n01 180 699 du 17.06.1957, n 2 256 671 du 28.12.1973 et son addition n074 39448 du 3.12.1974), car, dans la pratique, après coulée de la façade, il n'est pas facile d'enlever la paroi intérieure du coffrage qui a servi à la couler en raison, essentiellement, de la présence du plancher supérieur.Pour pouvoir l'enlever, on est obligé de concevoir cette paroi intérieure de coffrage en plusieurs petites parties que l'on peut extraire par les issues restant libres. Etat de la technique. I1 n'existe actuellement pratiquement pas de solution à l'enlèvement de cette paroi intérieure autre que sa fragmentation préalable. Lors d'une procédure antérieure, il a été cité uniquement le brevet britannique 453 924 du ler avril 1935 qui décrit un coffrage de façade de faible hauteur qui est maintenu par une armature qui l'entoure à l'extérieur, sur le dessus et à l'intérieur du bâtiment. Cette armature occupe une place importante à l'intérieur du bâtiment où elle est ancrée et supportée sur le plancher inférieur grâce à plusieurs montants traversant ledit plancher par des trous à axes verticaux. L'armature est déplacée verticalement vers le haut, le long des montants au fur et à mesure de l'élévation de la façade et, pour celà, il est indispensable que le plancher supérieur ne soit pas coulé.Par conséquent, l'usage de ce coffrage est inapplicable à la construction de façades de bâtiments réalisés par coffrage tunnel où les murs perpendiculaires à la façade et le plancher supérieur sont coulés simultanément, puis on retire le coffrage tunnel et enfin on coule les murs de façade. Exposé de l'invention. L'invention a pour but de prévoir un procédé qui ne présente pas les inconvénients mentionnés ci-dessus et qui permet, également dans le cas de la constitution d'un mur de façade du type défini ci-dessus > d'enlever aisément la paroi intérieure de ce coffrage. Selon l'invention, ce problème est résolu a) en ce qu'on dispose une paroi intérieure et une paroi extérieure d'un coffrage entre les deux murs transversaux qui relient le plancher inférieur et le plancher supérieur, la paroi intérieure du coffrage reposant sur le plancher inférieur et s'élevant d'une seule pièce Jusqu'au niveau supérieur du bord transversal du plancher supérieur, celui-ci étant préalablement conçu pour se terminer à une certaine distance des bords des murs transversaux en laissant provisoirement une fente entre le bord de ce plancher supérieur et la paroi intérieure du coffrage, b) en ce qu'on règle l'écartement entre les deux parois du coffrage ainsi que la verticalité de l'ensemble de celui-ci, c) en ce qu'on dispose des éléments de liaison entre les deux parois pour conserver leur écartement et leur parallélisme durant la coulée, d) en ce qu'on remplit dè béton ie coffrage, e) en ce que, après durcissement du béton, on désaccouple les parois intérieures et les parois extérieures du coffrage en retirant, par l'intérieur, les éléments de liaison qui les relient, f) en ce que l'on décolle les deux parois extérieures et intérieures de la façade de béton coulé et durci g) et en ce qu'on soulève le coffrage, et en particulier sa paroi intérieure, en faisant glisser celle-ci dans l'espace en forme de fente qui existe entre le bord transversal du plancher supérieur et la façade constituée après durcissement du béton. L'application de ce procédé facilite l'enlèvement de la paroi intérieure du coffrage de façade par levage de ladite paroi dans l'espace en forme de fente qui est ménagé entre le bord ou tranche transversale du plancher supérieur et la façade formée par le durcissement du béton. Avantageusement, la paroi inférieure du coffrage de façade se prolonge -à une certaine distance du bord transversal du plancher supérieur. Grâce à cela, la paroi intérieure du coffrage de façade peut hêtre déplacée horizontalement vers le bord du plancher supérieur après durcissement de la façade et il en résulte que l'enlèvement de la- paroi intérieure du coffrage peut être réalisé plus aisément. Suivant une forme préférée, on suspend la paroi intérieure du coffrage de façade de façon à pouvoir la déplacer horizontalement dans une direction parallèle aux murs transversaux en vue de simplifier l'enlèvement de cette paroi intérieure de coffrage. Suivant une réalisation particulière du procédé de la présente invention, on s'arrange pour que la paroi intérieure de ce coffrage soit suspendue et mise en place de manière que, en cours de levage, le point d'accrochage de cette paroi intérieure soit décalé par rapport à la verticale du centre de gravité du coffrage. En outre, on s'arrange pour que, lors du soulèvement d'une tête de fixation sur laquelle la paroi extérieure du coffrage est fixée et sur laquelle la paroi intérieure de ce coffrage est articulée, la paroi extérieure du coffrage puisse osciller vers l'extérieur, tandis que sa paroi intérieure est déplacée verticalement vers le haut dans une direction parallèle à la façade, ceei afin de dégager de la façade les éléments de moule qui auraient été placés sur ladite paroi extérieure afin de ménager dans la façade, par exemple, des baies. Dans un dernier stade du procédé, l'espace en forme de fente existant entre ledit bord du plancher supérieur et la façade formée par durcissement du béton est rechargé ultérieurement quand le coffrage est retiré. L'inventiOn concerne aussi le coffrage de façade permettant d'appliquer le procédé dont les différents stades viennent d'être définis et comprenant une paroi extérieure et une paroi intérieure ainsi que des éléments servant à relier ces deux parois intérieures et extérieures du coffrage de façade ledit coffrage étant caractérisé en ce qu'une de ses parois, plus particulièrement, la paroi intérieure, est suspendue par une articulation à une tête solidaire de la paroi extérieure. On peut prévoir avantageusement une paroi extérieure du coffrage de façade reliée à une tête de levage et une paroi intérieure de ce coffrage qui y est articulée par une articulation permettant le déplacement de la paroi extérieure du coffrage vers l'extérieur lors du soulèvement de la tête de levage de manière que la verticale du centre de gravité du coffrage ne coincide pas avec le point d'accrochage de ce dernier, tandis que la paroi intérieure du coffrage peut être soulevée et déplacée parallèlement à la façade après avoir été décollée de celle-ci. Brève description des figures. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaitront à la lecture de la description suivante et des figures Jointes, données à titre illustratif et non limitatif. Dans les dessins Joints la figure I est une section droite faite perpendiculairement à la façade, d'un coffrage de façade permettant la mise en pratique du procédé selon l'invention dans le stade où le béton a été coulé entre les deux parois du coffrage. La figure 2 est une coupe d'un mode préféré de réalisation d'un coffrage de façade selon l'invention, utilisé pour la réalisation d'un mur de façade avant la coulée du béton, les deux parois du coffrage étant mises en place et reliées l'une à l'autre par des éléments de liaison empêchant leur écarte ment. La figure 3 représente le même coffrage dans l'opération de décoffrage où les deux faces intérieures et extérieures sont décollées du mur de façade qui a été coulé et durci après que l'on a enlevé les éléments de liaison, le coffrage dans son ensemble étant maintenu suspendu par l'appareil de levage du chantier. La figure 4 représente une phase intermédiaire de l'enlèvement du coffrage de façade selon l'invention dans une version avec moule de corniche où l'on bascule vers l'extérieur la face extérieure du coffrage. La figure 5 représente le coffrage de façade après son enlèvement de l'étage inférieur et son reconditionnement en vue de la réalisation du mur de façade situé immédiatement au-dessus du précédent et placé entre le plancher d'un bâtiment à étages et un plancher supérieur, ce coffrage étant du type avec moule de corniche, comme il a été représenté à la figure 4. Et, la figure 6 représente un détail de la tête de levage avec son dispositif de support réglable et son bras porteur oscillant. Description de quelques modes de réalisation. Description du procédé. En se reportant à la figure I, on a représenté un plancher inférieur I d'un édifice ainsi qu'un plancher supérieur 2 du premier étage, celui-ci étant légèrement en retrait pour constituer une fente 12 entre son bord frontal et le coffrage de façade. Les deux planchers I et 2 reposent sur les murs transversaux I4 de l'édifice qui comporte une tranche d'équerre qui constitue les bords latéraux de la fente I2. Pour réaliser un mur de façade selon le procédé de l'invention, on utilise un coffrage de façade 3 comprenant une paroi extérieure 4 et une paroi intérieure 5 qui sont reliées à une tete de levage 7 qui elle-meme s'appuie sur un support I9 qui repose sur le plancher supérieur 2. On utilise cette tête pour assurer le réglage du coffrage notamment sa verticalité. On remplit ensuite d'un mélange de béton l'espace IO formé entre la paroi intérieure 5 et la paroi extérieure 4 du coffrage puis, après durcissement du béton, on a consti tué un mur de façade I7. Plus précisément, après durcissement du béton dans l'espace IO formé entre les parois intérieures 5 et extérieures 4 du coffrage3 on enlève les tirants ou entretoises I3 qui sont généralement des boulons coniques et qui assurent l'as semblage de la paroi intérieure 5 et de la paroi extérieure 4 du coffrage pour empecher tout écartement de ces deux parois lors de la coulée au béton afin de maintenir leur parallélisme.Les parois extérieure 4 et intérieure 5 sont alors décol lées du mur 17 et peuvent être soulevées par le cable 23 d'une grue, ce qui permet de faire glisser la paroi 5 dans la Sente I2 et d'amener le coffrage 3 au niveau supérieur pour être soit enlevé, soit installé (figure 5) audit niveau pour réaliser la coulée du mur de façade supérieur, étant entendu que d'autres murs transversaux I41 et un nouveau plancher supérieur 210 auront été coulés préalablement. Si on le désire, on peut enlever séparément les parois extérieures et intérieures 5, étant entendu que la paroi 5 s'enlèvera touJours en passant par la fente I2 ménagée sur le bord du plancher supérieur 2. On voit que la fente I2 Joue un rôle essentiel pour le décollement de la face intérieure du coffrage et pour son extraction vers le haut. I1 est donc avantageux, en pratique, que cette rainure soit suffisamment large pour permettre le déplacement commode de cette paroi intérieure 5 aussi bien verticalement que dans le sens horizontal sans qu'elle vienne frotter contre la face transversale I6 du plancher supérieur. Cette face transversale I6 est d'ailleurs inclinée et de toute façon, conformée de manière que l'on puisse boucher et recharger la fente I2 lorsqu'on nten a plus besoin pour déplacer la paroi intérieure 5 de coffrage. Ceci se fait de manière classique entre le plancher 2, le mur I7 et les deux murs transversaux 14. Description du coffrage. La réalisation pratique des coffrages permettant d'appliquer le procédé de 1' invention qui vient d'être expliqué va maintenant etre décrite et illustrée aux figures I à 6. Bien que l'on puisse utiliser pour les deux parois extérieures des modes de construction identiques, on préfère, pour limiter la largeur de la fente I2, réaliser la paroi intérieure 5 plus mince que la paroi extérieure 4, celle-ci comportant l'essentiel-des éléments assurant la rigidité de l'ensemble du coffrage. Pour cela, la paroi extérieure 4 du coffrage est fixée sur un ou plusieurs montants 6 qui sont reliés à la tête de levage 7. Les montants 6 soutiennent des traverses horizontales 24, 25, 26, qui font toute la largeur du coffrage, qui elles-même maintiennent les éléments raidisseurs de la paroi extérieure 4. La paroi intérieure 5 comprend comme tout coffrage ou banche, une face coffrante et des éléments raidisseurs qui ne sont pas représentés dans le détail.Cette paroi intérieure 5 est suspendue à un pivot & qui peut se déplacer perpendi culairement aux deux parois 4 et 5 verticales grave à une fenêtre II pratiquée dans la tête de levage 7 et dans laquelle coulisse le pivot 8, La tête 7 est constituée notamment par une plaque verticale; perpendiculaire aux parois 4 et 5 et reliée rigidement au support ou montant 6. Elle comporte des trous 27 permettant le passage des crochets de suspension nécessaire à la manutention. Elle comporte aussi un bras porteur I8 oscillant autour d'un axe vertical 20 et qui peut reposer sur un support 19. L'agencement relatif de la tête 7, du bras porteur I8 et du support 19 est représenté en détail à la figure 6 et va maintenant être décrit. Le support I9 repose lui-même sur le plancher supérieur 2 et peut y être fixé par un boulon de scellement 28 comportant un élément tronconique classique permettant son extraction facile ; le trou constitué est ensuite rebouché. La partie supérieure du support 19 présente une crapaudine 29 au fond de laquelle repose une vis verticale 30 de réglage se vissant dans un coulisseau 3I solidaire du bras porteur I8. Le coulisseau 3I peut être déplacé le long du bras I8 grâce à un système à vis et écrou dont on n'a représenté pratiquement que la vis 32. Grâce à cette disposition, on peut régler l'ensem- ble du coffrage de façade 3, dans le sens vertical 30 et dans le sens horizontal par la vis 32. Ces deux réglagesçpermettent d'obtenir une verticalité parfaite de ltensemble du coffrage 3 ; en effet on agit sur le bras porteur I8 solidaire de la tête de levage-7 qui porte > d'un côté la paroi extérieure 4, par les supports ou montants 6 et, de l'autre coté, la paroi intérieure 5 par le pivot 8 qui peut se déplacer dans la fenê- tre II. L'écartement des deux parois 4 et 5 est maintenu par une liaison constituée par des entretoises coniques I3 qui sont facilement mises en place et enlevées par l'intérieur du mur I7. Les entretoises coniques I3 sont en effet constituées par des vis qui se placent de l'intérieur de la paroi intérieure 5 pour s'engager dans des écrous prisonniers de la paroi extérieure 4. On comprend que, de l'intérieur du bâtiment, on peut manoeuvrer les entretoises 13 aussi bien pour la mise en place que pour le retrait de sorte qu'il n'est pas nécessaire de prévoir, à l'extérieur, un échafaudage de sécurité. Après remplissage de l'intervalle IO existant entre la paroi intérieure du coffrage 5 et sa paroi extérieure 4, on laisse durcir le béton. Pour décoffrer (figure 3) on soutient le coffrage par le câble de l'appareil de levage 23 dont le crochet est engagé dans un des trous 27 de la tête de levage 7 ; puis on retire les entretoises I3 ; on dé serre ensuite la vis 30 et on fait pivoter le bras I8 autour de son axe vertical 20 pour dégager la vis 30 de la crapaudine 29 et rabattre ledit bras 18 parallèlement à la paroi extérieure 4.On décolle ensuite les faces coffrantes des parois 4 et 5 du mur 17 et on soulève l'ensemble, à l'aide du câble 23 pour que les deux parois 4 et 5 se déplacent parallèlement au mur I7 et pour que-la paroi intérieure 5 se glisse ans la fente I2 Jusqu'au moment où l'ensemble du coffrage 3 arrive au niveau supérieur, c'est-à-dire Juste au dessus du plancher supérieur 2. Dans ltexemple représenté aux figures I à 3, les deux parois 4 et 5 peuvent rester parallèles au mur I7 et, dans ce cas, on place le crochet du câble de bae 23 dans le trou 27 qui convient, c'est-à-dire que le câble de levage 23 coincide avec la verticale du centre de gravité de l'ensemble. Dans la version des figures 4 et 5, on prévoit de pratiquer en haut du mur I7I une corniche 2II qui est reliée au parement extérieur de la façade I7 par une partie inclinée 22I. Pour cela, on prévoit à la partie supérieure de la paroi extérieure 4 du coffrage 3, une moulure de corniche 21 qui présente un élément incliné 22. La corniche 21I faisant saillie vers l'extérieur, il est nécessaire, lors du démoulage et de la levée du coffrage 3, de dégager nettement la paroi extérieure 4 de la corniche 2II, ce que ne pourrait pas suffire la longueur de la fenêtre II de la tête 7. D'une autre manière, on peut prévoir sur la paroi extérieure 4 des moules permettant de ménager des ouvertures ou baies (portes ou fenêtres) dans le mur I7 et 171. Ces moules doivent pouvoir être dégagés et c'est pour cela que l'on prévoit un basculement vers l'extérieur (flèche 33) de l'ensemble de la paroi extérieure 4. Ce basculement est obtenu commodément en plaçant le câble 23I (figure 4) dane le trou 27I le plus à l'extérieur possible, c'est-d-dire un trou 27I décalé vers l'extérieur par rapport à la verticale du centre de gravité de la paroi extérieure 4 du coffrage lorsque celle-ci est verticale. Par la traction du câble 23I, on obtient que la tête 7 pivote vers l'extérieur la paroi intérieure 5 du coffrage restant parallèle au mur de façade coulé I7. On peut adJoindre au présent coffrage les dispositifs et les moyens utilisés couramment dans cette technique. Par exemple, on peut effectuer un chauffage de la paroi intérieure du coffrage de façade en utilisant, par exemple, un système de chauffage rayonnant, tel qu'un radiateur à infra-rouge la paroi extérieure du coffrage de façade est alors isolée. L'avantage et l'essentiel du procédé de l'invention et du coffrage permettant d'appliquer ce procédé est d'éviter pratiquement toute intervention à l'extérieur du bâtiment en ne nécessitant aucune protection habituelle ou une passerelle d'accès, ce qui diminue les risques d'accidents et la baisse du prix de revient. Dans le sens de la sécurité, et bien que cela n'ait pas été représenté dans les dessins, on peut prévoir un garde-fou de sécurité solidaire des têtes de levage 7 permettant d'assurer la sécurité au-dessus du niveau des planchers supérieurs. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art suivant des indications envisagées et sans que l'on ne s t écarte de son esprit. REVENDICATIONS 1 / Procédé pour réaliser un mur de façade en bout d'un alvéole construit préalablement et comprenant, par conséquent, deux murs transversaux latéraux reliés par un plancher inférieur et un plancher supérieur, ledit procédé consistant à remplir de béton un intervalle formé entre une paroi intérieure et une paroi extérieure de coffrage qui sont reliées entre elles, puis de séparer la liaison entre parois intérieures et parois extérieures pour pouvoir enlever celles-ci après durcissement du béton, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on combine les opérations successives suivantes a) on dispose la paroiintérieure et-la paroi extérieure du coffrage entre les deux murs transversaux qui relient le plancher inférieur et le plancher supérieur, la paroi intérieure du coffrage reposant sur le plancher inférieur et s'élevant d'une seule pièce Jusqu'au niveau supérieur du bord transversal du plancher supérieur, celui-ci étant préalablement conçu pour se terminer à une certaine distance des bords des murs transversaux en laissant provisoirement une fente entre le bord de ce plancher supérieur et la paroi intérieure du coffrage, b) on règle l'écartement entre les deux parois du coffrage ainsi que la verticalité de l'ensemble de celui-ci, c) on dispose les éléments de liaison et d'accouplement entre les deux parois pour conserver leur écartement et leur parallèlisme durant la coulée, d) on remplit de béton le coffrage, e) après durcissement du béton, on désaccouple les parois intérieures et les parois extérieures du coffrage en retirant, par l'intérieur, les éléments de liaison qui les relient, f) on décolle les deux parois extérieure et intérieure de la façade de béton coulé durci g) on soulève le coffrage, en particulier sa paroi intérieure, en faisant glisser celle-ci dans l'espace en forme de fente qui existe entre le bord transversal du plancher supérieur et la façade constituée après durcissement du béton, h) et on recharge avec du béton la fente constituée entre le bord transversal du plancher supérieur, les deux murs transversaux et le mur de façade qui vient d'être constitué, de manière à prolonger normalement le plancher supérieur Jusqu' au mur de façade. 20/ Procédé, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que l'on soulève le coffrage en accroehant le crochet du câble de levage en un point du coffrage décalé vers l'extérieur par rapport à la verticale du centre de gravité de la paroi extérieure du coffrage de manière que cette paroi pivote vers l'extérieur en se dégageant largement de la face extérieure de la façade qui vient d'être coulée pour être levée verticalement sans s'accrocher à ladite façade, tandis que la paroi intérieure du coffrage peut continuer à se déplacer parallèlement à la face interne du mur de façade qui vient d'être coulé en se dégageant à travers la fente prévue au bord du plancher supérieur. 3 / Coffrage, permettant d'indiquer le procédé tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, prise isolément, et constitué d'une paroi intérieure et d'une paroi extérieure susceptible d'être reliées entre elles par des boulons d'entretoise coniques amovibles c a r a c t é r i s é par le fa-lt que les deux parois extérieure et intérieure du coffrage sont en outre -reliées entre elles par une tête supérieure sur laquelle l'une au moins des parois est articulée autour d'un axe horizontal, ladite tête présentant des moyens d'appui sur le plancher supérieur, étant entendu que la paroi intérieure dudit coffrage est conçue pour entre relativement mince suivant une épaisseur en rapport avec la fente prévue en bordure du plancher supérieurs parallèlement à la façade à construire. 4 / Coffrage, tel que défini dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é par le fait que les moyens d'appui sur le plancher supérieur présentent en outre des moyens de réglage du coffrage. 5"/ Coffrage, tel que défini dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é par le fait que les moyens d'appui comportent un bras oscillant autour d'un axe vertical qui peut se replier parallèlement aux parois du coffrage. 6 / Coffrage, tel que défini dans la revendication 5, c a r a c t é r i s é par le fait que le bras oscillant porteur s'appuie sur une crapaudine par l'intermédiaire d'une vis de réglage verticale qui se visse elle-même dans uh cou lisseau qui peut se déplacer horizontalement dans l'axe du bras porteur. 7 / Coffrage, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 3 à 6, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la tête de levage comporte plusieurs points d'acerochage décalés perpendiculairement aux parois du coffrage par rapport à la verticale du centre de gravité de l'ensemble. 8 / Coffrage, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 3 à 7 > prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la paroi intérieure du coffrage est articulée à la tête de levage de manière à pouvoir osciller autour d'un axe horizontal qui peut se déplacer dans une fendre perpendiculaire à la paroi extérieure-du coffrage. 9 / Coffrage de façade, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 3 à 8, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la paroi extérieure est isolée. 1t'/ Coffrage, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 3 à 9, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la paroi extérieure du coffrage est munie de moules correspondant à des moulures, corniches ou baies à ménager dans la façade.