La présente invention se rapporte à la déshydratation des fumiers, lisiers et autres déjection- aoimales. en veue de l' obtention de graines ou poudres sèches fertilisantes. Un grand nombre de procédés ont été utilisés pour effectuer cette déshydratation. En particulier, dans le brevet français No 73 11814 déposé le 2 Avril 1973, au nom du Demandeur, pour "Déshydratation du fumier", et dans ses deux additions respectivement déposées le 26 Novembre 1973 (No 73 42027) et le 1er Mars 1974 tNo 74 07178), on a décrit un procédé-spécialement économique et efficace comportant l'action simultanée d'un courant d'air chaud et d'un rayonnement ultrasonore, et/ou d'un rayonnement de micro-ondes. Cette action simultanée s'exerce sur un trajet de chemi-- nement des matières à déshydrater, l'air chaud- c.irculant à contrecourant, et permet d'aboutir à un taux d'humidité de l'ordre de 10% par exemple. L'invention ne concerne pas cette opération de déshydratation finale, mais une opération préalable de réduction du taux d'humidité des matières à déshydrater. pour le ramener à des valeurs inférieures à 60 ou même à 50% (le taux initial d'humidité du fumier frais pouvant être par exemple de 80% à 90t3. Il est connu, en effet, que les matières ainsi présé chées se prêtent mieux à l'opération finale de déshydratation et de granulation, qui pourra alors etre accélérée et dont le coût se trouvera notablement réduit. On a déjà proposé, dans la deuxième addition susvisée, d'effectuer un préséchage des fumiers et lisiers par pressage. L'opération supplémentaire de pressage est onéreuse et pr-ésente l'inconvénient d'éliminer complètement le purin, liquide très riche en éléments fertilisants. Il a été proposé par ailleurs d'incorporer aux fumier des additifs hygroscopiques. Ce procédé aboutit à une dénaturation du fumier et, en outre, il requiert une maturation prolongée sur une air-e de stockage importante. La présente invention propose d'effectuer un.préséchage exempt des inconvénients ci-dessus. Ce preseehage ne comportant aucune incorporation de produits additifs, est particulièrement peu onéreux et permet d'utiliser le purin. Suivant l'invention, ce préséchage s' effectue en pla çant les matières à sécher sur une aire chauffante de forme allongée dont le sol incorpore des tuyaux où circule un fluide de chauffage, en recouvrant lesdites matieres d'un tunnel amovible et en amenant à une extrémité dudit tunnel des moyens d'y établir un courant d'air chaud et sec. Suivant un mode d'exécution préféré, une circulation d'eau est prévue suivant un trajet qui passe par lesdits tuyaux et par des conduites de chauffage de l'air qui pénètre dans le tunnel, le chauffage de cette eau étant assuré par un apport extérieur de calories sur une portion dudit trajet. De préférence, ledit apport de calories est obtenu au moyen d'un insolateur. Suivant un mode d'exécution plus particulier de l'in invention, l'installation comporte au moins un couple d'aires chauffantes parallèles et voisines l'une de l'autre, alternativement associées à un tunnel amovible et à des moyens amovibles uniques d'y établir un courant d'air chaud et sec, une canalisation unique, associée à des électro-vannes d'aiguillage, permettant d' assurer alternativement la circulation d'eau chaude dans les tuyaux de chauffage de l'une et l'autre des deux aires et, en permanence, dans les conduites de chauffage de l'air que comportent lesdits moyens amovibles. Pendant la phase de chauffage du fumier placé sur l'une des aires de chaque couple, recouverte d'un tunnel et couplée aux moyens de chauffage de l'air, l'autre aire du même couple ne subit aucun chauffage et est déchargée du fumier préséche et rechargée en fumier frais. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après. La figure unique du dessin annexé représente schématiquement une installation de préséchage conforme à l'invention. Cette installation comporte essentiellement deux aires rectangulaires allongées cimentées 1 et 2, parallèles et voisines, dans le sol en béton desquelles sont incorporées des tuyauteries 3 et 4 représentées en pointillés et une conduite d'eau 5 comporte tant une portion de trajet AB suivant laquelle elle est chauffée, une pompe 6, des vannes 7 - 8 et 9 - 10 aux points d'aiguillage CD entre la conduite 5 et l'une des tuyauteries 3 et 4 et la tuyauterie d'un aérotherme transportable 11 dont la soufflerie est figurée en 12. Sur le trajet AB, l'eau est avantageusement chauffée au moyen d'un insolateur de type connu en soi, comprenant une surface 13 absorbant l'énergie solaire, protégée par une couverture transparente 14, et transmettant les calories ainsi captées à l'eau à chauffer, stockée dans un réservoir 15 équipé ou non d'un chauffage d'appoint. L'eau est ainsi chauffée à 40-60 environ. Cette température est compatible avec un séchage efficace du fumier, séchage obtenu sans dégagement excessif d'odeurs et sans la destruction des constituants biologiques qui résulteraient d'un chauffage à haute température. L'aérotherme est un appareil de chauffage par air chaud comportant des tuyauteries à ailettes où circule de l'eau chaude. L'air circule autour de ces tuyaux par convection forcée au moyen de ventilateurs. Le fumier frais et humide est étendu sur l'une des aires chauffantes (2 par exemple] et, éventuellement, arrosé de purin. On met en place, au-dessus de l'aire 2, un tunnel amovible 16, d'un type couramment utilisé en culture maraichère, et comportant une enveloppe en matière plastique montée sur des arceaux. On ouvre les vannes 8 et 10 et on dispose l'aérotherme à l'extrémité du tunnel 16, de façon à faire circuler danscelui-ci un courant d'air chaud et sec. Sous l'influence de la chaleur dégagée par la tuyauterie 4, l'eau contenue dans le fumier et le purin s'évapore et la vapeur d'eau est éliminée par l'air chaud et sec soufflé dans le tunnel par l'aérotherme. Il résulte de la conjugaison de ces deux moyens de chauffage qu'un préséchage du fumier, permettant d'amener son degré hygrométrique à 50% par exemple, est obtenu par exemple en une demi-journée. On ferme alors les vannes 4 et 10 et l'on met en place l'aérotherme sur l'autre aire [3) qui a été chargée de fumier frais et humide et couverte par un tunnel (16) pendant l'opération de séchage sur l'aire (2). On ouvre les vannes 7 et 9 pour procéder à une opération de séchage sur I'aire [33. Pendant cette opération, l'aire 2 peut être déchargée et rechargée. On peut ainsi bénéficier d'une mise en service pratiquement continue du rechauffeur solaire et de 1 'aérotherme. On prévoira ainsi autant de couples d'aires chauffantes à mise en service alternée que le tonnage defumieràtraiter l'exige. Ce procédé, particulièrement économique, permet d'aboutir au degré hygrométrique recherché pour l'opération ultérieure de granulation, tout en incorporant au fumier le purin qui contribue à son enrichissement. REVENDICATIONS 1.- Installation de déshydratation partielle des fumiers, lisiers et autres déjections animales, destinée à une déshydrata tion préalable à l'opération de granulation et visant à ramener le taux d'humidité à des valeurs inférieures à 60 ou 50 %, caractéri sée en ce qu'elle comprend au moins une aire chauffante de forme allongée dont le sol incorpore des tuyaux où circule un fluide de chauffage, un tunnel amovible susceptible d'être mis en place au dessus de cette aire lorsqu'elle est- chargée de fumie-r frais et humide et des moyens de faire circuler un courant d'air chaud et sec dans ledit tunnel. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits tuyaux sont raccordables à une canalisation d'eau qui alimente également les conduites d'un aérotherme qui coopère avec des ventilateurs pour produire ledit courant d'air chaud et sec. 3. Installation selon la revendication 2, caractérisée par un réchauffeur solaire couplé à ladite canalisation. 4. Installation selon la revendication 2 ou 3, caracté risée en ce que l'eau qui circule dans ladite canalisation est por tée à une température comprise entre 40 et 600C. 5. Installation selon l'une des revendications 1 à 4, ca ractérisée par au moins un couple d'aires chauffantes parallèles et voisines l'une de l'autre, associées à un tunnel amovible et à des moyens amovibles uniques d'y établir un courant d'air chaud et sec, une canalisation unique, associée à des électro-vannes d'ai guillage, permettant d'assurer alternativement la circulation d'eau chaude dans les tuyaux de chauffage de l'une et l'autre des deux aires et, en permanence, dans les conduites de chauffage de l'air que comportent lesdits moyens amovibles.