La présente invention a pour objet un circuit caloporteur secondaire pour réacteurs nucléaires refroidis par du sodium liquide. Les centrales nucléaires a neutrons rapides utilisent, dans l'état actuel de la technique, le sodium liquide comme agent caloporteur. Celui-ci est habituellement disposé dans deux ensembles de circuits caloporteurs successifs. Dans le premier, dénommé circuit primaire, le sodium extrait la chaleur produite par les éléments combustibles du coeur et la transporte jusqu'a un échangeur de chaleur, dénommé échangeur intermédiaire, od il se refroidit pour céder sa chaleur a du sodium contenu dans un deuxième ensemble de circuits, totalement indépendants du circuit primaire et dénommé circuit secondaire.Dans le circuit secondaire, le sodium chaud sortant de l'échangeur intermédiaire transporte la chaleur jusqu'a un nouvel échangeur de chaleur, le générateur de vapeur où le sodium cède sa chaleur a de l'eau sous pression qui est vaporisée pour finalement alimenter le turbo-générateur d'électricité. Habituellement, le circuit secondaire est fractionné en plusieurs sous-circuits indépendants ou boucles secondaires montées en parallèle. Ces boucles, au nombre de 3 ou 4 par exemple, sont identiques quant a la puissance qu'elles transportent et a leur organisation générale. On peut, le cas échéant, mettre une boucle à l'arrêt, et faire fonctionner les autres au régime nominal . la puissance délivrée par la centrale est alors diminuée en proportion de la puissance de la boucle indisponible. L'adoption du circuit secondaire dans ce type de réacteur a pour but de confiner avec une grande sureté le sodium primaire radioactif et de protéger le circuit primaire des répercussions éventuelles d'une fuite de la surface d'échange thermique du générateur de vapeur. En effet, dans une telle éventualité, de l'eau ou de la vapeur sous haute pression entre en contact avec le sodium. La réaction chimique qui s'ensuit est très exothermique et libère des produits de réaction corrosifs et dangereux (soude caustique, hydrogène). I1 convient donc de protéger le coeur, c'est-à-dire le circuit primaire des contre-coups possibles de cette réaction sodium-eau (coups de bélier, pollution par la soude). Sur la figure 1, on a représenté la structure habituelle d'une boucle secondaire de refroidissement d'un réacteur nucléaire à neutrons rapides. On trouve la cuve 2 du réacteur qui comporte le circuit primaire de refroidissement. Dans cette cuve, on trouve en particulier les échangeurs intermédiaires 4 (dans cet exemple de réalisation, il y en a deux) dont la sortie est raccordée au générateur de vapeur 6 par des conduites 8 et 8'. te générateur de vapeur comporte à sa partie supérieure une poche d'argon 6a qui défit un niveau libre N de sodium. Comme on l'a indiqué dans ce générateur de vapeur 6, on a un échange entre le sodium secondaire et l'eau.La sortie du générateurde vapeur 6 est raccordée par la canalisation 10 à l'entrée de la pompe 12 dont les sorties sont raccordées par l'intermédiaire des conduites 14 et 14' respectivement aux entrées des échangeurs intermédiaires 4. Les propriétés spécifiques du sodium liquide ont conduit à concevoir les pompes mécaniques à sodium selon une technologie particulière. Notamment pour réaliser les garnitures d'étanchéité à la traversée de l'arbre 12a, on fait appel généralement à une garniture mécanique 16 qui n'est pas directement mise au contact du sodium mais d'un gaz neutre (généralement l'argon) interposé entre le sodium et la garniture. Pour ce faire, il faut ménager dans le corps de la pompe une surface libre N1 de sodium surmontée d'une poche d'argon. L'arbre d'entraînement 12a vertical, traverse la surface libre et la poche d'argon avant d'atteindre la garniture 16. I1 faut en outre prendre des dispositions pour que le niveau de sodium N1 ne puisse pas remonter intempestivement jusqu'd la garniture.L'artifice couramment utilisé pour cela, consiste à placer la pompe dans un réservoir dénommé réservoir d'expansion 18, car il est généralement d'une taille suffisante pour que toutes les augmentations envisageables du volume du sodium de la boucle secondaire (par dilatation thermique) soient absorbées dans ce réservoir 18, sans noyage de la garniture. En plaçant en outre ce réservoir au point le plus haut du circuit, on s'assure que, même si l'argon de la poche de protection venait à fuir, on n'aurait pas noyage de la garniture par un effet de vase communicant, entre le réservoir 18 et le reste de la boucle. De plus, pour éviter qu'en cas de fuite intempestive du sodium vers l'atmosphère, le sodium ne s'échappe en un jet sous forte pression, on s'efforce de limiter au maximum la pression dans la boucle secondaire.Avec la disposition précédente du réservoir d'expansion 18, cela revient à régler la pression de la poche d'argon de celui-ci à la valeur minimale acceptable. Celle-ci est égale à la pression atmosphérique augmentée d'une légère surpression qui assure que toute fuite éventuelle ne conduit pas à une entrée d'air dans la boucle secondaire. Pour réaliser ce réglage, une conduite 20 d'appoint en sodium débouche dans le réservoir 18. Cette conduite 20 comprend une pompe de circulation 19 et un système de purification du sodium 21. De même, une conduite de trop-plein 22 part de ce réservoir 18. Enfin, une admission 23 d'argon permet de régler la pression d'argon à une valeur convenable. La canalisation 20 a son origine dans un réservoir 24 de stockage de sodium et de récupération éventuelle des produits venant d'une réaction sodium-eau en cas de fuite dans le générateur de vapeur 6, réservoir 24 dans lequel on maintient un niveau libre N2 par introduction par la canalisation 26 d'un gaz inerte tel que de l'argon. Comme on l'a déjà indiqué dans un tel type de réacteur nucléaire, il peut exister un risque de réaction sodium-eau violente en cas de fuite du générateur de vapeur et la volonté d'en protéger totalement le circuit primaire impose en pratique de protéger au maximum l'échangeur intermédiaire 4 qui constitue le seul point de contact possible entre le circuit primaire et le circuit secondaire. Pour éviter ce risque, on prend un certain nombre de dispositions qui sont les suivantes a) mise en place à l'amont et à l'aval du générateur de vapeur de réservoirs anti-bélierr c'est-à-dire de réservoirs mis en communication directe avec la boucle secondaire et comportant une surface libre surmontée d'une poche d'argon. En cas de réaction sodium-eau, les ondes de pression issues du générateurde vapeur s'amortissent fortement dans ces réservoirs avant d'atteindre l'échangeur intermédiaire 4. b) mise en place sur le générateur lui-même ou à proximité immédiate de membranes 28 d'éclatement de grand diamètre qui se rompent sous l'effet des coups de béliers et libèrent des orifices permettant la décompression de la boucle secondaire vers l'extérieur. En pratique, pour éviter l'explosion consécutive à la réaction de l'hydrogène avec l'oxygène de l'air, et pour éviter de polluer l'environnement par le sodium et la soude, on dispose encore à l'aval des membranes, le réservoir de récupération 24 (déjà décrit) jouant le rôle de séparateur des produits liquides et gazeux, relié par la conduite 30.Ce réservoir est lui-même prolongé, le cas échéant, par un second séparateur 32 encore plus efficace (séparateur cyclone par exemple) et une cheminée de rejet 34 à l'atmosphère des seuls produits gazeux (hydrogène, argon, vapeur d'eau, chargés encore de quelques aérosols de soude). Un perfectionnement couramment utilisé pour simplifier ce système et en réduire le cout consiste à faire jouer au réservoir d'expansion de la pompe 18, le rôle du réservoir anti-bélier aval. Pour le réservoir anti-bélier amont, un autre perfectionnement consiste à le confondre avec le haut 6a du générateur de vapeur dans lequel on emprisonne alors une poche d'argon. Enfin, un autre perfectionnement consiste à faire jouer au réservoir de récupération 24 le rôle de réservoir de stockage du sodium de la boucle secondaire lorsque celle-ci est à l'arrêt et vidangée.Pour ce faire, il est évidemment nécessaire de disposer entre la boucle et le réservoir 24, en supplément des canalisations qui sont équipées de membranes d'éclatement un deuxième réseau de tuyauteries de vidange munies de vannes de grand diamètre (il faut pouvoir vidanger très rapidement la boucle secondaire en cas de fuite de sodium vers l'atmosphère survenant à un point quelconque de cette boucle). Ce réseau de conduites consiste en particulier dans la conduite 36 associée aux vannes de vidange V1 et V2 qui raccordent le réservoir 24 aux canalisations secondaires 8 et 8' et dans la conduite 38 associée à la vanne V3 qui raccorde la conduite 10 à ce même réservoir 24. Le système ainsi constitué, y compris avec les perfectionnements mentionnés ci-dessus, comporte encore des servitudes d'exploitation et des dispositifs coûteux. C'est notamment le cas pour les membranes de rupture 28. I1 est difficile d'éviter en pratique que le tarage de ces membranes (la pression pour laquelle elles se rompent) ne dérive avec le temps (vieillissement, fluage, fatigue). On est conduit à prévoir leur remplcaement tous les 2 ou 3 ans par exemple. Ceci nécessite en outre un montage amovible complexe et susceptible de donner naissance à des fuites de sodium. Enfin on peut craindre qu'en cas de séisme, le coup de bélier entraîné par celui-ci, dans toutes les boucles secondaires simultanément, ne rompe toutes les membranes : le réacteur serait alors privé de ses circuits normaux d'évacuation de la puissance, et en particulier de la puissance résiduelle; Devant la gravité des conséquences d'une telle situation, il est nécessaire de mettre en place des moyens d'évacuation- de la puissance résiduelle redondants et indépendants des boucles secondaires pour s'affranchir de ce risque. Sur la Fig. 2, on a représenté, selon l'art antérieur, un tel système de refroidissement de secours. Il consiste essentiellement dans un échangeur supplémentaire En monté en parallèle sur le générateur de vapeur 6. Cet échangeur E est raccorde aux conduites 8, 8' et 10 par les conduites 8a,8'a et 10a, la conduite 10a étant raccordée à la conduite 10 par un mélangeur 10M. On dérive ainsi une fraction du débit principal de sodium secondaire. La partie secondaire de cet échangeur E est constituée par une cheminée à air E' associée à un ventilateur E'a. I1 nécessite la mise en place de vannes de très grand diamètre (S1, S2) sur les tuyauteries principales 8, 8' et 10 et de mélangeurs M de veines de sodium à des températures différentes. Ces appareils sont coûteux et sources potentielles de pannes et d'incidents notamment en ce qui concerne les mélangeurs M dont une technologie totalement fiable n'est pas encore acquise dans l'état actuel de la technique. Pour des raisons de sûreté, on fait en sorte, généralement, que l'échangeur de secours soit alimenté par la pompe du circuit, mais aussi qu'il puisse être alimenté par thermosiphon ou convection naturelle. Ceci impose que cet échangeur E soit placé à un niveau sensiblement supérieur à celui des échangeurs intermédiaires. Enfin, les calculs théoriques de propagation des coups de bélier consécutifs à la réaction sodium-eau montre que le système hydraulique constitué par la boucle secondaire avec le générateur 6 muni de sa membrane et entouré de ses deux poches d'argon, ne permet pas toujours, dans les meilleures conditions, de limiter la transmission de surpressions significatives aux échangeurs intermédiaires. I1 n'évite pas non plus facilement de polluer la boucle secondaire jusqu'à l'échangeur intermédiaire avec les produits de réaction. Une explication schématique et qualitative de ces faits est la suivante : lorsque la fuite se déclenche, la surpression initiale engendrée dans le générateur de vapeur amorce un mouvement oscillatoire de grande amplitude et d'assez longue période du sodium entre les deux réservoirs anti-bélier. La pression au niveau de la membrane, au lieu de croître continuement, fluctue donc et il peut se faire que le premier pic de pression ait une amplitude et une durée insuffisantes pour rompre la membrane. I1 faut alors attendre le deuxième pic et peut-être même le suivant pour obtenir la rupture. Durant ce laps de temps, la fuite continue à débiter et à emmagasiner de l'énergie de pression dans la boucle secondaire. Lorsque survient la rupture de la membrane, l'énergie de pression à évacuer étant plus élevée, il faut davantage de temps pour décomprimer le système. La conjonction de ces phénomènes se traduit par une tendance à accroître les sollicitations au niveau de l'échangeur intermédiaire et à polluer davantage le circuit. c) Comme il est indiqué plus haut, la vidange rapide de la boucle secondaire nécessite la présence de tuyauteries spéciales et de vannes de grand diamètre qui sont des appareillages coûteux. De plus, la présence de deux points hauts (la pompe et le haut du-générateur) et de deux points bas (l'échangeur 4 et le bas du générateur 6) conduit à prevoir l'appareillage de vidange en au moins deux exemplaires, si ce n'est davantage car, comme il est indiqué sur la figure 1, la présence de deux échangeurs 4 en parallèle, par exemple, peut conduire a dédoubler les canalisations qui les alimentent ou en repartent. Chacune d'elles devra être alors munie d'une canalisation et d'une vanne de vidange (souvent elle-même doublée par sécurité). Au coût direct entraîné par la présence de ces vidanges s'ajoutent des astreintes d'exploitation. Ainsi, lorsque le circuit fonctionne, une fuite éventuelle du clapet de ces vannes provoque une vidange progressive de la boucle. Pour éviter d'avoir à mettre hors service une boucle secondaire, on est donc conduit à mettre en place la petite pompe de reprise 19 des fuites de sodium dans le réservoir de stockage 24. Cette pompe 19, à son tour, entralne des sujétions : pour se garantir du risque de noyer les garnitures de la pompe principale 12, il faut prévoir une régulation de niveau que, par prudence, on renforce par un retour du sodium au stockage au moyen du trop-plein 22. De toute manière, si la fuite des vannes est excessive, il faut arrêter le fonctionnement de la boucle. Généralement, la pompe de reprise 19 sert aussi, fort heureusement à d'autres fins. Par exemple, elle permet le remplissage de la boucle à partir du stockage après un arrêt. Elle peut aussi servir à alimenter les systèmes de purification 21 du sodium et de contrôle de pureté (pièges froids, indicateurs de bouchage). Au cours du remplissage, il convient de veiller à ce qu'une fausse manoeuvre ne provoque pas un noyage de la garniture de pompe par effet de vase communicant entre les deux réservoirs anti-bélier si la pression qui y règne n'est pas convenable. Pour s'affranchir de ce risque, en supplément des régulations de niveau et du trop-plein déjà mentionnées, on prend la précaution de disposer dans un même plan horizontal le haut du générateur (ou le réservoir antibélier amont) et la pompe. Pour plus de sûrete encore, on relie les deux poches d'argon correspondantes par des tuyauteries d'équilibrage 25 des niveaux et des pressions.Tous ces appareillages sont évidemment coûteux et sources de sujétions d'exploitation et de pannes. d) Pour que les réservoirs anti-bélier aient une efficacité suffisante , on est amené à leur donner une capacite assez importante. De même, si l'on veut éviter que pour certains régimes transitoires, le niveau de sodium ne varie pas exagé rément, il faut donner au réservoir d'expansion 18 une grande capacité. On a vu qu'il doit absorber les dilatations du sodium par effet thermique sans noyage de la garniture. I1 doit aussi absorber les contractions thermiques du sodium par exemple lors d'un arrêt d'urgence du~reacteur : le refrodissement très rapide du sodium et sa contraction corrélative pourraient se poursuivre jusqu a désamorcer la pompe par dénoyage des ouies d'aspiration.Dans ce cas, la pompe de reprise ne suffit pas à compenser le volume résultant de la contraction du sodium : il faut que le réservoir d'expansion ait une réserve suffisante de sodium pour le faire. Ce réservoir, dans lequel, en outre, la pompe doit trouver place avec une garde suffisante, comme on l'a vu, pour éviter le noyage de la garniture 16 est un gros réservoir lourd et coûteux. Sur la figure 3, on a représenté de façon plus concrète l'implantation d'un circuit de refroidissement secondaire conforme aux circuits représentés sur la figure 1. On a repris bien entendu les memes références pour désigner les parties communes. Sur cette figure, on a représenté en plus le radier inférieur 40 de l'installation nucleaire et la paroi 42 constituant l'enceinte de confinement du réacteur. On a fait figurer également le bouchon 44 de la cuve 2 du réacteur nucléaire. On a symbolisé également les massifs de supportage 12s de la pompe 12 avec son réservoir d'expansion I8, le massif de supportage 6s du générateur de vapeur 6 et les organes de supportage 24s du réservoir de stockage et de récu pération 24. L'implantation d'une boucle secondaire selon la conception déjà explicitéerequiert un volume très important pour les deux séries de raisons suivantes a) pour que la boucle soit vidangeable par gravité ce qui est la solution la plus sûre - il faut que le point le plus bas des tuyauteries principales soit assez au-dessus du réservoir de stockage. I1 faut en effet avoir la place de loger les vannes de vidange, les tuyauteries de vidange et les lyres de dilatation que ces tuyauteries doivent comporter pour accommoder les variations de température. t'ensemble de la boucle secondaire et du réservoir de stockage se développe donc sur une grande hauteur coûteuse en supportage et importance des bâtiments. b) les tuyauteries principales 8,8',10 doivent elles-memes être munies de lyres de dilatation ou de dispositifs spéciaux de compensation de dilatation En ce qui concerne les lyres, on peut montrer que la longueur de tuyauterie à haute température à disposer entre deux appareils (entre deux points fixes plus exactement) est proportionnelle à la puissance 3/2 de la distance de ces points fixes (elle est aussi proportionnelle à la racine carrée du diamètre de la tuyauterie). Ainsi, on voit sur la figure 3 que l'on a à relier entre eux trois points fixes selon les trois côtés du triangle ABC.Toutes les astreintes d'installation énumérées précédemment interviennent pour limiter les possibilités de réduire beaucoup les longueurs des cotés du triangle : ainsi, s'il est possible d'agir sur BC, il est plus difficile de réduire simultanément AB et AC (coincidence des niveaux des poches d'argon, supportage du générateur de vapeur de préférence en point bas, nécessité de vidange gravitaire. -.). En conséquence, les metrés de tuyauterie seront importants, comme l'indique par exemple la figure 3. Ou bien il faudra disposer de nombreux ou importants dispositifs de compensation de dilatation. On voit de plus que la pompe 12 se trouve placée dans de mauvaises conditions hydrauliques d'aspiration : elle dispose d'un faible coefficient NPSH. Pour éviter qu'elle ne cavite, on est conduit à adopter une faible vitesse de rotation, donc une roue de grand diamètre et un moteur d'entrainement lent. L'ensemble est coûteux, car on sait que le prix d'une pompe croît comme le carré du diamètre En outre, l'ensemble constitué par la moto-pompe et le réservoir d'expansion est lourd. Etant haut placé dans l'installation, il nécessite un supportage important notamment pour s'affranchir des sollicitations séismiques éventuelles qui tendent à croître avec l'éloignement du niveau du sol. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant de constater que dans divers projets de centrales à neutrons rapides, le coût de l'ensemble moto-pompe, réservoir d'expansion, et leur supportage représente une fraction significative du coût de l'ensemble de la chaudière. En conclusion, le coût d'investissement et d'exploitation d'une boucle secondaire selon l'art antérieur décrit est défavorablement influencé par un certain nombre de facteurs liés à la conception habituelle de ces boucles. En résumé, les inconvenients majeurs sont les suivants - la pompe est en point haut, elle a un mauvais NPSH, elle tourne lentement, elle est donc lourde et coûteuse. - le réservoir d'expansion où l'on implante habituellement la pompe est lourd et volumineux. - les deux ensembles précédents, haut placés, conduisent à des charpentes de supportage coûteuses (problème du séisme notamment). - le réseau de tuyauteries est étendu par suite de l'existence de trois points fixes à relier entre eux et laissant peu de degrés de liberté pour les rapprocher. - la protection contre la réaction sodium-eau se fait uniquement par des membranes de rupture coûteuses et présentant des servitudes de sûreté (évacuation de la puissance résiduelle du réacteur en cas de rupture intempestive) et d'entretien (changement périodique) Elle n'est pas parfaite (mouvements oscillatoires du sodium). - présence de vannes et tuyauteries de vidange de gros diamètre, coûteuses et sources de pannes possibles (fuites du clapet). - présence de tuyauteries diverses pour-assurer plusieurs fonctions liées aux servitudes précédentes : remplissage, trop-plein, équilibrage des niveaux, etc. - incidence désavantageuse des facteurs précédents sur le volume de sodium de la boucle et, par conséquent, sur la taille des réservoirs de sodium qui sont au nombre minimum de deux (expansion, stockage) - incidence désavantageuse également de l'ensemble sur le volume occupé dans le bâtiment (surface au sol, hauteur). - incidence désavantageuse aussi de l'ensemble sur l'appareillage électrique de préchauffage des tuyauteries et des réservoirs et sur le contrôle-commande. La présente invention a précisément pour objet une boucle secondaire de refroidissement pour réacteurs nucléaires à neutrons rapides refroidis par un métal liquide (sodium) ou mélange de sels de métaux liquides du même type qui pallie les inconvénients cités ci-dessus ou qui du moins les diminue sensiblement.En particulier, la boucle secondaire, objet de l'invention permet de diminuer sensiblement l'espace nécessaire à son implantation ; elle permet de faire travailler dans de meilleures conditions, la pompe secondaire ; elle permet également soit de supprimer les membranes de sécurité en cas de réaction explosive sodium-eau, soit au moins de rendre moins prépondérante leur action par adjonction de circuits qui permettent d'assurer également ou exclusivement l'évacuation des produits résultant d'une telle réaction, afin de protéger le ou les échangeurs intermédiaires de la boucle secondaire. Pour obtenir ces résultats et d'autres encore qui seront explicités ultérieurement, l'invention concerne un circuit caloporteur secondaire pour un réacteur nucléaire du type refroidi par un métal liquide, ledit circuit comprenant au moins un échangeur intermédiaire logé dans la cuve dudit réacteur, un générateur de vapeur pour l'échange de calories entre le métal liquide secondaire circulant dans ladite boucle secondaire et de l'eau-vapeur, au moins une pompe de circulation dudit sodium secondaire et un réservoir de stockage dudit sodium secondaire et de récupération des produits créés par une éventuelle réaction sodium-eau dans ledit générateur de vapeur, ledit réservoir reposant sur le sol, caractérisé en ce que l'extrémité inférieure de la conduite de sortie de métal liquide dudit générateur de vapeur plonge directement dans ledit reservoir et en ce qu'on maintient dans ledit réservoir au-dessus du métal liquide une couverture de gaz inerte à une pression telle qu'elle équilibre la pression de métal liquide dans la totalité de ladite boucle secondaire, ledit réservoir jouant ainsi en plus le rôle de réservoir anti-bélier aval pour ledit générateur de vapeur. On voit qu'ainsi la récupération des produits de réaction sodium-eau peut se faire directement sans que des membranes soient strictement nécessaires et que de plus le réservoir de. stockage joue également le rôle de réservoir anti-bélier aval pour le générateur de vapeur, ce qui supprime ainsi un réservoir de volume important dans la boucle secondaire. Selon un premier mode de mise en oeuvre, la pompe de circulation est du type à niveau libre, ladite pompe est logée dans ledit réservoir, l'entrée de la pompe plongeant directement dans le métal liquide contenu dans ledit réservoir, la sortie de ladite pompe étant directement reliée au ou à chacun desdits échangeurs intermédiaires. Selon un deuxième mode de mise en oeuvre, ladite pompe est du type électromagnétique ou à "joint gelé, ladite pompe est logée immédiatement au-dessus dudit réservoir, la conduite d'entrée de la pompe plongeant dans le métal liquide dudit réservoir, la conduite de sortie étant directement reliée à l'échangeur intermédiaire ou auxdits échangeurs intermédiaires. Selon un troisième mode de mise en oeuvre, ladite pompe est du type électromagnétique ou à "joint gelé, entrée de ladite pompe est branchée sur la conduite de sortie dudit générateur de vapeur en amont dudit réservoir, la sortie de ladite pompe est directement raccordée à l'échangeur intermédiaire ou auxdits échangeurs intermédiaires. Selon un quatrième mode de mise en oeuvre, la pompe est intégrée -audit générateur de vapeur et disposée à la partie supérieure de son enveloppe, ledit générateur de vapeur comportant une cheminée centrale dans laquelle circule le métal secondaire après avoir traversé le faisceau d'échange, ladite cheminée centrale constituant la conduite d'entrée de ladite pompe, la sortie de ladite pompe étant directement raccordee audit échangeur intermédiaire ou auxdits échangeurs intermé- diaires. De toutes façons, l'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation de l'invention donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux figures annexées sur lesquelles on a représenté - sur les fig. 1 à 3 déjà décrites, une boucle secondaire selon l'art antérieur pour un réacteur nucléaire refroidi par du sodium liquide - sur la fig. 4a, une vue simplifiée de la boucle secondaire selon l'invention, montrant les éléments principaux de celle-ci - sur les fig. 4b et 4c, des variantes de réalisation du réservoir anti-coup de bélier amont - sur la fig. 4d, une vue de la boucle secondaire montrant l'implantation concrète de celle-ci - sur la fig. 5a une demi-vue en coupe longitudinale d'une pompe secondaire a "joint gelé" - sur les fig. 5b à 5d, des vues partielles illustrant des variantes de montage de la pompe secondaire ; - sur les fig 6a à 6d, des vues montrant divers modes de réalisation du générateur de vapeur - sur la fig. 7 une vue montrant les circuits d'argon pour le réglage des niveaux de sodium - sur la fig. 8, une vue partielle de la boucle secondaire montrant une variante de réalisation selon laquelle on utilise un bloc pompe-échangeur intégré - sur les fig. 9a et 9b, des vues partielles de la boucle secondaire de refroidissement montrant deux modes de réalisation du circuit de refroidissement de secours ; et - sur la fig. 10, une vue partielle de la boucle secondaire montrant une variante de réalisation selon laquelle le générateur de vapeur est directement supporté par le réservoir de stockage. Sur la fig. 4a, on a representé de façon simplifiée la boucle secondaire selon l'invention. On retrouve la cuve 2 du réacteur avec ses échangeurs intermédiaires 4, son générateur de vapeur 6 relié aux échangeurs intermédiaires par les canalisations 8 et 8'. Le générateur de vapeur 6 est surmonté par sa poche d'argon 6a comme sur la fig. 1. On retrouve également le réservoir de stockage 24' mais sous une forme modifiée. On retrouve également la canalisation 10' correspondant à la canalisation 10 qui relie la pompe de circulation 12' à l'entrée des échangeurs intermédiaires 4. Par rapport à la fig. 1 correspondant à l'Art Antérieur, il est important de noter que la tubulure de sortie 6b du générateur de vapeur 6 débouche directement dans le réservoir 24' et que la pompe 12' qui est dans ce cas du type à surface libre est montée dans le réservoir 24'.Ainsi, la pompe 12' est disposée en un point bas de l'installation. En outre, un circuit 20' permet la purification du sodium par prélèvement partiel de celui-ci. Ce circuit 20' comprend essentiellement un ensemble de purification de type connu 50 et une pompe de reprise 52, généralement du type électromagnétique. La fig. 4a représente ainsi une boucle secondaire avec une pompe 12' a surface libre implantée en point bas dans un grand réservoir 24' jouant le rôle de stockage (d l'arrêt de la boucle) d'expansion (pour tout régime de fonctionnement), de réservoir anti-bélier aval, et de réservoir récupérateur des produits d'une réaction sodium-eau éventuelle. On supprime plusieurs réservoirs du système habituel en les remplaçant par un seul réservoir, d'ailleurs placé en point bas. La pompe 12' aspire le sodium de ce réservoir et le refoule dans les échangeurs 4. Le sodium pénètre alors à l'extrémité supérieure du générateur où l'on a ménagé la présence d'une poche d'argon 6a. De ce point, le sodium descend à travers le faisceau tubulaire. A la sortie du générateur, le sodium est renvoyé au réservoir unique 24' de stockage-expansion-récupération, par une canalisation 6b aussi courte que possible et aussi verticale que possible pour favoriser la vidange rapide et notamment celle du sodium pollué de soude en cas de réaction sodium-eau, et pour reduire la hauteur du système. Pour compenser les dilatations des tuyauteries entre la pompe et la paroi du réservoir et entre le générateur de vapeur et le réservoir, on peut disposer des compensateurs de dilatation 24'a aux endroits indiqués. Pour des raisons propres à la technologie du sodium, ces compensateurs 24'a sont généralement à soufflets métalliques. En les plaçant en argon et non au contact direct du sodium, comme l'autorise la disposition des boucles secondaires selon l'invention, on évite toutes les difficultés habituelles d'emploi de ces dispositifs d'étanchéité quand ils sont mis au contact du sodium.Ils sont placés de manière très fiable et sûre : leur rupture éventuelle ne provoque pas de fuite de sodium à 11 extérieur. En effet, le réservoir de stockage est dimensionné pour contenir tout le sodium de la boucle, à la température maximale envisageable et en conservant au-dessus de la surface libre N3 une poche d'argon suffisante pour éviter - 1) le noyage de la garniture de la pompe 12'a - 2) le noyage des compensateurs de dilatation 24'a s'ils existent. Pour que le système fonctionne il faut que la pression a d'argon dans le réservoir 24' compense la hauteur de sodium contenu dans les tuyauteries de la boucle et dans le générateur de vapeur. A débit nul du sodium, la pression absolue d'argon du réservoir est donc égale à la pression régnant dans la poche 6a du générateur (on a vu précédemment qu'elle doit être à peine supérieure à la pression atmosphérique) augmentée de la pression équivalente à la hauteur du sodium dans la boucle en prenant pour référence l'altitude de la surface libre dans le réservoir de stockage.Sur ia base de la plupart des projets connus de générateur, on peut prévoir que cette hauteur de sodium ne dépasse pas ou est vosine d'une trentaine de mètres : c'est une pression modérée et parfaitement compatible avec la réglementation des appareils à pression de gaz qui régit, en France, ce type de circuit.Lorsque la pompe est en fonctionnement, on voit que la pression de l'argon dans le réservoir est plus faible, car elle est diminuée alors de la perte de charge du sodium à la traversée du générateur de vapeur (perte de charge dont l'ordre de grandeur est, par exemple, de 1 bar). I1 en résulte alors que la pression régnant dans l'argon du réservoir est encore plus faible que lorsque la boucle est pleine et à l'arrêt. Mais cette pression reste suffisamment élevée pour créer à l'entrée de la pompe un coefficient NPSH éleve par exemple de l'ordre de 2 à 3 bar absolu. Cette valeur est sensiblement plus forte que celle que l'on obtient dans le système de l'art antérieur (fig. 1) où la pompe est au point haut (1 à 1,3 bar par exemple).Un gain substantiel peut être obtenu sur la vitesse de rotation de la pompe donc sur son coût. Sur les fig. 4b et 4c, on a représenté des variantes de réalisation du générateur de vapeur 6. Sur la fig. 4b, dans le générateur de vapeur 6', la cloche d'argon 6'a est séparée de l'enveloppe externe du générateur de vapeur et raccordée à ventrée de celui-ci par une conduite 6'b. Par ailleurs, le générateur de vapeur est identique à celui de la fig. 4a. Sur la fig. 4c, le générateur de vapeur qui est alors référencé 6" est du type modulaire. On retrouve la poche d'argon séparée 6"a, mais l'échangeur de chaleur proprement dit est constitué par plusieurs modules 6d montés en parallèle. En d'autres termes, les entrées des modules d'échange sont toutes raccordées à la canalisation 6'b et les sorties sont raccordées à la canalisation 6b. Par ailleurs, l'ensemble du dispositif est identique. Sur les fig. 6a à 6d, on a représenté divers modes de circulation du sodium secondaire dans le générateur de vapeur 6 ou dans un des modules d'échange de ce générateur de vapeur. Sur la fig. 6a, on retrouve la disposition décrite déjà dans la fig. 4b. En d'autres termes, les tubulures d'entrée du sodium secondaire sont disposées à la partie superieure de l'enveloppe externe du générateur de vapeur, ce sodium secondaire traverse de haut en bas l'ensemble des tubes d'échange contenant l'eau, ces tubes, symbolisés par la section hachurée 54, occupant la totalité de la section droite de l'échangeur de chaleur. La sortie du sodium secondaire refroidi se fait par la tubulure 6b. Dans le cas de la fig. 6b, l'enveloppe externe du générateur de vapeur comporte une cheminée centrale 56 qui est raccordee à la tubulure d'entrée 8. Un déflecteur 58 dirige le sodium secondaire vers l'espace annulaire 54' comportant les tubes d'échange dans lesquels circule l'eau. La sortie du sodium secondaire froid se fait par raccordement à la tubulure de sortie 6b. On a donc ainsi encore une circulation de haut en bas du sodium secondaire. Sur la fig. 6c, le sodium entre à la partie basse de l'enveloppe externe de l'échangeur. I1 circule tout d'abord dans un espace annulaire 60 ménagé entre l'enveloppe externe et un baffle 62 à l'intérieur duquel est disposé l'ensemble des tubes d'échange 54". Des déflecteurs 64 dirigent la circulation de sodium vers la partie supérieure du faisceau de tubes d'échange 54tel La sortie du sodium secondaire froid se fait par la tubulure de sortie 6b. Sur la fig. 6d, le sodium secondaire chaud entre à la partie inférieure du générateur de vapeur par les conduites 8 et 8'. Il traverse le faisceau de tubes d'échange 54" qui est alors annulaire autour d'une cheminée centrale d'évacuation 66. Après avoir traversé les faisceaux d'échange, le sodium secondaire est dirigé vers lacheminee 66 par les déflecteurs 68. La cheminee 66 est raccordée à la tubulure de sortie 6b. Bien entendu, sur la fig. 4a, on pourrait remplacer le générateur de vapeur 6 par n'importe lequel des générateurs de vapeur des fig. 6b à 6d. De même, on peut combiner les divers modes de réalisation des fig. 6a à 6b avec les modes de réalisation des fig. 4b et 4c sans sortir de l'invention. Sur la fig. 7, on a représenté les circuits d'argon ou plus généralement de gaz inerte permettant de régler les niveaux de sodium dans les différents réservoirs intervenant dans la boucle secondaire. On trouve tout d'abord une canalisation 70 de décompression rapide qui relie le réservoir 24' au separateur 32. Cette canalisation a un grand diamètre et une pente dirigée vers le stockage. La température est régulée jusqu'à son débouché dans le séparateur 32. Cette canalisation est munie d'une vanne V4 de décompression rapide à ouverture commandée ou automatique lorsque la pression dans le réservoir 24' dépasse une valeur de consigne. On trouve également la conduite 72 de décompression rapide de secours, de grand diamètre et présentant également une pente vers le réservoir de stockage, cette conduite reliant le réservoir 24' au séparateur 32.La température est régulée jusqu'à la membrane d'éclatement M1. On trouve enfin la conduite 74 qui assure l'équilibrage de pression d'argon entre la poche 6a du générateur de vapeur et le réservoir 24'. Cette conduite 74 a un grand diamètre et une pente constante vers le réservoir pour le retour du condensat. La température est régulée en permanence à une température de 1500C environ. I1 faut ajouter que la conduite 72 peut, de préférence, comporter une vanne V5 qui est maintenue ouverte par verrouillage en fonctionnement normal et qui est fermée à la suite de la rupture de la membrane M1 pour éviter une entrée d'air dans le circuit. La membrane M1 de rupture de secours montée sur la canalisation 72 a une pression de rupture qui est supérieure à la pression d'ouverture automatique de la vanne V4 montée sur la conduite 70. La vanne Vs d'équilibrage de pression entre le réservoir de stockage et la poche 6a du générateur de vapeur est commandée éventuellement automatiquement lorsque la vanne V4 étant ouverte, la pression dans le réservoir de stockage est voisine de la pression dans la poche d'argon 6a. A la partie supérieure de la poche d'argon 6a, on trouve une conduite d'arrivée d'argon 76 qui debouche dans la poche 6a par l'intermédiaire d'une vanne à trois voies, V7. Par la manoeuvre de cette vanne qui est commandée ou qui est automatique, on régule la pression dans la poche d'argon 6a. Une autre vanne V8 montée sur la canalisation 78, pour l'introduction d'argon dans le réservoir de stockage 24', permet de réguler le niveau de sodium dans la poche d'argon 6a. La vanne Vg permet de régler l'admission d'argon dans le séparateur 32 pour réguler la pression d'argon dans ce réservoir. La vanne V10 permet un soutirage éventuel du sodium plus ou moins oxydé prélevé dans le réservoir séparateur 32. Sur la cheminée 34, on trouve une soupape S de grande section de passage et de faible pression de tarage, par exemple de l'ordre de 0,05 bar à 0,1 bar relatif. Sur cette figure, on a représenté par C1 un capteur monté dans la poche d'argon 6a qui permet de déterminer le niveau de sodium dans cette poche d'argon et de commander ainsi par la liaison d'asservissement 79 la vanne V8.Enfin, on a représenté par C2 un capteur de pression dans la poche d'argon 6a qui permet d'asservir par la liaison d'asservissement 80 la vanne V7. Ces différents circuits d'argon remplissent les fonctions suivantes : 1) remplissage de la boucle secondaire en sodium à partir du réservoir de stockage 24' : la vanne V6 est fermée, la régulation de pression (1,1 bar par exemple) du haut du générateur est en fonctionnement. Par la vanne V8, on pressurise le stockage, ce qui provoque, par contre-pression, la montée du sodium dans la boucle. Quand le niveau repéré par C1 est atteint dans le générateur de vapeur, la régulation de niveau'agit sur la vanne V8 pour maintenir le niveau dans le générateur. La vanne V7 continue, quant à elle, à régler la pression de la poche d'argon 6a à 1,1 bar, par exemple. 2) mise en route de la pompe 12', fonctionnement en charge ou à charge partielle : dès que la pompe se met en route (mise en route généralement progressive car ce type de pompe est entraîné, pour d'autres raisons, par un moteur à vitesse variable), le niveau tend à varier dans le générateur de vapeur : la régulation du niveau agit sur la vanne V8 en conséquence, notamment pour qu'au régime nominal la pression dans le stockage soit reduite de la valeur correspondant à la perte de charge dans le générateur de vapeur. 3) vidange normale : la pompe étant arrêtée, on inhibe la régulation du niveau et on ouvre progressivement la vanne V6 : les pressions tendent à s'équilibrer entre le réservoir de stockage et la poche 6a du générateur et, par conséquent, le niveau de sodium dans la boucle décroît à mesure que le sodium revient dans le réservoir de stockage et que l'argon du stockage le remplace dans la partie haute. La régulation due à la vanne V7 par rejet d'argon, agit en sorte que, en fin de vidange, la pression s'établisse partout à 1,1 bar, par exemple, ou à toute autre valeur choisie volontairement. 4) vidange rapide 5) réaction sodium-eau : la bulle d'hydrogène qui se développe dans le générateur de vapeur tend à repousser le sodium de part et d'autre : la poche d'argon du générateur se comprime conformément à sa fonction de tampon anti-bélier, la poche d'argon du réservoir de stockage aussi. Mais en raison de la grande capacité du réservoir de stockage 24', la pression y varie lentement. Très rapidement, la bulle d'hydrogène, en se developpant provoque la vidange par le bas de tout le sodium du générateur de vapeur situé à une altitude inférieure à la fuite. A partir de ce moment, la vapeur d'eau et l'hydrogène arrivant du générateur de vapeur débouchent directement dans le réservoir de stockage : il n'y a plus véritablement d'effet de coups de bélier, mais une montée progressive en pression de gaz du système.Pour limiter cette montée en pression, on peut agir de plusieurs manières échelonnées dans le temps ou de façon simultanée a) les détecteurs spécifiques de fuite (mesure du bruit, mesure de l'hydrogène présent dans le sodium ou dans l'argon de la poche 6a ou de celle du réservoir 24' donnent l'alarme et permettent d'ouvrir très tôt la vanne V4 par décomprimer le système. Ils permettent aussi de décomprimer, par des soupapes appropriées le circuit d'eau vapeur et d'isoler le generateur de vapeur à l'entrée d'eau et à la sortie de vapeur, selon un processus habituel. b) des capteurs de pression, de niveaux, de débits donnent par la corrélation de leurs indications, l'alarme et provoquent les mêmes manoeuvres. c) la pression dans le réservoir de stockage atteint une valeur prédéterminée qui provoque automatiquement llou- verture de la vanne V4,(ce qui revient à dire que la vanne V4 a la fonction d'une soupape de sûreté). en en ultime secours, on peut prévoir la membrane d'éclatement M1 sur l'argon du réservoir de stockage 241. Si aucun des dispositifs pré-cdents ne fonctionnait, elle se romprait en dernier ressort. La vanne V5, toujours maintenue ouverte normalement (par verrouillage par exemple), permettrait alors, par fermeture volontaire après l'incident, d'éviter une rentrée d'air. Le circuit d'argon représent..sur la fg. 7 est donné à titre indicatif. En particulier, on pourrait imaginer d'autres dispositions plus simples ou plus complexes réalisant les mêmes fonctions. I1 n'est pas représenté non plus dans sa totalité, par exemple pour ce qui correspond à l'appareillage de stockage de l'argon d'appoint ou pour ce qui correspondrait à un système de recyclage de l'argon afin d'en réduire la consommation. Ces dispositifs ne sont pas spécifiques de la boucle selon l'invention. Sur la fig. 4d, on a représenté un mode concret d'implantation de la boucle secondaire selon l'invention telle qu'elle est définie sur la fig. 4a. On a bien sûr-gardé les mêmes références. Cette figure 4d qui est tracée à la même échelle que la fig. 3 montre très clairement le gain de place que permet l'invention par rapport au circuit de l'art antérieur. De plus, le système de vidange est considérablement simplifie puisqu'il ne comprend comme conduites supplémentaires que les purges ou events 25' situés à la partie haute des liaisons entre l'échangeur intermédiaire et la pompe et pouvant se raccorder aisément à la poche d'argon 6a. I1 convient que les conduites soient implantées avec une certaine pente (de l'ordre de 3 à 5 %) et que celles-ci soient convenablement orientées. ,On peut remarquer en plus que sur la fig. 4d, on a choisi pour les pentes un sens qui permet de vidanger la presque totalité de l'échangeur intermédiaire par siphonnage ce que ne permettait pas l'art antérieur. Sur la fig. 8, on a représenté une variante de réalisation de la boucle secondaire. Selon cette variante, on utilise un bloc pompe-échangeur intégré 90. La partie échangeur 90a comporte la cheminée centrale 90b et le faisceau annulaire de tubes d'échange 90c. La partie pompe 90d comprend la pompe 90e proprement dite à niveau libre avec son réservoir d'expansion 90f. Le sodium secondaire entre par la conduite 8 dans l'échangeur 90a et sort de la pompe 90d par la conduite 10". On voit cependant qu'on retrouve le même principe de circuit secondaire puisque le fond du générateur de vapeur 90a communique directement par la conduite 6b avec le réservoir 24' qui sert ainsi également de réservoir anti-coup de bélier aval. On a fait figurer également la conduite 92 de vidange qui débouche dans le réservoir 24'. Cette conduite, munie de la vanne V11, et de très faible diamètre, ne sert que pour vidanger les tuyauteries 8 et 10", car la vidange du générateur de vapeur 90 et du réservoir d'expansion 90f s'effectue par la tuyauterie 6b. Dans les divers modes de réalisation décrits précédemment, on utilisait des pompes 12' à niveau libre. On peut également utiliser dans-la boucle secondaire selon l'invention des pompes à "joint gelé" ou des pompes électromagnétiques. Sur la fig. 5a, on a représenté en demi-vue et en coupe axiale une pompe du type à "joint gelé. On a appelé 12" une telle pompe. Elle comprend le corps de pompe 12"b, une roue 12"c et son arbre d'entraînement l2"a. On trouve également le manchon extérieur 12"d refroidi par des ailettes et une circulation naturelle ou forcée d'air qui crée le "joint gelé 100 de sodium. Cette pompe comporte également une tubulure 12"e d'admission de gaz inerte pour eviter l'oxydation du "joint gelé" et pour permettre de chasser le "joint gelé" apres fusion pour permettre, par exemple, le démontage de la pompe. Les fig. 5b et 5c donnent deux exemples de réalisation de la boucle secondaire utilisant des pompes à "joint gelé" 12" (ou éventuellement des pompes électromagnétiques), c'est-à-dire des pompes pour lesquelles il n'est pas nécessaire d'avoir une pression de gaz inerte pour réaliser ltétanchéité. Sur la fig 5b, la pompe 12" est logée hors du réservoir 24' mais à proximité de celui-ci pour que la pompe occupe une position basse. La conduite d'entrée 12"a plonge dans le sodium et traverse le réservoir par une manchette de dilatation. On peut également implanter directement la pompe sur le réservoir selon la disposition 5d qui permet alors de supprimer la manchette de dilatation 24'a. Dans le cas de la fig. 5c, la pompe 12" est placée hors du réservoir 241 mais sa conduite d'entrée 12"b est montée directement sur la conduite de sortie 6b du générateur 6. La pompe 12" occupe encore une position basse. Sur la fig. 10, on a représenté une nouvelle variante de réalisation du circuit dans laquelle seul le supportage du générateur de vapeur est modifié. L'enveloppe du générateur se prolonge par une virole de supportage 6's qui est soudée sur la paroi supérieure du réservoir 24'. On fait ainsi l'économie d'une manchette de dilatation 24'a. I1 va de soi que l'on peut, sans sortir de l'invention, combiner les différentes variantes décrites relatives aux différentes parties de la boucle secondaire. En particulier on peut combiner les différents types de générateur de vapeur associés à leur réservoir anti-bélier amont avec les différents types et les différentes implantations de pompe. Sur les fig. 9a et 9b, on a représenté deux modes de réalisation préférés du circuit de refroidissement de secours. Comme on l'a déjà indiqué, il est en effet souvent utile de prévoir dans la boucle secondaire un tel circuit. Sur la fig. 9a, l'échangeur de secours consiste, à titre d-'exemple, dans un serpentin E" qui coopère avec une cheminée à air E' identique à celle de la fig. 2. L'enroulement E" est raccordé à son entrée avec les conduites 8 et 8' par l'intermédiaire des canalisations de petit diamètre 110 et 110' munies des vannes de petit diamètre W1, W'1. La sortie du serpentin E" est constituée par la tubulure 112 munie de la-vanne de petit diamètre W2. L'extrémité inférieure de la tubulure 112 débouche dans le sodium du réservoir de stockage 24'. Il faut observer que ce sont les piquages des conduites 110 et 110' qui constituent les points hauts du circuit de secours.Par ailleurs, les différents de éléments du circuit de secours doivent vérifier les de conditions de position suivantes - le piquage amont 110, 110' de l'échangeur E" est localisé sur la tuyauterie principale d'entrée 8, 8' du sodium au générateur de vapeur à une altitude inférieure (de quelques mètres par exemple) à celle du débouché de la canalisation principale 8, 8' dans le générateur de vapeur. De la sorte, en abaissant le niveau libre de sodium dans le générateur, on peut dénoyer le débouché de la canalisation principale 8, 8' dans le générateur, sans dénoyer le piquage 110, 110' de l'échangeur E". - le piquage de restitution 112 de l'échangeur est lui-même reporté à l'aval du générateur en un point dont l'altitude doit être inférieure ou égale à celle du piquage amont. Une disposition particulièrement avantageuse représentée sur la fig. 9a est de reporter le débouché de la tuyauterie de restitution 112 dans le réservoir de stockage 24', à l'amont de la tuyauterie d'aspiration de la pompe 12', dans une zone d'écoulement très turbulent. Ainsi, on supprime le mélangeur implante sur la tuyauterie : il est remplacé par le réservoir de stockage 24' lui-même. - l'échangeur de secours E" est calé à un niveau quelconque entre les piquages amont et aval ainsi définis. Toutefois, Si l'on veut organiser un thermosiphon dans l'échan- geur de secours, il faudra placer celui-ci à un niveau suffisant au-dessus des échangeurs intermédiaires 4. Le fonctionnement de ce système est alors le suivant : Lorsque le générateur fonctionhe, les vannes W1 et W2 sont fermées : le circuit de l'échangeur de secours E" est en argon, donc à l'arrêt,- et en préchauffage pour qu'à tout moment on puisse le remplir en sodium sans risquer le bouchage par solidification du sodium en un point quelconque. Cette précaution est également nécessaire au cas où les vannes W1 et W2 viendraient à fuir légèrement : le sodium pénétrant dans le circuit et l'échangeur de secours E" restera à l'état liquide. Lorsque générateur 6 est à l'arrêt (eau et vapeur remplacées par un gaz neutre comme l'azote par exemple), en ouvrant les vannes W1 et W2, on remplit le circuit correspondant. I1 peut être alors utilise de deux façons a) en parallèle sur le générateur 6 : la pompe 12' du circuit assurant un grand débit, une partie de celui-ci traverse le générateur 6 (sans s'y refroidir), l'autre traverse l'échangeur de secours E" en parallèle et s'y refroidit. Au point de restitution, les deux veines de sodium à températures différentes se mélangent bien car les débits et la turbulence sont élevés en ce point. b) en thermosiphon : la pompe 12' du circuit est alors à l'arrêt. Afin de forcer tout le débit du thermosiphon à travers I1 échangeur de secours on doit, à l'aide de la vanne V7 par exemple (voir fig. 7), admettre de l'argon dans la poche du générateur jusqu'à ce que le niveau libre N5 de la poche dénoie les débouches des tuyauteries 8 et 8' d'admission du sodium dans le générateur (sans dénoyer, évidemment, le piquage amont du circuit de l'échangeur de secours E'l, situé à un niveau inférieur). Alors, plus aucun débit de sodium ne traverse le générateur, la totalité du thermosiphon alimente l'échangeur de secours. Sur la fig. 9b, on a représenté un deuxième mode de réalisation du circuit de secours. La seule différence avec la fig. 9a réside dans le fait que l'échangeur de secours E" constitue alors le point haut du circuit de secours. I1 est alors nécessaire d'implanter un évent.-Celui-ci peut de préférence être constitué par un petit réservoir d'expansion 114 dont le niveau libre N6 peut être réglé par introduction d'argon par la conduite 116. Le système représenté sur la fig. 9b peut fonctionner selon les deux modes précédemment décrits, Les seules differences concernent le mode opératoire de remplissage et le fonctionnement du circuit d'argon associés. a) remplissage : après avoir inhibé les régulations de niveau et de pression de la poche d'argon 6a du générateur, on les reporte sur le petit réservoir 114 du circuit de l'échan- geur de secours (conduite 116). En ouvrant W1 et W2, qui ne sont pas nécessaires, mais jouent un rôle de sécurité, le remplissage de ce circuit est automatiquement réalisé par contrepression : le niveau N6 du petit réservoir 114 pilote la pression d'argon dans le réservoir de stockage 24' : la pression d'argon du petit réservoir 114 est régulée à 1,1 bar par exemple. b) fonctionnement lorsque la pompe 12' du circuit principal est en marche : la régulation précédente joue son rôle pour compenser les variations de perte de charge pouvant résulter des variations de débit de la pompe. Afin d'éviter le dénoyage des débouchés des tuyauteries principales 8 et 8' dans le générateur 6, on peut réguler le niveau de sodium par la vanne V7 de rejet ou d'admission d'argon à la poche 6a du générateur (oA la pression est alors libre). c) fonctionnement en thermosiphon : à partir de la phase finale du remplissage, il.faut injecter de l'argon dans la poche 6a du générateur 6 pour abaisser le niveau N6 et dénoyer les débouchés des tuyauteries principales 8 et 8'. On retrouve alors le fonctionnement précédemment décrit. Comme dans la disposition de la fig. 9a, il pourrait être utile de réguler le niveau de la poche 6a d'argon du générateur afin qu'il ne remonte pas intempestivement, ce qui conduirait à by-passer l'échangeur de secours E". I1 faut éviter aussi que ce niveau ne descende intempestivement jusqu'à dénoyer le piquage amont de l'échangeur de secours E".Pour ce faire, une régulation rudimentaire est suffisante, soit par un capteur de niveau supplémentaire dans la poche du générateur, soit en utilisant une autre valeur de consigne pour la régulation de pression de.la poche 6a du générateur, c'estO -dire une consigne égale à la pression de la poche d'argon du petit réservoir 114 (1,1 bar par exemple) augmentée de la pression équivalente à la hauteur de sodium entre les deux poches 6a et 114. Le système représenté sur la fig. 9b, bien que plus complexe que celui de la fig. 9a présente l'avantage de permettre un fonctionnement en thermosiphon, même si le générateur de vapeur est implante en dessous du niveau des échangeurs intermédiavres 4. Dans ce cas, lorsque l'échangeur de secours E" est en fonctionnement, la pression statique qui règne dans le réservoir de stockage 24' est plus élevée que lorsque le générateur est seul en marche, puisque l'on doit faire parvenir le sodium à une altitude plus élevée que celle de la tête du générateur 6. L'augmentation correspondante de pression, par exemple de 1 à 2 bars, est parfaitement tolérable, compte tenu des rnarges que l'on doit conserver lorsque le générateur fonctionne, pour s'accommoder de la réaction sodium-eau.En effet, la surpression de 1 à 2 bars, nécessaire au fonctionnement de l'échangeur de secours E", est alors prise sur les marges prévues pour la réaction sodiumeau qui, dans ce cas, n'estplus à craindre puisque le générateur de vapeur est sous azote, donc vide de toute eau ou vapeur. Si l'on n'a pas à envisager pour le circuit de secours un fonctionnement en thermosiphon, le système de la fig. 9a est alors plus avantageux bien qulil introduise nécessairement des vannes W1 et W2 en sodium entre la boucle et le réservoir de stockage. Toutefois, même si ces vannes W1 et W2 fuyaient-légèrement les régulations de niveau et de pression fonctionneraient pour compenser les pertes de sodium. L'davantage essentiel du circuit d'évacuation de la puissance résiduelle ou circuit de secours selon les perfec- tionnements proposes est en définitive le suivant : par rapport aux dispositifs habituels, ils permettent la suppression des vannes de grand diamètre sur les tuyauteries principales, et les mélangeurs rendus nécessaires dans le système habituel par le confluent, dans la tuyauterie principale, de deux veines de sodium à température différente. I1 découle de la description précédente que la boucle secondaire, objet de l'invention, présente plusieurs carac téristiques avantageuses susceptibles, pour certaines, d'apporter une solution definitive à quelques unes des carac téristiques désavantageuses des boucles secondaires habituelles. Dans d'autres cas, la boucle selon l'invention, améliore sensiblement la situation. Les différents avantages offerts par la boucle secondaire selon l'invention sont, en résumé, les suivants - elle permet, en toute sécurité, de placer une pompe à surface libre du type actuel en point bas, donc dans de bonnes conditions de coefficient NPSH, ce qui autorise une vitesse de rotation plus élevée, une roue de plus petit diamètre, un mode d'entraînement moins lourd, donc un ensemble moto-pompe moins coûteux. - elle permet de réduire le nombre des réservoirs fonctionnels de la boucle : si le générateur de vapeur est muni d'une poche d'argon, il y a un seul réservoir servant de stockage, d'expansion, de réservoir anti-bélier, et de récupé- rateur de sodium pollué. - elle permet de placer les éléments lourds du circuit en point bas (réservoir de stockage ci-dessus et pompe), ce qui favorise leur supportage, notamment pour résister à dessollicitations séismiques. - elle favorise la réduction des longueurs de tuyauteries de grand diamètre (tuyauteries principales), - elle permet de simplifier certains auxiliaires et même de supprimer certains d'entre eux : vannes et tuyauteries de vidange, circuits d'équilibrage de niveaux, de trop-plein, etc... Elle facilite d'ailleurs les opérations de remplissage et vidange. - elle permet de diminuer considérablement le rôle ou de supprimer les membranes de rupture en sodium, coûteuses, et sources de servitudes d'exploitation (entretien périodique) et d'incidents pouvant avoir des répercussions importantes pour la sûreté (fuites et feux du sodium, perte des circuits normaux d'évacuation de la puissance). - elle permet de s'accommoder plus facilement d'une réaction sodium-eau, - pour toutes ces raisons, elle permet de concevoir un système plus compact, mais haut, donc- finalement moins encombrant et moins coûteux à installer. - pour les raisons précédentes, elle conduit à une boucle contenant moins de sodium, ce qui a un effet favorable sur la taille du réservoir de stockage et plus généralement sur l'importance des dispositifs de préchauffage, sur celui du calorifuge, sur celui des supportages, sur celui des passerelles d'accès, etc... - enfin, pour toutes ces raisons réunies, elle réduit l'importance du controle-commande à associer à ces systèmes. REVENDICATIONS 1. Circuit caloporteur secondaire pour un réacteur nucléaire du type refroidi par un métal liquide, ledit circuit comprenant au moins un échangeur intermédiaire logé dans la cuve dudit réacteur, un générateur de vapeur pour l'échange de calories entre le métal liquide secondaire circulant dans ladite boucle secondaire et de l'eau-vapeur, au moins une pompe de circulation dudit sodium secondaire et un réservoir de stockage dudit métal liquide secondaire et de récupération des produits créés par.une éventuelle réaction métal liquide-eau dans ledit générateur de vapeur, ledit réservoir reposant sur le sol, caractérisé en ce que l'extrémité inférieure de la conduite de sortie de métal liquide dudit générateur de vapeur plonge directement dans ledit réservoir et en ce qu'on maintient dans ledit réservoir au-dessus du métal liquide une couverture de gaz inerte à une pression telle qu'elle équilibre la pression de métal liquide dans la totalité de ladite boucle secondaire, ledit réservoir jouant ainsi en plus le rôle de réservoir anti-bélier aval pour ledit générateur de vapeur. 2. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite pompe de circulation est du type à niveau libre, et en ce que ladite pompe est logée dans ledit réservoir, l'entrée de la pompe plongeant directement dans le métal liquide contenu dans ledit réservoir, la sortie de ladite pompe étant directement reliée au ou à chacun desdits échangeurs intermédiaires. 3. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite pompe est du type électromagnétique ou à "joint gelé" et en ce que ladite pompe est logée immédiatement audessus dudit réservoir, la conduite d'entrée de la pompe plongeant dans le métal liquide dudit réservoir, la conduite de sortie étant directement reliée à l'échangeur intermédiaire ou auxdits échangeurs intermédiaires. 4. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite pompe est du type électromagnétique ou à "joint gelé'; en ce que l'entrée de ladite pompe est branchée sur la conduite de sortie dudit générateur de vapeur en amont dudit réservoir et en ce que la sortie de ladite pompe est directement raccordée à l'échangeur intermédiaire ou auxdits échangeurs intermédiaires. 5. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite pompe est-intégrée audit générateur de vapeur et disposée à la partie supérieure de son enveloppe, ledit générateur de vapeur comportant une cheminée centrale dans laquelle circule le métal secondaire après avoir traversé le faisceau d'échange, ladite cheminée centrale constituant la conduite d'entrée de ladite pompe, la sortie de ladite pompe étant directement raccordée audit échangeur intermédiaire ou auxdits échangeurs intermédiaires. 6. Circuit selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le générateur de vapeur comporte à la partie supérieure de son enveloppe, au-dessus du faisceau de tubes d'échange des moyens pour injecter un gaz inerte et pour en régler la pression afin de définir un niveau libre de métal liquide secondaire, la partie supérieure de ladite enveloppe constituant ainsi un réservoir anti-bélier amont pour ledit générateur de vapeur. 7. Circuit selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit générateur de vapeur comporte une enceinte disposée au-dessus de son enveloppe et communiquant avec lui par une conduite, ladite enceinte comportant des moyens pour y injecter un gaz inerte sous pression pour régler le niveau libre de métal liquide dans cette enceinte, ladite enceinte constituant un réservoir anti-bélier amont pour ledit générateur de vapeur. 8. Circuit selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ledit générateur de vapeur est supporté par une virole qui repose directement sur la paroi supérieure du réservoir de stockage, la conduite de sortie du générateur de vapeur étant interne à ladite virole. 9. Circuit selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend un échangeur métal liquide-air de secours, le circuit de métal liquide dudit échangeur de secours étant monté entre une conduite d'entrée raccordée en un piquage amont à la conduite d'alimentation en métal liquide du générateur de vapeur et une conduite de sortie dont l'extrémité libre plonge dans le métal liquide 'dudit réservoir de stockage, chacune des deux conduites étant munie d'une vanne. 10. Circuit selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit piquage amont est le point haut du circuit constitué par la conduite d'entrée, la conduite de sortie et ledit échangeur de secours. 11. Circuit selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit échangeur de secours est situé au-dessus dudit piquage amont, et en ce que le point haut de la conduite d'entrée est raccordé à une enceinte d'expansion.