L'invention a trait à un transformateur à rapport de transformation variable en fonction de la position géométrique d'un organe, et utilisable notamment en capteur de déplacement. raire varier le rapport de transformation d'un transformateur revient à faire varier la partie du flux magnétique créé par le primaire, qui est interceptée par les spires du secondaire. Divers agencements connus permettent de faire varier ce flux en corrélation avec le déplacement d'un organe du transformateur. On peut faire glisser un curseur sur une piste constitue par des parties dénudées des spires dtun secondaire, mettant ainsi en action un nombre successivement croissant ou décroissant de spires interceptant le flux magnétique. Mais le rapport de transformation varie par valeurs discrètes, et de plus, pour éviter le court-circuit de spires par le curseur, celui-ci doit être résistant. I1 en résulte que la résolution en capteur de déplacement est limitée et la précision réduite. Dans les dispositifs connus sous le nom de variomètres, on fait pivoter un secondaire autour d'un axe perpendiculaire à la direction du flux magnétique créé par le primaire, en sorte que le flux intercepté par chaque spire du secondaire varie.La variation de flux n'est pas une fonction linéaire du pivotement du secondaire, et de plus la canalisation du flux magnétique par un circuit'magnétique conduit à des réalisations complexes. Les appareils, dérivés de moteurs à induction, connus sous le nom de "Selsyns" ou de nRésolveursn, présentent une certaine analogie avec les dispositifs précédents. leur linéarité et leur précision ne sont obtenues qu'au priz de dispositions mécaniques complexes et coûteuses.On connaît enfin des capteurs de déplacements dits "à réluctance variable", dans lesquels le flux magnétique créé par le primaire se divise en deux branches, des entrefers variables en série dans ces deux branches répartissant le flux magnétique de façon différentielle dans ces branches, en fonction de la réluctance de ces entrefers ; des secondaires placés sur ces deux branches recueillant aussi des tensions fonction des variations des entrefers. Ces dispositifs ne peuvent accepter que des déplacements limités, et leur linéarité n'est acceptable que pour de très faibles déplacements. L'invention a pour objet un transformateur à rapport de transformation variable dans de larges limites, ce rapport de transformation étant une fonction monotone d'un déplacement. A cet effet, l'invention propose un transformateur comprenant, sur un circuit magnétique un enroulement primaire et au moins un enroulement secondaire, caractérisé en ce que ledit circuit magnétique comportant au moins une branche s'étendant parallèlement à un entrefer coupant ledit circuit magnétique, ledit enroulement secondaire entourant cette branche en traversant ledit entrefer est adapté à se déplacer longitudinalement sur cette branche. Comme la perméabilité du circuit magnétique, et notamment de la branche est beaucoup plus grande que la perméabilité de l'entrefer, le flux magnétique sortant de la branche se répartira dans l'entrefer, en sorte que le flux traversant une section transversale de la branche décroîtra régulièrement de 1'origine à l'extrémité libre de la branche. Ainsi, le rapport de trarLsfor- mation primaire! secondaire décroîtra de façon monotone lorsque le secondaire se déplacera de l'origine vers l'extrémité libre de la branche, en tendant vers zéro à cette extrémité libre. Avantageusement, l'entrefer est limité par des frontières géométriquement semblables dans toute section transversale à ladite branche et prise dans la zone de déplacement dudit enroulement secondaire. Ainsi le gradient de réluctance de l'entrefer selon la di rectionlongitudinale de la branche est nul dans cette zone de déplacement. En raison de la grande perméabilité de la branche, le gradient d'induction dans l'entrefer selon la direction longitudinale de la branche est sensiblement nul, si bien que le flux magnétique dans une section transversale de la branche est une fonction sensiblement linéaire de la position de cette section sur la longueur de la branche, dans la zone de déplacement du secondaire. le rapport de transformation peut donc varier dans de larges limites en fonction linéaire de la position du secondaire. De préférence, ledit entrefer est de largeur et d'épaisseur constante dans toute section transversale à ladite branche dans la zone de déplacement. Cette disposition est la plus simple qui assure que le gradient de réluctance de entrefer soit nul dans cette zone de déplacement. En variante, l'entrefer est limité par des frontières telles que le rapport de l'épaisseur à la largeur varie le long de la direction longitudinale de ladite branche selon une loi prédéterminée. I1 est ainsi possible de réaliser un transformateur dont le rapport de transformation est une loi ncn linéaire du déplacement, cette loi étant liée à la loi prédéterminée de variation du rapport épaisseur/largeur de l'entrefer. Selon une disposition préférée, le circuit magnétique comporte une culasse portant ledit enroulement primaire et deux branches allongées s'étendant parallèlement de part et d'autre d'un entrefer, et chacune entre une origine accolée à ladite culasse et une extrémité libre, au moins une branche étant équipée d'au moins un enroulement secondaire déplaçable. Avantageusement, les deux branches s'étendant parallèlement dans deux directions opposées, ladite origine dsune branche est en regard de ladite extrémité libre de l'autre branche. Ainsi les sommes des trajets dans chaque branche de toute ligne de force dtinduction traversant entrefer en un point quelconque et se refermant par la culasse seront égales, si bien que les réluctances du circuit magnétique pour les tubes de force de l'induction seront pratiquement égales. On obtient ainsi une répartition égale d'induction dans l'entrefer, et une excellente linéarité du flux dans les branches selon la direction longitudinale de celle-ci. Selon une première disposition préférée de l'invention, les deux branches sont droites. L'enroulement secondaire se déplace selon une droite. Selon une première variante préférée, les deux branches sont deux spires circulaires concentriques dans un même plan-. Le secondaire se déplace suivant un arc de cercle. Selon une seconde variante, les deux branches sont deux spirales concentriques à pas constant et dans un même plan, imbriquées. le déplacement du secondaire comprend une composante angulaire dont l'amplitude peut etre de plusieurs tours. Selon une troisième variante, les deux branches sont des hélices coaxiales à pas constant. Le déplacement du secondaire associe à une composante de déplacement axial une composante de déplacement angulaire dont l'amplitude peut être de plusieurs tours. Selon une disposition préférée de l'invention, un secondaire déplaçable longitudinalement est disposé sur chacune des aeux branches en traversant l'entrefer. On peut ainsi -comparer les positions des secondaires sur les deux branches en comparant les tensions aux bornes des secondaires. Avantageusement, les secondaires sur les deux branches sont liés en déplacement longitudinal. De préférence, les secondaires sont solidaires en déplacement. On se rend compte aisément que les tensions varient en sens inverse sur les deux secondaires lors du déplacement de l'ensemble. Avantageusement, les dits enroulements secondaires sont connectés par une extrémité formant point commun en sorte que les tensions secondaires soient en opposition de phase de part et d'autre dudit point commun. Selon une disposition préférée, lesdits secondaires sont confondus et constitués par un bobinage formé d'une série de spires en huit avec deux boucles, les spires étant accolées en sorte que chacune des premières boucles entoure une première branche tandis que chacune des secondes boucles entoure la seconde branche. Chaque spire forme alors un montage différentiel développant une tension qui s'annule au centre de la zone de dé- placement du secondaire, toutes les spires étant en série. Avantageusement, le secondaire déplaçable possède une épaisseur, selon la direction longitudinale de la branche qu'il entoure, faible devant la longueur de cette branche. Ainsi, les flux traversant chacune des spires du secondaire sont sensiblement égaux. Avantageusement, également,- la densité de spires de l'enroulement secondaire est régulière selon ladite épaisseur. Ainsi la tension sur le secondaire est sensiblement la même que si le secondaire était infiniment plat. Selon une disposition préférée de l'invention, le transformateur étant utilisé en capteur de déplacement relatif entre deux organes, le circuit magnétique est solidaire d'un premier organe et un secondaire au moins est lié en déplacement au second organe. Sa tension de ce secondaire est une fonction de la position relative des organes déterminée-par la'loi de iiaison en déplacement du secondaire au second organe. Avantageusement, le primaire étant alimenté par une tension alternative de référence à fréquence déterminée, le secondaire lié en déplacement au second organe est connecté à l'entrée d' un amplifieateur, ltimpédance d'entrée de cet amplificateur étant grande devant l'inductance du secondaire à la fréquence déterminée. le courant débité par le secondaire dans l'amplificateur est alors trop faible pour modifier de façon sensible le flux magnétique traversant ce secondaire et donc affecter la linéari té. le circuit magnétique peut être constitué d'un empilement de feuilles de tôle ferromagnétique, le plan de ces feuilles au voisinage de l'entrefer étant parallèle à la direction longitudinale de 19 branche et à l'épaisseur de l'entrefer. Le circuit magnétique peut également être constitué d'un ferrite ferromagnétique doux. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référenee aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 représente un transformateur selon l'invention, avec une branche la figure 2 représente une autre forme de transformateur selon l'invention, avec deux branches la figure 3 représente un transformateur à secondaires so- lidaires la figure 4 est une coupe schématique d'un secondaire suivant le plan 1V-I - de la figure 3 la figure 5 présente un transformateur selon l'invention, à branches circulaires la figure 6 est un autre transformateur à branches circulaires constituant un potentiomètre inductif la figure 7 est encore une variante de réalisation d'un transformateur selon l'invention, avec des branches en hélice la figure 8 est une coupe axiale d'un transformateur selon l'invention, b symétrie ae révolution. Selon la forme de réalisation choisie et représentée figure 1, le transformateur comporte un circuit magnétique représenté par 1 dans son ensemble et comprenant une culasse 12 sur laquelle est monté un enroulement primaire 2, une branche 11 allongée sur laquelle peut se déplacer longitudinalement un enroulement secondaire 3, suivant la double flèche 30. Cet enroulement secondaire 3 traverse l'entrefer 10, parallèle à la branche 11, qui coupe le circuit magnétique 1. Cet entrefer 10 est limité par des frontières 10a et lOb constituées essentiellement par les faces en regard de la branche 11 et de la culasse 12, de part et d'autre de cet entrefer 10. Lorsque l'enroulement primaire 2 est alimenté par une source de tension alternative 20, les lignes de force d'induction créée par l'enroulement primaire 20 suivent des trajets tels que 101 à 106. lu fait de la perméabilité élevée du matériau ferromagnéti que qui constitue le circuit magnétique, les trajets 101 à 10o sont sensiblement longitudinaux dans la branche 11, depuis son origine lla vers son extrémité libre lb, tandis qu'ils traversent l'entrefer 10 sensiblement normalement aux frontières lOn et lOb. Du fait également de cette perméabilité élevée, la réluctance du circuit magnétique pour un tube d'induction autour d'une ligne de force est déterminée principalement par la réluctance dans l'entrefer.Cette réluctance d'entrefer considérée dans une tranche transversale à ia direction de la branche 11 est pratiquement constante de l'origine lla à ltextrémité libre llb du moment que les frontières l0a et lOb restent géométriquement semblables à elles-memes suivant une section transversale tout au long de la zone de déplacement de l'enroulement secondaire 3 de l'origine lla de la branche 11 jusqu'à son extrémité libre llb, c'est-à-dire que le rapport de la largeur de l'entrefer 10 à son épaisseur dans la section-considérée reste constant dans la zone de déplacement. Cette similitude des frontières est obtenue de préférence en réalisant un entrefer de largeur et d'épaisseur constantes.Le gradient de réluctance de l'entrefer 10 selon la direction longitudinale de la branche ll est donc nul dans la zone de déplacement de l'enroulement secondaire 3 ce qui entraine, du'fait de la perméabilité élevée du circuit magnétique 1, un gradient d'induction sensiblement nul dans l'entrefer 10 selon la direction longitudinale de la branche 11. I1 en résulte que le flux magnétique dans la branche 11 intercepté par l'en- roulement secondaire 3 va varier de façon monotone et sensiblement linéaire avec le déplacement de cet enroulement secondaire, en décroissant depuis l'origine lla pour être presque nul à 1' extrémité libre llb. Le rapport de transformation, ou -rapport entre la tension appliquée au primaire 2 par la source 20, et la tension recueillie aux bornes 31 et 32 de l'enroulement secondaire 3 varie comme le flux magnétique intercepté par cet enroulement secondaire. Selon la disposition représentée figure 2, le circuit magnétique 1 comporte une culasse 12, et deux branches droites 11 et 11' de part et d'autre de l'entrefer 10. Ces branches 11 et 11' sont accolées à la culasse 12 par leurs origines respectives lla etrtl'a et s'étendentparallèlement-en sens opposé vers leurs extrémités libres respectives llb et llab. l'origine -lIa de la branche 11 est en regard de 11 extrémité libre ll'b de la branche 11', tandis que l'origine ll'a de cette dernière est en regard de l'extrémité libre llb de la branche 11.Un primaire 2 est disposé sur la culasse 12, tandis qu'un enroulement secondaire 3 peut être déplacé le long de la branche 11. Avec cette disposition, la longueur de parcours des lignes de forces d'induction, dont deux 101 et 102 sont schématisées en pointillé, est pratiquement constante dans le circuit magnétique 1, ces lignes de forces étant normales aux frontières lOa et lOb dans entrefer 10, ee qui entraîne que la somme des trajets dans les branches Il et 11' est constante pour toutes les lignes de force. La réluctance du circuit magnétique pour tous les tubes d'induction est donc constante, et la linéarité de variation du rapport de transformation en fonction du déplacement de l'enroulement secondaire 3 devient excellente.Cet enroulement secondaire 3 est avantageusement constitué par une bobine de faible épaisseur selon la direction de déplacement longitudinal; en sorte que l'espace occupé par le secondaire 3 est faible devant la longueur des branches et que le flux intercepté par chacune des spires de cet enroulement soit pratiquement le même. En outre la densité de spires de cet enroulement 3 est régulière selon la direction longitudinale de déplacement, si bien que la moyenne des flux interceptés par chaque spire est égale au flux intercepté par le plan central de l'enroulement 3. le transformateur représenté figure 3 possède un circuit magnétique 1 et un enroulement primaire 2 semblables à ceux du trsmeformateur représenté figure 2. Sur la branche 11 est disposé un enroulement secondaire 3 et sur la branche ll' un enroulement 3', les deux enroulements 3 et 3' étant semblables en forme et épaisseur et nombre de spires, solidaires en déplacement longitudinal avec un même plan médian transversal à la direction longitudinale des branches. Les deux enroulements secondaires 3 et 3' sont connectés par une extrémité 32 formant point commun, en sorte que les tensions développées sur ces secondaires 3 et 3' et apparaissant entre le point commun 32 et les extrémités 31 et 33 respectivement soient en opposition de phase de part et d' autre de ce point commun 32.Les flux magnétiques traversant les enroulements secondaires 3 et 3' étant complémentaires, autrement dit leur somme étant constante et égale au flux dans la culasse 12, la tension apparaissant entre les extrémités 31 et 33 est la différence des tensions apparaissant sur chacur-,- des secondaires 3 et 3'.Cette tension secondaire entre les extrémités 31 et 33 s'annule donc lorsque l'ensemble solidaire des secondaires 3 et 3' est situé au centre de la zone de déplacement, et croît li néairement avec la distance au centre de part et d'autre de celui-ci, la phase s'inversant avec le sens de cet écart. le transformateur-est utilisable ainsi en capteur différentiel de déplacement entre deux organes mécaniques dont l'un est solidaire du circuit magnétique 1 portant le primaire 2, tandis que 1' autre est lié en déplacement à l'ensemble des secondaires 3 et 3'. En variante, les secondaires 3 et 3' comportent un nombre différent de spires, occupant une même épaisseur le long de la direction longitudinale des branches 11 et 11', et également régulièrement réparties sur cette épaisseur. les deux secondaires sont en opposition de phase de part et d'autre du point commun 32. Le point d'annulation de la tension entre les extrémités 31 et 33 se trouve ainsi déplacé vers l'origine de la branche autour de laquelle est placé l'enroulement secondaire qui possède le plus petit nombre de spires. Par un choix judicieux du rapport des nombres de spires des enroulements secondaires 3 et-3' on dispose d'un capteur de déplacement linéaire, possédant un zéro qui correspond à l'origine de la zone de déplacement. La figure 4 représente en coupe transversale suivant le plan IV-IV de la figure 3 une disposition de bobinage applieable aux enroulements secondaires 3 et 3t d1un transformateur utilisé en capteur différentiel à zéro central. Sur deux carcasses 34 et 34' coulissent respectivement sur les branches 11 et 11' du circuit magnétique, et rendues solidaires par des flasques communs, non représentés, dont un au moins est amovible, est bobiné un enroulement commun formé de spires en huit (dont seulement deux sont représentées pour la clarté de la figure) avec deux boucles telles que 35 et 35'. Les enroulements secondaires 3 et 3' sont donc confondus, chaque spire comportant deux boucles 35 et 35' en opposition de phase, et toutes les spires étant en série entre les bornes de sorties 31 et 33.Cette disposition permet un appairage précis des secondaires 3 et 3'. Le transformateur représenté figure 5 est adapté au déplacement angulaire du secondaire 3, selon la double flèche 30 autour d'un axe passant par le centre 30a des arcs de cercles selon lesquels sont disposées les branches 11 et 11' de part et d'autre de l'entrefer 10 et réunies par la culasse 12 portant le primaire 2. Pans cette disposition, la tension entre les bornes 31 et 32, extrémités du secondaire 3, est une fonction linéaire de l'angle de rotation autour du centre 30a. I1 est évident que lton pourrait disposer un second enroulement secondaire autour de la branche 11', avec une connexion entre enroulements secondaires analogue à eelle qui a été décrite en référence à la figure 3, pour définir un zéro central. le transformateur représenté figure 6 est utilisé en potentiomètre inductif. Les branches 11 et 11' sont allongées en arc de cercle autour du centre 30a pour définir une zone de déplacement angulaire du secondaire 3 voisine de 2700. Un deuxième enroulement secondaire 3' accolé au primaire 2 sur la culasse 12 est connecté en opposition de phase avec l'enroulement secondaire 3 par la connexion 32, et possède un nombre de spires déterminé pour que la tension soit nulle entre les bornes d'extrémité 31 et 33 lorsque l'enroulement 3 est à sa position origine de rotation au voisinage de l'extrémité libre llb de la branche 11. Un boîtier ou blindage magnétique enferme le transformateur potentiomètre inductif pour le soustraire aux champs magnétiques extérieurs parasites. Le transformateur représenté figure 7 comporte deux branches 11 et ll' en forme d'hélices coaxiales de même pas décalées en sorte que l'entrefer 10 séparant deux spires correspondantes sur l'une et l'autre branche soit petit devant l'intervalle 13 séparant une spire de la branche 11 de la spire suivante de la branche 11'. les enroulements secondaires 3 et 3' connectés en opposition de phase, sont déplaçables le long des hélices 11 et 11' dans une zone de déplacement correspondant à plusieurs tours selon la double flèche 30 autour de l'axe 30a. Le transformateur représenté figure 8 possède une symétrie de révolution autour d'un axe X-X'. Autour d'un noyau central 12a est placé le bobinage primaire 2. Ce noyau central 12a, con jointement avec le fond 12c, le tube extérieur 12b et le couvercle 12d forme l'équivalent des culasses portant la référence 12 des figures précédentes.La branche 11, en forme de cloche retournée sur le noyau 12a et reposant sur l'extrémité de celui-ci opposée au fond 12c, définit conjointement avec la face interne lOb du tube extérieur 12b un entrefer tubulaire 10, dans lequel peut coulisser un secondaire 3. les passages sont ménagés dans le fond 12c pour les sorties du primaire 2, ainsi que dans le couvercle 12d pour le passage des connexions 31 et 5 du secondaire 3, ces connexions faisant également cffice de tIrants For le déplacement du secondaire 3 dans l'entrefer 10. Cette disposition est particulièrexrent avantageuse en ce que la culasse 12 enferme complètement les enroulements 2 et 3 et entrefer 10, formant ainsi blindage magnétique entre les enroulements et l'extérieurs évitant ainsi aussi bien les inductions sur le secondaIre par des champs magnétiques extérieurs, que les inductions vers l'extérieur par les fuites magnétiques de l'entrefer. En outre, toutes les pièces constituant le transformateur sont des pièces de révolution, faciles à réaliser avec une grande précision, par exemple par moulage et rectification de pièces en ferrite. Comme avec tous les transformateurs, et notamment les transformateurs de mesure de tension, la tension au secondaire n'est égale à la valeur de la tension primaire multipliée par le rapport de transformation que lorsque le secondaire ne débite pas. Aussi, dans la plupart des applications, la tension secondaire sera appliquée à l'entrée d'un amplificateur dont l'Impédance d' entrée sera grande devant l'inductarXce du seconeaire.à la fréquence ce de la tension alternative appliquée au primaire. Les circuits magnétiques des transformateurs selon l'inven- tion peuvent être constitués, de façon usuelle, d'empilages de feuilles de tôle ferromagnétique isolées électriquenent entre elles ; dans ce cas, le plan des feuilles au voisinage de l'entrefer sera parallèle à la direction longitudinale de la branche, ou des branches, ainsi qu'à la direction de l'épaisseur de l'en- trefer. Les lignes de force d'induction dans le circuit magnétique seront ainsi parallèles aux plans de joints entre les feuilles de l'empilage. Ces circuits magnétiques pourront également être constitués d'un ferrite ferromagnétique doux massif de perméabilité appropriée, dont la mise en forme peut être réalisée par moulage, usinage, assemblage, de façon appropriée usuelle. Jusqu'ici la description n'a présenté que des transformateurs à entrefer à profil constant. Cependant, il est possible de réaliser des transformateurs pour lesquels le profil d'entre fer est variable selon la direction longitudinale. Ceci permet de faire varier le rapport de transformation de façon non linéaire en fonction du déplacement. Par exemple si l'épaisseur de l'entrefer croît proportionnellement au déplacement, le rapport de transformation sera une fonction logarithmique de ce déplacement, tandis que si la largeur croit linéairement, le rapport de transformation sera une fonction quadratique du déplacement. De nombreuses autres fonctions pourraient être obtenues. 3ien entendu, l'invention n'est pas limitée aux dispositions décrites à titre d'exemple, et bien de nombreuses variantes pourraient être réalisées, portant aussi bien sur les formes de circuits magnétiques que sur le nombre et la disposition des enroulements, tant primaires que secondaires sans sortir pour autant du cadre de l'invention. De même, des dispositifs dans lesquels seraient associés plusieurs circuits magnétiques selon l'invention, soumis au flux d'un ou plusieurs primaires alimentés par une ou plusieurs phases d'une source de courants polyphasés ne sortiraient pas non plus du cadre de l'invention. REVEEDIChXIONS 1) Transformateur électrique à rapport de transformation variable comprenant, sur un circuit magnétique, un enroulement primaire et au moins un enroulement secondaire, caractérisé en ce que ledit circuit magnétique comportant au moins une branche allongée s'étendant parallèlement à un entrefer coupant ledit circuit magnétique, ledit enroulement secondaire entourant la dite branche en traversant ledit entrefer est adapté à se déplacer longitudinalement sur cette branche. 2) -Transformateur selon la revendication 1, caractérisé en ce- que ledit entrefer est limité par des frontières géométriquement semblables dans toute section transversale à ladite branche et prise dans la zone de déplacement dudit enroulement secondaire. 3) Transformateur selon la revendication 2, caraetérisé en ce que ledit entrefer est de largeur et d1épaisseur constante dans toute section transversale à ladite branche et prise dans ladite zone de déplacement. 4) Transformateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit entrefer est limité par des frontières telles que le rapport de l'épaisseur à la largeur~varie le long de la direction longitudinale de la dite branche suivant une loi prédéterminée. 5) Transformateur selon une quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce que ledit circuit magnétique comporte une culasse portant ledit enroulement primaire et deux branches allongées s'étendant parallèlement de part et d'autre d'un entrefer, et chacune entre une origine accolée à ladite culasse et une extrémité libre, une branche au moins étant équipée d1au moins un enroulement secondaire déplaçable. 6) Transformateur selon la revendication 5, caractérisé en ce que les deux branches s'étendant parallèlement danss deux directions opposées, ladite origine dtune branche est en regard de ladite extrémité libre de l'autre branche. 7) Transformateur selon la revendication 6, caractérisd en ce que les deux branches sont droites. 8) Transformateur selon la revendication 6, caractérisé en ce que les deux branches sont deux spires circulaires concentri- ques dans un même plan. 9) Transformateur selon la revendicatIon , caractérisé en ce que les deux branches sont des spirales concentriques à pas constant et dans un même plan-, imbriquées. 10) Transformateur selon la revendication s, caractérisé en ce que les deux branches sont deux hélices coaxiales à pas constant. 11) Transformateur selon une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisé en ce que un secondaire déplaçable longitudinalement est disposé sur chacune des deux branches en traversant l'entrefer. 12) Transformateur selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits secondaires sur les deux branches sont liés en déplacement longitudinal. 13) Transformateur selon la revendication 12, caractérisé en ce que lesdits secondaires sont solidaires en déplacement. 14) Transformateur selon une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que lesdits enroulements secondaires sontconnectés par une extrémité formant point commun, en sorte que les tensions secondaires soient en opposition de phase de part et d'autre dudit point commun. 15) Transformateur selon la revendication 13, caractérisé en ce que lesdits secondaires sont confondus et constitués par un bobinage formé d'une série de spires en huit avec deux boucles, les spires étant accolées en sorte que chacune des premières boucles entoure une première branche, tandis que chacune des secondes boucles entoure la seconde branche. 16) Transformateur selon une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que l'enroulement secondaire déplaçable possède une épaisseur, selon la direction longitudinale de la branche qutil entoure, faible devant la longueur de cette branche. 17) Transformateur selon la revendication 16, caractérisé en ce que la densité de spires de l'enroulement secondaire est régulière selon ladite épaisseur. 18) Transformateur selon une quelconque des revendications 6 à 17, utilisé en capteur de déplacement relatif entre deux organes mécaniques, caractérisé en ce que ledit circuit magnétique étant solidaire d'un premier des organes précités, un secondaire au moins est lié en déplacement au second organe. 19 Transformateur selon la revendication 18, avec un pri maire alimenté par une tension alternative de référence à fré- quence déterminée, caractérisé en ce que le secondaire lié en déplacement au second organe est connecté à l'entrée = amplificateur, l'impédance d'entrée de cet amplificateur étant grande devant l'inductance dudit secondaire à ladite fréquence déterminée. 20) Transformateur selon une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que ledit circuit magnétique étant constitué d'un empilement de feuilles de tôle ferromagnêtlque, le plan de ces feuilles au voisinage du dit entrefer est parallèle à la direction longitudinale de ladite branche et à l'épais- seur de l'entrefer. 21) Transformateur selon une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que ledit circuit magnétique est constitué d'un ferrite ferromagnétique doux.