L'invention se rapporte à un robinet du type comprenant un corps de robinet qui contient un opercule mobile contre un siège en matière élastomère avec contact frottant étanche entre eux, entre une position de fermeture où orifice du siège est obturé par une portion pleine de Itopercule et une position d'ouverture où une lumière de l'opercule découvre cet orifice. Elle s'applique notanment à un robinet de réglage de débit du fluide chauffant d'un appareil de chauffage de véhicule automobile. Le chauffage d'un véhicule automobile se fait habituellement au moyen d'un courant d'air qui est chauffé par échange de chaleur avec l'eau de refroidissement du moteur du véhicule. A cet effet, l'air traverse un Bchangeur de chaleur alimenté en eau chaude dont le débit peut être réglé par un robinet. Ce robinet doit être capable de régler le débit de fluide chauffant de façon très progressive dans une gamme de débits très étendue. Eh effet, le confort du chauffage du véhicule exige que le débit d'eau chaude puisse être réglé avec précision, en demi-saison, à des valeurs pouvant descendre jusqu'à 2 ou 3 pour cent du débit maximum. I1 est connu de pratiquer dans l'opercule d'un robinet du type mentionné plus haut une entaille qui stengage progressivement en regard de l'orifice du siège au cours du mouvement de l'opercule de la position de fermeture à la position d'ouverture, de manière à offrir au fluide une section de passage croissant continuellement jusqu'à ce que la lumière de l'opercule commence à découvrir cet orifice. Dans un mode de réalisation décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 2 973 t81, l'entaille est une fente traversant l'opercule, partant de la lumière de celui-ci et s'étendant en position de fermeture vers l'orifice du siège. Dans ce brevet, le siège du robinet est formé par une collerette à l'extrémité d'une douille en matière élastomère engagée à l'état de précontrainte sur un manchon prolongeant la tubulure de sortie du robinet et appuyée élastiquement contre l'opercule. Quand on déplace l'opercule dans le sens de l'ouverture du robinet, il se produit à travers la fente une fuite croissante entre le corps du robinet et l'orifice du siège, puis l'opercule commence à découvrir cet orifice.On obtient ainsi une certaine progressivité de l'ouverture du robinet, mais la progressivité aux fai bles débits est insuffisante dans certains cas et en par ticulier n'est pas compatible avec les exigences, rappe lées plus haut, du réglage d'un appareil de chauffage. La présente invention a pour objet des perfec tionnements qui permettent notamment d'obtenir une très grande progressivité du réglage aux faibles débits. Selon un des aspects de l'invention, l'entaille comprend une rainure creusée dans la surface de 1 'opercule qui frotté contre le siège et ayant ante section croissante à partir de son extrémité antérieure, ctest-à-dire de son extrémité qui s'engage la première en regard de l'orifice du siège au cours du mouvement de l'opercule de la position de fermeture vers la position d'ouverture. Le siège est avantageusement formé par un bour relet annulaire à section courbe, par exemple circulaire ou en arc de cercle, maintenu élastiquement en contact avec l'opercule. Ainsi, le contact entre la surface courbe du bourrelet et 1 1opercule se fait pratiquement suivant une ligne, et la section de passage de la fuite qui se pro duit entre le corps du robinet et l'orifice du siège quand on commence à ouvrir le robinet est la section de la rainure qui se trouve en regard de la ligne de contact. Le débit de fuite est déterminé par cette section de passage, qui augmente progressivement à mesure qu'on ouvre le robinet, puisque la section le la rainure est croissante dans ce sens.Il convient de remarquer que le contact linéaire entre la surface courbe du bourrelet et l'opercule permet d'assurer plus facilement la fermeture étanche du robinet que le contact superficiel entre l'opercule et un siège simplement formé par une collerette. Il suffira donc d'appuyer le siège contre l'opercule avec une force modérée. On limitera ainsi le frottement et donc l'usure. La rainure a avantageusement une profondeur crois sante à partir de son extrémité antérieure, et cette pro fondeur peut augmenter progressivement jusqu'à devenir éga le à l'épaisseur de l'opercule, de sorte que la rainure se poursuit par une fente. L'entaille peut aboutir dans la lumière de l'o- percule, comme dans le brevet des Etats-Unis mentionné plus haut, ou bien aboutir à une extrémité postérieure située à 1 1extérieur de la lumière. Dans ta mode de réalisation, le siège est un bourrelet torique ou en forme de portion de tore et coopère avec un opercule plat en forme de disque ou de secteur monté à rotation autour de son centre, et ltentaille pratiquée dans cet opercule comprend une portion d'extrémité antérieure recourbée ayant sa concavité tournée vers ledit centre, et suit une direction générale qui la rapproche de celui-ci à mesure qu'elle s'écarte de ladite extrémité antérieure. L'entaille est avantageusement conformée et disposée sur l'opercule de façon telle qu'au cours du mouvement de rotation de celui-ci dans le sens de l'ouverture du robinet, l'entaille ne coupe qu'une seule fois la ligne de contact du bourrelet entre le moment où l'extrémité antérieure de entaille pénètre dans le contour de cette ligne et le moment où la lumière atteint ce contour. Les perfectionnements selon l'invention permettent aussi, l'entaille étant constituée d'un bout à l'autre par une fente traversant 1 'opercule comme dans le brevet des EFaSs-Unis mentionné plus haut, d'obtenir à la fois une bonne progressivité de réglage aux faibles débits et une très bonne étanchéité du robinet en position de fermeture. A cet effet, selon un autre aspect de l'invention le siège est formé par un bourrelet annulaire à section courbe, par exemple circulaire ou en arc de cercle, maintenu élastiquement en contact avec 1' opercule suivant une ligne de contact dont le contour définit l'orifice du siège et un des bords latéraux au moins de la fente forme une arête vive avec la surface de ltopercule, ladite fente étant conformée et disposée de façon que cette arête balaie la majeure partie au moins de la ligne de contact du bourrelet pour en chasser les grains de sable ou autres impuretés solides, quand on déplace l'opercule dans le sens de la fermeture du robinet, entre la position d'ouverture et la position dans laquelle l'extrémité de la fente sort du contour de cette ligne de contact. On obtient ainsi une étanchéité parfaite à la fermeture et on est assuré gue, dans les positions intermédiaires où la fente se trouve en regard du siège, il ne se produit pas de fuites para sites dues à la présence d'impuretés entre le siège et l'opercule. Le contact linéaire entre la surface courbe du bourrelet et l'opercule permet d'assurer plus facilement la fermeture étanche du Robinet que le contact superficiel entre l'opercule et le siège connu formé par une collerette. I1 suffira donc d'appuyer le siège contre l'opercule avec une force modérée. On limitera ainsi le frottement et donc l'usure. La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant des figures que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue en plan prise de l'intérieur d'une botte à eau d'échangeur tubulaire pourvue d'un robinet selon l'invention, représenté en position de fer mettre la figure 2 est une vue en plan prise de l'extérieur de la boîte à eau avec arrachement partiel, le robinet étant représenté grand ouvert la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne III-III de la figure 1 la figure 4 est une vue partielle en coupe à plus grande échelle selon la ligne IV-IV de la figure 1 la figure 5 montre le ressort qui agit sur la collerette, vu en plan à l'échelle des figures 1 à 3 la figure 6 est une vue en coupe selon la ligne VI-VI de la figure 5 la figure 7 est une vue partielle analogue à la figure 1, montrant l'opercule dans une position intermé aviaire ;; la figure 8 est une vue en coupe selon la ligne VITL-VJ-II de la figure 7, à l'échelle de la figure 4 les figures 9 et 10 sont des vues analogues respectivement aux figures 7 et 8, montrant un autre mode de réalisation la figure 11 est une vue analogue aux figures 7 et 9, montrant un autre mode de réalisation encore. La boîte à eau représentée sur les figures 1 à ^ est de forme générale classique. Elle comprend un fond rectangulaire 1 et quatre parois 2, 3, 4, 5 entourant un espace parallélépipédique divisé en deux compartiments 6, 7 par une cloison médiane 8 Le fond 1 est traversé par une tubulure d'entrée 9 et une tubulure de sortie 10 qui débouchent respectivement dans les compartiments 6 et 7. De façon bien connue, cette boute à eau est destinée à être fixée à une plaque à tubes supportant les tubes d'échange de chaleur d'un appareil de chauffage de véhicule automobile (non représentés). En service, de l'eau chaude prélevée sur le circuit de refroidissement du moteur (non représenté) du véhicule entre par la tubulure 9 dans le-com partiment 6, parcourt les tubes d'échange de chaleur (non représentés) qui communiquent avec celui-ci, puis ceux qui aboutissent dans le compartiment 7, cède sa chaleur à un courant d'air qui lèche la surface extérieure des tubes non représentés et retourne, refroidie, de ce compartiment 7 au circuit de refroidissement non représenté Rr la tubulure 10. On règle la température de l'air en réglant le débit d'eau au moyen d'un robinet désigné dans son ensemble par la référence 11. Ce robinet 1l comprend un siège 12 dont la section de passage est réglée par un opercule 130 Le siège 12 est formé par un bourrelet en forme de portion de tore (voir en particulier la figure 4) qui fait saillie au-dessus d'une collerette annulaire 14 formant l'extrémité d'une douille en matière élastomère 15 dont la portion tubulaire 16 est engagée en état de précontrainte sur un manchon effilé 17 qui prolonge la tubulure 10, et l'opercule 13 est constitué par une plaque en forme de secteur solidaire d'un tourillon 18 monté à rotation dans un palier 19 du fond 1 et actionné par un levier 20. L'étanchéité est assurée par un joint 18a.L'axe YY' du tourillon 18 est parallèle à l'axe XX' du manchon 17, de sorte que l'opercule plat 13, quand on le fait tourner au moyen du levier 20, se déplace dans son plan au contact du siège 12. La douille 15 est faite en un caoutchouc synthétique résistant aux produits antigel que l'on ajoute en hiver à l'eau de refroidissement des moteurs de véhicules, par exemple un caoutchouc nitrile. On obtient un bon fonc tionnement du robinet en choisissant un caoutchouc ayant une dureté Shore de 70 environ. A l'état libre, la portion tubulaire 16 est cylindrique et la collerette 14 est perpendiculaire à l'axe de cette portion 16. La surface extérieure tronconique 17a du manchon 17 est lisse et sa petite base 17b a un diamètre sensiblement égal au diamètre intérieur de la portion tubulaire 16 à llétat libre.Quand la douille 15 est engagée sur le manchon 17, elle est donc déformée élastiquement et sa portion tubulaire 16, qui est serrée étroitement autour du manchon et assure ainsi llé- tanchéité autour de celui-ci, a, en outre, tendance à reprendre sa forme cylindrique en coulissant sur la surface lisse 17a , de sorte que le bourrelet annulaire 12 est maintenu appliqué contre opercule 13 et porte contre celui-ci suivant une ligne de contact circulaire 12a (voir notamment les figures 3 et 4). L'opercule 13 est percé d'une lumière circulaire 21, dont le diamètre est sensiblement égal à celui de l'o- rifice 12b du siège 12 et dont le centre est à la même distance de l'axe YY' que le centre de cet orifice 12b. Dans la surface 13a de l'opercule 13 contre laquelle est appli aué le siège 12, est creusée une rainure 22 qui débouche dans la lumière 21 et dont la section va en décroissant de cette lumière 21 jusqu'à son extrémité antérieure 22a. Cette rainure 22 comprend une courte embouchure 23 qui part de la lumière 21 à peu près perpendiculairement au contour de celle-ci, c'est-à-dire en direction de l'axe TTl, une portion principale 24 partant de l'embouchure 23 et s'éloignant de î1axe yYI à mesure qu'elle s'écarte de cette embouchure, et une portion d'extrémité antérieure recourbée 25 ayant sa concavité tournée vers l'axe yyl et aboutissant à l'extrémité antérieure 22a de la rainure. Les parois latérales 26, 27 de la rainure (figure ) sont perpendiculaires à la surface 13a de l'opercule et se raccordent respectivement à celle-ci par des arêtes vives 26a, 27a. Dans les portions 24 et 25 de la rainure, les parois latérales 26, 27 sont parallèles, de sorte que la rainure a une largeur constante, et le fond 28 de la rainure est en pente (voir figure 8), de sorte que la profondeur de la rainure va en augmentant de l'extrémité 22a à l'embouchure 23. Lorsque le robinet est ferné (position représentée sur la figure 1), la ligne de contact 12a du siège 12 se trouve en face d'une partie pleine de l'opercule 13 et le siège 12 est appliqué, comme on l'a dit, contre cette partie pleine suivant la ligne de contact 12a, isolant ainsi de façon étanche la tubulure de sortie 10 du compartiment 7. Quand on fait tourner 1 'opercule 13 dans le sens de la flèche F (figure 1), l'extrémité antérieure 22a de la rainure 22 dépasse la ligne de contact 12a et s'engage à l'intérieur du contour de celle-ci, offrant ainsi au liquide emplissant le compartiment 7 un passage par la rainure 22 vers le manchon 17 qui communicue avec la tubulure de sortie 10. I1 se produit ainsi une fuite de liquide suivant la flèche f (figure 8), la section de passage offerte au liquide étant la section sensiblement rectangulaire fi gurée en 29, définie par le fond 28, les parois latérales 26, 27 et la ligne de contact 12a .A mesure go'on fait tourner l'opercule dans le sens de la flèche F, le fond 28 de la rainure 22 s'écarte de la ligne de contact 12a, de sorte que la section de passage 29 augmente progressivement et que le débit de fuite augmente de façon concomitante. La trajectoire de l'extrémité antérieure 22a~ de la rainure 22 est représentée en trait mixte en 30 sur la figure 7, et on voit sur cette figure que la rainure 22 est conformée et disposée sur l'opercule 13 de façon telle que cette extrémité 22a ne sort pas du contour de la ligne de contact 12a entre le moment où elle y pénètre et le moment où la lumière 21 atteint ce contour 12a (position de l'opercule 13 représentée sur la figure 7) Pendant tout le mouvement d'ouverture du robinet, la rainure 23 ne coupe qu'une seule fois la ligne de contact l2a, et n'ouvre donc qu'une seule section de fuite 29 depuis le moment où son extrémité antérieure 22a pénètre dans le contour de cette ligne 12a jusqu'au moment où la lumière 21 atteint ce contour et commence à découvrir le siège, de sorte que, jusqu a ce dernier moment, le débit de fuite augmente progressivement de façon continue. On voit aussi sur les dessins que, pendant le mouvement de fermeture entre les positions représentées respectivement sur les figures 2 et 1, les arêtes 26a et 27a balaient la ligne de contact 12a sur la quasi-totalité de sa périphérie, chassant ainsi dans l'écoulement de fuite du fluide les grains de sable ou autres impuretés solides qui risqueraient de se trouver emprisonnés entre le bourrelet 12 et la surface 13a de l'opercule. La seule portion de la ligne de contact 12a gui ne soit pas balayée est le petit arc de cercle 31 qui se trouve en dessous de la trajectoire 30 sur la figure 7. Lorsque le robinet est fermé, la pression de 1' eau dans le compartiment 7 agit sur 1 'opercule 13 et sur la collerette 14 pour appliquer le bourrelet 12 contre l'opercule et vagit donc, pour assurer l'étanchéité, avec la tendance de la. douille 15 à coulisser sur la surface conique 17a comme on l'a déjà expliqué. A mesure qu'on ouvre le robinet, la différence de pression entre le compartiment 7 et la tubulure 10 diminue.Si donc, pour une raison ou pour une autre (par exemple par suite de durcissement du caoutchouc ou du gommage provoqué par un dépôt de tartre ou d'une autre matière entre la surface 17a et la portion tubulaire 16), cette tendance au coulissement venait à disparaître, le bourrelet 12 risquerait de ne plus être appliqué contre l'opercule lorsque le robinet est ouvert et de ne plus s'y appliquer de nouveau quand on referme le robinet, de sorte que l'étanchéité risquerait de ne plus être assurée. Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 1 à 6, on élimine ce risque en assistant la tendance de la douille 15 à appliquer le bourrelet 12 contre l'opercule 13, au moyen d'un ressort 32 engagé autour du manchon 17 et comprimé entre la collerette 14 et des surfaces d'appui 33, 3L!- du fond 1. Le ressort 32 (figures 5 et 6) est constitué par une plaque mince d'acier à ressort percée d'une ouverture circulaire 35 et recourbée en dièdre très obtus de manière à former une arête comprenant deux portions alignées 36, 36a dianetralement opposées de part et d'autre de l'ouverture. Les deux bords de la plaque parallèles à l'arête 36, 36a sont rabattus en 37 et 38.Le ressort 32 est enfilé sur le manchon 17 (avant mise en place de la douille en matière élastomère 15) et ses bords rabattus 37 et 38 reposent contre les surfaces d'appui 33 et 34 respectivement, de façon que l'arête 35, 36 & porte contre deux régions diamétralement opposées de la collerette 14. Les surfaces d'appui 33 et 34 sont pratiquées dans la face intérieure du fond 1, et ce fond 1 est -1uni sur sa face extérieure (voir figure 2) de deux bossages 39, 40 servant de butées pour limiter le débattezent du levier 20 entre la position de fermeture (non représentée) et la po- sition d'ouverture (représentée). Un troisième bossage 4-1, traversé par une fente lita, sert à fixer la gaine 42a d'un câble souple 42 de commande du levier 20. Les figures 9 et 10, sur lesquelles les éléments jouant le meme rôle que sur les figures précédentes sont désignés par les memes chiffres de référence augmentés de 100 unités, illustrent une variante portant uniquement sur la disposition et le conformation de l'entaille. Cette entaille 122 comprend ici une section antérieure t3 cons tituée par une rainure et une section postérieure 44 constituée par une fente.La profondeur de la rainure 43 augmente progressivement à partir de l'extrémité antérieure 122a de l'entaille, jusqu'à devenir égale à l'épaisseur e de l'opercule de sorte que la rainure se poursuit par la fente 44. En outre, l'entaille 122 n'aboutit pas dans la lumière 121 ; son extrémité postérieure l22b, qui coincide avec celle de la fente 44, est située à l'extérieur de cette lumière. Pendant le mouvement d'ouverture du robinet, la section de passage offerte au liquide est d'abord, comme dans le mode de réalisation des figures précédentes, une section droite de la rainure 43, définie par le fond 128 de celle-ci, ses parois latérales et la ligne de contact l22a. Ensuite, dès que l'extrémité postérieure 43a de la rainure a pénétré à l'intérieur du contour de la ligne de contact 112-, la section de passage est définie par une surface rectangulaire 129 située dans un plan incliné et définie par cette ligne 112a, cette extrémité 43a de la rainure et les parois latérales de la fente 44. Comme on le voit sur les figures 9 et 10, cette section de passage augmente conti nullement jusqu'à ce que la lumière 121 ait atteint la ligne de contact 112a et commence à découvrir le siège. Une autre variante de l'entaille est représentée sur l & figure 11, sur laquelle les éléments jouant le même rôle que sur les figures 1 à 8 sont désignés par les mêmes chiffres de référence augmentés de 200 unités. On a tracé en 5 et LL sur l'opercule 213 les deux courbes enveloppes de la ligne de contact 212es au cours du déplacement relatif du siège par rapport à l'opercule. Ces deux courbes idéales '5, 46 sont des cercles dont le centre est placé sur l'axe YY' du tourillon 218 et qui sont tangents à la ligne de contact 212a dans toutes les positions de l'opercule. L'entaille 222 comprend, en partant de son extrémité antérieure 222a, une portion d'extrémité recourbée 225 ayant sa concavité tournée vers l'axe YY' et coupant deux fois la courbe idéale 45, et une portion 224 disposée dans une direction générale qui la rapproche de cet axe yy t à mesure qu'elle s'écarte de l'extrémité antérieure 222a et S t étendant jusqu'à une extrémité postérieure 222b située au-delå de la courbe 46, de sorte que l'entaille 222 coupe aussi la courbe 46. Du fait qu'elle coupe au moins une fois chacune des deux courbes enveloppes "5, 46, l'entaille 222 balaie la totalité de la périphérie de la ligne de contact 212a pendant le mouvement de fermeture du robinet, de sorte que les arêtes 226a et 227a chassent dans l'écoulement de liquide les impuretés solides qui risqueraient de se trouver emprisonnées entre le bourrelet et la surface de ltoper- cule. Dans le mode de réalisation représenté l'entaille le 222 est une rainure comme dans le mode de réalisation des figures 1 à 8, mais elle pourrait aussi comporter une rainure prolongée par une fente comme dans le mode de réalisation des figures 9 et 10 ou encore être une fente d'un bout à l'autre. Elle coupe plusieurs fois la ligne de contact 212a dans certaines positions de l'opercule comprises entre la position de fermeture et celle dans laquelle la lumière 221 atteint la ligne de contact 212a , de sorte que la rainure 222 peut offrir simultanément deux sections de passage au fluide, mais il est possible de régler ses dimensions de façon que, pendant l'ouverture du robinet, le débit de li- guide varie avec la progressivité désirée. R E V E N D I C A X I O N S 1. Robinet servant à régler un débit de fluide et comprenant un corps de robinet qui contient un opercule mobile contre un siège en n?tière élastomère, avec contact frottant étanche dudit siège contre la surface en regard dudit opercule, entre une position de fermeture où l'orifice du siège est obturé par une partie pleine de ladite sur face ,et une position d'ouverture où une lumière de 1' oper- cule découvre cet orifice, l'opercule étant pourvu d'une entaille qui s'engage progressivement en regard dudit orifice au cours du mouvement de l'opercule de ladite position de fermeture vers ladite position d'ouverture, de manière offrir au fluide une section de passage croissante jusgu'à ce que la lumière commence à découvrir l'orifice, caractérisé en ce que cette entaille comprend une rainure creusée dans ladite surface de l'opercule et ayant une section croissante à partir de son extrémité antérieure, c'està-dire de son extrémité gui s'engage la première en regard dudit orifice au cours dudit mouvement de l'opercule. 2. Robinet selon la revendication 1, caractérisé en ce que le siège est formé par un bourrelet annulaire à section courbe, par exemple circulaire ou en arc de cercle, maintenu élastiquement en contact avec l'opercule. 3. Robinet selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la rainure a une profondeur croissante à partir de son extrémité antérieure. 4. Robinet selon la revendication 3, caractérisé en ce que la profondeur de la rainure augmente progressivement jusqu'à devenir égale à l'épaisseur de l'opercule, de sorte que' a rainure se poursuit par une fente. 5. Robinet selon une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'entaille présente une extrémité postérieure située à l'extérieur de la lumière. 6. Robinet selon une quelconque des revendications 2 à 5, dans lequel le siège est un bourrelet torique ou en forme de portion de tore et coopère avec un opercule plat en forme de disgue ou de secteur monté à rotation autour de son centre, caractérisé en ce que l'entaille pratiquée dans cet opercule comprend une portion d'extrémité antérieure recourbée ayant sa concavité tournée vers ledit centre, et suit une direction générale qui la rapproche de celu}ci à mesure qu'elle s'écarte de ladite extrémité antérieure. 7. Robinet selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'entaille est conformée et disposée sur l'oper- cule de façon telle qu'au cours du mouvement de rotation de celui-ci dans le sens de 1' ouverture du robinet, 1 'en- taille ne coupe ou'une seule fois la ligne de contact du bourrelet entre le moment où l'extrémité antérieure de l'entaille pénètre dans le contour de cette ligne et le moment où la lumière atteint ce contour. 8. Robinet selon une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que l'un au moins les bords latéraux de l'entaille forme une arête vive avec la surface de l'opercule, et que l'entaille est conformée et disposée de façon que cette arête balaie la majeure partie au moins de la ligne de contact du bourrelet au cours du mouvement de l'opercule de la position d'ouverture à la position de fermeture. 9. Robinet servant à régler un débit de fluide et comprenant un corps de robinet qui contient un opercule mobile contre un siège en matière élastomère, avec contact frottant étanche entre ledit opercule et le siège, entre une position de fermeture où l'orifice du siège est obturé par une portion pleine de l'opercule et une position d'ouverture où une lumière de l'opercule découvre cet orifice, l'opercule étant pourvu d'une fente qui s'engage progressivement en regard de l'orifice au cours du mouvement de l'opercule de la position de fermeture vers la position d'ouverture de manière à offrir au fluide une section de passage croissante jusqu'à ce que la lumière commence à découvrir ledit orifice, caractérisé en ce que le siège est formé par un bourrelet annulaire à section courbe, par exemple circulaire ou en arc de cercle, maintenu élastiquement en contact avec l'opercule, suivant une ligne de contact dont le contour définit ledit orifice, que l'un au moins des bords latéraux de l'entaille forme une arête vive avec la surface de l'opercule, et que la fente est conformée et disposée de façon que cette arête balaie la majeure partie au moins de la ligne de contact du bourrelet au cours du mouvement de l'opercule de la position d'ouverture à la position de fermeture. 10. Robinet selon la revendication 8 ou la revendication 9, caractérisé en ce que l'entaille ou la fente est disposée de manière à couper deux lignes idéales de opercule qui forment les enveloppes de la ligne de contact du bourrelet au cours du mouvement relatif de celuici par rapport à l'opercule 11.Robinet selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le siège est formé sur une collerette annulaire aituée à I'extrénité d'une douille en matière élastomère engagée en état de précontrainte sur un manchon prolongeant la tubulure de sortie du robinet, ce manchon ayant de préférence une surface conique sur laquelle est engagée la douille en matière élastomère, de sorte que celle-ci a tendance à coulisser sur cette surface conique en se rétrécissant élastiquement et donc à appliquer contre l'opercule le bourrelet formant le siège. 12. Robinet selon la revendication 11, caractérisé en ce que la collerette annulaire est poussée vers l'opercule par un ressort engagé autour du manchon. 13. Robinet selon la revendication 12, caractérisé en ce que le ressort est formé par une plaque mince percée d'une ouverture et recourbée en forme de dièdre dont l'arc te porte contre deux régions diamétralement opposées de la collerette.