La présente invention concerne une construction légere en matériaux durs. Elle permet la réalisation de locaux professionnels ou d'habitation a des conditions particulièrement économiques, ces locaux présentant cependant une bonne résistance aux intempéries et éventuellement même aux séismes. Elle permet aussi une grande variété de plans d'implantation des constructions. Il est connu d'utiliser, pour la réalisation de cons- tructions légères et économiques, des éléments de construction plats en agglomérés présentant des canaux verticaux. Selon une particularité de l'invention, dans un certain nombre de ces canaux situés verticalement dans le prolongement l'un de l'autre passent des armatures métalliques dont les extrémités sont respectivement ancrées dans deux ceintures de béton, l'une, inférieure, correspondant a la fondation, l'autre, supérieure, au couronnement des murs périphériques de la construction. Selon une autre particularité de l'invention, la construction comprend, intérieurement au moins, un mat et, aux armatures verticales traversant les murs, sont raccordés des armatures ou des câbles qui sont tendus et rattachés au sommet du mât. L'ensemble de ces armatures ou câbles reliés au mat constitue une charpente légère sur laquelle peut reposer une couverture formée de plaques, par exemple en stratifiés de verre et de résine ou en fibro-ciment. Les éléments de construction sont réalisés, avantageusement, par moulage, par exemple d'un mélange de plâtre et de mâchefer ou autres scories. Dans les canaux verticaux alignés de ces éléments, est organisée une circulation d'air. Une telle circulation d'air, en asséchant les éléments de construction par l'inte- rieur, empêche leur détérioration. De préférence, cette circulation d'air est collectée dans au moins une gaine située à la base des murs de la construction, du côté intérieur de celle-ci, par le moyen d'un ventilateur, ce qui permet, en régime d'été, une ventilation et, en hiver, le chauffage de la construction, l'air soufflé a l'intérieur de celle-ci, aprbs avoir passé dans les canaux, étant chauffé par un aérotherme. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en oeuvre. La figure 1 est une vue en perspective schématique d'une construction conforme à l'invention. Les figures 2 et 3 sont deux coupes verticales d'un mur de cette construction. La figure 4 est une coupe par IV-IV de la figure 3. La figure 5 est une coupe verticale d'une réalisation de plafond. La construction montrée sur ces figures repose sur une fondation 1 de béton dont le contour est celui de la construction. Dans cette fondation, sont noyées les extrémités inférieures 2a d'armatures d'acier 2. Sur la fondation 1 sont édifiés les murs de la construction au moyen d'éléments plats 3 superposés à la manière de briques. Ces éléments 3 comportent chacun un certain nombre de canaux verticaux 4 qui, dans la superposition des éléments, se trouvent alignés verticalement. De plus, les éléments sont assemblés au moins latéralement à tenon (3a) et mortaise (3b) de manière en soi connue. L'un au moins des canaux de chaque élément est traversé par une armature 2 sur laquelle, à la construction, il est enfilé. Les autres canaux restent libres. Pour faciliter l'enfilage des armatures 2, celles-ci peuvent être en plusieurs parties raccordées bout à bout, par exemple par torsades ou crochets. Lorsque les murs sont entierement édifiés, en y ménageant les ouvertures 5, 6 et 7 par exemple des fenêtres et portes, la construction est couronnée par une ceinture de béton 8 (qui peut comporter des armatures de renforcement 9) dans laquelle est ménagé, au droit de chaque canal vertical 4 des éléments 3 superposés, un trou 10 qui prolonge ce canal. Après prise du béton, les armatures 2 dépassant la ceinture 8 sont tendues, par exemple, au moyen de leviers, crics ou vérins, et sont ancrées par calage sur la face supérieure de la ceinture, comme montré en 12 sur la figure 2. Pour la protection des armatures 2, les canaux qui les contiennent peuvent être remplis de mortier. Pour la couverture de la construction, au moins un mat 30, de préférence un tube métallique, est érigé en position centrale. La partie inférieure de ce mât est incorporée à une cloison ou un mur de refend pour son maintien en position verticale. Des armatures ou des câbles 31 sont alors tendus entre les ancrages 12 des armatures 2 et le sommet du mât. Des lattes 32 sont ensuite fixées sur les armatures 31 (par ligatures, par pinces vissées ou autres moyens équivalents) et, sur ces lattes, sont fixées les plaques de couverture 33 qui débordent les murs et protègent les entrées des trous 10. Lorsque la construction s'étend en longueur, plusieurs mâts de ce genre peuvent être répartis le long du plan médian longitudinal de cette construction. Les éléments 3 sont avantageusement obtenus par moulage à partir d'un mélange de plâtre et de mâchefer. Ils peuvent être revêtus, sur leur face interne, d'une couche de plâtre lissée et, sur leur face externe, d'un enduit de bitume, asphalte, ou de béton, ou même de matière plastique, enduit destiné à éviter la pénétration directe, dans ces éléments, de la pluie ou de l'humidité extérieure. Néanmoins, le plâtre étant très hygroscopique, la conservation de tels éléments serait mal assurée s'ils ne pouvaient être séchés par l'aération assurée par les canaux 4 non occupés par les armatures 2. A cette fin, les canaux 4 libres, débouchant à la partie supérieure dans les trous 10, sont mis en communication à leur base avec l'intérieur de la construction par des ouvertures 13 défoncées dans la paroi des éléments 3. Ces trous débouchent dans une gaine collectrice qui peut être formée par une cornière 14, en planches par exemple, dont les bords sont jointoyés aux murs et au plancher. En un point au moins de chaque local intérieur à la construction, cette gaine débouche dans une boite communiquant avec un court conduit 17 contenant un ventilateur 18, conduit qui est fermé par une grille d'aérotherme 19. En hiver, l'air extérieur est aspiré à travers les canaux 4 (flèche 20) et, après chauffage dans l'aérotherme, il est refoulé dans le local (flèche 21). En été, l'aérotherme est supprimé et l'air est aspiré dans le local pour être refoulé dans les canaux 4 (flèche 22) et sortir par les trous 10 (flèche 23). Dans les deux cas, l'air qui circule dans les canaux est un air sec plus frais que la température de paroi du canal 4 et qui ainsi entraine sous forme de vapeur l'eau que tendent à retenir les éléments 3. Les plafonds 25 des locaux intérieurs à la construction peuvent être formés de plaques reposant, par exemple, sur une charpente légère de profilés en T, appuyée sur les cloisons intérieures et sur le rebord 26 ménagé au bord interne de la ceinture 8. On peut aussi couler sur place un tel plafond. A cette fin, une plaque lisse étant étayée entre deux appuis pris, par exemple, sur le rebord 26 et une cloison intérieure de la construction, au niveau du plafond à réaliser, on dispose; sur ces plaques, deux couches croisées 27 et 28 de paille, joncs, roseaux ou autres végétaux légers en brins rectilignes présentant une bonne résistance à la traction. Sur ces couches est coulé du plâtre liquide dans lequel les végétaux se trouvent noyés. Après durcissement, on obtient ainsi une dalle de plafond tres résistante. L'invention s'applique à toutes sortes de constructions, soit pour constituer des locaux durables pour l'habitation ou le travail, soit pour la réalisation de locaux à usage temporaire, tels que les locaux provisoires de chantier ou d'exposition. REVENDICATIONS 1. Construction dont les parois sont formées d'éléments parallélépipédiques superposés et justaposés comportant des canaux verticaux, caractérisée en ce que les canaux se prolongeant mutuellement de la base au sommet de la construction, un certain nombre d'entre eux sont occupés par des armatures ancrées, à la base, dans une ceinture de fondation et, au sommet, sur une ceinture de couronnement. 2. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que les armatures sont tendues. 3. Construction selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'un mât au moins est érigé en position centrale dans la construction, et le sommet de ce mât est relié par des armatures tendues, au niveau de la ceinture de couronnement, aux armatures traversant les éléments de-paroi. 4. Construction selon la revendication 3, caractérisée en ce que les armatures tendues aboutissant au mât supportent des plaques de couverture de la construction. 5. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que les canaux contenant ces armatures sont garnis de mortier. 6. Construction selon les revendications 1 et 4, caractérisée en ce que les canaux dépourvus d'armatures débouchent au sommet à travers la ceinture de couronnement et, à la base, vers l'intérieur du local. 7. Construction selon la revendication 5, caracteri- sée en ce que les canaux débouchent à la base dans une ,aj~i71- s'étendant à la périphérie interne de la base de la construction, gaine reliée à un ventilateur. 8. Construction selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'au ventilateur est associée une grille aérotherme. 9. Construction selon les revendications 6 et 7, caractérisée en ce que le séns de rotation du ventilateur est inversable. 10. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments sont obtenus par moulage à partir d'un mélange de plâtre et de scories. 11. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que le plafond d'un local de la construction est constitué par du plâtre coulé sur place, armé par deux couches croi sées de végétaux légers à brins quasi rectilignes résistant à la traction.