L'invention a pour objet une pince à électrode de soudure. Les pinces à électrode de soudure doivent satisfaire des conditions multiples. L'électrode, habituellement constituée par une simple tige cylindrique, doit être maintenue par la pince. Elle doit pouvoir être détachée rapidement et facilement de la pince lorsqutelle est usée. La mise en place d'une électrode neuve doit être également rapide et facile. La conduction de courant à ltélectrode est à assurer sans pertes. La pince doit être bien en main pour réduire la fatigue de 11 ouvrier soudeur. La protection de celui-ci à l'égard du courant électrique doit être assurée. La constitution de la pince doit être aussi simple que possible et le prix de revient réduit. De nombreuses pinces de soudure sont utilisées, mais aucune jusqu'à présent ne satisfait l'ensemble de ces conditions. Certaines sont compliquées. Pour d'autres, l'actionnement pour ltenlève- ment d'une électrode et la mise en place d'une nouvelle électrode est malaisé. Pour certaines, le démontage est difficile, sinon impossible. La pince à électrode selon l'invention satisfait toutes ces conditions. Elle est caractérisée par ce fait que le maintien de la tige électrode est assuré par la force de pression qu'exerce une pièce de poussée soumise à l'action d'un ressort, des moyens étant prévus pour, par un actionnement manuel, déplacer ladite pièce contre l'action du ressort et ainsi permettre le dégagement de l'électrode. R Selon une forme de réalisation, les moyens d'actionnement consistent en un poussoir monté à coulissement dans un bouchon obturant l'extrémité du canal longitudinal dans lequel est logée la pièce de pression et présentant à son extrémité externe un bouton faisant saillie par rapport au corps de la pince, de sorte que par poussée sur ledit bouton, le poussoir traverse par son autre extrémité l'intervalle recevant l'électrode et repoussant la pièce de pression libère ladite électrode, permettant ainsi son enlèvement. La description qui suit, faite à titre d'exemple, se réfère au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue en élévation - la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne 2-2 de la figure i ; - la figure 3 est une vue en coupe à plus grande échelle de la partie supérieure de la pince. La pince à électrode comprend une gaine 11 constituée par un tube cylindrique en matière isolante dont la longueur et le diamètre sont adaptés à la préhension par la main de l'ouvrier dans la partie 12 adjacente à l'extrémité 13, placée vers le bas sur les figures et le maintien d'une électrode par la partie 14 adjacente à l'extrémité oppisée 15. Dans sa partie 12, la gaine 11 est percée suivant un trou 16 dont l'axe 17 est perpendiculaire à l'axe 18 de ladite gaine. Dans sa partie 14, la gaine est percée suivant un trou cylindrique 19 dont l'axe 21 est perpendiculaire à l'axe 18 et dont le diamètre est quelque peu supérieur à celui dune tige électrode. A l'intérieur de la gaine isolante Il est logé un corps tubulaire métallique 22, avantageusement en acier, dont la longueur est quelque peu inférieure à celle de la gaine 11, de sorte que solidaire de celle-ci, par exemple par son enfoncement à force, son extrémité 23 est distante de l'extrémité 13 et l'extrémi- té opposée 24 est distante de l'extrémité 15 de la gaine. le corps 22 est percé suivant un trou taraudé -25 coaxial au trou 16 et sensiblement de même diamètre que celui-ci. il présente, vers son extrémité opposée, un trou cylindrique 26, à paroi lisse, coaxial au trou 19 de la gaine et dont le diamètre permet le passage à glissement d'une tige électrode. Vers sa mi-hauteur, le corps 22 est percé suivant deux trous diamétralement opposés 27 et 28 dont l'axe commun 29 peut être perpendiculaire au plan qui contient les axes 21 et 17. Dans les trous 27 et 28 sont logées les extrémités 31 et 32 d'une goupille 33, solidarisée avec le corps 22. Sur ladite goupille prend appui une rondelle 34 montée à coulissement dans le canal 35 que limite la surface interne 36 du corps 22. ladite rondelle sert, par sa face 37 opposée à sa face 38 coopérant avec la goupille 33, à l'appui d'un fort ressort à boudin 39 logé dans le canal 35, et dont l'extrémité 41, opposée à l'extrémité 42 coopérant avec la rondelle 34, coopère avec une face frontale 43 d'une pièce de pression 44. ladite pièce de pression 44 est une pièce métallique massive, de forme cylindrique, montée à coulissement dans le canal 35 et dont la face externe 45 coopère ainsi avec la surface interne 36 dudit corps. La longueur de la pièce de pression 44 est telle que sous l'action du ressort 39 la face frontale opposée 46 est au-delà du débouché 47 du trou 26 du corps 22, Dans le corps 22 est enfoncé à force à son extrémité supérieure un bouchon 48 en matière bonne conductrice du courant comme le cuivre et qui, massif, est de forme générale cylindrique, Sa longueur ou hauteur est telle que sa face frontale externe 49 affleurant la tranche d'extrémité 24, sa face frontale interne 51 est légèrement en-deça de la génératrice 52 du trou 26 situé dans un plan passant par l'axe 18. Le bouchon 48 est foré suivant une cheminée 53 dont l'axe est parallèle à l'axe 18 et qui présente un épaulement 54 vers son débouché sur la face frontale interne 51. Dans la cheminée 53 est montée à coulissement la tige 55 d'un poussoir 56 dont la partie de faible diamètre 57 est raccordée à la partie de plus fort diamètre 58 par un épaulement 59. Dans l'intervalle annulaire 61 ménagé entre la partie 57 et le forage 53 est logé un petit ressort à boudin 62- dont les extrémités prennent appui respectivement sur l'épaulement 54 et sur l'épaulement 59. La partie de plus faible diamètre 57 de la tige 55 est guidée par la partie de plus faible diamètre 63 du forage 53. La tige 59 porte à son extrémité externe un bouton 64 dont la face frontale externe 65 est extérieure à la gaine 11. Avec le trou taraudé 25 coopère une vis 66 avec une fente 67 pour l'introduction d'un tournevis. Ladite vis peut ainsi etre amenée dans une position pour laquelle sa face frontale interne 67 dégage entièrement le canal 35. Dans cette condition, il est possible d'introduire dans ledit canal l'extrémité, préalablement dénudée, d'un eâble d'amenée du courant électrique qui, après serrage de la vis 66, est en contact de pression avec la surface interne 36 du corps métallique 22. Dans la condition montrée sur la figure 3, 11 électrode a traverse la gaine 11 par le trou 19 et le corps 22 par le trou 26 et son extrémité interne b ou queue est maintenue fermement serrée entre la face frontale interne 51 du bouchon 48 et la face frontale externe 46 de la pièce de pression 45 sous l'action du fort ressort 39 s'exerçant sur la face frontàle interne 43 de ladite pièce de pression. La conduction du courant à l'électrode se fait par la pièce de pression 44 et le. bouchon 48, tous deux conducteurs, avec lesquels elle est en contact de pression. Lorsque l'ouvrier désire désolidariser 11 électrode a de la pince, il lui suffit d'exercer une poussée sur le bouton 64, par exemple en appuyant le bouton contre un obstacle solide. La tige 55 s'enfonce et sa face frontale 69 coopérant avec la face frontale externe 46 de la pièce de pression 44 repousse celle-ci contre l'action du ressort 39. l'électrode a, libérée, abandonne la pince par l'effet de son propre poids. La mise en place d'une nouvelle électrode se fait en introduisant la queue b de ladite nouvelle électrode dans les trous 19 et 26 de diamètre légèrement plus grand que celui de la tige d'électrode, le poussoir 58 étant enfoncé : la queue b peut ainsi venir en regard de la face frontale 51 du bouchon 48 et lorsque le poussoir 58 est relâché, elle est maintenue par serrage entre ladite face frontale et la face frontale 46 de la pièce de pression 44 ramenée en sa position opératoire par l'action du ressort 39 prenant appui contre la rondelle 34 maintenue par la goupille 33. REVENDICATIONS 1. Pince à électrode de soudure comprenant une gaine isolante et un corps tubulaire intérieur conducteur présentant en relation de co-axialité deux trous pour le passage de l'électrode, caractérisée en ce qu'une pièce de pression est montée à coulissement à l'intérieur du corps et soumise à l'action d'un ressort sur sa face interne, sa face externe ménageant avec la face interne d'un bouchon obturant le corps tubulaire un intervalle pour recevoir la queue de l'électrode et maintenir celle-ci par pression, un poussoir étant prévu pour repousser la pièce de pression contre l'action du ressort pour libérer l'électrode. 2. Pince à électrode selon la revendication 1, caractérisée en ce que le poussoir traverse le bouchon longitudinalement et se termine par un bouton faisant saillie par rapport à la tranche frontale de la gaine. 3. Pince à électrode selon la revendication t, caractérisée en ce que le ressort coopère avec son extrémité opposée à celle en regard de la pièce de pression avec une pièce d'appui transversale intérieure au corps. 4. Pince à électrode selon la revendication 3, caractéri- sée en ce que la pièce d'appui est une rondelle prenant elle-même appui sur une goupille solidaire du corps.