2GO1901 -i- La présente invention concerne un procédé et un appareil pour former une image thermique d'une partie de la peau ayant des nervures ou stries distinctives, ladite image étant formée dans une matière taermochromatique ou thermosensible présentant 5 une hystérésis. On sait que les matières d'un certain groupe, qui sont couramment appelées matières thermochromatiques ou thermosensibles., sont particulièrement utiles pour mrmif-jstor certains phénomènes thermiques à cause de leur aptitude à changer de couleur 10 d'une façon assez rigoureuse lorsqu'elles sont soumises à certaines gammes de températures. Par exemple, l'iodure cupro-mercurique est indiqué comme passant d'un rouge brillant à la température ambiante à un brun foncé ou noir à 69°0« environ pour revenir à son aspect rouge initial après refroidissement 15 . jusqu'à environ. La différence entre la température de transition lorsque la matière est chauffée et celle existant lorsque la matière est refroidie est analogue, par exemple, au phénomène d'hystérésis observé dans les matières magnétiques, et ce phénomène se produisant dans des matières thermosensibles est 20 commodément désigné par effet d'hystérésis. Une autre façon de définir l'effet consiste à dire que la réflectance est une fonction de température à valeur double à certaines températures. Les températures relativement basses auxquelles, les changements de couleur se produisent avec l'iodure cupro-mercurique 25 le rendent intéressant comme moyen de sécurité à utiliser dans des panneaux quadrillés de restitution, des dispositifs d'affichage pendus aux murs, des moyens d'enseignement, etc. Ainsi, même si la matière était à 69°G. et si elle était touchée accidentellement par un observateur, elle semblerait chaude, mais ne 30 risquerait pas de provoquer de blessure. En effet, il a été proposé qu'en touchant avec une màin une matière qui est plus chaude que la température du corps de 37°C., on obtient un moyen pour démontrer la conductibilité thermique de la main d'une personne. Avec des matières thermochromatiques, on peut en effet 35 effectuer une telle démonstration, mais seulement si les conditions permettent que la matière soit dans ou près de la région de température d'hystérésis. C'est-à-dire que la chaleur enlevée par la main doit contraindre une partie au moins de la matière à subir un changement de température qui est accompagné par un 69 03751 2001981 -2- changement de couleur et non pas simplement un changement de température seulement. Bien qu'on ait su jusqu'ici qu'une main présente de nombreuses caractéristiques d'un corps conducteur (ou au moins non isolant), et qu'elle peut affecter la couleur que présente une matière thermochromatique, si certaines conditions sont satisfaites, un facteur qui n'a pas été indiqué jusqu'ici est la définition extrêmement bonne qui peut être obtenue dans certaines circonstances avec une matière thermochromatique et les avantages qui peuvent en découler. C'est-à-dire qu'il a été simplement proposé de pouvoir créer une image thermique dlune main sur une matière thermochromatique. Bien qu'il n'y ait rien à redire à cette suggestion, allé ne souligne pas une propriété beaucoup plus importante de ces matières. On a trouvé maintenant que dans des conditions correctes, on peut créer une image thermique d'un élément qui est beaucoup plus petit que la dimension d'une main. Ainsi, par exemple, on a constaté que les matières thermochromatiques présentent un pouvoir de résolution suffisant pour permettre dans certaines circonstances de créer une image thermique qui est claire dès le début de chacune des petites parties surélevées ou nervures de frottement qui, en combinaison, attribuent à chaque individu ses propres empreintes digitales, des empreintes des pieds , etc. En fait, non seulement les petits détails individuels (c'est-à-dire les extrémités et bifurcations des nervures ou stries) sont dicernables, mais également les détails des pores individuels apparaissant dans les nervures. Par suite, l'image créée avec la matière thermochromatique décrite dans la présente demande comprend les limites externes et les côtés d'une nervure ainsi que le relief de la zone comprise entre.losdites limites, c'est-à-dire la zone où les pores d'une nervure se trouvent. Bien que cette faculté soit importante, elle est encore plus significative lorsqu'elle est combinée avec un moyen permettant de créer un enregistrement définitif de l'image thermique, comme décrit dans la présente demande. Par exemple, on a constaté également qu'une simple photographie en noir et blanc d'une telle image thermique-produit un excellent facsimilé de l'image thermique initiale..Une .telle photographie est capable non seulement de capter, mais souvent, d'améliorer le contraste de l'image produite par les nervures de 69 03751 2001981 frottement et les croux compris entre elles, et par suite, un excellent onregistrenent définitif de l'image thermique peut être obtenu d'une façon aisée et peu coûteuse. Il convient de noter que la technique décrite brièvement 5 ci-dessus pour obtenir '-es empreintes digitales (ou leurs fac-similés) ne mentionne pas la nécessité d'utiliser une encre. L'importance de ce qui précède n'échappera pas à une personne dont- on a dû prendre 1-is empreintes digitales par le procédé classique de transfert d'encre, car il s'agit là d'une expé-10 rience que personne n'oublie facilement. Cependant, à titre comparatif, on va brièvement indiquer ci-après lc-s phases fastidieuses caractéristiques de ce procédé. Premièrement, une petite quantité d'une encre spéciale pour empreintes est placée sur une plaque d'encrage et est ensuite étalée et roulée minu-15 tieusement (parfois pendant trente minutes ou plus) jusqu'à ce qu'une mince peïliculô d'encre recouvre uniformément la plaque. Ensuite, les doigts et le pouce nettoyés et secs d'une personne sont pressés individuellement sur l'encre et sont pressés ensuite en un mouvement roulant d'un côté à l'autre sur la carte 20 d'identité ou d'immatriculation. Ensuite, on prend de nouveau les quatre doigts de la main gauche simultanément, les quatre doigts de la main droite simultanément, et les pouces. Bien que cela ne fasse pas partie du travail courant prescrit, on sait qu'au cours du processus, aussi bien la personne dont on prend 25 les empreintes digitales que la personne qui prend les empreintes ont habituellement leur attention détournée des empreintes pour se surveiller mutuellement et pour surveiller tout ce qui est déjà venu en contact avec l'encre*. Cette précaution supplémentaire n'est pas injustifiée, car la plupart des personnes 30 savent qu'une encre quelconque qui tache accidentellement une chemise, un vêtement, etc., né peut jamais être enlevée après qu'elle est séchée. Si toutes les empreintes sont nettes, la. personnes dont on a pris les empreintes digitales doit alors se .laver les mains et répéter le processus pour la seconde ou 35 troisième carte, etc., qui est habituellement nécessaire. Le temps moyen nécessaire à une personne expérimentée pour prendre les empreintes digitales d'une personne agile et serviable est d'environ 15 minutes, ce temps tenant compte de certaines erreurs fortuites provoquées par un doigt qui glisse et qui pro 69 03751 2.001981 voque un maculage de la carte. Les composés d'encrage modernes pour empreintes digitales sont évidemment supérieurs à ceux utilisés dans le passé, pour lesquels il était habituellement nécessaire d'utiliser des pro-5 duits de nettoyage abrasifs et il fallait environ deux semaines pour enlever les dernières traces d'une prise d'empreintes digitales. Les femmes en particulier trouvaient la difficulté-; de nettoyer leurs mains après la prise d'empreintes digitales comme .outrageante, et par suite, elles ne s'y soumettaient que 10 dans les cas absolument nécessaires. De ce fait, les enquêteurs éventuels n'ont jamais pu tirer entièrement profit d'un classement complot d'empreintes digitales dans des archives centralisées. Ainsi, dans dos cas comprenant des victimes d'une crise d'amnésie, des personnes disparues et des personnes décédées in-15 connues, les empreintes digitales se révélèrent comme étant un outil efficace pour effectuer une identification. Outre leur intérêt connu pour 1'appréhension de criminels, les empreintes digitales peuvent être inestimables pour effectuer une identification après des drames comme des incendies, des inondations, 20 et des accidents de véhicules, etc. LIalgré les avantages qu'on pourrait en tirer, du fait que le procédé classique de prise d'empreintes digitales au moyen d'une encre est si bien connu pour être lent et salissant, il n'a jamais existé de programme local ou national de rassemblement d'empreintes digitales qui 25 ait une réelle chance de succès. Par conséquent, la présente invention a notamment pour but de fournir : - un procédé et un appareil de prise d'empreintes digitales sans utiliser d'encre ; 30 - un procédé d'enregistrement d'empreintes digitales qui est plus rapide et plus propre que les procédés d'encrage classiques ; - un appareil pour produire des images thermiques,qui est caractérisé par une construction et un fonctionnement simples ; 35 - un appareil pour produire de multiples copies d'emprein tes digitales, d'empreintes de pieds,^tc., avec moins de travail au total que celui normalement nécessaire pour obtenir de multiples copies classiques ; - un dispositif pour prendre des empreintes digitales qui 69 03751 2001981 -5-. est caractérisé comme étent particulièrement propre. D1 autres avantages et caractéristiques de l'invention res-sertiren- de la description cui ve suivre faite en regard dos dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement 5 linit&tif, plusieurs formes ce réalisation de l'invention, our ces dessins : la figure 1 est ur_ graphique de la réflectance d'une lumière rouge d'un laser en fonction de la température pour l'iodure de cuivr^-nercure ; 10 la figure 2 est un diagramme de la réflectance en fonction de la température, analogue à celui de 'la figure 1 ; la figure 3 est un autre diagramme de le réflectance en fonction de la température, qui est analogue à celui de la figure 2, sur lequel la matière présente une histoire therr.ique 15 légèrement différente ; la figure 4 est une élévation d'un dispositif de formation d'images thermiques simplifié ; la figura 5 est une variante du circuit de chauffage du type représenté sur la figure 4- ; 20 la figure 6 est un schéma d'un dispositif d'exploration optique, destiné à transformer une image thermique en un signal électrique ; la figure 7 est un schéma en élévation d'un dispositif destiné à photographier simultanément un document, une emprein-^5 te digitale et le visage d'une personne ; et la figura 8 est une vue d'un plan-objet du dispositif re-, représenté sur la figure 7« En se référant initialement à la figure 1, l'invention tire profit do l'effet d'hystérésis qui est caractéristique 5C dj3 matières thermochromatiques comme l'iodure cupro-mercurique, par exemple Ou^Hg 1^ ; et pour "simplifier, d'une façon générale, on ne se référera qu'à cette matière dans la présente demande. Cependant, il est bien entendu qu'on peut remplacer 3u0Hg par de nombreuses autres matières tliermochromatiques^ 35 sans que le fonctionnaient de l'invention en soit affecté, et ces autres natières entrent dans 1-e cadre de l'invention. Par exemple, on sait que tous l.s composés répondant à-la formule générale LI- K1 14., dans laquelle ïî représente Âg"^ 3 Cu"®"+, ou-Tl1+ et M1 représente Hg^+ ou Gd^+, manifestent le type de ORIGINAL 69 03751 200198 ï j6_ thermochromatisme qui est utile dans l'invention. Hormis les iodures ternaires, d'autres composés comprenant plusieurs chalcogénures ternaires ayant pour formule dans la quelle LI représente Zn, Cd, ou Hg, Ivi^ représente Al, Ga, ou In, 5 ot X représente S, Se ou Te, manif estent unthermochromatisme avec des gammes do températures de transition qui sont pratiques pour los dispositifs décrits dans la présente demande. D'une façon générale, on pense que les matières thermochromatiques qui sont 1 s plus utiles sont celles qui subissent apparemment 10 une transposition do cations dans un réseau cristallin anionique très serré lorsqu'elles sont soumises à un changement de température dans une gamme particulière, contrairement aux matières qui changent de couleur par suite d'une certaine réaction chimique . 15 Le changement do couleur des matières thermochromatiques résulte en réalité d'un changement de réflectance et leur utilité est on réalité accrue à mesure que le niveau d'éclairage ambiant augmente. Cependant, un éclairage ordinaire, comme celui qui est courant dans les bureaux et habitations modernes, 20 est plus que suffisant pour contraindre une matière à manifester ses réflectances respectives. Etant donné qu'il existe toujours une source d'éclairage dans des zones de travail où se trouvent des personnes, on peut sommairement ne pas en tenir compte avec les dispositifs de la présente invention. 25 Cornue indiqué sur le figure 2, le composé C^Hg I4. est d'un rouge intense à la température ambiante, et il conserve toute son intensité jusqu'à ce qu'il atteigne une température d'environ --5°C., l'augmentation de la température le contraignant à perdre progressivement un;- partie de sa réflectance. 30 i.près avoir atteint 60°C. environ, la réflectance diminue rapidement jusqu'à ce que la matière prenne une couleur si foncée qu'elle est considérée comme étant noire à 70°C. environ. Une augmentation supplémentaire de la température a peu d'effet car 1? matière atteint bientôt ce qu'on peut considérer comme 35 . un ét1-1 n-ir saturé dans lequel elle reste en pratique malgré un chauffa5e supplémentaire (jusqu'au point où l'oxydation est très prononcée). Lorsque la matière est refroidie depuis son état noir saturé, elle no suit pas le nêae chemin qu'elle a suivi lors de 1'pugmentation de sa température. Au lieu d'etre BAQ ORIGINAL 69 03751 _7_ 2001981 entièrement réversible, la matière manifeste ce qui est désigné commodément par effet d'hystérésis classique, et la réflectance augmente avec la diminution de la température le long d'une courbe qui est décalée de quelque 16° ou 17°C. au-dessous, 5 c'est-à-dire vers la gaucho»de la courbe "d'augmentation de la température". La vitesse d'augmentation de la réflectance commence à diminuer à uesure que la .uatière se refroidit jusqu'à 4-5°C. environ, et (lorsqu'elle est refroidie lentement), la matière n'atteint pas sa. réflectance maximale, c'est-à-dire qu'el-10 le n'est pas saturée en rouge jusqu'à ce qu'elle atteigne 30°G. environ. Comme lors d'une augmentation-de la température»lorsque la matière est déjà saturée en noir, une diminution de la température au-dessous de 30°C. a peu d'effet, car dès que la matière est vraiment rouge, une diminution supplémentaire de la tempéra-15 tùre ne produit aucun changement supplémentaire de la réflectance. Avec certaines matières thermochromatiques disponibles dans le commerce, la courbe d'hystérésis peut ne pas être vraiment symétrique (de la façon classique), si la durée du cycle 20 est courte. Par exemple, avec le composé C^Hg 1^, on a constaté par expérience que la matière ne peut pas retrouver toute sa réflectance rouge "en 5 minutes ou même 10 minutes»lorsqu'elle est rapidement refroidie à partir de sa réflectance à haute température. Cette récupération différée est représentée par le 25 pointillé sur la figure 1. La récupération différée n'a cependant pas de réelle conséquence pour l'invention, étant donné qu'elle se produit ^ans une région qui a relativement peu d'importance. Par conséquent, les courbes sont considérées comme si elles correspondaient toujours à la courbe indiquée en trait 30 plein, c'est-à-dire comme si elles étaient aussi symétriques que les courbes d'hystérésis classiques. Etant donné que la température à laquelle la matière peut être considérée avec précision comme étant saturée à 100 %, est très difficile à déterminer (étant donné qu'elle approche de 35 façon asymptotique un état réel de saturation à 100 %), il est plus pratique et légitimement plus justifiable d'attribuer •1'expression'"saturation totale" à toute réflectance qui est, par exemple, à moins de 5 % d'un état de saturation pur. Ain^i, on peut considérer que l'iodure cupro-mercurique à l'état froid 69 03751 -8- 2001981 comme étant "entièrement rouge" à toute réflectance mesurée de 0,95 ou plus, tandis que ln. matière à l'état chaud serait considérée comme étant "entièrement noire" lorsque sa réflectance est de 0,05 ou moins. Cependant, pour simplifier, on pourrait 5 facilement supprimer l'adverbe "entièrement", à condition de se souvenir que les expressions comme la température de saturation, l'état saturée, etc., qui sont utilisées dans la présente demande, n'ont nullement pour but de limiter l'invention à des conditions impliquant une réflectance soit de 100 %, soit de QF/o. 10 Bien quu la nécessité oblige d'admettre une réflectance de 54% ou moins, par exemple, comme équivalant à une réflectance nulle, il serait sage en même temps de ne pas traiter la définition de la "saturation" d'une façon trop vague. Par suite, il faudrait peut-être préciser qu'il n'est pas souhaitable dans la 15 présente demande d'élargir le sens de l'expression "saturation", de façon à englober par exemple des réflectances situées entre les épauleiuents de l'enveloppe d'hystérésis. Les deux courbes tracées par la matière en passant entre ces deux réflectances extrêneH forment une boucle qui constitue l'enveloppe qui en-20 ferme toutes les courbes suivies par la matière, quelle que soit son histoire thermique. La boucle d'hystérésis peut être alors considérée comme étant délimitée à son extrémité haute par la température minimale à laquelle la matière est saturée (en noir) et à son extrémité basse par la température maximale 25 à laquelle la matière est saturée (en rouge). Le fait que les extrémités d'une boucle peuvent ne pas toujours repérées avec précision pour une matière particulière a peu d'importance» étant donné que la région d'application de 1'invention se trouve plus près du centre de la boucle que de ses extrémités. 30 à titre de référence, la boucle est représentée par un pointillé sur tous les graphiques de - température en fonction de la réflectance. ,_:ur la figure 2, le trait plein indique que la matière a été chauffée à température minimale à laquelle elle peut être considérée comme étant saturée avec sa réflec— 35 tance à haute température (comme indiqué par le point A), puis refroidie jusqu'à 45°C. environ (cornue indiqué par le point B). Si on poursuivait le refroidissement, la courbe continuerait vers le point G. Cependant, si le refroidissement était interrompu et qu'un certain chauffage était appliqué, la courbe se BAD ORIGINAL^ 69 03751 2001981 rait tracée, d'une façon analogue à l'hystérésis classique, en direction du point 33. Sur 1g figure 3, on a représenté jusqu'au point à sensible-nent la même coui^be que celle indiquée sur la figure 2, ce qui 5 indique ainsi la même histoire thermique. Toute la matière est ensuite refroidie jusqu'à une température de maintien d'environ 55°C« qui est indiquée par le point E, où la matière est divisée, d'une façon imaginaire, en deux parties» à titre d'exenple. Une partie de la matière est maintenue au point S, tendis que la 10 partie restante est encore refroidie jusqu'à 45°C. environ, comme indiqué par le point B. La partie refroidie est ensuite réchauffée jusqu'à 55°C. ce qui l'amène au point D. On voit alors que toute la matière est de nouveau à la même température, mais les deux parties imaginaires présentent des réflectances différentes 15 en fonction de leur histoire thermique respective. Ainsi, une partie paraît rouge et l'autre partie paraît relativement noire. La matière reste dans cet état d'une façon plus ou moins indéfinie, tant que la température de la matière est maintenue constante, c'est-à-dire à 55°^. Cn peut suivre naturellement un pro-20 cessus analogue avec un nombre quelconque de parties et une température de maintien quelconque dans la région de l'hystérésis. En outre, il n'est pas absolument indispensable que les parties soient refroidies, tout au plus elles doivent être ramenées à la température de maintien précédemment atteinte ; mais, comme on 25 le verra plus en détail ci-après, les moyens de réglage d'un appareil pratique peuvent être relativement simples s'il suffit habituellement de maintenir une seule température. La description de certaines des propriétés physiques des matières thermochromatiques donne une base qui permettra de 30 mieux comprendre la description des dispositifs. En se référant à la figuré 4, on a représenté un dispositif 10 de formation d'images thermiques qui présente une couche de matière thermochromatique 11 sur la surface supérieure d'un corps 12, ce dernier étant de préférence en une matière qui est ' 35 bonne conductrice de la chaleur. De telles matières sont bien connues et comprennent, par exemple, des métaux tels que le cuivre, l'aluminium, leurs alliages, etc. L'épaisseur de la matière thermochromatique sèche est comprise de préférence entre 25 -et 127 microns. Une matière 11, comme l'iodure cupro-mercurique, BAD OR1GINA 69 037S1 2001981 -10- est disponible dans le commerce sous la forme d'une poudre finement divisée et peut être commodément placée sur le corps 12 de diverses façons. Par exemple, on peut l'appliquer au corps 12 en l'incorporant dans un véhicule cornue un vernis et en appli-5 quant ensuite le vernis au corps au pinceau, par pulvérisation, ou par immersion.. Gomise exemples des vernis compatibles avec l'iodure cupro-mercurique, on peut citer ceux du type polyuréthanne et du type silicone . Cependant, certains véhicules initialement liquides réagissent chimiquement avec l'iodure cupro-10 mercurique, en lui donnant une couleur noire et en le rendant impropre pour produire des inages thermiques ; ces liquides comprennent les laques acryliques, les résines époxy, et les colles à base de cellulose. Une proportion optimale pour mélanger la matière thermo-15 chromatique pulvérulente avec un vernis est d'environ 2,7 parties de la matière pour 1 partie du vernis, en poids. Si le mélange contient une beaucoup trop grande quantité de la matière pulvérulente, le mélange est relativement difficile à appliquer et le mélange sec n'est pas aussi uniforme qu'on pourrait le 20 souhaiter. En outre, le liant pourrait ne pas maintenir fermement toute la matière. La difficulté laentionuée en dernier lieu a pour résultat que la surface du mélange sec paraît légèreiiont friable ou écailleuse, de sorte que des parties peuvent être enlevées en grattant avec un objet dur ou même avec un ongle. 25 Si on prépare un mélange qui contient une trop grande quantité de vernis ou autre liant, la matière thermochromatique relativement dense a tendance à se déposer au fond du mélange humide. Ceci a pour résultat que le liant durcit sur la matière therno-chromatique en formant une couche isolante qui empêche la 30 transmission de la chaleur depuis le dispositif par aonduction . 10, ladite transmission étant une fonction dont dépend 1'invention pour fonctionner efficacement. Comme on l'expliquera plus loin, une matière isolante relativement mince sur la matière thermochromatique n'est pas toujours nuisible au point de ren-35 dre le dispositif 10 inefficace ; mais, on doit éviter au moins une quantité en excès de matière isolante autour de la matière thermochromatique lorsque cela est possible,. bi l'on désire utiliser l'iodure cupro-mercurique comme matière- thermochromatique 11 et si le corps 12 est fait en alu 69 03751 2001981 43,- minium, il est nécessaire de proteger l'aluminium en appliquant une- couche de matière plastique acrylique ou analogue par pulvérisation. Cette protection est nécessaire au fait que l'aluminium nu est attaque, dans une certaine mesure, par l'iodure 5 cupro-uercuriqu^, nais étant donné que la protection est si facilement obtenu^, cette propriété de la matière thermochromati-que ne constitue pas un obstacle important. Une autre façon d'appliquer la matière theriiochroiaatique 11 sur la surface supérieure du corps 12 consiste à incorporer la 10 matière dans une mince pellicule de polyéthylène ou matière analogue, ou de l'appliquer sur unie telle pellicule pendant sa fabrication. La pellicule terminée est alors serrée sur le corps 12 au moyen d'un dispositif mécanique (non représenté) maintenu près du corps par un système à dépression ou fixé au corps par 15 un adhésif approprié. Au voisinage du corps 12, on a représenté schématiquement l'un des divers noyons destinés à augmenter la température de la couche de matière 11 jusqu'à une valeur ou une série de valeurs voulue, ledit moyen constituant un circuit électrique 13 pré-20 sentant un élément de chauffage par résistance 14. L'élément 14 est situé près du corps 12 de façon à transmettre la chaleur au corps, cette chaleur étant transférée ensuite à la matière thermochromatique 11. Cette technique est analogue à celle utilisée dans le percolateur électrique classique se trouvant dans 25 de nombreuses habitations et les détails concernant' la dimension du serpentin, 1'écartenent, l'isolement, etc., sont suffisamment bien connus pour qu'une description détaillée du circuit soit inutile. » Une variante du circuit d'une cafetière électrique qui est 30 particulièrement avantageuse est représentée sur la figure 5• Dans le circuit 15, un commutateur 16 à trois positions présente des positions désignées par leurs fonction,(OIT indiquant la mise hors circuit, OIT indiquant la mise en circuit et E indiquant l'effacement) dans un dispositif de formation d'image 33 thermique, ccxaae celui précédemment décrit. Comme le laisse supposer la position d'effacement désignée par E, le circuit 15 est destiné à fournir un courant transitoire anormal appréciable, mais pas nécessairement de longue durée, qui porte une matière thermochromatique 11 sensiblement à la température mini- BAD ORIGINE 69 03751 2001981 -12- nale de saturation à laquelle sa réflectance à haute tenpérature est établie. Ainsi, avec l'iodure cupro-mercurique, la température d1 effacerient est d'environ 70°G. et la réflectance à haute tenpérature établie est noire. Comme indiqué sur la figure 1, 5 cette réflectance peut être conservée dans une large garnie de températures inférieures ,^e nsnière que ia matière 11 puisse être refroidie de façon active(en utilisant un ventilateur ou dispositif analogue), ou qu'elle puisse se refroidir d'une façon passive jusqu'à une tenperature de maintien inférieure sans pro-10 voquer de changement appréciable de la réflectance. A cet effet, le commutateur 16 est de préférence sollicité élastiquement de . manière qu'il se déplace automatiquement sur la position OU chaque fois que la prise du coromutateur par une personne est relê- ' chée. Lorsqu'il est en position OIT, la résistance 17 est d'une 15 dimension telle qu'elle maintient la matière 11 à une température de maintien arbitraire entre les températures de saturation maximale et minimale. Etant donné qu'on a constaté que la plus grande vitesse de changement de la réflectance comiftence à se produire sensiblement à mi-chemin entre les températures de sa-20 turation maximale et minimale, la température de maintien de l'iodure cupro-mercurique est déterminée d'une façon idéale comme étant de 55°G* environ. Bien que la température régnant à l'intérieur de la plupart des bureaux aux Etats-Unis d'Amérique soit habituellement main-25 tenue entre 20° et 22°C., la température régnent dans d'autres établissements, comme par exemple des hôpitaux, est maintenue : habituellement entre 21° et 27°C. Cependant, en Angleterre, la température ambiante pendant les mois d'hiver est maintenue habituellement a un niveau sensiblement plus bas que celui qui 30 serait considéré comme agréable par la plupart des américains. Ainsi, il est possible que le milieu ambiant dans lequel un dispositif 10 doit fonctionner varie de l'ordre de 10°C. par rapport à la temperature a laquelle le dispositif pourrait être calibré à l'usine.Etant donné que la température ambiante affecte dans 35 une certaine mesure la température à laquelle une résistance donnée maintient le dispositif 10, il est habituellement préférable d'incorporer un certain type de rhéostats, ou de moyens de réglage de la température dans le circuit électrique. Un tel moyen est représenté sur la figure 4 par un rhéostat 18. Itfatu- . i BAD ORIGIfiAL 69 03751 2001981 -35- rellement, il est bien entendu qu'on pourrait utiliser n1importe quel type de dispositif de réglage de la température, le choix d'un dispositif particulier dépendant des limitations de dimensions physiques, des considérations do budget, de la précision 5 nécessaire, de la vitesse de réaction voulue, eto,. A part les moyens à résistance électrique, il existe d'autres moyens pour augmenter ou régler la température de la matière thcrnochronatique. Far exemple, un pistolet à air chaud peut être placé de façon à diriger l'air chaud directement sur 10 la matière theniochronatique 11. Si le corps 12 présente une plus grande surface et est relativement- épais, par exemple de 12,7 plusieurs minutes pourraient être nécessaires pour porter le dispositif 10 de la température ambiante à 70°0. avec un pistolet & air chaud ; mais après avoir atteint cette tenpé-15 rature (et la réflectance correspondance), le corps conserve sa chaleur et la matière 11 coneerve sa réflectance pendant une durée relativement longue»sans qu'il soit nécessaire d'appliquer un chauffage supplémentaire. Si le.corps 12 est petit et mince, il peut être naturellement chauffé rapidement, mais il 20 se refroidit aussi rapidement, de sorte qu'un moyen de réglage de la température devrait réagir aussi rapidement à un changement détecté de la'température en dehors d'une gamme de température optimale. Il est également évident qu'il n'est pas nécessaire que le corps 12- soit un excellent conducteur de la 25 chaleur si l'air chaud est appliqué au corps de haut en bas et non pas de bas en haut. Un autre exemple d'un mo^-en destin-é' à affecter la température de la matière thenuochromatique 11 consiste à exposer la matière à un rayonnement comme celui produit, par exemple, par 30 une lampe à rayons infrarouges. La position relative entre la matière et, par exemple, deux ampoules, peut être réglée de façon que la matière soit portée à sa température de saturation minimale (température élevée) lorsque les deux ampoules sont sous tension, et de façon qu'elle soit simplement maintenue à 35 une température de maintien voulue lorsqu'une seule ampoule est sous tension. Par suite, on voit qu'il existe divers moyens pour régler la température de la i-atière thermochronatique dans les limites utiles. BAD ORIGINAL 69 03751 -14.- 2001987 Il est bien entendu que. le dispositif représenté sur la figure 4- n'est qu'un exemple dos dispositifs qui peuvent être construits et ne représente pas la seule façon de construire un dispositif permettant de mettre en oeuvre l'invention. Un exemple 5 d'une construction plus cc-moliquée est l'appareil représenté sur les figures 7 et 8, qui est analogue à ceux utilisés parfois dans dos nagasins qui, pour rendre service à des clients, leur versent en espèces le montant de chèques. L'appareil 19 comprend un appareil photographique 20 avec des première et seconde lentilles 21 10 et 22 disposées de façon à. fournir doux champs de vision qui sont enregistrés côte à côte sur un seul négatif. Ainsi, la lentille 21 est destinée à fournir une image dans l'appareil photographique 20 du visage d'une personne se tenant debout directement devant l'appareil photographique, tandis que la lentille 22 15 est destinée à fournir simultanément une inage de documents ou objets quelconques disposes sur un plateau 23. Ces documents coripreim-jnt normalouant, par exemple, le chèque pour lequel le magasin donne des espèces, et une carte d'identité d'un type quelconque, comme un pendis de conduire, etc. En outre, une pe-20 tite zone 24- est désignée par une étiquette appropriée (au profit de la personne qui désire obtenir les espèces contre un chèque) comme étant l'endroit où un certain doigt doit être appliqué pour lcisser une empreinte digitale. La zone 24- contient naturellement une matière therm -chromatique du type décrit plus 25 haut on se référant à la figure 4-. Lorsque le caissier constate que tous les élôuents i. photographier sont en règle, le caissier actionne simplement un interrupteur relié à l'appareil photo- « graphique qui déclenche automatiquorient deux obturateurs associés aux lentilles 21 et 22, qui fait avancer le film et qui 30 efface ultérieureïient l'empreinte digitale en portant momentanément la température à son niveau de saturation. Un appareil 19 devrait être très utile même s'il ne comporte que la place pour une seule empreinte digitale pour la bonne raison que l'image thermique produite en touchant simplement la zone 35 24- est extrêmement claire et précise, en particulier en comparaison des empreintes digitales - obtenues à l'aide d'une encre précédemment connues. La netteté des empreintes digitales est plus que suffisante et la netteté est essentielle. Ainsi, au début de 1966, lo service appelé "Identification Division of the Fédéral 40- Bureau of Investigation of tïie United States" possédait dans ses BÂD ORIGINAL 69 03751 _15_ 2O0198Î archives les empreintes digitales de 175 000 000 de personnes environ, et recevait journellement environ 25 000 nouvelles empreintes digitales. Néanmoins, la correspondance entre une série d'empreintes digitales initialement inconnues avec une série con-5 tenue dans les archives pouvait être habituellement établie dans ce service on moins de trente minutes après leur classification. La faculté d'identifier rapidement une empreinte digitale est due à l'utilisation d'un système de classement très complique mis au point par le FEI et fondé sur le système conçu par 10 Sir Edward Henry. Le système du 3?BI utilise les dix doigts et la classification est exprimée par une 'formule contenant une combinaison de lettres et de chiffres gui identifie la configuration (par exemple boucle, volute ou arc) et indique le résultat de certaines mesures. Xa possibilité d'établir une corres-15 pondance entre une série d'empreintes digitales contenues dans les archives ;-et une série à identifier"dépend principalement de l'aptitude d'une personne à classer correctement les empreintes. L'un des stades les plus importants de cette classification est le comptage des lignes nervurées entre les boucles, deltas 20 appropriés, etc. Ainsi, tout manque de clarté qui pourrait contraindre une personne chargée du classement à faire une erreur de comptage du nombre des lignes de nervures rendrait difficile le processus periiettant d'arriver à une identification correcte de l'empreinte examinée. Il est également évident que le simple 25 fait d'avoir une série d'empreintes digitales en archives parmi 175 000 000 d'autres empreintes est d'un moins grand intérêt si les empreintes ont été incorrectement classées de façon à ne pas pouvoir les trouver rapidement conformément aux processus classiques, Far suite, on peut naturellement en conclure que plus le 30 stade initial de la classification correcte des empreintes digitales est précis, plus l'établissement d'une correspondance entxe une série d'empreintes non identifiées et une série d'empreintes identiques déjà en archives est. précis et rapide. En même temps qu'une empreinte digitale est prise dans la " 35 forme de réalisation décrite ci-dessus, une photographie du visage de la personne est également prise, de sorte qu'on disjjose de deux documents complémentaires pour appréhender et reconnaître un malfaiteur. Le fait de disposer à la fois d'une empreinte digitale et de la photographie devrait être d'un plus grand in- QAD ORlQlf 69 03751 -i§- 2001981 térêt que la sonnas des valeurs de chaque élément s'il était utilisé seul. Par conséquent, on pense qu'un appareil qui n'est destiné à recevoir qu'un seul doigt peut être d'un intérêt appréciable. 5 On doit également se souvenir qu'un certain ressentiment du public pourrait se manifester lors de la aise en service d'un dispositif comme le dispositif 19 si l'on demande à une personne de présenter une série complète d'empreintes digitales pour toucher un chèque en espèces, tandis que le fait de ne 10 prendre qu'une seule empreinte serait plus vraisemblablement considéré comme un petit inconvénient et comme étant relativement anodin. Si une campagne d'information du public était lancée pour expliquer la raison pour laquelle le dispositif est utilisé, la nouveauté pourrait même attirer les gens plutôt que 15 de les rebuter. Ainsi, si un plus grand nombre de personnes se rendent compte de la quantité d'argent qu'un homme d'affaires perd en moyenne par suite du Trersement en espèces à des clients du montant de chèques frauduleux, et si un plus grand nombre de personnes se rendaient compte que les pertes subies à cause 20 de mauvais chèques doivent être compensées en augmentant les prix des marchandises que les gens honnêtes achètent, on p^nse que le public admettrait plus rapidement l'utilisation de dispositifs comme l'appareil 19. Il est concevable que les gens honnêtes qui n'ont rien à craindre d'une prise de leurs enprein-25 tes accepteraient iuêne d'utiliser un tel appareil comme preuve de leur honnêteté, en sachant que la signification de leur acte n'échappera pas à d'autres. Du fait que l'on suppose que les gens honnêtes n'apporteront pas de réserves à l'utilisation de l'appareil 19, on pense 30 que ceux qui ne sont pas scrupuleux s'en déferont et l'éviteront. Le fait que l'appareil conduit directement à l'identification concluante d'une personne c-t à la récupération de l'argent touché frauduleusement, ou le fait qu'il permette indirectement de subir de moins grandes pertes en décourageant les 35 personnes sans scrupules, l'avantage qu'en tire l'homme d'affaires, la banque, etc., on utilisant l'appareil 19 est naturellement le mène. Bien que le tirage d'une photographie de l'image thermique A d'un doigt soit un moyen permettant de préparer un enregistre- BAD ORIGINAL" 69 03751 200,«" -17- ment définitif de l'image thermique, il convient de noter que ce processus a 11 inconvénient de nécessiter qu'une personne effectue encore ne la façon habituelle le classement de l'empreinte digitale avant que la recherche d'une empreints d'identi-f ica-5 tion dans Ijs archives puisse cornaencer. Une autre façon d'effectuer un enregistrement définitif élimine cette phase nécessitant le travail d'un hom .e en y substituant un moyen d'exploration électronique comme celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique lf° 5 200 701. Une représentation schéna-10 tique d'un moyen d'exploration comme celui décrit dans le brevet précité est donnée sur la figure 6. Ce moyen comprend une paire de cellules photoélectriques 25 séparées par une cloison 26 dans une enceinte 273 dont un côté comprend une surface 28 présentant une matière thermochromatique éclï;ir&e par des sources lu-15 mineuses 29. Les cellules photoélectriques 25 fournissent les signaux électriques à un comparateur (non représenté) conformément à l'intensité de la lumière réfléchie par l'image thermique. Le rapport de l'intensité lumineuse entre les deux zones de l'image thermique qui est observée par les cellules photo-20 électriques 25 est utilisé de façon à produire finalement un signal électrique qui représente l'image thermique, et par suite, la configuration des nervures de frottement de la peau. Par conséquent, l'image thermique qui constitue un facsiriilé d'une empreinte digitale peut être classée électroniquement, 25 et une œcherche d'une empreinte digitale identique peut être amorcée automatiquement et par suite, on peut s'attendre à ce qu'une identification positive soit possible sans l'intervention d'une analyse humaine. Une autre application d'un dispositif comme celui repré-30 sente sur la figure 4- est la prise d'empreintes de pieds de nouveau-nés dans les hôpitaux.- Etant donné qu'il n'est pas nécessaire d'appliquer une encre au pied d'un bébé, la prise d'empreintes de pieds est beaucoup plus hygiénique que la système actuellement utilisé dans la plupart des hôpitaux. ïïgale-35 ment, la difficulté due o. la tendance qu'a une encre d'impression à servir de lubrifiant et à permettre au pied de. se déplacer par rapport au papier serait évitée, du fait que la matière thernochronatique 11 est normalement sèche ; par suite, un pied n'aurait pas tendance à glisser par rapport à la matière thermo-chromatique»comme cela se produit avec les matières actuelles. &AD ORfGiNAi 5 10 15 20 25 30 35 40 2001981 i6- La surface de la matière thermochronatique 11 peut être nettoyée avec la plupart des antiseptiques classiques avant et après son utilisation, de sorte qu'il n'y a aucun risque de transmission de germes d'un bébé à l'autre. Cependant, on doit prendre soin de s'assurer que l'infirmière qui tient le dispositif ne touche pas accidentellement la matière themochroma-tique avec ses doigts (lorsqu'elle est préparée pour prendre des empreintes), même si elle porte des gants de chirurgien ; car on a constaté que la natière, lorsqu'elle est préparée conformément à la présente description, produit d'excellentes iuages thermiques même à travers des gants de chirurgien en latex, a cause de cette propriété, on peut se rendre compte que lorsqu'on utilise l'expression "contact thermique" avec la matière thermochromatique, on désigne un contact dans le sens général qui n'est limité que par la nécessité que la transmission de chaleur se fasse par conduction. C'est-à-dire qu'un contact thermique entre un doigt et la matière n'a pas besoin d'être un contact réel ou physique, car un contact thermique dans le sens où on l'utilise dans la présente demande peut être obtenu même à travers les matières qui sont habituellement connues pour leurs propriétés isolantes. Par conséquent, il est possible de couvrir la surface d'une matiere thermochronatique au moyen d'une mince feuille de matière plastique ou analogue (comme des produits alimentaires, etc., qui sont emballés dans de la "Cellophane" pour être vendus) afin de protéger la matière thermochromatique des uraflures, de la saleté, etc. Un avantage qui découle ao ce qui précède réside dans le fait qu'en prenant des empreintes digitales, les doigts n'ont pas besoin d'être propres et exempts des huiles normales du corps, comme c'est le cas avec les techniques de transfert d'une encre. Far conséquent, -une mincw feuille de matière plastique peut être mise en contact avec la matière thernochromatique, et les doigts peuvent être pressés contre la matière plastique, toute saleté ou huile transférée par les doigts sur la matière plastique étant enlevée avec la matière plastique utilisée pour laisser la matière thermochromatique à l'état propre comme avant la nrise des empreintes digitales. Sn remplaçant la matière plastique après chaque utilisation, nul ne touche en réalité la même matière que la personne précédente. Cependant, il sera probablement nécessaire qu'une personne dont on doit prendre les eu- - , - M ' BAD ORIGINAL 69 03751 69 03751 2001981 •19- preintes à travers une feuille de caoutchouc ou de natière plastique laissa son doigt en place pondant une plus longue période de temps que si les empreintes étaient prises par contact direct avec la natière thernochronatique. C'est-à-dire qu'avec un con-5 tact direct, une inage thermique peut être formée en une plus courte période de temps que si une personne devait réagir à la sensation de contact et enlever son doigt (qu'on désigne parfois par temps de réflexe), qui correspond à une petite fraction seconde. Avec un mince isolant entre le doigt et la natière 10 thermochronatique, il peut être nécessaire de laisser le doigt en place pendant plus d'une seconde ou pendant deux secondes afin de permettre aux nervures de la peau du doigt (ainsi qu'éventuellement à la natière de rocouvrcnent) d'absorber la chaleur de la natière themochromatique. Bien que la natière de revêtement ab-15 sorbe peut-être une. certaine quantité de chaleur, elle n'en absorbe une quantité importante qu'aux endroits où les nervures exercent une pression. A condition que le substrat ou la base sur lequel la natière themochromatique est placée ne soit pas trop nince, c ' est-à-20 dire de quelques dizaines de nierons, la chaleur contenue dans la base, lorsqu'elle- est à la tenpérature de fonctionnement, est suffisante pour empêcher ce qu'on appelle une diffusion de l'inage thêmique créée par les nervures lorsqu'elles refroidissent certaines parties de la :iatière. Par conséquent, même si le 25 doigt d'une personne reste sur la roatière pendant'un tenps relativement long, l'inage thermique n'est pas estompée ou altérée dans une nesure perceptible, au moins a l'oeil nu. Par exenple, on a constaté qu'il n'y a pas de différence, perceptible entre des inages créées en laissant un doigt en contact avec la ma-30 tière pendant 0,1 seconde seulenent et en le laissant en contact réel pendant 5 secondes. Bien que diverses applications aient déjà été proposées dans la présente demande, d'autres applications avantageuses de la matière seront évidentes pour les personnes devant résoudre 35 ces problèmes particuliers, et il est bien entendu qu'on ne peut pas traiter dans la présente demande toutes les applications possibles. Cependant, quelques exemples supplémentaires servent à démontrer la souplesse de l'invention. Par exei:ple, il serait possible de construire un systène de sécurité pour ne permettre 4-0 l'accès a un coffre, à une chanbrc d ' emmagasinage de narcotiques, BAD ORIGIH 69 03751 2001981 -90. une installation militaire, etc., qu'à clés personnes autorisées en combinant une surface destinée à produire une image thermique, un dispositif d'exploration oormo décrit plus haut pour transforner 1'inage thermique en un signal analogique et un 5 système de verrouillage actionné électriquement qui ne s'ouvre que lorsqu'une porte est déclenchée par un signal provenant d'un dispositif de traitement de données aliuonté par le dispositif d'exploration, le système de verrouillage serait programmé par exemple pour ne réagir favorablement que lorsque les em-10 preintes digitales d'une personne cherchant à entrer dans une chambre, etc., s'avèrent correspondre aux empreintes qui ont déjà été emmagasinées en vue d'une comparaison ultérieure par un comparateur ou dispositif analogue. Un tel système serait évidemment beaucoup plus sûr qu'un système qui utilise des clés 15 et autres dispositifs qui pourraient être perdus, volés, copiés, etc. Le même principe de l'utilisation d'empreintes digitales pour déclencher un interrupteur pourrait être appliqué si, pour une raison quelconque, il était nécessaire de contrôler l'en-20 trée des personnes dans une salle d'opération d'un hôpital. Ainsi, un chirurgien qui s'est lavé les mains et qui porte des gants et un masque (qui non seulement dissimule son visage de façon à empêcher une identification visuelle, mais modifie également sr. voix, de façon à rendre l'identification de sa voix 25 peu probable) pourrait marcher jusqu'à un dispositif de sécurité, placer son ou ses doigts gantés à des endroits appropriés, et entrer ensuite dans la salle d'opération après qu'un comparateur a indiqué une comparaison favorable avec l'une des empreintes digitales enregistrées dans uns mémoire et a ulté-50 rieurement ouvert la porte. Bien que l'utilisation de la matière thermochromatique dans un dispositif de prise d'empreintes digitales comme décrit plus haut soit relativement compliquée, il existe d'autres applications qui ne nécessitent pas un équipement spécial et qui, 35 en fait, peuvent faire appel à des dispositifs assez courants existant dans de nombreuses habitations. Ainsi, si un officier de police désire prendre des empreintes digitales en dehors de son bureau à un endroit éloigné, il pourrait utiliser n'importe quel dispositif de chauffage comme un four, une plaque chaude, 40 branché sur une batterie d'automobile, etc. Egalement, on pour- BAD ORlGltyAlr 69 03751 2001981 -21- rait utiliser un grille-pain électrique classique pour chauffer une plaque spéciale utilisée à cet effet, cette plaque n'étant pas plus grande qu'une tranche de pain et présentant dlun côté une couche de matière thcrnochromatique du type décrit dans la 5 présente demande. La grille-pain pourrait être rabattu de côté et déposé sur une table, pour plus de commodité, et la plaque pourrait être introduite do façon que la natière thermochrona-tique p'oit dirigée vers le haut afin qu'elle ne soit pas éra-flée par le grille-pain. Le grille-pain est ensuite actionné en 10 introduisant la plaque comme une tranche de pain, ou en abaissant manuellement le bouton qui excite les enroulements de chauffage. Si l'on ne peut pas régler la minuterie - de façon à laisser la plaque dans le grille-pain pendant un tenps suffisamment long au cours d'un cycle pour que la matière atteignc-15 sa réflectance à haute température, on peut faire fonctionn r le grille-pain à plusieurs reprises de xianière que la natière atteigne la tenpérature voulue. Il n'est pas nécessaire d'utiliser un themonètre pour mesurer la température, car la couleur de la plaque peut servir à déterminer visuellenent l'ins-20 tant où la température voulue est atteinte. Il inporte pou que la tenpérature de la plaque dépasse par inadvertance la tenpérature de saturation déterminée par expérience. Ainsi, s'il a été déterminé que la natière thermo-chronatique présente une réflectance de 0,05 à 69°C., il im-25 porterait peu que le manque de réglage précis disponible avec le grille-pain fasse que la natière atteigne 75°C. pendant le dernier cycle de "grillage". vj)n atteignant 75°C., la natière aurait dépassé la température considérée conne sa teiapérature de saturation minimale, et elle pourrait être utilisée. Si on 30 le désire, On peut Démettre à la natière chaude de se refroidir légèrenent avant d'appliquer un doigt, l'expérience faite avec une plaque particulière étûirt le neillour facteur qui pemette de juger la vitesse nécessaire pour obtenir une empreinte digitale avant que toute la plaque se soit trop refroi-35 die. Il est égalenent évident qu'il n'est pas nécessaire que la température de maintien précédemment décrite soit une seul-température maintenue par exemple à + 0,01°C. ; car l'utilisation de l'expression "température de uaintien" doit être considérée comme étant suffisamment large pour englober au moins une 40 étroite gamme de teripé ratura s. Il suffit que la température de BAD 0»G1N 69 03751 2001981 -22- maintien dépasse suffisamment la tenpérature à laquelle la natière est refroidie par contact theruique avec un doigt pour assurer une différence convenable de réflectance dans les diverses parties. Le contraste nécessaire pour un usage particulier 5 ne peut pas être facilement décrit de manière précise, nais un contrasta approprié pour certaines applications a été obtenu avec une différence d'un dixième seulement de la gamme totale de réflectances représentée sur la figure 1. Après la formation de l'inage thermique sur la plaque on pressant légèrement un 10 doigt contre elle, le contact entre le doigt et la plaque est rompu. Ensuite, un appareil photographique peut être utilisé pour préparer un enregistrement définitif de l'image thermique pendant que les réflectances diverses sa manifestent encore dans les parties refroidies par le doigt et le reste de la ma-15 tière, respectivement. Si l'on utilise un filn du type "Polaroid" dans l'appareil photohraphique, on peut .. xaminer les empreintes digitales sur place pour se rendre compte si les détails sont satisfaisants, et on peut prendre d'autres empreintes si nécessaire. On a trouvé que les filns "Polaroid" couramment utilisés 20, donnent d'excellents facsinilés des empreintes digitales, bien qu'on préfère le type 52 ayant un indice ASA de 400. Les films dits à grands contrastes ne sont pas nécessaires pour obtenir un contraste utilisable entre les diverses parties, et ils sont souvent inappropriés avec l'iodure cupro-nercurique, étant donné 25 qu'ils ne sont pas sensibles au rouge; mais même des films à grands constrastes seraient utilisables avec d'autres matières thermochromatiqu^s qui réf 1 éshissent des couleurs différentes du rouge. Si l'on obtient des négatifs classiques avec l'appareil 30 photographique au lieu d'épreuvc-s positives, les négatifs peuvent Ctre utilisés ultérieurement pour tirer de nombreuses copies des empreintes, comme voulu. En cutre, le nombre des lignes de nervures d'une empreinte particulière ne laisse aucun doute, par exemple le négatif se pçête facilement à des agrandissements 35 de l'empreinte sur lesquels certains détails peuvent être plus clairs. Naturellement, l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et représentées, et est susceptible de recevoir diverses variantes rentrant dans le cadre et l'esprit 4-0 de l'invention. BAD ORIGINAL ' 69 03751 2001981 -aï- Pu^SffDICÀglCNS 1. Dispositif pour produire une inage thernique d'une partie d'une peau présentant des norvurcs distinctives,caractérisé en ce qu'il comprend uno couclie d'une natière thernochronatique présentant une hystérésis en ce qui -concerne le changenent entre S une prenière réflectance et une seconde réflectance par suite d'un changenent de température, ladite natière ayant une boucle d'hystérésis délinitée par une tenpérature de saturation nini-nale associée à sa réflectance à haute tenpérature et par une tenpérature de saturation nuaxinale associée à sa réflectance à 10 basse-tenpérature, ladite boucle étant sensiblenent supérieure à la tenpérature de la peau ; un moyen pour porter provisoirenont la tenpérature de la couche de la natière sensiblenent à la tenpérature de saturation nininale, de façon à établir une réflectance à haute tenpérature ; et un noyen pour refroidir la ua-15 tière et la naintenir à uno tenpérature de iiaintien conprise entre les tenpératures de saturation naxinale et nininale, excepté lorsque certaines parties de la natière sont nises provi-soirenent en contact thernique avec une partie de peau ayant des nervures distinctives,de façon que les parties de la natière qui 20 sont touchées soient au noins. provisoirenent refroidies au-dessous de la tenpérature de na intien. 2*. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tenpérature de naintien est approxinativenent à rii-chenin entre la tenpérature de saturation - -.axinale et la tenpérature de 25 saturation nininale. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que sensiblenent toute la natière thernochronatique est de l'iodure cupro-nercurique. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en 30 outre en ce qu'il conorend un moyen pour photographier la natière après son contact avec la peau. 5- Procédé do production d'une inage thernique d'une partie de la peau d'une personne qui présente des nervures distinctives en utilisant une natière thernochronatique ayant une boucle 35 d'hystérésis délimitée par une teuporaturo de saturation nini-mla associée* à sa réflectance à haute tenpérature et par une tenpérature de saturation naxinale associée à sa réflectance à basse température., la boucle se trouvant sensiblenent au-dessus de 37°C.} procédé caractérisé en ce qu'il consiste à chauffer BAD ORIGINAI 200198? 69 03751 -24- une couche de la natière thernochronatique jusqu'à une tenpérature supérieure à la température du corps et suffisante pour établir uno réflectance à haute température, à refroidir la matière jusqu'à une température de naintien comprise entre les 5 températures de saturation maximale et minimale, à établir un contact thermique entre la peau d'une personne et la couche de matière do façon que les parties de la matière qui viennent on contact thermique avec l^s nervures de frottement de la peau soient refroidies par rapport aux parties de la matière qui ne 10 sont pas touchées ; à interrompre le contact entre la peau de la personne ot la couche de matière ; et à ramener les parties refroidies de la matière sensiblement à la température de maintien précédemment établie. 6. Procédé selon la revendication 5» caractérisé en ce 15 que la îïïatière thermochromatique est l'iodure cupro-mercurique, et en ce que le stade de chauffage consiste à chauffer la matière jusqu'à au moins 5Ç°G. 7. Procédé selon la revendication caractérisé en ce que la matière thormqchronatique est l'iodure cupro-mercurique, et 20 en ce que le stade de refroidissement consiste à refroidir la matière jusqu'à une température de maintien d'environ 55°C. 8. Procédé selon la revendication 5> caractérisé en ce qu'il consiste, en outre, à photographier la matière avec un film en noir et blanc après la rupture du contact entre la peau 25 de la personne et la matière. 9. Procédé permettant d'obtenir une empreinte digitale, qui utilise une matière thermochromatique ayant une boucle d'hystérésis délimitée par une température de saturation minimale associée à sa réflectance à haute température et par une 30 température de saturation maximale associée à sa réflectance à ■ basse température, la boucle étent sensiblement supérieure à 37°C') procédé caractérisé en ce qu'il consiste à chauffer une couche de la matière thermechromatique jusqu'à une te.upérature au moins aussi élevée que ladite température de saturation 35 minimale, à établir un contact thermique entre un doigt voulu et la natière, de façon que les parties de la matière qui sont en regard des nervures de frottement de la peau soient refroidies par rapport au reste de la matière jusqu'à une température sensiblement inférieure à la température de saturation minima- 40 le, de façon que les parties, refroidies ot le reste de la ma- . BAD ORIGINAL 69 03751 200198? -25- tière présentent des réflectances différentes ; à ronpre le contact entre le doigt et la r.atière pour exposer sur cette dernière une inage th^r^ique de la partie du doigt qui était en contact tharriique avec elle ; et à préparer un enregistrenent déf-initif 5 de 1'inage thermique pendant que losditos réflectances différentes se manifestent encore. 10. Frocédé selon le revendication 9* caractérisé en ce que le stade de préparation d'un enregistrenent définitif de l1inage thernique consiste à photographier la natière à l'aide d'un filn 10 du type "Polaroid". BÀD ORIGIN