357; i 2001957 La présente invention concerne des pansements chirurgicaux ou analogues, destinés par exemple à soulager des affections des piecfc telles que cors, durillons et oignons, de préférence munis de moyens de fixation sur la zone à protéger. 5 Les pansements connus de ce genre, par exemple pour cors, du rillons et oignons, comportent plusieurs couches, ayant toutes sensiblement la même épaisseur, mais laissent à désirer parce qu'ils présentent une tranche abrupte posée contre la peau et ne répartissent donc pas régulièrement la pression appliquée par la chaus-10 sure sur le tissu sain qui entoure l'affection dans la zone marginale du pansement, mais la transmettent sensiblement suivant la ligne délimitant le pansement, ce qui provoque une irritation et, dans certains cas, une inflammation du tissu sain. La présente invention a pour but principal de proposer un pa> 15 sement chirurgical ou analogue dans lequel cet inconvénient soit minimisé ou supprimé. Elle a pour objet un pansement chirurgical ou analogue formé d'au moins deux couches de rembourrage, chaque couche présentant dans son bord des entailles décalées par rapport à celles de l'au-20 tre ou des autres couches, les pointes des folioles définies par les entailles de chaque couche, sauf la couche inférieure, dépassant les pointes des folioles définies par les entailles de la couche inférieure sur une distance au moins égale à l'épaisseur de la couche inférieure. 25 L'invention assure le contact avec la peau des pointes des folioles définies son seulement dans la couche inférieure, mais dans toutes les autres couches. Le pansement de modèle préféré comporte deux couches, mais on peut éventuellement en prévoir trois ou plusieurs. Les faces infé-50 rieures des couches sont de préférence garnies, au moins dans leurs parties marginales présentant les entailles, d'adhésif adhérant pa? pression, destiné à fixer la couche inférieure sur la peau et l'autre ou les autres couches sur la couche sous-jacente, les folioles définies par les entailles de l'autre ou des autres couches étant 55 fixées à la peau entre les pointes des folioles définies par les entailles de la couche inférieure, et au-delà d'elles. L'une ou chacune des couches peut être formée de deux ou plusieurs épaisseurs réunies par adhésif convenable ou par liaison chimique, et les couches peuvent être réunies entre elles par liaison chimique. 40 Les folioles peuvent être à cotés rectilignes ou incurvés, 69 3577 2 2001957 par exemple convexes. La couche inférieure au moins et certaines des couches superposées ou toutes ces couches peuvent présenter un trou de réception de l'affection, 5 Pour mieux faire comprendre l'invention, on va maintenant en décrire à titre d'exemple un mode 4e réalisation, en se référant au dessin annexé sur lequel : la figure 1 est une vue de dessus d'un pansement à deux couches ; 10 la figure 2 montre séparément les deux couches de ce panse ment, dont la couche supérieure est représentée en 2A et la couche inférieure en 2B, et la figure 3 est, à plus grande échelle,une vue en coupe droite de la région entaillée du pansement montré sur la figure 1. 15 Sur le dessin, les éléments identiques portent sur toutes les figures les mêmes références numériques. Le pansement représenté est formé de deux couches 1 et 2 qui, telles que représentées ont la même épaisseur, mais qui peuvent aussi avoir des épaisseurs différentes ; par exemple, la couche 20 supérieure 1 peut être en matériau du genre finette, à face supérieure veloutée ou pelucheuse, et la couche inférieure 2 peut être en mousse, par exemple de caoutchouc ou de polyuréthane. Dans les bords des deux couches 1 et 2, des entailles définissent des folioles triangulaires pointues angulairement équidistaritœ. 25 Comme le montrent les figures 2A et 2B, aux extrémités incurvées 3 les folioles rayonnent autour de centres 4 et 5.» tandis que le long des cotés rectilignes 6, elles ont pour axes de symétrie des parallèles 7 normales à la droite 8 reliant les deux centres 4 et 5. 30 Comme on le voit clairement sur la figure 2, les pointes des folioles de la couche supérieure 1 sont dirigées vers l'extérieur et situées sur la même parallèle 7 ou sur le même rayon que le fond 9 de l'entaille séparant deux folioles voisines de la couche inférieure 2. 35 Les fonds 9 des entailles des deux couches sont situés sur xme ligne 10 et les pointes des folioles sont situées, pour la couche supérieure 1, sur une ligne 11 et, pour la couche inférieure 2,sur une ligne 12, la distance radiale entre les lignes 11 et 12 étant au moins égale, et éventuellement supérieure, à l'épaisseur de la 40 couche inférieure 2. 69 3577 3 a- ^ 4 »j:/ Ainsi, quand les deux couches sont réunies comme représenté sur la figure 1, on peut presser vers le bas les folioles de la couche supérieure pour les appliquer et les fixer contre la peau, entre les folioles de la couche inférieure, comme indiqué en X 5 sur la figure 1 et en coupe droite sur la figure 3. On conçoit qu1 aux points Y d'intersection entre les folioles des couches supérieure et inférieure, les folioles de la couche supérieure s'infléchissent vers le bas jusqu'à s'appliquer contre la peau dans les entailles séparant les folioles de la couche inférieure. 10 Le pansement représenté est elliptique, mais il pourra bien entendu être circulaire ou avoir toute autre forme convenable, par exemple en poire ou en losange. La couche inférieure ou les deux couches peuvent présenter un trou de réception de l'affection. La couche inférieure est garnie 15 d'adhésif, de préférence adhérant par pression, qui peut éventuellement ne recouvrir que la partie marginale comportant l'ensemble des folioles. La couche supérieure est aussi garnie d'adhésif, qui la relie à la couche inférieure et fixe ses folioles sur la peau de l'utilisateur. On peut utiliser tout adhésif classique. La fa-20 ce inférieure de la couche inférieure est de préférence protégée temporairement par une feuille de matériau ou par un revêtement anti-adhérant, qu'on peut retirer et jeter lorsqu'on utilise le pansement. Les couches peuvent être ou non de même nature et avoir ou non 25 la même épaisseur. Les folioles de la couche supérieure peuvent dépasser la ligne 11 sur une distance qui peut être la même pour toufcflB les folioles ou varier d'une foliole ou d'un groupe de folioles à l'autre. On voit qu'un pansement réalisé suivant l'invention répartit 30 régulièrement la pression exercée par la chaussure sur la peau saine entourant l'affection, sur une superficie marginale notable du pansement, ce qui évite toute gêne à l'utilisateur. 69 3577 4 2001957 REVENDICATIONS 1. Pansement chirurgical ou analogue formé d'au moins deux couches de rembourrage, chaque couche présentant dans son bord des entailles décalées par rapport à celles de l'autre ou des autres couches, les pointes des folioles définies par les entailles 5 de chaque couche, sauf la couche inférieure, dépassant les pointes des folioles définies par les entailles de la couche inférieure sur une distance au moins égale à l'épaisseur de la couche inférieure. 2. Pansement selon la revendication 1, dans lequel les faces 10 inférieures des couches sont de préférence garnies, au moins dans leurs parties marginales présentant les entailles, d'adhésif adhérant par pression, destiné à fixer la couche inférieure sur la peau et l'autre ou les autres couches sur la couche sous-jacente, les folioles définies par les entailles de l'autre ou des autres 15 couches étant fixées à la peau entre les pointes des folioles définies par les entailles de la couche inférieure, et au-delà d' elles. 3» Pansement selon la revendication 1 ou 2, dans lequel l'une ou chacune des couches peut être formée de deux ou plusieurs é-20 paisseurs réunies par adhésif convenable ou par liaison chimique, et les couches peuvent être réunies entre elles par liaison chimique . 4. Pansement selon la revendication 1, 2 ou 3* dans lequel les folioles peuvent être à cotés rectilignes ou incurvés, par 25 exemple convexes. 5. Pansement selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel la couche inférieure au moins et certaines ou toutes les couches superposées peuvent présenter un trou de réception de l'affection.