La présente invention a pour objet une table règlable en hauteur, plus spécialement destinée à équiper les écoles. Il existe à ce jour quatre hauteurs de tables normalisées, à savoir 0,58 m, 0,64 m, 0,70 m et 0,75 m. Afin d'éviter une multiplicité du nombre de tables dans une école, dont certaines seraient éventuellement inutilisées, il est interessant de disposer de tables règlables de manière à pouvoir être adaptées à ces quatre hauteurs. Il est connu de réaliser des tables règlables en hauteur comportant deux fourreaux parallèles réunis par une entretoise tubulaire, sur lesquels est fixé un cadre supportant le plateau. A l'intérieur de ces deux fourreaux sont montées coulissantes les parties supérieures de deux pieds tubulaires, fixés par leurs extrémités inférieures sur des semelles de pieds également tubulaires, perpendiculaires aux pieds. I1 est prévu un taraudage transversal dans la partie supérieure de chaque pied, chaque fourreau présentant, pour sa part, une lumière longitudinale dans sa paroi extérieure permettant le passage d'une vis engagée dans le trou taraudé du pied. Par serrage de la vis, est réalisé le blocage relatif d'un fourreau et du pied correspondant dans la position désirée. Afin de faciliter le positionnement, il est prévu quatre trous ménagés dans chaque fourreau, destinés à recevoir pour les quatre hauteurs règlementaires, un ergot associé à des moyens élastiques et monté sur le pied correspondant. Si cette solution donne satisfaction d'un point de vue pratique, elle présente l'inconvénient d'être obtenue à l'aide d'un système visible, et relativement inesthétique, notamment en ce qui concerne la fente ménagée dans chaque fourreau. En outre, le fait que le système soit visible et très facilement accessible offre aux enfants la possibilité de modifier eux-mêmes la hauteur du plateau de leur table même lorsque cela n'est pas souhaité. La présente invention concerne une table du type précité possèdant un dispositif de règlage de la hauteur du plateau remédiant à ces inconvénients. A cet effet, selon l'invention, les moyens de blocage de chaque pied relativement au fourreau qui lui est associé sont constitués par une tige déplaçable longitudinalement au pied, à l'intérieur de celui-ci, dont une extrémité est logée dans la semelle de pied, et dont l'autre extrémité est associée à un organe de forme conique permettant, par déplacement, de réaliser l'expansion de l'extrémité supérieure du pied ou d'éléments montés sur celle-ci pour obtenir le blocage en translation du pied dans le fourreau. Quand l'extrémité supérieure de chaque pied ou les organes qui lui sont associés sont en position rétractée, le pied coulisse librement dans le fourreau. Il est donc possible de choisir ainsi la position relative du pied ou du fourreau avant de provoquer ltexpansion de l'extrémité supérieure du pied ou des organes qui lui sont associés, afin de réaliser le blocage relatif de ces deux éléments. Les moyens de commande du règlage en hauteur de chaque pied étant accessibles par une ouverture ménagée dans la face inférieure de la semelle du pied, il est nécessaire de procéder au retournement de la table préalablement à tout règlage. Cette solution présente l'intérêt que le dispositif de règlage est totalement invisible, c'est-à-dire ne nuit nullement à l'esthétique de la table, et que les enfants ne peuvent y avoir accès en position d'utilisation de la table. Avantageusement, la tige associée à chaque pied est une tige filetée dont la tête est en appui sur la paroi supérieure de la semelle de pied et dont l'extrémité libre filetée, située à proximité de l'extrémité supérieure du pied coopère avec un écrou bloqué en rotation dans le tube, mais susceptible de mouvements de translation dans celui-ci. Il convient donc simplement de réaliser le vissage ou le dévissage de la tige filetée par actionnement à l'aide d'une clé sur la tête de vis pour obtenir le blocage ou le déblocage du pied relativement au fourreau. Selon une forme d'exécution de l'invention, l'écrou possède une forme générale parallélépipèdique, l'une de ses faces étant inclinée de l'extérieur vers l'intérieur et de haut en bas, la paroi du pied située en regard de la face de l'écrou opposée à celle inclinée étant ouverte pour permettre le passage de ladite face, une pièce en forme de coin présentant,en regard de la face inclinée de l'écrou, une face inclinée de même inclinaison étant solidaire de la paroi du pied opposée à celle ouverte. Lorsque la tige filetée est actionnée de telle sorte que écrou se rapproche de l'extrémité inférieure du pied, la section transversale de ltensemble constitué par l'écrou et le coin solidaire du pied augmente si bien que l'écrou prend fermement appui sur la face interne du fourreau, réalisant le blocage relatif du pied et du fourreau. Lorsque l'on réalise le dévissage de l'écrou, correspondant à un éloignement de celui-ci de la tête de la tige filetée, la section transversale de l'ensemble constitué par l'écrou et le coin solidaire du pied diminue, jusqu'à atteindre une valeur inférieure à la section transversale du pied, permettant le libre coulissement de celui-ci dans le fourreau qui lui est associé en vue du règlage en hauteur. Selon une autre forme d'exécution de l'invention, ltécrou possède une forme générale parallèlépipèdique, l'une de ses faces étant inclinée de l'extérieur vers l'intérieur et de haut en bas, l'extrémité libre du pied présentant, dans sa paroi située en regard de la face inclinée de écrou, une languette obtenue par ménagement de deux découpes longitudinales à partir de l'extrémité libre du pied, cette languette ayant subi un emboutissage assurant la formation d'un bossage présentant une face inclinée, de haut en bas et de l'extérieur vers l'intérieur, d'inclinaison correspondant à celle de la face inclinée de l'écrou. Lors du serrage de l'écrou sur la tige filetée, la coopération de la face inclinée de l'écrou et du bossage de la languette, provoque le pivotement de celle-ci et son appui sur la face interne du fourreau. Cet appui assure le blocage relatif du pied et du fourreau. Cet agencement est intéressant car limitant le nombre de pièces constitutives du dispositif de blocage. Selon une autre possibilité, l'élément de forme conique est solidaire de l'extrémité supérieure de la tige, cette dernière étant susceptible de coulisser longitudinalement dans le pied pour réaliser le déplacement de ltélément de forme conique. Dans ce cas par exemple, la tige peut être déplacée en translation par l'intermédiaire d'un levier associé à un excentrique ou à une came. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution de cette table Figure 1 est une vue en perspective d'une table règlable en hauteur Figure 2 est une vue en coupe longitudinale et à échelle agrandie d'un pied de cette table et du fourreau qui lui est associé en position de blocage Figure 3 est une vue du dispositif de verrouillage de figure 2 en position débloquée Figure 4 est une vue en coupe longitudinale d'une variante de ce dispositif de verrouillage en position bloquée Figure 5 est une vue en perspective et à échelle agrandie de l'extrémité supérieure de chaque pied de la table comportant le dispositif de verrouillage de figure 4. La table représentée à la figure 1 comprend deux fourreaux 2 parallèles reliés par une entretoise tubulaire 3. A la partie supérieure des fourreaux 2 est fixé un cadre 4 supportant un plateau 5. Cette table comporte deux pieds tubulaires 6 dont chacun est engagé par sa partie supérieure avec possibilité de coulissement dans un fourreau 2. A la partie inférieure de chaque pied 6 est fixé perpendiculairement à celui-ci un élément tubulaire 7 formant une semelle de pied. Comme montré à la figure 1, chaque fourreau présente, dans sa face externe, quatre petites ouvertures 8 destinées à coopérer avec un ergot 9 associé à un ressort 10, solidaire d'un pied 6, ces quatre ouvertures 8 correspondant aux quatre hauteurs règlementaires de tables. Il est prévu, à côté des ouvertures 8, une échelle 12 de repérage de la hauteur. Les figures 2 et 3 représentent un premier dispositif de règlage de la position d'un pied 6 relativement au fourreau 2 qui lui est associé. Ce dispositif comprend une tige filetée 13 dont la tête 14 accessible par une ouverture 15 ménagée dans la paroi inférieure de la semelle de pied 7 prend appui sur la paroi supérieure de celle-ci. A l'autre extrémité de la tige filetée 13 est associé un écrou 16. Cet écrou 16, bloqué en rotation dans le pied 6, est de forme générale parallèlépipèdique. Il possède, néanmoins, une face 17 inclinée de l'extérieur vers l'intérieur et de haut en bas. La paroi du pied 6,correspondant à la face 18 de l'écrou 16 située en regard de la face 17, présente un évidement 19. Sur la paroi du pied 6 opposée à celle précitée est fixée une pièce 20 en forme de coin, présentant une face 22 inclinée, d'inclinaison correspondant à la face 17 de l'écrou 16. Lorsque l'on actionne la tige filetée dans le sens du vissage, l'écrou 16 descend en prenant appui sur la face inclinée 22 du coin 20. Au cours de ce mouvement, la section transversale de l'ensemble constitué par l'écrou 16 et le coin 20 augmente de telle sorte que la face 18 de l'écrou 20 vient prendre un appui ferme sur la face interne du fourreau 2, réalisant le blocage relatif du pied 6 et du fourreau 2 correspondant. Pour modifier la hauteur de la table, il suffit, comme montré à la figure 3, de dévisser l'écrou, de telle sorte que celui-ci ne soit plus en contact avec le coin a0, et de dégager l'ergot 9 de l'ouverture de positionnement préalablement choisie. Le pied 6 est alors déplacé jusqu'à ce que l'ergot 9 soit engagé dans l'ouverture 8 correspondant au nouveau règlage choisi. Il convient de procéder indépendamment pour le règlage de la position de chaque pied. Les figures 4 et 5 correspondent à une seconde forme d'exécution de ce dispositif. Il est toujours prévu la tige filetée 13 en bout de laquelle est monté un écrou 16 identique au précédent. Dans ce cas néanmoins, La paroi du pied située en regard de la face 18 de l'écrou n'est pas évidée. Par contre, la paroi opposée 23 du pied 6 présente, à partir de son extrémité supérieure, une languette 24 obtenue par ménagement de deux découpes 25 à partir de son extrémité supérieure. Dans cette languette 24 est réalisé, par emboutissage, un bossage 26 faisant saillie vers l'intérieur du pied. Ce bossage présente notamment une face 27 inclinée de haut en bas et de l'extérieur vers l'intérieur, d'inclinaison correspondant sensiblement à celle de la face 17 de l'écrou 16. D'un point de vue pratique, lorsque l'on réalise le vissage de l'écrou, celui-ci, lors de son déplacement vers le bas, prend appui par sa surface 17 sur la surface 27 de la languette, réalisant le basculement de celle-ci vers l'extérieur et provoquant son appui sur la face interne du fourreau 2. Cet appui assure le blocage relatif d'un pied par rapport au fourreau qui lui est associé, comme montré à la figure 4. Pour procéder à une modification du règlage, il suffit de dévisser l'écrou, la languette s'escamotant automatiquement sous l'effet de l'élasticité qui lui est inhérente. La suite du règlage s'effectue de manière connue par modification de la position de l'ergot de positionnement. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un dispositif de règlage de mise en oeuvre simple, extrêmement fiable, ne modifiant absolument pas l'aspect extérieur de la table et difficilement accessible de manière à ne pas etre actionné de manière inopportune par des enfants. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de ce dispositif décrites si-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment qu'un organe conique pourrait être monté de manière rigide en bout d'une tige déplaçable longitudinalement dans un pied tubulaire,par l'intermédiaire d'un levier par exemple,sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1. - Table règlable en hauteur, du type comportant deux fourreaux parallèles et réunis par une entretoise, sur lesquels est fixé un cadre supportant le plateau, et deux pieds tubulaires dont la partie supérieure coulisse dans les fourreaux avec possibilité de blocage dans la position désirée, l'extrémité inférieure de chaque pied étant solidaire d'une semelle de pied, également tubulaire, qui en est perpendiculaire, caractérisée en ce que les moyens de blocage de chaque pied relativement au fourreau qui lui est associé sont constitués par une tige déplaçable longitudinalement au pied, à l'intérieur de celui-ci, dont une extrémité est logée dans la semelle de pied, et dont l'autre extrémité est associée à un organe de forme conique permettant, par déplacement, de réaliser l'expansion de l'extrémité supérieure du pied ou d'éléments montés sur celle-ci pour obtenir le blocage en translation du pied dans le fourreau. 2. - Table selon la revendication 1, caractérisée en ce que la tige associée à chaque pied est une tige filetée dont la tête est en appui sur la paroi supérieure de la semelle de pied et dont l'extrémité libre filetée, située à proximité de l'extrémité supérieure du pied coopère avec un écrou bloqué en rotation dans le tube, mais susceptible de mouvements de translation dans celui-ci. 3. - Table selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'écrou possède une forme générale parallèlépipèdique, l'une de ses faces étant inclinée de l'extérieur vers l'intérieur et de haut en bas, la paroi du pied située en regard de la face de l'écrou opposée a celle inclinée étant ouverte pour permettre le passage de ladite face, une pièce en forme de coin présentant en regard de la face inclinée de l'écrou une face inclinée de même inclinaisonjétant solidaire de la paroi du pied opposée à celle ouverte. 4, - Table selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'écrou possède une forme générale parallèlépipèdique, l'une de ses faces étant inclinée de l'extérieur vers l'intérieur et de haut en bas, l'extrémité libre du pied présentant, dans sa paroi situee en regard de la face inclinée de écrou, une languette obtenue par ménagement de deux découpes longitudinales à partir de l'extrémité libre du pied, cette languette ayant subi un emboutissage assurant la formation d'un bossage présentant une face inclinée, de haut en bas et de l'extérieur vers d'inclinaison correspondant à celle de la face inclinée de écrou. 5. - Table selon la revendication 1, caractérisée en ce que ltélément de forme conique est solidaire de l'extrémité supérieure de la tige, cette dernière étant susceptible de coulisser longitudinalement dans le pied pour réaliser le déplacement de l'élément de forme conique.