La présente invention concerne un nouvel appareil particulièrement utile pour localiser des conducteurs électriques cassés sous tension, ainsi que d'autres sources de champs électrostatiques alternatifs. Quand des conducteurs du secteur ou des conducteurs d'alimentation autres, logés dans des murs ou cloisons d'édifices ou d'immeubles sont cassés ou doivent être évités, on demande souvent à un ouvrier de localiser la position de la cassure ou rupture et de faire la réparation appropriée. Quand on peut trouve la rupture avec précision, l'ouvrier peut ouvrir le mur tout près de la rupture, sans quoi il est obligé d'éventrer tout un côté du mur pour déterminer la position du fil et le suivre à la trace. Pour localiser la rupture elle-même du fil, il faut percer l'isolant de place en place. Parfois, on doit remplacer tout le fil si la cassure est trop difficile à trouver. On aboutit donc clairement à un travail coû- tel et qui prend beaucoup de temps.Bien que ces ruptures ne sont pas trop fréquentes, elles surviennent parfois dans des zones soumises aux vibrations, en particulier dans les vieilles maisons où les conducteurs deviennent cassants. il est important de connaître la position d'un fil avant de faire une ouverture dans un mur ou une cloison, par exemple pour des réaménagements, ou pour ajouter une installation de plomberie, etc. De plus, quand on utilise des lignes d'alimentation à plusieurs phases ou multiphasées, on a souvent aussi des difficultés pour détecter quelle phase peut ne pas fonctionner. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un appareil capable de résoudre le problème de la localisation d'un tel fil sous tension, qu'il transporte ou non du courant. Il comprend, le tout étant dans un boîtier portable, une antenne ou sonde qui détecte le champ électrostatique alternatif ou continu pulsé présent autour d'un conducteur ne comportant pas d'écran. Comme il faut que du courant passe dans un conducteur pour créer un champ électromagnétique et qu'aucun courant ne passe dans un conducteur cassé, un détecteur de champ électromagnétique n'est d'aucune aide pour localiser le fil cassé.Le détecteur de champ électrostatique, suivant l'invention, comprend des moyens pour localiser facilement la place de la cassure, puisque même en l'absence du passage du courant, on a trouvé que le champ électrostatique est continu le long du conducteur, mais cesse à l'endroit de la cassure. On a déjà conçu des appareils utilisables pour détecter des champs électrostatiques. A titre d'exemple, il est décrit, dans le brevet canadien 1 012 607 du 21 juin 1977, une sonde pour détecter un champ électrostatique qui serait dangereux pour le corps humain. Cependant, dans cette sonde, le corps humain doit être en contact avec le sol ou les fils de masse du circuit pour qu'il fonctionne et il n'y a aucune indication sur le degré de danger du champ électrostatique. Dans l'appareil suivant la présente invention, la structure fonctionne sans contact avec le corps humain, ni la terre, ni la masse, et, dans une forme préférée de réalisation, le dessin d'une barre est formé par des lampes allumée successivement pour indiquer, d'une manière graphique, la force relative du champ électrostatique. En conséquence, un opérateur utilisant l'appareil de l'invention peut estimer sa distance au fil sous tension qu'il cherche, savoir s'il transporte ou non du courant, et en surveillant le nombre de lampes allumées, suivre le trajet du fil, et ainsi localiser une cassure, savoir si un fusible a sauté, si un contact est fermé ou ouvert, etc. A titre d'exemple, un modèle d'un appareil, suivant l'invention, permet pratiquement de détecter du 110 volts alternatif à 25 cm, à travers une paroi non métallique. En clair, l'appareil suivant l'invention constitue un appareil de service sensiblement amélioré par rapport aux appareils existants. De plus, étant donné l'absence de la nécessité d'une connexion au sol, l'antenne de l'appareil de l'invention peut être reliée à des structures, telles que des châssis de véhicules. Donc, on peut l'utiliser comme indicateur d'alarme dans la cabine d'un véhicule de travaux pour indiquer à l'opérateur la distance du véhicule à une ligne haute tension dangereuse, etc. Une fois qu'on a franchi une distance prédéterminée, non seulement on peut avoir une indication lumineuse, mais encore d'autres systèmes d'alarme peuvent être déclenchés, comme par exemple une générateur de tonalité, etc. En général, l'appareil indicateur de champ électrostatique, suivant l'invention, comprend une antenne, un amplificateur à entrée à haute impédance reliée à l'antenne, un filtre passe-bas pour bloquer les fréquences du champ électrostatique supérieures à la fréquence la plus haute du champ à détecter relié par un circuit à la sortie de l'amplificateur opérationnel, un circuit de mise en fonctionnement de lampe relié par un circuità la sortie du filtre passe-bas, et des moyens d'indication par lampes reliés au circuit de mise en fonctionnement pour indiquer les niveaux relatifs de la force du champ électrostatique. Les caractéristiques de la présente invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue en perspective de l'appareil suivant l'invention, la Fig. 2 est un bloc-diagramme de la forme de base de l'appareil de l'invention, la Fig. 3 est un schéma de l'appareil suivant l'invention, la Fig. 4 est un schéma d'une variante de l'appareil suivant l'invention, la Fig. 5 est un bloc-diagramme d'une forme préférée d'un appareil suivant l'invention, et la Fig. 6 est le schéma détaillé correspondant au bloc-diagramme de la Fig. 5. En se référant d'abord à la Fig. 1, l'appareil de l'invention est logé dans une enceinte non conductrice 2 qui, de préférence, a des dimensions et une forme qui lui permettent d'être tenue dans la main d'un opérateur non spécialiste. Une antenne 4 est logée à une extrémité de l'enceinte. L'antenne 4 a des dimensions et une forme prédéterminées pour s'adapter au champ à détecter, mais en pratique peut être un disque métallique d'environ 1,25 cm. En variante, sa forme peut être telle qu'elle définit ou forme une zone de détection. il n'est pas nécessaire que le disque soit à l'air libre, il peut être recouvert par l'isolant. Par exemple, une antenne appropriée est un condensateur à disque d'environ 1,25 cm de diamètre, ayant l'un de ces fils ou les deux reliés A l'entrée du circuit qui va être décrit. Une rangée de lampes 6 est disposée pour qu'elles soient vues par l'opérateur, la rangée de lainpe étant sur une coté de l'enceinte 2. Bien entendu, les lampes peuvent être disposées dans d'autres endroits que ceux qui sont montrés. Par exemple, la rangée peut être perpendiculaire à l'axe de ltenceinte, les lampes pouvant être disposées sur un arc de cercle, etc. Une commande de seuil 8 est prévue, sur l'enceinte, pour pouvoir régler facilement l'appareil. En utilisation, l'enceinte 2 est tenue par un opérateur (qui peut ou non porter des gands isolants) et l'antenne 4 est pointée sur la zone où l'on espère trouver le fil. En variante, l'enceinte est posée en un endroit proche du conducteur tandis qu'un opérateur fait marcher des interrupteurs distants en observant les indicateurs sur l'enceinte. Le bouton de la commande de seuil 8 est tourné pour avoir la sensibilité maximale. Avec l'enceinte, quand on la tient, on balaye généralement audessus de la zone et, dès qu'au moins une des lampes 6 est vue allumée par l'opérateur, il essaye d'augmenter le nombre des lampes allumées en plaçant l'enceinte de l'antenne dans la meilleure position.Au fur et à mesure que l'antenne 4 approche du fil, il s'allume de plus en plus de lampes dans la rangée, On tourne le bouton de commande de seuil 8 vers une position moins sensible au fur et à mesure que l'antenne s'approche du champ électrostatique plus intense du fil cassé. Finalement, le fil est localisé avec la commande de seuil à sa sensibilité minimale pour l'intensité du champ électrostatique (qui est supposée dépendre notamment de la tension, du rayon des conducteurs et de la distance du fil à l'antenne.) il apparaitra clairement que le fonctionnement de l'appareil de l'invention peut être confié à un ouvrier qui n'est pas particulièrement un spécialiste.De plus, l'intensité du champ peut être déterminé avec une certaine précision en calibrant la commande de seuil pour une distance connue, bien que l'intensité relative est facilement discernable pour un seuil particulier en regardant le nombre des lampes qui sont allumées. Le circuit, dans sa forme la plus simplifiée, est montré par le blocdiagramme de la Fig. 2. Dans cette figure, l'antenne 4 est reliée à l'entrée à haute impédance d'un amplificateur passe-bas. Comme l'appareil est surtout prévu comme un moyen pour localiser les fils du secteur et que les courants du secteur sont généralement à 60 ou 50 Hz, on désire éliminer la détection des signaux au-dessus de, par exemple, 10 kHz. La largeur de bande restante permet la détection de signaux de champ électrostatique dont la fréquence est supérieure à 60 ou 50 Hz et qui sont causés, par exemple, par des harmoniques de deux phases restant interactives dans un système triphasé à 60 ou 50 Hz, par la détection de source d'alimentation militaire à 400 Hz avec ses harmoniques, etc. Bien entendu, on peut utiliser une autre fréquence de coupure que 10 kHz, si on le désire. La sortie de l'amplificateur passe-bas 10 est reliée à un circuit de commande de lampes 12 qui fait fonctionner les lampes indicatrices. Comme il s'agit là de la forme la plus simplifiée de l'appareil, il est prévu un indicateur à une seule lampe, mais des indicateurs à plusieurs lampes seront décrits en se référant aux systèmes des Figs. 5 et 6. Le circuit de commande de lampes 12 a, de préférence, un seuil variable de fonctionnement qui est commandé par la commande de seuil mentionnée ci-dessus. Cependant, dans un système à plusieurs lampes, la plage dynamique de fonctionnement de l'appareil peut être suffisante pour que l'on puisse négliger la commande de seuil. La Fig. 3 est un schéma du circuit de l'invention décrit en relation avec la Fig. 2. L'antenne 4 est reliée au filtre actif passe-bas 14 qui a la fréquence de coupure mentionnée plus haut. La sortie du filtre actif 14 est reliée à l'entrée d'un transistor 76 capable d'alimenter une lampe et constituant le circuit 12. Une lampe 18 est montée dans le circuit de charge du transistor 16, c'est à dire par exemple sur son émetteur relié à -V, le collecteur de 16 étant relié à +V. Une variante de ce circuit est montré à la Fig. 4. L'antenne 4 est reliée à un circuit comportant un amplificateur opérationnel 20, ayant une impédance d'entrée élevée. La sortie de l'amplificateur opérationnel 20 est reliée, par une diode détectrice 22 (qui constitue un détecteur de crête), à un filtre passe-bas comprenant un condensateur 24 et une résistance 26, en parallèle, entre la sortie de la diode 22 et la masse. La sortie du filtre passe-bas est reliée à la base du transistor 16 alimentant la lampe 18, le montage de 16 et de 18 étant le même qu'à la Fig. 3. A la Fig. 3, l'amplificateur opérationnel est utilisé comme composant actif dans le filtre actif 14. L'antenne est reliée à l'amplificateur opérationnel 20 par un circuit conduisant à son entrée d'inversion tandis que l'entrée de non inversion est reliée à une source de potentiel négatif, qui peut être la masse. Si l'on désire inclure la commande de seuil mentionnée ci-dessus, au lieu d'être reliée directement à la source de potentiel négatif, l'entrée de non inversion de l'amplificateur opérationnel des Figs. 3 et 4 est reliée à celle-ci par un diviseur de tension réglable, tel qu'un potentiomètre, ce qui permet de régler ce potentiel négatif.Dans ce cas, l'amplificateur opérationnel ne laisse pas passer de courant tant que le seuil n'est pas franchi et, donc, le circuit fonctionne aussi ne détecteur de crête, car seuls les signaux dépassant le seuil passent et font fonctionner la lampe 18. En fonctionnement, un champ électrostatique est reçu par l'antenne 4. Ce signal passe à l'entrée de l'amplificateur différentiel du circuit de la Fig. 3 ou 4. A la Fig. 3, l'amplificateur différentiel est utilisé dans le filtre actif 14 et, donc, seuls les signaux de fréquence inférieure à la fréquence de coupure du filtre, c'est à dire 10 kHz, passent. Dans le circuit de la Fig. 4, tous les signaux passent. Dans le circuit de la Fig. 3, le signal de sortie est appliqué à la base du transistor 16, ce qui le fait conduire et fait fonctionner la lampe 18. Dans le circuit de la Fig. 4r le signal est redressé dans la diode 22 et le signal redressé de sortie est appliqué au filtre formé du condensateur 24 et de la résistance 26. Ce signal est appliqué au transistor 16 qui passe à l'état conducteur ce qui allume la lampe 18. Si l'entrée de non inversion de l'amplificateur opérationnel est reliée à un potentiel supérieur au potentiel commun -V, l'amplificateur opérationnel ne conduit pas jusqu'à ce que le signal reçu à l'antenne dépasse le seuil. En faisant varier le potentiel à l'entrée de non inversion, on obtient un seuil variable, donc une commande de la sensibilité. Donc, même avec une seule lampe, on peut utiliser la commande de sensibilité pour localiser avec précision le champ électrostatique créé par un fil caché ou une source de tension cachée. il faut noter que l'amplificateur utilisé peut être du type à caractéristique de transfert non linéaire, tel qu'un amplificateur à réponse logarithmique. Cette structure présente l'avantage que l'on peut détecter, disons, 110 V alternatif à 30 cm, avec une lecture minimale, et 10 kV alternatif, tel qu'on en rencontre dans les circuits d'allumage des moteurs d'automobile, à la même distance, avec une lecture maximale. La Fig. 5 représente, sous la forme d'un bloc-diagramme, une forme préférée de l'invention. L'antenne 4 est reliée à l'entrée d'un amplificateur tampon à haute impédance 28. La sortie de l'amplificateur 28 est reliée à un amplificateur 30, dont la sortie est reliée à un filtre passe-bas 32. La sortie du filtre passe-bas 32 est reliée au détecteur de crête 34 qui, à son tour, est relié à l'entrée d'un circuit comparateur 36 qui forme le circuit d'alimentation de lampes. La sortie du comparateur 36 est reliée à un réseau de lampes 38. Le signal du champ électrostatique est reçu sur l'antenne 4 et est appliqué à l'entrée de l'amplificateur tampon à haute impédance 28. Ce signal à bas niveau est amplifié par l'amplificateur 30 qui, de préférence, apporte approximativement un gain de 40 dB au signal. Le signal passe alors à travers le filtre passe-bas 32 qui coupe toutes les fréquences au-dessus de 10 kHz. Le signal résultant passe à travers le détecteur de crête 34, qui permet à tous les signaux qui dépassent un euil prédéterminé, ce seuil pouvant etre réglé soit d'une manière interne soit d'une manière externe. La sortie du détecteur de crete 34 est appliquée au circuit comparateur 36 qui fait allumer une ou plusieurs lampes dans le réseau de lampes 38, suivant l'amplitude du signal sortant du détecteur de crête (qui bien sflr dépend de l'intensité du champ électrostatique qui dépasse le seuil choisi). A la Fig. 6, on a montré une forme préférée de l'invention. L'antenne 4 est reliée à la grille d'entrée du transistor à effet de champ 40. Le transistor à effet de champ 40 a une impédance d'entrée extrêmement élevée. Sa grille est pontée par une résistance 42 qui a également une grande valeur de l'ordre de 4,7 megohms, par exemple. Le transistor à effet de champ 40 est monté en suiveur de source avec une résistance de source 44 reliée au potentiel commun, qui est le potentiel -V d'une source négative. L'électrode de source de 40 est reliée, par un condensateur d'entrée 46, à l'entrée de non inversion de l'amplificateur opérationnel 48. L'amplificateur opérationnel 48 a son entrée d'inversion reliée à sa sortie par un condensateur d'intégration 50, lequel est ponté par un circuit comportant en série une résistance 52 et des diodes 54 et 56 montées en opposition en parallèle. L'entrée d'inversion de l'amplificateur opérationnel 48 est également reliée à la source de potentiel -V par les résistances 58, 60 et 62, en série. L'entrée de non inversion de l'amplificateur opérationnel 48 est reliée au point commun des résistances 60 et 62, par la résistance 64. La sortie de l'amplificateur opérationnel 48 est reliée, par une diode 66, à un filtre passe-bas comprenant, en parallèle, un condensateur 68 et une résistance 70, qui sont également reliés à la source commune -V. La sortie de la diode 66 est également reliée à l'entrée d'inversion d'un amplificateur opérationnel 72 dont l'entrée de non inversion est reliée, par une résistance 74, au point commun des résistances 60 et 62. il apparatt clairement que les résistances 58, 60 et 62 forment un diviseur de tension qui est relié à l'amplificateur opérationnel 48 par la résistance 64 de manière à établir un seuil de fonctionnement pour cet amplificateur. La résistance- 74 a une valeur beaucoup plus petite que la résistance 64 et, donc, on établit le même seuil pour l'amplificateur opérationnel 72. La sortie de l'amplificateur opérationnel 72 est reliée à la base d'un transistor 76, par une résistance 78. La base de 76 est également reliée à la source d'alimentation +V par une résistance 80. Comme le transistor montré est du type PNF, son émetteur est relié à la source +V par la résistance 82. En parallèle sur les entrées de l'amplificateur opérationnel 72, sont montés les comparateurs 84, 86, 88, et les amplificateurs opérationnels 90 et 92, leurs entrées de non inversion étant reliée directement à l'entrée d'inversion de l'amplificateur opérationnel 72. Leurs entrées d'inversion sont respectivement reliées aux prises d'un diviseur de tension comprenant les résistances 62, 74, 94, 96, 98, 100, 102 et 104, qui sont montées en série entre l'entrée de non inversion de l'amplificateur opérationnel 72 et la source de potentiel +V. La diode émettrice de lumière 106 est montée entre le collecteur du transistor 76 et la sortie du comparateur 84; la diode émettrice de lumière 108 est montée entre les sorties des comparateurs 84 et 86; et la diode émettrice de lumière 110 est montée-entre la sortie du comparateur 86 et le potentiel commun -V. Le comparateur 88 a sa sortie reliée, par une résistance 112, à la base du transistor 114. Le circuit est semblable à celui qui comprend l'amplificateur opérationnel 72 et le transistor 76. Une résistance 116 est montée entre la base du transistor 114 et une source de potentiel +V. L'émetteur de 114 est relié à la source +V par une résistance 118. La sortie de l'amplificateur opérationnel 90 est reliée à une électrode d'une diode 120 et la sortie de l'amplificateur opérationnel 92 est reliée à une électrode de la diode 122. Une diode émettrice de lumière 124 est montée entre le collecteur du transistor 114 et la seconde électrode de la diode 120. Une diode émettrice de lumière 126 est montée entre le point commun aux diodes 124 et 120, et la seconde électrode de la diode 123. La diode émettrice de lumière 128 est montée entre le point commun aux diodes 126 et 122, et le potentiel commun -V. En fonctionnement, l'antenne 4 est placée dans un champ électrostatique dont la source doit être détectée. Le transistor à effet de champ 40 dont la grille est pontée par une résistance élevée, de 4,7 megohms, présente une impédance élevée au champ. Etant monté en suiveur de source, sa sortie a une impédance très faible et le signal résultant est appliqué par le condensateur 46 à l'entrée + de l'amplificateur opérationnel 48. Le condensateur 50 assure l'intégration du signal d'entrée et les diodes 54 et 56, avec la résistance 52, effectuent une action de limitation pour éviter une surcharge du système dans le cas d'un champ extrêmement fort, et pour compenser la chute de tension dans la diode 66. Le diviseur de tension formé par les résistances 58, 60 et 62 fournit un point de polarisation en continu fixant un seuil de fonctionnement pour les amplificateurs opérationnels, mais il est au potentiel de masse pour les signaux alternatifs vu la présence du condensateur de dérivation 130 monté entre le point commun aux résistances-58 et 60 et le potentiel commun. Donc, les signaux qui dépassent le seuil défini par le diviseur de tension sont transmis par l'amplificateur opérationnel 48 et appliqués à la diode détectrice 66. Cependant, les signaux qui dépassent un maximum établi par les diodes limitrices dans le circuit de réaction de l'amplificateur opérationnel 46 ont leur amplitude limitée. Les signaux situés entre le seuil inférieur et le maximum sont redressés dans la diode détectrice 66 et filtrés pour obtenir un courant continu par le condensateur 68 et la résistance 70. Les niveaux variables continus sont appliqués en parallèle aux amplificateurs opérationnels 72, 90 et 92, et aux comparateurs 84, 86 et 88. Les signaux de niveaux les plus faibles, dépassant le seuil inférieur, appliqués à l'amplificateur opérationnel 72, sont transmis et inversés dans 72 pour provoquer à sa sortie une chute de niveau. il en résulte un signal de faible niveau appliqué à la base du transistor 76 qui est relié au point commun des résistances 80 et 78 qui forment un diviseur de tension entre la source de potentiel +V et le signal de sortie à bas niveau de l'amplificateur opérationnel 72. Donc, le circuit émetteur-collecteur du transistor 76 est amené à devenir conducteur, étant donné l'application à sa base d'un potentiel inférieur à celui de son émetteur. Par ailleurs, le seuil de l'amplificateur opérationnel 84 n'a pas été dépassé. Comme le signal d'entrée est appliqué à ses entrées d'inversion et de non inversion, qui sont inversées par rapport à celles de l'amplificateur 72, et que son seuil n'est pas dépassé, son signal de sortie est à faible niveau. Comme son impédance de sortie est faible, un circuit continu existe à travers lui vers le potentiel commun. Donc, un circuit complet pour courant continu existe de la source de potentiel +V, à travers la résistance 82, le circuit émetteur-collecteur du transistor 76 et la diode émettrice de lumière 106, vers le potentiel commun.Ainsi, la diode émettrice de lumière 106 doit s'allumer. Si l'on suppose que le champ électrostatique augmente en intensité, avec l'antenne 4 plus proche de la source de champ, par exemple, le seuil du comparateur 84 est alors dépassé, car une plus grande proportion lui est appliqué par le diviseur de tension comprenant les résistances 94 à 104. Donc, le signal à haut niveau appliqué à son entrée est transmis et fait passer son niveau de sortie à un niveau élevé. Donc, le circuit de la diode 106 à la sortie du comparateur 84 n'existe plus et l'anode de la diode 106 passerait à un niveau élevé. Cependant, le seuil du comparateur 86 n'a pas encore été dépassé et, comme l'équivalent d'un signal d'entrée à bas niveau lui est appliqué, sa sortie est à un niveau faible Donc, un circuit existe maintenant de la diode émettrice de lumière 106, à travers la diode émettrice de lumière 108, vers le potentiel commun. Donc, les diodes émettrices de lumière 106 et 108 sont allumées. Cependant, la diode émettrice de lumière 110 ne s'allument pas car les potentiels à son anode et à sa cathode sont approximativement les mêmes. Si l'on suppose que l'intensité du champ augmente encore, le seuil de fonctionnement du comparateur 86 est dépassé et sa sortie passe au niveau haut. Donc, il existe maintenant un circuit en courant continu qui comprend les diodes émettrices de lumière 106, 108 et aussi 110, vers le potentiel commun -V, et, comme auparavant, à travers le circuit émetteur-collecteur du transistor 76, la résistance 82, vers la source de potentiel +V. Donc, les trois diodes émettrices de lumière sont allumées. On peut voir qu'avec des champs électrostatiques croissant, d'abord la première diode émettrice de lumière 106, puis la seconde 108 et finalement la troisième 110 s'allument l'une après l'autre. Une indication claire est donnée à l'opérateur sur la proximité de l'antenne de l'appareil à la source du champ quand la rapproche de plus en plus. Le circuit comprenant le comparateur 88 et les amplificateurs opérationnels 90 et 92, avec le transistor 114 et les diodes émettrices de lumière 124, 126 et 128, fonctionne d'une manière identique à celui qui vient d'être décrit. Si le potentiel +V avait été suffisant, il n'y aurait pas eu besoin d'utiliser un circuit comprenant le transistor 114 et les comparateurs et les diodes émettrices de lumière supplémentaires auraient pu entre reliés d'une manière semblable aux comparateurs 84 et 86 avec les diodes émettrices de lumière 108 et 110, en atteignant éventuellement le potentiel commun. Cependant, comme il est commode d'utiliser dans un appareil portable une batterie de 9 volts, il n'y aurait peut être pas suffisamment de tension pour faire fonctionner un nombre suffisant de diodes émettrices de lumière pour donner l'effet de barre graduée désiré. En pratique, il faut compter 2 volts par diode émettrice de lumière et six diodes émettrices de lumière auraient demandé 12 volts, soit une batterie malcommode. Pour cette raison, on utilise deux séries de trois diodes émettrices de lumière, les séries étant respectivement actionnées par les transistors 76 et 114 (chacun fonctionnant comme une source de courant constant), avec la même batterie de 9 volts. On préfère également utiliser des diodes 120 et 122 respectivement dans les circuits de sortie des amplificateurs opérationnels 90 et 92. Elles ont pour objet, pour des signaux d'entrée de niveaux relativement élevés, d'assurer que les niveaux de sortie dépendant des seuils atteints sont suffisamment élevés pour qu'il nty ait pas de possibilité de trouver un circuit vers le potentiel commun à travers leurs circuits de sortie quand les seuils sont dépassés.Autrement dit, les signaux de sortie doivent être suffisamment élevés pour polariser les diodes 120 et 122 en inverse pour assurer qu'aucun circuit ne peut être trouvé de la diode émettrice de lumière 124 vers le potentiel commun à travers l'amplificateur opérationnel 90, ou à travers la diode émettrice de lumière 126 et la diode 122 vers le potentiel commun à travers l'amplificateur opérationnel 92 pour des niveaux de tension non corrects. Les composants 90 et 92 sont des amplificateurs opérationnels qui peuvent fonctionner en sources de courant1 dans le cas ou l'on n'utilise pas de diodes 120 et 122. On peut voir que, comme on l'a décrit plus haut en ce qui concerne le fonctionnement des diodes émettrices de lumière 106, 108 et 110, les diodes 124, 126 et 128 sont amenées à s'allumer successivement selon les champs électrostatiques de plus en plus grands rencontrés par l'antenne 4 qui est de plus en plus approchée de la source du champ, c'est à dire du conducteur sous tension. On peut faire varier les niveaux auxquels les diodes changent d'état en faisant varier les valeurs des résistances dans le diviseur de tension comprenant les résistances 94 à 104. En conséquence, la ligne graduée-comprenant les diodes émettrices de lumière 106, 108, 110, 124, 126 et 128 fournit à l'opérateur une indication sur la distance de l'appareil à la source du champ électrostatique. il faut noter que l'intensité du champ electrostique diminue comme le carré de la distance à la source du champ. Les allumages successifs des diodes émettrices de lumière seraient donc tout à fait non linéaires en fonction de la distance à la source, à moins de choisir les valeurs des résistances 94 à 104 telles que les seuils de passage-à l'état conducteur des amplificateurs correspondants croissent non linéairement, comme le carré de la tension du signal. On compense ainsi la décroissance de l'intensité du champ, qui varie comme l'inverse du carré de la distance, et on a pour résultat une relation linéaire entre la distance à la source et le nombre des diodes émettrices de lumière allumées. On a trouvé que, comme le point commun du circuit est physiquement petit et éloigné de tout plan important à la terre, la capacité entre ce point et la terre n'avait que peu d'effet sur la sensibilité de l'appareil, si son boîtier venait en contact avec ltopérateur humain ou était en contact physique avec un plan à la terre, tel que le dessus conducteur (ou non conducteur) d'un établi. Donc, contrairement aux détecteurs de champ électrostactique de la technique antérieure, on n'a plus besoin de relier la terre ou la masse interne à une terre externe ou à la personne. En fait, l'opérateur pense normalement à relier le point commun au châssis d'une automobile; cependant, on a trouvé que le châssis d'une voiture fonctionne correctement comme antenne, quand on le relie à l'antenne 4 du circuit.Aucune connexion externe ou autre connexion de terre n'est nécessaire. De plus, on peut faire varier la sensibilité totale en faisant varier la résistance 62 ou la position ohmique du point commun entre les résistances 60 et 62. Ces résistances peuvent être concrétisées sous la forme d'un potentiomètre et tout le seuil de sensibilité de l'appareil peut donc ètre rendu variable. il faut également noter que l'on peut utiliser d'autres formes d'indicateurs que les diodes émettrices de lumière décrites. A titre d'exemple, on peut prévoir des moyens pour moduler en intensité le courant de la diode émettrice de courant ou de la lampe des circuits pour indiquer la distance à la source de champ électrostatique. On peut utiliser un circuit de commande pour commuter en ou hors service la diode IED ou la lampe à une fréquence qui dépend de la tension d'entrée, si bien que la cadence du clignotement indique la distance relative à la source. Une lampe clignotant lentement indiquant une grande distance et une cadence de clignotement élevée (qui, pour 15 clignotements par seconde ou au-dessus, peut être interprétée comme un allumage permanent par l'oeil) indique une courte distance (ou un niveau de champ élevé) vers la source électrostatique. On pourrait utiliser des indicateurs audibles ou des combinaisons de modulation d'intensité, de clignotement, etc. On purrait utiliser certains de ces indicateurs une fois un seuil prédéterminé franchi, et les autres au-dessous de ce seuil. Bien que les principes de la présente invention aient été ci-dessus décrits en relation avec des exemples particuliers de réalisation, il faut comprendre que ladite description n'a été faite qu'à titre d'exemple et ne limite pas la portée de l'invention. REVENDICATIONS 1) Appareil d'évaluation d'un champ électrostatique caractérisé en ce qu'il comprend: a - une antenne, b - un amplificateur à grande impédance d'entrée, relié à l'antenne, c - un filtre passe-bas pour bloquer les fréquences de champ électrostatique supérieures à la fréquence la plus élevée du champ à détecter, le filtre étant relié par un circuit à la sortie de l'amplificateur, d - un circuit capable de faire fonctionner une lumière, relié par un circuit à la sortie du filtre passe-bas, et e - des moyens d'indication lumineux relié audit circuit capable de faire fonctionner une lumière, pour indiquer des niveaux particuliers de la force du champ électrostatique reçu par l'antenne. 2) Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'amplificateur est un amplificateur opérationnel qui comprend, de plus, des moyens détecteurs qui sont montés dans le circuit reliant l'amplificateur opérationnel au filtre passe-bas. 3) Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend encore un circuit à transistor à effet de champ dont la grille est reliée à l'antenne par un circuit à impédance élevée et dont le circuit de sortie, monté en suiveur de source, est relié à l'entrée de l'amplificateur opérationnel. 4) Appareil suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le circuit capable de faire fonctionner une lumière comprend un comparateur ayant une paire d'entrées, dont l'une est reliée par un circuit à la sortie du filtre passe-bas et l'autre à un potentiel prédéterminé, de manière que les moyens lumineux d'indication fonctionnent quand le signal à la première entrée dépasse le potentiel sur la seconde entrée du comparateur. 5) Appareil suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le circuit capable de faire fonctionner une lumière comprend une pluralité de comparateurs dont chacun comporte une paire d'entrées, la première entrée de chaque paire étant reliée par un circuit à la sortie de filtre passe-bas et la seconde entrée de chaque paire étant reliée à un niveau de potentiel individuel prédéterminé, ces niveaux croissant successivement, ainsi que des indicateurs lumineux individuels respectivement reliés aux sorties des comparateurs, de manière qu à la détection d'un champ électrostatique, chacun des comparateurs détectant un signal plus élevé que son niveau de potentiel prédéterminé correspondant fasse fonctionner l'indicateur lumineux correspondant, provoquant ainsi, l'allumage d'une série de lumières ce qui indique l'intensité du champ électrostatique. 6) Appareil suivant l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que les moyens détecteurs forment un détecteur de crêtes de signaux pour laisser passer les signaux de champ électrostatique supérieurs en amplitude à une amplitude prédéterminée, et relié par un circuit à l'entrée du circuit capable de faire fonctionner une lumière. 7) Appareil suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'antenne est formée d'un disque métallique ayant un diamètre d'environ 1,25 cm. 8) Appareil suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'antenne est formée d'un conducteur qui est relié au châssis conducteur d'un véhicule. 9) Appareil suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les moyens lumineux d'indication sont remplacés par des moyens sonores d'indication ou d'autres moyens visuels ou sensibles au toucher donnant une indication de l'amplitude du signal appliqué, soit une évaluation du champ électrostatique.