La présente invention concerne un écran de pro- tection ou de dissipation thermique et en particulier un écran destiné à la protection d'organes qui doivent résister pendant une durée relativement longue à des flux thermiques d'intensité quelconque pouvant atteindre un degré extrêmement élevé (cas d'un incendie ou d'un phénomène thermique très important pouvant conduire à des températures dépassant 20000 C). On rencontre ce type de phénomène lorsque, par exemple, le feu est la cause de la destruction d'un avion. Or pour être épargnées, les boites d'enregistrement de données de vol doivent être efficacement protégées Il est, en effet important de pouvoir, après le sinistre, récupérer ces boîtes de manière à en connaître ainsi son origine. De même, dans bien d'autres cas, il peut être également utile de protéger, pendant une durée relativement importante, un organe quelconque d'un flux thermique intense. Cela peut se présenter, par exemple, pour les cônes d'équipe- ment de véhicules spatiaux dans la phase de rentrée dans l'atmosphère ou encore pour les portes ou autres cloisons pare-feu placées à proximité d'une source thermique qui peut devenir spontanément intense. Or on connaît divers moyens de protection vis-à- vis d'un flux thermique élevé Parmi ceux-ci, on citera ceux dont l'efficacité ne dépend que de la propriété isolante intrinsèque des matériaux qui les composent Toutefois, dans certaines applications, les quantités, les volumes ou les épaisseurs qu'il faut prévoir sont tellement élevés ou pro- hibitifs que l'on hésite à y faire appel Mais lors bien même que ces facteurs ne feraient pas reculer étant donné la nécessité dictée par les circonstances, il s'avère très sou- vent que ces moyens restent malgré tout inopérants, dans certains cas, pour maintenir une température constante suffi- samment basse de l'organe à protéger pendant une durée suffisamment longue. Or, pour obtenir ce dernier résultat, à savoir, maintenir l'organe à protéger, par exemple, à une température maximum de 100 'C alors que la température ambiante peut atteindre ou dépasser 11000 C ou 2000 'C, on a déjà proposé un écran de dissipation thermique dont l'avantage supplémentaire est de réduire au moins de moitié l'épaisseur de l'écran protecteur en prenant pour référence un écran constitué d'un matériau isolant classique Cet écran qui fait l'objet du brevet français no 6905203 du 27 février 1969 publié sous le no 2061509 est essentiellement caractérisé par le fait qu'il comprend, entre la paroi chaude et la paroi froide un élément hydrateur stratifié au contact de la paroi froide, un élément surchauffeur stratifié entre l'élément hydrateur et la paroi chaude, un élément réfractaire poreux stratifié entre l'élément surchauffeur et la paroi chaude, ladite paroi chaude étant percée d'orifices permettant à la vapeur saturée développée dans l'hydrateur pendant la mise en service de l'écran et surchauffée pendant son passage à travers le sur- chauffeur de s'échapper vers l'extérieur de la paroi chaude. On sait, en effet, que dans le processus complet de vaporisation avec surchauffe, tel qu'il résulte du diagram- me de Mollier (bien connu de l'hoimmte de l'art), la surchauffe de la vapeur produit, pour une température de protection définie, une augmentation d'enthalpie qui est donnée par la différence des ordonnées entre l'intersection des courbes isobares, avec la courbe de saturation, et leur intersection avec les courbes isothermes. Or, avec un écran tel que rappelé ci-dessus, on peut réaliser une protection thermique efficace dans laquelle la température la plus basse ne dépasse pas la température de vaporisation du liquide inclus dans l'hydrateur et ce pendant toute la durée de cette vaporisation soit, par exemple, 1000 C pour de l'eau à la pression atmosphérique normale de 1 bar et pendant une durée directement proportionnelle à la quan- tité de cette eau incluse dans ledit hydrateur. On se rend alors immédiatement compte que bien- que présentant des avantages certains par rapport aux écrans antérieurs et bien que, pour un certain degré de protection désiré, l'épaisseur de l'écran faisant l'objet du brevet cité ci-dessus soit nettement réduite, il n'en reste pas moins qu'il présente un certain encombrement volumique dont on ne dispose pas toujours, notamment lorsqu'il s'agit de protéger des organes ou éléments qui eux-mêmes sont nécessairement et impérativement confinés dans un volume réduit ne pouvant obligatoirement pas admettre ou tolérer un encombrement extérieur ou périphérique sensible supplémentaire Toutefois, leur protection étant indispensable et l'écran du brevet antérieur ne pouvant convenir pour des raisons dimensionnel- les, d'une part, et pour des raisons de rigidité relative de structure, d'autre part, un écran d'encombrement minimum, d'une part, et souple, d'autre part, s'impose alors à l'homme de l'art. Par ailleurs, ledit écran du brevet antérieur pose un problème lorsque la température à laquelle est soumis normalement l'élément ou l'organe à protéger est supérieure à la température de vaporisation du liquide inclus dans l'hydrateur (supérieure à 100 'C dans le cas de l'eau) En effet, à cette température normale d'utilisation, la quantité de liquide incluse dans cet hydrateur s'épuise et ne peut normalement pas être récupérée à moins de disposer, comme prévu dans ledit brevet, d'un moyen de recyclage dans l'hydrateur de la vapeur surchauffée après sa condensation. Or ce moyen constitue une solution ne donnant pas nécessaire- ment satisfaction dans tous les cas Aussi, le risque serait grand de se trouver, en cas d'incendie, sans la quantité suffisante de liquide de l'hydrateur dont le rôle et la fonction sont primordiaux au niveau de l'efficacité de la protection Pouvoir alors disposer d'un hydrateur en bon état de charge en liquide à n'importe quelle température s'impose donc aussi à l'homme de l'art. Enfin, les éléments réfractaires entrant dans la constitution de l'écran du brevet ont une mauvaise réponse aux très hautes températures (égales ou supérieures à 2000 'C) se traduisant par leur détérioration Une solution à cet égard s'impose donc aussi. Or, la présente invention résout ces trois pro- blèmes et couvre un écran perfectionné, essentiellement caractérisé par le fait qu'il consiste principalement en un matériau souple du type nappe, mat, réseau de fibres servant de support ou d'armature à un matériau pulvérulent susceptible d'absorber et de retenir un liquide pour donner une pâte ou un gel à haut rendement thixotrope, cet élément dit ci-après hydrateur-surchauffeur, en présence dudit liquide,évoluant de la fonction hydrateur vers la fonction surchauffeur selon le déroulement de l'agression thermique. Suivant d'autres caractéristiques: L'élément hydrateur-surchauffeur est disposé en sandwich entre deux éléments souples de revêtement, l'un au contact intime de la face de l'élément à protéger, l'autre constituant la face externe de l'écran terminé; les éléments souples de revêtement sont consti- tués par des matériaux élastomères armés ou non de matériaux fibreux; l'élément souple constituant la face externe de l'écran terminé contient un matériau donnant, avec le liquide vaporisé et surchauffé provenant de l'hydrateur- surchauffeur, une réaction endothermique. Comme exemples de matériaux entrant dans la réa- lisation de l'écran selon l'invention, on citera: La silice colloïdale pour le matériau pulvé- rulent destiné à absorber et retenir un liquide pour donner une pâte ou un gel à haut rendement thixotrope; les fibres, les toiles, les tissus de fibres réfractaires telles que de roche, de céramique et analogues pour le matériau souple du type nappe, mat, réseau de fibres; tous élastomères et en particulier les élasto- mères de silicone armés ou non de fibres, de toiles ou de tissus de réfractaires et analogues, pour les éléments souples de revêtement et enfin le carbone pour le matériau donnant, avec le liquide vaporisé provenant de l'hydrateur-surchauffeur, une 12169 réaction endothermique. On sait, en effet, que le carbone donne avec l'eau, à haute température, la réaction bien connue dite de fabrication du gaz à l'eau fortement endothermique On verra ci-après l'importance et l'intérêt que présente une telle réaction endothermique pour la protection contre l'agression par des flux thermiques extrêmement élevés. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre faite en regard du dessin annexé qui est un schéma illutrant un écran selon l'invention monté sur la paroi d'un élément à protéger. En se référant à ce dessin, on a représenté, en coupe et schématiquement, l'élément à protéger 1 sur lequel est appliquée par tout moyen connu en soi, tel que, par collage, enduction ou autre, une couche de revêtement 2 cette couche de revêtement sert elle-même de support à l'hydrateursurchauffeur proprement dit 3 avantageusement constitué d'une armature fibreuse souple imprégnée d'une pâte ou-d'un gel à base d'une substance à haut rendement thixotrope et d'un liquide dont la température de vaporisa- tion est fonction de la température à laquelle on désire que l'élément à protéger soit maintenu, ou d'une armature fibreuse souple au sein de laquelle est le plus uniformé- ment répartie à l'état pulvérulent ladite substance appelée à donner, avec ledit liquide de température de vaporisation donnée, ledit gel à haut rendement thixotrope. L'hydrateur-surchauffeur 3 est lui-même revêtu d'une couche de revêtement 4 de structure ou de constitu- tion pouvant être identiques ou différentes de celles de la couche 2. Les couches 2 et 4 sont avantageusement consti- tuées d'un élastomère du type, par exemple, élastomère de silicone, armé ou non de fibres réfractaires sous forme de mats, de feutres ou de tissus, d'un réfractaire, de quartz ou similaire Ces couches sont appliquées par collage ou autrement par tout moyen approprié, respectivement sur les éléments 1 et 3 sous-jacents leur servant de supports. Etant donné la nature et la souplesse des éléments constitutifs de l'écran selon l'invention ainsi réalisé, il est possible de lui faire épouser exactement les contours de l'élément à protéger avec le minimum d'encombrement, une efficacité de protection notable étant obtenue avec le mini- mum d'épaisseur comme cela ressortira des exemples qui seront donnés ci-après. Le phénomène auquel on assiste avec l'écran de l'invention est le suivant, en prenant le cas o l'élément hydrateur-surchauffeur 3 est à base d'un gel aqueux de silice colloïdale: Lorsque la face externe de l'élément 4 est soumise à l'agression d'un flux thermique intense (température pou- vant atteindre 1100 'C), et que l'ensemble est à la pression de 1 bar, ce flux thermique atteignant l'élément hydrateur- surchauffeur 3, déclenche, d'une part, à la pression consi- dérée, la vaporisation du liquide contenu au sein de cet élément (c'est-àdire de l'eau dans le cas de l'exemple choisi) et, d'autre part, la surchauffe de la vapeur ainsi produite qui évacue alors le maximum de calories à travers l'élément 4 devenu poreux sous l'effet de ladite agression thermique. Ainsi, dans ce processus complet de vaporisation avec surchauffe, la surchauffe de la vapeur produit une augmentation d'enthalpie qui est donnée par la différence entre la température stabilisée de la vapeur au niveau de la paroi froide et la température maximale de ladite vapeur à sa sortie de la protection thermique De ce fait, on com- prendra aisément que plus le flux d'agression thermique est important plus la quantité de calories évacuées par la ma- tière active sera importante De plus, on réalise une pro- tection thermique efficace dans laquelle la température la plus basse ne dépasse pas la température de vaporisation du liquide inclus dans l'hydrateur-surchauffeur et ce pendant toute la durée de cette vaporisation soit, par exemple, 1000 C pour l'eau à la pression atmosphérique de 1 bar et pendant une durée directement proportionnelle à la quantité de cette eau incluse dans ledit hydrateur-surchauffeur quelle que soit l'agression thermique. On se rend immédiatement compte que l'on peut définir la température de protection la plus basse par celle de vaporisation du liquide inclus dans l'hydrateur et/ou par la pression à laquelle est soumis ledit hydra- teur. Ainsi, en prenant toujours l'eau comme liquide inclus dans l'hydrateur, on sait par exemple que cette eau se vaporise à environ 17 'C sous 0,02 bar, et que de ce fait, la température de protection que l'on pourrait obte- nir se situerait entre 17 'C et 1000 C et au cours d'une variation de pression entre 0,02 et 1 bar, alors que l'agression du flux thermique serait toujours de l'ordre de 11000 C et plus. L'intérêt de l'invention apparaît alors nette- ment à l'homme de l'art, en particulier dans le domaine aérospatial (entrée dans l'atmosphère d'un engin spatial avec variation de la pression de 0,02 à 1 bar). Outre la nature des liquides inclus dans l'hydra- teur qui permet de définir ainsi différentes gammes de température de protection, la quantité de ce liquide définit la durée de protection. Toutefois, étant donné la constitution même de l'hydrateur, il est possible de prévoir la recharge en liquide de ce dernier, la substance qui le compose en étant fortement avide et formant avec lui un gel à haut rende- ment thixotrope. C'est ainsi que l'écran selon l'invention peut comporter au départ, soit un gel composant de l'hydrateur- surchauffeur déjà constitué et (en se référant à la partie de la figure 2 en traits mixtes), un conduit d'alimentation en liquide 5, provenant d'une source 7, avec pompe de cir- culation 6 commandée automatiquement en fonction de la quantité de liquide épuisé et/ou de la température, soit la substance appelée à donner ledit gel au moment de l'uti- lisation, cette substance se trouvant répartie à l'état pulvérulent sur son support (silice pulvérulente par exemple) et le même circuit d'alimentation en liquide Une telle réalisation permet de pallier et compenser à tout moment les pertes en liquide qui peuvent se produire lors d'une agression thermique qui serait de moindre importance mais conduisant tout de même à la vaporisation du liquide inclus dans l'hydrateur-surchauffeur. Par ailleurs, la dissipation des calories peut encore être augmentée en choisissant, pour l'élément de revêtement 4, un matériau élastomère devenant nécessaire- ment poreux aux températures élevées et, de plus, suscep- tible de s'expanser, ce qui facilite cette dissipation. De façon avantageuse et suivant une variante, l'élément d'étanchéité 4 peut comporter dans sa formula- tion et sa réalisation une substance ou formulation à base de carbone qui, dans le cas particulier de la vapeur d'eau, donne une réaction fortement endothermique (réaction du gaz à l'eau) entraînant de ce fait les calories à éliminer. Les exemples suivants sont donnés à titre illus- tratif, nullement limitatif des résultats que l'on peut obtenir avec un écran réalisé selon l'invention. Ces résultats ont été donnés par des essais con- sistant à soumettre une éprouvette comportant la protection thermique selon l'invention à un flux thermique simulant un incendie par hydrocarbure en plaçant ces éprouvettes à 1 mètre au-dessus du lit de flamme (environ 900 C), et en disposant des thermocouples uniformément répartis entre la peau externe et la protection de manière à pouvoir noter, en cours d'essai, les températures en différents points de l'éprouvette. Exemple 1 Protection des réservoirs Essai d'un container d'un diamètre de 650 mm: Définition de l'éprouvette: Support: Capacité bobinée en verre-résine époxyde de 650 mm de diamètre et d'en- viron 1 mètre de long Protection: épaisseur 25 mm masse totale de la protection thermique: 101 kg Sept thermocouples sont placés et uniformément répartis entre la peau externe de la capacité et la protection thermique. Résultat de l'essai Stabilisation des 7 points de mesure de tempé rature du container à 100 'C + 100 C après 2 heures d'exposi- tion Palier de 4 heures à 1000 C + 100 C Le point le plus chaud atteint 1100 C après 6 heures d'exposition au flux thermique Il a fallu, pour cela, utiliser 1400 litres de combustible. Il est à noter que, dans ces conditions d'essai et à épaisseur égale, les meilleurs matériaux connus actuel- lement assurent une protection de l'ordre de 1 heure, ce qui serait le cas, à épaisseur égale, avec un écran réalisé suivant le brevet antérieur N O 2 061 509. Exemple 2 Protection mécanique des matériaux de construction Essai de deux passerelles de sécurité incendie de plate- forme off-shore: Matériel utilisé Le matériel d'essai utilisé est identique à celui des essais de containers. Cependant, les passerelles, placées à 1 mètre au-dessus du lit de flamme (distance entre appuis 1 mètre), sont de plus soumises à une force de 500 da N(simulant le passage d'un sauveteur chargé d'un sinistré)appliquée au centre de chaque passerelle sur une surface de 300 x 300 mm. Définition des éprouvettes: Support: Caillebotis en alliage léger (Type I sans perforations) (Type II avec perforations) Dimensions: 1080 x 300 mm - épaisseur 25 mm Protection: Remplissage des alvéoles des caille- botis au moyen de l'invention (pas de protection sur la surface supérieu- re des passerelles) Masse des éprouvettes: Type I: 14,215 kg Type II: 13,545 kg. 1 O Résultat de l'essai: Mesure de la température sur la face non protégée -des éprouvettes: Après 1 h d'exposition Type I = 115 'C Type II = 150 'C Après 1 h 30 d'exposition Type I 1400 C Type II = 2000 C Mesure de l'augmentation de la flèche au centre des éprouvettes après 1 h 30 d'exposition au flux Type I 4 mm Type II 9 mm soit, à la fin-de l'essai, une flèche 14 mm pour le type I 19 mm pour le type II. La flèche critique annoncée est de 22 mm. A titre de comparaison, ces essayés, dans les mêmes conditions: Sans protection thermique totale de: pour ces éprouvettes caillebotis ont été : effondrement après 6 minutes d'exposi- tion Avec une protection thermique à base de laine de roche: effondrement après 12 minutes d'exposition. Les résultats ci-dessus amènent les conclusions suivantes L'écran selon l'invention, grâce à sa propriété. de stabiliser la température aux environs de la température de vaporisation du liquide inclus dans l'hydrateur- surchauffeur ( 1000 C dans le cas de l'eau) et par la durée de son efficacité, s'avère largement supérieur à tout autre revêtement isolant actuellement utilisé De plus, de par sa structure et sa constitution, il permet, à volonté, une charge ou une recharge en liquide à vaporiser pour disposer toujours de la quantité nécessaire ou suffisante de ce dernier. Au vu de ces résultats, les possibilités d'appli- cations sont très importantes et étendues: domaine de l'aérospatiale, pétrochimie et d'une manière générale, tout secteur o le problème de la lutte contre l'incendie ou l'agression par des flux thermiques intenses se pose encore actuellement d'une manière cruciale. Par ailleurs, des matériaux actuellement prohibés pour la réalisation, la construction ou la confection d'en- sembles ou d'éléments d'ensembles lorsqu'il existe un ris- que d'incendie, pourraient être utilisés en combinaison avec une protection réalisée selon l'invention, comme par exemple l'utilisation des composites verre-résine sur les plates- formes de forage en mer. Il va du reste de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre purement explicatif, nullement limitatif et que toute modification utile pourra y être apportée sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 Ecran de dissipation thermique comprenant une paroi chaude et une paroi froide, caractérisé par le fait qu'il comprend entre la paroi chaude et la paroi froide un matériau souple du type nappe, mat, réseau de fibres servant de support ou d'armature à un matériau pulvérulent susceptible d'absorber et de retenir un liquide pour donner une pâte ou un gel à haut rendement thixotrope, cet élément dit hydrateur-surchauffeur, et en présence dudit liquide, évoluant de la fonction hydrateur vers la fonction sur- chauffeur selon le déroulement de l'agression thermique. 2 Ecran selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'élément hydrateur-surchauffeur est dis- posé en sandwich entre deux éléments souples de revêtement, l'un au contact intime de la face de l'élément à protéger, ou paroi froide, l'autre constituant la face externe de l'écran terminé devenant paroi chaude au moment de l'agres- sion d'un flux thermique. 3 Ecran selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les éléments souples de revêtement sont constitués par des matériaux élastomères armés ou non de matériaux fibreux. 4 Ecran selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'élément souple constituant la face externe de l'écran terminé contient un matériau donnant, avec le liquide vaporisé et surchauffé provenant de l'hydrateur- surchauffeur, une réaction endothermique. Ecran selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le matériau destiné à absorber et retenir un liquide pour donner une pâte ou un gel à haut rendement thixotrope est de la silice. 6 Ecran selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le matériau souple du type nappe, mat, réseau de fibres est constitué par des fibres, toiles, tissus de fibres de réfractaires et ana- logues. 7 Ecran selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les éléments souples de revêtement sont constitués par tous élastomères armés ou non de fibres réfractaires sous forme de mats, de feutres ou de tissus. 8 Ecran selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7, caractérisé par le fait que le carbone est le matériau donnant avec le liquide vaporisé et surchauffé provenant de l'hydrateur-surchauffeur, une réaction endo- thermique. 9 Ecran selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 8, caractérisé par le fait que le liquide inclus dans l'hydrateur-surchauffeur a une température de vapori- sation égale à celle correspondant à la température de protection recherchée. Ecran selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 9, caractérisé par le fait que le liquide est fourni à l'élément hydrateur-surchauffeur au cours d'une agression thermique.