La présente invention concerne un procédé et un dispositif de fabrication de corps creux stratifiés, ainsi qu'un corps creux fabriqué selon le procédé indiqué et destiné notamment à la confection de tubes d'emballage souples. Les corps tubulaires de ce genre, qui présentent une couche métallique d'arrêt constituée par exemple d'une feuille d'aluminium, sont déjà connus depuis longtemps. La feuille d'aluminium constitue la couche intevmédiaire d'un stratifié comportant au moins trois couches dont celles qui sont extérieures sont en matière swnthétique thermoplastique. Les bords longitudinaux du stratifié formé en un corps tubulaire se recouvrent, la couche externe en thermoplaste étant, dans la zone de recouvrement, soudée à la zone interne (en thermoplaste) du bord externe du stratifié.Si les couches du stratifié, qui viennent s' appliquer l'une contre l'autre, sans intermédiaire, dans la zone de recouvrement, sont formées du meme matériau thermoplastique, il s'établit alors un joint ou cordon suffisamment résistant, et l'on est en outre certain que le bord intérieur de la feuille d'aluminium est à 1 'abri de toute attaque par le produit emballé qui peut être agressif. Des corps tubulaires de ce genre sont aujourd'hui fabriqués en grand nombre et sont commercialisés par exemple comme tubes d'emballage pour pâte dentifrice. De tels tubes déformables ont des prix de revient convenables lorsque l'on peut les fabriquer de la même façon en grand nombre, dans une exécution donnée, ou encore pour un produit déterminé. Une telle fabrication se heurte toutefois à des difficultés lorsque par exemple non seulement les indications de prix imprimées différent selon la zone de commercialisation, mais aussi elles doivent etre changées assez souvent. Si le domaine de commercialisation ou drutilisation doit être limité pour un produit déterminé, c'est-à-dire si le nombre de pièces à fabriquer est relativement petit, le coût unitaire est alors bien souvent insoutenable. Cet inconvénient est dû au fait que l'impression a lieu non pas sur les corps tubulaires terminés, ce qui est par exemple le cas- des tubes métalliques souples mais sur de la feuille en bande. Après impression, cette dernière est associée à d'autres couches de matière, sur une machine de fabrication de stratifié. Or, la fabrication d'un stratìfie n'est rentable qu'à la condition de fabriquer un meme produit en quantité suffisamment importante. La présente invention a pour but de fournir un procédé permettant de fabriquer économiquement des tubes souples, même en quantité relativement faibles. te procédé selon l'invention se distingue par le fait que l'on déploie parallèlement entre elles plusieurs bandes sans fin d'au moins un matériau en feuille, par le fait gu'on les réunit en les décalant transversalement, de façon que leurs bords lon gitudinaux forment des gradins et qu'elles se recouvrent au moins deux par deux, par le fait que l'on assemble les bandes entre elles le long de leurs zones de recouvrement, par échauffement et pression, puis on les coupe en tronçons que l'on forme en pièces tubulaires dont l'axe est parallèle à la longueur des bandes et dont le périmètre est plus petit que la largeur des bandes, et enfin par le fait que l'on effectue à chaud et sous pression l'assemblage des bords longitudinaux qui se recouvrent. Le fait que le produit composite ou stratifié définitif n'est formé que peu avant le formage du corps tubulaire, ou même seulement lors du 'soudage des bords longitudinaux des feuilles formant la pile à structure "en écailles", permet de n'utiliser des machines onéreuses, spéciales pour fabriquer des stratifiés, que pour produire des éléments stratifiés, c'est-à-dire des feuilles à plusieurs couches, par très grandes quantités, puisque de tels éléments sont nécessaires et seront utilisés indépendamment du produit emballé et de l'impression.Par ailleurs, les feuilles venant au contact du produit emballé peuvent, ainsi que l'impression, être modifiées pour des quantités de stratifié relativement réduites, -sans que cela affecte l'économie de la fabrication. te fait de former une pile à structure nen écailles conduit à un recouvrement individuel des bords des strates constituant cette pile, ce qui est important pour le tube déformable obtenu. En effet, cela permet de réaliser, en plusieurs couches ou strates du matériau composite constituant le tube, des soudures parfaites, puisque le soudage a lieu entre les mêmes couches et, éventuellement aussi, entre les mêmes matières plastiques. Un exemple d'une forme de réalisation du dispositif selon l'invention, ainsi que des exemples de mise en oeuvre du procédé, sont décrits ci-après en se référant au dessin annexé dans lequel, la figure 1 représente schématiquement une vue en élévation d'une forme de réalisation du dispositif la figure 2 correspond à une vue en plan du dispositif de la fig. 1 la fig. 3 représente schématiquement une vue en bout du dispositif selon la figure 1 la fig. 4 représente en coupe une pile à structure "en écailles" (structure "tuilée") constituée à partir de feuilles en opérant selon un premier mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention la figure 4a montre une coupe d'une pile à structure "en écailleS correspondant à un deuxième mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention ; et la fig. 5 est une vue en coupe transversale d'un tube souple soudé. Sur les figures 1 à 3, la référence 10 désigne un bâti de machine portant en 12, 14, 16 et 18 des bobines 20, 22, 24 et 26 de matière en feuille qui sont montées à rotation. À chacune des bobines de feuille est associé un galet ou rouleau danseur 28, qui est monté oscillant sur le bâti, et un rouleau ou galet de détour 30 qui est monté à poste fixe. Les bobines de feuille 20, 22, 24 et 26, avec leurs rouleaux danseurs associés et les rouleaux de détour 30, sont décalées latéralement, les unes par rapport aux autres, de façon que chacune des feuilles 20', 22', 24' et 26' sortant de sa bobine sous la forme d'une bande sans fin soit décalée latéralement par rapport aux autres feuilles. tes bandes de matière en feuille sont superposées et amenées à se rejoindre entre les rouleaux de détour 30 et une paire de rouleaux de guidage 32, de-sorte que lton obtient une pile qui est formée de quatre bandes et présente, en coupe transversale, une structure "en écaillestt. La bande la plus en dessous de la pile est la bande 22' par rapport à laguelle la bande immédiatement supérieure 20' est décalée ou déportée latéralement d'une certaine quantité. La bande 26' se trouvant au-dessus de la bande 20' est elle aussi déportée latéralement par rapport à la première, et cela d'une quantité superieure au déport de la bande 20' par rapport à la bande 22'. Enfin, la bande supérieure 24' est décalée latéralement par rapport à la bande 26'. te décalage ou déport de toutes les bandes succédant à la bande du dessous a lieu ici vers le meAme coté. La référence 34 désigne le piston ou vérin d'actionnement d'un appareil d'impression 36 dirigé sur la bande 261. I > e l'appareil d'impression 36, l'empilement de bandes parvient dans le domaine d'un dispositif de soudage 58présentant un vérin d'actionnement 40. Àu moyen du dispositif 38, les bandes consécutives au sein de l'empilement sont assemblées (reliées) entre elles deux par deux, sur une longueur déterminée, par un cordon de soudure 40, 42 et 44. C'est ainsi par exemple que le cordon de soudure 40 assemble la bande de dessous 22' à la bande immédiatement supérieure 20'.Par ailleurs, le cordon de soudure 42 assemble la bande 20' à la bande immédiatement supérieure 26', et le cordon de soudure 44 assemble la bande 26' à la bande 24'. En variante, le dispositif de soudage 38 pourrait être réalisé de façon que toutes les bandes soient assemblées entre elles au moyen d'un seul cordon de soudure. La référence 46 désigne un appareil d'avance à mâchoires, auquel sont associés un vérin de pincement 48 et un vérin d'avance 50. La pile de bandes est pincée au moyen de l'appareil d'avance à mâchoires 46, lorsque le cylindre d'avance est dans une position de retrait, puis le vérin d'avance la fait avancer d'une longueur prédéterminée. Ce faisant, la pile parvient dans le domaine d'un dispositif de coupe 52 qui, lors de chaque actionnement, sectionne une longueur d'avance de la pile. tes tronçons 56 de la pile, qui sont formés par le dispositif de coupe 52, sont amenés à un appareil rouleur 58 dans lequel bus tronçons de pile 56 sont formés en un tube 60. Comme on peut le voir sur la figure 2, c'est la partie formée par la bande 22' qui s'engage, par son bord libre, dans l'appareil rouleur et forme alors la couche la plus intérieure du tube résultant du roulage, tube dont l'axe longitudinal est parallèle aux bords longitudinaux des bandes. L'appareil rouleur 58 est associé au poste de chargement d'une table rotative 64 tournant autour d'un axe horizontal 62, cette table portant des manchons ou fourrures de formage 66 régulièrement répartis sur son pourtour. Des axes des manchons de formage sont parallèles à l'axe de rotation. A chaque manchon de formage 66 est associé, sur la table tournante 64, un mandrins 70 déplaçable coaxialement au manchon au moyen d'un vérin 68. tes mandrins 70 (non représentés en détail) sont réalisés de façon qu'après avoir été introduits dans les manchons de formage 66, les tubes 60 soient pressés de l'intérieur contre la paroi interne des manchons. tes mandrins sont par exemple pourvus en leur surface périphérique d'une garniture expansible pouvant être gonflée au moyen d'un fluide sous pression agissant par l'intérieur. Lorsqu'un tube 60 est serré entre le manchon de formage et le mandrin 70, il parvient, du fait de la rotation de la table tournante, dans le domaine de postes de soudage 72 qui sont par exemple du type à haute fréquence et chauffent les manchons de formage qui sont métalliques.Ces derniers cèdent leur chaleur aux tubes qui s' trouvent serrés, de façon que les feuilles ou couches de feuilles thermoplastiques de ces tubes s'assemblent entre elles sur tout le pourtour du tube. Pour refroidir les tubes soudés, des postes de refroidissement (non représentés) sont associés à la table tournante 64, à la-suite des postes de chauffage 72. Lorsque les tubes refroidis ont atteint une certaine température, par exemple 40 C, les mandrins 70 sont actionnés afin de provoquer une contraction diamètrale. Enfin, les manchons de formage 66 parviennent dans le domaine d'un poste de déchargement 74 présentant un piston 76. Lors de son mouvement vers 1' avant, dans un manchon de formage 66, le piston repousse le mandrin 70, tandis que lors de son mouvement vers l'arrière il entrain avec lui un tube soudé et terminé 60', jusqu a ce que ce dernier rencontre un extracteur 78 et, après retrait complet du piston, tombe (par exemple sous l'effet de la pesanteur) dans un bac récepteur. Dans l'exemple de réalisation représenté sur les figures 1 à 3, les bandes de feuille sont de largeurs différentes, la bande de feuille 20' ayant par exemple une largeur presque double de celle de la bande de feuille 22' ; mais cela n'est absolument pas limitatif, et ces bandes de feuille peuvent avoir même largeur et etre décalées mutuellement d'une fraction de leur largeur. Il faut toutefois que la largeur de chaque bande de feuille soit au moins égale au développement de la circonférence du tube, mais il est préférable que cette largeur soit supérieure d'une certaine quantité à cette circonférence. Des bords longitudinaux des différentes bandes de feuille se recouvrent alors de cette quantité lorsque la pile est formée en un tube de diamètre correspondant.Un tel recouvrement est particulièrement avantageux lorsqu'il s'agit d'éviter tout contact entre une couche de feuille qui est par exemple en aluminium et le produit qui devra être placé à l'intérieur du corps tubulaire à réaliser à partir du tube. La figure 4 représente en coupe transversale une pile avec disposition "en écailles" de quatre strates ou bandes qui la constituent. Comme on peut le voir sur le dessin, la largeur de chaque strate est d xfl+ a. Dans cette expression, d est le diamètre du tube à former, tandis que a correspond à la valeur du décalage des différentes couches de la pile et correspond, sur le tube fini, à la valeur du recouvrement des bords longitudinaux des différentes strates (fig. 5). Sur la fig. 4, la référence 80 désigne la strate inférieure, qui est par exemple formée d'une seule couche en polyéthy lène. Au-dessus de la strate 80 se trouve, décalée de a, une strate 82 constituée d'une couche 84 d1un copolymère et d'une couche 86 d'aluminium. La couche de copolymère 84 est plaquée lamine sur la couche d'aluminiunt 86. Sur la strate 82 se trouve, avec un nouveau décalage a, une strate 82' dont la structure correspond-à celle de la strate 82. Enfin, une dernière strate 90, qui est par exemple en polyéthylène, est disposée sur la strate 82'. ta couche d'aluminium 86' de la strate 82', et la strate 90 portent sur leurs cotés en regard une couche (non représentée) d'un médiateur d'adhérence ou d'un adhésif. Entre la couche d'adhésif de la strate 90 et sa couche de polyéthylène, il y a une couche d'encre d'imprimerie (non représentée) avec un sujet appliqué par le procédé dtimpression-inversion. Au lieu de la couche de polyéthylène, la couche d'aluminium 86' peut elle aussi porter lesujet imprimé, mais alors en impression normale. L'adhésif est situé entre la strate 90 et-la couche d'encre d'imprimerie. Les références 92, 94 et 96 désignent les cordons de soudure prévus pour assembler les strates entre elles. Ils s'étendent parallèlement aux bords longitudinaux des strates et peuvent être produits par le dispositif de soudage 38 (fig. 1). Se rapportant au dispositif représenté sur les fig. I à 3, la pile représentée sur la fig. 4 est introduite dans le dispositif de roulage en commençant par la partie débordante a de la strate de dessous 80 qui forme la couche la plus intérieure (couche interne extrême) du corps tubulaire final. Lorsque le tube qui se forme dans le dispositif de roulage se referme, les différentes strates se recouvrent comme représenté sur la fig. 5. Sur la fig. 5, on a représenté le corps tubulaire fermé et soudé, sa section droite étant ovale pour simplifier, tandis que le tube produit comme indiqué sur les figures 1 à 3 possède normalement une section circulaire. En allant de l'intérieur vers l'extérieur, la paroi du tube souple est constituée des couches dont est formée la pile selon la fig. 4, à savoir la couche interne extrême 80, une couche de copolymère 84, une couche d'aluminium 86, une autre couche copolymère 84', une couche d'aluminium 86', les deux couches d'adhésif non représentées, la couche d'encre d'imprimerie (également non représentée) et, enfin, la couche extérieure en polyéthylène 90. soutes ces couches sont assemblées entre elles sur toute leur étendue, l'assemblage entre couches adjacentes de deux strates voisines ayant eu lieu par échauffement aux postes de soudage 72 du dispositif selon les figures 1 à 3. Àu cours du même processus, il y a également eu soudage des bords (se recouvrant) de la couche de polyéthylène 80 dans la zone 80a et, de la même façon, des bords à recouvrement de la couche de polyéthylène 90 dans la zone 90a. De plus, un assemblage par adhérence s'est formé dans la zone où la couche d'aluminium 86 est à recouvrement avec la couche de copolymère 84.Pour éviter toute réaction entre d'une part le produit qui sera placé dans 1' emballage tubulaire formé à partir du tube, et, d'autre part, la couche d'arrêt intérieure en aluminium 86, il est essentiel que le bord de celle-ci qui est tourné contre l'intérieur du tube ne risque pas d'entre noyé de copolymère fondu de la couche 84, mais soit, de façon certaine et reproductible, recouvert par la portion 80a de la couche intérieure de polyéthylène 80. Par suite de la largeur du recouvrement a, qui forme un cordon de soudure sur toute son étendue, un produit agressif contenu dans le tube ne pourra pas s'échapper dans la zone du bord longitudinal de la couche d'arrêt en aluminium 86.Le sujet imprimé, qui est visible sous la couche de polyéthylène constituant le matériau transparent, a son axe médian avantageusement décalé d'environ 1800 par rapport à la zone de soudure ou de recouvrement des strates ou couches du tube. La forme ovale représentée pour la section droite du tube correspond à une condition d'utilisation, la fermeture de 'extrémité inférieure du tube étant alors parallèle à l'axe principal le plus long de l'ovale. Avec la disposition précitée du sujet imprimé par rapport au cordon de soudure, ou encore par rapport à la direction d'écrasement du corps tubulaire donnée par la fermeture finale, le sujet imprimé n'est absolument pas affecté par le cordon de soudure et, d'un autre coté, même en cas de roulage ou de repliage de l'extrémité vide du tube, reste encore bien visible pendant un temps assez long. Bien que, par suite de ses recouvrements, la zone des cordons de soudure soit légèrement plus raide que le reste de la paroi du tube, cela ne gène en aucune façon le pliage du tube. Dans l'exemple de réalisation selon la figure 5, la dimension a correspond à la dimension du- recouvrement que l'on a représenté comme étant de m8me valeur pour toutes les couches, et correspond aussi à la valeur du décalage des couches au sein de la pile à structure llen écailles". Le décalage des couches peut toutefois être plus important pour une même largeur des différentes couches. Par exemple, par rapport aux conditions représentées dans l'exemple de réalisation selon la figure 4, on pourrait faire commencer la couche 82' là où la couche 80 se termine. Cet agencement a l'avantage que le cordon de soudure 94, tout comme le cordon 96, n'assemble que deux couches. Les couches d'aluminium présentes dans le corps tubulaire selon la figure 5 ne servent pas seulement de couches d'arrêt contre la diffusion de gaz et vapeurs provenant de l'intérieur du tube, mais servent aussi à communiquer au tube un comportement analogue à celui de tubes entièrement métalliques. Cet effet ne provient pas seulement de l'épaisseur des couches d'aluminium mais aussi de leur écartement en direction radiale. Par ailleurs, les couches en matière plastique évitent la formation, dans l'aluminium, de flambages aigus qui pourraient conduire à des déchirures dans la paroi du tube. Latendance au rappel élastique du corps tubulaire, connue dans le cas des tubes faits uniquement de matière plas-tique, peut, selon le choix, l'agencement et/ou le dimensionnement des différentes couches, être complètement supprimée ou ramenée à une valeur ntimpliquant aucun inconvénient compte tenu du produit emballé ou du domaine d'utilisation du tube souple. Tandis que, dans l'exemple décrit de mise en oeuvre du procédé, les bandes sont assemblées entre elles par des cordons de reliure après la formation de la pile à structure nen écail lesl', de sorte qu'il n'y a d'abord assemblage que dans une zone superficielle étroitement limitee(là où des parties de bande se recouvrent), on pourrait aussi, au lieu de ces cordons, assembler les bandes entre elles dès la première étape sur toute leur surface de contact ou encore de recouvrement. Be processus d'assemblage peut avoir lieu aussi bien avec un mouvement discontinu de la matière qu'avec un mouvement continu de celle-ci. Ce procédé est alors particulièrement indiqué si, comme sur les figures 4 et 5, les strates ou bandes de la pile ont même largeur et ne sont déportées latéralement que dans une faible mesure par rapport à leur largeur. Si le soudage des bandes selon la figure 4a a lieu dès la première étape sur toute la largeur des surfaces de contact mutuel, il ne reste plus à réaliser, après formation du tube, que la soudure des zones de joint à recouvrement a, ce oui, pour la procédure de soudage, implique des impératifs moins sévères que lorsqu'il s'agit de chauffer uniformément ou encore de souder toute la surface périphérique du tube. C'est pourquoi, il peut aussi suffire d'emploger pour cette soudure des méthodes telles que celles connues pour le scellage à chaud. Sur la figure 4a, on a représenté une pile à structure "en écailles", dans laquelle les bandes sont assemblées entre elles sur toute la largeur avant la formation du tube. C'est ainsi que la strate 80 est liée à la strate 82 dans la zone d xi par une soudure 98. Dans le meme sens, et dans des domaines correspondants, les soudures ou collages 100 et 102 relient les strates respectives 82 et 82', 82' et 90. Un dispositif convenant pour la mise en oeuvre du procédé modifié de façon correspondante peut aussi, au lieu du dispositif de soudage 38 qui exige un mode de travail intermittent, présenter dans tous les cas un système de soudage fonctionnant sans contact. Le dispositif de soudage sans contact peut par exemple comporter une pluralité de champs haute fréquence agencés les uns derrière les autres dans la direction du déplacement, ces champs haute fréquence étant formés par des bobines appropriées. En outre, des organes tournants appropriés sont associés à un tel système de soudage, afin de presser l'une contre l'autre les bandes de la pile lors de 11 échauffement, pour obtenir une adhérence ou soudure intime entre métal et matière plastique, par exemple entre aluminium et un copolymère ou encore entre matières plastiques, par exemple entre polyéthylene et copolymère. Le système de soudage est avantageusement suivi d'un dispositif refroidisseur qui prélève la chaleur amenée à la matière. Le matériau composite (stratifié) formé de la façon décrite, à partir des matériaux constituant les strates en pile, se prête à un façonnage de la façon décrite en se référant aux figures 1 à 3. En variante, on peut aussi, à partir de ce matériau composite, former de façon connue un tube sans fin. Le tube n' est alors subdivisé en tronçons correspondant aux corps tubulaires désirés que lorsque les bords longitudinaux des strates composites, qui se recouvrent par exemple comme représenté sur la fig. 5, sont assemblés ou soudés entre eux, également par échauffement et pression. Evidemment, il ne faut alors plus, dans le cas dtun matériau composite, qu'un simple échauffeiaent effectué directement dans la zone des recouvrements (joints). Enfin, dans la mesure où les strates de la pile ont un agencement-analogue à celui représenté sur la fig. 4, le dispositif d1impression doit âtre agencé au voisinage de la bobine fournissant la bande de matière qui doit recevoir les impressions. REVENDICÂTIONS 1 Procédé de fabrication de corps creux stratifiés, en particulier pour tubes d'emballage souples, caractérisé en ce que l'on déploie parallèlement entre elles plusieurs bandes sans fin d'au moins un matériau en feuille, en ce qu'on les réunit en les décalant transversalement, de façon que leurs bords longitudinaux forment des gradins et qu'elles se recouvrent au moins deux par deux, en ce que lton assemble les bandes entre elles le long de leurs zones de recouvrement, par échauffement et pression, puis on les coupe en tronçons que l'on forme en pièces tubulaires dont l'axe est parallèle à la longueur des bandes et dont le périmètre est plus petit que la largeur des bandes, et en ce qu'enfin l'on effectue à chaud et sous pression, l'assemblage des bords longitudinaux qui se recouvrent. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins certaines des bandes sont formées de matériaux composites, et en ce que, par rapport à celle qui lui est immediatement sous-jacente, chaque bande est décalée d'une valeur au moins égale à la différence entre la largeur de la bande sousjacente et le périmètre que le corps creux doit avoir. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que toutes les bandes ont même largeur et sont mutuellement décalées d'une même valeur. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que l'assemblage des bandes associées se fait par des cordons de reliure orientés parallèlement aux bords longitudinaux des bandes et voisins de ces derniers, et en ce qu'après tronçonnage les bandes sont amenées à une opération de roulage effectuée pour produire les pièces tubulaires. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des bandes associées, sur la largeur où elle recouvre une bande immédiatement voisine, est assemblée à cette dernière par chauffage et pression avant le tronçonnage. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'avance et le soudage des bandes sont discontinus. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé-en ce que 1 'on produit des tronçons portant chacun deux sujets imprimés. 8. Dispositif de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé par des moyens pour former une longueur d'une pile dont les strates sont décalées les unes par rapport aux autres dans une direction, et par d'autres moyens pour assembler entre elles les strates de la pile. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs supports de bobine qui ont des axes parallèles, sont déportés latéralement les uns par rapport aux autres, et sont associés à des moyens de guidage de bandes à extraire des bobines, des moyens d'avance pour faire avancer les bandes ensemble par intermittence, par longueurs discrètes, des moyens de soudage pour effectuer, par longueurs discrètes, l'assemblage des bandes entre elles, et des moyens de coupe pour couper dans les bandes des tronçons de longueur prédéter- minée. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par des moyens transporteurs mobiles transversalement aux moyens d'avance, pour amener des tronçons à des moyens de roulage de tubes. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens de roulage de tubes présentent, dans le plan des moyens transporteurs, une fente d'introduction dans un manchon cylindrique de roulage, 1' axe de ce manchon étant parallèle à la direction du mouvement des moyens d'avance et perpendiculaire à la direction du mouvement des moyens transporteurs. 12. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par des moyens d'impression qui sont disposés en amont des moyens de soudage, par rapport au sens du mouvement des moyens d'avance. 15. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'un rouleau danseur est associé à chaque support de bobine. 14. Corps creux fabriqué selon le procédé de la revendication 1 et comportant un joint à recouvrement qui est orienté axialement et plusieurs couches qui, sur leur périmètre, sont assemblées entre elles par jonction surfacique, l'une de ces couches étant une couche d'arrêt empêchant la diffusion, tandis que plusieurs couches sont en matière synthétique, une couche située radialement à l'extérieur de la couche d'arr8t portant un sujet imprimé, ce corps creux étant caractérisé en ce qu'il présente plusieurs recouvrements qui, le long du périmetre, sont décalés les uns par rapport aux autres dans le même sens, la couche d'arrêt formant un recouvrement commun avec deux couches de matière synthétique thermoplastique - dont llune occupe une position radiale interne et l'autre une position radiale externe par rapport à ladite couche d'arrêt, et en ce que la couche interne extrême et la couche externe extrême sont chacune en une matière synthétique thermoplastique, les bords longitudinaux de chacune de ces couches se recouvrant. 15. Corps creux selon la revendication 14, caractérisé en ce que les recouvrements de la couche interne extrême et de la couche extérieure extrême sont situés dans la même zone du périmètre que les recouvrements des couches intermédiaires. 16. Corps creux selon la revendication 14, caractérisé en ce que le sujet imprimé est appliqué sur la face interne de la couche le plus à 1'extérieur. 17. Corps creux selon la revendication 16, caractérisé en ce qu1entre la couche portant le sujet imprimé et la couched'arrêt il est prévu une couche de médiateur d'adhérence colorée en une couleur différent de celle du sujet imprimé