L'augmentation des rendements entrain automatiquement un'phénomène de déminéralisation chez le gros bétail-, d'oh,la nécessité de distribuer des supplémentations minerales .y4tami- nefs. Le processus est classique et de plus en-plus gXnéra- lisé à l'échelle mondiale, quel que soit le type d'animaux. Pendant longtemps et encore -actuellement, ces supplé- mentations sous forme de complexes a base de phosphore, de calcium, de sel (chlorure de sodium), d'oligo-éléments et de vitamines-ont été présentés sous forme de poudres. Sous cette présentation, le complément minéral- était polyvalent,-dans ce sens qu'il pouvait être incorporé dans des-moutures de céréales ou distribué séparément a l'auge. Bien qu'efficaces, ces poudres sont en général mal acceptées par l'animal par suite de leur caractère pulvérulent. C'est-pourquoi l'on s'est rapidement orienté vers une présentation sous forme de granulés.On utilise alors des presses du-meme type qu'e pour l'alimentation mais avec des matrices spéciales. Sur le plan technique-, -le changement de présentation n influence pas le-rapport Ca/-P. Toutefois, le passage sur. filière nécessite d'utiliser 20 a 25 % en poids de support végétal en vue de donner une certaine souplesse-au granulé et d'éviter l'usure excessive des matrices. Parallèl?ment, a teneur en matières minérales comparable, on est oblige,d'utiliser des phosphates de plus en plus concentrés, donc de plus en plus - chers. Ajoutons enfin, que le débit des,presses est de-l'ordre de 2,5 tonnes a l'heure, soit un coût moyen de 280 Frs la tonne pour la seule opération de granulation, c'est- -dire un. coût total supérieur d'environ 15 % a la production des poudres. Le ler juillet 1971, la Société S.A.R.A.P.-CEDIA a déposé un brevet français n 71. 24881- relatif la fabrication de compléments alimentaires minéraux en semoule. Cette technique consiste utiliser des constituants contenant phosphate, magnésium et calcium, eux-mêmes sous forme de pet-its granulés semoules, poreux et absorbants, a les mélasser et à les sécher superficiellement par enrobage a l'aide d'un phosphate dicalcique anhydre. Bien que plus rationnelle et efficace, cette formulation nécessite cependant le recours à des produits spéciaux et à l'investissement d'un matériel approprié, autant d'éléments qui, à capacité de production comparable, 2/3 tonne à l'heure, grèvent les coûts de production dans une proportion voisine de celle des granulés. Par souci d'objectivité, il faut mettre en parallèle la technique des semoules obtenues par le procédé Shuggi. A résultat équivalent, l'investissement est supérieur et les coûts néanmoins comparables. La technique des blocs compactés ou coulés sous forme de bassines constitue tout au plus une variante dont le seul avantage factice provient de la mise en distribution dans un système à libre service. A l'exclusion de ces dernieres présentations, tous les systèmes décrits précédemment ne concernent que les composés minéraux classiques, a l'exclusion des composés minéraux azotés à base d'azote non protéique, tels que urée, phosphate d'urée, phosphates ammoniques. La présente invention concerne la fabrication de compléments alimentaires pour animaux à base de composés minéraux vitaminés ou non, ou de composés minéraux azotés vitaminés ou non, par un procédé de compactage susceptible 1) de garantir la production à grande cadence de ces complexes alimentaires et d'en diminuer proportionnellement les cours de production ; 2) de présenter ces mélanges compactés sous des formes nouvelles et faciles à appréhender par l'animal sans gaspillage 3) de rationnaliser la distribution en rapportant le poids de ces agglomérés à des unités de consommation appropriées aux normes techniques de nutrition, ce qui permet d'inclure en proportion définie des composés minéraux azotés dans ces aliments 4) de rendre ces agglomérés exceptionnellement appétents par l'emploi de sous-produits alimentaires et de la technique du biscuitage. Un premier objet de l'invention est donc une nouvelle forme de compléments alimentaires pour animaux, comprenant en mélange les constituants suivants : un constituant minéral, un constituant végétal comme premier facteur d'appétence1 un facteur d'appétence secondaire, un liant, et éventuellement des oligoéléments, des vitamines, des agents de conservation1 des agents antimicosiques, caractérisée en ce qu'elle consiste en agglomérés du mélange desdits constituants du complément, ces agglomérés étant obtenus par compactage du mélange, ayant une composition et un poids définis et étant distribuables à l'air libre. Cette nouvelle forme de compléments peut contenir des composés azotes non protéiques. Les agglomérés peuvent avoir, suivant l'appareillage utilisé, une forme cylindrique, ovotide, de plaquette, de briquette, etc... Les produits obtenus par compactage se différencient des semoules et des granulés par le fait qu'il s' agit d'agglo mérés, selon le cas, de 10 à 50 g pour les composés minéraux et de 200 à 250 g pour les composés minéraux azotés, alors que les semoules varient de 0,2 à 2,5 mm environ de diamètre et que la dimension des granulés passe de 4 à 10 mm sans que la longueur soit contrôlée. Constituant minéral La partie minérale (65 à 74 % du poids total du complé- ment) est apportée par des constituants classiques en poudre et non plus en semoule, afin de rendre le mélange plus homogene (phosphates monocalcique, bicalcique, tricalcique, phosphate de calcium défluoré), les autres sels de calcium, le chlorure de sodium et les oligo-éléments étant apportés également sous forme de poudre fine, ainsi qu'éventuellement les constituants azotés et les vitamines. Facteur d'appétence et agent d'agglomération.ou liant L'appétence est réalisée en premier lieu par un support végétal représentant 25 à 30 % du poids total du complément et en particulier par des sous-produits humides résultant de la fabrication des produits industriels tels que drêches, amidon, résidus solubles de distillerie secs ou humides, mélasse concentrée ou sèche. On peut utiliser parallèlement, simultanément comme facteur d'appétence secondaire et comme agent d'agglomération, de la mélasse liquide ou en poudre de préférence, surtout lorsque le -support végétal (drêche par exemple) est lui-même en phase humide (avec 30 % d'extrait sec dans le cas de la drêche). On peut surtout avoir recours aux produits laitiers tels quelle lactosérum atomisé et même sous forme de produit liquide concentré. Les liants peuvent être du type classique : amidon, sucs, mélasse, lignosulfite, gommes alimentaires1 autorisés par la législation, ou de simples réactions chimiques du type MgO + calcium libre - ou phosphate acide - Les kaolins seuls ou associés à des sucs végétaux ou des gommes peuvent servir valablement d'agent d'agglomeration et garantir la bonne tenue des agglomérés. Mais plus particulièrement, on a intérêt à employer - le lactosérum déjà cité comme facteur d'appétence, qui facilite également le compactage. La proportion conjointe du facteur d'appétence secondaire et du liant varie d'environ 1 à environ 5 % du poids total de l'aliment. La teneur moyenne en humidité des modules IagglomerS) ainsi obtenus varie de 12 à 15 e en poids. Pour se conformer à la législation et éviter des problèmes de conservation, il est conseillé d'incorporer des facteurs de conservation et des anti-micosiques connus en soi. Un autre objet de l'invention est un procédé de fabrication de cette nouvelle forme de compléments pour animaux, qui est caractérisé en ce que l'on soumet à un compactage en agglomérés, au moyen d'un compacteur classique, un mélange desdits constituants du complément alimentaire. Les appareils susceptibles d'être utilises sont des compacteurs classiques, par exemple du type Sahut-Conreur (France). Le débit des appareils peut varier en fonction de l'équipement entre 10 tonnes et 20 tonnes à l'heure. Ces appareils nécessitent peu d'énergie et un dispositif d'entretien très simple. Une opération finale, quand elle est indispensable, en raison de la teneur en H2O trop élevée, consiste à passer quelques instants le produit sous un tunnel de séchage où la température varie de 60 à 800C environ. Sous l'action du choc de température, l'humidité diminue très rapidement de 5 ou 7 % en poids. Parallèlement, la drêche ou tout autre support végétal, en présence de la mélasse et du lactosérum donne, un goût biscuité et rend les agglomérats plus friables, sans qu'ils perdent pour autant leur consistance. L'intérêt de cette nouvelle forme de compléments alimentaires pour -animaux et de son procédé d'obtention réside essentiellement 10) Dans la taille plus grosse des modules alimentaires, qui sont ainsi susceptibles d'être utilisés en libre servi ce et a l'extérieur (distribution a l'air libre possible, alors qu'elle est impossible avec les produits pulvérulents). 20) Dans l'appétence accrue du complément, due à la nature du support végétal et des autres constituants et à l'opération finale de biscuitage. 30) Dans la possibilité, sans rendre le produit dangereux pour l'animal et sans perte de produit actif, d'agglomérer un mélange contenant des composés minéraux azotés, vitaminés ou non, en quantité convenablement dosée. L'emploi d'urée', de phosphate d'urée,de phosphate mono- ou diammonique ou de toute autre forme d'azote non protéique est possible. On peut aussi ajouter des protéines végétales ou animales. I1 suffit simplement, en fonction de la nature du composé azoté et de sa solubilité, de faire varier la température du tun nel de séchage pour éviter les pertes. Les agglomérés préparés suivant l'invention sont des doses unitaires d'un aliment composé, où la proportion, entre autres, de l'azote non protéique est connue, ce qui permet un contrôle facile de cette proportion dans l'alimentation distribuée. On sait, en effet, que les ruminants peuvent, dans certaines conditions, transformer et utiliser valable ment de l'azote non protéique. I1 convient toutefois, pour éviter le passage de l'ammoniaque dans le sang, de contrler les quantités ingérées, qui sont fixées par la législation. L'emploi des concentrés azotés classiques, des minéraux d'ensilage azotés, de même que des complexes urée-mélasse ne donnent, à la vérité, aucun moyen de contrôle et de sécurité. En présentant ces supplémentations sous des forme géométriques, des volumes et des poids contrôlés, la pré sente invention permet d'éviter toute erreur sur le plan du rationnement. 40) Dans l'économie réalisée à la fabrication, lé façonnage en agglomérés dans un compacteur étant nettement moins oné reux que les modes de façonnage antérieurement utilisés. Le matériel mis en oeuvre est simple, pas encombrant, rustique et de haut débit. La chaine complète comprend, en dehors du mélangeur classique et d'une trémie d'attente servant de distributeur, un compacteur à cylindre et un tunnel de biscuitage. - REVENDICATIONS 1.- Nouvelle forme de compléments alimentaires pour animaux, comprenant en mélange les constituants suivants : un constituant minéral, un constituant végétal comme premier facteur d'appétence, un facteur d'appétence secondaire, un liant, et éventuellement des oligo-éléments, des vitamines, des protéines végétales ou animales, des agents de conservation, des agents antimi cosiques, caractérisée en ce qu'elle consiste en agglomérés du mélange-desdits constituants du complément, ces agglomérées étant obtenus par compactage du mélange, ayant une composition et un poids définis et étant distribuables a l'air libre. 2.- Nouvelle forme de compléments pour animaux suivant la revendication I, caractérisée en ce qu'elle contient en outre des composés minéraux azotés non protéiques. 3.- Nouvelle forme de compléments pour animaux suivant la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits agglomérés ont chacun un poids de 10 à 50 grammes. 4.- Nouvelle forme de compléments pour animaux suivant la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits agglomérés ont chacun un poids de 200 a 250 grammes. 5.- Nouvelle forme de compléments pour animaux suivant l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérisée en ce que la composition du complément est la suivante en poids : constituant végétal 25 à 30 %, constituant minéral, y compris les éventuels oligo-éléménts et composés minéraux azotés non protéiques, 65 a 74 %, facteur d'appétence secondaire et liant conjointement 1 a 5 6.- Nouvelle forme de compléments pour animaux suivant la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle contient en outre, dans les proportions habituelles, des vitamines, des agents de conservation et des agents antimicosiques. 7.- Nouvelle forme de compléments pour animaux suivant l'une quelconque des revendications 1 a 6, caractérisée en ce que les agglomérés ont un gouet biscuité, qui leur a été conféré par une dessiccation partielle a une température comprise entre 60 et 800C. 8.- Procédé de fabrication de la nouvelle forme de complé- ments pour animaux suivant l'une quelconqué des revendications 5 a 7, caractérisé en ce que l'on soumet a un compactage en agglomérés, au moyen d'un compacteur classique, un mélange desdits constituants de l'aliment. 9.- Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'on soumet les agglomérés obtenus a un séchage à une température comprise entre 60 et 800C, pendant quelques minutes, pour abaisser la teneur en eau des agglomérés de 5 a 7 % en poids et pour leur donner un goût biscuité augmentant l'appétence.