La tétracyanopyrazine est décrite dans le brevet français nO 71 25 457. Elle sert de matière de départ pour la préparation des dicyano- et tricyano-pyrazines de la présente invention. Ces produits sont utiles en tant que substances fluorescentes, pour le durcissement de résines époxy et pour la production de polymères. La présente invention concerne également de nouvelles diaminopyrazines renfermant au moins un groupe carbamyle ainsi que leur préparation. Ces composés sont utiles en tant qu'agents de durcissement pour les résines époxy et en tant que produits intermédiaires pour la préparation de diurétiques. Une étude concernant les composés percyanés et polycyanés a été publiée par T.L. Cairns et B.C. McKusick dans "Angewandte Chemie" 73, 520 (1961). Un grand nombre des composés percyanés présentent la propriété de subir un déplacement nucléophile d'un groupe cyano, ce qui est une réaction exclusive des composés percyanés. Comme exemple intéressant, on peut citer la réaction suivante Il n'apparait exister cependant aucune description antérieure des composés de la présente invention. Un grand nombre de composés hétérocycliques renfermant de l'azote sont importants dans des applications pharmaceutiques. les pyrazines ont un potentiel considérable dans de telles applications ainsi que pour la préparation ou la modification de polymères. Des procédés sont décrits dans les brevets des E.U.A. nO 3 274 192, 3 300 494, 3 305 552 et 3 313 813 pour la préparation d'aminopyrazines contenant un groupe guanidyle fixé à un groupe carbamoyle nucléaire. Des efforts considérables ont été faits en vue d'obtenir ces composés etdes voies de synthèse compliquées et longues sont présentées dans les brevets susmentionnés. La mise au point d'une voie d'accès facile aux produits intermédiaires utiles pour la préparation de composés pharmaceutiquement intéressants, ainsi que la fourniture de compositions nouvelles et utiles à d'autres points de vue, permettrait d'augmenter les applications potentielles des dérivés de la pyrazine. L'invention concerne de nouveaux composés ainsi que leurs procédés de préparation. Certains des composés nouveaux répondent à la formule (1) ci-dessous dans laquelle a) Y représente CN et Z est choisi parmi NHR, -N(R)2, -NRR, -NHR, -NHNHR, -CH(COR)2, -CH(NO2)COOR, -CH2NO2, -CH(COOR)2 et les sels de ceux-ci; et -OR3; et b) Y et Z qui peuvent eAtre identiques ou différents, sont choisis parmi -OR3, -NE2, -NHR, -N(R1)2, où R1 représente un groupe alcoyle ou alcényle renfer mant jusqu'à 4 atomes de carbone; R2 représente un groupe aryle, aralcoyle ou alcaryle renfermant 6 à 10 atomes de carbone; et R3 représente un groupe alcoyle ou alcényle pri maire ou secondaire renfermant jusqutà 4 atomes de carbone ou un groupe aralcoyle renfermant jusqu'à 10 atomes de carbone. D'autres composés nouveaux de la présente invention répondent à la formule (2) ci-dessous dans laquelle R représente -COOH, COMA2 ou H. On peut préparer les composés répondant à la formule (1) en faisant réagir de la tétracyanopyrazine avec des rdac- tif appropriés. Par exemple, la réaction ayant pour but de remplacer un groupe cyano du produit de départ implique la réaction de la tétracyanopyrazine avec une quantité sensiblement équimolaire d'un composé de formule ZH, dans laquelle Z représente les groupes cités ci-dessus sous (a) et avec la possibilité que Z peut également représenter -OH. La réaction s'effectue facilement et avec un rendement élevé, et elle peut être représentée comme suit les conditions de réaction optimales varient largement en fonction du réactif nucléophile particulier utilisé.Ainsi, la température de réaction va de -600C pour les amines primaires et secondaires fortement réactives aux températures de reflux pour les alcanols, par exemple d'environ 250C à 15O0C. Les amines aromatiques et les carbanions réagissent facilement à une température comprise entre -60 C et 500 C, de préférence entre O et 5 C. les temps de réaction varient également de façon considérable allant d'une réaction instantanée pour les alcoylamines à une réaction de plusieurs heures au reflux pour les alcools supérieurs. Par exemple, la réaction du méthanol est terminée en 30 minutes à 250C tandis que 0 heures sont nécessaires pour le 2-butanol. La meilleure façon de contrer les réactions rapides d'amines consiste à ajouter 11 amine lentement à de basses températures. En général, les réactions sont terminées en un laps de temps compris entre 0,5 et 24 heures et, de préférence, on les conçoit de manière qu'elles soient terminées en 1-5 heures. Les composés les plus nucléophiles tels que l'ammoniac et les amines primaires et secondaires constituent un cas spécial et, lorsqu'ils sont présents en excès, ils déplacent plusieurs groupes cyano suivant l'équation B où z1 représente NH2, NHRî, , -N(R1 2' -OR3, R1 étant tel que défini ci-dessus et HZ1 étant utilisé en une quantité correspondant au moins à deux équivalents molaires. Dans le remplacement d'un seul groupe cyano, il faut veiller à éviter la présence d'amines n'ayant pas réagi pendant le traitement du mélange réactionnel. On peut contrôler commodément la réaction de l'ammoniac et des amines primaires en suivant les changements de couleur pendant l'addition de l'amine. L'addition effectue de préférence lentement et la réaction engendre une couleur rouge foncé qui disparait à mesure que se produit le dépl cement. L'addition d'amine à raison de plus d'un équivalent produit une coloration permanente. le changement de couleur ressemble beaucoup à celui d'un indicateur acide-base pour mesures acidimétriques. les aryl-amines présentent une plus grande réactivité dans la réaction A que les alcools, mais il n'a pas encore été démontré qu'elles subissent la réaction B. La réaction A s'e- fectue facilement à une température comprise entre -6O0C et 250C, de préférence, entre O et 5 C. les alcools ont manifesté une réactivité considérablement inférieure en ce qui concerne la substitution d'un groupe cyano de la tétracyanopyrazine et, en général, on effectue les réactions à 25-1500C, de préférence à 60-1000C. La réactivité des alcools est fortement influencée par les effets stériques. Ainsi, les alcools primaires sont les plus actifs, suivis des alcools secondaires. On peut considérablement accroître la réactivité des alcools par addition d'un catalyseur basique, tel qu'une trialcoylamine. Cette modification présente un intérêt particulier lorsque l'on souhaite déplacer deux groupes cyano comme dans la réaction B. Ainsi qu'on Ita indiqué précédemment, il convient d'éviter un excès d'alcoylamine dans la réaction A et on utilise, de préférence, exactement une mole de réactif par mole de tétracyanopyrazine. En général, on utilise les amines aromatiques étires alcools en des proportions équimolaires ou en excès par rapport à la tétracyanopyrazine. D'ordinaire, ceci conduit à l'utilisation de 1-5 et, de préférence, de 1 à 1,2 équivalent molaire d'amine aromatique ou d'alcool par mole de t étracyanopyraz ine. La réaction B, qui est limitée à l'ammoniac, aux amines aliphatiques primaires et secondaires et aux alcools avec un catalyseur basique, exige au moins deux moles de réactif par mole de tétracyanopyrazine, et en général on utilise 2 à 6 moles de réactif par mole de tétracyanopyrazine. On utilise, de préférence, 3 à 4 moles dans cette réaction. Certains carbanions peuvent également remplacer un groupe cyano de la tétracyanopyrazine, ainsi qu'on l'a montré à l'Exemple 12 dans lequel on prépare le sel de triéthylammo- nium de la 2-nitrométhyl-3,5,6-tricyanopyraeine. Des composés analogues à groupe méthylène actif tels que les esters maloniques, CH2(COOR1)2; les esters cyanoacétiques, CH2(ON)COOR; les 1,3-dicétones, CH2(COR2)2, par exemple le dibenzoylméthane; les esters nitroacétiques, CH2(N02)COORlS et les produits analogues réagissent de façon similaire avec la tétracyanopyrazine. R1 et R2 représentent les groupes précédemment définis. La pression n'est pas un facteur critique en ce qui concerne la mise en oeuvré de la présente invention et, bien que l'on effectue les réactions en général sous la pression atmosphérique, on peut également les effectuer sous des pressions considérablement inférieures à la pression atmosphérique, par exemple sous une pression d'environ 10 mm lorsqu'on utilise ies réactifs gazeux. De même, on peut effectuer les réactions sous des pressions supérieures à la pression atmosphérique, par exemple sous des pressions pouvant atteindre plusieurs centaines d'atmosphères. Des solvants convenables sont le tétrahydrofuranne, l'acétone, le dioxanne, l'acétonitrile, l'acétate d'éthyle et d'autres esters inférieurs, tels que éther diméthylique du glycol (glyme) et l'éther diéthylique du glycol. les composés de formule (2) ont été obtenus par (a) hydrolyse sélective de la 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine et (b) décarboxylation sous l'effet de la chaleur en vue de convertir le groupe carboxyle en hydrogène. En bref, la 3,5diamino-2,6-dicyanopyrazine est hydrolysée avec conversion des deux groupes cyano en groupes carbamoyle, dont l'un est hydrolysé et décarboxylé en hydrogène et l'autre est hydrolysé supplémentairement en carboxyle, le produit final étant l'acide 3,5-diaminopyrazinoique. Ce composé est utile en tant que produit intermédiaire pour la préparation d'intermédiaires de diurétiques connus, tels que le 3,5-diaminopyrazinoate de méthyle et le 2-chloro-D,5-diaminopyrazinoate de méthyle. On peut effectuer 11 hydrolyse du produit de départ, la 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine, selon un certain nombre de procédés dont le but commun est de transformer les deux groupes cyano en groupes carbamoyle. Suivant les conditions de réaction et le composé recherché, une hydrolyse plus poussée conduit à la transformation de l'un de ces groupes carbamoyle ou de tous les deux en groupes carboxyle. Un groupe carboxyle peut, à son tour, être décarboxylé en laissant l'hydrogène fixé à l'atome de carbone. On peut effectuer l'hydrolyse à l'aide d'agents hydrolytiques et dans des conditions hydrolytiques connus. D'ordinaire, on effectue l'hydrolyse en milieu aqueux. lors- qu'on utilise des conditions basiques, on peut effectuer l'hydrolyse à l'aide de substances, telles les hydroxydes de métaux alcalins ou les carbonates de métaux alcalins, comme par exemple l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium, l'hydroxyde de lithium, le carbonate de sodium, le carbonate de potassium, etc.. Lorsqu'on utilise des conditionsaoides, on peut utiliser des acides minéraux forts, tels que les acides sulfurique,, phosphorlque et halogénhydrique. Il convient de noter que lorsqu'on utilise de l'acide sulfurique concentré, le produit d'hydrolyse est le composé dicarbamoylé. Par ailleurs, la concentration du réactif et l'agent d'hydrolyse, le temps, la température et la pression auxquelles on conduit la réaction, ne sont pas critiques. En général, il convient d'utiliser les concentrations, la température, le temps et la pression permettant d'obtenir lthydrolyse la plus efficace, ces conditions étant facilement déterminées. On peut également effectuer l'isolement du produit recherché au moyen de toute méthode connue, comme, par exemple, par précipitation, cristallisation, relargage, etc.. La décarboxylation d'un groupe carboxyle en atome d'hydrogène peut également être effectuée au moyen de tout moyen connu dans l'art. Par exemple, on peut utiliser la chaleur seule, en l'absence ou en présencec;d'un solvant inerte, ou la chaleur avec des conditions de catalyse acide, les précautions convenables étant prises afin d'éviter l'hydrolyse des groupes amino présents. les exemples suivants sont présentés à titre illustratif de l'invention et, sauf indication contraire, toutes les parties sont en poids. le symbole 0 dans les formules représente le groupe phényle. L'abréviation IR signifie spectroscopie infrarouge; RMN signifie résonance magnétique nucléaire; W signifie spectroscopie ultraviolette; et SMHR signifie spectroscopie de masse à haute résolution. EXEMPLE I 2,6-diamino-3.5-dicyanopyrazine Formule (1) ; Y = Z = H2 A. On prépare la tétracyanopyrazine comme suit : on ajoute goutte-à goutte, à la température ambiante, une solution de 152 g (0,800 mole) d'acide p-toluènesulfonique monohydraté dans 500 ml de tétrahydrofuranne à une solution agitée de 40 g (0,376 mole) de diiminosuccinonitrile dans 600 nil de tétrahydrofuranne (sous une atmosphère d'azote; durée 1,5 heure). On poursuit l'agitation à 250C: pendant 2 heures. On sépare le tosylate d'ammonium (c'est-à-dire, le p-toluènesulfonate) précipité par filtration de la solution sous azote. On ajoute au filtrat orangé renfermant du cyanure d'oxalyle, 20 g (0,185 mole) de diaminomaléonitrile en poudre (addition de 15 minutes), après quoi on agite à 450C pendant trois jours. On filtre la solution (en séparant tout tosylate d'ammonium supplémentaire) et on la préabsorbe sur 150 g de gel de silice (Silic AR CC7 de Mallinckrodt) que l'on place avec de l'éther de pétrole sur 200 g de Silic CC7 frais dans une colonne d'un diamètre de 10 cm. L'élution, tour à tour, par du benzène et du chloroforme donne les produits bruts I et II, respectivement. Deux cristallisations de I dans le benzène donnent 8,47 g (25,4%) de tétracyanopyrazine pure sous forme de paillettes ayant un point de fusion de 274-2760C. B. On ajoute goutte à goutte, en l'espace de 0,5 heure, à une masse agitée d'environ 25 ml d'ammoniac liquide sous azote, une solution de 10,0 g (0,0556 mole) de tétracyanopyrazine dans 75 ml de tétrahydrofuranne anhydre. La solution vire au rouge foncé à la première goutte. Après achèvement de l'addition, on agite la solution fortement colorée sous un courant d'azote, on filtre et on lave avec du tétrahydrofuranne frais. le produit légèrement gris (4,42 g) est constitué par de la 2,6-diamino-3,5-dicyanopyrazine relativement pure. L'évaporation du filtrat donne 5,52 g d'un produit foncé qui n'est que légèrement moins pur. La recristallisation dans le diméthylformamide donne des aiguilles longues légèrement jaunes renfermant du solvant de cristallisation que l'on élimine par chauffage à 1000C ou à une température supérieure sous 20 mm de Hg pendant plusieurs heures. Ce produit donne une matière solide rouge au-dessus de 3000C et il ne fond pas au-dessous de 4000C. IR (kir) : 2,89/u, 2,97/u, 3,07/u, 3,14/u, 5,98 , 6,10/u (-NH2); 4,48 (-C#N); 6,48 (C=C et/ou C=N conjugués). UV #maxC2H5OH : 354 m (# 16 500), 274 m (# 16 700), 222 m (# 33 600) SMHR : ion moléculaire, m/e mesuré 160,0494; calculé m/e 160,0497. Analyse pour C6H4N6 : calculé : C 45,00%; H 2,52%; N 52S480 trouvé ç C 45,29%; H 2,79%; N 52,46% EXEMPLE 2 2,6-diamino-3,5-dicyanopyrazine On fait passer un courant d'ammoniac sec sur une solution rapidement agitée de 20,0 g (0,111 mole) de tétracyanopyrazine dans 475 ml de tétrahydrofuranne durant 0,75 heure. Une couleur rouge tancé est engendrée qui faiblit à mesure que l'ammoniac est consommé. La persistance de la couleur signifie que la réaction est achevée. On maintient la réaction exothermique au-dessous de 250C au moyen d'un bain glacé pendant la partie initiale de l'addition. On évapore le mélange réactionnel jusqu'à siccité à l'aide d'un évaporateur rotatif5 ce qui donne, après séchage à 1000C dans un four sous vide, 18,1 g d'une poudre grise constituée par de la 2,6-diamino-3,5- dicyanopyrazine relativement pure. Outre les procédés susmentionnés, on peut également préparer la 2,6-diamino-3,5-dicyanopyrazine par déplacement du groupe 6-cyano de la 2-amino-3,5,6-tricyanopyrazine par l'ammoniac comme indiqué dans les Exemples 3 et 4 ci-dessous. la 2-amino-3,5,6-tricyanopyrazine ainsi que sa synthèse sont décrites dans le brevet français n 71 25 457. EXEMPLE 3 Formule (1); Y=Z=NHp On ajoute goutte à goutte, en l'espace de 1,3 heure, à une masse sous agitation magnétique d'ammoniac liquide refroidie à l'aide d'un bain acétone/glace carbonique, une solution de 2,0 g d1aminotricyanopyrazine dans 100 ml de tétrahydrofuranne anhydre. On agite la solution rouge foncé pendant une heure supplémentaire à -70 C, on la réchauffe jusqu'à la tem pérature ambiante et on l'amène à siccité sur un évaporateur rotatif, ce qui donne 1,97 g d'un produit solide jaune pale, dont le spectre infrarouge montre qu'il s'agit de 2,6-diamino3,5-dicyanopyrazine pratiquement pure.Un lavage à l'eau élimine la faible quantité d'impuretés présents et on pourrait encore purilier le produit par cristallisation. EXEMPLE 4 2,6-diamino-3,5-dicyanopyrazine On introduit 100 ml de tétrahydrofuranne anhydre dans un ballon à fond rond de 1 litre a trois tubulures muni d'un entonnoir d'addition, d'un thermomètre, d'un barreau d'agitation magnétique et d'un tube d admission de gaz, et on le rerefroidit à 2 c à l'aide d'un @@in de glace. Après passage d'ammoniac sec sur le solvant sous agitation rapide pendant 5 minutes, On commence l'addition goutte à goutte de 40,0 g d t aminodicyanopyrazine dans 400 mi de tétrahydrofuranne anhydre à une vitesse telle que la température ne monte pas audessus de 80C.On fait passer de l'ammoniac sur la solution de façon continue pendant l'addition et on poursuit cette opération pendant 1 heure à SOC après achèvement de l'addition. On verse la bouillie froide dans 800 mi d'eau glacée, ce qui donne une suspension foncée que l'on filtre sous vide. On lave le gâteau de filtration avec de l'eau dis-tillée jusqu'à ce que les eaux de lavage soient limpides et pratiquement incolores. On continue à laver avec de l'acétone jusqu à ce que les liquides de lavage ne soient que légèrement jaunes, environ 350 ml étant nécessaires. le spectre infrarouge du produit solide gris pile obtenu est identique à celui de la 2,6-diamino-3,5-dicyano- pyrazine pure. Après séchage pendant une nuit à 100 C sous environ 30 mm de Hg, on obtient 31,0 g (82,2%) de produit. On peut récupérer une certaine quantité de produit supplémentaire à partir des solutions eau/tétrahydrofuranne par évaporation du tétrahydrofuranne et isolement du produit précipité suivant la description ci-dessus. EXEMPLE 5 2,6-bis(diméthylamino)-3,5-dicyanopyrazine Formule (1); Y=Z=N(CH3)2 On introduit 50 ml de tétrahydrofuranne anhydre dans un ballon à fond rond de 250 ml à 3 tubulures, muni d'un barreau d'agitation magnétique, d'un thermomètre et de tubes d'admission de gaz et de sortie de gaz. On fait passer de la diméthylamine gazeuse dans le ballon de réaction jusqu'à ce que le volume de la solution de tétrahydrofuranne ait augmenté de quelques millilitres. On remplace le tube d'admission de gaz par un entonnoir d'addition renfermant 5,0 g (0,0278 mole) dettétracyanopyrazine dans 25 ml de tétrahydrofuranne.Une élévation de 200C de la température accompagne l'addition initiale de la solution et on applique un bain de glace de manière à maintenir la température à environ 150C durant le restant de l'addition. Un précipité jaune commence i se former après l'addition d'un millilitre de la solution de tétracyanopyrazine dans le tétrahydrofuranne. Après achèvement de l'addition, on agite la bouillie pendant 15 minutes supplémentaires et on filtre.On lave le produit solide jaune pâle obtenu une fois avec du tétrahydrofuranne froid et on le sèche à l'air, ce ai donne 4,87 g d'un produit ayant un point de fusion de 213,0-214,0 C et ne présentant qu'une seule tache sur un chromatogramme sur couche mince (gel de silice G) en utilisant de l'acétone, du chloroforme, du benzène et de l'acétonitrile. L'évaporation du filtrat donne 0,92 g d'un produit qui n'est que légèrement moins pur. La recristallisation de 2,0 g du produit le plus pur dans 20 ml de chloroforme donne 1i05g de 2,6bis(diméthylamino)-3,5-dicyanopyrazine sous forme de lamelles jaunes brillantes, point de fusion 214,0-215,0 C. Rendement brut, 96,5%. IR (KRb) : 3,38/u, 3,42/u (nette) (-CH saturé); 4,51/u (-C#N); 6,36u (nette), 6,44/u (C=C et CEN cycliques conjugués). EtOH UV #max : 373 m (# 14 300); 293 m (# 20 000); 253 m (# 31 400) Analyse pour C10H12N6 : % calculés : C 55,54; H 5,59; N 38187 trouvés : C 55,03; H 5,688 N 39,21 EXEMPLE 6 2-(N-méthyl-N-phénylamino)-3,5,6-tricyanopyrazine Formule (1); Y=CN; Z-N(CH3)# On ajoute goutte à goutte à une solution, sous agitation énergique, de 20 ml de N-méthylaniline dans 30 mi de tétrahydrofuranne anhydre, une solution de 5,0 g (2,78 mole) de tétracyanopyrazine dans 40 ml de tétrahydrofuranne anhydre à une vitesse telle que la température ne monte pas au-dessus de 26 C. l'addition demande 1,5 heure et la réaction est achevée à ce moment.On verse le mélange réactionnel dans 500 ml d'eau, et on ajoute une petite quantité d'éther diéthylique de manière à extraire l'excès de N-méthylaniline, ce qui laisse des cristaux jaunes que lton recueille par filtration et qu'on lave avec de petites portions d'éther diéthylique; on obtient ainsi 4,90 g de 2-(N-méthyl-N-phébnylamino)-3,5,6- tricyanopyrazine, Pf = 175-177 C. La recristallisation de 4,0 g de ce produit dans 30 ml de chloroforme donne 3,3 g de produit pur sous forme de lamelles orangées brillantes, dont le point de fusion est de 175-177 C. Il se forme de gros cristaux rouges foncés de ce produit par cristallisation lente dans de l'acétone ou de l'acétonitrile. IR (KBr) : 3,25 (=CH); 3,40 (=CH saturé); 4,45 (-C#N); 6,22/u (nette); 6,43 , 6,58u et 6,68/u (C=C aro- matique, C=C et ON cycliques conjugués); 12,80 , 12,85 , 12,92 , 14,15 , 14,30 (aromatique monosubstitué). EtOH : 360 m (nette) (# 7 25), 307 m (# 16 300), max 240 m/u (# 10 400). RMN (acétone-d6) singulet, 7,51 6 (5H); singulet 3,61 6 (3H). Analyse pour C14H8N6 : % calculés : C 64,60; H 3,08; N 32,30 terouvés : C 64,00; H 2,78; N 32,53 64,09 H 2,99 32,61 EXEMPLE 7 2-méthoxy-3,5,6-tricyanopyrazine Formule (1) ; Y=CN; Z-OCH3 On laisse reposer sous azote une solution de 5,0 g de tétracyanopyrazine dans 50 ml de méthanol absolu à la température ambiante. La réaction est achevée dans l'espace de 2 heures. Il ne se produit aucune réaction supplémentaire après 20 heures à la température ambiante ou même après 20 heures au reflux. On chasse le solvant sur un évaporateur rotatif, ce qui laisse une huile légèrement jaune qui cristallise par grattage avec une tige de verre. Ce produit fond à 90,0-91,0 c. Le produit recristallisé dans un mélange éther éthylique/éther de pétrole fond à 93,5-94,5 C. IR (KBr) : 3,37 (C-H); 4,43 (-C=N); 6,41 , 6,71 , (C=C et/ou C=N conjugués); 8,12/u (=C-O-C). UV : 323 M (# 13 500); 259 M (# 14 300). SMHR : ion moléculaire, m/e mesuré, 185,0346; m/e calculé, 185,0338. RMN (CDCl3) : singulet, 4,37 #. Analyse C8H3N5O : % calculés : C 51,89; H 1,62; N 37,77 trouvés : C 51,44; H 1,60; N 38,15. EXEMPLE 8 2-anilino-3,5,6-tricyanopyrazine Formule (1) ; Y=CN; Z=NH# On ajoute goutte à goutte, sous agitation, à une solution refroidie au bain de glace de 6,0 ml (65,6 mmoles) d'aniline dans 40 ml de tétrahydrofuranne anhydre, une solution de tO,O g (55,6 mmoles) de tétracyanopyrazine dans 40 ml de tétrahydrofuranne anhydre à une vitesse telle que la température ne monte pas au-dessus de 5 C. Après agitation pendant 15 minutes supplémentaires, on verse le mélange réactionnel dans 300 ml d'eau glacée. On amorce la cristallisation de l'hui- le précipitée par grattage ce qui donne un produit solide orange que lton recueille par filtration et qu'on lave avec de lteau.Après séchage à l'air pendant une nuit, on sèche le produit dans un four sous vide à 100 C pendant 2 heures, ce qui donne 13,45 g (54,7 mmoles) (98,2%) d'un produit dont le spectre infrarouge est identique à celui du produit recristallisé. La recristallisation de 13,0 g du produit brut dans 80 mi d'acétonitrile donne 11,3 g de cristaux oranges de 2-anilino3,5,6-tricyanopyrazins, Pf = 23400 (décomposition). IR (KBr) : 2,96 (-NH); 2,26 (-CH); 4,44 (-C#N); 6,20 , 6,37 , 6,48 , 6,66 (C=C ET C#N cycliques conju gués; peut inclure -NH; 12,98 , 14,42 , 14,58 (aromatique monosubstitué). UV # : 400 m/u (#3 420); 3,8 m/u (# 18 900); 235 m/u (#10 900). RMN (acétone-d6) : absorption large centrée à 2,82 6 (1H), empreinte complexe centrée à 7,5 6 (5H) typique des anilines n-substituées. Analyse pour C13H6N6 % calculés : C 63,40; H 2,42; N 34,10 trouvés : C 63,34; H 2,13; N 34,73 65,66 2,13 34,68 63,26 2,42 EXEMPLE 9 2-allylamino-3,5,6-tricyanopyrazine Formule (1); Y=CN; Z=NHC3H5 On ajoute goutte à goutte, sous agitation, en l'espace de 15 minutes, à une solution de 5,0 g (0,0278 mole) de tétracyanopyrazine dans 50 ml de tétrahydrofuranne anhydre à -500C, une solution de 2,0 g (0,0350 mole) d'allylamine dans 10 ml de tétrahydrofuranne anhydre. Une couleur rouge foncé fugitive persistant vers la fin de l'addition est produite par chaque nouvelle goutte de la solution d'allylamine. Après achèvement de l'addition, on verse la solution rouge foncé dans 500 ml d'eau.On recueille par filtration le produit solide foncé qui se forme, on ie redissout dans de l'acétone et on décolore la solution ainsi obtenue par du "Darco". L'élimination du solvant donne 3,6 g d'un produit solide jaune. La recristallisation de 2,4 g de ce produit dans du benzène donne 2,11 g de 2-allylamino-3,5,6-tricyanopyrazine sous forme d'aiguilles jaunes, Pf = 128-1300C. IR (KBr) : 3,00 (-NH); 4,48 (-C#N); 6,08 (C=C vinylique), 6,30 , 6,52 (C=C et/ou C#N cycliques conjugués); 10,05 , 10,53 et 10,62 (CH=CH2 vinylique). W #EtOH : 393 m/u ( 8 = 4 770); 296 m/u ( 8 = 24 200); max 230 m (nette) (# = 10 100). RMN (acétone-d6) multiplet, 4,25 5 (2H); multiplet, 5,25 # (2E); multiplet, 5,9 # (1H0. Analyse pour C10H6N6 : % calculés : C 57,14; H 2,88; N 39,99 trouvés : C 56,76; H 2,88; N 40,03 56,76 2,68 EXEMPLE 10 2-(2-butoxy)-3,5,6-tricyanopyrazine Formule (1); Y=CN; 2=OC4H9 On agite une bouillie de 5,0 g (0,0278 mole) de tétracyanopyrazine dans 100 ml de 2-butanol à la température ambiante pendant 22 heures, au cours desquelles il se produit une dissolution complète.On dilue la solution légèrement jaune avec de l'éther de pétrole et on la refroidit à l'aide d'un bain de glace, ce qui donne lieu à la formation de 2,94 g de lamelles blanches que l'on recueille par filtration; Pf = 75,0 à 76,0 C. la recristallisation dans un mélange éther éthylique/ éther de pétrole donne un produit fondant à 76,5-77,0 C. On évapore les liqueurs-mères initiales sous vide jusqu siccité, ce qui donne 1,92 g d'un produit que l'on sépare en une fraction de 1 ,79 g du composé cité dans le titre et en une fraction de 130 mg de produit insoluble dans l'éther diéthylique, dont le spectre infrarouge suggère que c'est un iminoester. Le rendement total en 2-(2-butoxy-)-3,5,6-tricyanopyrazine est de 4,73 g (75%). IR (nujol) : 4,43 (faible); 6,42/u, 6,55/u, 7,50/u, 8,13/u. EtOH UV # : 325 m (# = 13 000); 260 m (# = 15 100). max RMN (acétoned6) triplet, J = 7,0 Hz, 1,0 6 (3E); doublet, J = 6,0 Hz, 1,45 25 (3H); multiplet complexe, 1,8 & # (2H); sextet, J = 6 Hz, 5,42 # (1H). Analyse pour C11H9N5O : % calculés : C 58,14; H 3,99; N 50,82 trouvés : C 58,51; H 4,15; N 50,81. Outre les alcools cités a;ur exemples 7 et 10, d'autres alcools primaires et secondaires utilisables dans la réaction en vue de déplacer un ou deux groupes cyano de la tétracyanopyrazine, sont, par exemple, l'éthanol, le 1-propanol, le 2propanol, le 1-butanol, le 2-butanol, l'alcool benzylique, l'alcool ss-phénéthylique, le 3-phénylpropanol, le 4-phénylbutanol, etc. EXEMPLE 11 2-benzylamino-3,5,6-tricyanopyrazine Formule (1); Y = CN; Z=NHCH2# On ajoute goutte à goutte, sous agitation, à une solution de 5,00 g (2,78 x 10- mole) de tétracyanopyrazine dans 50 ml de tétrahydrofuranne anhydre à environ -650C, une solution de 3,00 g (2,80 x 10- mole) de benzylamine dans 10 ml de tétrahydrofuranne anhydre. Une couleur rouge foncé fugitive apparat à chaque goutte mise en contant avec la solution froide.Lorsque l'addition est terminée, on laisse la solution limpide orangée se réchauffer lentement jusqu'à la température ambiante, après quoi on évapore jusqu'à siccité, ce qui donne 7,01 g d'un produit solide jaune dont le point de fusion est de 180-182 C. la cristallisation dans du nitrométhane donne de gros cristaux jaunes de 2-benzylamino-3,5,6-tricyanopyrazine, Pf = 183,0-184,0 C avec décomposition. Ir (nujol) : 3,0 , 4,45 , 6,23 , 6,50 , 7,90 , 7,95 , 13,18 , 14,22 . EtOH UV # : 393 m (# = 4 340); 297 m (# = 24 900); 230 m/u (nette) (# # - 9 850). RMN (acétone-d6) singulet, 4,8 # (2H); multiplet, 7,31 # (5H); large absorption, 8,67 5 (1H). analyse pour C14H8N6 : % calculés : C 64,61; H 3,10; N 32,29 trouvés : C 64,45; H 2,90; N 32,94 64,07 3,10 32,42 EXEMPLE 12 Sel de triéthylammonium de la 2-nitrométhyl-3,5,6-tricyano- pyrazine On refroidit une solution de 5,00 g (0,0278 mole) de tétracyanopyrazine dans 50 ml de tétrahydrofuranne anhydre à 0 C et on ajoute en une seule fois 2,00 g (0,0328 mole) de nitrométhane. On ajoute goutte à goutte, à la solution sous agitation, 3,30g (0,0328 mole) de triéthylamine à une vitesse telle que la température ne monte pas au-dessus de 5 C. On évapore la solution foncée à siccité, ce qui laisse du 2,4,5tricyanopyrazinyl nitrométhanide de triéthylammonium sous forme d'un produit solide rouge foncé relativement pur, = = 119,0-120,0 C (décomposition). IR (KBr) : 3,27/u, 3,57/u, 3,65/ut 3,98/u (en relation avec + Et3NH), 4,49 (-C#N); 6,47 , 7,66 (-NO2); 6,65 (C=C et/ou C#N). EtOH UV # : 423 m (# = 45 300), 254 m (# = 11 200). max RNN (acétone-d6) triplet, t,41 6 (3H); quartet, 3,43 6 (2H); large singulet, 6,40 6 (1H); singulet, 7,15 S (1H). Analyse pour C14H17N702 : % calculés : C C 53,33; H 5,40; N 31,11 trouvés : G 5t,91; H 4,90; N 31,58 52,28 5,02 31,79 EXEMPLE 17 2,6-di(allylamino)-3,5-dicyanopyrazine Formule (1); Y=Z= -NHCH2CH=CH2 On ajoute une solution de 3,5 g (61,4 mmoles) d'allylamine dans 100 ml de tétrahydrofuranne anhydre, en l'espace de 40 minutes, à une solution sous agitation de 5,0 g (27-,8 mmoles) de tétracyanopyrazine dans 15 ml de tétrahydrofuranne. Au début, chaque goutte de solution d'amine engendre une couleur rouge foncé et la température monte à 43 C. Cette température se maintient pendant toute l'addition. La couleur devient considérablement plus foncée vers la fin de la réaction. On poursuit l'agitation pendant 30 minutes après l'achèvement de l'addition, après quoi on évapore le mélange réactionnel jusqu'à siccité. On redissout le résidu solide dans du tétrahydrofuranne, on le traite par du Darco, on filtre et on évapore à siccité. On recristallise le produit solide jaune (6,5 g) dans du chlorure de méthylène, ce qui donne 0,76 g de 2,6-di(allylamino)-3,5-dicyanopyrazine, dont le point de fusion est de 21800 (tube scellé sous azote). IR (KBr) : 2,98 (NH); multiplet à 3,25-3,40 (= CH et -CH); 4,51 (-C#N-); 6,06 (vinyle); 6,24 , 6,45 , 6,50 (C=C et/ou C#N conjugués); 9,97 , 10,20 , 10,69 , 10,88 /u (vinyle) EtOH UV # : m (# = 18 000); 288 m (# = 21 600); 238 m (# = 31 000). SMHR : ion moléculaire, m/e observé = 240,116, calculé 240,123. RMN : diméthylsulfoxyde, multiplet 3,70-4,20 b (2H, allyle); multiplet, 4,88-5,35 # (2H, oléfine terminale); complexe 5,50-6,30 # (1H, allyle); multiplet 7,90-8,30 6 (2H, NH). Analyse pour a12H12N6 : % calculés : C 60,00; H 5,00; N 35,00 trouvés : C 59,41; H 5,10; N 35,27 EXEMPLE 14 2,6-bis(N-méthylamino)-3,5-dicyanopyrazine Formule (1)s Y=Z=NHCH3 On fait passer un courant lent de monométhylamine sur une solution, sous agitation rapide, de 5,00 g (2,78 x 10- mole) de tétracyanopyrazine dans 45 ml de tétrahydrofuranne anhydre pendant 1 heure. Il se forme un précipité jaune que l'on recueille par filtration, on lave avec du tétrahydrofuranne froid et on sèche à l'air, ce qui donne 910 mg de 2,6-bis(N-méthylamino)-3,5-dicyanopyrazine presque pure.La recristallisation dans du diméthylacétamide donne le produit analytiquement pur avec un point de fusion qui n'est pas inférieur à 350 c. IR (KBr) : 2,96 (-NH); 3,37 (C-H saturé); 4,49 (-C#N); 6,19 et 6,42/u (C=C et/ou C#N conjugués); 7,06/u (probablement -NCH3). UV #C2H5 : 370 m (# = 16 900); 363 m (# = 17 700); max 288 m/u , C@ 19 200)S 235 ré, 188,081 000). SMHR : ion moléculaire, C8H8N6, m/e mesuré, 188,0812; m/e calculé 188,0810; m/e observé 83 et 68 pour M-(90 + CH3) et M-(90 + CH3NH), respectivement. Ces fragments mettent en évidence la scission suivante : Analyse pour C8H8N6 : % calculés : C 51,05; H 4,28; N 44,66 trouvés : C 51 ,05; H 4,47; N 44,34 EXEMPLE 15 2,6-diméthoxy-3,5-dicyanopyrazine Formule (1); Y=Z=OCH3 On chauffe au reflux sous N2 pendant 8 heures trois grammes du complexe de transfert de charge de la tétracyanopyrazine et de la N,N-diméthylaniline dans 20 ml de méthanol; la couleur bleue s'affaiblit progressivement. On obtient de grosses lamelles brun pâle par refroidissement pendant une nuit. On les recueille et on les recristallise dans du méthanol ce qui donne 1,17g(87%) de cristaux brun clair de 2,6-diméthoxy3,5-dicyanopyrazine, Pf = 158,1 à 159,8 C. Analyse pour C8H6N402 : % calculés : C 50,53; H 7918s N 29,47 trouvés : C 50,37s H 3,20; N 29,70 IR (KBr) : 3,36 (CH aliphatique), 4,47 (nitrile), et 8,29 EtOH UV # : 257 m (k 79,4; # = 15 100), 322 m (k 84,7, max # = 16 100). RMN (CDCl3, TMSi) : 4,23 # (singulet, OCH3). Ion moléculaire du spectre de masse, calculé pour C8H6N4O2 : m/e 190,0490; trouvé : m/e 190,0491. EXEMPLE 16 2-(N-méthylamino)-3,5,5-tricyanopyrazine Formule (1); Y = CN; Z = NHCH3 On fait passer un courant de méthylamine anhydre sur une solution, sous agitation énergique, de 5,00 g (2,78 x to-2 mole) de tétracyanopyrazine dans 50 ml de tétrahydrofuranne anhydre refroidi à 0 C à l'aide d'un bain de glace et de sel. Une couleur rouge foncé est engendrée dans le tourbillon qui est dissipé initialement dans la solution lorsque la couleur rouge persiste, on arrête brusquement la réaction en versant le mélange réactionnel dans 400 ml dteau.Il se forme un produit/jaune que l'on recueille par filtration, on lave avec de @ l'eau et on sèche à l'air, ce qui donne 4,97 g (97%) de 2-(Nméthylamino)-3,5,6-tricyanopyrazine, dont le spectre infrarouge est pratiquement identique à celui du-produit analytiquement pur obtenu par cristallisation dans du benzène, Pf = 168,0 à 169,0 C. IR (KBr) : 3,00 (-NH); 3,38 (OH saturé); 4,48 et 4,51 (-C#N), 6,22 , 6,43 , 6,50 et 6,64 (C=C et C#N cycliques conjugués, peut inclure -NH). EtOH UV # 395 m (# = 4 420); 295 m (#=21 500); 232 m max (# = 9 100). RNN (acétone-d6) : singulet, 3,t3 6 (3H), pic très large dén- tré@à 8,3 # (1H). SMHR : ion moléculaire, calculé pour C8H4N6 : m/e 104,0497; m/e mesuré, 184,0479. Analyse pour C8H4N6 : 0 calculés : C 52,17; H 2,19; N 45,64 trouvés : C 51,91; H 2,05S N 46,05 EXEMPLE 17 2-diméthylamino-3,5,6-tricyanopyrazine Y = CN; Z = N(CH3)2 On ajoute 2,50 mi de diméthylamine anhydre en l'es- pace d'une heure, par volatilisation à partir d'un piège refroidi, à une solution bien agitée de 5,00 g (27,8 mmoles) de tétracyanopyrazine dans 50 ml de tétrahydrofuranne anhydre à 0 C. On utilise un condenseur à l'acétone/glace carbonique pour contenir la diméthylamine dans le vase réactionnel jusqu'à ce qu'elle soit absorbée et consommée.Après une heure supplémentaire, on verse le melange réactionnel dans 250 mi d'eau glacée et on recueille par filtration le produit solide jaune formé, après quoi on le lave avec de l'eau. Apres séchage, on obtient 5,10 g (rendement brut de 92,7%) d'un produit dont le spectre infrarouge est identique à celui du produit analytiquement pur recristallisé dans un mélange tétrachlorure de carbone/chloroforme (5:1), Pf = 100 à 100 c. IR (KBr) : 3,40 , 3,48 , 4,48 , 6,54 , 6,72 . CH3CN UV # : 410 m (# = 4 180); 310 m (# = 24 200); 242 m/u (= Il 400) RMN (acétone-d6) : singulet, 3,55 # Analyse pour C9H6N6 : % calculés : C 54,54; H 3,05; N 42,41 trouvés : C 54,74; H 3,02; N 43,04 EXEMPLE 18 2-amino-3,5-dicyano-6-diméthylaminopyrazine Y = (CH3)2N; Z = NH2 On fait passer un courant lent d'ammoniac pendant 1 heure sur une solution bien agitée de 2,30 g (11,6 mmoles) de 2-diméthylamino-3,5,6-tricyanopyrazine (voir Exemple 17) dans 50 ml de tétrahydrofuranne anhydre à la température ambiante.Après une heure supplémentaire, on évapore le mélange réactionnel jusqu'à siccité dans un évaporateur rotatif, ce qui donne 1,94 g (rendement brut de (89%) d'un produit solide d'un blanc légèrement sale dont le spectre infrarouge est identique à celui d'un échantillon analytiquement pur obtenu par recristallisation dans du benzène, Pf = 202,0 à 203,00C. IR (nujol) : 2,95 ; 3,05 ; 3,15 ; 4,5 ; 6,1 ; 6,45 EtOH UV # : 365 m (# = 15 100), 285 m (# = 19 600); max 237 m (# = 30 300). RMN (acétone-d6) : singulet, 3,38 6 (6H); large pic à environ 7 ô (2H). Analyse pour C8H8N6 : % calculés : C 51,05; H 4,28; N 44,66 trouvés : C 50,97; H 4,227 N 44,98 EXEMPLE 19 2-amino-3,5-dicyano-6-(N-méthylanilino)pyrazine Y = N(CH (#; Z = NH2 On ajoute 1,5 ml d'hydroxyde d'ammonium aqueux à 30% en une seule fois à une solution, sous agitation, de 3,00 g (11,5 mmoles) de 2-(N-méthylanilino)-3,5,6-tricyano- pyrazine (Exemple 6). La solution s'échauffe légèrement et devient foncée. Après 10 minutes, on verse le mélange réactionnel dans 200 ml d'eau ce qui a pour effet de provoquer la dissipation de la couleur foncée et la formation d'un produit solide jaune brun que l'on recueille par filtration et qu'on lave avec de l'eau.Après séchage, on obtient 2,43 g (rendement brut de 84,4%) d'un produit que l'on recristallise dans 85 ml de chloroforme avec traitement par du "Darco", ce qui donne de la 2-amino-3,5-dicyano-6-(N-méthylanilino)pyrazine sous forme de microcristaux jaunes, Pf = 230,0 à 230,5 C. IR (nujol) : 2,90 , 3,0/u, 4,5/u, 6,2/ut 6,48/u, 7,17/u, 7,88 . EtOH UV # : 367 m (# = 17 800); 289 m (# = 14 100); max 238 m (# = 28 200). RMN (acétone-d6) : singulet, 7,50 # (5H); singulet, 3,48 # (3H); large absorption centrée à environ 7 6(2H). Analyse pour C18H10N6 : % calculés : C 62,39; H 4,03; N 33,58 trouvés : C 62,00; H 3,98; N 33,93 Les exemples suivants illustrent l'utilité des composés de l'invention. EXEMPLE 20 Préparation de l'acide 3,5-diamino-6-carbamoyl-pyrazinoïque Formule (2); R = CONH2 Formule (2); R=COOH On ajoute en une seule fois une solution de 4,00 g (0,10 mole) d'hydroxyde de sodium dans 20 mi d'eau à une bouillie bien agitée, chauffée au reflux, ae 7,50 g (4,69 x 10-2 mole) de 3,5-diamino-3,6-dicyanopyrazine dans 80 mi d'eau. La bouillie devient extremement épaisse en l'es- pace de 10 minutes.La 7,5-diamino-2 ,6-dicyanopgrazins est hydrolysée à ce moment là en 3,5-diamino-2,6-carbamoylpyrazine, comme montré par prélèvement d'un petit échantillon, recueil du produit solide par filtration et comparaison du spectre infrarouge du produit séché avec celui du composé préparé au moyen d'un autre procédé (voir ci-dessous). Un chauffage supplémentaire au reflux pendant 20 heures donne lieu à une dissout lution complète. On refroidit la solution au bain de glace et on l'acidifie précautionneusement à l'aide d'acide chlorhydri- que concentré.On recueille par filtration le produit solide précipité et on le lave avec de liteau. Après séchage, on obtient 8,70 g d'un mélange (2:1 environ) d'acide 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazinolque et d'acide 3,5-diamino-2,6-pyrazinedicarboxy- lique (comme l'indiquent le spectre infrarouge et l'analyse élémentaire). On utilise ce mélange dans l'étape de décarboxylation subséquente sans fractionnement supplémentaire (voir Exemple 22). Un chauffage prolongé au reflux entrave l'hydrolyse complète en 3,5-diamino-2,6-dicarboxypyrazine comme indiqué ci-après. EXEMPLE 21 Préparation de l'acide 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazinoïque On peut obtenir directement de l'acide 3,5-diamino 6-carbamoylpyrazinoSque exempt d'acide 3, 5-diamino-2, 6-pyrazine dicarboxylique par hydrolyse alcaline de la 3,5-diamino-3,6- dicyanopyrazine ou du diamide correspondant en faisant varier simplement les concentrations de réactifs et les temps de réaction comme suit On chauffe rapidement au reflux une bouillie constituée par 7,00 g (43,8 mmoles) de 3,5-diamino-2,6-dicyano- pyrazine dans 1,2 litre d'eau dans laquelle on a dissout 3,50 g (97,6 moles) d'hydroxyde de sodium.Le mélange réactionnel devient homogène en l'espace de 3 minutes au reflux, et il se produit t minute plus tard une précipitation de 3,5- diamino-2,6-dicarbamoylpyrazine. Après un chauffage au reflux pendant une durée totale de 7 heures 10 minutes, on obtient à nouveau une solution homogène. On poursuit le chauffage au reflux pendant 40 minutes supplémentaires tandis que l'on fait passer un courant d 'azote dans le milieu réactionnel de manière à éliminer tout ammoniac résiduel.Le refroidissement au bain de glace entratne la précipitation de 3,30 g (16,9 mmoles) de 3,5-diamino-2,6-dicarbamoylpyrazine que l'on recueille par filtration et qu'on sèche à tute. Lèacidifica- tion du filtrat au pH 3 à 11 aide d'acide chlorhydrique donne 5,00 g (24,4 mmoles) d'acide 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazinoï- que après recueil par filtration et séchage à l'étuve. Ceci représente un taux de conversion de 61% et un rendement de 94% en acide amide. L'augmentation du temps de reflux à 6 heures 30 minutes donne lieu à une conversion de 80% et à un rendement de 94 en acide amide. Avec un chauffage au reflux de 18 heures 30 minutes, on obtient une conversion complète avec un rendement de 87,2% en acide amide sensiblement exempt du diacide, On recristallise un échantillon de 4,0 g de l'aci- de 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazinoïque dans un mélange de 75 ml de diméthylformamide et de 60 ml d'eau, ce qui donne 3,0 g d'un produit cristallin fondant à 3000C avec décomposition et dégagement de gaz, IR (KBr) : 2,90 , 3,01 , 6,07 (-NH2); 3,5-4 (faible absorption pour l'-OH acide); 5,85 ( > C=O acide); 6,32 , 6,55 (-C=C- et/ou -C=N- cycliques conju gués > . EtOH UV : 356 m (# = 17 900); 279 m (# = 19 700); max 224 m/u (= 31 500). SMHR : ion moléculaire calculé pour C6H7O2N5, m/e 197,0549; m/e mesuré 197,0571. Analyse pour C6H7O3N5 : % calculés : C 36,55; H 3,58; N 35,52 trouvés : C 36,35; H 3,28; N 35,29 36,29 3,53 35,22 EXEMPLE 22 Préparation de la 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazine acétate cuivreux quinoléine Formule (2); R=H On délaye une bouillie de 8,0 g du produit obtenu à 1'Exemple 21 dans 70 ml de quinoléine anhydre renfermant 0,10 g d'acétate cuivreux et on chauffe à 170 C pendant 4 heures. Pendant ce laps de temps, il se dégage la quantité approximative calculée d'anhydride carbonique que l'on mesure au moyen d'un compteur-contrôleur humide saturé au préalable par de l'anhydride carbonique. Après refroidissement, on filtre la bouillie, on lave avec du HCl 2N et on sèche, ce qui donne 1,80 g de 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazine. EXEMPLE 23 Préparation de la 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazine On chauffe une bouillie de 4,00 g (20,3 mmoles) d'acide 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazinoïque dans 40 mi de tétraglyme anhydre (éther diméthylique du tétraéthylèneglycol) à 225-240 C pendant 6 heures, au cours desquelles le mélange réactionnel devient homogène. Après refroidissement à la température ambiante, on sépare par filtration une faible quantité (200 mg) d'un produit solide foncé et on dilue le filtrat avec de l'éther de pétrole, ce qui provoque la précipitation de 2,73 g (87,2%) de 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazine sous forme d'un produit solide brun.La recristallisation de la totalité de l'échantillon dans 100 ml d'eau avec traitement au charbon activé "Darco" donne 2,40 g d'un produit relativement pur dont on recristallise une partie une seconde fois dans de l'eau, ce qui donne un produit analytiquement pur, Pf = 242 c (décomposition). IR (KBr) : 2,92 , 3,02 , 3,07 , 3,15 (-NH2); 5,92 , 6,03 , 6,38 , 6,72 , (X = O, NH2, C=C et/ou C=N). EtOH UV # : 348 m (# = 14 400); 269 m (# = 14 700)/ max SMHR : ion moléculaire calculé pour C5H7ON5, m/e 153,0650; m/e mesuré 153,0654. RMN (DMSO-d6) : : larges singulets, 8,5 6 et 7,5 5 , 1H chacun (NH2 d'amide échangeable avec D2O); larges singulets, 7,176 et 6,52 #, 2H chacun (NH2 du-noyau, échangeable avec D2O); singulet, 7,15 S , 1H (hydrogène du noyau). Analyse pour C5H7ON5 : % calculés : C 39,21; H 4,61; N 45,73 trouvés : C 39,39; H 4,71; N 45,41 EXEMPLE 24 3,5-diamino-2,6-carbamoylpyrazine obtenue par hydrolyse de la 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine à l'aide d'acide sulfurique On ajoute, par portions et avec agitation, 2,0 g de 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine à 20 mi d'acide sulfurique concentré refroidi à 00-50C. A mesure que le produit passe en solution, il se développe une couleur jaune qui par la suite passe au vert foncé et ensuite au bleu intense. Après agitation pendant 48 heures au total, on verse le mélange réactionnel bleu intense sur 400 g de glace. On sépare par filtration le produit solide vert formé et on le lave plusieurs fois avec de l'acétone dans laquelle il n'est que légèrement soluble. On dissout le produit solide vert olive (2,35 g après séchage) dans 400 ml de diméthylformamide chauffé au reflux et on le traite par du charbon activé (Darco). On lave généreusement le gâteau de filtration avec du diméthylformamide- chaud, et on dilue la solution jaune clair cinq fois avec de l'eau. Après abandon pendant une nuit, la solution dépose des aiguilles fines jaune pâle que l'on sépare par filtration et qu'on lave deux fois avec de l'acétone. Après séchage,- on obtient 2,22 g (90,5%) d'aiguilles jaune pâle de 3,5-diamino-2,6-dicarbamoyl- pyrazine. Le produit fonce légèrement à 3780C, mais demeure cristallin jusqu'à 4300C (tube scellé)-. Un échantillon fortement chauffé fond avec dégagement d'ammoniac. IR (KBr) : 2,92 , 3,03 , 6,37 (-NH2); 6,04 ( > C=O); 6,54/u (nette) (C=C et/ou C=N > . EtOH UV # : 362 (# = 16 500); 281 (# = 19 600); 222 max ( = 31 200) SMHR : ion moléculaire, m/e mesuré, 196,07-10; -m/e calculé, 196,0709. Analyse pour C6H8N6O2 : % calculés : C 36,73; H 4,11; N 42,84 trouvés : C 36,66; H 3,98; N 42,53 36,79 3,98 42,69 EXEMPLE 25 Préparation de l'acide 3,5-diaminopyrazinoïque Formule (2); R=H On chauffe au reflux pendant a heures une bouillie constituée par 1 ,60 g de 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazine de l'Exemple t8 dans 20 mi d'hydroxyde de sodium aqueux à 10%, on la dilue à 100 ml avec de l'eau chaude et on décolore la solution homogène ainsi obtenue avec du charbon activé. Une acidification prudente à pH 1 donne un précipité que lton recueille de la solution refroidie par filtration.On lave deux fois le produit recueilli, chaque fois avec de potites por- tions d'eau et de méthanol, et on le sèche, ce qui donne 0,92 g d'acide 3,5-diaminopyrazinoïque sous forme d'une pouire claire, Pf = 1690C (décomposition). IR (nujol) : 2,90 , 3,00 (-NH2); 3,5-4 (large, -OH acide); 5,9-6,5 (pics multiples, C=0 acide, -NH2); 7,9 ; 12,5 . SMHR : ion moléculaire calcule pour C5H6N4O2, m/e 54,0491; m/e mesuré, 154,053. Pic à m/e 110 (pour M-CO2) Ce produit peut être transformé avec un bon rendement en 3,5diaminopyrazinoate de méthyle connu (brevet des E.U.A. n 3 313 813, Exemple 2) au moyen de procédés classiques. On peut ensuite chlorer ce dernier à l'aide de chlorure de sulfu- ryle pour obtenir du 2-chloro-3,5-diamino-pyrazinoate de méthyle. On peut obtenir la 3,5-diaminp-2,6-dicarboxypyrazine par hydrolyse basique de la 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine (identique à la 2,6-diamino-3;5-dicyanopyrazine de l'Exemple 1 ci-dessus) au moyen de la réaction suivante Formule (1); Y=Z=NH2 On chauffe au reflux pendant 6 jours une bouillie constituée par 5,00 g (3,13 x 10 2 mole) de 3,5-diamino-2,6- dicyanopyrazine dans 100 ml d'une solution d'hydroxyde de sodium à 5% (12,5 x 1 mole). Le dégagement violent initial d'ammoniac a cessé à la fin de ce laps de temps. On dilue la bouillie chaude légèrement jaune avec 300 ml d'eau chaude et tout le produit se dissout à part une très faible quantité. Après un traitement au charbon activé et filtration, on ajou- te 25 ml d'acide chlorhydrique concentré à la solution encore chaude sous agitation énergique. On refroidit la bouillie ainsi obtenue dans un bain de glace et on recueille le diacide par filtration, on le lave trois fois avec de l'eau, deux fois avec du méthanol et on le sèche pendant une nuit à 1000C dans un four sous vide (4,70 g, 76% > . Le spectre infrarouge du produit obtenu est identique à celui du produit obtenu par hydrolyse basique de la 3,5-diamino-2,6-dicarbamoylpyrazine, comme décrit ci-dessous. On chauffe au reflux sous N2 pendant 6 jours un mélange de 4,9 g (0,025 mole) de ),5-diamino-26-dicarbamoyl- pyrazine, de 10 g (85%, 0,15 équivalent) de pastilles de KOH, et de 160 ml d'eau. Après 4 heures, il se forme en solution orangée limpide. Après 6 jours, on balaye la solution avec du N2 pendant quelques heures de manière à éliminer l'ammoniac. Un refroidissement à OOC précipite le sel potassique blanc du produit. Après isolement d'un petit échantillon seulement de ce sel (0,26g), on dilue le mélange avec 100 mI d'eau, on l'acidifie avec 25 mi de HCl concentré et on filtre. On recristallise le produit solide dans 4 litres d'eau, on le décolore avec une petite quantité de charbon, ce qui donne 3,23 g (59,8%). d'acide 3,5-diaminopyrazine-2,6-dicarboxylique monohydraté (décomposition à 2400C) sous forme de lamelles blanches virant au brun clair par séchage Il est nécessaire de chauffer le produit à 11t C (sous 0,1 mm de Hg) sur du P205 pendant une nuit afin d'enlever l'eau d'hydratation (décomposition à 230-238 C). La 7,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine utilisée comme produit de départ dans les Exemples 20 et 21 peut être préparée comme suit A. On ajoute goutte à goutte en l'espace de 0,5 heure, une solution de 10,0 g (0,0556 mole) de tétracyanopyrazine dans 75 ml de tétrahydrofuranne anhydre à une masse agitée d'environ 25 ml d'ammoniac liquide sous azote. La solution vire au rouge intense dès la première goutte. Après achèvement de l'addition, on agitée la solution de couleur intense sous un courant d'azote, or filtre et on lave avec du tétrahydrofuranne frais. Le produit légèrement gris (4,42 g) est constitué par de la 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine relativement pure.L'évaporation du filtrat donne 4,52 g d'un produit plus foncé qui n'est que légèrement moins pur. La recristallisation dans du diméthylformamide donne des aiguilles longues légèrement jaunes renfermant du solvant de cristallisetion que l'on élimine par chauffage à 100 C ou plus sous une pression de 20 mm de Hg pendant quelques heures. Ce produit commence à se transformer en un produit solide rouge à une température supérieure à 300 C et ne fond pas au-dessous de 400 C. IR (EBr) : 2,89 , 2,97/u, 3,07/u, 3,14/u, 5,98 . 6,10/u (-NH2); 4,48 (-C#N); 6,48 (C=C et/ou C=N conjugués). EtOH UV # : 354 m (# = 16 500), 274 m (# = 16 700), max 222 m (# = 33 600). SMHR : ion moléculaire, m/e mesuré 160,0494; m/e calculé 160,0497. Analyste pour C6H4N6 : go calculés : C 45,00; H 2,52; N 52,48 trouvés : C 45,29; H 2,79; N 52,46 B. On fait passer un courant d'ammoniac sec sur une solution agitée rapidement de 20,0 g (0,111 mole) de tétracyanopyrazine dans 475 ml de tétrahydrofuranne pendant 0,75 heure. On maintien la réaction exotherniique a dessous de 250C par refroifissement au bain de glace pendant la partie initiale de l'addition. On évapore le mélange réactionnel jusqu siccité dans un évaporateur rotatif, ce qui donne, après séchage à 100 C dans un four sous vide, 18,1 g d'une poudre grise constituée par de la 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine relative- ment pure. Outre les deux procédés décrits ci-dessus, on peut également préparer la 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine par déplacement à l'aide d'ammoniac du groupe 3-cyano dans de la 5-amino-2,3,6-tricyanopyrazine (qui est décrite dans le brevet français n 71 25 457). On peut préparer la tétracyanopyrazine comme indiqué à l'Exemple 1, partie A. Un autre procédé de préparation de l'acide 3,5 diamino-6-carbamoylpyrazinolque consiste à mettre en contact de la 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine ou de la 3,5-diamino2,6-dicarbamoylpyrazine avec au moins une quantité équimolaire d'une base forte telle qu'un hydroxyde de métal alcalin en milieu aqueux à une concentration de t à 20 pour cent du composé aminé et t à 20 pour cent de base à une température comprise entre la température ambiante et 17O0C (récipient tenant la pression nécessaire) pendant un laps de temps compris entre 5 minutes et 24 heures. La pression n'est pas un facteur critique sauf dans les cas où l'on utilise des températures supérieures au point d'ébullition du milieu. De bons résultats ont été obtenus en utilisant de l'eau, de L'hydroxyde de sodium à 4% et 7,50 de substrat; une température de 100 C (reflux > ; et un temps de réaction de 15 heures. Un procédé préféré de préparation de la 3,5-diamino6-carbamoylpyrazine consiste à chauffer de l'acide 3,5-diamino 6-carbanoylpyrazinoique à une température comprise entre 1200 et 250 C en l'absence de solvant ou dans un milieu inerte tel que du xylène ou de la quinoléine, en présence ou en l'absence d'un catalyseur tel que l'acétate cuivreux. On peut réduire la pression considérablement de façon à provoquer la sublimation du produit ou on peut acroître la pression suivant les exigences. La concentration peut être comprise entre 1 et 50% lorsqu'on utilise un milieu inerte. Le temps peut être compris entre 5 minutes et 24 heures suivant les autres conditions. On a obtenu de bons résultats en utilisant une bouillie à 10% dans de la quinoléine renfermant 0,1% en poids d'a- cétate cuivreux à t70 C pendant 4 heures ou une bouillie à 10% dans du tétraglyme à 225-240 C pendant 6 neures. Un autre procédé de préparation de l'acide 3,5diaminopyrazinolque consiste à hydrolyser de la 3,5-diamino6-carbamoylpyrazine par une base ou un acide aqueux à des températures comprises entre la température ambiante et 15000 (sous pression dans ce cas) pendant un laps de temps compris entre 5 minutes et 10 heures. La concentration de la base ou de l'acide peut être comprise entre 1 et 50% ou davantage et la concentration du composé aminé peut être comprise entre 1 et 25%. La pression n'est pas critique. On obtient de bons résultats lorsqu'on utilise 10% du composé aminé dans un hydroxyde de métal alcalin aqueux à Les nouveaux composes de formule (2) sont utiles en tant qu'agents de durcissement, par exemple un mélange de résine époxy Dow QX-3599 (Dow Chemical Co.) renfermant 15% de l'une de ces diamines durcit par chauffage à environ 121 C pendant une heure. Les composés de formule (2) réagissent éga- lement avec les diisocyanates avec formation de polymères. L'utilité des composés de formule (i) est illustrée par les exemples suivants A-E, dans lesquels toutes les parties, proportions et pourcentages son-teen poids. EXEMPLE A Agents fluorescents Toutes les pyrazines de formule (1) sont fluorescentes. Ci-dessous est décrit un essai pour azurants fluorescents On ajoute 2 millilitres d'une solution à 0,75% du composé à éprouver dans du diméthylformamide à 125 ml d'une solution de détergent à 0,4% dans de l'eau distillée. On chauffe ce bain à 540C et/y plonge un échantillon d'étoffe de 5 g pendant 25 minutes. On enlève l'échantillon, on le rince deux fois et on le sèche à l'air. On a essaye lcs présents composés en utilisant une étoffe d'essai à fibres multiples renfermant les fibres suivantes: "Nylon", "Orlon", "Dacron", coton. La 2-méthoxy-3,5,6-tricyanopyrazine (Exemple 7) manifeste une affinité et un pouvoir azurant vis-à-vis du "Nylon". Le produit de 1'Exemple 1 (2,6-diamino-3,5-dicyanopyrazine) manifeste une affinité vis-à-vis de l"'Orlon". L'action azurs est très positive. EXEMPLE B Durcissement de résines époxy On applique un mélange constitué par 16,9 parties de 2,6-diamino-3,5-dicyanopyrazine, 2,76 parties de diuron [N,N-(diméthyl)-N'-dichlorophénylurée] et 100 parties de la résine époxy commercialisée par la Dow Chemical Co. sous la désignation Dow QX-3599, entre des feuilles d'acier laminées à froid et on durcit par chauffage à 1210C pendant 90 minutes. Le joint ainsi obtenu a une résistance au cisaillement de 190 kg/cm2. EXEMPLE C Formation de polymères Les 2,6-diamino-et 2,6-di(alcoylamino)-3,5-dicyanopyrazines sont utiles pour la formation de polymères. Par exemple, l'équation ci-dessous illustre la formation d'un polymère comprenant des mailles de la structure indiquée. EXEMPLE D Polyamide préparé à Partir de la 2,6-dipipéridino-3,5-dicyano- pyrazine et du toluène diisocyanate On ajoute, en l'espace de 1 ,7 heure, une solution de 36 g (0,2 mole) de tétracyanopyrazine dans 150 ml de tétrahydrofuranne à une solution de 68,8 g (0,8 mole) de pipérazine dans 950 ml de tétrahydrofuranne. On chasse le solvant sous pression réduite et on triture le résidu avec de l'eau. On sépare le produit solide par filtration et on le lave soigneu- sement de manière à éliminer l'excès de pipérazine, après quoi on le sèche à 700C sous vide. On agite le produit solide jaune clair (57 g) avec 1 litre de tétrahydrofuranne bouillant et on sépare le produit insoluble (10 g) par filtration.Le filtrat, par refroidissement à la glace, dépose 24,4 g d'un produit jaune clair, la 2,6-dipipéridino-3,5-dicyanopyrazine, Pf = 158-159- C. RMN (CDCl3) : 3,7-4,1 # (m, 2H, CH #); 2,8-3,2 # (m, 2H, CH #); 1,83 # (s, 1H, NH). IR (KBr) : 2,90 , 3,08 (NH); 4,51 (C#N); 6,42 , 6,50 (C=C, C=N). EtOH UV # : 378 m (# = 13 000); 300 m (# = 19 500); 262 m max (# = 25 700); MS M+ m/e 298,1659, calculé pour C14H18N8 M+ m/e 298,1654, m/e 243. Analyse pour C14H18N8 : % calculés : C 56,36; H 6,08; N 37,57 trouvés : C 56,55; H 6,02; N 37,88 56,27 6,23 38,07 On ajoute 2,43 g (0,0139 moles de toluène drisocyanate dans 10 ml de diméthylformamide à une bouillie de 4,15 g (0,0139 mole) de 2,6-dipéridino-3,5-dicyanopipérazine dans 15 ml de diméthylformamide, puis on ajoute 15 ml de diméthylformamide. On continue l'agitation pendant 4 heures après quoi on précipite le polymère dans du méthanol, ce qui donne 6,10 g (93%) d'un polymère jaune clair, viscosité inhérente de 0,38 à 0,1% dans du diméthylformamide et à 250C. On coule une pellicule tenace et autonome que l'on sèche à 80 C pendant une nuit sous vide. Une calorimétrie à balayage différentielle indique une éventuelle température de transition vitreuse à 460C, et un échauffement exothermique à 225-280 C. L'analyse themni- que différentielle de -40 à +150 C ntindique aucune manifestation thermique significative. La pellicule est étirée à 3X à 25000 (température de poissage 2800C) et les résistances à la traction à la rupture/allongement à la rupturelmodule de la pellicule non étirée/sont de 598 kg/cm/5,6%/17 379 kg/cm et de 698/6,3%/19 318 kg/cm2, respectivement. Analyse pour C23H24N1002 : % calculés : C 58,46; H.5,12, N 29,65 trouvés : C 57,87; H 5,25; N 29,11 57,96 5,30 29,54 EXEMPLE3 Polyamide préparé à partir du chlorure de téréphtaloyle et de la 2,6-di(1-pipéridyl)-3,5-dicyanopyrazine On refroidit à -78 C une solation de 5,97 g (0,02 mole) de la diamine dans 70 ml de dimé@hylacétamide anhydre et on ajoute ensuite en une seule fois 4,06 g (0,02 mole) de chlorure de téréphtaloyle. On remplace le bain de glace carbonique par un bain d'eau glace et on poursuit l'agitation pendant 45 minutes. On enlève le bain, et on poursuit l'agitation pendant encore 2,5 heures.On précipite le polymère en le versant dans du méthanol, on le lave avec de l'eau, une solution de bicarbonate aqueuses de l'cau et du méthanol, après quoi on le sèche. On obtient au total 7,85 g d'un polymère jaune très pâle ayant une viscosité inhérente de 0,43 à 0,1% dans de l'hexafluoroisopropanol à 25 C. Le polymère est insoluble dans les amides, mais est solubel dans les solvants acides, l'hexafluoroisopropanol et l'acide formique. Seules des pellicules cassantes peuvent être coulées à partir de l'hexa- fluoroisopropanol. L'analyse thermique différentielle indique une T g éventuelle à 2730C et un échauffement exothermique à 337 C. Une calorimétrie par balayage différentielle indique un échauffement exothermique à 225 C, mais pas de Tg. analyse pour C22H20N8O2 : % calculés : C 61,68; H 4,71; N 26,17 trouvés : C 61,44; H 4,69; N 25,81 REVENDICATIONS 1. Composés, caractérisés en ce qu'ils répondent à la formule dans laquelle (a) Y représente CN et Z est choisi parmi NHR, -N(R)2, -NRR, -NHR, -NHNHR, -NHNHR, -CH(N02)COOR1, -CH2N02, -CH(COOR1)2 et les sels de ceux-ci; et -OR ; et (b) Y et Z, identiques ou différents, sont choisis parmi où R1 représente un groupe alcoyle ou alcényle renfermant jusqu'à 4 atomes de carbone; R2 représente un groupe aryle, aralcoyle ou alcaryle renfermant 6 à 10 atomes de carbone; et R3 représente un groupe alcoyle ou alcényle pri maire ou secondaire renfermant jusqu'à 4 atomes de carbone ou un groupement aralcoyle renfermant jusqu'à 10 atomes de carbone. 2. Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que Y et Z représentent chacun le groupe -NH2; ce composé étant la 2,6-diamino-3,5-dicyanopyrazine. 3. Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que Y et Z représentent chacun le groupe -N(CH3)2; ce composé étant la 2,6-bis-(diméthylamino)-3,5-dicyanopyrazine. 4. Composés caractérisés en ce qu'ils répondent à la formule dans laquelle R représente -COOH,-CONH2 ou -H. 5. Composé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que R = COOH; ce composé étant l'acide 3,5-diamino-6 carbamoylpyraz inoique. 6. Composé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que R = CONH2; ce composé étant la 3,5-diamino-2,6dicarbamoylpvrazine. 7. Composé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que R = H; ce composé étant la 3,5-diamino-6-carbamoyl- pyrazine. 8. Procédé de préparation d'une dicyanopyrazine caractérisé en ce que l'on met en contact de la tétracyanopyrazine avec au moins 2 moles de composé HZ avec obtention d'un composé de la formule où Z est choisi parmi les groupes -OR , -NH2, -NHR, -N(R)2, où R représente un groupe alcoyle ou alcényle renfermant jusqu'à 4 atomes de carbone. 9. Procédé de préparation d'une tricyanopyrazine, caractérisé en ce que lton met en contact de la tétracyanopyrazine avec un composé HZ avec obtention d'un composé de la formule où Z est choisi parmi les groupes -NHR, -N(R)2, -NRR2, -NHR, -NHNHR, NHNHR, -CH(CN)COOR, -CH(COR)2, -CH(NO2)COOR, -CH2NO2, -CH(COOH)2 et les sels de ceux-ci; -OR et -OH ou Rt représente un groupe alcoyle ou alcényle renfermant jusqu'à 4 atomes--de carbone; R2 représente un groupe aryle, aralcoyle ou alcaryle renfermant 6 à 10 atomes de carbone; et représente un groupe alcoyle ou alcényle primaire ou secondaire renfermant jusqu'à 4 atomes de carbone ou un groupement aralcoyle renfermant jusqu'à 10 atomes de carbone. 10. Procédé de préparation d'un composé répondant à la formule où H représente -COOH ou -CONH2, caractérisé en ce qu'on hydrolyse de la 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on l'effectue dans des conditions basiques. 12. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on l'effectue dans des conditions acides. 13. Procédé de préparation de la 3,5-diamino-6- carbamoylpyrazine, caractérisé en ce que (1) on hydrolyse de la 3,5-diamino-6-dicyanopyrazine en acide 3,5-diamino-6- carbamoylpyrazinoTque et (2) on décarboxyle cet acide à température élevée. 14. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce qu'on effectue la décarboxylation en présence d'acétate cuivreux. 15. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que l'on effectue la décarboxylation dans de l'éther diméthylique du tétraéthylèneglycol. 16. Procédé de préparation de l'acide 3,5-diamino pyrazinoSque, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes (a) l'hydrolyse de 3,5-diamino-2,6-dicyanopyrazine par un hydroxyde de métal alcalin en milieu aqueux; (b) la décarboxylation du produit de manière à obtenir de la 3,5-diamino-6-carbamoylpyrazine; (c) l'hydrolyse du produit de l'étape (b), en milieu aqueux basique, en acide 3,5-diaminopyrazino@que. 17. Procédé de préparation de l'acide 3,5-diamino pyrazinoSque, caractérisé en ce qu'on hydrolyse de la 3,5- diamino-6-carbamoylpyrazine.