La présente invention a trait à un procédé pour la production de tubes de caoutchouc à plusieurs couches, à un dispositif qui permet de réaliser ce procédé ainsi qu'aux tubes produits à l'aide dudit procédé. Actuellement pour la production de tubes de caoutchouc renfor cés, ou à plusieurs couches, on utilise, également dans les usines même les plus modernes, à côté de procédés complètement automatiques et continus, d'autres procédés automatiques discontinus et même des procédés mécaniques manuels. Cette situation est due d'une part à l'extrême simplicité et possibilité d'adaptation des moyens mecani- ques alimentés ou servis manuellement, mais d'un autre c6té aux fortes limitations auxquelles sont liés les procédés automatiques tant continus que discontinus. Pour se rendre compte de cette situation il est nécessaire de décrire au moins sommairement les procédés connus, en mettant en évidence leurs caractéristiques singulières et leurs défauts spécifiques.Cela vaut la peine de commencer par le procédé le plus poussé pour comprendre immédiatement comment ceux de conception plus arriérée sont cependant toujours irrempla çables et en voie de développement. L'unique procédé complètement automatique et continu est celui communement et par abréviation dénomme "au plomb". Celui-ci se-base sur ltextrusion : on extrude tout d'abord un tube de caoutchouc qui constitue le substrat ou l'âme, sur celui-ci, on forme par procédé automatique, une tunique de toile sur laquelle est extrudée une couche externe ou revêtement de caoutchouc; enfin par extrusion on forme sur le tube une gaine provisoire de plomb On effectue alors le traitement de vulcanisation en açpliquant une pression à l'inté- rieur du tube qui se trouve maintenu par l'armature externe de plomb. Ce procédé comprend plusieurs phases d'extrusion qui sont des opérations susceptibles d'être mises en oeuvre en continu automatiquement et avec une forte productivité. Par contre limités sont les renforts qui peuvent être appliqués en continu avec une vitesse adaptée à l'extrusion et de plus sur un tube flasque tel que le substrat à peine extrudé. Se trouvent exclus entre autres de ce procédé tous les tubes de caoutchouc renforcés avec spirales d'acier. En outre à pression égale de vulcanisation, la gaine de plomb est soumise à des efforts qui croissent linéairement avec le diamètre du tube de sorte que par unité de longueur de tube la quantité de plomb utilisée qui doit être extrudée de la presse d'extrusion s'accrolt comme le carré du diamètre, imposant une limite économique qui en pratique colncide avec les tubes les plus diffusés d'un pouce et demi (environ 38mm). On obtient ainsi un domaine bien délimité et restreint en ce qui concerne la qualité et les dimensions du tube de caoutchouc produit par extrusion par procédé au plomb. Les autres procédés en utilisation pour surmonter les limitations précitées possèdent en commun le fait de travailler sur barre, pour former le tube, c'est-à-dire d'avoir une armature auxiliaire métallique (dans ce cas en général en acier ou en aluminium) interne ainsi qu'externe comme déjà vu pour la gaine de plomb. Dans la méthode plus rudimentaire qui prévoit l'utilisation d'un mandrin, ou barre, celui-ci est monté rotatif sur un long banc de tour. Sur le mandrin métallique qui tourne un opérateur fait s'enrouler en spirales fermées un ruban de caoutchouc, en le faisant se dérouler d'un rouleau qu'il tient en main pendant qu'il se déplace le long du banc. En succession, avec des passages successifs, on enroule ainsi le nombre désiré de couches de caoutchouc, de toile, de fil de métal etc. Il est conceptuellement possible d'alimenter le ruban en spirale à l'aide d'un chariot distributeur qui court par traction mécanique sur le banc du tour, on a cependant préféré mécaniser et automatiser ce procédé selon une autre ligne de développement. Au lieu de faire tourner le mandrin sur un support fixe, le banc de tour, on fait défiler le mandrin ou la barre, comme dans un banc d'étirage, à travers une station d'alimentation en position fixe par rapport au banc, et tournant autour de la barre qui se translate, en enroulant sur elle en succession par passages successifs à travers diverses stations, un ruban de caoutchouc, de toile, de fil métallique ou autre. Avec ce dispositif il est également possible de fabriquer ou tisser un revêtement directement sur la barre déjà revêtue de caoutchouc qui passe dans une station. I1 suffit pour ceci de prévoir une platine ou tête tournante avec une pluralité de bobines en rotation et révolution réciproques sur la tête. Ceci a représenté dans l'ensemble un progres décisif sur la voie de l'automatisation intégrale. La limitation ici ne résulte visiblement pas du transfert à diverses stations indépendantes mais de la capacité limitée des stations en relation avec leur machine d'automatisation. Chaque station tournante doit maintenir en rotation avec elle une charge de matériau pour former une couche ou un renforcement.Pour des raisons d'encombrement et de puissance les charges ne peuvent pas être très importantes de sorte que les interruptions sont fréquentes et également durant la fabrication d'une pièce de tube, ou bien durant le passage d'une barre, qui peut être de 20 jusqu'à 60 mètres de longueur. Spécialement les stations de tissage sontcausesde nombreux arrêts, distribué au hasard car les nombreuses bobines de fil doivent être relativement petites et ne pouvant être parfaitement égales et de ce fait, changées toutes ensemble, il est nécessaire d'arrêter le procédé chaque fois qu'une bobine se termine.Ces interruptions, avec la nécessité de recharger à bref intervalle les stations d'alimentation rendent ce procédé, même s'il est plus rapide pendant la phase de travail, aussi discontinu que le procédé semimanuel et d'une autre façon dépendant de l'intervention manuelle pour la réalisation d'un cycle. Cette situation impose comme conséquence la préparation à part des rubans confectionnés par exemple de caoutchouc toilé ou de tissu, alors qu'il serait très utile de pouvoir former les caoutchoucs toiles directement sur le tube en construction en alimentant seule- ment des fils et des rubans de caoutchouc produits en continu d'une extrudeuse ou d'une calandre. Le but général de l'invention est donc de remédier à l'insuffisance et d'écarter la limitation de la technique actuelle de production des tubes de caoutchouc renforcés à plusieurs couches telles qu'elles sont mises en évidence ci-dessus. Parmi les buts particuliers l'un prédominant est de mettre au point un procédé pour la production des tubes qui soit complètement automatisé et continu, éliminant les graves limitations du procédé au plomb connu. Un autre but particulier de l'invention est celui de rendre ce procédé automatique continu dans le sens spécial que dans une station de formation d'une couche ou d'un renforcement le mandrin à revêtir est alimenté en continu et le matériau de revêtement ou de renforcement est alimenté en continu. Un autre but particulier est encore celui de rendre ce procédé complétement automatique et continu également dans le sens qu'une portion de tube en élaboration passe sans intervention manuelle et sans pauses ou arrêts d'une station ou phase d'élaboration à une successive. Un autre but encore plus particulier de l'invention est de pouvoir éviter l'alimentation d'un ruban tissé pour former une couche dudit tube en formant le tissu sur le tube par l'alimentation de fil sur celui-ci. Un autre but également particulier de l'invention est celui de pouvoir former une couche de eaoutchouc dudit tube en alimentant directement sous forme de ruban depuis une calandre ou une extrudeuse en continu. Un autre but particulier de l'invention est de fournir une installation pour la réalisation des procédés précités. Un autre but particulier de l'invention est la construction d'une machine qui permette d'effectuer le procédé. Un autre but particulier de l'invention est un tube de caoutchouc réalisé en continu selon ce procédé. Ces différents buts et d'autres encore qui apparaîtront par la suite sont atteints au moins en partie par un procédé de fabrication de tubes de caoutchouc renforcés, selon l'invention, dans lequel un tube est formé sur une barre en général métallique, caractérisé par le fait qu'au moins en un stade dudit procédé la barre sur laquelle se trouve formé le tube se trouve avancée axialement en tournant sur elleFmême d'un mouvement hélicoïdal, comme une pointe de trépan, pendant qu'elle passe devant une station d'alimentation de matériau formant une couche ou un renforcement sur la barre et de façon que la barre en avançant prenne le matériau,l'enroulant sur elle-même en spirale, la station d'alimentation étant fixe et alimentée à l'aide dudit matériau selon un mouvement linéaire. Selon un autre objet de l'invention les buts particuliers sont obtenus par une installation pour la production de tubes de caoutchouc renforcés caractérisée par le fait qu'elle comprend au moins une suite de dispositifs formant une unité d'installation constituée de premiers moyens transporteurs pour l'avancement d'une barre rotative autour de son propre axe, moyens pour imprimer à la barre un mouvement combiné d'avancement axial et de rotation autour de son axe, au moins une station fixe pour alimenter linéairement et de façon continue un matériau pour former une couche ou un renforcement à enrouler en spirales sur la barre, et des seconds moyens de transport pour éloigner ladite barre revêtue. Selon un autre aspect de l'invention certains buts particuliers de l'invention sont obtenus par une machine pour faire avancer axialement et faire simultanément tourner autour de son propre axe une barre, caractérisée par le fait qu'elle comprend un groupe de rouleaux et/ou de bandes opposés, avec entre eux un espace pour le passage d'une barre, des moyens d'actionnement pour faire tourner lesdits rouleaux et/ou de bandes par couple comme dans un laminoir pour faire avancer la barre entre eux, ledit groupe de rouleaux et/ ou de bandes et lesdits moyens d'actionnement étant montés sur un cadre -et susceptibles d'être tournés avec celui-ci de façon commandée autour d'un axe coïncidant avec l'axe de la barre que l'on fait avancer et tourner dans ladite machine. Les caractéristiques et avantages de l'invention ainsi que ses autres aspects seront mieux mis en évidence et plus facilement compris d'après la description détaillée de ses formes d'exécution préférées mais non exclusives qui se trouvent maintenant décrites à titre d'exemples non limitatifs en se référant au dessin annexé. Dans les dessins La figure 1 représente une unité d'installation connexe à une station d'alimentation selon l'invention en vue latérale schématique, la figure 2 représente en perspective un transporteur à bande avec barre tournante transportée faisant partie de l'installation de la figure I, la figure 3 représente en perspective le détail d'un support à rouleaux pour la rotation de la barre sur le ruban transporteur, la figure 4 représente une vue latérale d'une machine pour l'avancement et la rotation simultanée de la barre selon l'invention, Pour faciliter la compréhension on décrit tout d'abord une installation avec ses dispositifs propres qui servent pour la réalisation du procédé de l'invention pour étendre ensuite la description aux différentes phases du procédé technologique indépendamment de la forme d'exécution de leurs moyens particuliers. L'installation complète pour la fabrication de tubes de caoutchouc d plusieurs couches est composée de plusieurs unités similaires ou analogues à celles visibles sur la figure 1 qui est ainsi décrite comme typique de toute l'installation. L'unité d'installation de la figure 1 est représentée dans son ensemble par la référence 1. En parcourant la figure 2 de gauche à droite, c'est-à-dire suivant la ligne d'élaboration, on trouve en alignement les dispositifs qui forment L'unité dtimplan- tation, un premier transporteur à bande 2, une première machine 3 pour faire tourner et avancer une barbet une station d'alimentation 4, une seconde machine identique à la machine 3, et un second transporteur similaire 2. L'unité 1 peut être l'une quelconque du cycle de fabrication; pour des raisons de simplicité mais sans rien changer à la description, on suppose qu'elle constitue la première unité de l'implantation où se trouve formé le substrat de caoutchouc. Dans cette unité une barre 7 se trouve périodiquement chargée sur le transporteur 2 qui l'amène à déboucher dans la machine 3 d'avancement et de rotation qui sera décrite ultérieurement dans ses détails et dans son mode de fonctionnement. Une machine identique 5 est disposée en aval de la station 4, et est introduite pour continuer à imprimer le mouvement donné à la barre déjà revêtue quand cette dernière quitte la machine 3. Pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention il est à la rigueur suffisant de Frévoir une seule machine et avec quelque artifice on peut également obtenir avec elle le fonctionnement en continu, par exemple à l'aide d'une jonction à prise entre le fond d'une barre et le début de la suivante, mais on a trouvé qu'il était pluspratique de disposer de deux machines. La barre avance en tournant devant la station 4 qui dans ce cas est une calandre en continu, dont sort un ruban de caoutchouc calibré 8, qui est enroulé avec la tension voulue sur la barre 7 formant une spirale fermée, c'est- -dire avec les bords en contact ou également avec superposition, et éventuellement superposition multiple, comme désiré, tous les réglages étant possibles. La barre recouverte 7 traverse alors la seconde machine motrice 5 et se trouve déposée en sortant de celle-ci sur le second transporteur à bande 6 à la sortie de l'unité. La figure 2 montre comment une barre tournant sur son axe est transportée en direction axiale par un transporteur apposé à bande indiqué dans sa totalité par 2. Pour la clarté de la figure certaines parties non essentielles pour la compréhension ont été éliminées ou sectionnées. Une barre 7 est transportée sur la bande continue 9 au moyen de supports 10 à coussinet ouvert à rouleaux. Ce support 10 est formé d'une plaque de base 11, appuyée sur la bande et fixée sur celle-ci seulement le long d' une ligne transversale pour ne pas gêner la courbure de la bande à l'extr8- mité. Aux bords antérieur et postérieur de la platine s'élèvent à angle droit des petites colonnes 12 qui par couple reçoivent des rouleaux cylindriques 13 rotatifs longitudinalement comme on le voit mieux sur la figure 3.Dans l'exemple on a représenté quatre rouleaux pour chaque support formant un logement concave à grande courbure pour recueillir tous les diamètres pôssibles de tubes pré Vus en fabrication. L'avancement de la barre et de la bande, indiqué par la flèche A, a lieu de façon solidaire, la rotation de la barre sur les supports pouvant visiblement intervenir soit dans le sens de la flèche B soit dans le sens opposé. Sur la figure 4 on a représenté la machine motrice 3 (ou bien 5) de la figure 1 pour l'avancement en hélice des tronçons de barre 7 et 7' dont la fonction est essentielle pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention mais dont la forme n'est pas exclusive pour l'invention. Cette machine possède un bâti 14 sur lequel est supporté par deux supports 15 des porte-coussinets creux pour le passage d'une barre 7. Sur les supports est monté rotatif un cadre 16 qui porte tous les organes de prise et d'avancement de la machine eut duquel est solidaire une poulie 17 pour la rotation du cadre. Sur des longerons 18 sur le cadre sont fixés des guides 19 à barre sur lesquels coulissent des coulisseaux 20 qui portent deux paires de rouleaux 21 rotatifs (dont on voit seulement trois sur la figure)ayant leurs axes de rotation transversaux par rapport à l'axe de rotation du cadre.Deux à deux les rouleaux sur le même plan longitudinal sont unis et entourés extérieurement, ou circonscrits, d'une bande 22 flexible sur la face externe de laquelle est convenablement appliquée une couche souple élastique 23 telle que du caoutchouc spongieux, du polyuréthane expansé ou similaire pour éviter des glissements. Les coulisseaux 20 opposés sur les mêmes guides sont réglés par translation à la distance réciproque voulue par des arbres filetés 24 qui les engagent par vis et écrous actionnés à leur tour par un volant 25 à main, au moyen de transmission à anneaux ou à chaînes 26. Les deux bandes courent parallèlement entre elles avec leurs deux côtés présentés appuyés et ayant l'axe du cadre coïncidant avec l'axe de la barre 7 qui ainsi est prise comme dans un étau entre les deux bandes.Pour améliorer le contact de chaque bande avec la barre on a prévu des pousseurs de tension à ressort 27. Le mouvement de rotation est imparti à un rouleau entraîné, non vu, par un moteur électrique 28 au moyen d'une poulie 29 et 30 et un notoréducteur continu 31 ayant l'arbre de sortie, non vu, solidaire avec celui du rouleau entraîné. En alternative le mouve ment peut être transmis au motoréducteur au moyen d'une paire de roues dentées dont l'une est fixée sur le bAti de la machine. Le mouvement à la poulie 17 sera transmis par moteur électrique non désigné qui peut être monté sur le même bâti 14 ou solidaire de celui-ci également avec la possibilité de régulation continue, soit à l'aide d'un variateur continu, soit encore à l'aide d'un motoréducteur continu. Le fonctionnement et l'emploi de la machine sont maintenant clairs : étant établi le nombre de tours de la machine, impartis à la poulie 17, le pas d'avancement du mouvement en hélice delta barre est déterminé au moyen du motoréducteur 31 qui définit le nombre de tours du rouleau entrainé et par là la vitesse des bandes qui connu cide avec l'avancement linéaire de la barre. L'adaptation de l'intervalle entre les deux bandes 22 au diamètre de la barre, nue ou revêtue, s'effectue au moyen du petit volant 25 de la façon expliquée. Une barre qui a pénétré la machine en action est prise dans une mâchoire qui la translate avec la vitesse de déplacement des bandes sur le cadre, et en superposition et composition avec ce mouvement la barre est entraînée par ladite mâchoire en rotation solidaire, rigide avec le cadre- de la machine tournante. On a ainsi montré que cette machine accomplit la mission précise faisant partie des buts de l'invention qui lui a été assignée, et qui permet également de mettre en oeuvre le procédé de l'invention, mais on doit répéter que le procédé se fonde et se caractérise, sur le mouvement que cette machine donne à la barre et non pas ie sur l'exécution de machine, ce qui veut dire que a machine décrite et les détails correspondants fassent partie de l'invention ils nela limitent pas en ce qui concerne le passage de la barre avec mouvement en hélice, qu'elle soit nue ou déjà revêtue, devant une station fixe, pour qu'on lui applique en spirale une couche ou un renforcement, ceci restant valable quel que soit le moyen avec lequel le mouvement est obtenu. Ainsi par exemple la machine décrite pourrait être remplacée par une paire de rouleaux tournants comme dans un laminoir et montés rotatifs avec leur cadre qui les porte autour de l'axe central perpendiculaire au plan contenant les axes de rouleaux ou par toute autre machine ou dispositif en soi connu ou bien nouveau, sans rien changer au processus de fonctionnement du procédé ni à l'exécution opérative de chacune de ses phases individuelles de travail. On a vu dans chaque détail intéressant une unité d'installa tion avec tous les dispositifs spécifiques et de fonctionnement de chaque partie, on comprend également comment une phase typique du procédé selon l'invention peut être effectuée dans la pratique. Un procédé complet de fabrication d'un tube de caoutchouc à plusieurs couches, comme déjà vu, est la succession de plusieurs stades de travail identiques ou analogues à celui de l'unité déjà décrite. L'invention ne se fixe pas exclusivement de remplacer chaque stade de fabrication connu par un stade équivalent du type décrit mais elle permet surtout une vaste possibilité de choix, avec la possibilité de combiner des stades de fabrication comme celui décrit dans l'état de la technique connu, en particulier avec des stades automatiques discontinus, qui apparaissent assimilables aux stades de l'invention ou susceptibles de leur être substitués. Cette combinaison devra tenir compte des dispositifs particuliers déjà existants en place et-des caractéristiques du produit particulier à fabriquer. On va maintenant décrire un procédé idéal avec une automatisation complète ou quasi-complète et avec l'application intégrale et la plus rationnelle des enseignements de l'invention. On décrit pour ceci un diagramme de fabrication pour la production d'un tube de caoutchouc plutôt élaboré, comportant l'annotation "unité s.t" (unité selon l'invention) à côté de chaque opération réalisée selon les modalités et avec un dispositif décrit en relation avec la figurel)à titre d'exemple suivi d'une de ses variantes. EXEMPLE 1 Pour la production d'un tube particulier de caoutchouc on prévoit le cycle de fabrication suivant : a > substrat de caoutchouc 10 unité s.t. b) spiralage de fil d'acier 20 unité s.t. c) toilage et caoutchouc intermédiaires 30 unité su. (avec 2 stations d'alimen tation) d) couverture de caoutchouc 40 unité s.t. e) bandage 50 unité s.t. f) cordage 60 unité s.t. g) vulcanisation (installation et dispo sitif traditionnels) h) décordage 70 unité s.t. i) débandage 80 unité s.t. 1) extraction traditionnelle. Dans un procédé de ce type qui prévoit une installation com pletement automatique et continue7 il est nécessaire de travailler dans chaque unité avec la même vitesse d'avancement, mais bien entendu avec des nombres de tours divers pour s'adapter aux divers pas de spirales du produit. De ce fait déjà après la première unité les tronçons de tube devront être tronçonnés pour permettre les différentes vitesses de rotation tout en continuant l'alimentation sans interruption ou pause. I1 rentre dans la capacité de l'homme de l'art d'adapter les fabrications à la chaîne, par exemple en alimentant davantage le fil d'acier en parallèle pour ne pas devoir imposer un nombre de tours de machine trop élevé, davantage de spirales se trouvant avoisinées à la place d'une seule à plus de tours. Du fait que les tronçons sont revêtus en continu, chaque reve tement successif unira comme une gaine continue les tronçons adjacents déjà séparés, de sorte qu'il faudra prévoir un dispositif de tronçonnement d'un type en soi connu à chaque unité en un point convenable en aval de la station de revêtement. Pour effectuer le tronçonnement exactement au point de contact des deux barres consécutives on peut utiliser un capteur quelconque d'interruption de la barre, par exemple une bobine coaxiale sensible au flux magnétique axial induit, si la barre est en acier. Comme on le voit sur le diagramme, dans une même unité s.t. on peut exécuter plusieurs opérations de revêtement, éventuellement avec plusieurs stations d'alimentation en série, disposées côte-à- côte ou opposées, pour amener en superposition une nappe de toile, obtenue en alimentant plusieurs fils en parallèle, éventuellement entrelacés, et une nappe de caoutchouc comme indiquée au stade c). L'unique condition qui s'impose à l'union de plusieurs alimentations distinctes c'est-à-dire à plusieurs stations dans une même unité, entre les machines motrices,est que ces alimentations puissent avoir lieu avec la même vitesse de rotation. I1 n'est pas nécessaire de s'attarder à commenter chaque stade mais seulement ceux qui necessitent des éclaircissements. La vulcanisation est effectuée dans un dispositif traditionnel, de préférence en continu, mais elle est également possible en discontinu en entraînant seulement une accumulation locale de tronçons. Les operations de décordage et de débandage sont exécutées avec une unité similaire à celle des autres stades, sauf le fait que les stations respectives, au lieu d'alimenter le materiatl, le récupèrent, l'enroulant de façon symetrique S celle décrite et qui ne demande pas d'autres explications. Dans une installation qui traite un produit encombrant de sa nature, il est très important d'économiser de l'espace et de réduire la quantité de matériaux en cycle ce qui a également des influences économiques négatives.De ce fait, il semble avantageux de disposer les unités successivement sur les lignes parallèles; un tronçon à peine tronçonné est amené en translation en direction transversale sur un transporteur à bandes parallèles d'ou on inverse le sens du mouvement d'avancement et il entre dans une unité successive de traitement. Un tronçon avec la barre correspondante de support décrit ainsi un chemin en va-etvient sur des lignes parallèles à la manière d'une grecque. EXEMPLE II Pour montrer la souplesse du procédé selon l'invention on propose une variante raisonnable du procédé ayant le diagramme de travail de l'exemple 1. Jusqu'au stade d) compris, le procédé reste inchangé comme dans l'exemple 1. A partir de là il se poursuit comme suit : e) bandage : unité automatique discontinue f) cordage : unité automatique discontinue g) vulcanisation: traditionnelle h) décordage: unité automatique discontinue i) débandage : unité automatique discontinue 1) extraction: traditionnelle Le motif du retour dans cet exemple à des méthodes de travail précédentes est justifié par le fait que dans le bandage et le cordage il convient en général de réutiliser du matériel écupéré dans les phases i) et h) respectivement pour ne pas perdre l'avantage de l'invention d'une alimentation continue; Si on suppose de plus que dans 1 l'usine setrousentdisponibles des unités automatiques discontinues pour ces phases de travail il peut être convenable de les utiliser et de modifier les phases précédentes selon l'in vention. L'illustration des équipements et des exemples montrent clairement l'esprit et la possibilité d'application de l'invention qui permet d'atteindre tous les buts et avantages qui lui sont liés ou la majeure partie de ceux-ci. Comme précité, les applications ne se limitent pas aux formes illustrées. Ainsi si l'on a toujours parlé de tubes de caout chouc, on comprend que le procédé peut être indifféremment appliqué si une partie ou toutes les couches de caoutchouc sont remplacées par des couches de matière plastique. Ainsi également outre la production de tubes de caoutchouc l'invention peut être utilisée pour revêtir des tubes métalliques, des câbles électriques et similaires. REYENDICARIONS 1. Procédé pour la fabrication de tubes de caoutchouc renforcés, dans lequel un tube est formé sur une barre en général métallique, caractérisé par le fait qu'au moins en un stade dudit procédé la barre sur laquelle est formé le tube est avancée axialement en tournant sur elle-même d'un mouvement hélicoïdal tandis qu'elle passe une station d'alimentation de matériaux formant une couche ou un renforcement sur la barre, de sorte que la barre en avançant prenne en charge le matériau qui s' enroule sur elle en spirale, la station d'alimentation étant fixe et alimentée avec ledit matériau selon un mouvement linéaire. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend les étapes consistant à faire avancer les barres en succession continue et au moins un dispositif qui imprime aux barres un mouvement hélicoïdal, et à faire passer en succession continue lesdites barres de façon hélicoldale devant au moins une station d'alimentation de matériau formant une couche ou un renforcement pour permettre le recouvrement en spirale sans arrêt et sans discontinuité de la succession de barres. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que-deux ou davantage des stations disposées côte-à-côte ou opposées alimentent la même portion de barres formant deux recouvrements en spirale superposés ou alternés 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que parmi lesdites stations travaillant accouplées l'une alimente plusieurs fils textiles ou métalliques tressés ou spiralés et une autre est constituée d'une calandre et alimente un ou plusieurs rubans parallèles de caoutchouc produits directement dans la calandre. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il comprend deux ou plusieurs stades en séries dans lequel un tronçon de revêtement produit dans un stade antérieur est découpé en correspondance de la fin d'une barre tandis qu'il est encore en mouvement hélicoïdal, et chaque tronçon suivant est avancé sans discontinuité vers au moins un dispositif qui imprime un mouvement hélicoïdal d'un second stade ot une opération ultérieure de revêtement est effectuée, des tronçons de revêtement étant de la même façon amenés à passer sur les barres à tous les stades en succession. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les stades successifs ont tous la même vitesse d'avancement linéaire des barres pour éviter des accumulations ou carences de matériau en élaboration le long de la ligne de production. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 et 6 caractérisé par le fait que les stades successifs se développent sur les lignes parallèles, chaque tronçon étant amené à se déplacer sur les lignes successives en direction opposée, selon une ligne grecque subissant une translation transversale et une inversion de sens d'avancement à chaque extrémité de ligne. 8. installation pour la production de tubes de caoutchouc renforcés, caractérisée par le fait qu'elle produit des tubes selon l'une quelconque des revendications 1 à 7. 9. Installation selon la revendication 8, caractérisée par le fait qu'elle comprend au moins une suite de dispositifs, formant une unité d'installation, constituée de premiers moyens transporteurs pour l'avancement d'une barre tournant autour de son propre axe, moyens pour imprimer à la barre un mouvement combiné d'avancement axial et de rotation autour de son propre axe, et au moins une station fixe pour alimenter linéairement et de façon continue du matériau pour former une couche ou un renforcement à enrouler en spirale sur la barre, et des seconds moyens transporteurs pour l'éloignement de ladite barre revêtue. 10. Installation selon la revendication 9, caractérisée par le fait que lesdits premiers et seconds moyens transporteurs sont des bandes transporteuses sur lesquelles se trouvent appliqués sur la bande des supports pour la barre ayant des rouleaux rotatifs formant un coussinet pour la barre. 11. Installation selon l'une quelconque des revendications 9 et 10, caractérisée par le fait que lesdits moyens pour imprimer à la barre un mouvement combiné sont constitués de deux machines indépendantes, chacune apte à impartir à elle seule ledit mouvement combiné à la barre et qu'elles sont disposées l'une en amont et l'autre en aval de ladite au moins une station fixe d'alimentation. 12. Machine pour faire avancer axialement et faire simultanément tourner autour de son propre axe une barre, adaptée pour l'actionnement du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7,caractérisée par le fait qu'elle comprend un groupe de rouleaux et/ou de bandes opposés, avec un inter-espace pour le passage d'une barre, des moyens d'actionnement pour faire tourner lesdits rouleaux et/ou bandes par paire comme dans un laminoir pour faire avancer la barre entre eux, ledit groupe de rouleaux et/ ou bandes et lesdits moyens d'actionnement étant montés sur un cadre rotatif avec eux de façon commandée autour d'un axe colncidant avec l'axe de la barre qui est amenée à avancer et à tourner dans la machine. 13. Machine selon la revendication 12, caractérisée par le fait qu'elle comprend des moyens d'actionnement constitués d'un moteur électrique et d'un motoréducteur à réglage continu qui transmet le mouvement à un rouleau entrainé. 14. Machine selon l'une quelconque des revendications 11 et 12, caractérisée par le fait qu'elle comporte en outre des moyens pour régler l'inter-espace entre lesdits rouleaux et/ou bandes pour le passage de la barre. 15. Tube de caoutchouc renforcé caractérisé par le fait qu'il est produit par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7.