L'invention concerne une espadrille à semelle renforcée. On sait que les espadrilles sont habituellement constituées d'une empeigne, en toile par exemple, et d'une semelle, formée par l'enroulement d'une corde tressée, généralement en jute. La corde tressée -ou "tresse"- est enroulée pour former un t'ourdi", c'est-à-dire une ébauche de la semelle définitive, laquelle est obtenue ensuite par couture de l'ourdi. L'empeigne, préparée par coupage du plateau et du talon et assemblage de ces deux pièces est ensuite cousue par piquage sur la semelle. Divers modes de réalisation de telles espadrilles sont connus dans la technique, par exemple par le brevet français nO 74 41 594, du 17 Décembre 1974e Les espadrilles constituent donc un type d'article chaussant léger, bon marché et agréable à porter. Elles présentent toutefois l'inconvénient de comporter une semelle plate, en un matériau susceptible de s'user rapidement par friction contre le sol. Bien qu'utilisées abondamment sur les lieux de vacances, aussi bien sur les plages qu'à la campagne, elles se prêtent donc mal à la pratique de certains sports et même à des marches de longue durée. L'invention vise à remédier, de façon simple, à cet inconvénient, en proposant une espadrille dont la semelle est renforcée à l'carrière par des éléments propres à la conformer à la voûte plantaire. L'invention a par conséquent pour objet une espadrille à semelle en corde tressée, caractérisée en ce que sa semelle est doublée sur sa face externe, depuis sa partie médiane jusqu'a son extrémité arrière, d'un élément de renfort en caoutchouc ou en matière plastique, qui rehausse la partie correspondante de la semelle en corde et lui fait épouser sensiblement la forme de la voûte plantaire de l'utilisateur. De préférence, l'extrémité avant de la semelle sera également doublée d'un élément de renfort en caoutchouc ou en matière plastique Les éléments de renfort seront simplement collés sur la semelle en corde. Dans le cas où ils sont réalisés par moulage d'une matière plastique, ces éléments seront avantageusement fabriqués simultanément dans un même moule. Les dessins annexés illustrent l'invention. Sur ces dessins La figure 1 est une vue en perspective d'une espadrille selon l'invention, avec sa semelle tournée vers le haut Les figures 2 et 3 sont des vues en perspective, de dessus et de dessous, des éléments de renfort, tels que venus de moulage. L'espadrille représentée sur la figure 1 comprend, de façon connue, une semelle 1 en corde tressée et une empeigne 2, en toile, cousue sur la semelle 1. Conformément à l'invention, un élément de renfort 3, en matière plastique moulée, est collé sur la face externe de la semelle 1, depuis sa partie médiane jusqu'à l'extrémité arrière du talon. Cet élément de renfort 3 a une forme telle qu'il rehausse la semelle 1 et lui fait épouser sensiblement la forme de la voûte plantaire de l'utilisateur. En outre, l'élément 3 s'oppose à l'usure prématurée de la semelle en corde et prolonge par conséquent la durée de vie de celle-ci. Dans le même but, un élément de renfort 4, également en matiére plastique, est collé à la pointe de la semelle 1. Comme on le voit sur les figures 2 et 3, on peut fabriquer avantageusement les deux éléments 3 et 4 en une seule opération de moulage, en éliminant ensuite la languette 5 qui les réunit à l'issue du moulage. Pour ne pas nuire à une qualité essentielle des espadrilles, à savoir leur légèreté, les éléments de renfort comporteront avantageusement sur leurs deux faces des évidements 6 et 7, qui, en outre, accroitront leur souplesse. L'espadrille conforme à l'invention est par conséquent d'un usage beaucoup plus confortable que les espadrilles usuelles et a une durée d'utilisation beaucoup plus longue que celles-ci. REVENDICATIONS 1.- Espadrille à semelle en corde tressée, caractérisée en ce que sa semelle (1) est doublée sur sa face externe, depuis sa partie médiane jusqu'à son extrémité arrière, d'un élément de renfort (3) en caoutchouc ou en matière plastique, qui rehausse la partie correspondante de la semelle en corde (1) et lui fait épouser sensiblement la forme de la voûte plantaire de l'utilisateur. 2.- Espadrille selon la revendication 1, caractérisée en ce que sa semelle (1) est également doublée, à son extrémité avant, par un élément de renfort (4) en caoutchouc ou en matière plastique. 3.- Espadrille selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les éléments de renfort (3, 4) comportent des évidements (6, 7). 4.- Espadrille selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les deux éléments de renfort (3, 4) sont issus d'une même opération de moulage dans un moule unique.