La présente invention concerne le domaine de l'impuissance sexuelle et elle vise, plus particulièrement, les moyens mis en oeuvre pour tenter de déterminer si une telle impuissance est d'ordre organique ou psychologique. On conçoit que le diagnostic du type d'impuissance revêt une importance fondamentale car, de ce diagnostic dépend le traitement ultérieur susceptible de pouvoir être envisagé. La méthode actuellement connue pour porter un tel diagnostic vise à procéder par élimination. Dans ce but, une première méthode consiste à contrôler la vascularisation de la verge en mesurant les pulsations sanguines au moyen d'un plethysmographe jauge à mercure. De telles jauges sont réalisées sous la forme de bracelets dont l'impédance varie au fur et mesure de l'extension. De tels bracelets sont places pour entourer la verge de manière aue les pulsations sanguines Droduisent une variation de longueur des jauges qui sont ainsi à même de fournir un signal électrique permettant d'apprécier une telle circulation. L'enregistrement est généralement effectué au cours de consultations par un personnel spécialisé, ce qui représente une opération d'un coût relativement élevé. Les résultats obtenus ne permettent toutefois pas de témoigner de l'état exact des corps caverneux et de leur thrombose éventuelle qui pourrait être responsable d'une impuissance sexuelle. C'est la raison pour laquelle une telle méthode est généralement doublée par un procédé mettant en oeuvre des moyens techniques sensiblement équivalents et visant à mesurer l'érection nocturne. Il est donc nécessaire de faire intervenir une deuxième phase de mesure ainsi qu'un appareil spécifique, ce qui accroît encore le coût d'une telle opération, même si les mesures sont effectuées à domicile par le sujet lui-même. Cependant, un tracé plat correspondant à un relevé nocturne, effectué par une telle méthode, ne permet pas de considérer qu'il s'agit d'une impuissance organique. En effet, on sait que l'érection nocturne de la verge se produit uniquement lors des phases de sommeil paradoxal. Par conséquent, l'absence d'érection constatée peut provenir d'une absence de sommeil paradoxal. L'objet de l'invention est de proposer un procédé et un appareil qui soit à même de contrôler, détecter et enregistrer simul tanément les phases d'érection nocturne ainsi que les phases de sommeil paradoxal, de manière à pouvoir disposer d'un enregistrement montrant, de façon superposée, l'existence simultanée des deux phases et/ou l'absence de l'une afin de pouvoir déterminer précisément si l'impuissance sexuelle est à mettre au compte d'un blocage psychologique ou résulte d'une cause organique. L'un des objets de l'invention est de fournir un appareil compact, à un prix de revient intéressant qui soit d'une manipulation simple et sûre de façon à pouvoir être utilisé S domicile par le sujet lui-même sans nécessiter l'intervention d'une équipe médicale qualifiée. Un autre objet de l'invention est de fournir un ensemble compact comportant des moyens 9 même de concilier l'information lente résultant de la pléthysmographie avec l'information rapide qui peut être fournie par des moyens de détection de l'un des signes au moins du sommeil paradoxal. Un autre objet de l'invention est de produire un enregistrement à une ou plusieurs pistes, comprenant un tracé sur lequel. sont superposées les informations de pléthysmographie et de détection de l'un des signes du sommeil paradoxal, par exemple les mouvements oculaires rapides (M. O. R.), afin d'offrir un moyen de lecture parti culièrement rapide et précis pour le praticien. Un autre objet de l'invention est de fournir un appareil qui puisse, éventuellement, être utilisé pour mesurer la circulation sanguine, indépendamment de la mesure d'érection. Un autre objet de l'invention encore est de proposer un appareil qui soit à même de fournir un enregistrement correspondant soit à une variation de diamètre de la verge, soit à une variation de longueur, soit encore à une variation de volume. Pour atteindre les buts ci-dessus, le procédé de pléthysmographie pénienne est caractérisé en ce qu'on relève toute variation de mesure de la verge au moyen d'un premier détecteur fournissant un signal électrique appliqué à un enregistreur et en ce qu'on relève, simultanément, les phases de sommeil paradoxal du sujet au moyen d'un second détecteur produisant un signal mis en forme avant d'être appliqué, par l'intermédiaire d'un sommateur, à l'enregistreur. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent de la description faite ci-dessous en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation de l'invention. La fig. I est un schéma synoptique de l'appareil conforme à l'invention. La fig. 2 est un tracé partiel illustrant les résultats de mesure obtenus par 11 appareil. La fig. 3 représente, partiellement, un autre tracé susceptible d'être obtenu par l'appareil. La fig. 4 est une vue synoptique partielle montrant une variante de réalisation du dispositif de l'invention. La fig. I montre que l'appareil, conforme à l'invention, comprend, à l'intérieur d'un bottier unique 1, un ensemble 2 de détection de variations de mesure de la verge et un ensemble 3 de détection de l'un des signes du sommeil paradoxal, par exemple, les mouvements oculaires rapides (M. O. R.). Les ensembles 2 et 3 sont alimentés à partir d'un bloc d'alimentation commun isolé 4 qui peut être branché par un conducteur 5 à une source 6, par exemple le secteur. L'ensemble 2 de détection des variations de mesure de la verge comprend deux voies, 2a et 2b, possédant chacune un impé dancemètre 7a et 7b branché au bloc d'alimentation 4. Chaque impé dancemetre peut être raccordé, par un conducteur 8a-8b, à une jauge de mesure 9a-9b qui est, de préférence, du type à variation d'impédance par contrainte de traction. De telles jauges peuvent être constituées par des bracelets tubulaires de faible section, notamment en silicone contenant intérieurement, par exemple, du mercure. Les jauges 9a et 9b sont disposées pour entourer respectivement la base et l'extrémité de la verge en étant placées sous faible tension à l'état de repos de cette dernière. Chaque impédancemetre 7a ou 7b est raccordé à un photocoupleur 10a-lOb conduisant, lui-même, à un bloc de réglage à zéro 11. Les blocs 11a-llb sont relies entre eux par un interrupteur de commande manuelle commun 12. Les blocs lia et 11b sont reliés par des conducteurs 13a et 13b à un commutateur 14 qui est commandé par une bascule 15. Le commutateur 14 est branché par un conducteur 16 à un enregistreur 17 du type a. une voie mais a deux pistes i7a-i7b. il est certain qu'une disposition différente pourrait être envisagée et que, notamment, il pourrait être prévu d'utiliser un enregistreur à deux voies, propre aux voies de détection 2a et 2b. Le détecteur 3 comprend un amplificateur 18 qui peut être branché, par des conducteurs 19, à des électrodes de détection 20 du type de celles employées en électrooculographie et collées de part et d'autre des yeux. L'amplificateur 18 est raccordé à un circuit à seuil 21 qui est branché au bloc d'alimentation 4. Le circuit à seuil 21 est connecté à une bascule monostable 22 branchée à un photocoupleur 23. La sortie du photocoupleur 23 est branchée, par un conducteur 24, à l'une des entrées du commutateur 14, par exemple à la borne de connexion du conducteur 13b de la voie 2b. Le commutateur 14 représente, alors, un sommateur pour ce qui concerne les informations propres à la voie 2b et au détecteur 3. L'appareil décrit ci-dessus fonctionne de la façon suivante. Toute variation de diamètre de la verge entraîne une extension de la ou des jauges 9a et 9b dont l'impédance croît. Les impédancemetres 7a et 7b mesurent une telle variation et transmettent une information électrique aux photocoupleurs 10a et lOb. Ces informations transitent par les blocs lia et 11b et sont appliquées au commutateur 14 qui est commandé par la bascule 15, de manière que le stylet de l'appareil d'enregistrement 17 soit amené alternativement en regard de l'une et l'autre des pistes de traçage, parallèlement auxquelles un support d'enregistrement S est déroulé. La vitesse de déroulement est de l'ordre de 12 cm/h, de sorte que la commutation et l'utilisation d'un enregistreur à une voie se traduit par l'obtention pratique de deuxpistesde traçage produisant, chacune, un tracé d'apparence continue correspondant aux informations issues des voies 2a et 2b. La fig. 2 montre que l'enregistreur 17 fait apparaître deux tracés 25a et 25b correspondant à des courbes plates en l'absence d'érection. Ces tracés sont marqués sur le support S sensiblement au niveau des pistes 17a-17b par l'intermédiaire du stylet, non représenté, dont la position de départ est réglée en coincidence avec les pistes par les moyens de réglage à zéro 11a-1lb. Lorsqu'une variation de diamètre de la verge se produit, l'enregistreur 17 fait alors apparaître deux courbes 26a et 26b dont l'allure générale est illustrée par la fig. 2. Une première information peut déjà être ressortie de la lecture des enregistrements tracés. En effet, la présence, simultanée et concordante, des enregistrements 26a et 26b, permet de constater que la variation de diamètre intervient de façon semblable à la base et à l'extrémité de la verge et que, par suite, il n'existe pas de thrombose locale des corps caverneux. Une différence locale de diamètre peut également être appréciée par lecture comparative des courbes 26a et 26b. il en est de même pour ce qui pourrait, éventuellement, correspondre à un déphasage dans le cas où la courbe 26a serait en avance ou en retard par rapport à la courbe 26b. Simultanément à la détection de la variation d'impédance de la ou des jauges 9a et 9b, l'ensemble de détection 3 prélève des informations pour l'intermédiaire des électrodes 20. Lorsqu'une phase de sommeil paradoxal est détectée, l'information électrique est amplifiée au niveau de l'amplificateur 18, pour être introduite dans le circuit à seuil 21. Ce circuit est chargé de mesurer l'enveloppe des impulsions successives d'une même phase ou séquence, afin de fournir, en sortie, un signal codé appliqué à l'entrée de la bascule monostable 22.Cette bascule est chargée de fournir des impulsions de largeurs compatibles avec les possibilités du stylet de l'enregistreur 17, compte tenu de la faible vitesse de déroulement de la bande d'enregistrement. il y a lieu de noter que les informations issues de la bascule monostable 22 sont transmises par le photocoupleur 23 et appliquées à la base du commutateur 14 correspondant à l'une des voies, en l'occurence la voie de mesure 2b de l'ensemble de détection 2.Le commutateur 14 agit alors, pour ce qui concerne l'ensemble de ces informations, å la manière d'un sommateur, fournissant une impulsion correspondante au stylet d'enregistrement qui est à même d'inscrire sur le papier, comme illustré par exemple à la fig. 2 pour ce qui concerne la courbe 26b, les impulsions successives 26c correspondant aux séquences des mouvements oculaires rapides et à l'érection nocturne. La courbe 26b de la fig. 2 fait donc apparaître de fa çon manifeste, d'une part une érection nocturne pour les deux jauges et, pour l'une d'entre elles, une phase simultanée de M. O. R. La conclusion pouvant être tirée de la lecture de l'enregistrement, effectué dans le cas considéré ci-avant, permet donc de constater une simultanéité des phases d'érection nocturne et des mouvements oculaires rapides. A l'inverse, un tracé plat, tel que 25a ou 25b, et l'absence des impulsions 26e, permet de déduire une absence de mouvement oculaire rapide, donc de sommeil paradoxal, et, par conséquent, une incertitude de diagnostic pour ce qui concerne la cause d'une impuissance sexuelle. En effet, en l'absence d'informations relatives au sommeil paradoxal, un tracé plat, tel que 25a ou 25b, ne fournit aucune information précise, exacte et indubitable d'une cause organique d'impuissance sexuelle. La fig. 1 montre que chaque voie 2a et 2b peut comporter une dérivation 2a1 et 2b1 pouvant être reliée à la voie correspondante par l'intermédiaire d'un commutateur 27. Chaque dérivation 2a1 ou 2bl comprend un amplificateur 28 dont la sortie est branchée directement au commutateur. Une telle disposition permet de sélectionner soit l'application directe des informations issues des blocs lla et îlb au commutateur 14, soit le transfert de ces informations au niveau des amplificateurs 28a et 28b qui sont chargés d'amplifier les signaux pulsés qui résultent de la vascularisation de la verge. En modifiant simultanément la vitesse de déroulement de l'enregistreur et en la faisant passer par exemple à 25 mm/s, il est alors possible, au moyen de l'appareil selon l'invention, de relever, pour chacune des pistes 17a-17b, un tracé 2-1'2-1 du type de celui illustré par la fig. 3. Selon cette figure, les tracés 26a,-26k, sont formés chacun d'une succession de groupes de signaux alternés correspondant aux variations rapides mais de faible importance du diamètre de la verge en fonction des pulsations cardiaques. Une telle information permet de contrôler, par conséquent, l'état de vascularisation et de détecter, par changement de position de la ou des jauges, une éventuelle réduction de circulation sanguine locale. Dans ce qui précède, il est indiqué que les jauges 9a et 9b sont du type à bracelet, de manière à pouvoir entourer la verge et mesurer une variation de diamètre de cette dernière. La fig. 4 montre qu'il peut être prévu de constituer une des jauges, par exemple la jauge 9a, sous la forme d'un élément sensible, de type linéaire, placé sur la verge de manière à pouvoir détecter une variation de longueur de cette dernière. Les informations fournies par une jauge-bracelet et une jauge linéaire peuvent être appliquées au commutateur 14, comme décrit ci-dessus, ou alors dirigées, comme représenté à la fig. 4, par des interrupteurs 29a-29b vers un multiplicateur 30 dont la sortie est branchée, par un conducteur 31, à l'une des entrées du commutateur 14. Une telle disposition permet d'obtenir une information de sortie correspondant au produit des informations initiales transmises et de relever, sur l'enregistreur, une variation de mesure correspondant à un volume. Le dispositif décrit ci-dessus permet, par conséquent, de mettre en oeuvre un procédé nouveau de pléthysmographie pénienne, consistant à relever les variations de mesure de la verge au moyen d'un premier détecteur qui fournit une ou plusieurs informations de variations de mesure et/ou de longueur, pouvant être appréciées en continu à partir d'un enregistreur offrant supplémen tairement la possibilité de relever des informations de vascularisation. Le procédé caractéristique fait intervenir simultanément une détection des mouvements oculaires rapides témoignant des phases du sommeil paradoxal, de manière que les informations électriques qui sont prélevées puissent être appliquées par un sommateur à la partie sensible de l'enregistreur et fournir une courbe ou un tracé incluant les deux informations d'au moins une voie. L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Appareil de pléthysmographie pénienne du type comprenant au moins un détecteur de variation de mesure de la verge, produisant un signal électrique appliqué à l'élément sensible d'un enregistreur graphique, caractérisé en ce qu'il comprend un second détecteur chargé de relever l'un des signes au moins du sommeil paradoxal du sujet et fournissant un signal électrique mis en forme dans un circuit à seuil dont la sortie est branchée à un sommateur recevant l'information du détecteur de variateur de mesure et dont le signal de sortie est appliqué à l'entrée de l'enregistreur. 2 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le détecteur de mesure de variation et le détecteur de som meil paradoxal sont branchés à un bloc d'alimentation commun isolé. 3 - Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le détecteur de variation de mesure de la verge comprend deux voies de mesures indépendantes raccordées chacune à un enregistreur graphique au moyen d'un commutateur commandé par une bascule. 4 - Appareil selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce que les signaux électriques d'au moins une voie de mesure du détecteur de variation de mesure et du détecteur de sommeil paradoxal sont appliqués simultanément à l'une des entrées d'un commutateur assumant pour ces signaux une fonction de sommateur. 5 - Appareil selon l'une des revendications 1, 3 ou 4, caractérisé en ce que le détecteur de variation de mesure de la verge comprend au moins une voie de mesure comportant une branche de dérivation commutable menant à un amplificateur des signaux de variation de mesure due à la vascularisation, la sortie dudit amplificateur étant branchée au commutateur. 6 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend un détecteur de variation de mesure de la verge comportant au moins une voie de mesure de la variation de diamètre et une voie de mesure de la variation de longueur, lesdites voies aboutissant à un multiplicateur transmettant une information de variation de volume à l'enregistreur. 7 - Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend un détecteur de variation de mesure de la verge et un détecteur de l'un au moins des signes du sommeil paradoxal constitué par un détecteur des mouvements oculaires rapides.