La présente invention concerne un appareil générateur d'échos fixes et mobiles utilisable pour le réglage d'un radar Doppler cohérent à impulsions. L'exploitation au mieux de ses possibilités d'un radar quelconque nécessite la connaissance de ses performances et la possibilité d'effectuer les 5 réglages nécessaires, ce qui implique que, pour certains de ces réglages au moins, on doit pouvoir lui fournir des échos de caractéristiques (distance, azimut etc...) bien déterminées. Dans le cas d'un radar Doppler cohérent à impulsions qui permet la ■détection des cibles mobiles parmi des obstacles fixes, il est nécessaire de lui 10 fournir au moins un écho mobile d'amplitude donnée correspondant à une cible de position et de vitesse fixées avec précision. Pour cela, on utilise habituellement un répondeur dans lequel on fait varier la phase des signaux réémis de façon à simuler une fréquence Dô'ppler à la réception par le radar. *Pour pouvoir effectuer des mesures plus complètes, on a également pen-15 sé à réaliser des répondeurs fournissant une succession d'échos mobiles d'amplitude décroissant exponentiellement avec la distance entre le radar et la cible simulée. Dans ce but, on excite une boîte à échos par l'impulsion radar reçue par le répondeur et on découpe, dans le signal à décroissance exponentielle fourni par la boîte à échos une succession d'impulsions qui seront réémises après appli-20 cation d'un déphasage variant linéairement en fonction du tempg, par exemple à l'aide d'un dêphaseur à ferrite dont on fait varier le courant de commande suivant une loi en dents de scie. Mais la réalisation de tels répondeurs.pose des problèmes délicats du fait du découpage de l'énergie hyperfréquence fournie par la boîte à échos. Il 25 faut prendre en effet des précautions importantes, en particulier à l'aide d'isolateurs, pour éviter les réflexions parasites venant entacher les impulsions réémises, ce qui rend la fabrication de ces répondeurs coûteuse et de mise au point délicate. Un objet de la présente invention est de réaliser un appareil simple 30 et peu coûteux exempt de ces inconvénients grâce au fait que toute l'énergie fournie par la boîte à échos est réémise, seule la phase de l'onde réémise étant modulée impuis ionnellement. Un autre objet de l'invention est de réaliser un appareil générateur d'échos fixes et mobiles qui,, placé à faible distance d'un radar Dbppler, lui 35 fournit une succession d'échos, régulièrement espacés dans le temps donc en distance, dont le niveau décroît de façon exponentielle et dont la phase est modulée à une fréquence DcSppler prédéterminée. 71 06273 2 2126085 On doit remarquer que, dans tous les simulateurs réalisés comme dans celui de l'invention, les cibles mobiles simulées présentent une vitesse radiale fonction de la fréquence DSppler simulée mais que ces cibles sont fixes en distance bien qu'étant dites "mobiles". 5 Selon l'invention, un simulateur de cibles fixes et mobiles, capable de fournir des échos fixes et mobiles utilisables pour le réglage d'un radar DcJppler cohérent à impulsions et comprenant une antenne de réception et d'émission, connectée par un dispositif d'aiguillage hyperfréquence à une boîte à échos, elle-même connectée par ce dispositif à des moyens pour moduler la phase 10 des signaux réémis, de telle façon que chaque impulsion reçue du radar par l'antenne soit dirigée vers la boîte à échos et que chaque signal fourni en réponse par la boîte à échos soit aiguillé vers les dits moyens de modulation, est caractérisé en ce que les dits moyens de modulation comprennent un dêphaseur variable à commande par impulsions qui, pendant la durée de chacune des impul-15 sions de commande, peut fournir une parmi n valeurs de déphasage comprises entre 0 et 2 7t, et une horloge de commande, synchronisée par les impulsions reçues du radar et connectée à ce dêphaseur, pour lui fournir les dites impulsions de commande, de durée et de position prédéterminées dans chaque période de répétition du radar, et pour commander, pour la durée de chaque période de répétition du 20 radar, la sélection d'une parmi ces n valeurs de déphasage suivant une loi prédéterminée de variation du déphasage en fonction du temps. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à l'aide de la description ci-aprôs et des dessins joints où : La figure 1 représente le schéma de principe de l'appareil selon l'invention ; 25 La figure 2 est un diagramme, en fonction du temps, des signaux fournis par 11horloge ; La figure 3 représente les valeurs des déphasages fournis par le dêphaseur variable ; La figure 4 est un schéma d'un dêphaseur digital utilisable dans l'appareil 30 selon l'invention ; La figure 5 est une courbe représentant le signal obtenu de l'appareil selon l'invention par un radar Doppler ; La figure 6 représente le schéma d'une horloge utilisable dans l'appareil selon l'invention ; 35 La figure 7 représente le diagramme, en fonction du temps, des signaux en divers point de l'horloge de la figure 6 ; La figure 8 représente les signaux à la sortie du détecteur de phase d'un radar DîJppler, avec un autre mode de réalisation de l'appareil selon l'invention ; La figure 9 représente le diagramme, en fonction du temps, des signaux en divers 40 points de l'horloge de la figure 6 pour cet autre mode de réalisation. 71 06273 3 2126085 Avant de décrire l'invention, on va rappeler brièvement le principe de la détection de cibles fixes et mobiles par un radar Doppler cohérent à impulsions. Dans un tel radar Doppler, pour distinguer les échos fixes des échos mobiles, on utilise les variations, d'une période de répétition à l'autre, du 5 déphasage entre onde émise et onde reçue, qui affectent les ondes reçues après réflexion sur un obstacle mobile. On conserve donc, à chaque période de répétition, la phase de l'onde émise et on la compare à celle de l'onde reçue. Le déphasage mesuré est constant d'une période de répétition à la suivante dans le cas de la réflexion sur un obstacle fixe et varie linéairement en fonction du 10 temps dans le cas de la réflexion sur un obstacle ayant une vitesse radiale constante non nulle par rapport à l'antenne du radar. Pour effectuer cette mesure, on peut appliquer à un détecteur de phase un signal de référence, ayant la phase de l'onde émise, et l'onde reçue. On obtient à la sortie des impulsions d'amplitude constante pour les échos fixes et, pour les échos mobiles, des impulsions 15 dont l'amplitude varie sinusoxdalement à la fréquence Doppler fd, fonction de la vitesse radiale v et de la longueur d'onde \ de l'onde émise suivant la relation: fd = —. On -voit donc que, pour simuler un écho mobile de vitesse radiale constante pour un radar DîJppler, il faut lui fournir un signal dont le déphasage, par rapport à l'onde émise par le radar, varie linéairement en fonction du temps. 20 L'appareil de la figure 1 a pour but de réaliser cela et il a l'avan tage de fournir non pas un seul, mais une série d'échos mobiles régulièrement espacés dans le temps, donc en distance, et dont l'amplitude décroît de façon exponentielle. Cet appareil, disposé à une distance fixe prédéterminée du radar à régler, comprend une antenne 1 servant à la réception et à l'émission. Cette 25 antenne est connectée à une voie d'un circulateur 3 par l'intermédiaire d'un coupleur directif 2 prélevant une fraction de l'énergie reçue par l'antenne 1. Dans ce coupleur directif est monté un cristal détecteur et l'impulsion détectée est disponible sur la sortie 20. Une boîte à échos 4 est reliée à une deuxième voie du circulateur 3 dont la troisième voie est connectée à un dêphaseur 30 digital 5 à commande par impulsions qui sera décrit plus en détail ultérieurement. La sortie du dêphaseur 5 est connectée à une quatrième voie du circulateur 3 et il possède des entrées de commande recevant des impulsions de commande des n sorties 6.1 à 6.n d'une horloge 6 dont l'entrée de synchronisation est reliée à la sortie 20 du coupleur directif. 35 Le fonctionnement de l'appareil est le suivant en se reportant égale ment aux figures 2 et 3. L'antenne 1 reçoit les impulsions hyperfréquence émises par un radar Doppler cohérent à impulsions (non représenté sur la figure) et ces impulsions, de période de répétition T, sont transmises par le circulateur 3 à la boîte à échos 4 (une impulsion est représentée schématiquement à gauche de la 40 connexion de la boîte à échos). Cette boîte à échos est de type entièrement 71 06273 4 2126085 classique et comprend essentiellement une cavité résonante accordée sur la fréquence du radar considéré et ayant un coefficient de surtension élevé. En réponse à une impulsion d'excitation, cette boîte à échos délivre, comme il est bien connu, une onde hyperfréquence de même fréquence amortie à décroissance exponen-5 tielle. Une telle onde est schématisée sur la figure 1 à droite de la connexion de la boîte à échos 4. Les signaux ainsi fournis par la boîte à échos sont aiguillés par le circulateur 3 vers le dêphaseur digital 5. Ce dêphaseur 5 ajoute aux signaux qui le traversent un déphasage variant par bonds élémentaires d'une période de répétition à la suivante. Ce déphasage peut prendre n valeurs succes-10 sives comprises entre 0 et 2H, suivant celle des n entrées de commande qui est excitée, et ces n valeurs successives sont choisies pour vérifier, avec respectivement les valeurs du temps au début des n périodes de répétition correspondantes, une loi linéaire de variation du déphasage en fonction du temps. De plus, ces valeurs de déphasage ne sont ajoutées aux signaux reçus par le dêphaseur que 15 pendant la durée des impulsions de commande fournies par l'une des sorties 6.1 à 6.n. Le reste du temps, les signaux transmis subissent un déphasage constant. Les signaux à la sortie du dêphaseur 5 sont envoyés, pour émission, à l'antenne 1 par l'intermédiaire du circulateur 3. Pour commander le dêphaseur 5, l'horloge 6 fournit, pour chaque période 20 de répétition, un train d'impulsions de durée et d'intervalle entre elles,©, prédéterminés, 0 étant constant. Le nombre d'impulsions des trains est fixé par le nombre d'échos mobiles dont on veut disposer. La figure 2 représente les signaux en divers points identifiés par le numéro de référence correspondant entre parenthèses. On a choisi comme origine du cycle l'impulsion radar (détectée 25 en 20) se produisant à l'instant tl, et on a supposé que chaque train d'impul-• sions comportait six impulsions. Les trains d'impulsions sur chaque sortie 6.1 à 6.n ont une période égale à nT et ils sont décalés de T d'une sortie à la suivante. La figure 3 représente les déphasages f, relatifs au déphasage fourni lorsque la sortie 6.1 est excitée, fournis par le dêphaseur 5 dans le cas où le 30 nombre n est égal à 8. Le dêphaseur 5 peut fournir huit valeurs différentes de déphasage, chacune pendant toute la période de répétition correspondante, et ne les fournit effectivement que pendant la durée des impulsions de commande. La figure 4 représente un mode de réalisation possible d'un tel dêphaseur. Ce dêphaseur comprend huit tronçons de lignes de transmission 51 à 58 (lignes à bande, -35 par exemple) dont une extrémité est connectée à un point commun A et dont l'autre extrémité est en circuit ouvert-. A une distance (2k + 1) du point A, chacune des lignes est normalement mise en court-circuit, en hyperfréquence, par une diode de commutation rapide telle que 7, normalement conductrice. Une impulsion de commande positive, par exemple sur l'entrée 5.1, bloque la diode correspon-40 dante et supprime le court-circuit sur la ligne 51 pendant toute la durée de 71 06273 s 2126085 l'impulsion. Les longueurs des lignes de transmission sont choisies de telle sorte que chaque ligne soit plus longue de — par rapport à la ligne précédente (ici n = 8). De plus la première ligne 51 peut avoir une longueur quelconque pourvu qu'elle soit supérieure à la valeur (2k + 1) choisie pour la position 5 de la diode correspondante. On a choisi ici de placer les diodes à une distance du point A et la première ligne 51 a aussi pour longueur —. 4 Le point A est relié à la borne 50 servant d'entrée et de sortie du dêphaseur 5. Dans ces conditions d'ailleurs, le circulateur 3 de la figure 1 ne 10 comporte bien sûr plus que les trois premières voies. En l'absence d'impulsions de commande sur toutes les entrées 5,1 à 5.8, chacune des lignes présente un court-circuit à ~ et ramène au .point A une impédance infinie. Lorsqu'une diode est bloquée par une impulsion de commande, la ligne correspondante n'est plus en court-circuit et une onde appliquée à 15 l'entrée 50 va se réfléchir non plus au point A mais à l'extrémité ouverte de cette ligne. Lorsque l'on bloque successivement les diodes commandées par les entrées 5.1 à 5.8, la longueur de ligne présentée par le dêphaseur prend successivement les valeurs : lo, lo + lo + .... lo + 20 et le déphasage relatif prend les valeurs : _! JL UL 4 ' 2 ••**• 4 o , comme cela est représenté sur la figure 3. Les entrées 5.1 à 5.8 sont reliées aux sorties 6.1 à 6.8 de l'horloge 6k, Ainsi les trains d'impulsions fournis par l'horloge sont appliqués séquentielle-25 ment aux diodes de commutation. Pour des impulsions de commande de même position donnée dans les trains d'impulsions successifs, la phase du signal réémis glissera de ■?- à chaque période de répétition et l'on simule ainsi un écho mobile de Fr fréquence DîJppler égale à —, si Fr est la fréquence de répétition du radar. Bien entendu, bien que réalisé ici avec des lignes en circuit ouvert, le dépha-30 seur 5 pourrait être réalisé avec des lignes en court-circuit à leur extrémité; , Sur la figure 5 la courbe en trait plein représente le signal S obtenu par le radar Doppler à la sortie du détecteur de phase lors de la période de répétition comprise entre tl et t2. En abscisse, a été portée la distance d en mètres des cibles simulées correspondant aux échos reçus. En tirets est repré-35 sentée l'enveloppe à décroissance exponentielle des signaux obtenus, décroissance due à l'utilisation de la boîte à échos 4; en pointillés les niveaux des échos mobiles lors des périodes de répétition ultérieures. On a supposé l'appareil selon l'invention disposé à 25 mètres du radar. 71 06273 6 2126085 La distance entre le simulateur et le radar est choisie d'une part suffisamment courte pour que l'énergie reçue par le radar soit suffisante pour l'obtention d'un nombre convenable d'échos au-dessus du niveau de bruit et d'autre part suffisamment longue pour que l'on puisse assimiler sensiblement à des ondes 5 planes les ondes reçues par les antennes. A titre d'exemple on a choisi© , intervalle entre deux impulsions de commande,tel que l'espacement entre deux échos mobiles successifs soit de 200 mètres, le premier écho apparaissant à 225 mètres. Ce premier écho correspond à la deuxième impulsion de chaque train. En effet les premières impulsions 10 des trains d'impulsions donnent naissance à un écho qui ne peut être valablement reçu par le radar car il lui parvient alors que le radar est encore en émission (par exemple pour une durée d'impulsion de 0,25 microseconde, le radar ne peut recevoir d'échos que de cibles situées au-delà d'environ 40 mètres). On obtient ainsi cinq échos mobiles d'amplitude décroissant exponentiellement avec la dis-15 tance. Entre deux échos mobiles, la phase du signal réémis est constante et on simule ainsi entre chaque écho mobile un écho fixe. La figure 6 représente schématiquement un mode de réalisation de l'horloge 6. Les impulsions détectées fournies par la sortie 20 (fig. 1) sont transmises à un amplificateur 10 de mise en forme puis appliquées comme, impul- 20 sions de synchronisation d'une part à l'entrée 12 d'un générateur déclenché 11 et d'autre part à un circuit 15 générateur de signaux en créneaux que l'on appellera ci-après "circuit diviseur" et qui fournit des créneaux de durée T à Fr une fréquence de répétition égale à —. Le générateur 11 fournit des impulsions o de durée et de fréquence de répétition prédéterminées. Ces impulsions sont 25 envoyées à un compteur 14 de capacité q, q étant le nombre d'échos mobiles et • donc le nombre d'impulsions de commande par train d'impulsion que l'on désire (ici q = 6). La sortie du compteur 14 est connectée à une entrée de blocage 13 du générateur 11. D'autre part les impulsions fournies par le générateur 11 sont envoyées aux sorties 6.1 à 6.8 de l'horloge par l'intermédiaire des portes 16.1 30 à 16.8 en parallèle. Ces portes sont respectivement commandées par les signaux fournis par le diviseur 15 sur les sorties 15.1 à 15.8. Le fonctionnement est le suivant en se reportant également aux diagrammes de la figure 7 représentant les signaux en des points du circuit repérés par leur numéro de référence. 35 Le générateur 11 est déclenché par chaque impulsion reçue du radar. Il fournit q impulsions et est alors bloqué par une impulsion fournie par le compteur 14 jusqu'au début de la période de répétition suivante. Un tel générateur peut comprendre par exemple un amplificateur recevant les impulsions de synchronisation, muni d'une boucle de contre-réaction contenant en série une ligne à 40 retard donnant un retard prédéterminé et une porte ouverte par les impulsions de 71 06273 7 2126085 synchronisation et fermée par les impulsions du compteur 14. Le diagramme numéroté 11 représente les trains de six impulsions fournis par le générateur 11 et appliqués aux portes 16.1 à 16.8. Le circuit diviseur, synchronisé par les impulsions reçues du radar, 5 fournit sur chacune de ses sorties des créneaux de durée égale à la période de répétition et de période de répétition égale à huit fois celle du radar, les créneaux sur une sortie étant décalés d'une période de répétition du radar par rapport à ceux sur la sortie précédente. Ces créneaux sont représentés sur la figure 7 par les diagrammes 15.1 à 15.8. Chaque porte 16.1 à 16.8 ne laissera 10 passer que les trains d'impulsions se présentant en coïncidence avec les créneaux sur son autre entrée et on obtient ainsi la sélection désirée des trains d'impulsions sur les sorties 6.1 à 6.8 de l'horloge. Dans un exemple pratique de réalisation, le nombre q d'impulsions d'un train a été choisi égal à 16. En effet, la boîte à échos utilisée, qui avait une 15 cavité avec un coefficient de surtension de 40.000 pour une longueur d'onde \ de 3 cm, fournissait un signal totalement confondu avec le bruit au bout de 2 200 mètres, l'affaiblissement étant de 5dB pour 100 mètres. Dans l'exemple de réalisation décrit précédemment, on a supposé que le déphasage fourni par le dêphaseur 5 variait d'une période de répétition à la. 20 suivante. Dans ce cas, pour chaque écho on recueille à la sortie du détecteur de phase du radar une série de n impulsions dont les amplitudes sont celles de n échantillons pris sur une période d'une sinusoïde de fréquence fd. Mais on peut aussi réaliser une approximation de cette sinusoïde par une courbe en escalier telle que celle en point-tiret de la figure 8 en maintenant le même déphasage dû 25 au dêphaseur 5 pendant plusieurs périodes de répétition du radar. Ceci permet, au prix d'un signal DSppler moins pur à la sortie du détecteur de phase du radar du fait de la présence d'harmoniques plus importants, de réaliser un dêphaseur plus économique en réduisant le nombre de valeurs de déphasage'qu'il donne. Ainsi sur la figure 8 on a représenté pour un écho mobile donné la succession des valeurs 30 d'amplitude obtenues à la sortie du détecteur de phase du radar en supposant que le dêphaseur 5 donnait n = 4 valeurs de déphasage 0, —■ , ** et et que chaque valeur de déphasage était maintenue pendant p = 4 périodes de répétition du radar. Sur la figure 9 sont représentés les signaux sur deux des quatre sorties, 6.1 et 6.2, de l'horloge et les signaux nécessaires sur les sorties 15.1 et 15.2 35 du diviseur. On voit qu'il suffit de donner aux créneaux de ce diviseur une durée de p = 4 périodes de répétition du radar et une période de répétition de p x n = 16 périodes de répétition du radar, le décalage entre les signaux sur les sorties 15.2 et 15.1 étant égal à p = 4 périodes de répétition du radar. 71 06273 8 2126085 Quel que soit le mode de réalisation utilisé, on peut ainsi, grâce à l'appareil selon l'invention, faire une vérification complète des performances d'un radar Doppler car il permet de mesurer : - la sensibilité du radar sur objectifs mobiles, en notant le rang du 5 dernier écho que l'on peut détecter ; - la précision de localisation en distance du radar, une fois que la position sur l'échelle des temps -, donc des distances, des échos fournis par l'appareil a été étalonnée ; - le taux d'élimination des échos fixes. 10 II permet en outre de vérifier la coïncidence des axes électrique et optique du radar. Enfin, dans le cas de radar monopulse à circuits de poursuite, on peut contrôler la précision de ces circuits. Il est bien évident que l'appareil simulateur selon l'invention peut aussi fournir un écho fixe permanent en bloquant l'horloge ou un écho mobile 15 permanent si l'horloge fournit, au lieu des impulsions de commande, les créneaux du diviseur. Enfin, en faisant varier la fréquence du générateur d'impulsions de l'horloge, on peut faire varier l'intervalle entre les échos mobiles successifs. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée à 11 exemple de ré'a-20 lisation décrit et on peut, en particulier, réaliser de manière différente le dêphaseur digital utilisé sans sortir du domaine de l'invention. 71 06273 9 2126085 REVENDICATIONS 1. Simulateur de cibles fixes et mobiles, capable de fournir des échos fixes et mobiles utilisables pour le réglage d'un radar Doppler cohérent à impulsions et comprenant une antenne de réception et d'émission, connectée par un dispositif 5 d'aiguillage hyperfréquence à une boîte à échos, elle-même connectée par ce dispositif à des moyens pour moduler la phase des signaux réémis, de telle façon que chaque impulsion reçue du radar par l'antenne soit dirigée vers la boîte à échos et que chaque signal fourni en réponse par la boîte à échos soit aiguillé vers les dits moyens de modulation, caractérisé en ce que les dits moyens de 10 modulation comprennent un dêphaseur variable à commande par impulsions qui, pendant la durée de chacune des impulsions de commande, peut fournir une parmi n valeurs de déphasage comprises entre 0 et 2j\ , et une horloge de commande, synchronisée par les impulsions reçues du radar et connectée à ce dêphaseur, pour lui fournir les dites impulsions de commande, de durée et de position prédéter-15 minées dans chaque période de répétition du radar, et pour commander, pour la durée de chaque période de répétition du radar, la sélection d'une parmi ces n valeurs de déphasage suivant une loi prédéterminée de variation du déphasage en fonction du temps. 2. Simulateur selon la revendication 1 caractérisé en ce que les n valeurs de 20 déphasage et les instants de changement de valeur du déphasage fourni par le dêphaseur sont choisis de façon telle que la dite loi de variation du déphasage en fonction des instants de changement de valeur du déphasage soit une loi linéaire. 3. Simulateur selon la revendication 2 caractérisé en ce que la dite horloge 25 comporte n sorties fournissant chacune des groupes de p trains d'impulsions régulièrement espacées à l'intérieur de ces trains, p étant supérieur ou égal à 1, en ce que la période de répétition des trains à l'intérieur d'un groupe quelconque est égale à la période de répétition du radar, la période de répétition des groupes étant égale à n x p fois la période de répétition du radar, en 30 ce que les groupes de trains d'impulsions sur une sortie quelconque sont décalés de p périodes de répétition du radar par rapport aux groupes sur la sortie précédente, et en ce que le dêphaseur comprend n lignes de transmission ouvertes ou court-circuitées à leur extrémité libre et connectées à un point commun servant d'entrée et de sortie du- dêphaseur, chaque ligne ayant une longueur supé- 35 rieure de -£• à la longueur de la précédente,A étant la longueur d'onde de l'onde 2n émise par le radar, et n dispositifs de commutation, connectés respectivement aux n lignes de transmission et établissant sur ces lignes des courts-circuits à une distance (2k + 1) ^ (k nombre entier positif) du point commun lorsqu'ils ne reçoivent pas de signaux de commande, leurs entrées de commande respectives étant 40 connectées respectivement aux n sorties de l'horloge. 71 06273 10 2126085 4. Simulateur selon la revendication 3 caractérisé en ce que les lignes de transmission sont des lignes microbandes et en ce que les dispositifs de commutation sont des diodes de commutation. 5. Simulateur selon les revendications 3 ou 4 caractérisé en ce que l'horloge 5 comprend un générateur de trains d'impulsions, le nombre, la durée et l'espacement régulier des impulsions étant prédéterminés et la période de répétition des trains d'impulsions étant égale à celle du radar, un système d'aiguillage des trains d'impulsions vers les n sorties de l'horloge et un circuit de synchronisation du générateur et du système d'aiguillage comprenant un cristal détecteur 10 monté dans un coupleur directif à la sortie de l'antenne. 6. Simulateur selon la revendication 5 caractérisé en ce que le système d'aiguillage des trains d'impulsions comprend n circuits-portes connectés en parallèle à la sortie du générateur de trains d'impulsions et un générateur de signaux de commande ayant n sorties reliées respectivement aux entrées de commande des 15 circuits-portes et fournissant, sur chaque sortie, des signaux d'ouverture de durée égale à p fois la période de répétition du radar et de période égale à n x p fois la période de répétition du radar, les signaux sur les n sorties étant décalés l'un par rapport au précédent de p périodes de répétition du radar. 7. Simulateur selon les revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 caractérisé en ce que 20 le dispositif d'aiguillage hyperfréquence est constitué par un circulateur.