Les sapogénines ont acquis une importance considérable en tant que précurseurs pour la préparation de médicaments dérivés des stéroïdes, notamment les hormones sexuelles et la cortisone. On les trouve dans les tissus de certaines plantes sous forme d'hétérosides (autrefois "glycosides") mélangés connus sous le nom de saponines et elles en sont généralement retirées et séparées par extraction. La diosgénine est actuellement une des principales sources de matière première pour les médicaments dérivés des stéroïdes et est peut-être la sapogénine la plus largement utilisée dans ce but. La diosgénine se trouve sous forme dthétéroside dans de nombreuses espèces des familles des liliacées et dioscoréacées mais la production industrielle courante de la diosgénine repose principalement sur deux espèces de la famille des dioscoréacées, à savo-ir Dioscorea mexicana et Dioscorea composita, dans lesquelles la diosgénine est concentrée dans de grands rhizomes charnus ce qui permet des rendements atteignant jusqu'à environ 1% du poids humide. Ces plantes se prêtent mal à la culture et il faut plusieurs années avant qu'elles soient suffisamment mûres pour permettre une récolte sati6faisante. L'enlèvement et l'isolement des sapogénines à partir des hétérosides qui se rencontrent dans certaines plantes se faisaient généralement par extraction des tissu végétaux frais (humides) avec des solvants organiques concentrés, tels que le benzène ou des mélanges de benzène et d'alcools concentrés, puis hydrolyse en milieu acide, nouvelles extractions avec le benzène et, dans certains cas, absorption par chromatographie sur l'alumine. Un précurseur stéroide qui contient tout aussi bien est la solasodine qui peut entre facilement convertie en acétate de 16-déhydroprégnénolone, laquelle donne très commodément des substances stéroidiques douées d'activités pharmacologiques. La solasodine se présente sous forme d'hétéroside dans le fruit du huapag, plante vivace ligneuse du genre solanée qui est très facile à cultiver. Cette espèce pousse dans certaines régions à haute altitude dans la zone tropicale, par exemple près de Quito, Equateur. Dans ces conditions, cette espèce produit une petite récolte au bout de deux ans, une récolte beaucoup plus importante au bout de cinq ans et continue à produire tous les ans pendant encore de nombreuses années. La plante dénommée dans le présent document "huapag" est connue sous ce nom dans la région de Quito. Dans d'autres parties de l'Equateur elle est connue sous le nom de "Jabon de pobres" (savon des pauvres) et "huevo de tigre" (oeuf de tigre). Elle parait identique à une des variétés du Solanum marginatum L., tel qu'il est décrit par Dunal (Dunal, M. F., Solanaceae, dans de Candolle, Prodomus 13 (1) 1-690, 1852), le huapag étant un type de plante comportant un calice épineux. On sait également que des hétérosides de la solasodine se trouvent dans les fruits de plusieurs autres espèces du genre Solanum, particulièrement dans l'arbre appelé Solanum. La plante dénommée dans le présent document arbre Solanum" parait ne pas avoir été décrite dans la littérature botanique. On la rencontre à l'état sauvage près d'Archidona, Equateur, dans la province de Napo (où elle est connue sous le nom d'apumpo), et aussi près de Yacuambi à l'est de Loja, Equateur, dans la province de Zamora-Chinchipe. Voici une description botanique de l'arbre Solanum C'est un arbre qui atteint jusqu'à 20 mètres de hauteur, ou même plus, avec un nombre variable d'épines dispersées sur son tronc et ses branches principales, les branches jeunes comportant des trichomes en étoile; ses feuilles sont simples, ont une forme qui va de l'ovale avec des bords presque lisses jusqu'à une forme à quatre lobes ou plus, presque glabres ou avec de nombreux trichomes en étoile; le limbe est en général irrégulier à la base, sa largeur est voisine des 3/4 de sa longueur. Ses fleurs mesurent 6 à 7 cm en travers, sont assemblées en amas, d'un pourpre se décolorant jusqu'au blanc avec l'âge, avec des poils en étoile sur leurs deux surfaces, le calice s'élargissant en un fruit de 3 à 4 cm en travers et s'épaississant (environ 1 cm d'épaisseur autour de l'extrémité du fruit); elles comportent des étamines jaunes effilées, des anthères de 1,5 cm, des filaments de 3 mm; les fruits sont isolés ou sous forme de grappes (2 à 5), glabres, verts quand ils sont mûrs, globeux, de diamètre compris entre 4 et 5,5 cm, leur chair est blanc verdâtre; les grains sont nombreux, plats, marron clair et longs d'environ 3 mm. L'arbre Solanum et le huapag appartiennent au groupe Leptostemonum étoilé. Les plantes dénommées dans le présent document plantes du groupe Leptostemonum étoilé constituent le sous-genre Leptostemonum tel qu'il est défini par MacBride (J.F. MacBride, Flora de Peru, Pield Museum of Natural History, Botanical Series, Volume 13, part.5-B, Nov. 1, 1962), mais encore plus limité de façon à exclure les espèces qui ont seulement des trichomes simples sur les pétioles des feuilles. Dans les hétérosides, la solasodine est combinée chimiquement avec des sucres, et la nature et le mode de liaison de ces sucres varient . Par exemple, on rapporte que le S. Marginatum contient de la solasonine et de la solamargine, qui sont toutes deux des hétérosides de la solasodine, mais dans lesquels les sucres diffèrent. Dans la présente demande, les termes "hétérosides et hétérosides de la solasodine" doivent être considérés comme signifiant un hétéroside ou un mélange d'hétérosides de la solasodine. Les difficultés d'obtention de la solasodine sous une forme pure utilisable à partir de ces sources végétales ont sérieusement entravé le développement industriel de cette source de matière première pour la préparation des hormones. On sait que les hétérosides de la solasodine peuvent être efficacement extraits des sources végétales au moyen d'alcools à point d'ébullition peu élevée, additionnés d'eau. Cependant, les extraits ainsi préparés contiennent de fortes proportions d'autres matières extraites des sources végétales en même temps que les hétérosides désirés. Bien qu'on ait décrit des procédés de séparation de ces impuretés des hétérosides désirés, ou de la solasodine isolée à partir de ces hétérosides par hydrolyse, ces procédés sont compliqués et conduisent à la perte d'une proportion considérable des stéroïdes désirés. De plus, l'opération d'hydrolyse, en particulier si elle est effectue sur des hétérosides bruts obtenus par une extraction pratique desdites plantes, conduit normalement à une solasodine impure. Celle-ci peut entre purifiée, mais cette purification demande des efforts considérables et entraîne une perte de produit. L'un des problèmes auxquels on se heurte dans l'hydrolyse des hétérosides de la solasodine vient de la tendance qu'ont ces composés à se déshydrater en solasodiène dans les conditions sévères normalement appliquées pour l'hydrolyse. Ceci tend à la rois à abaisser le rendement en l'aglycone désirée et à provoquer une contamination de la solasodine par le solasodiène. Une autre difficulté concernant l'hydrolyse desdits hétérosides pour produire de la solasodine est la conséquence de la tendance de l'aglycone à contenir des impuretés de structure inconnue. Une source possible d'impuretés de structure inconnue est constituée par les impuretés des hétérosides utilisés comme matière de départ. Tous les procédés commodes connus de préparation desdits hétérosides à partir de sources naturelles conduisent à des produits dans lesquels la teneur en hétérosides est bien inférieure à 100%. on ignore si les impuretés contenues dans les hétérosides provenant de sources naturelles subissent une modification chimique au cours de l'hydrolyse en milieu acide utilisée pour convertir les hétérosides en l'aglycone, mais ces impuretés et/ou leurs produits de réaction tendent à se trouver dans l'aglycone sous forme de produits de contamination. Une autre source possible d'impuretés de structure inconnue est la décomposition des hétérosides ou des produits de leur hydrolyse pendant l'opération d'hydrolyse. Outre la production de produits secondaires qui contaminent l'aglycone désirée, ces réactions provoquent une perte de rendement. Par conséquent diverses impuretés peuvent être présentes dans la solasodine provenant de l'hydrolyse de ses hétérosides bruts. Parmi toutes ces impuretés, les plus importantes en quantité et en tendance à souiller la solasodine produite sont celles provenant des impuretés des hétérosides bruts, telles qu'elles sont normalement extraites d'une matière première végétale. Ceci est vrai pour les hétérosides obtenus selon le procédé décrit dans le présent mémoire, même si les hétérosides ainsi préparés sont exceptionnellement purs en comparaison de ceux obtenus par n'importe quel procédé approprié décrit antérieurement. Dans le procédé selon la présente invention, la solasodine peut être récupérée à partir de l'extrait aquoalcoolique d'un fruit contenant de la solasodine sous forme d'hétéroside, par une méthode très simple et efficace et qui donne un produit très pur avec un rendement élevé. Dans la première partie de ce procédé, une fraction importante des impuretés qui accompagnent normalement les hétérosides de la solasodine quand elle est ainsi extraite est éliminée. Pour cela, l'extrait aquo-alcoolique est distillé jusqu a ce que la quasi-totalité de l'alcool ait été chassée. Après ladite distillation, le volume de l'extrait aqueux est ajusté par addition d'eau ou par distillation d'eau. Le précipité obtenu, qui est constitué presqutentierement par des impuretés, est enlevé par décantation, filtration ou centrifugation.Les hétérosides de la solasodine peuvent être ensuite récupérés à partir de la solution par alcalinisation suivie d'une filtration ou d'une centrifu- gation. Dans la seconde partie du procédé, les hétérosides de la solasodine sont hydrolysés et la solasodine obtenue est récupérée sous une forme inhabituellement pure. On effectue l'hydrolyse en traitant l'hétéroside brut, au voisinage du point d'ébullition, dans un mélange constitué par l'hétéroside, de l'isopropanol, du chlorure d'hydrogène et de l'eau. Une fois l'hydrolyse achevée, on amène le mélange à un pH compris entre 9 et 10 par addition d'un alcali aqueux concentré. Dans ces conditions, il se forme un précipité qui est constitué presque exclusivement par de la solasodine et des matières qui se dissolvent facilement dans l'eau, On sépare le précipité des liquides et on le lave à l'eau, ce qui laisse de la solasodine quasiment pure. Dans la partie de la présente invention qui concerne ltextraction des hétérosides d'un fruit, ledit fruit est un fruit d'une plante du groupe Leptostemonum étoilé. De préférence, ce fruit est celui de lthuapag ou de l'arbre Solanum. Mieux encore, ledit fruit est le fruit de l'huapag à un degré de maturité tel que la peau du fruit comporte certaines régions jaunes, mais tel qu'au maximum 90 ffi de sa surface soient jaunes. Cet état est dénommé le stade jaune-vert. Dans les conditions optimales, ledit fruit est le fruit du huapag au stade pinton. Un fruit pinton est un fruit dont le degré de maturité est tel qu'une partie de la surface extérieure de ce fruit représentant entre 5 % et 50 ffi de celui-ci ait un indice de coloration inférieur ou égal à 19, mais qu'aucun élément de ladite surface ne présente un indice de coloration inférieur ou égal à 16. Par ailleurs, la partie la plus verte de cette surface correspond à un indice de coloration inférieur ou égal à 23. Ces indices de coloration sont ceux indiqués dans ltouvrage de Farnsworth-Munsell, 100 Hue Test for Color Vision, vendu par the Munsell Color Company Inc., 2441 N. Calvert Sot., Baltimore 18, Maryland, EUA. Dans le cas de l'arbre Solanum, le degré de maturité préféré est également dénommé pinton, étant donné que c'est le stade de maturation pour lequel le fruit a une consistance très semblable à celle du fruit au stade pinton du huapag. C'est en général le fruit le plus mûr trouvé sur l'arbre Solanum croissant dans la région d'Archidona au cours du mois de décembre. Une condition imposée à l'alcool choisi pour l'extraction sus-mentionnée est la suivante : il doit être facilement séparable de l'eau par distillation. Pratiquement, ceci limite le choix des alcools au méthanol, à ltéthanol, à l'isopropanol et à leurs mélanges. L'éthanol et l'isopropanol sont à préférer, et l'isopropanol est particulièrement préféré. Les proportions relatives d'alcool et d'eau peuvent varier dans une large mesure, mais une proportion d'alcool comprise entre environ 50 et 90 ss est à préférer. Avant 1 'extraction, le fruit, qui peut être utilisé frais ou séché, est découpé ou fragmenté de façon à faciliter l'accès de l'agent d'extraction à l'intérieur du fruit. Lorsqu'on découpe ou fragmente le fruit, il faut veiller à réduire au minimum les cassures des graines étant donné que ces cassures tendent à libérer des impuretés qui sont difficiles à séparer des produits désirés. Après l'extraction, la quasi-totalité de alcool est chassée de l'extrait par distillation. Cette distillation peut etre réalisée sous la pression atmosphérique, mais il est préférable d'opérer sous pression réduite, de façon que la température du liquide bouillant ne dépasse pas environ 600 C. Après ladite distillation, on ajuste le poids de l'extrait aqueux par addition d'eau ou par une nouvelle distillation, cette dernière distillation étant effectuée avec les mêmes limitations de température et de pression que la distillation antérieure. Le poids minimal de l'extrait aqueux après ledit ajustement est fonction du degré de dessiccation du fruit avant extraction. Si ce fruit a été séché, ce qui semble faciliter la précipitation des impuretés, ledit poids minimum représente environ 20 X du poids du fruit humide (après cueillette) extrait. Cependant, Si le fruit n'a pas été séché, ledit poids minimum représente environ 30 % dudit poids à l'état humide. Le poids préféré de l'extrait aqueux après ledit ajustement est environ la moitié dudit poids à l'état humide. Réaliser ledit ajustement de façon que'le poids de l'extrait soit plus élevé ne semble apporter aucun avantage, et, de plus, cela présente l'inconvénient d'obliger à traiter des volumes plus importants et de yro- voquer des pertes plus grandes d'hétérosides par passage en solution si lesdits hétérosides sont ensuite précipités. I1 est préférable de réaliser ledit ajustement du poids à chaud, de préférence au voisinage de 60 C, pour deux raisons. Tout d'abord par commodité, étant donné qu a la fin de la distillation, l'extrait aqueux est à une température élevée. Deuxièmement, parce que la filtration ultérieure du précipité est plus facile si ledit ajustement est réalisé à chaud. Une fois que ledit ajustement a été réalisé, un précipité (désigné ci-après par P) d'impuretés se forme et on le sépare de l'extrait aqueux. Cette séparation peut être réalisée à chaud mais, pour favoriser une précipitation plus complète des impuretés, il est préférable de mettre en oeuvre ladite séparation à la température ambiante, de préférence après que l'extrait aqueux "ajusté" a été abandonné pendant au moins 1 heure à la température ambiante. Ladite séparation du précipité peut se faire par centrifugation, filtration ou tout autre procédé commode. Le liquide restant après la séparation du précipité contient des hétérosides en solution. Ces hétérosides peuvent être récupérés à partir dudit liquide par des moyens connus, par exemple par addition d'ammoniaque aqueuse ou d'hydroxyde de sodium en solution aqueuse, ce qui provoque la précipitation desdits hétérosides. En variante, ledit liquide peut être utilisé directement comme source d'hétérosides bruts. Divers critères peuvent entre utilisés pour démontrer que les opérations d'ajustement du poids de l'extrait aqueux et d'enlèvement du précipité servent, en fait, à augmenter la pureté des hétérosides extraits. Par exemple, on peut montrer que la quantité d'hétérosides dans l'extrait avant l'enlèvement du précipité est sensiblement égale à la quantité d'hétérosides restant après l'enlèvement du précipité. Ce critère est appliqué dans les exemples 1-A et 5-A. Un deuxième critère consiste à montrer que les matières qualifiées d'impuretés ne sont pas, en fait, des hétérosides de la solasodine, en se basant sur le comportement à la fusion, comme cela est fait dans les exemples 1-A et 8-A. Un troisième critère consiste à comparer le comportement à l'hydrolyse des hétérosides bruts dont on a séparé le précipité, au comportement des hétérosides bruts préparés de la même manière à cette exception près que le précipité n'a pas été enlevé ou a été ajouté à nouveau. Ce critère est appliqué dans l'exemple 6 et les expériences décrites immédiatement après. Un quatrième critère consiste à comparer la couleur, la consistance et le volume du précipité P obtenu par une expérience donnée à celui obtenu au cours d'une autre expérience dans laquelle on applique d'autres critères. Ce quatrième critère est appliqué dans les exemples 5-A, 7, 13, 14, 15, 16 et 17. Dans la partie de la présente invention qui concerne l'hydrolyse des hétérosides, lesdits hétérosides peuvent être originaires du fruit d'une plante quelconque du genre Solanum. I1 est préférable d'utiliser des hétérosides provenant du fruit de plantes du groupe Leptostemonum étoilé et, mieux encore, d'utiliser des hétérosides provenant d'un fruit choisi dans le groupe constitué par les fruits de l'arbre Solanum au stade pinton et les fruits du huapag au stade jaune-vert. Le plus recommandé est le fruit du huapag au stade pinton. Pour l'hydrolyse des hétérosides de la solasodine, on met en jeu des proportions déterminées d'hétérosides bruts, d'isopropanol, de chlorure d'hydrogène et d'eau. L'hydrolyse achevée, on amène le mélange à un pH compris entre 9 et 10 par addition d'un alcali en solution aqueuse concentrée. Ceci produit un précipité qui contient la quasi-totalité de l'aglycone. Ce produit est facilement séparé du liquide surnageant par filtration ou centrifugation. Chose étonnante, on a observé que la quasi-totalité des impuretés présentes dans le précipité ainsi produit sont facilement enlevées par lavage à l'eau, ce qui laisse la solasodine désirée à l'état très pur. L'alcali en solution aqueuse concentrée utilisé est l'hydroxyde ou le carbonate de sodium ou de potassium. La concentration pondérale minimale utilisable est d'environ 20 % d'hydroxyde de sodium, ou une solution ru suspension équivalente (du point de vue pouvoir neutralisant) de l'une quelconque des autres bases mentionnées ci-dessus.Une con centration double de celle-ci est à préférer et les hydroxydes sont à préférer aux carbonates. Une solution à 40 % d'hydroxyde de sodium dans liteau est très recommandée. Dans ce qui précède, on a cité le pH du mélange après hydrolyse et alcalinisation. On a constaté que la mesure de ce pH avec un pH-mètre type est peu pratique, étant donné qu'il est difficile, pour ne pas dire impossible, d'obtenir une indication stable du pH. On a observé qu'il est beaucoup plus intéressant de mesurer ce pH avec un papier indicateur, tel que le papier indicateur universel "Ederol" (marque commerciale) pour pH de 1 à 13, qui est vendu par la firme J.C. Binzer Vertriebs, GmbH, Harzfeld Eider, Allemagne, en se conformant aux instructions accompagnant ce papier. L'emballage ainsi dési gné contient deux types de papier; on utilise le type marqué pH 6-13.Dans tous les cas où l'on se réfère dans le présent mémoire descriptif au pH du mélange d'hydrolyse alcalinisé il est entendu que le pH est mesuré avec du papier indicateur universel "Ederol".- Au cours de l'addition de l'alcali en solution aqueuse concentrée on observe que la viscosité du mélange d'hydrolyse diminue et que la teinte du liquide fonce. Ces chan gements signalent l'approche de la gamme désirée de pH mais il vaut mieux constater que le pH désiré est atteint au moyen du papier indicateur universel Ederol, comme on l'a expliqué. Le chauffage des hétérosides de la solasodine avec un alcool aqueux acidifié pour provoquer leur hydrolyse est connu. Ce qui est nouveau dans l'hydrolyse selon la présente invention, c'est le choix d'un intervalle particulier de pro portions pour le milieu d'hydrolyse et le choix d'un alcool, l'isopropanol, associé à l'alcalinisation ultérieure du mélange d 'hydrolyse drune manière bien déterminée; le tout conduisant à la production d'un précipité qui est constitué par l'aglycone désirée mélangée à des impuretés qui sont facilement éliminées par lavage à lteau. Comme connu, il est nécessaire de chauffer pour que l'hydrolyse des hétérosides selon la présente invention progresse à une vitesse raisonnable. La température choisie dans les exemples ci-après est celle nécessaire pour le reflux du mélange de solvants choisis sous une pression d'environ 540 mm de mercure, qui est la pression atmosphérique normale à Quito, Equateur, l'endroit où les recherches expérimentales sur lesquelles est basée la présente demande ont été effectuées. Toutefois, le seul effet important d'un changement modéré de la température de l'hydrolyse serait des variations modérées de la vitesse de cette hydrolyse. Par conséquent, les hydrolyses décrites dans les exemples ci-après seraient plus rapides sous reflux au niveau de la mer. Si on le désire, il est meame possible de mettre en oeuvre lesdites hydrolyses sous une pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique, dans des temps encore plus courts. Dans les exemples qui suivent, la durée de chauffage nécessaire pour réaliser l'hydrolyse est de 3 heures, c'est le temps nécessaire pour une hydrolyse sensiblement complète dans les conditions décrites dans les exemples. Si l'on désire déterminer le temps nécessaire pour l'hydrolyse, par exemple dans des conditions différant nettement de celles décrites dans les exemples, cela peut être fait en mettant en oeuvre une série d'essais d'hydrolyse de durées diverses et en adoptant le temps minimal qui donnera un rendement satisfaisant. Normalement, on doit choisir une durée telle qu'une augmentation de celle-ci ne conduise pas à une augmentation appréciable du rendement. Dans les exemples ci-après, les mélanges soumis à l'hydrolyse sont refroidis avant d'etre neutralisés. Néanmoins, l'alcalinisation à des températures plus élevées ou plus basses est parfaitement réalisable. Evidemment, cette alcalinisation dégage une quantité considérable de chaleur. Par conséquent, il peut être nécessaire de prendre des mesures pour éviter toute perte d'isopropanol. Ces mesures peuvent prendre la forme d'un refroidissement extérieur ou de l'utilisation d'un condenseur à reflux. Toutefois, étant donné qu'une température excessive pendant l'alcalinisation peut eonduire à une décomposition de la solasodine, il est préférable de mettre en oeuvre l'alcalinisation à une température peu supérieure à la température ambiante. Bien que la vitesse à laquelle l'alcali en solution aqueuse est ajouté n'ait pas d'importance, il est avantageux- de bien agiter le mélange lorsqu'on ajoute cet alcali, pour éviter de sortir accidentellement de la gamme de pH spécifiée. Cependant, l'addition d'un excès modéré d'alcali par rapport à la quantité nécessaire pour atteindre la gamme de pH spécifiée ne présente aucun inconvénient grave, étant donné que le pK peut être ramené entre les limites spécifiées par addition d'acide chlorhydrique. Avant l'alcalinisation, l'aglycone est présente sous forme de son chlorhydrate. L'alcalinisation telle qu'elle est décrite précipite l'aglycone libre. I1 est bon que la centrifugation ou la filtration soient effectuées à une température qui ne soit pas trop supérieure à la température ambiante pour éviter une perte excessive d'aglycone du fait de la solubilité de l'aglycone dans le liquide. De plus, il est souhaitable de laisser reposer le liquide alcalinisé avant la séparation du précipité solide étant donné que cela conduit à une précipitation plus complète de l'aglycone. Pour la mise en oeuvre de l'hydrolyse selon le procédé de la présente invention, on a observé qu'il est nécessaire que la composition du mélange soumis à l'hydrolyse soit comprise entre les limites ci-après (toutes les quantités sont exprimées sous forme de parties en poids) hétérosides au maximum 16 isopropanol 55 à 72 chlorure d'hydrogène 4 à 8 eau qs pour faire 100 Les proportions préférées et optimales sont les suivantes préférées optimales hétérosides 6 - 16 10 - 13 isopropanol 60 - 65 chlorure d'hydrogène 5 - 7 6 On ne tient pas compte des substances présentes dans l'hétéroside brut autres que l'eau et les hétérosides réels pour calculer la composition du mélange soumis à l'hydrolyse. Deux facteurs ont de l'influence sur le chott des proportions d'eau et d'isopropanol dans le solvant. Plus la concentration de l'eau est faible, plus l'hydrolyse se déroule proprement, la limite inférieure de la concentration en eau étant en pratique celle d'un mélange soumis à l'hydrolyse dans lequel la seule source d'eau est celle contenue dans l'acide chlorhydrique concentré utilisé pour l'apport de chlorure d'hydrogène. Par ailleurs, la viscosité du mélange d'hydrolyse augmente quand on utilise de petites quantités d'eau et c'est cette viscosité élevée qui fixe la limite supérieure de la concentration en hétérosides qui peut Autre utilisée en pratique. Par conséquent, il est nécessaire d'arriver à un compromis lors du choix de la concentration en eau. Une source d'eau dans le mélange soumis à l'hydrolyse peut être l'humidité contenue dans lthétéroside. Cette matière, couramment obtenue sous la forme d'un gâteau de filtration mouillé avec de l'eau, n a pas besoin d'être séchée avant d'être introduite dans le mélange d'hydrolyse, sauf dans la mesure où cela est nécessaire pour éviter d'augmenter la teneur en eau du mélange d'hydrolyse au-delà du niveau désiré. L'hydrolyse selon le procédé de la présente invention est principalement appllqu6à l'hydrolyse des hétérosides bruts, c'est-à-dire de ceux qui contiennent un taux d'impuretés qui résulte dune extraction assez simple de l'hété- roside d'une matière première végétale. Lors de l'hydrolyse des hétérosides purifiés la séparation de l'aglycone des impuretés tend à être relativement simple, si bien que les caractéristiques spéciales de la présente invention seraient probablement sans emploi. L'hydrolyse selon la présente invention donne des résultats particulièrement satisfaisants avec les hétérosides bruts tels qu'ils sont produits par le procédé de la présente invention, qui donne des hétérosides dont le degré de pureté est d'environ 90% sur la base des produits secs. Cependant, ce procédé donne aussi des résultats satisfaisants avec des matières de départ de pureté supérieure ou inférieure, la pureté de la solasodine finalement obtenue étant abaissée si l'hété- roside brut contient des proportions excessives d'impuretés. Les exemplesssuivants illustrent la présente invention. EXEMPLE 1: A - On cueille le fruit du huapag au stade pintón. On utilise l kg de fruits. On divise chaque fruit en quartiers par deux coupes perpendiculaires entre elles suivant l'axe du fruit. On sèche ensuite le fruit dans une étuve à 600C jusqu'à ce qu'il soit suffisamment friable pour pouvoir être broyé facilement. On broie ensuite ce fruit dans un broyeur simple à disques dentés, réglé de façon à éviter tout juste de briser les grains. Le poids de fruits broyés est de 270 g. La teneur en matières solides du fruit broyé est de 94 %, calculée à partir de la perte de poids à 1000C. Pour l'extraction, on place le fruit broyé dans un erlenmeyer de 2 litres et on ajoute 810 ml d'isopropanol aqueux (77 % dtisopropanol en volume). On bouche l'er- lenmeyer et on procède à l'extraction à la température ambiante pendant 2 h avec dès périodes alternantes de 5 mn d'agitation manuelle énergique et de repos On filtre le mélange soumis à l'extraction sur du papier filtre placé dans un entonnoir conique et l'on remet les matières solides dans l'erlenmeyer. Pour une seconde extraction, on ajoute une nouvelle portion (540 ml) a'isopropanol aqueux et on recommence les alternances d'agitation et de repos, cette fois pendant 1 h au lieu de 2 h. On filtre à nouveau le liquide de la manière indiquée précédemment. Ensuite, on met en oeuvre une troisième extraction identique à la deuxième. On mélange les trois filtrats et l'on analyse le mélange de liquides pour déterminer sa teneur en hétérosides ; le résultat indique qu'on a en tout 16,7 g d 'hétérosides. La détermination des hétérosides de la solasodine, dans tous les cas cités dans la présente demande, est effectuée selon la méthode de Lewis et Liljegren (Phytochemistry, 9 2194 (1970)) > sauf que les échantillons (dans l'isopropanol aqueux) sont évaporés à siccité avant l'analyse et sont ensuite dissous dans une solution d'acide phosphorique avant que la solution de formaldéhyde soit ajoutée. On introduit lentement les liquides mélangés dans un évaporateur rotatif de l litre chauffé dans un bainmarie entre 60 et 700C. La pression initiale est d'environ 150 mm de mercure et on Za réduit graduellement à 50 mm à cet instant, le distillat est de l'eau quasiment pure. On ne laisse pas refroidir le résidu aqueux, mais on ajuste son poids à 510 g par addition d'eau chauffée entre 60 et 70 C. L'addition de cette eau est réalisée en 2 mn, en agitant le mélange. Un précipité se forme instantanément. On laisse ensuite reposer le mélange pendant 4 h, au cours desquelles il se refroidit jusqu'au voisinage de la température ambiante. On décante ensuite le liquide surnageant à travers du papier filtre moyen et, finalement, on transfère le précipité sur du papier filtre. Ce précipité est une matière finement divisée mais facile à filtrer. Sa teinte est gris olivâtre. Après séchage à 1000C, ce précipité pèse 1,9 g. Cette matière commence à fondre au voisinage de 160 C, mais n'a pas encore complètement fondu à 230 C. On introduit le filtrat dans un ballon d'un litre à fond rond équipé d'un condenseur à reflux et le chauffe ensuite jusqu'à 80 C. On le maintient à cette tem.pé- rature et on l'agite par un dispositif magnétique tout en ajoutant 15 ml d'ammoniaque aqueuse à 25 %, et on continue d'agiter à 800C pendant encore l h. On filtre immédiatement après ce mélange à travers du papier filtre moyen et on jette le filtrat. Son pH est compris entre 9 et 10 et il ne contient pas d'hétérosides, comme l'indique l'essai de Dragendorff. On presse le gâteau de filtration, toujours sur le papier filtre, entre des papiers absorbants pour enlever la plus grande quantité possible de liquide. Ensuite on le sèche à 600C jusqu'au poids final de 25,7 g. Un séchage plus poussé à 1000C donne une perte de poids de 27,7 %. L'analyse d'un échantillon du gâteau de filtration de 25,7 g indique qu'il contient 16,7 g d'hétérosides et indique une perte négligeable d'hétérosides au cours de la purification et de la séparation. Dans une expérience analogue au cours de laquelle le refroidissement, l'attente et la filtration du précipité sont supprimés et au cours de laquelle les hétérosides sont précipités comme dans l'exemple 1 A, il est impossible de filtrer les hétérosides précipités. B - On introduit dans un ballon de un litre à fond rond 46 g d'un hétéroside brut humide (préparé de la manière décrite dans la partie A du présent exemple), 138 g doiso- propanol, 37 g d'acide chlorhydrique (47,6 % HCl), et 9 g d'eau du robinet. Le ballon est équipé d'un condenseur a reflux et d'un agitateur magnétique et est chauffé au reflux pendant 3 h dans un bain-marie. A la fin de cette période, le contenu est une suspension marron clair qu'on laisse refroidir pendant 2 h d la température ambiante. On y ajoute ensuite une solution à 40 % en poids d'hydroxyde de sodium dans l'eau. On ajoute cet hydroxyde de sodium tout d'abord par portions de 5 ml, et ensuite goutte R goutte.Entre ces additions, on brasse énergiquement le mélange en le faisant tourner à la main pendant 1 à 2 mn. Lorsque le pH se rapproche de 9, la viscosité du mélange diminue de façon appréciable, la couleur s'assombrit et la formation d'une seconde phase liquide devient manifeste. On arrête l'addition d'alcali pour un pH compris entre environ 9,5 et 10 ; à cet instant, on peut observer une séparation importante du liquide en deux phases et la formation d'un précipité. La quantité totale de solution dthydroxyde de sodium ajouté est de 29 ml. On laisse reposer le mélange pendant 1,5 h à la température ambiante et ensuite on le filtre par gravité à travers du papier moyen. On sèche le précipité en le pressant entre des feuilles de papier absorbant. Le filtrat est constitué par deux couches.la couche supérieure est marron et semble contenir la plus grande partie de l'isopropanol ainsi qu'une très faible quantité de solasodine, outre des impuretés. La couche inférieure est marron foncé et semble contenir de l'eau, du chlorure de sodium et des impuretés. On jette la totalité du filtrat. On agite le précipité humide avec l litre d'eau du robinet tout en ajoutant de l'acide chlorhydrique aqueux jusqu'à ce que le pli soit compris entre 6 et 7. On laisse ensuite le mélange reposer pendant une nuit. Ensuite on filtre le mélange par gravité à travers du papier à fibres moyennes et on presse le précipité entre des papiers absorbants. On sèche le précipité pendant 12 h dans une étuve à 600 C. Le poids du précipité séché est de 14 g et il fond entre 196 et 1980C. Sa teneur en solasodiène, déterminée par la méthode de Bragina et Pervacheva (L. N. Bragina et T. D. Pervacheva, Med. Prom. URSS, 16 NO 11, 36-9 (1962)) est de 1,25 %. Ce procédé est utilisé pour tous les dosages de solasodiène cités dans la présente demande. On évalue la teneur en solasodine du précipité à 97 %, en se basant sur ce qui suit : on sait que la solasodine pure fond entre 200 et 2020C. Un échantillon moins pur produit antérieurement dans ces conditions fondait entre 191 et 1970C et contenait 95 % de solasodine dosée par le procédé de Birner (J. Birner, J.Pharm Sci, 58, 258 (1969) Le procédé de Birner, comme indique la référence sus-mentionnée, est destiné a doser les stéroides dans les fruits. Cependant, le mode opératoire A de ce procédé est directement applicable au dosage de la solasodine sous forme de poudre sèche et est utilisé comme tel dans le cas présent. Par interpolation, en se basant sur les points milieux des intervalles de fusion, on est arrivé à l'évaluation ci-dessus d'un taux de pureté de 97 %. C'est le procédé de dosage de la solasodine utilisé dans toute la présente demande. Les 46 g d'hétéroside brut choisi pour le présent exemple contiennent 30 g d'hétéroside de la solasodine. Par conséquent, les 14 g du produit final représentent un rendement de 98 % de l'opération d'hydrolyse. Dans le mélange d'hydrolyse du présent exemple, l'isopropanol représente 60 % en poids, le chlorure d'hydrogène 6 % > les hétérosides 13 % du poids total. EXEMPLES 2 et 3 Les exemples 2 et 3 décrivent des hydrolyses mises en oeuvre comme dans l'exemple l-B, la seule différence étant les proportions des substances introduites dans le mélange soumis d l'hydrolyse. Ces proportions et les résultats pour ces exemples sont indiquées sur le tableau I, à la fin du présent mémoire descriptif. Les données correspondantes pour l'exemple l B sont reproduites en vue d'une comparaison. EXEMPLE 4 : On opère comme dans l'exemple l-B, sauf qu'on utilise 550 g d'hétéroside brut humide, préparé comme dans exemple l-A, mais séché plus complètement d 600C et la quantité d'hétéroside est de 458 g, représentant 11,8 % du poids du mélange soumis d l'hydrolyse. Le volume de liteau utilisé pour laver le précipité est de l9 litres. Le produit final pèse 205 g, fond entre 197 et 1990C et a une teneur en diène de 0,67 %. Ceci correspond à un rendement de 98 H sur la base des hétérosides de départ. Les informations concernant le présent exemple figurent sur le tableau I. EXEMPLE 5 On opère comme dans l'exemple l, avec les exceptions ci-apres A) On utilise 1,24 kg de fruits de l'arbre Solanum, d'un degré de maturité tel qu'il a une consistance semblable à celle du fruit au stade pinton du huapag. il est de couleur verte. Après broyage, le poids de fruit est de 200 g avec une teneur en matières solides de 95,5 %. La teneur en hétéroside du mélange d'extraits est de 11,8 g. On ajuste à 440 g le poids de l'extrait aqueux. Le poids des hétérosides après séchage a 600C est de 17 g. Une analyse indique une quantité d'hétérosides de 11,7 g et le séchage a 1000C entraîne une perte de, poids de 19 %.Par conséquent, les impuretés contenues dans les hétérosides représentent 12 % des 17 g. Le précipité est de teinte et de consistance semblables a celui obtenu dans l'exemple l-A. Son volume est à peu près proportionnel à la quantité de fruits traités. B) On utilise pour l'hydrolyse la totalité des 17 g d'hétérosides bruts humides préparés dans exemple 5-A. On utilise un récipient de 500 ml et les proportions de corps réagissant sont celles indiquées sur le tableau I, tout comme les indications concernant le produit final. il faut pour l'alcalinisation 11,5 ml de NaOH à 40 %. On utilise 500 ml d'eau pour laver le précipité. Des indications figurent sur le tableau I. EXEMPLE 6 On opère dans cet exemple comme dans l'exemple 1, avec les exceptions ci-après On découpe chaque fruit n'importe comment en environ 16 morceaux. On ne sèche pas les fruits. Le solvant utilisé pour l'extraction est de l'isopropanol aqueux (82 fi en volume d'isopropanol). On procède d quatre extractions, chacune avec 500 ml de solvant pour extraction. Chaque extraction dure l h. Après élimination de l'isopropanol par distillation on dilue l'extrait aqueux à 600 ml. On utilise pour la précipitation des hétérosides 21 ml d'une solution aqueuse d'ammoniaque à 25 %.Pour préparer le solvant destiné R l'hydrolyse on admet que le gâteau de filtration constitué car un hétéroside brut humide qui contient 14 g d'hétéroside et 1,5 g d'impuretés, le reste étant de l'eau. On utilise pour l'hydrolyse un récipient de 500 ml. La composition du mélange soumis a l'hydrolyse est indiquée sur le tableau I. On lave le précipité avec 500 ml d'eau sans addition d'acide. Des indications sont données sur le tableau I. Le précipité a une teinte et une consistance semblables à celles du précipité obtenu dans l'exemple l-A. Son volume est proportionnel a la quantité de fruits traités. Dans une expérience analogue, au cours de laquelle les impuretés précipitées de l'extrait aqueux sont mélangées à nouveau avec des hétérosides après séparation de ces hétérosides, le produit final de lthyd=Ryse et de la séparation ne commence pas a fondre avant 2100 C. Par conséquent, si le produit final contient de la solasodine, elle est très impure, Dans une autre expérience analogue, dans laquelle le poids de l'extrait aqueux a été ajusté de la façon indiquée dans l'exemple ;, mais le refroidissement, la période de repos et la filtration pour enlever le précipité ont été supprimés, le produit final de l'hydrolyse ne commence pas a fondre avant 2100C. Par conséquent, si le produit final contient de la solasodine, elle est très impure. EXEMPLE 7 L'extraction et l'hydrolyse sont effectuées d'une manière identique à celle de l'exemple 6, sauf qu'on utilise de l'méthanol aqueux (90 X en volume) 9 la place de l'isopropanol aqueux pour l'extraction. Des indications figurent sur le tableau I. Le précipité a une teinte et une consistance semblables d celles de celui obtenu dans l'exemple 1-A. Son volume est à peu près proportionnel à la quantité de fruits traitée. EXEMPLE 8 On cueille le fruit du huapag au stade où environ 80 à 90 % de sa surface sont jaunes. On utilise 8 kg de fruits coupés en tranches d'environ 7 mm d'épaisseur, le plan de coupe étant choisi au hasard par rapport à l'axe du fruit. L'agent d'extraction est de lsisoDropanol à 82 % aqueux et on en utilise 6 litres pour chacune des trois extractions. On agite mécaniquement pour chaque extraction le mélange de fruits et de solvant dans un flacon de 20 litres pendant l h. Ensuite, on tamise le mélange à travers un tamis dont les mailles ont des dimensions telles qu'il retient tout juste les grains. Les matières restant sur le tamis sont ensuite remises dans le flacon en vue de l'extrac- tion suivante.Ensuite, on mélange les matières tamisées provenant de ces trois extractions et on les laisse déposer pendant 2,5 h. On décante le liquide surnageant a travers un papier filtre moyen et ensuite on essore le départ et le presse contre le meme papier. Le volume du filtrat est de 20,5 litres. On prélève l/8 du filtrat pour un traitement ultérieur semblable a celui de l'exemple l-A, avec les exceptions ci-après Le poids après ajustement du résidu aqueux est de 400 g ; le précipité une fois seché pèse 1,1 g et commence a fondre a 1800C, mais il n'est pas encore entièrement fondu à 238 C, température à laquelle sa couleur commence 9 foncer. Ce précipité, à l'état humide, a une teinte, une consistance et un volume semblables a celui obtenu dans l'exemple 5-A. On utilise 13,7 ml d'ammoniaque à 25 % pour précipiter les hétérosiles et le produit séché pèse 22 g. Des données sur l'hydrolyse et le produit final figurent dans le tableau I ; d'autres différences par rapport à l'exemple 5-B sont les suivantes On met en oeuvre la totalité des 22 g d1hété- rosides. Le volume de la solution d'hydroxyde de sodium utilisée est de 14,4 ml. On lave le précipité avec 700 ml d'eau, dont le pH est compris entre 6 et 7, sans addition d'acide chlorhydrique. EXEMPLES 9, 10, Il Ce sont des hydrolyses mises en oeuvre de la. manière décrite dans l'exemple l-B mais en utilisant un lot différent d'hétércsides et à une échelle inférieure de 20 %. Les conditions sont celles décrites pour l'exemple l-B sauf qu'on fait varier la quantité et la nature de la solution aqueuse d'alcali comme l'indique le tableau II, avec les résultatsindiqués sur ce tableau. TABLEAU II PRODUIT (SOLASODINE) Exemple alcali aqueux rendement % intervalle teneur en de fusion diène ( C) 9 NaOH (40 %) 98 197-199 0,9 % 10 NaOH (20 %) 70 192-199 i,O % 11 KOH (56 %) 91 196-200 0,9 Z Dans une autre expérience au cours de laquelle on utilise une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium à 10 1, le produit final commence à se sublimer d 210 C et commence a fondre d 2190C. Par conséquent, si le produit contient de la solasodine, elle est très impure. EXEMPLE 12 C'est une hydrolyse effectuez à une échelle moitié de celle de l'exempleI-B et avec des proportions différentes pour le mélange soumis à l'hydrolyse. Le tableau I donne des indications sur le mélange soumis a l'hydrolyse et le produit final. EXEMPLE 13 Cet exemple est identique a l'exemple 1, a part les exceptions ci-apres Son échelle est moitié de celle de l'exemple 1 et la distillation destinée à éliminer l'isopropanol est réalisée sous la pression atmosphérique locale (environ 540 mm de mercure), ce qui nécessite une température finale du bain (huile) comprise entre 98 et 1000 C. Le produit final ne diffère de celui de l'exemple 1 que parce que le rendement s'abaisse d 81,5 %. Ce rendement est calculé a partir du nombre de moles de solasodine dans le produit final, divisé par le nombre de moles a'hétérosides dans l'extrait aquo-alcoolique. Le précipité a une couleur et une consistance semblables a celles du précipité obtenu dans l'exemple 1A. Son volume est 3 peu près proportionnel d la.quantité de fruit traité. EXEMPLES 14, 15, 16, 17 Ce sont des exemples destinés d définir la limite inférieure du poids ajusté de l'extrait aqueux à partir de la formation d'un précipité filtrable constitué par des impuretés. Les exemples 14 et 15 sont analogues a l'exemple 1-A. Les exemples 16 et 17 sont analogues a l'exem- ple 8-A. Des informations S ce sujet figurent sur le tableau III. La rubrique "poids ajusté" représente le poids ajusté de l'extrait aqueux en fonction du poids des fruits a l'état humide extraits. TABLEAU III Exemple Poids ajusté Nature du précipité (P) 14 0,19 stable, très compact, facilement centrifugé 15 0,23 stable, facilement centrifugé 16 0,29 stable, compact, centrifugé 17 0,38 stable, très compact, centrifugé Tous les précipités ont une teinte, une consistance et un volume semblables å ceux du précipité obtenu dans l'exemple 1-A. Dans une expérience semblable à l'exemple 14, dans laquelle le "poids ajusté" est de 0,13, aucun précipité ne se forme. Dans une autre expérience analogue å exemple 16 pour laquelle le "poids ajusté" est de 0,19, un précipité se forme temporairement, puis se redissout. T A B L E A U I Substances présentes (en %) dans le Produit (solasodine) Exemple mélange d'hydrolyse isopropanol HCl hétérosides poids Intervalle teneur ren (g) de fusion en dement ( C) diène (%) (%) 1 B 60 6 13 14,0 196-198 1,25 98 2 65 6 13 14,1 196-198 1,22 99 3 55 6 13 13,2 196-198 1,29 93 4 60 6 11,8 205 197-199 0,67 98 5 B 60 6 13 5,4 198-200 1,20 96 6 60 6 13 5,2 198-199 0,98 7 60 6 13 5,1 198-199 1,12 8 60 6 10,6 5,7 196,5-199 1,1 12 67 7,6 6,2 197-199 1,0 89 R E V E N D I C A T I O N S 1.- Procédé d'extraction et de séparation de lasolasodine, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-apres a) extraction d'un fruit coupé ou fragmenté, frais ou séché, d'une plante du groupe Leptostemonum étoilé par un mélange d'eau et d'un alcool choisi dans le groupe constitué par le méthanol, I'éthanol, l'isopropanol et leurs mélanges b) élimination par distillation de la quasitotalité de cet alcool de l'extrait aquo-alcoolique obtenu ;; c) ajustement du poids de l'extrait aqueux obtenu de façon que le poids de cet extrait aqueux ajusté ne soit pas inférieur a environ 20 %, si ledit fruit a été séché avant extraction, ou à environ 30 % si ledit fruit n'a pas été séché avant extraction, du poids dudit fruit S ltétat humide d) séparation des impuretés précipitées dudit extrait aqueux ajusté ; e) précipitation des hétérosides bruts dudit extrait aqueux ajusté, sans impuretés, par alcalinisation ; f) enlèvement des hétérosides bruts précipités. g) chauffage d'un mélange constitué essentiellement par,en poids5 au maximum 16 parties desdits hétérosides bruts5 environ 55 & 72 parties dtisopropanol, 4 a 8 parties de chlorure d'hydrogène et une quantité suffisante d'eau pour faire 100 parties en poids5 pendant un temps suffisant pour réaliser une hydrolyse quasi-complète des hétérosides h) addition audit mélange d'une solution aqueuse concentrée d'un alcali choisi dans le groupe constitué par lthydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium, le carbonate de sodium et le carbonate de potassium jusqu'a ce que le pH dudit mélange soit compris entre environ 9 et 10 ; i) séparation de la solasodine précipitée dudit mélange alcalinisé j) lavage de ladite solasodine précipitée avec de l'eau. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que a) le fruit est choisi dans le groupe constitué par le fruit de l'arbre Solanum au stade pintón et le fruit du huapag au stade jaune vert b) l'extraction est réalisée avec de l'isopropanol aqueux c) le poids de l'extrait aqueux ajusté représente au moins 40 % du poids du fruit, à l'état humide, extrait d) le mélange utilisé pour l'hydrolyse est constitué essentiellement par5 en poids5 10 à 13 parties d'hétérosides bruts5 60 a 65 parties d'isopropanol, 5 à 7 parties de chlorure d'hydrogène et de l'eau en quantité suffisante pour faire 100 parties e) la solution aqueuse concentrée d'alcali est une solution d'hydroxyde de sodium à 40 %. 3.- Procédé d'obtention d'une solution d'hétérosides de la solasodine, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après a) extraction, à ltétat frais ou séché, des fruits coupés ou fragmentés d'une plante du groupe Leptostemonum étoilé avec un mélange d'eau et d'un alcool choisi dans le groupe constitué par le méthanol, I'éthanol, l'isopropanol et leurs mélanges 9 b) élimination par distillation de la quasitotalité de l'alcool de l'extrait aquo-alcoolique obtenu ;; c) ajustement du poids de l'extrait aqueux obtenu, de façon que le poids ajusté de cet extrait aqueux représente au moins environ 20 % si ledit fruit a été séché avant ladite extraction, ou environ 30 % si ledit fruit n'a pas été séché avant ladite extraction, du poids dudit fruit à l'état humide d) séparation du précipité dudit extrait aqueux ajusté. 4.- Procédé selon la revendication 3, carae- térisé en ce que le poids de l'extrait aqueux ajusté représente au moins 40 % du poids à l'étant humide du fruit extrait. 5.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'alcool est l'isopropanol. 6.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'alcool est l'isopropanol. 7.- Procédé selon la revendication 3, caracté risé en ce que le fruit est choisi dans le groupe constitué par le fruit de l'arbre Solanum au stade pintón et le fruit du huapag au stade jaune vert. 8.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le fruit est choisi dans le groupe constitué par le fruit de l'arbre Solanum au stade pintón et le fruit du huapag au stade jaune vert. 9.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'alcool est l'isopropanol. 10.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'alcool est l'isopropanol. 11.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le fruit est celui du huapag au stade pinton. 12.- Procédé de préparation de la solasodine par hydrolyse d'hétérosides bruts provenant du fruit d'une plante du genre Solanum , caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après a) chauffage d'un mélange constitué essentiellement par5 en poids5 au maximum 16 parties d'hétérosides bruts5 55 à 72 parties d'isopropanol, 4 à 8 parties de chlorure d'hydrogène et une quantité d'eau suffisante pour faire 100 parties en poids5 pendant un temps suffisant pour réaliser une hydrolyse quasiment complète des hétérosides b) addition audit mélange d'une solution aqueuse concentrée d'un alcali choisi dans le groupe constitué par l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium, le carbonate de sodium et le carbonate de potassium, jusqu'a ce que le pH dudit mélange soit compris entre environ 9 10;; c) séparation de la solasodine précipitée dudit mélange alcalinisé ; d) lavage à l'eau de la solasodine séparée. 13.- Procédé selon la revendication 12, carac tériso en ce que le mélange soumis à l'hydrolyse est constitué essentiellement, en poids5 par 6 à 16 parties d'hétérosides bruts, 60 à 65 parties d'isopropanoln 5 à 7 parties de chlorure d'hydrogène et une quantité d'eau suffisante pour faire 100 parties5 et en ce que l'alcali en solution concentrée aqueuse est choisi dans le groupe constitué par les hydroxydes de sodium et de potassium. 14.- Procédé selon la revendication 13, carac térisé en ce que le mélange soumis à l'hydrolyse est constitué essentiellement, en poids, par 10 à 13 parties d'hétérosides bruts, 60 à 65 parties d'isopropanol, environ 6 parties de chlorure d'hydrogène et une quantité d'eau' suffisante pour faire 100 parties. 15.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le fruit mis en oeuvre est celui d'une plante du groupe Leptostemonum étoilé. 16.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que le fruit mis en oeuvre est celui d'une plante .du groupe Leptostemonum étoilé. 17.- Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le fruit mis en oeuvre est celui d'une plante du groupe Leptostemonum étoilé. 18.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le fruit mis en oeuvre est choisi dans le groupe constitué par le fruit de l'arbre Solanum au stade pinton et le fruit du huapag au stade jaune vert. 19.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que le fruit mis en oeuvre est choisi dans le groupe constitué par le fruit de l'arbre Solanum au stade pinton et le fruit du huapag au stade jaune vert. 20.- Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le fruit mis en oeuvre est choisi dans le groupe constitué par le fruit de l'arbre Solanum au stade pinton et le fruit du huapag au stade jaune vert. 21.- Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le fruit mis en oeuvre est celui du huapag au stade pinton.