i 2026729 La présente invention concerne les aciers laminés et un procédé pour les produire. Par convention, ce procédé est appelé ci-après "laminage continu". La pratique courante pour produire un acier laminé à chaud 5 consiste à chauffer l'acier à une température à laquelle il est entièrement austénitique et à réduire ensuite l'acier aux dimensions finales aussi rapidement que possible avec le minimum de perte de chaleur, en terminant en général au-dessus de la température Àr^. Cette pratique tire parti du travail à haute température, mais elle ne développe pas la combinaison des 10 propriétés désirables possibles à obtenir pour un acier brut de laminage. Des études antérieures ont montré qu'il est possible d'obtenir pour l'acier des résistances supérieures en utilisant un laminage final à basse température. Suivant cette pratique, l'acier est chauffé et ses dimensions sont réduites partiellement pendant qu'il est à l'état austénitique par 15 laminage à chaud. Une réduction supplémentaire de la section transversale est ensuite retardée pour permettre le refroidissement de la pièce jusqu'à une température inférieure à la température normale) après quoi le laminage est repris jusqu'à obtenir, la section finale désirée, en une ou plusieurs passes. 20 Avec ces procédés antérieurs, la dimension en section de la pièce est réduite à la dimension et à la forme finale ati cours d'une série de passes de laminage. Ces passes peuvent être classées en deux catégories générales, celles destinées principalement à réduire la section de la pièce et celles destinées principalement à établir la forme et les dimensions finales et qui 25 peuvent être effectuées avec réduction relativement faible. Du point de vue économique, une séquence de laminage doit comprendre aussi peu de passes que possible. Chaque passe destinée principalement à la réduction doit par suite effectuer une réduction aussi importante que possible de la section. Cependant, il est Connu que le développement de la résistance supérieure 30 par le laminage final à basse température nécessite une réduction de l'aire de la section transversale d'environ 15 % ou même plus à la température inférieure à la température normale. Il est connu que la résistance de l'acier est augmentée et que sa température de transition de la résilience est abaissée par le laminage de 35 finissage à basse température en abaissant la température de finissage en dfessous de la température Ar^. Il est connu aussi qu'une augmentation supplémentaire de la résistance est obtenue en abaissant encore la température de finissage en dessous de la température Ar^, mais que la température de 69 44245 2 2026729 transition de la résilience est en même temps augmentée. Par contre, il a été constaté conformément à l'invention qu'en utilisant le laminage continu cette augmentation de la résistance est accompagnée d'un abaissement au lieu d'une augmentation de la température de transition de la résilience. Cette 5 combinaison d'une résistance élevée et d'une température basse de transition de la résilience est une combinaison de caractéristiques, imprévue et très désirable. Les aciers selon l'invention sont caractérisés à l'état brut de laminage (a) par des résistances supérieures et des températures de transition 10 de la résilience plus basses que celles des aciers ayant la même composition produits par laminage à chaud et (b) par des températures de transition de la résilience plus basses que celles des aciers ayant la même composition, produits à la même résistance par laminage de finissage à basse température. D'une'façon générale, le procédé selon l'invention consiste à : 15 1) utiliser une pièce d'acier à une température à laquelle elle est pratiquement complètement austénitique ; 2) à laminer cette pièce pendant son refroidissement dans la plage des températures comprises entre Ar^ et Ar^ ; 3) à poursuivre le laminage de la pièce pendant son refroidissement 20 dans la plage des températures comprises entre la température Ar^ et 315°C, et 4) à empêcher la recristallisation complète à n'importe quel moment après la fin de l'étape (2). Les avantages apportés par l'invention sont particulièrement utiles pour des aciers ne contenant pas plus de 0,35 % de carbone et pas plus d'un 25 total de 3 % d'autres éléments en dehors du fer. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante, donnée à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est un diagramme montrant les relations entre des 30 courbes typiques de refroidissement de tôles d'acier et des courbes représentant différentes pourcentages de recristallisation, - la figure 2 représente une séquence possible de laminage continu superposée à un diagramme de recristallisation similaire à celui de la figure 1, et 35 - la figure 3 est un graphique comparant les températures de transition de la résilience et les limites élastiques d'un acier ayant une composition particulière, produit par laminage continu aux valeurs correspondantes pour un acier ayant la même composition,, mais produit par (1) laminage à chaud et (2) laminage de finissage à basse température. 69 44245 3 2026729 Le procédé selon l'invention diffère des procédés antérieurs en ce que (a) l'acier doit être laminé dans deux plages,de températures, cJ elst-à-dire entre les températures Ar^ et Ar^ et entre la température Ar^ et 315"C, et de préférence dans trois plages de température^, c'est-à-dire 5 les deux mentionnées ci-dessus et la plage des températures de laminage à chaud, (b) la recristallisation complète doit être évitée à tout moment après la fin du laminage dans la plage des températures Ar^ - Ar^; La pièce pour le laminage dans la plage des températures Ar^ - Ar^ est une pièce à une température pour laquelle elle est essentiellement 10 complètement austénitique. Différents procédés connus peuvent être utilisés pour obtenir cette pièce, mais il est préférable de l'obtenir par laminage à chaud. L'importance de la réduction par. ce laminage à, chaud n'a pas une importance critique, mais du point de vue pratique il est.utile d'effectuer la réduction la plus importante possible en raison de la facilité du travail. 15 Le laminage dans la plage Ar^ - Ar^ doit, avoir lieu pendant que la pièce refroidit dans cette plage et doit comporter une ou plusieurs passes parmi lesquelles au moins une passe de réduction. L'expresâon "passe de réduction" telle qu'utilisée dans le present texte>englobe aussi bien une passe unique par laquelle la réduction de l'aire de la section transversale de la pièce 20 est au moins de 15 7», que deux ou plus. de deux passes assurant la même valeur de réduction et ayant lieu successivement avec une rapidité suffisante pour empêcher toute recristallisation entre les passes. Après le laminage dans la plage Ar^ - Ar^, le laminage doit être poursuivi pendant le refroidissement de la pièce dans la plage Ar^ - 315°C 25 et doit comporter une ou plusieurs passes de laminage dans cette plage avec au moins une passe de réduction. Les conditions après le laminage dans la plage Ar^ - Ar^ doivent être telles qu'une recristallisation complète des grains déformés produits par la dernière passe de réduction dans cette plage ne puisse pas avoir lieu 30 à n'importe quel moment après cette dernière passe de réduction, et de préférence de façon que le pourcentage de recristallisation ne dépasse pas 60 % à n'importe quel moment après cette dernière passe de réduction. L'expression "pourcentage de recristallisation'jj telle qu'elle est utilisée dans le présent texte^signifie l'aire en section transversale des 35 grains recristallisés en pourcentage de l'aire totale en section transversale dans un plan transversal à la direction d'allongement maximal de la pièce pendant le laminage. 69 44245 4 2026729 La figure 1 est un diagramme illustrant les caractéristiques de base dont dépendent les réductions dans la plage Ar^-Ar^ et dans la plage Ar^ - 315°C. Les abscisses représentent les temps en seconde à l'échelle logarithmique,. le temps zéro représentant le temps à la fin 5 d'une passe de réduction. Les.courbes 1, 2, 3 représentent respectivement les temps et les températures pour le commencement des pourcentages de recristallisation de 0 %, de 60 7» et de 100 %. Les courbes 4, 5, 6, 7 et 8 représentent le refroidissement des pièces en acier. Il doit être compris que les valeurs indiquées par la figure 1 sont simplement données à titre 10 d'illustration. Les valeurs réelles dépendent des pièces réelles subissant le traitement et elles peuvent être déterminées par des méthodes connues. Comme il a été indiqué ci-dessus, il est nécessaire de laminer la pièce dans la plage Ar^ - Ar^ et de poursuivre ce laminage dans la plage Ar^ - 315°C tout en maintenant des conditions telles que la recristal-15 lisation complète soit évitée, et que de préférence la recristallisation ne dépasse pas 60 % à n'importe quel moment après la dernière passe de réduction du premier laminage mentionné. Le point A de la courbe 8 de la figure 1 indique une température à laquelle la pièce en acier a été refroidie, cette température se trouvant dans la plage Ar^ - Ar^. La courbe 5 représente le 20 refroidissement de la pièce après la passe de réduction à une température représentée par le point A. Il apparaît que, quand la pièce déjà réduite est refroidie le long de la courbe 5, elle est complètement recristallisée avant son refroidissement à une température inférieure à Ar^ et par suite elle ne convient plus pour une réduction consécutive dans la plage Ar^ - 315°C. Il 25 existe des moyens pour répondre à cette situation. Un moyen consiste à accélérer le refroidissement de la pièce ayant subi la réduction par arrosage avec de l'eau, par des jets d'air ou d'une façon équivalente pour que la pièce soit refroidie à une température inférieure à Ar^ tout en évitant une recristallisation complète de la façon montrée par la courbe 4. Un second moyen 30 consiste à permettre le refroidissement de la pièce ayant subi la réduction de la façon indiquée par la courbe 5 jusqu'à la température indiquée, par exemple par le point B, la pièce étant soumise ensuite à une seconde passe de réduction dans la plage Ar^ - Ar^. Comme le montre la courbe 6, cette pièce ayant subi une double réduction se refroidit à une température inférieure 35 à Ar^ avec moins de 60 7» de recristallisation. Une troisième façon consiste à permettre le refroidissement de la pièce suivant la courbe 8 à une température inférieure indiquée par le point C, par exemple, et ensuite de la soumettre à une passe de réduction dans la plage Ar^ - Ar^. Le refroidissement de cette pièce ainsi réduite est aussi représentée par la courbe 6. 69 44245 2026729 - Comme il est indiqué ci-dessus, le recristallisation complète de l'acier doit être empêchée à tout moment après la dernière passe de réduction dans la plage Ar^ - Ar^. La courbe 7 de la figure 1 représente le refroidissement d'une pièce en acier après une passe de réduction à une température 5 inférieure à Ar^. Il apparaît que la recristallisation est évitée pendant le refroidissement de cette pièce. Cependant, si la température à laquelle est effectuée une passe de réduction et si le refroidissement et les caractéristiques de recristallisation de la pièce réduite résultante sont tels que la recristallisation ait lieu avant une autre passe de réduction ou 10 avant le refroidissement à une température suffisamment basse pour empêcher la recristallisation, le refroidissement de la pièce ayant subi la réduction doit être accéléré par pulvérisation d'eau, des jets d'air ou un moyen équivalent afin d'empêcher une recristallisation complète, et de préférence empêcher une recristallisation supérieure à 60 %. 15 La figure 2 représente une séquence possible de laminage pour la production d'une tôle de 12,7 mm par laminage continu. Les abscisses représentent les temps à l'échelle logarithmique, le temps zéro étant le temps à la fin d'une passe de réduction. Les ordonnées représentent des températures à l'échelle arithmétique, les températures Ar^ et Ar^ étant 20 indiquées sur cet axe. Les courbes 1 à 3 représentent les temps et les températures de début de recristallisation à 0 %, 60 % et Ï00 %.Les droites horizontales en tirets représentent le retour instantané au temps zéro. Cet exemple coitcerne le cas d'une plaque d'une épaisseur de 66,6 mm laminée à partir d'une brame de 102 mm à des températures bien supérieures à Ar^, 25 refroidie à l'air en 2 minutes.environ,à environ 940°C. Cette plaque de 66,6 mm est ensuite laminée en deux passes à des températures supérieures à Ar^ d'abord à 54 mm (A) et ensuite à 31,75 mm (B). Après chacune de ces passes, la plaque se refroidit dans l'air pendant environ 2 mn, avec refroidissement pendant la seconde période à environ 750°C, c'est-à-dire un peu en dessous de 30 la température Ar^. L'acier est soumis à deux passes dans la plage Ar^ - Ar^ d'abord à 35 mm (C) et ensuite à 25,4 mm (D). Après chacune de ces passes, la plaque se refroidit dans l'air pendant environ 2 mn avec refroidissement pendant la seconde période à environ 630°C, un peu en dessous de la température Ar^. Le 35 pourcentage de recristallisation après la première passe est faible et il n'y a pas de recristallisation après la seconde passe. Dans la plage des températures Ar^ à 315°c, l'acier est soumis à 3 passes, la première à 19 mm (b) ensuite à 15,8 mm (f) et finalement à 12,7 mm CgX 44245 6 2026729 Après chacune de ces deux passes, la plaque se refroidit dans l'air pendant environ 2 mn et après la. passe finale, la plaque est refroidie à l'air jusqu'à la température ambiante. Aucune recristallisation n'a lieu après aucune de ces trois passes. 5 Toutes les passes de cette séquence de laminage sont des passes de réduction, mais il doit être compris que d'autres passes semblables peuvent être nécessaires et être effectuées pourvu que le pourcentage de re cristallisation soit contrôlé de la façon indiquée ci-dessus. De même, les durées de refroidissement d'environ 2 mn dans l'air sont choisies à 10 titre d'illustration et il doit être compris que les pourcentages de recristallisation peuvent être réglés avec des durées de refroidissement différentes et des procédés de refroidissement autres que ceux décrits. Des exemples spécifiques de tôles produites par laminage continu ainsi que suivant les techniques antérieures sont doiiriés ci-après. 15 Pour ces essais, treize tôles sont formées en acier ayant la composition nominale suivante en poijrceiifcages C Mh P S Si Al Cb N 0,052 1,08 0,01 0,015 0,02 0,005 0,03 0,002 le reste étant pratiquement du fer. 20 Des plaques ou brames d'une épaisseur de 102 mm formées de cet acier sont chauffées à 1205°C et sont laminées poui/obtenir des tôles de 12,7 mm par la séquence suivante de laminage. N° de passe Epaisseur après Réduction en épaisseur chaque passe (nui) 25 1 83,8 12,5 % 2 76,2 16,7 % * 3 76,2 4 66,8 12,5 % 5 54 19,1 % 30 6 45 17,6 % 7 35 21,4 % 8 25,4 27,2 % 9 19 25,0 7» 10 15,9 16,7 % 35 11 12,7 20,0 % * Passe de mise à la largeur Les températures Ar^ et Ar^ pour cet essai sont respectivement de 815°C et 715°C avec une vitesse de refroidissement d'environ 550°C/h. 69 44245 7 .2026729 Le tableau I ci-après indique les plages de températures utilisées pour les séquences de réduction considérées ci-dessus. Les tôles A à H représentent des tôles produites par des procédés antérieurs de laminage et les tôles J à N celles produites par laminage continu selon l'invention. Les ca-5 ractéristiques de cette recristallisation de l'acier, les vitesses de refroidissement et les intervalles entre les passes pendant ces essais sont tels que pendant le laminage des plaques J à N le pourcentage de recristallisation ne dépasse jamais 60 % à aucun moment après la fin de la réduction dans la plage des températures Ar^ - Ar^. 10 Le tableau II indique les témpératures de finissage, la limite élastique, la résistance à la traction, l'allongement et la température de transition de la résilience à l'essai Charpy V-15 pour chacune, des treize plaques A à N. L'expression "Charpy V-15" désigne la température de transi- 2 tion lors d'un essai Charpy avec une énergie d'impact de 2,6 kgm/cm . Les es-15 sais effectués correspondent à la norme ASTM E 23-66 et utilisent un barreau de type A de 55 mm de longueur et de section carrée de 10 mm de côté. L'entaille présente un angle d'ouverture de 45°. La figure 3 indique pour les treize plaques ci-dessus la façon suivant laquelle la température de transition de la résilience varie en fonction 20 de la résistance d'après le mode de laminage. Les points A, B et C représentent des tôles produites par laminage à chaud, les points D et E des tôles ayant subi le finissage à des températures comprises entre Ar^ et Ar^ et les points J, K, L, M et N des plaques produites par laminage continu. La figure 3 ainsi que le tableau II montrent clairement que les tôles obtenues par lami-25 nage continu ont des résistances supérieures et des températures de transition de la résilience inférieures à celles des tôles produites par laminage à chaud. De plus, le tableau II montre clairement que le finissage par laminage à des températures inférieures à Ar^. aussi bien pour le laminage de finissage basse température que pour le laminage continu, augmente la résis-30 tance de l'acier par rapport à celle obtenue par laminage de finissage à des températures supérieures à Ar^. Cependant une différence importante montrée par le tableau II et la figure 3 est que, quand cette augmentation de la résistance résulte du laminage de finissage à basse température, la température de transition de la résilience augmente quand la résistance augmente, tandis 35 que l'augmentation de la résistance par le laminage continu est accompagnée d'un abaissement de la température de transition de la résilience. Cette différence est substantielle. Par exemple, les courbes en tirets de la figure 3 montrent que le laminage de finissage à basse température peut produire une plaque ayant une limite élastique de 52,5 kg/mm^ et une tempéra-40 ture de transition de la résilience d'environ 25,6°C tandis que le laminage continu produit une tôle ayant la même résistance avec une température de transition de la résilience plus basse d'environ 108°C, c'est-à-dire environ - 82°C. 69 44245 8 2026729 Le tableau III annexé donne les compositions en pourcentage de sept autres aciers utilisés pour des exemples spécifiques de tôles produites par laminage continu et par des procédés antérieurs. En plus des quantités indiquées, le reste est sensiblement du fer pour toutes ces compositions. 5 Les différents types d'acier sont des aciers semi-Siemens-Martin, des aciers Siemens-Martins, des aciers au carbone, des aciers faiblement alliés, des aciers bainitiques et des aciers à tifempe rapide. Les températures Ar^ et Ar^ pour les aciers du tableau III à des vitesses de refroidissement d'environ 555°C/h sont données par le 10 tableau IV ci-après : TABLEAU IV N° Ar3 Arj 15 1 826°C 760°C 2 826°C 715°C 3 815°C 705°C 4 780°C 660°C 5 760°C 660°C 6 760°C 620°C 7 615°C 515°C 20 Une ou plusieurs brames de chacun des aciers du tableau III sont laminées pour obtenir des tôles de 12,7 mm par laminage continu. Pour permettre cette comparaison, une ou plusieurs brames de chacune des compositions sont aussi laminées pour obtenir des tôles de 12,7 mm par les procédés antérieurs du laminage. 25 Les détails des modes de laminage et les résultats pour les limites élastiques, les résistances à la traction et les températures de transition de la résilience à l'essai Charpy V-15 sont donnés par les tableaux V à XI annexés. En ce qui concerne les résultats donnés par les tableaux V à XI, 30 il est bien connu que la résistance et la température de transition de la résilience d'un acier sont affectées à la fois par la composition de l'acier et par son mode de traitement. Par exemple, les tableaux V à XI montrent" une plage large des résistances et des températures de transition de la résilience pour des aciers de sept compositions différentes, chacun laminé 35 par un procédé antérieur et suivant un eu plusieurs exemples de laminage continu, tandis que le tableau II montre des plages larges des résistances et des températures de transition de la résilience pour un acier d'une composition particulière laminé de différentes façons avec plusieurs exemples 44245 9 2026729 différents de laminage continu. Toutes les tôles obtenues par le laminage continu ont une combinaison exceptionnellement bonne de la résistance et de la température de transition de la résilience, mais pour la raison indiquée ci-dessus, il n'est pas possible de caractériser d'une façon générale les 5 produits obtenus par laminage continu par des valeurs spécifiques de ces caractéristiques. Comme il a déjà été indiqué, les produits obtenus par laminage continu sont caractérisés à l'état brut de laminage par (a) des résistances supérieures et des températures de transition de la résilience inférieures à celles des aciers ayant les mêmes compositions, produits par laminage à 10 chaud et (b) des températures de transition de la résilience inférieures à celles des aciers ayant les mêmes compositions, obtenus avec la même résistance par laminage de finissage à basse température. Bien que le procédé selon l'invention soit décrit ci-dessus en considérant seulement le laminage pour obtenir des tôles, le procédé peut 15 être utilisé pour laminer d'autres prodùfcs tels que des billettes, des barreSj des profilés et d'autres produits. Il est rappelé que toutes les compostions sont données en poids pour cent. TABLEAU I 20 Tôle Nombre de Plage des tempé- Réduction en épaisseur Réduction passes ratures, °C de à % Laminage à chaud A 11 1205-1005 102 12,7 87,5 B 11 1205- 938 102 12,7" 87,5 25 C 11 1205- 830 102 12,7 87,5 Laminage de finissage à basse température D 10 1205- 987 102 16 84,3 1 795 16 12,7 20,0 E 8 1205- 815 102 25,4 75,0 3 815-765 25,4 12,7 50,0 30 F 10 1205- 987 102 16 84,3 1 710 16 12,7 20,0 G 10 1205- 987 102 16 84,3 1 568 16 12,7 20,0 H 10 1205-987 102 16 84,3 1 488 16 12,7 20,0 35 Laminage continu J 7 1205-815 102 35 65,6 2 815-715 35 19 45,4 2 715-652 19 12,7 33,3 69 44245 10 2026729 10 Tôle Nombre de passes Plages des ratures, tempé- ^C Réduction de - en épaisseur à Réduction % Laminage continu K 6 1205-815 102 44,4 56,2 2 815-715 44,4 25,4 42,8 3 715-582 25,4 12,7 50,0 L 5 1205-815 102 54" 46,8 2 815-715 82,6 35 35,3 4 715-482 35 12,7 63,6 H 4 . 1205-815 102 66,7 34,4 2 815-715 66,7 44,4 33,3 5 715-388 44,4 12,7 71,5 N 4 1205-815 102 66,7 34,4 2 815-715 66,7 44,4 33,3 5 715-330 44,4 12,7 71,5 15 20 25 30 35 Tôle A B C Température de finissage °C 1005 938 830 TABLEAU II Limite Résistance élastique à la trac-. kg/mm tion kg/mm Allongement Température de % transition de 50,8 mm 101,6mm la résilience à l'essai Charpy V-15 °C Laminage à chaud 32,5 46,3 39,7 47,6 37,7 43,2 21 21 24 + II - 9,44 - 38,2 Laminage de finissage à basse température D 795 41 48,5 33 - 17,78 E 765 40,7 45 24 - 34,44 F 710 41,7 52,5 31 - 21,66 G 568 47 53,2 26 + 4,44 H 488 54,2 58,5 25 + 32,22 Laminage continu J 608 59,7 49,9 18 - 62,77 K 540 55 58,4 26 14 - 95,55 L 482 58,8 * 60,6 23 10 -120,55 M 588 75,32 * 75,46 16 -129 N 330 79,17* 79,59 15 -101 Limite élastique à 0,2 ° £ de déformation permanente. Bien entendu, la description qui précède n' est pas limitative, et l'invention peut être mise en oeuvre suivant d1 'autres : variantes sans que 1 ' sorte de son cadre. 69 44245 ii 2026729 REVENDICATIONS 1. Produit plat en acier façonné contenant, comme limites approximatives, pas plus de 0,35% de carbone et pas plus de 3% d'autres éléments que le fer qui, s'il était produit par réduction classique de finissage à basse température, aurait une température de transition à la résilience à l'essai 5 Charpy V-15 relativement élevée, généralement au moins égale à ~34,4°C, caractérisé en ce que, suite à une coordination séquentielle des passes de réduction effectuées sur ce produit, avec une régulation de la cristallisation, il comporte une proportion importante, de préférence au moins égale à 40% de grains déformés, et présente une température de transition de la 10 résilience à l'essai Charpy V-15 inférieure à ~65°C. 2. Produit selon là revendication 1,•caractérisé en-ce qu'il est laminé. ' . 3. Produit selon' la revendication 1 ou ■ 2, caractérisé en ce qu'il présente uire température de transition de la résilience 15 à l'essai Charpy V-15 comprise entre -65 et -176°C, et une limite élastique 2 au moins égale à 45,7 kg/mm ; 4. Procédé pour façonner un produit selon l'une quelconque des revendications précédentes, à partir d'un bloc d'acier chaud contenant, comme limites approximatives, pas plus de 0,35% de carbone et pas plus de 3% 20 d'éléments autres que le fer, procédé selon lequel on effectue au moins une passe de réduction de ce bloc, pendant son refroidissement dans la plage des températures comprises entre les températures Ar^ et Ar^, caractérisé par la poursuité de ladite réduction du bloc en une ou plusieurs passes, comprenant au moins une passe de réduction pendant son refroidissement dans la plage des 25 températures comprises entre la température Ar^ et 316°C, et par le maintien de conditions qui empêchent une recristallisation complète à un moment quelconque après la dernière passe de réduction dans la plage des températures comprises entre les températures Ar^ et ^r^* 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdites 30 conditions sont maintenues de telle manière que le pourcentage de recristallisation ne dépasse pas 60%. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que les conditions sont maintenues de telle manière que pratiquement aucune recristallisation ne se produise. 69 44245 12 2026729 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que la température de transition de la résilience à l'essai Charpy V-15 est nettement inférieure à =17,8°C, cette température 5 étant par exemple comprise dans la plage de -45,5 à -ÎSCC. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé par le fait qu'au moins une passe de réduction est effectuée à une température supérieure à la température Ar^. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, 10 caractérisé en ce que la réduction est obtenue par le laminage du bloc.