la présente invention concerne les matières fibreuses et des produits de remplacement pour celles-ci» Elle concerne particulièrement des perfectionnements partant d'une idée de base connue qui consiste à étirer dans une 5 seule direction un mince film non étiré de matière plastique, en particulier du polyéthylène ou du polyprqpylène, 4e manière à fibril-ler ce film, ou de manière qu'il puisse être facilement fibrillé par une manipulation ultérieure. L'étirage oriente les molécules dans la direction d'étirage,si bien que la matière fibreuse fi-10 brillée a une résistance suffisante pour la fabrication de produits textiles. Le principal intérêt d'un tel procédé est la possibilité de fabriquer des produits textiles ou analogues, par exemple des produits retors ou filés, directement à partir de la pellicule en supprimant la plupart des opérations connues utili-15 sées pour obtenir par filage un filé. La présente invention est la conséquence d'une découverte, bien que tous les modes de mise en oeuvre de l'invention ne l'utilisent pas, à savoir le fait étonnant qu'il est possible de régler les conditions dans lesquelles un matériau d'enduction par-20 . ticulaire approprié est appliqué sur un film dans un procédé du type qui vient d'être décrit, à savoir qu'on obtient une adhérence suffisante et une distribution à volonté.dudit matériau, sans gêner la fibrillation du film à un point tel que ladite fibrilla-tion ne puisse être convenablement - sinon pas du tout - mise en 25 oeuvre. Un procédé selon l'invention de traitement d'un film de ma- ■ tière plastique comprend l'application sur l'une ou les deux faces dudit film, quand il est étiré ou seulement en partie étiré, d'un matériau particulaire dans des conditions telles que dans 30 la région, ou les régions, d'application les particules soient partiellement enrobées dans le matériau du film et/ou adhèrent à celui-ci suivant une distribution choisie à volonté. La proportion dans laquelle lesdites particules sont enro-- bées et/ou collées au matériau du film peut être telle qu'elle 35 facilite leur rétention pendant un traitement ultérieur du film destiné à le fibriller. Plus particulièrement, un procédé de traitement selon l'invention d'un film de matière plastique comprend l'application d'un matériau particulaire suivant une distribution choisie à vo 71 29773 2 2102250 lonté sur au moins une région d'une face ou des deux faces, du film quand le matériau du film est non étiré ou seulement partiellement étiré, ou quand le matériau particulaire, ou les deux, sont ramollis par la chaleur à un point tel qu'il provoque l'en-5 robage partiel des particules du matériau dans la matière du film et/ou leur collage à celle-ci (mais sans qu'il y ait une proportion importante de particules qui forment des globules ou s'agglomèrent en formant une couche continue) dans une proportion qui, bien que n'empêchant pas une fibrillation ultérieure du 10 film, provoque la rétention, ou le maintien, des particules sur le film pendant et après la fibrillation. La matière du film peut être, par exemple, du polypropylène ou du polyéthylène et les particules peuvent être par exemple du polyéthylène, du Nylon ou de la craie. 15 L'expression "partiellement enrobées" utilisée,, se référant aux relations entre les particules et un film, signifie que les-dites particules sont seulement partiellement entourées par la matière du film. L'invention a des applications très intéressantes quand sa 20 mise en oeuvre doit être suivie d'une fibrillation, que les particules elles-mêmes restent présentes dans la matière fibreuse qui provient de la fibrillation ou que, simplement, l'effet de leur application persiste dans ladite matière fibreuse, la totalité ou la plupart des particules elles-mêmes étant alors sépa-25 rées de la matière du film à .un instant donné. Cependant, l'invention peut conduire à un produit intéressant en l'absence de fibrillation. On peut citer comme exemples de matériaux produits selon l'invention : 30 (a) des matériaux fibreux du type à deux constituants. Dans ce cas, les particules sont présentes dans le matériau fibrillé et peuvent, par exemple, avoir un point de fusion inférieur à celui de la matière du film, facilitant ainsi la liaison avec une étoffe non tissée préparée à partir du matériau fibrillé; 35 (b) matériaux fibrillés du type à un constituant. Dans ce cas, les particules ne sont plus présentes à la surface du matériau fibrillé, mais l'effet de leur mise en place subsiste, par exemple en ce qui concerne son influence sur la manière selon laquelle la fibrillation se produit, sur l'aspect ou le toucher du matériau fibrillé, etc.; 71 29773 3 2102255 (c) matériau non fibrillé. Oe matériau peut évidemment être constitué par un matériau des types (a) ou (b) avant la fibrillation, et ayant des propriétés intéressantes sous cette forme, par exemple sous forme de pellicule de matière plastique "papérisée" 5 c'est-à-dire transformée en une matière semblable à du papiera L'invention peut être mise en oeuvre de diverses manières et divers modes de mise en oeuvre particuliers, avec des variantes possibles, sont décrits ci-après à titre d'exemple, en se référant aux dessins schématiques annexés dans lesquels : 10 - la figure 1 représente schématiquement, en élévation laté rale, une première partie d'un mode de mise en oeuvre ; - la figure 2 représente schématiquement en élévation laté-rale une deuxième partie du même mode de mise en oeuvre ; - la figure 3 est une vue agrandie d'une partie de l'appa-15 reillage représenté sur les figures 1 et 2 ; - la figure 4 est une vue semblable à la figure 3 pour un deuxième mode de mise en oéuvre ; - la figure 5 est une vue semblable à la figure 3 pour un troisième mode de mise en oeuvre ; 20 - la figure 6 est une vue semblable à celle de la figure 3 pour un quatrième mode de mise en oeuvre ; et - la figure 7 est une vue semblable à celle de la figure 3 pour un cinquième mode de mise en oeuvre. Si l'on se réfère aux figures 1 à 3» une résine de polypro-25 pylène est extrudée à l'aide d'une extrudeuse 10 à trois zones, de 51 mm de diamètre, équipée d'une filière 11 en forme de fente étroite dont les dimensions sont 508 mm x 0,056 mm. Les températures dans les diverses zones de 1'extrudeuse sont les suivantes: Première zone 240°C Tête de la filière 270°C 30 ! Deuxième zone 250°C Troisième zone 260°C Lèvres de la filière 270°C L'extrudat, ou film extrudé 12 est coulé sur deux cylindres 13, 14 de refroidissement en acier inoxydable, dont la température superficielle est réglée par un thermos.tat en y faisant circu-35 1er de l'eau. Des moyens, non représentés, sont incorporés pour régler la température et le débit de l'eau. L'extrudat fondu est mis en contact intime avec le premier cylindre 13 de refroidissement en utilisant une râcle à air comprimé 15 qui dirige un courant d'air sur le film pour le mettre 71 29773 4 2102250 en contact par pression avec le premier cylindre 13» lorsqu'il s'éloigne des cylindres de refroidissement 13 et 14»' le film 12 est entraîné au contact d'une série de tiges 16 de mise sous tension et/ou d'extension, pour maintenir sa planéité et les 5 bords sont coupés par un mécanisme approprié. le film est entraîné à travers une étuve à air chaud entre deux groupes de cylindres d'entraînement 18, 19 dont le second groupe 19 tourne à une vitesse superficielle plus élevée. Le rapport de ces vitesses détermine le taux d'étirage et est en géné-10 ral de l'ordre de 8 : 1, tandis que la température de 1'étuve est maintenue à 150°C. Le film étiré passe ensuite dans un appareil fibrillateur 20 à rouleaux comportant des picots et la nappe, ou mèche, fibreuse 21 obtenue est recouverte par pulvérisation d'un apprêt néces-15 saire 22 et recueillie en 23. Avant la fibrillation par le fibrillateur 20, on applique des particules séparées sur l'une ou les deux surfaces du film. Ces particules sont appliquées avant que le film ait été étiré et elles sont appliquées sur le film alors que celui-ei 20 est encore à l'état fondu ou partiellement fondu, avant d'être refroidi par les cylindres de refroidissement. Comme l'indiquent les figures 1 et 3» la matière particulaire est distribuée à travers une série de trous ménagés à la partie inférieure d'une trémie vibrante 24, sur la surface du premier cylindre 13 de refroi-25 dissement. Les particules sont "captées" par le polymère partiellement fondu qui se trouve à la surface du film et sont partiellement enrobées dans la surface choisie lorsque le film se déplace le long du cylindre de refroidissement. La quantité de matière particulaire ne doit pas être telle qu'elle influe de façon 30 appréciable sur la vitesse de refroidissement du film (en intercalant une couche isolante entre lui et le rouleau de refroidissement) o On peut utiliser diverses matières particulaires pour communiquer des propriétés variées aux fibres obtenues. 35 Par exemple, on peut incorporer des particules colorées et celles-ci produisent des effets de couleur à la surface du film -par conséquent ces particules peuvent être toutes de même couleur ou avoir un certain nombre de couleurs différentes pour produire une couche superficielle multicolore. ?i 2vtn 5 2102250 Les particules peuvent être des granules d'un polymère à bas point de fusion, par exemple une poudre de polyéthylène de faible densité. Il est étonnant que même si l'on utilise des particules à point de fusion bas et si l'on doit porter 1'étuve 5 d'étirage à température élevée, on ne se heurte pas à des difficultés. On admet que l'air emprisonné dans la matrice de particules, telle qu'elle est, crée'1'isolement thermique nécessaire pour empêcher la fixation de particules formant des globules ir-rëguliers ou complètement agglomérés. En utilisant ces particu-10 les, on obtient dés fibres qui ont, sur au moins une partie de leur surface, une température de fusion plus bass.e que celle du reste, ce qui permet de lier entre elles les fibres par la chaleur, sous- la forme d'une étoffe non tissée, sans fondre la plus grande partie desdites fibres. Il importe que les granules res-15 tent sous forme de, ou puissent être séparés en,particules séparées ou tout au moins agissant séparément. Tout écart important, et en particulier irrégulier psr rapport à cet état de choses peut provoquer par ëxemple une rupture du film dans 1'étuve d'étirage ou une rupture du film dans le fibrillateur. L'essai qui ^ 20 permet de discerner si les particules sont ou non suffisamment préparées consiste à vérifier si elles gênent ou non de façon catastrophique l'opération d'étirage ou l'opération de fibrillation. Les particules peuvent être en une matière capable de prendre la teinture, par exemple de la poudre de Nylon, de manière à 25 produire des fibres qui sont, sur au moins une partie de leur surface, capables de prendre la teinture, par exemple dans le cas de• colorants acides classiques. Si les particules sont métalliques, par exemple l'aluminium, on peut obtenir ainsi des fibres ayant des caractéristiques ther-30 miques et électriques différentes, suivant la densité et/ou également la nature des particules sur l'une des surfaces ou les deux surfaces du film. Si ces particules sont en une matière hydrophile, par exemple de la poudre de cellulose ou de la caséine, les fibres obte-35 nues auront des caractéristiques anti-salissante et anti-stati-ques améliorées, comparées à des fibres semblables mais sans particules appliquées. Dans une variante représentée sur la figure 4, le matériau particulaire est injecté par une tuyère 30 de manière à former le 7i wn 6 2102250 courant d'air de la râcle à air comprimé et est dirigé, à partir de cette râcle, à peu près radialement sur le film lorsque ce film vient en contact avec la surface du premier rouleau de refroidissement. 5 Dans ce cas, les particules doivent avoir une forme et une dispersion telles qu'elles ne gênent pas le passage de l'air et, par ailleurs, ne bouchent pas l'orifice de sortie de la râcle, et ne doivent pas non plus avoir une masse telle que leur force vive déforme beaucoup le film fondu» 10 Une seconde râcle à air comprimé peut être incorporée dans le système, une de ces râcles servant à appliquer une pression sur le film pour le mettre en contact avec le cylindre, tandis que l'autre projette des particules dans le film fondu, ou partiellement fondu, de manière àl'enrob'er partiellement. 15 Les particules appliquées sur le film y restent jusqu'à la fin de l'opération de fibrillation et peuvent être présentes sur les fibres sensiblement dans le même état que sur le film. La figure 5 représente un autre agencement dans lequel les particules sont représentées à grande échelle et en petit nombre 20 pour plus de clarté. Oes particules sont projetées sur une courroie sans fin 35 en matière appropriée, par exemple ayant une surface siliconée, qui se déplace au contact de, et dans la même direction que le premier cylindre de refroidissement 13. Cette courroie est en contact intime avec le film partiellement fondu 25 12 et sert à l'appliquer sur le rouleau de refroidissement. Par conséquent, toute la matière qui était présente sur la courroie est partiellement enrobée dans le film. Elle ne gêne pas le refroidissement de ce film. Le dépôt des particules sur la courroie peut être réalisé 30 par une technique appropriée - par exemple en utilisant l'ensemble d'une trémie et d'un tamis vibrant alimenté simplement par gravité, ou par des procédés électrostatiques et il est possible de régler le dépôt de manière à pouvoir former un ensemble régulier ou irrégulier de particules à la surface du film. Cet ensem-35 ble doit persister pendant toutes les opérations (sauf, évidemment, lorsqu'il est aminôi . lors de l'étirage à chaud) et peut conduire par exemple à des effets de couleurs spéciaux avec un filé préparé à partir du film fibrillé, quand les particules sont par elles-mêmes colorées ou aptes à prendre la teinture. 71 29773 7 210225Ô La tension appliquée à la courroie sans fin 35 est destinée à régler le degré d'enfoncement des particules dans le fila. Cette courroie peut être réalisée par exemple en caoutchouc synthétique siliconé pour faciliter sa séparation du film refroi-5 di et durci. Dans un cas spécial, la courroie est remplacée par un rouleau débiteur 40 de film non orienté, comme l'indique la figure 6. Sur cette figure, on réalise un sandwich 41 en plaçant les 10 particules au milieu. Ces particules sont par conséquent protégées, par exemple, contre l'abrasion ou usure par frottement qui a de l'importance en ce qui concerne la résistance des fibres teintes ultérieurement au frottement. Un tel sandwich peut évidemment ne pas être limité à seulement deux couches» 15 La figure 7 représente un procédé très commode, et à préfé rer à plusieurs points de vue, d'application du matériau particulaire sur le film. Dans ce cas, le film 12 est extrudé en direction de l'intervalle entre le cylindre de refroidissement 13 et un cylindre 42 en caoutchouc -durci. Cet intervalle/soumis à une 20 pression, ce qui peut être réalisé par divers procédés commodes, par exemple par des moyens hydrauliques destinés à pousser le rouleau 42 vers le cylindre de refroidissement 13. Sur le côté du rouleau 42 diamétralement opposé au cylindre de refroidissement 13 se trouve un rouleau 43 de refroidissement tournant en 25 contact avec le rouleau 42. Une râcle 44 se trouve entre la verticale passant par l'axe du rouleau de caoutchouc 42 et celle passant par l'axe du cylindre 13 de refroidissement. Cette-râcle 44 forme, avec la surface du rouleau 42, un réservoir de matière particulaire 45 et son espacement de la surface du rouleau 42 est 30 téEL que les particules sont entraînées, à la concentration désirée, à la surface du cylindre 42 et partiellement encastrées dans le film 12 en partie fondu lorsqu'il vient en contact avec le cylindre 13 de refroidissement. L'invention sera mieux comprise en se référant aux exemples 35 particuliers ci-après décrivant sa mise en oeuvre. EXEMPLE 1 Une extrudeuse de 51 mm de diamètre, chargée de granules de polypropylène, alimente une filière en forme de fente étroite de 508 mm de long et dont les lèvres sont espacées de 0,056 mm. Le 71 29773 s 2102253 film extrudé est éloigné de manière à atteindre en même temps, ou presque en même temps, le premier cylindre de refroidissement d'un appareil classique à cylindres, refroidis par eau, destinés à refroidir le film coulé, et une courroie mobile sans fin de caout-5 chouc synthstique siliconé qui se déplace au contact du cylindre de refroidissement, dans la même direction que lui, et avec la même vitesse superficielle, à savoir 8,23 mètres/minute, voir figure 5. la température de l'eau est de 20°C à l'intérieur du cylindre de refroidissement et l'épaisseur du film, lorsqu'il ar-10 rive au contact du cylindre de refroidissement,est de 76,2 microns. Sur la courroie sans fin et avant que cette courroie ne vienne au contact de l'extrudat, de la poudre de polyéthylène, qui est débitée par une trémie vibrante avec un fond perforé de manière à obtenir une couche bien dispersée et. uniforme de parti-15. cules,est déposée sur la courroie sans fin. Ces particules ont des dimensions telles qu'elles passent au tamis de maille de 53 microns (norme anglaise). la courroie sans fin est en contact avec le rouleau de refroidissement sur un arc de 305 mm de long et pendant le passage 20 le long de cet arc est appliquée énergiquement contre le cylindre de refroidissement de manière à encastrer partiellement les particules dans l'extrudat. Après avoir parcouru cette distance au contact, l'extrudat est froid et à peu près complètement "durci" et la courroie est écartée, en laissant les particules 25 encastrées dans-le film, la largeur du film lorsqu'il quitte le cylindre de refroidissement est de 457,2 mm et ensuite on enlève le long de chaque bord une bande de film large de 12,7 mm, en le faisant passer à travers une série de lames de rasoir. le film est ensuite introduit dans une étuve d'étirage clas-30 sique à air chaud, à la température de 150°C, où il entre à 8,23 mètres/minute et d'où il sort à 66 mètres/minute et est par conséquent étiré dans le rapport 8. le film maintenant orienté est introduit dans un appareil de fibrillation à rouleaux à pointes qui, en utilisant un arc de 152,4 mm de long et un rapport de 35 fibrillation de 2 : 1, donne un produit fibreux comportant un réseau irrégulier et capable d'êtice converti en une nappe non tissée tandis que, sous cette forme, les particules fixées à la fibre sont fondues par la chaleur de manière à être liées à l'ensemble non tissé. Etant donné que les particules sont définiti 71 29773 9 2102250 vement associées à la fibre, c'est-à-dire sont collées à celle-ci, il n'y a pas de migration du polyéthylène fondu à l'intérieur de 1'ensemble non tissé et, par conséquent, la nappe ainsi obtenue a un toucher qui n'a pas été altéré. Bien que la température 5 de 1'étuve soit supérieure au point de fusion de la poudre de polyéthylène, . on a observé que les particules de polyéthylène n'ont pratiquement pas fondu lorsqu'elles sortent de 1'étuve, ce qui est peut-être dû à l'isolement thermique réalisé par l'air se trouvant entre les particules. 10 EXEMPLE 2 Le film extrudé (dans le présent exemple de 38,1 microns d'épaisseur) est éloigné de manière à atteindre en même temps ou presque en même temps le premier cylindre de refroidissement et un second film de polyéthylène qui se déplace et provient d'un 15 rouleau débiteur, voir figure 6. Ce second film a également 38,1 microns d'épaisseur et est recouvert par des particules comme décrit ci-dessus. L'extrudat, les particules et le second film ne sont pas séparés mais au contraire maintenus associés par l'étirage à chaud 20 et la fibrillation. On utilise dans cet exemple une poudre de Ny-- Ion à la place de la poudre de polyéthylène. La fibre obtenue est en fait une fibre à deux constituants comportant un noyau de particules de Nylon entouré d'une gaine de polypxopylène. Après fibrillation, la fibre est teinte dans un bain de tein-25 ture contenant un colorant dispersé utilisable avec le Nylon, et on obtient une fibre colorée ayant une bonne résistance à l'usure par frottement. Le colorant pénètre dans le film de manière à atteindre le Nylon et la couleur du nylon teint est visible à travers les films. 30 EXEMPLE 3 On utilise dans cet exemple l'appareil de la figure 7. On introduit dans 1'extrudeuse de 51 mm de diamètre des granules de polypropylène qui aboutissent à une filière en forme de fente de 508 mm de longueur, tandis que ses lèvres sont écartées 35 de 0,056 mm. Le film extrudé est amené dans l'intervalle entre le cylindre de refroidissement et le rouleau de caoutchouc. La température du cylindre de refroidissement est de 50°C, et celle d'un second cylindre de refroidissement de 20°C. En aval de la râcle, sur la surface du rouleau de caoutchouc, on dépose une ré- 71 29773 10 2102250 serve de craie sous forme de particules qui doivent passer au tamis de maille de 76 microns. La râcle est placée à 0,019 mm de la surface du rouleau de caoutchouc. Le cylindre de refroidissement et le rouleau de caoutchouc tournent dans des directions 5 opposées avec des vitesses superficielles de 8,23 mètres/minute. Le rouleau de caoutchouc est appliqué énergiquement contre le cylindre de refroidissement de manière que les particules qui passent au-delà de la râcle soient partiellement encastrées dans l'extrudat. Après ce contact, l'extrudat est froid et est presque 10 complètement durci. La largeur du film sortant des cylindres de refroidissement est de 457,2 mm et 1,27 ma sont rognés sur chaque bord par des lames de -rasoir convenablement montées. On fait ensuite passer le film à travers une étuve et un appareil de fibrillation à rouleau muni de picots, semblable à ce-15 lui décrit dans l'exemple 1 et avec les mêmes caractéristiques de fonctionnement. Le produit fibreux qui sort de l'appareil de fibrillation est utilisable comme fibre textile et est supérieur au produit préparé sans application de craie, ^ette supériorité a pour ori-20 gine non seulement un certain matage par ladite craie lorsqu'elle reste en place, mais aussi une amélioration du nombre de deniers des fibres et de la répartition de ce nombre de deniers, les fibres étant plus fines tandis que leur diamètre ne varie plus - qu'en d'étroites limites. Par ailleurs, les fibres sont moins 25 "poilues", la pilosité étant une caractéristique, en général indésirable, des matières fibrillées connues. On notera que, en général, la plus grande partie, sinon la totalité, de la craie disparait pendant le passage du film en direction de lfétuve et à travers celle-ci ainsi qu'à travers l'ap-30 pareil de fibrillation. Sa "cicatrice" est cependant suffisante pour lui communiquer les avantages mentionnés (bien que le matage diminue proportionnellement à la quantité de craie qui a disparu) et qui, comme on le pense, ont pour origine l'amorçage de fissures provoquées par des crevasses pendant la fibrillation. 35 On peut utiliser des particules dures en une autre matière que la craie. En fait, on peut employer du sable et on peut le projeter par un.violent courant d'air sur le film. On a observé que, lorsqu'on opère selon le présent exemple, on obtient encore d'autres avantages. Un de ces avantages est la 71 29773 ii 2102250 dicaimition importante et étonnante de la force nécessaire pour étirer le film. Un autre avantage est l'élimination de la difficulté à laquelle on se heurtait lorsque l'appareil de rognage des bords s'émoussait quelque peu à cause de l'usure. Cette difficul-5 té était la suivante : Pour une raison mal définie, quand l'appareil de rognage était émoussé, le film tendait à se déchirer dans la zone d'étirage - en fait dans 1'étuve - ce qui provoquait des difficultés et un arrêt de la production. Ces difficultés sont même encore plus graves dans les cas où, non seulement on rognait 10 les bords, mais aussi on découpait le film en un certain nombre de bandes. Chose étonnante, on a observé que la tendance aux déchirures était faible ou nulle en opérant de la manière décrite ci-dessus dans le présent exemple. EXEMPLE 4 15 On opère dans le présent exemple comme dans l'exemple 3, sauf que les opérations de fibrillation et d'étirage sont suprri-mées, qu'on utilise du polyéthylène à la place du polypropylène et qu'on emploie à la place de la craie une poudre d'argile et de cellulose. Le produit final est un film de polyéthylène utilisa-20 ble et "papérisé". La cellulose donne au produit un caractère hydrophile réduisant ainsi les risques d'apparition de charges électrostatiques. La surface ainsi enduite absorbe l'encre ainsi que d'autres matières utilisables pour l'écriture et l'impression. On peut employer, comme produit de remplacement, de l'argile 25 et de la cellulose, ou bien de l'argile et une matière thermoplastique appropriée. Dans ce cas, après la formation du dépôt, une opération de calendrage à chaud fond le constituant thermoplastique de la poudre (qui a un point de fusion inférieur à celui du film) et le fritte avec l'argile, ce qui améliore la liaison des 30 particules entre elles et au film. Le film peut être poli après enduction, comme cela est courant dans l'industrie du papier. On notera que l'opération d'étirage est supprimée dans le présent exemple. Cependant, une orientation peut être nécessaire 35 dans certains cas. Si c'est le cas, c'est probablement l'orientation bi-axiale bien connue, et elle doit être mise en oeuvre alors que le revêtement est encore particulaire - c'est-à-dire avant tout frittage ou opération analogue. Dans le cas où l'on désire obtenir un enduit plus épais en 71 29773 12 '2102250 mettant en oeuvre la présente invention, si nécessaire» cela ne présente aucune difficulté, on peut procéder à une enduction additionnelle ultérieure par n'importe quel procédé approprié choisi, et l'enduit obtenu grâce à la présente invention constitue 5 un bon moyen pour fixer cet enduit additionnel au film. On observera que les exemples donnés ci-dessus concernent chacun des trois types de matières mentionnés précédemment dans le présent mémoire descriptif. C'est ainsi que dans les exemples 1 et 2, on considère une matière fibreuse du type à deux consti-10 tuants, dans l'exemple 3 on considère une matière fibrillésdu type à un constituant et dans l'exemple 4 on considère une matière non fibrillée. L'invention n'est évidemment pas limitée aux caractéristiques particulières décrites dans le mémoire descriptif ci-dessus 15 associées aux dessins, ou dans les exemples ci-dessas. Par exemple, on peut appliquer des particules sur les deux faces du film, ou bien on peut appliquer les particules de manière à former un dessin, en les appliquant sur certaines régions du film et non sur d'autres, ou bien en les appliquant en faisant varier la den-20 sité sur les différentes parties du film. Quand l'équipement de coulée avec cylindres de refroidissement n'est pas disponible, on peut faire passer un film déjà obtenu à travers un intervalle chauffé entre deux cylindres pour appliquer la matière particulaire. Comme on l'a laissé entendre ci-dessus, dans certains mo-25 des d'exécution,•ce sont les particules et non le film qui sont fondues. Par ailleurs, dans certains modes d'exécution où l'on u-tilise un extrudat filmogène fondu, il peut être plus facile de réaliser l'adhérence nécessaire des particules alors que ces dernières sont chaudes,étant donné que cela contribue à mainte-30 nir l'extrudat à l'état liquide jusqu'à ce que les particules soient solidement enfoncées. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans 35 sortir du cadre de l'invention. 71 29773 13 2102250 REVENDICATIONS 1. - Procédé de traitement d'un film de matière plastique, caractérisé par le fait qu'on applique sur l'une ou les deux surfaces d'un film - quand il n'est pas étiré ou est seulement par- 5 tiellement étiré - uhe matière particulaire dans des conditions telles que dans la zone, ou les zones, d'application, lesdites particules sont partiellement enrobées dans la matière du film et/ou sont collées à celui-ci avec une distribution choisie. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le 10 fait que les particules sont enrobées dans, ou collées à la matière du film, dans une proportion telle que leur rétention est facilitée au cours des traitements ultérieurs du film en vue de fibriller ce dernier. 3. - Procédé de traitement d'un film de matière plastique, 15 caractérisé par le fait qu'on applique une matière particulaire avec une distribution choisie sur au moins une partie de l'une ou des deux surfaces dudit film quand il n'est pas étiré ou est seulement partiellement étiré, la matière du film ou la matière particulaire, ou bien les deux, étant fondues à une température 20 telle qu'il est possible d'enrober en partie lesdites particules dans la matière du film et/ou de. les coller à celui-ci (umais sans qu'une forte proportion desdites particules forme des globules ou s'agglomère en formant une couche continue) dans une proportion telle que bien qu'une fibrillation ultérieure du film ne • 25 soit pas empêchée, lesdites particules soient retenues à la surface du film pendant et après la fibrillation. 4. - Procédé selon la revendication 3» caractérisé par le fait qu'il comprend une opération ultérieure de fibrillation du film. 30 5o - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que lesdites particules sont également constituées par une matière plastique. 6. - Procédé selon la revendication 5» caractérisé par le fait que la matière des particules fond à une température plus 35 basse que la matière du film. 7. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'il comprend l'opération supplémentaire d'obtention d'une 71 29773 h 2102250 matière non tissée à partir du film fibrillé et qu'on chauffe la dite matière non tissée à une température à laquelle la matière . des particules fond tout au moins en partie, mais qui est inférieure à la température de fusion de la matière du film, de ma-5 nière que les fibres de la matière non tissée soient fixées les unes aux autres en étant liées par la matière des particules. 8. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les particules sont des particules métalliques. 9. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le 10 fait que les particules ont une couleur (ou plusieurs couleurs), différente(s) de celle du film. 10. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que lesdites particules ont une aptitude à prendre la teinture différente de celle du film. 15 11. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que lesdites particules sont hydrophiles. 12. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 11, caractérisé par le fait qu'un second film de matière plastique est appliqué sur la face du film originel, sur laquelle les-20 dites particules ont été appliquées. 13» - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites particules sont des particules de craie. 14. - Procédé selon la revendication 3» caractérisé par le fait qu'il comprend l'opération additionnelle de fibrillation du 25 film. 15» - Procédé selon la revendication 14, caractérisé par le fait que tout au moins la plus grande partie des particules sont séparées du film par l'opération de fibrillation. 16. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le 30 fait que les particules ont une nature telle et sont appliquées sur le film d'une manière telle qu'elles sont en partie enrobées dans ce film, mais sans y adhérer. 17. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites particules comportent au moins une proportion 35 importante de particules d'argile et sont appliquées de telle manière qu'elles adhèrent de façon permanente au film. 18. - Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait que lesdites particules comprennent des particules d'argile et des particules de cellulose. 11 29773 is 2102250 19» - Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait que lesdites particules comprennent des particules d'argile et des particules d'une matière thermoplastique ayant une température de fusion inférieure à celle du film. 5 20. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 à 19» caractérisé en ce qu'il comprend l'opération additionnelle de calendrage du film. 21. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 à 20, caractérisé par le fait qu'il comprend l'opération addition-10 nelle d'orientation bi-axiale du film après l'application des particules et avant toute opération ultérieure. 22. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 à 21, caractérisé par le fait qu'il comprend l'application additionnelle consistant à appliquer un autre produit d'enduction absor- 15 bant l'encre ou. une matière d'impression sur ledit film. 23. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 22, caractérisé par le fait que la matière du film est du polypro-pylène. 24. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 20 22, caractérisé par le fait que la matière du film est du polyéthylène. 25. - Appareil destiné à traiter de manière continue un film de matière plastique, caractérisé par le fait qu'il comprend une extrudeuse pour extruder le film, une série de cylindres de re- 25 froidissement entre lesquels le film extrudé est introduit directement après sa formation et des moyens pour appliquer une matière particulaire sur ledit film au moment où il est introduit entre lesdits cylindres de refroidissement, de manière que lesdites particules soient partiellement enrobées dans la matière du film et/ 30 ou adhèrent à celle-ci suivant une distribution choisie à l'avance. 26. - Appareil selon la revendication 25, caractérisé par le fait qu'il comprend de plus une étuve dans laquelle on introduit le film refroidi ainsi que des moyens pour étirer le film lorsqu' il passe à travers ladite étuve. 35 27. - .Appareil selon la revendication 26, caractérisé par le fait qu'il comprend par ailleurs un appareil de fibrillation dans lequel on introduit le film étiré. 28. - Appareil selon la revendication 27, caractérisé par le fait que ledit appareil de fibrillation est un fibrillateur à cy-40 lindre muni de pointes» 71 29773 16 2102250 29» - Appareil selon l'une quelconque des revendications 25 à 28, caractérisé par le fait que lesdits moyens destinés à appliquer une matière particulaire sur ledit film comprennent un rouleau dur qui-forme un intervalle sous une pression supérieure à 5 la pression ambiante avec le premier cylindre de refroidissement et une râcle placée à une certaine distance de la surface dudit rouleau dur de telle manière qu'elle forme, associée à la surface du premier cylindre de refroidissement, un réservoir pour la matière particulaire, qui est entraînée à partir de ce dernier par 10 la rotation dudit rouleau au-delà de la râcle en direction de l'intervalle entre le rouleau et le premier cylindre de refroidissement, et 1'extrudeuse est disposée de manière à diriger le film extrudé en direction dudit intervalle et à travers celui-ci. 30. - A titre de produit industriel nouveau, une matière ea-15 ractérisée par le fait qu'elle est obtenue par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 24.