L'invention concerne un procédé visant à diminuer l'émission de substances organiques par les usines de cellulose0 Ces dernières années, la pollution des lacs, des cours d'eau, des eaux chatières et même de la haute mer par les émissions des usines de cellulose est devenue de plus en plus importante. Actuellement, les lessives provenant des lessiveurs des usines de cellulose sont elles-mêmes employées dans une mesure toujours croissante comme combustibles et à d'autres usages utiles. Toutefois, les eaux de lavage diluées provenant des installations de lessivage de copeaux et d'épuration de pâte, par exemple, sont encore déchargées dans le milieu récepteur. En outre, toute la lessive résiduaire et l'eau de lavage des usines de blanchiment sont normalement déversées dans l'environnement. 11 a été suggéré antérieurement d'éliminer de ces liquides les substances colorées, principalement la lignine, au moyen d'un échangeur d'ions de type faiblement basique et de régénérer l'échangeur d'ions en l'éluant avec une solution alcaline que l'on évapore ensuite et que l'on brûle.Toutefois, les ions chlorure des lessives résiduaires de blanchiment sont fixés très fortement par l'échangeur d'ions et, pour éviter une concentration excessive de chlorure-dans l'éluat, il est nécessaire de soumettre les ions chlorure à un processus d'élution séparé, par exemple au moyen de sulfate de sodium, ou bien d'effectuer ce qu'on appelle l'activation de l'échan- geur d'ions, ce qui veut dire que l'on convertit celui-ci en forme bisulfite, avant de mettre l'eau résiduaire en contact avec l'échangeur d'ions. A cause de ces mesures, le coût des agents chimiques employés est très élevé et, en outre, cela empAche la récupération de tous les autres ions présents dans les lessives résiduaires et fixés plus faiblement que le chlorure.Pendant un processus d'élution par le sulfate de sodium, ces ions, dans la mesure où ils ont été retenus par l'échangeur d'ions, sont présents dans l'éluat qui est évacué Par conséquent, le procédé de purification est en grande partie limité 4 l'élimination de la lignine, D'autres substances, par exemple des acides organiques formés par les hydrates de carbone, comme l'acide formique, l'acide glycolique, le#s acides aldoniques, les acides uroniques et les acides sacchariniques, sont évacues dans l'environnement.Ainsi qu'il est évident par des articles publiés à ce sujet, le procédé convient aux déchets provenant du stade d'extraction dans les usines à sulfate, mais il ne convient pas à d'autres déchets provenant du département de blanchiment d'une usine 4 sulfate. Toutefois, dans le cas d'une usine à sulfate, la majeure partie des substances colorées sont tirées des déchets du stade d'extraction et, dans le cas d'usines à sulfate où les eaux réceptrices sont seulement sensibles aux substances colorées, le procédé a des avantages évidents. Toutefois, la majeure partie des substances organiques provenant du département du blanchiment passe par le système d'évacuation de déchets, lorsqu'on applique ce procédé, malgré le coût très élevé de la pratique du procédé.Dans le cas des usines à sulfite, l'effet est inférieur, notamment parce qu'une grande quantité de la lignine est normalement obtenue à d'autres stades. On peut aussi utiliser des résines d'adsorption dépourvues de propriétés d'échange d'anions pour éliminer des produits aromatiques tels que la lignine et les produits de dégradation de celleci. On a proposé depuis longtemps d'utiliser des résines poreuses du type qui contient des groupes hydroxyle phénoliques pour séparer l'acide lignine sulfonique d'autres composés non adsorbables dans la lessive résiduaire au sulfite, ces résines étant utilisées à l'échelle du laboratoire pour la décoloration de lessives résiduaires de blanchiment. On a signalé des résultats positifs, mais, pourtant, il ne semble pas, d'après la littérature, que des essais aient été effectués sur une grande échelle. La raison principale semble être que l'effet de purification obtenu n'est pas considéré comme justifiant la dépense engagée.En outre, ce procédé ne rend pas inoffensifs les produits de dégradation des hydrates de carbone. L'invention a pour objet un procédé de purification des eaux résiduaires des usines de cellulose pour l'élimination de substances organiques par sorption sur des polymères insolubles dans l'eau, de préférence des polymères réticulés, et pour l'utilisation de ces substances, procédé caractérisé par le fait que l'on met en contact une portion de l'eau résiduaire ayant une faible teneur en anions minéraux tels que les anions sulfate et chlorure et appelée frac tionA avec un ou plusieurs échangeurs organiques d'anions pour éliminer principalement de cette fraction les acides organiques, leurs anions et les non-électrolytes organiques adsorbables, que l'on met en contact une autre portion de l'eau résiduaire appelée fraction B et ayant de préférence une haute teneur en chlorure, par exemple une eau résiduaire provenant de stades de chloration et de blanchiment au dioxyde de chlore, avec une résine adsorbante de structure telle#que les composés aromatiques soient adsorbés tandis que les ions chlorure restent dans la solution, et qu'après le stade de sorption, on régénère l'échangeur d'anions- avec une solution contenant de l'alcali actif et qui, avant ou de préférence après le processus de régénération, est utilisée totalement ou partiellement pour la désorption de substances absorbées -sur la résine adsorbante. Le procédé selon l'invention assure un effet de purification bien meilleur que tous les procédés susdits, pour un prix de revient étonnament inférieur à celui de ces procédés connus. En outre, la majeure partie des substances organiques peut servir utilement, par exemple de combustible0 Normalement, un ou plusieurs stades d'extraction alcaline ou de raffinage alcalin, par exemple de raffinage au moyen d'alcali chaud et plus rarement d'alcali froid, sont inclus dans un processus de blanchiment ou précèdent celui-ci. On les appellera ci-après stades E. Si un stade E précède un stade de blanchiment dans lequel on utilise un agent de blanchiment chloré, l'eau résiduaire du stade E peut être pratiquement exempte aussi bien de chlorure que de chlore en combinaison organique.Cela est particulièrement approprié lorsqu'on blanchit une pâte au sulfite, cas où l'on obtient en un premier stade E une délignification marquée, l'élimination de la résine et la dissolution des hydrates de carbone, et où le risque de corrosion par introduction de chlorure dans le système de récupération est beaucoup plus grand que dans les procédés où les liqueurs sont plus alcalines. L'eau résiduaire d'un tel stade E peut être incorporée à la fraction A selon l'invention0 Cette eau résiduaire peut aussi contenir avantageusement des résidus de lessives résiduaires de lessiveur, par exemple de lessive résiduaire au sulfite cu de liqueur noire, la récupération de celle-ci étant intégrée au processus de récupération selon l'invention. Ce procédé convient particulièrement lorsqu'une section d'épuration dite fermée est placée entre le lessiveur et le stade E, mais il peut aussi être utilisé si la pâte n'est pas épurée avant le stade E ou est épurée dans une section d'épuration classique. L'intégration de la récupération des résidus de lessive procure des avantages particuliers lorsque le premier processus de traitement chimique apres le lessiveur comporte un stade E ou un autre stade de traitement sans agent de blanchiment chloré, par exemple un stade de blanchiment à l'oxygène. Toutefois, on peut l'utiliser avantageusement aussi quand le premier stade comporte des agents de blanchiment chlorés. Même lorsque le stade E se situe après un stade de traitement par un agent de blanchiment chloré tel que le chlore et les oxydes de chlore, par exemple le dioxyde de chlore, la lessive résiduaire provenant du stade E selon l'invention peut être normalement incluse totalement ou partiellement dans la fraction A. En pareil cas, il est approprié d'utiliser des moyens connus pour maintenir la teneur en chlorure de l'eau résiduaire à un faible niveau, par exemple par lavage et pression avant le stade E et/ou en utilisant du dioxyde de chlore au stade qui précède le stade E et, quand on utilise du chlore, de régler les conditions de façon telle que la teneur en chlore soit aussi faible que possible au stade E qui suit. Selon un mode d'exécution préférentiel, la fraction A contient dé l'eau résiduaire provenant d'un stade de blanchiment alcalin dans lequel on utilise un processus d'oxydation. Des exemples de stades de blanchiment de ce genre comprennent le blanchiment à l'oxygène et à l'alcali et les stades comportant des additions de peroxydes ou autres composés peroxygénés ou les stades de blanchiment classiques utilisant du peroxyde. Il est particulièrement approprié d'utiliser un processus de blanchiment à l'oxygène et à l'alcali comme premier stade de blanchiment après le lessiveur et d'incorporer à la fraction A la totalité ou une partie de la lessive résiduaire de ce stade.Selon un mode d'exécution particulièrement approprié, on utilise la lessive résiduaire du processus de blanchiment à l'oxygène et à l'alcali pour déplacer de la lessive résiduaire de lessivage, de manière en elle-même connue, tandis que l'on incorpore à la fraction A une autre portion qui peut avoir une moindre concentration.On peut facultativement renvoyer une certaine quantité de liqueur résiduaire au stade de blanchiment proprement dit, de sorte que la teneur en substance sèche est aussi élevée que possible, Grâce à un tel procédé, on peut effectuer de façon pratiquement complète la récupération, de substance sèche du stade de blanchiment à l'oxygène, tandis que dans le cas des procédés antérieurement connus, la récupération n'est efficace qu'à environ 50 %,si l'on effectue le processus de récupération uniquement en déplaçant la lessive résiduaire de lessivage. Comme on lta dit plus haut, on traite la fraction A par un échangeur d'anions pour en éliminer les acides organiques et les non-électrolytes. Il est connu que des composés à poids moléculaire très élevé, par exemple un acide lignine sulfonique à poids moléculaire élevé, s'adsorbent très mal ou éventuellement pas du tout sur des échangeurs d'anions sous forme de gel présentant un degré élevé de réticulation (échangeurs d'ions "non poreux").Pour permettre l'adsorption de ces composés, il faut que l'échangeur d'anions contienne des pores de dimensions telles que les composés à poids moléculaire élevé puissent pénétrer dans le polymère solide, On connatt plusieurs types d'échangeurs d'anions poreux qui se trouvent dans le commerce sous la désignation d'échangeurs d'anions macroporeux ou macroréticulaires, Si l'on désire éliminer les substances organiques de la fraction A en un seul stade et obtenir une adsorption pratiquement complète des produits à poids moléculaire élevé, il faut utiliser un échangeur d'anions de forte porosité.Toutefois, on a trouvé que, lorsqu'on les utilise selon l'invention, les échangeurs d'anions fortement poreux ont une courte durée utile en comparaison d'autres échangeurs d'anions classiques sous forme de gel et d'échangeurs d'anions peu poreux, mais que l'effét de purification obtenu avec Ces derniers types n'est pas satisfaisant lorsque les exigences sont élevées quant à l'élimination de la couleur. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, on traite la fraction A aussi bien par des échangeurs d'anions que par une résine adsorbante. On obtient ainsi des avantages notables non seulement en ce qui concerne l'élimination de couleur mais, de façon surprenante, aussi en ce qui concerne l'économie du procédé0 En pareil cas, on peut utiliser avantageusement des échangeurs d'anions sous forme de gel et des échangeurs dtions poreux ayant une porosité faible ou modérée, Le traitement par la résine adsorbante s3effec- tue normalement avant le traitement par des échangeurs d'anions0 De cette manière, la durée utile de l'échangeur d'anions est consi dérablement augmentée0 Le processus de traitement donne cependant des résultats similaires de purification si l'on utilise la résine adsorbante après l'échangeur d'anions. Lorsque les exigences de purification sont très élevées, on utilise une première résine d'adsorption avant l'échangeur d'anions et on utilise une deuxième résine d'adsorption, de préférence d'un type différent, après l'échangeur d'anions. Un avantage particulier assuré par ce mode d'exécution est que 1'éluat donné par la régnération de l'échangeur d'anions peut servir à régénérer la résine adsorbante. La fraction A traitée comme ci-dessus par un échangeur d'anions et facultativement une résine d'adsorption peut servir totalement ou partiellement à préparer la lessive de lessivage, la lessive de blanchiment ét/ou servir de lessive de lavage, ou bien fournir ou remplacer 1'eau d'une autre façon dans une partie quelconque du processus de fabrication. Dans certains cas, il est important économiquement de récupérer des cations métalliques, de préférence des ions sodium, présents dans l'eau résiduaire ou d'éviter que ces cations métalliques ne soient déversés dans l'environnement. On peut y procéder en mettant en contact une eau résiduaire traitée, de préférence traitée par des échangeurs d'anions, avec un échangeur de cations sous la forme hydrogène (forme acide libre) pour éliminer des cations métalliques, par exemple des ions sodium. Afin que la fabrication A puisse être purifiée efficacement, il est avantageux pour certains types d'échangeurs d'ions, de préférence du type faiblement basique. d'abaisser le pH en dessous de 9. C'est aussi le cas lorsqu'on traite l'eau résiduaire par une résine d'adsorption selon l'invention. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, on abaisse le pH de la fraction A entre 1 et 8, avantageusement entre 2 et 7 et de préférence entre 2 et 4, avant le processus de traitement selon l'invention. On peut avantageusement abaisser le pH en incorporant des lessives acides, par exemple des lessives résiduaires acides de lessivage diluées telles qu'une eau de lavage provenant d'un processus de lessivage au sulfite, des solutions contenant du S02 et/ou de l'acide acétique, telles vue des condensats, On peut aussi utiliser un processus de traitement au moyen d'anhydride carbonique et de solutions provenant de stades de blanchiment à l'acide, par exemple de stades de blanchiment au dioxyde de chlore.Ou encore, pour abaisser le pli, on peut mettre la fraction A en contact avec un échangeur de cations sous la forme hydrogène, de préférence du type acide carboxyliqueo On peut aussi utiliser des échangeurs d'ions du type acide sulfonique, de préférence dans les usines 4 sulfite basées sur le sodium où l'on élue les ions sodium et où on les utilise pour la préparation d'acide, de manière en elle-meme connue.On a trouvé particulièrement avantageux d'effectuer le traitement par des échangeurs de cations en deux stades (1) avec des échangeurs de cations du type carboxylique sous la forme acide libre, (2) avec des échangeurs de cations du -type sulfonique sous la forme H Que les échangeurs de cationa du type carboxylique soient utilisés seuls ou en combinaison avec d'autres modes d'abaissement du pH, il est approprié d'effectuer le processus de régénération avec de l'eau contenant du C02 sous pression et on utilise avantageusement la solution de bicarbonate obtenue pour compenser en partie les pertes de sodium et d'eau dans le processus de fabrication, par exemple dans le lessiveur, dans le système de lavage, le système de récupération de produits chimiques ou le système de blanchiment. Dans une usine à sulfite basée sur le sodium, le mode d' exé- cution utilisant une forte acidification de la fraction A, par exemple à un pH égal ou inférieur à 2, suivie d'un traitement utilisant des échangeurs d'anions du type faiblement basique, fournit un moyen rationnel et efficace de rendre inoffensive la substance organique de la fraction A et, simultanément, d'utiliser cette substance. En pareil cas, on effectue l'acidification au moyen d'un échangeur de cations, de préférence du type carboxylique, et on régénère l'échangeur de cations au moyen d'une solution aqueuse contenant du S021 les ions sodium élués étant envoyés au système d'acide de l'usine. Dans une usine à sulfate, on peut pratiquer ce procédé en effectuant la régénération des échangeurs de cations, par exemple au moyen de solutions acides# que l'on obtient en'lavant des gaz résiduaires, facultativement mélangées à de l'acide, par exemple à de l'acide sulfurique résiduaire provenant d'un processus de fabrication de dioxyde de chlore et/ou de processus de fabrication d'alcalis chlores. On peut utiliser d'autres solutions acides telles que l'acide chlorhydrique ou l'acide acétique. Quel que soit le type d'usine dont il s'agit, il faut adapter le procédé de traitement aux exigences de la purification et au coût de l'énergie ainsi qu'aux pertes d'agents chimiques (principalement de sodium et de soufre) qu'il est nécessaire de couvrir pendant le processus de fabrication. Plus les ions sodium et autres cations métalliques sont éliminés efficacement par échange de cations, plus on peut effectuer efficacement l'adsorption d'acides organiques au moyen d'un échangeur d'anions faiblement basique. Quand les exigences de purification sont maximales, c'est-àdire quand il faut éliminer pratiquement complètement la substance organique de la fraction A, il est possible d'utiliser un échangeur d'anions fortement basique. Ce procédé convient particulièrement dans les cas où l'on ne dispose pas d'acides pour régénérer un échangeur de cations ou dans les cas où l'on ne dispose pas suffisamment d'acides peu coûteux. L'inconvénient principal d'un échangeur d'anions fortement basique est qu'il nécessite un excès considérable d'alcali pour le processus de régénération. Selon le procédé de l'invention, on résout ce problème en utilisant l'éluat de l'échangeur d'ions pour régénérer la ou les résines d'adsorption. Il est souvent avantageux de combiner l'utilisation d'un échangeur d'anions fortement basique et celle d'un échangeur d'anions faiblement basique, l'éluat de l'échangeur d'anions fortement basique servant normalement à éluer l'échangeur d'anions faiblement basique et l'élut de l'échangeur d'ions faiblement basique servant à régénérer la résine d'adsorption. Dans le cas d'un processus de traitement utilisant 1'échangeur d'anions faiblement basique, on élimine les ions sodium de la solution au moyen d'un échangeur de cations, par exemple selon l'un des procédés susdits.On peut utiliser les échangeurs d'anions faiblement basiques décrits plus haut à propos de l'adsorption de lessive résiduaire au sulfite et de substances colorées contenues dans les déchets d'une section de blanchiment, La structure de ces échangeurs d'anions faiblement basiques n'est pas connue en détail et bien des choses indiquent que l'adsorption de nombreuses substances, par exemple celles qui contiennent des groupes phénoliques, n'est pas le résultat d'un simple échange d'ions, mais qu'il se produit d'autres interactions d'importance déterminante. Des échangeurs d'ions appropriés du type envisagé sont décrits dans la littérature et se trouvent dans le commerce, par exemple sous les appellations commerciales "Amberlite" et 1Duolite1. Dans un mode d'exécution préférentiel, on divise la fraction A en deux sous-fractions, une première sous-fraction ayant une très faible teneur en chlorure (par exemple uneliqueur provenant d'un stade E ou d'un stade de blanchiment à l'oxygène que l'on a incorporée avant de traiter la pâte par des agents contenant des chlorures) et une deuxième sous-fraction ayant une plus forte teneur en chlorure (provenant par exemple d'un stade E après un stade de chloration ou de traitement par do2). On soumet la première sous-fraction à un processus de traitement par un échangeur d'anions fortement basique sous la forme hydroxyde pour retenir les acides organiques.On traite la deuxième sous-fraction par un échangeur d'anions faiblement basique, de préférence après l'acidification ou après l'un des procédés susdits0 Selon les modes d'exécution dans lesquels on utilise un échangeur d'anions faiblement basique, il est possible, si nécessaire, d'effectuer ce qu'on appelle une activation de l'échangeur, de manière à diminuer la proportion de chlorure de manière en elle#mAeme connue, ou d'effectuer une élution des ions chlorure dans une fraction séparée, si nécessaire, par exemple pour tenir compte des risques de corrosion0 Les résines d'adsorption utilisées peuvent être des types employés antérieurement pour l'adsorption de lignine, ou bien d'autres types de résines d'adsorption qui, autant que l'on sache, n'ont pas été utilisés à cet effet mais conviennent à l'adsorption de composés non polaires et/ou de composés aromatiques à partir de solutions aqueuses diluées. La résine d'adsorption constitue normalement un polymère réticulé à liaison covalentes, bien que lton puisse utiliser autres polymères insolubles dans l'eau. Il est particulièrement indiqué d'utiliser un polymère réticulé contenant des groupes accepteurs de protons, par exemple des groupes ester et/ou carbonyle, On peut augmenter la propriété de fixation de protons de composés chimiques de ce type en préparant synthétiquement les composés de façon telle que 1'atome d'azote soit placé au voisinage des groupes ester et/ou carbonyle, par exemple de façon telle que l'atome d'azote soit lié au même atome de carbone que l'oxygène du groupe carbonyle. On obtient des résultats particulièrement avantageux lorsqu'on utilise une résine d'adsorption contenant un noyau hétérocyclique qui comprend un ou plusieurs atomes d'azote. Des exemples de ces groupes sont les groupes pyrrolidone. Comme exemple de résine d'adsorption de ce type, on peut mentionner la polyvinylpyrrolidone. L'agent de réticulation utilisé peut être le divinylbenzène. Des résines de ce type sont vendues sous la marque commerciale "Polyclar". On obtient un résultat particulièrement avantageux avec des résines macroporeuses. La préparation de ce type de résine est bien connue par la littérature concernant la préparation d'échangeurs d'ions macroporeux et macroréticulaires et plusieurs types de résines macroporeuses se trouvent dans le commerce sous la désignation "Amberlite XAD"o Une résine de ce genre, "Amberlite XAD-8", qui contient des groupes ester liés à une résine d'acrylate, a été trouvée particulièrement appropriée à la purification de la fraction B et aussi, après acidification de la fraction A par un échangeur de cations, à l'élimination des produits aromatiques de la fraction A, avant le traitement par un échangeur d'anions0 Ces résines d'adsorption, ainsi que d'autres des types préféren tiels, ont des propriétés telles que les composés adsorbés des types existant dans l'eau résiduaire sont facilement désorbés en milieu alcalin. Par contre, le processus d'adsorption doit s'effectuer au voisinage du point neutre ou en milieu acide. La fraction B contient normalement de l'eau résiduaire acide, par exemple de l'eau résiduaire provenant d'un processus de chloration etsou de traitement par le dioxyde de chlore, mais elle peut aussi contenir des déchets d'un stade alcalin, par exemple des liqueurs contenant de l'hypochlorite et du chlore et provenant d'un stade E.Le déchet des stades alcalins est normalement neutralisé ou acidifié par du déchet des stades de blanchiment à l'acide0 Toutefois, on peut aussi effectuer l'acidification d'une autre façon, par exemple de la façon mentionnée à propos de la fraction Ao S'il est nécessaire d'utiliser une résine d'adsorption ayant une résistance chimique très élevée, il est avantageux d'utiliser une résine de ce genre qui soit pratiquement dépourvue de groupes polaires. Des exemples d'une telle résine de structure aromatique comprennent une résine styrène/divinylbenzène poreuse (macroréticulaire).Des résines de ce genre se trouvent dans le commerce ("Amberlite XAD-2")0 L'effet de purification obtenu lorsqu'on uti-lise seulement cé type de résine d'adsorption n1 est pas en lui meme satisfaisant, mais en association avec des échangeurs d'ions selon l'invention, on obtient un résultat qui remplit les conditions strictes concernant l'élimination des substances aussi bien colorées que non colorées et ce, pour un coût extremement modéré. L'adsorption sur des résines macroréticulaires non polaires, par exemple celles qui comprennent une gangue poreuse de styrène/ divinylbenzène, peut etre rendue plus efficace dans bien des cas Si l'on incorpore un petit nombre de groupes polaires à l'occasion du processus de polymérisation et/ou par un traitement ultérieur. Des exemples consistent à incorporer 2 à 10 % d'acide acrylique lors de la polymérisation de composés vinyliques non polaires ou à effectuer une légère sulfonation de façon environ 1 à 10 % des-noyaux aromatiques soient sulfonés. Selon ces exemples, les résines d'adsorption acquièrent des propriétés d'échange de cations, bien que leur capacité à ce point de vue soit très faible en comparaison des échangeurs de cations comnerciawrp La retenue ne résulte pas d'un échange d'ions, mais d'une adsorption au sens le plus large. et c'est pourquoi lès produits sont appelés résines d'adsorption. On peut aussi utiliser des résines d'adsorption autres que celles du type polaire précité, par exemple des résines contenant des groupes hydroxyle phénoliques, ainsi que des résines contenant des groupements amide (par exemple la polyacrylamide), aussi bien pour le traitement de la fraction B qu'en association avec un échangeur pour le traitement de la fraction A. Quand les exigences de purificationsont élevées, il est particulièrement indiqué d'utiliser deux ou plusieurs types différents de résines d'adsorption, soit en mélange, par exemple dans une couche mixte, soit en des unités séparées, par exemple des couches fixes ou mobiles. On a trouvé que l'association d'une résine non polaire et d'une résine contenant des groupes esters accepteurs de protons ou une résine macroporeuse de polyvinylpyrrolidone réticulée était étonnament efficace. Le plus simple est d'utiliser les résines d'adsorption et échangeurs d'ions de façon normale dans des couches fixes que l'on régénère selon un programme éprouvé ou après des analyses effectuées automatiquement ou manuellement. Dans les deux' cas, la commutation entre la sorption et la régénération peut s'effectuer manuellement ou automatiquement. On peut incorporer des stades intermédiaires de lavage et aussi un recyclage partiel d'éluant et tampons utilisés, de façon connue, par l'homme de l'art. Comme dans les autres procédés d'échange d'ions et d'adsorption, on peut opérer en'conti- nu, par exemple en causant un mouvement des polymères solides selon des procédés connus.Les résines échangeuses d'ions aussi bien que les résines d'adsorption sont sensibles à l'introduction mécanique d'impuretés, par exemple de fibres, de particules d'argile et de résine, qui peuvent se trouver dans l'eau résiduaire à traiter selon 1'invention. Par conséquent, il faut soumettre l'eau résiduaire à un processus efficace de purification mécanique, de façon connue, par exemple en la filtrant avec des filtres connus tels que des filtres à sable, des toiles métalliques fines ou des filtres en textile ou en céramique, ce processus de purification mecanique s'effectuant avant le début du procédé de l'invention. Quand on utilise des couches fixes pour les échangeurs d'ions et la résine d'adsorption, ces couches doivent être munies de moyens de rinçage, par exemple à l'eau, permettant d'éliminer de façon connue les impuretés mécaniques. Un piège doit être prévu pour la résine d'adsorption et les échangeurs de chaleur afin d'éviter les pertes, Bien que ce soit généralement superflu, on peut aussi effectuer, lorsque les conditions locales l'exigent,un processus de floculation et/ou un processus de traitement chimique par la chaux. En ce qui concerne la durée utile des polymères, il est important que ces polymères ne soient pas soumis à des quantités notables d'oxydants actifs, par exemple de chlore, de dioxyde de chlore et de peroxyde. On peut l'éviter en mélangeant de l'eau résiduaire contenant des oxydants agressifs à des agents qui réagissent sur ceux-ci de manière à les consommer. Ainsi, on peut mélanger des déchets d'un stade de chloration ou de traitement par le dioxyde de chlore, qui contiennent souvent du chlore actif, à une quantité appropriée de déchets d'un stade E etkou aux déchets d'un stade de lavage après le lessiveur, ou à un condensat. Il faut stocker le mélange un temps suffisant pour assurer que le chlore actif soit consommé. Il est concevable aussi d'utiliser du S02 et/ou de l'eau contenant du 502 pour rendre inoffensifs les oxydants. Un temps de stockage approprié est de 0,5 à 2 heures. Outre 11 effet des impuretés mécaniques et 1'effet de l'oxyda- tion, l'efficacité des échangeurs d'ions et des résines d'adsorption peut être diminuée 4 cause de substances spécifiques qui leur sont liées de façon plus ou moins irréversible. Des exemples de ces substances sont des graisses et substances cireuses incorporées à la colophane du bois et qui sont souvent modifiées, par exemple chlorées, pendant le processus de blanchiment.Il se peut aussi que des composés aromatiques inconnus soient liés si fortement qu'on ne puisse pas effectuer l'éluvion à un coût raisonnable par des procédés normaux, En pareil cas, on peut réactiver les polymères en les traitant par des solvants organiques appropriés comme le méthanol, l'éthanol, lediçhlorométhane et/ou le amène, On peut effectuer un tel processus de réactivation soit dans l'appareil (par exemple la couche) où l'on utilise le polymère, soit en retirant le polymère. On effectue avantageusement la réactivation à des intervalles de 0,5 à 12 mois, par exemple, selon la composition de lleau résiduaire. Comme alcali actif, la soude doit souvent être préférée par exemple au bicarbonate etlou au carbonate de sodium. De façon surprenante, on a trouvé que, dans le cas de nombreux types d'usi nes, il est possible de réaliser une purification complète,en éliminant aussi bien les produits colorés que les acides organiques non colorés,si l'on amène seulement au processus de régénération la quantité de soude nécessaire pour couvrir les pertes d'alcali du système0 Cela est rendu possible, selon l'invention, par le fait que l'on utilise de la soude en au moins deux stades, En général, le plus appropri- l'on obtient du carbonate de sodium sous forme de cendre, ou après une combustion humide. On peut aussi récupérer du carbonate et/ou du bicarbonate de sodium de façon en elle-meme connue, à partir de la matière fondue provenant des usines à sulfate et à sulfite.On peut alors utiliser ces composés comme alcali actif pour la régénération d'échangeurs d'ions et de résines d'adsorption. Dans le cas d'usines à sulfate pour lesquelles les exigences quant à la diminution de la demande biologique d'oxygène sont élevées, il est approprié de caustifier le carbonate de sodium récupéré. Dans le cas d'une usine à sulfite, il est préférable de récupérer le carbonate ou le bicarbonate de sodium et de l'utiliser directement comme alcali actif pour le processus de régénération (et pour représenter la soude nécessaire pour compenser les pertes d'alcali Les procédés antérieurement connus pour la purification de l'eau résiduaire des sectionsde blanchiment au moyen d'échangeurs d'anions sont liés à des échangeurs d'anions faiblement basiques0 Dans le procédé selon l'invention, on utilise avantageusement un échangeur d'anions fortement basique dans les cas ou une élimination efficace des acides organiques est nécessaire.Afin de diminuer la quantité nécessaire d'agent de régénération, de préférence de soude, il est approprié d'utiliser les échangeurs d'anions qui peuvent etre régénérés par un alcali, Ainsi, dans le cas d'échangeurs d'ions normaux contenant des ions ammonium quaternaire (-N R1R2R3), il est indiqué qu'au moins un des trois substituants R1, R2 et R3 contienne un groupe hydroxyle, par exemple que ce soit un groupe hydroxyéthyle, Les autres substituants peuvent être par exemples des groupes méthyle. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, qui a donné des résultats particulièrement avantageux, on utilise à la fois un échangeur d'anions faiblement basique et un échangeur d'anions fortement basique, la soude servant d'abord à régénérer l'échangeur d'anions fortement basique et ensuite à régénérer l'échangeur d'anions faiblement basique et, finalement, à régénérer une ou plu- sieurs résines d'adsorption. Quand on procède de cette manière, lteE- fet de purification peut être tcutaussi bon que lorsqu'on utilise seulement un échangeur d'anions fortement basique, tandis que le coût du procédé de régénération est considérablement réduit. Quelle que soit la façon dont on applique l'invention, il peut être avantageux que l'alcali 'actif servant au processus de régénération soit sous la forme de liqueur résiduaire tirée d'un stade de blanchiment à l'oxygène et/ou de raffinage alcalin et/ou d'extraction, facultativement complétée par de la soude. Ce mode d'exécution convient particulièrement quand ltéluat des résines d'adsorption d'ions et des résines d'adsorption doit être brûlé ou vaporisé ou subir une combustion humide.Si l'on utilise une liqueur résiduaire d'un stade d'extraction par un alcali chaud ou d'un stade normal de blanchiment à l'oxygène, il faut ajouter des quantités appropriées d'alcali, par exemple de soude, pour améliorer le processus d'élution, tandis que lorsqu'on utilise de la liqueur résiduaire de raffinage à l'alcali froid, le complément d'alcali actif est généralement superflu. On peut facultativement recycler une part appropriée de l'élut obtenu après la régénération des échangeurs d'anions et l'utiliser à nouveau pour éluer des échangeurs -d'anions avant de l'utiliser totalement ou partiellement pour la régénération de la ou des résines d'adsorption. On peut alors utiliser l'éluat, sauf pour l'évaporation et la combustion ou la combustion humide, séparément ou en mélange avec de la lessive résiduaire de lessivage, comme eau de lavage par exemple un processus de lavage de boue de chaux et pour dissoudre la cendre obtenue à la suite d'un processus de combustion, ou pour ajouter de l'eau au processus de fabrication de toute autre manière, de sorte que la substance organique est brûlée directement ou à un stade ultérieur. Un exemple typique à cet égard est l'utilisation de l'éluat pour le déplacement de lessive résiduaire de lessivage après l'achèvement d'un processus de lessivage. Entre le stade de régénération et un stade de sorption qui suit, il est indiqué de laver aussi bien l'échangeur d'anions que la résine d'adsorption avec de l'eau ou une solution aqueuse diluée, On peut recycler la totalité ou une partie de la lessive faible ainsi obtenue et, après l'avoir complétée par de l'alcali actif, on peut l'utiliser pour la régénération. On peut aussi fractionner les lessives faibles et les utiliser selon le principe du contrecourant, de façon que les pertes soient faibles et la concentration aussi élevée que possible. On peut utiliser des lessives faibles (eau de lavage usée) pour remplacer l'eau dans le processus de fabrication, par exemple pour laver de la pâte, de la boue de chaux ou dans des buts similaires. On expliquera maintenant plus clairement l'invention par des exemples détaillés, dans lesquels on se réfe"rera aux dessins annexés, sur lesquels les figures 1 et 2 sont des schémas de mise en oeuvre de l'invention. EXEMPLE 1 Dans une usine à sulfite basée sur le sodium, on fabrique à la fois de la pâte à papier et de la pate à rayonne raffinée à l'alcali chaud (voir figure 1). On lessive le bois dans un lessiveur 1, après quoi on lave la pâte obtenue dans un laveur 2, de sorte que l'on récupère 97 % de la substance sèche, On amène alors la pate lavée a un poste d'épuration fermé 3 duquel on n'évacue rien. La pâte est envoyée du poste d'épuration 3 à une presse 4, dans laquelle elle est exprimée jusqu a une teneur en matière sès che de 30 % La pâte est alors transférée à un stade d'extraction 5, qui constitue le premier stade de blanchiment de la section de blanchiment, ou la pâte est extraite par un alcali.Dans la section de blanchiment, on chlore alors la pâte en un stade de chloration 6, après quoi on la soumet a' un processus d'extraction mo dégrée en un stade d'extraction 7, on la traite par le dioxyde de chlore en un stade 8 et par l'hypochlorite en un stade 9. On recycle vers le stade d'extraction 5 la lessive résiduaire qui en provient et on l'utilise aussi de façon connue pour laver la pâte non blanchie. On utilise ainsi environ 30 % de la teneur en substance sèche comme combustible dans la combustion de la lessive résiduaire au sulfite et on obtient une récupération correspondante d'alcali utilisé au stade d'extraction 5.Le reste de la lessive résiduaire du stade d'extraction 5, joint à l'eau de lavage du laveur 2 qui ne peut pas être recyclée, constitue la fraction A selon l'invention et on l'amène au récipient A. Dans la section de blanchiment, on. effectue le lavage entre stades de façon telle que la quantité d'eau résiduaire soit modérée, sans que cela nuise à la qualité de la pâte . A cet égard, on applique un lavage à contre-courant,de manière en elle-meme connue. On amène au récipient B le déchet me langé des stades de blanchiment et des stades de lavage qui constitue la fraction B selon l'invention. La fraction A, qui a un pH d'environ 10, est envoyée du récipient A à un filtre a' sable 10 et, après avoir traversé celui-ci, à une couche al d'un échangeur de cations faiblement acide du type carboxylique sous forme acide libre ("Amberlite IRC-50"), le pH étant abaissé à environ 3. On fait alors passer la fraction acidifiée à travers une couche a2 d'une résine d'adsorption (résine macroporeuse styrène/divinylbenzène "Amberlite XAD-4"), où environ 50 % de la substance colorée de la fraction sont retenus, tandis que plus de 90 % de la substance qui présente une demande biochimique d'oxygène (BOD7) traverse la couche.L'effluent de la couche de-résine d'adsorption a2 passe par un échangeur de cations fortement acide a3 du type acide sulfonique, essentiellement sous la forme hydrogène ("Dowex 5#C-8", de Dow Process #o)o La majorité des ions sodium restants sont éliminés de cette façon.L'effluent de l'échangeur de cations a3 passe par un échangeur d'anions macroporeux a4 contenant des groupes faiblement basiques (groupes amine) et ayant une structure telle que les substances colorées du type de la lignine sont fixées par l'échangeur dtions l"Duolite", de Chemical ProcessCo)ceséchangeurs ayant éé décrits plus haut comme appropriés a la sorption de la lessive résiduaire au sulfite et des substances colorées de déchet de la section de blanchiment.A la différence d'effluents qui ont été traités seulement par une résine d'adsorption ou seulement par des échangeurs d'anions, l'effluent de la couche a4 peut servir à préparer de l'acide de lessivage, ce qui assure des avantages considérables. Pendant ces traitements, on élimine au total environ 95 % en poids de la substance colorée, principalement de la lignine, et environ 90 % en poids de la substance organique totale de la fraction A qui arrive de la section de blanchiment. Le sucre présent dans la fraction A et qui provient pratiquement en totalité de la lessive résiduaire de lessivage est encore présent dans l'effluent de l'échangeur d'anions 34. Si on le désire, on peut éliminer ce sucre par adsorption sur un échangeur d'anions forte ment basique, non indiqué sur la figure 1. Toutefois, le sucre présent dans l'effluent de l'échangeur d'anions a4 ne cause pas de perturbations appréciables quand on utilise la fraction A ainsi purifiée pour la préparation d'acide de lessivage. On fait passer la fraction B par deux récipients à tampon 11 et 12 reliés en série, le temps de séjour de la fraction B dans ces récipients étant de durée, telle que le chlore actif présent dans la fraction B soit détruit. Les temps de séjour appropriés à ce point de vue sont de 0,5 â 2 heures. On fait alors passer la fraction B à travers un filtre à sable 13 et à travers deux couches de résine d'adsorption reliées en série.La première couche bl contient une résine d'adsorption macroporeuse non polaire du type styrène/divinylbenzène ("Amberlite XAD-4") et la deuxième couche 62 contient une résine d'adsorption macroporeuse du type des esters acryliques ("Amberlite XAD-8"). On règle les conditions de façon qu'environ 90 % du poids de la substance colorée de la fraction B soient adsorbés0 De cette manière, plus de la moitié de la demande chimique d'oxygène est éliminée,tandis que l'effet sur la demande biochimique d'oxygène est moindre. L'effluent de la couche b2 est riche en chlorure et on le laisse arriver à l'évacuation. Les ions sodium retenus par les échangeurs de cations al et a3 sont utilisés dans le processus de maniere en elle-même connue pour la préparation d'acide de lessivage. Au lieu d'utiliser de l'eau fratche, on utilise aussi l'effluent du récipient a4 pour préparer l'eau contenant du S02 qui sert, dans le récipient 15, à régénérer les échangeurs de cations al et a3. Le parcours du liquide élué est indiqué en tireté sur la figure 1. On fait d'abord passer l'eau fratche contenant du S02 à travers l'échangeur de cations fortement acide du type acide sulfonique a3, puis à travers l'échangeur de cations faiblement acide du type acide carboxylique al. Après l'avoir complété par des ions sodium et du 802 ou de la solution contenant du S02, on utilise l'éluat venant de al comme acide de lessivage, On effectue la régénération de l'échangeur d'anions a4 et de la couche de résine d'adsorption a2 au moyen d'une solution de carbonate de sodium que l'on obtient en séparant le sulfure de sodium et le carbonate de sodium de la matière fondue obtenue dans la combustion de lessive résiduaire, par un processus d'extraction fractionnée, de sorte que l'on obtient du carbonate de sodium sous forme solide et du sulfure de sodium en solution.La solution de carbonate de sodium préparée dans le récipient 14 à partir de carbonate de sodium solide et d'eau de lavage recyclée, qui contient 100 gft de Na2C03, est ame nêe#a' la couche d'échangeur d'anions faiblement basique a4.La première portion de l'éluat de a4 sert à régénérer la couche d'adsorption a2, la couche bl et la couche b2, dans cet ordre, tandis que l'autre portion de l'éluat de a4 est recyclée# et utilisée au cycle d'élution suivant comme premier éluant de l'échangeur d'anions a4 et des couches d'adsorption a2 bl et b2, après-quoi on utilise de la solution nouvelle de carbonate de sodium. L'eluat de la couche de résine d'adsorption b2, que l'on a dilué par de la solution restant dans les couches, est évaporé et brulé en même temps que la lessive résiduaire de lessivage.Afin d'obtenir une élution plus complète, on fait aussi passer une solution contenant 50 gsl de NaOH à travers l'échangeur d'anions a4 et les couches d'adsorp- tion a2, bl et b2 dans cet ordre.Après lavage avec de l'eau qui est alors partiellement recyclée, on brûle l'éluat en même temps que l'éluat obtenu dans le processus d'élution au carbonate. Le débit est d'environ 12 volumes de couche par heure aux stades de sorption et d'environ un volume de couche par heure aux stades de régénération et de lavage Selon ce mode d'exécution, les deux fractions A et B sont efficacement purifiées quant aux substances colorées, principalement a la lignine venant aussi bien de la section de blanchiment que de la section de lessivage.L'élimination des acides organiques non colorés, qui sont la principale source de demande biochimique d'oxygène B0D7 du processus de blanchiment, est efficace pour la fraction A, mais non pour la fraction B, où la majeure partie des acides organiques se rend à l'évacuation en même temps que le chlore , de façon similaire aux procédés antérieurs.Toutefois, dans le procédé selon l'invention, on peut choisir les fractions de fa çon que la quantité 'acides organiques soit faible dans la fraction B en comparaison de#la fraction Aç Dans l'application à la fabrication de pâte à rayonner 90 % ou davantage des acides organiques non colorés sont obtenus dans la fraction Ao On récupère environ 90 % de ces acides, ce qui signifie que l'on récupère plus de 80 % de la quantité totale d'acides organiques.En outre, on récupère environ 90 % de la substance colorée provenant de la section de blanchiment et la majeure partie des résidus de lessive de lessivage qui, autrement, passent normalement dans le système d1évacua- tion, EXEMPLE 2 On répète le procédé décrit à l'exemple 1, Si ce n'est que l'on dispose une couche supplémentaire de résine de polyvinylpyrrolidone (PVP) réticulée après l'échangeur de cations fortement acide a3 et que l'on remplace l'échangeur d'anions faiblement basique a4 par un échangeur d'anions classique non poreux ou peu poreux du type faibiement basique.On effectue un processus d'élution au moyen d'un alcali actif, dans l'ordre suivant s échangeur d'anions, résine PVP, a2, bl, b2. On n'obtient pas de changement dans l'effet de purification. Bien que l'effet de purification reste inchangé et que le volume de 1'échangeur d'anions soit le meme, les laps de temps entre processus de régénération peuvent être allongés de 20 % et portés de 5 heures à 6 heures EXEMPLE 3 On répète le procédé de l'exemple 1, Si ce.n'est que 1'on omet l'échangeur de cations fortement acide a30 L'effet de purification, quant aux acides organiques non colorés dans la fraction A, est diminué d'environ 30 %, mais, de façon surprenante, les substances qui empêchent l'utilisation d'une fraction A n'ayant pas subi d'échange d'anions pour la préparation d'acide de lessivage sont éliminées si complètement de la fraction ainsi purifiée peut être recyclée pour la préparation d'acide de lessivage. EXEMPLE 4 Dans une usine de cellulose à sulfate selon la figure 2, utilisant une chloration de blanchiment au stade de chloration 1, une extraction au stade d'extraction 2, de l'hypocblorite au stade 3, du dioxyde de chlore au stade 4, une extraction au stade 5, du dioxyde de chlore au stade 6, et située de telle sorte que les eaux réceptrices sont extrêmement sensibles aux substances colorées, mais moins sensibles aux substances organiques non colorées, on incorpore lteffluent du premier stade d'extraction 2 à la fraction A selon l'invention et on l'amène au récipient Ao On acidifie alors la fraction à pH 3 en la faisant passer à travers une couche al contenant un échangeur de cations du type acide carboxylique ("Amberlite IRC-50").On fait alors passer la fraction à travers une couche a2 contenant une résine d'adsorption non polaire du type styrène/divinylbenzène ("Amberlite XAD-4") et une couche a3 d'une résine d'adsorption contenant des groupes ester ("Amberlite X > D-8") et, finalement, à travers une couche a4 contenant un échangeur d'anions faiblement basique peu poreux ("Duolite"). On recueille dans un récipient B l'effluent du stade dthypochlorite 3, du stade de dioxyde de chlore 4, du stade d'extraction 5 et du stade de dioxyde de chlore 6 et il constitue la fraction B selon l'inventione On filtre la fraction et on la fait passer à travers deux couches bl et b2 contenant la même résine d'adsorption que les couches bi et b2 de 11 exemple 1. L'effluent de b2 est riche en chlorure et on l'amène au système d'évacuation. Par ce traitement, on élimine environ 90 % du poids de substance colorée de la fraction B. Cela est aussi réalisé pour la fraction A, mais, dans ce cas, environ 50 % des acides organiques non colorés sont aussi éliminés.Pour effectuer le processus de régénération, on fait arriver aux couches, dans l'ordre a4, a3, a2, bî, b2 une solution de soude venant du récipient 70 On réunit l'éluat à la lessive résiduaire de lessivage et on le brûle avec celle-ci. Quand il est nécessaire d'augmenter la récupération de substances organiques non colorées, on l'effectue en acidifiant encore la fraction A par un échangeur de cations du type acide sulfonique (non indiqué sur la figure 2). On régénère l'échangeur de cations faiblement acide de la couche al au moyen d'eau contenant du C02 sous pression, tandis que l'on régénère l'échangeur de cations du type acide sulfonique au moyen d'acide résiduaire que l'on amène ensuite à la couche ai. On élimine par ces mesures environ 80 % des acides organiques de la fraction A. EXPIE 5 Dans la même usine à sulfate qui est mentionnée à 11 exemple 4, on amène la fraction A à une couche d'échangeur d'anions fortement basique sous la forme hydroxyde ("Dowex 2-X8"). On mélange l'effluent de cette couche à la fraction B, puis on amène le mélange à une couche de résine d'adsorption "Amberlite XAD-8" On effectue le processus de régénération avec de la solution de soude que l'on fait passer d'abord à travers# l'échangeur d'anions, puis à travers la couche de résine d'adsorption 7 et que l'on ajuste de façon que la retenue de substances colorées s'effectue à 90 % et la retenue d'acides organiques non colorés 8 environ 40 %. REVENDICATIONS 1.- Procédé de purification des eaux résiduaires des usines de cellulose pour L'élimination de substances organiques par sorption sur des polymères insolubles dans 1'eau, de préférence des polymères réticulés, et pour l'utilisation de ces substances,procédé caractérisé par le fait que l'on met en contact une portion de l'eau résiduaire ayant une faible teneur en anions minéraux tels que les anions sulfate et chlorure et appelée fraction A avec un ou plusieurs échangeurs organiques d'anions pour éliminer principalement de cette fraction les acides organiques, leurs anions et les #on-éIectrolytes organiques adsorbables, que 1 on met en contact une autre portion de l'eau résiduaire appelée fraction B et ayant de préférence une haute teneur en chlorure, par exemple une eau résiduaire provenant de stades de chloration et de blanchiment au dioxyde de chlore, avec une résine adsorbante de structure telle que les composés aromatiques soient adsorbés tandis que les ions chlorure restent dans la solution, et qu'après le stade de sorption, on régénéré l'échangeur d'anions avec une solution contenant de alcali actif et qui, avant ou de préférence après le processus de régénération, est utilisée totalement ou partiellement pour la désorption de substances adsorbées sur la résine adsorbante. 2.- Procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait que la fraction A contient comme constituant important de 1'eau résiduaire provenant d'un stade d'extraction alcaline ou d'un stade de raffinage alcalin qui se situe dans ou avant l'opération de blanchiment, 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la fraction A contient, comme constituant imr portant, de l'eau résiduaire provenant d'un stade de blanchiment alcalin avec oxydation, par exemple d'un stade de blanchiment au moyen d'alcali et d'oxygène. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on traite la fraction A par une résine d'adsorption avant et/ou après le traitement par l'échangeur d'anions. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on utilise l'éluat provenant de la régénération de l'échangeur d'anions pour régénérer la résine d'adsorption. 6o Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé, en ce que l'on utilise totalement ou partiellement la fraction A, après le traitement, pour préparer des lessives de lessivage, des lessives de blanchiment ou comme liquide de lavage ou en rempla- cernent de l'eau d'une autre façon quelconque, dans une partie quelconque du processus de fabrication. 7.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on met en contact l'eau résiduaire traitée par l'échangeur d'anions avec un échangeur de cations sous la forme hydrogène pour éliminer les ions sodium. 8.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le pH de la fraction A est préalablement abaissé entre 1 et 8, avantageusement entre 2 et 7, de préférence entre 2 et 4. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on abaisse le pH en mettant en contact la fraction A avec un échangeur de cations sous la forme hydrogène, de préférence un échangeur de cations du type acide carboxylique. 10.- Procédé selon l'une des revendications 1 4 9, caractérisé en ce que l'on traite la fraction A par un échangeur d'anions fortement basique. 11.- Procédé selon l'une des revendications 1 4 10, caractérisé en ce que l'on divise la fraction A en deux sous-fractions, l'une qui a une très faible teneur en chlorure et que l'on traite par un échangeur d'anions fortement basique pour éliminer les acides organiques et l'autre qui a une plus forte teneur en chlorure et que lton traite par un échangeur d'anions faiblement basique. 12.- Procédé selon l'une des revendications 1 à il, caractérisé en ce que la résine d'adsorption utilisée est un polymère réticulé contenant des groupes accepteurs de protons, par exemple des groupes ester et/ou carbonyle. 13.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la résine d'adsorption contient des atomes d'azote en plus des groupes ester et/ou carbonyle. 14.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la résine d'adsorption contient des atomes d'azote dans un noyau hétérocyclique, #ar exemple des groupes pyrrolidone. 15.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caracté risé en ce que la résine d'adsorption est dépourvue de groupes polaires, par exemple qu'il s'agit d'une résine poreuse styrène/ divinylbenzêne. 16.- procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la résine d'adsorption comprend une gangue poreuse non polaire de styrène/divinylbenz#ène à laquelle un petit nombre de groupes polaires sont incorporés a' l'occasion du processus de polymérisation et/ou par un traitement ultérieur, par exemple une sul fonation faible. 17.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que l'on utilise deux ou plusieurs résines d'adsorption, en mélange ou de préférence en unitesséparées. 18.- Procédé selon l'une des revendications 1 a' 17 , caractérisé en ce que l'alcali actif utilisé dans le processus de régénération est la soude,que l'on utilise d'abord pour la régénération de l'échangeur d'anions et ensuite pour la régénération de la ré sine d'adsorption. 19.- Procédé selon l'une des revendications 1 å 18, caractéri sé en ce que l'on utilise de la soude d'abord pour régénérer un échangeur d'anions fortement basique,ensuite pourrégénérer un échangeur d'anions faiblement basique,puis pour régénérer une résine d'adsor g ax 20.- Procédé selon l'une des revendications 1 a' 19, caractéri sé en ce que l'alcali actif qu'on utilise au cours du processus de régénération est une lessive résiduaire provenant d'un stade de blanchiment à l'oxygène et/ou d'un raffinage alcalin etsou d'un stade d'extraction et facultativement complét;#e par de la soude.