La présente invention concerne le domaine de l'électro- métallurgie, notamment les installations de refusion sous laitier électroconducteur. L'invention est particulièrement avantageuse pour l'élaboration de lingots par refusion simultanée de plusieurs électrodes, en nombre pair supérieur à quatre. On connaît des installations de refusion sous laitier électroconducteur, comportant une lingotière refroidie dans laquelle sont engagés deux groupes identiques d'électrodes. Chaque groupe se compose d'au moins deux électrodes raccordes à l'enroulement secondaire d'un transformateur monophasé. la place de fond et la lingotière sont reliées électriquement au point milieu de l'enroulement du transformateur mentionné. Pour réaliser la refusion avec de hautes performances technico-économiques, diminuer la consom ration d'énergie électrique par terse de métal re2onda et abaisser la puissance du transformateur monophasé alimentant le four, on branche les électrodes an sers sur l'enroulement secondaire dudit transformateur.Une moitié des élec@@@des (groupe d'électrodes) sont raccordées à l'une des e@trémités de l'enroulement secondaire du transformateur, et l'autre moitié (second groupe) à l'autre extrémité. Dans ces installations connues, les électrodes de chacun des groupes soeit disposées an une rangée, cote à côte, et les groupes d'électrodes sont disposés en vis-à-vis. lors de la refusion dans de telles installations, le courant alternatif est refoulé à la surface des électrodes se trouvant du côté des électrodes de polarité contraire, c'est-à-dire que les surfaces intérieures des électrodes, se trouvant du coté des électrodes de polarité contraire, s'échauffant beaucoup plus que leurs surfaces extérieures Par exemple, lors de la refusion d'électrodes de 200 mm d'épaisseur en acier magnétique, la différence de température dans la section des électrodes peut atteindre 200 C. En présence d'une différence de température aussi grande dans leur section, les électrodes s'incurvent; elles peuvent alors entrer en contact avec la paroi de la lingotière et provoquer, en conséquence, une perforation de cette paroi.Pour exclure tout contact entre les électrodes et les parois, on augmente la section de la lingotière ou on diminue la section des électrodes, en augmentant par conséquent leur longueur, ce qui se traduit par une augmentation de la hauteur de l'installation. Dans une telle installation les pertes de chaleur augmentent, la consommation dfénergie électrique par tonne de métal refondu s'accrot, En outre, par suite de l'échauffement considérable de la surface des électrodes, le métal les constituant s'oxyde sur cette surface; les produits d'oxydation passent dans le laitier et abaissent le taux de purification du métal.Dans le cas de refusion d'électrodes s'étant incurvées avant la refusion (ce qui es toujours possible dans la pratique), les distances entre électrodes de polarités différentes peuvent être différentes. I1 en résulte que les électrodes entre lesquelles la distance est plus petite fondent avec une immersion plus faible dans le bain de laitier, tandis que les électrodes entre lesquelles la distance est plus grande fondent avec une immersion plus grande dans le bain de laitier. Ceci provoque la formation de défauts de surface sur le lingot et l'abaissement de la qualité du métal. te but de l'invention est de supprimer les inconvénients mentionnés. I1 s'agissait donc de créer une installaticn à deux groupes d'électrodes; dans laquelle l'échauffement des électrodes serait plus uniforme dans leur section et moins intense que dans les installations connues similaires, permettant ainsi de diminuer l'incurvation des électrodes et la possibilité d'oxydation du métal des électrodes. La solution consiste en une installation de refus ion sous laitier électroconducteur, du type comportant une lingotière refroidie et deux groupes identiques d'électrodes,constitué chacun par au moins deux électrodes et raccordé à l'une des extrémités de l'enroulement secondaire dtun transformateur monophasé dont le point milieu est relié électriquement à la plaque de fond et à la lingotière, ladite installation étant caractérisée, d'après l'invention, en ce que dans chaque paire d'électrodes voisines, les électrodes snt de polarités contraires. Grâce à une telle solution on obtient une installation qui assure la fusion uniforme des électrodes, ce qui permet d'élaborer des lingots de haute qualité, de sections et de poids très variés. La distance la plus avantageuse entre les électrodes de chaque paire d'électrodes voisines se situe entre 0,1 et 2,0 fois l'épaisseur d'une électrode. Si la distance entre les électrodes est inférieure à 0,1 fois l'épaisseur d'une électrode, ltélectrode peut fondre à la surface du bain de laitier et su oxyder intensivement. Si la distance entre les électrodes est supérieure à deux fois l'épaisseur d'une électrode, des défauts de surface peuvent se former sur le lingot dans les intervalles entre les électrodes périphériques, et des défauts de macrostructure peuvent apparaître dans le lingot. Lors de la refusion dans une installation conforme à l'invention, le courant est distribué plus uniformément dans la section de l'électrode et 11 échauffement des surfaces de cette électrode se trouvant du coté des électrodes voisines est moindre, car la densité de courant maximale sur ces surfaces est plus faible que dans les instaIlations connues similaires. Pour l'élaboration de lingots à section carrée et, surtout, rectangulaire, il est utile de disposer les électrodes dans la lingotière suivant le périmètre de sa section transversale. Pour élaborer des lingots à section ronde pleine, il est avantageux de disposer les électrodes dans la zone centrale de la section transversale de la lingotière. Pour diminuer la vitesse d'élaboration du lingot et conduire la refus ion avec un bain de métal peu profond, on réalise la lingotière et sa plaque de fond de façon elles puissent être déplacées horizontalement sur une distance égale ou supérieure à la moitié de la distance entre les centres des sections de deux électrodes voisines. I1 est aussi avantageux, au point de vue de la technologie, que le porte-électrodes soit réalisé de façon qu'il puisse être déplacé horizontalement sur une distance égale ou supérieuret la moitié de la distance entre les centres des sections de deux électrodes voisines. Pour élaborer des lingots ronds à section pleine ou des lingots creux, il est utile de réaliser le porte-électrodes et la lingotière avec sa plaque de fond de telle façon qu'ils puissent tourner dans le plan horizontal. Dans l'installation conforme à l'invention, la refusion peut être commencée aussi bien par coulée de laitier pré-fondu dans la lingotière que par fusion du laitier (flux) dans la lingotière à l'aide d'électrodes à refondre ou d'électrodes non consommables engagées dans la lingotière. I1 est avantageux de couler le laitier dans la partie de fond de la lingotière à l'aide d'un dispositif de coulée en source, réalisé de telle façon que le trou pour l'admission du laitier dans la lingotière soit situé auprès de la paroi de la lingotière, entre deux électrodes voisines. lie trou ainsi situé entre les électrodes permet au laitier d'entrer en contact simultanément avec deux électrodes de polarités contraires, ce qui permet de déterminer avec précision le niveau du laitier dans la lingotière. En outre, un tel trou d'admission du laitier permet de diminuer les pertes de métal en chute de pied en commençant la fusion avec des températures du laitier plus élevées, sans pénétration du métal dans ledit trou. lie métal pénétrant dans le trou peut gêner les opérations auxquelles est soumis le lingot subséquemment (manutention, forgeage, ou laminage), d'où la nécessité de dépenses supplémentaires pour séparer ce métal du lingot après la refusion. Pour l'élaboration de lingots à section ronde pleine ou de lingots creux, si les électrodes des deux groupes sont disposées en une seule rangée, il est commode de disposer le trou d'admission du laitier entre deux électrodes voisines situées dans la zone centrale de la lingotière. Pour l'élaboration de lingots à section rectangulaire, si les électrodes des deux groupes sont disposées en une seule rangée, on dispose le trou d'admission du laitier à la lingotière de l'installation entre deux électrodes voisines situées dans la zone centrale de la lingotière. En cas de fusion du laitier dans la lingotière à l'aide d'électrodes à refondre, on peut employer dans l'installation une amorce d'un type connu en soi (plaque de métal) protégeant la plaque de fond contre l'action des arcs électriques lors de la fusion du laitier, cette amo.rce étant placée sur la plaque de fond sous les électrodes voisines des deux groupes. l'amorce (plaque d'acier) peut être fixée sur la plaque de fond sous deux électrodes voisines des deux groupes. lies auteurs de l'invention ont établi qu'il est avantageux que la distance entre les électrodes et la plaque de fond soit minimale, afin qu'entre les électrodes et la plaque de métal placée sur la plaque de fond s'amorcent des arcs en série faisant fondre le laitier. De la sorte, on crée un foyer de fusion limité auprès de deux électrodes, ce foyer s'étendant ensuite peu à peu dans toute la section de la lingotière au fur et à mesure que les autres électrodes sont plongées dans le bain de laitier. Pour augmenter le rendement de la refus ion on peut utiliser dans l'installation des barres d'acier à refondre sans courant, que l'on place entre les électrodes de polarités contraires en les isolant des éléments conducteurs de l'installation. I1 est en outre avantageux que le poids total des barres à refondre sans courant constitue 10 à 50% du poids du lingot à élaborer. I1 convient dans ce cas de ne pas perdre de vue que plus le poids du lingot et la section des électrodes sont importants, plus le pourcentage du poids des barres sans courant par rapport au poids du lingot peut être élevé. lie plus avantageux est que la distance entre les barres sans courant et les électrodes soit déterminée par l'épaisseur de ces barres et se situe entre 0,1 et 1,0 fois ltépaisseur d'une barre. Pour obtenir des lingots de grande longueur, pendant l'élaboration desquels il faut régler le refroidissement de leur partie inférieure, ainsi que pour obtenir des lingots creux ou pour élaborer simultanément plusieurs lingots pleins, il est avantageux, du point de vue de la technologie, de réaliser la lingotière et la plaque de fond de façon qu'elles puissent exécuter des déplacements verticaux relatifs. Pour le maintien du niveau du bain de métal à la hauteur prescrite dans la lingotière mobile, il est avantageux de prévoir dans l'installation un capteur de niveau du bain de métal, monté dans la paroi de la lingotière de telle façon que sa face active soit située en regard-de l'une des électrodes à refondre, ce qui permet d'obtenir sur la face du capteur un émaillage plus mince que sur le lingot. Pour le maintien du niveau du bain de métal à la hauteur prescrite par rapport à la lingotière mobile, il est avantageux que le capteur de niveau du bain de métal soit monté dans la paroi de la lingotière de telle façon que sa face active soit située entre deux électrodes voisines, ce qui permet d'exclure pratiquement toute possibilité de passage du courant à travers le capteur. D'ordinaire, les lingots élaborés sont abandonnés dans la lingotière jusqu'à la solidification complète du laitier. Dans l'installation proposée, afin de réduire le séjour des lingots dans la lingotière on utilise un dispositif d'évacuation du laitier, monté à la partie supérieure de la lingotière et comportant un trou de sortie du laitier situé dans l'intervalle entre deux électrodes voisines. Cela permet d'effectuer ltévacuation du laitier pendant que les électrodes sont encore dans la lingotière. Selon la section du lingot, le trou de sortie du laitier peut être situé à une hauteur de 20 à 200 mm au-dessus du niveau du métal dans la lingotière à la fin de la refusion. I1 est avantageux de pratiquer le trou de sortie du laitier dans la paroi de la lingotière, afin d'augmenter considérablement le rendement dè l'installation gracie à la réduction de la durée de séjour du lingot dans la lingotière. Conformément à une autre variante de réalisation, le dispositif pour l'évacuation du laitier de la lingotière peut comporter un tube pour l'aspiration du laitier, ce tube étant plongé dans le laitier entre deux électrodes voisines, ce qui simplifie la construction du dispositif et le rend faible. Pour réduire encore la durée de séjour des lingots dans la lingotière, le tube plongé dans le laitier pour l'aspirer peut être refroidi. D'autre part il es t plus avantageux, du point de vue pratique et technologique, de placer les électrodes de telle façon qu'ail moins 20% de la surface totale de leurs sections droites soient disposés au-dessus de la cavité de la lingotière où se forme le lingot. Pour la refus ion dans une lingotière à cavités multiples, le plus avantageux du point de vue technologique est de placer les électrodes de telle façon qu'au-dessus de chaque cavité de la lingotière il y ait au moins une électrode. Dans ce qui suit, l'invention est expliquée par la description détaillée d'exemples de réalisation concrets mais non limitatifs, illustrés par les dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente une vue d'ensemble d'une installation conforme à l'invention, au cours de l'élaboration d'un lingot creux (la lingdière étant montrée en coupe suivant- un plan vertical); - la figure 2 représente un schéma de disposition des électrodes dans la lingotière dans le cas d'élaboration d'un lingot creux, et un schéma de branchement de ces électrodes à l'enroule- ment secondaire du transformateur;; - la figure 3 représente un schéma de disposition des électrodes dans la lingotière dans le cas d'élaboration d'un lingot plein à section rectangulaire, et un schéma de branchement de ces électrodes à l'enroulement secondaire du transformateur; - la figure 4 représente un schéma de disposition de quatre électrodes à section ronde dans une lingotière à section ronde; - la figure 5 représente un schéma de disposition des électrodes en une rangée dans le cas d'élaboration d'un lingot à section rectangulaire étroite, et un schéma de branchement de ces électrodes à l'enroulement du transformateur; - la figure 6 représente une lingotière pour l'élaboration de lingots creux (vue en coupe longitudinale); - la figure 7 représente la disposition des barres sans courant dans une lingotière pour l'élaboration d'un lingot creux;; - la figure 8 représente une lingotière avec le lingot en fin d'élaboration, et un dispositif pour l'aspiration du laitier (vue en coupe longitudinal.); L'installation représentée sur la figure 1 comprend une colonne creuse 1 dans laquelle sont placés des contrepoids (sur la figure 1 les contrepoids ne sont pas montrés).La colonne-peut avoir une section rectangulaire ou ronde; elle est dotée de guides 2 et d'une crémaillère 3. Bur la colonne 1 sont montés un chariot 4 auquel se fixe la lingotière 5 et un chariot 6 pour les électrodes 7. lie chariot 4 coulisse sur la colonne 1 sous l'action d'une commande 8. lie chariot 6 coulisse sur la colonne 1 sous l'action d'une commande 9. lie déplacement des deux chariots suivant les guides 2 s'effectue par l'intermédiaire de la crémaillère 3 avec laquelle s'engrènent les pignons des commandes 8 et 9. Auprès de la colonne de l'installation sont posés des rails 10 sur lesquels se déplace un chariot 11 à commande 12.Sur le chariot 11 est placée une plaque de fond 13, sur laquelle peut se fixer un dispositif 14 à l'aide duquel, dans la période initiale de la refusion, on coule le laitier pré-fondu dans la partie de fond de la lingo .tière 5, laquelle est posée sur la plaque de fond 13, comme représenté sur la figure 1 par des lignes interrompues. A la surface supérieure de la plaque de fond 13 il y a un creux 15 qui, lors de la coulée du laitier à travers le dispositif 14, met la cavité de ce dispositif en communication avec la cavité de la lingotière 5. le dispositif 14 est réalisé de telle façon qu'il puisse être séparé de la plaque de fond 13. La plaque de fond 13 est refroidie par eau (sur le dessin l'amenée de l'eau refroidissant la plaque de fond et la lingotière n'es-PLpas représentée). te creux 15 est disposé dans la plaque- de fond 13 en face de l'intervalle entre électrodes 7. Dans la paroi de la lingotière 5 est monté un capteur 16 de niveau du métal liquide 17. Plus haut que le capteur 16, dans la paroi opposée de la lingotière, est pratiqué un trou 18 qui est fermé, lors de la refusion, par un bouchon 19 en cuivre non refroidi ou en graphite. Auprès du trou 18, sur la paroi de la lingotière, est fixée une goulotte 20 permettant le déversement du laitier dans une capacité 21 après enlèvement du bouchon 19 du trou 18 à la fin de la refusion (la capacité 21 est représentée par des lignes interrompues). lies électrodes à refondre 7 sont fixées à un porte-électrodes 22; elles sont isolées les unes des autres et partagées en deux groupes identiques a et b. Conformément à l'invention les électrodes 7a1, 7a2, 7a3 (figure 2) du groupe 7a sont disposées de telle façon par rapport aux électrodes 7b1, 7b2, 7b3 d; groupe b, que dans chaque paire d'électrodes voisines les électrodes soient de polarités contraires. lie courant électrique est amené au porte-électrodes 22 (figure 1) par des tubes de cuivre refroidis 23, fixés sur le chariot 6. Aux extrémités de ces tubes sont connectés des cables souples 24 refroidis par eau, lesquels sont à leur tour connectés aux barres 25a et 25b. Ces barres sont respectivement raccordées aux extrémités de 11 enroulement secondaire du transformateur monophasé 26 (figure 2). La barre 25 "0" (figure 1) est raccordée d'un coté à la sortie du point milieu de l'enroulement secondaire dudit transformateur, et de l'autre c8té, à la plaque de fond 13 par un cable souple 27. La plaque de fond 13 est à son tour reliée à la lingotière 5 par un cabale souple 28. De la sorte, le point milieu (neutre) de l'enroulement du transformateur a une liaison électrique avec la plaque de fond et avec la lingotière. lies distances entre les électrodes dans le porte-électrodes sont égales entre elles et, selon le poids et la nuance de l'acier, leur valeur est de 0,1 à 2,Q fois l'épaisseur d'une électrode. lies distances entre électrodes peuvent ne pas être exactement égales les unes aux autres, car pratiquement dans la pratique, les électrodes à refondre utilisées dans l'industrie sont incurvées. Dans le cas d'élaboration d'un lingot à section rectangulaire par fusion d'électrodes rectangulaires 7, on dispose les électrodes comme montré sur la figure 3, par paires ayant leurs faces en vis-à-vis. S'il est nécessaire d'élaborer un lingot à section ronde (comme montré sur la figure 4) ou carrée, il est avantageux d'utiliser quatre électrodes 7 à section ronde ou carrée et de les bancher sur l'enroulement du transformateur 26, conformément à la figure lo Dans le cas d'élaboration d'un lingot à section rectangulaire parreMsion d'électrodes 7 à section ronde ou carrée, on les dispose en une rangée conformément à la figure 5. Si le diamètre de l'électrode ést égal ou supérieur à l'épaisseur de paroi du lingot creux, le noyau 29 (figure 6) fixé sur la lingotière 5 est rétréci à sa partie supérieure. Il est avantageux de réaliser sur la surface 30 reliant la partie supérieure à la partie inférieure un évidement circulaire 31 qui est rempli de métal liquide 32 pendant la refusion. Sur la plaque de fond 13 on fixe un anneau refroidi 33 qui, au début de la refusion, s'engage dans l'écartement entre la lingotière 5 et la partie inférieure du noyau 29. La hauteur de l'anneau 33 est choisie de telle façon qu'avant le commencement du mouvement de montée de la lingotière 5, provoqué par le signal du capteur de niveau 16, il y ait sur cet anneau, dans la cavité 34 moulant le lingot 35, une couche de métal de 20 à 60 mm d'épaisseur. Sur l'anneau 33 on peut placer et fixer d'une manière appropriée des amorces 36 servant à amarrer le lingot et à amener le courant à ce dernier. Dans l'installation représentée sur la figure 7, dans les intervalles entre les électrodes 7 de polarités contraires (a et b) on peut fixer des barres à refondre 37 sans courant, immobiles et isolées par rapport aux électrodes 7o lie poids des barres à refondre 37 sans courant peut constituer de 10 à 50 du poids du lingot à élaborer A la place de la lingotière tournante 5 mobile par rapport à la plaque de fond 13, on peut employer une lingotière 38 (figure 8) se fixant sur la plaque de fond 13. Pour la montée d'une telle lingotière avec le lingot, on peut utiliser le chariot 4, en lui fixant pour cela des supports (non représentés sur les dessins). La lingotière 38 est la plus avantageuse pour l'élaboration de lingots courts de grande section. Dans ce cas, pour diminuer la profondeur du bain de métal, la plaque de fond 13 est déplacée en translation conjointement avec la lingotière 38 par le chariot 11, à l'aide de la commande 12. Pour évacuer le laitier de la lingotière 38, de même que de la lingotière 5, on utilise un dispositif d'évacuation du laitier, comportant un tube 39 pour l'aspiration du laitier. Ce tube est plongé dans le laitier dans l'intervalle entre deux électrodes. lie tube 39 peut être refroidi ou garni de réfractaire chimiquement résistant à la dissolution par le laitier, par exemple de graphite. Pour évacuer le laitier on procède à laide d'un appareil de manutention quelconque, par exemple d'un pont roulant, au déplacement dudit dispositif de telle façon que le boutde son tube 39 plonge dans le laitier entre les électrodesO On positionne ce tube de telle façon que, selon la section du lingot, il reste un écartement de 20 à 200 mm entre son bout et le métal (métal liquide). Plus a section du lingot est grande, plus la profondeur du bain de laitier est grande et plus l'écartement mentionné doit être grand. Pour un lingot de 1500 mm de diamètre, il est suffisant de placer le tube 39 à 80-100 mm du métal.Il restera alors une couche de laitier de 80à 100 mm d'épaisseur qui sera suffisante pour calorifuger la partie supérieure du lingot et le bain de métal, ainsi que pour protéger le métal contre l'oxydation. Une telle couche de laitier se solidifiera pratiquement en même temps que les dernières portions de métal et ne retardera pas l'extraction du lingot. Après engagement du tube 39 on met en action le dispositif éjectant l'air de la chambre 40, fermée du coté de la tubulure 41 par un obturateur fusible 42 du type membrane. lie laitier liquide est aspiré dans la chambre 40, y fait fondre l'obturateur 42 et descend dans la capacité 21. Ensuite l'écoulement du laitier du bain vers la capacité 21 s'effectue de luimême, car le canal 43 pour l'évacuation de l'air est bouché par du laitier solidifié. L'installation représentée sur la figure 1 peut aussi élaborer les lingots avec formation initiale du bain de laitier dans la lingotière, à l'aide d'électrodes consommables ou non, lesquelles, après obtention du bain de laitier, sont enlevées du porteélectrodes et remplacées par les électrodes à refondre que l'on engage dans le bain de laitier. lie fonctionnement de l'installation conforme à l'invention va maintenant être décrit relativement (à titre d'exemple) à l'élaboration d'un lingot creux avec le versement de laitier pré-fondu. On pose sur la plaque de fond 13 des amorces métalliques 36 ou une seule amorce annulaire que l'on fixe uniformément suivant le périmètre du lingot d'une manière quelconque connue en soi. La fonction des amorces (où de l'amorce) est de maintenir le lingot sur la plaque de fond et d'assurer un bon contact électrique entre le lingot et la plaque de fond. Ensuite, on fait descendre le chariot 4 avec la lingotière 5, le capteur 16 et le bouchon 19 étant en place dans ses parois, jusqu ce que la lingotière 5 vienne contacter par sa surface inférieure la surface de la plaque de fond 13. On monte sur le porte-électrodes 22 des électrodes 7 de telle façon que leurs bouts inférieurs se trouvent au-dessus de la plaque de fond 13, à une distance à peu près égale à la profondeur requise du bain de laitier. Puis on pose sur la plaque de fond 13 le dispositif 14 pour la coulée du laitier dans la partie de fond de la lingotière 5, par le creux 15. On branche le transformateur 26 et l'on verse dans la lingotière 5 la quantité nécessaire de laitier. L'instant où la coulée du laitier doit entre arreté peut être déterminé par l'apparition du courant dans les électrodes 7. Après élaboration du lingot jusqu'au capteur de niveau 16, le signal émis par ce capteur commande la montée de la lingotière à la vitesse de croissance du lingot. Après coulée du laitier, les électrodes 7 sont avancées au fur et à mesure de leur fusion. La montée de la lingotière peut être aussi bien continue qu'intermittentee L'intensité du courant et la tension sont maintenues à des valeurs assurant la vitesse voulue de croissance du lingot. Après élaboration d'un lingot de hauteur voulue, on assure son retrait en changeant l'intensité du courant et la tension du transformateur 26, puis on débranche le transformateur et lton chasse le bouchon 19 du trou 18 d'une manière appropriée quelconque. lie laitier se déverse à travers le trou 18 dans la capacité 21. On fait alors monter le lingotière 5 afin qu'il n'y ait pas de grippage entre le noyau 44 et le lingot par suite du retrait de celui-ci. Après évacuation du laitier, on soulève la lingotière 5 audessus du lingot solidifié et, à l'aide de la commande 12, on éloigne la plaque de fond 13 (avec le lingot) de dessous le porteélectrodes 22, par roulage du chariot 11. On détache l'amorce 36et l'on enlève le lingot de dessus la plaque de fond 13 On enlève du porte-électrodes 22 les restes d'électrodes ou bie4tes éléments d'électrodes réutilisables, si de tels éléments sont employés. On décrasse le creux 15 et, au besoin, le dispositif 14. On fixe une nouvelle amorce et on repète le cycle dans l'ordre décrit pour élaborer le lingot suivant. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées selon l'esprit de l'invention et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVEND I CAI ONS 1 .- Installation de refusion sous latier électroconducteur, du type comportant une lingotière refroidie pourvue d'une plaque de fond et deux groupes identiques d'électrodes comprenant chacun au moins deux électrodes et raccordés respectivement aux extrémités de l'enroulement secondaire d'un transformateur monophasé dont le point milieu est relié électriquement à la plaque de fond et à la lingotière, caractérisée en ce que dans chaque paire d'électrodes voisines les électrodes sont de polarités contraires. 2.- Installation selon la revendication j ,caractérisée en ce que les distances entre les électrodes voisines sont égales et en ce que leur valeur est égale à 0,1 t à 2,0 fois l'épaisseur d'une électrode. 3.- Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que les électrodes sont placées dans la lingotière suivant le périmètre de sa section transversale. 4.- Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que les électrodes sont placées dans la zone centrale de la section transversale de la lingotière. 5.- Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que la lingotière et la plaque de fond sont réalisées de façon qu'elle puissent être déplacées horizontalement sur une distance égale ou supérieure à la moitié de la distance entre les centres des sections de deux électrodes voisines. 6.- Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que les électrodes sont montées sur un porte-électrodes mobile horizontalement sur une distance égale ou supérieure à la distance entre les centres des sections de deux électrodes voisines. 7.- Installation selon l'une des revendications 5 , 6, caractérisée en ce que le porte-électrodes, la lingotière et la plaque de fond peuvent tourner dans le plan horizontal. 8.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif pour la coulée en source du laitier, réalisé de telle façon que le trou par lequel le laitier est admis dans la partie de fond de la lingotière soit situé auprès de la paroi de la lingotière entre deux électrodes voisines. 9.- Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que, dans le cas où les électrodes sont disposées dans la lingotière suivant le périmètre de sa section transversale, le trou d'admission du laitier est situé entre deux électrodes voisines . 10.- Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce que, dans le cas où les électrodes sont placées dans la zone centrale de la lingotière, le trou d'admission du laitier est situé entre deux électrodes voisines. 11.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que sur la plaque de fond montée au-dessous des électrodes voisines appartenant à des groupes différents, est placée une plaque d'acier. 12.- Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que ladite plaque d'acier est gazée sous deux électrodes voisines appartenant à des groupes d'électrodes différents. 13.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que lalUngotière et la plaque de fond sont réalisées de façon qu'elles puissent exécuter des déplacements verticaux relatifs. 14.- Installation selon la revendication 13, caractérisée en ce que dans la paroi de la lingotière est prévu un capteur de niveau du métal liquide, monté de telle façon que sa face active soit située entre deux électrodes voisines. 15.- Installation selon la revendication 13, caractérisée en ce que dans la paroi de la lingotière est prévu un capteur de niveau du métal liquide, monté de telle façon que sa face active soit située en regard de l'une des électrodes. 16,- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que dans la partie supérieure de la lingotière est prévu un dispositif pour l'évacuation du laitier de raz lingotière le trou de sortie du laitier étant situé dans l'intervalle entre deux électrodes voisines. 17.- Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que le trou par lequel le laitier set de la lingotière est situé à une distance de 20 à 200 mm audessus du niveau du métal en fin de refusion. 18.- Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que le trou par lequel le lanier sort de la lingotière est pratiqué dans la paroi de la lingotière, 19.- Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que le dispositif pour 11 évacuation du laitier de la lingotière comporte un tube pour l'aspiration du laitier, ce tube étant plongé dans le laitier entre deux électrodes voisines. 20,- Installation selon la revendication 19, caractérisée en ce que ledit tube d'aspiration plongé dans le laitier est refroidi. 21.- Installation selon la revendication 1, caractérsée en ce que les électrodes sont placées de telle façon qu'au moins 20% de la surface totale de leurs sections transversales se trouvent au dessus de lacavité de la lingotière moulant le lingot0 22.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'entre les électrodes de polarités contraires on place des barres d'acier à refondre isolées des éléments conducteurs de l'installatione 23.- Installation selon la revendication 22, caractérisée en ce que le poids des barres à refondreblacées entre les électrodes constitue de 10 à 50% du poids du lingot à élaborer. 24.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que, dans le cas de refusion en lingotière à cavités multiples, les électrodes sont disposées de telle façon qu'au dessus de chaque cavité il y ait au moins une électrode.