L'invention concerne un revêtement textile dans lequel on a incorporé une substance magnétique permettant sa fixation permanente sur un support par création d'une force magnétique d'attraction pernanente entre le revêtement et le support. Ltinvention concerne également un procédé pour fixer ce revêtement sur des supports tels que cloisons, sols, plafonds, meubles, carrosseries, containers ou autres. De façon habituelle, la pose de revêtements textiles fait appel à diverses méthodes bien connues telles que le collage, l'agrafage > le clouage ou la soudure. Bien que largement utilisées, ces techniques ne sont pas complètement satisfaisantes ; elles sont relativement longues, de prix de revient élevé, et créent souvent des dégâts sur les surfaces environnantes. Enfin certaines d'entre elles font appel à des produits nauséabonds, parfois même toxiques, et nécessitent du matériel et une main-d'oeuvre spécialisés.Ces in convénients > qui étaient déjà un frein pour le renouvellement fréquent des papiers peints, sont encore plus importants pour la pose de revetements textiles qui nécessite actuellement des techniques plus compliquées que l'amateur n'est pas-certain de maîtriser convenablement, ceci étant aggravé par la craie te d'insuccès sur un produit noble et cher qu'est le revêtement textile. En plus des difficultés de pose, les revetements classiques sont d'une dépose difficile : le décollage ou l'élimination des clous ou des agrafes nécessitent parfois une remise en état préalable du support avant de réaliser un nouveau recouvrement. La présente invention pallie ces inconvénients. Elle concerne un revêtement textile magnétique dans lequel on a incorporé une substance magnétique permettant sa fixation sur un support par création d'une force magnétique d'attraction permanente entre'le revêtement et le support. Elle concerne également le procédé de fixation de ce revêtement sur un support, caractérisé en ce qu'on met en contact un revetement textile, dans lequel on a incorporé une substance magnétique, avec un support lui-même magnétique ou rendu magnétique en lui incorporant une substance magnétique, après avoir préalablement conféré une aimantation permanente audit revêtement ou audit support. Les revetements textiles convenant pour la réalisation de l'invention peuvent etre de natures très variées, à base de fibres ou de filaments continus en polymères naturels tels que jute ou lin, ou synthétiques (polyesters, polyamides, polyacrylonitrile > polyoléfines,polyvinvliques, etc...) ou de leur méIsnge. Ils peuvent se présenter sous forme de tissus, tricots, ou articles non tissés obtenus par voie sèche ou humide, à partir de fibres ou de fils continus, ou encore sous forme d'un assemblage de ces tissus, tricots ou articles non tissés. I1 est entendu que tous ces articles peuvent avoir subi les traitements de finissage nécessaires permettant leur emploi comme revêtements, tels que teinture, impression, enduction, encollage, aiguilletage, doublage, etc.... La substance magnétique qui est incorporée dans le revetement textile est une substance ferromagnétique, telle que par exemple de la limaille de fer ou des ferrites. Elle peut être incorporée à n'importe quel stade de fabrication du revêtement et dans une quantité qui peut varier de 500 à 1500 g par mètre carré de revêtement. De bons résultats sont obtenus lorsque cette quantité est de l'ordre de 900-1000 g/m. Selon l'invention, le support sur lequel est appliqué le revêtement textile, doit etre magnétique. Il peut être magnétique d'origine, ce qui est le cas par exemple de cloisons ou de meubles métalliques, de carrosseries d'au- tomobiles, de tuyauteries, etc... ou rendu définitivement magnétique en lui incorporant préalablement, par exemple lors de sa construction ou lors d'un changement de revêtement, une substance magnétique dans une quantité qui peut varier de 500 à 1500 g/m2 de support. Pour permettre la réalisation du procédé selon l'nvention, il est nécessaire de créer, entre'lue revêtement et le supporte une force d'attraction magnétique par aimantation. Cette aimantation peut entre réalisée sur le reve- tement ou sur le support à l'aide de n'importe quel dispositif d'aimantation permanente, tel que par exemple un aimanteur statique ou encore à décharge. Selon que l'aimantation est effectuée sur le support ou le revêtement, que le support soit magnétique d'origine ou rendu magnétique, le procédé selon l'invention fait intervenir une combinaison d'opérations diverses. Nous indiquerons ici celles qui sont le plus aisément réalisable dans la pratique. I - Revêtement aimanté/Support non aimanté A. Préparation du revêtement aimanté. Elle est réalisée de la manière suivante a) par enduction directe ou par calandrage sur le revêtement d'une dissolution contenant des ferrites, suivie d'une aimantation en continu ou en discontinu b) par enduction directe ou par calandrage sur un support intermédiaire d'une dissolution contenant des ferrites, suivie d'une aimantation en continu ou en discontinu, puis contrecollage du support intermédiaire sur le revêtement ;; c) par enduction par transfert sur le revêtement d'un film mince de ferrites, suivie d'une aimantation en continu ou en discontinu d) par enduction directe ou par calandrage d'un film mince de ferrites sur un support provisoire, suivie d'une aimantation, puis contrecollage du film sur le revêtement en récupérant le support provisoire e) par contrecollage d'une feuille de caoutchouc ou de plastique aimanté sur le revêtement f) par saupoudrage d'un mélange de ferrites et d'une poudre fusible sur le revêtement, traitement thermique sous pression pour- assurer la liaison ferrites-poudre-revêtement, puis aimantation en continu ou en discontinu g) par saupoudrage de ferrites sur un support intermédiaire autoliant, traitement thermique sous pression, aimantation puis contrecollage du support intermédiaire sur le revêtement h) formation du revêtement à partir de fibres ou de fils continus contenant in situ ou en surface des ferrites, puis aimantation en continu ou discontinu. B. Préparation du support non aimanté. Si le support est magnétique d'origine, il suffit, pour la réalisation du procédé selon l'invention, de le mettre en contact avec le revêtement aimanté. Si le support n'est pas magnétique, on le rend magnétique de la manière suivante a) par dépôt d'une peinture ou d'une colle contenant de la limaille de fer préalablement protégée contre l'oxydation b) par incorporation dans l'enduit ou le plâtrede finition de limaille de fer protégée contre l'oxydation. Il - Revêtement non aimanté/Support aimanté A. Préparation du revêtement non aimanté : les opérations à effectuer sont identiques à celles décrites au paragraphe I.A, à condition de remplacer les ferrites par de la limaille de fer protégée contre l'oxydation, et de supprimer le traitement d'aimantation. B. Préparation du support aimanté Elle est effectuée par incorporation au support de ferrites, suivie d'une aimantation selon une des méthodes décrites pour la préparation du revêtement au paragraphe I A. a) à g). Les figures annexées illustrent les différentes combinaisons permettant la réalisation du procédé selon l'invention. - Sur la figure 1, un revêtement textile 1 constitué d'un tissu 2 enduit d'un film3 de ferrites aimantées, est mis en contact avec un support métallique 4. - Sur la figure 2, un revêtement textile 1 constitué d'un tissu 2 enduit d'un film 3 de ferrites aimantées, est mis en contact avec un support en béton 4, enduit d'un plâtre 5 contenant de la limaille de fer. - Sur la figure 3, un revêtement textile 1, constitué d'un tissu 2 enduit d'un film 3 de limaille de fer, est mis en contact avec un support en béton 4 enduit d'un plâtre 5, sur lequel est contrecollé de façon permanente un papier qui a été enduit de ferrites et soumis à l'aimantation. Le procédé selon la présente invention présente les avantages suivants : une grande facilité de pose et de dépose qui permet à l'amateur de réaliser ses travaux lui-même. En aimantant définitivement le support à la construction, les changements de revêtement sont simples, rapides et économiques. L'adhérence entre le support et le revêtement est excellente, et présente une bonne homogénéité. Le revêtement respire Iibrement du fait dè l'absence de colle ; il est insensible aux fissurations pouvant exister dans le support ; il ne se décolle pas sous l'action de l'humidité ; il présente de bonnes propriétés antistatiques dues aux charges métalliques, ce qui est par ticulièrement intéresrant pour les revêtements muraux ou les moquettes.Si gnalons qu'il est possible de faire varier le décor à volonté en interchangeant ou en rajoutant des surfaces de revêtement sur les supports. Enfin, l'entretien s'effectue aisément par dépose, lavage ou dégraissage et remise en place du revêtement sans salissures. Le domaine d'application de l'invention est extrêmement large et concerne non seulement la fixation de revêtements textiles sur des murs, des plafonds ou des sols, mais également l'habillage de meubles ménagers (réfrigérateurs, armoires métalliques) ou de meubles métalliques de bureaux, de-car- rosseries de voitures, etc.... ; enfin, il intéresse tout article métallique devant être revêtu d'un article textile. Les exemples suivants sont donnés à titre indicatif mais non limitatif pour illustrer l'invention Exemple 1 On pose un revêtement constitué d'une nappe non tissée en filaments continus de polytéréphtalate d'éthylène, de-titre 6,6 dtex(6 den), pesant 200 g/X2, sur une cloison constituée par une têle métallique, de la manière suivante - Sur une machine à enduire au r8ele, on enduit la nappe non tissée avec la composition suivante Ferrites . . . . Liant à base de polyester connu dans le commerce sous le nom d' IMPRANYL CUW (BAYER) . . . . . . 100 g Catalyseur à base de polyisocyanate anionique cosercialis sous le nom d'9IMPRAFIX TH (BAYER) 5 g Acétate d'éthyle . . . . . . . . . . . . .. . . 500 g Par passages successifs sur la machine a enduire, on dépose sur la nappe une quantité de matière sèche pesant 1080 g/m2 correspondant à une épaisseur moyenne de 0,6 mm. La nappe est ensuite aimantée sur un aimanteur de pas polaire 1,7 mm, et de largeur de pôle 0,8 mm comportant un circuit magnétique en fer doux. La face portante mesurée sur la nappe aimantée est de 5,2 g/m. On met la nappe en contact avec la cloison ; on constate que la tenue de cette nappe est très satisfaisante et qu'elle résiste notamment aux vibrations habituelles (fermeture des portes, courant d'air, trafic, etc...). Exemple 2 On pose un revêtement constitué d'une nappe non tissée en filaments continus de polytéréphtalate d'éthylène, de titre 6,6 dtex/6 den, pesant : 200 g/m, sur une cloison enduite de plâtre de la manière suivante : - Sur la cloison, on dépose à la brosse une peinture contenant 90/ en poids de limaille de fer préalablement protégée contre l'oxydation par un vernis acrylique jusqu'à obtention d'un dépôt moyen de l'ordre de 1000 g/n2 - La nappe non tissée est enduite et aimantée de même maniere que dans l'exemple 1. On met la nappe aimantée en contact avec la cloison et on constate que la tenue de cette nappe est très satisfaisante et qu'elle résiste aux-vibrations habituelles. Exemple 3 On pose une toile de lin, pesant 250 g/m , sur une cloison en brique enduite de plâtre, de la manière suivante - Sur la cloison, on colle une nappe non tissée constituée de filaments continus de polytéréphtalate d'éthylène > de titre 6,6 dtex/6 den., pesant 120 g/m2, enduite au râcle sur l'autre face d'une quantité de ferrites pesant 960 g/m2 et aimantée à l'aide de l'aimanteur décrit à l'exemple 1. La force portante de la nappe aimantée oscille entre 3,6 et 4,4 g/cm2 La toile dè lin est enduite au râcle de la composition suivante . Limaille de fer protégée par un vernis acrylique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1300 g .Liant à base de polyester connu dans le com merce sous le nom d'IMPRANZL CHW (BAYER) . . . 100 g Catalyseur à base de polyisocyanate anionique commercialisé sous le nom d'IMPRAFIX TH (BAYER) 5 g . Acétate d'éthyle . . . . . . . . . . . . . . . 500 g La matière sèche déposée sur la toile est de 910 g/m. On met ensuite la toile ainsi enduite en contact avec la nappe aimantée et on constate que la ténue du revêtement réalisé est très satisfaisante et qu'elle résiste aux vibrations habituelles. Exemple 4 On pose un revêtement constitué d'une toile en filaments de polyacrylonitrile, de titre 3,3 dtex/3 den, et pesant 130 g/m2, sur une cloison en aggloméré commercialisée sous le nom de "Novopan". - Sur la cloison, on colle une nappe non tissée constituée de filaments de polytéréphtalate d'éthylène de titre 6,7 dtex/6 den et pesant 120 g par mètre carré, enduite au râcle sur une face, d'une quantité de limaille de fer protégée par un vernis acrylique et pesant 1120 g/m. - On colle sur la toile acrylique une nappe non tissée identique à celle collée sur la cloison et sur laquelle on a enduit au racle une composition contenant des ferrites , identique à celle utilisée à l'exemple 1 (la quantité de matière déposée sur cette nappe non tissée pèse 1250 g/m ), et qui a été ensuite aimantée avec un aimanteur tel que décrit à l'exemple 1. La force d'adhérence de la toile aimantée est de l'ordre de 4,5 à 5,3 g/m. - On met la toile acrylique en contact avec la cloison, et on constate sa bonne tenue à la pose et à l'usage. REVENDICATIONS 1. Revêtement textile magnétique caractérisé en ce qu'il contient une substance magnétique permettant sa fixation sur un support par création d'une force magnétique d'attraction permanente entre le revêtement et le support. 2. Revetement selon la revendication I, caractérisé en ce que la substance magnétique est constituée de limaille de fer. 3. Revêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance magnétique est constituée de ferrites aimantées de façon permanente après leur incorporation dans le revêtement. 4. Procédé de fixation sur un support d'un revêtement textile magnétique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on met en contact un revêtement textile avec un support lui-même magnétique ou rendu magnétique en lui incorporant une substance magnétique apres avoir préalablement conféré une aimantation permanente audit revêtement ou audit support. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on incorpore dans le revêtement textile une substance magnétique constituée de ferriteset en ce qu'on lui confère une aimantation permanente. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on met le revêtement en contact avec un support métallique. 7. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on met le revêtement en contact avec un support rendu magnétique par incorporation de limaille de fer. 8. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que lton incqrpore dans le revêtement une substance magnétique constituée de limaille de fer et en ce qu'on le met en contact avec un support rendu magnétique par incorporation de ferriteset aimantation -permanente.