L'invention concerne une grue comportant une flèche hydraulique extensible non en porte-à-faux, et elle a trait plus particulièrement à une grue comportant une flèche hydraulique extensible maintenue par des suspentes. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 4 053 058 décrit une grue à flèche télescopique pouvant être allongée au moyen de câbles et suspendue par un câble à un mât mobile. Il est également connu de mettre en oeuvre une grue à flèche télescopique en porte-à-faux dont les tronçons sont avancés et rétractés hydrauliquement comme décrit, par exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 4 011 699. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 856 151 décrit l'utilisation d'un câble sur une flèche télescopique en porte-àfaux à commande hydraulique pour supporter un tronçon de flèche supplémentaire. D'autres brevets décrivent l'association de mouvements d'extension et de retrait commandés hydraulique- ment et d'une suspension de flèche par câble, tels que les brevets des Etats-Unis d'Amérique NI 3 371 799, NO 2 868 392 et NI 2 475 963. Dans ces derniers brevets cités, la longueur du câble de suspension de la flèche ou la hauteur de la flèche varie lors des mouvements d'extension ou'de retrait de cette flèche afin de s'adapter au changement de longueur de la flèche. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 3 308 967 décrit une flèche télescopique qui pivote par son extrémité arrière et sur laquelle un mât mobile est monté de manière à pouvoir pivoter, à peu- près perpendiculairement à cette flèche. Une suspente de longueur fixe est fixée par une extrémité à l'extrémité avant du tronçon extrême, tandis que l'autre extrémité de la suspente est fixée à l'extrémité arrière de ce tronçon. La suspente passe sur plusieurs poulies disposées à l'intérieur de la flèche, sur une poulie située au sommet du mât et elle est enroulée sur deux roues menées qui constituent le seul dispositif de commande des mouvements d'extension et de retrait de la flèche. Cette dernière est élevée et abaissée au moyen d'un treuil qui entraîne un câble relié à l'extrémité supérieure d'un mât et on peut faire pivoter ce dernier entre ses extrémités afin de réduire la hauteur de la grue. L'invention concerne une grue à flèche extensible comprenant plusieurs tronçons télescopiques, cette grue comportant un mât, une suspente qui part du mât et pénètre dans la flèche extensible afin d'être reliée à l'un des tronçons de cette flèche, des poulies recevant la suspente et montées à l'intérieur de la flèche, dans des positions fixes par rapport aux différents tronçons de cette flèche, au moins un vérin hydraulique disposé dans la flèche et destiné à allonger cette dernière afin de déplacer les poulies les unes par rapport aux autres pour permettre à la suspente de sortir de la flèche, et un dispositif moteur destiné à exercer une traction sur la suspente pour élever la flèche. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: - la figure 1 est une élévation d'un engin comportant la flèche hydraulique extensible suspendue selon l'invention - la figure 2 est une élévation partielle, à échelle agrandie et avec coupe partielle, de la flèche de la figure 1 en position de retrait; - la figure 3 est une vue analogue à celle de la figure 2, montrant la flèche en position d'extension; - la figure 4 est une élévation de l'engin de la figure 1, montrant la flèche en position haute; - la figure 5 est une élévation partielle du sommet du mât de l'engin montré sur la figure 1. - la figure 6 est une coupe longitudinale partielle d'une forme de réalisation d'un engin à flèche à quatre tronçons; - les figures 7 et 8A sont des vues schématiques montrant les forces exercées sur un tronçon de la flèche de la figure 6; - la figure 8B est une vue schématique montrant les forces exercées sur un tronçon de la flèche de la figure 1; 2481687. - les figures 9 et 10 sont des vues schématiques montrant les forces exercées sur des tronçons des flèches des figures 1 et 6; - la figure-11 est un schéma des forces exercées sur un tronçon de flèche qui n'est pas réalisé selon l'invention; - les figures 12, 13 et 14 sont des vues partielles suivant respectivement les lignes 12-12, 13-13 et 14-14 de la figure 1; - la figure 15 est une élévation partielle, à échelle agrandie et avec coupe partielle, de l'extrémité supérieure du mât mobile, cette vue étant analogue à celle de la figure 5, mais montrant une forme préférée de réalisation d'une plaque de butée ou d'ancrage de la suspente, représentée partiellement en coupe centrale et verticale et en position d'actionnement d'un commutateur; - la figure 16 est une coupe verticale suivant la ligne 16-16 de la figure 15; et - la figure 17 est un schéma des circuits hydraulique et électrique commandant la mise en oeuvre des tambours à enrouler et dérouler la suspente. La figure 1 représente une grue sur camion 10 comprenant une partie inférieure, ou châssis, 12 auto- propulsée et une superstructure 14. Le châssis 12 comporte des roues 16 reposant sur le sol et une cabine 18 destinée au conducteur du camion. La superstructure 14, qui est montée sur le châssis au moyen d'un appui pivotant 15, peut tourner autour d'un axe vertical A sur le châssis. La superstructure 14 comporte une cabine 20 destinée au grutier et elle porte une flèche 22. - La flèche 22, comme montré sur les figures 2 et 3, comporte un -tronçon 24 de base monté, à une première extrémité, sur la superstructure 14 afin de pouvoir pivoter dans un plan vertical autour d'un axe horizontal B. Un tronçon médian ou intermédiaire 26 peut coulisser dans le tronçon 24 de base, et un tronçon extrême 28 est logé de manière à pouvoir coulisser dans le tronçon intermédiaire 26. Des éléments ou patins 30 de support (dont certains ne sont pas représentés pour plus de clarté) sont disposés entre les tronçons adjacents de la flèche télescopique (et reliés à l'un de ces tronçons) afin de maintenir les tronçons de la flèche écartés les uns des autres et de permettre un mouvement longitudinal relatif de ces tronçons. Le mouvement longitudinal relatif des trois tronçons de la flèche est commandé par deux vérins, à savoir un vérin inférieur 32 et un vérin supérieur 34. Le vérin 32 comporte un cylindre 32a et un piston (non représenté) qui peut coulisser dans ce cylindre et qui est relié à une tige 32b. L'extrémité arrière ou extrémité du fond du cylindre 32a est reliée en 32c à l'extrémité arrière du tronçon médian 26 de la flèche, et l'extrémité arrière de la tige 32b est reliée en 32d à l'extrémité arrière du tronçon 24 de base de la flèche. Ainsi, lorsque le vérin 32 est rétracté comme montré sur la figure 2, le tronçon intermédiaire 26 est rétracté par rapport au tronçon 24 de base. Lorsque le vérin 32 est avancé comme montré sur la figure 3, le tronçon intermédiaire 26 est avancé par rapport au tronçon 24 de base, comme représenté également sur la figure 3. Le vérin 34 comporte un cylindre 34a et une tige 34b. L'extrémité arrière du cylindre 34a est reliée en 34c à l'extrémité arrière du tronçon extrême 28 de la flèche. L'extrémité avant du vérin 34 repose de manière à pouvoir glisser sur une console 35 ou autre support qui porte le poids des parties avant du vérin, perpendiculairement à son axe, mais n'oppose aucune résistance sensible aux forces axiales appliquées à cette extrémité du vérin 34. L'extrémité arrière de la tige 34b est reliée en 34d à l'extrémité arrière du tronçon médian 26 de la flèche. Par conséquent, lorsque le vérin 34 est rétracté comme montré sur la figure 2, le tronçon extrême 28 est rétracté par rapport au tronçon médian 26. Lorsque le vérin 24 est avancé comme montré sur la figure 3, le tronçon extrême est avancé par rapport au tronçon médian 26. Deux poulies de suspentes (une seule étant représentée en 36a sur les figures 2 et 3) sont montées sur l'extrémité arrière du tronçon médian 26 de la flèche; deux poulies de suspentes (une seule étant représentée en 38a) sont montées sur l'extrémité avant du cylindre inférieur 32a; deux poulies de suspentes (une seule étant représentée en 40a) sont montées sur l'extrémité arrière du tronçon extrême 28 de la flèche; et deux poulies 42a, 42b de suspentes (figure 14) sont montées sur la tête 43 située à l'extrémité avant du tronçon extrême 28 de la flèche. Plusieurs tambours rotatifs à moteur, comprenant un tambour 44 de levage de la flèche et un tambour 46 de levage de la charge, sont montés sur la superstructure 14 de la grue (figures 1 et 4). Un câble 48 de levage de la charge est enroulé sur le tambour 46 et passe sur une poulie folle (figure 14) et sur une poulie de levage de la charge (figure 7) disposée dans la tête située à l'extrémité avant du tronçon extrême, puis sur une poulie 51 faisant partie d'un moufle 52 de charge (figure 7). L'extrémité extérieure du câble 48 de levage de la charge est reliée à la tête 43 (figures 1 ou 4) ou à une tête 143 de flèche à quatre tronçons, comme montré sur la figure 7. Un mât mobile 54 est monté de manière à pouvoir pivoter à une première extrémité, sur la partie arrière du tronçon de base 24 de la flèche, comme montré sur les figures 2 et 3, ce mât pouvant ainsi pivoter dans un plan vertical autour d'un axe horizontal C. Le mât 54 peut pivoter entre une position basse de transport, dans laquelle il est sensi- blement parallèle à l'axe longitudinal de la flèche 22 comme représenté en traits pleins sur la figure 1, et une position haute de maintien de la flèche dans laquelle il est représenté en traits mixtes sur la figure 1. Le mât mobile comporte, à son extrémité supérieure, plusieurs poulies 56 (figures 12 et 13) qui comprennent des poulies 56a de câbles de suspension ou suspentes et des poulies 56b de levage de la flèche. Un câble 58 de levage de la flèche part du tambour 44 de levage de la flèche de manière à passer sur une poulie 59 de renvoi (figure 13) puis à aller et venir alternativement entre des poulies 56b de levage de la flèche, situées à l'extrémité supérieure du mât mobile 54, et des poulies 60 de levage de la flèche placées sur la super- structure 14 de la grue. L'extrémité extérieure du câble 58 de levage de la flèche est fixée en 61 à proximité des poulies 60. Une suspente 62 (figure 12) comprend deux câbles 62a, 62b de suspension partant de tambours 64a, 64b pour enrouler et dérouler les câbles de suspension, ces tambours étant montés sur un arbre 65 à l'extrémité inférieure du mât mobile 54. L'arbre 65 est relié à un moteur hydraulique 65a qui est alimenté en fluide sous pression afin d'appliquer un couple de rappel à l'arbre 65 dans un sens provoquant l'enroulement des câbles 62a et 62b de suspension sur les tambours 64a et 64b. Lorsque le mât mobile est élevé, la force exercée sur les câbles de suspension est supérieure à la force de rappel afin de dérouler les câbles des tambours. Comme montré sur la figure 5, chaque câble de suspension passe dans une ouverture 66a d'une butée 66 et sur la poulie associée 56a ou 56b située au sommet du mât mobile. Une plaque 68 de butée ou d'ancrage de la suspente est fixée à chaque câble de suspension, au-dessous de la butée 66, et porte contre cette dernière lorsque le mât mobile est élevé de sa position de repli sur la superstructure (position représentée en traits pleins sur la figure 1) vers une position de travail (représentée en traits mixtes sur la figure 1). Pour élever et abaisser le mât mobile au cours d'une opération normale, on fait pivoter ce mât sur une plage de travail (indiquée par une flèche 67 sur les figures 1 et 4) au moyen du tambour 44 à moteur de levage de la flèche. Le câble 62a de suspension part de la poulie 56a pour aboutir à des poulies 42a, 40a, 38a et 36a comme montré, par exemple, sur la figure 3. Le câble 62a de suspension est fixé en 63 à l'extrémité avant du tronçon 24 de base. Le câble 62b de suspension passe sur des poulies correspondantes (non représentées). Etant donné qu'une extrémité de chaque suspente 62 est ancrée en 63 et que chaque plaque 68 de butée de suspente porte contre la butée 66 lorsque le mât est élevé en position de maintien de la flèche, montrée en traits mixtes sur la figure 1 (la position extrême droite de travail montrée sur cette figure), le tronçon 62a' de support de flèche, compris entre la plaque 68 de butée et le point 63 d'ancrage du câble 62a (et le tronçon correspondant 62b' du câble 62b) constitue une suspente de longueur fixe qui élève et abaisse la flèche conformément à la position angulaire du mât mobile 54. Une comparaison des figures 2 et 3 donne une indication de la dimension des tronçons 62a' et 62b' du câble de suspension de longueur fixe sortant de la flèche lorsque cette dernière est avancée de sa longueur minimale à sa longueur maximale. En position de retrait complet montrée sur la figure 2 (les deux vérins étant rétractés), une longueur de câble 62a, équivalant à peu près au double de la somme des longueurs des deux vérins 32 et 34, est emmagasinée dans la flèche. Lorsque cette dernière est en position d'avance complète (par suite d'une extension complète des deux vérins hydrauliques) montrée sur la figure 3, environ la moitié du tronçon de câble 62a, initialement emmagasinée, a été sortie pour suivre la différence de longueur présentée par la flèche. Par conséquent, cette flèche conserve sensiblement le même angle au cours de ses mouvements d'extension ou de retrait. Il est possible d'utiliser avec une flèche 122 à quatre tronçons (figure 6) le même dispositif de suspension que celui utilisé avec la flèche 22 à trois tronçons. La flèche 122 comporte un tronçon 124 de base, un tronçon intermédiaire 126 et un tronçon extrême 128. Ces éléments sont analogues aux éléments correspondants de la flèche 22, sauf que le tronçon extrême 128 est ouvert à son extrémité extérieure et qu'une tête 143 est montée sur un tronçon manuel 145 de flèche logé dans le tronçon extrême 128. Les suspentes 162 passent sur des poulies 142 montées sur l'extrémité extérieure du tronçon extrême plutôt que sur la tête, et les câbles de suspension sont mouflés à l'intérieur des tronçons de la flèche, de la même manière que dans la flèche 22. Les figures 7 à 10 sont des diagrammes montrant les forces agissant axialement dans les tronçons de la flèche (suivant l'axe central D de la flèche). Sur les diagrammes des forces, les tronçons de flèche sont représentés horizon- talement, cette représentation étant cependant valable quel que soit l'angle formé par la flèche avec l'horizontale. Aucun de ces diagrammes ne tient compte du poids des tronçons de la flèche. Les forces s'exerçant dans le tronçon manuel 145 d'une flèche à quatre tronçons sont montrées sur la figure 7 et les forces s'exerçant sur le tronçon extrême 128 de la flèche à quatre tronçons sont montrées sur la figure 8A. Les forces s'exerçant sur le tronçon extrême 28 d'une flèche à trois tronçons sont indiquées sur la figure 8B. Ainsi qu'il ressort des figures 8B et 7, le tronçon de tête peut constituer une partie rigide du tronçon extrême 28, ou bien une partie rigide du tronçon manuel indépendant 145. Dans la flèche à quatre tronçons (figure 7), la force exercée sur le tronçon manuel 145 est, quels que soient l'angle et la charge au crochet, décomposée en une force du câble de levage, indiquée en H et une composante de la charge au crochet W (Wsin (angle de la flèche)). Une force FB résistant à la force précédente s'exerce entre le tronçon extrême 128 (figure 6) et le tronçon manuel 145. On a donc: FB = H + Wsin (angle de flèche). Dans la flèche à quatre tronçons, les forces axiales exercées sur le tronçon extrême (figure 8A), qui sont égales à zéro, sont: FB + Pcose + P F 2P=0, o F représente la force axiale s'exerçant entre le tronçon c extrême et le tronçon intermédiaire de la flèche. La force FB est la même dans une flèche à trois tronçons ou dans une flèche à quatre tronçons et elle a une amplitude égale à la composante axiale de la force H du câble 48 de levage, augmentée de la composante axiale du poids de la charge au crochet W (pour tout angle de la flèche). Il convient de noter que la force FB agit sur la partie avant du tronçon extrême 28, que la tête soit montée sur ce tronçon extrême ou sur le tronçon manuel 145. Dans une flèche à trois tronçons, les forces axiales exercées sur le tronçon extrême 28 se présentent comme indiqué sur la figure 8B, le câble de levage produisant une force axiale H et la charge au crochet exerçant une force axiale Wsin (angle de flèche) (indiquée précédemment comme étant une force FB de flèche pour tout angle et pour toute charge au crochet). Etant donné que la somme des forces axiales exercées sur le tronçon de flèche est égale à zéro, on a - FB Pcos+ P cPP F o Fa représente la force axiale s'exerçant entre le tronçon extrême et le tronçon intermédiaire. Une simplification de l'équation précédente (qui est identique à l'équation corres- pondante pour la flèche à quatre tronçons) donne O Fc = F + Pos-p Que ce soit dans la flèche à trois tronçons ou dans la flèche à quatre tronçons (voir figure 9), les forces axiales agissant sur le tronçon intermédiaire 26 F + 2P = 2P + F- donc F = Fl Fc Fcl Les forces exercées sur le tronçon 24 de base (dans la flèche à trois tronçons ou dans la flèche à quatre tronçons) sont indiquées sur la figure 10. Il ressort de ce diagramme que: P + Fci = BF2 si l'on ne tient pas compte du poids de la flèche. Dans tous les cas et quel que soit l'angle de la flèche, la force axiale BF2 exercée sur le pied de la flèche correspond aux forces P + Fcl' Le diagramme de la figure 11 permet de mieux apprécier l'avantage d'un câble de suspension emmagasiné sur des poulies placées à l'intérieur de la flèche. Dans un système identique à celui montré sur les figures 1 à 10, excepté le fait que la suspente est fixée à l'extrémité du tronçon extrême 28", les forces axiales exercées sur le tronçon extrême, qui doivent être égales à zéro, peuvent être exprimées de la manière suivante Fc FB + PCos Il convient de noter que la force F 's'exerçant dans le cylindre supérieur 34' est supérieure de la quantité P à la force correspondante F qui est la force du cylindre supérieur lorsque la suspente est emmagasinée sur des poulies placées à l'intérieur de la flèche. Dans les deux cas, on ne tient pas compte du poids des tronçons de la flèche (qui est sensiblement le même). Il apparaît donc que les charges axiales exercées sur les vérins hydrauliques de la flèche hydraulique extensible et suspendue selon l'invention sont sensiblement inférieures aux forces axiales exercées sur les cylindres du type de flèche décrit en regard de la. figure 11. Par conséquent, l'utilisation d'une suspente pour assister les mouvements d'extension de la flèche rend possible la mise en oeuvre de cylindres plus petits que ceux demandés lorsque la suspente n'est pas utilisée pour participer au mouvement d'extension de la flèche. Il apparaît que la suspente 62 se détend lorsque le mât mobile 24 est déplacé de sa position de repli ou de transport, représentée en traits pleins sur la figure 1, vers sa position élevée de travail représentée en traits mixtes sur la figure 1, à moins que les deux tambours 64a et 64b à enrouler et dérouler les câbles de suspension (figures 12 et 17) maintiennent tendus les tronçons 62a" et 62b" de traction des deux câbles 62a et 62b de suspension. La figure 17 représente des circuits hydraulique et électrique 168 destinés à assumer cette fonction de traction à l'aide d'une forme préférée de réalisation de plaques de butée ou d'ancrages 68' de suspente, montrés sur les figures 15 et 16. Seul l'ancrage 68' représenté avec un câble 62a de suspension est montré sur les figures 15 à 17. Comme représenté sur les figures 15 et 16, une pression de maintien de la flèche est appliquée au tronçon 62a' du câble de suspension afin de comprimer un ressort 170 entre la butée 66 de suspente et l'ancrage 68' de suspente. Cet ancrage 68' comporte un boîtier 172 de ressort dont une première extrémité porte contre la butée 66 et dont l'autre extrémité est fixée à deux pattes 174. Ces dernières reçoivent un connecteur 176 de câble et une broche 178 fixant une première extrémité de la suspente 62a' à l'ancrage 68'. Le câble tendeur 62a" de suspension est représenté comme étant relié au tronçon 62a' de suspension de la flèche et comme ayant un diamètre inférieur à ce tronçon 62a'0 Il est évident que le câble tendeur 62a" et un câble analogue 62b', associé à la suspente 62b, sont enroulés sur les tambours 64a et 64b (figure 17), respectivement. Un commutateur 180 de suspente à rappel par ressort est monté sur la butée 66 de suspente et est ouvert par un organe 182 de commande lorsque l'ancrage 68 de la suspente est en contact avec la butée 66, comme montré sur les figures - 15 et 17. Lorsqu'une force insuffisante est appliquée au mât mobile 54 par le tambour 44 de levage de la flèche (figure 1), le ressort 170 exerce une force suffisante pour éloigner le bottier 172 de la butée 66 et permettre ainsi la fermeture du commutateur 180. Comme représenté sur la figure 17, la partie électrique du circuit 168 est alimentée par une batterie 186 qui est mise à la masse en 188 ainsi qu'en190 lorsque le commutateur ou interrupteur 180 de suspente et l'interrupteur 192 du mât mobile sont fermés, ce qui se produit lorsque le mât mobile 54 est déplacé entre ses positions représentées d'élévation et de transport, à peu près parallèlement à la flèche 22. Lorsque les deux interrupteurs 180 et 192 sont fermés, la bobine 194 d'une électrovanne 196 est déplacée vers sa position d'ouverture. La partie hydraulique du circuit 168 sera décrite avec les opérations de traction et de déroulement des suspentes. Il convient de noter que la figure 17 représente les éléments tels qu'ils apparaissent lorsque le mât mobile 54 est maintenu par le tambour 44 de levage de la flèche (figure 1) et lorsque ce tambour 44 applique une force suffisante, par l'intermédiaire des câbles 58, pour comprimer le ressort 170 de l'ancrage des suspentes (figure 15), la flèche 22 étant cependant déjà en position de transport dans laquelle elle repose sur un appui 198 de flèche. Pour abaisser le mât mobile 54 vers sa position de repli ou de transport, l'opérateur actionne des commandes classiques (non représentées) afin d'entraîner le tambour 44 de levage de la flèche dans le sens de la descente du mât pour réduire ainsi la tension des câbles 62 de suspension, ce qui permet au ressort 170 d'éloigner l'ancrage 68' de la butée 66 et donc à l'interrupteur 180 de suspente de se fermer. La fermeture de l'interrupteur 180 provoque l'excitation de la bobine 194 qui ouvre la vanne 196. Le fluide hydraulique est ensuite aspiré dans un carter S par une pompe P qui le fait passer dans un clapet 200 de retenue, dans une vanne 202 de décharge, dans l'électrovanne 196 et dans un moteur hydraulique 204 afin d'entraîner les tambours 64a et 64b dans un sens tendant à éliminer le mou des câbles 62a" et 62b" de suspension et à les maintenir tendus. Le moteur hydraulique 204 ne fait tourner les tambours que lorsque la pression hydraulique est suffisante pour desserrer un frein 206 à serrage par ressort et desserrage hydraulique. Le fluide desserrant le frein passe par une ligne pilote 208 et par des vannes 210 et 212 de régulation de débit avant de retourner en 214 au carter S. Si la pression dirigée vers le moteur hydraulique 204 devient excessive, la pression régnant dans une ligne pilote 216 ouvre une valve 218 de détente à commande par pilote afin de permettre au fluide hydraulique de revenir vers le carter S en passant par une conduite 220. Lorsque le mât mobile 54 atteint sa position horizontale de transport, il ouvre l'interrupteur 192 à rappel par ressort afin de couper le circuit de la bobine 194 et de fermer ainsi l'électrovanne 196 afin d'arrêter l'écoulement du fluide vers le moteur hydraulique 204. Par conséquent, la pression appliquée au frein 206 est réduite, ce qui permet au ressort de serrer ou d'engager le frein et de bloquer ainsi les tambours 64a et 64b en position de façon à maintenir tendus les câbles de suspension lorsque le mât mobile est dans sa position de transport. L'électrovanne 196 étant fermée et un clapet 222 de retenue empêchant tout-retour du fluide à haute pression vers le carter S, la pression pilote est dirigée par un conduit 224 de manière à déplacer une vanne 226 de décharge, rappelée par ressort, de la position d'écoulement croisé, dans laquelle elle est représentée (qui dirige la pression pilote par des conduits 228 et 229 vers l'extrémité inférieure de la vanne 202) vers sa position d'écoulements parallèles. La pression pilote s'écoule alors par des conduits pilotes 228 et 230 vers l'extrémité supérieure de la vanne 202 de décharge dont le tiroir est déplacé vers le bas, contre la force d'un ressort, de manière que le fluide sous haute pression provenant de la pompe P s'écoule par un canal 232 de forme en U, ménagé dans la vanne 202, et revienne au carter S par des conduits 234 et 236. Un conduit 237 permet la vidange du fluide de l'extrémité inférieure de la vanne 226. Le circuit hydraulique comprend également l'accumulateur classique 238 et un limiteur 240 de pression qui dirige directement le fluide hydraulique de la pompe P vers le carter S si la pression s'élève de façon excessive. Lorsqu'on souhaite élever le mât mobile 54 de sa position abaissée de transport vers sa position relevée de travail comme montré sur la figure 17, l'opérateur actionne des commandes classiques afin d'entraîner le tambour 44 de levage de la flèche (figure 1) dans un sens provoquant la montée du mât mobile 54. L'interrupteur 192 du mât, rappelé par ressort, se ferme sous l'effet du mouvement initial de montée du mât. La fermeture de l'interrupteur 192 établit un circuit comportant la bobine 194 et passant par l'interrupteur fermé 180, de manière que la bobine 194 soit excitée pour ouvrir l'électrovanne 196. Le fluide hydraulique circule alors par les circuits électriques précédemment décrits afin de desserrer le frein 206, le sens de circulation du fluide étant tel qu'il tend à faire tourner le moteur hydraulique 204 dans le sens de la tension des suspentes, comme décrit précédemment. Cependant, lorsque le mât 54 pivote vers le haut, il est évident que les suspentes doivent être déroulées et non tendues, par les tambours 64a et 64b. Il apparaît que la force appliquée par le tambour 44 de levage de la flèche pour faire monter le mât et pour supporter finalement la flèche 22 et sa charge est très supérieure à la force appliquée par le moteur hydraulique 204 aux tambours 64a et 64b. Par conséquent, la montée du mât54 provoque une inversion du sens de rotation du moteur hydraulique 204 qui se comporte alors comme une pompe. La pression s'élève donc dans la conduite pilote 216 de manière à atteindre une valeur supérieure à celle demandée pour desserrer le frein 206, ce qui provoque l'ouverture de la valve 218 de détente pendant que le frein 206 est maintenu à l'état desserré. Le fluide hydraulique sous haute pression s'écoule alors par la valve 218 de détente et retourne au carter S par la conduite 220. Lorsque le mât mobile 54 atteint sa position de travail, l'ancrage 68' de la suspente (figure 15) vient en contact avec la butée 66 de manière à comprimer le ressort et à provoquer l'ouverture de l'interrupteur 180 par l'organe 182 de commande. L'interrupteur 180 étant ouvert, la bobine 194 est désexcitée, ce qui provoque la fermeture de la vanne 196 et empêche ainsi le fluide hydraulique de s'écouler vers le moteur hydraulique 204. Le ressort peut alors serrer le frein 206 pour empêcher les tambours 64a et 64b de tourner, ce qui maintient tendus les câbles 62a" et 62b" de tension de la suspente. Il ressort de la description précédente que la flèche suspendue perfectionnée selon l'invention comporte des cylindres hydrauliques commandant ses mouvements d'extension et de retrait. Le tronçon de la suspente porté par la flèche est de longueur fixe et il passe sur des poulies disposées à l'intérieur de la flèche afin d'assister les cylindres lorsque-ces derniers commandent l'extension de la flèche, ce qui permet l'utilisation de cylindres plus petits. De plus, un dispositif de tension et de déroulement 1-0 des suspentes permet de maintenir ces dernières constamment tendues. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la flèche de grue décrite et représentée sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Grue à flèche extensible (22) comprenant plusieurs tronçons télescopiques, caractérisée en ce qu'elle comporte un mât (54), une suspente (62) qui part du mât et qui pénètre dans la flèche extensible afin d'être reliée à l'un des tronçons de cette flèche, des poulies (36a, 38a, a, 42a, 42b) destinées à recevoir la suspente, montées dans la flèche en position fixe par rapport à différents tronçons respectifs de cette flèche, au moins un vérin hydraulique (32, 34) disposé dans la flèche afin d'allonger cette dernière pour provoquer un mouvement relatif des poulies et dérouler ainsi la suspente de la flèche, et un dispositif moteur (64a, 64b) destiné à exercer une traction sur la suspente afin d'élever la flèche. 2. Grue comprenant une caisse et une flèche extensible (22) qui comporte un tronçon (24) de base monté de manière à pouvoir pivoter sur la caisse et au moins un autre tronçon monté télescopiquement par rapport au tronçon de base, caractérisée en ce qu'elle comporte un mât (54) monté de manière à pouvoir pivoter sur la flèche, une suspente (62) qui part du mât et qui pénètre dans la flèche extensible afin d'être reliée au tronçon de base de cette flèche, des poulies (36a, 38a, 40a, 42a, 42b) destinées à recevoir la suspente et montées dans la flèche, en positions fixes par rapport à au moins deux tronçons respectifs différents de la flèche, au moins un vérin hydraulique (32 ou 34) disposé dans la flèche et destiné à faire avancer l'un desdits tronçons différents par rapport à l'autre tronçon différent afin de provoquer un mouvement relatif des poulies les unes par rapport aux autres pour dérouler la suspente de la flèche, et un dispositif (44) destiné à faire pivoter le mât. 3. Grue comprenant une caisse et une flèche extensible (22 ou 122) qui comporte un tronçon de base (24 ou 124) monté de manière à pouvoir pivoter sur la caisse, un tronçon intermédiaire (26 ou 126) et un tronçon extrême (28 ou 128), les tronçons de la flèche étant montés télescopique- ment les uns par rapport aux autres, la grue étant caractérisée en ce qu'elle comporte un mât (54) monté de manière à pouvoir pivoter sur la flèche, une suspente (62 ou 162) qui s'étend du sommet du mât jusqu'à l'extrémité de la flèche et qui pénètre dans cette dernière afin d'être reliée au tronçon de base, une poulie intermédiaire (36a) montée de manière à pouvoir tourner en position fixe sur le tronçon intermédiaire, une poulie (142) montée de manière à pouvoir tourner en position fixe à l'intérieur du tronçon extrême, deux vérins hydrauliques (32, 34) logés dans la flèche, un premier (32) de ces vérins étant monté entre le tronçon de base et le tronçon intermédiaire et le second vérin hydraulique (34) étant monté entre le tronçon extrême et le tronçon intermédiaire afin de faire avancer les tronçons de la flèche et de déplacer les poulies les unes par rapport aux autres, le mouvement des poulies ayant pour effet de dérouler la suspente de la flèche en réponse au mouvement d'extension des tronçons de cette flèche pour compenser le changement de longueur de ladite flèche. 4. Grue selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un tronçon manuel (145) relié au tronçon extrême (128). 5. Grue selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que le tronçon de base comporte une extrémité extérieure espacée du point de pivotement auquel ladite suspente est reliée rigidement (63), notamment par une première extrémité, la grue comportant en outre une butée (66) de suspente fixée au mât et recevant ladite suspente, un élément d'ancrage (68) de suspente fixé rigidement à ladite suspente et portant contre la butée lorsque la flèche est en position de support, la suspente comprenant un tronçon (62a' et 62b') de support de flèche, de longueur fixe, compris entre le point de fixation (63) au tronçon de base et l'organe d'ancrage (68). 6. Grue selon la revendication 5 prise avec la revendication 2, caractérisée en ce que le dispositif (44) destiné à faire pivoter la flèche peut faire pivoter le mât entre une position de repli dans laquelle il est sensiblement parallèle à l'axe longitudinal de la flèche, et ladite position élevée de support de la flèche dans laquelle il forme un angle aigu avec ledit axe longitudinal, ce dispositif destiné à faire pivoter la flèche comprenant un tambour (44) de levage de la flèche, entraîné par un moteur, et un câble (58) de levage de la flèche qui est enroulé sur le tambour et qui est relié fonctionnellement à l'extrémité supérieure du mât afin d'élever d'abord ledit mât en position de support de la flèche, puis d'élever la flèche en position de travail lorsque le tambour de levage de la flèche est entraîné dans un premier sens. 7. Grue selon la revendication 5 prise avec la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comporte une poulie (56a ou 56b) montée de manière à pouvoir tourner sur le sommet du mât, une poulie extérieure (42a ou 42b) montée de manière à pouvoir tourner sur le tronçon extrême de la flèche, à l'extérieur des tronçons télescopiques, et une poulie (38a) de vérin montée de manière à pouvoir tourner sur ledit premier vérin (32), à proximité de son extrémité extérieure, la suspente passant sur les poulies du mât et du tronçon extrême et sur les poulies disposées à l'intérieur des tronçons télescopiques de la flèche afin d'exercer une force axiale dans un sens tel qu'elle coopère avec les vérins hydrauliques pour faire avancer la flèche et maintenir les tronçons de cette flèche en position d'extension souhaitée pendant qu'une charge est levée. 8. Grue selon l'une des revendications 5 et 7, caractérisée en ce que ladite suspente comprend un câble (62a" ou 62b") de tension, fixé audit organe d'ancrage, la grue comprenant également un tambour (64a ou 64b) de tension du câble de suspension, recevant ledit câble, et un dispositif (204) destiné à faire tourner le tambour dans le sens de la tension ou du déroulage du câble selon ce qui est nécessaire pour maintenir la suspente tendue pendant que le mât mobile pivote par rapport à la flèche. 9. Grue selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif moteur destiné à commander les mouvements de pivotement du mât mobile entre une position de repli et une position de support de la flèche, puis à faire pivoter la flèche entre une position horizontale de transport et ladite position relevée de travail, le dispositif moteur pouvant comprendre notamment un tambour (44) de levage de la flèche, entraîné sélectivement, et un câble (58) de levage de la flèche qui est enroulé sur le tambour et qui est relié fonctionnellement à l'extrémité supérieure du mât. 10. Grue selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif moteur destiné à faire pivoter le mât mobile entre une position de repli dans laquelle il est sensiblement parallèle à l'axe longitudinal de la flèche, et une position relevée de support de la flèche dans laquelle il forme un angle aigu avec ledit axe longitudinal, les forces axiales appliquées par la suspente à la flèche étant notamment orientées dans un sens qui tend à faire avancer la flèche afin de réduire la force demandée aux vérins hydrauliques pour provoquer une extension de la flèche. 11. Grue comprenant une caisse, caractérisée en ce qu'elle comporte une flèche télescopique allongée (22) qui présente une extrémité avant et une extrémité arrière et qui comprend un tronçon (24) de base monté de manière à pouvoir pivoter sur la caisse, un tronçon intermédiaire (26) et un tronçon extrême (28), un mât mobile (54) monté de manière à pouvoir pivoter sur le tronçon de base entre une position de repli dans laquelle il est orienté à peu près parallèlement à la flèche sur la surface supérieure de laquelle il repose, et une position de travail dans laquelle il s'élève de la flèche, un premier vérin hydraulique (32) monté entre le tronçon de base et le tronçon intermédiaire-afin de commander sélectivement les mouvements d'extension et de retrait du tronçon intermédiaire par rapport au tronçon de base, un second vérin hydraulique (34) monté entre le tronçon intermé- diaire et le tronçon extrême afin de commander sélectivement les mouvements d'extension et de retrait du tronçon extrême par rapport au tronçon intermédiaire, une poulie (40a) montée de manière à pouvoir tourner à proximité de l'extrémité arrière du tronçon extrême, une poulie (38a) montée de manière à pouvoir tourner à proximité de l'extrémité avant dudit vérin, une poulie (36a) montée de manière à pouvoir tourner à proximité de l'extrémité arrière du tronçon inter- médiaire, une poulie (42a ou 42b) montée de manière à pouvoir tourner à proximité de la partie avant du tronçon extrême, une suspente (62) qui comporte un tronçon (62a' ou 62b') de support de flèche, de longueur fixe, passant sur lesdites poulies et dont une première extrémité-(63) est ancrée audit tronçon de base et dont l'autre extrémité est ancrée audit mât lorsque ce dernier est en position de support de la flèche, et un dispositif moteur monté entre la caisse et l'extrémité supérieure du mât afin de faire pivoter ce dernier et la flèche suspendue entre une position abaissée de transport et une position relevée de travail, la suspente appliquant une force axiale orientée de manière à coopérer avec les vérins pour commander l'extension de la flèche lorsque cette dernière est en position de travail. 12. Grue selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle comporte également un treuil de suspente, entraîné par un moteur et comprenant un tambour (64a ou 64b), la suspente comprenant un bras de tension et de déroulage (62a" ou 62b") relié audit tronçon de longueur fixe et passant sur le tambour afin de maintenir la suspente tendue lorsque le mât mobile est déplacé entre lesdites positions de travail et de repli, et un élément (204) destiné à faire tourner le tambour pour tendre la suspente lorsque le mât est abaissé vers sa position de transport et pour dérouler la suspente lorsque le mât est élevé de sa position de transport vers ladite position de travail, le treuil pouvant notamment être monté sur le-mât mobile. 13. Grue selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle comporte également plusieurs poulies (56) montées de manière à pouvoir tourner sur l'extrémité supérieure du mât, ledit dispositif moteur comprenant un treuil entraîné par un moteur et portant un câble (58) dont une première extrémité est ancrée et dont un tronçon intermé- diaire passe sur l'une des poulies du mât et sur ledit treuil. 14. Grue selon l'une des revendications 11 et 12, caractérisée en ce qu'elle comporte plusieurs poulies (56) montées de manière à pouvoir tourner sur l'extrémité supérieure du mât, le dispositif moteur comprenant un treuil entraîné par un moteur et portant un câble (58) dont une extrémité est ancrée à la caisse et dont un tronçon intermédiaire passe sur l'une des poulies du mât et sur le treuil, ledit tronçon de suspente supportant la flèche passant sur l'une des poulies du mât. 15. Grue selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif destiné à maintenir la suspente sous tension lorsque le mât se trouve entre ladite position abaissée de transport et ladite position relevée de travail. 16. Grue selon la revendication 15, caractérisée en ce que le dispositif destiné à maintenir la suspente sous tension comprend une butée (66) fixée rigidement au mât, un organe (68) d'ancrage fixé rigidement à l'autre extrémité du tronçon de la suspente supportant la flèche et portant contre ladite butée lorsque le mât est en position de travail, un organe élastique (170) qui tend normalement à éloigner l'organe d'ancrage de la butée, un treuil de suspente entraîné par un moteur et comprenant un tambour (64a ou 64b), la suspente comportant un brin (62a" ou 62b") de tension et de déroulage qui est relié fonctionnellement à l'organe d'ancrage et qui passe sur le tambour, et un premier commutateur (180) qui, lorsque l'organe d'ancrage s'éloigne de la butée, commande l'entraînement du tambour dans le sens de la tension de la suspente quand le mât est abaissé en position de transport. 17. Grue selon la revendication 16, caractérisée en ce qu'elle comporte un second commutateur (192) qui, à la fin de l'entraînement du tambour de la suspente, bloque ledit tambour en position fixe afin de maintenir la suspente à l'état tendu lorsque le mât est dans sa position de transport. 18. Grue selon l'une des revendications 16 et 17, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un frein (206) relié fonctionnellement au tambour afin de bloquer ce dernier pour l'empêcher de tourner lorsque ledit mât est dans sa position de transport et dans sa position relevée de travail, le frein étant desserré pour permettre au tambour de tourner lorsque le mât est déplacé entre ses positions de transport et de travail.