L'invention se rapporte à une chaussure à tige haute ou basse, et notamment à une botte, après-ski ou chaussure analogue, ainsi qu'à un procédé de fabrication d'une telle chaussure. On sait que dans les chaussures de types connus,la tige est réalisée par patronage de morceaux de cuir, de matière plastique ou de tissu, morceaux qui sont ensuite assemblés par couture ou piquage. L'invention a pour but de fournir une chaussure obtenue suivant un procédé simplifié et économique, permettant de supprimer les opérations habituelles de patronage, découpe et assemblage pour constituer la tige, ce procédé conférant par ailleurs à la chaussure des qualités particulières de semi-rigidité. Ce but est atteint grâce à la chaussure selon l'invention qui est caractérisée en ce que sa tige est constituée en combinaison par une doublure, par un manchon de tissu ou de tricot primitivement extensible et par une colle ayant pour double effet de lier cette doublure et ce manchon et d'en faire un élément semi-rigide. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication d'une telle chaussure caractérisé en ce qu'on applique par collage le tissu extensible sur une forme de type connu, revetue d'une doublure enduite d'une colle,ledit tissu se présentant sous la forme d'un manchon pouvant être enfilé sur ladite doublure de manière à recouvrir en totalité cette dernière, et en ce qu'on procède ensuite à la pose de l'enrobage et de la semelle et au finissage. Plus particulièrement, le procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'on pose la doublure sur la forme, qu'on procède ensuite à la pose du bloc comprenant le bout, le contrefort et la première, qu'on effectue l'encollage de la doublure, qu'on pose, après séchage, le tissu sur la doublure ainsi appliquée sur la forme et qu'on soumet l'ensemble à un chauffage. La colle utilisée pour l'encollage de la doublure est constituée avantageusement par une colle du type commercialement désigné sous le nom de n Néoprène ". te dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple un mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Les fig.1 à 3 de ce dessin sont des vues en perspective représentant les diverses opérations de ce procédé. On a représenté à la fig.1 une forme 1 en bois ou en matière plastique,habituellement utilisée pour la fabrication d'une chaussure à tige haute,forme sur laquelle est posée une doublure 2 d'un type quelconque,qui peut être fourrée intérieurement et être fabriquée suivant n'importe quel procédé. Comme on le voit également à la fig.1,on pose ensuite sur cette doublure 2, à la partie inférieure, un bloc désigné de façon générale par 3 et qui comprend, de façon connue, la " première " 4, le bout dur 5 et le contrefort 6. Ce procédé de montage est, du reste, décrit en détail dans le brevet français NO 1 389 653 du 10 janvier 1964 pour : " Procédé de montage de chaussures Comme représenté à la fig.2, la doublure 2 est ensuite enduite d'une colle 7 telle que celle connue sous la désignation commerciale de " Néoprène ", après quoi on laisse sécher pendant une durée de l'ordre de 20 à 30 minutes. L'opération suivante, représentée également à la fig.2,consis te à enfiler sur la forme 1 habillée de la doublure 2 ainsi encollée et munie du bloc 3, un tissu extensible se présentant sous la forme d'un manchon 8. Le manchon est enfilé à partir du bout de la forme et tiré vers le haut dans le sens de la flèche 9, jusqu'à recouvrir entièrement la doublure,comme représenté à la fig.3. L'ensemble ainsi monté est ensuite réactivé par chauffage aux rayons infra-rouges, après quoi on procède à la pose de l'enrobage et de la semelle 10 et au finissage habituel. On obtient ainsi une chaussure, telle que représentée à la fig.3,dont la tige est sans couture, du fait que le manchon de tissu 8,enfilé sur la doublure 2,remplace les divers morceaux assemblés jusqu'à présent par piquage. On voit que le procédé selon l'invention permet de fabriquer des chaussures à un prix de revient très bas, puisqu'il supprime le patronage, la découpe du tissu et l'assemblage des morceaux constituant la tige (piquage),opérations qui étaient jusqu'à présent nécessaires dans les procédés classiques de fabrication. il y a lieu de noter que le procédé décrit permet d'obtenir une chaussure,telle qu'une botte, après-ski ou analogue ,constiquée en combinaison par une doublure, par un manchon de tissu ou de tricot primitivement extensible et par une colle ayant pour double effet de lier cette doublure et ce manchon et d'en faire un élément semi-rigide. La chaussure selon l'invention présente donc une tige semirigide et sans couture. Par ailleurs, l'encollage au " Néoprène" et le traitement thermique subséquent confèrent à la chaussure d'excellentes propriétés d'imperméabilité. L'exemple illustré au dessin concerne la fabrication d'une chaussure montante, à tige haute telle que botte, après-ski ou chaussure analogue, mais il est bien évident que le procédé s'applique tout aussi bien à la fabrication de chaussures à tige basse. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas au seul mode de mise en oeuvre du procédé ci-dessus décrit à titre d'exemple, mais en embrasse au contraire toutes les variantes comportant des moyens équivalents. - REVENDICATIONS 1.- Chaussure à tige haute ou basse, et notamment botte,après- ski ou chaussure analogue, caractérisée en ce que sa tige est constituée en combinaison par une doublure, par un manchon de tissu ou de tricot primitivement extensible et par une colle ayant pour double effet de lier cette doublure et ce manchon et d'en faire un élément semi-rigide. 2.- Procédé de fabrication d'une chaussure selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on applique par collage le tissu extensible sur une forme oe type connu, revêtue d'une doublure enduite d'une colle,ledit tissu se présentant sous la forme d'un manchon pouvant être enfilé sur ladite doublure de manière à recouvrir en totalité cette dernière, et en ce qu'on procède ensuite à la pose de l'enrobage et de la semelle et au finissage. 3.- Procédé selon la revendication 2,caractérisé en ce qu'on pose la doublure sur la forme,qu'on procède ensuite à la pose du bloc comprenant le bout, le contrefort et la première,qu'on effectue l'encollage de la doublure, qu'on pose, après sechage, le tissu sur la doublure ainsi appliquée sur la forme et qu'on soumet l'ensemble à un chauffage. 4.- Procédé selon l'une des revendications 2 et 3,caractérisé en ce que l'encollage de la doublure est effectué au moyen d'une colle du type commercialement désigné sous le nom de Néoprène ".