La présente invention est relative à uzie machine électrique tournante (moteur ou générateur) de topologie cylindrique ou discale, comportant trois enroulements dont deux sont supraconducteurs. Pour augmenter les puissances massique et volumique d'un alternateur conventionnel, on ne peut qu'accroltre 11un, l'autre ou les deux facteurs de la force de Laplace l'induction magnétique de la machine et la densité de courant dans les enroulements. Si l'on persiste dans la réalisation de l'enroulement induit au moyen de conducteurs normaux fonctionnant à températurc supérieure à l'ambiante on ne peut escompter une amélioration sensible de la densité de courant apparente dans cet enroulement. Par conséquent, le seul moyen d'augmenter nettement les puissances massique et volumique de la machine est, dans ces conditions, d'accrottre le niveau de l'induc- tion magnétique engendrée par l'enroulement inducteur. C'est dans ce but que l'on étudie et développe actuellement des turbo-alternateurs à inducteur supra-conducteur. Mais la réalisation d'un tel inducteur comporte deux inconvénients 1) Le couple mécanique élevé de la machine est transmis à l'inducteur supraconducteur par l'intermédiaire d'un arbre de forte section et de conductibilité thermique élevée dont les extrémités sont nécessairement à la température ambiante et la partie médiane à une température de quelques degrés Kelvin. Malgré le recours à des procédés destinés à le réduire, un apport de chaleur important est transmis par 11 arbre au fluide réfrigérant de l'inducteur. Il contribue pour une part importante à la puissance nominale de la machine frigorifique associée à ltalternateur et, partant, influe sensiblement sur les dimensions -de cette machine.De plus, l'artifice auquel on recourt pour limiter l'apport de chaleur par l'arbre, consiste généralement à tirer profit de l'enthal- pie de l'hélium-gaz effluent de l'inducteur pour refroidir l'arbre, mais cela conduit à imposer à la machine frigorifique un fonctionnement en liquéfacteur défavorable à son rendement thermodynamique effectif. 2) L'inducteur étant généralement tournant, il est nécessaire d'effectuer son alimentation en hélium et la récupération du gaz effluent au moyen d'un joint tournant qui statère être un auxiliaire complexe. De plus, la force centrifuge à laquelle est soumis lthélium au sein de l'inducteur provoque sa compression plus ou moins adiabatique qui entraîne son échauffement et, partant, une diminution des performances en densité de courant de l'enroulement inducteur. Le moyen de surmonter ce dernier inconvénient n'cst pas simple. Afin d'éluder le premier de ces inconvénients, on a songé à dissocier la fonction de transmission du couple mécanique à l'arbre de la machine, dévolue précédemment à l'inducteur supra-conducteur, de sa fonction de génération d'une induction magnétique élevée. Pour cela, on découple cet inducteur supraconducteur de l'arbre de la machine et on insère entre cet enroulement inducteur et-l'induit un troisième enroulement rigidement lié à l'arbre de la machine et réalisé au moyen de conducteurs normaux. Le couple mécanique transmis par l'inducteur supraconducteur peut à la limite être négligeable et, de ce fait, les extrémités de son arbre peu conductrices de la chaleur.Dans ces conditions, le couple électromagnétique qui lie l'inducteur supraconducteur à l'enroulement induit est presque intégralement retransmis par couplage électromagnétique au troisième enroulement, donc à l'arbre de la machine. Cette invention a fait 11 objet du brevet U.S. 3.742.265 de J.L. Smith Jr., d'un brevet français 72.38967 de Monsieur Michel- Renard, des brevets français 73.0611-8, 73e24394 et 74.00387 de Messieurs Mailfert et Renard, 73.06119 de M. Alain Mailfert et 74.19671 de M. Lucien Boyer. Ces brevets supposent que l'inducteur supraconducteur constitue un multiple à courant continu. Pour la plupart des applications, des cnnsidérations d'ordre mécanique ou électrique imposent à l'enroulement induit d'être fixe et par conséquent aux deux autres enroulements entre tournants, et, dans ce cas, l'inducteur supraconducteur tourne nécessairement à la vitesse de synchronisme. Dans ces conditions, les difficultés dues à l'irrigation en fluide réfrigérant dc l'inducteur supraconducteur tournant subsistent. Toutefois, l'effet néfaste db à-la centrifugation do l'hélium peut Qtre surmonté par exemple, en injectant de l'hélium hypercritique sous pression suffisamment élevée prérefroidi dans un échangeur par de l'hélium liquide à 4,20K. Quant au dispositif de transfert d'hélium à un enroulement supraconducteur tournant, il s'agit, certes, d'un organe complexe dont la mise au point est délicate, mais auquel on espère conférer la fiabilité désirable en en poursuivant la mise au point dans les prochaines années, Les inventions décrites dans les brevets susmentionnés de MEI. Smith, Mailfert et Renard ont été faites, conformément à la croyance prévalant jusqu'à maintenant, dans les deux hyposhèses restrictives suivantes : - en aucun cas un enroulement supraconducteur ne transmet un couple mécanique à l'extérieur; - impossibilité dans l'état actuel de l'art d'utiliser des supraconducteurs en régime électromagnétique alternatif. a fait, contrairement à la croyance usuelle, les recherches et les essais effectués par l'inventeur de la présente invention ont montré qu'il est tout à fait possible de transmettre, par l'intermédiaire d'enroulement supraconducteurs, des efforts tangentiels à l'extérieur dans la mesure où le niveau de ces efforts reste raisonnable pour ne pas provoquer un apport de chaleur trop important au bain d'hélium par l'intermédiaire des supports nécessités. Il ne faut pas oublier, en effet, que des amenées de courant sont indispensables aux enroulements supraconducteurs. Elles transportent nécessairement une intensité élevée si l'enroulement emmagasine une énergie magnétique importante de sorte que sa décharge puisse être effectuée rapidement en cas de transition éventuelle de celui-ci pour éviter sa destruction. De telles amenées de courant apportent au bain d'hélium une quantité de chaleur importante tant par conduction thermique que par effet Joule. Bien entendu, l'apport de chaleur est réduit en refroidissant les amenées de courant par lthélium-gaz effluent. Si ltenroulement supraconducteur transmet à l'extérieur des efforts tangentiels, un débit plus grand d'hélium gaz effluent autorise une meilleurs optimisation des amenées de courant et, de ce fait, l'apport de chaleur supplémentaire dd aux supports peut être en partie compensé par l'amélioration des conditions de fonctionnement des amenées de courant. Par ailleurs, dans 1' étant actuel de 1 ' art, certains conducteurs supraconducteurs sont aptes à fonctionner en régime magnétique alternatif ou tournant et à transporter un courant alternatif, On sait que les supraconducteurs, dans ces conditions de fonctionnement, dissipent de l'énergie sous forme de chaleur qui a pour inconvénient d'élever la température du matériau et d'être échangée avec lemnnde extérieur au détriment du rendement thermodynamique.Mais, dans l'état actuel de la technique, il est possible de réaliser des conducteurs élémentaires supraconducteurs multifilamentaires à filaments supraconducteurs très fins (diamètre inférieur à 1 micron) coétirés dans une matrice métallique mixte à grande résistivité apparente transversale et faible résistivité apparente longitudinale et torsadés dans cette matrice à un faible pas (longueur du pas de torsade : 2 à 3 millimètres). Par ailleurs, il est tout à fait possible de concevoir un dispositif très efficace de refroidissement de ces conducteurs par circulation d'hélium. On est en droit desou- ligner que hélium gaz effluent peut être renvoyé, dans sa majeure partie, à une température très basse à la machine frigorifique associée qui fonctionne alors essentiellement en réfrigérateur : elle bénéficie dans ses échangeurs de lten- thalpie de ce gaz et de ce fait, le rendement thermodynamique global de l'ensemble de l'installation est bien supérieur à celui d'une installation comportant une machine frigorifique fonctionnant en liquéfacteur, c'est-à-dire traitant des gaz effluents à température ambiante pour les amener à l'état liquide. Ainsi, malgré le caractère dissipatif des supraconductours soumis à des champs magnétiques variables, une telle machine comportant un enroulement supraconducteur polyphasé peut présenter un rendement global très proche de l'unité. - Dans ces conditions, on est à même de réaliser actuellemont un enroulement supraconducteur susceptible de transporter un courant alternatif de fréquence inférieure à 20 hertz et de fonctionner dans un champ magnétique tournant à la mdme fréquence en provoquant une dissipation d'énergie raisonnable. On peut ainsi réaliser dès maintenant et de façon intéressante des moteurs à fort couple et basse vitesse de rotation. Les progrès de la métallurgie et de la technologie des matériaux supraconducteurs associés à ceux que lton est en droit dtescompter dans le domaine des machines frigorifiques autorisent à envisager l'emploi, dans un avenir proche, de machines de ce type pour la production et l'utilisation d'éner- gie électrique à 50 ou 60 Hz. L'avantage présenté par les machines à trois enroulc- ments à inducteur supraconducteur central est de profiter d'une induction magnétique élevée au niveau de l'enroulement intermédiaire sans pour autant nécessiter un blindage magnétique trop important à la périphérie de la machine. Ce blindage est destiné à abaisser à un niveau convenable le champ magnétique à l'extérieur. Dans le cas où ltenroulement extérieur est normal, le niveau de l'induction dans cet enroulement doit rester toutefois relativement élevé puisque la densité de courant dans le matériau normal est limitée, sous peine de pénaliser la puissance massique de la machine. La présente invention a pour but d'accroftre les puissances massique et volumique de la machine, en tirant un meilleur profit de l'avantage précité. A cet effet, l'invention fournit une machine électrique tournante comportant trois enroulements, ltenroulement le plus externe étant fixe, l'un des deux autres enroulements étant supraconducteur, le troisième enroulement étant directement lié à l'arbre de la machine et constitué de conducteurs normaux, les trois enroulements étant conçus de façon à engendrer des champs d'induction magnétique homocinétiques, en régime établi, dont la répartition angulaire est sinusordale et de polarité 2p, caractérisée en ce que l'enroulement le plus externe est supraconducteur. Cette conception, qui revient à remplacer dans un moteur ou générateur synchrone ou asynchrone à trois enroulements à champ tournant l'enroulement le plus externe à conduc tours normaux par un enroulement supraconducteur, permet de tirer avantage du fait que la densité de courant que peut duli- vrer un supraconducteur est une fonction décroissante de l'induction qui l'environne. Ainsi, il est possible de réaliser un enroulement supraconducteur léger et mince placé dans un champ d'induction magnétique relativement faible, capable pourtant de transmettre le couple de réaction.Dans ces conditions, le dispositif de blindage, magnétique, supraconducteur ou mixte, situé à la périphérie de la machine, se trouve allé géO Ainsi, il est possible d'associer un enroulement dc réaction et un blindage légers ce qui ne saurait entre le cas lorsque 1'enroulement de réaction est normal. Le couple de réaction est transmis à l'extérieur par cet enroulement à partir d'un diamètre relativement grand et, par conséquent, les efforts tangentiels à transmettre sont raisonnables; les supports (biellettes par exemple) à utiliser pour le transfert de ces efforts tangentiels sont de section totale modérée et, partant, l'apport de chaleur par conduction à l'enroulement acceptable. Bien entendu, la réactance d'induit doit Qtre limitée à une valeur compatible avec les conditions pratiques de stabilité de fonctionnement de la machine. Toujours dans le but d'améliorer les performances de la machine dans le cas où l'enroulement supraconducteur interne et l'un des deux autres enroulements sont homocinéti ques en régime établi, on peut, par l'intermédiaire d'fun servomécanisme, faire participer l'enroulement interne supraconducteur à la transmission mécanique du couple d'réaction ou de réaction en l'empechant de choisir librement sa position d'équilibre. Les organes de commande du servomécanisme sont insérés entre ces deux enroulements homocinétiques. L'intérêt de cette disposition est de permettre de réduire la force de l'enroulement ainsi lié à l'enroulement supraconducteur interne, donc d'alléger cet enroulement0 Au fond, dans le brevet U.S. NO 3o742o265 de J.L. Smith Jar., comme d'ailleurs lors de la conception de la plupart des machines supraconductrices tournantes, seule est exploitée la possibilité offerte par un cnroulement supra conducteur d'engendrer, en régime magnétique continu, un champ d'induction magnétique élevé sans dissipation d'énergie. Dans le cas présent, à cette propriété est associée, dans 1'enroulement externe, la faculté pour un enroulement supraconducteur d'outre le siège d'une densité de courant d'autant plus élevée que l'induction qui le baigne est plus faible et, par conséquent, d'ers apto à transmettre un couple élevé sous faible induction sans pour autant être épais. Pour une telle machine à trois enroulements, on peut adopter une topologie cylindrique à "chant radial" ou une topologie discale à "champ axial". On donnera maintenant une description détaillée de la présente invention en faisant référence aux dessins annexés sur lesquels Les figures 1 à 6 illustrent un premier type de machine selon l'invention à enroulement interne supraconducteur tournant; plus précisément : Les figures 1 et 2 snnt des vues schématiques, en coupe axiale, de deux machines électriques tournantes, respectivement de topologie cylindrique et de topologie discale, conformes à un mode de réalisation de ce premier type de machine. La figure 3 montre une variante de réalisation de la machine représentée sur la figure 2 supposée synchrone. Les figures 4 et 5 sont des vues schématiques, en coupe axiale, de deux machines électriques tournantes, respectivement de topologie cylindrique et de topologie discale, conformes à une seconde réalisation de ce premier type de machine. La figure 6 illustre un servomécanisme susceptible d'outre utilisé avec le premier type de machine tournante selon l'invention lorsque celle-ci est employce comme moteur synchrone Les figures 7 à9 illustrent un deuxième type de machine selon.l'invention, à enroulement supraconducteurs non tourn mts alimentés en courants alternatifs polyphasés; plus précisément Les figures 7 et 8 sont des vues schématiques, en coupe axiale, de deux machines électriques tournantes, respectivement de topologie cylindrique et de topologie discale, conformes à un mode de réalisation de ce second type de machine. La figure 9 illustre un servomécanisme susceptible d'être utilisé avec le second type de machine tournante selon l'invention. Les figures 10 à 14 illustrent un troisième type de machine selon l'invention, à enroulemenX supraconducteurs non tournants, alimentés en courant continu; plus précisément Les figures 10 et Il sont des vues schématiques, en coupe axiale, de deux machines électriques tournantes, respectivement à topologie cylindrique et à topologie discale, conformes a un seul mode de réalisation de ce troisième type de machine. La figure 12 montre une variante de réalisation de la machine représentée sur la figure 10. La figure 13 montre un servo-mécanisme susceptible entre utilisé avec le troisième type de machine selon l'invention. La-machine selon le premier type, que l'on dénommera, pour plus de simplicité, première machine comporte un enroulement supraconducteur interne tournant et, partant, recourt à l'remploi d'un dispositif de transfert d'hélium à joints d'étanchéité tournants. Dans les machines électriques tournantes représentées sur les figures 1 et 2, l'enroulement 1 est l'inducteur. Il s'agit d'un enroulement multipôle supraconducteur de polarité 2pw alimenté en courant continu, qui peut être bobiné sur un mandrin massif la, en un métal amagnétique peu conducteur de la chaleur et de l'électricité, tel que certains aciers inoxydables, ou en mr matériau isolant, par exemple en résine époxy armée de fibres de verre, silice ou similaire. Dans la figure 1, le mandrin la est cylindrique, tandis que dans la; figure 2, il a la forme d'un disque. Ce mandrin la peut Entre astreint à transmettre à l'extérieur un couple mécaniques réglable par servo mécanisme, qui peut être nul à la limite. Les extrémités lb et 1c du mandrin la et tout particulièrement celle qui transmet ce couple éventuel doivent être étudiées de façon à limiter l'apport de chaleur par conduction à la partie froide. Par exemple, si le mandrin la est métallique, une tulipe refroidie par l'hélium gaz effluent, éventuellement dotée d'une virole intermédiaire en résine armée mauvaise conductrice de la chaleur, peut être prévue - cette fin. L'enroulement externe fixe 2 est un enroulement supraconducteur polyphasé de polarité 22, alimenté en courants alternatifs polyphasés de fréquence liée à la vitesse de rotation. Ce enroulement fixe dans un champ tournant est bobiné sur mandrin non représenté, en un métal amagnétique et pou conducteur de l'électricité (en acier inoxydable par exemple) feuilleté de façon à réduire la puissance dissipée par courants de Foucault, ou en un matériau isolant et dans ce cas analogue au mandrin de l'enroulement 1. Bien entendu, cet enroulement 2 est alimenté en courant par des connexions fixes ordinaires (non représentées) et en hélium liquide par une ligne de transfert ordinaire (non représentée).Le cryostat 9 associé à l'enroulement 2 doit Qtre isolant ou présenter une très forte résistance aux courants de Foucault, Les efforts de réaction de l'enroulement 2 sont transmis à la peau externe 6 de son cryostat 9 au moyen d'un ensemble de supports 7, par exemple des biellettes, traversant l'enceinte à vide de ce cryostat. Afin de réduire rapport de chaleur par les biellettes 7, par conduction, à la partie froide, ces biellettes peuvent être en résine armée ou en alliages métalliques peu conducteurs de chaleur, ou elles peuvent résulter d'une association de ces deux types de matériaux Elles peuvent aussi être refroidies par un échangeur parcouru par hélium gaz effluent. Dans la figure 1, l'enroulement 2 entoure concentriquement l'enroulement 1, tandis que dans la figure 2, il est divisé en deux parties espacées axialement des faces opposées de l'enroulement 1 en forme de disque. L'enroulement 3, chargé de transmettre tout ou partie du couple d'action, est un enroulement multiple de polarité 2p alimenté en courant continu dans le cas d'une machine synchrone, un induit bobiné de machine asynchrone ou une cage d'écureuil dans le cas d'une machine asynchrone. Il est directement lié à l'arbre 8 et réalisé à partir de conducteurs normaux. Son mandrin 3a peut faire appel aux mêmes matières que celui de l'enroulement 1. Dans la figure 1, l'enroulement 3 et son mandrin 3a sont disposés concentriquement entre les enroulements 1 et 2, tandis que,. dans la figure 2, l'enroulement 3 et son mandrin 3a sont on deux parties disposées chacune entre une face de ltenroule- ment 1 et une des deux parties de l'enroulement 2. Dans le cas d'une machine synchrone, l'enroulement 3 est alimenté en courant continu par l'intermédiaire de contacts glissants 11 et de bagues 12 portées par l'arbre 8. De momie, l'enroulement-supraconducteur 1 est alimenté en courant continu par l'intermédiaire de contacts glissants et de bagues (non représentées) analogues à ceux 11 et 12 prévus pour l'enroulement 3. En outre, un dispositif de transfert et un joint tournant sont prévus de manière connue en soi pour amener le fluide réfrigérant jusqu'à l'en- roulement supraconducteur 1. Comme ce dernier tourne à la meme vitesse que le champ tournant, le cryostat 13 associé à cet enroulement 1 peut être avantageusement métallique. L'élément 4 est un écran amortisseur bon conducteur de l'électricité lié à l'enroulement 30 Dans la figure 1, l'écran amortisseur 4 est cylindrique et il entoure extérieu rement l'enroulement 32 3g tandis que dans la figure 2, il est divisé en deux parties en forme d'anneaux plats disposés sur les faces extérieures des deux parties de l'enroulement 3. L'écran amortisseur 4 rprotège les enroulements 1 et 3 des variations brutales éventuelles de régime magnétique de 1'en- enroulement 2 et il amortit les oscillations de l'enroulement 1. Dans le cas d'une machine synchrone, un amortisseur mécanique de ces oscillations, non représenté sur les dessins, peut lui titre associé. Un tel amortisseur mécanique s'in sère alors entre les deux enroulements 1 et 3. On peut améliorer encore cet effet par un second amortisseur électromagnétique 5 lié à l'enroulement 3 et placé à proximité de l'enroulement 1.Dans la figure 1, l'écran amortisseur 5 est cylindrique et est disposé coaxialement à l'intérieur de l'enroulement 3, tandis que dans la figure 2, il est divisé en deux parties en forme d'anneaux plats disposés sur les faces intérieures des deux parties de l'enroulement 3. L'abaissement du champ magnétique à un niveau raisomla- ble dans l'espace environnant la machine est effectué par un circuit magnétique feuilleté 6 destiné à refermer les lignes dc flux. il constitue dans ce cas avantageusement la pean externe du cryo stat 9 de ltenroulement 2. il renforce le niveau d'induction in- terne de la machine. Dans la figure 1, le circuit magnétique feuilleté 6 est fixé concentriquement à l'intérieur d'une carcasse cylindrique 14, elle-même fixée à ses deux extrémités à deux flasques d'extrémité 15 et 16. il comprend également deux éléments latéraux 6b et 6c fixés aux flasques 15 et 16. Dans la figure 2, le circuit magnétique feuilleté 6 est divisé en trois parties : une partie est fixée concentriquement à l'intérieur de la carcasse 14, elle-même fixée aux flasques d'extrémité 15 et 16, et deux autres parties en forme d'anneaux plats fixés respectivement sur les faces intérieures des flasques d'extrémités 15 et 16. Les flasques 15 et 16 comportent des paliers qui supportent l'arbre 8 par exemple au moyen de coussinets 17 et 18. De méme, les extrémités lb et le du mandrin la de 1 t enroulement inducteur 1 sont supportées à l'intérieur de l'arbre creux 8, par exemple au moyen de coussinets 19 et 21. La figure 6 représente schématiquement une réalisation du servomécanisme dont il a été question plus haut et qui est destiné à répartir correctement les efforts de transmission directe du couple électromagnétique entre les deux enroulements tournants 1 et 3, par réglage de leurs positions angulaires relatives, dans le cas où la machine selon l'invention est utilisée comme moteur synchrone. Du coté où le moteur ne transmet pas de couple mécanique, l'extrémité de l'arbre de l'enroulement 1, par exemple l'extrémité lb (figures 1 et 2), porte une roue dentée 22 qui est calée sur ladite extrémité et sur laquelle engrène une vis sans fin 23 qui peut être entraRnée en rotation par un moteur 24.Sur l'arbre 8 relié au mandrin 3a qui porte l'enroulement d'action 3, est fixé un bras 25 à 11 extrémité 25a duquel est ancré le moteur 24 par l'intermédiaire d'une tige 26 portant une jauge de contrainte 27. Une autre jauge dc contrainte 28 est fixée sur l'arbre 8 du moteur du côté de celui-ci ou le couple mécanique est transmis. Ces deux jauges de contrainte 27 et 28 sont reliées électriquement à un bloc analogique 29 qui, à partir des informations fournies par les deux jauges, calcule la répartition effective des efforts entre les enroulements 1 et 3, et compare la répartition calculée à une répartition idéale de consigne réglée à l'avance.Si la répartition calculée diffère de la répartition de consigne le bloc analogique 29 délivre un signal d'erreur qui est appliqué à un bloc de puissance 31 qui commande la rotation du moteur 24 dans un sens approprié de manière à régler les positions angu laires relatives des enroulements 1 et 3 afin d'annuler l'erreur. t ur de la rartitioei de consignepeut etre réglée, à une valeur donnée pour que le couple mécanique transmis par l'enroulement 1 soit nul ou négligeable à la limite, par exemple au moyen d'un potentiomètre 32 dont une extrémité est reliée à la masse, l'autre à une source E de tension continue, et dont le curseur est relié à une entrée d'un comparateur prévu dans le bloc analogique 29 l'autre entrée de ce comparateur recevant le signal correspondant à la répartition effective calculée des efforts. Un tel bloc analogique 29 pourra astre facilement réalisé par les hommes de l'art à partir des indications qui précèdent, si bien qu'il n'est pas jugé utile de le décrire plus en détail. Bien entendu, l'en- semble de ce servo-mécanisme est lié à l'enroulement 3 et, par conséquent, il est entratné en rotation avec lui. La figure 3 montre schématiquement, en coupe axiale, une autre possibilité de réaliser la machine à topologie discale supposée synchrone plus favorable au plan thermique. Dans cette figure 3, les éléments qui sont identiques à ceux de la figure 2 ou qui ont la méme fonction sont désignés par les mimes numéros de référence. Les figures 4 et 5 sont des vues correspondant respectivement aux figures et 2 mais montrant une autre réalisation de l'invention, dans laquelle les positions respectives des enroulements 1 et 3 ont été permutées. Dans les figures 4 et 5, l'enroulement 3 est dans la position la plus centrale ou interne, tandis que l'enroulement 1 est disposé entre les enroulements 2 et 3. On remarquera par ailleurs que, dans les figures 4 et 5, les écrans 4 et 5 ont été disposés différemment. L'écran amortisseur 4 est lié à l'enroulement 1 et forme la peau externe du cryostat 13 de cet enroulement, tandis que l'écran amortisseur 5 est lié a' l'enroulement 3.Pour le reste, les modes de réalisation des figures 4 ct 5 sont sensiblement analogues aux modes de réalisation des figures 1 et 2, respectivement, les éléments identiques ou ayant les m ê mes f onc ti ens étant désignés par les mêmes numéros de référence. Dans tous les cas, l'enroulement inducteur supraconducteur 1 engendre un champ d'induction magnétique relativement élevé. L'enroulement 3, ou enroulement d'action tournant, est avantageusement placé dans uno zone d'induction forte, puisque la densité de courant dans le cuivre à la température ambiante ou supérieure à l a ni b i a n t e e s t a s s e z l i mi t é e (quelques dizaines d'ampères par mm). L'enroulement induit supraconducteur 2 est avanta- geusement placé dans une zone d'induction relativement faible, puisqu'il peut 8tre le siège d'une densité de courant élevée et réalisé de préférence à partir de conducteurs supraconducteurs dits "bas champ".Il s'agit de supraconducteurs durs de deuxième espèce composés et traités mécaniquement et thermiquement de façon à comporter des barrières de piégeage de vortex particulièrement élevées à basse induction0 Ainsi ces supraconducteurs présentent à basse induction une densité de courant critique particulièrement élevée qui leur permet d'entre le siège de forces de Laplace considérables. Une carte d'induction présentant ces caractéristiques peut étre obtenue en jouant sur le nombre de piles de la machine. Dans ces conditions, le blindage magnétique de la machine peut entre considérablement allégé et l'ensemble formé par la machine électrique et par la machine frigorifique y associée présente des puissances massique et volumique particulièrement intéressantes. Une telle machine peut être utilisée comme moteur à fort couple et basse vitesse de rotation, destiné par exemple à la propulsion navale et alimenté en courant polyphasé à fréquence variable. Dans ce casw le couple résistant au démarrage est faible et l'inertie des pièces en rotation est limitée. On peut effectuer le démarrage au moyen du moteur asynchrone auxiliaire ot l',,inducteur fixe" est constitué par l'enroulement 2 alimenté à basse fréquence et dont induit tournant" est constitué par les écrans amortisseurs 4 et 5 jouant alors le rdle de cage d'écureuil double. L'accrochage au synchronisme peut alors s'effectuer on jouant sur la fréquence d'alimentation de l'enroulement 2 et en excitant rapidement les enroulements 1 et 3. Un tel moteur tournant par exemple à 200 tours par minute est alimenté on courant polyphasé à la fréquence de 3,33 Hz s'il est dipolaire, 6,67 Hz s'il est tétrapolaire et 10 Hz s'il est hexapolaire. La dissipation d'énergie dans les conducteurs de l'induit supraconducteur est alors modérée. Les machines des deux autres types qui vont être maintenant décrites sont plus particulièrement destinées à l'utilisé sation sous forme de moteurs à fort couple et basse vitesse de rotation0 L'enroulement supraconducteur interne, mobile sans etre tournant, ne nécessite pas de dispositif de transfert d'hélium à joint tournante Dans les machines électriques tournantes représentées sur les figures 7 et 8, l'enroulement 101 est un enroulement polyphasé supraconducteur de polarité 22, alimenté en courants alternatifs p olypha- s é s de fréquence liée à la vitesse de rotation; il peut étre bobiné sur un mandrin 101a en un métal amagnétique peu conducteur de la chaleur et de l'électricité, tel que certains aciers inoxydables w et feuilleté de façon à réduire la puissance dissipée par courants de Foucanît, ou en un matériau isolant, par exemple en résine époxy armée de fibres do verre, silice ou similaire. Dans la figure 7 le mandrin 101a est cylindrique, tandis que dans la figure 8 il a la forme d'un disque. Ce mandrin 107a peut étre astreint à transmettre à l'extérieur un couple mécanique, réglable par servo mécanisme, qui peut titre nul à la limite. Les extrémités 1O1b et 101c du mandrin 107a et tout particulièrement celle qui transmet ce couple éventuel doivent être étudiées de façon à limiter l'apport de chaleur par conduction à la partie froide. Par exemple, si le mandrin 101a est métallique, une tulipe refroidie par l'hélium gaz effluent, éventuellement dotée d'une virole intermédiaire en résine armée mauvaise conductrice de la chaleur, peut Qtre prévue à cette fin, L'enroulement externe fixe 102 est un enroulement supraconducteur polyphasé de polarité 2, alimenté en courants alternatifs polyphasés de meme fréquence que ceux qui alimentent l'enroulement 101.Cet enroulement fixe dans un champ tournant est bobiné sur un mandrin non représenté mais constitué dans les mimes matières que celui de l'enroulement 101. Les efforts de réaction de l'enroulement 102 sont transmis à la peau externe 106 de son cryostat 109 au moyen d'un ensemble de supports 107, par exemple des biellettes comme le montre mieux la figure 9 traversant l'enceinte à vide de ce cryostat. Afin de réduire l'apport de chaleur par les biellettes 107, par conduction, à la partie froide, ces biellettes peuvent être en résine armée ou en alliages métalliques peu conducteurs de chaleur, ou elles peuvent résulter d'une association de ces deux types de matériaux. Elles peuvent aussi être refroidies par un échangeur parcouru par l'hélium gaz effluent. Dans la figure 7, l'enroulement 102 entoure concentriquement ltenroulement 101, tandis que dans la figure 8, il est divisé en deux parties espacées axialement des faces opposées de l'enroulement 101 en forme de disque. L'enroulement 103, chargé de transmettre le couple d'action, est un enroulement multipôle de polarité 22 alimenté en courant continu dans le cas d'une machine synchrone, un induit bobiné de machine asynchrone ou une cage d'écureuil dans le cas d'une machine asynchrone. Il est directement lié à l'arbre 108 et réalisé à partir de conducteurs normaux. Son mandrin 103a peut faire appel aux mimes matières que celui de ltenroulement 101. Dans la figure 7, l'enroulement 103 et son mandrin 103a sont disposés concentriquement entre les enroulements 101 et 102, tandis que, dans la figure 8, 1'enroulement 103 et son mandrin 103a sont en deux parties disposées chacune entre une face de l'enroulement 101 et une des deux parties de l'enroulement 102. Dans le eas où la machine est synchrone, l'enroule- ment 103 est alimenté en courant continu par l'intermédiaire de contacts glissants 111 et de bagues 112 portées par l'arbre 108. L'enroulement 102 est rigoureusement fixe, tandis que l'enroulement 101 peut subir des décalages angulaires par rapport à l'enroulement 102 qui sont fonction des variations des conditions de fonctionnement de la machine. Les enroulements 101 et 102 sont placés dans un champ résultant multipolaire tournant lors du fonctionnement en synchronisme, par conséquent les cryostats 109 et 113 associés à ces deux enroulements sont nécessairement isolants. L'enroulement 102 est alimenté en courants alternatifs au moyen de connexions fixes (non représentées), tandis que l'enroulement 101 peut l'être simplement au moyen de connexions souples (non représentées). L'enroulement 102 est doté d'un circuit d'alimentation en hélium fixe, tandis que l'enroulement 101 peut se contenter-d'tm circuit flexible d'alimentation en hélium. Les éléments 104 et.105 sont des écrans amortisseurs bons conducteurs de l'électricité liés à l'enroulement 1030 Dans la figure 7, les écrans amortisseurs 104 et 105 sont cylindriques et ils cntourent l'enroulement 103, tandis que dans la figure 8, il sont divisés en deux parties en forme d'anneaux plats disposés sur les faces des deux parties de ltenroulellent 103. Les écrans amortisseurs -104 et 105 protègent ltenroulement 103 des variations brutales éventuelles de régime magnétique des enroulements 102 et 101 et ils amortissent les oscillations de l'enroulement 101. Dans le cas d'une machine synchrone, un amortisseur mécanique de ces oscillations, non représenté sur les dessins, peut lui être associé. Un tel amortisseur mécanique s'insère alors entre les deux enroulements 101 et 102. L'abaissement du champ magnétique à un niveau raisonnable dans l'espace environnant la machine est effectué par un circuit magnétique feuilleté 106 destiné à refermer les lignes de flux. Il constitue dans ce cas avantageusement la peau externe du cryostat 109 de l'enroulement 102. Il renforce le niveau d'induction interne de la machine. Dans la figure 7, le circuit magnétique feuilleté 106 est fixé concentriquement à l'intérieur d'une carcasse cylindrique 114, elle-meme fixée, à ses deux extrémités, à deux flasques dtextrédité 115 et 1t6. Il comprend égale- ment deux éléments latéraux 106b et 106c fixés aux flasques 115 et 116. Dans la figure 8, le circuit magnétique feuilleté 106 est divisé en trois parties : une partie cylindrique est fixée concentriquemont à l'intérieur de la carcasse 11, elle-même filée aux flasques d'extrémité 115 et 116, et deux autres parties en forme d'anneaux plats fixés respectivement sur les faces intérieures des flasques d'extrémités 115 et 116. Les flasques 115 et 116 comportent des paliers qui supportent l'arbre 108 par exemple au moydn de coussinets 117 et 118. De eme, les extrémités 101h et 101c du mandrin 101a de l'enroulement inducteur 101 so3t supportées à l'intérieur de l'arbre creux 108, par exemple au moyen de coussinets 119 et 121. La figure 9 représente schématiquement le servomecanisme dont il a été question plus haut ct qui est destiné à répartir correctement les efforts de réaction entre les en roule::lents 101 et 102 par réglage de leurs positions angulaires relatives. Dans la figure 9 le servomécanismc est supposé adapté au moteur représenté sur la figure 7, mais il va de soi qu'un servomécanisme analogue pourrait etre adapté au moteur représenté sur la figure S.Comme on peut le voir sur cette figure 9, l'extrémité 101b du bout d'arbre du mandrin 101a de l'enroulement 101, du c8té où le moteur ne transmet pas de couple mécanique, porte une roue dentée 122 qui est calée sur le bout d'arbre 101b parune clavettRe 30--- et sur laquelle engrène une vis sans fin 123. Cette vis 123 peut être entranée en rotation par un moteur 124 ancré en 125 à un point fixe extérieur, par exemple le berceau du motaur 124 ancré en 125 à un point fixe oxtérieur, par exemple le berceau du moteur, par l'intermédiaire d'une tige 126 portant une jauge de contrainte 127.Cette jauge 127 ainsi que deux autres jauges de contraintes 128 portées par deux des biellettes 107 sont reliées électriquement à un bloc analogique 129. A partir des informations fournies par ces différentes jauges, le bloc analogique 129 calcule la répartition des efforts de réaction entre les enroulements 101 et 102, et il compare la répartition effective calculée à une répartition idéale de consigne réglée à ltavan- ce.Si la répartition calculée diffère de la répartition de consigne, le bloc analogique 129 délivre un signal d'erreur qui est appliqué à un bloc de puissance 131 qui commande la rotation du moteur 124 dans le sens approprié pour annuler l'erreur. La valeur de la répartition de consigne peut Store réglée à une valeur donnée pour que le couple mécanique transmis par ltenroulement 101 soit nu 1 ou négli geable à la limite, par exemple au moyen d'un potentiomètre 132 dont une extrémité est reliée à la masse, l'autre à une source de tension continue E, ct dont le curseur est relié à l'une des entrées d'un comparateur prévu dans le bloc analogique 129, l'autre entrée de ce comparateur recevant le signal correspondant à la répartition effective calculée des efforts. Un tel bloc analogique 129 pourra être facilement réalisé par les hommes de l'art à partir des indications qui précèdent, si bien- qu'il n'est pas jugé utile de le décrire plus en détail. Les considérations relatives à la carte d'induction de la machine ainsi qu'à la nature des supraconducteurs préconisés, indiquées au sujet de la première machine, s'appliquent aussi à celle-ci. Une telle machine peut astre destinée par exemple à la propulsion navale et alimentée en courant polyphasé à fré- quence variable. Dans ce cas, le couple résistant au démarrage est faible et l'inertie des pièces en rotation est limitée. On peut effectuer le démarrage au moyen du moteur asynchrone auxiliaire dont l'"inducteur fixe" est cnnstitué par les enroulements 101 et 102 alimentés à basse fréquence et dont l'"induit tournant" est constitué par les écrans amortisseurs 104 et 105 jouant alorsle rible de cage d'écureuil double.D'accrochage au synchronisme peut alors s1 effectuer en jouant sur la fréquence d'alimentation des enroulements 101 et 102 et en excitant rapiderlent l'enroule- ment 103. Un tel moteur tournant par exemple à 200 tours par minute est alimente en courant polyphasé à la fréquence de 3n33 Hz s'il est dipolaire, 6,67 Hz s'il est tétrapç > lai- re et 10 Hz s'il est hexapolaire. La dissipation d'énergie dans les enroulements supraconducteurs est alors modérée. Alors que la machine du deuxième type décrite cidessus possède des enroulements supraconducteurs non tournants alimentés en courants alternatifs puisqu'elle engendre dos champs tournants, la machine du troisième type dont diverses réalisations vont titre décrites ci-dessous possède, elle aussi, des enroulements supraconducteurs non tournants, mais alimentés en courant continu, et de ce fait engendre des champs non tournants. Dans les machines tournantes représentées sur les figures 10 et 11, l'enroulement central ou interne 201 est l'inducteur. Il s'agit d'un enroulement multipole supraconducteur de polarité 22 alimenté en courant continu, qui peut dtre bobiné sur un mandrin massif 20 la en un métal amagnétique peu conducteur de la chaleur et de l'élec- tricité, tel que certains aciers inoxydables, ou en un maté- riau isolant, par exemple en résine époxy armée de fibres de verre, silice ou similairc. Dans la figure 10, ce mandrin 201a est cylindrique, tandis que dans la figure 11, il a sensiblement la forme d'un disque.Ce mandrin 201a peut Qtre astreint a transmettre à l'extérieur un couple méca niquc, réglable par servomécanisme qui peut être nul à la limite. Les extrémités 201b et 201c du mandrin 201a et, tout particuliérement, celle qui transmet ce couple éventuels doivent entre étudiées de façon à limiter l'apport de chaleur par conduction à la partie froide. Par exemple, si le mandrin 201a est métallique, une tulipe refroidie par lthélium gaz effluént, éventuellement dotée d'une virole intermédiaire en résine armée mauvaise conductrice de la chaleur, peut être prévue. L'enrnulement intermédiaire 202 est un enroulement normal polyphasé de polarité 2R, alimenté en courants alternatifs polyphasés de fréquence liée à la vitesse de rotation. Cet enroulement 202 tournant dans un champ fixe est bobiné sur un mandrin 202a, de préférence en un métal amagnétique peu conducteur de l'électricité (en acier inoxydable par exemple) feuilleté de façon à réduire la puissance dissipée par courants dc Foucault, ou en un matériau isolant et dans ce cas analogue au mandrin 201a de l'enroulement 201. Ce mandrin 202a transmet le couple moteur dans le cas d'un générateur ou résistant dans le cas d'un moteur, par l'inter- médiaire d'un arbre 212 auquel le mandrin 202a est lié. L'enroulement 202 est alimenté par des contacts glissants 211 en courants polyphasés. Ces contacts 211 sont placés de préférence sur l'extrémité 212a de l'arbre 212 qui ne transmet pas de couple et obligatoirement hors de la zone de la machine où règne une induction magnétique élevée. Dans la figure 10, l'anroulement 202 entoure concentrique- ment l'enroulement 201, tandis que dans la figure 11, il est divisé en deux parties espacées axialement des faces opposées de l'enroulement 201 en forme de disque. L'enroulement 203, enroulement chargé de transmettre tout ou partie du couple de réaction à l'environnement extérieur fixe, est un enroulement multiple de polarité de 2, fixe dans l'espace, alimenté en courant continu et supraconducteur. Cet enroulement 203 est analogue à l'enroulement 201. Son mandrin (non représenté) peut être constitué des mêmes matières que celui de l'enroulement 201. Dans la figure 10, ltenroulement 203 est disposé concen triquement autour de ltenroulement 202, à une certaine distance radiale de celui-ci, tandis que, dans la figure 11, l'enroulement 203 est en deux parties espaces axiale ment et disposées en regard des faces externes respectives des deux parties de l'enroulement 202. Les efforts de réaction de l'enroulement 203 sont transmis à la peau externe du cryostat associé à cet enroulement, au moyen d'un ensemble de supports 207, par exemple des biellettes comme le montre mieux la figure 14, traversant l'enceinte à vide de ce cryostat. Afin de réduire l'apport de chaleur, par conduction, à la partie froide par les biellettes 207, ces biellettes peuvent être en résine armée ou en alliages métalliques peu conducteurs de la chaleur. Elles peuvent résulter d'une association de ces deux types de matériaux. Elles peuvent aussi titre refroidies par un échangeur parcouru par l'hélium gaz effluent. L'enroulement 203 est rigoureusement fixe, tandis que l'enroulement 201 peut subir des décalages angulaires par rapport à l'enroulement 203, qui sont fonction des variations des conditions de fonctionnement de la machine. Les enroulements 201 et 203 sont placés dans un champ résultant multipolaire non tournant lors du fonctionnement en syn chronismc, par conséquent les cryostats associés à ces deux enroulements sont avantageusement métalliques et peuvent faire appel à des superisolants métallisés. L'enroulement 203 est alimenté en courant continu au moyen de connexions fixes (non représentées), tandis que ltenroulement 201 peut litre simplement au moyen de connexions souples (non représentées). L'enroulement 203 est doté d'un circuit d'alimentation en hélium fixe, tandis que l'enroulement 201 peut se contenter d'un circuit flexi- ble d'alimentation en hélium. L'élément 204 est un écran amortisseur bon conducteur de l'électricité et fixe dans l'espace. Il est fixé à l'extérieur de la machine, par exemple au berceau de celle-ci, par l'intermédiaire d'une bride 213 fixée à l'extrémité de l'un des deux bouts d'arbre 204a et 204b portant cet écran 204. Celui-ci protège l'enroulement 201 dos variations brutales éventuelles de régime magnétique de l'enroulement 202 et il amortit les oscillations de l'enrou- lement 201. Un amortisseur mécanique de Ces oscillations (non représenté) peut lui être associé.Dans la figure 10, l'écran 204 est cylindrique et entoure coaxialement l'enrou- lement 201, tandis que, dans la figure 11, il est divisé en deux parties disposées respectivement entre les deux parties de l'enroulement 202 et les faces opposées de l'enroulement 201 en forme de disque. L'élément 205 est aussi un écran amortisseur bon conducteur de l'électricité fixe dans 11 espace. Son rôle est de protéger l'enroulement 203 des variations brutales éventuelles du régime magnétique de l'enroulement 202. Il est fixé aux flasques d'extrémité 214 et 215 de la machine et peut avantageusement constituer la peau "chaude" de la paroi interne du cryostat de l'enroulement 203. Dans la figure 10, l'écran 205 est cylindrique et disposé entre les enroulements 202 et 203, tandis que dans la figure 11, il est en deux parties espacées axialement et disposées respectivement entre.une partie de l'enroulement 203 et la partie y adjacente de l'enroulement 202 et entre l'autre partie de l'enroulement 203 et la partie y adjacente de l'enroulement 202. Les extrémités 201b et 201c du mandrin 201a portant 11 enroulement inducteur 201 sont supportées à l'in- térieur des bouts d'arbre creux 204a et 204b portant l'écran 204, par l'intermédiaire de paliers, par exemple des coussinets 219 et 221. Le bout d'arbre 204b est à son tour supporté à 1'intérieur de l'arbre creux 208, du c8té de celui-ci qui transmet le couple mécanique, par -l'intermédiaire d'un coussinet 220. L'autre bout d'arbre 204a passe librement à l'intérieur de I'alésage de l'extré- mité 208a de l'arbre 208 opposée à celle transmettant le couple mécanique.Enfin, les deux extrémités de l'arbre 208 sont elles-mêmes supportées respectivement dans des paliers, par exemple des coussinets 217 et 2182 prévus dans les flasques d'extrémité 214 et 215. L'abaissement du champ magnétique à un niveau raisonnable dans 1'espace environnant la machine peut outre obtenu de diverses façons au moyen de 1) un circuit magnétique massif constituant les parois externes de la machine et destiné à refermer les lignes de flux. Il constitue, dans ce cas, avantageusement la peau externe du cryostat de l'enroulement 203. Il renforce le niveau d'induction interne de la machine; 2) un écran supraconducteur 233a, 233, 233c (voir la figure 13) constitué par exemple d'une ou plusieurs feuilles de supraconducteur dur de deuxième espèce tel que alliage Niobium-Titano ou composé défini Niobium étain Nb3 Sn etc... stabilisés par placage de métal hyperconducteur (métal très pur, peu écroui, présentant une très faible résistivité électrique à très basse température). Cet écran, avantageusement placé dans le même cryostat que l'enroulement 203, a pour effet, par l'intermédiaire des courants "diamagnéti quesu qui s'installent au sein du supraconducteur, d'annuler pratiquement le champ magnétique à l'extérieur de la machine au détriment, bien entendu, du niveau de l'induction magnétique interne à la machine dans son voisinage. Un tel écran croit outre convenablement irrigué en hélium et doté de renforts mécaniques.Si l'écran 222a, 222bu 222c est placé dans le même cryostat que l'enroulement 3, des liaisons mécaniques 234a, 234bus 234c doivent être prévues entre cet écran et l'enroulement 203. Elles contiennent les interactions électrodynamiques entre ces deux éléments et peuvent transmettre à 11 écran supraconducteur le poids et le couple de réaction de l'enroulement 203. Dans ce cas, le jeu de biellettes 207 de transfert des efforts à la peau externe 214 du cryostat vient s'ancrer sur cet écran; la peau externe 235, relativement peu épaisse, constitue la carcasse de la machine et est fixée aux deux flasques d'extrémité 215 et 216. 3) la superposition d'un écran supraconducteur et d'un blindage magnétique; 4) l'association d'un blindage magnétique et d'écrans supraconducteurs. Les figures 10 et 11 fournissent un exemple particulier d'une telle association ou la "composante utile" de l'induction se referme dans un blindage magnétique 206a (figure 10) ou 206b et 206c (figure 11), tandis que les "composantes indésirables" sont étouffées par des écrans supraconducteurs 233a et 233c (figure 10) ou 233b (figure ii). Bien entendu, pn pourrait adopter aussi, par exemple, l'association inverse La figure 13 représente schématiquement le servomé- canisme dont il a été question plus haut et qui est destiné à répartir correctement les efforts de réaction entre les enroulements 201 et 203 par réglage de leurs positions angulaires relatives. Dans la figure 14, le servoméca- nisme analogue à celui représenté sur la figure 9, est supposé adapté au moteur représenté sur la figure 10, mais il va de soi qu'un servomécanisme analogue pourrait être adapté au moteur représenté sur la figure 11 ou 12.Comme on peut le voir sur cette figure 13, l'extrémité 201b du bout d'arbre du mandrin 201a de l'enroulement inducteur 201 du coté où le moteur ne transmet pas de couple mécanique, porte une roue dentée 222 qui est calée sur le bout d'arbre 201b par une clavette 230 et sur laquelle engrène une vis sans fin 223. Cette vis 223 peut être entratnde en rotation par un moteur 224 ancré en 225 à un point fixe extérieur, par exemple le berceau du moteur, par l'intermédiaire d'une tige 226 portant une jauge de contrainte 227. Cette jauge 227 ainsi que deux autres jauges de contraintes 228 portées par deux des biellettes 207 sont reliées électriquement à un bloc analogique 229. A partir des informations fournies par ces différentes jauges, le bloc analogique 229 calcule la répartition des efforts de réaction entre les enroulements 201 et 203, et il compare la répartition effective calculée à une répartition idéale de consigne réglée a l'avance. Si la répartition calculée diffère de la répartition de consigne, le bloc analogique 229 délivre un signal d'erreur qui est appliqué à un bloc de puissance 231 qui commande la rotation du moteur 224 dans le sens approprié pour annuler 1'erreur. La valeur de la répartition de consigne peut Outre réglée à une valeur donnée, pour que le couple mécanique transmis par 1' enroulement 201 soit nul ou négligeable à la limite, par exemple au moyen d'un potentiomètre 232'dont une extrémité est reliée à la masse, l'autre à une source de tension continue E, et dont le curseur est relié à l'une des entrées d'un comparateur prévu dans le bloc analogique 229, l'autre entrée de ce comparateur- recevant le signal correspondant à la répartition effective calculée des efforts. Un tel bloc analogique 229 pourra outre facilement réalisé par les hommes de 1'art à partir des indications qui précèdent, si bien qu'il n'est pas Jugé utile de le décrire plus en détail. Les considérations émises au sujet des deux premières machines, quant à la carte d'induction au sein de la machine et la nature idéale des supraconducteurs destinés aux enroulements interne et externe sont aussi valables dans le cas de celle-ci. Une telle machine peut être destinée, par exemple, à la propulsion navale et alimentée en courants polyphasés à fréquence variable. Dans ce cas, le couple résistant au démarrage est faible et l'inertie des pièces en rotation est limitée. On peut effectuer le démarrage au moyen du moteur asynchrone auxiliaire dont 1'"inducteur tournant" est constitué par l'enroulement 202 alimenté à basse fréquence et dont 1'"induit" fixe est constitué par les écrans amortisseurs 204 et 205 jouant alors le rôle de cage d'écureuil double. L'accrochage au synchronisme peut alors s'effectuer en jouant sur la fréquence d'alimentation de l'enroulement 202 et an excitant rapidement les enroulements 201 et 203. Un tel moteur triphasé de quelques dizaines de mégawatts nécessite trois bagues d'alimentation très raisonnables permettant le passage de courant à basse fréquence et tout-à- fait comparables au système de deux bagues nécessité par un moteur à inducteur tournant. Les progrès importants des contacts glissants que l'on peut escompter dans les années à venir permettront d'augmenter la vitesse de rotation d'une telle machine et il n'est pas interdit de penser qu'elle pourrait constituer un jour une bonne solution pour la génération d'énergie lectri- que aux fréquences industrielles. REVENDICATIONS 10 Machine électrique tournante comportant trois Bnroulements conçus de façon à engendrer des champs d'induction magnétiques homocinétiques en régime établi, dont la répartition angulaire est sinusoidale et de polarité 2E, un premier des trois enroulements disposé le plus à l'extérieur étant fixe, un second étant supracondùcteur, le troisième enroulement étant directement lié à l'arbre de la machine et étant constitué par des conducteurs normaux, caractérisée en ce que le premier enroulement est supraconducteur. 20 Machine électrique selon la revendication 1, dans laquelle'le second enroulement et l'un des premier et troisième enroulements sont homociRétiques, caractérisée en ce qu'un servo-mécanisme relie entre eux les deux enroulements homocinétiques de façon à régler leurs positions angulaires relatives en fonction des couples à transmettre par ces deux enroule ment s homocinétiques. 30 Machine selon la revendication 1 ou 2, dans laquelle le premier enroulement est un enroulement p olyphasé de polarité 22 et alimenté en courants alternatifs polyphasés, le troisième enroulement étant un multipôle de polarité 22 alimenté en courant continu, caractérisée en ce que le second enroulement est disposé le plus à l'inté- rieur et est constitùé par un enroulement analogue au premier enroulement, alimenté de façon analogue et mobile autour de son axe mais non tournant. 40 Machine selon la revendication 1 ou 2, dans laquelle le premier enroulement est un .enroulement polyphasé de polarité 2p et alimenté en courants alternatifs polyphasés, le troisième enroulement étant un induit bobiné de machine asynchrone, caractérisé en ce que le second enroulement est disposé le plus à l'intérieur et est constitué par un enroulement analogue au premier enroulement, alimenté de façonanalo- gue et mobile autour de son axe mais non tournant. 50 Machine selon la revendication 1 ou 2, dans laquelle le premier enroulement est un enroulement polyphasé de polarité 2p et alimenté en courants alternatifs polyphasés, le troisième enroulement étant constitué par une cage d'écureuil, caractérisé en ce que le second enroulement est disposé le plus à l'intérieur et est constitue' par un enroulement analogue au premier enroulement, alimenté de façon analogue et mobile autour de son axe mais non tournant. 60 I-Iachine selon la revendication 1 ou 2, dans laquelle les premier et second enroulements sont des enroulements multipole de polarité 22 alimentés en courant continu, le troisième enroulement étant un enroulement polyphasé de polarité 2 et alimenté en courants alternatifs polypha sués, caractérisée en ce que le second enroulement est mobile autour de son axe mais non tournant.