L'invention concerne un article chaussant tel que nu-pied constitué d'une semelle, monobloc ou non, et d'un ou plusieurs. liens pour fixer cette semelle au pied de l'usager. On connait déjà de tels articles réalises sous la forme de nu-pied que l'on porte à a bel saison indifféremment avec une robe ou un pantalon. Toutefois, ces articles sont mal adaptEs à la mode vestimentaire, dans la mesure ou il n'est pas possible de les adapter à la couleur et au style d'une grande variété de vêtements. L'invention concerne donc un article chaussant, utilise à la belle saison, c'est-à-dire précisément au moment où les teintes des vêtements sont les plus chatoyantes, cet article présentant le grand avantage de pouvoir entre transformé rapidement afin d'être a l'unisson avec un type de vetement considéré. Ainsi, il devient possible, en partant d'une même semelle, de réaliser des articles ayant une physionomie différente et.de.choisir un habillage se "mariant" bien avec telle ou telle tenue. L'invention concerne donc un article chaussant tel que nu-pied.du type constitué d'une semelle, monobloc ou non, et -dç-lanières ou liens entourant le pied ou se ficelant autour de celui-ci, article chaussant caractérisé en ce que la semelle comporte en au moins deux.points de sa périphérie des passants dans lesquels peut coulisser un lien servant à la fixation de la semelle sur le pied de l'usager Suivant une caraêtéristique de l'invention, les passants se présentent sous la forme de boucles ou d'anneaux fixés de part et. d'autre des bords latéraux de la semelle, sorte que le lien prend appui sur le cou- dpied et eventuellemeilt autour de a cheville. Suivant un mode de réalisation, les passants sont situes en avant et en trière de la cambrure, de sorte que le lien, qui est d'un seul tenant, est entrecroise sur le cou"-de-pied et s'enroule autour. de la cheville ou il est fixé par une bouclette ou un noeud. Un article chaussant selon l'invention est représente à titre d'exemple non limitatif sur les figures ci-jointes dans lesquelles - la figure I est une vue en perspective d'un article chaussant selon un premier mode de réalisatin; - la figure 2 est une vue en perspective d'un article. chaussant. conforme à une variante de réalisation. - la figure 3 est une vue en perspective d'une -seconde variante de réalisation, - la figure 4 est une vue en perspective d'une troisième variante de realisation. L'invention concerne un article chaussant constitué d'une semelle qui, dans l'exemple considére, est monobloc, cette semelle étant reliée au pied par un lien, comme illustre sur les figures 1 et 2. Dans le mode de réalisation faisant l'objet de la fig. 1, la semelle est conçue pour la réalisation d'articles chaussants féminins. Cette semelle comporte donc un patin 1 relativement epais se raccordant à un talon haut 2 par une cambrure 3 relativement prononcé. Cette semelle peut être réalisée en tout matériau, en particulier en bois tel que liège, en aggloméré, en cuir ou encore en toute matiere naturelle ou synthétique. Cette semelle peut être réalisée par découpage dans la masse ou encore par injection ou vulcanisation. Il est, en outre, possible de réaliser la semelle, en particulier lorsqu'elle est injecte, à partir de deux matériaux de nature et/ou de couleurs différentes selon les procédés connus d'injection bicolore. De la sorte, la semelle peut présenter, sur sa périphérie, des teintes rappelant celles du lien destiné à sa fixation au pied de l'usager. La semelle présente la particularite de comporter, en plusieurs points de sa peripherie, des passants 4 qui peuvent être réalisés sous la forme de boucles, d'anneaux ou d'oeillets. Ces passants peuvent être rapportes et fixes sur la semelle ou encore être monoblocs avec celle-ci, en particulier si la semelle est moulée. Il est en effet possible d'envisager de faire venir d'une seule operation de moulage la semelle et ses passants. Dans le mode de réalisation illustré en fig, 1a les passants sont au nombre de 4 et sont placés en vis- -vis sur les deux bords lateraux de l'article chaussante de préférence de part et d'autre de la cambrure 3. Le lien 5 servant à la fixation de la semelle sur le pied peut, à l'instar de la semelle? être réalise en des materiaux tres differents. Il peut s'agir en particulier, comme représente en fig. 1, d'un ruban d'étoffe uni ou à plusieurs teintes, de sorte que l'usager peut librement adapter la presentation de l'article chaussant à sa tenue vestimentaire. Il peut, en particulier, marier" judicieusement le lien 5 de la chaussure avec la couleur de la robe ou du pantalon qu'il porte. La fixation du lien s'effectue simplement en le faisant passer dans les anneaux 4, de sorte qu'une partie de celui-ci 51 enveloppe le pied au niveau des orteils, puis s'entrecroise sur le cou de-pied 6 pour passer a nouveau dans les deux anneaux situés en arrière de la cambrure, afin d'être ensuite enroule et noué autour de la cheville. Ce lien peut être non seulement un ruban d'étoffe, mais également un cordon d'une ou plusieurs couleurs, une lanière de cuir naturel ou synthétique, une tresse, un ruban élastique ou autre. Dans une premiere variante de réalisation telle qu'illustrée en fig. 2, les anneaux 4 sont réalisés sous la forme de passants aplatis 41 et ceux-ci sont au nombre de 6, un passant 42 étant situe sensiblement au niveau de la cambrure. Ces passants qui peuvent être en cuir naturel ou synthetique, ou encore en métal, par exemple doré, sont fixés sur la périphérie 11 de la semelle par des pointes ou des vis 7. Dans cet exemple, les passants sont au nombre de 6 et le lien 8 est un cordon composite tressé a partir de deux ou plusieurs cordons unitaires de couleurs différentes.Etant donné l'existence de six passants, le lien 8, tout comme le lien 5 (fig. 1),prend appui sur le pied au niveau des orteils puis s'entrecroise deux fois sur le cou-de-pied pour être enfin noue autour de la cheville. Dans une seconde variante de réalisation (fig. 3), les passants sont constitués par des lumières 9 traversant transversalement la semelle 10 et le talon 11, ces lumières étant réalisées dans l'épaisseur de la semelle et servant de passage au lien 12 destine à assurer la fixation de ladite semelle sur le pied de l'usager. Le mode d'attache est sensiblement similaire à celui illustré sur les figures 1 et 2, a l'exception que le lien n' est pas noué, mais fixé par une boucle 13 connue en soi. Selon une troisième variante de réalisation telle qu'iflustrée en figure 4, les passants sont constitués par des decoupes 14 pratiquées dans l'épaisseur de la semelle, ces découpes étant réalisées sous la face inférieure de ladite semelle et s'étendant transversalement par rapport à l'axe longitudinal du pied. Dans l'exemple considère, ces découpes sont réali- sees sous la forme de rainures pratiquées au milieu de la semelle et au niveau de la cambrure, de façon à definir des couleurs dans lesquelles passe le lien 15 constitué, dans cet exemple, d'un ruban interchangeable dont la couleur peut être assortie a une tenue vestimentaire. Pour parfaire la fixation du lien, il est possible de prévoir, dans le fond des découpes 14, des passants (non représentés) dans lesquels sera engage le ruban 15. Ce type de semelle peut être réalise de façon simple par enlèvement de matiere, ou plus facilement encore par moulage et convient particulièrement bien a la réalisation d'articles chaussants réservés a la belle saison. il est bien évident que l'on pourrait, sans rien changer à l'invention, concevoir d'autres moyens d'accrochage du ruban ou du lien par rapport à la semelle sans s'écarter du cadre de l'invention. De même, il est possible de multiplier le nombre de passants ainsi que leur forme ou leur moyen de fixation, sans s'écarter du cadre visé par les revendications. REVENDICATIONS 1"/- Article chaussant tel que nu-pied, du type constitué d'une semelle, monobloc ou non, et de lanières ou liens entourant le pied ou se ficelant autour de celui-ci, article chaussant caractérisé en ce que la semelle comporte en au moins deux points de sa périphérie des passants dans lesquels peut coulisser un lien servant a la fixation de la semelle sur le pied de l'usager. 2"/- Article chaussant selon la revendication 1, caractérisé en ce que les passants se présentent sous la forme de boucles ou d'anneaux fixés de part et d'autre des bords latéraux de la semelle, de sorte que le lien prend appui sur le cou-de-pied et éventuellement autour de la cheville. 30/- Article chaussant selon la revendication 2, caractérisé en ce que les passants sont situés en avant et en arrière de 'la cambrure, de sorte que le lien, qui est d'un seul tenant, est entrecroisé sur le cou-de-pied et s'enroule autour de la cheville ou il est fixé par une bouclette ou un noeud. 40/ Article chaussant selon la revendication 3, caractérisé en ce que deux passants supplementaires sont fixés au niveau de la cambrure. 50/ Article chaussant selon la revendication 1, caractérise en ce que le lien est un cordon, une sangle, une lanière, en matière naturelle ou synthétique, ou encore une bande d'étoffe. 6"/- Article chaussant selon la revendication 1, caractérisé en ce que la semelle est monobloc et de forte épaisseur et comporte un haut talon, cette semelle étant en bois, notamment en liège, en aggloméré, en cuir, en matière synthétique vulcanisée ou injectée. 70/- Article chaussant selon la revendication 6, caractérisé en ce que la semelle est constituée d'au moins deux matieres de couleur et/ou de matière différentes. 80/- Article chaussant selon la revendication 1, caractérisé en ce que la semelle est moulée par injection et les passants viennent directement de moulage et font corps avec la semelle. 9 /- Article chaussant selon la revendication 1, caractérisé en ce que les passants sont constitues par des lumières transversales situées sur la périphérie de la semelle et la traversant de part en part dans son épaisseur. 10"/- Article chaussant selon la revendication 1, caractérisé en ce que les passants sont obtenus par des découpes pratiquées dans le volume de la semelle, sous sa face inférieure, ces découpes formant des couloirs transversaux dans lesquels passent les liens de fixation avec adjonction éventuelle de passants fixés dans le fond de ces couloirs.