La présente invention a trait à des perfectionnements apportés aux rampes dlépandage pour pulvérisateurs agricoles et analogues, et elle vise plus particulièrement la réalisation du dispositif de suspension d'une telle rampe. On sait que pour traiter des surfaces importantes on utilise une rampe de grande largeur munie de gicleurs alimentés par une pompe à partir d'un réservoir contenant le liquide que l'on désire pulvé- riser. Pour avoir une pulvérisation efficace, la rampe doit rester parallèle au sol malgré les inégalités du terrain. De plus les sols peuvent être en dévers, ou l'appareil porteur de la rampe incliné du fait d'une ornière de labour. On a déjà réalisé un certain nombre de dispositifs de suspension des rampes de pulvérisation du genre en question qui permettent de conserver la position horizontale de ces rampes même si les roues du tracteur qui les portent tombent dans des trous ou rencontrent des mottes de terre ou analogues provoquant leur' abaissement ou leur soulèvement intempestif. Les. solutions adoptées jusqu'a ce jour ne donnent pas entière satisfaction aux utilisateurs Les perfectionnements qui font l'ob jet de la présente invention visent à permettre la réalisation d'une suspension pour rampe de pulvérisation de grande largeur qui soit susceptible de répondre particulièrement bien aux divers desiderata de la pratique, c'est-à-dire rester parallèle au sol 1 ) dans le cas de cahots dus aux inégalités du terrain ; 20) dans le cas de pulvérisation d'un terrain en dévers 30) dans le cas du roulage d'une seule roue de l'appareil dans une raie de labour, le sol étant lui horizontal. De plus, 1 'ensemble support de la rampe étant directement relié à l'appareil, il encaisse les cahots provoqués par les inégalités du sol et transmis par les roues. L'invention est de nature à éviter la transmission-de ces chocs à la rampe elle-même tout en assurant sa sustentation. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. i est une vue en perspective partielle d'une rampe de pulvérisation et de son dispositif de suspension. Fig. 2 est une coupe schématique du cadre de la rampe et du support fixe. Fig. 3 à 7 illustrent en vue par derrière quelques positions de travail d'un appareil à rampe de pulvérisation comportant application des perfectionnements suivant la présente invention. Fig. 8 à 10 illustrent les différentes possibilités de solidarisation du cadre mobile par rapport au support fixe. On a représenté en fig. 1 un appareil à pulvériser comprenant essentiellement un réservoir 1 monté sur un tracteur ou sur une remorque tractée, et une rampe de pulvérisation 2 qui est formée de deux bras symétriques 2a et 2b rabattables vers l'avant de l'appareil en vue de diminuer-son encombrement lorsqu'elle n'est pas utilisée et que l'appareil est en position de transport. Des canalisations souples 3 réunissent le réservoir 1 à des tubulures 4, 5 portant des gicleurs 6 destinés à l T épandage. Etant donné que de telles rampes sont bien connues dans la technique considérée, il est inutile de les décrire davantage. La rampe 2 comprend un cadre mobile 7 réalisé avantageusement au moyen de profilés tubulaires et qui est associé par des moyens appropriés qu'on décrira mieux plus loin à un support fixe 8 solidaire du réservoir 1, ce support etant également réalisé au moyen de profilés tubulaires. On notera que le cadre mobile 7 et le support fixe 8 présentent chacun une forme rectangulaire mais que le cadre mobile 7 est placé de manière que ses deux grands côtés soient horizontaux tandis que le support fixe 8 est disposé perpendiculairement au cadre mobile 7. Ainsi, ce dernier dépasse de part et d'autre dudit support 8. Le longeron inférieur 9- du cadre 7 est pourvu de deux joues 10a, lOb orientées verticalement et qui constituent paliers pour l?axe 11 d'un treuil 12. Cet axe est relié à une manivelle 13 qui tourillonne dans un guide 14. La joue lOb est pourvue de deux perforations 15 dont le rôle sera mieux expliqué plus loin. Le longeron supérieur 16 du cadre 7 est pourvu en son centre d'une patte verticale 17 comportant deux perforations 18 disposées de manière symétrique par rapport à son plan vertical médian dont on expliquera le rôle plus loin, comme pour les perforations 15. Le longeron 16 est encore muni de deux enrouleurs 19a, lb situés symétriquement par rapport à la patte 17 et légèrement à l'extérieur par rapport aux montants 20 du support fixe 8. Chacun de ces enrouleurs comprend un flasque 21 réalisé sous la forme d'une demi-bride circulaire et un bout d'arbre central 22 tourillonnant dans ce flasque. Chaque bout d'arbre est solidaire d'une tige radiale 23 pourvue d'un doigt transversal non représenté oriente en direction du flasque 21, et qui est agencé de manière à pouvoir s'engager dans des perfora tions 21a prévues sur le pourtour de chaque flasque. Pour ce faire, le bout d'arbre 22 peut par exemple être déplacé axialement. Chaque bout d'arbre 22 est percé d'un trou radial dans lequel on passe l'extrémité d'un câble 24 respectivement 25, dont l'autre extrémité est associée au treuil 12. Ces câbles sont avantageusement prévus en fibres synthétiques de manière qu'ils présentent une certaine élasticité. Les câbles 24, 25 passent autour de poulies folles 26 > 27 montées à l'extrémité supérieure des montants 20 du support 8 et autour de deux autres poulies 28aet 28b montées à rotation à l'extrémité supérieure d'un montant médian 29 dudit support On comprend aisément quten actionnant la manivelle 13 on provoque la montée ou la descente du cadre mobile 7 et des bras 2a et 2b qui lui sont associés par rapport au support 8. Des moyens con~ nus sont prévus pour immobiliser le treuil 12 dans la position désirée de la rampe 2 par rapport au sol. Les fig 3 à 7 illustrent les diverses positions de travail. La fig. 3 illustre la marche normale, sur terrain plat et peu acci- denté. Les brins de sustentation 24 et 25 étant égaux, la rampe reste horizontale et l'élasticité des câbles en fibre synthétique absorbe les à-coups verticaux, évitant ainsi les coups de fouet aux deux bras de rampe. La fig. 4 illustre la marche en terrain plat, mais cahoteux. Il est fréquent que lors du déplacement du dispositif de pulvérisation une de ses roues 30 rencontre une motte de terre 31 ou analogue, ou passe dans un trou. Le-réservoir, et par conséquent le support 8, sont brusquement soulevés de manière oblique. Le câble 25 subit alors une forte traction tandis que le câble 24 se détend ; du fait de-son inertie l'ensemble du cadre 7 et des bras 2a et 2b reste alors substantiellement horizontal du fait de la grande inertie de l'ensemble cadre 7, rampe 2. Il 'en va de même Si la roue tombe dans un trou, mais c'est alors le câble 25 qui prend du mou tandis que le câble 24 reste tendu, mais là encore l'ensemble- 7- 2a- 2b reste pratiquement parallèle au sol. La liaison entre le cadre 7 et le support 8 est réalisée au moyen de pattes 33a et 33b fig. 1 et 2 et des brides 32a et 32b (fig. 2 > solidaires du cadre 7 et qui permettent un débattement latéral et un débattement vertical de ce cadre par rapport au support 8, mais interdisent tut débattement longitudinal dudit cadre dans le sens de l'avancement de l'appareil. Dans le cas où la roue 30 tombe dans un trou ou monte sur une motte le déplacement latéral ét brutal du montant 19 est sans effet sur le cadre mobile 7, compte tenu du jeu latéral des pattes 33a et 33b et des brides 32a et 32b. Ceci est très important, car dans le cas contraire, il se produit un "coup de raquette" qui entraine les deux bras 2a et 2b dans un mouvement vertical amplifié par l'important bras de levier que constituent ces deux bras. Leur extrêmité risque alors de toucher le sol et de se détériorer. La fig. 5 illustre la marche en terrain plat, mais une roue de l'appareil engagée par exemple dans une raie de labour. L'appareil est alors incliné tandis que. le dispositif de pulvérisation doit rester parallèle au sol. Dans ces conditions, on tourne l'un des leviers 23 pour raccourcir l'un ou l'autre des câbles de suspension24, 25. Lorsqu'on a atteint la position voulue de la rampe, il suffit de verrouiller le-levier considéré en engageant son doigt dans l'un des trous 21a. Au besoin, on peut prévoir un dispositif de sécurité tel qu'une goupille qu'on engage dans l'extrémité du doigt qui dépasse hors du flasque 21. Les fig. 6 et 7 illustrent la marche en terrain en dévers en déplaçant le dispositif de pulvérisation perpendiculairement à la ligne de plus grande pente. Dans le cas de la figure 6, la rampe est laissée flottante horizontalement. L'ensemble des points 21, 23 26 et 27 formant un parallélogramme indéformable, par suite du fait que le cadre mobile res te--parallèle au longeron supérieur du support fixe 8, l'ensemble de pulvérisation demeure parallèle au sol. On remarque seulement un transfert latéral du cadre mobile 7 par rapport à la position moyenne du support fixe 8, ce qui n'appelle pas d inconvénient à priori. Dans le cas de la figure 7, la configuration reste absolument identique au cas précédent mais l'on a solidarisé en translation le cadre mobile 7 au cadre fixe 8. Pour ce faire deux étriers 34 ont é- té engagés respectivement dans les deux perforations 18 de la patte verticale 17, et dans les deux perforations 15 de la joue lOb prévues de chaque côté du montant 29. L'ensemble de pulvérisation reste parallèle au sol, mais il n'y a pas de déplacement latéral du cadre 7 par rapport au support 8. Les sols étant très inégaux en structure, dureté, aspérité, etc... en fonction des régions, des climats, des époques, l'inven- tion vise à intégrer au mieux ces différents paramètres, et est prévue de telle sorte que l'utilisateur lui-même peut parfaire ses réglages suivant les conditions qui lui paraissent les meilleures. Ceci grâce au dispositif décrit ci-dessous et représente par les fig. 8-9 et 10. Le cadre mobile 7, qui peut se déplacer transversalement et verticalement dans certaines limites par rapport au support fixe 8, peut être partiellement ou totalement fixe transversalement à ce support par l'intermédiaire du ou des étriers 34 qui viennent se placer dans les perforations 18 de la patte verticale 17 et/ou dans celles 15 de la joue lOb pour encadrer le montant médian 29 dudit support. On a alors soit une immobilisation transversale partielle supérieure quand l'étrier est engagé dans les perforations 18 (fig. 8) ou inférieure si cet étrier coopère avec les perforations 15 (fig. 9) soit une immobilisation transversale totale par rapport au support fixe 8 (fig. 7 et 107. Il est à remarquer que le treuil 12 a été placé sur le cadre mobile 7 par souci d'efficacité du point de vue de l'encombrement, mais qu'il pourrait se trouver sur le support fixe 8, par exemple à la partie-inférieure dumontant médian 29, ceci sans aucun inconvénient. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on en sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. - REVENDICADIONS - 1. Dispositif de suspension de la rampe de pulvérisation d'un appareil d'épandage, ladite rampe étant fixée å un cadre central mobile susceptible de coulisser verticalement par rapport à un support solidaire d'un véhicule, caractérisé en ce que ledit cadre est pourvu d'un treuil sur lequel sont fixées les extrémités de deux cibles dont les extrémités opposées sont attachées en deux points symétriques de ce cadre, après que ces câbles soient passés sur des poulies de renvoi montées à rotation par rapport à la partie supérieure du support. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caracterisé en ce que les points dtattache des cibles sur le cadre de la rampe sont chacun réalis sous la forme d'un enrouleur. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que chaque enrouleur comprend un axe tourillonnant par rapport à un flasque en demi-lune, ledit axe étant pourvu d'un levier radial comportant un doigt propre à s'engager dans des perforations ménagées sur le pourtour du flasque, de manière à pouvoir faire varier les longueurs relatives des deux cibles l'un par rapport à l'autre. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les capables sont réalisés en libres synthétiques de manière à être elastiques. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le support fixe comporte des étriers à l'intérieur desquels se déplacent les montants du cadre mobile. 6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le cadre de la rampe est pourvu dtune plaque inférieure et d'une plaque supérieure qui sont perforées de manière qu'on puisse immobiliser transversalement la rampe par rapport au support en engageant une ou deux broches dans les perforations desdites plaques de manière que le dépassement des broches constitue butée latérale par rapport au support afin d'immobiliser partiellement ou complètement le cadre par rapport audit support.