La présente invention se rapporte d'une façon générale aux procédés et matières permettant de réaliser des reproductions d'un original sur une matière en feuille par une technique électrosta- tique et elle concerne plus particulièrement un procédé perfectionné selon lequel on sature une feuille poreuse isolante photoconductrice avec un liquide électriquement isolant et on la traite pour établir sur cette feuille une image électrostatique latente, image que l'on développe par l'applicationd'un révélateur déposé par les forces électrostatiques suivant le dessin de l'image latente. Dans la technique antérieure, les éléments photoconducteurs pour la formation d'images comprenaient en général une.feuille de support relativement conductrice, par exemple une feuille de papier, d'un métal, d'une matière plastique ou d'une combinaison de telles matières, la surface supérieure extérieure de cette feuille portant une couche non poreuse continue d'une substance d'enduisage isolante et photoconductrice. Cette couche comprenait le plus souvent un produit photoconducteur particulaire comme l'oxyde de zinc et un liant isolant qui amalgame les particules photoconductrices les unes aux autres et a la feuille de support. La couche est relativement non poreuse comme on peut le constater par le coefficient de transmission d'air qui est de l'ordre de 11.000 secondes ou plus par 100 cm3 sur un densimètre Gurley, en utilisant des papiers a enduisage électrophotographique disponibles dans le commerce.Des feuilles de papier enduit de ce type présentent certains inconvénients parmi lesquels le prix élevé de la feuille finale, la sensibilité à l'humidité, le recroquevillement, la difficulté d'établir une liaison adéquate ia feuille de support, la difficulté d'établir une épaisseur uniforme et une texture superficielle uniforme de l'enduit, le poids relativement élevé et une détérioration de la qualité d'image par suite de la pénétration dans la couche d'enduisage de fibres provenant de la feuille de support. La présente invention permet de réduire au minimum ou même de supprimer ces inconvénients car elle fournit des éléments de formation d'images que l'on peut préparer sur une machine de fabrication du papier du type a drainage, pressage et séchage, et d'autre part ces éléments sont utilisés dans des conditions qui permettent d'élaborer des images très satisfaisantes. Dans le brevet britannique N 1.084.024, on a décrit des fibres photoconductrices particulières, a savoir des fibres synthétiques dont le diamètre est compris entre 2 etc microns et qui contiennent des particules photoconductrices d'un diamètre de 0,2 a 0,5 micron. On forme ces fibres en dissolvant une résine synthétique dans un solvant, en ajoutant ensuite un photoconduc- teur et en effectuant ensuite le filage a l'état humide de cette dispersipn par extrusion dans un bain coagulant pour obtenir ainsi des filaments.Eventuellement, on peut-fibriller ces filaments et les utiliser conjointement avec de -la pate a papier ordinaire de manière a former une feuille dont l'aspect est similaire a celui d'une feuille non apprêtée de papier ordinaire. Dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique NO- 525.294 du 6 Février 1966, déposée par Edward Gorge BOBALEK, John Robert HART et Donald LeRoy FAUSER, on décrit des feuilles fibreuses non revêtues et des procédés pour les prépare, ces feuilles comprenant des fibres enchevêtrées et nappées auxquelles on lie chimiquement, par l'un des divers mécanismes décrits, des particules d'une matiere photoconductrice, de sorte qu'on obtient des élements de formation d'images exempts de nombreux inconvénients parmi ceux qui ont été mentionnés a propos des feuilles revêtues. La présente invention permet d'aboutir a des meilleurs résul tatsoencernant la formation d'image en utilisant un élément récepteur poreux, par exemple une feuille non enduite du type précité et l'invention permet l'emploi de telles structures dans des conditions d'environnement très variables. L'invention fournit également'un procédé électrostatique de formation d'images et des moyens associés,de sorte qu'on combine les avantages des papiers non enduits et des techniques industrielles pour fabriquer ces papiers, tout en obtenant des images d'une qualité hautement satisfaisante par des techniques électrostatiques. En conséquence, les principaux buts de l'invention sont de fournir - un procécé perfectionné de formation d d'eimages dEveloppOes sur un substrat électrophotographique poreux - un procédé de ce type dans lequel, avant la formation de l'image latente, on sature efficåcement l'élément recepteur avec un liquide électriquement isolant ; - un procédé perfectionné de formation d'une image unicolore ou multicolore sur une face ou les deux faces d'un élément poreux récepteur d'images ; et - d'autres objectifs et avantages qui ressortiront de la description ci-après. Selon la présente invention, on fournit une feuille photoconductrice poreuse qui présente des espaces ou pores intercommunicants en dedans d'un agencement ou réseau cellulaire de la matière photoconductrice qui forme la structure de la feuille. De préférence la feuille comprend des éléments fibreux enchevêtrés et nappés, liés les uns aux autres en de nombreux points de contact, ces éléments fibreux comprenant des fibres dont la structure a été modifiée, par exemple par fixation d'élements ou de composés chimiques, en vue de conférer un caractère photoconducteur aux éléments fibreux résultants.Une feuille de ce genre ainsi que des procédées de fabrication d'une telle feuille vont être décrits ci-après et ont déjà été décrits dans la demande de brevet des Etats Unis d'Amérique NO 525.294 précitée. Pour former une image selon la présente invention, on commence par saturer une feuille photoconductrice poreuse d'un liquide électriquement isolant, après quoi on forme une image électrostatique latente et on développe cette image. On peut utiliser divers liquides eectriquement isolants a la condition qu'ils aient une composition chimique appropriée pour eviter l'endomma- gement de la feuille et qu'ils possèdent des caractéristiques appropriées de tension superficielle et de structure physique de nature a leur permettre de pénétrer dans les pores ou interstices du réseau des éléments fibreux photoconducteurs constituant la feuille. La nature des fibres et le traitement servant à leur conférer de la photoconductivité sont les deux facteurs qui détermineront partiellement le choix du liquide, et ce choix devra également être conditionne par la grosseur des pores dans le réseau. Le liquide de saturation doit également être tel que l'eau soit pratiquement insoluble dans ce liquide, et sa résistivité doit être de préférence de 109 ohms/cm ou plus élevée. Le liquide ne doit pas être réactif avec les composants de la feuille et ne doit pas détruire les liaisons entre les éléments fibreux. Les liquides électriquement isolants qu'on préfère pour effectuer cette saturation sont les liquides mêmes que l'on utilise comme véhicules dans les révélateurs liquides. Les liquides servant de véhicules dans ce domaine peuvent être des liquides individuels, des mélanges de deux ou plusieurs liquides et des solutisons Ci-dessous on citera quelques exemples de liquides isolants Les hydrocarbures petroliers isoparaffiniques synthétiques qui sont vendus sous la marque déposée ISOPAR par Humble Oil and Refining Company. Les qualités G,H,K,L et M dont les points d'ébullition initiale sont compris entre 157 et 2040C ont été utilisées isolément avec des bons résultats.On peut également utiliser les qualites A, C, D et E dont les points d'ébullition initiale sont compris entre 66 et 1160C, isolément mais également en mélange avec d'autres matières compatibles, qui sont elles-memes satisfaisantes pour la mise en oeuvre de l'invention et dont la présence peut se traduire par exemple par l'obtention de mélanges ayant des plus faibles vitesses d'évaporation et des points d'éclair plus élevés. Parmi les matières compatibles de ce genre, on mentionnera les solvants fluorés vendus sous la marque déposée "FREON" par E.I. du Pont de Nemours & Co. Ces divers solvants fluors sont notamment les "FREON MF" (trichloromonofluorométhane), "FREON TF" (trichlorotrifluoréthane) et ',FREON BF' (tétrachlorodifluoréthane > . Bien qu'on puisse utiliser ces matières seules, on les combine de préférence avec d'autres solvants pour établir le point d'éclair désiré et la vitesse d'évaporation voulue du liquide.Un mélange peut par exemple comprendre 80 % d'un solvant Stoddard et 20 * de l'un des solvants fluorés ci-dessus, un tel mélange ayant un point d'éclair initial de 810C ou plus élevé, alors que celui du solvant Stoddard n'est que de 400c. Un autre mélange possible comprend 80 % d'essences minérales et 20 * de "FREON" MF ou TF, en obtenant des points d'éclair qui sont respectivement de 680 et 970C, On peut également utiliser des solvants hydrocarbonés aliphatiques du pétrole qui sont vendus par la Standard Oil Company d'Ohio sous les noms respectifs de "Stoddard Solvent", "Odorless Solvent", "Varnolene" et "High Flash Vm and P naphta".A l'exception du seul WOdorless Solvent", tous ces solvants liquides contiennent des pourcentages importants d'oléfines, de naphtènes et de produits aromatiques, bien qu'on les considère comme des produits aliphatiques. On peut également utiliser l'hexane qui est un hydrocarbure aliphatique a channe droite, de préférence en mélange avec un solvant fluoré, ou une autre matière pour élever le point d'éclair du mélange et en réduire la vitesse d'évaporation. Onpeut -également utiliser du tétrafluorure de carbone seul ou en combinaison avec d'autres substances. On peut egalement employer des fluides siliconiques électriquement isolants, par exemple des polymères de diméthylpolysiloxane, et de tels produits sont disponibles dans le commerce a des viscosités très variées.Bien qu'on puisse utiliser isolément une telle silicone d'une plus faible viscosité (par exemple d'une viscosité d'environ 200 CPKS ou moins a 250C)êon préfère la combiner avec d'autres solvants pour obtenir la viscosité désirée, la tension de surface voulue et l'état physique approprié dans le mélange. Un exemple d'une silicone appropriée est le produit vendu sous le nom "DC-200" par Dow-Corning Corp. Parmi les liquides de saturation énumérés ci-dessus, les hyA rbures sont également caractérisés par un indice-de butanol Kauri compris entre 25 et 125. Outre l'accomplissement de la fonction envisagée, c'est-à-dire de la préparation de la feuille pour la charge et l'exposition, ces agents de saturation possèdent un avantage supplémentaire, a savoir qu'ils sont similaires a et compatibles avec les agents d'allongement ou les véhicules liquides qu'on emploie dans les révélateurs liquides les plus connus. Ainsi, lorsqu'on désire un développement par un liquide, on choisit de préférence le liquide de saturation de maniere a éviter une contamination nuisible du révélateur liquide. On sature la feuille électriquement isolante, photoconduc trice,pDreuse et sèche avec le liquide isolant par un procédé approprié quelconque, par exemple par immersion dans un plateau ou cuve contenant le liquide, en laissant la feuille dans ce liquide suffisamment longtemps pour permettre a ce dernier de pénétrer parfaitement dans les pores de la feuille. Habituellement, une durée de quelques secondes est suffisante. On retire ensuite la feuille du bain liquide et on permet a l'excès de liquide de s'égoutter de cette feuille ou bien on enlève cet excès de'li- quide a la raclette et dans ce cas on doit placer la feuille sur un support et faire passer un rouleau de raclage sur cette feuille avec une faible pression.Bien que l'enlèvement liquide-ën excès soit préféré, il n'est pas. critique car la charge et l'exposition sous une couche notable de liquide sont parfaitement possibles et même parfois avantageuses. Si les feuilles sont d'un type sensible a l'humidité environnante, on préfère chauffer ces feuilles immédiatement avant la saturation. Par exemple, certaines feuilles peuvent contenir une proportion suffisante d'humectant pour attirer l'humidité en quelques secondes de l'atmosphère environnante et ces feuilles deviennent rapidement incapables de retenir une charge pendant une durée suffisante pour un traitement efficace ou comme. Quand on chauffe ces feuilles pratiquement jusqu'a siccité et qu'on les sature aussitt après avec le liquide isolant, elles conservent leur aptitude de rétention de la charge pendant des périodes prolongées et on peut donc effectuer le traitement a une vitesse commode.Par exemple, après séchage certaines feuilles acquièrent en quelques secondes une vitesse élevée de perte de charge dans le noir, tandis que les mêmes feuilles, si elles sont saturées immédiatement après le séchage, peuvent conserver une faible vitesse d'épuisement de charge dans l'obscurité pedXn. -'usieuts minutes ou même plusieurs heures. Ainsi, le stade de chauffage peut permettre d'élargir matériellement le choix des feuilles que l'on peut utiliser efficacement dans le procédé selon l'in- vention. Pour former une image électrostatique latente par la technique usuelle, on place la feuille saturée dans un dispositif de charge électrostatique, de préférence du. type qui introduit une charge négative sur une face de la feuille et une charge positive sur son autre face, des précautions étant prises pour exclure la lumière ou d'autres rayons de caractere nuisible. On expose ensuite la feuille chargée a un rayonnement, par exemple à la lumière, par la technique traditionnelle afin de rendre conductrices les surfaces de la feuille ayant subi l'action des rayons et obtenir ainsi une image latente. On peut également utiliser d'autres techniques bien connues de formation d'une image électrostatique latente sur un substrat photoconducteur et électriquement. isolant. Parmi ces techniques, on citera notamment l'application.de charges souS forme d'un dessin par une technique-de contact ou d'nducti9n. Après formation d'une image electrostatique latente comme il vient d'entre expliqué, on développe la feuille par un procédé approprié quelconque. On préfère l'emploi d'un révélateur li- quide car ce type de révélateur convient le mieux pour utilisation avec une feuille saturée. On préfère l'utilisation de révélateurs liquides qui sont préparés dans un véhicule liquide d'un type similaire a celui du liquide de saturation dans la feuille ou d'un type compatible avec celui du liquide de saturation. Par exemple, si le véhicule du révélateur est un hydrocarbure aliphatique dont l'indice K-B est de 27 (par exemple "Isopar G'), on préfère que la feuille soit saturée avec ce même liquide ou avec un hydrocarbure très similaire.Dans ces conditions, le révélateur n'est pas modifié par l'incorporation du liquide de saturation de la feuille. Outre la formation d,' images unicolores sur une face de la feuille, on peut également former des images multicolores sur une face de la feuille, ou des images unicolores ou multicolores sur chaque face de la feuille. Dans le cas ou l'on desire des images unicolores ou multicolores sur chaque face de la feuille, on prend des dispositions pour maintenir le verso de la feuille horst contact du révélateur pendant le développement. Après le developpement, on peut sécher la feuille ou bien, dans le cas d'images multicolores, on peut former l'image de la couleur suivante et k développer, après quoi on peut sécher l'épreuve finale. Le fixage de l'image sur le substrat peut se faire par une technique classique quelconque. Dans un procédé typique de formation d'une image sur une feuille poreuse sèche selon l'invention, on chauffe la feuille en la faisant passer a travers une étuve a air a une température d'environ 660C, pendant une breve période (5 à 15 secondes). Cette opération de chauffage fait disparattre les derniers résidus d'humidité du photoconducteur et améliore la capacité de rétention de charge de la feuille. Après le chauffage, on immerge la feuille dont la capacité de rétention de charge est améliorée dans un liquide non polaire, électriquement isolant et ayant un faible indice K-B, par exemple dans "Isopar G", de manière a remplir tous les pores de la feuille et réaliser par conséquent la saturation de celle-ci. On traite ensuite la feuille a la raclette pour éliminer le surcroit de solvant non polaire de sa surface tout en maintenant un remplissage total des pores et en conservant une certaine quantité du liquide de saturation sur la surface.On charge la feuille par voie électrostatique, puis on l'expose a une radiation de façon correspondante a l'original que lton désire reproduire et on obtient ainsi une image électrostatique latente. Une fois l'image latente formée, on procède au développement avec un révélateur électrostatique convenable, par exemple un révélateur liquide du type decrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique NOs 3.311.490, 3.241.957 et 3.256.197. Après développement, on traite la feuille a la raclette pour faire disparaitre le véhicule liquide et l'on sèche. Dans le cas d'images multicolores, il n'est pas nécessaire de secher la feuille entre la formation des images successives. Le révélateur qui procure des résultats optimaux est un rêvé- lateur liquide dans lequel le vireur ou des éléments a attraction électrostatique sont dispersés dans un véhicule liquide volatil électriquement isolant. Dans les conditions les plus avantageuses, le véhicule liquide est le même que le liquide qui a servi a remplir les pores de la feuille et, quand il en est ainsi, ce liquide n'est naturellement pas un solvant des oonsFi- tuants de la feuille et n'est pas davantage chimiquement réactif avec les constituants de la feuille. On peut envisager plusieurs variations du procédé représen- tatif qui a été décrit. Par exemple, Si l'on utilise le dévelop- pement par immersion au cours duquel les deux faces de la feuille viennent en contact avec le révélateur, on constate que le reve- lateur se dépose sur les deux faces de la feuille conformément aux surfaces chargées et non chargées. Si l'on désire un dépôt sur une face seulement, on maintient la face opposée hors de contact du révélateur.Au. lieu de conditionner la feuille par chauffage avant utilisation, on peut l'utiliser immédiatement après qu'elle a té débitée par la machine de fabrication du papier, a la condition que la section de séchage de la machine soit réglée de manière a sécher la feuille à un degré suffisant pour-la rendre électriquement isolante. On peut également secher les feuilles, ou bien prélever des feuilles sèches de-la machine de fabrication du papier et saturer ces feuilles avec une quantité suffisante de ce liquide pour que le saturant restant établisse une mince pellicule sur la feuille, pellicule qui en fait constitue un enrobage de la feuille. On peut alors emmagasiner cette feuille enrobée darDs cet état de meilleure rétention de charge, en vue de son utilisation ultérieure.On peut également utiliser un support relativement conducteur d'électricité en association avec la feuille poreuse et dans ce dernier cas, la surface de formation d'images sera la surface libre de la feuille. Pour la mise en oeuvre de l'invention, la matière en feuille préférée est composée de fibres qui contiennent des groupes fonctionnels, par exemple des groupes carboxyle, hydroxyle ou d'autres groupes à liaison hydrogène. Bien qu'on puisse utiliser des fibres synthétiques appropriées, on préfère à l'heure actuelle des fibres cellulosiques naturelles, par exemple des fibres de bois, de coton, etc., car les groupes fonctionnels du type indiqué font partie intégrante de ces fibres dans leur état naturel, et aussi pour des raisons d'économie, de disponibilité et d'adaptabilité à des procédés et appareils industriels de fabrication de feuilles.Les fibres de bois sont particulièrement avantageuses et c'est là l'un des avantages de l'invention que de pouvoir utiliser des types différents de pâtes de bois disponibles dans le commerce, isolément ou en combinaison, avec de bons résultats. Ces pâtes peuvent etre mécaniques (bois pulvérisé), du type a la soude, au sulfite, au sulfate (kraft) et aussi des pater semichimiques. Ces pates peuvent être blanchies ou non blanchies, les premières étant en général préférées en raison de leur blancheur et aussi du fait que le blanchiment exerce une action avantageuse surprenante sur l'amélioration de l'adhérence des fibres aux photoconducteurs particulaires tels que l'oxyde de zinc. On peut obtenir les fibres a partir de la machine de traitement de la patte, sous forme sèche ou sous forme d'une suspension aqueuse (bouillie). On peut utiliser la p te industrielle purifiée, blanchie et lavée qui contient principalement des fibres de cellulose débarrassées de lignine, de résinates (substances similaires au brai) et de sucres solubles, et l'on peut utiliser aussi bien de la patte de bois pulvérisée qui contient une plus forte proportion de lignine.Le procédé selon l'invention est tel qu'il permet l'utilisation de fibres végétales naturelles d'un degré de purification relativement moindre, c'est-à-dire des fibres qui n'ont été débêrrassées qu'à un degré plus faible que la normale de la lignine et d'autres composants non cellulo siques. - Avec la pate on prépare une suspension ayant la consistance nécessaire pour le raffinage et on effectue ensuite le raffinage mécanique avec ou sans incorporation d'agents chimiques, pour enlever la couche primaire ce qui a pour effet de gonfler, hydrater, couper ou brosser les meches fibreuses en exposant ainsi des fibrilles et en augmentant la surface de contact, l'aptitude à l'enchevêtrement du réseau et l'adhérence entre les fibres de la masse fibreuse j-usqu'au degré désiré, et de plus ces opérations conferent de la flexibilité aux fibres si bien que la formation de la feuille se fait dans des conditions uniformes par drainage et pressage, dans le cadre du procédé de fabrication du papier. Le raffinage peut comporter l'emploi d'un batteur Hollander ou Valley ou d'un raffineur Jordan ou a disques, de sorte que la consistance de la pate est d'environ 3 à 4 % (par rapport au poids absolument sec), une consistance relativement élevée étant parfois souhaitable avec certains types de fibres pour réduire la coupe et pour augmenter le gonflement des fibres. L'enlèvement de la couche primaire et le traitement mécanique continu augmentent la disponibilité des groupes fonctionnels. On peut effectuer le raffinage dans une installation usuelle et par des techniques classiques, y compris l'utilisation d'ingrédiénts chimiques ajoutés en vue d'améliorer la préparation de la pâte. Cependant, comme il a été dit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 525.294 précitée, il y a lieu d'éviter certains des produits chimiques que l'on emploie couramment,-pour raffiner les suspensions fibreuses quand on prépare les feuilles dans le cadre de la présente invention.Ces produits chimiques à éviter sont ceux qui, s'ils étaient présents en une quantité suffisante dans la feuille finale, auraient introduit un excès de porteurs de charges ioniques ou auraient attiré et retenu l'humidité (gels d'aluminium, etc.) qui libère les porteurs de charges ioniques combinés, a la suite de quoi la feuille ne serait plus capable de retenir de façon satisfaisante la charge électrostatique. Ainsi selon la présente invention, on préforme éviter les contaminants ioniques de ce type au stade. de raffinage ou pendant la préparation de la pâte et il est recommandé que le degré nécessaire de traitement des fibres soit obtenu par les seuls moyens mécaniques (technique préferée) ou par une combinaison d'un traitement mécanique et d!un traitement chimiques 1'aide de produits donnant des résidus qui seront ultérieurement eliminés à peu près entièrement de la pate, ensemble avec lreau drainée au cours de la formation du papier, de sorte qu'on évite la présence d'une quantité nuisible de contaminants conducteurs dans la feuille de papier finale. Après le raffinage, on préfère modifier les fibres par une technique qui sera décrite plus en détail par la suite, opération qui peut se faire par l'action chimique ou par la mise en jeu de forces de liaison chimique (ioniques et/ou électrostatiques), afin d'associer aux fibres d'autres substances qui vont conférer à ces fibres des caractéristiques photoconductrices, par exemple par incorporation dans la structure fibreuse d'éléments ou de composés particulaires photoconducteurs liés par un adhésif. Les fibres ainsi modifiée#ont être appelées ci-après éléments fibreux à enduit photoconducteur superficiel" pour les différencier des fibres non modifiées et pour permettre d'identifier les fibres modifiées en tant que l'élément photoconducteur principal de la structure de la feuille.Quand ces fibres modifiées sont enche vêtrées et nappées paur former une couche ou feuille, par les opérations de dralnage, de pressage et de séchage dans la machine de fabrication du papier, on peut dire que ces fibres constituent un réseau d'éléments fibreux à enduit photoconducteur superficiel, qu'il convient de distinguer d'une couche non poreuse de particules photoconductrices et de liant superposée sur un réseau fibreux de support, comme c'est le cas dans les papiers électrophotographiques enduits correctement par des moyens usuels.Le réseau préféré d'éléments fibreux à enduit photoconducteur superficiel du type indiqué doit également êtoedistingué d'une-feuille préparée par saturation d'un réseau préformé de fibresnon modifiées ou non photoconductrices à l'aide d'une suspension de particules photo-conductrices dans un fluide contenant un liant, pouvant provenir d'une modification, à l'aide d'une presse d'apprêt, d'une feuille partiellement déshydratée. Un procédé satisfaisant de préparation de la feuille poreuse préférée comporte une modification des fibres dans la charge préparée par liaison a ces fibres d'un photoconducteur minéral particulaire, par exemple un oxyde de zinc hautement photoconducteur préparé par un procédé "français", par exemple le procédé "Photox 801" (les procédés "Photox" sont la propriété de New Jersey Zinc Company) On disperse d'abord l'oxyde de zinc dans de l'eau pour former une suspension ayant la consistance désirée et l'on a constaté qu'une petite proportion d'un colorant organique hydrosoluble approprié est hautement efficace pour la formation d'une dispersion fine et pour l'amélioration d'une association intime entre les particules et les fibres. On peut effectuer la liaison ou l'association des particules d'oxyde de zinc avec les fibres de la façon expliquée dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N 525.294 précitée. On peut d'ailleurs utiliser d'autres mécanismes ou matières pour cette liaison. Une matière qui convient dans ce but est un Flec- trolyte polymère cationique, d'un poids moléculaire élevé, capa ble de se comporter comme un agent de copulation, par exemple un sel d'un complexe de polyamines vendu sous la marque déposée "LUFAX 295" par Rohm & Haas Company. Cette matière est également caractérisée par un pH de 1,8 en solublon aqueuse a 1 %, et une viscosité, mesurée à 250C à l'aide d'un viscosimètre Brookfield, qui est comme suit (a) Broche NQ 4 60 tours/minute, 10 % de solides : 3.300 cp (b) Broche NO 2, 60 tours/nute 4 % de solides : 110 cp (c) Broche N 1, 60 tours/minute, 1 % de solides : 14 cp On obtient une bonne rétention des particules- d'oxyde de zinc dans la dispersion quand on utilise ce produit en une quantité comprise entre 0,01 et 0,5 % du poids de la pate séchée au four. Quand on ajoute ce produit à la suspension combinée de pâte et d'oxyde de zinc et qu'on effectue un malaxage intime, l'association de l'oxyde de zinc avec les fibres est indiquée par une clarification notable de la portion aqueuse et par une floculation du pigment et des fibres. Une fois que la pâte est entièrement préparée et que les fibres ont été modifiées par fixation ou par association chimique des matières photoconductrices, on introduit cette pâte dans la caisse de traitement d'une machine a papier et on fait fonctionner cette machine de la façon ordinaire pour former une feuille de papier. La machine peut être du type Fourdrinier, ou à cylindres ou d'un autre type, et les feuilles peuvent également être préparées a la main. La feuille ainsi obtenue est principalement un réseau d'éléments fibreux portant un enduit photoconducteur superficiel, enchevêtrés et nappés, liés les uns aux autres en de nombreux points de contact, par exemple aux intersections entre les éléments et à tous les endroits ou les éléments se touchent, le réseau présentant une porosité ou une proportion de vides importante. Cette caractéristique s'oppose à celle des seaux dans lesquels les pores ou vides sont pratiquement remplis avec une substance de charge telle qu'un pigement et un liant. C'est ainsi que les récepteurs d'images sous forme de feuilles qui conviennent pour la mise en oeuvre de l'invention présentent une porosité comprise entre 2 et 1800 secondes, mesurée par le procédé TAPPI, T460M-49 ou par le procédé ASTM D-726.Une porosité de l'ordre de grandeur indiqué confere certaines propriétésspuhaitables a la feuille, en particulier une aptitude à exercer des pressions capillaires et à contribuer a la saturation rapide de la feuille par des fluides hydrophobes. Outre les feuilles qui ont été décrites dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 525.294 précitée, on peut uti sur selon la pressente invention les feuilles des types suivants (les parties et les pourcentages sont en poids sauf stipulation contraire). Feuille 1 On raffine à l'aide d'un batteur 45,4 kg d'une pate préparée de 60 % de bois doux avec blanchiment au sulfite et 40 % de bois dur kraft blanchi, en opérant à chaque fois sur une charge pesant au total 9 kg, ce raffinage étant poussé jusqu'à un degré de raffinage de 320. On ajoute un colorant rose Bengale (60 ppm par rapport à l'oxyde de zinc) à un mélange de. 64,9 kg d'oxyde de zinc photoconducteur et 64,9 litres d'eau, puis on disperse le mélange sur un broyeur à rouleaux. On introduit la suspension de pâte dans une caisse de stockage et on ajoute ensuite la suspension d'oxyde de zinc, puis 0,5 % (par rapport au poids rigoureusement sec des fibres) de l'électrolyte polymère cationique "LUFAX 295 > '. On fait passer la suspension résultante sur une machine à papier et on obtient ainsi une feuille poreuse pesant 8,89 kg/100 m2. Dans les exemples suivants, on utilise le même poids de base pour les feuilles et il convient de signaler que toutes les fois qu'on indique le poids d'une feuille, la valeur correspond toujours a 100 tn2, La rétention d'oxyde est de 87 %. Feuille 2 On utilise le même procédé que pour former la feuille 1, en employant 45,4 kg de la me-me pâte et une quantité de suspension d'oxyde de zinc qui correspond à 49 kg d'oxyde de zinc photoconducteur, avec la même quantité relative de colorant. On ajoute l'électrolyte polymère cationique à raison de 0,1 % par rapport au poids rigoureusement sec de la pâte et on obtient ainsi une feuille pesant 6,96 kg/100 m2 dans laquelle la proportion d'oxyde de zinc retenue est comprise entre 77 et 80 %. Feuille 3 A 54,4 kg de pâte (la même que pour la feuille 1), on ajoute 68 kg d'oxyde de zinc photoconducteur sous forme d'une suspension et du colorant rose Bengale a raison de 30 ppm par rapport au photoconducteur. On ajoute l'électrolyte polymère a raison de 0,2% (par rapport au poids rigoureusement sec des fibres). On introduit également une petite quantité d ' électrolyte polymère dans la caisse avant de la machine. La feuille résultante conserve 91 % de l'oxyde de zinc et pèse 6,66 kg/100 m2. Feuille 4 On raffine au batteur par charges de 10,9 kg un total de 32,7 kg de pâte en bois doux blanchie au sulfite, jusqu'a un degré de kraft finagede 300. On disperse 40,8 kg d'oxyde de zinc photoconducteur dans de l'eau distillée avec addition de 60 ppm de colorant rose Bengale. On mélange l'oxyde de zinc et les fibresplis on ajoute 0,2 % (par rapport au poids rigoureusement sec des fibres) de l'électrolyte polymère. La feuille résultante pèse 6,96 kg/100 m2 et retient 81 % d'oxyde de zinc. Feuille 5 A un mélange en parties égales de pâte de bois doux blanchie au sulfite (degré de raffinage 300) et de pâte kraft en bois doux blanchie (degré de raffinage 500), on ajoute sous forme d'une suspension 40,8 kg d'oxyde de zinc photoconducteur (188 % par rapport au poids rigoureusement sec des fibres), puis on ajoute 0,3 % d'électrolyte polymère et on obtient ainsi une feuille pesant 5,42 kg/100 m2, la rétention étant de 74 %. Feuille 6 On introduit un mélange de 60 % de pâte de bois doux et de 40% de kraft de bois dur (degré de raffinage de 280 dans les deux cas), pesant total 49,9 kg dans une caisse de stockage et on ajoute, avec agitation continue 78 kg d'oxyde de zinc photoconducteur. On introduit également un copolymère de latex butadiène/ styrène contenant 46 % de styrène combiné, en une proportion de 0,5 % par rapport au poids de l'oxyde de zinc. Le latex utilisé est un produit disponible dans le commerce sous le nom "FRS-2000", fabriqué par Firestone et décrit comme étant un copolymère butadiène/styrène préparé par polymérisation à chaud à l'aide d'un savon de colophane à titre d'émulsionnant. Ce produit est livré sous forme d'une dispersion de 43 % de solides.Les autres propriétés physiques sont : pH = 11,2 ; tension superficielle = environ 50 dynes/cm ; consistance Mooney (ML-4 à 1000C) 3 environ 75 ; et densité du latex à 250C par rapport à eau a 250C 3 0,99. On obtient une feuille pesant 11,84 kg/100 m2 avec 62 % de rétention. Feuille 7 A une suspension de fibres qui est la même que pour la feuille 6, on ajoute 68 kg d'oxyde de zinc (150 % par rapport au poids rigoureusement sec des fibres) et on obtient une feuille pesant 7,4 kg/100 m2, avec une rétention de 50 %. Feuille 8 A 36,3 kg de la fibre préparée comme pour la feuille 6, on ajoute 54,4 kg d'oxyde de zinc photoconducteur et 1 % du méme latex que pour la feuille 6. Cette feuille pèse 7,4 kg/100 m2 et sa rétention est d'environ 75 %. Après formation et élimination de l'eau, on peut utiliser la matière ou on peut l'emmagasiner en vue de son utilisation ultérieure. I1 va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'd titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé de formation d'une image visible d'un original à reproduire, consistant à former une image électrostatique latente sur un élément récepteur d'images qui est isolant et photoconducteur et a développer cette image avec un révélateur comprenant des particules a attraction électrostatique, caractérisé en ce qu'on prépare un élément récepteur d'images sous forme d'une feuille isolante photoconductrice et poreuse, on traite cette feuille avec un liquide électriquement isolant qui est sensiblement un non solvant des composants de la feuille et chimiquement non réactif avec ces composants, de manière a remplir à peu près entièrement les pores de la feuille avec ce liquide isolant de sorte que la feuille est saturée, et on forme ladite image latente sur la feuille pendant que cette dernière est sensiblement sature. 2. Procédé de formation d'une image visible d'un original a reproduire, consistant a soumettre à une charge électrostatique totale un élément photoconducteur isolant récepteur d'images, à exposer cet élément à un rayonnement d'activation dont le dessin correspond a celui du sujet pour obtenir ainsi une image électrostatique latente et a développe cette image avec un ré vélateur comprenant des particules à attraction électrostatique, caractérisé en ce qu'on prépare un élément récepteur d'images comprenant une surface poreuse, photoconductrice, électriquement isolante, réceptrice d'images consistant essentiellement en élé- ments fibreux photoconducteurs, enchevétrés et nappés et présentant des pores intercommunicants entre lesdits éléments fibreux, on traite cet élément récepteur d'images par un liquide électro quement isolant qui est pratiquement un non solvant pour les composants de ladite surface rceptrice d'images et qui ne réagit pratiquement pas avec cette surface, de façon à remplir notablement les pores de la feuille avec ce liquide isolant, ce qui a pour effet de saturer ladite surface réceptrice d'images, et on exécute les stades de charge, d'exposition et de développement pendant que ladite surface réceptrice d'images est sensiblement saturée. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit élément récepteur d'images est une feuille de papier autonome, photoconductrice, électriquement isolante, composée essentiellement d'éléments fibreux photoconducteurs enchevêtrés et nappés eut contenant des pores intercommunicants entre lesdits éléments fibreux, on traite ledit élément récepteur d'images par un liquide électriquement isolant qui est sensiblement un non solvant pour les composants de la surface réceptrice d'images et sensiblement non réactif avec cette surface, pour effectuer ainsi un remplissage notable des pores avec ledit liquide isolant, de sorte qu'on sature cette surface réceptrice d'images et on exe- cute les stades de charge, d'exposition et de développement pendant que ladite surface réceptrice d'images est sensiblement saturée. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte un stade supplémentaire consistant à chauffer la feuille de papier isolant photoconducteur à un degré suffisant pour en éliminer l'humidité et pour améliorer la capacité de rétention de charge de cette feuille dans l'obscurité mais â un degré insuffisant pour carboniser la feuille, ce stade de traitement par un liquide étant exécuté pendant que ladite feuille est dans cet etat de capacité améliorée de rétention de charge. 5. DrocedÇ selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on développe la feuille chargée et exposée en mettant sa surface en contact avec un révélateur liquide qui contient des particules attirables par voie électrostatique dispersées dans un véhicule liquide isolant. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'indice Kauri-butanol est sensiblement le même pour le liquide isolantservant à traiter la feuille et pour le véhicule liquide du révélateur. 7. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les éléments fibreux du papier photoconducteur isolant sont formés de fibres d'origine naturelle végétale, sur lesquelles on a déposé et fixé des particules d'une matière photoconductrice non cellulosique. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit photoconducteur est de l'oxyde de zinc particulaire. 9. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la feuille de papier photoconducteur isolant contient un nombre suffisant de pores intercommunicants pour obtenir une porosité comprise entre 2 et 1800 secondes quand on la mesure par l'essai D-726 de l'ASTM. 10. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les éléments fibreux de l'élément récepteur d'images sont des fibres cellulosiques de bois à la surface extérieure desquelles est liée de façon adhésive la matière photoconductrice. 11. A titre de produit industriel nouveau, une feuille de papier photoconducteur isolant, caractérisée en ce qu'elle comprend un réseau en forme de feuille formé d'éléments fibreux photoconducteurs enchevêtrés et nappes, séparées par des pores intercommunicants, et une certaine quantité d'un liquide électriquement isolant qui n'est pas un solvant pour les composants du réseau, qui ntest pas chimiquement réactif avec ces composants et qui remplit a peu près entièrement les pores intercommunicants. 12. Feuille selon la revendication 11, caractérisée en ce que ledit réseau en forme de feuille est caractérisé par une poro sité, mesurée en l'absence du liquide électriquement isolant, comprise entre environ 2 et 1800 secondes quand on la mesure par l'essai D-726 de 1'ASTI. 13. Feuille selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'une oartie prépondérante des éléments fibreux photoconducteurs est formée de fibres cellulosiques de bois et d'une matière pnotoconductrice particulaire minérale liée à ces fibres.