L’invention concerne un procédé de mesure optique de dosimétrie d’un matériau radiochromique (151). Le procédé comprend la soumission successive du matériau radiochromique à un premier rayonnement électromagnétique de mesure à une première longueur d’onde et à un deuxième rayonnement électromagnétique de mesure à une deuxième longueur d’onde, et à la mesure d’un premier et d’un deuxième signal de mesure correspondant respectivement aux parties du premier et du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure non absorbées par le matériau radiochromique (151). Dans ce procédé, la valeur mesurée de dose absorbée est déterminée, dans le cas où lorsque le premier ou le deuxième signal de mesure correspond à une absorption supérieure à un seuil donné, à partir du deuxième signal et, dans le cas contraire, à partir du premier signal. L’invention concerne en outre un dispositif de mesure optique de dosimétrie (100). Figure pour l’abrégé : figure 2 Procédé de mesure optique de dosimétrie et dispositif de mesure optique de dosimétrie L’invention concerne le domaine de la dosimétrie de rayonnements ionisants par lecture de matériaux radiochromiques. L’invention a ainsi plus précisément pour objet un procédé de mesure optique de dosimétrie à base de matériaux radiochromiques et un dispositif de mesure optique de dosimétrie à base de matériaux radiochromiques. État de l’art antérieur Afin de sécuriser les traitements réalisés à partir d’appareillages de radiothérapie, il est possible de vérifier le bon réglage de ces appareillages en simulant un traitement de radiothérapie sur un fantôme dans lequel a été préalablement placé un flacon contenant un matériau radiochromique, tel un gel radiochromique, simulant la tumeur et son environnement. Une fois le traitement simulé réalisé, la bonne mise en œuvre de ce traitement est vérifiée par une mesure dosimétrique sur le flacon afin de connaître la distribution spatiale de la dose absorbée. On notera qu’un fantôme est, en radiothérapie, un modèle simulant une représentation d’une portion de corps humain sur laquelle doit être ciblé le traitement. Un tel fantôme peut être réalisé dans un ou plusieurs matériaux équivalents aux tissus de ladite portion de corps humain. Dans le cadre de l’invention, un tel fantôme peut présenter une cavité pour loger le flacon de matériau radiochromique. Les mesures de dosimétrie à partir de ces matériaux radiochromiques peuvent être réalisées de différentes façons dont les mesures d’absorption optique, telles que la tomographie optique, qui sont faciles à mettre en œuvre et pour lesquelles l’accessibilité des dispositifs de mesure optique est plus grande. De telles mesures d’absorption peuvent être réalisées sur des matériaux, tels que des gels, dits radiochromiques, et sont basées sur le fait que l’irradiation induit des réactions dans ces matériaux dont les produits de réaction absorbent à certaines longueurs d’onde notamment du domaine du visible. Ainsi, en mesurant le taux d’absorption du matériau radiochromique à une longueur d’onde correspondant à un pic d’absorption du produit formé sous irradiation, il est possible de remonter précisément, grâce à un étalonnage préalable, à la dose de rayonnement ionisant qui a été absorbée par le matériau radiochromique, ci-après dose absorbée. Par dose absorbée, on entend, ici, dans le reste de ce document et en conformité avec l’entendement de l’homme du métier, l’énergie par unité de masse déposée par le rayonnement ionisant, ici dans le matériau radiosensible. Une telle dose absorbée s’exprime généralement en Gray (Gy). Néanmoins, l’utilisation de tels dispositifs de mesure optique présente un certain nombre d’inconvénients notamment en ce qui concerne leur forte sensibilité vis-à-vis de la dose absorbée déposée dans le matériau radiochromique. En effet, en prenant l’exemple du gel de Fricke dopé au Xylénol Orange, qui fonctionne sur le principe de complexation des ions Fe(III) avec un colorant sous l’effet de l’irradiation, les mesures de dosimétrie doivent permettre de précisément connaître les doses absorbées déposées au niveau à la fois de la zone traitée (celle simulant la tumeur), pouvant aller jusqu’à des valeurs de doses absorbées de l’ordre de 10 Gy, voire supérieures, pour la radiothérapie stéréotaxique, et au voisinage de cette zone (simulant une zone saine), idéalement inférieure à 1 Gy. Or si les dispositifs de mesure optique de dosimétrie actuels sont adaptés pour mesurer les faibles doses absorbées (c’est-à-dire inférieures à 3 Gy pour le gel de Fricke dopé au Xylénol Orange par exemple), les mesures optiques d’absorption présentent généralement un plateau au-delà de cette valeur, lié aux différences de contraste entre le matériau radiochromique et la solution dans laquelle est plongé le flacon lors de sa lecture, et il n’est donc pas possible de discriminer les doses supérieures à 3 Gy. De ce fait, afin d’obtenir une mesure précise de la dose absorbée déposée dans le matériau radiochromique, il est nécessaire de réduire la dose appliquée dans le cadre de la simulation du traitement de radiothérapie et donc de réduire la représentabilité de ce traitement vis-à-vis de celui qui sera appliqué au patient. Les risques inhérents à une telle solution sont, si possible, à éviter. Afin de remédier à ces inconvénients, il a été proposé dans différentes études, dont notamment celle de K. Jordan et J. Battista publié dans le journal scientifique « Journal of Physics : Conference Series » n°164 pages 012045, de modifier la composition de la solution dans laquelle est plongé le flacon de matériau radiochromique lors de sa lecture afin d’augmenter l’absorption de celle-ci et ainsi de réduire les différences de contraste entre le matériau radiochromique et la solution. Néanmoins les différentes solutions proposées ne sont pas réellement adaptées. En effet, les additifs proposés présentent l’inconvénient d’avoir une absorption qui varie dans le temps et peuvent être à l’origine de la formation d’algues ou de moisissure. De ce fait, il n’existe pas, à l’heure actuelle, de procédé de mesure optique de distribution de doses à partir de matériaux radiochromiques, notamment dans le cadre de la tomographie optique 3D, qui permette de fournir des mesures fiables pour des doses absorbées relativement importantes (par exemple supérieures à 3 Gy si on prend l’exemple des gels de Fricke dopés au Xylénol Orange). L’invention vise à remédier à cet inconvénient et a donc pour objet de fournir un procédé de mesure optique de dosimétrie qui autorise, à partir de matériaux radiochromiques, d’en élargir la gamme de doses absorbées discriminables. L’invention concerne, à cet effet, un procédé de mesure optique de dosimétrie d’un matériau radiochromique à mesurer mis en œuvre au moyen d’un dispositif de mesure optique de dosimétrie comprenant au moins une source optique apte à émettre un rayonnement électromagnétique et au moins un détecteur optique apte à détecter le rayonnement électromagnétique émis par l’au moins une source optique, le matériau radiochromique à mesurer présentant une absorption optique variant en fonction de la dose absorbée et le matériau radiochromique à mesurer ayant été préalablement irradié, le procédé comprenant les étapes suivantes : - émission, par l’au moins une source optique, d’un premier rayonnement électromagnétique de mesure à une première longueur d’onde en direction du matériau radiochromique à mesurer, - mesure par le détecteur optique de premiers signaux de mesure représentatifs de la partie du premier rayonnement électromagnétique de mesure non absorbée par le matériau radiochromique à mesurer, - détermination d’au moins une valeur mesurée de dose absorbée dudit matériau radiochromique à mesurer, le procédé de mesure comprenant en outre les étapes suivantes : - émission, par l’au moins une source optique, d’un deuxième rayonnement électromagnétique de mesure à une deuxième longueur d’onde en direction du matériau radiochromique à mesurer, la deuxième longueur d’onde étant choisie pour présenter, pour une dose absorbée donnée, un taux d’absorption du matériau radiochromique à mesurer moindre que le taux d’absorption du matériau radiochromique à mesurer à la première longueur d’onde, - mesure par le détecteur optique de deuxièmes signaux de mesure représentatifs de la partie du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure non absorbée par le matériau radiochromique à mesurer, dans lequel, lors de l’étape de détermination d’au moins une valeur mesurée de dose absorbée , il est prévu les sous-étapes suivantes : o pour la ou chaque valeur mesurée de dose absorbée à déterminer, vérification d’au moins une condition parmi : * le premier signal associé à ladite dose absorbée à déterminer correspond à une absorption du premier rayonnement électromagnétique supérieure ou égale, voire strictement supérieure, à un premier seuil ; et * le deuxième signal associé à ladite dose absorbée à déterminer correspond à une absorption du deuxième rayonnement électromagnétique supérieure ou égale, voire strictement supérieure, à un deuxième seuil donné équivalent audit premier seuil ; o pour la ou chaque valeur mesurée de dose absorbée à déterminer, dans le cas où ladite au moins une condition est remplie, détermination de ladite valeur mesurée de dose absorbée à partir du deuxième signal, ladite valeur mesurée de dose absorbée étant déterminée à partir du premier signal dans le cas où l’au moins une condition n’est pas remplie. Un tel procédé de mesure à deux longueurs d’onde permet d’obtenir une mesure précise de dosimétrie par le matériau radiochromique sur une gamme de dose absorbée plus large que dans le cas de l’utilisation d’une unique longueur d’onde de mesure. En effet, avec un tel procédé : - pour les localisations dans le matériau radiochromique telles que celles correspondant à la tumeur simulée, ayant été soumis à une forte dose absorbée qui n’aurait pu être discriminée avec un procédé de l’art antérieur, les doses absorbées sont déterminées à partir du deuxième signal, permettant de conserver une bonne sensibilité pour le détecteur optique, - tandis que pour les localisations telles que celles correspondant au voisinage de la tumeur simulée, ayant été soumis à une relative faible dose absorbée, les doses absorbées sont déterminées à partir du premier signal, permettant de conserver la bonne sensibilité obtenue par les procédés de l’art antérieur. Ainsi, avec un tel procédé, il est possible d’obtenir une bonne sensibilité en dose absorbée, ceci pour une gamme de doses absorbées plus importante que celle offerte par les procédés de l’art antérieur. On notera, de plus, que cette bonne sensibilité peut être obtenue avec une composition classique de la solution dans laquelle est plongé le flacon de matériau radiochromique et qui n’est donc pas soumise à des problèmes de vieillissement tels que ceux rencontrés par K. Jordan et J. Battista dans le cadre des travaux cités ci-dessus. On notera que dans le cadre d’une mesure classique de dosimétrie par matériau radiochromique, telle que celles réalisées avec un tomographe optique 3D, il est déterminé, à partir d’une pluralité de mesures de doses absorbées, une cartographie de doses absorbées par le matériau radiochromique. Cette cartographie peut être une image 2D, voire 3D, de la dose absorbée délivrée dans le matériau radiochromique. L’au moins une source optique peut comprendre une première source optique apte à émettre le premier rayonnement électromagnétique de mesure et une deuxième source optique apte à émettre le deuxième rayonnement électromagnétique de mesure, la première source optique étant mise en œuvre lors de l’étape d’émission du premier rayonnement électromagnétique de mesure et la deuxième source optique étant mise en œuvre lors de l’étape d’émission du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure. La première longueur d’onde peut être associée à un pic d’absorption du matériau radiochromique irradié, et la deuxième longueur d’onde étant choisie de telle manière que, pour une dose absorbée donnée, le matériau radiochromique présentant à la deuxième longueur d’onde un taux d’absorption inférieur à deux fois, voire quatre fois, le taux d’absorption présenté à la première longueur d’onde. De cette manière, la gamme de doses absorbées discriminables est particulièrement étendue. Le matériau radiochromique peut être un gel dosimétrique comprenant de l’orange de xylénol, la première longueur d’onde étant comprise dans une première plage de longueur d’onde allant de 550 à 600 nm, voire de 570 à 590 nm, et la deuxième longueur d’onde étant comprise dans une plage de longueur d’onde allant de 620 à 645 nm, voire de 625 à 640 nm. Le premier seuil et/ou le deuxième seuil correspond à une absorption du premier et/ou deuxième rayonnement électromagnétique obtenue pour une dose absorbée comprise entre 2,5 Gy et 4,5 Gy, préférentiellement entre 3 et 4 Gy. Ainsi le procédé permet de couvrir une gamme de doses absorbées s’étendant de 0,25 Gy à 10 Gy qui est particulièrement adaptée pour la radiothérapie stéréotaxique. Le procédé de mesure peut comprendre une étape préalable de détermination de la deuxième longueur d’onde comprenant les sous-étapes suivantes : - définition d’une valeur maximale attendue de dose absorbée, d’une valeur minimale à discriminer de dose absorbée et de la première longueur d’onde, la première longueur d’onde étant associée à un pic d’absorption du matériau radiochromique à mesurer après irradiation, - fourniture d’au moins un premier étalon présentant des zones représentatives de l’absorption du matériau radiochromique attendue pour une pluralité de doses absorbées respectives comprises dans une gamme de doses absorbées allant d’au moins la valeur minimale à discriminer à au moins la valeur maximale attendue, - mesure, pour chaque zone de l’au moins un premier étalon, de spectres d’absorption sur une plage de longueurs d’onde incluant le pic d’absorption du matériau radiochromique à mesurer après irradiation auquel est associé la première longueur d’onde, - à partir des spectres d’absorption mesurés, identification pour la zone correspondant à la valeur de dose supérieure ou égale à la valeur de dose maximale, de la deuxième longueur d’onde pour laquelle l’absorption est discriminable avec le détecteur optique, - à partir des spectres d’absorption mesurés et des zones de l’au moins un premier étalon, identification d’une valeur de dose absorbée de transition entre la première et la deuxième longueur d’onde pour la détermination de la valeur de dose absorbée à mesurer, - définition, à partir de la valeur de dose absorbée de transition identifiée et d’éventuellement les spectres d’absorption mesurés, d’un seuil parmi un premier seuil correspondant à une absorption du premier rayonnement électromagnétique de mesure à ladite valeur de dose absorbée de transition identifiée, et un deuxième seuil correspondant à une absorption du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure à ladite valeur de dose absorbée de transition identifiée. De cette manière il est possible de précisément adapter la deuxième longueur d’onde à la dose absorbée maximale attendue. Le procédé peut comprendre en outre une étape préalable d’étalonnage, l’étape préalable d’étalonnage comprenant les sous-étapes suivantes : - fourniture d’au moins un deuxième étalon présentant des zones représentatives de l’absorption du matériau radiochromique attendue pour une pluralité de doses absorbées comprises dans une gamme de doses absorbées incluant une dose absorbée correspondant au premier ou deuxième seuil, - émission, par l’au moins une source optique, d’un premier rayonnement électromagnétique d’étalonnage à la première longueur d’onde en direction de l’au moins un deuxième étalon, - mesure, par le détecteur optique et pour au moins deux zones de l’au moins un deuxième étalon correspondant à deux doses absorbées distinctes inférieures ou égales à la dose absorbée correspondant au premier ou deuxième seuil, de premiers signaux d’étalonnage représentatifs de la partie du premier rayonnement électromagnétique d’étalonnage non absorbée par l’au moins un deuxième étalon, - calcul, à partir des premiers signaux d’étalonnage et pour la première longueur d’onde, d’une première relation de détermination à utiliser pour déterminer la valeur mesurée de dose absorbée dans ledit matériau radiochromique à mesurer lorsque la condition n’est pas remplie, - émission, par l’au moins une source optique, d’un deuxième rayonnement électromagnétique d’étalonnage à la deuxième longueur d’onde en direction de l’au moins un deuxième étalon, - mesure, par le détecteur optique et pour au moins deux zones de l’au moins un deuxième étalon correspondant à deux doses absorbées distinctes supérieures ou égales à la dose absorbée correspondant au premier ou deuxième seuil, de deuxièmes signaux d’étalonnage représentatifs de la partie du deuxième rayonnement électromagnétique d’étalonnage non absorbée par l’au moins un deuxième étalon, - calcul, à partir des deuxièmes signaux d’étalonnage et pour la deuxième longueur d’onde, d’une deuxième relation de détermination à utiliser pour déterminer la valeur mesurée de dose absorbée dans ledit matériau radiochromique à mesurer lorsque la condition est remplie. Une telle étape d’étalonnage préalable permet de s’assurer une mesure précise de la valeur mesurée de dose absorbée ceci aussi bien pour les fortes doses absorbées, c’est-à-dire à partir des deuxièmes signaux de mesure, que pour les faibles doses absorbées, c’est-à-dire à partir des premiers signaux de mesure. L’invention concerne en outre un dispositif de mesure optique de dosimétrie d’un matériau radiochromique à mesurer, le matériau radiochromique à mesurer présentant une absorption optique variant en fonction de la dose absorbée, comprenant : - au moins une source optique apte à émettre un premier rayonnement électromagnétique de mesure à une première longueur d’onde en direction du matériau radiochromique à mesurer, - au moins un détecteur optique apte à détecter le premier rayonnement électromagnétique de mesure émis par l’au moins une source optique et plus précisément à mesurer des premiers signaux de mesure représentatifs d’une partie du premier rayonnement électromagnétique de mesure non absorbée par le matériau radiochromique à mesurer, - une unité de calcul configurée pour déterminer au moins une valeur mesurée de dose absorbée reçue par le matériau radiochromique à mesurer, - l’au moins une source optique étant apte à émettre un deuxième rayonnement électromagnétique de mesure à une deuxième longueur d’onde, la deuxième longueur d’onde présentant, pour une même dose absorbée donnée, un taux d’absorption du matériau radiochromique à mesurer moindre que le taux d’absorption du matériau radiochromique à la première longueur d’onde, - l’au moins un détecteur optique étant apte à mesurer des deuxièmes signaux de mesure représentatifs d’une partie du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure non absorbée par le matériau radiochromique à mesurer, - l’unité de calcul étant configurée pour, lors de la détermination de l’au moins une valeur mesurée de dose absorbée : o pour la ou chaque valeur mesurée de dose absorbée à déterminer, vérifier au moins une condition parmi : * le premier signal de mesure associé à ladite dose absorbée correspond à une absorption du premier rayonnement électromagnétique de mesure supérieure ou égale, voire strictement supérieure, à un premier seuil ; et * le deuxième signal de mesure associé à ladite dose absorbée correspond à une absorption du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure supérieure ou égale, voire strictement supérieure, à un deuxième seuil donné équivalent audit premier seuil ; o pour la ou chaque valeur mesurée de dose absorbée à déterminer, dans le cas où ladite au moins une condition est remplie, déterminer ladite valeur mesurée de dose absorbée à partir du deuxième signal de mesure, l’unité de calcul déterminant ladite valeur mesurée de dose absorbée à partir du premier signal de mesure dans le cas où ladite au moins une condition n’est pas remplie. Un tel dispositif permet la mise en œuvre d’un procédé selon l’invention et donc de bénéficier des avantages afférents à un tel procédé. L‘au moins une source optique peut comprendre une première source optique apte à émettre le premier rayonnement électromagnétique de mesure et une deuxième source optique apte à émettre le deuxième rayonnement électromagnétique de mesure. Le matériau radiochromique à mesurer peut être un gel dosimétrique comprenant de l’orange de xylénol, la première longueur d’onde étant comprise dans une première plage de longueur d’onde allant de 550 à 600 nm, voire de 570 à 590 nm, et la deuxième longueur d’onde étant comprise dans une plage de longueur d’onde allant de 620 à 645 nm, voire de 625 à 640 nm. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description d’exemples de réalisation, donnés à titre purement indicatif et nullement limitatif, en faisant référence aux dessins annexés sur lesquels : illustre l’irradiation du matériau radiochromique par un faisceau de rayonnements ionisants dans le cadre d’une simulation d’un traitement de radiothérapie, le matériau radiochromique étant agencé dans un fantôme simulant une tête d’un patient à traiter, illustre un dispositif de mesure selon l’invention dans le cadre d’une mesure optique de dosimétrie selon l’invention, illustre un exemple d’évolution du spectre d’absorbance en fonction de la dose absorbée dans le cas d’un gel de Fricke dopé à l’orange de xylénol en tant que matériau radiochromique, illustre une courbe d’étalonnage de l’absorbance à une première longueur d’onde obtenue pour ce même gel de Fricke dopé à l’orange de xylénol en fonction de la dose absorbée, illustre une courbe d’étalonnage de l’absorbance à une deuxième longueur d’onde obtenue pour ce même gel de Fricke dopé à l’orange de xylénol en fonction de la dose absorbée, illustre une première et une deuxième mesure de doses absorbées réalisées respectivement à la première et à la deuxième longueur d’onde du gel de Fricke dopé à l’orange de xylénol préalablement irradié à une dose absorbée de 9 Gy, et illustre une mesure de doses absorbées obtenue par une combinaison de la première et de la deuxième mesure selon le principe de l’invention. Des parties identiques, similaires ou équivalentes des différentes figures portent les mêmes références numériques de façon à faciliter le passage d’une figure à l’autre. Les différentes parties représentées sur les figures ne le sont pas nécessairement selon une échelle uniforme, pour rendre les figures plus lisibles. Les différentes possibilités (variantes et modes de réalisation) doivent être comprises comme n’étant pas exclusives les unes des autres et peuvent se combiner entre elles. Procédé de mesure optique de dosimétrie d’un matériau radiochromique (151) à mesurer mis en œuvre au moyen d’un dispositif de mesure optique de dosimétrie (100) comprenant au moins une source optique (111, 112) apte à émettre un rayonnement électromagnétique de mesure et au moins un détecteur optique (120) apte à détecter le rayonnement électromagnétique de mesure émis par l’au moins une source optique (111, 112), le matériau radiochromique (151) à mesurer présentant une absorption optique variant en fonction de la dose absorbée (210) dans ledit matériau radiochromique et le matériau radiochromique (151) à mesurer ayant été préalablement irradié, le procédé comprenant les étapes suivantes : émission, par l’au moins une source optique (111, 112), d’un premier rayonnement électromagnétique de mesure à une première longueur d’onde en direction du matériau radiochromique (151) à mesurer, mesure par le détecteur optique (120) de premiers signaux de mesure représentatifs de la partie du premier rayonnement électromagnétique de mesure non absorbée par le matériau radiochromique (151) à mesurer, détermination d’au moins une valeur mesurée de dose absorbée dans ledit matériau radiochromique (151) à mesurer, le procédé de mesure étant caractérisé en ce qu ’il comprend en outre les étapes suivantes : émission, par l’au moins une source optique (111, 112), d’un deuxième rayonnement électromagnétique de mesure à une deuxième longueur d’onde en direction du matériau radiochromique (151) à mesurer, la deuxième longueur d’onde étant choisie pour présenter, pour une dose absorbée donnée, un taux d’absorption du matériau radiochromique (151) à mesurer moindre que le taux d’absorption du matériau radiochromique (151) à mesurer à la première longueur d’onde, mesure par le détecteur optique (120) de deuxièmes signaux de mesure représentatifs de la partie du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure non absorbée par le matériau radiochromique (151) à mesurer, dans lequel, lors de l’étape de détermination d’au moins une valeur mesurée de dose absorbée, il est prévu les sous-étapes suivantes : o pour la ou chaque valeur mesurée de dose absorbée à déterminer, vérification d’au moins une condition parmi : * le premier signal de mesure associé à ladite valeur mesurée de dose absorbée à déterminer correspond à une absorption du premier rayonnement électromagnétique de mesure supérieure ou égale, voire strictement supérieure, à un premier seuil ; et * le deuxième signal de mesure associé à ladite valeur mesurée de dose absorbée à déterminer correspond à une absorption du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure supérieure ou égale, voire strictement supérieure, à un deuxième seuil donné équivalent audit premier seuil, o pour la ou chaque valeur mesurée de dose absorbée à déterminer, dans le cas où ladite au moins une condition est remplie, détermination de ladite valeur mesurée de dose absorbée à partir du deuxième signal de mesure, ladite valeur mesurée de dose absorbée étant déterminée à partir du premier signal de mesure dans le cas où l’au moins une condition n’est pas remplie. Procédé de mesure selon la revendication 1, dans lequel l’au moins une source optique (111, 112) comprend une première source optique (111) apte à émettre le premier rayonnement électromagnétique de mesure et une deuxième source optique (112) apte à émettre le deuxième rayonnement électromagnétique de mesure, la première source optique (111) étant mise en œuvre lors de l’étape d’émission du premier rayonnement électromagnétique de mesure et la deuxième source optique (112) étant mise en œuvre lors de l’étape d’émission du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure. Procédé de mesure selon la revendication 1 ou 2, dans lequel la première longueur d’onde est associée à un pic d’absorption du matériau radiochromique irradié, et dans lequel la deuxième longueur d’onde est choisie de telle manière que, pour une dose absorbée donnée, le matériau radiochromique présente à la deuxième longueur d’onde un taux d’absorption inférieur à deux fois, voire quatre fois, le taux d’absorption présenté à la première longueur d’onde. Procédé de mesure selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel le matériau radiochromique est un gel dosimétrique comprenant de l’orange de xylénol, la première longueur d’onde étant comprise dans une première plage de longueur d’onde allant de 550 à 600 nm, voire de 570 à 590 nm, et la deuxième longueur d’onde étant comprise dans une plage de longueur d’onde allant de 620 à 645 nm, voire de 625 à 640 nm. Procédé selon la revendication 4, dans lequel le premier seuil et/ou le deuxième seuil correspond à une absorption du premier et/ou deuxième rayonnement électromagnétique de mesure obtenue pour une dose absorbée comprise entre 2,5 Gy et 4,5 Gy, préférentiellement entre 3 et 4 Gy. Procédé de mesure selon l’une quelconque des revendications 1 à 5 comprenant une étape préalable de détermination de la deuxième longueur d’onde comprenant les sous-étapes suivantes : définition d’une valeur maximale attendue de dose absorbée, d’une valeur minimale à discriminer de dose absorbée et de la première longueur d’onde, la première longueur d’onde étant associée à un pic d’absorption du matériau radiochromique à mesurer après irradiation, fourniture d’au moins un premier étalon présentant des zones représentatives de l’absorption du matériau radiochromique attendue pour une pluralité de doses absorbées respectives comprises dans une gamme de doses absorbées allant d’au moins la valeur minimale à discriminer à au moins la valeur maximale attendue, mesure, pour chaque zone de l’au moins un premier étalon, de spectres d’absorption sur une plage de longueurs d’onde incluant le pic d’absorption du matériau radiochromique à mesurer après irradiation auquel est associé la première longueur d’onde, à partir des spectres d’absorption mesurés, identification pour la zone correspondant à la valeur de dose supérieure ou égale à la valeur de dose maximale, de la deuxième longueur d’onde pour laquelle l’absorption est discriminable avec le détecteur optique, à partir des spectres d’absorption mesurés et des zones de l’au moins un premier étalon, identification d’une valeur de dose absorbée de transition entre la première et la deuxième longueur d’onde pour la détermination de la valeur de dose absorbée à mesurer, définition, à partir de la valeur de dose absorbée de transition identifiée et d’éventuellement les spectres d’absorption mesurés, d’un seuil parmi un premier seuil correspondant à une absorption du premier rayonnement électromagnétique de mesure à ladite valeur de dose absorbée de transition identifiée, et un deuxième seuil correspondant à une absorption du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure à ladite valeur de dose absorbée de transition identifiée. Procédé selon la revendication 1 à 6, dans lequel comprenant en outre une étape préalable d’étalonnage, l’étape préalable d’étalonnage comprenant les sous-étapes suivantes : fourniture d’au moins un deuxième étalon présentant des zones représentatives de l’absorption du matériau radiochromique attendue pour une pluralité de doses absorbées comprises dans une gamme de doses absorbées incluant une dose absorbée correspondant au premier ou deuxième seuil, émission, par l’au moins une source optique (111, 112), d’un premier rayonnement électromagnétique d’étalonnage à la première longueur d’onde en direction de l’au moins un deuxième étalon, mesure, par le détecteur optique (120) et pour au moins deux zones de l’au moins un deuxième étalon correspondant à deux doses absorbées distinctes inférieures ou égales à la dose absorbée correspondant au premier ou deuxième seuil, de premiers signaux d’étalonnage représentatifs de la partie du premier rayonnement électromagnétique d’étalonnage non absorbée par l’au moins un deuxième étalon, calcul, à partir des premiers signaux d’étalonnage et pour la première longueur d’onde, d’une première relation de détermination à utiliser pour déterminer la valeur mesurée de dose absorbée dans ledit matériau radiochromique (151) à mesurer lorsque la condition n’est pas remplie, émission, par l’au moins une source optique (111, 112), d’un deuxième rayonnement électromagnétique d’étalonnage à la deuxième longueur d’onde en direction de l’au moins un deuxième étalon, mesure, par le détecteur optique (120) et pour au moins deux zones de l’au moins un deuxième étalon correspondant à deux doses absorbées distinctes supérieures ou égales à la dose absorbée correspondant au premier ou deuxième seuil, de deuxièmes signaux d’étalonnage représentatifs de la partie du deuxième rayonnement électromagnétique d’étalonnage non absorbée par l’au moins un deuxième étalon, calcul, à partir des deuxièmes signaux d’étalonnage et pour la deuxième longueur d’onde, d’une deuxième relation de détermination à utiliser pour déterminer la valeur mesurée de dose absorbée dans ledit matériau radiochromique (151) à mesurer lorsque la condition est remplie. Dispositif de mesure optique de dosimétrie (100) d’un matériau radiochromique (151) à mesurer, le matériau radiochromique (151) à mesurer présentant une absorption optique variant en fonction de la dose absorbée, comprenant : au moins une source optique (111, 112) apte à émettre un premier rayonnement électromagnétique de mesure à une première longueur d’onde en direction du matériau radiochromique (151) à mesurer, au moins un détecteur optique (120) apte à détecter le premier rayonnement électromagnétique de mesure émis par l’au moins une source optique (111, 112) et plus précisément à mesurer des premiers signaux de mesure représentatifs d’une partie du premier rayonnement électromagnétique de mesure non absorbée par le matériau radiochromique (151) à mesurer, une unité de calcul (130) configurée pour déterminer au moins une valeur mesurée de dose absorbée dans le matériau radiochromique (151) à mesurer, le dispositif de mesure de dosimétrie optique (100) étant caractérisé en ce que : - l’au moins une source optique (111, 112) est apte à émettre un deuxième rayonnement électromagnétique de mesure à une deuxième longueur d’onde, la deuxième longueur d’onde présentant, pour une même dose absorbée donnée, un taux d’absorption du matériau radiochromique (151) à mesurer moindre que le taux d’absorption du matériau radiochromique à la première longueur d’onde, - l’au moins un détecteur optique (120) étant apte à mesurer des deuxièmes signaux de mesure représentatifs d’une partie du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure non absorbée par le matériau radiochromique (151) à mesurer, - l’unité de calcul (130) étant configurée pour, lors de la détermination de l’au moins une valeur mesurée de dose absorbée : o pour la ou chaque valeur mesurée de dose absorbée à déterminer, vérifier au moins une condition parmi : * le premier signal de mesure associé à ladite dose absorbée correspond à une absorption du premier rayonnement électromagnétique de mesure supérieure ou égale, voire strictement supérieure, à un premier seuil ; et * le deuxième signal de mesure associé à ladite dose absorbée correspond à une absorption du deuxième rayonnement électromagnétique de mesure supérieure ou égale, voire strictement supérieure, à un deuxième seuil donné équivalent audit premier seuil ; o pour la ou chaque valeur mesurée de dose absorbée à déterminer, dans le cas où ladite au moins une condition est remplie, déterminer ladite valeur mesurée de dose absorbée à partir du deuxième signal de mesure, l’unité de calcul (130) déterminant ladite valeur mesurée de dose absorbée à partir du premier signal de mesure dans le cas où ladite au moins une condition n’est pas remplie. Dispositif de mesure optique (100) de dosimétrie optique selon la revendication 8, dans lequel l‘au moins une source optique (111, 112) comprend une première source optique (111) apte à émettre le premier rayonnement électromagnétique de mesure et une deuxième source optique (112) apte à émettre le deuxième rayonnement électromagnétique de mesure. Dispositif de mesure optique de dosimétrie selon la revendication 8 ou 9, dans lequel le matériau radiochromique (151) à mesurer est un gel dosimétrique comprenant de l’orange de xylénol, la première longueur d’onde étant comprise dans une première plage de longueur d’onde allant de 550 à 600 nm, voire de 570 à 590 nm, et la deuxième longueur d’onde étant comprise dans une plage de longueur d’onde allant de 620 à 645 nm, voire de 625 à 640 nm.