La présente invention concerne un procédé de coupe particulièrement bien approprié pour être appliqué aux câbles électriques à huile fluide sous pression, sous gaine ondulée, et plus particulièrement sous gaine d'aluminiuìu. On entend par coupe d'un câble électrique à huile fluide sous pression, ainsi qutil est connu de lthomme de l'art, la combinaison d'au moins deux opérations, celle de la séparation proprement dite et celle de l'obturation des parties ou de l'une des parties ainsi séparées, dans l'attente de l'utilisation future qui peut être, par exemple, un nouveau raccordement, une terminaison, etc. Cette opération constitue un travail délicat et complexe, ctest-à-dire un ensemble d'opérations qui doit, non seulement assurer la simple division du câble électrique, mais également permettre aux parties de ce câble qui sont ainsi séparées, ou au moins à l'une de ces parties, de conserver leurs caractéristiques électriques et mécaniques primitives. I1 est connu que, lorsqu'on doit exécuter la coupe d'un câble à huile fluide sous pression (voir le brevet français nO 1 092 213), on recourt habituellement à un procédé qui utilise une scie contre la lame de laquelle on maintient étroitement les deux parties du câble qusil s'agit de séparer. Si les deux parties du câble doivent être réutilisées, au moment où la lame sort par le bas, on insère dans la coupure, par le haut, une paire de feuilles de toile serrée et peu perméables ou, mieux encore, deux feuilles triples, c'est-à-dire deux feuillets de matière plastique (par exemple de polyéthylène) dont chacun est compris entre deux feuillets de toile. Chacune de ces feuilles simples ou triples sert à obturer la tête d'une partie du câble. Naturellement, si l'on ne veut récupérer qutune seule tête, on introduit dans la coupure une seule feuille simple ou une seule feuille triple. Au cours de la coupe, les deux têtes étant maintenues étroitement plaquées contre la lame, une quantité négligeable huile, qui est largement compensée par l'alimentation normale du câble, stéchappe par la coupure, en ernpêchant ainsi l'air de pénétrer.Même lorsque l'obturation a été exécutée, l'huile continue à couler, aussi bien en raison de la porosité des feuilles de toile qui se gonflent sous la pression, que par les ligatures, qui ne peuvent jamais être parfaites, ou encore par les seules ligatures dans le cas où l'on utilise la feuille triple toile-polyéthylène-toile, dans laquelle la toile a pour fonction de résister à la pression de l'huile tandis que le polyéthylène assure la fonction d'imperméabilisation ; la quantité d'huile qui sort est toujours suffisante pour empêcher l'air de pénétrer dans le câble mais, de toute façon, elle sera toujours compensée par l'alimentation normale. Malheureusement, le procédé décrit ci-dessus, qui est suffisaniment efficace pour les câbles normaux, dans lesquels la gaine adhère à l'âme du câble (on entend par âme le conducteur et son isolant propre), par exemple dans les câbles à gaine de plomb, stest révélé peu utile, et dans certains cas, préjudiciable pour la coupe des câbles sous gaine ondulée, en particulier sous gaine d'aluminium.Dans un câble sous gaine d'aluminium ondulée, il n'est jamais possible de faire adhérer totalement cette gaine à l'âme, dans les régions de diamètre minimal, même si l'on tréfile suffisamment à fond, parce qu'on risquerait d'endommager l'isolant, de sorte qu'il raste toujours un intervalle libre entre la gaine et l'âme. En outre, chaque partie de la gaine à son diamètre minimal est immédiatement précédée et suivie d'une ondulation ; l'orifice de sortie de huile au droit d'une coupe est donc de nature à provoquer l'écoulement d'un débit notable aussi bien avant l'obturation, par la ligne de coupure, qu'après cette obturation, à travers les pores et les ligatures ou à travers les seules ligatures. L'huile ne s'écoule pas seulement du canal central ou des canaux centraux mais également de la couronne extérieure comprise entre la gaine et l'ame. En outre, si, dans le cas d'ondulations annulaires, on obtient des ligatures à peine satisfaisantes, ces ligatures sont absolument impossibles à réaliser lorsqu'on est en présence d'ondulations hélicoîdales. I1 en résulte que le débit de sortie de l'huile est tel qu'il ne peut pas être entièrement compensé par l'alimentation normale du câble, de sorte que de l'air est aspiré dans l'isolant, ce qui entraîne des conséquences préjudiciables bien connues pour la rigidité électrique du câble lui-même. L'invention a pour but d'éliminer les inconvénientscités cidessus en apportant un procédé qui perpette de se trouver, au moment de la division du câble, en présence d'un débit de sortie dthuile non supérieur à celui d'une alimentation normale, pour éviter ainsi tout risque d'infiltration d'air. Un autre but de l'invention est de permettre d'obtenir sur les feuilles d'obturation des ligatures qui soient le plus efficaces possible et qui ne laissent s'échapper qu'unie partie extrêmement limitée de l'huile. Un autre but de l'invention est d'obtenir qu'au moins l'une ou même les deux têtes ainsi fornées à la suite de la division du cable soient parfaitement protégées de toute infiltration d'air et que cette tête ou ces têtes offrent éventuellement une garantie d'tanchéité absolue lorsqu'elles sont obturées dans l'attente de leur utilisation finale. L'invention concerne plus précisément un procédé de coupe d'un câble électrique à huile fluide sous pression sous gaine ondulée, et notamment sous gaine d'aluminium, qui comprend au moins les opérations de division du câble au moyen d'une scie, pendant laquelle les deux parties du câble sont maintenues étroitement appliquées contre la lame, puis d'introduction dans la coupure, pendant l'extraction de la lame, d'au moins une feuille simple ou d'une feuille triple composée de feuillets de toile, de matière plastique ou de ces deux matières, ce procédé étant caractérisé en ce que les opérations de coupe sont précédées, dans l'ordre, par le tréfilage à fond d'une zone du câble qui entoure la section destinée à la coupe, et par la formation d'au moins une gorge annulaire sur la zone tréfilée, au moins d'un côté de la section de division. Les figures du dessin annexé, donné b titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente un câble à gaine ondulée dont une seule des parties sera utilisée. La figure 2 représente un cable à gaine ondulée dont les deux parties seront utilisées. La figure 3 représente une tête obturée dans l'attente de son utilisation ou de sa finition. La figure 1 représente un câble 10 à huile fluide sous pression équipé d'une gaine 11 ondulée en aluminium, dans lequel, conformément au procédé suivant l'invention, une zone a qui encadre la section de coupure ou de division A-A est tréfilée et ne présente donc plus aucune ondulation. Dans cette zone tréfilez, en amont de la section de division A-A, on a formé une gorge annulaire 12. Le câble 10' de la figure 2 présente au contraire une zone de tréfilage a' symétrique par rapport à la section de division. Cette réalisation comporte deux gorges annulaires 12' et 12tuf qui sont également symétriques par rapport à la section de division A'-A'. L'opération de tréfilage à fond des parties a et a' (sur les figures 1 et 2 respectivement) est de préférence exécutée au moyen de machoires glissantes mais elle peut également être exécutée au moyen de mâchoires dentées, avant de pratiquer la division, de manière que la gaine adhère totalement à l'isolant du câble. Cette opération est suivie de l'exécution de la gorge annulaire 12, dans le cas de la figure 1 et des gorges annulaires 12' et 12, dans le cas de la figure 2. Ces gorges annulaires peuvent être obtenues, soit au moyen d'un appareillage approprié, soit plus simplement en appliquant et en frappant un rond de fer du diamètre désiré sur la périphérie de la gaine. Les gorges annulaires servent à recevoir les ligatures de la feuille ou des feuilles d'obturation que l'on insère dans la coupure au moment où l'on extrait la lame de cette coupure par le bas. La création de gorges capables de recevoir les ligatures permet de réduire encore davantage le débit de l'huile qui s'écoule après l'obturation. Ces gorges peuvent en outre être de nature à recevoir chacune une garniture toroidale lorsqu'on veut obturer avec une étanchéité parfaite l'une ou chacune des parties du câble qui sont obtenues par la division. Dans ce cas l'exécu- tion de la ou des gorges est suivie d'une opération de ravivage, réalisée à l'aide d'un alliage de soudure approprié, qui précèdera l'opération de division proprement dite de la zone tréfilée en amont de chaque gorge. pratique, pour exécuter l'obturation avec une étanchéité parfaite, on exécute la coupe comme on l'a indiqué plus haut, jusqutà la pose de la feuille ou des feuilles d'obturation avec ligature, après quoi on soulève verticalement la partie du câble que l'on veut obturer, on enlève rapidement la feuille ou les feuilles, on applique dans la gorge au moins une garniture toroïdale 17 et, toujours rapidement, on emboîte sur la partie du câble qui a été ravivée un capuchon de fermeture (figure 3) ce dernier, qui est de préférence constitué par un tube de plomb 13 soudé sur une coupelle de laiton 14, est ensuite tréfilé jusqu'à ce qu'il adhère sur la gaine de la partie 15 du câble, et il est ensuite soudé en 1o sur la zone ravivée. La garniture toroidale 17 assure également une parfaite étanchéité au cours des opérations de tréfilage du tube 13 et de soudage en 16. REVENDICATIONS 1. Procédé de coupe d'un câble électrique à huile fluide sous pression, sous gaine ondulée, et notamment sous gaine d'aluminium, qui comprend au moins les opérations de division du câble au moyen d'une scie, pendant laquelle les deux parties du câble sont maintenues étroitement appliquées contre la lame, puis dtintroduction dans la coupure, pendant l'extraction de la lame, d'au moins une feuille simple ou d'une feuille triple composée de feuillets de toile, de matière plastique ou de ces deux matières, ce procédé étant caractérisé en ce que les opérations de coupe sont précédées, dans l'ordre, par le tréfilage à fond d'une zone du cable qui entoure la section destinée à la coupe, et par la formation d'au moins une gorge annulaire sur la zone tréfilée, au moins dtun côté de la section de division. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération de division du câble est précédée d'une opération de ravivage de la zone tréfilée en amont de chaque gorge. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que, après avoir soulevé verticalement au moins une partie du câble et après avoir enlevé rapidement les ligatures, ainsi que la ou les feuilles d'obturation, on dispose une garniture toroïdale au moins dans une gorge et on emmanche sur la partie du câble qui a été ravivée un capuchon métallique que l'on tréfile ensuite pour le faire adhérer à la gaine puis qu'on soude.