Il est connu d'effectuer des impressions-transfert sur des tissus ou tricots textiles en imprimant sur uh support, généralement du papier, ou une encre aqueuse/de préférence organique pratiquement anhydre de colorants de dispersion difficilement solubles dans l'eau et sublimable, puis en appliquant sous pression le papier imprimé sur le tissu ou le tricot textile à traiter et en chauffant le tout à une température à laquelle le colorant se sublimes migre sur le tissu ou le tricot et diffuse à l'intérieur des fibres. A l'aide de ce procédé dit d'impression-transfert on peut effectuer sans avoir besoin de machine à imprimer coûteuse des teintures unies ainsi que des modèles relativement compliques. Des procédés de ce genre sont par exemple décrits dans les brevets français nO 1 223 330, 1 334 829 et dans le-brevet suisse 476 893. Tous ces procédés concernent cependant l'impression sur des matières synthétiques hydrophobes comme l'acétate de cellulose, des polyamides;synthétiques, l'acrylonitrile et surtout des polyester. Comme les colorants de dispersion sublimables utilisés à ce jour pour l'impression-transfert n'ont aucune ou au plus qu'une faible affinité--pour les fibres hydrophiles (surtout le coton et les fibres de cellulose régénérées) on obtient par les procédés précités de transfert sur ces matières uniquement des impressions faibles et sans intérêt. Dans la demande de brevet suisse nO 5752/73 on décrit un procédé de transfert pour imprimer des textiles en cellulose ou d'autres fibres polyhydroxylées avec utilisation de colorants ou d'azurants organiques sublimables, consistant à imprégner la matière à imprimer à l'aide d'une solution aqueuse d'au moins un composé,organique qui possède a) un point d'ébullition supérieur à 1200C, b) une solubilité directe dans l'eau ou à l'aide d'un solvant auxiliaire d'au moins 25 g/l à -250C et c) restant dans les çon- ditions de transfert des colorants ou des azurants difficilement volatils, tout en conservant la fluidité et en ne se décomposant pas.Ce procédé présente l'inconvénient d'avoir l'obligation de soumettre le substratum à imprimer à un traitement préalable avant l'impression-ou la teinture. La demanderesse a découvert maintenant un procédé=permettant de teindre ou d'azurer-de manière simple, et surtout en évitant le traitement préalable coûteux mentionné du substratum à imprimer, une matière fibreuse hydrophile, en partioulier le coton et la laine, à l'aide de colorants ou d'azurants optiques transférables selon l'impression-transfert en des tons vigoureux et solides en particulier à la lumière.Le nouveau procédé est caractérisé par le fait qu'on utilise des supports intermédiaires- inertes, dits "auxiliaires" qui sont traités par au moins un colorant ou azurant transférable et le cas échéant un liant stable en dessous de 2300C et en outre par a) au moins un autre composé qui donne de l'eau par scission sous l'action de la chaleur pendant le procédé de transfert et se transforme en un composé lequel possède à 1000-2500C une tension de vapeur supérieure à 10 mmHg ou b) par au moins une composition dont l'un des composés donne de l'eau par scission pendant le traitement de transfert thermique et dont l'autre pos- sède à des températures de 1000-2500C une tension de vapeur supérieure à mmHg ou encore c) par un composé qui possède à 1000-2500C une tension de vapeur supérieure à 10 mmHg auquel cas on humecte avant l'impression le substratum à imprimer avec de l'eau. Le nouveau procédé -est approprié non seulement à la teinture et à l'azurage optique des matières fibreuses hydrophiles selon le procédé d'impression-transfert, mais aussi au traitement de fibres synthétiques et principalement de mélanges de fibres hydrophiles et synthétiques. Les composés utilisables selon l'invention qui libèrent de l'eau par scission pendant le transfert et se transforment en des composés qui ont à lOCP-2500C une tension de vapeur supérieure à 10 mmHg, sont surtout des acides organiques dicarboxyliques, hydroxycarboxyliques, ou cétocarboxyliques, ces derniers par exemple à travers la forme énolique, qui peuvent donner de l'eau par scission par effet intra-moléculaire, et qui contSanentéventuellement encore de l'eau de cristallisation formant un composé d'addition. On mentionne ainsi surtout les actes t maléique, succinique, malique, citraconique, l'acide citrique monohydraté . o-phtalique, o-hexahydrophtalique, glutarique ou itaconique. Dans la variante particulière du procédé d'impression sur le substratum humide on utilise de préférence les anhydrides des catégories précitées. Ces composés utilisables selon l'invention donnent pendant le transfert thermique de l'eau qui sert au gonflement des fibres hydrophiles à imprimer et les composés transformables qui en-résultent et qui ont à î-oe0-2500C une tension de vapeur supérieure à 1Q mmHg contribuent à donner au colorant ou à l'azurant optique à transférer une forme facilitant le transfert et synchronise en particulier le transfert de mélange de colorants. Quand le substratum à imprimer est formé entièrement ou principalement par une matière hydrophile comme par exemple le coton il peut être avantageux de mélanger avec les combinaisons précitées qui donnent de l'eau par scission sous l'effet du transfert thermique des substances comme par exemple du NH4Fe(S04)2. l2H0. Selon la présente invention on peut aussi utiliser deux composés en mélange dont chacun remplit à lui seul les fonctions mentionnées c'està-dire l'un donne de l'eau par scission lors de l'impression-transfert thermique (par exemple l'acétate de sodium trihydraté ou l'hexahydrate de pinacone) et Itautre possède à des températures de 1000-2500C une tension de vapeur supérieure à 10 mmHg comme par exemple l'anhydride maléique. Les deux propriétés indispensables par définition pour le ou les composés à utiliser selon l'invention sont illustrées ci-après par deux exemples L'acidemaléique remplit les deux fonctions définies nécessaires. Dans ce cas l'acétate de sodium trihydraté remplit la fonction de libérer de l'eau et l'anhydride maléique constitue le composé transférable. Selon l'invention il est également possible d'utiliser un seul composé qui présente à 1000-2500C une tension de vapeur supérieure à 10 mmHg. Comme dans ces conditions la libération d'eau pendant le transfert n'est pas nécessaire il est cependant indispensable que le substratum à imprimer contienne déjà l'humidité de gonflement nécessaire. Dans ce cas on est obligé d'effectuer le transfert sur une matière humide. Les composés tels que définis et conformes à l'invention doivent en outre rester inertes pendant l'impression-transfert, c > est-à-dire qu'ils ne doivent altérer ni la nuance des colorants transférables, ni leur solidité, ni même les qualités de la fibre. La préparation du ou des composés selon l'invention qui est nécessaire pour obtenir l'abscrption optimale du colorant dépend de la composition de la matière à imprimer. Tandis qu'on utilise pour le coton pur de préférence 100-30Q g/kg d'encre d'impression et en outre encore jusqu'à 2oe g/kg, d'encre contenant un composé qui libère simplement de l'eau, il suffit dtuti -- liser, pour des tissus mixtes de 67 % de polyester et 33 % de rotor. une quantité d t enere ~l lant de 25 à 200 g/kg. La quantité à appliquer dépend également de la grosseur moléculaire des composés à utiliser. Les composés ayant un faible poids moléculaire libèrent en pourcent davantage d'eau pendant le procédé de transfert thermique que ceux ayant une grosse molécule. Pour des raisons économiques on préfère par conséquent les composés d'un faible poids moléculaire. En général, les produits utilisés selon I'invention ont un poids moléculaire inférieur à 250. Les colorants appropriés à la mise en oeuvre duprocédé sont ceux qui se vaporisent entre 1600 et 2200C c'est-à-dire des colorants dont la tension de vapeur à 1600C est supérieure à 10 mmHg ou ceux qui se transforment en vapeur à la pression atmosphérique à 1600-2200C au moins à raison de 60 % en moins de 60 secondes. I1 s'agit principalement de colorants orga- niques cationiques, des colorants de dispersion, de cuve ou pigmentaires ou aussi d'azurants optiques. Pour le procédé de l'invention on utilise principalement les colorants dits de dispersion mentionnés dans le Colour Index sous la rubrique "colorants de dispersion" qui servent habituellement pour l'impressiontransfert sur les polyesters. Ces colorants de dispersion peuvent appartenir à des catégories les plus diverses par exemple celle des azoïques ou de l'an- traquinone mais on peut aussi utiliser des colorants de qujnophtalone, nitro, azométhine, styryle, etc... Des exemples de ce genre de colorante sont énumérés dans les brevets ci-après : les brevets français nO 1 223 330, 1 334 829, 2 002 602 et 1 600 522; le brevet suisse nO 476 893 et le brevet allemand publié sous le nO 2 114 813.En outre, on mentionne les colorants qui sont indiqués sous la rubrique "colorants de cuve et/ou pigments organiques" dans leColour Index. Ce sont des colorants moins solubles dans l'eau que les colorants de dispersion et qui ne mortent pour cette raison pas du tout ou seulement faiblement (moins de 50 %) en dispersion aqueuse sur les fibres synthétiques. Ces colorants ont en général un poids moléculaire inférieur à 700 et mieux à 300400. Ils contiennent surtout des groupes méthoxy, méthylthio, éthoxy, isopropoxy, phénylthio, acétylamino, éthoxycarbonylamino, benzoylamino, nitro, cyano, ou C1C4-alkyles. Les colorants utilisés peuvent appartenir aux catégories ci-après : indigoides, thioindigoSdes, anthraquinoïdes, azoïques, azométhine ou stilbène pigmentaires et principalement des colorants azoïques, d'azométhine, de stilbène ou d'anthraquinone. On cite comme exemple : la l-benzoyl-aminoanthraquinone et ses dérivés substitués par exemple les l-benzoyl-amino-4-chloroanthraquinone et l-benzoyl-amino 4-hydroxyanthraquinone ; les 4-nitroacridones ayant un groupe mercapto substitué tel que la l-naphtylthio-4-nitroacridone ou d'autres exemples de ce genre décrits dans le brevet allemand publié J 794 317 le thioindigo ; l'anthanthrone, et les colorants ayant les formules Les matières fibreuses hdrophiles-sont surtout des tissus et des tricots mais aussi des articles en nappe, en laine ou en fibres polyhydroxylées naturelles ou synthétiques, principalement en fibres de cellulose, comme la fibrane, le coton et la viscose, les fibres d'alcool polyvinylique, ainsi que leur mélanges avec des fibres synthétiques comme le polyacrylonitrile-et les polyesters, mais surtout des mélanges polyester/coton, polyester/ laine, polyacrylonitrile/laine, polyacrylonitrile/coton ou polyamide/coton. Les matières fibreuses synthétiques utilisables sont surtout des tissus, des tricots ou des articles en nappes de fibres (non tissés) qui peuvent être découpés sous la forme de rubans ou confectionnés, mais aussi des feuilles à base de matière synthétique par exemple d'acrylonitrile comme le polyacryJonitrile et les copolymères d'acrylonitrile avec d'autres composés vinyliques, tels que les esters et amides acryliques, la vinylpyridîne, le chlorure de vinyle ou de vinylidène, les copolymères de dicyanoéthyléne et d'acétate due vinyle et des copolymères séquencés d'acrylonitrile, ainsi que des produits à base de chlorure de polyvinyle, de tri- et 2 1/2 acétate de cellulose et sur tourdes matières à base de polyamides, comme le polyamide-6, polyamide-6,6 ou le polyamide-12 et des matières constituées par des polyesters aromatiques par exemple à base d'acide téréphtalique et d'éthylèneglycol ou de l,4-diméthyl- cyelohexane et des c6polymères d'acide téréphtalique et isophtalique et dtéthy- lèneglycol. Le support inerte auxiliaire nécessaire pour la mise en oeuvre de l'invention, qui est un support n'ayant aucune affinité pour les substances et les colorants ou azurants optiques utilisables selon l'invention est constitué avantageusement par un article plat flexible ayant surtout une stabilité dimensionnelle, par exemple une bande, un ruban ou une feuille ayant de préférence une surface lisse, laquelle est thermostable et constituée principalement par les matières les plus diverses surtout non textiles tel qutun métal, comme une feuille d'aluminium, ou d'acier, ou une bande sans fin en acier inoxydable, en matière synthétique ou en papier et mieux encore en papier parcheminé cellulosique non laqué, qui peut être enduit éventuellement d'une pellicule de résine vinylique . d'éthylcellulose, d'une résine de polyuréthane ou de Téflon. Une variante particulière de l'impression-transfert consiste à appliquer à la place d'une nappe complète seulement des découpures d'un support sur l'article à imprimer. Des découpures de ce genre-peuvent être cons tituées par divers motifs tels que des lettres, des fleurs, des images illustrées, etc... On peut mettre en oeuvre le procédé de l'invention à titre non limitatif de la manière suivante : on applique sur un support inerte des encres qui contiennent au moins : un colorant ou un azurant transférable, un composé donnant de l'eau par scission pendant le transfert thermique et qui pour cela se transforme en un composé possédant à des températures de 1000 à 2500C une tension de vapeur supérieure à 10 mmHg ou au moins une composition dont l'un des composés libère de l'eau pendant l'impression-transfert thermique et l'autre possède à des températures de 1000 à 2500C une tension de vapeur supérieure à 10 mm Hg ; éventuellement un liant stable en dessous de 2300C, de l'eau et/ou un solvant organique, puis on procède au séchage et-on met le côté enduit du support en contact avec la surface de la matière à imprimer, après quoi on soumet le support et la matière à imprimer, éventuellement sous une pression mécanique et sous vide, à un traitement thermique de 1000 à 2500C, mieux à 1700-2200C pendant 3 à 60 secondes, mieux pendant 10 à 46 secondes, puis on sépare la matière imprimée d'avec le support, on lave à froid et on savonne à 800C. Un mode de mise en oeuvre particulier du procédé consiste à imprimer le support tout d'abord avec une encre sans ajouter le ou les composés tels que définis et à le sécher puis à l'enduire d'une encre appropriée qui contient uniquement le composé décrit et à sécher l'article, ou en opérant vice versa. En utilisant des dispersions les colorants incorporés à l'encre d'impression doivent présenter principalement une grosseur de particules de lOu et mieux de 2 p. En plus de l'eau on peut utiliser pour la préparation de l'encre d'impression tous les solvants pratiquement miscibles à l'eau mais aussi les solvants organiques non miscibles à liteau ou des mélanges de solvants qui ont un point d'ébullition à-la pression atmosphérique inférieur à 220OC mieux inférieur à 1500C et qui ont pour les colorants et les liants à appliquer une solubilité ou un pouvoir d'émulsion (pouvoir de dispersion) suffisant. Comme exemples de solvants organiques utilisables on mentionne les suivants : des hydrocarbures aliphatiques et aromatiques tels que : n-heptane, cyclohexane, éther de pétrole, benzène, xylène ou toluène ; des hydrocarbures halogénés tels que chlorure de méthylène, trichloréthylène, perchloréthylène ou chlorobenzène des hydrocarbures aliphatiques nitrés, tels que nitropropanes ; des amides aliphatiques, tels que diméthylfprmamide ou leurs mélanges ; des glycols comme 1'éthylèneglycol ou les éthylèneglycols-monoalkyléthers comme l'éthylèneglycol- monoéthyléther, le diéthylcarbonate, diméthylcarbonate, ou les esters alipha tiques d'acides monocarboxyliques, comme l'acétate d'éthyle, de propyle, de butyle, de 0-éthoxyéthyle, et des cétones aliphatiques ou cycloaliphatiques comme la méthyléthylcétone, méthylisobutylecétone, cyclohexanone, isophorone, oxyde de mésityle ou le diacétonealcool et des alcools comme le méthanol, éthanol, et surtout n-propanol, isopropanol, n-butanol, tertiobutanol, butanol secondaire, ou l'alcool benzyiique ; en outre, on peut utiliser des mélanges des solvants précités par exemple' un mélange de méthyléthylcétone et d'éthanol en proportion de 1 : 1. Des-solvants particulièrement utiles ayant un point d'ébullition inférieur à 1200C sont des esters, cétones, ou alcools comme l'acétate de butyle, l'acétone, la méthyléthylcétone, l'éthanol, isopropanol ou butanol. Avantageusement, on utilise des encres d'impression pratiquement anhydres. Qn peut régler la viscosité désirable des encres par l'addition de liants ou par dilution avec de l'eau ou un solvant approprié. Les liants sont des résines synthétiques, semi-synthétiques et naturelles, aussi bien des produits de polymérisation que des produits de polycondensation et de polyaddition. En principe on peut utiliser toutes les résines, et liants habituels de l'industrie des vernis et des encres d'impres- sion.Les liants ne doivent pas fondre à la température du transfert ni réagir à l'air ou chimiquement sur eux-mêmes (par exemple par réticulation) n1 avoir aucune ou peu d'affinité pour les colorants utilisés, ils doivent retenir uniquement les colorants ou les azurants optiques transférables à ltemplacement imprimé du support inerte sans produire aucune modification et doivent rester entièrement sur le support après le procédé thermique de transfert. Avant geusement on utilise des liants solubles dans des solvants organiques, qui sèchent surtout dans un courant d'air chaud rapidement et laissent sur le support une fine pellicule.Comme liants appropriés solubles dans l'eau on mentionne : les alginates, l'adraganthe, la carubine (extraite de la farine de caroube), la dextrine et des mucilages végétaux plus ou moins éthérifiés ou estérifiés, l'hydroxyéthyl- ou carboxyméthylcellulose, les polyacrylamides solubles dans l'eau et surtout l'alcool polyvinylique. Comme liants solubles dans les solvants organiques on indique les esters de cellulose comme la nitrocellulose, l'acétate ou butyrate de cellulose et surtout les éthers cellulosiques tels que la méthyl-, éthyl-, propyl-, isopropyl-, benzyl-, hydroxypropyl-, ou cyano-éthylcellulose ainsi que les mélanges de ces produits. Pour améliorer l'utilisation des encres d'impression on peut ajouter farultativement certains produits tels que des plastifiants, des solvants à ébullition élevée comme la tétraline ou décaline, des tensio-actifs ioniques ou non ioniques, par exemple le produit de condensation de 1 mole d'octylphénol avec 8 à 10 moles d'oxyde d'éthylène. Les préparations tinctoriales liquides2 pâteuses ou sèche selon l'invention contiennent généralement 0,01 à 80, mieux 1 à 30 % en poids d'au moins un ou plusieurs des colorants ou des azurants optiques transférables et dans les mêmes limites pondérales au moins un des composés selon l'invention tels que définis, puis le cas échéant 0,5 à 50 % en poids d'un liant. par rapport au poids total de la préparation et on peut les utiliser directement ou après dilution pour former les encres d'impression- entrant dans le cadre de l'in- vention. On applique sur le support inerte les encres éventuellement filtrées, par exemple par pulvérisation entière ou localisée, par enduction ou mieux par impression. On peut aussi appliquer sur le support inerte un modèle multicolore ou effectuer successivement l'impression d'un fond coloré puis celle de modèles identiques ou différents. Après le dépôt des encres sur le support inerte, on sèche ces encres, par exemple à l'aide d'un courant d'air chaud ou par rayonnement infrarouge, éventuellement avec récupération du solvant utilisé. On peut aussi imprimer le support intermédiaire sur les deux côtés en choisissant alors des couleurs et/ou des modèles différents. Pour éviter l'utilisation d'une machine à imprimer on peut pulvériser les encres par exemple à l'aide d'un pistolet sur le support auxiliaire. On obtient des effets particulièrement précieux en imprimant ou en pulvérisant simultanément plusieurs nuances sur le support auxiliaire. On peut obtenir ainsi certains modèles par exemple à l'aide de pochoirs, ou bien des modèles artistiques à l'aide d'un pinceau. Quand on imprime les supports auxiliaires on peut se servir des procédés d'impression les plus divers comme l'impression en relief (typographie, flexographie), l'impression-en creux (au rouleau), la sérigraphie (rotative ou au cadre) ou encore par des procédés d'impression électrostatique. le transfert se fait de manière habituelle par l'effet de la chaleur. On met en contact les supports auxiliaires traités avec les matières textiles et on les maintient à 1000-2500C jusqu'au transfert sur la matière textile des colorants ou des azurants optiques transférables se trouvant sur le support auxiliaire. En général une durée-de 5 à 60 secondes est suffisante. Le traitement thermique peut être effectué de diverses façons connues, par exemple par passage dans un tambour chauffant, dans une zone-tunnel chauffée ou au moyen d'un rouleau chauffé, avantageusement en présence d'un contre-rouleau exerçant une pression, qui est chauffée ou non, ou bien-sur une calandre chauffée ou à l'aide d'une plaque chaude (fer à repasser ou presse chauffée), éventuellement sous vide ces instruments étant portés à la température désirée par de la vapeur de l'huile, le rayonnement infrarouge ou par des micro-ondes ou se trouvant dans une chambre déja chauffée. Après le traitement thermique on sépare l'article imprimé d'avec son support. Le procédé conforme à l'invention comporte comparativement aux procédés connus des avantages remarquables. Le présent procédé a surtout l'avantage de résoudre largement le probIème d'obtention de teintures et d'im- pressions corsées, solides au mouillé et à la lumière sur des matières fibreuses hydrophiles et synthétiques et sur leurs mélanges selon le procédé de transfert thermique, ceci en conservant au mieux les propriétés mécaniques des fibres. Les impressions obtenuesselon le nouveau procéde se distinguent par des contours précis d'un trait fin. I1 n'est pas nécessaire d'effectuer un traitement préalable des articles à imprimer ou à teindre Le principal avantage du nouveau procédé réside cependant dans le fait qu'on peut teindre ou imprimer des tissus ou tricots mixtes de fibres naturelles ou synthétiques avec des fibres entièrement synthétiques; en ton-sur-ton ce qui n'était pas possible jusqu'ici au moyen des procédés thermiques de transfert. Dans les exemples non limitatifs ci-après les parties et pourcents sont indiqués en poids et les températures en degré centigrades. Exemple 1 a) On broie dans un broyeur à sable 5 parties du colorant de formule 6,4 parties d'éthylcellulose ("Ethocel E 7", Dow Chem.), 73,6 parties d'éthanol et 20 parties dtacide maléique pendant 2 heures tout en refroidissant. Après séparation du sable onobtient une encre d'impression ayant une très bonne et fine répartition du colorant. On imprime rsur du papier l'encre ainsi préparée et on obtient un papier formant un support intermédiaire approprié à 1' im- pression-transfert. b) On applique sur le suppoat .intermédiaire ainsi traité un tissu mixte de polyester/coton (67/33), puis on met en contact à Itaide d'une plaque chauffante le support et le tissu pendant 3D secondes à 220 C. Une deuxième plaque chauffante assure un contact uniforme. Après cela on sépare du support le tissu mixte coloré. On obtient de-cette *ton, sur le tissu mixte polyester/ coton, une impression vigoureuse ton-sur-ton de couleur jaune qui présente après rinçage à l'eau froide et savonnage à so0 de bonnes solidités à la lumière, au mouillé et au frottement. Si on procède selon l'exemple ci-dessus, en utilisant une encre ne contenant pas d'acide maléique, on obtient une teinture irrégulière, car uniquement la partie polyester du tissu mixte est colorée tandis que le coton reste plus ou moins blanc. Exemple 2 Selon le procédé décrit dans l'exemple 1 on obtient sur un tissu mixte de polyester/coton (67/33) avec les colorants ci-après, également des impressions vigoureuses ton-sur-ton. j aune violet bleu j aune rouge orange jaune jaune verdâtre j aune écarlate ExemPle 3 On prépare un-support intermédiaire en papier avec le colorant selon exemple la) et on effectue le transfert d'après I'exemple lb) sur un tissu de coton. On obtient sur le tissu de coton une impression bleue vigoureuse ayant une solidité moyenne à la'lumière et une bonne solidité au frottement. Exemple 4 On prépare un support en papier en appliquant le colorant de formule selon l'exemple la) et on opère le transfert selon l'exemple lb) pendant 30 secondes à 1900 sur un tissu de laine. On obtient une impression rouge corsée Si on procède comme indiqué ci-dessus mais en employant une encre ne contenant pas d'acide maléique, on n'obtient qu'une impression faible sur le tissu de laine. Exemple 5 On prépare un papier support intermédiaire avec 2,5 parties du colorant jaune de formule et 2,5 parties d'un colorant bleu de formule selon l'exemple la) et on effectue le transfert selon lb) pendant 30 secondes à l90o sur un tissu de polyacrylonitrile. On obtient dans chaque cas une impression vigoureuse de couleur verte qui est solide au mouillé et à la lumière. Si on procède selon l'exemple 1 mais avec une encre ne contenant pas d'acide maléique, on n'obtient pas d'impression verte de nature uniforme. Comme le colorant bleu est transféré plus rapidement que le colorant jaune les impressions dégorgent en bleu. Il est donc évident que les composés tels que définis conformes à l'invention synchronisent le transfert du colorant. Exemple 6 a) On broie en refroidissant dans un broyeur à sable 0,25 partie de l'azurant optique de formule 6,4 parties d'éthylcellulose f"Ethocel E 7", Dow Chem.), 73,6 parties d'éthanol et 20 parties d'acide glutarique pendant 2 heures. Après séparation du sable on obtient une encre avec une très bonne et fine dispersion de l'azurant optique. On imprime l'encre ainsi préparée sur le papier et on obtient un papier support intermédiaire approprié au procédé impression-transfert. b) Sur une presse à repasser on effectue le transfert de l'azurant sur le tissu de coton, à partir du papier support préparé selon l'exemple a), pendant 30 secondes à 1900. On obtient ainsi sur ce tissu un bon azurage. Si on procède comme ci-dessus mais en utilisant une encre ne contenant pas d'acide glutarique, on n'obtient aucun effet d'azurage sur le tissu de coton Exemple 7 On prépare un papier Support auxiliaire selon exemple la) mais en utilisant une encre d'impression qui contint à la place de 20 parties d'acide maléique 20 parties d'acide succinique ou d'anhydride succinique et on effectue le transfert selon exemple lb) sur un tissu mixte de polyester/ coton (67/33), qui a cependant été humectée d'eau avant le transfert. On obtient sur le tissu mixte une impression jaune vigoureuse d'un ton-sur-ton correct. Exemple 8 a) On broie dans un broyeur à sable 5 parties des colorants ayant les formules: 6,4 parties d'éthylcellulose, 93,6 parties d'éthanol, pendant 4 heures et en refroidissant. On imprime L'encre ainsi préparée sur un support auxiliaire en papier et on sèche. On opère ensuite sur ce support un surlaquage avec la préparation ci-après 20 parties d' anhydride succinique 20 parties de (NH4)Fe(S0$)2.12H20 4,2 parties d'éthylcellulose et 55,8 parties d'éthanol. b) On applique le papier support auxiliaire ainsi traité sur un tissu mixte de polyester/coton (67/33), puis on met en contact à l'aide d'une plaque chauffée le support et le tissu pendant 30 secondes à 220-2000. On obtient de cette manière des impressions écarlates et rouges plus corsées que lorsqu'on n'utilise pas le sulfate de fer et d'ammonium qui libère de l'eau ou surtout quand on n'effectue pas de surlaquage pour le transfert. REVENDICATIONS 1. Procédé dr impression-transfert pour teindre ou azurer optiquement des matières fibreuses hydrophiles, synthétiques ou des mélanges de ces matières à l'aide de supports intermédiaires de transfert sur lesquels on applique les colorants ou les azurants optiques transférables à partir d'encres d'impression, caractérisé par le fait qu'on utilise pour la teinture ou l'azurage optique en plus des colorants ou des azurants optiques transférables nécessaires, des solvants et des liants, a) au moins un composé qui libère de liteau pendant le traitement thermique du procédé d'impression-transfert et se transforme ainsi en un composé qui possède à 1000-2500C une tension de vapeur supérieure à lO 5 mm Hg ou b) au moins une composition dont l'un des-composés libère de l'eau pendant le traitement thermique du procédé dlimpression-transfert et l'autre possède à des températures de 100 -250 C une tension de vapeur supérieure à lO mm Hg ou c) au moins un composé dont la tension de vapeur est, à des températures de 1000-2500C, supérieure à 10 5 mm Hg auquel cas on humecte avec de l'eau le substratum à imprimer avant d'effectuer l'impression. 2. Procédé selon la revendication l, caractérisé par le fait qu'on applique sur un support inerte des encres d'impression qui contiennent au moins un colorant ou un azurant optique transférable, et a) au moins un composé, qui libère de l'eau pendant le traitement thermique du procédé d'impression-transfert et se transforme ainsi en un composé qui présente à des températures de 100 -250 C une tension de vapeur supérieure à lO mm Hg, ou b) qu'on applique au moins une composition dont l'un des composés libère de l'eau pendant le traitement thermique du procédé dimpression- transfert et l'autre présente à des températures de 100 -250 C une tension de vapeur supérieure à 10-5 mm Hg, le cas échéant un liant stable au dessous de 230 C, de l'eau et/ou un solvant organique et qu'on sèche le tout, puis qu'on met en contact la traitée de support avec la surface surface/de la matière à imprimer, apres quoi on soumet le support et la matière à imprimer, après quoi on soumet le support et la matiere à imprimer, éventuellement sous une pression mécanique et sous vide, à un traitement thermique de 100 -250 C pendant 3 à 60 secondes et qu'on sépare finalement la matière imprimée d'avec le support pour la soumettre éventuellement à un traitement subséquent. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on applique sur un support inerte des encres d'impression contenant au moins un colorant ou un azurant optique transférable, au moins un composé qui présente pendant le traitement thermique de l'impression-transfert à des températures de 100*-250 C, une tension de vapeur supérieure à 10 5 mm Hg, ainsi que le cas échéant un liant stable en dessous de 2300C, de l'eau et/ou un solvant organique, et qu'on sèche le tout puis qu'on mette ensuite en contact la surface traitée du support avec la surface d'une matière humectée à imprimer, puis qu'on soumet le support et la matière à imprimer, éventuellement sous pression mécanique et sous vide, à un traitement thermique de 1000-2500C pendant 3 à 60 secondes et que finalement, on sépare du support la matière imprimée et on la soumet éventuellement à un traitement subséquent. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'on utilise comme composé (a) des acides organiques dicarboxyliques, hydroxycarboxyliques ou cétocarboxyliques qui libèrent de liteau intramoléculaire et qui contiennent éventuellement comme produit d'addition de l'eau de cristallisation. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'on utilise de l'acide maléique, succinique malique. citraconique, citrique monohydraté, o-phtalique, o-hexahydrophtalique, glutarique ou itaconique pour servir de composé (a). 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'on utilise en plus du composé (a) un autre composé qui libère de l'eau au cours du traitement thermique du procédé diimpression- transfert. 7. Procédé selon les revendications 1 et2, caractérisé par le fait qu'on utilise un mélange de composes dont l'un libère de l'eau pendant le traitement thermique du procédé d'impression-transfert et l'autre possède à des températures de 100 -250 C une tension de vapeur supérieure à 10 mm Hg. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'on utilise des colorants transférables dont la tension de vapeur à 160du est supérieure à 10 mm Hg ou qui se vaporisent à la pression atmosphérique entre 1600 et 2200C à raison d'au moins 60 %, en moins de 60 secondes. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'on utilise des colorants de dispersion ou des azurants optiques qui se ve- porisent à la pression atmosphérique entre 1600 et 2200C-à raison d'au moins 60 %, en moins de 60 secondes. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'on utilise des colorants de cuve ou pigmentaires ayant un poids moléculaire inférieur à 700, dont la tension de vapeur à la pression atmosphérique et à 160 C est supérieure à 10 mm Hg. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'on utilise comme matière fibreuse à imprimer, de la laine, du coton ou des mélanges de polyester et de coton. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait qu'on soumet le support et la matière à imprimer à un traitement thermique de 1700-2200C-pendant 10 à 40 secondes. 13. Supports auxiliaires et encres d'impression pour la mise en oeuvre du procédé d'impression-transfert tel que décrit dans l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisés par le fait que les encres d'impression contiennent au moins un colorant ou un azurant optique transférable ainsi que a) au moins un composé qui libère de l'eau pendant le traitement thermique du procédé d'impression-transfert et se transforme ainsi en un composé qui possède à 1000-2500C une tension de vapeur supérieure à 10-5mm Hg, ou b) au-moins une composition dont l'un des composés libère de l'eau pendant le traitement thermique du procédé d'impression-transfert et l'autre possède à des températures de 1000-2500C une tension de vapeur supérieure à 10 5 mm Hg, ou c) au moins un composé qui possède à des températures de 1000 à 2500C une tension de vapeur supérieure à 10 mm Hg, et éventuellement un liant stable en dessous de 2300C en solution ou en dispersion dans de l'eau et/ou un ou plusieurs solvants organiques, et que ces encres d'impression sont appliquées sur le support auxiliaire. 14. Supports auxiliaires pour la mise en oeuvre du procéd4 de transfert tel que décrit dans la revendication 13, caractérisés par le fait qu'on applique tous les composants de l'encre simultanément sur le support ou seulement une partie de ces composants, principalement les composants a) ou b) ou c) conjointement avec une partie du liant et qu'on procède à un surlaquage après l'application du colorant ou de l'azurant optique. 15. Supports auxiliaires selon les revendications 13 et 14, caractérisés par le fait que le support inerte est constitué par du papier, surtout par un papier cellulosique parcheminé, ou par une feuille métallique. 16. Supports auxiliaires selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisés par le fait qu'ils sont formés par des découpures détachées qui peuvent représenter divers modèles tels que des lettres, fleurs ou images dessinées, etc. 17. Supports auxiliaires selon l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisés par le fait-qulils sont traités par des encres d'impression organiques qui renferment un éther ou ester cellulosique comme liant ou des encres d'impression aqueuses contenant de l'alcool polyvinylique comme liant. 18 Les matières teintes ou optiquement azurées selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et avec utilisation des supports auxiliaires traités par les encres d'impression, selon les revendications 13 à 17.