La présente invention concerne un procédé pour com battre de mauvaises herbes, ainsi que des compositions herbi cides et leur préparation. L'invention propose un procédé pour combattre les mauvaises herbes en un endroit qui en est infesté ou qui ris que d'en être infesté. Ce procédé consiste à appliquer à cet endroit une quantité efficace de (a) du méthanesulfonate de 2-éthoxy-2,3-dihydro 3,3-diméthylbenzofuranne-5-yle (éthofumésate) ; et (b) de la 3-î4-(4-chlorophénoxy)phénylj-l,l-dimé- thylurée (chloroxuron) ou de ltéther-oxyde de 2,4-dichioro- phényle et de 4-nitrophényle (nitrofen) ou les deux. En outre, l'invention propose une composition her bicide comprenant (a) et (b). L'invention propose également un emballage à deux récipients, dans lequel (a) et (b) dont fournis dans des ré cipients séparés, en particulier selon les proportions rela tives qui sont décrites ci-après. De façon souhaitable, 1' em- ballage à deux récipients porte ou contient des directives, sous forme séparée ou de concert avec l'un des récipients, pour le mélange du contenu des récipients ou pour l'applica tion séparée de leur contenu. I1 a été trouvé que (a) et (b) semblent rendre les mauvaises herbes plus sensibles à l'action de l'autre agent, de sorte que le présent procédé et la présente composition sont étonnamment avantaqeux, en particulier lorsqu' ils servent '-à combattre de mauvaises herbes dans des cultures. Les mélan ges de (a) et de (b) sont synergiques et ils sont étonnament actifs contre de mauvaises herbes, en particulier des mau vaises herbes à larges feuilles et certaines herbes comme par exemple la petite camomille, la renouée des oiseaux, l'orge des murs, le vulpin des champs, le pâturin annuel, la poule grasse et la véronique.Les constituants (a) et (b g sont également efficaces, lorsqu'on les associe, à de plus faibles doses que celles auxquelles (a) ou (b) est isolément efficace. De plus, ces constituants sont sOrs pour des plantes comme les oignons, les fraisiers, le poireau, le céleri, les plantes fourragères comme par exemple de l'ivraie vivace et de la fléole des prés, et des plantes ornementales. Le constituant (b) ne comprend de préférence que l'un des deux composés spécifiés. Chacun des deux constituants essentiels (a) et (b) doit servir à constituer 1: à 99 % du poids de la quantité totale de (a) et de (b) que l'on applique. De préférence, on utilise le constituant (a) en une proportion représentant 10 à 90 tD et encore mieux 20 à 60 % du poids total de (a) et (b) que l'on applique. Les herbicides essentiels (a) et (b) peuvent être appliqués ensemble dans une composition comprenant (a) et (b), et l'on peut préparer de telles compositions par mélange des ingrédients. Habituellement, les compositions sont initialement produites sous forme de concentrés, contenant par exemple 0,5 à 85 Ó au total des constituants essentiels, et l'on dilue ensuite ces compositions avec de l'eau ou avec un hydrocarbure, habituellement avec de l'eau, en vue de l'application, généralement de façon que la concentration des constituants essentiels soit au total 0,05 à 4 aÓs bien que cette concentration puisse atteindre ou même dépasser 50 Ó lorsqu'on effectue une pulvérisation par avion.Ainsi, les présentes compositions contiennent habituellement-0,05 à 85 0 au total des constituants essentiels. Les compositions contiennent normalement un agent surfactif et/ou un véhicule. Le véhicule peut être un liquide, par exemple l'eau (par exemple l'eau servant à diluer un concentré pour son ap Slication). Un concentré contenant de l'eau comme véhicule peut avantageusement aussi contenir un agent tensio-actif. Dans une forme de réalisation, on broie (a) et (b) avec de l'eau, un agent de mouillage et un agent de maintien en suspension, habituellement dans un broyeur à billes comportant un dispositif d'agitation et contenant des milieux de kroya- ge, par exemple des billes de stéatite, susquid ce que les particules de (a) comme de (b) aient de préférence moins de 5 microns1 afin de former une suspension concentrée mobile. Le véhicule peut être un liquide autre que l'eau, par exemple un solvant organique, habituellement un solvant non miscible à l'eau, par exemple un hydrocarbure dont l'ébullition se situe entre 1300 et 2700C et dans lequel les constituants essentiels sont dissous ou en suspension. Un concentré contenant un solvant organique contient de façon appropriée aussi un agent tensio-actif de sorte que le concentré joue le rôle d'une huile auto-émulsionnable lors du mélange à l'eau. Dans un procédé particulier, on produit un concentré émulsionnab-le en agitant, de préférence en chauffant pour faciliter la dissolution, les constituants (a) et (b), un ou plusieurs émulsifiants et un solvant non miscibIe à l'eau qui, de façon souhaitable, est surtout formé par de l'isophorone, afin de former une solution, et, habituellement, on filtre ou centrifuge ensuite pour enlever les impuretés insolubles. Le véhicule peut être un solide qui peut être finement divisé. Des exemples de solides convenables sont des argiles, du sable, du mica, de la craie, de l'attapulgite, de ra diatomite, de la perlite et de la sépiolite, des véhicules synthétiques solides comme par exemple des silices, des silicates et lignosulfonates, et des engrais solides. On peut former des poudres mouillables pouvant rapidement se disperser dans l'eau en mélangeant (a) et (b) sous forme particulaire avec un support ou bien en projetant par pulvérisation (a) et (o) fondus sur le support, en incorporant par mélange un agent de mouillage et un agent de dispersion et en broyant ou en pulvérisant, en appliquant l'énergie d'un fluide, le mélange total en forme de poudre pour obtenir des particules suffisamment petites pour que la poudre mouillable puisse en service former la suspension voulue. L'expression "agent tensio-actif" sert dans son sens large de façon à inclure les matières que l'on appelle également des agents d'émulsionnement ou d'émulsification, des agents de dispersion et des agents de mouillage. De tels agents sont bien connus dans le domaine des herbicides. Les agents tensio-actifs ou surfactifs que l'on utilise peuvent comprendre des agents tensio-actifs anioniques, par exemple des monoesters ou des diesters de l'acide phosphorique etd'éthoxylates d'alcools gras ou des sels de tels esters, des sulfates d'alcools gras comme du dodécylsulfate de sodium, des sulfates d'alcools gras éthoxylés, des sulfates d'alkylphénols éthoxylés, des lignine-sulfonates, des pétrole-sulfonates, des alkylaryl-sulfonates comme des alkylbenzène sulfonates ou des alkyl-naphtalène-sulfonates dont le groupe alkyle est inférieur, des sels de produits sulfonés de condensation du naphtalène et du formaldéhyde, des. sels de produits sulfonés de condensation du phénol et du formaldéhyde, ou des sulfonates plus complexes comme les sulfonates d'amides, par exemple le produit sulfoné de condensation de l'acide oléique et de la N-méthyl-taurine ou les dialkyl-sulfosuccinates, par exemple le sulfonate de sodium de succinate de dioctale. Les agents surfactifs peuvent également comprendre des agents non ioniques, par exemple des produits de condensation d'esters d'acides gras, d'alcools gras, d'amides gras ou d'alkyl-phénols avec de l'oxyde d'éthylène, des esters gras d'éther-oxydes de polyalcools, par exemple des esters d'acides gras du sorbitanne,des produits de condensation de tels esters avec de l'oxyde d'éthylène, par exemple des esters d'acides gras de polyoxyéthylène-sorbitanne, des copolymères à blocs de l'oxyde d'éthylène et de l'oxyde de propylène, des glycols acétyléniques comme le 2,4,7,9-tétraméthyl-5-décyne4,7-diol ou des glycols acétyléniques éthoxylés. Les agents surfactifs peuvent également comprendre des agents cationiques, par exemple des composés d'ammonium quaternaire à substituants alkyles et/ou aryles comme du bromure de cétyl-triméthylammonium ou des amines grasses tertiaires éthoxylées. Des agents surfactifs préférés comprennent des sulfates d'alcools gras éthoxylés, des lignine-sulfonates, d:es alkyl-aryl-sulfonates, des sels de produits sulfonés de condensation du naphtalène et du formaldéhyde, des sels de produits sulfonés de condensation du phénol et du formaldéhyde, de l'oléoyl-N-méthyltauride de sodium, des dialkyl-sulfosuccinates, des éthoxylates d'alkylphénols et des éthoxylates comportant des groupes alkyles gras. Les constituants (a) et (b) peuvent être mélangés immédiatement avant usage. Cependant, on les fournit avantageusement -sous forme pré-mélangée. Lorsqu'on l'utilise dans une culture, par exemple des oignons, la composition sert habituellement après la levée des plantes et elle est de préférence appliquée après le stade correspondant à une feuille. Lorsqu'on l'utilise après la levée, on préfère effectuer un traitement du champ avant la levée en utilisant un herbicide convenable pour un traitement avant levée, par exemple du propachlore. - Au lieu d'appliquer (a) et (b) ensemble sous forme d'une composition comme indiqué ci-dessus, on peut les appliquer séparément en des compositions analogues contenant juste (a) ou (b), en particulier dans le cas d'un programme de traitement chimique pour combattre les mauvaises herbes ou comme partie d'un programme de traitement chimique pour combattre les mauvaises herbes dans une saison de culture.L'application successive de (a) et de (b) est particulièrement avantageuse, en particulier lorsquion applique le constituant (a) avant le constituant (b) et, tout spécialement7 lorsqu'on applique le constituant (a) avant la levée et le constituant (b) après la levée. On peut utiliser dans le présent procédé, en plus de (a) et de (b),un autre herbicide, pourvu qu'il soit sûr pour les plantes cultivées qu'on traite. Ainsi, on peut appliquer séparément (a) et (b) et lion peut appliquer un autre herbicide avec (a) et/ou (b). En variante, on peut appliquer une compposition comprenant un mélange de (a), (b) et de l'autre herbicide. Habituellement, les propor-tions de (a) à l'autre herbicide se situent entre 1:10 et 10:1 en poids, de préférence entre 1:3 et 3:1 en poids.Des exemples de ces autres herbicides comprennent des urées substituées (par exemple du monuron, du monolinuron, du linuron, du fénuron et du benzthiazuron), des triazines (par exemple la triétazine, la prométryne et du métamitron), DNOC, PCP, de l'ioxynil, du bromoxynil, du dichlorobenil, du diquat ou du paraquat (à utiliser seulement avant la levée), de l'endothal, du chlorprophame, du barbane, du diallate, du propachlore, de l'hy- drazide maléique, la 3- éthoxyamino/propylidène)-6-éthy 2H-pyranne-2,4(3H)-dione, du triallate, du metobromuron, l'ester éthylique de la N-(chloracétyl)-N-(2,6-diéthyl-phé nyl) glycine ou la N-(phosphonométhyl)glycine, du méthazole, de l'oxadiazon, du chlorthal-méthyI, et, en particulier, du pyrazone. Avec les présents herbicides essentiels, on peut également utiliser des engrais ou des pesticides autres que des herbicides. On peut traiter par le présent procédé des plantes, le sol, la terre ou des zones aquatiques.Le procédé et la composition peuvent servir à combattre sélectivement les mauvaises herbes, en particulier en un lieu dans lequel des plantes cultivées, par exemple des oignons ou de l'herbe, sont en train de pousser. Dans le présent procédé, on applique par hectare habituellement 0,3 à 12 kg, de préférence 0,5 à 4 kg, en particulier 1 à 4 kg au total de (a) et de (b). Habituellement, on applique par hectare 0,1 à 5,3 kg, de préférence 0,3 à 2,7 kg et en particulier 0,7 à 2,7 kg de (a). Habituelement, on applique par hectare 0,1 à 8 kg, de préférence 1 à 3 kg de (b) lorsque (b) est du chloroxuron. Habituellement, on applique par hectare 0,1 à 5,0 kg, de préférence 0,5 à 4,0 kg et en particulier 1,0 à 3,0 kg de (b) lorsque (b) est du nitrofène. Les exemples suivants sont présentés maintenant, mais uniquement à titre illustratif et non limitatif. Exemple 1. On-a appliqué un mélange d'éthofumesate et de chloroxuron à un champ d'oignons qui ont été semés au printemps et en sont au stade d'une seule feuille, et l'on a appliqué 1,Q kg d'éthofumesate et 2,0 kg de chloroxuron par hectare. A titre comparatif, on a traité des planches semblables, où les plantes sont au même stade, par 4 kg (à l'hectare) de chioro- Mouron seul et on a laissé des planches semblables sans les traiter pour qu'elles servent de témoins.Voici le pourcentage de maîtrise des mauvaises herbes par rapport à ce qu'on a obtenu dans les planches témoins Herbe Ethofumesate (1,0 Chloroxuron (4,0 kg/ha) + chloro- kg/ha) xuron (2,0 kq/ha) Petite camomille 48 26 Poule grasse 100 71 Renouée des oiseaux 88 13 Paturin annuel 50 Véronique des champs 100 Mouron des oiseaux 100 100 Herbes à cochon 96 92 Spergule des champs 100 100 Bourse à pasteur 100 Belladone noire 100 Folle avoine 50 Exemple 2. A un champ d'oignons au stade d'une feuille, on a appliqué un mélange d'éthofumesate et de nitrofène. Des planches semblables mais non traitées ont joué le rôle de témoins. Voici le pourcentage de maîtrise des mauvaises herbes, par rapport aux témoins l'évaluation étant faite deux à quatre semaines après le traitement Ethofumesate (1,0 Nitrofène kg/ha) + nitrofène (3,0 kg/ha) (1,5 kg/ha) Maîtrise globale des mauvaises herbes 62 48 petite camomille 31 31 Poule grasse 88 65 Renouée 62 . 55 Mouron \ 87 27 Herbe à cochon 72 78 Spergule 85 48 On a également bien maîtrisé la pensée des champs, le myosotis, de la véronique, du pélargonium à feuilles de lierre, du cerfeuil sauvage et de la moutarde des champs grâce au mélange d'éthofumesate et de nitrofène, bien que des essais correspondants avec du nitrofène seulement n'aient pas été effectués. Exemple 3. A des oignons au stade des deux feuilles, on a appliqué un mélange d'éthofumesate et de nitrofène. Des planches semblables mais non traitées ont servi de témoins. Voici le pourcentage de maîtrise des mauvaises herbes par rapport aux planches témoins, l'évaluation étant faite deux à quatre semaines après le traitement Ethofumesate (1,5 Nitrofene kg/ha) + nitrofène (2,0 kg/ha) (1,5 kq/ha) Chénopode 80 50 Poule grasse 85 70 On n'a pas observé de dégâts sur les plantes cultivées. REVENDICATIONS 1. Composition herbicide, caractérisée en ce qu'elle comprend (a) du méthanesulfonate de 2-éthoxy-2,3-dihydro 3,3-diméthylbenzofuranne-5-yle ; et (b) de la 3-ffi4-(4-chlorophénoxy)phényL7-1,1-diméthyl- urée ou de l'éther-oxyde de 2,4-dichlorophényle et de 4-nitrophényle ou ces deux composés, en association avec un support ou véhicule convenable et/ou un agent tensio-actif. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le constituant (a) est présent en une quantité représentant 10 à 90 m du poids total- des constituants (a) et (b)- présents. 3. Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que le constituant (a) est présent en une proportion représentant 20 à 60 du poids total des constituants (a) et (b) présents. 4. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle contient au total 0,05 à 85 en poids des constituants (a) et (b). 5. Procédé pour combattre de mauvaises herbes en un endroit infesté par elles ou risquant d'être infesté par elles, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on applique à cet endroit une quantité efficace (a) de méthanesulfonate de 2-éthoxy-2,3-dihydro 2,3-diméthylbenzofuranne-5-yle, et (b) de 3--(4-chlorophénoxy)phényli-l,l-diméthyl- urée ou de l'éther-oxyde de 2,4-dichlorophényle et de 4-nitrophényle ou des deux composés. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on applique 0,3 à 12 kg au total des constituants (a) et (b) par hectare. 7. Procédé selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'on applique 0,1 à 5,3 kg du constituant (a) par hectare. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à-7, caractérisé en ce que le constituant (b) est la 3-4- (4-chlorophénoxy)phényl2-1,1-diméthylurée qu'on applique à rai son de 0,1 à 8 kg/ha. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 5 à 7, caractérisé en ce que le constituant (b) est l'éther-oxyde de 2,4-dichlorophényle et de 4-nitrophényle quton applique à raison de 0,1 à 5,0 kg/ha. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisé en ce qu'on applique les constituants (a) et(b) sous forme d'une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 4. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 10, caractérisé en ce que le lieu traité est un champ où poussent les plantes cultivées. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que les plantes que l'on traite sont des oignons, de l'herbe, du poireau, du céleri, des fraisiers ou des plantes ornementales.