La présente invention concerne un procédé de fabrication de sièges de sécurité du type coque, en matière plastique, pour enfants, destinés notamment aux véhicules tels que les véhicules automobiles, ainsi que les sièges réalisés par ce procédé. Les sièges de sécurité en matière plastique pour enfants, destinés aux véhicules, sont le plus souvent réalisés par injection. Gette technique a pour inconvénients d'interdire la fabrication de sièges suffisamment robustes pour pouvoir se passer d'inserts ou de pièces d'armature métalliques pour en augmenter la rigidité et de pièces de retenue en métal ou en matière plastique dure pour augmenter la surface portante dans les régions des ouvertures destinées au passage du harnais et de la sangle d'ancrage au véhicule. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et concerne à cet effet un procédé de fabrication de sièges de sécurité caractérisé en ce que l'on extrude une matière plastique à une température à laquelle elle se trouve à l'état pâteux, afin d'obtenir un tube cylindrique de matière plastique suffisamment chaude pour etre travaillée, on positionne le tube entre les deux parties d'un moule en deux parties ayant respectivement la forme de la face avant et de la face arrière à donner au siège et comportant des protubérances en des endroits prédéterminés pour former des lumières dans la matière plastique notamment dans des zones destinées au passage de lanières, on rapproche les deux parties du moule et on introduit dans le tube un gaz sous pression pour faire épouser à la paroi du tube la forme de la paroi interne du moule, jusqu'à la jonction desdites deux parties à leur périphérie, on refroidit le moule pour permettre la rigidification de la matière plastique, et on ouvre le moule en séparant les deux parties pour démouler la pièce obtenue sous forme d'un corps creux totalement en matière plastique comportant des lumières sans discontinuité de matière, notamment pour le passage d'un harnais et d'une sangle d'ancrage. L'invention concerne également un siège de sécurité caractérisé en ce qu'il est constitué sous la forme d'un corps creux ne comportant aucune partie métallique, muni de lumières oblongues pour le passage respectivement des bretelles et de la ceinture sous-abdominale d'un harnais, et de lumières pour le passage d'une sangle d'ancrage, sans discontinuité de matière dans les parois de ces lumières. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, en regard des dessins annexés montrant un mode et une forme de réalisation préférentiels de l'invention, dans lesquels la figure 1 montre un siège réalisé conformément à l'invention la figure 2 est une section partielle selon l'axe Il-Il de la figure 1 la figure 3 est une coupe schématique d'une partie de l'installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'in- vention la figure 4 est une vue de l'intérieur d'une partie d'un moule permettant la fabrication d'un siège- selon 1 'inven- tion la figure 5 est une vue schématique d'une partie de l'installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'in- vention, les deux parties du moule étant disposées de part et d'autre du tube de matière plastique extrudé, dans leur position initiale la figure 6 est une vue schématique de la partie de l'installation représentée sur la figure 5, lorsque les deux parties du moule sont en contact lors de l'opération de soufflage, dans leur position finale la figure 7 représente en coupe le détail du profil des deux parties dou moule dans la région de leur plan de joint la figure 8 représente en coupe le détail du profil des deux parties du moule dans la région des protubérances destinées à créer des lumières dans le corps du siège. La figure 1 montre le siège de sécurité automobile réalisé, constitué sous la forme d'un corps creux I rigide ne comportant aucune armature métallique, insert ou autre, muni de lumières oblongues 2, 3, pour le passage respectivement des bretelles d'un harnais 4 et de la ceinture sous-abdominale dudit harnais 4, et de lumière oblongues 5 pour le passage d'une sangle d'ancrage 6 au véhicule. lies lumières 2, prévues dans la partie supérieure du dossier du siège, pour le passage des bretelles du harnais, sont au nombre de quatre, disposées deux par deux les unes audessus des autres, symétriquement par rapport à l'axe vertical du siège ; ces lumières sont inclinées à 450 environ par rapport à cet axe, l'extrémité supérieure de chaque lumière 2 étant plus proche dudit axe que son extrémité inférieure de telle sorte qu'une unique lanière soit dans la meilleure position possible pour constituer les deux parties hautes des deux bretelles, de part et d'autre de la partie centrale passant derrière le dossier du siège par deux lumières 2 placées au même niveau ; le fait qu'il y ait deux paires de lumières 2 se faisant vis-à-vis à des hauteurs différentes permet d'adap- ter le siège à la taille de l'occupant, simplement en faisant passer les bretelles dans l'une ou l'autre paire de lumières 2. Les lumières 3,# disposées verticalement dans la partie inférieure du dossier du siège, et prévues pour le passage de la ceinture sous-abdominale du harnais, sont ici au nombre de deux ; la partie centrale de la lanière qui constitue cette ceinture passe également à la partie postérieure du siège, la ceinture pouvant être refermée à la partie antérieure grâce à une boucle prévue à cet effet. lies lumières 5, prévues toutes au même niveau, approximativement dans la partie centrale du siège, sont au nombre de quatre et disposées verticalement ; la sangle d'ancrage 6, solidarisée au véhicule par ses extrémités, passe derrière le siège non seulement dans ses parties extrêmes, mais également dans sa partie centrale, grâce auxdites lumières 5. lies emplacements, par exemple derrière le siège, ou passent des lanières peuvent éventuellement être légèrement en retrait vers l'intérieur, pour former un logement 7pour guider les lanières et minimiser ainsi tout déplacement dans une direction indésirable figure 2) ; la partie supérieure du siège peut également être munie, à l'arrière de celui-ci, d'une cavité formant poignée facilitant la préhension du siège. On notera que le fait que le siège soit réalisé sous la forme d'un corps creux rigide sans discontinuité de la matière dans les parois des lumières, permet le passage de la nières sans que des pièces supplémentaires en métal ou en matière plastique dure prennent appui contre les parois dudit siège, comme dans les sièges connus, pour augmenter la surface portante sur la coque et permettre à cette dernière de résister aux tractions exercées sur les sangles en cas de choc. Bien entendu, preferentiellement, le siège est muni d'un capitonnage à sa partie antérieure, afin d'apporter un certain confort à l'occupant, ce capitonnage étant muni de lumières en regard des lumières 2, 3 du corps 1, pour le passage des bretelles et de la ceinture sous-abdominale du harnais 4. Ce siège est fabriqué par un procédé dit d'extrusionsoufflage. La figure 3 montre schématiquement une partie de l'installation permettant de fabriquer ce siège par ce procédé, et plus précisément la partie de l'installation où est effectuée 1' opération d' extrusion. Grâce à une vis sans fin 11, on pousse une matière plastique par l'intermédiaire d'une zone 12 comportant un clapet que l'on ouvre et que l'on obture à des intervalles de temps prédéterminés, cette matière plastique étant emmagasinée dans un pot d'extrusion 13 où un piston 14 est actionné dans un mouvement de translation rectiligne alternatif.De la sorte, on donne à la masse de matière plastique (désignée par le repère 15) une forme tubulaire, et on la pousse à travers une filière 16 commandée ici hydrauliquement pour s'ouvrir et se fermer selon un cycle prédéterminé, en fonction de la quantité de matière à extruder ; à la sortie de la partie de l'installation représentée sur la figure 3, on obtient donc un tube plastique extrudé 17, dit "parai son", à une température suffisamment élevée pour qu'il puisse être encore travaillé dans un moule à la forme du siège. Ce moule (figures 4, 5 et 6) est constitué de deux parties 18, 19 que l'on dispose de part et d'autre du tube plastique 17 (figure 5) et que l'on rapproche jusqu'à la fermeture pour pincer ledit tube entre elles tout en injectant un gaz sous pression pour effectuer un soufflage de la matière plastique encore chaude constituant la paroi du tube contre les parois du moule, afin de former le corps creux constituant le siège (figure 6) ; les deux parties du moule sont positionnées l'une par rapport à l'autre grâce à des chevilles 20 ; le gaz sous pression est soufflé dans le tube par une buse 21 dont 11 extrémité est insérée à l'intérieur de son extrémité, et, lorsque les deux parties 18, 19 du moule arrivent presque en contact, les parois du tube, arrivant elles-memes en contact avec la paroi externe de l'extrémité de la buse, assurent une étanchéité permettant un soufflage efficace de la matière plastique chaude contre les parois internes du moule afin d'en épouser les formes. Les lumières et les formes en retrait ménagées dans la coque consistuant le siège sont obtenues à l'aide de clavettes ou analo ufis, protubérantes par rapport à la surface de chacune des parties du moule. Ainsi, les lumières 2 pour le passage des bretelles sont réalisées grâce à des protuberances 22, 32, respectivement dans la partie 18 et dans la partie 19 les lumières 3 pour le passage de la ceinture sous-abdominale sont réalisées grâce à des protubérances 23, 33, et les lumières 5 grâce à des protubérances 25., 35. La cavité formant poignée à l'arrière de la partie supérieure du siège est réalisée grâce à une protubérance 38.De la sorte, la matière plastique est "forcée" dans toutes les lumières et cavités, et il n'existe aucune discontinuité de matière créant des zones de plus grande fragilité. On choisit bien entendu le diamètre de la filière de telle sorte que l'on puisse pincer la paraison 17 dans le plan de joint des parties du moule 18, 19, ce plan de joint ayant un profil approprié (figure 7) en forme de couteau 41, afin que l'on puisse, après que l'on ait procédé au démoulage, détourer aisément la coque obtenue, par séparation de la chute 42 formée et de la coque 1. Les clavettes ont également un profil approprié, comme on peut le voir sur la figure 8, les parties du moule 18, 19 ayant un profil en forme de couteau 41 pour détacher les chutes 42 de la coque 1, de façon à ce que l'on puisse également opérer le détourage, après démoulage, par simple pression. Afin de permettre au corps 1 de se rigidifier relativement rapidement à l'intérieur du moule avant l'ouverture et le démoulage, on peut refroidir l'ensemble par exemple en fai sant circuler dans le moule un fluide de refroidissement tel que de l'eau. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la forme et au mode de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation sans sortir du cadre de l'invention REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication par soufflage de sièges de sécurité pour enfants, caractérisé en ce que l'on extrude une matière plastique à une température à laquelle elle se trouve à l'état pâteux, afin d'obtenir un tube cylindrique de de matière plastique suffisamment chaude pour être travaillée, on positionne le tube entre les deux parties d'un moule en deux parties ayant respectivement la forme de la face avant et de la face arrière à donner au siège et comportant des protubérances en des endroits prédéterminés pour permettre la réalisation de lumières dans la matière plastique, notamment dans des zones destinées au passage de lanières, on rapproche les deux parties du moule jusqu'à ce que les protubérances placées les unes en face des autres arrivent en contact et on introduit dans le tube un gaz sous pression pour faire épouser à la paroi du tube la forme de la paroi interne du moule, jusqu'à la jonction desdites deux parties à leur périphérie, y compris la périphérie des protubérances réunies, on refroidit le moule pour permettre la rigidification de la matière plastique, et on ouvre le moule en séparant les deux parties pour démouler la pièce obtenue sous forme d'un corps creux totalement en matière plastique comportant des lumières sans discontinuité de matière dans les parois de ces lumières. 2. Procédé de fabrication de sièges de sécurité selon la revendication 1. caractérisé en ce que l'on extrude la matière plastique à l'aide d'une vis sans fin que l'on actionne en rotation pour pousser ladite matière plastique dans un pot d'extrustion où l'on actionne un piston dans un mouvement rectiligne alternatif pour la répartir contre les parois dudit pot d'extrusion d'où on la canalise vers une filière pour lui donner la forme d'un tube. 3. Procédé de fabrication de sièges de sécurité selon lune quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on détache de la pièce obtenue, des chutes de matière plastique séparées de ladite pièce, grâce à des arêtes formant couteau, réalisées dans chacune des deux parties du moule et se faisant vis-à-vis. 4. Procédé de fabrication de siège de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à 3. caractérisé en ce que, pour permettre la rigidification de la matière plastique, on fait circuler dans le moule un courant d'eau froide. 5. Siège de sécurité réalisé par le procédé selon l'une quelconque des revendications t à 4, caractérisé en ce qu'il est constitué sous la forme d'un corps creux ne compor- tant aucune partie métallique, insert ou autre, muni de lumières oblongues pour le passage respectivement des bretelles et de la ceinture sous-abdominale d'un harnais, et de lumières pour le passage d'une sangle d'ancrage, sans discontinuité de matière dans les parois de ces lumières. 6. Siège de sécurité selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux paires de lumières oblongues à des hauteurs différentes, pour le passage des bretelles afin d'adapter le siège à la taille de l'occupant, les lumières de chaque paire étant disposées symétriquement par rapport à l'axe vertical du siège, et inclinées à 450 environ par rapport à cet axe, l'extrémité supérieure de chaque lumière étant plus proche de cet axe que son extrémité inférieure. 7. Siège de sécurité selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que-les emplacements, le long de la surface extérieure du siège devant lesquels passent les lanières, sont légérement en retrait vers l'intérieur, pour former un logement pour guider les lanières et minimiser ainsi tout déplacement dans une direction indésirable. 8. Siège de sécurité selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé entre que la partie supérieure du siège est munie, à l'arrière de celui-ci, d'une cavité formant poignée facilitant la préhension du siège.