200349Î La présente invention concerne un procédé de commande de la marclie d'un métier à tisser au moyen d'un organe d'insertion de la duite dans la foule, dans lequel la duite reste solidaire de l'organe d'insertion jusqu'à son arrêt à la fin de l'in-5 sertion. Elle concerne, en outre, un métier à tisser mettant en oeuvre ce procédé. Dans les métiers connus du type précité, les divers organes, en particulier ceux qui participent à l'insertion tels que le chasse-trame, le cliasse-fil, etc.. sont commandés obliga-10 toirement jusqu'à un instant déterminé du cycle de marclie du métier ; par exemple, le casse-trame placé du côté de l'insertion est toujours mis en marclie lorsque l'arbre principal du métier se trouve dans une position angulaire déterminée. De même, le cliasse-trame est toujours mis en position de freinage 15 ïiour une position angulaire déterminée (généralement différente) de cet arbre. Ces manoeuvres de commandes ont lieu dans les métiers connus, respectivement au même instant de chaque cycle, et pour la même position angulaire de l'arbre principal. Dans des types de métiers différents, par exemple, dans 20 ceux à navette chassée depuis le côté du mécanisme de chasse, sur lequel elle avance librement, mais aussi dans les métiers automatiques à navette entraînant la "bobine de fil de trame dans la foule, appelée navette de tissage, le moyen d'insertion, une navette par exemple, ne parvient pas à chaque cycle, 25 du côté de la réception exactement au même moment ou pour la même position angulaire de l'arbre principal. Pour certaines chasses, à savoir celles qui se terminent relativement tard, il est inadéquat de mettre en position de marche relativement têt certains organes du métier par exemple le casse-trame et 50 le chasse-trame du côté du mécanisme de chasse, uniquement parce qu'il arrive occasionnellement que des chasses se terminent à un instant antérieur, o.u pour une position angulaire antérieure de l'arbre. L'invention vise à améliorer les métiers à tisser à ce 35 point de vue. Le procédé selon l'invention consiste à commander au moins un organe du métier, par exemple un frein ou m dispositif casse-trame monté sur le côté du mécanisme de chasse, la commande dépendant de l'instant où le moyen d'insertion 69 06307 2 2003491 pénètre dans le mécanisme de réception,, Le métier à tisser mettant en oeuvre ce procédé est caractérisé par un dispositif de commande qui comporte un palpeur monté en dehors de la foule et palpant le moyen d'insertion, et 5 par organe de liaison entre lui et au moins un organe du métier commandé en fonction du signal déclenché par ce tâteur. Avec ie procédé et le métier selon l'invention, il est possible de différer l'instant où le frein commence à agir, ou l'instant où un dispositif casse-trame monté du côté du méca-10 nisme de chasse constate la tension de la duite quand les chasses se terminent plus tard, ou encore, de manière avantageuse en le reportant juste avant celui où la navette s'immobilise. Ainsi les organes précités qui coopèrent à l'insertion de la trame peuvent agir jusqu'à l'instant qui précède immédiatement 13 celui où le moyen d'insertion s'immobilise. Par exemple, le frein de trame peut être mis en position de freinage seulement juste avant que ce moyen s'immobilise. Le casse-trame peut agir jusqu'à l'instant qui" précède immédiatement cette immobilisation, si bien que, même au tout dernier instant du mouvement de 20 la navette on peut déceler une rupture du fil de trame. Avec les chasses qui se terminent plus tôt, les organes précités peuvent, de manière correspondante, être mis plus tôt en position active. Le retard à l'action de ces organes (frein de trame, dispositif casse-trame) en particulier permet d'augmenter 25 le rendement du métier. Cela est particulièrement vrai lorsqu* on travaille un filé lourd de laine ou de jute, ou aussi des rubans en matière synthétique» Du fait du poids relativement grand du matériau de trame, la navette à chasse libre parvient de toute façon relativement tard du côté de la réception. Si 30 dans un tel cas le frein de trame est amené en position de freinage relativement tôt, comme dans les machines connues, l'insertion déjà retardée l'est encore plus, de sorte que chaque cycle nécessite plus de temps. Grâce à l'invention donc, avec laquelle le fil de trame est freiné seulement juste à la fin de 35 chaque insertion, la durée nécessaire pour une insertion diminue; on peut donc augmenter la vitesse du métier par suite son rendement. Par ailleurs, il est judicieux de faire agir le dispositif 69 06307 5 2003491 casse-trame par exemple seulement vers la fin de chaque insertion du fil de trame, de façon à pouvoir déceler même les ruptures ou pertes de fil qui se produisent à ce moment, chose que l'invention rend possible. 5 En outre, l'invention permet d'éviter d'avoir |l modifier de façon compliquée, éventuellement par changement de cames, l'instant où par exemple le dispositif casse-trame ou le frein agit quand on modifie la laize de la foule ou la vitesse de rotation du métier (nombre de chasses). Avec la commande, se-10 Ion l'invention de ces organes, qui dépend de l'instant où le moyen d'insertion pénètre du côté de la réception, l'instant ou ces organes entrent en action s'adapte automatiquement à la nouvelle laize ou à la nouvelle vitesse de rotation. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention res-15 sortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et dormant à titre explicatif, mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation conformes à l'invention. Sur ces dessins, 20 la figure 1 montre schématiquement 1'ensemble d'un métier à tisser à navette à griffes selon l'invention, vu du côté du tissu ; la figure 2 représente schématiquement quelques organes du métier essentiels pour l'invention, et 25 les figures 3 à 13 représentent à plus grande échelle diverses formes de réalisation d'un élément de la figure 2. Le métier comporte deux joues 1, 2, un arbre principal 5 disposé entre elles, un rouleau de toile 3» -une ensouple 4-, un peigne 8 à lames 9, et en outre -on mécanisme de chasse 13 et un 30 mécanisme 15 de réception de la navette 12. La laize de la foule 30 est désignée par 50. La navette 12, qui est dans le cas présent une navette à griffes, insère la duite 10 dans la foule» Le fil de trame est tiré de la bobine 11 qui reste en-dehors de la foule, depuis le 35 côté 25 du mécanisme de chasse 13 jusqu'au côté 55 où se trouve le mécanisme de réception 15« On a désigné par 7j 6 le mécanisme d'entraînement du métier, par 22 la tête palpeuse qui se trouve dans le mécanisme de chasse, et qui sera décrite plus - ■* -■q jK. rt O.Qfi^rr,.p AR ^ 69 06307 n 2003491 coMpliYboimmt plus loin, et par 23 un d i npo;:i l;i Y. do /luh doux /i ftchoii-os,, D'autre part,, on pouf; voir r:ur la fifprr-o 2 uri. Train do L'il do trame désigné dans son ensemble par 24 ot mont1' du côto 5 25 du jnncnnianie de chasse, ainsi qu'un d.J sponi bi f." cassa-br/irrie désigné dano son ensemble par 2f> ot uuo barx'étbo do robéait 28 animée d'un mouvement de va-et-vient Gor;mio 1"indique la floche ?*7 ( • Le frein 24 comporte une mâchoire supérieure $2 soumise 10 à l'action d'un ressort réglable 51, ot iirie mâchoire .inforieu-re 53. Cebte dernière eot fixée à l'armature 34 d'une bobine 35* Cette armature est soumise à l'action d'un ressort 36 qui la maintient dans la position de repos reim'sentée sur la figure 2. La bobine 36 est montée dans un c.irouit 37 connecté h 15 un dispositif électronique 33 de commande et d'amijlification. Le dispositif casse-trame 36 comporte un tâteur 42 pivotant en 41 eb au bras libre 45 duquel est fixé un ressort de traction 44„ Celui-ci fait pivoter le palpeur 42 autour* de 41 dans le sens des aiguilles d'une montre, dans le cas de la fi-2D gure 2. Le bras libre 45 constitue également 1* armature d'une bobine électrique 46 montée dans un circuit 47s lequel est également connecté au dispositif 38. D'autre parb, on a représenté sur la figure 2 un certain nombre de dents 51 d.e guidage de la navette, qui sont réparties 25 sur la largeur de la foule et à travers les ouvertures 52 desquelles la navette 12 passe pendant l'inèertion de la duite. On a désigné par 53 les fils de chaîne qui se trouvent dans la position haute de la foule et par 54 ceux qui sont dans la position basse. Les dents 51 pénètrent par le bas dans la foule en-30 tre ces fils 54, ce qui permet à l'insertion de trame suivante d'avoir lieu* Du côté 55 cLe la réception, la tête palpeuse 22 est disposée avant la mâchoire de frein 23 (dans le sens où se fait l'insertion)» Dans un but de simplification, on n'a pas repré-35 senté sur la figure 3 ni sur les figures 4 à 6 et 13 décrites plus loin d'autres pièces disposées sur la lisière de la foule et coopérant avec la duite. En réalité, les éléments 22 et 15 se trouvent respectivement à une certaine distance de la foule 69 06307 5 2003491 80, et de la laize 60. La tête palpeuse 22 est montée dans un circuit de commande primaire 56 gui est de son côté, connecté au dispositif électronique 58. A ce dernier est en outre connecté un circuit 5 d1alimentation 57 gui comporte une source de courant 58 alimentant tout le dispositif de commande. D'autre part, on peut voir du côté 55 Enfin on peut voir encore sur la figure 2 1*arbre principal 5j qui est représenté schématiquement et en perspective. Il porte un disque annulaire 61 qui contient deux aimants permanents 62, 63. A côté de ce disque est disposé un interrup-15 teur 64 décrit plus en détail, ci-après et qui peut être actionné par les aimants 62, 63. Les éléments 61 et 64 constituent un dispositif destiné à rendre le dispositif de commande 22, 38, 35j 46 capable de fonctionner pendant une rotation d'un angle déterminé de 1*arbre 5« 20 Dans la forme de réalisation de la figure 35 la tête pal peuse 22 comporte un palpeur 66 articulé 65 et qui, lorsque la navette 12 parvient au côté de réception 55j bascule de la po-' sition dessinée en traits mixtes 66a à sa position de marche 66b représentée en traits pleins. Le bras libre 67 de ce pal-25 peur coopère avec tin interrupteur électrique 68. Celui-ci amène un contact 69, branché sur le circuit 56, de sa position en traits mixtes 69a à sa position inférieure de fermeture représentée en traits pleins. De la sorte, lorsque la navette est parvenue du côté de réception et a été freinée dans le méca— 50 nisme de réception 153 le circuit de commande primaire 56 est fermé. On suppose que lorsque l'aimant 62 passe devant l'interrupteur 64, le dispositif électronique 38 est mis en position de fonctionnement. On a représenté sur la figure 2 la position 0° de l'arbre 5. Par rapport à elle, l'aimant 62 est décalé 35 d*un angle A^ , 1*aimant 63 d*un angle Ag. Le domaine de fonctionnement du dispositif de commande 22,-385 55j. 46 se situe dans le domaine de la différence d'angles A2 - A^i Ce fonctionnement est le suivant V vers le .début de WAD OiïtGïMAL 69 06307 6 2003491 l'insertion de la duite, ou un peu avant, l'aimant 62 passe devant l'interrupteur 64, de sorte que celui-ci se ferme temporairement . -Un signal est ainsi produit dans le dispositif d1amplification 38, ce qui a pour effet de couper le courant dans 5 les "bobines 35 et 46 du frein et du dispositif casse-trame, à partir dudit dispositif d'amplification. Par suite, le frein 24 s'ouvre sous 1*action du ressort 36. Le tâteur 42 du dispositif casse-trame 26 bascule de sa position de repos 42a, représentée en traits mixtes, à sa posi-10 tion de palpage 42 figurée en traits pleins, sous l'action du ressort 44. Pendant l'insertion de trame qui suit alors, la navette 12 et Ig&uite 10 qu'elle entraîne passent vers la droite de la figure 2 dans la foule 80 formée par les fils de chaîne 53s 54» Au début de l'insertion, la barrette 28 de retrait du 15 fil passe de sa position haute représentée en traits pleins à sa position basse de repos 28a représentée en traits mixtes» Pendant l'insertion qui suit alors, la navette 12 et la duite 10 qu'elle tire est alors amenée vers la droite sur la (figure 2)par la foule constituée par les fils de trame 53 et 54. 20 Au début de l'insertion la barrette 28 de retrait du fil passe de la position haute dessinée en trait plein à la position basse de repos 28a, dessinée en traits discontinus. Aussitôt que la tête 12a de la navette 12 atteint le palpeur 66 de la tête palpeuse 22, les éléments 69s 56 transmet-25 tent un signal au dispositif électronique d'amplification 38. Celui-ci met alors sous tension les deux bobines 35, 46, ce qui fait revenir le frein de fil à sa position de fermeture non représentée, et le tâteur 42 du casse-trame 26 à sa position de repos 42a représentée en trait discontinu. La duite est donc 30 surveillée par le dispositif 26 pendant toute la durée de l'insertion, parce que le tâteur 42 s'applique constamment contre elle sous l'effet de la légère traction du ressort 44. C'est seulement tout à fait à la fin de l'insertion que le frein 24 se ferme et que le tâteur 42 s'éloigne de la duite 10. Ensuite, 35 la mâchoire 23 du frein du mécanisme de réception, immobilise complètement la navette 12 (position d'arrêt), dans le mécanisme de réception le poussoir 59 la repoussant vers la gauche (sur la figure 2) dans une position exactement définie de IAD ORIGINAL 69 06307 2003491 libération du fil. Tendant ce déplacement vers la gauche, la barrette de retrait 28 se déplace déjà de nouveau vers le haut - à partir de sa position 28a. Si pendant l'insertion le fil de train? 10 cas ho ou se sô-5 pare de la navette (perte du fil.), il n'est plus tendu et le tâteur 42 bascule, sous l'action du ressort 44, dans la position repx'ésentée en traits mixtes 4-2b dans laquelle son bras 45 vient s'appliquer contre deux contacts 82 faisant partie du circuit de commande 81 d'un dispositif d'arrêt du métier. De ce 10 fait lo circuit; 81 est fermé, si bien que le dispositif d'arrêt réagit et que le métier s'arrête. Le préposé au métier peut alors réparer cette rupture du fil de trame. Une fois que le signal provoqué par la navette 12 et émis par la tête palpeuse 22 a été émis, l'aimant 63 passe devant 15 l'interrupteur 64, ce qui le ferme temporairement pour la deuxième fois8 II se produit ainsi dans le dispositif 38 un autre signal, destiné à vérifier si le signal émis par la tête palpeuse 22 a déjà été donné par la navette 12. Le montage de ce dispositif d'amplification 38 est réalisé de telle manière que 20 si -comme en fonctionnement normal- le signal de la tête pulpeuse a été émis, il ne se passe rien dans le métier qui continue donc à fonctionner. Mais si aucun signal n'a été émis par l'intermédiaire de cette tête, la navette n'est en général pas arrivée du côté de réception 55» Cependant, dans ce cas, c'est-25 à-dire pendant que l'aimant 63 crée dans le dispositif 38 un signal par l'intermédiaire de l'interrupteur 64, ce dispositif arrête le métier par l'intermédiaire de la liaison électrique 84 qui existe entre ce dispositif et le circuit de commande 81 du dispositif d'arrêt du métier. De la sorte, il est inutile de 30 prévoir une tige palpeuse spéciale contrôlant l'arrivée de la navette dans le mécanisme de réception 15« Oe rôle est assumé par les organes 22, 63, la tête 22 devant de toute façon exister. Dans une variante de mise en oeuvre du procédé d'inser-35 tion de la duite, le dispositif électronique d'amplification 38 est réalisé de manière que, à la délivrance clu signal par la tête 22, le courant soit coupé sur la bobine 35 du frein 24, tandis qu'il s'écoule du fait du dispositif 38 un int-ervalle 69 06307 s 2003491 de temps court et déterminé avant que le courant soit coupé sur la bobine 46 du dispositif casse-trame 26. De cette façon, le tâteur 4-2 n'est appliqué contre la duite 10 que peu de temps après le dé"but de l'insertion, ce qui peut être éventuellement 5 désirable» Selon une autre variante du procédé, le dispositif électronique d'amplification 38 est réalisé par exemple de manière qu'il s'écoule un court intervalle de temps entre la déliirrance du signal par la tête palpeuse et la transmission par cet am-"10 plificateua? 38 des deux signaux aux "bobines 35j 46. Il peut ê-tre désirable de différer aussi 1*émission de ces deux signaux afin que le frein 24 ne soit pas amené en position de freinage déjà lorsque la tête 12a de la navette atteint le palpeur, mais qu'il le soit seulement lorsque la plus grande partie de cette 15 navette a déjà passé dans la mâchoire 23 et qu'elle soit presque activée à l'arrêt» Il peut également être opportun de mettre la bobine de commande 46 sous tension avec un retard tel que le tâteur 42 s'applique contre la duite 10 jusqu'à la position de la navette 12 sus-mentionnée en dernier. 20 Dans la forme de réalisation de la figure 4, la tête pal peuse 22 comporte deux contacts électriques 85 branchés dans le circuit de commande 56 et soumis à l'action de ressorts 86, qui tendent à les repousser vers le haut (sur la figure 4). Lorsque la navette 12 arrive du côté de réception 55 et passe dans le 25 mécanisme de réception 15 ou entre les deux mâchoires de frein 23, les contacts 85 sont repoussés depuis leur position 85a représentée en tirets à celle représentée en traits pleins et ils sont court-circuités par cette navette même» Celle-ci doit dans çe cas être réalisée dans une matière électriquement conductri-30 . ce. Dans l'exemple représenté à la figure 5? la tête 22 comporte un montage photoélectrique 91 qui consiste en une source lumineuse 92 dont une lentille 93 dirige parallèlement en 94 la lumière* Après avoir traversé une autre lentille 95» cette 35 lumière tombe sur une cellule photoélectrique 96, montée dans le circuit de commande 56. Le montage est réalisé de façon que lorsque la navette 12 arrive du côté 55, ou dans le mécanisme de réception 15} et •w- ^ 69 06307 9 2003491 qu'elle interrompt par suite le faisceau lumineux; 94, il se produise dans 1*amplificateur électronique 38 un signal qui correspond aux: signaux précités de la tête palpeuse. La coupure de ce faisceau 94 provoque de nouveau les signaux décrits ci-dessus 5 en relation avec la figure 2, pour les bobines 35» 46 et les autres opérations. Dans la forme de réalisation de la figure 6, l'ensemble photoélectrique 91 est modifié dans ce sens que le faisceau lumineux est réfléchi sur . une surface 99 quand il nfa pas 10 de navette et est renvoyé au moyen d'xin miroir semi-transparent 97 sur la cellule 96 connectée dans le circuit de commande 56. Quand la navette arrive dans le dispositif de réception, elle interrompt ou diminue fortement la réflexion parce que 4comme on le suppose dans cet exemple- elle est en une matière peu ou 15 pas réfléchissante, par exemple en matière synthétique. Lorsque la navette est présente, la cellule 96 ne reçoit donc pas de lumière. Le montage est réalisé de façon que, lorsque la navette est arrivée en 55j c'est-à-dire lorsque la cellule ne reçoit pas de faisceau lumineux, l'amplificateur 38 émette les signaux 20 précités pour les bobines 35» 46 et que la suite des opérations soit préparée. Dans la forme de réalisation des figures 7j 8, la tête 22 comporte un aimant permanent 101 qui a deux paires de pôles 102, 103 et 104, 105. Entre la première paire 102, 103 est mon-25 tée une "plaquette de champ" 106 réalisée en un semi-conducteur tel que le germanium, placée dans le circuit de commande 56. La deuxième paire 104, 105 se trouve sur le trajet 107 suivi par la navette, représenté en tirets sur la figure 7 et formé par les deux mâchoires de frein 23, quand cette navette pénètre 30 dans le mécanisme de réception 15. Si, comme sur la figure 73 il ^*7 a pas de navette au-dessus de la tête, il se crée entre les pôles 102, 103 un champ magnétique relativement intense 108 et entre les pôles 104, 105 qui sont plus écartés un champ magnétique 109 relativement fai-35 ble. Quand la navette, qui est avantageusement en acier, en tous cas en une matière magnétique, arrive du côté 55 au-dessus de la tête 22, elle diminue fortement la résistance magnétique entre les pôles 104, 105» de sorte qu'il existe entre lespôles 69 06307 10 2003491 102a 103 un champ 108a relativement faible et? entre ces pôles 104-j 105 un champ 109a relativement intens'e traversant la navette. De la sorte aussi, la plaquette 106 est soumise à un champ magnétique ayant seulement une faible intensité. Cette 5 plaquette a cette propriété que sa résistance électrique varie en fonction de l'intensité du champ magnétique extérieur. Le montage est réalisé de manière que le faible champ magnétique 108a (figure 8) crée dans l'amplificateur 38 un signal qui engendre les autres signaux précités p.our les bobines 35j 46 et 10 pour les autres opérations. Dans la réalisation selon les figures 9 à 12, un aimant permanent 11 se trouve sur le trajet 107 de navette 12 du côté 55» ou dans le mécanisme de réception 15 et à proximité immédiate dudit aimant un interrupteur 64a réagissant à un champ 15 magnétique extérieur intense. Cet interrupteur est aussi l'organe désigné par 64 sur la figure 2. Le fonctionnement expliqué ci-dessous de l'interrupteur 64a est également valable pour cet interrupteur 64. Lorsque la navette 12, qui dans cette forme de réalisation. 20 est en acier, ainsi qu'on 1*a admis pour les figures 9 à 11, ai?-rive du côté 55, ou dans le mécanisme de réception 15, elle crée entre les deux pôles 113, 114 de 1*aimant 111 un champ magnétique 115 relativement intensej tandis que le-champ magnétique 116 qui traverse l'interrupteur 64a a une intensité relativement 55 faible. Ce faible champ ouvre les deux contacts élastiques 117 de cet interrupteur. Si au contraire, comme on l'a supposé sur la figure 12, il n'y a pas de navette au-dessus de l'aimant 111 et de aes-pôles 113, 114, l'intensité du champ magnétique-1-15a formé en-30 tre ces pôles est relativement faible, tandis que-celle du champ 116a qui traverse l'interrupteur 64a est relativement grande. De ce fait, les contacts 117 prennent leur position de fermeture représentée sur cette figure 12. Le montage est réalisé de façon que, lorsque la navette est insérée et donc que 35 les contacts 117 sont ouverts comme sur la figure 11, l'amplificateur électronique 38 émette un signal correspondant qui provoque les signaux précités sur les bobines de commande 35» 46, ainsi que les opérations consécutives. ijîAO QRiGîNM, 69 06307 2003491 Dans la réalisation selon la figure 13, la tête palpeuse 22 comporte une "bobine d'induction 121 à noyau 122 de fer doux, placée dans le circuit de commande 56. Lorsque la navette 12, qui est en acier, passe au-dessus de cette bobine, le champ 5 magnétique créé par le noyau 122 varie, ce qui provoque dans le circuit 56 un signal électrique transmis à l'amplificateur 38, et induit de nouveau les autres signaux précités dans les bobines 35, 4-6, ainsi que les opérations ultérieures. La tête 22 peut aussi, éventuellement, commander seule-10 ment le coupe-trame 26 ou seulement le frein 24-, ou bien elle peut commander un ou plusieurs autres organes du métier individuellement, en même temps ou bien selon une succession prédéterminée par l'intermédiaire du dispositif électronique 38. Il peut s'agir d'organes qui peuvent prendre seulement deux po-15 sitions et que la tête 22 fait passer de l'une à l'autre. Il peut aussi s'agir d'organes ayant plus de deux positions, le signal secondaire émis par l'amplificateur 38 pouvant éventuellement être transmis à un élément qui prépare une autre opération dépendant d'autres paramètres de fonctionnement ou organes 20 du métier. Cet élément de préparation peut être une sorte d'organe de déverrouillage. Il faut comprendre par le terme "commande" toute manière de contrôle ou influencer un organe du métier qu'un signal émis par la tête 22 met en service ou hors service ou qui règ}.e un 25 autre paramètre de fonctionnement;. Il doit s'agir en tous cas de commander d'autres organ.es, notamment des organes montés du cSté 25 de la chasse et en relation avec l'insertion de la trame, en fonction de l'instant effectif où l'organe d'insertion, par exemple la navette 12, arrive du cêté 55» ou dans le méca-30 nisme de réception 15. Cet organe d'insertion y arrive à chaque chasse à un instant légèrement différent. La raison de la dispersion des instants d'arrivée, l'instant de fonctionnement des autres organes commandés à partir de la tête 22 doit être quelque peu différent et donc être adapté à l'instant d'arrivée 35 des moyens d'insertion. La tête 22 peut être montée dans le mécanisme de réception 15 ou juste avant lui -dans le sens de l'insertion-. Les 69 06307 12 2003491 organes d1insertion sont par exemple des navettes à griffes à chasse libre ou des navettes qui font passer avec elles la "bobine de fil de trame dans la foule 80, et notamment des organes d'insertion qui n'arrivent pas obligatoirement d'eux-mêmes tou-5 jours au même instant du cycle de fonctionnement, Il va de soi que l'invention n*a été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et que l'on pourra y apporter toutes variantes sans sortir de son cadre» 69 06307 13 2003491 B E 7 E I D ICAIIOSS 1. Procédé de commande de la marche d'un métier à tisser comportant un organe d'insertion de la duite dans la foule, dans lequel la duite reste solidaire de l'organe d'insertion-jusqu'à 3 son arrêt à la fin de l'insertion, caractérisé par le fait qu'au moins un organe de métier est commandé en fonction de l'instant où, à chaque fois, l'organe d'insertion parvient dans le mécanisme de réception. 2. Procédé selon la revendication.1, caractérisé par le fait 10 que la commande est effectuée de façon que, lorsque l'organe d'insertion parvient dans le mécanisme de réception, le fil de trame commence à être freiné du cSté de la chasse. 3. Métier à tisser mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend un dis- 15 positif de commande qui comporte une tête palpeuse disposée en-dehors de la foule et détectant le passage du moyen d'insertion, ainsi qu'une liaison active entre cette tête palpeuse et au moins un organe du métier, qui est commandé en fonction du signal dont cette tête provoque l'émission. 20 4-, Métier à tisser selon la revendication 3 caractérisé par le fait que l'organe du métier commandé à partir de la tête palpeuse est un organe monté du coté de la chasse et qui participe à l'insertion du fil de trame. 5. Métier à tisser selon les revendications 3 et 4-, carac-25 térisé par le fait que l'organe commandé à partir de la tête palpeuse eat un dispositif casse-trame destiné à arrêter le métier en cas de rupture du fil de trame. 6. Métier à tisser selon la revendication 5 caractérisé par le fait qu'un palpeur du dispositif casse-4rame est monté 30 du côté de la chasse. 7. Métier à tisser selon les revendications 3 et 4-, caractérisé par le fait que l'organe commandé par la tête palpeuse est un frein de duite. 8« Métier à tisser selon la revendication 3j caractérisé 35 par le fait que la liaison active entre la tête palpeuse et l'organe commandé comporte un dispositif électronique d'amplification dans lequel le sLgnal venant de cette tête est injecté et qui envoie un autre signal audit organe. bad original 69 06307 14 2003491 9. Métier à tisser selon la revendication 8, 6aractérisé par le fait que la tête palpeuse comporte un palpeur mécanique actionné par l'organe d'insertion lorsque celui-ci arrive du côté de la réception et à partir duquel est émis un signal de 5 commande (Figure 3). 10. Métier à tisser selon la revendication 8, caractérisé par" le fait que la tête palpeuse comporte deux contacts disposés sur le trajet du moyen d'insertion et, sur lesquels ce moyen peut glisser et, relier électriquement ces deux contacts et 10 provoquer l'émission d'unsignal de commande (Figure 4-)0 11. Métier à tisser selon la revendication 3j caractérisé par le fait que la tête palpeuse comporte une rampe photoélectrique (Figures 5a 6). 12. Métier à tisser selon la revendication 3S caractérisé 13 par le fait que la tête palpeuse comporte un aimant permanent, à deux paires de pôles, disposés en parallèle, qu'une plaque de champ est disposée entre une première paire et connectée dans un circuit de commande, sa résistance variant en fonction de . l'intensité du champ magnétique existant entre les pôles de cet-20 te paire et que l'autre paire est disposée sur la partie du trajet du moyen d'insertion située à l'endroit de la réception, ledit moyen provoquant alors un court-circuit magnétique tel que la plaque de champ se trouve de ce fait soumise à un champ magnétique de faible valeur, si bien qu'un signal électrique 25 correspondant à cette faible valeur peut être émis à partir de ladite plaque (Figures 7 et 8)$ 13. Métier à tisser selon la revendication 3j caractérisé par le fait que la tête palpeuse comporte un aimant permanent dont les pôles sont disposés sur la partie de trajet du moyen 30 d'insertion située à l'endroit de la réception, et qu'un interrupteur réagissant au champ magnétique extérieur émanant de ces pôles est disposé dans le circuit de commande dans leur voisinage immédiat et s'ouvre quand le moyen d'insertion crée un court-circuit magnétique en passant au-dessus desdits pôles et 35 se trouve alors dans un champ magnétique de relativement faible valeur., de sorte qu'un signal électrique de commande correspondant à cette faible valeur peut être émis à partir dudit interrupteur (Figures 9 à 12)„ BAD ORIGINAL 69 06307 15 2003491 14. Métier à tisser selon la revendication 35 caractérisé par le fait que la tête palpeuse comporte une "bobine d'induction à noyau, montée clans un circuit de commande et disposée sur la partie du trajet du moyen d'insertion située à l'endroit 5 de la réception et par l'intermédiaire de laquèlle un signal de commande(Figure 13) est émis lorsque ledit moyen d'insertion arrive à l'endroit de la réception,. 15. Métier à tisser à navette à griffes selon la revendication 3 ou l'une quelconque des revendications 4 à 14 incluses 10 comportant une "bobine de fil de trame disposée du côté de la chasse et restant à l'extérieur de la foule pendant le tissage, ainsi qu'un mécanisme de réception pour la navette disposé du c8té de la réoe£>fcion, caractérisé par le fait que la tête palpeuse est disposée près du mécanisme de réception ou à l'inté-15 rieur de ce dernier. BADOtfïGmAL