La présente invention a pour objet un nouvel aliment destiné aux mammifères ruminants et, plus spécifiquement, aux bovins; l'invention vise en outre un procédé de préparation dudit aliment ainsi que différents procédés d'utilisation de celui-ci On sait que les substances azotées non-protéiques sont susceptibles d'etre transformées par les ruminants, au niveau du rumen ou panse, en protéines sous l'action des microoganismes de cet organe; d'autre part, en raison de la pénurie mondiale de protéines, on conçoit qu'il serait intéressant de faire synthétiser par les ruminants eux-memes les protéines qui leur sont nécessaires, à partir drun aliment industriel à base de substances azotées non-protéiques Cependant, les produits azotés non-protéiques permis par les diverses lois nationales pour l'alimentation du bétail présentent un inconvénient important, à savoir l'inappétibilité du bétail pour ce type de matière première. L'aliment de la présente invention permet précisément de répondre au problème précité, sans provoquer les réactions habituelles d'inappétibilité du betail aux produits azotés non-protéiques. Ce nouvel aliment est caractérisé en ce qutil comprend, en combinaison, une substance azotée non-protéiques, et du sérum de lait et de préférence, une maNière amylacée. Le lactosérum sert à enrober la substance non-protéique azotée ainsi que la matière amylacée, dans des conditions teles que ces deux substances qui sont nécessaires à la synthe des protéines par les micro organismes du rumen, agissent de manière synergétique. De plus, les dégagements malodorants de la substancee azotée non-protéique sont neutralisés. Ainsi, l'enrobage de cette substance azotée non-protélque, par exemple l'urée, par le lactosérum, ainsi que la fixation des éléments basiques -que tend à dégager la substance azotée, par le lactosérum, en raison de l'acidité de celui-ci, permet d'évier toute réaction d'inappétibilité. Le sucre (lactose) du lactosérum est par ailleurs immédiatement utilisable pour les bactérie. Une source courante de substances azotées non-protéiques utilisable dans le nouvel aliment de l'invention est constituée. par l'urée, tandis que la matière amylacée peut être notamment choisie parmi les amidons de céréales (par exemple l'amidon de blé et l'amidon de mais), de pommes de terre, de manioc, etc. Le sérum de lait, de caractère acide, est habituellement un sérum provenant de fromageries, par exemple un sous-produit de la fabrication des pates fraîches ou de la caséine. Dans un premier mode de réalisation de l'invention , le nouvel aliment précité se présente sous la forme d'un liquide aqueux. Dans un autre mode de réalisation il s'agit d'un solide, se présentant de préférence sous la forme de granulés ou de poudre. lie procédé de fabrication de l'aliment de la présente invention comprend le mélange, en milieux aqueux, des trois ingrédients précités, le lactosérum acide étant utilisé de préférence sous la forme d'un concentré à 40 - 45 ffi de matière sèche; on opère de préférence en introduisant, dans le lactosérum, éventuellement sous forme concentrée, la matière amylacée divisée et la substance azotée non-protéique, sous forme solide divisée ou sous forme de suspension ou solution; selon une variante, la matière amylacée peut être introduite dans le lactosérum après avoir été préalablement diluée avec de l'eau; bien entendu, l'ensemble est soumis à un malaxage de façon à obtenir une masse aqueuse bien homogénéisée, Selon le type de produit final que l'on désire, la suite du traitement est conduite de diverses façons. Si l'on désire un produit solide, onlrocède au sèchage de la masse précitée, après en avoir réglé le pH à une valeur optimale fonction du type de processus et/ou d'appareillage de séchage choisi. lie réglage de ce pH peut être effectué éventuellement par addition d'un réactif basique tel que la chaux, ce qui présente l'avantage additionnel dtintroduin du calcium dans l'aliment; le processus de sèchage peut faire appel à l'emploi d'appareils à rouleaux ou cylindres chauffés ou à l'emploi d'un dispositif d'atomisation, de préférence par turbinidans un courant d'air chaud; selon ure variante conforme à la présente invention, on procède à l'atomisation au mqyen debEes. Pans tous les cas, la temperature de séchage n'est aucunement critique et peut varier dans des intervalles très étendus, en fonction du type d'installation de séchage choisie. On va maintenant donner, à titre non-limitatif, plusieurs exemples de mise en oeuvre de la présente invention. ExemPle 1 : préparation d'un aliment conforme à la présente invention. On introduit du lactosérum acide, provenant d'une installation de fabrication de pâtes fraîches de fromageries, préalablement concentré à un taux de matière sèche de 42 %, dans une cuve mélangeuse équipée de moyens d'agitation constitués, par exemple, par un dispositif de malaxage ou pétrissage ou par des pompes de recirculation. On prépare d'une manière indépendante, dans une autre cuve de mélange équipée de moyens d'agitation similaires, une solution d'amidon de blé, introduit à l'état divisé, dans du sérum de lait, de même origine que précédemment, mais à l'état non concentré; la solution diluée ainsi obtenue est alors introduite dans la cuve mélangeuse contenant le concentré de lactosérum acide. On introduit également dans cette cuve mélangeuse une solution concentrée d'urée à la suite de quoi on procède au malaxage de la masse, jusqu'à homogénéisation. On ajoute ensuite une petite quantité d'un lait de chaux - - 2 % environ) pour amener le pH à une valeur comprise entre 6 et 7, la valeur exacte du pH étant choisie en fonction du type de séchage effectué. On procède ensuite à l'extraction et au séchage de la masse précitée en l'envoyant sur des rouleaux ou cylindres intérieurement chauffés à la vapeur, à une température fonction du taux de concentration du mélange. lie produit séché est récupéré dans des bacs où il est refroidi, à la suite de quoi il est broyé et tamisé pour l'amener à la granulométrie désirée. Exemple 2 On procède comme dans l'exemple 1, excepté que l'on utilise de l'amidon de pomme de terre au lieu de l'amidon de blé, et que cet amidon est préalablement dilué dans de l'eau au lieu d'être dilué dans du sérum. Exemple 7 On opère comme dans l'exemple 1 ou l'exemple 2, mais, après homogénéisation dans la cuve mélangeuse précitée, on parfait le traitement d'homogénéisation en opérant sous pression dans un mélangeur à pistons à un ou plusieurs étages; on obtient ainsi un meilleur enrobage de l'urée et de l'amidon par le lactosérum. ExemPle 4 On opère comme dans l'un quelconque des exemples 1 à 3, mais on remplace la solution d'urée par de l'urée en poudre ou en perles que l'on met directement en solution dans la masse de lactosérum et d'amidon. ExemPle 5 On opère comme dans l'un quelconque des exemples précités, mais au lieu d'effectuer le séchage sur des rouleaux chauffés, oi procède par atomisation au moyen d'une turbine dans un courant d'air chaud; la vitesse de rotation de cette turbine est de l'ordre de 10.000 à 16.000 tours/mn, en fonction de la granulométrie désirée Lorsque le matériel de séchage utilisé le permet, il peut tre intéressant d'en-oyer séparément sur la turbine - d'une ga- - d'aut-e Part, ne mélange des autres constituants (lactosérum - amidon - etc.) après ajustement au pH nécessaire. le mélange des deux phase s'opère ainsi au niveau de l'atomisation et le séchage peut s'en trouver facilité. Pans tous les exemples précités, le produit obtenu est récupéré directement à la sortie de la chambre de séchage ou véhiculé par transport pneumatique ou par tout autre moyen, de façon à alimenter un poste de conditionnement ou stockage. Ce produit peut etre donné aux bovins, seul ou en mélange avec un autre aliment. Exemple 6 On opère comme dans l'un quelconque des exemples I à 5, mais on n'effectue pas de traitement de sèchage; le produit liquide homogénéisé ainsi obtenu est conditionné pour le stockage ou en vue de l'utilisation immédiate. Sous cette forte liquide, l'aliment de la présente invention peut etre utilisé en dispersion sur les fourrages ou sur les ensilages, dans les étables et/ou dans les prairies en l'état où-les ruminants le consomment ad libitum. lies proportions respectives des trois constituants essentiels précités sont approximativement comprises dans les intervalles suivants - lactosérum (avant concentration) : 60 à 90 % en poids - matière amylacée : O à 25 % en poids - substance azotée non protéinique : 10 à-40 % en poids. Comme indiqué plus haut, le nouvel aliment selon la présente invention ne provoque aucune réaction d'inappétence et permet l'apport des protéines à l'organisme animal, sans qu'il soit nécessaire d'introduire de telles protéines dans l'aliment lui-;nême; en outre, en raison de la présence de la matière amylacée et des différents constituants du sérum du lait, l'aliment de la présente invention, possède un pouvoir nutritif élevé, ce qui, si l'on considère son prix de revient relativement faible, en fait un aliment industriel de premier ordre pour les bovins. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées selon l'esprit de l'invention et mises en oeuvres dans le cadre des revendications qui suivent.~ R E V E N D I C A T I O N S HEVENPICAIONS 1. Nouvel aliment pour mammifères ruminants, en particulier, pour bovins, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison, une substance azotée non-protéinique du sérum de lait, et de préférence, une matière amylacée. 2. Aliment selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance azotée non-protélnique précitée est l'urée. 3. Aliment selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la matière amylacée précitée est choisie parmi les amidons de céréales, de pommes de terre et de manioc. 4. Aliment selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le sérum de lait pré ciré est un sousproduit de la fabrication de pâtes fraîches ou de caséine. 5. Aliment selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il se présente sous la forme d'un liquide aqueux. 6. Aliment selon l'une des revendication 1 à 4, caractérisé en cequ'il se présente sous forme solide, de préférence en granulés. 7. Aliment selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les proportions respectives de substance azotée nonprotéinique,de lactosérum et de matière amylacée sont les suivantes - substance azotée non-protéinique : 10 à 40% en poids - lactosérum (avant concentration) : 60 à 90% en poids - matière amylacée : O à 25% en poids. 8. Procédé de préparation de l'aliment selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte l'introduction, dans du lactosérum acide, de préférence à un taux de matière sèche de 40 à 45%, de matière amylacée divisée, de préférence préalablement diluée dans de l'eau ou dans du lactosérum acide non-concentré, et de substance azotée nonprotéinique, sous forme solide divisée ou sous forme de solution ou suspension, et le malaxage de ladite masse. 9. Procédé selon la revendication 8, pour la préparation d'un produit final sous forme solide, caractérisé en ce qu'il comprend le réglage du pH de la masse précitée à une valeur optimale pour le séchage, par addition éventuelle d'un réactif basique comme- par exemple la chaux, puis le séchage de ladite masse. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le séchage précité s'effectue par passage du produit sur des cylindres chauffés, ou par atomisation, de préférence par une turbine dans un courant à air chaud. 11. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la masse précitée est soumise à un traitement complémentaire d'homogénéisation dans un mélangeur à pistons. 12. Procédé d'utilisation de l'aliment selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il consiste à disperser celui-ci, sous forme liquide, sur des fourrages ou sur des ensilages, en étable, prairie ou silos. 13. Procédé d'utilisation de l'aliment selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il consiste à donner celui-ci au bétail sous forme de granulés, en mélange éventuel avec un autre aliment.