La présente invention à la réalisation de laquelle a collaboré laquelle a Monsieur Jacques CHEVALLET concerne des conduits chirurgicaux implantables pour l'écoulement de liquides biologiques. Ces conduits sont utilisables notamment comme vaisseaux artificiels et en particulier comme veines artificielles ou encore comme shunts artérioveneux. Le remplacement de conduits biologiques pose le nombreux problèmes en particulier si le pression ou fluide a l'interieur du conduit est insuffisante pour permettre sa recouverture aptes coLlabage ; il est alors nécessaire de réaliser des conduits dont la paroi possède des doyens de rappel plastique radai suffisants pour permettre ia récouverture du conduit après collabage sans nécessiter l'application d'une pression intérieure. On a pense résourdre ce problème en réalisant une ondulation transver-- sale de la paroi du conduit Les conduits dont la paroi est pourvue d'ondulations présentent alcrs l'inconvénient d'être difficiles à coloniser par les tissus vivants, En effet la colonisation interne se fait mal car les ondulations sont mobiles les unes par rapport al=x autres et ces déplacements provo- quent la rupture du film colonisart. Un but de la présente invention est un conduit biologique implantable qui oppose une resistance suffisante - l'écrasement et qui revient a sa section initiale après collabage Un autre but de la présente invention est un conduit biologique implan- table dont la paroi est de forme régulière, c'est n dire sans changements brusques de la section du conduit. Un autre but de l'invention est un conduIt qui reste souple et sans vrillage. Il a maintenant été trouve un conduit chirurgical implantable pour l'écoulement de liquides biologiques comportant un tube à paroi souple et à extrémités suturables,caractérisé en ce que la paroI dudit tube est régulière, élastique radialement, en ce qu'elle comporte au moins une couche de tissu et en ce qu'elle pressente des moyens de renfort La compréhension de l'invention sera facilitée par les figures cijointes qui illustrent à titre d'exemples, schématiquement et sans échelle dé- terminée, 2 vers modes de réalisation. La figure 1 est la vue en élévation d'un tronçon de conduit selon un premier mode de réalisation. La figure 2 est une vue en coupe par un plan perpendiculaire I axe d'un conduit selon la figure 1. La figure 3 est la vue en élévation d'un second mode de réalisation du conduit. La figure 4 est la vue en élévation d'un troisiçme mode de réalisation du conduit selon l'invention. Le conduit implantable (1) représenté figurées 1 et 2 est sensiblement cylindrique, il comporte une paroi souple (2) constituée par un tissu enroulé en spirale de telle façon qu'en coupe par un plan perpendiculaire à l'axe du conduit la paroi de celui-ci se présente comme constituée de deux couches (3) et (4). Les deux couches (3, 4) sont rendues solidaires en (5) par tout moyen connu comme par exemple par collage, par soudag#e par exemple par ultrason, ou encore par couture. A chacune de ses extrémités le conduit implantable peut comporter un bourrelet (7) forme par le tissu constituant la paroi et replié vers ltextérieur, ce bourrelet facilite la suture du conduit implantable aux conduits biologiques existants. Les moyens de renfort (6) sont ici constitués par un élément filiforme disposé sensiblement en hélice et situé alternativement sur la surface externe puis sur la surface interne du conduit après avoir traversé la paroi de celuici de façon analogue aun faufil. La paroi du conduit implantable peut comporter une ou plusieurs couches de tissu. Le nombre de couches est choisi en fonction de la texture du tissu employé, de ltélasticité et de l'epaisseur souhaitées pour le conduit implantable Pour des conduits biologiques véhiculant du sang on choisira de préférence un tissu non étanche à l'eau mais qui s'étanchéifie rapidement lorsqu'il est imprégné de sang qui coagule entre ses fibres. La fibrine qui est ainsi déposée sur la surface interne du conduit va servir de support au film de tissu colonisant. Un conduit réalisé en tissu trop poreux peut être recouvert sur sa surface externe par une pellicule hydrofugeante, comme par exemple une pellicule de silicone, qui évitera une hémorragie par saignement. De préférence la surface interne du conduit en contact avec le sang doit pouvoir être facilement imprégnée par celui-ci,avantageusement la surface interne du conduit à l'aspect d'un velours. Le tissu constituant la paroi du conduit peut être tissé, il peut éga- lement être en non tissé. On peut aussi utiliser un tissu tricoté ou encore tressé sous forme d'une tresse plate. La paroi du conduit peut également être constituée par une gaine tubulaire par exemple tressée ou tricotée. Le tissu constituant la paroi peut être constitue de fibres naturelles et/ou artificielles et/ou synthétiaues. On peut utiliser par exemple des tissus en nylon, polymère fluoré (notamment polytébrafluoroéthylène), chlorure de polyvinyle, polyester (notamment polytéréphtalate de glycol) ce dernier produit étant généralement préféré. On peut aussi utiliser un tissu constitué de fibres de polymères résorbables à longterme, c'est à dire des polymères totalement résorbés après au moins six mois. On utilise alors par exemple pour réaliser de tels tissus des fibres de polycondensats d'acides glycoliques et/ou lactiques. Au fur et à mesure de la résorption, le tissu constituant la paroi du conduit est remplace par des tissus vivants qui reconstruisent ainsi un nouveau conduit naturel. Les éléments de renfort non résorbables forment alors une armature qui améliore les propriétés mécaniques du conduit naturel reconstruit. Eventuellement on peut remplacer le bourrelet (7) par un manchon textile qui peut être en toute matière colonisable par exemple analogue à celles constituant la paroi du conduit. Le manchon textile est généralement un tricot tubulaire, mais il peut également etre en tissu par exemple un tissu gratté ou un velours rase. Le manchon textile peut être fixé au conduit par couture ou encore par collage par ses lisières ou mieux par toute sa surface. L'imprégnation partielle du manchon par la colle peut etre complétée, si on le désire, par une imprégnation en profondeur au moyen d'une solution dtélastomères convenablement diluée.On peut également, selon les techniques connues, remplir les pores résiduels du manchon avec une matière biodégradable inoffensive (par exemple collagène) qui sera remplacée progressivement par les tissus de colonisation. L'élément de renfort filiforme est généralement de section circulaire, il peut éventuellement etre de section rectangulaire et disposé de façon telle que la plus grande dimension de la section soit sensiblement tangente au cylindre du conduit. Pour réaliser des éléments de renfort filiforme de section circulaire on peut utiliser des crins en polyester ou en polyamide ou encore en matériau thermodurcissable. L'élément de renfort filiforme peut etre disposé selon une hélice dont le diamètre est sensiblement le meme que le diamètre du conduit et dont le pas est compris entre 0,1 et 10 fois et de préférence entre 0,2 et 5 fois le diamètre du conduit. Eventuellement-le conduit implantable peut comporter plusieurs éléments de renfort filiformes disposés en hélices de meme sens ou de sens contraire et avantageusement de meme pas. Les moyens de renfort peuvent éventuellement tel que représentes figure 3, être constitués par des éléments filiformes longitudinaux (8) asso ciels à des éléments filiformes transversaux (9). Les éléments longitudinaux sont situés sensiblement selon les génératrices du conduit, les éléments transversaux étant situés selon les traces du conduit sur des plans de section droite ou non. Les éléments filiformes peuvent etre rendus solidaires de la paroi du conduit par collage ou par fusion partielle des éléments. De préférence les éléments filiformes sont situés alternativement sur la surface externe puis sur la surface interne du conduit après avoir traversé la paroi de celui-ci de fagon analogue à un faufil. Avantageusement la longueur d'élément filiforme située sur la surface interne du conduit est inférieure à la longueur d'élément filiforme située sur la surface externe, elle est avantageusement inférieure à 50 % de la longueur d'élément filiforme située sur la surface externe et de préférence ltélément filiforme n'apparais pas sur la surface interne, celui-ci étant solidarisé par piquage dans l'epaisseur de la paroi du conduit. Eventuellement les éléments filiformes de renfort peuvent être introduits directement lors de l'élaboration du tissu constituant la paroi du conduit. On peut aussi tel que représente figure h rendre ltélément filiforme solidaire de la paroi du conduit au moyen d'au moins un fil annexe. Le conduit implantable (1) représenté comporte comme les conduits décrits ci-avant une paroi souple (2) et un élément de renfort filiforme (6) constitue ici par un crin, par exemple un crin de polyester, disposé en hélice sur le conduit. Le crin (6) est rendu solidaire de la paroi du conduit à l'aide d'au moins un fil annexe (10) qui fixe le crin au conduit selon au moins une génératrice de celui-ci, par l'intermédiaire de points arrière (11) entourant le crin.Les points arrière sont bien sur espacés sur la génératrice d'une distance égale au pas de l'helice. Le fil annexe peut éventuellement être thermoplastique et réaliser ainsi un collage par points du crin. On peut également réaliser des conduits implantables comportant au moins deux couches solidarisées selon une ou plusieurs hélices de meme sens ou de sens contraire et avantageusement de même pas. Les couches peuvent etre solidarisées par exemple par soudage par ultrason. Les zones de soudure sont alors plus compactes et plus rigides que la paroi du conduit et constituent ainsi les moyens de renfort. Il est bien entendu que ces conduits sont réalisés en tissus comportant des fibres thci-.-#o- plastiques ou dont les faces ont été enduites de matières thermoplastiques. Eventuellement on peut aussi réaliser un conduit selon l'invention comportant par exemple deux couches constituécs par deux gaines superposées, en disposant sur la première gaine les éléments de renfort, qui sont avantageusement en matériau thermoplastique, et l'on recouvre l'ensemble par la deuxième gaine. Les deux gaines sont rendues solidaires par fusion partielle des éléments de renfort par chauffage par exemple dans un four. On peut réaliser des conduits selon l'invention de diverses dimensions. Des conduits dont le diamètre est compris entre 1 et 40 mm et de préférence entre 2 et 30 mm conviennent généralement bien, la longueur de tels conduits peut aller de quelques millimètres à des longueurs de l'ordre de un mètre. On ne sort pas du cadre de l'invention en réalisant des conduits implantables tronconiques ou comportant un ou plusieurs embrachements. Des conduits comportant des embrachements peuvent être réalisés par tronçons qui sont ensuite assemblés par exemple par couture ou par soudure par exemple par ultrason. Le conduit selon l'invention peut éventuellement comporter au moins un élément radioopaque. Cet élément peut être disposé par exemple dans la paroi selon une génératrice du conduit, il peut aussi être disposé aux extrémités dans les bourrelets de suture. Comme matériau radioopaque on peut utiliser notamment des composés comprenant des métaux lourds tels que le baryum ou le bismuth. Le matériau constituant la paroi du conduit peut aussi comporter le matériau radioopaque introduit dans la masse. Le conduit chirurgical implantable peut éventuellement être réalisé selon le procédé décrit ci-après, à titre d'exemple. On découpe dans le tissu choisi pour réaliser le conduit un rectangle dont les dimensions sont supérieures d'un centimètre environ à la longueur du conduit d'une part et d'autre part au double de son périmètre. On enroule le rectangle selon la longueur du conduit sur un mandrin cylindrique, celui-ci est alors enveloppé par deux couches de tissu et une zone de recouvrement par une troisième couche d'une largeur d'un centimètre environ. On soude par ultrason en déplaçant l'électrode selon une génératrice du mandrin dans la zone de recouvrement par la troisième couche. On enlève le tube ainsi obtenu du mandrin, on découpe le surplus de tissu dépassant de la soudure sur la surface extérieure, puis par retournement sur la surface intérieure. On introduit le tube sur le mandrin, on forme par rabat des extrémités les bourrelets que l'on fixe par soudage, selon un grand cercle du tube, par rotation du mandrin autour de son axe On déplace ensuite par exemple la tête de soudage d'un mouvement rectiligne selon une génératrice du mandrin et l'on fait subir simultanément à celui-ci un mouvement-de rotation selon son axe de telle façon que l'on soude les couches de tissu constituant la paroi du tube selon une première hélice. Les vitesses des mol-Lvements rectiligne et de rotation sont bien sûr déterminées selon le pas et l'angle de l'hélice choisis. On répète l'opération en animant le mandrin d'un mouvement de rotation de sens contraire et l'on soude les deux couches selon une deuxième hélice de meme pas et de même angle que la première, mais de sens contraire. On enlève le conduit obtenu du mandrin. Après les opérations de vérification, de conditionnement et éventuellement de stérilisation le conduit implantable est prêt à etre utilisé. Les conduits implantables selon la présente invention ont de nombreux avantages. En effet, ces conduits sont souples et ils peuvent ainsi aisément contourner les organes voisins, la présence des moyens de renfort leur permet de conserver une lumière pour le passage du fluide au cours de leur déformation. La présence des moyens de renfort dote le conduit d'un rappel élastique radial suffisant pour permettre sa réouverture après collabage sans nécessiter l'application d'une pression intérieure. Cette propriété élastique est particulièrement intéressante dans le cas d'emploi du conduit comme prothèse de veine, en effet la pression du sang veineux ne suffit pas à réouvrir le conduit après collabage. La présence des moyens de renfort selon deux hélices de sens contraire évite de plus le vrillage du conduit. Les conduits artificiels selon l'invention ont une paroi régulière, c'est à dire sans changements brusques de la section du conduit, ce qui facilite l'écoulement du fluide véhiculé et évite les tourbillons et l'apparition de zones mortes ou préférentielles favorisant les dépots et les amorces de -coagulation en particulier si le fluide véhiculé est le sang. Dans de tels conduits l'écoulement est très uniforme ce qui présente l'avantage de bien reproduire les conditions d'#écoulement dans les veines où celui-ci est pratiquement laminaire. Les conduits artificiels dont la paroi est constituée de polymère résorbable à long terme présentent outre les avantages ci-avant, l'avantage de diminuer les phénomènes de rejet et les risques d'infection. Les conduits implantables selon la présente invention peuvent être utilisés comme prothèse de conduits biologiques naturels. Ils sont particulièrement intéressants a utiliser comme prothèses de-va3sseaux sanguins, nota-ment comme prothèses de veine. Ils peuvent également entre utilisés cGrlume prothèse d'accès aux vaisseaux. REVENDICATIONS 1) Conduit chirurgical implantable pour l'écoulement de liquide biologiques comportant un tube à paroi souple et à extrémités suturables, caractérisé en ce que la paroi dudit tube est régulière, élastique radialement, en ce qu'elle comporte au moins une couche de tissu et en ce qu'elle comporte des moyens de renfort. 2) Conduit selon la revendication 1, caractérise en ce que les moyens de.renfort sont constitués par des éléments longitudinaux associés à des éléments transversaux. 3) Conduit selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de renfort sont constitués par au moins un élément disposé en hélice sensiblement de mème diamètre que ledit tube. 4) Conduit selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le ou lesdits éléments sont solidarisés avec la paroi dudit tube. 5) Conduit selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits éléments sont solidarisés avec la paroi dudit tube en passant alternativement sur la surface externe puis sur la surface interne dudit tube en traversant ladite paroi. 6) Conduit selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits éléments sont solidarisés avec la paroi dudit tube au moyens dtau moins un fil annexe 7f Conduit selon la revendication 6, caractérisé en ce que le fil annexe solidarise lesdits éléments au conduit par l'intermédiaire de points arrière entourant lesdits éléments. 8) Conduit selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs éléments disposés en hélice de meme pas et de nième sens et/ou de sens contraire. 9) Conduit selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que lesdits éléments sont filiformes. 10) Conduit selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que lesdits éléments sont constitués par un ruban. 11) Conduit selon la revendication 1, caractérisé en ce qu il comporte au moins deux couches du tissu le constituant et en ce que les moyens de renfort sont constitués par les moyens servant à solidariser lesdites couches entre elles. 12) Conduit selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdites couches sont solidarisées entre elles selon au moins une hélice. 13) Conduit selon la revendication 12, caractérisé en ce que lesdites couches sont solidarisées entre elles selon plusieurs hélices de meme pas et de nième sens et/ou de sens contraire. 14) Conduit selon l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que les couches sont solidarisées entre elles par soudage. 15) Conduit selon l'une quelconque des revendications 3 à 14, caractérisé en ce que le pas desdites hélices est compris entre 0,1 et 10 fois le diamètre dudit tube. 16) Conduit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tissu constituant ladite paroi est en matériau résorbé totalement après au moins six mois. 17) Conduit selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que le tissu constituant la paroi dudit tube est un polycondensat d'acides glycoliques et/ou lactiques. 18) Conduit selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que le tissu constituant la paroi dudit tube est du polyester. 19) Conduit selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, 15, 16,in et 18 caractérisé en ce que les éléments de renfort sont.en polyester. 20) Prothèse de vaisseau sanguin caractérisée en ce qu'elle comporte un conduit selon l'une quelconque des revendications 1 à 19. 21) Prothèse d'accès aux vaisseaux sanguins caractérisé en ce qu'elle comporte un conduit selon l'une quelconque des revendications 1 à 19.