La présente invention concerne une machine de distribution de faisceaux fibreux parallèles à des appareils de confection d'étoffes Bon tissées, par exemple à un métier de tricotage à la chaîne. Bien que l'invention, soit décrite en combinai-5 son avec un métier de tricotage à la chaîne, on pourrait aussi bien employer d'autres dispositifs ou appareils de confection d'une étoffe, les faisceaux parallèles qu'on obtient selon l'invention pourraient être liés par voie chimique ou thermique, par exemple à une nappe. 10 On connaît de nombreuses machines capables de confection ner des étoffes à partir de faisceaux parallèles certaines de ces machines pouvant lier les faisceaux aux chaînes tricotées de mailles de fils de chaîne. Dans la plupart des cas, les problèmes afférents à la disposition de la trame sous forme de 15 longueurs parallèles limitent sérieusement la vitesse de l'installation. On citera ci-après quelques-uns des brevets qui ont cherché à résoudre, de façons différentes, les problèmes afférents à la confection d'une étoffe tricotée dont les fils de trame sont parallèles. Ces brevets sont : les brevets des Etats-20 Unis d'Amérique 1° 1.946.030, 2.000.643 et 1.661.055 ; et les brevets britanniques N° 223.342 et 281.043. D'autres brevets encore décrivent des machines qui.posent des faisceaux parallèles de trame, faisceaux qui sont maintenus en assemblage par des moyens autres que le tricotage. Dans ce domaine, on citera 25 les brevets des Etats-Unis d'Amérique 0"° 2.954o817, 3.156.027» 1.518.512, 2.936.022 et 3.041.230. Pour autant qu'on le sache, aucune des machines de la technique antérieure qui distribuent des faisceaux parallèles à un métier de bonneterie ne sont capables de poser ces fais-30 ceaux parallèlement à une vitesse suffisante pour se conformer aux vitesses des machines modernes de confection d'étoffes. Cette limitation de la vitesse s'explique par le nombre limité de faisceaux que le mécanisme d'introduction de chacune des machines connues est capable de manipuler simultanément. 35 Les machines, autres que le métier de bonneterie décrit dans les brevets précités, qui assurent l'introduction de bandes larges'de tels faisceaux, présentent d'autres inconvénients. En effet, les faisceaux doivent être sectionnés après l'introduction de chaque bande ou feuille de faisceaux. Le réglage et 40 la précision de l'espacement entre les faisceaux qui doivent 70 08967 2 2034902 être présentés aux dispositifs de confection de l'étoffe constituent en conséquence un problème difficile à résoudre. On a "bien mis au point une machine qui peut introduire des faisceaux à des vitesses élevées, vitesses qui sont éga-5 les ou supérieures à celles de la plupart des appareils de confection d'étoffes. Une machine de ce genre est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique (Reissue) îf° Re 25.74-9. Ce brevet envisage de poser une bande de faisceaux entre deux transporteurs en mouvement continu comportant, chacun, un jeu 10 d'éléments de maintien des faisceaux. Un chariot, se déplaçant en un mouvement de va-et-vient au-dessus des transporteurs, assure le transfert de la bande d'un transporteur à l'autre. Ces faisceaux sont posés en alternance autour des éléments respectifs de maintien, d'abord sur un transporteur et ensuite 15 sur l'autre. Les transporteurs continuent à avancer en direction d'une rangée d'aiguilles de tricotage, à l'aide desquelles les faisceaux sont incorporés dans une étoffe tricotée. Chaque faisceau dans la bande est parallèle aux autres faisceaux de la même bande mais chaque bande est inclinée suivant un 20 certain angle par rapport à la bande précédente et à lat bande suivante. Les faisceaux sont amenés sur les aiguilles de tricotage sous forme d'un système à couches multiples, en zig-zag, superposées et se coupant mutuellement. Une particularité dis-tinctive de la machine selon ce brevet est son aptitude à con-25 fectionner une étoffe tricotée à la chaîne avec des vitesses extrêmement élevées. L'étoffe ainsi confectionnée est également caractérisée par des couches superposées en zig-zag des faisceaux successifs. L'invention a pour but principal de fournir une machine 30 de distribution de faisceaux parallèles, en vue de leur incor- " poration dans une étoffe non tissée, à une vitesse élevée et avëc une possibilité maximale de réglage ou de contrôle des faisceaux. L'invention vise également à fournir des moyens de pré-35 sentation de faisceaux parallèles à un métier de bonneterie à fontures droites, à une vitesse uniforme. On réalise les buts de l'invention à l'aide d'une machine d'introduction de faisceaux dont la construction et le mode de fonctionnement sont identiques à ceux du brevet K° 40 Re 25.749 précité. La machine selon l'invention comprend deux 70 08967 3 2034902 transporteurs espacés et un chariot identique à celui du brevet précité, mais avec l'incorporation supplémentaire d'un râteau ou crémaillère surplombant chaque transporteur afin de déplacer la bande de faisceaux à chaque fois 'que les faisceaux 5 sont introduits" dans les éléments respectifs de maintien sur un transporteur par l'action dudit chariot. Les faisceaux sont acheminés par le râteau à une seconde série d'éléments de maintien. avant chaque traversée du chariot, chaque faisceau étant déplacé d'une distance à-peu-près égale à la largeur d'une ban-10 de. Les faisceaux sont transférés du râteau sur la seconde série d'éléments de maintien pendant que le chariot revient vers l'autre transporteur, de sorte qu'on effectue un cycle analogue d'acheminement des faisceaux. Les mécanismes d'entraînement des transporteurs, des râteaux et des chariots sont en liai-15 son d'entraînement de manière que les transporteurs fassent avancer deux largeurs de bande pour chaque mouvement alternatif du chariot, si bien que les râteaux déplacent la bande dans une séquence correcte dans le temps, comme on l'a décrit plus haut. Les faisceaux qui sont introduits de la façon indi-20 quée avancent par conséquent vers l'appareil de confection de l'étoffe sous forme d'une feuille continue de faisceaux parallèles. Dans le cas particulier de l'application de l'invention à un métier de bonneterie, la distance entre les éléments de 25 maintien est beaucoup plus grande que la longueur de chaque maille de tricotage. Par conséquent les transporteurs progressent vers les aiguilles de tricotage à une vitesse supérieure à celle de la confection de l'étoffe. Cette différence entre la vitesse des transporteurs et celle de l'étoffe oblige à en-30 lever les faisceaux des éléments de maintien immédiatement après leur incorporation dans l'étoffe. Etant donné que chaque faisceau s'étend à partir d'une bande d'éléments de maintien jusqu'aux bandes adjacentes, l'enlèvement d'une longueur de faisceau de son élément de maintien provoque l'introduction 35 d'un mou dans la longueur correspondante de la bande suivante. Pour cette raison, des moye.ns de retenue des faisceaux servent à retenir la partie de chaque faisceau qui s'étend entre les bandes jusqu'au -omon-fc 0ù ies longueurs des faisceaux dans chaque bande successive sont solidement incorporées dans les 40 mailles de tricotage. 70 08967 4 2034902 Dans l'application de l'invention à un métier de bonneterie, on maintient l'uniformité de l'étoffe grâce à l'utilisation d'un dispositif de présentation de faisceaux qui comprend une série d'orifices placés devant les aiguilles d.e tricotage 5 sur le côté du transporteur. Les orifices sont espacés des aiguilles de tricotage d'une distance inférieure à celle entre les éléments de maintien. De l'air est éjecté par ces orifices sensiblement vers les aiguilles et il souffle chaque brin de trame contre les fils tricotés à la chaîne qui s'étendent en-10 tre les aiguilles de tricotage et la barre usuelle de guidage. La longueur des brins qui est soufflée par l'air émanant des orifices sera également amenée entre l'étoffe et la rangée d'aiguilles de tricotage pendant que ces aiguilles se meuvent vers l'extérieur pour cueillir les fils respectifs. Alors que 15 les aiguilles de tricotage se déplacent vers l'intérieur, une maille tricotée se forme autour de la longueur de brin amenée en position en dernier lieu. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va en être faite ci-après en 20 se référant aux dessins annexés sur lesquels : La figure 1 est une vue de côté du dispositif de "pose de faisceaux ou brins, qui fait l'objet de l'invention et qui fonctionne en combinaison avec un métier de bonneterie, cette figure montrant la synchronisation entre les mécanismes d'en-25 traînement des moyens de transfert des brins et des transporteurs . La figure 2 est uhe vue en plan d'un des côtés du mécanisme représenté sur la figure 1. La figure 3 est une élévation arrière observée dans le 30 sens de la flèche 3 sur la figure 2, certaines parties étant en arrachement et cette figure montrant le chariot en position permettant de déposer les brins entre les éléments de maintien sur l'un des transporteurs. La figure 4 est une vue en perspective des mécanismes 35 d'entraînement du chariot et des transporteurs. La figure 5 est une coupe transversale à plus grande échelle de la zone de tricotage et du dispositif de présentation de brins. La figure 6 est une coupe partielle par la ligne 6-6 de 40 la figure 2, montrant une roue de maintien en position basse. BAD ORIGINAL 70 08967 5 2034902 la figure 7 est une rue partielle en perspective, en observant la machine par l'arrière et montrant le chariot pen-- dant le dépôt de plusieurs brins entre les éléments de maintien du transporteur de droite. 5 La figure 8 est une vue analogue à la figure 7 montrant le chariot lorsqu'il commence à se rapprocher du transporteur de gauche et la crémaillère lorsque cette dernière transfère une couche précédente à partir d'une première série d'éléments de maintien sur une seconde série de tels éléments associés 10 au transporteur de gauche. La figure 9 est une vue schématique de l'opération de pose des brins, montrant le chariot aux approches de sa position extrême de droite pendant l'insertion des brins entre les éléments de maintien du transporteur de droite. 15 La figure 10 est une vue semblable,à la figure 9 montrant le chariot à l'extrême droite de sa course en va-et-vient. La figure 11 est une vue semblable à la figure 9 montrant le râteau en cours de transfert des brins entre le transporteur de droite et le chariot. 20 La figure 12 est une vue semblable à la figure 9 mon trant le chariot au début de sa traversée vers le transporteur de gauche. La figure 13 est une vue semblable à la figure 12 montrant le chariot à un point de son trajet auquel les brins se 25 libèrent des moyens de transfert et sont attaqués par une seconde série d'éléments-de maintien faisant partie du'second transporteur. La figure 14 est une vue semblable à la figure 9 montrant le chariot aux approches de l'extrémité de gauche de sa 30- course pendant l'insertion des brins entre les éléments de gauche du transporteur de gauche. La figure 15 est une vue semblable à la figure 10 montrant le chariot à l'extrémité de gauche de sa course de va-et-vient . 35 Les figures 16 à 19 sont des vues schématiques de l'ap pareil de tricotage par lequel les faisceaux parallèles, amenés par l'appareil selon l'invention, sont transférés à un métier de bonneterie en vue d'une incorporation dans l'étoffe tricotée ; et 40 La figure 20 est un schéma de minutage des déplacements 70 08967 6 2034902 du transporteur et du dispositif de transfert du brin pendant les mouyements successifs de va-et-vient du chariot. A.- Transporteurs et leurs mécanismes d'entraînement - Sur les figures 1 à 4, deux transporteurs sans fin, de 5 droite et de gauche sont indiqués par les références 20 et 22 respectivement. Sur la figure 4 un moteur 24 entraîne un arbre 26 par l'entremise de deux pignons 28, 29 et d'une chaîne 30. Une petite roué dentée 32 est calée sur l'arbre 26 et entraîne une roue dentée plus grande 34 calée sur un bout d'ar-10 bre 36. Une petite roue dentée 38 est également fixée à l'arbre 36 et entraîne une très grande roue dentée 40 calée sur un second bout d'arbre 42. Un pignon 43 est fixé à l'arbre 42 et entraîne un pignon 44 par l'entremise d'une chaîne 46. Le pignon 44 est calé sur un arbre 48 qui porte également un plus 15 petit pignon 50 servant à entraîner un autre pignon 52 à l'aide d'une chaîne 54. Le pignon 52 est calé sur un arbre 56 qui porte deux pignons 58 et 60 servant à entraîner les transporteurs respectifs 20 et 22. Gomme on peut s'en rendre compte à l'examen des dimensions relatives des roues dentées et des pignons 20 sur la figure 4> on aboutit à une très forte réduction de vitesse depuis le moteur et jusqu'aux transporteurs 20 et 22. Le mécanisme d'entraînement des transporteurs qui est représenté sur la figure 4 ne constitue qu'un exemple de plusieurs types possibles de mécanismes réducteurs qu'on pourrait utiliser. 25 A la figure 1, on voit que le transporteur de gauche 22 s'étend à partir du pignon 60, passe autour d'un pignon fou inférieur 62, autour d'un pignon fou supérieur 64 qui est fixé à un arbre 66 et revient ensuite sur le pignon 60. Le transporteur de droite passe sur une série analogue de pignons fous 30 . sur l'autre côté de la machine. Sur les figures 2, 3 et 6, on voit que le transporteur 22 est composé de plusieurs chaînes qui sont guidées .dans des gorges 68 creusées dans une plaque de guidage 70 qui s'étend du pignon fou 64 jusqu'au pignon 60. Plusieurs éléments de 35 maintien 72 sont disposés à intervalles le long de toute l'étendue du transporteur. Les éléments de maintien 72 sont supportés dans des tronçons de barre 73 fixés à des paires de chaînes du transporteur en deux points afin de stabiliser l'élément de maintien correspondant dans le sens transversal du 40 transporteur. Chaque élément de maintien 72 comprend un crochet 70 08967 7 2034902 74 dirigé vers le haut et destiné à coopérer avec un brin de fil. Le transporteur 20 est exactement identique au transporteur 22 et comporte des éléments de maintien 72 du même type. Les éléments 72 du transporteur 20 s'étendent vers l'intérieur 5 de ce transporteur et en direction des éléments de maintien 72 du transporteur 22. B.- Chariot de transfert des brins et son mécanisme d'entraînement - Sur les figures 2, 3 et 4» le chariot est indiqué par la 10 référence d'ensemble 75. Le chariot comprend une paroi antérieure 76 qui définit deux éléments de portée 77 et une paroi arrière 78 sur laquelle sont supportés des rouleaux de guidage supérieur 80 et inférieur 82. Les éléments de portée 77 coulissent sur un arbre de guidage avant 84 alors que les rouleaux 15 80 et 82 roulent sur un arbre de guidage arrière 86 installé entre ces rouleaux. Les arbres 84 et 86 s'étendent à partir des bords de droite et de gauche de la machine, immédiatement en surplomb des transporteurs. A la figure 4, on voit que l'entraînement du chariot est 20 transmis à partir de la roue dentée 40 déjà citée. Un coulis-seau 88 glisse horizontalement sur un arbre de renvoi-90 lui-même supporté sur deux coulisseaux 92 qui glissent verticalement sur deux tiges verticales 94*. Un élément suiveur 96 est fixé au coulisseau 88 et est emprisonné dans une rainure 98 25 pratiquée dans la roue dentée'40. Des rotations de la roue dentée 40 déplacent l'arbre 90 et le coulisseau 88 verticalement et obligent les coulisseaux' 92 à glisser verticalement sur les tiges 94. Attendu que l'élément suiveur 96 peut être entraîné suivant un trajet circulaire par la roue dentée 40, 30 il dispose également de la possibilité d'une course horizontale. Cette course horizontale de l'élément suiveur 96 provoque le glissement du coulisseau 88 sur l'arbre 90. Le mouvement résultant des coulisseaux 92 est un mouvement harmonique. Une chaîne sans fin 100 est fixée à chaque coulisseau 92 et est 35 entraînée sur des pignons supérieurs 102 et inférieurs 104. Les pignons supérieurs 102 sont fixés sur un arbre transversal supérieur 106 qui passe entre les pignons 102. Un pignon 108 est également calé sur l'arbre 106 et entraîne un pignon 110 à l'aide d'une chaîne ij.i, Le pignon 110 est fixé à un arbre 114 40 qui porte également un autre pignon fixe 116. Une chaîne 118 70 08967 8 2034902 passe sur le pignon 116 et sur un pignon fou 120. La chaîne 118 est attachée aux parties inférieures formant portée 77 de la paroi postérieure 76 du chariot (voir figure 3). Pour chaque rotation de la roue dentée 40, chaque coulisseau 92 effec-5 tue un mouvement de va-et-vient entre des positions verticales supérieure et inférieure, ce qui oblige le chariot 75 à effectuer une course alternative entre-les pignons 116 et 120 qui sont montés sur les extérieurs des transporteurs 20 et 22 respectivement. 10 Les brins qui doivent être déposés entre les transpor teurs 20 et 22 sont déroulés de paquets d'alimentation (non représentés) passent à travers des trous de guidage 121 ménagés dans un rail supérieur de guidage 122 s'étendant entre la paroi antérieure 76 et la paroi postérieure 78 du chariot. Les 15 brins s'étendent à partir du rail de guidage 122, traversent des trous de guidage 123 du rail inférieur 124 situé dans le bas du chariot. Les brins traversent le chariot en suivant un trajet indiqué par les traits mixtes 126. Pour garantir une insertion parfaite des brins indivi-20 duels entre les crochets respectifs 74, ces brins doivent être amenés au-dessous du plan des crochets lorsque le chariot atteint l'extrémité de sa course en.direction de l'un ou l'autre transporteur. Dans ce but, deux leviers parallèles à deux brins 128 et 130 sont■articulés en 132 et 133 respectivement, 25 sur la paroi 78 du chariot. Normalement, les leviers 128 et 130 sont orientés horizontalement et sont reliés par deux bielles verticales 134 et 136. Comme on peut le voir sur la figure 3, les bras de gauche des leviers 128 et 130 sont articulés aux bielles 134 en des points espacés. Les bras de 30 droite des leviers 128 et 130 sont articulés en des points es- " pacés à la bielle 136. Deux galets 138 et 140 sont tourillon-nés aux extrémités de droite et de gauche respectivement du levier 128. Une came 142 s'étend à partir d'un support 144 pour pénétrer sur le trajet des galets 138 et 140. Deux tiges ver-35 tieales d'équilibrage 146 sont fixées aux extrémités respectives du levier 130 et maintiennent les leviers 128 et 130 en position horizontale. Alors que le chariot se rapproche de sa fin de course vers la droite, le galet 138 vient en prise avec une surface inclinée 148 de la came 142 et fait basculer les 40 leviers 128 et 130 dans le sens sinistrorsum. Comme on peut le BAD ORIGINAL 70 08967 9 2034902 voir sur la figure 3» le galet 138 est venu en contact avec la surface inclinée 148 et se sera frayé un chemin vers le sommet de la came 142. En conséquence, la bielle 134 est dans sa position basse. A la partie basse de la bielle 134» a accouplé 5 une barre presseuse 150 qui est descendue jusqu'à un niveau plus bas que celui des crochets 74. Les brins qui s'étendent . à partir du transporteur sur le côté opposé de la machine et suivant le trajet indiqué par la ligne en traits mixtes 126, sont pressés entre les crochets des éléments respectifs de 10 - maintien. Le galet 140 vient en prise avec une came analogue 142 lorsque le chariot se déplace vers l'autre côté de la machine. Quand le chariot se rapproche de sa fin de course vers le côté opposé à celui indiqué à la figure 3, le galet 140 se soulève et fait ainsi pivoter les leviers 128 et 130 dans le 15 sens des aiguilles d'une montre pour faire descendre la bielle 136. Une barre presseuse 150 est également fixée à la partie basse de la bielle 136 pour enfoncer les brins et assurer que ces derniers ne s'engagent pas entre les éléments respectifs de maintien sur le transporteur 20. 20 c.- Râteaux et mécanismes de manoeuvre de ces râteaux - En se référant particulièrement aux figures 1, 2 et 3» chaque côté de la machine comporte un râteau 152. Chaque râteau comprend un corps principal 154 supporté par deux éléments de portée 56, eux-mêmes pouvant coulisser sur deux tiges 25 cylindriques horizontales 158. Un plateau horizontal 160 s'étend à partir du corps principal du râteau, en surplombant les éléments de maintien 72 et supporte une série de dents horizontales 162 qui présentent des saillies dirigées vers le bas 164 (figures 7 et 8). l'espacement entre les saillies 164 est 30 le même que celui entre les éléments de maintien 72. Les mécanismes de manoeuvre des râteaux sont représentés sur les figures 1 et 2. Comme on peut le voir sur ces figures, un pignon 166 est calé sur l'arbre 66 déjà cité. Le pignon 166 entraîne un pignon 168 calé sur un arbre 170 et ce dernier 35 traverse une fente 172 dans le corps 154 clu râteau et passe entre les tiges 158. Une camé 174 est fixée à l'extrémité extérieure de l'arbre et s'étend jusqu'à l'extérieur de la partie 154» La surface active de la came 174 coopère avec un galet de came 176 tourillonné sur la partie 154 du râteau. La came 40 174 exécute une révolution pour chaque mouvement alternatif du 70 08967 10 2034902 chariot et on peut donc la considérer comme une came à deux phases. Sur chaque phase de la came, on a prévu un point élevé 178 et un point bas 180, de sorte que chaque râteau effectue un cycle opératoire complet pendant chaque traversée du chariot. 5 Un tel cycle opératoire est efficace pour étendre les "brins, comme on l'expliquera plus en détail par la suite, lorsque le chariot est adjacent ^l'un des râteaux, l'autre cycle du même râteau étant un cycle mort lorsque le chariot est adjacent à l'autre râteau sur le côté opposé de la machine. Alors que le 10 galet de came est attaqué par la came 174-, progressivement à partir du point bas 180 jusqu'au point élevé 178, le râteau est déplacé vers l'avant ou vers la droite (en observant les figures 1 et 2) à 1'encontre de l'action des ressorts de compression 182 montés sur les tiges 158. Le passage du galet 176 15 de la partie élevée 178 à la partie basse 180 de la came 174 se traduit par un mouvement assez rapide du râteau vers l'arrière de la machine ou vers la gauche (en observant les figu- • res 1 et 2). Sur les figures 1, -2, 3 on représente le râteau et son mécanisme de manoeuvre qui sont associés au transpor-20 teur de gauche mais il va.de soi que l'autre râteau et son mécanisme, qui sont associés au transporteur de droite 20, sont d'une construction rigoureusement.identique. D.- Fonctionnement de l'introduction des brins - Sur les figures 9 à 15, on a représenté un cycle typique 25 d'introduction des brins. Sur la figure 9, on n'a représenté que cinq brins pour une introduction simultanée, alors qu'en réalité l'opération simultanée se fait sur un. nombre beaucoup plus important de brins, pouvant atteindre 100. La raison pour laquelle on a représenté seulement cinq brins est de clarifier 30 la description d'une séquence typique d'introduction. Sur la figure 20, on a représenté le mouvement relatif du râteau par rapport- au transporteur. Sur cette figure, les coordonnées verticales représentent les crochets sur le transporteur alors que les coordonnées horizontales représentent 35 les laps de temps. Quand on porte le mouvement du râteau par rapport au transporteur en fonction du temps, on obtient une ligne irrégulière telle que 179. Les unités de temps Tl, T2, etc..., représentent chacune une valeur commode quelconque. Pour faciliter la compréhension de l'invention, on considère 40 que chaque unité de temps Tl, T2, etc... représenter le temps 70 08967 ii 2034902 nécessaire aux transporteurs pour parcourir une distance correspondante à l'espacement entre deux crochets. - Les segments A, B, C, D de la ligne 179 représentent les différents mouvements du râteau par rapport au transporteur. 5 Si l'on se réfère à la figure 1, les portions-de la came 174 qui correspondent aux divers segments de la ligne 179 sont dé-signées par les mêmes références. Par exemple, la partie de' la came 174 s'étendant entre le point haut 178 et le point bas 180 est indiquée par A de manière à correspondre au mouvement 10 du râteau suivant le segment A de la ligne 179 sur la figure 20. Sur la figure 20, le chariot 75 est indiqué dans la position proche de sa fin de course vers la droite, c'est-à-dire vers l'extérieur du transporteur 20. Les brins a, b, ç_, d et 15 £ s'étendent à partir des crochets 1,-2, 3, 4, 5 du chariot sur le transporteur 22 et sont également situés devant les crochets 1', 2', 3', 4', et 5', respectivement sur le transporteur 20 et derrière les dents 1", 2", 3"j 4" et 5" àu râteau 152. La position du chariot et du râteau indiquée sur la 20 figure 9 correspond à celle de la' figure 7. Les dents correspondantes 164 surplombent directement les crochets 1' à 5*. Alors que le chariot atteint sa position extrême de droite (en observant la figure 10), le râteau.commence à se mouvoir vers l'arrière de sorte que les dents 1" à 5" prennent 25 en charge les brins a à e_ respectivement. La continuation du mouvement vers l'arrière du râteau allonge là partie de chaque brin située entre le chariot 75 et son élément de maintien correspondant. A l'achèvement de la course vers l'arrière du râteau, les brins sont allongés d'une distance égale à la lar-30 geur d'une bande (voir figure 11). Ce mouvement du râteau a lieu quand le galet de came 176 passe du point élevé 178 au point bas 180 de la came 174, le long de la partie A de cette came. Ce mouvement est également représenté par le segment A de la ligne 179 sur la figure 20. Le mouvement réel vers l'ar-35 riere du râteau représente cinq espacements entre les crochets (intervalle de temps T0 à Tl). Attendu que le transporteur se déplace continuellement vers l'avant, il parcourt une distance représentant l'esp«o - "--v entre deux crochets -pendant ce même intervalle de temps TO-ïl. Etant donné que le rateau et le 40 transporteur se meuvent dans des sens opposés, le déplacement 70 08967 12 2034902 relatif entre le râteau et le transporteur représente six espaces entre les crochets (voir figure 20)." La raison pour laquelle le râteau parcourt six espaces et non pas cinq espaces par rapport au transporteur réside dans le fait qu'il 5 débute sa course vers l'arrière à partir d'un point situé à l'avant des éléments de maintien (de la valeur'représentant un espacement entre les crochets) avec lesquels il est normalement aligné. Il en est ainsi pour permettre au chariot de déposer les brins derrière les dents du râteau (voir figure 10 9). On va décrire plus en détail dans ce 'qui suit la façon dont le râteau atteint cette position avancée par rapport au transporteur. Le mouvement vers l'avant du transporteur oblige les crochets 1' à 5' de prendre en charge les brins a à e respec-15 tivement depuis la position de la figure"9 & celle de la figure 10. A l'achèvement de ce mouvement vers' l'arrière du râteau, les dents 1" à 5" sont alignées avec les-crochets 6' à 10', respectivement, et les brins a à e vont s'étendre à partir des crochets 1* à 5', respectivement, comme on peut le 20 voir sur la figure 11. Le chariot 75 commence à revenir vers le transporteur de gauche 22 pendant la course vers l'arrière du râteau, comme on peut le voir sur la figure 11. Le chariot 75 continue à se rapprocher du transporteur 22 en franchissant les crochets 25 sur le transporteur 20 (voir figure 12). Les brins a à e passent autour des dents 1" à 5" et les crochets 1 à 5 respectivement, pendant la première partie du mouvement du chariot. La figure 12 correspond à la figure 8 en ce qui concerne la séquence opératoire. 30 Après que le râteau est arrivé dans la position indiquée _ sur la figure 11, il commence à avancer de nouveau pendant que le galet de came 176 passe d'abord de la partie basse 180 sur la partie haute 178 de la came 174. Ce mouvement vers l'avant du râteau a lieu pendant que le galet 176 progresse sur la 35 section B de la came 174 (c'est-à-dire le segment ,'B sur la figure 20). On peut voir sur la figure 1 que le déplacement du râteau représenté par le segment B se fait à la même vitesse que celle de la progression du transporteur car aucun mouvement relatif du râteau n'a lieu par rapport au transporteur pen-40 dant l'intervalle de temps Tl à 12. 70 08967 13 2034902 Quand le chariot a parcouru à-peu-près 10 $ de la distance entre les transporteurs (figure 13), les parties des "brins qui s'étendent autour des dents du râteau glissent de ces dents et sont interceptées par les crochets correspondants 5 alignés avec les dents. Le chariot progresse en ligne droite entre les transporteurs. Le mouvement des transporteurs et des râteaux perpendiculairement à la course du chariot oblige les parties des brins qui sont enroulées autour des dents du râteau à s'étendre à partir du chariot suivant un angle qui diminue 10 à mesure qu'augmente le mouvement du chariot. Comme on l'a déjà dit, les brins glissent des dents lorsque le chariot aura parcouru 10 $ de la distance entre les transporteurs. Pendant ce temps et jusqu'à la chute des brins à partir des dents, le râteau progresse en synchronisme avec le transporteur de sorte 15 que les dents 1" à 5" restent toujours alignées avec les crochets 6' à 10' respectivement. Il est important que les dents 1" à 5" soient alignées avec les crochets 6* à 10' pendant que les brins glissent à partir des extrémités des dents. Quand le chariot atteint le 20 transporteur 22, les brins a, à e doivent être introduits devant les crochets 6 à 10 et derrière les dents 1'" à 5"'» respectivement du râteau associé avec le transporteur 22. Les brins doivent être insérés derrière les dents respectives si l'on désire que ces brins soient transférés sur la série sui-25 vante de crochets sur le transporteur. Cela n'est possible que si le râteau a gagné la. distance équivalente à un espacement entre les crochets par rapport au transporteur de sorte que les dents 1'", 2fl ', 5"', 4"' et. 5'" sont alignées, avec les .crochets 5» 6, 7, 8, 9> respectivement. Ce gain se produit 30 pendant l'intervalle de temps T2, T3 quand le râteau progresse d'une distance de deux espacements entre les crochets et que le transporteur avance de la valeur d'un espacement entre les crochets. Cette phase a lieu pendant que le galet 176 progresse le long de la section C de la came 17-4. Cette section de la 35 came fait avancer, le râteau plus rapidement que le transporteur, si bien que le râteau gagne la valeur d'un espacement pendant le laps de temps T2, T3 (segment C sur la ligne 179 de la figure 20). Après avoir gagné la valeur d'un espacement par rapport 40 au transporteur, le râteau se déplace en synchronisme avec le 70 08967 14 2034902 transporteur pendant le laps de temps T3 à 15. Ce mouvement du râteau se produit quand le galet 176 suit la section D de la came 174. Ce mouvement est représenté par le segment C sur la ligne 179 indiquant l'absence de tout mouvement du râteau 5 par rapport au transporteur. Les parties C et D du mouvement du râteau correspondent au passage de la position de la figure 13 à celle de la figure 14. Le râteau est suffisamment avancé pour que les brins a à e se placent derrière les dents lw ' à 5"1 du râteau lors du passage du chariot sur le transporteur 10 de gauche (figure 14). La figure 9 est comparable à la figure 14 sauf que ces deux figures représentent les insertions des brins sur les transporteurs opposés. Il est maintenant évident pourquoi le râteau (figure 9) est suffisamment avancé de sorte que les brins peuvent être posés derrière les dents respec- 15 tives du râteau, comme précédemment décrit. Entre les figures 14 et 15, le râteau commence sa course vers l'arrière qui est représentée par le segment A en 15 sur la figure 20. Sur la figure. 14, les dents 1" * à 51" sont alignées avec les crochets 6 à 10. La phase représentée sur la 20 figure 5 équivaut à celle de la figure 10. Sur la figure 15» les brins a à e s'étendent depuis 1*arrière des crochets 1 à 5 pour passer autour de l'avant des crochets 1* à 5', respectivement, en formant une première bande de brins parallèles. Les brins a à £ descendent et passent der-25 rière les crochets 6' à 10* et ensuite devant les crochets 6 à 10 respectivement pour former une seconde bande de brins qui sont parallèles entre eux et parallèles aux brins de la première bande. Ainsi, les brins s*étendent toujours depuis l'arrière des crochets d'un transporteur jusqu'à l'avant des crochets de 30 l'autre transporteur, en alternance. Les brins d'une bande sont; très légèrement inclinés par rapport à ceux; des bandes adjacentes, par suite de la présence des crochets. Cette différence est infime car l'épaisseur des crochets est elle-même insignifiante par rapport à l'espacement entre ces crochets. 35 L'invention n'est nullement limitée au nombre de brins représentés ni à la séquence exacte dans le temps pour chacune des phases de l'opération. Pour autant que les divers mécanismes soient dans des rapports corrects lors des stades critiques du fonctionnement, la durée exacte de chaque opération n'est 40 nullement critique."Une opération complète de pose de brins 70 08967 15 2034902 « est divisée en cinquièmes pour se conformer au nombre de brins qui sont représentés sur les dessins. Dans la pratique, chaque phase représentée par les divers segments A, B, C et D sur la figure 20 peut constituer une proportion plus importante ou 5 plus faible de l'opération totale, par rapport à la valeur indiquée. E.- Adaptation du mécanisme d'introduction des brins à un métier de bonneterie à la chaîne, - 1.- Etude générale - 10 Lorsqu'on désire présenter des brins parallèles, disposés conformément à l'invention, en vue d'une incorporation dans une étoffe tricotée, certaines adaptations spéciales sont exigées. Pour assurer l'uniformité de l'étoffe tricotée, il est essentiel que chaque rang de mailles tricotées soit formé au-15 tour d'un brin à chaque fois. Pour garantir qu'il en soit ainsi, les espacements entre les crochets sur les transporteurs doivent être plus grands que les longueurs des mailles formées par le métier de bonneterie. On peut aboutir à ce résultat, soit en changeant les espacements entre les crochets soit en 20 modifiant les longueurs des mailles de tricotage, selon la densité désirée de l'étoffe. Attendu que les maillés de tricotage sont plus courtes que les espacements entre les crochets, les transporteurs font avancer les brins vers le poste de tricotage à une vitesse plus 25 grande que celle de la reprise de l'étoffe. Les brins doivent être coupés ou autrement libérés immédiatement avant l'incorporation dans l'étoffe tricotée et doivent être maintenus jusqu'à un stade qui suit celui de leur maintien ferme par les maillés tricotées. On envisage donc des moyens pour libérer et tenir les 30 extrémités des brins en association avec le métier de bonneterie. On peut également incorporer des.moyens d'assistance pour les brins pour assurer encore plus l'uniformité de leur insertion dans l'étoffe. 2.- Métier de bonneterie - 35 En se référant aux figures 1 et 5, on a représenté un pos te de tricotage 188. Ce poste" comprend une rangée d'aiguilles de tricotage 190 qui s'étendent vers le haut à partir d'une enceinte 192 contenant les mécanismes"de manoeuvre des aiguilles (ces mécanismeL it pas représentés mais sont bien con-40 nus'des spécialistes). Les aiguilles 190 sont du type à clapet 70 08967 16 2034902 eo-alissant qui a été décrit dans le "brevet R'e 25.749 précité, et ehacune comprend un crochet 194 pour attaquer les "brins. Chaque aiguille comprend également un clapet coulissant 196 qui glisse dans une rainure appropriée pratiquée dans le corps 5 de l'aiguille, pour fermer le crochet après l'introduction d'un fil. Les aiguilles se déplacent vers le haut entre des platines espacées 175/s**étendent à partir d'une plaquette de support 197. fonctionnant en synchronisme avec lès aiguilles de tricotage formant les mailles 190, des guide-fils 198 sont ali-10 mentes en fils de piquage 200. Les guides 198 servent à introduire le fil dans les crochets 194 des aiguilles. Les guides 198 sont supportés dans des éléments porteurs 202 et ces derniers sont fixés à deux "barres dé guidage 204. Quand les aiguilles de tricotage se déplacent à la position haute indiquée 15 en traits discontinus sur la figure 5, une série1de guides 198 introduiront les fils de tricotage dans les crochets respectifs des aiguilles. Les guides peuvent être manoeuvrés de la façon décrite dans le brevet Re 25»749• - Dans ce brevet, on n'utilise qu'une seule barre de guidage mais on peut en utiliser 20 deux ou plusieurs comme le savent bien les spécialistes des métiers de bonneterie chaîne à barres multiples. Quand les aiguilles de tricotage sont dans la. position haute, les clapets 196 sont en bas par rapport aux crochets des aiguilles, de sorte que les fils de tricotage peuvent être introduits dans les 25 crochets. Quand les aiguilles de tricotage descendent, chaque aiguille tire son fil à travers une maille précédemment formée sur l'aiguille. La maille précédente est éjectée et le fil tiré vers le bas forme une nouvelle maille. Il s'agit d'une sé-30 quence de tricotage usuelle et elle est représentée sur les figures 16 à 19. 3.- Fonctionnement du métier de bonneterie - Sur la figure 16, les aiguilles de tricotage sont représentées en position basse. Le brin menant s' aura déjà avancé 35 vers la droite sur une distance suffisante et est disposé contre les fils de tricotage s'étendant à partir des aiguilles jusqu' aux guides 198. Les fils de tricotage sont indiqués par Y. Les aiguilles se déplacent vers la gauche des brins pendant leur mouvement ascendant entre les éléments 210 (figure 17). 40 Pendant que les aiguilles sont dans la position haute indiquée 70 08967 17 2034902 sur la figure 18, les guides 198 enroulent les fils de tricotage respectifs dans les crochets 194 des aiguilles correspondantes. Lorsque les aiguilles de tricotage redescendent, chaque aiguille tire son fil à travers là maille précédemment formée 5 L en entourant l'aiguille de manière à former une nouvelle maille L'. Un peu avant la fin de la course descendante, l'aiguille de tricotage libère la maille L (figure 19). Pendant la course ascendante suivante, l'aiguille passe à travers la maille L' de la façon représentée sur la figure 16 pour débu-10 ter un nouveau cycle. Gomme on le voit sur les figures 16 à 19, chaque maille de tricotage est formée autour d'un brin S qui est ainsi introduit dans l'étoffe tricotée F. Cette étoffe est tirée sur la plaque 197 suivant un certain angle d'inclinaison et est freinée en 199 pour éviter qu'elle glisse vers l'ar-15 rière. 4.- Moyens de maintien et de libération des brins - Etant donné que l'espacement entre les éléments de main- ■ tien sur les transporteurs est supérieur aux longueurs des mailles tricotées, pour assurer ainsi l'uniformité de la confec-20 tion de l'étoffe, les transporteurs doivent avancer vers les aiguilles de tricotage à une vitesse plus grande que celle de la reprise de l'étoffe. Cela veut-dire que les brins doivent être libérés par les transporteurs au cours de leur incorporation dans l'étoffe sous forme de mailles de tricotage. Les 25 extrémités des brins individuels doivent être solidement maintenues jusqu'au moment où les brins sont fermement retenus par les mailles de tricotage. Les longueurs des brins sont libérées par des cisailles 218 disposées à côté des aiguilles de tricotage (figures 1 et 30 2). Les extrémités des brins sont retenues par.une molette 220 associée à chaque transporteur (voir figure 6), chacune des molettes étant montée en rotation en 221 sur un support 222 fixé à l'équerre 70 de support du transporteur, qui a déjà été décrite. La molette 220 est fabriquée en un matériau à fort 35 coefficient de frottement (caoutchouc ou analogue) et est montée sur le support 222 de manière que sa périphérie extérieure s'emboîte étroitement dans les angles- intérieurs 224 des crochets 74. La périphérie extérieure de la molette 220 est profilée de manière à épouser la forme des angles 224. Alors que 40 les brins se rapprochent de la rangée d'aiguilles de tricotage, 70 08967 18 203^902 les molettes 220 pincent les deux bouts des brins.contre les crochets respectifs. Alors que chaque brin est sectionné, la portion du brin qui s'étend jusqu'à la bande suivante est maintenue par les molettes 220 jusqu'à l'incorporation ferme de 5 la longueur correspondante du brin de la bande suivante dans 1' étoffe. Les spécialistes comprendront que la description qui vient d'être faite n'est nullement limitative et que certaines modifications peuvent y être apportées sans sortir du 10 cadre de l'invention. Lorsqu'on indique que les brins sont introduits entre les crochets respectifs sur les transporteurs, on ne veut absolument pas dire que ce brin est constitué d'un seul élément fibreux. En effet, le brin pourrait comprendre deux ou plusieurs fils ou filaments. Les brins sélectifs peu-15 vent posséder des caractéristiques différentes, en ce qui concerne la couleur, la texture, etc..., afin d'introduire des effets de fantaisie. L'expression "longueur de brin" s'étendant entre les éléments de maintien implique que ces longueurs doivent être séparées des longueurs voisines mais parallèles à ces 20 dernières, cette observation étant valable même si les autres 1 brins sont d'une structure différente. Par exemple, on peut utiliser le mode de fonctionnement suivant : un fil entre le premier et le second crochets, deux fils entre le second et le troisième crochets, trois fils entre le troisième et le qua-25 trième crochets et un seul fil entre le quatrième et le cinquième crochets. Lors de l'adaptation de l'invention à un métier de bonneterie, les nombres des brins dans chaque rang de tricotage peuvent être différents et pour cela on peut modifier la vitesse de fonctionnement des aiguilles de tricotage par 30 rapport à la vitesse des transporteurs. Les mailles dans un rang de tricotage sont formées avec le même brin. Le brin adjacent sera entouré par les fils d'un autre rang de tricotage et on peut envisager un ou plusieurs rangs de tricotage entre les brins. 35 5«- Moyens d'assistance aux brins - Sur la figure 5, on a représenté des moyens d'assistance par la référence d'ensemble.206 au-dessus des transporteurs. Ces moyens comprennent une console de support 208 à partir de laquelle s'étend un peigne 209 muni de dents 210. Un passage 4-0 d'air 212 est ménagé dans la console 208 pour l'arrivée d'air 70 08967 19 2034902 comprimé. Le passage 212 aboutit à une ouverture 214 adjacente à l'aiguille 190. L'embouchure de l'ouverture 214 est formée par le peigne 209 sur le dessus et par une plaquette 216 sur le dessous. L'espacement entre la plaquette 216 et la course 5 verticale des aiguilles de tricotage est inférieur à l'espacement entre les brins parallèles S qui alimentent les aiguilles de tricotage par l'entremise des transporteurs 20 et 22. Le minutage du fonctionnement des transporteurs et des aiguilles de tricotage est tel que les brins- S sont à la droi-10 te des aiguilles pendant le mouvement ascendant (figure 16). Les moyens d'assistance assurent que le brin se trouve bien à la droite des aiguilles de tricotage sur toute sa longueur, pendant le mouvement ascendant des aiguilles. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite 15 et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son .cadre. 70 08967 20 2034902 REVENDICATIONS 1°) Appareil de distribution de brins parallèles, caractérisé en ce qu'il comprend : deux transporteurs latéralement espacés, sensiblement parallèles, entraînés en synch.ro-5 nisme et munis à leurs extrémités adjacentes d'une série d'éléments de maintien ayant pour but de retenir les brins ; un chariot au-dessus des transporteurs monté en vue d'un mouvement de va-et-vient suivant un trajet perpendiculaire à ceux des transporteurs, recoupant lesdits trajets pour étendre une 10 bande de brins espacés à partir des éléments de maintien sur un transporteur jusqu'aux éléments de maintien sur l'autre transporteur-; des moyens associés à chaque transporteur pour disposer une portion de chaque brin provenant d'un premier élément de maintien sur un second élément de maintien sur le 15 transporteur, ce second élément de maintien étant espacé de la largeur d'une bande du premier élément de maintien ; et des moyens pour entraîner lesdits transporteurs, le chariot et lesdits moyens de disposition des brins, de sorte que les transporteurs se déplacent chacun d'une distance qui correspond à 20 la largeur d'une bande lors de chaque passage du chariot entre les transporteurs,et lesdits moyens de disposition placent chaque brin à partir des premiers éléments de maintien sur les seconds éléments de maintien pendant une partie de la course du chariot. 25 2°) - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments de maintien sont des crochets dont chacun comprend une portion s'étendant vers le haut. 3°) - Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que chacun desdits moyens de disposition est un râteau por-30 tant une série de dents qui s'étendent au-dessus des crochets. 4°) - Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que les dents sont alignées avec les crochets respectifs sur chaque transporteur pendant la phase du trajet du chariot au cours de laquelle ce chariot passe au-delà des crochets et 35 à l'extérieur de ces derniers afin de faire passer lçs brins entre les dents et les crochets respectifs, les moyens d'entraînement faisant fonctionner le râteau de façon que les dents soient alignées avec les seconds crochets avant que le chariot n'ait dépassé lesdits crochets en route vers l'autre transpor-40 teur. 70 08967 21 2034902 5°) - Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque dent présente une partie dirigée vers le bas servant à guider les brins entre les crochets, chacune de ces parties dirigées vers le bas s'étendant jusqu'à l'extérieur 5 et au-dessous de la limite supérieure des parties ascendantes des crochets. 6°) - Métier de bonneterie destiné à confectionner une étoffe composée d'un système de brins parallèles de trame et de chaînes formées de mailles de fils de chaîne en interposi-10 tion et en liaison avec les fils de trame, caractérisé en ce qu'il comprend deux transporteurs latéralement espacés, sensiblement parallèles, entraînés en synchronisme et munis à leurs extrémités adjacentes d'une série d'éléments de maintien ayant pour but de retenir les brins ; un chariot au-dessus 15 des transporteurs monté en vue d'un mouvement de va-et-vient suivant un trajet perpendiculaire à ceux des transporteurs, recoupant lesdits trajets pour étendre une bande de brins espacés à partir des éléments de maintien sur un transporteur jusqu'aux éléments de maintien sur l'autre transporteur ; des 20 moyens associés à chaque transporteur pour disposer une portion de chaque brin provenant d'un premier élément de maintien sur un second élément de maintien.sur le transporteur, ce second élément de maintien étant espacé de la largeur d'une bande du premier élément de maintien ; des moyens pour entraîner 25 lesdits transporteurs, le chariot et lesdits moyens de disposition des brins, de sorte que les transporteurs se déplacent chacun d'une distance qui correspond à la largeur d'une bande lors de chaque passage du chariot entre les transporteurs et lesdits moyens de disposition placent chaque brin à partir 30 des premiers éléments de maintien sur les seconds éléments de maintien pendant une partie de la course du chariot, un moyen de tricotage pour former des chaînes de mailles de tricotage autour de chacun des brins parallèles ; et des moyens pour libérer les brins desdits éléments de maintien. 35 7°) - Métier de bonneterie selon la revendication 6, ca ractérisé en ce que les éléments de maintien sdht des crochets dont chacun comprend une portion s'étendant vers le haut. 8°) - Métier de bonneterie selon la revendication 7» caractérisé en ce que chacun desdits moyens de disposition est 4-0 un râteau portant, une série de dents qui s'étendent au-dessus 70 08967 22 2034902 des crochets. 9°) - Métier de bonneterie selon la revendication 8, caractérisé en ce que les dents sont alignées avec les crochets respectifs sur chaque transporteur pendant la phase du trajet 5 du chariot au cours de laquelle ce chariot passe au-delà des crochets et à l'extérieur de ces derniers afin de faire passer les brins entre les dents et les crochets respectifs, les moyens d'entraînement faisant fonctionner le râteau de façon que les dents soient alignées avec les seconds crochets avant 10 que le chariot n'ait dépassé lesdits crochets en route vers l'autre transporteur. 10°) - Métier de bonneterie selon la revendication 6, caractérisé en ce que chaque dent présente une partie dirigée vers le bas servant à guider les brins entre les crochets, cha 15 cune de ces parties dirigées vers le bas s'étendant jusqu*à l'extérieur et au-dessous de la limite supérieure des parties ascendantes des crochets. 11°).- Métier de bonneterie selon la revendication 6, ca ractérisé en ce que le moyen de tricotage comprend une rangée 20 d'aiguilles de tricotage situées dans le trajet des transporteurs perpendiculairement au sens de la progression des transporteurs, ledit métier comprenant également des moyens d'entraînement pour actionner.les aiguilles de tricotage, lesdits moyens d'entraînement étant en liaison avec les transporteurs 25 de manière à obliger la rangée d'aiguilles.de tricotage à former un rang de mailles tricotées autour de chacun des brins pa rallèles précités. 12°) - Métier de bonneterie selon la revendication 11, caractérisé en ce que les aiguilles de tricotage sont action-30 nées pour former des mailles tricotées plus courtes que la distance entre les éléments de maintien, et lesdits brins sont acheminés vers la rangée d'aiguilles de tricotage à une vitesse plus élevée que celle de la confection de l'étoffe, ledit métier de bonneterie comprenant également des moyens pour li-35 bérer chacun des brins parallèles de ces éléments de maintien respectifs immédiatement avant la formation d'un rang de mailles de tricotage autour dudit brin, et des moyens de retenue pour maintenir l'extrémité de chaque brin s'étendant jusqu'à la longueur suivante du brin jusqu'au moment où ladite lon-40 gueur suivante soit solidement encastrée dans les mailles tri 70 08967 23 2034902 cotées. 13°) - Métier de bonneterie selon la revendication 12, caractérisé en ce que les moyens de libération comprennant des cisailles pour sectionner les deux bouts de ch.aq.ue fil de tra-5 me à proximité des éléments de maintien, et lesdits moyens de retenue comprennent une molette à frottement pour retenir chaque brin sectionné contre lesdits éléments de maintien. 14°) - Métier de bonneterie selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens d'assis-10 tance aux brins pour diriger un fluide contre chaque longueur de fil de trame dans une direction sensiblement orientée vers ladite rangée d'aiguilles de tricotage, alors que chaque longueur se rapproche de ladite rangée, les moyens d'assistance présentant des orifices situés derrière et à une certaine dis-15 tance de la rangée, distance qui est inférieure à l'espacement entre les éléments de maintien. 15°) - Métier de bonneterie selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens d'assistance comprenant des orifices pour diriger le fluide contre 20 chacune des longueurs de brin dans une direction sensiblement orientée - vers ladite rangée d'aiguilles de tricotage lorsque ces longueurs se rapprochent de cette rangée, ces orifices étant situés derrière et à une certaine distance de ladite rangée, distance qui est inférieure à l'espacement entre les 25 longueurs acheminées des brins. 16°) - Métier de bonneterie pour confectionner une étoffe composée d'un système de brins de trame parallèles et de chaînes tricotées de mailles de fils de chaîne en liaison et en emboîtement avec lesdits fils de trame, caractérisé en ce 30 qu'il comprend : une rangée d'aiguilles de tricotage pour former des chaînes tricotées de mailles de fils de chaîne ; deux transporteurs espacés progressant perpendiculairement à la rangée d'aiguilles de tricotage pour présenter les brins portés par ces transporteurs à ladite rangée d'aiguilles de tri-35 cotage ; des moyens pour engager plusieurs brins parallèles et continus entre les deux transporteurs, ces brins étant déposés en bandes, une portion de chaque brin s'étendant entre les bandes adjacentes ; des moyens pour libérer les.dites longueurs de la prise les transporteurs immédiatement avant 40 leur présentation aux aiguilles de tricotage ; et des moyens 70 08967 24 2034902 de retenue pour maintenir la portion de chaque brin s'étendant entre les bandes lors de la libération de chaque longueur de brin d'entre lesdits transporteurs. 17°) - Métier de bonneterie selon la revendication 16, 5 caractérisé en ce que l'espacement entre les fils de trame acheminés vers la rangée d'aiguilles de tricotage est plus grand que la longueur de chaque maille tricotée dans les chaînes, et lesdites longueurs de brins sont acheminées vers les aiguilles de tricotage à une vitesse plus grande que celle de 10 la confection de l'étoffe, ledit métier de bonneterie comprenant des mpyens d'entraînement qui relient les aiguilles de tricotage aux transporteurs afin d'acheminer les longueurs du fil de trame vers" les aiguilles de tricotage à une vitesse égale à l'arrivée d'un fil de trame pour chaque rang de trico-15 tage et des moyens pour présenter les fils de trame un par un en provenance des transporteurs auxdites aiguilles de tricotage et former ainsi un rang de mailles tricotées autour de chaque longueur de fil de trame. 18°). - Métier de bonneterie selon la revendication 6, 20 caractérisé en ce que le moyen de tricotage comprend une plaque de support devant les aiguilles pour guider l'étoffe à sa sortie des aiguilles de tricotage-, cette plaque portant une série de platines qui sont espacées entre les trajets des aiguilles de tricotage, lesdites platines s'étendant à partir 25 de la plaque de support suivant un angle étudié pour former un bord qui freine l'étoffe et l'empêche de glisser vers l'arrière à partir des aiguilles. 19°) - Appareil de distribution de brins parallèles, caractérisé en ce qu'il comprend deux transporteurs latérale-30 ment espacés, sensiblement parallèles, entraînés en synchronisme et munis à leurs extrémités adjacentes d'une série d'éléments de maintien ayant pour but de retenir les brins ; des moyens pour faire passer des bandes parallèles de brins continus espacés et parallèles en alternance à partir des éléments 35 de maintien d'un transporteur sur les éléments de maintien de l'autre transporteur ; des moyens d'entraînement pour entraîner en continu les transporteurs et lesdits moyens de transfert, de sorte que chaque transporteur progresse de la distance équivalente à la largeur d'une bande pour chaque transfert d'une 40 bande de brins d'un transporteur sur l'autre. 70 08967 25 2034902 20°) - Métier de bonneterie pour confectionner une étoffe composée d'un système de "brins de trame parallèles et de chaînes tricotées de mailles de fils de chaîne en liaison et en emboîtement avec lesdits fils de trame, caractérisé en ce qu'il 5 comprend deux transporteurs latéralement espacés, sensiblement parallèles, entraînés en synchronisme et munis à leurs extrémités adjacentes d'une série d'éléments de maintien ayant pour but de retenir les brins ; des moyens pour faire passer des bandes parallèles de brins continus espacés et parallèles en 10 alternance à partir des éléments de maintien d'un transporteur sur les éléments de maintien de l'autre transporteur ; des moyens d'entraînement pour entraîner en continu les transporteurs et lesdits moyens de transfert, de sorte que chaque transporteur progresse de la distance équivalente à la largeur d'une 15 bande pour chaque transfert d'une bande de brins d'un transporteur sur l'autre ; un moyen de tricotage pour former des chaînes de mailles tricotées autour des brins parallèles ; et des moyens pour libérer ces brins desdits éléments de maintien.