PROCEDE ET DISPOSITIF POUR LA MESURE DE LA TEMPERATURE D'UN lEVETESEENT SOUTIER. L invention est relative au domaine de la construction des routes et plus particulièrement aux procédés et dispositifs pour la mesure de la tem jêrature d un revêtaient routier, de préférence en béton bitumineux. L'invention est avantageusement utilisable dans la construction de routes avec un revêtement artificiel réalisé de préférence en béton bitumineux à chaud ou à température modérée. Les procédé et dispositif susvisés peuvent également trouver leur application dans d'autres domaines de la science et de la technique pour la détermination de températures moyennes à l'intérieur de divers objets réalisés en matériaux poreux. Parmi un nombre de facteurs qui déterminent la qualité d'une route à revêtement en béton bitumineux, les principaux sont la densité et la résistance du béton ou, plus précisément, des couches constructives qui en sont réalisées. Si la résistance d'un revêtement est essentiellement déterminée par un certain nombre de facteurs technologiques mis en jeu au cours de la production du béton bitumineux, sa densité n'est qu'un résultat du traitement du mélange bitumineux frais, déjà préparé, directement sur la route, c'est -A-dire le résultat du processus de compactage mé- canique.Généralement, le compactage mécanique a pour but d'obtenir un matériau à faible taux de porosité, celui-ci étant une des caractéristiques principales, à côté de la résistance physique du matériau de revêtement routier, qui détermine sa tenue en cours d'exploitation. Si la porosité dépasse une limite admissible, ceci conduit, en conditions de climat a grands écarts de température, surtout aux latitudes Nord, à une dégradation rapide du revêtement et exige des dépenses supplémentaires pour sa réparation. La cause de la détérioration du revête- ment est l'humidité qui pénètre dans les pores du revêtement et, variant en volume en fonction de la température, crée dans le revêtement des contraintes supplémentaires, en plus des charges d'exploitation, contraintes qui sont souvent, en pratique, la cause unique de sa détérioration. Dans le but d'obtenir une porosité minimale du revêtement et sa plus haute résistance qui elle-même mépend, jusqu'à un certain point, de- la porosité, on cherche à choisir le régime de compactage de telle manière que les contraintes produites par les machines à compacter dans le mélange bitumineux, mis en place sur le sol de fondation de la route, soient dans un rapport déterminé avec la limite de résistan- ce à la compression de ce mélange. Ce rapport a la forme: a = 0,94 à 0,98 R oA 6 est la valeur courante de la contrainte engendrée dans le mélange routier et R est la limite de résistance à la compression de ce mélange. Une autre circonstance très importante dont on tient compte en compressant un mélange routier est le fait que le mélange est mis en place sur la fondation de la-route à une température de 140 à 1600G et qu'au cours du compactage elle s'abaisse jusqu't la température ambiante. La baisse de température obéit à la loi exponentielle.Il resulte de ce qui préce- de, que le processus de compactage exige beaucoup- de travail méticuleux, du fait que la valeur de R varie suivant la température et pour cette raison, on est obligé de changer maintes fois la valeur de 6t , en surveillant la variation de R conformment au rapport précité. in d'autres termes, on doit faire varier la charge appliquée au mélange routier au cours de son compactage également suivant la loi exponentielle, en l'augmentant constamment. Une gamme raisonnable de températures du mélange routier pendant son compactage est comprise entre 130 à 15000 et 70 à 60 C. son mettant au point des moyens modernes de compactage de revêtements en béton bitumineux à chaud ou à température modérée, tels que rouleaux compresseurs, on cherche à satisfaire au maximum à l'exigence d'accroissement graduel de la charge sur un mélange qui se refroidit. A cette fin, on met actuellement à profit une méthode de compactage du revêtement, qui consiste à effectuer le compactage successivement par plusieurs rouleaux de poids différent, en commençant par des rouleaux légers et en terminant par des rouleaux lourds. En partant de ce principe, il est d'usage de diviser les rouleaux compresseurs existants en trois catégories: légers, d'une masse jusqu'à 5 tf; moyens, d'une masse de 5 à 10 tf; et lourds, d'une masse au-dessus de 10 tf.Une telle division, pour 8tre généralement admise, n'en revit pas moins un caractère conventionnel. Une subdivision encore plus poussée, selon la masse, est possible à l'intérieur de chaque catégorie en poids; par exemple, la cat6- borne légère comprend des rouleaux d'une masse de 1,5 t, de 3 t et de 5 t. Pour réaliser la méthode précitée, on doit disposer de 3 à 7 et davantage de rouleaux de catégories en poids différentes. Il est à noter qu'à l'heure actuelle, des idées se font déjà jour visant à créer des rouleaux compresseurs assurant la loi exponentielle de variation de la charge en cours de compactage, mais en pratique de tels rouleaux ne sont pas encore sortis du stade de recherches de laboratoire. La tectmologie moderne du compactage est en soi assez simple mais elle nécessite une observation stricte d'intervalles de temps pour le travail du rouleau de chaque catégorie en poids. Pour ce faire, on mesure en permanence la température du revêtement et, au moment convenable, on change un poids pour un autre, plus lourd. n effet, la température du revêtement est le seul critère objectif qu'on peut utiliser au cours du compactage, étant donné qu'il n'est point possible de se baser, sur le terrain, sur la mesure de R, bien que e soit justement la connaissance de ce paramètre qui aurait permis de Juger, d'une façon plus objective qu'à partir de la température, s'il faut ou non changer un type de rouleau pour un autre. De toute façon, c'est la mesure de température qui est, en raison de son accessibilité pratique, la méthode la plus répandue pour régler la question de changement de rouleaux. On connais divers procédés et dispositifs permettant de déterminer la température du revêtement au cours du compactage. Parmi ceux-ci, les plus sim- ples sont des procédés et dispositifs de mesure par contact du type décrit dans le certificat d'auteur U.R.S.S. N 52094. Le procédé qui en fait l'objet consiste dans la mesure par contact de la surface d'un corps chauffé, Le dispositif pour la mise en oeu- vre de ce procédé est constitué par un thermocouple réalisé sous forme d'une spirale conique élastique en hélice, fixée par sa base sur une bague de butée. Ce procédé et ce dispositif sont très simples. Cependant, leur emploi donne lieu à des erreurs importantes de mesure de la température, dues à un échange de chaleur entre le thermocouple et le milieu ambiant, ainsi qu'à une inertie thermique. les plus grosses difficultés revêtent un caractère purement technique et sont dues avant tout à l'adhésion du bitume à la surface de l'élément sensible qu'est le thermocouple. Toutes mesures visant à tourner cette difficulté conduisent à un abaissement de la pré- cision de mesure et à un accroissement de l'échange calorifique par rayonnement et de l'inertie. En plus des défauts récités, le thermomètre à contact n'indique que la température de la surface, qui, le plus souvent, ne coincide pas avec la température réelle, ou température moyenne de la couche suivant la section, dont il faut justement tenir compte dans la technolobie de compactage du béton bitumineux. On connaît également un procédé de mesure par contact de la température du sol ou du béton bituvineux et un dispositif pour sa mise en oeuvre, qui pallient les inconvénients des procédé et dispositif décrits plus haut (voir le certificat d'auteur U.it.S.S.N 77795). Ce procédé consiste à immerger un élément sensible d'un appareil de mesure à l'intérieur d'une couche de sol ou de béton bitumineux et à en- registrer sa température. Le dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé est constitué par une bouteille munie d'un tube gradué comnuniquant avec celle-ci, qui sont remplis d'un liquide.Le tube enregistre la variation du volume du liquide dans la bouteille par suite d'une dilatation thermique et donne ainsi des renseignements indirects sur la température de la couche de sol ou de béton bitumineux, dans laquelle la bouteille a été préalablement immergée. Lesdits procédé et dispositif sont nien destines à mesurer la température moyenne dans l'épaisseur du sol ou du béton bitumineux. Cependant, pour mesurer la température par cette méthode, il est nécessaire d'immerger chaque fois la bouteille dans le revêtement en rompant sa continuité, sans parler des ennuis que cause l'opération d'immersion elle-même que l'on doit répéter des dizaines de fois pendant un cycle de compactage durant de 40 à 60 minutes. On connais également des procédés de mesure sans contact de la surface de divers corps, en particulier du béton bitumineux. Ce sont surtout des Procédés py rométriques qui sont les plus répandus. Les dispositifs mettant en oeuvre lesdits procédés sont connus sous le nom de pyromètres. Le principe du procédé pyrométrique de mesure de le température consiste a enregistrer les radiations calorifiques d'un corps chauffé. Suivant le caractère de l'information à obtenir, on distingue des promètres pour la mesure locale de la température dans un point donné de l'objet et des pyromètres destinés à l'analyse de la température de champs (thermoviseurs). Selon le rincipe de fonctionnement, on distingue des pyromètres à brillance, à couleur et à radiation. es pyromètres visuels à @rillance sont utilises pour la mesure de températures de brillance au-dessus de 600 C. Leur principe est basé sur ia relation qui existe entre la luminance spectrale des corps chauffés et leur température, définie par les lois de Planck et de Wien.Le fonction nement des pyromètres à couleur repose sur la comparaison des intensités de rayonnement de l'objet dans deux donaines spectraux. Le logarithme de leur rapport est inversement proportionnel à la température de couleur de l'objet. Le fonctionnement des pyromètres à radiation est basé sur la relation, définie par la loi de Stefan -Boltzmann, qui lie entre elles l'énergie rayonnée par un corps et sa température. Les appareils de ce type sont largement utilisés pour la mesure de basses températures (20 à 1000C). on y emploie des thermocoup- les ou des bolomètres comme récepteurs de rayonnement. On utilise souvent des thermobatteries (des thermocouples connectés en série). En particulier, on connaît un aispositif qui est un pyromètre dénommé"appareil de contrôle de cylindrage", ce dispositif permettant une mesure continue à aistance de la température de la surface d'un revête- ment en béton bitumineux (voir le livre par V.V. Bada- lov et autres "Influence de la technologie et des moyens de mécanisation sur la qualité de la construc- tion de revêtements routiers en béton bitumineux", LDNTP, 1977, p. 21). 'appareil est monté sur le rouleau et se compose de deux blocs: l'un enregistreur et l'autre mesureur.Le bloc mesureur de l'appareil est fixé sur le chAssis du rouleau à une distance de GO à 100 cm de la surface du revêtement en béton bi bitumineux. Le bloc enregistreur se trouve placé sur le tableau de bord dans la cabine de l'opérateur. L'alimentation de l'appareil est obtenue à partir de l'ac cumulateur du rouleau. Il est à noter que les procédés sans contact de mesure de la température, qui viennent d'être décrits, et les pyromètres utilisés pour les mettre en oeuvre, en particulier l'appareil décrit de contre du cy lindrage, sont assez compliqués et content cher. Outre cela, ils ne mesurent dans tous les cas que la température de la surface des corps, tel que le béton bitumineux, alors que dans les conditions de production, cette température superficielle diffère de loin de la température moyenne d'une couche ou de celle régnant à l'intérieur d'une couche de béton bitumineux. Au cours du compactage, il y a touJours sur la surface d'une couche de béton Bitumineux des taches d'eau qui apparaissent par suite du mouillage abondant obligatoire des cylindres du rouleau, qui se fait pour éviter que la pâte de béton ne se colle aux cylindres du rouleau. Cette eau superficielle fausse les résultats de mesure de la température. Il faut donc apporter des corrections importantes aux résultats de mesure ou bien rechercher aes surraces non couvertes temporairement d'eau. L'un des procédés sans contact utilisés aujourd' hui pour l'évaluation ue la température d'un objet consiste à mesurer la température d'un agent gazeux porteur de chaleur avec lequel on soute la surface de l'objet à mesurer. Un tel procédé et l'agencement d'un dispositif approprié sont décrits dans le certificat d'auteur U.R.S.S. N 251d70. Du point de vue de la mesure des températures du béton Ditumineux, lesdits procédé et dispositif présentent un nombre d'inconvénients dont le principal peut etre formulé comme manque de précision et de liaDilité requises. Cela est dû à une forte influence de l'état de la surface du béton bitumineux qui, pour des raisons déjá indiquées, peut être fortement mouillée, ce qui, associé à l'influence des conditions atmosphériques, c'est-à- dire à l'effet du vent et de la température de l'air ambiant, apporte des écarts importants, difficiles à corriger, aux indications de température déterminées par ce procédé. Le procédé et le dispositif considérés comme prototype de l'invention sont dans une certaine mesure affranchis des inconvénients de chacun des procédés et dispositifs considérés de mesure de température à radiation et par l'intermédiaire d'un agent caloporteur gazeux. Ces procédé et dispositif sont décrits dans le certificat d'auteur U.R.S.S. N 51477. La conception générale de ce procédé se réduit notamment à l'évaluation de la température superficielle du sol ou de matériaux semblables d'après la temps rature d'un corps conducteur de la chaleur, entourant un indicateur énergie rayonnante, et de l'air emprisonné dans ce corps, au moment d'un équilibre d'échange de chaleur rayonnante entre la surface à mesurer et les parties du dispositif de mesure. le bilan d'énergie rayonnante aux soudures de l'rndica- teur d'énergie rayonnante, constitué par une thermopile par exemple, entrant dans un système avec d'autres corps, doit être égal à zéro si tous les corps faisant partie de ce système ont une méme température, ce qui découle directement de la loi de Kirchhoff. Pour la réalisation de ce procédé, un dispositif est conçu,comportant un corps métallique massir,couvert d'un cône et muni d'un enroulement de chauffage en fil à haute résistance. Le corps est recouvert d'une isolation calorifuge et reçoit, à l'intérieur, un thermomètre à mercure. sans le volume intérieur du corps est placé un indicateur d'énergie rayonnante percevant le rayonnement de la surface à mesurer. L'indicateur est relié électriquement à un galvanomètre et fermé par une fenêtre spéciale en sel gemme ou en fluorine. Le corps est intérieurement argenté. Lesdits rocédé.et dispositif accroissent à un certain point la précision de mesure de la tem pérature, en comparaison avec ceux décrits précédem- ment, étant donné que ltinfluence de facteurs extérieurs et notamment des conditions atmosphériques est dans ce cas éliminée. Néanmoins, la précision et la fiabilité de mesure de la température par ce procédé ne répondent pas aux exigences de la technologie moderne de com pactage du béton bitumineux. En effet, le rayonnement sera sensiblement affecté par la présence de l'eau sur la surface du revête ment, son intensité variant constamment avec~la va- riation de l'humidité du revtement, dont la constance ne pourra pratiquement Jamais être garantie. En outre, ce prototype, comme presque tous les autres dispositifs analogues décrits plus haut, ne donne aucune information sur la température à l'intérieur de la couche de revêtement, température qui intéresse surtout les spécialistes responsables du compactaxe. Il s'ensuit une faible véracité des résultats de la mesure de température obtenus. Le fait à ne pas néslier est également la complexité du dispositif en question qui comprend des éléments aussi délicats que sont le galvanomètre, l'enroulement de chauffage coinnandé et l'indicateur d'énergie rayonnante. L'invention a donc pour but d'imaginer un pro cdé de mesure de la température d'un revêtement en béton bitaumineux, qui comporterait une opération assurant l'acquisition, par l'air utilisé comme agent caloporteur, de la température moyenne dudit revêtement, et d'élaborer un dispositif pour la mise en o@uvre d'un tel procédé, dispositif dans lequel serait prévu un moyen assurant l'acquisition par ledit air de la température recherchée, tout en simplifiant à la fois le procédé et la construction de l @nsemble du dispositif. Le problème ainsi posé est résolu grâce au fait que suivant le procédé de mesure de la température d'un revêtement en béton bitumineux, comprenant la mesure de la température de l'air utilisé comme agent caloporteur, conformément à l'invention, on effectue l'infiltration de l'air, avant la mesure de sa température, à travers l'épaisseur du revêtement. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mesure de la température d'un revêtement en béton bitumineux, comportant une chambre calorifugée creuse à l'intérieur de laquelle est monté un appareil mesureur de température, dans lequel dispositif, suivant l'invention, la chambre est agencée en sorte qu'elle est faite débouchante et qu'à l'une de ses extrémités est monté un moyen pour assurer l'infiltration de l'air à travers l'épaisseur du revêtement. Une telle solution permet d'augmenter sensible- ment la véracité des résultats de mesure de la tempé- rature d'un revêtement en béton bitumineux. Ceci s'explique par le fait qu'au cours de l'infiltration de l'air à travers le revêtement, l'air traverse toute l'épaisseur de la couche intéressée, en pas sant par le système poreux du béton bitumineux, et pour cette raison, au moment de la mesure de la tem pérature, il porte une information intégrée sur la température dans l'épaisseur du revêtement et non pas seulement de sa surface. Avec cela, le procédé et le dispositif sont simples. sans le procédé susvisé, la filtration de l'air à travers l'épaisseur du revêtement en béton @itum- ineux sera avantageusement réalisée n créant un vi- de @ur une partie du revêtement qui sera isolée du milieu ambiant. Une telle solution technique est la plus simple du joint de vue de sa réalisation. Il y a également intérêt à ce que dans le dispositif pour la mesure de la température du revêtement en béton bitumineux, le moyen pour assurer la filtration de l'air à travers l'épaisseur du revêtement soit constitué par un aspirateur dont la roue à palettes est disposée à l'intérieur de la chambre au voisinage imniédiat du bout de la chambre od est monté l'aspirateur. Une telle solution est très efficace, étant donné qu'elle assure une staoilité du processus de fil- tration de l'air à travers l'épaisseur du revétement, ce qui a un effet bénéfique sur la véracité des résultats de mesures, tout en étant une solution simple au point de vue constructif. 11 est en outre avantageux que dans le dispositif pour la mesure de la température d'un revêtement en béton bitumineux, le moyen pour assurer la filtration de l'air à travers l'épaisseur du revêtement soit réalisé sous forme d'une pompe à vide à piston munie d'un réservoir d'air dont le volume intérieur soit en communication avec celui de la chambre à travers un clapet commandé. Grâce à cette disposition, le dispositif est ramasé, d'une construction simple, facile à utili ser et fiable dans le service. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit, donnant des exemples de sa réalisation en référence aux dessins annexés, sur lesquels: la fig. 1 représente de façon schématique, en coupe longitudinale, le dispositif pour le mesure de la température d'un revêtement em béton bitumineux selon l'invention; la fig. 2 montre le circuit de commande du moteur électrique d'entraînement de la roue à palettes de l'aspirateur du dispositif de la fig. 1; la iig. 3 montre le circuit de commande de l'indicateur de température du dispositif de la fig. 1; et la fig. 4 représente une autre variante de réalisation du dispositif selon l'invention, en coupe longitudinale. Le procédé de mesure de la température d'un re vêtent en béton bitumineux conforme à l'invention est caractérisé par les dispositions suivantes. On évalue la température d'un revêtement en béton bitumineux d'après elle de l'air qui remplit l'office d'agent caloporteur. Afin d'obtenir des données véridiques sur la température du revêtement, on fait passer d'abord l'air à travers l'épaisseur du revêtement, après quoi on mesure sa température. Pendant l'infiltration ou, en d'autres termes, le mouvement de l'air à travers le revêtement, l'air, en passant par le système poreux du béton bitumineux, traverse toute l'épaisseur de la couche intéressée et pour cette raison, au moment de la mesure de la température, il porte une information intégrée sur la température dans l'épaisseur du revêtement, et non pas seulement de sa surface. La filtration de l'air à travers l'épaisseur du revêtement est assurée en créant un vide sur une partie du rev8tement que l'on isole du milieu ambiant. Il se crée alors, au-dessus de cette partie de la surface, une pression plus basse qu'à intérieur du revêtement et dans le milieu ambiant. C'est cette différence de pressions qui donne lieu à une filtration de l'air depuis l'espace à pression élevée vers l'es- pace à pression plus basse. L'air qui se trouvait à l'intérieur du revêtement avait déjà la température de celui-ci, alors que l'air nouveau qui y parvient s'échauffe à la même température. Un courant d'air uniforme à faible vitesse s'établit à une température constante, correspondant à la valeur moyenne de la température du revêtement en béton bitumineux. il y a lieu de noter que la filtration de l'air à travers l'épaisseur du revêtement en béton bitumineux peut être également assurée en créant au-dessus d'une partie du revêtement une pression élevée de l'air, en vue de son pompage forcé à travers le revêtement. La base ph-sique qui rend réalisable le procédé proposé avec l effet recherché est le fait que le béton bitumineux est un matériau poreux. Suivant cette caractéristique, on distingue des mélanges compacts ayant une porosité résiduelle de 3 à 5% et des mélanges poreux avec une porosité ré résiduelle de 5 à 10%. Le béton bitumineux à chaud qui chante fortement es propriétés en fonction de la température est aujourd'hui le plus répandu dans la construction des routes et des aérodromes. Pour former la structure requise du béton bitumineux, l'intervalle de températures de 700C à 1600C est le plus rationnel. Le principe du Processus de compactage consiste dans un rapprochement des particules minérales sous l'effet d'efforts mécaniques agissant sur le mélange bitumineux à compacter, par suite de quoi la porosité diminue.Il se produit alors une expulsion partielle de l'air serré, ainsi qu'une certaine redistribution du Ditume libre replissant les pores du béton oitumineux. La porosité résiduelle d'un béton bitumineux compact doit entre dans les limites de 3 à 5% du volume. Cette porosité se compose du volume global des espaces intergranulaires non remplis de bitume et du volute total des pores contenus dans les matériaux minéraux. bn parlant de la porosité comme Je l'un des éléments de la structure du béton bitumineux, il convient de prêter attention à la partie en communication mutuelle de l'espace poreux. C'est cette partie de la totalité de ltespace poreux du béton bitumineux qui porte le nom de porosité résiduelle. On considère ainsi le béton bituinineux comme un milieu poreux, dans les pores duquel se trouve un gaz dont la température est égale à celle du milieu ambiant. L'invention vise notamment à séparer le gaz du milieu poreux et à mesurer ensuite sa température en dehors de cette couche.Le système de pores forme, dans tout milieu poreux, un surface très compliquée qu'il est difficile de caractériser géométriquement et de décrire mathématiquement. il est cependant fa cile de suivre le mouvement du gaz dans un milieu @oreux par la méthode d'analogies électro-hydrauli Gues. De cette manière, en créant une dépression au -dessus d'une zone déterminée de la surface du @é- ton bitumineux, on optient toujours un mouvement du gaz depuis les couches intérieures du mélange vers la zone sous dépression, c'est-à-dire vers la surface du revêtement routier. Dans ces circonstances, les gaz sortant de la couche du mélange seront toujours en valeur moyenne à la température du b1jton oitumineux. Le dispositif pour la sure de la temérature 'un revêtement en béton oit;umineux, mettant en oeuvre le procédé susvisé, est agencé de la manière suivante. Il contient une chambre creuse 1 (fig. 1) réalisée en forme de cône tronqué. La chambre 1 est faite débouchante. Le volume intérieur 2 de la cham- sre 1, qui est réalisé en un matériau étanche aux az, par exemple en métal, est calorifugée au moyen d'un revêtement 3 en mousse plastique. Dans la partie élargie de la chambre 1, sur son extrémité 4, est montée une bride d'appui 5 qui porte du côté de pose, c'est-à-dire du côte tourné vers le revêtement, un disque d'étanchéité 6 muni de rainures annulaires 7 formant un ;joint a labyrinthe. Le disque 6 sera de préférence exécuté en caoutchouc élastique étanche au vide. Dans le volume intérieur 2 de la chambre 1 est monté suivant son axe, dans la zone de la @ride d'appui 5, un thermomètre à résistance 8 servant à évaluer la température, qui est relié électriquement a une source d'alimentation constituée par un accumulateur 9.Sur l'extrémité 10 de la chambre 1 est monté un moyen pour assurer la filtration de l'air a travers l'épaisseur du revêtement, réalisé sous forme d 'un aspirateur 11. Sa roue à nalettes 12 est disposée dans la partie rétrécie de la chambre 1 à proximité immédiate de son extrémité 10. La roue à palettes 12 est cuuplée, à l'aide d'un arbre 13, à un moteur électrique 14 à courant continu qui, à son tour, est relié électri uemnt à l'accumulateur 9. Le corps du moteur élec- trique 14 est monté dans l'étrier 15 d'un support 16 solidaire du corps 1 et servant en même temps de poi =née sur laquelle est monté un taoleau d'instruments 17 portant des indicateurs de température et un compte-tours du moteur électrique (ces derniers ne sont pas représentés sur le dessin). le circuit de commande du moteur électrique 14, représenté sur la fig. 2, contient, outre l'accumulateur 9, une diode 18 stabilisatrice de tension, connectée en parallèle avec le moteur électrique 14, et une résistance d'ajustement 19. De plus, le circuit contient deux interrupteurs 20. Il y a lieu de remarquer que,dans l'agencement proposé, il est préférable de retenir, pour la commande de la roue à palettes 12, un moteur électrique à excitation série ayant une caractéristique de fonctionnement série, c'est-à-dire avec une variation du rapport entre le nombre de tours et le couple obéissant à la loi exponentielle. Le circuit de commande du fonctionnement de l'indicateur de température, représenté sur la fig. 3, comprend un circuit de mesure 21 monté en pont, dans l'un des bras duquel est inséré le thermomètre à résistance d qui est relié à un amplificateur linéaire 22, entre la sortie duquel et le thermomètre à ré sisbance o est insérée une résistance de correction 23 linéarisant les indications de l'indicateur de température. Selon une autre variante de réalisation du dispositif de mesure de le temérature d'un revêtement routier e béton oitumineux, mettait en oeuvre le procédé susvisé, le moyen pour assurer la filtration de l'air à travers l'épaisseur du revêtement est constitué par une pompe 24 à vide à piston (fig. 4) munie d'un réservoir d'air 25 onté sur l'extrémité 10 de la chambre 1. Le volume intérieur 26 du réservoir 25 communique avec le volume intérieur 2 de la chambre I à travers un clapet commandé 27 et un tuyau 28. Sur la chambre I est monté un vacuomètre 29 communi- quant avec le volume intérieur 2 de la chambre 1. La parci de la chambre I est percée d'un trou dans lequel est hermétiquement encastré un thermomètre à mercure 30 dcnt l'ampoule à mercure 31 se trouve sur l'axe de la chambre 1 dans la zone de sa bride d'appui 5. Tour faire fonctionner le dispositif réalisé selon le premier des deux modes décrits plus haut, on le place sur la surface du revêtement routier en béton bitumineux à mesurer de telle marnière que le disque d'étanchéité 6 en caoutchouc (fig. 1) isole le volume intérieur 2 de la chambre 1 de l'atmosphère ambiante et interdise la pénétration de l'air à l'intérieur de la chambre 1 par les jeux existant entre celle-ci et le revêtement en béton bitumineux. Ceci fait, on met en marche le moteur électrique 14 sur l'arbre 13 duquel se trouve emmanchée la roue à palettes 12. Celle-ci, le moteur étant en marche, commence a aspirer l'air du volume intérieur de la chambre 1. Il s'établit alors dans la chambre une pression qui, au bout d'un certain temps, devient inférieure à la pression de l'air qui se trouve dans ia couche du béton bitumineux. Commence alors la filtration de l'air depuis l'espace à pression élevée vers celui à pression plus basse, c'est-à-dire dans la chambre 1. Etant donné que l'air qui se trouvait à l'intérieur de la couche chaude du béton bitumineux a la température de ce matériau, il aura, à la sortie de cette couche, éalement une température proche de la température moyenne de la couche du béton bitumineux.Ce mouvement de l'air s'effec- tuera d'une manière continue, si bien que la température du courant d'air à proximité de la surface du revête:;.ent sera lraintenue constante et égale à la température moyenne de la couche du béton bitumineux. le thermomètre à résistance d qui se trouve out pres de la surface du revêtement, en s'échauf- fant sous l'influence du courant des gaz, enregi- strera ainsi la température moyenne du revêtement en béton bitumineux. Une tension électrique proportionnele à la température mesurée et t prélevée sur la sortie de l'am- plificateur linéaire 22 et appliquée, à travers la résistance de correction 23, à l'enroulement du thermomètre à résistance d et à l'entrée de 1'am- plîficateur 22, moyennant quoi la tension de ortie e trouve pratiquement proportionnele à la température du revêtenlent à mesurer. Les indications du thermomètre à résistance ci sont lues sur l'indicateur qui se trouve sur le tableau d'instruments 17. Le fonctionnement du dispositif réalisé selon le second des modes décrits s'effectue de la maniè- re suivante. On place le dispositif sur la surface du revêtement routier en béton bitumineux de telle manière que le disque d'étanchéité 6 en caoutchouc (fig. 4) isole le volume intérieur 2 de la chambre 1 de l'atmosphère ambiante et empêche la pénétration de l'air à l ' intérieur de la chambre 1 par les jeux entre celle-ci et le revêtement en oéton bitumineux. A l'aide de la pompe 24 à vide à piston, on crée dans le réservoir d'air 25 une dépression, après quoi on met le réservoir 25, à travers le clapet commandé 27 et le tuyau 28, en communication avec le volume intérieur 2 de la chambre 1 pour y provoquer une dé pression. Ce faisant, on doit veiller, d'après le vacuomètre 29, à cc que la pression dans le volume inter ieur 2 de la chambre 1 ne tombe pas en dessous de 0,9 bars . Dans ces conditions, race à une différence de pression , com- mencera la filtration de l'air depuis l'espace à pression élevée du revêtement en béton bitumineux vers l'espace à pression plus basse, le volume 2.L'air qui sa trouvait à l'intérieur du revêtement avait déjà sa température, et l'air nouveau qui y parvient s'échauffe à la même température. Un courant d'air @@@forme à faible vitesse aura donc une température constante, correspondant à la température moyenne du revêtement en béton bitumineux, La température de l'air est évaluée d'après le thermomètre 30, Quand, un certain délai passé, les indications du thermomètre 30 accusent une stabilisation, cela signifie que @@@ inertie thermique est surmontée. La température ainsi indiquée sera donc la vraie température moyen- @@ du revêtement en béton bitumineux. Des exemples cités de réalisation pratique de la présente invention, l'homme de l'art voit immédia tendent la possibilité d'atteindre tous les outs de l'invention dans le cadre défini par les revendications qui vont suivre. Il est également Lien évident que l'invention peut connaître des modifications d'ord re secondaire concernant la conduite des opérations selon le procédé susvisé de mesure de la cemperature d'un revêtement en béton bitumineux et la construction du dispositif mettant en oeuvre ledit procédé sans s'écarter pour cela de l'esprit et du cadre de l'invention, définis par les revendications. @e procédé susvisé assure un accroissement, par rapport au prototype, de la précision de mesure de la température d'un revêtement en béton bitumineux et offre, pour la première fois, la possioilité de déterminer la vraie température de l'ensemble du revêtement en béton bitumineux et non pas seulement de sa surface, com;;e c'était le cas auparavant. Le dispositif mettant en oeuvre ledit procédé est d'une construction simple, fiable en fonctionnement et assure une grande précision de mesure de la température. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de mesure de la température d'un revêtement en beton bitumineux par la voie de la mesure de la température de l'air utilisé comme agent caloporteur, c a r a c t é r i s é en ce qu'on e@fectue l'infiltration de l'air, avant de mesurer sa température, à travers l'épaisseur du revGtement. 2. procédé suivant la revendication 1, c a r @a c t é r i s é en ce qu'on effectue l'infiltration de l'air en mentant sous vide une partie du revêtement que l'on isole de l'atmosphère ambiante. 3. Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé suivant la revendication 1, comportant une chambre calorifugée creuse dans laquelle est placé un appareil à mesurer la témpérature, c a r a c t é r i s é en ce que ladite chambre est faite débouchante et comporte, monté sur l'une de ses extrémités, un moyen pour assurer l'infiltration de l'air à travers l'épaisseur du revêtement. 4. Dispositif suivant la revendication 3, c ar a c t é r l s e en ce que ledit moyen pour assurer l'infiltration de l'air est réalisé sous forme d'un aspirateur dont la roue à palettes est disposée à l'intérieur de la chambre à proximité immédiate de son extrémité mentionnée. 5. Dispositif suivant la revendication 3, c ar a c t é r i s é en ce que ledit moyen pour assurer l'infiltration de l'air est réalisé sous forme d'une pompe à vide à piston munie d'un réservoir dont le volume intérieur est mis en communication avec celui de la chambre à travers un clapet commandé.