L'invention a pour objet un portique de sou- tènement glissant à grande ouverture de passage* On connait différents type de soutènements glissants, dans lesquels une unité de soutènement comporte des châssis à chenilles serrés en écartement mutuel au toit et au mur d'un chantier minier ou autre pour y constituer respective- ment une ou des semelles et un ou des chapeaux. De telles uni- tés de soutènements sont propulsées soit par des moyens propres soit par halage ou poussée sur un moyen d'ancrage. On a décrit notamment une telle unité dans la demande de brevet français NO 76 01961 (Nb de publication 2 339 057). On connait également des piles de soutène- ment glissant, comme il en a été décrites dans la demande de brevet français NO 76 19718 (NI de publication 2 356 809). Ces unités de soutènement doivent être ins- tallées relativement proches les unes des autres pour suppor- ter les pressions de terrain auxquelles elles sont soumises. Elles ne permettent donc pas la circulation facile de matériel et encore moins le passage de machines. Le but de l'invention est de proposer un nou- veau type de soutènement, utilisable notamment en galeries d'avancement, permettant le passage de machines grâce au dégage- ment d'une grande surface au sol, c'est-à-dire au mur selon la terminologie minière. Ce but doit être atteint tout en assu- rant un bon soutènement du toit pour protéger le personnel et le matériel contre tous accidents de chutes de toit. Mais ces buts ne peuvent pas être atteints par un bouclier rigide au toit, car les inégalités du toit donneraient une mauvaise répar- tition de charge. Il faut donc trouver un soutènement offrant à la fois une grande largeur de passage et une bonne souplesse d'adaptation aux inégalités du toit. Les buts de l'invention sont atteints par un portique de soutènement glissant à grande ouverture de passage comportant deux éléments de soutènement parallèles mutuellement écartés latéralement, constitués chacun par au moins deux pai- res de châssis à chenille aticuléeS u semelle et, l'autre, un chapeau applicables respectivement au mur et au toit d'une galerie par des vérins de mise en charge par un effort d'écartement entre les deux châssis d'une m8me paire, grâce au fait qu'il comporte un chapeau intermédiaire porté par une traverse supérieure s'étendant d'un élément de soutènement à l'autre et qu'au moins un vérin de mise en char- ge par un effort d'écartement réunit chaque semelle à l'extré- mité correspondante de la traverse supérieure. On obtient ainsi trois chapeautn ou plus si on le désire, pouvant être appliqués en permanence au toit, mais chacun d'eux selon une inclinaison épousant l'inclinaison moyenne du toit qu'il supporte. En même temps, on obtient une ouverture de passage désirée entre les deux semelles mutuelle- ment écartées latéralement. Selon un mode de réalisation préféré, le portique comporte des moyens de transmission de poussée longi- tudinale mutuelle entre le chapeau intermédiaire et chacun des chapeaux latéraux. Il est avantageux que les moyens de transmis- sion de poussée longitudinale mutuelle soient des bras oscil- lants montés pivotants autour d'un axe longitudinal porté par l'un des deux de la traverse et du chapeau latéral concerné et montés articulés par leurs extrémités libres sur l'autre des deux de la traverse et du chapeau latéral concerné. De cette façon, on obtient la meilleure sou- plesse possible pour épouser les inégalités du toit, tout en le supportant avec une bonne répartition de la charge et tout en assurant un entraînement sans jeu et sans à-coups du chapeau intermédiaire. On obtient encore un meilleur entraînement en poussée du chapeau intermédiaire si chaque semelle et l'extré- mité correspondante de la traverse supérieure sont réunies par une bielle, oblique en s'élevant dans le sens d'avancement du portique et servant de moyen intermédiaire de transmission de mise en charge par le vérin associé entre semelle associée et extrémité correspondante de la traverse supérieure. Il est avantageux que le portique comprenne des mécanismes d'entraînement propres de chaque châssis à che- nille articulée constituant semelle comme il est connu en soi. Il est également avantageux que le chapeau intermédiaire soit un châssis à chenille articulée. Selon une caractéristique de l'invention le chapeau intermédiaire s'étend, à l'avant, plus loin que les chapeaux latéraux et au moins au-delà de l'avant des châssis constituant semelle. De cette façon on obtient une protection à l'avant du portique. Pour faciliter le réglage du mou des chenil- les articulées constituant chapeaux et pour adapter ces cha- peaux aux inégalités du toit, il est avantageux qu'au moins l'un des châssis à chenille articulée constituant chapeau pré- sente, à l'avant, une partie articulée autour d'un axe horizon- tal transversal et comporte des moyens de réglage en inclinai- son de cette partie articulée. Il est conforme à l'invention que les liai- sons entre vérins et châssis et entre bielles et châssis suent assurées par l'intermédiaire d'étriers, comme il est connu en soi. D'autres caractéristiques et avantages ressor- tiront de la description, qui sera donnée ci-après uniquement à titre d'exemple, d'un mode de réalisation de l'invention. On se reportera à cet effet aux dessins annexés, dans lesquels: - la figure 1 est une/schématique de face d'un portique selon l'invention, les vérins de poussée de la traverse étant ôtés pour plus de clarté du dessin, - la figure 2 est une vue latérale du portique complet de la figure 1, - la figure 3 est une vue schématique perspec- tive de la traverse supérieure du portique des figures 1 et 2 avec les bras oscillants et une partie des châssis des chapeaux, mais dont on a enlevé les vérins de commande et les chenilles pour une meilleure compréhension de la structure d'ensemble. Le portique selon l'invention comporte deux semelles 1 et 2 et trois chapeaux 3, 4 et 5, tous parallèles. Les deux semelles 1 et 2 sont constituées cha- cune par un châssis 6 à chenille 7 dont la partie 8 enveloppée par la chenille 7 comporte des traverses 9 sur lesquelles sont fixés des flasques latéraux extérieur 10, et intérieur 11, réu- nis par dessus le brin de retour supérieur 12 de la chenille 7 par deux traverses 15, l'ensemble constitué par les deux flas- ques latéraux o10 et 11 et les traverses 13 constitue un étrier 14 du type décrit dans le brevet français précité 2 339 057. Le portique comporte, comme il a été dit, trois chapeaux, respectivement deux latéraux 3 et 4 et un cen- tral 5. Le chapeau 3 constitue avec la semelle 1, qu'il surmon- te à la verticale, une paire de chassis à chenilles articulées constituant un premier élément de soutènement. Pareillement, le chapeau 4 et la semelle 2 constitue l'autre paire constituant le second élément de soutènemento Le chapeau intermédiaire 5 est porté par une traverse rigide 20 qui se prolonge solidairement vers l'avant et vers l'arrière en croix par un longeron 21, lequel longeron 21 constitue avec la traverse 20 le chassis 22 dudit chapeau 5, qui est un chapeau à chenille articulée 7. Chaque extrémité latérale 23 de la traverse 20 est coudée vers le bas et porte deux paliers alignés 24 pour l'articulation transversale de l'extrémité supérieure 25 d'une bielle 26 dont l'extrémité in- férieure 27 est articulée sur deux paliers alignés 28 portés à l'extrémité supérieure arrière de chacun des flasques 10, 1l et d'axe parallèle à celui des paliers 24. Les bielles 26 portent, sensiblement aux trois quarts de leur hauteur, un axe d'articulation 29 parallè- le aux précédents pour l'extrémité supérieure d'un vérin 30, dont l'extrémité inférieure est montée articulée sur-un axe 31 réunissant, audessus du brin de retour 12 de la chenille 7, les deux flasques 10 et 11 parallèlement aux traverses 13. Les bielles 26 ont un aspect général plan, mais comportent un trou de passage 32 pour des étançons, dont il sera parlé plus loin. On voit déjà que les vérins 30 peuvent, par une poussée en écartement, mettre en serrage la traverse 20 portant le chapeau 5, traverse qui s'élève en oblique vers l'avant, d'o un bon serrage au toit lorsque les semelles trac- tées ou autopropulsées font avancer le portique. DLes chapeaux 3 et 4, ont leurs châssis 41 portés par des étriers 42 supportés chacun par articulation par un étançon vertical 43,dont le pied est monté articulé sur une des traverses 15 convenablement disposées à cet effet. Des trous de passage 32 des bielles 25 servent à assurer en toutes positions, le passage des étançons arrière 43. Les étriers 42 de fixation des châssis 41 des chapeaux 3 et 4 sont portés chacun par un bras 44 s'éten- dant sensiblement horizontalement parallèlement à la direction générale de la traverse 20 et viennent se relier, par des arti- culations pivotantes 45, parallèles au longeron 21, à ce lon- geron 21, solidaire de la traverse 20. Les bras 44 sont en butée longitudinale sur les axes des articulations 45, de tel- le sorte qu'on obtient ainsi la transmission mutuelle des pous- sées longitudinales entre le chapeau central 5 et les chapeaux latéraux 3 et 4. Chaque élément de soutènement comporte un moyen autonome de déplacement de la semelle 1 ou 2 constitué, par exemple, comme il est décrit au brevet français NI 2 339 05'7 parun organe encliquetable 16 directement sur les patins 15 de sa chenille 7, ledit organe encliquetable 16 pouvant être action- né en poussée on en rétraction par un vérin 17 monté dans le châssis 6 de la semelle 1 ou 2e Comme on le voit sur la figure 1, les trois chapeaux 39 4 et 5 s'étendent au moins au-delà de l'avant des châssis 6 constituant semelles 1 et 2, mais le chapeau 5 s'é- tend plus en avant que les deux autres. Pour faciliter le passage en cas d'inégalités de toit et pour tendre au mieux la chenille, le châssis 41 de chaque chapeau 3, 4, ainsi que le châssis 22 du chapeau 5 com- prennent une partie avant 50 articulée autour d'un axe horizon- tal transversal 51 et pouvant être réglée angulairement par un vérin 52 s'appuyant, d'une parts sur une articulation 53 de la partie centrale du châssis 41 ou 21 écartée de l'axe 51 et d'autre part sur une articulation 54 de la partie avant 50 éga- lement écartée de l'axe 51. On a exposé précédemment que la traverse 20 a ses extrémités coudées vers le bas. On a compris, par ce qui a été exposé ensuite% que ce coudage, ou décrochage vers le bas, est imposé par l'espace libre à laisser respectivement entre chacune des deux extrémités de cette traverse et chacun des chapeaux correspondant 3 et 4. PZVENDICATIQNS 1) Portique de soutènement glissant à grande ouverture de passage comportant deux éléments de soutènement parallèles mutuellement écartés latéralement, constitués chacun par au moins deux paires de chassis à chenille articulée, cons- tituant, l'un, une semelle et, l'autre, un chapeau applicables respectivement au mur et au toit d'une galerie par des vérins de mise en charge par un effort d'écartement entre les deux châssis d'une même paire, caractérisé en ce qu'il comporte un chapeau ttermédiaire porté par une traverse supérieure s'éten- dant d'un élément de soutènement à l'autre et au moins un vérin de mise en charge par un effort d'écartement réunit chaque se- melle à l'extrémité correspondante de la traverse supérieure. 2) Portique de soutènement selon la revendi- cation 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de trans- mission de poussée longitudinale mutuelle entre le chapeau in- termédiaire et chacun des chapeaux latéraux. 3) Portique de soutènement selon la revendica- tion 2, caractérisé en ce que les moyens de transmission de poussée longitudinale mutuelle sont des bras oscillants montés pivotants autour d'un axe longitudinal porté par l'un des deux de la traverse et du chapeau latéral concerné et montés articu- lés par leurs extrémités libres sur l'autre des deux de la tra- verse et du chapeau latéral concerné. 4) Portique de soutènement selon la revendica- tion 1, caractérisé en ce que chaque semelle et l'extrémité correspondante de la traverse supérieure sont réunies par une bielle. ) Portique selon la revendication 4, caracté- risé en ce que le vérin de mise en charge entre chaque semelle et l'extrémité correspondante de la traverse supérieure agit par l'intermédiaire de la bielle. 6) Portique selon la revendication 4, caracté- risé en ce que la bielle est oblique en s'élevant dans le sens d'avancement du portique. 7) Portique selon la revendication 1, carac- térisé en ce qu'il comprend un mécanisme d'entraînement propre de chaque châssis à chenille articulée constituant semelle. 8) Portique selon la revendication 1, carac- térisé en ce que le chapeau intermédiaire est un châssis à chenille articulée. 9) Portique selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le chapeau intermédiaire s'étend, à l'avant, plus loin que les chapeaux latéraux et au moins au-delà de l'avant des châssis constituant semelle. ) Portique selon l'une quelconque des re- vendications 1 et 8, caractérisé en ce qu'au moins l'un des châssis à chenille articulée constituant chapeau présente, à l'avant, une partie articulée autour d'un axe horizontal transversal et comporte des moyens de réglage en inclinaison de cette partie articulée. 11) Portique de soutènement selon la revendi- cation 1, caractérisé en ce que les liaisons entre vérins et châssis et entre bielles et châssis sont assurées par l'inter- médiaire d'étriers.