La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'aliments pour animaux. La fabrication de nombreux produits alimentaires, tels que fromages, bières, charcuterie, conduit à l'obtention de reliquats liquides appelés souvent sous-produits, tels que le lactosérum et le sang. Ceux-ci ont une valeur alimentaire certaine, calculable en terme de calories et de protéines. Néanmoins, ces sous-produits ne pouvant être utilisés tels que, pour l'alimentation d'animaux, il doit astre procédé à leur transformation et notamment assez fréquemment à une concentration. Ces opérations de transformation présentent l'inconvénient onéreuses, ce qui tend à dissuader, compte tenu du prix de vente de ces sous-produits qui ne doit pas être trop élevé, les fabricants de produits alimentaires de réaliser la transformation de ces sous-produits en vue de l'alimentation des animaux. D'autre part, ces sous-produits n'étant pas des aliments complets, doivent être mélanges à d'autres produits nutritifs. Néanmoins, les mélanges obtenus, du fait de leur manque d'homogénéité et de leur instabilité,posent des problèmes de conservation et de distribution. C'est ainsi que, pour l'alimentation des porc+ est réalisé un mélange contenant, par exemple, du lactosérum et d'autres produits sous forme de poudres, de granulés ou autres, qui apportent les éléments nutritifs non contenus dans le produit de base. Il est bien évident qu'un tel mélange n'est pas homogène, les produits solides tombant au fond de celui-ci par décantation. Il en résulte que ce mélange ne peut être préparé que juste avant la consommation par les animaux, et qu'en outre est laissée à ceux-ci la possibilité de consommer préférentiellement tel ou tel élément du mélange, ce qui peut conduire à la longue à un déséquilibre alimentaire. La présente invention a pour but de fournir un procédé permettant l'obtention de mélanges homogènes, stables, et d'un coût de réalisation intéressant permettant de valoriser les sous-produits de la fabrication des produits alimentaires. A cet effet, ce procédé consiste à mélanger au moins une substance liquide à forte teneur en eau et des substances nutritives sous forme pâteuse, pulvérulente, ou de solides de faible taille, la ou les substanceSs) liquide(s) étant associée(s) à au moins un agent gélifiant. Les aliments obtenus par ce procédé ont des caractéristiques très intéressantes - La stabilité et la conservation du mélange demeurent depuis le moment d'obtention du produit pendant plusieurs jours, voire plusieurs mois, notamment si le pH de l'ensemble est légèrement acide, ce qui est le cas lorsque le produit contient une quantité importante de lactosérunr. - La teneur en eau très élevée du mélange (de 30 à 95 %) permet l'remploi de sous-produits très riches en eau et donc d'un faible prix de revient. - La viscosité élevée du produit, qui a une consistance pateune à semi-liquidel lui permet de couler, d'être pompé ou pelleté, ce qui facilite les conditions de distribution. En outre, cette consistance assure le maintien sans décantation des substances insolubles. - Le produit obtenu par ce procédé peut être semi-fini, l'utilisateur pouvant rajouter des éléments nutritionnels lui semblant utiles, soit se présenter nous la forme d'un aliment complet pour animaux puisqu'il peut contenir de façon stable et homogène la totalité des substances nécessaires à l'alimentation et l'équilibre animal. Il s'agit d'un produit qui, contrairement à ceux existants, possède une unité, c'est-à-dire peut ne nécessiter aucune adjonction d'autres éléments avant consommation par un animal. Avantageusement, les substances liquides sont choisies parmi les sous-produits de la fabrication des produits alimentaires, tels que le lactosérum ou le sang. Selon une première forme de mise en oeuvre de ce procédé, la gélification des substances liquides est réalisée préalablement à leur mélange avec les autres substances nutritives, à à l'aide de gélifiants spécifiques tels que des gélatines, alginates, ou ferments lactiques. Selon un autre mode de mise en oeuvre de ce procédé, la gélification des substances liquides est réalisée au cours de leur mélange avec les autres substances nutritives. Dans ce cas, avantageusement, la gélification est réalisée gracie au pouvoir gélifiant des substances nutritives entrant dans la composition de l'aliment. Il se peut dans certains cas que, du fait de la durée du phénomène de gélification, il se produise une certaine décantation des éléments insolubles. Il suffit de procéder alors à une simple agitation pour obtenir, en fin de réaction, un mélange homogène. Il est particulièrement avantageux que le mélange intervienne au cours de la phase de concentration du liquide qui se produit par élévation de température et abaissement de la pression, car ces conditions facilitent le déclenchement du processus de gélification d'une part, et assurent la cuisson de certains produits tels que des céréales d'autre part. Le produit fini se trouve donc amélioré, sans augmentation du prix de revient, puisqu'il n'est procédé à aucune opération supplémentaire. Il est bien évident que peuvent être additionnées au mélange d'autres substances, telles que vitamines et produits médicamen- teux, qui seront bien entendu également réparties de façon homogène. Le produit obtenu peut être utilisé sous sa forme pateuse, ou éventuellement être mis sous forme de granulés, enveloppé dans des pellicules ingérables, ou enrobé, afin de permettre l'emploi de dispositifs de transport et de mise à disposition des animaux différents de ceux nécessaires aux aliments pâteux. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seuls modes de mise en oeuvre de ce procédé décrits ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Procédé de fabrication d'aliments pour animaux, caractérisé en ce qu'il consiste à mélanger au moins une substance liquide à forte teneur en eau et des substances nutritives sous forme pateuse, pulvérulente, ou de solides de faible taille, la ou les substance(s) liquide(s) étant associées) à au moins un agent gélifiant. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les substances liquides sont choisies parmi les sous-produits de la fabrication des produits alimentaires, tels que le lactosérum ou le sang. 3. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la gélification des substances liquides est réalisée préalablement à leur mélange avec les autres substances nutritives, à l'aide des gélifiants spécifiques tels que des gélatines, alginates, ou ferments lactiques. 4. - Procédé selon l'une quelconque des revendications i et 2, caractérisé en ce que la gélification des substances liquides est réalisée au cours de leur mélange avec les autres substances nutritives. 5. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la gélification est réalisée gracie au pouvoir gélifiant des substances nutritives entrant dans la composition de l'aliment. 6. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le mélange est effectué en température et, éventuellement, sous faible pression, permettant à la fois d'assurer la concentration du mélange et de réaliser la cuisson de certaines substances telles que des céréales.