La présente invention concerne un procédé de vaporisage d'impressions et de teintures au foulard, avec des solvants, à une température élevée, procédé qui est rapide. 5 Le fixage d'impressions et de teintures au foulard sur des matières fibreuses synthétiques ou végétales est effectué, dans la plupart des usines textiles, selon les méthodes habituelles par action de vapeur d'eau saturée à 100° à 103°C. Pour obtenir un fixage uniforme et optimal 10 du colorant sur la marchandise, les temps de fixage nécessaires sont longs et vont en général de 10 à 30 minutes. Pour obtenir des vitesses de production élevées, qui sont usuelles aujourd'hui dans les grandes usines modérnes, on a déjà essayé d'utiliser des méthodes en continu pour fixer 15 rapidement les colorants. On a obtenu les premiers succès dans ce domaine avec de l'air chaud, en travaillant avec des rames. Selon cette méthode, on fait passer les tissus en fibres * synthétiques, imprimés avec des colorants de dispersion et séchés, par une rame chauffée à 180° à 210°0 par de l'air chaud, 20 et où le fixage des colorants est effectué. Cette méthode permet un fixage rapide en continu, mais elle présente en même temps un inconvénient : les colorants d'impression appliqués sur les fibres synthétiques, ont tendance en raison du surchauffage avec de l'air sec, à se détacher et 25 en raison de leur charge électrostatique sont attirés par les endroits blancs et non imprimés de la marchandise, ce qui détériore l'aspect de l'impression. De plus, les épaississants à la gomme deviennent durs à la suite du traitement avec de l'air chaud, ce qui entraîne le lavage difficile des impressions On a donc tenté ces dernières années de remédier à ces inconvénients par des dispositifs de vaporisage spéciaux, qui permettent de fixer des colorants rapidement, en continu soit avec'de la vapeur saturée à une pression de 1S5 à 2,5 atmosphères supérieure à la pression normale soit avec de la 35 vapeur surchauffée à 140° - 180°0. Bien que ces méthodes évitent les circonstances négatives décrites ci-dessus, elles nécessitent l'emploi de dispositifs de vaporisage qui, jusqu'à présent, n'étaient pas habituels et qui nécessitaient des réparations si l'on travaillait avec une surpression. ^ Lorsqu'on travaille avec de la vapeur surchauffée il y a un 70 25$12 2 2051640 inconvénientî il n'est pas possible avec des installations plus petites, surtout dans des vaporisateurs de laboratoire, de maintenir une température constante et uniforme dans la partie supérieure, centrale et inférieure du vaporisateur-5 Cependant, il est essentiel de maintenir la température constante, si l'on travaille avec de la vapeur surchauffée. Cela est un peu difficile pour tout gaz chauffé car il faut tenir compte, aux températures indiquées, de la. vapeur d'eau. Lorsqu'on utilise de la vapeur saturée il n'y a pas de problème 10 pour maintenir la température uniforme. Presque chaque température désirée peut être ajustée et maintenue par un choix correspondant d'un solvant. Or la demanderesse a trouvé que, par une simple modification des vaporisateurs existants, on peut fixer des 15 impressions et des teintures au foulard sur des matières fibreuses végétales et synthétiques, en continu ou en discontinu, pendant un court temps allant de 5 à 150 secondes, lorsqu'on travaille avec des solvants organiques à point d'ébullition élevé dans les conditions de vapeur saturée au 20 lieu de travailler avec de la vapeur saturée sous pression ou avec de la vapeur surchauffée. La présente invention a pour objet un procédé d'impression et de teinture au foulard de matières textiles, qui sont constituées par des fibres synthétiques, des fibres 25 de cellulose native ou régénérée ou des mélanges de telles ' fibres, procédé selon lequel on applique sur les matières textiles mentionnées des préparations aqueuses ou des préparations contenant des solvants et on traite la matière textile, le cas échéant après un séchage intermédiaire, pour fixer les 50 colorants, pendant 5 à 150 secondes avec dea vapeurs de solvants organiques dans les conditions de vapeur saturée à 120 - 240°C. Dans cette méthode, la température du vaporisage est déterminée par la température d'ébullition du solvant utilisé ou on peut inversement l'ajuster par un choix approprié d'un 55 certain solvant. Pour effectuer le procédé de l'invention, on peut utiliser des vaporisateurs habituels, par exemple les vaporisateurs dits à tour, éclair, à arc, de Krostewitz, de Mather-Platt, à rouleaux perforés, à anneaux suspendus, etc.. Le ^ principe de construction de ces installations est illustré 70 25512 3 2051640 graphiquement dans "Melliand Textilberichte" 45 (1964), pages 179 - 180 ou dans "Textil-Eraxis", 23 (1.968), pages 754- et 738. Ces installations de vaporisage sont revêtues de manière à devenir étanches aux gas» De plus, on installe des dispositifs 5 de réception et de condensation des vapeurs de solvant. L'entrée des marchandises dans le vaporisateur et la sortie des marchandises sont aussi proches que possible l'une de l'autre, avantageusement dans la partie inférieure du vaporisateur. On peut éventuellement munir ces éléments de construction de 10 cuvettes d'égouttage qui peuvent être refroidies et qui reçoivent le solvant sortant et condensé et le font passer dans un récipient proche. Les appareils comportant des-rouleaux perforés et utilisés pour le nettoyage chimique peuvent aussi être utilisés dans le procédé de l'invention lorsqu'on les 15 modifie de manière correspondante. Comme solvants, on utilise, de préférence, ceux qui ont un point d'ébullition élevé, dans des cas plus rares, par exemple pour vaporiser des colorants de cuve sur du coton, également des solvants à point d'ébullition moyen ou des 20 mélanges de solvants à point d'ébullition élevé avec des solvants à point d'ébullition moyen. Pour des fibres synthétiques, qui en général demandent des températures de fixage plus élevées que les fibres cellulosiques, on préfère des produits dont le point d'inflammation de goutte est supérieur à 300°C 25 ou à 450°C, Conformément à l'invention, conviennent, en particulier des hydrocarbures, des hydrocarbures halogénés, des hydrocarbures terpéniques, des alcools, des glycols, des éthers glycoliques, des polyglycols, des éthers et des esters poly-5° glycoliques ou des mélanges de ces produits bouillant entre 120 et 240°C. Pour les utiliser dans le présent procédé, on prépare les pâtes d'impression ou les bains de teinture selon la manière usuelle et on les applique de la manière habituelle. 55 Si, pour fixer les préparations de colorants appliquées sur des fibres synthétiques, on veut utiliser des solvants à point d'ébullition moyen ou des mélanges de solvants à points d'ébullition moyens et élevés, il est, dans beaucoup de cas, avantageux d'ajouter aux pâtes d'impression ou aux bains de ^ foulardage une quantité plus grande d'urée ou d'un adjuvant 70 25512 4 2051640 de fixage (ou véhicules). On peut par exemple utiliser des véhicules à base d'o- ou p-hydroxy-diphényles, d'esters alkyliques des acides "benzoïque et salicylique, de métbyl-naphtalènes, de produits d'oxéthylation d'alkyl-phénols ou 5 de composés aromatiques polynucléaires oxéthylés. De plus conviennent des produits tensio-actifs obtenus par estéri-fication d'acides carboxyliques avec des polyglycols à poids moléculaire élevé, par exemple ceux qui sont décrits dans le brevet allemand N° 1 138 735• Ces produits ont, de plus, 10 l'avantage d'agir en même temps comme véhicule et comme épaississant. D'autres véhicules appropriés sont décrits, par exemple dans "Melliand Textilberichte" (1961), page 1275 et (1960), page 198 ; "Textilpraxis" (1957), page 383 à 384 et dans la publication des ICI "The Dyeing of Terylene", Part I ^5 en date du 11.12.1947. On utilise ces véhicules dans les quantités habituelles. Le traitement des marchandises imprimées ou foular-dées avec des colorants, avec les solvants conformément à l'invention présente deux avantages : en plus du temps de 20 fixage nettement plus court pour les colorants, les contours de dessins d'impressions restent plus nets que lorsqu'on utilise de la vapeur d'eau. La vapeur d'eau se condense pendant le procédé de vaporisage sur les matières fibreuses et entraîne dans beaucoup des cas, un effacement des contours fins. ^5 De plus, si l'on choisit les solvants ou leurs mélanges d'une manière correspondante, on peut effectuer le fixage des colorants et des matières fibreuses synthétiques en même temps, en une seule opération. Un autre avantage réside dans le fait qu'il n'est 30 pas nécessaire de contrôler exactement et de réguler la température de vaporisage, car la température du point d'ébullition du solvant s'ajuste automatiquement. Comme colorants, on peut utiliser les produits habituellement utilisés pour des fibres synthétiques et 35 cellulosiques, par exemple des colorants de dispersion, acides, de complexes métalliques, de cuve et réactifs. Comme matières à imprimer ou à foularder, on peut utiliser des matières textiles telles que des tissus, des tricots, des rubans peignés, des rubans de carde, de la. matière 40 libre qui sont constituées par des fibres synthétiques, telles 70 25512 5 2051640 que des polyesters, le triacétate de cellulose, la cellulose régénérée ou naturelle, ou des mélanges de telles fibres. Les exemples suivants illustrent l'invention ï EXEMPLE 1 ; 5 On transforme en pâte 10 g du colorant répondant à la formule /—VE ^2% ■ * CKw* 10 et ÇO g d'eau froide et on disperse le tout dans 400 g d'eau ayant une température de 80 à 90 °G® On introduit cette 15 dispersion ensuite dans 500 g d'un épaississant constitué par Tin mélange de quantités pondérales égales d'un épaississant aqueux de gomme cristal à 25 % et d'une solution aqueuse à 20 % de carboxy-méthyl-cellulose contenant de la lignine. On imprime un tissu de triacétate de cellulose non 20 saponifié avec cette pâte d'impression et on le sèche. On vaporise ensuite la marchandise pendant 60 secondes à 190°C dans un vaporisateur à tour, chargé d'un hydrocarbure à point d'ébullition élevé, au lieu de vapeur d'eau. Les vapeurs de solvant qui sortent et se condensent sur les dispositifs 25 d'entrée et de sortie de la marchandise sont recueillies dans des récipients chauffables et introduites dans un réservoir. On rince ensuite la marchandise à froid et à chaud et on la traite dans un bain aqueux à 50° - 60°C en ajoutant un détergent non-ionique. 30 On obtient une impression rouge ayant de bonnes propriétés de solidités EXEMPLE 2 Ï On transforme en pâte 20 g d'un mélange constitué par des quantités en poids égales environ (55 % 45) des 35 colorants répondant aux formules 0 OH et 40 HO 0 NH-CH2-0H H2N 0 3SH-CH2-OH 70 25512 6 2051640 avec 70 g d'eau froide et on disperse le tout dans 500 g d'eau ayant une température de 80 « 90°C. On introduit, en agitant, cette dispersion dans 400 g d'un épaississant constitué par un mélange de quantités en poids égales d'une âôjfcution aqueuse 5 à 33 % d'amidon et d'une solution aqueuse à 10 % du produit d'addition de 40 à 50 moles d'oxyde d'éthylène sur 1 mole d'acide stéarique. On ajoute ensuite 10 g de 3-nitrobenzène-sulfonate de sodium. On imprime un ruban peigné en fibres de polytéréph-10 talate d'éthylène-glycol sur une machine "Vigoureux avec la pâte d'impression décrite ci-dessus. On vaporise ensuite cette impression pendant 10 secondes à 200°0 dans un vaporisateur à rouleaux perforés avec de l'éthyl-diglycol. Un revêtement étanche a'ux gaz du vaporisateur empêche toute importuaité -due 15 àuac odfi'ays ainsi que les pertes de solvant. On rince la marchandise de la manière habituelle, on la savonne et on la traite, par réduction, dans un bain aqueux avec un alcali et du dithionite de sodium, en présence d'un agent tensio-actif, à 50°0. 20 On obtient me nuance bleue tirant sur le rouge ayant de bonnes propriétés de solidité. EXEMPIS 3 î On met 20 g du colorant de formule 25 CH2-CH2-GH2-OCH5 35 en suspension dans 480 g d'eau chaude et on ajoute le tout, en agitant, dans 450 g d'un épaississant constitué par un mélange de quantités pondérales égales de gomme cristal aqueuse à 25 % et d'une solution aqueuse à 20 % de carboxyméthyl-cellulose contenant de la lignine. 40 On ajoute ensuite 50 g du produit d'addition de 2 70 25512 7 2051640 moles d'oxyde d'éthylène à 1 mole de 0-naphtol» On imprime un tissu en fibres de polyester avec la pâte décrite ci-dessus et on le sèche• On vaporise ensuite l'impression pendant 20 secondes à 185°C dans tin appareil de 5 nettoyage chimique transformé, sur des rouleaux perforés avec l'ester butylique de l'acide glycolique. On rince ensuite la marchandise et on la traite par réduction, à 60°C, dans un bain aqueux contenant un alcali et du dithionite de sodium en présence d'un adjuvant tensio~actif. 10 On obtient une nuance jaune brillant tirant sur le vert ayant de bonnes propriétés de solidité. Pendant le procédé de vaporisage on a en même temps fixé le tissu. EXEMPLE 4 : On met en suspension 20 g du colorant de formule 15 Z2*5 ^ Vrr/ W/ xC2H^0H 20 avec 300 g d'urée dans 230 g d'eau chaude, et on ajoute cette suspension, en agitant dans 450 g d'un épaississant constitué par 2 parties en poids d'une solution aqueuse à 10 % d'un éther d'amidon et 1 partie en poids d'une solution aqueuse à 20 % de carboxyméthyl-cellulose contenant de la lignine. 25 On imprime un tissu en triacétate de cellulose saponifié avec la pâte d'impression décrite ci-dessus et on le sèche. On vaporise ensuite l'impression sur un vaporisateur de laboratoire " semblable au vaporisateur - éclair, mais sans paroi de séparation et avec des rails de conduite pour la 30 marchandise fixée sur une rame - pendant 30 secondes, à 185°C, avec un mélange de 9 parties d'un hydrocarbure à point d'ébullition élevé et de 1 partie d'ester butylique de l'acide glycolique. On rince ensuite la marchandise à froid et à chaud 35 ©"fc on la traite dans un bain aqueux à 50 - 60°C avec addition d'un détergent non ionique. On obtient une impression rouge ayant de bonnes propriétés de solidité. EXEMPLE 5 î 40 On met en suspension 20 g du colorant de formule 70 25512 8 2051640 OH, i 5 ^ -V ^Cïï N » N ^ 5 Hî° dans 8J0 g d'eau chaude- On ajoute 150 g d'une solution aqueuse à 4 % d'un alginate de sodium. On foularde un tissu en fibres coupées de polyester avec le "bain de foulardage décrit ci-10 dessus et on le sèche. On vaporise ensuite la marchandise pendant 20 secondes à 175°c sur un rouleau perforé avec un mélange d'hydrocarbures terpéniques monocycliques. On rince la marchandise à froid et à chaud et on la traite ensuite par réduction, à 60°0, dans un bain aqueux contenant un alcali 15 et du dithionite de sodium avec addition d'un adjuvant tensio-actif. On obtient une teinture jaune ayant de bonnes propriétés de solidité. EXEMPLE 6 : 20 Oa dissout 30 g du colorant de formule CH^-CO-HN l T ^J-S0o-GKo-GKo-QS0xm 25 | H 2 2 2 3 dans 490 g d'eau chaude et on introduit le tout, en agitant dans 450 g d'une solution aqueuse à 4 % d'alginate de sodium. A la pâte d'impression refroidie on ajoute ensuite 20 g de bicarbonate de sodium et 10 g de 3-nitro-benzène-sulfonate de sodium. On imprime un tissu en coton mercerisé avec la pâte d'impression décrite ci-dessus et on le sèche. On vaporise cette impression pendant 30 secondes, à 190°C, dans un Mather-Platt muni d'un revêtement qui le rend imperméable aux gaz, avec un hydrocarbure à point d'ébullition élevé. On rince ensuite la marchandise à froid et à chaud et on la traite ultérieurement à la température d'ébullition, dans un bain aqueux, en présence d'un adjuvant tensio-actif. On obtient une impression orange ayant de bonnes propriétés de solidité. 30 35 40 70 25512 9 2051640 SXBIPLE 7 On dissout 20 g du colorant de formule Cl Cl y-\ >=■/ ïï V HH — N HO,S y rÇ rS* X^-Q- H3c 15 20 25 avec 250 g d'urée et 10 g de 3-nitrobenzène-sulfonate de sodium dans 240 g d'eau chaude. On ajoute cette solution dans une solution aqueuse à 4 % d'alginate de sodium. On ajoute ensuite 30 g de bicarbonate de sodium. On imprime un tricot en fibres de cellulose régénérée avec la pâte d'impression décrite ci-dessus et on le sèche. On vaporise ensuite la marchandise pendant 60 secondes, à 200°C, dans un vaporisateur muni d'un revêtement imperméable aux gaz et de rouleaux perforés, œreo de l*éthyl-diglycol et on finit la marchandise de la manière habituelle. On obtient une impression rouge ayant de bonnes propriétés de solidité. EXELÎPLE 8 : On dissout 30 g du colorant de formule 30 35 ■S02-CH2-CH2-.0S0^Na avec 100 g d'urée dans 290 g d'eau chaude et on introduit le tout, en agitant, dans 450 g d'une solution aqueuse à 10 % d'un alginate de sodium. On ajoute encore 120 g d'une solution 40 aqueuse à 50 % de trichloroacétate de sodium dont le pH a été 70 25512 10 2051640 ajusté à 5 - 6 au moyen d'acide acétique dilué, et 10 g de 3-nitrobenzène-sulfonate de sodium. On imprime un tissu mixte en coton et en rayonne viscose avec la pâte d'impression décrite ci-dessus et on 5 le sèche. On vaporise cette impression pendant 150 secondes, à 220°0, dans un vaporisateur à anneaux suspendus avec une huile légère à point d'ébullition élevé. On rince la marchandise à froid et à chaud et on la traite ultérieurement dans ion bain aqueux, à 80 - 90°CS avec addition d'un adjuvant tensio-10 actif. On obtient un bleu brillant ayant de bonnes propriétés de solidité. 70 25512 2051640 EXEMPLE 9 : On distribue 30 g du colorant de formule OH dans 200 g d'essence lourde (domaine d'ébullition : 120-160°C) et on introduit le tout, en utilisant un agitateur rapide, dans un épaississant constitué par 400 g d'une solution aqueuse à 4 % d'un alginate de sodium, 100 g d'une solution aqueuse 10 à 10 % d'un produit obtenu par estérification de poly-éthylène-glycol ayant un poids moléculaire d'environ 2000 avec de l'acide stéarique et par 270 g d'eau» On imprime un tissu en fibranne lessivée avec la pâte d'impression décrite ci-dessus et on le sèche. On 15 foularde ensuite cette impression sur un foulard avec une solution aqueuse contenant, par litre, 150 g de chlorure de sodium, 150 g de carbonate de sodium, 50 g de carbonate de potassium et 150 ml de lessive de soude à 38° Bé. On fixe cette impression pendant 5 secondes, à 20 200°, dans un vaporisateur éclair muni d'un revêtement imperméable aux gaz, par vaporisage avec une huile légère à point d'ébullition élevé» On rince la marchandise à froid et à chaud et on la traite dans un bain aqueux à 90°C avec addition d'un agent auxiliaire tensioactif. 25 On obtient un orange ayant de bonnes propriétés de solidité. EXEMPLE 10 : On introduit, en utilisant un agitateur rapide, 40 g du colorant de formule 70 25512 2051640 dans 960 g d'une solution aqueuse à 2 % d'alginate de sodium. On imprime un tissu en coton mercerisé avec la pâte d'impression décirte ci-dessus et on le sèche. On foularde cette impression sur un foulard avec une solution aqueuse 5 contenant, par litre, 150 g de chlorure de sodium, 150 g de carbonate de sodium, 50 g de carbonate de potassium, 20 ml de lessive de soude à 38° Bé et 10 ml de lessive chlorée de blanchiment. Pour fixer le colorant, on vaporise la teinture 10 foulardée pendant 40 secondes, à 120°C, avec du perchloro-éthylène dans un vaporisateur à arc, muni d'un revêtement imperméable aux gaz. On rince la marchandise à froid et à chaud dans un bain aqueux, à 80 - 90°C, avec addition d'un adjuvant tensio-actif. 15 On obtient sur le tissu une nuance noire intense, tirant sur le bleu, et ayant de bonnes propriétés de solidité. EXEMPLE 11: On dissout 30 g du colorant de formule 20 / S03Na 25 o2-ch2-ch2-osoyra dans 520 g d'eau chaude et on introduit ensuite cette solution, tout en agitant dans 450 g d'une solution aqueuse à 10 # d'un alginate de sodium. On imprime un tissu en coton avec la pâte d'impression 30 décrite ei^dessus et on le sèche. On foularde ensuite cette impression sur un foulard avec une solution de 30 g de potasse caustique dans 970 g d'alcool éthylique et pour fixer le colorant, on vaporise pendant 5 secondes à 200°C avec de l'éthyl-diglycol. On rince la marchandise à froid et à chaud et on la traite dans 35 un bain aqueux à 90°C avec addition d'un adjuvant tensio-actif. On obtient sur le tissu une nuance bleu vif ayant de bonnes propriétés de solidité. EXEMPLE 12 : On dissout 5 g du colorant de formule avec 20 g de carbonate de sodium dans 825 g d'eau chaude. On ajoute ensuite 150 S d'une solution aqueuse à 4 % d'alginate de sodium. Un tissu en coton est foulardé à 50°C avec le bain de foulardage décrit ci-dessus et séché. 10 On vaporise ensuite la marchandise foulardée pendant 120 secondes, à 160°C, avec du diacétone-alcool pour fixer le colorant. On rince la marchandise à froid et à chaud et on la traite dans un bain aqueux avec addition d'un adjuvant tensio-actif, à la température d'ébullition. 15 On obtient une teinture rouge ayant de bonnes propriétés de solidité. EZEMELE 13 ï On dissout 10 g du colorant de formule OH NaD5S0-CH2-GH2-S02 dans 840 g d'eau chaude. On ajoute â cette solution 150 g d'une solution aqueuse à 10 % d'alginate de sodium. 25 Un tricot mixte constitué par 50 % de coton et 5° % de fibres polynosiques est foulardé avec le bain décrit ci-dessus et avec une solution de 15 g àe potasse caustique dans 985 g d'alcool éthylique. On vaporise ensuite la marchandise foulardée pendant 5 secondes, à 200°C, dans un vaporisateur 30 muni d'un revêtement qui le rend imperméable aux gaz, avec de l'éthyl-diglycol. On rince ensuite la marchandise à froid et à chaud et on la traite ultérieurement à la température d'ébullition, dans un bain aqueux, avec addition d'un adjuvant tensio-actif. 35 On obtient une teinture grise ayant de bonnes proprié tés de solidité. 70 25512 14 2051640 EXEMPLE 14 : On disperse 20 g du colorant Vat Brown 5» Colour-Index N° 73 410, avec un dispersant, dans 480 g d'eau. On introduit ensuite cette dispersion dans 500 g d'un épaississant 5 constitué par un mélange de quantités en poids égales d'une solution aqueuse à 4 % de méthyl-hydroxy-éthyl-cellulose et d'une solution aqueuse à 10 % d'amidon de froment. On imprime un tissu en coton mercerisé avec la; pâte d'impression décrite ci-dessus et on le sèche. On foularde 10 ensuite cette impression sur un foulard avec une solution aqueuse qui contient, par litre, 60 g d'acétaldéhyde-sulfo-xylate de sodium, 100 g de lessive de soude à 38°Bé et 50 g de carbonate de sodium. On vaporise ensuite la marchandise pendant 45 15 secondes, à 120°C, dans un vaporisateur de laboratoire muni, d'un revêtement qui le rend imperméable aux gaz, avec du perchloro-éthylène, et pour oxyder le composé leuco absorbé par la fibre afin d'obtenir le colorant de cuve, on traite à 50°0, avec une solution aqueuse, contenant, par litre, 5 ml 20 de peroxyde d'hydrogène et 2 ml d'acide acétique (à 30 %). Pour finir, on rince l'impression avec un bain aqueux, à la température d'ébullition et avec addition d'un adjuvant; tensio-actif, on la rince et on la sèche. On obtient une impression brune ayant de bonnes 25 propriétés de solidité. 70 25512 15 2051640 REVENDICATIONS 1.- Procédé d'impression ou de teinture au foulard de matières textiles constituées par des fibres synthétiques, des fibres de cellulose native ou régénérée, ou par des 5 mélanges de telles fibres, procédé caractérisé en ce qu'on applique sur les matières textiles mentionnées des préparations aqueuses ou des préparations contenant des solvants et on traite la matière pour fixer les colorants, pendant 5 à 150 secondes, avec des vapeurs de solvants organiques, 10 à 120 à 240°C, dans les conditions de vapeur saturée» 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la matière a subi un séchage intermédiaire avant le fixage des colorants» 3.- Procédé selon la revendication 1 ou la reven-15 dication 2, caractérisé en ce qu'on utilise comme solvant des hydrocarbures, des hydrocarbures halogénés, des hydrocarbures terpéniques, des alcools, des glycols, des éthers de glycols, des polyglycols, des éthers ou des esters de polyglycols, ou des mélanges de ces produits bouillant 20 entre 120 et 240°C. . 4.- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'on fixe aussi des fibres synthétiques en plus du fixage du colorant, pendant le vaporisage. • 25 5»- Procédé selon la revendication 1 ou la reven- ■ dication 2, caractérisé en ce que les alcalis ou les substances donnant des alcalis, nécessaires pour le fixage des colorants réactifs, sont appliqués sur les matières textiles avec la préparation aqueuse ou la préparation contenant des 30 solvants ou dans un stade opératoire séparé, sur la matière qui a pu subir un séchage intermédiaire, à partir d'une solution purement aqueuse. 6.- Procédé selon la revendication 1 ou la reven-» dication 2, caractérisé en ce que les alcalis ou substances 35 donnant des alcalis, nécessaires pour le fixage des colorants réactifs sont appliqués dans un stade opératoire séparé avec un solvant sur les matières fibreuses, qui ont pu subir un séchage intermédiaire. 7.- Procédé selon la revendication 1 ou la reven- 40 dication 2, caractérisé en ce que le fixage des colorants et/ou 70 25512 2051640 des matières fibreuses synthétiques est effectué dans des vaporisateurs munis d'un revêtement qui les rend imperméables aux gaz, et les matières à fixer sont attachées sur une rame transportahle que l'on introduit dans le dispositif de vapo-5 risage rempli de vapeurs de solvant au moyen de rails. 8.- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que les matières qui sont des tissus ou des tricots en fibres synthétiques, en fibres de cellulose naturelle ou régénérée, ou en mélanges de telles 10 fibres sont traitées dans des vaporisateurs opérant en continu, munis d'un revêtement qui les rend imperméables aux gaz- et dont le principe de construction est basé sur celui des vaporisateurs à tour, à arc, éclair, de Krostewith, de Mather-Platt, à rouleaux perforés ou à anneaux suspendus. 15 9.- Procédé selon la revendication 1 ou la reven dication 2, caractérisé par le fait que les matières qui sont des rubans peignés, des rubans de cardes, de la matière libre, des tricots et des tissus en fibres synthétiques, en fibres de cellulose naturelle ou régénérée, ou en mélanges 20 de ces fibres, sont traitées dans des vaporisateurs à rouleaux perforés et munis d'un revêtement qui les rend imperméables aux gaz ou sur des rouleaux perforés dans des installations de nettoyage chimique modifiées. 10.- Procédé selon la revendication 1 ou la reven-25 dication 2, caractérisé en ce que les préparations aqueuses de colorants ou contenant un solvant utilisées pour l'application sur les fibres synthétiques, contiennent des adjuvants de fixage. 11.- Procédé selon la revendication 1 ou la revendi-30 cation 2? caractérisé en ce que les préparations aqueuses de colorants ou contenant un solvant, utilisées pour l'application sur des fibres synthétiques, contiennent de 20 à 30 % d'urée.