La présente invention concerne des procédés de tirage de cristaux en forme de baguette en tirant un germe de cristal à partir d'une masse de matière fondue qui se trouve dans un creuset et également un appareil destiné à la mise en oeuvre de ces procédés. Dans un tel procédé de tirage de cristal en forme de baguette, dénommé en général procédé de "Czochralski" de tirage des cristaux, on souhaite réaliser une distribution stable de température à proximité de la surface de la masse fondue. Ce régime est en général perturbé par des courants de convection qui se produisent dans le liquide qui est chauffé par les côtés du creuset ou par le fond du creuset. Si le gradient de température dépasse une valeur critique qui est fonction - des propriétés de la matière de la masse fondue mais qui est supérieure à celle nécessaire pour provoquer une convection, on observe un régime instable et la température varie aux divers points de la masse fondue. Ces oscillations de la température peuvent agir sur la vitesse de cristallisation et provoquer des hétérogénéités du cristal obtenu par tirage.La présente invention concerne en particulier des procédés de tirage de cristaux destinés à des appareils optiques, par exemple des lasers et des modulateurs électro-optiques, pour lesquels des cristaux homogènes pratiquement exemptsde contraintes sont nécessaires. On a observé qu il peut se produire deux types de fluctuations, à savoir a) des oscillations régulières d'amplitude voisine de 10C et de périodes comprises entre 5 et 20 secondes et b) des fluctuations irrégulières d'amplitudes beaucoup plus grandes, par exemple 10 C et de périodes dépassant une minute. En général, une augmentation du gradient de température au-delà de la valeur critique pour laquelle des oscillations s'amorcent provoque une augmentation de l'amplitude et de la fréquence desdites oscillations.Ces oscillations de grande amplitude tendent à se produire quand les conditions de tirage changent brusquement, par exemple au début du tirage ou quand il se produit des variations rapides discontinues, soit intertionnelles en vue de modifier les conditions de tirage des cristaux soit aléatoire et dues à des défauts d'une partie de l'appareillage. On a observé de plus que la valeur critique du gradient de température pour lequel des oscillations commencent est fonction des dimensions du creuset, cette valeur critique diminuant quand les dimensions du creuset augmentent. Par conséquent, il semblerait avantageux, pour réduire l'amplitude de ces fluctuations de températures dans un système réel de tirage, de réduire les dimensions du creuset ou le gradient de température.Cependant, dans un ensemble de tirage des cristaux dans lequel il se produit une ségrégation du soluté à proximité de l'intersurface de tirage, une diminution des dimensions du creuset doit augmenter la vitesse de variation de la concentration du soluté et une diminution du gradient de température augmente les chances d'une surfusion à l'intersurface de tirage. Ces deux régimes donnent naissance par inhérence à une surfusion qui provoque de graves défauts d'homogénéité dans le cristal tiré. Un premier mode d'exécution de l'invention concerne un procédé de tirage d'un cristal en forme de baguette en tirant un cristal germe à partir d'une masse de matière fondue dans un creuset, dans lequel, en vue de supprimer les oscillations de température de la masse fondue, une cloison thermique est placée dans la masse fondue et est constituée par une plaque orientée à peu près perpendiculairement à la direction d'extraction du cristal, cette plaque étant maintenue à une hauteur, comptée du fond du creuset, qui est compris entre le quart et les trois quart de la profondeur de la masse fondue pendant le tirage. Dans ce procédé, la mise en place de la cloison ayant ladite forme et ledit emplacement dans la masse fondue est destinée à supprimer les oscillations de faible amplitude, c'est-à-dire de l'ordre de 10C et les oscillations de plus grande amplitude, c'est-à-dire de l'ordre de 100C, qui se produiraient dans le cas contraire en utilisant les memes conditions de tirage mais sans ladite cloison. Cn peut considérer que le mode de fonctionnement de cette cloison est le suivant : dans un liquide qui est chauffé par les côtés ou par le fond, il apparat des courants de convection provoqués par les différences de densité créées. Il se forme, dans une couche de liquide complètement libre, des zones de mouvement ascendants et descendants.La formation de ces zones et leur comportement g&alpha;ssd4 sont régis par le nombre de Rayleigh Ra = , formule K # dans laquelle g est l'accélération de la pesanteur, d est la profondeur de la couche, ss est le gradient de température et a, k et V sont respectivement les coefficients de dilatation volumique, de conductivité thermique et de viscosité cinématique. Si ce nombre de Rayleigh dépasse une valeur critique, il se forme des zones de convection et si un nombre critique plus élevé est dépassé, la convection devient instable et donne lieu à des oscillations de température en tout point quelconque fixe du liquide. La cloison comprenant la plaque sépare effectivement la masse fondue en deux parties et abaisse ainsi la valeur de d et par consé quent le nombre de Rayleigh qui dépend de d4. Pour une masse fondue de hauteur h dans laquelle la température à la base est T1 et -la température à la face supérieure est Tu , on observe une convection que si : ( - Tu) h3 > K1 (1) relation dans laquelle K1 est une constante qui dépend des propriétés de la masse fondue et du rapport du gradient horizontal au gradient vertical de température.On observe des oscillations seulement si : ( - Tu) h3 > K2 (2) relation dans laquelle K2 > K1. La présence de la cloison thermique qui est à la température T3 subdivise la masse fondue en deux parties de hauteur hi et h2, qui peuvent être considérées comme des masses fondues séparées, la masse d'épaisseur h1 étant comprise entre le fond du creuset et la cloison et la masse d'épaisseur h2 étant comprise entre la cloison et la surface de la masse fondue.Aucune des masses fondues ne doit osciller si l'on a (T1 - TB) h13 et (TB - Tu) h23 TB > Tu, les conditions (3) et (4) sont plus facilement satisfaites que la condition correspondant à l'absence d'oscillations dans l'ensemble de la masse fondue, à savoir (T1 - Tu) h3 exemple, dans le cas simplifié caractérisé par l'absence de flux de chaleur radiale, on a (T1 - TB)/h1 = (TB - Tu)/h2 et les conditions (3) et (4) sont très facilement satisfaites si h1 = h2 = 1/2h. On notera que, dans ce cas, (T1 - TB)h13 = (TR - Tu)h23 =1/16 (T1 - Tu)h3 si bien que,par exemple, quand une cloison est en place, la différence de température T1 - Tu peut être 16 fois plus grande qu'elle ne le serait si l'on retirait ladite cloison. Si l'on déplace la cloison de manière que @@ h1 =. ou h1 = @/4h , la différence de température peut, 4 quand cette cloison est en place, encore être multipliée par 256 le facteur 256 (= 3,16). D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexé, dans lesquels La figure la est une courbe représentant le rapport, porté en ordonné des Valeurs maximales de T1 - Tu avec et sans la cloison, en fonction des rapports h1 : h ou h2 : h portés en abscisse. Les figures la et lb permettent de mieux comprendre la signification de la courbe de la figure la. La figure 2 représente en coupe transversale un appareil destiné au tirage des cristaux et utilisable pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Les figures 3, 4 et 5 représentent respectivement en coupe transversale le creuset de l'appareil représenté sur la figure 2, avec trois cloisons différentes. Dans les ensembles réalisés en pratique, les valeurs de K2 dépendent dans une faible mesure de la forme des masses fondues et de leurs surfaces en contact avec la cloison et le cristal obtenu par tirage. La cloison sert également à réduire le flux vertical de chaleur dans l'ensemble si bien qu'on peut réduire la valeur de 21 quand la cloison est en place. Des mesures indiquent que les oscillations peuvent être considérablement réduites ou même rendues non mesu1 3 rables si 4h 4 4 Des mesures indiquent que si des oscillations se produisent, leur amplitude augmente avec la différence entre les températures à la partie supérieure et à la partie inférieure de l'ensemble, si bien que dans le cas d'une masse fondue non cloisonnée, l'amplitude est fonction de (21 - Tu) tandis que pour un ensemble cloisonné, l'amplitude,à la partie supérieure de la masse fondue qui influe sur le tirage du cristal,est est fonction de ( Tu) et plus faible. Ceci conduit à penser que si les oscillations de la température ne peuvent Aetre totalement éliminées, la position optimale de la cloison est peut être au-dessus du milieu de la masse fondue. La limite supérieure de cette position est imposée par la condition que l'agitation ne doit pas être sensiblement modifiée par la présence de la cloison. Ceci ne peut arriver si h2 est supérieur au rayon r du cristal tiré. La position optimale de la cloison peut être déterminée en utilisant un thermocouple fixé à ladite cloison. La position optimale pourla cloison dans les limites de cet intervalle de hauteur compris entre le quart et les trois quarts de la masse fondue mesurée à partir du fond du creuset est en général la position qui conduit à des fluctuations minimales de la tension engendrée par le thermocouple. Le procédé selon l'invention peut être avantageusement utilisé dans un-ensemble de tirage de cristaux par le procédé "Czochralski" qui fait intervenir la ségrégation de la masse fondue de soluté à l'intersurface de tirage, le mode de réalisation et les dimensions de la cloison étant choisis de manière que le mélange de soluté dans la masse fondue éloignée de l'intersurface de tirage est pratiquement inaltéré. Dans un mode d'exécution préféré du procédé selon l'invention, la cloison est en une matière identique à celle du creuset, par exemple quand le creuset est en platine, la cloison peut être constituée par une plaque de platine plongée dans la masse fondue à la profondeur indiquée. Cette plaque de platine a une épaisseur comprise, par exemple, entre 0,25 et 1 mm. Pour un creuset de section transversale sensiblement circulaire, cette plaque peut avoir la forme d'un disque dont le diamètre est voisin des deux tiers du diamètre du creuset. Cette plaque peut être supportée au-dessus de la masse fondue par un dispositif de suspension ou bien par un support reposant sur le fond du creuset. il est avantageux, dans l'un et l'autre cas de maintenir aussi petit que possible le volume des supports se trouvant dans la masse fondue. La plaque de la cloison peut entre poreuse ou discontinue, par exemple elle peut être perforée. Dans une forme de réalisation, cette plaque est constituée par une toile métallique, par exemple quand on utilise un creuset en platine, la cloison peut être constituée par une toile de platine plane plongée et maintenue à la profondeur indiquée dans la masse fondue. On peut envisager diverses autres configurations pour l'organe en forme de plaque constituant la cloison ; par exemple cet organe peut avoir une configuration annulaire. Par ailleurs, la cloison peut être constituée par un organe cylindrique creux ayant une paroi poreuse et placé sur ladite plaque. Dans une forme de réalisation préférée, la pièce cylindrique creuse est en toile métallique. On a observé qu'une cloison ayant une telle configuration, bien que n' ayant pas une aussi grande efficacité pour éliminer les oscillations de température de faible amplitude qu'une cloison constituée uniquement par l'organe en forme de plaque élimine effectivement les oscillations de grande amplitude de la température. Dans un mode d'exécution préféré du procédé selon l'invention, l'organe en forme de plaque est placé à une hauteur, comptée à partir du fond du creuset, comprise entre un tiers et les deux tiers de l'épaisseur de la masse fondue. Si l'organe en forme de plaque reste fixe pendant le tirage, il peut être placé au départ à une hauteur comptée à partir du fond du creuset égale au tiers de l'épaisseur de la masse fondue. il est possible, de cette manière, de procéder à un tirage de la moitié de la masse fondue et de maintenir la plaque pendant tout le tirage, dans l'intervalle de profondeur préféré à l'intérieur de la masse fondue. La plaque peut être maintenue dans la masse fondue, à ladite hauteur comptée à partir du fond du creuset comprise entre le quart et les trois quarts de l'épaisseur de la masse fondue, sous forme d'un organe fixe cela dans un mode d'exécution du procédé ou bien elle peut être déplacée au cours du tirage ceci dans un autre mode d'exécution du procédé selon l'invention. On peut mettre en oeuvre un procédé dans lequel la cloison se déplace pendant le tirage, par exemple si l'on désire maintenir la plaque dans ledit intervalle de profondeur, mais plus près de la surface de la masse fondue que du fond du creuset. En conformité avec les caractéristiques décrites dans une autre demande de brevet anglais, NO 51114/69 de la Demanderessetla vitesse d'extraction et l'énergie fournies au creuset peuvent être maintenues constantes et le diamètre du cristal tiré peut être commandé par un dispositif de commande placé au-dessus du creuset et destiné à agir sur la quantité de chaleur cédée par unité de temps par le cristal à 1' ambiance au-dessus de la surface de la masse fondue. Ce dispositif de commande peut être constitué par un ajutage projetant un jet de gaz sur le cristal en cours de tirage. Une plaque chauffante additionnelle peut être située autour du cristal en cours de tirage, au-dessus de la masse fondue. Dans un autre mode d'exécution, le réglage du diamètre du cristal en cours de tirage peut être réalisé en utilisant un courant de gaz entourant le cristal et dont l'axe colncide avec celui de ce dernier. Ce courant de gaz axial empêche un refroidissement asymétrique et par conséquent une fissuration du cristal tiré. Le procédé selon l'invention peut être utilisé pour le tirage de cristaux en diverses manières, en particuliers mais non exclusivement, pour des matières destinées à des appareils optiques. Une de ces matières est le niobate de strontium et de baryum, Srx Ba1~x Nb2 06, avec 0,25 Ce procédé s'est également avéré efficace pour la suppression des oscillations de masses fondues de tungstate de zinc Zn W04. Dans une variante du procédé selon l'invention destinée au tirage du niobate de strontium et de baryum, 11 organe en forme de plaque est placé à une hauteur, comptée à partir du fond du creuset, qui est comprise entre les cinq dixièmes et les neuf dixièmes de l'épaisseur de la masse fondue pendant le tirage. On a observé une position optimale dans cet intervalle qui correspond à 82,5 % de l'épaisseur de la masse fondue, comptée à partir du fond. Ceci peut correspondre à une distance comprise entre 2 et 4.mm de la surface de la masse fondue et, dans un tel procédé, un déplacement continu de la cloison est souhaitable quand on tire un cristal de volume appréciable. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, un appareil destiné au tirage d'un cristal en forme de baguette par un procédé selon le premier mode d'exécution de l'invention comprend un creuset destiné à contenir une masse fondue de matière , un appareil destiné au chauffage du creuset, des moyens techniques pour tirer un cristal à partir de la masse fondue contenue dans le creuset, une cloison thermique comportant un organe en forme de plaque et des moyens techniques pour supporter ledit organe en forme de plaque dans une masse fondue contenue dans le creuset à une hauteur, comptée à partir du fond du creuset, comprise entre le quart et les trois quarts de l'épaisseur de la masse fondue. La figure 2 représente l'appareil destiné au tirage des cristaux qui comprend un creuset cylindrique en platine d'environ 3,5 cm de diamètre intérieur avec une longueur, suivant l'axe, d'environ 3 cm. L'épaisseur des parois de ce creuset est d'environ 1 mm. Le creuset 1 est placé à l'intérieur d'un récipient 2 cylindrique en magnésie et supporté par un pied 3 en magnésie. Le récipient 2 et le support 3 sont fixés à une base en laiton 4. Le récipient 2 contient une masse frittée 5 d'alumine qui s'étend jusqu'au niveau du fond du creuset 1. L'espace annulaire entre la paroi verticale du creuset 1 et la paroi verticale du récipient 2 est rempli de laine d'alumine 6. Le récipient 2 est entouré par une bobine 8 de chauffage par induction haute fréquence munie d'un tuyau 9 de refroidissement par lteau.Un écran thermique annulaire 10 en platine d'environ 4,8 cm de diamètre extérieur et 1,8 cm de diamètre intérieur et I ,5 mm d'épaisseur et placé au-dessus du creuset 1. L'écran thermique annulaire 10 est suspendu par des fils, non représentés, assujettis à une partie supérieure fixe de l'appareil. Un ajutage à gaz il en silice de 1,5 mm de diamètre à son orifice est placé entre l'écran 10 et le creuset 1. Une cloison constituée par une plaque de platine 12 de 0,5 mm d'épaisseur et de 22 mm de diamètre est suspendue dans le creuset par l'intermédiaire de fils 13 et 14 qui,traversent l'écran thermique 10 et sont assujettis à un organe fixe 15 d'un micro-manipulateur. Le creuset est représenté contenant une masse fondue 17 à partir de laquelle on tire un cristal d'ensemencement 18. Ce cristal d'ensemencement est fixé à un mandrin 19 qui peut tourner. Tout l'ensemble est enfermé dans une chambre de tirage en acier inoxydable faisant partie d'un appareil hydropneumatique pour tirage de cristaux. On donne ci-après quelques détails concernant divers résultats expérimentaux obtenus en exécutant diverses expériences avec l'appareil selon l'invention quand la cloison 12 est enlevée. On décrit ensuite l'utilisation de. l'appareil en utilisant un procédé selon l'invention en même temps que d'autres procédés dans lesquels on utilise les cloisons représentées sur les figures 3 à 5. On introduit des thermocouples en divers endroits du creuset pour mesurer la température de la masse fondue. On observe que si le creuset est rempli d'une masse frittée d'alumine dont les particules passent au tamis de maille de 0,1 à 1 mm et si lton élève la température du creuset à 128O0C en utilisant l'élément chauffant par induction haute fréquence, la stabilité de la température pendant une période de 1 minute est de + 0,3 C et pendant des périodes de 5 à 10 minutes elle est de + 0,750C, La variation la plus importante pendant une période de 2 heures était de -+ 1,250C. La constante de temps de cet ensemble est d'environ 2 minutes. L'expérience suivante consistait à remplir le creuset de tungstate de zinc fondu dopé avec du cobalt. Les chiffres de stabilité indiqués ci-dessus ne sont plus applicables. Après que la charge a été fondue à 125O0C pendant une heure, on introduit le cristal d'ensemencement et on enregistre les températures de la masse fondue, du creuset 1, de 11 écran thermique 10, de l'espace au-dessu du creuset et d'un cristal d'ensemencement. La température de tous ces éléments subissait des oscillations qui étaient mutuellement en phase. Dans la masse fondue, leur amplitude atteignait 120C. Des variations de la disposition des thermocouples dans la masse fondue n'influent pas sur ces oscillations. On a ensuite mis en oeuvre des expériences de traction du cristal sans ensemencement ni rotation du creuset. La puissance appliquée à la masse fondue était choisie de telle manière qu'au début du tirage le cristal d'ensemencement croissait avec un diamètre sensiblement constant. On observait diverses oscillations à divers niveaux de la masse fondue, leur amplitude atteignant îO0C pour certains niveaux. D'autres expériences ont été mises en oeuvre en faisant tourner le cristal d'ensemencement et on observait encore diverses oscillations. Les oscillations de grande amplitude, 10 à 120C, se produisent avant et après le début du tirage. On a observé que ces oscillations de grande amplitude peuvent durer plusieurs heures après le début du. tirage et ceci indique qu'elles ne sont pas dues à une turbulence résiduelle engendrée après la fusion de la matière dans le creuset et avant le tirage du cristal. Dans certains cas, de petites oscillations de 0,3 à 1,50C persistaient jusqu'à l'intersurface solide/liquide et même à travers. il est évident d'après ces expériences que dans des masses de tungstate de zinc dopé par du cobalt on observe diverses oscillations régulières et irrégulières de la température, d'amplitude variée, pendant la croissance du cristal. Selon un procédé conforme à l'invention, on utilisait le même appareil mais la cloison était suspendue dans le creuset pendant le tirage. Le creuset contenait 150 g de tungstate de zinc et 1,36 g d'oxyde de cobalt C03 04. Auprès avoir mis en place le creuset 1 dans le récipient 2, on chauffe la charge au-dessus de 12000C de manière à former une masse fondue de tungstate de zinc. Quand toute la masse est fondue, on introduit la cloison 12 et on l'abaisse dans la masse fondue en utilisant les fils de suspension 13 et 14. La hauteur de la masse fondue dans le creuset est de 16 mm et la cloison est fixée à une distance d'environ 5,3 mm du fond du creuset. On chauffe le creuset à 12800C, ce qui correspond à une tempé rature de 12500C de la masse fondue. Le cristal d'ensemencement est aligné à moins de 50 de l'axe cristallographique c. On fait tourner à 80 tours/minute le mandrin 19 auquel est assujetti un germe 18 de tungstate de zinc. On procède au tirage à la vitesse constante de 5 mm par heure. Pendant le tirage, on maintient constante la puissance fournie à la masse fondue par l'intermédiaire de la bobine 8. Un courant d'oxygène sortant par l'ajutage 11 est entretenu pendant le tirage du cristal, son débit étant compris entre 0,25 et 2 litres par minute. La régulation du diamètre du cristal est réalisée en observant le cristal en cours de tirage à l'intersurface liquide/solide. Quand le diamètre augmente légèrement, on procède à une correction en diminuant le débit d'oxygène et inversement, quand le diamètre diminue on procède à une correction en augmentant le débit d'oxygène. Le tirage a été poursuivi pendant une durée de deux heures et a fourni un cristal homogène de 1 cm de longueur. Ensuite, on a procédé à un tirage semblable d'un cristal en utilisant le même appareil mais en faisant varier la position de la plaque pendant le tirage. Pendant le tirage, on a procédé à diverses mesures de température pour diverses profondeurs de la plaque. On a pu observer aucune oscillation persistante de grande amplitude, sauf si la plaque était à moins de 4 mm du bord du fond ou de la partie supérieure de la masse fondue. Dans l'intervalle correspondant, quelle que fut la position de la plaque entre ces limites, la masse fondue était extrêmement stable et des perturbations thermiques provoquées ne pouvaient déclencher des oscillations. On a ainsi observé qu'on obtenait une stabilité satisfaisante dans un intervalle compris entre 1/4 et 3/4 de la hauteur de la masse fondue.Dans le cas d'un ensemble dans lequel la moitié de la masse fondue doit être tirée en maintenant la plaque à une hauteur comptée à partir du fond du creuset du tiers de l'épaisseur initiale de la masse fondue on est certain que ladite plaque est espacée de la surface de la masse fondue de plus d'un tiers de la profondeur de ladite masse fondue pendant le tirage et qu'on obtient dans cet intervalle une stabilité optimale. La figure 3 représente le creuset 1 de l'appareil de tirage de cristaux représenté sur la figure 2 mais compor tant une cloison différente. Cette cloison est constituée par un disque plat de platine 22 ayant exactement les mêmes dimensions que la plate 12 de la figure 1 et auquel est fixé un cylindre creux 23 en toile de platine. Ce cylindre en toile de platine a un diamètre intérieur de 19 mm et une longueur de 18 mm suivant l'axe. On tire plusieurs cristaux à celui de tungstate de zinc par un procédé semblable/décrit à propos du mode d'éxécution précédent et on note la température pour diverses positions de la cloison.On ne peut déceler aucune oscillation persistante de grande amplitude quand la plaque 22 de la cloison est placée à une hauteur, comptée à partir du fond du creuset,comprise entre le quart et les trois quarts de l'épaisseur de la masse fondue. Cependant, on observe pour toutes les positions de la cloison des oscillations régulières persistantes de faible amplitude. Ces oscillations provoquent de faibles défauts d'homogénéité réguliers dans le cristal, dont la présence n'est pas nuisible pour certaines applications de la matière du cristal. La figure 4 représente le creuset 1 de l'appareil représenté sur la figure 2, mais associé à une cloison différente. Cette cloison est constituée par une plate annulaire 24 de 0,5 mm d'épaisseur. de 3 mm de diamètre intérieur et 25 mm de diamètre extérieur. Cette plaque est supportée par des branches de platine placées sur le fond du creuset, dont deux, à savoir 25 et 26 sont représentées sur la coupe de la figure 3. La plaque 24 est placée à une hauteur de 5,3 mm comptée à partir du fond du creuset. Par conséquent, avec une masse fondue dont la profondeur initiale est de 16 mm, il est possible de retirer par tirage la moitié de cette masse fondue et de maintenir la cloison dans un intervalle compris entre le tiers et les deux tiers de l'épaisseur de la masse fondue.Dans une variante, la plate 24 peut être suspendue par des fils au lieu d'entre supportée par des branches. Ceci permet de déplacer la cloison dans la masse fondue pendant le tirage si on le désire. La figure 5 représente le creuset 1 de l'appareil représenté sur la figure 2, mais avec une chicane 32 différente. Cette chicane est constituée par une plaque de platine 32 ayant exactement les mêmes dimensions que la plaque 12 représente tée sur la figure 2 et ne diffère que par les moyens employés pour la supporter, qui cpnsistent en des branches ou tiges de platine 33 et 34 reposant dsur le fond du creuset 1. On décrit ci-après un autre mode d'exécution du procédé selon l'invention, dans lequel on utilise l'appareil représenté sur la figure 2. Dans ce procédé, on tire un cristal de niobate de strontium et baryum de la manière suivante : on introduit dans le creuset 1 63,79 g de pentoxyde de niobium, 26,57 g de carbonate de strontium et 11,84 g de carbonate de baryum. On chauffe le creuset au-dessus de 14000C pour fondre la charge et obtenir une masse fondue de 15 mm d'épaisseur. Ensuite, on abaisse la cloison 12 dans la masse fondue et on la fixe à une distance de 7 mm du fond du creuset. On chauffe la masse fondue à 14300C et on plonge dans ladite masse fondue un cristal d'ensemencement en niobate de strontium et baryum. On procède au tirage à raison de 5 mm par heure avec une vitesse de rotation du germe de 15 tours/minute et en utilisant un courant d'oxygène provenant de l'ajutage Il pour régler le diamètre l'on obtient un cristal homogène de 3 cm de longueur et de composition Sur0,7, Bag 3 Nb206. L'absence de fluctuation de la température de la masse fondue est nettement évidente quand on examine la qualité du cristal obtenu par tirage qui est bien supérieure à celle d'un cristal semblable tiré dans le même appareil dans les mêmes conditions, mais en l'absence de cloison. Diverses variantes sont possible dans le cadre de l'invention, par exemple on peut utiliser le procédé pour le tirage de cristaux d'autres matières, par exemple de silicium et de germanium. Par ailleurs, si l'on utilise une cloison mobile, comme celle représentée sur la figure 2 ou la figure 3, cette cloison peut etre déplacée de façon à peu près continue pendant le tirage, si bien que l'organe en forme de plaque se trouve à une distance fixe au-dessus de la surface de la masse fondue mais est toujours placée à une hauteur, comptée à partir du fond du creuset,dans ledit intervalle,compriseentre le quart et les trois quarts de l'épaisseur de la masse fondue. Ce déplacement continu de la cloison est également avantageux pour ces modes d'exécution du procédé quand le volume du cristal tiré est important par rapport au volume de la masse fondue initiale, par exemple dans une opération de fabrication dans laquelle on procéde au tirage de gros cristaux. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au dispositif ou procédé qui viennent d'hêtre décrit uniquement à titre d'exemple non limitatif, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDI CÂTIONS * Procédé de tirage d'un cristal en forme de baguette par tirage d1un cristal d'ensemencement à partir d'une masse fondue de matière qui se trouve dans un creuset, caractérisé en ce que pour supprimer les oscillations de la température dans la masse fondue, on place une cloison thermique dans la masse fondue laquelle comprend une plaque orientée à peu près orthogonalement à la direction de traction du cristal, ladite plaque étant placée à une hauteur comptée à partir du fond du creuset qui est comprise entre le quart et les trois quarts de l'épaisseur de la masse fondue pendant tout le tirage. 2.-. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tirage du cristal fait intèrvenir la ségrégation, dans la masse fondue de soluté à l'intersurface de tirage, la réalisation et les dimensions de la cloison étant choisies de manière que le mélange de soluté dans la masse fondue éloigné de l'intersurface de tirage ne soit pratiquement pas affecté. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la cloison est en la même matière que le creuset. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la plaque est perforée. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la plaque à une forme annulaire. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la cloison comporte également un organe cylindrique creux à parois perméable et placé au-dessus de ladite plaque. 7.- Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'organe cylindrique est en toile métallique. 8.~ Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ladite plaque est placée à une hauteur comptée à partir du fond du creuset comprise entre le tiers et les deux tiers de l'épaisseur de la masse fondue. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la vitesse d'extraction et la puissance fournies au creuset sont maintenues constantes et en ce que le diamètre du cristal en cours de tirage est asservi a un dispositif de commande acé au-dessus du creuset et commandant la vitesse de déperdition de la chaleur provenant du cristal en direction de 1' ambiance au-dessus de la surface fondue. 10.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit dispositif de commande comprend un ajutage à gaz qui projette un jet dirigé en direction du cristal en cours de tirage. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la cloison est déplacée de façon pratiquement continue pendant le tirage de manière que sa plaque se trouve à une distance à peu près constante audessous de la surface de la masse fondue. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11 caractérisé en ce que le cristal tiré est constitué par du niobate de strontium et baryum de formule Srx Ba1x Nb2 6 avec 0,25 4 x 4 0,75. 13.- Procédé selon l'unequelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le cristal tiré est constitué par du tungstate de zinc Zn W04. 14.- Mode d'exécution du procédé de tirage du niobate de strontium et baryum selon la revendication 12, caractérisé en ce que ladite plaque est placée à une hauteur, comptée à partir du fond du creuset, qui est comprise entre les cinq dixièmes et les neuf dixièmes de l'épaisseur de ladite masse fondue pendant tcut le tirage. 15.- Appareil destiné au tirage d'un cristal en forme de baguette par le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un creuset destiné à contenir une masse fondue de matière, un dispositif de chauffage pour chauffer le creuset, des moyens pour tirer un cristal à partir d'une masse fondue dans le creuset, une plaque constituant une cloison thermique et des moyens techniques pour supporter ladite plaque dans la masse fondue dans le creuset à une hauteur comptée à partir du fond du creuset, qui est comprise entre le quart et les trois quarts de l'épaisseur de la masse fondue. 16.- A titre de produit industriel nouveau, cristal en forme de baguette tiré par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, ou en utilisant l'appareil selon la revendication 15.