L'inxvention a pour objet un procédé d'apport mesuré d'une poudre de sa- tiere synthétique sur un matériau plat tel qu'un textile, du papier, du papier peint, une feuille de métal ou de matière synthétique, une plaque de céramique, de bois ou de matière synthétique, dans lequel la poudre est apportée par un pochoir perforé a rotation ou plat et au moyen d'un racloir pressé de préféren ce par un aimant contre la face du pochoir opposée au matériau plat, puis est fixée sur l'article par un procédé chimique et/ou thermique. De tels procédés sont connus pour imprégner une bande de substance poreu se avec une colle thermoplastique, de façon à ce que la substance puisse être par la suite fixée par repassage sur une étoffe. Ces procédés sont avantageux lorsque la bande d'étoffe n'est pas recouverte d'une couche continue, mais qu'il reste entre les zones imprégnées discontinues, des zones liées de plus grandes dimensions, non encollées. Pour obtenir un tel modèle, on utilise des tamis cy lindriques, présentant par exemple une épaisseur de 0,6 mi, pourvus d'ouvertures de 1 rrrn, espacées de 2 mm.Ces dimensions conditionnent une chute relativement incontrôlaale de la poudre de matière synthétique, qui forme ensuite de petits tas sur la bande d'étoffe Le modèle résultant présente en conséquence des con tours non précis. te but de l'invention est de proposer un procédé permettant l'impression d'un dessin a l'aide d'une poudre. Ce procédé est caractérisé en ce que le pochoir présente une épaisseur comprise entre 0,08 et 0,2 mm et une finesse cotez prise entre 25 et 100 'iesh", et en ce que le diametre des particules de poudre est compris entre 0,02 et 0,2r. En conséquence, non seulement l'épaisseur de la paroi du pochoir, mais encore l'espacement des ouvertures sont environ une dizaine de fois moindres que dans le procédé connu d'imprégnation. Par exemple, lorsqu'on utilise un pochoir 'e 75 "mesh", il présente 75 perçages par pouce, de sorte que ledit espacement est de 1/3 arn. Ces dimensions, conJointement avec la petite taille de grain proposée pour la poudre, garantissent une impression a contours suffisaneent prévis pour la plupart des emplois. te procédé selon l'invention, fondé sur l'utilisation de poudre, présente plusieurs avantages par rapport aux procédés usuels d'impression avec des cou leurs, dans lesquels les couleurs ont une consistance liquide ou pâteuse du fait que l'on emplie généralement un solvant. Le procédé selon l'invention évite l'emploi de solvants qui sont souvent nocifs pour la santé et/ou explosifs. On écarte le danger d'encrassement par les eaux usées inhérent à l'emploi d'eau. Contrairement aux solutions, les poudres sont d'une stabilité pratiquement illimitée, presque de bout en bout. De plus, le procédé selon l'invention ne comporte pas le danger que le solvant dissolve le matériau a imprimer, ce qui gondole ce dernier et le rend collant, fait que lhl observe souvent, en particu lier sur les feuilles de matière synthétique ; ce phénomène est gênant en particulier pour l'impression en plusieurs couleurs du fait que l'on n"a plus, pour le second pochoir et les suivants, d'impression utilisable. En outre, la poudre est mieux reçue par les surfaces lisses comme en présentent par exemple les feuilles de métal, les plaques de céramique, de bois et de matiere synthétique, que les couleurs fluides ou pâteuses ; pour cèlles-ci, il faut utiliser une pression supérieure, de sorte que le modèle est souvent écrasé. A la fin de l'impression, il n'y a pas non plus de temps de séchage, de sorte que la bande imprimée peut, tout de suite ou juste après la fixation chimique ou thermique, subir une nouvelle impression, ou être enroulée ou mise en tas, sans que l'on ait à craindre un effacement du modèle. Lorsqu'on utilise une substance poreuse on peut, selon une autre variante de l'invention et pour une meilleure pénétration de la poudre dans le matériau plat, aspirer la poudre dans le matériau plat ou l'y faire pénétrer par vibration, avant ou pendant la fixation. Pour faciliter la pénétration de la poudre dans un matériau poreux, on peut brancher derrière le pochoir une zone de vibration qui, au moyen d'un vibrateur par exemple, soumet la bande de substance a une vibration. Dans le meme but, on peut également prévoir derrière la bande de substance une caisse ouverte vers le haut dans laquelle on maintient une dépression, de sorte que la poudre est aspirée dans la bande de substance. La fixation finale est en prineipe obtenue par chauffage de la bande de substance dans un tunnel a infrarouge a l'extrémité duquel se trouve une zone de refroidissement, pour un refroidissement lent ou brutal. Par le procédé selon l'invention, on peut réaliser les effets les plus divers sur les textiles, des voiles de rideaux les plus fins jusqu'aux feutres de tapis, en choisissant la taille des grains, et en appliquant l'aspiration, le traitement chimique, la soudure, etc... l'impression. REVENDICATIONS I. Procédé d'apport mesuré d'une poudre de matière synthétique sur un matériau plat tel qu'un textile, du papier, du papier peint, une feuille de métal ou de matière synthétique, une plaque de céramique, de bois ou de matiere synthétique, dans lequel la poudre est apportée par un pochoir perforé à rotation ou plat et au moyen d'un racloir pressé de préférence par un aimant contre la face du pochoir opposée au matériau plat, puis est fixée sur l'article par un procédé chimique et/ou thermique, caractérisé en ce que le pochoir présente une épaisseur comprise entre 0,08et 0,2 mm et une finesse comprise entre 25 et 100 "mesh", et en ce que le diamètre des grains de poudre est compris entre 0,02 et 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour l'impression d'un-produit poreux, la poudre est aspirée dans le matériau plat avant ou pendant la fixation. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, pour l'impression d'un produit poreux, on fait pénétrer la poudre par vibration dans le matériau plat, avant ou pendant la fixation.