La présente invention concerne les cordons ré- tractiles Elle porte plus particulièrement sur un cor- don téléphonique rétractile dont la rétractilité augmen- te de façon pratiquement linéaire depuis le centre du cordon jusqu'à chacune de ses extrémités, et dont l'ex- tensibilité augmente de façon pratiquement linéaire de chaque extrémité jusqu'à son centre. Un cordon habituel qu'on utilise avec un poste téléphonique est un cordon rétractile et il est constitué par un câble qui est enroulé en hélice autour d'un man- drin On soumet ensuite le câble enroulé à une températu- re de traitement thermique, après quoi on le retire du mandrin et on inverse la direction d'enroulement en héli- ce (voir par exemple les brevets US 2 920 351, 3 024 497 i 5 et 3 998 092). Les cordons rétractiles utilisés sur des télé- phones pour connecter un combiné à une base doivent avoir une rétractilité suffisante pour qu'ils retournent d'une manière graduelle et définie à leur forme rétractée nor- male, après avoir été allongés puis relâchés Cependant, de tels cordons qui sont communément appelés cordons à ressort ne doivent pas avoir une rétractilité élevée au point de nécessiter des forces excessives pour les allon- ger Si un cordon à ressort présente une trop grande ré- sistance à l'allongement, l'instrument auquel il est crn- necté peut 9 tre déplacé ou tiré de son support Pour évi- ter ceci, les cordons à ressort qui sont connectés à des combinés téléphoniques de type de table ou de chambre doivent ttre facilement extensibles. Bien qu'une rétractilité excessive soit à évi- ter, un cordon ne doit pas être extensible au point que son hélice distendue ne retourne pas à un état rétracté après l'utilisation du téléphone Ceci est particulière- ment important pour éviter une flèche excessive, inesthé- tique, de cordons rétractés qu'on utilise sur des télé- phones muraux Il est en outre souhaitable que la longueur rétractée du cordon à ressort soit aussi courte que possi- ble. Les cordons à ressort du type utilisé sur les téléphones sont généralement construits en câble compor- tant un ensemble de conducteurs flexibles formés sur un mandrin et isolés individuellement, consistant en rubans de clinquant Dans le passé, chaque conducteur était re- couvert d'une tresse en Nylon puis isolé avec une com- position à base de chlorure de polyvinyle Ensuite, l'en- semble des conducteurs isolés individuellement étaient gainés avec une composition à base de chlorure de polyvi- nyle et avadtune section transversale circulaire (voir par exemple le brevet US 3 037 068). Un principe modulaire nouveau dans la concep- tion des cordons de téléphone fait appel à l'utilisation de fiches modulaires pour la terminaison des conducteurs du cordon Des jacks conçus pour recevoir les fiches sont montés dans le bottier ou la base du poste téléphonique ainsi que dans une prise murale, ce qui permet à un abon- né ou un installateur de remplacer aisément la ligne ou le cordon à ressort. Le passage au principe modulaire, avec le câble associé terminé par une fiche,a nécessité le développement d'un cible de téléphone ayant une section transversale inférieure à celle utilisée dans le passé Une structure de c 4 ble convenant à l'utilisation avec des fiches modu- laires comporte des conducteurs plus petits disposés en parallèle les uns par rapport aux autres, situés dans un seul plan, et enrobés avec une gaine aplatie de forme ova- le Pour réduire la taille du conducteur isolé, on a éli- miné la tresse de Nylon recouvrant le ruban de clinquant enroulé et on l'a remplacée-par un élastomère thermoplasti- que cristallin qui est décrit dans le brevet US 4 090 763 et qui constitue le composant rétractile principal dans un cordon de téléphone du type à ressort. Les cordons de téléphone sont très visibles et sont de surcrott fortement exposés à l'usure, aux salis- sures et à la détérioration par les conditions d'envi- ronnement Les salissures et la décoloration constituent des problèmes importants, en particulier avec le matériel qui fait l'objet d'une utilisation intensive et qui a une longue durée de vie de service Ces problèmes ont été ré- solus par un cordon dans lequel la gaine est revêtue de la manière décrite dans le brevet US 4 166 881 o Le revt- tement a un module de cisaillement d'environ 17 000 N/cm 2, mesuré conformément à la norme ASTM D-747, ce qui est notablement supérieur à celui de la matière de la gaine, qui est d'environ 700 N/cm 2, mais inférieur à celui de l'isolant des conducteurs, c'est-à-dire environ 53 000 N/cm 2. On a trouvé que si on donne une configuration de cordon à ressort au c 9 ble comportant un rev 8 tement externe, ce cordon présente d'excellentespropriétés de rétractilité Cependant, lorsqu'on forme un câble muni d'un revêtement externe sur des mandrins d'un appareil de fabrication automatique de cordons tel que celui repré- senté dans le brevet US 3 988 092, les cordons finis sont si fortement rétractiles qu'il faut leur appliquer des forces excessives pour distendre leurs spires. Ce problème résulte non seulement de la présen- ce du revêtement externe, mais également du diamètre re- lativement faible des spires du ceble Ce diamètre, qui est d'environ 0,64 cm, pourrait 9 tre augmenté en formant les spires sur des mandrins de plus grand diamètre, pour obtenir un cordon avec revêtement externe ayant un plus grand diamètre, comme par exemple de l'ordre de 0,95 cm. Bien que de tels cordons aient une extensibilité convena- ble, ils souffrent d'un manque de rétractilité Ceci se manifeste en particulier dans les cordons qui sont utili- sés sur des téléphones muraux et pour lesquels on désire avoir une longueur étendue de 7,6 m et une longueur rétrac- tée d'environ 1 m. Dans l'art antérieur, on a reconnu qu'il était quelquefois souhaitable d'avoir une rétractilité diffé- rentielle sur la longueur du cordon (voir par exemple le brevet US 2 704 782), et de tels cordons sont fabri- qués en agissant sur la valeur de la torsion axiale qui est communiquée au câble avant ou pendant son enroulement sur un mandrin tronconique, ou aux deux moments Du fait de la structure du câble dans le brevet US 2 704 782, et en particulier de sa section transversale circulaire, et du fait de la manière selon laquelle il est enroulé sur un mandrin, le câble enroulé possède toujours une certai- ne valeur de torsion axiale La torsion axiale était né- cessaire du fait que les matières utilisées pour isoler les conducteurs et pour former la gaine ne procuraient pas une rétractilité suffisante après les opérations con- sistant à enrouler le câble, à le soumettre à un traite- ment thermique et à inverser le sens de l'hélice. Bien que le cordon du brevet US 2 704 782 pré- cité procure une certaine rétractilité différentielle, la torsion varie le long du cordon et module la rétrac- tilité et l'extensibilité De plus, outre le fait que la configuration géométrique des cordons modulaires ne se prête pas à l'utilisation d'une torsion axiale, les ma- tières plastiques, c'est-à-dire celles de l'enveloppe iso- lante et du revêtement, communiquent au cordon une rétrac- tilité qui supprime ainsi la nécessité d'une torsion axia- le Ce dont on a besoin et qui n'apparait pas exister dans l'art antérieur, est un cordon rétractile de structure mo- dulaire qui ait une extensibilité ainsi qu'une rétracti- lité définies, pour permettre une extension facile avec l'assurance du retour des spires à une hélice serrée. Le problème est de réaliser un cordon qui ait l'avantage de pouvoir être fabriqué sur le matériel exis- tant, représentant des investissements importants, et qui tout en étant relativement long, ait une rétractilité suffisante pour ne pas pendre sur une trop grande longueur. Ce cordon doit en outre 4 tre suffisamment extensible de façon à ne pas nécessiter des forces excessives pour dé- placer un combiné qui est connecté à une base par le cor- don Le cordon recherché doit 4 tre un cordon dans lequel l'extensibilité et la rétractilité varient linéairement et en sens inverse entre les extrémités et le centre du cordons Bien qu'il existe dans l'art antérieur des cordons avec revêtement externe et des cordons ayant différentes A; rétractilités obtenues par une combinaison de torsion en excès, de torsion axiale et /ou de conicité, il ne semble pas qu'il existe dans l'art antérieur un cordon qui satisfasse les besoins précédents. Le cordon de l'invention est un cordon de télé- phone rétractile qui satisfait les exigences indiquées ci-dessus, et ce cordon comprend un ensemble de conduc- teurs relativement flexibles qui sont isolés individuelle- ment avec une matière élastomère thermoplastique et qui sont disposés en une nappe plane La nappe est enfermée dans une gaine en matière plastique comme par exemple une composition de chlorure de polyvinyle plastifié qui com- porte un revêtement de surface en une matière plastique ayant un module de cisaillement qui est notablement supé- rieur à celui de la matière plastique de la gaine, mais qui est notablement inférieur à celui de l'isolant des conducteurs la configuration de la gaine, en coupe dans une direction transversale de la nappe, comporte un côté qui est parallèle à la nappe. Le câble muni d'un revêtement externe est enrou- lé en une hélice sur un mandrin, avec le diamètre des spi- res adjacentes diminuant depuis le centre de la longueur de cordon jusqu'à chaque extrémité de cette longueur, et avec le c 8 té parallèle à la nappe en position adjacente au mandrin Le diamètre intérieur des spires de taille maxi- maleet de taille minimale est défini pour donner un cor- don ayant une rétractilité qui augmente de façon pratique- ment linéaire du centre du cordon vers chaque extrémité et une extensibilité qui augmente de façon pratiquement linéaire de chaque extrémité vers le centre du cordon. Dans des étapes ultérieures de fabrication du cordon, on soumet le câble enroulé à une température qui est voisine du point de fus-ion de la matière plastique de la gaine et qui permet une recristallisation de l'isolant des con- ducteurs Ceci fait disparaître toute contrainte qui a été communiquée au c 4 ble de façon mécanique pendant l'en- roulement Le c 9 ble est ensuite retiré du mandrin d'une manière qui provoque l'inversion du sens de l'enroulement en hélice. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre de modes de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: La figure 1 est une vue latérale en élévation du cordon de l'invention, ce cordon comprenant une lon- gueur de cable qui est enroulée en une configuration ré- tractile, et dont chacune des extrémités est terminée par une fiche modulaire; la figure 2 est une coupe transversale du câble de la figure l; La figure 3 est une vue latérale en élévation d'un cordon de l'art antérieur; la figure 4 est une vue latérale en élévation d'un mandrin sur lequel on bobine le cable pour former le cordon de l'invention; et Les figures 5 A à 50 sont des graphiques qui mon- trent des courbes représentatives de la constante de rap- pel du câble de la figure 2, sur sa longueur, après qu'il a été enroulé sur des mandrins de diamètre constant, de for- me trcronique à une extrémité et de formetronconique à cda- que extrémité. On va maintenant considérer les figures 1 et 2 qui représentent un cordon rétractile ou à ressort, dési- gné globalement par la référence 10, dont chaque extrémi- té est terminée par une fiche modulaire 11 Le cordon à ressort 10 est du type qui est utilisé sur des postes té- léphoniques et il comprend une longueur de câble 12 com- portant un ensemble de conducteurs isolés, à rubans de clinquant, désignés globalement par les références 13-13 - Chacun des conducteurs isolés à rubans de clinquant 13-13 comprend une âme centrale multi-filament, en Nylon, dési- gnéeglobalement par la référence 14, autour de laquelle sont enroulés en spirale un certain nombre de rubans da clinquant 16-16, constitués de façon caractéristique par une matière du type bronze phosphoreux, pour former un conducteur à rubans de clinquant. Une enveloppe d'isolation 18 en une matière plastique appropriée est formée par extrusion sur les ru- bans de clinquant 16-16 pour former l'un des conducteurs isolés à rubans de clinquant 13-13 Cette enveloppe d'iso- lation 18 peut -tre constituée par une matière telle que celle décrite dans le brevet US 4 090 763 La structure de conducteur enri Tlé à rubans de clinquant procure une flexibilité et une durée de vie en présence d'efforts de fatigue qui sont très-élevées par rapport à une structure de conducteur plein. Plusieurs conducteurs isolés à rubans de clin- quant, 13-13, sont disposés en une nappe plane, parallè- lement et de façon non torsadée les uns par rapport aux autres, de façon que les conducteurs isolés soient sy- métriques par rapport à un axe longitudinal passant entre eux Cette disposition facilite l'identification par un installateur et rend inutile l'utilisation d'un codage de couleur de l'isolant. Une gaine 22 en une matière plastique appropriée est extrudée sur les conducteurs isolés à rubans de clin- quant 13-13, pour former le câble 12 On peut utiliser pour la gaine la matière plastique qui est décrite dans le brevet US 4 123 585 Comme on peut le voir sur la fi- gure 2, la configuration de la section transversale de la gaine 22 comprend deux côté rectilignes parallèles 23 et 24 qui sont reliés par des extrémités courbes 26 et 27. De façon caractéristique, la distance entre les côtés 23 et * 24 est d'environ 0,22 cm et la distance entre les par- ties les plus extérieures des extrémités courbes 26 et 27 est d'environ 0,48 cm. On peut également former avec le câble gainé 12 -des cordons à ressort 10-10 de diverses longueurs compre- nant à l'intérieur différents nombres de conducteurs iso- lés 13-13 Par exemple, le nombre de conducteurs isolés 13-13 est couramment de trois à huit, et les longueurs nominales des cordons en état d'extension sont couramment de 1,8, 3,7 et 7,6 m les cordons à ressort 10-10 sont de préférence formés de la manière décrite dans les bre- vets US 2 920 351, 3 023 497 et 3 988 092, mentionnés précédemment Ensuite, on assemble à chaque extrémité de la longueur de cable 12 l'une des fiches modulaires 11- 11 (voir la figure 1), fabriquée de la manière décrite dans les brevets US 3 699 498, 3 761 869 ou 3 860 316 précités, pour former un cordon de téléphone. On utilise le c Cble 12 décrit jusqu'à présent pour former des cordons de ligne de longueur prédétermi- née, ou bien on l'enroule sur des mandrins, à titre de première opération dans la formation de cordons rétrac- tilesou à ressort Dans le passé, on enroulait le cable 12 sur des mandrins de diamètre constant pour former un cordon 29 ayant des spires de diamètre constant, comme le montre la figure 3 Conforrément aux procédés de l'in- vention, on enroule le càble 12 pour former un cordon 10 ayant des propriétés définies de rétractilité et d'exten- sibilité. Un mandrin sur lequel on enroule des spires de câble est représenté sur la figure 4 et désigné globale- ment par la référence 30 Le mandrin 30 comprend deux parties tronconiques 31 et 32 ayant chacune une extrémité de grand diamètre et une extrémité de petit diamètre Les parties 31 et 32 sont formées de façon que les parties de grand diamètre soient mutuellement adjacentes, tandis que les parties de petit diamètre sont aux extrémités opposées du mandrin. Dans un mode de réalisation préféré de l'inven- tion, on forme le mandrin 30 sans qu'il existe aucune par- tie, comme par exemple une partie centrale, ayant un dia- mètre constant Du fait qu'un tel mandrin est couteux à fabriquer, on peut employer un compromis qui comporte une longueur centrale 33, relativement courte, de diamètre constant. On rappelle que l'enroulement d'un c 4 ble muni d'un revêtement extérieur sur un mandrin utilisé à l'heu- re actuelle, qui a un diamètre de 0,64 cm,conduit à un cordon ayant une rétractilité excessive Le mandrin 30 de l'invention est dimensionné de façon que ses parties de petite extrémité 34 et 36 aient un diamètre d'environ 0,64 cm, tandis que le diamètre médian est d'environ 0,87 cm. Dans le passé, comme l'explique par exemple le brevet US 2 704 782, le câble ayant la structure antérieu- re, de section transversale circulaire, était soumis à une torsion en excès avant d'gtre enroulé sur-un mandrin de diamètre constant Cette structure de câble comportait une gaine consistant en une matière élastomère durcie, forte- ment élastique Ensuite, pendant que le câble était enrou- lé avec une extrémité fixée à une extrémité du mandrin et l'autre extrémité fixée ailleurs, le câble avançant sur le mandrin frottait contre sa spire venant juste d'être enroulée sur le mandrin Le frottement faisait dispara tre une fraction de la torsion en excès dans la partie du cg- ble passant sur le mandrin. Au fur et à mesure de la poursuite du frottement du câble sur les spires adjacentes se trouvant sur le man- drin, l'augmentation de la torsion se poursuivait dans la partie non enroulée du câble, et la torsion en excès de la partie du câble passant sur le mandrin augmentait progres- sivement Après avoir été enroulé, le câble était chauffé de manière à faire disparaître la quasi-totalité de la con- trainte présente dans la gaine, sauf une fraction de la contrainte provenant de la torsion axiale de la gaine. Après refroidissement, la gaine maintenait le câble dans la forme dans laquelle il avait été enroulé sur le mandrin. Ia torsion axiale dans la fabrication du cordon de l'art antérieur apparaissait du fait que le câble avait une section transversale circulaire et roulait axialement par l'action de frottement de la surface à friction rela- tivement élevée de la gaine en élastomère, au fur et à mesure que les spires adjacentes successives du cordon étaient enroulées sur le mandrin De ce fait, même en sup- primant une torsion en excès intentionnelle, une certaine valeur de torsion axiale existait de façon inhérente dans le cordon Ainsi, même en faisant varier la torsion en excès ou en utilisant un mandrin tronconique, le cordon constituant le produit final avait une rétractilité et une extensibilité qui étaient modulées par la torsion axiale. L'effet cumulatif de la torsion en excès et/ou des spires tronconiques, ainsi que de la torsion axiale consistait en une variation non uniforme de la rétractilité et de l'extensibilité. Le câble qui est enroulé pour fabriquer le cor- don de l'invention diffère à plusieurs égards du c Cble de l'art antérieur Premièrement, les conducteurs sont dis- posés en une nappe plane, lorsqu'on observe le càble 12 en coupe transversale La section transversale a une con- figuration telle que la partie qui vient en contact avec le mandrin au moment de l'enroulement est rectiligne Il en résulte que lorsque le câble est enroulé sur un mandrin, il n'y a pas de rotation du câble, et aucune torsion axiale ne lui est donc communiquée Dans le mode de réalisation préféré qui est représenté sur la figure 2, la section transversale comprend deux côtés parallèles rectilignes qui sont reliés par des extrémités courbes. Secondement, les matières plastiques d'isolation et de gainage sont différentes de celles du càble de l'art antérieur L'enveloppe d'isolation 18 de chaque conducteur 13 consiste en une matière plastique ayant un module de cisaillement da l'ordre de 53 000 N/cm 2, ce qui est nota- blement supérieur au module de cisaillement de 17 000 N/cm 2 de la matière plastique de la gaine Sous l'effet de l'opé- ration de chauffage, la quasi-totalité des contraintes appliquées au cordon sont supprimées Les propriétés ré- tractiles sont acquises lorsque le cordon chauffé sur le mandrin est refroidi puis enlevé du mandrin, en inversant simultanément le sens de l'hélice de l'enroulement Les contraintes accrues qui sont appliquées par l'opération d'inversion créent un effet de torsion qui augmente la rétractilité des cordons terminés Contrairement aux cor- dons de l'art antérieur, la matière plastique de l'enve- loppe d'isolation 18 procure une rétractilité suffisante, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser une torsion axiale. Pour réduire le problème des hélices distendues après une période d'utilisation, lorsque le cordon n'est 1 1 pas supporté sur toute sa longueur, le câble 12 est revg- tu d'une couche 40 relativement mince, par exemple envi- * ron 0,005 cm, d'une matière à base de polyester (voir la figure 2) Du fait de son module de cisaillement relati- vement élevé, le revêtement de polyester produit une ac- tion qui s'ajoute à celle de la matière isolante des con- ducteurs et améliore la rétractilité du cordon Cependant, l'augmentation de la rétractilité s'accompagne de la néces- sité indésirable d'appliquer une tension accrue de façon correspondante pour étendre le cordon 10 jusqu'à sa lon- gueur nominale L'augmentation du diamètre du mandrin de formage 30 résout le problème de l'extensibilité de cor- dons revêtus mais nécessite des modifications coûteuses des machinesautomatiques existantes et, en outre, elle réintroduit le problème de la dégradation de la rétracti- lité au cours de l'utilisation, ce qui se manifeste par le fait que le cordon pend sur une longueur excessive. La solution conforme à l'invention consiste en un cordon fabriqué en enroulant une longueur de câble 12 bobiné sur le mandrin 30 Les cordons 10-10 formés sur de tels mandrins ont une rétractilité qui décroît uniform 6- ment et progressivement et, conjointement, une extensibi- lité uniformément croissante par unité de longueur, depuis les extrémités extérieures de petit diamètre 41-41 (voir la figure 1) vers les parties centrales de plus grand dia- mètre 42-42 L'extensibilité progressivement croissante permet d'étendre les cordons 10-10 jusqu'à leurs longueurs nominales avec une force raisonnable Inversement, la ré- tractilité qui augmente progressivement par unité de lon- gueur, lorsqu'on la mesure en partant de la partie cen- trale, ramène le cordon 10 à une configuration serrée lorsque la traction est supprimée. Dans la condition dans laquelle le cordon pend librement, ce qui est le cas pour la plupart des cordons longs, les spires doivent supporter de moins en moins de poids, au fur et à mesure qu'on s'approche de la partie centrale 42, à partir des extrémités 41-41 Par conséquent, on peut permettre à la constante élastique de diminuer de façon continue depuis les deux extrémités vers le centre. la constante élastique obéit à une formule de ressort à boudin qui est la suivante: d 4 G 64 R 3 N avec d = diamètre du fil (distance entre les cotés 23 et 24 de la gaine 22), K = constante élastique, G = module d'lélasticité en cisaillement, R = rayon moyen de l'hélice, et N = nombre de spires actives (nombre total de spires dans le câble 10). Dans le cordon rétractile, la constante élastique change constamment sur la longueur du cordon et elle est inver- sement proportionnelle au cube du rayon moyen de l'hélice. Lorsqu'on considère l'équation ( 1) et la confi- guration dans laquelle chaque spire successive supporte une plus faible partie du poids du cordon 10, la configu- ration optimale est celle dans laquelle la mandrin 30 présente une section qui augmente jusqu'à un maximum au centre du cordon et qui commence immédiatement à diminuer, sans aucune partie centrale de diamètre constant. On va maintenant considérer les figures 5 A-5 C qui représentent une série de graphiques illustrant la rétractilité et l'extensibilité définies, exprimées par la constante de rappel que procure le cordon 10 de l'in- vention la figure 5 A montre une courbe 45 représentant la constante de rappel pour un cordon modulaire qui est utilisé à l'heure actuelle et qui a des spires de diamètre constant sur toute sa longueur, du fait de l'utilisation d'un mandrin 46 de diamètre constant Comme on le voit, la courbe est rectiligne avec une constante de rappel de valeur constante. En passant maintenant à la figure 5 B, on voit une courbe 51 qui correspond au mode de réalisation préfé- ré de l'invention, dans lequel le cable 12 est enroulé sur un mandrin 52 ayant deux longueurs tronconiques con- tiguës 53-53, avec des parties d'extrémité 54-54 pour le montage dans des mandrins de l'appareil de fabrication de cordons La constante de rappel augmente avantageuse- ment de façon pratiquement linéaire depuis une valeur minimale au centre du cordon jusqu'à une valeur maximale à chaque extrémité De ce fait, le cordon 10, en parti- culier lorsqu'il est utilisé avec un téléphone mural dans lequel il prend une configuration en chaînette, est capable de résister à l'allongement en fonction du temps, tout en étant aisément extensible du fait que son centre a une constante élastique faible. Bien que le mode de réalisation préféré du cor- don 10 comporte deux parties tronconiques ayant leurs spires de plus grand diamètre contiguës au centre du cor- don, une variante comporte une section centrale de lon- gueur relativement courte ayant des spires de diamètre constant Un mandrin 56, ayant une section de diamètre constant 57 et deux sections d'enroulement d'extrémité 58-58 est représenté sur la figure 5 B Pour les besoins de la représentation, on a exagéré la longueur de la sec- tion 57 de diamètre constant En pratique, elle a une lon- gueur d'environ 0,7 cm Ia courbe associée, pour un cordon fabriqué sur un tel mandrin, est désignée par la référence 59 et elle est représentée en pointillés sur la figure 53. Il peut exister des cas dans lesquels on a be- soin d'un cordon rétractile dissymétrique ayant une partie de diamètre constant avec une partie tronconique s'éten- dant à partir de la partie de diamètre constant, ou bien d'un cordon dont le diamètre varie de façon continue d'une extrémité à l'autre La figure 5 C représente une courbe 61 représentative de la constante de rappel sur la longueur du premier de ces deux types de cordons dissymétriques. Contrairement au cordon 10 de l'invention, le câble de l'art antérieur, dit câble rond, décrit dans le brevet US 2 704 782, ne possède pas de telles propriétés. La constante de rappel était affectée par la combinaison d'un mandrin non uniforme, d'une torsion en excès inten- tionnelle qui était communiquée au câble avant l'enroule- ment, et de la torsion axiale qui était inhérente au pro- cessus de fabrication, à cause de la configuration de la section transversale du cable et des matières de la gaine. Du fait que la torsion en excès, si elle était utilisée, augmentait de façon générale d'une extrémité à l'autre, et du fait que la torsion axiale augmentait, bien que non uniformément, d'une extrémité du cordon à l'autre, la cour- be résultante de constante de rappel était dissymétrique avec des valeurs plus grandes à une extrémité qu'à l'autre. Bien qu'on ait indiqué que, dans le mode de réa- lisation préféré, le cordon 10 de l'invention comporte le revêtement extérieur, il faut noter que l'invention n'est pas limitée à ce cas Le revêtement extérieur 40 est uti- lisé pour la protection mécanique et pour améliorer la ré- tractilité Si on trouvait une matière pouvant être utili- sée pour l'enveloppe d'isolation 18 et qui ait un module de cisaillement supérieur à celui de la matière utilisée à l'heure actuelle, et si on utilisait une matière de gai- ne ayant une meilleure résistance mécanique, on pourrait supprimer le revêtement extérieur. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositif décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS i Cordon rétractile comprenant un cible formé par des conducteurs flexibles enroulés en une configura- tion en hélice, et une gaine de matière thermoplastique, caractérisé en ce que les spires du câble ont un diamètre de plus en plus petit depuis une première partie jusqu'à une première extrémité du cordon; les conducteurs fle- xibles sont disposés en une nappe pratiquement plane, avec chacun des conducteurs isolé par une première matière thermoplastique; la gaine est constituée par une seconde matière thermoplastique ayant un module de cisaillement qui est notablement inférieur à celui de la première ma- tière thermoplastique, et la matière de la gaine enferme la nappe plane de conducteurs avec une configuration de section transversale comportant un c 8 té faisant face à l'intérieur,qui est parallèle à la nappe; et le cordon a une extensibilité définie qui augmente de façon pratique- ment linéaire depuis la première extrémité jusqu'à la première partie du cordon et une rétractilité qui augmente de façon pratiquement linéaire depuis la première partie vers la première extrémité du cordon. 2 Cordon rétractile selon la revendication 1, caractérisé en ce que le c 9 ble est enroulé avec des spires de diamètre pratiquement constant dans la première partie, et les spires du câble ont un diamètre de plus en plus petit entre la première partie et la première extrémité. 3 Cordon rétractile selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première partie est une extrémité opposée du câble et le câble est enroulé avec des spires de diamètre de plus en plus grand de la première extrémité du ctble jusqu'à l'extrémité opposée. 4 Cordon rétractile selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la confi- guration de section droite comprend deux côtés rectilignes et parallèles qui sont reliés par des extrémités courbes. Cordon rétractile selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un revêtement relativement mince en contact avec une surface extérieure de la gaine, et ce revêtement consiste en une matière plastique qui a un module de cisaillement qui est notablement supérieur à celui de la seconde matiè- re thermoplastique, mais qui est inférieur-à celui de la première matière thermoplastique. 6 Cordon rétractile selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la première matière thermoplastique est un élastomère thermoplastique cristallin ayant une température de cristallisation, par rapport au point de fusion de la seconde matière thermo- plastique, telle que toute contrainte qui est introduite mécaniquement dans les première et seconde matières plas- tiques lorsque le câble est enroulé dans la configuration en hélice, peut être supprimée lorsque le câble est soumis à une température de traitement qui s'approche du point de fusion de la seconde matière thermoplastique.