La présente invention se rapporte à la manutention de fardeaux lourds et encombrants tels que les presses de calandres. Dans l'industrie du papier, notamment, on utilise des calandres multiples comportant plusieurs étages de cylindres dont certains, appelés presses, doivent être changés de temps en temps. On enlève alors la presse de la machine et on la remplace par une autre. Ce remplacement des presses implique leur transport, au moyen d'un engin de levage tel qu'un pont roulant, de la machine à un râtelier à presses et vice versa. La présente invention a pour but de créer un dispositif de sécurité applicable à la manutention de fardeaux tels que les presses dont il vient d'être question, et qui permette d'assurer la protection du personnel durant la manutention, par exemple en cas de défaillance de l'engin de levage ou de ses-accessoires. Ce dispositif de sécurité comprend essentiellement au moins une sangle ou un lien souple et allongé analogue, attaché à l1une de ses extrémités et que I'onpout faire passer sous le fardeau à manutentionner, des moyens étant prévus pour freiner le brin de la sangle opposé à celui qui est attaché dès que la vitesse de déplacement de ce brin atteint une valeur donnée. Ainsi si, pour une raison quelconque, le fardeau tombe, sa chute est arrêtée par la sangle et l'accident est évité. Plusieurs dispositifs de sécurité peuvent être associés, par exemple, pour des fardeaux de forme allongée tels que des presses, on prévoit avantageusement deux dispositifs de sangles destinés à soutenir respectivement les deux extrémités de la presse La description qui va suivre en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique, de face, d'une calandre munie d'un dispositif de sécurité conforme à l'invention. La figure 2 est une coupe selon II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue schématique à plus grande échelle du mécanisme de freinage associé à chacune des sangles. La figure 4 est un schéma d'un dispositif de commande du mécanisme de freinage Dans l'exemple de réalisation représenté sur le dessin, une calandre comporte un bâti 1 dans lequel sont montées diverses presses 2 associées à des cylindres 3, 4, 5 et 6. Le changement des presses 2 s'effectue au moyen d'un pont roulant 7, que montre la figure 2. Ce pont roule sur des rails 8 et son chariot 9 comporte des crochets mobiles 10 auxquels sont attachés, au moyen de suspentes 11, des embouts de levage 12 comportant chacun un manchon que l'on adapte à ltextré- mité de l'axe 13 de la presse à transporter et une membrure en forme de croissant perpendiculaire au manchon et qui permet de contourner ltextremité du cylindre situé au-dessus de ladite presse. Cette presse doit être enlevée de la machine et déposée dans un râtelier 14 qui comprend deux montants munis de consoles 15 étagées sur lesquelles les presses peuvent reposer par leurs extrémités. La presse de remplacement est prélevée sur le râtelier pour être montée, dans la machine, au lieu et place de celle qui a été enlevée. Le personnel qui surveille la manoeuvre se tient sur un ascenseur 16 qui se déplace le long de colonnes 17 entre la machine et le râtelier à presses 14. Il est bien évident que ledit personnel est exposé à de graves accidents en cas notamment de défaillance du pont roulant ou des suspentes qui maintiennent les presses en cours de transport. Afin de le protéger, on prévoit de chaque côté du bâti 1, au sommet de celui-ci, un support 20 auquel.est attachée une robuste sangle 21, par exemple en textile synthétique, capable de supporter le poids d'une presse avec le coefficient de sécurité voulu. Cette sangle, qui est dessin à être placée sous le manchon de l'ambout de levage 12 correspondant (figure 1) passe par ailleurs (figure 2) sur une poulie 22 montée sur une traverse 23 qui relie les montants du râtelier 14. Elle traverse ensuite une boîte de freinage 24 fixée à ladite traverse, passe sous une poulie 25 à laquelle est attaché un contrepoids 26 et finalement, est attachée à un crochet 27 prévu sous la traverse 23. La boîte de freinage comporte, comme on peut le voir sur la figure 3, un flasque d'appui 28 contre lequel passe la sangle et, en face de ce flasque, de l'autre côté de la sangle, un sabot 29 articulé autour d'un axe 30. La face du sabot tournée vers la sangle est excentrée par rapport à l'axe 30 de telle sorte que, si l'on fait tourner le sabot dans le sens des aiguilles d'une montre en se référant à la figure 3, la sangle puisse librement coulisser entre le flasque et le sabot mais que, si I'on fait tourner ledit sabot dans l'autre sens, la sangle soit au contraire bloquée entre flasque et sabot ce blocage ayant tendance à s'accentuer si l'on tire la sangle vers le haut (autoserrage). Le sabot est normalement maintenu écarté de la sangle par un électro-aimant 31 qui coopère avec une armature 32 dont un prolongement dudit sabot est muni. Ce sabot est en outre rappelé en position de blocage par des ressorts 33 attachés d'une part à la boîte 24 et d'autre part à une chape 34 dont. il est pourvu. Des galets 35 sont prévus, sous le flasque 28 et le sabot 29, pour guider la sangle lors de son passage. Lors de la manoeuvre, le personnel, après avoir convenablement dégagé les extrémités de la presse à changer, fait passer les sangles 21 qui-, normalement, sont tendues comme représenté en A sur la figure 2, sous des crochets 18 prévus sur llas- censèur 16. L'ascenseur ayant été amené à la hauteur voulue, le personnel décroche les sangles de l'ascenseur, les fait passer sous les extrémités des axes de la presse puis sous les manchons des embouts de levage 12 et accompagne ladite presse pendant que 1 pont roulant 7 la transporte. Au cours de cette manoeuvre, comme on l'a représente sur la figure 2, la presse et les sangles passent par diverses positions B, C > . D jusqu'à ce que ladite presse soit installée sur les consoles voulues du râtelier.On accroche alors les sangles à nouveau aux crochets de-ltascenseur et lion opère comme décrit ci-dessus pour transporter une autre presse du râtelier vers la machine. Si tout se passe bien, les mouvements des sangles sont relativement lents. Si, par contre, un accident se produit, et que l'une ou l'autre des extrémités de la presse se trouve libérée, par exemple en cas de rupture d'une suspente, alors le déplacement de la sangle correspondante se trouve rapidement accéléré et la portion de la sangle qui passe sous ltembout de levage est entraî nez vers le bas, ce qui provoque, notamment, une rotation rapide, dans le sens des aiguilles d'une montre si l'on se réfère à la figure 2, de la poulie 22. Selon l'invention, la vitesse de rotation de ladite poulie est mesurée et, dès que cette vitesse dépasse une valeur donnée, l'électro-aimant 31 est privé de courant, ce qui entraîne le serrage du frein et bloque la sangle. La presse se trouve donc immobilisée dès le début de sa chute. Pour commander le frein on peut utiliser le mécanisme que montre la figure 4. L'axe 36 de la poulie 22 est lié en rotation à un disque 37 qui tourne devant un capteur 38, relié à un détecteur de seuil de vitesse 39 agencé de façon à provoquer l'ouverture du circuit d'alimentation de l'électro-aimant 31 dès que la vitesse du disque 37 dépasse la valeur précitée. Le capteur peut, par exemple être électro-magnétique, le disque 37 étant par exemple muni de plots ou de crans 40 régulièrement répartis à sa périphérie. Tout autre système convenable, par exemple photo-électrique ou mécanique, pourrait être utilisé. Un interrupteur 41 est prévu dans le circuit de chacun des électro-aimants pour permettre à tout moment d'essayer les freins. L'invention peut s'appliquer à tout dispositif destiné la manutention d'objets lourds et encombrants. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits notamment par substitution de moyens techniques équivalents sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. R E V E N D I C A T T O NS 1. Dispositif de sécurité pour la manutention de fardeaux tels pue des presses de calandres, caractérisé en ce qu'il comporte un lien tel qu'une sangle, attaché à l'une de ses extrémités et que l'on peut faire passer sous le fardeau ainsi qu t un mécanisme de freinage associé au brin de la sangle opposé à celui qui est attaché et agencé de façon à freiner ce brin dès que la vitesse de déplacement de celui-ci atteint une valeur donnée. 2. Dispositif selon la revendication 1 > caractérisé en ce que le mécanisme de freinage comporte un patin à autoserrage rappelé en position de serrage et normalement maintenu ouvert par un organe dont l'action cesse lorsque vitesse de la sangle atteint la valeur donnée. 3. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que ledit organe est un électro-aimant dont le circuit est commandé par un détecteur de vitesse. 4.-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la vitesse de la sangle est mesurée grâce à la rotation d t une poulie sur laquelle passe le brin correspondant de ladite sangle 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, applicable à une machine comportant un bâti et un râtelier installé à côté de ce bâti, caractérisé en ce que la sangle est attachée au bâti et au rate lier. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le mécanisme de freinage est monté sur le râtelier, le brin qui passe dans ce mécanisme étant maintenu tendu par un contre-poids. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6 applicable à une machine comportant un ascenseur utilisable par le personnel de manutention, caractérisé en ce que des moyens sont prévus sur-l'ascenseur pour y attacher provisoirement la sangle. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à7, applicable notamment à des fardeaux de forme allongée tels que des presses, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs sangles agencées de façon à soutenir le fardeau en divers points de sa longueur.