La présente invention a pour objet un procédé de nettoyage d'un respirateur, ainsi qu'un appareil, incluant ledit respirateur, pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait que le développement des services de soins intensifs a multiplié l'usage des respirateurs. leur utilisation s'est étendue considérablement et 11 ensemble des secteurs de l'activité médicale a pu en bénéficier. D'une manière classique des appareils sont utilisés pour la réanimation cardio-respiratoire et pour la réanimation en milieu chirurgical, mais aussi dans les services de maladies infectieuses ou de toxicologie. Depuis quelques années, ces appareils ont été également introduits dans certains services de pédiatrie, voire de néonatologie. Cependant, les résultats de réanimation obtenus sont quelquefois compromis par le tribut de ces services paient à l'infection. En effet, il est difficile de mettre ces respirateurs à l'abri des différentes portes d'entrée bactériennes, principalement du fait du patient traité lui-meme qui, enraison de l'expiration dans la canalisation expiratoire du respirateur est susceptible d'infecter directement l'intérieur de celle-ci, dans des conditions telles que l'infection peut ensuite se propager dans l'ensemble du respirateur et réaliser ainsi l'infection ou 1e surinfection d'un patient bénéficiant ultérieurement du meme respirateur. Pour remédier à ces inconvénients et contribuer ainsi à la lutre contre la surinfection intra-hospitalière, le demandeur a donc mis au point un procédé et un appareil permettant de désinfecter les respirateurs après chaque usage. Le procédé selon la présente invention, pour la désinfection d'un respirateur possédant une canalisation d'amenée d'air et/ou d'oxygène reliée à au moins une source, une canalisation inspiratoire et une canalisation expiratoire, est caractérisé en ce qu'il consiste à relier lesdites canalisations expiratoire et inspiratoire à un élément simulant les poumons, telles que par exemple une vessie extensible, à relier ladite canalisation d'amenée à un dispositif producteur d'un gaz ou vapeur bactéricide amenant ce gaz ou vapeur au niveau de ltentrée de la canalisation d'amenée précitée dans ledit respirateur, et à faire fonctionner ce respirateur pendant le temps nécessaire à sa désinfection. le procédé précité est particulièrement bien adapté à la désinfection des respirateurs volumétriques à pression positive intermittente utilisantdes soufflets inspiratoire et expiratoire, étant donné qu'il serait très difficile de nettoyer ces soufflets en envoyant simplement, de façon classique, un gaz bactéricide à travers l'appareil à nettoyer ; au contraire, le procédé de la présente invention permet de réaliser une désinfection extrêmement efficace des respirateurs de ce type, ainsi que de tout autre type de respirateur, étant donné que le gaz ou vapeur bactéricide est en contact avec les différents organes du respirateur, à l'effet de le désinfecter, dans les mêmes conditions que l'est le courant gazeux inspiré ou expiré par un patient et ce, essentiellement en raison du fait que le respirateur n'est pas modifié, sauf au niveau du tranchement d'oxygène ou d'air provenant des sources correspondantes, ou au niveau des poumons, et qu'il fonctionne, lors de la désinfection, suivant le même cycle que lors de l'utilisation normale, et ce, d'autant plus que les poumons ont été remplacés par un élément les simulant ou poumon artificiel. Conformément à une caractéristique du procédé de la présente invention, toutes les fuites possibles de gaz ou vapeur bactéricide sont bloquées, en particulier au niveau de la valve de sécurité pour les pressions positives qui est fixée généralement en amont de la canalisation inspiratoire, à la sortie du corps du respirateur. Conformément au procédé de l'invention le produit bactéricide utilisé est choisi parmi les substances : formaldéhyde, ozone, oxyde d'éthylène, éthylène-glycol, diéthylène-glycol, triéthylène-glycol, propylène-glycol, glycérol, etc... selon le cas, ces substances peuvent être utilisées à l'état gazeux, à la température ordinaire ou à haute température, ou à l'état de brouillard. De préférence, on travaillera avec les substances utilisables à la température ordinaire ou à une température au plus égale à environ 37 C, avec des gaz non susceptibles de former des mélanges détonants avec l'air ; le formaldéhyde, qui répond à ces conditions, est tout particulièrement indiqué et constitue le gaz bactéricide que l'on utilisera de préférence dans le procédé de la présente invention. L'appareil selon la présente invention pour la désinfection d'un respirateur comprenant une canalisation d'amenée d'air et/ou d'oxygène à partir d'au moins une source, une canalisation inspiratoire et une canalisation expiratoire, est caractérisé en ce qu'il comporte, en plus du respirateur précité,un élément simulant les poumons, tel que par exemple une vessie expansible, relié d'une part à la canalisation inspiratoire et d'autre part à la canalisation expiratoire, et un dispositif producteur d'un gaz ou vapeur bactéricide relié audit respirateur. Selon un mode de réalisation- préféré de la présente invention, le dispositif producteur de gaz ou de vapeur bactéricide est placé en sérine sur la canalisation d'amenée précitée, entre la source et le corps du respirateur, ce qui permet d'utiliserl'air ou I'oxygène, normalement mis en oeuvre lors de la réanimation, pour entraîner le gaz ou vapeur bactéricide, sans avoir à extraire celui-ci d'un récipient où il serait emmagasiné sous pression de plus, cette caractéristique permet de désinfecter la partie de la canalisation d'amenée qui est située en aval du dispositif producteur de ce gaz ou vapeur. Selon une autre caractéristique de la présente invention,le dispositif producteur de gaz ou vapeur bactéricide comprend un récipient contenant une solution de formaldéhyde, un système de chauffage de cette solution et des moyens d'entraînement hors dudit récipient, vers le respirateur, de la vapeur de formaldéhyde ainsi produite. Enfin, conformément à une autre caractéristique de l'invention, l'appareil comprend un dispositif d'absorption ou de~destruction du gaz ou vapeur bactéricide, lequel dispositif est relié à la canalisation de décharge, hors du respirateur, des gaz expirés en fonctionnement normal. Un tel dispositif d'absorption peut avoir pour but d'empêcher le rejet d'un produit nocif dans les locaux où est installé le respirateur. Cependant, étant donné que la canalisation de décharge précitée peut être prolongée de façon à déboucher dans l'atmosphère, le rejet-d'un tel produit n'est en soi pas nocif , vu sa dilution rapide, de telle sorte que le dispositif d'absorption précité est plutôt utilisé pour détecter la présence éventuelle de la substance bactéricide, après l'opération de rinçage qui suit généralement le traitement de désinfection du respirateur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Dans les dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple - la figure 1 représente un schéma de principe du mode d'utilisation d'un respirateur de type connu - la figure 2 représente un schéma de principe du même respirateur, adapté de façon à constituer un appareil de désinfection, conforme à la présente invention, des parties constitutives de ce respirateur - la figure 3 représente une vue de détail d'un appareil de désinfection, conforme à la présente invention, d'un respirateur volumétrique à pression positive intermittente utilisant des soufflets inspiratoire et expiratoire On voit sur la figure 1 un respirateur comprenant un corps de respirateur 1,une canalisatIon inspiratoire2a aboutissant, par l'intermédiai-r-e de moyens-en soi connus non représentés dans les poumons d'un patient représentés parE référence 3, une canalisation d'amenée d'air et/ou d'oxygène 4 eliée à une source 5, telle par exemple une bouteille d'oxygène liquéfié ou une bouteille d'air liquéfié, et une canalisation de décharge 6, hors durespirateur, des gaz expirés en provenance de la canalisation expiratoire2b, par l'intermédiaire du corps du respirateur. La figure 2 montre que, pour la mise en oeuvre du procédé de la présente invention, la canalisation inspiratoire 2a et la canalisation 25 ont été reliées à un élément 7 simulant les poumons ou poumon artificiel , cet élément étant notamment une vessie expansible, de préférence en une substance élastique. Cette figure montre également le dispositif producteur d'un gaz ou vapeur bactéricide 8 qui est branché en dérivation sur la canalisation d'amenée d'air et/ou d'oxygène, ce dispositif pouvant être néanmoins utilisé en série sur laditekanalisation 4, par fermeture de la vanne 9 ; la référence 10 désigne la source d'air ou d'oxygène ; cette source peut être placée également dans la position 10' : dans ce cas le dispositif producteur de gaz ou vapeur bactéricice 8 est directement relié, par la canalisation 11 à l'endroit où la canalisation issue de la source 10' pénètre dans le respirateur 1.Le fonctionnement simplifié de cet appareil, en vue de la désinfection est alors le suivant la substance bactéricide produite dans le dispositif 8 est envoyé par la canalisation 11 dans le corps de respirateur 1 puis, par la canalisation inspiratrice 2a dans la vessie 7 qu'elle expanse, durant la phase d'inspiration.Pendant l'expiration cette même substance est renvoyée par la canalisation expiratoire 2b dans le respirateur 1 puis dans la canalisation de décharge 6 qui débouche dans le dispositif d'absorption ou de destruction 12 de cette substance, lequel dispositif est éventuellement suivi d'un dispositif de contrôle 13 l'opération de désinfection au moyen de la substance bactéricide est avantageusement suivie d'une opération de rinçage au moyen d'air et/ou d'oxygène, provenant de la source 10 ou de la source 10', après avoir pris soin d'arrêter l'envoi de la substance bactéricide dans ledit respirateur ; on remarque que, par l'emploi d'un réactif approprié dans le dispositif d'absorption ou de destruction 12 de la substance bactéricide, il est possible de se dispenser de la présence d'un dispositif de contrôle 13 si l'on peut déduire du comportement du réactif le moment où la durée de l'opération de rinçage est devenue suffisante. On retrouve sur la figure ,, les mêmes éléments que sur la figure 2. Le respirateur utilisé est un respirateur volumétrique d'un type employé pour assister ou remplacer la ventilation d'un sujet en détresse respiratoir. L'appareil comprend une bouteille d'oxygène 14 munie d'un détendeur 14a, une bouteille d'air 15 munie d'un détendeur 15a Bsql m sont reliées par des oeAisatîns, respectivement 16 et 17. à un tableau de contrôle 18. Ce tableau est muni d'un débimètre 19 pour l'oxygène relié d'une part à la canalisation d'amenée d'air ou d'oxygène 20 et d'autre part à la canalisation 16 par une canalisation 21 portant une vanne de réglage du débit d'oxygène 22, commandée manuellement. Ce tableau comporte également un débimètre 23 pour l'air, lequel est relié d'une part à la canalisationd 'amenée d'oxygène ou d'air 20 et d'autre part à la canalisation 17, par l'intermédiaire d'une canalisation 24 comportant une vanne de réglage du débit d'air 25.La canalisation 16 alimente également en oxygène la canalisation 26 alimentant en fluide moteur les cylindres 2,aet et 28a des vérins 27 et 28 de commande des éléments mobiles durespirateur. Etant donné que les ensembles formés par la vanne 22 et le débimètre 19 d'une part et la vanne 25 et le débimètre 23 d'autre part détendent les gaz jusqu' à une pression inférieure à celle existant en aval des détendeurs 14a et 15a, la pression dans la canalisation 26 de fluide moteur est plus forte que la pression existant dans la canalisation 20 d'amenée d'air ou d'oxygène dans le respirateur. le dispositif producteur de substance bactéricide est désigné par la référence générale 29 et il est monté en dérivation par rapport à la canalisation 20. les canalisations 30 et 31 reliant ce dispositif 29 à la canalisation 20 sont munis dé vannes d'arrêt, respectivement 32 et 33, tandis que la partie de la canalisation 20 située entre le point de jonction de cette canalisation avec les canalisations 30 et 32 est munie d'-une vanne d'arrêt 34. On conçoit que la fermeture des vannes 32 et 33 permet de court-circuiter le dispositif de production de substance bactéricide, la vanne 34 étant alors ouverte, tandis que la fermeture de cette dernière vanne et l'ouverture des vannes 32 et 33 permet d'introduire le dispositif producteur de substance bactéricide 29 en série sur la canalisation 20. Ce dispositif producteur de substance bactéricide comprend un récipient générateur de gaz bactéricide 35 fermé par un bouchon 35a comportant deux tubulures 30a et 31a respectivement reliées aux canalisations 30 et 31, la tubulure 31a se terminant par un manchon poreux 35b permettant le passage des gaz à travers sa paroi, tant dans sa partie immergée que dans sa partie non immergée dans la solution 36 génératrice de gaz bactéricide, laquelle est ici constituée par une solution à 30 % de formaldéhyde ; ce dispositif producteur de gaz bactéricide 29 comporte encore des moyens de chauffage 37 du récipient générateur 35 et de son contenu, ces moyens comprenant par exemple une résistance électrique de chauffage 37a placée dans un support approprié 37b portant également, grâce à un rebord 37c le récipient générateur 35. Le corps du générateur proprement dit comprend, de manière en soi connue, à l'intérieur d'un bâti la un ensemble mobile 38 relié rigidement, par l'intermédiaire des tiges 38a et 38b aux pistons des vérins 27 et 28. Cet ensemble mobile 38 comporte un élément supérieur 39, en forme de plaque, et un élément inférieur 40 également en forme de plaque, lesquels éléments sont reliés l'un à l'autre par l'intermédiaire de manchons 41 et 42 passant à travers des ouvertures d'une plaque fixe 43 du bâti la. Le soufflet inspiratoire I est fixé d'une part à l'élément supérieur 39 et d'autre part à la plaque fixe 43 tandis que les soufflets El et E2 sont fixés d'une part à l'élément inférieur 40 et d'autre part au fond 44 du bati la.La chambre 44 déterminée à l'intérieur du soufflet inspiratoire I communique avec la canalisation d'amenée 20 par une canalisation 46 comportant une vanne à trois voies 47 permettant si on le désire, l'introduction dans le soufflet inspiratoire, d'un gaz provenant d'une source indépendante. La chambre 44 communique également avec la canalisation inspiratoire 48 de l'appareil par l'intermédiaire de la chambre 49 et des canalisations 50 et 51, une soupape de sécurité 52 étant prévue à la jonction des canalisations 51 et 48. La chambre 45 déterminée par les soufflets expiratoires E1 et E2 communique du côté aval avec une canalisation de décharge 53 du courant gazeux expiré, laquelle débouche dans l'atmosphère au niveau de la soupape 54 où se prolonge, au delà de cette soupape, par une canalisation 53' aboutissant à un dispositif 55 d'absorption de la substance bactéricide produite dans le dispositif 29.Ce dispositif d'absorption 55 est essentiellement constitué par un récipient contenant un réactif approprié permettant l'absorption de la substance bactéricide par barbotage dans le réactif du courant gazeux amené par la canalisation 54,- le gaz débarassé de la substance bactéricide étant envoyé dans l'atmosphère par la canalisation 56 ou vers un dispositif de contrôle non représenté La chambre 45 communique par ailleurs avec la canalisation expiratoire 57 de l'appareil, par l'intermédiaire de l'espace intérieur du manchon 41, de la canalisation 58, de la chambre 59 et des canalisations 60 et 61. les chambres 49 et 59 sont groupées à l'intérieur d'un boîtier 62 traversé par une tige portant deux éléments obturateurs constituant, avec les sièges correspondants, deux soupapes 63 et 64 qui sont actionnées solidairement, l'un dans le sens de la fermeture, l'autre dans le 3ens de l'ouverture lorsque l'élément supérieur 39 de l'ensemble mobile 38 rencontre l'une ou l'autre des butées supérieure 65 et inférieure 66, le contact avec un élément élastique de la butée supérieure 65 faisant sur l'extrémité supérieure de la tige des soupapes, tandis que le contact avec la butée inférieure 66 se fait un élément élastique solidaire de l'extrémité inférieure de ladite tige. Divers dispositifs de sécurité ou de contrôle complètent, de manière en soi connue, ce respirateur. les canalisations inspiratoire 48 et expiratoire 57 se réunissent en 67 pour déboucher dans un poumon artificiel 68, c'est-à-dire dans un élément simulant les poumons, dont le volume peut varier cycliquement; ce poumon artificiel est de préférence constitué par une vessie en un matériau élastique et résistant, la différence entre le volume maximal et le volume minimal de cette vessie correspondant sensiblement à la différence entre le volume total minimal des alvéoles des poumons humains, en fonctionnement normal, dans un cas moyen levolume minimal detevessie peut être pratiquement nul, son volume maximal étant alors avantageusement compris entre 0,5 et 1,5 litre, de préférence voisin de 1 litre [caractéristique correspondant par exemple à un débit de (substance bactéricide + gaz d'entraînement de celle-ci) compris entre 3 et 4 litres par minute i. Pour bien comprendre le procédé de désinfection selon la présente invention, on va d'abord rappeler le fonctionnement du respirateur lorsque les dispositifs de production de substance bactéricide 29 et d'absorption de substance bactéricide 55 sont court-circuités et lorsque les poumons d'un patient sont en communication avec les canalisations inspiratoire-48 et expiratoire 57 : le respirateur est alimenté par le gaz comprimé (oxygène ou air) circulant dans la canalisation 20, la vanne 34 étant ouverte et les vannes 32 et 33 fermées; simultanément de l'oxygène est amené dans les cylindres des vérins 27 et 28 par la canalisation 26. le gaz amené par la canalisation 20 est amené dans le soufflet inspiratoire I qui vient au volume choisi par l'opérateur, l'ensemble mobile 38 se soulevant progressivement à cet effet; une fois ce volume atteint, la tige des soupapes 63 et 64 vient heurter la butée 65, ce contact déclenchant un mouvement de bascule des soupapes, de telle sorte que la soupape 64 vient fermer la communication entre les canalisations 60 et 58, tandis que la soupape 63 s'ouvre; par descente de l'ensemble mobile, le contenu du soufflet inspiratoire I est alors injecté dans le circuit inspiratoire, par les canalisations 50, 51 et 48 en direction du malade. En fin de course de l'ensemble mobile 38, la partie inférieure du boîtier 62 vient en contact avec la butée inférieure 66, ce qui provoque une poussée ascendante sur la tige des soupapes et, en conséquence, l'ouverture de la soupape 64 et la fermeture de la soupape 63. Le gaz provenant de la canalisation d'amenée 20 est alors à nouveau admis dans le soufflet inspiratoire, tandis que la circulation de ce gaz dans le circuit inspiratoire, notamment dans la canalisation inspiratoire 46 est interdit.Lors de la phase de remplissage du soufflet inspiratoire 1, correspondant au mouvement vers le haut de l'ensemble mobile 38, issodlets expistwzes FtetE2sont en expansion dans des conditions telles qu'il se produit une pression négative dans la chambre 45, de telle sorte que l'on obtient dans la canalisation expiratoire 57 un effet actif d'aspiration ; lors de la phase suivante de compression du soufflet expiratoire, la soupape 64 est alors fermée et les gaz contenus dans la chambre 45 sont évacués dans l'atmosphère, par la canalisation de décharge 53, au niveau de la soupape 54 (la canalisation 53' n'étant alors pas branchée). Lorsque l'on envisage, conformément à l'invention de désinfecter cet appareil, on relie le conduit 67 à la vessie 68, comme représenté sur la figure 3 et l'on ferme la vanne 34, tandis que l'on ouvre les vannes 32 et 33 ; de plus, on branche la canalisation 53' à la sortie de la canalisation 53, comme représenté sur la figure 3 et l'on commence à mettre enroute les moyens de chauffage 37 du dispositif producteur de gaz bactéricide. On fait alors fonctionner mécaniquement le respirateur dans les conditions décrites précédemment, mais au lieu d'envoyer dans le soufflet inspirateur I de l'oxygène ou de l'air, on envoie de l'oxygène ou de l'air chargé de formaldéhyde, étant donné que celui-ci se désorbe de la solution 36 et qu'il est entraîné par l'air ou l'oxygène amené dans le récipient générateur 35 par la tubulure 30a.La durée de l'opération de désinfection dans ces conditions, est de l'ordo de 3 à 6 heures, ce qui permet de détruire même les germes les plus résistants ; cette durée du traitement correspond à une température de l'ordre de 370C; on pourrait réduire la durée de cette opération en augmentant la température, mais ceci n'est généralement pas souhaitable, en raison du fait qu'il pourrait se produire une corrosion et en conséquence une usure prématurée de certaines parties constitutives du respirateur ; on remarque que l'entrainement du formaldéhyde par le courant gazeux est facilité par la présence du manchon poreux dans lequel la solution de formaldéhyde monte par capilarité. Après ce traitement, on procède à une opération de rinçage à l'air ou à l'oxygène après avoir fermé les moyens de chauffage 37, ainsi que les vanne 32 et 33 et ouvert la vanne 34 ; sila canalisation 53' n'était pas encore -Tanchée sur la canalisation 53, on effectue ce bmnchemeztJ le formaldéhyde est alors progressivement éliminé du circuit inspiratoire, de la vessie et du circuit expiratoire et il est absorbé dans le dispositif 55 ; lorsque l'examen de ce dispositif ou lorsqu'un contrôle effectué à la sortie de la canalisation 56 montre qu'il n'y a plus de formaldéhyde dans le courant gazeux de rinçage, on a tfflmané l'opération de rinçage qui, dans les conditions précitées, peut durer jusqu'à 6 heures on a intérêt à ce que cette opération de rinçage soit suffisamment longue, étant donné que le gaz bactéricide à tendance à ne se désorber que très lentement de la vessie de caoutchouc 68. On arrête alors l'envoi du courant gazeux dans la canalisation d'amenée 20 et on débranche la vessie 68, ainsi que le dispositif d'absorption 55. L'appareil est alors prêt pour servir à nouveau comme respirateur fonctionnel. Afin d'éviter l'échappement de substances bactéricides dans les locaux abritant l'appareil selon la présente invention,on procède, avant et pendant l'opération de désinfection et de rinçage, au blocage de la soupape de sécurité 52. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Procédé de désinfection d'un respirateur possédant une canalisation d'amenée d'air et/ou d'oxygène reliée à au moins une source, une canalisation inspiratoire et une canalisation expiratoire, caractérisé en ce qu'il consiste à relier lesdites canalisation expiratoire et inspiratoire à un élément simulant les poumons, tel que par exemple une-vessie expansible, à relier ladite canalisation d'amenée à un dispositif producteur d'un gaz ou vapeur bactéricide amenant ce gaz ou vapeur au niveau de l'entrée de la canalisation précitée dans ledit respirateur, et à faire fonctionner ce respirateur pendant le temps nécessaire à sa désinfection. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, lorsque ledit respirateur comporte des soupapes de sécurité, celles-ci sont bloquées lors de ltopération de nettoyage. 3. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce entre que ladite vessie a un volume compris/0,5 et 1,5 litres, le débit de courant gazeux à action bactéricide étant réglé à une valeur comprise entre 3 et 4 litres par minute. 4. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération de désinfection au gaz ou vapeur bactéricide est suive d'une opération de rinçage, par exemple par l'air et/ou l'oxygène. 5. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la durée de l'opération de désinfection est de l'ordre de 3 à 6 heures, pour une température de l'ordre de 370C. 6. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise un gaz ou vapeur bactéricide choisi parmi le formaldéhyde,-l' ozone, l'oxyde d'éthylène, ltéthylène-glycol, le diéthylène-glycol, le triéthylène-glycol, le propylène-glycol et le glycérol. 7. - Appareil pour la désinfection d'un respirateur possédant une canalisation d'amenée d'air et/ou d'oxygène à partir d'au moins une source, une canalisation inspiratoire et une canalisation expiratoire,- caractérisé en ce qu'il comporte, en plus du respirateur/précité, un élément simulant les poumons, tel que par exemple une vessie expansible, relié d'une part à la canalisation inspiratoire et d'autre part à la canalisation expiratoire, et un dispositif producteur d'un gaz ou vapeur bactéricide relié audit respirateur. 8. - Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'absorption ou de destruction du gaz ou vapeur bactéricide, lequel est relié à la canalisation de décharge, hors du respirateur, des gaz expirés en fonctionnement normal. 9. - Appareil selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que le dispositif producteur de gaz ou vapeur bactéricide comprend un récipient contenant une solution de formaldéhyde, un système de chauffage de cette solution et des moyens d'entrainemnnt, hors dudit récipient et vers le respirateur précité, du formaldéhyde gazeux ainsi produit. 10. - Appareil selon l'une des revendications 7 à 9 caractérisé en ce que le dispositif producteur de gaz ou vapeurbactéricide est placé en série, sur la canalisation d'amenée précitée, entre la source et le corps du respirateur.