1_ 2483778 La présente invention concerne des compositions du type pharmaceutique, affectant les processus biologiques et permettant le traitement de l'organisme. L'invention a plus particulièrement trait au traitement de l'hypertension oculaire par instillation oculaire de 4'-(1-hydroxy-2(isopropylamino)-éthyl)-méthanesulfonanilide. L'hypertension oculaire accompagne le glaucome, maladie de l'oeil caractérisée par une élévation progressive, liée au temps, de la pression intra-oculaire entraînant finalement une lésion du nerf -optique. Ainsi, le but principal du traitement du glaucome est d'empêcher la détérioration des fibres du nerf optique par l'abaissement d'une pression intra-oculaire élevée. Parmi les médicaments couramment utilisés pour le traitement du glaucome, il existe des miotiques tels que la pilocarpine et des inhibiteurs de cholinestérase tels que la physostigmine. Bien que ces médicaments soient utiles, on sait qu'ils peuvent provoquer diverses réactions fâcheuses comme conséquence d'effets locaux et parfois d'effets généralisés. Par exemple, on observe parfois des effets secondaires locaux tels qu'un miosis extreme, de la myopie d'accommodation, de l'héméralopie et une vision rendue passagèrement confuse. D'autres effets locaux fréquents comprennent le clignotement des paupières, des douleurs siégeant aux arcades sourcilières, de la céphalée, des douleurs oculaires, une congestion ciliaire et conjonctivale, la production de larmes, une allergie localisée se manifestant par de la conjonctivite et de la dermatite de contact. Par suite de - leur absorption, les inhibiteurs de - cholinestérase produisent des effets systémiques indésirables tels que salivation, transpiration, nausées, vomissements, bradycardie et hypotension. Certains médicaments adrénergiques comme l'alpha-agoniste appelé épinéphrine et les bêtaagonistes appelés isoprotérénol et salbutamol ont aussi été utilisés pour réduire la pression intra-oculaire. Toutefois, lorsqu'ils sont appliqués topiquement, ces composés peuvent produire des effets secondaires systémiques résultant de leur absorption, par exemple tachycardie, hypertension, 2 2483778 céphalées, transpiration, tremblements, palpitations et tachyphylaxie. Un mode plus récent de traitement du glaucome implique l'utilisation de certains médicaments de blocage bêta-adrénergiques pour abaisser la production d'humeur aqueuse afin de réduire la pression intra-oculaire. Le mécanisme sur lequel s'appuient les agents bêta- adrénergiques de blocage pour réduire la pression intra- oculaire n'est pas connu et il est considéré comme un paradoxe, en ce que * des agonistes bêta-adrénergiques (stimulants) produisent également des effets d'hypotension oculaire en réduisant la production d'humeur aqueuse. D'après "AMA Drug Evaluations", page 360, 4ème édition (American Medical Association, Chicago), des préparations topiques des agents bêtaadrénergiques de blocage tels que propanolol, practolol, aténolol, pindolol et timolol ont été utilisées pour le traitement du glaucome chronique. L'agent mentionné en dernier lieu est décrit dans le brevet britannique N 1 524 405 et dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 4 195 085. L'ingrédient actif des compositions ophtalmiques de la présente invention est la substance appelée 4'-(1- hydroxy-2-(isopropylamino)-éthyl)-méthanesulfonanilide. Ce composé, décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 341 584, est considéré comme étant un agent bêta- adrénergique de blocage et est appelé sotalol ou MJ 1999 dans les publications suivantes traitant de la réduction de la pression intra-oculaire. A. Musini et collaborateurs décrivent dans l'American Journal of Ophthalmology, 72(4), 773-781 (1971) les résultats d'une étude comparative de l'effet du propanolol, du chlorhydrate de MJ 1999 (chlorhydrate de sotalol) et de l'INPEA (nifénolol) sur la pression intra- oculaire chez l'homme et ils concluent de leur étude que, des trois agents bêta-adrénergiques de blocage, seul le propanolol réduit la pression intra-oculaire. J. W. Lamble et collaborateurs déduisent d'une étude intitulée "Effects of Catecholamines on the intraocular pressure of conscious monkeys' publiée dans InvestO Ophthalmolo Visual Sci., 16 (7), 628-633 (1977)a que le sotalol est dépourvu d'activite intrilnsèque sur la pression intra-oculaire de nyctipithèques. L. Bonomi et collaborateurs comparent dans Albrecht. Graefes. Arch. rlim. o Exp. Ophthalo, 210(l) 1-8 (1979) les effets de neuf agents bêtaadrénergiques de blocage sur la pression intra=oculaire de lapins et constatent que le sotalol instillé dans l'oeil à une concentration de 1 % réduit la ression intra-oculaire chez des lapins en hypertension oculaire induite expérimentale- ment. Ainsi, en ce qui concerne l'utilisation du sotalol comme agent abaissant la pression intra-oculaire, l'art antérieur indique qu'il est inefficace chez l'homme et les espèces appartenant aux mammifères inférieurse. L'invention a trait au traitement du glaucome humain par abaissement de la pression intra-oculaire, par application topique à l'oeil glaucomateux d'une quantité efficace, acceptable du point de vue ophtalmologique, de 4'- ( 1-hydroxy-2-(isopropylamino) -éthyl j-méthanesulfonanilide. Ce composé est appelé sotalol dans le présent mémoire et est caractérisé par la formule: -OH CH 3SO2M CECH2N-CH(CH3)2 L'invention concerne spécialement des compositions ophtalmiques destinées à être utilisées pour l'abaissement de la pression intra-oculaire, comprenant du sotalol comme ingzédient actif ou ses sels acceptables du point de vue ophtalmologique tels que le chlorhydrate, en association avec un véhicule ou support ophtalmique sous la forme d'un liquide isotonique tamponné, d'une matière solide ou d'une huile végétale, ces compositions pouvant être administrées à l'aide 4 2483778 d'une garniture polymérique ou d'une lentille de contact molle. Conformément à la présente invention, du sotalol est appliqué topiquement à l'oeil en une quantité efficace, acceptable du point de vue ophtalmologique, pour produire une réduction thérapeutiquement utile de la pression intra- oculaire pendant une durée de 5 à 9 heures. Il y a lieu de remarquer que l'expression "quantité efficace acceptable du point de vue ophtalmologique" utilisée dans le présent mémoire désigne la quantité de sotalol nécessaire pour abaisser la pression intra-oculaire sans provoquer d'effets toxiques, préjudiciables ou nuisibles tels qu'irritation, douleur, réaction allergique, ou d'effets secondaires systémiques liés à un blocage des bêta-récepteurs cardiaques et non cardiaques, par exemple bradycardie, hypotension et bronchospasme. Dans le traitement effectué à l'aide des compositions de la présente invention, du sotalol est de préférence appliqué topiquement sous la forme d'une composition ophtalmique formulée de manière à contenir 2 à % et notamment 4 à 6 % de sotalol, dans une quantité suffisante pour délivrer une dose efficace de 1 à 8 mg par oeil, d'un support ou véhicule ophtalmologique non toxique, acceptable du point de vue pharmaceutique. Une à quatre gouttes de ces compositions sont suffisantes pour produire la réduction désirée de pression intra-oculaire. Les préparations ophtalmologiques de la présente invention peuvent être avantageusement formulées par mélange de chlorhydrate de sotalol ou de ses sels acceptables du point de vue ophtalmologique avec des supports ou véhicules usuels acceptables du point de vue pharmaceutique tels que l'eau, des mélanges d'eau et de solvants miscibles à l'eau tels que des alcanols inférieurs ou des aralcanols, des huiles végétales, des polyalkylène-glycols, un gel à base de pétrole, la méthylcellulose, l'éthylcellulose, l'oléate d'éthyle, la carboxyméthylcellulose, la polyvinyl- pyrrolidone, le myristate d'isopropyle et d'autres supports acceptables d'emploi classique. Les préparations 2483778 ophtalmologiques de la présente invention peuvent aussi contenir des substances auxiliaires non toxiques telles que des agents émulsionnant, des préservateurs, des agents mouillants, etc., de même que des composants anti-bactériens tels que des composés d'ammonium quaternaire,, des sels phénylmercuriques connus pour leurs propriétés de stérilisation à froid et que l'on peut utiliser sans danger. Des ingrédients tampons convenables tels que le chlorure de sodium, le borate de sodium, l'acétate de sodium, des tampons au gluconate et d'autres ingrédients classiques tels que le monolaurate de sorbitanne, l'oléate de triéthanolamnine, le monopalmitate de polyoxyéthylènesorbitanne, peuvent aussi être utilisés. En outre, des véhicules ophtalmiques convenables peuvent être utilisés comme supports pour le sotalol (et ses sels tels que le chlorhydrate), comprenant des véhicules classiques tamponnés au phosphate, des véhicules isotoniques à l'acide borique, des véhicules isotoniques au chlorure de sodium, des véhicules isotoniques au borate de sodium, etc. Des garnitures polymériques solides solubles dans l'eau sont également utiiisées comme supports pour le sotalol et ses sels. Le polymère utilisé pour former la garniture peut être tout polymère hydrosoluble non toxique comprenant des dérivés cellulosiques tels, que la méthyl- cellulose, le sel de sodium de la carboxyméthylcellulose, l'hydroxyéthylcellulose, l'hydroxypropylcellulose, l'hydroxypropylméthylcellulose e des acrylates tels que des sels d'acide polyacrylique, des acrylates d'éthyle, des polyacrylamides; des produits naturels tels que la gélatine, - les alginates, les pectines, la gomme adragante, la gomme arabique; des dérivés d'amidon tels que l'acétate d'amidon, des éthers hydroxyêthyliques d'amidon, l'amidon hydroxy- propylé, en plus d'autres dérivés synthétiques tels que l'alcool polyvinylique, la polyvinylpyrrolidone, l'éther polyvinylméthylique et l'oxyde polyéthylénique. L'invention est illustrée par les exemples particuliers suivants, qui sont donnés à titre non limitatif. 6 2483778 EXEMPLE 1 Effets de collyres au chlorhydrate de sotalol sur la pression intraoeulaire chez des surets normaux Le but de l'étude est de déterminer les effets et la tolérance de collyres au chlorhydrate de sotalol sur la pression intra-oculaire comparativement à des collyres placebos chez des sujets d'essai normaux. L'étude est du type à double insu avec répartition statistique dans l'inter- version des sujets. Elle est conduite pendant deux jours consécutifs, suivis d'une période de lavage de 5 jours, elle- même suivie d'une période finale d'essai de 2 jours consécutifs. Du chlorhydrate de sotalol est administré goutte à goutte dans l'oeil à une concentration de 4,2 %, le collyre placebo consistant en une solution isotonique de sel. Le médicament et le placebo sont distribués à l'aide de récipients couplés, en utilisant un compte-gouttes délivrant un volume de 28,6 microlitres. Huit sujets sont engagés dans cette étude et sont divisés en deux groupes égaux répartis statistiquement comme suit: Premier jour: pas de traitement Second jour: instillation à 10 heures du matin de 2 gouttes, dans les deux yeux, de collyre au chlorhydrate de sotalol ou de collyre placebo au chlorure de sodium; immédiate- ment après le premier groupe de tests à 10 heures du matin. Après une période de lavage de 5 jours, les groupes d'étude sont intervertis, en sorte que les sujets qui ont précédemment reçu le collyre placebo reçoivent le collyre au chlorhydrate de sotalol et que les sujets qui ont précédemment reçu le collyre au chlorhydre de sotalol reçoivent le collyre placebo. Au cours de l'étude, on effectue des tests conformément au programme suivant: recueillies hO 0 mesure de luacuité vilsuelle, du diamètre de la pupille, des pulsations et de la pression sanguine, la pression intra- oculaire (PIO) étant mesurée à lVaide d'un tonomètre à aplanation Goldmrann 11h30 PIO0 et diamètre de la pupilleo 13h30 PIO et diamètre de la pupille. h30 PIO et diamètre de la pupilleo 17h00 PIO et diamètre de la pupille, pulsations et pression sanguine. Le tableau suivant reproduit les données en pretraitement et en postadministration0 TABLEAU I Pression intra-oculaire moyenne (kPa), placebo/chlorhydrate de sotalol Oeil n Placebo Chute, Chlorhydrate % de sotalol Pré- D traitement G DG 16 1,5 h plus tard 8 1,65 8 1,60 1,62 D 8 1,50 G 8 1,52 DG 16 1,51 3,5 h plus tard D 8 1,48 G 8 1,48 DG 16 ,5 h plus tard 1,48 D 8 1,42 G 8 1,40 DG 16 1,41 13,4 7h plus tard D 8 1,48 G 8 1,45 DG 16 dernières D lectures G DG D = oeil droit G = oeil gauche 1,47 1,47 1,46 1, 47 9,8 9,8 1,42 1,35 1,44 1,39 14,6 16,0 L'analyse statistique classique des résultats ci-dessus n'indique pas de différences significatives (P > 0,05) entre placebo et sotalol tant pour l'oeil droit que pour l'oeil gauche à tout moment particulier. Toutefois, lorsque l'oeil droit et l'oeil gauche sont tous deux utilisés en tant que réponses multiples par sujet, la réduction de Temps Chute, % 1,63 1,68 1,66 1,37 1,48 7,2 1,42 14,1 1,25 1,32 8,7 1,28 22,6 1,42 1,48 1,45 12,5 1,37 1,47 2 483778 pression intra-oculaire est notablement plus faible (P tivement au placebo, 3,5 heures après le traitement. L'analyse de valeurs combinées pour les quatre temps d'observation après le traitement (1,5 heure, 3,5 heures, ,5 heures et 7 heures après le traitement) donne les résultats suivants: les valeurs obtenues pour le chlorhydrate de sotalol sont notablement plus faibles (PO0,007) que pour le placebo dans l'oeil droit. Lorsque les valeurs pour les deux yeux sont combinées en tant que réponses multiples par sujet, on trouve de nouveau que les valeurs pour le chlorhydrate de sotalol sont notablement plus faibles (P Aucun effet contraire n'a été observé pendant l'étude et aucune différence significative (P> 0,05) n'est apparue entre les diamètres moyens de la pupille, les mesures de rythme cardiaque et les mesures de pression sanguine pour le chlorhydrate de sotalol et le placebo. XEM!PLE 2 Effets de collyres au chlorLhydrate de sotalol sur la pression intraoculaire chez des patients atteints de glaucome chroniqe simple ou à p2ression intra-oculaire élevée L'objectif de cette étude est de déterminer les effets et la tolérance de collyres au chlorhydrate de sotalol sur la pression intra-oculaire comparativement à des collyres placebos chez un groupe de patients atteints de glaucome chronique ou à pression intra-ocula ire élevée. Cinq femmes et trois hommes prennent part à cette étude, avec un âge moyen de 73 ans s'échelonnant de 44 à 80 ans. Cette étude est conduite sur le mode d'interversion à double insu avec une période de lavage de 5 jours entre les deux phases de l'étude. Du chlorhydrate de sotalol est administré goutte à goutte à l'oeil à la concentration de 4,2 %, le collyre placebo consistant en une solution isotonique de sel. Le médicament et le placebo sont tous deux distribués à l'aide de récipients couplés, au moyen d'un compte-gouttes délivrant un volume de 28,6 microlitres. O Les huit patients sont divisés en deux groupes égaux répartis statistiquement comme suit - 2483778 Jour 1: Pas de traitement Jour 2: 9,00 heures du matin. Instillation dans les deux yeux de gouttes de collyre au chlorhydrate de sotalol ou de collyre placebo au chlorure de sodium; immédiatement après le premier ensemble de tests à 9,00 heures du matin. Après une période de lavage de 5 jours, les groupes sont intervertis, de sorte que les patients qui ont précédemment reçu le collyre placebo reçoivent le collyre au chlorhydrate de sotalol et que les patients qui ont précédemment reçu le collyre au chlorhydrate de sotalol reçoivent le collyre placebo. Pendant l'étude, des tests sont conduits conformément au programme suivant: Heure du jour, 09,00: acuité visuelle, diamètre de la pupille, pulsations et pression sanguine avec mesure de la pression intraoculaire (PIO) au moyen d'un tonomètre à aplanation Goldman. ,30: PIO et diamètre de la pupille 12,30: PIO et diamètre de la pupille 14,30: PIO et diamètre de la pupille 16,30: PIO et diamètre de la pupille, pulsations et pression sanguine. Le tableau II suivant reproduit les résultats recueillis en prétraitement et en post-administration. TABLEAU II Pression intra-oculaire moyenne (kPa), placebo/chlorhydrate de sotalol Heure Placebo Chute, % Chlorhydrate de Chute, % sotalol 9:00 3,01 - 2,93 - :30 2,87 4,7 2,64 10,0 12:30 2,65 11,9 2,47 15,6 14:30 2,82 6,3 2,62 10,8 16:30 2,87 4,7 2,75 6,2 il L analyse statistique classique des résultats ci-dessus n r indique pas de differences significatives (P>0,05) entre placebo et sotalol tant pour lVoeil droit que pour loeil gauche, à tout moment particulier. Toutefois, lorsque l'oeil droit et l'oeil gauche sont tous deux utilisés en tant que réponses multiples par patient, la pression intra-oculaire est plus faible dans le cas du sotalol que dans celui du placebo à 1,5 heure, 3,5 heures, 5,5 heures et 7,5 heures avec les valeurs de P suivantes - 0,07 - 0,29 0,03 et 0,27. Les valeurs moyennes de diamètre de la pupille, de pulsations et de pression sanguine sont reproduites sur le tableau III suivant avec lés differences observées sans importance statistique d'après le calcul. 1 5 TABL1U iII Diamètre moyen de la pupille - ilsationspresSion zanguine systolique et diastolique du placebo et du chlorhydrate de sotalol Diamètre moyen de la pupille (ma) Heure Placebo Sotalol HCl 09,00 3,11 3,08 ,30 3,04 3,49 12,30 3,03 3,42 14,30 2,99 3,21 16,30 3,14 3,23 Pulsations (batteoents par minute) Heure Placebo Sotalol.HCl 09,00 75,25 76,88 16,30 76,25 76,88 Pression sanguine kPa) systol e/distolie Heure Placebo Sotalol.HCl 09,00 18,80/10,33 18,00/10,33 16,30 19,10/11,06 19,05/11,54 Aucun effet nuisible n'a été observé au cours de l'étude. EXEMPLE 3 Compositions ophtalmiques contenant du sotalol Des compositions ophtalmiques comprenant des solutions, des pommades et des garnitures oculaires médicinales, formées de chlorhydrate de sotalol et d'un support ou véhicule ophtalmologique non toxique acceptable du point de vue pharmaceutique, qui convient à l'instillation oculaire, sont appréciées pour la mise en oeuvre de l'invention. Des solutions ophtalmiques de sotalol utilisées dans le procédé de l'invention peuvent être formulées conformément à la pratique pharmaceutique correcte comme indiqué au chapitre 83 de "Remington's Pharmaceutical Sciences", 14ème édition, Mack Publishing Company. De telles solutions sont de préférence stériles, leur stérilité étant maintenue au cours de l'utilisation par des agents bactériostatiques classiques du type d'un sel d'ammonium quaternaire tel que le chlorure de benzalkonium. Dans la mesure o le sotalol ou ses sels acceptables du point de vue ophtalmologique tels que le chlorhydrate ne sont pas notablement susceptibles d'une décomposition par voie d'oxydation, un anti-oxydant n'est pas indispensable, mais peut être utilisé, le cas échéant. Des anti-oxydants convenables comprennent, à titre d'exemple, le bisulfite de sodium, des sels de N-acétylcystine, l'ascorbate de sodium et d'autres anti-oxydants hydrosolubles acceptables du point de vue ophtalmologique connus dans le domaine de la pharmacie. Des solutions ophtalmiques de chlorhydrate de sotalol peuvent être ajustées avec des ingrédients inertes tels que le chlorure de sodium ou l'acide borique pour former une solution dont l'application à l'oeil ne soit pas désagréable. Par exemple, une composition contenant environ 4,2 % de chlorhydrate de sotalol (équivalant à 3,7 % de sotalol base) avec 0,9 % de chlorure de sodium ou un véhicule de tonicité équivalente tel que l'acide borique à 1,9 % est satis- faisante. Des pommades sont préparées avec des véhicules classiques au pétrolatum, en utilisant du pétrolatum liquide et de la vaseline dans des proportions choisies de manière à former une pommade de fluidité convenable. 13 2483778 Solution -ophtalmique Chlorhydrate de sotalol 4,2 g Excipient, quantité suffisante pour 100,0 g Composition de l'excipient: Chlorure de benzalkonium 0,02 g Dihydrogénophosphate de sodium dihydraté 0,00586 g Hydrogénophosphate disodique anhydre 0,0536 g Eau, quantité suffisante pour 100,00 g Le cas échéant, on peut remplacer l'eau par du chlorure de sodium aqueux à 0,9 % en poids comme solvant. La solution est stérilisée par filtration et emballée dans des conditions aseptiques. Pommade ophtalmique Chlorhydrate de sotalol micronisé 4,76 g Vaseline, quantité suffisante pour) 100,0 g Petrolatum liquide, quantité) suffisante pour) Le produit est préparé et emballé dans des conditions aseptiques pour former une pommade stérile. Du chlorhydrate de sotalol peut aussi être appliqué à l'oeil par le véhicule d'une garniture polymérique ou d'une lentille de contact molle. A cette dernière fin, les hydrogels hydrophiles polymériques préparés à partir de polymères d'esters acryliques et méthacryliques, de collagènes modifiés, de gels de polyéthers réticulés, d'alcool polyvinylique réticulé ou d'acétate polyvinylique réticulé partiellement hydrolysé, comme décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N 2 976 576, N 3 220 960 et N 3 419 006, peuvent être utilisés et sont inclus dans le présent mémoire à titre de référence. Des garnitures oculaires préparées à partir de ces matières polymériques ainsi que d'autres qui sont insolubles dans le liquide lacrymal, mais qui peuvent absorber ce liquide pour former un hydrogel gonflé, comme décrit dans les brevets des Etats- Unis d'Amérique N 3 416 530 et N 3 618 604, peuvent aussi être utilisés et sont inclus dans le présent mémoire à titre de référence. Tous ces modes d'application du chlorhydrate de 14 2483778 sotalol à l'oeil entrent dans le cadre de la présente invention de même que des compositions adaptées à un tel usage. Dans la mise en oeuvre du procédé de la présente invention pour l'abaissement de la pression intraoculaire par administration topique de chlorhydrate de sotalol, une garniture oculaire polymérique acceptable du point de vue ophtalmologique mise en place et maintenue au contact d'un globe oculaire est appréciée, le composé se diffusant alors depuis la garniture à une vitesse suffisante pour produire une dose efficace, abaissant la pression intra- oculaire, de 1,0 g à 5,5 mg en une période de 5 à 9 heures. Des garnitures oculaires particulièrement appréciées dans la mise en oeuvre du procédé de la présente invention sont préparées de façon classique, par exemple par immersion d'une garniture polymérique ou d'une lentille molle dans une solution à 1-5 % de chlorhydrate de sotalol jusqu'à ce qu'un équilibre ait été établi, ce qui a généralement lieu en une période de 1 à 5 minutes. Garniture oculaire Chlorhydrate de sotalol 1 mg Hydroxypropylcellulose, quantité suffisante pour 12 mg Des garnitures ophtalmiques sont aussi réalisées à partir de films moulés par compression, que l'on prépare en soumettant le mélange en poudre ci-dessus à une force effective de compression de 53,4 kN à 148,90C pendant une période de 1 à 4 minutes sur une presse convenable. Le film est refroidi sous pression par circulation d'eau froide dans le plateau. Des garnitures ophtalmiques sont découpées individuellement dans le film au moyen d'un emporte-pièce de forme cylindrique. Chaque garniture est placée dans une fiole qui est ensuite installée dans une chambre à 88 % d'humidité et maintenue à 300C pendant 2 à 4 jours. Lorsque les fioles ont été retirées de la chambre humide, elles sont bouchées, puis capsulées. Les fioles contenant la garniture hydratée sont ensuite autoclavées pendant une demi-heure à 93-121'C. 2483778 Des garnitures ophtal.iques sous la forme d'un fill coulé au solvant peuvent être réalisées en préparant une solution visqueuse de chlorhydrate de sotalol et dVhydroxy- propylméthylcellulose dans les proportions ci-dessus, en utilisant le methanol comme solvant. On place la solution sur une plaque de "Teflonî' et on la laisse sécher dans les conditions ambianteso Apres séchage, le film est placé dans une chambre à 88 % dIhumidité jusquuà ce qu"il soit flexibleo Des garnitures de diamètre convenable sont découpées dans le film. REVENDICATIONS 1. Composition ophtalmique destinée au traitement topique du glaucome, caractérisée en ce qu'elle comprend en solution une quantité, efficace pour abaisser la pression intra-oculaire, de 4'-[1-hydroxy-2-(isopropylamino)-éthylJ-méthanesulfonanilide ou de ses sels acceptables du point de vue ophtalmologique, de préférence le chlorhydrate, avec un support ou véhicule ophtalmique sous la forme d'une matière solide, d'une huile végétale ou d'un liquide isotonique tamponné. 2. Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le support est une garniture polymérique hydrosoluble. 3. Composition ophtalmique suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle consiste en une solution aqueuse à 4,2 % en poids de chlorhydrate de 4'-(1- hydroxy-2-(isopropylamino)-éthyl J-méthanesulfonanilide destinée à être appliquée topiquement. 4. Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le liquide isotonique tamponné contient 4,2 % en poids de chlorhydrate de 4'-(1-hydroxy-2- (isopropylamino)-éthyl J-méthanesulfonanilide.