L'invention se rapporte à une pièce de connexion pour le branchement électrique de plaques chauffantes électriques de cuisson, en un matériau isolant, de préférence en un matériau céramique, réalisée en forme de barreau ou liteau et comportant des bornes métalliques de raccordement à vis logées dans des traversées s'étendant les unes à cbté des autres à travers ladite pièce de connexion de l'avant vers l'arrière, et disposée à la partie inférieure de la plaque chauffante, de préférence sur une plaque de jonction en saillie latéralement par rapport à la plaque chauffante, les vis de raccordement étant accessibles à partir de la partie inférieure de ladite pièce de connexion. De tels blocs céramiques de connexion sont actuellement utilisés dans les plaques de cuisson électriques. Ils sont en stéatite et présentent sur leurs parties frontales, c'est-à-dire sur les petites surfaces de la pièce en forme de liteau, des épaulements de fixation servant au montage d'une plaque de jonction qui, de son côté, est appliquée sur la tôle inférieure de recouvrement de la plaque de cuisson. Les amenées de courant aux résistances de chauffage et/ou, le cas échéant, aux détec teurs de température ou analogues, émergent dans la zone d'un élément de traversée isolant à travers la tôle inférieure de recouvrement de la plaque de cuisson, et sont ensuite incurvées parallèlement à la partie inférieure de cette plaque, pour etre raccordées aux conducteurs d'alimentation au moyen des bornes métalliques de raccordement à vis. Le montage de telles plaques chauffantes électriques de cuisson dans des cuisinières ne pose normalement aucun problème, bien que les vis de raccordement soient à découvert. La partie inférieure de la plaque chauffante est protégée contre tout contact et la pénétration d'éléments métalliques étrangers, de sorte que des courts circuits ne sont pas à craindre. Toutefois, on utilise depuis longtemps, également des blocs de montage renfermant les plaques chauffantes de cuisson et éventuellement les organes de réglage et qui peuvent Entre encastrés dans des tables de travail de meubles de cuisine et analogues. Pour de tels blocs, l'espace situé en dessous des plaques chauffantes doit être, comme pour une cuisinière, bien protégé du contact et de la pénétration de pièces étrangères.On a toutefois consta té que des courts-circuits pouvaient ici se produire, ce qui présente de sérieux inconvénients, du fait que les blocs encastrés peuvent être montés normalement au-dessus de tiroirs ou analogues, et sont donc relativement accessibles à un contact. L'invention a pour but de fournir une pièce de connexion présentant, avec des moyens minimes de construction, toute sécurité contre les courts-circuits. Ce but est atteint, conformément à l'invention, grâce au fait que la pièce de connexion présente, sur chacune de ses deux faces frontales, une saillie s'étendant au-delà de la face inférieure de ladite pièce de connexion, face comportant les vis de jonction. On a constaté de façon surprenante que, grâce à ce moyen simple, une protection complète de la plaque chauffante pouvait être assurée. Bien que pour un tel moyen, les têtes des-vis demeurent toujours, comme précédemment, à découvert, elles ne peuvent pas être en contact avec ni court-circuitées par des parties métalliques, étant donné que la partie métallique la plus proche de la pièce de connexion, savoir la plaque inférieure de recouvrement dans le cas d'un bloc encastré, peut certes, en~ raison de son élasticité, se bomber légèrement vers le haut et heurter ainsi la partie inférieure de la plaque chauffante, mais demeure toutefois généralement plane, de sorte qu'elle heurte les saillies et ne vient pasen contact avec les têtes de vis.Touteales autres parties se trouvant dans l'espace situé en dessous du bloc encastré sont pour la plupart, isolées électriquement (conducteurs et ...), de sorte que leur contact avec les têtes de vis ne présente aucun danger. On a déjà pensé à fabriquer une pièce de recouvrement sous forme d'un couvercle rectangulaire muni d'un bord retroussé audessus de la partie inférieure de la pièce de connexion et maintenu en cet endroit au moyen'un ressort recourbé en acier. La présence d'une telle pièce et de sa fixation élastique entrasse non seulement deux pièces supplémentaires à fabriquer, mais également deux pièces supplémentaires à monter, ce qui occasionne des frais que lion ne peut nullement envisager pour une fabrication en série comme celle d'une plaque chauffante électrique. En outre, le couvercle doit être réalisé d'une hauteur telle que la tête de vis la plus en saillie ne vienne pas heurter la partie intérieure de ce couvercle. Du falt cl.xe la pièce'de connexion ainsi quelecouvercle dofflvent ttre fabriqués en un matériau céramique (stéatite), en raison de la température élevée régnant à cet endroit, les épaisseurs des parois sont relativement importantes et les frais ne sont pas négligeables* On obtient également, grâce à l'invention, un moyen très simplifié, et en même temps efficace, pour éviter les courtscircuits, notamment -dans des blocs encastrés à plaques chauffantes. Du fait que les deux saillies sont situées sur les c8- tés des connexions montées en série, elles n'augmentent pas la longueur totale (ou la largeur) de la pièce de connexion et n'empêchent pas non plus le montage des conducteurs et l'accessibilité des-vis.Elles peuvent avantageusement être inclinéés vers l'extérieur, de sorte que le bloc de connexion conserve la même longueur totale qu'il aurait sans les saillies0 I1 n'est donc pas plus coûteux ni dans sa fabrication, ni dans son montages que les blocs de connexion de type courant, tout en donnant totale satisfaction dans sa fonction dlaccrot- tre la sécurité. Le dessin annexé représente schématiquement et à titre d'exemple nullement limitatif une forme d'exécution de l'objet de l'invention. Dans ce dessins - la figure 1 est une vue de dessous à échelle réduite, d'une plaque chauffaxlte électrique conforme à l'invention - la figure 2 est une vue de ltextérieur, de droite, par rapport à la figure 1, d'une pièce de connexion selon l'invenw tion, suivant la ligne Il-Il de la figure 3 et - la figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 2. Une plaque chauffante électrique de cuisson 11 est repré sensée, vue de dessous, à la figure 1. Sa partie inférieure est recouverte d'une tôle de protection 12 fixée à cette plaque Il par l'intermédiaire d'une vis centrale. Sur cette tôle 12 est fixée une plaque d'assemblage ou de jonction 13 qui est en saillie latéralement par rapport au bord de la plaque chauffante. I1 est prévu, dans sa partie intérieure, un élément de passage 14 qui traverse la plaque de protection et la plaque d'assemblage et forme une traversée isolante pour les fils de raccordement 16 qui aboutissent aux résistances de chauffage ou à des détecteurs de température à l'intérieur de la plaque chauffante de cuisson. A l'extrémité libre extérieure de la plaque d'assemblage est fixée, par rabattement des boedst une pièce de connexion 15 qui, dans le cas présent, renferme quatre bornes à vis 18, au moyen desquelles les fils 16 sont raccordés aux conducteurs d'alimentation 17 de la plaque chauffante de cuisson. Cette pièce de connexion 15 est représentée en détail aux figures 2 et 3. Elle est constituée par une partie monobloc en un matériau isolant céramique, de préférence en stéatite, et a la forme d'un barreau ou liteau, de section approximativement carrée, allongé suivant une direction sensiblement tangente à la plaque chauffante. Sur les deux cotés longitudinaux opposés, savoir la face avant 19 et la face arrière 20, débouchent des traversées 21 s'étendant horizontalement à travers ladite pièce de connexion. Dans ces traversées sont logées les bornes métalliques à vis, formées d'une cosse 22 renforcée sur un côté, et d'une vis 23 vissée dans la partie renforcée.Chaque passage est accessible par la face inférieure 24 de la pièce de conne xi on, à travers une ouverture 25 qui se trouve dans la zone d'un évidement 26 ouvert à la fois vers la face inférieure et vers la face avant de la pièce de connexion. Dans ces évidements, prévus chacun pour une, borne (dans le cas présent, quatre) se trouvent engagées au moins la partie principale des vis de connexion 23 et la tette de ces vis. Sur les faces frontales 27, c'est-à-dire sur les petites surfaces aux deux extrémités de la pièce de connexion en forme de liteau, se trouvent deux épaulements de fixation 28 autour desquels est repliée la bordure latérale de la plaque d'assemblage 13. De même, sur chacune des faces frontales 27, est prévue une saillie 30 s'étendant vers le bas, -au-delà de la face infé- rieure 24 et qui, comme on le voit notamment à la figure 2 est inclinée par rapport à la face frontale 27, de manière à se trouver sensiblement au même niveau que les épaulements de fixation 28.Les saillies prévues des deux-csstés de la face inférieure 24 de la pièce de connexion, face sur laquelle émergent les vis 23, s'étendent pratiquement sur la largeut totale (considérée selon la direction radiale par rapport à la plaque chauffante) de cette pièce de connexion, et ont une hauteur d'environ 4 mm pour une longueur de la partie inférieure 24 d'environ 35 mmO Ces dimensions, supérieures à environ 1/10 de la longueur de la face inférieure, assurent une protection de contact suffisante sans accroitre de façon inadmissible la hauteur de la pièce de connexion.Du fait de l'inclinaison latérale des saillies, celles-ci n'empiètent pas sur la zone extérieure, i-usquà présent non utilisée des faces frontales 27 et n'augmentent donc pas la largeur de la pièce de connexion, bien qu'elles soient d'une épaisseur suffisante pour pouvoir par ailleurs résister à un choc. Il y a lieu de noter que les vis de connexion sont bien accessibles, avant comme après montage et réglage, et que les bornes à-vis peuvent être placées très près l'une de l'autre, ce qui ne serait pas possible si l'on prévoyait entre elles des nervures plus élevées. Le matériau en céramique, indispensable en raison des températures élevées atteintes, ne permet pas l'utilisation-de faibles épaisseurs de parois et nécessite, lorsqu'une fabrication bon marché est prévue, des angles de démoulage relativement importants.Il y a lieu de noter que, m8- me dans le cas présent, où les têtes des vis 23 émergent nettement de la face inférieure 24, une pression élevée exercée sur la tôle inférieure de protection 31, -à paroi généralement très mince, pour les blocs encastrés pour plaques de cuisson actuellement répandus, n'est pas dangereuse, du fait que cette tôle heurte-les saillies 30 et ne peut venir en contact avec une ou plusieurs têtes de vis, ce qui provoquerait un courtcircuit ou une mise sous tension, encore plus dangereuse,. de ladite tôle inférieure de protection. tors du montage d'un bloc encastré à plaque de cuisson, par exemple au-dessus d'un-tiroir,. une telle pression élevée peut être exercée sur la tôle 31, par exemple si un objet est coincé dans le tiroir. La forme décrite des saillies 30, en tant que nervures traversant la pièce de connexion de part en part, présente, outre sa simplicité, l'avantage de renforcer la structure d'ensemble de -cette pièce de connexion. Il est toutefois également possible de réaliser ces saillies latérales sous la forme de supports individuels, Entre les saillies latérales 30 et les parties de fixation 28 est ménagé un évidement 29t les faces extérieures frontales des saillies 30 et des parties 28 étant au mime niveau des deux côtés. REVENDICATIONS 1. Pièce de connexion pour le branchement électrique de plaques chauffantes électriques de cuisson, en un matériau isolant, de préférence en un matériau céramique, réalisée en forme de liteau et comportant des bornes métalliques de raccordement à vis logées dans des traversées s'étendant les unes à cbté des autres à travers ladite pièce de connexion, de l'avant vers l'arrière, et disposée à la partie inférieure de la plaque chauffante électrique, de préférence sur une plaque de jonction en saillie latéralement par rapport à ladite plaque chauffante, les vis de raccordement étant accessibles à partir de la face inférieure de ladite pièce de connexion, caractérisée en ce qu Ele présente, sur chacune de ses deux faces frontales (27) une saillie (30) s'étendant au-delà de la face inférieure (24), de ladite pièce de connexion (15), qui comporte les vis de jonction (23). 2. Pièce de connexion selon la revendication 1, caractérisée en ce que la hauteur des saillies (30) au-delà de la face inférieure (24) est au moins égale au 1/10 de la longueur de ladite face inférieure (24). 3 Pièce de connexion selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que les saillies (30) sont inclinées vers itextérieur.. 4. Pièce de connexion selon l'une quiconque des revendica Fions 1 à 3, caractérisée en ce que, pour une pièce de connexion qui5) présentant sur ses parties frontales (27), des épaulements de fixation (28) pour le montage sur une plaque de jonction tel3) un évidement (29) est prévu entre ces épaulements (28) et les saillies (30) s'étendant aussi bien audelà de la face inférieure (24) qu'au-delà des faces frontales (27) de la pièce de connexion (15). 5. Pièce de connexion selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les vis de jonction (23) sont logées, avec leurs têtes dans des évidements (26) évidées dans la face inférieure (24) de la pièce (15), éventuel lement ouverts vers l'avant ou vers l'arrière. 6. Pièce de connexion selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les saillies- (30) ont la forme de nervures s'étendant selon la direction des trous des bornes de raccordement à vis (18). 7. Pièce de connexion selon l'une quelconque'des revendications précédentes, caractérisée en ce que la face inférieure (24) de la pièce de connexion (15) est sensiblement plane entre les deux saillies (30) disposées latéralement.