L'invention se rapporte au traitement de l'énurésie par le procédé d'électrothérapie qui consiste à envoyer dans une baaueélectrode passée au petit doigt du malade des courants ou impulsions électriques à relativement haute fréquence. Elle a pour objet des perfectionnements à un dispositif dans lequel ces impulsions sont produites par une bobine de Ruhmkorff dont le primaire est alimenté par une pile, le circuit passant par un contacteur mécanique normalement ouvert et qui est fermé, lorsqu'il y a émission d'urine, par le gonflement d'une éponge placée à l'endroit voulu pour la recevoir. Ce dispositif connu-présente plusieurs inconvénients. Pour se déformer et fermer le contact, l'éponge exige une assez grande quantité d'urine de telle sorte que le fonctionnement de la bobine ne se fait qu'avec retard ou meme peut ne pas se faire si la quantité reçue n'#est pas suffisante. Si le bandage appliquant l'éponge se déplace quelque peu, il peut également y avoir manque de fonctionnement. En outre, le circuit entre la pile et l'éponge comporte# un contacteur manuel qui permet d'arrêter le fonctionnement de la bobine lorsque l'usager réveillé veut changer son bandage ; or il arrive qu'ensuite le malade oublie de fermer ce contacteur et l'appareil est inefficace si une nouvelle émission d'urine se produit. Suivant l'invention, on remplace le bandage avec son éponge et le contacteur mécanique par une sorte de slip, dans le tissu duquel est inséré un réseau formé par de nombreuses spires très rapprochées d'un fil bon conducteur interrompu en un point quel conque de son trajet : ce réseau peut couvrir une surface assez grande pour que, quels que scient ses déplacements, d'ailleurs limités, il reçoive##'émission d'urine qui établit alors un court-circuit entre deux spires ce qui ferme le circuit ; cette disposition constitue en somme un contacteur automatique. Les spires étant très rapprochées, la moindre goutte déclanche immé diatement l'appareil.Le courant pouvant etre très faible, on a, suivant l'invention, intercalé entre le slip et la bobine, un thyristor qui, dès qu'une tension minime est appliquée à sa base, devient conducteur et amplificateur du courant. Tous les éléments du montage : piles, thyristor, bobine de Ruhmkorff, résistances, sont fixés sur une plaque métallique mobile, servant de masse et d'émetteur pour le thyristor, logée dans un bottier qui est porté par l'usager à sa ceinture. D'autre part pour éviter les inconvénients d'un contacteur manuel, on remplace celui-ci par un contacteur à goutte de mer cure porté également à la ceinture et qui, automatiquement, se ferme lorsque le malade se couche et s'ouvre lorsqu'il se lave debout. Et pour éviter que le malade oublie de brancher le ré seau du slip sur le circuit# & montage, on emploie une fiche à deux conducteurs coaxiaux avec une prise ad hoc sur le bottier. Le dessin ci-joint représente à titre d'exemple un schéma du montage dans la figure 1 et une perspective du bottier-qui le renferme, dans la figure 2. Dans le schéma, P indique la pi le, R la bobine de Ruhmkorff, B la bague à passer au doigt du malade, A un signal sonore, S la sonde, T le thyristor. La sonde S est constituée par un tissu contenant un fil fin bon conducteur 1, continu, enroulé en spires rapprochées mais coupé en un point 2 de préférence vers le milieu de la spirale l'une des sections de ce fil est reliée par le conducteur 3-3 a au pôle positif de la pile, et l'autre section est reliée par le conducteur 4-4 à l'entrée du thyristor T par l'intermédiaire a d'une résistance 5.Le thyristor est monté avec son émetteur 6 mettant la base à la masse (formée par une plaque 13) et avec son collecteur 7 relié à la partie 8 (fixe en fonctionnement mais de position réglable) du contact de l'armature vibrante 9*de la bobine, armature liée elle-même à la borne positive du primaire 10 de la bobine de Ruhmkorff R, dont la borne négative est à la masse par Il ; les deux bornes du secondaire 12 sont reliées par fils souples 12 -12 à la a b bague B et au signal A. Tous les éléments précédents, à part bien entendu la sonde, la bague B et l'avertisseur A, sont montés sur la plaque 13 en métal conducteur qui sert de masse pour les pelas négatifs de la pile et du primaire de la bobine et d'émetteur du transistor. Cette plaque est elle-même accolée à une plaque isolante qui est logée amoviblement dans un bottier D (figure 2) fixé à une cein ture C dont le malade s'entoure avant de se coucher. Dans le conducteur 3 contenu dans le bottier est intercalé a un contacteur 14, de préférence un contacteur à goutte de mercu re, placé de manière à fermer son contact lorsque le malade pour vu de sa ceinture, est couché. Le fonctionnement est évident. Le malade couché, le contac teur 14 est fermé mais le circuit de la pile au thyristor est coupé en 2 et tout reste au repos. Mais s'il se produit une émis sion d'urine, le tissu de la sonde devient conducteur, il se forme immédiatement un pont court-circuitant deux spires voisines ce qui ferme le circuit et apporte, par 4 , une tension positive à la base du transistor ; celui-ci devient conducteur-amplificateur et le courant arrive au primaire de la bobine qui entre en action. Lorsque le malade réveillé se lève pour procéder à la remise en état de sa garniture, le contacteur 14 s'ouvre et ar rête le fonctionnement de la bobine. Les conducteurs allant de la sonde au thyristor contenu dans le bottier sont bien entendu en deux parties séparées 3 et 4, 3 et 4 qu'il faut réunir. Une particularité de l'invention a a consiste à placer 3 et 4 dans une fiche à conducteurs coaxiaux coopérant avec une prise ad hoc 15 prévue dans la paroi du bottier. Par sa dimension et son poids, cette fiche gênerait le malade si elle restait libre de telle sorte qu'il ne pourra pas oublier de la mettre en place dans la prise du bottier. Quant aux fils 12 et 12 de la bague B et de l'avertisseur A, ils a b passent dans des trous 20 et 20 réservés dans la paroi du bot a tier, entre celui-ci et son couvercle, pour se brancher aux bornes du secondaire de la bobine par des fiches ordinaires dans une prise installée dans la plaque isolante susmentionnée. La puissance des impulsions fournies par le secondaire de la bobine peut être variée par déplacement axial du secondaire sur le primaire qui entoure un noyau de fer doux. Le secondaire étant muni d'un curseur guidé par une glissière, le bottier comporte dans sa face extérieure 16 une fente 17 servant de glissière à ce curseur 18 qui peut ainsi être manié facilement par l'usager en toute position de celui-ci. Bien entendu, le# couplages entre la bague B et le signal A sont effectués par une fiche mobile ordinaire de prise de courant logée à l'intérieur du bottier. REVENDICATIONS 10/ Appareil de traitement de l'énurésie par électrothérapie par les impulsions de courant fournies à un doigt du malade par une bobine de Ruhmkorff alimentée par une pile et dont le circuit est fermé automatiquement par l'émission d'urine, caractérisé par le fait que ce circuit comporte un réseau formé par un fil conducteur continu enroulé en spires rapprochées, ayant une coupure en un point et porté par une garniture ou sonde en tissu, de façon que l'imbibition de celle-ci en un point quelconque du réseau détermine la fermeture du circuit. 2 / Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, entre la sonde et le primaire de la bobine de Ruhmkorff est intercalé un thyristor avec émetteur à la base et à la masse, pour conduire et amplifier le courant venant de la sonde. 30/ Appareil selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'il comporte, entre la pile et la sonde, un contacteur à goutte de mercure porté à la ceinture par le malade de façon à arrêter le fonctionnement de la bobine lorsqu'il est debout. 4 / Appareil selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait que la pile, le thyristor, la bobine et les résistances nécessaires sont fixés sur une plaque métallique formant masse et émetteur au thyristor et logée amoviblement dans un bottier. 5 / Appareil selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la connexion entre la sonde et le circuit entre pile et transistor est établie par une fiche à conducteurs coaxiaux avec prise ad hoc dans le bottier.