La présente invention concerne une surface à couchers multiples pour le sport constituée de non-tissés en fibres synthétiques pour les stades destinés aux sports de plein air On connaît diverses formes de surfaces pour la pratique des sports. Récemment, il s'est révélé de plus en plus nécessaire de maintenir les stades sportifs utilisables lorsque les conditions atmosphériques sont défavorables. Bien qu on ait déjà remplacé les pistes en cendrée par des surfaces plastiques, on tente maintenant de remplacer les surfaces de jeux recouvertes d'herbue par des matieres en fibres synthétiques pour les rendre imperméables à l'eau I1 existe déjà de nombreuses surfaces, appelées généralement "gazon artificiel", constituées d'une matière en touffes On a utilisé à cet effet des fibres de section circulaire et des fibres de section aplatie ressemblant à des brins d'herbe. L'inconvénient de ces tissus recouverts de touffes est que, lorsqu'on pose le pied dessus, ils se compriment sur une grande surface si bien que le balancement du pied, lors de la course, nuit aux performances. Un autre inconvénient est la chaleur de frottement considérable qui se dégage lors du glissement sur ce type de surface,-et qui entraîne la fusion des fibres ou des poils entre eux Ceci forme des touffes dures fondues ou soudées, qui peuvent provoquer une blessure dans le cas d'une chute. D'autre part', on connaît l'utilisation d'une matière en deux couches, constituée d'une couche supérieure de feutre unie à un substrat en débris de vieux caoutchouc qu'on a unis entre eux En pratique, seulement certains types de feutre ou de tissus non tissés répondent aux exigences, dont l'une est que la couche supérieure ait une réaction distincte à la pression, c' est-a-dire que l'empreinte ne corresponde pas à la totalité de la semelle de la chaussure de sport mais uniquement aux pointes ou aux clous qui la garnissent. De plus, la couche supérieure doit être telle qu'il ne se produise qu'unie chaleur de frottement minimale lorsque l'athlète glisse; sur la surface apres être tombé pour empêcher d'une part, les brûlures et, d'autre part, la soudure des fibres. I1 est également nécessaire qu'unie surface de ce genre résiste à l'usure et soit pratiquement inaltérable aux intempéries. Pour cette raison, seules les fibres synthétiques conviennent, car les fibres naturelles s'altèrent sous l'effet des intempéries. L'invention vise une surface convenant à l'exercice des sports de plein air en stade, et bien entendu aux sports en stade couvert, constituée d'un tapis de fibres synthétiques comportant les couches suivantes: a) une couche supérieure de marche sous forme d'un non-tissé constitué de 90 à 100 % en poids de fibres synthétiques, ayant un titre de 67 à 400 dtex, une longueur de 50 à 150 mm et une valeur de bouclage de 2 à 6 boucles par cm, ce non-tissé ayant une densité de piquage de 500 à 15 000 points par dm2, et de O à 10 % en poids de fibres adhérant par fusion, et étant de plus renforcé par des liants en caoutchouc et/ou matières plastiques avec une teneur en liants de 25 à 50 % -calculée par rapport au poids total de la couche supérieure de marche- et étant épais d'au moins 8 mm; b) une couche suppport en caoutchouc ou matiere plastique élastique imper méable, épaisse d'au moins 2 cm, et c) une couche adhésive insoluble dans l'eau unissant la couche de marche et la couche support La densité de piquage détermine la gamme d'utilisation des surfaces pour la pratique des sports. Une densité de piquage de 500 à 1.000 points par dm2 convient à l'entraînement. Pour des surfaces pour la pratique des sports devant résister à des performances élevées en compétition, ou qui sont destinées à recouvrir des terrains de hand-ball ou des courts de tennis, la densité de piquage devra~être comprise entre 1 000 et 15.000 points par dm2 Une densité de piquage d'environ 5.000 points par dm2 convient pour la plupart des sports. De préférence, les fibres sont colorées dans la masse, en utilisant des pigments colorants. Des combinaisons de couches de cette nature suppriment tous les inconvénients des surfaces classiques. Les couches superficielles de marche qui respectent les paramètres indiqués, apportent à l'athlète l'élasticité nécessaire pour que son pied prenne contact puis quitte la surface sans trop perdre d'énergie. Des exemples de liants appropriés pour renforcer la couche supérieure de marche sont les latex, par exemple le caoutchouc naturel ou synthétique, en particulier de polychloroprène. On teint de préférence le liant dans la même couleur que les fibres Pour donner une couleur verte semblable à celle de l'herbe, on peut utiliser par exemple une dispersion aqueuse de chlorophtalocyanine De préférence, les fibres ont une section pratiquement circulaire ou ont une section aplatie semblable à celle d'un brin d'herbe. Les fibres de section aplatie ont cependant l'inconvénient de risquer de provoquer des blessures en raison de leur bord relativement aigu On peut également utiliser des sections ayant d'autres formes, par exemple une forme étoilée, elliptique, etc Une fibre polymère en polycaprolactame ayant.un titre de 100 à 400 dtex, atteignant de préférence 240 dtex, une longueur de 50 à 100 mm et une valeur de bouclage de 2 à 6 boucles par cm, s'est révélée particulierement utile comme fibre polymere du non-tissé entrant dans la composition de a couche supérieure de marche Un revêtement pour la pratique des sports ayant une couche supérieure de marche de cette nature améliore les performances des athlètes. Le liant de la couche supérieure de marche continent de préférence un composé antivieillisseur empêchant l'altération de la coloration pour améliorer la résistance aux intempéries Les bisphénols sont des exemples de composés antivieillisseurs appropriés Selon l'un des modes de réalisation particuliàrement intéressant de l'invention, on rend la surface de la couche supérieure de marche rugueuse Ceci peut être réalisé par exemple en la traitant par une brosse rotative. On unit de préférence la couche supérieure de marche à la couche support au moyen d'un adhésif à base de polyisocyanates selon des zones ou des emplacements, Ceci permet la pénétration de l'eau à travers la couche d'adhésif et permet par exemple à l'eau de pluie de traverser le revêsement. On réalise cette union en des emplacements ou des zones en appliquant l'adhésif sous forme de points, de traits ou de losanges Le rapport de la surface unie à la surface libre doit être adapté d'une part au degré de perméabilité à l'eau désiré et, d'autre part, apporter la force d'union nécessaire. Des adhésifs à base de polyisocyanates, auxquels on a de préférence ajouté des composés contre le vieillissement, conviennent particulierement bien pour unir les deux couches Selon un mode de réalisation de l'invention, le tissu non tissé contlent.jusqu'à 10 % en poids -déterminé par rapport au poids du tissu non tissé- de fibres adhérant par fusion pour renforcer la couche supérieure de marche Des exemples de fibres adhérant par fusion appropriées sont des fibres à base de polyamide, d'alcool polyvinylique ou de polyéthylene Si on chauffe le non-tissé au point de fusion de ces fibres adhérant par fusion, elles fondent et réalisent l'union interne du tissu non tissé. La surface pour la pratique des sports selon l'invention contient une quantité considérable d'air, en particulier dans la couche superieure de marche, ce qui lui confère une élasticité remarquable et n' entraîne qu'une chaleur de frottement minimale lors du glissement Le trliSocyanatotriphénylmethane, le tris (isocyanatophényl) - phosphate et, en particulier, les polyisocyanate-polyurethanes conviennent particulierement bien, lesdits polyisocyanate polyuréthanes comportant des groupes isocyanate libres D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant au dessin annexé qui représente une vue en coupe d'une surface pour la pratique des sports selon l'invention. Sur la figure, la couche supérieure de marche 1 est constituée de fibres 2 renforcées par un liant. Le piquage est indiqué par 3. La surface 4 de la couche supérieure est rugueuse La couche supérieure 1 est unie à un substrat 5 constitué de débris de vieux caoutchouc (poudre de carcasse de pneu) 6 réunis par un adhésif La couche supérieure 1 et le substrat 5 sont réunis par une couche d'adhésif 7 déposée sous forme de points 2 Lorsque la densité de piquage est de 5.000 points par dm2, on obtient un tissu non tissé plus compact et plus resistant qui convient particulièrement bien pour recouvrir les courts de tennis EXEMPLE Un échantillon d'une surface pour la pratique des sports est cons titué dans sa couche supérieure de marche, d'un tissu non tissé en fibres de polycaprolactame synthétique coloré dans la masse, contenant des agents antivieillisseurs, ayant un titre d'environ 230 dtex, une longueur d'environ 60 mm et une valeur de bouclage de 3 à 4 boucles par cm. La densité de piquage de ce tissu non tissé est d'environ 650 points par dm2. I1 est de plus renforcé par un latex de polychloroprene ayant une teneur en liant de 40 % en poids. La couche supérieure de marche est de 15 mm. Le substrat est constitué de débris de vieux caoutchouc unis entre eux par un adhésif en polyuréthane. Le substrat est épais d'environ 30 mm. Les deux couches sont réunies par un adhésif de polyisocyanate-polyuréthane comportant des groupes isocyanate libres. L'utilisation de fibres synthétiques teintes. dans la masse se traduit par une coloration solide et résistant aux intempéries. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux modes de mise en oeuvre qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Surface sous forme d'un non-tissé pour la pratique des sports de plein air en stade, caractérisée en ce qu'elle comporte les couches suivantes: a) une couche supérieure de marche sous forme d'un tissu non tissé constitué de 90 à 100 % en poids de fibres synthétiques, ayant un titre de 67 à 400 dtex, une longueur de 50 à 150 mm et une valeur de bouclage de 2 à 6 boucles par 2 cm, le non-tissé ayant une densité de piquage de 500 à 15.000 points par dm2, et de O à 10 % en poids de fibres adhérant par fusion, et étant renforcé de plus par un liant de caoutchouc et/ou de matière plastique avec une teneur en liant de 25 à 50 % en poids -calculée par rapport au poids de la couche supérieure de marche- et étant épais d'au moins 8 mm; b) d'une couche support constituée d'une matière élastique imperméable en caoutchouc ou matière plastique épaisse d'au moins 2 cm; et c) une couche adhésive insoluble dans l'eau unissant la couche de marche et la couche support. 2. Surface pour la pratique des sports selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres synthétiques sont des fibres colorées dans la masse. 3. Surface pour la pratique des sports selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres ont une section os pratiquement circulaire. 4. Surface pour la pratique des sports selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres ont une section aplatie. 5. Surface pour la pratique des sports selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres ------------ sont des fibres de polycaprolactame ayant un titre de 100 à 240 dtex, une longueur de 50 à 100 mm et comportent de 2 à 6 arcs par cm. 6 Surface pour-la pratique des sports selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le liant de la couche supérieure de marche contient un agent contre le vieillissement. 7. Surface pour la pratique des sports selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'on a rendu rugueuse la surface de la couche supérieure de marche. 8. Surface pour la pratique des sports selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'adhésif unissant la couche supérieure de marche et la couche support est un polyisocyanate-polyurêthane, comportant des groupes isocyanate libres.