L'invention concerne une composition pharmaceutique (médicament) destinee notamment au traitement de tumeurs, qui comprend comme matière active de la coproporphyrine III ou un sel alcali minéral hydrosoluble de cette substance, acceptable pour des usages pharmaceutiques, ainsi quelle traitement de tumeurs au moyen d'une telle composition. De nombreuses substances ayant une action antitumorale ont déjà été proposées comme ingrédients actifs de produits destinés au traitement de tumeurs. Mais les produits contenant ces substances ont l'inconvenient général que leur efficacité reste limitée à certains types déterminés de tumeurs, et aussi que, dans bien des cas, ils peuvent même se montrer nocifs pour les cellules normales saines, etque leur toxicité n'est souvent pas à négliger, et en raison de ces inconvénients, leur emploi est resté jusqu'ici très limité. I1 a été découvert assez récemment que les porphyr-ines, et enparticulierle sel sodique de la protoporphyrine, pouvaient maintenir ou même favoriser le fonctionnement cellulaire normal,-et que ces substances étaient utiles pour prévenir la formation et le développement d'une grande variété de tumeurs malignes, les métastases et les récidives. Cette découverte a conduit - proposer un médicament pour inhiber les tumeurs malignes, comprenant une porphyrine ou un sel pharmaceutiquement acceptable de celle-ci (brevet japonais N 125757/76 publié le 2 novembre 1976), publication qui cite comme exemples de porphyrines utilisables l'étioporphyrine, la mésoporphyrine, la protoporphyrine, la deutéroporphyrine, l'hématoporphyrine, la coproporphyrine et l'uroporphyrine, et indique en outre que parmi toutes ces substances, le sel sodique de la protoporphyrine est particulièrement préférable et disponible sous divers noms de marque pour le traitement de certaines maladies hépatiques, ce sel entant en fait la seule matière employée dans tous les exemples de ce brevet. Or la présente demanderesse, ayant étudié l'action des coproporphyrines, a trouvé que la coproporphyrine du type III, ainsi que ses sels d'alcalis-minéraux hydrosolubles acceptables pour une utilisation pharmaceutique-, substances qui ne sont aucunement décrites dans le brevet japonais cidessus, présentaient une action anti-tumorale bien supérieure à celle de la coproporphyrine du type I ou de ses sels alcalins, ainsi qu'à celle de la protoporphyrine ou de son sel recommandé dans ce brevet, et elle a observé que la coproporphyrine III et ses sels exerçaient une activité anti-tumorale contre la tumeur AB-41C (cancer hépatique ascitique du rat) à un degré permettant de croire à un effet thérapeutique probable, et que cette action anti-tumorale était très supérieure à celle de la protoporphyrine ou de la coproporphyrine I, ce qui est d'autant plus surprenant que l'on considère comme difficile de trouver un agent anti-tumoral se montrant efficace contre cette tumeur particulière. La présente demanderesse a également observé que la coproporphyrine III était beaucoup plus soluble dans l'eau que la protoporphyrine reconmandee dans le brevet pré-cité, ce qui supprime les restrictions concernant l'emploi de la protoporphyrine, par exemple les types de formules, les formes de dosage et les concentrations, et de plus que la coproporphyrine III étaient extrêmement peu toxique. Ces avantages permettent l'administration de la coproporphyrine III à de fortes concentrations ou en grandes quantités, et l'on peut escompter que cette substance verra son intérêt s'accroître. La présente demanderesse a en outre trouvé que la coproporphyrine III se montrait efficace contre la formation et le développement d'une grande variété de tumeurs malignes, leurs métastases et leurs récidives, et qu'elle était d'un grand intérêt pour le traitement de ces tumeurs, sans léser les cellules normales saines ou avoir d'autres effets secondaires sur ces cellules. La présente invention a ainsi pour objet un agent ou médicament anti-tumoral comprenant comme matière active de la coproporphyrine du type III ou un sel physiologiquement acceptable de cette substance, pressentant les activités et effets supérieurs que l'on vient d'indiquer. La coproporphyrine du type III, ou plus simplement coproporphyrine III, qui est employée dans le present médicament, est un composé connu de formule Les sels physiologiquement acceptables de cette substance sont par exemple les sels d'alcalisminéraux hydrosolubles pouvant être employés à des fins pharmaceutiques, comme les sels de sodium, de potassium et d'ammonium. Les porphyrines sont largement répandues dans le règne animal et végétal et elles peuvent etre obtenues par extraction de ces sources naturelles et purification. La coproporphyrine III qui est utilisée selon cette invention peut être un produit d'extraction purifié d'une telle origine naturelle, et elle peut être aussi obtenue au moyen de microorganismes, comme les souches des genres Rhodopseudomonas, Micrococcus, Staphylococcus, Saccharomyces, Bacillus, Streptomyces, Mycobacterium et Corynebacterium, des exemples particuliers de tels microorganismes comprenant Rhodopseudomonas spheroides ATCC 17023-17030 ; Micrococcus lysodeikticus ATCC 4698, 12698, 15800, 15801 ; Staphylococcus epidermidis ATCC 14990, 155, 12228, 17917, 21103 ;Saccharomyces cerevisiae ATCC 2338, 2341, 2359, 2365, 2366, 2373,2375, 2601, 2704, 4110, 4111, 4124-4126, 4132, 4134, 7752, 7754, 7921, 9017, 9018, 9369-9371, 9763, 10274, 10275, 1-1795, 11909, 12341, 12699, 13264, 13601, 13602, 15119, 15120, 15121, 15122, 15248, 15513, 18111, 20169, 560, 561, 834, 2355, 2364, 2top, 4097, 4098, 4105, 4108, 4113, 4114, 4117, A123, 4127, 4921, 6037, 7753, 8255-8258, 9841, 9896,'10607, 10824, 11777,.14824, 14825, 16664 ; Bacillus cereus ATCC 14579, 2, 246, 4342, 6464, 7004, 7039, 7064, 9139, 9592, 9818, 10702, 10987, 11778, 11950, 12480; 13061, 13472, 13824, 14603, 14747, 15816, 15817, 19637, -21182, 21281, 6462, 6463, 10206, 11778, 19647 ;Streptomyces griseus ATCC 23345, 10137, 3309, 3313, 3331, 3336, 3343, 3352, 3374, 3478, 4847, 6246, 10246, 10971, 10974, 11429, 11523, 11746, 11984, 12433, 12475, 12648, 13968, 15395, 15569, 23337, 13741, 13733, 15867 ; Streptomyces olivaceus ATCC 3325, 3335, 3369, 10897, 11-626, 12019 ; Mycobacterium smegmatis ATCC 14468, 19420, 20, 114, 281, 359, 607, 10143, 11727, 11759, 12051, 12549, 19979, 19980, 21293, et Corynebacterium diphtheriae ATCC 19409, 11913, 13812, 296, 9015, 9343, 11951, 11952, 8028, 9059, 9060, 11049, 8032, 9675, 11050, 14779, 8024, 8026, 9061, 9673, 11051. La présente demanderesse a de surcroît trouvé que Arthrocabter globiformis ATCC 8010, 4336, Arthrobacter pascens ATCC 13346, Arthrobacter aurescens ATCC 13344, Arthrobacter ureafacien ATCC 7562 et Arthrobacter tumescens ATCC 6947 permettaient d'obtenir la coproporphyrine III pouvant être également employée conformément a la présente invention, ainsi que ses sels d'alcalisminéraux hydrosolubles pharmaceutiquement acceptables. I1 est particulièrement avantageux de choisir une coproporphyrine III qui a été produite par une souche du genre Arthrobacter ou du genre Brevibacterium qui sont indiquées dans la demande de brevet japonais NO 83165/75 (brevet publié sous le N" 7492/77 le 20 janvier 1977), ou un sel d'alcali minéral hydrosoluble pharmaceutiquement acceptable de cette substance. La souche qui est indiquée dans cette demande de brevet japonais permet d'obtenir la coproporphyrine III avec un plus haut rendement, à un moindre prix et par une opération industrielle plus facile, qu'avec les autres souches qui ont été citées en exemples ci-dessus, mais il faut noter à cet égard que cette demande de brevet japonais ne signale pas l'activité anti-tumorale de la coproporphyrine III ainsi obtenue ou de ses sels, ni naturellement leur emploi comme agents anti-tumoraux. Des exemples de souches propres à la production de la coproporphyrine III figurant dans cette demande de brevet japonais sont : Arthrobacter hyalinus (FERM-P NO 3125 ; ATCC 31263), Arthrobacter cremeus (FERM-P NO 3126, ATCC 31372), Arthrobacter resinosus (FERM-PN" 3131 ; ATCC 31374), Arthrobacter isqpropanolophila (FERM-P N9 3129 =; ATCC 31375), et Brevibacterium eburneus (FERM-P N 3128 ; ATCC- 31373), dont les propriétes bactériologiques et les inéthodes'de culture sont décrites en détail dans le brevet japonais N 7492/77. Comme il est dit dans ce brevet, on peut employer des milieux de culture comprenant une source de carbone, une source d'azote, des sels minéraux, des agents antimousses etc. Des exemples de sources de carbone sont des glucides, des alcools, des hydrocarbures et le son, tandis que des exemples de sources d'azote sont les liqueurs demacération de céréales, un extrait de levure, un extrait de viande, les peptones, la farine de poisson, des sels d'ammonium, des nitrates et l'urée, et les sels minéraux peuvent être par exemple des sels de magnésium, des phosphates, des sels de zinc, defcalcium, de manganese, de molybdène ou de cuivre. La composition du milieu de culture peut être variable et au cours de la culture onpeut rajouter des quantités supplémentaires des composants du milieu. Par exemple, si l'on choisit un alcool comme source de carbone, on pe-ut en ajouter des quantités supplémentaires suivant une méthode permettant d'accroitre la production de coproporphyrine III, en ajoutant cet alcool une ou plusieurs fois si la teneur en alcool restant diminue, ou bien avant, phedant ou après le déclenchement de la formation de la coproporphyrine III. On peut obtenir des résultats favorables si le milieu de culture ne contient pas de sels de fer au cours de la culture. La culture se fait dans des conditions aérobies, par exemple en secouant le milieu ou en llaqitant par aération, et il est préférable d'opérer dans des conditions d'aération les plus douces possible. La température de culture est en général d'environ 20 à 400C et le pH du milieu ordinairement de l'ordre de 4 à 9,5, la durée étant usuellement d'environ 2 à 8 jours et pouvant varier suivant le choix des autres conditions de culture. Comme la coproporphyrine III s'accumule dans le produit résultant de la culture, par exemple le bouillon de culture, beaucoup plus que lorsqu'on utilise les autres souches connues qui ont été précédemment indiquées comme exemples, elle peut être extraite de manière connue avec de bons rendements du produit obtenu, au moyen d'un solvant convenable tel que l'acétate d'éthyle acidifié par de l'acide acétique. En général, la coproporphyrine III est extraite du bouillon de culture dont les cellules microbiennes et autres matières solides ont été séparées puis on traite l'extrait, par exemple on fait l'ester méthylique de la coproporphyrine avec du méthanol et de l'acide chlorhydrique, et si cela est nécessaire on purifie l'ester par chromatographie sur une colonne d'alumine, ce qui donne la coproporphyrine III sous la forme de son ester méthylique. Le corps actif du médicament selon cette invention étant la coproporphyrine III libre ou un sel d'alcali minéral hydrosoluble de celle-ci, l'ester alkylique obtenu de la manière qui vient d'être dite peut etre ensuite dissous dans un solvant tel que le benzène, le toluène, la pyridine, le dichloroéthane, le trichloroéthane, le tétrahydrofuranne ou le diméthysulfoxyde, on ajoute une petite quantité d'un alcali comme l'hydroxyde de sodium, de potassium ou d'ammonium et on chauffe pour hydrolyser l'ester et précipiter ainsi la coproporphyrine sous la forme du sel correspondant à l'alcali ajouté, sel qui est séparé par filtration, puis on en élimine l'alcali et l'eau restants, -par exemple au moyen d'un solvant, ce qui donne le sel cherché de la coproporphyrine III.Ou bien, on peut séparer l'ester alkylique formé en lui ajoutant un alcali comme l'hydroxyde de sodium, de potassium ou d'ammonium pour l'hydrolyser et le transformer en sel de l'alcali ajouté, puis on évapore l'eau et on élimine l'alcali et l'eau résiduelle au moyen d'un solvant. On peut aussi traiter le sel avec un acide tel que l'acide chlorhydrique, sulfurique, phosphorique, acétique ou formique pour le transformer en coproporphyrine III libre, puis on ajuste le pH aux environ de 3,6 pour précipiter la coproporphyrine libre que l'on sépare par filtration. Une autre méthode de séparation consiste à traiter l'ester alkylique avec un acide comme l'acide chlorhydrique, sulfurique, phosphorique, acétique ou formique en milieu aqueux pour l'hydrolyser et le transformer en coproporphyrine III libre , puis on ajuste le pH aux environs de 3,6 pour précipiter la coproporphyrine que l'on sépare par filtration. Une autre méthode de séparation consiste encore à traiter la coproporphyrine III libre obtenue avec un alcali tel que l'hydroxyde de sodium , de potassium ou d'ammonium pour la convertir en sel correspondant, puis on évapore l'eau et on élimine l'alcali et l'eau résiduelle au moyen d'un solvant. Le cas échéant, la coproporphyrine III ainsi obtenue ou son sel peuvent être encore purifiés par des méthodes connues telles que recristallisation, chromatographie sur colonne ou extraction avec un solvant. L'hydrolyse, la- conversion en forme libre etc, que l'on vient de décrire, peuvent se faire à la température ordinaire, ni chauffage ni refroidissement particuliers n'étant nécessaires, mais éventuellement on peut chauffer où refroidir et les meilleures températures sont de l'ordre de 0 à 2000C, de préférence de 10 à 'l900C. La coproporphyrine III et ses sels peuvent être administrés à l'état pur comme agents anti-tumoraux, mais la pratique courante consiste à les donner sous la forme d'une composition avec un véhicule ou diluant pharmaceutique ou autres additifs semblables, qui peuvent être toutes les matières solides ou liquides usuellement employées comme tels. Des exemples de ces matières sont des véhicules ou diluants solides comme des sucres, par exemple lactose, saccharose, glucose, fructose, mannitol et sorbitol, des matières polymères naturelles telles que par exemple l'amidon de mais ou de blé ou la fécule de pomme de terre, la dextrine, la gomme arabique, la gomme adragante ou la gomme de gayàc, l'alginate de sodium et la gélatine, des acides aminés, des protéines, des produits résultant de l'hydrolyse partielle de protéines, des huiles minérales et graisses, matières polymères synthétiques comme la méthylcellulose ,i'éthylcellulose, -la carboxyméthyl-cellulose, l'hydroxyéthyl-cellulose, l'alcool polyvinylique et le polyéthylène glycol, et des substances minérales telles que par exemple le sulfate ou le phosphate de calcium, le carbonate de calcium précipité, le chlorure de sodium et l'acide borique, ainsi que des diluants liquides, par exemple une solution aqueuse d'un sucre comme le lactose, le saccharose, le glucose, le sorbitol, le xylitol ou le mannitol, une suspension aqueuse d'une matière polymère naturelle comme l'amidon de maïs ou de blé ou la fécule-de pomme de terre, la dextrine, la gomme arabique, la gomme adragante ou la gomme de gayac, l'alginate de sodium ou la gélatine, une solution aqueuse d'un aminoacide ou d'un produit résultant de l'hydrolyse partielle de protéines, une suspension aqueuse d'une huile minérale ou d'une graisse ou encore une suspension aqueuse d'une matiere polymère synthétique comme la méthyl-cellulose, l'éthyl-cellulose, la carboxyméthyl-cellulose, 1 'hydroxyéthyl-cellulose, un acétate de polyvinyle ou un polyéthylèneglycol. Le présent corps actif entretient et favorise efficacement le fonctionnement cellulaire normal, et divers aliments ou boissons, l'eau de boisson, etc, qui sont normalement absorbés par l'homme ou les animaux, pouvant également servir de véhicules, diluants ou autres additifs, toutes ces matières à ingérer sont comprises dans l'expression "véhicules ou d-iluants pharmaceutiques, ou pharmaceutiquement acceptables", à côté des véhicules, diluants ou autres additifs semblables qui sont normalement employés en pharmacie galénique et en médecine. Le présent corps actif est beaucoup plus soluble que la protoporphyrine et il peut ainsi être formulé sous toutes formes voulues, par exemple administrables par la voie orale comme des préparations liquides, poudres, granules, pillules ou comprimés, préparations injectables ou à instiller, suppositoires, partilles ou dragées, et il peut aussi être ajouté à des aliments ou à des boissons ou à toutes autres matières devant être prises par l'homme ou par des animaux tomme la volaille , les animaux domestiques ou familiers, les poissons de piscicultures etc, et-comme la coproporphyrine III et ses sels résistent bien -à l'action de la chaleur, ces aliments, boissons et autres peuvent être tout aussi bien des produits à cuire ou à chauffer. La composition pharmaceutique (médicament) selon cette invention peut contenir le corps actif dans des proportions variables suivant, par exemple, sa forme et la voie d'administration, à savoir par exemple d'environ 0,001 à 99 % en poids, de préférence-de l'ordre de 0,01 à 95 %. Le présent medicament peut servir au traitement d'une grande variete de tumeurs dont des exemples sont les cancers de 1 t estomac, de l'intestin, du poumon , du sein, de l'utérus, de l'oesophage, des ovaires, du pancréas, du pharynx, les sarcomes, les cancers du foie, de la vessie, de la mâchoire supérieure, du canal biliaire et de la langue, les tumeurs cérébrales, les cancers de la peau, le goitre cancéreux, le cancer de la prostate et-le cancer de la parotide, la maladie de Hodgkin, le mélanome malin, le myélome multiple ou maladie de Kahler , les leucémies et les lymphocytomes malins. Comme le corps actif entretient et favorise efficacement le fonctionnement cellulaire normal, il est d'un grand intérêt pour le traitement de diverses tumeurs malignes, et l'on peut compter qu'il se montre efficace aussi contre les lymphocytomes, les leucémies et l'hyper-tension. L'ingredient actif selon cette invention est très peu toxique, sa-DL50 chez-la souris etant de 1500 mg/kg par la voie orale et de 400 mg/kg par la voie intra-veineuse, alors que pour le sel sodique de la protoporphyrine, la DL50 chez la souris par la voie intra-veineuse est de 347,3 mg/kg ("Dictionary of Japanese Commercial Drugs" publié le 30 novembre-1975 au Japon). Ainsi, le présent médicament s'avère excellent non seulement par son efficacitéthêrapeutique mais aussi par sa très faible toxicité, comme le montreront les exemples comparatifs qui sont donnés ci-après. Son dosage n'est pas 'soumis à des limitations particulières, une prise excessive n'entraînant pas de troubles sérieux. I1 peut être choisi suivant les cas -à traiter et les symptômes, mais en général des dose-s-quotidiennes pouvant s'élever jusqu'à environ 5 g pour 50 kg de poids corporel sont suffisantes pour les adultes, des doses plus fortes pouvant être éventuellement données, les doses quotidiennes normales étant de l'ordre de 1 à 1000 mg/50 kg. Ainsi, la présente invention apporte comme agent anti-tumoral la coproporphyrine III ou un sel d'alcali minéral hydrosoluble de cette substance pharmaceutiquement acceptable, ainsi qu'un moyen de traitement de tumeurs consistant à administrer de l'ordre de 1 à 1000 mg/50 kg par jour de ces agents à l'homme ou à l'animal, par des voies diverses comme la voie orale, intra-veineuse ou intramusculaire. Les exemples qui suivent sont donnés pour décrire plus en détail la présente invention. Préparation Nol d'un corps actif On commence par préparer l'ester méthylique de la coproporphyrine III d'après le brevet japonais NO 7492/77. Dans un Erlenmeyer de 500 ml qui contient 200 ml d'un milieu de culture stérile comprenant 1 g d'extrait de levure, 3 g de peptone, 3g de nitrate d'ammonium, 0,4g de phosphate de potassium, 1,5g d'orthophosphate disodique, 0,5g du sulfate de manganèse, 10 mg de sulfate de zinc, 50 jig de sulfate de cuivre, 10 pg de trioxyde de molybdène et 5g de carbonate de calcium par litre d'eau pure désionisée, on inocule Arthrobacter hyalinus (FERM-P NO 3125) et on le cultive à 300C pendant 3 jours tout en secouant, puis on inocule 2 ml du bouillon de culture ainsi obtenu dans un Erlenmeyer de 500 ml contenant 200 ml du même milieu que ci-dessus et on cultive à 30"C pendant encore 3 jours tout en secouant, on ajoute alors 2 ml d'alcool isopropylique et on poursuit la culture, en secouant, pendant encore 3 jours, la quantité de coproporphyrine III formée dans le bouillon de culture étant alors de 86 mg/litre. On centrifuge 1 litre de ce bouillon pour en séparer les cellules microbiennes et autres matières insolubles, on soumet le liquide surnageant à une extraction avec de l'acétate d'éthyle acidifié par de l'acide acétique, la couche -d'acétate d'éthyle séparée contenant la coproporphyrine III, on sèche cette couche et on forme l'ester tétraméthylique de la coproporphyrine III en ajoutant à la masse solide obtenue de l'acide chlorhydrique et du méthanol. En chromatographiant l'ester sur une colonne d'alumine, on obtient 65 mg de cristaux de l'ester tétraméthylique de la coproporphyrine III. A partir de cet ester on prépare de la manière suivante un corps actif selon l'invention On dissout les 65mg de cristaux dans 5 ml de toluène, on ajoute une petite quantité d'hydroxyde de sodium 3N et on laisse se faire la réaction à 900C pendant une heure. On sépare ensuite par filtration le précipité noir forme et après avoir éliminé l'alcali et l'eau résiduels au moyen d'un alcool ou d'un éther, il reste 66 mg du sel tétrasodique de la coproporphyrine III dont la pureté, d'après son absorbance dans l'ultraviolet, est de 99 %. Préparation N02 d'un corps actif En recommençant la préparation N01 ci-dessus avec Arthrobacter cremous (FERM-P NO 3126) à. la place de la souche utilisée, on obtient une teneur en coproporphyrine III de 12,8 mg/litre Avec le bouillon de culture ainsi obtenu on prépare le corps actif de la manière suivante. On centrifuge 10 litres du bouillon pour en séparer les cellules microbiennes et autres matières insolubles puis on ajuste le liquide surnageant à pH 3,6 avec de l'acide chlorhydrique pour précipiter la coproporphyrine III au point iso-électrique. On sépare le précipité par filtration sur du verre fritté et on forme l'ester tétraméthylique de la coproporphyrine III en lui ajoutant de l'acide chlorhydrique et du méthanol et on obtient finalement 85mg de cristaux de cet ester après l'avoir chromatographié sur une colonne d'alumine. On dissout ces 85mg d'ester dans 100 ml de pyridine, on ajoute une petite quantité d'hydroxyde de potassium 3N et on laisse se faire la réaction pendant une heure à 900C puis on.sépare par filtration le précipité noir formé et on le lave avec un alcool ou un éther, ce qui donne le sel tétrapotassique de la coproporphyrine III dont la- pureté est de 99 % d'après son absorbance dans l'ultraviolet. Préparation N03 d'un corps actif En recommençant la préparation N01 avec Arthrobacter resinosus (FERM-P N03131) à la place de la souche employée, on obtient une concentration en coproporphyrine III de 16 mg/litre. Avec le bouillon de culture ainsi obtenu on prépare ensuite le corps actif de la manière suivante. En opérant de la même manière que pour la préparation N02, on obtient 110 mg d'ester tétraméthylique de la coproporphyrine III cristallisé à partir de 10 litres du bouillon de culture, ester que l'on dissout dans 100 ml de benzène, puis on ajoute une petite quantité d'hydroxyde d'ammonium 3N et on poursuit la réaction à 80"C pendant 1 heure. On sépare ensuite par filtration le précipité noir formé et après avoir lavé celui-ci avec un alcool ou un éther, on obtient 106mg du sel tétra-ammonique de la coproporphyrine III dont la pureté est de 98 go'après son absorbance dans l'ultraviolet. Préparation N04 d'un corps actif On recommence la préparation Nol mais en utilisant Arthrobacter isopropanolophila (FERM-P N03129), à la place de la souche employée et en ajoutant 2g de glucose, en deux portions, comme source de carbone, au lieu des 2ml d'alcool isopropylique. On arrive ainsi à une concentration en coproporphyrine III de 26mg/litre En procédant ensuite comme dans la préparation N02, on obtient à partir de 10 litres du bouillon de culture 178 mg d'ester tétraméthylique cristallisé de la coproporphyrine III. On dissout ces 178 mg de cristaux dans 100 ml d'acide chlorhydrique 6N, on laisse reposer pendant une nuit au réfrigérateur puis on précipite la coproporphyrine III libre en ajustant le pH du mélange à 3,6 avec de l'hydroxyde de sodium. On sépare le précipité par filtration, on dissout la coproporphyrine dans une petite quantité d'eau, on ajoute de l'hydroxyde de sodium pour porter le pH à 10 puis on évapore l'eau et on lave la matière restante avec un alcool ou un éther, ce qui donne 181 mg du sel tétrasodique de la coproporphyrine III dont la pureté, d'après son absorbance dans l'ultraviolet, est de 97 Preparation N05 d'un corps actif En recommençant la préparation N01 mais avec la souche de Brevibacterium ebnrneus (FERM-P NO 3128), on obtient une concentration en coproporphyrine III de 19,2 mq/litre. En procédant ensuite comme pour la préparation N04, on obtient, à partir de 10 litres du bouillon de culture, 134 mg du sel tétrasodique de la coproporphyrine III à 97 % de pureté. L'action carcinostatique de la coproporphyrine III est montrée par les exemples suivants Exemple 1 On inocule 1,0 ml de AH-41C (cancer hépatique ascitique) à 107 cellules cancereusesOpar millilitre dans la veine de la queue de rats Donryu ( + ) divisés en groupes de 6 rats chacun, et au bout de 72 heures, on injecte aux rats par la voie -intra-peritonéale le sel sodique de la coproporphyrine III qui a été obtenu dans la préparation N01, aux doses qui sont indiquées dans le tableau 1 ci-après, une fois par jour pendant 10 jours consécutifs. Les animaux restent en observation pendant 60 jours. Les résultats sont groupés dans le tableau 1, avec ceux qui ont été obtenus sur un-groupe témoin d'animaux auxquels le sel tétrasodique de la coproporphyrine III n'a pas été injecté. En remplaçant le sel sodique de la préparation N"1, par le sel sodique, potassique ou ammonique de la coproporphyrine III qui ont été obtenus dans les préparations N02, 3, 4 et 5, on a obtenu pratiquement les mêmes résultats que ceux indiqués au tableau 1. Temps TEMOIN 1 mg/kg 20 mg/kg 50 mg/kg écoulé Numbre de % de Nombre de % de Nombre de % de Nom bre de rate % de survivante (jours) rats sur- survivants rate sur- survivants rats sur- survivants survivants vivants vivants vivants 10 6 100 6 100 6 100 6 100 15 4 67 6 100 6 100 6 100 20 0 0 5 83 6 100 6 100 25 3 50 2 33 3 50 30 3 50 2 33 3 50 40 2 33 2 33 3 50 50 2 33 2 33 3 50 Exemples comparatifs 1 et 2 En recommençant l'exemple 1 mais avec le sel sodique de la coproporphyrine I et le sel sodique de la protoporphyrine IX , respectivement, à la place du sel sodique de la coproporphyrine III, et en limitant les doses de chaque agent à 1 mg/kg par administration, on a obtenu les résultats qui sont groupés au tableau 2 avec ceux obtenus dans l'exemple 1 à la même dose. Temps TEMOIN Sel Na coproporphyrine Sel Na coproporphyrine I Sel Na protoporphyrine IX écoulé III (invention) (exemple comparatif 1) (exemple comparatif 2) (jours) Nombre de % de Nombre de % de Nombre de % de Norbre de % de rats sur- suvivants rats sur- survivants rats sur- survivants rats sur- survivante vivants vivants vivants vivants 10 6 100 6 100 6 100 6 100 15 4 67 6 100 5 83 5 83 20 0 0 5 83 3 50 2 33 25 3 50 2 33 2 33 30 3 50 1 17 2 33 40 2 33 1 17 2 33 50 2 33 1 17 1 17 60 2 33 1 17 1 17 Exemple 2 En recommençant l'exemple 1- mais avec le sel sodique de la coproporphyrine III qui a ete préparé par culture d'Arthrobacter globiformis ATCC 8010, d'Arthrobacter pascens ATCC 13346, d'Arthrobacter aurescens ATCC 13344, d'Arthrobacter ureafaciens ATCC 7562, ou d'Arthrobacter tumescens ATCC 6947 , donné' à la dose de lmg/kg par administration, on a obtenu sensiblement les mêmes résultats que ceux du tableau 1. Exemple 3 En recommençant encore l'exemple 1 avec le sel tétrasodique du commerce delta coproporphyrine III provenant de matières fécales humaines, donné à la dose de lmg/kg par administration, on a de nouveau obtenu sensiblement les mêmes résultats que ceux indiqués au tableau 1. REVENDICATIONS 1 - Composition pharmaceutique (médicament) destinée notamment au traitement de tumeurs, comprenant comme matière active de la coproporphyrine III ou un sel d'alcali minéral hydrosoluble de cette substance acceptable pour une utilisation thérapeutique, avec un véhicule ou diluant pharmaceutique. 2 - Composition selon la revendication 1, contenant de l'ordre de 0,01 à 95 % en poids de la matière active. 3 - Composition selon la revendication 1 ou 2, dans laquelle la matière active est de la coproporphyrine III ou un sel de celle-ci, qui ont été obtenus par culture d'un microorganisme. 4 - Composition selon la revendication 3, caractérise e en ce que le microorganisme est une souche formant la coproporphyrine IIIchoisie parmi des souches des genres Arthrobacter et Brevibacterium. 5 - Composition selon la revendication 4, carac térisee en ce que le microorganisme est Arthrobacter hyalinus, Arthrobacter cremeus, Arthrobacter resinosus, Arthrobacter isopropanolophila ou Brevibacterium eburneus.