La présente invention a pour objet un procédé de transformation par déformation plastique à haute température d'une billette en métal ou alliage métallique oxydable et une installation de filage pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait que la transformation par déformation plastique à haute température d'une billette en métal ou alliage métallique oxydable, par exemple d'une billette en uranium ou en alliage d'uranium, pose certains problèmes qui sont liés, d'une part, à la grande oxydabilité à chaud de ces métaux et, d'autre part, à leur capacité de réagir avec certains matériaux d'outillage. En effet, dans le cas de billettes à base uranium, il est nécessaire en raison de la grande oxydabilité à chaud de l'uranium, d'éviter tout contact de la billette avec l'air, pendant l'opération de déformation plastique à haute température, de manière à empecher la destruction partielle ou manie complète des produits obtenus et surtout la contamination des locaux et du personnel par les oxydes d'uranium Par ailleurs, l'uranium donne des eutectiques fusibles très fluides, par exemple, avec le fer à 725 r, avec le nickel ou le cobalt à 7400 C, et avec le cuivre à 950 C -5 ce fait, lorsqu'on utilise pour le filage diune billette en alliage d'uranium des outillages à base des matériaux précités, il se produit un collage et surtout une usure rapide de l'outillage, en particulier de la filière qui peut être détruje an une seule opération, ce qui conduit de plus à un produit fi inutilisable. Les procédés connus actuellement pour ver ces difficultés consistent soit à réaliser 13 transformation par déformation plastique à haute température dans une enceinte naintenue sus vida, soit à protéger 1 billette an Pliage d'uranium par une gaina métallique d'argent ou de cuivre qui est ensuite éliminée par exemple, par décapage du produit transforr.##, Les procédés de tra#sfornation sous vide présentent certains inconvénients car ils sont difficiles à mettra en oeuvre industriellement en raison de la lourdeur d'exploitation d'installations conçues pour fonctionner sous vide. Par ailleurs, dans les procédés de transformation sous vide, il est nécessaire d'utiliser des outillages en matériau ne formant pas d'eutectiques avec l'uranium, par exemple des outillages en carbure métallique de chrome ou de tungstène ou des outillages en céramique telle que Oxyde d'aluminiumou de zirconium. De même, les procédés faisant appel à un gainage de ou GU d'argent présentent certains inconvénients notamment celui d'etre très onéreux car la réalisation puis ltélimination de ce gainage sont des opérations coûteuses et relativement complexes. La présente invention a précisément pour objet un procédé de transformation par déformation plastique à haute température d'une billette en métal ou alliage métallique cxydable qui pallie les inconvénients précités. Le procédé, selon l'invention, de transformation par déformation plastique à haute température d'une billette en métal ou alliage métallique oxydable, se caractérise en ce qu'il consiste à enrober ladite billette dans du verre fusible à ladite température de déformation, ledit verre présentant la propriété d'être visqueux à ladite température de déformation et ayant une composition telle qu'il ne puisse réagir chimiquement avec ledit métal ou ledit alliage à ladite température de déformation, à porter ladite billette enrobée à ladite température de déformation et à soumettre ensuite ladite billette enrobée et chauffée à ladite déformation plastique. Le procédé tel que caractérisé ci-dessus tire avanta geusement profit du fait qu'en enrobant la billette à transformer dans un verre présentant les caractéristiques précitées et en portant ensuite la billette enrobé à sa température de transfornation, on assure tout d'abord, au moment du chauffage de la billette une protection efficace de cette dernière contre toute atmosphère oxydable ou réductrice, en forant de plus, lors de ce chauffage sur 13 totalité de la surface de la billette, un film continu de verre fondu plastique et suffisamment adhérent qui, lors de l'étape suivante de transformation par déformation plastique à chaud, protège la billette de tout contact avec l'atmosphère et avec les outillages, en jouant de plus, lors de cette étape, le rôle de lubrifiant, ce qui permet ainsi d'obtenir par transformation de la billette un produit présentant un état de surface satisfaisant. Par ailleurs, après transformation de la billette, l'élimination du film de verre présent sur la surface de la pièce obtenue par transformation, ne pose aucun problème, car il peut être éliminé facilement par choc thermique si lton refroidit brutalement la pièce obtenue. Aussi, selon une caractéristique avantageuse du procédé de l'invention, après avoir soumis ladite billette enrobée et chauffée à ladite déformation plastique, on élimine ledit verre en soumettant la pièce obtenue par transformation de ladite billette à un traitement de trempe à l'eau. Ce mode d'élimination du verre se révèle particulièrement avantageux car il permet de réaliser simultanément un traitement d'affinage du grain du produit obtenu. Selon un premier mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, on enrobe à froid ladite billette dans une poudre dudit verre, on porte ensuite ladite billette enrobée de poudre de verre à ladite température de déformation pour former sur la totalité de la surface de ladite billette un film de verre fondu, et on soumet enfin ladite billette revêtue dudit film à ladite déformation plastique à haute température. Dans ce premier mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, l'enrobage à froid de la billette à transformer, peut être réalisé en enduisant cette billette d'une suspension de poudre de verre, pet exemple dtune suspension de poudre de verre dans de l'alcool ou d'une suspension de poudre de verre dans un liant à base de silicate alcalin tel que du silicate de sodium. Ceci peut être réalisé, par exemple, de la façon suivante. On décape électrolytiquement la billette en métal ou alliage oxydable puis on l'enduit à froid à l'aide d'une spatule d'un mélange onctueux de poudre de verre liée par dù silicate de sodium de façon à obtenir un revêtement pouvant atteindre plusieurs millimètres d'épaisseur. La billette revetue est ensuite placée dans un four, sous atmosphère d'argon, pour assurer la protection contre l'oxydation de la billette, pendant le chauffage, dans le domaine des basses températures, car le revêtement de poudre de verre solide pourrait ne pas être suffisamment étanche pour protéger convenablement la billette au début du chauffage. Lors du chauffage, la poudre de verre fond et elle forme sur la totalité de la surface de la billette un film de verre fondu plastique et adhérent. On soumet ensuite la billette revêtue de ca film à une déformation plastique à haute température1 par exemple à un filage en utilisant une presse de filage classique Dans ce premier mode de mise en oeuvre du procédé, l'enrobage à froid de la billette à transformer peut aussi titre réalisé, en projetant sur la totalité de la surface de la billette de la poudre de verre, par exemple, au moyen d'un pistolet de projection. Enfin, on peut aussi dans ce premier mode de mise an oeuvre du procédé de l'invention enrober à froid la billette dans de la poudre de verre, en disposant la billette dans un récipient contenant de la poudre de verre de façon telle que la billette soit entourée totalement par ladite poudre. Dans ce cas, on porte ensuite è la température de déformation le récipient contenant la billette enrobée de poudre de verre, puis on extrait ladite billette dudit récipient et on la soumet ensuite à une déformation plastique à haute température. Selon un second mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, on enrobe ladite billette dans du verre et on porte la billette enrobée à la température de déformation, en immergeant ladite billette dans un bain dudit verre porté à ladite température de déformation puis on extrait ladite billette dudit bain et on la soumet ensuite à ladite déformation plastique. Dans le procédé de l'invention, la nature du verre utilisé joue donc un rôle très important .Gomme on l'a vu précédemment le verre est choisi, d'une part, en fonction de la nature de l'alliage ou du métal constituant la billette à transformer, et, d'autre part, en fonction de la température mise en oeuvre pour assurer la transformation de cette billette par déformation plastique à chaud. En effet, il est indispensable qu'à la température de transformation, le verre soit fusible et présente une viscosité telle qu'il puisse-former sur la surface de la billette un film protecteur, continu et adhérent, présentant par ailleurs une plasticité suffisante pour jouer également le rôle de lubrifiant loro de l'opération de transformation. De plus, il est avantageux que le verre utilisé qui est fusible à la température de déformation présente également la propriété d'être visqueux dans un large intervalle de températures. Enfin, le verre utilisé ne doit pas comporter d'éléments tels que des oxydes dissous qui soient susceptibles de réagir chimiquement, dans les conditions de l'opération de transformation, avec le métal ou les constituants de l'alliage de la billette à transformer. En effet, de telles réactions seraient néfastes car elles conduiraient à une contamination chimique de la surface de la pièce obtenue par transformation en provoquant de plus certaines perturbations au cours du processus de déformation plastique à chaud. Par ailleurs, lorsqu'on enrobe à froid la billette dans de la poudre de verre, il est avantageux de limiter la quantité de particules fines présentes dans la poudre afin de former lors du chauffage une couche vitreuse plus homogène tout en évitant la formation de bulles de gaz. A titre d'exemple des verres susceptibles d'être utilisés dans le procédé de l'invention, on peut citer les verres au plomb qui conviennent pour des opérations de transformation effectuées aux températures de l'ordre de 450 C à 6UOs C et les verres au calcium et au baryum qui respectivement conviennent pour des opérations de transformation effectuées à des températures comprises entre 600 et 7000 C et 7000 C à 12000 C. Lorsque le procédé est appliqué au filage de l'uranium, à une température supérieure à 8000 C, on utilise avantageusement des verres constitués d'oxyde de potassium, d'oxyde de calcium, d'alumine, d'oxyde de bore et de silice, des verres constitués d'oxyde de sodium, d'oxyde de calcium, d'alumina, d'oxyde de bore et de silice, ou des verres constitués dtoxyde de s#odium, d'oxyde de magnésium, d'oxyde de calcium, d'oxyde de bore et de silice. Dans le tableau I, ci-dessous, on a regroupé certaines compositions de verre adaptées à une mise en oeuvre du procédé pcur le filage de matériaux à base d'uranium, en indiquant dans ce tableau certaines caractéristiques conventionnelles de viscosité de ces verres qui sont définies par la température qui correspond à une viscosité de 320 poises,"la température de 1/2 sphère "qui correspond à une viscosité de 2.104 poises et la température de ramollissement sous pression qui correspond à une viscosité de 1010 poises. -Tableau 1 : : Temperatures OC pour Composition en VERRE :une viscosité : (en poises) 2,104 1010: a20 K20 MgO CaO .11,0, B205 jiOZ: 320 L J 14 25 22 45 No 2 800 750 615 X x x x x (qualitative) No 5 3 750 710 580: 20 4,2 5,5 38,2 32 La présente invention a également pour objet une installation de filage adaptée à la mise en oeuvre du procédé comprenant l'étape complémentaire dgélimination du dufilm de verre par un traitement de trempe à lleau. Cette Installation comprend : - des moyens pcur porter à la température de filage au moins une billette en métal ou alliage métallique oxydable enrobée de verre, - une presse de filage comprenant un poinçon, une filière et un conteneur muni de moyens de chauffage, - des moyens pour transférer ladite billette enrobée et portée à ladite température de filage dans ledit conteneur de la presse de -filage, - etr - des moyens pour soumettre la pièce filée obtenue à un traitement de trempe à l'eau. Selon une disposition préférentielle de l'invention, l'installation comprend des moyens pour découper en cours de filage la pièce filée sortant de la filière, et des moyens pour entrainer la pièce filée et découpée, à une vitesse sensiblement constante. Avantageusement les moyens pour découper la pièce filée comprennent deux couteaux disposés symétriquement par rapport à l'axa du produit filé et comportant des bords tranchants qui s'étendent perpendiculairement à l'axe du produit filé et des moyens pour transmettre auxdits couteaux un mouvement symétrique de tronslation-circulaire tel que le bord tranchant de chacun desdits couteaux décrive un cercle tangent à l'axe du produit filé. De préférence, selon cette disposition, l'installation de filage comprend de plus des moyens de détection de la position du poinçon de la presse de filage et des moyens de commande simultanée desdits moyens pour découper la pièce filée et desdits moyens pour entraîner la pièce filée et découpée à une vitesse sensiblement constante 7 lesdits moyens de commande étant actionnés par lesdits moyens de détection. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit donnée bien entendu à titre d'exemple illustratif et non limitatif et se référant au dessin annexé sur lequel, - la Fig. 1 représente schématiquement une installation de filage pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention, - la Fig. 2 est une vue en coupe verticale de la presse de filage et de certains éléments de l'installation située à la suite de la presse de filage, et - la Fig. 3 est une vue plus détaillée des moyens de découpage 19 illustrés sur la Fig. 2. En se reportant à la Fig. 1, on voit que l'installation de filage comprend - un four de préchauffage 1, pour porter à la température de filage une billette 3 en métal ou en alliage oxydable enrobée de verre, cette billette étant disposée dans un récipient 5 et immergée totalement à l'intérieur de ce récépient dans de la poudre de verre 7 ; 9 - une presse de filage comprenant un poinçon susceptible de se déplacer verticalement, une filière 11 et un conteneur de filage 13 muni de moyens de chauffage 14 (Fig. 2) ;; - un ensemble pour transférer la billette préchauffée et revêtue d'un film de verre, du récipient 5, dans le conteneur de filage 13, cet ensemble comprenant, drune part, un chariot 15 susceptible de déplacer horizontalement le conteneur de filage 13 et de lui faire prendre des inclinaisons définies de façon à l'amener d'une position de filage dans laquelle il est centré sur l'axe du poinçon 9 à une position de chargement 13' dans laquelle il est décalé horizontalement par rapport à l'axe du poinçon 9 en étant de plus incliné, et, d'autre part, un ensemble de manutention 17 pour extraire le récipient 5 du four de préchauffage 1, l'amener dans une position. 17' dans laquelle le récipient 5 est pris en charge par un dispositif 16 apte à le basculer en position 5' dans laquelle il est aligné avec le conteneur de filage en position 13' pour introduire la billette 3t revêtue du film de verre. - une cisaille 19 pour découper à la dimension voulue, au cours du filage, le produit filé 20 sortant de la filière 11 - une installation de trempe comportant un tube de trempe 21 dans lequel le produit filé et découpé 20 sortant de la filière Il est soumis en continu à l'action d'eau froide sous pression provenant d'une cuve de stockage 25 par l'intermédiaire d'une pompe 27, l'eau étant introduite dans ce tube par des entrées 24 et dispersée par des orifices tels que 23,puis recyclée par la pompe 29 dans la cuve de stockage 25 ; et, - un dispositif 31 pour entrainer à vitesse sensiblement constante le produit filé et découpé 20 de façon à contrôler sa vitesse de passage dans le tube de trempe 21. On note également que cette installation comprend une tige 33 guidée dans des paliers qui capte le déplacement du poinçon 9 de la presse de filage, ce déplacement étant mesuré au moyen d'une série de cames espacées 33a suivant un pas préréglé, ces cames étant susceptibles d'actionner un contact électrique 34 qui commande simultanément le fonctionnement de la cisaille 19 et du dispositif 31 afin d'entraîner le pro#duit filé à une vitesse sensiblement constante après qu'il ait été découpé En se reportant à la Fig. 2, on voit d'une part, le mode d'alimentation en eau du tube de trempe 21 et, d'autre part, le mode de réalisation du dispositif 31 permettant d'entraîner à vitesse sensiblement constante le produit filé et découpé sortant de la filière 11. Comme on peut le voir sur cette Fig. 2, l'installation de trempe comporte le tube de trempe 21 muni de perforations 23 et subdivisé an 4 zones de trempe 21a, 21b, 21c, 21d, alimentées chacune par une chambre annulaire externe telle que 22a, 22b, 22c, 22d, munie d'une canalisation correspondante d'alimentation en eau 24a, 24b, 24c, et 24d, de façon à pouvoir régler séparément à une valeur appropriée le débit d'eau pulvérisé au travers des perforations 23 dans chacune des zones du tube de trempe 21. Sur cette Fig. 2, on voit également le dispositif 31 pour entraîner à vitesse sensiblement constante le produit filé et découpé sortant de la filière. Ce dispositif comporte deux bras 30a et 30b formant compas à l'extrémité desquels sont montés libres en rotation des rouleaux 32a et 32b qui, dans 13 position représentée sur le dessin, sont disposés syériqueent par rapport à l'axe du produit filé 20, à une certaine distance de ce dernier de façon à autoriser son libre passage. Sous l'action d'un vérin pneumatique 36, les bras 30a et 30b peuvent pivoter autour d'un axe fixe de façon à rapprocher les rouleaux 32a et 32b qui viennent ainsi serrer le produit filé 20 sortant de l'installation de trempe. Par ailleurs, les rouleaux 32a et 32b peuvent être entraînés en rotation par un moteur électrique 35 par l'intermédiaire d'une transmission à renvois d'angles. Ainsi, en réglant de façon appropriée la vitesse de rotation des rouleaux 32a et 32b lorsque ces derniers serrent le produit filé 20, on peut contrôler le mouvement de descente du produit filé et découpé à l'intérieur du tube de trempe 21. En se reportant à la Fig. 3, on peut voir un mode de réalisation des cisailles 19 destinées à découper en cours de filage le produit filé 20 sortant de la filière. Ces cisailles comprennent deux couteaux 191 à biseaux tranchants 191a qui s'étendent perpendiculairement à l'axe du produit filé, ces couteaux étant montés symétriquement par rapport à l'axe du produit filé sur un système de biellettes 193 susceptibles d'être entraînées en rotation par un moteur électrique 195 par llinter- médiaire d'une pignonnarie de synchronisation 197 de façon que les couteaux 191 soient animés d'un mouvement symétrique de translation circulaire tel que le bord tranchant de chaque couteau décrive un cercle tangent à l'axe du produit filé. On note que les biseaux tranchants 191a produisent la coupe du produit filé 20 lorsqu'ils se déplacent symétriquement par rapport à l'axe du produit filé en suivant la trajectoire AD. Aussi, étant donné que la cisaille 19 doit couper la produit filé 20 pendant l'opération de filage, ctest-à-dire lorsque ce dernier est animé d'un mouvement de translation à une vitesse qui correspond à la vitesse de filage, il est important de régler la vitesse de rotation des biellettes 193 à une valeur appropriée qui est choisie en fonction de la vitesse de filage. En effet, le mouvement de déplacement des couteaux n' selon 2 peut être décomposé en un mouvement vertical selon l'axe de filage à une vitesse V et un mouvement horizontal à une vItsse#qui correspond S la coupe du produit filé. De ce fait, pour obtenir une coupe dans les meilleures coditions, il est avantageux que la vitesse V au point A soit sensiblement étale à la vitesse de filage. Le fcnctionna#ent de l'installation est le suivant. Tout d'abord, on dispose au fond du récipient 5 en acier réfractaire, de forme cylindrique et muni d'un fond mobile, un matelas de poudre de verre puis on place la billette 3 dans ce récipient, on comble le jeu qui existe entre la billette et la paroi du récipient avec de le poudre de verre et on masque la partie supérieure de la billette par une couche de poudre de verre. Un place ensuite le récipient 5 contenant la billette 3 immergée dans la poudre de verre 7 dans le four de préchauffage i pour porter l'ensemble à la température de filage. Au cours de ce chauffage, la poudre de verre fond t enrobe parfaitement la billette en la protégeant à la fois de l'oxydation à chaud et d'une réaction éventuelle avec l'acier du récipient. On note qu'il n'est pas nécessaire de maintenir dans le four de préchauffage une atmosphère d'argon car le confinement réalisé par la poudre de verre et le récipient assure une protection suffisante de la billette contre l'oxydation. Lorsque la billette 3 enrobée de verre a été maintenue pendant une durée suffisante, par exemple, d'environ 1 à 2 h, à une température qui correspond à la température de filage, on la transfère du récipient 5 dans le conteneur de filage t3. Pour réaliser ce transfert, on dégage tout d'abord le conteneur de filage t3 porté à une température appropriée par les moyens de chauffage 14, de l'axe de le presse au moyen du chariot 15, puis on l'incline de façon à l'amener dans la position voulue 13' on extrait le récipient 5 du four 1 et on l'amène par l'intermé- diaire du chariot 17, en position 17', puis on fait basculer le récipient au moyen du dispositif 16 dans la position 5' afin de faire glisser la billette revêtue d'un film de verre fondu dans le conteneur de la presse de filage 13'. Lors de cette opération, les forces de pesanteur sor.t.suffisantes pour assurer malgré la viscosité du film de verre la descente de la billette revetue dans le conteneur de filage 13. Par ailleurs, comme le récipient 5 comporte un fond mobile, on peut déplacer le fond mobile afin d'éviter que la billette soit retenue dans le récipient 5 en raison d'un vide d'air. On remarque que ce mode de transfert de la billette revetue dans le conteneur de filage est particulièrement avantageux car il permet d'éviter tous les problèmes de destruction locale du film de verre protecteur, au cours des manipulations à froid ou à chaud de la billette, puisque ces manipulations sont réalisées par l'intermédiaire du récipient 5. Lorsque la billette 3 revêtue du film visqueux de verre fondu est dans le conteneur 13, on actionne le chariot 15 pour ramener le conteneur de filage 13 dans la position qui correspond au filage. On procède ensuite au filage de la billette 3 en actionnant un vérin hydraulique, non représenté sur le dessin, pour déplacer verticalement le poinçon 9 de la presse de filage et obtenir à la sortie de la filière 11 un produit filé 20. Le produit filé 20 est ensuite soumis en continu à un traitement de trempe lors de son passage dans le tube de trempe 21 dans lequel il est refroidi brutalement sous l'action des jets d'eau introduits par les orifices 23. Lorsque le poinçon 9 s'est déplacé d'une longueur qui precorrespond au pas réglé du système de cames de la tige 33, une came 33a actionne le contact électrique 34, ce qui commande simultanément le fonctionnement des cisailles 19 et du dispositif 31. Ainsi, en actionnent les cisailles 19, on coupe le produit filé 20 à sa sortie de la filière 11 lorsqu'il est à l'état chaud, et en actionnent, d'une part, le vérin 36 pour amener les rouleaux 32a et 32S en position de serrage et, d'autre part, le moteur 35 pour contrôler la vitesse de rotation des rouleaux 32a et 32b, on fait défiler le produit coupé 20 dans le tube de trempe à une vitesse qui correspond sensiblement à la vitesse de filage. Lorsque l'extrémité du produit coupé 20 arrive à hauteur des rouleaux 32, les bras 31a et 31b reprennent automatiquement leur position initiale et libèrent le produit découpé 20 qui tombe ensuite par gravité. Cette installation de filage se révèle particulièrement avantageuse car elle permet de soumettre dans de bonnes conditions les produits filés sortant de la filière, d'une part, à une opération de découpage et, d'autre part, à un traitement de trempe, ce traitement de trempe étant réalisé dans des conditions reproductiblas, grâce à la présence du dispositif 31 qui permet de contrôler la vitesse de passage du produit découpé dans le tube de trempe. A titre d'exemple, on a filé dans une installation de ce type des billettes cylindriques en uranium faiblement allié (Fe 200 à 400 ppm, Ai 100 à 900 ppm, C 400 à ISOD ppm), ayant un diamètre de 175 mm, une hauteur de 360 mm et pesant 163 kg. Ces billettes ont été enrobées dans du verre ayant la composition n0 3 du tableau 1. La billette enrobée a été préchauffée à 9300 C pendant 2 heures, puis transférée dans un conteneur de filage en alliage réfractaire maintenue à une température de 8100C et ayant un diamètre de 177 mm à froid et de 180 mm à chaud. Pour le filage on a utilisé une filière en carbure de tungstène, du type droit, ayant un diamètre de 14 mm portée à une température de 5100 C, au démarrage du filage Les paramètres de filage étaient les suivants : - rapport de filage : 165, - vitesse de poinçon : 0,8 mm/s, - vitesse de filage : 0,13 m/s, - temps de filage : 8 mn, et - force de filage : 1400 kN en régime, 1500 kN à 1960 kN, en Tin de filage. A sa sortie de la filière, le produit filé a été soumis à un traitement de trempe dans un tube de trempe d'une longueur totale de 1 m, comportant 4 zones successives munies chacune de trous ayant un diamètre de 2 mm, ces trous étant répartis dans /des chacune 4 zones de la manière, suivante - 7 rangées de 8 trous de 2 mm de diamètre, les rangées étant espacées dans le sens longitudinal de 40 mm et les trous de 2 rangées successives étant décalés anglairement d'un 1/2 pas. Le débit de l'eau dans les 2 premières zones voisines de la filière était de 1 m3/h et le débit de l'eau dans la 3è. et la 4è. zones était respectivement de 2 m3/h et 3 m3/h, ce qui correspond à une vitesse du jet sortant de chacun des trous de 1,6 m/s dans les 2 premières zones et de 3,2 et 4,8 m/s dans la troisième et la quatrième zones. On précise, par ailleurs, que la vitesse de rotation du moteur entraînant la cisaille était de 0,96 tour/s et que le dispositif d'entrainement de la pièce découpée était muni de rouleaux ayant un diamètre de 150 mm entraînés en rotation à une vitesse de 0,276 tour /s avec un effort du vérin de 600 N. On a ainsi obtenu à partir d'une billette 13 barres d'alliage d'uranium de 3,6 m de longueur et de 13,7 mm de diamè- tre, présentant un bon état de surface puisqu'on ne remarque que de très légères stries axiales dont la profondeur est de l'ordre de quelques centièmes de millimètres et possédant un aspect brillant garanti par le refroidissement énergique en sortie de la filière qui stoppe immédiatement l'oxydation naissante et lave la barre. Par ailleurs, on a noté que la structure métaIlurg#que des barres était satisfaisante puisqu'elle correspondait à une répartition homogène, l'indice de taille des grains étant tel qu'il correspondait à un bon affinage du grain de l'alliage d'uranium. Un note que, dans cet exemple, la filière n'est portée au démarrage du filage qutà une température de 510 C alors que le conteneur de filage est porté à une température supérieure à 750# C, qui correspond à l'état liquide du verre utilisé, ce dernier possédant à cette température une viscosité de 320 poises qui garantit une bonne lubrification. En effet, on a constate qu'il était avantageux de porter la filière, au démarrage du filage a une température inférieure afin d'éviter un écoule- ment rapide de verre fondu au niveau de la filière ce qui risquerait d'entraîner la rupture du film protecteur.Ainsi, en adoptant dans cet exemple une température de filière de 5100 C au débit du filage, on évite que le verre puisse s'écouler rapidement par l'orifice de la filière et on assure de ce fait une protection satisfaisante du produit filé car à la température de -,saa C qui s'établit au niveau de la filière au bout de 3 mn de filage, le verre présente une viscosité plus importante qui iSempeche de s'écouler rapidement. ne Installation de ce type permet ainsi d'obtenir des demi-crocuits de grande longueur ayant une structure métallurgique affinée, et elle présente de plus de nombreux avantages. En effet, elle permet de réaliser le filage dans i'envircnnemet t habituel en utilisant des outillages conventionnets car les efforts è fournir pour provoquer la déformation sont faibles et elle autorise des rapports de filage importants. Par ailleurs, le refroidissement forcé par aspersion d'eau e sorti de la filière permet non seulement d'arrêter 11 oxydation de la barre filée mais fournit également un produit trempé, ce qui permet d'éviter certains traitements complémentaires. REVENDICATIONS 1. Procédé de transformation par déformation plastique à haute température d'une billette en métal ou alliage métallique oxydable, caractérisé en ce qu'il consiste à enrober ladite billette dans du verre fusible à ladite température de déformation, ledit verre présentant la propriété d'être visqueux à ladite température de déformation et ayant une composition telle qu'il ne puisse réagir chimiquement avec ledit métal ou ledit alliage a ladite température de déformation, à porter ladite billette enrobée à ladite température de déformation et à soumettre ensuite ladite billette enrobée et chauffée à ladite déformation plastique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on enrobe à froid ladite billette dans une poudre dudit verre, en ce que l'on porte ensuite ladite billette enrobée de poudre de verre à ladite température de déformation pour former sur la totalité de la surface de ladite billette un film de verre fondu, et en ce que l'on soumet enfin ladite billette revêtue dudit film à ladite déformation plastique à haute température. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on enrobe à froid ladite billette dans ladite poudre de verre en enduisant ladite billette d'une suspension de poudre de verre. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite suspension est une suspension de poudre de verre dans de l'alcool. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite suspension est une suspension de poudre de verre dans un liant à base de silicate alcalin. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le silicate alcalin est du silicate de sodium. 7. Procédé selon la revendication 2, caractérisé an ce que l'on enrobe à froid ladite billette dans ladite poudre de verre en projetant ladite poudre sur la totalité de la surface de ladite billette. 8. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on enrobe à froid ladite billette dans ladite.poudre de verre en disposant ladite billette dans un récipient contenant ladite poudre de verre de façon telle que ladite billette soit entourée totalement par ladite poudre, en ce que lton porte ensuite ledit récipient contenant ladite billette enrobée à ladite température de déformation, en ce que l'on extrait ladite billette dudit récipient et en ce qu'on la soumet ensuite à ladite déformation plastique à haute température. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on enrobe ladite billette dans du verre et en ce qu'on porte ladite billette enrobée à ladite température de déformation en immergeant ladite billette dans un bain dudit verre porté à ladite température de déformation, en ce que l'on extrait ladite billette dudit bain et en ce qu'on la soumet ensuite à ladite déformation plastique. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que, après avoir soumis ladite billette enrobée et chauffée à ladite déformation plastique on élimine ledit verre en soumettant la pièce obtenue par transformation de ladite billette à un traitement de trempe à l'eau. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé an ce que ledit alliage oxydable est un alliage d'uranium. 12. Procédé selon ltune quelconque des revendications t à il, caractérisé en ce que la transformation par déformation plastique à haute température est un filage. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que ladite billette étant en uranium ou en alliage d t uranium, ledit verre est choisi dans le groupe comprenant les verres constitués par de l'oxyde de potassium, de oxyde de calcium, de l'oxyde d'aluminium, de l'oxyde de bore et de l'oxyda de silicium, les verres constitués d'oxyde de sodium, d'oxyde de calcium, d'oxyde d'aluminium, d'oxyde de bore et d'oxyde de silicium, et les verres constitués dtoxyde de sodium, d'oxyde de magnésium, d'oxyde de calcium, d'oxyde de bore, et d'oxyde de silicium. 14. Installation de filage pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 10, caractérisée en ce quelle comprend - des moyens pour porter à la tempéreture de filage au moins une billette en métal ou alliage métallique oxydable enrobée de verre, - une presse de filage comprenant un poinçon, une filière et un conteneur muni de moyens de chauffage, - des moyens pour transférer ladite billette enrobée et portée à ladite tempélature de filage dans ledit conteneur de la presse de filage, et - des moyens pour soumettre la pièce filée obtenue à un traitement de trerpe à Liteau. 15. Installation de filage selon la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour découper en cours de filage la pièce filée sortant de la filière, et des moyens pour entraîner là pièce filée et découpée à une vitesse sensiblement constante. 16. Installation de filage selon la revendication 15, caractérisée en ce que les moyens pour découper la pièce filée comprennent deux couteaux disposés symétriquement par rapport à l'axe du produit filé et comportant des bords tranchants qui s'étendent perpendiculairement à ltaxe du produit filé et des moyens pour transmettre auxdits couteaux un mouvement symétrique de translation circulaire tel que le bord tranchant de chacun desdits couteaux décrive un cercle tangent à l'axe du produit filé. 17. Installation de filage selon l'une quelconque des revendications 15 et 16, caractérisée en ce qu'elle comprend des cos de détection ce la position du poinçon de le presse de filage et des moyens cecommande simultanée desdits moyens pour découper la cièce filée et desdits noyens pour entraîner la pièce filée et découpée, lesdits moyens de commande étant actionnés par lesdits moyens ce détection.