Dispositif de conditionnement et d'application d'un produit fluide Dispositif (10) de conditionnement et d'application d'un produit fluide (P), comportant : - un récipient (11) comportant un col (110), - un applicateur (12), comportant un organe d'application (120) porté par une tige (121) et au moins un relief de fixation (122) formant saillie sur la tige, et - une pièce (13) moulée d’un seul tenant, de maintien de l’applicateur et d'essorage de l'organe d'application, fixée sur le récipient, cette pièce comportant une partie d'essorage (132) et une partie de maintien (130) comportant au moins un relief de maintien (131) sous lequel s’engage ledit relief de fixation (122) lorsque l’applicateur est monté sur le récipient, la partie d’essorage (132) étant reliée sur une portion seulement de sa périphérie à la partie de maintien (130), de manière à ménager au moins une ouverture (14) sous ledit relief de maintien (131), cette ouverture débouchant axialement à l’opposé du relief de maintien. Figure pour l’abrégé : Fig. 3 Dispositif de conditionnement et d'application d'un produit fluide La présente invention concerne un dispositif de conditionnement et d’application d’un produit, notamment un produit cosmétique, comportant un récipient contenant le produit à appliquer et un applicateur comportant un organe d’application pouvant être chargé en produit en étant immergé dans le récipient. De tels dispositifs sont classiquement munis d'un essoreur fixé sur le col du récipient, le cas échéant à l'aide d'une pièce de maintien, et permettant d’essuyer l’organe d’application et la tige qui le porte lors de leur extraction du récipient. Généralement, la tige est portée par un capuchon de fermeture du récipient qui constitue également un organe de préhension de l’applicateur. Dans la plupart des dispositifs, le capuchon de fermeture se visse sur le col du récipient, lequel est alors fileté extérieurement. Il a toutefois été proposé des dispositifs avec un système d'ouverture/fermeture quart de tour ("key opening" en anglais). Un exemple d'un tel dispositif est illustré aux figures 1 et 2. Il comporte un essoreur 2 immobilisé dans le col par une pièce de maintien 1, distincte de l’essoreur 2. La pièce de maintien 1 comporte des reliefs 4 qui coopèrent avec des reliefs correspondants de la tige pour assurer la fixation quart de tour de l’applicateur. Ce type de dispositif est très apprécié des consommateurs puisqu'il permet une ouverture/fermeture rapide et simple. En revanche, il est relativement onéreux à produire car il est réalisé avec un assemblage de plusieurs pièces devant être moulées séparément. La demande WO 2019/043955 divulgue un dispositif similaire, comportant un récipient ayant un col dans lequel l’essoreur est fixé via une pièce de maintien réalisée séparément. Le brevet US 9 622 565 divulgue un applicateur de produit cosmétique, notamment de mascara, comportant un récipient et un capuchon de fermeture réalisé d'un seul tenant avec une tige portant un organe d'application. Le récipient comporte un col pourvu d’ergots sous lesquels s'engagent des reliefs de maintien du capuchon en configuration de fermeture. Il existe un besoin pour bénéficier d’un dispositif de conditionnement et d’application d’un produit, notamment cosmétique, qui soit économique à fabriquer, tout en permettant une fermeture/ouverture rapide du récipient et un essorage satisfaisant de la tige et de l’organe d’application. L'invention vise à répondre à ce besoin et elle y parvient grâce à un dispositif de conditionnement et d'application d'un produit fluide, notamment un produit cosmétique, comportant : - un récipient pour contenir le produit, ce récipient comportant un col, - un applicateur pour appliquer le produit, comportant un organe d'application porté par une tige et au moins un relief de fixation formant saillie sur la tige, et - une pièce moulée d’un seul tenant, de maintien de l’applicateur et d'essorage de l'organe d'application, fixée sur le récipient, cette pièce comportant une partie d'essorage configurée pour s’appliquer sur la tige et/ou l’organe d’application, s’étendant tout autour de l’axe longitudinal de la tige lorsque l’applicateur est en place dans le récipient, et une partie de maintien de l’applicateur comportant au moins un relief de maintien sous lequel s’engage ledit relief de fixation lorsque l’applicateur est monté sur le récipient, la partie d’essorage étant reliée sur une portion seulement de sa périphérie à la partie de maintien, de manière à ménager au moins une ouverture sous ledit relief de maintien, cette ouverture débouchant axialement à l’opposé du relief de maintien. On désigne par "produit cosmétique" un produit de maquillage ou de soin destiné à être appliqué sur des matière kératiniques humaines. Le produit cosmétique peut être sous forme liquide ou de crème par exemple. Le produit cosmétique peut être du mascara, un eye-liner, un fard à paupière, un fond de teint, un rouge à lèvres, un brillant à lèvre ou un baume à lèvres. Par « matières kératiniques », on désigne la peau y compris le cuir chevelu, les lèvres, les ongles, les cheveux, les cils et les sourcils. L’organe d’application peut être destiné aux lèvres ou à la peau du visage, notamment celle des paupières ou des joues, ou aux cils ou sourcils. L’invention permet de réaliser les fonctions d’essorage et de maintien de l’applicateur sur le récipient grâce à une pièce unique fixée sur le récipient. On peut ainsi fabriquer le dispositif avec un nombre de pièces constitutives réduit, ce qui en diminue le coût de fabrication. De préférence, l’applicateur comporte au moins deux reliefs de fixation, notamment seulement deux reliefs de fixation diamétralement opposés, et la partie d’essorage est reliée sur une portion seulement de sa périphérie à la partie de maintien, de manière à ménager au moins deux ouvertures respectives sous lesdits reliefs de maintien, les deux ouvertures débouchant axialement à l’opposé des reliefs de maintien, notamment seulement deux ouvertures respectives. De préférence, le dispositif comporte autant d'ouvertures que de reliefs de fixation. Les deux reliefs de fixation diamétralement opposés permettent d'assurer une bonne fermeture du dispositif. Le dispositif peut comporter en variante quatre ouvertures et quatre reliefs de fixation. L'ouverture et la fermeture complète du dispositif peut alors se faire en tournant l'applicateur d'un huitième de tour. La partie de maintien peut comporter un ou plusieurs reliefs d’immobilisation, notamment deux reliefs d’immobilisation, de préférence diamétralement opposés, que le ou les reliefs de fixation peuvent franchir par déformation élastique de manière à immobiliser en rotation de manière réversible l’applicateur sur le récipient. Ce ou ces reliefs d'immobilisation permettent de verrouiller le dispositif en position de fermeture du récipient, et de réduire le risque d'ouverture accidentelle. De plus, ils permettent à l'utilisateur de pouvoir identifier lorsque le dispositif est verrouillé en générant un point dur au moment du franchissement des reliefs d'immobilisation. Le ou les reliefs d’immobilisation peuvent comporter chacun un bossage disposé entre deux encoches. Les encoches facilitent la déformation du bossage, notamment dans la direction radiale, lorsque le relief de fixation vient appuyer dessus pour le franchir. La déformation élastique des reliefs d'immobilisation est alors facilitée. Le risque d'usure et de casse du ou des reliefs d'immobilisation est ainsi réduit. La partie de maintien est de préférence configurée pour autoriser une rotation de sensiblement 90° de l’applicateur autour de l'axe longitudinal de la tige entre la position d’extraction de l’applicateur et la position de fermeture du récipient. La fermeture et/ou l'ouverture complète du dispositif peut alors se faire en tournant l'applicateur d'un quart de tour environ. En position de fermeture du récipient, les reliefs de fixation de la tige sont bloqués sous les reliefs de maintien de la pièce de maintien et d'essorage. La partie d'essorage peut comporter une lèvre d’essorage et une première lèvre d'étanchéité s'appliquant sur le col du récipient. La partie d'essorage peut comporter une deuxième lèvre d’étanchéité s’appliquant sur la tige de l'applicateur lorsque le dispositif est en position de fermeture du récipient. Cette deuxième lèvre d'étanchéité permet d'éviter les fuites de produit entre l’essoreur et la tige. Une gorge peut être formée entre la deuxième lèvre d'étanchéité s'appliquant sur la tige de l'applicateur et chaque pont de matière reliant la partie de maintien et la partie d'essorage. La largeur de cette gorge peut être comprise entre 0,1 mm et 5 mm, par exemple elle peut être de l’ordre de 1 mm. L’invention permet d’avoir une gorge relativement étroite. De préférence, la partie de maintien comporte une jupe de montage sur le récipient. Cette jupe de montage peut recouvrir extérieurement le col du récipient, et par exemple ne recouvrir que le col du récipient seulement. En variante, la jupe de montage recouvre le récipient sur toute sa hauteur. La jupe de montage peut être agencée pour qu’une extrémité de la jupe de montage puisse se fixer sur un relief tel qu’un bourrelet annulaire, disposé notamment à la base du col. L'applicateur selon l'invention peut comporter une partie de préhension réalisée d'un seul tenant avec la tige, ce qui permet de limiter le nombre de pièces constitutives du dispositif. De préférence, l'applicateur ne comporte pas de lest, ce qui facilite son recyclage. Le relief de maintien peut comporter un filet, par exemple incliné vers le bas lorsque l’on tourne dans le sens horaire autour de l’axe longitudinal de la tige. Ce filet permet de guider l’un des reliefs de fixation vers l’une des ouvertures lors du retour de l’applicateur dans le récipient. Le filet peut présenter des portions d’inclinaison variable. Au moins une portion du filet peut avoir une inclinaison supérieure à 5°, mieux supérieure à 20°, par exemple de l'ordre de 25° par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de la tige. Une telle portion relativement fortement inclinée permet une montée et une descente très rapide de l'applicateur dans le récipient. Grâce à cela, le consommateur ressent sans ambiguïté que l'applicateur passe de la position de fermeture à la position d'extraction et inversement. De préférence, la partie de maintien et la partie d'essorage sont réalisées en une matière thermoplastique, en particulier du Polyéthylène Téréphtalate (PET) ou du Polypropylène (PP), ou du Polyéthylène (PE). Ces matériaux présentent l'avantage d'être des matériaux peu onéreux et faciles à mouler. La partie de maintien et la partie d'essorage sont de préférence réalisées dans le même matériau. En variante, la partie de maintien et la partie d'essorage sont réalisées dans des matériaux différents. L'invention a également pour objet, selon un autre de ses aspects, un procédé de démoulage de la pièce de maintien de l’applicateur et d'essorage de l'organe d'application d'un dispositif selon l’invention, ladite pièce étant moulée dans un moule en deux parties, le démoulage étant réalisé en déplaçant les deux parties du moule dans l'axe de la pièce et dans des directions opposées. L'invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d'un exemple non limitatif de mise en œuvre de celle-ci, et à l'examen du dessin annexé sur lequel : la , précédemment décrite, représente un dispositif de l'art antérieur, la représente un détail du dispositif de la , la est une coupe longitudinale, partielle et schématique, d'un exemple de dispositif de conditionnement et d'application selon l'invention, la est un détail du dispositif de la dans un plan de coupe perpendiculaire à celui de la , la est une vue analogue à la dans le même plan de coupe que la , la représente isolément, en perspective, la pièce de maintien et d'essorage du dispositif de la , la est une vue de dessus de la pièce de maintien et d'essorage de la , la est une vue en coupe selon VII-VII de la pièce de maintien et d'essorage de la , la est une vue en coupe selon VIII-VIII de la pièce de maintien et d'essorage de la , la est une vue en coupe de la pièce de maintien et d'essorage de la , la représente l’applicateur en position fermée dans la pièce de maintien et d'essorage de la , la est une vue illustrant le démoulage dans un premier plan de coupe, et la est une vue illustrant le démoulage dans un plan de coupe perpendiculaire à celui de la . Dispositif (10) de conditionnement et d'application d'un produit fluide (P), notamment un produit cosmétique, comportant : - un récipient (11) pour contenir le produit (P), ce récipient (11) comportant un col (110), - un applicateur (12) pour appliquer le produit (P), comportant un organe d'application (120) porté par une tige (121) et au moins un relief de fixation (122) formant saillie sur la tige, et - une pièce (13) moulée d’un seul tenant, de maintien de l’applicateur et d'essorage de l'organe d'application, fixée sur le récipient, cette pièce (13) comportant : - une partie d'essorage (132) configurée pour s’appliquer sur la tige et l’organe d’application, s’étendant tout autour de l’axe longitudinal (X) de la tige lorsque l’applicateur (12) est en place dans le récipient (11), et - une partie de maintien (130) de l’applicateur comportant au moins un relief de maintien (131) sous lequel s’engage ledit relief de fixation (122) lorsque l’applicateur est monté sur le récipient, la partie d’essorage (132) étant reliée sur une portion seulement de sa périphérie à la partie de maintien (130), de manière à ménager au moins une ouverture (14) sous ledit relief de maintien (131), cette ouverture (14) débouchant axialement à l’opposé du relief de maintien (131). Dispositif selon la revendication précédente, l’applicateur (12) comportant au moins deux reliefs de fixation (122), notamment seulement deux reliefs de fixation diamétralement opposés, et la partie d’essorage (132) étant reliée sur une portion seulement de sa périphérie à la partie de maintien (130), de manière à ménager au moins deux ouvertures (14) respectives sous lesdits reliefs de maintien (131), les deux ouvertures débouchant axialement à l’opposé des reliefs de maintien. Dispositif selon l'une des deux revendications précédentes, la partie de maintien (130) comportant un ou plusieurs reliefs d’immobilisation (16), notamment deux reliefs d’immobilisation, de préférence diamétralement opposés, que le ou les reliefs de fixation (122) peuvent franchir par déformation élastique de manière à immobiliser en rotation de manière réversible l’applicateur (12) sur le récipient (11). Dispositif selon la revendication précédente, le ou les reliefs d’immobilisation (16) comportant chacun un bossage (160) disposé entre deux encoches (161). Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, la partie de maintien (130) étant configurée pour autoriser une rotation de sensiblement 90° de l’applicateur (12) autour de l'axe longitudinal (X) de la tige (121) entre la position d’extraction de l’applicateur et la position de fermeture du récipient. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, la partie d'essorage (132) comportant une lèvre d’essorage (134) et une première lèvre d'étanchéité (135) s'appliquant sur le col (110) du récipient. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, la partie d'essorage (132) comportant une deuxième lèvre d’étanchéité (136) s’appliquant sur la tige (121) de l'applicateur lorsque le dispositif est en position de fermeture du récipient. Dispositif selon la revendication précédente, une gorge (137) étant formée entre la deuxième lèvre d'étanchéité (136) s'appliquant sur la tige de l'applicateur et chaque pont de matière (15) reliant la partie de maintien (130) et la partie d'essorage (132). Dispositif selon la revendication précédente, la largeur (e) de la gorge (137) étant comprise entre 0,1 mm et 5 mm. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes, la partie de maintien (130) comportant une jupe (133) de montage sur le récipient, la jupe de montage (133) recouvrant extérieurement le col (110) du récipient. Dispositif selon la revendication précédente, une extrémité de la jupe de montage (133) se fixant sur un relief tel qu'un bourrelet annulaire (111), disposé notamment à la base du col. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'applicateur (12) comportant une partie de préhension (123) réalisée d'un seul tenant avec la tige (121). Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, le relief de maintien (131) comportant un filet (138) incliné vers le bas lorsque l’on tourne dans le sens horaire autour de l’axe longitudinal (X) de la tige. Dispositif selon la revendication précédente, le filet (138) présentant des portions (138a, 138b) d’inclinaison variable. Procédé de démoulage d'une pièce (13) de maintien de l’applicateur et d'essorage de l'organe d'application d'un dispositif selon l'une quelconques des revendications précédentes, ladite pièce (13) étant moulée dans un moule en deux parties (101, 102), le démoulage étant réalisé en déplaçant les deux parties du moule dans l'axe (X) de la pièce et dans des directions opposées.