On a déjà proposé de munir d'une feuille collante la surface externe de certains éléments de construction et appareils sanitaires, tels que cuvettes de lavabo, moulures en marbre et autres similaires, pour éviter des détériorations mécaniques superficielles au cours du transport, ainsi que pendant et après le montage. I)e telles feuilles collantes sont formées en général d'un papier servant de matériau porteur et d'une couche collante activable par humectage.Ces feuilles collantes connues ne possèdent toutefois qu'une faible résistance mécanique et ne peuvent en outre être enlevées que difficilement de l'élément de construction, sur lequel elles laissent subsister, souvent pour longtemps, des résidus de colle. Appliquées sur des planchers, elles les rendent glissants; elles sont de plus perméables à l'eau, ce qui crée sur le marbre des tâches qui ne peuvent pas être enlevées ultérieurement. Lors de l'érection d'un bâtiment, divers éléments à surfaces fragiles doivent être montés à un stade relativement précose pour des raisons pratiques de construction, de sorte que leurs surfaces risquent d'être souillées et éraflées pendant la suite des travaux. Il en est ainsi en particulier pour des planchers, des marches d'escalier en marbre et en pierre artificielle, mais aussi pour des portes et revêtements de parois en matière plastique.Pour obtenir une protection superficielle efficace, notamment de planchers et de marches d'escalier posés, il est nécessaire que le matériau protecteur résiste à la dégradation mécanique même sous traitement rude, tel que fréquents passages et mises en place répétées d'échelles et d'outils, car, aux emplacements où la feuille de matériau protecteur est endommagée, la surface à protéger de ltélément de construction est mise à nu et soumise à des actions mécaniques. L'invention se propose donc de fournir pour les usages précités des feuilles collantes ayant une résistance mécanique suffisante pour supporter les actions en cause pendant des travaux de construction de longue durée. En outre, les feuilles collantes doivent, après l'achèvement des travaux, pouvoir être enlevées facilement sans laisser subsister des résidus de colle et des taches d'eau sur les surfaces des éléments de construction; pendant les travaux, elles doivent adhérer aux éléments assez fortement pour ne pas se déplacer sous l'effet de la circulation et d'actions similaires, et pouvoir être rendues anti-dérapantes pour le recouvrement de planchers et d'escaliers. Selon l'invention, les feuilles collantes pour la protection d'éléments de construction, notamment de planchers et de marches d'escalier posés, qui sont formées d'une feuille porteuse et d'une couche collante, sont caractérisées en ce que la feuille porteuse est un produit stratifié se composant d'une feuille d'a aluminium et d'une feuille de papier kraft ou de carton avec une couche de matière thermoplastique sur la face supérieure opposée à la couche collante, et en ce que la couche collante est formée d'un adhésif auto-collant. Ces feuilles collantes peuvent être sous la forme d'une marchandise en rouleau pour le recouvrement de surfaces importantes, par exemple de planchers, ou etre découpées à des dimensions déterminées pour le recouvrement d'éléments de construction de dimensions spéciales, tels que des marches d'escalier. Avant leur utilisation, elles peuvent de plus etre avantageusement munies, sur toute la couche de colle, d'un papier de séparation, qui est retiré avant l'emploi et l'application de la feuille sur l'élé- ment de construction. De tels papiers de séparation sont connus et constitués, par exemple, par des papiers siliconés ou enduits de matière plastique. L'ordre de succession de la feuille d'aluminium et des feuilles de papier kraft ou de carton, dans le produit stratifié, peut être choisi à volonté, mais la feuille collante selon l'invention s'est avérée particulièrement résistante si la feuille d'aluminium se trouve sous la couche superficielle de matière thermoplastique, tandis que la feuille de papier kraft ou de carton est placée entre la feuille d'aluminium et la couche de colle. Pour assurer une bonne liaison de la feuille d'aluminium avec la feuille de papier kraft ou de carton, il est opportun de prévoir entre ces deux feuilles une couche supplémentaire de matière thermoplastique; il est en outre avantageux de prévoir encore une autre couche de matière thermoplastique sur la face-in- férieure de la feuille de papier kraft ou de carton où est déposée la couche de colle, pour empêcher l'adhésif appliqué en fusion à chaud de pénétrer trop profondément dans le papier ou le carton. Comme matière thermoplastique pour les couches thermoplastiques, le polyéthylène~est apparu comme particulièrement approprié, mais d'autres thermoplastes, tels que le polypropylene ou similaires, peuvent être utilisés également. Dans la forme de réalisation préférée des feuilles collantes selon l'invention, la couche de colle est donc suivie d'une couche de polyéthylène, puis de la feuille de papier kraft ou de carton, suivie dtune autre couche de polyéthylène, de la feuille le d'aluminium et enfin de la couche superficielle de polyéthylène. Si la feuille collante doit être imprimée en surface, il est avantageux d'imprimer la couche de polyéthylène ou autre couche de matière thermoplastique au-dessus de la feuille 'l'aluminium et d'y appliquer une couche supplémentaire de polyéthylène ou d'une autre matière thermoplastique. De cette manière, l'impression est protégée dans une large mesure d'une abrasion mécanique, avec la conséquence que les feuilles ne perdent pas leur bon aspect à bref délai. Comme colles, on peut utiliser des adhésifs auto-collants connus, tels qu'ils trouvent application pour divers rubans adhésifs ou analogues, le terme d'adhésifs désignant des colles qui sont amenées à adhérer à la sous-couche par une action de pression. En raison de leur structure spéciale, en particulier grâce à la présence de la feuille 'l'aluminium, les feuilles collantes selon 1' invention peuvent être munies facilement d'nne empreinte superficielle, par exemple en forme de cannelures ou de dessins en losanges, qui résiste à la circulation et exclut de ce fait d'une manière durable tout danger de dérapage. En outre, les feuilles collantes de l'invention sont totalement imperméables à liteau. Elles ne laissent donc subsister aucune tache d'eau extrêmement inopportune, notamment sur du marbre, et qu'il est impossible de faire disparaitre. les feuilles collantes selon l'invention peuvent trouver de nombreuses applications, par exemple pour le recouvrement de planchers et de marches d'escalier en nterrazzot, pierre naturelle, matériau céramique, bois, moquette et matière plastique, pour le recouvrement de fenêtres et de portes lors de travaux de peinture et de crépissage, pour la protection d'éléments de construction préfabriqués et d'éléments de fapaae, comme matériau d'emballage résistant à liteau et aux chocs pour l'industrie de la céramique et du carrelage, ainsi que dans l'industrie automobile. le dessin représente une vue en perspective à grande échelle d'une partie d'une feuille collante suivant l'invention. Dans l'exemple représenté, la feuille porteuse est constituée par une couche inférieure 1 de polyéthylène, par exemple d'épaisseur correspondant à 15 g de polyéthylène par mètre carré. Elle-est suivie d'une feuille de papier kraft 2 d'épaisseur cor respondant à 120 g par mètre carré. Âu-dessus de celle-ci repose une autre couche de polyéthylène 3, par exemple d'épaisseur correspondant de nouveau à 15 g par mètre carre, puis une feuille d'aluminium 4, ayant une épaisseur de 9 microns par exemple. la feuille d'aluminium est recouverte d'une couche de polyéthylène 5 d'épaisseur correspondant à 25 g par mètre carré par exemple, qui est imprimée, comme on le voit en 6. L'impression est recouverte d'une couche supplémentaire de polyéthylène 7, dont l'épaisseur correspond de nouveau à 25 g par mètre carré par exemple. Sur sa face inférieure, la feuille porteuse est enduite d'une couche 8 d'un adhésif auto-collant, qui est recouverte d'un papier de séparation 9. Avant d'utiliser la feuille collante, on retire le papier de séparation 9 et l'on applique la feuille collante par pression sur la surface à protéger de l'élément de construction, la couche d'adhésif 8 étant tournée vers le bas, de façon que la couche de polyéthylène 7 se trouve au-dessus. R-VESBICADIOIE. I 1. Feuille collante pour la protection d'éléments de construction, notamment de planchers et de marches d'escalier posés, qui comporte une feuille porteuse et une couche collante, feuille caractérisée en ce que la feuille porteuse est un produit stratifié se composant d'une feuille d'alaminium (4) et d'une feuille de papier kraft ou de carton (2) avec une couche de matière thermoplastique (5, 7) sur la face supérieure opposée à la couche collante (8), et en ce que la couche collante (8) est for mée d'un adhésif auto-collant. 2. Feuille collante selon la revendication 1, caractéri sée en ce que la feuille d'aluminium (4) et la feuille de papier kraft ou de carton (2) sont recouvertes des deux cotés d'une couche de matière thermoplastique (1, 3, 5, 7). 3. Feuille collante selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les couches de matière thermoplastique sont formées de polyéthylène. 4. Feuille collante selon l'une des revendications I à 3, caractérisée en ce qu'elle est formée successivement de la couche d'adhésif (8), d'une couche de polyéthylène (1), de la feuille de papier kraft (2), d'une couche de polyéthylène (3), de la feuille d'aluminium (4) et d'une couche de polyéthylène (5, 7). 5. Feuille collante selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle est munie d'une empreinte superficielle.