La présente invention a pour objet un engin de transport pour matériaux en vrac dans une mine souterraine, et elle vise plus spécialement un engin de transport à moteur incorporé comportant une trémie de longueur et de capacité variables; l'invention vise également des procédés de chargement et de déchargement de matériaux en vrac. Les voitures-navettes de type connu servant à transporter des matériaux en vrac dans les mines souterraines présentent un corps rigide, le long duquel est disposé un compartiment de transport de matériaux. Une voiture-navette typique est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 2.457.569. De telles voitures-navettes ont, en gros, pour rtle de transporter des matériaux en vrac (par exemple du charbon) entre un poste de chargement où ce matériau est chargé et un transporteur principal, ou train de voitures de mine, dans lequel elles déchargent leur contenu. Dans les voitures-navettes de chargement de type classique, par exemple celles qui sont décrites dans le brevet mentionné ci-dessus, il est prévu en général un chargeur du type transporteur.Un poste de chargement peut comporter une machine de mine continue, munie d'un transporteur dirigé vers l'arrière, qui décharge le charbon dans le compartiment de transport de la voiture-navette. Dans d'autres cas, le charbon extrait par le mineur est rassemblé par une machine de chargement de type classique et chargé dans la voiture-navette. Le compartiment de transport de la voiture-navette comporte normalement un transporteur sans fin dans sa partie inférieure. Pour décharger le contenu de la voiture-navette, le transporteur, qui comporte normalement un mât de décharge pivotant, est mis en marche pour transporter le matériau du compartiment de transport. Une autre voiture-navette est décrite dans le brevet canadien nO 852.631, dans lequel la voiture-navette contenant le transporteur comporte un corps souple et continue d'assurer la traction lorsqu'elle circule sur des surfaces irrégulières. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3.306.478 décrit une voiture-navette à chargement automatique qui comprend une pelle montée à l'avant servant d'abord à ramasser une quantité relativement faible de minerai, ou produit analogue, puis à déposer le minerai ainsi recueilli dans une caisse de chargement située à l'arrière. La pelle peut servir, de plus,à chasser la charge du véhicule en la poussant. Une autre voiture-navette contenant une pelle est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3.226.857, dans lequel une pelle basculante est montée à l'avant d'un véhicule à roues. Cette voiture-navette ne comporte pas de caisse de chargement et sa capacité est limitée à celle de sa pelle. L'invention concerne un véhicule de transport de faible encombrement et qui est, cependant, d'une grande capacité. De plus, L'engin de transport selon l'invention, par exemple une voiture-navette, est capable d'effectuer des chargements et des déchargements rapides et efficaces. En outre, l'engin de transport selon l'invention peut être chargé et déchargé sans que l'on ait besoin d'un transporteur. De façon plus précise, l'invention a pour objet un engin de transport que l'on peut décharger sans utiliser un organe de transport et qui peut charger les matériaux qui se trouvent sur le sol de la mine sans faire appel à une machine de chargement distincte. L'invention permet de simplifier considérablement les installations au poste de chargement et elle permet de charger un tas de matériaux en vrac sans nécessiter d'équipements de chargement auxiliaires. L'engin de transport selon l'invention comprend un avant-train tracteur auquel est reliée une trémie ou une remorque. De préférence, l'avanttrain tracteur et la remorque sont tous deux des véhicules à roues. L'avanttrain tracteur comprend une source d'énergie servant à entraîner l'engin de transport vers des positions déterminées et, de façon avantageuse, il est relié de façon pivotante à la remorque, de sorte que le pivotement de cet avant-train tracteur autour du pivot dirige l'engin de transport. De plus, il est préférable que les roues de la remorque soient des roues tractrices et qu'elles soient entratnées par la source d'énergie située sur l'avanttrain tracteur, par l'intermédiaire d'organes de transmission appropriés. La remorque comporte une trémie fixe, ainsi qu'une ou plusieurs trémies mobiles à volonté, ce qui permet de faire varier la longueur efficace, et par suite la capacité de transport de l'engin, et de charger et décharger cet engin rapidement et de façon efficace. Suivant une forme de réalisation avantageuse, la remorque comprend une trémie fixe, sur laquelle sont montées une trémie avant et une trémie arrière mobiles à volonté. On peut régler à volonté la position des trémies avant et arrière au cours du chargement et du déchargement de l'engin de transport. Chacune de ces trémies a de préférence une section en U et comporte des parois verticales reliées transversalement par une plaque inférieure. La trémie avant mobile comporte, de préférence, une porte de chargement et de retenue qui lui est reliée. Cette porte est montée de façon pivotante à son extrémité et elle est conçue de manière à être ouverte au cours duxchargement ou du déchargement du véhicule et à être fermee lorsque le véhicule chargé se déplace d'un poste de chargement à un poste d'évacuation Cette porte de chargement et de retenue comprend une lame ramasseuse qui part de la voiture navette et qui peut passer sous un tas de matériau en vrac, par exemple du charbon, pour faciliter le chargement de ce matériau dans les trémies. I1 est prévu, de plus, une plaque racleuse qui se déplace le long de la trémie fixe et qui permet de décharger le contenu du véhicule. L'énergie d'entratnement de cette plaque racleuse mobile est fournie par des ensembles de pistons et de cylindres actionnés par du fluide qui lui sont reliés par des tiges de piston. De préférence', chacune des trémies mobiles, ainsi que la porte pivotante de chargement et de retenue, sont également actionnées par des ensembles pistons-cylindres à fluide, par l'intermédiaire d'éléments de liaison appropriés D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regred des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation de l'invention. Sur ces dessins, - la figure 1 est une vue de dessus, en plan, d'un engin de transport selon l'invention, - la figure 2 est une vue de cbté, en élévation,-de l'engin de la figure 1, en position de chargement complet, - la figure 3 est une vue partielle de cité, en élévation, de ce mtme engin en position rentrée, avant le chargement, - les figures 4 à 7 sont des vues schématiques représentant le chargement et le déchargement progressifs de la remorque compris des trémies fixes et mobiles conformes à l'invention; et - les figures 8 à- 16 représentent, de façon schématique, un procédé de chargement de l'engin, consistant à faire avancer peu à peu la remorque dans un tas de matériau à -charger. L'engin de transport conforme à l'invention, tel que représenté sur la figure 1 en vue de dessus et en plan, comprend un avant-train tracteur 10, relié à une remorque ou trémie 100. Cet avant-train 10 comprend un poste d'énergie et de commande de l'engin de transport, et il porte une source principale d'énergie, par exemple un moteur électrique 11. L'énergie électrique est fournie à ce moteur 11 au moyen d'un câble électrique (non représenté), enroulé sur un touret 12 au moyen d'un dispositif 13 d'enroulement. Ce touret 12 peut être monté sur l'avant-train 10 de façon connue; il peut par exemple être monté sur un axe (non représenté) qui tourillonne dans deux pièces 14. Le moteur il est branché sur des roues motrices 15 de l'avant-train tracteur 10.Sur la figure 1, ce moteur 11 est relié aux roues motrices 15 par-l'intermédiaire d'un embrayage 16 relié à un arbre d'arrivée d'une transmission 18 qui, elle-même, est reliée à un différentiel 20 par l'intermédiaire d'un arbre de commande 19. Ce différentiel 20 comporte des arbres de sortie reliés à des axes d'entraînement 22 sur lesquels sont montées les roues 15. Des dispositifs de freinage 21 sont prévus sur les divers axes d'entraînement 22. Un accouplement, ou reducteur de vitesse 24. est intercalé dans le train d'entraînement, entre le moteur 11 et l'embrayage 16. De plus, un moteur auxiliaire 26 est prévu sur l'avant-train tracteur 10. I1 convient de remarquer que chacun des moteurs, ainsi que la transmission, ltembrayage, etc., peuvent être montés de façon classique sur l'avant-train 1G, et, par exemple, etre montés sur des poutres ou pla ques transversales de l'avant train 10. De préférence, les divers moteurs électriques et autres appareils sont logés dans une enceinte pratiquement étanche, de façon à être protégés contre les saletés et la poussière. L'avant-train tracteur 10 est relié à la remorque 100 de manière que l'engin de transport puisse être entraîné et dirigé; sur les figures, cet avant-train 10 est relié de façon pivotante à la remorque 100, par l'intermédiaire de deux pivots verticaux 102 et 104. Deux cylindres 106 et 108 font tourner l'avant-train 10 autour de-s pivots 102 et 104 de manière que l'engin de transport puisse être dirigé. Les cylindres 106 et 108 comportent chacun une tige de piston, respectivement 107 et 109, et ces deux cylindres relient l'avant-train tracteur 10 à la remorque 100. Chaque cylindre et chaque tige pivotent à la fois sur la remorque et sur l'avant-train tracteur. A cette fin,il est prévu des axes de pivotement 110 et 111 servant à relier respectivement le cylindre 106 et le cylindre 108 à l'avant-train 10. De plus, les tiges 107 et 109 sont reliées de façon pivotante à la remorque 100 respectivement au moyen d'axes de pivotement 112 et 113, Chacun des cylindres 106 et 108 est, de préférence, un cylindre à fluide assurant la direction. Par exemple, si l'on agit sur le cylindre 106, la tige de piston 107 sort du cylindre 106 de manière telle que l'engin de transport représenté se dirige vers la gauche et, inversement, en agissant sur le cylindre 108, on fait sortir la tige de piston 109 et l'on dirige la voiture-navette vers la droite. La remorque 100, de même que l'avant-train 10, est un véhicule à roues comportant deux paires de roues 114. Ces roues 114 sont, de préférence, des roues entraînées au moyen de chaînes ou dispositifs analogues (non représentés), passant sur des pignons dentés 115 montés sur des axes 116 et sur un organe d'entraînement approprié. Sur la remorque 100 se trouve un différentiel 118 servant à transmettre l'énergie aux roues entratnées par chaîne. Ce différentiel 118 est associé aux roues 114 de façon connue, et il peut comporter deux arbres dépassant vers l'extérieur, comprenant des pignons dentés pour entraîner les roues 114.Le différentiel 118 est associé à la source principale d'énergie de la voiture-navette, par l'intermédiaire d'ùn train d'entraînement qui comprend un arbre 119 associé, par l'intermédiaire de joints de cardan 120, à la transmission 18 montée sur l'avant-train 10. L'arbre 119 présente une partie rentrante 117 qui permet de compenser les variations de longueur résultant du pivotement de l'avant-train 10 par rapport à la remorque 100. La remorque 100 comporte un châssis fixe 125 sur lequel est montée une trémie fixe 126; celle-ci consiste en une trémie en forme d'U comportant des parois latérales verticales 127 reliées transversalement par la plaque inférieure 128. De plus, la trémie fixe 126 comprend des éléments de parois latérales 129 évasés vers l'extérieur et partant du dessus des parois latérales 127, en direction de l'extérieur et vers le haut. Sur la remorque 100 se trouve une trémie arrière mobile 130, qui présente deux parois latérales verticales 131 reliées transversalement par une plaque inférieure 132. De plus, il est prévu des parois latérales 133 évasées vers l'extérieur, constituant une trémie arrière en forme d'U dont la section transversale est identique à celle de la trémie fixe 126 de la remorque 100. La trémie arrière 130 est prévue pour se déplacer d'un mouvement de va-etvient dans le sens de la longueur de la remorque 100. A cette fin, il est prévu des moyens permettant de déplacer la trémie arrière 130 d'un mouvement de va-et-vient par rapport à la trémie fixe 126. De façon avantageuse, les moyens permettant d'assurer un tél déplacement de la trémie arrière 130 consistent en deux ensembles piston-cylindre 134 à fluide, fixés à la trémie arriere 130. Ces cylindres 134 peuvent être fixés à cette trémie arrière 130 de façon connue, par exemple en boulonnant les tiges de piston 135 sur la face inférieure de cette trémie arrière et en fixant rigidement, par exemple par boulonnage, les cylindres arrière respectifs 136 au chassies fixe 125 de la remorque 100. De la sorte, si l'on actionne les ensembles piston-cylindre 134, par exemple en y modifiant la pression du fluide au moyen d'organes de reglage appropriés (qui seront décrits de façon détaillée plus loin), les tiges de piston respectives 135 sortent ou rentrent par rapport au cylindre 136, de sorte que la trémie arrière 130 peut se déplacer d'un mouvement de va-et-vient dans le sens de la longueur de la remorque 100, au-dessus de la plaque inférieure 128 de la trémie fixe 126. Les parois latérales 131 de la trémie arrière 130 sont disposées à l'intérieur des parois latérales 127 de la trémie 126 et peuvent se déplacer le long de celle-ci.La trémie arrière 130 est prévue pour pouvoir se déplacer vers l'arrière de Ia remorque 100, sur une distance au moins égale à la longueur de la trémie fixe 126, de manière que son bord arrière puisse atteindre le bord arrière de cette trémie fixe 1269 L'engin de transport comporte également une trémie avant mobile 140 présentant des parois latérales verticales 141 reliées transversalement par une plaque inférieure 142.De même que la trémie arrière mobile 130, la trémie avant mobile 140 présente un élément 143 de paroi latérale évasé vers l'exté- rieur, dirigé vers le haut et partant de la partie supérieure des parois latérales respectives 141, le montage étant tel que cette trémie avant 140 a une section en forme d'U identique à celle de la trémie fixe 126, La plaque inférieure 142 de la trémie avant 140 est située au-dessous de la plaque inférieure 128 de la trémie fixe 126 et elle peut se déplacer dans le sens de la longueur de celle-ci; de même, les parois latérales 141 dirigées vers le haut sont à l'extérieur des parois latérales 127 de la trémie fixe 126. De préférence, les ensembles piston-cylindre 144 actionnés par fluide comprenant les tiges de piston 145 sont reliés à la trémie avant 140 pour déplacer celle-ci par rapport à la trémie fixe 126.Comme dans le cas des ensembles piston-cylindre 134 servant à déplacer la trémie arrière 130, les ensembles piston-cylindre 144 sont fixés fermement sur le châssis fixe 125 de la remorque 100, à l'arrière des ensembles 144, tandis que les tiges de piston 145 sont fixées à la trémie avant 140, par exemple au moyen de goupilies 147, le montage étant tel que le fluide sous pression agissant sur les ensembles piston-cylindre 144 peut faire sortir ou rentrer les tiges de piston 145 de leurs cylindres respectifs, pour déplacer la trémie avant 140 par rapport à la trémie fixe 126. De la sorte, la trémie fixe et les trémies avant et arrière sont disposées l'une au-dessus de l'autre et peuvent coulisser l'une par rapport à l'autre. Par exemple, la trémie mobile arrière 130 se déplace au-dessus de la partie supérieure de la trémie fixe 126, tandis que la trémie avant mobile 140 se déplace au-dessous de la trémie fixe principale 126. Sur la trémie avant mobile 140 est montée, de manière à pouvoir se déplacer avec elle, une porte de chargement et de retenue 150 comprenant une lame 151; celle-ci relié les parois latérales convergentes 152 et facilite le chargement et le déchargement rapides de la voiture-navette conforme à l'invention, comme cela sera expliqué de façon plus détaillée cî-après.Cette porte 150 de chargement et de retenue est montée de façon pivotante sur la trémie avant mobile 140 et elle est conçue de façon à être ouverte pendant le chargement ou le déchargement de la voiture-navette et à être fermée pendant le déplacement du véhicule chargé.A cette fin, la porte de chargement 150 est reliée de façon pivotante, au moyen d'axes 154, aux plaques 155 fixées fermement sur la trémie avant 140. I1 est prévu des organes permettant de faire tourner, ou pivoter, la porte 150 autour des axes 154. De préférence, les éléments de pivotement comprennent un ensemble pistoncylindre 156 actionné par du fluide comprenant des tiges de piston 157. La partie arrière 158 de l'ensemble 156 est fixée de façon pivotante, par exemple au moyen- de goujons ou par boulonnage, sur une monture appropriée de la plaque 155, tandis qu'une tige 157 est fixée de façon pivotante en 159, près de la partie la plus élevée (selon la figure 3) de la porte 150 de chargement et de retenue. Gracie à une telle disposition, le fluide sous pression envoyé dans l'ensemble piston-cylindre 156 fait sortir et rentrer les tiges de piston 157, ce qui fait pivoter la porte 150 de chargement et de retenue autour des axes 154. De la sorte, cette porte 150 tourne de sa position de chargement et de déchargement (figure 3) jusqu'à sa position de retenue, ou position fermée (figure 2). Une plaque mobile 160 est montée sur la trémie mobile arrière 130. Cette plaque coulissante 160 peut se déplacer d'un mouvement de va-et-vient le long de la trémie arrière 130. Cette plaque a un double roule, à savoir qu'elle peut servir de paroi arrière de la trémie arrière 130 et qu'elle peut jouer le roule de plaque racleuse, pour décharger les matériaux que contient la remorque 100. I1 est prévu des dispositifs permettant de faire coulisser cette plaque 160 d'un mouvement de va-et-vient dans le sens de la longueur de la trémie arrière 130. De préférence, ces dispositifs consistent en deux ensembles piston-cylindre 165 actionnés par du fluide, comprenant des tiges de piston 166 fixées à la plaque 160.Les ensembles 165 sont montés respectivement sur des -montures 167 en forme dtU, qui sont elles-mêmes fixées fermement sur la trémie arrière 130, de sorte que ces montures 167 et les cylindres 165 peuvent se déplacer d'un mouvement d'ensemble avec la trémie arrière 130, au cours de son mouvement longitudinal de va-et-vient dans la remorque 100. Si l'on actionne les ensembles 165, les tiges 166 fixées à la plaque coulissante 160 sortent et rentrent, de sorte que cette plaque 160 peut avancer et rentrer au-dessus de la trémie arrière 130. Il convient de remarquer que le fluide peut être envoyé de façon connue dans les divers ensembles piston-cylindre de la voiture-navette. De préférence, un moteur auxiliaire 26 disposé sur l'avant-train 10 actionne une pompe à fluide 27 qui envoie du fluide sous pression aux divers cylindres. De plus, une pompe auxiliaire 27a est actionnée par la source primaire d'éner gie, le moteur 11 de l'avant-train 10. La pompe 27 peut pomper du fluide, par exemple de l'huile, dans un réservoir (non représenté) disposé sur l'avant-train 10 et envoyer ce fluide dans les divers ensembles pistoncylindre. Des soupapes et des organes de commande dè ces soupapes permettant d'envoyer du fluide à la pression voulue dans les divers cylindres se trouvent sur l'avant-train, en un poste de commande 28 qui comporte des commandes 29 sur un tableau qui peut comporter à la fois des commandes électriques et des commandes hydrauliques. I1 est prévu, de plus, une cabine 30 qui permet au conducteur de la voiture-navette d'avoir facilement accès aux diverses commandes. Le fonctionnement est le suivant On peut remplir l'engin de transport avec des matériaux en vrac, par exemple du charbon ou du minerai, comme représenté de façon schématique sur les figures 8 à 16. On met en marche le moteur 11 de l'avant-train tracteur 10 pour faire avancer l'engin de transport et la trémie avant se trouve en position rentrée, comme représenté sur la figure 3, tandis que la trémie arrière 130 avance sur la trémie fixe 126 de la même que la plaque 160. On fait descendre la porte 150. Le véhicule demeurant fixe, on enfonce la trémie 140 dans un tas de charbon (figure 9). Puis on ferme la porte 150 (figure 10) et la trémie avant 140 rentre pour déposer son chargement sur la trémie arrière 130. Cette trémie arrière 130 se retire ensuite de la trémie fixe 126 (figure 12). S'il reste une quantité suffisante de charbon dans le tas, on peut laisser le véhicule fixe et faire ressortir la trémie avant 140, avec la porte 150 en bas, pour qu elle s'enfonce sous le tas de charbon et remplisse de nouveau la trémie avant 140 (figure 13). Si le tas de charbon n'est plus assez important pour un nouveau chargement en cet endroit, on peut faire avancer le véhicule vers ce tas, avant que la trémie avant 140 ne soit de nouveau sortie.Une fois que la trémie avant 140 est remplie après avoir pénétré dans le tas de charbon, la porte 150 se ferme (figure 14) et la trémie 140 rentre pour envoyer le charbon dans la trémie fixe 126 (figure 15). Pour compléter le chargement du véhicule, on enfonce de nouveau la trémie avant 140 dans le tas de charbon avec la porte en bas, pour remplir cette trémie avant. Puis la porte 150 se ferme et l'engin de transport, qui est chargé, peut tr-ansporter son chargement vers un poste d'évacuation. Un autre procédé de chargement du véhicule consiste à utiliser la force de traction de cet engin pour pousser la remarque dans un tas de charbon. On fait avancer l'engin de transport avec sa remorque à la position représentée sur la figure 3, position à laquelle la trémie avant 14o est rentrée, la trémie arrière 130 est avancée en ayant sa plaque coulissante 160 à l'arrière et la porte de chargement et de retenue 150 est ouverte. On pousse avec force l'engin de transport dans le tas de charbon. De la sorte, la lame 151 de la porte 150 est enfoncée à force dans ce tas, ce qui a pour effet d'envoyer le charbon dans l'engin de transport avec l'aide des parois latérales 152 qui convergent vers l'intérieur. On continue d'enfoncer l'engin dans le charbon jusqu'à ce que la trémie arrière 130 soit complètement remplie. A ce stade, la remorque 100 est remplie, comme représenté de façon schématique sur la figure 4, avec les trémies arrière, fixe, et avant 130, 126 et 140, et le châssis principal 125. La trémie arrière 130 renferme alors une charge partielle de charbon, ou de minerai, 200. On actionne ensuite les cylindres 134 de manière que la trémie arrière 130 et la plaque coulissante 160 soient ramenées à leur position la plus en arrière sur la remorque 100 (figure 1). L'opération Initiale de chargement étant terminée, il reste une trémie ouverte ou non chargée, la trémie 126. On continue de pousser le véhicule de façon qu'il recule plus loin dans le tas de minerai, pour remplir cette partie ouverte (figure 5). On cesse alors de commander les diverses roues du véhicule, et lion applique des freins, par exemple des freins doubles à mâchoires 21, pour maintenir le véhicule fixe. On actionne alors les cylindres 144 pour enfoncer à force la trémie avant 140 qui comporte la porte ouverte 150, dans le tas de charbon. il convient de noter que la trémie avant peut comporter, de façon avantageuse, des parois latérales situées en avant et convergeant vers l'intérieur, pour faciliter l'écoulement du charbon dans la trémie 140. Une fois que les tiges 145 des cylindres 144 sont complètement sorties, les cylindres 156 font tourner la porte 150 jusqu'à sa position de fermeture et la remorque 100 est remplie. On peut, si l'on veut, faire sortir la trémie avant et enfoncer le véhicule dans le tas de charbon à l'aide d'organes d'entraînement pour remplir cette trémie avant 140. La figure 6 représente, de façon schématique, cette remorque ainsi complètement remplie. Comme le montre cette figure, la remorque est sortie au maximum de sa longueur et est complètement remplie de minerai 200. En même temps, la porte 150 est rentrée à la position de fermeture ou de retenue. La figure 7 représente, de façon schématique, le déchargement de l'engin de transport. Le début du déchargement consiste à faire tourner la porte de retenue 150 jusqu'à la position d'ouverture, de manière à faire basculer le minerai qui est retenu par la porte fermée. Ensuite, on peut faire rentrer la trémie avant mobile 140, avec la porte 150 en position ouverte, pour décharger le matériau qu'elle contient. Puis, on fait avancer la trémie arrière 130 et la plaque coulissante 160, ce qui a pour effet de chasser de la voiture-navette le charbon ou le minerai que contient la trémie fixe 126. Enfin, comme représenté sur la figure 7, on fait avancer la plaque coulissante 160 de la longueur de la trémie arrière 130 pour chasser de la voiture-navette le minerai qui reste. On peut alors faire revenir les diverses pièces à leur position initiale, comme représenté sur la figure 4, et les ramener sur le lieu de travail en vue de répéter les opérations de chargement et de déchargement. R E V E N D I G A T I O N S 1. Engin pour le transport de matériaux à l'état divisé, cet engin étant caractérisé par le fait qu'il comprend un compartiment de chargement de matériau comportant une trémie destinée à recevoir ce matériau à Itétat divisé, cette trémie comportant une partie fixe et au moins une partie mobile, ladite partie mobile pouvant se déplacer d'un mouvement de va-et-vient par rapport à la partie fixe, de façon à augmenter et à diminuer la longueur de ce compartiment, des moyens permettant de déplacer cette partie mobile par rapport à la partie fixe, et des organes d'entraînement servant à déplacer ce compartiment. 2. Engin selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend une plaque coulissante qui peut se déplacer d'un mouvement de vaet-vient par rapport à au moins l'une des dites parties de-trémie, le montage étant tel que les matériaux contenus dans au moins l'une de ces par ties de trémiepelknten en être chassés par cette plaque coulissante. 3. Engin selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la partie fixe et la partie mobile de la trémie ont une section en forme d'U, avec deux parois latérales reliées par une plaque de base, ces plaques étant disposées l'une au-dessus de l'autre, les dites parties fixe et mobile de la trémie présentant une extrémité ouverte, et par le fait qu'une porte est montée de façon pivotante sur les parois latérales de l'une de ces parties de trémies, en vue de fermer cette extrémité ouverte de l'une des trémies. 4. Engin selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comporte une seconde trémie mobile qui peut se déplacer d'un mouvement de va-et-vient par rapport à ladite trémie fixe, de manière à augmenter et diminuer davantage la longueur dudit compartiment. 5. Engin selon ltune des revendications 2 et 4, caractérisé par le fait que la première trémie mobile est disposée au-dessus d'une partie de ladite trémie fixe, et que la seronde trémie mobile est disposée au-dessous de la trémie fixe et de la première trémie. 6. Engin selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il comprend une plaque coulissante qui part de ladite première trémie mobile vers le haut et qui est disposée en travers de celle-ci, et dés organes servant à déplacer cette plaque coulissante par rapport à ladite première trémie mobile, de manière à chasser le matériau à l'état divisé de cette première trémie mobile. 7. Engin selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que ledit comparti ment est constitué par une remorque montée sur des roues motrices, et que lesdits organes d'entraînement consistent en un trainavant tracteur3 distinct de cette remorque, ce train-avant et cette remorque étant reliés de façon pivotante. 8. Procédé de chargement d'un engin de transport, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'il consiste à faire venir la partie transporteuse de cet engin près d'un tas de matériau à l'état divisé, à enfoncer ladite première trémie dans ce tas tout en maintenant une seconde trémie fixe pour remplir cette première trémie avec le matériau à l'état divisé dudit tas, à faire rentrer cette première trémie et à faire passer le matériau de cette première trémie dans la seconde trémie pour charger celle-ci, puis à enfoncer cette première trémie dans ce tas pour la remplir. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'on fait avancer cette seconde trémie en avant sur une troisième trémie avant de charger la seconde trémie à l'aide du contenu de la première, et que l'on fait revenir cette seconde trémie sur cette troisième. 10. Procédé selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé par le fait que l'on fait rentrer cette seconde trémie et que l'on fait passer le matériau à l'état divisé de la première trémie dans la troisième. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'on enfonce cette première trémie dans le tas de matériau à l'état divisé pour la remplir, de manière que la première, la seconde et la troisième trémie soient toutes remplies de ce matériau. 12. Procédé de chargement d'un véhicule de transport caractérisé par le fait qu'il consiste à faire-avancer une seconde trémie vers l'avant sur une trémie fixe, à enfoncer le véhicule dans un tas de matériau à l'état divisé et à remplir cette seconde trémie, à rentrer cette seconde trémie une fois remplie sur la trémie fixe et à enfoncer le véhicule dans ce tas de matériau pour remplir la seconde trémie. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que l'on fait avancer la première trémie vers l'avant par rapport à la troisième trémie fixe et que l'on enfonce le véhicule dans le tas de matériau pour remplir la première trémie. 14. Procédé selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisé par le fait que l'on fait avancer une première trémie vers l'avant par rapport à ladite trémie fixe dans ce tas de matériau et que l'on remplit cette première trémie avec ce matériau. 15. Procédé selon l'une des revendications 8 à 14, caractérisé par le fait que l'on fait descendre une porte de chargement qui est fixée de façon pivotante sur une première trémie, jusqu' un niveau voisin de la base de ce tas de matériau, et que l'on enfonce cette porte et cette première trémie dans ce tas.