La présente invention a étê mise au point au Laboratoire d'Informatique pour la Mécanique et les Sciences, de l'ingénieur (LIMSI du CNRS) en collaboration avec le Laboratoire de Mecanique Physique (Université Paris VI). Elle concerne un dispositif de mise en perspective d'objets tridimensionnels sur un écran de visualisation et, plus particulièrement, un dispositif permettant de calculer, pour chaque point de l'objet tridimensionnel à mettre en perspective, les deux coordonnées horizontale et verticale de la perspective choisie et de visualiser cette perspective sur un écran. Le dispositif de l'invention comprend des moyens d'acquérir les coordonnées tridimensionnelles de l'objet à mettre en perspective. Ces données sont traitées, soit en temps réel par le calculateur de perspective, soit en temps différé par stockage des données sur bande magnétique. Dans une réalisation préférentielle, les coordonnées tridimensionnelles des points dudit objet sont relevées à l'aide d'une tablette de relèvement de coordonnées. Cette tablette de relèvement peut être une tablette de transcription de graphismes de type STRAND (Système de TRanscription ANalogique de Données) décrite dans le brevet français nO 1 601 956 du 31 décembre 1968. L'acquisition des coordonnées tridimensionnelles de l'objet peut également être obtenue sans faire usage d'une tablette de relèvement de coordonnées; dans le cas d'objet tridimensionnel de forme simple, ces coordonnées nourront par exemple être directement mises en mémoire analogique à l'aide de potentiomètres maniés à la main ou bien sous forme numérique (ordinateur, enregistreur, mémoire). Le choix de la perspective que l'on désire visualiser dépend de différents paramètres qui traduisent, d'une part la distance à laquelle l'observateur se place par rapport à l'écran (E ou tableau:) de visualisation et, d'autre part, l'angle de prise de vue sous lequel et la distance à laquelle l'observateur désire que 11 objet tridimensionnel lui semble présenté. Le point de vue depuis lequel l'objet semble vu peut être fixe dans l'espace ou mobile. Dans ce dernier cas, l'impression de mouvement peut être donnée par un choix approprié de la séquence des différentes positions du point de vue dans l'espace et de la vitesse à laquelle se suc cèdent ces différents points de vue. Le calculateur de perspective de l'invention, dit perspecteur, traite les coordonnées tridimensionnelles des points de l'objet a mettre en perspective de manière a fournir à sa sortie les coordonnées bidimensionnelles des points de la perspective désire. Pour se faire, le perspecteur execute quatre changements de variables successifs , une translation permettant de se repérer par rapport au centre de l'objet tridimensionnel, deux rotations permettant de choisir l'azimuth et la hauteur sous lesquels l'observateur verra l'objet et enfin le changement de variable de mise en perspective proprement dite dépendant des distances de l'obser- vateur à l'écran de visualisation d'une part et au centre de l'objet d'autre part. La visualisation de la perspective ou de la séquence de perspectives choisie est obtenue sur l'écran d'un appareil de visualisation du genre tube cathodique ou moniteur TV. Dans une réalisation préférentielle, l'appareil de visualisation est du type Tektronix 611. L'appareil de visualisation peut également être une table traçante, ce qui présente l'avantage de pouvoir garder un document écrit de la perspective. En fait, ces deux types de visualisation peuvent être simultanément utilisés. Dans le cas de la mise en perspective de vecteurs, il n'est pas nécessaire de relever les coordonnées tridimensionnelles de chacun des points de l'objet. Il suffit de relever les coordonnées des deux extrémités de chaque vecteur de l'objet à mettre en perspective. Le perspecteur ne fournit alors que les coordonnées bidimensionnelles des extrémités de chaque vecteur-perspective et il est nécessaire d'intercaler, entre le perspecteur et l'appareil de visualisation, un dispositif de génération de vecteurs. Le générateur de vecteurs de la présente invention reçoit séquentiellement du perspecteur les coordonnées bidimensionnelles des deux extrémités du vecteur-perspective a visualiser et fournit à ses bornes de sortie les coordonnées bidimensionnelles de l'ensemble des points de la perspective du vecteur de l'objet tridimensionnel. Le dispositif de la présente invention ne permet pas d'éliminer les lignes cachees ou de les représenter en pointillés; il ne nécessite pas l'usage d'un ordinateur. Ses avantages sont d'être d'un emploi très maniable et d'un coût de revient modéré. Il pourra être avantageusement utilisé dans l'enseignement de la géométrie descriptive et de la perspective, dans des bureaux d'études civils ou militaires qui veulent obtenir, par exemple, la perspective d'un bâtiment, d'une route, d'un terrain d'atterrissage, d'un environnement depuis un ou plusieurs points de vue. Stylistes et décorateurs pourront l'utiliser pour visualiser leurs projets de création. L'appareillage de la présente invention permettant la mise en perspective d'objets tridimensionnels comprend : - un dispositif de relèvement des coordonnées de l'objet tri dimensionnel dont on désire obtenir des perspectives; - un dispositif d'enregistrement et de lecture desdites coordonnées; - un dispositif calculateur de perspectives permettant de calculer a partir des coordonnées tridimensionnelles des points de l'objet a mettre en perspective et de l'affichage des paramètres déter minant la perspective choisie, les coordonnées bidimensionnelles de la perspective de l'objet tridimensionnel;; - un dispositif de génération de vecteurs permettant de générer les coordonnées bidimensionnelles de la perspective de vecteurs a partir des coordonnées bidimensionnelles des extrémités de la perspective des vecteurs, les coordonnées des extrémités étant fournies par le perspecteur dans le cas ot l'objet tridimension nel peut être réduit à des segments de droites; - des moyens de commander le générateur de vecteurs; - un ou plusieurs dispositifs de visualisation de la perspective obtenue. L'invention va être maintenant décrite en détail en relation avec les dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 illustre les changements de variables a effectuer pour passer d'une représentation tridimensionnelle de l'objet à mettre en perspective à une représentation bidimensionnelle de la perspective désirée; - la figure 2 décrit la méthode de relèvement des coordonnées tridimensionnelles de l'objet a mettre en perspective à l'aide d'une tablette de relèvement de graphisme; - la figure 3 décrit le schéma général sous forme de blocs de l'appareillage de mise en perspective d'une réalisation préfé rentielle de la présente invention; - la figure 4 décrit le fonctionnement électronique de mise en perspective du perspecteur;; - la figure 5 décrit le fonctionnement électronique du dispositif de génération des vecteurs de la perspective et de sa logique de commande; - la figure 6 enfin donne une représentation graphique de mise en perspective de tracés circulaires continus d'un objet vu de deux points de vue différents. Avant de décrire l'appareillage du calculateur analogique de perspective de l'invention, nous allons déterminer les changements de variables à effectuer pour passer des coordonnées tridimensionnelles x, y, z d'un point de l'objet à mettre en perspective aux coordonnées bidimensionnelles H et V de l'image de ce point sur l'écran de visualisation de la perspective. Soit, en Fig. la, O x y z le trièdre orthogonal de référence dans lequel l'objet à mettre en perspective est repéré, et soit C, de coordonnées xc, Yc, Zc le point choisi comme devant représenter le centre de l'objet. Nous passons du système O x y z au système C x' y' z' par la translation OC. Le changement de variables de cette translation s'écrit x' = x - xc y' = y - yc z' = z - zc (1) Dans le référentiel C x' y' z', nous repérons l'oeil de l'observateur OE par les coordonnées polaires D,B,a : D est la distance de l'oeil OE au centre C de l'objet, a et ss sont les angles azimutal et de hauteur respectivement. Une première rotation d'angle a autour de l'axe C z' définit le référentiel C x" y" z", puis une deuxième rotation d'angle 5 autour de l'axe C y" définit le référentiel C x"' y"' z"'.Les changements de variables de ces deux rotations s'écrivent x" = x' cos a + y' sin a y" = -x' sin a + y' cos a z" =z' x"' = x" cos ss + z" sin ss Y" ' = y" z"' = -x" sin ss + z" cos ss (2) (3) En Fig. lb, un point M, défini par ses coordonnées xM"', YM', ZM' dans le référentiel C x"' y"' z"', doit avoir comme image le point ii sur l'écran de visualisation E de la perspective.Ce point est défini dans le référentiel bidimensionnel rH V par les deux coordonnées H et V H D d M d V = D - x"'M z"'M (4) d étant la distance de l'oeil de l'observateur au plan de l'écran E de visualisation placé perpendiculairement à l'axe C x"'. Le changement de variables (4) de mise en perspective fait correspondre les droites C y"' et r H et les droites C z"' et r V. En toute généralité, la dénomination de coordonnée horizontale pour H et verticale pour V se réfère à la notion d'horizontalité et u de verticalité par rapport à l'écran E de visualisation. Dans la réalisation préférentielle que nous décrivons maintenant, les coordonnées tridimensionnelles x, y, z des points de l'objet à mettre en perspective sont relevées à l'aide d'une tablette de relèvement de graphismes de type STRAND à deux plumes de relevement. Les relations qui existent entre les coordonnées tridimensionnelles de l'objet et les coordonnées propres de la tablette STRAND sont données en liaison avec la Fig. 2. Soit 1 x1 y1 le repère habituel de la tablette STRAND. Une ligne fictive oy parallèle à o1y1 et d'abscisse vl sépare en deux domaines 118 et 119 la surface de la tablette.La plume de relèvement P se déplace dans le domaine 119 et sert à relever les coordonnées x et y des points de l'objet sur un dessin représentant une projection horizontale de l'objet. Similairement, la plume de relèvement P' se déplace sur la surface 118 et relève les coordonnées y et z des mêmes points de l'objet sur un dessin représentant une projection frontale de l'objet. Il est évident que les deux plumes P et P' doivent rester sur une même ligne perpendiculaire à olyl correspondant à une détermination uniaue de la coordonnée y.En appelant xp et yp les coordonnées de la plume de relèvement P et xp et yp celles de la plume P' dans le référentiel propre olxlyl de la tablette STRAND, les coordonnées x, y, z du point de l'objet à mettre en perspective sont données par x = xp - vl y = = yp z = -x'P + vl (5) Dans le cas où les coordonnées de l'objet à mettre en perspective peuvent être relevées sous forme de courbes de niveau, le relevé de ces courbes de niveau s'effectue à l'aide de la plume P, la plume P' n'étant pas utilisée. La cote z correspondant à chaque courbe de niveau est alors obtenue à l'aide d'un potentiel extérieur ajustable. En se référant maintenant à la Fig. 3, le générateur de coordonnées tridimensionnelles peut être soit une tablette de relèvement de graphismes ll de type STRAND, soit un enregistreur magnétique 12 sur les pistes de la bande duquel les coordonnées x, y, z d'un point de l'objet sont enregistrées en fonction du temps. L'appareil de relèvement de graphismes Il peut être relié, soit à l'enregistreur magnétique 12 et au perspecteur 1 à l'aide de la commutation dans la position enregistrement E d'un inverseur, soit être déconnecté Si l'inverseur est dans la position lecture L. L'appareil de relèvement de graphismes ll comprend, ainsi qu'il est connu, un écran résistant 110 et une pluralité d'électrodes 115 sur chacun des cotés de l'écran. Les électrodes sur un même côté de l'écran sont reliées à un commutateur, respectivement 111, 112, 113, 114. Les commutateurs d'abscisses 111 et 112 sont activés en opposition de phase avec les commutateurs d'ordonnées 113 et 114 par un générateur d'impulsions de commande 116. Quand un commutateur est activé, il connecte ensemble toutes les électrodes d'un côté de l'écran et les porte à un potentiel prédéterminé, négatif en ce qui concerne les commutateurs 111 et 113 et positif en ce qui concerne les commutateurs 112 et 114. Il se produit ainsi alternativement un champ électrique horizontal et un champ électrique vertical. Les potentiels correspondants sont captés par deux plumes P et P'. Ainsi qu'il est expliqué dans le brevet français précité, les électrodes situées sur les côtés de l'écran parallèles à la direction du champ forme sont déconnectées les unes des autres et ne constituent pas des surfaces équipotentielles allongées qui distordraient le diagramme de champ. A l'appareil de relèvement de graphismes ll est associé un changeur de coordonnées 15 qui effectue le changement de coordonnées représenté par les équations (5). Ce changeur de coordonnées comprend deux démultiplexeurs 151 et 152 qui sont reliés aux plumes P et pt du STRAND. La sortie du démultiplexeur 151 donnant xp est reliée à l'entrée positive d'un amplificateur opérationnel 153 et la sortie du démultiplexeur 152 donnant x' est reliée à p l'entrée négative d'un autre amplificateur opérationnel 154. L'entrée positive de l'amplificateur opérationnel 154 et l'entrée négative de l'amplificateur opérationnel 153 sont reliées à un point de potentiel constant vl représentant l'abscisse de l'axe 117. La sortie de l'amplificateur opérationnel 153, la sortie de l'amplificateur opérationnel 154 et la sortie yp du démultiplexeur 151 (ou la sortie v' du démultiplexeur 152) donnent respectivement des signaux proportionnels aux coordonnées courantes x, y, z d'un point de l'objet. Dans le cas où le relèvement des coordonnées des points de l'objet s'effectue sous forme de courbes de niveau, la plume P' n'est pas utilisée et la coordonnée z est fournie, non plus par la sortie de l'amplificateur opérationnel 154, mais par un potentiomètre 158. La commutation s'effectue par un second inverseur qui, en position vecteur V, utilise les relevés de la plume P' eut', en position courbe de niveau C, déconnecte les relevés de P'. Quand le premier inverseur est en position enregistrement E, les trois sorties du changeur de coordonnées 15 sont reliées à l'enregistreur magnétique 12 et au perspecteur 1, ce qui permet de contrôler l'enregistrement par la projection sur la console de visualisation 16 d'une perspective donnée. Le perspecteur 1 reçoit les coordonnées x, y, z des points de l'objet et fournit à sa sortie les coordonnées bidimensionnelles H et V de la perspective choisie, grâce à l'affichage des paramètres xc, Yct zc,a t ss, D et d. Si le deuxième inverseur est en position vecteur V, les coordonnées H et V des points de la perspective sont alors appliquées aux bornes d'entrée du générateur de vecteur 2.Le générateur de vecteur 2 reconstitue à partir des coordonnées H et VA de l'origine A et HB et VB de l'extrémité B d'un vecteur AB, qui lui sont fournies séquentiellement par le perspecteur 1, les composantes bidimensionnelles HAB et VAB de tous les points de la perspective du vecteur AB. Ces composantes sont données par les relations HAB = HA + k (HB HA) VAB = VA + k (VB - VA) (6) ou k est un facteur qui croit de zero a un. Le générateur de vecteurs 2 doit donc mettre en mémoire les valeurs HA et V A et declen- cher le signal k au moment où les valeurs H B et V B sont fournies. Si le deuxième inverseur est en position vecteur V, les deux sorties du générateur de vecteurs 2 sont reliées aux bornes d'en trées horizontale et verticale de la console de visualisation 16 en même temps qu'un signal S de commande du spot lumineux qui traduit le fait que les deux plumes P et P' sont posées sur l'écran de STRAND. Ce signal S est formé au moyen de deux sécréteurs 155 et 156 situés sur les circuits de sortie des plumes P et P' et d'une porte ET 157. Ce signal active une logique de commande 13 du générateur de vecteurs 2, cette logique 13 étant éventuellement pré- cédée d'un bloc de mise en forme 14, dans le cas où les données de l'objet sont fournies par le magnétophone 12.Ce bloc de mise en forme 14 sert à restructurer les impulsions activant la logique de commande 13 qui nécessite que les flancs des impulsionsXsoient abrupts. Si le deuxième inverseur est en position courbe de niveau C, les entrées horizontale et verticale de la console de visualisation 16 sont directement reliées aux sorties H et V du perspecteur 1. Dans ce cas, le signal de commande du spot S est fourni à l'aide de 1'écrêteur 155 qui traduit simplement Le fait que la plume P est posée sur l'écran du STRAND. L'enregistrement des données de l'objet sur bande par l'enregistreur magnétique 12 doit être effectué en modulation de fré- quence pour que la reproduction soit de bonne qualité. On a intérêt à enregistrer à la vitesse la plus faible possible, compatible avec la qualité exigée à la lecture. Une valeur typique pour la vitesse d'enregistrement est de 19 cm/s. On peut évidemment relire la bande magnétique à une vitesse supérieure à celle de 1 'enregis- trement. Une valeur typique de la vitesse de lecture est 152 cm/s, ce qui correspond à une vitesse 8 fois supérieure à la vitesse d'enregistrement typique. La Fig'. 4 décrit le fonctionnement électronique de mise en perspective du perspecteur 1. Les bornes d'entrée 101, 102 et 103 du perspecteur 1 reçoivent les coordonnées courantes x, y et z des poin.ts de l'objet à mettre en perspective. Le choix de la perspective dépend de sept valeurs que l'on affiche sur le perspecteur 1. il s'agit des coordonnées du point choisi pour représenter le centre de l'objet xc, y,, zc, des angles a et ss et des distances D et d.Trois amplificateurs opérationnels A1, A 2 et A3 reçoivent respectivement x, y et z sur leurs bornes positives et xc, Yc et z c sur leurs bornes négatives et fournissent à leurs sorties respectives x', y' et z' définis par les équations (1). Pour mettre en oeuvre les équations (2), quatre multiplicateurs M11, M12 M21 et M22 fournissent les quantités x cos a, x' sin a, yl cos a et y' sin a; la première et la quatrième de ces quantités étant ensuite additionnées dans un circuit d'addition S1 pour fournir x" tandis que la seconde et la troisième quantités entrent par les bornes respectivement négative et positive d'un amplificateur de différence A4 qui fournit y". Un autre étage constitué de quatre multiplicateurs M13, M14, M31 et M32, d'un amplificateur de différence A5 et d'un circuit d'addition Z2 permet d'obtenir x"' et znw définies par les équations (3). Enfin, un amplificateur de différence A6 suivi d'un diviseur D1 reçoivent x"' et fournissent la quantité d/(D-x"') qui est multipliée soit par y"' à l'aide d'un multiplicateur M4, soit par z"' à l'aide d'un autre multiplicateur M5 pour obtenir les coordonnées bidimensionnelles H et V de la perspective choisie sur les deux bornes de sortie 104 et 105 du perspecteur 1. La Fig. 5 montre le schéma électronique du générateur de vecteurs 2. Les bornes de sortie H et V du perspecteur 1 peuvent être connectées, soit aux deux bornes d'entrée A, soit aux deux bornes d'entrée B du générateur de vecteurs 2, à l'aide d'un inverseur A-B 21. Le perspecteur 1 fournit séquentiellement les coordonnées bidimensionnelles HA et VA de l'origine A et HB et V de l'extrémité B du vecteur AB . Quand l'inverseur 21 est en position A, les données HA et VA sont mises en mémoire dans les deux mémoires analogiques 22 et 23, respectivement. Quand l'inverseur 21 se met ensuite en position B, les données HB et VB sont fournies aux entrées positives de deux amplificateurs opérationnels 24 et 25 qui reçoivent respectivement sur leurs entrées négatives les quantités mémorisées HA et VA. Un générateur de rampe 26 fournit un signal k, dont la valeur croit de zéro jusqu'à un, à deux multiplicateurs 27 et 28 qui reçoivent par ailleurs respectivement le signal HB-HA de l'amplificateur opérationnel 24 et le signal VU'VA de l'amplificateur opérationnel 25. Les multiplicateurs 27 et 28 fournissent respectivement les signaux k(HB-HA) et k(VB-VA) à deux circuits d'addition 29 et 30 qui reçoivent par ailleurs les quantités HA et VA mémorisées dans les mémoires analogiques 22 et 23. Les circuits d'addition 29 et 30 délivrent à leurs sorties les coordonnées HAB et VAB de la perspective du vecteur définies par les equations (6). Ce processus de génération de vecteurs par le générateur de vecteurs 2 est piloté par la logique de commande 13. Le signal S fournit un niveau logique 1 lorsque les deux plumes P et P' sont toutes deux posées sur la tablette STRAND à l'entrée 134 de la logique de commande 13. Cette logique 13 comprend une bascule bistable 131 qui fournit un flanc montant lorsque les deux plumes de relèvement P et P' sont pointées sur les projections de l'origine A du vecteur AB et un flanc descendant lorsque les deux plumes P et P' sont pointées sur les projections de l'extrémité B du vecteur B. Une bascule monostable 132 se déclenche sur le flanc montant du signal fourni par la bascule bistable 131 et commande le relais de commutation 21 vers les mémoires 22 et 23.Une bascule monostable 133 se declenche sur le flanc descendant du signal fourni par la bascule bistable 131; il fournit un retard nécessaire à l'apparition correcte du spot lumineux sur l'écran de visualisation 16, à la fin duquel le spot lumineux apparaît sur l'écran en même temps que le générateur de rampe 26 se déclenche. En Fig. 6, enfin, nous voyons une représentation graphique, obtenue à l'aide de la réalisation préférentielle décrite cidessus, de deux perspectives différentes d'un même objet tridimensionnel en mode "courbes de niveau Bien que la réalisation préférentielle de cette invention ait été décrite comme faisant usage d'une tablette de relèvement de graphismes de type STRAND pour acquérir les coordonnées tridimensionnelles de l'objet à mettre en perspective, la réalisation décrite peut faire usage d'un autre type de tablette de relèvement de données.De même, l'exemple décrit concerne l'acquisition et l'exploitation des données en coordonnées cartésiennes; tout autre système de coordonnées tridimensionnelles et bidimensionnelles pourrait être mis en oeuvre dès lors que le calculateur analogique de perspectives serait doté des moyens appropriés pour le relèvement des données et la visualisation des perspectives. Dans le cas d'objet tridimensionnel de forme simple, il est possible de remplacer l'usage de tablettes de relèvement de graphismes par de simples potentiomètres que l'on manipule à la main. D-'autre part, par un aménagement simple de l'affichage sur le perspecteur 1 des paramètres déterminant le point de vue sous lequel on voit l'objet, des phénomenes de simulation peuvent être obtenus. I1 suffit de choisir une séquence de points de vue discrets sur la trajectoire que l'observateur désire sembler suivre et de choisir de manière appropriée la vitesse de déroulement des différents points de vue. L'impression de mouvement sera alors obtenue sur l'écran de l'appareil de visualisation de type tube cathodique. L'usage simultané d'un appareil de visualisation de type table traçante peut aider à l'élaboration de dessins animés. Par conséquent, la réalisation préférentielle décrite doit être considérée comme une illustration de l'invention et le champ de cette invention n'est limité que par les revendications données en appendice. REVENDICaTIONS 1.- Dispositif de mise en perspective d'objets tridimensionnels comprenant un appareil d'acquisition de coordonnées tridimensionnelles définissant lesdits objets, des moyens d'enregistrer et de restituer ces coordonnées-, un appareil de visualisation de la perspective et un dispositif calculateur de perspective, ladite perspective étant définie par la position de l'oeil de l'observateur par rapport au centre de l'objet et par la distance de l'oeil de l'observateur au plan de visualisation de la perspective, caractérisé en ce que ledit dispositif calculateur de perspective comprend un premier changeur de coordonnées par translation transformant les coordonnées tridimensionnelles de l'objet, délivrées soit par l'appareil d'acquisition de coordonnées soit par les moyens de restitution de ces coordonnées, en coordonnées tridimensionnelles rapportées au centre de l'objet, un second changeur de coordonnées par rotations transformant les coordonnées tridimensionnelles rapportées au centre de l'objet en coordonnées tridimensionnelles résultantes repérées dans un trièdre dont l'axe des x passe par l'oeil de l'observateur, un troisième changeur de coordonnées faisant correspondre auxdites coordonnées tridimensionnelles résultantes d'un point donné de l'objet, les coordonnées bidimensionnelles d'un point du plan de visualisation de la perspective, cedit point du plan de visualisation étant aligné avec ledit point donné de l'objet par rapport à l'oeil de l'observateur, et des moyens d'appliquer audit appareil de visualisation des signaux représentatifs de ces coordonnées bidimensionnelles. 2.- Dispositif de mise en perspective conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte, de plus, un dispositif générateur de vecteurs, recevant séquentiellement dudit dispositif calculateur de perspective les coordonnées bidimensionnelles d'un premier point, puis d'un deuxième point du plan de visualisation de la perspective, et comprenant deux mémoires pour stocker les coordonnées bidimensionnelles dudit premier point, un générateur de rampe qui génère un signal croissant de la valeur zéro jusqu'à la valeur 1, un calculateur de coordonnées calculant les coordonnées bidimensionnelles des ponts du segment de droite joignant ledit premier point du plan de visualisation de la perspective audit deuxième point du plan de visualisation de la perspective, des moyens de commander les mémoires et le générateur de rampe et des moyens d'appliquer audit appareil de visualisation les signaux représentatifs des coordonnées bidimensionnelles des points du segment de droite joignant les deux points du plan de visualisation de la perspective. 3.- Dispositif de mise en perspective conforme aux revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'appareil d'acquisition de coordonnées est un appareil de transcription de graphismes comprenant un milieu résistant ayant un profil déterminé, deux systèmes d'électrodes équipotentielles disposées selon certaines lignes dudit profil, des moyens de polariser ces deux systèmes d'élec- trodes séquentiellement, à une certaine cadence, de façon à appli quer deux champs électriques orthogonaux audit milieu résistant, chacune des électrodes des deux systèmes étant constituée par de petites électrodes individuelles espacées, court-circuitées entre elles quand le potentiel créateur de l'un des champs électriques orthogonaux lui est appliqué, et isolées les unes des autres lors de l'application à d'autres électrodes du potentiel créateur de l'autre champ orthogonal et deux sondes conductrices ponctuelles déplacées par appui sur le milieu résistant et captant chacune séquentiellement un premier et un second potentiels représentant respectivement les valeurs analogiques d'une première et d'une seconde coordonnées de chacun des deux points d'appui des deux sondes sur l'écran. 4.- Dispositif de mise en perspective conforme aux revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'appareil d'acquisition de coordonnées comprend, d'une part un appareil de transcription de graphismes comprenant un milieu résistant ayant un profil déterminé, deux systèmes d'électrodes équipotentielles disposées selon certaines lignes dudit profil, des moyens de polariser ces deux systèmes d'électrodes séquentiellement, à une certaine cadence, de façon à appliquer deux champs électriques orthogonaux audit milieu résistant, chacune des électrodes des deux systèmes étant constituée par de petites électrodes individuelles espacées, court-circuitées entre elles quand le potentiel créateur de l'un des champs électriques orthogonaux lui est appliqué, et isolées les unes des autres lors de l'application à d'autres électrodes du potentiel créateur de l'autre champ orthogonal et une sonde conductrice ponctuelle déplacée par appui sur le milieu résistant et captant séquentiellement un premier et un second potentiels représentant respectivement les valeurs analogiques d'une première et d'une seconde coordonnées du point d'appui de la sonde sur l'écran et comprend d'autre part un potentiomètre. 5.- Dispositif de mise en perspective conforme aux revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'appareil d'acquisition de coordonnées est un ensemble de potentiomètres. 6.- Dispositif de mise en perspective conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'appareil de visualisation comprend séparément ou simultanément un dispositif de visualisation de type tube à rayons cathodiques et un dispositif de visualisation de type table traçante.