La présente invention concerne un procédé de montage rapide à l'extrémité d'un cordage tressé, tel qu'une drisse ou une écoute, d'un embout permettant la liaison du cordage, sans utiliser un système classique de noeuds,épissures,surliures, etc. La présente invention est applicable1 notamment mais non exclusivementvà l'équipement des bateaux, en particulier, des voiliers ; elle concerne également un embout pour la mise en oeuvre du procédé. Dans des systèmes de terminaison connus de cordages, qui sont équipés d'un dispositif d'accrochage, tel qu'un ensemble d'émerillon et mousqueton, on utilise des noeuds ou des épissures pour l'établissement de la connexion. Les phénomènes de strictions provoqués par ces liaisons ont pour résultat une baisse importante de la résistance de l'ensemble (50 % pour un noeud). L'invention a pour but d'obvier à cet inconvénient majeur en fournissant un procédé et un moyen permettant d'obtenir une liaison à résistance mécanique accrue. Le procédé selon la présente invention est caractérisé par le fait qu'il consiste à faire passer le cordage dans un élément femelle cylindro-tronconique dont la partie cylindrique est alors tournée vers ltextrémité à munir de l'embout à détresser les fibres de l'extrémité du cordage sur une longueur légèrement supérieure à celle de la partie tronconique de l'élément femelle ; à insérer entre les fibres détressées un élément mâle tronconique dont la pente est la même que celle de la partie tronconique de l'élément femelle, mais dont le diamètre est légèrement inférieur à celui dudit élément femelle ; à exercer sur le cordage des tractions énergiques de façon à obtenir un coincement stable des fibres détressées entre l'élément mâle et l'élément femelle ; et à fixer à l'extrémité de la partie libre du cylindre de l'élément femelle, par exemple par vissage, un écrou muni d'un axe central sur lequel on attache par tout moyen approprié, un dispositif d'accrochage tel qu'un mousqueton. La résistance à la traction obtenue est bien supérieure à celle des systèmes antérieurs. Des essais ont montré que la charge maximale de travail est égale à 70 % de la charge correspondant à la résistance du cordage à la rupture. L'embout selon la présente invention, pour la mise en oeuvre du procédé,est est caractérisé en ce qu'il comprend une piè- ce métallique femelle cylindro-tronconique ayant sa partie cylindrique taraudée et comportant dans sa partie tronconique une portée conique interne ; un cône réalisé en une matière plastique; et un écrou fileté, perforé pour recevoir un axe dont une extrémité est munie d'une tête et dont l'autre extrémité est fixée à un ensemble d'accrochage. La mise en place d'un tel embout est simple et ne nécessite aucun outillage spécial. Selon une caractéristique de l'invention le dispositif d'accrochage est constitué par un émerillon et un mousqueton. L'émerillon peut être dans la terminaison, ce qui évite au cordage de se torsader et la présence du mousqueton permet un largage rapide quelle que soit la traction subie par les éléments. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description qui va suivre faite en regard du dessin annexé dans lequel : la figure 1 est une vue en perspective de l'embout selon la présente invention au cours de l'étape d'enfoncement du cône ; la figure 2 est une autre vue en perspective de l'em- bout selon la présente invention, au cours de l'étape de serrage de l'écrou ; et la.figure 3 est une vue latérale en coupe axiale de l'embout selon la présente invention. Le procédé selon la présente invention est utilisé pour équiper des cordages, tels que des drisses ou des écoutes. Ils sont faits habituellement en matière plastique, polyester, par exemple, mais peuvent également être fabriqués à partir d'une matière traditionnelle Ce cordage comprend, par exemple, une âme ayant une multitude de fibres, dont le coefficient d'allongement est faible, et qui est entourée de plusieurs torons tressés. Le procédé selon l'invention consiste tout d'abord à faire passer le cordage 1 à l'intérieur d'un élément femelle 2 de forme cylindro-tronconique dont la partie cylindrique est alors du côté de l'extrémité libre du cordage 1 à munir de l'embout ; à détoronner et détresser, par exemple par brossage, l'extrémité du cordage, de façon à rendre les fibres de l'âme et les torons sensiblement parallèles, sur une longueur légèrement supérieure à celle de la partie tronconique 4 ; ensuite, à enfoncer au milieu des fibres centrales détressées, entourées des torons périphériques, un élément mâle tronconique 3 à pointe, dont la pente correspond à celle de la partie tronconique 4 dudit élément femelle 2 mais dont le diamètre est légèrement inférieur à celui dudit élément femelle 2 ; enfin, à exercer sur le cordage 1 une ou plusieurs tractions de façon à s'assurer que les fibres et les torons sont coincés de façon stable entre l'élément mâle 3 et les parois internes 4 de l'élément femelle 2 ; et à fixer à l'autre extrémitéscylindriquede l'élément femelle 2, par exemple, par vissage, un bouchon 6 muni d'une tige centrale 5 à laquelle on attache, par exemple, par une goupille 10, un dispositif d'accrochage, tel qu'un émerillon 8 avec mousqueton 9, adapté au but poursuivi. L'embout de fixation selon la présente invention se compose plus précisément (figure 3) d'une partie principale creuse, généralement cylindrique, ou cylindro-tronconique 2, réalisée en bronze chromé ou en un autre métal approprié, dont la partie inférieure 4 a une portée interne conique ayant une pente d'environ 3 et dont l'état de surface est soigné afin de ne pas provoquer des amorces de rupture dans les fibres du cordage 1 qu'elle est destinée à contenir. La partie inférieure. 4 peut comporter des méplats 12 pour un outil de serrage. La partie supérieure du cylindre 2 est taraudée pour recevoir un écrou 6 à butée 7, fait du même métal que le cylindre 2. Cet écrou 6 qui, de préférence, a au moins deux faces latérales parallèles plates pour permettre son serrage sur le cylindre 2 par un outil, est perforé en son centre de façon à ce qu'on puisse y introduire un axe ou une tige 5. L'élénent 5 est connecté, à son extrémité supérieure, par exemple par une goupille 10, à un ensemble émerillon 8 et mousqueton 9, fabriqués, par exemple, en un acier inoxydable. L'extrémité inférieure de l'axe 5 qui traverse l'écrou 6 comporte une tête 11 ayant un diamètre plus grand que celui de l'autre extrémité de l'axe 5 ; elle porte contre le fond d'une cavité correspondante 13 de l'écrou 6. Le cône 3 est réalisé en une matière plastique ou autre, par exemple, polyamide, résistant à la compression ; la nature du matériau évite tout problème de corrosion et d'abrasion. La présente invention n'a été décrite et représentée que dans un exemple préférentiel et on pourra apporter des équivalences techniques dans ses éléments constitutifs sans sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. - Procédé de montage rapide à l'extrémité d'un cordage tressé, tel qu'une drisse ou une écoute, d'un embout permettant la liaison dudit cordage, sans l'utilisation d'un système classique de noeud, épissure ou surliure, caractérisé par le fait qu'il consiste à faire passer le cordage dans un élément femelle cylindro-tronconique dont la partie cylindrique est alors tournée vers l'extrémité à munir de l'embout à détresser les fibres de l'extrémité du cordage sur une longueur légèrement supérieure à celle de la partie tronconique de l'élément femelle ; à insérer entre les fibres détressées un élément mâle tronconique dont la pente est la même que celle de la partie tronconique de l'élément femelle, mais dont le diamètre est légèrement inférieur à celui dudit élément femelle à exercer sur le cordage des tractions énergiques de façon à obtenir un coincement stable des fibres détressées entre l'élément mâle et l'élément femelle ; et à fixer à l'extrémité de la partie libre du cylindre de l'élément femelle, par exemple par vissage, un écrou muni d'un axe central sur lequel on attache par tout moyen approprié, un dispositif d'accrochage tel qu'un mousqueton. 2. - Embout de fixation de cordage, pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une pièce métallique femelle cylindro-tronconique ayant sa partie cylindrique taraudée et comportant dans sa partie tronconique une portée conique interne ; un cône réalisé en une matière plastique, et un écrou fileté, perforé pour recevoir un axe dont une extrémité est munie d'une tête et dont l'autre extrémité est fixée à un ensemble d'accrochage. 3. - Embout selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'ensemble d'accrochage est constitué par un émerillon et un mousqueton. 4. - Embout selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que l'axe est relié à l'ensemble d'accrochage par une goupille. 5. - Embout selon la revendication 1, caractérisé en ce que le cône en matière plastique a une pente ccrrespondant b celle de la portée conique du cylindre et est de dimensions légèrement plus faibles que celles de ladite portée conique.