La présente invention concerne un procédé pour placer de façon répétitive et. optimale des formes à contour déterminé dans chaque élément d'une série de pièces d'un matériau en feuille ayant une surface irrégulière. Elle concerne plus particulièrement le placement optimal de capes pour cigares dans chaque 1/2 feuille d'une série de 1/2 feuilles de tabac. Ce nouveau procédé s'inscrit dans le cadre très général d'une automatisation de la fabrication des cigares. Le procédé habituel et très ancien, du reste encore largement utilisé de nos jours, est essentiellement manuel et consiste en ce qu'une ouvrière, après avoir découpé une 1ère cape dans une 1/2 feuille de tabac, considère la surface restante et essaye d'y découper une ou plusieurs autres capes, suivant la dimension et l'intégrité de la 1/2 feuille. Suivant l'habileté de l'ouvrière et sa capacité à évoluer les dimensions respectives de la cape et de chaque 1/2 feuille, le rendement et l'économie de matière 1ère seront plus ou moins bons. Ces 2 critères sont relativement importants pour pouvoir apprécier un procédé. Et l'aspect économie de matière 1ère l'est ici d'autant plus qu'il s'agit de la fabrication de capes pour cigares, pour lesquelles on utilise généralement des tabacs de qualité et donc chers. La présente invention se propose d'exposer un procédé pour placer successivement dons chaque 1/2 feuille d'une série de 1/2 feuilles et de façon optimale, des formes à contour déterminé, ci-après appelées capes. La découpe elle-même des capes ne sera pas traitée dans la présente demande. Il convient de préciser que le placement optimal des capes peut être attéint par te placement d'un nombre maximal de capes i mais cela peut également s'entendre comme étant le-placement de copies de manière à chaque recouvrir le maximum de surface de/ 1/2 feuille. Tout dépend en fait des dimensions relatives des capes et de la 1/2 feuille. Ii n'est pas non plu' exclu que l'on combine ces 2 eritères et que l'on place dan une même 1/2 feuille des capes de tailles et formes différentes.Ce principe entant admis, il ne sera pIus question ci-après que du placement d'un même type de cape dans chaque. 1/2 feuille. Il a -déjà été proposé d'automatiser ce placement des capes en vue de leur découpe ultérieure, en procédant par comparaison de chaque 1/2 feuille à des modèles prédéterminés de plans de placement (demande de brevet n 2.373.240). Un autre document (demande de brevet n 77. 20437 déposée le 4-7-77 par la demanderesse) s'inscrit dans la même voie et procède par superpo sition de la 1/2 feuille à découper à des modèles prédéterminés pour retenir le modèle où les capes à découper ne se superposent ps à un défaut de la 1/2 feuille. Ces modèles auxquels la 1/2 feuille est comparée diffèrent les uns des autres sur un ou plusieurs points : la taille de la 1/2 feuille, la taille des capes, leur forme et leur nombre, ainsi que leur dispositions les unes par rapport aux autres. On peut retenir ces critères de différence pour classer les modèles en classes, sous classes Bien entendu, chaque 1/2 feuille n'est comparée qu'aux modèles de placement ayant sensiblement les memes dimensions : pour ce faire, on évalue les dimensions de la 1/2 feuille pour la rattacher à un profil théorique préétabli voisin de son profil réel et on la compare aux seuls modèles qui correspondent à ce profil théorique de la 1/2 feuille. Pour éviter de comparer systématiquement chaque 1/2 feuille à tous les modèles des classes correspondant à son profil théorique, la demande précitée nO 77.20437 a prévu qu'avant de comparer la 1/2 feuille aux modèles d'une classe ou sous-classe donnée, on considère une certaine zone de la feuille, dite zone critique, spécifique à cette classe ou sous-classe, pour déterminer a priori s'il y G une chance pour qu'au moins l'un des modèles de cette classe ou sous classe convienne. L'analyse de l'intégrité des zones spécifiques des 1/2 feuilles permet d'effectuer une prés'lection des classes ou sous-classes de modè les à retenir pour la comparaison. Le resultat de l'analyse détermine s'il y a ou non possibilité à pouvoir placer dans la 1/2 feuille le nombre optimum de capes de la classe considérée (par exemple n capes pour la classe A. ; n-I capes pour la classe B.; n-2 pour la classe C ) Bien entendu il peut arriver que, bien que cette zone spécifique de la 1/2 feuille pour telle classe de modèles soit intègre, la 1/2 feuille comporte par ailleurs des défauts sur lesquels viendront empiNter les capes des modèles auxquels on la comparera. Si aucun des modèles de placement de la classe considérée ne convient parfaitement, on a le choix entre plusieurs solutions : on peut poursui vre méthodiquement le meme processus et alors comparer la 1/2 feuille aux modèles de placement de la classe inférieure; on peut également essayer d'obtenir malgré tout un placement optimum des capes suivant une autre procédure d on peut encore combiner ces 2 solutions. La première solution est séduisante par son aspect rationnel et m^-thodique ainsi que par son automaticité, Mais l'utilisation de modèles prédéterminés présente évidemment l'inconvénient de la rigidité : ainsi par exemple il peut arriver qu'aucun modèle d'une même classe ne s'adapte parfaitement à la géographie d'une 1/2 feuille. Dans ce cas la éponte duK système de comparaison méthodique sera négative, alors que peut être une légère modification du modèle de placement aurait permis d'éviter tout empiètement- d'une capez sur un défaut de la 1/2 feuille. Bien entendu cette légère modification du modèle est réalisée en fonction du cas individuel d'une 1/2 feuille : si donc cette méthode permet d'obtenir un rendement optimum en capes, elle réduit l'automaticité et donc la rapidité du processus. D'où l'intéret de combiner ces 2 solutions. C'est ainsi que le procédé suivant l'invention comporte les opérations suivantes : on rattache chaque 1/2 feuille à un profil théorique préétabli voisin du profil réel de la 1/2 feuille et conduisant à un nombre théorique optimum de capes ; on appelle des modeles prédéterminés de plans de placement de capes en fonction du profil théorique auquel la 1/2 feuille se trouve rattachée ; et on compare globalement à ces modèles la 1/2 feuille inscrite dans le profil théorique auquel elle est rattachée ; si aucun modèle de plan de placement ne convient parfaitement à la 1/2 feuille considérée, on retient le modèle de pion de placement d'où résulte le moindre empiètement des capes sur un défaut de la 1/2 feuille, et on le modifie oe Xéplgant les capes une à une, de nanière à éviter tout ezpiètement/afune cape sur un défaut de lal/2 feuille ; puis on compare les 2 plans d. placement, celui du modèle et celui du plan modifié ; et on retent finalement celui qui donne le rende- ment optimum. Bien entendu toutes les étapes du processus ne seront utilisées que pour les capes non intégréecqui présentent des défauts. Or il est très rare que la feuille d'un végétal, en l'espèce une feuille de tabac, présente une surface parfaite, ne comportant aucune caroctéristiqve qui la personnalise. Parmi ces caractères personnels de la feuille, tous ne seront pas forcément jugés comme inacceptables et donc comme étant des défauts critiquables : cela dépend en fait de la qualité que l'on exigera du produit final. C'est pourquoi il est prévu, suivant l'invention, d'étudier les défauts critiquables sur lesquels aucune cape ne devra empieter ; avant de comparer globalement la 1/2 feuille à des modèles de plans de placement de capes. On effectue donc tout d'abord une comparaison globale de la 1/2 feuille à des modèles préétablis. Ces modèles sont en principe ceux de la classe (par exemple la classe A.) correspondant au profil théorique de la 1/2 feuille et comportent le placement théorique optimum de n. capes. Mais si l'analyse de la zone critique de la 1/2 feuille spécifique à cette classe de modèle a donné une réponse défavorable sur l'intégrité de cette zone, les modèles auxquels on con parera la 1/2 feuille seront ceux d'une classe, (par exemple la classe B.), dont le rendement optimal en capes est inférieur. Que l'on se situe dans l'une ou l'autre hypothèse (classe A ou classe B.), si aucun des modèles de la classe ne convient parfaitement à la 1/2 feuille, on cherche parmi ces modèles celui qui convient cependant le mieux et où les capes empiètent le moins sur un défaut de la 1/2 feuille. Puis on déplace les capes pour éviter qu'elles n'empiètent de manière critiquable sur un défaut de la 1/2 feuille. Il arrive qu'un très léger déplacement d'une seule cape permette d'éviter qu'elle n'empiète de manié- re critiquable par une zone de lisière sur un défaut de la 1/2 feuille. Dans un premier temps, ce déplacement des capes une à une intervient à l'intérieur du profil théorique auquel la 1/2 feuille est rattachée. Ce profil théorique, rappelons le; est très voisin du profil réel de la 1/2 feuille et présente l'avantage de permettre une systématisation et donc une automatisation du processus. Mais des écarts subsistent entre la feuille réelle et la feuille théorique. Ces écarts sont aussi bien positifs que négatifs ; il peut arriver que la 1/2 feuille déborde en certains endroits du profil théorique qui lui est assigné ; on parle alors d'antidéfauts.Il peut également se produire que le profil réel de la 1/2 feuille soit légèrement en retrait à l'intérieur du profil théorique : cette absence de feuille entre les 2 profils, ci-après appelée défaut fictif, sera assimilée à un défaut de la 1/2 feuille et traitée comme tel. Le déplacement des capes une à une à l'intérieur du profil théorique, est une tentative pour obtenir, malgré les défauts critiquables de la 1/2 feuille, un rendement optimum en capes sans trop abandonner le caractère automatisé et répétitif de cette recherche. C'est un moyen terme entre le pur autosatidme rigide et le traitement parfaitement individuolisé. Ce n'est que dans le cas où le moyen terme ne permet pas non plus d'obtenir le rendement en capes optimum espéré, que l'on a recours au trei- te-ent individualisé de la 1/2 feuille C'est ainsi que le procédé suivant l'intervention prévoit de déplacer ensuite chaque cape à l'intérieur du profil réel de la /2 feuille pais de comparer les plans de placement obtenue pour retenir celui qui zone le meilleur rendement.On bénéficie ainsi e de la différence entre les 2 profils de la 1/2 feuille, le théorique et le réel, et l'on peut déplacer les capes pour qu'elles empiètent sur les anti-défauts. Finalement on ssmp-oreles différents plans de placement des capes retenus aux étapes successives du processus et on retient celui dont le rendement est le plus favorable. Il n'a été question jusqu'à présent que de 1/2 feuilles, Ces 1/2 feuilles peuvent être individualisées ou bien les 2 moitiés d'une même feuille peuvent être encore solidaires l'une de l'autre. Les 2 moitiés peuvent être traitées l'une après l'autre. Dans ce cas il est avantageux, pour ce qui a trait à certaines caractéristiques communes aux 2 moitiés de la feuille, de réutiliser directement pour la 1/2 feuille traitée en second lieu, et sans les vérifier, certains renseignements obtenus en traitant la stère moitié de la feuille.C'est ainsi que l'invention prévoit également que, s'agissant de traiter l'une après l'autre les 2 moitiés d'une même feuille en vue de placer de façon répétitive et optimale des capes dans chaque 1/2 feuille, on considère les caractéristiques dimensionnelles de la 1ère 1/2 feuille traitée et on rattache les 2 moitiés de feuille à un même profil théorique. Il peut sembler indifférent de commencer de traiter soit l'une soit l'autre moitié de la feuille. Cependant, s'agissant de traiter successivement les 2 moitiés d'une même feuille dans un temps imparti, il est prévu de considérer la densité des défauts respectifs de chaque t/2 feuille et de traiter en premier lieu la 1/2 feuille la plus intègre. Cela semble d'autant plus avantageux que le procédé suivant la présente invention comporte une succession d'opérations qui va progressivement de l'automatisme rapide mais rigide au traitement individualisé. Chaque opération vient compléter et affiner le résultat de la précédente opération, mais l'ensemble de ces opérations successives ne sera pas toujours nécessaire pour traiter les 1/2 feuilles : pour certaines, le rendement optimum sera obtenu déjà au premier ou encore au second stade de traitement. Dès lors qu'intervient une contrainte de temps, qui s'établit sur des bases moyennes, il n'est plus possible de faire subir l'ensemble du processus de traitement à chacune des 2 moitiés d'une même feuille. On convient donc de traiter en ter la 1/2 feuille qui semble la plus intègre et donc qui semble devoir poser le moins de problèmes, pour consacrer le reliquat du temps imparti au traitement de la 1/2 feuille la plus endommagée. REVENDICATIONS 1/ Procede pour placer de façon répétitive et optimale des formes à contour déterminé dans chaque élément d'une serie de pie ces d'un materisu en feuille ayant une surface irrégulière, tel que le placement de capes dans des demifeuilles de tabac, Procéde du type où l'on rattache chaque demi-feuille à un profil theorique préétabli voisin de son profil réel et conduisant à un nombre théorique optimum n. de capes : où l'on appelle des modèles prédéterminés de plans de placement de capes en fonction de ce profil théorique ; et où l'on compare "globalement", à chacun de ces modèles prédéterminés, la partie de la demi-feuille inscrite dans le profil théorique auquel elle est rattaches caractérisé en ce que, Si aucun de ces modèles de plan de placement ne convient parfaitement à la demi-feuille considérée, on retient le modela de plan de placement d'où résulte le moindre empiètement des capes sur un défaut de la demi feuille ;; et on le modifie en daplaçant les caper une à une, de matière qu'aucune cape n'empiète de manière critiquable sur un défaut de la demifeuille ;; puis on compare les deux plans de placement le mode le et le pljn modixie, et on retient celui qui donne le meilleur rendement, 2/ Procédé suivant la revendication 1 caractérise en ce que avant de comparer globalement la demi-feuille à des modèles de plans de placement de capes, on étudia les de'fauts de la demi-feuille et on de termine les defauts critiquables sur lesquels aucune cape ne devra empieter,, 3/ Procédé suivant les revendications 1 ou 2 caractérisé en ce qu'on déplace une à une et à l'intérieur du profil théorique auquel la demi-feuille est rattache, les capes du modèle de plan de placement retenu. 4/ Procédé suivant la revendication 3 caractérisé en ce qu'on déplace ensuite chaque cape à l'intérieur du profil réel de la demi-feuille, on compare les plans de placement ainsi obtenus, et on retient celui qui danne le meilleur rendement, 5/ Procede suivant la revendication 1 caracterisé en ce que s'agissant de traiter l'une après l'autre les deux moities d'une même feuille en vue de placer de façon repetitive et optimale des capes dans chaque demi-feuille, on considérée les caractéristiques dimensionnellas de la premiers demi-feuille traitée et on rattache les deux demi-feuilles à un même profil théorique. 6/ Procéda suivant la revendication 6 caractérisé en ce que s'agissant de traiter successivement les deux moities d'une même feuille dans un temps imparti, on considère la densite des défauts respectifs de chaque demi-feuille et an traite en premier lieu la demi-feuille la plus intègre