La présente invention concerne une chaussure de ski comprenant un coque de base avec une semelle, une tige qui s'y rattache et qui peut être fermée avec des fermoirs, et un amortisseur de chocs disposé entre la tige et la coque de base. Le brevet autrichien N0 339 769 décrit une chaussure de ski dans laquelle la tige et la coque de base sont reliées par un amortisseur de chocs. Mais la souplesse de la tige, qui s articule sur la base, est déterminée uniquement par l'amortisseur de chocs, si bien qu'il en résulte éventuellement une surcharge de l'amortisseur ou de la tige. Le but visé par la présente invention est l'élaboration d'une chaussure de ski avec amortisseur de chocs, susceptible d'assurer un amortissement suffisant même lorsque l'amortisseur est hors d'usage. Ce problème est résolu par le fait que la tige se compose d'une coque pour la jambe et d'une languette qui, par son extrémité inférieure, est solidaire de la partie antérieure de la coque de base, et que l'amortisseur est fixé par l'une de ses extrémités à la partie inférieure de la languette et par l'autre extrémité à la partie supérieure de la languette. Etant donné que la tige se compose à la fois de la languette et de la coque de la jambe, l'amortissement d'un mouvement du pied dans la chaussure, vers l'avant et vers l'arrière, résulte de l'effet de la souplesse propre de la languette 18 combiné à l'effet d'amortissement de l'amortisseur de chocs fixé uniquement sur ladite languette. On obtient ainsi un double effet de ressort si bien que, si l'amortisseur n' assurait plus sa fonction propre, n'opposant plus aucune résistance, il resterait toujours l'effet de ressort de la languette. De même, si la languette qui est aussi un élément de maintien - venait à se briser, elle ne pourrait pas tomber, grâce au soutien de l'amortisseur de chocs, un effet d'amortissement restant assuré. En particulier,si le haut de la languette dépasse au-dessus du fermoir supérieur, et si l'amortisseur s'arti- cule dans la partie haute de la languette, on peut obtenir un effet d'amortissement réglable au moyen de l'amortisseur. La languette sera utilement liée de façon amovible à la coque de la jambe et à la coque de base au moyen de fermoirs respectifs. L'amortisseur de chocs peut être avantageusement prévu pour être à double effet, pour assurer un amortissement aussi bien vers l'avant que vers l'arrière. L'effet d'amortissement peut éventuellement se faire avec des forces et des courses différentes. Pour en limiter la course, il peut être muni, dans les deux sens, d'une butée réglable. I1 est particulièrement bon d'ajuster un amortissement progressif vers l'avant, pour que son effet augmente suivant l'avancement de la position. La longueur de l'amortisseur de chocs est de préférence réglable, de façon que l'on puisse ajuster la distance entre les deux points qu'il relie. La suite de la description se réfère à un exemple de réalisation illustré par le dessin annexé. La figure unique est une vue de côté d'une chaussure de ski munie d'un amortisseur de chocs. La chaussure de ski 10 représentée sur ce dessin se compose essentiellement d'une coque de base 14 avec une semelle 12 et d'une tige en deux pièces, constituée essentiellement d'une coque 16 pour la jambe et d'une languette 18 La coque 16 s'articule au voisinage de la semelle sur les deux côtés de la coque de base 14, au moyen d'articulations 20. La languette 18 est de préférence fixée par son extrémité inférieure à l'extérieur de la pointe 22 de la coque de base 14 et, en position d'utilisation, elle est extérieure à la coque de base 14 et intérieure à la coque 16 de la jambe. Lorsque le pied est introduit dans la chaussure, cette dernière se fermé de préférence grâce à deux fermoirs 24 et 26. Le point d'ancrage du fermoir supérieur 26 se trouve sur la coque 16 de la jambe, celui du fermoir inférieur 24 se trouve sur la coque de base 14, de sorte que les fermoirs agissent tant sur la coque de la jambe et la coque de base que sur la languette, ce qui applique cette dernière contre le coque de base et contre le cou-de-pied. La languette 18 peut avoir une rigidité et une élasticité variables selon la force de fermeture des fermoirs. Au cours d'une descente à skis, la languette fléchit sous l'action du pied. La souplesse de la languette, et donc la souplesse de la chaussure au niveau du cou-de-pied, est déterminée par un amortisseur de chocs 28. Celui-ci s'articule d'une part à la partie inférieure 30 de la languette, et d'autre part à la partie supérieure 32, l'emplacement exact des points d'ancrage de l'amortisseur 28 pouvant être déterminées ou réglable individuellement après mise en forme de la languette et de la chaussure. Etant donné que c'est essentiellement la pression exercée sur le cou-de-pied qui pousse le talon dans la logement prévu à cet effet dans la coque de base 14, la partie supérieure 32 de la languette dépasse librement au-dessus du fermoir supérieur 26. C'est cette extrémité libre supérieure 32 dont la souplesse, en particulier, peut être réglée grâce à l'amortisseur de chocs. L'amortisseur de chocs se compose essentiellement d'un cylindre 34 contenant un piston 36 qui, grâce à une tige 38, s'articule sur le haut 32 de la languette, par exemple au moyen d'une articulation 40. L'extrémité du cylindre 34 opposée la tige 38 est également munie d'une tige 42 qui, au moyen d'une autre articulation 44, s'articule dans le bras 30 de la languette 18. La tige 38 ou 42, ou les deux, peut être en deux parties munies d'un filetage, les deux parties étant réunies par un écrou de serrage 46. Grâce à cet écrou de serrage 46 la distance entre les articulations 40 et 44 peut être modifiée. A l'intérieur du cylindre 34, et de chaque côté du piston 36 peut se trouver un ressort 48 ou 50, destiné à amortir le fléchissement de la tige de la chaussure aussi bien vers l'avant que vers l'arrière; ceci peut se faire éventuellement avec des forces et des courses différentes. Ainsi l'effet d'amortissement vers l'avant peut être ajusté pour être progressif en fonction de l'avancement du pied. Pour avoir des élas ticités différentes, les deux ressorts 48 et 50 peuvent être dimensionnés différemment. REVENDICATIONS 1.- Chaussure de ski composée d'une coque de base avec une semelle, d'une tige qui sty rattache et qui peut être fermée par des fermoirs, et d'un amortisseur de chocs disposé entre la tige et la coque de base, chaussure caractérisée en ce que la tige se compose d'une coque (16) pour la jambe et d'une languette (18) dont le bras (30) est solidaire de la pointe (22) de la coque de base (14), et en ce que l'amortisseur de chocs (28) est fixé par une extrémité (42, 44) au bas (30) de la languette et par l'autre extrémité (38, 40) dans le haut (32) de la languette (18). 2.- Chaussure de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que la languette (18) dépasse au-dessus d'un fermoir supérieur (26) et en ce que l'amortisseur de chocs (28) s'articule sur la partie supérieure (32) de la languette (18). 30- Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la languette (18) est liée de façon amovible par deux fermoirs (24, 26) respectivement à la coque (16) de la jambe et à la coque de base (14). 4.- Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la languette (18) peut être fléchie élastiquement. 5.- Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'amortisseur de chocs (28) est à double effet, un ressort (48, 50) étant prévu de chaque côté d'un piston (36) mobile à l'intérieur d'un cylindre (34). 6.- Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'amortisseur de chocs (28) est muni, dans les deux directions, d'une butée réglable. 7.- Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la longueur de l'amortisseur de chocs (28) est réglable. 8.- Chaussure de ski selon la revendication 5, caractérisée en ce que les deux ressorts sont dimensionnés différemment l'un de l'autre pour présenter des élasticités différentes.