La présente invention concerne les nourrisseurs transportables destinés à la distribution en libre service des liquides de nourrissage pour ovins et/ou pour caprins. D'une façon classique, les nourrisseurs transportables comprennent essentiellement un récipient comportant au moins une roue nourrisseuse, qui baigne partiellement dans le liquide du récipient et fait légèrement saillie par rapport à la paroi supéW rieure normalement horizontale de ce dernier, afin de pouvoir être léchée à volonté par les animaux. Dans ce domaine, on connaît actuellement des nourrisseurs transportables pour ovins, qui présentent généralement des dimensions très faibles et possèdent donc une capacité insuffisante. Les nourrisseurs présentant des dimensions plus importantes sont habituellement traînes sur le sol et ne comportent aucune disposition permettant leur transport. On connaît également des nourrisseurs transportables pour bovins, qui comprennent un récipient fixé sur un châssis de transport et comportant des pieds de support et au moins une roue nourrisseuse. Ce récipient présente habituellement la forme d'un parallélépipède rectangle et l'ensemble du récipient avec ses pieds et son châssis est constitué de préférence par de la tôle métallique soudée. De tels nourrisseurs pour bovins présentent couramment une capacité de l'ordre de 500 litres et, de ce fait, il est nécessaire que le récipient soit suffisamment rigide et qu'il soit fixé à demeure sur son chassis de transport. Ce chassis généralement métallique peut se présenter sous la forme d'une chaise, dont le côté vertical est constitué par une armature tubulaire éventuellement rendue solidaire d'une paroi latérale du récipient et dont le dessous est constitué par une autre armature tubulaire solidaire de l'armature verticale et comprenant de préférence les propres pieds du récipient. Selon une forme de réalisation connue, ledit chassis est conçu de manière à pouvoir être transporté par un tracteur a' trois points d'attelage classiques. A cet effet, l'armature verticale du châssis doit présenter une hauteur suffisante pour permettre l'attelage et doit en outre comporter trois pattes rapportées, disposées en triangle et faisant saillie horizontalement à l'opposé du récipient. L'ensemble du récipient et de son châssis associé présente toutefois un certain nombre d'inconvénients. En premier lieu, la paroi supérieure d'un tel nourrisseur est trop haute pour que des ovins ou caprins puissent atteindre commodément les roues nourrisseuses. En second lieu, cet ensemble est particulièrement lourd du fait qu'il doit être suffisamment rigide pour résister aux forces de gauchissement qui lui sont appliquées lors de son transport. En troisième lieu, les saillies formées'par l'arma- ture verticale et surtout par les trois pattes rapportées sur cette dernière constituent des éléments dangereux contre lesquels les animaux peuvent se blesser. L'invention a pour but de remédier aux inconvénients précités et d'apporteur une solution à ces problèmes,en permettant la réalisation d'un nourrisseur pour ovins et caprins qui soit relativement léger et aisément transportable mais qui ne comporte pas de châssis formant des saillies dangereuses pour les animaux. Plus précisément, l'invention est essentiellement matérialisée dans un nourrisseur transportable pour ovins et caprins, cor-- portant un récipient généralement étanche, qui contient un liquide de nourrissage et qui comprend des parois supérieure, inférieure et latérales, la paroi supérieure étant de préférence plane, en principe horizontale lorsque le récipient est en position normale sur le sol, et présentant au moins une ouverture pour une roue nourrisseuse baignant partiellement dans le liquide et faisant légèrement saillie par rapport à ladite paroi, ce nourrisseur étant caractérisé par le fait que le récipient est muni de tubes transversaux, creux, parallèles entre eux et, dc préfé- rence, à la paroi supérieure, étanches au liquide, solidaires d'au moins l'une des parois latérales et ouverts sur l'extérieur du récipient, constituant ainsi des logements destinés aux dents d'une fourche de manutention. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante, donnée à titre d'exemple uniquement, et en se référant aux dessins annexés, donnés à titre non limitatif et dans lesquels la figure 1 représente une vue en perspective, avec arrachement partiel, d'une forme de réalisation possible d'un nourris-. seur transportable pour ovins et caprins selon l'invention; et la figure 2 représente une vue en élévation latérale, avec arrachement partiel, d'une fourche de préhension attelée à un tracteur et engagée dans le nourrisseur selon la figure 1. Si l'on se réfère maintenant à la figure 1, celle-ci montre un nourrisseur pour ovins et caprins selon l'invention, qui comprend essentiellement un récipient désigné dans son ensemble par 1. Ce récipient est généralement étanche et peut contenir un liquide de nourrissage destiné aLx ovins et/ou aux caprins. Le récipient I peut se présenter sous la forme globale d'un parallélépipède rectangle et il est de préférence constitué par de la tôle soudée, mais il est évident que d'autres matériaux constitutifs peuvent être utilisés, notamment une matière plastique. D'une façon.classique, la paroi supérieure 2 du récipient forme un couvercle amovible ou fixe, qui est en principe. horizontal et qui présente des ouvertures (non visibles sur les dessins) destinées à recevoir des roues nourrisseuses respectives 3. L'axe horizontal de chaque roue 3 est de préférence monté sur deux flasques de suspension (non représentés) qui sont rapportés sur une plaque de support 4 de part et d'autre d'un orifice 5 de préférence rectangulaire ménagé dans ladite plaque, de manière que la roue fasse légèrement saillie par rapport à la plaque 4. De préférence, la plaque de support 4 est simplement posée sur la paroi supérieure 2 et est calée contre les bords de l'ouver- ture par deux pattes verticales (non représentées) qui sont rapportées au-dessous des extrémités de ladite plaque. De ce fait, les animaux peuvent lécher à volonté la partie de la bande de la roue 3 qui fait saillie par rapport à la plaque 4, le reste de la roue baignant au moins partiellement dans le liquide de nourrissage. Sur la figure 1, on a représenté schématiquement deux roues nourrisseuses 3 présentant une bande de largeur relativement faible, mais il est évident que le nombre des roues, leurs emplacements et leurs largeurs de bande peuvent être différents. Selon une particularité de l'invention, la paroi inférieure 6 du récipient 1 est constituée par un dièdre formant une rigole 7. De ce fait, les parois latérales transversales 8, dont une seule est visible sur la figure 1, présentent la forme d?un pentagone convexe et il en-est de même pour toutes les sections droites du récipient lorsque celui-ci est un parallélépipède rectangle. Par conséquent, il suffit de choisir judicieusement les dimensions respectives des roues et des parois formant les sections droites pour que les roues ou au moins leur bande baignent encore partiellement dans le liquide lorsque celui-ci a été presque entièrement consommé. En outre, au moins l'une des parois transversales 8 peut être munie d'une bonde 9 disposée en regard de la rigole 7. Cette autre particularité facilite la vidange et le nettoyage du récipient 1. Selon une particularité essentielle de l'invention, les parois latérales longitudinales 10 du récipient 1, dont une seule est visible sur la figure 1, sont munies de deux tubes transversaux débouchants 11. Ces tubes transversaux sont creux et parallèles entre eux et ils sont en principe horizontaux, c'est-à-dire parallèles à la paroi supérieure 2. En outre, ces tubes creux 11 présentent de préférence une section droite rectangulaire et leur écartement correspond à celui des dents d'une fourche de préhension ou de manutention classique, du genre utilisé dans les techniques depalettisation, comme cela sera expliqué plus en détail en se référant à la figure 2. Les tubes 11 sont évidemment ouverts à l'extérieur du récipient 1 et étanches au liquide contenu dans ce dernier. Cependant, au lieu d'être débouchants sur les deux parois longitudinales opposées 10 du récipient, ils peuvent être borgnes et fixés sur une seule de ces parois 10. Dans le cas où le récipient est métallique, les tubes Il sont de préférence en tôle et soudés sur la ou les parois 10. Du fait que les tubes transversaux 11 sont disposés dans le récipient 1 à une certaine hauteur par rapport à la paroi inférieure 6, il est clair que l'ensemble du nourrisseur peut être posé directement sur le sol. Selon l'invention, la paroi supérieure 2 est abaissée par suppression des pieds correspondant à l'art antérieur, le récipient 1 reposant simplement sur des plaques formant patins 12 qui n'augmentent pas sensiblement sa hauteur par rapport au sol. Ces patins 12 sont maintenus en place par des plaques formant entretoises 13 et par des pieds de soutènement 14 qui sont respectivement soudés ou fixés autrement entre la paroi inférieure 6 et les patins 12. I1 y a lieu de noter que le nourrisseur décrit ci-avant ne présente pas d'aspérités contre lesquelles les animaux sont susceptibles de se blesser, comme c'était le cas pour les nourrisseurs connus à châssis formant chaise de transport à trois points d'attelage. En outre, ltensemble du récipient est suffisamment bas par rapport au sol pour que des ovins et/ou des caprins puissent. atteindre les roues 3 faisant légèrement saillie par rapport à la paroi supérieure 2. De plus, l'existence des tubes parallèles permet de déplacer facilement chaque nourrisseur, par exemple de remplacer un nourrisseur vide par un autre plein en prévoyant simplement un camion à plateau comportant une fourche de préhension classique. A titre d'exemple, on a représenté sur la figure 2 une fourche classique 15 comportant un châssis sensiblement vertical 16 sur lequel sont fixées deux dents parallèles et sensiblement horizontales 17, dont une seule est visible sur la figure 2. Le châssis 16 comprend un certain nombre de rails ou profilés permettant de régler la hauteur et l'écartement des dents 17. Dans le cas représenté ici, le châssis comprend en outre des pattes ou d'autres organes disposés en triangle et destinés aux trois points de l'attelage 18 d'un tracteur 19. Toutefois, comme cela a été précédemment indiqué, la fourche 15 est de préférence d'un type pouvant être aisément déplacé par la potence d'un camion à plateau. Cependant, il y a lieu de noter que le transport par fourche supprime la majorité des contraintes de gauchissement entraînées par le transport par châssis formant chaise. De ce fait, les parois du récipient ne doivent pas être aussi épaisses et rigides que c'était le cas antérieurement. Il en résulte une économie de matière importante, non seulement pour le récipient lui-même, mais également pour le châssis de transport et pour les pieds associés aux nourrisseurs connus. D'autres modifications peuvent être apportées aux formes de réalisation décrites, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1. Nourrisseur transportable pour ovins et caprins, comportant un récipient généralement étanche qui contient un liquide de nourrissage et qui comprend des parois supérieure, inférieure et latérales, la paroi supérieure étant de préférence plane, en principe horizontale lorsque le récipient est en position normale sur le sol, et présentant au moins une ouverture pour une roue nourrisseuse baignant partiellement dans le liquide et faisant légèrement saillie par rapport à ladite paroi, caractérisé par le fait que le récipient est muni de tubes transversaux, creux, parallèles entre eux et de préférence à la paroi supérieure, étanches au liquide, solidaires d'au moins l'une des parois latérales et ouverts sur l'extérieur du récipient, constituant ainsi des logements destinés aux dents d'une fourche de manutention. 2. Nourrisseur suivant la revenuication 1, caractérisé par le fait que les tubes presentent une section droite de préférence rectangulaire. 3. Nourrisseur suivant llune des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la paroi inférieure est munie de patins de support rapportés qui n'augmentent pas sensiblement la hauteur du récipient par rapport au sol. 4. Nourrisseur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la paroi inférieure est constituée par un dièdre formant une rigole au niveau de laquelle la paroi latérale en regard comporte une bonde. 5. Nourrisseur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le récipient présente la forme d'un parallélépipède rectangle, les tubes étant solidaires des deux parois latérales longitudinales. 6. Nourrisseur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le récipient et les tubes sont constitués par de la tôle soudée. 7. Nourrisseur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le récipient et les tubes sont constitués par une matière plastique.