La présente invention a pour objet une munition à sécurité destinée à permettre le tir réduit d'armes à feu individuelles, quIelles soient de poing ou d'épaule anciennes ou modernes. Il existe actuellement dans le commerce des répliques d'armes de poing ou d'1épaule anciennes à poudre noire, à charge- ment soit par la gueule soit par la culasse modifiée; il existe également des armes de poing modernes à chargement par la culas- se, des fusils modernes à répétition à chargement par la culasse et aussi des copies à échelle réduite de canons et armes de col- lection à poudre noire et chargement par la gueule. Ces diverses catégories d'armes à feu ont des modes de chargement très diversifiés suivant l'évolution technologique et pyrotechnique des époques et elles nécessitent des munitions par- ticulières. C'est le cas des armes à poudre noire à culasse fer- mée dans laquelle il faut verser une quantité mesurée de poudre, introduire la balle que l'on pousse contre la poudre à l'aide d'un piston-bourroir, tandis qu'au fond de cette culasse une che- minée permet la mise à feu de la poudre par une amorce. Les seu- les munitions en vente libre sont celles qui s'utilisent dans le chargement par la gueule et les munitions hors des quatrième et première catégorie. Or il est bien évident que dans le cas d'un chargement par la gueule les manipulations sont fastidieuses, le tir est bruyant, dangereux, générateur de fumée et provoque une oxydation rapide de l'arme si elle n'est pas nettoyée immédia- tement. Donc si on possède, par exemple, une arme ancienne ou sa réplique, on peut faire du tir, mais les inconvénients cités en dissuadent rapidement les amateurs. Pour pallier ces inconvénients on a imaginé une munition à sécurité qui permet le tir réduit pour le sport et le loisir. Un premier but de l'invention est de fournir une munition polyvalente pour toutes les armes à feu à chargement par la gueu- le ou par la culasse, dans chaque calibre convenable. Un autre but de l'invention est de fournir une munition qui permet de faire du tir réduit pratiquement inoffensif. - Un autre but de l'invention est d'offrir à cette munition une sécurité absolue pendant son magasinage, son transport et ses manipulations. Un autre but de l'invention est d'interdire son utilisa- tion pour tir avec balle réelle du fait même de la conception de ses éléments. L'invention présente l'avantage de permettre en sport et en loisir le tir de salon que ce soit avec des armes de chasse, des armes de poing ou d'épaule, des armes de collection, des canons modèles réduits ou encore le tir d'assaut, le tir forain. Ces exercices s'effectuent en toute sécurité, sans fumée et avec un minimum de bruit. Ce dispositif qui ne permet pas le tir à balle réelle est par ailleurs nettement moins onéreux. Pour atteindre ces buts la munition, objet de l'invention, est essentiellement caractérisée par le fait qu'elle comprend, en combinaison, un porte-charge équipé à une de ses extrémités d8un projectile qui s'y emboîte, la munition est alors utilisable pour toutes les armes à chargement par la gueule. Lorsqu'on lui adjoint un étui elle devient utilisable pour toutes les armes à chargement par la culasse. Dans les deux cas elle est utilisa- ble aussi bien dans les armes de poing que dans les armes d'é- paule. Elle est également utilisable, dans une variante de réa- lisation, dans les canons modèles réduits. Selon une caractéristique de l'invention, le porte-charge est un élément en forme de tube borgne en matière plastique très mince comportant trois parties essentielles: un nez tubu- laire à extrémité conique, une collerette médiane pleine ou creu- se et une queue tubulaire de même diamètre que le nez et admet- tant en toutes circonstances un opercule retenant la poudre à l'intérieur dudit élément et dans certains cas une amorce à per- cussion. Selon une autre caractéristique de l'invention, le porte- charge comporte une ligne de fracture située de préférence au- dessus de la collerette. Selon une autre caractéristique de l'invention, le projec- tile en matière plastique est un corps creux cylindrique se ter- minant à l'extrémité supérieure-par une partie pleine semi-sphé- rique percée d'un trou central et entourée d'une couronne dentée prolongeant les côtés du cylindre dont l'alésage intérieur re- çoit la queue ou le nez du porte-charge respectivement lorsque ce dernier est au repos et lorsqu'il est en fonction. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'étui également en matière plastique est cylindrique, creusé d'un alé- sage emboîtant la base du projectile coiffant le porte-charge et comportant un épaulement conique contre lequel bute la colle- rette du porte-charge, tandis que le nez ou la queue dudit porte- charge se loge dans un alésage du culot de l'étui. Selon une autre caractéristique de l'invention, le culot de l'étui est percé d'un orifice circulaire sans aucun épaulement qui pourrait servir de siège support d'amorce, cette particulari- té interdit donc l'emploi de cet étui pour constituer une cartou- che à balle offensive. Selon une autre caractéristique de l'invention, en équi- pant des étuis longs à grand volume de poudre, droits, coniques ou à collet rétreint, d'une munition à sécurité, on réalise des cartouches utilisables dans les armes modernes à culasse ouverte, à cet effet lesdits étuissont munis d'un prolongateur de percussion à ressort. Selon une autre caractéristique de l'invention, la muni- tion utilisable dans une arme à culasse fermée, notamment un ca- non modèle réduit, possède un porte-amorce prolongé pour mise à feu par mèche à travers la lumière prévue pour cela dans la cu- lasse. Les dessins annexés qui montrent un exemple non limitatif de réalisation de l'invention permettront, en s'y référant, de bien comprendre la description qui va suivre: - La figure 1 est une vue en demi-coupe d'élévation montrant de haut en bas: le projectile, le porte-charge et l'étui d'une mu- nition; - la figure 2 est une vue en demi-coupe d'élévation d'une muni- tion en position de sécurité pour arme à feu à chargement par la gueule; - la figure 3 est une vue en demi-coupe d'élévation de la muni- tion de la figure 2 en position "projectile armé"; - la figure 4 est une vue en demi-coupe d'élévation d'une cartou- che en position "de sécurité" pour armé à feu à chargement par la culasse; - la figure 5 représente la cartouche de la figure 4 en position "projectile armé"; - la figure 6 représente en demi-coupe d'élévation l'ensemble de la figure 3, projectile et porte-charge associés à un étui droit pour fusil moderne à culasse ouverte; - la figure 7 représente en demi-coupe d'élévation l'ensemble de la figure 6 mais avec étui à collet rétreint, pour fusil mo- derne à culasse ouverte; - la figure 8 montre en demi-coupe d'élévation une munition lo- gée dans un des alésages du barillet d'une arme à feu à charge- ment par la gueule; - la figure 9 montre en demi-coupe d'élévation une cartouche lo- gée dans un des alésages du barillet d'une arme à feu à charge- ment par la culasse; - la figure 10 représente en demi-coupe d'élévation une munition logée dans le tube d'une réplique de canon à échelle réduite. Sur la figure 1 et de haut en bas, on peut observer un pro- jectile, un porte-charge et un étui dont l'association constitue une munition selon l'invention. Le projectile 1 est un corps creux cylindrique se terminant à l'extrémité supérieure par une partie pleine semi-sphérique 2 réservant une gorge phériphérique 3 rejoignant la paroi vertica- le du cylindre qui se termine par une couronne dentée 4. Le corps du projectile est creusé, jusqu'aux deux tiers environ, d'un alésage central 5. La partie pleine 2 est percée d'un trou central 6 débouchant dans l'alésage 5. La base du projectile présente un léger retrait d'emboltement périphérique 7. Il est réalisé en matière plastique, de préférence en polystyrène. Le porte-charge 8 est un petit conteneur tubulaire borgne comprenant trois parties essentielles, un nez tubulaire 9 ter- miné par un cône et comportant un renflement 10, une collerette médiane 11, pleine ou creuse et une queue 12 possédant un ren- flement 13 dont le diamètre est égal à celui du renflement 10 du nez 9 lesquels diamètres correspondent à celui de l'alésage 5 du projectile 1. L'intérieur du porte-charge est un évidement cylindrique 14 de diamètre constant, seule l'embase 15 de la queue 12 pré- sente un alésage un peu supérieur pour le logement d'une amorce, avec un léger chanfrein d'entrée et une fente 16 pour engagement à force de ladite amorce. Au-dessus de la collerette 11 on remarque une gorge circu- laire 17 qui constitue une ligne de fracture selon laquelle le portecharge se rompt au cours du tir. Cette ligne de fracture pourrait se situer au-dessous de la colerette. La collerette 11 présente un diamètre extérieur égal ou légèrement inférieur à celui 7 d'embottement du projectile dont le diamètre le plus grand, au-dessus de la zone d'emboîtement, correspond au calibre de l'arme à charger. La hauteur de la colle- rette répond à deux critères: lorsqu'elle est pleine, comme mon- tré figure 1, elle sert uniquement pour la préhension lors des manipulations, il suffit que ses proportions soient adaptées au bon fonctionnement du système chargeant aisément la culasse d'une arme déterminée; lorsqu'elle est creuse, elle remplit le rôle de conteneur complémentaire de la partie centrale 14 du porte-charge et sa hauteur est calculée pour les impératifs par- ticuliers de l'arme choisie et du profil de sa munition habi- tuelle. L'embase 15 ouverte du porte-charge est réalisée de maniè- re à admettre en toutes circonstances un opercule 18 (par exem- ple en papier) qui bouche le cylindre 14 destiné à admettre la quantité nécessaire et suffisante de poudre pour propulser le projectile. Dans l'exemple de réalisation décrit le porte-charge est en polyoléfines. L'étui 19 est un élément cylindrique dont l'intérieur est creusé d'un alésage tronconique 20 surmontant un alésage cylin- drique 21 de Dlus petit diamètre; le culot de l'étui se termine, à la manière connue, par un bourrelet 22. En examinant les figures 2 et 3 on remarque que le projec- tile 1 est susceptible de coiffer le porte-charge 8 dont la queue 12 (figure 2) ou le nez 9 (figure 3) pénètre à frottement dur dans l'alésage 5 dudit projectile et on constate que ce sont les renflements respectivement 13 et 10 qui portent contre les pa- rois des alésages 5 et 21, ce qui assure au porte-charge une bon- ne contention dans le projectile et le culot de l'étui. Lorsque le porte-charge se trouve dans la position de la figure 2 son embase repose contre le fond plat de la partie plei- ne 2 du projectile, il est en position "de sécurité", tandis que dans la figure 3 il est en position "projectile armé". En associant un projectile 1 avec un porte-charge 8 comme décrit cidessus, on réalise une munition destinée à une arme à feu de poing ou d'épaule à chargement par la gueule, comme illus- tré par la figure 8 sur laquelle on peut remarquer que la muni- tion, selon l'invention, constituée par le projectile 1 coiffant le portecharge 8, se loge parfaitement dans la culasse fermée 23 dans laquelle elle est glissée par la gueule au moyen du pis- ton-bourroir traditionnel 26 dont la forme concave épouse par- faitement la tète semi-sphérique 2 prévue à cet effet pour le projectile 1. On remarque également que la cheminée 24 de mise à feu est prévue de préférence avec une tête conique 25 dont la hauteur est suffisante pour que sous la pression du piston-bour- 6 2463381 roir 26 de l'arme le cOne 25 entre à l'intérieur de la queue 12 du portecharge après avoir déchiré l'opercule 18, ce qui met la tête 25 de la cheminée 24 en contact avec la poudre 27 con- tenue dans le porte-charge. La cheminée 24 peut avoir un support d'amorce conique ou à cuvette. Au départ du coup de feu, le porte-charge 8 se rompt sui- vant la ligne de fracture 17, le nez 9 demeure associé au pro- jectile qui est propulsé vers la cible en tournant sur lui-même de sorte qu'il entre en contact avec elle, en même temps par la calotte sphérique 2 et les dents de la couronne 4 qui découpent une pastille dans ladite cible ce qui permet d'enregistrer l'im- pact exact du coup. La queue 12 faisant corps avec la collerette 11 sort du canon de l'arme et est perdue. Le projectile 1 peut être récupéré et réemployé n fois, il suffit de chasser le nez 9 restant bloqué dans l'alésage 5 dudit projectile en introduisant dans le trou 6 un outil convenable. On notera que le trou axial 6 joue également un rôle lors du tir en conférant une meilleure balistique aux projectiles tirés à faible distance. Dans une application de l'invention au tir avec canons mo- dèles réduits (figure 10), on équipe la queue 12 du porte-charge d'un porte-amorce prolongé 28, constitué par plusieurs griffes en matière plastique solidaires d'un cylindre s'emmanchant sur l'embase de lî+ueue 12 du porte-charge; cet accessoire est des- tiné à maintenir à distance nécessaire et suffisante de la lu- mière 29 la munition pour que sa mise à feu soit assurée en tou- tes circonstances. Dans le cas particulier de mise à feu par mè- che 30, on introduit celle-ci coiffée d'une gélule 31 contenant éventuellement de la poudre d'amorce, par l'orifice 29 de mise à feu, laquelle gélule se trouve alors entre les griffes du por- te-amorce et provoque la mise à feu par son explosion. Sur les figures 4 et 5 on voit comment on associe l'étui 19 à l'ensemble projectile et porte-charge qui s'emboîtent dans l'alésage tronconique 20, la collerette 11 supportant le projec- tile pénétrant avec l'embase 7 de ce dernier jusqu'à l'étrangle- ment conique, la queue 12 ou le nez 9 du porte-charge étant entré à frottement dur dans l'alésage cylindrique 21 du culot de l'é- tui 19. Sur la figure 4 l'ensemble est en position te sécurité", tandis que sur la figure 5 il est en position "projectile armé". b En associant à l'ensemble projectile et porte-charge l'é- tui 19 montré en bas de la figure 1 et en équipant l'embase 15 de la queue 12 du porte-charge d'une amorce 34 on obtient une cartouche (figure 5) destinée à une arme à feu à chargement par la culasse telle que représentée figure 9, le bourrelet 22 ve- nant en butée contre l'ouverture de la culasse 23. Lorsqu'on remplace l'étui 19 par un étui long et droit du genre de celui 32 montré figure 6 ou du genre de oelui à collet rétreint 33 montré figure 7, on obtient une cartouche destinée à un fusil à chargement par la culasse pour tirs réduits en salon. Sur ces figures 6 et 7 on remarque que l'embase 15 de la queue 12 du porte-charge est munie d'une amorce 34 emmanchée à force et en contact étroit avec l'opercule 18 qui retient la poudre 27 occupant l'alésage 14 du porte-charge. La collerette 11 de ce dernier peut être creuse et complémentairement remplie de poudre lorsque jugé nécessaire. L'étui long et droit 32 comporte deux sertissages 35 et 36 destinés à retenir intérieurement un mandrin guide 37 au travers duquel coulisse, coaxialement, un prolongateur métallique de per- cussion 38 dont la longueur est suffisante pour que le porte- charge 8 avec son projectile 1 entrés de force dans le collet de l'étui soit percuté avec précision. Le prolongateur possède côté culot de l'étui une collerette 39 reposant,par l'intermédiaire d'une rondelle d'étanchéité aux gaz 40 réalisée de préférence dans un élastomère, sur une enclume 41 recevant le choc de per- cussion de l'arme. Le prolongateur transmet ce choc à un poin- teau 42 destiné à percuter l'amorce 34 équipant le porte-charge. Le prolongateur est rappelé par un ressort 43 prenant appui par une extrémité contre la collerette 39 dudit prolongateur et par son autre extrémité contre le mandrin guide 37. Dans le cas de l'étui long à collet rétreint de la figure 7 on retrouve les mêmes éléments du prolongateur 38, mais la chambre 44 du ressort 43 et/ou le mandrin guide 37 peuvent être réalisés par surmoulage plastique de l'étui si ce dernier est en métal ou directement par moulage plastique. Pour ces deux modèles d'étuis le logement de l'enclume 41 ne permet pas l'adaptation d'une amorce car il est supérieur au diamètre desdites amorces commercialisées. Toutoemodificatiorsde détails utiles peuvent être apportées 8 2463381 à la réalisation de l'invention sans pour autant en déborder le cadre, notamment on peut envisager un porte-charge et un projectile à emboîtement par encoches et oreilles. R E V E N D I C A T I 0 N S 1- Munition polyvalente à sécurité, en matière plastique, permettant le tir réduit inoffensif d'armes à feu individuelles, de poing ou d'épaule, anciennes ou modernes, caractérisée par le fait qu'elle comprend, en combinaison, un porte-charge aux extré- mités duquel s'embo:tent un projectile et un étui court ou long, de manière qu'en associant un projectile et un porte-charge on réalise une munition utilisable pour toutes les armes à charge- ment par la gueule, ou qu'en associant un projectile, un porte- charge et un étui court ou long on réalise une cartouche utili- sable pour toutes les armes à chargement par la culasse ou qu'en associant un projectile, un porte-charge et un porte-amorce pro- longé on réalise une munition utilisable pour les répliques de canons modèles réduits. 2- Munition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le projectile (1) est un corps creux cylindrique en ma- tière plastique, notamment polystyrène, se terminant à l'extré- mité supérieure par une partie pleine semi-sphérique (2) percée d'un trou axial (6) et entourée d'une couronnle dentée (4) pro- longeant les côtés du cylindre auxquels elle se raccorde par une gorge (3) tandis qu'un alésage (5) creuse les deux tiers environ du corps dudit projectile et qu'une zone d'emboîtement (7) ré- duit légèrement le diamètre extérieur de sa base. 3- Munition suivant les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que le porte-charge (8) est un petit conteneur tubu- laire borgne en matière plastique, notamment polyoléfines, for- mant un nez conique (9) comportant un renflement uniforme (10), une collerette médiane (11) pleine ou creuse et une queue (12) comportant un renflement (13) de N$e diamètre que le renflement (10) et correspondant au diamètre de l'alésage (5) du projectile qui peut coiffer alternativement la queue (12) et le nez (9) pour correspondre respectivement aux positions dites "de sécuri- té" et "projectile armé"; ledit porte-charge étant creusé d'une gorge circulaire (17), située de préférence au-dessus de la colle- rette (11)et destinée à constituer une ligne de fracture. 4- Munition suivant la revendication 3, caractérisée par le fait que l'alésage intérieur (14) du porte-charge présente un diamètre légèrement plus grand au niveau de l'embase (15) de la queue (12) pour admettre un opercule (18) retenant la poudre (27), tandis qu'un léger chanfrein d'entrée et une fente (16) permettent l'engagement à force d'une amorce dans ladite embase. - Munition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que l'étui (19) en matière plastique est cylindrique, creu- sé d'un alésage tronconique (20) surmontant un alésage cylin- drique (21) de plus petit diamètre et que le plus grand diamè- tre de l'alésage (20)correspond au diamètre d'emmanchement du culot (7) du projectile (1) qui s'y emboîte, tandis que dans l'alésage (21) vient se loger le renflement (10) du nez (9) du porte-charge ou le renflement (13) de la queue (12) dudit porte- charge. 6- Munition suivant les revendications 1 et 5, caractérisée par le fait que l'étui (19) peut être remplacé par un étui long et droit (32) ou à collet rétreint (33) équipé d'un prolonga- teur de percussion (38) guidé par un mandrin (37) serti en (35) (36) ou venu de moulage et rappelé par un ressort (43) prison- nier entre le mandrin (37) et une collerette (39) du prolonga- teur laquelle repose, par l'intermédiaire d'une rondelle d'étan- chéité (40), sur une enclume (41) tandis que l'extrémité supé- rieure du prolongateur (38) se termine par un pointeau (42). 7- Munition suivant les revendications 1, 3 et 4, caractéri- sée par le fait que le porte-amorce prolongé (28) est constitué par plusieurs griffes en matière plastique solidaires d'un cy- lindre s'emmanchant dur sur l'embase (15) de la queue (12) du porte-charge (8) pour maintenir à distance nécessaire et suffi- sante la munition de la lumière de mise à feu (29); la mise à feu peut être assurée par une mèche (30) coiffée ou non d'une gélule (31) à poudre d'amorce. 8- Munition suivant l'une quelconque des revendications pré- cédentes, caractérisée par le fait que le projectile (1) et le porte-charge (8) peuvent être à emboîtement à encoches et oreilles. 9- Munition suivant les revendications 1, 5 et 6 caractérisée par le fait que le culot des étuis (19) (32) et (33) a un alésage sans épaulement avec un diamètre tel que sa transformation en cartouche à balle offensive est impossible. 10- Munition suivant les revendications 1,-3 et 4, caractérisée par le fait que pour une meilleure utilisation de ladite munition pour les armes à chargement par la gueule, la cheminée tradition- nelle à fond plat côté culasse est remplacée par une cheminée (24) à tête conique (25) pénétrant dans l'embase (15) de la queue (12) du portecharge en crevant l'opercule (18) qui retient la poudre (27) dans l'alésage (14).