La présente invention concerne d'une manière générale les filtres à chaXne, c'est-à-dire les filtres comportant une charpente porteuse et un tablier filtrant monté mobile en boucle sans fin sur ladite charpente, De tels filtres servent par exemple pour l'équipement de prises d'eau, et ils sont alors usuellement dressés ver- ticalement, dans un pertuis alimentant une telle prise d'eau. Suivant leur implantation par rapport au sens de cir- culation du flot d'eau à filtrer, ils peuvent être rangés dans l'une et l'autre de deux grandes catégories. Il y a tout d'abord les filtres à chaîne à passage di- rect, c'est-à-dire les filtres à chaîne dont seule la face amont du tablier filtrant reçoit l'eau à filtrer, les géné- ratrices de ce tablier filtrant étant sensiblement perpen- diculaires au sens de circulation de celle-cio Usuellement, la charpente porteuse d'un tel filtre à chaîne à passage direct est simplement insérée, à étanchéi- té, par des lèvres d'engagement prévues à cet effet, dans des rainures ou guides installés face à face dans les deux murs opposés du pertuis à équiper. Mais, ces filtres à chaîne à passage direct présentent divers inconvénients, qui sont les suivants, Tout d'abord, au fond du pertuis, il est nécessaire de prévoir, à la base du tablier filtrant, pour étanchéité entre celui-ci et ledit fond, une plaque d'étanchéité, dite plaque de pied, qui doit 8tre tangente audit tablier. Or, compte tenu des inévitables tolérances de fabrica- tion et de montage, et de l'usure des pièces, et notamment de celles des chaînes porte tablier, un jeu minimal subsis- te toujours entre une telle plaque de pied et le tablier filtrant, et, en pratique, ce jeu n'est jamais inférieur à environ 6 rm; il dépaEse même souvent cette valeur. Il en résulte que, par mesure de cohérence, les ta- bliers filtrants de tels filtres à chaîne à passage direct ne peuvent pas être équipés de mailles d'ouverture inférîeu- re à 6 mm, et que l'efficacité de l'épuration assurée s'en trouve limitée en conséquence. De plus, dans ces filtres à chaîne à passage direct, les impuretés et autres débris arrêtés par la face amont du tablier filtrant qui échappent au lavage à contre courant usuellement prévu à la partie haute du filtre sont réintro- duits dans l'eau, par la face aval dudit tablier filtrant, et entraînés vers l'aval du filtre, La deuxième catégorie des filtres à chatne est celle des filtres à chaXne à double flux, pour lesquels, le ta- blier filtrant ayant ses génératrices parallèles au sens de circulation du flot d'eau à filtrer, les deux faces de ce tablier filtrant ont, en parallèle, des rôles identiques, soit que ledit flot circule de l'extérieur vers l'intérieur du tablier filtrant, à travers l'une et l'autre des faces de celui-ci, soit qu'il circule en sens inverse. La charpente porteuse de tels filtres à chatne à dou- ble flux est usuellement adossée à des murets en maçonnerie établis l'un en regard de l'autre dans le pertuis à équi- pero De tels filtres à chaîne à double flux ont pour avan- tage, aucune étanchéité n'étant à prévoir au pied de leur tablier, de permettre la mise en oeuvre, pour celui-ci, de mailles d'ouverture réduite, inférieure par exemple à 0,5Sm, sans incohérence avec une quelconque autre lacune d'étan- chéité, Ils ont également pour avantage de permettre une uti- lisation simultanée des deux faces de leur tablier, et donc - de dédoubler, à volume égal, la surface effective de fil- tration, c'est-à-dire la capacité de l'appareil. Or, pour les installations équipées actuellement de filtres à chaîne à passage direct, il se pose de plus en plus le problème d'améliorer l'efficacité de l'épuration en réduisant les dimensions des débris ou organismes suscepti- bles d'gtre retenus. Pour les raisons exposées ci-dessus, de tels filtres à chaîne à passage direct ne sont pas susceptibles de satis- faire aisément à une telle exigence. Mais, à ce jour, leur substitution par des filtres à chaîne à double flux ne peut pas non plus se faire aisément, les conditions matérielles d'implantation de ceux-ci étant différentes. La présente invention a d'une manière générale pour objet de faciliter au contraire, si désiré, une telle subs- titutiono De manière plus précise, elle a tout d'abord pour ob- jet un filtre à chaîne à double flux, du genre comportant une charpente porteuse et un tablier filtrant monté mobile en boucle sans fin sur ladite charpente, ce filtre à chaîne à double flux étant caractérisé en ce que, à sa charpente, il est associé une paroi de maintien, qui, globalement, s'étend perpendiculairement aux génératrices dudit tablier filtrant, en présentant une ouverture dont le contour est tout entier contenu dans le contour de celui-ci, et qui, latéralement, forme des lèvres d'engagement par lesquelles elle est apte à être en prise avec les guides d'un pertuis. Grâce à une telle plaque de maintien, le filtre à chaîne à double flux suivant l'invention peut aisément et rapidement être substitué à un filtre à chaîne à passage direct, soit que cette plaque de maintien soit solidaire de sa charpente, soit qu'elle en constitue une pièce distincte, des moyens d'engagement à coulissement étant alors prévus entre ladite plaque de maintien et ladite charpente pour mise en place du filtre après celle de la plaque de main- tien. En effet, les seuls travaux de génie civil éventuelle- ment nécessaires se limitent à un agrandissement et à un aménagement de la trémie du plancher supérieur, situé au- dessus des plus hautes eaux, du pertuis à équiper, pour permettre la descente, à travers cette trémie, de la paroi de maintien et du filtre à chaXne, la découpe de cette trémie ne correspondant pas nécessairement au maître couple du filtre à chaîne à mettre en place suivant l'invention0 Dans tous les cas, les opérations nécessaires à cette mise en place peuvent avantageusement être conduites alors même que le pertuis à équiper est en eau, c'est-à-dire sans assèchement préalable de ce pertuis, une simple cloison étant éventuellement mise en place en amont dudit pertuis pour casser le courant traversant celui-ci. La présente invention a encore pour objet le procédé correspondant à une telle mise en place d'un filtre à chat- ne à double flux suivant l'invention en substitution à un filtre à chaîne à passage direct. Les objets de l'invention, leurs caractéristiques et leurs avantages ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels z la figure 1 est une vue en élévation-coupe, suivant la ligne I-I de la figure 2, d'un pertuis de prise d'eau équi- pé d'un filtre à chaîne à double flux suivant l'invention; la figure 2 en est une vue en élévation-coupe, suivant la ligne II-II de la figure 1; la figure 3 reprend, à échelle supérieure, le détail de la figure 1 repéré par un encart III sur celle-ci; la figure 4 est une vue en élévation de la seule paroi de maintien que comporte le filtre à chatne à double flux suivant l'invention, suivant la flèche IV de la figure 1 t la figure 5 en est, à échelle différente, une vue par- tielle en coupe transversale, suivant la ligne V-V de la figure 4; les figures 6A,6B,6C,6D sont des vues schématiques en élévation illustrant certaines des phases successives des opérations nécessaires à la substitution suivant l'inven- tion d'un filtre à chaîne à double flux à un filtre à chaî- ne à passage direct. Tel qu'illustré sur ces figures, il s'agit de l'équi- pement d'un pertuis de prise d'eau 10, dont les parois de maçonnerie parallèles 11 comportent chacune, en regard l'une de l'autre, un guide 12 vertical, noyé dans leur mas- se, à la surface de celle-ci, ou scellé à ladite surface, De tels guides 12 sont par exemple réalisés en métal, et ils forment chacun une rainure 13, ainsi qu'il est visi- ble pour l'un d'eux à la figure 3. Le filtre à chaîne 15 mis en oeuvre suivant l'inven- tion pour l'équipement du pertuis 10 est du genre compor- tant une charpente porteuse 16 et un tablier filtrant 17, monté mobile en boucle sans fin sur ladite charpente. La réalisation pratique d'un tel filtre à chaîne est bien connue en ellemême, et, ne faisant pas partie de la présente invention, elle ne sera pas décrite plus en détail icio Il suffira de rappeler que le tablier filtrant 17, qui s'étend globalement verticalement, passe, à sa partie supé- rieure, sur un organe d'entraînement 18, et à sa partie in- férieure, sur un organe de renvoi 19. Suivant l'invention, à la charpente 16 d'un tel filtre à chaîne 15 il est associé une paroi de maintien 21, qui, globalement, s'étend perpendiculairement aux génératrices du tablier filtrant 17, et, donc, perpendiculairement aux axes de ses organes d'entraînement 18 et de renvoi 19, en présentant une ouverture 22 dont le contour est tout entier contenu dans le contour du tablier filtrant 17, ainsi qu'il est visible à la figure 2, et qui, latéralement, forme des lèvres d'engagement 23 par lesquelles elle est apte à 8tre en prise avec les guides 12 du pertuis 100 En pratique, dans la forme de réalisation représentée, la paroi de maintien 21 est constituée par une simple pla- que métallique 25 convenablement renforcée, sur sa face opposée au filtre 15, par un réseau de traverses 26, et ses lèvres d'engagement 23 sont formées par des retours, dirigés en sens opposés, que présente cette plaque 25 en bout d'ai- les en équerre 27. A sa base, la paroi de maintien 21 porte une garniture d' étanchéité. Par exemple, et tel que représenté, figure 5, il peut s'agir d'une simple lame en matière élastique 28 rapportée à la base de la plaque 25 que comporte une telle paroi de maintien 21. Globalement, la paroi de maintien 21 s'étend transver- salement par rapport au pertuis 10, en sorte que les géné- ratrices du tablier filtrant 17 du filtre 15 sont parallè- les en sens de circulation du flot d'eau à filtrer dans ce pertuis 10, tel que repéré par la flèche Fl à la figure 1, Il en résulte que l'implantation du filtre 15 dans ce pertuis 10 en fait un filtre à chaîne à double flux, l'eau à filtrer traversant en parallèle les deux faces ou brins du tablier filtrant 17, suivant les flèches F2 de la figure 1, avant de ressortir axialement, suivant la flèche F3 de cette figure 1, par l'ouverture 22 de la paroi de maintien 21 suivant l'invention. Dans l'exemple de réalisation représenté, le filtre 15 est disposé en amont de sa paroi de maintien 21, en sorte que l'eau à filtrer traverse de l'extérieur vers l'intérieur le tablier filtrant 17. Mais, il va de soi, qu'en variante, le filtre 15 pour- rait être disposé en aval de la paroi de maintien 21, l'eau à filtrer traversant alors le tablier filtrant 17 de l'in- térieur vers l'extérieur. Quoi qu'il en soit, dans l'un et l'autre cas, la paroi de maintien 21 suivant l'invention peut être solidaire de la charpente porteuse 16 du filtre 150 Cependant, dans la forme de réalisation représentée, cette paroi de maintien 21 forme une pièce distincte de la charpente porteuse 16, des moyens d'engagement à coulisse- ment étant prévus entre ladite paroi de maintien 21 et la dite charpente porteuse 16. Par exemple, et tel qu'il est mieux visible à la figu- re 3, la plaque 25 que comporte la paroi de maintien 21 présente verticalement, parallèlement l'une à l'autre, de part et d'autre de son ouverture 22, deux coulisses 30, et, conjointement, la charpente porteuse 16 du filtre 15 présen- te, latéralement, en sens opposés, deux ailes 31 par les- quelles elle est en prise avec lesdites coulisses 30O Dans un tel cas, la charpente porteuse 16 du filtre 15 peut, comme la paroi de maintien 21, reposer sur le fond du pertuis 10, ou, en variante, être suspendue au plancher supérieur 32 dudit pertuis ou à une superstructure surplom- bant celui-ci. En effet, comme il est usuel, et ainsi qu'il est sché- matiquement illustré à la figure 2, une telle superstructu- re 33 est prévue, et, en particulier, celle-ci sert au sou- tien d'un poste de lavage 34 auquel est soumis le tablier filtrant 17. Quoi qu'il en soit, la paroi de maintien 21 suivant l'invention s'étend vers le haut jusqu'à un niveau au moins égal à celui des plus hautes eaux, mais il n'est pas néces- saire qu'elle s'étende au-delà. Dans le cas o, tel que représenté, la charpente por- teuse 16 du filtre 15 est en prise par des ailes 31 avec des coulisses 30 de la paroi de maintien 21, il se produit, en service, un colmatage naturel du jeu inévitable de mon- tage entre de telles ailes 31 et de telles coulisses 30, un tel jeu étant faible, et de ce colmatage il résulte toute l'étanchéité souhaitable, Le filtre à chaîne à double flux décrit ci-dessus peut avantageusement être substitué à un filtre à chaînes à pas- sage direct 15t préexistant, tel que schématisé à la figure 6.A. Pour une telle substitution, on procède alors même que le pertuis 10 est en eau, c'est-à-dire sans asséchement de celui-ci. Cependant, pour casser le courant du flot qui y circu- le, on peut disposer, en amont du filtre 15' à éliminer, une simple cloison transversale 35, tel que schématisé en traits interrompus sur la figure 6A, et en trait plein sur les figures 6B et 6C. On retire alors le filtre à passage direct 15t des guides 12 du pertuis 10, figure 6B, et, après modification éventuelle de la trémie formant l'ouverture du plancher supérieur du pertuis 10, on engage dans les guides 12 de celui-ci la paroi de maintien 21 suivant l'invention, figu- re 6Co Il suffit, ensuite, de mettre en place le filtre à chaîne à double flux 15, par engagement et coulissement des ailes 31 de sa charpente porteuse 16 dans les coulisses 30 de la paroi de maintien 21, figure 6D* La cloison 35 peut dès lors être retirée, tel que schématisé en traits interrompus sur cette figure 6D. Bien entendu la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation représentée, ni à la forme de mise en oeuvre décrite, mais englobe toute variante. REVENDICATIONS 1. Filtre à chaîne à double flux, du genre comportant une charpente porteuse et un tablier filtrant monté mobile en boucle sans fin sur ladite charpente, caractérisé en ce que, à sa charpente, il est associé une paroi de maintien, qui, globalement, s'étend perpendiculairement aux généra- trices dudit tablier filtrant, en présentant une ouverture dont le contour est tout entier contenu dans le contour de celui-ci, et qui, latéralement, forme des lèvres d'engage- ment par lesquelles elle est apte à 8tre en prise avec les guides d'un pertuis. 2. Filtre à chaîne à double flux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que sa paroi de maintien comporte une plaque et ses lèvres d'engagement sont formées par des retours, dirigés en sens opposés, que comporte ladite pla- que en bout d'ailes en équerre. 3. Filtre à chaîne à double flux suivant l'une quelcon- que des revendications 1, 2, caractérisé en ce que sa paroi de maintien porte une garniture d'étanchéité à sa base. 4. Filtre à chaîne à double flux suivant l'une quelcon- que des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que sa pa- roi de maintien est solidaire de sa charpente. 5. Filtre à chaîne à double flux suivant l'une quel- conque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que sa paroi de maintien forme une pièce distincte de sa charpente, des moyens d'engagement à coulissement étant prévus entre ladite paroi de maintien et ladite charpente. - 6. Procédé pour la substitution d'un filtre à chaîne à double flux à un filtre à chaîne à passage direct en prise avec les guides d'un pertuis, caractérisé en ce qu'il con- siste à associer à la charpente du filtre à double flux, perpendiculairement aux génératrices du tablier filtrant, une paroi de maintien, qui présente une ouverture dont le contour est tout entier contenu dans celui dudit tablier filtrant, et qui, latéralement, forme des lèvres d'engage- ment, à retirer le filtre à passage direct des guides du pertuis, et à engager dans ceux-ci ladite paroi de main- tienc 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que, la paroi de maintien faisant corps avec la charpen- te du filtre à double flux, la mise en place de celui-ci est assurée en même temps que celle de ladite paroi de maintien. 8. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que, la paroi de maintien formant une pièce distincte de la charpente du filtre à double flux, la mise en place de celui-ci est assurée après celle de ladite paroi de main- tien, 9. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les opérations sont conduites alors que le pertuis est en eau sans asséchement donc de celui-ci, une simple cloison cassant éventuellement le cou- rant dans celui-ci en amont.