Domaine technique. La présente invention concerne un procédé permettant d'améliorer le rendement de la désoxydation, de la désulfuration et de l'épuration de l'acier dans la poche de coulée par injection d'aluminium et, notamment, d'un métal alcalino-terreux et de tout autre produit d'addition granuleux ou pulvérulant dans une poche à revêtement basiques Elle concerne aussi les appareils permettant dsap- plaquer ledit procédé. Problème posé, Depuis une dizaine d'année, les exigences industrielles sont de plus en plus sévères sur l'acier en raison des contraintes mécaniques de plus en plus grandes auxquelles sont soumis les appareils fabriqués et des la sécurité qui est exigée pour ces appareils. l'industrie de la construc tion mécanique exige des aciéristes des aciers présentant les caractéristiques jamais requises auparavant notamment en ce qui concerne les tôles pour constructions soudées. Ceci oblige les sidérurgistes à résoudre de nombreux problèmes pour réduire le risque d'arrachement lamellaire et d'anisotropie des tôles. On salit que cet arrachement lamellaire est dû à des inclusions d'oxydes et de sulfures qui ont été fortement étirées lors du laminage et peuvent se trouver sous un cordon de soudure, parallèlement à la surface de la 'tôle. Les efforts des aciéristes sont donc axès sur tous les procédés qui peuvent réduire les inclusions de sulfures et d'oxydes ainsi que sur la formation de flocons. Pour cela, il faut élaborer un métal de qualité, - en abaissant la teneur en soufre à moins de 5 pour 1000, - en diminuant la quantité d'oxydes et de sulfures, - en essayant d'obtenir des inclusions de forme globulaire, uniformément réparties et décantant facilement, - en limitant la teneur en hydrogène. Il a été constaté que l'injection de métal alcalino-terreux (silico-calcium, carbure de silicium) dans l'acier contenu dans une poche à revêtement basique conduit à une teneur en oxygène extrêmement faible, et à un-abaissement très important de la teneur en soufre, ce qui évite la formation de sulfure de manganèse (facilement déformable et cause d'inclusions dangereuses). Les métaux alcalino-terreux réduisent la propor tison d'oxydes métalliques Si02, A1203 en donnant lieu à des inclusions de silicate et d'aluminate de chaux à bas point de fusion, ce qui favorise leur agulutination en grosses gouttelettes ferriques décantant facilement et conduit à la production d'un métal relativement propre à coulabilité améliorée. Les grosses inclusions pouvant subsister (aluminate de calcium globulaire) n'étant pas déformables aux températures de laminage, il ne peut y avoir d'inclusions étirées en ligne, cause d'arrachentent lamellaire. Plusieurs procédés métallurgiques ont été mis au point à cet effete Etat de la technique antérieure et inconvénients; Le procédé le plus employé actuellement est un procédé qui a été mis au point par les firmes THYSSEN, CAB et IRSID. I1 eonsiste à traiter le métal dans la poche de coulée en insufflant dans le bn d'acier des alliages de calcium du commerce (silico-calcium, carbure de silicium sous forme granulée) au moyen d'un gaz inerte, généralement de l'argon, à travers un bouchon creux terminant une lance en réfractaire (quenouille creuse) immergée leplus profondé- ment possible près du fond de la poche, de façon à augmenter la durée du contact de l'addition calcique avec le métal. Ce procédé nécessite a) une installation encombrante et coûteuse b) de réaliser les coulées au convertisseur à des températures très élevées, au détriment de la durée des garnissages réfractaires des convertisseurs et poches de coulée, car lDintensité de la durée du brassage provoque une chute de température importante du métal qu'il faut compenser. Pour conduire à bien l'opération de désulfuration et d'élimination des inclusions non métalliques, il est nécessaire 10) d'opérer avec un garnissage basique 2 ) d'avoir un laitier peu chargé en oxyde de fer et autres 3 ) dBavoir au contraire un laitier désoxydé riche en chaux et fluide ; 40) que le métal soit bien désoxydé 50) que la température du métal soit élevée 6 ) qu'il y ait possibilité de brassage métal et laitier désoxydé au moyen jargon ;; 70) que l'addition de calcium ou alliage alcalino-terreux puisse être faite facilement en plusieurs fois et le plus près possible du fond de la poche, si possible au moyen d'un appareil simple, peu encombrant, peu croûteux, rapide maniable et fiable. Les conditions 2, 3 et 4 sont impératives et doivent conduire à des modifications légères mais essentielles du processus de fabrication. En effet on est obligé aujourd'hui de fabriquer des aciers de plus en plus propre et chacun sait que l'af- finage de l'acier est dû aux nombreuses inter-réactions chimiques entre le métal et le laitier. Or, actuellement, le métal coulé en poche est couvert d'une partie du laitier ayant servi à l'affinage, de sorte que les opérations d'épuration consistant en un barbotage métal-laitier chargé d'oxyde, il est évident que les produits destinés à épurer le métal (métaux alcalinoterreux ou autres) devront aussi épurer le laitier, d'où il résulte un faible rendement des produits épurants. Le procédé qui vient d'être décrit peut être mené à bien grâce à des appareils qui sont ltaboutissement à des perfectionnements des appareils destinés à injecter une bande continue d'aluminium de forme, de section et de dureté bien définie, afin de calmer judicieusement l'acier destiné à la coulée continue, pour obtenir une teneur en aluminium situé dans des limites très étroites et qui ont été déjà décrits par le demandeur dans les brevets français n02 112 Og, et 2 184 456 qui décrivaient à la fois le procédé et l'appareil qui comprend un dévidoir, porteur d'au moins un rouleau de bande, et un groupe entraineur fixe tirant sur la bande pour la rabattre vers le bas, la dresser et la pousser vers la poche à une vitesse déterminée de façon qu'elle entre perpendiculairement dans la surface de l'acier liquide pour ne pas risquer de dévier obliquement pour se perdre dans le laitier ou ne pas buter sur le fond de la poche, ledit groupe entraineur étant constitué d'une série de galets moiteurs, d'un côté, et d'une série de contre-galets dsappui à gorge, de l'autre côté de la bande, les contre-galets étant montés sur une chape mobile susceptible de s'écarter et de se rapprocher des galets moiteurs, sous l'effet de vérins, pour pincer et entrainer la bande. Les galets moteurssont généralement porteurs de stries pour améliorer l'adhérence avec la bande. Les conditions de plus en plus rigoureuses auxquelles sont soumises les caractéristiques des aciers obligent les aciéristes à élaborer un métal contenant une très petite quantité d'aluminium maintenue dans des limites très étroites. On est donc amené à perfectionner l'appareil initial de façon d'une part à contrôler rigoureusement la quantité d'aluminium injectée, d'autre part à faire varier cette quantité selon le degré d'oxydation du métal, de façon à obtenir, dans chaque cas > à quelques millièmes d'unités près, la quantité optimum d'aluminium dans le métal. On a en outre constaté, dans les appareils décrits dans les brevets ci-dessus mentionnés, qu'étant donné lsatmosphère poussiéreuse des aciéries, la chaîne à patins-était sujette à rupture et qu'il était préférable de la remplacer par des galets crantés prévus dans le brevet 2 184 456. On a aussi observé qu'il était indispensable de préciser les caractéristiques physiques, forme, section, dureté etc... > de la bande d'aluminium susceptible de donner de meilleurs et plus sûrs résultats. Lès coulées atteignant des poids de plus en plus importants, on a été aussi amené à prévoir des appareils de capacité plus importZnte, ce qui a entrainé-certaines modifications par rapport aux appareils initiaux. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients cités et de tenir compte des impératifs de l'évolution de la fabrication de l'acier. Exposé de l'invention. Suivant l'inventlon, le procédé est caractérisé par la combinaison des opérations suivantes a) avant la coulée du métal on constitue au fond de la poche une quantité déterminée d'un laitier liquide basique, fluide, exempt d'oxydes et de sulfures contentant, éventuellement des éléments désoxydants et épurant, l'ensemble ayant été préalablement fondu afin d'obtenir - un laitier peu chargé en oxydes de fer et autres, riche en chaux et fluide, - un métal bien désoxydé à température plus élevée que la normale, b) on coule le métal en évitant l'arrivée de laitier d'affinage du convertlsseur, c) on réalise un brassage métal et laitier désoxydé au moyen d argon notamment, d) on fait des additions de calcium ou d'alliage alcalinoterreux en plusieurs fois et le plus près possible du fond de la poche0 Le laitier que l'on constitue préalablement au fond de la poche peut, soit être fabriqué dans un appareil spécifique puis déversé dans ladite poche, soit être constitué in-situ dans la poche où on le fabrique, a) en 3'arrangeant pour que l'intérieur de la poche soit maintenu à 600-700 , b) en déposant au fond de la poche la totalité des lingots d'aluminium nécessalres à une première désoxydation, ainsi qu'un mélange de chaux calibré en grains (noisette à noix) (80/go %) et de spath-fluor ou de carbonate de soude à (10-20 ) en poudre et éventuellement d'autres fondants à base de calcium et de carbure de calcium, (poudre ou petits grains), c) on prend toutes les précautions pour éviter que ces produits pulvérulents ne produisent un important dégagement de poussière lors de la-coulée de l'acier dans la poche. Ces précautions peuvent consister, par exemple, à recouvrir le mdlange pulvérulent d'une tôle d'acier0 Les appareils de l'invention permettant d'appliquer le procédé définici-dessus sont caractérisés essentiellement par le fait que l'on combine un ensemble de moyens destinés à injecter une quantité bien définie de produits d'addition et de bande la plus rectiligne possi ble, à savoir a) des moyens de comptage précis de longueur de bande débi tée > b) des récipients contenant les produits d'addition fixés à l'extrémité inférieure de la bande ou barre, la matière constituant ces récipients étant choisie pour n'etre détruite qu'au moment où le récipient aura atteint le fond de la poche remplie d'acier en fusion avec la bande qui l'y pousse) c) un dispositif support, à trappe, des récipients qui ne s'ouvre au dessus de la poche qu'au moment de la descente de la bande avec le récipient quelle pousse vers le bas; De préfdrence, la trappe comporte deux glissières coulissant en sens inverse sous l'action dau moins un vérin à double effet et chacune des trappes est protégée, sur le dessous par une matière réfractaire. Suivant une forme préférée de réalisation, des bandes de longueurs déterminées suivant les besoins et notamment selon la distance entre le groupe entraîneur et le fond de la poche sont maintenues en attente (avant guêtre engagées manuellement dans le groupe entraineur et munies éventuellement à leur partie inférieure ddun récipient contenant la dose de produit d'addition prévue) dans un râtelier composé d'un réceptacle inférieur, en forme de boite ouverte sur le dessus, et d'un support supérieur en forme d7anneau rectangulaire à axe vertical dont un conté peut ssouvrtr et se refermer sur commande pour placer et emprisonner les bandes.En outre9 les récipients contenant les produits d'addition comportent, sur le dessus, un embout femelle où peut venir engager en sty ajustant 1 extrémité inférieure des bandes, des trous correspondants étant prévus dans 1 embout et la bande pour y engager une goupille de verrouillage. Pour compter la longueur de bande injectée l'invention prévoit la possibilité de stocker des tronçons de bande, ou barre, de longueurs déterminées dans le râtelier indiqué précédemment et de les engager manuellement dans le groupe entraîneur Ceci présente aussi l'avantage de pouvoir réaliser lBaJustement de la dose définitive par les tronçons de bande, ou barre, de longueurs déterminées stockés dans le râtelier. Pour faciliter l'introduction de la bande d'aluminium à travers une petite ouverture de la trappe, celle-ci comporte une échancrure dans laquelle onpeut placer un guide en forme d'entonnoir. En outre, le dévrilleur est monté sur une articulation permettant de le mettre hors service lorsqu'on utilise les bandes dont on est sûr de la rectitude, ou les barres stockées en râtelier. Solution au problème et avantages. I1 résulte du processus ci-dessus utilisé avec les appareils qui dont été décrits, qu'en fin de coulée on peut obtenir un métal désoxydé couvert par un laitier riche en chaux et fluide puisqu'on a rempli les conditions 1, 2, 3 > 4 et 5 qui ont été explicitées à la page 3 du présent mémoire. la condition 6 est résolue dès- l'instant où le barbotage par l'argon est opéré soit au moyen d'une brique poreuse ou dune quenouille creuse. La condition 7, qui était jusqu'à présent réalisée au moyen d'une installation compliquée et couteuse, est réalisée simplement par les appareils qui viennent d'hêtre définis. En effet, grâce à ceux-ci, il est possible dinjecter une bande continue de métal, aluminium ou autre, ainsi que tous autres produits granuleux ou pulvérulents qui ont été préemballés dans des récipients ou boites répondant à des caractéristiques déterminées, les récipients étant assujettis à la bande ou barre de dimensions appropriée pour qu'elle puisse être maintenue, guidée et entraînée par le système qui vient d'être décrit. Ces boites ont des dimensions qui les rendent susceptibles d'être manipulées à la main (volume 15 litres environ et poids 35 kg maximum). On peututiliser un ou plusieurs récipients pour inJecter rapidement et sûrement la quantité de produits d'addition nécessaires pour la réalisation du but poursuivi. La calcium, outre ses propriétés de réduction des sulfures et des oxydes, permet de former des impuretés volumineuses et d'obtenir une décantation rapide. Les aciers calmés à l'aluminium sont généralement chargés en alumine, ce qui donne un métal relativement gras, à coulabilité parfois difficile par suite de l'engor- gement des busettes. Pour y remédier, on peut a) après calmage à l'aluminium et création d'un laitier spécial, procéder à l'injection en plusieurs stades d'un alliage calcium-spath-fluor conditionné dans les récipients décrits ci-dessus b) durant ces opérations, réaliser une insufflation d'argon qui crée un barbotage par les moyens habituels (brique poreuse ou quenouille creuse). Etant- donné la grande avidité du calcium pour l'alumine, il y a formation d'aluminate de chaux sous forme de globules. La forme et les dimensions ainsi données aux inclusions leur permettent de décanter plus facilement, ce qui donne un métal particulièrement propre, à coulabilité accrue qui amène une amélioration très importante de la coulée du métal en continu. I1 est possible aussi en procédant de la meme façon, de pratiquer 10) une épuration des aciers calmes au silicium 20) une addition ou une correction de carbone soit sous forme de carbone pur ou de carbure de calcium 30) toute autre addition ou correction métallique à base de manganèse, zirconium, niobium, cerium, molybdène, vanadium, etc... En résumé, grâce au procédé de l'invention et aux appareils qui permettent de l'appliquer on peut a) réduire la fourchette d'aluminium résiduel contenue dans certains aciers, b) diminuer la teneur en soufre de tous les aciers, c) diminuer la teneur en inclusions non métalliques, d) obtenir un métal propre à coulabilité accrue, à température de coulée contrôlée, à teneur en carbone, manganèse, aluminium et soufre, maintenue avec précision avec des fourchettes réduites. Enfin l'ensemble de ces améliorations permet d'obtenir des aciers à caractéristiques mécaniques élevées3 (résilience, ductilité à froid, ténacité à basse température, formabilité à température ambulante, dans toutes les direc tisons, soudabilité améliorée etc... et à des prix très compétitifs. Brève description des figures. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après qui en donne quelques exemples non-limitatifa de réalisation pratique et qui sont illustrés par les dessins joints dans lesquels la figure 1 est une vue en élévation de l'appareil complet suivant l'invention, dans sa position où il débite une bande enroulée ; la figure 2 est une vue de profil du même appareil que la figure 1 mais démuni de toute bande ; la figure 3 est une vue en élévation de l'appareil de l'in- vention dans la position où il débite des barres de longueur fixe ayant été enmagasinées ddabord sur le ratelier et qui sont raccordes à des récipients contenant des additions pulvérulentes, par exemple ; la figure 4 est une coupe suivant I-I de la figure 3. Description dtun mode de rdalisation. Ltappareil se compose d'un dévldoir désigné par 1 aux figures 1 et 3, puis d'un groupe entraîneur désigné par 7 aux figures 1, 2 et 3. Le groupe entraneur 7, est commandé à partir d'un moto-réducteur 70 par une chaîne 71 qui relie deux barbotins 72 et 73 calés l'un sur le moto-réducteur 70 et l'autre sur ltaxe du galet moteur. Avec le tourniquet représenté aux figures 14 et 15, on peut prévoir que la bobine 37, par exemple, contienne un poids approximatif d'aluminium pour le traitement, poids qui est légèrement inférieur à celui nécessaire, tandis que la bobine 38 pourra contenir de l'aluminium que l'on injectera suivant une quantité précise déterminée par l'analyse d'acier faite après injection de l'-aluminium contenu sur la bobine. Une façon de compter de façon précise la longueur de la bande à injecter dans le bain d'acier en fusion est de prévoir une série de barres 181 rectilignes, de longueur précise (figures 1 et 3), que l'on peut engager manuellement dans le groupe dresseur 70 Les bandes 181 peuvent etre en nSimporte quel métal , elles peuvent évidemment etre en aluminium mais, si on veut faire des additions d'autres métaux elles seront constituées dans ce même métal pourvu que leur section soit compatible avec le reste de l'appareil et, pour mieux dire, identique à celle de la barre 18. Comme les barres 181 sont rectilignes, et qu'en principe elles ne sont pas vrillées, on pourra se passer du dévrilleur 53 qu'on a rendu escamotable dans les versions représentées aux figures 1 à 3 en articulant en 73 sa platine de base 74. Pour introduire les barres 181 dans le groupe entraîneur 7, il faut d'abord retirer les contre-galets 15à 17 > en agissant sur les vérins 21,-22 pour engager ladite barre 181 contre les galets moteurs 12 à 14. Après cet engagement, on applique à nouveau les contre-galets 14 à 17, contre ladite barre 181 à l'aide des vérins 21 et 22. Cet engagement se fait habituellement manuellement et les barres 181 sont entreposées momentanément, suivant les besoins de l'addition, dans un râtelier composé dlun réceptacle inférieur 73 en forme de bote ouverte par le dessus, et dìun support supérieur 74 raccordé par une potence 75 à la partie supérieure de la colonne 67.Le support supérieur 74 a la forme d'un anneau rectangulaire, à axe vertical, dont le côté avant 76 est articulé autour deux axe horizontal 77 pour pouvoir s'ouvrir et se refermer sous 18effet d'un vérin pneumatique 78 lorsque l'on veut placer et emprisonner les barres 181. Cette opération se fait alors en soulevant légèrement l'une des barres 181 pour la dégager du réceptacle inférieur 73 et l'engager dans le groupe entratneur 7 comme il a été indiqué ci-dessus. Pour réaliser les additions on peut aussi prévoir des barres 181 tubulaires dans lesquelles on place les produits d'addition sous une forme appropriée, granuleuse ou pulvérulenteO La barre est alors propulsée vers le bas à vitesse appropriée par le groupe entraîneur 7 pour l'engager convenablement au seln du bain dsâcier liquide. Suivant une variante préférée de llinvention, ces injections de produits d'addition se font de la manière qui va être décrite maintenant. On prévoit des récipients 79 cylindriques, en acier, par exemple, que l'on remplit de la dose voulue de produits d'addition et que l'on bouche par le dessous,- à l'aide d'un fond serti dans une matière qui se détruit plus ou moins rapidement dans le bain d'acier en fusion, par exemple un fond en carton, en aluminium ou même aussi en acier pour qu'il se détruise en même temps que le reste du récipient 79. Le dessus du récipient 79 est muni drun embout femelle 80 où vient s'engager en s'y ajustant l'extrémité inférieure d'une barre 181.On prévoit des trous correspondants à l'extrémité de la barre 181 et dans l'embout femelle 80 pour y glisser une goupille de verrouillage que l'on arrête d'un moyen quelconque, un.coup de marteau, par exemple. La fixation de la barre 181 au récipient 79 se fait sur un dispositif support de récipient repéré d'une fagon en général par 81 qui se compose de deux trappes coulissantes en sens opposé 82, 83 dans deux glissières 84, 85 sous lsseffet de deux vérins pneumatiques à double effet 86, 87 (ces vérins ne sont pas représentés aux figures 2 et 3 pour la clarté du dessin). Chacune des trappes coulissantes 82, 83 est protégée du rayonnement de l'acier en fusion par une matière réfractaire, de l'alumine notamment. Pour introduire des produits d'addition granuleux ou pulvérulents dans le bain d'acier en fusion, outre la possibilité de prévoir des barres 181 tubulaires les contenant, on voit que l'on peut utiliser avantageusement les récipients 79 dont on prépare le nombre voulu sur le dispositif support 81, comme il est représenté à la figure 3. Les trappes 82 et 83 étant fermées, on pose dessus un récipient 79 pour que son embout 80 se place convenablement sous le groupe entraîneur 7 à llemplacement convenable dans la trajectoire de la barre 181. Cela est facilité par les guides 88 et 89 (figures 4). On prend une barre 181 dans le râtelier et on l'introduit dans le groupe entra- neur 7 de façon à en fixer l'extrémité dans l'embout 80. I1 suffit alors d'ouvrir les trappes 82,.83 à l'embout 80. I1 suffit alors d'ouvrir les trappes 82, 83 à l'aide des vérins 86, 87 et de mettre en route le groupe entraîneur 7 hala vitesse convenable pour précipiter à la fois le récipient 79 et la barre 181 dans le bain de métal en fusion. Le tout y-fond rapidement et s'incorpore à l'acier. La nature du métal de la barre 181 est quelconque et peut contribuer à ltaddition , ; on peut aussi la prévoir tout simplement en acier qui fond dans le bain contenu par la poche. Une description plus détaillée des glissières 84, 85 et des trappes 82, 83 ainsi que leur dispositif de commande nest pas nécessaire car cela est tout à fait classique et connu dans une technique élémentaire de mécanique. La forme des récipients 79 est ici cylindrique mais on pourra varier cette forme sans que cela change quoi que ce soit dans la nature de l'invention. Le bord de chaque trappe 82, 83 comporte une échancure 90 dans laquelle on peut placer un guide 91, en forme d'entonnoir lorsquton effectue l'injection d'une bande 18 d'aluminium. On voit qu'avec le dispositif de linvention, on peut introduire a) des quantités dosées de produits dsaddition granuleux ou pulvérulents dans des récipients 79, b) des barres 181 en métaux appropriés de longueur et de poids bien précis ; c) une bande 18 de métal, généralement de I'aluminium, en grande longueur ; ces additions étant effectuées par une bande 18 ou une barre 181 parfaitement rectiligne, plane et dans une direction-absolument verticale à une vitesse appropriée pour qu'elle pénètre à lZendroit voulu du bain d'acier en fusion, grâce au groupe entraîneur 7 et au dévrilleur 5. I1 va sans dire que les formes, détails, matières premières et dispositions diverses peuvent varier sans que l'on sorte du cadre de llinvention. Les figures jointes montrent un certain éventail de diverses réalisations possibles mais qui ne sont pas limitatives, l'invention pouvant être définie par les revend-ications ci-dessous. REVENDICATIONS 1 / Procédé permettant d'améliorer le rendement de la désoxydàtion, de la désulfuration et de l'épuration de l'acier dans la poche de coulée par injection d'aluminium et, notamment, dun métal alcalino-terreux et de tout autre produit d'addition granuleux ou pulvérulents, dans une poche à revêtement basique c a r a c t é r i s é par la combinaison des opérations suivant a) avant coulée du métal, on constitue au fond de la poche une quantité déterminée d'un laitier liquide basique, fluide, exempt d'oxydes et de sulfures contenant, éventuellement des éléments désoxydants et épurants, afin d'obtenir, - un laitier peu chargé en oxydes de fer et autres, riche en chaux et fluide, - un métal bien désoxydé température plus élevée que la normale, b) on coule le métal en évitant l'arrivée de laitier d'affinage du convertisseur, c) onréalise un brassage métal et laitier désoxydé au moyen d'argon, notamment, d) on fait des additions de calcium d'alliage alcalino-terreux en plusieurs fols et le'plues près possible du fond de la poche. 20/ Procédé, suivant la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que le laitier constitué préalablement au fond de la poche est fabriqué dans un appareil spécifique puis déversé dans la poche. 30/ Procédé, tel que défini dans la revendica tion 1, c a r'a c t é r i sé par le fait que le laitier constitué préalablement au fond de la poche y est fabriqué a) en slarrangeant pour que 11 intérieur de la poche. soit maintenu à 00-700", b) -en déposant au fond de la poche la totalité des lingots d'aluminium nécessaire à une première désoxydation, ainsi qu'un mélange de chaux calibré en grains (noisette à noix) (80/90 Y et de spath-fluor ou de carbonate de soude à (10-20 ) en poudre et éventuellement d'autres fondants à base de calcium et de carbure de calcium, (poudre ou petits grains), c) on prend toutes les précautions pour éviter que ces produit s pulvérulents ne produisent un important dégagement de poussière lors de la coulée de l'acier dans la poche. 4 / Appareils permettant d'appliquer le procédé défini dans l'une ou l'autre des revendications 1, 2 ou 3, prise isolément, en particulier appareils destinés à injecter une bande dans l'acier en fusion et comprenant une réserve de bandes, et un groupe entraîneur fixe tirant sur la bande pour la rabattre vers le bas, la dresser et la pousser vers la poche à grande vitesse de façon quelle entre perpendiculairement dans la surface de l'acier liquide, ledit groupe entraîneur étant constitué d'une série de galets moteurs d'un côté, et d'une série de contre-galets d'appui de l'autre côté de la bande, les contre-galets étant montés sur une chape mobile susceptible de slécarter et de se rapprocher des galets moteurs sous l'effet de vérins, pour pincer et entraîner la bande, c a r a c t é r i s d s par le fait que l'on combine un ensemble de moyens destinés à injecter une quantité bien définie de produits dladditton-et de bande la plus rectiligne possible, à savoir a) des moyens de comptage précis de longueur de bande dé bitée, b) des récipients contenant les produits d'addition fixés à l'extrémité inférieure de la bande, la matière constituant ces récipients étant choisie pour n'être détruite qu'au moment où le récipient aura atteint le fond de la poche remplie d'acier en fusion avec la bande qui lly pousse, c) un dispositif support à trappe des récipients qui ne s'ouvre ouvre au-dessus de la poche qu'au moment de la descente de la bande avec le récipient qu'elle pousse vers le bas. 5 / Appareils , tels que définis dans la reven diction 4 , c a r a c t é r S s é s par le fait que la trappe comporte deux glissières coulissant en sens inverse sous lSaction d'au moins un vérin à double effet et chacune des. trappes est protégée, sur le dessous par une matière réfractaire 60/ Appareils, tels que définis dans les revendications 4 ou 5, prise isolément, c a r a c t é r i s é s par le fait que des bandes ou barres de longueurs déterminées suivant les besoins et notamment selon la distance entre le groupe entraîneur et le fond de la poche sont maintenues en attente, avant d'être engagées manuellement dans le groupe entraineur et munies éventuellement à leur partie inférieure d'un récipient contenant la dose de produit d'addition prévu, dans un râtelier composé d'un réceptacle inférieur, en forme de boite ouverte sur le dessus, et d'un support supérieur en forme d'anneau rectangulaire à axe vertical dont un côté peut s'ouvrir et se refermer sur commande pour placer et emprisonner les bandes. 70/ Appareils, tels que définis dans les revendications 4, 5 ou 6, prise isolément, c a r a c t é r i s é s par le fait que les récipients contenant les produits d'addition comportent, sur le dessus, un embout femelle où peut venir s'engager en s'y ajustant l'extrémité inférieure des bandes, des trous correspondants étant prévus dans l'embout et la bande pour y engager une goupille de verrouil lagè. 80/ Appareils, tels que définis dans les revendications 4 i 7, prise isolément, c a r a c t é r i s é s par le fait que la trappe comporte une échancrure dans laquelle on peut placer un guide en forme d'entonnoir pour la bande continue lorsque celle-ci est engagée seule. 90/ Appareils, tels que définis dans les reven dications 4 & 8, prise isolément, c a r a c t é r i s é s par le fait que le dévrilleur est monté sur une articulation permettant de le mettre hors service lorsqu'on utilise des bandes dont on est sûr de la rectitude.