L'invention a pour objet un abreuvoir de grande capacité pour des troupeaux d'animaux, principalement mais non exclusivement pour les chèvres et les moutons. Les abreuvoirs connus sont constitués par une cuve à fond plat et à parois latérales planes ou par une cuve analogue à un demi-cylindre coupé par un plan diamétral. Dans tous les cas, quel que soit le profil de la cuve, la surface de l'eau contenue dans celle-ci est dégagée en totalité et laissée directement en contact avec l'air libre. Cette disposition a l'inconvénient que toutes les poussières et tous les corps susceptibles de souiller l'eau et entraînés par l'air peuvent se déposer sur toute la surface. L'invention a pour but principal de réduire fortement cet inconvénient et de diminuer substantiellement le risque de pollution de la surface de l'eau, sans utiliser de mécanisme toujours coûteux et pouvant se dérégler ou être faussé par les animaux. L'invention a aussi pour but, non seulement de protéger dans une grande mesure la surface de l'eau contre la chute des poussières et des feuilles, mais encore de réduire considérablement la déperdition de la chaleur qui est intense par la surface totalement libre de l'eau, avec les abreuvoirs classiques. Dans les régions où le gel est à craindre, on sait que l'on peut noyer,dans le volume de l'eau de l'abreuw voir, une résistance électrique de chauffage, généralement associée à un thermostat. Or, un abreuvoir a besoin d'être nettoyé périodiquement; pendant cette opération, on le vide totalement de son eau et, quand il est vide, la résistance de chauffage risque de chauffer exagérément et de se détériorer puisqu'elle n'est plus entourée d'eau. L'invention a encore pour but de parvenir à un abreuvoir à surface d'eau substantiellement protégée, sans mécanisme, contre la pollution et contre la déperdition de la chaleur, avec lequel la résistance de chauffage est également protéyée contre la surchauffe pendant les opérations courantes de nettoyage. On atteint le but principal de l'invention avec un abreuvoir équipé d'un couvercle qui présente dans sa paroi supérieure une zone en dépression qui descend en dessous du niveau normal de l'eau, un trou au moins étant ménagé dans cette zone à travers la paroi en dessous du niveau normal de l'eau. De préférence, la zone en dépression est une zone allongée qui s'étend à proximité d'un bord longitudinal du couvercle et de l'abreuvoir. Dans un mode de réalisation de l'invention, le couvercle présente,en dehors de la zone en dépression, une surélévation de-sa paroi supérieure par rapport à son bord périmétrique. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'abreuvoir est composé d'une première cuve et d'une seconde cuve moins profonde introduite dans la première cuve et limitant avec celle-ci un volume inférieur destiné à recevoir une résistance électrique de chauffage, cette seconde cuve étant pourvue d'un tuyau de vidange traversant la paroi de la première cuve pour être accessible à l'extérieur. Pour bien faire comprendre l'invention on donnera maintenant une description d'un exemple de réalisation. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe par un plan transversal d'un abreuvoir conforme à l'invention - la figure 2 est une vue de dessus de l'abreuvoir de la figure 1 - la figure 3 est une vue en élévation du même abreuvoir. Un abreuvoir conforme à l'invention comprend une cuve 1, allongée, réalisée de préférence en matière incorrodable comme une résine de polyester armée de fibres de verre. Cette cuve peut avoir, en section droite, un profil quelconque. Dans l'exemple décrit ici, la cuve 1 est parallélépipédique avec des parois latérales faiblement inclinées vers l'extérieur, se terminant par un bord supérieur. Un couvercle 2 est prévu pour être posé sur le bord supérieur de la cuve 1 et pour protéger ainsi la surface de l'eau qui y est contenue. Ce couvercle 2 a une paroi supérieure 3 qui présente une zone 4 en dépression qui s'étend vers le bas, quand le couvercle est en place, en dessous du niveau normal 5 de l'eau dans l'abreuvoir. La zone 4 est, de préférence, allongée le long de l'un des bords longitudinaux de l'abreuvoir; elle s'étend pratiquement sur toute la longueur de ce dernier. Deux ouvertures 6 sont prévues, de préférence dans les parois extrêmes qui limitent, dans le sens de la longueur, la zone 4 en dépression. Ces ouvertures 6 sont situées au niveau voulu pour que l'eau de l'abreuvoir entre librement dans la zone 4 en dépression et remplisse celle-ci.De cette façon, la plus grande partie de la surface de l'eau contenue dans l'abreuvoir est recouverte et protégée par le couvercle; seule, la faible partie de la surface du volume d'eau qui remplit la zone 4 en dépression est exposée à l'air libre. Cette eau est toujours disponible et accessible à tous les animaux. L'invention n'impose pas le profil de la zone 4 en dépression qui pourrait être autre que celle décrite ici. En dehors de la zone 4 en dépression, le couvercle 2 présente une surélévation de sa paroi supérieure 3 par rapport à son bord périmetrique 7. Le bac 1 est alimenté en eau au moyen d'un tuyau (non représente raccordé à un robinet 8 associé à un flotteur 9. Ce robinet à flotteur est monté sur l'abreuvoir de façon à se trouver sous la partie surélevée du couvercle 2. I1 est avantageux, selon l'invention, d'installer dans la cuve 1 une deuxième cuve 10 moins profonde, introduite dans la cuve 1 et limitant avec celle-ci un volume inférieur 11. La façon dont la deuxième cuve 10 est instal lee dans la cuve 1 n'est pas imposée par l'invention. Par exemple le bord supérieur de la cuve 10 peut reposer sur le bord supérieur de la cuve 1 et le couvercle 2 peut coiffer ces bords superposés. L'important est que le volume inférieur 11 existe entre les deux fonds des cuves 1 et 10. Ce volume 11 est déterminé pour pouvoir recevoir convenablement une résistance électrique 12 de chauf fage, connue en soi, montée à travers la paroi de la cuve 1 et alimentée en courant électrique de manière connue. Quand la cuve 10 existe, le robinet 8 et le flotteur 9 sont installés dans cette cuve et alimentés en eau à travers la cuve 1; en outre, un tuyau de vidange 13 est monté au fond de la deuxième cuve 10; il traverse la cuve 1 et il se termine par un robinet extérieur 13A. Des ouvertures 14 sont ménagées dans la paroi de la deuxième cuve 10 pour que l'eau qui arrive par le robinet à flotteur passe librement dans la cuve 1 et remplisse l'intervalle existant entre les deux cuves, notamment le volume inférieur 11. Avec un tel agencement, on peut vider totalement la deuxième cuve 10 pour la nettoyer après avoir retiré le couvercle 2. Pendant cette opération, le volume inférieur 11 reste rempli d'eau et la résistance électrique 12 reste toujours baignée par un volume suffisant d'eau pour ne pas chauffer exagérément. REVENDICATIONS 10/ Abreuvoir constitué par une cuve ayant un bord supérieur caractérisé en ce qu'il comprend un couvercle (2) ayant une paroi supérieure (3) qui présente une zone (4) en dépression qui s'étend, quand le couvercle est en place, en dessous du niveau normal (5) de l'eau dans l'abreuvoir, des ouvertures (6) étant prévues au niveau voulu dans la paroi limitant la zone (4) en dépression pour que l'eau remplisse librement cette dernière. 20/ Abreuvoir selon la revendication 1 caractérisé en ce que la zone (4) en dépression est une zone allongée le long du bord de la cuve (1). 3 / Abreuvoir selon la revendication 1 caractérisé en ce que le couvercle (2) présente en dehors de la zone (4) en dépression une surélévation de sa paroi supérieure (3) par rapport à son bord, en correspondance avec l'emplacement d'un flotteur (9) associe à un robinet (8) d'alimentation en eau de l'abreuvoir. 40/ Abreuvoir selon la revendication 1 caractérisé en ce que la cuve (1) contient une deuxième cuve (10) moins profonde qui limite avec la cuve (1) un volume inférieur (11) dans lequel est placée une résistance électrique (12) de chauffage, la deuxième cuve (10) étant alimentée directement en eau et pourvue d'un tuyau de vidange (13) qui traverse la cuve (1) et sort de celle-ci, des ouvertures (14) de communication entre les deux cuves étant ménagées dans la paroi de la deuxième cuve (10).