î 2035912 La présente invention concerne un dispositif d*antipatinage employé dans un frein à air comprimé, en particulier sur les chemins de fer, qui comprend un relais d*antipatinage comportant une soupape à deux sièges dont le corps de soupape est lié à un piston 5 de commande séparant une première ehambre reliée à un indicateur de ralentissement, d'une deuxième chambre qui est reliée à cette première chambre par l'intermédiaire d'une ouverture calibrée de sensibilité. Dans un dispositif d'antipatinage de ce genre qui est déjà 10 conim. , on emploie un indicateur de ralentissement qui fonctionne d'ap:.*ès un ralentissement de rotation de l'essieu de roue correspondant et qui évacue l'air du premier compartiment de la soupape d'antipatinage quand le ralentissement de rotation de l'essieu dépasse une certaine valeur admissible. Sous l'effet de la diffé-15 rence de pression ainsi produite entre les deux chambres du relais d'antipatinage, le piston de .commande se déplace et la soupape à double siège est actionnée de façon, d'une part à interrompre l'alimentation du cylindre de frein, et d'autre part à évacuer l'air du cylindre de frein. 20 Pour que le relais d'antipatinage puisse fonctionner de nou veau dans ce dispositif d*antipatinage déjà connu, il faut que la différence de pression apparaissant entre les deux chambres soit annulée de nouveau par remplissage de la première chambre. Cette annulation de la différence de pression demande un temps relative-25 ment considérable. Le dispositif d'antipatinage déjà connu ne garantit donc pas que les impulsions brèves et à succession rapide qui sont produites par l'indicateur de ralentissement garantissent que le relais d'antipatinage passe certainement de la position d'alimentation à la position d'évacuation d*air. 30 La présente invention a pour but de réaliser un dispositif d'antipatinage qui évite cet inconvénient et qui fonctionne de façon sûre, même lorsque les impulsions de l'indicateur de ralentissement se succèdent rapidement. Le dispositif d'antipatinage de la présente invention est caractérisé par le fait que le piston 35 de commande est relié à une soupape télescopique pour évacuer l'air de la deuxième chambre, et que la course de la soupape télescopique est plus petite que celle du corps de soupape à deux sièges. On décrira maintenant complètement un exemple de réalisation 40 du dispositif d'antipatinage de la présente invention à l'aide 70 10853 2 2035912 de la figure jointe, qui représente schématiquement ce dispositif d1antipat inage. Ùn relais d'antipatinage 1 indiqué en pointillé mixte sur la figure comprend une soupape à double siège 2. Cette soupape 2 est 5 reliée d'une part au robinet du mécanicien (non représenté) par l'intermédiaire d'un conduit d'air de freinage 3, et d'autre part au cylindre de frein 5 par l'intermédiaire d'un conduit 4* La soupape à double siège 2 comprend un corps de soupape 6, qui est appuyé par un ressort 7 contre le siège Ô de la soupape à double 10 siège 2, si bien que le conduit d?air de freinage 3 est relié au cylindre de frein 5 par le conduit 4 et qu'un conduit d'évacuation d'air 9 est isolé relativement au conduit 4. Le corps de soupape 6 porte une tige de piston 10 qui est liée à un piston de commande 11. Ce piston de commande 11 sépare deux chambres 13 et 14 l'une 15 de l'autre à l'intérieur du cylindre 12 du relais d'antipatinage 1. La première chambre 13 communique avec un réservoir d'air auxiliaire non représenté, par l'intermédiaire d'un orifice calibré 15 et d'un conduit d'air 16» De plus la première chambre 13 communique avec un indicateur de décélération 10 par un conduit 20 17. Cet indicateur de décélération 18 se trouve sur Tin essieu 19 du véhicule, qui peut être freiné de la façon habituelle par un sabot de frein 20 actionné par le cylindre de frein 5. La deuxième chambre 14 est reliée à la première chambre 13, d'une part à travers le passage calibré 21 et d'autre part par l'intermédiaire 25 d'une soupape de retenue 22. La soupape de retenue 22 ne s'ouvre que si la pression de la première chambre 13 est supérieure à celle de la deuxième chambre 14» Cette soupape de retenue 22 peut être réglée de la façon habituelle, par exemple en agissant sur la précontrainte du ressort de cette soupape de retenue 22. Une sou-30 pape télescopique 23 est prévue pour évacuer l'air de la deuxième chambre 14. Cette soupape télescopique 23 comporte une partie guide 24 fixée sur la tige de piston 10 du relais d'antipatinage 1. Un corps de soupape 25, qui est chargé par un ressort 26, peut coulisser dans cette partie guide 24. Un siège de soupape 27 qui 35 agit en liaison avec le corps de soupape 25 de la soupape télescopique 23, est fixé dans le cylidre 12 70 10853 3 2035912 d'une part le corps de soupape 25 repose sur le siège 27 et est soulevé d'une distance s2 au-dessus d'une butée portée par la partie guide 24, et d*autre part le corps de soupape 6 repose sur un siège de la soupape à double siège 2 et se trouve à une distance 5 s-^ de l'autre siège 29 de cette soupape à double siège 2. La distance s^ est plus grande que la distance Sg» H en résulte que, lorsque la pression diminue dans la première chambre 13, la soupape télescopique 23 s'ouvre avant que le corps de soupape 6 vienne appuyer contre le siège supérieur 29 de la soupape à double siège 10 2. D'une façon déjà connue, l'indicateur de ralentissement 1& évacue l'air de la première chambre 13 quand le ralentissement de rotation de l'essieu dépasse une certaine limite admissible. Le dispositif, d'antipatinage décrit ci-dessus fonctionne de la façon suivante : 15 Tant que l'indicateur de ralentissement 1$ ne fonctionne pas, le corps 6 de la soupape à double siège 2 se trouve dans la position représentée et, lors d'un freinage, l'air comprimé peut passer de la conduite de frein 3 dans le cylindre de frein 5. Lors du desserrage du frein, l'air s'échappe du cylindre de frein 5 20 dans l'atmosphère, par l'intermédiaire de la conduite de frein 3 et du robinet de mécanicien qui n'est pas représenté. Si pendant un freinage,le ralentissement de rotation dépasse une certaine valeur déterminée, par suite du patinage d'une roue sur des rails en mauvais état, l'indicateur de ralentissement 10 25 fonctionne, et l'air de la première chambre 13 du relais d'antipatinage 1 s'évacue dans l'atmosphère par la conduite 17. Une différence de pression apparaît entre les deux chambres 13 et 14, parce que, d'une part l'air ne peut passer que lentement du réservoir auxiliaire dans la première chambre 13 par suite de la pré-30 sence de l'orifice calibré 15, et d'autre part l'orifice calibré 21 empêche une égalisation rapide des pressions des deux chambres 13 et 14, et de plus la soupape de retenue 22 reste fermée tant que la pression de la première chambre 13 est inférieure à celle de la deuxième chambre 14. Le piston de commande 11 se déplace 35 donc de façon que le corps 6 de la soupape à double siège 2 se soulève au-dessus de son siège ê et que l'air du cylindre de frein 5 s'évacue rapidement dans l'atmosphère par les conduites 4 et 9. Gomme le corps de soupape 6 appuie maintenant contre le siège 29, l'air comprimé n'arrive plus au cylindre de frein 5. 40 Comme on l'a indiqué plus haut, la distanee s^ dans la sou 70 10853 4 2035912 pape à double siège 2 est plus grande que la distance s2 dans la soupape télescopique.23o 11 en résulte que le corps de soupape 25 se soulève au-dessus du siège 27 et que l'air de la deuxième chambre 14 s'évacue également, ce qui ramène le piston de commande 11 5 dans sa position initiale» Par un choix convenable des sections de l'orifice d'alimentation supplémentaire 15, de l'orifice d'échappement 2ê et de l'orifice calibré de sensibilité 21, on peut commander ou régler chronemétriquement ce déplacement du piston de commande 11 vers sa position initiale, dès que l'indicateur de 10 ralentissement 10 a interrompu de nouveau l'échappement de l'air de la conduite 17 dans l'atmosphère, c'est-à-dire lorsque le ralentissement d'essieu est redevenu inférieur à la valeur de fonctionnement. La soupape de retenue 22, qui est installée en parallèle sur 15 l'orifice calibré de sensibilité 21, empêche que la pression de la première chambre 13 puisse devenir très supérieure à celle de.la deuxième chambre 14, grâce à quoi le relais d'antipatinage 1 est toujours prêt à fonctionner de nouveau, même lorsque les fenetien-nements de l'indicateur de ralentissement lâ sont répétés et se 20 succèdent rapidement. 70 10853 5 2035912 REVENDICATIONS 1) Dispositif antipatinage installé dans un frein à air comprimé, spécialement sur les freins de chemins de fer, comprenant un relais d'antipatinage qui contient une soupape à double siège 5 dont le corps est lié à un piston de commande qui sépare une première chambre reliée à un indicateur de ralentissement, d?une deuxième reliée à la première par l'intermédiaire d'uneorifice calibré de sensibilité, ce dispositif antipatinage étant caractérisé par le fait que le piston de commande 11 est relié à une sou-10 pape télescopique 23 pour évacuer l'air de.la deuxième chambre 14, et que la course de la soupape télescopique 23 est plus petite que celle du corps 6 de la soupape à double siège 2. 2) Dispositif antipatinage conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux chambres 13 et 14 sont re- 15 liées l'une à l'autre non seulement par lTorifice calibré de sensibilité 21 mais encore par une soupape de retenue 22 qui s'ouvre quand il existe une surpression dans la première chambre 13.