La présente invention a pour objet un appareil de détection d'alcoolémie,qui assure la détection et l'indication de différents taux d'alcoolémie pouvant être présents dans le corps humain, et est destiné plus particulièrement aux automobilistes. A ce jour, outre les moyens scientifiques élaborés de détection et d'analyse des phases gazeuses ou liquides( chromatographie, analyse spectrale, etc..), les systèmes usuels de détection d'alcoolémie se limitent à deux Le ballon dans lequel on fait souffler le suJet est un premier système bien connu pour le dépistage des états alcooliques. I1 fonctionne par changement de couleur plus ou moins progressif de cristaux de réactifs,sous l'action de l'haleine d'un sujet chargée d'alcool éthylique en plus ou moinE grande quantité.Le ballon ne peut être utilisé qu'une seule fois et ne fournit pas un résultat précis;ainsi il ne constitue en soi qu'un moyen de depistage,dont le résultat,s'il est positif,doit Entre contrtlé par une prise de sang.Ce système rst essentiellement employé de façon répressive,bien que les ballons en question puissent être achetés en pharmacie. La prise de sang, complément du précédent système,permet après analyse chimique de connaître la concentration pondérale exacte en alcool éthylique. C'est'le seulimoyen efficace de donner une alcoolémie précise,mais il est contraignant pour le sujet, doit être mis en oeuvre sous le contrôle d'un laboratoire spécialisé, et est évidemment utilisé exclusivement dans un but répressif. 1a présente invention vise à remédier à l'ensemble des inconvénients indiqués ci-dessus, et elle répond donc à différents buts Le premier objectif est de réaliser un appareil capable d'effectuer des mesures aussi souvent que son possesseur le désire,donc un appareil réutilisable par opposition au ballon. Le second but est de fournir un moyen qui,tout en supprimant les contraintes imposées par la prise de sang,donne une indication précise du taux d'alcoolémie. A ce sujet, l'objectif visé n' est pas la réalisation d'un appareil de mesure indiquant'une valeur numérique exacte,ce qui ne présente ici guère d'intérêt,mais plutôt la réalisation d'un appareil indiquant plusieurs " plages " d'alcoolémie,de sorte que ses indications sont facilement appréciables et exploitables. Le dernier but important de l'invention, lié aux précé dents, est de réaliser un dispositif destiné à une utilisation privée et préventive, plutôt qu a une utilisation répressive, permettant à son utilisateur non seulement de connaître son alcoolémie à un instant donné, en la situant par rapport à plusieurs seuils significatifs,mais aussi de suivre l'évolu tion de son état, en faisant plusieurs tests avec l'appareil. A cet effet, l'invention a pour objet un appareil de détection d'alcoolémie constitué essentiellement par un capteur de détection de gaz dit "gazistance " dont la résistance dé croît quand la concentration de certains gaz ou vapeurs dans l'air ambiant augmente,par des circuits électroniques de mesure liés à ladite gazistance et déterminant le taux d'alcoolémie par rapport à des niveaux de référence, et par des moyens d'indication, tels que par visualisation ou génération de son, du degré d'alcoolémie ainsi déterminé. Le dispositif selon l'invention se présente ainsi comme un système de mesure et d'indication de degrés d'alcoolémie, associant un moyen de détection connu à des circuits électroniques spécifiques de mesure,de traitement d'information, de visualisation et/ou de génération de son, et l'invention doit être considérée comme une application nouvelle d'un capteur déjà connu sous l'appellation de gazistance,dont le principe est le suivant La résistivité de certaines céramiques semi-conductrices décroit rapidement,à des températures plus ou plus élevées, quand la concentration de certains gaz ou vapeurs dans l'air ambiant augmente.Ce phénomène est mis à profit dans une perle céramique traversée par deux fils parallèles de platine;l'un des fils joue le ralle de filament chauffant, sa résistance étant faible et son alimentation se faisant sous une tension spécifiée,tandis que l'autre fil joue le rale d'électrode de sortie. Il s'agit d'un produit développé et connu actuellement dans le domaine de la protection des mines de charbon,contre le grisou. Les moyens d'indication choisis sur l'appareil selon l'invention,notamment visuels et sonores, ne laissent pas la place à l'interprétation(comme les moyens d'affichage d'un appareil de mesure classique), et donnent un résultat immédiat, de signification claire,ce qui rend l'appareil efficace et utile dans la pratique. L'appareil est d'autant plus intéres sant qu'il ne se contente pas de sonner une indication par raz port à un seul seuil qui est par exemple le niveau légal de répression (0,80 g/I en France), mais fournit une évaluation par rapport à plusieurs niveaux de référence et donae ainsi de précieux renseignements pour l'utilisateur.Celui-ci peut non seulement détecter un taux d'alcoolémie trop élevé qui lui in terdit de conduire,par exemple après un repas; il peut également connattre, dans les heures qui suivent, l'évolution de son élimination, ce qui lui permet éventuellement de reprendre le volant " après un temps d'attente suffisant. Bien entendu,l'appareil n'est pas destiné uniquement à un tel usage privé et préventif;par ses caractéristiques,il pewt aussi être utilisé par des collectivités,par des services publics tels que les hôpitaux, ou par des organismes de police. Suivant une forme de réalisation de l'appareil,celuici comprend, pour sa partie électrique, des circuits d'alimentation et de fourniture d'une tension de référence pour-l'utilisation de la gazistance, un circuit convertisseur fournissant la tension alternative de chauffage de la gazistance, un amplificateur de la tension de mesure fournie par la gazistance, des circuits de sélection des niveaux d'alcoolémie, associés à des mémoires, et des circuits de contrôle des moyens d'indication du degré d'alcoolémie. Ces moyens peuvent être notamment réalisés sous la forme de plusieurs voyants lumineux s'éclairant successivement pour une alcoolémie croissante.Pour obtenir un fonctionnement sans erreurs de mesure, on prévoit en outre,avantageusement, des circuits de neutralisation des moyens d'indication durant le chauffage de la gazistance, ainsi qu'un circuit permettant le centrale des mémoires précitées, notamment dans le but de verrouiller les mémoires ét de transférer le contenu de ces mémoires, au moment de chaque mesure, puis d'effacer ce contenu après un temps prédéterminé. De toute façon,l'invention sera mieux comprise, et d'autres caractéristiques de détail seront mises en évidence,à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif,une forme de réalisation de cet appareil de détection d'alcoolémieg Figure 1 est une vue générale du bottier de l'appareil; Figure 2 est un schéma de principe de l'ensemble des circuits de l'appareil; Figure 3 est un diagramme montrant des courbes de variation de la résistance de la gazistance,pour différents gaz,en fonction des concentrations volumétriques de ceux-ci; Figure 4 est un schéma électrique détaillé des circuits de mesure et des circuits logiques de l'appareil; Figure 5 est un schéma des circuits d'alimentation et de fourniture d'une tension de référence;; Figure 6 est un schéma électrique du convertisseur utilisé pour le chauffage de la gazistance; Figure 7 est un schéma des circuits de neutralisation du système permettant à la gazistance d'atteindre sa température d'utilisation; Figure 8 est un schéma électrique du circuit permettant le contrbole des mémoires. Comme le montre la figure 1,l'appareil selon l'invention se présente extérieurement sous la forme d'un boitier,par exemple en matière plastique, muni sur sa face avant d'un interrupteur 1 de mise sous tension, d'un voyant 2 indiquant la présence de la tension d'alimentation, d'un espace ajouré 3 masquant un dispositif de génération sonore, d'un ensemble de trois voyants électroluminescents 4, 5 et 6,respectivement vert,jaune orangé et rouge,ainsi que d'une grille 7 protégeant l'élément de mesure. Le bottier comporte en outre, latéralement, un boutonpoussoir 8 de commande de mesure,l'arrivée d'un cordon 9 de raccordement bifilaire à une alimentation extérieure en courant continu ou alternatif, non représentée, et des ouïes d'aération, non visibles sur la figure 1. La figure 2 est un schéma de principe de l'ensemble des circuits de l'appareil, indiquant les principales fonctions sous la forme de blocs dont le détail et les liaisons seront détail lées plus loin -Circuit d'alimentation 10, ayant une fonction de filtrage et de stabilisation de la tension d'alimentation. - Convertisseur il pour la conversion de la tension continue stabilisée en une tension alternative de chauffage de la gazistance. -Circuit 12 de délivrance d'une tension de référence pour l'uti lisation de la gazistance. -Gazistance 13 associée à un amplificateur 14 de la tension de mesure fournie par cette gazistance. -Circuits 15 de sélection de trois niveaux de réfrence d'alcoo Iémie,associés à des mémoires 16. -Circuits logiques 17 pour la combinaison des trois niveaux précédents, fournissant quatre plages d'indication et contrô- lant les voyants 4, 5 et 6 ainsi que le dispositif de génération sonore 18. - Circuits assurant la neutralisation du système pendant le temps de chauffage de la gazistance 13, et comprenant un circuit 19 de détection de mise sous tension, un temporisateur 20 et un relais 21, pouvant être réalisé sous la forme d'un simple transistor. -Un circuit 22 relié aux mémoires 16 ainsi qu'au bouton-poussoir 8 de commande de mesure, et permettant le contrôle desdites mémoires. L'ensemble formé par les circuits 13, 14 et 15 peut être appelé tt circuits de mesure ". Le principe de mesure, mis en oeuvre par ces circuits,repose sur les propriétés de la gazistance 13 en présence de certains gaz, qui sont illustrées par le diagramme de la figure 3. L1ab- sorption d'alcool par un individu se traduit par une augmentation du taux dialcool éthylique présent dans son sang.L'élimina- tion de cet alcool s'effectue par échange gazeux au niveau des poumons et se traduit par une concentration en vapeurs d'alcool éthylique dans l'air expiré par le sujet. La concentration d'alcool éthylique dans l'haleine d'un individu est donc l'ima- ge de la concentration du même alcool contenu dans son sang. L'ensemble de ce mécanisme d'élimination par expiration d'air peut se résumer par la relation suivante : un gramme d'alcool éthylique par litre de sang donne 500 ppm(parties par million) d'alcool dans l'air expiré. Ainsi une concentration de 0,4 g/l correspond à 200 ppm par exemple, une concentration de 0,8 g/l correspond à 400 ppm, une concentration de 1,2 g/l correspond à 600 ppm. Le diagramme de la figure 3 montre des courbes de variation de la résistance de la gazistance pour différents gaz,en fonction des concentrations volumétriques de ceux-ci portées en abscisses et exprimées en ppm; les ordonnes de ce diagramme représentent, en pourcentage, la variation négative de la résistance de la gazistance. À désigne la courbe de l'oxyde de carbone, B celle du méthane, C celle du benzène, D celle de l'alcool éthylique et E celle de l'éthyle méthyle cétone.Ces courbes montrent la différencie de sélectivité de la gazistance suivant les concentrations des divers gaz considérés, et le diagramme met ainsi en évidence le fait que seul le gaz éthyle m- thyle cétone (courbe E) provoque des variations de résistance plus importantes que l'alcool éthylique (courbe o),pour les mêmes concentrations. Ce gaz pourrait donc aisément perturber la mesure d'alcoolémie. Toutefois on ne trouve trace de cet élément parasite que chez certains sujets atteints de diabète, donc ne consommant pas d'alcool, de sorte que le problème ne se pose pas. Sur la figure 4, représentant les circuits de mesure ainsi que les circuits logiques de l'appareil, apparat la gazistance 13 en céramique semi-conductrice,avec son filament chauffant 23 et son électrode de sortie 24. On peut utiliser par exemple une gazistance produite par PHILIPS - R.T.C. LA RADIOTECEBIQUE COMPELEC sous le numéro de code 8204 026 20001, ou d'autres produits équivalents provenant d'autres fabricants, l'indication précédente étant d'autant moins limitative qu'il s'agit d'un produit actuellement en plein développement. Le filament chauffant 23 reçoit, à ses bornes a et bdu circuit convertisseur qui sera décrit plus loin, une tension alternative par exemple de 1,6 volt environ, sous une intensité de 0,7A, ce courant servant à chauffer la céramique pour l'amener à la température de fonctionnement. Les deux bornes a et b du filament 23 sont également réunies à un pont diviseur formé de deux résistances 25 et 26 d'égale valeur,ce pont étant monté en parallèle avec le filament et son point milieu c étant connecté à une source de tension de référence,constitue'e par un circuit qui sera lui aussi décrit plus loin.Cette tension de référence, désignée par Vr, est par exemple de 2,1 volts environ. L'électrode de sortie 24 de la gazistance 13 est reliée à la masse par l'intermédiaire d'une résistance de charge de mesure 27 et est découplée par un condensateur 28 qui sert de filtrage de la tension de mesure, permettant la réjection des parasites issus du convertisseur d'alimentation. Une résistance 29 de forte valeur en regard de la résistance de charge de mesure 27 prélève la tension de mesure,pour l'amener à l'amplificateur 14 dont le gain de tension est déterminé par le rapport de la résistance de contre-réaction 30 et de la résistance d'entrée 29.La stabilité dynamique de l'ensemble est assurée par un autre condensateur 31 qui complète l'action du condensateur 28 et permet de fournir une tension de mesure amplifiée Vo stable à la sortie de l'amplificateur 14, sur une résistance de charge 32.Le circuit amplificateur est inverseur,la résistance 29 étant connectée-à l'entrée " moins ". Une résistance de polarisation 33 est connectée à l'entrée plus " et à un pont diviseur, formé de deux autres résistances 34 et 35 dont la tension fixe le point à partir duquel l'amplificateur 14 commence à amplifier, ce qui évite la prise en considération des variations faibles de la résistance de la gazistance 13, soumise à des-gaz polluants, en neutralisant la mesure à de faibles concentrations. Le circuit d'alimentation 10, visible sur la figure 5, est conçu de telle manière que l'appareil puisse fonctionner à partir d'une source de tension continue ou alternative,et sans nécessité de repérage des fils " plus " et " moins " dans le cas d'une tension continue.Compte tenu des la destination de l'appareil, ce circuit est adapté à une tension de l'ordre de 12 volts, disponible à la batterie ou à l'allume-cigare d'un véhicule au tomobile Les deux fils d'alimentation 36 et 37, issus de la batterie ou de l'allume-cigare,sont amenés l'un directement sur l'une des bornes " alternatives " d'un pont redresseur 38, et l'autre sur l'interrupteur général 1, par exemple du type à glissière, puis de là sur la seconde borne " alternative " du pont redresseur 38. On comprend que ce pont redresseur assure, selon le cas, soit la conversion du courant d'alimentation al- ternatif en un courant continu, soit le passage du courant d'alimentation continu.Entre les bornes " continues " du pont redresseur 38 est monté un condensateur 39 qui assure le filtrage.la borne négative commune du pont et de ce condensateur sert de masse pour l'ensemble des circuits électroniques,tandis que la borne positive est reliée à l'entrée d'un régulateur de tension 40 qui fournit, à sa sortie, une tension stable désignée par Vd7par exemple de 8 volts, cette tension alimentant le pont diviseur 34 -35 associé à l'axplificateur 14, ainsi que l'ensemble des circuits électroniques non décrits jusqu 'ici. La présence de la tension Vd est signalée à l'extérieur au moyen d'une diode électro-lumitescente, qui n'est autre que le voyant 2 déjà mentionné plus haut dans la description du boîtier de l'appareil. Cette diode 2, montée en série avec une résistance 41, sert ainsi simultanément de témoin de mise sous tension de l'appareil et d'indicateur de la présence de la tension stabilisée Vd. Les circuits visibles sur la figure 5 assurent aussi la fourniture de la tension de référence Yr, amenée au point milieu c du pont diviseur 25-26 qui est associé au filament chauffant de la gazistance. Cette tension de référence Vr est prélevée aux bornes de trois diodes au silicium 42, montées en série avec une résistance 43 sur une branche de circuit reliant à la masse le conducteur d'alimentation sous la tension Vd. Les diodes 42 sont découplées par un condensateur 44. La figure 6 représente le circuit convertisseur 11, fournissant la tension alternative de chauffage de la gazistance 13. L'oscillateur de base est constitué par deux amplificateurs 45 et 46, deux résistances 47 et 48, et un condensateur 49, un troisième amplificateur 50 assurant la complémentarité de la sortie de l'oscillateur. La fréquence d'oscillation de ce dernier dépend uniquement de la valeur de la résistance 47 et de la capacité du condensateur 49. Le circuit est complété par un condensateur 51. Les deux sorties complémentaires S et S de l'oscil- lateur précédemment décrit sont appliquées aux entrées de deux amplificateurs identiques 52 et 53, qui fournissent le courant au primaire d'un transformateur 54. Le point milieu du primaire est relié à la tension continue stabilisée Vd par l'intermédiaire d'une résistance 55 qui limite le courant de commutation des deux amplificateurs 52 et 53.Le secondaire du transformateur 54 délivre un courant alternatif sous une tension de 1,6 volts et une intensité de 0,7 A environsayant une fréquence de l'ordre de 16 Khz, qui convient pour le chauffage de la gazistance 13 et est amené aux bornes a et b du filament chauffant 23 de ladite gazistance. En se référant à nouveau à la figure 4, on décrit ci-après les circuits 15 et 16 de sélection des niveaux d'alcoolémie et de mémorisation, qui font suite à l'amplificateur 14 et reçoivent la tension de mesure amplifiée et stabilisée Vo. Les circuits considérés comprennent trois amplificateurs oprationnels 56, 57 et 58, montés en dispositifs à seuil.Les résistances d'entrée respectives 59,60 et 61 des trois amplificateurs sont connectées ensemble à la sortie de l'amplificateur 14 qui délivre la tension de mesure Vq, image de la variation de résistance de la gazistance 13. Les seuils respectifs des trois amplificateurs 56, 57 et 58 sont déterminés au moyen d'un pont diviseur à quatre résistances 62, 63, 64 et 65,pont connecté entre la tension stabilisée Vd et la masse.Chaque amplificateur possède encore une résistance de charge,respectivement 66, 67 et 68, qui assure sa stabilité.Les seuils respectifs des trois amplificateurs 56, 57 et 58 correspondent par exemple à des concentrations gazeuses de 200,400 et 600 ppm détectées par la gazistance 13,soit des concentrations d'alcool dans le sang de 0,4 g/î, 0,8 g/l et 1,2 g/l. A l'origine ou bien lorsque la gazistance détecte une densité gazeuse inférieure à 200 ppm, aucun des dispositifs à seuil n'est activé. Ensuite ces dispositifs sont excités successivement, en fonction de la concentration d'alcool détectée. Les sorties respectives des trois amplificateurs 56, 57 et 58 sont reliées aux mémoires indiquées globalement en 16, qui sont alimentées par la tension Vd et dont la commande de mémorisation ou de transfert se fait par une borne 69 recevant un signal El,déli- vré par un circuit qui sera décrit plus loin. La figure 5 montre aussi les circuits logiques 17 qui permettent de combiner les niveaux mis en mémoire et de commander l'allumage des voyants 4, 5 et 6 ainsi que le fonctionnement du dispositif de génération sonore 18,pour faire apparaître le résultat du traitement du signal issu de la gazistance 13. Ces circuits logiques comprennent quatre portes NON-EX à deux entrées 70, 71, 72 et 73, ainsi que deux inverseurs 74 et 75, qui permettent de recombiner les niveaux logiques 01, 02,03 et leurs compléments respectifs 01, 02 et 03, enregistrés par les mémoires et correspondant aux signaux délivrés par les trois amplificateurs 56, 57 et 58. La sortie 01 des mémoires 16 est reliée directement à l'entrée d'un amplificateur 76 qui commande l'allumage du voyant électroluminescent vert 4. Celui-ci s'éclaire ainsi pour une alcoolémie nulle ou inférieure à 0,4 g/l. Les sorties 01 et 02 des mémoires 16 sont reliées aux deux entrées de la porte NON-ED 70; la sortie de cette dernière est reliée,par l'intermédiaire de l'inverseur -74, à l'entrée d'un amplificateur 77 qui commande l'allumage du voyant électroluminescent jaune orangé 5. Celui-ci s'éclaire ainsi pour une alcoolémie comprise entre 0,4 et 0,8 g/l. Enfin, les circuits logiques comprenant les trois portes NON-ET 71, 72 et 73, ainsi que l'inverseur 75, sont reliés aux sorties 02 et 03 des mémoires 16 et possèdent les fonctions suivantes Le circuit comprenant les deux portes 71 et 72,complété par deux résistances 78 et 79 et deux condensateurs 80 et 81, constitue un oscillateur à très basse fréquence dont le fonctionnement est tel que -Lorsque la sortie 02 est à l'état bas, l'oscillateur est bloqué à l'état bas. -Lorsque la sortie 03 est à l'état bas, l'oscillateur est bloqué à l'état haut. -Lorsque les sorties 02 et 03 sont simultanément à l'état haut, l'oscillateur fonctionne à une fréquence qui dépend de la valeur de la résistance 79 et de la capacité du condensateur 81,l'autre résistance 78 et l'autre condensateur 80 assurant la stabilité de l'ensemble.La très basse fréquence d'oscillation est par exemple de 3 hz environ. Quand l'oscillateur fonctionne comme il vient d'être indiqué, il sert à moduler un autre oscillateur du même genre, mais de basse fréquence audible,par exemple de 7 Khz environ, constitué par la porte 73, l'inverseur 75, deux résistances 82 et 83 et deux condensateurs 84 et 85. La sortie de ce deuxième oscillateur est reliée à l'entrée d'un amplificateur 86 qui commande le dispositif de génération sonore 18. Par ailleurs, la sortie du premier oscillateur est reliée à l'entrée d'un quatrième amplificateur 87 qui commande l'allumage du voyant électroluminescent rouge 6. Ainsi, saque les sorties 02 et 03 sont à l'état haut, ce qui correspond à une alcoolémie comprise entre 0,8 et 1,2 g/l, le premier oscillateur fournit un signal de clignotement transmis par l'amplificateur 87 au voyant rouge 6 et,simultanément, il module le son produit par le second oscillateur,l'amplificateur 86 et le dispositif 18. Par contre, lorsque la sortie 03 passe à l'état bas,ce qui correspond à une alcoolémie supérieure à 1,2 g/l,le premier oscillateur est bloqué à l'état haut et il permet au second oscillateur de générer un son continu,tandis que le voyant rou ge 6 est éclairé en permanence. La figure 7 montre les circuits qui assurent la neutra lisation du système pendant le temps de chauffage de la gazis tance. Ceux-ci comprennent - le circuit 19 de détection de mise sous tension, constitué par une résistance 88, une diode 89 et un condensateur 90; - le circuit temporisateur 20, constitué par une résistance 91 et un condensateur 92 donnant la constante de temps,et par un circuit monostabie 93; - le relais 21, constitué par un transistor PNP ,qui est intercalé entre l'alimentation électrique et sa charge formée par les voyants lumineux et le dispositif de génération sonore. Ces circuits permettent, à chaque mise sous tension de l'appareil, de rendre non-conducteur le transistor précité pen dant un temps prédéterminé,par exemple de l'ordre de 2 minutes. L'émetteur du transistor 21 est relié à la tension Vd, tandis que son collecteur est relié aux voyants 4,5, 6 et au disposi tif de génération sonore 18. La liaison ainsi réalisée,symboli sée par la lettre N, permet à la gazistance 13 d'atteindre sa température d'utilisation, avant toute mesure. Enfin, la figure 8 représente le circuit de contrôle des mémoires 16, qui est constitué par un second monostable 94 as socié à un jeu de condensateurs, de résistances, de diodes, et à un dernier inverseur 95, et qui est relié au bouton-poussoir 8 de commande de mesure. Le signal délivré-à la sortie de l'inverseur 95 est le signal El déjà mentionné, amené à la bor ne 69. Ce circuit assure les fonctions suivantes lorsque le bouton-poussoir 8 est actionnés -transfert du contenu des mémoires 16 vers les circuits logiques 17; -"verrouillage " des mémoires 16 pendant une durée prédéterminée, par exemple de 10 secondes; -effacement-des mémoires après cette durée. En tenant compte de l'intervention des circuits selon les figures 7 et 8,qui viennent dtêtre décrits, l'utilisation prati que de l'appareil en vue d'effectuer un centrale d'alcoolémie est la suivante L'appareil est branché sur l'allume-cigare ou la batte rie d'un véhicule automobile, ou bien sur le secteur par l'in termédiaire d'un transformateur abaisseur de tension, ou encore sur des accumulateurs autonomes rechargeables ou des piles électriques à forte capacité. Une fois l'appareil mis sous tension au moyen de l'interrupteur général 1, il neutralise toute possibilité d'enregistrement pendant le temps de chauffage de la gazistance 13. Au bout de ce temps, le voyant vert 4 " alcoolémie inférieure a ,4 g/l " doit s'éclairer. A partir de cet instant, la personne qui veut contrôler son alcoolémie doit prendre une forte inspiration, puis expirer l'air contenu dans ses poumons, en soufflant à travers la grille 7 de l'appareil, ceci tout en appuyant sur le bouton-poussoir 8 de commande de mesure situé sur le côté du boitier. Au relâchement de ce bouton-poussoir,la dernière information fournie par la gazistance 13 et les circuits 15 de sélection des niveaux d'alcoolémie est maintenue dans les mémoires 16 et apparaît sur les moyens d'indication visuels et sonores, le dispositif de génération sonore n'intervenant que pour une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l. Au bout d'un temps de 10 secondes par exemple, les mémoires 16 sont " déverrouillées " et elles enregistrent la nouvelle information fournie par la gazistance 13 et les circuits 15. Le voyant vert 4 doit alors normalement se réallumer,en l'absence de gaz restant ou d'autres gaz parasites en concentration suffisante. Si le voyant vert ne se réallume pas, il serait nécessaire d'aérer le boîtier pour éliminer le gaz restant à proximité du détecteur. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme de réalisation de cet appareil de détection d'al- coolémie qui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple;elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes relevant du même principe. C'est ainsi,notamment, que l'on ne s'éloignerait pas du cadre de l'invention en remplaçant un ou plusieurs des sousensembles décrits ci-dessus par des circuits équivalents,ou encore en utilisant, à la place des trois voyants et du dispositif de génération sonore, d'autres moyens d'indication du r sultat,tels que certaines échelles linéaires; dans le même esprit, on peut aussi connecter, à la sortie de l'amplificateur 14 de la tension de mesure,un microampéromètre donnant une information chiffrée. -REVE & ICATIONS 1.-Appareil de détection d'alcoolémie,caractérisé en ce qu'il est constitué essentiellement par un capteur de détection de gaz dit " gazistance " dont la résistance décroît quand la concentration de certains gaz ou vapeurs dans l'air ambiant augmente,par des circuits électroniques de mesure liés à ladite gazistance et déterminant le taux d'alcoolémie par rapport à des niveaux de référence, et par des moyens d'indication, tels que par visualisation ou génération de son, du degré d'alcoolémie ainsi déterminé. 2.-Appareil selon la revendication 1,caractérisé en ce qu'il comprend,pour sa partie électrique, des circuits d'alimentation et de fourniture d'une tension de référence pour l'utilisation de la gazistance, un circuit convertisseur fournissant la ten sion alternative de chauffage de la gazistance, un amplificateur de la tension de mesure fournie par la gazistance, des circuits de sélection des niveaux d'alcoolémie, associés à des mémoires, et des circuits de contrôle des moyens d'indication du degré d'alcoolémie. 3.- Appareil selon la revendication 2,caractérisé en ce que les moyens précités d'indication du degré d'alcoolémie sont réalisés sous la forme de plusieurs voyants lumineux s'éclairant successivement pour une alcoolémie croissante. 4.- Appareil selon la revendication 2 ou 3,caractérisé en ce qu'il comprend en outre des circuits de neutralisation des moyens précités d'indication durant le chauffage de la gazistan- ce. 5.-Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un circuit permettant le contrôle des mémoires précitées, servant notamment au verrouillage de ces mémoires et au transfert de leur contenu vers les moyens d'indication, au moment de chaque mesure,ainsi qu'à l'effacement de ce contenu après un temps prédéterminé. 6.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 5,caractérisé en ce que les circuits d'alimentation et de fourniture d'une tension de référence pour l'utilisation de la gazistance comprennent un interrupteur général, un pont redresseur, un régulateur de tension, un témoin de mise sous tension et d'indication de la présence d'une tension stabilisée,et une branche de circuit alimentée par cette tension stabilisée et comprenant des diodes en série avec une résistance, la tension de référence étant prélevée aux bornes de ces diodes. 7.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que le circuit convertisseur fournissant la tension alternative de chauffage de la gazistance comprend un oscillateur à deux sorties complémentaires qui sont appliquées aux entrées de deux amplificateurs fournissant un courant au primaire d'un transformateur, le point milieu de ce primaire étant relié à la tension continue fournie par le circuit d'alimentation et le secondaire du transformateur étant relié aux bornes du filament chauffant de la gazistance,tandis que la tension de référence pour l'utilisation de la gazistance est amenée au point milieu d'un pont de résistances reliant également les deux bornes du filament chauffant. 8.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que l'amplificateur de la tension de mesure fournie par la gazistance est associé,par l'intermédiaire d'une résistance de polarisation, à un pont diviseur fixant le point à partir duquel l'amplificateur commence à amplifier,de manière à ne pas prendre en considération des variations faibles de la résistance de la gazistance. 9.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que les circuits de sélection des niveaux d'alcoolémie comprennent plusieurs amplificateurs montés en dispositifs à seuil, les entrées de tous ces amplificateurs étant connectées ensemble à la sortie de l'amplificateur de la tension de mesure fournie par la gazistance,tandis que leurs sorties respectives sont reliées aux mémoires. 10.- Appareil selon l'ensemble des revendications 3 et 9, caractérisé en ce que les circuits de contrôle des moyens d'indication du degré d'alcoolémie sont constitués par des circuits logiques qui combinent les niveaux enregistrés dans les mémoires et correspondant aux signaux délivrés par les amplificateurs précités montés en dispositifs à seuil, et qui commandent,par l'intermédiaire d'autres amplificateurs, l'éclairage des différents voyants lumineux. 11.- Appareil selon la revendication 10,caractárisé en ce que les circuits logiques précités comprennent un oscillateur à très basse fréquence relié à l'entrée de l'un des amplificateurs de commande des voyants lumineux, cet oscillateur fonc tionnant de telle sorte qu'au dessous d1un certain seuil d'al- coolémie le voyant commandé par l'intermédiaire de l'amplificateur considéré a un fonctionnement clignotant, tandis qu'au-dessus de ce seuil le même voyant est éclairé en permanence. 12.- Appareil selon la revendication 11caractérisé en ce qu'un autre oscillateur, à basse fréquence, est relié d'une part à l'oscillateur précité à très basse fréquence, d'autre part à un amplificateur de commande d'un dispositif de génération sonore,de manière à produire un son modulé ou continu pendant que le voyant lumineux correspondant a, respectivement, un fonctionnement clignotant ou continu. 13.- Appareil selon la revendication 4 et l'une quelconque des revendications 10 à 12,caractérisé en ce que les circuits de neutralisation des moyens d'indication du degré d'alcoolémie durant le chauffage de la gazistance comprennent un circuit de détection de mise sous tension, un temporisateur et un relais, pouvant être réalisé sous la forme d'un simple transistor, qui est intercalé entre l'alimentation électrique et sa charge formée par les voyants lumineux et l'éventuel dispositif de génération sonore.