La présente invention concerne une arme à feu, comme par exemple un fusil ou un pistolet, à canon déformable. La plupart des armes à feu, qutil s'agisse d'armes de chasse ou de guerre, sont généralement très perfectionnées, parfois pour des raisons de sécurité personnelle, souvent pour des raisons de et de durée de vie précision précision pouvant constituer une autre qualité d'une arme à feu, liée en pratique aux deux premières mentionnées, les armes en question possèdent donc un canon usiné à partir d'un matériau dur, de préférence en acier spécial, et soumis à des -opérations de finissage, tels que rectification, brasage, polissage, chromage, nitruration1 trempe, etc., ainsi qu'à une série d'épreuves. De tels canons, dont la fabrication nécessite un outillage important, sont d'un coût et d'une qualité malheureusement pas toujours en rapport avec l'utilisation pratique qui en est faite. Un pistolet mitrailleur, notamment, serait une arme parfaitement adaptable pour le tir coup par coup. Elle est en réalité utilisée comme une arme de zone pour le combat rapproché, ce qui en fait une arme dont les performances sont surévaluées, sans qu'elles ne répondent pour autant à toutes les exigences d'un tir au jugé par rafales. Compte tenu des conditions souvent difficiles dans lesquelles ces armes sont utilisées, par exemple pour une opération de nuit, dans une région sablonneuse, ou pour un coup-de-main précipité, leur délicatesse constitue une autre contrainte de taille. lies fastidieuses et fréquentes séances de nettoyage sont bien connues des combattants, l'enrayage de leur arme étant peut-etre leur pire ennemi. Une arme enrayée devient provisoirement inutilisable, elle encombre donc son servant, et si jamais il s'en débarrassait, il risquerait de la voir ultérieurement se retourner contre lui. De tels inconvénients peuvent également se retrouver au niveau des chargeurs de ces armes à feu. Bes chargeurs classiques coutent cher et se détériorent facilement, quand ils ne s'enrayent pas eux aussi. Par ailleurs, les projectiles couramment utilisés, souvent en alliage de cuivre, ainsi que les étuis, de préférence en bronze, contenant une amorce et leur charge propulsive, sont aussi relativement très onéreux. La présente invention vise à tenir compte des conditions réelles d'utilisation rappelées ci-dessus de certaines armes à feu, et donc à en procurer une dont les performances ne soient pas sans rapport avec ces conditions, et concerne à cet effet, une arme à feu destinée à propulser un projectile, comprenant au moins une crosse et un canon, caractérisée par le fait que le canon est formé d'un matériau tel qu'il se déforme au contact du projectile propulsé. Dans une forme de réalisation préférée de l'arme de l'invention, le matériau du canon est tel qu'il se déforme plastiquement au contact du projectile. Contrairement aux armes classiques, dans lesquelles c'est le projectile qui se déforme au contact du canon, parce que le matériau du canon est plus dur que celui du projectile, le canon de l'arme de l'invention présente la particularité de ne plus pouvoir être réutilisé après un seul et unique tir, puisqutil se trouve alors déformé. Bien que sans autres adaptations l'arme de l'invention présenterait plus d'inconvénients que d'avantages, elle n'en procure pas moins, sur un plan théorique, une sécurité quant à sa récupération par l'ennemi, ce qui autorise à s'en débarrasser en toute tranquillité. li'arme de l'invention est donc jetable. L'invention offre en tous cas l'avantage de pouvoir prévoir un canon assez rudimentaire formé d'un matériau ordinaire bon marché, tout comme d'ailleurs, celui du projectile. Dans une forme de réalisation avantageuse de l'arme de l'invention, le canon est préchargé avec le projectile et une charge propulsive sans étui, l'économie de ce dernier étant ainsi réalisée. lie chargement de l'arme peut être réalisé en usine,ce qui, malgré le risque d'accident que cela représente pour le com battaat, offre néanmoins 1' avantage pour ce dernier, en cas de precipitation, d'avoir son arme préparée pour le tir. Pour remédier à ce dernier inconvénient, on peut, toutefois, prévoir que le canon soit agencé pour être fixé de façon amovible à la crosse, permettant ainsi de monter le canon sur l'arme de l'invention seulement au moment voulu. La section transversale de l'alésage du canon de l'arme de l'invention peut être circulaire, rectangulaire, triangulaire ou même être d'une tout autre forme, ce qui peut offrir un avantage supplémentaire au niveau de la fabrication. De toute manière, lorsque le projectile n'est pas stabilisé par ailettes, cette section doit évidemment etre circulaire, pour que le projectile puisse être entraîné en rotation. A cet effet, et la résistance à la dEformation du projectile étant plus grande que celle du canon, le projectile doit être pourvu sur sa surface extérieure d'une nervure, par exemple hElicoSdale, creusant, lors de sa propulsion, une rainure dans le canon. L'invention prend tout son sens lorsque l'arme y relative comporte une série de canons indépendants les uns des autres. Une telle arme permet de tirer autant de coups qu'elle comporte de canons. Une fois tous les canons vidés, l'arme peut être jetée, sans risque de pouvoir etre réutilisée. les canons peuvent avantageusement constituer un ensemble monobloc, en étant par exemple formés à partir d'un même élément, fixé à la crosse de l'arme, de façon amovible, de manière à jouer le rôle d'un chargeur traditionnel, sans ses inconvénients, et avec l'avantage supplémentaire de pouvoir s'en débarrasser apres son utilisation. Dans ce dernier cas, le dispositif de mise à feu, de préférence électrique, mais il pourrait être aussi mécanique, est incorporé à la crosse qui, elle, est réutilisable. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante, mais non limitative, d'une forme de réalisation préférée de l'arme de l'invention, représentée sur le dessin annexé, sur lequel - la figure 1 représente une vue schématique de l'arme de l'invention; - la figure 2 représente une vue partielle en coupe longitudinale du bloc-canon de l'arme de la figure 1, et - la figure 3 représente un bloc-diagramme schématique du circuit électrique du dispositif de mise à feu contenu dans la crosse de l'arme de la figure 1. L'arme 1 de l'invention, représentée schématiquement sur la figure 1, est une arme préchargée jetable, composée d'un bloc-canon 2 et d'une crosse 3. lie bloc-canon 2, solidaire de la crosse 7, mais il pourrait aussi y.être fixé de façon amovible, comporte une pluralité de canons 4 qui seront décrits plus en détail en référence-à la figure 2. La crosse 3 comporte l'essen- tiel d'un dispositif de mise à feu électronique, également décrit ci-ap?es en référence à la figure 3. lie bloc-canon' 2 comporte donc une pluralité de canons 4, avec leurs alésages respectifs 6, adjacents et parallèles, percés par exemple dans une pièce cylindrique. lies canons 4 représentés sur le dessin forment un ensemble monobloc, mais il serait tout aussi concevable de réunir entre eux des canons usinés individuellement. Chaque canon 4 comporte un tube de guidage 7 et une chambre d'amorçage 8 communiquant entre eux par un canal 9 de manière à former un épaulement 10 à l'extrémité intérieure du tube 7. le canon 4 est préchargé avec un projectile 11 introduit à force, décrit ci-après, et une charge propulsive classique 12 pressée contre l'épaulement 10. le dispositif d'amorçage, logé dans la chambre 8, est constitué par un générateur d1étincelles 5 constitué de deux fils 13 et 13', reliés au dispositif de mise à feu logé dans la crosse 3, et entre lesquels une étincelle prend naissance au moment de la mise à feu relative au canon 4 en question.Il est clair qu il n'est pas indispensable d'engendrer cette étincelle entre deux fils, et qu'elle pourrait tout aussi bien se produire entre un seul fil 17 et la paroi 14 de la chambre 8. La crosse 3, dont le bloc-diagramme électrique est schématiquement représenté sur la figure 3, est constituée de préférence en matière plastique et contient une batterie 15 alimentant un générateur haute-tension 16 alimentant, à son tour la série de générateurs d'étincelle 5, suivant une séquence définie par un microprocesseur 17. lie déclenchement de la mise à feu s'effectue à partir d'un bouton de commande 18 qui peut, par exemple, commander la mise en et hors circuit de la batterie 15. Tous les éléments décrits ci-dessus sont avantageusement rendus étanches. lie matériau constitutif des canons 4 est de préférence un alliage d'aluminium, mais tout matériau relativement mou et bon conducteur de la chaleur, et même une matière plastique, peut également convenir. La forme des alésages 6 des canons 4 dépend des projectiles employés. Dans l'exemple représenté, les projectiles 11 sont stabilisés par des ailettes 19 et,dans ce cas, les alésages 6 peuvent aussi bien être à section par exemple carrée, rectangulaire, triangulaire ou circulaire. Si on prévoyait une stabilisation des projectiles par leur mise en rotation, les alésages6 devraient alors être cylindriques.Il est à noter que des alésages à section transversale rectangulaire ou triangulaire permettent d'augmenter la compacité de l'arme de l'invention et/ou sa capacité, Dans tous les cas, et comme pour les armes conventionnelles, le profil des projectiles doit être tel qu'une barrière d'étanchéité aux gaz de propulsion soit formée dans la zone de contact d'un projectile et de son canon, Ces projectiles sont de préférence en acier, et de toute maniè- re, en un matériau dont la résistance à la déformation est plus grande que celle des canons. in, la longueur des canons est déterminée de façon classique, essentiellement en fonction des caractéristiques balistiques désirées, Le fonctionnement de l'arme de l'invention ainsi décrite est particulièrement simple, En actionnant le bouton de commande 18 disposé à la surface extérieure de la crosse 3, les générateurs d'étincelle 5 enflamment les charges 12 qui propulsent les projectiles ll, et ce, suivant une séquence déterminée par le microprocesseur 17. C'est ainsi que l'arme 1 peut être programmée pour tirer coup par coup ou automatiquement par rafales. IL est même possible, avec l'arme de l'invention, de tirer les projectiles deux par deux par deux canons convenablement choisis, de manière à maintenir l'équilibre de l'arme, et donc son efficacité, la résistance à la déformation de chaque projectile étant plus grande que celle de son canon associé, le projectile, logé à force au moment de son chargement dans le canon, déforme ce dernier au fur et à mesure qu'il avance sur sa trajectoire, de sorte que le canon devient inutilisable après le tir. Une fois tous les canons utilisés, l'arme de l'invention peut être jetée. Outre les avantages mentionnés ci-dessus, l'arme de l'invention peut tirer un plus grand nombre de projectiles que les armes traditionnelles, et à poids et encombrement identiques. Son étanchéité ainsi que sa constitution, dans laquelle ne rentre pratiquement aucun organe mécanique, préservent des poussières, du sable, de la boue et des intempéries. Son recul est beaucoup plus faible que celui des armes classiques et son efficacité par conséquent plus grande. REVENDICADIONg 1.- Arme à feu destinée à propulser au moins un projectile, comprenant au moins une crosse et un canon, caractérisée par le fait que le canon est formé d'un matériau tel qu'il se déforme au contact du projectile propulsé. 2.- Arme suivant la revendication 1, dans laquelle le matériau se déforme plastiquement. 3.- Arme suivant l'une des revendications 1 et 2, dans laquelle le canon est pré chargé avec le projectile et une charge propulsive sans étui. 4.- Arme selon ltune des revendications I à 3, dans laquelle le canon est fixé à la crosse de façon amovible. 5.- Arme selon l'une des revendications 3 et 4, dans laquelle la section transversale de l'alésage du canon est circulaire et le projectile est pourvu d'une nervure hélicoldale sur sa surface extérieure. 6.- Arme selon l'une des revendications 1 à 5, dans laquelle est prévue une multiplicité de canons indépendants les uns des autres. 7.- Arme selon la revendication 6, dans laquelle lesdits canons constituent un ensemble monobloc. 8.- Arme selon l'une des revendications 1 à 7, dans laquelle une chambre d'amorçage est ménagée à l'extrémité interne de chaque canon. 9.- Arme selon la revendication 8, dans laquelle ladite chambre d'amorçage contient un générateur d'étincelle 10.- Arme selon la revendication 9, dans laquelle le générateur d'étincelle est alimenté par un dispositif de mise à feu électronique logé dans la crosse. t1.- Arme selon la revendication 10, dans laquelle le-dispositif de mise à feu contient un microprocesseur. 12.- Arme selon l'une des revendications 1 à 11, dans laquelle les canons sont en alliage d'aluminium. 13,- Arme selon l'une des revendications 1 à 11, dans laquelle les canons sont en matière plastique.