La présente invention se rapporte aux surfaces portantes utilisées en aéronautique et, plus particulièrement, elle concerne un profil aérodynamique à hautes performances pouvant être notamment utilisé pour la réalisation de la voilure fixe d'un avion léger, par exemple de voltige. Il est connu que la definition d'une voilure nécessite le choix et l'adaptation d'un profil, lequel résulte, après sa mise au point, d'un compromis entre plusieurs paramètres aérodynamiques. Par exemple, pour un avion léger de voyage ou d'entraînement, destiné à effectuer temporairement des évolutions spécifiques à la voltige, telles que des parties de figures du genre looping, tonneau, ressource brusque, il est indispensable que la voilure soit conçue pour fournir les forces aérodynamiques nécessaires à la meilleure exécution possible de ces figures, aussi bien en vol normal qu'en vol inversé (vol sur le dos). En outre, il est toujours avantageux que la résistance à l'avance- ment dans l'air soit faible, et plus particulièrement que son augmentation avec l'incidence reste dans des limites acceptables. Pour réaliser ces objectifs, notamment lorsque la voilure est construite spécialement pour un avion léger devant faire essentiellement de la voltige, il est donc nécessaire d'avoir à la fois une portance élevée en vol normal et en vol inversé, ces portances devant être voisines l'une de l'autre pour ne pas limiter les possibilités de vol sur le dos. De plus, la résistance à l'avancement, ou traînée, doit rester la plus faible possible, surtout aux incidences élevées, de manière que l'appareil perde le moins de vitesse possible lors de l'exécution de manoeuvres serrées. Il est connu que l'effort aérodynamique de portance d'une voilure dépend de la position relative et du dessin de sa surface portante supérieure par rapport à sa surface portante inférieure et notamment de l'évolution dans l'écoulement de la courbure adoptée pour ladite surface supérieure. En effet, dans le domaine subsonique et en règle générale, une augmentation judicieuse de la courbure de l'extrados de la voilure entraîne une augmentation de la portance résultante du profil. Toutefois, cette élévation de portance s'accompagne d'un accroissement de trainée qui peut faire perdre le bénéfice d'un gain en portance. Il devient alors nécessaire d'effectuer, pour les conditions de vol envisagées, un compromis entre le coefficient de portance maximal et le coefficient minimal de trainée, c'est-à-dire, en fait, admettre une certaine répartition et évolution desformes composant le contour du profil. On connaît des profils aérodynamiques à forte cambrure parfaitement adaptés au vol en croisière d'un avion léger, permettant d'obtenir un coefficient de portance maximal élevé pour un coefficient minimal de traînée faible. Cependant, ces profils, dont l'extrados et l'intrados sont symétriques par rapport à une ligne moyenne courbe, convexe vers l'extrados, présentent entre le coefficient de portance maximal et le coefficient de portance minimal un écart important, qui ne favorise pas le vol de l'avion en configuration inverse. Afin de remédier à cet inconvénient, on utilise parfois un profil dont l'extrados et l'intrados sont disposés symétriquement de chaque côté d'une ligne moyenne rectiligne. Un tel profil biconvexe symétrique présente un coefficient de portance maximal, qui est sensiblement identique en vol normal et en vol inversé, mais qui reste généralement inférieur au coefficient de portance maximal donné par le profil biconvexe dissymétrique précédent. Certes on peut, à l'in térieur d'une certaine gamme d'épaisseurs, augmenter la valeur de l'épaisseur relative du profil biconvexe symétrique et obtenir ainsi un plus grand coefficient de portance, mais cela toujours au détriment de la traînée. Par ailleurs, certains profils modernes à grand rayon de bord d'attaque et à courbures modérées à l'extrados et à l'intrados réalisent un bon rapport entre la portance maximale et la traînée minimale. Ces profils possèdent également, aux faibles incidences, une plage de fonctionnement où les coefficients de portance gardent sensiblement le même coefficient de traînée, ce qui favorise, pour une motorisation donnée, l'augmentation de la vitesse ascensionnelle. Mais ces profils présentent un écart très important entre les coefficients de portance maximal et minimal et ils ne permettent pas un décrochage franc, comme cela est souvent recherché en voltige. Le profil selon la présente invention a pour objet de remédier à ces inconvénients en présentant à la fois les avantages d'un profil à forte cambrure et d'un profil biconvexe symétrique. L'invention permet notamment l'obtention d'une plage de portance utilisable, entre la portance maximale et la portance minimale, largement supérieure à tous les profils connus. Les coefficients de portance maximaux et minimaux sont élevés avec un avantage modéré du côté positif. La polaire ou courbe du coefficient de portance en fonction du coefficient de traînée, est du type parabolique presque jusqu'au décrochage, lequel est sec et semblable pour les incidences positives et négatives, mais avec une amplitude limitée dans les deux cas. La quasi-absence d'hystérésis entre les montées et les descentes en incidence du profil permet un raccrochage sans retard de l'ecou- lement, donc une grande sécurité au cours des manoeuvres. La croissance lente du coefficient de traînée avec l'incidence et les valeurs élevées du coefficient de portance permettent d'obtenir à grande pente une finesse assurant d'excellentes performances en montée et une détérioration limitée de ces dernières en turbulence. De plus, la linéarité de la courbe des moments entre les décrochages aux incidences positives et négatives permet un centrage à marge statique minimale et la manoeuvrabilité associée. Par ailleurs,le coefficient de moment à la portance nulle est très faible. Tous ces résultats, obtenus grâce à la compréhension de la nature et du mécanisme du phénomène de couche limite, ont permis de définir, après une expérimentation complète, un profil particulier, dont les caractéristiques géométriques peuvent évoluer à l'inte- rieur de limites déterminées. Ainsi, par ses qualités aérodynamiques, le profil permet de concevoir, outre des voilures spécifiques aux avions de voltige, des voilures pour avions légers de voyage ou d'entraînement , ainsi que des voilures tournantes pour hélicoptères. Essentiellement, une voilure présentant le profil selon l'invention comporte un maitre- couple très avancé et une courbure nulle ou sensiblement nulle sur la majeure partie des surfaces portantes situées en aval dudit maître-couple. Pour obtenir les résultats mentionnés ci-dessus, le profil aérodynamique de voilure selon l'invention comprenant un extrados et un intrados non concaves, qui sont disposés dissymétriquement de part et d'autre d'un axe de référence passant par la corde du profil, qui sont limités, le long de ladite corde, vers l'avant par un bord d'attaque et vers l'arrière par un bord de fuite, et dont les épaisseurs respectives sont comptées à partir de ladite corde, est caractérisé en ce que l'intrados et l'extrados comportent respectivement, d'une part, une première région convexe à courbure variable disposée entre le bord d'attaque et leurs points correspondant aux épaisseurs d'intrados et d'extrados maximales et destinée à produire partiellement ou totalement la mise en vitesse et la depres- sion du fluide, et d'autre part, une seconde région disposée entre lesdits points correspondant aux épaisseurs d'intrados et d'extrados maximales et le bord de fuite et subdivisée en une première zone convexe à courbure modérément variable, disposée immédiatement der rière lesdits points correspondant aux épaisseurs d'intrados et d'extrados maximales et assurant la décélération et la recompression rapide du fluide, et en une seconde zone suivant la première et se poursuivant jusqu'au bord de fuite, cette seconde zone présentant une courbure nulle ou sensiblement nulle et s'étendant sur au moins 50% et au plus 96% de la longueur de la corde, ladite seconde zone poursuivant plus faiblement la décélération et assurant la recompression du fluide avec un gradient de pression qui diminue dans le sens de l'écoulement, en ce que lesdites épaisseurs maximales sont disposées à partir du bord d'attaque à une distance au plus égale à 22% de la longueur de ladite corde, en ce que le rapport entre 1' épaisseur maximale de l'intrados et l'épaisseur maximale de l'extrados est au moins égal à 0,25 et au plus égal à 1, et en ce que la projection orthogonale sur la corde du point d'épaisseur maximale de l'intrados se trouve plus près du bord d'attaque que la projection orthogonale correspondante du point d'épaisseur maximale de l'extrados. Grâce au profil selon l'invention, on peut ainsi obtenir des surfaces portantes présentant un écart entre les valeurs maximale et minimale du coefficient de portance au moins égal en valeur algébrique à 3. Pour cela, il est particulièrement important qu' aucune partie de l'intrados ne devienne concave : l'intrados doit, toujours, dans sa seconde région être convexe ou plan, mais jamais concave. De préférence, l'épaisseur maximale de l'extrados est placée à partir du bord d'attaque à une distance au moins égale à 12% et au plus égale à 20% de la longueur de la corde, tandis que l'épaisseur maximale de l'intrados est placée à partir du bord d'attaque à une distance au moins égale à 3,75% et au plus égale à 18% de la longueur de la corde. La première région convexe à courbure variable de l'intrados et de l'extrados, ainsi que la première zone à courbure modérément variable de chacune des secondes régions de l'intrados et de l'extrados situées en aval des épaisseurs maximales respectives de l'intrados et de l'extrados, sont définies approximativement par des relations analytiques du type pseudo-elliptique et pour une hauteur du maître-couple comprise entre 8 et 22% de la longueur de la corde. De plus, ladite première zone à courbure modérée de l'extrados s'étend le long de la corde du profil sur une longueur au moins égale à 40% et au plus égale à 150% de la longueur de la région à courbure variable qui la précède. En revanche, la première zone à courbure modérée de l'intrados s'étend le long de la corde du profil sur une longueur au moins égale à 6% et au plus égale à 140% de la longueur de la région à courbure variable qui la précède. Avantageusement, le bord de fuite du profil comprend un culot, qui est disposé de préférence symétriquement de chaque coté de la corde et dont l'épaisseur représente au moins 0,2% et au plus 1% de la longueur de ladite corde. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 montre la forme générale schématique d'un profil selon l'invention et ses éléments de définition géométrique. Les figures 2 et 3 illustrent les avantages aérodynamiques du profil selon l'invention. Les figures 4 et 5 se rapportent à des résultats expérimentaux. Le profil de voilure selon l'invention, montré schématiquement par la figure 1, porte la référence générale 1 et peut être défini géométriquement à partir d'un système d'axes orthogonaux OX et OY, lesquels servent également de référence à des systèmes secondaires d'axes orthogonaux O'X',O'Y' et O" X",O" Y". Le profil 1 comporte un extrados 2 et un intrados 3 convexes,qui sont disposés dissymétriquement de part et d'autre de l'axe de référen- ce OX passant par la corde géométrique 4, de longueur ,du profil et qui sont limitéslelong de ladite corde, vers l'avant par un bord d'attaque situé au point O et vers l'arrière par un bord de fuite 5. L'extrados 2 et l'intrados 3 comprennent, d'une part, une première région convexe à courbure variable portant respectivement la référence 6 ou la référence 7 et disposée entre le bord d'attaque O et les épaisseurs maximales correspondantes Y1 ou Y2 de l'extrados et de l'intrados et d'autre part une seconde région 8,10 ou 9,11 respectivement, située entre les épaisseurs maximales Y1 et Y2 et le bord de fuite 5. Les épaisseurs maximales d'extrados Y1 et d'intrados Y2 séparent ainsi les régions avant des régions arrière du profil et sont positionnées sur la corde 4 par les abscisses X1 et X2. Les couples de coordonnées Xl, Y1, et X2, Y2 définissent respectivement le point extrême A de l'extrados 2 et le point extrême F de l'intrados 3. La somme Y0, en valeur absolue, de l'ordonnée maximale Y1 et de l'ordonnée minimale Y2, représente la valeur de la hauteur du maître-couple. Les abscisses Xlet X2 correspondent respectivement au plus à 20% et à 188 de la longueur Q de la corde 4. Cette position, très proche du bord d'attaque Q, des épaisseurs maximales Y1 et Y2 de l'extrados et de l'intrados est cependant telle que l'abscisse X1 est au moins egale à 12% et au plus égale à 20% de la longueur Q de ladite corde 4, alors que l'abscisse X2 est au moins égale à 3,75% et au plus à 18% de la longueur de la corde.De ce fait, la différence entre les abscisses X1 et X2n'excède pas 16,25% de la longueur Q de la corde, l'abscisse Xlet l'abscisse X2 étant telles que X1 > X2. Les premières régions 6 et 7 à courbure variable assurent essentiellement, aussi bien aux incidences positives qu'aux incidences négatives du profil dans l'écoulement de fluide,la mise en vitesse et la dépression du fluide s'écoulant à la surface de ces régions. Après cette mise en vitesse et la création d'une dépression permettant la naissance d'une force de portance, le fluide subit une décélération et une recompression rapide dans les zones situées immédiatement à l'aval du maitre-couple. Ces premières zones,portant respectivement la référence 8 pour l'extrados 2 et la référence 9 pour l'intrados 3, s'étendent respectivement le long de la corde du profil, sur une longueur Q1 ou Q2' au moins égale à 40% et au plus égale à 150% de la longueur X1 de la région à courbure variable 6 pour la zone 8, et au moins égale à 6% et au plus égale à 140% de la longeur X2 de la région à courbure variable 7 pour la zone 9. Pour poursuivre plus faiblement, vers l'aval de ces premières zones 8 et 9, la décélération et la recompression du fluide avec un gradient de pression qui diminue dans le sens de l'écoulement, le profil se continue par des secondes zones 10 ou 11 respectivement, dont la courbure est nulle ou sensiblement nulle. Ces secondes zones s'étendent jusqu'au bord de fuite 5 et comportent des zones intermédiaires de longueurs Z3 ou Q4 respectivement, dont la courbure est rigoureusement nulle , lesdites longueurs Q3 ou 14 étant au moins égales à 50% et au plus à 96% de la longueur Q de la corde 4. Ainsi, les effets conjugués des premières et secondes régions permettent d'obtenir une grande stabilisation de l'écoulement près de la surface du profil, et ceci jusqu'aux incidences où la perte de portance se produit. Cela se traduit essentiellement, pour les surfaces portantes d'une voilure présentant le profil conforme à l'invention, par des coefficients de portance maximaux et minimaux élevés et pouvant être voisins l'un de l'autre. Ces résultats sont dus en partie à la position de l'extrados par rapport à l'intrados et notamment au rapport, en valeur absolue, entre Cordonnée minimale Y2 et l'ordonné maximale Y1 du maitrecouple,qui est au moins égal à 0,25 et au plus égal à 1, ainsi qu'au fait qu'en aucun endroit l'intrados n'est concave. La figure 2 représente, pour une voilure présentant l'un des profils conformes à l'invention, l'évolution du coefficient de portance C en fonction de l'incidence i de la voilure dans un écoulement fluide. Cette figure montre l'écart relatif A Cz qui existe entre le coefficient maximal C max et la valeur absolue du coeffi- cient minimal Cz mini Cet écart A Czîr indiqué par rapport à la courbe pointillée 121, laquelle représente dans un but de simplification l'image symétrique par rapport à l'axe des abscisses de la partie des incidences négatives de la courbe 12, peut être très faible.De plus, l'écart AC entre Cz max. et le Czmini, z2 défini algébriquement par la relation ACz2 CZmax CZmini 2 Zmax Zmini peut atteindre une valeur voisine de 3,5. La figure 2 montre l'existence, après le point où le coefficient de portance est maximal ou minimal, d'une brusque chute de la portance comme illustrée par les portions de courbe 122 et 123. Cependant, ce décrochage sec a une amplitude limitée comme le montrent les éléments de courbe 124 et 125, et, du fait qu'il existe une quasi-absence d'hystérésis entre les montées et les descentes en incidences du profil, il est possible au pilote d'un avion équipé d'une voilure présentant un profil selon l'invention de provoquer un raccrochage sans retard de l'Ecoule- ment autour du profil.Cette caractéristique est très importante, car elle assure une grande sécurité au cours des manoeuvres, que l'avion se comporte temporairement comme un avion de voltige ou bien qu'il effectue un vol à forte incidence.Dans ce dernier cas, la lente évolution du coefficient de traînée avec l'incidence et les grandes valeurs du coefficient de portance permettent d'excellentes performances en montée à forte pente, car la finesse obtenue, c'est-à-dire le rapport du coefficient de portance au coefficient de traînée pour une même incidence, est très élevée. La figure 3 permet, pour un profil a selon l'invention et pour deux profils connus b et c possèdant un maître-couple de même valeur, une comparaison des polaires faisant ressortir certains des avantages d'un profil selon l'invention, lesdites polaires traduisant l'évolution du coefficient de portance C en fonction du coefficient de traînée Cx. Par exemple, la courbe 13, qui se rapporte à un profil c biconvexe symétrique, montre une évolution symétrique des coefficients de portance pour un même coefficient de traînée, mais indique égale ment que le coefficient de portance maximal Cz est nettement 2 inférieur au coefficient de portance maximal C Zmax de la courbe 14, laquelle concerne un profil a selon l'invention. La courbe 15 donnée pour un profil b non symétrique, par exemple du genre de ceux de la série désignée NACA 23000, montre que le coefficient de portance maximal C est supérieur au coefficient maximal Cz2 du profil biconvexe symétrique, mais reste cependant inférieur au plus fort coefficient de portance du profil a. De plus, il existe, entre la portance maximale et minimale du profil b, un écart qui peut etre très important, le rapport de la plus forte valeur à la plus petite valeur pouvant atteindre 1,8. La polaire du profil a possède en chaque point, situé de part et d'autre de son intersection avec l'axe des coefficients de traînée Cx un rapport Cz/Cx dont la valeur est très élevée, ce qui permet l'amélioration de certaines performances. Ces remarquables résultats, obtenus et confirmés par de nombreuses expériences en soufflerie, ont permis de révéler l'importance de la valeur de certains rapports géométriques, ainsi que le rôle du maître couple qui occupe une position très avancée, mais également de définir la forme d'un profil dont la valeur Yo du maStre-couple peut évoluer entre 8 et 22% de la longueur Z de la corde. Les premières régions 6 et 7 à courbure variable, ainsi que les premières zones 8 et 9 à courbure modérément variable, peuvent en effet être définies approximativement par des relations analytiques donnant, à partir des pieds O' et O" des épaisseurs maximalesd'extrados et d'intrados sur la corde 4, les ordonnées Y du profil en fonction de l'abscisse X considérée, dans des systèmes d'axes orthogonaux O'X', O'Y' et O"X", O"Y", tels que O'X' et O"X" sont superposés à OX,et O'Y' et O"Y" parallèles à OY. Les relations simplifiées sont du type pseudo-elliptique et reproduisent les formes, conduisant aux résultats cherchés , avec une approximation comparable aux tolérances usuelles de fabrication. Ainsi, pour une corde de longueur Q, un maitre-couple délimité, d'une part selon la corde par les abscisses X1et X2, et d'autre part, par les ordonnées maximale et minimale Y1 et Y2, la forme de la première région 6 à courbure variable de l'extrados 2, représentée par l'arc OA (figure 1), est avantageusement déterminée dans le système O'X',O'Y' par la relation suivante X représentant la valeur absolue de la variable X, avec: (2) 1,8s m > 2,1 et : (3) 0,12 x Z X X140,2 x Z De même, la forme de la première région 7 à courbure variable de l'intrados 3, représentée parl'arc OF, est avantageusement déterminée dans le système O"X", O"Y" par la relation suivante lxi représentant la valeur absolue de la variable X, avec: (5) 1,8 Dans les relations (1) et (4), les valeurs des paramètres Y et Y2 sont calculées à partir des relations suivantes: (7) Y1+ IY21 = Y0 (hauteur du maître-couple) |Y2| représentant la valeur absolue de l'ordonnée maximale Y2 avec: (8) 0,25 % La première zone à courbure modérément variable 8 de l'extrados 2 (figure 1), qui suit la première région 6 sur une longueur de corde l1 au moins Cigale à 40% et au plus égale à 150% de la longueur de corde X1 délimitant ladite première région d'extrados, et qui est représentée par l'arc AB, est avantageusement définie dans le système O'X',O'Y' par la relation suivante avec: (11) 1,4 Les paramètres X1 et Y1 étant déterminés par les relations (3), (7), (8) et (9). De même la première zone à courbure modérément variable 9 de l'intrados 3, qui suit la première région 7 sur une longueur de corde l2 au moins égale à 6% et au plus égale à 140% de la longueur de corde X2 délimitant ladite première région d'intrados, et qui est représentée par l'arc FE, est avantageusement définie dans le système O"X",O"Y" par la relation suivante Les paramètres n, X2 et Y2 étant déterminés par les relations (5), (6), (7), (8) et (9). Les secondes zones des deuxièmes régions du profil, désignées respectivement par les références 10 pour l'extrados 2 et 11 pour l'intrados 3 (figure 1), lesquelles se raccordent respectivement aux points B et E de chacune des premières zones qui les précèdent, s'étendent jusqu'aux points C et D du bord de fuite. La zone 10, limitée par les points B et C, et la zone 11, limitée par les points E et D, ont au moins dans leur partie intermédiaire, une courbure nulle sur une longueur Q3 ou Q4 , au moins égale à 50% et au plus égale à 96% de la longueur Z de la corde. Toutefois, lesdites zones 10 et 11 pourront présenter une très légère courbure d'ensemble, convexe , sans que les résultats visés par l'invention soient fondamentalement changés. Le bord de fuite 5 du profil comprend un culot limité par les points C et D, et est disposé de préférence symétriquement de chaque côté de la corde 4. L'épaisseur d du culot représente au moins 0,2% et au plus 1% de la longueur de la corde Z du profil. Les figures 4et 5 montrent les résultats expérimentaux obtenus pour une voilure à profil selon l'invention et pour une vitesse d'écoulement d'air identique. La figure 4 représente l'évolution du coefficient de portance Cz aux incidences positives et négatives i du profil et permet de mettre en évidence, pour une vitesse d'essai de 55 m/s, la grande plage de portance du profil . Comme le montre la figure 4, la pente de la courbe Cz de i est raide et très soutenue, marquant ainsi un excellent comportement de la couche limite ; de plus, le Czmax atteint la valeur de 1,94 et les décrochages sont secs mais d'amplitude limitée. Cette derniere caractéristique est par ailleurs modi fiable selon par exemple la forme en plan de l'aile, son vrillage, ou bien la position adoptée pour l'empennage. Pour un C de 1,94, le C est de - 1,60, ce qui donne une Zmax Zmini amplitude totale pour le domaine de portance de : 1,94 -(-1,60) soit 3,54. Pour comparaison un profil classique du type 23012 donne, dans les mêmes conditions d'essais, une amplitude égale à 2,46. De plus, la figure 4 montre la symétrie des décrochages aux incidences positives et négatives, ainsi que la quasi-absence d'hystérésis entre les essais d'incidences croissantes et décroissantes, ce qui traduit une aptitude au raccrochage sans retard de l'écoulement d'air autour du profil. Cette caractéristique est importante pour toutes les utilisations du profil, car elle permet notamment un très bon contrôle en vol de l'appareil. La figure 5 illustre les variations du coefficient de portance Cz en fonction du coefficient du moment de tangage Cm pour une vitesse de 55m/s. Elle montre que la linéarité du coefficient de moment de tangage entre les deux décrochages permet un centrage à marge statique minimale. Le coefficient de moment Cm à portance nulle est par ailleurs très faible, et les résultats obtenus pour la vitesse d'essai de 55 m/s confirment la symétrie et la stabilité des décrochages, ainsi que la quasi-absence d'hystérésis dans les retours au domaine de vol normal. L'invention permet donc, pour une gamme de vitesses qui couvre jusqu'au décrochage le domaine réel de vol des avions légers, de définir un profil de voilure ayant une grande plage de fonctionnement et un écart pouvant être faible entre les coefficients de portance maximal et minimal. De ce fait, l'invention trouve de nombreuses applications pour les avions légers du type de voltige, mais également de voyage et d'entrainement. Quoique l'invention ait été décrite ci-dessus plus précisément en rapport avec une voilure fixe, il va de soi qu'elle peut s'appliquer à la réalisation d'une voilure tournante, notamment pour hélicoptère ou analogue. REVENDICATIONS 1- Profil aérodynamique de voilure comprenant un extrados et un intrados non concaves,qui sont disposés dissymétriquement de part et d'autre d'un axe de référence passant par la corde du profil, qui sont limités le long de ladite corde vers l'avant par un bord d'attaque et vers l'arrière par un bord de fuite, et dont les épaisseurs respectives sont comptées à partir de ladite corde, caractérisé en ce que l'intrados et l'extrados comportent respectivement, d'une part une première région convexe à courbure variable disposée entre le bord d'attaque et leurs points correspondant aux épaisseurs d'intrados et d'extrados maximales et destinée à produire partiellement ou totalement la mise en vitesse et la dépression du fluide, et d'autre part, une seconde région disposée entre lesdits points correspondant aux épaisseurs d'intrados et d'extrados maximales et le bord de fuite et subdivisée en une première zone convexe à courbure modérément variable, disposée immédiatement derrière lesdits points correspondant aux épaisseurs d'intrados et d'extrados maximales et assurant la décélération et la recompression rapide du fluide, et en une seconde zone suivant la première et se poursuivant jusqu'au bord de fuite, cette seconde zone présentant une courbure nulle ou sensiblement nulle et s'étendant sur au moins 50% et au plus 96% de la longueur de la corde, ladite seconde zone poursuivant plus faiblement la décélération et assurant la recompression du fluide avec un gradient de pression diminuant dans le sens de l'écoulement, en ce que lesdites épaisseurs maximales sont disposées à partir du bord d'attaque à une distance au plus égale à 22% de la longueur de ladite corde, en ce que le rapport entre l'épaisseur maximale de l'intrados et l'épaisseur maximale de l'extrados est au moins égale à 0,25 et au plus égal à 1 et en ce que la projection orthogonale sur la corde du point d'épaisseur maximale de l'intrados se trouve plus près du bord d'attaque que la projection orthogonale correspondante du point d'épaisseur maximale de l'extrados. 2- Profil aérodynamique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'épaisseur maximale de l'extrados est placée à partir du bord d'attaque, à une distance au moins égale à 12% et au plus égale à 20% de la longueur de la corde. 3- Profil aérodynamique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'épaisseur maximale de l'intrados est placée à partir du bord d'attaque, à une distance au moins égale à 3,75% et au plus égale à 18% de la longueur de la corde. 4- Profil aérodynamique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la forme de la première zone à courbure variable, disposée entre le bord d'attaque et l'épaisseur maximale-de l'extrados et de l'intrados, est déterminée pour une corde de longueur Z, et dans un système d'axes orthogonaux dont l'origine est confondue avec le pied respectif de ladite épaisseur maximale sur la corde et dont I1 axe des abscisses est confondu avec la corde dudit profil, d'une part pour l'extrados par la relation d'autre part pour l'intrados par la relation (Xlreprésentant la valeur absolue des abscisses avec, 1,8 4 m > 2,1 1,8 X et X2 étant les distances repectives du bord d'attaque aux origines desdits systèmes d'axes orthogonaux et étant soumises aux conditions 0,12 x Z s X1 Z 0,0375 x Q X X2 4 0,18 x Q tandis que les épaisseurs maximales respectives Y1 et 1Y21 de l'extrados et de l'intrados, dont la somme est représentée par la valeur Yo sont définies par les relations: 0,25 k21 /Y1 4 1 0,08 x l # Y0 # 0,22 x l iY2iétantla valeur absolue de l'ordonnée minimale de l'intrados 5- Profil aérodynamique selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que la forme de la première zone à courbure modérément variable disposée immédiatement derrière l'épaisseur maximale de l'extrados ou de l'intrados est déterminée pour une corde de longueur Q, et dans un système d'axes orthogonaux dont l'origine est confondue avec le pied respectif de ladite épaisseur maximale sur la corde et dont l'axe des abscisses est confondu avec la corde du profil, d'une part pour l'extrados par la relation d'autre part pour l'intrados par la relation : la relation avec, 1,4 1,8 X1 et X2 étant les distances respectives du bord d'attaque aux origines desdits systèmes d'axes orthogonaux et étant soumises aux conditions 0,12 x l # X1 # 0,2 x l 0,0375 x l # X2 # 0,18 x l tandis que les épaisseurs respectives Y1 et |Y2| de l'extrados et de l'intrados, dont la somme est représentée par la valeur Y0, sont définies par les relations 0,25 0,08 x l # Y0 # 0,22 x l 1Y21 étant la valeur absolue de l'ordonnée minimale de l'intrados. 6- Profil aérodynamique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la zone à courbure modérément variable de l'extrados suit la première région à courbure variable qui la précède sur une longueur de corde au moins égale à 40% et au plus égale à 150% de la longueur de corde délimitant ladite première région à courbure variable. 7- Profil aérodynamique selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la zone à courbure modérément variable de l'intrados suit la première région à courbure variable qui la précède sur une longueur de corde au moins égale à 6% et au plus égale à 140% de la longueur de corde délimitant ladite première région à courbure variable. 8- Profil aérodynamique selon l'une des revendications 1 à 6, carac térisé en ce que le bord de fuite du profil comprend un culot dont l'épaisseur représente au moins 0,2% et au plus 1% de la longueur de corde. 9- Application d'un profil aérodynamique selon l'une quelconque des revendications précédentes à la réalisation de la voilure fixe d'un aéronef du type avion. 10- Application d'un profil aérodynamique selon l'une quelconque des revendications précédentes à la réalisation d'un aéronef à voilure tournante.