L'invention est relative à l'isolation thermique des surfaces vitrees telles que les fenêtres, baies, châssis ou autres. Le souci d'économiser l'énergie est suffisamment d'actualité pour qu'il ne soit pas nécessaire d'insister sur l'intérêt qu'il peut y avoir a isoler thermiquement les surfaces vitrées telles que les fenêtres d'appartements, les châssis de serres, etc... Cette isolation se fait de façon classique en doublant la surface de verre par au moins un survitrage de verre également. On obtient ainsi une lame d'air isolante confinée entre la vitre et le survitrage. Lorsque les menuiseries, de bois ou métalliques ont d'emblée été prévues à cet effet, doubler ou tripler les surfaces ne pose pas de problèmes particuliers. Il n'en est pas de même lorsqu'il s'agit d'isoler des éléments déjà existants ou même déjà en place.On doit alors ou bien reprendre la menuiserie des encadrements, ou bien rapporter sur celle-ci un châssis porteur lui-même de la surface de survitrage, ce qui, en plus d'un certain caractère inesthétique souvent inévitable dans ce dernier cas, est une technique relativement lourde qui ne peut guère être mise en oeuvre que par un spécialiste ou tout au moins un bricoleur très habile et qui, par conséquent dans la plupart des cas, est dissuasive. L'invention permet de contourner ces difficultés en proposant un procédé d'isolation à lame d'air de mise en oeuvre extrêmement simple, sans outillage particulier, ce qui le met à la portée de tout le monde tout en étant plus efficace que le procédé à survitrages classiques. Pour l'intelligence de la description qui suit, on se référera au dessin dont la figure unique représente en coupe schématique une fenêtre isolée selon le procédé de l'invention. Dans l'exemple représenté illustrant le procédé selon l'invention un châssis de fenêtre 1 porte de façon conventionnelle une vitre 2 qui peut par exemple être mastiquée en 3. Sur au moins une des surfaces planes 4 restant libre du châssis 1 et tout autour de la vitre 2 en formant un encadrement, est collé l'un des rubans 5 d'une bande double d'adhérence, par exemple, du type usuel à bouclettes et crochets, ou à champignons et arceaux, disponible sur le marché sous diverses dénominations telles que "Velcro" ou "Cric-Crac". Sur un film 7 de matériau plastique, de préférence transparent à la lumière , et de dimensions correspondant à l'encadrement formé par le ruban 5, est collé de la même manière le second ruban 6 complémentaire du premier.Le film 7 est ensuite tendu sur le châssis 1 de sorte que les deux rubans 5 et 6,par exemple, l'un à crochets, l'autre à bouclettes se superposent et, par accrochage des crochets aux bouclettes reconstituent la bande d'adhérence. Une lame d'air isolante 8 est ainsi emprisonnée entre la vitre 2 et le film 7. Comme représenté, la même opération peut selon désir être effectuée sur l'autre face plane libre du châssis 1, ce qui permet de réaliser une isolation par double lame d'air. L'obtention d'une isolation excellente est donc des plus aisées, même pour des personnes ne jouissant pas d'une habilité manuelle particu lière, et ceci sans qu'il soit nécessaire de procéder au préalable à la dépose du châssis 1. Par ailleurs, les bandes d'adhérence peuvent être obtenues pratiquement dans tout coloris désiré, de même que des films de couleurs et/ou présentant des caractéristiques particulières de transmission du rayonnement sont disponibles sur le marché, si bien que toute faute d'esthétique peut aisément être évitée, et l'efficacité de l'isolation modulée. Dans l'exemple décrit de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, la bande d'adhérence à deux rubans à crochets et à bouclettes peut évidemment être remplacée par tout autre type de bande à deux rubans coopérant pour l'obtention du même effet. Il est bien évident qu'en lieu et place d'une bande double à deux rubans, d'autres moyens de fixation pourraient être envisages tels par exemple qu'une bande à deux faces adhésives. Mais dans ce cas l'isolation ne pourrait plus être considérée comme amovible, la même bande ne pouvant pas être réutilisée et le film risquant d'être endommagé au démontage. Hormis les avantages déjà évoqués du procédé selon l'invention, il faut noter que le démontage des feuilles plastiques est extrêmement aisé par simple arrachage et qu'il n'est pas destructif. Il est donc possible de moduler l'effet d'isolation en fonction par exemple des saisons ou de changer les feuilles selon désir. Revendications 1. Procédé pour isoler thermiquement les fenêtres, châssis ou autres surfaces vitrées, caractérisé par le fait qu'il consiste à fixer sur le pourtour de l'encadrement de la surface à isoler l'un des rubans d'une bande double d'adhérence, à fixer sur une feuille de matériau plastique de dimensions correspondantes et selon la même disposition le ruban complémentaire du premier, et ensuite à appliquer le second ruban sur le premier pour reconstiter la bande de manière que la feuille de matériau plastique soit tendue sur l'encadrement en y demeurant fixée. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la bande d'adhérence est constituée d'un ruban à crochets et d'un ruban a bouclettes. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la bande d'adhérence est constituée d'un ruban à champignons et d'un ruban à arceaux. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisé par le fait que les rubans sont fixés par collage.