Partage dynamique de spectre avec garantie de la puissance de transmission autorisée Un procédé pour créer une licence locale « L » autorisant le déploiement de stations de base radio à l’intérieur d’une zone de protection « NZ » associée à cette licence locale « L », et garantissant, durant toute la durée de vie de cette licence locale, une valeur de puissance de transmission autorisée pour chaque station de base radio, ainsi qu’une protection des interférences en tout point à l’intérieur de cette zone de protection « NZ » jusqu’à un seuil d’interférences prédéfini, indépendamment des autres licences locales crées selon le même procédé postérieurement à cette licence locale. Figure pour l’abrégé : [Fig. 4] partage dynamique de spectre avec garantie de la puissance de transmission autorisée Description des figures La montre un exemple de licence locale sur une bande de fréquences partagée conformément à l’état de l’art. La montre un exemple de déploiement de stations de base radio sur une bande de fréquences partagée conformément à l’état de l’art. La illustre l’impact d’un nouveau déploiement sur la puissance de transmission autorisée des stations de base radio déjà déployées, conformément à l’état de l’art. La montre un exemple de licence locale conformément à la présente invention. La décrit la procédure pour déterminer la valeur de la puissance de transmission pouvant être autorisée pour chaque station de base radio associée une nouvelle zone de protection conformément à la présente invention. La montre un exemple de déploiement de stations de base radio sur une bande de fréquences partagée conformément à la présente invention. La illustre l’absence d’impact lié à l’arrivée d’un nouveau déploiement sur la puissance de transmission garantie des stations de base radio déjà déployées, conformément à la présente invention. La montre un exemple de « heatmap d’interférence autorisée » conformément à la présente invention. La montre un autre exemple de licence locale conformément à la présente invention et à l’alternative basée sur une « heatmap d’interférence autorisée ». La montre la procédure permettant de calculer une « heatmap d’interférence autorisée » lors de la création d’une licence locale conformément à la présente invention. La montre un autre exemple de « heatmap d’interférence autorisée » conformément à la présente invention. La montre un exemple de licence locale basée sur un « seuil maximal d’interférence hors zone », conformément à la présente invention. La montre la procédure permettant de calculer le « seuil maximal d’interférence hors zone » lors de la création d’une licence locale conformément à la présente invention. Etat de l’art sur le partage dynamique de spectre La montre un exemple de licence locale sur une bande de fréquences partagée conformément à l’état de l’art. Une licence locale est associée à un intervalle de fréquences et une zone administrative. L’intervalle de fréquences dans l’exemple de la est de 3550-3560 MHz. Dans le cas du CBRS (« Citizens Broadband Radio Service »), une licence locale (dite « PAL », ou « Priority Access Licence »), est associée au comté d’un état donné, et l’intervalle de fréquences est de 10 MHz. Le CBRS est un service défini par l’autorité de régulation FCC (« Federal Communications Commission », document 15-47) permettant le partage de fréquences sur la bande de fréquence 3.5 GHz entre trois niveaux de priorités, ou 3 tiers : Les utilisateurs primaires (ou utilisateurs prioritaires), Les utilisateurs secondaires PAL (« Priority Access Licensees »), Les utilisateurs du troisième tiers GAA (« General Authorized Access »). Le Wireless Innovation Forum définit l’architecture ainsi que les protocoles du service CBRS, conformément aux exigences de la FCC. Le détenteur d’une licence locale (le « Priority Access Licensee » dans le cas du CBRS) est en droit de déployer des stations de base radio sur le comté associé à cette licence. Une fois ces stations de base radio déployées, une zone de protection est créée. Dans le cas du CBRS, le contour de cette zone de protection (dite « PPA » ou « PAL Protection Area ») est calculé en fonction de la couverture radio de chaque station de base radio déployée, jusqu’à un seuil de -96 dBm / 10 MHz. Plusieurs zones de protection disjointes peuvent être créées sur un même comté. Par ailleurs, le contour d’une zone de protection peut s’étendre sur plusieurs comtés. La méthode de création d’une PPA est décrite dans l’exigence R2-PAL-02 du document WINNF-TS-0112. En chaque point d’une zone de protection, le licencié est protégé des interférences générées par les stations de base radio déployées à proximité par d’autres licenciés, jusqu’à un seuil de protection prédéfini. Dans le cas du CBRS, ce seuil de protection est de -80 dBm / 10 MHz. Exemple de déploiement La montre un exemple de déploiement de stations de base radio sur une bande de fréquences partagée conformément à l’état de l’art. Dans cet exemple, l’opérateur 1 possède une licence associée au comté 08031. L’opérateur 2 possède une licence associée au comté 08032. L’opérateur 1 a créé une zone de protection Z1, associée au déploiement des stations de base radio BS1 et BS2. L’opérateur 2 a créé une zone de protection Z2, associée au déploiement des stations de base radio BS3 et BS4. On suppose que le seuil de protection associé à chaque zone de protection est de -80 dBm / 10 MHz. Avant d’être autorisée à transmettre, chaque station de base radio doit demander à un serveur (par exemple le « contrôleur d’accès au spectre » ou « serveur SAS » dans le cas du CBRS), une autorisation à transmettre, en indiquant une puissance de transmission autorisée, ou EIRP autorisé. Le serveur SAS ne peut autoriser une station de base radio à émettre sans préalablement s’être assuré que, pour chaque zone de protection située dans le voisinage de cette station de base radio, la condition suivante est satisfaite : L’agrégation des émissions causées par toutes les stations de base radio situées à proximité de cette zone de protection, ne dépasse pas le seuil de protection associé à cette zone de protection. Pour chaque station de base radio, deux valeurs sont indiquées dans la : « Ed » indique la valeur de l’EIRP demandé par la station de base radio, et « Ea » la valeur de l’EIRP autorisé par le serveur. Dans cet exemple, on suppose que les stations BS1 et BS2 ont demandé au serveur d’être autorisées à transmettre avec un EIRP de 30 dBm / MHz (« Ea » est égal à 30 dBm / MHz pour chacune des stations de base radio dans la ). On suppose que l’agrégation des émissions des stations de base radio BS1 et BS2, en prenant pour puissance de transmission la valeur de l’EIRP demandé par chaque station de base radio, est inférieure à -80 dBm / 10 MHz, en tout point de la zone de protection Z2. De ce fait, le serveur SAS autorise les stations de base radio BS1 et BS2 à transmettre à la puissance demandée (« Ed » est égal « Ea » pour chacune des stations de base radio). De même, on suppose que l’agrégation des émissions des stations de base radio BS3 et BS4 est inférieure à -80 dBm / 10 MHz en tout point de la zone de protection Z1. De ce fait, le serveur SAS autorise les stations de base BS3 et BS4 à transmettre à la puissance demandée (« Ed » est égal « Ea » pour chacune des stations de base radio). Illustration de l’impact d’un nouveau déploiement La illustre l’impact d’un nouveau déploiement sur la puissance de transmission autorisée des stations de base radio déjà déployées, conformément à l’état de l’art. Dans cet exemple, on suppose que l’opérateur 3 ajoute une nouvelle zone de protection sur le déploiement existant décrit , dans le comté d’identifiant 08033. Tout nouveau déploiement est susceptible d’augmenter les interférences sur les zones de protection existantes. De ce fait, avant d’autoriser les stations de base radio d’un nouveau déploiement à transmettre, le serveur SAS doit recalculer la valeur de transmission « Ea » de toutes les stations de base radio, afin d’assurer qu’en tout point à l’intérieur de chaque zone de protection, le seuil de protection n’est pas dépassé. Dans cet exemple, on suppose que l’agrégation des émissions des stations de base radio situées dans la zone de protection Z2 et des stations de base radio situées dans la zone de protection Z1 dépasse le seuil de protection de la zone Z3, en prenant pour puissance de transmission la valeur de l’EIRP demandé par chaque station de base radio. De même, on suppose que l’agrégation des émissions des stations de base radio situées dans la zone de protection Z2 et dans la zone Z3 dépasse le seuil de protection de la zone Z1, en prenant pour puissance de transmission la valeur de l’EIRP demandé par chaque station de base radio. De ce fait, le serveur SAS doit diminuer la puissance de transmission de chaque station de base radio, y compris les stations de base radio existantes. Par exemple, dans la , la station de base radio BS3 est autorisée à transmettre avec une valeur d’EIRP de 27 dBm / MHz inférieure à la valeur d’EIRP de 30 dBm / MHz initialement demandée. Cet exemple montre que la couverture radio et la qualité de service dans une zone de protection donnée sont susceptibles d’être impactées par l’évolution du déploiement à proximité de cette zone de protection. Il n’est donc pas possible d’utiliser des licences locales selon l’état de l’art lorsque le service fournit par l’opérateur nécessite une garantie sur la couverture radio ou la qualité de service. Par exemple, lorsqu’une station de base radio est utilisée par un opérateur durant un festival de musique pour communiquer avec des appareils de type PMSE (« Programme-making and special events »), la puissance de transmission de cette station de base radio ne doit pas être diminuée, afin de pouvoir maintenir la même couverture radio et la même qualité de service durant toute la durée du festival de musique. La présente invention décrit une méthode de création d’une licence locale permettant de répondre à ces limitations, en garantissant, durant toute la durée de vie de cette licence locale, une valeur de puissance de transmission autorisée pour chaque station de base radio, ainsi qu’une protection des interférences en tout point à l’intérieur de la zone de protection associée à cette licence locale, jusqu’à un seuil d’interférences prédéfini, indépendamment des autres licences locales crées selon le même procédé postérieurement à cette licence locale. L'état de l'art décrit ci-dessus considère également les brevets France publiés sous les références FR3088161 (« Reconfiguration dynamique de puissance autorisée de stations de base radio en mouvement opérant sur des fréquences partagées ») et FR3095919 (« Ajustement de la puissance maximale de transmission demandée »). Le procédé selon l’invention pour créer une licence locale « L » autorisant le déploiement de stations de base radio à l’intérieur d’une zone de protection « NZ » associée à cette licence locale « L », et garantissant, durant toute la durée de vie de cette licence locale, une valeur de puissance de transmission autorisée pour chacune de ces stations de base radio, ainsi qu’une protection des interférences en tout point à l’intérieur de cette zone de protection « NZ » jusqu’à un seuil d’interférences prédéfini, indépendamment des autres licences locales crées selon le même procédé postérieurement à cette licence locale « L », caractérisé par les opérations suivantes, effectuées par un contrôleur d’accès au spectre: Indication au contrôleur d’accès au spectre des paramètres radio des stations de bases radio à déployer dans ladite zone de protection « NZ », ainsi que de la puissance de transmission associée à chaque station de base radio, Identification des zones de protections « Z », de seuil de protection « sp », associées à des licences locales existantes et situées à proximité des stations de base radio du nouveau déploiement, dans un rayon prédéfini, Calcul de la valeur de la « puissance de transmission autorisée » de chaque station de base radio du nouveau déploiement fourni à l’étape i, de sorte que, en chaque point « p » de chaque zone « Z » identifiée en ii, l’agrégation (a) des émissions des déploiements autorisés associés auxdites licences locales existantes identifiées en ii, et (b) des émissions des stations de base radio fournies à l’étape i du nouveau déploiement, ne dépasse pas ledit seuil de protection « sp ». Ajout à ladite licence locale « L » des informations sur le « déploiement autorisé », constituées : des paramètres radio des stations de base radio, fournis à l’étape i ; de ladite « puissance de transmission autorisée » pour chaque station de base radio, calculée à l’étape iii. Le procédé selon l’invention caractérisé en ce que ledit calcul de la valeur de la « puissance de transmission autorisée » consiste à effectuer les opérations suivantes : Pour chaque point « p » de chaque zone de protection « Z », de seuil de protection « sp » : Calcul de l’interférence maximale courante au point « p », I_max(p), ce calcul consistant à agréger les interférences au point « p » pouvant être générées par chaque station de base radio décrite dans le champ « déploiement autorisé » associé à chaque licence locale existante située dans le voisinage de ladite zone de protection « Z » . Calcul de ladite « puissance de transmission autorisée » pour chaque station de base radio dudit nouveau déploiement, de sorte que l’agrégation des transmissions de toutes les stations de base radio de ce nouveau déploiement ne dépasse pas la valeur des interférences pouvant être générées au point « p » et déterminée par la formule « 10 * Log( 10^(sp/10) – 10^(I_max(p)/10) ) », en exécutant l’algorithme IAP ou « Iterative Allocation Process » défini dans l’exigence R2-SGN-16 du document « WINNF-TS-112 CBRS Operational and Functional Requirements » défini au « Wireless Innovation Forum », et en prenant pour paramètres d’entrée : le seuil de protection à ne pas dépasser: « sp – I_max(p) » ; les paramètres radio de chaque station de base radio du nouveau déploiement ; la puissance de transmission demandée par chaque station de base radio du nouveau déploiement. Pour chaque station de base radio du nouveau déploiement, identification de la valeur de puissance de transmission minimale obtenue à l’étape i.b, parmi celles obtenues en chaque point « p ». Le procédé selon l’invention caractérisé en ce que ledit « déploiement autorisé » associé à une licence locale est remplacé par une « heatmap d’interférence autorisée », indiquant, en chaque point du voisinage de ladite nouvelle zone de protection « NZ », dans un rayon prédéfini, une valeur d’interférence autorisée en ce point, et autorisant le détenteur de la licence à modifier durant toute la durée de validité de la licence, le déploiement des stations de base radio à l’intérieur de la zone de protection « NZ », dès lors que l’agrégation des interférences de toutes ces stations de base radio déployées est inférieure à la valeur d’interférence autorisée, en tout point de ladite « heatmap d’interférence autorisée ». Le procédé selon l’invention caractérisé en ce que ladite valeur d’interférence autorisée en un point donné est obtenue en effectuant l’agrégation des interférences de toutes les stations de base radio dudit « déploiement autorisé » en ce point. Le procédé selon l’invention caractérisé en ce que ledit « déploiement autorisé » associé à une licence locale est remplacé par un «seuil maximal d’interférence hors zone », autorisant le détenteur de la licence à modifier, durant toute la durée de validité de la licence, le déploiement des stations de base radio à l’intérieur de la zone de protection « NZ », dès lors que l’agrégation des interférences de toutes ces stations de base radio déployées est inférieure à la valeur de ce « seuil maximal d’interférence autorisé », en tout point situé en dehors de la zone de protection, dans un rayon prédéfini. Description de l’invention La montre un exemple de licence locale conformément à la présente invention. Contrairement à l’état l’art, les zones de protections doivent être créées lors de l’obtention de la licence et font partie intégrante de la licence. Le champ « déploiement autorisé » indique la liste des stations de base radio autorisées à transmettre. Pour chaque station de base radio, tous les paramètres ayant un impact sur la propagation radio doivent être spécifiés. Ces paramètres peuvent être constitués par exemple des éléments suivants : – la latitude, – la longitude, – la hauteur, – les paramètres de l’antenne associée à la station de base radio (par exemple l’azimut et la largeur de faisceau), – le diagramme de rayonnement, – la puissance de transmission autorisée. Le détenteur d’une telle licence est en droit de déployer les stations de base radio conformément « déploiement autorisé » durant toute la durée de validité de la zone de protection. Création d’une licence locale conformément à la présente invention Lors de la création d’une licence locale, l’opérateur fournit à un serveur d’accès au spectre les paramètres radio des stations de base radio à déployer, ainsi que la puissance de transmission demandée pour chaque station de base radio. Le serveur exécute ensuite la procédure décrite en afin de déterminer la valeur de la puissance de transmission pouvant être autorisée pour chaque station de base radio du nouveau déploiement, de sorte que en chaque point « p » de chaque zone de protection « Z », de seuil de protection « sp », située à proximité des stations de base radio du nouveau déploiement, l’agrégation (a) des émissions des déploiements autorisés associés auxdites licences locales existantes et (b) des émissions des stations de base radio du nouveau déploiement, ne dépasse pas ce seuil de protection « sp ». Ainsi que décrit , pour chaque point « p » de chaque zone de protection Z, de seuil de protection « sp », située à proximité des stations de base radio du nouveau déploiement, dans un rayon prédéfini, le serveur effectue les opérations suivantes : Etape 1 : calcul de l’interférence maximale courante au point p (I_max(p)). Ce calcul consiste à agréger les interférences au point « p » pouvant être générées par chaque station de base radio décrite dans le champ « déploiement autorisé » associé à chaque licence locale existante située dans le voisinage de la zone de protection Z. Afin de ne pas dépasser au point « p » le seuil de protection « sp » associé à la zone de protection Z, les interférences causées par le nouveau déploiement en ce point ne doivent pas dépasser la valeur « 10 * Log( 10^(sp/10) – 10^(I_max(p)/10) ) » (en supposant ces variables exprimées en dBm / MHz). Etape 2 : le serveur détermine la puissance de transmission pouvant être autorisée pour chaque station de base radio BS du nouveau déploiement (Ea(BS,p)), afin que l’agrégation des transmissions de toutes ces stations de base radio ne dépasse pas la valeur « 10 * Log( 10^(sp/10) – 10^(I_max(p)/10) ) au point « p ». L’algorithme utilisé pour déterminer cette valeur peut par exemple être l’algorithme IAP ou « Iterative Allocation Process » défini dans l’exigence R2-SGN-16 du document « WINNF-TS-112 CBRS Operational and Functional Requirements » défini au « Wireless Innovation Forum », en prenant pour paramètres d’entrée : - le seuil de protection à ne pas dépasser: «10 * Log( 10^(sp/10) – 10^(I_max(p)/10) ) » - les paramètres ayant un impact sur la propagation radio de chaque station de base radio du nouveau déploiement, - la puissance de transmission demandée par chaque station de base radio du nouveau déploiement. A l’issue de cette étape 2, le serveur obtient une valeur de puissance de transmission pouvant être autorisée au point « p » pour chaque station de base radio (Ea(BS,p)). A l’étape 3, le serveur détermine la valeur « Eg(BS) » de la puissance de transmission pouvant être garantie pour chaque station de base, de sorte que le seuil d’interférence « sp » ne soit dépassé en aucun point des zones de protections existantes, en prenant, pour chaque station de base radio, la valeur de puissance de transmission minimale obtenue à l’étape 2 : Eg(BS) = Min(Ea(BS,p)). A l’issue de cette étape 3, une nouvelle zone de protection telle que décrite en peut être crée et associée à la licence, en indiquant dans le champ « déploiement autorisé » les valeurs de puissance de transmission « Eg(BS) » obtenues à l’étape 3. Le détenteur d’une telle licence a la garantie que la puissance de transmission autorisée pour chaque station de base radio indiquée dans le champ « déploiement autorisé » ne sera pas diminuée durant toute la durée de validité de la licence. La montre un exemple de déploiement de stations de base radio sur une bande de fréquences partagée conformément à la présente invention. L’opérateur 1 a créé une licence locale incluant un déploiement autorisé pour la zone de protection Z1 conformément à la . L’opérateur 2 a créé une licence locale incluant un déploiement autorisé pour la zone de protection Z2 conformément à la . La valeur « Eg » indique la valeur de la puissance de transmission garantie pour chaque station de base radio, calculée selon la procédure décrite en . La illustre l’absence d’impact lié à l’arrivée d’un nouveau déploiement sur la puissance de transmission garantie des stations de base radio déjà déployées, conformément à la présente invention. Dans cet exemple, on suppose que l’opérateur 3 souhaite créer une nouvelle zone de protection sur le déploiement existant décrit . L’opérateur 3 indique au serveur d’accès au spectre une puissance de transmission demandée de 30 dBm / MHz pour chaque station de base radio (BS5 et BS6) du nouveau déploiement. Dans cet exemple, à l’issue de l’exécution de la procédure décrite en , la puissance de transmission pouvant être garantie (« Eg ») a pour valeur 27 dBm / MHz pour BS5 et 28 dBm / MHz pour BS6. La nouvelle licence locale peut désormais être créée, en incluant ces puissances de transmissions dans le champ « déploiement autorisé ». Durant cette procédure, la puissance de transmission garantie « Eg » des stations de bases radio des déploiements existants n’est jamais modifiée. De ce fait, la création de cette nouvelle licence n’a aucun impact sur les déploiements existants. Alternative basée sur une « heatmap d’interférence autorisée » Dans cette alternative, le « déploiement autorisé » associé à une zone de protection et décrit en est remplacé par une « heatmap d’interférence autorisée ». Une « heatmap d’interférence autorisée » indique, en chaque point d’une zone géographique donnée (par exemple tous les 80 mètres), une valeur d’interférence autorisée (exprimée par exemple en dBm / MHz). Pour chaque « déploiement autorisé » associé à une zone de protection, tel que décrit en , il est possible de calculer la « heatmap d’interférence autorisée » associée à ce déploiement. La valeur d’interférence autorisée en un point donné de la heatmap est égale à l’agrégation des interférences des stations de base radio associées à ce déploiement, en ce point donné. Cette alternative donne la possibilité au licencié de modifier, durant toute la durée de validité de la licence, le déploiement des stations de base radio à l’intérieur de la zone de protection (par exemple en modifiant la position des stations de base radio, ou en ajoutant de nouvelles stations de base radio), dès lors que l’agrégation des interférences des stations de base radio déployées est inférieure à la valeur de la « heatmap d’interférences autorisées », en tout point de cette heatmap. La « heatmap d’interférence autorisée » a une taille prédéfinie, centrée sur la zone de protection, par exemple 40 kilomètres autour du contour de la zone de protection, au-delà de laquelle les interférences générées par les stations de bases déployées dans cette zone de protection sont considérées comme négligeables. La montre la « heatmap d’interférence autorisée » associée à la zone de protection Z1. En chaque point de cette heatmap est associée une valeur d’interférence autorisée. Par simplicité, seuls 3 points de la heatmap sont détaillés. Au point P1, l’interférence autorisée est de -112 dBm / MHz. Au point P2, l’interférence autorisée est de -95 dBm / MHz. Au point P3, l’interférence autorisée est de -90 dBm / MHz. La montre un exemple de licence locale conformément à la présente invention et à l’alternative basée sur une « heatmap d’interférence autorisée ». Le champ « déploiement autorisé » de la a été remplacé par le champ « heatmap d’interférence autorisée ». Cette « heatmap » peut être représentée par exemple par une liste d’éléments constitués d’une latitude, d’une longitude, et d’une valeur d’interférence autorisée. La montre la procédure permettant de calculer une « heatmap d’interférence autorisée » lors de la création d’une licence locale conformément à la présente invention. Pour chaque point « p » de chaque zone de protection Z située dans le voisinage de la nouvelle zone de protection, le serveur d’accès au spectre effectue les opérations suivantes : Etape 1 : calcul de l’interférence maximale courante au point p (I_max(p)) Ce calcul consiste à faire la somme de la valeur au point « p » de chaque « heatmap d’interférence autorisée » associée à une zone de protection existante et située dans le voisinage de la zone de protection Z. Etape 2 : cette étape est identique l’étape 2 de la . Etape 3 : cette étape est identique à l’étape 3 de la . Etape 4 : le serveur calcule la « heatmap d’interférence autorisée ». La valeur calculée en un point donné de la heatmap est l’agrégation des interférences de toutes les stations de base radio de la nouvelle zone de protection en ce point, en prenant pour puissance de transmission la valeur obtenue à l’étape 3, pour chaque station de base radio. La montre la « heatmap d’interférence autorisée » associée à la zone de protection Z2. En chaque point de cette « heatmap » est associée une valeur d’interférence autorisée. Par simplicité, seuls 3 points de la « heatmap » sont détaillés. Au point P1, l’interférence autorisée est de -113 dBm / MHz. Au point P2, l’interférence autorisée est de -92 dBm / MHz. Au point P3, l’interférence autorisée est de -84 dBm / MHz. Alternative basée sur une « seuil maximal d’interférence hors zone » Dans cette alternative, le « déploiement autorisé » associé à une zone de protection décrit en est remplacé par une « seuil maximal d’interférence hors zone ». De même que pour l’alternative précédente, cette alternative offre la possibilité au licencié de modifier, durant toute la durée de validité de la licence, le déploiement des stations de base radio à l’intérieur de la zone de protection (par exemple en modifiant la position des stations de base, ou en ajoutant de nouvelles stations de base), dès lors que l’agrégation des interférences toutes les stations de base radio déployées est inférieure à la valeur du « seuil maximal d’interférence hors zone », en tout point situé en dehors de la zone de protection (dans un rayon prédéfini, au-delà duquel les interférences générées par les stations de bases déployées sont considérées comme négligeables). La montre un exemple de licence locale basée sur un « seuil maximal d’interférence hors zone », conformément à la présente invention. Le champ « déploiement autorisé » de la a été remplacé par le champ « seuil maximal d’interférence hors zone ». La montre la procédure permettant de calculer le « seuil maximal d’interférence hors zone » lors de la création d’une licence locale conformément à la présente invention. Pour chaque point « p » de chaque zone de protection Z, ayant un seuil de protection « sp », située dans le voisinage de la nouvelle zone de protection, le serveur d’accès au spectre effectue les opérations suivantes : Etape 1 : calcul de l’interférence maximale courante au point p (I_max(p)) Ce calcul consiste à faire la somme des valeurs de chaque « Seuil maximal d’interférence hors zone » associé à une zone de protection existante située dans le voisinage de la zone de protection Z (en supposant que cette valeur est exprimée en dBm/ MHz). Etape 2 : calcul du seuil d’interférence disponible au point p : 10 * Log( 10^(sp/10) – 10^(I_max(p)/10) ) Cette valeur indique la valeur des interférences pouvant encore être générées au point p sans dépasser le seuil de protection « sp » associé à la zone de protection « Z ». Etape 3 : calcul du seuil maximal d’interférence hors zone : ce seuil est la valeur minimale des valeurs de seuil obtenues à l’étape 2. Dans le cas où la valeur obtenue à l’étape 3 est supérieure à un seuil prédéfini, par exemple par le régulateur, ce seuil prédéfini (« Seuil_Regulation » dans la ) est utilisé comme seuil maximal d’interférence hors zone associé à la nouvelle licence. Ceci permet de limiter les droits d’interférences d’un licencié lors d’une demande de zone de protection, afin de permettre la création ultérieure d’autres zones de protection dans le voisinage. Procédé pour créer une licence locale (L) autorisant le déploiement de stations de base radio à l’intérieur d’une zone de protection (NZ) associée à cette licence locale (L), et garantissant, durant toute la durée de vie de cette licence locale, une valeur de puissance de transmission autorisée pour chacune de ces stations de base radio, ainsi qu’une protection des interférences en tout point à l’intérieur de cette zone de protection (NZ) jusqu’à un seuil d’interférences prédéfini, indépendamment des autres licences locales crées selon le même procédé postérieurement à cette licence locale (L), caractérisé par les opérations suivantes, effectuées par un contrôleur d’accès au spectre: Réception par ledit contrôleur d’accès au spectre des paramètres radio des stations de bases radio à déployer dans ladite zone de protection (NZ), ainsi que de la puissance de transmission associée à chaque station de base radio, Identification des zones de protections (Z), de seuil de protection (sp), associées à des licences locales existantes et situées à proximité des stations de base radio du nouveau déploiement, dans un rayon prédéfini, Calcul de la valeur de la « puissance de transmission autorisée » de chaque station de base radio du nouveau déploiement fourni à l’étape i, de sorte que, en chaque point (p) de chaque zone (Z) identifiée en ii, l’agrégation (a) des émissions des déploiements autorisés associés auxdites licences locales existantes identifiées en ii, et (b) des émissions des stations de base radio fournies à l’étape i du nouveau déploiement, ne dépasse pas ledit seuil de protection (sp), ce calcul consistant à décrémenter progressivement la puissance de transmission, jusqu’à obtenir une valeur satisfaisant cette condition. Ajout à ladite licence locale (L) de l’un des 3 éléments suivants : la description du déploiement autorisé, constituée : des paramètres radio des stations de base radio, fournis à l’étape i ; de ladite « puissance de transmission autorisée » pour chaque station de base radio, calculée à l’étape iii. une « heatmap d’interférence autorisée » un seuil maximal d’interférence hors zone. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit calcul de la valeur de la « puissance de transmission autorisée » consiste à effectuer les opérations suivantes : Pour chaque point (p) de chaque zone de protection (Z), de seuil de protection (sp) : Calcul de l’interférence maximale courante au point (p), I_max(p), ce calcul consistant à agréger les interférences au point (p) pouvant être générées par chaque station de base radio décrite dans le champ « déploiement autorisé » associé à chaque licence locale existante située dans le voisinage de ladite zone de protection (Z). Calcul de ladite « puissance de transmission autorisée » pour chaque station de base radio dudit nouveau déploiement, de sorte que l’agrégation des transmissions de toutes les stations de base radio de ce nouveau déploiement ne dépasse pas la valeur des interférences pouvant être générées au point (p) et déterminée par la formule « 10 * Log( 10^(sp/10) – 10^(I_max(p)/10) ) », en exécutant un algorithme itératif prenant pour paramètres d’entrée : le seuil de protection à ne pas dépasser: « sp – I_max(p) » ; les paramètres radio de chaque station de base radio du nouveau déploiement ; la puissance de transmission demandée par chaque station de base radio du nouveau déploiement. Pour chaque station de base radio du nouveau déploiement, identification de la valeur de puissance de transmission minimale obtenue à l’étape i.b, parmi celles obtenues en chaque point (p). Procédé selon les revendications 1 à 2, caractérisé en ce que ladite « heatmap d’interférence autorisée », indique, en chaque point du voisinage de ladite nouvelle zone de protection (NZ), dans un rayon prédéfini, une valeur d’interférence autorisée en ce point, et autorisant le détenteur de la licence à modifier durant toute la durée de validité de la licence, le déploiement des stations de base radio à l’intérieur de la zone de protection (NZ), dès lors que l’agrégation des interférences de toutes ces stations de base radio déployées est inférieure à la valeur d’interférence autorisée, en tout point de ladite « heatmap d’interférence autorisée ». Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite valeur d’interférence autorisée en un point donné est obtenue en effectuant l’agrégation des interférences de toutes les stations de base radio dudit « déploiement autorisé » en ce point, à l’issue de l’étape iv de la revendication 1. Procédé selon les revendications 1 à 2, caractérisé en ce que ledit «seuil maximal d’interférence hors zone » autorise le détenteur de la licence à modifier, durant toute la durée de validité de la licence, le déploiement des stations de base radio à l’intérieur de la zone de protection (NZ), dès lors que l’agrégation des interférences de toutes ces stations de base radio déployées est inférieure à la valeur de ce seuil, en tout point situé en dehors de la zone de protection, dans un rayon prédéfini.