La présente invention concerne un produit, notamment un article de bijouterie ou un objet d'art, qui est caractérisé en ce qu'il omporte essentiellement au groins un corps solide, tel qu'une pierre, précieuse ou non, un camée... etc, inséré dans un cadre polygonal plat, dont deux catés au moins sont engagés dans des fentes latérales correspondantes du corps solide, de façon à solidariser ce dernier avec le cadre plat. I1 était connu jusqu'd présent, en bijouterie, de sertir un corps solide, tel qu'une pierre, un camée... etc, par exemple dans un bottier ayant une face ouverte, les bords extérieurs des parois latérales dudit boîtier étant par exemple rabattus partiellement sur le corps solide, pour l'immobiliser dans le boîtier, tout en dégageant largement sa partie centrale. Il était également connu de sertir un corps solide du type indiqué dans une sorte de cadre,ouvert sur ses deux faces, les deux bords externes de chaque paroi latérale dudit cadre étant rabattus sur le corps solide de façon à solidariser ce dernier avec ledit cadre, tout en dégageant largement les parties centrales de ses deux faces. L'emploi de bottiers de sertissage, notamment en métaux précieux, n'est possible que pour des-bijoux coEteux, notamment des pierres précieuses, compte tenu de la masse relativement importante du boîtier ; un tel boîtier de sertissage offre en outre la particularité de masquer complètement l'une des deux faces du corps serti, ce qui peut nuire a l'esthétique, dans le cas notamment oA il s'agit d'une pierre non taillée, dont la forme naturelle, plus ou moins irrégulière, offre un attrait esthétique.Par ailleurs, les parois latérales d'un boîtier de sertissage, qui offrent l'attrait des métaux précieux, ne sont visibles que dans leurs parties, très étoites, rabattues par dessus les bordes su corps solide ; en d'autres termes, la majeure partie du métal précieux, constituant le fond du boîtier de sertissage et les parties principales de ses parois latérales, perpendiculaires a ce fond, n'est pratiquement pas aperçue par celui qui observe la face dégagée du corps solide ; le rapport obtenu entre l'effet esthétique et le cott en métal précieux est donc très mauvais.Il en va exactement de même, et pour les mêmes raisons, dans le cas des cadres de sertissage, ouverts sur leurs deux faces ; certes, ces cadres sont mieux adaptés à la présentation de corps solides ayant des formes naturellement esthétiques, puisqu'ils dégagent les deux faces de tels corps ; cependant, ils ne les dégagent pas complètement, puisque les bords du corps solide sont, dans ce cas également, partiellement recouverts par les parties rabattues des parois latérales du cadre de sertissage. Dans le cas,au contraire,du produit, notamment de l'article de bijouterie selon la présente invention, le corps solide, qui est inséré dans un cadre plat,est non seulement parfaitement visible sur ses deux faces, mais en outre ses bords sont entièrement dégagés, n'étant pas recouverts par des parties rabattues dudit cadre. En plus le métal précieux qui constitue éventuellement le cadre plat d'un article de bijouterie selon la présente invention est parfaitement et totalement visible, tout au moins sur la face observée de l'article ; le rapport entre l'effet esthétique résultant du métal précieux constituant le cadre d'un article de bijouterie selon la présente invention, et le coût de ce cadre, est dont beaucoup plus élevé que dans le cas des moyens de sertissage antérieurement connus et prcédemment décrits.Bien entendu, la présente invention est également applicahle au montage d'un corps solide, tel qu'un camée, dont une seule face est destinée à produire un effet esthétique; dans ce cas, bien entendu, seule la face correspondante du cadre plat peut être par exemple plaquée avec un métal précieux, tel que de l'or. Selon une autre caractéristique de l'invention, le cadre plat dans lequel le corps solide est monté selon la présente invention peut avoir une forme, par exemple rectangulaire, différente de celle de la section dudit corps solide par le plan du cadre plat ; une pierre ronde peut etre ainsi montée dans un cadre rectangulaire; mais cette disposition selon la présente invention est particulièrement avantageuse dans le cas de pierres ayant des formes naturelles non régulières, mais esthétiques les irrégularités esthétiques d'une telle pierre sont en effet non seulement parfaitement dégagées par le cadre plat selon la présente invention, mais en outre ce cadre plat, de forme régulière, surtout s'il est constitué en métal précieux, au moins sur sa face visible, fait ressortir d'une façon très efficace l'aspect esthétique de la pierre, qui est ainsi mise en valeur. De préférence, le cadre plat, éventuellement en métal précieux, dans lequel le corps solide est monté selon la présente invention, est constitué par plusieurs lames, soudées les unes aux autres par leurs extrémités voisines. Un tel article de bijouterie selon la présente invention peut, tout en ayant un caractère esthétique indéniable, avoir un prix de revient relativement faible. Selon une autre caractéristique de l'invention, au moins un organe d'attache ou de support, par exemple un anneau, est fixé, notamment par soudage, à l'un au moins des côtés du cadre plat ; dans le cas d'un bijoux, cet anneau permet de l'attacher par exemple à une chaînette, éventuellement fermée, pour constituer par exemple un collier ou un bracelet, auquel peuvent être d'ailleurs accrochés de la même façon plusieurs bijoux selon la présente invention, identiques ou différents. Un ou plusieurs organes de support, fixés aux côtés du cadre plat dans lequel un corps solide est monté selon la présente invention, peuvent permettre, dans le cas par exemple d'un corps solide de grandes dimensions,soit de poser l'objet d'art ainsi obtenu sur une surface, soit éventuellement de l'accrocher a une paroi. La présente invention concerne également un procédé de fabrication particulièrement avantageux et économique du produit selon la présente invention. A titre d'exemples, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé deux formes de réalisation d'un article de bijouterie selon la présente invention. La figure 1 est une vue en perspective d'une première forme de réalisation. La figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. Les figures 3 et 4 sont des vues en élévation de deux autres formes de réalisation. Sur la figure 1, 1 désigne une pierre, par exemple un galet, de forme irrégulière et d'aspect esthétique, notamment sur ses deux faces, la et lb. Pour monter cette pierre 1 dans un cadre rectangulaire plat selon la présente invention, par exemple en métal précieux, on procède de la façon suivante dans deux cotés du corps solide 1 on réalise par sciage , deux fentes, fl et f2, visibles en particulier sur la vue en coupe de la figure 2, parallèles l'une à l'autre et de dimensions appropriées.On réalise d'autre part un élément de cadre plat en forme de U, notamment au moyen de trois lames métalliques 2a, 2b et 2c, dont les extrémitésvoisines sont soudées les unes aux autres en sl et s2 (figure 1), de telle façon que les deux lames 2a et 2b, destinées à former les branches du U, soient sensiblement perpendiculaires à la troisième lame, 2c les trois lames 2a à 2c sont dimensionnées, comme visible sur la figure 1, de manière à permettre d'engager respectivement les deux branches, 2a et 2b, de l'élément de cadre en forme de U, dans les deux fentes fl et f2, comme visible sur la vue en coupe de la figure 2 ; sur cette figure 2, on voit qu'un faible jeu subsiste entre les deux lames 2a et 2b d'une part, et les parois des fentes fl et f2 d'autre part,mais ce jeu est facultatif. Enfin, on soude une quatrième lame,2d, identique et parallèle à la lame 2c, en s3 et s4, sur les extrémités libres des deux lames 2a et 2b, de façon à former un cadre rectangulaire plat, fermé, 2, avec lequel le corps solide 1 est solidarisé grSce à l'engagement des lames 2a et 2b dans ses fentes latérales fl et f2.Un anneau 3 est soudé, par exemple en s5, au milieu de la lame 2d, vers l'extérieur du cadre plat 2, pour permettre l'accrochage du produit ainsi obtenu. A titre de variante, deux autres fentes parallèles pourraient être réalisées par sciage dans les bords correspondants du corps solide 1 pour l'engagement partiel des deux autres côtés, 2c et 2d,du cadre 2 ; une seule telle fente pourrait aussi être prévue. Bien entendu, au lieu d'être rectangulaire, le cadre plat 2 pourrait avoir une forme polygonale quelconque, un nombre quelconque de ses côtés,éventuellement tous ses côtés étant engagés dans des fentes latérales correspondantes du corps solide 1. Dans le cas de la forme de réalisation illustrée sur la figure 3, un corps solide 4, sensiblement en forme de parallé lépipède plat, par exemple une pierre taillée, précieuse ou non, ou un camée, est monté selon la présente invention dans un cadre rectangulaire plat 2, dont deux côtés seulement, 2a et 2b,sont engagés dans deux fentes latérales correspondantes, fl et f2, aménagées dans les parois latérales correspondantes du corps parallélépipédique 4. La forme de réalisation illustrée sur la figure 4 comporte un cadre plat rectangulaire 2, dont la fenêtre est divisée en deux parties par une lame transversale 2e, ayant ses extrémités par exemple soudées vers les milieux des lames 2c et 2d ; dans chacune des deux fenêtres partielles ainsi délimitées, deux rangées, comprenant chacune par exemple deux corps solides, Sal - 5a2 ou 5bl - 5b2, peuvent être montes de la façon précédemment décrites ; il s'agit-par exemple de pierres de couleurs différentes, dont les formes et/ou les dimensions peuvent être aussi éventuellement différentes. REVENDICATIONS 1. Produit, notamment article de bijouterie ou objet d'art, caractérisé en ce qu'il comporte essentiellement au moins un corps solide, tel qu une pierre, précieuse ou non, un camée... etc., inséré dans un cadre polygonal, plat, dont deux côtés au moins sont engagés dans des fentes latérales correspondantes du corps solide, de façon à solidariser ce dernier avec le cadre plat. 2. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le cadre plat a une forme, par exemple rectangulaire, différente de celle de la section du corps solide par le plan du cadre plat. 3. Produit selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le cadre plat, éventuellement en métal précieux, est constitué par plusieurs lames, fixées les unes aux autres par leurs extrémités voisines, par exemple par soudage. 4. Produit selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'au moins un organe d'attache ou de support, par exemple un anneau1 est fixé, notamment par soudure, à l'un au moins des côtés du cadre plat. 5. Produit selon l'une quelconque des revendications l à 4, caractérisé en ce que des lames supplémentaires sont fixées transversalement sur le cadre polygonal, de préférence rectangulaire, de façon à y délimiter plusieurs fenêtres, dans chacune desquelles est monté au moins un corps solide. 6. Procédé de fabrication du produit selon l'une quelconque des revendications l à 4, caractérisé en ce que l'on réalise un élément de cadre plat en forme de U, par exemple par soudage de trois lames métalliques, que l'on aménage dans le corps solide, notamment par sciage, deux fentes de dimensions et de dispositions appropriées pour pouvoir y engager respectivement les deux branches de l'élément de cadre en forme de U, et que l'on ferme enfin le cadre en soudant au moins une lame métallique aux extrémités desdites branches.