La présente invention concerne des nattes ou tapis de fibres métalliques, les dispositifs conçus pour leur fabrication et divers procé- dés d'utilisation de ces nattes. En outre, cette invention concerne égale- ment un procédé industriel de production d'articles de faible épaisseur adaptés pour constituer des murs et parois9 ces articles comportant une ou plusieurs nattes de renforcement en fibres métalliques. On connalt actuellement de nombreux produits fabriqués à par- tir d'une matière de base constituée par des fibres métalliques. Parmi ces produits connus, on peut citer, entre autres, les tissus classiques consti- tués d'un tissu de fil retIculé, du genre filet ou tulle, et de laine d'a- cier dont les fibres sont obtenues, par exemple, au moyen d'un procédé de tournage. Les nattes de fibres frittées constituent un autre type de ces produits connus, qui sont fabriqués par des procédés utilisés dans l'indus- trie textile. Cependant, il est difficile et onéreux de fabriquer certains types de nattes de f bres, plus particulièrement lorsqu'on désire réaliser et obtenir un produit de qualité uniforme. En conséquence, la présente invention a pour but de permet- tre l'obtention d'un tel produit de qualité uniforme, sous forme d'une nat- te de fibres métalliques courtes, en utilisant un procédé qui consiste à distribuer ces fibres uniformément sur une surface de support, sans que cel- les-ci aient une orientation déterminée. Par ce procédé de fabrication se- lon l'inventions, lorsqu'une quantité suffisante de fibres est ainsi distri- buée9 et si toutefois ces- fibres ont été prévues d'une longueur suffisante, elles peuvent s'entrelacer ou s'entremêler, en se liant ainsi les unes aux autres. De cette mani-ère, conformément à la présente invention, on peut obu tenir une natte de fibres métalliques dans laquelle ces fibres ont une lon- yueur déterminée, mais sont orientées au hasard et distribuées uniformément, en quantité telle qu'elles sont liées suffisamment entre elles pour pouvoir Gre déplacées sous forme d'un tout et sans aucun grand changement dans leur apparence continue, en constituant ainsi une natte ayant une bonne co- hésion dans son ensemble. Un autre type similaire de natte peut ètre obtenu, conformé- ment a la- présente invention, en distribuant de manière désordonnée des fi- bres courtes et/ou continues sur une surface de support, jusqu'à ce qu'une couche mince et uniforme soit obtenue. En outre, la cohésion de la natte est améliorée par la sur- face extérieure rugueuse des fibres ou par la forme de celles-ci. Par ail- leurs., ces fibres peuvent être aplaties de manière à produire des creux ou ondulations, soit suivant certains intervalles, soit tout au long de leur longueur, avant qu'elles ne soient distribuées sur une surface de support. Une autre amélioration de la cohésion peut être également réalisée en appliquant un agent de liaison sur les fibres distribuées, cet agent pouvant être appliqué sous forme d'une pulvérisation finement disper- sée sur l'ensemble de la natte, afin que les fibres soient fixées ou ver- rouillées entre elles sous forme d'une natte bien entrelacée. A noter à ce sujet qu'un agent de liaison préféré doit contenir une grande proportion d' orthQsilicate. D'autres types d'agents de liaison peuvent être distribués en filets ou faibles couches continues qui lient la natte dans son ensemble le long de sa longueur. Le brevet US 3 047 444, à ce titre, décrit un pro- cédé de collage pour des matières non tissées appliqué dans l'industrie textile. Un autre procédé connu, qui permet de lier les fibres entre elles dans une natte consiste à. utiliser des fils de ligature qui sont cousus ou tissés à l'intérieur de la natte et maintiennent les fibres ensemble en les fixant dans leur voisinage. En général, les procédés connus permettant d'attacher les fibres entre elles pour constituer une natte ou tapis peuvent être classés dans les catégories suivantes: a) collage par pulvérisation de liant ou trempage dans un bain b) collage par application de filets ou fines couches de colle c) chauffage ou fusion de la matière appliquée d) bâtissage ou tissage e) application de matière sur les fibres en vue d'une réaction retar- dée avec des solvants f) moulage de la natte en enfermant les fibres dans un moule g) laminage et soudure en couture ou par points. A noter qu'en ce qui concerne le point c), un procédé con- siste à mélanger une certaine proportion de fibres en matière plastique, par exemple en polypropylène, dans la natte de fibres métalliques et à fi- xer ces fibres entre elles par chauffage sous légère pression. Une natte produite conformément à la présente invention peut être avantageusement plaquée sur une feuille de matière plastique, de pa- pier ou de matière similaire, cette feuille permettant de stabiliser la natte et de la maintenir dans son ensemble. En utilisant une telle feuille en tant que matière de support, il est possible d'enrouler la natte de fi- bres sur une bobine ou d'utiliser un autre genre d'emballage. Par ailleurs, il est possible de fabriquer une natte constituée de fibres orientées dans une direction, en faisant passer les fibres entre deux parois planes, dis- posées à la manière d'une trémie, pour converger vers une ouverture de dis- tribution étroite et allongée, par laquelle ces fibres peuvent s'orienter dans la même direction que la longueur de cette ouverture. D'une autre 246f8674 manière, en plaçant une bobine électrique dans une position convenable, les fibres peuvent être orientées magnétiquement lorsque cette bobine est ali- mentée en courant. D'autre part, en vue d'améliorer la technique de fabri- cation des nattes, les fibres peuvent être soumises à une vibration mécani- que ou électromagnétique. De plus, en constituant des couches de fibres pa- rallèles dans différentes directions, leur orientation peut être rendue op- timum comme on le désire. En outre, une natte ou tapis peut être préformée à la fabrique dans une configuration générale choisie pour le produit. Conformément à l'invention, et en vue d'assurer une distri- bution uniforme des fibres, un procédé utilisé consiste à alimenter un fil et à le sectionner en tronçons de fibres à une vitesse assez élevée. Dans un exemple pratique, une vitesse d'alimentation du fil, située entre 8 et mètres/seconde, est utilisée pour entralner un fil d'acier qui est sec- tionné à cette vitesse, au moyen de couteaux rotatifs, en tronçons ou fi- bres de longueur déterminée. Du fait de leur flexibilité et de leur lon- gueur, les fibres obtenues s'entrelacent spontanément pour former une natte qui peut résister à un certain nombre de manipulations. Une indentation ou déformation du fil rend possible pour la natte obtenue de tolérer une mani- pulation rude. A noter qu'une distribution uniforme des fibres est facili- tée par une production directe de celles-ci sur une surface de support o elles forment une natte. Des difficultés beaucoup plus grandes se présen- tent lorsque les fibres sont tout d'abord stockées en tas, puis alimentées dans un dispositif de séparation, tel qu'un tambour rotatif portant des trous ou des tétons montés radialement à l'intérieur, et enfin déchargées sur ladite surface de support. A noter qu'une technique de cette nature est décrite dans le brevet GB 1 383 123. Ce brevet indique que des fibres droi- tes, principalement courtes et ayant une longueur déterminée en fonction de leur diamètre, c'est-à-dire un rapport L/d équivalent à 50 ou environ ce chiffre, pouvaient être, en pratique, utilisables. Au contraire, dans la mise en oeuvre de la présente invention, il n'existe pas une telle limita- tion dans l'utilisation des fibres et des fibres ayant un rapport longueur /diamètre compris entre 100 et 2000 sont parfaitement utilisables. Certains produits sont dépendants de cela, tels que les nattes ou tapis de fibres longues. Un procédé complètement différent consiste à amasser les fi- bres en les orientant dans la même direction et à les emmagasiner dans un récipient, puis à les décharger sur une surface de support. Ce procédé pro- cure en utilisation de bons entrelacements des fibres et peut également sé- parer les longues fibres pendant l'emmagasinage temporaire, en vue d'une distribution uniforme sur une surface de support. Par ailleurs, conformément à l'invention, l'équipement adap- té pour la fabrication de nattes de fibres peut comprendre plusieurs dispo- sitifs ou appareils de production de fibres à partir d'un fil, qui compor- tent des couloirs adaptés pour distribuer les fibres par projection sur une feuille, laquelle peut être déplacée alternativement lorsque la natte est en cours de constitution, l'agent de liaison ou de collage étant pulvérisé sur cette natte, puis celle-ci, ainsi que la feuille, étant soumises ensem- ble à une opération de laminage. En variante, les appareils de production de fibres et l'équipement de pulvérisation d'agent de liaison sont déplacés au-dessus de la surface de support ou de base sur laquelle la natte est constituée, cette dernière restant fixe. A noter qu'une vitesse plus rapide de durcissement par séchage peut être introduite dans le traitement de la natte, par exemple, en utilisant une source quelconque de chauffage. Les fibres sont entassées librement-à l'air sous divers vo- lumes de concentration, ces volumes dépendant en partie de leur rapport longueur/diamètre et, en partie, de leur orientation. Les fibres orientées au hasard et qui ont un rapport longueur/diamètre d'environ 300 contiennent dans leur volume d'entassement approximativement 98 % d'air. Par contre, une natte constituée de deux couches de fibres, chacune de ces couches ayant une orientation uniforme des fibres et ces deux couches étant placées perpendiculairement l'une par rapport à l'autre, peut être fabriquée de ma- nière plus compacte et avoir une teneur en air d'approximativement 95 à 96 %. Etant donné que la densité globale normale des fibres coïncide tout à fait bien avec la proportion du volume désiré dans une matière composite, il est apparu que les nattes de fibres, conformes à la présente invention, ont un certain nombre d'applications pratiques. - En effet, dans la technologie du béton, les nattes de fibres d'acier sont essentiellement destinées à la fabrication d'articles à parois minces et, plus particulièrement, ceux qui comportent deux surfaces incur- yées. D'autres applications importantes résident dans le renforcement du caoutchouc et du plâtre, les fondations en terre, la protection contre l'é- rosion, la construction de routes d'hiver sur de la glace par congélation dans les nattes de fibres, et le renforcement de l'asphalte. Un procédé applicable pratiquement industriellement, et con- forme à l'invention, sera maintenant décrit en fonction de la fabrication, entre autres, de plaques, de tamis, de conduits, de coques de bateaux, de réservoirs de stockage et similaires, en utilisant une natte de renforce- ment. Ce procédé consiste à placer une natte de fibres dans un moule à sim- ple ou double paroi et à l'imprégner avec une matière à base de béton. Une technique préférée d'imprégnation consiste à utiliser un dispositif de pulvérisation ou de pompe pour la projection du béton. D'autres techniques également d'imprégnation avec du béton peuvent être utilisées, la plus sim- ple étant l'application manuelle du béton au moyen d'une truelle, d'un cou- teau a étaler ou d'un outil similaire. Dans d'autres technologies, telles que, par exemple, la matière plastique renforcée de fibres de verre, une natte de fibres de verre est imprégnée de la même manière, par pulvérisation sur elle d'une résineo Cependant, du fait qu'à la fois la natte de renfor- cement et la matière utilisée dans les techniques de renforcement du béton sont constituées de matières inorqaniques,avec des particules de grande taille dans la matière et des fibres simples plus longues et plus épaisses que celles utilisées dans les techniques de renforcement de la matière plas- tique, la technique de fabrication utilisée diffère grandement d'un produit renforcé à V'autre. En effet, par exemple, la proportion en volume de fibres de verre dans le cas de la matière plastique est approximativement de 15 à 60 %, alors que, dans le cas du béton, la proportion de fibres d'acier est approximativement de 1 à 10 %. La présente invention comprend également un traitement sous vide du moule qui peut être à simple ou à double paroi. En appliquant ce traitement aux surfaces du moule ou à une membrane et à une surface du mou- le respectivement, souvent constituée d'une feuille de matière plastique relativement imperméiable sur une sous feuille permeable, et en évacuant en: suite l'air de façon que la masse de béton soit simultanément comprimée, 1 eau superflue se trouve évacuée et la qualité du béton se trouve amélio- rée. De plus, la matière et le renforcement sont comprimés ensemble, si bien que les poches d'air internes se trouvent supprimées et aucune expan- sion de la natte de fibres d'acier particulièrement forte ne sera à crain- dre pendant la prise initiale du béton. Sur les parois verticales ou en pente, ou lors de 'applcation à une surface située en partie haute, l'é- acuation d'air peut assister la rétention de la matière en place. Dans une opération de moulage faite dans un moule à parois simples, une feuille de matière plastique imperméable peut, dans certains cas, être pressée contre la surface venant d'être moulée. L'air situé entre le béton et la feuille est ensuite forcé à s'évacuer en utilisant des rou- leaux ou des outils vibrants. Par ce procédé, les quelques fibres saillant du bl-ton peuvent 6tre effectivement comprimées vers le bas. La feuille est ensuite soulevée pour la séparer de la surface et sert alors en tant que barrière contre l'humidité lorsque le béton est pris. L'opération de vibra- tion améliore l'enlèvement de l'air contenu dans le béton et procure égale- ment un compactage de ce dernier autour de chacune des fibres constituant la natte. Ceci est d'une importance décisive pour la résistance de la matière, qui a été définie, conformément à la présente invention, pour at- teindre des valeurs très élevées. Une résistance au fléchissement qui, à moins de la présence d'une défectuosité, dépasse la résistance à la com- pression du béton, est atteinte. Cette technique de renforcement est sim- ple à mettre en oeuvre et l'insertion de nattes de renforcement demande considérablement moins d'habileté ou d'expérience que le renforcement au moyen de barres ou de treillis. Une technique particulièrement avantageuse, qui est plus spécialement utilisée pour le béton étanche, pendant la protection de la surface de moulage dans la fabrication des coques de bateaux et des réser- yoirs, est utilisée dans le procédé suivant. Une surface de moulage est re- vêtue ou subit une pulvérisation de produit gélifiant de revêtement qui, lorsqu'il est quelque peu gélifié, est soumis à une projection de fibres courtes, telles que des fibres de verre ou d'acier, ou encore de polypropy- lène, chargées électrostatiquement pour se plaquer sur toute la surface. La natte de fibres ainsi obtenue peut être ensuite pressée dans le revêtement gélifié. Lorsque ce revêtement a durci, la matière d'apport est alors mou- lée contre ce dernier, et, si cette matière est constituée par du béton, il est possible d'utiliser des polymères pour augmenter l'adhérence. Une technique pouvant être utilisée en variante, pour obte- nir une augmentation d'adhérence entre le revêtement gélifié et le béton, consiste à recouvrir un moule à simple paroi au moyen d'une couche classi- que de matière plastique applicable à chaud, telle qu'une résine polyester ou époxy. Cette matière plastique est pigmentée à la couleur désirée. Par ce moyen, une couche externe, imperméable et colorée (ainsi que brillante), est obtenue. Lorsque cette couche a durci, une nouvelle couche est appli- quée pour recevoir, avant qu'elle ne durcisse, une matière de liaison, qui peut être constituée par une natte de fibres d'acier. Cette natte de fibres est pressée contre la couche de matière plastique et du béton est alors ap- pliqué, au moyen, par exemple, d'une pulvérisation, jusqu'à ce qu'une bonne imprégnation de cette natte de renforcement soit réalisée, cette imprégna- tion étant suivie éventuellement par un traitement sous vide et une opéra- tion de vibration. Un autre procédé pouvant être utilisé en variante, pour obtenir une bonne liaison entre le béton et le revêtement en produit géli- fié, consiste à pulvériser une mince couche, principalement constituée de composés minéraux ou de polymères, sur ce revêtement, avant le coulage du béton. Si un tissu de polypropylène ou d'autre matière convenable est appliqué avant de coucher par le vide la natte, lors du coulage sur un moule à simple paroi, et si ceci est suivi par l'application d'une feuille classique supérieure et inférieure pour le traitement sous vide, une secon- de surface peut être obtenue, libre de toute fibre saillante, et qui géné- ralement augmente la qualité du produit. On a trouvé, au cours d'essais de charge, qu'un produit fini ayant une surface contenant du tissu de polypro- pylène et une base de fibres d'acier avait une résistance et une dureté (résistance au fendillement) de grande valeur. Il est évident que les produits et procédés décrits ci-des- sus ne sont pas limitatifs. Ainsi, des produits additifs, des granulats lé- gers, des agglomérés et autres matières peuvent être utilisés. La natte de fibres peut être fabriquée avec des fibres orientées dans le sens de la tension principale due aux charges qui déterminent le dimensionnement. Les produits peuvent être fabriqués par sections ou fractions en utilisant un moule à simple ou double paroi. Dans les techniques hautement mécanisées, le traitement sous vide, la compression, la vibration et l'imprégnation du béton peuvent être réalisés au moyen d'un équipement permanent spécial mon- té dans une installation générale. A noter, en outre, que des nattes métalliques fabriquées pour servir de moyen de liaison peuvent être utilisées pour un certain nom- bre de buts différents et, entre autres, pour servir de filtres, d'électro- des pour un traitement électrolytique, de panneaux acoustiques, d'échan- geurs de ch-aleur, de silencieux, etc. D'autres caractéristiques de la présente invention apparal- tront de la description suivante, faite en relation avec les dessins ci- joints, dans lesquels: - la figure 1 montre une forme de fibre utilisée dans la fabrication des nattes conformes à l'invention - la figure 2 représente schématiquement un procédé utilisé pour la fabrication d'une natte; - la figure 3 montre une natte de fibres orientées obtenue par la mise en oeuvre des procédés conformes à l'invention - la figure 4 montre une variante de réalisation d'une natte incorpo- rant des fibres continues. Comme on peut le remarquer de ces figures, la fibre repré- sentée dans la figure 1 est utilixsée dans la fabrication des nattes et a une forme spéciale adaptée pour contribuer à la cohésion des fibres, ainsi que pour permettre un entrelacement convenable de celles-ci, assurant une bonne immobilisation entre elles dans l'ensemble de la natte réalisée au moyen de l'appareil représenté dans la figure 2. Comme le montre cette fi- gure 2, les fibres 1 produites par les dispositifs de sectionnement de fi- bres 2 et 3 passent à travers un couloir de distribution 4. Cet agencement est adapté pour mettre en oeuvre une des variantes du procédé conforme à l'invention, par laquelle une feuille de support 3, déplacée dans. un sens, passe sous l'ouverture de distribution du couloir 4 et se trouve recouverte d'une couche uniforme de fibres. Cette couche subit alors une pulvérisation d'agent de liaison provenant des buses 5, qui se trouve ensuite séché en passant sous le dispositif de chauffage 6 à rayons infra-rouges. Après ce séchage, la natte de fibres 8 ainsi formée est enroulée pour constituer un rouleau 7. Comme représenté dans la figure 3, une natte de fibres orien- tées longitudinalement peut être obtenue par la mise en oeuvre d'une des variantes du procédé conforme à l'invention. A noter que, dans cette natte, les fibres sont ligaturées avec des fils 9 qui sont faufilés transversale- ment à elles. Dans la figure 4, qui montre une variante de réalisation d' une natte de fibres orientées longitudinalement, on voit qu'outre des fils transversaux de ligature, cette natte incorpore des fibres longitudinales continues 10 qui ont été faufilées en même temps que la formation de la couche uniforme de fibres courtes. R E V E N D I C A T I 0 N S REVENDICATIONS 1.- Natte de fibres métalliques, caractérisée par le fait que ses fibres sont distribuées de manière plus ou moins uniforme sur une sur- face en ayant une orientation désordonnée et sont de longueur suffisante pour qu'elles s'enchevêtrent et s'entrelacent entre elles, en se liant ain- si les unes aux autres. 2.- Natte selon la revendication 1, caractérisée par le fait que - ses fibres sont liées entre elles par suite de leur surface extérieure ru- gueuse et de leur forme adaptée pour les immobiliser et les verrouiller en- core plus fermement entre elles. 3.- Natte selon l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, ca- ractérisée par le fait que ses fibres sont, en outre, liées ensemble par un agent de liaison ou de collage. 4.- Natte selon l'une quelconque des revendications i à 3, ca- ractérisée par le fai't que ses fibres comportent des creux ou des ondula- tions, à des intervalles déterminés ou sur toute leur longueur, ces creux ou ondulations ayant été réalisés par aplatissement ou écrasement de ces fibres avant qu'elles ne soient distribuées en couche uniforme sur ladite surface. 5. Natte selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, ca- 2î7 ractérisée par le fait que ses fibres sont liées entre elles par un agent de liaison qui est adapté pour constituer un agent de protection superfi- ciel contre la corrosion. 6.- Natte selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, ca- ractrisée par le fait que ses fibres sont recouvertes par une couche d'a- gn d; e dlaison ou de collages dont l'épaisseur est moindre que 20 % de leur diamètre. 7.- Natte selon l 'une quelconque des revendications 1 à 5, ca- ractrisêe par le fait que ses fibres sont liées ensemble par un agent de liaison ou de collage qui a été distribué en minces filets. 8.- Natte selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, ca- ractérisée par le fait que ses fibres sont liées ensemble par un agent de liaison contenant de l'orthosilicate. 9.o latte selon l'une quelconque des revendications i à 5, ca- ract6risée par le fait que ses fibres sont liées ensemble par un agent de liaison constitué d'un produit compatible avec la matière dont la natte doit servir de renforcement. 10.- Natte selon l'une ou l'autre des revendications i ou 2, ca- ractérisée par le fait que ses fibres sont liées ensemble par soudure ou par chauffage. 2468674 11.- Natte selon l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, ca- ractérisée par le fait que ses fibres sont liées ensemble par des fils de liaison ou de ligature qui sont cousus, faufilés ou tissés dans la natte. 12.- Dispositif adapté pour la fabrication d'une natte de fibres comportant une ou plusieurs des caractéristiques revendiquées dans l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait qu'il compor- te un ou plusieurs appareils adaptés pour produire des fibres, ce ou ces appareils étant agencés de manière à ce qu'ils distribuent un écoulement uniforme de fibres dirigê vers une feuille de support ou bande qui défile continuellement et directement au-dessous de cet écoulement, afin de la re- couvrir, cette feuille ou bande ainsi recouverte d'une natte de fibres é- tant ensuite enroulée sur elle-même de façon à constituer un rouleau de natte dont les fibres sont couchées d'un tour sur l'autre, ce dispositif pouvant comporter également un dispositif applicateur d'agent de liaison, adapté pour se déplacer au-dessus de la couche de fibres qui constitue la natte fabriquée en continu. 13.- Dispositif selon la revendication 12, caractérisé par le fait que ledit dispositif applicateur d'agent de liaison ou de collage est agencé transversalement au défilement de la natte de fibres et peut être suivi, en aval, par un dispositif adapté pour activer le durcissement de l'agent de liaison avant que la natte ne soit enroulée, ce dernier dispo- sitif pouvant être constitué par un dispositif de chauffage ou par un dis- tributeur d'agent durcisseur. 14.- Dispositif selon l'une ou l'autre des revendications 12 ou 13, caractérisé par le fait qu'il comprend un couloir adapté à la sortie des appareils de production de fibres, ce couloir étant constitué par au moins deux parois opposées de guidage des fibres qui se terminent, à leur extrémité inférieure, Juste au-dessus de la feuille ou bande de support, ce couloir étant conçu de manière que les fibres, lors de leur écoulement, soient orientées et guidées dans leur position sur ladite feuille de sup- port. 15.- Dispositif selon l'une ou l'autre des revendications 12 ou 13, caractérisé par le fait qu'il comporte un agencement de bobine électri- que, adapté pour influencer une masse de fibres de façon telle que celles- ci soient orientées de manière uniforme et, si nécessaire, vibrées. 16.- Procédé d'utilisation de nattes de fibres, telles que re- vendiquées dans les revendications 1 à 11, pour la fabrication de produits ou articles à parois minces, du genre de panneaux de revêtement, tamis, écrans, réservoirs de stockage, coques de bateaux et similaires, par cou- lage d'une matière liante à base de ciment dans un moule à simple ou double 11 2 4 68 6 74 paroi, procédé caractérisé par le fait qu'il consiste à placer une ou plu- sieurs nattes de fibres dans le moule, ces nattes, destinées à servir de renforcement de paroi de l'article fabriqué, étant ensuite imprégnées au moyen de béton projeté ou autrement distribué sur la surface intérieure des nattes. 17.- Procédé de fabrication d'articles ou produits à parois min- ces selon la revendication 16, caractérisé par le fait qu'il consiste à ré- péter plusieurs fois les opérations de mise en place de nattes successives, entrecoupées par des opérations d'imprégnation de ces nattes avec du béton, afin d'obtenir un article ou produit à paroi stratifiée. 18.- Procédé de fabrication d'articles ou produits à parois min- ces selon la revendication 16, caractérisé par le fait qu'il consiste à placer une plaque de moulage ou une membrane sur l'article ou le produit moulé et, ensuite, à évacuer l'air et l'eau contenus dans ce dernier, tout en lui faisant subir en même temps une opération de vibration. 19.- Procédé de fabrication d'articles ou produits à parois min- ces selon l'une quelconque des revendications 16 à 18, caractérisé par le fait qu'il consiste à revêtir tout d'abord la paroi du moule avec une ma- tière plastique telle que de la résine époxy, puis à durcir ce revêtement par l'application d'une couche de produit gélifiant et, ensuite, à appli- quer une nouvelle couche de revêtement et, avant que celle-ci ne soit dur- cie, à appliquer sur elle une natte de fibres d'acier, cette natte étant alors pressée de maç-on qu'elle soit enfoncée dans cette dernière couche de revêtement, une masse de béton étant ensuite projetée sur la surface de cette natte jusqu'à ce que celle-ci en soit parfaitement imprégnée, après quoi 1 'évacuation de l'air et de l'eau contenus dans le béton est réalisée au moyen de ladite membrane et de la paroi du moule respectivement, en même temps que l'on fait subir une opération de vibration à cette masse de béton. 20.- Procédé de fabrication d'articles ou produits à parois min- ces selon l'une quelconque des revendications 16 à 18, caractérisé par le fait qu'il consiste à revêtir tout d'abord la paroi du moule avec une ma- tière plastique telle que de la résine époxy, puis à durcir ce revêtement par l'application d'une couche de produit gélifiant et, ensuite à appliquer une nouvelle couche de produit gélifiant et, avant que cette couche ne soit durcie, à appliquer sur elle une couche de matière de liaison, une natte de fibres d'acier étant alors placée sur cette dernière couche, puis enfoncée en elle et imprégnée avec une masse de béton. 21.- Procédé de fabrication d'articles ou produits à parois min- ces selon l'une quelconque des revendications 16 à 20, caractérisé par le fait qu'il consiste à appliquer une couche de produit gélifiant sur la sur- 12 2468674 face du moule et, ensuite, à projeter des fibres courtes sur cette couche, ces fibres étant alors amenées à se redresser plus ou moins à la perpendi- culaire du plan de cette couche, en leur faisant subir un traitement de charge électrostatique.