L'invention est relative à un procédé pour le raccord ou la réparation de câbles isolés, plus particulièrement de câbles à haute tension isolés par une matière synthétique, procédé au cours duquel un enroulement isolant, formé par des bandes isolantes fusionnées à chaud, est soudé sous pression et température. Dans un tel procédé connu, les extrémités à relier des conducteurs, après que l'isolation des extrémités des câbles ait été décalée coniquement, sont entourées d'une bande en polyéthylène semi-conductrice en vue du lissage du conducteur. Sur cette bande on enroule ensuite des bandes isolantes en polyéthylène en tant qu'isolation, le diamètre de cet enroulement étant légèrement supérieur à celui de l'isolation du câble. Surcot enroulement isolant est enroulée une bande en polytétrafluoréthylène afin de garantir la séparation aisée d'une feuille métallique, pliée en forme de gaine, appliquée sur cette bande, de l'enroulement isolant soudé. Afin de fixer la feuille métallique sur l'enroulement isolant, on utilise une bande métallique enroulée sur le dit enroulement isolant.L'étoupage réalisé de cette manière est chauffé par un filament de chauffe, enroulé sur l'étoupage. Cependant, dans ce procédé, un désavantage réside dans le fait que le bandage enroulé en polytétrafluoréthylène ne permet pas d'obtenir une surface lisse après le soudage des bandes en polyéthylène, mais engendre des creux et des protubérances annulaires qui, lors du mouvement longitudinal de l'isolation de manchon pendant le chauffage ou le refroidissement, entraînent des effets d'entaille.En outre, la gaine formée par la feuille métallique et entourée par une bande d'acier, n'est pas une protection rigide à la pression, étant donné que la bande d'acier ne peut pas être enroulée par le monteur sous une traction uniforme, de manière qu'il se présente une répartition non uniforme de la pression dans le sens longitudinal et qu'il existe le risque que le diélectrique ne soit pas suffisamment pénétré par la soudure. Etant donné que la feuille métallique est pliée manuellement en une gaine cylindrique, il n'est, en outre, pas possible d'obtenir une section transversale circulaire uniforme de la gaine et comme l'enroulement isolant, enroulé éga- lement à la main, n'est pas absolument uniforme, il se présente dans chaque manchon des pressions de soudage différentes, même lors de températures et de durées de chauffe identiques.En outre, le diamètre de I'enroulement isolant est supérieur à celui de 1' isolation du câble, ce qui ne permet pas d'obtenir une répartition uniforme de la tension, de manière que la résistance électrique risque d'être réduite. L'invention vise à procurer un procédé pour le raccord de deux extrémités de câble ou pour la réparation des câbles, par exemple, des câbles à haute tension en polyéthylène, de manière à éliminer les désavantages décrits plus haut, procédé au moyen duquel on peut réaliser un raccord qui est largement indépendant du monteur et dont les propriétés électriques correspondent entièrement à celles de l'isolation du câble. Conformément à l'invention, ceci est obtenu du fait que les bandes isolantes sont enroulées jusqu'à la valeur du diamètre de l'isolation du câble et sont ensuite enfermées rigidement dans le sens radial et flexiblement dans le sens axial.Du fait que l'enroulement isolant est enfermé rigidement dans le sens radial, il se forme une pression de soudage définie dans l'enroulement et qui, entre autres, dépend de l'épaisseur de l'isolation, de la température de soudage et de la force de frottement de l'isolation sur le conducteur du câble. Ces paramètres sont prédéterminés d'une manière bien définie, de façon que pour chaque manchon on obtienne des pressions de soudage uniformes, reproduisables. Par la limitation rigide dans le sens radial, on obtient un déplacement axial de l'enroulement isolant, la valeur du déplacement axial étant une mesure de la résistance au percement disruptif de l'enroulement isolant soudé, à savoir que la résistance au percement disruptif croît avec le déplacement axial croissant.Conformément à l'invention, il est avantageux qu'avant l'enroulement des bandes isolantes on enroule sur les extrémités dégagées, soudées du conducteur de câble, une bande semi-conductrice ayant une résistance à la chaleur plus élevée que celle des bandes isolantes. Cette mesure conforme à l'invention permet d'ernpêcher que la bande semi-conductrice en polyéthylène se déplace, lors du chauffage, dans le sens longitudinal avant la bande isolante en polyéthylène appliquée sur la bande semi-conductrice, ce qui est le cas lorsqu'il s'agit de bandes semi-conductrices en polyéthylène qui présentent la même résistance à la chaleur que les bandes isiantes en polyéthylène, et engendre des pointes dans les zones plus froides, à proximité du manchon. Suivant une autre réalisation de l'invention, il est avantageux que l'enroulenst isolant soudé soit démoulé à l'état chaud, encore transparent, inmédiatement avant sa solidification. De ce fait on empêche que dans l'enroulement isolant il ne se forme des espaces creux lors du refroidissement subséquent, ou bien que le lissage ne se soulève du conducteur. Etant donné que l'enroulement isolant est encore transparent à l'étant chaud, à savoir à une tem perature supérieure à 120oC, le contrôle optique de l'enroulement est possible.Conformément à l'invention, il est en outre avantageux que l'isolation d'âme à l'extrémité des câbles à raccorder, s'élève coniquement d'une faible valeur, par exemple de 10 , par rapport à l'axe du câble, et ce, avant d'enrouler l'enroulement isolant. De ce fait on obtient un accroissement considérable de la face conique du cône, de manière que la sollicitation à la traction qui se manifeste lors du refroidissement de l'isolation du manchon, soit répartie sur une surface plus importante et que la tension de traction soit ainsi réduite. Conformément à l'invention, un avantage réside en outre dans le fait que sur l'enroulement isolant non soudé, on applique, dans le sens axial, au moins une feuille divisée longitudinalement en polytétrafluoréthylène ("Teflon") dont la fente de feuille se situe dans le haut. Cette feuille sert à séparer l'isolation en polyéthylène d'un moule de pressage placé autour de l'enroulement isolant. Cependant, la fente, située dans le haut, de la feuille en "Teflon" doit être calculée de manière qu'elle reste ouverte jusqu'au moment où elle se referme sous la dilatation thermique maximum du polytétrafluoréthylène("Teflon") à une-température de chauffage de préférence de 2000C. De ce fait tout l'air peut s' échapper de l'enroulement isolant, sans que l'enroulement isolant ne présente ultérieurement une élévation notable. En disposant deux feuilles en "Teflon" l'une sur l'autre, les forces de frottement entre le moule de pressage et l'isolation en polyéthylène sont considérablement réduites pendant le mouvement longitudinal de l'enroulement isolant et se présentant lors du chauffage ou du refroidissement ultérieur. Pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention on se sert d'un moule de pressage tubulaire, résistant à la pression, pouvant etre chauffé, constitué par deux coquilles pouvant être reliées mécaniquement rigidement l'une à l'autre et placées autour de la bobine de manchon dont le diamètre correspond à celui du câble. Du fait que le moule de pressage est divisé longitudinalement en deux coquilles par une rainure en forme de z, située légèrement au-delà du centre du tube constituant le moule, les deux coquilles sont exactement centrées l'une par rapport à l'au tre et, en outre, le tube assemblé présente une section transversale véritablement circulaire. Conformément à l'invention, il est, en outre, avantageux que le moule de pressage soit réalisé en une matière à mauvaise conductibilité de la chaleur, par exemple en un acier V2A. De ce fait la chaleur est amenée d'une manière concentrée vers le centre et les bords restent froids, de manière que le polyéthylène ramolli ne puisse pas deborder du moule de pressage, étant donné que l'âme froide du câble présente une résistance mécanique suffisante à ces températures. Une forme d'exécution, donnée à titre d'exemple non limitatif, est représentée à la fig. 1 des dessins annexés. Au commencement du montage d'un manchon, les extrémités de deux câbles 1 et 2 à raccorder sont d'abord dénudées à une longueur qui correspond approximativement au diamètre du noyau de flexion admis. Ensuite, suivant le procédé cuprothermique (conducteur en cuivre) ou aluthermique (conducteur en aluminium), on réalise un raccord par soudage entre les conducteurs des câbles 1 et 2, et ce, de manière que le diamètre du raccord soit identique à celui des conducteurs. Après que les conducteurs, soudés l'un à l'autre, aient été lissés et nettoyés mécaniquement, on y enroule des bandes conductrices 3, par exemple en un polyéthylène ou un copolymère dont la résistance à la chaleur est supérieure à celle des bandes isolantes 4, par exemple en polyéthylène, se fusionnant à chaud et enroulées sur les bandes 3 en tant qu'isolation.Une résistance plus élevée à la chaleur des bandes 3 peut être obtenue par une réticulation par rayons. Ces bandes 3 réticulées par rayons présentent l'avantage qu'elles absorbent considérablement moins d'hu midité que des bandes conductrices non réticulées. En outre, le pré-séchage des bandes conductrices 3 constitue un avantage. Les câbles 1 et 2 présentent, à leurs extrémités, un cône très plat 5 formé par l'isolation 6 du câble, la fente du cône pouvant être d'environ 100. Une condition importante pour de bons manchons est la réalisation d'une surface aussi lisse que possible du cône et une exemption totale de corps étrangers. Les extrémités de câble, préparées de cette manière, sont maintenant entourées par la bande isolante 4 fondant à chaud, par exemple en polyéthylène. Le diamètre de l'enroulement isolant 7 achevé correspond exactement au diamètre de l'isolation 6 du câble. Etant donné que pendant l'enroulement, les bandes en polyéthylène 4 se chargent d'électricité statique et, de ce fait, attirent les poussières et des fibres, il est absolument nécessaire que le lieu de travail soit d'une grande propreté. Sur l'enroulement isolant 7 on applique l'une sur l'autre, dans le sens axial, deux feuilles 8 et 9 divisées longitudinalement. Ces feuilles s et 9 sont constituées, par exemple, par du polytétrafluoréthylène (Teflon") et servent à séparer l'enroulement isolant 7 d'un moule de pressage 10 enfermant le dit enroulement rigidement dans le sens radial. La fente longitudinale des feuilles 8 et 9 en "Teflon" est avantageusement orientée vers le haut et elle est calculée de manière qu'elle reste ouverte jusqu'au moment où elle se referme sous la dilatation thermique maximum du "Teflon" à la température de chauffage de préférence de 2000C.Après l'application des feuilles 8 et 9 en "Teflon" divisées longitudinalement, le moule de pressage tubulaire 10, constitué par deux coquilles, est placé autour de l'enroulement isolant 7 revêtu des feuilles 8 et 9 en "Teflon", de manière que la fente de séparation des coquilles du moule de pressage 10 soit décalée d'un certain angle, par exemple de 900, par rapport à la fente longitudinale des feuilles 8 et 9 en "Teflon" Le moule de pressage tubulaire 10 est, de préférence, exécuté en un acier V2A qui, par rapport à l'acier au carbone, présente une conductibilité de la chaleur considérablement plus mauvaise.Par une rainure de séparation longitudinale en forme de z, située hors centre, les deux parties de coquilles du moule de pressage 10 sont centrées l'une par rapport à l'autre, ce qui fait que le moule de pressage 10 assemblé présente une section transversale circulaire uniforme dans le sens longitudinal. La mauvaise conductibilité de la chaleur de l'acier V2A entraîne une très bonne concentration de la chaleur au centre du manchon, de manière que les extrémités voisines du câble restent froides et garantissent ainsi une résistance longitudinale suffisante pour engendrer une pression de soudage élevée.Afin de pouvoir relier rigidement les coquilles, le moule de pressage 10 est muni d'une bande d'acier 11 enroulée sur le moule et qui est formée par un acier résistant à la fatigue et présentant une résistance élevée à la traction, cette bandé maintenant fermement assemblé le noule de pressage divise 10. Le moule de pressage 10 est chauffé au moyen d'un filament de chauffe electrique 12 qui est enroulé spire par spire autour du moule de pressage rigide 10 armé. Même lors d'un enroulement uniforme, il se produit une chute de température du centre du chauffage vers l'ex- trémité du moule de pressage 10, étant donné que les extrémités du câble provoquent un refroidissement.La largeur de chauffage n' est que de 100 mm plus élevée que la largeur d'enroulement des bandes isolantes en polyéthylène, afin que même lors d'un mouvement longitudinal, les extrémités des cônes puissent également être soudées. Sous le filament de chauffe 12, la température de chauffe est, de préférence, de 2000C et elle est mesurée au moyen d'un élément thermique et est maintenue constante par un régulateur. La durée du chauffage découle du fait que le lissage du conducteur, constitué par les bandes semi-conductrices 3, doit atteindre au moins 1200C afin de se souder aux bandes isolantes 4 en polyéthylène, ce qui peut être obtenu en mesurant le champ de température de l'enroulement isolant 7 pendant le chauffage.Comme protection extérieure à la chaleur, on enroule sur le filament de chauffe 12 une bande en amiante 13 se chevauchant à 50 t. L'enlèvement du moule de pressage 10 s'effectue à l'état chaud, immédiatement avant la solidification de l'enroulement isolant 7 qui, à cet état, est encore transparent et peut donc être contrôlé. De préférence, la température est de 130"C à ce moment. Après le refroidissement de I'enroulement-isolant 7 soudé, on applique sur ce dernier une protection de manchon qui, suivant la construction du câble, peut être constituée, soit par des bandes semi-conductrices en polyéthylène qui se soudent sous pression et température, soit par du graphite. Enfin, on procède au montage d'une bande de protection et d'une protection mécanique. L'invention est également relative à un manchon pour câbles à haute tension, plus particulièrement en polyéthylène réticulé, manchon qui forme une bobine constituée par des bandes, se fusionnant à chaud, par exemple en polyéthylène réticulé, enroulées et soudées sous pression et température. De tels manchons sont utilisés lorsque les câbles en polyéthylène sont employés comme câble marin ou pour des tensions nominales élevées et que les différents tronçons de câble doivent être reliés les uns aux autres. Même lors de l'apparition de défauts pendant la fabrication, ces défauts peuvent être éliminés par la mise en oeuvre de tels manchons dont le diamètre est identique à celui du câble. Les manchons connus sont formés, soit à partir de bandes en polyéthylène enroulées, soit à partir de bandes en polyéthylène réticulé enroulées, et ce, lorsqu'on exige des manchons à résistance à la chaleur élevée en raison de charges élevées.Plus particulièrement l'exécution de la bobine de manchon à partir de bandes en polyéthylène réticulé est très coûteuse, en raison du coût des bandes en polyéthylène réticulé qui est plus élevé que celui des bandes non réticulées. En outre, pour le soudage des bandes en polyéthylène réticulé, il faut une énergie thermique plus élevée, correspondant au degré de réticulation, ce qui exige toutefois des conducteurs à capacité de chauffe plus élevée au lieu du montage du manchon, accroissant ainsi les frais d'énergie et d'appareillage. L'invention vise à réaliser un manchon pour des câbles à haute tension isolés par une matière synthétique, manchon qui est plus particulièrement exécuté en un polyéthylène réticulé et qui avec une résistance à la chaleur qui est identique à celle des manchons connus, exige moins d'énergie pour le soudage de la bobine de manchon, tandis que le degré de réticulation moyen de la bobine de manchon est inférieur à celui des bobines de manchon connues formées par des bandes en polyéthylène réticulé. Conformément à l'invention, ceci est obtenu du fait que la résistance à la chaleur de la bobine de manchon en polyoléfines décroît vers l'ex- térieur à partir du conducteur du câble.L'invention se base sur la constatation que, du fait que le lieu de la sollicitation la plus élevée à la chaleur de la bobine de manchon se situe à proximité du conducteur, il faut que la bobine de manchon présente la résistance à la chaleur la plus élevée également à ce point. Cependant, étant donné que la sollicitation à la chaleur de la bobine de manchon décroît vers l'extérieur, la résistance à la chaleur de la bobine de manchon peut également être plus faible, vers 1' extérieur, de manière qu'il suffise de ne prévoir des polyoléfines fortement résistantes à la chaleur que dans la zone du conducteur intérieur, la résistance à la chaleur nécessaire à ce point étant adaptée à la puissance à transmettre et à l'échauffement se manifestant de ce fait. Conformément à l'invention, une résistance à la chaleur qui décroît radialement de la bobine de manchon en polyoléfines, par exemple en polyéthylène, peut être obtenue du fait que le degré de réticulation de la bobine de manchon décroît vers l'extérieur à partir du conducteur intérieur du câble. Etant donné qu'une bande en polyoléfine fortement réticulée est plus coûteuse qu'une bande faiblement réticulée ou non réticulée, la réalisation conforme à l'invention de la bobine de manchon permet de réduire les frais de fabrication.Etant donné qu'en outre, pour le soudage de bandes fortement réticulées, il faut beaucoup plus d'énergie thermique amenée de l'extérieur que pour des bandes faiblement réticulées, la réalisation conforme à l'invention de la bobine de manchon permet, en outre, de réduire la consommation d'énergie pour le soudage par rapport à celle nécessaire pour les bobines de manchon d'une réticulation uniformément élevée. Pour cette raison, outre une économie d'énergie et des frais pour cette dernière, il est également possible de réduire les frais pour l'appareillage, étant donné que les appareils nécessaires pour le chauffage de la bobine de manchon peuvent être de dimensions plus faibles. Lorsqu'il s'agit de la bobine de manchon réalisée conformément à l'invention, il est avantageux que la zone à degré de réticulation le plus élevé à proximité du conducteur du câble, corresponde environ à un tiers du diamètre de la bobine de manchon. Cette zone correspond approximativement à la zone de la sollicitation à la chaleur la plus élevee et, de ce fait, également à la zone à la résistance à la chaleur la plus élevée, nécessaire. Conformément à l'invention, les bandes réticulées par rayons doivent être réticulées avec une intensité de rayonnement comprise environ entre 2 et 15 millirayons. L'irradiation des bandes en vue de la réticulation peut être effectuée radioactivement ou par des faisceaux électroniques. Suivant une autre forme d'exécution conforme à l'invention, les bandes peuvent être réalisées en polyéthylène et/ou en polypropylène, en outre, à proximité du conducteur, on peut d'abord enrouler une couche de bandes en polypropylène et, sur cette couche, on peut enrouler une couche de bandes en polyéthylène, étant donné que les bandes en polypropylène présentent une résistance à la chaleur qui est supérieure à celle des bandes en polyéthylène; le diamètre de l'enroulement des bandes en polypropylène étant environ un tiers du diamètre de la bobine de msncllon. Par rapport aux manchons uniquement formés par des bandes en polyéthylène et en raison de la résistance à la chaleur du polypropylène (point de fusion à environ 164"C), une telle bobine de manchon, enroulée conformément à l'invention, présente l'avantage d'une résistance à la chaleur qui, dans l'ensemble, est plus élevée. En outre, la fabrication de cette bobine de manchon est moins coûteuse que celle des bobines de manchon entièrement réalisées en polypropylène, étant donné que les bandes en polyéthylène sont moins coûteuses, de ma nière que par la combinaison de bandes en polypropylène et en polyéthylène, une résistance élevée à la chaleur soit réunie à des frais de fabrication avantageux. L'invention sera décrite plus en détail ci-après à l'appui de la fig. 2 des dessins annexés. Le dessin représente deux câbles 1' et 2' dont les extrémités 30 et 40 sont reliées l'une à l'autre par soudage. Les extrémités 30 et 40 dénudées du conducteur sont entourées par une bande conductrice 50 pour le lissage du conducteur. Sur cette bande conductrice 50 est appliquée une bobine de manchon 60 formée par une bande en matière synthétique se fusionnant à chaud, par exemple une polyoléfine réticulée par rayons, telle que le polyéthylène. Cette bobine de manchon 60 est formée par deux couches 70 et 80 différentes dont la couche 70, proche des conducteurs 30 et 40 du câble, est formée par une bande en poîyéthylène qui est plus fortement réticulée que la couche S0 placée sur la couche 70. L'mais seur de la couche 70, située à l'intérieur, correspond environ à un tiers du diamètre de la bobine de manchon 60. La bobine de manchon 67peut être réticulée avec une intensité de rayonnement comprise entre 2 et 15 millirayons, toutefois, la couche 70 doit toujours être plus fortement réticulée que la couche 80. Le degré de réticulation de la couche 70, située à l'intérieur, correspond au degré de réticulation de la bande 50 formant le lissage du conducteur. Au lieu d'utiliser des bandes déjà réticulées pour la bobine de manchon 60, il est également possible de réticuler le manchon au lieu du montage, après son achèvement. En outre, il peut être avantageux que la couche d'enroulement 80 ne soit pas réalisée en une bande de polyéthylène réticulé, mais d'utiliser, à cette fin, une simple bande en polyéthylène non réticulé, ce qui permet d'économiser des frais lors de la réalisation de la bobine de manchon 60, sans affecter, de ce fait, la résistance à la chaleur. Le procédé décrit plus haut a été utiliser, jusqu'à présent, pour des câbles à très haute tension dont le diélectrique de câble en polyéthylène contient des additifs stabilisant la tension, à savoir des stabilisateurs de tension. n ajoutant des stabilisateurs de tension, la résistance à la tension du polyéthylène peut être accrue considérablement. Pour la réalisation de manchons de câble suivant le procédé cité plus haut pour des câbles à très haute tension munis d'une isolation en polyéthylène stabilisé, on utilise également des bandes isolantes en polyéthylène stabilisé. On a essayé d'utiliser le procédé décrit plus haut et qui, jusqu a présent, n'a été employé que pour des câbles à très haute tension en polyéthylène stabilisé, également pour des câbles à tension moyenne, par exemple les câbles marins. En vue de la réalisation des épissures des câbles marins, le procédé décrit plus haut semble être très avantageux en raison de la résistance à l'eau élevée exigée des épissures. Toutefois, pour ces câbles à tension moyenne, il est connu d'utiliser un polyéthylène non stabilisé pour l'isolation du câble, de même que des bandes isolantes en polyéthylène non stabilisé pour la réalisation de la bobine de manchon. Lors d'essais visant à utiliser le procédé décrit plus haut pour des câbles à tension moyenne en polyéthylène non stabilisé, il s'est cependant avéré que la qualité électrique des points d'épissure est inférieure à celle du câble. L'invention vise à compléter le procédé décrit plus haut de manière à réaliser, pour des câbles à tension moyenne, également des manchons de raccord dont la résistance à la tension correspond au moins à celle de l'isolation du câble. Conformément à l'invention, ceci est obtenu du fait qu'avant l'enroulement des bandes isolantes, les câbles à raccorder sont enduits, à leurs extrémités chanfreinEes, d'une solution contenant des stabilisateurs de tension, par exemple, une huile constituée principalement par des aromates et contenant les additifs stabilisants usuels d'amines hautement aromatiques, alors que les bandes isolantes sont enroulées après la diffusion de la solution dans 1' isolation du câble. L'invention se base sur la constatation que lors de l'enroulement de la bobine de manchon, il se forme des inclusions d'air à la surface de séparation entre la bobine de manchon et les extrémités chanfreinées des câbles, inclusions d'air qui ne disparaissent pas entièrement même lors du soudage subséquent sous pression et température.Toutefois, ce sont ces inclusions d'air qui provoquent le percement prématuré du manchon de câble. Du fait que la surface de séparation est enduite d'une solution contenant des stabilisateurs de tension, on obtient que les stabilisateurs de tension pénètrent, pendant le soudage, dans les inclusions d'air aux cônes des extrémités des câbles et éliminent leur influence nuisible qui agit sur la résistance à la tension. Suivant un développement de l'invention, il peut être avan tageux d'utiliser, pour l'enroulement de la bobine de manchon, des bandes qui sont formées par une matière contenant des stabilisateurs de tension, par exemple du polyéthylène. Lors de l'utilisation de telles bandes d'enroulement, il est possible, dans certaines circonstances, que la face de séparation ne doive pas être enduite d'une solution contenant des stabilisateurs de tension, étant donné que lors du soudage des bandes d'enroulement sous pression et température, les stabilisateurs de tension migrent également à partir des bandes d'enroulement dans les inclusions d'air et que, de ce fait, l'effet nuisible de ces dernieres est éliminé. L'efit du procédé conforme à l'invention est illustré ciaprès à l'appui de mesures de deux manchons de raccord différents, mais effectuées par ailleurs dans les mêmes conditions. Lors de l'utilisation de bandes de polyéthylène non stabilisé pour la réalisation de la bobine de manchon pour un câble à tension moyenne de 40 kV en polyéthylène non stabilisé, on a obtenu, au cours de trois mesures différentes, des percements dans le manchon aux puissances de champ de 20 kV/mm, 12 kV/mm et 18 kV/mm. Lors de l'utilisation de bandes en polyéthylène stabilisé pour la réalisation de la bobine de manchon d'un même câble de 40 kV en polyéthylène non stabilisé, on a obtenu, lors de trois mesures différentes, des percements dans le câble aux puissances de champ de 30 kV/mm, 26 kV/mm et 22 kV/mm. En comparant les résultats indiqués ci-dessus, on peut constater que lors de l'utilisation de bandes en polyéthylène non stabilisé, tous les percements se produisent dans le manchon, c'est-à-dire que le manchon présente une résistance électrique qui est plus faible que le diélectrique du câble. Par contre, lors de l'utilisation de bandes en polyéthylène stabilisé pour la réalisation de la bobine de manchon, tous les percements se produisent dans le diélectrique du câble, c'est-à-dire que le manchon présente une résistance à la tension qui est plus élevée que celle du diélectrique du câble. Par ailleurs, le procédé est mis en oeuvre comme celui décrit plus haut, à savoir au moyen du dispositif décrit à l'appui de la fig. 1 des dessins. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Procédé pour raccorder ou réparer des câbles isolés, plus particulièrement des câbles à haute tension isolés par une matière synthétique, un enroulement d'isolation constitué par des bandes isolantes fondant à chaud étant soudée sous pression et température, caractérisé en ce que les bandes isolantes sont enroulées jusqu'à obtenir le diamètre de l'isolation du câble et, ensuite, ces bandes isolantes sont enfermées, rigidement dans le sens radial et flexiblement dans le sens axial, dans un moule de pressage. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'avant l'enroulement des bandes isolantes, on enroule, autour des extrémités dénudées, soudées l'une à l'autre des câbles, une bande semi-conductrice présentant une résistance à la chaleur qui est plus élevée que celle des bandes isolantes. 3.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'enroulement isolant soudé est démoulé à l'état chaud, encore transparent, immédiatement avant la solidification. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications l à 3, caractérisé en ce que l'isolation de l'âme reçoit, à l'extrémité des câbles à raccorder et avant l'application de l'enroulement isolant, un cône à faible pente de par exemple 10 par rapport à l'axe du câble. 5.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que sur l'enroulement isolant non soudé on applique, dans le sens axial, au moins une feuille divisée longitudinalement en polytétrafluoréthylène dont la fente est orientée vers le haut. 6.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à S, caractérisé en ce qu'avant l'application des bandes isolantes, les extrémités chanfreinées des câbles à raccorder sont enduites d'une solution contenant des stabilisateurs de tension, l'enroulement étant effectué après que la solution soit diffusée dans l'isolation du câble. 7.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce nue les bandes d'enroulement elles-mêmes sont formées par une matière, par exemple du polyéthylène, contenant des stabilisateurs de tension. S.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il est constitué par un moule de pressage tubulaire pouvant être chauffé, résistant à la pression, formé par deux coquilles pouvant être reliées rigidement mécaniquement et placées autour de l'enroulement isolant dont le diamètre correspond à celui du câble. 9.- Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le moule de pressage est divisé en dehors du centre par une rainure en forme de z. 10.- Dispositif suivant la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que le moule de pressage est réalisé en une matière à mauvaise conductibilité de la chialeur, par exemple en acier VZA. 11.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce que sur le moule de pressage est enroulé un filament de chauffe sur lequel est appliquée une protection à la chialeur, par exemple en amiante. 12.- Manchon pour câbles à haute tension isolés par une matière synthétique et constitué par un polyéthylène réticulé et formé par une bobine de manchon en bandes se fusionnant à chaud, soudées sous pression et température, par exemple en polyéthylène réticulé, caractérisé en ce que la résistance à la chaleur de la bobine de manchon en polyoléfines décroît vers l'extérieur à partir du conducteur intérieur du câble. 13.- Manchon suivant la revendication 12, caractérisé en ce que le degré de réticulation de la bobine de manchon décroît vers l'extérieur à partir du conducteur intérieur du câble. 14.- Manchon suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la zone à degré de réticulation plus élevée à l'endroit du conducteur intérieur du câble, correspond à environ ut tiers du diamètre de la bobine de manchon. 15.- Manchon suivant la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que les bandes des couches de la bobine sont réticulées par rayons sous une intensité de rayonnement comprise entre environ 2 et 15 millirayons. 16.- Manchon suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la bobine de manchon est formée par des bandes en polyéthylène et/ou en polypropylène. 17.- fanchon suivant la revendication 16, caractérisé en ce que stir le condiicteur intérieur du câble on enroule une couche e bandes en polypropylène sur laquelle est enroulée une couche de bandes en polyéthylène, le diamètre de la couche enroulée sur le conducteur intérieur du câble correspondant environ à un tiers du diamètre de la bobine de manchon,