L'invention due a la collaboration de Monsieur Gabriel WANEGUE concerne l'attache de pièces en guirlande au moyen d'un fil conducteur en vue de monter ces guirlandes sur un cadre permettant de produire sur les pièces un dépôt électrolytique, par exemple un chromage. Habituellement, le dépit éieetrolytique sur de petites pièces métalliques est réalisé soit par le procédé dit au tonneau, soit par electrolyse sur cadre. Le premier procédé a l'avantage d'être bon marché mais d'une qualité médiocre, tandis que le second nécessite la mise en guirlande des pièces sur un fil métallique pour le montage sur cadre, opération toujours réalisée à la main, ce qui conduit à une meilleure qualité mais aussi à un prix très élevé, généralement considéré comme prohibitif pour des pièces petites et nombreuses. Le but de l'invention est-de réaliser une machine qui exécute automatiquement la mise en guirlande-continue d'une série répétitive de petites pièces, en particulier de pièces plates comportant au moins un orifice tel que des rondelles. Ceci pour permettre une électrolyse ultérieure et assurer une protection de qualité en meme temps qu'un coût modéré. L'invention consiste à laisser dévider un fil métallique au moyen d'un guide-fil, au-dessus et dans l'axe d'avancement des pièces, empilées dans un magasin et poussées une à une au moyen d'un poussoir, à utiliser un poinçon à extrémité fendue qui se place à cheval sur le fil et ltenfonce dans l'axe de l'orifice d'une pièce en formant ainsi une boucle qu'un poussoir latéral, de préférence entrainé par la remontée du poinçon, replie perpendiculairement à l'axe d'avancement du poinçon, à la suite de quoi un crochet a déplacement oblique replie ltextrémité de la boucle dépassant de la pièce vers le haut et vers ltinté- rieur, après quoi le poussoir pousse une nouvelle pièce.Les pièces peuvent être en contact l'une de l'autre ou séparées par un espace moyennant un simple réglage du cycle de fonctionnement de la machine. D'autres particularités de l'invention apparaitront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé, sur lequel: la fig. 1 est une vue en élévation de la machine avec coupe partielle vue selon I de la fig. 3; la fig-. 2 est une vue en élévation avec coupe partielle dans le sens II de la fig. 3; la fig. 3 est une vue en plan- de la base de la machine sans les pièces; la fig. 4- est une vue de dessus de la partie supérieure de la machine avec la guirlande de pièces en cours de formation. La machine est formée par une base horizontale 1 munie de deux cloisons verticales 2 et 3 dont la surfaee supérieure commune 4 se prolonge par une table 5 en console fixée sur la cloison 2. D'autre part, la base comporte un retour vertical 6 sur lequel est fixé un vérin horizontal 7 dont la tige 8 est solidaire d'un poussoir 9 à section en U renversé venant coulisser en s'emboitant autour de la table 5. L'extrémité plate 10 du.poussoir 9 coulisse donc au ras de la table 5 dansile prolongement de'la surface 4.et elle comporte une échancrure d'extrémité 11 en V ou en arc de cercle d'un diamètre approprié à celui des rondelles 12 que l'on désire monter en guirlande. Ces-rondelles sont empilées dans un magasin vertical 13 fixé à deux montants verticaux 14 solidaires de la base. L'extrémité inférieure 15 du magasin 13 se termine au-dessus du niveau supérieur de la table 5 d ne distance juste suffisante pour permettre le passage de l'extrémité plate 10 du poussoir et. d'une rondelle 12. De tette manière, à chaque mouvement de va et vient du poussoir 9 sous l'effet du vérin 7, l'extrémité 10 extrait une nouvelle rondelle et la pousse vers la droite des fig. 1, 3 et 4 pour l'amener juste à cheval entre l'espace séparant -les eloisons 2 et 3 tout en restant dans l'axe du vérin 7. Juste à l'aplomb de cette position se trouve placé un vérin vertical 16, fixé sur un support 17 lui-même fixé à -la base 1, et la tige 18 de ce vérin est fixée à un poinçon vertical 19 par l'intermédiaire d'un coulisseau 20 qui coulisse sur une glissière verticale 21 fixée à sa partie supérieure au support 17. Ce support 17 comporte également des flasques verticaux 22 servant de support pour l'axe d'une bobine 23, repré sentée en trait interrompu sur les fig. 1, 2 et 4 et de laquelle se déroule un fil métallique 24, lequel vient passer dans un guide-fil 25, solidaire de ltextrémité infé-rieure de la glissière 21 et qui permet à la partie sortante du fil de se dérouler juste au-dessus des rondelles et dans l'axe d'avancement de celles-ei, c'est-8-dire dans l'axe du poussoir 9. Chaque fois que le poussoir 9 extrait une rondelle du magasin, il l'amène dans la position indiquée précédemment, c'est-g-dire dans l'axe du poinçon 19 en passant en dessous un presseur élastique 26 poussé par un ressort 27 situé dans la glissière 21. Ce presseur comporte une fente de guidage du fil sur sa face inférieure dans l'axe du guide-fil 25. De cette manière, dans la position représentée sur la rig. 1, le fil métallique se trouve guidé entre le presseur 26 et la rondelle 12 et il coulisse librement. Dans l'intervalle, le fil se trouve disposé selon le diamètre de l'orifice eentral de la rondelle 12. L'extrémité du poinçon 19 comporte d'autre part, une fente d'extrémité 29 lui permettant de venir se.placer à cheval sur cette partie de fil disposée selon le diamètre de l'orifice. Dès l'actionnement du vérin 16, le poinçon 19 entraine donc le fil 24 qui se dévide librement de la bobine 23 entassant à travers le guide-fil 25 et qui coulisse également à l'extrémité du poinçon 19 pour former une boucle inférieure verticale en forme de U au travers de l'orifice de la rondelle. Lorsque le poinçon 19 remonte ensuite sous l'effet du vérin 16, cette boucle verticale reste en place grâce à la raideur du fil qui la constitue. Cependant, lors de la remontée du poinçon, cette boucle inférieure se trouve couchée horizontalement sous la rondelle grâce à un poussoir inférieur à déplacement latéral 30 actionné par le déplacement du coulisseau 20 par l'-intermédiaire d'un renvoi coudé 31 articulé en 32 sur le support fixe 17. L'articlation 33 entre ce renvoi et le poussoir 30 se déplace donc selon un léger arc de cercle de direction sensiblement horizontale, tandis qu'une broche de guidage 34 coulissant dans une fente 35 du poussoir 30 assure un déplacement oblique de son extrémité 36, laquelle comme on l'a vu vient coucher la boucle inférieure en U vers la gauche de la fig. 2 et vers le haut jusqu'd la placer complétement à l'horizontale. La course du vérin 16 est réglée. de telle manière que la longueur de cette boucle soit suffisante pour que, une fois couchée oomme il vient d'trie dit, elle comporte une partie qui dépasse au-delà du contour de la rondelle.C'est cette partie qui est ensuite repliée vers le haut et vers l'intérieur au moyen d'un crochet 37 se déplaçant entre les cloisons 2 et 3 et articulé sur un axe rixe 38 positionné de telle manière que l'extrémité du crochet se déplace selon un trajet très oblique en passant exaetement au ras du bord supérieur gauche de la rondelle sur la fig. 2, Ge crochet 37 est actionné par un autre vérin vertical 39, par l'interme- diaire d'une bielle 40 articulée en 41 sur le crochet 37 et en 42 sur la tige 43 du vérin 39. Après le retour du crochet 37 en position de repos, la rondelle 12 se trouve donc fixée sur le fil Pour former la guirlande, il suffit donc de faire avancer la rondelle et le fil avant de. fixer de la meme façon une nouvelle rondelle et ainsi de suite. La longueur de fil nécessaire pour former la boucle doit etre obtenue pour moitié de la bobine et l'autre moitié de l'intervalle existant entre la rondelle précédemment attachée et l'axe de la rondelle en position d'attachez Pour cela il est prévu un quatrième mouvement ménageant une longueur de fil suffisante, 1) pour le retrait du fil pour la demi-boucle, et 2) pour l'intervalle désiré entre les pièces. Ce quatrième mouvement comporte un cliquet 44 commandé par une tige 45 mue par le vérin 7 (voir fig. 3 et 4), ou par un vérin supplémentaire. Une fois qu'on dispose de la guirlande continue de pièces, visible partiellement sur la fig. 4, il devient alors facile de faire la mise sur cadre, puisqu'fil suffit de couper cette guirlande aux longueurs voulues et d'en fixer les extrémités sur le cadre. I1 est possible également d'envisager un traitement électrolytique par défilement continu de la guirlande dans les bains d'électrolyse sans utiliser de cadre. I1 est clair d'autre part, que, moyennant un échange éventuel du poinçon et du magasin 13, et le réglage appro prié des courses, il est possible à la même machine de mettre en guirlande. des rondelles de fermes et de dimensions très différentes, ainsi que des pièces autres que des ron.- delles pourvu qu'elles comportent au moins un orifice. REVENDICATIONS 1. Machine pour la mise automatiquement en guirlande de pièces comportant un orifice, caractérisée par le fait qu'elle comporte un magasin de pièces empilées, un poussoir d'alimentation extrayant les pièzes du magasin et les poussant sur une table jusqu'8 un poste de travail, un support pour une bobine d'où se déroule librement un fil métallique qui passe par un guide-fil en position fixe pour se dévider au-dessus des pièces dans l'axe de déplacement de celles-ci, un presseur élastique pressant chaque pièce eontre la table au-dessus du poste de travail et-pinçant le fil entre lui et la pièce d'un côté de l'orifice, tandis que du côté opposé le presseur comporte un dégagement pour le libre coulissement du fil, un poinçon à extrémité fourchue actionné dans un mouvement de va et vient pour passer à travers l'orifice en entraînant le fil pour former une boucle perpendiculaire à la table, un poussoir transversal agissant pendant ou après la remontée du poinçon pour coucher cette boucle sous la pièce dans le plan de la table, enfin un crochet à déplacement oblique alternatif transversal venant replier vers le haut et vers l'intérieur la partie de la boucle dépassant au-delà du contour de la pièce. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le poussoir transversal est eommandé par le déplacement du poinçon par l'intermédiaire d'un renvoi coudé. 3. Machine selon l'une ou l'autre des revendication 1 et 2, caractérisée-par le fait que le poussoir se déplace d'un moment alternatif entre une position extrême amenant une pièce au poste de travail et une autre position extrême venant prendre la pièce suivante dans le magasin. 4. Machine selon la revendication 3, caractérisée par le fait que pour éviter le coulissement du fil sous le poinçon lors de la formation de la boucle, toute la guirlande est déplacée à chaque cycle d'une longueur correspondant à un pas de la guirlande majoré de la moitié de la longueur d'une boucle, grâce à un cliquet entraîné par le poussoir ou par une commande indépendante.