La présente invention concerne un dispositif de surveillance utilisant des élénents photosensibles. Par dispositif de surveillance on entend un dispositif capable de détecter plus particulièrement un mobile évoluant dans une zone à surveiller,mcbile qui peut être d'une nature différente d'un objet matériel. De nombreux dispositifs de surveillance sont connus travaillant sur des principes également différents. Toutefois dans l'art antérieur on ne retiendra que les dispositifs de surveillance dans lesquels les détecteurs qui apprécient le mouvement de l'objet qui pénêtre dans la zone surveillée ou qui y évolue, sont des cellules photoélectriques, des sondes à ultrason, ou encore des sondes électromaonétiques. Ces détecteurs d'une façon générale, détectent les déplacements .objets en tenant compte de la résultante de toutes les réflexions qui peuvent être détectées à partir'd'objets fixes et mobiles se trouvant dans la zone à surveiller.Dans de tels dispositifs il est nécessaire alors de prévoir d'autres dispositifs qui différencient un objet fixe d'un objet mobile, ce qui alourdit le dispositif de surveillance et complique le traitement des informations qu'il délivre. De plus, le facteur de visibilité, clest-à-dire l'aptitude à détecter un objet mobile, des détecteurs donc du dispositif de surveillance est limité. L'objet de la présente invention est de définir un dispositif de surveillance qui échappe aux inconvénients qui viennent d'être signalés dans les dispositifs de l'art antérieur. Suivant une caractéristique de l'invention, un dispositif de surveillance comporte un capteur constitué par des éléments photosensibles, sensibles à l'énergie lumineuse qu'ils reçoivent d'un ou de plusieurs objets pénétrant ou évoluant dans la zone à surveiller, d'un dispositif de traitement comprenant un dispositif à retard connecté au capteur, un dispositif de comparaison de l'image de la zone à surveiller formée sur le capteur et transmis d'une part directement et d'autre part à travers le dispositif à retard, et un dispositif de sortie. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les éléments photosensibles constituant le capteur sont des éléments connus sous le nom d'éléments à transfert de charge, en abréviation DTC pour dispositif à transfert de charges, (CCD ou charge coupled device dans la terminologie anglo saxonne). D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description d'un dispositif de surveillance, donnée à l'aide des figures qui représentent - la figure 1, une vue schématique du dispositif, - la figure 2, une vue schématique du capteur photosensible utilisé, - la figure 3, un diagramme des signaux délivrés par le capteur, - la figure 4, une vue schématique du dispositif de surveillance, dans une solution analogique, - la figure 5, une vue schématique du dispositif de surveillance dans une solution logique, - la figure 6, une vue schématique d'une variante du dispositif de surveillance dans une solution logique, - et la figure 7, une vue schématique d;;unlexploitation sur écran de visualisation des signaux délivrés par plusieurs dispositifs de 3urveilla.lce.- Le dispositif de surveillance, objet de la présente invention est destiné à détecter un ou plusieurs objets pénétrant ou évoluant dans une zone à surveiller. Un tel dispositif doit donc comporter un dispositif de détection proprement dit, appelé capteur et suivant l'invention ce capteur est constitué par une matrice d'éléments photosensibles, du type à transfert de charge, connu dans la littérature anglo-saxonne sous le vocable d'éléments CCD (Charge Coupled Devices). Un tel capteur est connu en soi et une description détaillée n en sera pas donnée. La figure I représente de façon schématique un dispositif de surveillance suivant l'invention. Ce dispositif comporte un objectif 1 placé devant le capteur photosensible 2, constitué par une matrice de M X N éléments photosensibles. Le capteur 2 est connecté à un dispositif de traitement comportant principalement un dispositif de comparaison 3 par l'intermédiaire de deux voies, une voie directe 4 et une voie retardée 5 comportant un dispositif à retard 6. La sortie du dispositif de comparaison 3 délivre les signaux utiles rendant compte de la présence d'un objet en déplacement dans la zone à surveiller. Le' fonctionnement d'un tel dispositif est le suivant. Le capteur du dispositif utilisant des cellules photosensibles, l'objectif 1 focalise l'image de la zone à surveiller sur le capteur, chacun des éléments photosensibles recevant une certaine intensité lumineuse pendant un temps déterminé. Suivant une méthode connue en soi, les éléments photosensibles du capteur constituant une matrice sont balayés électroniquement pendant un temps déterminé appelé temps ou période d'analyse T, le capteur délivrant de la sorte des signaux électriques, ou signaux vidéo, reconstituant sous forme électrique l'image optique qui avait été projetée sur la matrice 2 des éléments photosensibles. Ces signaux électriques constituent un signal analogique échantillonné proportionnel à l'intensité lumineuse reçue en chaque point de la matrice, c'est-à-dire pour chacun des N x M éléments.Le dispositif à retard' 6 qui peut être du type registre à décalage, applique au signal qui, est transmis par la voie 5 un retard dont la durée est égale à la durée de balayage de l'image complète enregistrée sur la matrice. Le dispositif de comparaison 3 connecté en sortie de ce dispositif à retard et connecté également directement par la voie 4 à la matrice 2 effectue de façon permanente la comparaison du signal de sortie actuel de la matrice d'éléments photosensibles et du signal de sortie retardé. Autrement dit, le dispositif de comparaison compare de façon permanente l'image actuelle de la zone à surveiller et son image précédente.Toute différence d'amplitude entre les signaux échantillonnés comparés est ainsi détectée, elle constitue le signal utile 7 qui peut être exploité d'une façon ou d'une autre, alimentant une alarme, un dispositif de visualisation, etc... La figure 2 représente de façon schématique le capteur et la figure 3, un diagramme des signaux qu'il délivre après balayage. Dans l'exemple de la figure 2, le capteur est une matrice comportant quatre éléments photosensibles I, II, III, IV, qui sont des dispositifs à transfert de charge (DTC), dispositifs qui ont la propriété d'accumuler des charges électriques proportionnellement à l'énergie lumineuse qu'ils reçoivent. Chacun de ces éléments ou cellule est connecté à un registre à décalage 8 auquel il transfert, sous la commande d'impulsions de transfert d'une horloge 9, les charges qu'il a accumulées. Le registre est commandé par une horloge 10 permettant d'effectuer le balayage de la matrice, registre qui délivre sur sa sortie Il un train de signaux de nature électrique, chacun d'eux étant caractéristique de l'état d'une des cellules photosensibles.On peut établir l'expression donnant la valeur en volt du signal vidéo fourni par un point de la matrice au moment de son analyse appelée aussi lecture. dans laquelle u étant la valeur cherchée, E représente l'éclairement en lux, reçu par un point de la matrice, T. est la période s'écoulant entre deux lectures successives d'un même point de la matrice, correspondant au temps d'analyse et au temps pendant lequel un point de la matrice est soumis au flux lumineux incident et la sensibilité de la matrice exprimée en volts/lux -seconde. Le diagramme de la figure 3 rend compte des signaux vidéo délivrés par chaque cellule élémentaire de la matrice de la figure 2 qui comprend deux fois deux cellules, c'est-à-dire 4 cellules réparties suivant 2 lignes et 2 colonnes, cette disposition n'étant donnée quià titre d'exemple. La courbe 31 représente en fonction du temps deux impulsions d'horloge commandant la lecture de la matrice. La courbe 32 représente en fonction du temps l'accumulation des charges pendant un temps T entre deux impulsions successives de lecture de la courbe 31, pour la cellule élémentaire I cette accumulation des charges donne le signal ul. La courbe 33 représente en fonction du temps l'accumulation des charges pendant le temps T pour la cellule II délivrant le signal u2. La courbe 33 est relative à la cellule III délivrant le signal u3 et la courbe 34 est relative à la cellule IV délivrant le signal u4. La courbe 36 représente en fonction du temps les impulsions de commande de lecture du registre 8 qui permettent d'obtenir les signaux caractéristiques des cellules constitutives de la matrice, signaux vidéo qui sont représentés sur la courbe 37. On notera sur cette courbe que les impulsions vidéo présentent sur leur sommet des petites indentations ou parasites. Celles ci sont provoquées par le bruit thermique. La figure 4 représente un dispositif de surveillance suivant l'invention dans une solution analogique. On retrouve en 1 l'objectif optique qui focalise sur la matrice 2 l'image de la zone à surveiller. Cette matrice d'éléments photosensibles est connectée à une horloge 12 qui regroupe au moins les horloges 9 et 10 mentionnées auparavant. La matrice 2 est connectée parue voie directe à un dispositif de comparaison et également par une voie retardée 5 comportant un dispositif à retard. Ce dispositif est un registre à décalage analogique, qui est constitué par des cellules analogiques montées en série, en nombre égal au nombre des cellules photosensibles constituant la matrice 2 soit N x M. Ce registre est commandé par des impulsions d'horloge provenant de l'horloge 12. Au point de vue du fonctionnement il est clair que le dispositif de comparaison 3 procède à la comparaison d'une image de la zone à surveiller dite actuelle qu'il reçoit directement et d'une image précédente, délivrée par le registre à décalage 6 après un temps T. Le dispositif de comparaison, effectue la différence entre les signaux Ut-T et Ut Toute différence existant entre les images constitue le signal utile apparaissant à la sortie 7. En fait, le signal utile brut est comparé à un seuil de niveau prétabli correspondant au bruit propre interne de l'appareil pour éviter de fausses alarmes. La figure 5 représente sous une forme schématique, un dispositif de surveillance dans une solution logique. On retrouve dans cette réalisation l'objectif 1 focalisant l'image de la zone à surveiller sur la matrice d'éléments photosensibles 2, l'horloge interne 12 qui délivre des impulsions d'horloge à la matrice et à d'autres dispositifs comme il sera vu ultérieurement. Le dispositif de surveillance traitant les informations analogiques que lui délivre la matrice 2 sous forme logique, cette dernière est connectée à un convertisseur analogique numérique 13 délivrant l'information sous la forme d'un mot binaire, dans l'exemple décrit, à quatre bits. Les sorties du convertisseur sont connectées à quatre registres logiques possédant autant de cellules qu'il y a d'éléments photosensibles dans la matrice 2. Ces registres sont au nombre de quatre dans l'exemple décrit, soit 14, 15, 16, 17 dont les sorties sont connectées à un dispositif de comparaison 3, connecté au convertisseur analogique numérique 3 par des voies directes 41, 42, 43, 44. Un dispositif de sortie 7 est connecté d'une part à la sortie du dispositif de comparaison 3 et d'autre part à l'horloge interne-12, et délivre les signaux utiles. Cette horloge interne 12 est également connectée aux registres 14 à 17 auxquels elle délivre des impulsions de commande. Le convertisseur analogique numérique 13 est d'un type connu, délivrant le signal analogique qu'il reçoit sous la forme d'un mot binaire 9 4 bits apparaissant chacun sur une sortie connectée à un registre à décalage donnant un retard de l'ordre de T. Les sorties des comparateurs envoient des échantillons de l'image pré cédante au comparateur 3 qui recevant directement par les voies 41 à 44 les échantillons de l'image actuelle, effectue une comparaison bits à bits des échantillons. Toute différence excédant le bruit interne est envoyée au dispositif de sortie 7 d'où elle est exploitée. La figure 6 représente de façon schématique, une variante du dispositif de surveillance dans une solution logique, dans laquelle les registres sont remplacés par une mémoire. On retrouve dans ce dispositif, l'objectif 1 focalisant sur la matrice d'éléments photosensibles 2 ou capteur, l'image de la zone å surveiller. Ce capteur est connecté d'une part à une horloge générale interne 12 et à un convertisseur analogiquenumérique 13. Les signaux issus de ce convertisseur sont envoyés d'une part directement à un comparateur 3 et indirectement à ce comparateur par l'intermédiaire d'une mémoire adressable 18. Cette mémoire est connectée à un compteur l9connecté également à l'horloge interne 12. Celle-ci alimente également le compteur avec un signal de remise à zéro RAZ.Un circuit 20 de raffraichissement mémoire est prévu, commandé par l'horloge 12 et qui envoie à la mémoire 18 les signaux d'écriture et de lecture. Lors de la lecture du capteur, les informations qu'il contient sont transférées à l'entrée du convertisseur analogique numérique 13 qui les transforme et les envoie sous la forme d'un mot binaire à plusieurs bits suivant la précision demandée pour la transformation. Le mot binaire représentant un point de la zone à surveiller est mis en mémoire sous la commande du circuit 20, dans une mémoire adressable 18. Un compteur 19 permet de commander la lecture de la mémoire, à un endroit déterminé où se trouve enregisté le mot binaire représentatif d'un point ; on peut ainsi lire un mot avec un retard déterminé, pouvant être supérieur à la période d'analyse T. Un ensemble de tels mots représentatif d'une image de la zone à surveiller est comparé dans le comparateur 3 avec une image actuelle envoyée directement du convertisseur 13.La comparaison fait apparaître des signaux qui, s'ils dépassent un niveau préétabli, sont considérés comme des signaux utiles qui sont délivrés par le circuit 7. On a ainsi décrit des dispositifs de surveillance d'une zone, utilisant les propriétés 8 connues des cellulès photosensibles du type DTC. Cependant certaines amliorations peuvent être apportées aux dispositifs sans pour autant que les points de base de l'invention soient rendus caducs. On a vu que certaines imperfections des composants, tels que la'matrice des éléments photosensibles, les amplificateurs etc... pouvaient créer des signaux parasites assimilables à du bruit interne, entrainant un signal vidéo pour une image constante différent d'une analyse à un autre. Pour remédier a' ce défaut qui peut produire des fausses alarmes, on dispose dans le dispositif de sortie d'un seuil dont le niveau sera choisi supérieur au niveau du bruit. Ce seuil pourra être réduit, par utilisation des signaux vidéo, non d'une image donnée élémentaire, mais de ceux correspondant en chaque point de la matrice,à la moyenne définie sur plusieurs images, qui ont une amplitude inférieure aux niveaux de crête du bruît, fonction aléatoire. Cette moyenne est réalisée à l'aide de filtres intégrateurs, passe bas ou numériques. L'utilisation de dispositif à transfert de charge suivant l'invention permet pour sa détection, de détecter la variation d'éclairement que provoque un objet mobile dans la zone à surveiller. Cette variation doit être telle que le contraste créé par rapport au fond fixe de l'image soit suffisant pour te la différence des signaux vidéos déterminée par le comparateur (3) soit supérieur au seuil établi. La variation d'éclairement minimale acceptable est fonction de la sensibilité de la matrice. Il faut alors dans la mesure du possible éviter les fonds uniformes. Ceux ci sont relativement rares mais dans le cas ou un tel fond existerait, il serait nécessaire de le modifier soit en appliquant une peinture en damiers ou tout autre dessin à contours diversitifs; soit en utilisant un dispositif d'éclairement faisant apparaître les ombres portées du mobile sur le fond. Les objets susceptibles d'être détectés par un dispositif de surveillance, du type décrit dans ce qui précède,peuvent avoir des vitesses variables et le comportement au dispositif peut ne pas être indifférent à des vitesses limites d'objets que l'on appellera vitesse maximale et vitesse minimale. Le signal vidéo fourni à chaque image par un point de la matrice, a été défini par l'équation dans laquelle Y est la sensibilité de la matrice, E l'éclairement, T la durée de l'anatyse. Pour des objets évoluant à grande vitesse,traversant une surface de la matrice couverte par un point, en un temps inférieur à T, la différence des signaux vidéo observée à la sortie du comparateur est fonction de la variation d'éclairementA E et de la durée AT de cette variation. En supposant par exemple, que 1 est la longueur de la surface couverte par un point de la matrice dans le sens du déplacement de l'objet, et V la vitesse du objet, la durée est, en supposant les dimensions de l'objet très supérieure à l,sst = 1 V La différence en vidéo entre images est alors D ~ &gamma;#E#t = &gamma;#E 1 V Si S est le seuil de décision dans le circuit de sortie du système, il faut que D > S d'oû Vmax = S. La vitesse maximale croit avec la sensibilité de la matrice photosensible et le contraste de l'objet sur le fond de l'image. On notera que cette notion de vitesse maximale n'apparait que pour une durée inférieurs à la durée T d'analyse. Elle peut être éliminée suivant le cas, par adoption d'une durée d'analyse T suffisamment petite On a vu ci-dessus que la différence des signaux vidéo déceléeJdans le comparateur du dispositif doit être supérieure au seuil de décision pour être utilisable, et qu'elle dépend également de la vitesse de variation d'éclairement d'un point de la matrice photosensible par rapport à la vitesse d'analyse des images successives. I1 en résulte qu'un objet très lent modifiera peu l'éclairement d'un point d'une image par rapport à la précédente. En reprenant les mêmes données que précédemment, soit 1 longueur de la surface couverte par un point de la matrice dans le sens en déplacement, tE le contraste ou différence d'éclairement fournie par un point entre l'absence et la présence complète de l'objet, S le seuil, T la période de récurrence des images correspondant à la durée de l'analyse, et V la vitesse de déplacement, on peut établir en supposant néanmoins linéaire la variation de l'éclairement en fonction du temps, tout au moins à l'échelle de la matrice, l'expression de la différence vidéo D entre deux images pour le point considéré. Pour que l'objet soit détecté, il faut que D soit supérieur au seuil S et l'on définit alors une vitesse minimale Vmin = n &gamma;#E. .T Cette vitesse minimale varie à l'inverse de la sensibilité de la matrice, mais proportionnellement au contraste et à la lumière ambiante. Pour réduire cette vitesse minimale, il faut augmenter le temps T, ce qui peut aller à l'encontre de la recherche d'une vitesse maximale élevée. De plus, la valeur de la période T ne peut aller au delà d'une valeur maximale liée à la nature de la matrice photosensible. On est alors amené, non pas à prendre comme référence, l'image précédant celle en cours d'analyse, mais une image plus ancienne qui a été stockée en mémoire suivant des procédés connus, comme le stockage dans un registre à décalage bouclé, dans une mémoire à accès aléatoire etc... qui peut être rafraich périodiquement Si nécessaire. Dans ce cas alors ,la vitesse minimale peut ètre nulle. La figure 6 a présenté un système répondant à ce problème dans lequel la différence vidéo utilisée pour chaque point de la matrice déterminée dans le comparateur est D = uto - ut, uto étant le signal vidéo qui a été établi au temps t différent de t et mis en mémoire à cet instant to. Le système de surveillance suivant l'invention comporte également des moyens qui ont pour but de compenser automatiquement des variations trop importantes de l'éclairement de l'image observée, qui conduiraient à une saturation du capteur et rendraient de ce fait le système inopérant. Ces moyens sont connus, et consistent par exemple en un diaphragme électrique monté sur l'objectif 1 et qui est réglé automatiquement en fonction de l'éclairement moyen reçu par la matrice d'éléments photosensibles. On peut utiliser également des lentilles. autofiltrantes dont la coloration interne, c'est-à-dire l'bsorption, varie avec l'éclairement. On peut également agir sur la durée du temps T d'exposition de la surface photosensible. Ces dispositifs de compensation sont prévus pour agir également en cas de saturation naturelle de la matrice photosensible; par exemple lors du passage de la nuit au jour. Ces dispositifs de compensation agiront également en cas de tentative de saturation volontaire, par exemple, par un éclairage indirect, arrivant lentement à une vitesse voisine de celle d'un phénomène naturel. Ces dispositifs ne joueront toutefois pas en cas de tentative de saturation volontaire par une illumination directe par un pinceau lumineux. En effet, le pinceau focalisé sur une ou plusieurs cellules photosensibles contribuera simplement à modifier la composition lumineuse de l'image sans aller à la saturation du capteur. Le dispositif de surveillance suivant l'invention fournit généralement une image à observer de bonne définition. Il est alors interessant de l'intégrer à une channe de surveillance automatique groupant plusieurs dispositifs qui sont connectés à un dispositif de visualisation. La figure 7 représente de façon schématique une vue d' une chaîne de surveillance utilisant plusieurs dispositifs suivant l'invention, àvec un dispositif de visualisation. Les différents dispositifs de surveillance sont symbolisés par leurs organes d'entrée, objectif l-et capteur 2, et repérés par S1, S2, S3. Le dispositif 21 est un dispositif de traitement des informations délivrées par les différents capteurs, qui comporte un dispositif d'alarme 71, 72, 73 affecté à chacun des dispositifs et qui peut être mis à la disposition d'un opérateur. Un moniteur de télévision 22 par exemple, est connecté à travers un commutateur au dispositif de traitement 21 qui peut ainsi recevoir l'image vidéo donnée par un des systèmes, suivant le désir de l'opérateur. Le moniteur de télévision 21 doit simplement avoir un balayage adapté au balayage de la matrice d'éléments photosensibles. On notera que la liaison, capteur photosensible, dispositif de traitement se fait par câble. Pour éviter toute intervention malveillante la transmission des informations peut être faite sous forme codée ou binaire avec un code variable. On a ainsi décrit un dispositif de surveillance capable de détecter des mobiles pénétrant ou évoluant dans une zone, et utilisant comme capteur une matrice d'élément photosensible. On a décrit également une chaine de surveillance, regroupant plusieurs dispositifs de surveillance. R E V E N D I C A T I O N S 1. Dispositif de surveillance, utilisant des éléments photosensibles, sur lesquels on frme une image de la zone à surveiller, image qui est traitée dans un dispositif de traitement délivrant une information de présence d'objets mobiles dans la zone, caractérisé par le fait que le dispositif comporte une matrice d'éléments photosensibles du type a transfert de charge sur laquelle se forme l'image de la zone à surveiller, et un dispositif de traitement de l'image sous forme électrique de la zone à surveiller délivrée par la matrice d'éléments photosensibles, le dispositif de traitement comprenant essentiellement, un dispositif de comparaison connecté à la sortie de la matrice par une voie directe et par une voie comportant un dispositif à retard, le résultat de la comparaison des images directe et retardée sous la forme d'un signal vidéo étant appliqué à un dispositif de sortie. 2. Dispositif de surveillance suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la comparaison dans le comparateur de l'image actuelle analysée délivrée par la matrice d'éléments photosensibles et de l'image précédente retardée dans le dispositif à retard d'une valeur T généralement égale à la durée de l'analyse de la matrice, fcurnit un signal vidéo dont l'amplitude est proportionnelle à la différence des éclairements reçus par les éléments photosensibles de la matrice, différence produite par les seuls objets mobiles évoluant dans la zone à surveiller. 3. Dispositif de surveillance suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le dispositif de sortie comprend un dispositif à seuil dont le niveau est choisi supérieur au niveau du bruit interne du dispositif, auquel est comparé le signal vidéo délivré par le comparateur. 4. Dispositif de surveillance suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que le dispositif à retard est constitué par un registre à décalage comportant autant de cellules qu'il y a d'éléments photosensibles dans la matrice. 5. Dispositif de surveillance suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le dispositif de traitement connecté à la matrice d'éléments photosensibles comporte un convertisseur analogique numérique délivrant l'image de la zone à surveiller sous la forme d'un mot binaire à n bits suivant la précision demandée, des registres à décalage logique en nombre égal à celui des bits du mot binaire et comportant chacun autant de cellules qu'il y a d'éléments photosensibles dans la matrice, un comparateur connecté d'une part aux sorties respectives des registres et d'autre part, aux sorties du convertisseur. 6. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait, que le dispositif de traitement connecté à la matrice d'éléments photosensibles comporte un convertisseur analogique numérique délivrant l'image de la zone à surveiller sous la forme d'un mot binaire à n bits suivant la précision demandée, une mémoire adressable connectée aux sorties du convertisseur, un compteur commandant la mémoire, un circuit de raffraichissement de la mémoire et un comparateur connecté d'une part directement aux sorties du convertisseur et d'autre part aux sorties de la mémoire, le comparateur effectuant la comparaison ae l'image actuelle de la zone à surveiller et d'une image précédente lue : avec un retard égal ou supérieur à la durée T d'analyse de la matrice. 7. Dispositif suivant les revendications 5 et 6, caractérisé par le fait qu'il comporte une horloge interne commandant les différents Qispositifs à fonctionnement temporel. 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé par le fait qu'il comporte des dispositifs de filtrage dd type filtre intégrateur, passe bas ou numérique délivrant des signaux vidéo proportionne à ltéclairement moyen de plusieurs images successives de la zone à surveiller. 9. Dispositif suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'il comporte des dispositifs de compensation automatique des variations d'éclirement de l'image observée du type diaphragme électrique, lentilles autofiltrantes, évitant la saturation de la matrice d'éléments photosensibles. 10. Dispositif suivant l'une des revendications 1, 2 ou 9 caractérisé par le fait que la période de balayage de l'image soit T, est variable. 11. Dispositif de surveillance suivant la revendication 1; caractérisé par le fait que le dispositif de sortie est connecté à un dispositif d'alarme sonore ou à un écran de visualisation. 12. Système de surveillance avec écran de visualisation groupant un certain nombre de dispositifs conformément à l'ensemble des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que l'écran de visualisation est balayé en accord avec le balayage de la matrice d'éléments à transfert de charge, et connectable à l'un ou plusieurs des dispositifs de sortie respectifs des dispositifs de surveillance. 13. Système suivant la revendication 12, caractérisé par le fait que chaque dispositif de traitement d'un dispositif de surveillance comprend un organe de codage des signaux vidéo transmis par cable à un dispositif de sortie commun aux dispositifs de surveillance groupés dans le système. 14. Dispositif de surveillance de zone protégée détectant tout mobile pénétrant ou évoluant dans ladite zone.