La présente invention se rapporte à un procédé de préparation de produits de lavage à faible pouvoir moussant. Les brevets allemands nO 1 257 338 et 1 617 127 décrivent l'utí- lisation de mélamines aikylées et de leurs mélanges avec des 1,3-diamino6-chlorotriazines alkylées comme inhibiteurs de mousse dans des produits de lavage et de nettoyage. Dans d'autres demandes de brevet de la demanderesse, on propose dans le même but des paraffines, des hydrocarbures halogénés, des cétones, des esters d'acides gras, des urées alkylées, des diamides, des isocyanurates, des uréthanes, des cétènes dimères, des acétals, des cétals, des thioéthers et des sulfones et leurs mélanges. Il s'agit là de substances qui fondent au-dessus de 300C et au-dessous de 900C, qui contiennent au moins un reste hydrocarboné aliphatique de 16 atomes de carbone et plus ou au moins deux restes hydrocarbonés aliphatiques à8 atomes de carbone et plus.Pour un grand nombre des inhibiteurs de mousse les plus efficaces, en particulier les mélamines, les quantités nécessaires pour amoindrir suffisamment la mousse sont faibles et représentent par exemple de 0,1 à 0,5% du poids du produit de lavage et de nettoyage. On parvient aux meilleurs résultats lorsquton ajoute 1'inhibiteur de mousse aux produits de lavage et de nettoyage déjà à l'état solide, de préférence à l'état pulvérulent ou granuleux ou bien même lorsqu'on ajoute l'inhibiteur de mousse au bain de lavage. L'inhibiteur se trouve alors dans un état de dispersion relativement grossier. Si par contre, on introduit l'inhibiteur dans les concentrés aqueux destinés à etre séchés par atomisation, il est émulsionné par les détergents actifs et se trouve alors dans le produit final à l'état de fine dispersion.Mais dans cet état, l'effet inhibiteur de mousse est considérablement amoindri ou meme totalement supprimé, de sorte qu'il faut augmenter considérablement la proportion d'agent antimousse. On a déjà proposé d'appliquer en pulvérisation ou en poudre l'inhibiteur de mousse sur la poudre de lavage ou sur un constituant de cette dernière, par exemple le perborate de sodium, au lieu de l'introduire dans les concentrés liquides. Mais on a alors constaté qutil était difficile de répartir régulièrement des petites proportions d'inhibiteur de mousse dans la poudre, car les additifs de ce type qui sont liquides ou plastiques ont tendance à coller et à former des mottes. I1 peut en résulter des excès ou des défauts locaux de concentration et par conséquent des résultats douteux.Une prolongation dans le temps de l'opération de mélange ou une opération de mélange plus énergique favorisent effectivement une répartition plus régulière mais affectent la structure du produit à la suite d'une destruction partielle des particules en forme de billes creuses, d'une abrasion et d'une augmentation de la proportion des fines. I1 existe donc un besoin en un procédé permettant une incorporation régulière et reproductible de l'inhibiteur de mousse dans les produits de lavage solides. D'autres buts et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description ci-apres. Ces buts et avantages sont atteints conformément à l'invention dans un procédé de préparation de produits de lavage à faible pouvoir moussant contenant des inhibiteurs de mousses qui portent au moins un reste hydrocarboné aliphatique à au moins 16 atomes de carbone ou qui portent au moins deux restes hydrocarbonés aliphatiques à au moins huit atomes de carbone et fondent entre 30 et 90 C, ce procédé se caractérisant en ce que l'on mélange 10 parties en poids de l'inhibiteur de mousse avec 0,1 à 3 parties en poids d'un détergent actif anionique et non ionique et 1 à 20 parties en poids d'eau et/ou d'au moins une substance prise dans la classe des hydrocarbures, des alcools gras et des acides gras et fondant au-dessous de 330 c, de manière à former une masse plastique ou fluide à 200C, laquelle est mélangée au produit de lavage ou de nettoyage pulvérulent ou granuleux. Les inhibiteurs de mousse qui conviennent sont des paraffines, des chloroparaffines et des-esters d'acides -gras à haut poids moléculaire et le monoalcools, comme le palmitate de méthyle, le stéarate de méthyle, le béhénate de méthyle, le stéarate d'éthyle et le distéarate de glycol, des triglycérides d'acides gras supérieurs, des esters d'alcools gras supérieurs et d'acides mono- ou poly-carboxyliques comme l'acétate de stéaryle, le laurate de cétyle, le palmitate de cétyle, l'oxalate de distéaryle, l'adipate de dilauryle et le maléate de distéaryle. On peut également utiliser des cétones telles que la myristone, la palmitone, la stéarone, et la béhénone, ainsi que des thioéthers portant des chaînes alkyle en C12-C24 comme le thioéther dilaurylique ou le thioéther distéarylique.On citera également des cétones dimères telles que décrites dans le premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'hllemagne nO 1 965 639, des acétals, des cétals et des mercaptals tels que décrits dans le premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne nO 2 132 898, des sulfones telles que décrites dans le premier fascicule publié de la demande de-brevet de la République Fédérale d'Allemagne nO 2 154 317, des isocyanurates tels que décrits dans le premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne nO 1 965 643, des urées alkylées ou des dérivés de diurées tels que décrits dans les premiers fascicules publiés des demandes de brevet de la République Fédérale d'Allemagne n" 1 965 640 et 2 043 088, des diuréthanes tels que décrits dans le premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne nO 2 043 086 et des diamides tels que décrits dans le premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale dAllemagne n" 2 043 087. Cependant, on apprécie plus particulièrement des mélamines substituées et des 1,3-dfamino-6-chlorotriazines répondant aux formules dans lesquelles R1, R3, Rg, R7 et Rg représentent des restes hydrocarbonés aliphatiques en C8-C24 et R2, R4, R6, R8 et R10 représentent des atomes d'hydrogène ou des restes hydrocarbonés aliphatiques en C1-C24; ces produits sont décrits dans les brevets allemands nO 1 257 338 et 1 617 127 Naturellement, on peut aussi utiliser des mélanges des inhibiteurs de mousse mentionnés cidessus. Les détergents actifs qu on peut mélanger avec les inhibiteurs de mousse sont des alkylbenzène sulfonates, par exemple du n-dodécylbenzène sulfonate, des sulfates d'alcools gras comme le laurylsulfate, les sulfates d'alcools gras de coco ou de suif, des éthers de polyglycols d'alcools gras sulfatés, par exemple des sulfates d'éther de diéthylène glycol d'alcools gras de coco, des sulfonates d'oléfines, par exemple d'oléfinesen C14-C18, des esters d'acides gras alpha-sulfonés, par exemple les esters méthyliques alpha-sulfonés d'acides gras de palmiste hydrogénés, ainsi que desalcane sulfonates qu'on peut obtenir par sulfoxydation ou suîfochloruration de n-paraffines en C12-C18. Parmi les autres composés de cette classe qu'on peut éventuellement utiliser, on citera les éthers partiels esters partiels, à haut poids moléculaire, sulfatés, de polyols, par exemple les sels alcalins des éthers monoalkyliques ou des monoesters d'acides gras du monoester sulfurique de la glycérine ou de l'acide 1,2-dihydroxypropane sulfonique. On citera également des sulfates d'amides gras éthoxylés et propoxylés et d'alkylphénols éthoxylés et propoxylés, des taurides d'acides gras et des iséthionates d'acides gras. On peut encore. citer des sels alcalins d'esters mono- etxdi-alkylsulfosucciniques, des acides gras insaturés et acides gras hydroxylés sulfatés. Les détergents actifs non ioniques et plus particulièrement les éthers de polyéthylène glycol hydrosolubles d'alcools primaires à chaîne droite en Clo-C24, de-préférence en C12-C20, et d'alkylphénols linéaires contenant de 6 à 15, de préférence de 8 à 12 atomes de carbone dans la chaîne alkyle avec un nombre de motifs d'éther d'éthylène glycol qui est en moyenne de 3 à 15 et un rapport de 6 : 1 à 1 : 1 entre le nombre des atomes de carbone du reste hydrocarboné et le nombre des motifs d'éthylène glycol, conviennent tout particulièrement. Cependant, il existe d'autres détergents actifs non ioniques qui conviennent, par exemple les dérivés d'éther de polyéthylène glycol d'alcools secondaires, d'alkylamines, d'acides gras, d'amides gras-; d'éthers partiels et d'esters partiels de polyols, par exemple de la glycérine ou de pentites, d'hexites et de sucres, de mercaptans et de sulfamides, le nombre des atomes de carbone contenu dans le reste hydrocarboné, le nombre des motifs d'éther d'éthylène glycol et le rapport entre le nombre des atomes de carbone et le nombre des motifs éther de glycol étant les mêmes que dans le cas des alcools et alkylphénols éthoxylés. On citera encore des dérivés d'éthers de polyglycols contenant des motifs éther d'éthylène glycol, le propylène glycol et/ou de butylène glycol et qu'on peut obtenir par exemple par addition de l'oxyde de propylène sur les dérivés d'éther d'éthylène glycol mentionnés ci-dessus. Ces composés contiennent habituellement de 10 à 30 motifs d'éther d'éthylène glycol et de 5 à 20 motifs d'éther de propylène glycol et se distinguent par un très faible pouvoir moussant. Les polyéthylène glycols propoxylés et éthylène diaminopolyéthyîène glycols propoxylés contenant de 20 à 250 motifs éther d'éthylene glycol et de 10 à 100 motifs éther de propylène glycol, qu'on trouve dans le commerce sous les marques générales "Pluronic" et "Tetronic" possèdent des propriétés analogues. On peut également utiliser des mélanges de dérivés d'éthers de glycols de structure différente et présentant des taux d'alcoxylation différents ou des mélanges de dérivés à structure analogue et présentant des taux d'alcoxylation différents. De préférence cependant, le point de fusion des dérivés d'éthers de polyglycols ou de leurs mélanges doit être inférieur à 400C et plus spécialement à 350C. Les autres constituants sont l'eau qui forme avec les inhibiteurs de mousse et les détergents actifs une émulsion fluide a pâteuse, des acides gras ou des alcools gras fondant au-dessous de 350C qui abaissent le point de fusion du mélange au point que l'on obtienne également un mélange liquide ou mou et pâteux. L'eau, les acides gras et les alcools gras peuvent également être utilisés en mélange entre eux. On peut introduire de l'eau par exemple en quantité de 5 à 80% du poids du mélange total. Les acides gras qui conviennent sont par exemple l'acide oléique, l'acide pélargonique et l'acide caprique; les alcools gras qui conviennent sont le l-octanol, le l-décanol, l'alcool laurylique et l'alcool oléyilique et leurs mélanges. Leur proportion peut représenter jusqu'à 80% et de préférence de 10 à 70Z du poids du mélange total. Des mélanges faciles à utiliser contiennent par exemple a) de 10 à 95% en poids d'inhibiteur de mousse; b) de 2 à 15% en poids de détergent actif; c) de O à 50% en poids d'un alcool gras ou d'un acide gras présentant un point de fusion inférieur à 35 C; d) de O à 80% en poids d'eau; la quantité totale des substances mentionnées sous c) et d) représentant de 3 à 88X en poids. On peut encore introduire des solvants organiques, par- exemple des hydrocarbures, des hydrocarbures halogénés, des alcools, en particulier de l'éthylène glycol ou du propylène glycol et de la glycérine, en quantité de 0 à 25% en poids. Le mélange décrit ci-dessus peut etre introduit dans le produit de lavage pulvérulent ou granuleux à l'aide des appareils de mélange usuels, Il est avantageux d'effectuer le mélange en plusieurs stades et de n'introduire d'abord qu'une partie du produit de lavage ou qu'un constituant particulier du produit de lavage, en homogénéisant ensuite le prémélange obtenu avec les autres constituants. Ainsi par exemple, la première opération de mélange peut être effectuée avec une quantité séparée représentant de 5 à 30% de la quantité totale; on peut également, au cours de cette première opération de mélange, appliquer l'association antimousse sur du sulfate de sodium, du tripolyphosphate, du perborate de sodium, du silicate de sodium ou un mélange de ces sels et incorporer ensuite ce prémélange dans les autres constituants. La composition particulière du mélange antimousse garantit une répartition homogène dans un court-mélange, de sorte que toutes les parties du produit selon l'invention provoquent une inhibition régulière de la mousse. On peut utiliser des appareils de mélange quelconques, par exemple des mélangeurs à tambour; des mélangeurs à couche tourbillonnaire et des mélangeurs à pulvérisation, et on peut opérer en continu ou en discontinu. La consistance liquide à pateuse molle du mélange inhibiteur de mousse permet une pulvérisation aisée à l'aide de gicleurs de type usuel ou de disques de pulvérisation. La quantité du mélange inhibiteur de mousse qu'on incorpore doit être telle que la teneur du produit de lavage en inhibiteur de mousse pur représente de 0,1 à 3, de préférence de 0,2 à 2% en poids. On peut traiter comme décrit ci-dessus des poudres de lavage ou des produits granuleux de lavage de composition quelconque. Ces produits contiennent habituellement des surfactifs et des produits auxiliaires de détergence minéraux ou organiques. Ils peuvent également contenir des produits de blanchiment et leurs mélanges avec'des stabilisants et des activateurs, des inhibiteurs de grisaillement, des azurants optiques, des enzymes, des colorants-et des parfums, des biocides et des produits protecteurs de la peau;; Les surfactifs qui conviennent sont ceux des types sulfonates et sulfates, par exemple les alkylbenzène sulfonates, en particulier le n-dodé cylbenzàne sulfate, des sulfonates d'oléfines, des alkylsulfonates et des esters d'acides gras alpha-sulfonés, des alkylsulfates primaires et secondaires et des sulfates d'alcools gras éthoxylés ou propoxylés. On peut également utiliser les éthers et esters partiels sulfatés de polyols, par exemple les sels alcalins des éthers monoalkyliques ou monoesters d'acides gras de l'ester monosulfurique de la glycérine ou de l'acide 1,2-dihydroxypropanesulfonique. On citera également des sulfates d'amides gras et d'alkylphénols éthoxylés ou propoxylés, des taurides et iséthionates d'acides gras. Parmi les autres détergents anioniques qui conviennent, on citera les savons alcalins d'acides gras d'origine naturelle ou synthétique, par exemple les savons de sodium des acides gras de coco, de palmiste ou de suif. Parmi les détergents amphotères, on citera les alkylbétaïnes et surtout les alkylsulfobétarnes, par exemple le 3(N,N-diméthyl-N-aIkylammonium)- propane-l-sulfonate et le 3-(NsN-diméthyl-N-alkylammonium)-2-hydroxypropane- l-sulfonate. Les détergents anioniques peuvent être à l'état de sel de sodium, de potassium et d'ammonium ou de sels de bases organiques telles que la mono-, la di- et la tri-éthanolamine. Lorsque les composés anioniques et amphotères mentionnés contiennent un reste hydrocarboné aliphatique, celuici est de préférence à chaîne droite et porte de 8 à 22 atomes de carbone. Dans les composés contenant un reste hydrocarboné araliphatique, les chaînes alkyle, de préférence droites contiennent en moyenne de 6 à 16 atomes de carbone. Parmi les détergents actifs non ironiques, on citera en premier lieu les dérivés d'éthers de polyglycol d'alcools, d'acides gras et d'alkylphénols contenant de 3 à 30 motifs éthers de glycol et de 8 à- 20 atomes de carbone dans le reste hydrocarboné. Les dérivés d'éthers de polyglycols dans lesquels le nombre des motifs éther d'éthylène glycol est de 5 à 15 et les restes hydrocarbonés dérivent d'alcools primaires à chaine droite en C12-C18 ou d'alkylphénols portant une chaîne alkyle droite en C6-C14, conviennent tout parti culièrement Par addition de 3 à 15 moles d'pxyde de propylène sur les éthers de polyéthylène glycol mentionnés en dernier ou par conversion en les acétals, on obtient des produits de lavage qui se distinguentpar un pouvoir moussant particulièrement faible. Parmi les autres détergents non ioniques qui conviennent, on citera les adducts de l'oxyde de polyéthylène sur polypropylène glycol, éthylène diaminopolypropylène glycol et alkylpolypropylène glycol contenant de 1 à 10 atomes de carbone dans la chaîne alkyle ces adducts contenant eux-mêmes de 20 à 250 motifs éther d'éthylène glycol et de 10 à 100 motifs éther de propylène glycol. Ces composés contiennent habituellement de 1 à 5 motifs éthylène glycol par motif de propylène glycol. On peut encore utiliser des composés non ioniques du type des oxydes d'amines et des sulfoxydes, qui peuvent également etre éthoxylés. Les produits auxiliaires de détergence minéraux sont des sels alcalins détergents tels que les silicates alcalins, en particulier le silicate de sodium dans lequel le rapport Si02/Na20 varie de 315 à 2 :-1, des carbonates, bicarbonates et borates du sodium ou du potassium. Si les phosphates ne gênent pas, on peut introduire des phosphates de métaux alcalins condensés, en particulier du triphosphate-pentasodique et ses mélanges avec des di- et tétraphosphates. En outre, les produits de lavage peuvent contenir, avec les phosphates ou à la place de ces derniers, des agents séquestrants connus.Parmi ces derniers, on citera les sels alcalins et d'ammonium de l'acide nitrilo triacétique, dé l'acide éthylène diaminotétracétique, de l'acide diéthylène triaminopentacétique et les homologues supérieurs de ces acides aminopolycarboxyliques. Ces homologues supérieurs peuvent être préparés par exemple par polymérisation d'un ester, d'un amide ou d'un nitrile de l'acide aziridine-N-acétique en faisant suivre d'une saponification en sels d'acides carboxyliques, par réaction de polyamines présentant un poids moléculaire de 500 à 100 000 avec des chloracétates ou des bromacétates en milieu alcalin. Comme autres acides polyaminocarboxyîiques qui conviennent, on citera des acides éthylène imine-N-succinique, -N-tricarballylique, et -N-butane tricarboxylique polymères qu'on obtient par un mode opératoire analogue à celui utilisé pour les dérivés R-acétiques. Parmi les agents séquestrants phosphorés qu'on peut utiliser, on citera les sels alcalins et d'ammonium d'acides aminopolyphosphoniques, en particulier des acides aminotri-(méthylène phosphonique), éthylène diamino-tétra-(méthylène phosphonique), l-hydrQxyéthane-l,l-diphosphonique, méthylène diphosphonique, éthylène diphosphonique et des homologues supérieurs de ces acides.Naturellement, les agents séquestrants mentionnés ci-dessus peuvent être utilisés en mélange entre eux. Les acides polycarboxyliques exempts d'azote et de phosphore et qui forment des sels complexes avec les ions calcium, et parmi eux également les polymères portant les groupes carboxyle, sont particulièrement intéressants. Parmi les acides dé ce type qui conviennent, on citera les acides citrique, tartrique, benzène hexacarboxylique, tétrahydrofuranne carboxylique. On peut encore utiliser des acides polycarboxyliques contenant des groupes carboxyméthyléther, par exemple-l'acide 2,2'-hydroxydisuccinique, des polyols ou acides hydroxycarboxyliques éthérifiés en totalité ou en partie par de l'acide glycolique et par exemple la tris-carboxyméthylglycérine,l'acide bis-carboxyméthylglycérique et des polysaccharides carboxyméthylés ou oxydés.Conviennent également les acides carboxyliques polymères qui présentent un poids moléculaire d'au moins 350 à l'état de sels de sodium ou de potassium hydrosolubles et par exemple les acides polyacrylique, polyméthacrylique, poly-alpha-hydroxyacrylique, polymaléique, polyitaconique, polymésaconique, polybutène tricarboxylique, et les copolymères des acides carboxyliques monomères correspondants entre eux ou avec des composés à insaturation éthylénique comme l'éthylène, le propylène, l'isobutène, l'oxyde de vinyle et de méthyle ou le furanne. On peut également utiliser des complexants insolubles dans l'eau. On citera à cet égard la cellulose phosphorylée et des polymères greffés de l'acide acrylique ou méthacrylique sur la cellulose, qui peuvent être à l'état de tissus, de nappes fibreuses ou de poudres. On peut encore utiliser comme séquestrants des copolymères réticulés dans L'espace et par conséquent insolubles de l'acide acrylique, méthacrylique, crotonique et maléique et d'autres acides polycarboxyliques polymérisables, éventuellement avec d'autres composés à insaturation éthylénique, à l'état de sels de sodium ou de potassium. Ces copolymères insolubles peuvent être à l'état de nappes fibreuses, d'éponges ou même sous forme de mousses légères, à cellules ouvertes, finement broyées. Parmi les autres constituants, on citera des agents de blanchiment libérant de l'oxygène tels que les perborates, percarbonates, perpyrophosphates et persilicates alcalins3 le perhydrate d'urée. On apprécie particulièrement le perborate de sodium tétrahydraté. Pour stabiliser les composés peroxydés, on peut ajouter aux produits du silicate de magnésium en quantité par exemple de 3 à 20% du poids du perborate. Pour les produits destinés à laver les matières textiles à des températures inférieures à 700G, c'est-à-dire les produits de lavage dits "à froid", on peut faire appel à des activateurs de blanchiment, en particulier du tétracétylglycolurile ou de la tétracétylétlylèlle diamine sous forme de constituant pulvérulent.Les particules de poudre consistant en l'activateur de blanchiment ou en le composé peroxydé peuvent être enrobées dans des substances protectrices telles que des polymères hydrosolubles ou des acides gras afin d'éviter une interaction entre le composé perhydroxydé et l'activateur au cours du stockage. Les produits peuvent contenir en outre des enzymes prises dans les classes des protéases, deslipases et des amylases, individuellement ou en mélange entre elles. Les produits enzymatiques actifs obtenus à partir de souches de bactéries ou de mycètes comme Bacillus subtils, Bacillus licheniformis et Streptomyces gris eus conviennent tout particulièrement. Pour améliorer le pouvoir de suspension des salissures, on peut ajouter aux produits de lavage des inhibiteurs de grisaillement ou agents antiredéposants. On citera à cet égard des polymères polyanioniques hydrosolubles, par exemple les sels de métaux alcalins de la carboxyméthylcellulose, de l'acide polyacrylique et de ses copolymères, de polyesters et de polyamides préparés à partir d'acides tri- ou tétracarboxyliques et de diols, de diamines ou de N-alkyldialcanolamines, et qui portent des groupes carboxyle libres salifiables; les sels de métaux alcalins d'acides sulfoniques polymères comme les acides polyvinylsulfoniques, de polyesters et de polyamides de l'acide sulfosuccinique, de condensats phénol-formaldéhyde sulfonés ou de polyesters d'acides dicarboxyliques et de N-alkyldialcanolamines, rendus hydrosolubles par réaction avec des sultones ou des acides halogénoalcane sulfoniques. On citera encore comme agents antiredéposants des polymères non ioniques solubles ou dispersables dans l'eau comme la méthylcellulose, 1' hydroxyéthylcellulose , l'amidon éthoxylé, l'alcool polyvinylique, 1 'acé- tate de polyvinyle partiellement saponifié, la polyvinylpyrrolidone, le polyglycol, le polyacrylamide et la polyéthylène imine, éventuellement alkylée en partie ou condensée avec des défauts d'acides dicarboxyliques. On a également proposé des copolymères des composés vinyliques mentionnés ci-dessus entre eux ou avec de l'éthylène, du styrène ou des éthers vinyliques. Conviennent également comme agents antiredéposants des composés monomères émulsionnants, par exemple des dérivés d'éthers de polyglycols insolubles dans l'eau d'alcools gras, d'amines grasses et d'acides gras en C12-C20 ou de dialkylphénols contenant de 6 à 16 atomes de carbone dans les chaînes alkyle, ces dérivés portant de 1 à 4 motifs éther de glycol. Les agents antiredéposants peuvent naturellement être utilisés en mélange entre eux. Les produits de lavage peuvent contenir comme azurants optiques pour le coton en particulier des dérivés de l'acide diaminostilbène disulfonique et leurs sels de métaux alcalins. On citera par exemple les sels de l'acide 4,4'-bis-(2-anilino-4-morpholino-1,-3,5-triazine-6-ylamino)-stilbène-2,2'- disulfonique ou les composés de structure analogue portant à la place du groupe morpholino un groupe diéthanolamino, méthylamino ou 2-méthoxyéthylamino. Les azurants pour fibres polyamidiques sont ceux du type des 1,3-diaryl-2pyrazolines, par exemple la l-(p-sulfamoylphényl)-3-(p-chlorophényl)-2-pyrazoline et les composés de structure analogue portant par exemple à la place du groupe sulfamoyle un groupe méthoxycarbonyle, 2-méthoxyéthoxycarbonyle, acétylamino ou vinylsulfonyle. Parmi les autres azurants pour fibres polyamidiques qui conviennent, on peut encore citer les aminocoumarines substituées, par exemple la 4-méthyl-7-diméthylamino- ou la 4-méthyl-7-diéthylamino-coumarine. Le 1-(2-benzymidazolyl)-2-(1-hydroxyéthyl-2-benzimidazolyl)-éthylene et le l-éthyl-3-phényl-7-diéthylamino-carbostyrile constituent d'autres azurants pour polyamides. Le 2,5-di-(2-benzoxazolyl)-thiophène, le 2-(2-benzoxazolyl) naphtor2,3-b -J-thiophene et le 1,2-di-(5-méthyl-2-benzoxazolyl)-éthylène conviennent comme azurants pour fibres de polyesters et polyamides. Les produits peuvent en outre contenir des azurants du type 4,4'-distyryl-diphényle substitué et par exemple le 4,4r-bis-(4-chloro-3-sulfostyryl)-diphényle. Naturellement, on peut utiliser des mélanges de ces azurants. Pour améliorer la tolérance par la peau et stabiliser les mousses, on peut faire appel à des alkylolamides d'acides gras, en particulier des mono- et di-éthanolamides d'acides gras en C12-C18. Parmi les autres constituants utilisables, on citera des produits protecteurs de la peau, des agents vivants, des substances bactériostatiques telles que des éthers et thioéthers de phénols halogénés, des carbanilides, salicylanilides et diphénylméthane halogénés, des colorants et des parfums. Les produits de-lavage préparés selon l'invention présentent, même à de faibles teneurs en inhibiteurs de mousse > une faible tendance aux formations de mousse et peuvent donc être utilisés dans des machines à laver automatiques à tambour fermé sans risque de débordement. L'effet inhibiteur de mousse est pratiquement indépendant de la dureté de l'eau. Le fait que, malgré l'incorporation des inhibiteurs de mousse dans les mélanges ou dispersions contenant les surfactifs, on n'observe pas de diminution de I'efficacité, doit être considéré comme surprenant, car lorsqu'on disperse les inhibiteurs dans les concentrés liquides contenant les détergents actifs envoyés à l'atomisation, on constate une forte diminution d'efficacité. Les exemples qui suivent illustrent l'invention sans toutefois la limiter. Dans ces exemples les indications de parties et de % s'entendent en poids, sauf indication contraire. On prépare une série de mélanges, dont les compositions sont indiquées dans les tableaux I et II ci-après, par fusion des inhibiteurs de mousse et mélange avec le détergent et les autres constituants. Les inhibiteurs de mousse utilisés sont les suivants A.Une trialkylmélamine de formule dans laquelle R1 = R3 = R5 - alkyle en C8-C18 (longueur de chaîne moyenne C12,5) et R2 > R4s R6 = hydrogènes B. un mélange de 70% en poids de la trialkylmélamine A ci-dessus et 30% de dialkyldiaminochlorotriazine de formule dans laquelle R7=R9=alkyle en C8-C18 (longueur de chaîne moyenne Cï2 5) et R8 = R10 = hydrogène, C. une paraffine fondant dans l'intervalle de 40 à 45 C, D. un thioéther de formule R11-S-R11 dans laquelle R11 = alkyle en C16-C18 (dérivé du suif), E. un diamide de formule R12-CO-NH-CH2-CH2-NH-CO-R12 dans laquelle R12 = alkyle en C15-Cl7 (dérivé d'acides gras de suif), F. la stéarone, G. un isocyanurate de formule dans laquelle R13 est un radical alkyie en C16-C18 (alkyle de suif), H. un dérivé de diurée de formule dans laquelle R14 est un radical octadécyle, I. un diuréthane de formule dans laquelle R15 est un groupe octadécyle. Les autres abréviations utilisées dans les tableaux ont les significations ci-après : D1 = alcool gras en C16-C18 (indice d'iode 50) éthoxylé par 5 moles d'oxyde d'éthylène, D2 = alcool gras en C15-Cl8 (indice d'iode 50) éthoxylé par 10 moles d'oxyde d'éthylène, D3 = nonylphénol éthoxylé par 9 moles d'oxyde d'éthylène, D4 = sulfate de l'éther de diéthylène glycol de l'alcool laurylique (sel de sodium), D5 = n-dodécylbenzène sulfonate de sodium. Le mélange contenant l'inhibiteur de mousse est d'abord homogénéisé avecdu tripolyphosphate pentasodique granuleux ou du perborate de sodium tétrahydraté en poudre à raison d'une partie du mélange inhibiteur de mousse pour 9 parties de phosphate ou de perborate. Dans une seconde opération de mélange, on homogénéise ce"prémélange"avec un produit de lavage de composition ci-après 8,0% de n-dodécylbenzene sulfonate de sodium, 3,0% du détergent-actif D2, 3,0% de savon (suif-coco, 1 : 1), 30,0% de tripolyphosphate pentasodique, 3,5% de silicate de sodium (au rapport SiO2/Na20 - 3), 15,0% de perborate de sodium tétrahydraté, 1,5% de carboxyméthylcellulose sodique, 0,5% d'éthylène diaminotétracétate de sodium, 0,3% d'azurants optiques, 7,2% d'eau, solde à 100% : sulfate de sodium et "prémélange" contenant l'inhibiteur de mousse. Dans une machine à laver ménagere à tambour horizontal, on soumet le produit de lavage à des essais à 950C, à la concentration de 7,5 g/l, avec de l'eau à 180 de dureté; il s'agit de vérifier s'il ne se produit pas de débordement de mousse. La machine d'uoecapacité nominale de 4 kg est garnie de 3 kg de linge de coton prppre afin d'éviter une inhibition de la mousse par les salissures. Les résultats obtenus sont rapportés dans les tablèaux I et II ci-après. Dans la dernière colonne des tableaux, on indique la proportion d'inhibiteur de mousse pur à laquelle le bain de lavage ne déborde pas. TABLEAU I Exemple Inhibiteur de Détergent Eau, % Autres additifs % d'inhibiteur de n mousse mousse mousse dans ie produit de lavage 1 30% A 5% D1 50 15% acide caprique 0,4 2 18% A 3% D1 70 9% acide caprique 0,4 3 12% A 2% D1 80 6% acide caprique 0,4 4 30% A 10% D1 - 60% décanol 0,4 5 40% A 20% D1 - 40% huile de paraffine 0,3 6 40% A 10% D1 - 10% acide caprique + 40% décanol 0,4 7 20% A 10% D1 50 20% acide oléique 0,4 8 50% A 10% D1 - 40% acide oléique 0,4 9 50% A 10% D1 - 20% acide caprique + 20% acide oléique 0,4 10 25% A 2% D1 50 8% acide oléique +15% décanol 0,4 11 40% A 10% D1 50 - 0,4 12 50% A 15% D1 35 - 0,4 13 30% B 5% D1 50 15% acide caprique 0,3 14 30% B 10% D1 40 20% alcool oléylique 0,3 TABLEAU II Exemple Inhibiteur de Détergent Eau, % Eau, % Autres additifs % d'inhibiteur de n mousse mousse dans le produit de lavage 15 90% B 3% D2 7 - 0,4 16 80% B 3% D2 7 10% glycérine 0,4 17 90% B 3% D3 7 - 0,4 18 85% B 3% D4 12 - 0,4 19 85% C 3% D5 12 - 1,5 20 87% D 3% D2 10 - 1,0 21 87% E 3% D1 10 - 1,2 22 87% F 3% D1 10 - 1,0 23 87% G 3% D1 10 - 0,6 24 87% H 3% D1 10 - 0,6 25 87% I 3% D1 10 - 0,5 26 60% I 5% D1 20 15% acide caprique 0,5 27 50% I 5% D1 20 25% huile de paraffine 0,5 28 50% I 5% D2 40 5% décanol 0,5 R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de préparation de produits de lavage à faible pouvoir moussant contenant des inhibiteurs de mousse insolubles dans l'eau qui portent au moins un reste hydrocarboné aliphatique à au moins 16 atomes de carbone ou au moins deux restes hydrocarbonés aliphatiques à au moins 8 atomes de carbone et qui fondent entre 30 et 90 C, le procédé se caractérisant en ce que l'on mélange 10 parties en poids de l'inhibiteur de mousse avec 0,1 à 3 parties en poids d'un détergent actif anionique et/ou non ionique et 1 à 20 parties en poids d'eau et/ou d'ai moins une substance fondant au-dessous de 35 C et prise dans la classe formée par les hydrocarbures, les alcools gras et les acides gras, de manière à former une masse plastique ou fluide à 20 C qu'on mélange avec le produit délavage et de nettoyage pulvérulent à granuleux. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise comme détergent actif un alkylbenzène sulfonate, un sulfate d'alcool gras ou un sulfate d'éther de polyglycol d'alcool gras. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise comme détergent actif un dérivé d'éther de polyglycol d'alcool ou d'alkylphénol. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que lXon utilise comme inhibiteur de mousse une mélamine substituée de formule dans laquelle R1, R3 et R5 représentent des restes hydrocarbonés aliphatiques en C8-C24 et R2, R4 et R6 représentent l'hydrogène ou des restes hydrocarbonés aliphatiques en C1-C24, ou un mélange d'une telle mélange substituée avec l,3-diamino-6-chlorotriazine de formule dans laquelle R7 et R9 représentent des restes hydrocarbonés aliphatiques én C8-C24 et R8 et R10 représentent des atomes d'hydrogène ou des restes hydrocarbonés aliphatiques en C1-C24.