La présente invention se rapporte aux lamelles microscopiques, et elle concerne plus particulièrement des ensembles de lamelle microscopique utilisés dans des procédés de microscopie fluorescente. Plus particulièrement encore, 5 l'invention a trait à la formation de régions réactives, à l'intérieur d'une épaisseur prédéterminée d'une composition fluoro-carbonée qui se trouve à la surface d'une lamelle de verre, pour pouvoir effectuer un examen microscopique et, ce qui est également important, elle a également trait à l'inclusion 10 d'agar-agar et d'antigènes spécifiques dans les creux formés dans la couche fluorocarbonée qui masque la lamelle de verre. Les lamelles microscopiques sont bien connues dans la technique. Cependant, le domaine de la microscopie fluorescente a été sérieusement gêné par la fait que l'on ne 15 pouvait produire de lamelles microscopiques comportant une série de régions réactives formées à l'intérieur d'une couche de revêtement. Dans les ensembles de lamelle microscopique antérieurs, les couches de revêtement étaient trop épaisses pour permettre une mise au point précise du microscope pendant 20 l'examen. On a déjà essayé des revêtements de lamelles comportant de la céramique, mais cela aboutit à une épaisseur inacceptable et ne permet pas, dans de nombreux cas, au microsco-piste de faire la mise au point sur le spécimen sans casser le couvre-objet. En outre, on a essayé, comme agent d'enduc-25 tion, une grande variétés de peintures, mais ces peintures ne présentent pas de caractéristiques de tension superficielle suffisantes pour empêcher une goutte de spécimen de couler et donc de contaminer éventuellement un creux adjacent. Les installations actuelles de sérologie fluores-30 cente directe nécessitent que le savant ou le technicien isole un agent étiologique particulier dans une culture pure avant de pouvoir effectuer l'identification. Cette condition oblige à un délai de 25 à 96 heures pour effectuer l'essai et, dans certains cas, on ne peut effectuer l'isolement au labora-35 toire. Par contre, l'invention permet d'obtenir des cultures d'antigènes pures utilisables dans l'ensemble de lamelle et pouvant être utilisées immédiatement dans un essai de fluorescence indirecte. Les installations actuellement utilisées en mi-croscopie fluorescente ne présentent pas la combinaison d'une 72 10630 2 2135140 couche d'adhésif d'agar-agar et d'un antigène spécifique disposée dans un grand nombre d'ouvertures pratiquées dans la couche de masquage, de sorte que l'opérateur doit prendre des mesures supplémentaires pour effectuer l'examen microscopique 5 approprié. En outre, on prépare les réactifs conjugués actuels en des quantités d'un à cinq ml, et il faut une évaluation par titrage préalable pour déterminer la dilution de travail à utiliser. De grandes quantités de ce type impliquent 10 des pertes de temps dues au stockage et à la manipulation. L'utilisation d'une couche fluorocarbonée pré- -5 sentant un intervalle d'épaisseurs critiques de 19.10 à 3,8.10 ^ cm que l'on dépose à la surface d'une lamelle microscopique n'avait pas été découverte . L'art antérieur n'a pas 15 suggéré, ce qui est également important, d'utiliser une solution aqueuse de gélose à 0,2$ en l'introduisant dans des ouvertures de la couche fluorocarbonée pour former une couche adhé-sive. Il n'est pas, non plus, fait mention de l'insertion d'une couche d'antigène spécifique sur la couche de gélose pour 20 former un ensemble de lamelle microscopique autonome et auquel il ne manque plus que le sérum des patients. L'invention a pour objets : - un ensemble de lamelle microscopique convenant pour être utilisé dans le domaine de la microscopie fluores- 25 cente ; - une lamelle microscopique optiquement transparente comportant une couche d'épaisseur prédéterminée pour constituer un grand nombre de zones réactives uniformes autonomes ; 30 - une couche de composition de masquage pour la melle microscopique telle que l'épaisseur totale de la lamelle permette de mettre au point le microscope, et présentant en même temps des propriétés de tension superficielle suffisantes pour empêcher un spécimen de couler et de contaminer 35 une autre zone réactive ; - un ensemble de lamelle microscopique complet dans lequel les zones réactives sont enduites d'une couche adhésive et d'un antigène particulier ; - un ensemble de lamelle microscopique compre-^0 nant une couche d'agar-agar en combinaison avec un antigène 72 10630 3 2135140 spécifique contenu dans un réceptacle isolé de l'atmosphère extérieure et ayant son propre environnement déterminé ; - un ensemble de lamelle microscopique permettant de provoquer séparément plusieurs réactions. 5 Une lamelle de verre optiquement transparente délimite un domaine plan fermé comportant des surfaces de démarcation opposées. On dépose une couche fluorocarbonée sur l'une des surfaces de démarcation. La couche comprend plusieurs ouvertures qui la traversent pour former des régions 10 réactives sur la surface de démarcation de la lamelle de verre. L'épaisseur de la couche fluorocarbonée est approximative- _tr _4 ment comprise entre 19.10 J et 3,8.10 cm. Les figures du dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment la 15 présente invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en perspective de l'ensemble de lamelle microscopique, montrant la couche de masquage fluorocarbonée comportant un grand nombre de régions réactives ; 20 la figure 2 est une vue en élévation et en coupe de l'ensemble de lamelle microscopique, représentant les couches d'agar-agar et d'antigène situées dans les régions réactives, suivant la ligne de coupe 2-2 de la figure 1 ; la figure 3 est une vue en perspective de l'en-25 semble de lamelle microscopique, dans un réceptacle isolé de l'environnement devant être utilisé lorsque de l'agar-agar et des antigènes particuliers se trouvent dans les régions réactives ; la figure 4 est une vue en perspective d'une trous-30 se de lamelles microscopiques comprenant une série d'ensembles de lamelle et un distributeur d'antigène contenus dans un coffret portatif. En se référant à présent à la figure 1, cette figure représente un ensemble 10 de lamelle microscopique ou de 35 verre, destiné à être utilisé de façon générale dans les processus de diagnostic clinique et s'appliquant particulièrement au domaine de la microscopie fluorescente. L'ensemble 10 comprend une lamelle de verre 12 optiquement transparente, d'épaisseur comprise entre 0,96 et 1,06 mm, comportant une couche fluoro-^0 carbonée 14 d'épaisseur prédéterminée ou réglée, dont est en 72 10.630 4 2135140 duite la surface supérieure 16 de ladite lamelle 12. La couche 14 comporte plusieurs ouvertures 18 formant des creux ou des régions réactives 20 sur la surface supérieure 16. Les creux 20 peuvent être ouverts sur le milieu environnant, et ils comprennent une couche d'agar-agar ou une couche d'une combinaison d'agar-agar et de composition d'antigène spécifique, comme le décrira en détail dans la suite. La méthodologie de la microscopie fluorescente est semblable aux traitements microscopiques à lumière complexe, mais elle correspond à une lumière d'excitation située dans la gamme de l'ultraviolet, et à une lumière d'émission située dans la région visible, pour un spécimen particulier situé dans les régions réactives 20 de l'ensemble 10. On va esquisser ici une brève description de cer-t ains des instruments utilisés en microscopie fluorescente, bien qu'ils ne fassent pas partie de l'invention, pour aider à comprendre l'ensemble 10. L'image vue à travers le microscope de travail a une fluorescence brillante et est en contraste net avec ce qui l'entoure. Lorsque la fluorescence du spécimen examiné est faible, on utilise, en général, des microscopes monoculaires dans un environnement sombre. On peut utiliser des microscopes binoculaires dans un environnement lumineux lorsque la fluorescence est intense. On utilise des revêtements sur les surfaces air-verre du microscope pour diminuer les pertes de transmission lumineuse éventuelles. En général, on peut utiliser n'importe quel objectif non-fluorescent, mais on utilise souvent un oculaire de 8 mm et de grandissement 20X en combinaison. On n'utilise pas, de façon générale, des éléments de spath-fluor, du fait qu'ils peuvent produire un éclat provenant de l'auto-fluorescence de surfaces cimentées éventuelles Dans certains cas, les opérateurs préfèrent des procédés à champ sombre en utilisant un condenseur de forme bisphérique ou parabolique, au lieu d'un condenseur à champ brillant. Des filtres absorbants se trouvent parfois, mais pas toujours, d'ans le microscope entre l'oeil de l'opérateur et l'objectif, ce qui supprime tout autre rayonnement d'excitation non absorbé par le spécimen qui se trouve sur l'ensemble 10. Le filtre lui-même peut présenter différentes formes, complémentaires du rayonnement utilisé ou absorbant seulement la région de l'ultra-violet lorsque l'on doit observer le spéci- 72 10630 5 2135140 men en couleurs naturelles. On utilise la microscopie dfimmuno-fluorescence â champ obscur dans toute une série d'installations microbiologiques. L'application de cette technique permet la visuali-5 sation de réactions spécifiques antigène-anticorps au niveau cellulaire. Ce procédé offre au spécialiste des sciences appliquées un moyen pour localiser les microorganismes pathogènes et un procédé de détection indirecte de l'infection de l'homme et des animaux par des micro-organismes pathogènes. 10 La microscopie fluorescente utilise un éclairage oblique, contrairement à l'installation à éclairage direct utilisée normalement en analyse microscopique classique ou à lumière blanche. On dirige l'éclairement sur la surface inférieure de l'ensemble 10 de lamelle, le microscope étant ad-15 jacent aux creux 20 de la surface supérieure 16. La source lumineuse est, en général une ampoule à vapeur de mercure ou de type halogène de forte intensité projetant sa lumière à travers une série de filtres, ne permettant qu'à la bande de lumière située dans l'ultraviolet 20 On place dans les régions réactives ou les creux 20 des réactifs combinés avec un colorant fluorescent ou un colorant pouvant être excité par la lumière ultraviolette. Lorsque l'éclairement décrit ci-dessus est dirigé à travers 25 les régions réactives 20, la composition combinée émet une lumière fluorescente. Les conditions de mise au point sont fondamentales pour la réussite de cette technique, dans un microscope fonctionnant avec ce type d'éclairement. L'opérateur doit ajuster le microscope sur un point qui touche pres-que le couvre-objet (non représenté) qui est placé sur la surface supérieure 16 de l'ensemble 10. Par conséquent, il faut régler avec précision l'épaisseur de l'ensemble 10, sinon on ne peut mettre au point le microscope de façon à amener l'organisme particulier examiné à une distance acceptable sans 35 casser le couvre-objet et/ou endommager le microscope d'une certaine façon. Dans sa forme finale, l'ensemble 10 peut être constitué par l'une de trois combinaisons possibles. Une première combinaison comprend une lamelle de verre 12 avec 40 une couche fluorocarbonée 14 masquant la surface supérieure 16. 72 10630 6 2135140 Dans cette présentation, des ouvertures ou singularités sont formées à travers la couche 14 pour constituer des creux ou régions réactives 20. Cependant, 1er; surfaces de base des régions 20 sont des parties de la surface supérieure 16 ouver-5 tes sur le milieu extérieur. Dans une seconde présentation, on applique une couche adhésive d'agar-agar sur les régions réactives 20, dans la portion masquée de la lamelle 12. Ce type de traitement permet de retenir un grand nombre d'organismes sur chaque région réactive 20 pendant un examen microscopique. Une 10 troisième préparation de l'ensemble 10 comprend une lamelle masquée 12 contenant la couche de mastic ou d'agar-agar en combinaison avec un antigène particulier. Dans cette combinaison, comme le montre la figure 2, une couche d'agar-agar 23 est incorporée dans la région réactive 20 et recouverte d'une cou-15 che d'antigène spécifique 25, comme le montre la figure. La couche d'agar-agar 23 sert d'adhésif, dans ce cas, pour maintenir la couche d'antigène 25 dans les régions 20 pendant l'examen. Ces antigènes peuvent comprendre, mais sans limitation au rachitisme, des cultures de tissus infectés de virus, 20 des fongus, des parasites et des porteurs spéciaux revêtus d'antigènes comme des toxines, des allergènes, etc. La couche fluorocarbonée 14 est d'importance primordiale dans la construction de l'ensemble 10. Lorsqu'elle intervient en composition, la couche 14 présente entre les ré-25 gions réactives 20 et la couche 14 qui les entoure, le type de variation de tension superficielle, qui empêche les gouttes de liquide placées dans les creux 20 de couler. De cette façon, on peut appliquer différents réactifs nécessaires pour effectuer une série de réactions d'essai, aux régions 20, sans ris-30 que de contamination mutuelle provoquant l'invalidation des résultats des essais. En outre, la couche 14 doit être aussi mince que possible pour qu'après mise en place d'un couvre-objet sur l'ensemble 10, l'épaisseur de l'ensemble soit suffisamment petite pour que l'on puisse toujours mettre au point le micros-35 cope comme on l'a décrit précédemment. Pour résumer ce qui concerne la couche 14, il y a lieu de noter qu'elle doit avoir des propriétés lui permettant d'être appliquée sous forme de revêtement mince, mais qu'elle doit avoir des propriétés de tension superficielle suffisantes pour retenir un spécimen dans les creux 20. Des 72 10630 7 2135î40 essais empiriques ont montré qu'un polytêtrafluoréthylène ("Teflon") de qualité assurant l'adhérence au verre peut être utilisé efficacement pour constituer la couche 14. En particulier, le produit dénommé "Fluroglide", produit par la so-5 ciété dite Chemplast Incorporated a été utilisé avec succès comme agent de masquage pour l'ensemble 10. Cette composition est un produit de "Teflon" fluorocarboné, d'une qualité permettant de constituer une masse pelliculaire, comprenant un adhésif permettant de fixer la couche 14 à la surface su-10 périeure 16. Dans son utilisation la plus avantageuse, la couche 14 doit consister en une seule couche de particules de "Teflon", suffisante pour recouvrir la surface 16 suivant une couche contiguë uniforme. Il s'est avéré que l'épaisseur de la couche 14 doit être comprise, pour être utile, dans l'in- ~5 -4 15 tervalle de 19.10 à 3,8.10 cm, avec une épaisseur optima- -4 le sensiblement égalé à 2,5.10 cm. On effectue le masquage de la lamelle de verre 12 en appliquant par pulvérisation une couche fluorocarbonée ou de "Teflon" 14 sur la surface supérieure 16, sous pression. 20 On place un gabarit sur la surface 16 et un appareil automatique, sans importance dans le cadre de l'invention, applique par pulvérisation la couche 14 sur la lamelle 12 pour constituer un ensemble 10, conformément aux paramètres déjà décrits dans la discussion précédente. 25 Les creux ou régions réactives 20 peuvent compren dre une couche adhésive 23 contigué" à la surface supérieure 16 de la lamelle 12 pour constituer une surface adhérente dans la région 20. La couche 23 fait adhérer les organismes de l'antigène, lorsque l'antigène sèche à la surface de ce mastic. La 30 couche adhésive 23 empêche les organismes d'être chassés par lavage de l'ensemble 10, au cours des opérations de traitement normales précédant l'examen microscopique. L'expérimentation empirique a montré que la couche d'agar-agar 23 composée de 0,01% à 0,0555 de solution aqueuse de gélose a donné de très 35 bons résultats en cours d'utilisation. On a trouvé les résultats optimaux avec une couche 23 composée d'une solution aqueuse de gélose à 0,02$ et déposée uniformément dans les régions 20 sur la surface supérieure 16. En outre, on a utilisé d'autres préparations inertes d'agar-agar de haute pureté, 40 pour former la couche adhésive 23, par exemple de l'agar-agar 72 10630 8 2135140 et de la gélose ionisée de haute pureté. En incorporant la couche 23 dans l'ensemble 10, le chercheur peut l'utiliser avec moins de peine que s'il fallait appliquer la couche 23 au moment de l'examen. 5 La couche d'antigène 25 peut être incorporée sur la couche d'agar-agar 23, pour constituer l'ensemble 10 sous forme d'ensemble complet pour la procédure d'essai, la seule quantité inconnue ajoutée étant le sérum du patient. On place, dans ce cas, le sérum dans les creux 20, puis l'on ajoute 10 un réactif approprié dans chaque creux 20 et, après lavage supplémentaire, on place le couvre-objet sur l'ensemble 10. On effectue alors un examen microscopique direct pour déterminer si la réponse du patient est positive ou négative. On peut coupler des anticorps à un colorant fluo 15 rescent par des réactions chimiques qui ne perturbent pas la réactivité particulière entre un anticorps et un antigène. Comme colorant fluorescent couramment utilisé en microscopie fluorescente, on peut citer 1'isothiocyanate de fluorescëine. Les anticorps conjugués avec des colorants fluorescents sont, 20 dans la plupart des cas, appelés anticorps fluorescents, et on les utilise comme des taches pour détecter les antigènes dans les cellules et les tissus. L'anticorps fluorescent est souvent déposé à partir de la solution sur une section de tis su ou une préparation cellulaire particulière, et l'on voit 25 ces régions sous une couleur caractéristique lorsqu'on les re garde au moyen d'un microscope à fluorescence. Comme le montre la figure 1, chaque zone réactive est numérotée selon un ensemble de numéros 22 fixé préalablement pour identifier les régions réactives particulières 3° contenues dans la couche 14. Les numéros 22 peuvent être cons titués par la même composition de couche fluorocarbonée, si l'on incorpore ces indices dans le même gabarit de masquage que celui utilisé pour déposer la couche 14. De façon analogue, on peut graver les numéros 22 dans la surface supérieure 35 16 de lamelle de verre 12, ou par un autre procédé analogue ■ dont la nature exacte n'est pas importante dans le cadre de l'invention. Pour constituer l'ensemble 10 de lamelle microscopique, on dépose d'abord une couche fluorocarbonée 14 sur la surface supérieure 16 d'une lamelle de verre optiquement 72 10630 9 2135140 transparente 12. On peut utiliser une lamelle microscopique classique 12 d'une épaisseur comprise entre 0,96 et 1,06 mm. On dépose la couche 14 sur la surface 16 en masquant la lamelle 12 avec un gabarit ou un dispositif analogue, pour consti-5 tuer un ensemble d'ouvertures 18 de façon à former des régions réactives 20 dans la couche 14, et en projetant la couche 14 sur la surface 16. L'épaisseur de la couche peut être comprise _ii entre 19-10 et 3*8.10 cm. Après dépôt de la couche 14, on applique une solution aqueuse de gélose de 0,01 à 0,05$, sur 10 les régions réactives 20 pour constituer la couche 23 représentée sur la figure 2. On commence l'application de la solution aqueuse de gélose en mélangeant une quantité prédéterminée de gélose avec une quantité connue d'eau distillée à la température am-15 biante. On forme ainsi une suspension aqueuse de gélose que l'on laisse reposer à la température ambiante pendant un quart d'heure environ. On chauffe alors cette suspension, contenue dans un flacon, en immergeant le flacon dans de l'eau bouillante. On chauffe la suspension à une température sensiblement 20 égale à 100°C, la gélose se dissolvant et formant une solution aqueuse de gélose. On refroidit alors la solution de gélose chauffée d'une phase initialement chaude de 100°C à une phase d'application dans l'intervalle de températures de 55°C-60°C. 25 On introduit alors une quantité de solution de gélose prédéterminée dans les régions réactives 20 de la lamelle 12 pour former la couche adhésive 23. On introduit, en général, 1/120 de mm de solution de gélose dans chacune des régions 20. Pendant cette opération, on maintient la lamelle 12 dans une hot-30 te stérile à circulation d'air chaud stérile, et on la place sur une plate-forme que l'on chauffe à une température d'environ 80°C. On maintient une atmosphère stérilisée sous la hotte, pour retirer les particules de poussière ou autres déchets éventuels pouvant être collés à la lamelle 12. Le stade final 35 consiste à sécher la solution de gélose qui se trouve dans les régions 20 pour former une couche 23. Il faut prendre soin d'assurer un séchage uniforme de la solution, et il faut donc effectuer une mise en contact contigu de la solution de gélose sur la périphérie des creux 20 avant le stade de séchage. On 40 préfère que la durée de séchage ne dépasse pas 1,5 minute pour 72 10630 10 2135140 éviter la formation d'anneaux concentriques à la surface de la couche 23. On peut ajouter une couche d'antigène 25 sur la couche 23, dans les régions 20, pour constituer un ensemble 10 5 complet où il ne reste plus qu'à ajouter le sérum des patients pour effectuer un examen complet. Pour ajouter l'antigène à la surface de la couche 23, on commence par retirer les protéines de surface et d'autres déchets gênants de l'antigène, selon des modes opératoires connus dans cette technique. On ajus-10 te alors l'antigène maintenu en suspension dans une solution tampon pour assurer la concentration de cellules appropriée. En général, on effectue cet ajustement de façon qu'une goutte d'un millième de cm^ de la suspension cellulaire contienne de 15 à 30 cellules observables dans chacun des creux 20. On uti-15 lise couramment un agrandissement microscopique normalisé de 400X à 1000X pour ces essais. On introduit un volume d'un millième de en? de chaque antigène dans chaque région 20 sur la couche 23- On répand uniformément l'antigène sur la couche 23 en contact avec 20 les parois des régions 20 de la couche fluorocarbonée 14, ce qui permet le temps de séchage optimal pour la couche d'antigène 25. On effectue le séchage à la température ambiante dans une hotte stérile. Une fois le séchage achevé, on place la lamelle 12 dans un fixatif approprié, tel que l'alcool ou l'acé-25 tone, ou une composition analogue. On peut alors sécher la lamelle 12 et la placer dans une enveloppe hermétiquement close à' des fins de stockage. La figure 3 représente un mode d'exécution de l'invention dans lequel l'ensemble 10 de lamelle microscopique 30 est enfermé dans une enveloppe ou un récipient 24. Les bords ou la délimitation 26 sont scellés pour empêcher la contamination de l'ensemble 10 par l'atmosphère extérieure. Le récipient 24 peut être en clinquant d'aluminium, en pellicule plastique ou en une autre matière analogue pouvant isoler hermétiquement 35 l'ensemble 10 de l'atmosphère environnante avant utilisation. En général, les caractéristiques structurales du récipient 24 peuvent donner une retenue rigide ou flexible. En outre, on peut disposer un produit désséchant 28 sur une surface intérieure de l'enveloppe 24 pour créer un environnement dépourvu 40 d'humidité pour l'ensemble 10 lorsqu'il est stocké. Lorsque de 72 10630 2135140 l'ager-agar et un antigène particulier sont incorporés en combinaison dans les creux ou régions réactives 20, on peut créer un environnement interne inerte en remplissant l'intérieur de l'enveloppe 24 d'un gaz inerte tel que l'azote ou 5 un élément analogue avant de sceller le bord 26, pour empêcher la contamination. De cette façon, l'ensemble 10 qui contient à la fois la couche adhésive et un antigène spécifique peut être stocké pendant de longues durées sans risques de contamination de cet ensemble 10. 10 La figure 4 représente un autre mode d'exécution de l'invention, dans lequel l'ensemble 10 de lamelle microscopique est présenté sous forme de trousse préconditionnée montée dans un coffret 30 et constituée, dans sa forme la plus simple, par de la matière plastique, du carton ou une 15 matière analogue. L'ensemble 10 est incorporé en combinaison avec une cartouche 32 qui contient un antigène ou des anticorps destinés à être introduits dans les régions 20. La cartouche 32 contient un réactif conjugué prétitré présentant une partie aliquote prétestée lyophilisée du réactif conjugué. 20 L'équipement comprend également la tête ou aiguille de distribution 33 dans un récipient plastique qui l'entoure. La cartouche 32 et la tête de distribution 33 présentent toutes deux une structure semblable à celle des moyens de distribution à cartouche décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 25 3 426 811. En outre, le récipient 30 peut comporter, de préférence, plusieurs couvre-objets 35 dont chacun a une épaisseur normalisée d'environ 0,17 mm, ainsi que des réactifs de contrôle 36, 37 et 38 de différentes forces correspondant, de 30 façon générale, à des réactifs fortement positifs, faiblement positifs et négatifs. La trousse contient également des milieux 40 de montage d'un microscope correctement tamponnés, pour constituer un ensemble compact global devant être utilisé par le chercheur au cours de l'examen microscopique. Tous 35 les éléments ainsi associés à la trousse peuvent être montés dans des pièces d'insertion qui se trouvent dans un plate-forme moulée 42 qui est constituée par une portion du récipient 30. En discussion générale finale, des agents infectieux tels que des virus, des bactéries et des matières antigènes sont inanimées et essentiellement à base de protéines. 40 72 10630 2135140 Lorsque ces agents entrent dans le corps, des substances ou anticorps sont engendrés et réagissent sur ces agents étrangers ou extérieurs. La production d'anticorps est provoquée par les antigènes. Lorsque les anticorps qui se trouvent dans 5 une solution sont contactés par un antigène soluble, il se forme un précipité et les particules adhèrent entre elles. Pendant cette combinaison ou interaction des molécules, la spécificité apparaît. Dans le cadre du travail entrepris dans le do-10 maine de la microscopie fluorescente, ou envisagé dans ce domaine, la présente invention offre des moyens peu coûteux, faciles à entretenir et très efficaces pour étendre les possibilités d'application de tout le domaine aux techniques de diagnostic clinique. 15 II va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans pour cela sortir du cadre de la présente invention. 72 10630 13 2135140 10 15 REVENDICATIONS 1. Ensemble de lamelle microscopique permettant de provoquer un ensemble de réactions, caractérisé en ce qu'il comprend une lamelle de verre optiquement transparente définissant un domaine plan fermé comportant des surfaces de délimitation opposées, et une couche fluorocarbonée déposée sur l'une des surfaces de délimitation, ladite couche fluorocarbonée étant traversée par une pluralité d'ouvertures pour former des régions réactives sur ladite surface de délimitation de ladite lamelle de verre, ladite couche fluorocarbonée présentant, en outre, une épaisseur approximative comprise entre 19.10"5 et 3,8.10"4 cm. 2. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pluralité d'ouvertures englobe une zone prédéterminée délimitée par ladite couche fluorocarbonée de façon continue, chacune des ouvertures de l'ensemble d'ouvertures n'étant pas contiguë à une ouverture adjacente. 3. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'épaisseur de la couche fluorocarbonée est sensible- 20 ^ _4 ment égalé a 2,5.10 cm. 4. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche fluorocarbonée est constituée par une matière fluorocarbonée d'une qualité permettant de faire adhérer une pellicule, comportant un adhésif pour fixer ladite couche à ladite surface de délimitation de la lamelle de verre. 5. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche fluorocarbonée comprend une épaisseur uniforme prédéterminée contiguë à ladite surface de la lamelle, ladite couche fluorocarbonée étant constituée par du polytétra-fluoréthylène. 6. Ensemble selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'épaisseur de polytétrafluoréthylène est sensible-ment égalé a 2,5.10 cm. 7. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ensemble d'ouvertures définit plusieurs zones sur la surface de la lamelle, une couche d'adhésif étant déposée sur ces zones. 8. Ensemble selon la revendication 7, caractérisé 40 en ce que la couche d'adhésif est constituée par de l'agar-agar. 25 30 35 72 10630 m 2135140 9. Ensemble selon la revendication 7, caractérisé en ce que la couche d'adhésif est constituée par une solution de gélose de 0,01 à 0,05?. 10. Ensemble selon la revendication 9, caractéri-5 sé en ce que la couche d'adhésif est pratiquement constituée par une solution de gélose à 0,02%. 11. Ensemble selon la revendication 7, caractérisé en ce que chacune des différentes zones comprend une couche d'antigène prédéterminée déposée sur une surface supérieu- 10 re de ladite couche d'adhésif. 12. Ensemble selon la revendication 11, caractérisé en ce que les couches d'antigène et d'adhésif déposées sont restreintes aux régions réactives uniquement. 13. Ensemble selon la revendication 11, caractéri-15 sé en ce que la couche d'adhésif est pratiquement constituée par une solution de gélose à 0,02?. 14. Ensemble selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'on ne dépose la solution de gélose à 0,02? qu'à l'intérieur des régions réactives. 20 15. Ensemble selon la revendication 1, caractéri sé en ce qu'une partie de la couche fluorocarbonée qui se trouve sur la surface de délimitation comporte plusieurs indices individuels au voisinage de chacune desdites ouvertures, les-dits indices étant déposés sur la surface de la lamelle pour 25 définir chacune des régions réactives. 16. Ensemble selon la revendication 15, caractérisé en ce que chacun desdits indices est formé à partir d'une partie de ladite couche fluorocarbonée qui se trouve sur ladite surface de délimitation de la lamelle. 30 17. Ensemble de microscopie fluorescente, carac térisé en ce qu'il comprend une lamelle microscopique selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, et des moyens pour enfermer la lamelle microscopique, ces moyens définissant une surface extérieure pratiquement imperméable à l'humidité pour 35 isoler la lamelle du milieu extérieur. 18. Ensemble selon la revendication 17, caractérisé en ce que la surface extérieure des moyens pour enfermer la lamelle comprend deux éléments plans contigus fixés l'un à. l'autre sur une périphérie de délimitation commune, lesdits 40 éléments étant destinés à constituer une enceinte fermée pour 72 10630 15 2135140 la lamelle microscopique. 19- Ensemble selon la revendication 18, caractérise en ce que la .surface extérieure des moyens pour enfermer la lamelle est constituée par une feuille d'aluminium. 5 20. Ensemble selon la revendication 19, caracté risé en ce que la surface extérieure des moyens pour enfermer la lamelle est constituée par un revêtenent plastique imperméable à l'humidité. 21. Ensemble selon la revendication 17, caracté-10 risé en ce que les moyens pour enfermer la lamelle délimitent un volume intérieur comportant un gaz inerte pour présenter un milieu inerte à la lamelle microscopique enfermée. 22. Ensemble selon la revendication 17, caractérisé en ce que les moyens pour enfermer la lamelle comprennent 15 un produit desséchant à introduire au voisinage de ladite lamelle pour maintenir un environnement dépourvu d'humidité à l'intérieur desdits moyens pour enfermer la lamelle. 23. Trousse de microscopie fluorescente, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de distribution con- 20 tenant une quantité prédéterminée de réactif d'essai lyophilisé conjugué avec de la fluorescéine, lesdits moyens de distribution étant destinés à fournir un grand nombre de gouttes du réactif de volume sensiblement constant ; plusieurs lamelles microscopiques selon l'une quelconque des revendications 1 à 25 16 ; et un récipient enfermant lesdits moyens distributeurs et lesdites lamelles microscopiques, dans lequel on peut fixer de façon amovible les moyens distributeurs et les lamelles. 24. Trousse selon la revendication 23, caractérisée en ce que les moyens de distribution comprennent une 30 cartouche comportant des extrémités supérieure et inférieure opposées, une aiguille creuse disposée à l'extrémité inférieure de la cartouche et un bouchon élastique en forme de dôme inséré dans la cartouche à son extrémité supérieure. 25- Trousse selon la revendication 23, caractéri-35 sëe en ce qu'elle comprend plusieurs couvre-objets, lesdits. couvre-objets ayant une épaisseur d'environ 0,17 mm, un grand nombre de réactifs de contrôle destinés à être introduits dans les régions réactives de la lamelle, et des moyens de montage du microscope permettant de diluer correctement le.sérum d'un patient avant de l'insérer dans les régions réactives de la 40 72 10630 16 2135140 lamelle microscopique. 26. Procédé de préparation d'un ensemble de lamelle microscopique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on dépose une couche fluorocarbonée sur l'une des 5 surfaces d'une lamelle microscopique, ladite couche ayant une -5 o épaisseur comprise approximativement entre 19.10 et 3,8.10 cm, ladite couche fluorocarbonée étant traversée par un ensemble d'ouvertures pour former des régions réactives sur ladite surface de ladite lamelle microscopique ; et l'on applique une 10 couche de solution de gélose à 0,02? sur ladite surface de la lamelle, uniquement à l'intérieur de ladite région réactive. 27. Procédé de préparation d'un ensemble de lamelle microscopique selon la revendication 26, caractérisé en ce que, pour appliquer ladite couche de gélose, on forme une so- ^ lution de gélose dans de l'eau distillée ; on maintient cette solution de gélose dans un intervalle de température de 55°C à 60°C environ ; on introduit une quantité de solution prédéterminée dans lesdites régions réactives de ladite lamelle microscopique j et l'on sèche ladite solution de gélose à l'in-20 térieur des régions réactives. 28. Procédé selon la revendication 27, caractérisé en ce que, pour former une solution de gélose, on mélange une quantité prédéterminée de gélose avec une quantité prédéterminée d'eau distillée dans un flacon pour former une sus- 25 pension de gélose ; on chauffe cette suspension à une température d'environ 100°G pour former une solution de gélose ; et l'on refroidit ladite solution de gélose chauffée jusqu'à une température comprise entre 55°C et 60°C. 29. Procédé selon la revendication 28, caractéri-30 se en ce que, pour chauffer la solution de gélose, on place le flacon qui contient la solution de gélose dans de l'eau bouillante, jusqu'à ce que ladite suspension forme une solution. 30. Procédé selon la revendication 27, caractéri-35 sé en ce que, pour insérer la solution de gélose dans les régions réactives, on fait tomber goutte à goutte 1/120 mm de solution de gélose dans chacune des régions réactives. 31. Procédé selon la revendication 26, caractérisé en ce que l'on ajoute une quantité prédéterminée d'antigène ^0 spécifique dans les régions réactives après application de la 72 10630 17 2135140 solution de gélose. 32. Procédé selon la revendication 31, caractérisé en ce que, pour ajouter l'antigène, on retire de cet antigène les protéines superficielles et d'autres déchets gênants ; 5 on ajuste l'antigène dans une solution-tampon pour obtenir une concentration prédéterminée de cellules d'antigène ; on introduit l'antigène dans les régions réactives, suivant une couche d'épaisseur sensiblement uniforme , et l'on place la lamelle enduite d'antigène dans un fixatif pendant une durée prédéter-10 minée. 33- Procédé selon la revendication 32, carcctéri-sé en ce que, pour ajuster l'antigène, on établit une concentration de 15 à 30 cellules d'antigène-observables dans chacune des régions réactives de la lamelle. 15 34. Procédé selon la revendication 33, caractéri sé en ce que, pour introduire l'antigène, on place un volume •z d'un millième de cm de chacun desdits antigènes dans chacune des régions réactives, et l'on sèche la couche d'antigène placée dans les régions réactives, les couches d'antigène étant 20 contiguës à la solution de gélose séchée à 0,02$. S»