La présente invention concerne les grappins de levage, et plus particulièrement un grappin à deux mâchoires dont les bras sont articulés chacun sur un pivot correspondant décalé vers l'extérieur, et dans lequel un embiellage compldlnentaire oblige les mâchoires à effectuer des mouvements symétriques synchronisés pendant leur course d'ouverture ou de fermeture. Dans certaines industries, telles que des industries métallurgiques, on utilise en général des grappins 'a deux machoires articulées sur un pivot central commun pour soulever et déplacer des articles tels que des plaques ou des lingots. Ces -appareils sont relativement simples et se manoeuvrent facilement. Cependant, pour utiliser les grappins de ce type, il est nécessaire de disposer dsune hauteur sous crochet relativement considérable et de dégagements latéraux importants, et dans certains cas, leur utilisation est limitée pour des raisons d'encombrement. Dans tous les cas où des problèmes de place disponible se posent, il est préférable d'utiliser des grappins dont les mâchoires sont articulées sur deux pivots décalés latéralement. Bien qu'ils puissent travailler dans des espaces réduits, les grappins classiques à double pivot présentent certains inconvénients. En particùlier un des principaux défauts inliérents aux appareils classiques de ce type est du-au fait que les mâchoires n'effecuent pas des mouvements égaux et synchronisés.Cette inégalité des courses des mâchoires ne permet pas au mécanisme de verrouillage d'effectuer correctement sa fonction ou oblige à procéder à des manoeuvres additionnelles relativement longues et croûteuses. En outre, le serrage de la pièce par des mâchoires non synchronisées est aléatoire et présente un danger certain dans une usine.Par ailleurs, la pièce risque dpêtre soulevée en biais, ce qui est également dangereux. De ce fait, il est extremement important que les mâchoires soient accouplées lune a' à l9autre de manière qu'elles effectuent des mouvements synchronisés de pivotement. Pour résoudre ce problème, certains appareils comportent une bielle d'équilibrage destinée à égaliser les courses des maAchoires. En général, cette bielle est articulée par une de ses extrémités sur un pivot fixé sur le bras dtune mâchoire et par son autre extrémité sur un pivot fixé sur l'axe longitudinal de l'étrier articulé lui-meme sur l'extrémité supérieure du bras de la mâchoire opposée. Bien que la présence de cette bielle apporte une certaine amélioration, elles ne résout que partiellement le problème de la synchronisation des machoires. Le grappin de l'inwention se caractérise en ce qu'il comprend un embiellage reliant le pivot d'articulation dtun des étriers monté sur loextrémité supérieure de la mâchoire correspondante à un autre pivot fixé sur le bras de l'autre mâchoire. Lorsque la course d'ouverture du grappin n'est pas très importante, les mouvements des mâchoires peuvent etre synchronisés à 100 fO. Cependant, si les mâchoires doivent s'ouvrir largement, il est difficile de déterminer une position de la bielle permettant d'obtenir une synchronisation totale. Il est donc nécessaire de choisir la position qui assure une synchronisation totale des mâchoires dans la plage la plus étendue possible entre l'ouverture maximale et l'ouverture minimale.Cette plage peut par exemple couvrir 70 à 80 % de l'ouverture minimale. Il est ainsi possible de maintenir facilement une pièce sans risque de désalignement du grappin et de la soulever en toute sécurité. Cependant, à l1ouverture maximale des mâchoires, le grappin peut rester légèrement incliné par rapport à la verticale, ce qui indique qu'il n'est pas suspendu par son centre de gravité. En général, cette inclinaison reste indiscernable, car elle dépasse rarement un demi-degré. L'invention sera décrite en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 représente le grappin de invention en position d'ouverture maximale de la mâchoire la figure 2 est semblable à la figure 1 et représente les mâchoires en position de fermeture ; et la figure 3 est une élévation latérale du grappin représenté sur les figures 1 et 2. Le grappin 10 représenté sur ces figures comprend deux mâchoires opposées 11 et 12 constituées par des bras croisés généralement symétriques par rapport à l'axe central du grappin et qui sont coudés en L. Les extrémités libres des bras 11 et 12 comportent chacune des griffes 13 orientées vers rieur et qui, dans cet exemple, sont destinées à maintenir un lingot non représenté. Le bras de chaque mâchoire comporte un trou 14 écarté latéralement par rapport à l'axe central du grappin. Les pivots 16 d'articulation des mâchoires, sont engagés dans les trous 14 de ces dernières. Les deux pivots 16 sont reliés par une plaquette de guidage 17 de chaque côté du grappin 10.Les pivots 16 sont également engagés dans des trous correspondants d'un bâti transversal 18 dont chaque extrémité est munie d'un patin inférieur 19. Grâce à ces patins, le'bâti 18 peut reposer sur la paroi dVun four, ou sur des parois latérales d'un élément de support. Le bâti 18 comporte également plusieurs plaques d'appui 21 qui coopèrent avec les mâchoires 13 pour saisir la pièce à soulever disposée par exemple dans un four. Deux étriers 26 et 28 sont articulés chacun par une de leur extrémité sur un axe correspondant 27 engagé dans un trou 25 percé à l'extrémité supérieure du bras de chaque mâchoire. Les étriers 26 et 28 sont articulés par leur autre extrémité sur un axe commun 30 situé à la partie supérieure du grappin 10.Un arceau de levage 32 est également articulé par ses deux extrémités inférieures sur l'axe supérieur 30, et cet arceau permet de suspendre le grappin au crochet d'un appareil de levage. Le prolongement de l'extrémité supérieure du bras d'une des mâchoires est muni dsun mécanisme de verrouillage qui comprend un doigt 37, dont la rotation est commandée par un organe de positionnement 38 monté à l'extrémité du bras. Un verrou pivotant 39 est articulé sur lsaxe 25 et peut s'accrocher sous une broche 40 fixée sur une patte de autre levier. Le verrou 39 comprend également une encoche 41 dans laquelle peut s'engager le doigt rotatif 37, de manière qutil soit retenu en position relevée. Ce mécanisme de verrouillage est destiné à maintenir les mâchoires ouvertes lorsque le grappin est manoeuvre sans qu'il supporte la charge. Lorsque les plaques d'appui 21 du grappin viennent en contact avec la pièce à soulever, ou lorsque les patins 19 du bâti transversal reposent sur un support tel qu'un four, le verrou est libéré et les mâchoires peuvent se resserrer en se refermant sur la pièce à soulever. Pour que le mécanisme de verrouillage fonc tionnc correctement, il est essentiel que les mâchoires se déplacent en effectuant des mouvements égaux et synchronisés. En effet, si les mouvements des mâchoires sont indépendants, le verrou ne peut fonctionner correctement tant que les mâchoires n'ont pas été préalablement réalignées, ce qui oblige à procéder à des manoeuvres longues et délicates. Pour éviter ces mouvemellts inégaux des mâchoires, le grappin de invention comprend-une bielle auxiliaire 35 ar ticulée sur deux pivots. Le meilleur effet d'équilibrage des mouvements est obtenu lorsque cette bielle 35 a la plus grande longueur possible. A cet effet, une extrémité de la bielle 35 est articulée sur l'axe 25 reliant le bras de la mâchoire 12 à l'étrier supérieur correspondant 28, car cet axe d'articulation est le plus voisin de l'extrémité supérieure du bras. Par ailleurs, l'autre extrémité de la bielle 35 est articulée sur un second pivot 36 fixé sur l'autre mâchoire 11 en un point situé au-dessous de la ligne joignant l'axe d'articulation 27 de son extrémité supérieure à llaxe de son pivot central 14. Ce point est déterminé par 11 intersection de plusieurs rayons dgune longueur égale à la longueur de la bielle 35. Ces rayons sont centrés sur plusieurs points de la trajectoire décrite par le centre de l'axe 25 lorsque la mâchoire correspondante est entre ses positions d'ouverture maximale et minimale. A titre d2exemple, pour un grappin destiné à saisir des lingots etjdont les pivots 16 sont écartés d'une distance de 1,350 mètre, une bielle auxiliaire 35 d'une longueur de 1,020 mètre assure une synchronisation à 100 Xb des mouvements des mâchoires. Le pivot 36 est disposé à 100 mm au-dessous de la ligne joignant l'axe 25 et le pivot 16 de la mâchoire correspondante. Ce point correspond à un rayon de 530mm du cercle ayant pour centre celui du pivot 16. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent entre apportées au grappin décrit ci-dessus sans sortir du cadre de l'invention. RERtENTDICATION Grappin de levage comprenant deux mâchoires articulées chacune sur un pivot, les deux pivots dtarticulation des mâ- choires étant reliés l'un à l'autre, deux étriers étant articulés par l'une de leurs extrémités sur un axe commun, leur autre extrémité étant articulée sur l'extrémité du bras de la mâchoire correspondante, et un crochet de levage étant relié à l'axe commun d'articulation des étriers, ce grappin étant caractérisé en ce qu'il comprend une bielle articulée d'une part sur l'axe d'articulation d'un des étriers monté sur la mâchoire correspondante et d'autre part sur un pivot solidaire de l'autre mâchoire.