La présente invention a trait à une mousse qui s'est révélée particulièrement avantageuse pour l'obtention de béton cellulaire d'une densité comprise entre 1000 kg/m3 et 1800 kg/m3. On connait déjà la possibilité d'obtenir du béton cellulaire en melangeant du ciment, du sable, de l'eau et de la mousse. La mousse est normalement composez, pour cette utilisation, d'agents moussants protéiniques hydrolysés. La mousse ainsi obtenue possède une bonne stabilité, mais se dégrade beaucoup trop facilement. En outre, lorsqutelle est fortement sollicitee, comme ctest le oes lors du transport du béton par pompage ou lors de la coulée du béton frais en position verticale, la mousse protdini- que s'effondre, ce qui modifie facheusement la densité du béton ainsi que toutes ses propriétés techniques, sans compter l'incidence sur les prix de revient. Le but de la présente invention est de réaliser une mousse pour béton cellulaire exempte des inconvénients précités et possédant généralement des caractéristiques supérieures å celle de la mousse Pretéinique. Selon la présente invention, ce but est atteint au moyen d'une mousse caractérisée en ce qulelle est produite a partir d'un agent moussant 9 base de laurylsulfonate dtammonium. Selon une autre caractéristique de l'invention, on prévoit d'ajouter 9 la mousse de laurylsulfonate d'ammonium un agent stabilisant tel que la lauryla- mide, la fibre de coco ou autre. On recommande un dosage voisin de 2 % en poids de l'eau. La mousse obtenue conformément a l'invention possède l'avantage d'être insensible a l'action des huiles, des graisses et des savons. En outre, la force de cette mousse est suffisante pour permettre de couler le béton en position verticale sur une hauteur de 3 m sans le moindre écrasement de la mousse, et pour supporter le pompage sur des distances de 70 a 100 m sans subir d'altérations appréciables. A titre de comparaison avec la mousse proteinique, il est possible d'indiquer : 1. Que la mousse proteinique donne lieu a un effet de drainage, c'est à dire qu'elle perd son eau en une vingtaine de minutes. A la fin de cette période, elle est déja dégradée et a perdu sa résistance. - Par contre, la mousse de laurylsulfonate d'ammonium a une periode de drainage supérieure a une heure. 2. Lorsquton coule le béton contenant de la mousse proteinique dans un coffrage vertical de 3 m de haut, la mousse s'écrase et après 12 heures la hauteur tombe a environ 2,70 m. Ceci tient au fait que les bulles dtair de la mousse b la partie inférieure n'ont pas la force de soutenir le poids de la masse de béton qui les surmonte, et quelles explosent, entraînant la dégradation de tout le belon, tant en ce qui concerne sa densité que ses autres caractéristiques techniques. e Si par contre on coule, dans ce meme coffrage vertical, du belon aéré. par de la mousse de laurylsulfonate, ce béton conserve toutes ses qualités et il est possible de faire vibrer le coffrage pour favoriser la prise du bdton, sans que la mousse tende a s'effondrer. 3. Lors du pompage du béton contenant de la mousse protéinique, sur des dis tances de 70 a 80 m et å des hauteurs de 20 a 25 ni, il se produit un effondrement de la mousse, qui entraîne une diminution de volume du beton, de l'ordre de 10 a 30 %. e Si par contre on procède, dans les memes conditions, au pompage de béton contenant de la mousse de laurylsulfonate, le taux d'effondrement ne dé- passe pas un maximum de l'ordre de 10 %. 4. Une mousse protéinique perd facilement son eau lorsqutelle est placée au contact d'une surface absorbante, et perd alors rapidement jusqu'a 50 % de son volume. - La mousse de laurylsulfonate ne perd pas son eau, et sa diminution de volune est au maximum de 20 % du volume initial. Selon une autre caractéristique de l'invention, on ajoute a la mousse de laurylsulfonate des additifs capables d'activer la réaction d'hydratation du ciment, tels que la mélamine, la formaldéhyde ou des naphtalénosulfonates de divers poids moléculaires. I1 a pu être déterminé expérimentalement que l'on obtient ainsi des performances techniques supérieures, en particulier en ce qui concerne la résistance mécanique à la compression, à la traction, le module d'élasticité et l'adhérence au fer, absolument inédites pour un béton cellulaire. On a constaté, par exemple, que la résistance mécanique du béton trait avec les produits activants précités augmente d'environ 40 à 50 %, tandis que le retrait présente une diminution d'environ. 15 à 25 %, ces pourcentages variant dans les deux cas en fonction de la densité du béton. I1 y a lieu de noter qu'il est préférable d'introduire le produit activant dans la bétonnière avant d'y introduire la mousse, à un dosage de 1,5 à 2,5 % en poids du ciment. Plus précisément, il est préférable de procéder aux opérations d'introduction dans l'ordre suivant : eau, produit activant, ciment, sable et-mousse. REVENDICATIONS 10) Mousse pour béton cellulaire, caractérisée en ce qu'elle est produite à partir d'un agent moussant à base de laurylsulfonate d' ammonium. 20) Mousse selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'on ajoute au laurylsulfonate d'ammonium des agents stabilisants tels que la laurylamide, la fibre de coco ou autres. 30) Mousse selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'on lui ajoute des agents capables d'activer la réaction d'hydratation du ciment, tels que la mélamine, la formaldéhyde ou des naphtalénosulfonates.