La présente invention concerne des dispositifs médicaux percutanés et plus particulièrement des implants percutanés améliorés pour l'injection de médicaments» On recherche un implant percutané fiable lorsqu'on désire ad-5 ministrer un médicament de façon prolongée par voie sous-cutanée et . en particulier lorsqu'on désire libérer ce médicament de façon contrôlée, régulière et continue. Un tel implant percutané doit être capable de former un joint étanche aux bactéries avec les tissus environnants, de telle sorte 10 que l'implantation du dispositif percutané ne provoque pas l'infection et ne permette pas l'entrée de germes pathogènes ou d'autres éléments étrangers indésirables. Il est de plus important que l'implant percutané soit biologiquement compatible avec les tissus vivants dans lesquels on l'implante. A cet égard, l'implant percutané 15 ne doit pas empêcher la cicatrisation, irriter les tissus ni stimuler une réaction de rejet violente ou prolongée. De plus, le dispositif doit s'ancrer facilement dans les tissus environnants sans provoquer de gêne et être physiologiquement inerte pendant des durées prolongées, résistant et fiable en particulier en ce qui con-20 cerne ses propriétés de surface. De plus, le tissu épithélial tend naturellement à se développer en-dessous et autour d'un implant percutané et éventuellement à l'encapsuler. Lorsque le dispositif est ainsi encapsulé par l'épi-thélium, il est simplement maintenu dans une poche à l'extérieur de 25 l'organisme et par conséquent ne constitue plus un dispositif percutané. Un implant ainsi encapsulé tend à être progressivement chassé de sa capsule dans l'organisme. Par conséquent, un implant doit de plus empêcher l'encapsulation épithéliale. L'invention propose un implant percutané permettant l'injection 30 a'un médicament dans un organisme vivant, constituant un joint étanche aux bactéries avec les tissus environnants, qui peut rester en place pendant des durées prolongées sans provoquer d'irritation tis— sulaire ni de rejet. De plus, un implant percutané selon l'invention est facilement 35 ancré dans les tissus environnants ce qui empêche l'encapsulation épithéliale par la croissance progressive de 1'épithélium et apporte une fiabilité mécanique et physiologique élevée. De plus, cet implant percutané permet de libérer dans un organisme vivant un médicament de façon contrôlée, régulière et continue. 40 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressor- 72 16113 2 2135326 tiront de la description qui suit faite en regard des dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 représente une vue en perspective d'un implant percutané comportant diverses caractéristiques de l'invention, adap- 5 té pour l'administration et la libération contrôlées d'un médicament; - la figure 2 représente une coupe du dispositif percutané de la figure 1 selon la ligne 2-2 montrant le dispositif après implantation; - la figure 2a illustre un élément du dispositif percutané 10 des figures 1 et 2 ; - les figures 3» 4» 5 et 6 représentent des coupes de divers autres modes de réalisation de l'invention. L'invention concerne un implant percutané convenant particuliè-ment à l'administration sous-cutanée de médicament à un organisme 15 vivant. L'implant est constitué d'une tige comportant un passage, d'un rebord stabilisant adjacent à la base de la tige pour stabiliser l'implant dans les tissus environnants, d'un dispositif associé à la tige pour empêcher la croissance progressive de l'épithélium le long de la tige et ancrer l'implant par la croissance épithélia-20 le qui s'y provoque et d'une soupape normalement fermée dans le passage pour administrer le médicament par ce passage et pour empêcher l'entrée par ce passage des germes pathogènes extérieurs ou d'autres matières indésirables. Il est important qu'au moins une partie de la surface de l'implant percutané venant au contact des tissus 25 vivants et de préférence la totalité de la surface de la tige, du rebord stabilisant et du dispositif arrêtant l'épithélium comporte un revêtement de carbone pyrdytique. De plus, l'implant percutané peut comporter un réservoir de médicament et un dispositif de libération communiquant avec le passa-30 ge pour maintenir une réserve de médicament administré par la soupape du passage et pour libérer dans l'organisme de façon préala -blement déterminée cette réserve de médicament0 Les figures 1 et 2 représentent un implant percutané 10 qui est destiné à 1*administration percutanée contrôlée, régulière et conti-35 nue d'un médicament à un organisme vivant. L'implant 10 est constitué d'une tige 12 traversée par un passage 14, d'un rebord stabilisant 26 à la base 16 de la tige 12, d'un dispositif arrêtant l'épithélium 18 autour de la tige 12 et d'une soupape 20 dans le passage 14. De plus, un réservoir libérant les médicaments 22 communique 40 avec le passage 14. Dans le mode de réalisation illustré par les 72 16113 3 2135326 figures 1 et 2, l'extérieur de la tige 12 est cylindrique et comporte un rebord supérieur 24 à une extrémité et un rebord stabilisant sous-cutané 26 à l'autre extrémité, le passage 14 traversant la tige 12 est délimité par la surface intérieure 13 de la tige 12 5 et est également de forme cylindrique et a le même axe de symétrie radiale 28 que le cylindre extérieur 30 de la tige. Le passage cylindrique 14 est constitué d'une zone supérieure cylindrique 32 adjacente à l'extrémité de la tige comportant le rebord supérieur 24 et d'une zone inférieure cylindrique 34 adjacente à l'extrémité de 10 la tige comportant le rebord stabilisant sous-cutané 26. La zone supérieure 32 du passage 14 a un diamètre plus large que la zone inférieure 34» La transition dans le passage 14, entre la zone supérieure 32 et la zone Inférieure 34» est brusque et constitue donc un épaulement annulaire 36 placé dans un plan perpendiculaire à l'a-15 xe 28 du passage et dont les pourtours intérieur et extérieur 38 et 40 correspondent aux extrémités intérieures terminales 38 et 40 des zones inférieure et supérieure 34 et 32 du passage 14. L'extrémité extérieure 42 de la zone supérieure 32 du passage 14 comporte un dispositif de raccordement 44 tel que les filets 46 20 illustrés pour raccorder un dispositif d'injection de médicament à l'implant percutané 10. Le rôle du dispositif de raccordement 44 et de 1'épaulement 36 du passage 14 est expliqué plus en détail ci-après. La tige 12 traversée du passage 14, le rebord supérieur 24 et 25 le rebord stabilisant sous-cutané 26 forment une seule pièce d'un substrat 48 qui est ensuite revêtu sur toute sa surface d'un revêtement 50 de carbone pyrolytique. la nature du substrat 48 ainsi que les propriétés et le dépôt du revêtement de carbone pyrolytique sont également décrits plus en détail ci-après„ 30 Autour de la tige 12 se trouve un dispositif 18 arrêtant l'é- pithélium qui, dans le mode de réalisation illustré dans les figures 1 et 2, est constitué d'un collier 52 formé d'une toile métallique 54 ou d'une feuille métallique perforée équivalente en un alliage à 50 J» de molybdène et 50 de rhénium. La toile 54 du collier 35 représentée plus en détail dans la figure 2a, forme une couronne plane 56 qui est émoussée à son pourtour 57 pour éviter d'endommager les tissus et un bord intérieur 58o les fils de la toile ont un diamètre d'environ 0,02 mm à environ 0,5 mm et de préférence d'environ 0,05 mm à environ 0,1 mm. L'espacement des fils est suffisant 40 pour éviter l'obturation pendant le revêtement par le carbone 72 16113 4 2135326 pyrolytique. l'espacement des fils après revêtement doit être suffisant pour y permettre la croissance de l1épithélium et insuffisant pour permettre la croissance progressive de 11épithélium vers le bas de la tige de l'implant» L'écartement maximal entre les fils 5 après revêtement est de 3 mm et l'écartement minimal d'environ 0,05 mm. De préférence, l'écartement est d'environ 1 mm. On place la toile 54 autour de la tige 12 du substrat 48 avant d'y déposer le carbone pyrolytique, de telle sorte que le bord intérieur 58 soit placé dans une rainure circulaire 60 de la tige de substrat» 10 Comme le montre la figure 2a, la toile métallique 54 du col lier 52 est découpée pour faciliter sa mise en place autour de la tige de substrat et après cette mise en place on peut maintenir la toile 54 dans la rainure 60 de façon appropriée quelconque, par exemple en utilisant un fil(non représenté) jusqu'à ce que le carbone 15 pyrolytique soit déposé sur le substrat 48 et la toile 54» Bien entendu, le dépôt du revêtement de carbone pyrolytiq.ue sert à fixer de façon permanente la toile 54 à l'implant percutané 10» Comme précédemment indiqué, un réservoir libérant les médicaments 22 communique avec le passage 14 à son extrémité adjacente au 20 rebord stabilisant 26» Dans le mode de réalisation illustré, le réservoir libérant les médicaments 22 est constitué d'une membrane poreuse 62 qui est choisie de façon à apporter la libération souhaitée du médicament au cours du traitement et dépend de la nature du médicament administré par l'intermédiaire du dispositif percutané 10» 25 Généralement, on choisit la membrane 62 de façon à obtenir une libération contrôlée, régulière et continue à vitesse préalablement déterminée du médicament. la membrane poreuse 62 est tubulaire et a un diamètre extérieur qui est pratiquement égal au diamètre intérieur de la zone infé-30 rieure 34 du passage 14° L'extrémité supérieure 64 de la membrane poreuse 62 tubulaire est ouverte et est fixée après dépôt du revêtement 50 de carbone pyrolytique à la zone inférieure 34 du passage 14» L'extrémité inférieure, c'est-à-dire l'extrémité opposée 66 de la membrane tubulaire 62, est fermée, si bien que la fixation de 35 l'extrémité supérieure 64 de la membrane 62 au passage 14 forme un réservoir 68 pour les médicaments adjacent à la surface intérieure 70 de la membrane, et la surface extérieure 71 de la membrane 62 est au contact des tissus sous-cutanés 72 après implantation percutanée du dispositif 10. Par conséquent, les médicaments contenus 40 dans le réservoir sont libérés à travers la membrane dans les tissus 72 16113 5 2135326 sous-cutanés environnants 72 d'un organisme vivant de façon, désirée. Gomme le diamètre intérieur de la zone inférieure 34 du passage 1t- est approximativement égal au diamètre extérieur de la membrane tubulaire 62, un procédé efficace de fixation de la membrane 5 62 en communication avec le passage 14 consiste à insérer et à fixer avec un adhésif l'extrémité ouverte 64 de la membrane à la zone inférieure 34. On peut utiliser à cet effet un adhésif approprié tel qu'une colle de silicone. On peut choisir la membrane poreuse elle-même et la fabriquer 10 en une matière ayant les propriétés de libération souhaitées vis-à-vis du médicament et des propriétés appropriées en ce qui concerne la compatibilité tissulaire et la résistance aux altérations physiologiques. Par exemple, dans certains cas, des membranes minces flexibles de nitrate de cellulose et d'acétate de cellulose convien-15 nent et on peut facilement les préparer en coulant des solutions. On peut également utiliser des membranes poreuses en d'autres matières appropriées. la soupape 20 dans le mode de réalisation des figures 1 et 2 est un bouchon ci1 élastomère 74 qui est fixé à force dans le pas-20 sage 14 en un emplacement généralement situé au-dessus (c'est-à-dire vers le rebord supérieur 24) du réservoir libérant les médicaments 22 de telle sorte que l'epaul-ement 36 et les extrémités terminales 38 et 40 des zones supérieure et inférieure 32 et 34 du pas-, sage correspondent à une partie intermédiaire du bouchon 74« Paz* 25 conséquent, le bouchon 74 repose contre 1'épaulement 36 en résistant aux forces qui lui sont appliquées vers l'extrémité du passage 14 adjacente au rebord stabilisant 26. De plus, la surface supérieure 76 du bouchon 74 est située en-dessous des filets 46 du dispositif de raccordement 44. De bouchon 74 peut être réalisé d'une 30 façon appropriée quelconque, par exemple en insérant et en fixant avec un adhésif un bouchon préformé (par exemple un bouchon en silicone pour usage médical) ou en coulant in situ un élastomère tel Le boucnon a'élastomère 74 comporte un passage 78 latent ou 35 pouvant s'ouvrir sous l'effet de la pression qui correspond de façon générale à l'axe 28 du passage 14. De passage 78 est construit de telle sorte qu'en raison de la nature élastomère du bouchon 74 et/ou de la compression transversale du bouchon dans le passage 14> il soit normalement fermé et que par conséquent le bouchon ne per-40 mette pas le passage de matières quelconques dans l'une ou l'autre 72 16113 6 2135326 directions. Cependant, lorsqu'on applique un médicament fluide sous une pression préalablement déterminée à l'extrémité supérieure 76 du bouchon ou en utilisant un dispositif d'injection approprié comportant une aiguille à pointe mousse qu'on insère partiellement 5 dans le passage, le passage latent 78 srouvre permettant le passage du médicament à travers le bouchon et dans le réservoir de médicaments fermé 68 délimité par la surface inférieure 80 du bouchon 74 et la surface intérieure 70 de la membrane 62. On implante le dispositif percutané 10 selon une technique chi-10 rurgicale appropriée quelconque. En général, on réalise une incision verticale à travers la peau à l'emplacement de l'implant. L'incision a une longueur suffisante pour permettre l'insertion latérale du rebord stabilisant 26 et une profondeur suffisante pour recevoir le réservoir libérant les médicaments 22 et pour que le dispositif ar-15 rêtant 1'épithélium 18 soit placé en-dessous de la surface de la peau. On réalise alors une incision horizontale dans les tissus sous-cutanés destinés à recevoir le rebord stabilisant 26 et on insère le dispositif percutané avec le rebord supérieur 24 à l'extérieur de façon à ce que l'extrémité inférieure 82 du rebord supérieur soit 20 adjacente à la surface de la peau 84. Sinon, pour des raisons d'hygiène, le rebord supérieur peut être situé quelque peu au-dessus de la surface de la peau. On ferme alors l'incision horizontale. Une technique appropriée consiste ^'déplacer le dispositif percutané 10 jusqu'à ce que la tige 12 soit adjacente à une extrémité de l'inci-25 sion et à suturer le reste de l'incision h l'autre extrémité» Lors de la cicatrisation, 1'épithélium 86 se développe autour et vers le bas de la tige 12 jusqu'à ce qu'il rencontre la toile 54 revêtue de carbone pyrolytique du collier 52o 1'épithélium entoure les fils revêtus de carbone pyrolytique de la toile du collier 52 30 en formant un joint étanche aux bactéries et arrête la croissance vers le bas qui, sinon, provoquerait 1'encapsulation du dispositif percutané 10. De plus, cette inter-action du collier 52 avec la croissance de l'épithélium 86 qui s'y produit ancre l'implant et l'empêche de jouer. De plus, eet ancrage avec le rebord de stabili-35 sation 26, stabilise la position et l'emplacement du dispositif percutané dans les tissus sous-cutanés 72„ Le rebord supérieu^M- sert à protéger le site d'implantation. Par suite de la compatibilité tissulaire et des propriétés physiologiques du revêtement de carbone pyrolytique 50 du dispositif 40 10, la cicatrisation est rapide, sans qu'il y ait de réaction de 72 16113 7 2135326 rejet important ni a1inflammation tissulaire et l'implant percutané ne gêne relativement pas le malade. Après cicatrisation, on fixe un dispositif d'injection au médicament (non représenté) au dispositif percutané 10 par l'intermédiaire du dispositif de raccordement 44. 5 Dans le mode de réalisation illustré aans les figures 1 et 2, on visse une seringue ou un autre dispositif capable d'apporter une quantité mesurée de médicament fluide sous une pression préalablement déterminée suffisante pour ouvrir le passage latent 78 du bouchon 74 dans les filets 46 pour qu'il vienne au contact de l'extré-10 mité supérieure 76 du bouchon 74. On force alors le médicament par le passage 78 du bouchon 74 dans le réservoir 68, et il est libéré par le réservoir dans les tissus environnants 72 comme désiré, le rebord de stabilisation et l'ancrage du dispositif empêchant l'encapsulation stabilisent la position de l'implant et éliminent les forces 15 provoquées par l'injection du médicament. Après administration du médicament, on dévisse la seringue ou le dispositif qu'on remplace par un bouchon (non représenté) protégeant et maintenant en état de propreté la surface supérieure 76 du bouchon 74 entre les administrations de médicament. 20 Comme précédemment indiqué, les implants percutanés sont revê tus de carbone pyrolytique. On réalise le revêtement en déposant du carbone sur un substrat approprié, le carbone pyrolytique augmente non seulement de façon importante la résistance mécanique et la résistance à l'usure du dispositif percutané, mais est de plus compa-25 tible avec les tissus environnants pendant des durées prolongées d'implantation dans la peau a'un organisme vivant. Bien qu'on décrive généralement l'utilisation des dispositifs percutanés chez l'homme, on peut bien entendu les utiliser en médecine vétérinaire ou dans des buts scientifiques sur des animaux vi-30 vants, domestiques ou sauvages. En général, on applique le revêtement de carbone pyrolytique à un substrat approprié ayant la forme d'une partie du dispositif percutané, de telle sorte que le carbone pyrolytique recouvre au moins la majeure partie de sa surface,, l'épaisseur du revêtement de 35 carbone pyrolytique doit être suffisante pour apporter la résistance nécessaire à l'utilisation et souvent il est souhaitable d'utiliser le revêtement pouitrenforcer le substrat à revêtir. Certains substrats tels que certains types ae graphites ou de métaux réfractaires ne nécessitent q.a'un revêtement de carbone pyrolytique relativement 40 mince, tandis que d'autres substrats nécessitent des revêtements 72 16113 8 2135326 plus épais. En général, le revêtement doit être épais d'au moins 10 microns et généralement d'au moins environ 25 à 50 microns ou plus» Si on utilise un substrat relativement peu résistant, par exemple constitué d'une masse de graphite artificiel, il peut être sou-5 imitable de réaliser un revêtement de carbone pyrolytique plus épais pour renforcer le dispositif percutané composite,, De plus, bien qu'un revêtement extérieur relativement pur ait une résistance structurale appropriée et qu'on le préfère généralement, on peut également utiliser des revêtements de carbone pyroly-10 tique obtenus par dépôt simultané de silicium ou d'un autre additif formant des carbures,, Par exemple, comme décrit plus en détail ci-après, on peut disperser du silicium dans une proportion atteignant 20 % en poids environ sous forme de carbure de silicium dans le carbone pyrolytique sans nuire à sa compatibilité avec les tissus épi-15 dermiques et sous-cutanés dans lesquels on l'implante. Dans le cas de formes complexes et pour obtenir la résistance Btruoturale maximale, il est souhaitable que le revêtement de carbone pyrolytique sur le substrat soit presque isotrope « Les carbones anisotropes tendent à se décoller lorsqu'on refroidit des formes com-20 plexes après dépôt de revêtement pyrolytique à températures élevées. Ainsi, pour revêtir des formes complexes (c'est-à-dire des formes ayant un ou plusieurs rayons de courbure inférieurs à 6 mm), le revêtement de carbone pyrolytique doit avoir un facteur d'anisotropie Bacon ne dépassant pas 1,3 environ. Pour des formes non complexes, 25 on peut utiliser des facteurs d'anisotropie Bacon atteignant jusqu'à environ 2,0, et pour des formes plates on peut utiliser du carbone pyrolytique ayant un facteur d'anisotropie Bacon atteignant 20 environ. Le facteur d'anisotropie Bacon est une mesure admise de l'orientation préférentielle des plans des couches dans les struc-30tures cristallines de carbone. Les techniques de mesure et une explication complète de l'échelle de mesure figurent dans un article de G„E. Bacon intitulé " A method for Determining the Degree of Orientation of Graphite " publié dans le Journal of Applied Ghemistry, Yol.6 p,477, (1956). A titre explicatif, la valeur 1,0 (qui est le 35 point le plus bas de l'échelle Bacon) correspond à du carbone parfaitement isotrope, tandis que des valeurs plus élevées correspondent à des degrés croissants d'anisotropie, La densité du carbone pyrolytique est une caractéristique importante dans la détermination de la résistance additionnelle qu'appor-40 te le revêtement de carbone pyrolytique au substrat. La densité est 72 16113 9 2135326 également importante dans la compatibilité tissulaire et la fiabilité mécanique du revêtement, le carbone pyrolytique doit avoir une masse volumique d'au moins 1,5 g/cm environ et cette valeur peut atteindre entre 1,9 g/cm-^ et environ 2,2 g/cm^. De préférence, la *2 5 masse volumique est d'environ 1,9 g/cm . Une autre caractéristique importante du revêtement de carbone pyrolytique est la hauteur de ses cristallites ou la taille apparente des cristallites. La taille apparente des cristallites (Lc) peut être déterminée directement avec un diffractomètre à rayons-X. 10 Elle correspond à l'équation : Lc _ 0,89 A c ~ R Co5 o dans laquelle : 15 est la longueur d'onde en Angstroms est la largeur de la valeur moyenne de la raie 0,02 et ©" est l'angle de Bragg. Les revêtements de carbone pyrolytique utilisés dans les dispositifs percutanés doivent avoir une taille de cristallites ne dé- O 20 passant pas environ 200 A et de préférence comprise entre environ o 20 et environ 50 A «, Comme le substrat de l'implant doit de préférence être totalement entouré de carbone pyrolytique, le choix ae la nature du substrat n'est pas en soi d'une importance capitale. Cependant, le sub-25 strat doit avoir une résistance et des propriétés structurales suffisantes pour résister de façon fiable aux conditions de l'utilisation percutanée particulière auxquelles il est destiné. Cependant » des parties du substrat sont au contact des tissus de l'organisme; par exemple lorsqu'on usine la forme finale après avoir revêtu l1é- 30 bauche de carbone pyrolytique, et on doit donc choisir le substrat « dans des matières relativement inertes vis-à-vis de l'organisme et on choisit de préférence le graphite artificiel. Il est très important que le substrat soit compatible avec le carbone pyrolytique, et plus particulièrement qu'on puisse l'utili-35 ser dans les conditions de réalisation du revêtement par le carbone pyrolytique. Bien qu'il soit souhaitable que le substrat ait une résistance structurale suffisante pour qu'il résiste aux conditions de son utilisation finale, on peut utiliser des matières qui n*ont pas en soi une résistance structurale suffisante en utilisant le dé-40 pot de carbone pyrolytique pour renforcer l'implant. Comme le carbone pyrolytique est par définition déposé par 72 16113 2135326 pyrolyse d'une substance carbonée, le substrat est soumis aux températures assez élevées nécessaires à la pyrolyse. Généralement on utilise des hydrocarbures comme substance carbonée à pyrolyser et on opère à des températures d'au moins 1.000° C environ. Le brevet 5 des Etats-Unis d'Amérique N° 3 298 921 décrit des exemples de dépôt de carbone pyrolytique pour réaliser des articles revêtus ayant une stabilité accrue à température élevée et sous irradiation par des neutrons. Dans les procédés de ce brevet, on utilise le méthane comme source de carbone et on opère à des températures comprises 10 généralement dans la gamme d'environ 1.200 à 2.300° G. Bien qu'il soit possible de déposer du carbone pyrolytique ayant les propriétés désirées en ce qui concerne l'invention à des températures quelque peu inférieures en utilisant d'autres hydrocarbures, par exemple le propane ou le butane, on considère généralement que les substrats 15 doivent rester pratiquement inaltérés à des températures d'au moins 1 .000° C environ et de préférence à des températures bien supérieures,. Les carbones pyrolytiques déposés avec ou sans silicium aux températures inférieures à environ 1.500° C conviennent particulièrement aux dispositifs percutanés car ces carbones pyrolytiques pos-20 sèdent une compatibilité vis-à-vis des tissus et une fiabilité mécanique exceptionnelles» Comme le substrat est revêtu à des températures relativement élevées et qu'on utilise le dispositif percutané à des températures généralement très voisines de la température ambiante, les coeffi-25 cients de dilatation thermique du substrat et du carbone pyrolytiqus qui y est déposé doivent être relativement voisins lorsqu'on dépose le carbone pyrolytique directement sur le substrat et qu'on désire réaliser une union résistante entre eux» Bien que le brevet des Etats-Unis d'Amérique précité décrive le dépôt d'une couche inter-30 médiaire de carbone pyrolytique de basse densité qui autorise une plus grande différence entre les coefficients de dilatation thermique, on préfère déposer directement le carbone pyrolytique sur le substrat ou sur une couche intermédiaire de carbone dense. On peut déposer le carbone pyrolytique pourvu des caractéristiques désirée^, 35 ayant un coefficient moyen de dilatation thermique compris dans la gamme d'environ 3 à environ 6 x 10~*V° C entre 20° G et 1 000 0 C. Par conséquent, on choisit des substrats ayant la stabilité précitée à des températures élevées et ayant des coefficients de dilatation thermique compris dans cette gamme ou légèrement au-dessus, par 40 exemple jusqu'à 8 x 10"^/° C. Des exemples de substrats appropriés 72 16113 n 2135326 sont le graphite artificiel, le carbure de bore, le carbure de silicium, les métaux et alliages réfractaires tels que le tantale, le molybdène, le tungstène, et diverses céramiques telles que la mul-lite. On préfère comme substrat le graphite polycristallin. Un exem-5 pie d'un tel graphite est le graphite polycristallin vendu sous le nom commercial de POCO AXî1 Graphite qui a une masse volumique d'en- •z O viron 1,9 g/cnr, une taille moyenne de cristallites d'environ 300 A et une isotrcpie voisine de 1,0 dans l'échelle Bacon. Pour la production en série et pour des raisons de coût, les céramiques et les 10 substrats métalliques faciles à mouler ou à façonner sont particulièrement souhaitables, les fibres et toiles réfractaires, en particulier les fibres métalliques réfractaires et les feuilles métalliques minces perforées conviennent particulièrement comme substrats du dispositif empêchant l'encapsulation épithéliale. 15 On applique le revêtement de carbone pyrolytique au substrat en utilisant un appareil approprié à cet effet. De préférence, on utilise un appareil maintenant ,1e substrat en mouvement pendant le procédé de revêtement de telle sorte que le revêtement soit réparti uniformément sur les surfaces désirées du substrat. On peut utili-20 ser un enducteur à tambour tournant ou un enducteur à table vibrante, Lorsque les substrats à revêtir sont suffisamment petits pour flotter dans un courant ascendant de gaz, on préfère utiliser un enducteur à lit fluidisé. lorsqu'on utilise des substrats plus gros; ou lorsqu'on désire modifier l'épaisseur ou d'autres caractéristi-25 ques du revêtement de carbone pyrolytique sur diverses parties du substrat, on peut utiliser des procédés de revêtement différents, par exemple en portant le substrat sur un mandrin tournant ou fixe dans un grand lit fluidisé. Comme indiqué en détail dans le brevet des Etats-Unis d'Âméri-30 que précité, on peut modifier les caractéristiques du carbone qu'on dépose en modifiant les conditions dans lesquelles on conduit la pyrolyse. Par exemple, dans un procéaé de revêtement en lit fluidisé où on utilise un mélange d'un hydrooaroare gazeux tel que le méthane et d'un gaz inerte tel que l'hélium ou l'argon, en modifiant 35 le pourcentage volumique de l'hydrocarbure gazeux, le débit total du courant de gaz fluidisant et la température de pyrolyse, on modifie les caractéristiques du carbone pyrolytiq.ue déposé. En ré -glant ces divers paramètres, on peut non seulement déposer un carbone pyrolytique ayant la masse volumique, la taille apparente des 40 cristallites et l'isotropie désirées, mais également donner au 72 16113 12 2135326 carbone pyrolytique déposé le coefficient de dilatation thermique désiré. On peut également utiliser cette régulation pour graduer un revêtement de façon à réaliser des surfaces extérieures diverses. On peut déposer un revêtement de carbone pyrolytique isotrope de ba-5 se résistant ayant un facteur d'anisotropie Bacon de 1,3 ou moins et vers la fin du procédé de revêtement, on peut modifier progressivement les conditions opératoires pour obtenir une couche extérieure fortement orientée. Selon cette technique, on réalise des revêtements appropriés ayant des surfaces extérieures qui sont for-10 tement anisotropes et épaisses par exemple d'environ 25 microns. Généralement, lorsqu'on dépose le carbone pyrolytique directement sur la surface du substrat, on règle les conditions de pyrolyse de telle sorte que le carbone pyrolytique déposé ait un coefficient de dilatation ne s*écartant pas de plus de 25 du coefficient de 15 dilatation du substrat, et de préférence ne s'en écartant pas de plus de 20 Gomme le carbone pyrolytique est plus résistant à la compression qu'à la tension, le coefficient de dilatation thermique du carbone pyrolytique est de préférence égal ou inférieur à celui du substrat. Dans ces conditions, on obtient une bonne adhérence au 20 substrat qui persiste pendant la durée de vie de l'implant, et lorsqu'on refroidit l'élément composite du revêtement pyrolytique-sub-strat, le revêtement de carbone pyrolytique se trouve en compression dans les conditions d'utilisation voisines de la température ambiante « 25 Comme précédemment indiqué, le revêtement peut être du carbone pyrolytique pratiquement pur ou peut contenir un additif formant un carbure tel que du silicium qui améliore les propriétés mécaniques générales du revêtement. On peut incorporer, sans nuire aux propriétés physiologiques désirables du carbone pyrolytique jusqu'à envi-30 ron 20 7» en poids de silicium par rapport au poids total de silicium et de carbone pyrolytique, et lorsqu'on utilise le silicium comme additif, on l'utilise généralement à une concentration comprise entre environ 10 et environ 20 % en poids. On peut également utiliser dans des pourcentages pondéraux équivalents, d'autres éléments 35 formant des carbures non toxiques tels que le zirconium et le titane. Généralement, on n'utilise pas ces éléments à une concentration supérieure à 10 atomes % par rapport au nombre total d'atomes de carbone pyrolytique et d'élément. On dispose simultanément l'additif formant un carbure et le 40 carbone pyrolytique en choisissant un composé volatil de l'élément 72 16113 13 2135326 en question et en apportant ce composé dans la région de dépôt. Généralement, on dépose le carbone pyrolytique à partir d'un mélange a1un gaz inerte et d'un hydrocaroure ou similaires, et dans ce cas, il est pratique d'utiliser le gaz inerte pour transporter le 5 composé volatil dans la région de dépôt. Par exemple, dans un procédé de revêtement à lit fluidisé, on peut faire barboter la totalité ou une fraction du gaz fluidisant dans un bain de méthyltrichlo-rosilane ou a'un autre liquide volatil approprié. A la température à laquelle la pyrolyse et le dépôt simultané se produisent, l'élé-10 ment utilisé se transforme en carbure qui est dispersé dans le produit obtenu. Gomme précédemment indiqué, à une température inférieure à 1.500° 0 environ, la présence d'un tel additif formant un carbure ne modifie pratiquement pas la structure cristalline du carbone pyrolytique déposé par rapport à un carbone pyrolytique dépo-15 sé dans les mêmes conditions en l'absence d'un tel additif. Après dépôt du revêtement de carbone pyrolytique sur le substrat, il peut être souhaitable de modifier physiquement et/ou chimiquement la surface ae carbone pyrolytique ainsi réalisée » Par exemple on peut éliminer les gaz chimisorbés tels que l'oxygène 20 par traitement thermique sous vide pour obtenir une surface moins réactive et plus hydrophobe ce qui facilite le retrait de l'implant. Cependant^-généralement, pour les implants percutanés qui doivent être attachés aux ~tissus-, ~il_est^souhaitable d'améliorer la réactivité superficielle du carbone pyrolytique en disposant à la surface 25 du revêtement de carbone pyrolytique des groupes carboxyles, hydro-xyles ou quinones0 Par exemple, on peut utiliser les procédés suivants pour augmenter la réaetivité chimique superficielle des revêtements de carbone pyrolytique : 30 1)- Oxydation à environ 700° G dans l'oxygène sec pour former des groupes quinop.es, en faisant éventuellement suivre cette formation jumones de groupes/d'un traitement à la vapeur en autoclave pour former des groupes hydroquinones. 2)- Oxydation à environ 300° G dans l'oxygène sec pour former des 35 groupes G00, suivie de façon semblable d'un traitement à la vapeur en autoclave pour former ues groupes carboxyles. 3)- Oxydation à environ 500° G pour former à la fois des groupes quinones et COC, suivie de façon semblable d'un traitement à la vapeur en autoclave pour former à la fois des groupes hydroxyles et 40 carboxyles, et 72 16113 H 2135326 4)- Oxydation par de l'oxygène atomique à la température ordinaire pour former une couche monomoléculaire d'oxygène chlmlsorbé, suivie si on le désire d'un traitement à la vapeur en autoclave. Le carbone pyrolytique ayant les propriétés physiques précédem-5 ment indiquées est particulièrement avantageux pour réaliser la surface d'un implant percutané en raison de son inertie physiologique et de sa compatibilité exceptionnelle avec les tissus vivants. Le revêtement de carbone pyrolytique ne tend pas à irriter les tissus environnants et favorise l'établissement d'une barrière vis-à-vis 10 des agents pathogènes extérieurs» Après avoir décrit en détail le mode de réalisation particulier illustré par les figures 1 et 2, les modifications suivantes vont maintenant être décrites pour illustrer l'invention» Les figures 3, 4» 5 et 6 représentent des coupes d'implants percutanés co-15 respondant à divers modes de réalisation de l'invention» La figure 3 illustre un implant percutané 100 constitué d'un élément 101 comportant une tige 102 traversée d'un passage 104, un rebord stabilisant 106 et un rebord supérieur 108. L'élément 101 est constitué d'un substrat approprié comportant un revêtement de 20 carbone pyrolytique 110. Avant de déposer le revêtement de carbone pyrolytique, pour réaliser le dispositif arrêtant 1'épithélium 111 associé à la tige 102, on fixe à la tige 102 par le fil 114 une ban de pliée d'une toile métallique réfractaire ou d'une feuille métallique perforée équivalente 112 puis on dépose le revêtement de car 25 bone pyrolytique sur l'élément 101, la toile 112 et le fil 114 pour les souder en une structure unique et résistante. Un bouchon d'é-lastomère non perforé 116, à travers lequel on peut administrer un médicament en utilisant une aiguille hypodermique, sert de soupape dans le passage., et la membrane microporeuse flexible 118, fixée au 30 voisinage du passage 104 à la face inférieure 120 du rebord stabili sant 106, constitue avec le passage et le bouchon 116 un réservoir 122, à travers la membrane duquel le médicament administré est libé ré dans les tissus environnants » La figure 4 illustre un implant percutané 150 semblable à ce-35 lui de la figure 3; cependant, 1*implant 150 ne comporte pas de rebord supérieur et la surface supérieure 152 de la tige 154 affleure la peau et par conséquent ne forme pas une saillie sur l'organisme et ne risque donc pas de venir au contact d'autres objets ou de gêner les mouvements. De plus, l'implant 150 comporte un réservoir de 40 médicament 156 de taille relativement grande et un dispositif 72 16113 15 2135326 arrêtant 1'épithélium 158 constitué d'un rouleau de couches multiples de toile métallique réfractaire revêtue de carbone pyrolytique. la figure 5 illustre un implant percutané 180 similaire, l'implant 180 ne comporte pas de dispositif pour libérer lentement un 5 médicament administré, mais est destiné à l'injection directe d'un médicament dans un organisme vivant. Le rebord supérieur 184 comporte un raccord à baïonnette 182 et le dispositif arrêtant 1'épithélium 186 entourant la tige 188 est constitué u'un tube de toile de fibre de carbone revêtu du carbone pyrolytique comme dans la fi-10 gure 3. La soupape est constituée d'un bouchon d'élastomère 190 fixé au passage 192 comportant un passage 194 s'ouvrant sous l'effet de la pression, empêchant l'entrée des agents pathogènes extérieurs ou a'autres matières indésiraoles, mais permettant l'administration d'un médicament fluide lorsqu'on applique une pression appropriée. 15 La figure 6 illustre un implant percutané 200 dont la concep tion facilite la fabrication et l'application. La tige 202 est constituée d'un substrat 208 portant un revêtement 210 de carbone pyrolytique et est constituée de deux pièces, le corps principal 204 de la tige et une fixation 206. Le corps principal 204 de la tige 202 20 est conçu de telle sorte qu'on puisse assembler successivement le dispositif arrêtant 1'épithélium 212 et le rebord stabilisant 211 autour du corps principal 204 de la tige 202 et les maintenir en place au moyen de la fixation 206, par exemple en collant ou en vissant la fixation ou d'une autre façon appropriée, par exemple en 25 utilisant un montage à baïonnette. Le dispositif arrêtant 1'épithélium 212 peut être constitué d'un agrégat physiclogiquement inerte, poreux, recouvert de carbone à travers lequel le tissu épithélial se développe et qui arrête la croissance du tissu épithélial vers le bas et autour de la tige. 30 Par exemple, le dispositif 212 arrêtant 1'épithélium peut être constitué d'une couche d'un substrat carboné fibreux en feutre, tissu ou fibre de carbone, en forme de rondelle, revêtue de carbone pyrolytique, ou être constitué d'un anneau de fibre de carbone tel que le Carbotex fabriqué par Carborundum, comportant de préférence au 35 moins un revêtement très mince de carcone pyrolytique. Le dispositif arrêtant 1'épithélium 212 peut autrement consister en un anneau poreux de carbone obtenu par pyrolyse d'une pièce constituée de perles de matière plastique frittées ou en graphite poreux tel que celui vendu sous le nom de POCO-Type AX, ayant une masse volumique d'en-40 viron 1,0 g/cm^. Dans tous les cas, après revêtement, on élimine 72 16113 16 2135326 l'anneau, de carbone pyrolytique par usinage ou meulage pour atteindre la structure poreuse sous-jacente„ le rebord stabilisant 211 peut être constitué d'un substrat de graphite ou de céramique rigide, recouvert ae carbone pyrolyti-5 que ou peut être constitué d'une matière plus flexible tel qu'un feutre de fibre de carbone (de préférence avec au moins un revêtement très mince de carbone pyrolitique) ou même d'une matière plus flexible telle qu'un caoutchouc de silicone ci.e qualité médicale„ Un autre procédé de construction consiste à monter le disposi-10 tif arrêtant 1'épithélium et le rebord stabilisant sur le corps principal de la. tige, et de les assujettir avec la fixation avant le revêtement par le carbone pyrolytique» On revêt ensuite de carbone pyrolytique l'ensemble monté et on retire circonférentielle-ment le revêtement de carbone pyrolytique sur une partie de la tige 15 pour mettre à nu le dispositif arrêtant 1'épithélium. On monte ensuite le dispositif de soupape et, si on le désire, le réservoir libérant les médicaments après avoir réalisé le revêtement de carbone pyrolytique» les dispositifs percutanés de l'invention peuvent comporter 20 des passages multiples ayant chacun des soupapes normalement fermées. Par exemple, un dispositif percutané peut comporter deux passages à travers la tige communiquant chacun avec un moyen séparé de distribution et de traitement pour administrer séparément deux médicaments» Sinon, les deux passages peuvent être réunis par un pas-25 sage unique constitué â'une membrane semi-perméable réalisant une canalisation en U permettant, lorsqu'on le désire, l'élimination plus facile d'un médicament en introduisant à force un fluide de rinçage à travers un passage et en le faisant sortir par l'autre» Bien entendu, les dispositions décrites et représentées ne com-30 portent pas de caractère limitatif, elles peuvent faire l'objet de diverses modifications de détail et variantes sans sortir pour autant du cadre de l'invention» 72 16113 17 2135326 JiEVEIfiJIOAÏIOaS 1. Implant percutané pour l'injection de médicament dans un organisme vivant, caractérisé en ce qu'il comporte une tige traversée d'un passage, un rebord stabilisant adjacent à la base de la ti-5 ge pour stabiliser l'implant dans les tissus environnants, un uispo-sitif associé à la tige pour empêcher la croissance progressive des tissus épithéliaux le long de la tige et pour ancrer l'implant par la croissance ae 1'épithélium qui s'y produit, une soupape normalement fermée dans le passage pour administrer le médicament par le 10 passage et empêcher l'entrée par le passage d'agents pathogènes extérieurs ou a'autres matières indésirables, cet implant percutané ayant un revêtement de carbone pyrolytique sur au moins une partie de sa surface. 15 ce que le dispositif arrêtant 1'épithélium est un agrégat poreux à surface carbonée dans lequel et à travers lequel 1'épithélium peut se développer. 3. Implant percutané selon 3a revendication 2,caractérisé en ce que le dispositif arrêtant 1'épithélium est une toile ou une feuille 20 perforée revêtue de carbone pyrolytique, entourant la tige de l'implant et en ce que la tige et le r ebord stabilisant comportent un revêtement de carbone pyrolytique. 4. Implant percutané selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de distribution et de traitement communi- 25 quant avec le passage pour contenir un réservoir de médicament administré par la soupape et libérer le médicament de ce réservoir dans les tissus environnants de façon préalablement déteiminée. 5. Implant percutané selon ^revendication 4 dans lequel le moyen à réservoir et distribution est caractérisé par une membrane po- 30 reuse fixée à l'extrémité au passage au voisinage duœbord stabilisant. 6. Implant percutané selon la revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif arrêtant 1'épithélium est un agrégat poreux à surface carbonée dans lequel et à travers lequel le tissu épithélial 35 peut se développer» 7. Implant percutané selon la revendication 6,caractérisé en ce que le dispositif arrêtant 1*épithélium est une toile ou une feuille perforée revêtue ue carbone pyrolytique entourant la tige de l'implant, la tige et le rebord stabilisant comportant un revêtement de 40 carbone pyrolytique et la soupape étant constituée d'un bouchon d'é-lastomère. 8. Implant percutané selon la revendication 7,caractérisé en ce que le bouchon d'élastomère est traversé par un passage commandé par pression» 2o Implant percutané selon 1 evendication 1, caractérisé en