L’invention a pour objet une endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique comportant un premier maillage de stents (2), une endoprothèse tubulaire principale (1) en tissu, ladite endoprothèse tubulaire principale étant solidaire dudit premier maillage, et présentant une partie centrale arquée (12) configurée pour être logée dans la crosse aortique d’un patient, ladite partie centrale arquée s’étendant entre une première (10) et une seconde (11) extrémité, configurées pour être logées chacune respectivement dans une portion de l’aorte ascendante, respectivement descendante, l’endoprothèse fenêtrée comportant en outre une collerette (3) également en tissu et associée à un second maillage de stents (4), ladite collerette étant de forme sensiblement tronconique et de base (30) sensiblement elliptique, ladite base de la collerette étant rapportée sur une ouverture (13) pratiquée sur la face supérieure de la partie centrale arquée (12), ladite collerette (3) étant configurée pour être logée à la base des troncs supra-aortiques du patient. Figure 1 ENDOPROTHESE FENETREE DE L’AORTE THORACIQUE La présente invention se rapporte au domaine des endoprothèses, et plus particulièrement au domaine des endoprothèses aortiques thoraciques. Un anévrisme est une dilatation localisée de la paroi d'une artère. On parle d'anévrisme lorsqu'il y a perte de parallélisme entre les bords du vaisseau et que le calibre de celui-ci est supérieur à 1,5 fois la normale. Le risque principal est celui de la rupture de l'anévrisme, le plus souvent fatal. Si toutes les artères peuvent être affectées, l'aorte est fréquemment touchée. Il s'agit de la plus grosse artère du corps humain. Tous les anévrismes de l'aorte augmentent inexorablement de taille au cours du temps et le risque de rupture devient important dès que le diamètre de l'aorte dépasse 5 cm. Toutefois, si un anévrisme est détecté à temps, il est possible de prévenir sa rupture par chirurgie ouverte, l’indication étant formelle lorsque le diamètre dépasse les 5,5 cm. Toutefois, cette intervention à l’étage thoracique est associée à une morbi-mortalité importante. Depuis le début des années 1990, un traitement moins invasif moyennant la mise en place d'une endoprothèse depuis l'artère fémorale a été proposé pour les anévrismes de l’aorte descendante : la réparation endovasculaire. La dissection aortique correspond à une brèche dans la paroi de l’aorte, le sang s’infiltre dans la paroi et la divise en deux. Il se crée alors deux chenaux. La dissection aortique est une pathologie grave qui touche trois personnes pour 100 000 habitants. Elle peut atteindre l’aorte ascendante, l’aorte descendante ou les deux. Lorsqu’elle touche l’aorte ascendante, le traitement de référence est le remplacement de l’aorte en urgence par chirurgie ouverte. Dans l’aorte descendante, le traitement de référence est le traitement médical seul. En cas de complication est alors réalisé un traitement endovasculaire par endoprothèse. L'endoprothèse est un stent (c'est-à dire un dispositif métallique maillé et tubulaire, communément appelé « ressort ») associé à une paroi étanche (ce que l'on appelle également « stent graft », ou «stent couvert» en français), déplié à l'intérieur de l'artère à l'emplacement de l'anévrisme. Il isole ce dernier du flux sanguin, et recrée une section cylindrique d'artère à sa place. L'aorte se divise en deux parties, l'aorte ascendante à l’étage thoracique et l’aorte descendante à l’étage thoracique et abdominal. Traiter les anévrismes et les dissections de l’aorte descendante par voie endovasculaire est devenu le traitement de référence. Cependant, concernant la partie ascendante de l’aorte, le traitement de référence reste la chirurgie ouverte. Cela est principalement dû aux complexités anatomiques de la zone : l’aorte y prend la forme d’une crosse et est entourée de vaisseaux nobles ne pouvant tolérer une oblitération : ostia coronaires, troncs supra-aortiques. La demande de brevet internationale W02007/028086 décrit une endoprothèse thoracique adaptée à l'arche aortique grâce à la présence de « fenêtres » dans la paroi du stent en face des trois vaisseaux, ces fenêtres permettant au sang de passer à travers la prothèse et ainsi de vasculariser les vaisseaux à destination de la tête, du cou et des bras. Toutefois, la pose de cette endoprothèse est délicate, puisqu'il faut veiller à ce qu'elle ne tourne pas lors de son introduction, sous peine de ne pas placer les fenêtres en face des vaisseaux, de les obstruer totalement ou partiellement, ce qui serait fatal pour le patient. De plus, le temps d’intervention lié au déploiement de l’endoprothèse reste compris entre trois à six heures, ce qui constitue une lourde intervention. Cette intervention nécessite de placer des guides dans les vaisseaux du cou et est par conséquent associée à un risque d’AVC élevé. Demeure aussi la problématique de l’ancrage de la prothèse pour éviter son déplacement dans la direction du flux sanguin. Enfin, ces types d’endoprothèses nécessitent d’être construites sur mesure à partir du scanner du patient et demandent ainsi un long délai de livraison (en moyenne un mois) ce qui est incompatible avec le traitement en urgence de ces pathologies. A cet effet, la présente invention vise à permettre de traiter à l’étage thoracique les anévrismes et les dissections de l’aorte ascendante comprenant l’arche aortique, avec une sécurité maximale, tout en réduisant la complexité de l'acte chirurgical. Plus particulièrement, l’invention a pour objet une endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique comportant un premier maillage de stents, une endoprothèse tubulaire principale en tissu, ladite endoprothèse tubulaire principale étant solidaire dudit premier maillage de stents, et présentant une partie centrale arquée configurée pour être logée dans la crosse aortique d’un patient, ladite partie centrale arquée s’étendant entre une première extrémité configurée pour être logée dans une portion de l’aorte ascendante et une seconde extrémité configurée pour être logée dans une portion de l’aorte descendante, l’endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique comportant en outre une collerette également en tissu et associée à un second maillage de stents, ladite collerette étant de forme sensiblement tronconique et de base sensiblement elliptique, ladite base de la collerette étant rapportée sur une ouverture pratiquée sur la face supérieure de la partie centrale arquée de l’endoprothèse tubulaire principale, ladite collerette étant configurée pour être logée à la base des troncs supra-aortiques du patient. Des caractéristiques optionnelles de l'invention, complémentaires ou de substitution sont énoncées ci-après. Selon certaines caractéristiques, le second maillage de stents peut être constitué principalement d’une maille s’étendant sur toute la circonférence de la collerette suivant des circonvolutions sensiblement sinusoïdales, la force radiale dudit maillage permettant de plaquer la collerette contre la paroi de la base des troncs supra-aortiques et ainsi de réduire le risque d’endofuites. Selon d’autres caractéristiques, le second maillage de stents peut être constitué principalement de plusieurs mailles disjointes et radialement décalées entre elles, s’étendant sur toute la circonférence de la collerette suivant des circonvolutions sensiblement sinusoïdales, la force radiale dudit maillage permettant de plaquer la collerette contre la paroi de la base des troncs supra-aortiques et ainsi de réduire le risque d’endofuites. Selon d’autres caractéristiques, le second maillage de stents peut comporter en outre une maille elliptique au niveau de la base de la collerette, de manière à maintenir l’ouverture pratiquée sur la face supérieure de la partie centrale arquée de l’endoprothèse tubulaire principale. Selon d’autres caractéristiques encore, le premier maillage de stents peut être constitué principalement de plusieurs mailles disjointes, s’étendant chacune de manière circulaire sur toute la circonférence de l’endoprothèse tubulaire principale suivant des circonvolutions sensiblement sinusoïdales, la force radiale dudit maillage permettant de plaquer l’endoprothèse tubulaire principale contre la paroi aortique et ainsi de réduire le risque d’endofuites. Selon d’autres caractéristiques encore, le premier maillage de stents peut comporter au moins une maille rattachée au second maillage de stents, de façon à empêcher les plicatures de l’endoprothèse tubulaire principale. Les plicatures correspondent à des plis formés par le corps de l’endoprothèse lors d’un mauvais déploiement de la prothèse ou lors de contraintes externes importantes, et peuvent entrainer un mauvais écoulement du flux sanguin allant de la simple sténose à l’occlusion de la prothèse. Selon d’autres caractéristiques encore, le premier maillage de stents peut comporter au moins une maille rattachée à la maille de la base de la collerette, de façon à empêcher les plicatures de l’endoprothèse tubulaire principale. De manière avantageuse, au moins l’une des extrémités de l’endoprothèse tubulaire principale ou bien l’extrémité libre de la collerette peut être une zone de maillage apparent dépourvue de tissu. Le tissu recouvrant les maillages de stents peut être de préférence choisi dans la liste définie par les polyesters tressés, le Dacron tressé, le PTFE. Les maillages de stents peuvent être de préférence en alliage à mémoire de forme, préférentiellement un alliage de Nickel-Titane. Avantageusement, l’endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique peut comprendre des marqueurs radio-opaques, préférentiellement disposés au niveau des extrémités de l’endoprothèse tubulaire principale et/ou de l’extrémité libre de la collerette. D’autres avantages et particularités de l’invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée de mises en œuvre et de modes de réalisation nullement limitatifs, et des dessins annexés suivants : Cette figure représente une vue schématique de profil d’une endoprothèse thoracique selon l’invention. Cette figure représente une vue schématique de profil d’une endoprothèse thoracique mis en place dans l’arche aortique d’un patient selon l’invention. Cette figure représente une vue schématique de dessus d’une endoprothèse thoracique selon l’invention. Cette figure représente une vue schématique de profil d’une endoprothèse thoracique selon l’invention accompagnée des dimensions. Cette figure représente une vue schématique de dessus d’une endoprothèse thoracique selon l’invention accompagnée des dimensions. Cette figure représente une vue schématique de profil d’une arche aortique d’un patient équipée d’une endoprothèse thoracique selon l’invention. Les modes de réalisation décrits ci-après n’étant nullement limitatifs, on pourra notamment considérer des variantes de l'invention ne comprenant qu'une sélection de caractéristiques décrites, isolées des autres caractéristiques décrites même si cette sélection est isolée au sein d'une phrase comprenant ces autres caractéristiques, si cette sélection de caractéristiques est suffisante pour conférer un avantage technique ou pour différencier l'invention par rapport à l'information de la technique antérieure. Cette sélection comprend au moins une caractéristique, de préférence fonctionnelle sans détails structurels, ou avec seulement une partie des détails structurels si cette partie uniquement est suffisante pour conférer un avantage technique ou pour différencier l'invention par rapport à l'information de la technique antérieure. Selon l’invention et tel que représenté sur la et sur la , l’endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique comporte un premier maillage de stents 2 ainsi qu’une endoprothèse tubulaire principale 1 en tissu biocompatible formant une enveloppe étanche, l’endoprothèse tubulaire principale 1 recréant un vaisseau cylindrique et isolant le sac que forme l'anévrisme de la circulation sanguine. L’endoprothèse tubulaire principale présente une partie centrale arquée 12 configurée pour être logée dans la crosse aortique d’un patient. Cette partie centrale arquée 12 s’étend entre une première extrémité 10 configurée pour être logée dans une portion de l’aorte ascendante AA et une seconde extrémité 11 configurée pour être logée dans une portion de l’aorte descendante AD. Avantageusement, le tissu constituant l’endoprothèse tubulaire principale peut être choisi dans la liste définie par les polyesters tressés, le Dacron tressé, le PTFE. Ce tissu peut par exemple être du PTFE tel que du téflon® stratifié ou du dacron®, ces matériaux étant communément utilisés dans les endoprothèses simples. En outre, le diamètre extérieur et la longueur de l’endoprothèse tubulaire principale dépliée sont avantageusement choisis compris respectivement entre 25 et 60 mm et entre 180 et 450 mm. Ces dimensions permettent d’adapter parfaitement l’endoprothèse tubulaire principale 1 à la morphologie de l'arche aortique (également appelée crosse aortique) des patients. L'invention n'est toutefois pas limitée à des dimensions ou des matériaux particuliers. L'homme de l'art saura l'adapter en fonction des cas. Selon l’invention, l’endoprothèse tubulaire principale 1 comporte sur la face supérieure de sa partie centrale arquée 12, une ouverture 13. On entend par « face supérieure », la portion convexe de la partie centrale arquée 12, c’est-à-dire celle qui est en regard de la base des troncs supra-aortiques. Selon l’invention, l’endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique comporte en outre une collerette 3 également en tissu et associée à un second maillage de stents 4. La collerette 3 est de forme sensiblement tronconique et de base 30 sensiblement elliptique. Cette collerette 3 est configurée pour être logée à la base des troncs supra-aortiques TSA du patient. Avantageusement, les dimensions des grands axes à la base et au sommet de la collerette 3 tronconique sont respectivement choisis compris entre 75 et 150 mm et entre 50 et 130 mm, afin de s'adapter parfaitement à la morphologie de l'arche aortique des patients. De même, les dimensions des petits axes à la base et au sommet de la collerette 3 tronconique sont respectivement choisis compris entre 25 et 60 mm et entre 15 et 50 mm, afin de s'adapter parfaitement à la morphologie de l'arche aortique des patients. La collerette 3 tronconique s’étend préférentiellement sur une longueur comprise entre 10 et 40 mm. L'invention n'est toutefois pas limitée à des dimensions ou des matériaux particuliers. L'homme de l'art saura l'adapter en fonction des cas. La base de la collerette 3 est rapportée sur l’ouverture 13 pratiquée sur la face supérieure de la partie centrale arquée 12 de l’endoprothèse tubulaire principale 1. On entend par rapportée, le fait que la collerette 3 est rattachée à l’endoprothèse tubulaire principale 1 au niveau de l’ouverture 13. L'ensemble formé par l’endoprothèse tubulaire principale et la collerette peut être réalisé en une seule pièce monobloc, par exemple par impression 3D. Alternativement, la collerette 3 peut être suturée à l’endoprothèse tubulaire principale 1 par collage ou bien couture par exemple, l’ouverture 13 étant percée dans l’endoprothèse tubulaire principale 1 avant la suture. La suture doit garantir l'étanchéité de la jonction entre l’endoprothèse tubulaire principale 1 et la collerette 3. La collerette 3 est de préférence constituée du même tissu que l’endoprothèse tubulaire principale 1. L’endoprothèse tubulaire principale 1 est associée au premier maillage de stents 2, en ce sens que les stents du premier maillage sont fixés généralement sur la face externe de l’endoprothèse tubulaire principale, de sorte que les stents maintiennent l’endoprothèse tubulaire principale dans sa forme requise. D’autres configurations non limitatives selon lesquelles, les stents sont imprégnés dans le tissu ou bien disposés contre la face interne de l’endoprothèse tubulaire principale 1, sont également envisageables. De préférence, les stents sont en alliage à mémoire de forme, tels que par exemple les alliages de Nickel-Titane et en particulier le Nitinol. Selon d’autres configurations non-limitatives, les stents peuvent être par exemple des Z-stents® en alliage de Chrome et de Cobalt. Avantageusement, le premier maillage de stents 2 peut être constitué principalement de plusieurs mailles disjointes, s’étendant chacune de manière circulaire sur toute la circonférence de l’endoprothèse tubulaire principale 1. Préférentiellement, ces mailles peuvent s’étendre suivant des circonvolutions sensiblement sinusoïdales ou bien en forme de zig zag, de sorte que les mailles se déforment comme des ressorts. Ainsi, la force radiale dudit maillage permet de plaquer l’endoprothèse tubulaire principale 1 contre la paroi aortique et permet ainsi de réduire le risque d’endofuites. Selon d’autres configurations non-limitatives, les stents peuvent être reliés deux à deux par une pluralité de moyens de liaison. Les moyens de liaison peuvent faire l'objet de nombreux modes de réalisation, mais de façon générale peuvent consister en des barres métalliques (par exemple également en alliage de Chrome et de Cobalt, ou bien en Nitinol) fixées à leurs deux extrémités à la structure des stents, par exemple au moyen d'une boucle ou d'un crochet entourant une maille d'un stent. Concernant la collerette 3, cette dernière est associée au second maillage de stents 4, en ce sens que les stents du second maillage sont fixés généralement sur la face externe de la collerette, de sorte que les stents maintiennent la collerette dans sa forme requise. D’autres configurations non limitatives selon lesquelles, les stents sont imprégnés dans le tissu ou bien disposés contre la face interne de l’endoprothèse tubulaire principale 1, sont également envisageables. De préférence, le second maillage de stents 4 est constitué principalement d’une seule maille, qui s’étend sur toute la circonférence et sur toute la longueur de la collerette 3. Préférentiellement, cette maille peut s’étendre suivant des circonvolutions sensiblement sinusoïdales ou bien en forme de zig zag, de sorte que la maille se déforme comme un ressort. Ainsi, la force radiale du second maillage de stents 4 permet de plaquer la collerette 3 contre la paroi de la base des troncs supra-aortiques TSA et permet ainsi de réduire le risque d’endofuites. Tel que représenté sur la et sur la , on voit que la paroi de la base des troncs supra-aortiques TSA tend à exercer une pression sur la collerette 3 qui à son tour exerce une contre pression contre la paroi de la base des troncs supra-aortiques, et ce grâce au second maillage de stents 4. Selon une variante de réalisation, le second maillage de stents 4 est constitué principalement de deux mailles disjointes et radialement décalées entre elles, de manière à renforcer le maintien de la collerette produit par les deux mailles de stents. De préférence, les stents du second maillage sont en alliage à mémoire de forme, tels que par exemple les alliages de Nickel-Titane et en particulier le Nitinol. Selon d’autres configurations non-limitatives, les stents peuvent être par exemple des Z-stents® en alliage de Chrome et de Cobalt. Avantageusement, le second maillage de stents 4 peut comporter en outre une maille elliptique 40 au niveau de la base 30 de la collerette 3, de manière à maintenir l’ouverture 13 pratiquée sur la face supérieure de la partie centrale arquée 12 de l’endoprothèse tubulaire principale 1. Egalement avantageusement, le premier maillage de stents 2 peut comporter au moins une maille 22 rattachée au second maillage de stents 4, de façon à empêcher les plicatures de l’endoprothèse tubulaire principale 1. Cette maille 22 peut préférentiellement être rattachée à la maille elliptique 40 de la base 30 de la collerette 3, de façon à empêcher les plicatures de l’endoprothèse tubulaire principale 1. De façon à faciliter l’ancrage de l’endoprothèse tubulaire principale, l’une des extrémités de l’endoprothèse tubulaire principale peut être une zone de maillage apparent 20, 21 dépourvue de tissu appelée « free flow » en anglais. De même, l’extrémité libre 31 de la collerette 3 peut être une zone de maillage apparent 41 dépourvue de tissu. Ces zones de maillage apparents 20, 21 et 41 sont en fait constituées d’une maille s’étendant suivant des circonvolutions sensiblement sinusoïdales ou bien en forme de zig zag. Les sommets de la courbe sinusoïdale ou bien des zig zag peuvent alors être rapprochés ou bien écartés selon la direction radiale, c’est-à-dire la direction perpendiculaire à celle qui correspond à l’écoulement du flux sanguin. Ces zones de maillage apparents 20, 21 et 41 s’étendent sur une distance inférieure ou égale à 20 mm. Les sommets peuvent être rapprochés selon la direction radiale lors de la mise en place de l’endoprothèse fenêtrée dans l’aorte thoracique au moyen d’un cône et d’un guide de larguage. Une fois le positionnement dans l’aorte arrêté, la maille tend à reprendre sa forme initiale et les sommets s’écartent selon la direction radiale pour s’ancrer dans la paroi de l’aorte ascendante AA, dans la paroi de l’aorte descendante AD et dans la paroi de la base des troncs supra-aortiques TSA. De manière à faciliter la pose de l’endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique, cette dernière peut comprendre des marqueurs radio-opaques 5, préférentiellement disposés au niveau des extrémités de l’endoprothèse tubulaire principale 1 et/ ou de l’extrémité libre 31 de la collerette 3. Ainsi, l’invention permet d’optimiser l’ancrage de l’endoprothèse fenêtrée en évitant le déplacement de la prothèse dans la direction du flux. Ceci est notamment renforcé par : - Les zones de maillage apparents (appelées également free flow en anglais) au niveau des extrémités de la prothèse et au niveau de la collerette. - Les premier et second maillages de stents orientés perpendiculairement entre eux. - La longueur de la prothèse qui est supérieure à une endoprothèse classique (10 à 20 cm pour l’endoprothèse Gore TAG par exemple qui se trouve être la plus utilisée dans les anévrismes et les dissections de l’aorte thoracique descendante). - La collerette 3 et le second maillage de stents 4 qui lui est associé qui tendent à se déployer contre la base de la paroi des troncs supra aortiques. Cette endoprothèse fenêtrée permet de s’affranchir d’un grand nombre de particularités anatomiques des patients qui contre-indiquent un traitement endovasculaire avec les endoprothèses existantes (diamètre des TSA insuffisant, longueur des TSA insuffisante, localisation particulière des TSA sur l’aorte, rapports trop proches des TSA entre eux, …). La collerette 3 et le second maillage de stents 4 qui lui est associé permettent d’éviter la réalisation de jambages aortiques qui rendent le déploiement plus long et plus technique du fait de la cathétérisation des TSA qui consiste à placer des guides dans un vaisseau, et plus à risque de complications majeures, telles que les accidents vasculaires cérébraux. Cette endoprothèse fenêtrée permet une rapidité d’intervention liée à la simplicité du déploiement de l’endoprothèse, soit moins d’une heure contre trois à six heures habituellement. A noter, les différentes caractéristiques, formes, variantes et modes de réalisation de l’invention peuvent être associés les uns avec les autres, selon diverses combinaisons dans la mesure où ils ne sont pas incompatibles ou exclusifs les uns des autres. Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique comportant un premier maillage de stents (2), une endoprothèse tubulaire principale (1) en tissu, ladite endoprothèse tubulaire principale étant solidaire dudit premier maillage de stents, et présentant une partie centrale arquée (12) configurée pour être logée dans la crosse aortique d’un patient, ladite partie centrale arquée s’étendant entre une première extrémité (10) configurée pour être logée dans une portion de l’aorte ascendante (AA) et une seconde extrémité (11) configurée pour être logée dans une portion de l’aorte descendante (AD), caractérisé en ce que l’endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique comporte en outre une collerette (3) également en tissu et associée à un second maillage de stents (4), ladite collerette étant de forme sensiblement tronconique et de base (30) sensiblement elliptique, ladite base de la collerette (3) étant rapportée sur une ouverture (13) pratiquée sur la face supérieure de la partie centrale arquée (12) de l’endoprothèse tubulaire principale (1), ladite collerette (3) étant configurée pour être logée à la base des troncs supra-aortiques (TSA) du patient. Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique selon la revendication 1, caractérisée en ce que le second maillage de stents (4) est constitué principalement d’une maille s’étendant sur toute la circonférence de la collerette (3) suivant des circonvolutions sensiblement sinusoïdales ou en zig zag, la force radiale dudit maillage permettant de plaquer la collerette (3) contre la paroi de la base des troncs supra-aortiques (TSA) et ainsi de réduire le risque d’endofuites. Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique selon la revendication 1, caractérisée en ce que le second maillage de stents (4) est constitué principalement de plusieurs mailles disjointes et radialement décalées entre elles, s’étendant sur toute la circonférence de la collerette (3) suivant des circonvolutions sensiblement sinusoïdales ou en zig zag, la force radiale dudit maillage permettant de plaquer la collerette (3) contre la paroi de la base des troncs supra-aortiques (TSA) et ainsi de réduire le risque d’endofuites. Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le second maillage de stents (4) comporte en outre une maille elliptique (40) au niveau de la base (30) de la collerette (3), de manière à maintenir l’ouverture (13) pratiquée sur la face supérieure de la partie centrale arquée (12) de l’endoprothèse tubulaire principale (1). Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le premier maillage de stents (2) est constitué principalement de plusieurs mailles disjointes, s’étendant chacune sur toute la circonférence de l’endoprothèse tubulaire principale (1) suivant des circonvolutions sensiblement sinusoïdales ou en zig zag, la force radiale dudit maillage permettant de plaquer l’endoprothèse tubulaire principale contre la paroi aortique et ainsi de réduire le risque d’endofuites, et de renforcer l’ancrage de l’endoprothèse. Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le premier maillage de stents (2) comporte au moins une maille (22) rattachée au second maillage de stents (4), de façon à empêcher les plicatures de l’endoprothèse tubulaire principale (1). Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique selon la revendication 4, caractérisée en ce que le premier maillage de stents (2) comporte au moins une maille (22) rattachée à la maille (40) de la base (30) de la collerette (3), de façon à empêcher les plicatures de l’endoprothèse tubulaire principale (1). Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’au moins l’une des extrémités de l’endoprothèse tubulaire principale (1) ou bien l’extrémité libre de la collerette (3) est une zone de maillage apparent (20, 21, 41) dépourvue de tissu. Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les maillages de stents sont en alliage à mémoire de forme, préférentiellement un alliage de Nickel-Titane, et le tissu recouvrant les maillages de stents est choisi dans la liste définie par les polyesters tressés, le Dacron tressé, le PTFE. Endoprothèse fenêtrée de l’aorte thoracique selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend des marqueurs radio-opaques (5), préférentiellement disposés au niveau des extrémités de l’endoprothèse tubulaire principale (1) et de l’extrémité libre (31) de la collerette (3).