COFFRAGE SUSPENDU La présente invention concerne la catégorie des matériaux de construction, connus sous la dénomination générale de COFFRAGE, existant sur le marché une vaste gamme de prototypes pour la réalisation de bétons préfabriqués en usine ou sur chantier. Le Coffrage Suspendu permet pour la première fois dans la technologie internationale, de Préfabriquer en continu des Fondations en Béton Lourd (pieux, parois, écrans, murs de soutènement, etc.,) directement dans le sol, indifféremment que le terrain soit couvert d'eau, de boue, de neige, ou de tout autre matériel naturel, ou accidentel. Nos procédés technologiques permettent d'obtenir un béton d'excellente qualité, exécuté avec des ciments rapides, des granulats propres et bien choisis. La mise en place du béton frais, est faite sous une puissante vibration, assurant un très fort coefficient de serrage, suivi d'un traitement thermique rapide, et d'une cure dans un milieu à 100 % humide, formé par la tranchée de la fondation, remplie d'eau, de bentonite, ou mélangé de ciments. Dans ces conditions de dosage, de mise en place et de traitement, l'on obtient un béton, pouvant atteindre des hautes résistances mécaniques, de l'ordre de 600 kg.flcm2 et même davantage. Les éléments préfabriqués dans le sol, par le Coffrage Suspendu, ont encore l'avantage d'avoir de multiples formes en plan, et ne sont plus tenues a être seulement circulaires pour les pieux, etrectangulaires,pourles parois. Les pieux peuvent être ovoidaux, rectangulaires, en T, double T, en L, avec des rainures latérales, en un mot, on peut réaliser tout profil fonctionnel, dicté par les nécessités du plan, les charges, et autres multiples problèmes. Les parois sont conçues dans le même esprit, et peuvent être fabriquées avec différents redans, en dents de scie, ou autres contours. Un autre problème qui est résolu favorablement, par l'adoption des éléments préfabriqués dans le sol, est celui des structures souterraines, dont seulement une partie reste cachée dans les fondations, le reste étant visible comme les murs de soutènement, les passages à niveau, de multiples travaux portuaires et autres. Les parois moulées dans le sol, ont le grave défaut, que leurs faces latérales ne peuvent pas, après le déblayage des terres, être exposées, et on doit les doubler d'un mur de parement décoratif. Par contre avec les parois simples ou mixtes (parois + pieux),exécutées avec des éléments préfabriqués dans le sol, il n'y a aucune difficulté parce que l'élément est soumis ètin traitement de sablage-lavage, bouchardage, etc, tout de suite après sa sortie de l'étuvage, comme-nous allons le décrire en détail plus loin. Notre invention ayant pour résultat la Production de Béton Préfabriqué dans le sol, celui-ci va sans doute remplacer très rapidement, aussi bien le Béton Préfabriqué à l'Usine, que celui moulé dans le sol. Concernant le Béton Préfabriqué à l'Usine, la situation est réglée, parce que pratiquement pour l'exécution de pieux, du moins en France, pour des multiples motifs techniques, et de compétitivité de prix, les plus grandes entreprises spécialisées ont abandonné sa fabrication. Par contre les bétons moulés dans le sol, jouissent d'une grande adoption, malgré les difficultés technologiques d'exécution qu'ils provoquent, regardant surtout leur faible résistance mécanique, la compression et flexion. Ce grave défaut demande que des précautions spéciales soient prises et les coefficients de sécurité, largement augmentés, ayant pour résultat que dans beaucoup de cas les pieux béton exécute, ressemblent plutôt à de véritables puits. Comme surtout, la résistance en flexion des parois moulées dans le sol, en béton simplement armé, est insuffisante, pour s 'opposer aux pressions latérales des terres, et des eaux, l'on a fait recours à des systèmes d'étayage, basé sur d'inombrables tirants précontraints obliques, d'une exécution très coûteuse et compliquée. La conception technique, des éléments préfabriqués dans le sol est bien plus simple et économique, parce que basée sur les qualités de haute résistance mécanique de ses bétons, (600 kg.f/cm2), dans des cas de parois ayant à subir d'importantes poussées latérales, ils sont traités comme des voiles, étant fortement précontraints. D'ailleurs la meilleure preuve du retard pris par la technologie actuelle de construction de pieux, ou de parois, moulés dans le sol, est constituée par la façon dont on réalise le betonnage sous l'eau, par la méthode dite des "Tubes Plongetirs". Ces tubes sont plongés dans l'eau ou sous la boue, le béton frais étant introduit à la partie supérieure du goulot sortant de l'eau, et à mesure que le bas de la tranchée se remplit de béton, l'eau est refoulée, le tube étant progressivement retiré vers le haut. Pour que l'écoulement du béton dans le tube, puisse avoir lieu dans de bonnes conditions, il faut lui assurer une grande fluidité, ce qui place du début le procédé dans une lumière défavorable. On a prouvé que, pour obtenir des bétons avec de hautes résistances mécaniques, l'élément déterminant est constitué par le rapport E/C = environ 0,40, les bétons devant être malaxés avec le moins d'eau possible. Donc les efforts actuels que certains ont fait, pour compenser ce rapport défavorable, en augmentant les dosages de ces bétons moulés dans le sol par ajout de. (400 kg/m3) semblent inutiles. Le taux de travail en compression simple, que lton obtient avec ces sortes de béton, pour l'exécution de certains pieux ou parois moulés dans le sol est seulement de 50 bars, ce qui est absolument insuffisant. -Les inconvénients cités plus haut, et d'autres encore que la littérature spécialisée a maintes fois signalés, n'étant lepremier le faire, demandent que l'ensemble de la conception technologique actuelle du bétonnage sous l'eau, soit complètement révisée, car elle est erronée. Le béton exécuté dans de telles conditions, n'offre qu'une faible résistance mécanique, étant réalisé a l'aveuglette, sans la moindre possibilité d'application d'un véritable traitement scientifique, ne s'inscrivant d'aucune façon dans la nouvelle technologie moderne de fabrication de ce matériel. Le Coffrage Suspendu, nous permet d'éviter ces inconvénients, la fabrication du béton étant soumise du début à un contre sévère, en commençant par le montage des armatures en acier, le malaxage et la mise en place du béton frais, de sa vibration, de son étuvage, de sa cure, jusqu'au moment, ou l'élément rejoint en douceur, le sol résistant. Des nombreux radars, intercalés dans différents points du coffrage, veillent sur l'état du béton, réglemente sa course, et amende les excès de vitesse. Description du-Coffrage. La description détaillée de ses composantes est la suivante A. La partie supérieure groupe autour de la plate-forme la plus élevée (27), les installations nécessaires au montage des armatures en acier (33), le contrôle de la marche des verins (6), l'éclairage de l'ensemble pour le travail de nuit, la surveillance de la marche des tuyaux d'huile, actionnant les vérins, etc... B. La partie centrale où se trouve la plate-forme principale (29), couverte de platelage en bois (16), permet la mise en place béton frais et sa vibration intérieure et extérieure. Sous cette plate-forme se trouve une importante trémie (30), groupant les conduites d'installation de séchage électrique, d'infiltration d'adjuvants, etc... C. La partie inférieure groupe autour de la plate-forme de service (31), le contrôle de l'état du béton séché, surveille le traitement des parties visibles, les radars, les armoires des commandes électriques, et autres témoins de la bonne marche de la chaîne de fabrication. D. L'ensemble du Coffrage Suspendu, qui garde une position fixe et rigide, s'appuie sur le sol, fonction des caractéristiques du terrain, du profil de la fabrication, etc., ci-inclus quelques exemples Fig. 1-7, représente un coffrage pour la fabrication de pieux, qui s 'ap- puient au centre par des tubes forés ou battus (36), et à l'extérieur sur des plots en béton préfabriqué (35). Fig. 8-13, représente un coffrage pour la fabrication de parois qui s ap- puie uniquement sur des plots en béton (35). Fig. 14-23, représente un coffrage pour la fabrication de parois mixtes (pieux et parois assemblés), qui s'appuie sur les pieux (4), préalablement enfoncés dans le sol résistant. E. L'ensemble de la structure verticale et horizontale du coffrage est formée par une série de chevalets doubles, dont les montants (8), sont boulonnés (14), en différents points à une puissante traverse (12), et à une éclisse verticale d'assemblage en fer U (15), solidarisant l'ensemble. Dans certains cas d'exécution de parois, une poutre longitudinale (28), relie les chevalets. La partie extérieure du coffrage s'appuie sur une série de points verticaux (9), qui soutiennent au droit des plates-formes de service, les barres due sécurité (32). Les structures horizontales de liaisonnement sont encore complétées par une série de traverses secondaires (5), venant s'assembler avec les montants verticaux par des goussets (1 1), et des consoles d'appui et de contreventement (10). F. La partie supérieure du coffrage est couronnée par des puissants vérins (6), groupés par 2 ou 4, suivant le poids des charges. Les vérins sont montés sur la traverse des chevalets (12) ou sur le coussinet (3) des pieux (4) dans le cas d'exécution de parois mixtes. L'assemblage des vérins est fait par des griffes (13) ou des boulons (14). Les vérins (6) ont un corps creux permettant le passage à travers de puissants câbles (7), comme décrit plus loin. G. En cas d'application de la post-tension, les câbles (7), reçoivent des gaines (7a), munies à l'extérieur de fils de chauffage electriques enroulés (7b), ayant une protection métallique (7c). Les câbles n'adhèrent pas à la pièce en béton, la descente de celle étant soutenue par le couteau de fonçage (2), dont l'introduction a été faite en tout début de moulage. H. Les panneaux de coffrage vibration sont composés : d'une paroi intérieure (17), de membrures horizontales (18), venant s'assembler avec les montants des chevalets (8), des montants verticaux des panneaux (19), et des vibrateurs puissants fixes montés à l'extérieur (20), ou mobiles actionnés directement sur le béton au moment de sa mise en place, au niveau de la plate-forme principale (29). I. Les panneauxde séchage sont composés d'une paroi extérieure (21), d'une paroi intérieure rainurée (22), de membrures horizontales (23), venant s 'assem- bler avec les montants des chevalets (8), des montants de panneaux verticaux (24), d'une épaisse couche d'isolation thermique (25) et des câbles chauffants à isolement minéral (26), fixés sur une maille d'acier, complète l'ensemble. J. la peau intérieure du coffrage de séchage, est prolongée par un tablier (41), faisant la transition avec la partie de cure. Un dispositif d'assemblage permet le liaisônnement du tablier avec la partie de cure, suivant que celle-ci se fait en tube battu ou foré, ou simplement en tranchée remplie de bentonite. A ce niveau, nous disposons encore d'un vérin de sécurité pour l'arrêt des pièces tres lourdes. Des dispositifs de sablage, ponçage, nettoyage pour faire ressortir les agrégats, etc., sont disposés sur la plate-forme inférieure ou à son dessous, pour le traitement des faces visibles en Béton Apparent. Le processus de fabrication suit les principes suivants Granulométrie. La composition du dosage des bétons, sera arrêtée en fonction de la dimension des éléments, des résistances finales auxquelles on veut aboutir, de la position des chantiers, (terrestres, maritimes, etc.,) du finissage des parties extérieures visibles, et autres éléments spécifiques déterminants. On veillera surtout en ce qui concerne le calibrage des graviers , qui devront être ronds, et exempts de cailloux concassés, pour faciliter le fonçage des éléments et réduire les effets de frottement sur les parois latérales du coffrage. Normalement à 800 litres de gravier et 400 litres de sable, on ajoute 350 kg. de ciment. Le volume d'eau chauffé à 300C, correspondra à un E/C = 0,40 environ, et donnera un mélange peu humide, semblable à celui employé pour la confection des tubes en ciment vibrés et compactés, rapidement démoulable. Technologie de fabrication. La pâte de béton frais bien malaxée, est amenée dans des trémies sur la plate-forme principale (29), n'étant pas assez fluide pour être déversée dans le coffrage par pompage. Le remplissage du coffrage est exécuté par petites couches, ne dépassant pas 0,15 m. de hauteur, sous une vibration extérieure-(20) verticale, appliquée directement sur le coffrage, et des pervibrations intérieures disposant de 15 000-20 000 vibrations/ mn. Donc la pièce en béton (1 ou 46), se trouve entraînée de haut en bas par son propre poids, auquel s'ajoute la force gravitationnelle, les mouvements de compactage mécaniques qui interviennent, augmentant l'ensemble de ces saltations, qui se conjuguent, et ont pour finalité, un serrage puissant d'une qualité exceptionnelle. La descente du béton (1 ou 46), est retenue par des câbles (7), qui passent par des gaines (7a, b, c.) préalablement installées, suivant que la pièce est oui ou non tensionnée. Le fonçage des éléments est réglé par la course des vérins (6), celle-ei étant d'environ 0,15 m.,- égale à la couche de béton qu'on dépose en haut du coffrage (29). Les premières (6 à 7), couches de béton frais, installées en tout début de travaux, sont retenues par le couteau de fonçage (Fig. 1, 2a), installé au bas du panneau de vibration, la descente de la pièce pouvant commencer seulement après que la partie de compactage se trouve complètement remplie. Dans la deuxième partie du coffrage destinée au séchage, réglée pour un cycle rapide, le béton subit un accroissement de la température pouvant arriver jusqu'à 90"C. La peau rainurée du coffrage de traitement thermique, est calculée pour maintenir en place les faces latérales du béton fraîchement coffré, et de faciliter sa descente, par la diminution des phénomènes de frottements latéraux. Les rainures intérieures de la peau du coffrage de séchage (22), permettent l'introduction de multiples tubulures pour le traitement des faces laté- rales du béton avec des adjuvants, accélérateurs de prise et d'eau chauffée. Les montées et les descentes en température seront surveillées, pour que d'un point à un autre de la pièce, il nty ait pas plus de 20"C de différence, le contraire .étant nuisible pour la résistance finale. A l'intérieur du coffrage de séchage, les chables chauffants (26), sont disposés sur l'horizontale, perpendiculairement à la marche verticale en descente de la pièce en béton (1 ou 46). La tubulure de chauffage est groupée par champs progressifs de montée et de descente en température, à la sortie de la pièce de l'étuvage, sa température devra être rapprochée de celle de l'eau de cure, chaque cas de fabrication demandant que des mesures spéciales soient prises. Protégée par un tablier (53), la pièce en béton (1 ou 46), accède dans la partie de cure (chantier terrestre), formée par la tranchée de la fondation, préalablement exécutée par un atelier de forage (48) , munie d'un tube désagreur (49) comme figuré Pl.V-10, et dont il existe sur le marché différents modèles. La bentonite contenue dans l'excavation (45) se trouve indirectement chauffée en surface à 50-60"C par l'eau qui s'écoule des rainures du coffrage de séchage. La bentonite (45), servira conformément à la pratique usuelle, à tenir en place les parois de terre de l'excavation, et déposera un film protecteur, et isolateur, pour empêcher la pénétration des eaux souterraines, venant s 'accu- muler dans la tranchée de la fondation. La présente invention amplifie le rôle de la bentonite (45), qui de toute façon se trouve en place, en lui faisant rendre de nouveaux services, encore plus importants que ceux qu'elle a rendus jusqu a présent, par les actions qu'elle exercera sur les faces latérales du pieu (1) ou de la parois en béton (46), qui se trouve en cours de fonçage, pour retrouver le sol résistant (44). La bentonite seule, ou mélangée de ciment, dont le dosage et la densité peuvent être réglées, permet -par les pressions latérales qu'elle exerce sur les parois de l'élément en béton, de contrebalancer son poids, et de réduire sa vitesse en descente. De même, d'enduire les faces latérales de l'élément en béton et empêcheur l'évaporation de l'eau de gâchage, ce qui accroît sa résistance finale. Ces deux actions réunies, illustrent le rôle que détient la tranchée de la fondation, dans la maturation du béton, comme troisième componente de l'ensemble du coffrage. Démoulage. Le Coffrage Suspendu, execute des éléments en béton (1 et 46), préfabriqués dans le sol, semblables à ceux préfabriqués en usine, avec l'avantage, que du moins théoriquement, ils sont d'une longueur sans fin. Dans ce sens, le Coffrage Suspendu peut être comparé à celui Glissant, avec la différence que ce dernier monte en hauteur, réalisant des tours, des cheminées, des silos, etc., en un mot toute une série de structures verticales, avec un coffrage réduit, ne dépassant pas 1, 2-1, 5 m., ce qui assure de grandes économies de matériel en bois ou métal. Le Coffrage Suspendu rend les mêmes services du point de vue de l'économie de coffrage, mais exécute des fondations à des dizaines de mètres de profondeur dans le sol. Les deux systèmes suppriment les opérations de coffrage et décoffrage, et autres multiples défauts des échafaudages traditionnels, surtout en Travaux Publics. Rythme d'exécution. Pour avoir un aperçu de la cadence d'exécution exceptionnellement rapide qu'on peut imprimer sur un chantier d'exécution de fondations avec nos procédes, nous allons faire abstraction du temps nécessaire à la mise en place du Coffrage Suspendu, ou à son déplacement sur rail (exécution de parois), considérant l'ensemble prêt à l'emploi. La hauteur totale du coffrage, inclues toutes ses plates-formes de service étant de 7 m. environ, nous allons considérer que les panneaux de la partie de compactage ont 1 ni de hauteur, et celle du traitement thermique 2 m. Donc, l'élément en béton traverse 3 m. de coffrage de traitement accéléré de prise, pour arriver à une resistance d'environ 30 - 40 kg.f/cm2, ce qui va lui permettre à son entre dans la cure, de soutenir son propre poids La résistance de 30 - 40 kg.f/cm2 a été retenue, prenant en considération les cycles rapides de traitement exécutés dans différentes usines, pour la fabrication d'éléments de grandes dimensions.L'on a réussi à fabriquer des pièces, partant de béton chauffé à 400C, qui ont -atteint dans un délai de 4 - 5 heures, la résistance de 200 kg.ftcm2, étant ensuite déplacées sur une aire de stockage. Extrapolant ces resultats, et en réservant à l'élément un délai de passage dans le coffrage (vibration + chauffage) de 90 nia, sur une longueur de traitement échelonnée sur 3 m., l'on peut considérer que ce seuil de ?O - 40 kg.f/cm2 de résistance en compression, peut être facilement atteint. La pièce est donc préparée pour attaquer son troisième volet de durcissement qui est le lieu de coffrage. Cette-dernière partie de traitement de cure est disposé de temps plus longs de durcissement. Normalement au bout de 10 - 12 heures on atteint la résistance de 250 kg.f/cm2, et si l'on veut faire la précontrainte de l'élé- ment, il faut attendre 24 heures, et obtenir 300 kg.f/cm2. Cette dernière résistance en compression permet qu'on charge normalement la pièce, et qu'on la stabilise par rapport aux parois de terre avec un coulis de ciment simple, ou mélangé à la bentonite existante dans la tranchée. Pour l'application concrète de ces conceptions, nous allons calculer le temps d'exécution nécessaire pour la réalisation d'un pieu de 0,50 m., avec une hauteur de 20 m., dont on va assurer la fabrication simultanée avec son fon çage dans le sol, dans une tranchée forée d'avance remplie de bentonite, la partie du coffrage réservée au compactage et au séchage, totalisant 3 m. de hauteur. - Coulées de 20 couches de béton à 0,I5 m. de hauteur, en 2 mn chacune, inclus le temps de pose des armatures acier 20 x 2 mn = 40 mn - Descente des charges sur 0,15 m,, retour des vérins, avec vibration et contre-vibration du béton extérieure et intérieure 20 x 2 mn = 40 mn - Arrêts de contrôle qualité, infiltration adjuvants, marche des vérins, etc. 10 x I mn = 10 mn Total temps nécessaire de traitement en parcourant un coffrage de 3 m. = 90 mn La vitesse générale de croisière du pieu en fonçage étant de 30 mn/ml, et sa longueur ayant 20 m., le temps total nécessaire au traitement du béton et sa mise en place sera de 20 m. x 30 mn/ml = 600 mn soit un temps total de 10 heures Nous voyons donc qu'en -10 heures de traitement, sont réservés à la vibration et au séchage I heure 30 mn, dans un coffrage totalisant une hauteur de 3 ni. à une vitesse de 30 mn/ml. Dans la partie de cure, formée par la tranchee de fondation, qui a son rôle bien détermine à jouer dans la maturation du béton, le traitement dure 8 heures 30mndans un enclos ayant 17m, la vitesse étant la même. Total hauteur de coffrage et de traitement 3 + 17 m = 20 m. Ces rapports de temps et de longueurs de parcours correspondent aux graphiques des cycles rapides de traitement des Bétons. Chaque point de la pièce en descente est sollicité pour un délai plus court, mais plus intense, dans la période de vibration et de séchage, et la période de cure est accomplie dans un temps plus long, ce qui garantit une résistance finale élevée, dans notre cas de l'ordre de 600 kg.f/cm2. Description des vérins. Les vérins qu'on présente, sont étudiés pour soutenir la charge verticale des éléments en béton, dont on assure la fabrication et la descente, sur leurs fondations Dès que le procès technologique de fabrication- se trouve déclenché, les câbles sont tendus, et ne peuvent plus être relâchés, qu'au moment où la charge a été délivrée à destination, au sol résistant. La descente de ces éléments préfabriqués a été résolue par la réalisation de vérins puissants, pouvant soutenir chacun, dans certains cas, jusqu'à 300 T. Le corps d'un vérin est doté de deux pistons creux, chacun muni de mâchoires dentées, qui s' ouvrent et se referment alternativement, la description détaillée de leur fonctionnement étant la suivante Le vérin de type "Coffrage Suspendu", se compose d'un corps de pompe (6), qui dispose d'une semelle inférieure accrochée par une griffe (13) à la traverse principale (12). Les montants du chevalet (8) supportent l'ensemble du coffrage et les plates-formes de service (27, 29 et 31) décrites plus haut. A l'intérieur du corps de pompe du vérin (6), se trouve un piston creux principal (53), et un autre secondaire (54), la barrie de soutien (7) qui passe à travers, étant continuellement sollicitée par la piece en béton (1), en cours de fabrication, dont elle supporte sans discontinuité le poids. Deux griffes B mâchoires dentées (55 et 56), disposant de ressorts à poussées inverses, de haut vers le bas (55) et de bas vers le haut (56), s'ouvrent ou se referment, pour arrêter ou relâcher la barre d'appui (7), qui soutient le poids de la pièce en béton, mais cela à tour de rôle, et en aucun cas, les deux griffes à la fois. En plus, un système de sécuritéveille, et au cas d'une défaillance de-la griffe (56) pendant la période quand seule elle assure la descente de la charge, automatiquement la griffe (55) se referme, et arrête le convoi. Position I. La griffe supérieure (55) se trouve fermée, pressée par son ressort et referme ses mâchoires dentées sur la barre de soutien (7), tensionné par la charge du béton qu'elle supporte. Dans cette position le piston secondaire (54), presse sur la griffe (56) du piston principal (53), arrêtant aussi la barre (7), qui se trouve fermement retenue en 2 points différents par les mâchoires des griffes. Position Il. Le piston secondaire (54) est actionné vers le haut, et appuie sur la griffe (55), pressant l'arc respectif, et les mâchoires se desserrent de la pression qu'elles exerçaient sur la barre (7) de soutien. La charge de la pièce en béton se trouve retenue seulement par la griffe (56) du piston principal (53), qui ne relâche plus le câble (7), et descend ensemble accomplissant une course préalablement réglée (0,15 m) ayant pour effet d'entraîner la charge vers le bas. Le coffrage se trouve donc libéré à sa partie supérieure sur une hauteur, égale à la course du vérin, permettant la mise en place d'une nouvelle couche de béton. Position III, A la fin de la course du piston principal -(53), vers le bas le piston secondaire (54) veille, et relâche sa griffe (55). Celle-ci poussée par son arc presse ses mâchoires et resserre à nouveau le câble de soutien (7). Par cette action le piston principal (53) arrivé en fin de cours de descente, se trouve dégagé de toute charge et peut revenir à sa position initiale. (Position I), la griffe (56) s'étant ouverte tirée par son ressort, qui n'était plus tendu par le câble (7). Position IV. Revenu en bout de course vers le haut, l'arc de la griffe (56) du piston principal (53), étant pressé par le piston secondaire (54) a pour effet que la griffe (56) se referme sur le câble d'appui (7), ce dernier étant retenu en deux points comme au début (Position I), et la course reprend. Réduction des charges en descente. Les dispositifs du Coffrage Suspendu assurent, dans les meilleures conditions technologiques, le fonçage des pieux et des murs de fondations, dans des excavations préalablement réalisées. Aux différentes couches hétérogènes qu'on rencontre dans le sol, s'ajoutent les nappes d'eau souterraines. Qu'il s'agisse donc de fonder en terre, que sous le lit des rivières ou en mer, l'eau est toujours présente, et cette invention en fait un allié et non pas un adversaire. Donc le béton frais mis en place à la partie supérieure du Coffrage Suspendu (18, faisant le sujet de cette invention, descend régulièrement par couches de 0,15 m., à la vitesse de 30 mn/ml. dans les tranchées des fondations ou sous l'eau. Le poids du béton coffré (1 ou 46), augmente progressivement à mesure que l'élément descend pour joindre le sol résistant. Chaque vérin (6) est calculé pour supporter 300 T. et groupés par 4-autour d'un pieu (4) ils peuvent retenir jusqu'à 1200 T. si nécessaire, dans certains cas pour l'exécution de très lourdes fondations de barrage, ou autres travaux exceptionnels. Les montants verticaux des chevalets (8), par l'intermédiaire des éclisses (15), et de la traverse principale (12), transmettent au terrain le poids du béton en cours de fabrication, par des plots préfabriqués (35), des tubes métalliques de fonçage (36), ou des pieux (4) enfoncés préalablement dans le sol résistant (44) ou sous lreau (52). La distance entre les chevalets (8), ou les pieux (4) est de minimum 3 m., mais cette entraxe peut être augmentée en fonction des charges. Sur les chantiers terrestres, avec des tranchées forées et remplies de boue (45), les poids des bétons de fondation peuvent subir des réductions allant à 95 %, dues aux pressions latérales exercées par la bentonite, dont la densité peut être augmentée à volonté. Pour les chantiers en eau fluviale ou maritime les problèmes sont plus complexes et varies. Dans le cas de pieux forés et tubés (36), fondés dans le soussol fluvial ou maritime, on peut atteindre 30 m., le tube pouvant être rempli de bentonite (45), 1' on-opére comme pour une solution terrestre. Par contre dans le même milieu, la construction de parois (46), ne peut être réalisée qu'en mixte, combiné avec des pieux, préalablement enfoncés dans le sol fluvial ou maritime, chacun supportant un poids plafond de 1200 T. réduit de 40 Z, par les forces contraires de la loi d'Archimède. Pour illustrer mieux les problèmes des poids propres des éléments en beton que nous fabriquons, et la façon dont on peut les réduire prenons un exemple con cret : Supposons que nous avons à construire un pieu de 1 x 1 x 30 m. = 30 m3 x 2,4 T/m3 = 72 T., soit 2,4 T/ml., emplacé sur un chantier terrestre. Nous avons à assurer en début de travaux le soutien d'une colonne de béton de (3 + 1 m. tablier) x 2,4 T./ml. = 9,6 T. eut rien de plus. Dès que l'élément s'enfonce dans la bentonite, ce poids s'amesuise, parce que les charges du béton qui s ajoutent, à la partie supérieure du coffrage par couches de 0,15 m., de béton, résultant une augmentation de volumes et de poids, sont rapidement compensés par les pressions latérales de la boue, qui peuvent atteindre 1 tonne ou 2 et même davantage, celles-ci augmentant avec la profondeur de la tranchée jusqu'à 7,6 m., et restant constante après, jusqu'à env. 30 . Par des calculs assez simples, on peut arriver à un équilibrage des forces en présence de l'ordre de 95 %, quelquefois ayant des problèmes causés par les frottements latéraux, et dans ce cars être obligé de surcharger temporairement les éléments préfabriqués, pour faciliter leur descente Avantages du Coffrage Suspendu. Celui-ci permet d'obtenir - La mise en place du béton frais sur la verticale et la suppression des opérations de coffrage-décoffrage, les poussées latérales, les effets d'impact, de succion, de gonflage, etc., - La production d'Eléments Préfabriqués de fondation, directement dans les tran chées, indifféremment que celles-ci soient terrestres, ou sous l'eau, et indépendamment de la profondeur à atteindre. - La suppression du bétonnage sous l'eau par des tubes plongeurs, celui-ci étant remplacé par l'exécution d'Éléments Préfabriqués dans le sol. - La vitesse moyenne de fonçage des -Eléments Préfabriqués de Fondation dans le sol, est d'environ 30 mn/ml, fonction des dimensions physiques des structures et autres conditions. - Les parois en Béton Préfabriquées dans le sol, peuvent être post-tensionnés au cas où elles ont à supporter des-poussées latérales de terre et d'eau. - Les Bétons obtenus ont de hautes -résistances mécaniques, celles-ci pouvant atteindre 250 kg.f/cm2 au bout de 10 heures et 600 kg.f/cm2 au bout de 28 jours de cure dans un milieu 100 % humide, - Les parties visibles des pieux ou-des parois (murs de soutènements, passage souterrains, etc.,) sont réalisées- en Béton Apparent. - Baisse considérable du prix d'exécution de ces travaux, etc., par la diminution des volumes de matériaux mis en oeuvre, de l'industrialisation de l'exécution dans un temps très rapide, a une résistance mécanique incomparablement accrue. Gamme de produits. Le Coffrage Suspendu peut produire une gamme tres variée d'Eléments Préfabriqués en Béton dans le sol, dont nous citons - Pieux, parois, écrans, murs de quai, digues, murs de soutènement, de dé barcadère, etc., piliers de ponts, etc. - Puits d'eau, de forage, d'exploitation minière, etc. - Bassins de radoubs, réservoirs souterrains, parkings, etc, exécutés par havage pour chantier terrestre, fluvial ou maritime. - Murs de barrage, de détournement de cours d'eau, etc. - Piliers et plates-formes flottantes pour les recherches pétrolières, exé cutés directement sur le lieu de l'exploitation. Tableau des planches dessinées. Les 10 Planches ci-incluses du Coffrage Suspendu, ont été dessinées pour montrer quelques exemples d'exécutions de pieux et de parois, d'autres multiples variantes étant possibles. Les Planches contiennent des plans, coupes d'ensemble et de détail, avec les titres suivants - Pl. I - 10 Pieu foré tubé Fig. 1. à tube battu It 2. - Pl. Il - 10 " (détail) " 3. - Pl.III - 10 " (détail plans) " 4, 5, 6, 7, - PI. IV - 10 Parois préfabriquées " 8, 9, 10. - Pl. V - 10 " " (ensemble) " lls 12, 13. - Pl. VI - 10 " mixtes (pieux+paroi" 14, 15, 16, 17. - Pl.VII - 10 Détail parois mixte " 18 - Pl.VIII - 10 " " (plans) " 19, 20, 21, 22, 23. - Pl. IX - 10 Vérin (détail) " 24, 25. - Pl. X - 10 " " " 26, 27. REVENDICATIONS 1. Coffrage Suspendu permet la production industrielle~d'Elements en Béton simple, armé, ou precontraint, préfabriqués dans le sol ayant de hautes résistances mécaniques, caractérisé par le fait que le Coffrage est ouvert sur ses deux côtés, ce qui permet l'introduction du béton frais chauffé à sa partie supérieure et qui sort durci à sa partie inférieure, après un délai de traitement rapide, le poids de l'élément étant soutenu par des câbles, passant à travers de puissants vérins 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la descente de la pièce en béton, s'accompagne de l'intrpduction des armatures d'acier, à la partie supérieure du coffrage. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'en cas d'application de la post-tension de l'élément, les câbles d'appui passent à travers des gaines chauffantes, qui empêchent l'adhérence des câbles avec le béton, et tracent à travers la pièce, des conduits verticaux libres. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le coffrage est forme de 3 plates-formes de service, de montants de chevalet, et de traverses boulonnées, le béton etant mis en place à la partie supérieure du coffrage où sont montés de puissants vibrateurs, la partie inférieure étant réservée au traitement thermique. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la mise en place du béton frais, en début de travaux est réglée par l'emplacement d'un élément en béton préfabriqué (couteau), dispo sé à l'intérieur du coffrage, à la fin de la partie réservée à la vibration, le même couteau supportant la totalité du poids de l'élément, au cas où il va être soumis à la post-tension. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les corps des vérins ont à lAintérieur des pompes munies de griffes, dotées de mâchoires dentées, et de ressorts, qui s ouvrent ou se referment alternativement sur les câbles, fonction de la course réglée des vérins, ce qui permet la descente de la pièce béton. 7. Dispositif selon- la revendication 4, caractérisé parle fait quelles panneaux supérieurs du coffrage destines à la vibration sont dotés d'une ossature propre de montants et de membrures, bien con treventées, pour supporter le poids de puissants vibrateurs montés à l'extérieur par plaques et boulons. 8. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les panneaux inférieurs du coffrage destinés au traitement thermique, sont dotés d'une importante couche d'isolation, d'une tubulure de corps chauffants montés sur une maille d'acier, et que la peau intérieure des panneaux de séchage est rainurée, pour permettre l'introduction d'adjuvants. 9. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les tubes chauffants des panneaux de traitement - thermique, sont disposés sur l'horizontale, par rapport à la descente verticale du' béton, et permettent l'élévation progressive de la température jusqu'à 90"C et sa descente lente en retour jusqu'à 400C. 10. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la partie inférieure des panneaux de séchage, est prolongée par un tablier métallique, protégeant la pièce en béton à sa sortie de ltetuvage, contre un trop brusque changement de température, à sa pénétration dans la bentonite, l'eau fluviale ou maritime. 11. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la pièce en béton à sa sortie de l'étuvage, et avant d'entrer dans la cure, subit un traitement de ses faces visibles, par lavage d'eau, sablage, bouchardage, ou autre procédé de finissage propre au Béton Apparent.