FR 2458505 A3 19810102 FR 7914855 A 19790611 L'invention concerne des dispositifs pour le levage et la manutention de conteneurs, L'invention concerne plus spécialement des perfectionnements aux dispositifs se présentant sous forme d'ensembles mobiles ou pieds de levage, quatre de ces pieds étant fixés à une charge. n convient, avant d'aborder les dispositions de l'invention, de rappeler les difficultés rencontrées à l'occasion de la mise en oeuvre des pieds de levage mobiles connus, et parmi ceux-ci, un pied comprenant une console qui peut pivoter autour d'un axe vertical solidaire d'une paroi d'un conteneur, cette console pouvant être ajustée en hauteur sur cet axe. La console comporte en outre un premier manchon pouvant pivoter par rapport à la console autour d'un axe vertical, ce premier manchon étant porteur d'un second manchon, dans lequel peut coulisser un pied tubulaire pouvant être équipé d'une crémaillère le long d'une de ses génératrices, et cette crémaillère est attaquée directement par une vis sans fin, soit à commande manuelle, soit à commande mécanisée. Ce dispositif connu a l'inconvénient de travailler avec un porte à faux important entre l'axe solidaire du conteneur, et le pied de levage proprement dit. Ce porte à faux sollicite exagérément la vis sans fin qui est directement en prise avec la crémaillère. Par ailleurs, ce porte à faux est générateur de forces de frottement élevées, à l'opposé de la crémaillère entre cette dernière et le manchon coulissant de la console. Enfin, cette solution de construction ne permet pas d'obtenir un grand rapport de réduction dans la transmission de mouvement, ce qui bien entendu, rend fastidieux et pénible l'action manuelle, mais rend aussi très coûteuse la mécanisation, car elle nécessite, ou bien l'emploi de moteurs à grande puissance, ou bien l'action conjuguée d'un moteur et d'un réducteur. L'invention a en conséquence pour but principal de remédier aux inconvénients des dispositifs ci-dessus décrits, à la fois sur le plan technique, et sur le plan économique. L'invention a pour but de fournir en conséquence un dispositif de levage de grande puissance, travaillant avec un faible porte à faux, réclamant peu d'énergie pour son fonctionnement, tant manuel que mécanisé. L'invention a encore pour but un dispositif de levage plus robuste, plus fiable, et dont la maintenance est réduite, en cas de besoin, au simple échange standard d'un "bloc" de commande. L'invention concerne à cet effet un dispositif, notamment pour le levage et la manutention de conteneurs, un même dispositif comprenant quatre élévateurs pouvant s'adapter au conteneur à manutentionner et étant reliés à ce conteneur par des colonnes d'arrimage verticales, solidaires du conteneur, et disposées au voisinage de ses arêtes, dispositif caractérisé en ce que chaque élévateur est constitué seulement par un carter monobloc porte mécanisme réducteur, ce carter comportant, d'une part le long de l'un de ses côtés verticaux étroits un fourreau cylindrique coulissant sur une colonne d'arrimage, de manière à pouvoir être réglé à la fois en hauteur et en position angulaire sur cette colonne, d'autre part, de l'autre côté de ce carter, un second fourreau pour le passage d'un pied de portage polygonal à crémaillère, à double denture, laquelle est en prise avec les pignons de sortie du mécanisme réducteur logé dans le carter monobloc. Grâce à cette disposition, on réduit considérablement l'encombrement hors tout du dispositif, on réduit la distance entre pied de portage et colonne d'arrimage, tout en simplifiant la construction. Suivant une disposition de l'invention, le mécanisme réducteur comprend trois étages de réduction, le premier étage comprenant un arbre d'entrée principal et un arbre d'entrée auxiliaire, ces deux arbres pouvant hêtre entratnés par une manivelle et liés l'un à l'autre par un couple de pignons droits, le second étage de réduction étant formé de l'arbre d'entrée équipé d'une vis sans fin, et d'une roue tangente engrenant avec cette vis, le troisième étage de réduction étant constitué par une paire de pignons, portés de part et d'autre de la roue tangente, cette paire de pignons engrenant avec la double denture de la cr8maillère. Grâce à cette disposition, en version commande manuelle, l'utilisateur a, à sa disposition, deux rapports de démultiplication, ce qui permet, avec un même dispositif, de doubler la capacité de charge. Suivant une autre disposition, il est prévu sur l'arbre d'entrée principal du réducteur, une roue débrayable pouvant être à volonté mise en prise avec la denture d'un pignon moteur entraidé par un moteur électrique adaptable au carter du réducteur. Cette variante permet la motorisation du dispositif élévateur, avec un moteur de faible puissance, lequel peut être débraye pour des opérations de commande manuelle. D'autres caractéristiques ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre, d'un mode d'exécution de l'invention donné ici à titre d'exemple, et représenté sur les dessins joints dans lesquels La Figure 1 est une vue en élévation avec partie arrachée, montrant le montage du dispositif sur un conteneur. La Figure 2 est une vue en élévation coupe, avec partie arrachée, montrant le mécanisme élévateur. La Figure 3 est une vue en coupe horizontale sur deux niveaux, du mécanisme élévateur. La Figure 4 est une vue schématique montrant, de dessus, les différentes positions angulaires des ensembles de levage du dispositif. En référence à la Figure 1, le dispositif pour le levage et la manuten de conteneurs, est désigné par la référence générale 10. Ce dispositif se compoee de quatre élévateurs pouvant s'adapter aux parois verticales d'un conteneur 11, par exemple du genre dénommé shelter. A cet effet, il est en soi connu d'équiper de telles parois de conteneurs, de colonnes d'arrimage verticales 12. Ces colow sont disposées au voisinage des arêtes du conteneur. Chaque élévateur est constitué seulement par un carter monobloc, à l'intérieur duquel est logé un mécanisme réducteur, qui sera décrit plus loin. Ce carter comporte, d'une part, le long de l'un de ses côtés vertioau: étroits, un fourreau cylindrique 14, coulissant une colonne d'arrimage 12, de manière à pouvoir être réglé à la fois en hauteur1 et en position angulaire sur cetti colonne. Pour le réglage en hauteur, il est prévu des orifices dans la colonne 12. et l'immobilisation en hauteur, aussi bien qu'angulaire peut se faire par l'intermédiaire d'une goupille 15, traversant le fourreau 14 et la colonne 12. Le carter comporte, à son extrémité oppose au fourreau 14, un second fourreau t pour le passage d'un pied de portage polygonal 18. Chaque pied est équipe d'une cremaillère à double denture 19, laquelle est en prise avec les pignons de sortie du mécanisme réducteur logé dans le carter monobloc 13. En se referait à la Figure 1, le pied de portage 18, aussi bien que la colonne d'arrimage 14, peuvent etre.quipés d'une roue pivotante amovible 20. On se reportera maintenant aux figures 2 et 3 pour décrire en détail le mécanisme réducteur. La pignonnerie de ce mécanisme est portée par un bloc amovible 21, engagé entre les flasques latéraux du carter 13, et maiotenuf entre ces derniers par l'intermédiaire de broches 22. Le bloc 21 comprend trois étages de réduction. Le premier étage de réduction comprend un arbre d'entrée principal 23, et un arbre d'entrée auxiliaire 24, ces deux arbres pouvant être entraînés par une manivelle 25. Les arbres 23 et 24 sont reliés l'un à l'autre par un couple de pignons droits, respectivement 26, 27. Le second étage de réduction est formé de l'arbre d'entrée principal 23, qui comporte, à l'oppose du pignon 27, une vis sans fin 28, qui engrène avec une roue tangente 29, portée par un arbre 30, perpendiculaire à l'arbre 23. Le troisième étage de réduction du mécanisme est constitué par une paire de pignons 31, disposés de part et d'autre de la roue tangente, cette paire de pignons engrenant avec la double denture 19 de la crémaillère. Le mécanisme réducteur est complété par une roue dentée 32, disposée coulissante à l'une des extrémités de l'arbre 23, pour entrer en prise ou être débrayable à volonté d'un pignon moteur 33, monté sur une platine d'adaptation 34 d'un moteur électrique 35. Une manette est prévue à l'extérieur du carter 13, pour commander les déplacements axiaux de la roue dentée 32. On comprend, par la disposition qui vient d'être décrite, que le mécanisme réducteur comprend deux rapports de réduction principaux, que l'on peut sélectionner par simple déplacement de la manivelle 25, sur l'une quelconque des entrées des arbres 23 et 24. Grtce à cette disposition, on peut doubler la capacité de charge du dispositif, qui peut être réalisé aussi bien pour une capacité de 6 tonnes par exemple, que pour une capacité de 12 tonnes. On notera encore que le bloc 21 porteur de la pignonnerie du réducteur, comprend deux paires de galets de contre réaction, respectivement 36, 37, disposés de manière à prendre appui à l'intérieur du pied polygonal 18, au droit des dentures 19 des crémaillères. Cette disposition annule les efforts de désengrènement entre les dentures des crémaillères et les pignons de sortie 31, portés par la roue tangente 29. De cette manière, on obtient un coulissement sans frottement, entre le pied de portage 18 et son fourreau 16. En référence à la Figure 4, on notera les différentes positions angulaires que peut prendre l'ensemble du dispositif, autour d'une colonne d'arrimage 12. Grace à cette orientation du carter porte mécanisme 13, on peut modifier à volonté la voie de roulage au sol du dispositif, ce qui permet d'adapter le dispositif aux différentes largeurs de pistes de roulage. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée as exemples d'exécution cidessus décrits et représentés, pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1) Dispositif, notamment pour le levage et la manutention de conteneurs, un mEme dispositif comprenant quatre élévateurs pouvant s'adapter au conteneur à manutentionner, et étant reliés à ce conteneur par des colonnes d'arrimage verticales, solidaires du conteneur, et disposées au voisinage de ses arêtes, dispositif caractérisé en ce que chaque élévateur est constitué seulement par un carter monobloc porte mécanisme réducteur, ce carter comportant, d'une part le long de l'un de ses côtes verticaux étroits, un fourreau cylindrique coulissant sur une colonne d'arrimage, de manière à pouvoir être réglé à la fois en hauteur, et en position angulaire sur cette colonne, d'autre part, de l'autre côté de ce carter, un second fourreau pour le passage d'un pied de portage polygonal à crémaillère, à double denture laquelle est en prise avec les pignons de sortie du mécanisme réducteur logé dans le carter monobloc. 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mécanisme réducteur comprend trois étages de réduction, le premier étage comprenant un arbre d'entrée principal et un arbre d'entrée auxiliaire, ces deux arbres pouvant être entratiés par une manivelle et liés l'un à l'autre par un couple de pignons droits, le second étage de réduction étant formé de l'arbre d'entrée équipe d'une vis sans fin et d'une roue tangente engrenant avec cette vis, le troisième étage de réduction étant constitué par une paire de pignons portés, de part et d'autre de la roue tangente, cette paire de pignons engrenant avec la double denture de la crémaillère. 3) Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il est prévu, sur l'arbre d'entrée principal du réducteur, une roue débrayable pouvant être à volonté mise en prise avec la dentiste d'un pignon moteur entraidé par un moteur électrique adaptable au carter du réducteur. 4) Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que la pignonnerie du réducteur est montée sur un bloc porteur, logé lui-même par simple coulissement dans le carter monobloc, ledit bloc porteur étant immobilisé dans le carter à l'aide de broches. 5) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le bloc porteur de la pignonnerie du réducteur comprend deux paires de galets de contre réaction, disposées de manière à prendre appui à l'intérieur du pied polygonal, au droit des dentures des crémaillères. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le pied de portage ou la colonne d'arrimage, sont susceptibles de recevoir une roue pivotante amovible.