La présente invention se rapporte à l'art dentaire; elle vise, plus particulièrement, un procédé de traitement des caries et de la plaque dentaire. On a déjà décrit un traitement, pour la suppression des caries dentaires et la préparation des dents en vue de l'obturation, dans lequel les dents sont mises en contact avec une solution de N-haloamine, l'emploi de fraises ou système de forage analogue n'étant plus nécessaire. Ce traitement permet également de faire disparaître la plaque dentaire. La présente invention est un perfectionnement de ce procédé, concernant l'application de ladite solution sur les dents, qui permet de faire disparaitre la carie beaucoup plus rapidement et efficacement, par action mécanique et chimique combinées. Une des méthodes précédemment décrites pour l'application des solutions chimiques consiste à utiliser un dispositif WATER PIC (voir le brevet américain nO 3 227 158). Ces dispositifs sont utilisés dans l'hygiène orale : nettoyage des dents, massage des gencives, enlèvement de la plaque. Ils comprennent une structure susceptible de fournir un jet d'eau pulsé, à une fréquence de 800 à 1600 cycles par minute, à une pression maximale de 6,3 bars, par un orifice d'éjection de 0,6 à 1,2mm de diamètre. Bien que la présente invention s'applique particulièrement à l'application de solution chimique sur les dents, pour 1 'enlè- vement des caries et de la plaque, elle peut également être consi dérée comme un perfectionnement de la méthode citée plus haut, pour l'application d'eau sur les dents, dans des buts d'hygiène orale, par exemple enlèvement de la plaque, nettoyage des dents et massage des gencives. Suivant la présente invention, on obtient un enlèvement effectif et rapide des débris dentaires, par une modification du jet pulsé de façon à ce que, d-ans chaque cycle de pulsation, d'une part la différence entre la pression la plus élevée et une pression inférieure appliquée à la matière traitee, et d'autre part les périodes respectives pendant lesquelles la matière est soumise a à la pression la plus élevée etZ7a pression réduite, provoquent une contrainte mécanicue de la matière puis une relaxation des contraintes. On provoque ainsi une érosion par fatigue qui améliore mécaniquement l'enlèvement de la carie. La présente invention a donc pour objet un procédé perfectionné d'application d'une solution chimique sur les dents, en vue de l'enlèvement complet de la carie et de la préparation des dents pour l'obturation sans emploi de fraise, qui met en oeuvre les principes ci-dessus. L'invention vise également un procédé pour l'obtention d'un jet d'eau pulsé, utilisable en hygiène orale, notamment pour le nettoyage des dents, le massage des gencives et l'enlèvement de la plaque. L'invention a encore pour objet un appareil, pour la préparation des dents avant remplissage en vue de la suppression de la carie, qui supprime l'emploi de fraises et systèmes analogues, et fonctionne selon les principes décrits plus haut. L'appareil suivant l'invention peut également éliminer la plaque dentaire. Selon la présente invention, l'enlèvement de la carie et de la plaque peut être facilité encore davantage par 1' introduc- tion de vibrations ultrasoniques dans le jet pulsé, aussi bien dans le cas d'une solution chimique pour s'ajouter à l'action chimique de cette dernière, que dans le cas d'utilisation d'un jet d'eau pulsé pour l'hygiène orale. L'invention vise donc un procédé d'élimination des caries et de la plaque, comprenant l'application de vibrations ultrasoniques à un jet pulsé. Elle fournit un appareil qui communique des vibrations ultrasoniques à la buse d'émission de jet pulsé, de façon à améliorer l'effet d'enlèvement de matière du jet de liquide pulsé, et la capacité d'enlèvement de matière de la buse elle-même lorsqu'elle est mise en contact avec la matière à enlever pendant l'opération. La présente invention sera mieux comprise à la lumière de la description de ses formes de réalisation, non limitatives, représentées sur les dessins annexés. Les figures 1 et 2 sont des graphiques de la relation tempspression des jets de liquide pulsés utilisés dans l'art antérieur; les figures 3 à 6 sont des graphiques de la relation tempspression, pour certains jets de liquide pulsés étudiés à l'origine de la présente invention ; les figures 7 et 8 sont des graphiques de la relation tempspression des jets de liquide pulsés, conformes à la présente invention ; la figure 9 est une représentation schématique d'une fibre, montrant sa réaction aux efforts engendrés par un jet pulsé suivant les figures 1 à 6. les figures 10 et 11 sont des représentations schématiques d'une fibre, montrant sa réaction aux efforts engendrés respectivement par les jets de liquide pulsés suivant les figures 7 et 8 ; la figure 12 est une vue en élévation d'un mécanisme de pompe à débit variable, pour la production de jets pulsés conformes aux figures 7 et 8 ; la figure 13 est une vue en bout partielle d'un dispositif à came et palpeur de came la figure 14 est une vue partielle en élévation de la came et du palpeur de la figure 13 la figure 15 est une représentation schématique d'un appareil complet, pour la production et l'application d'un jet de liquide pulse conforme à la presente invention, et les figures 16 et 17 sont des graphiques de la relation tempspression montrant les effets indésirables d'une fréquence trop élevée et/ou d'une trop faible capacité d'orifice de buse. On connait l'utilisation d'un jet pulsé de liquide à grande vitesse, comme moyen de nettoyage de la bouche. Il n'a toutefois pas été possible jusqu'à présent d'obtenir l'élimination complète de caries. On a trouvé, selon la présente invention, que la carie peut être enlevée et les dents préparées pour le remplissage si une solution d'acide N-haloamine, à un pH compris entre 10,5 et 11,5, est distribuée sur une partie cariée, sous forme de jet de liquide pulsé. Ce procédé peut également être utilisé pour l'éli- mination de la plaque. Toutefois, dans ce cas, l'action chimique -ne fait qu'améliorer le résultat, alors que pour l'élimination de la carie l'effet chimique est nécessaire. Conformément à la présente invention, la forme de la courbe temps-pression des pulsations du jet est un facteur tres important, beaucoup plus que la fréquence et la pression. Le choix d'une courbe temps-pression appropriée permet d'introduire une période de relaxation complète de la matière attaquée, entre chaque pulsation. Les figures 1 et 2 représentent la courbe temps-pression, obtenue avec le procédé et l'appareil suivant l'art antérieur, tandis que les figures 3 à 6 représentent d'autres courbes, qu'il est également possible d'obtenir. On voit, par contre, sur les figures 7 et 8 , obtenues avec le procédé et l'appareil suivant l'invention, que la matière supporte une pression nulle, pendant une période prolongée, entre chaque pulsation. Les jets pulsés représentes sur les figures 3, 4, 5 et 6 sont beaucoup moins efficaces que les jets représentés sur les figures 7 et 8, les meilleurs résultats étant obtenus avec le jet de la figure 7. Bien que tous les jets pulsés des figures 1 à 6 provoquent des variations de tension dans la matière en traitement, ils ne permettent pas sa relaxation, même pas ceux des figures 1, 3 et 4, dans lesquels la pression tombe à zéro à chaque cycle mais pendant une durée extrêmement faible. La relaxation complète de la matiere demande un certain temps, selon son élasticité. Par contre, la durée nécessaire à l'application d'une contrainte est incomparablement plus courte. Comme moyen de représentation des changements de forme d'une matière sous contrainte, par application d'une pression, on peut utiliser une fibre élastique.Les jets de liquide pulsés, représentés par les figures 1 à 6, provoquent les vibrations d'une fibre, de la façon représentée sur la figure 9, tandis que les jets représentés par les figures 7 ou 8 provoquent des vibrations beaucoup plus amples, comme on le voit sur les figures 10 et 11, grâce à la presence d'une période de relaxation convenable. Un phénomène semblable se produit dans une matière élastique pleine telle que la plaque dentaire ou les caries. Ces matières sont par conséquent érodées efficacement en profondeur, elles se fatiguent en un laps de temps relativement court, des secondes pour la plaque, des minutes pour les caries. Ces matières peuvent donc être enlevées par érosion, plutôt que par abrasion hydrodynamique. Puisque les proprietés élastiques des matières dentaires diffèrent dans chaque cas, il est souhaitable de disposer d'un équipement souple, permettant de régler indépendamment la fréquence et la pression, aux valeurs les plus efficaces. Les dispositifs existants ne permettent pas ce réglage indépendant, ni celui du temps alloué à la contrainte et à la relaxation à l'intérieur de chaque cycle. On se reporte maintenant plus particulièrement à la figure 12, qui représente un dispositif, globalement désigné par le repère 10, pour la production d'un jet de liquide pulsé dont les caractéristiques de pression en fonction du temps correspondent aux figures 7 et 8. On voit que l'appareil 10 comprend un châssis fixe 12, de construction usuelle, de configuration susceptible de supporter un réceptacle 14 pour l'alimentation en liquide et une pompe 16 à moteur pour la distribution du liquide du réceptacle 14 à une buse de sortie 18 qu, dans le cas représenté, a la forme d'une aiguille hypodermique. Le mécanisme de pompe 16 est de préférence du type à membrane souple, mais on peut également utiliser des pompes à piston, ou à soufflet. Dans la forme représentée, la pompe comprend un corps 20 en matière conductrice de la chaleur, par exemple un métal, définissant une chambre de pompage 22 ouverte à une extrémité et dont l'axe est sensiblement horizontal. L'extrémité ouverte de la chambre 22 est fermée par une membrane 24, qui est en matière élastique appropriée, par exemple caoutchouc, plastique ou autre. Une tige 26 est noyée, à une extrémité, dans la partie centrale de la membrane 24, et elle est disposée axialement vers l'exte- rieur. Une plaque transversale 28 est fixée rigidement, dans sa partie centrale, à la tige 26, dans une position adjacente à la membrane 24. Les extrémités de la plaque 28 sont percées et traver sées par deux tiges de guidage 30, fixées au châssis 12 en position parallèle à la tige 26. La membrane 24 et la tige 26 sont rappelées élastiquement dans une position limite, vers l'extérieur, comme représenté, par des moyens appropriés, par exemple deux ressorts hélicodaux 32 disposés autour des tiges de guidage et dont les ex trémités prennent appui respectivement sur la plaque 28 et le châssis 12. Le mouvement de la tige 26 et de la membrane 24, qui s'approchent et s'éloignent alternativement de ladite position limite, dans des cycles successifs de fonctionnement, est commandé par un dispositif à came et palpeur. Dans la forme représentée, ce dispositif comprend un bras 34 suiveur de came, fixé de façon pivotante à une extrémité au châssis 12, comme indiqué en 36, et dont la partie centrale est en contact avec l'extrémité extérieure de la tige 26-. Du coté de la partie centrale du bras 34 qui est à l'opposé de la tige 26, est prévue une came 38 fixée à un arbre 40, accouplé à l'arbre de sortie d'un moteur électrique 42 à vitesse variable supporté par le châssis 12. L'extrémité du bras 34 opposée au pivot 36 est en butée contre une pièce de réglage 44 vissée sur une barre allongée 46, qui est fixée au châssis ou en fait partie.Un écrou de blocage 48 est également vissé sur la pièce 46, de façon à arrêter la pièce de réglage dans la position désirée le long de la pièce 46. Les figures 13 et 14 représentent un autre système de came et palpeur, qui peut être utilisé à la place du dispositif ci-dessus. On voit, sur ces figures, que l'extrémité de la tige 26 est fourchue, comme indiqué en 50, et qu'un galet 52 palpeur de came est supporté en rotation dans cette fourche. Une came 54 est clavetée à l'arbre 40 de façon à pouvoir se déplacer axialement par rapport à l'arbre. La came 54 comporte différentes surfaces de contact 56, 58 et 60, décalées axialement, susceptibles de venir chacune en contact avec le galet 52, par réglage de la position axiale de la came 54 sur l'arbre 40. Un tel système d'entrainement par came à contact continu présente un niveau de bruit plus faible et une durée de vie plus grande que l'entraînement intermittent de la figure 12. Les deux dispositifs ci-dessus permettent à l'opérateur de régler le temps d'arrêt de chaque cycle. Un dispositif à caractéristique fixe peut toutefois être intéressant du point de vue économique, et il entre donc dans le cadre de la présente invention. Pour que le fonctionnement cyclique de la pompe 16 aboutisse au refoulement du liquide du réservoir 14 à la buse 18 sous forme de jet pulsé, un tube d'entrée 62 muni d'un clapet de non retour 64 est connecté entre le fond du réservoir 14 et un orifice d'entrée formé à la base de la chambre de pompage 22. Un tube de refoulement 66 est connecte entre un orifice de sortie formé au sommet de la chambre 22, et une extrémité d'une poignée creuse 68 dont l'extrémité opposée est traversée par l'aiguille hypodermique 18. Avec le dispositif réglable représenté, le réglage de la butée 44 modifie de façon correspondante la course angulaire du bras 34, et par suite, la course de la membrane 24. Le laps de temps pendant lequel la came 38 est en contact avec le bras de levier 34 correspond à la pulsation des figures 7 et 8. La période pendant laquelle la came 38 n'est pas en contact avec le bras 34 correspond à la période de relaxation des figures 7 et 8. Une autre caractéristique de ce dispositif est que la pompe comporte de préférence un clapet 64 de non retour sur la conduite d'entrée seulement. On peut néanmoins utiliser des clapets de non retour à la fois sur l'entrée et la sortie. Le présent dispositif est également caractérisé en ce que la course de refoulement est commandée par l'excentrique entrai né par le moteur, alors que les ressorts commandent la course d'aspiration. On peut utiliser une came ou un excentrique à la place des ressorts, la pompe étant alors commandée par deux excentriques, dont l'un sert pour la cour- se de refoulement et l'autre pour la course d'aspiration, mais les deux étant attaqués pendant une partie de la révolution seulement. On obtient ainsi une course rapide et la pompe reste immobile pendant une partie de la révolution. De toutes façons, une révolution doit représenter alors un cycle complet. La figure 15 représente un appareil complet, pour la production et l'application d'un jet de liquide pulsé, conformément à l'invention. Cet appareil comprend le dispositif 10, précédemment décrit, un élément 70 de chauffage électrique et un organe 72 de commande thermostatique incorporé dans le corps 20 de la pompe pour maintenir le liquide à la température du corps. Un interrupteur à pédale 74 peut être éventuellement combiné avec un régula- teur de vitesse de rotation. Les vannes sont de préférence du type à bille. Le tuyau souple a avantageusement un diamètre intérieur de 5 à 6 mm et il est de préférence renforcé par un ressort heli- coldal afin d'éviter d'absorber la pulsation.L'élasticité du tuyau souple peut provoquer une certaine absorption et par consé- quent le jet pulsé tend à prendre la forme de la figure 8. La cadence de fonctionnement, la capacité de la pompe et de l'orifice de la buse doivent être convenablement équilibrées. Une trop grande cadence et/ou une buse d'orifice de trop faible capacité, peuvent provoquer des modifications indesirables de la forme du jet pulsé (voir figures 16 et 17). Les matières des caries dentaires ont des propriétés mécaniques différentes dans chaque cas et on utilise en pratique les gammes suivantes 1) Diamètre de buse : aiguilles hypodermiques calibre 33 à 10. 2) Fréquence 100 à 1600 cycles/minute. 3) Période d'immobilité de la pompe 50 à 95% du cycle. 4) Débit 15 à 200 ml par minute. 5) Pression 0,7 à 28 bars en pointe. On a également trouvé qu'un jet tel que représenté sur les figures 16 ou 17 convient pour des matières plus dures si on a, dans le cas de la figure 16 A $ B (A maximal w 50%) pour C 4 1/3D (C maximal = 33% de D) et dans le cas de la figure 17 A $ B et C $ 1/3D Il est pratique d'employer de l'eau, ou une solution aqueuse de pH voulu, de préférence à la température du corps, pour le traitement. EXEMPLE 1 Nettoyage des dents - Elimination de la plaque. Temps Fréquence Période Calibre Pression Débit Fluide en minutes cycles/mn d'immobilité de buse de pointe en en bars ml/mn 15 400 85% 21 8,05 80 Eau 12 150 50% 15 4,55 120 Eau 10 650 90% 21 8,40 60 Eau 14 1200 95% 33 21,00 75 Eau 11 1600 95% 20 11,20 200 Eau 12 600 95% 20 7,70 55 Solution A 12 650 90% 21 8,05 55 Solution B 8 550 75% 14 3,50 35 Solution B Solution A NaOH 0,05 mole/litre NaCl 0,05 Glycine 0,05 Eau comme solvant pH résultant 11,1 Solution B Comme ci-dessus avec addition de 0,008 mole de NaClOpar litre. pH resultant 11,4 EXEMPLE 2 Dent abimée préparée pour un remplissage. Temps Fréquence Période Calibre Pression Débit Fluide en minutes cycles/mn d'immobilité de buse de pointe en en bars ml/mn 5,5 250 80% 20 8,40 65 Solution B 4 650 90% 21 6,30 47 Solution B 12 150 50% 109 4,20 40 11 800 95% 21 6,65 48 14 1200 95% 20 9,45 57 2,5 500 85% 20 5,95 30 7 500 90% 23 6,30 25 8,5 350 50% 18 4,90 35 Bien qu'on obtienne de bons résultats avec l'appareil décrit :i-dessus, ces résultats sont encore améliorés lorsqu'on incorpore à l'appareil, comme représenté sur la figure 15, un transducteur 76 monté sur la poignée 68 et électriquement relié à un oscilla teur 78 de façon à produire une fréquence ultrasonique voulue. Le jet de liquide est dirigé vers la dent, par l'intermédiaire de la buse 18. Celle-ci peut être constituée par un cylindre métal lique terminé par un cône et présentant une surface moletée, pour supporter les pulsations. On peut placer dans cette buse des aiguil les hypodermiques amovibles. L'emploi d'une telle aiguille comme orifice est avantageuse puisqu'elle permet de diriger le jet vers des zones d'accès difficile dans la bouche, et le dentiste peut gratter la carie ou la plaque pendant l'application du jet. La buse pouvant être fréquemment bouchée par la plaque ou d'autres matières, on doit pouvoir facilement changer les orifices. Dans une forme pratique de réalisation, pour l'enlèvement de carie et de plaque dentaire, on utilise le mode opératoire suivant: 1) Pression : entre 0,7 et 28 bars. 2) Débit de liquide : à 150 ml/mn. 3) Diamètre de buse : aiguille hypodermique calibre 15 à 30. 4) Température de fonctionnement : 35 à 45"C, et de préféren ce à la température du corps. 5) Fréquence des pulsations : 100 à 1600 impulsions/mn. 6) Immobilité : 50 à 90S du cycle. Pour le générateur ultrasonique fixé à la buse, on utilise avantageusement une fréquence de 5 à 75KHz, et de préférence 20 à 25KHz, et une énergie de sortie de 5 à 50 watts. Les vibrations ultrasoniques augmentent l'efficacité du jet de liquide et amélio rent également l'action mécanique de la buse. En fonctionnement, la buse peut être utilisée pour détacher par grattage les particules libres, et les vibrations ultrasoniques rendent cette action très efficace. On sait qu'une solution d'halure de métal alcalin ou alcalinoterreux est décomposée électrolytiquement et fournit un halogène libre qui réagit alors pour former un hypohalure en présence d'ion hydroxyde. Pour obtenir un dérivé, N-halo, la solution de départ doit également contenir un ou plusieurs amino-composés. L'hypohalure réagit pour former un dérive N-halo dès qu'il est formé dans la solution. La solution de départ peut contenir un ou plusieurs halures de métal alcalin ou alcalino-terreux. Comme exemples d'halures de départ appropriés, on peut citer le chlorure de sodium, bromure de sodium, iodure de sodium, chlorure de lithium, bromure de lithium, iodure de lithium, chlorure de potassium, bromure de potassium, iodure de potassium, chlorure de rubidium ou cesium, chlorure de calcium, bromure de calcium, iodure de calcium, chlorure de strontium, bromure de strontium, iodure de strontium, chlorure de baryum, bromure de baryum et iodure de baryum.La solution obtenue doit avoir un pH alcalin, en général de 8 à 12, avantageusement 10,5 à 11,5, et de préférence 11 à 11,5. Il est souhaitable d'effectuer l'électrolyse de manière à obtenir une solution contenant 0,004 à 0,016 mole en N-haloamine. Bien que ce ne soit pas impératif, il est préférable d'avoir en présence un excès d'amine non halogénée, c'est-à-dire une quantité allant jusqu'à 15 fois l'amine halogénée, et de préférence 6 à 8 fois l'amine N-halogénée, ces rapports concernant des moles. Comme composés amino-azotés, on peut utiliser des composés inorganiques, tels que l'acide sulfamique, ou des composés organiques contenant 2 à 11 atomes de carbone, par exemple de glycène, sarcosine, acide alpha-aminoisobutyrique, taurine, 2-aminoéthanol, N-acéthylglycine, alanine, beta-alanine, serine, phenylalanine, norvaline, leucine, isoleucine, proTine, hydroxyproline, acide oméga-aminoudé- canolque, glycylglycine, glycylglycylglycine et autres polypeptides, acide aspartique, acide glutamique, glutamine, asparagine, valine, tyrosine, thréonine, méthionine, glutamine, tryptophane, histidine, arginine, lysine, acide alpha-aminobutyrique, acide gamma-aminobutyrique, acide alpha, acide épsilon-diaminopimélique, ornithine, hydroxyl lysine, acide anthranilique, acide p-aminobenzoique, acide sulfanilique, acide orthanilique, acide phenyl-sulfamique, acide aminopropanésulfonique, acide phenyl-sulfanique, acide aminopropanésulfonique, 2-aminoéthanol, 2-aminopropanol, diéthanolamine, acide éthylénédiamine,tétraacetique, acide nitrilotriacéti- que et acide aminométhanésulfonique.Comme composé N-halo, on peut citer des p rMuits tels que N-chloroglycine, N-bromoglycine, N-iodoglycine, N-chlorosarcosine, N-bromosarcosine, N-iodosarcosine, acide N-chloroalpha aminoisobutyrique, N-chlorotaurine, N-bromotaurine, N-iodotaurine, N-chloroethanolamine, N-chloro-N-acéthjl glycine, N-bromoéthanolamine, N-iodoéthanolamine, N-iodo-N-acétyl glycine, N-bromo, N-acétyl glycine, N-chloroalanine, N-chlorobeta-alanine, N-bromo beta-alanine, N-chloroserine, N-bromoserine, N-iodoserine, N-chloro-N-phénylalanine, N-chloroisoleucine, Nchloronorvaline, N-chloroleucine, N-bromoleucine, N-iodoleucine, N-chloroproline, N-b-romoproline, N-iodoproline, N-chlorohydroxyproline, acide N-chloro oméga aminoudécanorque, acide N-chloroaspartique, acide N-bromoaspartique, acide N-chloroglutamique,. acide N-iodoglutamique, N-chlorovaline, N-chlorotyrosine, N-bromotyrosine, N-iodotyrosine, N-chlorothreonine, N-chloroglycylglycine, N-chloroglycylglycylglycine, N-chlorométhionine, N-bromométhionine, Nchlorotryptophane, N-chlorohistidine, N-chloroargenine, N-chloroglutamine, N-bromoglutamine, N-chlorolysine, acide N-chloro gammaaminobutyrique, acide Nchloro alpha, acide epsilon diaminopimélique, N-chloroornithine, N-chlorohydroxylysine, acide N-chloroanthranilique, acide N-chloro p-aminobenzoîque, acide N-chlorosulfamique, acide N-chlorophenylsulfamique, acide N-chloroaminopropanesulfonique, acide N-aminométhanésulfonique, N-chloropropanolamine, N-chlorodiéthanolamine, acide N-chloro éthylène diamine tétraa cétique. Les solutions ci-dessous peuvent être préparées par le proce- dé électrolytique décrit plus haut, pour former les haloamines. Solution (moles par litre de solution aqueuse) A NaCI NaOH Composé aminé 0,10 0,08 0,05 glycine B KCL KOH 0,15 0,08 0,05 taurine C LiBr LiOH 0,15 0,08 0,05 glycine D Nai NaOH 0,10 0,12 0,10 acide sulfamique E CaCl2 NaOH 0,10 0,07 0,05 glycine F NaCl NaOH 0,10 0,08 0,025 taurine 0,025 glycine Les dents sont mises en contact avec une N-haloamine contenant également un groupe hydroxyle, un groupe acide sulfonique, un groupe N-acyle, par exemple N-acétyle, ou un groupe acide carboxylique. L'halogène a un poids atomique de 35 à 127. Sauf indication contraire, le terme "N-halo" signifie "N-monohalo". La plupart des composés N-halo sont instables et ils sont avantageusement préparés par réaction d'un hypohalite, de préférence hypochlorite, d'un métal alcalin ou alcalino-terreux, avec les composés aminés. Comme exemples d'hypohalites appropriés, on peut utilise-r l'hypochlorite de sodium, hypobromite de potassium, hypoiodite de sodium, hypoiodite de potassium, hypobromite de potassium, hypochlorite de rubidium, hypochlorite de cesium, hypobromite de calcium, hypochlorite de strontium et hypochlorite de baryum. Pour réagir avec l'hypohalite et former ainsi les composés N-halo, conformément à l'invention, on peut utiliser n'importe lequel des acides aminocarboxyliques ou aminosulfoniques cité précédemment. Les composés N-halo formés et utilisés dans la présente invention sont ceux déjà mentionnés, par exemple N-chloroglycine. La solution B employée dans les exemples 1 et 2 est une illustration de ltobtention de N-monochloroglycine in situ, à partir d'hypochlorite de sodium et de glycine. On emploie de préférence des acides N-haloaminocarboxyliques, par exemple des acides aminoalcanoîques exempts de soufre bivalent ou d'anneau hétérocyclique puisque, lorsque l'atome de soufre bivalent ou l'anneau hétérocyclique sont présents, le composé Nhalo a alors une très courte demi-vie. Les composés N-bromo et N-iodo sont les plus efficaces, mais ils ont des demi-vies plus courtes que les composés N-chloro. On emploie donc en général les composés N-chloro. De préférence, le groupe N-haloamino est directement attaché à un atome de carbone aliphatique. Il n'est pas souhaitable d'employer des composés qui ont une odeur désagréable. On connait déjà le traitement des dents, pour enlever des caries, dissoudre la plaque et empêcher le développement ou la formation de calculs, au moyen d'hypochlorite de sodium, potassium, ou calcium, à un pH de 9 à 11,5. On sait utiliser des agents tampons non toxiques, de préférence un mélange de glycine, de chlorure de sodium et d'hydroxyde de sodium, et plus particuliere- ment un mélange d'une solution à 0,5% d'hypochlorite de sodium, 1% d'hydrochlorure de glycine et suffisamment d'hydroxyde de sodium pour porter le pH à 10 environ. On peut également ajouter un mélange de 1 ml de parfum, 98 ml d'une solution tampon à 0,05 mole en glycine, 0,05 mole en hydroxyde de sodium et 0,05 mole en chlorure de sodium, et 1 ml de Na0Cl à 5% à 500 ml d'eau.On com plète le produit à 1000 ml avec de l'eau. On obtient par ce procédé du N-chloroglycine, in situ, ce corps étant l'agent actif. On connait également l'emploi d'un jet de la solution, obtenu par exemple, au moyen d'un mécanisme de pompe. Le composé azoté est de préférence utilisé en excès, pour la formation in situ du composé N-halo à partir d'un hypohalite, c'est-à-dire que le rapport molaire dudit compose au X+ disponible de l'hypohalite doit être de 1/1 ou plus élevé avantageusement de l'ordre de 2/1 à 15/1, et de préférence 7/1. on peut utiliser un mélange de composés azotés. La concentration en X+ actif disponible doit être comprise entre 0,01% et 6%, et plus particulièrement entre 0,05% et 1%. Les solutions de N-haloamine doivent être utilisées à un pH de 8 à 12, avantageusement de 10,5 à 11,5 inclus, et de préférence 11 à 11,5. Pour maintenir le pH dans cette plage préférée, il est souhaitable, puisque des ions hydrogène sont formés pendant la décomposition d'un composé N-halo dans une solution aqueuse, d'ajouter un système tampon à la solution. Ce tampon doit être compatible avec le composé N-halo, c'est-à-dire qu'il ne doit pas avoir sur lui d'effet délétère, et qu'il doit être non toxique. Les borates et les phosphates notamment sont des sels compatibles pour la formation de systèmes tampons, par exemple on peut utiliser Na2 H P04 comme tampon puisqu'il peut maintenir le pH au-dessus de 10, même si dans d'autres systèmes, il tamponne habituellement le pH à une valeur plus faible. Bien entendu, on peut employer également des mélanges de composés N-halo. Sauf indication contraire, toutes les parties et pourcentages sont donnés en poids. Les formules A à F du tableau ci-apres permettent la formation in situ de N-haloamines qui sont représe-ntatives de celles qui sont efficaces dans la présente invention. Solutions utilisées Les valeurs sont données en mole par litre de solution aqueuse. NaOCl NaOH NaCl Composé aminé Sel-Tampon pH A 0,008 0,0539 0,050 0,05 glycine Na2HPO4 11,59 0,0025 B 0,008 0,0640 0,0 0,05 glycine Na2B407 10,77 0,00125 C 0,008 0,0210 0,050 0,05 glycine Na2B407 9,65 0,00125 D 0,ou8 0,0537 0,050 0,05 acide sul- Néant 11,49 famique " E 0,008 0,0520 0,052 0,05 acide sul- " 10,75 famique F 0,008 0,0548 0,050 0,05 taurine " 11,86 ll Le pH de toutes les solutions essayées reste constant, à 0,2 unité pH près, pendant au moins une heure. De façon moins avantageuse, on peut utiliser dans la présente invention des composés N-dihaloaminés, tels que N-dichloroglycine N-dibromoglycine, N-diiodoglycine, N-dichlorosarcosine, N-dibromosarcosine, N-diiodosarcosine, acide N-dichloro alpha aminoisobutyrique, N-dichlorotaurine, N-dibromotaurine, N-diiodotaurine, N-dichloroéthanol -amine, N-diiodoéthanolamine, N-dibromo beta alanine, N-dichloro beta alanine, N-dichloroalanine, N-dichloroserine, N-dibromoserine, N-dliodoserine, N- dichloroisoleucine, N-dichloronorvaline, N-dicnloroleucine, N-dibromoleucine, N-diiodoleucine, N-dichloroproline, N- dibromoproline, N-diiodoproline, N-dichlorohydroxyproline, acide N-dichloro omega aminoundecanoique, acide N-dichloroaspartique, acide N-dibromoaspartique, acide N-dichloroglutamique, acide N-diiodoglutamique, N-dichlorova line, N-dichlorotyrosine, N-dibromotyrosine, N-diiodotyrosine, N-dichlorothreonine, N-dichloroglycylglycine, N-dichloroglycylglycylglycine, N-dichlorométhionine, N-dibromométhionine, N-dichlorohistidine, N-dichloroargenine, N-dichloroglutamine, N-ditromoglutamine, N-dichlorolysine, acide N-dichloro gamma aminobutyrique, N-dichloroornithine, N-dichlorohydroxylysine, acide N-dichloro p-aminobenzoque, acide N-dichlorosulfamique, acide N-dichloroaminopropanesulfonique, acide N-dichloroaminométhane sulfonique. On voit que les buts visés par l'invention sont effectivement atteints. Il est entendu que des modifications de détail peuvent être apportées dans la forme et la mise en oeuvre du procédé et de l'appareil suivant l'invention, sans sortir du cadre de la présente invention; celle-ci n'est pas limitée aux formes de réalisation représentées et décrites ci-dessus à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1. Procédé d'enlèvement de débris dentaires, notamment caries et plaque, caractérisé en ce qu'il comprend l'application sur une dent d'un jet pulsé à grande vitesse d'un liquide comprenant une solution alcaline de N-haloamine, et de préférence de N-chloroglycine à pH 10,5 à 11,5, les pulsations étant telles que dans chaque cycle d'une part, la différence entre la pression la plus élevée et une pression réduite appliquée à la matière à enlever, et d'autre part les périodes respectives pendant lesquelles la matière est soumise à la pression la plus élevée et à la pression réduite, provoquent une contrainte mecanique puis une relaxation complète de ladite matiere. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le jet a une fréquence de l'ordre de 100 à 1600 cycles par minute et en ce que la période de pression réduite pendant chaque cycle est de 30 à 90% de la durée totale de chaque cycle, le jet pulsé étant de préférence soumis à une vibration ultrasonique avant son application sur la dent. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la N-haloamine contient un groupe hydroxyle, un groupe acide sulfonique, un groupe acide carboxylique ou un groupe N-acyle. 4. Procédé suivant une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ladite période de pression réduite est une période de repos à pression nulle. 5. Procédé suivant une des revendications 1, 2 et 4, -caracté- risé en ce que le liquide est de l'eau, pour l'enlèvement de la plaque dentaire. 6. Procédé suivant une des revendications 1, 2 et 4, caractérisé en ce que le liquide est neutre et agit sur la plaque et les caries par abrasion et érosion. 7. Appareil pour l'enlèvement de débris dentaires, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de formation d'un jet, une pompe dont la sortie communique avec lesdits moyens, et des moyens de commande séquentielle de la pompe de façon à ce que, dans chaque cycle de fonctionnement, il y ait une période d'application de pression suivie d'une periode de non application de pression, les moyens de commande de la pompe permettant de préférence de faire varier la longueur de la période d'application de pression pendant chaque cycle, et/ou la fréquence du cycle de fonctionnement. 8. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la capacité de débit des moyens de formation de jet est réglable. 9. Appareil suivant la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un réservoir de liquide, un clapet de non retour assurant la communication entre ce réservoir et une entrée de la pompe et l'interdisant en sens inverse, un tuyau flexible assurant la communication entre la sortie de la pompe et les moyens de formation de jet, et un robinet de réglage de débit pour lesdits moyens de formation de jet. 10. Appareil suivant une des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que les moyens de commande de pompe comprennent un entrainement primaire, une came rotative accouplée à cet entrainement, un suiveur de came en contact avec ladite came rotative, des moyens d'accouplement du suiveur de came à un élément mobile de la pompe, des moyens reliés au suiveur de came pour provoquer sa course de retour, et des moyens réglables qui limitent cette course de retour de façon à permettre la variation de la course utile de la pompe. 11. Appareil suivant une des revendications 7 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de direction du jet de liquide sur une dent, et des moyens d'application de vibrations ultrasoniques audit jet. 12. Appareil suivant une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la pompe comporte une membrane flexible, définissant une chambre de pompage, et qui peut se déplacer entre une premitre position limite dans laquelle le volume de la chambre est maximal et une deuxième position dans laquelle ce volume est minimal, le suiveur de came etant relié à cette membrane de façon à lui faire effectuer un mouvement cyclique comprenant une course de refoulement, de la première à la deuxième position, et une course d'aspiration, de la deuxième à la première position, à une frequence de l'ordre de 100 à 1600 cycles/minute, la membrane étant maintenue dans ladite première position pendant 30 à 90 de la durée totale de chaque cycle. 13. Appareil suivant une des revendications 7 à 12, caractérisé en ce que des moyens de formation de jet comportent une aiguille hypodermique d'un calibre de l'ordre de 15 j 30, à laquelle est fixée une poignée, qui porte de préférence les moyens de production de vibrations ultrasoniques. 14. Appareil suivant une des revendications 7 à 13, caracté risé en ce que les moyens qui définissent la chambre de pompage comprennent un corps en matière conductrice de la chaleur, des moyens de chauffage prévus dans ce corps, et des moyens de commande desdits moyens de chauffage pour maintenir le liquide qui traverse la chambre à une température prédéterminée. 15. Appareil suivant une des revendications 7 à 14, caractérisé en ce que le tuyau d'aspiration est raccordé à la partie basse de la chambre de pompage et en ce que le dispositif à came et suiveur de came comporte des moyens de réglage-de la période de repos de la membrane à ladite première position, à chaque cycle.