i 2041056 15 20 La présente invention est relative aux métiers tisser et plus particulièrement ;à- la commande des- ratières ou. mécaniaues d'armure et des mécanismes de boîtes à navettes, aui sont mis en mouvement par des moteurs électriaues indépendamment du moteur électriaue principal utilisé pour entraîner le métier. Dans le brevet français N° 1.551.371» la Demanderesse a décrit un mécanisme électriaue de formation de la foule^par, mécaniaue d'armure ou ratière dans lequel chaaue lame est actionnée par son propre moteur électrique, le mécanisme de forma-jq tion de la foule comprenant plusieurs moteurs, dont chacun est muni d'un frein automatique et qui tournent par intermittence pendant une fraction du temps occupé par un cycle du métier. Les moteurs à exciter dans la suite sont sélectionnés par une série de commutateurs de dessin à deux directions, actionnés eux-mêmes par un dispositif à dessin, en combinaison avec un nombre correspondant de commutateurs de fin de course a deux directions actionnés par des roues dentées qui, sous l'action de leurs moteurs respectifs, tournent d'un demi-tour à chaque fois puis s'arrêtent rapidement sous l'action d'un freinage automatioue. Les moteurs oui sont sélectionnés sont ensuite mis en circuit par la fermeture d'un ou plusieurs interrupteurs actionnés par cames à l'instant ou aux instants appropriés du cycle du métier pour faire commencer le changement de lame. Les moteurs sélectionnés et mis en circuit sont normalement arrêtés par leurs commutateurs de fin de course qui s'ouvrent lorsaue leur roues dentées respectives terminent leur demi-tour, de sorte que le changement de position désiré de la lame ou de la boîte à navettes est ensuite effectué au moyen de manivelles ou excentriaues ou cames équivalents. Le moteur principal utilisé pour entraîner le métier (sauf s.a mécaniaue d'armure et ses mécanismes de boîtes à navettes) peut être mis en marche et arrêté pour mettre en marche et arrêter le métier. Toutefois, plus habituellement, le moteur principal tourne continuellement et entraîne le métier par l'intermédiaire d'un embrayage à friction, par exemple, d'un embrayage électromagnéti-aue. Au cours du tissage, le métier peut être arrêté en n'importe auelle position de^son cycle et il est évident aue, lorsque le métier est mis à l'arrêt, soit par l'arrêt du moteur, soit par desserrage d^l'embrayage (et habituellement le serrage d'un frein), 25 30 35 70 06700 ? 2041056 les divers moteurs électriaues indépendants utilisés pour mettre en mouvement la mécanique d'armure et/ou le mécanisme de la boîte à navettes doivent être simultanément mis hors circuit et leur fonctionnement normal doit être simultanément interrompu. Par exemple, lorsque le métier est arrêté par l'opérateur alors aue le battant est presque ou entièrement à sa position avant, les lames et les boîtes, aui sont alors en cours de changement de position, ne se trouvent qu'à peu près à mi-chemin de leurs mouvements de changement lorsqu'ils sont arrêtés par interruption de leur alimentation en courant qui se produit simultanément avec la mise hors-circuit ou le débrayage du moteur principal. L'arrêt simultané du métier lui-même et des moteurs électriaues indépendants utilisés pour mettre en mouvement la mécaniaue d'armure et les mécanismes des boîtes à navettes est facile à obtenir par les techniques normales de commutation, mais, lorsaue le métier est remis en marche, dans les circonstances décrites plus haut, on a constaté aue les moteurs de la mécaniaue d'armure et des mécanismes des boîtes à navettes démarrent et atteignênt leur vitesse maximale très rapidement et de ce fait, complètent les mouvements de changement nettement avant aue le métier n'ait repris sa vitesse normale de fonctionnement. Si le coup du battant se produit normalement alors aue les lames en cours de changement sont à mi-chemin de leur mouvement de changement, il se produira une modification du tissu en cours de tissage si, à chaque remise en marche du métier, le coup du battant se produit alors aue les lames en cours de changement ont terminé ou à peu près terminé leur mouvement de changement. Le but de l'invention est donc de prévoir des moyens à l'aide desquels, lorsque le métier et ses mécanismes électriaues d'armure et de commande des boîtes à navettes ont été arrêtés comme décrit plus haut et que le métier est remis en marche pour recommencer à tisser, le courant électriaue aui sert à alimenter la mécanique d'armure et/ou le mécanisme de boîtes à navettes à entraînement indépendant n'est pas rétabli tant aue le métier n'a pas atteint à peu près sa vitesse normale de fonctionnement. Suivant l'invention, un commutateur sensible à la vitesse est entraîné par- un arbre approprié auelconque du métier, par exemple par le vilebrequin. Ce commutateur est agencé pour commander l'alimentation en courant électrique de la mécanique d'armure ou autre dispositif auxiliaire, ce oui garantit aue les dispositifs 70 06700 3 2041056 auxiliaires ne sont pas mis en circuit tant aue le vilebreauin du métier n'a pas atteint à peu près sa vitesse normale de fonctionnement. L'utilisation de ce dispositif synchronise effectivement l'action de la mécaniaue d'armure ou de tout autre dispositif auxiliaire à entraînement électrique avec la rotation du vilebrequin à chaaue remise en marche et garantit la fabrication d'un tissu régulier dans toutes les conditions de marche et de remise en marche. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description aui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple; la Pig.l est un schéma des circuits d'une forme de mécaniaue d'armure ou ratière électriaue, aui ne montre que les éléments nécessaires pour actionner une lame, mais qui comprend un interrupteur S sensible à la vitesse suivant l'invention; et la Fig.2 représente une variante du commutateur de synchronisation destiné à être utilisé lorsque le moteur principal utilisé pour entraîner le vilebrequin du métier est adapté pour pouvoir s'inverser pour détisser un tissu défectueux. Sur la Fig.l, on a représenté une forme de réalisation d'un mécanisme de formation de la foule à mécanique d'armure à entraînement électrique, décrit dans le brevet français précité N° 1.551.371 et dans lequel chaque lame est actionnée par son propre moteur électriaue, par exemple le moteur Ml et comprend donc un certain nombre de tels moteurs, munis chacun d'un frein automatiaue 2. Chaaue moteur entraîne sa lame par l'intermédiaire d'engrenages démultiplicateurs, indiaués par le réducteur 3 et par les roues dentées droites 4_a et 4b, et ce moteur tourne par intermittence pendant une fraction (à peu près_la moitié) du temps occupé par un cycle du métier ou une révolution du vilebreauin. Les moteurs, tels aue le moteur Ml, aui sont les suivants à être excités sont tout d'abord sélectionnés par une série de commutateurs à dessin à deux directions tels que le commutateur PI (muni des contacts 8 et 9) qui sont actionnés par un .dispositif à dessin pas-à-pas indiaué en D, en combinaison avec un nombre correspondant de commutateurs de fin de course à deux voies tels que le commutateur L1 (muni des contacts 10 et 11) chacun de ces commutateurs de fin de course étant actionné par une came 7 solidaire en rotation de la roue dentée 4b et aui tourne avec cette dernière, cette roue dentée tournant d'un demi-tour à la fois sous 70 06700 4 2041056 l'action de son propre moteur et s'arrêtant ensuite rapidement par freinage automatique. Les moteurs qui ont été ainsi sélectionnés sont ensuite conve-nabLement excités par un commutateur de synchronisation T actionné par came et éauipé de contacts 17, à l'instant approprié du cycle du métier pour le commencement du changement de lame. La came de synchronisation 13 qui actionne le commutateur de synchronisation T tourne à la vitesse du vilebrequin du métier et le lobe de la came couvre environ ?40° de sa circonférence. q Les moteurs qui sont ainsi sélectionnés et mis en circuit sont normalement arrêtés par leurs commutateurs de fin de course respectifs L1 etc..., qui ouvrent alors le circuit lorsque leurs roues dentées 4b et leurs cames 7 terminent leur demi-tour requis, de sorte que le changement de position désiré de chaque lame est c; ensuite effectué par un bouton de manivelle 4£ fixé dans la roue dentée 4b, et qui déplace à force, au moyen d'une bielle 5, un levier de lève 6 correspondant dans sa position haute ou basse et de sorte que, l'on obtient les mouvements désirés des lames conformément à la commande du dispositif à dessin D par de 2q simples liaisons mécaniques. Pour la forme particulière de came 7 de commutateur de fin de course qui est représenté à titre d'exemple sur la Fig.l, le lobe de la came s'étend sur presque la moitié de la circonférence de sorte au'elle inverse son commutateur de fin de course à deux directions à chaque demi-tour. Il va de soi oue les éléments Ml, ?, 3* 4b, 4c_, 5» 6, PI, L1 et Cl (bobine de contacteur) aui sont représentés sur la Fig.l sont prévus pour chacune des lames qui doivent être commandées conformément au dispositif à dessin D, mais que le commuta-teur de synchronisation 1 est commun à tous les moteurs de la mécaniaue d'armure. On peut utiliser un commutateur de synchronisation séparé (non représenté), pour exciter les moteurs électriaues des mécanismes de boîtes à navettes, si ces mécanismes sont mis en mouvement de la façon décrite dans le brevet français pré-cité, puisque le mouvement des boîtes à navettes n'occupe au'une fraction du cycle du métier plus petite aue celle occupée par le mouvement de changement des lames. Le moteur principal LM utilisé pour entraîner le métier (c'est-à- dire les éléments autres que la mécanique d'armure et 2^0 les boîtes à navettes) peut être mis en marche et à l'arrêt pour 70 06700 5 2041056 mettre en marche et arrêter le vilebrequin du métier. Sur la Fig.l» on voit que la fermeture de l'interrupteur manuel sert à exciter une bobine de contacteur principal LC, de sorte que les contacts 20, 21 et 22 se ferment pour mettre en marche le moteur ^ principal LM, afin d'entraîner le vilebrequin du métier. .. Toutefois, plus habituellement, le moteur principal tourne continuellement oendant le- tissage normal et entraîne le vilebrequin par l'intermédiaire d'une forme appropriée d'embrayage à friction, par exemple, un embrayage électro-magné-jq tique. Dans cette variante, l'embrayage est de même serré par la fermeture de l'interrupteur manuel 2J>, ce qui met le vilebrequin en mouvement. On peut éventuellement remplacer l'interrupteur manuel par une commande à bouton-poussoir d'une.façon bien connue dans la technique. Lorsque le contacteur principal LC se ferme pour mettre le métier en marche, le courant est disponible sur les contacts 17, 18 et 19 du contacteur oui commande le moteur Ml de la mécanique d'armure et, si la bobine Cl des contacts est excitée à ce moment, par le fait que le circuit de cette bobine est établi à travers les PQ contacts 12 du commutateur de synchronisation T, à travers le contacts 8 ou 9 du commutateur à dessin PI, à travers le contact 10 ou 11 du commutateur de fin de course Ll, le moteur Ml correspondant démarre aussitôt et continue à tourner jusau'à ce qu'il soit arrêté par son commutateur de fin de course Ll, qui pc; ouvre le circuit de la bobine Cl, au moment.où la roue dentée 4ç et la came 7 terminent leur demi-tour. Le mécanisme qui a été décrit jusau'à présent travaille de la même façon aue celui décrit • dans le brevet français précité. Toutefois, on a constaté que les moteurs des lames atteignent leur vitesse de fonctionnement plus rapidement aue le vilebrequin du métier lorsqu'il est remis en marche en charge et cette reprise plus rapide de la vitesse peut se manifester sous la forme d'un défaut du tissu ou donner lieu à d'autres difficultés si la remise en marche se produit à un stade particulier du cycle du métier, ^ puisque la synchronisation entre les diverses opérations du métier est détruite. Pour garantir le maintien d'une synchronisation correcte entre la fin de l'opération de changement de lame, (ou de changement de boîte) et le cycle normal de fonctionnement du métier au moment de la remise en marche de ce métier après un arrêt de celui-ci 70 06700 6 2041056 et dans le cas où, à l'instant de l'arrêt, les moteurs des lames qui seront les premières à être changées, ou qui sont en cours de changement, sont excités (ou si les moteurs du mécanisme de changement de boîte sont dans un état analogue), on a constaté qu'il était nécessaire de retarder l'excitation ou la réexcitation des moteurs des lames (ou du changement de boîte) et la présente invention concerne particulièrement la réalisation de moyenSpermet-tant d'atteindre ce but. En effet, et comme on l'a indioué sur la Fig.l, suivant l'invention, il est prévu un interrupteur S sensible à la vitesse, qui est entraîné par un arbre approprié quelconque du métier, tel que le vilebrequin, et qui est connecté en série avec le commutateur de synchronisation T et, par conséquent, en série avec n'importe quel nombre de bobines de contacteurs telles que les bobines Cl, C2 qui sont elles-mêmes connectées en parallèle . L'interrupteur S sensible à la vitesse, qui peut être de n'importe auel type de construction au'on trouve dans le commerce est donc approprié pour commander l'alimentation en courant électriaue de la mécanique d'armure ou autre dispositif auxiliaire à commande électrique, en garantissant par ce moyen que ces dispositifs auxiliaires ou accessoires à entraînement indépendant ne sont pas mis en mouvement tant que le vilebrequin du métier n'a pas atteint à peu près sa vitesse normale de fonctionnement. Les contacts de l'interrupteur S se ferment, soit lorsque la rotation commence, soit à une vitesse donnée, qui peut être quelconque, et qui peut être la pleine vitesse du métier, selon ce qui se révélera le plus efficace. L'interrupteur ouvre le circuit dès qu'il se manifeste une décélération.au cours de l'arrêt du- vilebrequin du métier. L'utilisation de ce dispositif synchronise efficacement l'action de la mécaniaue d'armure à commande électrique et de n'importe auel autre dispositif auxiliaire ou accessoire à entraînement indépendant, avec le vilebrequin du métier au cours de chaque opération de remise en marche et garantit la production d'un tissu régulier dans toutes les conditions de fonctionnement et de remise en marche. L'interrupteur S sensible à la vitesse répond automatiquement à une différence quelconaue du couple nécessaire pour accélérer le vilebrequin lorsqu'il démarre dans les conditions de charge variable et aue l'on rencontre en tissant une gamme de divers tis TO T5 70 06700 7 >W\- 2041056 sus industriels. Dans toute la description donnée ci-dessus, il a été supposé aue le vilebrequin du métier ne tourne que dans un sens. Toutefois, dans certains cas, son sens de rotation est temporairement inversé pour détisser afin de remédier à tin défaut de tissage. Dans cette variante, et ainsi au'on l'a représenté sur la Fig.?, on prévoit des commutateurs de synchronisation jumelés TF et TR, qui sont actionnés respectivement par les cames de synchronisation jumelées 1J> et 15. On inverse l'inverseur manuel 16 lorsqu'on inverse le sens de rotation du vilebrequin, pour le faire passer de la marche avant à la marche arrière. Suivant une variante, la came de synchronisation 1J, représentée sur la Fig.l peut être adaptée pour actionner un deuxième interrupteur 14 qui est sélectivement mis en action par un interrupteur manuel (analogue à l'interrupteur 16 de la Fig.2) lorsque le sens de rotation du vilebrequin du métier est inversé temporairement. La disposition angulaire des deux commutateurs de synchronisation 12 et 14 sur la périphérie de leurs cames dépend, comme indiqué sur la Fig.l, de l'étalement angulaire du lobe de la came, la condition essentielle à remplir étant que les moteurs de la mécaniaue d'armure soient excités au même point de la révolution du vilebrequin indépendamment de son sens de rotation. Dans une variante, de la mécanique d'armure à entraînement électrique qui est décrite dans le brevet français précité, les pc- lames sont actionnées par un ou plusieurs moteurs électriques aui tournent continuellement, mais indépendamment du moteur principal du métier. On utilise des embrayages électriques pour transmettre la puissance de ces moteurs pour faire tourner une série de plateaux-manivelles ou de cames dont chacun actionne une lame-Ces plateaux-manivelles ou cames tournent d'un demi-tour à chaque fois, sous la commande combinée de commutateurs, de dessin et de fin de course, de la façon décrite dans le brevet précité. Comme dans le cas des moteurs indépendants à rotation intermittente aui ont été décrits en regard de la Fig.l, les embrayages électriques utilisés dans la variante ci-dessus sont commandés simultanément par un interrupteur sensible à la vitesse avec exactement le même but et le même effet. 20 30 35 70 06700 8 2041056 REVENDICATIONS 1. - Métier à tisser équipé d'un mécanisme électriaue de formation de la foule ou mécanique d'armure, (ou d'un mécanisme de changement de boîte à navettes électriaue) et dans lequel chaque lame est munie de son moteur respectif (ou dans lequel le mécanisme de la boîte à navettes est équipé d'un ou plusieurs moteurs) indépendant du moteur électrique principal utilisé pour entraîner le métier et actionné sous la commande d'un dispositif à dessin et d'un commutateur de synchronisation, ce métier étant caractérisé par un interrupteur (S.) sensible à la vitesse qui est mis en mouvement par un arbre du métier à tisser et qui est adapté pour commander l'alimentation en courant électriaue du ou des moteurs (tels que Ml) de la mécanique d'armure ou du mécanisme de la boîte à navettes ou bien l'alimentation en courant d'embrayages qui peuvent être couplés à ce ou ces moteurs, l'interrupteur (s) sensible à la vitesse servant à garantir que les dispositifs auxiliaires ne sont pas excités tant que ledit arbre du métier n'a pas à peu près atteint sa vitesse normale de fonctionnement. 2. - Métier à tisser selon la revendication 1, ca'ractérisé en ce que les moteurs d'entraînement de la mécanique d'armure (ou du mécanisme de la boîte à navette) sont en rotation continue et en ce que des embrayages électromagnétiques sont prévus pour relier ces moteurs à leurs dispositifs auxiliaires respectifs, 1'interrrupteur sensible à la vitesse ayant pour fonction de commander l'alimentation en courant des embrayages. 3. - Métier à tisser selon l'une quelconques des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'un commutateur de synchronisation supplémentaire est prévu pour commander le fonctionnement du ou des moteurs de la mécanique d'armure (ou du mécanisme des boîtes à navettes) lorsque le métier- fonctionne en sens inverse, un inverseur h commande manuelle étant prévu pour être utilisé pour l'inversion du sens de marche du métier. 4. - Métier à tisser selon la revendication 3, caractérisé en ce que le commutateur de synchronisation supplémentaire comprend un commutateur proprement dit et une came qui le commande.