La prsente invention a pour objet un élément constitutif d'un conduit de fumée. Actuellement, les conduits de fumes sont constitues par des ouvrages de maçonnerie de briques pleines assemblées sur place, ou par des boisseaux d'agglomérés de ciments ou de terre cuite qu'il suffit de superposer sur place avec interposition au niveau des joints d'un liant tel qu'un mortier. I1 existe également des conduits métalliques de forme cylindrique qui, outre leur prix élevé, nécessitent le plus souvent un habillage de forme parallèlépipèdique, pour être acceptables d'un point de vue esthétique dans les locaux équipés. Les éléments constitutifs des conduits de fumée doivent satisfaire à des différents critères et notamment atre incombustibles, résister aux chocs thermiques, résister 8 la corrosion des fusées, et être imperméables aux gaz. En raison du coût élevé des combustibles, et afin de réaliser des économies au niveau de la mise en oeuvre de ceux-ci, il a été procédé à une diversification des combustibles avec une nouvelle utilisation du bois, et à une amélioration du rendement des appareils de chauffage, qui a mis en évidence des phénomènes nouveaux. L'amélioration du rendement se traduit notamment par une réduction de l'excès d'air dans les fumées et par l'abaissement de leur température. I1 en est résulté une augmentation des risques de condensation dans la hauteur des conduits avec les inconvénients que cela présente bistre sur l'extérieur des conduits, condensats à la base des conduits, corrosion par la présence d'acide sulfurique condensé dans les conduits, au-dessous de 140 C, etc... Une solution permettant de remédier à ces inconvénients est d'amliorer l'isolation des conduits de fumée qui est maintenant roglementée par un DTU, à une valeur de 0,43 W/m2/-C au moins dans les parties du conduit traversant les combles et pour la souche, c'est-à-dire pour la partie extérieure à l'enceinte isolée do la construction. La réalisation d'une telle isolation est difficile en maçonnerie, puisqu'elle nécessite en plus de l'isolation propre du conduit l'appoint d'un doublage de maçonnerie dont le pouvoir isolant est au moins égal à celui d'une brique creuse à deux rangées d'alvéoles et de 7 cm d'épaisseur avec vide d'air entre le conduit et le doublage. Or, le vide d'air n'est pas accepté par le DTU précité, du fait que le doublage doit être en contact avec le conduit, de telle sorte qu'un défaut du conduit, tel qu'une fissuration de celui-ci soit visualisé au niveau du doublage. Il faut noter que ce doublage en partie traversant des combles ou en souche n'est pas toujours possible dans des locaux existants car nécessitant, du fait de la charge supplémentaire qu'ils occasionnent un renforcement de la charpente. De plus, dans la traversée de la partie habitable d'une maison, il est presque toujours nécessaire de doubler le conduit par un ouvrage de maçonnerie de faible épaisseur sur lequel est appliqué un enduit intérieur tel que du plâtre. La présente invention vise a pallier les lacunes de la technique existante. A cet effet, l'élément quelle concerne comprend un boisseau traditionnel à l'extérieur duquel est moulée une enveloppe de béton isolant léger. Le boisseau est obtenu de maniera connue, étant réalisé en terre cuite, aggloméré de ciment, pouzzolane etc... Une fois les différents elérnents constitutifs d'un conduit assemblés, avantageusement par collage pôur éviter les ponts thermiques des joints traditionnels maçonnés, le conduit présente les caractéristiques requises par le DTU et répond aux conditions d'utilisation en souches, on traversée de combles, et également en traversée de souz-sols et de parties habitables sans nécessiter de doublage. Les opérations de construction sont donc réduites aux seules opérations de montage et de finition par application d'un enduit intérieur ou extérieur, selon les éléments, directement sur l'enveloppe isolante en béton isolant léger. Un procédé de fabrication de cet élément consiste à placer le boisseau à l'intérieur d'un moule de hauteur correspondant à celle du boisseau, mais de section supérieure à la section de celui-ci, à plaquer contre la face interne du moule un manchen de carton, de hauteur correspondant à celle du boisseau, à couler le béton isolant entre le boisseau et le moule, puis à démouler avec l'élément demeurant à l'intérieur du manchon en carton. Ce manchon en carton présente une pluralité de fonctions. Il assure une tenue mécanique suffisante de l'enveloppe de béton avant la prise de celui-ci, et après le démoulage qui intervient immédiatement après la coulée de béton. De par l'humidité qu'il retient, il évite un dessèchement trop rapide de la surface du béton, qui est nuisible à la qualité de celui-ci. Il assure la protection de l'élément jusqu'à sen montage sur le chamtier, où il est arraché juste avant mise en place de l'enduit. Il peut afin servir de support d'identification de l'élément, de support publicitaire et de support pour le mode d'emploi de l'élément. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en réf6rence au dessin schématique anneré représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cet élément et d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé d'obtention de celui-ci Figure 1 est une vue en perspective d'un élément Figure 2 est une vue en coupe longitudinale de plusieurs éléments on position assemblée Figures 3 et 4 sont deux vues en perspective d'un dispositif de fabrication de cet élément au cours de deux Phases de celle-ci. L'élément 2 représenté à la figure 1, comprend boisseau 2 traditionnel alvéolé, par exemple an terre cuite, sur la face externe duquel adhère une enveloppe 4 en béton isolant léger. La face externe de la couche de béton est revêtue d'un manchon de carton 5. L'assemblage de plusieurs éléments en vue de former un conduit est réalisé par superposition de ceux-ci avec emboîtement et solidarisation par l'intermédiaire de joints de colle 6. Il faut noter qu'un conduit réalisé à partir d'éléments 2 répond aux caractéristiques requises par le DTU en ce qui concerne l'isolation thermique. Un tel conduit est donc très simple à construire puisqu'il suffit d'assembler les éléments les uns aux autres avant de les revatir d'un enduit intérieur ou extérieur suivant leur localisation à l'intérieur du bâtiment à équiper ou en souche. L.s figures 3 et 4 représentent un dispositif pour l'obtention de l'élément de figure i a partir d'un boisseau 3. Ce dispositif comprend un ioule 7 de hauteur correspondant à celle du boisseau et de section supérieure a celle du boisseau. Dans le forme d'exécution représentée au dessin, le ioule 7 qui est de forme carrée, du fait de la section carrée du boisseau, est réalisé en deux parties assemblables suivant une diagonale, avec déplacement de ces deux parties selon une direction correspondant à l'autre diagonale. D'un point de vue pratique, le moule étant en position fermée, il est procédé à la mise an place d'un boisseau î qui est centré à l'intérieur du moule, un manchon en carton 5 ondulé ou plat étant placé A l'intérieur du moule, de manière à épouser les parois de celui-ci. Le béton est coulé à l'intérieur du moule dans l'espace compris entre le boisseau 2 et le manchon en carton 5. Dès que le béton a été coulé, il est possible de procéder au démoulage par écartement des deux parties du moule, comme montré à la figure 4. Quoique la prise du béton ne soit pas encore réalisée, la tenue mécanique de celui-ci est assurée par le manchon en carton 5, malgré la souplesse de cet élément. Le manchon en carton absorbe également une certaine quantité d'humidité lors du séchage du béton, et évite un séchage trop rapide de celui-ci en surface, correspondant à un dessèchement nuisible à la qualité du béton. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un élément possèdant les qualités d'isolation requises, et ne nécessitant pour la réalisation d'un conduit de fusée que des opérations simples d'assemblage et de finition. Comme il va de soi, 1'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cet élément, ni au seul dispositif mis en oeuvre dans le cadre de sa fabrication, décrits ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation et d'obtention. C'est ainsi notamment que le boisseau constituant la partie centrale de l'élément pourrait être en aggloméré de ciment sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Elément constitutif d'un conduit de fumée. caractérisé en ce qu'il comprend un boisseau (3) traditionnel à l'extérieur duquel est moulée une enveloppe (4) de béton isolant léger. 2 - Procédé de fabrication d'un élément selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à placer le boisseau (3) à l'intérieur d'un moule (7) de hauteur correspondant à celle du boisseau, mais de section supérieure à la section de celui-ci, à plaquer contre la face interne du moule (7) un manchon (5) de carton, de hauteur correspondant à celle du boisseau, à couler le béton isolant (4) entre le toise eau et le moule, puis à démouler avec l'élément (2) demeurant à l'intérieur du manchon (5) en carton.