On connatt des lève-t8le comportant une came qui est montée pivotante par rapport à un support et permet de serrer une tôle contre une paroi de ce support, cette came étant reliée à un élément de suspension par une chaise ou un câble passant sur un élément de renvoi de sorte que le poids de la tale tend à faire pivoter la came dans le sens correspondant au serrage0 La chaîne peut etre reliée directement à la came.Mais la partie de la channe comprise- entre le point d'attache et l'élément de renvoi a une direction pratiquement fixez Le couple de serrage est maximal quand la came occupe une position dans laquelle la droite joignant le point d'attache de la chaine à l'axe du pivot de la came est perpendiculaire à cette direction; il décroît quand la came pivote de part et d'autre de cette position pour devenir nul quand le point d'attache de 14 chaine, l'axe du pivot de la came et celui de l'élément de renvoi sont alignés, I1 en résulte que, dans la pratique, le pivotement de la came est limité à envi- ron 300 de part et d'autre de la position pour laquelle le couple de serrage est maximal et que la capacité de prise du leve-tale est réduite c'est-à-dire qu'un lève-tale donné ne peut être utilisé que pour soulever une tôle, dont l'épaisseur ne peut varier qu'entre des limites relativement rapprochées. Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé, dans le brevet français n 1 203 108, de fixer le crible ou la channe à une portion de la came qui est relativement éloignée de l'élément de renvoi et de faire passer ce'câble ou cette chaîne sur une partie de la périphérie de la came. L'effot de serrage exercé sur le paquet de tôles est alors constant quelle que soit l'épaisseur du paquet qui peut varier dans de larges limites.Mais la came de serrage fait alors saillie à l'arrière du lève-tale de sorte que ce dernier est encombrant, ce qui est gênants On sait que l'effort de serrage dans un lève-tôle du type ci dessus est la somme de l'effort de serrage dû à effort d'engage- ment de la came, la tole tendant par frottement à faire pivoter la came dans le sens correspondant au serrage, et de effort de serrage produit par le couple engendré par le poids de la tôle agis sant sur la came par l'intermédiaire du cable ou de la charnue, sur un bras de levier variable. La présente invention a pour objet un Iéve-tale à came de serrage qui est peu encombrant et a une capacité de prise importante, l'effort de serrage total restant pratiquement constant sur toute l'étendue du domaine de prise du lève-tale. Le lève-tale selon l'invention est caractérisé en ce que le cible ou la channe est relié à la came de serrage par un levier articulé propre à prendre appui sur un bossage de la came dans une partie de la course de pivotement de celle-ci, par exemple dans la partie de sa course correspondant au serrage de tales de forte épaisseur, et en ce que le bossage est disposé de manière que le levier le quitte quand la direction de ce dernier est sensiblement tangente au galet de renvoi, la droite joignant l'axe du pivot de la came au point d'articulation du levier sur cette came faisant alors un angle d'environ 70 à 800 avec la direction de la partie du cible ou de la channe s'étendant de l'élément de renvoi au levier. Lorsque le levier prend appui sur le bossage de la came, il reste immobile par rapport à cette came lorsque cette dernière pivote. La force qui tend à faire pivoter la came est essentiellement celle qui s'exerce sur le point d'attache du levier au câble ou à la chatoie. Dans cette phase, la traction exercée par la channe ou le crible sur la came exerce un effort de serrage avec un bras de levier important, supérieur à celui qui existerait si le cale ou la chaste était directement attaché sur la came; la présence du levier articulé augmente le bras de levier. Cet effort de serrage croit, puis décroît quand la came tourne dans le sens correspondant à sa fermeture, Si la came continue de tourner dans le sens correspondant à sa fermeture, il arrive un moment où la direction du levier est sensiblement tangente au galet de renvoi, la chaine ou le câble étant en ligne avec le levier articulé.Le bras de levier, relativement réduit, est alors le meme que si le câble ou la chaine étant attaché directement sur la came, le levier articulé ne produit plus d'augmentation du bras de levier. Si le levier continuait à faire bloc avec la came, le bras du levier diminuerait alors considérablement et il en serait de même de l'effort de serrage dd à ce bras de levier, donc de l'effort de serrage total qui ne pourrait être maintenu constant. Mais le levier se sépare alors du bossage et le bras de levier réduit qui subsiste est celui constitué par la projection sur une perpendiculaire au câble ou à la channe de la distance séparant l'axe de pivotement de la came et l'axe d'articulation du levier sur cette came. Le couple de serrage dA à ce bras de levier réduit est maximal quand la droite joignant l'axe de pivotement de la came au point d'attache du levier sur la came est perpendiculaire à la direction de la chaine ou du câble. Lorsque la came pivote légèrement, de 15 dans un sens ou dans l'autre à partir de cette position, le couple de serrage at à l'effort du bras de levier réduit reste pratiquement constant; ainsi, par exemple, lorsque l'écart atteint 150, l'effet du bras de levier réduit est encore égal à 96% de sa valeur initiale. Comme, lorsque le levier articulé se sépare du bossage, la came est arrivée dans une position située sensiblement à 15 avant la position correspondant au couple de serrage maximal, il s'ensuit que, dans une deuxième phase s'étendant sur environ 300, le couple de serrage db au bras de levier reste sensiblement constant. En résumé, la came tourneS dans une première phase, d'un certain angle, par exemple 700, avec un bras de levier supérieur à celui qui existerait si le câble ou la chaine était attaché directement sur la came, et dans une deuxième phase d'environ 300 avec un bras de levier réduit. Dans la première phase, le couple de serrage décroît alors qu'ilest sensiblement constant dans la deuxième phase. L'effort de serrage dû au bras de levier décroît mais cette diminution est compensée, sur toute l'étendue du domaine de serrage de la came, par l'augmentation de l'effort de serrage dQ à l'effet d'engagement de soute que l'effort de serrage total reste constant. On voit qu'en définitive, la came peut pivoter d'environ 100" tout en exerçant un effort de serrage pratiquement constant sur la tale en cours de levage La capacité de prise du lève-tale est donc très grande. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de lève-tale selon l'invention, avec référence aux dèssins annexés dans lesquels La FigO 1 est une vue en élévation du lève-tale, les flasques étant représentés en partie arrachés dans un bùt de clarté; La Figo 2 en est une vue en bout; Les Fig. 3 et 4 sont des vues semblables à la Fig. 1, la came occupant des positions différentes. La Fig. 5 montre des courbes représentant les variations des efforts de serrage en fonction de l'angle de pivotement de la came. Tel qu'il est représenté au dossier, le lève-tale selon l'invention comprend deux flasques la et lb qui sont réunis l'un à l'autre par une traverse 2. Ils sont également réunis par un patin plan 3 doublé par un patin cintré 4 qui est renforcé par des goussets 5. Dans un évidement du patin 4 est logée une pastille 6 qui fait saillie par rapport à la face intérieure du patin 4 et qui est maintenue par un boulon 7 comportant un écrou 8 logé dans un évidement du patin 3. La face extérieure de la pastille 6 comporte, de préférence, un bourrelet annulaire en saillie 6a. Un axe 9 traverse les flasques la et lb et est fixé à celle-ci par des rondelles soudées 10 ou par boulon et écrou. Sur cet axe est montée pivotante une came ll propre à serrer une tale 12 contre la pastille 6. Deux leviers3 disposés de part et d'autre de la came 11 sont montés pivotant en 14 sur celle-ci.Chacun de ces leviers possède une partie en saillie 13a propre à venir prendre appui contre un bossage 15 prévu sur la face latérale corréspondante de la came 11 A leur extrémité opposée au pivot 14, les deux leviers 13 sont reliés l'un à l'autre par un axe 16 auquel est accrochée une channe à maillons 17. Une poulie de renvoi 18 pour cette channe est montée pivotante en 19 entre les deux flasques la et lb, à la partie supérieure du lève-tale. Des ressorts en épingles à cheveux 20 entourant l'axe 9 et ont leurs extrémités aficrées dans des trous 21 pratiqués dans les bossages 15 et dans des trous 22 ménagés dans les flasques la et lb.Les ressorts tendent ainsi à faire pivoter la came 11 dans le sens correspondant au serrage0 La référence 22a désigne des rondelles entourant les trous 22 et destinées à empêcher l'utilisateur d'etre blessé par les extrémités des ressorts. La référence 23 désigne une clé de manoeuvre qui est, en temps normal, maintenue par coincement dans une rondelle 24 soudée légèrement en biais sur le flasque la et peut être introduite dans une bague 25 soudée à la came 11, ce qui permet de faire pivoter manuellement cette came-contre l'action des ressorts 208 de façon à l'écarter de la pastille 6 et à permettre ainsi le passage de la tôle à lever Lorsque la tôle 12 à lever a une épaisseur relativement grande, les parties en saillie 13a des leviers 13 sont maintenues en appui contre les bossages 15 de sorte que les leviers et la came ll pivotent en bloc autour de l'axe 9. L'effort F fait un angle o( d'environ 600. avec la ligne 26 joignant les axes des pivots 9 et 16. L'effort F agit donc efficacement pour faire pivoter la came 11 de façon que celle-ci serre la tale 12 contre la pastille 6. Si la tôle a une épaisseur plus faible, la came 11 pivote: l'anglev12 croit et devient égal à 90 , auquel cas l'efficacité de de l'effort F pour faire tourner la came est optimale. Puis cet angle &alpha; continue de croître si l'épaisseur du paquet de tale diminue encore. Quand l'épaisseur de la tale a une valeur relativement faible, l'angle ÇX atteint une valeur élevée pour laquelle l'efficacité de l'effort F agissant sur le pivot 16 est réduite Mais, à partir du moment où les leviers 13 sont dirigés dans la direction de la chaine (Fig. 3), l'effort F agit non plus sur l'axe 16, mais sur le pivot 14. L'effort F fait alors un angle p d'environ 75 avec la droite 27 joignant les axes des pivots 9 et 14. L'effort F assure donc un serrage efficace du paquet de tales 12 contre la pastille 6. Si la tale a une épaisseur encore plus faible, les parties 13a des leviers 13 quittent les bossages 15 et l'angle B croît et devient égal à 900t l'efficacité de l'effort F est de nouveau optimale. Puis cet angle 3 continue de croître mais ne dépasse pas 1050 lorsque la came 11 se trouve au contact de la pastille 6, c'est-à-dire qu'avec une tale d'épaisseur pratiquement nulles le serrage est encoreefficace (Fig. 4).On voit ainsi que le lèvetale a une capacité de prise très importante, puisqu'il permet de serrer dans de très bonnes conditions une tale très épaisse, comme à la Fig. 1 aussi bien qu'une tale très mince, comme à la Fig.40 On a représenté en 27 à la Fig. 5, l'effort de serrage du à l'effet d'engagement et en 28 la couple de serrage dA à l'effet du bras de levier, en fonction de l'angle de pivotement de la came. On y a également représenté en 29 l'effort de serrage dd à cet effet de bras de levier et en 30 l'effort de serrage total qui est la somme des efforts représentés en 27 et en 29. On voit que cet effort de serrage est constant sur un angle de pivotement de la came de 900. I1 va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté mais en couvre au contraire toutes les variantes. REVENDICATION Lève-tle comportant une came de serrage qui est montée pivotante par rapport à un support et propre à coopérer avec une paroi en forme de patin de ce support, cette came étant reliée à un élément de suspension par une chaîne ou un câble passant sur un élément de renvoi, caractérisé en ce que le câble ou la chaîne est relié à la came de serrage par un levier articulé propre à prendre appui sur un bossage de la came dans une partie de la course de pivotement de celle-ci, par exemple dans la partie de sa course correspondant au serrage de tales de forte épaisseur, et en ce que le bossage est disposé de manière que le levier le quitte quand la direction de ce dernier est sensiblement tangente en galet de renvoi, la droite joignant ltaxe du pivot de la came au point d'articulation du levier sur cette came faisant alors un angle d'environ 70 à 800 avec la direction de la partie du câble ou de la chaîne s'étendant de l'élément de renvoi au levier0