La présente invention concerne un milieu de culture que, pour plus de commodité , on désignera dans la suite de la présente description par la marque déposée "STELAC", propriété de la Demanderesse. Ce milieu se caractérise essentiellement par le fait, qu'étant très finenement élaboré, il permet aux bactéries introduites dans son sein, de semultiplier,tout en résistant à l'acidité développée par la culture des germes choisis. Cette culture possède la propriété, nouvelle par rapport aux compositions déjà connues, comme on le verra plus loin, qu'unie fois ingérée, elle continuera son développement in-vivo, etfavorisera ainsi une modification de la flore digestive, qui, sera alors en mesure d'opposer une barrière aux germes indésirables et même pathogènes et ceci grâce à une implantation de germes réalisant une culture de bactéries lactiques résistant à un pH acide. On pourra ainsi éliminer les flores neutres ou alcaliaes parmi lesquelles on rencontre les-colibacilles. Cet ensemencement direct in-vivo constitue une véritable implantation de germes vivants qui continuerant donc à assumer à eux seuls un pouvoir antagoniste et même destructeur vis à vis des microbes pathogènes; ainsi, sera assuré un équilibre de la flore intestinale, sans qu'on ait besoin d'avoir recours aux antibiotiques qui, comme chacun le sait, ajoutent à leur pouvoir destructeur total un déséquilibre néfaste et parfois très long à juguler. Des compositions de suspension de germes vivants sont connues depuis très longtemps, notamment à base de substrats divers (eau physiologique, sérum, lacto-sérum,eau glucosée,bouillon, etc...). Aucune de ces compositions n1 exerce pourtant des effets aussi favorables que l'on pourrait espérer. Cela stexplique par le fait qutil n'y a aucun apport de substances susceptibles de faciliter le développement et la reproduction des germes.De tels substrats contenant des germes vivants ne sont, en réalité,que des suspensions de bactéries et non au contraire une culture en pleine activité et riche dans ses bases en éléments nutritifs et énergétiques, comme c'est le cas de la présente invention. Ainsi, l'analyse comparative d'unlacto-sérum doux en poudre et du "STELAC" selon l'invention est la suivante (en %). Lactosérum SUE LAC Matières sèches 90,35 90,35 Protides 12,8 15,3 Matières minérales 10,4 10,1 Ca 0,85 1,30 Fe(t) 6,0Q 9,25 Zn(t) 0,6 1,9 Cu(t) 0,04 0,07 (*) (résultats exprimés en mg/ 100g). Il apparatt ainsi que le "STELAC" selon l'invention est plus riche en la majorité des éléments, avec un taux très supérieur en calcium,fer et zinc et même en traces de cuivre, malgré une teneur légèrement plus faible en matières minérales globales. Il en résulte en premier lieu qu'on observe un temps de latence, qui est nécessaire aux germes contenus dans ces suspensions avant qu'ils puissent se multiplier. On a en effet observé par des contrôles de laboratoire que le démarrage de telles souches est en effet plus long et dépasse le temps de la-digestion et du transit intestinal. Un premier objectif de la Demanderesse a été de rechercher le moyen de surmonter cet inconvénient. Or- précisément les recherches ont conduit à la constatation suivante La plupart des souches étudiées sont susceptibles d'être rapidement efficaces, Si, l'on réussit à en opérer un "lancement" lequel est essentiellement fonction d'un milieu de culture qui, utili lisé dans des conditions favorables peuvent le transformer en vrai support "actif" pour les germes étudies. Dans un premiertemps , la Demanderesse est parvenue à la mise au point de compositions destinées à être utilisées comme additifs alimentaires ainsi qu'à titre d'agents thrapeuti- ques au niveau de l'entretien de l'équilibre de la flore intestinale, mais également pour lutter contre les divers types d'accidents du tube digestif et notamment de l'intestin. La composition suivant l'invention a essentiellement pour but de développer in-vivo les germes nécessaires au bon équilibre intestinal, soit par un entretien régulier, soit par des périodes de cure, soit pour juguler les accidents du tube digestif et de l'intestin et plus particulièrement les diarrhées de naissance ou les séquelles consécutives au traitement par antibiotiques ou même seulement par des aliments traditionnels contenant souvent des traces d'antibiotiques. La composition suivant l'invention contribue notamment à abaisser par les germes apportés in vivo , le nombre de bactéries du type Pseudomonas Escherichia Coli ainsi que tous les accidents liés à la présence de différents toxines microbiennes. Une de ses propriétés essentielles est son aptitude à faciliter la pro duction très rapide de ferments lactiques et donc d'obtenir ainsi une montée d'acidité très rapide (4-5 heures), par voie de conséquence d'abaisser le pH du milieu et le rendre impropre au développement de nombreux germes indésirables et même de détruire ou éviter le développement des bactériophages. La présente invention a donc en premier lieu pour objet, une composition destinée à être utilisée comme additif alimentaire. Elle a également pour objet une composition thérapeutique à usage notamment vétérinaire pour le traitement de différentes maladies du tube digestif dues en particulier à des infections souvent liées au vide biologique résultant del'alimentation des animaux. Un autre objet enfin de la présente invention est un procédé de préparation d'une telle composition. La composition suivant l'invention est essentiellement caractérisée par le fait qu'elle comprend du lactosérum de préférence concentré et prédigéré par une enzyme du type protéolytique, du lactosérum levuré en présence d'une farine végétale- , du lait de levure obtenu avec une souche telle que du genre Saccharomyces Cervisiae, deux enzymes du type protéolytique et d'origine végétale ou animale et en particulier végétale, un facteur énergétique choisi parmi les hydrates de carbone et enfin un coefficient dit "respiratoire" tel que du glycérol. A cette composition on peut ajouter des ferments microbiens que l'on aura choisis pour certaines applications. Le lactosérum utilisé dans les compositions suivant la présente invention est de préférence un lactosérum doux provenant des fabrications fromagères et notamment de la fabrication de pâtes pressées . En ce qui concerne le lactosérum provenant des fabrications fromagères autres que les pâtes pressées, il est souvent plus acide et il convient dans ce cas, de ramener ce lactosérum à des conditions de pHsituées aux environs de 6,5-7 et à un degré Dornic d'environ 20 D. Le lactosérum plus particulièrement utilisé dans la présente invention est un lactosérum concentré ayant de préférence 55% d'extraits secs. Le pH de ce lactosérum est ramené à un pH de 6,87,2 à l'aide d'ammoniaque. On ajoute ensuite du citrate de sodium. Le pH redescend alors légèrement mais ensuite il se maintien en raison de l'effet tampon du citrate. La digestion enzymatique de ce lactosérum est effectuée par une enzyme hydrolysant les protéines et plus particulièrement les ponts soufrés des acides amines présents dans le lactosérum. On mélange à cet effet, le lactosérum doux et concentré propre bactériologiquement, sous forme d'une solution aqueuse avec l'enzyme précité quiest de préférence la papaine. Le lactosérum levuré peut être du lactosérum existant dans le commerce ou peut êtrepréparé par une méthode consistant à utiliser une solution de lactosérum frais à une concentration comprise entre 5 et 20%, de préférence 10 à 15% dont on ajuste le pH et le degré Dornic à une valeur égale à environ 6,2 pour le pH et un degré Dornic égal à environ 200 Dornic avec une base telle que l'ammoniaque.Ce milieu est ensemencé avec un lait de levure de 10 à 15t de matières sèches,-ladite levure pouvant être par exemple, Saccharomyces Cervisiae. La levuration se fait en présence de 0,5 à 1% d'une farine telle que du mais, de blé, de soja et... On maintient la température de culture entre 7;0 et 350C pendant une durée qui peut varier de 7 à 10 heures en contrôlant à intervalle régulier la chute de pH et la montée de l'acidité Dornic qui est très rapide, cette durée dépendant essentiellement de la quantité de farine adjointe à la culture. On revient, au bout de ce temps, à un pH sensiblement voisin du pu initial du lactosérum, c' est à dire compris entre 5,8 et 6,2 et un degré Dornic légèrement supérieur à 200 pouvant aller jusqu'à .280 Dornic. Ce retour à des conditions de pH et d'acidité voisines de celles du lactosérum de départ est très souhaitable, et il peut être nécessaire d'attendre cette descente au cas où elle n'aurait pas lieu au bout de la durée précitée.Il est nécessaire d'agir avec prudence car un excès de farine peut provoquer avec la levure Saccharomyces Cerevisiae une montée brutale d'acidité dont il est difficile de se rendre matre. Si cela se produit, la levuration doit être prolongée, car il est souhaitable de stopper la levuration uniquement lorsqu'on est revenu aux conditions de pH et de degré Dornic voisines du départ. Ce phénomène dépend essentiellement de la fraîcheur de la levure utilisée en particulier de Saccharomyces Cerevisiae. On peut aussi quand la levure est très fraîche , se dispenser d'ajouter de la farine qui est très énergétique. Ce traitement est suivi d'une ébullition-rapide d'environ 5 mn de façon à détruire les levures. En utilisant du lactosérum levuré du commerce, il convient de vérifier le pH et le degré Dornic qui doivent être comme précédemment à 6,2 et à 200 Dornic et exempt d'antibiotiques. Le lactosérum concentré et digéré et le lactosérum le vuré précité sont mélangés dans des proportions comprises entre 4:1 et 1:4. On vérifie après le pH et le degré Dornic, de façon à être sensiblement dans les conditions comparables au- lait, tant pour le pH que pour le degré Dornic. Si nécessaire, on ajuste le pH avec une base telle que l'ammoniaque. Le lait de levure est préparé en mettant dans l'eau une levure telle que S.Cerévisae. Il est nécessaire de l'homogéniser parfaitement à la température ambiante de l'eau. Cette suspension de levure est ensuite rapidement éclatée à une température comprise entre 70"C et 1000C pendant 3 minutes. Ce mélange delait de levure , ainsi obtenu, est additionné en phase descendante de température, de facteurs énergétiques tels que des farines de céréales, comme de malus, de blé ou de soja,pré sentes dans des quantités pouvant aller jusqu'à 20%. Il en est de même du coefficient respiratoire qui peut être en particulier du glycérol, présent dans une quantité pouvant être égale à 0,1 à1% et de préférence égale à 0,4%. Le mélange est ensuite passé à la tour de pulvérisation, sans réchauffement général. On peut introduire après ou avant sèchage, des ferments lactiques du type thermo-résistant à des températures d'environ 40 450C. On peut utiliser par exemple, à titre de ferment, du Streptocus Lactis du groupe N. De Lancefield ou tout ferment puuvant avoir un effet dans le traitement des infections du tube digestif et notamment intestinales, et résistant à la chaleur si le ferment est ajouté à la composition avant passage à la tour d'atomisation. Cescompositions sont, comme déjà indiqué plus haut, destinées à être utilisées comme additifs dans l'alimentation des animaux3 on peut les additionner dans des quantités par exemple de l'ordre de 8-208 en poids de nourriture. Elles sont également destinées à être utilisées comme agents thérapeutiques, en vue de rééquilibrer la flore intestinale et diminuer le nombre de bactéries telles que du genre Pseudomonas ou Escherichia Coli et lutter contre les toxines microbiennes en traînant souvent des diarrhées,entérites,toxicoses notamment chez les jeunes animaux. Les quantités de compositions suivant l'invention utilisables dans ce cas sont comprises dans le mêmeintervalle de proportion et sont administrées en mélange avec de l'eau et éventuel lement l'alimentation habituelle dans lesdites proportions. Les exemples suivants sont destinés à illustrer l'invention sans toutefois présenter un caractère limitatif pour celle-ci. Ces exemples décriront un procédé de préparation d'une telle composition et des essais comparatifs par rapport à un produit à base de lait. EXEMPLE 1 On digère du lactosérum concentré à 555 d'extrait sec avec de la papaine dans une proportion de 75 mg de papaïne pour 100 g de lactosérum concentré. A cet effet, on dissout la papalne dans une topette (150g de papaine dans 20 litres). On rectifie l'acidité en ajoutant de l'ammoniaque jusqu'à l'obtention de pH 7. Après cet ajustement , on ajoute du citrate de sodium pour abaisser le pH à 6,8 - 6,9. On commence alors la digestion du sérum concentré avec la pavane, la température de digestion étant de 63"C et la durée étant de 3 heures 30. On chauffe alors l'ensemble digéré très rapidement à 80"C ; on réalise alors aussitôt que possible l'addition ctUest r Umdilreev5rae/solution de la poudre levurée dans de l'eau à 65"C environ. On mélange les deux solutions et on doit porter l'ensemble en 30 minutes jusqu'à 900C, température où on la maintient alors pendant 5 minutes Pendant ces préparations, on a fabriqué le lait de levure; en additionnant une levure fraîche Saccharomyces Cerevisae à de l'eau maintenue à une température ambiante dans une proportion d'environ 30% (poids/volume) par rapport à l'eau.On additinnne environ 7,58 par rapport à l'eau de glycérine et l'on porte la température de l'ensemble à 70-1i)00C pour faire éclater la levure. On rajoutede l'eau dans une proportion d'environ 250t et de l'ami d-on de mas dans une proportion d'environ 5 par rapport à l'ensem- ble de la composition. Le lait ainsi préparé est additionné au mélange de lactosérum concentré prédigéré et de lactosérum levuré, la solution de lait de levure contenant de la glycérine avec l'hy- drate de carbone choisi, constituant environ 30% en poids par rapport au poids dela composition totale. On passe la composition ainsi obtenue sur une tour d'atomisation et on ajoute àla poudre en résultant, après sèchage, environ 1% d'un ferment vétérinaire tel que Streptococcus Lactis. Il est également possible d'incorporer ledit ferment vétérinaire avant passage sur la tour d'atomisation dans la compo sition précitée. La Demanderesse a constaté des performances croissantes avec des températures progressives -allant de 18 à 400C, ce quipermet d'obtenir un ensemencement massif in vivo de la flore intestinale après ingestion de cette composition. La poudre ne contenant pas de ferments peut être stockée pendant plus d'un an et la poudre additionnée des ferments se conserve bien pendant au moins 6 mois à une température de 150C et aux environs de un an si la température de conservation est d'environ iOOC. La population de départ de la poudre ainsi préparée est de 400 millions de germes pour 100 ml de poudre réhydratée. La Demanderesse a effectué une étude comparative de la composition suivant l'invention et du lait. Les résultats sont représentés sur la courbe ci-jointe (fig. 1) ainsi que dans le tableau ci-dessous. On compare dans le tableau 1 ci-dessous et sur la figure 1, la multiplication des germes ainsi que l'augmentation du degré Dornic en fonction du temps"et de la température. Lorsqu'on parle de milieu à base de lait, il s'agit de 100 ml de lait additionné de îg de ferments atomisés que l'on laisse incuber jusqu'à une durée de 24 heures. On utilise également 100 ml du milieu suivant l'invention additionné au moment de sa fabrication du même ferment dans la même quantité que précédemment. La courbe 1 indique l'augmentation en degré Dornic pour un milieu à base de lait ou son sous produit le lactosérum à une température de 240C,La courbe 2 est relative au même milieu de culture mais à une température de 34"C. Les courbes 3 et 4, sont relatives à l'accroissement du degré Dornic pour un milieu à base de STELAC suivant l'invention à des températures respectives de 240C pour la courbe 3, et de 34"C pour la courbe 4. TABLEAU 1 Augmentation des points de degré Dornic Dure d' Température Température incubation incubation 240C. incubation 340C Poudre selon Lait Poudre selon Lait l'invention l'invention Départ 19 DD 16 DD 19 DD 16 DD 4 heures + 2 DD + 2 DD + 2DD + 3 DD 8 heures + 7 DD + 4 DD + 29 DD + 8 DD 12 heures + 51 DD + 12 DD + 51 DD + 24 DD 23 heures + 65 DD + 28 DD DD + 69 DD + 40 DD germes à 23 h. 4 040 million 1 460 millions 4 360 million 1 740 millions germes à 48 h. 4 760 million 2 340 million 5 340 millions 3 130 millions On constate qu'avec le milieu suivant l'invention, le nombre de germes est nettement plus important que ce qu'il était possible d'obtenir avec du lait.Ceci démontre que la composition suivant l'invention permet d'obtenir dans des conditions régnant au niveau de l'intestin, un développement important de germes par rapport à l'ensemencement du départ, lesdits germes résistant à des températures variant entre 18 et 400C. Le tableau 2 suivant résume la multiplication des germes par rapport à l'ensemencement initial qui était dansnotre cas, de 400 milliions de germes par ml. TABLEAU 2 Multiplication de germe par rapport a l'ensemence- ment Duree d Température Poudre selon Lait Tempera Poudre se- Lait incubation l'invention ture l'invention 24 heures 24 C x 1 010 x 3,65 34 C x 1 090 x435 48 heures 2400 X 1 L90 X 585 34 c X 1 3335X7,82 On constate une grande stabilité de production des germes et d'acidité dans la poudre, malgré les changements de température et d'acidification de l'aliment qui est destiné à être utilisé dans les traitements curatifs des infections intestinales. EXEMPLE 2 Au titre d'essais cliniques-, on a procédé d'une part à des essais d'alimentation de veaux faisant intervenir du "STELAC" non ensemencé et d'autre part à un traitement thérapeutique de veaux diarrhéiques au moyen de "STELAC" ensemencé. Les résultats recueillis sont brièvement résumés ci-après A. Essais d'alimentation Le but des essais était de remplacer la teneur en lactosérum ordinaire dans un aliment quelconque par le même pourcentage de support actif "STELAC" c'est à dire de "STELAC" non ensemencé, ceci dans le but de favoriser l'implantation dans l'intestin d'une flore lactique naturelle. Dans ce premier essai, il fut mis 8% de"STELAC" non ensemencé à la place du 8% de lactosérum ordinaire traditionnel, c'est à dire que le support actif fut introduit dans un aliment duquel onn'avait pas soustrait les antibiotiques. La composition des aliments était respectivement la suivante ALIMENT TEMOINinon modifiés ALIMENT MODIFIE AU "STELAC" Poudre de lait ........ 64% 64 % Migrasse ........ 21% 21% Lactosérum ........ 8% Stelac ......... 8% Amidons ........ 5% 5% Condiments ........ 2% 2% avec Bacitracine Furoxone RESULTATS ANALYTIQUES DES ALIMENTS Humidité ........ 4,03 4,20 Solubilité ........ 7,00 5,60 Densité ........ 0,51 0,50 M.Grasse ........ 22,5 22 Protéine ........ 23,3 23,5 Fluidité 5,3 5,3 5,4 Fer ........ 8,5 10,4 RESULTATS DES ESSAIS a) Evolution de la croissance Celle-ci a été contrôlée par pesée individuelle tous les 14 jours(l'essai a duré 107 jours) après la buvée matinale. Lesconsommations journalières ont été enregistrées pour per mettre d'évaluer l'efficacité alimentaire. La croissance dulot témoin et du lot au "STELAC" sans ferment ont été bonnes - le gain moyen quotidien fut de 1255g par jour environ - la prise maximale de poids a eu lieu pour les 2 lots le 560 et le 700 jour Quelques refus ont été observés dans les 2 lots entre le 420 et le 66" jour b) Etat d'anémie Cet état a été contrôlé par la valeur de l'absorption sanguine. Lesprises de sang ont été faites pour chaque veau à l'arrivée et à 42 jours puis à l'abattage. Lot témoin Lot au"STELAC" + 2 jours.... 0,9.5 0,95 +43 jours.... 0,75 0,60 +105jours.... 0,66 0,70 La baisse de l'absorption sanguine a été bonne peur les 2 lots. c) Résultats d'abattage Poids Poids Rendement Couleur Engraissement vif net Témoin 186,7 114,3 61,3 100% AB 5/5 Lot STELAC 187,5 114,1 60,9 100% AB 5/5 Le rendement fut à peu près semblable Le poids de la carcasse très légèrement plus lourd. La couleur de la viande était claire. L'engraissement conforme. d) Aspect sanitaire Le nombre des diarrhées a été peu important et se sont résor bées le 8" jour sans aucun accident. CONCLUSIONS DE L'ESSAI A Sur le plan zootechnique les résultats du lot témoin et du lot recevant le "STELAC" sans ferment sont bons. Laprésence probablement d'un taux trop élevé de bacitracine et de furoxone a probablement mis en cause le pouvoir énergétique du "STELAC" qui n'a pu exercer toute savaleur pour améliorez la flore naturelle de l'animal. B.Essai de traitement thérapeutique de veaux diarrhéigues En dehors de ces essais exécutés sur 2 lots de veaux, on a traité dans l'élevage des veaux tombés malades (diarrhées),répertoriés comme suit N"2 : plus de diarrhées pendant les 2 jours d traitement reprise légère. Une diarrhée le 30 jour puis déjections normales 5 jours d'étable N016: L'état diarrhéique continu pendant le traitement;arrêt après le traitement 5 jours d'étable N018: Idem état diarrhéique pendant le traitement;arrêt le lendemain 8 jours d'étable N"22: Fin des diarrhées dès le début du traitement 7 jours d'étable Ces résultats sont bons malgré que l'utilisateur n'ait pas respec té les indications pour l'emploi du "STELAC" ensemencé. Dans d'autres élevages où les directives ont été respectées les résultats des prises de "STELAC" avant toute autre alimentation des veaux nouveaux-nés ont donné de très bons résultats. Le pourcentage des diarrhées d'adaptation fut au maximum de 5 à6% contre une généralité de 40 à 60% et même dans certaines contrées ce pourcentage peut atteindre 7t-75 a. Ces expériences furent suivies sur 2 à 300 veaux et toujours il fut observé une bonne protection. CONCLUSIONS DE L'ESSAI B Le "STELAC" donne donc d'excellents résultats en préventif et en curatif. De plus il aide à traiter plus facilement et avec succès les animaux atteints sérieusement. Pour les diarrhées d'adaptation elles ne résistent pas après une seule prise de"STELAC" ensemence cu tout au plus 2 prises On peut ainsi en déduire les conditions d'utilisation. 1) Le lactosérum ordinaire doit être remplacé par du"STELAC" non ensemencé avec suppression des antibiotiques dans l'aliment ou tout au moins par pas plus de 4 ppm.... Bacitracine 6ppm...Furoxone antibiotiques pour lesquels le germe employé a été rendu résistant. 2) L'emploi du "STELAC" ensemencé doit se faire une à deux fois avant toute autre alimentation du nouveau-né 3) Au cours de l'engraissement il faut faire périodiquement une cure très courte de"STELAC" ensemencé afin d'entretenir une flore suffisamment riche dans l'intestin et pallier ainsi tous risques de déséquilibres microbiens. Les essais cliniques indiqués ci-dessus ont démontré que l'implantation des germes dans l'intestin est rendu possible grâce au support actif selon l'invention. Le "STELAC" est ainsi une combinaison de plusieurs éléments qui ont été minutieusement ajustés afin de pouvoir être utilisés non seulement comme milieu de culture mais encore comme base thérapeutique pour le traitement des animaux nouveaux-nés et parfaire leur développement pendant la période de croissance. Exemples : pour les veaux nouveaux-nés les diarrhées d'adaptation furent au maximum de 5 à 6% contre une généralité de 40 à 60%. Pour les veaux à l'engraissement, le "STALAG" non ensemencé employé en remplacement du lactosérum ordinaire fournit des veaux qui n'ont eu aucun accident diarrhéique avec un bon rendement, des poids de carcasse légèrement plus lourds, une viande claire et enfin un engraissement conforme avec un excellent état sanitaire. Dans un autre essai pour des veaux à l'engraissement, sur 4 veaux tombés malades de diarrhées, le "STELAC" ensemencé a stoppé dès le lendemain les accidents survenus au cours de leur alimentation. Après ces résultats encourageants, il convient d'insister sur la mise au point de sa composition Le lactosérum papaîné pendant 3 heures puis inhibé est d'ailleurs connu en lui-meme. Il est très facile à digérer, la prolifération des germes y est extrêmement rapide, mais il a le défaut d'interrompre rapidement leur muttiplication quand le lactosérum parvient à l'intestien , et il est donc trop pauvre pour que la prolifération se poursuive. Le lactosérum levuré, également connu en lui-même est riche mais trop lent à proliférer. L'invention vise donc l'ajustement réciproque de ces éléments. - 3/5 de lactosérum digéré par la papaine puis stoppée - 2/ 5 d'une culture de S.Cerévisae dans du lactosérum puis inhibée. La première partie (lactosérum papalné) a assuré l'hydrolyse des protéines et notamment des ponts soufrés des acides aminés présents dans le lactosérum,ceci avec une concentration en papaine de 12 mg t. La deuxième partie (lactosérum levuré) a fourni 5 acides aminés supplémentaires non existant dans le lactosérum ordinaire. De plus pour utiliser le "STELAC" à des fins thérapeutiques il était essentiel de pouvoir produire un maximum de bactéries lactiques, à savoir plusieurs milliards en quelques heures. Cette production intense nécessite un apport de composés soufrés. La Demanderesse a donc été amenée par éclatement de levure à libérer l'enzyme rhodanase déterminant la réaction: L-cystéineL.Sérine + H2S qui libère des composés soufrés favorisant la culture des bactéries lactiques, d'où la supériorité de ce milieu sur le lait qui en est complètement dépourvu. Enfin subsidiairement , l'invention vise l'addition à tous ces ingrédients d'un facteur énergétique, de préférence choisi parmi les hydrates de carbone et plus spécialement lelactose hydraté. De plus un coefficient respiratoire a été ajouté et choisi parmi les glycérols et citrates. Toutefois,lors de la poursuite de ses travaux en vue de l1ex- tension de l'application de ces compositions aux porcelets, qui ne sont pasnon plus à l'abri des entérites des nouveauxnés, il est apparu que les compositions décrites ci-dessus quand ellessont à l'état de préparations liquides ne sont pas adaptées aux jeunes porcg. En effet,il y a pour le porcelet 2 phases à respecter - un allaitement maternel pendant environ 5 semaines - puis un sevrage précoce, avec une alimentation sèche granulée obtenue par compression des éléments composant l'alimentation. L'invention vise donc les aménagements des compositions précédemment décrites, en vue de ces deux périodes, qui bien entendu ne peuvent être traitées que différemment l'une de l'autre. 10) Dès les premières heures après la naissance, le porcelet, comme le veau devra absorber une dose de "STELAC" ensemencé dilué dans de l'eau tiède à la dose de 200 g Cette prise devra être donnée avant la première tétée au moment où son tube digestif est stérile (en général pendant 1 journée) Il sera ainsi protégé des colibacilloses au cours de l'allaite ment maternel. 20) Au sevrage précoce (5semaines) 2 méthodes d'administration pourront être prévues A) Aliments compressés en granulés avec un apport de 12%environ de "STELAC" non ensemencé ceci uniquement pour favoriser le développeslent de la flore naturelle bénéfique (désignés ci-après par "Aliment A") B) Pour les cas difficiles il sera avantageux d'administrer la même alimentation dans laquelle sera alors inclu du "STELAC" ensemencé par un ferment lactique et dépourvu des antibiotiques classiques (désignés ci-après par "Aliment B"). Sachant que le lait de truie a un taux de caséine d'environ 50% et que le lait de vache en contient un taux de 90t, il sera aisé d'inclure, en substitution, du "STELAC" dont le taux de caséine voisine entre 20 et 25%. On évitera ainsi un coagulum de caséine , que le porc digère très difficile ment. L'invention vise donc non seulement une modification en pouvant dimininuer le taux de caséine mais encore en améliorant la culture naturelle des germes existants dans l'intestin ('1STELAC"non ensemencé et inclu dans l'alimentation)- aliment A- tandis que pour la lutte préventive des diarrhées ou pour le traitement thérapeutique on devra utiliser le "STELAC" ensemencé - aliment B A cet effet , cette variante du procédé selon l'invention se distingue de la technique citée en premier par des conditions différentes de réalisation de la période dite d'hydratation correspon dant à une acidité croissante. Selon l'invention, la durée de cette période dite d'hydratation est ramenée depuis 24h , durée prévue dans la première technique jusqu'à 4 à 12 h seulement. C'est seulement à cette condition qu'in-vivo à 37-390C les germes lactiques ingérés avec leur support "STELAC" prolifèrent et, à la croissance terminale, ils sont multipliés par un coefficient pouvant aller de 2 à 20 suivant le nombre d'heures choisies pour la durée de l'hydratation. De plus ils ont été entraînés à supporter une très forte acidité et peuvent alors équilibrer ainsi la flore intestinale, et opposer ainsi une barrière aux flores alcalines et neutrophiles. A l'exp COMPOSITION Aliment journalier Aliment pour d'entretien (A) réenrichissement de la flore natu relle (B} relle (B) Lactosérum 8% 8% STELAC non ensemencé 12% --- STELAC ensemencé --- 12 à 150 Tourteau de soja 20% 20% Farine de poisson 6% 6% Manioc de Madagascar 32% 32% Orge 10% 10% Sucre dénaturé 5 5% Huile d'achadiee 3% 3% Antibiotiques 4% Lacompression nécessaire à la préparation des granulés peut être envisagée sans problème pour l'aliment A. Pour l'aliment B la température de compression devra n'être qutaux environs de 60/700 afin de respecter la vitalité des germes introduits. CONSERVATION : Le "STELAC" en poudre ensemencé a éte conserve pendant 1 an et le non ensemencé plus de 3 ans, ceci à tempera- ture ambiante oscillant de 5" à 220 et sans que la teneur en germes n'en soit affectée (4 10 /î çt-). ALIMENT : Dans un aliment dépourvu d'antlbiotique des doses croissantes de "STELAC" ensemencé ont été introduites (5%,8% et 13%) et le contrôle des germes fut exécuté 9 mois plus tard. Les germes introduits étaient encore en pleine activité et leur numération a prouvé que les nombres de germes obtenus étaient proportionnels à ceux qui avaient été distribués 9 mois avant avec le "STELAC" ensemencé (5%,8% et 13%) POSSIBILITE DE L'EMPLOI DU "STELAC" : Le "STELAC" étant un support actif, pour permettre d'intensifier la production du germe introduit dans son sein et en particulier de tous les ferments lactiques, il permet d'envisager une thérapeutique humaine lorsqu'il s'agit d'enrayer - soit une infection colibacillaire - soit un rétablissement de la flore intestinale à la suite d'un traitement d'une infection par une méthode concernant la prise d'antibiotiques à forte dose entraînant une dégradation intes tinale qui par voie de conséquence produit à plus ou moins long terme des gaz et souvent une constipation alternée avec des diarrhées. Des essais concluants ont été conduits dans cet esprit par la Demanderesse, le mode d'administration étant bien entendu plus simple chez l'être humain que sur l'animal. Ainsi dans la pratique dans le but de rétablir chez un sujet ltéquilibre de la flore intestinale, le "STELAC" hydraté au maximum de sa production de germes à des doses de 60 ml environ, ensemencé à 20%, hydraté aux environs de 30"C. Malgré l'hydratation plus élevée (30 au lieu de 22/25"C) on sera au point culminant de laproduction de germes mais la digestion de 60 ml de liquide sera beaucoup plus courte qu'unie digestion chez l'animal et les effets seront ainsi plus rapides. Enfin, la figure 2 du dessin annexé illustre par un ensemble de courbes le comportement comparé des germes dans du STELAC, préalablement hydraté selon l'invention et dans un milieu semblable, mais non hydraté. Sur les courbes de la figure 2, représentant le degré Dornic en fonction du temps d'incubation, - la courbe 1 représente l'évolution des germes dans du STELAC préalablement hydraté à 250C, mesurée in vitro simulée - les courbes 2représentent l'évolution correspondante/in vivo chez l'animal, à savoir - courbe 2a après hydratation pendant 6 h à 250C,puis administré à l'animal - courbe 2b après hydratation pendant 9 h à 250C,puis administré à l'animal - courbe 2c après hydratation pendant 12h à 250puis administré à l'animal - courbe 2d après hydratation pendant 18h à 250C,puis administré à l'animal - courbe 2e après hydratation pendant 24h à 250C puis administré à l'animal. Enfin la courbe 3 représente l'évolution des germes dans du STELAC non hydraté et administré directement. En d'autres termes, les abscisses mesurant la duré en heures, et les ordonnées le degré Dornic, les points A,B,C,D,E désignent le moment d'administration à l'animal, chez lequel on admet que le transit digestif complet s'etablit à 5-6 heures, tandis que la digestion dure environ 2,5-3 heures. On constate alors 1) Courbe 3 - Produit administré en A, non hydraté. Au bnut de 3 heures, durée de la digestion à 370C, le nombre de germes n'est que d'environ 450 millions. 2 > Courbe 2 - Au contraire, le produit hydraté pendant 6 heures, et administré au point B, atteint au bnut de 2h 30 de digestion, un nombre de germes de 3 milliards 350 millions(courbe 2a). De même, le produit hydraté pendant 9 heures, et administré au point C, atteint au bout de 2h 30 de digestion un nombre de germes de 3 milliards (courbe 2b) ; celui hydraté pendant 12h et administré au point D atteint en 2h 30 4 milliards 400 millions de germes; celui hydraté pendant 18h et administré en E atteint en 2h 30 5 milliards 840 millions de germes,et celui hydraté pendant 24h et administré en F atteint encore plus de 4 milliards ,même plus de 6 heures plus tard. Cela démontre clairement l'efficacité de 1 'hydratation,même sur des périodes très prolongées. Il est bien entendu que les résultats illustrés par le jeu de courbes 2 ont été simulés in vitro , par des mesures pratiquées au bout de 2-3 heures puis 5 heures après le début de l'incuba tion des germes sur le milieu ayant subi préalablement I'hydra tation pendant les diverses durées indiquées. Ces durées d'incubation correspondent aux durées réelles de digestion et de transit total commeindiqué au début et elles peuvent être tenues comme une simulation parfaite du comportement des germes par administration réelle à l'animal in vivo Cette simulation était nécessaire , dans la mesure où les mesures réelles in vivo seraient évidemment impossibles , au cours du transit intestinal. Enfin le tableau suivant fait ressortir la différence de performances du STELAC par rapport aux milieux traditionnels,en donnant le coefficient de multiplication des germes après diffé- rentes durées Coefficient de multiplication au bout de Milieu 3h 4h 5h 6h Tryptone 2,5 3 2,7 2,6 Lactosérum levuré 1,7 2 2,3 2,4 Lactosérum papainé à250 4 2,8 1,8 1,2 ig% Lactosérum papainé à 12,5 3 2,8 1,5 1,2 Egsi STELAC 3 3,2 3,8 4 Au surplus la multiplication se poursuit avec le STELAC jusque et au-delà de 24h. Ce nouveau milieu n'a donc rien de commun avec les compositions avec du lactosérum naturel dans les aliments. Il convient de noter que le STELAC A peut également servir de support pour n'importe quel produit thérapeutique dont ltobjectif est d'obtenir la multiplication intensive des germes bénéfiques utilisEs. C'est en fait une combinaison de deux élements connus séparément, mais truités spécialement et à laquelle sont adjoints, par libération de l'enzyme rhodanase , des composés soufrés naisants. REVENDICATIONS I. Milieu de culture bactérienne exerçant un effet modificateur sur la flore digestive , à usage alimentaire et thérapeutique chez l'homme et chez l'animal d'élevage, caractérisé en ce qu'il comprend - du lactosérum concentré et prédigéré par une enzyme protéolyti que - du lactosérum levuré en présence d'une farine végétale, - du lait de levure obtenu par une souche de genre Saccharomyces Cerevisiae - deux enzymes protéolytiques choisies entre les enzymes du type végétal et animal - un facteur énergétique choisi parmi les hydrates de carbone,et - du glycérol jouant le rôle de coefficient respiratoire 2. Milieu selon la revendication 1,caractCrisé- en ce qu'il résulte d'une prédigestion enzymatique de lactosérum,suivie d'une période d'hydratation à 25-300C pendant 4 à 12heures avant administration. 3. Milieu de culture selon la revendication 2,caractérisé en ce qu'il subi une digestion limitée à la papaine. 4. Milieu de culture selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu il contient une culture de S. Cerevisiae dont on a provoqué l'éclatement des cellules. 5. Milieu selon ltune quelconque des revendications 1 à 4, caracté risé en ce qu'il est ensemencé de bactéries lactiques. 6. Application du milieu selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 comme additif alimentaire pour l'amélioration de la flore naturelle. 7. Application du milieu selon la revendication Comme additif alimentaire pour l'élevage des animaux. 8. Application du milieu selon la revendication 5,comme composition thérapeutique paur le traitement préventif et curatif des états diarrhéiques chez les jeunes animaux. 9. Application en thérapeutique humaine du milieu selon la reven dication 5,pour le rétablissement de l'équilibre de la flore intestinale.