la présente invention concerne un objectif holographique à résolution élevée et à champ étendu, obtenu grâce à la superposition de réseaux d'interférence enregistrés dans le volume d'un matériau épais. 5 La réalisation d'un objectif de type classique à haute résolu tion exige que les différentes surfaces réflectives ou réfractives utilisées soient usinées avec une très haute précision. L'obtention simultanée d'un champ étendu conduit à multiplier ces surfaces pour diminuer les aberrations. Le prix de revieht de tels objectifs est 10 donc extrêmement élevé, tant du fait de la longueur des calculs de conception que des moyens à mettre en oeuvre pour leur réalisation. L'invention se propose de réaliser des objectifs fonctionnant en lumière monochromatique, de performances identiques en résolution et en champ, à celles des objectifs classiques, mais de conception 15 et de réalisation plus simples, donc moins onéreux. L'.invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après et des figures annexées où : - la figure 1 représente un dispositif connu utilisé pour réaliser une lentille holographique j 20 - la figure 2 représente la vue en coupe d'un objectif hologra phique selon l'invention ; - la figure 3 est une figure explicative ; - les figures 4, 5 et 6 représentent des modalités de fonctionnement de l'objectif suivant l'invention ; 25 «I la figure 7 représente un exemple de dispositif permettant de réaliser un objectif selon l'invention. Sur la figure 1 est donné le schéma d'un dispositif utilisé pour réaliser une lentille holographique convergente de type classique. Un faisceau parallèle 1 de lumière cohérente, issu d'une source laser 30 non représentée sur la figure, est divisé par un séparateur de lumière 2 en deux faisceaux parallèles 10 et 11 à partir desquels des objectifs 200, 210 et 211 fournissent deux ondes sphériques, l'une 20, oentrée sur un point Cq , l'autre 21, centrée sur un point . Une lame semiréfléchissante 3 permet de faire interférer ces deux 35 ondes. Un dispositif photo-sensible 4, plaque photographique par exemple, permet d'enregistrer les franges d'interférences ainsi produites. Dans la région d'interférences, le lieu des points correspondant 71 12966 2 2133460 à d'égales valeurs de l'intensité lumineuse Bera une famille dîellipsoïdes de révolution de foyers Cq et , qui après enregistrement dans le milieu photo-sensible, découperont dans ce dernier un réseau tridimensionnel de miroirs semitransparents. 5 Si l'épaisseur du milieu ne dépasse pas quelques longueurs d'onde du rayonnement utilisé, l'effet en épaisseur sera négligeable, et le réseau pourra être considéré comme un réseau zone bjdj.mension— nel, formé, suivant le traitement utilisé, d'anneaux concentriques à transparence ou à indice de réfraction variable, et constituant 10 une lentille holographique classique. Mais plus l'épaisseur du milieu photo-sensible devient grande par rapport à la longueur d ' onde et plus devient importante la sélection angulaire due à l'effet Bragg et résultant des réflexions multiples sur la série de miroirs transparents ainsi formés. Une 15 lentille holographique épaisse présentera donc avec les lentilles holographiques minces classiques deux différences importantes. D»une part, elle ne fournira plus trois faisceaux diffractés, mais un seul, ce qui permet d'obtenir des rendements lumineux voisins de 100 fo. D'autre part, son champ sera d'autant plus restreint que son épais-20 seur sera plus grande. En effet, le faisceau diffracté s'éteint dès que le point source s'éloigne des pôints Cq ou 0^, centre des ondes sphériques qui ont servi à construire la lentille ; une lentille holographique épaisse ne transmettra donc la lumière qu'au voisinage immédiat des points où sont remplies les conditions de stigm&tisme. 25 Une lentille holographique mince présentera donc un rendement lumineux/e^uj*irechamp étendu, mais entaché d ' aberrations considérable s. En augmentant son épaisseur, on accroît son rendement lumineux et l'on restreint son champ à la région où sont remplies les conditions de stigmatisme. 30 l'invention met à profit ces propriétés des lentilles hologra phiques épaisses pour réaliser un objectif holographique à haut rendement lumineux, à résolution élevée et à champ étendu, en superposant dans le sein d'un matériau épais un nombre important de lentilles élémentaires, chacune d'entre elles conjugant un domaine par-35 ticulier du champ. la figure 2 représente la vue en coupe d'un objectif réalisé selon l'invention, dans lequel, pour faciliter la compréhension, le nombre de lentilles holographiques épaisses élémentaires a été 71 12966 3 2133460 ramené à deux. Dans le milieu 4, d'épaisseur e, ont été enregistrés deux réseaux de franges, sous forme de variations de la partie réelle ou ima^in-^ire de l'indice ; seuls, les lieux des variations maximales d'indice ont été représentés sur la figure, le premier 5 réseau de franges 4C constituant „a première lentille élémentaire est "formé par les intersections avec le milieu 4 d'une famine 0 0 d'ellipsoïdes -o révolution tels que 50 ayant pour foyers CQ et C.j Cq et C1^ sont les centres des ondes sphériques dont les interférences enregistrées constituent le réseau 40 ; de même, le second 10 réseau de franges 41 constituant la deuxième lentille élémentaire est foimé par "une famille d'ellipsoïdes de révolution tels que 51, 1 11 1 de foyers Cq et C^, Cq et C^ étant les centres des ondes sphériques qui ont permis d'enregistrer le réseau 41. Les points Cq, Cq d'une part, C^ et cj d'autre part sont respectivement situés dans deux 15 plans Pq, 'P.J parallèles aux deux plans délimitant le milieu photosensible. 0 1 / les deux points Cq et.CQ ont été choisis tels, lors de l'enregistrement du réseau, que l'angle forcé par les deux directions OCq et Oci (où. 0 est l'intersection du plan médian du milieu photo-sen- 0 0 11 20 sible avec les droites Cq C^ ou Cq C^ ) soit supérieur à une valeur A 0 ; ladite valeur £ 0 correspond à la- sélection angulaire effectuée, par effet Bragg, par l'ensemble des miroirs semi—transparents correspondant au réseau de franges enregistrées dans le milieu épais ; la valeur de l'angle Ù.Q est inversement proportionnelle 25 à l'épaisseur e du milieu photosensible. Dans ces conditions, de tout point source Sq situé sur une surface délimitée par l'intersection du plan Pq avec le cône de révolution d'axe 0Cn et d'angle au sommet A©, la lentille formée par le réseau de franges 40 fournira une image S1, située dans le 0 0 30 plan P.. et telle que les points Sn, 0 et 8, soient alignes ; la 0 0 correspondance entre les points Sn et S, remplira les conditions 0 0 de stigmatisme si ceux-ci sont confondus avec le couple Cn , C, et 0 0 ut s'en écartera d'autant moins que la droite Sn S,. est plus voisine de 0 0 0 la droite Cq C^. Par contre, de ce même point source Sq, la deu- 35 xième lentille formée par le réseau 41, à la différence de ce que ferait une lentille holographique mince, ne fournit aucune image ; le point Sq se trouve en effet en dehors de la zone de sélection de Bragg de la lentille 41, qui est la surface L ^ délimitée par 71 12966 4 2133460 l'intersection du plan Pq avec le cône de révolution d'angle au sommet Ae et d'axe Ocl# 0 ✓ En appelant Za la surface délimitée par l'intersection du plan 0 0 P.j avec le cône de révolution d'axe Cq 0 et d'angle au sommet 5 Û0, on voit que la lentille élémentaire formée par le roseau de franges 40 conjugue, dans des conditions voisines du stigmatisme, les deux surfaces *0 et E°, à l'exclusion de tout autre point des plans Pq et P^. De mêrae, la lentille élémentaire 41 conjugue les deux surfaces E J et T | • 10 II est évident que dans la pratique, un objectif pourra compren dre un nombre élevé de lentilles.élémentaires telles que 40, conjuguant deux à deux/â^Ffaces élémentaires Eq et Z"^-. les surfaces élémentaires X q seront juxtaposées pour couvrir le champ demandé à l'objectif. 15 le nombre n de lentilles élémentaires composant l'objectif n'est limité que par la variation maximale Alî de l'indice que le milieu, photosensible est susceptible d'enregistrer. En effet, cha— que lentille élémentaire exige, pour présenter un rendement lumineux suffisant, une variation élémentaire d'indice égale à SïT, ce qui 20 entraînera, pour l'ensemble des n lentilles une variation totale d'indice AN: = ' n fil l'enregistrement des franges sera effectué préférentiellement sous forme de variations de la partie réelle de l'indice du milieu photo-25 sensible (ou variations de l'indice de réfraction) qui permettent d'atteindre pour l'objectif des rendements lumineux globaux voisins de l'unité, alors que l'enregistrement sous forme de variations de la partie imaginaire de l'indice (ou variations du coefficient de transmission) limite à des rendements globaux de quelques pourcent. 30 A titre d'exemple non limitatif, on pourra utiliser, pour obte nir cet enregistrement sous forme de variations de l'indice .de réfraction, utiliser le procédé classique de la gélatine blanchie ; une émulsion photographique épaisse, après exposition et développement, subit un traitement de chloruration au cours duquel les grains 35 d'argent métallique absorbants, sont transformés en grains de chlorure d'argent transparents, mais d'indice différent de celui de la gélatine qui^entoure. La variation maximale AIT de l'indice de réfraction que l'on peut obtenir pour une gélatine blanchie est de COPY 71 12966 2133460 l'ordre de 0,1. le choix de l'épaisseur du milieu photosensible sera dicté par le pouvoir séparateur imposé à l'objectif. L'angle ÛQ de sélection angulaire par effet Bragg, qui fixe la dimension des surfaces 5 élémentaires Z.q ou L ^ correspondant à chaque lentille élémentaire, varie en effet comme l'inverse de l'épaisseur dudit milieu ot les aberrations pour chaque surface élémentaire ne devront pas dépasser la limite imposée par ]e pouvoir séparateur. Ce choix pose toutefois un problème dans la mesure où, comme c'est le cas le plus fréquent, 10 la valeur maximale des aberrations pour une surface élémentaire T. q, centrée sur un point Cq, dépend de la position de ce point dans le champ de l'objectif. Un effet, conme le montre la figure 3, pour xtno lentille élémentaire 4 associée au point Cn, le lieu des points n n d1 aberrations minimales est une surface sphérique E . de rayon OCq ; 15 les aberrations en un point Sq de la surface élémentaire E q seront donc d'autant plus élevées, par rapport à celles existant au point n ^ n correspondant S!q de la surface sphérique Z. , que la distance . Sq S q est plus élevée . On considérera, à titre d'exemple non limitatif, le cas très 20 fréquent, décrit par la figure 4, où l'on désire assurer une corres-' pondance quasi stigmatique entre deux plans parallèles Pq et P^ au moyen, d'un objectif holographique épais selon l'invention, dont le milieu photosensible est limité par deux plans TT n,TT . parallèles 0 1 aux précédents ; Cq 0 Cq sera l'axe du disque formant l'objectif 25 holographique, ot le champ de l'objectif sera supposé centré sur cet axe. les aberrations sur le pourtour de la surface élémentaire Z q, centrée sur le point C? , seront d'autant pluô élevées, par rapport '0 0 à celles du pourtour de la surface E q centrée sur Cq , que la distance 30 Cq Cq est plus grande ; par ailleurs, en ce qui concerne Eq , les aberrations croîtront plus vite lorsqu'on s'éloigne de C~ , où elles On sont nulles, vers les points A ot A', situés sur l'axe Cq Cq, que lorsqu'on s'éloigne vers B ou B' , situés sur la perpendiculaire à cet axe. 35 On devrait doncj en toute rigueur, choisir alors l'angle AO tel que les surfaces élémentaires situées à la périphérie du champ soient suffisarment petites pour que les aberrations n'y excèdent pas la limite fixée par la définition"imposée à l'objectif. Il sera, toutefois copy 71 12966 ' 2133460 plus avantageux, afin de réduire le nombre de lentilles élémentaires, de choisir A 0 en fonction du rayon imposé par les aberrations à la surface élémentaire centrale C q. On fera alors en sorte que les autre; surfaces élément aire s se recouvrent partiellement, de telle façon 5 qu'à tout point du champ soit associée au moins une lentille élémentaire qui en fournisse l'image avec la résolution demandée. A titre d'exemple non limitatif de réalisation, il est possible de réaliser, suivant l'invention, un objectif convergent de grandis-sement (ou de réduction) de rapport 10, ayant les caractéristiques 10 suivantes : ' distance objet : x — 100 mm o distance image : x^ = 10 mm dimension du champ objet : 0Q = 5 cm dimension du champ image : 0^ = 5 mm 15 ■ ouverture : ?/8 ^ 0 longueur d'onde : A = 6328 A rendement : 0,5 pouvoir séparateur dans l'espace image : 200 traits/ma -aveo" contraste de 10 fi 20 Le pouvoir séparateur de l'objectif est donc limité par la diffraction. Le milieu photosensible sera une gélatine blanchie, d'épais-' seur 400 yum, permettant d'enregistrer des variations d'indice de réfraction de 0,1. L'objectif sera foimé de 181 lentilles élémentaires, réaliséespar 181 expositions successives du nUieuphotosen-25 sible . Ainsi que le montre la figure 4, les centres Cq, C^ des deux ondes sphériques cohérentes servant à l'enregistrement de chaque lentille élémentaire ( n variant de n = 0 à n = 180°) décrivent deux plans parallèles Pq , , tels que : OCq = x0 = 10 cm 30 0C° = x1 = 10 mm Le système admet pour axe de révolution l'axe Cq C® . Les points Cq , 0^ sont répartis sur deux séries de i cercles concentriques, respectivement centrés sur C? et C? et définis par l'angle u. que n • n • 0 0 ■** fait l'axe Cq"1 C^1 avec l'axe Cq C^ ; sur chaque cercle sont dispo- 35 ses p^ points Cq1 ou C^i, le divisant en p^ parties égales. Le t bleau ci-dessous donne ; et p^ correspondantes r bleau ci-dessous donne pour chaque valeur de i les valeurs de u^ h COPY 71 12966 2133460 ±0 123 4 5 6.78 9 10 UjL 0 2,7° 4,65° 5,40° 7,10° 8,3° 9,5° 10,6° 11,6° 12,6° 13, p. 1 6 6 6 18 18 20 22 24 28 32 ri L'invention, bien que plus spécialement décrite dons le cas d'un 5 objectif convergent, concerne tout aussi bien des objectifs divergents. Dans ce dernier cas, les deux plans Pq et P^ de la figure 4 seront alors situés, non plus de part et d'autre de la couche photosensible, mais d'un même côté. La figure 5 met en évidente un avantage non négligeable des 10 objectifs selon l'invention, avantage qu.Q ne présentent pas les objectifs de type cla.ssique et .qui est de permettre de conjuguer non seulement deux plans tels que Pq et P^ , mais également, si besoin en est, deux surfaces quelconques 0q et 0^ ; ainsi que le montre la figure 5, les surfaces 0q et 0^ seront alors divisées en autant de 15 couples de surfaces élémentaires Xq et £ ^ ..., £Tq et , que besoin en sera, couples auxquels correspondront autant de lentilles élémentaires ; les centres des deux ondes.sphériques cohérentes servant à l'enregistrement desdites lentilles élémentaires seront alors placés successivement aux points Cq et C^, ..., Cq et C"^ des surfaces 20 0q et 0.j. Comme le montre la figure 6, l'objectif selon l'invention peut également conjuguer, au moyen de n lentilles élémentaires formant l'objectif,, une surface élémentaire unique , qui peut être la surface sensible d'un détecteur de rayonnement, ou la surface émettrico 25 d'une source de rayonnement avec n surfaces élémentaires E q ... Zq ... £q , appartenant à la surface 0q et qui peuvent être juxtaposées pour former ladite surface ; la surface élémentaire est définie par le cône-d'angle au sommets© correspondant à la sélection angulaire effectuée dons le milieu épais par effet Bragg. Dans 30 ce ca.s, l'une des ondes sphériques servant à l'enregistrement, centrée sur C.., reste fixe par rapport au milieu photosensible, alors que le n centre de l'autre occupe successivement les positions Cq, ... Cq sur la surface 0q. Un tel objectif peut servir à concentrer sur un détecteur unique le rayonnement en provenance d'une multiplicité de sour-35 ces, ou d'une surfa.ee étendue ; il peut également servir à former à partir d'une source de rayonnement une multiplicité de sources image, Eclairés en lumière polychromatique, ces différents types d'objectifs ne transmettront qu'une bande spectrale étroite centrée sur COPY 71 12966 « 2133460 la longueur d'onde de la raie laser utilisée pour leur fabrication. Ils peuvent donc être utilisés en tant que filtres à bande étroite. la figure 7 décrit un exemple non limitatif de dispositif selon l'invention permettant de réaliser un objectif holographique par su-5 perposition de réseaux d'interférences enregistrés'dans un milieu épais, la variante représentée sur la figure concerne plus spécialement la réalisation d'un objectif convergent, conjuguant deux plans parallèles, tel que décrit sur la figure 4. Un faisceau parallèle 1 de lumière cohérente, issu d'une source laser non représentée sur la 10 figure, est divisé par un séparateur de lumière 2 en deux faisceaux horizontaux, qui défieetcs par les miroirs plans 100 et 110, fournissent deux faisceaux horizontaux perpendiculaires 10 et 11. A partir de ces deux faisceaux, un dispositif optique comportant, d'une part l'objectif 200, d'autre part les objectifs 210 et 211, et la lame 15 semi-réfléchissante 3, perraet d'obtenir une région d'interférences entre d.eux ondes sphériques 20 ot 21 respectivement centrées sur les points Cq et C^. Un disque de matériau photosensible 4 enregistre dans son volume les franges d'iaterférencesainsi produites. le disque 4 est disposé sur une alidade concentrique 6, placée 20 dans un plan vertical,- qui permet de le faire tourner autour d'un axe horizontal XOX' passant par son centre 0. ladite alidado est elle même solidaire de la platine 7 d'un goniomètre qui permet d'orienter le disque autour d'un axe vertical, perpendiculaire au plan de la figure et. passant par 0. Sur la platine 7 sont également disposées 25 deux règles 80 et 81, perpendiculaires entre elles ; un dispositif non représenté sur la figure permet de translater la règle 30, paral-lement à elle-même suivant la direction XOX' ; un dispositif identique permet de translater' la règle 81 suivant la direction YOT'. les objectifs 200 d'une part, 210 et 211 d'autre part, sont dis-30 posés respectivement sur des chariots 220 et 221, mobiles sur banc d'optique et solidaires de doux, roulettes 230 et 231 qui roulent sur les faces soigneusement dresséesdes règles 80 et 81 ; des ressorts de rappel 240, 241 maintiennent les roulettes en contact avec les règles. les chariots se déplacent suivant la direction des faisceaux 35 10 et 11. lorsque l'on fait tourner la platine 7, et par là même le disque 4, l'axe de la roulette 230 docrit la droite Dq, perpendiculaire à XOX' et située à la distance Xq de l'axe vertical passant par le 71 12966 s 2133460 point 0 ; de même, l'axe de la, roulette 231 décrit sur la platine 7 .. la droite D'.j, perpendiculaire à l'axe.YOY1 et située à la distance x^ de l'axe vertical passant par 0. L'objectif 200 est disposé sur le chariot 220 de telle sorte que son foyer Cq coïncide avec l'axe 5 de la roulotte 230. Lorsque le disque photosensible 4, entraîné par la platine 7, tourne autour d'un exe vertical passant par son contre 0, le point Cq décrit, par rapport à la platine 7, une droite Dq, parallèle au plan du disque et située à une distance régla.ble Xq du point 0, De même, un positionnement convenable de l'objectif 211 sur 10 le chariot 221 permet" d'astreindre le point C^ à décrire la dr^îijïcj^ , également parallèle a,u plan du disque et située à la distance/x^ du point 0 ; la droite D^ est déduite de la droite D'^ par une rotation de 90° autour de l'axe vertical passant par 0. Le dispositif selon l'invention permet donc, sans qu'il y ait 15 besoin de déplacer les faisceaux laser 1, 10 et 11 d'astreindre les centres Cq et C^ des ondes sphériques servant à l'enregistrement des lentilles élémentaires formant l'objectif à décrire, dans un système de référence lié au disque 4, deux plans Pq, P^ perpendiculaires à l'axe XOX' dudit disque. En appelant o( l'angle formé par l'axe 20 XOX' avec la direction du faisceau 10 et Cq et C^ les intersections de l'axe XOX' avec les droites BQet D^, on voit que toute rotation de l'alidade 6 entraine les points Cq et C^ à décrire dans les plans Pq et P^ des cercles concentriques, respectivement centrés sur Cq et C^ et de rayon Xq tg et x^ tg o Le dispositif selon l'invention se prête tout aussi bien à la réalisation d'un objectif divergent. Il suffit pour ce faire de remplacer les objectifs 210 et 211 par un objectif analogue à 200, de 35 placer la réglette 81 dans une position symétrique par rapport au point 0 de celle représentée sur la figure 6 et de modifier la position du ressort de rappel 241. Le dispositif selon l'invention permet également de réaliser un COPY 71 12966 2133460 objectif conjugant non plus deux plans, mais deux surfaces quelconques de révolution par rapport à l'axe de l'objectif, en remplaçant les règles 80 et 81 par dos cames de profil approprié ; ces deux cames imposeront aux points Cr» et CL , de décrire, dans un plan lié 0 0 5 à la platine 7 deux courbes symétriques par rapport à l'axe Cq C^ ot telles que, par rotation autour de cet axe, elles engendrent respectivement les deux surfaces de révolution objet et image. Les profils des cames devront donc être deux courbes parallèles aux courbes ainsi définies, respectivement distantes desdites courbes de 10 longueurs égales aux rayons des roulettes 230 et 231. 71 12966 2133460 PJ^KDICATIOHS 1 . Dispositif optique constitué par une lame à faces parallèles d'un matériau photosensible et destiné à conjuguer au moins une première surface élémentaire avec plusieurs secondes surfacec élémentaires, caractérisé en ce qu'il comporte, enregistrés dans ledit 5 matériau, autant de réseaux de franges superposés qu'il y a de seconde surfaces élémentaires, chacue réseau constituant une lentille tridimensionnelle élémentaire et l'épaisseur de la lame étant suffisamment grande pour que, du fr.it de la sélection angulaire due-à l'effet Bragg, chaque réseau de franges ne transmette de raj^dimement qu'en-10 tre deux surfaces élémentaires conjuguées suffisamment petites pour que les aberrations y demeurent inférieures à une valeur limite imposée. 2. Dispositif optique suivent la revendication 1, caractérisé en ce que l'esdites premières et secondes surfaces élémentaires sont 15 en nombre égal et respectivement- juxtaposées pour couvrir deux surfaces quelconques, la lame comportant lesdits réseaux de franges superposés formant alors un objectif à champ étendu permettant de conjuguer les deux dites surfaces. 3. Dispositif optique suivant la revendication 1, caractérisé 20 en ce que ladite première surface élémentaire est -ionique, alors que lesdites secondes surfaces élémentaires sont multiples et peuvent être juxtaposées pour couvrir une surface quelconque donnée, la lame comportant lesdits réseaux de franges superposés formant alors une optique permettant de conjuguer une surface de dimension restreinte 25 avec une multiplicité d'éléments de surfa.ce distincts qui peuvent être juxtaposés pour former une surface unique étendue. 4. Dispositif optique suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'enregistrement des réseaux d'interférences dans le volume d'un matériau photosensible est effectué sous forme de variations de 30 l'indice de réfraction dudit matériau. 5. Dispositif optique suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'enregistrement des réseaux d'interférences dans le volume d'un matériau photosensible est effectué sous forme de variations de la transparence dudit matériau. 35 6. Système optique de construction d'un objectif holographique suivant la renvenaication 2, dans le cas particulier où les surfaces objet et image sont deux surfo.ces de révolution, permettant l'enregis- 71 12966 2133460 trônent successif desd.its réseaux d'interférences dans une lame épaisse d'un niliou photosensible et comprenant : une source de rayonnement cohérent , ot des moyens optiques pour former à partir de ladite source deux sources ponctuelles d'où émanent respectivement 5 deux faisceaux présentant une région d'interférences couvrant le volume de ladite lame épaisse, caractérisé en ce qu'il comporte en outre deux dispositifs d'orientation de ladite lame épaisse permettent respectivement de la faire tourner autour de deux axes de rotation, l'un contenu dans le plan de la lame ot l'autre perpendieu-10 laire à ce plan ; des moyens permettant d'opérer "une translation de chacun des deux faisceaux parallèlement à leur axe ; doux cames ayant pour profils respectifs des courbes parallèles aux courbes engendrant 1 les doux surfaces do révolution ; les deux cames étant solidaires du dispositif d'orientation do la lame autour de l'axe contenu dans son 15 pion et assujettisant, par l'intermédiaire desdits moyens, les deux points sources à décrire respectivement, dans un espace lié à la lame, les deux surfaces de révolution ayant pour axe commua l'axe do rotation perpendiculaire au plan de la lame.,