L'invention concerne les dispositifs pour l'usinage et le contrôle de la qualité des pièces minuscules et, plus particulièrement, les brides de fixation à l'usage des pièces#minuscules de forme cylindrique, utilisées par exemple au cours de la fabrication des résistances filaires miniaturisées de forme cylindrique et autres. On connais une bride de fixation pour pièces cylindriques minuscules (voir le brevet d'invention URSS n0 240.096 publié en 1969). La bride dé fixation connuecomporte un corps doté de deux oreilles plates et disposant d'une canalisation intérieure recevant la tige pour le refoulement des pièces de la bride. La tige est constituée par une plaque plate dont ltépais- seur est légèrement inférieure au diamètre de la pièce maintenue par la bride. Pour des pièces d'un diamètre de 0,15 mm environ, l'épaisseur de la tige ne doit pas être supérieure à 0,1 mm. L'inconvénient de la bride connue réside dans le fait que, même en présence d'efforts transversaux minimes, la tige, qui dispose d'une faible rigidité, peut être coincée entre lwo- raille de la bride de fixation et la pièce maintenue par la bride, ce qui conduit à la nécessité d'éliminer ce défaut et, lors de l'utilisation de la bride dans un système automatique d'usinage des pièces, à l'arrêt de l'ensemble du système. Le but de la présente invention est d'éliminer l'inconvénient mentionné ci-dessus. Dans cette invention, l'on se propose de mettre au point une bride de fixation pour pièces minuscules de forme cylindrique dans laquelle serait supprimée toute possibilité de colncement de la tige, entre l'oreille de la bride de fixatinn et la pièce qu'elle maintient. L'objectif proposé est résolu par le fait-que, dans la bride de fixation à l'usage des pièces minuscules de forme cylindrique, comportant un corps avec deux oreilles plates à l'extrémité et une canalisation intérieure recevant la tige pour le refoulement des pièces de la bride, conformément à l'invention, au bout de la tige est calé un embout ayant la forme de la canalisation interne du corps, de section légèrement inférieure, comport-ant sur sa surface de travail une encoche prismatique perpendiculaire au plan de déplacement des oreilles et doté, sur sur ses surfaces latérales, de rainures dont la profondeur atteint la surface de la tige recevant les oreilles de la tringle. Pour faciliter le montage de la bride de fixation comportant une tige avec embout, il est rationnel que les oreilles soient amovibles en étant fixées au corps par l'intermédiaire de saillies en équerre s'engageant dans les encoches en équerre du corps et de ressorts en forme de lame, fixés en porte-à-faux. La bride de fixation, exécutée conformément à la présente invention, est plus fiable en service que les brides connues, étant donné que sa tige est dotée d'un embout, ce qui supprime toute possibilité de coincement de la tige entre ltoreille et la pièce maintenue par la bride. L'exécution amovible des oreilles de la bride de fixation facilite considérablement le montage de la bride dotée d'une tige avec embout, car dans le cas considéré, les oreilles se positionnent facilement dans les rainures prévues à leur usage sur les surfaces latérales de l'embout. Un avantage supplémentaire des oreilles amovibles réside dans leur facilité de remplacement après usure, ce qui est important, vu que les oreilles constituent l'élément, s'usant le plus rapidement, de toutes les pièces de la bride de fixation. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description, qui va suivre, d'un exemple de réalisation, et en se référant aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 représente la bride de fixation pour pièces minuscules de forme cylindrique, conforme à l'invention, en coupe longitudinale la figure 2, la section de la fig. 1 suivant la ligne II-II. La bride de fixation pour pièces minuscules représentée en coupe sur la fig. 1 comporte un corps cylindrique 1, à l'ex- trémité duquel est fixé un couple d'oreilles amovibles plates 2, dans la canalisation intérieure 3 duquel se trouve la tige 4 au bout de laquelle est calé l'embout 5. Le corps 1 est logé dans la douille cylindrique de guidage 6 avec couvercle 7 comportant un orifice central 8 pour le dégagement de la saillie 9 de la tige 4 prévue pour coopérer avec la commande (non représentée sur la fig. 1). Dans la canalisation interne 3 du corps 1 est logé le ressort cylindrique 10 et, dans l'intervalle entre le corps 1 et la douille 6, l'autre ressort cylindrique 11. Le ressort 10 est alors choisi de façon que son effort soit légèrement supérieur à celui du ressort 11. Sur la surface extérieure du corps 1 est ménagée une encoche longitudinale 12 obturée en bout, et dans laquelle s'engage la butée 13 fixée à la paroi de la douille 6, ce qui permet de prévenir toute possibilité de pivotement intempestif du corps 1. Les oreilles 2 comportent, sur les surfaces de travail, des chanfreins 14 et, sur les extrémités opposées, des saillies en équerre 15 engagées dans les encoches en équerre 16 taillées dans le corps 1. Les oreilles 2 sont montées sur des ressorts à lame 17 soudés en porte-à-faux sur le corps 1. L'embout 5 est exécuté avec une forme identique à celle de la canalisation intérieure 3 du corps 1, mais avec une section légèrement inférieure pour assurer son déplacement libre dans la canalisation 3. Sur la surface de travail de l'embout 5 est ménagée une encoche prismatique 18 perpendiculaire au plan de déplacement des oreilles 2, et sur les surfaces latérales des rainures 19 d'une profondeur allant jusqu'à la surface de la tige 4, et prévues pour recevoir les oreilles 2. Sur la fig. 2,représentant la section Il-Il de la fig. 1, l'on voit la section transversale de la tige 4 avec embout 5, ayant la forme de la canalisation intérieure 6, qui est dotée de rainures 19 dans lesquelles sont logées les oreilles 2. La bride de fixation fonctionne de la facon suivante. Pour la fixation de la pièce par la bride, sur la saillie 9 (fig. 1), est appliqué un certain effort développé par la commande. Le corps 1 avec oreilles 2 commence alors à se déplacer vers le bas (comme représenté sur la fig. 1), étant donné que l'effort du ressort 10 est légèrement supérieur à celui du ressort 11. Les oreilles 2 se rapprochent de la pièce placée sur une surface rigide (par exemple sur l'auge d'un chargeur à vibrations) > butent par leurs chanfreins 14 contre la pièce, et se séparent pour en assurer la fixation par l'effort des ressorts à lame 17. Ensuite l'effort de la saillie 9 est supprimé, tandis que le corps 1 est ramené sous l'action du ressort Il à sa position initiale. Après quoi, la pièce se trouvant dans la bride peut subir toutes les manipulations nécessaires, par exemple, le contrôle des paramètres ou l'usinage de la pièce. Lorsque la pièce est refoulée de la bride, à la saillie 9, il faudra à nouveau appliquer un effort qui sera légèrement supérieur à celui qui est développé pour le maintien de la pièce. A ce moment, le corps 1 et la tige 4 seront d'abord déplacés en commun sous l'action de cet effort, mais dès que le corps 1 s'applique par la face en bout de l'encoche 12 sur la butée 13, le corps 1 s'arrête et seule la tige 4 continue à se déplacer. La pièce minuscule de forme cylindrique comprimée entre les brides 2 est alignée par l'encoche prismatique 18 de l'embout 5, mais elle est refoulée des oreilles 2 d'une façon fiable, sans coincement, par l'embout 5 de la tige 4. Les ressorts à lame 17 compriment momentanément les oreilles 2 en conférant à la pièce à refouler une certaine accélération, supprimant toute possibilité de collage de la pièce à évacuer sur la surface des oreilles 2 ou de l'embout 5. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Bride de fixation pour pièces minuscules de forme cylindrique, comportant un corps avec deux oreilles plates à l'extrémité et canalisation intérieure recevant la tige pour le refoulement des pièces de la bride, caractérisée par le fait que sur le bout de la tige est calé un embout, ayant la forme de la canalisation interne du corps, de section légèrement inférieure, comportant sur sa surface de travail une encoche prismatique perpendiculaire au plan de déplacement des oreilles, et doté sur ses surfaces latérales de rainures, dont la profondeur atteint la surface de la tige recevant les oreilles. 2. Bride de fixation suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les brides sont réalisées de façon amovible, et qu'elles sont fixées au corps par l'intermédiaire de saillies en équerre s'engagent dans les encoches en équerre taillées dans le corps, ainsi que par des ressorts à lame fixés en porte-à-faux.