La présente invention concerne une canne d'appui évo lutive pour la rééducation d'un accidenté ou la rééducation et le traitement d'un handicapé. On connatt des engins d'appui auxiliaires comprenant une tige porteuse munie, à son extrémité supérieure,d'un moyen d'appui et de préhension et, à son extrémité inférieure dtuu ou plusieurs pieds qui viennent en contact avec le sol. Le type de canne utilisée doit autre adapté- à chaque stade successif de la rééducation ou du traitement. Ainsi, le malade doit utiliser plusieurs cannes différentes étudiées pour correspondre chacune à un stade de la réadaptation, ce qui entratne chaque fois une dépense nouvelle. Un autre inconvénient des engins connus est apparu notamment dans le traitement des enfants handicapés physiques: aucun système connu n'offre un appui suffisamment rassurant et stable pour l'infirme qui commence à marcher.Ceci retarde et augmente les difficultés du traitement. La présente invention a pour but d'éviter ces incon vénients et de réaliser une canne évolutive comportant des éléments amovibles et interchangeables pour fournir toute la gamme des engins d'appui nécessaires à l'évolution dtun traitement de rééducation. Selon l'invention, une canne évolutive pour rééducation comprend une tige porteuse constituant le support d'adaptation pour un élément supérieur de préhension et d'appui de l'utilisateur et pour un élément inférieur d'appui au sol, et elle est caractérisée en ce que la tige comporte deux tubes coulissant l'in à l'intérieur de l'autre, blocables à une longueur réglable pour former un support rigide adapté à la taille d'un malade, tandis que les éléments supérieur et inférieur sont fixés de fa çon amovible l'un au sommet du tube extérieur supérieur et l'au tre à la base du tube intérieur inférieur de la tige porteuse télescopique, si bien que, suivant la longueur de la tige et la nature des éléments d'appui inférieur et supérieur, on réalise, en une seule canne,toutes les variantes possibles d'appuis adaptés à chaque étape de l'évolution du traitement ou de la rééducation. Suivant une autre caractéristique, l'élément d'appui inférieur est constitué par un patin de dimensions voulues, ce patin étant relié à la tige support par une pièce intermédiaire ou adaptateur qui est d'une part emmanché et verrouillé dans le prolongement de la tige et, d'autre part, relié à une chape équipant la face supérieure du patin et entourant un bossage sur le qurl l'adaptateur est susceptible d'entre emboîté.La liaison entre 1 adaptateur et le chape peut être réalisée en au moins deux zones de l'adaptateur, à savoir - une première zone relativement éloignée du bas du tube adaptateur, lequel est alors engagé sur le bossage solidaire du patin qui est ainsi relié rigidement à la tige potteuse - une seconde zone plus rapproche du bas de l'adaptateur dont l'extrémité inférieure est alors au-dessus du bossage, si bien que le patin est articulé autour du pivot transversal constitué par les moyens de liaison entre l'adaptateut et la chape. Les dispositifs pour le brochage, le blocage, le réglage et la liaison entre les organes de la canne évolutive, ainsi que les variantes possibles des éléments d'appui inférieur et supérieur seront détaillés en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, et permettant de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. Fig. 7 montre, en vue éclatée, les principaux éléments d'une canne évolutive selon l'invention. Fig. 2 à 5 illustent différentes variantes réalisées par adaptation et changement des éléments d'appui au cours de l'évolution du traitement de rééducation. Fig, 6 montre le montage d'un patin encastré. Fig. 7 illustre une variante à patin semi-articulé. Fig. 8 est une vue de face de la liaison entre la tige porteuse et un patin articulé. Une tige porteuse télescopique 1 constitue l'organe de base d'une canne évolutive selon l'invention. Elle se compose d'un tube inférieur 2 coulissant à l'intérieur d'un tube supérieur 3. Le tube 3 est percé radialement, à peu près à mi-nauteur, et de part en part, d'un trou destiné à recevoir un système de blocage 4 du réglage en longueur de la tige. Ce système peut êta*, par exemple, un dispositif vis-écrou. La partie haute du tube 3 présente aussi un trou 5 pour la mise en place des moyens de fixation d'un élément d'appui supérieur, par exemple une poignée à manchette 6 donnant un appui antébrachial, ou une poignée simple 7 à appui palmaire. Le bas du tube supérieur 3 est muni d'une bague 8 en caoutchouc.Cette bague est destinée à protéger le rebord périphérique du tube réalisé le plus souvent en alliage léger. Cette protection a pour but dtévi- ter la formation de bavures qui gêneraient le coulissement du tube intérieur 2. Le tube 2 est percé radialement des orifices suivants: - dans sa partie supérieure, une série de trous (non représentés) relativement rapprochés les uns des autres et cor respondant au diamètre du trou médian du tube 3 ; cette série de trous permet le réglage et le blocage à une longueur donnée de la tige télescopique 1 - près de sa base, un trou 9 est destiné à la mise en place d'un adaptateur 10 pour le montage d1un patin d'appui 11 Sur la base de ce tube 2, on peut aussi adapter, de façon connue en soi, un embout caoutchouc 12. Par conséquent, le bord périphérique inférieur du tube 2 ne peut pas autre équipé à demeure d'une bague de protection.Or, pour permettre le tFles- copage complet de la tige 1, ce rebord ne doit pas autre déformé, ce qui risque d'être le cas lors'on le verrouille sur ladap tateur 10. On évite cet inconvénient en équipant le tube 2 d'une douille métallique 13, amovible et munie d'un bossage interne qui permet son verrouillage instantané dans une rainure coude taillée sur la face extérieure da tube 2, comme illustré sur la figure 6. Lawpoignée simple tt comporte une poignée de préhension 14 de profil connu, cette poignée 14 etant solidaire d'un tube 15, percé radialement et susceptible de recevoir un système de fixation sur le sommet du tube 3. La poignée 6 constitue un autre élément supérieur d'appui. Elle comporte un tube support 16 à l'intérieur duquel peut coulisser et se verrouiller un autre tube 17. La hauteur de l'éliment 6 entre sa base (équipée d'un trou pour son montage sur le sommet de la tige t) et son point le plus haut est donc variable et réglable. Une manchette 18 est articulée autour d'un axe 19 porté par le sommet du tube 17. Une poignée d'appui 20 est fixée au tube 16 dont la base est percée en 21 pour recevoir le système de fixation sur le haut du tube 30 La tige porteuse 1 > les éléments d'appui supérieurs 6 et 7r ainsi que l'embout en caoutchouc 12, formant une ventouse pour une meilleure adhérence au sol, sont illustrés sur la figure 1 qui montre également un patin 11 et son adaptateur 10.Ces deux pièces 10 et 11 sont plus particulièrement détaillées sur les figures 6 et 7. La vue en perspective de la figure 6 montre un patin Il formé d'une plaque métallique relevée à son extrémité avant 22. Sur la face supérieure de la plaque 23 on fixe une chape 24 constituant un U ouvert vers le haut et destiné à recevoir la base d'un adaptateur tubulaire 10. La liaison entre les branches 24a et 24b d'une part et l'adaptateur 10 d'autre part est assurer l'aide d'un axe cl'articulation qui est engagé de façon démontable dans des orifices pratiqués dans les parois des organes à assembler. Cette liaison sera détaillée plus loir. La face inférieure de la plaque 23 est recouverte d'une feuille 25 en caoutchouc, en feutre ou en un matériau analogue assurant une bonne adhérehce du patin sur le sol. La direction de l'axe d'articulation et/ou de liaison 26 est sensiblement transversale par rapport à la longueur du patin. Par ailleurs, comme on le voit plus nettement sur la figure 7, cet axe est pratiquement horizontal, mais il est cependant légbrement incliné vers le bas du csté de ltutilisateur, c'est-à-dire vers l'intérieur. Dans le cas de la figure, on a représenté une canne de droite, le malade se trouvant à gauche de cette canne. Il est évident que, pour une canne "gauche", l1in- clinaison est inversée par rapport à l'avant du patin "gauche". On voit que cette inclinaison est obtenue en fixant sur la plaque 23 un U légèrement penché de façon à assurer une meilleure stabilité au malade. On a vu que l'adaptateur était percé d'au moins trois trous radiaux, à savoir un trou supérieur 27 pour sa liaison et son blocage sur la tige porteuse 1, et au moins deux trous inférieurs 28 et 29, situés à des distances différentes du bord inférieur de 10 et destinés à assurer la liaison entre le patin et la canne par la mise en place de l'axe 26 (fig.1 et 6). Enfin, le patin 11 est muni d'un ergot 30 par exem- ple soudé sur la base de la chape 24 et disposé entre les branches 24a et 24b . La saillie formée par cet ergot est susceptible de s'engager à l'intérieur de l'adaptateur 10 lorsque ce dernier est relié au patin par son trou 20 le plus haut(fig. 6 et 7). L'assemblage et le réglage d'une canne selon l'inven- tien sont réalisés de la façon suivante, en supposant que la canne est utilisée dès le début du traitement d'un enfant infirme moteur. La tige porteuse télescopique est ajustée à la taille de l'enfant qui commence à marcher, par exemple vers 5 ans. Cette longueur étant réglée, les tubes 2 et 3 sont verrouillés l'un par rapport à 11 autre par la mise en place du système 4 dans des trous radiaux amenés an regardirig. 1). Dans un premier stade de la réadaptation, la canne doit assurer la plus grande stabilité à l'enfant. L'appui supérieur est alors constitué par ltélément 6 à manchette, la longueur de cet appui étant réglée pour correspondre à la hauteur de l'avant bras. Ltappui au sol est assuré par le patin 11. Ce patin est monté de façon rigide à la base de la tige. L'adaptateur 10 est relié à la chape par son trou le plus haut, si bien qu'il s'engage d'une part à l'intérieur du tube 2 et d'autre part à l'intérieur de la chape 24 en venant coiffer la saillie 30. Ce mode de liaison assure un encastrement et le patin est rigidement solidaire de la tige 1 (fig. 2 et 6). Lorsque le traitement progresse, on réduit peu à peu le soutien apporté par la canne. On a représenté sur les figures 3, 4 et 5 différentes variantes de la canne adaptées chacune à un stade de l'évolution du traitement. En figure 3, on a supprimé ltélément supérieur ou appui brachial 6 qui a été remplacé par une poignée simple 7. De plus, l'élément inférieur est maintenant articulé. Pour cela, on a sim- plement relié l'adaptateur 10 au patin 11 en montant itaxe 26 dans le trou le plus bas 29 (figure g). Bien entendu, on ne sortirait pas du cadre de l'invention en réalisant des étapes intermédiaires, plus progressives. On pourrait par exemple conserver l'appui brachial 6 et relier le patin de façon articulée, réduire progressivement les dimensions du patin,supprimer l'appui brachial en conservaat le patin encastré ou réaliser toute autre combinaison des éléments de la canne évolutive qui soit adapte aux progrès de l'enfant. Sur la figure ss, on a représenté la canne équipée d'un simple embout eh caoutchouc 12. Lors de la suppression du patin, la stabilité au sol est sensiblement réduite et il peut être nécessaire de remonter l'appui brachial 6 (fig. 4) jusqu'à ce que enfant accepte sans crainte de ne se servir que 4ès appuis illustrés sur la figure 5. Le traitement d'éducation à la marche d'un enfant infirme moteur est souvent très long et s'étend sur plusieurs années au cours desquelles le malade grandit sensiblement. On voit alors l'intérêt de la tige porteuse télescopique. il suffit de démonter le système 4, de sortir, de la longueur voulue, le tube 2 et de rebîcquer les tubes 2 et 3 pour obtenir une canne adaptée à la taille de l'enfant. Par exemple, une seule et unique canne est utilise pour le traitement complet d'un infirme moteur, depuis le moment où il peut commencer à marcher jusqu'au moment où il peut soit se séparer de sa/canne, soit l'utiliser dans ses composants les plus simples. Biep entendu, les stades du traitement illustrés sur les figures 2 à 5 ne représentent pas toutes les étapes de la rééducation qui est très progressive. Toutes ces étapes, chacune d'une durée plus ou moins longue suivant les progrès du patient, sont permises par la canne selon l'invention. En effet cette canne fournit toute la gamme des appuis nécessaires à l'évolution de la réadaptation. Le mode de réalisation de chaque élément de la canne n'est pas limité à la description ci-dessus , donnée seulement à titre d'exemple et on ne sortirait pas du cadre de l'invention en apportant des modifications de détail à la construction des organes. Par exemple, on peut utiliser un adaptateur 31 percé seulement d'un trou supérieur 32 et d'un trou inférieur 33pour réaliser, respectivement, les liaisons à la tige 1 et au patin 11. Cet adaptateur tubulaire est cylindrique dans sa partie haute et ovalisé dans sa partie basse34 qui s'engage sur l'er- got 30. Le débattement angulaire du patin vers l'avant ou vers l'arrière est limité par les butées formées par les bords avant 35 et arrière 36 du trou ovale 37 ( figure 7). Les principaux avantages de l'invention sont - la réduction du prix de revient des engins d'appui qui se trouvent tous dans le canne évolutive - le gain de temps permis par les patins, notamment au début de la marche d'un enfant infirme moteur. Cette canne peut aussi être avantageusement utilisée pour toute rééducation fonctionnelle de remise à la marche d'un adulte, quelles que soient la nature et la forme du handicap. REVENDICATIONS 1 - Canne évolutive destinée notamment au traitement et à la réadaptation , comprenant une tige porteuse qui constitue le support pour la mise en place d'un élément supérieur de préhension et d'appuiet d'un élément inférieur d'appui au sol, caractérisée en ce que la tige comporte deux tubes coulissant l'un à l'inté- rieur de l'autre pour former un support télescopique blocable à une longueur réglable adaptée à la taille du patient, tandis que les éléments supérieur et inférieur sont fixés de façon démontable l'in au sommet de la tige, l'autre à sa base, si bien qulo peut réaliser, en une seule et unique canne, toutes les combinaisons d'appuis adaptés aux étapes successives'de l'évolution du traitement ou de la rééducation. 2 - Canne évolutive suivant la revendication 12 caractérisée en ce que le tube supérieur de la tige porteuse télescopique est le tube extérieur, tandis que le tube inférieur est le thbe in intérieur capable de coulisser dans le tube supérieur. 3 - Canne évolutive suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le commet du tube supérieur stombofte dans un tube solidaire de ltélément supérieur d'appui, alors que la base du tube inférieur est prévue pour coiffer le sommet d'une pièce intermédiaire de liaison entre la tige et l'é- lément d'appui au sol. 4 - Canne évolutive suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la pièce intermédiaire est un tronçon tubulaire percé radialement d'au moins taSs trous, à savoir: - un trou supérieur pour sa fixation à la base de la tige; - au moins deux trous inférieurs, situés à des distances différentes i'une de autre de la base du tronçon et destinés à réaliser deux types de liaison entre la tige et l'élément d'appui au sol, ce tronçon,désigné sous le nom d'adaptateur, permettant par exemple de relier un patin à la base de la canne. 5 - Canne évolutive suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'élément d'appui inférieur comporte une chapeformant un pivot transversal légèrement incliné vers le bas en direction de l'utilisateur, tandis que, entre les branches formant cette chape, on prévoit une forme en relief susceptible de s'engager à 11 intérieur de l'organe tubulaire inférieur solidaire de la tige porteuse. 6 - Canne suivant lune quelconque des revendications pe'cden tes, caractérisée en ce que l'élément d'appui au sol est un patin composé par une plaque métallique relevée à l'avant, garnie d'une feuille de matériau anti-glissant sous sa surface ittférieure et munie d'une chape formée par un profil en forme de U faisant saillie au-dessus de la face supérieure du patin, le fond du U étant solidaire du patin d'une part et , d'autre part, d'un ergot disposé entre les deux branches du U et orienté parallèlement à celles-ci. 7 - Canne suivant l'une quelconque des revendications 1 et 4 à 6, caractérisée en ce que des orifices sont pratiqués près des sommets des branches de la chape pour la mise en place d'un axe d'articulation et de liaison qui traverse, par ailleurs, les orifices de l'un ou l'autre des deux trous inférieurs prévus dans la paroi de l'adaptateur tubulaire. 8 - Canne suivant les revendications 3 et 7, caractérisée en ce que l'axe d'articulation étant engagé dans le trou inférieur le plus bas de lsadaptateur, le rebord inférieur de cet adaptateur se trouve au-dessus du rebord supérieur de l'ergot en saillie à l'intérieur du U formé par la chape, ai bien que la liaison entre l'adaptateur et la tige porteuse d'une part et l'élément d'appui au sol d'autre part est une articulation qui permet par exemple le pivotement d'un patin d'appui de 900 vers l'avant et de 900 vers l'arrière. 9 - Canne suivant les revendications 3 et 7, caractérisée en ce que l'axe d'articulation étant engagé dans le trou inférieur le plus haut de l'adaptateur, la base de ce dernier vient coiffer l'ergot en saillie à l'intérieur de la chape de l'appui au sol, ai bien que la liaison entre l'adaptateur et l'élément d'appni, par exemple un patin, est assurée en deux points distincts et immobiles l'un par rapport à autre, cette liaison étant du type encastrement ce qui réalise l'immobilisation du patin relativement à-l'adaptateur et à la tige porteuse. 10 - Canne évolutive suivant les revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les les éléments supérieurs d'appui peuvent Autre par exemple une poignée de maintien à appui anté-brachial ( par une manchette articuîée),ou une poignée appui pelairo , alors que les éléments d'appui au sol peuvent autre un patin articulé ou encastré, ou an embout caoutchouté formant ventouse, ou ta ut autre organe d'appui susceptible d'être relié de façon démontable à la base de la tige porteuse télescopique, ai bien quton peut utiliser toutes les combinaisons appuis supérieur et inférieur sur une mme et seule canne de façon à obtenir toute la gamme des engins appui nécessaires pour suivre l'évolution chronologique d'une rééducat40n-réadaptation fonctionnelle de remise à la marche de l'adulte ou de l'éducation-adap*ation ambulatoire de l'enfant infirme moteur.