La présente invention concerne un clavier électronique qui, associé a un dispositif de traitement de données, permet d'introduire des données codées dans ce dispositif. Les claviers de ce genre, tels que celui qui, par exemple, a été décrit et représenté dans le brevet français NO 2.330.074, comprennent un ensemble de touches à contact mo mentané et deux jeux de conducteurs disposés de telle manière que chaque conducteur du premier jeu est relié à chacun des conducteurs du second jeu par l'intermédiaire d'une touche. Dans un mode de réalisation plus particulièrement avantageux, les deux jeux de conducteurs sont disposés de façon à former une matrice et chaque touche est montée à chacune respective des intersections de conducteurs de cette matrice afin de permettre aux deux conducteurs du premier et du second jeux qui se croisent à cette intersection d'être mis en contact lorsque cette touche est enfoncée. Les conducteurs du premier jeu sont balayés cycliauement à une cadence déterminée par une horloge interne, tandis que les conducteurs du second jeu sont connectés, à lwune de leurs extrémités, à des circuits de repérage et de codage chargés de repérer les touches enfoncées pendant les cycles successifs de balayage et d'engendrer des données codées correspondant aux touches abaissées. Afin de donner à l'opérateur la possibilité d'actionner rapidement les touches et d'obtenir ainsi une haute cadence d'introduction des données codées dans le dispositif de traitement des données, on a réalisé des claviers du genre précité dans lesquels l'enfoncement d'une touche quelconque peut être effectué par l'opérateur, même si celui-ci maintient enfoncées d'autres touches précédemment actionnées. A titre d'exemple, un clavier de ce type a été accessoirement décrit dans la note d'application intitulée "AN-80 MOS Keyboard Encoding" qui figure page 13-41 dans l'ouvrage qui a été publié en 1974 par la Société Américaine "National Semiconductor Corporation" sous le titre "MOS Integrated Circuits".Dans ces claviers, chaque touche est montée en série avec une diode, ce qui permet d'éliminer les effets fantômes qui, en l'absence de diodes, apparaitraient consécutivement à l'appui sur trois touches placées aux trois sommets d'un rectangle de la matrice de conducteurs. Ces claviers, qui donnent de bons résultats au cours de leur utilisation, nécessitent cependant qu'un con trolle rigoureux soit effectué lors de leur fabrication, pour vérifier que toutes les diodes sont correctement orientées. En outre, dans le cas où chaque jeu de conducteurs se présente sous la forme d'un ensemble de conducteurs imprimés sur une feuille isolante souple, le montage de ces diodes ne peut être réalisé qu'en recourant à des artifices qui compliquent la structure de ces claviers et rendent, par conséquent, la fabrication de ceux-ci particulièrement longue et coûteuse. La présente Invention remédie à ces inconvénients et propose un clavier, de construction simple et peu conteuse, dans lequel l'enfoncement d'une touche peut être effectué même lorsque d'autres touches précédemment actionnées sont maintenues enfoncées, sans pour autant engendrer des erreurs dues à des effets fantômes. Un objet de l'invention concerne un clavier pour un dispositif de traitement de données associé, comprenant une pluralité de touches, deux jeux de conducteurs placés de telle manière que chaque conducteur du premier jeu est relié à chacun des conducteurs du deuxième jeu par l'intermédiaire d'une touche, des moyens pour balayer cycliquement les conducteurs du premier jeu et des moyens de repérage et de codage reliés aux conducteurs du deuxième jeu pour repérer les touches abaissées et engendrer des données codées correspondant aux touches abaissées, ce clavier étant caractérisé en ce qu'il comprend en outre une pluralité d'éléments passifs non-unidirectionnels, en nombre égal à celui des touches et montés chacun en série avec l'une respective desdites touches, et des moyens de comparaison disposés sur les conducteurs du deuxième jeu pour comparer l'amplitude des signaux transmis sur ces conducteurs à une valeur de référence prédéterminée et empêcher la transmission do ces signaux aux moyens de repérage et de codage lorsque cette amplitude est inférieure à ladite valeur prédéterminée. D'autres objets et avantages de l'invention apparaitront dans la description suivante, donnée à titre d'exemple non limitatif, et en se référant aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 : est un schéma de principe d'un clavier de l'art antérieur qui a été représenté pour expliquer les effets fantômes. La figure 2 : est un schéma d'un clavier réalisé selon l'invention. La figure 3 : est un schéma logique montrant la constitution de l'une des cellules du circuit de mémorisation et de codage qui fait partie du clavier représenté sur la figure 2. Le clavier qui a été schématiquement représenté sur la figure 1 comprend un premier jeu de conducteurs K1, K2, ... Kn , disposés, dans un premier plan, parallèlement les uns aux autres, et un deuxième jeu de conducteurs L1, L2, ..., Lp, disposés dans un deuxième plan et s'étendant, paral- lèlement les uns aux autres, dans une direction perpendiculaire à celle des conducteurs du premier plan. Tous ces conducteurs sont isolés électriquement les uns des autres à leurs intersections respectives. Le clavier comprend en outre une pluralité de touches actionnables manuellement qui, sur la figure 1, ont été représentées sous la forme d'interrupteurs à contact momentané, ces touches étant désignées par des références telles que, par exemple, Tll et T21.Chacune de ces touches est disposée à chacune respective des intersections des conducteurs des deux jeux afin de permettre, lorsqu'elle est enfoncée par l'opérateur, aux deux conducteurs du premier et du second jeu qui se croisent à cette intersection d'être mis en contact l'un avec l'autre. C'est ainsi, par exemple, que la touche Tll établit, lorsqu'elle est enfoncée, le contact entre le conducteur K1 et le conducteur L1. Chacun des conducteurs K1, K2, ...,Kn du premier jeu est connecté à l'une respective des sorties S1, S2,..., Sn d'un distributeur d'impulsions 10 lui-même connecté, par son entrée E, à un généra teur d'impulsions 11.Chaque fois qu'il reçoit par son entrée E une impulsion envoyée par le générateur 11, ce distributeur d'impulsions 10 délivre sur ses sorties une série d'impulsions décalées dans le temps, la première de ces impulsions étant délivrée sur-la sortie S1, la deuxième impulsion étant délivrée sur la sortie S2, et ainsi de suite. Le distributeur d'impulsions 10, qui est de structure connue, est constitué, dans l'exemple décrit, par une ligne à retard à prises médianes, cette ligne pouvant comporter des régénérateurs d'impulsions échelonnés pour permettre aux impulsions délivrées sur les différentes sorties S1, S2, ..., Sn d'avoir toutes les mêmes caractéristiques. L'ensemble formé par le générateur 11 et le distributeur d'impulsions 10 constitue ainsi une horloge qui permet de balayer cycliquement les conducteurs du premier jeu.Les conducteurs du second jeu, L1, L2, ..., Lp, sont connectés à l'une de leurs extrémités, à des circuits de repérage et de codage 12 qui ont pour rôle, d'une part de repérer les touches qui sont enfoncées pendant les cycles successifs de balayage, d'autre part d'engendrer des données codées correspondant aux touches qui ont été enfoncées. Les données codées ainsi engendrées sont transmises, par l'intermédiaire d'un câble 13, à un dispositif de traitement de données 14, de type connu, qui peut être, par exemple, une unité centrale d'un système de traitement de l'information. Les circuits de repérage et de codage 12 sont connectés en outre, par l'intermédiaire de n conducteurs M1, M2, ... Mn, aux sorties respectives S1, S2, ..., Sn du distributeur d'impulsions 10. La figure 1 montre que ces circuits de repérage et de codage 12 sont constitués d'une pluralité de cellules de mémorisation et de codage disposées suivant p lignes et n colonnes. Toutes les cellules MCll, MC21, MCnl de la première ligne sont connectées au conducteur L1, toutes les cellules MC12, MC22,...,MCn2 de la deuxième ligne sont connectés au conducteur L2, et ainsi de suite.De même, toutes les cellules MCll, MC12, ..., MClp de la première colonne sont connectées au conducteur M1, toutes les cellules MC21, MC22, ..., MC2p de la deuxième colonne sont connectées au conducteur M2, et ainsi de suite. La structure de chacune de ces cellules sera décrite en détail un peu plus loin.On indiquera simplement ici que chaque cellule est capable de prendre l'un ou l'autre des deux états qui seront désignés, dans la suite du texte, sous les noms de état "O" et état "1", et que, lorsqu'une cellule placée initialement à l'état "O", reçoit simultanément deux impulsions transmises respectivement par chacun des conducteurs L et M connectés à cette cellule, cette cellule passe de l'état "O" à l'état "1", signalant ainsi qu'une touche a été enfoncée, et elle engendre par ailleurs une combinaison codée correspondant à cette touche. Si, ensuite, cette cellule ne reçoit qu'une impulsion transmise par le conducteur M, elle revient alors de l'état "1" à l'état "O", signalant ainsi que la touche n'est plus enfoncée.A titre d'exemple, on va considérer le cas où la seule touche qui a été enfoncée est la touche T22. Dans ce cas, les conducteurs K2 et L2 se trouvent mis en contact. Au cours du premier balayage, le distributeur d'impulsions 10 délivre n impulsions successives sur ses sorties S1 à Sn, à raison d'une impulsion par sortie. La première de ces impulsions, qui apparait à la sortie S1, est appliquée aux cellules MCll, MC12, ..., MClp, par l'intermédiaire du conducteur M1. Cependant, toutes ces cellules restent à l'état "O" puisque, les touches Tell, T12, ..., Tlp n'étant pas enfoncées, aucune impulsion n'apparait sur les conducteurs L1, L2, ..., Lp. La seconde impulsion qui apparaît ensuite à la sortie S2, est appliquée aux cellules MC21, MC22, ..., Mc2p par l'intermédiaire du conducteur M2.Mais, la touche T22 étant enfoncée, cette même impulsion est appliquée, par l'intermédiaire des conducteurs K2 et L2, à la cellule MC22 qui passe alors à l'état "1" et délivre sur le cible 13 une combinaison binaire codée correspondant à la touche T22. De toutes les cellules MC21, MC22, ..., MC2p, seule la cellule MC22 passe à l'état "1" pour les raisons indiquées plus haut. Pour les mêmes raisons, les impulsions qui apparaissent ensuite successivement sur les autres sorties du distributeur 10 ne provoquent aucun changement d'état des cellules qui sont connectées à ces sorties par l'intermédiaire des conducteurs M. Si, au cours du deuxième balayage, la touche T22 reste enfoncée, la cellule MC22 reçoit bien à nouveau l'impulsion qui, envoyée par la sortie S2, lui est envoyée, d'une part par l'intermédiaire du conducteur M2, d'autre part par l'intermédiaire des conducteurs K2 et L2, mais cette cellule qui est déjà à l'état 1 ne change pas d'état et elle n'envoie, par conséquent, aucune combinaison codée sur le câble 13. I1 faut signaler à ce sujet qu'à chaque balayage, le distributeur 10 délivre n impulsions successives sur ses sorties S1 à Sn et que les balayages successifs, déclenchés chacun par une impulsion envoyée par l'horloge 11, s'effectuent à une fréquence relativement élevée, de l'ordre de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de balayages par seconde. I1 en résulte que chaque touche reste pratiquement enfoncée pendant plusieurs balayages successifs, mais que cette action ne provoque aucune perturbation dans le fonctionnement du clavier puisque une combinaison codée, et une seulement, est envoyée sur le câble 13 chaque fois que la touche est enfoncée. Avec le clavier représenté sur la figure 1, il peut arriver cependant que des effets fantômes se manifestent lorsque certaines conditions sont réunies. Ces effets fantômes se produisent notamment lorsque, au cours des balayages successifs, trois touches placées aux sommets de l'un des rectangles formés par les conducteurs K1 à Kn et Li à Lp restent simultanément enfoncées. Considérons par exemple le cas où, les touches T12 et T21 ayant été préalablement enfoncées, on enfonce maintenant la touche T22.Dans ce cas, la première impulsion qui, au cours du balayage suivant, apparait à la sortie S1 du distributeur 10 est appliquée aux cellules MCll, MC12, ..., MClp par l'intermédiaire du conducteur Mi. Mais, les touches T12, T21 et T22 étant enfoncées, cette même impulsion est appliquée à la cellule MCll, par l'intermédiaire des conducteurs K1, L2, K2 et L1, le trajet suivi par cette impulsion étant indiqué en traits mixtes sur la figure 1. La cellule MCll passe alors de l'état "O" à l'état "1" et envoie ainsi sur le câble 13 une combinaison codée correspondant à la touche Tell, exactement comme si cette touche Tll avait été enfoncée. Ainsi une combinaison codée erronée, due à un effet fantôme, est envoyée au dispositif de traitement de données 14. Un tel effet fantôme n'apparait pas dans le clavier qui, réalisé selon l'invention, est représenté sur la figure 2. Si on se réfère alors à cette figure, on voit que le clavier réalise selon l'invention présente certaines analogies avec celui représenté sur la figure 1. C'est ainsi qu'on retrouve, sur la figure 2, le générateur d'impulsions 11, le distributeur d'impulsions 10, les circuits de repérage et de codage 12, et les deux jeux de conducteurs L1 à Lp et Ki à Kn du schéma de la figure 1. On remarque toutefois que, dans la figure 2, chacune des touches est montée en série avec un élément passif non unidirectionnel constitué, dans l'exemple décrit, par une résistance, chaque ensemble touche-résistance étant disposé à chacune respective des intersections des conducteurs des deux jeux. Ainsi, par exemple, l'ensemble touche Tll- résistance R11 est placé à l'intersection des conducteurs K1 et L1.D'autre part, des moyens de comparaison 15 qui seront décrits plus loin sont connectés à l'une des extrémités de chacun des conducteurs L1 à Lp pour contrôler la transmission des impulsions que le distributeur 10 envoie vers les circuits de repérage et de codage 12 par l'intermédiaire des conducteurs K1 à Kn, des ensembles touche-résistance et des conducteurs L1 à Lp. Cependant, avant de décrire ces moyens de comparaison, on va d'abord décrire la structure de chacune des cellules des circuits de repérage et de codage 12. La cellule, portant la référence générale MC, qui a été représentée sur la figure 3, comporte deux éléments bistables BA et BB, dénommés communément basculeurs, qui sont reliés l'un à l'autre par l'intermédiaire de deux circuits de commande C1 et C2. On ne donnera pas ici de détails sur la structure de ces basculeurs et de ces circuits de commande qui sont de type connu et sont analogues à ceux qui ont été accessoirement décrits et représentés dans les brevets fran çais NO 1.342.787 et 1.387.085.On indiquera simplement que chaque basculeur comporte une entrée dite "normale", une entrée dite "complémentaire", une sortie "normale" et une sortie "complémentaire", et qu'il passe ou reste à l'état 1 chaque fois qu'il reçoit une impulsion par son entrée "nor.male" et à l'état "0" chaque fois qu'il reçoit une impulsion par son entrée "complémentaire" On rappellera d'autre part que chaque circuit de commande comporte deux entrées, dont l'une, marquée d'un point sur la figure 3, est une entrée conditionnée sur laquelle sont appliquées les impulsions à transmettre, et dont l'autre est une entrée de conditionnement sur laquelle une tension électrique est appliquée. On rappellera également que chaque circuit de commande ne transmet une impulsion appliquée à son entrée conditionnée que si son entrée de conditionnement se trouve à un potentiel positif. La figure 3 montre qu'un conducteur, affecté de la référence générale L, est connecté à l'entrée normale du basculeur BA, ce conducteur L étant l'un des conducteurs L1 à Lp représentés sur les figures 1 et 2. La figure 3 montre également qu'un conducteur, affecté de la référence générale M, est connecté à l'entrée d'un élément de retard RT, ce conducteur M étant l'un des conducteurs M1 à Mn représentés sur les figures 1 et 2. Considérons le cas où, par suite de l'enfoncement de la touche correspondante, deux impulsions sont envoyées simultanément sur les conducteurs L et M. Dans ce cas, le basculeur BA, qui reçoit par son entrée normale l'impulsion transmise par le conducteur L, passe à l'état "1". De ce fait, le circuit de commande C1, dont l'entrée de conditionnement est connectée à la sortie normale de BA, devient passant, tandis que le circuit de commande C2, dont l'entrée de conditionnement est connectée à la sortie complémentaire de BA, devient non passant. A ce moment-là, l'impulsion qui a été envoyée sur le conducteur M et qui a été retardée par l'élément de retard RT, est appliquée sur les entrées conditionnées des circuits C1 et C2.Cette impulsion, bloquée par le circuit C2, est transmise par le circuit C1 qui l'applique, d'une part à l'entrée com plémentaire du basculeur BA qui revient ainsi à l'état "O", d'autre part à l'entrée normale du basculeur BB qui passe alors à l'état "1". Par suite du passage à l'état 1 du basculeur BB, une tension positive apparaît à la sortie normale de ce basculeur et est appliquée à l'entrée d'un amplificateur-déri- veur AD. Cet amplificateur-dériveur est conçu pour délivrer à sa sortie une impulsion unique chaque fois que son entrée est portée à une tension positive.L'impulsion qui est ainsi délivrée par cet amplificateur-dériveur AD est appliquée à l'entrée d'un dispositif de codage CD qui, en réponse à la réception de cette impulsion, délivre sur ses sorties Ti à T6, sous forme d'impulsions électriques, une combinaison codée binaire représentative du caractère correspondant à la touche qui a été enfoncée. Les explications qui viennent d'être données permettent de comprendre que, tant que cette touche reste enfoncée, le basculeur BB reste à l'état "1", tandis que, à chaque balayage, le basculeur BA passe d'abord à l'état "1" au moment où il reçoit une impulsion transmise par le conducteur L, puis à l'état "0" au moment où il reçoit une impulsion transmise par le conducteur M et retarde par RT. Si, maintenant, on cesse d'enfoncer cette touche, aucune impulsion n'est transmise par le conducteur L au basculeur BA, si bien que celui-ci reste à l'état "O". Dans ces conditions, le circuit C1 est non passant, tandis que le circuit C2 est passant. La première impulsion qui, à partir du moment où on a cessé d'enfoncer la touche, apparaît à la sortie de RT et est appliquée aux circuits Ci et C2, n'est alors transmise que par le circuit C2 qui l'applique à l'entrée complémentaire du basculeur BB. Le basculeur BB revient donc à l'état "0". On voit ainsi que, lorsque la touche n'est pas enfoncée, le basculeur BB se trouve à l'état "O", alors que, lorsque cette touche est enfoncée, ce basculeur se trouve à l'état "1". On voit également qu'une combinaison codée est envoyée sur le câ- ble 13 chaque fois que le basculeur BB passe de l'état "O" à l'état "1". I1 faut signaler que les circuits de repérage et de codage 12 qui viennent d'être décrits ne sont pas exclusifs des claviers représentés sur les figures 1 et 2 et qu'ils pourraient être remplacés par un composant à circuits intégrés établi pour fonctionner dans des conditions analogues à celles exposées ci-dessus. C'est ainsi, par exemple, que l'on pourrait utiliser, pour constituer les circuits de repérage et de codage 12, le composant du commerce AY3-4592 de la société américaine "General Instrument Corporation" ou encore le composant du commerce MM 42105 de la société américaine "National Semiconductor Corporation". Si on revient maintenant au schéma de la figure 2, on voit que les moyens de comparaison 15 sont constitués d'un ensemble de p comparateurs CP1, CP2, ..., CPp, de structure connue, qui sont associés chacun à l'un respectif des conducteurs L1 à Lp. La figure 2 montre que chacun de ces comparateurs comporte deux entrées dont la première est connectée à celui des conducteurs L1 à Lp qui est associé à ce comparateur, et dont la seconde reçoit, d'un dispositif potentiométrique 16, relié à une source de tension 17, une tension de référence correspondant au potentiel minimum que doit présenter l'impulsion qui arrive sur la première entrée du comparateur pour être transmise aux circuits de repérage et de codage 12.Afin d'assurer cette transmission, chacun de ces comparateurs est connecté, à sa sortie, à l'une respective des rangées de cellules des circuits 12. Ainsi, la sortie du comparateur CP1 est connectée aux cellules MCll, MC21, ..., MCnl, la sortie du comparateur CP2 est connectée aux cellules MC12, MC22, ..., MCn2, etc... La figure 2 montre encore que la première entrée de chacun des comparateurs CP1 à CPp est reliée à la masse par l'intermédiaire d'une résistance R. I1 faut signaler ici que toutes ces résistances R, de même que les résistances qui, telles que Roll, R21, ect..., sont montées en série avec les touches du clavier, sont choisies de manière à avoir toutes pratiquement la même valeur commune, la valeur de chacune de ces résistances ne s'écartant pas de plus de 5% de cette valeur commune. I1 y a lieu d'indiquer ici que, dans l'exemple décrit, cette valeur commune a été choisie égale à 1 kiloohm, tandis que la résistance de chacune des touches est de l'ordre de 1 ohm Etant donné, dans ces conditions, que la valeur de chaque résistance R est élevée par rapport à celle de la touche montée en série avec cette résistance, la résistance de chaque ensemble touche T - résistance R conserve pratiquement la même valeur, même si la résistance de chaque touche varie notablement d'une touche à une autre et passe par exemple de 0,5 ohm à 2 ohms.On voit, dans ces conditions, que le clavier faisant l'objet de l'invention peut être réalisé en utilisant des touches, même de qualité médiocre, dont la résistance ntest pas la même d'une touche à l'autre, pourvu que la valeur de cette résistance reste négligeable par rapport à celle de la résistance R. Dans ces conditions, lorsqu'une impulsion apparaît à l'une des sorties du distributeur 10, cette sortie se trouve portée temporairement à un potentiel U par rapport à la masse. La première entrée du comparateur qui, par suite de l'enfoncement d'une touche, reçoit cette impulsion se trouve alors U portée au potentiel 2 par rapport à la masse. C'est ainsi, par exemple, que dans le cas où la touche qui a été enfoncée est la touche T12, le comparateur dont la première entrée est portée U à ce potentiel 2 au moment où lui parvient l'impulsion prove- nant de la sortie S1, est le comparateur CP2. Si le dispositif potentiométrique 16 a été réglé préalablement de manière à porter la deuxième entrée de chacun des comparateurs CP1 à CPp à un potentiel inférieur à 2U, le comparateur CP2 transmettra alors aux circuits 12 l'impulsion qui lui arrive, en provenance de la sorite S1. Considérons maintenant le cas où, la touche T12 restant enfoncée, on appuie sur la touche Tell. Dans ce cas, l'impulsion qui est délivrée par la sortie S1 du distributeur 10 arrive sur la première entrée des comparateurs CP1 et CP2 et elle porte alors temporairement chacune de ces deux entrées en potentiel U 2 par rapport à la masse. Si le règlage du dispositif poten tiométrique 16 est celui qui a été indiqué ci-dessus, ces deu-x comparateurs CP1 et CP2 transmettront alors aux circuits 12 l'impulsion su'ils ont reçue en provenance de S1. De la même façon, si, les touches T12 et Tll étant enfoncées, on appuie maintenant sur la touche T21, l'impulsion qui est délivrée ensuite par la sortie S1 et qui est appliquée sur la première entrée des comparateurs CP1 et CP2 U porte chacune de ces entrées au potentiel 2 et elle est, par conséquent, transmise par ces deux comparateurs aux circuits 12. Mais l'impulsion qui, peu après, est délivrée par la sortie S2 du distributeur se trouve appliquée, non seulement sur la première entrée du comparateur CP1, mais également par l'intermédiaire des touches enfoncées T21, Tll et T12, à la première entrée du camparateur CP2, exactement comme si la touche T22 avait été enfoncée (effet fantôme).Dans ce cas toutefois, la première entrée du comparateur CP1 se trouve 3U portée momentanément au potentiel 37U (soit sensiblement 0,428 U), alors que la première entrée du comparateur CP2 se U trouveportéemomentanément au potentiel 7 (soit sensible- ment 0,142 U). Si le dispositif potentiométrique 16 a été réglé préalablement de manière à porter la deuxième entrée 3U des comparateurs CP1 à CPp à un potentiel inférieur a U mais supérieur à 7 , seul le comparateur CP1 transmettra 7 alors aux circuits 12 l'impulsion provenant de la sortie S2, tandis que le comparateur CP2 bloquera l'impulsion qui, provenant de cette sortie S2, lui est appliquée par suite d'un effet fantômes. Considérons maintenant le cas où, les touches Tell, T12 et T21 étant maintenues enfoncées, on enfonce à présent une autre touche susceptible de provoquer un effet fantôme, par exemple la touche Tlp. Dans ce cas, l'impulsion qui est délivrée par la sortie S1 du distributeur 10 et qui arrive sur la première entrée des comparateurs CP1, CP2 et CPp porte temporairement chacune de ces entrées au potentiel U 2 par rapport à la masse Si le dispositif potentiométrique 16 est réglé de manière à porteur la deuxième entrée des com 3U parateurs CP1 à CPp à un potentiel inférieur à 7 (donc in U férieur à 2 ), chacun des trois~comsarateurs CP1, CP2 et CPp transmettra aux circuits 12 l'impulsion qu'il reçoit. L'impulsion qui, peu après, est délivrée par la sortie S2 du distributeur, se trouve appliquée, non seulement sur la première entrée du comparateur CP1, mais également, par l'intermédiaire des touches enfoncées T21, T11 et T12, à la première entrée du comparateur CP2, et, par l'intermédiaire des touches enfoncées T21, T11 et Tlp, à la première entrée du comparateur CPp. Dans ce cas toutefois, la première entrée du com 2U parateur CP1 se trouve momentanément portée au potentiel 5 (soit 0,4 U), tandis que la première-entrée de chacun des comparateurs CP2 et CPp se trouve momentanément portée au potentiel 0,1 U. Si le réglage du dispositif potentiométrique 16 est tel que la deuxième entrée des comparateurs CP1 à CPp se trouve portée à un potentiel inférieur à 2U (soit 0,4 U), mais supérieur à 7 (soit sensiblement 0,142 U), seul le comparateur CP1 transmettra aux circuits 12 l'impulsion qu'il reçoit, tandis que les impulsions appliquées, par suite d'effets fantômes, aux comparateurs CP2 et CPp ne seront pas transmises aux circuits 12. On voit ainsi que, par un réglage judicieux du dispositif potentiométrique 16, on peut supprimer pratiquement toutes les erreurs dues aux effets fantômes. On a constaté qu'en réglant ce dispositif de manière à appliquer sur la deuxième entrée des comparateurs CP1 à CPp un potentiel compris entre 0,.2 U et 0,30 U, les impulsions qui, par suite d'effets fantômes, étaient appliquées sur la première entrée de ces comparateurs, se trouvaient systématiquement éliminées, même si, lors de l'enfoncement d'une touche, trois ou quatre autres touches étaient maintenues enfoncées. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée à l'exemple de réalisation décrit et illustré. Au contraire, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées dans l'esprit de l'invention et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1 - Clavier pour un dispositif de traitement de données associé, comprenant une pluralité de touches, deux jeux de conducteurs placés de telle manière que chaque conducteur du premier jeu est connecté à chacun des conducteurs du deuxième jeu par l'intermédiaire d'une touche, des moyens pour balayer cycliquement les con ducteurs du premier jeu et des moyens de repérage et de codage reliés aux conducteurs du deuxième jeu pour repérer les touches abaissées et engendrer des données codées correspondant aux touches abaissées, ce clavier étant caractérisé en ce qu'il comprend en outre une pluralité d'éléments passifs non-unidirectionnels, en nombre égal à celui des touches et montés chacun en série avec l'une respective desdites touches, et des moyens de comparaison disposés sur les conducteurs du deuxième jeu pour comparer l'amplitude des signaux transmis sur ces conducteurs à une valeur de référence prédéterminée et empêcher la transmission de ces signaux aux moyens de repérage et de codage lorsque cette ampli tude est inférieure à ladite valeur prédéterminée. 2 - Clavier suivant revendication 1, caractérisé en ce que les conducteurs du premier jeu sont disposés, dans un premier plan, parallèlement les uns aux autres, et les conducteurs du deuxième jeu sont disposés dans un deuxième plan parallèle au premier et s'étendent dans une direction perpendiculaire à celle des conducteurs du premier jeu. 3 - Clavier selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque élément passif non unidirectionnel est constitué par une résistance. 4 - Clavier selon revendication 3, caractérisé en ce que les résistances sont choisies de manière à avoir toutes la même valeur. 5 - Clavier selon revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de comparaison sont constitués d'une plura lité de comparateurs, en nombre égal à celui des con ducteurs du deuxième jeu et associés chacun à l'un res pectif desdits conducteurs, chacun de ces comparateurs étant interposé entre le conducteur du deuxième jeu associé et les moyens de repérage et de codage pour empêcher le transfert vers lesdits moyens de repérage et de codage des signaux transmis par l'intermédiaire de ce conducteur associé, dans le cas où le potentiel de ces signaux est inférieur à un potentiel de référence de valeur prédéterminée. 6 - Clavier selon revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un dispositif potentiométrique relié aux comparateurs et réglé pour appliquer à ceux-ci un potentiel de référence de valeur prédéterminée. 7 - Clavier selon revendication 6, caractérisé en ce que la valeur du potentiel de référence est supérieure à et inférieure à 2U, U étant la valeur du potentiel 7 5 des signaux envovés sur les conducteurs du premier jeu.