La présente invention concerne un procédé et un appareil de traitement d'un gaz ou d'une vapeur contenant en suspension un liquide ou un solide finement divisé sous forme de particules, en vue notamment de son épuration. On connaît déjà un procédé de ce genre dans lequel on charge électriquement les particules par ionisation du gaz ou de la vapeur, on lave le suspensoîde gazeux électriquement chargé en pulvérisant dans ce suspensoïde un brouillard de gouttelettes liquides, chargées électriquement et on soumet le suspensoïde à l'action d'un champ de forces centrifuges produit par l'écoulement du gaz suivant un trajet curviligne. Or lors d'essais de mise en oeuvre de ce procédé, on a constaté la prédominance de certaines actions et la meilleure adaptation de certains modes de réalisation de l'appareil plutôt que d'autres au but recherché. On a constaté que l'effet de dépoussiérage par action d'un brouillard électriquement chargé dans la zone couronne d'un champ monoionisé, produit par des électrodes émissives de forme adaptée est prédominant sur les effets de lavage au sein du gaz par les gouttes et de centrifugation de la veine gazeuse. Auss 1 ' invention a-t-elle pour objet un procédé de traitement d'une vapeur ou d'un gaz contenant en suspension un liquide ou un solide très finement divisé, en vue de la séparation de la phase liquide ou solide de la phase gazeuse, dans lequel on fait -circu- ler la vapeur ou le gaz pollué dans un espace délimité entre au moins une paire de première et seconde électrodes portées respectivement au potentiel de la terre et à haute tension, on disperse mécaniquement dans la vapeur ou le gaz un liquide sous forme de gouttelettes grossières afin de former un ruissellement sur les électrodes, caractérisé en ce qu'on soumet la suspension simultanément à l'action d'un champ électrique monoionisé entre les deux électrodes en regard dont une seule est ionisante et émissive tandis que l'autre est collectrice, et à l'action d'un brouillard fin de liquide électriquement chargé de même signe que celui de l'électrode ionisante et émissive, ce brouillard étant obtenu par pulvérisation secondaire électrostatique du ruissellement formé sur l'électrode ionisante et émissive, on recueille sur l'électro- de collectrice le brouillard pulvérisé électrostatiquement à partir de l'électrode émissive et on évacue la boue formée sur l'électrode collectrice, à la partie inférieure de cette dernière. L'invention a également pour objet un appareil de traitement d'une vapeur ou d'un gaz contenant en suspension un liquide ou un solide très finement divisé, en vue de la séparation de la phase liquide ou solide de la phase gazeuse, comportant au moins une première électrode mise à la terre, au moins une seconde électrode disposée en regard de la première électrode et parallèlement à cette dernière, des moyens pour porter cette seconde électrode à une haute tension de manière à créer entre les première et seconde électrodes un espace soumis à un champ électrique monoionisé, des moyens pour faire circuler la vapeur ou le gaz dans ledit espace, des moyens pour disperser mécaniquement un liquide sous forme de gouttelettes grossières dans le courant gazeux afin de former un ruissellement sur les électrodes, caractérisé en ce qu'il comporte des organes effilés en saillie portés par l'une des électrodes, sur sa face tournée vers l'autre électrode, pour assurer, à l'extrémité de ces organes, l'ionisation et la localisation de gouttes pendantes atomisées (par pulvérisation électrostatique) sous forme de fines gouttelettes qui sont alors attirées par l'autre électrode jouant le rle d'électrode collectrice. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les électrodes agissantes sont en fait les films liquides formés à la surface des parois émissives et collectrices, à partir d'une pulvérisation mécanique primaire grossière, et ces films ont une conductivité suffisante pour permettre la réalisation des parois qui les supportent - dénommées électrodes - en matériaux indifféremment conducteurs de l'électricité ou non conducteurs en -surface ou dans la masse. Le brouillard ainsi créé a un rle double 1 - augmentation du champ électrique efficace E par l'augmentation de la charge d'espace, 2 - balayage perpendiculaire aux électrodes, en face de pointes ou ailettes émissives portées par l'électrode ionisante, par des porteurs de charges de forte mobilité animés d'une grande vitesse de migration (gouttelettes de 100 microns environ chargées dans la zone couronne donc portant une charge électrique très élevée). Ce double effet confère à l'ensemble suspension et brouillard d'une vitesse apparente de migration élevée en direction de la ou des électrodes collectrices, au potentiel de la terre, qui sont lavées par le ruissellement continu du liquide. Les parois ou électrodes mises en oeuvre pour l'application du procédé doivent posséder des caractéristiques particulières : les parois ou électrodes collectrices ne doivent pas comporter d'aspérités ou pointes en regard des électrodes émissives. Ces aspérités ou pointes seraient susceptibles soit de s'opposer au parfait lavage des électrodes collectrices, soit de réémettre par une nouvelle pulvérisation électrostatique un brouillard chargé de signe contraire à la charge créée dans un dépoussiéreur. Si ce phénomène se produisait, trois inconvénients en résulteraient : 1 - diminution de la charge d'espace par pulvérisation électrostatique biionique de gouttelettes de liquide, 2 - réentraînement dans le gaz des poussières déjà collectées qui sont alors remises en suspension par pulvérisation électrostatique de la boudes électrodes collectrices, 3 - diminution de l'effet convectif du gaz en face des pointes de pulvérisation électrostatique de l'électrode haute tension. L'ensemble de ces effets préjudiciables se traduirait par un rendement de dépoussiérage défectueux. Les parois ou électrodes émissives portées au potentiel élevé doivent présenter une surface importante pour recueillir la plus grande quantité possible de l'eau dispersée mécaniquement dans l'appareil et doivent comporter, disposées périodiquement, des pointes ou ailettes à l'extrémité desquelles se produisent I1ioni- sation et la localisation des gouttes pendantes atomisées sous forme de fines gouttelettes par l'effet d'éclatement électrostatique. La présence, dans l'espace soumis au champ électrique, du brouillard liquide permet d'effectuer, en même temps que la séparation des phases de la suspension, une élimination des composants gazeux polluants absorbables présents dans le gaz empoussiéré. On décrira ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, diverses formes d'exécution de la présente invention en référence au dessin annexé sur lequel Les figures 1 et 1A sont des vues de dessus de deux électrodes verticales respectivement émissive et collectrice, illustrant le principe mis en oeuvre dans le procédé et l'appareil suivant l'invention. La figure 2 est une vue en coupe verticale et longitudinale d'un appareil de dépoussiérage suivant l'invention, comportant des électrodes planes et dans lequel le gaz empoussiéré circule horizontalement. La figure 3 est une vue en coupe horizontale schématique faite suivant la ligne III-III de la figure 2. La figure 4 est une vue en perspective schématique d'une forme d'exécution d'une plaque constituant une électrode émissive. La figure 5 est une vue en perspective d'une variante d'exécution d'une électrode émissive. La figure 6 est une vue en perspective d'une autre variante d'exécution d'une électrode émissive. La figure 7 est une vue en coupe verticale et transversale schématique de l'appareil utilisant des plaques électrodes émissi- ves telles que représentées sur la figure 5. La figure 8 est une vue en plan schématique d'une variante d'exécution de l'appareil. La figure 9 est une vue en coupe verticale schématique d'une autre variante d'exécution de l'appareil suivant l'invention. La figure 10 est une vue en coupe verticale schématique d'un appareil, suivant l'invention, de forme cylindrique et dans lequel le gaz empoussiéré circule de bas en haut suivant une trajectoire hélicoïdale. La figure 11 est une vue en coupe verticale schématique, faite suivant la ligne XI-XI de la figure 12, d'une variante d'exécution de l'appareil dans lequel les parois collectrices au potentiel de la terre forment des tubes verticaux de section circulaire. La figure 12 est une vue en coupe horizontale faite sur la ligne XII-XII de la figure 11. La figure 13 est une vue en perspective schématique d'une électrode haute tension de l'appareil représenté sur les figures ll et 12. On se référera tout d'abord aux figures 1 et 1A qui illustrent le double effet du brouillard fin de liquide obtenu par pulvérisation électrostatique du ruissellement formé sur une électrode ionisante et qui constitue l'une des caractéristiques essentielles du procédé et de l'appareil suivant l'invention. L'appareil de dépoussiérage comporte essentiellement deux électrodes parallèles, en regard l'une de l'autre, à savoir une électrode collectrice 10 au potentiel de la terre et une électrode émissive ll à potentiel élevé V, par exemple négatif, cette électrode portant des pointes 20 tournées vers la plaque collectrice 10 qui est, elle, totalement exempte de pointes. Le gaz à dépoussiérer circule dans l'espace compris entre les deux électrodes 10 et 11, à la vitesse vO. L'appareil comporte par ailleurs des moyens non représentés pour disperser mécaniquement un liquide, tel que de l'eau, sous forme de gouttelettes grossières, dans le courant gazeux, afin de former des ruissellements rO et rl respectivement sur les électrodes collectrice 10 et émissive 11.Le ruissellement rl formé sur l'électrode émissive ll est drainé à l'extrémité des pointes 20 où se forment des gouttes pendantes G qui éclatent en gouttelettes g par effet électrostatique. Ces gouttelettes g fortement chargées, viennent s'ajouter à la charge d'espace des poussières (non représentées) véhiculées par le gaz empoussiéré et qui sont chargées électriquement dans le champ ionisant des pointes 20. De cette augmentation de la charge d'espace résulte l'accroissement du champ électrique E près de la paroi de l'électrode collectrice 10, ainsi qu'il est représenté sur la figure 1 ce qui constitue le premier effet du brouillard fin pulvérisé électrostatiquement. Par ailleurs, les gouttelettes g sont émises des pointes 20 avec une vitesse initiale très élevée indiquée par la flèche wO sur la figure 1A. Ces gouttelettes g créent donc ainsi, transversalement par rapport au sens de circulation du gaz empoussiéré, un courant de balayage qui draine la charge d'espace vers l'électrode collectrice 10, comme on peut le voir sur la figure 1A. Le double effet ci-dessus, à savoir augmentation du champ électrique E d'une part et balayage transversal, d'autre part, confère à l'ensemble suspension et brouillard une vitesse apparente de migration élevée en direction de l'électrode collectrice 10, au potentiel de la terre, laquelle est lavée en permanence par le ruissellement continu rO du liquide. an décrira maintenant, en se référant tout particulièrement aux figures 2 et 3, une forme d'exécution de l'appareil suivant l'invention dans lequel le gaz empoussiéré suit un trajet horizontal, de gauche à droite sur le dessin, matérialisé par les flèches 1. L'appareil comporte une enceinte 2 délimitée par deux parois verticales 3, une paroi horizontale supérieure 4 et une paroi inférieure dont la forme de trémie 5 permet le drainage des boues vers un ou plusieurs conduits d'évacuation tels que 6.Dans l'enceinte 2 sont disposés en série des groupes 7, 8, 9 de parois verticales parallèles 10, 11 portées alternativement au potentiel de la terre (électrodes collectrices 10) et à une haute tension négative, fournie par un générateur haute tension 12 (électrodes émissives ll). Les groupes 7, 8, 9, de parois constituent des champs indépendants, alimentés chacun par un générateur tel que 12 et dont le nombre peut varier de un à quatre. L'isolement électrique des éléments au potentiel élevé est assuré par des isolateurs 13 chauffés par des résistances 14 pour éviter toute condensation d'eau sur leurs parois. Les parois 11 sont fixées à des traverses 19 qui en assurent l'espacement constant.Des buses 15 de dispersion mécanique primaire grossière de liquide sont disposées dans un plan horizontal, parallèlement à la paroi supérieure 4, sur des rampes 16 et dans des plans verticaux sur des rampes 17 alimentées en eau ou en liquide approprié sous pression par des conduits 18, de manière à assurer un ruissellement continu du liquide sur les parois 10 et 11. Les parois 10 mises à la terre sont des plaques planes supportées par une charpente non représentée. Cette charpente assure l'espacement constant des parois 10 et est reliée à l'enceinte 2 au potentiel de la terre. Les parois ou électrodes émissives ll dont le rôle a été défini plus haut ont une forme appropriée pour obtenir les effets suivants: a) présenter une surface maximale au ruissellement de liquide en vùe d'assurer sa bonne répartition, b) assurer la pulvérisation électrostatique de ce ruissellement, de manière uniformément répartie en direction des parois 10. Les figures 4 à 8 montrent, en représentation partielle, plusieurs réalisations des parois 11 constituant les électrodes émissives. Sur la figure 4, une plaque plane 11 porte, disposées en quinconce, des pointes ou goulottes 20 à l'extrémité desquelles se produit simultanément l'ionisation du gaz et la pulvérisation électrostatique du liquide. Sur la figure 5, une plaque plane 11 porte des ailettes 21 disposées horizontalement et inclines latéralement vers le bas, c'est-à-dire ayant une section droite en V renversé, d'autres ailettes 22 s'étendant verticalement entre les ailettes horizontales 21 et étant disposées en quinconce. La pulvérisation électrostatique et l'ionisation sont localisées à l'endroit d'échancrures 23 présentées par les ailettes horizontales 21 et verticales 22. Sur la figure 6, l'électrode émissive 11 comporte un ensemble d'ailettes symétriques horizontales 24 et verticales 25 maintenues dans un cadre en profilé non représenté. Les ailettes horizontales 24 ont une section droite en V renversé. La pulvérisation électros tactique et l'ionisation sont localisées à l'endroit d'échancrures 26 prévues dans les ailettes. Ces électrodes sont maintenues verticales par des cadres en tubes ou profilés appropriés non représentés, sur lesquels elles peuvent être soudées, rivées ou boulonnées. Elles sont utilisées comme parois virtuelles 11 à la haute tension négative en regard des parois 10 planes à la terre selon le schéma de la figure 7 qui est une vue perpendiculaire au courant gazeux. La figure 8 montre en vue de dessus une autre disposition des parois électrodes ll reliées à la borne négative du générateur 12 et des parois 10 mises à la terre. Dans cet arrangement, les parois à potentiel élevé ll et les parois au potentiel de la terre 10 sont alternativement émissives et collectrices sur chaque face et ne portent des pointes ou ailettes d'ionisation et de pulvérisation électrostatique, telles que 20 par exemple, que d'un seul c6té, c'est-à-dire celui où elles jouent le rôle d'éléctrodes émissives. Le gaz empoussiéré passant selon les flèches 27 rencontre des espaces 28 monoionisés du signe de la haute tension V et d'autres espaces 29 monoionisés du signe de la terre, ces espaces étant disposés en parallèle.Dans les espaces 28 sont produits, par pulvérisation électrostatique, des brouillards de gouttelettes chargées négativement, issus des pointes 20 portées par chaque- paroi ll à potentiel élevé, sur sa face gauche ces brouillards étant dirigés vers la paroi collectrice 10 en regard, dépourvue de pointes sur sa face droite. Par contre, dans les espaces 29, des brouillards de gouttelettes du signe de la terre, c'est-à-dire positif par rapport à la haute tension négative, sont issus de pointes 20a portées par la face gauche de chaque paroi 10 mise à la terre, ces brouillards étant dirigés vers la face droite, dépourvue de pointes 20, de la plaque 11 à haute tension négative en regard, cette face droite jouant alors le rôle d'électrode collectrice. Dans la variante d'exécution de l'appareil représenté sur la figure 9, le gaz empoussiéré, mis en mouvement par un ventilateur non représenté, peut circuler verticalement, comme indiqué par les flèches 30, dans une enceinte 31 au potentiel de la terre, constituée de parois verticales 32, dans laquelle sont disposées parallèlement des parois verticales alternativement portées à une haute tension négative (parois 11) et au potentiel de la terre (parois 10). Ces parois 11 sont semblables à celles qui ont été définies ci-dessus (figures 4 à 8) et assurent les mêmes fonctions d'ionisation et de pulvérisation électrostatique du liquide. L'isolement électrique est réalisé par des isolateurs 33 chauffés par des résistances 34 pour éviter toute condensation d'eau à leur surface. Les parois 11 sont reliées au pale négatif d'un générateur 35 délivrant une haute tensiondressée- V; les parois 10 sont supportées par une charpente non représentée, liée à l'enceinte 31 au potentiel de la terre. Le liquide sous pression amené par des canalisations 36 est dispersé mécaniquement (dispersion primaire grossiere) par des buses 37. Les boues sont collectées à la partie inférieure de l'appareil dans une trémie 38 et évacuées par un conduit 39. De même que dans la disposition décrite en référence aux figures 2 et 3, l'appareil peut comporter plusieurs groupes de plaques électrodes 10 et 11 disposés en série les uns au-dessus des autres, alimentés par des générateurs individuels tels que 35 et constituant des champs indépendants. La figure 10 représente une autre forme de réalisation d'un appareil dans laquelle le gaz empoussiéré circule de bas en haut selon une trajectoire hélicoïdale. La paroi-électrode collectrice est un cylindre 40 constituant une enceinte au potentiel de la terre. Cette enceinte 40 porte, à sa partie inférieure un conduit tangentiel 54 par lequel pénètre le gaz empoussiéré entraîné par un ventilateur soufflant 53 et, à sa partie supérieure un conduit tangentiel 55 par lequel le gaz dépollué sort de l'appareil. La paroi-électrode au potentiel élevé est un cylindre interne 41 coaxial au cylindre 40 et portant, régulièrement espacées, des pointes ou ailettes telles que 42 assurant l'ionisation du gaz et la pulvérisation électrostatique du liquide.Une collerette tronconique 43 portée par la base du cylindre 41 rejette par pulvérisation électrostatique vers le cylindre 40 la fraction du ruissellement qui parvient en bas du cylindre 41. Le cylindre 41 est relié au pôle négatif d'un générateur 44 fournissant une haute tension redressée- V; il est suspendu par des isolateurs 45. Le cylindre externe 40 est ouvert à sa partie supérieure et se termine par une partie tronconique 46 évasée vers l'extérieur. En regard de cette partie 46 est disposée une collerette tronconique isolante 47 portée par l'extrémité supérieure du cylindre interne 41 et délimitant avec 46 un canal annulaire étroit-48 formant un espace de garde à travers lequel sort une partie du gaz dépollué. La collerette 47 est chauffée par des résistances non représentées pour éviter toute condensation de liquide sur ses parois.On peut également prévoir à la partie su périeure de l'appareil un conduit d'aspiration auxiliaire 49 dans lequel est disposé un ventilateur d'aspiration 49a pour créer dans le canal 48 un courant de gaz propre de débit relativement faible. La dispersion du liquide est assurée par des buses 50 portées par le cylindre externe 40 et dirigées vers le cylindre interne 41. Elles sont alimentées par des conduits 51, en liquide approprié mis en pression par une pompe 52. L'appareil à cylindre intérieur 41 suspendu tel que représenté par la figure 10 peut être également conçu avec une aspiration intégrale à la partie supérieure c'est-à-dire sans ventilateur soufflant 53 à la base. Enfin, les figures 11 et 12 représentent un appareil dans lequel les parois collectrices au potentiel de la terre sont des tubes verticaux de section circulaire 56. Le gaz empoussiéré, mis en mouvement par un ventilateur non représenté, circule verticalement dans ces tubes, de bas en haut, selon les flèches 57. Des buses 58, alimentées en liquide sous pression par des canalisations 59, assurent la dispersion mécanique de gouttelettes grossières de liquide dans le gaz. La pulvérisation électrostatique et l'ionisation sont assurées par des électrodes émissives 60 reliées à la borne négative d'un transformateur redresseur 61 fournissant une haute tension redressée double ou simple alternance. Les électrodes émissives 60 sont portées par des cadres inférieur 62 et supérieur 63 en tubes ou en profilés; le cadre supérieur 63 est supporté par des isolateurs 64 chauffés par des résistances 65 afin d'éviter toute condensation sur leurs parois. Les boues produites, recueillies dans une trémie inférieure 66, sont évacuées par un conduit 67. Cet appareil peut comporter plusieurs étages superposés de tubes 56 et d'électrodes 60, alimentés par des générateurs individuels 61 et constituant des champs indépendants. Dans l'appareil des figures 9, 11 et 12, on a représenté le gaz empoussiéré circulant de bas en haut; on peut évidemment concevoir des dispositifs semblables avec passage du gaz de haut en bas. Dans tous ces appareils, on doit ménager des espaces de garde électrique entre les parties au potentiel de la terre (charpentes, buses de dispersion du liquide) et celles qui sont au potentiel élevé (électrodes émissives, supports de celles-ci). Les distances de garde doivent être au moins égales à celle qui sépare les pointes telles que 20 (figure 4) des plaques 10 pour éviter tout phénomène disruptif parasite. Les électrodes émissives 60 à haute tension sont schématisées sur la figure 13; elles sont constituées chacune d'un tube vertical de faible diamètre 66 muni de collerettes coniques 69 à pointe tournée vers le haut. Des ouvertures 70 ménagées dans ces collerettes favorisent le ruissellement du liquide jusqu'à la collerette inférieure. L'ionisation et la pulvérisation électrostatique du liquide sont localisées à l'endroit d'échancrures 72 ménagées dans le bord inférieur de chaque collerette 69. Les appareils suivant l'invention peuvent être réalisés entièrement en matériaux conducteurs de l'électricité (aciers, aciers inoxydables). Pour résoudre certains problèmes de corrosion, on peut aussi les réaliser entièrement ou partiellement en matériaux non conducteurs de l'électricité (résines, PVC, aciers ébonités). La conductivité du film d'eau continu qui ruisselle à la surface des parois électrodes étant suffisante pour assurer l'ionisation aux pointes liquides formées et la pulvérisation électrostatique de cellesci, il suffit d'un contact conducteur de petites dimensions réalisé par exemple en métal noble approprié pour relier l'électrode liquide ainsi créée au générateur haute tension. REVENDICATIONS 1 - Procédé de traitement d'une vapeur ou d'un gaz contenant en suspens ion un liquide ou un solide très finement divisé, en vue de la séparation de la phase liquide ou solide de la phase gazeuse, dans lequel on fait circuler la vapeur ou le gaz pollué dans un espace délimité entre au moins une paire de première et seconde électrodes portées respectivement au potentiel de la terre et à haute tension, on disperse mécaniquement dans la vapeur ou le gaz un liquide sous forme de gouttelettes grossières afin de former un ruissellement sur les électrodes, caractérisé en ce qu'on soumet la suspension simultanément à l'action d'un champ électrique monoionisé entre les deux électrodes en regard dont une seule est ionisante et émissive tandis que l'autre est collectrice, et à l'action d'un brouillard fin de liquide électriquement chargé de même signe que celui de l'électrode ionisante et émissive, ce brouillard étant obtenu par pulvérisation secondaire électrostatique du ruissellement formé sur l'électrode ionisante et émissive, on recueille sur l'électrode collectrice le brouillard pulvérisé électrostatiquement à partir de l'électrode émissive et on évacue la boue formée sur-l'électrode collectrice, à la partie inférieure de cette dernière. 2 - Procédé de traitement d'une vapeur ou d'un gaz contenant ou non en suspension un liquide ou un solide très finement divisé, suivant la revendication 1 caractérisé en ce que le liquide pulvérisé successivement mécaniquement et électrostatiquement élimine, par dissolution et/ou par réaction chimique, l'un des constituants gazeux, en vue soit de dépollution, soit de récupération, soit de réalisation d'une réaction liquide/gaz ou liquide/solide/gaz ou liquide/liquide/gaz ou solide/gaz, 1' * areil dépoussiéreur étant utilisé comme véritable réacteur chimique. 3 - Appareil de traitement d'une vapeur ou d'un gaz contenant en suspension un liquide ou un solide très finement divisé, en vue de la séparation de la phase liquide ou solide de la phase gazeuse, comportant au moins une première électrode mise à la terre, au moins une seconde électrode disposée en regard de la première électrode et parallèlement à cette dernière, des moyens pour porter cette seconde électrode à une haute tension de manière à créer entre les première et seconde électrodes un espace soumis à un champ électrique monoionisé, des moyens pour faire circuler la vapeur ou le gaz dans ledit espace, des moyens pour disperser mécaniquement un liquide sous forme de gouttelettes grossières dans le courant gazeux afin de former un ruissellement sur les électrodes, caractérisé en ce qu'il comporte des organes effilés en saillie portés par l'une des électrodes, sur sa face tournée vers l'autre électrode, pour assurer, à l'extrémité de ces organes, l'ionisation et la localisation de gouttes pendantes atomisées (par pulvérisation électrostatique) sous forme de fines gouttelettes qui sont alors attirées par l'autre électrode jouant le rôle d'électrode collectrice 4 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend une enceinte mise à la terre comportant des parois verticales, une paroi supérieure et une paroi inférieure formant trémie collectant la boue formée, au moins un groupe de plaques électrodes logées dans l'enceinte, parallèles aux parois verticales de celleoci, ce groupe comprenant alternativement des premières électrodes mises à la terre et des secondes électrodes portées à haute tension, des moyens pour faire circuler horizontalement le gaz ou la vapeur à travers les espaces délimités entre les électrodes et des buses de pulvérisation mécanique grossières de liquide sous pression, pour former des ruissellements sur les diverses électrodes. 5 - Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que seules les secondes électrodes à haute tension portent des organes effilés en saillie pour assurer l'ionisation et la pulvérisation électrostatique, vers les premières électrodes mises à la terre, du ruissellement formé sur chacune des secondes électrodes qui jouent alors seules le rôle d'électrodes d'ionisation et de pulvérisation tandis que les premières électrodes jouent seules le rôle d'électrodes collectrices. 6 - Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque première électrode mise à la terre porte, d'un seul et même côté, des organes effilés en saillie assurant l'ionisation et la pulvérisation électrostatique vers la seconde électrode à haute tension voisine dont la face en regard est dépourvue de ces organes effilés, et chaque seconde électrode à haute tension porte, d'un seul et même côté, des organes effilés en saillie assurant l'ionisation et la pulvérisation électrostatique, ces organes étant tournés vers la face en regard de la première électrode voisine mise à la terre, laquelle face est dépourvue de tout organe effilé en saillie, si bien que les organes effilés en saillie de toutes les électrodes sont orientés dans la même direction, chacune des première et seconde électrodes étant ainsi émissive sur sa face portant les organes effilés en saillie et collectrice sur son autre face dépourvue de tels organes. 7 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu' il comprend deux cylindres coaxiaux à savoir un cylindre externe mis à la terre et un cylindre interne porté à haute tension, un conduit d'entrée du courant de gaz ou de vapeur débouchant dans le cylindre externe à l'une de ses extrémités, un conduit de sortie débouchant dans le cylindre externe à son autre extrémité, un ventilateur pour produire un mouvement hélicoïdal du gaz ou de la vapeur dans l'espace compris entre les deux cylindres, des buses de pulvérisation mécanique d'un liquide sous pression portées par le cylindre externe et projetant un brouillard de gouttelettes grossières de liquide dans le courant de gaz circulant entre les deux cylindres et des organes effilés en saillie et portés par le cylindre interne pour assurer l'ionisation et la pulvérisation électrostatique du ruissellement formé sur ce cylindre 8 - Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les deux cylindres sont disposés verticalement et le cylindre interne porte, à son extrémité inférieure, une collerette de pulvérisation électrostatique et, à sa partie supérieure, une collerette isolante délimitant, avec une partie évasée correspondante prévue à l'extrémité supérieure du cylindre externe, un canal annulaire formant une garde électrique, le cylindre interne étant suspendu à l'intérieur du cylindre externe par l'intermédiaire d'isolateurs. 9 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un tube mis à la terre et constituant une électrode collectrice et au moins une tige interne xoaxiale portée à haute tension et constituant une électrode d'ionisation et de pulvérisation électrostatique, le gaz ou la vapeur circulant axialement à l'intérieur de chaque tube dans l'espace compris entre celui-ci et la tige coaxiale formant électrode ionisante et de pulvérisation. 10 - Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que chaque tige constituant une électrode ionisante et de pulvérisation électrostatique comporte une succession de collerettes tronconiques fixées à la tige, à des intervalles appropriés, des trous percés dans ces collerettes pour permettre l'écoulement du ruissellement d'une collerette à la collerette suivante, et des échancrures formées dans le bord de chaque collerette pour assurer la pulvérisation~électrostatique et l'ionisation. 11 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'électrode- assurant l'ionisation et la pulvérisation électrostatique comprend une succession d'ailettes horizontales disposées verticalement les unes au-dessus des autres, présentant chacune une section droite en V renversé, des ailettes verticales disposées en quinconce entre les ailettes horizontales et des échancrures ménagées dans les ailettes horizontales et verticales. 12 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'électrode assurant l'ionisation et la pulvérisation électrostatique est réalisée en un matériau non conducteur. 13 - Appareil de traitement d'une vapeur ou d'un gaz contenant ou non en suspension un liquide ou un solide très finement divisé, suivant l'une quelconque des revendications 3 à 12, caractérisé en ce que le liquide pulvérisé successivement mécaniquement et électrostatiquement élimine, par dissolution et/ou par réaction chimique, l'un des constituants gazeux, en vue soit de dépollution, soit de récupération, soit de réalisation d'une réaction liquide/gaz ou liquide/solide/gaz ou liquide/liquide/gaz ou solide/gae, l'appareil dépoussiéreur étant utilisé comme véritable réacteur chimique.