237S1 i 2012871 L'assèchement des bandes de pâte formées sur tamis de machines à papier ou similaires est d'ordinaire complété au moyen d'essoreuses qui, technologiquement, sont préférables aux cylindres à registre, en ce que leur action est moins brutale, 5 n'exige pas de forte pression et allonge le temps de séchage, leur inconvénient étant cependant, dans le cas des machines à débit rapide pour papiers à lourde charge, que l'usure des tamis est plus rapide que lorsqu'on utilise les cylindres» 11 s'agissait donc de construire une machine qui, 10 tout en asséchant la pâte su maximum, use le moins possible le tamis » Alors que dans les machines travaillant à faible vitesse, il suffit d'imprimer au tamis un mouvement vibratoire pour obtenir un bon essorage et avoir la possibilité de traiter une pâte très diluée (comme lorsqu'on veut fabriquer un papier de transparence 15 homogène), avec les machines rapides, par contre, on met à profit l'instabilité superficielle et la turbulence des éléments de la pftte, provoquées par l'inclinaison du tamis par suite du vide créé au départ de l'eau, la transparence recherchée étant favorisée par la dispersion des flocons dans la pâte* 20 Que l'on utilise des cylindres ou des essoreuses, cette turbulence qui est utile en soi croit avec la vitesse de marche, ce qui oblige à compléter le dispositif de façon que, lorsque le tamis avance à plus de 550-600 m/min, les plus gros grumeaux de la suspension ne soient pas projetés à l'extérieur. 25 Cette tendance à l'éclabouasement croit avea le carré de l'allure de marche, tandis que la quantité d'eau éliminée par appareil, croit suivant la racine carrée de l'inclinaison choisie. Il en résulte qu'aux grandes vitesses, le maximum d'assèchement et le Tftiniwnnn d'usure du tamis ne peuvent être atteints que si l'on 30 trouve le moyen de maintenir le tamis à la plus faible inclinaison possible sous un vide suffisant. A cet effet, pour les essoreuses présentant dans le prolongement du bord d'entrée de l'appareil, une surfaee à peu près parallèle au tamis, suivie d'une surfaee d'essorage s'écartant 35 du tamis dans le sens de son déplacement, l'invention prévoit que l'angle d'écartement de cette 2ès« surface soit d'abord assez grand, puis plus petit, de façon que le profil de la surface d'essorage se rapproche de celui de la chaîne du tamis. L'invention prévoit aussi de donner une certaine concavité au profil de ladite surface. Grâce à cette disposition, la courbe du vide ne présente bad original 69 23751 2 2012871 pas de brusques pics mais se maintient aussi régulièrement élevée que possible sur toute la longueur de la zone d'essorage. De plus, lorsqu'on adopte le dispositif connu d'essoreuses en série, assez rapprochées avec aires d'assèchement légèrement inclinées les unes 5 par rapport aux autres, le bord d'entrée de chaque appareil soutient le tamis et lui évite un trop grand effort de suspension sur la zone de vide de l'appareil précédent® Pour les machines ne fonctionnant en principe qu'à une seule dilution et à une seule vitesse, sinon avec de faibles 10 variations de ces deux paramètres, le dispositif qui vient d'être décrit suffit parfaitement* Pour les machines dont les conditions de marche sont plus différenciées, une variante de 1'invention prévoit que la partie de l'essoreuse dont la surface s'écarte du tamis soit articulée sur la partie porteuse (suivant un dispositif 15 déjà connu), et qu'elle soit munie d'un organe de réglage. Cette articulation peut être à charnière, ou consister simplement en un amincissement suffisant de la paroi de la zone intermédiaire de l'appareil. Selon une autre variante de l'invention, ladite articulation peut être remplacée ou complétée, par une deuxième 20 articulation permettant de réaliser le coude à l'endroit voulu dans la zone de divergences; auquel cas la présence d'une articulation aussitôt après la partie porteuse offre ainsi une double possibilité de réglage. Particulièrement intéressante est la variante de 25 l'invention qui consiste à disposer entre la partie porteuse rigide dont la surface est parallèle au tamis, et la partie régla-laie dont la surfaee d'essorage peut faire un angle variable avec ledit tamis, une troisième partie d'essorage, reliée rigidement à la première et divergente par rapport au tamis. Selon ce dernier 30 dispositif, 1 'articulation n'est pas située à la zone de jonction des surfaces de support et d'essorage (comme dans le brevet ÏÏS 3*201.308), mais derrière elle, l'invention recommande plus précis ément de la placer entre le premier quart et la moitié de la longueur de la surface d'essorage. 35 Pour la construction, on part du principe que la zone d'essorage forme une surface plane tant qu'elle n'est pas en charge, et qu'en cours de fonctionnement la charge qu'elle a/supporter se traduit par un soulèvement plus ou moins marqué de sa partie arrière . BAD ORIGNAL 69 23751 3 2012871 Selon un autre perfectionnement, le réglage est jOïïsiaMé sans possibilité de jeu, et assuré par des ressorts de l'appel oui agissent sur l'ensemble de la zone de réglage. Ii3i2ryQïitioii est décrite plus en détail ci-dessous, à l'aide d'y» exemple de ^ialisatioa : ïig. l es'i; la somps tesasversale dfuae essoreuse conforme à l'jZmQE$±©ng l'Ig» si 33'^ ^222 ûou&a loagitiaêiaale partis 11© l'axe 11-11 1-3 la 5ag°lo Sigs 3a d^ESSj afâ^âesms â® la ooupe éS^tm® tell© s3s0re-issf la ©Gurbe du vide rigassat s©iâs 1© tesàs., et à titre de eomparaisoa s fig. 3b la courbe du ?iâa représenté® am-âessus le la coupe d*une essoreuse de tjp© sosmn Sig. 4 montre en soupe un autre hg4© de réalisation de l'essoreuse ?ig. 5 coupe partielle selon Y-Y â© la Mgo4 IPig. 6 autre mode de réalisation avec double possibilité de réglage » Suivant les figures 1 et 2, sur un caisson porteur 1 résistant à la flexion, est soudée une pièee de serrage 2 s9 étendant sur la largeur de la machine, transversaleraen» à la direction de déplacement du tamis, et sur laquelle l'essoreuse proprement dite 3 est fixée par les boulons 4» i'essoretase sur le rebord 6 de laquelle arrive le tamis 5 porteur de la suspension à asséeker se compose d'une partie avant rigide 3* et d'xme partie rigide arrière 3" reliées par une pièee intermédiaire 7 peu désistante « La partie rigide avant se compose elle-même d2una sur-faea d * appui 9 à laquelle fait suite une partie de la surfaee ûsassè@li@m@a.t 11. A 1'arrière est prévu, entre l'essoreuse et la pièce de serrage 2 un mécanisme de réglage 8, grâce auquel 1*arrière de l'essoreuse peut être soulevé en faisant plier plus ou moins la partie médiane plus misas y g moins résistante de l'appareil, Au niveau de la surface porteuse 9S et dans la sons lui faisant suite, 1'appareil porte un revêtement dur 10 en céra-mque. Sa surface d5 assorags 11 est daas sob. ©nsealsl© inelinéej, suivant une pente d'abord assez forte-, puis s5atténuant progressivement suivant un profil sinueux comparable à celui d© la ejaaîae du tamis. * BAD ORIGINAL 69 23751 4 2012871 Le mécanisme de réglage 8 se compose d'une barre 12 pouvant coulisser transversalement, et portant un certain nombre de vis de pression réglables^13 et de plaques en biseau 14 qui sont fixées sur l'essoreuse. En faisant tourner la tige à vis 15 5 qui engrène dans le filetage de la barre 12, tige à laquelle sa tête 17 et ses contre-éerous 18 interdisent tout glissement «ri al sur sa base 19, on déplace longitudinalement la barre 12 et l'on règle par là même la hauteur de la partie arrière de l'essoreuse. Sur la ïig. 3a, dans laquelle l'essoreuse n'est 10 représentée qu'à sa partie supérieure, avec les infléchissements /en abcisses de la surface d'essorage, sur la courbe 20,/sont portées les variations du vide sur toute la surface d'essorage et, en. ordonnées /df ce vidéo La flèche 21 indique en outre la quantité d'eau essorée qui peut être obtenue dans cette sorte d'appareil* 15 A titre de comparaison, la Fig.Jb concrétise les variations du vide et la quantité essorée dans le type connu d'appareil à inclinaison, rectiligne. La confrontation des tracés montre comment on arrive à obtenir un. vide plus régulier et un. essorage plus copieux. 20 Le mode de construction représenté en Fig.4 se distingue de celui de la ïig.I d'abord en ce que le rebord d'accès 22 est amovible et se compose d'une ou de plusieurs pièces en un matériau dur, massif coulé ou fritté comme le carbure de Wolfram ou de silicium, l'oxyde d'aluminium etc<>... ou en une substance 25 moins dure recouverte d'un matériau dur. Le rebord 22 est fixé au moyen de la plaque 23. Il est prévu en. outre un certain nombre de ressorts à lame, qui appuient sur .la partie réglable de l'essoreuse. La raison d'être de ce dispositif est que, même dans le eas d'un, fort infléchissement de la surface d'essorage, qui peut même 30 être située en. partie dans la zone plastique, il doit toujours exister une force de rappel suffisante, grâce à laquelle la relation dynamique qui s'établit entre les pièces en biseau 14 et les vis à pression. 13 est sûrement transmise star toute la largeur de la machine, même pour les gros débits d'essorage. 35 En 3igo5 est représenté le même exemple de réalisa tion. qu'en lig.4, mais en coupe suivant l'axe Y-Y. Le type d'appareil schématisé en ïig.6 montre comment peut être réalisé un. double réglage. La parti® de l'appareil correspondait à la surface d'essorage est reliée à la partie bad original 69 23751 5 2012871 fixe au moyen du pivot 25, et est pourvue d'un mécanisme de réglage 8' comme dans lés 3?ig. I et 2. Entre l'avant 26 et l'arrière 27 est prévue une partie mince 28, et en plus une liaison par tendeur à vis 29, qui permet d'infléchir plus ou moins la 5 partie médiane mince 28 de l'appareil. l'autre mécanisme de réglage 8' permet de déplacer l'ensemble de la surface d'essorage autour du pivot 25. Cette possibilité de régler, à l'aide du tendeur 29, l'inclinai son de la partie avant de la surface d'essorage par rapport à la partie arrière pourrait aussi être réalisée 10 au moyen d'un dispositif de réglage actionné en cours de fonctionnement, comme celui de type 8'. Une autre variante consisterait à faire en sorte que l'ensemble de l'essoreuse, c'est-à-direr la partie porteuse et la partie d'essorage incurvée réunies, puissent s'articuler selon le dispositif déjà counu» 69 23751 6 2012871 EETEBIICAIIOnS 1 - Essoreuse pour machines à papier avec tamis sans fin ou machine s similaires, comportant, à la suite du rebord recevant le tamis, une surface sensiblement parallèle audit tamis et lui servant de support, à laquelle se raccorde une surface 5 d'essorage s'écartant du tamis dans le sens où. il se déplace, ladite essoreuse étant caractérisée en ce que l'aire d'essorage faisant suite au support d'accès est inclinée, de par son montage ou en conséquence du réglage, par rapport au tamis, d'un angle d'abord relativement grand (de préférence inférieur 10 à 5°), ensuite plus petit. 2 — Essoreuse selon I, caractérisée en ce que l'aire d'essorage est infléchie comme celle de la chaîne du tamis, et présente par conséquent une concavité. 3 - Essoreuse selon I ou 2, caractérisée en ce que la partie de 15 l'appareil correspondant à la zone d'essorage est pourvue vers son milieu, de préférence entre le premier quart et la moitié de sa longueur, d'une articulation avec son organe de réglage « 4- - Essoreuse selon une des revendications I à 3 caractérisée en 20 ce que la partie correspondant à la zone d'essorage s'arti cule à l'aide d'un pivot sur la partie porteuse, 5 - Essoreuse selon une des revendications I à 4» avec une partie porteuse et une partie essoreuse divergente articulée sur cette dernière, et caractérisée en ce que, entre la partie 25 porteuse rigide dont la surface est parallèle au tamis, et la partie réglable dont la surface d'essorage diverge par rapport au tamis, est disposée une partie essoreuse divergeant du tamis et reliée rigidement à la partie porteuse» 6- Essoreuse selon une des revendications I à 5, avec partie 30 d'essoreuse réglable, et caractérisée en ce que le dispositif de réglage ne peut présenter aucun jeu, et est muni de ressorts de rappel agissant sur la totalité des réglages.