La présente invention a pour objet un appareil propre à supporter un livre en position ouverte en vue d'en permettre la lecture facile sans que le lecteur ait à le maintenir en l'air en face de lui, par exemple lorsqu'il est assis ou couché. On a déjà proposé divers genre d'appareils propres à permettre à un malade couché ou assis de lire un livre sans avoir à le tenir. Ces appareils comprennent fréquemment des dispositifs mécaniques permettant de tourner les pages du livre au fur et à mesure des besoins. Ils constituent ainsi des ensembles lourds, comateux et encombrants qui ne peuvent guère se concevoir que pour des lits de clinique ou d'hpital. L'invention vise au contraire à permettre d'établir un dispositif de support pour livre permettant la lecture, de construction simple, dans lequel les pages sont tournées à la main, mais sans difficulté particulière, et qui puisse s'utiliser aussi bien au lit que sur une chaise ou dans un fauteuil. L'invention vise encore à réaliser un tel appareil qui puisse également se disposer sur une table pour faciliter la lecture. On sait, en effet, que bien souvent la position horizontale des pages n'assure pas le meilleur éclairage et que autre part certains livres ont une reliure qui manaue de souplesse de sorte qu'ils tendent à se refermer dès qu'on les abandonne, ce qui impose au lecteur lfobligatiofl fastidieuse d'avoir à les maintenir constamment en position ouverte. Le dispositif suivant l'invention comprend essentiellement une embase susceptible de reposer de façon stable sur une surface horizontale ou faiblement inclinée, un pupitre articulé de façon blocable à l'embase par une de ses extrémités suivant un axe transversal préférablement susceptible d'entre déplacé sur la longueur de l'embase, des rebords- de maintien portés par le pupitre et propres à entre appliqués contre le bord supérieur et le bord inférieur du livre, et des moyens de retenue solidaires de ces rebords et destinés à venir chevaucher les pages du livre pour les retenir contre le pupitre. L'embrase peut comporter des pieds de façon à pouvoir reposer meme sur une surface irrégulière, telle par exemple que la poitrine d'un lecteur couché. Dans une forme d'exécution préférée l'axe d'articulation du pupitre est matérialisé par deux goujons solidaires de ce pupitre et qui traversent des rainures horizontales pratiquées dans deux parois verticales latérales solidaires de l'embase, l'un au moins de ces goujons pouvant être bloqué en position par le moyen d'un écrou ou vis.On associe avantageusement à l'axe ainsi réalisé deux biellettes latérales articulées au pupitre et à l'em- base, ces biellettes déterminant avec les cotés du pupitre une sorte de compas dont on peut faire varier l'ouverture par déplacement des goujons dans les rainures des parois latérales de ladite embase. De préférence les divers éléments sont dimensionnés de telle sorte qutil soit possible d'une part de rabattre à plat le pupitre sur embase, d'autre part de donner à ce pupitre une inclinaison vers l'avant aussi bien que vers l'arrière.En ce qui concerne les rebords précités, celui destiné à coopérer avec le bord inférieur du livre peut 8tre directement solidaire du pupitre (par exemple par le moyen d'une charnière de manière à pouvoir se replier à plat), tandis que l'autre est porté par une plaque coulissante susceptible d'entre bloquée à toute hauteur désirée par rapport au pupitre, par exemple contre la face arrière de celui-ci. Quant aux moyens de retenue portés par les rebords pour chevaucher les pages du livre, ils sont avantageusement constitués par des languettes pivotantes articulées aux rebords de manière à constituer verrous venant s'appuyer contre les pages du livre.On prévoit ainsi deux languettes de retenue pour chaque rebord en leur associant des dispositifs à friction pour qu'elles restent à l'orientation désirée, et éventuellement aussi un bouton de manoeuvre propre à faciliter leur réglage. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective d'un dispositif suivant l'invention pr & à rcevoir un livre. Fig. 2 est la vue de côté correspondante, le livre y étant indiqué en traits mixtes. Fig. 3 est une vue semblable à celle de fig. 2, mais dans laquelle on a supposé que le pupitre était incliné vers l'avant et non plus vers l'arrière. Fig. 4 est une vue de face correspondant à fig. 2. Fig. 5 montre comment on procède pour insérer le livre entre les rebords supérieur et inférieur Fig. 6 est une coupe de détail à grande échelle montrant l'agencement d'une languette ou verrou de retenue. Fig. 7 est une vue de côté du dispositif en fin de replia ge. Le dispositif représenté comporte une embase à laquelle on a affecté la référence générale 1 et qui est elle-meme constituée par un plateau horizontal 2 supporté par deux parois latérales 3 convenablement profilées de manière que chacune comporte deux pieds d'extrémité 4 en vue d'assurer une assise stable à l'ensemble. Chaque paroi latérale 3 est découpée vers l'avant d'une fente longitudinale 5 s'étendant sur une longueur un peu supérieure à la moitié de sa longueur totale. Dans chacune des deux fentes ainsi établies est engagé un goujon 6 solidaire d'une jambe 7 disposée contre la face interne de la paroi latérale correspondante, les deux jambes 7 ainsi réalisées étant elles-memes solidaires d'un m & e pupitre plat 8 qui peut ainsi pivoter autour de l'axe transversal commun desdites jambes 7. Ltun au moins de ces goujons est filetée pour recevoir un écrou moleté de blocage 9. En un point 10 de chacun des côtés latéraux du pupitre 8 est articulée une biellette 11 qui s'articule d'autre part en 12 à la paroi latérale 3 adjacente de l'embase 1. On comprend que chaque biellette 11 et la partie du ctté adjacent du pupitre 8 comprise entre l'axe 10 et le goujon 6 situé sur ce même cté, constituent une sorte de compas susceptible de s'ouvrir et de se fermer par coulissement des goujons 6 dans les rainures 5. Les dimensions de ces rainures, la distance qui sépare les goujons 6 des axes 10, la longueur des biellette il et la position des axes 12 sont établies de manière telle que lorsqu'on avance aux maximum les goujons 6, le pupitre 8 soit complètement rabattu sur le plateau 2, tandis qutà l'inverse lorsqu'on repousse les goujons 6 au maximum vers l'arrière le pupitre 8 se trouve sensiblement incliné vers l'avant, le tout pour des raisons qu'on comprendra mieux ci-après. Près du bord inférieur du pupitre 8 (c'est-à-dire de son bord transversal le plus rapproché des goujons 6) est fixé l'un des éléments d'une charnière 13 dont l'autre élément est solidaire d'une plaquette ou rebord 14. La disposition est prévue de manière telle que la charnière 13 ne puisse s'ouvrir que de 900 seulement, ce qu'on peut aisément obtenir par le moyen de butées aporopriées, ou encore en donnant au rebord 14 une épaisseur suffisante. La face arrière du pupitre 8 est creusée de manière à constituer glissière pour une plaque 15 bouton peut ainsi lever ou abaisser à volonté. Cette plaque est découpée d'une rainure verticale 16 que traverse une vis 17 solidaire-du pupitre. La vis 17, qui dépasse ainsi vers l'arrière, reçoit un écrou moleté 18 gr ce auquel-on peut bloquer la plaque 15 à toute position désirée. Cette plaque 15 est à son tour équipée d'une charnière 19, semblable à la charnière 13 et qui porte elle aussi un rebord 20. Mais alors que le rebord inférieur 14 pouvait être replié contre le pupitre 8 par relevage, ce rebord supérieur 20 se replie par abaissement. On remarquera que le bord supérieur de la plaque 15, sur lequel est fixé l'un des éléments de la charnière 19, est sure-pais- si comme indiqué en 21 (fig. 2) pour rattraper l'épaisseur résiduelle du pupitre 8 et de manière à ce que le rebord 20 puisse se rabattre à plat contre le pupitre, meme lorsque la plaque 15 est abaissée au maximum. Sur la face arrière du pupitre 8 et sur chacun des côtés de celui-ci est articulée en 22 une lame métallique 23 destinée à constituer prolongement latéral du pupitre lorsque la chose est né pessaire. Chacun des rebords 14 et 20 porte deux languettes de retenue ou verrous 24. Comme le montre le détail de fig. 6, chacune de ces languettes est constituée par une lame métallique (acier par exemple). Chaque languette 24 est sertie sur un bouton de manoeuvre 26 monté à rotation sur une vis 27 vissée dans un bossage approprié du rebord considéré, 14 par exemple. Comme montré, le bouton 27 est creusé d'un alésage à deux diamètres pour recevoir d'une part la tige de la vis, d'autre part la tette de celle-ci, tandis qu'entre cette tête et l'épaulement qui sépare les deux parties de l'alésage est interposé un ressort de compression 28.On comprend qu'en raison de la prés-ence du ressort 28, le bouton 26 est appliqué contre la face d'extrémité du bossage du rebord 14, ce qui détermine un frottement suffisant pour que la languette 24 demeure à la position qu'on lui a donnée par manoeuvre du bouton. Pour utiliser le dispositif, on desserre l'écrou 9 et l'on manoeuvre le pupitre 8 avec les biellettes 11 de manière à amener ce pupitre à l'inclinaison désirée. En général cette inclinaison est d'avant en arrière et de bas en haut, comme indiqué en fig. 2, mais dans le cas d'une personne couchée et dont la tête n'est pas relevé, on peut avoir avantage à dépasser la verticale, comme indiqué en fig. 3 (inclinaison d'arrière en avant et de bas en haut). Ceci fait on pose un livre ouvert tel que L (fig. 5) sur le rebord inférieur 14, convenablement déplié. Puis en manoeuvrant l'écrou 18, la plaque 15 et le rebord 20, on amène ce dernier à porter contre le bord supérieur du livre (flèche F en fig. 5); on serre alors l'écrou 18. Si le livre est particulièrement large, on a soin de déplier les lames 23 pour quelles contribuent à le maintenir. D'autre part on manoeuvre les languettes ou verrous 24 afin qu'ils maintiennent les pages ouvertes en les empêchant de se refermer. Le livre L se présente alors comme indiqué en fig. 4. On remarquera que dans cette figure les languettes sont orientées obliquement vers la gauche, ce qui semble correspondre à la disposition optimale pour permettre de tourner les pages. On donne alors à ces languettes une orientation telle qu'elles ne dépassent que de très peu les pages. Il suffit alors de soulever la page de droite en insérant la main par dessous ; la page ainsi soulevée échappe aux languettes qui la retenaient et une simple pression permet ensuite de ltengager sous les languettes de droite.On conçoit du reste que si l'on éprouve la moindre difficulté,notamment avec des pages en papier épais et raide, il est toujours possible d'effacer certaines au moins des languettes pour réaliser l'opération de tourner une page. De quelque manière qu'on procède, l'appareil suivant l'invention est d'une grande facilité de manoeuvre et d'une extrême commodité d'emploi. Il peut en outre se replier entièrement à plat, comme le fait bien comprendre fig.7, de sorte qu'il n'est nullement encombrant lorsqu'il n'est pas utilisé. Il doit d'ailleurs entre entendu que la description qui précède nta été donnée qufà titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On conçoit notamment qu'il serait possible d'imaginer d'autres moyens pour assurer le réglage en position du rebord supérieur 20. L'expérience montre d'autre part que les boutons de commande 26 des languettes 24 ne sont pas indispensables et outil est très facile d'agir directement sur celles-ci. Dans ce cas on peut remplacer le ressort 28 par une simple rondelle élastique interposée contre la tête de la vis 27 et la languette 24.Les lames métallioues 23 formant prolongements latéraux ne sont utiles que dans le cas où un appareil suivant l'invention, de largeur relativement fàible, doit recevoir des livres de grandes dimensions. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de support pour lit permettant la lecture, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison une embase susceptible de reposer sur une surface stable ou légèrement inclinée, un pupitre articulé à l'embase par une de ses extrémités suivant un axe transversal, des moyens pour bloquer le pupitre en position par rapport à l'embase, des rebords de maintien portés par le pupitre et propres à être appliqués contre le bord supérieur et le bord inférieur du livre, et des moyens de retenue solidaires de ces rebords et destinés à venir chevaucher les pages du livre pour les retenir contre le pupitre. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'axe d'articulation du pupitre à l'embase est susceptible d'être déplacé sur la longueur de celle-ci. 3 - Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'axe d'articulation du pupitre à l'embase est matérialisé par deux goujons solidaires du pupitre et qui traversent des rainures horizontales pratiquées dans deux parois verticales latérales solidaires de l'embase, l'un au moins de ces goujons pouvant être bloqué en position par le moyen d'un écrou ou vis. 4 - Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend deux biellettes latérales dont chacune est articulée au pupitre et à l'embase, de manière à déterminer avec le coté adjacent du pupitre une sorte de compas dont on peut faire varier ltou- verture par déplacement des goujons dans les rainures des parois latérales de ladite base. 5 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ses divers éléments sont dimensionnés de telle sorte qu'il soit possible d'une part de rabattre à plat le pupitre sur l'embase, d'autre part de donner à ce pupitre une inclinaison vers l'avant aussi bien que vers l'arrière. 6 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les rebords sont articulés de manière à pouvoir se rabattre sur le pupitre, leur débattement angulaire étant limité à 900 par des butées appropriées. 7 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le rebord supérieur est porté par une plaque coulissante susceptible d'être bloquée à toute hauteur désirée par rapport au pupitre. 8 - Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la plaque qui porte le rebord supérieur coulisse dans une glissière prévue dans la face arrière du pupitre. 9 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les moyens de retenue portés par les rebords pour chevaucher les pages du livre sont constitués Dar des languettes pivotantes articulées aux rebords de manière à constituer verrous venant 5 'appuyer sur les pages du livre, un dispositif à friction étant associé à chacune de ces languettes pour la maintenir en position une fois qu'elle a été convenablement orientée. 10 - Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est prévu deux languettes de retenue pour chaaue rebord.