L’invention concerne un joint (1a) lécheur pour une portière (4) d’un véhicule automobile, comportant un rebord (7) conçu pour être monté sur un bord (2) d’une peau (3) de la portière (4), le joint (1a) comportant au moins une lèvre souple (10) destinée à être en contact avec une vitre (6) coulissante d’un véhicule automobile, le joint (1a) comportant une cavité (16) d’ajustement disposée entre le rebord (7) et la lèvre souple (10) pour permettre le mouvement de la lèvre souple (10) pour s’adapter au coulissement de la vitre (6), le rebord (7) étant conformé pour dissimuler la lèvre souple (10) dans la cavité (16), lorsque le joint (1a) est monté sur la portière (4), le joint (1a) comportant en outre des moyens d’isolement acoustique (17) conçus pour réduire le volume de la cavité (16). (Figure 1) Joint lécheur pour une portière d’un véhicule automobile avec isolation acoustique. Le domaine technique concerne les joints lécheurs pour portière ainsi que les portières de véhicule automobile équipés de tels joints. Les vibrations mécaniques et les engouffrements de flux d’air dans certaines zones d’un véhicule sont susceptibles de provoquer des bruits dans l’habitacle incompatibles, pour les véhicules modernes, avec la notion de confort des passagers, voire même d’être sources de gênes pour les passagers. Parmi les zones particulièrement génératrices de bruits, les caissons de portes latérales génèrent des bruits importants notamment à cause des joints de vitres extérieurs installés pour faire la jonction entre la face extérieure d’une vitre et la portière. En effet, afin de permettre le coulissement de la vitre dans la portière, les joints de vitres extérieurs comportent une cavité plus ou moins importante dans laquelle un flux d’air peut s’engouffrer, même à faible vitesse, et donc générer des bruits désagréables. Dans la plupart des véhicules, chaque joint de vitre extérieur présente une partie souple en appui sur la vitre qui débouche de la cavité et dont la forme est conçue pour obturer la cavité du joint, de sorte à éviter l’engouffrement d’air. Cependant, cette partie souple est jugée préjudiciable à l’esthétique du véhicule. Dès lors, une solution économique qui permette de répondre aux critères esthétiques reste à trouver pour éviter les bruits générés par les joints de vitre. La présente invention a pour objet de pallier les problèmes exposés précédemment. Dans ce contexte technique, un but de la présente invention est de fournir un joint lécheur permettant de réduire les bruits aérodynamiques et de répondre aux critères esthétiques modernes. A cet effet, la présente invention se rapporte à un joint lécheur pour une portière d’un véhicule automobile, comportant un rebord conçu pour être monté sur un bord d’une peau de la portière, le joint comportant au moins une lèvre souple destinée à être en contact avec une vitre coulissante d’un véhicule automobile, le joint comportant une cavité d’ajustement disposée entre le rebord et la lèvre souple pour permettre le mouvement de la lèvre souple pour s’adapter au coulissement de la vitre, le rebord étant conformé pour dissimuler la lèvre souple dans la cavité, lorsque le joint est monté sur la portière, le joint comportant en outre des moyens d’isolement acoustique conçus pour réduire le volume de la cavité. L’invention concerne également une portière de véhicule comportant un joint lécheur selon l’invention monté sur un bord d’une peau de la portière. L’invention concerne enfin un véhicule comportant au moins une portière selon l’invention. Ainsi, un joint lécheur selon l’invention présente une lèvre souple destinée à être en contact avec une vitre coulissante d’un véhicule automobile. Cette lèvre souple remplit la même fonction qu’une partie souple d’un joint de vitre extérieur classique qui débouche habituellement de la cavité. Le rebord du joint lécheur selon l’invention, conçu pour être monté sur un bord de la portière, est également conformé pour dissimuler la lèvre souple dans la cavité, lorsque le joint est monté sur la portière, de sorte à préserver l’esthétique de la portière selon l’invention. En d’autres termes, la lèvre souple ne débouche pas de la cavité lorsque le joint lécheur est monté sur la portière. La lèvre souple du joint lécheur selon l’invention est entièrement contenue dans la cavité. Les moyens d’isolement acoustique permettent de réduire le volume de la cavité du joint lécheur selon l’invention et donc de limiter voire d’empêcher l’engouffrement de flux d’air dans cette cavité, limitant ainsi la génération de bruits. Par ailleurs, le joint lécheur selon l’invention peut être installé en lieu et place d’un joint de vitre extérieur classique sans nécessiter d’adaptation de la carrosserie du véhicule. Selon un mode de réalisation du joint selon l’invention, les moyens d’isolement acoustique présentent, selon une coupe transversale du joint, au moins une lamelle faisant saillie dans la cavité et formant une chicane avec la lèvre souple. Une telle lamelle est simple à réaliser. Avantageusement au moins une lamelle est formée d’un matériau souple. Avantageusement encore, au moins une lamelle est formée d’une matière plastique rigide. Avantageusement, la lèvre souple est conçue pour s’appuyer sur une face extérieure d’une vitre. L’invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, donnée uniquement à titre d’exemple non limitatif et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels : la , représente une vue en coupe transversale d’un premier mode de réalisation d’un joint selon l’invention monté sur une portière selon l’invention ; la , représente une vue en coupe transversale d’un deuxième mode de réalisation d’un joint selon l’invention monté sur une portière selon l’invention. Dans ces figures, les mêmes références sont utilisées pour désigner les mêmes éléments. Dans la suite de la description, on adoptera à titre non limitatif des orientations longitudinale, dirigée d'arrière en avant, verticale, dirigée de bas en haut, et transversale, dirigée de l’extérieur vers l’intérieur de l'habitacle du véhicule. L'orientation verticale est indépendante de la direction de la gravité terrestre. Un Joint lécheur 1a, 1b, dont deux modes de réalisation sont illustrés respectivement sur les figures 1 et 2, est destiné à être monté sur un bord 2 d’une peau 3 d’une portière 4, partiellement illustrés sur les figures, d’un véhicule automobile. Le joint lécheur 1a, 1b est destiné à être installé dans une fente 5 longitudinale, ouverte vers le haut et ménagée dans la portière 4, afin d’assurer la jonction entre la peau 3 et une vitre 6 montée coulissante dans la portière 4, entre une position extrême d’ouverture dans laquelle la vitre 6 est en partie escamotée dans la portière 4 et une position extrême de fermeture. Le joint 1a, 1b permet d’éviter que de l’humidité et/ou des particules polluantes n’entrent à l’intérieur de la portière 4 par la fente 5. Le joint 1a, 1b comporte un rebord 7 conçu pour être monté sur le bord 2. Le rebord 7 participe à l’esthétique du véhicule et s’étend le long de la fente 5. Il présente, par exemple, une surface esthétique 8 sensiblement plane et faiblement inclinée par rapport au plan horizontal du véhicule, c’est-à-dire par rapport à un plan orthogonal à la direction verticale. Par faiblement incliné il faut entendre formant un angle inférieur à 30°, préférentiellement encore inférieur à un angle de 20° et encore plus préférentiellement un angle inférieur à 10°. La surface esthétique 8 est réalisée, par exemple, en matériau plastique rigide. Le rebord 8 est prolongé par un enjoliveur 9 fixé au joint 1a, 1b et conçu pour assurer une continuité visuelle entre la peau 3 et le rebord 7. L’enjoliveur 9 est, par exemple, un profilé métallique ou plastique présentant une surface d’aspect sensiblement plane. Le joint 1a, 1b comporte au moins une lèvre souple 10 destinée à être en contact avec la vitre 6 lorsque le joint 1a, 1b est monté sur la portière 4. La lèvre souple 10 est conformée pour rester en contact une face extérieure 11 de la vitre 6, durant au moins une partie du coulissement de la vitre 6 et pour former un angle aigu avec la face extérieure 11 de la vitre 6. Elle présente une première partie 12 s’étendant depuis une paroi 13, disposée à l’aplomb du rebord 7, vers une extrémité libre 14 destinée à être en contact avec la vitre 6. En coupe transversale, la première partie 12 présente une forme dont l’épaisseur diminue en s’éloignant de la paroi 13. A l’extrémité libre 14 de la première partie 12, la lèvre souple 10 présente une seconde partie 15 s’étendant depuis l’extrémité libre 14 vers la paroi 13. La première partie 12 et la seconde partie 15 forment un angle aigu pour former un V inversé. En coupe transversale, la seconde partie 15 présente une épaisseur sensiblement constante. Le joint 1a, 1b comporte une cavité 16 d’ajustement disposée entre le rebord 7 et la lèvre souple 10. La cavité 16 permet d’éventuels jeux de montage et de fonctionnement et, en particulier, la cavité 11 permet le mouvement et la déformation de la lèvre souple 10 durant le coulissement de la vitre 6. La cavité 16 s’étend longitudinalement le long de la fente 5. Enfin, la cavité 16 est délimitée par le rebord 7, la paroi 12 et la première partie 12. Le rebord 7 est conformé pour dissimuler la lèvre souple 10 dans la cavité 16, lorsque le joint 1a, 1b est monté sur la portière 4, de sorte qu’un utilisateur du véhicule n’est pas en mesure de voir, depuis l’extérieur du véhicule, la lèvre souple 10 lorsque le joint 1a, 1b est monté sur le bord 2 et que la vitre 6 est en position fermée. Outre la fixation du joint 1a, 1b sur le bord 2 de la portière 4, le rebord 7 assure une fonction de dissimulation des éléments dont l’apparence ou la visibilité est jugée préjudiciable à l’esthétique. Le joint 1a, 1b comporte en outre des moyens d’isolement acoustique 17 conçus pour réduire le volume de la cavité 16. En réduisant le volume de la cavité 16, les flux d’air susceptibles de s’engouffrer dans la cavité 16 lors du déplacement du véhicule, sont limités et par conséquence les bruits qui en découlent également. Selon les modes de réalisation illustrés sur les figures, les moyens d’isolement acoustique 17 présentent, selon une coupe transversale du joint 1a, 1b, au moins une lamelle 18a, 18b faisant saillie dans la cavité 16, de sorte que chaque lamelle 18a, 18b forme une chicane 19 avec la lèvre souple 10. Dans les modes de réalisation illustrés sur les figures, chaque lamelle 18a, 18b fait saillie de la paroi 12 dans la cavité 16. Avantageusement, au moins une lamelle 18a, 18b est conformée pour venir en appui de la lèvre souple 10, plus particulièrement en appui de la seconde partie 15. Dans un premier mode de réalisation, illustré sur la , le joint 1a selon l’invention présente une lamelle 18a qui est formée d’un matériau souple, tel qu’un caoutchouc par exemple. Cette lamelle 18a présente en coupe transversale une forme convexe 20 orientée vers l’extérieur de la cavité 16. La surface convexe 20 est, par exemple, formée par la surface de la lamelle 18a et la face du rebord 7 en regard de la cavité 16. La lamelle 18a s’étend de sorte que l’extrémité de la seconde partie 15 opposée à l’extrémité libre 14 vient en appui de la lamelle 18a. Le déplacement de la lèvre souple 10 est susceptible de provoquer alors une déformation de sa seconde partie 15 et de la lamelle 18a. Dans un deuxième mode de réalisation, illustré sur la , le joint 1b selon l’invention présente une lamelle 18b formée d’un plastique rigide. En coupe transversale la lamelle 18b présente une forme sensiblement triangulaire dont une face inclinée 21 est disposée en regard de la seconde partie 15, de sorte que l’extrémité de la seconde partie 15 opposée à l’extrémité libre 14 de la lèvre souple 10 glisse sur la face inclinée 21 en cas de déplacement de la vitre 6. Dans les deux modes de réalisation la chicane 19 est en mesure d’obturer la cavité 16 lorsque la vitre 6 est en position complétement fermée. Ainsi, dans les deux modes de réalisation illustrés sur les figures, les moyens d’isolement acoustique 17 permettent de réduire le volume de la cavité 16 et d’éviter ou de limiter l’engouffrement d’air dans la cavité 16 lors du déplacement du véhicule selon l’invention. Le joint 1a, 1b lécheur selon l’invention permet donc de réduire la génération de bruits aérodynamiques. L’invention ne se limite pas aux modes de réalisation du joint lécheur décrit ci-avant, seulement à titre d’exemple, mais d’autres modes de réalisation peuvent être conçus par l’homme de métier sans sortir du cadre et de la portée de la présente invention. Joint (1a, 1b) lécheur pour une portière (4) d’un véhicule automobile, comportant un rebord (7) conçu pour être monté sur un bord (2) d’une peau (3) de la portière (4), le joint (1a, 1b) comportant au moins une lèvre souple (10) destinée à être en contact avec une vitre (6) coulissante d’un véhicule automobile, le joint (1a, 1b) comportant une cavité (16) d’ajustement disposée entre le rebord (7) et la lèvre souple (10) pour permettre le mouvement de la lèvre souple (10) pour s’adapter au coulissement de la vitre (6), le rebord (7) étant conformé pour dissimuler la lèvre souple (10) dans la cavité (16), lorsque le joint (1a, 1b) est monté sur la portière (4), le joint (1a, 1b) comportant en outre des moyens d’isolement acoustique (17) conçus pour réduire le volume de la cavité (16). Joint (1a, 1b) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d’isolement acoustique (17) présentent, selon une coupe transversale du joint (1a, 1b), au moins une lamelle (18a, 18b) faisant saillie dans la cavité (16) et formant une chicane (19) avec la lèvre souple (10). Joint (1a) selon la revendication 2, caractérisé en ce que au moins une lamelle (18a) est formée d’un matériau souple. Joint (1b) selon la revendication 2, caractérisé en ce que au moins une lamelle (18b) est formée d’une matière plastique rigide. Joint (1a, 1b) selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la lèvre souple est conçue pour s’appuyer sur une face extérieure (11) d’une vitre (6). Portière (4) de véhicule comportant un joint (1a, 1b) lécheur selon l’une des revendications 1 à 5 monté sur un bord (2) d’une peau (3) de la portière (4). Véhicule comportant au moins une portière (4) selon la revendication 5.