La présente invention est relative aux tampons à remplissage pour regards de chaussée, et plus précisément aux tampons du type comprenant un voile en forme de cuvette et un couvercle de fermeture de forme générale plane fixé au voile et définissant avec celui-ci un espace fermé rempli d'une masse durcie formant lest, notamment en béton. Ces tampons fournissent de façon économique un poids élevé et une surface supérieure métallique, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser des noyaux de moulage. Dans les tampons connus de ce type (voir par exemple le DE-Gbm 1 956-898), le voile est continu. Après 11 avoir rempli et avoir laissé durcir le lest, on fixe le couvercle sur ce voile. Un tel tampon ne permet pas d'obtenir un contact parfait et uniforme entre la masse durcie et le couvercle. Au contraire, il subsiste toujours des poches d'air permettant au couvercle, qui est relativement mince, de fléchir localement. La flèche de ce couvercle risque ainsi de dépasser les valeurs limites autorisées, d'autant plus que le décollement entre le lest et ce couvercle a tendance à se propager au cours du temps. L'invention a pour but de fournir un tampon du même type permettant d'obtenir un contact uniforme du lest sur toute la surface inférieure du couvercle et sur le voile. A cet effet, elle a pour objet un tampon du type précité, caractérisé en ce que le voile comporte au moins une ouverture de remplissage. Un tel tampon peut être fabriqué par le procédé suivant, qui assure l'adhérence parfaite recherchée: on fixe le couvercle sur le voile, puis on retourne l'ensemble, puis on remplit ledit espace avec une masse durcissable à travers ladite ouverture de remplissage, puis on laisse durcir cette masse. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et en regard du dessin annexé,sur lequel la Fig. 1 est une vue de dessus, avec arrachement partiel du couvercle,d'un tampon conforme à l'invention; la Fig. 2 en est une vue en coupe prise suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1; la Fig. 3 est une vue partielle du tampon prise suivant la ligne 3-3 de la Fig. 1. Le tampon pour regard de chaussée représenté au dessin est constitué d'un voile 1 en fonte, venu de moulage, d'un couvercle 2 également en fonte et venu de moulage, et d'un lest 3 en béton qui n'a été figuré qu'à la Fig. 3 dans un but de clarté. Le voile 1 possède deux plans verticaux de symétrie P et Q perpendiculaires l'un à l'autre. I1 a la forme générale d'une cuvette à pourtour circulaire présentant un fond 4 légèrement bombé dont le bord extérieur 5 a une inclinaison plus prononcée et se raccorde par un arrondi 6 à une paroi latérale 7 légèrement évasée vers le haut. La hauteur de la paroi 7 est à peu près égale à la moitié de celle du voile 1. Le voile 1 comporte également deux bossages 8 en saillie vers le haut sur le fond 4, à la base du bord 5. Ces bossages 8 sont diamétralement opposés, situés dans le plan Q à la Fig. 1 et pourvus chacun d'un trou 9. A 900 des bossages 8, deux bossages creux 10 diamétralement opposés, de beaucoupplus grande dimension, définissent deux larges échancrures pénétrant dans la cavité du voile. Chaque bossage 10 comporte une paroi intérieure il à peu près plane et parallèle au plan Q, mais légèrement incli née vers le haut et vers l'extérieur, qui rejoint la paroi latérale 7 par une courte partie coudée 12 à peu près radiale et forme avec cette paroi 7 et avec une série de nervures radiales 13 plusieurs trous 14 d'aération du regard de chaussée ou analogue sur l'ouverture duquel le tampon est destiné à être posé. Au centre du fond 4 est prévu un trou circulaire 15 relativement grand entouré d'un collet cylindrique 16 en saillie vers le haut dans la cavité du voile et dont la hauteur est très inférieure à celle de cette cavité. Du collet 16 partent radialement six nervures planes 17 de rigidification, de même hauteur,qui s'amincissent progressivement au droit du bord 5 pour rejoindre la base de la paroi latérale 7. Les nervures 17 sont régulièrement espacées angulairement. I1 y en a une entre chaque bossage 8 et chaque bossage 10, et une rejoignant le milieu, situé dans le plan P, de la paroi 11 de chacun de ces derniers. Au milieu de chaque secteur défini par ces nervures, près du collet 16, c'est-à-dire près du point bas du voile, est prévu au moins un petit orifice d'évent 18. Enfin, il est prévu six petits reliefs 19 de support du couvercle 2; ces reliefs 19 ont des surfaces supérieures planes 20 contenues dans un même plan horizontal situé légèrement au-dessous du bord supérieur du voile 1. Deux reliefs 19 sont situés dans le plan Q et font saillie sur la paroi 7, tandis que les quatre autres font saillie sur la paroi 11 des bossages 10; ces six reliefs sont à peu près régulièrement répartis angulairement. Le couvercle 2 est constitué d'une plaque mince de forme générale plane sur la face supérieure de laquelle font saillie des reliefs anti-dérapants 21. Cette plaque présente un bord biais et deux larges échancrures 22 conjuguées des bossages 10 du voile; plus précisément, lorsque le couvercle 2 repose sur les reliefs 19, son pourtour suit exactement celui du voile, avec un léger jeu entre eux. De plus, deux logements en creux 23 font saillie sur la face inférieure du couvercle, et le fond de chacun d'eux est percé d'un trou 24. Quand le couvercle est en place sur le voile, chaque trou 24 se trouve à l'aplomb d'un trou 9 de ce dernier. Des boulons 25 (Fig. 3) traversent les trous 24 et 9 associés. La tête de ces boulons s'appuie sur le fond des logements 23, tandis que leurs écrous 26 de serrage s'appuient sur la face inférieure des bossages 8 du voile. La masse de béton 3 remplit la totalité de l'espace 27 délimité entre le couvercle 2 et le voile 1, jusqu'à la sortie du trou 15. Ce tampon est réalisé de la manière suivante: on met tout d'abord en place le couvercle 2 sur les reliefs 19 du voile alors que celui-ci est vide. Le positionnement s'effectue très facilement grâce aux échancrures 22 et aux bossages 10. On met ensuite en place les boulons 25, et l'on serre légèrement les trous 26.Ensuite, on retourne l'ensemble couvercle-voile et on le dispose sur une table vibrante. Puis on coule du béton par le trou 15. Grâce à la présence des évents 18, l'espace 27 se remplit intégralement. On laisse enfin durcir le béton. Eventuellement, après la prise du béton, on peut augmenter le couple de serrage du couvercle sur le voile au moyen des écrous 26. En service, lorsque des véhicules passent sur le tampon ainsi réalisé, le couvercle travaille à la flexion. Gracie au contact parfait entre d'une part le béton et ce couvercle, d'autre part le béton et le voile, les efforts se transmettent intégralement à ce dernier, qui travaille en tension. Le béton, au contraire, travaille uniquement en compression, de sorte qu'aucune fissure ne risque d'apparaître dans sa masse. Le béton est ainsi à même de s'opposer efficacement à toute flexion notable du couvercle. Par conséquent, le couvercle n'a pratiquement pas de fonction résistante, et on peut donc faire des économies de matière (poids et/ou qualité) sur ce couvercle. De plus, comme il murit en enceinte fermée, il rejette très peu d'eau et présente après sa prise de hautes caractéristiques mécaniques. Un essai mécanique a montré qu'aucune rupture n'était atteinte lorsque l'on exerçait sur le couvercle une charge de 85 tonnes. I1 est à noter que grâce à la technique de remplissage utilisée, le couvercle peut être fixé au voile par tout myen,mêe par des aryens ne perf: ettcunt aucun réglage ul térieur, par exemple par soudure,rivetage,etc.pourvu que la surface supérieure du tair?on soit,dans l'enseEble,dans un même plan horizontal. On peut envisager d'utiliser d'autres matières de remplissage que le béton, pourvu qu'elles satisfassent à plusieurs conditions: ces matières doivent être durcissables, posséder à l'état durci une résistance mécanique à la compression, avoir un poids spécifique relativement élevé et, bien entendu, être économiques. Ces matières peuvent contenir des charges, pourvu qu'elles restent assez fluidesaudépart pour remplir correctement l'espace 27. Un léger manque de fluidité peut d'ailleurs être compensé par l'application d'une surpression lors du remplissage. En particulier, il suffit-en Dratilue que la technique de remplissage utilisée assure le remplissage complet de la majorité des six secteurs ou compartiments définis par les nervures 17 pour que les propriétés du tampon décrites ci-dessus soient obtenues. - REVENDICATIONS 1.- Tampon à remplissage pour regard de chaussée, du type comportant un voile en forme générale de cuvette et un couvercle de fermeture de forme générale plane fixé au voile et definissant avec celui-ci un espace fermé rempli d'une masse durcie formant lest1 notamment en béton, caractérisé en ce que le voile (1) comporte au moins une ouverture de remplissage (15). 2.- Tampon suivant la revendication 1, carac térisé en ce que l'ouverture de remplissage (15) est un trou ménagé au centre du fond (4) du voile (1). 3.- Tampon suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le voile (1) est muni d'évents (18). 4.- Tampon suivant la revendication 3, carac térisé en ce que l'ouverture de remplissage (15) est bordée d'une courte saillie annulaire (16) d'où partent radiale ment des nervures de renforcanent (17) ayant à peu près la même hauteur et espacées de la face inférieure du couvercle (2). - 5.- Tampon suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le couvercle (2) et la cavité du voile (1) présentent des échancrures conjuguées (10, 22), des ouvertures (14) d'aération du regard étant ménagées dans celle (10) du voile. 6.- Tampon suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le voile (1) présente des saillies périphériques (19) de support du couvercle (2). 7.- Tampon suivant la revendication 6, carac térisé en ce que le couvercle (2) est fixé au voile (1) par des boulons verticaux (25). 8.- Tampon suivant la revendication 7, carac térisé en ce que les têtes des boulons (25) sont reçues dans des logements (21) qui font saillie sur la face inférieure du couvercle (2). 9.- Procédé de fabrication d'un tampon suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on fixe le couvercle sur le voile, puis on retourne l'ensemble, puis on remplit ledit espace avec une masse durcissable à travers ladite ouverture de remplissage, puis on laisse durcir cette masse. 10.- Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que l'on dispose le voile muni du couvercle sur une table vibrante pour effectuer le remplissage.