L'invention concerne les lames en caoutchouc utilisées sur les balais d'essuie-glace pour l'essuyage des pare-brise, des lunettes arrière, des phares des véhicules automobiles. Ces lames d'essuie-glace doivent posséder diverses qualités mécaniques souvent contradictoires pour pouvoir donner satisfaction. Elles doivent avoir une dureté convenable assurant un essuyage correct sans brouter sur la surface à essuyer. Elles doivent bien résister à l'usure et posséder une bonne nervosité pour avoir un bon comportement dynamique, en particulier aux vitesses élevées d'essuyage. En outre, la matière qui les constitue doit bien résister à l'ozone car ltozone présent dans l'air craquèle les lames et provoque leur destruction. Le coefficient de frottement des lames sur la surface vitrée à essuyer doit être faible, que cette surface soit mouillée, simplement humide ou même sèche. De nombreuses propositions ont été faites pour améliorer certaines des qualités mécaniques des lames d'essuie-glace mais, pratiquement, toute amélioration constatée d'une qualité provoque une détérioration d'une autre qualité. Par exemple, les élastomères connus présentant une nervosité élevée résistant mal à ltozone et sont rapidement rendus inutilisables par l'apparition de craquelures. Par contre, les élastomères qui résistent bien à l'ozone ont une nervosité insuffisante et ne résistent pas à l'abrasion. La tenue du caoutchouc à ltozone est en général améliorée par l'incorporation d'agents anti-ozone, en particulier des cires, qui viennent à la surface du produit fini pour y former une fine pellicule protectrice. Ces agents de protection sont en général gras etZou tachants. S'ils sont gras, l'essuyage de la surface vitrée est insuffisant et, s'ils sont tachants, ils risquent de tacher cette surface ou la peinture du véhicule, ce qui est inacceptable. De plus, la protection assurée par de tels produits n'est que superficielle et disparait avec le temps et avec l'usure de la lame. Celle-ci présente alors des craquelures superficielles qui la rendent inutilisable. Pour diminuer le coefficient de frottement du caoutchouc sur la surface vitrée à essuyer, on a proposé de traiter chimiquement le caoutchouc, par exemple par chloruration ou fluorisation, ou bien de pourvoir la lame d'un revêtement superficiel de laque ou de vernis. Dans les deux cas, la mise en oeuvre du traitement est délicate, coûteuse, désagréable et difficilement reproductible. En outre, ces traitements n'atteignent que la superficie de la lame, sur une épaisseur de quelques microns, de sorte que l'usure de la lame fait rapidement disparaître ce revêtement et que le coefficient de frottement augmente. L'invention vise à supprimer les inconvénients des lames d'essuie-glace connues grace à une nouvelle composition permettant d'obtenir simultanément des qualités convenables et uniformes des lames d'essuie-glace, tout en simplifiant leur fabrication. A cet effet, l'invention a pour objet une composition pour la fabrication de lames d'essuie-glace, caractérisée par le fait qu'elle comprend un coupage de deux élastomères différents. De préférence, l'un des deux élastomères est un polymère dièné, par exemple du polybutadiène stéarospécifique. Le second élastomère est avantageusement constitué par un terpolymère d'éthylènepropylène. La composition selon l'invention comprend de préférence en outre un ou plusieurs oxydes métalliques, par exemple un oxyde de titane, un oxyde de fer et/ou un oxyde de zinc. Elle peut aussi contenir du graphite micronisé qui, avec les oxydes métalliques, permet d'obtenir un très faible coefficient de frottement sur les surfaces vitrées à essuyer. La composition selon l'invention permet d'éviter les traitements de surface qui étaient de règle pour les lames d'essuieglace connues. Le polybutadiène stéarospécifique utilisé de préférence pour l'un des élastomères confère à la composition selon l'invention d'excellentes caractéristiques dynamiques, en particulier une excellente nervosité. Le terpolymère d'éthylène-propylène lui donne une très bonne tenue à l'ozone car ses molécules, dispersées dans le mélange, protègent le caoutchouc en empêchant la pénétration en profondeur des craquelures causées par l'ozone atmosphérique. La composition peut en outre contenir d'autres ingrédients destinés à la vulcanisation du mélange et à renforcer le caoutchouc, à améliorer sa résistance à l'abrasion, à améliorer son comportement à froid et à chaud, à obtenir certaines caractéristiques physiques telles que dureté, résistance à la rupture, allongement, etc. Ces ingrédients peuvent etre constitués par du sébaçate de dioctyle, du diéthylthiocatbonate de zinc, du mercaptobenzothiazole, du soufre, de la stéarine, du noir de four super-abrasif et/ou de la N-isopropyl-N-rhényl-P-phénylènediamine. Les proportions de chacun des composants du mélange sont déterminées en fonction du résultat voulu. La proportion de polymère dièné est de préférence comprise entre 30 et 70 parties en poids pour 100 parties en poids de la composition. La proportion de terpolymère d'éthylène-propylène est de préférence comprise entre 10 et 30 parties en poids-pour 100 parties en poids de la composition. La proportion totale d'oxydes métalliques est de préférence comprise entre 10 et 40 parties en poids pour 100 parties en poids de la composition. Un exemple caractéristique de la composition selon l'invention est fourni ci-après: 70 parties de polymère dièné (polybutadiène stéarospécifique) 30 do de terpolymère d'éthylène-propylène 20 do d'oxyde de titane 15 do d'oxyde de fer 2 do de graphite micronisé 10 do de sébaçate de dioctyle 2 do de diéthyldithiocarbonate de zinc 0,5 do de mercaptobenzothiazole 1,5 do de soufre 10 do d'oxyde de zinc do de stéartne 3 do de noir de four super-abrasif 2 do de N-isopropyl-N-rhényl-P-phénylènediamine. La préparation de la composition selon l'invention est effectuée de manière classique, en utilisant les machines habituelles dans l'industrie de caoutchouc. De préférence, on prépare un mélange maître de polymère dièné et de terpolymère d'éthylène-propylène dans un mélangeur interne et on laisse ce mélange reposer pendant 48 heures. On reprend ensuite le mélange maître sur un mélangeur interne et on incorpore les charges, puis on le traite dans un mélangeur à cylindre pour introduire les agents de vulcanisation, on effectue plusieurs passages au fin pour assurer une dispersion parfaite des adjuvants. Ensuite, on effectue un tirage en bande du mélange, on le sèche et on le refroidit. La composition selon l'invention est extrudable et peut etre moulée par compression, par transfert ou par injection.. REVENDICATIONS 1. Composition pour la fabrication de lames d'essuie-glace, caractérisée par le fait quelle comprend un coupage de deux élastomères différents. 2. Composition selon la revendication 1, dans laquelle l'un des deux élastomères est un polymère dièné. 3. Composition selon la revendication 2, dans laquelle le polymère dièné est du polybutadiène stéarospécifique. 4. Composition selon l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle le second élastomère est constitué par un terpolymère d'éthylène-propylène. 5. Composition selon l'une des revendications 1 à 4, dans laquelle est en outre contenu au moins un oxyde métallique. 6. Composition selon la revendication 5, dans laquelle oxyde métallique est choisi parmi les oxydes de titane, les oxydes de fer et les oxydes de zinc. 7. Composition selon l'une des revendications 1 à 6, dans laquelle est en outre incorporé du graphite micronisé. 8. Composition selon l'une des revendications 1 à 7, dans laquelle se trouve au moins une charge choisie parmi le noir de four super-abrasif et le sébaçate de dioctyle. 9. Composition selon l'une des revendications 1 à 8, dans laquelle se trouve au moins un agent de vulcanisation choisi parmi le diéthyldithiocarbonate de zinc, le mercaptobenzothiazole et le soufre.- 10. Composition selon l'une des revendications 2 à 9, dans laquelle la proportion de polymère dièné est comprise entre 30 et 70 parties en poids pour 100 parties en poids de la composition. 11. Composition selon l'une des revendications 2 à 10, dans laquelle la proportion de terpolymère d'éthylène-propylène est comprise entre 10 et 30 parties en poids pour 100 parties en poids de la composition. 12. Composition selon l'une des revendications 5 à 11, dans laquelle la proportion totale d'oxydes métalliques est comprise entre 10 et 40 parties en poids pour 100 parties en poids de la composition. 13. Procédé de préparation d'une composition selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait qu'on prépare un mélange maître de polymère dièné et de terpolymère d'éthylènepropylène dans un mélangeur interne et on laisse ce mélange reposer pendant 48 heures on reprend ensuite le mélange maître sur un mélangeur interne et on incorpore les charges, puis on le traite dans un mélangeur à cylindre pour introduire les agents de vulcanisation, on effectue plusieurs passages au fin pour assurer une dispersion parfaite des adjuvants, on effectue un tirage en bande du mélange, on le sèche et on le refroidit.