La présente invention concerne les buses utilisées pour assurer l'injection de matières plastiques et elle s'applique indifféremment-aux buses con çues pour etre adaptées sur les presses d'injection ou sur les moules à l'intérieur desquels la matière plastifiée doit etre injectée. La présente invention concerne plus particulièrement les buses du type comportant un obturateur destiné à fermer le trou d'injection du nez de la buse entre deux phases d'injection. Dans les buses du type ci-dessus, l'obturateur est le plus souvent constitué par une aiguille ou un pointeau coulissant sur l'axe de la buse en étant porté par un corps interne ou torpille qui peut etre solidaire de la buse ou, au contraire, démontable par rapport à cette dernière. Dans ce genre de construction, l'obturateur est le plus souvent associé à un organe élastique de rappel chargé de maintenir une portée tronconique ou similaire, formée à l'ex- trématé libre du pointeau, en engagement au moins partiel à l'intérieur du trou du nez de buse pour en assurer l'obturation. Un tel genre de construction donne satisfaction sur le plan du fonctionnement, mais présente néanmoins un inconvénient.Si le ressort de rappel est disposé à l'extérieur du corps de la buse, l'encombrement qui en résulte s'oppose à la mise en oeuvre ou à l'application pratique de la buse directement sur un moule. En outre, une telle construction implique une liaison entre le ressort extérieur et le pointeau, ce qui conduit à réaliser la torpille interne sous la forme d'un corps solidaire de l'enveloppe de la buse, de façon à ménager une masse radiale à l'intérieur de laquelle peut etre disposé un levier articulé sollicité par le ressort pour agir sur le pointeau. Cette construction présente l'inconvénient de délimiter à l'intérieur du corps de la buse une zone de rétention ou de moindre circulation de la matière plastifiée qui est ainsi soumise à des risques de détérioration et de carbonisation. Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé de disposer le ressort de rappel de l'obturateur à l'intérieur de la torpille. Si une amélioration de l'écoulement de la matière en a été obtenue, on a constaté qu'un tel mode constructif ne donnait pas encore entière satisfaction dans tous les cas pour les raisons suivantes. Etant donné le volume interne de la torpille disponible pour délimiter une cavité ou une chambre de réception d'un organe élastique de rappel, on a tendance à choisir ce dernier sous la forme d'un ressort hélicordalqui, dans la plupart des cas, présente ou offre une résistance re lativement faible.On comprend que la pression pouvant etre développée à l'intérieur de la buse est limitée par la résistance du ressort et que, par suite, il devient impossible d'effectuer, au cours d'un cycle d'injection et lorsque les caractéristiques de la matière ltexigent, une phase de dosage à pression élevée destinée à favoriser la plastification et l'homogénéisation de la matière. On peut, dans certains cas, résoudre ce problème en montant un ressort de forte résistance mais alors on constate qu'un tel ressort est peu sensible. En outre, la résistance élevée doit obligatoirement être vaincue pour maintenir l'obturateur ouvert, de sorte qu'il se crée une perte de charge par le freinage de la matière, ce qui est préjudiciable au remplissage rapide d'un moule au début de la phase d'injection. Pour pallier les inconvénients ci-dessus qui proviennent des buses comportant un obturateur à fonctionnement automatique, on a proposé de commander le déplacement axial de l'obturateur par l'intermédiaire d'une commande à levier associée à un organe moteur du type mécanique, hydraulique, pneumatique ou électrique et agissant sur la position de l'obturateur à travers l'enveloppe de la buse. Une telle solution permet de répondre au problème cidessus, mais présente les memes inconvénients que ceux découlant de la mise en oeuvre, pour un obturateur à fonctionnement automatique, d'un organe élastique de rappel situé à l'extérieur du corps de buse, comme rappelé précédemment. La présente invention vise à remédier aux inconvénients ci-dessus en proposant une nouvelle disposition constructive d'une buse comportant un obturateur commandé et pouvant etre indifféremment montée en bout du fourreau de la vis-piston d'une presse d'injection ou sur un moule à l'intérieur duquel la matière plastifiée doit être injectée. La conception particulière de l'objet de l'invention est choisie pour offrir la possibilité de commander à volonté les positions d'ouverture et de fermeture de l'obturateur, ainsi que des positions intermédiaires d'ouverture partielle, selon qu'il est nécessaire ou non de soumettre la matière à injecter à un étranglement au droit du trou d'injection de la buse. L'objet de l'invention présente, par ailleurs, l'avantage supplémentaire d'offrir la possibilité, dans une forme de réalisation préférée, de réguler la température de la matière plastifiée à l'intérieur de la buse à une valeur permettant de favoriser le bon écoulement de la matière lors de la phase d'injec tion, tout en évitant les risques d'infiltration de matières et/ou de gaz entre le pointeau obturateur et son logement-de support et de guidage, comme cela se produit fréquemment dans les types de buse analogues comportant un obturateur à fonctionnement automatique. Conformément à l'invention, la buse à obturateur est caractérisée en ce que la torpille est réalisée pour délimiter intérieurement une capacité étan che, à volume variable dont les variations de volume agissent sur le pointeau et dans laquelle débouche au moins un conduit ou canal de circulation d'un fluide délivré, par une sour ce de production extérieure à la buse, sous une pression réglable de façon à constituer un moyen de pilotage commandant, selon la pression de la matière plastifiée occupant le circuit de passage, la position axiale du pointeau par rapport à l'orifice du trou d'injection. Diverses autres caractéristiques ressortent de la description ci-dessous faite en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une coupe-élévation d'une buse conforme à l'invention. La fig. 2 est une coupe transversale prise sensiblement selon la ligne Il-Il de la fig. 1. La fig. 3 est une coupe-élévation partielle représentant une variante de réalisation préférée de l'objet de l'invention. La fig. 4 est une coupe transversale partielle prise selon la ligne IV-IV de la fig. 3. La fig. 5 est un schéma montrant la mise en oeuvre de moyens de commande hydraulique de la position de l'obturateur de la buse conforme à l'invention. La fig. 6 est un schéma illustrant une variante de réalisation de l'un des éléments constitutifs. Dans l'exemple de réalisation représenté aux fig. 1 et 2, la buse conforme à l'invention comprend un corps avant 1, sensiblement de forme tubulaire, dont l'une des extrémités serait toutefois fermée pour délimiter un nez 2 conformé par exemple en calotte sphérique. Le corps avant 1 délimite intérieurement un logement 3 qui est défini par un segment cylindrique 3a et par un segment 3b de forme sensiblement tronconique correspondant approximativement à celle du nez 2 et dans le fond duquel débouche un trou d'injection 4 s'ouvrant extérieurement au nez 2. Le corps avant 1 comporte, à l'opposé du nez 2, un prolongement fileté 5 de plus faible diamètre s'étendant à partir d'au moins un épaulement de butée 6 et destiné à permettre le montage d'un corps arrière démontable 7.Le corps 7 est constitué sous la forme d'un canon cylindrique 8 dont l'une des parties terminales est munie d'une partie taraudée 9 com plémentaire à la partie filetée 5 et dont l'autre partie terminale forme une bride 10 par exemple pour le montage sur le nez du fourreau d'une vis-piston de. plastification et d'injection d'une presse non représentée. Le corps arrière 7, qui peut etre conformé pour permettre le montage de la buse sur un moule d'injection, est traversé selon son axe par un alésage cylindrique 11 débouchant au centre d'un siège cylindro-tronconique 12 délimité dans la paroi périphérique inférieure du canon 8 à partir de la partie taraudée 9. L'alésage cylindrique 11 est prolongé à l'opposé du siège 12 par un tronçon tronconique lla qui débouche sur la face transversale de la bride 10. Les corps 1 et 7 de la buse sont destinés à assurer le support et l'immobilisation d'une torpille 13 disposée à l'intérieur du logement 3 et supportant un obturateur 14 constitué par une aiguille ou un pointeau cylindrique, coulissant axialement et dont l'extrémité libre, saillant hors de la torpille 13, présente une portée tronconique 15 pour coopérer avec le trou d'injection 4 du nez 2. A cet effet, la torpille 13 comprend un corps 16 de forme cylindre tronconique tubulaire dont le diamètre extérieur est inférieur en tout point au diamètre intérieur du logement 3, de manière à délimiter avec ce dernier un intervalle annulaire 17. La torpille 13 comprend par ailleurs un bouchon 18 de fermeture du corps 16 dans lequel il est monté par une partie filetée décolletée 19.Le bouchon 18 forme, à partir de la partie filetée 19, une tete 20 de conformation cylindro-tronconique présentant des dimensions correspondant, au jeu près, à celles du siège 12 délimité dans le corps arrière 7 pour la recevoir. Les fig. 1 et 2 montrent que la tête 20 délimite un passage axial 21 prenant naissance à partir d'une section circulaire 21a de naeme diamètre que l'alésage 11 et se transformant ensuite en une veine 22 présentant, en sectiondroite transversale, une forme en lumière annulaire évoluant progressivement pour relier l'alésage 11 au segment cylindrique 3a et à la paroi du corps 16 de la torpille 13. La veine 22 couvre une plage angulaire approximativement égale à 310C de manière à laisser subsister dans la tete un secteur de matière 23. Le corps 1 de la torpille 13 délimite, dans sa partie cylindrique, une chambre 25 cylindrique de diamètre supérieur à celui d'un palier 26 ménagé dans la partie tronconique de la torpille #pour assurer le centrage, le support et le coulissement étanche du pointeau obturateur 14. La fig. 1 montre que le palier 26 est de préférence constitué par une fourrure 27 rapportée et réalisée en une matière présentant une dureté élevée, ainsi qu'un faible coefficient de dilatation et, par exemple, de préférence, en carbure de tungstène.La partie du pointeau obturateur 14 située en permanence dans la chambre 25 est entourée par un manchon ou un soufflet 28 déformable élastiquement dont les extrémités sont reliées, par tout moyen convenable susceptible d'assurer une étanchéité parfaite, d'une part, à la partie filetée 19 du bouchon 18 et, d'autre part, à un épaulement ou un collet périphérique 29 formé par ou rapporté sur la partie du pointeau s'étendant dans la chambre 25. Le manchon ou soufflet 28 représente ainsi une enveloppe isolant totalement la chambre 25 d'une capacité 30 entourant le pointeau obturateur 14 et dans laquelle débouche un canal 31 pratiqué dans le bouchon 18 à partir d'un puits de raccordement 32 usiné dans le secteur de matière 23, comme cela apparaft aux fig. 1 et 2.Le puits de raccordement 32 est pratiqué de façon concentrique à un trou 33 ménagé dans le canon 8 du corps arrière 7 pour permettre le passage d'une canalisation d'amenée d'un fluide, par exemple hydraulique, fourni, bien que cela ne soit pas représenté, par une centrale de production sous pression réglable. L'objet de l'invention décrit ci-dessus fonctionne de la façon suivante Entre deux opérations d'injection, il est le plus souvent nécessaire de maintenir le pointeau obturateur 14 en position de fermeture du trou d'injection 4, de manière à éviter l'écoulement de la matière plastifiée à l'état fluide séjournant dans l'intervalle 17. Pour ce faire, on relie la capacité 30 à la source de production de fluide sous pression, de manière à provoquer l'extension de l'obturateur qui est maintenu en position de fermeture du trou 4 par le fluide sous pression occupant la capacité 30. Entre deux opérations d'injection, on sait qu'il est nécessaire de faire intervenir une phase de plastification et de dosage visant à transférer une certaine fraction de matière plastifiée et homogénéisée à l'intérieur de la chambre de dosage du fourreau de la vis qui est en relation directe avec l'alé- sage du corps l1 du corps arrière 7. Une telle opération de dosage s'effectue en freinant plus ou moins le recul de la vis de plastification de manière à créer une montée en pression plus ou moins importante favorisant, par l'échauf- fement et le brassage résultant de la rotation de la vis, la plastification et l'homogénéisation de la matière à injecter.Selon l'invention, la pression de dosage peut varier en fonction des caractéristiques et exigences des matières travaillées > puisqu'il suffit de modifier en conséquence la pression du fluide délivré dans la capacité 30 pour appliquer au pointeau une contre-pression de fermeture évoluant dans le même sens. Une opération d'injection subséquente à une opération de dosage telle que décrite ci-dessus se déroule en soumettant la vis de plastification à un déplacement axial tendant à lui faire jouer un rôle de piston refoulant la fraction de matière plastifiée et dosée à l'intérieur du moule par transfert dans l'alésage 11 et l'intervalle annulaire 17. L'injection de la matière dosée peut s'effectuer, selon l'invention, sous une pression différente, exactement appropriée à la nature de la matière ou aux caractéristiques des pièces à obtenir, puisqu'il suffit également, à ce moment, de modifier la pression du fluide délivré dans la capacité 30. La réalisation de certaines pièces ou articles par injection nécessite, après la phase d'injection proprement dit, une phase de maintien en pression pour compenser le retrait de la matière se produisant à l'intérieur du moule dans les masses locales importantes lors du refroidissement. Pour effectuer cette opération de maintien en pression, selon l'invention, on place la capacité 30 en relation directe avec le refoulement libre du fluide de façon à annuler toute contrepression agissant sur le pointeau obturateur 14, hormis celle résiduelle et négligeable correspondant à la réaction du soufflet ou du manchon 28. Le pointeau obturateur 14 est, par conséquent, libre d'adopter une position de rétraction maximale, c'est-à-dire d'ouverture complète du trou d'injection 4, ce qui permet de maintenir une mise en pression de valeur choisie et de durée déterminée sans aucune relation obligée avec la pression maximale de dosage et la pression maximale d'injection. Lorsque l'opération de maintien en pression est terminée, la capacité 30 est de nouveau reliée à la source de production de fluide sous pression, de manière à commander la fermeture du clapet pour éviter le coulage de la matière pendant la phase de démoulage intervenant entre les opérations successives d'injection. Un avantage supplémentaire de la disposition de l'invention réside dans le fait que le contrôle de la pression et du débit de refoulement du fluide de la capacité 30 permet de commander en phase d'injection une ouverture partielle du pointeau 14 par rapport -au trou 4. Une telle ouverture partielle crée au droit du trou 4 un étranglement soumettant la matière refoulée à un laminage engendrant un auto- échauffement de ladite matière juste avant son introduction dans le moule.Un tel résultat est particulièrement intéressant, car il permet de maintenir la matière plastifiée et dosée à l'intérieur de la chambre de dosage et de la buse à une température inférieure à la température optimale d'injection, ce qui permet de supprimer les risques de dégradation de ladite matière lorsqutelle est soumise de façon presque permanente à une température voisine de celle maximale pouvant etre supportée. La disposition selon l'invention permet donc de fournir à la matière devant etre in- jectée un surcroft nécessaire de calories juste avant l'injection, ce qui permet de remplir convenablement et totalement des empreintes de faible épaisseur mais de grande surface.La disposition de l'invention offre donc cet avantage particulier de rendre possible le moulage de pièces de faible épaisseur et de grande surface mais présentant aussi une masse locale importante, puisqu'il suffit, après une injection avec ouverture partielle, de commander l'ouverture totale du pointeau pour réaliser la phase dé maintien en pression nécessaire pour compléter le remplissage au fur et à mesure du retrait par refroidissement, chose qui puisqu'à présent était absolument impossible à réaliser. Un avantage supplémentaire réside dans le fait que la buse selon l'invention ne présente pas un encombrement supérieur à celui des buses classiques à obturateur automatique, ce qui permet de la mettre en oeuvre indifféremment sur une presse ou sur un moule. Les fig. 3 et 4 montrent une variante de réalisation selon laquelle le passage 21 de la tete 20 du bouchon 18 est exécuté pour comporter, à partir de la section circulaire 21a cotncidant avec l'alésage 11, deux veines 22a séparées l'une de l'autre et affectant chacune, en section droite transversale, la forme d'une lumière en haricot se transformant progressivement pour déboucher dans l'intervalle annulaire 17. Les deux veines 22a laissent, par conséquent, subsister entre elles deux secteurs de matière 23a qui permettent l'exécution de deux puits 32a et 32b communiquant avec deux conduits 31a et 31b débouchant tous les deux dans la capacité 30. La forme de réalisation ci-dessus permet de créer une circulation permanente de fluide hydraulique à l'intérieur de la capacité 30 et, par conséquent, de faire jouer à ce fluide hydraulique circulant, en plus d'une fonction de commande d'ouverture de pointeau, une fonction de régulation de la température de la torpille 13. En contrOlant le débit de circulation autorisé en permanence ou au cours de phases de fonctionnement, il devient donc possible de prélever une certaine fraction des calories qui sont transmises à la torpille 13 par les moyens de chauffage agissant sur les corps 1 et 7. Ceci permet de maintenir la torpille 13 à une température légèrement inférieure à celle du corps 1 et de résoudre supplémentairement un problème important non solutionné à ce jour dans les buses à obturateur automatique et qui concerne l'étanchéité devant être maintenue entre l'obturateur et son palier de coulissement. En effet, on conçoit que le fonctionnement correct d'un obturateurdu type pointeau coulissant axialement dépend de l'étanchéité de son coulissement par rapport à la torpille. Si cette condition n'est pas remplie, la matière fluide s'infiltre, vient remplir la cavité interne de la torpille où est logé le ressort, et, par le colmatage qui en résulte, vient perturber sinon entraver le fonctionnement de l'obturateur.Un résultat analogue se produit par l'infiltration des gaz qui prennent naissance dans la matière sous l'effet de la température et qui, par infiltration, viennent occuper la cavité interne de la torpille dans laquelle se forment ainsi, par l'alternance des variations de température, des cristaux entravant le fonctionnement de l'obturateur, Pour éviter cet inconvénient, il est courant, dans les buses traditionnelles, de réduire la température de la matière plastifiée pour lui conférer un état moins fluide supprimant l'infiltration.Un tel procédé n'est pas satisfaisant car alors la matière moins chaude tend à se figer en couches successives sur les parois définissant son circuit de passage à l'intérieur de la buse, ce qui conduit, sinon a' une obstruction totale, du moins à une réduction notable de la section de passage s'opposant très rapidement, après une mise en route, à l'injection rapide d'une masse importante de matière plastique. Ce problème est totalement résolu par la disposition de l'invention car au moyen de la circulation permanente de fluide hydraulique, la torpille est maintenue à une température inférieure à celle de l'enveloppe extérieure, ce qui favorise, uniquement sur ladite torpille, la formation d'une peau, d'un film ou d'une couche de matière moins fluide que celle occupant l'ensemble de l'intervalle annulaire 17. La peau ainsi formée présente l'avantage d'en tourer toute la torpille 13, ainsi que la partie saillante de l'obturateur 14 en établissant, entre ce dernier et l'extrémité annulaire correspondante de la fourrure 27, une pellicule ayant pour effet de constituer un joint d'étanchéité s'opposant à l'infiltration de la matière fluide et des gaz éventuels à l'intérieur de la chambre 25.La pellicule supprime également la présence de l'arête extrême de la fourrure 27 et élimine, par suite, tout risque de carbonisation susceptible de résulter du frottement de la matière sur cette arete lors de son refoulement. Le prélèvement d'une fraction de calories directement sur le corps de la torpille permet donc de maintenir la matière occupant l'intervalle 17 à une température plus proche de celle de fluidité maximale, étant donné qu'il n'existe plus aucun risque d'infiltration de matière fluide ou de gaz, ce qui évite le risque de colmatage des sections de passage par le refroidissement de couches successives notamment entre chaque phase d'injection. Un avantage supplémentaire résultant de l'étanchéité à la fois à la matière fluide et au gaz susceptible de s'infiltrer à l'intérieur de la cavité 25 tient au fait qu'il devient possible de réaliser des assemblages entre obturateur 14 et fourrure 27 présentant des tolérances d'usinage moins précises à chaud, ce qui permet de réduire notablement le prix de revient de tels produits. La fig. 5 montre, à titre d'exemple, un circuit hydraulique susceptible de convenir pour l'application particulière dans la forme de réalisation préférée représentée aux fig. 3 et 4. Ce circuit comporte une source 50 de production d'un fluide sous pression qui est dirigé par le conduit 31b vers la capacité 30 en passant à travers un régulateur de débit 51 réglé pour autoriser un débit de fuite permanent et, par conséquent, une circulation de fluide hydraulique à l'intérieur de la capacité 30. Le régulateur de débit 51 est disposé en parallèle avec un second régulateur 52 associé à un distributeur 52a occupant normalement une position fermée, mais susceptible de pouvoir etre commandé en position dite d'ouverture en vue de fournir à la capacité 30 un débit supplémentaire de fluide hydraulique. La capacité 30 est, en outre, en cela tion par la canalisation 31a avec un premier ensemble formé par un distributeur 53 associé à un clapet limiteur de pression réglable 54, ces deux organes étant branchés en parallèle de façon à offrir dans tous les cas au fluide hydraulique un trajet de circulation en direction d'une bâche de retour 55 Un ou plusieurs autres ensembles de distributeurs -limiteurs peuvent être prévus lorsqu'il y a lieu d'établir des seuils de fonctionnement à des pressions différentes et, dans le cas présent, le schéma hydraulique montre que l'ensemble 53-54 est doublé par un ensemble 53a-54a qui fournit un moyen de contrôle de maintien de la contrepression appliquée au pointeau obturateur 14 à un seuil inférieur à celui défini par l'ensemble 53-54. La fig. 6 montre que le ou les différents ensembles 53-54 nécessaires pour établir, à l'intérieur de la capacité 30, une circulation permanente de fluide hydraulique sous une pression et un débit réglables selon la fonction du cycle dtinjection, peuvent etre remplacés par un limiteur de pression unique 56 dont le seuil de réglage est déterminé par variation d'intensité électrique appliqué à un noyau plongeant agissant sur l'organe mobile dudit limiteur de pression. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation représentés et décrits en détail car diverses modifications peuvent y etre apportées sans sortir de son cadre, En particulier, la capacité 30 peut etre formée directement par la chambre 25 par l'intermédiaire d'un opercule solidaire de la partie du pointeau 14 interne à ladite chambre. Dans une telle solution, l'opercule est réalisé de façon à pouvoir coulisser avec étanchéité par rapport à la chambre 25 d'une manière analogue aux assemblages pistons cylindres des vérins hydrauliques ou pneumatiques. REVENDICATIONS 1 - Buse à obturateur pour l'injection de matière plastique, du type comprenant un corps avant formant un nez percé d'un trou d'injection et un corps arrière adaptable sur une presse à injecter ou sur un moule, lesdits corps assemblés contenant une torpille ménageant un circuit de passage de la matière et supportant un obturateur axial coulissant enforme de pointeau comportant en bout une portée# tronconique destinée à ouvrir ou fermer le trou d'injection, buse caractérisée en ce que la torpille est réalisée pour délimiter intérieurement une capacité étanche, déformable axialement, à volume variable, dont les variations dé volume agissent sur le pointeau et dans laquelle débouche au moins un conduit ou canal de circulation d'un fluide délivré, par une source de production extérieure à la buse, sous une pression réglable de façon à constituer un moyen de pilotage commandant, selon la pression de la matière plastifiée occupant le circuit de passage, la position axiale du pointeau par rapport à l'orifice du trou d'injection. 2 - Buse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la torpille délimite une capacité interne, étanche, à volume variable agissant sur la position du pointeau et dans laquelle débouchent deux conduits ou-canaux raccordés à une installation de production d'un fluide hydraulique sous pression réglable, ladite installation autorisant, à l'intérieur de la capacité, une circulation permanente dudit fluide qui assume ainsi une fonction de pilotage commandant la position du pointeau et une fonction de régulation de la température de la torpille. 3 - Buse selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la torpille comprend un corps principal délimitant une chambre cylindrique co-axiale à un palier de support et de coulissement du pointeau et fermée à l'opposé dudit palier par un bouchon immobilisé entre les corps avant et arrière de la buse et supportant la torpille à l'intérieur dudit corps avant avec lequel elle délimite un intervalle annulaire communiquant avec un alésage axial du corps arrière par au moins un passage exécuté dans le bouchon pour laisser subsister au moins un secteur de matière dans lequel est pratiqué au moins un conduit relié, à travers le corps arrière, à la source de production de fluide et débouchant à l'intérieur d'une capacité étanche délimitée dans la chambre de la torpille. 4 - Buse selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la torpille comporte une chambre cylindrique co-axiale au palier du pointeau qui s'étend en permanence partiellement à l'intérieur de la chambre dans laquelle est disposée une enveloppe entourant ledit pointeau et dont les extrémités sont rendues solidaires du bouchon et d'un collet formé par ou rapporté sur le pointeau de façon à constituer une capacité étanche dans laquelle débouche au moins un conduit de circulation de fluide pratiqué dans le bouchon. 5 - Buse selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'enveloppe est constituée par un soufflet métallique déformable élastiquement selon son axe. 6 - Buse selon la revendication 2, caractérisée en ce que la torpille comporte une capacité étanche qui est reliée par deux conduits à une installation de production- de fluide sous pression comportant, sur une canalisation menant à l'un des conduits, un ajutage calibré, réglable autorisant un faible débit permanent et en parallèle un second ajutage calibré réglable de fort débit situé en aval dlun distributeur ou sélec#teur de passage et, sur une seconde canalisation issue du second circuit, au moins un limiteur de pression réglable placé en amont d'une bâche de retour.