La présente invention concerne des procédés et appareils pour enlever les fibres de surface qui forment la toison ou le pelage d'animaux portant de la laine comme les moutons et d'animaux portant des poils comme les chèvres et les bovins. L'invention est applicable aussi à l'enlèvement de fibres de surface à des carcasses ou à des peaux de tels animaux. Le principal but de la présente invention est de fournir un procédé et un appareil pour le délainage de moutons qui ont été traités de manière à produire une faiblesse dans leurs fibres de laine ou qui ont une telle faiblesse existant naturellement. Dans le mémoire descriptif accompagnant la demande de brevet en Australie NO 51484/79 en date du 4 Octobre 1979, dont le contenu est incorporé ici par référence, on a décrit des procédés et appareils pour enlever des fibres de surface, et concernant principalement le délainage des moutons. L'appareil préféré décrit dans la description ci-dessus s'est révélé comme se comportant exceptionnellement bien sur des moutons mérinos traités chimiquement ayant un développement de laine d'environ 100 mm. Des essais de traitement ont montré que la laine enlevée par cet appareil pouvait être traitée jusqu'aux bouts sans aucune difficulté. Toutefois, dans des essais effectués sur des animaux ayant un développement excessif de laine (150-250 mm) et/ou quand les laines étaient fortement feutrées, on a trouvé que la laine avait tendance à s'enrouler autour des lames du rotor, de sorte que l'opération de délainage était interrompue. Pour essayer de résoudre le problème cidessus, on a essayé des machines similaires ayant de plus grandes vitesses de fonctionnement; bien qu'une certaine amélioration ait été obtenue avec des vitesses comprises entre 10 000 tpm et 22 000 tpm, le problème n'a pas été complètement résolu. On s'est rendu compte que l'on pouvait augmenter le diamètre efficace du rotor pour réduire le problème, mais il a semblé que ce n'était pas la seule solution car la machine résultante aurait été encombrante parce que le diamètre nécessaire pour tenir compte de la longueur totale de fibres feutrées adjacentes de longueur excessive aurait été grand. On a toujours su que les fibres de laine comprennent des fibres disposées au hasard qui forment des liaisons transversales entre des fibres adjacentes ou des groupes de fibres à partir de points très voisins de la peau de l'animal et que donc des instruments à dents ont tendance à s'accrocher dans les fibres et peuvent être utilisés pour tirer sur les fibres de la toison de l'animal, une rupture se produisant à un point de faiblesse ou au follicule de la fibre comme expliqué plus en détail dans la demande de brevet précitée. Bien que de tels dispositifs aient été antérieurement rejetés comme étant trop agressifs pour des moutons vivants, une forme modifiée de l'appareil décrit dans la demande de brevet précitée et ayant des dents plus longues et plus pointues a été essayée sur les peaux de moutons ayant subi au préalable un traitement chimique pour produire des fibres affaiblies. Comme prévisible, on a trouvé que l'appareil était efficace pour enlever la laine de la peau de l'animal, mais même à de grandes vitesses de fonctionnement la laine avait tendance à s'accrocher sur les dents et on a trouvé que de nouveau les enroulements de fibres posaient un problème. Le but de la présente invention est de fournir un procédé et un appareil perfectionnés pour l'enlèvement des fibres de surface qui résolvent le problème de l'enroulement des fibres tout en permettant d'obtenir un enlèvement efficace des fibres tant d'animaux vivants ayant des fibres affaiblies que de carcasses et de peaux. L'invention est applicable aussi pour enlever les fibres des pelages d'autres animaux tels que les chèvres. Selon son aspect le plus large, l'invention concerne un procédé pour enlever les fibres de surface d'animaux et de peaux comprenant les étapes selon lesquelles on fait avancer un moyen d'accrochage des fibres dans une direction transversale par rapport à la longueur des fibres de manière à ainsi accrocher les fibres, on fait avancer le moyen d'accrochage des fibres dans une direction générale longitudinale par rapport aux fibres tandis que les fibres sont accrochées par le moyen d'accrochage des fibres et de manière à effectuer une rupture des fibres, et on libère les fibres de leur accrochage par le moyeu d'accrochage des fibres de manière à faciliter le recueil des fibres enlevées. Selon un aspect préféré de l'invention, le ou chaque moyen d'accrochage des fibres comprend une multiplicité de moyens espacés pénétrant dans les fibres, qui sont prévus pour être déplacés dans une di rection transversale par rapport à la longueur des fibres de manière qu'ils pénètrent dans les fibres. Ainsi, quand les moyens pénétrant dans les fibres sont déplacés dans la direction longitudinale des fibres, ces moyens accrochent des groupes de fibres et lors du déplacement ultérieur des moyens pénétrant dans les fibres dans la direction longitudinale des fibres, une rupture des fibres se produit. Après la rupture des fibres, les fibres sont dégagées du moyen d'accrochage des fibres et cela non seulement empêche l'enroulement des fibres, mais encore facilite le recueil des fibres rompues. Dans le mode de réalisation particulièrement préféré de l'invention, les moyens pénétrant dans les fibres sont des dents d'une longueur suffisante pour faciliter l'accrochage dans les fibres et pour empêcher un dégagement prématuré des fibres des dents. Une fois que la rupture des fibres s'est produite, les fibres peuvent entre libérées de leur engagement avec les dents, en faisant sortie les dents des fibres et/ou en enlevant les fibres des dents. La pénétration des dents dans les fibres ne dépassera pas nécessairement, et de préférence ne dépassera pas la quantité nécessaire pour que l'on obtienne un accrochage suffisant entre les dents et des groupes de fibres. On a trouvé qu'une pénétration dans les fibres de l'ordre de 5 mm est suffisante pour que l'on obtienne un accrochage approprié des fibres et pour éviter un décrochage avant la rupture des fibres. La composante ascendante du mouvement des dents ne doit pas dépasser la distance nécessaire pour que lton obtienne, avec un certain degré de certitude, une rupture des fibres sensiblement à un point prédéterminé de faiblesse ou au follicule de la fibre. L'amplitude du mouvement ascendant peut être augmentée au delà de la distance ci-dessus si des éléments de délainage séparés sont nécessaires au lieu des bandes de délainage. Dans la forme préférée de l'invention, le mouvement des moyens pénétrant entre les fibres pour causer la pénétration entre les fibres et le mouvement de ces moyens dans la direction longitudinale des fibres sont obtenus par un mouvement courbe des moyens pénétrant entre les fibres dans une direction qui est au moins initialement transversale par rapport aux fibres à enlever. Dans ce mode de réalisation, les fibres rompues sont de préférence décrochées des moyens pénétrant entre les fibres par inversion de la direction de mouvement des moyens pénétrant entre les fibres. En d'autres termes, on fait osciller les moyens pénétrant entre les fibres le long d'un trajet courbe. La vitesse d'oscillation est choisie de manière à donner les meilleurs résultats et on a trouvé qu'une vitesse d'oscillation de 1 500 oscillations par minute donne des résultats satisfaisants. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, on fait tourner le moyen d'accrochage des fibres sur un parcours circulaire. Dans ce mode de réalisation, le moyen d'accrochage des fibres est monté sur un tambour et est disposé de manière à faire saillie à 1 extérieur de la surface du tambour durant l'accrochage des fibres, et il est ramené à une position à l'intérieur de la surface du tambour pour que l'on obtienne un détachement des fibres du moyen d'accrochage. Des modes de réalisation de cette forme de l'invention vont être décrits plus en détail ci-après. L'invention concerne aussi un appareil pour enlever les fibres de surface d'animaux ou de peaux qui comprend un moyen d'accrochage des fibres, un moyen pour faire avancer ce moyen d'accrochage des fibres dans une direction transversale par rapport à la longueur des fibres de manière à accrocher les fibres, un moyen pour faire avancer le moyen d'accrochage des fibres dans une direction générale longitudinale par rapport aux fibres tandis que les fibres sont accrochées au moyen d'accrochage des fibres, de manière à causer une rupture des fibres, et un moyen pour libérer les fibres de leur accrochage par le moyen d'accrochage des fibres de manière à faciliter le recueil des fibres enlevées. Chaque moyen d'accrochage des fibres comprend de préférence une multiplicité de moyens pénétrant entre les fibres, qui sont-prévus pour pénétrer entre les fibres quand il y a un mouvement transversal par rapport à la longueur des fibres. La pénétration entre les fibres facilite aussi l'accrochage entre moyen pénétrant entre les fibres et les fibres quand le moyen pénétrant entre les fibres est déplacé longitudinalement par rapport aux fibres, et la rupture des fibres se produit lors du mouvement ultérieur du moyen pénétrant entre les fibres dans la direction longitudinale. Le moyen pour libérer les fibres de leur accrochage avec le moyen pénétrant entre les fibres peut prendre diverses formes qui vont être décrites plus en détail ci-après. Dans le mode de réalisation particulièrement préféré, on fait avancer le moyen pénétrant entre les fibres suivant un parcours courbe de manière à causer une pénétration entre les fibres et un mouvement dans la direction longitudinale des fibres, et le décrochage des fibres du moyen pénétrant entre les fibres est effectué dans ce cas en inversant la direction de mouvement du moyen pénétrant entre les fibres. Dans d'autres modes de réalisation, le moyen d'accrochage des fi bres est monté sur un tambour rotatif et est prévu pour être amené à une position à l'intérieur de la surface extérieure du tambour pour que l'on obtienne un dégagement des fibres du moyen d'accrochage des fibres. Dans des expériences effectuées avec diverses formes d'appareils selon l'invention, la laine a été enlevée efficacement de la peau d'un mouton qui avait été traité chimiquement de manière à produire une faiblesse dans les fibres de laine. Dans chaque cas, on a trouvé que la longueur des fibres ou la mesure dans laquelle les fibres étaient feutrées n'avaient pas d'effet important sur le fonctionnement de l'appareil et on n'a détecté aucun signe d'neroulement de fibres. On a trouvé que chaque forme d'appareil de délainage était utilisable entre de larges limites de vitesses de fonctionnement et on s'attend aussi à ce que cet appareil soit efficace pour enlever la laine non traitée de carcasses et de peaux et pour enlever d'autres fibres d'animaux différents, en particulier pour le peignage du duvet de chèvres. Les présentes indications sont que la vitesse de fonctionnement de l'appareil est un facteur dont on doit tenir compte principalement à propos de la question du désagrément pour l'animal. Plusieurs modes de réalisation préférés de la présente invention vont maintenant être décrits avec référence aux dessins annexés, où La figure 1 est une vue en élévation latérale, avec coupe partielle, d'une forme préférée d'appareil de délainage selon l'invention, montrant son mode de fonctionnement. La figure 2 est une vue en plan de l'appareil de délainage de la figure 1 avec coupe partielle pour montrer le mécanisme d'entratnement de la tête. La figure 3 est une vue en coupe transversale verticale d'un autre appareil de délainage. Les figures 4 et 5 sont des vues partielles en coupe verticale de l'appareil de la figure 3 montrant des stades dans l'opération de délainage. La figure 6 est une vue partielle en élévation de l'un des éléments de délainage montrant l'agrégation de fibres durant l'opération de délainage. La figure 7 est une vue en perspective d'une installation d'essai comprenant un appareil de délainage selon un troisième mode de réalisation de l'invention. La figure 8 est une vue en élévation avec coupe partielle de l'appareil de la figure 7. La figure 9 est une vue de dessous en perspective de l'un des mécanismes de support de dents de l'appareil de délainage. La figure 10 est une vue partielle en perspective d'une partie de l'appareil de délainage montrant la manière dont les dents font saillie de l'appareil. Les figures Il et 12 sont des vues partielles en coupe verticale d'une partie de l'appareil de délainage montrant deux des stades dans ltopébation de délainage. Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 1 et 2, l'appareil de délainage comprend une tête de dé lainage oscillante 1 montée sur un corps tubulaire 2 au moyen duquel l'appareil peut être tenu à la main durant l'opération de délainage. Evidemment, on comprendra que bien que l'appareil représenté soit, dans sa forme présente, prévu pour être tenu à la main, l'appareil peut être adapté pour utilisation avec un mécanisme de tonte automatisé, avec ou sans une aug mentation des dimensions de l'appareil pour adaptation au fonctionnement du mécanisme de tonte. La tête de délainage 1 comprend une boite creuse 3 qui renferme un mécanisme pour imprimer à une barre de délainage à dents 4 un mouvement alternatif entre les positions représentées sur la figure 1 des dessins. La barre de délainage 4 est formée de dents 5 de forme déterminée et est fixée de manière amovible à des bras 6 par des vis (non représentées). Les bras 6 sont reliés en vue de leur entraînement à un arbre d'entraînement 7 qui est supporté en vue d'un mouvement oscillant au moyen de boîtiers de roulement 10 aux extrémités de bras de support Il qui sont fixés par des boulons à une plaque terminale 12 à bords fixée à l'extrémité du corps tubulaire.2. Des roulements à aiguilles (non représentés) sont placés entre les boitiers 10 et l'arbre 7 de manière à permettre une oscillation douce de l'arbre 7 par rapport aux boîtiers 10. La boîte 3 comporte des fentes 13 par lesquelles sortent les bras pour leur liaison avec la barre à dents 4. La boîte 3 comporte une partie courbe formant nez 17, près de laquelle la barre à dents 4 se déplace durant son mouvement oscillant. L'arbre 7 comporte deux excentriques 14 qui sont reçus dans des boîtiers de roulement 15, similaires aux boîtiers 10, et formés à l'extrémité d'arbres entraînés 16. Les arbres entraînés 16 sont reliés à un mécanisme d'entraînement à mouvement alternatif (non représenté) monté dans ou sur le corps 2 et qui a pour action d'imprimer un mouvement alternatif aux arbres 16 de manière à causer une oscillation angulaire de la barre à dents 4 d'environ 900 autour de l'axe de l'arbre 7, comme indiqué par des lignes discontinues sur la figure 1. Le mécanisme d'entraînement peut être hydraulique ou électrique ou peut être appliqué méca niquement à la tête de délainage à partir d'une source d'entraînement éloignée. Le mécanisme d'entraîne- ment devrait avoir une puissance d'environ 1/2 cheval. Dans la version expérimentale de l'appareil de délainage représenté sur les dessins, les racines entre dents 5 adjacentes avaient environ 5 mm de profondeur. Une course alternative de 10 mm était appliquée aux arbres 16 à une vitesse de fonctionnement d'environ 1500 courses par minute et produisait une oscillation angulaire de la barre de 900. Un mouvement en avant de la tête de délainage 1 quand elle oscille de la manière ci-dessus autour de l'axe de l'arbre 7 a pour effet que les dents 5 pénètrent entre les fibres F de la laine à enlever, avec le résultat que les fibres se rassemblent dans les racines des dents 5. Le mouvement angulaire de la barre 4 a pour effet que les dents s'accrochent dans les fibres F et la continuation du mouvement angulaire place les fibres F en état de tension jusqu'à ce qu'elles se rompent à leurs positions prédéterminées de faiblesse ou aux follicules des fibres. Leemouve- ment d'oscillation angulaire de la tête 1 ramène la barre 4 à sa- position de départ et cause un décrochage positif des dents 5 des fibres F, laissant les fibres libres pour enlèvement par des moyens appropriés quelconques. Dans des expériences conduites sur des peaux de moutons qui avaient été traitées chimiquement pour causer une faiblesse dans la laine, on a trouvé que l'appareil de délainage fonctionnait efficacement pour causer une rupture des fibres d'une manière telle qu' on enlevait une toison sensiblement complète. Dans toute opération de délainage automatisée, il est envisagé qu'une certaine forme de dispositif d'enlèvement de la laine puisse être nécessaire pour enlever la laine séparée de la région de la tête de délainage 1. Un tel dispositif peut prendre la forme d'un tambour rotatif D ayant des dents T qui viennent en contact avec les fibres détachées F et non seulement enlèvent les fibres F, mais servent aussi à fractionner la toison enlevée en morceaux distincts. Les dents T peuvent être rétractables d'une manière similaire à celle décrite ci-après, ou on peut faire osciller le tambour au lieu de le faire tourner, si on trouve qu'un enroulement des fibres se produit. Le profil des dents 5 comme représenté sur les dessins a été choisi en tenant compte de 1 'expé- rience passée avec l'appareil décrit dans la demande de brevet précitée et un appareil expérimental ultérieur, mais il est envisagé que d'autres recherches seront nécessaires pour déterminer les paramètres optimaux du profil. Une barre modifiée 4a ayant des dents 5a d'un profil approprié pour des fibres ayant de plus bas niveaux de faiblesse provoquée est représentée sur la figure 2A. Un des avantages préférés du mode de réalisation préféré représenté sur les figures 1 et 2 est que l'oscillation de la tête de délainage 1 assure que les dents 5 auront moins tendance à causer des dommages à l'animal ou à la peau, car, sauf erreur de l'opérateur, les dents 5 sont toujours soit parallèles à la peau de l'animal, soit dirigées vers le haut à partir de la peau. De plus, le dessous lisse de la boite 3 peut venir en contact avec la peau de l'animal de manière que la peau soit maintenue assez bas par rapport au mouvement des dents 5, supprimant ainsi la tendance de la peau à monter lors de la rupture des fibres. On comprendra que bien que la tête de délainage décrite ci-dessus soit préférée, d'autres têtes de délainage oscillantes comprenant des dents accrochant les fibres ou d'autres moyens pénétrant entre les fibres peuvent être utilisées avec des résultats également efficaces. Le mécanisme oscillant particulier décrit n'est nullement essentiel et de nombreuses autres formes d'entraînements oscillants viendront à l'esprit des ingénieurs compétents. Le mode de réalisation représenté sur les figures 3 à 6 des dessins peut être considéré comme étant une modification du mode de réalisation décrit dans la demande de brevet précitée car il comprend des barres heurtant les fibres similaires aux barres 9 décrites dans la demande de brevet précitée. Dans ce mode de réalisation, la tête de délainage est sous la forme d'un tambour rotatif 20 qui peut être supporté pour rotation d'une manière appropriée quelconque, comme celle décrite dans la demande de brevet cidessus. Dans l'appareil expérimental, le tambour 20 était entraîné de la manière représentée sur la figure 7 et décrite plus en détail ci-après. Le tambour 20 comporte des fentes rectangulaires 21 dans chacune desquelles une tige de support 22 est montée en vue d'un mouvement de pivotement autour d'un axe parallèle à l'axe de rotation du tambour 20. Chaque tige 22 comporte une barre de percussion 23 comportant une multiplicité de dents 24 (figure 6) qui pénètrent entre les fibres F à enlever et les rassemblent de la même manière que décrit dans la demande de brevet antérieure. Un bras court 25 est fixé à une extrémité de chaque barre de percussion 23 et une tringle réglable 26 a une extrémité articulée sur le bras 25 tandis que son autre extrémité pivote autour d'une excentrique central fixe 27. Ainsi, quand on fait tourner le tambour 20, les barres de percussion pivotent entre des positions dans lesquelles les barres 23 s'étendent à travers les fentes 21 à l'extérieur de la périphérie extérieure du tambour 20 et des positions dans lesquelles les barres 23 sont au moins à l'intérieur des fentes 21 comme représenté par des lignes discontinues sur la figure 3. En service, on fait tourner la tête de délainage sur la toison à enlever de manière que chaque barre de percussion vienne en contact avec les fibres affaiblies F transversalement par rapport à la longueur des fibres F, comme représenté sur les figures 3 à 6. Quand les barres de percussion 23 sont en contact avec les fibres, les dents 24 pénètrent entre les fibres et causent une agrégation de groupes de fibres comme représenté sur la figure 6, après quoi chaque groupe de fibres est heurté par la barre de percussion 23. On pense que la rupture des fibres est causée par le choc de la barre 23 contre les fibres F rassemblées. Toutefois, on pense aussi que les fibres F sont maintenues en contact avec les barres 23 par les forces de choc et de rupture au moins aidées par le mouvement ascendant des barres 23 quand le tambour 20 tourne. Le mécanisme de rupture des fibres n'a pas encore été complètement étudié et il suffit de dire que la tête de dé lainage décrite ci-dessus, quand elle est entraînée à des vitesses comprises entre 1000 tpm et plus de 3000 tpm, agit pour causer une rupture tant de la laine affaiblie que de la laine non affaiblie et serait donc efficace pour le délainage de moutons vivants traités et pour le délainage de carcasses ou de peaux traitées ou non. Le retrait des barres de percussion 23 après la rupture des fibres assure que les fibres de laine ne s'enrouleront pas sur le tambour 20 et on verra que les fibres séparées tombent du tambour quand les barres de percussion 23 pivotent à l'intérieur du tambour 20. Le recueil des fibres séparées peut être effectué par l'un quelconque des moyens décrits dans la demande de brevet en Australie PD NO 6270 sans aucun besoin de l'opération de dissociation envisagée dans le premier mode de réalisation. On a trouvé que des groupes relativement petits de fibres sont enlevés par cet appareil et on pense que ces groupes de fibres sont dans un état idéal pour les opérations ultérieures de traitement. Ici encore, le mécanisme particulier pour faire sortir et rentrer les barres de percussion 23 peut être imaginé par des ingénieurs compétents. Par exemple, il est envisagé que chaque barre 23 peut être pivotée entre ses positions alternées par des mé- canismes hydrauliques ou électriques. Le mécanisme représenté était une manière commode d'établir expérimentalement que l'appareil enlève efficacement les fibres. Le troisième et dernier mode de réalisation de l'invention est décrit avec référence aux figures 7 à 12 des dessins. Comme mentionné précédemment, la figure 7 représente une installation d'essai pour supporter et faire tourner la tête de délainage qui va être décrite, ou la tête de délainage représentée sur les figures 3 à 6, pour effectuer des expériences sur les peaux d'animaux traités. Dans l'arrangement représenté, la tête de délainage 40 est montée pour rotation par un arbre 41 entraîné par un moteur électrique de 3 chevaux, l'arbre 41 étant supporté dans un palier 42 fixé à un bâti de support 43. La tête de délainage 40 est disposée de manière à se trouver au-dessus d'une table 44 prévue pour supporter une forme (non représentée) sur laquelle les peaux d'essai ont été fixées dans un état étiré. La hauteur de la table 44 est réglable de manière que la distance entre la tête de délainage 40 et la peau d'essai puisse être réglée de façon qu'on obtienne les meilleurs résultats de dé lainage. Comme on le voit sur les figures 8 à 10, la tête de délainage 40 comprend un tambour 45 dans lequel trois mécanismes à bras 46 sont supportés de manière pivotable de façon à se trouver en contact avec une came centrale fixe 47 et à être pivotés par cette came. Chaque mécanisme à tu as 46 comprend une barre transversale 48 supportant une rangée de dents espacées 49 slétendant longitudinalement par rapport au tambour 45. Le tambour 45 comporte trois rangées correspondantes de trous 50 par lesquels les dents 49 sont sorties et rentrées quand le tambour 45 tourne par rapport à la came 47. Des ressorts de compression 51 s'étendent entre la surface intérieure du tambour 45 et les mécanismes à bras 46 pivotables, ces ressorts poussant les mécanismes à bras 46 vers la surface de la came 47. En se reportant plus particulièrement à la figure 9 des dessins, on verra que chaque mécanisme à bras 46 comprend une paire de bras espacés 52, aux extrémités libres desquels la barre transversale 48 est fixée, et entre les extrémités opposées desquelles s'étend un manchon de pivot 53. Le manchon 53 reçoit un pivot 54 qui est fixé à la paroi terminale W (figure 7) du tambour 45. Un poussoir de came réglable 55 est monté sur le manchon 53 et supporte une extrémité du ressort de compression 51. Le poussoir de came 55 comporte une fente 56 qui reçoit un boulon de serrage 57 s'étendant entre les deux bras 52. Le boulon 57 comporte une semelle 58 d'un côté du poussoir de came 55 et quand le boulon est serré la semelle 58 immobilise le poussoir 55 dans une position de réglage quelconque. On comprendra que le réglage du poussoir de came détermine la mesure dans laquelle les dents 49 font saillie de la surface extérieure du tambour 45. La surface extérieure du tambour 45 est formée avec trois butées en relief 59 s'étendant longitudinalement qui sont placés juste derrière chaque rangée de trous 50. Chaque butée 59 est formée avec des rainures peu profondes 60 qui sont alignées avec chacun des trous 10 dans le tambour 45. Les butées 59 et les rainures 60 ne sont pas essentielles pour le fonctionnement de la tête de délainage et on peut s'en passer Si nécessaire. Il sera évident d'après la figure 8 des dessins que la came 47 est disposée de manière que quand chaque rangée de trous 50 dans le tambour 45 se trouve à la position "point mort bas", le poussoir de came 55 se rapproche juste du lobe de la came 47. En conséquence, après plusieurs degrés supplémentaires de rotation du tambour 45 par rapport à la came 47, les mécanismes à bras 46 respectifs pivoteront de manière que les dents 49 sortent rapidement par les trous 50. Les dents 49 resteront dans cette position tandis que le poussoir de came se déplacera autour du lobe de la came 47 et seront ramenées en arrière tout aussi rapidement dans le tambour de manière que les dents 49 soient efficacement dégagées des fibres F rompues. La manière dont les dents 49 s'accrochent aux fibres F et causent ensuite la rupture est représentée schématiquement sur les figures Il et 12. Sur la figure 11, les dents 49 sont complètement en extension et ont déjà pénétré entre les fibres F, et sont parvenues à la position dans laquelle les dents 49 sont en contact avec les fibres et s'accrochent dans un groupe de fibres de manière à mettre sous tension les fibres accrochées. Quand le tambour 45 tourne jusqu'à la position représentée sur la figure 12, les fibres F se trouvent au point de rupture, ayant été étirées sur la butée 59, les groupes de fibres accrochés par les dents 49 respectives ayant tendance à se trouver dans les rainures 60. Comme mentionné ci-dessus, les butées 59 et les rainures 60 ne sont pas essentielles et des expériences ultérieures ont montré en fait que l'on obtient des caractéristiques similaires de rupture des fibres avec un tambour simple n'ayant ni butées ni rainures. Une fois que les dents 49 sont rentrées dans le tambour 45, les fibres F détachées peuvent être roulées sur la toison restante par le mouvement relatif vers l'avant du tambour 45, après quoi le recueil des fibres séparées peut être effectué d'une manière appropriée quelconque. Dans l'installation d'essai, chaque mécanisme à bras 46 pivotable avait neuf dents 49 d'environ 5 mm de diamètre avec des distances d'environ 10 mm entre leurs centres. Les extrémités pointues des dents 49 avaient une légère inclinaison vers le haut pour assurer un passage facile par les trous 50 et pour faciliter encore la pénétration et l'accrochage dans les fibres F. Les poussoirs de came 55 étaient réglés de manière à faire sortir les dents 49 d'environ 15 mm au delà de la surface du tambour 45. La forme de la came 47 était telle que la libération des fibres se produisait peu après la rupture, de sorte que les fibres F restaient reliées les unes aux autres par l'enchevêtrement et le feutrage naturels des fibres. Dans des expériences ultérieures, on a modifié la forme de la came 47 de manière à obtenir une libération plus tardive des fibres F et on a trouvé que les fibres étaient enlevées en petits grou pes d'une manière similaire à celle décrite à propos du mode de réalisation des figures 3 à 6 des dessins. Malgré la durée accrue du- contact entre les dents et les fibres, on n'a rencontré aucun problème d'enroulement de fibres. On comprendra que dans toute réalisation pratique du troisième mode d'exécution décrit cidessus, la tête de délainage 40 peut être disposée à l'intérieur d'un boîtier du type décrit dans la demande de brevet précitée en combinaison avec des moyens appropriés de recueil de la laine enlevée. De même, le mécanisme décrit pour faire sortir et rentrer les dents 49 devra être réétudié pour l'obtention de plus grandes vitesses de fonctionnement et il est envisagé de concevoir une certaine forme de mécanisme hydraulique ou électrique pour obtenir le mouvement requis des dents. On pense que l'utilisation d'un tambour ou d'un corps cylindrique fermé similaire comme constituant majeur de la tête de délainage dans chacun des.modes de réalisation décrits ci-dessus est importante pour le fonctionnement pratique de l'appareil de délainage. Dans le cas du premier mode de réalisation, la surface lisse présentée par le corps cylindrique 3 permet de l'utiliser comme dispositif de retenue sans aucun dommage à la toison ou à la peau et sans aucun désagrément pour l'animal. Comme mentionné ci-dessus, cela a l'avantage pratique important d'éliminer la souplesse de la peau de l'ani- mal comme facteur majeur dans l'opération de délainage. Dans le cas du deuxième mode de réalisation et du troisième, la surface continue présentée par le tambour réduit sensiblement toute probabilité que les fibres s'enroulent autour du tambour. Evidemment, on évite l'enroulement des fibres en dégageant des fibres les dents ou les barres de percussion des fibres quand le tambour tourne bien que le tambour fournisse une surface de réaction contre laquelle les fibres sont placées en tension durant l'opération d'enlèvement et contre laquelle les fibres sont retenues quand on fait rentrer initialement dans le tambour la barre de percussion ou les dents. Dans chaque mode de réalisation, on a trouvé que l'accrochage des fibres ou leur autre contact avec les dents ou la barre de percussion en même temps que le mouvement associé dans la direction longitudinale des fibres sont particulièrement efficaces pour causer une rupture des fibres à des points prédéterminés de faiblesse ou, dans le cas de carcasses ou peaux non traitées, aux follicules des fibres. Ce mécanisme d'enlèvement, conjointement avec la libération positive des fibres du moyen d'accrochage des fibres, assure que les fibres enlevées soient disponibles pour recueil sans risque important d'interruption de l'opération d'enlèvement des fibres. On pense donc que la présente invention représente un progrès important par rapport à toutes les tentatives antérieures de délainage sans utilisation de lames coupantes. On comprendra que les modes de réalisation décrits ci-dessus ont été prévus principalement pour utilisation dans le délainage de moutons ayant des faiblesses des fibres provoquées chimiquement ou d'une autre manière. Pour des moutons vivants, les fibres doivent avoir une résistance à l'arrachement comprise entre 200 et 700 g/k Tex. De plus fortes résistances à l'arrachement semblent causer à l'animal une certaine souffrance, bien qu'il soit très difficile de se rendre compte si un mouton souffre ou non. Les modes de réalisation décrits permettent d'enlever des fibres ayant des résistances à l'arrachement considéra blement plus fortes et permettront en fait d'enlever les fibres de moutons non traités, de carcasses et de peaux. Au moins le deuxième mode de réalisation et le troisième sont considérés comme étant très prometteurs dans le domaine du commerce des toisons. Dans la recherche future à ce sujet, une préoccupation principale sera le choix du meilleur appareil et de la meilleure vitesse de fonctionnement nécessaires pour effectuer la rupture des fibres avec le moins possible d'effet défavorable sur les moutons. On pense aussi que les modes de réalisation décrits ci-dessus peuvent être utilisés avec un égal succès pour enlever les fibres d'autres animaux. En particulier, on pense qu'en utilisant ces modes de réalisation à de petites vitesses, l'appareil de délainage pourrait être utilisé avec un succès considérable pour enlever le duvet des chèvres. L'action de retrait des dents pourrait remédier aux difficultés rencontrées dans le recueil du duvet en utilisant pour le peignage des chèvres un appareil mécanisé du type décrit dans la demande de brevet précitée. Dans le mode de réalisation des figures 1 et 2, le mécanisme d'entraînement à mouvement de va-etvient peut prendre une forme appropriée quelconque, et comprend de préférence une source d'entraînement rotative, telle qu'un moteur électrique dans le corps tubulaire 2, reliée à ce qu'on appelle un "entraSne- ment oscillant" ou à un appareil similaire transformant un mouvement de rotation en mouvement alternatif (voir "Mechanisms, Linkages and Mechanical Controls "N.P.Chironis, 1965, page 53 ou "Mechanisms for Engineering Design" S.B. Tuttle, 1967, pages 100, 101). REVENDICATIONS 1) Un procédé pour enlever les fibres de surface d'animaux et de peaux, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes selon lesquelles on fait avancer un moyen d'accrochage des fibres dans une direction transversale par rapport à la longueur des fibres de manière à ainsi accrocher les fibres, on fait avancer le moyen d'accrochage des fibres dans une direction générale longitudinale par rapport aux fibres tandis que les fibres sont accrochées par le moyen d'accrochage des fibres et de manière à effectuer une rupture des fibres et on libère les fibres de leur accrochage par le moyen d'accrochage des fibres de manière à faciliter le recueil des fibres enlevées. 2) Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen d'accrochage des fibres comprend une multitude de moyens espacés pénétrant à travers les fibres, qui sont déplacés dans une direction transversale par rapport à la longueur des fibres pour pénétrer entre les fibres, le mouvement dans la direction générale longitudinale de ces moyens pénètrant à travers les fibres causant l'accrochage de groupes de fibres suivi d'une rupture des fibres, les moyens pénétrant à travers les fibres étant décrochés des fibres par un mouvement de retrait de ces moyens pénétrant à travers les fibres par rapport aux fibres. 3) Un procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on fait avancer les moyens pénétrant à travers les fibres suivant un parcours courbe dans une direction qui est initialement transversale par rapport aux fibres, ce mouvement courbe étant inversé après la rupture des fibres de manière que les moyens pénétrant à travers les fibres soient décrochés des fibres. 4) Un procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on fait osciller les moyens pénétrant à travers les fibres suivant un parcours courbe de manière qu'on obtienne périodiquement l'accrochage des fibres, le mouvement longitudinal, la rupture des fibres et le décrochage des fibres. 5) Un procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on fait tourner les moyens pénétrant à travers les fibres suivant un parcours circulaire de manière qu'ils viennent en contact avec les fibres transversalement, ces moyens pénétrant à travers les fibres étant ramenés à l'intérieur par rapport à leur parcours initial de rotation après la rupture des fibres de manière que les fibres soient décrochées des moyens pénétrant à travers les fibres. 6) Un appareil utilisable pour enlever les fibres de surface d'animaux ou de peaux, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen d'accrochage des fibres, un moyen pour faire avancer le moyen d'accrochage des fibres dans une direction transversale par rapport aux longueurs des fibres de manière à accrocher les fibres, un moyen pour faire avancer le moyen d'accrochage des fibres dans une direction générale longitudinale par rapport aux fibres tandis que les fibres sont accrochées au moyen d'accrochage des fibres de manière à causer une rupture des fibres et un moyen pour libérer les fibres de leur accrochage par le moyen d'accrochage des fibres de manière à faciliter le recueil des fibres enlevées. 7) Un appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le moyen d'accrochage des fibres comprend une multiplicité de moyens espacés pénétrant entre les fibres, qui sont prévus pour pénétrer entre les fibres quand il se produit le mouvement transversal du moyen d'accrochage des fibres, le moyen pour faire avancer le moyen d'accrochage des fibres dans une direction générale longitudinale par rapport aux fibres étant tel qu'il cause un accrochage entre les moyens pénétrant entre les fibres et des groupes de fibres, après quoi une rupture des fibres se produit. 8) Un appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens pénétrant entre les fibres sont montés sur des moyens qui font avancer les moyens- pénétrant entre les fibres suivant un parcours courbe de manière à causer leur pénétration entre les fibres et un mouvement dans la direction longitudinale des fibres, et des moyens pour inverser la direction de mouvement des moyens pénétrant entre les fibres le long du parcours courbe de manière que les fibres soient décrochées desmoyens pénétrant entre les fibres. 9) Un appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on fait osciller les moyens pénétrant entre les fibres d'environ 900 à partir d'une position initiale dans laquelle les moyens pénétrant entre les fibres sont en service transversalement par rapport à la longueur des fibres. 10) Un appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le moyen d'accrochage des fibres est monté sur-un tambour rotatif, cet appareil comprenant aussi un mécanisme pour faire passer le moyen d'accrochage des fibres d'une position extérieure par rapport à la surface extérieure du tambour dans laquelle l'accrochage des fibres et leur rupture peuvent avoir lieu, à une position intérieure par rapport à la surface extérieure du tambour pour causer le décrochage des fibres du moyen d'accrochage. 11) Un appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que le mécanisme spécifié agit de manière à placer le moyen d'accrochage des fibres à 1' extérieur de la surface extérieure du tambour sur environ 900 de la rotation du tambour.