La présente invention est relative à un nouveau procédé de ainsi obtenu et son application à une transmission à lon- gueur variable. n est déjà connu de diminuer les frottements d'un arbre coulissant au moyen d'un revetement de matière plastique destiné à assurer un mouvement doux et régulier même en l'absence de lubrification. Un procédé communément utilisé consiste à déposer le rev8- tement par trempage de la pièce dans un bain maintenu à l'état fluide. Cette technique apparemment très simple présente toutefois de multiples inconvénients , dûs principalement à la nécessité de préparer la pièce avant trempage et de la reprendre après. En effet, et compte tenu de la nécessité d'assurer, d'une part l'adhérence du revetement, et d'autre part un jeu correct de fonctionnement malgrè la variation de l'epaisseur de la couche obtenue par le procédé précité, il est impératif d'usiner la pièce à des dimensions très précises, d'utiliser un produit adhésif pour assurer le maintien de la couche, et surtout de résiner la couche ainsi déposée pour -en régulariser l'épaisseur et obtenir la cote finale souhaitée. La multiplicité des opérations que doit nécessairement subir la pièce avant emt### empage se traduit par un prix de revient excessif et un résultat technique qui est beaucoup plus fonction de l'importance des moyens de production dont on dispose pour réaliser la pièce, que du procédé de revêtement lui-meme. Le but de la présente invention est donc de remédier aux in convéflients précités en proposant un nouveau procédé de revêtement relativement simple qui permet d'aboutir à un résultat technique très satisfaisant en éliminant la presque totalité des opérations onéreuses précitées, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à introduire au moins ladite portion à l'intérieur d'un moule de forme sensiblement complémentaire, à orienter angulairement ladite portion par rapport audit moule, à injecter la matière plastique, réalisant ainsi sur ladite portion un revetement sensiblement régulier. Selon une caractéristique de l'invention, l'orientation précitée est assurée par un doigt mobile qui coopère avec l'arbre. Selon une autre caractéristique de l'invention, on réalise avant injection au moins une gorge, de préférence circulaire, sur ladite portion. n est clair que le procédé selon l'invention permet d'obtenir par des moyens économiques, une pièce munie d'un revetement régulier à la cote finale souhaitée, et cela, même à partir d'une ébauche présentant un état de surface grossier. L'invention concerne également le produit obtenu par le procedé précité ainsi que son application à une transmission coulissante. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention apparaitront à la suite de la description qui va suivre d'un mode d'exécution et d'une application donnés uniquement à titre d'exemples, et représentés aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente en coupe, un arbre destiné à recevoir le revêtement par le procédé selon la présente invention. - la figure 2 représente en coupe, l'arbre placé dans un moule d'injection pour la mise en oeuvre du procédé. - la figure 3 représente en coupe arbre muni de son revêtement. - la figure 4 représente l'application de l'arbre muni du revetement obtenu selon le présent procédé, à une transmission coulissante. La figure 1 représente en coupe axiale un arbre 1 comportant au moins une portion 3 munie circonférentiellement de cannelures axiales 5. Comme il sera expliqué plus loin, il est préférable, pour un meilleur maintien du revêtement, de prévoir sur ladite portion au moins une gorge circulaire 7 présentant de préférence un diamètre intérieur inférieur au cercle de pied des cannelures. La figure 2 représente schématiquement un moule d'injection 9 qui reçoit la portion 3 dans un espace ou empreinte ll de forme sensibIement complémentaire, ménageant un jeu sensiblement égal à 11 épaisseur désirée de la couche, et délimité, d'une part par un épaulement radial fixe 13 coopérant d'une manière étanche avec un système d'éjection, et/ou de centrage 5 assurant un démoulage, de préférence selon un mouvement axial, perpendiculaire au mouvement radial d'ouverture de la presse d'injection, et d'autre part par un organe 17 rapporté sur l'arbre, et plus particulièrement d'une partie annulaire 19 de cet organe qui prend un appui étanche contre l'épaulement radial 21 de l'arbre délimitant la portion précitée 3 dont il assure l'immobilisation axiale gr ce à sa coopération avec le corps du moule.L'orientation angulaire de l'arbre dans l'espace précité permettant d'obtenir une couche de revetement d'épaisseur sensiblement constante, est avantageusement assurée par un doigt 23 solidaire, par exemple, de la partie mobile 25 du moule, et dont les dimensions lui permettent de s'adapter dans une rainure délimitée par deux cannelures successives ou dans une entaille pratiquée dans le corps d'une cannelure. Bien entendu, cette orientation peut-8tre réalisée par tout moyen coopérant avec un moyen complémentaire, prévu en un point quelconque, m#me situé à l'extérieur de l'espace 11. de l'arbre. Pour mieux alimenter la matière plastique sur toute la périphérie de l'arbre, et faciliter le recouvrement de la portion 3 en diminuant la longueur d'écoulement du plastique à l'état fondu, il est préférable d'utiliser un arbre muni de gorges circulaires 7 dont le nombre et la distribution axiale sont bien entendu déterminés en fonction de la longueur de ladite portion ainsi que des caractéristiques du revêtement, qui est dans ce cas, injecté au moyen dXinjecteurs 27 disposés de préférence au niveau des gorges précitées. Les gorges ainsi pratiquées dans le corps de l'arbre permettent également, et une fois recouvertes, d'obtenir une couche de revêtement présentant localement des surépaisseurs annulaires 29 (fig. 3) qui contribuent, d'une part au renforcement de ce dernier, et d'autre part à compléter son immobilisation en le rendant solidaire de arbre, meme en l'absence de toute adhérence de surface. La figure 3 représente en demi-coupe axiale selon une cannelure, la portion 3 munie de son revêtement qui s'étend avantageusement sur le bout d'arbre 31 et sur les flancs 33 des extrémités des cannelures selon une couche qui y présente de préférence des surépaisseurs destinées à en assurer efficacement le maintien, qui serait complété par les anneaux 29 en cas d'utilisation des gorges d'alimentation définies plus haut. Lesdites surépaisseurs peuvent etre obtenues, d'une part en adoptant une longueur d'empreinte légèrement supérieure à celle de la portion à revetir, et d'autre part en créant par une découpe appropriée, en biseau par exemple, des extrémités axiales des cannelures, des zones d'écoulement de la matière plastique sur les flancs 33 desdites extrémités. Il en résulte que la préparation de la surface de l'arbre avant injection, par la prévision notamment d'une couche d'un produit adhésif, n'est point nécessaire, bien au contraire, un état de surface grossier est préférable pour obtenir une adhérence satisfaisante du plastique sur l'arbre, et plus particulièrement dans les zones éloignées des points d'injection. Par ailleurs, et comme les dimensions finales de la pièce plastifiée selon le présent procédé ne dépendent pas des dimensions de l'arbre nu, on peut se contenter, pour ce dernier, d'une ébauche grossière aux tolérances élargies, et par conséquent, d'un cout de production avantageux. La figure 4 représente l'application de l'arbre revêtu par le procédé selon l'invention à une transmission coulissante pour colonne de direction, par exemple, qui comporte un arbre 1 dont l'extrémité supérieure est reliée par un premier joint de cardan 35 à un premier élément d'arbre 37 qui supporte le volant de direction, la portion de l'arbre 3 munie de son revêtement est engagée télescopiquement à l'intérieur d'un élément tubulaire ou manchon 39 dont elle est solidaire en rotation par un système de cannelures complémentaires. Une extrémité de l'élément 39 est reliéepar un deuxième joint de cardan 41 à un deuxième élément d'arbre 43 qui constitue ltentrée du boitier de direction. Le montage décrit permet, soit en fonctionnement, soit exceptionnellement en cas de choc, un coulissement avec un minimum de jeu et de frottement de l'arbre 1 à l'intérieur du manchon 3#. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes dlexecu- tion décrits et représentés, mais s'étend également aux variantes et équivalents des moyens divulgués. REVENDICATIONS 1. Procédé de revêtement d'au moins une portion d'un arbre de transmis sion munie de cannelures axiales, d'une couche de matière plastique, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire au moins ladite portion à l'intérieur d'un moule de forme sensiblement complémentaire, à orien ter angulairement ladite portion par rapport audit moule, à injecter la matière plastique, réalisant ainsi un revêtement sensiblement régulier. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il consiste à réali ser sur ladite portion, au moins une gorge, de préférence circulaire. 3. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que le diamètre de la gorge est de préférence inférieur au cercle de pied de la cannelure. 4. Procédé selon l'une des revendications 2 ou 3 caractérisé en ce qu'il consiste à injecter la matière plastique principalement au niveau de la DU des gorges précitées. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que l'orien tation précitée est assurée par un doigt mobile qui coopère avec l'arbre. 6. Procédé selon la revendication 5 caractérisé en ce que le doigt s'engage dans une rainure délimitée par deux cannelures successives. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6 caractérisé en ce qu'il cons iste à réaliser l'empreinte du moule légèrement plus longue que celle de la portion précitée afin de revêtis au moins partiellement le bout d'arbre. 3. Procédé selon l'une des revendications I à 7 caractérisé en ce qu'il consiste à revêtir également le flanc d'au moins une des extrémités des cannelures. 9. Procédé selon l'une des revendications 7 ou 8 caractérisé en ce que le revêtement du bout d'arbre, et/ou du flanc des extrémités des cannelures, présente une épaisseur supérieure à celle de l'enrobage des cannelures. 10. Application de l'arbre obtenu selon le procédé objet de l'une des revendi cations 1 à 9, au montage d'une transmission collapsable ou coulissante du type comportant un moyeu cannelé intérieurement dont une extrémité est reliée à une articulation à cardan, caractérisé en ce que l'autre extrémité reçoit intérieurement au moins ladite portion d'arbre munie de son revêtement afin d'assurer par la coopération des cannelures, et comme connu en soi, la transmission dtun mouvement de rotation.