Les réseaux de voies ferrées comportent à l'échelle nationale un nombre considérable d'appareils de voie ou aiguillages tels que déviations et croisements de différentes natures et différentes tailles. Tous ces appareils se présentent sous la forme de panneaux principalement constitués par un ensemble de traverses en bois sur lesquelles sont assemblés et fixés des éléments de rails droits et courbes, des lames d'acier mobiles ou flexibles appelés aiguilles, des pièces d'acier moulé placées dans les zones concourantes des files de rails, etc. La très grande complexité de la structure de ces appareils ne permet pas d'en faire le montage sur le lieu mEme de leur emploi sans imposer une interruption prolongée de la circulation des trains, ce qui serait au demeurant totalement incompatible avec les exigences du trafic ferroviaire actuel. Malgré leurs formes évolutives les rendant fragiles et leurs dimensions importantes, difficilement fractionnables, les appareils de voie doivent donc être amenés et mis en place entièrement montés. Or, comme tous les éléments constitutifs de la voie, les appareils doivent eux aussi Etre~remplacés périodiquement. Cette operation, appelée renouvellerent, donne lieu à des travaux d'autant plus considérables que l'on doit, de chaque caté de l'appareil, remplacer également un tronçon de voie courante de plusieurs mètres de longueur et que le ballast de la totalité de la zone renouvelée doit lui aussi Autre remplacé. Quelles que soient les methodes appliquées et, d'ailler que les opérations à exécuter le soient dans l'ordre indiqué ciaprès ou dans un ordre partiellement différent, il faut notamment, dans tous les cas - enlever et évacuer l'appareil avec les tronçons adJacents; - enlever et évacuer le ballast de la totalité de la zone renouvelée; - amener et poser le nouvel appareil avec ses tronçons adjacents neufs; - confectionner les raccordements provisoires avec la voie courante pour que les wagons amenant le ballast neuf puissent déverser celui-ci au bon endroit; - relever tout l'enseiible par une opération. de bourrage sous les traverses; - égaliser correctement la surface apparente du ballast; - nettoyer soigneusement l'appareil pour qu'il ne reste aucune pierre dans ses parties mobiles;; - brancher les dispositifs de manoeuvre des aiguilles et régler le fonctionnement de celles-ci; - poser, pour les circuits de signalisation , des joints isolants destinés à interrompre la continuité électrique d'une file de rails; - effectuer des soudures de raccordement. La plupart de ces opérations s'effectuent successivement. Il est donc difficile de ne pas arrêter la circulation des trains pendant une durée prolongée. Suivant les moyens mis en oeuvre, les diverses méthodes employées actuellement se distinguent essentiellement par l'utilisation ou non de la "voie d'à cité" pour déposer et poser les appareils et leurs bDnçons adjacents. Dans le cas où la voie d'à ooté est utilisée, on se sert principalement d'engin de manutention spéciaux appelés wagonsgrues, équipés de plusieurs bras de levage perpendiculaires à l'axe du wagon de façon à pouvoir saisir en plusieurs points l'appareil pour équilibrer saprise en charge. Une fois l'appareil soulevé, le wagon se translate pour emmener 11 appareil sur des lorrys de transport amenés à proximité. Les mêmes opérations sont répétées pour les tronçons adjacents, et viciet versa pour la pose de l'appareil neuf. Dans le cas où la voie d'à caté n'est pas utilisée, après avoir ordinairement démonté l'appareil ancien sur place, on dispose manuellement un chemin de roulement auxiliaire fait de petits rails légers que les lorrys de transport emprunteront pour amener l'appareil neuf et les tronçons adjacents à leur emplacement. On utilise ensuite un jeu de portiques mécaniques pour les mettre au sol. Si les opérations de manutention effectuées par un engin à partir de la voie d'à côté sont plus rapides que celles de la méthode précédente, elles entratnent une interruption complète du trafic de la ligne, sur les deux voies. Cette sujétion, de moins en moins tolérable en maints endroits, condamne finalement cette technique. De plus, les wagons-grues, de par leurs dimensions, se limitent à la manutention des appareils les plus réduits en étendue. La deuxième méthode, qui n'utilise donc pas la voie d'à côté, représente par conséquent un gros progrès; mais les moyens traditionnellement utilisés en font une méthode longue et, par voie de conséquence, onéreuse. Les opérations d'enlèvement du ballast, appelées dégarnissage, s'effectuent de trois manières - soit manuellement, - soit avec uoe dégarnisseuse mécanique spéciale, - soit avec un engin de terrassement sur pneus ou chenilles. Manuellement, des équipes très importantes enlèvent, à l'aide de fourches et de pioches, le ballast plus profondément qu'il ne faudrait en principe entre les traverses de l'appareil à renouveler. Une fois ce dernier évacué, le ballast sur lequel s'appuyaient ses traverses est poussé dans les cases déjà dégarnies, de -façon à permettre l'apport d'un matelas de ballast neuf. Cette méthode exige le plus souvent des intervalles de travail préalables et est très archalque. Avec une dégarnisseuse mécanique, le dégarnissage s'ef fect galement avant dépose de l'appareil ancien. Les produits du dégarnissage sont chargés dans des wagons tombereaux par l'intermédiaire de tapis transporteurs amovibles. Les wagons tombereaux sont avantageusement accrochés directement à la dégarnisseuse. L'avantage d'une telle machine réside dans le fait qu' Le réalise, dans la. partie qu'elle peut traiter, un profil de dégarnissage stable sans aucun désordre dans la plate-forme. Malheureusement, l'emploi de cette nachine dans un appareil de voie est très lourd. L'introduction de la traverse de drague sous la voie et son enlèvement sont relativement longs. Ensuite, de par la forme évolutive des appareils, la traverse de drague ne peut pas astre de dimension constante comme c'est le casen pleine voie. Si la machine commence du caté de la pointe de l'appareil, il faudra agrandir progressivement la longueur de la traverse de drague par adjonctions successives d'éléments supplémentaires fixes et mobiles. Nais, à chaque fois, il faut bien entendu arrêter la machine, ce qui en affecte sérieusement le rendement. Enfin, du fait que les plus grandes traverses en bois de l'appareil s'enchevEtrent avec les traverses de la voie d'à côté, la maehine ne peut poursuivre son travail au delà du talon de l'appareil et, par conséquent, traiter le tronçon adjacent suivant. Soit la traverse de dragueest retirée et remise après le talon de l'appareil, soit toute cette partie restante est traitée manuellement, d'où une perte de temps et de main-d1oeuvre importante Dans le cas le plus fréquent d'emploi d'un engin de terrassement, on fait venir généralement sur un wagon plat un chargeur sur pneus qui descend sur le ballast une fois l'appareil ancien évacué. Dans ce cas, les wagons tombereaux sont chargés par 11 intermédiaire dtun wagon équipé d'un tapis transporteur relais et d'une trémie suffisamment vaste pour permettre au chargeur de déverser les produits de dégarnissage.Ce wagon stationne à l'extrémité de la voie courante, ee qui oblige le chargeur à effectuer une multitude d'allées et venues. C'est pourquoi on utilise presque toujours un chargeur sur pneus, beaucoup plus véloce qu'un chargeur sur chenilles. Malheureusement, le chargeur sur pneus provoque des désordres importants de la plate-forme, entratnant des tassements différentiels générateurs d'une mauvaise stabilité du nivellement général de ltappareil. En analysant les temps élémentaires des diverses opérations, on constate que, pour les appareils les plus réduits - les opérations de manutention de dépose et pose confondues prennent environ 20 du temps total, - le dégarnissage environ 30%, - le ballastage et le relevage environ 30%, et - le reste des opérations de montage, nettoyage, réglages et brancheients environ 20%. On voit ainsi que le dégarnissage et le ballastage, malgré lte ploi d'une nombreuse main-dtoeuvre, sont les opérations les plus longues, car l'emploi d'une dégarnisseuse mécanique, bien que nécessaire pour la qualité du travail, n'est pas rentable sur un appareil pas plus que le relevage (généralement de plus de 15 cm) en une seule fois de 1 1appareil neuf. Par surcrott, cette main-d'oeuvre importante se trouve entre mal employée dans la mesure où la durée de la substitution complète d'un appareil est en général de tordre d'une demi- Journée et qu'S est fréquemment difficile d'en effectuer plus d'une dans la r8re ajournée. La présente invention a pour objet un ensemble d 'appa- reillages destiné à mettre en oeuvre, par rapport aux méthodes actuellement connues, un procédé mécanisé plus rapide, moins coa teux, offrant une qualité d'exécution supérieure, dans lequel, en n' utilisant qu'une seule voie - les appareils et leurs tronçons adjacents sont transportés, enlevés ou posés directement à partir d'un même "support"; - les opérations de dégarnissage sont exécutées, sans interruption sur la totalité de la zone à traiter, par une dégarnisseuse mécanique; - l'appareil neuf et ses tronçons adjacents sont reposés sur un lit de ballast neuf, ce qui réduit l'opération ultérieure de bourrage mécanique à une simple action complémentaire. A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de renouvellement d'appareils de voie ferrée,. dans lequel on substitue à l'appareil de voie à renouveler et à des tronçons de voie adjacents à celui-ci un nouvel appareil de voie et'de nouveaux tronçons adjacents, avec remplacement du ballast dans la zone correspondante, la voie d'à côté n'étant pas utilisée. Ce procédé consiste essentiellement à réaliser le renouvellement du ballast, dans la totalité de la zone de voie à traiter, au moyen d'une dégarnisseuse de genre classique roulant sur une vole provisoire, cette dernière étant susceptible de supporter des wagons lourds et étant posée à la place dudit appareil de voie au moyen d'engins-de manutention capables de rouler soit sur une voie, soit sur le sol. De préférence, le procédé selon l'invention comprend principalement les opérations suivantes : a) Phase opératoire : - marquage de la zone de voie à renouveler sur une longueur multiple d'une longueur déterminée; - coupure de la voie aux extrémités du premier et du second tronçon adjacent. b) Phase de retrait de l'appareil ancien à renouveler - enlèvement du premier tronçon adjacent et dépôt de celui-ci sur la partie terminale de l'appareil de voie; - mise en place sur le sol de portiques de manutention enjambant l'appareil de voie et répartis le long de celui-ci; - levage de l'appareil de voie par les portiques; - enlèvement du second tronçon adjacent et dépôt de panneaux de voie provisoire, de longueur égale à la longueur déterminée précitée, au moyen d'un premier groupe d'engins de manutention roulant sur le sol, ces panneaux étant raccordés entre eux et à la voie courante; - dépit de l'appareil de voie et des portiques sur ledit groupe d'engins de manutention. c) Phase de renouvellement du ballast sous la voie provisoire. d) Phase d'installation du nouvel appareil de voie - transfert des portiques sur un deuxième groupe d'engins de manutention partant le nouvel appareil de voie et les nouveaux tronçons adjacents; - enlèvement des panneaux de voie provisoire au moyen de ce dernier groupe d'engins de manutention roulant sur le sol; - dépit des nouveaux tronçons adjacents; - remise en place des portiques sur le ballast neuf; - dépit sur le ballast, à l'aide des portiques, du nouvel appareil de voie, les opérations de la phase d'installation,------------------------- ------------étant etant dtune manière générale les mêmes que celles de la phase de retirait, mais menées symétriquement et en ordre inverse. L'ensemble de ces opérations peut être exécuté en une seule étape. Mais, dans un mode avantageux de mise en oeuvre, on peut dissocier les opérations en deux étapes séparées par un intervalle de temps pendant lequel la voie en travaux peut être réouverte au trafic, la première étape comprenant la phase préparatoire, la phase de retrait de l'appareil ancien et la phase de renouvellement du ballast, cette dernière étant suivie d-'une phase de remise en place provisoire de l'appareil ancien sur le ballast neuf qui se déroule de la même manière que la phase d'installation d) précitée, la deuxième étape étant constituée par une seconde phase de retrait de appareil ancien suivie de la phase d'installation du nouvel appareil de voie, cette deuxième étape ne comprenant toutefois pas la mise en oeuvre d'une voie provisoire, le ballast ayant été renouvelé au cours de la première étape. En pratique, cela permet de réaliser le renouvellement de l'appareil de voie en deux périodes de travaux relativement courtes (chacune de l'ordre de 2 heures), qu'il est plus aisé d'introduire dans le plan d'exploitation d'une voie ferrée qu'une unique période plus longue (d'environ 3 heures) correspondant à l'exécution des travaux en une seule fois. Selon I1 invention, il convient que chaque groupe d'engns de manutention soit formé de deux engins à mode de roulement mixte tanttt attelés, tantôt séparés, l'un deux étant automoteur. Plus en détail, on peut prévoir dans le procédé selon l'invention que, après enlèvement et dépit du premier tronçon adjacent sur l'appareil de voie à renouveler, les engins du premier groupe sont séparés, l'engin automoteur se place hors de l'appareil de voie et l'autre engin est déplacé sur l'appareil de voie, le long duquel il dépose sur le sol les portiques qutil portait, jusqu'8 ce que l'appareil de voie soit complètement dégagé, les portiques prenant alors en charge et levant l'appareil de voie portant le premier tronçon adjacent. On peut également prévoir que, après levage de 1 'appa- reil de voie, l'engin automoteur du premier groupe roule sur le sol et avance sous les portiques et l'appareil de voie, en déposant en juxtaposition les panneaux de voie provisoire qu'il portait jusqu'à pouvoir être de nouveau attelé à l'autre engin, puis que le second tronçon adjacent est enlevé, les deux engins attelés revenant ensuite, en roulant sur le sol sous l'action de l'engin automoteur, se placer au-dessous de l'appareil de voie levé, tandis que l'autre engin dépose les panneaux de voie qu'il portait pour compléter la voie provisoire. Il convient encore que les engins du premier groupe, mutuellement attelés, ayant reçu l'appareil de voie à renouveler et les portiques, roulent sur la voie provisoire Jusqu'à la dégager complètement en gagnant la voie courante, tandis que la dégarnisseuse, associée àdes moyens de regarnissage, avance sur la voie provisoire pour renouveler le ballast sous celle-ci, puis se retire et dégage cette voie. D'une manière avantageuse, lorsqu'une autre voie s'étend à cEt de la voie en travaux et doit rester ouverte au trafic, les portiques, ayant commencé à soulever l'appareil de voie à renouveler, lui impriment un déplacement de ripage latéral, puis achèvent alors de le lever sans qu'il engage le gabarit de la voie d'ifité. Ainsi, la circulation des trains sur une double voie n'est pas interrompue par les travaux de renouvellement : le trafic peut se poursuivre en voie unique temporaire. L'invention a également pour objet un matériel comprenant un ensemble d'appareillages et permettant de mettre en oeuvre le procédé défini précédeuent. Ce matériel comprend un train formé essentiellement, dans l'ordre, de - un premier locotracteur; - une dégarnisseuse associée à des wagons de manutention de ballast, assurant le remplacement du ballast ancien par du ballast neuf;; - deux wagons plats, constituant le premier groupe d'engins à mode de roulement mixte et désignés en abrégé par l'expression "wagons plats mixtes, pouvant se déplacer soit sur une voie nor male grâce à des essieux classiques, soit sur le sol grâce à des chenilles escamotables, ces wagons étant réunis par une poutre de liaison dételable munie d'un palonnier de manutention d'un tron çon de voie adjacent, et étant susceptibles de porter d'une part des portiques de manutention d'un appareil de voie, d'autre part des panneaux de voie provisoire dont ils assurent le dépit et l'enlèvement, le premier wagon plat mixte étant automoteur au moins lorsqu'il roule sur chenilles; - deux autres wagons plats mixtes, identiques aux précédents et constituant le deuxième groupe d'engins;; - des wagons trémies à ballast (pour ballastage complémentaire, - un deuxième locotracteur De préférence, les wagons plats mixtes portent sur leur plate-forme une paire de rails longitudinaux sur lesquels reposent et peuvent rouler les portiques lorsqu'ils sont soutenus par ces wagons. Dans une forme d'exécution avantageuse, chacune des chenilles escamotables d'un wagon plat mixte est montée sous la plate-forme de celui-ci par l'intermédiaire de deux compas articu reliès lés ar un vérin d'actionnexent, ces vérins permettant d'abaisser les chenilles sur le sol tandis que les roues quittent la voie qui portait le wagon, ou inversement d'escamoter les chenilles tandis que les roues s'enraillent sur une voie existant sous le wagon. De plus, afin de pouvoir faire se déplacer d'une manière précise les wagons plats mixtes sur le sol, il convient de munir chaque wagon plat mixte de moyens de guidage directionnel pilotant le wagon sur chenilles, notamment le long d'une voie sous-jacente, par commande différentielle des chenilles d'au moins une paire de chenilles montée sur un support pivotant à la manière d'un boggie. Ces moyens de guidage peuvent être de tout genre connu. En ce qui concerne les portiques de manutention des appareils de voie, il convient que chacun d'eux soit constitué par une poutre transversale munie d'au moins une paire de pieds d'appui au sol de part et d'autre d'une voie éventuelle, extensibles et rétractables en direction vertiaLe, cette poutre étant pourvue de roues grâce auxquelles le portique peut être porté et rouler sur les rails d'une voie (au sol ou non), et de griffes de sanutention, grâce auxquelles le portique peut saisir un appareil de voie par ses rails et le lever ou l'abaisser par extension ou rétraction desdits pieds.De préférence, lesdites roues et lesdites griffes sont portées par un chariot pouvant se déplacer le long de la poutre et assurant ainsi le ripage latéral d'un appareil de voie pris en charge par les griffes, ou le déplacement latéral des portiques à bord des wagons plats mixtes. Chaque portique est avantageusement muni d'une deuxième paire de pieds d'appui au sd, encadrée par la première, un pied de cette deuxième paire pouvant Atre substitué momentanément, pour l'appui au sol du portique, au pied voisin appartenant à la première paire, lorsqu'un rail d'un appareil de voie doit franchir, au cours de son ripages l'emplacement de ce dernier pied. D'autre part, il convient de prévoir que les portiques, en appui sur le sol par leur première paire de pieds, puissent enjamber les wagons plats mixtes, ces pieds étant susceptibles, par extension, d'élever les portiques à une hauteur permettant auxdits wagons de se déplacer librement, sur roues comme sur chenilles, sous les portiques portant levé un appareil de voie. Les panneaux de voie provisoire sont, pour leur part, préférablement de longueur égale et constitués par deux longrines à large embase d'appui au sol, reliées par des traverses ne débordant pas de part et d'autre de l'ensemble des deux longrines, de manière à donner à la voie provisoire une largeur hors-tout aussi réduite que possible. Ces panneaux peuvent autre munis d'organes d'accrochage entre eux et aux extrémités de la voie courante, à chacune de celles-ci étant assujettie une pièce complémentaire d'accrochage. Il convient d'autre part que les panneaux extrêmes de la voie provisoire aient des extrémités amovibles (par exemple articulées et relevables), dont l'effacement permet l'introduction et l'extraction de l'agencement de dragage de la dégarnisseuse. L'agencement de dragage de la dégarnisseuse peut quant à lui être constitué par deux dragues de type classique, montées l'une derrière l'autre, travaillant toutes deux à la même profondeur et pouvant évoluer transversalement l'une par rapport à l'autre de manière à faire varier la largeur du front de dégarnissage. Une telle dégarnisseuse opère sous la voie provisoire et est capable d'enlever en une seule fois tout le ballast qui supportait l'appareil de voie à renouveler. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien comprendre comment l'invention peut Are mise en pratique. La figure 1 représente en plan une zone de voie ferrée où se trouve un appareil de voie à renouveler. Les figures 2A à 2I illustrent schématiquement les différentes opérations du procédé selon l'invention; seules les opérations d'enlèvement de l'appareil ancien et de dégarnissage du ballast sont représentées. Les figures 3 et 4 représentent, à plus grande échelle, les portiques et une paire de wagons plats mixtes sensiblement dans la situation respective des figures 2B et 2E. La figure 5 représente en perspective une partie d'un portique. Les figures 6 à 10 représeSsnt, en élévation frontale, les portiques et l'appareil de voie dans des phases de travail successives correspondant sensiblement aux figures 2A, 2B, 2D avant et après ripage de appareil de voie et 2G. La figure Il représente en élévation latérale la dégarnisseuse et le wagon trémie associé. La figure 12 représente en plan la dégarnisseuse de la figure 11. La figure 13 représente en élévation frontale le wagon trémie de la figure ll. La figure 14 représente en plan la région terminale de la voie provisoire. La figure 15 représente en élévation latérale ltextrémi- té d'un panneau de voie provisoire s'accrochant à la voie courante. On voit sur la figure I un appareil de voie L1 à renoues ler, placé dans une voie a qu'ilpermet de dévier sur une voie d1à côté b. Cette dernière voie n'est pas utilisée dans le procédé selon l'invention et le trafic peut s'y poursuivre pendant les travaux de renouvellement de 1'appareil Lî. Ltappareil L1, de longueur lls est encadré de tronçons de voie adjacents L2 et L, de longueurs 12 et 1 qui seront renouvelés avec lui. Selon ltinvention, on fixe au préalables pour un type d'appareil de voie donné, une longueur renouvelée totale (1 = t + 18 + 13) constante et multiple de la longueur des panneaux de voie provisoire qui remplaceront au cours des travaux l'ensemble L1, L2 et L et qui seront décrits plus loin. Suivant la figure 2A, le procédé met essentiellement en oeuvre un matériel roulant qui peut être décomposé en trois ensembles principaux: - un ensemble de dégarnissage A; - un ensemble de substitution B; - un ensemble de ballastage et de relevage complémentaire C. Dans les ensembles A et C, un certain nombre d'éléments sont déjà traditionnellement employés dans les procédés actuellement connus. Il s'agit par exemple, dans le groupe A, d'un wagon tapis-relais 20 et de wagons tombereaux 23 pour l'évacuation des produits du dégarnissage. Il en est de 8se, dans le groupe C, de la totalité des moyens représentés, c'est-à-dire les wagons tré mes 21 pour l'apport de ballast neuf et la bourreuse mécanique automotrice 22. Dans ces conditions, la description des moyens mis en oeuvre par l'invention se limitera aux appareillages nouveaux composés de a) deux wagons plats mixtes 1 et 2 pouvant se déplacer soit sur la voie normale gracie à deux essieux classiques, soit en dehors de la voie sur quatre chenilles escamotables. En travail uni quesent, ces deux wagons plats mixtes sont réunis par une poutre de liaison 3 équipée d'un palonnier pouvant Autre abaissé pour aller saisir un tronçon adjacent L2 ou- 5 . Les deux wagons plats mixtes 1 et 2 réunis par la poutre 3 portent et acheminent depuis leur point de montage l'appareil neuf L'l et ses tronçons adjacents L'2 et L'3 (cf. figure 2F). b) deux autres wagons plats mixtes 4 et 5, identiques aux deux précédents et réunis également en travail par une poutre de liaison 6 identique à la poutre 3. Les wagons plats mixtes 4 et 5, destinés à l'évacuation de l'appareil ancien L1 et de ses tronçons adjacents L2 L sont 3 porteurs à l'arrivée au chantier de n panneaux de voie spéciaux auto-embottables P1 à ... P n (au nombre de six dans le présent exemple), capables d'admettre la circulation de matériels ou de wagons lourds. Le nombre des panneaux nécessaires est déterminé à l'avance en fonction du type d'appareil à substituer, la longueur totale 1 renouvelée étant un multiple de la longueur 10 de chaque panneau P. Ceux-ci, mis bout à bout, permettent ainsi de reconstituer la continuité de circulation sur la voie a quand l'appareil ancien et ses tronçons adjacents ont été enlevés. c) un jeu de portiques quadripodes 7, 8, 9 et 10 spéciaux, capables de saisir, de lever et d'abaisser. l'appareil de voie L1 ou Ltlss ainsi que de le riper transversalerent sans reprise de manière que, étant ensuite levé, l'appareil n'engage pas le gabarit de circulation de la voie d'à eôté b. Ces portiques arrivent au chantier sur le wagon plat mixte 4 (cf. figure 6). d) un wagon plat court Il porteur d'une petite grue de manutention 12 permettant de transborder les portiques du wagon plat mixte 4 au wagon plat mixte 2. e) une dégarnisseuse mécanique 13 caractérisée essentiellement par deux dragues excavatrices disposées l'une derrière l'autre, travaillant à la même profondeur, mais capables de se déplacer transversalement l'une par rapport à l'autre. f) un wagon trémie 14 spécial chargé de la quantité suffisante de ballast neuf pour former un matelas de ballast dont ltépaisseur est régléepar la dégarnisseuse à une valeur telle que l'appareil neuf et ss tronçons adjacents une fois posés dessus se trouvent presque à leur niveau définitif. La figure 3 illustre la constiution des wagons plats mixtes 4,5. Chacun dteux comporte une plate-forme 24 munie de deux essieux 25 de roulement sur les rails d'une voie sousjacente 26, faisant par exemple partie de l'appareil L1. La plateforme 24 est également munie de deux supports 16 pivotant autour d'axes verticaux 17, chaque support comportant une paire de chenilles 27 d'appui au sol, escaxotables, chacune d'elles étant montée au moyen de deux compas 28 articulés au support 16 carespondant et reliés par un vérin hydraulique d'actionnement 29. Lorsque ses chenilles 27--sont escamotées (cas du wagon 4 sur la figure 3), le wagon repose et roule sur la voie 26. Lorsque ses chenilles sont abaissées (cas du wagon 5), elles prennent appui sur le sol, de part et d'autre d'une voie 26 éventuelle, en soulevant la plate-forme 24 de manière que ses roues quittent cette vUe. Ces chenilles peuvent prendre appui soit sur les extrémités des traverses d'une voie 26 sous-jacente, soit directement sur le sol si une telle voie est abseSe. La wagon 5 est automoteur (il en est de moere du wagon 2) et peut se déplacer par ses propres moyens sur ses chenilles (actionnées par des moteurs hydrostatiques) et éventuellement aussi sur ses roues. Pour permettre un guidage des wagons plEs mixtes suivant une voie qu'ils enjambent sur leurs chenilles, on peut prévoir à leur bord des palpeurs détectant cette voie et commandant l'orientation d'au moins l'un des supports 16 sur lesquels Jsoflt montées les paires de chenilles. On voit également sur la figure 3 la poutre de liaison 6 réunissant les wagons 4 et 5 et ayant pris en charge par son palonnier le tronçon adjacent L3. Cette figure montre également que sur les pates-formes 24 sont fixés des rails longitudinaux 30 susceptibles de soutenir les portiques 7, 8, 9, 10, lesquels son reliés par des barres d'attache 15. La structure et le fonctionnement des portiques 7, 8, 9, 10 sont illustrés par les figures 5 à 10. Chaeun de ces quatre portiques identique s est constitué par une double poutre transversale 31 munie à ses extrémités d'une première paire de pieds d'appui )2a,b, et d'une deuxième paire de pieds d'appui 33a,b encadrée par la précédente. Chacun de ces pieds est monté à l'extrémité de la tige d'un vérin hydraulique vertical 34 d'actionnement respectif, de sorte que ces pieds sont extensibles pour venir prendre appui sur le sol; ils sont retractés pour permettre les déplacements des portiques le long de la voie. La double poutre 31 sert de rails d'appui et de guidage pour un chariot mobile 75 muni de roues 36 coopérant avec la poutre 31. Ce chariot a une double fonction : d'une part, lorsque les pieds d'appui du portique sont rétractés, il assure le soutien du portique, par l'intermédiaire de roues 37, suivant les cas soit sur une voie posée sur le sol (figure 5), soit sur les rails 30 de la plate-forme 24 des wagons plats mixtes (figure 6), soit sur des rails de l'appareil de voie porté par une paire desdits wagons (figure 10); d'autre part, lorsque le portique s'appuie sur deux de ses pieds d'appui 32a,b, 33gvbJ ce chariot sert de palonnier de manutention d'un appareil de voie, qu'il saisit par des griffes 38 dont il est doté (figure 9) et fait se lever et s'abaisser par actionnement approprié des vérins 34 des pieds porteurs. Ces griffes peuvent aussi servir àimmobiliser et~stabi- liser le portique lorsqu'il est supporté par des rails. En outre, le portique est muni d'une centrale génératrice 39. Les figures 11 et 12 montrent schématiquement la constitution de la dégarnisseuse 13. Celle-ci, de genre classique, comporte toutefois deux dragues 44a, 44b pouvant pivoter autour d'axes verticaux 50a, fOb respectifs, ce qui permet de déployer leurs traverses de dragage sur la largeur d à dégarnir, c'est-àdire jusqu'à la largeur maximale du ballast del'appareil de voie, et cela sans aucun montage ou démontage de pièces. Les deux dragues ont une largeur réduite, gracie à la constitution spéciale des panneaux de voie provisoire P qui sera décrite plus loin, de sorte que, une fois recentrées par rapport à la voie, elles n'engagent pas le gabarit 49 de celle-ci. La structure générale du wagon trémie 14 est représentée sur les figures 11 et 13. I1 comporte une trémie 51 à culottes multiples, par lesquelles tombelleg bal t st neuf qu'elle contient sur deux tapis transporteurs 47 latéraux qui le dirigent vers un tapis transporteur 48 de la dégarnisseuse 13; ce dernier déverse le ballast immédiatement derrière les traverses excavatrices des dragues 44a, b. Le wagon 14 est en outre équipé d'un tapis fonctionnant en sens inverse, qui le traverse simplement de part en part et reçoit d'un tapis transporteur 45 de la dégarnisseuse 13 les produits de dégarnissage pour les diriger vers le wagon tapis-relais 20 et les wagons tombereaux 23 faisant suite audit wagon 14. La figure 14 montre qu'un panneau P de voie provisoire, de longueur los est formé de deux longrines 60 reliées par des traverses 61. Ces longrines possèdent (comme cela apparatt sur la figure 10) une large embase pour donner une surface d'assise suffisante au panneau de voie, qui doit astre capable de supporter des wagons lourds. Les traverses 61 ne font pas saillie au-delà des longrines 60, de sorte que la voie provisoire présente une largeur minimale qui permet d'augmenter le débattement latéral des dragues 44a,b de la dégarnisseuse 13, donc d'élargir le front de dégarnissage tout en utilisant des traverses de dragues de longueur relativement modeste.Les extrémités aboutées des longrines sont taillées en forme de crochets qui s' embottent et permettent de réunir les panneaux P en assurant la continuité de la voie provisoire. Une partie d'extrémité 63 des panneaux terminaux P1 et P6 est articule en 62 de manière à pouvoir être relevée (figure 15) pour permettre l'entrée et la sortie des dragues 44a, b (figure 11). La partie 63 se termine par deux crochets 64, semblables aux crochets précités, qui slemboetent dans des crocheS conjugués 65 que comporte une pièce de liaison 66 assujettie à l'extrémité de la voie courante 67. La pièce 66 prend appui sur les bouts des rails 68 de la voie 67 dont elle enfourche les âmes par des fentes correspondantes, et elle est fermement maintenue dans cette situation par une tige de traction 69 ancrée dans le sol par un coin 70 qui prend en outre appui contre une traverse 71 (il convient de choisir comme traverse d'appui 71 la dixième traverse environ à partir de l'extrémité de la voie 67). Les différents éléments du matériel décrit, en particier les wagons plats mixtes et les portiques, sont bien entendu équipés de centrales énergétiques eapables d'alimenter , hydrauliquement dans le présent exemple, les divers moteurs et vérins actionnant les organes mobiles de ces éléments. Avec les moyens qui viennent d'8tre décrits, le procédé de renouvellement complet d'un appareil de voie L1 se déroule de la manière que l'on va décrire en regard des figures 2A à 21, dans l'hypothèse dtun renouvellement d'appareil de voie effectué en une seule étape. Le train tiré par un locotracteur T1 de taste arrive au chantier dans la composition de la figure 2A. Préalablement, la longueur totale 1 de voie à renouveler a été mesurée et marquée sur les rails (traces m et n, figure 1). Le train s 1arrête de manière à placer la poutre de liaison 6 des wagons plats mixtes 4,5 au-dessus du tronçon adjacent L3 (figure 2A). On désaccouple la dégarnisseuse 13 du wagon 5 pour que le locotracteur T1 écarte le groupe de dégarnissage A du groupe de substitution B (figure 2B). Puis, à l'aide de tronçonneuses classiques, les deux files de rails sont coupées en m. Le wagon 5 abalsse ses chenilles 27 et prend appui sur celles-ci (qui reposent sur les extrémités des traverses de la voie courante) pendant que le. palonnier de la poutre de liaison 6 vient prendre le panneau de voie L3 et que les portiques 7 à 10, reliés par les barres 15 qui donnent à ensemble la stabilité nécessaire sur le sol, sont déposés au sol par extension de leurs pieds 32a,b qui viennent reposer entre les traverses de l'appareil de voie L1 (cf. figure 7). Une fois le panneau de voie L3 élevé et plaqué sous la poutre 6, un deuxième locotracteur T2 de queue tire l'ensemble B,C (figure 2C) d'une longueur sensiblement égale à la longueur du panneau L3. Celui-ci est alors déposé directement à l'extrémité de l'appareil L1, comme le montre la figure 2D, auquel il est attaché. Une fois son palonnier remonté, la poutre de liaison 6 est décrochée du wagon 5 et vient prendre appui grande à deux galets de roulement 40 (figure 4) sur les rails du tronçon L3. La poutre de liaison 6 dépose une rampe 41 (visible sur la figure 4) à l'extrémité du tronçon L3 pour perméttre aux galets de roulement 40 de cette poutre de roulér ensuite sur les rails de i'appareil L1, puis du tronçon h (figure 4) tandis que le locotracteur T2 tire toute cette partie de rame (figure 2D) en starrEtant après que l'extrémité de la poutre de liaison 6 a dépassé l'appareil L1, cependant que le wagon plat mixte 5, grue à ses chenilles automotrices, avance un peu pour dégager l'extré- mité de l'appareil L1. Grâce à leur faculté de pouvoir se déplacer sur la voie, les quatre portiques, une fois libérés de leurs barres d'attache 15 > se répartissent au miax pour que l'appareil L1 une fois soulevé par eux soit soutenu d'une manière équilibrée. Après avoir pris appui au sol, les quatre portiques, manoeuvrant simultanément, saisissent l'appareil L1 par leurs griffes 38 (figure 8) et le décollent du ballast pour le riper transversalement, par déplacement du chariot 35, jusqu'à ce qu'il ne risque plus d'engager le gabarit de circulation 42 de la voie d'à côté b quand il aura été levé. Afin de faciliter cette manoeuvre, les portiques ont la particularité de posséder quatre pieds qui peuvent prendre alternativement appui au sol de sorte que les rails de l'appareil L1 peuvent autre enjambés (coite le montre une comparaison des figures 8 et 9) si leur déplacement transversal conduit ceux-ci au-delà des pieds extérieurs )2a,b et de leurs tiges 43a,4 ce qui est généralement le cas, puisque le ripage nécessaire dépasse le plus souvent un mètre. Ceci étant fait et pendant que le wagon plat 4 est désaccouplé du wagon Il (figure 2E), les quatre portiques, manoeuvrant là encore simultanément, élèvent l'appareil L1, par le jeu des vérins 34 extérieurs, jusqu'd une hauteur suffisante pour permettre aux wagons plats mixtes 4 et 5 de circuler avec leurs chenilles sous lui (figure 4). Pendant que le wagon 4 se met effectivement sur ses chenilles et que les deux files de rails sont coupées cette fois en n (figure 1) > le wagon 5, en se déplaçant lui aussi sur ses chenilles, s'engage sous l'appareil L1 en déposant au fur et à mesure les panneaux spéciaux de voie provisoire P1 à P4 auto-embottables qu'il portait (au nombre de quatre dans le présent exemple).Après quoi, il poursuit son chemin (figure 2F) pour aller se raccorder à la poutre de liaison 6. Une fois celle-ci reprise et verrouillée, le wagon 5 entrasse le wagon 4 de manière à amener le palonnier de la poutre de liaison 6 au-dessus du tronçon adjacent L2 Après que ce tronçon a été pris et soulevé comme l'avait été précédemment le tronçon L3, l'ensemble ainsi formé, entratné par le wagon 5, avance de façon à permettre au wagon 4 de déposer les panneaux complémen- taires P5 à P6 (au nombre de deux dans le présent exemple) (figure 2G) pour assurer la continuité de la voie directe. L'ensemble des wagons 4,5 va ensuite se placer au mieux sous appareil L1 supporté par les portiques 7 à 10. Durant cette phase, la dégarnisseuse 13, refoulée avec ses wagons 14, 20, 23 par le locotracteur T1, s'approche et, grâce à l'extrémité relevable 63 du premier panneau de voie P1, peut déjà commencer à engager ses traverses de drague 44a,b (figure 11), après qud l'extrémité 63 est rabattue et accrochée à la voie cou rante Les wagons 4 et 5 escamotent leurs chenilles (figure 2G) et enraillent leurs roues 25 sur la voie provisoire P1-P6. Les portiques 7 à 10 viennent ensuite asseoir l'appareil L1 portant le tronçon adjacent L3 sur le dessus des wagons 4 et 5, pu2 en prenant cette fois appui par leurs roues 37 sur les rails de l'appareil L1, rétractent totalement- leurs pieds 32a,b (figure 10). Les griffes 38 restent serrées sur les rails de l'appareil L1 jusqu'à ce que les portiques aient été recentrés sur ceux-ci. Le locotracteur T2 refoule ses wagons pour raccorder le wagon 4 au wagon 11 et, ceci fait, emmène le tout en dehors de la voie provisoire (figure 2H). Pendant ce temps, la dégarnisseuse 13 a commencé son travail. Grâce à la mobilité de as deux dragues 44a,b l'une par rapport à l'autre, que la largeur réduite de panneaux de voie provisoire permet d'accentuer encore, la largeur du front de dégarnissage d (figure 12) peut suivre exactement la forme de l'appareil de voie sans qu'il soit nécessaire de modifier les dragues. Tandis que les produits de dégarnissage sont évacués par les tapis transporteur 45, 46 (figure 11) vers les wagons tombereaux 23, le ballast neuf contenu dans la trémie du wagon 14 est amené également par les tapis transporteurs 47, 48 pour astre déversé derrière les dragues de la dégarnisseuse.Grâce au dispositif classique de régalage que cette machine possède, comsle toutes les machines de ce genre, le ballast neuf est égalisé de manière à offrir un pan d'appui homogène à la voie provisoire d'abord et à l'appareil neuf à poser ensuite. Pendant que l'opération de dégarnissage s'effectue, la grue 12 du wagon li transborde les portiques 7, 8, 9, 10 sur l'appareil neuf L'1 porté par les wagons plats mixtes 1 et 2. Après que la totalité de la longueur L a été traitée, la dégarnisseuse 13 escamote ses dragues et son régaleur par ltextrOmité rabattable du dernier panneau P6 de voie provisoire, analogue à celle du premier panneau P1. La dégarnisseuse 13 vient ensuite se raccorder au wagon 5 pendant que le wagon 2- est quant à lui séparé du wagon Il (figure 21), et le locotracteur de tbete T tire tous ses wagons jusqu'au wagon 11 de façon à dégager la zone de l'appareil de voie. Le locotracteur T2 refoule alors les wagons qui lui restent pour immobiliser les wagons plats mixtes 1,2 porteurs de l'appareil neuf L'lau droit de ltemplacement où celui-ci doit astre posé. L'ensemble des opérations successives pour mettre en place l'appareil neuf L'1 et ses tronçons adjacents L'2 et L' 2 3 sont rigoureusement symétriques de l'ensemble des opérations qui ont été décrites pour enlever l'appareil ancien L1 et ses tron çons adjacents L2 et L3. Ces opérations sont indiquées ei-après 3. dans l'ordre, d'une manière résumée. Les portiques 7, 8, 9, 10 prennent appui au sol et dégagent l'appareil neuf L'1 porteur du tronçon L') de dessus les wagons 1 et 2. Après que ceux-ci se sont mis sur leur chenilles 27, les panneaux povisoires spéciaux P5 > P6, qui avaient été déposés par le wagon 4, sont repris par le wagon 1; le tronçon neuf L' 2 est ensuite posé sur la plate-forme ballastée et la poutre de liaison 3 désolidarisée du wagon 2. Celui-ci, avançant sur ses chenilles, reprend les quatre panneaux provisoires P1 à P4; une fois qu il a dégagé la zone correspondante, les quatre portiques 7 > 8, 9 > 10, manoeuvrant sizultanément, posent l'appareil L'1 et ripent celui-ci jusqu'à son emplacement définitif, pendant que, de son côté, le wagon 1 escamote ses chenilles, se remet sur la voie et se raccorde aux wagons à ballast 21. Le locotracteur T2 refoule le tout ainsi que la poutre de liaison 3. A l'aide de la rampe 41 qui a été remise en place, la poutre de liaison 3 est amenée à l'extrémité du tronçon L' > alors que les portiques 7, 8, 9, 10 sont réunis de nouveau par les barres d'attache 15 et rechargés sur le wagon mixte 1. Le wagon 2, toujours sur ses chenilles, vient rechercher la poutre de liaison 3; une fois celle-ci accrochée, son palonnier vient saisir et soulever le tronçon L13 > une fois détaché de l'appareil L'1, et l'ensemble avance jusqu'au droit de la position finale du tronçon L Celui-ci est mis en voie et la poutre de liaison 3 est verrouillée, pendant que le wagon 2 se remet à son tour sur ses roues. La substitution est terminée Une fois les raccordements avec la voie existante effectués et lescrganes portés par les wagons mixtes verrouillés pour le transport, tous les wagons peuvent tre réunis pour reconstituer le train d'origine, le ballastage complémentaire étant alors exécuté. A cet effet, le train de renouvellement est évacué pour céder la place à la bourreuse mécanique 22 pour appareils de voie, qui n'aura plus qu'un relevage eomplémentåire à effectuer. REVENDICATIONS 1.- Procédé de renouvellement d'appareils de voie ferrée, dans lequel on substitue à l'appareil de voie à renouveler et à des tronçons de voie adjacents à celui-ci un nouvel appareil de voie et de nouveaux tronçons adjacents, avec remplacement du ballast dans la zone correspondante, la voie d'à coté n'étant pas utilisée, caractérisé par le fait qu'il consiste essentiellement à réaliser le renouvellement du ballast, dans la totalité de la zone de voie à traiter, au moyen d'une dégarnisseuse de genre classique roulant sur une voie provisoire, cette dernière étant susceptible de supporter des wagons lourds et étant posée à la place dudit appareil de voie au moyen d'engins de manutention capables de rouler soit sur une voie, soit sur le sol. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend principalement les opérations suivantes a) Phase prdparatoire - marquage de la zone de voie à renouveler sur une longueur multiple d'une longueur déterminée; - coupure de la voie aux extrémités du premier et du second tronçon adjacent. b) Phase de retrait de appareil ancien à renouveler - enlèvement du premier tronçon adjacent et dépit de celui-ci sur la partie terminale de l'appareil de voie; - mise en place sur le sol de portiques de manutention enjambant l'appareil de voie et répartis le long deoelui-ci; - levage de l'appareil de vole par les portiques; - enlèvement du second tronçon adjacent et dépit de panneaux de voie provisoire, de longueur égale à la longueur -déterminée précitée, au moyen d'un premier groupe d'engins de manutention roulant sur le sol, ces panneaux étant raccordés entre eux et à la voie courante; - dép8t de l'appareil de voie et des portiques sur ledit groupe d'engins de manutention. c) Phase de renouvellement du ballast sous la voie provisoire. d) Phase d'installation du nouvel appareil de voie - transfert des portiques sur un deuxième groupe d'engins de manutention portant le nouvel appareil de voie et les nouveaux -tronçons adjacents; - enlèvement des panneaux de voie provisoire au moyen de ce dernier groupe d'engins de manutention roulant sur le sol; - dépôt des nouveaux tronçons adjacents; - remise en place des portiques sur le ballast neuf; - dépôt sur le ballast, à l'aide des portiques, du nouvel appareil de voie, les opérations de la phase d'installation; ---------- étant d'une manière générale les mêmes que celles de la phase de retirait, mais menées symétriquement et en ordre inverse. 3. - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on dissocie les opérations en deux étapes adparées par un intervalle de temps pendant lequel la voie en travaux peut être réouverte au trafic, la première étape comprenant la phase prépaoratoire, la phase de retrait de l'appareil ancien et la phase de renouvellement du ballast, cette dernière étant suivie d'une phase de remise en place provisoire de l'appareil ancien sur le ballast neuf qui se déroule de la mEme manière que la phase d'installation d) précitée, la deuxième étape étant constituée par une seconde phase de retrait de l'appareil ancien suivie de la phase d'installation du nouvel appareil de voie, cette deuxième étape ne comprenant toutefois pas la mise en oeuvre-d'une voie provisoire, le ballast ayant été renouvelé au cours de la première étape. 4. - Procédé selon la revendication 2 ou 3, caractérisé par le fait que chaque groupe d'engins de manutention est formé de deux engins à iode de roulement mixte tant8t attelés, tanttt séparés, l'un d hr étant automoteur. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que, après enlèvement et dépit du premier tronçon adjacent sur l'appareil de voie à renouveler, les engins du premier groupe sont séparés, l'engin automoteur se place hors de l'appareil de voie et l'autre engin est déplacé sur l'appareil de voie, le long duquel il dépose sur le sol les portiques qu'il portait, jusqu'à ce que l'appareil de voie soit complètement dégagé, les portiques prenant alors en charge et levant l'appareil de voie portant le premier tronçon adjacent. 6.- Procédé selon la revendication 4 ou 5, caractérisé par le fait que, après levage de l'appareil de voie, l'engin automoteur du premier groupe roule sur le sol et avance sous les portiques et l'appareil de voie, en déposant en juxtaposition les panneaux de voie provisoire qu'il portait, jusqu a pouvoir être de nouveau attelé à l'autre engin, puis que le second tronçon adjacent est enlevé, les deux engins attelés revenant ensuite, en roulant sur le sol sous l'action de l'engin automoteur, se placer au-dessous de- l'appareil de voie levé, tandis que l'autre engin dépose les panneaux de voie qu'il portait pour compléter la voie provisoire 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que les engins du premier groupe, mutuellement attelés, ayant reçu l'appareil de voie à renouveler et les portiques, roulent sur la voie provisoire jusqu'à la dégager complètement en gagnant la voie courante, tandis que la dégarnisseuse, associée à des moyens de regarnissage, avance sur la voie provisoire pour renouveler le ballast sous celle-ci, puis se retire et dégage cette voie. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait que les portiques, ayant commencé à soulever l'appareil de voie à renouveler, lui impriment -un déplacement de ripage latéral, puis achèvent alors de le lever sans qu'il engage le gabarit de la voie d'té. 9.- Matériel permettant de mettre en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des revendications I à 8, caractérisé par le outil comprend un train formé essentiellement, dans l'ordre, de - un premier locotracteur; - - une dégarnisseuse associée à des wagons de manutention de ballast, assurant le remplacement du ballast ancien par du ballast neuf;; - deux wagons pli mixtes, constituant le premier groupe d'engins à mode de roulement mixte et pouvant se déplacer soit sur une voie normale grâce à des essieux classiques, soit sur le sol grâce à des chenilles escamotables, ces wagons étant réunis par une poutre de liaison dételable munie d'un palonnier de manutention d'un tronçon de voie adjacent, et étant susceptibles de porter d'une part des portiques de manutention d'un appareil de voie, d'autre part des panneaux de voie provisoire dont iIs assu- rent le dépit et l'enlèvement, le premier wagon plat mixte étant automoteur au moins lorsqu'il roule sur chenilles; - deux autres wagons plats mixtes, identiques aux précédents et constituant le deuxième groupe d'engins; - des wagons trémies à ballast (pour ballastage complémentaire); ; - un deuxième locotracteur 10. un Nateriel selon la revendication 9, caractérisé par le fait que les wagons plats mixtes portent sur leur plate-forme une paire de rails longitudinaux sur lesquels reposent et peuvent rouler les portiques lorsqu'ils sont soutenus par ces wagons. 11.- Matériel selon la revendication 9 ou 10, caractérisé par le fait que chacune des chenilles escamotables d'un wagon plat mixte est montée sous la plate-forse de celui-ci par l'intermédiaire de deux compas articulés reliés par un vérin d'actionnement, ces vérins permettant d'abaisser les chenilles sur le sol tandis que les roues quittent la voie qui portait le wagon, ou inversement d'escamoter les chenilles tandis que les roues stenraillent sur une voie existant sous le wagon. 12.- Matériel selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé par le fait que chaque wagon plat mixte est muni de moyens de guidage directionnel pilotant le wagon sur chenilles par commande différentielle des chenilles d'au moins une paire de chenilles montée sur un support pivotant à la manière d'un boggie 13.- Matériel selon la revendication 9, caractérisé par le fait que chaque portique de manutention est constitué par une poutre transversale munie d'au moins une paire de pieds d'appui au sol de part et d'autre d'une voie éventuelle, extensibles et rétractables en direction verticale, cette poutre étant pourvue de roues, grâce auxquelles le portique peut être porté et rouler sur les rails d'une voie (au sol ou non), et de griffes de manutention, grue auxquelles le portique peut saisir un appareil de voie par ses rails et le lever ou l'abaisser par extension ou rdtraetion desdits pieds. 14.- Matériel selon la revendication 13, caractérisé par le fait que lesdites roues et lesdites griffes sont portées par un chariot pouvant se déplacer le long de la poutre et assurant ainsi le ripage latéral d'un appareil de voie pris en charge par les griffes. 15.- Matériel selon la revendication 14, caractérisé par le fait que chaque portique est muni d'une deuxième paire de pieds d'appui au sol, encadrée par la première, un pied de cette deu xième paire pouvant Autre substitué momentanément, pur l'appui au sol du portique, au pied voisin appartenant à la première paire, lorsqu'un rail d'un appareil de voie doit -rranchir, au cours deson ripage, l'emplacement de ee dernier pied. 16.- Matériel selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérise par le fait que les portiques, en appui sur le sol par leur première paire de pieds, peuvent enjamber les wagons plats mixtes, ces pieds étant susceptibles, par extension, d'élever les portiques à une hauteur permettant auxdits wagons de se déplacer librement, sur roues comme sur chenilles, sous les portiques portant levé un appareil de voie. 17. - Matériel selon la revendication 9, caractérisé par le fait que les panneaux de voie provisoire sont de longueur égale et sont constitués par deux longrines à large embase d'appui au sol, reliées par des traverses ne débordant pas de part et d'autre de l'ensemble des deux longrines 18. - Matériel selon la revendication 17, caractérisé par le fait que les panneaux de voie provisoire sont munis d'orgaies d'accrochage entre eux et aux eiémités de la voie courante, i chacune de celles-ei étant assujettie une pièce complémentaire d'accrochage. 19. - Matériel selon la revendication 17 ou 18, caracté- risé par le fait que les panneaux extrêmes de la voie provisoire ont des extrénitésamovles dont lteffacenent permet l'introduction et l'extraction de l'agencement de dragage de la dégarnisseuse. 20. - Matériel selon la revendication 9, caractérisé par le fait que l'agencement de dragage de la dégarnisseuse est constitué par deux dragues de type classique, montées l'une derrière autre, travaillant toutes deux à la mêmes profondeur et pouvant évoluer transversalement l'une par rapport à l'autre demanière i faire varier la largeur du front de dégarnissage. 21. - Matériel selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'il comprend un wagon trémie accouplé à la dégarnisseuse et doté d'un transporteur central le traversant de part en part et évacuant les preduits de dégarnissage en provenance de la dégarnisseuse, et de deux transporteurs latéraux fonctionnant en sens inverse du précédent et recevant de la trémie le ballast neuf qu'elle contient peur le diriger vers son lieu dlemploi.