a présente invention concerne un dispositif transmetteur d'ordres du type clavier-dans un système informatique établissant un dialogue entre un opérateur et un calculateur. Dans un système informatique établissant un dialogue entre un opérateur et un calculateur, il est nécessaire que l'opérateur, pour converser avec le calculateur, puisse instruire la machine, lui communiquer des ordres auxquels elle doit répondre. te dispositif établissant cette liaison opérateur-machine est généralement un clavier qui comprend un certain nombre de touches sur lesquelles l'opérateur appuie et qui seules ou en combinaison introduisent dans le calculateur un ordre. Autrement dit, chaque touche d'un clavier possède une fonction élémentaire qui est adaptée à la fonction plus générale que remplit le système informatique considéré. Ainsi dans des centres importants de dépouillement de renseignements informatiques où plusieurs systèmes que lton peut qualifier d'élémentaires coexistent, chacun de ces systèmes traite de sujets particuliers et les claviers d'ordres qui leur sont associés sont spécifiques de ces sujets. Une telle organisation peut poser des problèmes quand par exemple, une console d'un système tombe en panne, ou quand la situation informatique traitée évolue de façon très rapide au point qu'il peut astre nécessaire soit d'introduire dans le système complet un nouveau système élémentaire, soit qu'il soit plus intéressant encore de modifier rapidement la fonction d'un système élémentaire. Actuellement cette modification qui requiert de modifier le clavier d'ordres ne peut se faire rapidement et peut amener une gène sérieuse dans l'exploitation informatique du sys tème, par exemple, quand ce système informatique touche à la surveillance d'une situation aérienne. L'invention a pour objet précisément de définir des moyens permettant de modifier rapidement la fonction d'un système élémentaire d'informatique en modifiant de façon quasi immédiate, le clavier d'ordres en l'adaptant à cette nouvelle fonction Suivant l'art antérieur on a déjà proposé des claviers dits à libellé variable pour lesquels le code de chaque touche pouvait etre modifié dans un délai relativement court. Dans un type de clavier où les touches actionnées par le doigt de l'opérateur établissent un courant par un contact mécanique, ou des dispositifs plus évolués tels que cellules à effet Hall, relais "reed" ou capillaires à mémoire, on augmente l'inter- valle entre les touches pour permettre l'interposition d'un plastron gravé amovible. Toutefois, un inconvénient majeur limite une telle disposition : pour un nombre important de touches, les dimensions du clavier deviennent rapidement excessives, surtout si l'on veut garder une bonne lisibilité de la gravure. Dans un autre type de clavier, on utilise des touches plus élaborées où le libellé est projeté sur le cabochon à partir de plaques diapositives qu'il est possible de changer à l'aide d'une clé.Toutefois ce dispositif est fragile et onéreux tout en n'offrant qu'un programme restreint de libellés. Le dispositif transmetteurs d'ordres ou clavier, suivant l'invention, remédie aux inconvénients rappelés ci-dessus. Suivant l'invention, le clavier d'ordres comporte les parties principales suivantes, un réseau de faisceaux orthogonaux lumineux, occultables par simple apposition d'un doigt, un support en une matière translucide ou plastron canalisant les faisceaux lumineux et portant les libellés, ledit plastron étant amovible et identifiable électroniquement, un système d'éclairage du plastron, un circuit imprimé supportant l'électronique pour la mise en forme du message de sortie du système et un chassis métallique supportant la carte de circuit imprimé et coiffé par le plastron. D'autres caractéristiques et particularités de l'invention apparaitront au cours de la description d'un exemple d'un dispositif transmetteur d'ordres du type clavier, donné à l'aide des figures qui représentent - la figure 1, une vue éclatée du dispositif transmetteur d'ordres suivant l'invention - la figure 2, une vue partielle détaillée du plastron - la figure 3, un exemple d'un panneau à libellés. La figure 1 représente une vue éclatée du dispositif transmetteur d'ordres suivant l'invention. On reconnatt en 12 un chassis métallique ou boîtier qui reçoit la carte de circuit imprimé Il supportant le dispositif 13 établissant le réseau de faisceaux lumineux orthogonaux, dispositif qui sera détaillé dans la suite. En 7 on a le plastron amovible portant le libellé et en 10 on a les plaques électroluminescentes assurant 11 éclairage uniforme du libellé du plastron. Le dispositif 14-17 qui établit le réseau de faisceaux lumineux orthogonaux est placé sur la carte 11 de circuit imprimé. il comporte une série de diodes émettrices de rayons infra-rouges, repérées par 1 et disposées à intervalles réguliers le long de deux côtés adjacents de la carte, dans des supports isolants 14 et 15. Des diodes réceptrices 2 sont disposées dans des supports 16 et 17 en face des diodes émettrices, le long des deux autres côtés de la carte de circuit imprimé 11. tes diodes émettrices et réceptrices sont d'ailleurs connectées à ladite carte. En 9 se trouvent des contacteurs qui permettent d'assurer,lorsque le plastron est mis en place, l1alimentation d'une ou plusieurs plaques électroluminescentes 10 qui éclairent le3 "touches" portées comme cela sera vu, par le plastron. Ces deux plaques 10, dans l'exemple montré, couvrent toute la surface du circuit imprimé sur lequel elles reposent. Elles donnent un éclairage homogène évitant tout éblouissement de l'opérateur. Leur alimentation se fait soit à partir du secteur 220V - 50 Hz, soit à partir d'une source particulière 220 V 440 Hz. Le circuit li porte également visible en 3 et 30, quatre couples, dans l'exemple choisi et représenté, de diodes émettrices et réceptrices qui, placées sous le plastron, déterminent un code particulier à un plastron. Les quatre couples choisis déterminent 16 combinaisons qui permettent de caractériser au plus 16 plastrons différents. Ces couples constituent ce que l'on appelle la clé électronique. On ajoutera que le choix de la lumière infra-rouge permet d'une part de diminuer de façon importante la sensibilité des récepteurs à la lumière visible ambiante et d'autre part de ne pas géner les opérateurs. Une paroi verticale 18 permet, lorsque le circuit 11 et tout le dispositif qu'il supporte sont en place dans le chassis 12, de fermer le quatrième côté du chassis. Le plastron représenté par 7 sur la figure 1, et plus visible sur la figure 2, consiste en un panneau rectangulaire en un matériau translucide, par exemple celui connu sous la dénomination de Plexiglas marque déposée, dans lequel sont fraisés des canaux 6 dont la section a la forme d'un cercle ouvert sur le dessus par exemple, conduisant le faisceau infra-rouge de son émetteur au récepteur correspondant. Cette disposition permet à chaque émetteur de n'éclairer que le récepteur auquel il est associé, évitant en particulier une diaphonie sur les récepteurs voisins. te fait qu'il y ait un certain intervalle prévu entre les différents émetteurs et les différents récepteurs améliore cet isolement des récepteurs et permet de mieux réaliser technologiquement les canaux guides.Ces canaux guides se croisent à angle droit, étant donné l'implantation des émetteurs 1 et des récepteurs 2 sur le circuit imprimé 11, et à chaque croisement est prévu un évidemment 5 appelé aussi '7touche" par analogie avec les touches d'un clavier de ltart antérieur. Cet évidement dans lequel on peut introduire un doigt permet d'interrompre à l'endroit ainsi désigné les deux faisceaux qui sty croisent. La réaction qui s'ensuit du côté des récepteurs donne une information sur les coordonnées du point de croisement qui a été désigné. Au fond de chaque évidement 5 apparat en transparence sur fond noir un repère, alpha-numérique, lettre ou chiffre caractérisant l'évidement ou la touche. Sur la partie supérieure du plastron est appliqué un panneau 18 sous la forme d'une feuille métallique par exemple, qui porte pour chaque "touche" le libellé ou la désignation de la fonction qu'elle assume. L'inscription est obtenue par photogravure et les lettres sont découpées dans le métal. Sous le plastron sont prévues des languettes non visibles sur le dessin, au nombre de quatre dans l'exemple choisi, dont la position correspond à celle des quatre couples de diodes émettrices-réceptrices 3-30 fixés sur le bord du circuit imprimé 11. Ces languettes sont amovibles et opaques et peuvent être disposées selon les cas, sur le chemin optique existant entre une diode émettrice et une diode réceptrice d'un couple. Les quatre couples déterminent ainsi un code binaire à quatre bits, fournissant au maximum 16 possibilités.Chacune de ces possibilités constitue un code, ou clé électronique, appartenant à un plastron et le caractérisant par conséquent. Selon le plastron mis en place, une même touche est capable d'émettre un code différent. le libellé variable dont il a été question au début de la description est ainsi obtenu. Toutefois, dans 11 exploitation opérationnellz du système suivant l'invention, cette clé électronique est intégrée dans le message de sortie du clavier, indiquant comment le clavier d'ordres peut Qtre utilisé pour différentes fonctions. Le panneau 18 comporte de plus un levier 20 commandant l'incli- naison du clavier. Le circuit imprimé Il qui a déjà été évoqué plus haut supporte toute l'électronique chargée d'élaborer le message, composé à partir de touches du clavier et qui est envoyé au calculateur avec lequel l'opérateur dialogue, à travers un circuit de couplage. Le clavier suivant l'invention est utilisé de la façon suivante. Jouant le rôle d'élément de dialogue entre un opérateur et un calculateur, le clavier est utilisé généralement en association avec un écran de visualisation. Il fait alors office soit de clavier alpha-nwnericlue, soit de fonctions, soit encore d'un mélange des deux. Lorsque le clavier est utilisé pour l'inscription de textes, des touches sont considérées en fonction des lettres de l'alphabet ou des chiffres et des signes qui les caractérisent. L'opérateur désigne de la sorte une touche, et le caractère qui la caractérise est "frappé" ; l'opérateur peut contrôler directement le caractère frappé sur l'écran de visualisation associé. Pour l'exécution d'une fonction, plusieurs touches doivent généralement être frappées et ce dans un ordre déterminé, et dans certains cas il est meme nécessaire d'établir un guide de frappe qui indique de façon précise à l'opérateur, la marche à suivre. Dans ce cas, c'est le libellé qui est utilisé plutôt que le repère des touches. La figure 3 montre en plan une vue de la partie supérieure du clavier suivant l'invention. En fait sur cette figure n'est visible que le panneau métallique 18 sur lequel sont inscrits des libellés, certains caractérisant des touches qui sont numérotées il à 78. Ces touches sont des évidements repérés par 5 et à côté d'eux des rectangles 24 portent les libellés. Craque colonne de libellé peut elle-meme être libellée, par exemple la colonne 25 concerne des ordres de poursuite, la colonne 26 des ordres de corrections, la colonne 27 des ordres d'altitude, la colonne 28 des ordres de procédure. La colonne de droite 29 ne comporte que des touches représentatives de symboles.De part les libellés indiqués, on constate que le clavier décrit se rapporte à la navigation aérienne. Ceci n'est qu'un exemple et le clavier peut exécuter des fonctions relevant d'autres domaines. On a ainsi décrit un dispositif transmetteur d'ordre du type clavier dans un système informatique établissant un dialogue entre un opérateur et un calculateur, dispositif dans lequel est éliminé toute pièce en mouvement, la fonction "clavier" se faisant par interruption de faisceaux de lumière infra-rouge. Les signaux créés à l'aide de ce clavier sont traités dans une électronique rassemblée sur un circuit imprimé qu'il ne parait pas utile de décrire dans le détail. De fait cette électronique est chargée d'élaborer le message destiné à l'unité de couplage avec le calculateur et la forme de ce message dépend de ce coupleur. Si l'on veut rester dans une électronique simple il suffit d'attribuer par exemple un bit à chaque couple de faisceaux infra-rouge, et la valeur logique de ce bit renseigne sur l'état du faisceau, c'est-à-dire si ce dernier est ou non interrompu. L'électronique se réduit pour l'essentiel à un ensemble de registres chargés en parallèle par les récepteurs infra-rouge et lus en série par une horloge. Le message, dans une forme de réalisation, est composé de deux mots de 16 bits contenant les coordonnées de la "touche" désignée ainsi que le code de plastron en place. il est toutefois évident qu'une électronique plus élaborée peut être utilisée autorisant tout autre forme de codage, cependant le clavier tel que décrit n'est pas modifié pour autant. REVENDICATIONS Dispositif transmetteur d'ordres du type "clavier" dans un système informatique établissant un dialogue entre un opérateur et un calculateur comprenant dans un plan deux réseaux orthogonaux de faisceaux lumineux, se croisant en des points où sont créés des évidements où l'interposition d'un organe matériel peut interrompre la transmission desdits faisceaux, et créer une information caractéristique du point de croisement considéré, transmise au calculateur, caractérisé par le fait que ledit dispositif comporte un chassis (12), un circuit imprimé (11) portant au moins deux réseaux orthogonaux d'émetteurs (1) et de récepteurs (2) infra-rouge et l'électronique du dispositif, un plastron (4) en un matériau translucide dans lequel sont ménagés des évidements (5) et un panneau (7) mince portant des libellés des fonctions assurées par "les touches" que sont les évidements (5) occultables. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le plastron (4) est perçé de canaux (6) dont la section a la forme d'un cercle ouvert sur le dessus servant de guides de lumière entre les éléments émetteurs (1) et les éléments récepteurs (2) correspondants. 3. Dispositif suivant la revendication I, caractérisé par le fait qu'au fond de chaque évidement (5) apparaît en transparence sur fond noir un repère alpha-numérique, lettre ou chiffre-qui le caractérise. 4. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le panneau (7) à libellés est en une mince feuille métallique, mobile, placée sur un plastron (4) et qui porte en des emplacements voisins des évidements correspondants, des libellés renseignant sur les fonctions attribuées auxdits évidements. 5. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le plastron (4) est mobile et interchangeable suivant les fonctions qui sont attribuables au "clavier" et qu'il porte des moyens agissant sur des moyens correspondants portés par le circuit imprimé pour définir un code qui le caractérise. 6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que le circuit imprimé (11) porte une série d'émetteurs-récepteurs infra-rouge, indépendant de ceux générateurs des faisceaux et occultables par des moyens fixés au plastron amovible pour créer un code particulier au plastron. 7. Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que les moyens fixés au plastron sont des languettes mobiles (20-23), capable de couper en une certaine position un faisceau infra-rouge. 8. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le circuit imprimé porte une ou plusieurs plaques électroluminescentes (10) éclairant le plastron (4) qui se trouve placé dessus.