La présente invention a pour objet un procédé de construction économique et rapide d'abris légers, tels que les serres horticoles ou autres bâtiments légers, et lesdits bâtiments ou serres construits selon ce procédé. Dans les procédés connus de construction de ce type d'abri, quel que soit le matériau constituant les parois, l'ossature est -montée à l'aide d'éléments rigides métalliques ou non, tubulaires ou profilés, assemblés entre eux de façon définitive pour former une charpente stable. Les serres construites selon de tels procédés sont onéreuses par le temps nécessaire à un montage aussi complexe et par le volume important de matériaux mis en oeuvre En outre la fixation sur de telles ossatures des films plastiques formant actuellement la généralité des revêtements transparents des serres présente une grande difficulté en même temps qu'une grande fragilité, par suite de la nécessité qu'il y a de perforer la feuille plastique afin de la fixer sur de telles ossatures quelconques, chaque perforation constituant une amorce de déchirure. Le procédé de construction suivant l'invention permet d'éviter ces inconvénients. Selon celui-ci en effet les éléments rigides métalliques ou non ,. tels que des tubes métalliques inoxydables ou des mâts de bois , ne sont utilisés que pour constituer les piliers de l'édifice, la totalité des autres éléments tels que fermes, pannes, entraits, sablières, arbalétriers, sont exclusivement constitués par des cables métalliques ou plastiques convenablement tendus, ce qui confère à l'édifice une très grande légèreté en même temps qu'une très grande facilité de mise en oeuvre, tant au montage qu'au démontage éventuel, ainsi qu'un prix de revient très faible tant par l'économie considérable de main d'oeuvre que l'économie en poids de matériaux. Le procédé selon l'invention comporte la mise en place des mâts constituant les poteaux de soutien de l'édifice. Des cables transversaux et longitudinaux sont tendus sur ces poteaux et sont arrimés au sol à l'extérieur du bâtiment en forme de haubans . Des cables sont aussi tendus pour former les pannes, le faitage les sablières et les arbalétriers ou toute autre partie de la ferme . Le procédé comporte par ailleurs un moyen de fixation non destructif des films plastiques sur les éléments d'ossature tant au niveau des parties fixes que des parties mobiles, ainsi qu'un moyen assurant l'étanchéité au niveau des articulations, enfin un moyen assurant l'évacuation des eaux pluviales.Selon une réalisation de l'invention le moyen de fixation des films plastiques est un élément métallique tubulaire, muni d'une ouverture longitudinale, solidaire de- l'ossature de façon amovible ou non, permettant d'immobiliser à l'intérieur de cet élément tubulaire les bords de deux feuilles plastiques adjacentes au niveau desquelles a été fixé-un jonc soudé ou passé dans un ourlet de celle-ci, ce jonc étant d'un diamètre supérieur à la largeur de la fente de l'élément métallique qui Ie porte et d'une longueur égale à la longueur de celui-ci. Selon une autre réalisation de ce moyen les joncs fixés aux extrémités -des feuilles adjacentes sont retenus dans un profilé métallique à l'aide d'une pièce, en bois de préférence, formant une-noix à l'intérieur de ce profilé et retenant lesdits joncs prisonniers de celleci. Un tel dispositif d'assemblage permet d'assembler des feuilles plastiques entre elles pour former une paroi continue, ou de fixer une lèvre plastique ou élastomère semi-rigide en bordure des éléments mobiles de façon à assurer l'étanchéité au niveau des fermetures, ou encore un élément souple ou rigide formant chéneaux au bord des éléments de toiture. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple seulement, un mode de réalisation d'une serre selon le procédé conforme à la présente invention La figure 1 est une vue stéréographique partielle de l'ossatu- re d'un tel bâtiment. La figure 2 est une vue schématique en coupe- d'un. mode d1assemblage de deux feuilles plastiques contiguës. La figure 3 est une vue schématique en coupe d'un autre mode d'assemblage. La figure 4 est une vue schématique en coupe d'un mode d'articulation. La figure 5 est une vue schématique en coupe d'un dispositif de fixation des éléments d'évacuation des eaux pluviales. La figure 6 est une vue schématique en coupe d'un dispositif d'étanchéité au niveau des éléments mobiles. La figure 7 est une vue schématique d'un élément tendeur des parois non verticales. Tel qu'en sont représentés les éléments, le procédé de construction selon l'invention comporte les mâts 1 , fichés dans le sol, formant les poteaux de soutien de l'ensemble. Sur ces poteaux - 1, à leur extrémité, sont tendus :les cables métalliques ou plastiques 2. formant le faîtage de chaque ferme, lorsqu'il s'agit de serres en forme de chapelle. -Des cables 3 forment de IhLême les -sablières, de même que les entraits sont formés par les cables 4 . Afin d'assurer la tension de ces cables chacune de leurs extrémités est amenée jusqu'au sol où elle est fortement arrimée formant ainsi les haubans Les arbalétriers sont obtenus par les cables 5 tendus entre les extrémités des poteaux 1 et les entraits 4 Des cadres mobiles accessoires de dimensions quelconques, intéressant tout au partie d'un panneau, tels que 6 et 7 , sont prévus articulés sur les cables ou sur les poteaux . Les panneaux ouvrants 6 permettent l'aération complémentaire . Les panneaux 7 ouvrant jusqu'à la base permettent le libre accès d'engins dans la serre L'ossature ainsi constituée est garnie de feuilles de film plastique qui sont assemblées entre elles selon la figure 2 .Le profilé 8 comporte une ouverture longitudinale étroite . Les lèvres de celles-ci sont garnies des bourrelets arrondis 9 de façon à éviter les blessures du film plastique contre les arêtes de cette ouverture. Le jonc 10 ( jonc- plein homogène, ou formé de fibres torsadées, ou autres ) est sondé au bord de chaque feuille plastique contiguës 11 et 12, ou introduit dans un ourlet pratiqué au bord de celles-ci . Le jonc 10 est glissé dans l'ourlet introduit par la fente 13.La même opération étant faite avec chaque feuille on constate que les deux feuilles se trouvent automatiquement prisonnières du profilé 8 . Celui-ci peut être fixé par tout moyen aux éléments d'ossature et particulièrement par l'intermédiaire des tâtons 14 introduits dans des trous en forme de boutonnière pratiqués dans le mât 1 Selon une autre réalisation ce moyen de fixation peut être un profilé 8 circulaire ou non largement ouvert, muni des bourrelets 9, les joncs 10 se trouvant alors coincés à l'intérieur de celui-ci par l'intermédiaire de la noix 15 ne laissant libre à l'intérieur du profilé 8 que deux alvéoles longitudinales où viennent se loger librement les joncs 10 rendus solidaires des feuilles contiguës 11 et 12 . Les joncs 10 se trou vent maintenus dans ces alvéoles par la pièce 16 formant contre noix fixée à la noix 15 , elle-même fixée au profilé 8 . Cette pièce 16 presse les films plastiques contre les bourrelets 9, assurant l'étanchéité du système même en l'absence d'une tension parfaite et uniforme des feuilles plastiques 11 et 12 Ce même mode d'ancrage des feuilles plastiques est utilisé au niveau des- articulations verticales ou horizontales, que celles-ci soient fixées sur un mat ou sur un cable de l'ossature ( fig. 4 ) .En effet une articulation quelconque 17 est portée par une platine 18 qui peut etre fixée par les éléments de serrage quelconques 19 sur le mat 20 ou sur Ie cable 21, la partie mobile 22 de ladite articulation supportant le rail d'ancrage 8 . on remarque qu'ainsi la continuité entre l > feuilles plas tiques, donc l'étanchéité est assurée au niveau des articulations. Le même dispositif 8 permet d'assurer la liaison des feuilles plastiques avec tous les autres éléments de la construction tels que les chéneaux ( figure 5 ) formés d'un élément rigide ou souple 23, ou tels que les éléments d'étanchéité ( figure 6 ) . Dans ce cas le rail d'ancrage 8, représenté ici sous un autre mode de réalisation, permet de fixer à l'extrémité libre de tout panneau ouvrant une lèvre en matière plastique ou élastomère semi rigide 24 dépassant librement du cadre de l'ouverture de telle manière que lorsqu'elle entre en contact avec les montants fixes de l'ouverture elle s'applique parfaitement sur ces pièces en vue d'assurer l'étanchéité.Une lèvre 24 identique peut être prévue fixée de la même manière aux montants fixes des ouvertures ( fiv. 6 ) . Dans ce cas, lors de la fermeture, les lèvres fixes et mobiles entrent en contact mutuel et grâce à leur élasticité réciproque assurent une étanchéité parfaite Enfin un élément tendeur légèrement cintré 25 est utilisé pour tendre les feuilles plastiques sur toute surface horizontale ou - semi- hori zontale afin de produire au niveau de telles surfaces des nervures convexes formant un effet de voûte de façon à éviter les battements qui se produiraient au niveau d'une surface plane plus ou moins horizontale Le procédé et les éléments de construction d'abris légers objet de l'invention conviennent particulièrement à la construction de ser res , aussi bien qu'à la construction d'abris légers à destination quelconque de telles ossatures pouvant, munies des éléments de construction ci-dessus décrits, recevoir toutes sortes de revêtements souples. REVENDICATIONS 10) - Procédé de construction d'abris légers de grande surface et abris construits selon ce procédé permettant la construction rapide et économique de serres horticoles, par exemple, caractérisé par le fait qu'il comporte une ossature légère composite dont les parois sont formées d'une enveloppe souple constituée par la juxtaposition étanche des panneaux distincts mobiles ou non. 20) - Procédé et produit selon ce procédé conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que l'ossature légère ne comporte comme élément rigide exclusivement que les poteaux verticaux sur lesquels repose l'édifice et qui sont formés par des mâts métalliques ou non, tubullaires ou autres. 3 O) - Procédé et produit selon ce procédé conforme à la revendication 2, caractérisé par le fait que l'ensemble des autres éléments de la construction, tels que ceux reliant les poteaux entre eux et ceux constituant toutes les pièces de la ferme, quelle que soit la forme de celle-ci, sont constitués par des cables de fibres métalliques, plastiques ou conju guée s, convenablement tendus entre eux, chaque extrémité desdits cables étant arrimée au sol, à l'extérieur du bâtiment, en guise d'arc-boutant. 40) - Procédé et produit selon ce procédé conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen de fixation non destructif des membranes plastiques ou autres utilisées pour la constitution des parois , permettant de les fixer sans qu'il soit nécessaire de le perforer pour les accrocher. 5 ) - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le moyen de fixation non destructif est un jonc plein ou cablé, collé au bord de la membrane à retenir, ou enfilé dans l'ourlet pratiqué au bord de celle-ci ou enfilé entre les deux feuilles formant éventuellement celle-ci, et retenu coincé dans un profilé creux métallique inoxydable où il est enfilé, ou placé, en même temps que le jonc de la membrane contiguë, et où il est coincé soit par la fente ménagée sur le profilé et dont la largeur est inférieure au diamètre de chaque jonc, soit par une pièce longitudinale fixée à l'intérieur du profilé et formant une noix, coopérant avec une pièce complémentaire fixée sur celle-ci et pressant le jonc de chaque membrane contre une des lèvres du profilé, assurant simultanément leur retenue et I'étanchéité du système. 60) - - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les lèvres du profilé creux métallique inoxydable retenant les joncs de bordure des membranes sont garnies d'un bourrelet arrondi souple de préférence. 7 ) - Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé par le fait que le profilé d'ancrage des membranes de couverture dé l'abri peut être fixé sur des articulations solidaires d'un élément quelconque de l'ossature permettant la constitution d'ouver- tures pour l'aération, ou pour la pénétration d'engins dans la serre 8 ) - Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé par le fait qu'un chéneau présentant ses bords supérieurs munis d'un jonc est installé dans les pièces d'ancrage de la ma nière décrite pour les membranes 90) - Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé par le fait que les éléments mobiles sont bordés par une lèvre semi-rigide, munie d'un jonc longitudinal, débordant largement à l'extérieur du cadre de l'élément où elle est fixée à la manière des membranes elles-memes, cette lèvre s'appliquant , lors de la fermeture, soit sur le montant fixe de l'édifice soit sur une lèvre identique portée par le montant ou par un autre élément mobile et fixée de la même manière. 100) - Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que les membranes de couverture horizontales ou semi-horizontales sont tendues sur des cadres munis de tendeurs présentant une légère flèche en vue de former à la surface de la membrane tendue des nervures convexes assurant la rigidité de la membrane.