la présente invention concerne la sidérurgie de qualité des alliages ferreux et non ferreux, et plus particulièrement, les pré-alliages pour les alliages à base de fer ou de nickel et les procédés d'obtention de ces pré-alliages L'invention peut être utilisée avec plus de succès lors de l'obtention des alliages à base de fer ou de nickel ayant une réfractairité, une plasticité et une résilience élevées, et qui sont thermostables et résistants à la corrosion, à l'érosion et à la fissuration. Actuellement on connaRt des pré-alliages pour les alliages à base de fer ou de nickel, contenant, par exemple, 20 à 35% en poids de chrome, 5 à 10% en poids de titane, le restant étant du fer, ou 8 à 10% en poids de bore, 11 à 14% en poids de chrome, 4,5 à 5,5% en poids de silicium, le restant étant du nickel. On obtient ces pré-alliages en introduisant dans le bain de métal de base les éléments modifiants (modificateurs) indiqués. Les éléments modifiants indiqués peuvent être introduits dans le métal à l'état libre, mais ltintroduction de ces élments sous forme d'alliages avec d'autres éléments assure une assimilation stable de l'élément modifiant par l'alliage. lorsqu'on introduit le titane dans les aciers au nickel-chrome, il est avantageux de l'introduire sous forme de son alliage avec le fer, le chrome, et le nickel. L'inconvénient majeur de la modification par les éléments indiqués ainsi que par d'autres éléments tient à ce que la modification s'accompagne d'un enrichissement de liquation des zones interaxiales et des zones-limites des grains en éléments modifiants, de la formation de phases primaires et secondaires non réglable en grandeur et en distribution, ainsi que d'une interaction entre lesdits éléments et les impuretés dont la proportion dans l'alliage est varible. lors de la modification, par exemple, d'un alliage à base de fer par le titane, il se forme darus le bain de métal des nitrures de titane qui, au fur et à mesure de la baisse de la température, s'accroissent par adsorption jusqu'à former des particules dont les dimensions, peuvent atteindre 10-à 20 microns et davantage ; lors de la cristallisation, il se forme dans les zones interaxiales des accumulations de nitrures de titane. Dans le cas de la modification d'un alliage à base de nickel par le bore, on constate, de pair avec une structure broyée, la formation d'une phase de borure dans les zones-limites des grains. La formation de phases primaires et secondaires non réglables en grandeur et en disposition, dues aux éléments modifiants introduits, limite la possibilité d'améliorer les propriétés des alliages au moyen de ces éléments modifiants, étant donné que ces phases diminuent les propriétés plastiques et la résilience des alliages. Il convient en même temps de signaler que l'effet de modification et d'amélioration de propriétés telles que la plasticité, la résilience, la réfractairité, la tenue àîa chaleur et la résistance à la fissuration, à la corrosion et à l'érosion, n'est pas stable, étant donné que les éléments modifiants entrent en réaction avec les impuretés de métal dont la proportion est variable. A l'heure actuelle les alliages réfractaires à base de fer et de nickel sont les matériaux de construction les plus largement utilisés pour la fabrication des moteurs à turbine et des installations énergétiques, bien que le niveau de leurs propriétés ne réponde pas aux exigences de la technique moderne. Les indices technico-économiques de ces machines et installations peuvent être notablement améliorés si l'on améliore les propriétés des alliages, telles que leur plasticité, leur résilience, leur réfractairité, leur tenue à la chaleur, leur résistance à la fissuration, à la corrosion et à l'érosion. La solution de ce problème est compliquée par le fait qu'on a pratiquement épuisé les possibilités d'amélioration des propriétés des alliages par les procédés de dopage et de microdopage. La complication de la composition chimique des alliages en vue de l'amélioration de leurs caractéristiques ae réfractairité conduit à l'altération de leurs propriétés mécaniques et technologiques. les alliages les plus réfractaires sont déjà caractérisés par un rapport critique entre leurs propriétés mécaniques et technologiques. les recherches effectuées en vue draméliorer-les propriétés des alliages visent à perfectionner la technologie de fabrication des alliages et des ouvrages fabriqués à partir de ceux-ci. On utilise, par exemple, un vide plus poussé pour les alliages, on obtient des pièces à partir de monocristaux. Actuellement on tente de modifier les alliages au moyen de briquettes obtenues par les méthodes de la métallurgie des poudres et constituées par un mélange compacté de poudres métalliques et de particules de composés réfractaires synthétiques. On obtient les particules réfractaires synthétiques par broyage mécanique, ce qui explique que ces particules, comme fragments de cristaux, ont une forme irrégulière à angle aigu, ce qui influe défavorablement sur la réfractairité, les propriétés mécaniques, la résistance à la chaleur et à la fatigue des alliages modifiés avec de telles briquettes. Il convient, en outre de soulignerqueleprocédés connus d'obtention de telles briquettes ne permet pas d'obtenir des particules de composés réfractaires uniformément distribuées, dispersées et isolées dans la briquette. Ceci s'explique par le fait que lors du pressage du mélange de poudres métallises et de composés réfractaires, il se forme des conglomérats de particules qui, lorsqu'ils sont introduits dans l'alliage, entrent en coalesceice. Simultanément, lors de la modification de l'alliage, les particules grossissent par suite de coagula tison. Cette dernière est provoquée par la faible mouillabilité naturelle des particules réfractaires.Cette faible mouillabilité est diminuée additionnellement par la présence d'un film oxyde sur les particules de composés réfractaires synthétiques utilises. C'est pourquoi la modification des alliages au moyen des briquettes en question abaisse en règle générale leurs propriétés de plasticité et leur résilience Le but de l'invention est d'éliminer les inconvénients indiqués, On s'est donc proposé d'obtenir un pré-alliage permettant de diminuer les dimensions des cristaux primaires, les distances interaxiales, ainsi que les angles de dasorientation des grains de polygonisation et d'augmenter la dispersion et la régularité de disposition des phases d'isolement primaires et secondaires, en permettant ainsi d'élever toutes les propriétés des alliages. On a résolu ce problème gracie à un pré-alliage pour alliages à base de fer ou de nickel, constituée par un éliment de métal de base de l'alliage et par des éléments modifiants, caractérisé, suivant l'invention, en ce qu'il renferme en tant qu'éléments modifiants 3 à 25% en volume de nitrures, de carbures, de carbonitrures, de borures et d'oxydes réfractaires dispersés de titane, de zirconium, de tantale, de hafnium, de thorium, pris séparément ou en combinaisons. La modification des alliages au moyen du pré-alliage proposé permet d'augmenter l'ensemble des propriétés des alliages, telles que leurs réfractairité, leur résistance à la chaleur, leur résistance à la fissuration au cours de la coulée et du soudage, leur résilience, ainsi que leur résistance à la corrosion et à l'érosion dans différents milieux agressifs. L'augmentation du niveau des propriétés des alliages à base de fer ou de nickel permet d'élever de plus de iooe, la durée de service des moteurs d'aviation, de bateaux, et d'autres moteurs. Il est avantageux d'introduire les nitrures, carbures, carbonitrures, borures et oxydes en proportions stoechiométriques. L'utilisation de pré-alliages contenant, conformément à l'invention, des éléments de composés réfractaires introduits en proportions stoechiométriques permet d'augmenter efficacement les propriétés des alliages. il est en outre avantageux que les composés indiqués aient des dimensions de grains non supérieurs à 5 microns. La teneur du pré-alliage en grains réfractaires de 5 microns au plus est une condition indispensable à une modification efficace, étant donné que les particules plus grandes influent négativement sur la plasticité et la résilience des alliages. Suivant une variante de réalisation de la présente invention, le pr -alliage renferme en outre du manganèse, du silicium et du molybdène en quantité ne dépassant pas 5Qo' en poids. La présence de ces derniers éléments dans le pré-alliage permet de conférer au métal de base de la ligature une certaine fragilité et d'abaisser la température de fusion du pré-alliage, ce qui améliore les conditions de son introduction dans l'alliage. Suivant une autre variante de réalisation de l'invention, le pré-alliage renferme en outre des métaux de terres rares en quantité non supérieure à iQo en poids. la présence de métaux de terres rares dans le préalliage vermet d'obtenir des composés réfractaires à dimensions de grains non supérieures à 5 microns. Ii est en outre avantageux d'introduire dans la composition du pré-alliage du chrome en quantité non supérieure à 50% en poids. La présence su chrome dans la composition du préalliage permet d'améliorer la mouillabilité des grains de nitrures et de carbonitrures réfractaires et de diminuer leur coagulation dans le métal liquide. Le pré-alliage proposé pour les alliages à base de fer ou de nickel peut être obtenu par un procédé consistant à mettre en fusion le métal de basedu pré-alliage et à introduire ensuite dans le bain de fusion des éléments modifiants, ledit procédé tant caractérisé, suivant l'invention, en ce que les éléments nécessaires à li formation de composés réfractaires choisis dans le groupe de nitrures, de carbures, de carbonitrures et d'oxydes de titane, de zirconium, ae tantale, de hafnium, de thorium sont introduits en proportions stoechiométriques dans ledit bain de métal se trouvant à une température supérieure à celle de formation lesdits composés réfractaires dans le bain ae métal, ensuite le bain de métal est refroidi à une vitesse re 10 à 107 degrés/seconde juso,u'à la formation, dans le métal de base, de composés réfractaires dispersés endogènes. Selon l'invention, il est avantageux d'introduire en outre dans le bain ue métal cre base ou manganèse, lu silicium et du molybdène à raison de 50% en poids au plus. Suivant une variante de réalisation de l'invention, on introduit en outre dans le bain de métal de base des m taux de terres rares à raison de 10% au maximum. il est rationnel d'introduire en outre dans le bain de fusion du chrome en quantité non supérieure à 5()o' en poids. Le procédé proposé permet 'obtenir le pré-alliage de composition indiquée et d'assurer simultanément la formation des composés réfractaires modifiants précites sous forme ae particules dispersées isolées dont la dimension ne dépasse pas 5 microns. le pré-alliage pour alliages a case de fer ou de nickel faisant l'objet de l'invention renferme un élément de métal de base de l'alliage, par exemple le fer ou le nickel, et des particules de 5 microns au plus de composés modifiants réfractaires constitués de nitrures, de carbures, ae carbonitrures, de borures, d'oxydes de titane, de zirconium, de tantale, de hafnium, de thorium. Suivant l'invention, la teneur du pré-alliage en l'un des composés indiqués ou en plusieurs desdits composés réfractaires est de 3 à 25% en volume. Les inventeurs ont constaté que les conditions indispensables pour une modification efficace au moyen du pré-alliage contenant les composés réfractaires indiqués sont leur résistance à la dissolution et à la coagulation dans l'alliage liquide et solide et leur parenté cristallographique avec le métal de base de l'alliage et les phases d'isolement primaire et secondaire. Dans le cas général, le titane, le zirconium, le tantale, le hafnium et le thorium forment différentes classes de composés réfractaires qui sont les plus thermodynamiquement stables. La stabilité des composés va en croissant dans l'ordre suivant. carbures, carbonitrures, nitrures, sorures, oxydes, tandis que la mouillabilité déterminant la tendance à la coagulation dans l'alliage liquide diminue dans le même ordre. C'est pour cette raison que, en fonction de la composition chimique de l'alliage et des cohabitions de tempéra- ture et de temps dans lesquelles onl'obtient, la modification est efficace lorsquton prend séparément ou en combinaison les ligatures contenant des composés réfractaires des éléments indiqués.Etant donné que la mouillabilité naturelle des composés indiqués est insuffisante, on l'augmente dans le pré-alliage au niveau requis en assurant la formation, dans le pré-alliage, de composes endogènes, c'est-à-dire de composés formés directement dans le pré-alliage et dont la mouillabilité est augmentée à la suite de la formation d'une couche transitoire lors du contact des composés réfractaires avec le métal de base en cours de solidification. Le niveau de mouillabilité acquis baisse à mesure qu'augmente la stabilité des composés. En outre, l'intensité de la coagulation, au cours du processus de modification, des composés réfractaires introduits dépend aussi de leur distribution régulière dans le pré-alliage. On observe une intensité minimaIe de coagulation lorsque les particules de composés réfractaires sont dispersées et isolées, c'est-à-dire lorsqu'elles sont séparées par le métal de base du pré-alliage. Cette condition détermine la limite supérieure de la teneur du pré-alliage en composés réfractaires. Les inventeurs proposent que les éléments formant les nitrures, les carbures, les carbonitrures, les borures et les oxydes réfractaires de titane, de zirconium, de tantale, de hafnium, de thorium soient introduits dans le pré-alliage en proportions stoechiométriques ou sensiblement stoechiométriques. En effet, si les éléments indiqués sont introduits dans des rapports considérablement Supérieurs aux rapports stoechiometriques, il devient possible d'assurer l'addition de microéléments sur les limites des grains de l'alliage, la formation de phases primaire et secondaire non réglables en grandeur et en disposition, d'out une diminution du niveau des propriétés de l'alliage modifié. La teneur du pré-alliage en particules réfractaires dispersées de dimensions non supérieures à 5 microns est la condition indispensable d'une modification efficace, étant donné que des particules plus grandes influent d'une manière négative sur la plasticité et la résilience de l'alliage. L'introduction, dans le métal de base du pré-alliage, d'une paire ou de plusieurs paires d'éléments thermodynamiquement actifs choisis dans le -groupe titane, zirconium, tantale, hafnium, thorium, conjointement avec l'azote, le carbone, le bore, l'oxygène en quantités pondérales stoechiométriques nécessaires à la formation de 3 à 250% en volume de nitrures, carbures, carbonitrures, borures et oxydes, est suffisante pour la formation de particules de composés réfractaires de dimensions et de disposition voulues dans le métal de base. Une condition indispensable pour l'obtention des particules de composés réfractaires dispersées et séparées l'une de l'autre par le métal de base, est la limitation des conditions de température dans lesquelles ces particules se forment et par le temps (en fractions de seconde) pour inhiber les processus de croissance par cristallisation et de coagulation des particules de composés réfractaires. Ces processus, comme on l'a constaté, n'atteignent pas un niveau de développement critique lorsqu'on introduit dans le bain de fusion du métal de base du pré-alliage une paire ou plusieurs paires d'éléments indiqués dont la température est supérieure à la température de formation, dans le bain de fusion, des composés indiqués, et lorsqu'on refroidit le bain de fusion homogène du préalliage à une vitesse de 102 à 107 degrés/seconde.Pour obtenir des particules de composés réfractaires dispersées et isolées dont les dimensions ne dépassent pas 5 microns, il est nécessaire à mesure que la teneur du pré-alliage en composés réfractaires augmente de 2 à 25% en volume, d'élever la vitesse de refroidissement du pré-alliage de 102 à 107 degré par seconde. les inventeurs proposent d'introduire, dans le bain de métal de base du pré-alliage, outre les éléments précités, du manganèse, du silicium et du molybdène en quantités non supérieures à 50% en poids, dont la présence dans le pré alliage est nécessaire pour réduire la température de fusion et la formation de phases intermetalloides rendant fragile le métal de base, c'est-à-dire améliorant les propriétés technologiques du pré-alliage proposé. Les inventeurs ont constaté que l'introduction, dans le bain de métal de base du pré-alliage, de métaux de terres rares en quantités ne dépassant pas 10% en poids est un moyen supplémentaire permettant, comme l'augmentation de la vitesse de refroidissement, de favoriser la l limitation de la croissance par cristallisation des particules de composés réfractaires, c'est-à-dire favorisant la réduction de . leurs dimensions. Selon l'intervention, le pré-alliage peut contenir du chrome. L'introduction, dans le bain de métal de base, de chrome en quantité de 50% en poids au maximum est indispensable pour augmenter le solubilité de l'azote, le chrome facilitant l'introduction de l'azote en quantité requise dans le bain de fusion. La teneur limite en chrome restreint la plage dans laquelle le métal de base conserve les paramètres cristallographiques nécessaires à l'obtention, sur les composés réfractaire s, e la couche transitoire requise en vue d'améliorer leur mouillabilité et de réduire l'intensité de la coagulation dans le métal liquide. La modification au moyen du pré-alliage propose assure une réduction considérable des dimensions des cristallites primaires, des distances 'axe en axe, des angles de désorientation des grains de polygonisation, une dispersion élevée et une disposition régulière des phases dlisolement primaire et secondaire. Il en résulte une augentation de 2 à 5 fois de l'ensemble des propriétés des alliages, telles que leur résistance à la chialeur, leur réfractairité, leur résistance à la fissuration lors de la coulée et du soudage, leur plasticité, leur résilience, leur résist nce à la corrosion et à l'érosion dans divers milieux agressifs.L'amélioration des propriétés des alliages à base ue fer et de nickel permet d'élever de plus de 1001; la durée de service des moteurs d'aviation, de bateaux et d'autres moteurs, ainsi que celle des installations thermiques. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description, qui va suivre, ue plusieurs exemples non limitatifs de réalisation su pré-alliage proposé. PLE 1 On introduit dans un bain de fer (y' en poids) chrome - > 0 ; manganèse -10 ; silicium -10 ; un métal choisi dans le groupe des métaux de terres rares - 1 ; ensuite on porte le bain de fusion à 1800 C. Cn ajoute dans le bain de fusion 0,14% en poids de carbone, 1,2% en poids de titane, 1,01% en poids de zirconium, 0,27% en poids d'azote, c'est-à-dire en quantités stoechiométriques assurant le formation de 0,98 u volume de nitrure de titane, 1,00% en volume de carbure de titane, 1,07% en volume de nitrure de zirconium et 0,29% en volume de carbure de zirconium. On maintient le bain de fer contenant les éléments introduits à une température de 1800 C durant 2 minutes, puis on le refroidit à une vitesse de 10 degrés/seconde jusqu'à la formation, dans le fer de base, solidifié du préalliage, de 3,34 en volume de nitrures de zirconium et de titane, et de carbures de titane et de zirconium réfractaires. On introduit le pré-alliage obtenu dans l'acier au chrome-nickel à raison de 100 kg par tonne de métal, à une température de 1650 C. Au bout de 3 minutes on coule le métal dans les moules à une température de 1580 C. Dans le tableau 1 sont résumées les caractéristiques de l'acier modifié et de l'acier non modifié, où l'on voit que la modification assure une augmentation notable dee propriétés de plasticité, de résilience et de résistance mécanique prolongée. TABLEAU 1. - résistance mécanique limite ; - allongement relatif - rétrécissement - résilience GIB Propriétés mécaniques Résistaylce mécanique prolongke OWL I L Conditions o d'essai modifié 56 25 28 5,0 =16 kg/mm2 I-7000C non modifié 65 39 46,0 8,0 88 idem EXEXsPLE 2. On introduit dans un bain de fer (% en poids) : chrome35 ; silicium - 10 ; métal choisi dans le groupe des métaux de terres rares - 5, et on porte le bain de fusion à 2200 C. On introduit ensuite dans le bain de fusion 1,48% en poids de carbone, 7,2F en poids de titane, 7,8% en poids de zirconium, 1,0 en poids d'azote, c'est-à-dire en quantités stoechiométriques assurant la formation de 3,5% en volume de nitrure de titane, 8,55% en volume de carbure de titane, 4,16% en volume de nitrure de zirconium, 4,76 en volume de carbure de zirconium. On maintient le bain de fer contenant les élements indiqués à une température de 22000C pendant 2 minutes, puis on refroidit à une vitesse de 107 degrés/seconde pour la formation, dans le fer de base solidifié du pré-alliage, de 20,97% en volume de nitrures de zirconium et de titane, et de carbures de titane et de zirconium réfractaires dispersés. On introduit le pré-alliage obtenu dans l'acier au chrome-nickel à raison de 25 kg par tonne de métal, à une température de 1620 C. Au bout de 3 minutes on coule le métal à une température de 1580 C. Les caractéristiques des aciers modifié et non momifié sont représentées dans le tableau 2, d'où il résulte que la modification a permis d'augmenter considérablement la résistance mécanique prolongée sans altération de la plasticité et de la résilience. TABlEAU 2. Acier Propriétés mécaniques Résistance mécanique o Conditions Kg/mm2 kgm/cm Üh) d'essai non modifié 55 14,5 26,5 5,5 57 T=7000C modifié 60 17wO 27,0 7,0 250 idem EXEMPLE 3. On introduit dans un bain de nickel (%o en poids) chrome - 15 ; molybdène - 30 ; ensuite on porte la température du bain de fusion à t800 C. On ajoute ensuite dans le bain de fusion indiqué 0,15% en poids de carbone, 0,19% en poids d'azote, 0,20to en poids de bore, 1,18% en poids de titane, 1,74% en poids de zirconium, c'est-à-dire en quantités stoechiométriques assurant la formation de 0,77% en volume de nitrure de titane, 0,84% en volume de carbure de titane, 0,95% en volume de borure de titane, 1,02% en volume de nitrure de zirconium, 0,85 en volume de zirconium, 0,62% volume de borure de zirconium. On maintient le bain de fusion de nickel, avec les éléments indiqués, à une température de 18000C durant 2 minutes, ensuite on refroidit à une vitesse de 106 degrés/seconde jusqu'à la formation, dans le nickel, de base solidifié du pré-alliage, de ,05% en volume de nitrures de titane et de zirconium, et de carbures de titane et de zirconium réfractaires dispersés. On introduit le pré-alliage obtenu dans un alliage à base de nickel à raison de 120 kg par tonne de métal, à une température de 1650 C. Au bout de 3 minutes on coule l'alliage à une température de 570 C. Les caractéristiques de l'alliage modifié et de l'alliage non modifié sont résumées dans le tableau 3, sur lequel on voit que la modification a permis d'élever notablement la plasticité, la résilience et la résistance mécanique durable. TABLEAU 3. - coulabilité limite Résistance Alliage Propriétés mécaniques mécanique prolongée 4g /n, d t Ak C onditions iC-mm2 :: kgmcm Z(h) d' essai moifié = 60 12 16 7,5 100 7000C modifié 47 68 17,5 37 15 15 600 | idem XEMPLE 4. On introduit 3,5% en poids de chrome dans un bain de fusion de nickel : ensuite on porte la température du bain de fusion à 2200 C. On ajoute dans le bain de fusion 7% en poids d'un métal choisi dans le groupe des métaux de terres rares. On introduit ensuite dans le bain de fusion indiqué 0,75% en poids de carbone, 0,80% en poids d'azote, 1,1% en poids de bore, 5,6,o en poids de titane, 8,99% en poids de zirconium, c'est-àdire en quantités stoechiométriques assurant l'obtention de 3,43% en volume de nitrure de titane, 3,96 en volume de carbure de titane, 3,99% en volume de borure de titane, 4,08% en volume de nitrure de zirconium, 4,25% en volume de carbure de zirccnium, 4,66% en volume de borure de zirconium. On abandonne le bain de fusion, avec les élémente introduits, pendant 2 minutes à une température de 2200 C on refroidit ensuite - une vitesse de # 107 degrés/seconce jusqu'à formation de 24,37% en volume e nitrures de titane et de zirconium, cie carbures de titane et de zirconium, et de borure de titane et de zirconium réfractaires dispersés. On introduit le pré-alliage obtenu dans un alliage à base de nickel à raison de 30 kg par tonne de métal, à une température de 1650 C. Au bout e 3 minutes on coule l'alliage à une température de 580oC. Les caractéristiques de l'alliage modifié é et de l'alliage non modifié sont résumées dans le tableau 4 sur lequel on voit que la modification permet d'augmenter considérablement la résilience et la résistance mécanique prolongée sans réduction de la plasticité. TABLEAU 4. Résistance Alliagr Propriétés mécaniques Mécanique prolontrée 1 Os conàitions 35 kg/mm2 non | 6 31 ?,9 T 10,1 t 35 8500e modifié 99,4 8,6 12 1 8,2 431 idem EXEMPLE 5 On introduit dans le bain de nickel (% en poids chrome - 25 ; molybdène - 20 ; puis on porte la température du bain de fusion à 2000 C. On introduit ensuite un métal choisi dans le groupe de métaux de terres rares à raison de 2% en poids. On ajoute ensuite dans le bain de fusion indiqué 0,5% er. poids de carbone, 3,0% en poids de titane, 3,4% en poids de zirconium, 0,846 en poids de bore nécessaires, c1est-à-dire en proportions stoechiométriques assurant la formation de 2,62% en volume de carbure de titane, 4,36 en volume de borure de titane, 3,04% en volume de carbure de zirconium, 1,96% en volume de borure de zirconium. On maintient le bain de nickel contenant les éléments indiqués durant 2 minutes à une température de 2000 C, ensuite on refroidit à une vitesse de 103 degrés/seconde jusqu'à la formation de 11,98% en volume de carbures de titane et de zirconium, de borures de titane et de zirconium réfractaires dispersés. On additionne le pré-alliage obtenu à un alliage à base de nickel à raison de 90 kg par tonne de métal, à une température de 16500e. au bout de 4 minutes on coule le métal à une température de 15700e. Les caractéristiques de l'alliage modifié et de l'alliage non modifié sont résumées dans le tableau 5 qui montre que la modification permet d'élever considérablement la plasticité, la résilience et la résistance mécanique prolongée. TABlEAU 5. Résistance alliage Propriétés mécaniques r olonffé e ~ i o" Conditions kg/mm2- 0 0 kgm/cm2 t (h) t d'essai non t modifié 96,2 90 2,7 1,2 50 =20 kg/mm2 T=9750C modifié 101,7 ,7 | 97,3 6,4 2,4 204 idem L'introduction dans les alliages à base de nickel et de fer des particules réfractaires dispersées avec utilisation du pré-alliage proposé n exige pas de changer la technologie de production des pièces façonnées coulées et des lingots. Bien entendu, l'invention nest nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituants des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. R X V E N D I C A T 1. alliage pour alliages à base de fer cu de nickel, du type renfermant un élément du métal de base de l'alliage et des éléments modificateurs, caractérisé en ce qu'il contient de 3 à 25% en volume de modificateurs constitués par un ou plusieurs des composés suivants : nitrures, carbures, carbonitrures, borures et oxydes réfractaires dispersés de titane, zirconium, tantale, hafnium, thorium. 2. Sré-alliage selon la revendication~1, caractérisé en ce que les éléments desdits nitrures, carbures, carbonitrures, borures et oxydes de titane, zirconium, tantale, hafnium, thorium sont en proportions stoechiométriques. 3. Pré-alliage selon l'une des revendications let 2, caractérisé en ce qutil renferme en outre des métaux de terres rares en proportions non supérieure à 10% en poids. 4. Pré-alliage selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les particules des compost récités ont une dimension de 5 microns au plus. 5. Pré-alliage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il contient en outre du manganèse, du silicium et du molybdène en quantités non supérieure à 50% en poids. 6. Pré-alliage selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu' il renferme en outre du chrome en quantité ne dépassant pas 50% en poids. 7. Procédé '^obtention d'un pré-alliage pour alliages à base de fer ou de nickel selon l'une des revendications 1 à 6, consistant à mettre en fusion le métal de base de la ligature avec introduction subséquente de modificateurs dans le bain de fusion obtenu, caractérisé en ce que lesdits modificateurs destinés à former des composés réfractaires choisis dans le groupe des nitrures, carbures, carbonitrures, borures et oxydes de titane, zirconium, tantale, hafnium, thorium sont introduits en quantités stoechiométriques dans ledit bain de fusion, dont la température est supérieure à la temeérature de formation, dans le bain de fusion, desdits composés réfractaires, après quoi le bain de fusion est refroidi à une vitesse de 10 à 107 degrés/seconde jusqu'à la formation, dans le métal de base solidifié, de composés réfractaires endogènes dispersés. 8. Procédé d'obtention u pré-alliage selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on introduit en outre dans le bain de métal de base du anganèse, du silicium et du molybdène en quantités non suprieures à 50% en poids. 9. Procédé d'obtention w; pré-alliage selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce qu'on introduit en outre dans le bain de métal de base des métaux de terres rares en quantité ne dépassant pas 10% en poids. 10. Procédé d'obtention du pré-alliage selon l'une des revendications 7- à 9, caractérisé en ce qu'on introduit en outre dans le bain de métal de base du chrome en proportion non supérieure à 50% en poids.