Lvinvention concerne une prothèse vasculaire poreuse con çue de manière à assurer une cicatrisation complète et plus rapide chez l'homme ; et elle concerne, plus particulièrement, une prothèse poreuse destinée à remplacer des artères chez l'homme, et dans laquelle la structure prothétique est établie de manière à réaliser une fixation rapide à un tissu de périgreffe, pour améliorer la croissance cellulaire vers l'in- térieur et pour favoriser l'organisation rapide de-la surface de la lumière d'un vaisseau, initialement composée d'un thrombus formé par précoagulation, jusqu'à un état cornplètement cicatrisé dans lequel une couche fibreuse se trouve couverte d'un endothélium. Des nombres significatifs de décès sont attribués à une entrave s'opposant au bon écoulement du sang artériel Jusqugà des tissus éloignés. Parce que la greffe ou prothèse de contournement s'est révélée une méthode pratique d'accroissement du débit d'écoulement distal, il existe un pressant besoin clinique concernant de meilleures prothèses artérielles. Plus précisément, il a été estimé qu'il se produit chaque année, aux Etats-Unis dgAmérique, plus d'un demi-million de décès attribuables à un débit d'écoulement réduit du sang dans les artères coronaires, et que plus de la moitié de ces artères se prêteraient fort bien à une prothèse de contournement ou de dérivation. Par définition, une prothèse artérielle est une matière étrangère à l'égard du système biologique du corps. Le terme cicatrisation, tel queil est utilisé au cours de la présente description et des revendications suivantes, se rapporte au processus biologique qui intervient naturellement dans le corps et qui a pour effet d'entourer la prothèse avec un tissu fibreux croissant vers l'intérieur de façon telle que, finalement, la prothèse se trouve complètement encapsulée par un tissu hôte. Une cicatrisation complète est l'état optimal d'une prothèse dans son "état cicatrisé final et est caractérisée par leap- parition des tissus fibreux à croissance vers leintérieur sur les parois interne et externe de la prothèse sous la forme de couches continues, avec un endothélium recouvrant la totalité de la surface de la lumière intérieure de la prothèse vasculaire en question. Par conséquent, la surface de lumière vasculaire, qui se trouve au contact du sang dans une prothèse vasculaire optimalement cicatrisée, est un revêtement endothélial plutôt qu'un revêtement fibreux.Il apparat que les caractéristiques coagulantes, à ltegard du sang, de la surface dvécoulement ne deviennent relativement normales qu'à condition qu'il se soit développé une telle surface complètement endothélialisée de la lumière vasculaire. Par conséquent, la protection criticalement importante des prothèses vasculaires contre une brusque occlusion ou fermeture par thrombose n'intervient qu'à la suite d'une cicatrisation complète. Plus particulièrement, en ce qui concerne une prothèse artérielle poreuse, une cicatrisation incomplète soulève un certain nombre de problèmes. Initialement, une prothèse artérielle poreuse est généralement précoagulée pour en rendre la paroi imperméable au sang. Pendant la précoagulation, il se forme, dans chaque espace ouvert ou dans chaque interstice entre les brins ou fibres, etc. de la prothèse, un thrombus qui le ferme. Par conséquent, la surface de la lumière vasculaire est initialement hautement thrombogénique. Dans des cas de cicatrisation incomplète, la surface thrombogénique de la lumière vasculaire conserve cette propriété dangereuse et rend la prothèse sujette à l'accroissement d'un thrombus et finalement à une occlusion du vaisseau en l'absence d'un courant sanguin à grande vitesse au travers de la lumière.Par ailleurs, il est toujours possible, de la part d'une prothèse artérielle incomplètement cicatrisée, de donner lieu à la libération d'un thrombus (embolie) et de provoquer ainsi un infarctus à distance de la prothèse. Des études sur des prothèses artérielles implantées dans le corps d'animaux ont été effectuées afin de mieux connaître le processus de cicatrisation. Par exemple, dans des publications datant du début de telles recherches (Annals of Surgery, vol.135, page 332 (1952) et vol. 142, pages 624-632 (octobre l9SS) basées sur des études poursuivies sur des chiens, il a été signalé que des parois perméables d'une prothèse artérielle en fibre "Vinyon N" tissée étaient envahies par des fibroblastes et des capillaires, de manière à former un conduit qui finalement se trouvait revêtu d'une couche de cellules aplaties indiscernable du revêtement endothélial d'une artère. Il est toutefois connu que la cicatrisation ne s'effectue pas aussi vite chez homme que chez le chien.On sait aussi que, bien que la cicatrisation soit un processus naturel dans le corps humain, on a observé sur l'homme que des prothèses de l'art antérieur atteignent rarement l'état final cicatrisé. Par conséquent, sur la base des résultats des études sur le chien publiées dans les articles parus en 1952 et en 1955 dans les Annals of Nursery, il a été émis l'hypothèse que, chez l'homme, l'invasion fibroblastique n'atteint pas la lumière vasculaire de la prothèse dans les prothèses de l'art antérieur. Des études ultérieures effectuées sur des prothèses possédant différentes structures et qui ont été implantées sur I thom - me n'ont pas permis de répondre à la question de savoir si une prothèse artérielle cicatrise de la meme manière chez l'homme que chez le chien Aussi, par exemple, et bien qu'il ait été signalé dans un article paru dans les Archives of Surqery, vol. 89, pages 757-782 (novembre 19643 que, sur homme, un endothélium puisse apparaître sur des prothèses artérielles d'un type alors classique, en matériau du type tDacron" tricoté avec des parois prothétiques intérieures lisses (non veloutées) il a été ultérieurement signalé dans les Annals of Surqery, vol. 161, pages 73-82 (janvier 1965) que, bien qutun tel phénomène puisse être observable, une cicatrisation complète des parois intérieures apparaît rarement dans de telles prothèses. Plus récemment, dans les Annals of Surqery, vol. 175, n' 1, janvier 1972, pages 118-127, il a été signalé que, en se basant sur des études portant sur vingt-trois prothèses artérielles (comprenant six types différents de structures prothétiques) récupérées à partir de corps humains, on n'avait observé dans aucun cas une incorporation complète aux tissus, ni une cicatrisation complète de la paroi luminale de la prothèse, sauf dans une zone située dans la limite de 10 mm de la suture où la croissance du pannus vers l'intérieur, à partir du site de fixation à l'artère, formait la surface au contact de l'écoulement sanguin. Les études ayant fait l'objet des publications dont on a donné ci-dessus les références ainsi que d'autres études encore, prouvent que les structures de prothèses artérielles de l'art antérieur présentement connues, et pour autant que le demandeur le sache , sont telles que le processus de la cicatrisation naturelle chez l'homme soit rendu incomplet ou inefficace.En raison des limitations quant aux possibilités d'utilisation de prothèses artérielles qui ne cicatrisent pas complètement, il est toujours d'une importance critique de déterminer si oui ou non des prothèses artérielles cicatrisent chez l'homme de la mtme manière que celle qui a été signalée chez le chien et, si tel est le cas, quels aspects de la structure des prothèses facilitent et contribuent favorablement à une cicatrisation complète chez l'homme. Dans une tentative en vue d'établir une relation entre la structure prothétique et la cicatrisation chez l'homme, on s'est reporté à des études antérieures consacrées à des prothèses non vasculaires. Par exemple, des études effectuées sur des interfaces établies entre des prothèses non vasculaires et du tissu vivant ont fait l'objet d'une publication dans J. Biomedical Naterials-Research Symposium, vol. I, pages 169-178 (1971) elles impliquaient l'utilisation de velours de rayonne, de t'Ny- lon 66" ou de "Dacron" sur des couches barrières (imperméables) en poly(chlorure de vinyle), en matériau de silicone du type nSilastic" ou en polyuréthanne pour la constitution de prothèses de parois intestinales, de peau, de vessie.Il a été précisé qu'une adhérence de la prothèse au tissu vivant s'établirait par-la formation d'une couche de fins filaments dans laquelle des fibroblastes pourraient migrer, en aboutissant ainsi à la formation d'une couche uniforme d'éléments entrelacés constitués par des fibres de la nature du collagène et des filaments de matière plastique. Il a été signalé que cette méthode serait utilisable pour lier d'une manière permanente un matériau inerte à un tissu viable. On sait aussi que des éléments non poreux, tels que des cages et des sièges- annulaires, de prothèses de valves aortiques ont été recouverts d'étoffe du type velours de "Dacron" pour diminuer la tendance à la formation de thrombus et les risques d'embolies.Bien que la nature non poreuse de ces prothèses limite les rapports possibles avec les résultats d'études poursuivies sur l'adhérence jusqu'à la cicatrisation complète de greffes artérielles poreuses, les études sur les valves couvertes et leur utilisation confirment des observations ultérieures telles que celles publiées dans Surqery, vol. 70, n- 6, pages 940-953, révélant que l'adhérence de l'extérieur d'une prothèse artérielle au tissu vivant est un facteur positif pour l'établissement d'une bonne cicatrisation. En particulier, certaines indications d'une cicatrisation améliorée de prothèses artérielles possédant de nouvelles particularités structurales ont été signalées par lE demandeur , L.R. sauvage, et par d'autres en ce qui concerne une surface externe veloutée pour une prothèse artérielle poreuse. Plus particulièrement, parmi d'autres faits signalés dans Surqery, vol. 70, n0 6, pages 940-953 (décembre 1971), il a été indiqué que l'on a pu acquérir la preuve qu'une telle structure améliore la cicatrisation de la lumière vasculaire de la prothèse artérielle par suite de l'examen d'une prothèse de dérivation artérofémorale récupérée sur un homme après 182 jours.Plus tard, des résultats non publiés portant sur des études effectuées sur une prothèse de ce genre utilisée pour remplacer une artère fémorale commune bilatérale auxiliaire possédant un diamètre de 8 mm et retirée du corps d'un homme après 21 mois faisaient état d'une cicatrisation complète discontinue (ou possédant un aspect tacheté), constituant une surface endothéliale au contact du courant sanguin, en des emplacements éloignés des lignes de suture. Ces études tendent à confirmer le fait qu'une cicatrisation de prothèses artérielles poreuses intervient chez l'homme par suite d'une migration de cellules de périgreffe, telles que des fibroblastes, au travers de la paroi de la prothèse. En ce qui concerne des prothèses artérielles possédant une structure modifiée de façon à favoriser la çicatrisation chez le chien, l'utilisation de réseaux de polyuréthanne microporeux à trois dimensions, à structure ouverte, pour revêtir la surface luminale d'une prothèse tricotée et cousue en "Da- croc" a été signalée dans Surqery, vol. 72, no 6, pages 888896 (décembre 1972). Lorsque de telles prothèses étaient construites en diamètres de 8 mm et de 11 mm et utilisées dans le corps de chiens, on constatait qu'une cicatrisation était plus complète et plus rapide, dans le corps de chiens, que dans le cas de prothèses en "Dacron" tricotées possédant une surface veloutée seulement sur leur paroi intérieure. Il ne faut pas non plus perdre de vue que M.E. DeBakey, Docteur en Médecine, avait signalé des résultats améliorés avec une prothèse artérielle possédant une paroi en "Dacron" tricotée et comportant une surface luminale interne à texture veloutée. Toutefois, le demandeur nga pas eu connaissance d'un fait important : il ignore en effet si de tels résultats améliorés se traduisent par une cicatrisation complète de la totalité de la surface luminale se trouvant au contact de l'éécoulement du courant sanguin, par exemple.Bien que les études antérieures indiquent qu'une cicatrisation complète d'une prothèse artérielle intervient chez l'homme par suite de l'invasion, au travers des parois de la prothèse, de cellules de périgreffe (telles que des fibroblastes), il nta pas été trouvé, d'après l'expérience dU demandeur#, que des prothèses de l'art antérieur possèdent la structure nécessaire pour faciliter et provoquer une cicatrisation complète chez l'homme le long de la totalité de la surface luminale de la prothèse artérielle Par conséquent, les problèmes susmentionnés qui résultent d'une cicatrisation incomplète subsistent, notamment en ce qui concerne la superficie critique de remplacement artères de petit calibre (telles que des artères coronaires, par exemple) et les protases artérielles de l'art antérieur ne procurent que des avantages limités. Similairement, et même dans-le cas de prothèses artérielles de moyen et de fort calibre selon l'art antérieur, et qui généralement demeurent inobstruées pendant des laps de temps plus prolongés, les prothèses sont encore sujettes à une soudaine occlusion thrombotique. On donne ci-après une description détaillée de la présente invention. Des recherches entreprises pour tenter de mettre au point une prothèse artérielle idéale pour le remp7acement d'artères de petit calibre et pour l'amélioration aussi de prothèses pour des artères de plus gros calibres ont indiqué que des cellules migrent'sur des filaments et que, pour accélérer le processus de la cicatrisation et pour entretenir une cicatrisation complète de la totalité de la surface luminale, se trouvant au contact de l'écoulement du courant sanguin, d'une prothèse artérielle chez l'homme, des filaments sur lesquels des cellules puissent migrer doivent (a) s'étendre vers des sources de périgreffe de cellules, (-b) fournir des surfaces sur lesquelles les cellules puissent migrer au travers de la paroi de la prothèse, et (c) s'étendre vers la lumière vasculaire de la prothèse artérielle. En gardant ces nécessités présentes à leesprit, le demandeur a mis au point, conformément à l'invention, une prothèse artérielle possédant une structure filamenteuse et comportant une surface de paroi externe constituée par des filaments relativement longs, étroitement espacés, qui facilitent la fixation du tissu de périgreffe et guident des cellules de périgreffe jusqu'aux filaments de corps qui forment la structure principale d'une paroi relativement mince de la prothèse.Sur la surface intérieure de la paroi, il se trouve des filaments plus courts, étroitement espacésXqui réalisent un ancrage d'une couche initiale throdbotique radialement mince (formée au cours d'un stade de précoagulation de façon à rendre la prothèse imperméable au sang), et qui favorisent aussi une cicatrisation relativement rapide et complète fe la surface de la paroi intérieure en fournissant un grand nombre de parcours pour guider une croissance cellulaire vers l'intérieur jusque dans la couche thrombotique. La combinaison de tels filaments sur les deux surfaces interne et externe de la paroi de la prothèse et de la minceur relative de la paroi provoque une diminution considérable de la période critique de temps au cours de laquelle la surface intern#e de la paroi est thrombogénique, etJpar parconséquent, abrège la du- rée du temps pendant laquel la prothèse est susceptible de subir une occlusion thrombotique dans le cas d'une diminution significative du débit d1 écoulement du sang dans la lumière vasculaire de la prothèse.En outre, l'établissement des filaments internes et externes faisant partie de la paroi mince diminue très sensiblement le calibre des interstices entre filaments tels que les "voit", le sang s'écoulant dans la lumière vasculaire, le résul- tat tant que la porosité se prestant à un saignement se trouve diminuée cependant que l'aptitude de la prothèse à favoriser la migration de cellules fibreuses (dite "porosité de cicatrisation") se trouve accrue parce que les cellules -fibreuses sont guidées d'une manière continue à partir des sources de périgreffe jusque dans la couche thrombotique. La présente invention a donc notamment pour but - de réaliser une prothèse vasculaire d'un type nouveau et perfectionné ; - de réaliser un matériau prothétique poreux possédant une structure de paroi conçue de manière à favoriser une cicatrisation plus rapide et complète de la totalité de la surface de la lumière vasculaire, de façon telle que la prothèse soit rendue étanche par l'intervention d'un processus thrombotique en un laps de temps plus bref après son implantation dans le corps du sujet humain - de réaliser une prothèse artérielle à paroi poreuse et mince comportant une surface interne filamenteuse établie de manière à ancrer le thrombus formé au cours de la précoagulation, ainsi qu'une paroi principale et des surfaces externes établies de manière à favoriser une migration de cellules de périgreffe au travers de la paroi pour réorganiser le thrombus et provoquer une cicatrisation relativement rapide et complète de la lumière vasculaire et de la surface de la prothèse qui se trouve au contact de l'écoulement du courant sanguin - de réaliser une prothèse artérielle tubulaire, à paroi mince, dans laquelle au'moins un filament de matériau choisi est tricoté de façon à établir des boucles filamenteuses relative ment longues, étroitement espacées, s'étendant vers des tissus de périgreffe et établir aussi des boucles filamenteuses relativement courtes, étroitement espacées, s'étendant vers le courant sanguin, caractérisée en ce qu'une migration de cellules de périgreffe au travers de la prothèse se trouve favorisée de manière à abréger la durée du temps nécessaire pour réorganiser une surface luminale thrombotique initiale et former une couche fibreuse recouverte entièrement avec une surface endothéliale luminale. Conservant en vue ces différents buts et d'autres encore, la présente invention a pour objet une prothèse vasculaire poreuse, à savoir une prothèse qui, en cours d'utilisation, provoque initialement une précoagulation de manière à établir un thrombus dans chaque interstice relativement petit formé entre filaments voisins des zones interne, externe et du corps de la prothèse, de façon à rendre cette prothèse imperméable pendant un laps de temps provisoire après l'implantation.Les filaments constitutifs du corps de la prothèse peuvent affecter globalement la forme d'un tube possédant une paroi mince à texture tricotée comportant des boucles étroitement espacées, relativement longues, s'étendant vers l'extérieur de cette paroi pour favoriser une migration de cellules de périgreffe au travers de ladite paroi et diminuer la durée du temps nécessaire pour attacher la prothèse au tissu de périgreffe. La paroi tricotée comporte également des boucles étroitement espacées, relativement courtes, qui s'étendent vers l'intérieur et servent à ancrer solidement un thrombus et à en empêcher l'élimination par le sang qui s'écoule dans le lumière du tube.Les boucles internes et externes et les filaments du corps de la prothèse tubulaire guident les cellules au travers de la paroi jusqu'au thrombus et favorisent une organisation relativement rapide de ce dernier pour former une couche fibreuse entièrement couverte par une couche luminale d1 endothélium. L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins concernent différents modes de realisation de l'invention choisis à titre d'exempies non limitatifs, et sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La fig. 1, de ces dessins, représente schématiquement, en perspective et à une échelle agrandie, une portion d'une prothèse vasculaire poreuse établie conformément à la présente invention et qui comporte des boucles filamenteuses s'étendant vers l'extérieur et des boucles filamenteuses s'étendant vers l'intérieur de ladite prothèse à partir du corps filamenteux de cette prothèse. La fig. 2a montre en plan, à une échelle très fortement agrandie et telle qu'on pourrait la voir au microscope, une petite portion de la surface de la prothèse représentée fig. i pour illustrer un dessin de filaments tricotés constituant le corps de la prothèse en question, avec les filaments internes et externes en forme de boucles. La fig. 2b montre en élévation longitudinale la portion de prothèse représentée en plan fig. 2a et illustre clairement les boucles externes s'étendant vers l'extérieur à partir de la paroi sur une distance choisie ainsi que les boucles internes s'étendant vers l'intérieur sur une distance moindre que la susdite distance choisie. La fig. 3 montre en élévation passant par un plan radial de la prothèse le dessin toujours très fortement grossi de la texture tricotée représentée fig. 2a pour faire clairement voir l'extension des boucles externes et des boucles internes. Les fig. 4a à 4e illustrent schématiquement une série de vues en elévation latérale d'une prothèse selon l'invention pour montrer les stades successifs du processus de la cicatrisation d'une telle prothèse ; la fig. 4a montre effectivement la prothèse telle qu'elle est initialement fabriquée ; la fig. 4b montre la prothèse au stade de précoagulation dans lequel un thrombus dans chacun des interstices entre filaments voisins rend la prothèse imperméable au sang ; la fig. 4c montre un stade précoce de cicatrisation, dans lequel des cellules provenant de sources de périgreffe ont commencé à migrer le long des filaments externes vers les filaments du corps de la prothèse pour réaliser une migration jusqu'aux filaments internes ; la fig. 4d montre un stade plus avancé de cicatrisation dans lequel les cellules de périgreffe ont migré le long des filaments du corps de la prothèse et le long des filaments internes et ont commencé à réorganiser le thrombus de façon à former une couche de tissu fibreux, et la fig. 4e montre une prothèse complètement cicatrisée, dans laquelle le thrombus a été complètement remplacé par le tissu fibreux, cependant qu'une couche luminale d'endothélium s'est formée sur la totalité de la surface de la couche luminale de tissu fibreux. Les fig. 5a et 5b, enfin, montrent en plan et à une é- chelle très fortement agrandie une portion de la surface extérieure de prothèses vasciilaires de l'art antérieur, tandis que la fig. 5c montre similairement une prothèse vasculaire selon l'invention et illustre les dimensions significativement réduites des interstices subsistant entre filaments d'une prothèse selon l'invention par rapport à celles des prothèses de l'art antérieur. En se référant aux dessins ci-annexésX on décrit ci-après en détail des prothèses réalisées conformément à l'invention. La fig. 1 représente, à une échelle très fortement agrandie à des fins d'illustration, une portion d'une greffe ou prothèse vasculaire 10 tubulaire et poreuse. Cette prothèse 10 comporte de grands nombres de filaments il régulièrement et étroitement espacés qui s'étendent extérieurement assez loin de filaments 13 constitutifs du corps de la prothèse. De grands nombres de filaments 14 régulièrement et étroitement espacés s'étendent assez loin et vers l'intérieur des filaments 13 jusque dans la lumière vasculaire 15 de la prothèse 10. Les filaments 11, 13 et 14 forment conjointement un corps ou une paroi relativement mince 12 qui comporte des surfaces interne et externe filamenteuses. Plus particulièrement, et par rapport aux filaments internes 14, les filaments externes il sont longs de façon à s'étendre vers l'extérieur en direction d'un tissu 16 de périgreffe (voir fig. 4c) de l'hôte à la suite de 1'implantetion. L2 longueur des filaments externes il favorise une fixation d'un tel tissu 16 à la prothèse 10 pour ancrer celle-ci dans le corps de l'hôte. D'autre part, les filaments externes il établissent des surfaces sur lesquelles des cellules 17 de périgreffe (fig. 4c-4e),telles que des fibroblastes, migrent à partir du tissu de périgreffe 16, jusqu'aux filaments 13 et le long de ces filaments 13 pour migrer ainsi jusqu'aux filaments internes 14 et le long de ces filaments internes 14. La faible longueur des filaments internes 14, en combinaison avec la longueur plus grande des filaments externes Il et avec les filaments 13 constitutifs du corps de la prothèse, établit une structure globale aboutissant à la constitution d'une paroi 12 relativement mince et comportant des nombres relativement grands de très petits interstices 18 (voir la fig. 5c) établis entre les filaments très nombreux. il en résulte, lorsque la prothèse est soumise à un processus de précoagulation avant implantation, qu'il suffit qu'il se forme seulement des thrombus relativement petits 19 (fig. 4b) dans les interstices 18 pour rendre la prothèse 10 imperméable au sang. En outre, et en raison de la minceur de la paroi 12, l'é- paisseur globale combinée desthrombus formés dans les intersti- ces 18 des filaments respectivement externe 11, de corps 13 et internes 14 est petite. Les courts filaments internes 14 ancrent le thrombus 19 et favorisent une cicatrisation plus rapide et complète de la surface luminale vasculaire 22 (fig. 4c) de la prothèse, laquelle surface 22 est au contact du courant sanguin qui s'écoule dans la lumière vasculaire de ladite prothèse, en établissant de grands nombres de parcours filamenteux servant à guider les cellules de périgreffe 17 à partir des filaments 13 constitutifs de corps de prothèse jusqu'au thrombus 19 dans les interstices internes 18.Les cellules de périgreffe 17 sont efficaces pour organiser le thrombus 19 dans les interstices 18 de façon telle qu'il se trouve finalement remplacé par du tissu fibrineux. En raison de la faible quantité de thrombus 19 servant à former la paroi intérieure, par suite de la petitesse des interstices 18 et de la minceur de la paroi 12, la cicatrisation se trouve complètement terminée en un temps plus bref parce qu'il y a moins de thrombus initial 19 à organiser. Lorsque la cicatrisation complète se trouve réalisée, la surface 22 de la lumière vasculaire d'écoulement est constituée par une couche endothéliale complète 23 (fig. 4c).La combinaison de tels filaments externes Il et internes 14 avec les filaments 13 constitutifs de corps de prothèse a pour effet dtabréger la durée de la période critique de temps au cours de laquelle la surface 22 de la lumière vasculaire d'écoulement est thrombogénique, et par conséquent d'abréger le temps pendant lequel la prothèse est soumise à des risques d'occlusion thrombotique dans l'éventualité d'une baisse significative du débit d'écoulement du courant sanguin dans la lumière vasculaire 15 dans le sens de la flèche visible sur la fig. 4a. On décrit ci-après en détail un mode de réalisation préféré de prothèse vasculaire selon la présente invention. Un mode de réalisation préféré 30 de prothèse 10 selon l'invention est poreux et tubulaire et est représenté à une échelle fortement agrandie sur les fig. 2a, 2b et 3 pour illustrer le dessin de la texture qu'il convient de constituer par tricotage. La prothèse 30 comporte une paroi 32 définie par un filament ou fil 33, constitutif de corps de prothèse, tricoté de manière à former des boucles 33a qui étendent axialement ou longitudinalement et sont agencées de façon à définir la forme tubulaire représentée fig. 1.La surface extérieure de la paroi 22 est définie par les boucles 33a et par de nombreux filaments externes ou boucles 31 qui sont uniformément et étroitement espacés et s'étendent vers l'extérieur hors du plan de la paroi 32 sur une distance ou longueur 34 (fig. 3) approximativement égale à l'épaisseur 36 de la portion de la paroi 32 définie par les. boucles tricotées 33a. La surface interne de la paroi 32 est définie par les boucles 33a et par de nombreux filaments internes ou boucles 37 qui sont uniformément et étroitement espacés et s'étendent à distance du plan de la paroi 32 vers la lumière vasculaire 15 sur une distance ou longueur 38 tfig. 3) sensiblement inférieure à la longueur d'extension 34 des boucles externes 31 ou à 11 épaisseur 36 de la paroi 32. En se référant encore aux fig. 2a, 2b et 3, on peut plus particulièrement préciser que la prothèse 30 établie selon le mode de réalisation préféré de l'invention en question comporte des boucles externes 31 ayant une longueur 34 d'environ 150 microns, des boucles internes 37 ayant une longueur 38 d'environ 50 microns et une épaisseur 36 d'environ 150 à 200 microns, de façon telle que l'épaisseur totale de la paroi 32 soit inférieure a' 500 microns.Le diamètre du fil 33 servant à constituer est #h### est xh~;iso le corps de laprothèseg et cette prothèse comporte un nombre suffisant de boucles tricotées 33a, pour qu'il soit possible d'établir à l'égard de l'eau une porosité relativement faible, 3 inférieure à environ 2500 cm à la minute et par centimètre carré de surface de paroi de la prothèse sous une pression de 120 mm de mercure. Le diamètre de la lumière vasculaire 15 de la prothèse 30 dépend de celui de l'artère à remplacer et peut être compris entre environ 3 mm pour des artères coronaires et 35 mm pour le tronçon thoracique de l'aorte. Sur les fig. 1 et 2a, la prothèse 30 est représentée comportant des boucles externes 31 approximativement deux fois moins nombreuses que les boucles internes 37 de façon telle que, dans le cas d'une prothèse de très petit diamètre, par exemple, les cellules 17 du tissu de périgreffe 16 puissent plus facilement migrer jusqu'aux boucles 33a. On peut établir la prothèse 30 avec d'autres rapports du nombre des boucles externes 31 au nombre des boucles internes 37 aussi longtemps que la migration des cellules 17 à partir du tissu de périgreffe 16 vers la lumière vasculaire 15 est relativement rapide, de façon telle que la prothèse 30 se trouve finalement ancrée au tissu de périgreffe en un laps de temps relativement bref. On peut se rendre compte du fait que la paroi 32 de la prothèse 30 peut être formez à partir d'une étoffe veloutée com- portant des boucles 33a, des boucles externes 31 et des boucles internes 37. En particulier, une telle étoffe veloutée est caractérisée par l'existence des boucles 33a s'étendant dans la direction longitudinale de la prothèse et supportant les boucles respectivement internes 37 et externes 31 dressées sous des angles atteignant jusqu'à 900 par rapport au plan défini de la paroi 32. Si l'on se reporte aux fig. 4a à 4e, on y trouve représentée schématiquement une prothèse 30, construite conformément aux principes de la présente invention sous la forme du mode de réalisation décrit ci-dessus en se référant aux fig. 2a, 2b et 3, pour illustrer la succession des stades permettant à la prothèse 10 d'atteindre finalement une cicatrisation optimale qui, ainsi qu'on l'a indiqué ci-dessus, est caractérisée par l'apparition de tissus fibreux croissant vers l'intérieur sur les surfaces res pectivemént interne et externe de la paroi 32 de la prothèse 30 avec la couche endothéliale 23 recouvrant complètement la totalité de la surface luminale vasculaire 22 placée en contact avec le courant d'écoulement de sang.Pour une plus grande clarté de représentation, les dimensions 34, 36 et 38 ne sont pas montrées sur les figures en respectant les mêmes proportions relatives que celles spécifiées ci-dessus. Sur la fig. 4a, la paroi 32 de la prothèse 30 est schématiquement représentée en élévation comme étant formée à partir du fil 33 constitutif de corps de prothèse et supportant les boucles internes 37 et les boucles externes 31. Comme le montre cette fig. 4a, la prothèse 30 est poreuse à l'égard du sang en raison de la présence des interstices 18 qui subsistent entre les filaments constitutifs des éléments voisins 31, 33a et 37, lesquels interstices sont ouverts dans la prothèse telle qu'elle est initialement fabriquée. Avant l'implantation de la prothèse 30 dans le rorps d'un patient humain, cette prothèse est précoagulée de façon telle que, ainsi que le montre la fig. 4b, un thrombus 19 se forme dans chacun des interstices 18 et le long des surfaces interne et externe de la paroi 32. Les interstices 18 ainsi fermés par des thrombus empêchetque du sang puisse s'écouler au travers de la paroi 32 après l'implantation. Sur la fig. 4c, la prothèse 30 est montrée à un stade précoce de la cicatrisation après l'implantation. Jusqu'à ce que le thrombus 19 soit remplacé au cours de la cicatrisation par les tissus fibrineux et jusqu'à ce que la surface luminale 22 au contact de laquelle s'écoule le. courant sanguin soit recouverte par la couche endothéliale 23, la prothèse 30 est thrombogénique. La structure de la prothèse 30 provoque une cicatrisa~ tion relativement rapide en favorisant initialement la migration des cellules 17 de périgreffe le long des boucles externes 31. En particulier, la longueur 34 (fig. 3) des boucles externes 31 encourage la migration des cellules 17 le long de ces boucles 31 jusqu'aux filaments 33 constitutifs du corps de la prothèse, qui fournissent un parcours filamenteux continu jusqu'aux filaments des boucles internes 37. Les cellules 17 croissant vers l'intérieur réalisent un ancrage de la prothèse dans le tissu de périgreffe en permettant la-poursuite de la migration des cellules 17 jusque dans la paroi 32. Comme le montre la fig. 4d, au fur et à mesure que la cicatrisation se poursuit, le tissu de périgreffe 16 se trouve de plus en plus solidement attaché aux boucles externes 31, et des cellules 17 de plus en plus nombreuses migrent jusqu'aux filaments des boucles internes 37. Les valeurs relativement faibles de l'épaisseur de la mince paroi 32, des dimensions et de la quantité du thrombus 19 favorisent un rapidenemplacement du thrombus 19 par les cellules 17 en voie de croissance vers l'intérieur.Les cellules 17 continuent à remplacer le thrombus 19 à la surface luminale 22 en contact avec le courant d'écoule lement du sang et dans les interstices 18 dans la paroi 32 de la prothèse 30 jusqu'à ce que, comme le montre la fig 4e, lors du stade final de cicatrisation, il cesse dgy avoir des thrombus dans ou sur la prothèse 30. Le stade final de cicatrisation est représenté comme étant caractérisé par la présence de la couche endothélialisée 23 qui forme la surface 22 de la lumière vasculaire livrant passage au courant d'écoulement du sang et qui rend la prothèse non thrombogénique. La prothèse 30 peut être fabriquée par tricotage, par exemple en se servant d'une machine à tricoter classique et d'un type normal (non représentée). Au cours de l'utilisation d'une telle machine pour fabriquer la prothèse 30, une étoffe plate ayant la longueur axiale désirée de la prothèse 30 est tricotée sur une largeur adéquate telle quten joignant les bords de l'étoffe par une couture 21 (fig. 1) la forme tubulaire représentée fig. 1 se trouve réalisée en donnant ainsi à la prothèse le diamètre désiré. La couture 21 se trouve produite en cousant ensemble les bords (de la susdite étoffe tricotée) sur une machine à coudre d'un type normal. Plus précisément, on approvisionne la machine à tricoter avec du fil 33 de matériau vendu dans le commerce sous la -marque déposée "Dacron" et possédant un diamètre compris entre 8 et 15 microns Le fil est aussi choisi sous la forme d'un fil à quatre brins, par exemple, bien qu'un fil 33 à trois brins soit représenté sur les fig. 2a et 2b à des fins d'illustration. On règle la machine à tricoter de façon telle qu'elle accepte et mette convenablement en position le fil 33 afin que les boucles externes 31 et les boucles internes 37 soient formées entre les boucles de corps 33a, avec un nombre de côtes formées par les boucles externes de 19,7 à 55,4 par centimètre avec, dans chaque côte, de 17,7 à 33,5 boucles externes par centimètre, par exemple.Comme on l'a déjà indiqué ci-dessus, le diamètre du fil et la densité de tricotage du fil sont choisis, pour une prothèse 30 possédant un diamètre donné de lumière vasculaire, de façon à 3 établir une porosité pouvant atteindre jusqu'à 2500 cm d'eau à la minute et par centimètre carré de surface de paroi de prothèse sous une pression de 120 mm de mercure. Après que la prothèse 30 a été tricotée et cousue, on peut encore la traiter d'une manière classique, par exemple en accroissant sa compacité axiale jusqu'à un degré convenablement réglé et en lui faisant subir un traitement par la chaleur, afin de former de nombreuses ondulations transversales réparties au hasard (non représentées). Des prothèses artérielles poreuses formées de la manière décrite ci-dessus au cours de la période de mise au point de la présente invention ont été établies à partir d'une pièce rectangulaire de tricot de velours obtenue à partir d'un matériau vendu sous la marque déposée 'Dacron", cette pièce répondant aux spécifications suivantes épaisseur globale de la paroi 12 = 1500 microns longueur (34) des boucles externes 31 = 430 microns longueur (38) des boucles internes 37 = 430 microns 3 porosité de l'eau = 4200-5200 cm par cm2 à la minute sous 120 mm de Hg. diamètre du fil 33 = 10-12 microns diamètre de la lumière vasculaire = 6 mm nombre de côtes de boucles externes = 19,7-35,4 par cm nombre de boucles externes le long d'une côte = 17,7-33,5 par cm nombre de côtes de boucles internes = 19,7-35,4 par cm nombre de boucles internes le long d'une côte = 17,7-33,5 par cm Des études qualitatives, poursuivies sur des animaux, effectuées sur les prothèses susspécifiées#ont en général indiqué une cicatrisation plus rapide. On a aussi implanté dix telles prothèses cousues dans le corps de différents patients dans des cas où aucune autre prothèse fournissant une alternative raisonnable n'était disponible. Les dix prothèses ont été implantées pendant une période d'une durée moyenne d'une année, et sept sont demeurées libres, sans occlusion.Les trois autres qui ont né- cessité une thrombectomie sont maintenant libres et, pendant la thrombectomie, on a pu observer qu'elles étaient caractérisées par une bonne fixation de la paroi au tissu de périgreffe, par l'absence de tout glissement par rapport au tissu de périgreffe, et par l'absence de toute accumulation de fluide à proximité immédiate de la prothèse. En outre, le tissu formant le revêtement interne était mince. Bien que les prothèses spécifiées ci-dessus à titre d'exemples possèdent des parois plus épaisses, de plus fortes hauteurs de boucles et soient plus poreuses qu'une prothèse établie selon le mode de réalisation préféré de l'invention décrit ci-dessus, les résultats favorables observés susmentionnés indiquent au demandeur que la structure de la prothèse 10 selon l'invention permet bien effectivement d'atteindre une cicatrisation optimale chez l'homme. Il ne faut pas perdre de vue que la description ci-dessus n'est en aucune manière limitative de la portée de l'invention. En fait, à la lecture de la description précédente, des spécialistes peuvent imaginer d'autres méthodes d'établissement de prothèses conformes à la présente invention, et ce sans stécar~ ter pour autant de l'esprit ni de la portée de ladite invention, par e#xemple en utilisant une machine à tricoter circulaireper- mettant de fabriquer directement un article tubulaire. En se basant aussi sur la description précédente, d'autres spécialistes peuvent prévoir d'autres formes de prothèses vasculaires utilisant les principes de la présente invention et comprises dans sa portée. REVENDICATIONS 1. Prothèse vasculaire caractérisée en ce qu'elle comprend essentiellement: (a) au moins un filament constitutif de corps de prothèse agencé de manière à former un tube définissant une lumière vasculaire pour guider le courant d'écoulement de sang (b) au moins un filament, supporté par le filament constitutif de corps de prothèse et s'étendant vers l'extérleur à partir dudit filament constitutif de corps, en forme de plusieurs filaments externes s'étendant chacun vers l'exterieur sur une distance choisie à partir dudit filament constituf de corps de prothèse ; et (c) au moins un filament, supporté par le filament constitutif de corps de prothèse et étendant vers l'intérieur jusque dans la lumière vasculaire, en forme de plusieurs filaments internes s'étendant chacun vers l'intérieur} sur une distance moindre que la susdite distance -choisie, à partir dudit filament constitutif de corps de prothèse. 2. Prothèse vasculaire poreuse selon la revendication #1 caractérisée en ce que : ledit tube est formé par un filament constitutif de corps de prothèse tricoté ; chacun desdits filaments externes affecte la forme d'une boucle de velours s1éten- dant vers l'extérieur à partir dudit tube ; et chacun desdits filaments internes affecte la forme d'une boucle de velours s'étendant vers l'intérieur à partir dudit tube. 3. Prothèse vasculaire poreuse selon la revendication 2 caractérisée en ce que : chacun desdits filaments externes possède une longueur d'environ 150 microns, chacun desdits filaments internes possède une longueur d'environ 50 microns et l'é- paisseur d'une paroi dudit tube est comprise entre 150 et 200 microns ; et la porosité de ladite prothèse à l'égard de l'eau est inférieure à environ 2500 cm3 à la minute et par centimètre carré sous une pression de 120 mm de mercure. 4. Prothèse vasculaire poreuse selon la revendication 1 caractérisée en ce qu'elle comprend essentiellement : un tube formé à partir de filaments#constitutifs de corps de prothèse, ledit tube comportant des filaments externes s'étendant vers l'extérieur dudit tube, afin d'établir un parcours pour la migration de cellules jusqu'aux filaments constitutifs de corps de prothèse; ledit tube constituant une paroi qui comporte des filaments internes s'étendant jusque dans la lum ère~vasculaire de la paroi tubulaire afin d'établir un parcours pour la migration de cellules dans une direction s'eloignant à partir des filaments constitatifs du corps de prothèse ; lesdits filaments externes, constitutifs de corps de prothèse et internes coopérant de manière à former des interstices relativement petits et à établir 3 une porosité à ltégard de l'eau inférieure à 2500 cm3 à la mi- nute par centimètre carré et sous une pression de 120 mm de Hg lesdits filaments externes étant comparativement plus longs que lesdits filaments internes ; et lesdits filaments constitutifs de corps de prothèse, filaments internes et filaments externes formant une paroi tubulaire possédant une épaisseur inférieure à environ 500 microns. 5. Prothèse artérielle poreuse selon la revendication 1 caractérisée en ce qu'elle comprend essentiellement : un élément tubulaire tricoté comportant une surface interne veloutée caractérisée par l'existence de nombreuses courtes boucles filamenteuses étroitement espacées et une surface externe veloutée caractérisée par l'existence de nombreuses boucles filamenteuses étroitement espacées et relativement longues ; l'épaisseur de la paroi dudit élément tubulaire, y compris lesdites surfaces veloutées interne et externe, étant inférieure à environ 500 microns. 6. Prothèse selon la revendication 5 caractérisée en ce que ledit élément tubulaire est formé à partir d'une pièce plate de matériau tricoté possédant lesdites surfaces veloutées sur ses faces opposées, ladite pièce étant maintenue sous une forme tubulaire par une couture longitudinale. 7. Prothèse selon la revendication 6 caractérisée en ce que ledit élément tubulaire possède à l'égard de l'eau une poro 3 sité inférieure à 2500 cm à la minute par centimètre carré sous une pression de 120 mm de mercure. 8. Prothèse selon la revendication 5 caractérisée en ce que : lesdites boucles internes de velours mesurent environ 50 microns de longueur, lesdites boucles externes de velours mesurent environ 150 microns de longueur, et l'épaisseur globale de la paroi dudit élément tubulaire est inférieure à 500 microns. 9. Prothèse vasculaire selon la revendication I caractérisée en ce qu'elle comprend essentiellement: : une paroi filamenteuse definissant un tube, ladite paroi comportant de nombreux premiers filaments uniformément espacés s'étendant vers l'extérieur sur une distance choisie à partir de ladite paroi, un plus grand nombre de deuxièmes filaments uniformément espacés s'étendant à partir de ladite paroi sur une distance donnée inférieure à la susdite distance choisie, et de nombreux troisièmes filaments agencés de manière à définir ledit tube pour supporter lesdits nombreux premiers et deuxièmes filaments; 10. Prothèse artérielle selon la revendication 9 caractérisée en ce que lesdits nombreux premiers filaments sont des boucles de velours et lesdits plus nombreux deuxièmes filaments sont des boucles de velours.