L'invention concerne un dispositif de prise de terre pour le montage d'installations électriques et dérivés. On connaît déjà des dispositifs de prise de terre constitués notamment par des pieux tubulaires creux pourvus d'orifices pratiqués dans leur paroi. Ces pieux ont des dimensions allant de 1 mètre à 1, 50 mètre de longueur et permettant le rattachement à la terre d'une installation électrique. Cependantces pieux déjà connus sont souvent de dimensions trop faibles pour garantir un bon contact, c'est-à-dire une résistance électrique suffisamment faible, cette dernière étant mesurée au moment du montage de l'installation et de son rattachement à la terre. Il est, en conséquent, nécessaire de mettre en place plusieurs pieux étant donné qu'on ne peut pas avoir des pieux d'une longueur supérieure à 2 mètres, car cela créerait des difficultés d'enfoncement.Ces pieux sont munis d'une patte à leur extrémité arrière permettant leur interconnexion et un rattachement à un fil conducteur, ou autre procédé. Des difficultés résultent du montage de plusieurs pieux en raison de leur nombre. Il est nécessaire de manipuler de multiples pièces lorsqu'il s'agit d'obtenir une résistance à la terre acceptahle. De plus, ces pieux sont d'un encombrementlpeu souhaitable. Pour remédier à ces inconvénients, on a conçu des piquets qui sont des fers ronds d'un calibre de 16, par exemple. Ces piquets ont une longueur de 1 m à 2 m. Ils sont munis d'une bague de liaison permettant de recevoir, par engagement, un piquet supplémentaire pour augmenter la surface de contact et donc abaisser la résistance. Ces fers ronds comportent à leur extrémité opposée à la pointe, une partie moletée permettant l'enclenchement de tels piquets dans une bague de liaison par embortement. De cette manière, on résout le problème de l'encombrement en assemblant plusieurs éléments par embottement dans la bague de liaison en fonction de la résistance à obtenir. Pourtant ce dispositif de mise à la terre déjà connu présente également des inconvients. En effet, la surface de contact sur de tels fers ronds dépend du diamètre, Il est impossible cependant, d'augmenter indéfiniment le diamètre de tels piquets en raison du prix de revient élevé que cela suppose. Il est à noter également que la résistance est élevée surtout à la périphérie de tels piquets. La résistance est beaucoup moins importante dans la partie médiance de la masse du piquet. Ces piquets déjà connus présentent également l'inconvénient d'être d'une trop faible rigidité. Enfin, de tels piquets ne sont pas creux et ne comportent pas d'orifices de passage comme dans le premier exemple de pieu indiqué. De ce fait, l'eau ne peut pas s'infiltrer à l'intérieur du piquet et, en conséquence, la surface de contact n'est pas doublée. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et se propose de réaliser un dispositif de mise à la terre d'un montage simple et efficace, d'un encombrement minimum et présentant une double surface de contact. A cet effet, l'invention concerne un dispositif de mise à la terre constitué notamment d'un corps creux tubulaire, comportant des orifices pour permettre le passage de l'eau assurant une surface de contact double, et dont l'une des extrémités forme une pointe, dispositif caractérisé en ce que l'autre extrémité presSente en coupe, un profil de réception de forme correspondant à celle de à pointe pour recevoir, par emboStement et successivement, un ou plusieurs dispositifs de mise à la terre. Suivant-une autre caractéristique de l'invention, l'extré- mité présentant en coupe un profil de réception constitue un col d'adaptation cylindrique dont la partie antérieure est de forme tronconique. La présente invention sera mieux comprise à l'aide d'un mode de réalisation d'un dispositif de prise de terre, représenté schématiquement, à titre d'exemple non limitatif, sur les dessins ci-joints, dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective de côté d'un mode de réalisation d'un pieu de l'art antérieur - la figure 2 est une vue en perspective de c8té d 'un second mode de réalisation d'un piquet de l'art antérieur - la figure 3 est une vue en coupe de c8té du dispositif de prise de terre selon ltinvention; Selon la figure 1, le dispositif de mise à la terre f est constitué d'un tube creux 2 dont l'extrémité 3 est pointue. Des orifices de passage 4 des eaux d'inSiltration sont prévus dans le pieu 1. Enfin, une patte 5 est fixée dans la partie 6 du pieu 1 ou un collier. Tel que décrit dans le préambule, ce pieu 1 fait office de prise de terr e, mais sa longueur est limitée et bien souvent il est nécessaire d'enfoncer plusieurs pieux de ce type dans le sol pour obtenir la résistance la plus faible possible, bien que la présence des orifices 4 permette de doubler la surface de contact par infiltration des eaux. La patte 5, pourvue de l'orifice 7 permet de relier entre eux plusieurs pieux puis de relier cet ensemble de plusieurs pieux à l'installation. Ce pieu présente donc l'inconvénient d'une manipulation de multiples pièces pour effectuer le montage de la mise à la terre. Cet ensemble de pieux 1 est également d'un encombrement peu souhaitable. Selon la figure 2, le piquet 10 constituant la prise de terre est réalisé en un fer rond d'un certain calibre. Le piquet 10 est d'une longueur de 1 à 2 m et est pourvu d'une bague de liaison permettant de recevoir un autre piquet. Cette opération peut se renouveler le nombre de fois nécessaire pour obtenir une résistance satisfaisante. A son extrémité 11 le piquet 10 est pourvu d'une partie moletée 12 pour permettre l'engagement par emboitement et la fixation du piquet 10 dans la bague de liaison 13. Ainsi, lorsque la résistance du piquet 10 est trop élevée, il est possible, à l'aide de cette bague de liaison 13, d'assembler, d'une part le piquet 10, et d'autre part, des éléments de rallongement 14 dans les logements 15 de la bague 13.Ce rallongement s'effectue par assemblage d'un ou plusieurs éléments 14 en fonction de la résistance désirée. La surface moletée permet non seulement l'embottement d'un piquet 10, mais assure également une bonne liaison électrique. Ce dispositif présente également un grand nombre d'inconvénients même s'il résout celui de l'encombrement. En effet, la surface de résistance dépend du diamètre du piquet 10 qui est un fer rond. Or, la surface de contact déterminant la résistance dépend du diamètre du piquet 10. Il est impossible cependant, d'augmenter indéfiniment le diamètre d'un piquet 10, ceci en raison du prix de revient très élevé. De plus, ce piquet 10 présente une faible rigidité ce qui peut être préjudiciable au moment du montage. Enfin, ce piquet 13 n'est pas creux et, de ce fait, il est impossible~d'obtenir une double surface de contact abaissant la résistance. Selon la figure 3, le dispositif de mise à la terre 20, selon l'invention, est constitué d'un corps creux tubulaire 21 dont l'une des extrémités forme la pointe 22. L'autre extrémité constitue un col d'adaptation 23. Le col d'adaptation 23 permet de recevoir la pointe dgun corps creux 21',- s'il est nécessaire de mettre en terre un dispositif d'une longueur plus importante en fonction de la résistance souhaitée. On peut imaginer ainsi d'emboîter l'un à la suite de l'autre plusieurs dispositifs de prise de terre 20. De cette façon, on résout très facilement le problème de l'encombrement. Le corps creux 21 est pourvu d'orifices 24 permettant 11 infiltration des eaux lorsque le dispositif est en terre ce qui double la surface de contact du dispositif 20. En effet, la résistance est aussi abaissée de façon efficace puisque le contact est réalisé non seulement avec la surface extérieure du dispositif 20, mais également avec la surface intérieure 26 en raison de l'infiltration des eaux. Le col d'adaptation 23 comporte uns partie tronconique qui assure un bon emboitement des dispositifs 20 l'un à la suite de l'autre ainsi qu'une bonne liaison électrique. Enfin, le dispositif de prise de terre 20, dans ce mode de réalisation particulier, est fabriqué en tube galvanisé. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICA2IONS 10) Dispositif de mise à la terre constitué notamment d'un corps creux (21) tubulaire, comportant des orifices (24) pour permettre le passage de liteau assurant une surface de contact double, et dont l'une des extrémités forme une pointe, dispositif caractérisé en ce que l'autre extrémité (23) présente en coupe, un profil de réception de forme correspondant à celle de la pointe pour recevoir par emboitement et successivement un ou plusieurs dispositifs de mise à la terre (20). 20) Dispositif de mise à la terre conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité présentant en coupe un profil de réception constitue un col d'adaptation (23) cylindrique dont la partie antérieure est de forme tronconique. 30)Dispositif de mise à la terre conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qutil est réalisé en tEle galvanisée.