Jusqu'à récemment, toutes les machines de jeux (connues également sous le nom de "machines à sous' ou en langue anglaise sous le nom de "machines à fruits", "fruit ma- chines"), qui étaient fabriquées et mises sur le marché dans le monde entier étaient du type dit mécanique. Ceci signifie que le mécanisme interne de ces machines était actionné par des moyens mécaniques et remplissait ses diverses fonctions au moyen d'une série de dispositifs mécaniques. Presque toutes ces machines étaient actionnées par l'insertion d'une pièce qui permettait ensuite au joueur de tirer sur une poignée, habituellement située sur le côté droit du coffret de la machine. Du fait que le fonctionnement de ces machines était uniquement mécanique, l'action consistant à tirer sur la poignée impliquait l'application d'une certaine force du fait qu'il fallait surmonter diverses pressions de ressorts qui fournissaient l'énergie stockée permettant d'apporter au mécanisme la puissance nécessaire pour qu'il exécute ses fonctions. Récemment, l'électronique a été introduite à des degrés divers pour assister, ou dans de nombreux cas remplacer, les dispositifs mécaniques du passé. Dans la plupart des cas, on utilise un moteur électrique pour entraîner le mécanisme sur son cycle total de jeu. La conséquence a été que la traction exercée sur la poignée pour mettre le mécanisme en marche a perdu son caractère essentiel puis- qu'il suffit maintenant de faire fonctionner un interrup- teur électrique. Cet interrupteur excite divers circuits électroniques qui, à leur tour, déclenchent le système d'entraînement à moteur électrique. Pour maintenir le format traditionnel de ces machines à sous, on continue de fixer une poignée au coffret de la machine, mais comme la traction exercée sur la poignée n'actionne actuellement qu'un interrupteur, des forces appréciables n'ont plus besoin d'être mises en jeu. L'absence de toute résistance appréciable s'opposant au mouvement de la poignée quand -on la tire est considérée comme non souhaitable du fait que le joueur a toujours considéré dans le passé que cette traction exercée sur la poignée et la force nécessaire pour l'appliquer consti- tuaient une partie intrinsèque du jeu avec la machine. Le fait de supprimer complètement la poignée en faveur d'au- tres moyens de manoeuvre de l'interrupteur de démarrage est également considérée comme non souhaitable pour les mêmes raisons. La présente invention a pour but de simuler les forces antérieurement exercées quand on tirait sur la poignée de la machine sans que ces forces remplissent en fait une fonction utile quelconque. Comme la force nécessaire pour simuler de façon efficace la machine de type mécanique ancien a des propor- tions tout à fait importantes, il est nécessaire de créer des moyens pour développer une charge et la dissiper sans appliquer une contrainte trop importante à la structure du coffret de la machine. La présente invention consiste en une machine à sous fonctionnant électriquement dans laquelle le cycle du jeu est démarré en actionnant un interrupteur électrique, la machine comprenant un mécanisme simulant le fonctionnement de la poignée d'une machine à sous mécanique classique, ce mécanisme consistant en une poignée essentiellement clas- sique que le joueur peut actionner et qui est montée de façon pivotante sur le coffret de la machine, des moyens de friction disposés à l'intérieur du coffret et destinés à résister au mouvement de la poignée, des moyens pour éliminer cette résistance appliquée à la poignée lorsqu' elle a parcouru un arc prédéterminé, et des moyens pour actionner l'interrupteur électrique quand cette résistance a été éliminée. Pour mieux faire comprendre la nature de l'invention, on en décrira maintenant à titre d'exemple une forme préférée avec référence aux dessins ci-annexés dans les- quels: la Fig. 1 est une vue latérale en élévation du mécanis- me de l'invention, vu partiellement en coupe, et la Fig. 2 est une vue en élévation terminale de ce mécanisme. Une poignée 10 de type classique est fixée à une broche 11 et montée de façon pivotante dans un coussinet 12 sur le côté du coffret d'une machine à sous. Un dispositif d'embrayage à friction est disposé sur le côté interne du coffret et monté concentriquement à la broche de la poignée. Ce dispositif consiste en une plaque de pression 13 exerçant une pression au moyen d'un certain nombre de ressorts de compression 14 sur une plaque de friction annulaire 15 ancrée sur un tenon de positionnement 16 fixé sur lecôté interne de l'un des côtés du coffret. La plaque de friction annulaire 15 comprend une série de rampes 17 orientées circonférentiellement et allant en se réduisant, rampes qui sont constituées sur sa face interne. Une plaque annulaire 18 réalisée en un matériau à friction et compre- nant également sur sa face interne une série de rampes orientées circonférentiellement et allant en se réduisant (voir Fig. 1), appariées aux rampes similaires 17 de la plaque de friction centrale 15, est montée adjacente à cette plaque centrale et en contact avec elle. Cette plaque 18 est maintenue en contact par une autre plaque d'acier 19 sur la périphérie de laquelle est constituée une série de dents à rochet 21. L'ensemble du dispositif, en dehors de la plaque 15, flotte librement autour de la broche 11 de la poignée. A l'extrémité interne de la broche 11 de la poignée est fixée une plaque 22 (voir Fig. 1 et 2) sur laquelle est monté un petit cliquet 23 (Fig. 2) soumis à l'action d'un ressort de manière que sa pointe vienne s'engager dans les dents à rochet 21 de la plaque 19. Quand on tire la poignée 10 dans la direction indiquée par les flèches de la Fig. 2, la plaque 22 fait tourner la plaque 19 dans la même direction et cette dernière fait tourner à son tour la plaque de pression 13. Du fait que la plaque de friction 15 est ancrée et ne peut se déplacer, le mouvement des plaques externes 13 et 19 est soumis à une résistance provoquée par la friction créée par la pression des ressorts appliquée à la plaque 18 réalisée en un matériau à friction et qui est fixée à la plaque externe 19 avec laquelle elle tourne. Lorsque cette plaque à friction 18 tourne, les rampes qui sont constituées sur sa face interne montent sur les rampes constituées sur la plaque annulaire fixe 15. Cette action, accouplée à la résistance provoquée par le matériau de friction, provoque la création d'une charge de friction croissante jusqu'à ce que les rampes des deux plaques 15 et 18 atteignent leurs sommets et tombent dans la rampe suivante, ce qui réduit immédia- tement la charge de friction. La charge ainsi créée par cette friction peut être réglée en faisant varier la force des ressorts de pression 14. Quand la poignée 10 a parcouru l'arc de mouvement correct, la partie arrière du cliquet 23 vient en contact avec une butée fixe 24 (comme indiqué en traits mixtes sur la Fig. 2), et toute poursuite du mouvement de la poignée amène le cliquet 23 à se dégager des dents à rochet 21 de la plaque 19, ce qui dégage la poignée 10 de la charge de friction appliquée par l'embrayage. L'action des rampes de la plaque de friction mobile 18 qui montent sur les rampes associées 17 de la plaque fixe 15 puis tombent de ces dernières crée une charge croissant graduellement - suivie par une annulation soudaine et marquée de la charge, ce qui donne au joueur une sensation semblable à celle qu'il ressent avec une machine à sous de type mécanique. L'action de dégagement du cliquet actionne également un interrupteur (non représenté) qui démarre le mécanisme de la machine qui termine alors son cycle de jeu. La poignée est ensuite libre de revenir à sa position de départ sous l'influence d'un ressort approprié (non représenté) et elle est prete à recommencer à fonctionner. Dans sa position de "repos", un verrou à commande par solénolde (non représenté) est disposé de manière à empe- cher tout mouvement de la poignée jusqu'à ce que l'insertion d'une pièce dans la machine la dégage. On voit donc que ce dispositif à embrayage par friction crée une charge qui doit être surmontée quand on tire sur la poignée jusqu'à ce que l'interrupteur soit actionné et que la machine démarre. Cette simulation donne au joueur l'impression d'effectuer une action et la sensation de participer au jeu, ce qui lui manquerait s'il ne devait actionner qu'un interrupteur. REVENDICATIONS 1. Machine à sous fonctionnant électriquement, dans laquelle le cycle de jeu est démarré par la manoeuvre d'un interrupteur électrique, caractérisée en ce qu'elle com- prend un mécanisme simulant le fonctionnement de la poignée d'une machine à sous mécanique classique, ce mécanisme consistant en une poignée essentiellement classique que le joueur peut actionner et qui est montée de façon pivotante sur le coffret de la machine, des moyens de friction disposés à l'intérieur du coffret et destinés à résister au mouvement de la poignée, des moyens pour éliminer cette résistance appliquée à la poignée lorsqu'elle a parcouru un arc prédéterminé, et des moyens pour actionner l'interrup- teur électrique quand cette résistance a été éliminée. 2. Machine à sous fonctionnant électriquement selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de friction consistent en un embrayage à friction comprenant un élément fixe par rapport au coffret et un élément mobile pouvant se déplacer quand on déplace la poignée jusqu'à ce que ladite résistance soit éliminée, lesdits éléments étant maintenus en contact par des moyens à ressorts. 3. Machine à sous fonctionnant électriquement selon la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens pour éliminer la résistance consistent en une roue à rochet disposée de manière à se déplacer avec l'élément mobile, en un cliquet mobile avec la poignée et venant en engagement avec la roue à rochet, et en des moyens disposés de manière à dégager le cliquet de la roue à rochet quand la poignée a parcouru ledit arc prédéterminé. 4. Machine à sous fonctionnant électriquement selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisée en ce que lesdits éléments consistent en des anneaux et sont pourvus sur leur surface en engagement d'une série de rampes orientées circonférentiellement et coopérant les unes avec les autres, disposées de manière que le mouvement en rotation de l'élément mobile amène les rampes qu'il porte à se déplacer sur les rampes de l'élément fixe, augmentant ainsi la pression exercée par lesdits moyens à ressorts et augmentant de ce fait la résistance par friction au mouvement, la longueur des rampes étant telle que les rampes disposées sur l'élément mobile atteignent les extrémités des rampes disposées sur l'élément fixe lorsque ladite résistance est éliminée.