L'invention a pour objet une structure simple ayant un effet d'isolation thermique, que l'on peut utiliser telle quelle en guise de mur, de cloison ou même de store enroulable et- déroulable, ou que l'on peut incorporer à un mur, une cloison, un store pour qu'elle en constitue une partie seulement. Une structure conforme à l'invention comprend deux parois espacées substantiellement verticales et des lamelles intérieures qui s'étendent chacune d'une paroi à l'autre paroi avec une inclinaison descendante à partir de la paroi la plus chaude vers la paroi la plus froide, ces lamelles étant espacées de telle sorte que les projections orthogonales sur la paroi la plus chaude des lamelles successives se recouvrent partiellement ou, au moins, se joignent et se prolongent. Dans un mode de réalisation de l'invention, l'inclinaison des lamelles est choisie dans la gamme allant de 350 à 700, de préférence de 450 à oye0, cette valeur de l'inclinaison étant l'angle formé par chaque lamelle avec un plan fictif mené perpendiculairement à la cloison la plus chaude à la jonction de ladite lamelle avec cette cloison. Pour mieux faire comprendre les caracté ri tiques et les avantages de l'invention, on donnera maintenant une description d'un exemple de réalisation. On se reportera à la figure unique annexée qui est une vue en coupe d'une partie d'une structure conforme à l'invention. Une structure selon l'invention comprend une paroi. PI et une paroi P2, espacées, qui sont verticales ou, au moins, substantiellement verticales ; on entend par là au sens de l'invention que les parois PI et P2 peuvent s'écarter de + 200 par rapport à la verticale. Il n'est pas obligatoire que les deux parois PI et P2 soient strictement parallèles ; l'une pourrait être verticale et l'autre inclinée par rapport à la verticale. La nature de la matière qui compose les parois PI et P2 n'est pas imposée par l'invention. Comme la structure de l'invention a un effet marqué d'isolation ther mique et qu'elle est spécialement utilisée pour ce résultat, il est clair que les parois PI et P2 doivent être réalisées à l'aide de l'un quelconque des matériaux habituellement employés pour la construction des murs, des cloisons, etc... Il n'est pas nécessaire que les parois PI et P2 soient dures et/ou rigides. Par exemple la structure de l'invention peut servir à constituer un store, ou une partie d'un store. Dans ce cas, les parois PI et P2 peuvent être en matière souple (textile, non tissu, peau,etc.,) Il n'est pas obligatoire non plus que les deux parois PI et P2 soient identiques ; elles peuvent dåf- férer l'une de l'autre par leur nature, par leur épaisseur ou même par leur profil. Quel que soit le genre ou le type des parois PI ou P2, selon l'invention, dans l'intervalle 3 qui les sépare se trouvent des lamelles intérieures 4 qui sté- tendent chacune d'une paroi à l'autre paroi avec une inclinaison. Si l'on suppose que la paroi PI est exposée à une température plus basse ti et la paroi P2 a une tempérture plus élevée t2, les lamelles 4 sont inclinées vers le bas à partir de la paroi P2 plus chaude jusqu'à leur rencontre avec la paroi plus froide PI. Cette disposition est favorable à une mauvaise transmission de la chaleur de la paroi P2 à la paroi P1, donc à une faible déperdition à travers la structure dans le sens P2 vers PI. Les lamelles intérieurs 4 sont réalisées en matière quelconque, de préférence en matière mauvaise conductrice de la chaleur, et mieux, en matière isolante. il est préférable que les lamelles 4 soient parallèles entre elles et espacées régulièrement mais cette condition n'est pas absolue. Ce qui est important, c'est que les projections orthogonales sur la paroi la plus chaude P2 des lamelles 4 successives, (projections symbolisées par des traits fins 5 sur la figure) se recouvrent partiellement ou au moins se joignent et se prolongent.Une inclinaison de chaque lamelle 5 de 450 par rapport à un plan fictif perpendiculaire à la cloison P2, passant par la ligne de jonction de cette lamelle avec cette cloison (et contenant donc le trait fin 5 de la figure) est une inclinaison satisfaisante à laquelle correspond un certain écartement des lamelles 5. Dans certaines cimor!stances, on peut avoir besoin d'espacer davantage les lamelles 5 ; on peut alors les incliner de façon que l'angle défini ci-dessus ait une valeur de 600 environ. Deux ailettes 4' ainsi inclinées sont représentées en trait mixte sur la figure. En pratique, on peut choisir l'angle d'inclinaison entre 350 et 700. Quand les parois PI, P2 sont rigides, les lamelles 4 peuvent être rigides aussi. Elles sont minces et parois de préférence en matière isolante. Quand les/P1, P2 sont sou plues, les lamelles 4 sont souples également, de sorte que l'ensemble de la structure peut entre enroulé sur un rouleau, comme un store, et déroulé à volonté. La disposition et ltinclinaison des lamer les 4 ne sont pas nécessairement constantes sur toute la hauteur des parois PI et P20 Dans certaines parties les lamelles 4 peuvent etre en quantité plus grande, avec une inclinaison de 400 par exemple, et dans d'autres parties elles peuvent être en quantité moins grande, avec une inclinaison de 600 par exemple, la condition relative à leurs projections définie plus haut étant toujours respectée La position des lamelles 4 n'est pas obligatoirement immuable. On peut monter les lamelles 4 avec une possibilité de pivotement de façon à pouvoir inverser le sens de leur inclinaison. On connais déjà de nombreux mécanismes permettant de manoeuvrer des lamelles parallèles en les faisant pivoter ; il n'est donc pas utile de les décrire ici. Cette inversion est utile lorsque la température tl de la paroi P1 est susceptible de devenir supérieure à la température t2 de la paroi P2. Cette situation est celle d'un mur d'un bâtiment chauffé en hiver et exposé au soleil en été. La structure de l'invention est utilisable aussi sur les capteurs solaires. On sait que l'un des incon vénients de ces derniers est la perte de chaleur que subit la surface intérieure réceptrice pendant l'utilisation ou quand elle est moins exposée au soleil. Avec l'exemple de la figure, la paroi P7 et les lamelles sont en matière transparente tandis que la paroi P2 est une paroi de fond qui présente intérieurement la surface réceptrice du capteur. Dans un pareil cas, il est préférable de réduire le plus possible le nombre des lamelles, on adoptera donc des lamelles 4' inclinées à 600. On donnera maintenant, pour fixer les idées, des chiffres relevés sur des structures réalisées conformément à l'invention. Avec une structure composée de deux parois espacees de 20 centimères et de lamelles inclinées de 600, on a constaté que la résistance thermique au passage de la chaleur dans le sens F2 vers P1,comme expliqué plus haut, étEit équivalente à celle d'une couche de 12,5 cm de laine de verre. Or, on sait qu'une lame d'air ayant la même épaisseur (20 cm) mais dépourvue de toute lamelle a une résistance thermique égale à celle d'une couche de 2 cm seulement de laine de verre. De plus, lorsque la température ti devient supérieure à t2 (cas de l'ensoleillement d'un mur en hiver) la chaleur peut passer de PI vers P2, donc de l'extérieur vers l'intérieur, alors que l'isolation par la laine de verre freine le passage de la chaleur dans les deux sens. Avec un capteur solaire proche de la verticale, ayant la structure définie plus haut, on a constaté que les pertes par convection sont réduites à 29 W/cm2 et par rayonnement à 87 W/cm2 au lieu de 105 W/cm2 et 185 W/cm2 respectivement pour un capteur solaire classique. Des expériences ont montré que pour une température extérieure de 100C et une température du capteur de 600C la structure de l'invention améliore les performances de 50 h par rapport à un capteur à simple vitrage et de 2/o par rapport à un capteur à double vitrage. La structure de l'invention est particulièrement avantageuse par la diminution des pertes du capteur vers l'extérieur pendant les périodes de non ensoleillement (la nuit et.par temps couvert). Ainsi qu'on l'a montré la structure de l'invention est susceptible d'être réalisée selon de nombreuses variantes et pour de nombreuses utilisations diverses auxquelles il est facile de l'adapter à partir des indications données au cours de la description. REVENDICAEIONS 1) Structure à effet d'isolation thermique comprenant deux parois (P1, P2) espacées substantiellement verticales caractérisée en ce que des lamelles intérieures (4) s'étendent chacune d'une paroi à l'autre paroi avec une inclinaison descendante à partir de la paroi la plus chaude (P2) vers la paroi la plus froide (PI), ces lamelles étant espacées de telle sorte que les projections orthogonales sur la paroi la plus chaude (P2) des lamelles (4) successives se recouvrent partiellement ou, au moins, se joignent et se prolongent. 2) Structure selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'inclinaison des lamelles est choi- sie dans la gamme allant de 350 à 700, de préférence de 450 à 600 ; cette inclinaison étant définie par l'angle formé par chaque lamelle (4) avec un plan fictif mené perpendiculairement à la cloison la plus chaude à la jonction de ladite lamelle avec cette cloison. 3) Structure selon la revendication 2, caractérisée en ce que les lamelles sont inclinées de 450. 4) Structure selon la revendication 2, caractérisée en ce que les lamelles sont inclinées de 600, 5) Structure selon la revendication 1, caractérisée en ce que les parois et les lamelles sont en matière souple permettant l'enroulement de la structure. 6) Structure selon l'une quelconque des revendications 1 et 4, caractérisée en ce que l'une des parois et les lamelles sont en matière transparente et l'autre paroi est la paroi de fond à surface intérieure réceptrice d'un capteur solaire.