L'invention est relative aux installations électriques de distribution de courant polyphasé sous basse tension à fréquence industrielle dont le neutre est impédant ou isolé. Elle concerne plus particulièrement un dispositif automatique destiné auxdites installations pour la prévention des défauts à la terre - dits double défauts - affectant simultanément une phase et le neutre. La législation - notamment le décret du 14 novembre 1962 prescrit, en principe, la disjonction de l'installation à l'appari- tion du deuxième défaut caractérisant le double défaut. Pour des raisons pratiques, il est cependant admis, par dérogation, que cette disposition peut être remplacée par un palliatif consistant en l1in- terconnexion de toutes les masses de l'installation, ladite interconnexion étant réalisée de telle sorte que les travailleurs ne soient pas exposés à une tension supérieure à 24 volts en milieu conducteur. Le courant de défaut qui peut s'établir est alors limité par les protections contre les surintensités disposées dans les deux circuits respectivement affectés par le premier et par le deuxième défaut. L'interconnexion des masses n'exclut malheureusement pas tous les risques de circulation de courant excessif dans les conducteurs neutres. On sait en effet, comme on l'illustrera plus loin, que l'existence de deux défauts dont l'un affecte le neutre - non protégé contre les surintensités - d'un premier circuit ne consommant qu'une faible puissance et comprenant par conséquent des conducteurs de faible section et dont l'autre affecte une phase d'un deuxième circuit consommant une puissance sensiblement plus élevée et dont les conducteurs ont par conséquent une section sensiblement plus forte, engendre la circulation dans les conducteurs de protection d'un courant dont l'intensité-, bien que trop faible pour actionner le dispositif de protection du deuxième circuits, peut suffire à provoquer un échauffement excessif du conducteur de neutre du premier circuit, même Si la section du conducteur est égale à la section des conducteurs de phase auxquels il est adjoint. Compte tenu du fait que la normalisation en vigueur prescrit qu'aucun conducteur de neutre ne doit comporter de dispositif de coupure ou de protection qui ne fonctionne pas solidairement des dispositifs similaires insérés dans les conducteurs de phase, la réglementation UTE propose deux solutions. La première consiste à insérer, à l'origine de chaque réduction de section des conducteurs de l'installation concernée, une protection capable d'assurer la disjonction de tous les conducteurs actifs (y compris le conducteur neutre) connectés en aval de ladite origine ; elle exige, dans une installation pré-existante, l'adjonction, le remplacement ou la modification d'un grand nombre de disjoncteurs ; elle est par conséquent contraignante et coûteuse.La deuxième solution consiste à insérer, au moins à chaque départ principal, un disjoncteur différentiel agissant lorsqu'un courant de défaut de valeur inadmissible traverse l'un des conducteurs ; elle conduit, soit à un fractionnement poussé et coûteux du réseau, soit au risque de voir disjoncter une fraction importante de l'installationsi, par raison d'économie, le fractionnement n'est que sommaire. L'objet principal de l'invention est un dispositif d'alerte et de prévention de deuxième défaut : - qui n'exige pas d'autre modification d'une installation préexistante que l'adjonction et la connexion dudit dispositif au départ même de ladite installation, - qui soit d'une réalisation relativement économique et d'un faible encombrement et - qui soit cependant capable, tout en déclenchant un signal d'alerte lorsque un conducteur neutre en défaut est parcouru par un courant excessif, d'agir pour réduire l'intensité du courant à une valeur inoffensive puis pour provoquer la disjonction si la réduction n'est pas obtenue dans un délai déterminé. Le dispositif de l'invention est essentiellement caractérisé en ce qutil comporte a) des moyens pour injecter sous une tension constante entre, d'une part, une résistance limitatrice de valeur déterminée connectée au conducteur de neutre et, d'autre part, le conducteur de terre, un courant de test de fréquence sensiblement différente de la fréquence industrielle (ladite fréquence de courant de test étant avantageusement nulle, c'est-à-dire le courant de test étant continu), b) des moyens de mesurer entre le conducteur de neutre et le conducteur de terre, d'une part la différence de potentiel du courand industriel, d'autre part la différence de potentiel du courant de test, c) des moyens de déduire, d'après les valeurs des deux dif férences de potentiel, le sens de la différence entre la valeur de l'intensité efficace totale des deux courants parcourant le conducteur de neutre et une valeur déterminée, d) des moyens d'engendrer un signal d'alerte lorsque ladite intensité totale dépasse ladite valeur déterminée, e) un dispositif d'alerte actionné par ledit signal d'alerte, f) enfin des moyens actionnés par ledit signal d'alerte pour shunter le générateur et la résistance limitatrice par une résistance de valeur sensiblement inférieure à celle de la résistance limitatrice pour réduire ladite intensité totale nettement en deça de ladite valeur déterminée. D'autres dispositions, visant notamment à mesurer l'intensité du courant traversant le shunt et à commander la disjonction de l'installation si elle dépasse une valeur déterminée, seront examinées ci-après en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure I est un schéma électrique de connexion du dispositif de l'invention dans une installation électrique, - la figure 2 est un schéma électrique équivalent d'une partie du schéma de la figure l, - la figure 3 est un diagramme, - la figure 4 est un schéma, sous forme de diagramme de blocs, d'un exemple de réalisation du dispositif de l'invention, - la figure 5 est un diagramme, - la figure 6 est un schéma, sous forme de diagramme de blocs, de l'un des sous-ensembles du schéma de la figure 4. On considère d'abordla figure 1. Elle représente une installation de distribution de courant triphasé 38D-220 V à 50 Hz. Mais l'invention s'applique évidemment aussi à toutes les installations de distribution de courant polyphasé (par exemple tetraphasé) à fréquence industrielle (par exemple 60 Hz). On voit sur la figure les trois enroulements secondaires Ap, Aq et Ar du transformateur de distribution A ainsi que le départ de neutre An. La connexion de l'installation est réalisée par l'intermédiaire des quatre contacts Bp, Bq, Br et Bn du disjoncteur multipolaire B, des trois conducteurs de phase Cp, Cq et Cr et du conducteur de neutre Cn. Celui-ci est impédant, c'est-à-dire qu'il est connecté à la liaison Dt des masses à terre par l'intermédiaire d'une impédance constituée par une inductance El en série avec un condensateur Ec, celui-ci étant disposé du côté terre. La résistance de terre de la liaison Dt est représentée par Dr. On a symbolisé un premier circuit d'utilisation F par des résistances Fp1 , Fq1 et Fr1 respectivement alimentées par les conducteurs Cp, Cq et Cr par l'intermédiaire de conducteurs Fp2, Fq2 et Fr2 et d'un disjoncteur tripolaire à contacts Fp3, Fq3 et Fr3 connecté en parallèle au neutre Cn par un conducteur Fn. Les liaisons de masse Ft du circuit F sont connectées à la liaison de terre Dt. Un deuxième circuit d'utilisation G est symbolisé par des résistances Gp1, Gq1 et Eri alimentées par les conducteurs de phase Gp2, Gq2 et Gr2 par l'intermédiaire du disjoncteur à contacts Gp3, Gq3 et Gr3 et connectées au neutre par le conducteur Gn. Ses liaisons de masse Gt sont également connectées à la liaison Dt. L'ensemble des autres circuits d'utilisation de I'instàl- lation est symbolisé en H par des résistances Hp, Hq et Hr alimentées par les conducteurs de phase Cp, Cq et Cr et connectées au neutre Cn. Le dispositif de l'invention est représenté en J. Il sera décrit plus loin en référence à la figure 4. On se contente d'indiquer pour l'instant qu?il est connecté au départ de neutre An par une liaison 101, au point commun de l'inductance El et du condensateur Ec par une liaison 102, aux circuits de commande du disjoncteur général 3 par une liaison 103 et au conducteur de terre Dt par une liaison 104. On a représenté un défaut de terre du neutre Fn du circuit F par une résistance Rn insérée entre ledit neutre et le conducteur Dt ; on a représenté un défaut de terre de la phase Gpl du circuit G par une résistance Rp reliant le contact Gp3 et le conducteur Dt. On voit que ce double défaut met en communication, lorsque les disjoncteurs des circuits F et G sont fermés, le conducteur de phase Cp et le conducteur de neutre Cn par l'intermédiaire du conducteur Gp2, de la résistance de défaut Rp, de la liaison Dt, de la résistance de défaut Rn et du conducteur Fn. On vérifie donc que si le circuit F est à faible section de conducteurs et comporte un neutre Fn non protégé contre les surintensités et si le circuit G est à forte section de conducteurs, l'intensité du courant de défaut ainsi établi peut être à la fois insuffisante pour provoquer la disjonction du circuit G et suffisante pour engendrer un échauffement excessif du conducteur Fn. On considère maintenant la figure 2 qui est un schéma équivalent de la partie du schéma de la figure I parcourue par le courant de défaut. On y retrouve : - l'enroulement secondaire Ap et le conducteur de phase Cp, - le départ de neutre An et le conducteur Cn, - la liaison de masse Dt et sa résistance de terre Dr, - l'inductanceEl et le condensateur Ec, - enfin les résistances de défaut Rn et Rp et le conducteur Fn. On a en outre représenté un générateur e de courant continu développant à ses bornes une différence de potentiel e et connecté, en série avec une résistance r, d'une part au point commun de l'inductance El et du condensateur Ec, d'autre part au conducteur de terre Dt. Si l'on appelle E : la tension efficace alternative à fréquence industrielle aux bornes de ltenroulement Ap, R : la somme de la résistance r et de la résistance ohmique de la bobine El, Ia: l'intensité efficace du courant industriel dans le conduc teur Fn, Ua: la tension efficace du même courant aux bornes de l'impé dance El, Ec, c'est-à-dire entre les conducteurs An et Dt, Ic: l'intensité du courant continu dans le conducteur Fn, Uc: la tension efficace du même courant aux bornes de la même impédance, 2 2+ It: l'intensité efficace totale It = (Ia + Ic) dans le conduc teur Fn, et si l'on admet, comme on le vérifie dansa pratique, que l'impédance Z pour la fréquence industrielle du circuit série constitué par l'inductance El et le condensateur Ec est très supérieure aux résistances Rn et Rp et que celles-ci sontnpurement ohmiques, le calcul permet d'établir la relation suivante It = (e-Uc) (E-Ua) (1+(Ua/Uc)2)Z / RE (I) équation implicite en Ua et Uc qui montre que, connaissant les tensions E et e et la résistance R, la mesure des différences de po tentiel Ua et Uc suffit à la détermination par le calcul du courant total parcourant le conducteur de neutre Fn. Le dispositif J de la figure 1, d'une part effectue cette mesure et ce calcul et d'autre part met en oeuvre s'il y a lieu des dispositions permettant de réduire l'intensité It du courant de défaut à une valeur non dangereuse. On comprendra mieux son fonctionnement, qui sera décrit plus loin, en se reportant auparavant à la figure 3 qui donne un exemple de réseau de courbes Us =f(Uc) pour différentes valeurs de It. Ces courbes ont été déterminées en admettant que E = 220 volts, e = 10 volts et R = 5 ohms. La tension Uc est portée en abscisses, la tension Us en ordonnées et chaque courbe porte l'intensité correspondante. Le calcul d'après la relation (1) montre - que les courbes ont une allure parabolique, - qu'elles se rencontrent toutes, d'une part, à l'origine (Ua=O, Uc=O) des axes de coordonnées et, d'autre part, au point d'ordonnée Ua=E=220 volts de l'axe des ordonnées, - qu'elles présentent toutes une abscisse maximale (autrement dit un sommet selon l'axe des abscisses) pour une ordonnée égale à environ E/2, autrement dit qu'elles peuvent être considérées avec une approximation suffisante comme symé triques par rapport à un axe Y1 parallèle à l'axe des abs cisses et dont l'ordonnée est égale à E/2. Le diagramme de la figure 3 et la relation (1) montrent en outre que chaque courbe délimite deux domaines, à savoir - un domaine fermé (que l'on dénommera domaine de surintensité) délimité par ladite courbe et par l'axe des ordonnées et dans lequel l'intensité réelle It est supérieure à l'intensité totale choisie (que l'on dénommera intensité nominale) utilisée pour le calcul de ladite courbe et - un domaine ouvert dans lequel l'intensité It est inférieure à l'intensité nominale. L'invention exploite ces constatations. La figure 4 donne le schéma général du dispositif J de la figure 1, autrement dit du dispositif de l'invention. Le générateur de courant continu 10 délivre à ses bornes connectées aux liaisons 102 et 104 déjà considérées la tension stabilisée e. La résistance r (voir relation (1)) lui est adjointe de telle sorte que r + RI = R, R1 étant la résistance ohmique de l'inductance El. Le circuit 20 de prise de tensions a ses deux entrées respectivement connectées au départ de neutre An par la liaison 101 et à la liaison 104 commune avec le générateur 10. Il opère par un premier filtrage la séparation des tensions Uc et Ua qu'il délivre respectivement par des liaisons 201 et 202 au calculateur de commande 30. Le calculateur 30 détermine si le point image du couple de valeurs Ua et Uc est situé dans le domaine de surintensité relativement à l'intensité nominale admise. Si tel est le cas, il délivre d'une part par une liaison 301 un signal de commande d'un dispositif d'alerte visuel ou sonore que l'on n'a pas représenté et d'autre part par une liaison 302 un signal de commande de shuntage. Le circuit de shuntage 40 comprend un relais 41 qui, lorsqu'il est fermé par le signal de la liaison 302, shunte les liaisons 101 et 104 et par conséquent le circuit série constitué par le générateur 10, l'impédance composée de la bobine El et la capacité Ec par une résistance de shunt 42 de faible valeur Rs. Autrement dit, il met pratiquement le neutre à la terre. Le shuntage peut avoir à terme des conséquences différentes selon les valeurs relatives des résistances de défaut Rn et Rp, mais il provoque immédiatement de toute façon la réduction du potentiel entre neutre et terre, autrement dit la suppression presque totale du courant de defaut. Après fermeture du shunt 40, la mesure des tensions Ua et Uc ne permet plus de vérifier l'état d'isolement des conducteurs de phase et de neutre par rapport à la terre. Aussi l'invention prévoitelle d'adjoindre au dispositif un circuit 50 de mesure de l'intensité Is traversant le shunt 40. Ce circuit est représenté connecté en série au shunt, mais il est avantageusement constitué par un simple amplificateur de tension connecté aux bornes de la résistance 42. Si le niveau du signal de mesure qu'il adresse au calculateur 30 par la liaison 51 demeure supérieur à une valeur déterminée au-delà d'un délai déterminé, ledit calculateur délivre, par une liaison 303, un signal à un circuit 60 de commande de disjonction qui assure, par la liaison de commande 103, l'ouverture du disjoncteur général B. Les indications fonctionnelles que l'on vient de donner sur le dispositif de l'invention suffisent à l'homme de l'art pour le réaliser. En particulier, les sous-ensembles 10, 20, 40, 50 et 60 mettent en oeuvre des circuits connus et ne réclament pas de commentaires supplémentaires. Mais les constatations que l'on a faites précédemment en référence à la figure 3 permettent de réaliser le sous-ensemble 30 de calcul et de commande d'une façon simple et fiable. C'est cette forme de réalisation avantageuse que l'on va décrire maintenant. On considère auparavant dans la figure 5 l'une des courbes de la figure 3 qui est celle correspondant à une intensité nominale que peut supporter sans risque le circuit de neutre de l'installation et au-delà de laquelle le dispositif de l'invention doit provoquer les manoeuvres décrites ci-dessus. En fait la valeur nominale n'est pas critique et la courbe correspondante peut être assimilée sans risque à une succession de segments de droites. Dans la figure 5, ces segments sont repérés s1, s2 s5. On remarque que le segment s3 est tangent à la courbe et parallèle à l'axe des ordonnées. Il correspond à une valeur d'abcisse maximale UcM audelà de laquelle il n'existe aucun risque de surintensité dans le circuit de neutre. D'autres régions de courbe intéressantes à considérer sont celles avoisinant l'axe des ordonnées.Elles correspondent à des valeurs faibles de Uc ; de minimes variations des tensions de mesure Uc et Ua risquent de correspondre à des variations d'intensité importantes. Il est donc souhaitable que la valeur de Uc demeure supérieure à une valeur minimale Ucm. On rappelle que le schéma du sous-ensemble 30 (figure 4) que donne la figure 6 vise - à provoquer la fermeture du shunt 40 lorsque la tension Uc est inférieure à Ucm, - à éviter cette fermeture lorsque la tension Uc est supérieure à UcM, - enfin à délimiter le domaine de shuntage par les segments linéaires sI , s2, s4 et s5 bornés par les abscisses Ucm et UcM. Ce schéma tire en outre parti du fait déjà signalé, que les courbes sont symétriques par rapport à l'ordonnée E/2 (axe Y1). Un circuit 31 de redressement et de division de tension reçoit la tension alternative Ua par la liaison 202 et délivre par sa sortie 311 un signal de tension redressée kUa (k inférieur à 1) qui est limage de la tension efficace d'entrée. Un circuit 32 de redressement et de division de tension reçoit la tension alternative E prise entre phase et neutre et re çue par une liaison 321 (non représentée dans la figure 4) ; il délivre par sa sortie 322 un signal de tension redressée kE/2 qui est l'image de la moitié de la tension E. Un circuit différenciateur 33 dont les deux entrées sont respectivement connectées aux sorties 311 et 322 délivre par sa sortie 331 un signal de tension égale à la valeur absolue de l'écart des tensions qu'il reçoit, soit lk(Ua-E/2)1 . Un générateur linéaire 34 à commutation de pente reçoit la tension continue Uc par la liaison 201 ; son signal de sortie délivré par une liaison 341 est une fonction linéaire décroissante du signal d'entrée, correspondant d'abord au segment s1 de la figure 5, puis au segment s2 lorsque Uc dépasse une valeur prédéterminée avec même origine particulière des ordonnées un axe Y2 parallèle à l'axe des abscisses et d'ordonnée E. On désignera sur la figure 6 cette fonction par -kf(Uc) pour marquer qu'il s'agit d'une fonction décroissante de la tension Uc réduite dans le même rapport que les tensions E et Uâ. On peut donc dans les relations qui suivent supprimer le facteur k. Le circuit 35 est un circuit additionneur-comparateur à trois entrées, respectivement connectées à la liaison de sortie 341 du générateur 34, à la liaison de sortie 331 du différenciateur 33 et par une liaison 323 à la liaison de sortie 322 du diviseur 32. La fonction d'addition dudit circuit réalise la somme des signaux des liaisons 323 et 341, somme dont la valeur est, en négligeant le facteur k,-f(Uc)+E/2. La fonction de comparaison délivre par la sortie 351 un signal logique 51 qui a - la valeur O lorsque ladite somme est supérieure au niveau du signal de la liaison 331, autrement dit si - f(Uc) + E/2 > I Ua - E/28 (2) - la valeur 1 dans le cas contraire. Si Ua > E/2, autrement dit, si dans le diagramme de le figure 5, l'ordonnée Us est située au-dessus de l'axe Y1, la relation (2) peut s'écrire - Ua Si Ue Ua > f(Uc) (4) La relation (3) traduit donc le fait que le point image du couple de valeurs Ua, Uc est situé dans la moitié supérieure du domaine A délimitée par les segments s1 et s2, l'axe Y1 et l'axe des ordonnées ; la relation (4) traduit le fait que ledit point image est situé dans la moitié inférieure du même domaine, délimitée par les segments s4, s5, symétriques des segments sl et s2 par rapport à l'axe Y1 l'axe Y1 lui-même et l'axe des ordonnées. La liaison 201 d'entrée de la tension Uc est aussi con nectée à I'entrée'd'un d'un premier comparateur d'abscisses 36 et d'un deuxième comparateur d'abscisses 37. Le comparateur 36 délivre par sa sortie 361 un signal logique 52 de valeur 1 si la tension Uc est inférieure à la valeur UcM et de valeur logique 0 dans le cas contraire. Quant au comparateur 37, il délivre par sa sortie 371 un signal 53 de valeur logique 1 si la tension Uc est supérieure à l'abscisse Ucm qui limite, d'après la figure 5, la zone d'indétermination. Les trois signaux 51 , 52 et 53 sont respectivement délivrés aux trois entrées d'un dispositif logique de commande 38. Celui-ci comporte l'horloge et les circuits d'échantillonnage et de temporisation nécessaires, qui ne sont pas représentés. Il délivre par la liaison 301 vers un dispositif d'alarme et par la liaison 302 vers le relais 41 du shunt 40 (voir fig. 4) un signal logique de commande S déterminé par la relation logique suivante S = ( 53 + 51.52) (5) Autrement dit, le shuntage opère a) Si le signal 51 a la valeur logique O et si en même temps le signal 52 a la valeur logique 1, c'est-à-dire si le point d'image du couple de valeurs de mesure Ua, Uc est situé dans le domaine A de la figure 5, ce qui signifie que l'intensité totale It parcourant le neutre est supérieure à la valeur nominale b) si le signal 53 a la valeur logique 0, autrement dit si la tension Uc mesurée est inférieure à la valeur Ucm (fig. 5) en deçà de laquelle on juge qu'il y a indétermination sur la valeur de It. Le dispositif de commande 38 reçoit également par la liaison 51 le signal de mesure d'intensité de shunt Is délivré par le circuit 50 (fig. 4). Si malgré le shuntage, l'intensité Ia du courant industriel continue à dépasser,,au-delà du délai déterminé, le seuil déterminé, le dispositif 38 adresse par la liaison 303 au sous-ensemble 60 (fig. 4) le signal de commande de disjonction. On vient de décrire en référence à la figure 6 une forme particulièrement simple et efficace de l'ensemble de calcul et de commande 30 de la figure 4. Tous les circuits en sont d'une réalisation facile à l'aide de circuits intégrés, de résistances, de capacités et de diodes du-commerce. Il ne met en oeuvre ainsi qu'on vu vuque des signaux linéaires qui donnent une approximation tries suffisante dans la pratique. Il est cependant possible à l'homme de l'art connaissant les fonctions à réaliser de concevoir un calculateur analogique ou un calculateur numérique plus précis, cette précision étant cependant en général superflue. On conclut la présente description par quelques remarques. On constate tout d'abord que l'impédance constituée par El et Ec (figures 1, 2 et 4) n'intervient dans les calculs que par sa résistance R1 qui contribue, en série avec la résistance r, à former la résistance limitatrice R. Bien que l'invention ait été décrite dans son application à une installation à neutre impédant, elle s'applique donc également d'une façon évidente à un neutre isolé. D'autre part, on a considéré que le courant de test in jecté par le générateur 10 (fig. 4) est continu ; c'est évidemment la solution la plus simple. Mais il est fort possible d'utiliser comme courant de test un courant alternatif, à la condition bien entendu que sa fréquence soit suffisamment différente de la fréquence industrielle pour permettre une séparation efficace par filtrage des deux tensions Us et Uc à mesurer et que l'don puisse négliger les réactances des composants de l'installation parcourus par le courant de test. REVENDICATIONS 1. Dispositif automatique de surveillance d'une installation de distribution de courant électrique polyphasé à fréquence industrielle comportant des conducteurs de phase, un conducteur de neutre non mis à la terre - c'est-à-dire impédant ou isolé - et un conducteur de terre, caractérisé en ce qutil comporte a) des moyens pour injecter sous une tension constante, entre, d'une part, une résistance limitatrice de valeur déterminée connectée au conducteur neutre et, d'autre part, le conducteur de terre, un courant de test de fréquence différente de la fréquence industrielle b) des moyens de mesurer, entre le conducteur de neutre et le conducteur de terre, d'une part, la différence de potentiel du courant industriel, d'autre part, la différence de potentiel du courant de test ;; c) des moyens de déduire, d'après les valeurs des deux différences de potentiel, le sens de la différence entre la valeur de l'intensité efficace totale des deux courants parcourant le conducteur de neutre et une valeur déterminée d) des moyens d'engendrer un signal d'alerte lorsque ladite intensité totale dépasse ladite valeur déterminée. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le courant de test est un courant continu. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un organe d'alarme actionné par le signal d'alerte. 4. Dispositif selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qutil comporte en outre des moyens pour shunter le générateur et l'impédance limitatrice par une résistance de valeur nettement inférieure à celle de la résistance limitatrice et des moyens pour commander la connexion du shunt par le signal d'alerte. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de déduire le sens de la différence entre la valeur de l'intensité totale et la valeur déterminée comprennent : a) des moyens de calculer, en fonction de la différence de potentiel du courant de test, la valeur nécessaire de la différence de potentiel du courant industriel pour obtenir ladite valeur prédé terminée d'intensité totale ; b) des moyens de déterminer le sens de la différence entre ladite valeur nécessaire et la valeur réelle de la différence de potentiel du courant industriel ; 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce que les moyens d'engendrer le signal d'alerte agissent lorsque ladite valeur réelle est inférieure à ladite valeur nécessaire. T. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens de calcul de ladite valeur nécessaire sont constitués par un calculateur analogique. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le calculateur analogique procède par approximation linéaire. 9. Dispositif selon la revendication 4 ou selon l'une quelconque des revendications 5 à 8 caractérisé en ce que, l'ins- tallation comportant des moyens de coupure du courant industriel, ledit dispositif comporte en outre des moyens pour provoquer la coupure lorsque l'intensitédu courant parcourant le shunt demeure, au-delà d'un délai déterminé, supérieure à une valeur déterminée.