La présente invention concerne un dispositif pour l'entrainement des joueurs de tennis, et, plus particulièrement, un dispositif destiné à faciliter l'entraînement des joueurs I I débutants qui s'exercent, par 1 exercice répétitif des mouvements de lancer et de frappe des balles, d'acquérir une bonne technique d'engagement de la balle par le tir de balles de service. On sait, en effet, qu'il est très souhaitable qu'un joueur de tennis à l'entraînement tire de très nombreuses balles de service, ce qui n'est guère le cas dans la pratique. Ceci tient, pour l'essentiel, à deux raisons distinctes : le tir de balles de service immobilise un court de tennis complet, tout comme le jeu proprement dit, ce qui peut apparai- tre comme peu rationnel, et, d'autre part, le ramassage des balles éparses sur le court après une série de lancers est un exercice particulièrement fastidieux, et même coûteux, si l'on tient compte des prix généralement pratiqués pour la location des courts. Pour faciliter l'entraînement, certains courts sont équipés d'un mur vertical sur lequel les joueurs peuvent s'exercer à faire rebondir des balles. Toutefois, un tel mur ne peut en rien être considéré comme un dispositif d'entrainement approprié pour la frappe des balles de service : rien n'indique, en effet, au joueur si la balle qu'il vient de tirer peut être considérée comme correctement frappée, et, en outre, le problème du ramassage des balles éparses n'est nullement résolu. I1 a été proposé, par ailleurs, de munir le filet existant sur les courts de tennis d'une prolongation vers le haut qui comporte une bande en matière plastique ou analogue qui retentit si elle est frappée par une balle, et qui est disposée de telle manière qu'une balle qui la frappe puisse être considérée comme correctement tirée. Un tel dispositif, s'il constitue une certaine amélioration par rapport à la solution du mur vertical d'entraînement, ne résoud pas le problème posé de façon satisfaisante il continue, comme par le passé, à immobiliser l'intégralité d'un court de tennis pour entraîner un, ou, au maximum et à la rigueur, deux joueurs. En outre, dans ce dispositif connu, le critère de réussite des frappes de balles, c'est-à-dire le fait que la balle frappe ou non la bande de matière plastique sonore, ne présente aucun caractère de fiabilité, car il est possible de frapper la bande, et donc d'entendre un claquement, sous certaines incidences qui ne correspondent pas forcément à un service réussi. Enfin, ce dispositif connu n'est pas complètement réglable en fonction de la taille des joueurs à l'entraînement, du type de service utilisé qui peut être, par exemple, plat, lifté ou coupé, et de diverses autres considérations. Aussi un objet de la présente invention est-il un dispositif du genre décrit ci-dessus qui est amovible et dont l'utilisation n'exige pas l'immobilisation d'un court de tennis. Un autre objet est un tel dispositif qui peut être monté sur n'importe quelle surface de dimensions voisines du quart de celles d'un court de tennis réglementaire. Un objet supplémentaire est un tel dispositif qui est parfaitement réglable en fonction de tous les paramètres du jeu, comme la taille des joueurs ou le type de service employé , et dont le prix reste abordable, voire modeste. Un objet de l'invention est également un dispositif de ce type qui permet de déterminer les balles de service réussies selon des critères plus objectifs que dans les dispositifs connus. Selon l'invention, ces objets, et d'autres qui appa raîtront par la suite, sont atteints au moyen d'un dispositif du genre décrit ci-dessus, caractérisé par le fait qu'il comprend, en combinaison, une structure de support dont la longueur est sensiblement égale à la moitié de la largeur d'un court de tennis réglementaire ; un filet vertical dont le bord supérieur est situe sensiblement à la même hauteur que le bord supérieur d'un filet de tennis classique, et qui est tendu sur toute la largeur de la structure de support ; et un filet pour l'interception des balles de service correctement tirées, filet qui est monté, lui aussi, sur toute la longueur de la structure de support, et dont le bord supérieur s 'étend sensiblement le long de la surface qui délimite vers le haut la trajectoire des balles réussies. On comprend qu'un tel dispositif, qui est amovible et peut être installé, par exemple, dans un fond de jardin, offre l'avantage important de permettre l'entraînement d'un joueur de tennis au lancer des balles de service sans qu'il soit nécessaire d'immobiliser un court réglementaire. Si d'ailleurs le dispositif de l'invention est disposé sur un tel court, il n'immobilise qu'un quart de la surface de ce dernier, ce qui permet à deux, et à la rigueur à quatre joueurs de s'entrainer simultanément, et divise donc d'autant le coût de l'entraînement mesuré en heures de location du court. De préférence, le dispositif de l'invention comprend en outre un ou plusieurs filets de récupération montés sur la structure de support derrière le filet qui sert à l'interception des balles de service réussies, en faisant saillie au-dessus de ce dernier. I1 est alors possible de récupérer les balles manquées, ou du moins la majeure partie de celles-ci, pourvu que le filet de récupération fasse suffisamment saillie au-dessus du filet d'interception des balles réussies. Rien ne s'oppose alors à ce qu'un autre joueur utilise un autre dispositif identique sur la partie du court située derrière la partie qu'emploie le premier joueur pour s'entraîner. Avantageusement, les filets mentionnés ci-dessus sont conformés à leur partie inférieure de manière à former une poche de récupération des balles. On comprend que cette disposition évite le ramassage des balles éparses sur le court après une série de lancers, puisqu'il suffit de vider les diverses poches ménagées à la base des filets du dispositif. Bien plus, il est ainsi possible de déterminer aisément le pourcentage de balles de service qui ont été réussies au cours d'une série : ceci se fait très simplement en comptant les balles qui se trouvent dans la poche du filet d'interception des balles réussies, d'une part, et, d'autre part, les balles qui se trouvent dans les poches des autres filets. En ce qui concerne la structure de support, elle comprend avantageusement une tige horizontale solidaire de montants à chacune de ses extrémités. Dans ce cas, les divers filets qui ont été mentionnés ci-dessus sont simplement tendus entre les montants en regard, de part et d'autre de la tige horizontale, par exemple au moyen de liens élastiques munis de crochets à chaque extrémité : il suffit d'accrocher ces derniers sur les montants en regard pour mettre en place le filet correspondant de manière amovible et réglable. Le fait que les filets soient réglables en hauteur permet d'ajuster leur position en fonction des paramètres du jeu que l'on a déjà cités et dont les principaux sont la taille des joueurs et le style adopté pour le tir des balles de service. De préférence, la tige horizontale que comprend la structure de support est constituée par plusieurs éléments démontables qui sont par exemple des tubes raccordés les uns aux autres par emboîtement. I1 est d'ailleurs avantageux que cette tige horizontale soit montée de manière amovible sur les montants qui l'encadrent. En effet, grâce à ces dispositions, le dispositif selon l'invention est entièrement démontable et il peut être transporté aisément, par exemple dans un coffre de voiture, jusqu'à l'endroit où l'on a l'intention de l'utiliser. Quant aux montants que comporte la structure de support, ils sont avantageusement au nombre de deux à chaque extrémité de la tige horizontale de cette structure, et ils peuvent être articulés l'un par rapport à l'autre en X ou en ciseaux, de manière à présenter la forme d'un X lorsqu'ils sont dépliés, et donc en position de fonctionnement. De préférence, les montants de la structure de support du dispositif selon l'invention sont munis à leur partie inférieure de dispositifs de fixation sur le sol dont la nature change en fonction de la nature même de ce sol. S'il s'agit de la terre d'un jardin, ces organes de fixation pourront être des piquets. S'ils sont destinés à être posés sur un sol dur, ils pourront être constitués par des masses suffisamment lourdes. Enfin, le dispositif selon l'invention peut être muni de haubans de rigidification, qui sont par exemple des câbles, et que l'on vient tendre entre les montants en regard de la structure de support, de part et d'autre de la tige horizontale que comprend cette structure. La description qui va suivre, et qui ne comporte aucun caractère limitatif, permettra de bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. Elle doit être lue en regard des dessins annexés, parmi lesquels - La figure 1 est une vue en perspective, partielle et hautement schématique, d'un court de tennis réglementaire - La figure 2 montre, en perspective, le dispositif d'entraînement selon l'invention - La figure 3 représente, en vue de côté, l'objet de la figure 2. La figure 1 représente un court de tennis classique avec ses lignes de côté 1 et 2, ses lignes de fond 3 et 4, ses lignes de service 5 et 6, et son filet 7. Comme on le sait, les balles de service sont lancées depuis le voisinage du milieu 8 d'une ligne de fond, qui peut être par exemple la ligne 3 comme sur la figure, et elles sont tirées vers la droite ou vers la gauche. Si, par exemple, le joueur tire vers la droite depuis le point 8, l'impact de sa balle sur le sol du court, pour que cette dernière soit une balle de service correcte" ou "réussie", doit se trouver à l'intérieur du rectangle hachuré 9 de la figure 1.Ce rectangle est délimité au fond par la ligne de service 6, à l'avant par la projection - au sens géométrique du terme - du bord supérieur du filet 7 sur le sol depuis le point de départ de la balle, à droite par la ligne de côté 2, et à gauche par la ligne médiane 10 du court. Si donc la balle est lancée vers la droite depuis un point O, pour qu'elle soit correctement lancée, sa trajectoire devra s'inscrire à l'intérieur d'un volume OABCD que l'on peut assimiler, en première approximation, à une pyramide de sommet O dont les quatre faces passent respectivement par la ligne de service 6 (AB), par la ligne médiane 10 (BC), par la ligne de côté 2 (AD) et par le bord supérieur 11 du filet 7 (CD). Ces explications préliminaires étant fournies, le dispositif d'entraînement selon l'invention, représenté sur les figures 2 et 3, est disposé à la place qu'occuperait normalement la moitié droite ou gauche du filet 7 de la figure 1. Si le joueur s'entraîne par exemple au fond de son jardin ou sur un terrain quelconque, il installera ce dispositif à l'endroit qui lui paraîtra le plus convenable et il se placera lui-même à la distance réglementaire du dispositif d'entrainement, soit 11,90 mètres environ, et à la hauteur de son extrémité droite ou gauche, selon le cas. Si le dispositif d'entraînement est utilisé sur un court de tennis, il suffit de le placer le long de l'une des moitiés du filet, le joueur se plaçant selon le cas au voisinage de la marque centrale prévue à cet effet ou à l'un des coins du court, du côté occupé par le dispositif d'entraînement. Le dispositif d'entraînement selon l'invention comprend pour l'essentiel divers filets montés de manière amovible sur une structure de support qui est désignée dans son ensemble par le repère 20 sur les figures 2 et 3. Dans le mode avantageux de réalisation qui est représenté sur ces figures, la structure de support 20 comprend notamment une tige horizontale 21 montée de façon amovible, à chacune de ses extrémités, sur deux paires de montants articulés en ciseaux, 22a, 22b, et, respectivement, 23a, 23b. Des butées ou des entretoises convenables, non représentées, limitent l'ouverture des paires de montants 22 et 23 qui, une fois dépliées, présentent la forme d'un X. Chacun des montants 22a, 22b, 23a et 23b est muni à sa partie inférieure d'un organe 24 de fixation sur le sol qui peut être, selon le cas, un piquet, une masse suffisamment lourde, une ventouse ou tout autre organe de fixation. Enfin, la tige horizontale 21 est, de préférence, constituée d'une pluralité de tronçons de tubes 21a, 21b, etc., qui sont emmanchés les uns dans les autres. Compte tenu de ce qui vient d'être dit, il est clair que la structure de support 20 est entièrement amovible et démontable : pour la démonter, il suffit, le cas échéant, de dégager du sol les organes de fixation 24, de désolidariser la tige 21 des montants 22 et 23, de replier ces derniers et de déboîter les uns des autres les divers tronçons 21a, 21b, etc., de la tige 21. On obtient ainsi un ensemble d'éléments de faible volume qui peut être déplacé aisément, par exemple dans un coffre de voiture, pour être ensuite rangé ou installé ailleurs. Sur la structure de support 20 sont montés, de manière amovible, divers filets qui, dans un mode préféré de réalisation, sont au nombre de trois, soit, d'avant en arrière par rapport au joueur - Un filet vertical 30 qui matérialise pour le joueur à l'entrainement, le filet normal dont est équipé tout court de tennis, la partie supérieure de ce filet pouvant d'ailleurs être seule présente - Un filet 31 d'interception des balles de service correctement lancées - Un filet 32 pour la récupération des balles manquées, ou du moins d'une partie d'entre elles. Chacun de ces filets 30, 31 et 32 est monté sur la structure de support 20 par son bord supérieur qui est tendu entre deux montants 22 et 23 en regard. Ce montage, qui est représentée de manière plus détaillée, à titre d'exemple, sur la figure 2 dans le cas du filet arrière 32, peut être réalisé au moyen d'un lien élastique 33 passé dans le bord supérieur du filet, soit au travers de ses mailles, soit au travers d'une coulisse prévue à cet effet. Le lien 33 est muni à ses extrémités de crochets 34a et 34b, et on vient accrocher ces derniers, en étirant le lien 33, sur les montants en regard 22a et 23a de part et d'autre de la tige 21. A son extrémité inférieure, le filet 30 est recourbé vers l'avant pour former une poche 30a sur toute la largeur du dispositif, le bord inférieur étant tendu entre les montants 22a et 23a au moyen d'un lien élastique analogue au lien 33. De même, les filets 31 et 32 forment des poches, 31a et 32a, respectivement, à leur partie inférieure. On comprend aisément que ces poches 30a, 31a et 32a ménagées à la partie inférieure des filets correspondants, permettent de'récupérer les balles qui ont été arrêtées par ces filets. En ce qui concerne par ailleurs le positionnement de ces divers filets, il a déjà été dit que le bord supérieur du filet 30 devait se trouver à la même hauteur que pour les filets classiques, soit environ 1 mètre. Le filet 32 de récupération des balles manquées doit, bien évidemment, être accroché à la hauteur maximale qu'autorise la géométrie des montants 21 et 22, afin d'arrêter le plus de balles possible. Quant au filet 31 d'interception des balles de service réussies, c'est celui dont le réglage en hauteur est le plus délicat, puisqu'il dépend notamment de la taille du joueur et de sa façon de jouer. En fait, pour un joueur de taille moyenne et jouant de manière classique, la hauteur de ce filet se situe aux alentours de 0,98 mètre à 1,15 mètre. Un certain nombre d'expériences simples permettra d'ajuster cette hauteur en plus ou en moins en fonction des paramètres indiqués plus haut. On signalera enfin que des haubans 35, constitués par exemple par des câbles métalliques, peuvent être tendus entre les montants 22 et 23 de la structure 20 afin de la rigidifier. Ces haubans peuvent d'ailleurs servir également à l'accrochage des liens élastiques tels que le lien 33. Bien entendu, sans sortir du cadre de la présente invention, diverses modifications pourraient être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit. C'est ainsi, par exemple, que la tige horizontale 21 de la structure de support 20 pourrait être réalisée sous la forme d'éléments télescopiques ou se dépliant en accordéon. De même, les montants 22 et 23 pourraient être remplacés par un cadre pliant de géométrie adéquate. -REVENDICATIONS 1. Dispositif pour l'entraînement des joueurs de tennis au tir des balles de service, caractérisé par le fait qu'il comprend, en combinaison, une structure de support dont la longueur est sensiblement égale à la moitié de la largeur d'un court de tennis, et sur toute la longueur de laquelle sont montés, d'une part, un filet vertical dont le bord supérieur est situé sensiblement à la même hauteur qu'un filet de tennis réglementaire, et, d'autre part, un filet pour l'interception des balles de service correctement tirées, filet dont le bord supérieur s'étend sensiblement le long de la surface qui délimite vers le haut la trajectoire des balles réussies. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la partie inférieure dudit filet pour l'interception des balles réussies est pliée vers l'avant pour former une poche de récupération, le bord libre de ladite poche étant monté sur ladite structure de support. 3. Dispositif selon les revendications 1 et 2, prises séparément, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre au moins un filet de récupération qui est monté sur ladite structure de support derrière le filet pour l'interception des balles réussies, et en faisant saillie au-dessus de ce dernier. 4. Dispositif selon le revendication 3, caractérisé par le fait que ledit filet de récupération forme au moins une poche à sa partie inférieure, le bord libre de cette poche étant monté sur ladite structure de support. 5. Dispositif selon les revendications 1 à 4, prises séparément, caractérisé par le fait que ladite structure de support comprend, pour l'essentiel, une tige horizontale solidaire de montants à ses deux extrémités, lesdits filets étant tendus à hauteur réglable entre les montants correspondants de part et d'autre de la tige horizontale. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite tige horizontale est constituée par plusieurs éléments démontables raccordés les uns aux autres par emboîtement. 7. Dispositif selon les revendications 5 et 6, prises séparément, caractérisé par le fait que ladite tige horizontale est montée de manière amovible sur lesdits montants. 8. Dispositif selon les revendications 1 à 7, prises séparément, caractérisé par le fait que lesdits filets sont montés sur lesdits montants au moyen de liens élastiques munis à chaque extrémité de crochets qui sont accrochés sur lesdits montants. 9. Dispositif selon les revendications 5 à 8, prises séparément, caractérisé par le fait que lesdits montants sont au nombre de deux à chaque extrémité de ladite tige horizontale, et qu'ils sont articulés l'un par rapport à l'autre de manière à présenter la forme d'un X en position de fonctionnement. 10. Dispositif selon les revendications 5 à 9, prises séparément, caractérisé par le fait que lesdits montants sont munis à leur extrémité inférieure de dispositifs de fixation sur le sol. 11. Dispositif selon les revendications 5 à 10, prises séparément, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre des haubans de rigidification tendus entre les montants en regard, de part et d'autre de ladite tige horizontale.