La présente invention concerne le traitement des champignons préalablement, notamment à leur mise en conserve. Elle a essentiellement pour but de créer une machine automatique qui permette de calibrer les champignons, de les aligner en vue de les présenter convenablement à un dispositif destiné à les parer, c'est-à-dire à séparer la racine et la tige du chapeau, de procéder à cette séparation et de recueillir les champignons convenablement pares. Selon l'invention, la machine comprend essentiellement un bac à eau dans lequel les champignons sont introduits en en vrac, un élévateur adjacent & ce bac et sur lequel les champignons sont déversés, cet élévateur étant de préférence agencé de façon à répartir les champignons selon leur grosseur sur un récepteur sous-jacent, un convoyeur permettant d'orienter les champignons longitudinalement, un transporteur permettant d'amener les champignons, le chapeau situé vers le haut, à un mécanisme de coupe qui assure le sectionnement des racines et des tiges et des transporteurs pour évacuer respectivement les chapeaux des champignpns ainsi que les racines et les tiges coupées. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention est réalisée, les particularités qui ressortentt tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue schématique en plan d'une machine conforme à l'invention. La figure 2 est une vue de la machine, en élévation selon la flèche II de la figure 10 La figure 3 est une vue de la machine, en élévation latérale, selon la flèche III de la figure 1 La figure 4 est une vue partielle en élévation latérale avec coupe illustrant, à plus grande échelle~ le mecanisme de réglage de l'élévateur-calibreur. La figure 5 est une coupe partielle selon V-V de la figure 4, La figure 6 est une vue en coupe axiale d'une poulie en diabolo. La figure 7 est une vue partielle en élévation et La figure 8 une vue en coupe par VIII-VIII de la figure 7, montrant le dispositif de réglage de ltécartement de courroies porteuses. Dans l'exemple représente sur le dessin, la machine comporte un bac récepteur 1 rempli d'eau et alimenté par une rampe à eau 2 qui a tendance à créer un courant dirigé selon la flèche f de la figure 1. Les champignons à traiter sont déversés dans ce bac 1, d'où ils sont repris, avec un débit régulier, par un distributeu transversal à ailettes 3, entraSné par un moteur 4, et qui les déverse sur un elevateur-calibreur 5. Cet elevateur-calibreur décrit le trajet fermé représenté sur la figure 3. Il comporte des channes latérales 6 qui passent sur des pignons 7 montés les uns sous le niveau de l'eau et les autres au dessus. Entre les chaînes 6 sont disposés transversalement des couloirs calibreurs réglables que l'on voit mieux sur les figures 4 et 5. Chaque couloir comprend un élément fixe 8 fixé en 9 aux chaînes 6 et qui présente une paroi transversale galbée 10 attenant à deux flasques latéraux il et un élément orientable 12, constitué par une paroi transversale galbée montée sur les flasques il gréce à des pivots 13. Les parois 10 et 12 définissent un passage convergent-divergent 14 dont on peut modifier la largeur à volonté. A cet effet, la chaîne 6 roule sur un rail 15 (figure 5) fixé au bâti 16 de la machine tandis que les pivota 13 sont solidaires d'une manivelle 17 terminée par un galet 18 qui passe entre deux guides parallèles 19 solidaires de supports 20 réglai.., dont on peut faire varier la position en hauteur, sur le bSti 16, grSce 9 des vis de réglage 21 munies de contreecrous 22 et engagées dans des trous taraudés convenables du bats. La souplesse des guides 19 permet de faire varier la largeur des passages 14 au fur et à mesure de la progression de l'élévateur-calibreur, par exemple de la faire croître avec l'avancement. Ainsi, les couloirs calibreurs se remplissent de champignons en passant à csté du bac recepteur 1 puis s'ouvrent progressivement au passage devant les diverses vis 21 pour laisser échapper d'abord les plus petits champignons puis les plus gros, par les passages 14. Les champignons, ainsi calibrés par ltélévateur- calibreur 5, tombent sur un récepteur transversal 25, congitue soit par un tapis transporteur sans fin se déplaçant perpendiculairement à ltólévateur-calibreur, soit, comme représenté sur le dessins par des goulottes 26 parallèles et légèrement inclinées vers la gauche (selon les figures 1 et 2) et dans lesquelles une rampe à eau 27 entretien un courant d'eau destiné à entraîner les champignons vers la gauche. A la sortie des goulottes 26 est prévue une grille inclinés 28 à travers laquelle passe l'eau qui retourne par un couloir 29 dans un bac inférieur 30. Une pompe 31 (figure 2) reprend l'eau afin d'alimenter les diverses rampes. A la sortie du récepteur 25, les champignons passent sur un convoyeur 32 constitué de minces courroies paral vièles 33 réparties en groupes tendus chacun entre deux poulies 34 en diabolo, creusées de gorges parallèles 35, comme le montre la figure 6, recevant chacune une courroie. Le convoyeur comporte ainsi des sillons longitudinaux de section en V dans lesquels les champigxrs ont tendance à s'orienter dans le sens longitudinal. Au convoyeur 32 succède un transporteur 36 qui comporte, dans le prolongement et un peu au dessous de chaque sillon, une paire de courroies sans fin parallèles entre elles et dirigées dans le m9me sens que le convoyeur 32 (flèche g de la figure 1). Dans chaque paire, ltécartement des courroies 37 et 38 est réglé au moyen du mécanisme représenté sur les figures 7 et 8. Ce mécanisme comprend un anneau 39 de guidage dans lequel passe la courroie 38. L'anneau 39 est porté par un coulisseau 40, monté sur une barre transversale 41 et que l'on peut déplacer en faisant tourner un écrou à molette 42 vissé sur une broche filetée 43 parallèle à la barre 41. L'écrou 42 est logé dans une chape appropriée du coulisseau 40. L'écartement des courroies 37 et 38 est déterminé de telle sorte que les champignons soient engagés par leur tige entre les courroies. Un peu en aval du mécanisme de réglage que l'on vient de décrire est prévu un dispositif d'arrêt transversal 44, destiné à fa-ire retomber les champignons mal orientés dans un bac à eau souajacent 45. Comme le montre la figure 1, le bac 45 communique avec le bac récepteur 1 par un canal 46. Ce dernier comporte une roue à palette 47 entraînée par un moteur 48 et destinée à régula riser le débit des champignons qui retournent au bac 1. Une trappe 49 permet d'éliminer des champignons lorsque trop d'entre eux sont recyclés. Les courroies du transporteur 36 emmènent les champignons vers un poste de coupe que l'on voit mieux sur la figure 2 et qui comporte un tambour transversal 50, en caoutchouc disposé au dessous du brin supérieur du transporteur 36 et un tambour analogue 51 disposé au dessus de ce brin. Le tambour 50 soulève le champignon dont le chapeau vient porter sur le tambour 51 pendant qu'une scie circulaire 52 coupe l'extrémité de la tige ou racine. Une fois cette coupe effectuée, le champignon continue de progresser avec les courroies 37 et 38 du transporteur 36 pour passer sous un troisième rouleau transversal 53 en caoutchouc auquel est associée une scie 54 agencée de façon à couper la tige du champignon au ras du chapeau. Les racines et les tiges coupées tombent sur un tapis transversal 55 disposé au dessous du poste de coupe, tandis que les chapeaux sont deversés par une goulotte 56 disposée à la suite du transporteur 36, sur un autre tapis 57. Un moteur 58 assure l'actionnement du transporteur 36 qui, lui-meme, entraîne le convoyeur 32 (figure 2). il va de soi que le mode de réalisation décrit nta été donné qu'à titre d'exemple et qu'on pourrait le modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans que l'on sorte pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Machine à calibrer et à parer des champignons, caractérisée par un bac à eau dans lequel les champignons sont introduits en vrac, un élévateur adjacent à ce bac et relié à ce dernier par un distributeur qui déverse des champignons sur ledit élévateur, un récepteur sur lequel l'élévateur transporte les champignons et qui les transmet à un convoyeur sur lequel les champignons s'orientent longitudinalement, un transporteur destiné à amener les champignons, le chapeau dirigé vers le haut, à un mécanisme assurant le sectionnement de la tige et de la racine et des moyens pour évacuer respectivement les champignons parés et les tiges et racines coupées. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élévateur comporte des couloirs transversaux à sortie de largeur variable, des moyens étant prévus pour faire croître ladite largeur au fur et à mesure que ltélévateur progresse, afin de distribuer les champignons, selon leur grosseur, sur le récepteur. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que chaque couloir comporte une paroi fixe et une paroi mobile, des guides latéraux étant prévus pour modifier l'orientation de la paroi mobile afin de faire varier la largeur du passage de sortie du couloir 4. Machine selon l'une quelconque des revendicatiors 1 à 3,caractérisée en ce que le récepteur comporte des goulottes transversales dans lesquelles les champignons sont déplacés par un courant d'eau. 5. Machine selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 4, caractérisée en ce que le convoyeur qui suit le récepteur comporte des allons formés par des groupes de courroies sans fin parallèles entre elles et passant sur des poulies en diabolos. 6. Machine selon l'une quelconque des revendi cations 1 à 5, caractérisée en ce que le transporteur présente des paires de courroies parallèles sur lesquelles les champignons peuvent reposer par les bords de leur chapeau. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que l'écartement des deux courroies d'une paire est variable. 8. Machine selon l'une des revendications 6 ou 7, caractériséeen ce qu'un dispositif d'arrêt transversal est prévu pour éliminer les champignons mal orientés, ces derniers étant ramenés au bac d'alimentation. 9. Machine selon l'une quelconque des revendi cations 6 à 8, caractérisée en ce que le mécanisme de section nement comporte des rouleaux transversaux par rapport au transporteur et associés à des scies rotatives. 10. Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que le mécanisme de sectionnement comporte deux rouleaux respectivement situés au dessus et au dessous du transporteur et associés à des scies destinées à couper les racines et un rouleau situé au dessus du transporteur et associé à des scies coupant la tige au ras du chapeau.