7Ï 22275 1 2095368 L'invention vise des procédés de traitement de la laine en vue d'empêcher ou de réduire le rétrécissement par feutrage de la laine ou des articles de laine, en particulier au cours du lavage ou de traitements similaires. Elle concerne plus particulièrement 5 des procédés par lesquels la laine est traitée par des polymères synthétiques, en particulier des polymères hydrosolubles ou des polymères faciles à préparer sous forme de dispersions aqueuses, qui confèrent à la laine des propriétés intéressantes, parmi lesquelles une résistance au rétrécissement améliorée. 10 Des brevets antérieurs (par exemple les brevets des E. U. A. n° 2.719.072 ; 2.780.608 ; 2.780.567 ; 2.827.359 ; 2.961.347 ; 3.078.185 ; 3.100.674) décrivent les préparations de divers polymères utilisables et revendiquent également l'utilisation de nombreux polymères pour le traitement de la laine en vue d'empêcher le rétré-15 cissement par feutrage de la laine au cours du lavage ou d'opérations similaires. Les proportions de polymères nécessaires dans ces procédés dépendent de la structure des tissus traités, mais il a été trouvé à présent que ces quantités sont nettement moindres, pour un tissu donné, si on laisse d'abord la laine réagir partiellement 20 avec le chlore dans les conditions spécifiques indiquées en détail ici. Conformément à la présente invention, il est fourni des procédés de traitement de la laine ou des articles de laine en vue d' empêcher ou de réduire le rétrécissement par feutrage, dans lesquels 25 on fait réagir partiellement la laine avec le chlore gazeux en présence d'eau absorbée, avant de la traiter par un polymère synthétique. Le traitement s'effectue de préférence sur ruban de carde, car c'est sous cette forme que la laine est le moins difficile à traiter. 30 Le ruban de carde est exempt d'additifs pouvant compromettre le résultat final, la masse fibreuse est ouverte et facilement pénétrée par le chlore gazeux pour donner un produit traité de façon uniforme. Le chlore est de préférence du chlore gazeux seul ou mélangé 35 avec de l'air. En tous cas, il est essentiel que la laine soit partiellement chlorée en présence de chlore actif et d'eau absorbée. Ces conditions sont remplies de préférence en mettant la laine ayant Tin taux de reprise d'eau de 10 à 20 %, de préférence de 10 à 15 71 22275 2 2095368 en contact avec du chlore gazeux pendant une période de 2 à 15 secondes pour" donner un poids de chlore ayant réagi avec la laine de l'ordre de 0,3 à 1,5 % en poids, de préférence de 0,5 à 1 % en poids. (Reprise d'eau = d-'eau contenu dans la laine x 10Cs Poids sec de la laine ' 5 On met de préférence la laine en contact avec le chlore gazeux en la faisant passer à travers une chambre contenant le gaz. On peut régler la teneur désirée en chlore ayant réagi en maintenant constante la teneur en chlore actif dans la chambre et en modifiant le temps de séjour de la laine. Fait plus important, cepen-10 dant, lorsqu'on traite la laine dans des conditions telles qu'elle est exposée au chlore gazeux pendant des temps très courts de 2 à 15 secondes, on a trouvé que pour éviter une surchloration ou un succès incomplet du traitement, lorsque la teneur en chlore dans la chambre est supérieure au total nécessaire pour la réaction avec la 15 laine, il est essentiel de maintenir la teneur en humidité de la laine dans d'étroites limites. Le fait de limiter la teneur en humidité de la laine dans d' étroites limites a une importance égale aux autres aspects de la manutention de la laine. A 20°C et 65 i° d'humidité relative, la lai-20 ne a un taux de reprise d'eau d'environ 15 Cependant, tous les traitements de chloration en phase gazeuse antérieurs exigent que la laine soit conditionnée avant le traitèment à un taux de reprise de 7 à 9 Par conséquent, le fait de réaliser ces conditions dans la pratique est une source d'inconvénients et d'augmentation du coût 25 du traitement, car il exige un équipement spécial dans ce but, et on doit prendre des précautions particulières nécéssitant des^ analyses fréquentes pour maintenir l'état désiré. Il est donc préférable et avantageux, du point de vue de l'économie et pour des raisons pratiques d'appareillage et de commodité du traitement, de traiter 30 la laine à une reprise d'eau de 15 % environ. La Fig. 1 montre l'effet sur le rétrécissement longitudinal de la variation de la teneur en humidité de la laine et du temps de traitement au chlore, la concentration du chlore dans la chambre de traitement et les conditions du traitement subséquent par le poly-35 mère étant maintenues constantes. On a porté sur le graphique le pourcentage de rétrécissement longitudinal, dans un essai de lavage standard de 30 minutes, en fonction du temps de chloration. Les détails des conditions de chloration et de traitement par le polymère ^ORimal 71 22275 3 2095368 sont données dans l'exemple 1 ci-après. On peut constater que, dans les limites de 2 à 40 secondes de temps de contact de la laine avec le chlore gazeux, l'efficacité de l'application de polymère dti point de vue de l'irrétrécissabilité qu'il confère, dépend de la teneur 5 en humidité de la laine. la raison de la fixation de la limite supérieure de 15 i° pour le taux de reprise d'eau ne ressort pas de façon évidente du graphique, car l'augmentation de la teneur en humidité de la laine a pour résultat une augmentation de la résistance des fibres au rétrécisse-10 ment résultant du prétraitement seul. Cependant, l'examen de l'état physique de la matière traitée à une reprise d'eau de 20 $ ou plus, révèle une dégradation profonde. Les essais physiques exécutés sur la matière traitée à l'état humide révèlent des réductions inacceptables tant de la résistance à la traction que de la résistance à 1* 15 abrasion. De plus, le toucher se détériore beaucoup du point de vue de sa qualité esthétique, et devient excessivement rêche. Le comportement des laines surchlorées au traitement et au porter ultérieurs est d'une importance égale ou plus grande. A cet égard, la laine qui a réagi avec de grandes quantités de chlore se comporte mal au trai-20 tement mécanique. De même, étant chimiquement dégradée, elle est sujette à des pertes de poids inacceptables lors de la teinture et des autres traitements au mouillé. En outre, la laine surchlorée, lorsqu'on la traite par des agents réducteurs pour donner au tissu ou aux vêtements des froncés ou des plis, ou un aspect repassé, su-25 bit une réduction inacceptable de solidité ét de résistance à l'abrasion au mouillé et à sec. La raison pour laquelle on fixe la limite inférieure du taux de reprise d'eau à 10 i<> pour la laine exposée au chlore gazeux pendant 15 secondes au plus, est qu'en dessous de 10 $ de reprise, la 30 laine n'est pas traitée de façon adéquate, c'est-à-dire qu'elle ne répond pas aux conditions posées selon lesquelles le ruban de carde traité ne doit pas rétrécir de plus de 5 % lorsqu'il est essayé dans les conditions standard de feutrage décrites. La limitation à 15 secondes du contact de la laine avec le chlore est considérée comme 35 essentielle si l'on doit.satisfaire aux exigences mécaniques et économiques d'un traitement continu. La quantité de chlore ayant réagi avec la laine se détermine en estimant la quantité de l'un des produits de la réaction entre 71 22275 4 2095368 la laiae et le chlore gazeux. Le chlorure d'hydrogène, produit principal du système laine/chlore/eau, est fortement lié à la laine. Par conséquent, on peut facilement déterminer la quantité de chlore ayant réagi avec la laine en extrayant par l'eau un poids connu de la ma-5 tière traitée et en estimant la teneur en chlorure par l'une quelconque des méthodes standard existantes. On tient compte de l'eau présente dans l'échantillon traité en séchant l'échantillon et en estimant sa teneur en eau à partir des poids obtenus avant et après séchage . 1o II est connu que la chloration de la laine dans des conditions neutres ou alcalines, telles qu'on les observe au cours du lavage, peut conduire à un grave jaunissement des fibres. Il est donc également important d'effectuer une opération d'élimination du chlore, pour exclure la possibilité d'une post-chloration de la laine en mi-■ ]5 lieu neutre ou alcalin résultant de la destruction au cours du lavage des composés N-chlorés formés pendant le traitement initial. De même, il est souhaitable de ramener le pH de la laine des pH très acides à un pH plus acceptable pour les opérations de teinture. Ces deux objectifs peuvent être atteints en mélangeant du sulfite ou du 20 bisulfite de préférence avec une substance basique telle que carbonate ou bicarbonate de sodium, et en ajoutant ces substances au bain de polymère pour ajuster le pH. En lui-même, le traitement partiel au chlore n'a que peu ou pas d'effet sur le rétrécissement par feutrage mais, en utilisant 25 ce traitement avant le traitement par le polymère, on peut tirer le plein effet du traitement par le polymère avec moins de polymère qu' il n'est nécessaire en l'absence du prétraitement partiel par le chlore. Inversement, on a trouvé que l'effet de l'application d'une quantité donnée de polymère après le prétraitement au chlore était 30 notablement plus grand que celui de l'application d'une quantité égale de polymère sans le prétraitement de l'invention. Le prétraitement et l'application de polymère ne doivent pas nécessairement être effectués successivement, et chacune de ces opérations peut être effectuée au stade le plus commode pour le fabri-35 cant d'articles de laine. Par exemple, dans certaines conditions de teneur en humidité, dont il a été fait mention ci-dessus, on peut appliquer le prétraitement de chloration sur de la laine en bourre. On peut» ensuite»appliquer le polymère ultérieurement par vaporisa 71 22275 5 2095368 tion sur la laine en "bourre, ou même plus tard toujours en cours de fabrication, par imprégnation continue du tissu ou du tricot. Une autre solution consiste à prétraiter les tissus immédiatement après lavage ou teinture, et à appliquer ensuite le polymère en continu 5 dans le stade suivant du traitement. Cependant, le procédé selon 1' invention, comprenant à la fois le prétraitement et l'application de polymère, est de préférence mis en oeuvre en une opération continue, dans laquelle 1'un des stades suit immédiatement l'autre. L'efficacité relative des divers polymères pour l'augmentation 10 de la résistance au rétrécissement, peut s'expliquer par la facilité relative avec laquelle un polymère peut s'étaler sur la fibre de laine, et par la manière dont il est lié à la laine. Il apparaît donc qu'un critère obligé d'un traitement irrétrécissable efficace est que la tension superficielle critique de la laine prétraitée soit 15 supérieure à celle du polymère. Ceci explique pourquoi les polymères particuliers mentionnés sont si efficaces, mais aussi met l'accent sur l'importance de l'état superficiel de la fibre de laine aussitôt avant l'application du polymère. Du point de vue de la présente invention, cette dernière considération explique au moins en partie 20 l'effet surprenant du traitement partiel au chlore et attire l'attention sur la nécessité de s'assurer qu'il ne reste pas à la surface de la laine prétraitée de produits contaminants, interférant avec l'opération de chloration ou avec le mécanisme de l'adhérence polymère-laine. Une des caractéristiques de l'invention est que le fait 25 de restreindre le taux de reprise d'eau de la laine à une valeur comprise entre 10 et 20 de préférence 15 °/°, donne au prétraitement par le chlore son effet maximum tout en limitant les chances de dégradation des propriétés physiques. On a trouvé aussi que des variations dans l'origine et le ty-30 pe de la laine et dans l'efficacité des procédés de lavage peut conduire à des variations dans le procédé de traitement par le polymère et, en conséquence, à des variations dans le degré d'irrétrécissa-bilité conféré à la laine. Pour minimiser l'effet de ces variables sur l'efficacité du traitement par le polymère, on a trouvé qu'il 35 était souhaitable d'effectuer l'opération de prétraitement par le chlore immédiatement après les opérations de lavage et de séchage. De cette façon, il est possible de garantir l'uniformité du traitement par le polymère et de 1'irrétrécissabilité ainsi communiquée 71 22275 6 2095368 à la laine, la mèche ou le ruban de lainé peuvent nécessiter un traitement de prélavage pour faire descendre la teneur en huile à moins de 1 % en poids. Ceci dépend de la source, habituellement du pays d'origine, de la laine. 5 Ainsi, suivant un autre de ses aspects, l'invention fournit tin procédé pour rendre la laine irrétrécissable, dans lequel la laine en suint, préalablement lavée de la façon habituelle en la faisant passer dans une solution de lavage, de préférence du type non-ionique, contenant des adjuvants de détergence, puis dans une solu-10 tion de rinçage, est séchée de manière à avoir un taux de reprise d' eau de 10 à 20 % avant d'être envoyée successivement dans une atmosphère contenant du chlore gazeux libre, de façon à réagir avec 0,3-1,5 f<> de chlore par rapport au poids de laine ; et dans un bain de polymère contenant des substances neutralisantes pour neutraliser 15 pratiquement tout le chlore actif restant sur la laine, après sa sortie de l'atmosphère contenant du chlore, et pour déposer un polymère du type indiqué. On fait ensuite passer la laine neutralisée, traitée par le polymère, dans un séchoir, une étuve'etc... pour faire durcir le dépôt de polymère. 20 On peut utiliser dans le procédé une large variété de polymè res. Ceux-ci sont généralement connus en soi, en liaison avec la fabrication de matières irrétrécissables par des procédés mettant en jeu une chloration au mouillé ou d'autres prétraitements connus suivis d'un traitement par un polymère. Comme polymères hydrosolu-25 bles appropriés, on citera des polyéthylèneimines comme les Polymin P, HS, FI (BASF), HP4A (Chemirad Corporation), EE16, 12, 18, 600, 1000, 1120 (Dow Co.) et aussi des résines polyamine-épichlorhydrine comme l'Hercosett 57 (Hercules Co.) préparée comme il est décrit dans le brevet des E. U. A. n° 2.961.347. Comme polymères appropriés 30 disponibles sous forme de dispersions aqueuses, on citera des poly-acrylates tels que ceux fournis sous les marques "Primai K3", "Primai HA8", "Primai HA12", "Primai HA16", "Primai P205", "Primai P206", et "Primai E168", qui sont des émulsions acryliques autoréticula-bles. 35 la polyéthylèneimine, telle qu'elle est utilisée pour le trai tement de la laine, dérive de l'éthylène imine par polymérisation du monomère en présence d'un catalyseur acide. le procédé le plus communément utilisé pour la préparation de ORlGfN^ 71 22275 7 2095368 l'éthylène-imine consiste à transformer l'éthanalamine en sulfate acide d'amino-éthyle par traitement à l'acide sulfurique. On traite le sulfate acide d'aminoéthyle par l'hydroxyde de sodium, ce qui donne l'éthylène imine. ^ L'éthylène imine se polymérise facilement en polyéthylène imine sous l'action de catalyseurs acides. On peut utiliser comme catalyseurs des acides minéraux, du gaz carbonique, des acides de Lewis et de l'ammoniac sous pression. Une polymérisation incontrôlée donne un produit à haut degré de polymérisation insoluble dans l'eau, 1 g Peu utilisable. C'est pourquoi il est nécessaire de surveiller de façon adéquate les conditions de polymérisation, de façon à arrêter la réaction avant d'atteindre le stade d'insolubilité dans l'eau. Les polymères désignés sous les noms de Kymene 557 ou Hercosett 57 (il s'agit du même produit ; Eymene 557 lorsqu'il est vendu à 1' 15 industrie du papier ; Hercosett 57 lorsqu'il est vendu à l'industrie textile pour rendre la laine irrétrécissable) sont des membres d'une classe de polymères constitués de condensats hydrosolubles de polyamides basiques et d'épichlorhydrine. On les prépare en faisant réagir 1'épichlorhydrine avec des polyamides basiques de faible poids 20 moléculaire dérivant d'acides dicarboxyliques aliphatiques (tels qu'adipique et succinique) et de polyalcoylène polyamines telles que la diéthylène triamine ou la tetraéthylène pentamine. On utilise suffisamment d1épichlorhydrine pour transformer les aminés secondaires en groupes ammonium tertiaire ou quaternaire, ce qui confère aux 25 résines un caractère cationique. Ce traitement conduit à une certaine réticulation, mais le degré de réticulation doit être soigneusement contrôlé pour conserver la solubilité dans l'eau..Les produits obtenus sont constitués de squelettes de polyamides à chaîne de longueur intermédiaire avec de nombreuses chaînes latérales réactives 30 formant des ramifications. Les structures exactes ne sont pas connues avec certitude. Un certain degré de réticulation, tel que celui résultant de la réaction des groupes époxy substitués avec des groupes aminé secondaire résiduels, semble nécessaire pour obtenir une résine efficace. 35 Le poids moléculaire des produits les plus satisfaisants avoisine d'ordinaire 5000o Les polyacrylates désignés par les noms de Primai K3, Primai HA.8, Primai HA.12, et Primai Hâ16 peuvent être décrits d'une façon 71 22275 8 2095368 générale, comme provenant de la polymérisation de monomères contenant un groupe CE^ = C C > e"^ plus spécifiquement de monomères tels que les acides acrylique et méthacrylique et leurs sels, esters, ami, de s et hitriles. L'un quelconque de ceux-ci, seul ou en combi-5 nais on, subit une polyaddition pour former un polymère linéaire ayant des milliers de motifs de long. Les esters acryliques monomères utilisés commercialement comprennent : Acrvlatea de Méthacrvlates de 10 Méthyle Méthyle Stéaryle Ethyle Ethyle Hydroxyéthyle Butyle Butyle Hydroxypropyle 2-éthylhexyle Isobutyle Diméthylaminoéthyle Lauryle t-Butylaminoéthyle 15 On peut polymériser les monomères acryliques dans une grande variété d'associations et de concentrations. On prépare des dispersions aqueuses en émulsionnant dans l'eau un mélange approprié de monomères, puis en les polymérisant par des moyens qui sortent du cadre de l'invention. 20 Le produit obtenu est une dispersion laiteuse, blanche, con tenant des particules solides ayant généralement de 0,1 à 1 micron de diamètre. Le poids moléculaire du polymère est élevé, il est compris entre 100.000 et 5.000.000, ou davantage. Les esters: acryliques comme l'acrylate d'éthyle ou le métha-25 erylate d'éthyle forment la chaîne principale du squelette du polymère. En ajustant convenablement les proportions de ces monomères dans un mélange quelconque, on détermine la dureté du polymère obtenu. Les esters acryliques communs se classent comme suit en ce qui concerne le degré de dureté de leurs polymères : 30 Les plus durs : Méthacrylate de méthyle (MMA) Méthacrylate d'éthyle (EMâ ) Méthacrylate de n-butyle (BMA.) Acrylate de méthyle (MA.) Acrylate d'éthyle (EA) 35 Acrylate de n-butyle (BA) Le plus tendre : Acrylate dé 2-éthylhexyle (EHA) Le MMA est largement utilisé pour ajouter de la dureté ou de la résistance aux copolymères. On peut obtenir des effets similaires 71 22275 9 2095368 avec 11acrylonitrile, le styrène, le chlorure de vinyle ou l'acétate de vinyle par copolymérisation avec des monomères acryliques. Une formulation typique de polymère tendre peut consister en 49 à 50 parties d'acrylate d'éthyle, 49 à 50 'parties d'acrylate de 5 butyle, et 2 à 2,7 en poids de méthylolacrylamide, copolymérisés avec des agents émulsionnants et des catalyseurs appropriés. Ce produit est connu dans le commerce sous le nom de "Primai K3". On peut ajouter de l'acide méthacrylique en petites quantités pour améliorer la stabilité mécanique du polymère et pour faciliter 10 la réticulation ionique et covalente. Le fait de prévoir des liaisons transversales eovalentes est de loin le moyen le plus important de conférer la tenue au lavage et au nettoyage à sec. Et le moyen de réticulation de loin le plus efficace est de passer par l'intermédiaire de groupes amide, aminé, époxy, carboxylique et hydroxy. 15 les polymères contenant des groupes amide et aminé réagissent facilement avec des agents de réticulation supplémentaires tels qu'urée-formaldéhydes, urée-formaldéhydes cycliques, mélamine formaldéhyde, ou le formaldéhyde lui-même. On utilise normalement une catalyse acide. 20 Le traitement par le polymère est de préférence tel qu'il lais se d'environ 0,5 à environ 10 % en poids de polymère sur la laine. Les imprégnations de polymère et le durcissement peuvent s' effectuer dans une large gamme de pH, suivant les polymères utilisés généralement entre environ 3et 9, et de préférence entre environ 3 25 et 6. Les polymères hydrosolubles ne nécessitent généralement pas l'addition d'un catalyseur pour durcir complètement, mais on obtient des résultats bien meilleurs avec les polyacrylates si l'on ajoute aux dispersions de polymère un catalyseur acide. Comme catalyseurs appropriés, on citera le chlorure d'ammonium, l'acide oxalique, le 30 chlorure de magnésium, l'acide sulfurique, le nitrate de zinc et les composés apparentés ; les durées et la température de durcissement dépendent de la concentration et de la nature du catalyseur utilisé. En général, la laine ou l'article de laine traités durciront le mieux dans les séchoirs ordinaires, mais on peut utiliser de nom-35 breuses variations de la routine de finition pour avoir un durcissement efficace, en particulier pour les polymères hydrosolubles. Un mode de traitement commode consiste à imprégner le tissu de polymère à sécher et à durcir de la manière habituelle, puis à traiter le 71 22275 10 2095368 tissu sec par la Tapeur d'eau, dans une "machine à souffler" ("semi-décatisseuse") pendant 1 à 5 minutes. Le tissu résiste ensuite au rétrécissement par feutrage, et le toucher est excellent. Un autre mode de durcissement consiste à faire passer le tissu imprégné de 5 polymère à travers des cylindres métalliques chauffés à 150° - 400°C. La laine ou les articles de laine traités comme il a été décrit présentent également une résistance améliorée au boulochage, une solidité et une résistance à l'abrasion plus élevées. Les procédés conviennent donc éminemment pour la laine destinée à des uti-10 lisations finales pour lesquelles les propriétés d'usure sont très importantes, telles que tissu pour vêtements d'enfants, tissus d'ameublement, et laine pour tapis. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention s'appliquant aux tissus devant être tissés ou tricotés à partir de fils ' 15 peignés, on traite le ruban de laine en continu dans une chambre étanche aux gaz et résistante à la corrosion avant ou après la teinture sur ruban. On conditionne d'abord le ruban à un taux de reprise . de 15 i° et le transporte en continu, au moyen dé rouleaux d'étanchéi-té, à travers une chambre contenant du chlore gazeux sous la pres-20 sion atmosphérique, à une vitesse telle que la laine soit en contact avec le chlore gazeux pendant 2 à 15 secondes. Après ce traitement, on fait ensuite passer le ruban chloré à travers une solution ou une dispersion aqueuses du polymère préféré à un pH de 4 à 10, et contenant du sulfite de sodium ou du 25 bisulfite de sodium pour éliminer de la laine le chlore n'ayant pas réagi, après quoi on le sèche et le durcit dans un séchoir annexé à l'installation. Il peut être nécessaire de modifier certains séchoirs classiques pour avoir une température plus élevée que celle utilisée dans ces séchoirs pour les opérations normales de séchage. 30 La teneur en humidité de la laine et la concentration du chlore dans la chambre dépendent des durées de séjour de la laine dans la chambre. Les conditions sont choisies de telle sorte que tout d'abord, la laine réagit de préférence avec environ 0,3 à 1,5 de chlore actif, calculés par rapport au poids de la laine, et qu'ensuite la 35 solution de sulfite réagit avec tout le chlore restant sur la laine, et aussi amène le pH de la laine à environ 3 à 4 ; et finalement, qu'il reste environ 0,5 à 10 et de préférence environ 0,5 - 3 i° en poids de polymère sur la laine. La quantité de polymère appliquée, 71 22275 n _ 2095368 et le degré de prétraitement nécessaire, varient suivant la structure du tissu qui sera tissé ou tricoté à partir de la laine traitée, et du degré d'irrétrécissabilité désiré. On verra que le présent procédé possède plusieurs avantages 5 sur les procédés existants, puisqu'on peut obtenir un degré donné d'irrétrécissabilité, en même temps que la résistance au boulochage, une solidité et une résistance à l'abrasion accrues, avec des quantités de polymères appliqués à partir de solutions ou de dispersions aqueuses plus faibles que celles qui étaient antérieurement nécessai-10 res. De plus, comme on n'a guère à se préoccuper de la teneur en humidité de la laine, une grave restriction à l'utilisation de la chloration gazeuse se trouve ainsi éliminée. Ceci signifie que le procédé selon l'invention est d'un coût relativement bas et que des propriétés de la laine comme le toucher, la résistance à la déchi-15 rure et l'aptitude au défroissage ne sont pas sérieusement affectées. Les exemples non-limitatifs suivants sont donnés à titre d1 illustration de l'invention. Exemple 1 . 20 On fait passer en continu un ruban de laine contenant 15 i° d'eau dans une boite étanche aux gaz remplie de chlore gazeux sous la pression atmosphérique, de façon à ce que le temps de séjour dans la boite soit de 10 secondes. Après ce traitement, on fait passer le ruban dans un récipient contenant une solution à 2 % d'Hercosett 25 57 et 0,2 % de bisulfite de sodium maintenus à pH 5, on exprime, sèche, et durcit pendant 5 minutes à 100°C. Dans des essais de lavage normalisés de 30 minutes, le ruban, passé trois fois aux gills (after gilling), ne rétrécit pas alors que le ruban non traité rétrécit de 55 i°- Lorsqu'on omet le traite-30 ment par le polymère, le ruban traité au chlore rétrécit de 46 fo. De même, lorsqu'on omet le prétraitement au chlore, le ruban traité par le polymère, rétrécit autant que lorsqu'il n'est pas traité. Dans les conditions du traitement, la quantité de chlore ayant réagi avec la laine est estimée à 0,8 tfo. 35 Les résultats obtenus en traitant des rubans de laine de la même façon à divers taux de reprise et en utilisant divers temps de contact avec le chlore sont donnés par la Eig. 1. Les points sont marqués de la façon suivante : 71 22275 12 2095368 ■f a A o ruban non traité " " + 2 io d.'Hercosett 57 taux de reprise 5 °J° - Pas de traitement par polymère ^ H H H 10 % " " " " " Q «« « « 15 % " " " " " »t n H 2.0 'fo 1t tt II H II H taux de reprise 5 i° - Chloration suivie par Hercosett 57 à 2 ^ + 0,2 ^ de bisulfite de sodium A » « « 10 % dito 10 ^ i. ». « 15 ^ dit0 ^ " » n 20 dito Exemple 2. On fait passer un tricot fabriqué de façon à avoir un facteur couvrant de 1,1 avec du fil peigné 2/30'sd'une laine de qualité 60-15 64's et ayant un taux de reprise de 15 f", en continu dans une boite étanche aux gaz remplie de chlore gazeux sous la pression atmosphérique, de façon à ce que le temps de séjour dans la boite soit de 12 secondes. Après ce traitement, on fait passer le tissu dans un récipient 20 contenant une solution à 2 % d1Hercosett 57 et 0,2 $ de bisulfite de sodium maintenu à pH 5, on l'exprime, le sèche, et durcit pendant 5 minutes à 100°C. Soumis aux tests de lavage normalisés, le tissu traité ne rétrécit pas, alors que le tissu non traité rétrécit de 63 Lorsqu* 25 on omet le traitement par le polymère, le tissu traité au chlore rétrécit de 59 De même, lorsqu'on omet le prétraitement au chlore, le ruban traité par le polymère rétrécit autant qu'à l'état non traité. Dans les conditions de traitement, la quantité de chlore ayant 30 réagi avec la laine est estimée à 0,8 71 22275 13 2095368 REVENDICATIONS. 1 - Un procédé de traitement de la laine ou des articles de laine pour éviter ou réduire le rétrécissement par feutrage, carac- 5 térisé en ce que l'on fait réagir partiellement la laine avec du chlore gazeux en présence d'eau absorbée, avant de la faire réagir avec un polymère synthétique. 2 - Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le chlore est du chlore gazeux seul, ou un mélange de chlore 10 gazeux et d'air. 3 - Un procédé suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le poids de chlore ayant réagi avec la laine est compris entre 0,3 et 1,5 % en poids. 4 - Un procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce 15 que le poids de chlore ayant réagi avec la laine est compris entre 0,5 et 1,0 % en poids. 5 - Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on chlore la laine en la mettant en contact, à un taux de reprise de 10 à 20 5^, avec du chlore gazeux pen-20 dant un laps de temps de 2 à 15 secondes. 6 - Un procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la laine a un taux de reprise de 10 à 15 7 - Un procédé suivant la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'on met la laine en contact avec du chlore gazeux en la 25 faisant passer à travers une chambre contenant le gaz. 8 - Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la laine est sous la forme d'un ruban cardé. 9 - Un procédé pour rendre la laine irrétrécissable, suivant 30 la revendication 1, caractérisé en ce que la laine en suint, préalablement lavée de la manière normale, en la faisant passer à travers une solution de lavage du type non ionique contenant des adjuvants de détergence, puis à travers une solution de rinçage, est séchée de telle sorte qu'elle ait un taux de reprise de 10 à 20 f» avant de 35 passer successivement dans une atmosphère contenant du chlore gazeux libre, de façon à réagir avec 0,3 à 1,5 1° de chlore par rapport au poids de la laine, et dans un bain de polymère contenant des substances neutralisantes pour neutraliser pratiquement tout le chlore 71 22275 14 2095368 actif restant sur la laine, après sa sortie de l'atmosphère contenant du chlore, et pour déposer le polymère. 10 - Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le polymère est un polymère sclutle ou 5 dispersable dans l'eau choisi parmi les polyéthylène-imines, les polyamide-épichlorhydrines et les polyacrylates. 11 - Un procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la proportion de polymère appliquée à la laine est de 0,5 à 10 % en poids. 10 12 - Un procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la quantité de polymère appliquée est de 0,5 à 3 ^ en poids. 13 - Un procédé de préparation de tissus ou de tricots irrétrécissables à partir de fils peignés, caractérisé en ce qu'il comporte les stades de : passage du ruban de laine, avant ou après teinture 15 sur ruban, à un taux de reprise de 15 i°, à travers une chambre contenant du chlore gazeux sous la pression atmosphérique, à une vitesse telle que la laine soit en contact avec le chlore gazeux pendant 2 à 15 secondes, et que la laine réagisse avec environ 0,3 à 1,5 % de chlore actif, calculés par rapport au poids de laine ; passage 20 du ruban chloré dans une solution ou une dispersion aqueuse d'un polymère choisi parmi les polyéthylène-imines, les polyamide-épichlorhydrines et les polyacrylates à un pH de 4 à 10, et contenant du sulfite de sodium ou du bisulfite de sodium pour éliminer de la laine le chlore n'ayant pas réagi, et pour amener le pH de la laine 25 à environ 3 à 4, et dans des conditions telles qu'il reste sur la laine d'environ 0,5 à 10 % en poids du polymère ; et passage de la laine à travers un séchoir pour sécher la laine et durcir le polymère .